׉?ׁB! #בCט  ́u׉׉	 7cassandra://gRmUdOsfblS533onCZ74yfcr0urhpvPI_B-yTpRNTSM o^`׉	 7cassandra://iWBb4Fp-Q-_9xthV-Z-7o8BEGJgtZb8r0uU2XIoyd6Ë́/`z׉	 7cassandra://QT8MNLrDOBmec4KvJRCcAoKqTZLLlcMwdM5W5HVPQo02$` ׉	 7cassandra://4dOXow_v2VsJZm1pKfyF7bHAzPRxJkxuGWozIAU4cDo '͠y\©8ku׈E\©8ku׉EYChambre de Commerce
& Union des Entreprises
de Bruxelles
LE MAGAZINE DES ENTREPR I SES BRUXELLOI SES
URBANISME
BRUXELLOIS
l’usine à gaz
LE DIESEL,
coupable
de tous les maux ?
N°45 / MAI 2019
En route
pour
DUBAÏ 2020 !
DROITS
D’AUTEUR :
quelles opportunités ?
Rédacteurs
en chef invités :
CAROLINE PAUWELS
& YVON ENGLERT
ISSN 2406-3738
׉	 7cassandra://QT8MNLrDOBmec4KvJRCcAoKqTZLLlcMwdM5W5HVPQo02$` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://jl8ny1nnvKbD-Jd0IMhBilbwckx7R88maHNak2Qofdk ?`׉	 7cassandra://1OtNZs8NJ73EDf3D5Uj_RNbIIx2nvHN1frXM4Wa8q4wl`z׉	 7cassandra://XKt0wHJLsTEOvgG70pULsL4e5WAKce_eaVWyFVy49og&D` ׉	 7cassandra://imWf-09uFP7ncO7i6rwwWUSdzU9fwvPG7spoOlYYGKg X͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://5DlIlvlN-bSfWbzzeoDDPZHJFrg5VK-ov3lk_Mmt8XQ i`׉	 7cassandra://aSboqwaGa9fA1rwhMlkvgjisPOQd4McXdBu772_1JXMj`z׉	 7cassandra://ewC4tSq2EPrDuerx5VKPMv1ou9oTk6s-dt0I1b60-vs` ׉	 7cassandra://p2QUtmPGH09jXL9K7ZHlwp7TyVShQqy2Ep8aP9uHbhU̞ͨ͠y\©8kuנ\©8ku ]59ׁHhttp://www.jeep.beׁׁЈנ\©8ku PC79ׁHhttp://www.jeep.beׁׁЈנ\©8ku D9ׁHhttp://JEEP.BEׁׁЈ׉EWE ARE ALL MADE OF WILD.
NOUVELLE JEEP®
PLUS D’INFOS SUR JEEP.BE
(L/100 KM) : 4,8 - 7,4 NEDC 2.0 (G/KM) : 126 - 173 NEDC 2.0
* Renting financier avec option d’achat de 20% sur une durée de 60 mois sur Jeep Renegade Longitude 1.6 MultiJet 120ch 4x2. Prix catalogue du véhicule 16.126,44 € (HTVA), acompte
de 4.012,04 € (HTVA), réduction Fleet déduite. Les prix mentionnés sont hors TVA. Sous réserve d’acceptation de votre dossier par FCA Bank, succursale belge de FCA Bank S.p.A.,
bailleur, 8-10 rue Jules Cockx à 1160 Bruxelles ayant son siège social Corso Agnelli 200, 10135 Torino - Italie. RPM: Bruxelles. BCE : 0699.630.712. Offre réservée aux professionnels
et valable du 01/05/2019 au 31/05/2019 dans le réseau Jeep participant. Retrouvez les conditions et le réseau Jeep participant sur www.jeep.be. Photo à titre illustratif et
non-contractuelle. Le véhicule présenté ne correspond pas au loyer communiqué. E.R. : Yann Chabert. Annonceur FCA Belgium S.A., Rue Jules Cockx 12 a - 1160 Bruxelles.
RPM : Bruxelles. BCE 0400.354.731. IBAN FCAB : BE86 4829 0250 6150. Informations environnementales [A.R. 19.03.04] : www.jeep.be. Jeep®
est une marque déposée du FCA US LLC.
RENEGADE. BORN TO BE WILD.
RENTING FINANCIER A PARTIR DE 169 €/MOIS HTVA*
Avec un nouveau design extérieur et des technologies de sécurité avancées, disponibles de série sur tous les
niveaux d’équipement, associées aux nouveaux moteurs essence et diesel, la nouvelle Jeep®
Renegade vous
séduira. Elle vous off re une expérience de conduite unique, un style hors norme et une sécurité à toute épreuve.
CONTACTEZ VOTRE BUSINESS CENTER JEEP®
POUR UNE OFFRE FLEET SUR MESURE.
׉	 7cassandra://XKt0wHJLsTEOvgG70pULsL4e5WAKce_eaVWyFVy49og&D` \©8ku׉E
RÉdito
La force de la proposition
Et si l’on refondait Bruxelles aujourd’hui ? Quelle ville souhaiterions-nous ? C’t
en quelque sorte la question à laquelle les électeurs devront répondr
en choisissant leurs représentants régionaux : ceux qui seront en
jet bruxellois pour les cinq prochaines années.
Pour notre part, nous l’avons souvent répété : nous souhaitons une ville
bon vivre, mais aussi étudier, travailler et entreprendre. En d’autr
ville aussi attrayante pour ceux qui la fréquentent ou l’habitent, que
veulent y investir ou entreprendre.
Bruxelles bénéficie a priori de deux atouts inestimables : sa visibilité
internationale et sa situation géographique, au carrefour de l’Eur
terface de différentes cultures. Deux atouts sur lesquels il nous
« capitaliser ». Pour cela, il faut une ambition commune, traduite dans
Les principaux enjeux sont connus : ce sont la mobilité, la fiscalité
ment, l’emploi et la formation, la numérisation et les nouvelles technologies
Soyons de bon compte : des progrès notables ont été accomplis
égards. Par exemple en matière de réduction du taux de chômage,
est en baisse constante depuis plus de six ans. Même dans le domaine
la mobilité – où nous avons régulièrement émis des avis critiques
peut reconnaître des avancées : le transport public régional bat
cords de fréquentation ; le gouvernement bruxellois a confirmé l’e
sion du métro vers le nord ; et un investissement de plus de 5 milliar
a été annoncé dans le rail au niveau fédéral, dont un milliard pour
achever le RER. Autant d’éléments qui permettront d’offrir des
solutions de transport alternatives, indispensables si l’on veut
réduire la place accordée à la voiture en ville (celà montre d’ailleurs
combien nous avons eu raison d’insister sur ces points).
Pour autant, on ne peut s’en remettre exclusivement au politique
et tout attendre de sa part. Définir et mettre en œuvre
une vision collective ne se résume pas à un bulletin glissé
dans l’urne. C’est une responsabilité partagée avec les acteurs
de la société civile, citoyens, syndicats et entreprises.
Quant à nous, représentants de ces entreprises, notre rôle est
présenter en force de proposition constructive. C’est le sens du
dum de 224 pages, déclinant 91 mesures concrètes, que nous av
té en octobre dernier et communiqué aux différents partis.
Ces propositions sont disponibles, comme nous le sommes nous
en débattre et y travailler. Aux nouveaux élus de décider ce qu’il
d’en faire.
Marc Decorte, Président de Beci
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 1
׉	 7cassandra://ewC4tSq2EPrDuerx5VKPMv1ou9oTk6s-dt0I1b60-vs` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://CRshfDih50E2y49IaGUFe7340O2YQwSAHZuyZ0G_kcU TP`׉	 7cassandra://jHIPHCHcOxtv8OaTKSFQay3UOfb6XY6MX2BZmyC14fAhM`z׉	 7cassandra://SNVuwFFS_MRBKGeDBaii9uuaiqkWY6SDwT90lEMX0tg ?` ׉	 7cassandra://gtWZNi6s4b7HEISlRXph4-8zN3cIBWPIpyJa8Inj520 ͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://3Zgzqv2pTEf4SyMpvcq-bA2VsnBjaaSlS19cRRoolcU `׉	 7cassandra://ZYA-g3snUnjJhIDUzBwv8ApgxgpTElKGKRya4hnRQEA͏`z׉	 7cassandra://4Wv_8j2mU55UVQ18Tw19PAUOYkrvcj0a95AMTLqjkiU1:` ׉	 7cassandra://5dLgMDYde92tIk21FcRacW_x73M39N2TbbQjFRvnGfI 	͠y\©8kuנ\©8ku %W9ׁHhttp://hub.awׁׁЈנ\©8ku G:9ׁHmailto:ctr@beci.beׁׁЈנ\©8ku G}>9ׁHmailto:asc@beci.beׁׁЈנ\©8ku ̖+9ׁHhttp://Group.beׁׁЈנ\©8ku -9ׁHhttp://Studio.beׁׁЈנ\©8ku  ̧69ׁHmailto:er@beci.beׁׁЈנ\©8ku GaA	9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈנ\©8ku ̚4=9ׁHmailto:ow@beci.beׁׁЈ׉E
Sommaire
Bruxelles métropole
N° 45 – Mai 2019
Au mois
de juin :
Green
Editeur responsable
Olivier Willocx – ow@beci.be -
T +32 2 648 50 02
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
T +32 2 643 78 44
Ont collaboré à ce numéro :
Catherine Aerts, Emmanuel Baufayt, Elisa Brevet,
Géry Brusselmans, Marc Decorte, Didier Dekeyser,
Vincent Delannoy, Yvion Englert, Mehdi Ferron,
Vincent Giroul, David Hainaut, Gaëlle Hoogsteyn,
Michel de Kemmeter, Julien Knoepfler, Ophélie
Legast, Cédric Lobelle, Caroline Pauwels, Laura
Rebreanu, Morgan Van Cleven, Guy Van den
Noortgate et Peter Van Dyck.
Production
Layout db Studio.be
Design couverture Denis Séguy
Impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu
chaque mois par plus de 21.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.000 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
asc@beci.be
Membership
Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72
ctr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
4
6
7
Idées
10
12
13
16
18
19
Beci online
Podcast : Kevin Tillier
Digest
Business in Harmony : ode à l’inclusion
Élections 2019 : garantir des prix énergétiques abordables
Quel apport des TIC pour une mobilité urbaine durable ?
Urbanisme bruxellois : l’usine à gaz
Open Source
Pour ou contre la refédéralisation ?
International
20
21
Solvit : une aide à la résolution des contentieux dans l’UE
En route pour Dubaï 2020 !
Emploi & Formation
24
27
30
34
36
38
41
43
44
46
49
50
52
54
56
ULB et VUB veulent jouer un rôle clé dans la
Région bruxelloise
Apprendre, désapprendre, réapprendre
L’entreprise à la rencontre des élèves et étudiants
Des pistes pour redorer le blason d’ingénieur
Les digital natives maîtrisent-ils vraiment le numérique ?
Fablabs : bienvenue dans mon labo !
Bruxelles peut jouer la carte de l’IA
La formation en alternance comme outil de recrutement
La Fondation pour l'Enseignement a 5 ans
Intelligence culturelle et collaboration
Entreprendre
48
Revenus en droits d’auteur : quelles opportunités ?
Les premiers hub.awards distingueront les entreprises
bruxelloises
Transition : le diesel, coupable de tous les maux ?
Starter : XRintelligence
ABA : quand le rebond rend hommage à Walthéry
Les marchés publics, au cœur du fonctionnement des
communes
Community
58
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
60
61
62
63
64
L’actualité Beci en photo
Petites histoires de grands entrepreneurs
Bruxelles, dans les pas de Karin Maquet
Demandes d'admission
Index
Agenda
Caroline Pauwels
Rédacteurs
en chef invités :
Yvon Englert et
׉	 7cassandra://SNVuwFFS_MRBKGeDBaii9uuaiqkWY6SDwT90lEMX0tg ?` \©8ku׉EBAcheter
son bureau ou
investir dans
des studios ?
En voilà une bonne question
pour nos experts immo
Contactez les experts de
KBC Brussels Live au 02 303 31 60
du lundi au vendredi de 8h à 22h
et le samedi de 9h à 17h.
E.R. : KBC Group SA, Avenue du Port 2, 1080 Bruxelles, Belgique. TVA BE 0403.227.515, RPM Bruxelles.
׉	 7cassandra://4Wv_8j2mU55UVQ18Tw19PAUOYkrvcj0a95AMTLqjkiU1:` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://lJklU1VDry6w0Gr3PPhzWUf4pJqo6-YNAwa8KnGLF9k a`׉	 7cassandra://OxeTTR1MPG3psHN_NxvU0n-aY7Mw7plHDageK275HfYL;`z׉	 7cassandra://I58uD4Pacms1vM0HujhPjkvsn9lqWkXFSfN8_PVFkyo` ׉	 7cassandra://Lpo18amAxnBk94YUsn44MBpImjsIXaPEq2y3oxX6UgUn͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://hfuXryk32S4Z4eZYTkixKz5AyP1nKPCTxwFap-xCPq0 [e`׉	 7cassandra://IA6WUjXWqQ72-JQdRoLhv23IVbjxoXYUryFmQd8J9iE_`z׉	 7cassandra://vufvL8rZMnL-XhIJkMLBiYti97qX7pE_uqQcJZMtlOg ` ׉	 7cassandra://RRDFrd5IeNFsYp51RJQ--ZZNkeVSBbFzPcRmShJpXFU4͠y\©8kuנ\©8ku Z\9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈנ\©8ku  9ׁHhttps://www.beci.be/newsletterׁׁЈ׉E7Beci online
Social Media
Beci et KBC Brussels vous proposent un guide pratique des
subsides pour les entreprises bruxelloises, à télécharger gratuitement
sur https://go.beci.be/subsides.
#BECImember : Desky propose un système CRM
pour vous aider à numériser votre gestion administrative
et gagner du temps.
À essayer gratuitement : https://desky.be/fr.
