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BRUSSELS
PERSPECTIVES
Rapport
d’activité
2016
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est intérimaire.
Chez Daoust, la star c’est vous !
Découvrez votre job de rêve sur daoust.be
Welcome to the Family!
E.R. : G. Daoust - Daoust s.a. - Galerie de la Porte Louise 203/5, 1050 Bruxelles - 02/513.14.14 - info@daoust.be. Agréments : Bruxelles : 00391, Wallonie : W.INT/SO/RS/RE.22, Flandre : VG.163.BUOP.
׉	 7cassandra://f2Hlvikj5385_LlYeZe07iSYGm1odvk9QTaOEHiPXlk`̵ WƠ䰈ὡ׉EEdito
Voici notre réponse
B
ruxelles et ses entreprises ont vécu une année
sombre. Les attentats du 22 mars ont
porté atteinte à la capitale, à son économie et
à son image – et la menace terroriste pèse encore.
Dans ce contexte troublé, nous sommes convaincus
que notre rôle, en tant qu’organisation patronale,
est de refuser la fatalité et de répondre sur
le terrain qui est le nôtre : celui de l’initiative, de
l’enthousiasme et de la fierté. La fierté de faire
des affaires à Bruxelles. Sprout to do Business
in Brussels : tel sera le thème de ce rapport
d’activité et celui de notre prochain événement
Brussels Meets Brussels.
Oui, il y a de quoi être fiers. Et il y a des raisons de
se réjouir pour Bruxelles. Nous avons recensé (au
moins) 40 bonnes nouvelles bruxelloises, venues
du monde de l’entreprise comme des domaines
du sport, de la culture ou de la société civile, que
nous vous présentons dans ce rapport et qui font
plaisir à lire.
Notre réponse, ce sont les initiatives que nous
avons prises, ou auxquelles nous avons participé
avec nos partenaires, pour soutenir Bruxelles
et ses entreprises : Stronger Brussels, Sprout
to be Brussels, Dining For Brussels, Brussels
Pyjama’s Night… Nous nous sommes réjouis
de la campagne #CallBrussels. Nous avons
également soutenu Make.Brussels, organisée
par le ministre de l’Économie et par Atrium. Et
nous saluons l’action Better for Brussels lancée
par KBC Brussels – que nous pouvons compter
parmi nos membres.
Bien sûr, beaucoup reste à faire pour que
Bruxelles devienne ce lieu idéal pour vivre, étudier,
travailler, investir, tel que nous le rêvons. Le
regard que nous portons sur notre ville, parce que
nous l’aimons, n’est pas moins critique. Mais nous
voulons surtout affirmer notre engagement dans
le projet bruxellois ; un projet qui a besoin de nous,
entrepreneurs ; un projet pour lequel nous voulons
nous mobiliser et que nous voulons voir advenir.
Olivier Willocx,
Administrateur délégué de BECI
Toutes ces initiatives vont
dans le bon sens : montrer que
Bruxelles est riche d’idées et d’énergie.
Que nous sommes une ville active et
entreprenante. Une place to be.
1 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
׉	 7cassandra://KfCP1PhWZwuMZewA2R3IQlWc0Lm6rVPqUcBNxfPcw_E`̵ WƠ䰈ὡWƠ䰈ὡ#בCט   u׉׉	 7cassandra://9tQ-zkEfj-BGV5quEogwtPZ75WINu3_ZJu4hh9rRmu4 `׉	 7cassandra://-U1CKfK3UDhy2JK7XRf89K27_RcitC1oAaYlugNtyw0S`S׉	 7cassandra://dE0b0JZskBc0ha9lqkagvxCuzH6NCzF5Dx23E_Ov0Ts`̵ ׉	 7cassandra://1Ndjo1sIbeQzrx1LF3SNL72g6D0lOmX0TlmzT1el15s 90͠WƠ䰈ὡט  u׉׉	 7cassandra://p5BTNOT_LGcLriUfSv6JslMsKkHyWwGlnQjohLIfjlo 4+`׉	 7cassandra://2rcCJL1PrjsjSC_dnEbyc-3-rdh4pRzwR6s1xcFFUiEF `S׉	 7cassandra://Xnu7Ktxy9o130pFjJ1LtFYXKmnvbpqtBbc5LMH45mVk`̵ ׉	 7cassandra://W7iqEwbS59inK63BdutGCFFFT78Nb5ZNaXnloG4shRc  ͠WƠ䰈ὡ נWƠ䰈ὡ 0 9ׁHhttp://parkingpietonnier.beׁׁЈ׉E/Sommaire
Sprout to do business in Brussels
40 bonnes nouvelles de Bruxelles
La résilience : une stratégie d’entreprise gagnante
L’intelligence collective de l’économie collaborative
Indicateurs : les chiffres de l’économie bruxelloise
Rapport d’activité BECI 2015-2016
Thierry Willemarck : « Bruxelles garde ses atouts »
Une nouvelle voie pour BECI
BECI : une voix qui porte
Stronger Brussels : plus forts, tous ensemble
Baromètre politique :
le gouvernement bruxellois peine à convaincre
BECI en quelques chiffres
International : les chambres bilatérales, créatrices de liens
Formations : Discover, Learn, Grow !
Du stage au métier
Les « hubs » BECI : ensemble, pour mieux entreprendre !
Network
2015-2016 : un an d’actualité BECI en photos
Who’s who : équipes et départements de BECI
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Brussels Perspectives
Editeur responsable
Olivier Willocx
ow@beci.be
Avenue Louise 500
1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 –
F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert
er@beci.be – T +32 2 643 78 44
Production
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Traduction : Litteris
Photos : Reporters,
sauf indication contraire
Publicité
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msa@beci.be – T +32 2 563 68 53
Membership
Catherine Mertens
cm@beci.be – T +32 2 643 78 16
Cette publication est également
disponible en néerlandais.
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
LEEF MILIE U
BRUSSEL
10-32-2225
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
׉	 7cassandra://dE0b0JZskBc0ha9lqkagvxCuzH6NCzF5Dx23E_Ov0Ts`̵ WƠ䰈ὡ!׉EPBRUXELLES PIÉTONNIER
Accessibilité mode d’emploi
Interparking dispose de 24 parkings à Bruxelles dont 7 à l’intérieur du pentagone,
aux abords de la zone piétonne étendue. Afi n d’y accéder aisément,
nous vous invitons à découvrir le trajet spécifi que recommandé
pour chacun via
parkingpietonnier.be
TOUJOURS PROCHE
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Mobilité …
Emploi …
Construisons une image qui s’exporte!
Pensons Bruxelles pour que nous
soyons fiers d’y faire du business
Info & inscriptions : www.beci.be/events
׉	 7cassandra://WkFE2y9qGZYgXahPMhYWbmooWX3R-dWl8RexXRK6l_c"*`̵ WƠ䰈ὡ%׉EBonnes nouvelles
40 bonnes nouvelles de Bruxelles
Vous en avez assez du pessimisme ? Du Brussels bashing ? Des mauvaises nouvelles
et de l’auto-dénigrement de vos concitoyens ? Assez des pavés disjoints,
de l’été froid et humide ? Bref, vous aimeriez vous refaire une idée positive de
Bruxelles ? Nous allons vous y aider. Parce qu’en y réfléchissant un peu, il y a
aussi plein de bonnes nouvelles à Bruxelles. Des initiatives qui marchent, des
gens qui entreprennent, qui osent, qui rêvent, qui agissent pour leur ville. Voici (au
moins) 40 bonnes raisons d’être Sprout to be Brussels.- Adrien Dewez et Emmanuel Robert
1.
La nouvelle
mobilité :
D’accord, Bruxelles
bouchonne plus que
jamais, mais il y a
des raisons d’espérer
; notamment
grâce aux acteurs de
l’autopartage qui débarquent
en force cet
automne : Cambio et
ZenCar, les pionniers,
vont être rejoints par
CarAmigo, Car2Go,
DriveNow, Ubeeqo,
ZipCar… (voir notre
dossier Mobilité dans
le numéro de septembre
de Bruxelles
Métropole). Et on
ne s’arrête pas à la
voiture : Scooty, focalisé
sur les scooters
électriques en libre
service, a lui aussi fait
son entrée dans la capitale.
Se dirigerait-on
vers une diminution
drastique de la voiture
personnelle ?
2.
À propos de voitures, le groupe Audi l’a annoncé en janvier :
sa nouvelle SUV entièrement électrique sera bel et bien
construite dans son usine de Forest. De quoi pérenniser
l’activité du site et sécuriser les quelques 2.500 emplois.
Surtout, cette usine peut se révéler un atout de poids dans
les politiques internationales et de formation pour Bruxelles.
Mobilité toujours : le RER n’est certes pas terminé, hélas. Mais l’un de ses éléments
essentiels est aujourd’hui opérationnel : le tunnel Schuman-Josaphat ! Dans les
cartons depuis de nombreuses années, le projet est enfin concrétisé, ce qui permet
de désengorger la jonction Nord-Midi, saturée et entraînant de nombreux retards
ferroviaires. Cette nouvelle ligne de train permet un accès rapide entre le quartier
européen, l’aéroport, Ottignies, Louvain et Malines. Outre l’exemplarité du chantier,
notamment au niveau technique – des ouvriers ont creusé une partie du tunnel à la
main –, la station de métro Schuman a été entièrement refaite pour créer un pôle
multimodal : métro, train, villo, bus...
3.
4.
Et si vous aimez les trains, ne manquez pas le nouveau
Train World, à Schaerbeek ; un musée interactif dédié à ce
moyen de transport, symbole de la révolution industrielle.
Ouvert en septembre 2015, le musée s’était fixé un objectif
de 100.000 visiteurs en un an. Contrat rempli en moins
de six mois, dès mars 2016, et qui permet de penser au
futur. Quelques idées sont dans l’air, avec des expositions
temporaires et un projet de train à vapeur dans et autour
Bruxelles. Quelques beaux rêves pour développer ce musée
« d’expérience » du train, son passé, présent et futur.
5 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
׉	 7cassandra://p2FNJn60Th4HqRHufIA2Jrixw5kqlUelEEf_SBrAI4o `̵ WƠ䰈ὡ&WƠ䰈ὡ%#בCט   u׉׉	 7cassandra://G-V6GRL9bsto2vKi2nTpmlFPJXiav1Z_gGQm_G8F_MI G`׉	 7cassandra://fEo9X7aihSrujT6gKfnkGW6S9J4KZhEuw_7Q-75ZnmQ]:`S׉	 7cassandra://Q60Fpuiv_2pHf9AzuuIKtVhTvYCr7cIAT8A4VGPu00At`̵ ׉	 7cassandra://w7fEsQ8nu2KWS1Dh5AX7pbMwilBbwwyiCiDI7hWUJeUL͠WƠ䰈ὡ'ט  u׉׉	 7cassandra://iRwi1VnrVg7CstJj0c3FGeT5VmnHmKToM0wqHewzKKw Q`׉	 7cassandra://Ik9LM-lnTyLEXjpeoVwNzF_4Ea2FAH6I92GbOALI8QgY`S׉	 7cassandra://kUL95ZsUriG2Tam0qOGN4fPE9iNaCZFTnYkF-VCNznI4`̵ ׉	 7cassandra://TxC1MtV4kdi2g7avoMj1LTnupb0gBAH0Mj1mreF0TRo@͠WƠ䰈ὡ(נWƠ䰈ὡ B9ׁHhttp://Sense.orgׁׁЈנWƠ䰈ὡ ̜9ׁHhttp://www.betterfor.brׁׁЈ׉ELa campagne de promotion #Call Brussels financée par Visit
Brussels permettait à des gens du monde entier de passer
un coup de téléphone aux Bruxellois via trois cabines téléphoniques
placées au Mont des Arts, à Flagey et sur la place
communale de Molenbeek. Les appels se sont succédé pour
témoigner de l’intérêt de venir visiter Bruxelles. Une campagne
ludique, originale, qui témoigne de la créativité bruxelloise et
qui a d’ailleurs été récompensée à New-York par The One Club !
Le métro bruxellois,
quant à lui, a été durement
touché par les
attentats du 22 mars.
Mais dans l’adversité,
la STIB a montré le
visage d’une entreprise
exemplaire,
citoyenne et courageuse.
Réactive, elle
a publié une émouvante
vidéo, réalisée
par son personnel et
remplie d’humanité.
Un message d’espoir
et de fraternité dans
un moment difficile.
C’est aussi ça, l’image
d’une ville…
Beaucoup d’autres initiatives, cette fois d’origine privée, ont vu le jour après le 22 mars
pour soutenir l’image de Bruxelles. Avec d’autres partenaires, BECI a soutenu Sprout
to be Brussels, qui a fait pousser les petits choux, Dining for Brussels avec les restaurants
ou encore la Pyjama’s Night des hôtels bruxellois. Les commerçants du centre
ont affiché « Love BXL ». Dernière initiative en date, la banque KBC Brussels a lancé
la plateforme www.betterfor.brussels, où elle invite tous ceux qui aiment Bruxelles à
partager leurs idées en matière de logement, de mobilité et d’entrepreneuriat. C’est sûr,
Bruxelles a du répondant !
Dix quartiers bruxellois vont accueillir dix projets dans le cadre de Make Brussels.
L’idée, financée par Didier Gosuin, a été confiée à Atrium et Sense.org – une institution
à suivre de près. Un appel à idées, un vote du public puis un examen face à un jury plus
tard, les dix projets vont sortir de terre dans les prochains mois. Au final, chaque idée
dispose d’une enveloppe de 30.000 euros pour amener de la vie, du commerce et de l’art
dans les rues et sur les places publiques.
9.
Non seulement, Brussels Airport
est à nouveau opérationnel (une
bonne nouvelle pour les touristes
et hommes d’affaires) ; il a même
connu une journée record avec
90.000 passagers le 29 juillet !
Mieux encore, l’Airports Council
International (ACI) l’a élu meilleur
aéroport européen de sa catégorie
(10-25 millions de passagers)
tandis qu’Arnaud Feist, son
directeur, a été désigné CEO de
l’année pour sa gestion et son
leadership après les attentats.
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 6
La compagnie Brussels Airlines,
quant à elle, a choisi l’Afrique de
l’Ouest, durement frappée en 2014
par le virus Ebola, pour la troisième
édition de son opération « Bike for
Africa ». Une vingtaine de CEO ont rejoint
une quarantaine d’employés de
Brussels Airlines pour sillonner 400
kilomètres du continent. But : récolter
quelques 150.000 euros et diffuser le
message « Africa is not Ebola ». On
rappellera que Brussels Airlines avait
été, à l’époque, la seule compagnie
européenne à maintenir ses vols vers
les pays touchés par l’épidémie.
11.
Visiter Bruxelles ou y vivre, c’est
forcément goûter ses bières.
Si la centenaire brasserie
Cantillon est connue dans le
monde entier et la Brasserie de
la Senne par l’horeca bruxellois,
nous assistons à une véritable
renaissance
de la production
houblonnée dans la
capitale. En 2016,
En Stoemelings a
pris ses quartiers
dans la rue des
Tanneurs. Avec
l’ouverture, toujours en 2016,
du Brussels Beer Project
à la rue Antoine Danssaert,
Bruxelles a doublé le nombre
de ses brasseries. Tout cela en
attendant l’ouverture du Beer
Temple à la Bourse !
׉	 7cassandra://Q60Fpuiv_2pHf9AzuuIKtVhTvYCr7cIAT8A4VGPu00At`̵ WƠ䰈ὡ)׉EQui a dit qu’il n’y avait
à Bruxelles que de la
bière et du chocolat ?
Bruxelles est aussi un
vivier technologique.
Un exemple, parmi
d’autres ? L’intégrateur
schaerbeekois Tein
Technology, spécialisé
en solutions innovatrices
« sur mesure »,
a récemment conclu
un partenariat avec le
Néo- Zélandais Tekron,
qui fournit quant à lui
des GPS de haute précision
et des systèmes
de synchronisation
par horloge atomique.
Quand les compétences
se rencontrent…
Au nord de Bruxelles, le centre commercial
Docks Bruxsel ouvrira ses portes en octobre
prochain. Des surfaces commerciales, 1.200
emplois annoncés pour drainer une clientèle
(non) bruxelloise à faire son shopping dans une
zone quelque peu délaissée par les promeneurs
depuis longtemps. À quelques jets de pierre du
Train World, déjà cité.
À l’autre bout du canal, Abattoir a
inauguré en partenariat avec la société
BIG une première européenne : une
ferme urbaine de 4.000 m². La ferme
est basée sur un système d’aquaponie
qui mêle élevage de poissons et culture
de légumes. Avec l’ouverture de son
Foodmet en 2015, Abattoir renforce
encore l’attractivité du quartier de
Cureghem et se tourne résolument
vers l’alimentation urbaine, ancrée
dans les villes du 21e
siècle.
Autre acteur économique bruxellois, la société Daoust a officialisé l’ouverture de son cinquième Job Center. Jette, la commune des jeunes
trentenaires, compte aujourd’hui sur une agence de proximité dédiée aux ressources humaines. Coaching, titres-services, outplacement,
interim... sont quelques-uns des services de cette agence familiale, qui en est à sa troisième génération !
Le chômage baisse, et ça, c’est une sacrée bonne
nouvelle ! Fin juillet, il y avait en Région bruxelloise
96.287 chercheurs d’emploi : une baisse de 5.341 unités
(-5,3 %) sur base annuelle, pour un taux de chômage
de 17,6 %. Mieux encore parmi les moins de 25 ans, où
le nombre de chômeurs ne dépasse plus 1.170 unités
(-11,6 %) pour un taux de 22 %. Le chômage des jeunes
a baissé pour le 38e mois consécutif !
L’économie est en plein changement. Le gouvernement bruxellois
l’a bien compris en instituant son Programme d’Économie
Circulaire (PREC). Vaste chantier regroupant 3 ministres et 13
administrations différentes à coordonner dans un même but :
transformer le modèle « produire-vendre-consommer-jeter » en
« réutiliser-produire-consommer-récupérer ». Optimiser la gestion
de l’espace, créer des emplois, contribuer aux enjeux climatiques
sont les maîtres-mots de l’initiative répartie en 111 mesures.
Autre action publique, où l’on retrouve aussi l’agence
Impulse, Greenbizz a ouvert ses portes voici quelques
mois. Il fonctionne comme un incubateur dédié aux
start-ups actives dans la transition énergétique et
le développement durable. Quelques 7.500 m2
sont
offerts aux entreprises désireuses de s’y installer avec
des ateliers, des bureaux partagés, du coaching... pour
transformer le monde de demain.
Longtemps fermé au public, l’ancien hippodrome de Boitsfort
a trouvé une nouvelle vie. Via un partenariat Public- Privé,
la société Drohme y a créé un « Melting Park », soit 130
activités par an, au sein d’un écrin emblématique de
l’architecture fin 19e
. Activités pour jeunes et adultes, balade,
brasserie, salles de congrès... jalonneront un nouvel espace
vert et dynamique dans la Région.
