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N° 19 - Novembre 2016
e magazine des entreprises brux
Topic
Commerce international
ISSN 2406-3738
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Seuls contre tous ?
Que nous enseignent les dizaines de millions de morts et bien plus de vies
brisées, sacrifiées à l’autel du protectionnisme, cette idéologie érigée en modèle
au début du 20e
siècle ? Que le repli sur soi, traduit par l’érection de barrières
douanières et le frein serré sur les migrations, n’a mené qu’à la guerre.
Deux pour être précis. Nationalisme, fascisme, populisme en ont été les
catalyseurs.
Depuis 1945, le libre-échangisme a permis le développement
d’une prospérité inégalée à ce jour. Dès la mise en œuvre du plan
Marshall (celui du général, pas le wallon) jusqu’à l’émergence de
la monnaie unique européenne, que de chemin parcouru ! Fautil
rappeler le travail des pères de l’Europe ? Monnet, Schuman,
Adenauer, Spinelli… Et chez nous Paul-Henri Spaak.
De la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA)
à l’Union européenne, le chemin a été parsemé d’embûches et,
avouons-le, d’échecs – le premier d’entre eux remontant à 1954 avec la communauté
européenne de défense (CED).
Et pourtant, cette période unique dans l’histoire, 70 ans de paix, est mise à mal aujourd’hui.
Comme si les enfants de l’Europe remettaient en cause tout l’héritage, le
reniaient même. Mais être critique par rapport à des positions prises dans le passé
n’impose pas de casser tous les acquis indiscutables de la construction européenne.
Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?
Car comment comprendre autrement le réflexe britannique qui a poussé au Brexit ?
Certains ont agité un chiffon rouge devant d’autres qui n’en demandaient pas tant !
En même temps, il est étonnant que les responsables du résultat s’en soient ensuite
mordu les mains tant les conséquences sont probablement désastreuses, à l’encontre
de l’objectif poursuivi.
Aujourd’hui, d’autres se battent contre le CETA ou le TTIP, ces accords négociés depuis
des années par une Commission européenne dument mandatée par les États
membres. Pourquoi donc accepter un accord avec le Vietnam et le refuser – aux
mêmes conditions – avec le Canada ? Certes, il est plus facile d’agiter des chiffons
rouges que de rassurer les inquiets…
Seulement, voilà, l’Européen de la rue ne voit plus les
opportunités que présente le libre-échange, mais uniquement
les menaces. Avec une économie ouverte à plus de 80 %, la
Belgique a plus à perdre qu’à gagner, n’en déplaise à certains dans le pays. Le libre
échange doit rester la norme, la contre-proposition à la guerre. Bien sûr, il faut le
canaliser, réglementer et ajuster. Tout système est perfectible. Mais qui veut faire la
guerre pour un bout de fromage, sur le plateau de Herve ou de Cheddar, aussi bon
soient-ils ?
Thierry Willemarck, Président de BECI
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
1
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Think Tank
4
Social media
CHAMBRE DE COMMERCE &
5 Pour ou contre l’anglais dans l’administration bruxelloise
?
Topic : commerce international
6
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 19 – Novembre 2016
Brexit : une pint à moitié pleine pour Bruxelles
11 Cécile Jodogne : « Donner du temps et des moyens à
nos entreprises »
15 La diversité de Bruxelles pour attirer les investisseurs
19 Missions économiques : booster son entreprise en voyageant
22
Enterprise Europe Network : en soutien des PME
24 Las Vegas, rendez-vous mondial de l’IT
27 Échanges bruxello-néerlandais sur le textile circulaire
28 Un œil averti sur les Pays-Bas
30 Exportations : les mesures de précaution en douane
32 Atterrissage en douceur pour les expatriés
Entreprendre
36 Transition : Bruxelles fait sa révolution des emballages
38 Self-employed corner : les impayés, ça use, ça use…
40 Starter : Ewala
41 Devenir un athlète d’entreprise
Community
42 L’actualité BECI en photos
44 News
47 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
51 Demandes d’admission
51 Index
52 Agenda
Au mois de
décembre :
Gestion des risques
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Dries Bertrand, Tom Cachet, Pierre
Chaudoir, Johan Debière, Ophélie
Delarouzée, Olivier Fabes, David Hainaut,
Julien Ide, Hélène Remy, Frédéric
Solvel, Morgan Van Cleven, Guy Van den
Noortgate et Peter Van Dyck.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
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Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
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Bruxelles métropole/Brussel Metropool
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BRUXELLES
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Social media
Mon job, mon choix :
des métiers ouverts à tou(te)s
Pourquoi n’y aurait-il pas plus d’électriciennes, de conductrices
ou de puériculteurs ? Voici un an, en septembre 2015,
BECI et Bianca Debaets, la Secrétaire d’État bruxelloise à
l’Égalité des Chances, lançaient « Mon job, mon choix ». Un
projet associant écoles et entreprises, enseignants et professionnels,
afin de casser les stéréotypes de genre dans le
choix des métiers, en particulier pour les métiers en pénurie.
« Sage-homme », technicienne…
Un an (et des poussières) plus tard, le 13 octobre dernier, 150 élèves bruxellois
de 17-18 ans ont participé à l’événement « Mon Job, mon Choix », organisé
dans les bâtiments de la menuiserie-ébénisterie bruxelloise Rigobert
(en photo, sa directrice générale Myriam Moussebois). Ils y ont rencontré des
« ambassadeurs » du projet, des femmes et des hommes exerçant un métier
habituellement dévolu à l’autre sexe : une femme maçon, un « sage-homme »,
une dirigeante dans le secteur de la construction, une technicienne… Leurs
témoignages auront permis de briser quelques préjugés quant aux choix professionnels.
Des
métiers d’avenir
« En Région bruxelloise également, les jeunes font des choix de carrière dictés
par des stéréotypes. Dans le secteur des soins à domicile, où on constate de la
pénurie, 75 % de femmes sont employées. Et à contrario, dans le secteur informatique,
où il y a aussi une demande de personnel, on retrouve des hommes
à 73 % », analyse Bianca Debaets. « Avec la politique d’Égalité des Chances,
je tiens à garantir à chacun la chance d’exercer l’emploi qu’il ou elle souhaite
exercer, et pour lequel il existe un avenir. Il y a des femmes qui veulent être
plombier ou informaticienne, mais qui n’osent pas se lancer car notre société
est stéréotypée et réserve ces professions aux hommes. Or elles pourraient
apporter beaucoup dans l’évolution de l’économie digitale de demain. C’est
important de confronter des jeunes avec des professionnels qui, par leur choix
de métier, ont précisément brisé ces stéréotypes. L’événement ‘Mon Job, mon
Choix’ et le site internet interactif associé peuvent certainement jouer un rôle
important dans cette dynamique. »
Plus d’info ?
Voir www.monjobmonchoix.be
4 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
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POUR OU CONTRE
L’anglais dans l’administration bruxelloise ?
L’idée, lancée voici quelques années déjà, vient de ressurgir
à la faveur du Brexit : faut-il introduire l’anglais comme
langue de travail dans les administrations bruxelloises,
à l’instar du Luxembourg et d’Amsterdam ? Lancée à la
conquête des entreprises britanniques, la France a pris les
devants en acceptant d’enregistrer les sociétés en anglais.
Ophélie Delarouzée
Eric Corijn, professeur en
études urbaines à la VUB,
vice-président du Brussels
Studies Institute
Bruxelles est devenue à 90 % une ville de services. Une
large part de cette nouvelle économie relève du fonctionnement
international, avec environ 40.000 emplois
dans les institutions européennes ; 120.000 en comptant
ceux en lien avec l’OTAN, dans les lobbies ou autres
dérivés de la mondialisation, et plus de 200.000 personnes
qui en dépendent si on élargit aux familles. L’anglais
est donc déjà la seconde lingua franca, à côté du
français. Presque 90 % des Bruxellois disent aujourd’hui
avoir une bonne connaissance du français, 30 % de l’anglais
et 23 % du néerlandais. L’anglais est aussi devenu
la principale langue d’échanges au niveau européen et,
avec l’extension de l’Union Européenne vers l’est, ce statut
va être maintenu, même sans la Grande-Bretagne
au sein de l’UE.
Si on réagit bien au Brexit, Bruxelles pourrait en bénéficier
fortement d’un point de vue économique. Quand on
regarde les fonctions internationales, dans les ONG par
exemple, on voit que Londres et Bruxelles sont vraiment
les « villes-monde ». Avec Londres qui se détache de
l’Europe institutionnellement, Bruxelles pourrait attirer
des activités reliées à l’UE, qui sont pour l’instant localisées
à Londres. Paris mène déjà une politique proactive.
Certains, comme les nationalistes flamands, s’opposent
au multilinguisme des institutions à Bruxelles. Chaque
culture développe des rapports de forces dans ses approches
linguistiques. Mais, rendre des services en anglais,
ne veut pas dire fonctionner en anglais. L’anglais
est indiscutablement devenu une langue technique pour
les interactions au niveau mondial. Résister à cela, c’est
manquer une bonne part de connectivité au reste du
monde. De plus, la majorité de la population bruxelloise
est déjà dans le multilinguisme. Selon le baromètre linguistique,
61 % des ménages sont multilingues et 14 %
combinent français et néerlandais. Seuls 5,5 % des ménages
ne parlent que le néerlandais chez eux, et 33 %
uniquement français, contre 56 % en 2005. Le multilinguisme
devient donc la règle.
Rudy Janssens, secrétaire
général de la centrale CGSP de
Bruxelles
L’application des langues a un impact sur l’organisation
des services administratifs et la carrière des fonctionnaires.
Introduire l’anglais toucherait à la loi linguistique.
Dans les services publics bruxellois, la règle applicable
est le bilinguisme des agents ; c’est une obligation. Si
on ajoute l’anglais en imposant un trilinguisme, on ne va
pas accepter et on va réagir ! Si on ouvre le bilinguisme
à la possibilité de parler anglais à la place du français
ou du néerlandais, il y aura à mon avis des tollés côté
flamand pour des questions de pouvoir et de parité. On
a déjà des plaintes pour des contractuels qui ne parlent
pas néerlandais, dans les CPAS notamment, et il y a des
analyses à ce sujet en Flandre.
Maintenant, dans certaines administrations, il peut y
avoir un cadre linguistique avec des quotas de néerlandophones,
de francophones et de bilingues qui ont une
prime de bilinguisme. Je pense qu’il faut maintenir les
conditions du bilinguisme, le cadre linguistique quand
nécessaire, et qu’il faut rémunérer d’autres connaissances
comme celle de l’anglais, si on les demande.
Avec un salaire de base d’environ 1.250 euros dans les
communes, tout le monde cherche aujourd’hui le petit
« plus » financier.
Mais, si on trouve une formule, il faut vraiment que le
cadre soit justifié et il faut savoir où le mettre. Je sais
que c’est une demande pour la police et les centres
hospitaliers. Du côté de Schuman, d’Etterbeek, de
Bruxelles, voire d’Ixelles, il y a une certaine logique à
introduire l’anglais, quoique l’Union Européenne ne parlera
peut-être plus anglais avec le Brexit – à cet égard, la
Grande-Bretagne avait une sorte de position dominante,
avec d’autres pays ; ce ne sera plus le cas. Par contre, il
y a peu d’anglophones à Molenbeek. À Saint-Gilles, on
parle plus facilement espagnol et portugais. Si on ouvre
les services publics à l’anglais, je pense qu’il faudrait
élargir à d’autres langues maternelles plus couramment
parlées, comme l’arabe ou l’espagnol.
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
5
© Thinkstock
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COMMERCE INTERNATIONAL
Brexit : une pint à moitié pleine pour
Bruxelles
Depuis le 24 juin, les sujets de Sa Gracieuse Majesté se préparent donc à rayer
la mention « European Union » de leur passeport. Quelles en seront les conséquences
pour l’économie belge et bruxelloise en particulier ? Gérer, c’est prévoir...
Olivier Fabes
F
in mars 2017, le Royaume-Uni va donc officiellement
entamer sa procédure de divorce d’avec
l’Union. Une négociation qui, si tout va bien, ne
devrait pas excéder deux ans, mais chacun sait qu’une
séparation se déroule rarement sans heurt. En l’occurrence,
qui aura la garde des échanges commerciaux ?
Comment partager les « meubles » en matière de droit
social, de libre circulation des travailleurs ou d’immigration
? Quelles seront les modalités de la pension, plus
qu’alimentaire, versée aux fonctionnaires euro-britanniques
? Et quel sera encore le moral de la livre et de la
City ? Nobody knows...
En attendant, les prévisionnistes de tout poil y vont de
leurs scénarios, du plus optimiste au plus catastrophiste.
En se réconfortant du fait que la situation serait de toute
façon moins préoccupante de ce côté-ci du Channel que
sur la perfide Albion.
Pour anticiper une période d’incertitude, mieux vaut en
tous cas bien connaître un certain nombre de réalités
sur les échanges belgo-britanniques. Histoire de ne pas
simplement regarder passer l’Eurostar le moment venu.
C’est dans cette optique que BECI, dans la foulée des
initiatives prises au niveau fédéral, a réuni depuis juillet
un groupe d’experts afin d’étudier les menaces et opportunités
que présente le Brexit pour Bruxelles. Ce groupe
d’experts, autour de la Secrétaire d’État en charge du
Commerce extérieur Cécile Jodogne, réunit des professionnels
de secteurs potentiellement les plus concernés.
On pense notamment à l’immobilier et à la finance. Quels
en sont les constats à ce stade ?
6 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
La Belgique parmi les plus impactés
Notre pays est, par rapport à son PIB, le 3e
pays de l’Union
potentiellement le plus impacté par le Brexit, après les
Pays-Bas et l’Irlande. Le Royaume-Uni est notre quatrième
partenaire commercial, et le premier en dehors de la zone
euro. Il représente 5,5 % des importations belges et 7,7 %
des exportations. Ces dernières pesaient pas moins de 18,3
milliards d’euros en 2015. Nous exportons surtout des véhicules,
engins motorisés et équipements de transport, des
produits chimiques et des produits alimentaires. La demande
britannique génère par ailleurs une bonne part de la valeur
ajoutée du textile et du secteur de l’énergie.
Dans un rapport de juin, la banque ING estimait que les cinq
secteurs les plus importants influencés directement par la
demande britannique représentent près de 60.000 emplois.
Des emplois qui, sans être directement menacés, pourraient
être mis sous pression. La valeur ajoutée générée par la demande
britannique représenterait 2,8 % du total des emplois,
ce qui fait de la Belgique le quatrième pays de la zone euro
le plus exposé à une chute de la demande outre-Manche.
En attendant de connaître les modalités du divorce, la plupart
des projections vont dans le sens d’un impact a priori négatif
dans les prochains mois. Le PIB belge reculerait de 0,3 à
0,7 % en 2017. En ce qui concerne spécifiquement les exportations
de marchandises, la perte pourrait à moyen terme
varier entre 0,7 % (si un large accord de libre échange est
conclu avec le Royaume-Uni) et 2,4 % dans le cas contraire.
Bruxelles moins touchée que la Flandre, mais...
Sur les quelque 18,3 milliards d’euros d’exportations outreManche,
près de 15 millions sont le fait de la Flandre :
plus que la part du lion. L’économie bruxelloise, surtout
© Thinkstock
׉	 7cassandra://0EHzPyKoxNEdQk0NaHMrXK9Rc2O91DpLFLXqv3VMqCE`̵ XJ᯾WH׉EODe l’eau pure ? Nous nous y engageons. La consommation journalière d’eau de
50 000 passagers et des 350 avions qui atterrissent à Brussels Airport nous confronte
à une énorme quantité d’eaux usées. Mais parce que chaque goutte compte pour la
nature, ces eaux usées sont traitées dans notre propre station d’épuration.
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Good to know...
• Le Royaume-Uni capte 7,7 % des exportations belges
(très majoritairement flamandes).
• Il y a environ 20.000 Britanniques domiciliés en Belgique
(soit 2% de la population étrangère)
• La plupart habitent en Région bruxelloise et du côté de
Waterloo. Rien que la commune d’Ixelles compte plus
de 1.500 ressortissants britanniques.
• Le nombre de fonctionnaires britanniques dans les
institutions européennes tourne autour de 2.000 personnes.
À la Commission, ils ne représentent que
3,5% des effectifs, mais souvent à des postes intermédiaires
importants et influents.
Les derniers accents donnés par la Première Ministre
Theresa May semblent aller dans le sens d’un Brexit « dur ».
orientée services, n’exporte que quelques centaines de milliers
d’euros vers la Grande-Bretagne. Mais on sait aussi que
pas mal d’exportations de services, singulièrement dans les
PME, échappent aux statistiques.
Et puis, parmi les quelques grosses entreprises industrielles
que compte encore la Région bruxelloise figure... Audi Brussels,
pour laquelle le Royaume-Uni est un marché-clé. Lors
du lancement de l’Audi A1 (en 2013), pas moins de 20 % des
voitures de ce modèle étaient exportées outre-Manche...
Bruxelles compte également quelques entreprises du secteur
de la transformation alimentaire pour lequel le marché
britannique est stratégique.
Un certain nombre de menaces…
Le principal risque à moyen terme est celui d’une récession
de l’économie britannique, combinée à une dépréciation de la
livre déjà bien entamée (les experts tablent sur une perte de
valeur de 10 à 20 % par rapport à début 2016). Ce gros coup
de mou de l’économie britannique et du pouvoir d’achat des
entreprises comme des consommateurs se ferait évidemment
sentir dans nos exportations. La grosse inconnue est la durée
du ralentissement en question.
La situation pourrait être aggravée par la réintroduction de
taxes douanières pour certains types de biens et services. Le
scénario le plus rassurant à cet égard serait le maintien du
Royaume Uni dans la zone économique européenne (comme
la Norvège ou l’Islande), ce qui préserverait largement la
libre circulation des biens, des services, des gens et des capitaux.
Mais les plus ardents défenseurs du Brexit diront que
cela reviendrait dans les faits à un statu quo. À l’opposé, le
Royaume-Uni et l’Union européenne se contenteraient d’un
accord de libre-échange bilatéral. En sachant que la taille
d’un tel costume sur mesure peut prendre des années...
Au-delà des effets négatifs potentiels d’un recul (temporaire)
de la demande britannique, le principal risque, pour la Belgique
et pour Bruxelles, est de voir l’Union aux prises avec
d’autres forces centrifuges. Inspirés par le Brexit, d’autres
pays pourraient être tentés, si pas de brandir la menace d’un
référendum national, de revendiquer certains avantages de
type autonomiste. On pense à la remise en cause de la libre
8 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
circulation des personnes. Diverses études ont démontré que
la réintroduction de contrôles aux frontières aurait un impact
négatif à long terme sur les échanges intra-européens et
sur la croissance économique en général. Ce ne serait pas
une bonne nouvelle pour une économie très ouverte comme
la nôtre.
…et des opportunités pour Bruxelles
Une période d’incertitude peut aussi être source d’opportunités.
Refroidies par le Brexit, certaines multinationales
vont peut-être être tentées de relocaliser une part de leurs
activités ailleurs, sur le continent. « Quelle que soit l’issue
du divorce qui va s’entamer, il est nécessaire de défendre et
améliorer la position de Bruxelles dans le compétition que
se livrent les villes de taille internationale », déclarait Cécile
Jodogne, lors de la réunion du groupe d’experts début juillet.
On connait les atouts de Bruxelles comme tremplin pour
accéder à l’ensemble du marché européen. Mais on sait un
peu moins que, malgré la crise de 2008 et les annonces encore
récentes de restructurations dans certaines banques,
Bruxelles et ses alentours occupent une place respectable
dans le secteur de la finance et des technologies qui y sont
liées. Avec des sièges internationaux comme ceux de Swift,
Mastercard, Ogone ou Euroclear, mais aussi quelques startup
« fintech » prometteuses. La Belgique était récemment
classée 7e
d’un large peloton européen (+ Israël) pour les investissements
à risque dans les fintech, devant les Pays-Bas,
l’Italie ou l’Espagne. La plupart de ces start-up de la banque
3.0 sont situées à Bruxelles et ont d’emblée des ambitions
internationales. Pour faire valoir des alternatives à la City ?
Indépendamment du secteur d’activité, Bruxelles devra faire
valoir et amplifier certains de ses atouts face à des concurrents
de premier ordre comme Amsterdam ou Dublin : sa
créativité, matérialisée notamment par ses écosystèmes naissants
de start-up dans les technologiques ou les sciences de
la vie ; sa main-d’œuvre jeune, multilingue et multiculturelle
; sa qualité de vie ; sa connexion aux réseaux de transport
internationaux ; et enfin, une offre de location de bureaux
parmi les plus compétitives d’Europe.
Ces atouts devront pallier le fait que le coût salarial d’un
employé qualifié est supérieur à celui d’Amsterdam, Francfort
ou Dublin, mais inférieur à Londres, Zurich ou Paris. ●
© Reporters
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Cécile Jodogne : « Donner du temps et des
moyens à nos entreprises »
Entre deux missions économiques, Cécile Jodogne, Secrétaire d’État bruxelloise
au commerce extérieur et aux investissements étrangers, évoque, entre autres, la
réforme en cours de Bruxelles Invest & Export. Un organe qui, pour rappel, épaule
les entreprises bruxelloises dans leur développement à l’étranger, tout en assistant
les sociétés internationales désireuses de s’implanter dans la capitale européenne.
Interview par David Hainaut
Bruxelles Métropole : Bruxelles Invest & Export
traverse actuellement une importante phase de
réformes. Pourriez-vous en dire davantage ?