Quels sont les critères que vérifie Google sur votre
site ou votre blog ? Les fondements du SEO (l’optimisation
pour moteurs de recherches) font partie des
formations proposées par Beci.
Que peut faire pour vous la
Chambre de Commerce ? Venez le
découvrir lors d’un Beci Welcome
Breakfast : chaque mercredi matin
au 500 avenue Louise. Inscriptions
sur welcome.beci.be.
Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter.
4 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
׉	 7cassandra://I58uD4Pacms1vM0HujhPjkvsn9lqWkXFSfN8_PVFkyo` \©8ku׉EBeci online
Dans vos newsletters
Beci vous propose désormais 5 newsletters
thématiques pour vous tenir informés de l’essentiel
en quelques minutes de lecture :
➜ Bruxelles Métropole Online :
notre newsletter d’information générale.
➜ HR & social : les questions RH ou de
droit social vous concernent ?
cette newsletter est pour vous !
➜ Green : une newsletter entièrement
dédiée au développement durable.
➜ Mobilité : toute l’actualité
de la mobilité bruxelloise.
➜ Executive News : des infos brèves
et pertinentes sur la politique bruxelloise
Archives et inscription gratuite :
https://www.beci.be/newsletter
À lire sur notre site web
Retrouvez ces articles sur www.beci.be
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 5
׉	 7cassandra://vufvL8rZMnL-XhIJkMLBiYti97qX7pE_uqQcJZMtlOg ` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://AmI2Oj6arCwYycnYu42JC4lMOJ-EEQCYybb_Z_dcjt8 F`׉	 7cassandra://q-wHXv9cBscdZcn2ff3d6JBSeouuWKYh8Q0OkvIfFX4́Y`z׉	 7cassandra://QFs-gSyosXsFpZlILCSzfgxrNaJNSWg6SnBwt_jxNdc&` ׉	 7cassandra://JUUI7nY0oWqTBk0EOIol5rlGPR5BlJNR0-miy6Y_gD8í$͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://UKqwjzC2f_c_0hWLE4RgYpT6V5584eAvz_nGAGm_mbU 9`׉	 7cassandra://TRZYefQXq-Lbj7aC3AyMKFLydwL7I9l3P0c_SJFza6wvQ`z׉	 7cassandra://elxyLzmNmvMqgq0s3k86rwvdDqbWmFYE-wm4y8d3B24#f` ׉	 7cassandra://-48rm8a3ylRg9uCUg2IfqHeNx_2Y1wHlEOoh_oqqn_8͹͠y\©8kuנ\©8ku ́9ׁHhttps://fcrmedia.be/ׁׁЈנ\©8ku ہ̮9ׁHhttp://www.greenerpackaging.beׁׁЈנ\©8ku %_N9ׁHhttp://pagesdor.beׁׁЈ׉EPodcast
Kevin Tillier : de prof de
langues à fondateur de
MySkillCamp
De professeur de langues à entrepreneur, il n’y a qu’un pas.
La preuve, Kevin Tillier l’a fait ! Aujourd’hui il vient de lever un million
d’euros pour sa plateforme de formation en ligne : MySkillCamp. Son credo ?
Dépoussiérer l’apprentissage à distance.
Je crois que l’idée de MySkillCamp t'est venue grâce à
un voyage à l’étranger ?
Oui, à mes 15 ans, je suis parti vivre au Canada. On m’a
recruté pour jouer au hockey sur glace. On travaillait d’arrache-pied
à un niveau professionnel et on n’avait pas le
temps d’aller à l’école. Nos enseignants venaient en bus,
entre les entraînements et les matches. On avait accès
à une plateforme d’e-learning pour nous former tout au
long de l’année. Les éducateurs et les enseignants détenaient
surtout un rôle de coach.
Le déclic est arrivé lorsque tu es rentré ?
Oui, peu de temps après mon retour en Belgique, j’ai ouvert
ma propre école de langues avec ma femme. On a
développé en interne notre propre solution d’apprentissage
en ligne. Petit à petit, mes clients m’ont demandé où
je louais cette fameuse plateforme d’e-learning et c’est là
que j’ai compris tout le potentiel de ce qu’on avait développé
en interne.
Le choix de se lancer dans l’entrepreneuriat a-t-il été
évident ?
Il fallait d’abord faire un choix. Je commençais à m’ennuyer
dans mon métier et je ne me voyais pas professeur
de langues pendant vingt ans. C’est là qu’avec ma
femme, on a décidé de tout arrêter, de développer la
plateforme pour tous types de formations ouvertes aux
entreprises, tout au long de l’année (sur d’autres thèmes
que les langues). La première étape fut de trouver des cofondateurs
et de dégager le plus rapidement possible un
prototype, le MVP (‘Minimum Viable Product’). Ensuite,
on a dû le tester sur nos premiers clients et l’améliorer
constamment selon les feedbacks récoltés.
En tant que prof de langues, comment as-tu fais pour
créer ta start-up ?
J’ai forcément fait plein d’erreurs (rires). J’ai regardé autour
de moi, rencontré beaucoup de gens et puis, évidemment,
j’ai appris en faisant inévitablement des erreurs.
Par exemple, on a raté notre première levée de fonds
parce que la comptabilité n’était pas optimale et le marché
que l’on visait pas assez mature pour que l’on puisse
nous faire confiance. On a dû apprendre vite, rattraper le
coup et redresser la barre….
Comment as-tu pu rattraper le coup ?
Au départ, on visait surtout le marché de l’éducation à
destination des écoles. Mais au dernier moment, les investisseurs
se sont dit que ça n’irait pas. Ils n’ont pas cru
dans le projet. On a dû faire marche arrière et se diriger
vers un autre marché, celui du b-to-b. C’est ce qui nous
amène à ce que nous faisons aujourd’hui…
NDLR : MySkillCamp vient de lever un million d’euros,
prouvant ainsi que l’on peut toujours se relever et revenir
encore plus fort. ●
Elisa Brevet
Une rencontre à écouter en
intégralité dans le podcast Next Step :
https://www.beci.be/podcast.
Les podcasts à écouter…
Lemand est l’un des podcasts les plus
écoutés en Flandre. À chaque épisode, Ward
Bogaert et Philip Heymans présentent un
portrait décalé et passionnant. Ainsi, vous
partez à la rencontre d’un jeune réfugié, ou
d'un ancien gangster.
6 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
D.R.
׉	 7cassandra://QFs-gSyosXsFpZlILCSzfgxrNaJNSWg6SnBwt_jxNdc&` \©8ku׉ERNews
Une précieuse récompense pour des emballages
durables
Le développement durable est primordial aux yeux de votre
entreprise ? Vous concevez des emballages durables respectueux
de l’environnement ? Participez à la toute première
édition des Get Smart (in) Packaging Awards, conjointement
organisés par Fost Plus et Valipac. Une occasion idéale de
mettre en avant votre démarche environnementale. La remise
des prix aura lieu le 23 octobre 2019 dans le cadre de
Empack. Ces awards récompenseront les emballages les
plus innovants dans cinq catégories : On the go ; Ménager ;
e-commerce ; B2B ; enfin, Innovations en machines d’emballage.
Parmi les participants de ces cinq catégories seront
en outre distingués deux Greener Packaging Awards, pour
récompenser les emballages ménagers et industriels les plus
durables.
prise par le biais de canaux autres que son site web. Près
de 98 % des Belges effectuent les recherches sur Google ;
66 % consultent pagesdor.be et 60 % se rendent sur Facebook.
En outre, 76 % des consommateurs qui effectuent
une recherche locale se rendent sur place le même jour, et
28 % de ces visiteurs procèdent effectivement à un achat.
Or, 9 Belges sur 10 se heurtent à des informations d’entreprises
erronées sur internet !
Comment participer ?
Introduisez gratuitement votre dossier de candidature avant
le 30 juin 2019 sur www.greenerpackaging.be.
L’heure d’été influence notre comportement
d’achat
Il est parfois nécessaire de modifier d’importantes données
d’entreprise, telles que les heures d'ouverture, par exemple
lorsque nous passons de l’heure d’hiver à l’heure d’été. Selon
un sondage effectué par FCR Media, agence de marketing
digital pour les PME et les indépendants, environ 23 % des
PME modifient leurs horaires d'ouverture, ouvrant plus tard
en été. Elles répondent ainsi au changement de comportement
d’achat des consommateurs, confirmé par une étude
iVox à la demande de FCR Media : environ 20 % des Belges
semblent faire leurs achats plus tard pendant l’été, quand il
fait plus clair.
Pour rechercher des coordonnées d’entreprise ((horaires,
adresses, téléphone), les consommateurs utilisent différentes
plateformes. Selon une étude de FCR Media, 73 %
des consommateurs prêts à acheter trouvent une entreIl
est donc extrêmement important pour une entreprise de
s'assurer que ses informations soient correctes et cohérentes
sur internet, et ce sur toutes les plateformes. Heureusement,
il existe des solutions digitales pour résoudre le problème,
tels que NetSync : cette solution de gestion de présence en
ligne garantit que toutes les informations d’entreprise soient
mentionnées de manière correcte et cohérente sur le web.
Elle offre également un système innovant « Match & Lock »
pour gérer et verrouiller les données d’entreprise sur l’ensemble
du réseau (Google My Business, Facebook…). L’entreprise
peut ainsi modifier ses heures d'ouverture sur toutes
ces plateformes en un seul clic.
Info :
https://fcrmedia.be/
Erratum
Une erreur s’est glissée dans le procès-verbal de l’Assemblée
Générale de Beci-Chambre de Commerce de
Bruxelles, publié dans notre numéro du mois d’avril,
p. 52. Au point 4, dans le tableau indiquant les montants
des cotisations, il fallait bien entendu lire « 20182019
», et non « 2017-2018 ».
CATÉGORIE
A
C
D
E
ENTREPRISE OCCUPANT
Personne physique
Entreprise jusqu’à 19 personnes
Entreprise de 20 à 49 personnes
Entreprise de 50 à 99 personnes
PROPOSITION
2018-2019 HTVA
220 €
621 €
1.005 €
2.800 €
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 7
© Getty
© Getty
׉	 7cassandra://elxyLzmNmvMqgq0s3k86rwvdDqbWmFYE-wm4y8d3B24#f` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://DyRwaWQ9SQekF5lE10GOJ40V5Cnhy_OasnJt7sOtoeU `׉	 7cassandra://_EhqOzlIEr1lZFXMSC8f6YUNLN1l87GTPkrOfr4LDug̓`z׉	 7cassandra://8ShAp7klaPBFjeRCgPvvI3nJxu-EQJAEZMdPS6Gi7JY$` ׉	 7cassandra://ZZ7oEuvBvzUJvOotcqQUryv3RVy19shcsuhrPGzvtlwv ͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://LtWJtlcVjCy2qmvf7FdZjzgtgTGQgMZ8usX_rF6lkhU ܇`׉	 7cassandra://kLrCJewGquHbl4vC6-RId1dU1VwfDhslWApVUvfiJCo:`z׉	 7cassandra://NKDec5SmrgVpoopus1fF4hCGAhOyxHIC6wEbAOqulcQ` ׉	 7cassandra://B4oPO0KqfmwYJklG8I-2GagCHKJliPlsF3c8R8ZV9f8i͠y\©8kuנ\©8ku W̈9ׁHhttp://www.audibrussels.beׁׁЈנ\©8ku p9ׁHhttp://www.fedustria.beׁׁЈ׉ENews
Chiffre d'affaires et emploi stables en 2018
dans les industries du textile, du bois et de
l'ameublement
À l'occasion de son Assemblée générale annuelle, fin mars,
Fedustria, la fédération belge des industries du textile, du
bois et de l'ameublement, a dressé le bilan de l'année écoulée.
Une année stable, avec un chiffre d'affaires total de 9,6
milliards d'euros. « Le taux d'emploi total s'est stabilisé pour
la quatrième année consécutive : environ 38.150 emplois
pour les trois secteurs. Les investissements aussi sont restés
plus ou moins stables. Fedustria s'attend pour 2019 à ce que
la production, le chiffre d'affaires et l'emploi atteignent au
moins le niveau de 2018 », indique Fa Quix, directeur général
de Fedustria.
Au cours de l'Assemblée générale, le président sortant, Luc
Billiet (Lefevere Group), a transmis le flambeau à Francis
Verstraete (Masureel Veredeling). Dans la perspective des
prochaines élections, Francis Verstraete a demandé aux responsables
politiques de prendre soin de l'industrie manufacturière
: « Nous devons aider notre industrie sur la voie d’une
Industrie 4.0. Cela exige des investissements, entre autres
dans la numérisation. Nous comptons sur les pouvoirs publics
pour les encourager fiscalement. »
Par ailleurs, Fedustria préconise un meilleur soutien à la recherche
appliquée dans le domaine de la R&D. Enfin, la fédération
demande à l'UE une politique commerciale plus cohérente
avec les pays extérieurs, afin de limiter autant que
possible la concurrence déloyale.
Info :
www.fedustria.be
Volker Germann est le nouveau Directeur Général
d’Audi Brussels
Volker Germann a été nommé nouveau Directeur Général
d’Audi Brussels. Il succède à Patrick Danau, qui prend sa
retraite après 40 ans de carrière au sein du groupe Volkswagen.
Dans la gestion d’Audi Brussels, où est produit le
modèle électrique Audi e-tron, Volker Germann assumera les
fonctions de Directeur Général technique et logistique ainsi
que de porte-parole de la direction.
Fa Quix (à gauche) et Francis Verstraete.
Le coût de l'entrepreneuriat reste un facteur crucial. Fa
Quix le souligne : « Le coût élevé du travail contraint les
entreprises à viser une haute productivité, une haute qualité,
une innovation au sommet et même de nouveaux
modèles économiques. Afin de garder ici le plus de travail
possible, le coût du travail doit être compétitif. Le ‘tax
shift’ est déjà un pas en avant, mais nous sommes encore
loin du compte. En moyenne, une entreprise belge
est toujours confrontée à un handicap du coût salarial de
10 % par rapport à nos voisins. » Au niveau des coûts de
l'énergie également, la Belgique reste un pays trop cher, en
raison principalement des coûts de réseau et de diverses
taxes et de charges. Fedustria plaide donc pour une norme
énergétique stricte et un pacte énergétique garantissant la
sécurité d'approvisionnement, sans hausse des coûts.