7 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
׉	 7cassandra://kUL95ZsUriG2Tam0qOGN4fPE9iNaCZFTnYkF-VCNznI4`̵ WƠ䰈ὡ*WƠ䰈ὡ)#בCט   u׉׉	 7cassandra://IxCoYkXj1K8WdbzW80E-07TQ-8R8SIvXbxxJnt-EGBQ q`׉	 7cassandra://l0riGxtFYdWnoLUO7pLdmKkrjwNoAOnGgShtHZpqaUETu`S׉	 7cassandra://csEc6aWl7OfoHhkveUGGxw7diElO3bEbMyD_9qLOIYQ`̵ ׉	 7cassandra://2-ix6SYxT0F06tVmufWLKe7jBoo7xEyhyoBHFdLZo0Eͼ͠WƠ䰈ὡ+ט  u׉׉	 7cassandra://ehPEPY3OOGiSKXjKeywGVxOmYEuhM1AQ_5DJebeqYzQ >o`׉	 7cassandra://8bHOHov6p-kCETd8R7-gt3zNaTbEjIZq9GQQif0vUjAd`S׉	 7cassandra://h7B0cFaTalyHZ55zYWkeOyI0DEpHCWi8YV3cON6-FiY!L`̵ ׉	 7cassandra://v15X69KA_542k5JWgM117TMyeBhhig223IYXF53vmNI a,͠WƠ䰈ὡ,נWƠ䰈ὡ J9ׁHhttp://ici.brׁׁЈנWƠ䰈ὡ h9ׁHhttp://Make.BrׁׁЈ׉EBruxelles, ville verte ? De plus en plus. L’adoption du Plan Nature par le gouvernement
bruxellois place ses objectifs aux horizons 2020 et 2050 : renforcer le maillage vert,
développer la biodiversité et la conscience des Bruxellois à ces enjeux. La nature en
ville recèle un nombre incroyable d’avantages, souvent méconnus. Ouvrez les yeux, il y a
peut-être une espèce rare à côté de chez vous qui ne demande qu’à cohabiter.
Une start-up qui a pris le tournant de la durabilité,
c’est Sumy, un service de logistique vert et respectueux
de la ville. Lancé il y a un peu plus d’un an,
la société dispose déjà de 20 collaborateurs et livre
des produits frigorifiques avec des véhicules au gaz
naturel. La livraison s’opère le matin pour éviter la
congestion automobile et les véhicules sont particulièrement
silencieux pour éviter les désagréments
pour le voisinage. Et aucun camion ne roule à vide !
Cocorico ! BECI est fière de pouvoir féliciter cinq
jeunes entrepreneurs issus de son Start’Hub
Challenge qui, tous, ont été récompensés ces
derniers mois : Raypath (Energy & Environment
Awards 2016), Ewala (Microsoft Boostcamp #9),
Yumm’eat (Délinnov’ Challenge), Lunetier Ludovic
(Vitrine de l’Artisan 2016, en photo) et le projet
Melting Pots (Make.Brussels). Cinq exemples de
starters bruxellois qui gagnent ! Avec les Start’Hub
Challenge, ce sont chaque année plusieurs dizaines
de porteurs de projets qui sont guidées vers la
création et la réussite.
Et le Plan peut déjà
se reposer sur de
belles réalisations :
le territoire situé
entre le Geleytsbeek
à Molenbeek et
Linkebeek, répondant
au doux nom de
ZSC II (Zone Spéciale
de Conservation),
dispose d’une riche
biodiversité protégée.
On y a recense
notamment pas
moins de 11 espèces
de chauve-souris.
Toutes les entreprises ont besoin de financement
et la banque KBC l’a bien compris. Elle a regroupé
ses agences KBC et CBC dans une banque
spécifiquement bruxelloise, KBC Brussels. Le
siège, basé dans le quartier européen, accueille
également un espace Start-It dédié aux starters.
Pourquoi une banque spécialement pour
Bruxelles ? Car « tout indique que Bruxelles est
à la veille d’une nouvelle poussée de croissance
dans son développement économique », affirme
le CEO de l’entité, Damien Van Renterghem
(en photo).
Acteur du financement participatif, le crowdfunding, MyMicroInvest
souhaite écrire son histoire dans un cadre plus large que celui de
la Belgique. Pour ce faire, elle a décidé de mobiliser le crowd pour
financer son internationalisation européenne. Le but ? Battre un record
et récolter 1 million d’euros en 1 heure. Objectif atteint en... 17
minutes ! Au bout des soixante minutes, c’est la barre de 1,6 million
qui a été franchie. Prochains pays visés : l’Italie, les Pays-Bas, la
Suisse, la France et la Pologne.
Le concept « smart » est souvent galvaudé. Un anonyme, lui,
l’a bien compris : utiliser un maximum de données publiques
pour créer quelque chose d’utile. Le site ici.brussels donne des
informations urbanistiques, commerciales et culturelles, en cartes,
statistiques et information. Vous pouvez, par exemple, retrouver
toutes les informations de votre maison ou votre habitation. Le
créateur se fend de temps en temps d’articles informatifs sur la
capitale, documentés, bien écrits et drôles. Merci, héros anonyme !
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 8
׉	 7cassandra://csEc6aWl7OfoHhkveUGGxw7diElO3bEbMyD_9qLOIYQ`̵ WƠ䰈ὡ-׉EDC’est cela aussi, Molenbeek : la
commune a lancé Molengeek,
un lieu pour créer son entreprise,
échanger et apprendre.
De jeunes entrepreneurs
peuvent y développer, en se
faisant accompagner, leur
projet d’entreprise. Mais
l’initiative ne s’arrête pas là :
une « coding school » a été
mise sur pied pour favoriser
l’apprentissage dans l’IT au
sein des quartiers fragilisés,
doublée de voyages de découverte,
sessions d’apprentissage
et coaching. Or, ne l’oublions
pas, les métiers liés à l’IT sont
en pénurie en Belgique.
Toujours à Molenbeek, où ça bouge décidément beaucoup,
s’est ouvert il y a peu le Mima, le Millenium Inconoclast
Museum of Art. Un musée dédié à l’art contemporain et
2.0 en bordure du canal. Le but ? Réunir des personnages
de tous les milieux autour de la production artistique
contemporaine. Un projet privé qui dynamise la ville en
attendant le probable Musée d’Art Moderne, un peu plus
loin, dans les actuels bâtiments Citroën.
29.
De toutes ces initiatives naissent de beaux échos. Le New-York
Times a publié en décembre dernier un article qualifiant
Bruxelles de « nouveau Berlin ». Si le qualificatif est peut-être
un peu poussé, au regard du bouillonnement de la capitale
allemande, l’article a le mérite de souligner le foisonnement
artistique et commercial de la capitale – et la sympathie des
Bruxellois.
Si la nouveauté plaît, maintenir la
pertinence d’un projet à travers les
décennies relève d’une force particulièrement
remarquable. La Zinneke
Parade, manifestation artistique
biennale, avait choisi la « fragilité »
pour thème de son édition 2016. Un
thème retenu avant les dramatiques
évènements du mois de mars, et
qui, le temps d’une journée a poussé
à s’interroger : qu’est-ce que la
fragilité ?
C’était l’événement de l’été : l’exposition
Harry Potter a posé ses valises
à Bruxelles. Un privilège, car seules
quelques villes en Europe ont eu l’honneur
de l’accueillir (Paris, Londres...).
Les amoureux de l’univers de J.K.
Rowling peuvent se régaler depuis le 30
juin au palais 2 du Heysel. À noter que
l’exposition a déjà attiré quelques 3,5
millions de visiteurs de par le monde.
Des films, il s’en tourne à Bruxelles ! Le Brussels Film Office
a recensé pas moins de 331 tournages en 2015 soit une
augmentation de 57 % en 5 ans. Quelques raisons expliquent
ce succès : la nouvelle mouture du tax shelter, un incitant
financier pour la production en Belgique, des techniciens de
qualité et à prix abordable, et des bâtiments, rues et espaces
publics esthétiques qui plaisent aux réalisateurs. Bientôt un
« parcours cinéphile » pour découvrir ces lieux de tournage ?
Si tout le monde connaît Disney, le nom de nWave est moins
familier. Et pourtant, ce studio forestois a signé quelques
beaux succès du cinéma d’animation ces dernières années :
Fly me to the Moon, Sammy
1 et 2, et tout récemment
Robinson Crusoë. Spécialisée
en films d’animations
3D et même 4D, la firme
réalise un chiffre d’affaires de
20 millions par an avec des
films projetés dans le monde
entier. L’un des derniers, en
iMax, titré Made in Belgium a
récolté pas moins de 770.000
entrées à Berlin en deux ans.
Un record pour ce « Disney
bruxellois » que rien ne
semble arrêter.
9 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
׉	 7cassandra://h7B0cFaTalyHZ55zYWkeOyI0DEpHCWi8YV3cON6-FiY!L`̵ WƠ䰈ὡ.WƠ䰈ὡ-#בCט   u׉׉	 7cassandra://25565pJ9dVqoxTnQTD3urV8qJufEDy9-2Xoig87MabU `׉	 7cassandra://0LjZi2YxpmRoc7RK4YXlM1xjE4q54NgD_clJQQ6z708\`S׉	 7cassandra://NgVkqzEA-VfXEUUufHCImJciGybWnZLz3FEoL85Ron4`̵ ׉	 7cassandra://wFmIBK5VxPGLEiOwX4MOoSMXgqgpWyqxAncTqN7l998͠WƠ䰈ὡ/ט  u׉׉	 7cassandra://YsgadBKYtg2liYnFOmXrPx9uUMyEwqIepL2WtRssoMo Zk`׉	 7cassandra://AGz2Zcu-_BY11meZt-t89PkEkfAXR7O2DNmVBV6Mz4U;`S׉	 7cassandra://uHVpnjZxg7VVMFmg5htYd0c8PCikBREEm3CaO8wF-S8R`̵ ׉	 7cassandra://efyp4Yx2dfkb95R6oImp9vN8Fkzg3YNt4Q91ytBJBuoǎ͠WƠ䰈ὡ0נWƠ䰈ὡ '܁&9ׁH )http://www.engie-electrabel.be/contactB2BׁׁЈנWƠ䰈ὡ ǁ!9ׁH (http://www.engie-electrabel.be/b2bblogFRׁׁЈ׉EPar ailleurs, le fonds
screen.brussels, doté
par la Région bruxelloise
d’une ligne de 4 millions
d’euros destinés à être
prêtés pour favoriser
la coproduction audio-visuelle,
vient de
signer son premier prêt
d’une valeur de 100.000
euros. Celui-ci doit
permettre la croissance
de Medianext, jeune
start-up qui emploie
10 personnes et qui se
lance dans une série de
documentaires sur des
success stories entrepreneuriales
belges.
C’est fait : Bruxelles figure, aux côtés de Mexico,
Montréal ou Berlin, au calendrier de la Formule E –
un championnat où s’affrontent des voitures 100 %
électriques. Rendez-vous est pris le 1er
juillet 2017
sur le plateau du Heysel. L’occasion d’un spectacle
inédit, bien en phase avec l’image d’une capitale durable
et dynamique. La discipline connaît un succès
croissant.
Ce n’est pas encore fait, mais… Bruxelles est officiellement
candidate pour accueillir le départ du Tour de France 2019,
où elle est en concurrence avec la Vendée et Copenhague.
Si la décision ne tombera que l’année prochaine, les
chances de Bruxelles paraissent bonnes – surtout avec un
ambassadeur tel qu’Eddy Merckx, proche de l’organisateur
ASO, et qui fêtera justement en 2019 les 50 ans de sa
première victoire au Tour.
Bruxelles peut compter sur des sportifs qui gagnent, tels Jérôme Truyens,
Cédric Charlier ou Vincent Vanasch, membres de l’équipe belge de hockey
qui a brillé aux JO. Ils n’étaient d’ailleurs pas les seuls Bruxellois à Rio :
Nicolas Colsaerts en golf, les frères – et sœur – Borlée, ainsi qu’Anne
Zagré en athlétisme, François
Heersbrandt en natation, Toma
Nikiforov en judo, Si Mohamed
Ketbi et Jaouad Achab en taekwondo
(et nous en oublions sans doute)
ont porté les couleurs belges avec
des fortunes diverses. Du côté des
footballeurs, Yannick Carrasco
(Atletico Madrid) et Romelu Lukaku
(Everton) étaient à l’Euro, où l’absence
d’un autre Bruxellois, Vincent
Kompany (Manchester City) s’est
cruellement fait sentir…
Bruxelles, ville de diversité,
simple slogan? Non, l’Organisation
Internationale pour les Migrations a
publié son classement des villes les
plus cosmo polites. Soit les villes avec le
plus haut taux de personnes nées dans
un autre pays. Et Bruxelles se classe...
deuxième, derrière Dubaï mais loin
devant New-York, Londres ou Chicago.
Alors, que faire avec ce terreau de
langues, cultures et expériences?
Bruxelles reste aussi une capitale mondiale du tourisme d’affaires et la 2e ville mondiale de conférences. Au classement de l’UAI
année consécutive.
(Union des Associations Internationales), elle se classe juste derrière Singapour en nombre d’événements internationaux. Pour la
7e
Last but not least : le piétonnier ! Malgré une mise en œuvre chaotique, qui a semé
la polémique – et coûté cher à certains commerces ! – le piétonnier reste un de ces
projets de ville dans lesquels on a envie de croire. Sur ce dossier, les responsables
bruxellois doivent une revanche à leurs administrés. Un piétonnier attractif en 2018,
pour ramener de la vie et de l’activité au centre de Bruxelles ? On ne demande qu’à
être convaincus. Chiche !
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 10
׉	 7cassandra://NgVkqzEA-VfXEUUufHCImJciGybWnZLz3FEoL85Ron4`̵ WƠ䰈ὡ1׉E6Avec Leonidas, nous
donnons vie à plus de
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La résilience :
une stratégie d’entreprise gagnante
Notre société subit des changements profonds et rapides. Pendant que les ressources
naturelles se raréfient, les technologies explosent. Les crises de tout ordre
se multiplient. Ces transformations sont susceptibles de fragiliser les entreprises.
Comment peuvent-elles s’en prémunir ? Diversité, entreprise libérée, économie collaborative,
développement durable, biomimétisme… Autant de thèmes très actuels
qui semblent pouvoir aider les organisations à améliorer leur résilience. - Julien Ide
O
n l’entend et le lit de plus en plus souvent, dans de
nombreux domaines. De la sociologie à la psychologie,
en passant par l’économie et la physique. Mais aussi
dans les organisations et les entreprises. Ce terme - la
résilience - est désormais largement galvaudé.
Afin de bien comprendre son intégration dans les modèles de gestion
des entreprises, commençons par un petit rappel sur les origines
de ce substantif. Il faut remonter au 17e
siècle pour trouver
sa première utilisation dans Sylva Sylvarum ou Histoire Naturelle en
dix siècles, du philosophe et scientifique anglais Francis Bacon – qui
caractérisait par ce mot la façon dont l’écho rebondit.
Très rapidement, le terme investit le champ de la psychologie
pour désigner la capacité d’un individu à rebondir ou à se redresser
suite à un choc ou une expérience traumatisante – notamment
dans les travaux des psychologues américaines Emmy
Werner et Ruth Smith, auteures d’une étude psychologique
de grande ampleur sur 500 jeunes Hawaïens (dont un tiers issus
d’environnements familiaux difficiles), et qui ont décrit les
concepts de résilience psychologique et sociale. Ces thèmes ont
été popularisés chez nous par le célèbre psychiatre Boris Cyrulnik
dans ses publications.
De la psychologie individuelle à l’entreprise
Progressivement, la notion de résilience s’est étendue à d’autres domaines.
En physique, elle fait référence à la capacité d’un corps à
résister à une perturbation extérieure, comme une compression ou
une déformation. En informatique, elle définit la capacité d’un système
à fonctionner en dépit d’anomalies matérielles. En écologie,
elle exprime le potentiel de récupération ou de régénération d’un
organisme vivant ou d’une population.
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 12
« Ce qui ne tue pas rend plus fort »,
Friedrich Nietzsche.
Le chercheur américain Karl Weick est à l’origine du concept de
la résilience des organisations. Elle exprime selon lui la capacité
à maintenir un système d’actions organisé face à une situation inhabituelle.
L’approche de Weick est doublement visionnaire. D’une
part, elle généralise la résilience en l’appliquant non plus seulement
à l’individu, mais également au groupe. D’autre part, elle ne
se contente pas de la limiter à une simple réaction : elle devient une
démarche proactive, englobant une série d’actions qui peuvent être
mises en place préventivement face aux risques potentiels menaçant
l’organisation.
Il semble que le concept de résilience appliqué aux entreprises se
soit logiquement développé avec l’émergence ou le prolongement
des grandes perturbations de ce début de millénaire : les crises
financière, économique et sociale, la diminution de la biodiversité, la
raréfaction des ressources naturelles, le réchauffement climatique…
Raison pour laquelle les nouvelles entreprises intègrent de plus en
plus la résilience dans leur business model.
C’est justement l’objectif du programme ResilieNtWEB, initié en 2012
par plusieurs organisations belges, luxembourgeoises, françaises et
anglaises - dont BECI et Bruxelles-Environnement. Pendant trois
ans, un soutien stratégique a été offert à une dizaine de PME, dans
le but de les aider à améliorer leur résilience, en mettant l’accent
principalement sur la gestion environnementale. Les résultats,
concluants, ont permis de mettre en évidence un certain nombre
d’actions favorisant la résilience. Une « boîte à outils » est désormais
gratuitement accessible sur la plateforme de ResilieNtWEB.
׉	 7cassandra://0fGAqYteiaLh4e2LJnXd2KGY0QEjJXYFXU9m4g7G0Rgu`̵ WƠ䰈ὡ5׉EXDe Darwin à Steve Jobs
Le corps humain est un excellent exemple de résilience. Les mammifères
que nous sommes se paient le luxe d’être homéothermes,
c’est-à-dire que notre corps conserve toujours la même température,
en dépit des variations calorifiques du milieu ambiant. Toute
perturbation significative de cet équilibre est le signe d’une mise en
danger de l’organisme.
Les cas de résilience issus de la nature sont innombrables. L’épaisse
fourrure blanche de l’ours polaire le protège du froid et l’aide à se
camoufler sur les étendues immaculées de la banquise. Dans leur
longue évolution, les êtres vivants ont développé des qualités propices
à leur survie. La résilience serait donc darwinienne… Alors
pourquoi ne pas s’inspirer de la nature ? Et donc intégrer ce biométisme
dans le business model des entreprises. Le sonar d’un bateau
envoie des ultrasons afin de détecter des obstacles sous-marins.
Mais le copyright de cet ingénieux système d’écholocalisation revient
à Dame Nature puisque les cétacés utilisaient déjà ce principe bien
avant que l’homo sapiens ne sache écrire. Un autre aspect intéressant
de la résilience dans la nature concerne les écosystèmes. Par
exemple, lorsqu’un incendie dévaste une forêt, celle-ci a la faculté de
se régénérer grâce à des graines contenues dans le sol.
La biodiversité est également une condition nécessaire de résilience.
On sait par exemple à quel point la disparition d’une seule
des 8 millions d’espèces vivantes comme les abeilles serait désastreuse
pour l’écosystème terrien. On comprend ici mieux comment
le concept de résilience intervient aux niveaux individuel et collectif,
avec une forte interdépendance et une nécessité de diversité.