Cécile Jodogne : En effet. En marge de la politique générale
du gouvernement autour du monde entrepreneurial,
il y a une volonté commune de rassembler tous les organismes
qui s’adressent aux entreprises. Dans un premier
temps, la réforme a été lancée autour d’Atrium (l’agence
régionale du commerce) et d’Impulse (axée sur la création
d’entreprises et l’innovation). Mais assez vite s’est posée
la question de Bruxelles Invest & Export. Face à ses deux
sœurs, l’Awex (l’Agence Wallonne à l’Exportation et aux
Investissements) et la FIT (Flanders Trade), il y avait pour
nous une plus grande difficulté à se positionner, car BIE,
à l’inverse des deux autres, dépend du ministère. Ce qui,
comme représentation de service public, constitue un
atout non négligeable lorsqu’on se rend à l’étranger, mais
qui reste parfois une contrainte en termes de flexibilité et
de rapidité de réaction. J’ai donc proposé que BIE prenne
le train de ces changements, pour ainsi créer une véritable
structure fédératrice, à tous les niveaux : dans leur phase
de naissance, de croissance, d’internationalisation – pour
certaines –, d’accompagnement vers la transmission parfois,
voire tout autre type de développement.
On se dirigerait donc, pour chacun et en particulier
pour vous, vers plus de souplesse ?
Voilà. L’objectif serait de rendre plus lisible l’utilité de
ces organismes, d’abord pour les entreprises basées
chez nous. Car précisons-le, même si c’est souvent une
nécessité pour notre territoire, toutes les entreprises
bruxelloises n’ont pas vocation à aller à l’international.
Mais en effet, tout cela devrait amener une plus grande
latitude dans la gestion, tout en restant, je le répète car
c’est capital, un organisme émanant d’un service public.
Il s’agit bien de continuer de s’adresser à toutes les entreprises
et de les aider, mais plus concrètement, sous
la forme d’une société anonyme de droit public à finalité
sociale. C’est donc tout cela qui se met actuellement
En 2017, l’éco-construction
pourrait constituer un bon fil
conducteur pour nous.
en place. Des étapes concrètes ont déjà été franchies,
géographiquement notamment, puisqu’Atrium et Impulse
se trouvent désormais chaussée de Charleroi, où
BIE les rejoindra au printemps prochain. Les organes
pourront ainsi partager l’ensemble des services. Cela
dit, au-delà de cette nouveauté, on distinguera toujours
BIE, tant en Belgique qu’à l’étranger. Bruxelles Invest
& Export gardera bien son label et son image. L’objectif
est surtout d’améliorer les aides. On pense donc qu’en
rationalisant certaines choses, on dégage du temps et
fatalement, des moyens, au bénéfice des entreprises.
C’est bien là l’essentiel !
Mettre en place ce type de réforme, cela nécessite
du temps ?
Oui, parce que tout changement provoque beaucoup d’inquiétudes,
de questionnements et de réflexions. Puis, il
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
11
© R.A.
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faut opérer différents choix en analysant bien toutes les
possibilités en amont, de concert avec les entreprises.
Répondre à leurs attentes, via différents séminaires ou
la mise en place de groupes de travail. Là encore, nous
suivons les démarches d’Atrium et d’Impulse. Il ne faut
pas non plus perdre de vue qu’il y a beaucoup de travailleurs
derrière tout cela, qu’il fallait les consulter, ainsi
que les syndicats. Le processus est assez long, mais nous
avançons plutôt bien, puisque notre planning est respecté,
et notre programme de 2017 est déjà finalisé.
De quoi, précisément, se composera-t-il, en
quelques grandes lignes?
Si plus de la moitié de notre action se tiendra en Europe,
où nous gardons une majorité de contacts, nous avons
la volonté de faire un focus sur l’Afrique – un continent
où plusieurs pays présentent une forte croissance, où
la classe moyenne et le pouvoir d’achat augmentent, et
indirectement, la demande de bien et de services. Nous
avons là-bas pas mal de relations particulières avec des
pays partageant notre langue, parfois même notre histoire
et notre culture. En ce moment, nous concrétisons ainsi
un solide plan d’action avec Maroc Export. Car si des
pays peuvent valoriser leurs actions entre eux, ils peuvent
ensemble se diriger vers d’autres marchés. En l’occurrence
le Maroc, qui reste une porte d’entrée importante
vers les pays africains. Dans certains domaines, c’est une
plus-value indéniable pour séduire d’autres acteurs. Peutêtre
qu’un fil conducteur serait de se focaliser sur tout ce
qui touche à la construction dans son aspect écologique.
Mais le développement durable concerne aussi les pays
asiatiques. L’an dernier par exemple, nous avons signé
un projet avec une petite entreprise bruxelloise qui œuvre
à améliorer les économies d’énergie sur des bâtiments
déjà construits, avec des gains allant jusqu’à 30%. Nous
avons aussi des missions en Amérique du Nord, dans le
secteur de la construction.
Nous avons des opportunités à saisir
à Londres. Raison pour laquelle nous
y mènerons des actions spécifiques et
déterminées.
En cette fin d’année 2016, comment se porte à
l’étranger la réputation de la Belgique en général,
et de Bruxelles en particulier ?
Au niveau économique, les événements tragiques de novembre
2015 et surtout mars 2016 n’ont pas eu d’influence
quant à la réputation de qualité de nos produits et de nos
services. Notre savoir-faire est reconnu ; nos exportations
n’ont jamais été en baisse. En revanche, chez nous, il est
clair qu’il y a des conséquences dramatiques dans les
secteurs de l’horeca, du tourisme et des musées. Potentiellement,
il y a eu des impacts sur la volonté d’investir
à Bruxelles voire en Belgique. Bruges, par exemple, a
beaucoup souffert elle aussi. Raison pour laquelle, comme
je l’ai fait au Japon, en Pologne ou m’apprête à le faire en
12 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
Tunisie, il est important de rappeler les atouts de Bruxelles
et de valoriser notre belle capitale. D’ailleurs, autour des
mesures post-attentat du gouvernement, il y a un volet
spécifiquement consacré au commerce extérieur. Nous
devons rappeler que Bruxelles est à la fois la capitale de
l’Europe, un endroit idéal pour s’installer, que sa qualité
de vie reste excellente et qu’elle regorge d’autres atouts :
du logement à ses infrastructures de santé, son offre
d’enseignement et de formations, sa verdure croissante,
sa culture et ses loisirs, son coût de la vie largement
abordable, sa gastronomie, sa convivialité, ou encore son
caractère multiculturel. Nous devons bien mesurer ces
atouts, qui font partie de notre marque de fabrique.
Concernant le Brexit, jusqu’ici, vous vous êtes
relativement peu exprimée. Pourquoi ?
C’était assez intentionnel, à vrai dire. On m’a plusieurs
fois demandé de réagir à chaud, de filer de toute urgence
à Londres, mais tout cela avait à mes yeux peu de
sens. Pourquoi ? Parce que les conséquences du Brexit
ne peuvent se mesurer qu’à moyen, voire à long terme.
Et puis, nous n’allons pas, seuls, récupérer les 300 000
emplois du secteur financier, car Londres va se battre
pour en garder le plus possible, quitte à faire traîner les
choses. La capitale britannique reste un concurrent pour
nous, notamment en ce qui concerne les investisseurs
asiatiques. Mais cet été, j’ai rencontré différents acteurs
du secteur financier, immobilier et surtout de l’arbitrage,
pour lequel Bruxelles reste un acteur majeur. Nous avons
eu beaucoup des contacts avec notre attaché économique
et commercial basé à Londres. L’objectif pour nous serait
de mener des actions spécifiques et déterminées, autour
de différentes thématiques, car je pense que nous avons
de sérieuses et nouvelles opportunités à saisir. Bruxelles
jouit bel et bien d’une place économiquement enviable ! ●
© R.A.
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vos partenariats internationaux
Bruxelles, petite région par sa taille, mais qui en matière d’entrepreneuriat peut clairement
concurrencer les plus grandes. Avec ses 51 institutions d’enseignement supérieur et près de
13.000 chercheurs, la capitale de l’Europe dispose de bien des connaissances pour permettre
aux entreprises innovantes de se développer et d’être actives. Et elles sont nombreuses à l’avoir
compris… Selon les derniers chiffres du Bureau Fédéral du Plan, plus de la moitié des entreprises
bruxelloises sont actives dans la RDI. Cela représente près de 8% de plus que la moyenne
européenne. Bruxelles possède donc un énorme potentiel, mais elle doit oser sortir de ses
frontières. Pour ce faire, Innoviris, l’Institut bruxellois pour la recherche et l’innovation, aide les
entrepreneurs innovants dans leur quête de partenariats internationaux par le biais d’un éventail
de financements et de programmes européens pour soutenir le secteur de la R&D.
Un soutien financier sur mesure
Quel genre de programme Innoviris finance-t-il ?
En complément aux aides régionales et nationales à la
R&D, il existe au niveau européen une large palette de programmes.
Les financements peuvent venir de l’Union Européenne,
des agences de financement nationales ou être
issus d’un cofinancement impliquant l’Union et les agences
nationales.
Le programme de financement pour le secteur RDI le plus
connu est celui de la Commission Européenne, Horizon
2020. Ce programme dispose d’un budget de 79 milliards
d’euros pour la période 2014-2020 afin de soutenir les
projets des acteurs de la recherche et de l’innovation dans
les thématiques jugées prioritaires en Europe. Innoviris
soutient les candidats bruxellois via un financement de la
phase de montage des projets.
Parallèlement à ce programme, Innoviris dispose d’un important
budget pour soutenir des projets collaboratifs
innovants orientés marché et donnant une place prépondérante
aux entreprises. Ce réseau réunissant 41 pays,
appelé EUREKA, fonctionne principalement selon une
approche bottom-up ouverte, sans limitation des thématiques
technologiques.
Eurostars, un programme européen en phase
avec la réalité bruxelloise
Dans une industrie qui compte de très nombreuses PME,
le programme Eurostars, qui fait partie du réseau EUREKA,
est complètement en phase avec ce fait. De par la taille
Tous les services centralisés
Innoviris, Institut Bruxellois pour la recherche et l’innovation, agence de financement pour les programmes européens.
www.innoviris.brussels
Personne de contact Mathilde Reumaux, International Projects Advisor, mreumaux@innoviris.brussels
Enterprise Europe Network : Services présents dans 63 pays (développés conjointement à Bruxelles par Impulse et BECI.) de soutien à
la recherche de partenaires et d’opportunités pour l’internationalisation et l’innovation.
National Contact Point Brussels reconnu par la Commission européenne afin de fournir des services de soutien relatifs au programme
Horizon 2020 pour la recherche et l’innovation. Les services du NCP sont centralisés chez Impulse. www.ncpbrussels.be/
Bâtiment UNO, Chaussée de Charleroi 110, 1060 Bruxelles.
réduite des projets introduits et son fort taux de succès,
Eurostars permet à des PME n’ayant jamais participé à un
projet européen mais démontrant d’un très haut potentiel
d’innovation technologique, d’avoir une première expérience
de collaboration internationale. L’objectif de ce programme
est le développement d’un nouveau produit, procédé
ou service technologiquement innovant, en vue d’une
commercialisation rapide.
Nanomegas et Excelsus Structural
Solutions, deux entreprises bruxelloises
dans un projet Eurostars
Nanomegas développe et commercialise des outils hardware
et software à destination des microscopes électroniques à
transmission (TEM) et propose actuellement une gamme de
solutions permettant la précession pour la diffraction électronique.
Excelsus
Structural Solutions propose, quant à elle, des services
de consultance dans le domaine de l’analyse structurelle
et micro-structurelle des matériaux en utilisant le synchrotron
et la technique de diffraction des rayons X par les poudres.
Le projet, en collaboration avec Boras, PME norvégienne, a
comme objectif d’adapter une méthode d’analyse, basée sur
la mesure des distances entre paires d’atomes, utilisée largement
pour la caractérisation sur synchrotron de matériaux
inorganiques, sur un microscope à transmission électronique
afin de caractériser les phases amorphes de composés. Cette
méthode associera une solution software et un détecteur
hardware adaptables sur ce type de microscopes. Non seulement
ce projet a comme objectif le développement d’une méthodologie
combinée rayons X- électrons, mais il a également
pour but de rendre la méthode apte à l’utilisation industrielle
et donc accessible pour les entreprises à un coût compétitif.
Grâce au financement Eurostars, Excelsus Structural Solutions
et Nanomegas ont pu renforcer le staff scientifique pour se
concentrer sur les aspects scientifiques du transfert de cette
technologie et donc, de ce fait, affiner leurs compétences. Par
ailleurs, ceci a rendu possible des efforts de R&D normalement
difficiles pour des PME car non rentables à court-terme.
© The Swiss Light Source.
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La diversité de Bruxelles pour attirer les
investisseurs
L’image de Bruxelles a été ternie ces deux dernières années. Le piétonnier et la
fermeture de certains tunnels ont mis à sac la mobilité, avec des conséquences
économiques désastreuses. Et puis il y eut les attentats… Et pourtant, Bruxelles
possède beaucoup d’atouts qui attirent les entreprises étrangères. Multiculturalité,
multilinguisme, présence des institutions européennes, position géographique…
Autant de qualités qui font de notre capitale une place de choix.
Julien Ide
A
ujourd’hui, plus de la moitié
de la population mondiale vit
dans les villes. En 2050, ce
seront les deux tiers. Les métropoles
attirent les foules et donc, logiquement,
les entreprise. Bruxelles, fille
d’une Belgique toujours en proie à
ses démons institutionnels, ne s’en
sortirait pas si mal.
La fondation japonaise Mori Memorial
publie depuis quelques années le
Global Power City Index, qui classe
les grandes villes mondiales en fonction
de leur pouvoir d’attractivité sur
les citoyens et les entreprises. Six critères
sont pris en compte : l’économie,
la R&D, l’interaction culturelle, la viabilité,
l’environnement et l’accessibilité.
Bruxelles est classée 25e
Moscou (36e
(27e
, devant
), Genève (28e
), ou encore Bangkok (33e
), Chicago
). Le top
5 est occupé par Londres, New York,
Paris, Tokyo et Singapour. Cette position
honorable est confirmée par
le fait qu’une trentaine d’entreprises
étrangères s’implantent à Bruxelles
chaque année. Un chiffre relativement
stable, qui n’a pas (encore) subi
les effets collatéraux des attentats
terroristes.
« La plus belle place du
monde »
Selon Alexander von Maillot, CEO
de Nestlé Belgilux, Bruxelles est un
choix stratégique important : « Nous
sommes implantés à Bruxelles depuis
1925. Nous n’avons jamais pensé à nous
délocaliser. Nous avons d’ailleurs investi
l’an dernier 7 millions d’euros dans
notre bâtiment d’Anderlecht. Un des
gros avantages de Bruxelles est que l’on
y trouve très facilement des employés
bilingues, voire trilingues. La position
centrale de la capitale est aussi très
importante pour les communications
avec le reste du pays. »
Jean-Philippe Mergen est directeur de
l’export chez BECI. Pour lui aussi, la
position centrale de Bruxelles est un
atout indéniable. « Bruxelles se situe
au cœur de l’Europe occidentale. La
présence des institutions européennes
renforce les possibilités de city marketing.
La proximité avec le port d’Anvers
est également un atout important au
niveau logistique. »
Pour Jeroen Langerock, Director Public
Affairs & Communications Belux
chez Coca-Cola, Bruxelles est un marché-test
de premier choix. « Nous avons
développé à Bruxelles le plus grand
centre de R&D après Atlanta. Plus de
135 personnes y travaillent à l’invention
de nouvelles boissons pour plus
de 100 pays. Nous employons plus de
15 nationalités. Nos collaborateurs ont
donc une bonne connaissance des pays
étrangers, ce qui est un atout considérable
pour nos recherches. Et comme
Bruxelles est très diversifiée aux niveaux
culturel et démographique, cela en fait
un excellent marché-test. » Jeroen Langerock
insiste également sur l’aspect
humain qu’offre Bruxelles : « Le climat
de vie est très agréable. Il y a beaucoup
d’ouverture dans les conversations. Ces
qualités sont difficiles à trouver dans
d’autres grandes métropoles comme
Londres ou Paris, où l’on se sent bien
plus anonyme. »
L’attractivité de Bruxelles dépend fortement
du secteur d’activité, comme
le souligne Emmanuel de Beughem,
responsable de la cellule Attractions
des Investissements étrangers au sein
de Brussels Invest & Export. « Bruxelles
est avant tout une ville de services, attractive
dans de nombreux secteurs,
mais certaines niches y sont particuBECI
- Bruxelles métropole - novembre 2016
15
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L’analyse SWOT
Pour rappel, réaliser l’analyse SWOT d’une organisation revient à identifier
quatre catégories de facteurs afin de déterminer une stratégie de développement
sur son marché. Les deux premiers ont une origine interne à l’organisation,
et donc maîtrisables par celle-ci : les forces (Strenghts) et les
faiblesses (Weaknesses). Les 2 suivantes ont une origine externe à l’organisation,
et donc non maîtrisables par celle-ci : les opportunités (Opportunities)
et les menaces (Threats).
L’organisation est ici bien sûr la Région de Bruxelles-Capitale. Le marché
est constitué des entreprises étrangères déjà ou potentiellement installées
à Bruxelles. Les concurrents sont les grandes villes européennes.
Strengths
• Multilinguisme
• Personnel qualifié
• Productivité
• Multiculturalité
• Présence d’universités
• Qualité de vie
• Atmosphère agréable et
conviviale
• Coût de la vie
• Coût de l’immobilier
• Niveau de vie élevé
Weaknesses
• Complexité et problèmes
institutionnels
• Contraintes administratives
• Coût du travail
• Mobilité
• Puissance des syndicats
• Concurrence des fonctions
urbaines (logement, entreprises,
infrastructures…)
dans un espace limité.
Selon Jean-Philippe Mergen, la mobilité
et la concertation sociale sont deux
points d’attention si l’on veut favoriser
l’implantation d’entreprises étrangères
à Bruxelles et en Belgique. « Notre pays
devrait développer des plans de mobilité
à l’échelle interrégionale. Les transports
publics sont trop peu efficaces.
Le métro bruxellois est clairement trop
peu développé. Notre statut de capitale
européenne vaut aussi à Bruxelles
d’accueillir de très nombreuses manifestations,
ce qui ne facilite pas les
choses. Par ailleurs, les organisations
de travailleurs sont bien implantées
et assez puissantes chez nous (certes
moins qu’en France). Il faut éviter que
les aléas de la concertation sociale
puissent intimider des investisseurs. »
Opportunities
• Force de la « marque Bruxelles » à
l’international
• Position géographique centrale en
Belgique et en Europe
• Présence des institutions
européennes
• Proximité du port d’Anvers
• Potentiel de la zone
métropolitaine
• Sécurité
• Crises européennes
• Concurrence de places
financières voisines
• Évolution institutionnelle
du pays
Threats
lièrement représentées. Je pense aux
essais cliniques, au traitement des transactions
financières, à la construction
durable ou encore aux bureaux d’affaires
publiques. La forte activité dans
ces domaines attire les investissements
étrangers. Nous aidons précisément
les sociétés étrangères à s’implanter à
Bruxelles, en partenariat avec Impulse,
Visit Brussels et des fédérations d’entreprises
comme BECI, Febelfin ou BeCRO.
D’autre part, on essaie de faciliter
le démarrage des activités d’entreprises
qui veulent s’implanter à Bruxelles. Avec
l’appui de la Région, nous leur mettons à
disposition un bureau gratuitement pendant
trois mois. Les organisations bénéficient
également de tous les avantages
et subsides accordées aux entreprises
16 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
belges, même si ce dernier point n’est
pas un critère de choix déterminant. »
Petit pays, petit esprit ?
Lorsqu’il évoque les faiblesses de la capitale,
Alexander von Maillot ne mâche
pas ses mots : « Je suis choqué par
l’état de la mobilité à Bruxelles. Nos
deux boutiques Nespresso ont notamment
subi des pertes financières
très importantes à cause des travaux.
L’argent des taxes devrait servir à améliorer
les infrastructures de transports.
Il y a trop de voitures, dont beaucoup
de véhicules de société. D’autre part,
le coût du travail en Belgique est un
des plus élevés en Europe et manque
de flexibilité. C’est clairement un frein
au développement. »
« Sprout » to do business in
Brussels
Pour Jean-Philippe Mergen, les améliorations
doivent notamment venir du
monde politique. « Le commerce extérieur
est régionalisé. Lorsqu’un attaché
commercial est à l’étranger pour attirer
un investisseur, il tente de l’attirer vers
la région qu’il représente. Cela veut dire
qu’il ne défend qu’une seule région et se
passe des qualités et atouts des deux
autres. C’est contre-productif. Nous
aurions plus à gagner en rassemblant
les forces des trois régions, mais il faut
pour cela une réelle volonté politique. »
Il insiste sur l’importance de la communication
vers l’étranger : « Bruxelles est
une marque performante. Il faut vendre
davantage ses atouts et son image dans
le monde. Mais aussi montrer comment
des entreprises étrangères implantées
en Belgique ont réussi à se développer.
»
Emmanuel de Beughem insiste sur
la place de la langue de Shakespeare.
« Il faudrait mettre à disposition des
entreprises certains documents administratifs
en anglais, comme les permis
de travail, les cartes professionnelles
et pourquoi pas les contrats de travail,
si toutes les parties l’acceptent. Même
si cela paraît dérisoire, cela nous permettrait
de gagner des points dans les
rankings internationaux et ainsi attirer
plus d’entreprises. » ●
׉	 7cassandra://-fpUHyY4GUh7sSDfjyKZ19q1EqbOuIRgNg2KINXE3Kg`̵ XL᯾WH׉E
$Publi-reportage
Leo Grimberg
Fondateur de Panadas factory.
“Ingénieur informaticien de formation, je n’avais aucune
expérience de travail avec des ouvriers.”
“Quand on recrute, un CV ne veut pas toujours dire grand chose.
Dès lors, il est parfois difficile d’y voir clair.
Actiris m’aide à définir les profils que je recherche et filtre
les candidats pour moi.”
‘‘Selon moi, Actiris est une référence en matière de recrutement de personnel
lors du lancement d’une nouvelle entreprise.’’
Fondée en 2010, Panadas Factory est une
entreprise agro-alimentaire spécialisée
dans la production de surgelés.