« Avec Volker Germann, c’est un professionnel de la production
chevronné, détenteur d’une grande expérience internationale,
qui prend les rênes du site bruxellois. Nous sommes
très heureux d’avoir pu le rallier à notre cause pour ce poste »,
a déclaré Peter Kössler, président du conseil d’administration
d’Audi Brussels. Ingénieur de formation, M. Germann a terminé
ses études à l’école professionnelle technique de Mannheim
et entamé sa carrière en 1986. En 2009, il a été nommé
directeur d’usine de VW do Brasil sur le site de Curitiba puis,
en 2016, il a pris la tête de la joint-venture FAW-Volkswagen
à Changchun, en Chine. Volker Germann se réjouit déjà du
nouveau défi professionnel qu’il aura à relever : « L’usine de
Bruxelles est en train de connaître une des plus importantes
montées en puissance chez Audi. Sous la direction de Patrick
Danau, l’usine s’est préparée de manière optimale à cette
mission. Je suis heureux de pouvoir apporter ma contribution
à l’entrée dans l’ère de l’e-mobilité et à la production de véhicules
dotés d’une toute nouvelle technique de propulsion. »
Info :
www.audibrussels.be
8 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
© Fedustria/Studio Dann
©Belga
׉	 7cassandra://8ShAp7klaPBFjeRCgPvvI3nJxu-EQJAEZMdPS6Gi7JY$` \©8ku׉EDécouvrez
nos vols locaux
La diminution croissante des abeilles pose problème. Leur disparition est une perte pour
la nature et la production alimentaire. Pour Brussels Airport, il fallait agir. Nous avons
installé 2 ruches, comptant chacune 100 000 abeilles ouvrières, 5000 faux bourdons
et une reine. Les abeilles sauvages ont élu domicile dans 4 hôtels à abeilles, mis à leur
disposition. Ensemble, elles participent à la biodiversité des environs de l’aéroport.
׉	 7cassandra://NKDec5SmrgVpoopus1fF4hCGAhOyxHIC6wEbAOqulcQ` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://npSbOXkN0ncPp93Wt6VWbPrXGts91Q--Ecysyb_fYpw '`׉	 7cassandra://M4S5bHnnXbRtzdxFJhpD8kEJH6WlTjz0JHD6XiVpcvs͍`z׉	 7cassandra://RCleD0sKzzcMH92Yy9QSUIGdnUkeF-yOjXH3kP_iEcY)` ׉	 7cassandra://Su8KaxlSpK3d59mchSK-bQCci-Cax7MuCmoZBd2ncHQ \͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://39Kbs3Npb5zd2n2vh5F1TQZaN9PP-XSSLUO5w6jv5t4 `׉	 7cassandra://JNvBVG06cZQX8jGaoT2TodzjQ2q8A91pkfzSbFFfkAg͆@`z׉	 7cassandra://7xNZaY1YwdLDGNNFuGQu82cAapY5hb8IkCpMusVHkJ0$` ׉	 7cassandra://oCKDDDAfN6lndfTTz9qc1Qgt7u4bK2FOpEFWrNJG-Kc\͠y\©8ku׉E?Idées
Business in
Harmony :
ode à l’inclusion
D'
entrée de jeu, Cécile Huylebroeck, Conseillère
Emploi de Beci et modératrice de l’événement, a
averti l’assemblée que l’inclusion serait au cœur
des échanges. Et, de fait, les différents intervenants, experts
et témoins, se sont rejoints sur ces deux constats :
les lacunes de la politique managériale actuelle et la nécessité
de développer l’inclusion dans l’entreprise.
En route vers l’inclusion
L’honneur d’introduire le sujet est revenu à Martine Tempels,
vice-présidente de Telenet. D’emblée, elle a suggéré
à l’assistance de se compter en signalant qu’il n’est
ni courant ni banal de retrouver une telle proportion de
femmes dans les instances dirigeantes de l’entreprise…
même si les choses sont en train de changer sur cette
question identifiée depuis une trentaine d’années. Martine
Tempels a rappelé quelques jalons de ce débat : la
lettre ouverte adressée aux CEO à l’occasion de la journée
de la femme en 2005 pour les inciter à plus de diversité ;
ce discours de 2012 où, élue ICT Woman of the Year, elle
a pour la première fois de sa carrière pris la parole devant
une assemblée où régnait la diversité et en a ressenti
une grande satisfaction. Elle a aussi saisi l’occasion
pour rendre un hommage appuyé à John Porter, le CEO
de Telenet qui, sous l’influence de sa mère Sandra Van
Fossen, professeure et féministe de la première heure, a
vigoureusement œuvré pour la parité au sein du comité
de direction de l’entreprise. « Mais », a-t-elle insisté, « il y
a encore du travail ! »
Un monde entrepreneurial où la complémentarité
des compétences prime sur la question de genre.
Une utopie ?
Beci et ses membres en ont récemment débattu.
De gauche à droite : Luc Lallemand, Caroline Mancel, Martine Tempels,
Jean-Paul Van Avermaet, Cécile Vicard et Bianca Debaets.
L’expérience du terrain
Qu’en disent les CEO venus partager leur expérience ?
Caroline Mancel, Directrice générale d’Actiris, est à la tête
d’une structure publique dont le personnel, management
compris, est composé à 66 % de femmes et dont le comité
de direction est composé de sept femmes et quatre
hommes. Situation bien différente de ce que relatent Cécile
Vicard, ingénieure civile de formation et co-fondatrice
de Cream Consulting, Luc Lallemand, n°1 d’Infrabel,
et Jean-Paul Van Avermaet, patron pour la Belgique, la
France, le Luxembourg et le Maroc de G4S, tous trois actifs
dans des secteurs réputés masculins.
Cécile Vicard considère que le genre n’est qu’un des éléments
de la diversité. Elle traque au sein de ses équipes
toute manifestation même insidieuse de discrimination
et veille à ce que des femmes soient les ‘role models’ de
jeunes managers masculins afin de les amener dans le
futur à considérer positivement l’accession de femmes à
des postes managériaux. Luc Lallemand est fier de son
comité de direction paritaire mais reconnaît des statistiques
contrastées en matière d’inclusion, avec un taux
de 52 % de femmes parmi les jeunes cadres universitaires
hors ingénierie, mais 10 % à peine de femmes parmi
les ingénieurs et techniciens. Quant à Jean-Paul Van
Avermaet, il réaffirme l’importance de la complémentarité
et affirme sa volonté d’attirer un nombre croissant de
femmes dans son entreprise, à l’image du cas de l’Autriche
qui affiche 35 à 36 % de collaboratrices dans le
secteur de la sécurité. « Nous devons être le miroir de la
société », affirme-t-il.
10 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
© Reporters
׉	 7cassandra://RCleD0sKzzcMH92Yy9QSUIGdnUkeF-yOjXH3kP_iEcY)` \©8ku׉ELa face cachée du perfectionnisme
Ces différents témoignages confirment l’analyse des experts
qui se penchent sur le thème de l’inclusion en entreprise.
Le sociologue et directeur de recherche au FNRS,
Bernard Fusulier, commente : « Dans notre société, la différenciation
dans l’éducation et la socialisation intervient
dès la naissance, avec pour conséquence des formes de
hiérarchisation entre masculin et féminin. L’alibi de la nature
est souvent utilisé pour expliquer des différences ou
une domination. Il est important de pouvoir aller à son
encontre, de déconstruire les stéréotypes. » Et la coach
Diane Thibaut d’abonder en ce sens en pointant les barrières
internes qui font des femmes des complices inconscientes
de la reproduction des attentes sociales. Elle
propose l’exemple inspirant de l’Islande, avec son congé
de paternité obligatoire pour les hommes et son programme
scolaire parfaitement identique pour les petites
filles et les petits garçons.
En écho, Luc Lallemand constate que les femmes de
son entourage professionnel ne se posent pas nécessairement
en alliées pour pousser la ‘gender equality’, par
crainte de se faire taxer de partialité. Ce à quoi Martine
Tempels répond que les femmes, étant perfectionnistes,
ne veulent pas être choisies en raison de leur genre, mais
à l’issue d’une vraie procédure de sélection !
De la théorie à la pratique
L’auteure féministe Elke Jeurissen qui, pour son dernier
ouvrage « Who run the World »1
a rencontré trente décideuses,
propose trois pistes pour améliorer l’inclusion :
accorder la plus grande attention à l’éducation des enfants,
ne pas mésestimer l’importance du choix du partenaire
et de l’aide concrète qu’il pourra apporter à sa compagne,
et modifier l’organisation des entreprises.
Les témoins abondent dans son sens : Jean-Paul Van
Avermaet pointe lui aussi les lacunes de notre enseignement
et de l’éducation que nous donnons à nos enfants.
Caroline Mancel, échaudée par sa première recherche
d’emploi, qui s’est soldée par un poste de secrétaire malgré
ses deux diplômes universitaires, est très attentive à
l’exemple qu’elle donne à sa fille. Alan Keepen, confronté
à de nouvelles responsabilités professionnelles de sa
compagne peu de temps après la naissance de leur fille,
a pris le relais et endossé un rôle de père beaucoup plus
important que celui imposé culturellement aux hommes.
Cela lui a inspiré la création de Kokcinelo, structure qui
propose des solutions innovantes en gestion des ressources
humaines, notamment en termes de soutien à la
parentalité, ainsi qu’un soutien aux porteurs de projets
dans le domaine de l’accueil de la petite enfance.
De gauche à droite : Bernard Fusulier,
Diane Thibaut, Elke Jeurissen, Alan Keepen
et Cécile Huylebroeck.
Le genre ne peut plus être déterminant
Bianca Debaets, secrétaire d’État bruxelloise chargée de
l’égalité des chances, a clôturé la rencontre en rappelant
les progrès effectués depuis 1948 et l’octroi du droit de
vote aux femmes, mais en pointant aussi les chiffres encore
trop faibles de la présence féminine dans les instances
dirigeantes des entreprises. Elle a plaidé pour
l’introduction à titre temporaire de quotas pour booster
l’entreprenariat féminin car, dit-elle, il est bon pour tout
le monde. Et Cécile Vicard de nous confier en conclusion :
« Assez tôt, j’ai décidé que mon genre ne déterminerait
pas ce que j’allais faire. » ●
Catherine Aerts
1 Ed. Pelckmans Pro
Jean-Paul Van Avermaet et Luc Lallemand ont tous deux
accordé une place primordiale à l’éducation de leurs
enfants. « Mes collaborateurs ont toujours su que mes
filles avaient la priorité », affirme le premier, tandis que
le second constate : « Concilier éducation des enfants et
poste de management est possible avec une bonne dose
d’organisation, mais je ne regrette qu’une chose : ne pas
avoir partagé plus rapidement mon expérience avec mes
équipes. » De l’avis général, même si la partie n’est pas
encore gagnée, les jeunes hommes, bien décidés à préserver
un équilibre harmonieux entre carrière et vie privée,
sont d’importants facteurs de changement.
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 11
© Reporters
׉	 7cassandra://7xNZaY1YwdLDGNNFuGQu82cAapY5hb8IkCpMusVHkJ0$` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://4xAtvSmKtGmh5tUya-OYZv-1nKIBYlWctpHKfabryhY Z`׉	 7cassandra://yeUBbcMP2vn14berW5Hh3mMZ4N8cftux0ymgiCrAx-E͑(`z׉	 7cassandra://po5jbUS1sRHY8TJcEeT-b8s6uAaSSzunTze8XgcsWLE*
` ׉	 7cassandra://aX0GvKZTc-nxwODAozMXZJQQ769aPBMGoieHP1MfUnc IvJ͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://KqE7NHc83ZWYef6-ZwfeugRpFwGibPlGZNGWSuWny-w q`׉	 7cassandra://4mKnJ1tkPKhGFTNltEUorj97Dg_5RqUMm3kg8bLgnjY͈`z׉	 7cassandra://JpS4MD0THQLtWfpoX-KirXKcwtGqG8xnzh_j5PFWHpI(` ׉	 7cassandra://eliVKY2zmFtcmfwuDaTFx8B5hZZN20PiMgHxzZ6azkM W͠y\©8ku ׉EÉlections 2019
Garantir
des prix
énergétiques
abordables
C
ertes, l’énergie ne peut être réduite à une question
de prix, mais cet aspect fondamental doit davantage
être pris en compte, en lien avec la mise en place d'un
système énergétique capable d’assurer un approvisionnement
sûr, durable et abordable. Ces aspects sont liés : l’indisponibilité
de plusieurs réacteurs nucléaires l’hiver dernier
a provoqué une hausse des prix de l’électricité. Le chantier de
l’établissement d’une norme énergétique doit donc être remis
sur l’ouvrage, de même que le suivi et la réalisation du Pacte
énergétique entre l’État fédéral et les Régions.
La mise en œuvre de ce pacte doit répondre à quatre critères :
la sécurité de l'approvisionnement énergétique, le respect
des accords de Paris sur le climat, le maintien d'un prix abordable
pour les ménages et les entreprises et, enfin, la sécurité
des installations. La stratégie de mise en œuvre se focalise
sur 6 aspects : une future norme énergétique, le mécanisme
de rémunération de la capacité, le monitoring, l’élaboration
d’un plan national énergie-climat, le ‘burden sharing’, et l’éolien
offshore.
Si le Pacte et la stratégie qui en découle semblent aller dans
la bonne direction – celle de la transition énergétique – certains
points restent problématiques, notamment la sortie du
nucléaire. Ainsi, le Pacte énergétique ainsi que la stratégie
confirment la sortie du nucléaire pour 2025. Pourtant, un
rapport récent, réalisé à la demande du gouvernement fédéral,
montre que l’abandon du nucléaire aura un impact négatif
non seulement en termes de coûts énergétiques, mais aussi
12 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
En 2014, la norme énergétique figurait dans la
déclaration du nouveau gouvernement fédéral.