Un nouveau paradigme
des modèles économiques
Il est très difficile d’identifier précisément les facteurs permettant
d’améliorer la résilience d’une entreprise. Cependant, certaines
tendances se dégagent et sembleraient applicables à la plupart
d’entre elles.
Si l’on admet que la résilience d’une entreprise dépend de la résilience
professionnelle de ses employés, alors le capital humain est
une clé de voûte de la résistance de l’organisation. L’épanouissement
et la motivation dans le travail augmentent l’attachement et l’identification
à l’organisation. En cas de crise de l’entreprise, l’employé
« heureux » mettra plus d’énergie à résoudre des problèmes qu’un
collègue désengagé. Il est donc essentiel que l’entreprise s’interroge
Innovation et probabilité
En matière de management, Google a bousculé les modèles
établis en instaurant la règle des « 20% time », autorisant
(théoriquement) les membres de son personnel à consacrer
un cinquième de leur temps à des projets de leur cru – dans
l’idée qu’il en sortirait des développements inattendus, potentiellement
intéressants. C’est ainsi que seraient nés Gmail
ou AdSense.
Même s’il faut la relativiser (dans la réalité, les « 20 % »
seraient peu utilisés, faute de… temps !), cette pratique
s’inscrit parfaitement dans une démarche résiliente. On peut
même tracer un parallèle avec la théorie darwinienne : la
nature produit des mutations aléatoires, dont certaines se
révèlent favorables à la survie et font évoluer l’espèce. Dans
l’entreprise, ce sont les projets originaux, voire bizarres ou
sans utilité immédiate qui, parfois, déboucheront sur de nouveaux
produits ou services, voire changeront le modèle d’affaires
de l’entreprise. C’est l’exemple de la photocopieuse :
un brevet refusé par Kodak, qui n’y croyait pas, et qui fut
racheté par Haloid (qui s’appelle aujourd’hui Xerox).
E.R.
« La résilience, c’est l’art de
naviguer dans les torrents »,
Boris Cyrulnik
Événement de clôture de ResilieNtWEB : le programme est aujourd’hui
terminé, mais les outils sont à disposition des entreprises.
sur le bien-être de ses employés. La perte de sens est souvent invoquée
comme un facteur affaiblissant de la résilience. Dans cette
optique, il semble utile que l’organisation s’oriente vers le modèle
d’entreprise libérée. Celui-ci prône le remplacement des structures
pyramidales classiques par une organisation plus horizontale, dans
laquelle les employés bénéficient de plus d’autonomie, de responsabilités
et de liberté.
Un second volet humain semble également important. Il concerne
les interactions entre les collaborateurs. On touche ici à la communication
interne. L’investissement dans les ressources humaines est
donc également primordial pour la pérennité.
L’implication de l’entreprise dans le développement durable serait
également bénéfique pour la résilience. Si l’entreprise réduit sa
consommation énergétique et utilise des énergies renouvelables,
elle se rend plus indépendante en cas de pénurie tout en réduisant
ses dépenses. Et indéniablement, l’entreprise améliore son image
de marque. L’utilisation de matériaux écologiques et biodégradables
permet également de mieux séduire la clientèle. Dans ce sens, on
pense directement à l’économie circulaire, qui permet de réduire les
coûts de fabrication et les déchets. Mais aussi aux économies collaborative
et du partage, puisque celles-ci diminuent significativement
l’impact carbone. n
13 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
׉	 7cassandra://zQ8xCN0aj3y4rtbS4KerzeoSRVCQ08pU61fhJtF-xp4|`̵ WƠ䰈ὡ6WƠ䰈ὡ5#בCט   u׉׉	 7cassandra://qvPKx_nT5Y57IyWYQMcl6cD9JkXLeWcilKagSwMetnM `׉	 7cassandra://TCcxkjX1KhAsEuMtyq4DJOmXjvrn5cji15NXiWYgB-Yii`S׉	 7cassandra://73p6AGpbU6_ANYPhzNLVREMwfm3klgDjTBJmKiiNY-A `̵ ׉	 7cassandra://dy9LV7ugHOZMY3J5o1UChgCe22PhIW9k1SgLuo-ZFJg^͠WƠ䰈ὡ7ט  u׉׉	 7cassandra://rH__z8HMxNPXmdp5VZuwZvkjEJWsYnE2pA7qplLfwqk T`׉	 7cassandra://fIEDkymBNRa3ljxxFTJrOqDnLu6qw4NgDuA-upsZ2LAZ`S׉	 7cassandra://lmFPtfbISjn0u-QcbTmaZBKXkgwJl_qmAHlc0UM57Vg`̵ ׉	 7cassandra://7Rn3cpMIlGgTH_8bQo_xH6Lz2Hpvc1BBNRRaZMHZ4PU *`͠WƠ䰈ὡ8׉EÉconomie collaborative
L’intelligence collective
de l’économie collaborative
Le chiffre d’affaires mondial de l’économie collaborative
devrait dépasser les 300 milliards d’euros d’ici 2025.
Avec une croissance annuelle de 36 %, ce nouveau mode
économique est aussi le reflet d’un mouvement sociétal
pourvoyeur de sens. Car il s’inscrit dans le développement
durable. Mais aussi et surtout car il exploite l’intelligence
collective. Pendant ce temps, la législation tente de
s’adapter, mais beaucoup plus lentement. - Julien Ide
E
n 1995 naissait la plateforme de vente en ligne Ebay, cinq
ans seulement après le lancement du World Wide Web.
C’est sans doute un des premiers exemples d’économie
collaborative telle que nous la connaissons aujourd’hui. En
2001 démarrait le projet Wikipédia, désormais célèbre et incontournable
encyclopédie universelle en ligne collaborative.
L’économie collaborative s’est depuis immiscée dans les
principaux domaines de la société : les transports (Uber,
Blablacar, Lyft, Waze…), le tourisme (Airbnb, Couchsurfing…),
le financement (KissKissBankBank…), l’éducation et la culture
(Wikipedia, les MOOCs…), ou encore les services (Lisminut,
Frizbiz…). La liste est encore très longue.
Selon le magazine économique américain Forbes, 90 000
start-up composent actuellement le marché mondial de la
consommation collaborative. D’après le géant de l’audit PwC,
le chiffre d’affaire mondial du secteur a atteint 20 milliards
d’euros en 2014. Il devrait dépasser les 300 milliards d’euros
en 2025. Cela équivaut à un taux de croissance annuel moyen
de 36 % . On se doute, au vu de ces chiffres, que les réseaux
sociaux n’ont pas été pris en compte, bien que ceux-ci reposent
également sur une contribution collective.
De la démocratie…
Les nouveaux services issus de l’économie collaborative
posent un double problème avec un déficit clair d’encadrement
légal. Premièrement, ils peuvent générer une concurrence
déloyale, à l’instar d’Uberpop – désormais interdit à
Bruxelles. Deuxièmement, de par la jeunesse du secteur, les
revenus générés par ces
activités échappent encore
souvent à la fiscalité,
entraînant un manque
à gagner substantiel
pour l’Etat.
Actuellement, les particuliers offrant des prestations relevant
de l’économie collaborative doivent mentionner les revenus
dans la case « revenus divers » de leur déclaration fiscale.
Ceux-ci sont taxés à 33 %. Or, peu de personnes respectent
cette obligation. C’est pour cette raison que le ministre fédéral
belge de l’agenda numérique, Alexander De Croo, a proposé
un avant-projet de loi sur ce thème. Il prévoit de taxer ces revenus
à un taux réduit de 10 % s’ils ne dépassent pas 5 000 euros
brut par an. Au-delà de ce montant, les prestataires entreront
dans le régime fiscal des indépendants.
Par contre, les revenus des services d’hébergement chez
l’habitant, tels que Couchsurfing ou Airbnb, ne sont pas
concernés par cette future loi et doivent être déclarés comme
« revenus immobiliers ». Rien de bien particulier sur le plan
fiscal, puisque ceux-ci ne sont pas taxés en Belgique. Par
ailleurs, la législation en la matière est du ressort des compétences
régionales.
En mars dernier, le gouvernement bruxellois a avalisé une
nouvelle réglementation. Avant de louer une chambre chez
lui, le particulier devra désormais s’enregistrer auprès de
׉	 7cassandra://73p6AGpbU6_ANYPhzNLVREMwfm3klgDjTBJmKiiNY-A `̵ WƠ䰈ὡ9׉ERl’administration bruxelloise de l’Économie et de l’Emploi. Il devra
également fournir une série de documents, dont une copie
du contrat d’assurance lié au bien, une copie de l’avertissement
extrait de rôle de l’immeuble concerné ou la copie du
contrat de location du bien, l’accord écrit de la copropriété (ou
du propriétaire) et un extrait de casier judiciaire. En Wallonie,
il suffit actuellement de posséder une attestation de sécurité
incendie. Il est probable qu’à l’avenir le candidat loueur
doive s’inscrire auprès du commissariat du tourisme wallon.
Au nord du pays, il faut obtenir une autorisation écrite préalable
de l’organisme Toerisme Vlaanderen (sauf si le logement
contient un maximum de deux chambres et peut accueillir au
maximum huit personnes). Le bien doit également répondre
à des normes en matière de protection contre l’incendie,
d’hygiène et d’entretien. Le gouvernement flamand a introduit
en juillet 2015 une proposition de loi visant à supprimer cette
autorisation tant que les règles de base en matière
de sécurité sont respectées.
Alexander De Croo, le ministre fédéral en charge de l’agenda
numérique, veut faciliter l’accès à l’économie collaborative.
… à l’intelligence collective
Le coworking est aussi une forme d’économie
collaborative en plein essor. Deux
Bruxellois ont récemment poussé le
concept encore plus loin. Antonello Di Muro
et Emanuela Garau viennent de lancer
Workipity, un projet de « home coworking ».
Le principe est simple : un indépendant ou
un freelance ouvre son domicile à d’autres
travailleurs le temps d’une journée, voire
plus. L’un des avantages du projet est d’accélérer
le networking : « Dans un espace de
coworking traditionnel, il faut parvenir à une
fréquentation élevée pour entrer dans la dynamique
du groupe. Lors des journées Workipity, le nombre
de participants est forcément restreint et les interactions démarrent
directement », explique Emanuela Garau
Il y a deux ans, Lucie Barthlen a cofondé l’antenne belge de
Makesense. Il s’agit d’une communauté qui réunit des citoyens
volontaires autour d’un projet d’entreprenariat social,
c’est-à-dire dont la finalité principale est d’ordre social
ou environnemental. Le principe est basé sur le « holdup
d’idées », comme l’explique Lucie Barthlen : « Lors de
chaque atelier, l’entrepreneur social commence par exposer
le problème auquel il est confronté. Une première session
collective permet de sélectionner les meilleures idées proposées
par les participants. Dans un deuxième temps, des
petits groupes travaillent en profondeur sur chaque thème.
Enfin, les différentes propositions sont confrontées et une
solution au problème est choisie. » L’intelligence collective
est au centre de la méthodologie de Makesense : « Nous parvenons
à créer de la valeur grâce à la mise en commun des
différents talents. »
Le nouveau paradigme né de l’économie collaborative se
nourrit, entre autres, de l’intelligence collective. Celle-ci
ne peut s’épanouir librement qu’au sein d’une structure
organisationnelle horizontale, à l’inverse des hiérarchies
pyramidales classiques. Ceci nécessite, pour la plupart, une
adaptation du business model et de la gestion des ressources
humaines. En se transformant ainsi en entreprises libérées,
les organisations augmenteront leurs chances de devenir
résilientes. n
« Nous parvenons à créer de la
valeur grâce à la mise en commun
des différents talents »,
Lucie Barthlen, cofondatrice de
Makesense Belgique
1. Calcul : facteur multiplicatif sur 11 ans : 300/20 = 15. Facteur multiplicatif annuel moyen : 15/11 = 1,36.
Chiffre d’affaire année 1 = 20. Chiffre d’affaire année 2 = 20*1,36 = 27,2. Taux de croissance annuel
moyen = (27,2-20)/20 = 0,36
15 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
׉	 7cassandra://lmFPtfbISjn0u-QcbTmaZBKXkgwJl_qmAHlc0UM57Vg`̵ WƠ䰈ὡ:WƠ䰈ὡ9#בCט   u׉׉	 7cassandra://C51LGVkCJsuncENkIZ0qxfWM9neSzfwM3wj8xwbvNtE <?` ׉	 7cassandra://9btSQPPpUzAoDNAvg8rM2IFoqILPEJyzFGhW6YsDuacG`S׉	 7cassandra://an26-m_QvYXsiWrXdOTYFJKIi8oMcPx7pRKOP6l2Fng`̵ ׉	 7cassandra://0WsYq4nsNQAI8jxrCl2eWVEQ3DmIZDOGmjEWlRhT6EA`/X͠WƠ䰈ὡ;ט  u׉׉	 7cassandra://9ia1ewKKvYOSs050uQO62AysU4AXrPG5C8Z2Oka7tG8 M` ׉	 7cassandra://BgM345JhYoOoRSw0TYBT4RJs_7UVrgwoCOU2de9hOx0E`S׉	 7cassandra://x2bNluZI6dF_SM-UPJ_QXUqmAn4CyAt6KXMtxcUJx0o`̵ ׉	 7cassandra://RD-RJTKkS6HZxZnRJyOShvTjUAFAzatmgJGXJxNc2Z8Y͠WƠ䰈ὡ<׉E0Indicateurs
L’économie bruxelloise sur le grill
En collaboration avec l’IBSA (Institut Bruxellois de Statistiques et d’Analyse), nous
nous penchons sur la santé économique de la Région. La tendance est à une
stagnation de la croissance économique, voire une dégradation conjoncturelle
depuis fin 2015. Toutefois, le chômage a continué de baisser, certes modérément.
Et la création nette d’entreprises est en hausse.- Olivier Fabes
1. Démographie
Une première clé d’analyse fondamentale est bien évidemment
le poids démographique de l’économie bruxelloise. Au
1er
janvier 2015, la Région de Bruxelles-Capitale comptait
1.175.173 habitants. En cinq ans, la population bruxelloise a
cru de près de 100.000 personnes. Le Bureau Fédéral du Plan
s’attend à ce que la Région passe le cap des 1,2 millions d’habitants
dès 2017. C’est demain.
POPULATION PAR RÉGION, AU 1ER
JANVIER - HOMMES ET FEMMES
• En 2007, la population bruxelloise représentait 9,7 % de la
population belge, contre 10,6 % en 2017.
• L’âge moyen du Bruxellois en 2015 est de 37,39 ans, contre
46,26 en Flandre et 40,88 en Wallonie.
• Environ 66,2 % des Bruxellois sont belges. Quelque 22,5 %
viennent d’un pays de l’Union européenne (les 28). Le solde
vient du reste de l’Europe et du monde.
4.000.000
6.000.000
8.000.000
10.000.000
12.000.000
2.000.000
0
Région de Bruxelles-Capitale
Région flamande
Région wallonne y.c. Com. germ.
Belgique
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 16
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016*
2017*
׉	 7cassandra://an26-m_QvYXsiWrXdOTYFJKIi8oMcPx7pRKOP6l2Fng`̵ WƠ䰈ὡ=׉E2. Activité économique générale
À l’échelle belge, la Région de Bruxelles-Capitale « surperforme
» par rapport à son poids démographique, tant en termes
de PIB (en volume ou par habitant) qu’en termes d’emplois.
Fin 2014 (derniers chiffres officiels disponibles), la RBC affichait
un PIB par habitant (à prix courants) de 62.755 euros,
PRODUIT INTÉRIEUR BRUT PAR HABITANT, À PRIX COURANTS : 2009-2014
10000
20000
30000
40000
50000
60000
70000
80000
0
2009
2010
Région de Bruxelles-Capitale
Brabant flamand
2011
2012
Brabant wallon
Région flamande
2013
2014
Région wallonne
Belgique
en progression constante depuis 10 ans. Contre 36.318 en
Flandre, et 26.109 en Wallonie. Logique vu le statut de capitale
politique et économique du pays. Idem sur le terrain de
l’emploi, où la RBC concentrait fin 2014 690.393 emplois, soit
15,2 % du volume total de l’emploi en Belgique. Près d’un emploi
sur deux est occupé par un travailleur flamand ou wallon.
Cette forte contribution relative de la RBC à
l’économie belge indique toute l’importance,
pour l’ensemble du pays, de la croissance économique
à Bruxelles. À cet égard, l’indicateur
synthétique conjoncturel de l’IBSA montre une
stagnation de la croissance économique en
RBC en 2015, voire même une dégradation
conjoncturelle fin 2015, qui semble se poursuivre
début 2016. « Ces dernières évolutions
pourraient indiquer que l’on se dirige vers un
très léger ralentissement de la croissance de
l’activité économique bruxelloise en 2016 »,
écrivait l’IBSA dans son Baromètre conjoncturel
du printemps 2016.
Sur la base des comptes régionaux ICN, le
Bureau Fédéral du Plan et les organismes
de statistiques régionaux tablaient dans leurs
« perspectives économiques régionales 20162021
» sur une croissance du PIB en volume
de 0,9 % en 2015 et 0,8 % en 2016. Un léger
ralentissement donc, surtout par rapport aux
deux autres régions.
PRODUIT INTÉRIEUR BRUT EN VOLUME (VARIATIONS ANNUELLES, EN POUR CENT)
1
2
3
4
0
-1
-2
Région de Bruxelles-Capitale
Région flamande
Région wallonne
Belgique
17 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
׉	 7cassandra://x2bNluZI6dF_SM-UPJ_QXUqmAn4CyAt6KXMtxcUJx0o`̵ WƠ䰈ὡ>WƠ䰈ὡ=#בCט   u׉׉	 7cassandra://ITPXEnfI5vAscrwf45_3B91DGgcAv-phJvBSd1zEVfk fm` ׉	 7cassandra://pBsyVEloCcL4DSPjd5Of5uBB3Kk97cK7ZrwWrZYyaGkfW`S׉	 7cassandra://peja9P2kAt6T4N-J98evHcT8ay-YvprLtSZPbeAEIG0`̵ ׉	 7cassandra://UvqW1Tf5vMnQyxty9yMREA4cdAvT905Wqy0oW8CZTgQ́͠WƠ䰈ὡ?ט  u׉׉	 7cassandra://e9_iCL1WotavEBzZw-RLP0E7taSunqJOaIlqgmSaIWw H` ׉	 7cassandra://GNtSL-aGYGpcZPb79XLHOcnSz6F566A1CIFmQA7CK-IM`S׉	 7cassandra://-Qa4LZrUeuvvpxQdw-fmOm1mvgCQITwZNqNS0mL7cNc`̵ ׉	 7cassandra://5QxYv05ODNQJ6AzDD6JfhO_pNETni8AtoL8SvaNMsKEͅ͠WƠ䰈ὡ@׉E3. La répartition des secteurs
Se basant sur les dernières données disponibles, l’IBSA observe
que les chiffres d’affaires des différentes branches d’activité
confirment une évolution mitigée en seconde partie d’année
2015. L’industrie et la construction, stables, suivent de près
la tendance conjoncturelle globale. Le commerce de gros, les
autres services non-financiers aux entreprises, le transport et
l’entreposage sont en recul. Dans les services financiers, les
marges d’intermédiation sont restées stables et le portefeuille
de crédits au sein des établissements financiers a légèrement
augmenté au cours du second semestre 2015.