Son créateur, Leo Grimberg, évoque ses
recrutements depuis le début de son projet.
✓Pourquoi avoir fait appel à Select Actiris pour vos
recrutements ?
Quand j’ai créé Panadas Factory, je venais d’arriver
en Belgique et j’avais besoin de conseils sur les aides
à l’embauche. J’ai donc très logiquement contacté
Actiris. Le consultant qui s’est occupé de moi a été
très efficace et a agi concrètement. Mon premier
employé est arrivé grâce à une FPI (Formation professionnelle
individuelle). Très vite, le nombre de travailleurs
dans l’entreprise a augmenté. Avec Actiris, on a mis
en place un plan à moyen et long terme pour la gestion
du personnel.
✓En quoi cela vous a-t-il aidé à développer votre
entreprise ?
Sans les aides à l’embauche de type FPI et Activa, je
n’aurais jamais pu lancer mon entreprise.
Maintenant, j’embauche des personnes en CDI mais,
au début, cela n’était pas possible pour Panadas.
Selon moi, Actiris est une référence en matière de
recrutement de personnel lors du lancement d’une
nouvelle entreprise.
Panadas Factory en chiffres
• 20 collaborateurs
100%
4.000
empanadas
préparés par jour
des travailleurs
embauchés via Select Actiris
Avec le soutien du Fonds social européen
✓Quels sont vos projets ?
L’entreprise continue de grandir donc je vais encore
recruter prochainement, toujours avec l’aide de
Select Actiris. Les profils se diversifient.
À chaque évolution de l’entreprise, nous faisons le
point sur les possibilités en matière de personnel.
Maintenant, nous allons ouvrir un restaurant et des
points de vente direct.
Dès lors, nous recherchons des profils bien différents
de celui des ouvriers que nous avons embauchés
jusqu’ici.
Vous aussi vous souhaitez
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ou employeurs@actiris.be
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projet pilote sur le campus de la VUB
Le projet européen BAMB (Buildings
as Material Banks) vise à concevoir
des bâtiments qui soient également
des « banques de matériaux ».
Développé dans le cadre du
programme-cadre Horizon 2020
de l’Union Européenne, il a pour
but d’optimiser l’utilisation de
ressources et plus spécifiquement
de matériaux tout au long du cycle
de vie des bâtiments, dans une
vision d’économie circulaire. Le
projet rassemble un consortium de
16 partenaires issus de l’Europe tout
entière, dont la Vrije Universiteit
Brussel. Bruxelles Environnement
est le coordinateur de BAMB. Un
des deux projets pilotes menés à
Bruxelles concerne la résidence
pour étudiants du campus de la
VUB à Etterbeek.
■ Résidence Van Der Meeren
Un des aspects remarquables du campus
de la Plaine de la VUB à Etterbeek est
l’ensemble de logements pour étudiants au
milieu de son espace vert central. Conçues
en 1973 en utilisant le système Variel
de préfabrication de l’architecte belge
Willy Van Der Meeren, ces 352 chambres d’étudiants
sont toujours utilisées aujourd’hui. Elles présentent
néanmoins un niveau de confort bien en-dessous des
normes actuelles, en particulier en termes de qualité
technique et énergétique, et d’accessibilité. Si le master
plan initial prévoyait la démolition et le remplacement de
tous les modules de la résidence étudiante, l’université,
consciente de la valeur historique et culturelle de cet
ensemble, a récemment envisagé une alternative.
L’idée est d’investiguer et de démontrer à travers
ces modules comment le ‘Reversible Building Design’
permet de facilement transformer les modules selon
les nouveaux besoins présents et à venir, en évitant
les déchets de démolition futurs et en rénovant les
bâtiments existants.
■ Futur de la résidence : Living Lab
Un bloc de 8 modules va être reconfiguré suivant les
principes de conception de bâtiments réversibles, en
collaboration avec la Vrije Universiteit Brussel et des
partenaires industriels. Ces modules pourront ainsi
être transformés de manière fonctionnelle à travers
le temps, par exemple passer d’une maison d’accueil
écologique à un espace de travail temporaire, ou encore
à un café littéraire ! Grâce à la collaboration avec les
partenaires industriels, des solutions innovantes en
matière de construction seront développées et intégrées,
permettant aux modules d’être améliorés ou adaptés
par la suite, en même temps que tous les composants
pourront être réutilisés.
Les modules existants vont être réorganisés afin que leur
structure puisse mieux se prêter aux évolutions futures :
les installations techniques et les blocs sanitaires
vont être réorganisés et regroupés pour faciliter les
changements d’affectation dans le temps.
Par ailleurs, l’utilisation de connexions réversibles et
de matériaux de construction durables pour la façade
et les cloisons internes sont des aspects cruciaux pour
assurer un cycle de vie durable à ces modules rénovés
en fermant toutes les boucles de matériaux.
En tant que participant au projet BAMB, ce projet pilote sera
utilisé pour tester les protocoles de conception réversible et
les méthodes d’évaluation, en particulier celles en lien avec la
rénovation. La phase de conception du projet testera également
le concept de passeports des matériaux (une manière de pouvoir
suivre le parcours de réutilisation des matériaux de construction
tout au long de leurs cycles de vie). Enfin, tout le processus
sera suivi de près pour cartographier les opportunités et les
obstacles à l’implémentation de l’économie circulaire dans
l’industrie de la construction.
Plus d’info : www. BAMB2020.eu.
This project has received funding from the European Union’s Horizon 2020 research and innovation programme under grant agreement No 642384.
׉	 7cassandra://yzUOqiv1NPadHRzTM36esGI7ZxwYloAnVlxa20VoJPM"`̵ XL᯾WH׉E+Mission économique aux Émirats
Arabes Unis, en septembre dernier.
COMMERCE INTERNATIONAL
Missions économiques : booster son
entreprise en voyageant
Régulièrement, BECI accompagne des entrepreneurs bruxellois lors de missions
économiques. Quelques participants témoignent de leur expérience, rappelant au
passage le rôle précieux de ces séjours professionnels à l’étranger. David Hainaut
P
our beaucoup d’entrepreneurs
bruxellois, les missions
économiques font
sans conteste partie intégrante de la
représentation et du développement
de leur société à l’étranger. De tels
voyages d’affaires sont régulièrement
organisés à l’initiative de BECI, qui
avait notamment rouvert la voie vers
l’Iran il y a deux ans. Cette année,
une mission BECI s’est rendue aux
Émirats Arabes Unis et une autre est
prévue prochainement en Inde.
Organisés par le service international
de BECI, le rôle de ces trips internationaux
est multiple. D’abord, celui de
permettre à chacun d’analyser et de
mieux comprendre la situation économique
d’un pays déterminé, tout en
jaugeant, en parallèle et en fonction
du secteur, les conditions d’accès
à un (nouveau) marché spécifique.
Un autre objectif est d’épauler au
mieux les entreprises bruxelloises
exportatrices – en aidant aussi celles
déjà implantées localement –, par la
promotion de notre capitale comme
site d’accueil potentiel pour les investisseurs.
Enfin, un voyage de ce
type constitue souvent le relais idéal,
au sein d’un pays d’implantation,
pour répondre à toute interrogation,
qu’elle soit administrative, commerciale
ou financière. L’occasion était
belle de prendre le pouls auprès de
quelques entrepreneurs à avoir tenté
l’expérience. Qui, très souvent, suscite
un certain enchantement...
« Des interlocuteurs de haut
niveau »
Ce n’est un secret pour personne,
la péninsule arabique constitue en
ce moment, pour sa position stratégique,
son ouverture économique et
son style de vie – entre autres – une
destination assez tendance pour le
business et l’investissement. Cette
année, une mission a ainsi été organisée
par BECI pour les entrepreneurs
désireux d’étendre leurs activités à
Dubaï – qui sera par ailleurs hôte
de l’exposition universelle en 2020
–, Abu Dhabi et Sharjah. Awad Chamas,
consultant pour les laboratoires
pharmaceutiques Trenker, est rôdé
aux missions économiques, puisqu’il
a notamment profité de missions en
Tunisie et à Taïwan dans le passé
et possède des bureaux en Europe,
en Afrique du Nord et dans le Golfe.
Suite à ce triptyque, il témoigne :
« En plus d’une organisation et d’un
soutien parfaitement adéquats, il
faut admettre que les missions économiques,
en particulier celles organisées
par BECI dont il faut souligner
le professionnalisme, permettent
d’aller à la rencontre d’interlocuteurs
de très haut niveau et donc, de gens
sérieux. » Ces missions permettent
en effet de rassembler de nombreux
experts basés sur place, qu’ils soient,
par exemple, attachées commerciaux
ou collaborateurs spécialisés dans
leur secteur. De la PME aux poids
lourds du monde entrepreneurial,
les sociétés de toutes tailles y sont
Awad Chamas
représentées. « Les pays du Golfe
ont actuellement le vent en poupe,
c’est évident. On peut donc y négocier
énormément de choses en ce
moment, car il y a encore beaucoup
à y faire. Mais de manière générale,
je dirais qu’une mission, où qu’elle
soit, permet toujours d’aller beaucoup
plus loin dans une négociation,
ce qui, souvent, aboutit à la concrétisation
de contrats. C’était d’ailleurs
encore le cas ici, pour moi ! »
« Des expériences qu’on a
envie de réitérer »
Les missions économiques regorgent
de services en tout genre : en plus
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
19
׉	 7cassandra://ULZiDQuii2YOo13z0U5inBP65U4sQZ82o52tk1iYd4g#`̵ XL᯾WHXL᯾WH#בCט   u׉׉	 7cassandra://faj5e8EX8FUF4TDK5KnhugQp8t_PGgXI9ME3Egy648Q *`׉	 7cassandra://1awd3HsS3azJ0iXZos5BA2B_P-4mEvAvo83gccmZjxwp`S׉	 7cassandra://WGuV60tQ4HOck_HBKpW3EOlB_RcClUCK-VZ8KSI0CQY"`̵ ׉	 7cassandra://o_JuNnuzg1BvW5d3BdS6_9B6KcKFnxq9PehTbUb01b4 ͠XL᯾WHט  u׉׉	 7cassandra://qYtgVtXZGICRT5GhSy4zX9yJHJ5N3V7ESJJUb04c1vk `׉	 7cassandra://lou627FYfckWPAKjoG_7rKQ2puMbkkZ8Bg5n13tOgbgh`S׉	 7cassandra://PJxRge-_tmyyqDOceS_uu-c-UDmrhovzDnX3Yq4HBWA `̵ ׉	 7cassandra://Ehd7e1oKmYkowESJXRlOCpEBDP9Gq0VasmDUTDx3MeQ 6`͠XM᯾WHנXT᯾WI# 
l9ׁHhttp://www.conceptum.euׁׁЈנXT᯾WI" _S9ׁHhttp://www.brussels-innova.comׁׁЈנXT᯾WI! $`9ׁHmailto:nao@beci.beׁׁЈ׉ETOPIC
Ana Figueiredo Soares
de la possibilité d’affiner sa connaissance
sur un pays ou dans un domaine,
elles permettent d’obtenir
de précieux contacts, qu’ils soient
commerciaux (agents, distributeurs...),
industriels (producteurs...)
ou institutionnels. Sans parler de judicieux
conseils pour une éventuelle
implantation. « Une mission, cela
nous offre l’avantage de rencontrer
un nombre incalculable de sociétés
intéressantes en une période très
courte. C’est un peu comme si on
faisait un gigantesque bond dans le
temps ! On ne peut qu’en sortir enrichis,
tant professionnellement qu’humainement,
d’ailleurs », explique Ana
Figueiredo Soares qui, l’an dernier,
a lancé Chameleon, un service de
formations sur mesure pour les entreprises.
« De manière indirecte,
cela provoque facilement la création
de nouveaux liens, et cela ouvre la
porte à de nouvelles possibilités de
partenariats avec d’autres entrepreneurs,
qu’ils se trouvent sur place
ou non. À titre personnel, je me suis
ainsi rendue à Dubaï et cela m’a permis
de nouer des contacts avec des
sociétés anglaises, avec lesquelles
nous sommes, en ce moment, en discussion
pour différents projets. C’est
donc extrêmement enrichissant. Et
ce sont des expériences qu’on a forcément
envie de réitérer. J’y songe
déjà pour l’année prochaine ». Même
son de cloche du côté d’Ana Maia,
une architecte qui oeuvre pour Mini
Archi, une société qui crée des jeux et
des meubles pour enfants, et qui elle
aussi, a opté pour le Proche-Orient.
« Moi, j’ai par exemple pu rencontrer
des groupes de Grecs, d’Italiens...
C’était riche dans le sens où cela
nous donne une autre perspective des
choses, du terrain de jeu où l’on se
situe exactement. Et c’est l’occasion
de se rendre compte que notre petit
pays jouit d’une excellente réputation
dans les affaires, malgré tout ce
qu’on peut parfois en penser ici. »
Développer un réseau
La durée d’une mission oscille en
moyenne entre trois et cinq jours.
« On rêverait tous évidemment de
bénéficier d’un peu plus de temps »,
indique encore Awad Chamas, « Mais
vu les agendas de chacun, on peut
considérer que c’est un timing qui se
justifie. Dans les affaires, mieux vaut
parfois privilégier la qualité à la quantité.
Sur place, étant donné qu’on se
soucie particulièrement bien de nous,
on peut donc avoir l’esprit libéré et
être très productifs en matière de
networking, autour des rencontres,
des séminaires, des lunchs etc... Les
programmes sont à ce point équilibrés
et intéressants qu’on sort de ces
Le Port, partenaire incontournable pour la ville
Avec un domaine de 105 ha, le Port
de Bruxelles offre aux entreprises une
localisation idéale au cœur de Bruxelles, qui
leur permet de déployer des solutions de
transport innovantes et adaptées au marché
bruxellois.
Grâce à une accessibilité exceptionnelle par la voie d’eau,
le rail et la route, le port offre à Bruxelles un outil économique
et de mobilité de premier plan : environ 200 entreprises
20 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
concessionnaires, 6,5 millions de tonnes transportées par la voie
d’eau et 12 000 emplois directs et indirects.
Le rôle primordial du port est l’approvisionnement de la
métropole bruxelloise : depuis les matériaux de construction
destinés aux chantiers, jusqu’aux textiles des boutiques du
centre-ville, en passant par les produits alimentaires et le gasoil
de chauffage, les entreprises portuaires se chargent du transport
et du traitement logistique d’une part importante de ce qui est
consommé dans la Région de Bruxelles Capitale.
Le Port dispose également d’un vaste centre logistique, situé
à proximité du centre-ville. Une partie de ce centre logistique est
par ailleurs progressivement reconverti en centre de distribution
urbaine, pour aider à la rationalisation de la distribution des
marchandises à Bruxelles.
Le terminal à conteneurs de l’avant-port a traité en 2015
près de 20 000 EVP. Le Port développe également le transport
palettisé par voie d’eau, un secteur qui a connu une progression
spectaculaire en 2015.
Quelle que soit la taille de l’entreprise, le Port peut vous offrir
des solutions personnalisées.
www.port.brussels
׉	 7cassandra://WGuV60tQ4HOck_HBKpW3EOlB_RcClUCK-VZ8KSI0CQY"`̵ XM᯾WH׉E	TOPIC
missions professionnellement plus
forts, boostés voire même conquérants
au retour ! » Si une mission
reste certes limitée dans le temps,
nombreux sont donc les entrepreneurs
à maintenir un contact avec
leurs interlocuteurs fraîchement rencontrés,
voire à les prolonger pour
créer un véritable réseau : les uns
se retrouvent ainsi d’une mission à
une autre, les autres n’hésitent pas
à développer ensemble une activité.
Autant en profiter, après tout...
l’enthousiasme général de ces témoignages
recueillis indépendamment
mais qui, très souvent, se rejoignent,
les missions économiques attestent
plus que jamais de leur sens et de
leur utilité, souvent bien au-delà d’un
aspect purement professionnel. Voilà
largement de quoi donner l’envie à
d’autres de tenter l’expérience.
Ana Maia
« Capital, dans le contexte
actuel »
« Le résultat et les effets d’une mission
économique ne sont pas forcément
et systématiquement immédiat
pour nous », ajoute encore
Ana Maia. « Mais il me semble que,
dans le contexte économique international
actuel, c’est capital pour les
entreprises belges et bruxelloises de
voyager, histoire de garder un œil
sur le réseau étranger et ce qui se
fait ailleurs. Chez Mini Archi, nous
n’avions pas l’ambition, en nous déplaçant
en Orient, de nous y installer,
mais bien de mieux comprendre les
données administratives et fiscales
là-bas, de sorte à ouvrir notre activité
en ayant éventuellement l’un
ou l’autre point de vente là-bas. Car
nos produits s’inscrivent dans une
activité artistico-culturelle en plein
boom là-bas, comme par exemple
le Musée d’Art Contemporain qui
ouvrira bientôt aux Émirats Arabes
Unis. En ce sens, nous pouvons dire
que nous avons été pleinement gagnants
! » On l’aura compris, à travers
Les inscriptions sont clôturées pour
l’Inde, au mois de novembre, mais
d’autres missions sont encore au programme
: un retour en Iran est prévu
au printemps 2017, avant Taïwan au
mois de juin. Restez attentifs aux
prochains rendez-vous. ●
Info : Nastasja Otte, International
Trade Advisor de BECI –
nao@beci.be, 02 563 68 54.
THE WORLD EXHIBITION ON INVENTIONS, RESEARCH AND
NEW TECHNOLOGIES
Free entrance if online booking: www.brussels-innova.com
The international meeting place dedicated to innovation. Inventors, universities, researchers and
innovative companies will present their products with the intention of them being marketed.
17 > 19 NOV. 2016
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COMMERCE INTERNATIONAL
Enterprise Europe Network : en soutien
des PME
Imaginé en 2008 afin de soutenir les entreprises européennes, en matière d’innovation
et d’internationalisation surtout, Entreprise Europe Network (EEN) joue un
rôle essentiel pour une pléiade de PME bruxelloises. Elles sont accompagnées par
BECI et impulse, les points de contacts locaux du réseau.
À
la fois base de données, source d’information – notamment
en matière de réglementation internationale
– organisatrice de formations et de séminaires,
bref, véritable tour de contrôle économique, EEN gère en
outre, dans le cadre de son réseau, des « matchmaking
events » : des rencontres internationales à un coût de participation
très abordable. « Un peu comme pour les missions
économiques, les ‘matchmakings’ donnent l’opportunité aux
entreprises de rencontrer, en un même lieu, de nombreux
partenaires potentiels », détaille Jean-Philippe Mergen, responsable
EEN chez BECI. Avec son équipe, il est là pour
conseiller les sociétés et répondre aux questions, des plus
anodines aux plus pointues.
« Les entrepreneurs peuvent sélectionner leurs contacts
au préalable via notre plateforme et ensuite fixer des
rendez-vous ; parfois dix à quinze sur une seule journée,
puisqu’ils durent en moyenne trente minutes. Chaque société,
comme cela se passe pour une mission, peut ainsi avoir un
programme sur mesure et rencontrer des entreprises de
son secteur. » EEN orchestre des dizaines d’activités de ce
type par an, souvent en marge de salons professionnels à
caractère international, qui permettent aux sociétés qui le
désirent d’y tenir un stand, mais qui offrent également à ceux
qui visitent le salon d’y avoir des rendez-vous pré-organisés.
« La formule est relativement simple et standard ; il suffit de
s’enregistrer via un formulaire de présentation. Si certains
salons restent incontournables annuellement, d’autres varient
en fonction de thèmes bien dans l’air du temps. Comme par
exemple un événement autour des drones, ou un autre, lié à
la thématique des Smart Cities, etc. »
Créer du lien : voilà qui intéresse Catherine Bodson qui, avec
Julien Leclercq, cultive une passion pour l’agriculture et la
cuisine de qualité, en produisant des conserves d’exception
en bocal sous l’enseigne Pipaillon. En février dernier, ils ont
participé au salon Biofach, à Nuremberg – le plus important
salon européen des produits agroalimentaires bio. « Cela
a été utile à plusieurs niveaux. La rencontre avec d’autres
producteurs bruxellois a été importante, car c’était notre
premier salon professionnel à l’étranger, et nous savons
que les premières années sont loin d’être évidentes. Je suis
revenue avec un solide carnet d’adresses, avec de nouveaux
clients et fournisseurs. Nous avons été impressionnés par la
solidarité entre entrepreneurs, les échanges d’expériences
et les conseils de qualité ! Biofach nous a également permis
d’avoir un feedback intéressant sur nos produits, et de peut22
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
David Hainaut
Catherine Bodson, devant
l’enseigne de sa conserverie.
être mieux nous positionner. Ce salon nous a donc donné un
bel aperçu sur le marché actuel. On peut dire que le séjour
a été fructueux, puisque nous avons notamment pu trouver
un moyen de diviser nos coûts d’étiquettes par quatre, ce qui
n’est pas négligeable ! »
Catherine Bodson a notamment participé à un matchmaking
avec un producteur de soupes bio aux Pays-Bas : « À
nouveau un bel échange d’expériences. Nous envisageons
sérieusement de faire appel à eux pour la production de la
gamme de soupes Pipaillon ; notre matériel actuel ne nous
permettant pas de produire à un coût acceptable. Nos recettes,
leur savoir-faire. »
Salués pour leur modestie, leur discrétion, leur souplesse,
leur sérieux, et surtout leurs importantes facultés d’adaptation,
les entrepreneurs belges gardent une belle cote à
l’international. Des éléments qui se révèlent souvent intéressants
pour mieux faire connaître quelques-unes de nos
marques. « Nous restons à l’affût pour bien identifier quels
événements peuvent convenir aux sociétés bruxelloises. Qu’il
s’agisse du secteur alimentaire, de la mode, des services ou
tout autre », conclut M. Mergen. Chaque année, le réseau
EEN, constitué de centaines d’organismes issus d’une cinquantaine
de pays, fournit des informations et des services à
plus de deux millions de PME. Un rôle-clé, à une époque où
le monde entrepreneurial doit composer avec de nombreuses
évolutions, notamment technologiques. ●
Contact :
Jean-Philippe Mergen, 02 210 01 77
jpm@beci.be
׉	 7cassandra://MnZa2d1Lktj5h7wbi3skMxmNBzH-R9YK4Vg31F4lABg2`̵ XM᯾WH׉EDes rapports de réunion sur mesure
DATA TRANSLATIONS
INTERNATIONAL
(UBIQUS GROUP)
Fournisseur de prestations linguistiques au sens
large, Data Translations International lance un
nouveau service : la prise de notes en réunion
suivie de la rédaction de comptes rendus.