Comparable à la norme salariale, elle a pour vocation
de réduire l’écart de prix entre la Belgique et ses
voisins. Cinq ans plus tard, cette demande reste
d’actualité : l’électricité dans notre pays reste trop
chère en comparaison des pays voisins.
Et il reste à savoir si notre nouveau Pacte énergétique
est crédible et réaliste.
en termes d’émissions de CO2
. Selon ce rapport, qui analyse
différents scénarios, une sortie complète du nucléaire coûterait
entre 150 et 900 millions d'euros de plus que le maintien
de deux réacteurs jusqu’en 2030.
Le rapport montre également qu'une sortie complète du nucléaire
en 2025 nécessiterait une capacité de gaz stable de
7.500 MW entre 2025 et 2050. Une prolongation des centrales
ne ferait pas disparaître la nécessité d'investir dans les
centrales à gaz, mais la reporterait. Par ailleurs, une sortie du
nucléaire ferait grimper de 76 % les émissions de CO2
du secteur
énergique belge d'ici 2025. Si deux centrales demeurent,
les émissions n'augmenteraient que de 30 %.
Pour Beci et les entreprises bruxelloises, trois principes
doivent être respectés pour ne pas hypothéquer le développement
économique ni la transition énergétique. Il s’agit
d’assurer la sécurité d’approvisionnement, garantir des
prix abordables et compétitifs pour les entreprises et les
citoyens, et réduire les émissions de CO2
en accord avec
les obligations internationales de la Belgique. Le maintien
d’une capacité nucléaire limitée et temporaire après 2025,
ainsi que le développement accéléré de capacités gazières
supplémentaires font partie de l’équilibre entre ces trois critères.
L’exercice de monitoring doit être réalisé sérieusement
et rapidement afin que les gouvernements puissent prendre
les bonnes décisions sur la base de toutes les informations
pertinentes. ●
Vincent Delannoy
© Getty
׉	 7cassandra://po5jbUS1sRHY8TJcEeT-b8s6uAaSSzunTze8XgcsWLE*
` \©8ku׉E
Mobilité
Quel apport des TIC
pour une mobilité
urbaine durable ?
Comment nous déplacerons-nous à Bruxelles,
demain ? Les technologies de l’information et de la
communication peuvent-elles nous aider à relever
les défis environnementaux et sociétaux liés à la
mobilité urbaine ?
Telles étaient les questions centrales d’une session
« Hack & Cheese » au mois de février dernier.
gentes ? » : telle était donc la question posée, autour du
plateau de fromages. Une question qui entre d’ailleurs en
résonnance avec les initiatives développées par Beci et
ses partenaires autour du Mo, cet espace de rencontre
précisément dédié1
, depuis mars 2018, à la mobilité urbaine.
A
près
l’énergie, la santé et les services collectifs,
c’est la mobilité qui était au cœur du quatrième
événement « Hack & Cheese » conjointement organisé
par Hack Belgium et Beci : une formule originale
consistant à réunir, sur le temps de midi, une septantaine
de décideurs issus de différents secteurs de la vie
publique et du monde de l’entreprise, pour aborder ensemble
- sans tabous et dans un esprit d’innovation - un
enjeu bruxellois essentiel pour l’avenir de la capitale.
En l’occurrence, la problématique de la mobilité est systématiquement
pointée comme ultrasensible par les entrepreneurs
bruxellois. « À l’origine de la congestion de
nos artères, de la pollution de notre environnement et de
la détérioration de la santé de nos concitoyens, comment
la mobilité bruxelloise peut-elle être réinventée, en s’appuyant
sur l’immense potentiel des technologies émerDurabilité,
gouvernance et inclusion
Trois sous-enjeux ont été balisés par Imre Keseru, Project
Leader Urban Mobility auprès du Mobi, le Mobility, Logistics
and Automotive Technology Research Centre de
la VUB :
1. Mobilité urbaine et développement durable : Notre
souci de la compétitivité, de la flexibilité et du confort
nous pousse à exiger une offre toujours plus étendue
en fait d’applications liées à la mobilité. Comment faire
pour veiller à ce que cette offre demeure véritablement
durable, ce terme devant se comprendre aussi bien sur le
plan environnemental que sociétal ?
2. Mobilité urbaine et gouvernance : L’application des
TIC à l’enjeu de la mobilité génère la production et le stockage
de données en nombre considérable à propos des
comportements et des désirs des citoyens-consomma1
Etant
entendu que, dans le cas du Mo, la réflexion est désormais menée de manière
permanente et structurelle, avec pour effet la publication de rapports et de prises de
positions, comme le Memorandum Beci mobilité, remis aux autorités bruxelloises avant
les élections.
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 13
D.R.
׉	 7cassandra://JpS4MD0THQLtWfpoX-KirXKcwtGqG8xnzh_j5PFWHpI(` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://gZkAyK5tbbJgZPv56mDqJRsz2ULm0i2Xl4upPtMsFl8 `׉	 7cassandra://6w8-_BwOyGTk7FUGxHqJrexECx1_yx48oiUeRT9LxkQ͙\`z׉	 7cassandra://Gp2-PlS4PjWllIKfp6kdzizUFfA7g8CXOx_MzTPYAzk1` ׉	 7cassandra://zsLOO6syMHz3T6QOkVX4R2YIpTIkxCpxTiFg_5sk0Ck dW*͠y\©8ku"ט  ́u׉׉	 7cassandra://UCIorYE73VCZmngFS6RxU3Pwants7mu9XRLT4gyjQac `׉	 7cassandra://xS-CIc__xrZR-HkvLHmVCRDynzsju9YCJ32KHyc3kl4k`z׉	 7cassandra://p9G5nWbesBKaqn3COzMlDuJ3tb1aDy4PVhGkkFEIdO8 b` ׉	 7cassandra://jFth4GeM1PPbRQq2l--dbSw2y6hd5ne-2wGl45Bq68YsN,͠y\©8ku#׉E	Oteurs. Comment pourrions-nous améliorer l'accès à ces
données par les différentes parties prenantes du secteur
des transports, au bénéfice d’une prise de décision politique
au plus près des besoins ? Comment, par ailleurs,
permettre aux citoyens de devenir des contributeurs
« éclairés » de telles données (par exemple via des observatoires
de citoyens) ?
3. Mobilité urbaine et inclusion : Enfin, on ne peut se
cacher que la mobilité a ses gagnants et ses perdants.
Or, cette inégalité est encore accrue à partir du moment
où la mobilité est corrélée aux TIC : cela a en effet pour
conséquence d’ajouter aux obstacles déjà connus (zones
périphériques, populations paupérisées, personnes
moins-valides, …) ceux qui sont spécifiquement liés à la
fracture numérique. Comment, dès lors, imaginer une approche
inclusive, qui permette à tous de bénéficier des
avantages d’une mobilité technologique pour demain ?
Les participants à chacune des sept tables ont ensuite
eu l’occasion d’entreprendre un échange d’idées, d’autant
plus riche que les groupes avaient été composés de manière
à croiser des regards différents sur le couple « mobilité
et nouvelles technologies » : des acteurs politiques
et des représentants des sociétés (para-) publiques de
transport jusqu’aux entrepreneurs de l’économie numérique,
aux chercheurs universitaires, aux acteurs des solutions
de paiement informatique, etc.
Au final, la rencontre aura permis l’émergence de pistes
concrètes, relayées par les rapporteurs des sept tables.
Le maître-mot de ces prises de position aura été, bien
souvent, la demande d’une meilleure coordination entre
acteurs, notamment par-delà les langues et les compartimentages
institutionnels caractéristiques de notre belle
ville-région (et de sa périphérie) …
Si tous les obstacles à une gestion intégrée et responsable
de la mobilité ne seront sans doute pas tombés
comme par miracle du seul fait de ce « brainstorming »,
on peut en revanche affirmer sans prendre de risques
que ce genre de rencontres permet la création de précieux
liens interindividuels. Or, par-delà l’abstraction des
organisations, n’est-ce pas dans ces liens personnels qu’il
faut voir le vrai espoir de solutions plus rationnelles et
harmonieuses pour demain ? ●
Julien Knoepfler
14 ❙
D.R.
׉	 7cassandra://Gp2-PlS4PjWllIKfp6kdzizUFfA7g8CXOx_MzTPYAzk1` \©8ku׉EXUn premier événement ASAP
à l’initiative de BBF
relativement nouveau et peu connu du grand public.
Le premier événement de réseautage ASAP s’est
tenu le mois dernier dans un bâtiment magnifique
de la Grand-Place de Bruxelles. Cette rencontre a
été organisée par BBF, leader dans la location d’appartements
avec services, et sponsorisée par KBC
Brussels. BBF Serviced Apartments, précédemment
Brussels Business Flats, constitue depuis 1992 un
acteur important dans l’offre de logements temporaires
aux expatriés et employés d’entreprises et
d’organisations internationales. BBF gère actuellement
plus de 1700 appartements à Bruxelles et Budapest
et vient de lancer des activités à Anvers.
Joël Vanmellaert, Managing Director de BBF, s’en explique :
« La Belgique – et plus particulièrement Bruxelles et ses institutions
internationales – concentre depuis des années un
marché prospère de l’appartement avec services. Ceci s’explique
essentiellement par les prix attractifs pour des périodes
prolongées, la commodité de la formule et les avantages liés
à la location d’un tel appartement. Ces atouts concernent autant
le propriétaire loueur que le gestionnaire de la location
et la personne qui loue le bien. Il n’y a jusqu'à présent pas
eu d’organisation représentative compétente pour défendre
les intérêts du secteur et en définir des axes directeurs, en
concertation avec les autorités économiques et locales. L’année
dernière, Bruxelles a décidé unilatéralement de porter
à 90 jours la période minimale de location, en dépit des diverses
entreprises qui ne louent chez BBF que pour des périodes
d’un mois. »
En tant que membre d’ASAP (l’association des prestataires
qui proposent des appartements avec services), nous avons
non seulement une meilleure vue d’ensemble de ce qui se
passe sur le marché international, mais nous proposons aussi
un plus grand capital de confiance et de savoir-faire.
L’organisation s’efforce de mériter la confiance des consommateurs
du monde entier lors de la réservation d’un appartement
meublé. D’autant plus que ce type d’hébergement est
ASAP procède chaque année à une inspection approfondie
des appartements de ses membres. La Quality Accreditation
constitue dans le secteur la référence dominante en matière
d’évaluation qualité, d’accréditation et de reporting. Le label
de qualité ASAP est reconnu dans le monde entier comme
la norme principale de notre secteur. Les agences de relocalisation
et les global travel buyers sont particulièrement
conscients de l’importance de travailler avec des prestataires
accrédités.
L’événement de réseautage avait également pour but de présenter
une entité belge d’ASAP dans le cadre des récents
changements de la législation en Bruxelles. Il s’agissait aussi
de voir dans quelle mesure d’autres prestataires en Belgique
considèrent cette mesure comme positive pour le marché.
« Je suis heureux de cette nouvelle évolution d’ASAP en
Belgique », a déclaré James Foice, CEO d’ASAP durant
l’événement. « Nous remercions BBF et les autres membres
belges pour cette possibilité de nous développer, d’évoluer et
de grandir en tant qu’association. Ce chapitre européen est
une opportunité passionnante pour ASAP et nous sommes
impatients de voir à quoi il va aboutir. »
James Foice poursuit : « La demande d’appartements a augmenté
dans le monde entier au cours des 12 derniers mois.
Étant donné que de plus en plus de personnes déménagent
pour des raisons professionnelles, l’appartement avec services
constitue une option relativement moins onéreuse
qu’un logement classique. L’organisme d’accréditation a été
un promoteur important de notre secteur. Nous espérons que
ce chapitre local pourra devenir un représentant des prestataires
fiables et professionnels de la région. Le soutien de
BBF renforce par ailleurs notre lien avec le marché européen.
C’est un thème dont nous débattrons notamment lors de la
convention ASAP qui se tient chaque année à Londres, au
mois de décembre. Par ailleurs, nous prévoyons d’instaurer
d’autres partenariats dans le monde entier au cours des cinq
années à venir. BBF dispose d’une équipe formidable et est
un excellent partenaire. Nous sommes fiers que BBF soutienne
cette nouvelle opportunité pour notre secteur. »
B.K.
׉	 7cassandra://p9G5nWbesBKaqn3COzMlDuJ3tb1aDy4PVhGkkFEIdO8 b` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://9zkxOE6Y076svxhFpj__kCLYdvPSURlwGoDau36oPzw g`׉	 7cassandra://O8n0tvn4a319Msp4ugRbuPKxxiBJ3VGPJaQR1SYYvbw͋`z׉	 7cassandra://DaDoZds4E52f6-_epS08uxhohTDvG73BBJmnwC3Lz-0'C` ׉	 7cassandra://GW6KnFBkSqMYTHiW67y3TRV0tC5sEXtrogfwm-xvJ10 =͠y\©8ku%ט  ́u׉׉	 7cassandra://laapw2XW_7kBWe0TR-fW3FyqrACoSIvFz7g4COlZR8A Af` ׉	 7cassandra://AbkV7INl2_GeHSV9JUSVLx479ttrKat4QRo5eeDOj5A͋j`z׉	 7cassandra://5q7nok1o-TT9npPt3XCgycFIxIHFx1CoLIqcnVSkKek$` ׉	 7cassandra://55AHErAvBIYLCFts3FLOXZfXu9OIocwQKSsveL0osbQ͕͠y\©8ku&׉EIdées
Urbanisme bruxellois :
l’usine à gaz
Candidats à une transaction immobilière,
prenez-en acte : les voies des services d’urbanisme
sont impénétrables, les relations déséquilibrées,
l’arbitraire présent et les délais insupportables.
Nous avons donné la parole au notaire et député
bruxellois Olivier de Clippele et
à l’architecte Vincent Dehon.