La note positive est venue du secteur du commerce, qui a
évolué de manière dynamique. « Cette dynamique pourrait
(Variations annuelles, en pour cent)
1. Agriculture
2. Energie
3. Industries manufacturières
a. Biens intermédiaires
b. Biens d'équipement
c. Biens de consommation
4. Construction
5. Services marchands
a. Transports et communication
b. Commerce et horeca
c. Crédit et assurances
d. Santé et action sociale
(y.c. titres-services)
e. Autres services marchands
(y.c. titres-services et emplois ale)
6. Services non-marchands
a. Administration publique et éducation
b. Services domestiques
7. Total
-17,0
16,6
-1,0
6,7
12,7
-13,0
-1,7
0,8
-6,6
3,8
4,0
-1,4
0,6
1,9
2,0
-12,8
1,9
2011
4,8
cependant être affectée dans les prochains mois par les répercussions
potentielles du lockdown en novembre 2015 et
des attentats de mars 2016. Ces événements ne devraient
toutefois entraîner qu’un effet à court terme sur l’emploi et
l’activité économique à Bruxelles, qui resterait circonscrit à
quelques branches d’activité (commerce, horeca, éventuellement
transport et entreposage et arts et spectacle) », pensent
les analystes de l’IBSA. Dans l’horeca en particulier, certains
redoutent toutefois des effets différés et une vague de faillites
cet automne.
Les tableaux ci-dessous donnent les chiffres et perspectives des
différents secteurs en RBC, pour la valeur ajoutée et l’emploi.
Valeur ajoutée brute aux prix de base en volume : Région de Bruxelles-Capitale
2010
2012
5,9
-17,9
-0,9
-5,9
-7,6
7,7
-6,8
3,7
6,5
0,2
5,6
3,6
3,1
1,8
1,8
1,1
1,9
-16,5
-1,3
1,8
-6,5
-0,4
6,9
-0,3
-2,8
-3,5
3,0
2,9
-0,7
1,8
1,8
5,2
1,9
2013
-30,6
-12,5
1,2
-5,5
6,9
2,7
-2,8
-1,6
-4,1
-3,0
-6,2
-0,8
2,9
1,9
2,1
-20,7
4,4
2014
-11,0
8,2
1,4
5,0
1,2
-0,8
3,6
0,6
-3,9
0,7
4,5
-0,5
-0,1
0,9
0,9
-8,0
3,0
2015
-0,6
0,7
-1,3
0,2
-1,2
-2,4
2,4
1,2
0,3
0,8
1,1
0,2
2,0
0,1
0,1
1,7
2,4
2016
-16,0
-0,4
0,4
-0,6
-0,8
1,9
1,5
0,9
0,4
1,0
1,1
0,6
1,0
-0,1
-0,1
3,6
2,2
2017
21,1
0,0
0,4
-2,7
0,9
2,1
1,9
1,7
1,6
1,7
2,2
1,3
1,4
0,1
0,1
-1,7
-0,1
2018
1,6
1,1
0,9
-1,1
1,5
1,9
1,8
1,6
1,3
1,4
2,3
1,1
1,5
0,2
0,2
0,9
2,2
Source : Calculs BFP, IBSA, IWEPS, SVR sur la base des comptes régionaux en SEC 2010 (ICN).
(En personnes)
1. Agriculture
2. Energie
3. Industries manufacturières
a. Biens intermédiaires
b. Biens d'équipement
c. Biens de consommation
4. Construction
5. Services marchands
a. Transports et communication
b. Commerce et horeca
c. Crédit et assurances
d. Santé et action sociale
(y.c. titres-services)
e. Autres services marchands
(y.c. titres-services et emplois ale)
6. Services non-marchands
a. Administration publique et éducation
b. Services domestiques
7. Total
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 18
Emploi intérieur total : Région de Bruxelles-Capitale (en personnes)
2010
76
2011
104
8.557
23.453
5.887
5.218
12.348
20.375
450.822
48.472
99.195
60.060
62.789
180.306
174.169
166.788
7.381
677.452
9.801
23.219
5.825
5.244
12.150
19.683
459.850
49.469
98.774
60.030
64.633
186.944
176.661
169.096
7.565
2012
123
9.405
23.096
5.861
5.241
11.994
19.782
458.596
48.907
96.566
58.911
65.774
188.438
178.199
170.302
7.897
2013
140
9.446
22.531
5.191
5.412
11.928
20.098
457.541
47.881
95.414
57.640
66.450
190.156
178.453
172.261
6.192
2014
141
9.340
22.661
5.154
5.490
12.017
20.439
459.762
47.320
94.617
57.487
67.258
193.080
178.327
172.630
5.697
2015
126
9.273
21.969
4.877
5.232
11.860
20.273
467.979
47.679
94.687
57.100
68.870
199.642
178.516
172.697
5.819
2016
128
9.399
21.818
4.889
5.089
11.840
20.235
472.434
47.781
94.997
56.385
69.979
203.292
179.229
173.105
6.124
689.318 689.201 688.209 690.670 698.135 703.244
2017
137
9.545
21.482
4.665
5.049
11.768
20.186
478.691
47.907
95.830
56.348
71.074
207.532
178.750
172.699
6.051
2018
138
9.521
21.302
4.559
5.037
11.706
20.217
483.787
47.868
96.546
56.107
72.295
210.971
178.029
171.913
6.117
708.792 712.993
׉	 7cassandra://peja9P2kAt6T4N-J98evHcT8ay-YvprLtSZPbeAEIG0`̵ WƠ䰈ὡA׉E24. Les créations et les faillites
Fin 2015, la Région bruxelloise comptait 97.171 entreprises
actives assujetties à la TVA. Entre juillet et décembre de cette
même année, 5.515 entreprises ont été créées et 3.899 ont
cessé leur activité. « La situation a évolué favorablement par
rapport à l’année précédente », pointe l’IBSA.
Il en va de même pour les faillites, qui ont fortement reculé
au second semestre 2015. Avec un total de 871 faillites prononcées
durant cette période, les dépôts de bilan ont baissé
de 23 % en glissement annuel.
5. Le marché du travail
POPULATION ET MARCHÉ DU TRAVAIL : RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE
Depuis 2014, et le taux de chômage historiquement
élevé de 20 %, le marché du
travail à Bruxelles montre des signes de
reprise modérée. « Le nombre de demandeurs
d’emploi inoccupés est en baisse
constante depuis novembre 2014. En février
2016, il est pour la première fois, depuis
juillet 2009, tombé sous la barre des
100.000 demandeurs d’emploi, » souligne
l’IBSA dans son Baromètre.
L’Institut observe toutefois des signes
d’essoufflement à partir de fin 2015. Si
ces signes perdurent, l’emploi pourrait
augmenter légèrement moins en 2016
qu’en 2015.
Les « Perspectives économiques régionales
» (tableau ci- dessous) tablent d’ailleurs
sur une légère remontée du taux de
chômage pour 2017 et 2018.
Enfin, comme dans les autres régions, l’emploi
indépendant ne cesse d’augmenter en
RBC. Fin 2015, on totalisait environ 77.900
indépendants en Région Bruxelloise. Le
cap des 80.000 devrait être passé en 2017.
1500
1200
900
600
300
0
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
Population totale
Population d'âge actif
Population inactive
Population active occupée
Chômage
2017
2018
Emploi intérieur indépendant : Région de Bruxelles-Capitale
(en personnes)
1. Agriculture
2. Energie
3. Industries manufacturières
4. Construction
5. Services marchands
a. Transports et communication
b. Commerce et horeca
c. Crédit et assurances
d. Santé et action sociale
e. Autres services marchands
6. Services non-marchands
a. Administration publique et éducation
b. Services domestiques
7. Total
47
12
1.409
6.803
69.098
956
7.363
431
6.401
53.947
531
531
0
77.900
Des emplois à Bruxelles pour des Bruxellois ...
Pour terminer sur une note positive, les Perspectives économiques
régionales 2016-2021 (Bureau fédéral du Plan et organismes de statistiques
régionaux) indiquent que la part des résidents bruxellois, tant
dans l’emploi intérieur de leur propre région que dans celui des deux
autres, s’est constamment accrue ces 15 dernières années. Les projections
tablent sur une prolongation de cette tendance, de sorte qu’au
cours de la période 2015-2021, la croissance de la population active
serait plus dynamique à Bruxelles (1,2 % par an en moyenne) qu’en
Flandre et en Wallonie (0,8 % chacune).
De quoi tout doucement corriger cette anomalie qui veut que les résidents
en RBC n’occupent que la moitié des postes de travail situés
sur son territoire. n
19 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
׉	 7cassandra://-Qa4LZrUeuvvpxQdw-fmOm1mvgCQITwZNqNS0mL7cNc`̵ WƠ䰈ὡBWƠ䰈ὡA#בCט   u׉׉	 7cassandra://kqCXAz22dAyQ4rUtKjoOBuBy9Ha6PiO95ttLEbTHqlM ll`׉	 7cassandra://28PEnO6TixHbn9mx_qM-_qAycsPQ3_8R_ddfcPpJ8IYs2`S׉	 7cassandra://n1r0oA518YnihU0uNXgvYSeX96ERkmdltPgHrtF1NNs#`̵ ׉	 7cassandra://6w9Is9Bn6FaA96y-WaYPtLm4GeDW4pSoUgufph3ogd0 @̆͠WƠ䰈ὡCט  u׉׉	 7cassandra://_6xFDD130EcFChyuXuk6pYlNdNIudIk_rCdDjMTkH3I ` ׉	 7cassandra://dXsFQ7tGoP2tqZOyI0K0w7AmceH7zDPI3D4WZqZQL2gk`S׉	 7cassandra://sOISrC3nV885aImaIqwl6XAGmuGQc3_p-lfwsPTQaIQ
`̵ ׉	 7cassandra://Xs3d6EoeMU-NFcIhOcfEbqPBGesqLbfISzOgrJbMdnsͷ4͠WƠ䰈ὡD׉EInterview
Thierry Willemarck :
« Bruxelles garde ses atouts »
Entre les fermetures de tunnels, la mise en œuvre
chaotique du piétonnier, le lockdown, et surtout les
attentats du 22 mars, Bruxelles a vécu ces douze
derniers mois des temps particulièrement difficiles – qui
ont aussi affecté ses entreprises. Thierry Willemarck,
président de BECI, fait le point.
Thierry Willemarck.
2016
restera pour Bruxelles l’année des
attentats – qui, au-delà des victimes,
ont aussi fait de considérables dégâts
économiques et porté atteinte à l’image internationale de la
capitale. Quelles leçons faut-il en tirer ?
« Sur le plan économique, ces drames nous ont appris qu’il
était essentiel de ne pas arrêter l’activité, comme on l’a fait en
novembre, mais au contraire de la soutenir immédiatement,
tout en prenant les mesures de sécurité qui s’imposent »,
répond Thierry Willemarck. « Quant à la sécurité, on a probablement
surréagi, mais on a aussi pu observer que nos moyens
ne sont pas adaptés à la menace. Déployer des militaires en
rue ne suffira peut-être pas à éviter des attentats. Par contre,
on doit sans doute accroître nos moyens de surveillance au
quotidien, par des techniques modernes et discrètes. »
« Ces situations d’urgence ont aussi démontré les limites des
structures régionalisées – on songe notamment à la gestion
du 112. Faut-il refédéraliser certaines compétences ? Faut-il,
à l’échelon régional, fusionner les zones de police ou réduire
le nombre de communes ? Sans prendre position, on peut du
moins ouvrir le débat. »
Bruxelles fragilisée ?
Les attentats ont-ils révélé une « fragilité bruxelloise » ?
« Les faits ont mis en évidence la faiblesse économique du
centre-ville, mais celle-ci était déjà installée. S’il y a une fragilité
particulière à Bruxelles, c’est la paupérisation du centre.
Le politique n’a pas pris assez de mesures pour encourager
la restauration du centre-ville ; pour le rendre attractif aux
habitants, aux commerçants, aux investisseurs. Il faut ramener
des habitants des classes moyennes et supérieures ; c’est
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 20
Diversité : une question de société
Un an après le Livre blanc de la Diversité, Thierry Willemarck
insiste sur la nécessité de préserver l’ouverture
de l’entreprise à la diversité (des origines, des
âges, du genre…). « C’est dans les grands centres
urbains que se produit le brassage des populations
et c’est là que la créativité est la plus importante.
Cela se traduit aussi dans le monde de l’entreprise :
voyez Google. Mais il est vrai que c’est un message
difficile à faire passer dans une société tentée par le
repli sur soi. »
La réponse est-elle à chercher dans l’enseignement
et la formation ? « Bien sûr ! La qualification reste
le premier critère des employeurs. Et il reste indispensable
de revaloriser les filières qualifiantes pour
répondre aux besoins de l’économie. Là aussi, BECI
est active, à travers le volontariat d’entreprise et la
promotion sociale. Il faut rappeler que nous sommes
au pouvoir organisateur de plusieurs écoles de formation
permanente : VTI côté néerlandophone, F9
Languages et l’EPFC côté francophone. Le déménagement
de l’EPFC, à la rentrée 2017, est un projet
important pour nous. »
« Mais l’école à elle seule – pas plus que l’entreprise
– ne peut répondre à une problématique de société
qui est beaucoup plus large, et qui touche à l’éducation
au sein même des familles. »
rapport 2016
׉	 7cassandra://n1r0oA518YnihU0uNXgvYSeX96ERkmdltPgHrtF1NNs#`̵ WƠ䰈ὡE׉Eaussi ce qui permettra de rééquilibrer l’assiette fiscale. Voyez
la rue Antoine Dansaert ou la place Saint-Géry, jadis des lieux
très dégradés, qui ont été bien rénovés. » Voilà, pour le président
de BECI, l’occasion de clarifier un point : « Contrairement
à ce que certains répètent, nous ne sommes pas du tout
opposés au piétonnier – je suis personnellement convaincu de
l’utilité d’un tel projet – mais nous sommes très critiques sur
la méthode, qui n’a fait qu’aggraver les problèmes. »
Pour autant, Thierry Willemarck se refuse à verser dans le
catastrophisme : « Sur le long terme, Bruxelles garde ses
atouts – et d’abord son emplacement géographique, qui en fait
un carrefour économique et politique incontournable. »
Mais l’image de Bruxelles reste un sujet de préoccupation :
« Il faudra sans aucun doute redorer le blason. À cet égard,
nous n’avons malheureusement pas de quoi nous réjouir,
puisque l’attitude des autorités bruxelloises revient à nous
mettre hors-jeu. C’est tout le problème de Visit Brussels : un
organe qui a obtenu d’excellents résultats en associant public
et privé, mais dont, aujourd’hui, le privé est exclu – horeca en
tête. Et donc, nous menons nos propres actions pour soutenir
les secteurs liés au tourisme : ‘Dining for Brussels’, ‘Sprout to
be Brussels’ se sont faits sans l’acteur public, à l’initiative du
privé. »
Mobilité : toujours en chantier
Autre sujet qui fâche le président de BECI : la mobilité. Tunnels
fermés, embarras de circulation permanents… L’image de
Bruxelles n’en sort pas grandie. « Tous les gouvernements
européens ont fait des économies dans les infrastructures de
mobilité depuis 30 ou 40 ans. Aujourd’hui, nous en payons les
conséquences. Les experts estiment en général qu’on maintient
un ouvrage routier en investissant 2 % par an de son
budget de construction, pendant 50 ans. En Europe, on tourne
autour de 1 ou 1,2 % de moyenne ; en Belgique, c’est 0,63 %.
Depuis la régionalisation de ces matières, la situation s’est
améliorée en Flandre ; la Wallonie fait un effort également.
À Bruxelles, nous avons une commission parlementaire qui
‘ découvre’ que rien n’a été fait… »
Thierry Willemarck se réjouit par contre de l’accord intervenu
pour l’allongement du métro, « qui semblait impossible sous
le gouvernement précédent ». Plus qu’à achever le RER ? « Il y
a là une question de société. Ce qui a beaucoup ralenti le RER,
ce sont notamment les recours, qui ont été beaucoup moins
nombreux en Flandre. Pour de tels projets, il faudrait réfléchir
au cadre légal et redonner une priorité au sens du collectif. »
Le sens du collectif, c’est aussi ce qui fait défaut dans l’approche
de l’activité aéroportuaire. Première cible des attentats
du 22 mars, Brussels Airport a particulièrement souffert.
Smart Cities : « Ne pas rater le train »
S’il est un sujet qui tient Thierry Willemarck à cœur, c’est
celui des smart cities – les villes connectées et intelligentes :
« On est trop lents ! Il faut se rendre compte que l’évolution
technologique va très vite et touche tous les domaines.
Quand on parle de mobilité, on songe à la voiture autonome,
à la programmation des feux de signalisation, à la
voiture électrique… Tout cela va évoluer rapidement, et on
a l’impression que le cadre réglementaire ne suit pas. Pour
la voiture autonome, par exemple : on est prêt à automatiser
le métro, mais on ne veut pas laisser l’ordinateur conduire
la voiture – ce qui devrait pourtant contribuer à réduire la
congestion. Autre exemple : la 4G et la 5G, qui déterminent
l’internet des objets. Nous gardons la norme la plus stricte
d’Europe, qui entrave le déploiement des technologies de
communication les plus modernes ! »
« Or, il y a une vraie opportunité. Nous allons devoir réinvestir
dans nos infrastructures, et les smart technologies ne
sont pas forcément coûteuses. Très souvent, elles peuvent se
greffer aux structures existantes – par exemple pour rendre
les feux ‘intelligents’. Si on veut repositionner Bruxelles, il ne
faut surtout pas rater ce train-là ! »
À peine l’aéroport était-il rouvert que le gouvernement
bruxellois lançait plusieurs actions en cessation environnementale.
« BECI n’est évidemment pas favorable à un survol
déraisonnable de Bruxelles », souligne Thierry Willemarck.
« Il existe pourtant des pistes de solution, à rechercher dans
une répartition équitable des nuisances. Nous regrettons que
la concertation entre les différents pouvoirs n’aboutisse pas.
Dans ce dossier comme dans d’autres, on voit bien l’utilité
d’une approche métropolitaine, malheureusement absente. »
Conférence de presse BECI, suite aux attentats du 22 mars.
Du positif !
L’année, marquée d’une pierre noire pour Bruxelles, a malgré
tout apporté certaines satisfactions au président de BECI,
qui juge positivement les « tax shifts » fédéral et régional :
« L’action du gouvernement fédéral va dans le bon sens. On
a tout lieu d’être satisfaits du plan PME de Willy Borsus. Les
mesures sont les bonnes et la mise en œuvre est même assez
rapide. Quant au tax shift régional, c’est également un signe
positif, qui peut encourager le retour à Bruxelles. »
L’action de BECI apporte également son lot de satisfactions :
« Je me réjouis tout particulièrement de la reconnaissance
d’IZEO – une structure que nous avons contribué à créer –
comme partenaire social. Les indépendants sont mieux soutenus
et mieux représentés. Cela démontre que notre approche
en ‘trois enseignes’ – BECI, CCIB, IZEO – est la bonne. Plus
généralement, j’estime que notre lobbying fonctionne bien ;
la preuve en est que nous sommes régulièrement très critiqués.