Membre du groupe Ubiqus, Data Translations International
(DTI) est depuis des années un fournisseur de prestations
multilingues reconnu sur le marché belge. Avec la
traduction, l’interprétation, le sous-titrage ou encore la révision
linguistique, DTI propose déjà à ses clients une belle
offre qu’elle vient d’enrichir d’un service complémentaire :
la prise de notes en réunion combinée à la rédaction du
compte rendu correspondant. « La rédaction est le core
business de nos sociétés sœurs Ubiqus France et Ubiqus
UK », souligne Ania Barbé, CEO de DTI. « Ubiqus France
est leader de son marché pour cette activité et nous avons
pu nous appuyer sur leur savoir-faire et leur expertise pour
former nos équipes. »
Solutions à valeur ajoutée
DTI fournit déjà ce service rédactionnel à un
grand groupe agro-alimentaire dont elle
couvre les réunions d’entreprises mensuelles
et extraordinaires dans deux langues
(néerlandais et français). Dans la
pratique, DTI dépêche un collaborateur
sur place qui assiste aux débats, prend
des notes et enregistre les échanges. Il retravaille
ensuite ses notes en fonction des
besoins et desiderata du client, du type de
réunion et du niveau de détail souhaité. « Cette
tâche ne se résume pas à une ‘simple’ prise de
notes et une ‘simple’ retranscription », précise Ania Barbé.
« Nous pouvons fournir divers types de rapport qui vont
de la transcription fidèle mot à mot au rapport succinct. En
concertation avec le client, nous allons lui créer une solution
sur mesure avec une réelle valeur ajoutée. »
Ce service s’adresse à toutes les entreprises qui organisent
des réunions statutaires et/ou qui souhaitent se
décharger de cette tâche. « L’idée est de faire gagner du
temps aux personnes dans l’entreprise qui consacrent de
longues heures ou journées à la rédaction des rapports
qui suivent les réunions », souligne Ania Barbé. « C’est un
coût caché car il s’agit souvent du personnel administratif
qu’il serait peut-être plus intéressant de faire participer aux
débats et/ou à qui il pourrait être plus utile de confier la
relecture (et non plus la rédaction) du procès-verbal que
nous aurons rédigé selon leurs instructions précises. »
Outre les réunions du conseil d’entreprise, ce service peut
également être précieux pour des réunions de type événementiel
comme des colloques, congrès ou présentations
afin que les participants puissent disposer d’un compte
rendu des divers débats et interventions.
Avantages concrets pour les entreprises
Externaliser la prise de notes et la rédaction du procès-verbal
offre aux entreprises de nombreux avantages. Le
premier et non le moindre est le gain de temps. On peut
aussi pointer la possibilité qui est donnée par DTI
de réaliser cette prestation en français, néerlandais
et anglais, avec ou sans service d’interprétation
sur place et/ou de traduction
du compte rendu final. L’entreprise peut,
en outre, recourir aux compétences de
DTI de manière ponctuelle ou régulière.
« Nous assurons un service sur mesure
avec discrétion, confidentialité et neutralité
garanties », ajoute Ania Barbé. « Les
synthèses et comptes rendus que nous délivrons
sont rédigés par des rédacteurs professionnels
et multilingues, puis soumis à une relecture
interne avant d’être transmis au client.
Ania Barbé
Ce dernier peut ensuite nous faire part de ses éventuelles
remarques, ou approuver le rapport tel quel. »
Basée à Zaventem, DTI est active dans toute la Belgique.
Ce nouveau service rédactionnel s’ajoute à la palette de
prestations du bureau de traduction qui se positionne dans
le top 10 en Belgique. Il peut s’appuyer sur un staff d’une
vingtaine de professionnels en interne ainsi que sur des
collaborateurs indépendants, ce qui lui permet d’offrir la
meilleure flexibilité à ses clients.
DATA TRANSLATIONS INTERNATIONAL
(UBIQUS Belgique)
Olmenstraat 64, 1930 Zaventem
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Las Vegas, rendez-vous mondial de l’IT
COMMERCE INTERNATIONAL
Las Vegas n’est pas seulement la capitale du jeu (et du spectacle !). En janvier, la
ville du Nevada se transforme en capitale mondiale de l’électronique grand public.
Comme tous les ans, du 5 au 8 janvier, Las Vegas accueille le Consumer Electronic
Show : le plus grand rendez-vous du secteur IT. Enterprise Europe Network se
propose de vous y emmener.
C
omme tous les grands salons de leur secteur, le
Consumer Electronic Show (CES) tient un peu de
Disneyland ou des Jeux Olympiques : c’est là que
sont présents tous les fournisseurs, là où sont lancées toutes
les nouveautés, là où l’on peut rencontrer tous ceux « qui
comptent », là où il faut être, où il faut voir et être vu. Et l’événement,
bien sûr, est très largement couvert par la presse,
qu’elle soit ou non spécialisée.
Quelques chiffres pour s’en convaincre : le CES 2017 devrait
réunir plus de 3.800 exposants ; on y attend 170.000 visiteurs
(c’est la capacité maximale), dont environ 30 % d’étrangers
en provenance de 150 pays. Plus de 6.000 journalistes seront
présents et plus de 20.000 annonces (lancements, innovations)
y seront faites, dans des domaines aussi variés que le
gaming, les drones, l’impression 3D, la réalité augmentée,
les smart technologies…
« Pour les entreprises européennes, c’est devenu un rendez-vous
incontournable », estime Sébastien Torre, président
de l’European American Enterprise Council (EAEC), partenaire
d’Enterprise Europe Network aux États-Unis. Au mois d’octobre,
il est venu animer, chez BECI, un séminaire de préparation
au CES organisé en collaboration avec Vlaio (l’agence
flamande pour l’entrepreneuriat et l’innovation), Flanders
Invest &Trade et le Bureau Économique de la Province de
Namur, autres partenaires du réseau EEN.
Pour Sébastien Torre, le salon de Las Vegas est le perfect
moment : l’opportunité idéale pour les start-ups, y compris
les européennes : « Depuis quelques années, le CES leur
consacre un palais réservé, l’Eureka Park, où sont concentrées
toutes les startups. En 2016, plus de la moitié d’entre
elles étaient européennes. »
CEO, investisseurs, acheteurs : ils sont tous là
Même si l’on n’y va pas pour exposer, le CES vaut le voyage.
Non seulement pour la visite et pour le programme de conférences,
mais aussi, tout simplement, pour y faire des affaires,
nouer des contrats et des partenariats. « Le CES, ce n’est pas
qu’un show. C’est aussi un ‘sommet’ où l’on peut croiser tous
les CEO de la Silicon Valley, les investisseurs, les acheteurs…
En s’organisant bien, on peut non seulement rencontrer tous
ces gens mais aussi prolonger son séjour et pousser jusqu’à
la Silicon Valley, à moins de mille kilomètres. Cela peut être
l’occasion de revoir certaines personnes. »
D’où l’importance de bien se préparer, pour rentabiliser au
mieux le voyage. « Il faut d’abord savoir pourquoi y aller »,
24 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
Emmanuel Robert
poursuit Sébastien Torre. « Allez-vous chercher des partenaires
? Des investisseurs ? Êtes-vous déjà prêt à vous lancer
sur le marché, ou bien partez-vous en exploration ? »
Enterprise Europe Network peut vous accompagner, en vous
aidant à choisir vos interlocuteurs et en planifiant vos rendez-vous
– notamment lors du « Matchfest » organisé par
EAEC en marge du salon, pour lequel une plateforme web vous
permet de vous inscrire. Le Matchfest se déroulera pendant
deux jours, les 4 et 5 janvier, à l’Euro Tech Business Lounge :
un business center temporaire installé au Planet Hollywood,
sur le célèbre « Strip », offrant des salles de conférences,
salons et bureaux.
Avant le départ, Sébastien Torre délivre encore quelques
conseils : « Ayez quelque chose de tangible à montrer à vos
interlocuteurs, même si vous n’exposez pas. Et n’emmenez
pas vos cartes de visite européennes. Ayez une adresse aux
États-Unis, même si ce n’est qu’une boîte aux lettres. Cela
montrera que vous êtes sérieux ; que vous ne venez pas au
CES en touriste mais en professionnel – et que vous venez
régulièrement aux US. » ●
Consumer Electronic Show 2017
Las Vegas, du 5 au 8 janvier
https://www.ces.tech
Matchmaking event EEN : Matchfest@CES
Las Vegas, les 4 et 5 janvier
https://www.b2match.eu/eaec-ces2017
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COMMERCE INTERNATIONAL
Échanges bruxello-néerlandais sur
le textile circulaire
Par l’entremise du réseau Enterprise Europe Network, une vingtaine de professionnels
du textile à Bruxelles ont pu visiter, à Amsterdam et Enschede, des entreprises
pionnières de l’économie circulaire appliquée aux vêtements. La révolution est en
marche.
U
ne majorité des déchets de vêtements partent toujours
à l’incinération, en dépit de taux de collecte et
de tri qui s’améliorent chaque année. Quand seconde
vie il y a, le scénario le plus probable, pour les vêtements
encore en bon état, est une revente en seconde main ou, dans
le cas contraire, un recyclage des fibres dans des applications
non textiles, typiquement dans l’automobile (capitonnages) ou
la construction (panneaux isolants). La troisième voie, celle
d’un textile « circulaire », consiste à développer de nouveaux
vêtements à partir de fils de coton, viscose ou polyester issus
de fibres recyclées.
Cette approche « textile2textile » reste pour l’heure embryonnaire,
en dépit de progrès technologiques. Tant que le prix
du coton reste bas, l’industrie de la mode, si ce n’est pour
cultiver son image verte, n’a pas intérêt à trop bousculer ses
habitudes. Il n’empêche que la mode « durable » intéresse un
nombre croissant de créateurs, soucieux de se différencier en
combinant esthétique, innovation sociale et environnementale.
C’est le cas de la vingtaine de professionnels du textile bruxellois
qui ont participé à une mission de deux jours sur ce thème
aux Pays-Bas, sous la houlette d’Enterprise Europe Network,
d’impulse.brussels et du Rijskdienst voor Ondernemend Nederland.
Le pays veut se positionner à la pointe du textile
circulaire en Europe. À cet égard, nos voisins du nord sont sur
la même longueur d’ondes que la Région bruxelloise qui, en
mars dernier, lançait son Programme Régional d’Economie
Circulaire (PREC) en identifiant le textile parmi les principaux
gisements exploitables.
Outre les opportunités de « matchmaking » entre professionnels,
le point culminant de la mission a été la visite de Frankenhuis,
dans la région d’Enschede. Cette entreprise de plus
d’un siècle est désormais spécialisée dans la transformation
de ballots de vêtements usagés (principalement des jeans) en
fibres de qualité pour une large palette d’applications. Même
si ce n’est encore qu’une part minime de ses débouchés, la
PME, co-dirigée par une Belge, commence à produire des
fibres de denim recyclées qui sont filées pour recréer des
vêtements (notamment via la marque Blue Loop).
Des retours très concrets
«Nous avons eu la démonstration qu’une alternative existe
pour des créateurs de vêtements à la fois durables et abordables
», expliquent Juliette Berguet et Liliane Malemo, les
cofondatrices d’Oribany, une boutique de mode installée aux
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
27
La délégation bruxelloise en visite chez des pionniers
néerlandais de l’économie circulaire dans le textile.
Tanneurs, qui mise à 100 % sur l’upcycling. Elles ont carrément
ramené une grosse bobine de fils de coton recyclé pour
de nouvelles créations. « Et puis, c’est une belle opportunité
de sortir de chez nous, de faire partie d’un réseau. »
« Je retiens surtout l’importance de travailler en amont pour
faire évoluer les mentalités, pour lutter contre les préjugés
comme quoi le tissu recyclé serait de moindre qualité. Une
entreprise comme Frankenhuis n’est pas attentiste, elle anticipe
les besoins des designers », retient Benjamin d’Ieteren,
conseiller en éco-conception au MAD Brussels (Mode and
Design Center).
« Cette mission me sert surtout à rassembler des éléments
objectifs et scientifiques dans un secteur qui nécessite beaucoup
de pédagogie. Cela me permet de semer des graines
pour mon marketing », résume Marc Vanhoomissen, de la
PME bruxelloise Veramtex, spécialisée dans le traitement
de finition de vêtements (surtout professionnels). « Jusqu’à
présent, les clients se souciaient peu que leurs vêtements
soient durables, mais cela commence à changer. »
« Après ces deux jours, je suis confortée dans l’idée qu’on peut
boucler la boucle d’un textile circulaire à 100 %. Je reviens
avec des pistes de partenariat très concrètes. Et en plus, j’ai
bien avancé dans mon projet de m’implanter à Amsterdam,
d’ici fin 2017 », se réjouit Anna Balez, fondatrice de la boutique
de location de vêtements TaleMe. ●
Olivier Fabes
© R.A.
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Un œil averti sur les Pays-Bas
COMMERCE INTERNATIONAL
Voisins de la Belgique, dont ils sont proches par la taille et par la culture, les
Pays-Bas sont aussi l’un de nos principaux partenaires commerciaux (ils sont
notre premier fournisseur et notre troisième client). Depuis juin 2016, BECI
a renforcé ses liens avec le monde économique néerlandais en se rapprochant
de la NKVK-Beluned. Les deux organisations partagent désormais la même
adresse : le plus court chemin vers les Pays-Bas passe par l’avenue Louise.
Interview par Morgan Van Cleven
L
a NKVK-Beluned est le fruit
d’une alliance stratégique
entre la chambre néerlandaise
de commerce pour la Belgique
et le Luxembourg et la chambre de
commerce belgo-luxembourgeoise
aux Pays-Bas. Tom Vansteenkiste, directeur
général de la NKVK-Beluned,
s’en explique.
Que représente votre
organisation ?
La NKVK-Beluned veut stimuler l’activité
économique transfrontalière au sein
du Benelux. La Belgique et les PaysBas
sont des partenaires commerciaux
mutuels et majeurs. Les deux pays se
ressemblent en termes de langue, de
superficie et de spécificités de marché.
Ces convergences stimulent l’attractivité réciproque et
ouvrent de nombreuses opportunités. N’oublions pas pour
autant les différences et obstacles entre ces deux pays. Le
succès des activités transfrontalières nécessite une bonne
préparation. La NKVK-Beluned apporte le soutien voulu.
Quelle aide proposez-vous aux membres ?
La NKVK-Beluned développe quatre approches. La
première est celle de la formation, avec l’accent sur la
conduite des affaires par-delà les frontières. Les formations
abordent des thèmes bien définis, en soulignant les
disparités au sein du Benelux.
Le réseautage est notre deuxième approche. Nous nous
efforçons par exemple de réunir un auditoire autour de
conférenciers captivants. Ces orateurs ont eux-mêmes
développé une expérience des affaires transfrontalières
au sein du Benelux. Nous organisons en outre des événements
sociaux tels qu’une réception de Nouvel An et
des événements de réseautage réservés exclusivement
aux grandes entreprises néerlandaises actives en Belgique
et aux chefs d’entreprise néerlandais à la tête d’une
entreprise belge.
Troisièmement, la promotion du commerce. Nous mettons
des fournisseurs potentiels en contact avec des
28 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
Tom Vansteenkiste, directeur
général de la NKVK-Beluned.
entreprises par le biais d’événements
B2B. Il s’agit souvent de secteurs de la
vente au détail ou industriels. Citons
encore nos activités de matchmaking :
la mise en contact d’entreprises avec
d’autres, à l’étranger. Nous réalisons
par ailleurs des études de marché pour
stimuler le commerce. Nous nous efforçons
d’élaborer une cartographie
détaillée des divers secteurs au sein
du Benelux, pour que nos membres
perçoivent plus clairement la situation
actuelle du marché.
Nos membres bénéficient enfin d’un
accompagnement individualisé. Nous
sommes là pour les conseiller, pour
répondre à leurs questions précises
ou pour leur renseigner les instances
compétentes, le cas échéant. Nous accompagnons
par exemple nos membres dans la création
de leur entreprise et nous les soutenons lors d’une transmission
éventuelle.
Vous collaborez avec BECI depuis peu. Quel
en a été le déclencheur ?
Nous cherchions un cadre plus vaste pour étoffer nos activités.
C’est ainsi que nous avons trouvé BECI. Par-delà la
collaboration, nous restons deux organisations distinctes.
Notre rapprochement est tout frais et nous cherchons
encore quelque peu nos marques. Le partenariat est essentiellement
pratique, à ce stade. Nous utilisons les ressources
de BECI. Nous cherchons quelles pourraient être
les possibilités en termes de contenu et comment nous
pourrions nous renforcer mutuellement. Quelles activités
pourrions-nous organiser conjointement ? Qu’avons-nous
à apprendre l’un de l’autre ? Il nous faut encore répondre
à ces questions. ●
NKVK-Beluned
Avenue Louise 500, 1050 Bruxelles
+32 2 219 11 74
www.nkvk.be
© R.A.
׉	 7cassandra://gPZl70jeHZxC6mAbg07itaQXlWbtZLbjV3yrCe-1fMY`̵ XN᯾WH׉ELES DÉTAILS qui font la différence
Omnia Travel
L’agence Omnia Travel doit sa croissance à sa
spécialisation dans les voyages d’affaires. « Nos
conseillers expérimentés réfléchissent avec le
client. Cela génère une véritable valeur ajoutée. »
« Nous nous situons en 5e
place dans le secteur des
voyages d’affaires », annonce Jan Van Steen, General Manager.
« Notre atout réside dans notre centre de décision
en Belgique, alors que nos concurrents sont des filiales
d’organisations internationales. Chez nous, la responsabilité
finale se trouve en Belgique. D’où notre réactivité. »
Les voyages d’affaires représentent environ 68 % du
chiffre d’affaires d’Omnia Travel. Les voyages de groupe
et les incentives (un peu moins de 20 %) et les destinations
de vacances (environ 12 %) complètent le tableau.
L’agence a procédé à quelques acquisitions récentes
pour atteindre son objectif : une agence performante dans
chaque province flamande et à Bruxelles. « Notre situation
financière est saine et nous n’avons jamais dû emprunter
pour financer des acquisitions. Il y a deux ans, nous avons
repris Squatra à Gand. Et l’an passé, c’était au tour de BTS
Business Travel, à Bruxelles », explique Jan Van Steen.
Les collaborateurs de BTS ont emménagé l’année dernière
dans les bureaux rénovés d’Omnia Travel à l’avenue
Louise. « L’ambiance est bonne. C’est important, parce
que quelqu’un qui travaille avec plaisir assure un excellent
service », déclare le General Manager. « Nous disposons
à Bruxelles d’une équipe d’une quinzaine de personnes qui
partagent volontiers leurs solutions. Voilà une dynamique
qui contribue à la qualité du service. »
M. Van Steen y voit la raison de la croissance de l’entreprise
: elle a réalisé en janvier un chiffre d’affaires égal à
celui obtenu en un an, il y a une dizaine d’années. « Nous
nous concentrons sur la qualité. D’autres agences visent le
prix le plus bas, mais nous donnons la priorité au service.
Nos collaborateurs sont expérimentés et réfléchissent
avec le client pour résoudre chaque problème. Ce sont de
véritables spécialistes. Certains concurrents se plaignent
de voir leur activité filer vers l’internet, mais j’affirme qu’il
reste assez de possibilités si on choisit la bonne niche et
que l’on offre un service de qualité. Nos clients ont leur
interlocuteur privilégié à l’agence. Cette personne reste
responsable du dossier, depuis le départ et jusqu’au retour
du client. »
Duty of care
Jan Van Steen illustre cette démarche par un exemple
concret : « Dans le cadre de la menace terroriste actuelle,
nous gardons méticuleusement les coordonnées et les
informations des clients, pour savoir qui se trouve où, et
à quel moment. Nous demandons aussi les numéros de
GSM des personnes à contacter en cas de besoin. C’est
notre ‘duty of care’. Et nous ne mettrons jamais de clients
sur un vol d’une compagnie aérienne qui figure sur la liste
noire. »
« Nous proposons d’autres services que les voyages d’affaires.
Omnia Travel est en quelque sorte un one-stopshop.
Une fois de plus, nous offrons davantage et le client
est au centre de tout. Tout est fait sur mesure. »
« Prenons le cas d’un incentive : une entreprise veut se
rendre à l’étranger avec un grand groupe. Nous commençons
par nous rendre sur place avec le client. Lorsqu’une
entreprise consent l’effort de récompenser ses collaborateurs,
on ne peut pas prendre le risque d’un hôtel décevant.
Nous tenons même compte des émissions de CO2
.
Si nous pouvons proposer le train sans allonger la durée,
nous préférons cette option. D’où notre slogan : ‘Les détails
font la différence’. »
À l’origine, des pèlerinages
L’activité de voyages d’affaires s’est développée progressivement.
À l’origine, Omnia Travel s’appelait Agri Reizen,
une agence fondée en 1973 et spécialisée dans les pèlerinages
à Lourdes. Elle est devenue Omnia Travel en 1998,
lors de l’intégration dans le Groupe KBC. Les premiers
clients de l’agence full service étaient les voyageurs du
Boerenbond et de KBC. C’est ainsi que se développa l’idée
d’une spécialisation en voyages d’affaires et d’un service
personnalisé à un nombre sans cesse croissant d’entreprises,
sur la base d’une analyse du budget du client.