De combien de cas parle-t-on lorsqu’on évoque la
gestion chaotique de dossiers par l’urbanisme ? « On
peut estimer qu’environ 200 dossiers – par mois ! – sont
problématiques. C’est un problème terrible, d’autant qu’il
repose essentiellement sur des arcanes procéduriers, des
opacités de texte. Un architecte qui élargit une fenêtre de
quelques centimètres après approbation de son dossier sera
aussi en infraction. Ce sont des infractions qui n’en portent
que le nom, mais l’administration peut ne pas l’entendre de
cette oreille. Et dans l’état actuel des choses, aucune prescription
n’effacera ces ‘fautes’. »
Une réforme du Code Bruxellois de l'Aménagement
du Territoire a été votée et doit améliorer les choses.
Où en est-on ? « Nous n’en sommes qu’à la 23e
modification
du Cobat depuis son adoption en 2004. L’ensemble
reste très incomplet. La refonte prévue, portée par M.
Vervoort, n’a donné lieu à un vote qu’en octobre 2017, puis
il a fallu six mois pour le voir publié et son entrée en vigueur
est aujourd’hui reportée ! Particuliers et professionnels
resteront donc les dindons d’une farce qui ne fait plus rire
grand monde. Pourtant, elle risque bien de se prolonger :
avec le renvoi de la réforme au-delà du 26 mai, le risque est
qu’une équipe politique nouvelle ne veuille y apporter des
modifications, prolongeant ainsi l’incertitude et l’insécurité
juridique pour les acheteurs et vendeurs, à la merci de
diverses administrations tatillonnes – je dis tatillonnes car
procédurières à outrance. Le bon sens qui prévalait autrefois
en matière d’urbanisme semble complètement dissipé dans
une volonté d’application presque littérale de règlements par
ailleurs peu clairs, sujets à interprétation et reposant sur de
multiples textes parfois contradictoires. »
16 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
Le zèle administratif est peut-être justifié par une
protection des acteurs lors des transactions immobilières
? « Si une application tatillonne des règlements
protégeait un acteur, je comprendrais, mais les renseignements
que celui-ci doit fournir n’ont aucune validité
juridique. L’administration peut laisser passer quelque chose
aujourd’hui puis revenir à la charge demain : la prescription
n’existe pratiquement pas en Région bruxelloise. Donc, les
procédures procédurières ne sécurisent personne. Elles font
perdre énormément de temps et d’argent. Les tribunaux
en ont d’ailleurs assez et déboutent très facilement les
administrations pour des cas clairs d’infractions mineures.
La majorité en cours, PS-cdH-Défi1
, a réagi en votant une
mesure qui accorde l’autorisation pour l’administration de
lever des amendes ! Puisque la justice ne suit pas, faisons
justice nous-même en quelque sorte. Votre recours alors est
le Conseil d’État… »
Sans prescription, tout un chacun est donc soumis
à une potentielle inquisition administrative ? « À
1 Précisons qu’Olivier de Clippele (MR) siège dans l’opposition.
© Getty
׉	 7cassandra://DaDoZds4E52f6-_epS08uxhohTDvG73BBJmnwC3Lz-0'C` \©8ku׉EqBruxelles, vous devez justifier d’un bâtiment même s’il a
deux siècles. Suite à une question parlementaire que j’ai
posée, le Ministre-Président a confirmé que tout ce qui
avait été construit avant mars 1962 devait être considéré
comme régularisé. Mais toutes les administrations ne l’acceptent
pas ! Si vous disposez, par exemple, d’une véranda
construite en 1963, votre voisin ne peut la contester civilement
car elle a plus de 30 ans, mais la commune le peut !
Cet exemple qui paraît anecdotique, il y en a des milliers ! Il
faudrait que l’on décide une fois pour toute de prescrire et
de ne maintenir que les problèmes de sécurité. »
Les délais de traitement des dossiers en Région
Bruxelloise sont les plus longs du pays, voire d’Europe.
La réforme du Cobat y remédie-t-elle ? « Je ne
pense pas. Le nouveau Cobat introduit la notion de ‘délai de
rigueur’, lequel n’entraine pas acceptation du permis mais
permission d’aller en recours : si une commune ne répond
pas dans le délai imparti, vous pouvez vous pourvoir d’office
à la Région. Mais la parade des communes, c’est de mettre
du temps à déclarer le dossier complet, donc le délai ne
commence pas ! Si vous réclamez, ils vous trouvent un petit
quelque chose pour déclarer votre dossier incomplet, puis
font des remarques et vous recommencez. Ces délais ont un
coût, répercuté bien sûr sur l’acheteur. »
Vincent Dehon : « On nous fait
lanterner jusqu’à trois ans »
À l’interface administration/public, les architectes sont bien
placés pour évoquer les joies de notre urbanisme. Vincent
Dehon, administrateur de GS3 architectes associés, aborde
la question sous l’angle des délais de traitement des dossiers.
La
Région semble être championne toute catégorie
des délais à rallonges ; réputation méritée ? « Haut
la main ! Les communes sont particulièrement lentes et ne
respectent pratiquement jamais les délais prévus de 30
jours pour délivrer un accusé de réception puis, généralement,
de 120 jours pour rendre une décision. On peut nous
faire lanterner jusqu’à trois ans lorsque les choses se compliquent.
Comme les communes et la Région ne sont pas
sanctionnables, il n’y a pas de raison qu’elles se pressent ou
engagent du personnel pour résorber leur retard. Face à ce
constat, la réforme du Cobat introduit la notion de ‘délai de
rigueur’. Si les délais ne sont pas respectés, vous pourrez
dans les 30 jours saisir le fonctionnaire délégué ; celui-ci
aura alors à nouveau 45 jours, majorés de parfois 45 autres
jours pour diverses raisons, afin de statuer sur votre dossier.
Un tour de passe-passe qui permet d’inclure le retard
moyen dans un délai légal. »
Et si ce délai de rigueur est dépassé et que vous
n’avez pas saisi le fonctionnaire délégué ? « Cela équivaut
à un refus de permis : vous êtes reparti pour un tour de
manège. »
Hormis la question de nos délais, quelle autre
faiblesse présente la gestion bruxelloise de l’urbanisme
? « L’introduction d’un dossier est un engagement
dans un processus incontrôlable. La multiplicité des textes
sur lesquels s’appuie le Cobat ; la multiplicité des niveaux de
pouvoir qui se sentent concernés ; la crainte des fonctionnaires
d’essuyer un recours ; l’inanité de certaines dispositions
que revendiquent certaines communes ; l’immixtion
des communes dans certains projets, où elles substituent
leur « vision » à l’expertise d’un promoteur… Enfin, l’incertitude
est renforcée par le clientélisme, conséquence directe
d’une administration grippée : la tête du client joue hélas sa
part dans l’obtention d’une décision. »
Une mesure significative du nouveau Cobat ? « Il était
prévu que ce chemin de croix qu’est l’obtention d’un permis
soit balisé par une ‘réunion de projet’ préalable à toute
demande. Tous les intervenants se réunissent, on discute,
on amende, etc. puis on rédige un PV de l’avis dégagé et les
choses sont clarifiées en amont. C’est évidemment utile au
plus haut point. Dans le nouveau Cobat, cet avis n’est plus
engageant ; il ne sert donc à rien et cette réunion perd tout
son sens. »
L‘urbanisme bruxellois, usine à gaz ? « Une des plus
fumeuses jamais créées... »
Didier Dekeyser
Le Ministre-Président Rudi
Vervoort tient à nous préciser
les causes du report de la
réforme du CoBAT :
« La réforme a été reportée pour cause
d’informatique et de formation des
administrations au regard surtout du délai de
rigueur (qui représente une grande avancée
dans la rapidité de traitement des dossiers).
L’application des seuils n’est pas retardée,
pas davantage d’ailleurs que l’adoption des
arrêtés d’exécution. Par ailleurs, la planification
est, elle, bien entrée en vigueur en son temps
et l’élaboration de nouveaux plans est très
avancée. »
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 17
׉	 7cassandra://5q7nok1o-TT9npPt3XCgycFIxIHFx1CoLIqcnVSkKek$` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://S5ITKRSo0gp7qmPE5ITTUaVhJvy06tvqW1mEVwjI_Lw ` ׉	 7cassandra://MsID1JFLrayu5vlpFNvOdqUAFRKWfQ30Z4XUWa79dV4͎D`z׉	 7cassandra://OOyEYb0NIYI7Mm5cvQE0ueSWh8n6_XI2Jc_cerIhpwk(` ׉	 7cassandra://VkzN2mqs3sgJyKQMPOnHhjGkHF7lx4eq1CHeFaUemM0͐$R͠y\©8ku(ט  ́u׉׉	 7cassandra://WoOCV5NLp0vTDKZ8oBhEy9fVhqq-zay7HLBH-3kXsLE J`׉	 7cassandra://P1O54mpSHjGSBQMbcaUgSWFhuxJoV97HzEJXEeDzZ0E͎`z׉	 7cassandra://EdWYItuxNXvP7ce6jqtbaozprIzg5r97yj6wYFnTN-U'` ׉	 7cassandra://CRJcocz0h5yGkMF3ttwQ2tQDNsZJExi1KDkpIL3MkVg $"r͠y\©8ku)נ\©8ku+ ׁ̡9ׁHhttp://www.clubofbrussels.orgׁׁЈ׉EOpen Source
Idées
Mener avec intelligence humaine
l’intelligence artificielle
L
e phénomène de digitalisation et de technologisation
va profondément modifier notre travail et nos
relations sociales. Les études prospectives évoquent
des chiffres qui font froid dans le dos : Frey et Osborne estiment
que 54 % des emplois actuels en Europe risquent
d’être automatisés d’ici 2030. Et pour les emplois restants,
la moitié des tâches seraient transformées. Le dossier
McKinsey « Jobs lost, jobs gained » est plus prudent : entre
0 et 30 % des emplois risquent d’être automatisés avant
2030. Les différences entre ces études prouvent que
la technologisation est un processus dont l’ampleur
ne peut être connue avec précision et
exactitude. C’est à nous de faire en sorte
que ces changements soient profitables
socialement et économiquement.
1. Repenser la formation et le management
pour donner du sens au
travail : La digitalisation des tâches
et l’automatisation des emplois ne sont
possibles que si la population y est formée.
Agoria a publié un dossier pertinent
: 310.000 personnes devront changer de
secteur à l’avenir ; 4,6 millions de travailleurs
vont devoir suivre une mise à jour
allant jusqu’à 18 mois de formation. Seulement, il est
probable qu’une partie de la population ne voudra pas se
former intensivement à des compétences technologiques
qui n’existent pas encore. D’autant que le nombre de
burn-out, le stress, l’anxiété explosent et que l’hégémonie
digitale a tendance à amplifier ces états. Il est donc primordial
de repenser la formation de manière à donner du
sens et libérer l’épanouissement au travail.
2. La technologie au service d'un (vrai) progrès : L’ampleur
des conséquences de la digitalisation dépend également
du type d’innovation mais aussi du rôle que l’on leur
attribuera. Aujourd’hui, quelques entreprises monopolistiques
détiennent et exploitent les données et génèrent
des capitaux gigantesques. Pourtant, elles ne contribuent
guère au bien commun : empreinte écologique élevée,
taxation faible ou nulle, détournement d’informations
personnelles, intrusion dans la vie privée, manipulations
diverses. Si nous voulons des modèles économiques durables,
la technologie doit être mise au service du progrès.
D’un vrai progrès. Ce sont d’ailleurs des nouveaux métiers
opportuns et permis par la digitalisation.
3. Nouvelles technologies et acceptation sociale : Si la
technologie est mise au service du progrès commun, elle
aidera à l’acceptation sociale. Le manque de confiance et
le sentiment d’exclusion peuvent provoquer des conséquences
démocratiques et sociétales d’envergure, notamment
la montée des populismes. Il est donc important
de rétablir la confiance entre les citoyens
et l’élite dirigeante qui apparaît de plus en
plus séparée, déconnectée. Un moyen de
retrouver cette confiance est la participation
citoyenne. Et les moyens technologiques,
les plateformes digitales,
sont des outils exceptionnels pour permettre
la mise en place de pratiques
inclusives.
4. L’intelligence du lien systémique :
Michel de Kemmeter
www.clubofbrussels.org
L’ampleur de notre dépendance au digital
dépendra également d’autres facteurs
: le contexte et la compétitivité dans
un domaine où nous sommes dépassés
par d’autres continents, l’Asie en tête ; le
cadre légal et les lois contraignantes européennes, nationales
ou régionales ; le chamboulement provoqué par le
vieillissement de la population, notamment en terme de
dépenses ; enfin, une dépendance technologique accrue,
qui entraîne une augmentation exponentielle des risques
de black-out, de hacking, de bugs. D’où l’importance de
comprendre les liens entre ces facteurs influant sur notre
économie.
Pour ne pas accentuer les inégalités sociales, ne pas
abuser de nos informations personnelles ou représenter
un risque de dépendance nocive, les données et la technologie
doivent être utilisées intelligemment. C’est une
opportunité historique pour la création de nouveaux emplois
valorisants, pour rétablir la confiance et l’acceptation
sociale, pour être un catalyseur du changement et de la
transition vers une société prospère et respectueuse de
la terre. ●
18 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
D.R.
׉	 7cassandra://OOyEYb0NIYI7Mm5cvQE0ueSWh8n6_XI2Jc_cerIhpwk(` \©8ku׉EhIdées
Pour ou contre
la refédéralisation ?
La sixième réforme de l’État a accouché d’un véritable dédale : même les institutionnalistes trouvent notre structure
d’État trop complexe, et certains parlent de refédéraliser des compétences. Une bonne idée ?
Dave Sinardet,
professeur de sciences
politiques à la VUB
La refédéralisation est passée du statut de tabou à celui de
débat utile. Après six réformes de l’État à sens unique, il
semble opportun de s’intéresser aux résultats. La Flandre,
la Wallonie et Bruxelles sont légalement autonomes pour
certaines compétences, mais dans la pratique, elles doivent
collaborer. D’où la question d’une refédéralisation. La situation
est en grande partie imputable à Bruxelles dont la
réalité socio-démographique et socio-économique dépasse
les limites de la Région. Le Ring, par exemple, se situe pour
une grande part en Région flamande ou en Région wallonne.