Nous ne cherchons pas le conflit – au contraire, il ne
faut jamais rompre le dialogue – mais nous ne sommes pas
là pour recevoir l’accolade ; il y a des choses que nous devons
dénoncer. »
« Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié la réactivité de BECI dans
les moments difficiles. En particulier, je songe à Stronger.
Brussels, que nous sommes parvenus à mettre sur pied en un
temps record pour soutenir les entreprises bruxelloises. » n
21 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
rapport 2016
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`̵ WƠ䰈ὡFWƠ䰈ὡE#בCט   u׉׉	 7cassandra://IppEgLDEl9Yx4H-3qyh_GJK5NIWWG7Uz6SbP2_xhFhU ` ׉	 7cassandra://2kP6IS14rPAsNJqanXtzIhhCuN8X6VNO3HPPHJLbyBA]`S׉	 7cassandra://r76dINBSf73mni3R_2ridImOgWpSYXy1OfItEwl84Q83`̵ ׉	 7cassandra://n7-KJgX65KemxShYgnWLxL8vumi5UI-A-EMpKqhAUfs͜x*͠WƠ䰈ὡGט  u׉׉	 7cassandra://unkIfZ0HeFomgtRfiwi7t26TxKY4O4fWSP8rOTp9pfw :` ׉	 7cassandra://xUp1HCWhm_PrnyiJcfAzPzCWODMgTSrC9uKu67V1OTM^v`S׉	 7cassandra://VHLUGx2XxjYD1Fc28-fvstWnJwGhybBT-S5n3ExOeRg`̵ ׉	 7cassandra://uY18m2Si5zOjVVz_AhV1vX0NDWJ936wareXUqKvqnd8ʹ(͠WƠ䰈ὡH׉EcInterview
Une nouvelle voie pour BECI
Olivier Willocx, l’administrateur délégué de BECI,
fait le point après une année particulièrement mouvementée.
Il prône une nouvelle vision, pour mieux
connaître les membres.
Que diriez-vous de l’année écoulée ?
Une année étrange à bien des égards. Nous avons été confrontés
à des faits sans précédent dans l’histoire de Bruxelles : le
terrorisme, le lock-down ou encore la fermeture de tunnels.
Nous en ressentons toujours les répercussions. BECI a tenté de
soutenir les entreprises en difficulté. Nous sommes aussi intervenus
en tant que groupe de pression aux niveaux fédéral et régional.
Résultats : une série de mesures de soutien concrètes et
de reports de taxation pour les entreprises bruxelloises. Nous
savons que ces mesures ont été particulièrement bien accueillies
auprès des acteurs économiques bruxellois en difficulté.
Où voyez-vous BECI dans cinq ans ?
Nous avons traversé des moments difficiles. BECI doit poursuivre
sur le chemin de la croissance et de l’innovation. Et nous devons
continuer d’affiner les missions spécifiques de la Chambre de
Commerce, de l’Union des Entreprises de Bruxelles et d’IZEO.
L’innovation s’obtient en rencontrant des gens et en apprenant
l’un de l’autre. Je pense qu’une réceptivité aux opinions, une
bonne écoute et la faculté d’observer nous renseigneront davantage
que la réalisation d’études et d’analyses. Nous nous efforçons
d’intégrer cet élément dans notre culture d’entreprise. Il y a
beaucoup de sang neuf dans notre équipe ; c’est une génération
qui apporte un souffle nouveau. Notre démarche stupéfie souvent
nos interlocuteurs et, parmi eux, surtout les syndicats.
Nous allons mettre l’accent sur nos membres.
Nous voulons collaborer plus étroitement avec
eux, apprendre à mieux les connaître et mieux
entrevoir leurs besoins.
Nous cherchons à instaurer une culture d’entreprise positive,
ouverte à tout et capable d’admettre que l’erreur est humaine.
Nos manquements sont en effet riches en enseignements.
C’est bien souvent une erreur qui nous fait nous interroger sur
la complexité d’un processus. Nous nous demandons alors s’il
n’y avait pas moyen de faire plus simple – ou mieux. Dès lors,
notre culture d’entreprise doit puiser sa force dans l’ouverture,
l’initiative et la liberté.
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 22
Olivier Willocx.
Nous voulons aussi nous moderniser et cesser de travailler
comme il y a dix ans. Nous allons mettre l’accent sur nos
membres. Nous voulons collaborer plus étroitement avec eux,
apprendre à mieux les connaître et mieux entrevoir leurs besoins.
Cela nous permettra de mieux anticiper et d’apporter un
soutien plus efficace. Un de nos objectifs consiste, l’année prochaine,
à multiplier par 20 nos interactions avec les membres.
À quoi les membres
peuvent-ils s’attendre, exactement ?
Nous voulons nous démarquer d’une approche institutionnelle
et avoir une connaissance beaucoup plus approfondie de nos
membres. Notre principal atout réside dans notre capacité de
soutenir toutes les organisations, petites ou grandes, dans n’importe
quel secteur et à n’importe quel stade. Aujourd’hui, notre
communication est trop généraliste. Cela doit changer. Nous
allons communiquer de façon plus personnelle et plus ciblée.
Par ailleurs, nos propositions deviendront plus concrètes. Je
pense par exemple à un contrat-type pour engager des étudiants
jobistes. Bref, des choses utiles et utilisables, directement.
Nous continuerons bien sûr à défendre les intérêts de nos
membres auprès des pouvoirs publics, mais une fois de
plus, en allant plus loin. Nous ne nous contenterons plus de
défendre des points de vue : nous anticiperons et nous participerons
à l’élaboration de solutions réalistes.
« Je ne serai vraiment satisfait que lorsque... »
Comment termineriez-vous cette phrase ?
... que lorsque les choses auront changé. Comment pouvons-nous,
ensemble, améliorer la situation ? Pas seulement en
analysant, mais aussi en instaurant des changements. Lorsque
mon regard se porte à l’extérieur et que je compare avec l’année
passée, je constate peu de différence. Bruxelles doit être une ville
agréable. Je ne serai vraiment satisfait que lorsque les situations
pour lesquelles je me dévoue auront réellement changé. n
rapport 2016
׉	 7cassandra://r76dINBSf73mni3R_2ridImOgWpSYXy1OfItEwl84Q83`̵ WƠ䰈ὡI׉EInterview
BECI : une voix qui porte
L’un des principaux « métiers » de BECI est de représenter ses membres et de
défendre leurs intérêts. Bref, de faire du lobbying.
«C
e n’est pas un vilain mot ! », s’exclame Jan De Brabanter,
Secrétaire Général de l’UEB. « Le lobbying, ce n’est pas
imposer son point de vue. C’est faire valoir des intérêts
qui n’ont pas forcément été pris en compte ; présenter des arguments,
faire des propositions… C’est ce que font aussi les associations
de citoyens, les syndicats… »
Représentant naturel des employeurs bruxellois, BECI siège à la
table des partenaires sociaux, au sein du Conseil Économique et
Social bruxellois (CES), dont Jan De Brabanter assume actuellement
la vice-présidence. BECI détient par ailleurs de nombreux
mandats de représentation ou de gestion dans les Organismes
d’Intérêt Public (OIP) régionaux (chez Actiris, Citydev, à Bruxelles
Formation, etc.). « Avec les syndicats, nous insistons pour sauvegarder
notre rôle de co-gestionnaire dans ces OIP. »
« Parfois, on nous confond avec les organes de la Région », reprend
Jan De Brabanter. « Je rappelle souvent que nous sommes
une instance privée ; nous défendons les intérêts des entrepreneurs
à Bruxelles : ce sont nos affiliés ; nous avons une légitimité
pour le faire. » Et d’insister sur l’éthique dans l’exercice de ces
mandats : « Quand on siège au conseil d’administration d’un OIP,
on participe à la gestion d’un organe financé par le contribuable.
C’est une responsabilité sociétale. Nous avons donc un devoir de
bonne gestion, mais nous devons aussi préserver notre indépendance
: nous devons garder le droit de marquer notre opposition
quand il le faut. Et nous ne devons jamais perdre de vue nos
missions : la défense de l’intérêt économique général ; l’intérêt
de l’économie bruxelloise ; enfin, l’intérêt particulier des entreprises,
individuellement. »
« Un travail ingrat
mais passionnant »
La 6e
réforme de l’État, en transférant de nouvelles
compétences aux Régions, a encore
renforcé ce rôle : « Allocations familiales, politique
des groupes-cibles, aides économiques,
activation des demandeurs d’emploi… Autant
de gros dossiers dont Bruxelles a hérité, et où
le renforcement de la représentativité économique
est plus que nécessaire. »
Jan De Brabanter le reconnaît, le lobbying est
parfois ingrat : « C’est un travail de l’ombre
; les sujets sont le plus souvent confidentiels
– et on ne peut généralement pas se prévaloir
des résultats obtenus. C’est aussi un
Jan De Brabanter.
« On occupe une place privilégiée, au plus près
des organes de décision. (…) Parfois, nous
sommes au courant de projets législatifs avant
les parlementaires eux-mêmes. »
travail de dialogue, de négociation – où il y a nécessairement des
concessions. Enfin, nous sommes parfois confrontés à des intérêts
divergents parmi les entrepreneurs eux-mêmes ou entre
différents secteurs. Notre rôle est de trouver le meilleur compromis
possible. »
Mais il ajoute immédiatement : c’est un travail passionnant. « On
occupe une place privilégiée, au plus près des organes de décision,
au sein du CES et au contact des cabinets ministériels. C’est
ce qui nous permet d’être informés très tôt et de bénéficier d’une
oreille attentive. Parfois, nous sommes au courant de projets législatifs
avant les parlementaires eux-mêmes. »
Pertinence et expertise
Pour remplir son rôle, BECI se doit d’être pertinente : « Cela signifie
qu’il faut être à l’écoute de nos membres – ce que nous faisons
à travers nos sondages et dans nos organes : conseil d’administration,
conseil exécutif, commissions. Par ailleurs, nous
collaborons étroitement avec les fédérations sectorielles. Nous
faisons remonter toute cette information pour préparer nos dossiers,
et nous l’étayons par l’expertise de notre centre de connaissance,
qui suit de près des thématiques telles que la mobilité,
l’urbanisme, la durabilité, etc. Enfin, nous
avons mis en place une gouvernance de nos
mandats, confiés à des personnalités expertes
dans leur domaine et qui s’engagent
à défendre nos positionnements. »
« En conclusion, je crois qu’il faut se demander
ce qui se passerait si BECI n’existait pas.
Qui porterait la voix des entreprises bruxelloises
dans des dossiers tels que le ‘tunnelgate’,
le piétonnier, la réforme fiscale…
? L’ouverture de Bruxelles au car-sharing,
par exemple, correspond à une attente développée
en 2014 dans notre ‘Livre Blanc de
la Mobilité’. Le résultat de tout ce travail est
évidemment difficile à mesurer, mais on ne
peut le méconnaître. » n
23 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
rapport 2016
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Plus forts, tous ensemble
Du lockdown de novembre aux attentats du 22 mars, avec toutes leurs conséquences,
Bruxelles a été durement éprouvée ces derniers mois. Dans l’adversité, BECI s’est
mobilisée pour assister ses membres, soutenir l’économie bruxelloise et l’image de
la ville. Compte-rendu.
D
ès le 22 mars, passé le premier choc des attentats, s’est posée
la question de l’action : que pouvait faire BECI au service
de ses membres et, plus généralement, au service de sa
communauté ? Notre première réaction – outre la mise sur pied
d’un call center improvisé, dans les heures qui ont suivi les événements
– a été d’organiser, avec nos partenaires, l’initiative Stronger
Brussels. Une large campagne en faveur des entreprises de
Bruxelles, déployée sur plusieurs axes : interpellation des décideurs
politiques, soutien à l’image de Bruxelles, mais aussi mise en place
d’outils d’assistance aux entreprises. En trois semaines à peine,
nous avons mis en ligne le mini-site Stronger.Brussels, centralisant
les informations les plus critiques et renvoyant, au besoin, vers notre
Centre pour Entreprises en difficulté. Parallèlement, une trentaine
de conseillers étaient mobilisés afin de prendre en charge les dossiers
les plus urgents et les plus spécifiques.
Faire entendre notre voix
Quelques mois plus tôt, en novembre, l’actualité nous avait déjà
confrontés au lockdown : six jours au plus haut niveau d’alerte terroriste,
avec fermeture du métro, des écoles et des centres commerciaux...
À ce moment déjà, BECI avait réagi. D’abord en consultant
ses membres par un sondage-express, afin de mesurer leurs besoins
immédiats, ensuite en organisant pour eux une table ronde
qui a réuni 80 chefs d’entreprise, afin d’examiner les conséquences
juridiques et financières de l’alerte.
Dans la foulée et en concertation avec le gouvernement bruxellois,
BECI avait mené l’enquête auprès des entreprises bruxelloises
pour chiffrer l’impact économique du lockdown – et envisager les
mesures de soutien nécessaires. À l’époque, nos demandes prioritaires,
aux côtés de nos partenaires sectoriels, consistaient dans
le maintien des reports de paiement ONSS et TVA, la simplification
et l’harmonisation des conditions d’octroi du chômage économique
des employés, ainsi que l’exonération provisoire de la taxe sur les
nuitées hôtelières. Demandes qu’il fallut hélas répéter au mois de
mars, après les attentats, mais pour lesquelles nous avons obtenu
satisfaction. Même si aucune mesure ne peut être suffisante en de
telles circonstances – et même si les conséquences économiques
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 24
Ainsi, nous avons résolument soutenu l’initiative Sprout to be Brussels,
pour encourager les Bruxellois à se montrer fiers de leur ville,
sous l’emblème décalé du… chou de Bruxelles ! Une initiative qui
se poursuit et qui a désormais pris la forme d’une ASBL dont nous
sommes partenaires, et que nous hébergeons.
De même, en collaboration avec les journaux De Tijd et L’Écho, nous
avons soutenu l’action Dining For Brussels, invitant les gens à se
rendre massivement dans les restaurants et cafés de Bruxelles.
Bien évidemment, nous avons apporté notre soutien à Make.Brussels,
l’appel à projets lancé par Atrium au profit des quartiers bruxellois
du Pentagone. Enfin, au mois de mai, nous avons pris part aux
Brussels Pyjamas’ Nights, aux côtés de la Brussels Hotel Association,
offrant une réduction aux clients des hôtels qui se présentaient
en pyjama. Une campagne ludique, sympathique, qui a fait écho sur
les réseaux sociaux.
Notre engagement dans toutes ces initiatives, même les plus modestes,
s’inscrit dans le même esprit que celui de Stronger Brussels
: celui du rassemblement pour penser notre avenir, soutenir
nos entreprises et notre ville. Plus forts, tous ensemble. n
de ces événements continuent à se
faire sentir –, nous avons pu faire entendre
la voix des entreprises.
Défendre la
« marque Bruxelles »
Tout au long de cette crise qui a
secoué Bruxelles et la Belgique,
l’action de BECI a été dictée par
l’intérêt des entreprises et par l’intérêt général, dans
une attitude constructive et collective. Dans le même souci, depuis le
mois de mars, nous avons voulu prendre part, avec d’autres, à toutes
les actions positives pour l’image de Bruxelles. Une autre forme de
réponse aux préoccupations des entrepreneurs qui, dans nos sondages,
se déclarent à la fois « fiers d’être Bruxellois » et inquiets de
l’image de leur cité.
rapport 2016
׉	 7cassandra://IuG0ct_TDX_KLhRYcY2jrE6Jm_wXRcyAKZPE71o-eVo#e`̵ WƠ䰈ὡM׉EConnecting Women Businesses Globally
New York 2011 │ Barcelona 2012 │ Lima 2013 │ Stockholm 2014 │ Istanbul 2015
International WOMEN’S ENTREPRENEURIAL Conference
BRUSSELS 2016
• 80 inspiring women entrepreneurs
• 40 awards
• 20 renowned speakers
• 2 days
• 1 message
7 & 8 november
Hôtel Métropole,
Information and registration:
www.beci.be/iwec
Contact : Amy Kessels
ake@beci.be – T 02/643.78.32 – M 0476/99.06.58
׉	 7cassandra://_BB5_RgbMjndujmXUmmtN0y4PkyEGKpHZWrqVfmMdeU'`̵ WƠ䰈ὡNWƠ䰈ὡM#בCט   u׉׉	 7cassandra://pYhoWzebLLh__7JQFYiKGyxuwA2Fv7WLf6BIkNCZECc `׉	 7cassandra://Jpaw-LVqiSMQ_S4T820OCyBRbaS9P1gpwbA2w5SVeu4R`S׉	 7cassandra://kz6kXetb9UAs79FOIQzCuw02Fv-AFTBKnG1W4To_1no`̵ ׉	 7cassandra://ccfBIdfJwLqDIh3DyW5fp2MZyOBKiIA8H0LKeBoW1Ig͠WƠ䰈ὡOט  u׉׉	 7cassandra://uV1ao7pL01i47d_-mcBw4uLeqIHRNcJZuG2gnXRWDww ` ׉	 7cassandra://1MRmddLuQYfhB5VFXheVYjm3lEfoIVTx47Do_jL4LdcE`S׉	 7cassandra://Zh6GVIRQhOg-PWtfVA7MT9Mw88GKwblsJrSF488Zo5o `̵ ׉	 7cassandra://VXnNoUjRI-UOoeOcHJ_bTkDWI0KxmCEglgQs4Ny7_sMzr͠WƠ䰈ὡPנWƠ䰈ὡ Ł>9ׁHhttp://5.BiׁׁЈ׉EgBaromètre politique
Le gouvernement bruxellois
ne convainc pas les entrepreneurs
La dernière édition du « baromètre politique » de BECI révèle globalement
l’insatisfaction des entrepreneurs quant à l’action du gouvernement bruxellois. Et
souligne une urgence absolue : la mobilité régionale.
1. Guy Vanhengel
2. Didier Gosuin
2,94
2,87
3. Céline Fremault
10%
28%
4. Cécile Jodogne
2,60
2,51
5.Bianca Debaets
QUEL EST NOTRE DEGRÉ DE CONFIANCE
VIS-À-VIS DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL ?
6. Rudy Vervoort
2,24
18%
32%
2,20
7. Pascal Smet
26%
21%
8. Fadila Laanan
1,88
1,84
Dans l’ensemble, le gouvernement bruxellois ne convainc
pas les entrepreneurs, qui sont 74 % à se déclarer « peu
ou pas du tout confiants » dans sa gestion. Le jugement
est nettement moins sévère pour le fédéral : 44 % de défiance
contre 35 % de confiance.
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 26
Confiance totale
Plutôt confiant
Neutre
Peu confiant
Pas du tout confiant
3%
46%
15%
Confiance totale
Plutôt confiant
Neutre
Peu confiant
Pas du tout confiant
QUEL EST VOTRE DEGRÉ DE CONFIANCE
VIS-À-VIS DU GOUVERNEMENT BRUXELLOIS ?
1%
Les scores des
ministres bruxellois : en baisse
Pas de changement dans l’ordre de notre classement :
Guy Vanhengel (Finances et Budget) reste le ministre
bruxellois le mieux coté par les entrepreneurs (2,94/5
de moyenne), devant Didier Gosuin (Économie et Emploi,
2,87) et Céline Fremault (Environnement et Énergie, 2,6).