Omnia Travel reste une filiale à 100 % de la KBC. « Nous
constituons une société à part, mais avec la culture d’entreprise
de la banque. C’est un gage de solidité financière
et de sérieux. Nous ne pourrions pas nous permettre de
nous comporter en cow-boys sur ce marché. »
Omnia Travel
Avenue Louise 285, 1050 Bruxelles
T: 02 645 56 00 - F: 02 645 56 01
brussels@omniatravel.be - www.omniatravel.be
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Exportations :
les mesures de précaution en douane
Le commerçant qui souhaite exporter des marchandises depuis la Belgique
vers un marché en dehors de l’UE doit absolument se conformer aux formalités
douanières en vigueur. L’exportateur est tenu d’informer les services de
douanes des marchandises qu’il souhaite exporter et en faire déclaration.
Tom Cachet et Dries Bertrand, Deloitte
• La déclaration : l’exportation doit être déclarée par la voie électronique (présentation
du Single Administrative Document ou SAD). Cette formalité doit être
effectuée avant le départ des marchandises, avec, en principe, présentation de
celles-ci à la douane (sauf régimes simplifiés). Au cas où l’exportateur ferait
appel aux services d’un agent en douane, ce dernier doit recevoir des consignes
claires et complètes pour satisfaire à toutes les exigences. Les droits et devoirs
mutuels devraient, pour bien faire, faire l’objet d’un contrat.
Les éléments essentiels :
• La classification des marchandises : Les codes tarifaires et codes de marchandises permettent de répartir les
marchandises en diverses catégories. Le code marchandise est utilisé pour contrôler les marchandises destinées
à l’exportation. Quant au code tarifaire, il permet au pays importateur de déterminer le montant des taxes
à l’importation.
• La valeur des marchandises : Cette valeur doit pouvoir être établie au départ de documents (p. ex. une facture).
Cette valeur servira également dans la plupart des cas au calcul des droits à l’importation dans le pays de
destination. Ceci relève de la responsabilité de l’importateur sur place. Quant à l’exportateur en Belgique, il est
responsable de l’exactitude de l’information soumise aux douanes belges.
• L’origine des marchandises : concerne la nationalité économique du produit. Le pays d’origine est habituellement
celui où le produit a été fabriqué ou du moins suffisamment transformé.
• Les douanes belges ont le pouvoir discrétionnaire de demander des documents supplémentaires qu’elles estiment
nécessaires pour effectuer une analyse de risque correcte des marchandises. Il s’agit par exemple d’une
facture et/ou des documents de transport.
Certaines marchandises nécessitent des documents complémentaires en raison des particularités du produit ou
des spécificités de l’utilisateur ou du destinataire final :
• Un certificat d’origine préférentielle devra être soumis par l’exportateur si les marchandises sont exportées
sous un régime préférentiel vers leur pays de destination. Ceci peut se traduire par l’application de tarifs d’importation
réduits, notamment suite à des accords de libre-échange entre l’UE et le pays concerné. Ce certificat
prouve que le régime de faveur s’applique bel et bien aux marchandises en question. Les douanes le valident.
Des mesures de simplification sont possibles (par exemple des déclarations sur facture pour établir l’origine).
• Diverses raisons peuvent imposer des permis à l’exportation pour certaines marchandises. Une autorité peut
soumettre l’exportation de marchandises à des règles destinées à protéger l’environnement ou le consommateur.
L’exportateur ne pourra obtenir un permis d’exportation que s’il satisfait à ces règles. Un permis est également
exigé pour les produits à double usage (civil et militaire : les produits dits ‘dual use’), afin de s’assurer qu’ils
soient utilisés à bon escient.
• L’interdiction d’exportation s’applique à l’exportation vers des pays frappés d’embargo, ainsi qu’à destination
de personnes ou d’entités qui ont fait l’objet de sanctions (par les autorités belges, l’UE ou les Nations Unies)
en raison de pratiques illicites.
Formations BECI sur les formalités douanières
Contact : Nastasja Otte – nao@beci.be - +32 2 563 68 54
Deloitte Conseils Fiscaux
Customs and Global Trade
tcachet@deloitte.com • dbertrand@deloitte.com • +32 2 600 66 76 • www.deloitte.be
30 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
׉	 7cassandra://z7Isg2JpEoghlbI_HcNBR4DzbSyEquxXg1GhWoFwKLo`̵ XN᯾WH׉EPBRUXELLES PIÉTONNIER
Accessibilité mode d’emploi
Interparking dispose de 24 parkings à Bruxelles dont 7 à l’intérieur du pentagone,
aux abords de la zone piétonne étendue. Afi n d’y accéder aisément,
nous vous invitons à découvrir le trajet spécifi que recommandé
pour chacun via
parkingpietonnier.be
TOUJOURS PROCHE
׉	 7cassandra://OHvLgrBjgL6r-zymc7LxdSClPTrpMGVJ9OFrOTqGLpo`̵ XN᯾WHXN᯾WH#בCט   u׉׉	 7cassandra://QRM6cWpIiAd_3khEnxpXOL5Q9gwNlSf_1D0waXTTccA g`׉	 7cassandra://9KiVYmmRDTNxLAhoi6eU0UXuzXpXOoybMn-xsFPLVoEr`S׉	 7cassandra://9OvzHYhrzh0_scTGbo2MhankZNWJldIvLSkOHS8fQ8I!`̵ ׉	 7cassandra://ndxpFdz5P1EV-yQ64yTb4CM5urWE7AtH8nL0ExgjNf8 ͠XN᯾WHט  u׉׉	 7cassandra://MOHn6dgbBLQHQ4HwVqC03vadeGkJX4ALwg6s3n-YmH0 f` ׉	 7cassandra://yhMO3HA1Y2f1zsPSmpuLTYvOwSinoIaXPz9KecvqCQEvm`S׉	 7cassandra://5_xl7yLUhys6ozsCpZFknmcP-O-6Xvv0m4ePddAB49Q$`̵ ׉	 7cassandra://UQJKpvZDJjeSR9TF-NKxFqqYwmHnH8tj581abOELZwo > ~͠XO᯾WHנXT᯾WI; D̉9ׁHhttp://business.kinepolis.beׁׁЈ׉EAtterrissage en douceur pour les expatriés
COMMERCE INTERNATIONAL
L’intégration rapide des expatriés profite à tout le monde. Ils ont besoin d’aide,
notamment de la part des relocation companies et de l’Expat Welcome Desk.
Peter Van Dyck
«L
a mobilité internationale
ne cesse d’augmenter »,
constate Ellen Van Arenthals,
Global Mobility Consultant
auprès du bureau de conseil Mercer.
« Le secteur technologique est incontestablement
celui qui, aujourd’hui,
recrute le plus de talents aux quatre
coins du monde. » Pourquoi est-il essentiel
que Bruxelles et sa vie économique
restent attractifs pour les
expatriés ? Parce que la présence
internationale à Bruxelles représente
environ 121.000 jobs (81.000 directs
et 40.000 indirects), soit 16,7 % de
l’emploi total.
Ellen Van Arenthals remarque deux
tendances fortes, chez ses clients.
« D’une part, beaucoup de gens
nous viennent de Chine, d’Inde ou
d’Amérique du Sud. Ils viennent
se former dans les villes occidentales
; de quoi se constituer un an
d’expérience et emporter ensuite
ce savoir-faire dans leur pays d’origine
– ou ailleurs. D’autre part, les
entreprises européennes recrutent
souvent des étrangers au niveau senior
pour s’acquitter ici d’une fonction
de management. Ces profils diffèrent
de l’expatrié classique d’antan, qui
résidait ici entre trois et quatre ans.
Les contrats des nouveaux managers
internationaux sont souvent à durée
indéterminée. »
Besoin d’assistance
La consultante de Mercer insiste sur
l’importance d’un « atterrissage en
douceur », qui permette aux expatriés
de s’intégrer sans encombre. « Certaines
entreprises préfèrent assurer
elles-mêmes l’assistance voulue,
pour garder le contrôle. Mais nous
constatons que, de plus en plus souvent,
cet encadrement est sous-traité
à des ‘relocation companies’, qui
connaissent bien les particularités
locales et sont capables de préparer
rapidement le travailleur et son
entourage à l’intégration locale. Il ne
faut vraiment pas sous-estimer un
déménagement vers un autre pays. »
Ellen Van Arenthals (Mercer)
32 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
Eléonore van Rijckevorsel et Pauline
Six ont en commun un passé d’expatriées,
notamment en Asie. Il y a
trois ans, elles ont fondé le bureau
de relocation Bright Expats. « Nousmêmes,
lorsque nous sommes parties
à l’étranger, avons dû improviser
», se souvient Eléonore. « Nous
savons d’expérience que les expatriés
ont vraiment besoin d’assistance.
Nous fournissons d’une part des
services essentiellement pratiques,
par lesquels nous entendons soulager
les expatriés d’une partie des
soucis logistiques et administratifs,
notamment la recherche d’un domicile.
Nous assurons en outre du
coaching. Nous aidons les expatriés
à prendre des décisions en toute sérénité,
pour une transition sans trop
de soubresauts. Ils manifestent surtout
un grand besoin d’informations
fiables. »
Éliminer les incertitudes
Un déménagement peut être riche en
émotions, mais aussi en angoisses et
déceptions. « Nous ne sommes pas
psychologues, mais nous éliminons
pas mal d’angoisses et d’incertitudes
rien qu’en offrant les réponses adéquates
à leurs questions », confie
Eléonore van Rijckevorsel. « Nous
veillons à ce que les expatriés se
sentent compris et nous ne les laissons
jamais dans l’ignorance d’une
information nécessaire. Il est particulièrement
utile d’élaborer avec
eux une ‘road map’, pour savoir à
tout moment quelle démarche entreprendre.
»
Selon Bright Expats, les travailleurs
étrangers se posent beaucoup de
questions sur la mobilité, la sécurité
et les écoles pour leurs enfants.
© R.A.
© Thinkstock
׉	 7cassandra://9OvzHYhrzh0_scTGbo2MhankZNWJldIvLSkOHS8fQ8I!`̵ XO᯾WH׉EDébrouiller l’écheveau fiscal
Les travailleurs envoyés en mission à l’étranger bénéficient
habituellement d’un régime fiscal de faveur.
La réglementation varie d’un pays à l’autre. La Belgique
prévoit notamment une réglementation spécifique
relative à une série d’indemnités non taxables
(Cost of Living Allowance, prime d’hébergement et
tax equalization), ainsi qu’une exonération pour les
journées prestées à l’étranger (ce que l’on appelle le
travel percentage).
L’administration fiscale belge applique une tax equalization
allowance pour éviter que des expatriés ne
paient davantage d’impôts que s’ils n’avaient pas accepté
la mission à l’étranger. Cela implique une comparaison
entre la charge fiscale sur le salaire de base
en Belgique et celui dans le pays d’origine. Quand on
sait que le calcul de la rémunération varie en fonction
du pays d’origine, on débouche inévitablement sur un
embrouillamini comptable dès l’instant où l’on emploie
plusieurs expatriés.
« Trouver une bonne école est un véritable
défi, à Bruxelles », dit Pauline
Six. « Cela reste relativement simple
lorsqu’on peut se permettre une
école internationale. Mais les choses
se corsent quand il faut faire un choix
parmi les écoles locales. Celles-ci ne
se préoccupent que très peu de leurs
Le nouveau service Tax & Payroll Integrated (TPI) de
SD Worx élimine ce problème. Orange Belgium fait
déjà appel à cet outil web-based. Le nouveau système
intègre automatiquement les calculs de salaire
spécifiques de chaque expatrié dans la gestion salariale
de tous les employés de l’entreprise. « Nous dégageons
des gains de temps et de précision considérables
depuis que les données salariales de tous les
membres du personnel sont introduites dans un seul
système par l’utilisation de codes salariaux », explique
Wim Lavaerts, Manager International Employment
chez SD Worx. Les expatriés et leur employeur
auront accès d’ici la fin de l’année à une plate-forme
cloud où ils trouveront toutes les données qui interviennent
dans le calcul des salaires. Les expatriés
veulent voir clair dans leur statut fiscal, déclare
M. Lavaerts. « Ils veulent par exemple connaître
l’impact sur leurs impôts de l’arrivée d’un enfant à
charge ou d’un emploi pour leur épouse. »
relations publiques. Et ne parlons pas
des procédures d’inscription : elles
sont épouvantablement complexes.
Il est quasi impossible de trouver
une école adéquate sans une aide
de notre part. On finit toujours par y
parvenir, mais cela demande beaucoup
d’efforts. »
Niveau de vie élevé
Bright Expats s’efforce de donner une
image aussi claire et réaliste que possible
de la situation en matière de mobilité,
et attire l’attention des expatriés
sur des alternatives telles que le vélo
et les transports en commun. Malgré
la densité du trafic, la plupart des
NOS FORMULES-CADEAUX FONT NON SEULEMENT PLAISIR MAIS IL Y
EN A AUSSI POUR TOUS LES GOÛTS ET DE TOUTES LES TAILLES.
ENCORE UNE CHOSE QUE VOUS IGNORIEZ PEUT-ÊTRE À NOTRE SUJET
Vous connaissez probablement déjà les chèques-cinéma traditionnels de Kinepolis. Mais ce ne
sont pas les seules formules-cadeaux pour votre entreprise. Les chèques-cinéma 2D et 3D, les
vouchers Food&Drink et les boîtes-cadeaux en diff érentes versions (et éventuellement dans un
emballage cadeau) : tout le monde y trouvera son bonheur.
Regardez sur business.kinepolis.be ou appelez le 02 474 26 30.
Bien plus que du cinéma.
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
33
׉	 7cassandra://5_xl7yLUhys6ozsCpZFknmcP-O-6Xvv0m4ePddAB49Q$`̵ XO᯾WHXO᯾WH#בCט   u׉׉	 7cassandra://c5U8_NPcD6p8xO8CLKDGoA__mYrl7jjJMURdnpTAyBw ` ׉	 7cassandra://hZGYmc0SKTa4u1wXtFmBEYaRsi1J4Edrg6-U6u20Flol`S׉	 7cassandra://ghfCXI78cAjRtQhhBvIOjv_KJgxOnHagS01FUSM6UcsG`̵ ׉	 7cassandra://mSP9p4AQQzjxMbDu06IgpbKkoR3lbB6DzpdK7BUTwacͻ=	>͠XO᯾WHט  u׉׉	 7cassandra://rMgQMzxdxE416cPXjo9b8gRDrM1jyhMS9hlX-7s_0Hs `׉	 7cassandra://FoFOeAjbQk1gzmR0ZMdDjHgYJwxDTK_EGL_gs4razbY͌`S׉	 7cassandra://w5w86Z0JXjJzDNppSw9bOpDShPQyylb4h3LRlryRwBQ+D`̵ ׉	 7cassandra://2LPy2O1__YOEgOK1tmrZjosL0ZZ36l0owaYHRjiFNwM ͠XP᯾WHנXT᯾WI% 09ׁHhttp://www.commissioner.brׁׁЈ׉E)TOPIC
expatriés apprécient Bruxelles pour
son confort de vie. Eléonore reprend :
« Ils apprécient beaucoup la ‘way of
life’ des Belges. La ville est multiculturelle
et de nombreux étrangers se
sentent rapidement chez eux, ici. L’effervescence
de la ville jour et nuit attire
les jeunes travailleurs. Et les ménages
avec enfants se réjouissent des nombreux
espaces verts. »
Amélie Bovy est, quant à elle, conseillère
auprès de l’Expat Welcome Desk (le
bureau d’accueil du Commissariat pour
l’Europe et les Organisations Internationales).
Elle reçoit les mêmes échos
lors des contacts avec les travailleurs
étrangers. « Ils sont nombreux à nous
dire que la qualité de vie à Bruxelles est
meilleure que dans d’autres grandes
villes européennes. Ils apprécient le
marché immobilier, globalement moins
cher, la richesse de l’offre culturelle, la
qualité des soins de santé et la gastronomie
de notre ville. »
Pas le Bronx
La Quality of Living Survey 2016 du bureau
conseil Mercer déplace Bruxelles
de la 22e
à la 21e
place dans le classement
des villes les plus vivables au
monde. Notre capitale obtient ainsi un
score nettement meilleur que Paris (37),
Londres (39) et New York (44). Mercer
a également étudié pour la première
fois la sécurité personnelle dans les
grandes villes mondiales. Là, Bruxelles
obtient de moins bons résultats et se
retrouve à la 41e
place. Cette sécurité
joue incontestablement un rôle dans la
décision de multinationales d’envoyer
ou non des expatriés. Les entreprises
établies à Bruxelles pourraient réagir
par des formations à la sécurité et des
environnements de bureau sécurisés.
« La sécurité retient l’attention, effectivement,
mais curieusement sans
rapport direct avec les attentats ter3
Amélie
Bovy, conseillère auprès
de l’Expat Welcome Desk.
34 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
conseils
pour les
entreprises
qui accueillent des
expatriés
• Veillez à faciliter l’intégration des expatriés. L’échec de missions à
l’étranger est souvent imputable à des problèmes d’adaptation : les
collaborateurs ne trouvent pas de bonne école pour leurs enfants ou
ils n’ont pas de réseau social sur place auquel ils peuvent faire appel...
• Prévoyez des formations pour préparer vos collaborateurs à la
confrontation avec une nouvelle culture. Un cours de langue est certainement
recommandé pour faciliter un bon départ dans un nouvel
environnement.
• Signalez-leur l’existence de l’Expat Welcome Desk. Il est essentiel
que les expatriés soient bien informés et bien préparés à leur séjour
à Bruxelles.
Infos Expat Welcome Desk :
www.commissioner.brussels
roristes », constate Eléonore van Rijckevorsel.
« Les gens se préoccupent
surtout de la criminalité dans les rues
de Bruxelles. De nombreux expatriés
ont entendu parler de la mauvaise réputation
de certains quartiers. Ils se
demandent s’ils peuvent se promener
seuls en rue, le soir. » Sa collègue Pauline
Six craint qu’ils ne se laissent trop
influencer par les récits des collègues :
« Les conseils des collègues ne correspondent
pas toujours à la réalité. Nous
nous efforçons de rester aussi objectifs
que possible et de nous baser sur les
faits. Nous faisons appel au bon sens.
Bruxelles, ce n’est pas le Bronx. »
Ellen Van Arenthals (Mercer) confirme :
« Nous ne recevons quasiment aucune
question à propos de la menace terroriste.
En revanche, les entreprises examinent
de près leur ‘risk management’.
Elles veulent par exemple s’assurer de
l’efficacité de leurs systèmes d’alerte.
Ce n’est pas propre à Bruxelles ; c’est
une tendance générale. »
Pagaille administrative
Le carrousel administratif qui attend
les expatriés à Bruxelles leur laisse un
arrière-goût beaucoup plus amer. Ils en
ont vraiment peur. « Ils ne parviennent
pas à comprendre », ajoute Eléonore
van Rijckevorsel. « Ils estiment qu’il faut
beaucoup trop de temps pour régler la
moindre formalité. Nous entendons
souvent dire qu’ils n’ont jamais vécu
Pauline Six (à gauche) et Eléonore
van Rijckevorsel (Bright Expats).
une telle pagaille. » Voilà qui est difficilement
conciliable avec l’atterrissage en
douceur que souhaite Ellen van Arenthals
: « Les pouvoirs publics doivent
se rendre compte de la nécessité de
documents disponibles rapidement et
en plusieurs langues », dit-elle.
L’Expat Welcome Desk offre un soutien
administratif aux personnes qui s’établissent
à Bruxelles, dans le cadre de
leur activité professionnelle auprès
d’institutions européennes et internationales.
« Les nouveaux arrivants
qui, par exemple, ne savent pas comment
demander leur permis de travail,
peuvent s’adresser à nous », explique
la conseillère Amélie Bovy. « On nous
interroge également sur la déclaration
d’impôts que les expatriés reçoivent de
l’administration fiscale au mois de mai
et qui leur parvient soit en français, soit
en néerlandais. Je comprends très bien
que les expatriés ne s’y retrouvent absolument
pas. Les procédures administratives
sont d’une complexité effarante,
à laquelle s’ajoute le problème
linguistique. Il vaudrait mieux que les
étrangers viennent se renseigner chez
nous avant de s’installer à Bruxelles.
Plus tôt ils font appel à nous, mieux
nous pourrons les guider. » ●
© R.A.
© R.A.
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TRANSITION
Bruxelles fait sa révolution des emballages
O
n connaissait le statut de la Belgique, championne
du tri des déchets d’emballages ménagers.
On ne lui connaissait pas encore celui de
capitale de la R&D en matière de conception d’emballages.
À l’approche de la Semaine européenne de la réduction
des déchets, dont le thème sera précisément cette année
« moins d’emballages », le sujet était incontournable.
« Ces progrès concrets autour du tri, du recyclage, de
l’écoconception, mais aussi de l’étude des fonctions de
l’emballage sont bien soutenus, encouragés, recensés et
largement diffusés par Preventpack, la plateforme mise
en place par Fost Plus et par Val-i-pac en plus des outils
Pack4Ecodesign, Pack4Recycling et des visites que nous
faisons régulièrement au sein des entreprises », explique
Fatima Boudjaoui, porte-parole de FostPlus.
Des innovations non cadenassées
A Forest, au siège d’Unilever, les équipes de Dove ont
cogité des années durant sur la miniaturisation du packaging
des déodorants Dove. Senior Brand Manager chez
Unilever, Ankatrin Pessemier a guidé les évolutions de la
gamme compressed. Celles-ci ont permis une réduction
de 20 % de la quantité d’aluminium nécessaire pour le
packaging et de 50 % du gaz propulseur, et ce pour la
même quantité de produit. Le travail aura nécessité près
de sept ans de recherche, mais le jeu en valait visiblement
la chandelle. Ankatrin Pessemier : « Si un million de
Belges optent pour une formule ‘compressed’, on économise
530 tonnes de C02
par an et 28 tonnes d’aluminium ».