La mobilité cohérente autour de Bruxelles exige donc
que les Régions et le fédéral se concertent. Il faut trouver
un consensus entre quatre gouvernements, représentés
par huit partis à qui il arrive de se torpiller l’un l’autre. La
Flandre veut instaurer une tarification routière, la Wallonie
envisage une vignette et Bruxelles un péage. Quand bien
même ces trois systèmes seraient juridiquement combinables,
les spécialistes de la mobilité affichent une moue
unanime. N’est-il pas préférable de refédéraliser de telles
compétences pour éviter des situations kafkaïennes ?
Autres exemples : l’environnement et l’énergie. En dépit
du fractionnement des compétences, les politiques ne divergent
guère. Les allocations familiales ? Des systèmes très
proches, malgré la régionalisation. On aurait pu garder cette
gestion au niveau national. D’autant plus que le passage
d’une administration à quatre, cela coûte au contribuable.
Bart Maddens,
politologue à la KU Leuven
Le transfert des compétences aux Régions s’explique par
l’inefficacité du fédéral. Les réformes de l’État ont servi
à gérer les conflits. Je pense à la nomination des bourgmestres
en périphérie flamande, notamment Damien Thiéry
qui n’a pas pu devenir bourgmestre de Linkebeek pour
avoir enfreint la législation linguistique. Un cas comparable
à celui de José Happart, dans les Fourons des années 80,
au point de déstabiliser constamment le gouvernement
fédéral. Personne n’affirmera aujourd’hui que nous disposons
d’une bonne structure d’État. Nous voilà face à un
dédale hallucinant de transferts partiels de compétences.
La sixième réforme de l’État a rendu tout particulièrement
complexe, faute d’avoir transféré des compétences complètes.
Nous avons le choix : refédéraliser ou conférer des
ensembles de compétences plus homogènes aux Régions.
La deuxième option me semble plus crédible. Nous pourrions
par exemple régionaliser davantage le marché du
travail. Le contrôle des sans-emploi est une compétence
flamande mais les conditions légales d’octroi de l’allocation
restent fédérales. Les adeptes d’une refédéralisation
ne réalisent pas suffisamment que cela implique la création
d’une nouvelle législation fédérale. Imaginons que la
politique climat retourne au fédéral : il faudrait alors que
trois décrets climat différents, concoctés sur mesure pour
les Régions, soient reconvertis en une nouvelle loi fédérale
qui s’applique à l’ensemble du pays. C’est la meilleure façon
de créer un problème communautaire potentiellement
déstabilisant. ●
Peter Van Dyck
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 19
© Getty
׉	 7cassandra://EdWYItuxNXvP7ce6jqtbaozprIzg5r97yj6wYFnTN-U'` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://-4AbkMQ2KUQSfETghxzwRYx2IquGkQaLaBnyytUKNQc `׉	 7cassandra://MBv9ql0IHWipxbiaTGrYjNnevbedbDqK38Jd8P1alzól`z׉	 7cassandra://nWQbMIPt7CG0bidvnU3LfOXvZLAkL0eke2LJR2IrWFw$` ׉	 7cassandra://FNV73K5iNWDxkG95q5QSpaEhHH69SIOJqEI3AdB-tvc͠y\©8ku,ט  ́u׉׉	 7cassandra://p8kGOhH5RAVrHn-spDn2DN9CD1eqvuB4LrhFjLW0D94 `׉	 7cassandra://QEAfwrH7rSlb7eidvulJFPDF2AtrC3R_duhAjlbYDX8͇`z׉	 7cassandra://s1ViwmbAZXfsQGYgTd-1Y0F0dusDE6i9j5QdMgTDFTw'` ׉	 7cassandra://bNLYE0emidZtsat70_ONRI4fMzTy1tQLm7-xSQOYZ34 <<r͠y\©8ku-נ\©8ku2 5X9ׁHmailto:smo@beci.beׁׁЈנ\©8ku1 U9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈ׉EKEnterprise Europe Network
Solvit : une aide
à la résolution
des contentieux
dans le marché
européen
Reconnaissance de qualifications professionnelles,
autorisation à la vente, remboursement de la TVA… Votre
entreprise rencontre des difficultés dans un autre pays de
l’UE ? Vous estimez que vos droits ne sont pas respectés
par l’administration publique de ce pays ? Solvit peut vous
aider.
centre Solvit, qui peut être saisi par les entreprises à la suite
d’une décision jugée injuste, ou d’une procédure considérée
comme discriminatoire. Solvit rappelle aux autorités concernées
quels sont vos droits en vertu de la législation européenne,
et collabore avec elles pour trouver une solution.
Solvit n’est donc pas un centre d’information, mais un pourvoyeur
d’aide concrète pour les entreprises. Reconnaissance
des qualifications professionnelles, droit de travailler à
l’étranger, paiements transfrontaliers … : tout ceci ressortit du
droit communautaire, et peut donc faire l’objet d’une assistance
de Solvit en cas de problème. Attention toutefois, Solvit
n’intervient que par rapport aux problématiques portées à sa
connaissance, et jamais d’initiative.
Après le dépôt de la plainte, une fois le cas accepté, Solvit
coopère avec les autorités saisies pour résoudre le problème
entre l’entreprise et les autorités publiques nationales. Une
réponse au litige doit être apportée sous 10 semaines.
En 15 années d’existence, Solvit a su se positionner comme
une institution facilitatrice efficace. Ainsi, ce sont environ 200
dossiers qui sont traités par mois, avec un taux de résolution
de 89 %. Des exemples ? Un ingénieur portugais, empêché
de travailler en Espagne faute de reconnaissance de ses qualifications
; un fabricant britannique de balances médicales,
exportant déjà au sein de l’UE mais à qui la France réclamait
des tests supplémentaires ; un cabinet de consultance
luxembourgeois souhaitant engager un citoyen bulgare, lequel
rencontrait des difficultés à obtenir un permis de travail…
La volonté de la Commission européenne est de renforcer
encore la visibilité globale de Solvit, notamment via le portail
web « L’Europe est à vous ». ●
Mehdi Ferron
Beci, à travers le réseau EEN, peut introduire les cas
des sociétés bruxelloises auprès de Solvit.
Contact : Jean-Philippe Mergen – Tél. : 02 210 01 77,
jpm@beci.be. Ou directement auprès de Solvit :
http://ec.europa.eu/solvit.
L
e principe de primauté du droit européen, consacré par
la Cour de Justice dès 19641
, pose que le droit communautaire
a une valeur supérieure aux droits nationaux
des États membres. Cependant, ce principe fait l’objet de résistances
chez certains acteurs de l’administration publique
nationale, parfois du fait d’une méconnaissance du droit.
Pour les entreprises européennes qui commercent dans plusieurs
pays de l’UE, cette difficulté n’est pas toujours simple
à appréhender.
C’est pourquoi, en 2002, la Commission européenne a créé
Solvit : un service gratuit de résolution de contentieux. Il
veille à l’application de la législation du marché intérieur par
les autorités publiques. Chaque État membre dispose d’un
3 conditions pour qu’un problème
puisse être traité par Solvit
• Le problème est de nature transfrontalière : il concerne des
prestations de votre société dans un autre pays européen, ou
l’implantation de votre activité dans un autre pays européen.
• Une autorité ou administration publique locale est concernée
à travers une application erronée de règles, décisions ou de
formalités administratives discriminatoires.
• Le droit européen est concerné : l’administration locale ne se
conforme pas à la législation européenne
20 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
1 Arrêt Costa/ENEL, affaire 6-64 (15 juillet 1964)
© Getty
׉	 7cassandra://nWQbMIPt7CG0bidvnU3LfOXvZLAkL0eke2LJR2IrWFw$` \©8ku׉EfInternational
En route pour Dubaï 2020 !
En 2020, pour la première fois de l'histoire, une
exposition universelle se tiendra au Moyen-Orient,
plus précisément à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis.
La Belgique, dans un pavillon écologique, sera bien
entendu présente.
«C
onnecting minds, creating the future » : connecter
les esprits pour créer l'avenir. Tel sera le
thème central de la prochaine expo universelle,
qui se déroulera à Dubaï du 20 octobre 2020 au
10 avril 2021, et dont le retentissement semble prometteur
: l'émir de Dubaï, Mohammed ben Rachid Al Maktoum,
a d'ores et déjà annoncé que « Dubaï étonnera le monde,
plus hyper-connecté que jamais, en proposant une vision
renouvelée du progrès et du développement, basée sur le
but et l'engagement partagés ». Un accent sera par ailleurs
mis sur des thématiques comme la durabilité et la mobilité,
tout en insistant sur les investissements autour de la croissance
économique, l'environnement, l'immobilier et les affaires
publiques. Enfin, Dubaï entend miser sur une image
d'un monde arabe tolérant et ouvert, évoquant même frontalement
la question des droits de l'homme, si délicate dans
la région. Une vaste organisation qui devrait déboucher sur
la création de près de 300 000 emplois !
Un pavillon belge révolutionnaire
Forcément attentive à l'évolution de ce marché en vogue,
la Belgique ne sera pas en reste. Notre pays se présentera
sous un pavillon écologique (« verdurisé » pour l'occasion)
en forme d'arche de cinq étages, capable d'accueillir 20 000
personnes au quotidien. Un bâtiment conçu par la société
Besix et confié à l'architecte louviérois Vincent Callebaut.
Nommé Green Ark, cet espace, ambitieux et pensé pour
produire plus d'énergie qu'il n'en consomme sera aussi là
pour démontrer l'unité belge – Flamands et francophones
ensemble, donc – et comprendra, outre un centre d'affaires,
un parcours d'exposition, des boutiques de souvenirs, des
espaces pour déguster nos spécialités culinaires, et même
une brasserie gourmande avec terrasse.
Un marché atypique...
Si, sur papier, le menu est alléchant, l'approche du marché
émirati – et plus largement, de ses pays voisins –, vu ses
différences avec le monde occidental, ne s'improvise pas
pour autant. En témoigne François-Xavier Depireux, CEO
de LD Export. Associé au projet du futur pavillon belge,
mais surtout expert basé sur place depuis quelques années,
il jouit d'une expérience non négligeable dans le domaine
de l'export : « C'est important de soulever la question
de la distinction de nos marchés respectifs, car pour la
plupart des entrepreneurs belges, les marchés arabes sont
Les Émirats Arabes Unis en bref
• Population : 10,4 millions d'habitants
(12 % de nationaux)
• PIB : 433 milliards de dollars US
• PIB/hab. : 41.476 dollars US
• Taux de croissance : 2,9 %
• 1er
aéroport mondial en trafic
international de passagers
• 4e producteur pétrolier de l'OPEP
En savoir plus : En marge de l'expo Dubaï 2020, Beci et
coordonnera une mission économique EEN – organisée
par plusieurs partenaires européens du réseau – à Dubaï,
du 1er
au 3 octobre 2019. Un prochain séminaire sera organisé
: surveillez notre agenda sur www.beci.be.
Contact : Sybille Motte, International Trade Advisor
Tél. 02 563 68 54 – smo@beci.be.
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 21
© Getty
׉	 7cassandra://s1ViwmbAZXfsQGYgTd-1Y0F0dusDE6i9j5QdMgTDFTw'` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://u-sU_YWsYU_7j_D9MMwCR2askW0yLEDagPBCkbpKmVk G`׉	 7cassandra://qBd4R0JN4C1JWQiL6cR33YqKZEoMW-aUNRqp0Z8mhHo̓;`z׉	 7cassandra://QRfPGXWoRFGQZSaBfrrQnA58zrNhbaOQINrIp0caFd8"` ׉	 7cassandra://ep6ZjHsIEX7nmjobfCagtUdn8y8FvZp1esEvDLP2Qco͠y\©8ku3ט  ́u׉׉	 7cassandra://RyMnahEKyMh6mYCeKPX8yor4hNJbtPDDXIvkzesaYjo є` ׉	 7cassandra://tScCSKZ0CF2fRMEgKF5LA9gXDJOGDDbgti768LGU8yoR` z׉	 7cassandra://f4X1JaJDovNpJH63n1a7ruzR2502Nh18IDPT-v7rC2k` ׉	 7cassandra://SF_pO_XF8gl7X53_Nad-qE2utQTIA4Xao4xgHl8ZA_ỲD͠y\©8ku4׉EGLe futur pavillon belge, conçu par Vincent Callebaut
Paroles d’exportateurs
critiqués, parce que méconnus voire intrigants. Or, la vision
qu'on peut avoir depuis Bruxelles du monde musulman est
déformée, remplie d'amalgames, de préjugés et de stéréotypes.
En réalité, les Arabes ont été sérieusement touchés
par les tristes événements qui se sont passés chez nous. Et
il me plaît aussi de rappeler que la femme ici joue un rôle
important. Elle est active et travaille ! »
...centré sur l'humain
Régulièrement conférencier, prolixe et inspirant, M. Depireux,
sait de quoi il parle lorsqu'il évoque l'un des marchés
actuels les plus actifs et concurrentiels du monde. « Il y a
plusieurs choses essentielles à savoir, avant d'envisager
des échanges de produits ou de services avec ces pays.
L'élément majeur, c'est d'entretenir ces relations d'affaires
en privilégiant les rencontres et le face-à-face. Car pour
les Arabes, qui rechignent par exemple à utiliser l'e-mail
comme on le fait si facilement en Occident, tout passe par
la confiance et les sentiments. Dubaï est très particulier : on
y recense 206 nationalités et à peine 10% de la population
est issue des Émirats. Donc, vous vous retrouvez souvent
à traiter avec des Libanais, des Jordaniens, des Palestiniens...