Mais, dans l’ensemble, ces cotes sont en baisse ; la chute
la plus spectaculaire étant celle de Pascal Smet (Mobilité
et Travaux publics, passé de 2,32 à 1,88…
rapport 2016
׉	 7cassandra://kz6kXetb9UAs79FOIQzCuw02Fv-AFTBKnG1W4To_1no`̵ WƠ䰈ὡQ׉ELes acteurs régionaux
C’est Impulse (ex-ABE) qui
obtient la meilleure note parmi
les organes régionaux
(3,11/5), devant Bruxelles Invest
& Export (2,92) et le VDAB
(2,87). Bruxelles Mobilité finit
bon dernier (1,96).
Impulse (ABE/BAO)
Bruxelles Invest & Export
VDAB
STIB
Bruxelles Formation
Citydev (ex-SDRB)
Actiris
SRIB
Bruxelles environnement (IBGE)
Bruxelles Mobilité
3,11
2,92
2,87
2,82
2,79
2,78
2,70
2,66
2,61
1,96
5
ENVISAGERIEZ-VOUS DE DÉPLACER
UNE PARTIE DE VOS ACTIVITÉS ?
9%
6%
52%
13%
21%
Oui, dans la RBC
Oui, en Wallonie
Oui, en Flandre
Oui, hors de la Belgique
Non
Un entrepreneur sur deux
songe à quitter Bruxelles
Interrogés sur leur intention de délocaliser, les entrepreneurs
bruxellois ne sont plus que 52 % à répondre
« non » : c’est le score le plus faible depuis
la création de notre baromètre en 2010. Et pour
la première fois, ils sont plus de 20 % à évoquer
un départ de Belgique… Dans le même temps, les
entrepreneurs sont 42 % à évoquer la possibilité
d’investir ou de recruter ; un chiffre plutôt faible et
assez stable depuis trois ans.
Mobilité : annus horribilis
Depuis 2011, dans tous nos sondages, la mobilité caracole en tête des préoccupations des entrepreneurs bruxellois.
Or, ces douze derniers mois n’ont guère apporté que de nouvelles perturbations à cet égard : démolition du
viaduc Reyers, fermeture de tunnels en série, mise en place chaotique du piétonnier en centre-ville… Près de 85 %
des personnes interrogées estiment que la situation s’est dégradée.
Pas étonnant que la mobilité renforce encore son score de « priorité n° 1 » pour 64 % des sondés (contre 50 % en
novembre 2015), devant les deux autres « habitués » de notre podium : la fiscalité régionale et communale (33 %)
et la simplification administrative (32 %). En 4e
position (18 %), derrière l’aide à l’investissement (22 %) et même… la propreté (19 %) !
position, on voit poindre l’image de Bruxelles (25 %) – ce qui reflète
bien les inquiétudes après les attentats du mois de mars. Plus étonnant dans ce contexte : la sécurité n’arrive qu’en
7e
QUELS SONT LES TROIS THÈMES À TRAITER EN PRIORITÉ PAR LE GOUVERNEMENT BRUXELLOIS ?
Mobilité
Diminution de la fiscalité régionale et communales
Simplification des procédures administratives
Image de Bruxelles comme centre d'affaires
Aide à l'investissement
Propreté
Sécurité
Rénovation urbaine
Aménagement de l'espace public
Conseil aux candidats entrepreneurs
Promotion des formations qualifiantes
Recherche scientifique
Aide aux exportateurs
Soutien à l'emploi
Renforcement de la protection de l'environnement
Meilleure information sur l'emploi
Autres
10%
10%
6%
6%
4%
3%
2%
5%
27 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
33%
32%
25%
22%
19%
18%
14%
13%
64%
rapport 2016
׉	 7cassandra://Zh6GVIRQhOg-PWtfVA7MT9Mw88GKwblsJrSF488Zo5o `̵ WƠ䰈ὡRWƠ䰈ὡQ#בCט   u׉׉	 7cassandra://9GHGpInnQeb743F5aL7jxgM05mzhroPrSahArc2cpJ8 ` ׉	 7cassandra://pd09GIJ8z00B9DXYUOEPxBdHSqk_xUtew40XoilWiPQD`S׉	 7cassandra://01Nbc9aOwHtP7OKCdzKp4ZaX5jv8W7r4vOgJIEaL3CI`̵ ׉	 7cassandra://opQJqdeNKJ2wSv2NqqxOVN_cdovXiZj_LTMMyDmXu30]W͠WƠ䰈ὡSט  u׉׉	 7cassandra://Naz7S-7jBTu8iwwE32if-Sm_HFpJUueAFclnZ4SK0Mk `׉	 7cassandra://Jk2k2EJsSn54JRhNQfmk7OD6vmTV3lolMGIeuTd8cQYG`S׉	 7cassandra://zXyfwFlb2FqoMm00IaWZzjWPvpyQFti1741QL9R4Jq0c`̵ ׉	 7cassandra://pVFzK5ul6aYQg9W5miOiZVqDY71QDVJ1ztLjNwTW5tc pY͠WƠ䰈ὡTנWƠ䰈ὡ L9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈ׉EPour compléter ce sondage, nous avons demandé pour la première fois aux entrepreneurs quelles étaient, à leurs
yeux, les projets prioritaires en termes d’infrastructures. Trois chantiers se détachent nettement ; dans l’ordre : la
rénovation des tunnels, l’achèvement du RER et l’aménagement de parkings de dissuasion.
QUEL(S) PROJET(S) D’INFRASTRUCTURE DOIT OU DOIVENT ÊTRE FINALISÉ(S) EN PRIORITÉ DANS ET EN DEHORS DE BRUXELLES ?
Rénovation des tunnels
RER
Parkings de dissuasion
Métro Sud via Uccle
Réseau régional cyclable
Boulevard Reyers
Métro Nord via Schaerbeek
Aménagements du piétonnier
Projets de tramification de lignes
Autoroutes vélo en périphérie
8,66%
8,54%
7,64%
6,54%
5,21%
4,19%
3,19%
Des idées qui progressent
Toujours en lien avec la mobilité, l’idée d’un péage urbain
ou d’une taxe kilométrique fait son chemin : les entrepreneurs
sont désormais 43 % à la juger « intéressante »
(contre 33 %) en novembre dernier). Visiblement, cette
progression provient des indécis. Par ailleurs, 56 % des
sondés sont également intéressés par l’idée d’un « budget
mobilité » pour remplacer ou compléter le régime des
voitures de société.
COMMENT CONSIDÉREZ-VOUS LA CRÉATION D’UN PÉAGE URBAIN OU
D’UNE TAXATION AU KILOMÈTRE ?
33%
13,59%
21,35%
21,07%
Un dernier chiffre qui nous réjouit :
vous êtes 77 % à vous déclarer « satisfaits
ou très satisfaits » de l’action
de BECI. Un résultat qui nous
renforce dans notre détermination à
défendre les intérêts des entreprises
bruxelloises.
QUE PENSEZ-VOUS DE LA MANIÈRE DONT
BECI DÉFEND VOS INTÉRÊTS AUPRÈS DES
AUTORITÉS PUBLIQUES ?
13%
44%
43%
Une idée intéressante
Une idée inacceptable
Je ne sais pas
4%
19%
11%
66%
COMMENT CONSIDÉREZ-VOUS LA GÉNÉRALISATION
DU BUDGET MOBILITÉ ?
22%
22%
Une idée intéressante
Une idée inacceptable
Je ne sais pas
56%
Très satisfaisante
Satisfaisante
Peu satisfaisante
Pas satisfaisante du tout
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 28
rapport 2016
׉	 7cassandra://01Nbc9aOwHtP7OKCdzKp4ZaX5jv8W7r4vOgJIEaL3CI`̵ WƠ䰈ὡU׉E @www.beci.be
29 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
rapport 2016
׉	 7cassandra://zXyfwFlb2FqoMm00IaWZzjWPvpyQFti1741QL9R4Jq0c`̵ WƠ䰈ὡVWƠ䰈ὡU#בCט   u׉׉	 7cassandra://NlC-5uOgHF5VFlW28SgupPkAFkux5jhC-fDUmfOw6uA `׉	 7cassandra://XaHKIrd5jy0ZIeM3NNHyrlFeyyurQePHfxvq65Gaucg\`S׉	 7cassandra://SvCmpD1m-24a4odsitEM0VnCQxOpjaZQLTo7_he1yn0`̵ ׉	 7cassandra://kEXUjfd4Zo6BJTbELpY1c54EWdQDgv0IdJVToWDtgbA +x͠WƠ䰈ὡWט  u׉׉	 7cassandra://E7anAHECt6CLFfyRNV7jWsxt6Umq0YSGvNkfwDMsVBQ X`׉	 7cassandra://NWFDCxtCND0Yo-BzaPzVU-3LgCPPpJa2XU8Eofy93w8lb`S׉	 7cassandra://ZxyGwFTUGHVgQl3Kr_hoDixHfIoeCQxZUKc7qq-Ydko`̵ ׉	 7cassandra://Vmrbe-b7GHRApSS5JmWYywt3rIEH09n9LEe9lMFuqMYj͠WƠ䰈ὡXנWƠ䰈ὡ dk9ׁHhttp://www.blcca.orgׁׁЈ׉EBECI
2015-2016 : BECI en chiffres
BECI, ce sont de multiples activités d’accompagnement, de service, de networking,
de formation… Traduites en quelques chiffres, sélectionnés parmi d’autres,
pour les illustrer.
De juillet 2015 à juin 2016,
BECI a organisé 110 activités
de formation et séminaires
qui ont réuni 1857 participants,
en ce compris les
matières juridiques et sociales
ainsi que les séminaires du
Centre de Connaissance.
Les activités du Start’Hub (voir
aussi p. 34) ont réuni 1045
participants, dont 519 lors
des Start’hub Nights, 526 aux
Start’Hub Apéros et 61 candidats
au Start’Hub Challenge. En
dehors du Start’Hub, le soutien à la
création d’entreprises s’est traduit
en 31 séances d’information
totalisant 432 participants et
773 consultations individuelles.
Aider les entreprises européennes à
s’internationaliser et à innover, tel est
le rôle d’Enterprise Europe Network :
un réseau de 600 organisations réparties
dans toute l’Europe et au-delà,
dont BECI est, avec impluse.brussels,
le point de contact bruxellois.
En 2015-2016, dans le cadre de cette
mission, BECI a accompagné 58 PME
bruxelloises lors de 8 événements de
matchmaking et organisé 163 rendezvous
d’affaires personnalisés. Nous
avons également fourni 40 accompagnements
et conseils personnalisés
(accès aux marchés étrangers,
normes et standards, financements
européens, appels d’offres et marchés
publics…). 55 nouveaux profils
de sociétés bruxelloises ont été diffusés
sur la plateforme Partnership
Opportunities Database, qui a généré
376 mises en relation avec des sociétés
étrangères. Last but not least,
6 contrats ont été signés entre des
sociétés bruxelloises et étrangères,
tandis que 22 autres accords restent
en négociation
Dix éditions, un total de 720
pages d’information (+ 16 %)
et un tirage moyen de 15.376
exemplaires sur l’exercice
2015-2016 (+ 1 %) : notre
magazine Bruxelles Métropole,
adressé à toutes les entreprises
bruxelloises de plus de
cinq personnes, poursuit sa
progression. En octobre 2015, il
était nominé aux B2B Press &
Communication Awards.
1141 personnes ont pris part
aux 48 événements organisés
par le département international
de BECI : visites de délégations
étrangères, rencontres d’ambassadeurs,
séminaires… – en
dehors des activités d’Enterprise
Europe Network, décrites
par ailleurs. Des chiffres en
augmentation : 6 événements de
plus et +21,6 % de participants.
Le Centre pour Entreprises en difficulté (CEd,
cofinancé par la Région de Bruxelles-Capitale)
est intervenu à 1967 reprises, dont 368 accueils
individualisés (ou traitements téléphoniques
longs) pour une recommandation stratégique, de
gestion ou d’information générale ; 811 consultations
juridiques (y compris pro deo juridiques
et sociaux) ; 422 consultations financières (y
compris pro deo comptables) ; 18 diagnostics
approfondis en stratégie et marketing et 99 interventions
de soutien psychologique (télé-conseil).
En hausse de plus de 30 % : c’est le
nombre de participants à nos nombreuses
activités de networking (hors
département international et formations).
Entre autres, 142 participants
aux Speed Business Lunches, 339
lors de nos soirées After Work, 158
aux événements Zinner Circle pour
nos membres néerlandophones,
108 joueurs au Golf Trophy et 704
convives à notre Garden Party.
De juillet 2015 à juin 2016, le
BECI Customs Center a délivré
15.439 certificats d’origine
(pour l’exportation de certains
produits ou vers certains pays,
chiffre stable), et 382 carnets
ATA (pour l’admission temporaire
de certains biens). Ces
derniers ont connu une hausse
spectaculaire, de plus de 30 %.
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 30
rapport 2016
110
376
720
1045
1141
1967
3470
15.439
׉	 7cassandra://SvCmpD1m-24a4odsitEM0VnCQxOpjaZQLTo7_he1yn0`̵ WƠ䰈ὡY׉EInternational
Les chambres bilatérales, créatrices de liens
Favoriser les échanges et renforcer les liens économiques à l’ère de l’internationalisation,
tel est le rôle majeur des chambres bilatérales de commerce.
Celles-ci sont épaulées par BECI, qui en héberge plusieurs. - David Hainaut
F
ort de son statut de capitale économique cosmopolite,
Bruxelles, quoiqu’on en pense, jouit toujours d’une très
bonne réputation à l’échelle internationale. Raison pour
laquelle les liens entre chambres de commerce installées à
Bruxelles et BECI sont de plus en plus nombreux. L’immeuble
de la chambre de commerce bruxelloise abrite d’ailleurs plusieurs
bureaux étrangers bilatéraux, tels ceux de la Chambre
de commerce belgo-luxembourgeoise-brésilienne (Brascam),
de la Chambre de commerce Canada-Belgique-Luxembourg
(CanCham), de la Chambre de Commerce Belgo-Luxembourgeoise
pour la Russie & le Belarus (CCBLR) ou encore, depuis
peu, la Nederlandse Kamer van Koophandel voor België &
Luxemburg (NKVK).
Des aiguillages vers les entreprises
Principalement chargées de défendre les intérêts des entreprises
d’un pays dans un autre, les chambres bilatérales
existent pour fournir toutes les aides nécessaires aux entreprises
pour exporter, importer, voire investir dans un pays ou
une région. Qu’il s’agisse de services pratiques, d’aiguillages
vers des contacts, des événements et des réseaux appropriés,
etc. « Si nous accueillons ces chambres dans nos locaux »,
explique Olivier Willocx, administrateur délégué de BECI, « et
même si nous sommes désireux de voir toujours plus d’événements
coordonnés entre elles, c’est souvent à leur demande.
Car elles apprécient de se retrouver dans un endroit neutre et
surtout, capable de leur offrir toutes les infrastructures nécessaires
à un fonctionnement optimal, du service informatique
aux salles de réunion. »
« Notre marché reste
particulièrement ouvert »
Constituant un pont idéal entre représentants officiels et sociétés
étrangères, les chambres bilatérales, parce qu’elles
maîtrisent bien leur « terrain », sont en mesure d’augmenter
les chances de succès et de limiter d’éventuels échecs.
Apolitiques et indépendantes, elles présentent par ailleurs
l’avantage de contourner d’éventuels tensions politiques.
Pour en connaître davantage sur les activités, le rôle et les
services des chambres bilatérales de commerce, un site internet
(www.blcca.org), particulièrement clair, a par ailleurs
été mis en place. De quoi doper un peu plus l’enthousiasme
des entreprises pour ces organes, indispensables créateurs
de liens économiques, à l’ère d’une internationalisation toujours
plus galopante... n
31 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
De quoi maintenir, quoiqu’il arrive, la continuité ou le développement
d’une activité. Les différents présidents de
chambre confirment d’ailleurs tous la bonne réputation
économique de notre pays : il y est encore relativement aisé
d’y faire du business. Ce qu’Olivier Willocx résume ainsi :
« Le Belge n’est pas très chauvin, dans le sens où il n’est
pas forcément convaincu que ce qu’il produit est meilleur
qu’à l’étranger. Notre marché est donc particulièrement
ouvert grâce à cet état d‘esprit. Certes, les industriels s’en
plaignent, mais nous gardons une mentalité très peu protectionniste.
Cela crée donc de réelles opportunités, qui
se vérifient au PIB dans les ratios des importations et des
exportations, parmi les plus élevés du continent ! » Autre
atout non négligeable : les chambres bilatérales, en complément
du travail fourni par les attachés régionaux, promeuvent
l’image du pays tout entier.
Démystifier une image bureaucratique
Si la Belgique constitue une bonne amorce pour s’initier aux
marchés européens, son image bureaucratique (entre compétences
fédérales, locales, régionales...) peut parfois constituer
un écueil. Via ces structures bilatérales, BECI permet de
surmonter tout cela : « Et cela se fait en démystifiant toute
une série de contraintes apparentes. N’oublions pas que ce
qui n’est pas simple pour la population, ne l’est pas pour les
entreprises non plus ! Par ailleurs, on pense souvent à tort que
Bruxelles, en tant que capitale de l’Europe, n’est qu’une ruche
de fonctionnaires européens. Or il y en a 23 000, soit autant,
par exemple, qu’au Ministère des Finances. Cette réputation
est selon moi un peu biaisée. »
rapport 2016
׉	 7cassandra://ZxyGwFTUGHVgQl3Kr_hoDixHfIoeCQxZUKc7qq-Ydko`̵ WƠ䰈ὡZWƠ䰈ὡY#בCט   u׉׉	 7cassandra://663iTUgmwpa1ztgITprr_5aWDxFJO2e8uMcel7LBp3U `׉	 7cassandra://bMznZ1P8m8lJIAS6gwx59QNKlFPiUGGyPOmci-xwsX4p`S׉	 7cassandra://LftAIUrqGhjwJrYDrL_zYFuG74u5hUJLs7K5-1WbL7U"%`̵ ׉	 7cassandra://bJ-WpRCSj-ndfMfinx-Zkj9BQfmoKzGAQN0AvFkNagg ^n͠WƠ䰈ὡ[ט  u׉׉	 7cassandra://C6omsrsf_msHaIofO6pTGW3mlTCfKaRjDTAX7wDeOcs f`׉	 7cassandra://vW0GY0hJGT0LImYY4fXDfuEYyAuy3bpMAEEF7glXRXstY`S׉	 7cassandra://Vv4s_dBl32KkWsOlNaxz5t9n2KmtW7WqeoqBm7W5i1Y"!`̵ ׉	 7cassandra://QYYvDq9nz2EDKPLZJVZ9zdHnAlT6pLJx6tGoLf18t7Ir͠WƠ䰈ὡ\נWƠ䰈ὡ DV9ׁHhttp://MonStage.beׁׁЈ׉ELes diplômés du premier « cycle en management environnemental ».
Formation
Discover, Learn, Grow !
Savoir, c’est pouvoir. Pour mieux aider ses membres à acquérir les connaissances
et les compétences indispensables à la bonne marche de leurs affaires, BECI
a profondément repensé son offre de formations. Plus que jamais, celles-ci se
veulent pratiques et utiles, axées sur l’acquisition de nouveaux outils, le partage et
l’expérience vécue des participants.