Des chiffres d’autant plus impressionnants que la part
de marché détenue par Dove est, en chiffres absolus,
supérieure à ce contingent d’un million de personnes...
La miniaturisation est aussi tout profit pour le transport
et pour le distributeur, qui dispose de plus de place dans
ses linéaires. Sans oublier le consommateur, chez qui
la formule compressed prend moins de place dans les
armoires.
L’innovation technique s’est accompagnée d’une autre
évolution chez Unilever, d’ordre légal celle-là : l’emballage
compressed n’a fait l’objet d’aucun dépôt de brevet. Une
ouverture qu’Ankatrin Pessemier explique très simplement
: « En permettant aux concurrents de reproduire
cette technologie, nous contribuons à sa diffusion à grande
échelle ». Une ouverture qui se révèle payante puisque la
chaîne Kruidvat a déjà décidé d’emboîter le pas d’Unilever
en mettant à son tour sur le marché un déodorant
compressed sous marque distributeur.
36 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
Les flacons compressed d’Unilever ont permis d’économiser
20 % d’aluminium et 50 % de gaz propulseur.
Pas si loin de la coupe au recyclage
À Berchem-Sainte-Agathe, c’est un autre contenant innovant
qui fait la fierté de Suez Belgique : Cup2paper. Bien
plus qu’une tasse recyclable, Cup2paper est un concept
imaginé par Suez Belgique et Pays-Bas en collaboration
avec BioLogical Solutions, à destination des entreprises
où sont proposées des boissons chaudes. Les tasses
sont mises à disposition des entreprises, ainsi qu’un kit
de communication et un conteneur spécifique pour la
collecte des tasses usagées. Le tout est ensuite collecté
par Suez avant d’être recyclé. Voilà qui résout l’éternel
dilemme entre plastique et verre, jetable ou lavable, tout
en éliminant les erreurs de tri.
Les concepteurs ont pensé à tout puisque chaque tasse
comporte une zone où l’utilisateur peut marquer son prénom
afin de réutiliser la même tasse tout au long de la
journée. Lieven Fermon : « La formule de la Cup2paper
offre pas moins de dix avantages : elle préserve l’arôme
de la boisson, offre un recyclage à 100 %, un impact environnemental
minimal, est totalement compensée en
terme d’émissions de CO2
du papier durable, ne nécessite pas de collecte séparée,
permet de réduire le poids des déchets résiduels, n’utilise
que du maïs sans OGM et contribue à l’image durable des
entreprises qui l’utilisent ». Résultat : une nouvelle activité
commerciale pour Suez, un environnement encore mieux
préservé et des ressources épargnées. ●
Info : Laurie Verheyen, Conseiller Économie Circulaire
BECI, lv@beci.be, 02 210 01 75.
Voir aussi :
www.preventpack.be
www.pack4ecodesign.org
www.pack4recycling.be
www.cup2paper.com
Les emballages offrent la possibilité de changements bénéfiques pour l’environnement,
pour le consommateur et pour l’entreprise qui les conçoit. La preuve avec
Unilever et Suez Belgique.
Johan Debière
. Elle recourt uniquement à
© R.A.
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En deux clics, trois mouvements,
rien de plus facile avec La boutique de tri !
Le tri des PMC est obligatoire pour les entreprises. Pourtant, dans la pratique, ce n’est pas toujours évident
à organiser. Par où commencer ? Où placer au mieux les poubelles ? Comment motiver les collaborateurs
à trier correctement ? Et comment signaler clairement quels déchets font partie ou non des PMC ?
Vous trouverez la réponse dans La boutique de tri. Celle-ci vous offre une multitude de trucs et d’astuces
pour trier toujours plus et toujours mieux. Vous pouvez même y commander ou télécharger des autocollants,
des affiches et des guides de tri. Tout le matériel est disponible en trois langues et est entièrement gratuit !
Des affiches et des autocollants vous attendent sur www.laboutiquedetri.be.
Ensemble > Trions bien > Recyclons mieux
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9ׁHhttp://www.izeo.beׁׁЈ׉ESENTREPRENDRE
SELF-EMPLOYED CORNER
Les impayés, ça use, ça use
L’activité la plus pénible pour un indépendant est sans aucun doute la chasse aux
factures impayées. Un problème qui peut parfois tourner au drame : litiges en série,
trésorerie en panne, voire faillite. Et la législation sur les retards de paiement
protège mal les PME.
L
ucas est architecte. Comme de nombreux indépendants,
c’est le soir ou le week-end qu’il
s’occupe de l’administration et de la comptabilité.
« Le plus pénible pour moi, c’est rédiger les rappels de
paiements. Ça fait quinze ans que j’exerce ce métier. Et
systématiquement, tous les mois, il y a une part de mes
revenus qui s’évapore. C’est rageant. » Il y a quelques
années, Lucas s’est retrouvé à deux doigts de la faillite.
Son client s’est réfugié derrière d’obscures raisons pour
ne pas payer les honoraires. « J’ai dû intenter une action
en justice. Le tribunal m’a donné raison sur toute la ligne.
C’est après, quand il a fallu exécuter le jugement, que ça
s’est corsé. Après d’interminables procédures, j’ai fini par
renoncer. Au final, non seulement je n’ai jamais récupéré
la somme qui m’était due, mais il m’en a coûté près de
la moitié en frais d’avocats et de procédure. »
En moyenne, les entreprises perdent 3,1 % de leur
chiffre d’affaires en défauts de paiement. À l’échelle de
l’Europe, c’est 289 milliards d’euros qui, chaque année,
disparaissent en fumée. Que d’investissements perdus,
que de créations d’emplois gâchées ! La Belgique est
un des pays où le fossé est le plus grand entre délais
contractuels et délais effectifs de paiements. Pire, 75 %
des défauts de paiements en Belgique sont intentionnels.
C’est bien au-dessus de la moyenne européenne de 68 %.
C’est que, dans certains secteurs, la sanction infligée à
un mauvais payeur est faible. Si vous ne payez pas votre
abonnement de GSM, on vous le coupera après deux rappels,
non sans vous avoir facturé de belles indemnités
de retard. Mais si vous êtes peintre en bâtiment, essayez
donc d’aller retirer la belle couleur
appliquée au plafond ! Ainsi, dans
le secteur de la construction, c’est
5,1 % du chiffre d’affaires qui est
perdu en créances irrécupérables
(davantage que la moyenne européenne,
qui est de 3,9 %). Les
PME sont les plus touchées par ce
problème. D’abord parce que les
grandes entreprises disposent de
moyens juridiques plus puissants.
Ensuite parce que les plus grandes
sociétés déplacent le fardeau sur
le dos des PME. Elles jouent de
leur poids économique pour négocier
des délais plus longs avec
leurs fournisseurs plus petits. Une
38 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
enquête du European Payment Index révèle que 43 % des
PME déclarent avoir été sollicitées par leurs gros clients
pour consentir des conditions de paiement plus souples.
De nombreuses PME se retrouvent donc coincées entre
le marteau de leurs gros clients
et l’enclume des petites factures.
Le chiffre :
1 sur
4
C’est la proportion de faillites en Belgique
dues à des factures impayées.
Pour éviter ces ennuis, IZEO propose à ses
membres un service de recouvrement
des factures impayées.
www.izeo.be.
IZEO exige une réglementation
mieux adaptée aux indépendants
et aux PME. On réglemente les
tarifs de roaming téléphonique,
la vente par correspondance et
même la fabrication des tartes
au riz. Pourquoi ne pas renforcer
la législation sur les délais
de paiement ?
Petits montants, gros soucis
!
Paiements tardifs, clients insolvables,
litiges : sur de petits mon©
Thinkstock
׉	 7cassandra://kFKvg_QPVPLFaCslYPcDStvRBDQs9N3g28w8S6NoFM06`̵ XP᯾WH׉E^ENTREPRENDRE
L’injonction à payer…
efficace ?
Une nouvelle procédure d’injonction à payer a été
introduite fin 2015. Désormais, il ne sera plus nécessaire
de passer par un juge pour enclencher une
procédure de recouvrement. Par ailleurs, le montant
dû sera augmenté du coût du recouvrement et des
majorations légales.
Malheureusement, la procédure ne porte que sur des
créances non contestées. Comment attester que la
contestation d’une facture est fondée ? La loi ne dit
rien à ce propos. Inutile de dire que le client « à problèmes
» va s’engouffrer dans la brèche et utiliser le
moindre prétexte pour paralyser la procédure.
La loi impose de passer par un avocat. Cela représente
un coût préalable qui découragera le petit indépendant.
D’autant que la loi fixe un plafond de 1.860
euros au-delà duquel la procédure n’est pas applicable.
Pour IZEO, il est impératif de relever ce plafond.
Enfin,
la loi ne s’applique pas aux transactions avec
des particuliers. Dans de nombreux secteurs, les indépendants
se retrouvent exclus de la procédure.
En France, la loi Macron de 2015 a durci les amendes
administratives pour les débiteurs qui ne respectent
pas les délais de paiements. Et les sanctions sont publiées.
Peut-être une piste à suivre ?
tants, le problème est souvent insoluble. La machine à
mettre en marche pour recouvrer les créances est trop
lourde et chère. Olivier est photographe indépendant.
Beaucoup de petits clients, beaucoup de petites factures.
« Un tiers de ma clientèle paie au-delà du délai convenu
de 30 jours. C’est agaçant, même si ça se résout après
deux ou trois rappels. Mais il y en a toujours deux ou trois
par an qui payeront après 90 jours, voire qui ne payeront
pas. Qu’est-ce que je fais dès lors ? J’appelle une société
de recouvrement de créances qui va engloutir ma marge
bénéficiaire ? J’ai recours à un avocat pour 250 euros impayés
? Non ! Je fais une croix dessus. » Seules 20 % des
PME recourent à la Justice pour récupérer les impayés.
À peine 15 % font appel à des bureaux de recouvrement.
Et bonne chance si vous êtes fournisseur de l’État. En
Région bruxelloise, le Siamu (pompiers) paie 86 % de ses
factures en retard. A la STIB aussi, la ponctualité fait défaut
: 102 millions d’euros de factures hors délais. Essayez
donc de déposer plainte contre la lenteur administrative…
En Belgique, la loi de 2013 dite « B2B » fixe à 30 jours le
délai normal de paiement. Ses effets sont positifs : les
paiements à plus de 90 jours sont passés de 15 % à 8 %
en quatre ans. Mais la loi autorise des exceptions au délai
normal sur la base « d’accords équitables ». C’est la
porte grande ouverte à ces pressions des grandes entreprises
auxquelles les petits fournisseurs ne peuvent pas
résister. Ensuite, la loi ne concerne que les transactions
entre entreprises ou pouvoirs publics. Elle ne s’applique
Seules 20 % des PME recourent à la
justice pour récupérer les impayés.
pas aux particuliers. Or de nombreuses PME facturent
précisément… aux particuliers.
Bras croisés, mauvaise solution
En résumé, que faire ? Appeler un huissier est difficilement
envisageable pour un petit indépendant isolé. Le recours
à un avocat est probablement la meilleure solution, mais
elle est chère et absurde pour les petites créances. Les
bureaux de recouvrement de créances disposent sans
aucun doute d’une « force de frappe » efficace. Mais il faut
bien s’assurer qu’ils ne se payent que sur les sommes
récupérées. « C’est quand même incroyable qu’il faille
payer pour être payé », s’insurge l’architecte Lucas.
La plus mauvaise solution est de ne rien faire. « J’ai appris
la leçon », ajoute Lucas, « je réagis plus vite. Dès
l’approche de l’échéance, j’envoie un petit mot courtois
au client que je sais lent à la détente. J’ai aussi appris
à renoncer à certaines affaires si je sens que ça peut
tourner mal. »
Il faut aussi savoir qu’une facture impayée reste considérée
comme un revenu imposable. Idem pour la TVA
qui reste due tant que la facture est en cours. Le certificat
d’irrécouvrabilité atteste du caractère définitivement
perdu d’une créance. Ce document est délivré par un
organisme accrédité par l’État, par exemple une société
de recouvrement. Grâce à ce certificat, l’entreprise peut
passer ses factures impayées comme perte définitive dans
sa comptabilité.
Pour ne plus tourner en rond… une table ronde
Chaque année, les PME belges perdent près de 9 milliards
d’euros en raison des factures impayées. C’est un
problème majeur pour lequel il n’existe aucune solution
toute faite. IZEO va donc prendre l’initiative d’organiser
une table ronde réunissant tous les professionnels impliqués
dans cette question : huissiers, avocats, sociétés
de recouvrement, présidents de tribunal de commerce,
etc. Nous examinerons les pratiques innovantes dans ce
domaine. Nous tenterons d’identifier les approches les
plus efficaces pour améliorer la situation des PME et des
indépendants. ●
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
39
© R.A.
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STARTER
Misao : une note poivrée
Sandrine Vasselin met à l’honneur une épice encore méconnue mais qui mérite
le détour : le poivre du Kivu. Dans le cadre d’un projet mené en collaboration avec
l’association locale Cernadi Kivu.
Guy Van den Noortgate
S
i elle est passionnée d’épices
et de cuisine, Sandrine Vasselin
n’est pas pour autant active
dans les métiers de bouche ; elle travaille
dans le secteur bancaire. C’est un peu
le hasard qui l’a mise, ou plutôt remise,
sur le chemin de cette épice. À l’instar de
la madeleine de Proust, c’est lors d’une
réunion de famille, en ouvrant une boîte
de poivre, qu’elle a retrouvé les saveurs
de l’enfance en Afrique d’où est originaire
sa maman. Plus précisément du Kivu.
Cette ancienne province située à l’est du
Congo est aujourd’hui subdivisée en trois
provinces : le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et
le Maniema.
« Comme pour le café ou le cacao, il existe
différentes variétés et qualités parmi
les épices », explique Sandrine Vasselin.
« On compte entre 20 et 30 poivres d’exception. Certains sont
connus comme le poivre du Sichuan, le poivre sauvage de
Madagascar (Voatsiperifery) ou encore le poivre de Kâmpôt.
Le poivre du Kivu est un poivre sauvage qui dégage des arômes
exceptionnels. » Avant de se lancer dans son entreprise,
qui commence à tourner aujourd’hui avec une production
estimée à une centaine de kilos pour le cru 2016, Sandrine
Vasselin a d’abord fait goûter ce poivre à ses amis ainsi qu’à
des grands chefs.
Ces derniers, toujours à la recherche de produits de qualité,
ont été rapidement séduits par les échantillons qu’elle leur
a apportés. Dans la foulée, elle a glané le maximum d’informations
auprès de spécialistes des épices auxquels elle
a également présenté son produit. Même accueil positif. La
demande existant, il fallait se tourner vers l’offre. « Or, c’est
un poivre sauvage que les gens utilisent pour la consommation
locale », poursuit Sandrine Vasselin. « Je me suis donc
rendu dans la région où j’ai encore de la famille, afin de voir
les possibilités d’exploitation de cette ressource naturelle. Je
me suis appuyée sur une asbl locale, Cernadi, qui mène des
projets éducatifs dans le Kivu. »
Produit d’exception pour gastronomes
Elle s’est rendue à de multiples reprises sur les lieux de
cueillette au cœur de la forêt. « Ce sont des endroits difficiles
d’accès qui nécessitent souvent plusieurs heures de marche
depuis le village. En outre, la région n’est pas sûre », précise-t-elle.
Le poivre cueilli se présente comme une baie rouge
qu’il faut ensuite travailler, en la lavant et la séchant. Après
la dessiccation qui diminue le poids du poivre d’une bonne
40 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
moitié, celui-ci est prêt à être exporté en
vrac via Goma, et ensuite Addis-Abeba
par avion. « Tout ce qui concerne la production,
le séchage et le traitement des
baies a été mis au point avec l’ULB avec
qui nous collaborons. Tous les procédés
sont traditionnels. »
Le poivre du Kivu est destiné aux gastronomes.
C’est pourquoi on le retrouvera
d’abord à la table des chefs étoilés ainsi
que dans des épiceries fines et magasins
bio. Dans ces derniers, il sera commercialisé
sous la marque Misao. Dans
un premier temps, Sandrine Vasselin a
prospecté le marché belge, mais il est
clair que le poivre de Kivu va conquérir
d’autres palais que ceux du royaume. Tout
en sachant que la production n’atteindra
jamais, et c’est fort heureux, un niveau
industriel. Tout au plus songe-t-elle déjà à
planter d’ici trois ans une pépinière près des villages, facilitant
ainsi le travail des collaborateurs locaux.
Outre la qualité du produit, ce projet permet de valoriser une
ressource locale et durable et d’apporter aux populations des
revenus qui s’avèrent souvent plus rémunérateurs que ceux
qu’ils peuvent retirer de l’exploitation minière. Des revenus
qui seront, de plus, réinvestis localement au bénéfice de la
population. Sans oublier les emplois qui découleront en Belgique
de la distribution des produits Misao. ●
Info : www.misao.be
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
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Bruxelles
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shelter » pour startups
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LA PERFORMANCE HUMAINE COMME MOTEUR ÉCONOMIQUE
Devenir un athlète d’entreprise
C
ette transition d’un modèle où l’on divise le travail
vers un modèle où l’on partage les rôles implique une
responsabilisation des individus, laquelle implique
un stress additionnel à gérer. Les tâches se multiplient et se
complexifient. Le temps assigné à chacune diminue et il faut
pouvoir rester performant sous pression. Une caractéristique
des athlètes de haut niveau.
Alain Goudsmet, fondateur de Mentally Fit et coach mental
de sportifs au niveau olympique, relève de nombreuses
similitudes entre athlètes et managers : tous ont leurs entraînements
et leurs matchs, leurs zones de confort et leurs
marges de progression, leurs talents et leurs potentiels. Il
propose le concept d’« athlète d’entreprise ». Son travail
prend en compte les quatre axes qui font la complexité de la
performance humaine : la tête, le cœur, le corps et l’esprit
sont analysés et développés. L’axe mental, l’axe émotionnel,
l’axe physique et l’axe spirituel constituent ses terrains de jeu.
De la participation à la victoire
« Même le meilleur athlète d’entreprise peut choisir de s’inscrire
dans le changement et de progresser, ou bien résister
et freiner la progression de l’entreprise. En effet, il y a plusieurs
niveaux de performance que l’on peut attendre de ses
collaborateurs, sans jugement de valeur. Mais, si l’entreprise
désire atteindre le top niveau, il lui faudra franchir plusieurs
stades d’évolution, de la culture de la participation à celle
de la victoire. »
« Au stade de la participation, l’entreprise atteint son objectif
quand elle fait partie du jeu », explique encore Alain Goudsmet.
« En sport, cela correspond à une première qualification pour
les JO. » Ensuite vient la performance : « Nous sommes présents,
alors autant tenter notre chance et aller chercher une
médaille. C’est la PME qui décroche un gros contrat international.
» Dans la culture de la victoire, il ne s’agit plus d’être
présent ou de rêver de médailles, mais d’aller les chercher !
C’est l’objectif avoué et clair pour tous. En sport, on pense à
Roger Federer lorsqu’il foule le gazon de Wimbledon…
Évidemment, cette culture de la victoire ne peut exister qu’à
travers les individus et les équipes. L’organisation, pour être
performante dans la durée, va devoir compter sur leur efficience.
Il faut donc trouver la formule parfaite entre liberté
et structure, entre rôles et règles, entre performance individuelle
et efficacité collective. Ceci demande de l’exercice
et de l’accompagnement. Car, comme en sport, il ne suffit
pas d’avoir d’excellents joueurs, encore faut-il qu’ils jouent
bien ensemble !
Nos sociétés changent. Les modèles hiérarchisés disparaissent, la pyramide
s’aplatit et laisse place à une structure en réseau. L’employé devient un collaborateur.
Il n’obéit plus, il contribue. Il n’est plus exécutant, il est responsable.
Alors, comment travailler en équipe ? Comment libérer sans
perdre le contrôle ? « Il faut poser le cadre ! », répond Alain
Goudsmet. « C’est ce qui leur permettra de remplir leur rôle
à 100 % et en toute liberté. La clarification de la règle, paradoxalement,
n’amène pas la restriction mais la libération. »
Au minimum, le cadre doit créer l’alignement sur trois points :
l’objectif commun, les règles et les rôles. « Focalisons-nous
sur le tempo plutôt que sur la vitesse. Comme en F1, ce n’est
pas le plus rapide en piste qui gagnera la course. En entreprise,
prenez le temps, comme les mécanos avec les bolides,
de vérifier les paramètres de votre équipe, de travailler régulièrement
sur les priorités de vos collaborateurs. Investir dans
ses travailleurs, c’est investir dans la performance durable.
Le succès aujourd’hui dépend de la capacité à devenir un
véritable athlète d’entreprise. Pour cela, nous traitons les
managers comme les grands sportifs, les équipes comme
des Dream Teams et les entreprises comme des clubs centenaires
: avec rigueur, obsession pour la performance et
vision à long terme. » ●
Pour aller plus loin
Votre corps est votre outil de travail. Pour vous apprendre
à l’écouter et à le respecter, BECI et Mentally Fit vous
proposent un programme de formations « athlète d’entreprise
», par modules indépendants d’une demi-journée.
Prochains rendez-vous :
21.11 Quelles différences entre pression positive et
stress négatif ?
12.12 Comment être au top au bon moment
Info : Emilie Lessire, tél. +32 2 643 78 11 – ele@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
41
© Thinkstock
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Assemblée Générale BECI
Les membres de BECI à l’honneur
L’Assemblée Générale de BECI est, chaque année, l’occasion d’honorer nos membres les plus fidèles. Cette année, ils étaient deux
à se voir attribuer la « grande médaille d’argent » pour 75 ans de membership : ADB et Drugmand & Meert sont affiliés depuis 1941.
Sept organisations ont été distinguées pour 50 ans de membership et neuf autres pour 25 ans.
M. Christophe Drugmand, administrateur
délégué de Drugmand & Meert Ets., reçoit le
diplôme de 75 ans d’affiliation des mains de
Thierry Willemarck, président de BECI.