»
Une approche graduelle
Autre point essentiel, la détermination : « Arriver là-bas
simplement en proposant sa marchandise, son prix et en
proposant à des clients de l'acheter ou non, c'est illusoire,
car vous vous retrouvez sur place avec le même produit que
peut proposer à côté de vous un Brésilien, un Chinois ou
un Portugais. Le scénario idéal, c'est de venir une première
fois sur place pour discuter avec votre interlocuteur, parler
de tout et de rien, de la famille, etc. Cette démarche initiale
est primordiale pour la suite. Il faut bien saisir qu'il y a une
façon différente de voir les choses : eux ont le temps ; nous,
nous avons la montre en main. Avant de faire des affaires,
Lionel Wajs, COO (Chief Operating Officer) de
Plastoria, s'occupe depuis plusieurs années d'articles
pour grandes marques de luxe, et commerce
notamment avec les Émirats. En plus de contacts
téléphoniques et virtuels, il effectue trois à quatre
visites « de courtoisie » par an sur place, à l'instar de
ses clients, qui se déplacent au même rythme dans
notre capitale. Il confirme les propos de notre expert :
« Il y a clairement une dimension très personnelle et
axée sur le contact humain. Bien sûr, il est question
d'intérêt économique – quoi de plus logique dans le
monde des affaires –, mais avec eux, le relationnel
est vraiment capital. Certains, là-bas, seraient parfois
même prêts à perdre de l'argent pour garder un client
avec qui ils s'entendent bien. »
Dubaï 2020, ce sont des chiffres faramineux :
6,5 milliards d'euros de fonds publics, 7,5 milliards de
fonds privés, 45 000 chambres d'hôtel, 25 millions
de visiteurs... De quoi confirmer l'essor économique
impressionnant régnant là-bas. Des manques
sont-ils encore à combler ? « Bien sûr ! Il y a une
pénurie cruelle de compétences locales, très peu de
qualification sur le marché, et donc, de main-d'œuvre
! », rétorque François-Xavier Depireux. « Leur vision
reste sur le long terme. On continue à bâtir encore
énormément. Par exemple, pour l'ensemble du pays
du golfe, il y a en ce moment 225 constructions
en cours de centres hospitaliers (cliniques, etc.).
Donc, pour tout ce qui est construction, soins de
santé, machineries, produits pharmaceutiques ou
compléments alimentaires, il y a encore des choses
à faire. De même dans des milieux comme l'agroalimentaire,
l'hôtellerie, l'ingénierie, ... »
« C'est vrai qu'on pourrait parfois se demander si
ce développement peut encore durer », reprend M.
Wajs. « Peut-être qu'on atteindra un seuil, mais dans
l'état actuel des choses et face à ce que j'observe,
ce marché a encore beaucoup d'opportunités.
Notez qu’à cet égard, les Arabes peuvent être très
imaginatifs ! »
c'est même bien d'y séjourner à plusieurs reprises. Mais
bon, c'est un bel endroit, peu coûteux depuis Bruxelles, et il
y a des promotions en permanence, donc l'investissement
n'est pas énorme. De toute façon, sauf rare exception, tout
ne peut se faire que par étapes. » ●
David Hainaut
22 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
D.R.
׉	 7cassandra://QRfPGXWoRFGQZSaBfrrQnA58zrNhbaOQINrIp0caFd8"` \©8ku׉E׉	 7cassandra://f4X1JaJDovNpJH63n1a7ruzR2502Nh18IDPT-v7rC2k` \©8kuā\©8kuÁבCט   ́u׉׉	 7cassandra://iHcoFGGJHoMvLGASzYvDo5xL4Y-sYXj_qkxVMUvp6XI k`׉	 7cassandra://zOLvrfqOdfkJymP-cbhnvwNrwz_4cLqNFDiOGwv4QIsyz`z׉	 7cassandra://8OtOavOA3EUqMFQyviIJqbibtiidLXy9QXHoCEyO4dU#` ׉	 7cassandra://nCl9u0wIxtAR8XlkYUGnmwz84i-fiNZ4MNzbiACJ49Ak$͠y\©8ku6ט  ́u׉׉	 7cassandra://rI_67XpKzvRhik-GUPT5hUUkPR90-q_N33hvh80RpMg !`׉	 7cassandra://jMa5khaVo0XMw716QlOF-pUjYZWxdUmi8-OnLsna9tM͎`z׉	 7cassandra://cQ59p8f85Na8v7Wy-LL3ehLf8N6PCyXMphgPuPBrR8E)` ׉	 7cassandra://xRqwF5Q_eErG-_B-0XZjjKeaYhMQ6-VyLec08ENJYto Z͠y\©8ku7נ\©8ku: `(̄9ׁHhttp://Wekonekt.BrׁׁЈ׉EEmploi & Formation
« Nos universités veulent jouer un
rôle clé dans la Région bruxelloise »
Pauwels. Cela passe par l’éducation
et la recherche, mais aussi par une
connexion à la ville, tant en termes de
durabilité que d’urbanisme. C’est donc
autour de ces quatre axes que s’articulent
les différents projets concrets
présentés dans le mémorandum.
Caroline Pauwels (VUB) et Yvon Englert (ULB) sont les
rédacteurs invités de ce numéro Emploi & Formation.
Le développement économique
d’une région est intimement lié à
la formation et à l’emploi. L’un ne
va pas sans l’autre. À Bruxelles,
près de la moitié des étudiants
suivent un cursus à l’ULB ou à la
VUB. En vue des élections, les deux
universités bruxelloises ont publié un
mémorandum commun. La parole est
donnée aux recteurs.
A
vec près de 100.000 étudiants
dans le supérieur, Bruxelles est
la plus grande ville étudiante
du pays. Ensemble, VUB et ULB rassemblent
45.000 étudiants, soit près
de la moitié de la population étudiante
bruxelloise. Les deux universités emploient
par ailleurs près de 15.000
personnes. C’est forts de ce poids humain
que Caroline Pauwels, rectrice
de la VUB, et Yvon Englert, recteur de
l’ULB, ont présenté un mémorandum
commun en vue des élections. « Les
universités ont un impact important,
tant sur l’activité économique que
sur la création d’emplois dans la région
où elles sont implantées. En tant
que grands acteurs de la formation à
Bruxelles, nous voulons jouer un rôle
important dans le développement
de la capitale », commence Caroline
École multilingue et district
universitaire
Au niveau de l’enseignement, l’un des
projets-phares de la VUB et de l’ULB
est de créer à Bruxelles des écoles
multilingues. La Ville de Bruxelles s’est
d’ores et déjà portée volontaire pour
participer à la phase pilote du projet.
« Créer des écoles multilingues répond
aux besoins de Bruxelles qui est ellemême
une ville multilingue et multiculturelle
», explique Caroline Pauwels.
« Par ailleurs, vis-à-vis du marché de
l’emploi, former des jeunes dans plusieurs
langues est un atout. Actuellement,
en dehors de l’enseignement en
immersion, la seule offre est celle proposée
par les écoles européennes qui,
d’un point de vue financier, ne sont pas
ouvertes à tous de façon équitable. Les
écoles multilingues sont donc une vraie
réponse aux attentes des citoyens, des
étudiants et des entreprises. »
Et Yvon Englert de poursuivre : « Dans
une école multilingue, il n’y a pas de
langue dominante. Français, néerlandais
et anglais y seront enseignés et
utilisés sur pied d’égalité. Cela permet
d’avoir, dans une même classe, des
enfants dont la langue maternelle n’est
pas la même, favorisant ainsi la découverte
de la culture de l’autre. »
Autre grand projet de ce mémorandum
: la création d’un « district uni24
❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
© Reporters
׉	 7cassandra://8OtOavOA3EUqMFQyviIJqbibtiidLXy9QXHoCEyO4dU#` \©8ku׉E« Nous devons être des acteurs universitaires
centrés sur l’enseignement
et la recherche, mais aussi des
acteurs de la cité. Quand on pense
stratégiquement à un district, des
idées nouvelles émergent. Nous
voulons développer ce pôle de façon
durable et travaillons pour cela en
étroite collaboration avec les communes
concernées », ajoute Caroline
Pauwels. Identifier cette zone comme
un district universitaire serait par ailleurs
positif pour le rayonnement international
de Bruxelles.
Renforcer les liens avec les
entreprises
Au cœur de ce mémorandum aussi,
l’importance de penser ensemble la
formation et l’emploi. Car l’un ne va
pas sans l’autre. « Plus que jamais, il
faut créer des liens entre les acteurs
de la formation et les entreprises »,
assure Yvon Englert. À l’ULB et à la
VUB, cela passe notamment par une
grande importance accordée à la formation
continue. Une attention toute
particulière est aussi portée à l’innovation.
Ainsi, grâce à leurs StartLabs,
ULB et VUB soutiennent les initiatives
entrepreneuriales et la création
de start-up issues de travaux de recherche
universitaire.
versitaire » rassemblant les campus
Solbosch, Plaine, Usquare et Flagey.
« Dans le cadre de la dynamique de
rapprochement de nos universités,
nous avons réfléchi en profondeur à
l’organisation de nos campus comme
lieux de vie », explique Yvon Englert.
« Ceux-ci se trouvent dans une partie
relativement circonscrite, à cheval
sur plusieurs communes. Donner une
identité de district universitaire à ce
périmètre lui apporterait un caractère
attractif et permettrait d’y concentrer
des actions bien identifiées par rapport
à cette identité universitaire. »
Et Caroline Pauwels d’ajouter : « Le
projet Wekonekt.Brussels est aussi
un levier important pour créer des
liens entre les entreprises et nos
étudiants à Bruxelles. L’objectif est
de leur montrer que Bruxelles est un
pôle d’emploi important et attractif.
On veut leur montrer la diversité
de Bruxelles en tant qu’employeur
et leur permettre de déjà nouer des
contacts pour leur vie professionnelle
future. »
Main dans la main
La formation à Bruxelles, ce sont aussi
les Hautes Écoles, la formation en
alternance, Bruxelles Formation, etc.
« On se voit comme des acteurs complémentaires
de la formation et pas
comme des concurrents. Ainsi, il y a
de plus en plus de partenariats entre
les Hautes Écoles et les universités.
Au niveau de la formation continue,
nous collaborons aussi étroitement
avec Actiris et Bruxelles Formation »,
assure Yvon Englert.
Mais la collaboration des universités
avec Actiris ne s’arrête pas là. Car si
la VUB et l’ULB sont des organismes
de formation, ce sont aussi deux
employeurs importants. « Quand on
parle de l’emploi à Bruxelles, on ne
peut pas ignorer les discriminations
à l’embauche qui existent encore. En
partenariat avec Actiris, nous nous
sommes engagés dans un plan de
diversité pour notre propre personnel.
Nous souhaitons devenir exemplaires
dans l’égalité d’accès à l’emploi
», déclare Caroline Pauwels.
« Repenser la formation et l’emploi
face à des savoirs de plus en plus
périssables, s’intégrer dans une ville,
favoriser l’égalité des chances et
l’accès aux savoirs, continuer à être
créateur, acteur et consommateur
de valeurs, c’est un travail de longue
haleine qui se réalisera sur le long
terme », conclut Yvon Englert. ●
Gaëlle Hoogsteyn
Dans notre
numéro
de juin
David Leyssens, directeur
du réseau The Shift pour un
développement durable, sera
le rédacteur en chef invité de
notre dossier Green, le mois
prochain.
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 25
© Reporters
© Reporters
׉	 7cassandra://cQ59p8f85Na8v7Wy-LL3ehLf8N6PCyXMphgPuPBrR8E)` \©8kuƁ\©8kuŁבCט   ́u׉׉	 7cassandra://fmaDnBZ2N9Uo0M_0WmFqdZLEWF4pCmBCAD_jSaVZVB4 `׉	 7cassandra://U4Ytchl-oTKs1iRoKLe2Q3-UVbIWTv0dkm1oi7-vGAUo`z׉	 7cassandra://obM_bn2J08tLieRh6J6bKgttzUSlC6P1WkbvSAfiZdU%n` ׉	 7cassandra://-l_ugJNjRFbNz0OZvZc7hsFYZPQab2vqmas5_jUNOOQ ͠y\©8ku;ט  ́u׉׉	 7cassandra://QUWtZI4yRsDAuWAfuSpCG4bbNsLDa87eOkQHcQiT06A }U`׉	 7cassandra://848IlluqRTEkmGuee3fmVpUsNMp3Mwuq9zVd_JSSg00i`z׉	 7cassandra://KtKoLnmYBI1Krdtfoi1tIS4WBJthbyo36bVhiv3jdVg ` ׉	 7cassandra://68p8PY4XOYovpm7JnEFPtJRJ5qsVHUATFhVy_PIDgmc R͠y\©8ku<נ\©8kuA I̋9ׁHhttp://select.actiris.brׁׁЈנ\©8ku@ 9^9ׁHhttp://activa.brׁׁЈנ\©8ku? 0S9ׁHhttp://activa.brׁׁЈנ\©8ku> nk9ׁHhttp://activa.brׁׁЈ׉EPUBLIREPORTAGE
RÉDUIRE LES COÛTS
DE PERSONNEL ET
EMBAUCHER DES
EMPLOYÉS COMPÉTITIFS ?
activa.brussels a fait d'Elaine la candidate rêvée
Erwin Heusburg est le responsable des RH chez All Team Services,
une entreprise qui propose des aides ménagères via des titres-services.
Dans un secteur où les marges sont étroites, Erwin doit bien surveiller ses coûts de
personnel. Il a néanmoins réussi à constituer une équipe performante sans devoir
perdre en qualité au niveau des conditions de travail.
Grande équipe, marges étr
Investir dans le bien-êtr
Erwin Heusburg est le responsable des RH chez All Team Services.
« Chaque jour, nous envoyons 400 aides ménagères dans Bruxelles
et aux alentours », raconte-t-il. « Pour bien gérer leur agenda et leur
rémunération, nous avons au bureau une équipe de douze conseillers qui
gèrent le planning. »
« Vous devez savoir que dans le secteur des titres-services les marges
sont étroites. C’est pourquoi, il est très important que je surveille bien les
coûts de personnel de nos employés. Il est évident qu'il est essentiel de
constituer une équipe performante, et cela dès l'engagement de nouveaux
collaborateurs. »
Le CV qui sort du lot
Erwin a cherché un nouveau conseiller ménager avec Select Actiris.