«L
es entreprises réfléchissent de plus en plus au sens
de leur action, y compris, bien sûr, en matière de formation
», entame Émilie Lessire, Trainings Coordinator.
« Il ne s’agit plus seulement d’apprendre, mais de comprendre
ce que de nouveaux acquis peuvent représenter en
termes de changements et d’amélioration pour l’entreprise ;
savoir comment les utiliser, les valoriser, les optimiser… La
formation elle-même n’est plus seulement vue comme un
moment où l’on apprend, mais un moment de discussion, de
partage – avec les formateurs, mais aussi, voire surtout, avec
les autres participants. Elle devient une expérience en soi. Et
plus que jamais, elle doit être orientée vers les résultats. Alors
que le temps est précieux, ceux qui s’inscrivent à une formation
veulent en retirer quelque chose de concret et immédiatement
utile. C’est notre ‘promesse client’. »
Matières régionales (mobilité, urbanisme, environnement…) ;
développement de l’entreprise ; transmission ; internationalisation
; bien-être et performance ; numérisation : autant de
matières où BECI possède une expertise utile et peut offrir une
véritable valeur ajoutée en termes de formations. Celles-ci se
déclinent désormais en trois volets : Discover, Learn et Grow.
« ‘Discover’, c’est la réponse concrète à un besoin immédiat », reprend
Émilie Lessire. « Cela correspond à des formations courtes
sur des thèmes d’actualité ; par exemple, les implications d’une
nouvelle loi en matière de droit social. En bref, c’est ce qu’il faut
savoir. ‘Learn’, c’est un modèle de formation qui s’inscrit davantage
dans le temps et qui donne aux participants des outils
sur mesure, qu’ils pourront utiliser au quotidien et selon leurs
besoins. Les formations proprement dites sont assorties d’éléments
de suivi sous forme de webinaire ou de vidéos comprenant
des trucs et astuces sur l’outil ou la méthode apprise. Enfin,
‘Grow’ est un programme d’accompagnement global, beaucoup
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 32
plus soutenu, axé sur la transformation réelle de l’entreprise. Il
s‘agit de séries de formations, avec des moments de partage organisés
qui permettent d’exploiter la dynamique de groupe. »
Au contact des entreprises
Au total, des formations moins éparses, mieux structurées –
et qui permettent, au besoin, d’approfondir une thématique,
en couvrant tous ses aspects à 360 degrés. Un tel modèle a
déjà été mis en œuvre l’année dernière avec un cycle de formation
en Perspective immobilière et développement urbain,
la série des Co-Solutions Time ou, plus récemment, avec le
Cycle en management environnemental – dont les premiers
diplômes ont été remis au mois de juin, et dont la deuxième
édition commence en ce mois de septembre. Cette dernière
formation a permis d’aborder les multiples aspects de la gestion
environnementale, de la mobilité à l’énergie en passant
par la gestion des déchets, la politique d’achats, les outils de
mesure… Le tout à travers une série de modules d’une journée,
mais aussi de webinaires et de visites de terrain.
Le réseautage est une autre dimension qui prend une importance
croissante dans les formations : « On a parlé de la dynamique
de groupe, qui est essentielle, mais elle doit se poursuivre
au-delà du ‘moment formation’. C’est l’occasion de rencontrer
des personnes, de créer de nouveaux contacts, et peut-être de
trouver de nouveaux partenaires, voire de nouveaux clients. De
plus en plus, c’est aussi ce que nous voulons favoriser. »
Enfin, ce programme n’a rien de figé. Les formations BECI
se déclinent aussi « sur mesure » et sur place, dans l’entreprise.
« L’une de nos forces », conclut Émilie Lessire, « c’est
le contact permanent avec les entreprises, être à l’écoute,
mettre en réseau et apporter une réponse rapide et qualitative
à chaque besoin. » n
rapport 2016
׉	 7cassandra://LftAIUrqGhjwJrYDrL_zYFuG74u5hUJLs7K5-1WbL7U"%`̵ WƠ䰈ὡ]׉EFormation professionnelle
Du stage au métier
Faire de Bruxelles la capitale de l’esprit d’entreprendre et renverser le paradoxe
bruxellois (pour que l’emploi et la richesse créés à Bruxelles profitent d’abord à
sa population) : telle est la vision qui sous-tend la Stratégie 2025 adoptée par le
gouvernement régional, définie et mise en œuvre avec les partenaires sociaux.
BECI et ses membres y prennent part, notamment à travers la promotion des
stages et par le volontariat d’entreprise.
O
ctobre 2014 : quelques mois après les élections régionales,
un sommet social réunit le nouveau gouvernement
et les partenaires sociaux bruxellois. But : définir
une stratégie de redynamisation de l’économie et de l’emploi à
10 ans. Ce sera la Stratégie 2025, adoptée en juin 2015, déclinée
en 18 objectifs et 160 chantiers, avec un fil rouge : croiser
les politiques d’emploi, d’économie, de recherche, de formation
et d’enseignement. Un levier indispensable pour vaincre
le désormais célèbre « paradoxe bruxellois » : celui d’une
ville créatrice d’emploi et de richesse (700.000 emplois et le
2e
PIB/habitant parmi les Régions d’Europe), mais qui souffre
d’un taux de chômage élevé (18 %, mais surtout 26 % par les
jeunes) alors que de nombreux emplois restent vacants (78 fonctions
« critiques » recensées par Actiris).
Ce paradoxe, c’est la traduction d’une inadéquation entre les profils
recherchés par les employeurs et les qualifications des demandeurs
d’emploi. En cause : le retard et le décrochage scolaires,
le manque de bilinguisme (ou de multilinguisme), la dévalorisation
des filières techniques et professionnelles, certains choix d’études
dans des filières peu porteuses d’emploi… Bref : une certaine déconnexion
entre le monde de l’enseignement et de la formation et
le monde de l’entreprise. Rapprocher ces deux mondes est un enjeu
crucial pour Bruxelles. C’est l’un des objectifs de BECI, et c’est
le sens de son implication dans la Stratégie 2025.
« Nous y apportons notre expertise, qui est aussi celle des secteurs,
dont nous sommes naturellement très proches. Nous
connaissons leurs besoins et leurs outils », indique Bouchra
El Mkhoust, conseillère BECI, qui poursuit : « Nous faisons partie
d’une task force avec les partenaires sociaux. Notre tâche
est plus particulièrement de valoriser les dispositifs de stages à
Bruxelles, les simplifier, les rendre plus accessibles et les faire
évoluer – parce que la société évolue et les métiers avec elle. »
Pour atteindre ces objectifs, BECI dispose notamment de sa
plateforme MonStage.be, qui recense les offres et demandes de
stages en entreprise. Les stages offrent en effet un excellent outil
qualifiant : ils permettent aux candidats de « concrétiser » l’enseignement
qu’ils ont reçu, de se familiariser avec les réalités du
travail en entreprise et d’enrichir leur CV – voire de décrocher un
premier job.
« Sans que nous ayons beaucoup communiqué, la plateforme est
bien alimentée en offres et bien fréquentée. Sur le deuxième trimestre
2016, nous avons recensé plus de 22.800 visites, 165 nouvelles
entreprises inscrites, 460 nouveaux candidats et 240 offres
publiées », détaille Bouchra El Mkhoust. « Ce que nous remarquons
par ailleurs, c’est la surreprésentation des profils qualifiés
parmi les demandeurs : 82 % sont bachelors ou détenteurs d’un
master, pour seulement 3 % issus de l’enseignement en alternance
; c’est trop peu. Il y a peut-être de ce côté une méconnaissance
de la plateforme ou une ‘barrière psychologique’ à franchir.
En règle générale, on constate que les professions qualifiantes,
plombier ou électricien par exemple, sont très peu présentes sur
les réseaux sociaux, alors que les besoins existent, surtout dans
certaines fonctions où les employeurs ont du mal à recruter. Ce
public sera notre priorité pour l’année à venir. »
Par ailleurs, selon Bouchra El Mkhoust, les pénuries dans certains
métiers ne sont pas sans rapport avec les stéréotypes de
genre. « Le lien est même très clair dans beaucoup de métiers,
étiquetés ‘féminins’ ou ‘masculins’ : couturier, mécanicienne, ingénieure...
Si l’on pouvait renverser cette disparité des genres, ce
serait gagnant pour tout le monde : on ferait reculer les préjugés,
on répondrait à des besoins et on créerait de l’emploi ! » Dans ce
sens, BECI a également lancé le projet « Mon job, mon choix »,
qui met en valeur des hommes et des femmes qui ont fait des
choix de carrière atypiques.
Deux événements sont prévus à l’automne, dont les dates sont à
confirmer : le Stage Network Event et une rencontre-débat sur
les métiers et les stéréotypes. n
33 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
rapport 2016
׉	 7cassandra://Vv4s_dBl32KkWsOlNaxz5t9n2KmtW7WqeoqBm7W5i1Y"!`̵ WƠ䰈ὡ^WƠ䰈ὡ]#בCט   u׉׉	 7cassandra://m8Omshqd05OIye4J14I4Iz4sPaCog0gpuw1rnQQScT0 `׉	 7cassandra://w5DvwEw9utRyYGZV7uPu41ibzLaIaOe3gqYV64HLTJ4og`S׉	 7cassandra://yi0xF2qOTeOVk4GABvwcYZonCzIsBqugkvhFrC2mo7E"`̵ ׉	 7cassandra://RkzC0BWvWbcN84wm1gSnCzqgdv22h1TeS6tLOBzm3Jo =j͠WƠ䰈ὡ_ט  u׉׉	 7cassandra://4XQQy0eOYCp4JCYix_CKi-UU5IZq5ok1bEujmWoZhDc >`׉	 7cassandra://6vpPVUH50jvgraZuqMlLNH1qgYzaC9FR7EJf4iWEq5kvn`S׉	 7cassandra://tKMjQj_NrdMDvSVTn3nxru_TUT8Gr_qt0u8Mlqdximc#E`̵ ׉	 7cassandra://ULMVnrAHo6uRpSckCM7kcpjvjAXgcCz8Ft-kHDkt6mE ͠WƠ䰈ὡ`׉ELe Hub Mobilité participait à un débat sur la mobilité bruxelloise, le 23 janvier au Salon de l’Auto.
Hubs BECI
Ensemble, pour mieux entreprendre !
Créer des liens utiles entre les
membres pour mieux penser l’avenir
des entreprises : tel est le rôle
essentiel des Hubs, imaginés par
BECI. - David Hainaut
D
ans un monde entrepreneurial en perpétuel mouvement,
rassembler, voire fédérer les entreprises autour de thématiques
et de méthodes communes peut ouvrir de nouvelles
perspectives. La rencontre et l’échange favorisent l’émulation,
la fertilisation croisée, le réseautage, bref le business…
C’est l’expérience tentée – et réussie – depuis plus de quatre
ans chez BECI au sein de ses Hubs. Le terme, issu du secteur
informatique, désigne des « clubs », facilitateurs de connexions
humaines. L’objectif ? Permettre à n’importe quel partenaire
(banque, bureau de consultance, entreprise...) d’apporter ses
propres compétences pour une réflexion de fond sur de nombreux
thèmes, souvent en vogue. Le tout, bien entendu, au service
des membres. Il en existe quatre : le Hub Mobilité, le Hub
Starters, le Hub Transmission et, depuis peu, le DRH Club.
Le Hub Mobilité: dans l’air du temps
Fruit d’une collaboration entre BECI et une dizaine d’entreprises
et organisations de la Région bruxelloise (de D’Ieteren
à la STIB, en passant par Europcar, Touring, KBC Brussels,
Bruxelles Mobilité etc.), particulièrement soucieuses de faire
évoluer une thématique capitale, le Hub Mobilité a, comme l’indique
son responsable Vincent Campeol, comme principal objectif
de booster la proactivité autour des nombreux enjeux de
mobilité. « Par la qualité de son réseau (35 000 entreprises, précise-t-il),
notre HUB peut aisément favoriser les synergies. Cela
passe par des rencontres régulières, qui permettent d’échanger
des avis, partager des opinions et ainsi développer les compétences,
tout en appuyant les recommandations de BECI dans le
domaine de la mobilité. » En ciblant n’importe quelle société
active en mobilité et qui voudrait développer de nouveaux produits
ou de nouveaux services, ce Hub Mobilité, en stimulant
ainsi l’activité, permet à coup sûr de maximiser les résultats.
Par ailleurs, la dynamique qu’il crée apporte de nouvelles
visions, propose de nouvelles solutions et oriente la communication
vers n’importe quel décideur, qu’il soit public ou
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 34
Start’Hub Night, le 25 février 2016.
privé, voire politique. Au sein de ce Hub, quatre grands axes
ont principalement été développés : l’accessibilité des entreprises
pour les employés, les fournisseurs et les clients ;
la sécurité et la fluidité des déplacements ; l’expérience du
véhicule d’entreprise électrique et la fiscalité des pratiques de
déplacement. On rappellera que plus de 700 000 personnes
travaillent tous les jours à Bruxelles (dont 300 000 viennent
en voiture !), et que la ville doit faire face à un essor démographique
conséquent : depuis l’an 2000, la population de la
capitale a augmenté de plus de 20 %, et le Bureau fédéral du
Plan annonce encore près de 100 000 habitants de plus d’ici
2020. On mesure donc l’importance de ce Hub à l’heure actuelle,
alors que l‘engorgement routier coûte des centaines de
millions d’euros.
Le Hub Starters:
aider les jeunes entrepreneurs
Le Hub Starters est né, quant à lui, de la volonté de créer un
forum réunissant des membres BECI, des pré-starters, starters
et talents. Coordonné par Fabienne Malaise, il vient à point
pour aider des entrepreneurs débutants à lancer leur activité et,
idéalement, la pérenniser. À travers diverses initiatives (comme
les Apéros ou les Nights), chapeautées par différents sponsors
rapport 2016
׉	 7cassandra://yi0xF2qOTeOVk4GABvwcYZonCzIsBqugkvhFrC2mo7E"`̵ WƠ䰈ὡa׉EC(dont ING, Partena, Peugeot…), le Hub offre l’occasion, aux entrepreneurs
novices, de tisser les premiers liens en vue de bâtir
un réseau, en rencontrant de nombreux professionnels aguerris.
Un accompagnement qui aide ces entrepreneurs débutants,
par exemple, à mieux gérer leur communication, leur gestion,
et à mieux saisir leurs différents besoins. Le Hub Starters
organise aussi un Challenge – qui regroupe entre 12 et 15
participants – destiné aux pré-starters, à savoir de potentiels
entrepreneurs ayant une idée non encore finalisée. Ceux-ci
peuvent la présenter auprès d’acheteurs et de financiers.
L’une des finalités du Hub Starters est de suggérer des plans
d’aide collectifs, avec les meilleures recommandations possibles
sur un plan individuel.
Le Hub Transmission : moins de tabous
Créé de son côté dans le courant de l’année 2015, le Hub Transmission
a vu le jour pour faire face au nombre impressionnant
– on parle de près de 40 000 dans la décennie à venir – d’entreprises
qui devront être cédées, cause directe du baby boom de
l’après-guerre. Si la transmission d’entreprises a longtemps
été un sujet tabou chez nous, cette problématique devrait évoluer
dans les années à venir grâce aux nouvelles générations,
qui considèrent davantage cette étape de la vie de l’entreprise
comme une opportunité. Les premiers événements organisés
par Erick Thiry, son coordinateur et conseiller, ont récolté
beaucoup d‘attention, réunissant des entreprises issues de
tous les domaines. « Le succès est bel et bien au-delà de nos
espérances ! », confirme Erick Thiry. « Nous restons certes
pour l’heure dans une phase de lancement, avec des ajustements
à effectuer ; raison pour laquelle nous nous entretenons
énormément avec les chefs d’entreprise et candidats
acquéreurs. Mais cela reste une mission essentielle, car une
transmission doit se préparer bien en amont. » Là aussi, le
Hub, qui touche annuellement 250 entreprises, peut compter
sur l’aide de précieux partenaires (KBC Brussels, Partena
Professional, Deloitte, Advisium et des PME de différents secteurs
d‘expertise...).
« Parmi les 80 missions que nous sommes appelés à remplir
chaque année, nous nous engageons à être là pour aiguiller, accompagner
et répondre à toutes les questions susceptibles de
valoriser une entreprise à transmettre. C’est en fait un véritable
rôle sociétal, car nous rencontrons et aidons toutes sortes de
chefs d’entreprise, aussi individuellement. » Un Hub qui risque
Table ronde au DRH Club : un lieu d’échange d’idées, en toute liberté.
d’avoir du pain sur la planche dans un avenir proche, de potentiels
acquéreurs surgissant bien au-delà de Bruxelles. Au
printemps dernier, par exemple, une association de 25 grands
entrepreneurs étrangers sollicitait l’organe pour élargir son panel
de sociétés bruxelloises. « C’est un fait, notre marge d’évolution
dans l’accompagnement des transmissions d‘entreprises
est immense ! Et nous avons un rôle important à jouer dans le
soutien des entreprises bruxelloises, et donc de l’emploi… »
DRH Club : penser l’entreprise du futur
C’est ce même Erick Thiry qui anime le nouveau DRH Club, lancé
il y a moins d’un an. Outre la capacité d’offrir un espace de
discussion pour directeurs de ressources humaines, à travers
des tables rondes organisées tous les deux mois, ce club permet
d’échanger de bonnes pratiques. Y sont abordés aussi bien
des thèmes d’actualité (droit de grève, statut unique, mobilité...)
que d’autres sujets divers et variés (recrutement, diversité, valorisation
des formations en entreprise...). 130 DRH adhèrent
déjà à cette initiative. « On évoque aussi des thèmes assez futuristes,
puisqu’ensemble, on tente d’anticiper le travail de demain.
Par la création de ce club, BECI entendait se rapprocher
un peu plus des DRH. En tant que représentant patronal, nous
avons, ne l’oublions pas, des relations avec le gouvernement.
Nous pouvons donc servir de porte-parole, en proposant par
exemple des adaptations de lois avec de solides arguments. »
Préalablement sélectionnés, les membres peuvent y discuter
de manière tout à fait confidentielle : «Tout le monde peut s’y
exprimer comme il le souhaite, dans un but toujours constructif.
» Bien que l’agenda des DRH soit souvent très chargé, les
premières réunions ont très bien fonctionné, puisque le club a
enregistré la participation de plusieurs dizaines de membres.
« C’est vraiment un petit club fermé, où les DRH s’expriment
sur des sujets qu’ils n’ont pas toujours l’habitude d’évoquer au
sein de leur société. De plus, il y a là d’étonnantes complicités
qui se créent. C’est donc enrichissant pour tout le monde ! »
On l’aura compris, ces Hubs, en pleine expansion ont un rôle
capital à jouer pour les entreprises bruxelloises, et pour leur
avenir. Davantage d’interactions entre ces clubs ne seraient
pas à exclure dans un futur proche. « C’est quelque chose que
nous pourrions effectivement développer », conclut Vincent
Campeol, « Notamment autour du Hub Starters, car les nouveautés
sur le marché de la mobilité, durable notamment,
fleurissent en ce moment. » n
Panel de discussion du Hub Transmission, le 20 juin dernier.