Dorel Belgium, représenté ici par M. Ingmar
van den Berg, directeur commercial :
50 ans d’affiliation chez BECI.
M. Charles Simar, gérant de la société Psimar.
M. Rudolf Mecs,
Managing Director de Studio Tech.
50 ans d’affiliation également pour Laretex,
représentée par M. Gregory Dehandschutter.
Petite médaille d’or pour
Me Lambert van Deuren, avocat.
Les médaillés
2016
M. Theo De Beir (Agrementor Brussels)
reçoit la médaille de bronze des 25 ans
d’affiliation.
M. Angelo Portolani,
gérant de B.C.D. Express.
Grande médaille d’argent
(75 ans d’affiliation)
• ADB
• Drugmand & Meert Ets.
Petite médaille d’or
(50 ans d’affiliation)
• Dorel Belgium
• Jones Lang LaSalle
• Laretex
• Michel Van de Wiele
• PwC - PricewaterhouseCoopers
Belgium
• Randstad Group Belgium
• van Deuren Lambert
Petite médaille de bronze
Médaille de bronze remise à M. Jean-Thierry
Snyers d’Attenhoven, pour le Center for
Creative Leadership.
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BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
Mmes Ségolène Geeraert (à gauche) et
Françoise Vidts, du cabinet Matray, Matray &
Hallet, aux côtés de Thierry Willemarck.
(25 ans d’affiliation)
• Agrementor Brussels
• BCD Express
• Center for Creative Leadership
• Dartevelle Pierre
• Devimo-Consult
• Ef Education
• Matray, Matray & Hallet
• Psimar
• Studio Tech
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Session d’information avant le lancement,
en janvier, de notre deuxième cycle de formation
en management environnemental.
Notre partenaire KBC Brussels accueillait fin
septembre un panel de discussion du Hub
Transmission. De gauche à droite : Myriam
Malou (MM Management), Anne Bataille (Créaset),
Olivier Kahn (modérateur), Luc Van Acker
(Nickel Car) et Isabelle Hamburger (Vervloet).
En clôture de la semaine de la mobilité,
BECI, Brussels Metropolitan,
KBC Brussels, Bruxelles Mobilité et
les Ministres bruxellois de la Mobilité
et de l’Économie organisaient Mobile
Together. Le thème ? Entreprendre en
mobilité : les startups pourront-elles
sauver la mobilité bruxelloise ?
Le 6 octobre dernier, chez Google, une
centaine de personnes ont pris part à
l’e-Day, consacré à la numérisation et
sa mise en œuvre dans le commerce
électronique et international.
Stage Networking Event, le
11 octobre : une rencontre
entre employeurs et monde
de l’enseignement, en présence
du Ministre Gosuin.
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
43
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NEWS
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Tel +32 2 420 30 50
Our portfolios: http://corporate.isopix.be
La Journée Découverte Entreprises a
attiré 600 000 visiteurs
Quelque 600 000 personnes ont pris part à la Journée
Découverte Entreprises, le dimanche 2 octobre à travers
tout le pays. L’opération, dont BECI était partenaire,
impliquait plus de 300 entreprises.
Le thème de cette 23e
édition était « Tous connectés ».
Un autre axe fort de la journée était un focus sur le recyclage
et la gestion des déchets, ainsi que la participation
de starters : 13 entreprises de moins de 3 ans
ont pu accueillir le grand public ce dimanche.
Le but de la Journée Découverte Entreprises est de
faire découvrir les entreprises de l’intérieur, en donnant
accès aux coulisses et aux petits secrets de fabrication
dans des usines, des ateliers, des sites qui
d’habitude sont fermés aux visites.
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BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
Quelques chiffres de fréquentation, à titre d’exemple :
les différents sites d’Infrabel ont attiré 10.500 visiteurs,
SCA Hygiene Products (ex Mabelpap) à Stembert
a accueilli 7000 visiteurs, le Domaine du Chant d’Eole
à Quévy-le-Grand 1300, BMW Brussels 1300, Westinghouse
à Nivelles 750, la Brasserie de Namur 800, TVH
Equipment à Nivelles 400.
En Flandre, les entreprises ont ouvert leurs portes sur
le thème « S.T.E.M. », pour science, technologie, engineering
et mathématiques !
La prochaine édition de la Journée Découverte Entreprises
se tiendra le 1er
peuvent d’ores et déjà s’y inscrire.
Infos : http://www.jde.be/entreprises
Les Belges et leur smartphone
Menée dans plusieurs pays, la Global Mobile Consumer
Survey de Deloitte porte sur les utilisateurs de
téléphones portables. L’étude 2016 révèle différentes
tendances pour la Belgique ; notamment le fait que 3
Belges sur 4 possèdent à la fois un smartphone et un
laptop ; que 23 % d’entre eux utilisent toutes les semaines
leur téléphone portable pour parcourir des
sites web ou applis de shopping, mais qu’ils ne sont
que 4 % à l’utiliser pour payer un produit. Les gens ont
tendance à utiliser leur portable lorsqu’ils sont fort occupés,
plutôt que lors de pauses ou moments de détente.
Enfin, plus de la moitié des utilisateurs belges
prennent leur téléphone dans les 30 minutes qui
suivent leur réveil.
« Notre étude montre que le Belge préfère son smartphone
à tous les autres appareils. Il veut pouvoir se
connecter aisément partout et à tout moment de la
journée », explique Vincent Fosty, TMT Industry Leader
chez Deloitte. « Il est étonnant de constater que
les gens utilisent davantage leur téléphone lorsqu’ils
regardent la TV ou lorsqu’ils sont au travail que durant
des périodes de pause, pendant un trajet un train ou en
bus par exemple. »
octobre 2017. Les entreprises
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NEWS
L’étude nous enseigne également qu’en Belgique, le
succès du smartphone dépasse la performance des
autres appareils, et que l’adoption de la 4G est en
hausse (au point de devenir le principal réseau data),
mais que le WiFi reste important (il recueille la préférence
de deux personnes sur trois).
Enfin, selon l’enquête de Deloitte, seul un utilisateur
sur quatre entre 18 et 24 ans utilise son téléphone mobile
pour appeler sur une base quotidienne. L’échange
de messages de texte reste la méthode de communication
la plus répandue, toutes catégories d’âge confondues.
Les réseaux sociaux l’emportent sur l’e-mail, qui
n’en demeure pas moins très populaire.
Info : www2.deloitte.com/be
Bruxelles Formation inaugure son nouveau
bâtiment
Bruxelles Formation et le Ministre en charge de la Formation
professionnelle, Didier Gosuin, ont inauguré le
16 septembre dernier, au 157 de la rue Adolphe Max,
le bâtiment qui abrite désormais le pôle bf.bureau &
services, le nouvel Espace Public Numérique de Formation
(EPN), ainsi que le Centre de référence beezy.
brussels.
de travail et une offre de formation à destination de
tous les chercheurs d’emploi bruxellois, ainsi qu’une
panoplie de services (espace de travail accessible, mise
à disposition d’ordinateurs, plateforme d’e-learning,
etc.).
Enfin, le Centre de référence beezy.brussels, dédié aux
métiers de la ville et à la fonction publique, existe depuis
décembre 2012. Son rôle est notamment de promouvoir
ces métiers et de préparer aux examens du
Selor et du Siamu.
ESP A CE MEMBRE
Brussels Innova 2016 : une
65e
édition explosive !
Le salon Brussels Innova ouvre à nouveau ses
portes du 17 au 19 novembre 2016 au Palais 10 de
Brussels Expo pour vous révéler les secrets du Big
Bang !
Quelles sont les inventions nées cette année des cerveaux
bouillonnants des chercheurs, créatifs et inventeurs du
monde entier ? Vous le découvrirez en explorant les allées
colorées du Palais 10 de Brussels Expo lors de cette
nouvelle édition de Brussels Innova, durant laquelle un
ensemble d’innovations et d’inventions détonantes vous
seront présentées.
Comme chaque année, les meilleures inventions et innovations
se verront récompensées lors de la remise des prix
du concours Brussels Eureka qui aura lieu le samedi
19 novembre 2016.
Brussels Innova, c’est non seulement 250 innovations internationales
présentées dans ses pavillons belge et internationaux,
mais aussi :
Une exposition pour découvrir les secrets de l’univers
: L’exposition «
emmènera à la découverte de notre vision moderne de
l’Univers et de ses mystères.
« Accessible et visible au centre de Bruxelles, ce nouveau
lieu consacré aux métiers du tertiaire illustre
notre volonté d’innovation en formation professionnelle,
tout en rapprochant les opérateurs de formation
et d’emploi que sont Bruxelles Formation et le CDR
beezy.brussels », a déclaré le Ministre Didier Gosuin.
Le pôle bf.bureau & services organise des formations
qualifiantes avec différents partenaires, notamment
dans une série de fonctions critiques. Il est ouvert à
tout chercheur d’emploi bruxellois et occupe actuellement
31 salles de cours, dont 16 informatisées, réparties
sur 6 étages.
L’EPN Formation vise à encourager et développer les
activités à distance, en mettant à disposition un espace
Le choc des idées grâce à l’économie collaborative
: L’économie collaborative permet l’assemblage de
particules d’idées élémentaires pour accélérer l’innovation,
grâce à l’intelligence collective. Retrouvez des exposants
tels que Caliban, The Idea Monopoly ou encore Raizers,
plate-forme de crowdfunding.
Venez nombreux à Innova 2016, pour être les explorateurs
de l’univers de demain !
Infos pratiques :
17-19/11/2016
10h à 18h (Samedi >17h00)
Entrée gratuite sur www.brussels-innova.com
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
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L’univers : Face A – Face B » vous
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NEWS
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Programme exécutif
en gestion de l’innovation
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En 13 jours, devenez un Champion de l’innovation !
Prochaine session : 26 janvier 2017 – les inscriptions
sont ouvertes !
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Cécile Jodogne en visite chez Telelingua
Telelingua International a accueilli dans ses bureaux à
Bruxelles Mme Cécile Jodogne, Secrétaire d’État à la Région
de Bruxelles-Capitale, chargée du Commerce extérieur.
Communication
Package fête cinq ans
d’existence
Le bureau Communication Package célèbre son cinquième
anniversaire avec d’importantes réalisations, dont
sa présélection au sein du consortium MCI, pour appuyer
la Direction Générale de la coopération internationale et
du développement à la Commission européenne (DG DEVCO-EuropeAid)
dans la diffusion mondiale de ses actions.
« Cette nouvelle référence confirme notre expérience dans
les appels d’offre de la Commission européenne et appuie
la qualité de notre travail. Nous nous sommes positionnés
comme une équipe d’experts en communication pour la
coopération et le développement, avec un accent particulier
sur les actions extérieures de l’Union européenne en
Afrique et en Amérique latine », explique Carlos Corao, directeur
général de Communication Package.
La société possède une vaste expérience dans la mise en
œuvre de campagnes de communication sur toutes sortes
de supports, de la conception jusqu’à la livraison finale.
Récemment, elle a lancé un nouveau produit, « Brussels
EventWire », destiné aux clients souhaitant distribuer et
faire connaître les résultats de leurs séminaires et conférences
en 24 heures sur les réseaux sociaux, via des vidéos,
interviews et communiqués de presse.
Info : www.communicationpackage.com
ESP A CE MEMBRE
FacilityLockers lance son
service de gestion de colis
Telelingua est une société spécialisée dans la gestion de
projets de traduction technique, médicale et pharmaceutique
multilingue. La ministre s’est dite « impressionnée »
par le dynamisme de cette entreprise 100 % belge qui exporte
ses services dans le monde entier et qui s’est d’ailleurs
vu décerner le prix Best Exporter Company en 2011
et le Brussels Best Exporter Award dans la catégorie services
en 2013.
« C’est fascinant de voir comment depuis plus de 30 ans
cette PME d’origine bruxelloise tire son épingle du jeu dans
un secteur en constante évolution où il y a de la concurrence
à l’échelle mondiale. », a-t-elle commenté.
La ministre a pu visiter toute la ligne de service chez Telelingua,
de la réception d’un document source jusqu’à la
livraison de la traduction finie.
« À l’heure de la mondialisation, nous entendons aider nos
clients à augmenter leur chiffre à l’exportation, en adaptant
tous leurs documents et leur communication aux langues
du marché auquel ils s’adressent. », a précisé Jean-Didier
Boucau, CEO du groupe Telelingua.
Créée en 1985 à Bruxelles, Telelingua compte aujourd’hui
huit filiales dans le monde, aux USA, en Europe et en
Chine. Le groupe emploie environ 220 personnes, dont une
cinquantaine à Bruxelles.
Info : www.telelingua.com
46
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
Aux endroits
équipés
d’une installation FacilityLockers,
se faire livrer
ses achats en ligne
deviendra bientôt aussi
simple qu’ouvrir une
porte. Littéralement.
Créée en 2013, la société propose d’installer des systèmes
de casiers intelligents dans les immeubles résidentiels et
de bureaux en Belgique. Cette start-up bruxelloise propose
ainsi une solution logistique au problème bien connu du
«last-mile delivery».
Et ces casiers ne se limitent pas à la simple réception des
colis. Grâce au logiciel de gestion, le destinataire est notifié
par email/SMS sitôt le dépôt effectué. Il peut alors venir le
retirer via un code d’accès unique. La majeure partie du
processus est donc automatisée : finies les réceptionnistes
débordées et les piles de colis s’entassant en attendant récupération.
Découvrez
les solutions FacilityLockers sur notre site web.
FacilityLockers
Rue du Serpentin 18, 1050 Ixelles
www.facilitylockers.com - info@facilitylockers.com
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ADRESSES
FRITERIE DU MIROIR
Place reine Astrid – 1090 Jette
CHEZ CLEMENTINE
Place Saint-Job, 40 – 1180 Uccle
CHEZ FERNAND
Avenue Georges Henri, 187
1200 Woluwe-Saint-Lambert
FRITERIE DE LA BARRIERE
Avenue du Parc, 5 – 1060 Saint-Gilles
FRIT’FLAGEY
Place Flagey – 1050 Ixelles
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Les fritkots à Bruxelles
Envie de pomme de terre cuisinée sous sa forme la
plus belge, une fois ? Les friteries foisonnent dans la
capitale et souvent la dégustation vaut le détour ! Voici
notre sélection des meilleurs fritkots où engloutir
une petite, moyenne ou grande frite à Bruxelles...
Frédéric Solvel & Hélène Rémy
Visiter Bruxelles sans goûter un cornet de frites est un crime
de lèse-majesté ! Pour éviter d’offenser le Roi Philippe, voici
quelques adresses où savourer cette merveille de la gastronomie
belge dans la plus pure tradition ! Chaque quartier de
Bruxelles dispose de SA baraque à frites attitrée. L’adresse
incontournable où tout le monde se rend, peu importe la longueur
de la queue qui s’allonge devant l’enseigne !
Bruxelles, une ville qui a la frite
Les friteries les plus renommées de Bruxelles comme la
Friterie du Miroir, Chez Clémentine, Chez Fernand ou encore
la Friterie de la Barrière (Friterie du Parc) sont facilement reconnaissables
par les files qu’elles produisent. Eh oui, l’attente
est un gage de qualité et des frites de qualité, ça se mérite !
Célèbre pour sa position sur la place Flagey, Frit’Flagey est
également un monument du genre. Là aussi, vous devrez cependant
faire preuve d’un peu de patience !
Selon la rumeur, le top du classement est tenu par la friterie
« Chez Antoine » Place Jourdan. Si beaucoup doutent de son
statut de meilleur fritkot de Bruxelles, l’enseigne est certainement
la plus populaire de la capitale.
Pour un prix démocratique et un service rapide dans le centreville,
Fritland vous ouvre ses portes à n’importe quelle heure
du jour (et surtout de la nuit).
FRITERIE CHEZ ANTOINE
Place Jourdan, 1 – 1040 Etterbeek
FRITLAND
Rue Henri Maus, 49 – 1000 Bruxelles
FRITERIE TABORA
Rue de Tabora, 2 – 1000 Bruxelles
FRITERIE BOMPA
Avenue de la Couronne, 71 – 1050 Ixelles
FRITERIE MERCIER
Place Cardinal Mercier, 1 – 1090 Jette
FRITERIE PANNENHUIS
Rue Charles Demeer – 1020 Laeken
FRITERIE CHARLES
Place Dumon, 24 – 1150 Woluwe-Saint-Pierre
FRITURE RENE
Place de la Résistance 14 – 1070 Anderlecht
Celles qui ne paient pas de mine
Certaines petites enseignes comme la Friterie Tabora ou
la Friterie Bompa méritent aussi d’être mentionnées. Elles
valent toutes leur pesant d’or… frit bien sûr ! À Jette, la
friterie Mercier vous propose de déguster vos frites en terrasse
ou dans un des cafés de la place Cardinal Mercier. A
côté de la station de métro Pannenhuis, la cuisson de la
pomme de terre n’a plus de secret pour Steve, le sympathique
tenancier : l’essayer, c’est l’adopter ! Pour ceux qui auraient un
petit creux après une soirée arrosée, la plupart de ses fritkots
sont ouverts toute la nuit.
Les monuments
Ils ont la frite dans la peau…Plusieurs fritkots bruxellois maitrisent
l’art de dorer les pommes de terre depuis des générations
: la Friterie Charles sur la Place Dumon à WoluweSaint-Pierre
ou encore la Friture René sur la Place de la
Résistance à Anderlercht allument leur enseigne depuis plus
de 50 ans maintenant.
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016 47
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PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
25.11 | 01.01.2017
PLAISIRS D’HIVER
Durant plus d’un mois, la magie de Noël
s’empare du centre-ville de Bruxelles. Plus
de 200 chalets, des manèges, une grande
roue, une patinoire et un gigantesque sapin
sur la plus belle place du monde.
Centre-ville | Gratuit | www.visitbrussels.be
19.11 | 27.11
SALON COCOON
Les amateurs de déco vont à nouveau s’en
donner à cœur joie. Durant près de 10 jours,
plus de 200 exposants présenteront leurs
dernières tendances. De la cuisine, à la salle
de bains en passant par les luminaires : il y en
aura pour tous les goûts, toutes les bourses
et toutes les maisons.
Brussels Expo | 8€ en ligne | www.cocoon.be
26.10.16 | 05.03.17
PICASSO.SCULPTURES EXPO
Plus de 80 sculptures sont exposées. Elles
expriment à merveille la force créatrice insondable
d’un artiste qui ne cessa d’innover
par le recours à de nombreux matériaux et à
de multiples techniques.
BOZAR | 19€ | www.bozar.be
03.12.2016
CORTEGE DE SAINT-NICOLAS
C’est désormais une tradition, chaque année,
Saint-Nicolas défile dans les rues du centreville
avant un lâcher de friandises du haut du
balcon de l’Hôtel de Ville.
Grand-Place | Gratuit | www.ilotsacre.be
EN SOIRÉE
02.12 | 09.12
FESTIVAL DU CINEMA MEDITERRANEEN
Durant une semaine, le Med, pour les intimes,
investira le Botanique, le Cinéma
Aventure et Bozar. Des dizaines de films
en provenance du bassin méditerranéen
sont en compétition.
Région bruxelloise | Entre 5 et 10€
www.cinemamed.be
24.09.16 | 22.04.17
LES SAMEDIS D’ANIMA
Durant un après-midi, le samedi, les petites
têtes blondes pourront découvrir plusieurs
courts métrages d’animation.
Flagey | 5€ la séance | www.animafestival.be
10.12 | 29.12
CASSE-NOISETTES THEÂTRE
Les plus jeunes découvriront la magie du conte
d’Hoffman sur une musique de Tchaïkovski.
Théâtre Royal du Peruchet | 9€
www.theatreperuchet.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Le TTO s’offre une nouvelle salle
Le Théâtre de la Toison d’Or inaugurera
une seconde salle, ce samedi 22 novembre
2016 : le Little TTO.
Théâtre de la Toison d’Or
Galerie de la Toison d’Or 396
1050 Ixelles
www.tto.be
C’est un vieux rêve qui se réalise, le
célèbre théâtre de la Porte de Namur
ouvre enfin son Café-Théâtre. « Pas trop
léché, pas peint, un peu rock’n roll, le
Little TTO se voudra turbulent mais sans
jamais renier son grand frère… » Voilà
l’objectif de Nathalie Uffner, la directrice
artistique du TTO. La salle, plus intimiste
que la première, pourra accueillir
une centaine de sièges. Intimiste, mais
aussi modulable : elle proposera aussi
bien des spectacles assis que débout.
50 mille euros en 30 secondes
Pour mener à bien ce projet, le Théâtre
de la Toison d’Or avait lancé une opération
de crowdlending (le particulier prête
directement à une société) en mars 2016.
Il avait besoin de 50.000 euros pour compléter
son enveloppe destinée aux travaux
de rénovation de sa deuxième salle.
Ces 50.000 euros ont été récoltés en 30
secondes seulement ! Il faut dire que le
rendement était intéressant pour les investisseurs
: 7 % sur 4 ans !
Hélène Remy
24.11 | 27.11
NOCTURNES DU SABLON
Depuis une quinzaine d’années, les 150 commerçants
du Sablon invitent chaleureusement
le public à découvrir ou à redécouvrir
la charmante place du Sablon et ses rues
avoisinantes, somptueusement décorées, à la
veille des fêtes de fin d’année.
Sablon | 9€ | www.sablon.org
12.11 | 27.11
FESTIVAL ARS MUSICA
C’est le Japon qui sera à l’honneur de l’édition
2016 de ce festival international de musique
contemporaine. Au total, plus de 50 concerts
dans une vingtaine de lieux dont BOZAR ou le
Botanique.
Région Bruxelloise | apd de 7€
www.arsmusica.be
48
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
© Cinéma Public film
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LE BRUXELLOIS DU MOIS
Alex Vizorek n’est pas du tout un chef
d’œuvre en péril
Comme Walter, Alex Vizorek est monté
sur les planches avec succès. Il est devenu
chroniqueur sur France Inter et on
commence à le voir régulièrement sur
nos petits écrans.