35 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
rapport 2016
׉	 7cassandra://tKMjQj_NrdMDvSVTn3nxru_TUT8Gr_qt0u8Mlqdximc#E`̵ WƠ䰈ὡbWƠ䰈ὡa#בCט   u׉׉	 7cassandra://D-VKnZuBbkC2-s-NL0knxtzejIPAfnb0fdYOUbAapmg ^`׉	 7cassandra://ss7S0nYz3iWs7AcG9mHH1aVddppPw3GxU4knbozpo1Yt`S׉	 7cassandra://u5Yzy7xbQCNuUyAOcoyrSSsUSZI_Rh4Xl2BGPo_lvAw(O`̵ ׉	 7cassandra://lPrUEA9QwZi59Zgh-kB97gQLJwaX8WGHMcTDTFG-p2w ͠WƠ䰈ὡcט  u׉׉	 7cassandra://lDiKidnmJ8svrqCbo3QKEnrYPNLw0yLlIWFvVWRLcdo %`׉	 7cassandra://SrzTK3RvyQegp2gTg5OxyI6Ii0DMgGmJ_9zlwxaCuAgy`S׉	 7cassandra://wkOkW5AYxNdYL8BJZQ0yNMwGtTguSK8IcMtmR1LvSHo)H`̵ ׉	 7cassandra://3LXNkHk_MraDuA2OB7XU3DOn-8A8ayYmC_X3mFOreDg m͠WƠ䰈ὡd׉Ef2015-2016
25.08.2015 u
BECI organise, au Chalet
Robinson, son premier Green
After Work : un événement de
networking sur une thématique
environnementale. Un véritable
succès – et une expérience
rééditée depuis.
t 08 au 10.11.2015
Pour la deuxième fois en moins
de deux ans, BECI emmène une
vingtaine d’entreprises belges
en mission économique en
Iran, en collaboration avec
Belgian Chambers.
14.09.2015 u
CEO Meeting :
visite d’une entreprise
d’exception, Delen Private
Bank, entre chefs d’entreprises.
t 20.11.2015
Job Day ICT :
rencontre entre employeurs
et candidats techniciens,
ingénieurs et informaticiens,
à Brussels Expo.
17.12.2015 u
19.01.2016 u
Le Thon Hotel Bristol
Stéphanie accueille le
traditionnel Christmas
Afterwork de BECI.
Réception de Nouvel An
dans les salons de BECI.
t 25.02.2016
t 02.03.2015
Les candidats au Start’Hub
Challenge de BECI sont venus
présenter leurs projets devant
un panel de leurs pairs.
L’Audi Center Brussels
accueille le Zinner Circle :
une soirée de networking
pour nos membres
néerlandophones.
25.04.2016 u
28.04.2016 u
Un mois après le 22 mars,
BECI organise une rencontre
avec Didier Gosuin, ministre
bruxellois de l’Économie,
dans les salons de
l’hôtel Métropole.
BECI accueille les
bourgmestres et échevins
des communes bruxelloises
pour un déjeuner.
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 36
׉	 7cassandra://u5Yzy7xbQCNuUyAOcoyrSSsUSZI_Rh4Xl2BGPo_lvAw(O`̵ WƠ䰈ὡe׉ENun an d’actualité BECI en photos
07.10.2015 u
Suite à la parution de son Livre
Blanc de la Diversité, BECI
organise un colloque sur la
diversité dans l’entreprise,
en présence de trois ministres
régionaux et de nombreux
entrepreneurs.
t 01.12.2015
Au lendemain de l’alerte
« niveau 4 » à Bruxelles,
BECI réunit une table ronde
sur les conséquences
juridiques et financières de
l’alerte pour les entreprises.
20.10.2015 u
Salle combe chez KBC
pour notre événement annuel
Brussels Meet Brussels,
placé sous le signe des
smart cities.
t 16.12.2015
Dans la foulée du Prix Nobel de
la Paix remis à la société civile
tunisienne, la direction de BECI
rencontre les représentants du
patronat tunisien.
21.01.2016 u
28.01.2016 u
Conférence de presse,
en présence de Rudi Vervoort
et Didier Gosuin, sur les
conséquences du lockdown
pour les affaires à Bruxelles.
Troisième édition du
Business Mediation Summit,
dans les locaux de la Solvay
Brussels School, en partenariat
avec BECI.
t 14.04.2016
t 19.04.2016
Petit déjeuner d’information
sur le plan de promotion de
l’entrepreneuriat féminin,
en présence du ministre
fédéral Willy Borsus.
À l’occasion de la visite
d’une délégation d’entreprises
grecques, BECI - Chambre de
Commerce de Bruxelles a signé
un mémorandum d’entente
avec son homologue d’Athènes.
26.05.2016 u
21.06.2016 u
édition du Golf Trophy
au Golf Château de
La Tournette.
11e
Plus de 700 participants
pour notre Garden Party
qui reste, malgré la pluie,
le plus grand événement
bruxellois de networking.
37 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
׉	 7cassandra://wkOkW5AYxNdYL8BJZQ0yNMwGtTguSK8IcMtmR1LvSHo)H`̵ WƠ䰈ὡfWƠ䰈ὡe#בCט   u׉׉	 7cassandra://4ebFSQoqHbw_IrnccXec1_lkbxba5G41Vxqhb9NMXLE `׉	 7cassandra://DsM7a8kV69WYwoV9v4ZNFhXDQOAArxJIh2Vb4sLV-qo[`S׉	 7cassandra://MnEAkwnVyPrRI3uLOjfW8Hn4u1HLtb43Jkle81cdi_A`̵ ׉	 7cassandra://CKVYEcsNGPS6nRuq_c9YPGt1-etL-90ibFxnxLzY44I f.l͠WƠ䰈ὡgט  u׉׉	 7cassandra://tcO8v5lvxi5yDAdYG3OxjnvYVq2PnE53kV-W36nME_4 "` ׉	 7cassandra://No8meb_AF-sXuszdSx6Y1fDa7CIPDSfCnd2_CAshrGU:`S׉	 7cassandra://G5Kc6en4cO0yDUglJfDoR-N5223wnNBXsJhJShO5Qaoo`̵ ׉	 7cassandra://J6kzjzGHLTbZdBKY9C9UhT3NGUj6k3AD_zGd80Qu5B4i+\͠WƠ䰈ὡhנWƠ䰈ὡ \/
9ׁHmailto:lr@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡ [u0
9ׁHmailto:lv@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡ Q-=
9ׁHmailto:bem@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡ u7
9ׁHmailto:lna@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡ 3
9ׁHmailto:vc@beci.beׁׁЈ׉EOÉquipes & départements
Direction générale – lobby & représentation
Faire entendre la voix des entreprises bruxelloises est l’une des missions premières de
BECI. Forte de ses nombreux membres, qui représentent bien l’entreprenariat bruxellois
dans toute sa variété, BECI a la légitimité nécessaire pour défendre leur point de vue, où
et quand il le faut, partout où se définit le cadre socio-économique de leur activité.
Olivier Willocx
Joëlle Evenepoel
02 643 78 14 - ow@beci.be
Administrateur Délégué
02 643 78 15 - je@beci.be
Secrétaire Général
Jan De Brabanter
Xavier Dehan
02 643 78 39 - jdb@beci.be
Secrétaire Général UEB
02 210 01 76 - xd@beci.be
Chargé de mission
Carine Van Lancker
02 643 78 40 - cvl@beci.be
Management Assistant
Conseil d’administration de BECI
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 38
׉	 7cassandra://MnEAkwnVyPrRI3uLOjfW8Hn4u1HLtb43Jkle81cdi_A`̵ WƠ䰈ὡi׉E
BECI
Vos ressources
Le soutien à nos membres est au cœur de notre métier : les solutions de BECI
offrent à votre entreprise un levier pour accroître ses ressources et ses capacités.
En vous appuyant sur nos équipes, nos services et nos réseaux, vous boostez vos
propres moyens.
B
ien accompagnés, bien conseillés, les entrepreneurs
augmentent leurs chances de réussite.
Toutes les entreprises n’ont cependant pas la possibilité
de développer elles-mêmes l’expertise ou
les compétences qui leur sont nécessaires, en dehors de
leur core-business.
Partenaire de ses membres, BECI a développé pour eux un
large éventail de services de soutien, articulés autour de trois
métiers principaux :
• L’accompagnement tout au long du cycle de vie de l’entreprise,
depuis sa création jusqu’à sa transmission, en
phase de croissance ou en difficulté, et dans son développement
à l’exportation ;
• L’information et la formation, dans tous les domaines qui
touchent à l’entreprenariat ;
• La mise en relation et en réseau, entre nos membres et
avec des clients ou des partenaires potentiels, y compris
à l’international
CENTRE DE CONNAISSANCE
VOS CONSEILLERS
Mobilité
• Conseil dans le développement de votre
politique de mobilité
• Diagnostic, plan de déplacements
d’entreprise, budget mobilité, meilleures
pratiques…
• Info : réglementations, fiscalité, politique
régionales, implications pour votre entreprise
et mise en relations
Vincent Campeol
02 563 68 59
vc@beci.be
Urbanisme
• Accompagnement des projets de rénovation,
agrandissement ou déménagement
• Détermination des meilleures zones d’implantation
•
Info : règles d’urbanisme, conditions fiscales,
subsides…
• Mise en relation avec les pouvoirs publics
compétents
Lise Nakhlé
02 643 78 21
lna@beci.be
Formation professionnelle
et diversité
• Questions liées à la formation professionnelle
• Organisation de stages et recherche de stagiaires
• Développement de votre politique de diversité et
aide à l’intégration
Bouchra El Mkhoust
02 643 78 20
bem@beci.be
Environnement et énergie
• Accompagnement de vos projets de
développement durable : diagnostic,
certification…
• Conseil en économies d’énergie et plan de
continuité de votre entreprise
• Mise en place d’un management
environnemental
• Info : réglementation et primes
environnement et énergie
Économie circulaire
• Economie de matières
• Prévention et gestion des déchets : diagnostic
et solutions
• Info : réglementation, obligation de contrat,
obligation de tri, sols pollués…
• Mise en relation avec des collecteurs
Laurie Verheyen
02 210 01 75
lv@beci.be
Laura Rebreanu
02 643 78 26
lr@beci.be
39 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
׉	 7cassandra://G5Kc6en4cO0yDUglJfDoR-N5223wnNBXsJhJShO5Qaoo`̵ WƠ䰈ὡjWƠ䰈ὡi#בCט   u׉׉	 7cassandra://r4_0OqH2Zcgesk4wQj04kvB4yuNOAB1EufiEWvMFvA0 N`׉	 7cassandra://Zkacx6sHP-kItNNAPIBVc4kSYqtO6DEwWC3sSx4DQOU:q`S׉	 7cassandra://26GqLG_pY4b4vx06G2fBRl0mPT5ZD5shfzYrVfTNx04`̵ ׉	 7cassandra://3VQT7igHi7OnbQWxxdfzkhJsHyQILvvfFvdWQudVddA̠͒͠WƠ䰈ὡkט  u׉׉	 7cassandra://5LC6L0P2N1REp7OJp5IhT_03FshuacbxIGNroylNUTk `׉	 7cassandra://Z1pznZf41PbyOPuRD8IZ1Et6mi1I6TkfjTAwzdIdKd8?/`S׉	 7cassandra://x_7ayiUnWnxljoYiUrFXO8hRt7Mr0OBKo836CLush8s`̵ ׉	 7cassandra://GMulCgDRXUUMgdq-U1kSDoFtLAsIug2XcVrxBXpgUMsͯ͠WƠ䰈ὡl נWƠ䰈ὡЁ y	8
9ׁHmailto:she@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡρ ~4
9ׁHmailto:cb@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡ΁ 49ׁHmailto:pc@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὥ +6
9ׁHmailto:sw@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὥ X<
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9ׁHmailto:msa@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡʁ e;
9ׁHmailto:mm@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡɁ L<
9ׁHmailto:mvc@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡȁ L99ׁHmailto:er@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡǁ (eC
9ׁHmailto:bvdm@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡƁ e6
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9ׁHmailto:cco@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡā 7
9ׁHmailto:cm@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡÁ O4
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9ׁHmailto:sdm@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡ P	99ׁHmailto:pve@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡ 229ׁHmailto:jh@beci.beׁׁЈנWƠ䰈ὡ z=
9ׁHmailto:desk@beci.beׁׁЈ׉ECONSEIL AUX ENTREPRISES
VOS CONSEILLERS
Manager conseil
• Aide à l’expansion économique
• Conseil aux entreprises en difficulté
• Assistance dans l’établissement d’un
plan d’assainissement
• Suivi de gestion
Fabienne Malaise
02 643 78 07
fm@beci.be
Conseillère seconde chance &
diversité
• Accompagnement des projets de relance
• Workshops d’entrepreneurs post-faillite
• Diagnostic des difficultés
• Développement de votre politique de diversité
et aide à l’intégration
Hayate El Aachouche
02 643 78 34
he@beci.be
Conseillère starter
• Conseil en financement, crédits, subsides
• Assistance dans l’établissement de votre
plan financier
• Organisation d’ateliers starters
• Suivi de gestion
Mirella Zaccagnini
02 643 78 46
mz@beci.be
Conseiller social
• Conseil juridique relatif à la relation de travail :
conclusion du contrat de travail et clauses spécifiques,
fin du contrat, temps de travail, relations collectives…
• Anticipation des risques juridiques
• Info en droit social
Frédéric Simon
02 643 78 17
fs@beci.be
Conseillère juridique
• Conseil juridique en matière commerciale
• Assistance dans l’établissement de contrats :
conditions générales de vente, clauses particulières,
contrats d’agent commercial, contrats
de bail, etc.
• Gestion de conflits, médiation
• Conseil aux entreprises en difficulté
Laila Nejar
02 563 68 58
lne@beci.be
Conseiller transmission
• Préparation à la transmission de votre entreprise :
diagnostic et conseil
• Valorisation de votre entreprise
• Mise en relation avec des acquéreurs potentiels
• Accompagnement dans le processus
de transmission
Erick Thiry
02 643 78 36
eth@beci.be
INTERNATIONAL
VOTRE SERVICE EXPORT
Directeur Europe
• Programmes de financement et appels d’offre
européens
• Mise en relation à l’international à travers le réseau
Enterprise Europe Network
• Info : réglementations européennes, certifications
nationales et européennes (marquage CE…)
Jean-Philippe Mergen
02 210 01 77
jpm@beci.be
• Réseau de contacts avec les chambres de
commerce, partout dans le monde
Conseillère
commerce international
• Info : marchés étrangers et règles
propres à chaque pays
• Missions économiques et réception de
délégations étrangères
Nastasja Otte
02 563 68 54
nao@beci.be
Coordinatrice stratégie
• Projets européens et internationaux
• Développement d’activités internationales
Assistante International
Amy Kessels
02 643 78 32
ake@beci.be
Christine Godts
02 643 78 02
cg@beci.be
Manager douanes
Assistante douanes
• Formalités administratives et douanières
• Tous documents d’exportation (certificats d’origine, carnets ATA)
• Légalisation de documents (factures, contrats, brevets, etc.)
• Démarche pour l’obtention de visas pour vos voyages d’affaires
Elke Teck
02 643 78 06
elt@beci.be
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 - 40
Caroline Dewet
02 643 78 03
cde@beci.be
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FORMALITÉS
Votre guichet d’entreprise
• Formalités à la Banque-Carrefour des Entreprises
• Inscription de votre n° d’entreprise
• Modifications
• Radiation
02 643 78 09
desk@beci.be
Formalités
administratives
• Publications au Moniteur Belge
• Extraits Banque-Carrefour des Entreprises
• Attestations de non-faillite
• Activation, modification,
radiation TVA
Jocelyne Hincq
02 563 68 57
jh@beci.be
U
Connexions
business
• Votre contact BECI
• Mise en relation et
développement de
votre réseau
• Identification de
partenaires
• Identification
d’opportunités
commerciales
Philippe Vellut
02 643 78 04
pve@beci.be
Sylvie De Maegd
02 643 78 43
sdm@beci.be
BECI account
• Gestion administrative de
votre membership BECI
• Enregistrement et
mise à jour de vos données
Frederik Leloup
02 643 78 01
fle@beci.be
Catherine Mertens
02 643 78 16
cm@beci.be
EVÉNEMENTS, SÉMINAIRES ET FORMATIONS
• Inscription aux événements BECI :
Annual Event, After Works, Speed
Business Lunches, Welcome Lunches,
Entrepreneurs Nights, Golf Trophy,
Garden Party…
• Mise en relation et développement de
votre réseau
• Location de nos salles
Caroline Coutelier
02 643 78 13
cco@beci.be
• Développement de vos compétences et
de votre expertise
• Questions liées aux formations thématiques
BECI (en management, RH,
développement personnel, stratégie
et gestion…)
Émilie Lessire
02 643 78 11
ele@beci.be
• Organisation de formations thématiques
et formations sur mesure pour
votre entreprise
Brigitte van der Mensbrugghe
02 643 78 30
bvdm@beci.be
COMMUNICATION
Média
• Votre source d’information
entrepreneuriale
• Relais de vos préoccupations
à travers nos
enquêtes et sondages
• Publication de vos
communiqués dans notre
magazine et sur notre
site web
Emmanuel Robert
02 643 78 44
er@beci.be
Morgan Van Cleven
02 643 78 12
mvc@beci.be
Myriam Michiels
02 643 78 19
mm@beci.be
VOS RESPONSABLES MÉDIAS
Régie publicitaire
• Conseil en communication
commerciale
• Gestion de vos campagnes
publicitaires
Max Saey
02 563 68 53
msa@beci.be
41 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2016 | BECI
Francis De Molder
02 643 78 25
fdm@beci.be
Sylvia Welleman
02 643 78 05
sw@beci.be
Pascale Capitaine
02 643 78 49
pc@beci.be
Christine Barthélemy
02 643 78 45
cb@beci.be
VOTRE SUPPORT
VOTRE RÉSEAU
Relations d’affaires
• Recherche de partenariats
• Gestion de banques
de données de contacts
• Mise en relation
Séverine Heurter
02 643 78 31
she@beci.be
Customer
Experience
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Offre destinée aux professionnels et valable du 1er
PEUGEOT 508
septembre au 31 décembre 2016. Intérieur cuir offert à l’achat d’une 508 berline ou SW, Pack cuir Nappa offert à l’achat d’une
508 GT Line ou 508 GT, Pack cuir Nappa ou Pack Alcantara à l’achat d’une 508 RXH thermique ou hybride.
3,9 - 5,8 L /100 KM
102 - 135 G /KM
Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.peugeot.be
E.R.: Peugeot Belgique-Luxembourg S.A., n° BCE 0403.461.107, IBAN : BE81 2710 0450 0024, Avenue de Finlande 4-8 à B-1420 Braine-l’Alleud. Tel: 078 15 16 15.
Intérieur
CUIR
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OFFERT
achat d’une
T
de société
׉	 7cassandra://iWO_KXMQSVveXGages9UrXtO_nMnAyDFxRZlf2I6dZ4`̵ WƠ䰈ὡp׈EWƠ䰈ὡqWƠ䰈ὡp$ͽ2016 Brussels Perspectives FRWƠTց