Fraîchement diplômé de Solvay, il comprend
que son parcours ne sera pas un
parcours conventionnel. Il entame les
excellents cours Florent et il accepte que
cela ne soit pas non plus une carrière à
la Delon. Il écrit son propre spectacle :
« Alex Vizorek est une œuvre d’art ». Dans le
titre, on retrouve l’arrogance de certains
ex étudiants de Solvay et leur excès de
confiance en eux.
Etonnant parcours
que celui de ce diplômé
de Solvay devenu un
saltimbanque du rire.
LE SAVIEZ-VOUS ?
Le célèbre tube
« Kili Watch » est bruxellois
Dans les années soixante, un tube
résonne sur la scène rock internationale
: Kili Watch. Saviez-vous que
quatre bruxellois se cachent derrière
ces paroles…
Kili kili kili kili watch watch watch watch
ké um ken ké ala… Vous avez certainement
déjà fredonné cet air sans savoir
qu’il était bruxellois. En 1960, huit jeunes
musiciens écument les soirées branchées
de la capitale pour faire danser
la jeunesse bruxelloise. Ils se font appeler
« la jeune équipe ». Début juillet,
le groupe est engagé pour animer la
soirée d’anniversaire d’un nouveau club
situé sur la Grand-Place. Le bistrot s’appelle
« Les Cousins » en référence au
dernier film de Chabrol. L’établissement
est si petit que seul quatre membres du
groupe peuvent s’y produire. Le succès
est au rendez-vous. Ils seront repérés
par un producteur belge et « The Cousins
» enregistreront leur premier titre
dans le studio Philips, à quelques pas
de la Place de la Chapelle…Ils seront les
premiers artistes belges à recevoir un
disque d’or pour un morceau rock’n’roll.
Olivia Regout
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
49
De la scène au studio
Très vite après son spectacle - poussé par
un jeune producteur qui monte, qui monte,
qui monte – à savoir Giles Morin (du Kings
of Comedy), il rejoint la famille des Enfants
de Chœur sur Vivacité. Ensuite, Vizorek
et son poisson Sigmund envahissent nos
écrans le dimanche sur la RTBF. Ses cafés
serrés égaient nos matinées sur La
Première. Puis, c’est Paris qui l’aspire sur
France Inter, avec sa copine Charline Vanhoenacker.
Depuis, c’est la consécration !
Un agenda bien rempli : une émission quotidienne
à préparer, une chronique dans la
matinale le mardi, Comédie le mercredi,
La Première, le jeudi, France 5 le vendredi
et le week-end sur scène. Un stakhanoviste
de l’humeur car, entre tout cela, il faut
se nourrir du quotidien pour alimenter le
travail. « Sans être riche, je peux dire que je
gagne la même chose que mes camarades
de promotion à l’ULB», enchaîne-t-il dans
un formidable fou-rire.
Loin des yeux. Près du cœur
Vivant à Paris quasi en permanence, il
va voir ses compatriotes sur scène. Il regrette
de ne pas pouvoir assez se taper
la cloche au Relais St Job, le marché du
Châtelain qui l’adore et ou il crèche, le
cimetière d’Ixelles avec sa Bastoche, son
café Montmartre et bien sûr le Comedy
Club. « Heureusement, Virginie Hocq nous
a dégoté une véritable friterie belge près
des Grands Boulevards. Une friterie qui
cuit les frites deux fois avec une somptueuse
Jupiler », déclare-t-il.
Pierre Chaudoir
© www.cdandlp.com
© Mathieu Buyse
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TOP BRUSSELSLIFE
TOP 5 des œuvres d’art dans le métro bruxellois
Les 69 stations de métro de Bruxelles constituent la plus grande galerie souterraine
d’art de Bruxelles. Plus de 80 œuvres d’artiste belges garnissent les stations,
quais et couloirs.
Frédéric Solvel
1
Porte de Hal :
François Schuiten
Passage inconnu
2
Pour son œuvre monumentale de
la Porte de Hal, François Schuiten
a imaginé un univers en lien direct
avec ses bandes dessinées qui lui
ont valu le Grand Prix du festival
d’Angoulême en 2002. Modernité et
authenticité se côtoient dans une
harmonie de couleurs. Les gratteciels
pointent vers la surface tandis
que, comme à la Bourse, le vieux
tram 81 regarde passer ses successeurs
avec la Porte de Hal en
arrière-plan …
Stockel : Hergé
Tintin dans le métro
Tintin est partout dans la
ville et Bruxelles et partout dans les
aventures du reporter du Petit Vingtième.
Sur les deux bas-reliefs, de
part et d’autre des quais, ce sont plus
de 140 silhouettes issues des albums
de Tintin qui se succèdent pour le plus
grand plaisir des navetteurs de 7 à 77
ans. Tintin ouvre la voie suivi des personnages
rencontrés depuis le Congo
jusqu’au San Theodoros.
3
Vandervelde : Paul Gobert
La Grande taupe et le petit
peintre
Pour patienter à la station Vandervelde,
Paul De Gobert propose un saut
dans le passé. Son acrylique représente
le voisinage de la station avant
qu’il ne soit dévoré par la pression
urbanistique : la vallée de la Woluwe,
ses vallons et quelques maisons. Les
quatre saisons se succèdent au gré
des tableaux pendant que votre voisin,
mis en attente par un opérateur téléphonique,
fredonne Vivaldi…
4
Gare de l’Ouest : Stephan Vanfleteren
Mode in retro
Pour sa galerie de portraits de la Gare de
l’Ouest, Stephan Vanfleteren a imaginé une recette originale
: des créations de grands couturiers belges portées
par des mannequins d’un jour. Photographiez bien
les visages, vous pourriez les recroiser dans le métro.
5
Montgomery : Jean-Michel Folon
Magic City
On ne présente plus Folon, ses affiches et ses
hommes volants qui clôturaient entre 1975 et 1983 les
programmes de la nuit d’Antenne 2. La fresque que l’artiste
a réalisée tente d’amener, dans le réseau souterrain,
quelques rayons magiques du soleil.
50
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
© luniversdezoe.files.wordpress
© www.brusselspictures.com
© stibstories.be/flickr
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Almedia Sergio PPE
Boulevard Louis Schmidt 2D - 1040 Bruxelles del. :
Sergio Almeida
Ancropic - Adventech/Trekk4x4 BVBA
Mercuriusstraat 24 - 1930 Zaventem Code Nace :
29201 - Fabrication de carrosseries de véhicules
automobiles 29320 - Fabrication d’autres équipements
pour véhicules automobiles 45111 - Commerce
de gros d’automobiles et d’autres véhicules
automobiles légers ( = 3,5 tonnes ) del. : Antonin de
Crombrugghe
C-UP PPE
Chaussée de Boondael 349 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 70220 - Conseil pour les afffaires et autres
conseils 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises
96099 - Autres services personnels del. :
Marius Magy
Compass Management SPRL
Rue Warandeveld 64 - 1120 Bruxelles Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 82990 - Autres activités
de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Vincent Nanni
EFJ Consult SPRLU
Woluwelaan 115 - 1831 Diegem Code Nace : 49410
-Transports routiers de fret, sauf services de déménagement
51210 - Transports aériens de fret
5229043 - Les activités des commissionnaires-expéditeurs,
etc. del. : Jamal El Farouri
Entreprises Générales du Bâtiment Orban SA
Avenue Orban 209 - 1150 Bruxelles Code Nace :
41201 - Construction générale de bâtiments résidentiels
del. : Danielle Orban
Environment & Economics for Total Quality ASBL
Windmolenberg 5 - 1200 Bruxelles Code Nace :
71121 - Activités d’ingénierie et de conseils techniques,
sauf activités des géomètres del. : Pascale
Sinnaeve
Epidote Consulting SPRL
Avenue Louise 367 - 1050 Bruxelles Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils
de gestion 82990 - Autres activités de soutien aux
entreprises n.c.a. del. : Cédric Garrigues
Ezzaoui Nisrine PPE
Rue du Château Beyaerd 48 - 1120 Bruxelles del. :
Nisrine Ezzaoui
G.E.I. Génie Civil SA
Avenue Mozart 4 - 1620 Drogenbos Code Nace :
7112101 - Conception et réalisation de projets
intéressant le génie électrique et électronique; le
génie minier, chimique, mécanique et industriel,
l’ingénierie de systèmes, les techniques de sécurité,
etc. 7112102 - Le dessin industriel 7112104
- Elabor del. : José Dermont
GTG Sports VOF
Mechelstraat 124 - 1850 Grimbergen Code Nace :
46190 - Intermédiaires du commerce en produits
divers 90021 - Promotion et organisation de spectacles
vivants 93199 - Autres activités sportives
n.c.a. del. : Tom Gillis
Haulot Roxane PPE
Chaussée d’Alsemberg 295 - 1190 Bruxelles Code
Nace : 55100 - Hôtels et hébergement similaire
86909 - Autres activités pour la santé humaine
n.c.a. del. : Roxane Haulot
IQ-KBE - Koezio SA
Quai des Usines 163 - 1000 Bruxelles Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 82990 - Autres activités
de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Philippe
Crickx
J’adore SPRL
Avenue Kersbeek 308 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 10820 - Fabrication de cacao, de chocolat
et de produits de confiserie 46389 - Commerce de
gros d’autres produits alimentaires n.c.a. 47242 -
Commerce de détail de chocolat et de confiserie
en magasin spécialisé del. : Frederik Bernard
JohnRizzo SPRL
Rue de Wansijn 44 - 1180 Bruxelles Code Nace :
4321102 - l’installation de systèmes d’alimentation
de secours (groupes électrogènes) 58290
- Édition d’autres logiciels 62020 - Conseil informatique
del. : John Rizzo
Low Europe SPRL
Rue de la science 14 - 1040 Bruxelles Code Nace :
64200 -Activités des sociétés holding 70210 -
Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion del. : Sally Low
Move2 SARL
Rue Grande Duchesse Charlotte 28 - 9515
Luxembourg del. : Jean-Luc Hannosset de Moxhe
Raquez Estelle PPE
J.B. Vandenboschstraat 76 - 1652 Alsemberg
del. :Raquez
Starleads SA
Rue des Francs 79 - 1040 Bruxelles del. : Alexis
le Holey
TAG / Mini Archi SPRL
Boulevard du Régent 24A - 1000 Bruxelles Code
Nace : 74104 - Décoration d’intérieur 74109 -
Autres activités spécialisées de design 74201
- Production photographique, sauf activités des
photographes de presse del. : Ana Maia
Van der Poorten drukkerijk NV
Diestsesteenweg 624 - 3010 Kessel-Lo Code
Nace : 18120 - Autre imprimerie (labeur) del. :
Dirk Van der Poorten
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
ADB
Agrementor Brussels
Atrium
Audi
Awex
BCD Express
BeCRO
BioLogical Solutions
BMW Brussels
Brasserie de Namur
Bright Expats
Brussels Metropolitan
Brussels Waste Network
Bruxelles Formation
Bruxelles Invest & Export
Bruxelles Mobilité
Cernadi
CGSP
Chameleon
Chez Antoine
Chez Clémentine
Chez Fernand
Coca-Cola
Communication Package
Créaset
Deloitte
Devimo-Consult
Domaine du Chant d’Eole
Dorel Belgium
Dove
Drugmand & Meert Ets.
Ef Education
Enterprise Europe Network
Bureau Économique de la Province de Namur
Center for Creative Leadership
42
42
11-12
6-8
11-12
42
15-16
36
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32-34
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36
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11-12 ;15-16
43
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40
5
19-21
47-50
47-50
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15-16
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43
30 ; 44-46
42
44-46
42
36
42
42
22 ; 24 ; 27
Euroclear
European American Enterprise Council
Expat Welcome Desk
FacilityLockers
Febelfin
Flanders Invest & Trade
Fost Plus
Frankenhuis
Friterie Bompa
Friterie Charles
Friterie de la Barrière
Friterie du Miroir
Friterie Mercier
Friterie Tabora
Frit’Flagey
Fritland
Friture René
Google
Impulse
Infrabel
ING
Innova
Isopix
IZEO
Jones Lang LaSalle
KBC Brussels
Kruidvat
Laretex
Louvain School of Management
Maroc Export
Mastercard
Matray, Matray & Hallet
Mentally Fit
Mercer
Mini Archi
6-8
24
32-34
44-46
15-16
11-12 ; 24
36
27
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47-50
47-50
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47-50
47-50
47-50
47-50
47-50
43
11-12 ; 15-16 ; 27
44-46
6-8
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38-39
42
43
36
42
44-46
11-12
6-8
42
41
32-34
19-21
Misao
MM Management
Mode and Design Center Brussels
Nestlé Belgilux
Nickel Car
NKVK-Beluned
Ogone
Oribany
OTAN
Pipaillon
Psimar
PwC - PricewaterhouseCoopers Belgium
Randstad Group Belgium
Rigobert
Rijskdienst voor Ondernemend Nederland
SCA Hygiene Products
SD Worx
Siamu
STIB
Studio Tech
Suez Belgique
Swift
TaleMe
Telelingua International
Théâtre de la Toison d’Or
Trenker
TVH Equipment
Unilever
Val-i-Pac
Veramtex
Vervloet
Visit Brussels
Vlaio
VUB
Westinghouse
40
43
27
15-16
43
28
6-8
27
5
22
42
42
42
4
27
44-46
32-34
38-39
38-39 ; 47-50
42
36
6-8
27
44-46
47-50
19-21
44-46
36
36
27
43
15-16
24
5
44-46
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
51
׉	 7cassandra://IGdEwz00MM2WZMqNSqR0coFb-89GxuhROGDLDZlAZqk`̵ XR᯾WHځXR᯾WHف#בCט   u׉׉	 7cassandra://v0NGJ-gcWjBSXggGUbh8fYgWJOavPkh1U7cMnDXiTkI ` ׉	 7cassandra://IJC_9pYCQNV6qVWF71ROalyWxWl-6SwWMX0t1UIhyrgZ~`S׉	 7cassandra://IKnXZbBjgnxcKvPktaMlV293LFTh53nGuDbJQXuouKct`̵ ׉	 7cassandra://zcEk44uTyRTrNtkqT2jNSQxHVXinI3S1Nd4NrRDmf7c\͠XR᯾WHט  u׉׉	 7cassandra://xjV16w8xqvGOHknyoY-idWk96JigYath3c3pjfTIsJo `׉	 7cassandra://iljP_UlMBkShxYIvvZyvosf1a7PgW7BhBvKfNn6-DsM``S׉	 7cassandra://44O8HpK1s96kbCBlLPtSvrTxH5BXyeQcTJ9Eqind5rs$`̵ ׉	 7cassandra://25tDge8OTsA6ihBtIbPqpRvB87mSFZnr1q6YSRk_PyQ V`͠XS᯾WHܑנXU᯾WI_ |e9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈ׉EqCOMMUNITY
AGENDA
11.05.2017
Créez des emails irrésistibles pour
votre public-cible !
Management & RH, Personal improvement
Jusqu’à
04.2017
It’s co-solutions Time!
10.11.2016
Transformer ses entretiens d’évaluation
en outils de motivation
21.11.2016
Quelles différences entre une pression
positive et un stress négatif ?
01.12.2016
Leader inspirant, manager efficace
et coach motivant : apprenez à
gérer vos différentes casquettes
12.12.2016
Comment être au top au bon moment
Droit
commercial
Jusqu’à 02.2017
Devenir médiateur en matière civile
et commerciale
Vente, marketing & Communication
Jusqu’à 04.2017
It’s co-solutions Time!
14.11.2016
Organiser un évènement réussi
15.11.2016
Linkedin & Twitter : le cocktail gagnant
de votre visibilité B2B !
18.11.2016
Transformation digitale : risque
d’ubérisation ou opportunité de
fidélisation ?
29.11.2016
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au cycle d’achat du client grâce à la
Buying Clock®
06.12.2016
Comment négocier : la win-win
attitude...
08.12.2016
Simplifiez la gestion de vos réseaux
sociaux grâce à Hootsuite !
13.12.2016
C’est vrai puisque c’est dans le
journal : comment gérer les relations
avec la presse ?
15.12.2016
Transformation digitale : dépenses
inutiles ou investissements rentables
?
16.02.2017
Créer des présentations captivantes
grâce à PowerPoint !
52
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2016
ICT
22.11.2016
Faites parler vos données grâce
aux graphiques Excel!
06.02.2017
Un assistant personnel gratuit, ça
existe ? Oui, son nom est Outlook !
20.04.2017
Excel : faire parler n’importe quelle
base de données en 3 clics
➜ Emilie Lessire
+32 2 643 78 11 – ele@beci.be
Formations sur mesure
Vous souhaitez développer vos compétences,
accroître la performance de
vos collaborateurs, renforcer l’esprit
d’équipe de votre entreprise ? Nos
formations peuvent se décliner dans
votre entreprise.
Vous ne trouvez pas la formation que
vous cherchez ? Contactez-nous !
Notre programme de formations est
établi en fonction des demandes que
vous nous formulez.
➜ Emilie Lessire
+32 2 643 78 11 – ele@beci.be
Législation sociale
07 ou 10.11.2016
Protection des données à caractère
personnel : nouveautés et impacts
sur votre gestion RH
08, 15, 22 et 29.11.2016
L’essentiel du droit du travail
14.11.2016
Tout savoir sur le règlement de
travail
17.11.2016
Sécurité au travail, risques industriels
et terrorisme : quelles obligations,
quelles responsabilités ?
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
Environnement, urbanisme, mobilité
01 à 06.2017
Cycle management environnemental
2017
➜ Laura Rebreanu
+32 2 643 78 26 – lr@beci.be
Transmission
24.11.2016
Hub Transmission – Speed dating
01.12.2016
Hub Transmission – Panel de
discussion
➜ Erick Thiry
+32 2 643 78 36 – eth@beci.be
09.11.2016
Idées reçues en matière de prestations
de service sur le marché
français
16.11.2016
Vente en ligne: la TVA sur le marché
belge et étranger
16 au 20.11.2016
Food B2B meetings
Belgique-France
22.11.2016
Matchmaking Event: Food Matters
Live
24.11.2016
Impact du nouveau code douanier
de l’Union pour les importateurs et
exportateurs
29.11.2016
Se faire payer par ses e-acheteurs
belges et étrangers
1.12.2016
Food Afterwork
13.12.2016
Astuces, pièges et risques juridiques
d’un e-business
03.01.2017
Matchmaking Event : CES 2015
05.2017
Voyage d’affaires en Iran
➜ Beci’s International Department
+32 2 643 78 02 - jpm@beci.be
17.11.2016
After Work
15.12.2016
After Work Xmas Edition
16.12.2016
Welcome Lunch
19.12.2016
Zinner Circle
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
**En néerlandais uniquement
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Le Hub Transmission de BECI,
première organisation
de la Région Bruxelles Capitale
en cession/acquisition d’entreprises,
publie ces nouvelles offres :
> Acquéreurs
Nous recherchons pour nos
investisseurs les sociétés
correspondant aux critères suivants :
Secteur
d’activité
Informatique
(Développement
de logiciels
dédiés)
Produits pharmaceutiques
et/ou
matériel
médical
Société d’intérim De 15 à 25 Wallonie /
Bruxelles
Société belge
active dans
le secteur de
l’interim
Vente d'épices
en B2B
De 1 à 2
millions
1 à 10
Départ en
pension
De 5 à 15
Belgique
Chiffre
d’affaires
recherché
(en M€)
De 5 à 35
Localisation
recherchée
Belgique
Acquéreur
< Cédants
Nous recherchons acquéreurs pour
les entreprises suivantes
Secteur
d'activité
Société
informatique
étrangère
Investisseurs
privés belges
Chocolat et
confiserie
personnalisés
Direct marketing
De 3 à 4
millions
1 à 10
Départ en
pension
Chiffre
d'affaire
réalisé
(en M€)
De 1 à 2
millions
Nombre
d'employés
1 à 10
Raison de la
cession
Départ en
pension
Si vous êtes intéressé par l’une de ces sociétés ou connaissez une société à reprendre
dans les secteurs susmentionnés, veuillez prendre contact avec le Hub Transmission :
Erick Thiry, Coordinateur du Hub Transmission
eth@beci.be • +32 2 643 78 36
׉	 7cassandra://44O8HpK1s96kbCBlLPtSvrTxH5BXyeQcTJ9Eqind5rs$`̵ XS᯾WHށXS᯾WH݁#בCט   u׉׉	 7cassandra://a9f79O143pfwq3vYVjCbcZpFBLKExRNlfGgRQ8v5_yg ɻ`׉	 7cassandra://TUvIWfQb89BR2ejbnWVbUDW9cxAxYKvNQ0aqM7TwI1E`o`S׉	 7cassandra://757Fy4Q166waKP6opOxFmdijdumr1rTwMw9IweivDgg!`̵ ׉	 7cassandra://4InhYiql5tqa-JdrtuDwVQm_ELJFtJchGGi0u_r5qYs 9 ͠XS᯾WHߒנXT᯾WIS N9ׁHhttp://www.peugeot.beׁׁЈנXT᯾WIQ <9ׁH "http://www.professional.peugeot.beׁׁЈ׉E	www.professional.peugeot.be
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* La contribution nette mensuelle sur l’Avantage de toute Nature (ATN) est à payer par un employé utilisateur d’un véhicule de société, sur base du taux maximal de précompte professionnel de 53,5%; ces valeurs
sont communiquées à titre purement informatif et n’engagent pas la responsabilité de Peugeot Belgique-Luxembourg en cas de différence entre l’avantage communiqué et l’avantage réellement obtenu.
**Disponible de série ou en option selon les versions.
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103 - 136 G /KM Avenue de Finlande 4-8 à B-1420 Braine-l’Alleud. Tel: 078 15 16 15.
Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.peugeot.be
E.R.: Peugeot Belgique-Luxembourg S.A., n° BCE 0403.461.107, IBAN : BE81 2710 0450 0024,
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