Le CV d’Elaine Ramirez s’est tout de suite démarqué. « Elaine était la
candidate parfaite pour notre poste vacant. Elle était motivée, pouvait suivre
une formation pour se perfectionner, mais elle avait aussi un autre atout »,
raconte Erwin. « Elaine entrait en ligne de compte pour la mesure
activa.brussels, ce qui signifie que nous recevons une intervention pour son
salaire. »
Elaine a d'ailleurs mentionné explicitement sur son CV qu’elle entrait
dans les conditions pour bénéficier d’activa.brussels. « J'ai essayé ainsi
d’attirer l’attention des employeurs, et je leur ai donné une raison
supplémentaire de m’engager », explique-t-elle. « C’est vraiment
gagnant-gagnant », confirme Erwin. « Via Select Actiris nous recevons un
soutien financier pour son salaire, pour que nous puissions investir dans
d’autres projets importants. »
Ainsi, les employés bénéficient aussi du soutien de Select Actiris.
« Le but final n’est pas de faire des bénéfices, mais de pouvoir investir dans
des conditions de travail optimales pour notre équipe. Nous proposons des
formations à notre personnel, renouvelons leurs vêtements et investissons
dans du matériel. »
FAITES CONFIANCE
À L’EXPERTISE DE SELECT ACTIRIS
POUR VOS RECRUTEMENTS
Comme Erwin, vous souhaitez recruter le profil idéal
à Bruxelles ? Avec Select Actiris, c’est possible.
Select Actiris combine une sélection approfondie à des
primes et formations pour vous proposer le candidat qui
répond parfaitement à vos besoins.
Surfez sur select.actiris.brussels et demandez
conseil à votre consultant employeur.
Avec le soutien du Fonds Social Européen
׉	 7cassandra://obM_bn2J08tLieRh6J6bKgttzUSlC6P1WkbvSAfiZdU%n` \©8ku׉E
Sprout to be Brussels
Emploi & formation
«A
Apprendre,
désapprendre,
réapprendre
Il fut un temps où l’on obtenait un diplôme,
où l’on rentrait dans une société et où
on y grimpait les échelons tout au long de sa carrière.
Une période largement révolue.
Aujourd’hui, les jeunes changent en moyenne
d’employeur tous les 3 à 5 ans, et même pour
les travailleurs plus âgés, mettre sans cesse ses
compétences à jour est devenu une nécessité.
L’apprentissage tout au long de la vie :
enjeux, défis et moyens.
ujourd’hui, il est devenu inconcevable de penser que
l’on peut mettre toutes les compétences d’une vie
dans un seul et même diplôme », commence Arnaud
Termonia, directeur de la Formation continue à l’ULB. En effet,
le contexte socio-économique et le marché de l’emploi en particulier
sont bien différents de ceux qu’ont connus nos aînés.
D’une part, notre société est en perpétuel changement et les
évolutions technologiques sont de plus en plus rapides. D’autre
part, les carrières professionnelles sont de moins en moins linéaires
et de plus en plus longues. Aujourd’hui, il est fréquent
de changer plusieurs fois d’employeur, mais aussi de métier,
d’orientation. « Il faut donner aux travailleurs des outils, des
savoirs et des compétences qui leur permettront de s’adapter
aux changements », explique Arnaud Termonia. « Il faut développer
l’apprentissage tout au long de la vie pour faire face aux
écosystèmes innovants, à l’obsolescence des savoirs, aux changements
démographiques, etc. » Pour notre expert, le ‘lifelong
learning’ est aussi un outil primordial pour lutter contre le stress
et le burn-out. « Il n’y a rien de plus difficile à vivre que de se
sentir dépassé parce qu’on ne maîtrise pas certains outils dont
on a besoin au quotidien. »
L’affaire de tous ?
L’une des questions qui se posent, quand on parle de formation
continue, est celle de la responsabilité. À qui revient-il de faire
en sorte et d’investir pour que les travailleurs restent compétitifs
? Pour Philippe Biltiau, directeur académique de l'Executive
Programme en Management et Philosophies, Solvay Brussels
School, une grosse part de cette responsabilité incombe à
l’État : « Jacques Attali a déclaré récemment, à propos de l’assurance
maladie, que les États payent les gens malades pour
qu’ils se soignent et puissent retourner au travail. Tout comme
notre société fait des investissements pour maintenir les gens
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 27
© Getty
׉	 7cassandra://KtKoLnmYBI1Krdtfoi1tIS4WBJthbyo36bVhiv3jdVg ` \©8kuȁ\©8kuǁבCט   ́u׉׉	 7cassandra://KCfH0NoECyCDYnOgJXYtjXZPbBI88LY8owKKCX0W5go Ļ` ׉	 7cassandra://18DK1moAvdfPKxq2MDII1Ix5Ar9pQS0VZx3CbUkVTB4~`z׉	 7cassandra://LiIzArMfUbXfMndCjV4O-xoOsUogsifv6hvUWMUy-4E!` ׉	 7cassandra://5bWWIzXYnAA9koHjBn5_iFjUsulBzfMSqDx7jYz2uSwͩ~͠y\©8kuBט  ́u׉׉	 7cassandra://ZYe5PgNNz771wWBWo5ti0jsAGsrfEnxVp-pMnIcgbgs S`׉	 7cassandra://HaecbhK6cn-EOXHXnJTl3v8jE2jZtsyTO1VMkcA_ZBEa`z׉	 7cassandra://6enXlBZzKw54Guj74eIjmNo828hn_L0ZROHTARreBwg#` ׉	 7cassandra://hERhT-LVsz4_ZDCySm1LV8_OPGhSDxLndX8Deg6D5Rk ͠y\©8kuCנ\©8kuF %}9ׁHmailto:philo@solvay.eduׁׁЈנ\©8kuE ؁̟9ׁHhttp://www.solvay.edu/philoׁׁЈ׉EXArnaud Termonia (ULB)
en bonne santé, elle devrait aussi en faire pour garder leurs
compétences à jour. »
Mais cette prise de conscience et les mesures qui devront l’accompagner
ne se feront pas du jour au lendemain. Aussi, entretemps,
c’est aux employés et aux employeurs de prendre
ce problème à bras-le-corps. Et pour Philippe Biltiau, la seule
solution pour garder son personnel « au top » est de le renvoyer
à l’école. « Il faut investir dans la création de formations et dans
l’inscription de ses équipes à des formations ouvertes à du personnel
venant d’entreprises différentes. » En termes d’efficacité,
il croit moins aux formations internes réservées au personnel
de l’entreprise. « Il est bien plus intéressant de former les travailleurs
dans une classe avec des gens venus de tous horizons,
où non seulement ils profitent des enseignements donnés par
les formateurs, mais aussi du partage d’expérience avec les
autres participants. » L’auto-apprentissage est aussi un outil
très important, à condition toutefois que la formule permette
de se sentir impliqué et d’échanger aussi en présentiel. « Les
formules hybrides et innovantes qui font intervenir des outils digitaux
et du présentiel renforcent les apprentissages et offrent
plus d’agilité et de flexibilité aux apprenants », avance Arnaud
Termonia.
L’université au cœur du lifelong learning
Pour Arnaud Termonia, les universités sont bien placées pour
proposer des activités de ‘lifelong learning’. Elles peuvent
mettre à la disposition de la société leurs équipes de recherche
(qui travaillent sur l’obtention des nouveaux savoirs) et leurs
équipes d’enseignement (qui ont l’expérience du transfert de
compétences) vers les acteurs de terrain, vers ceux qui ont besoin
de formation. « Parce qu’elles sont au cœur de la région et
des villes, elles permettent un développement tant socio-économique
que culturel et elles peuvent donc jouer un rôle pour
plus d'équité, de participation citoyenne active, de dynamisme,
d’employabilité et de compétitivité », assure-t-il.
Aujourd’hui, la formation à l’université ce n’est plus seulement
l’obtention d’un diplôme à l’issue du secondaire, c’est aussi,
pour tous les adultes, une formation d’expertise universitaire
qui est présentée sous différentes formes. « Notre public
cible est très varié », assure M. Termonia. « Nous proposons
des programmes de formation pour des chercheurs d’emploi,
notamment en collaboration avec Bruxelles Formation. Nous
proposons des programmes de formations continues pointues
aux industriels, ainsi qu’aux institutions, aux enseignants, aux
chercheurs… Notre catalogue est ouvert à tous les citoyens qui
à un moment donné de leur vie, soit pour progresser dans leur
28 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
carrière, soit pour trouver un nouveau job, ont besoin de compétences
supplémentaires. »
À l’ULB, plus de 15 % des apprenants sont des adultes, soit
environ 5.000 personnes. « Nous proposons des formations
dans trois des grands pôles d’activités de la Région bruxelloise,
à savoir la santé, les sciences & techniques et enfin, les sciences
humaines », précise Arnaud Termonia. Les formats sont très variables,
en fonction du secteur, mais aussi selon les attentes du
public. Cela peut aller d’une demi-journée de cours à trois ans,
qui débouchent alors sur des certificats universitaires. Philippe
Biltiau insiste aussi sur la nécessité d’investir dans des formations
en psychologie et en sociologie. « Si on veut du personnel
qui soit utile et qu’on désire garder un contact client, c’est nécessaire.
Sinon, on finira par se dire, par exemple, qu’une machine
peut tout à fait remplacer un guichetier de banque. Tandis
que, si on le forme à la détection des besoins, à la vente, à la
recherche de solutions adaptée au profil sociologique du client,
etc., il continue à avoir une vraie valeur ajoutée. »
Philippe Biltiau (Solvay
Brussels School)
Un secteur en pleine croissance
À l’ULB, le public adulte croît d’environ 20 % chaque année et,
pour M. Termonia, ce n’est pas près de s’arrêter. « Avant, les
recruteurs regardaient le diplôme d’un candidat et ses compétences
transversales. Aujourd’hui, ce qui compte également,
c’est la ‘learnability’, c’est-à-dire la capacité du candidat à apprendre
et à s’adapter. »
La formation ne s’arrête plus le jour de la diplomation. À peine
sorti des études, il faudrait inscrire à son agenda de remettre
ses connaissances à jour régulièrement. Cela devrait devenir un
réflexe. « Les hautes écoles et universités doivent proposer à
leurs alumni des offres de formation actualisées qui complètent
leurs formations de base : un peu comme un système aprèsvente.
La formation continue devrait être présentée comme
quelque chose de naturel et pas uniquement comme une façon
d’éviter une perte d’emploi. Il faut se former même quand on
est au travail et que tout va bien », assure Philippe Biltiau. On
assiste en effet à la disparition progressive des « moments »
d’études. « La génération future sera capable d’apprendre, de
désapprendre et de réapprendre pour pouvoir faire face à l’ensemble
des changements qui caractérisent nos écosystèmes
évolutifs, », conclut Arnaud Termonia. ●
Gaëlle Hoogsteyn
D.R.
D.R.
׉	 7cassandra://LiIzArMfUbXfMndCjV4O-xoOsUogsifv6hvUWMUy-4E!` \©8ku׉EÉdition renouvelée,
et encore renforcée !
DÉMARRE LE
8 NOVEMBRE 2019
EXECUTIVE PROGRAMME EN
MANAGEMENT & PHILOSOPHIES
Pour la 9e
année consécutive,
DES PHILOSOPHES DÉTONANTS
(François Jullien, Raphaël Enthoven, André Comte-Sponville, Luc de Brabandere,
Sophie Chassat,…)
Et
DES CEO AUDACIEUX
(Jean-Christophe Tellier - CEO d’UCB, Marc Grynberg - CEO d’Umicore, Jean-Paul Philippot -
CEO de la RTBF -,...)
débattent pendant 10 jours à raison d’un jour par mois de l’apport de la philosophie au
management des entreprises.
En collaboration avec

POUR PLUS
D’INFORMA
• Téléchargez la brochure
et visionnez les vidéos sur
www.solvay.edu/philo
• Contactez Manon Jacob
au +32 650 65 57 ou
philo@solvay.edu
׉	 7cassandra://6enXlBZzKw54Guj74eIjmNo828hn_L0ZROHTARreBwg#` \©8kuʁ\©8kuɁבCט   ́u׉׉	 7cassandra://aBnZlUaWbFtnILW1o2MJ0a3w6QyzmfgiE9VMEQg4pl0 `׉	 7cassandra://RoDQwFWFIT8plC24OwA2WsBviRxcfnM-O-q2Ne61keo̓`z׉	 7cassandra://bsjzPrCJEXsh1ZnzcX__MyMvtDWQibv5L5lRarHpicU&` ׉	 7cassandra://fPZHKV-KhkkDjqi49bdu99MEy5Fqj46pCMvEzddCThw (V͠y\©8kuGט  ́u׉׉	 7cassandra://r21g4_uv9J87W8aRdW4bkFjHuxiAEw4jaoakZXXWDmk v`׉	 7cassandra://iMnLT-Y1IwInK3ns6uh9HfQ1Hfu1BhmXhVuBw76Bfe8̈́`z׉	 7cassandra://_rGvVXoPCkhSt595yHATEZHVeOrKY639MmCAVbS6S5I"U` ׉	 7cassandra://KL07anG9eWDVZ3gydlvHv8Uc_3Hw9GiNDQysZMJw5UM͸B͠y\©8kuHנ\©8kuK Lw9ׁHhttp://Wekonekt.brׁׁЈנ\©8kuJ }9ׁHhttp://Wekonekt.brׁׁЈ׉EEmploi & formation
L’entreprise à
la rencontre
des élèves et
étudiants
À Bruxelles, des initiatives comme Tada ou 100 000
entrepreneurs mettent en relation des jeunes avec des
professionnels et chefs d’entreprise. Leurs missions ?
Décomplexer les métiers, stimuler l’envie d’entreprendre
et, pourquoi pas ?, susciter des vocations !
Wekonekt.brussels veut ouvrir aux étudiants
les portes des entreprises bruxelloises.
E
ntre le suivi des factures, les contacts clients et la
gestion du personnel, le dirigeant d’une PME lève
rarement le nez du guidon. En guise de respiration,
certains partagent bénévolement leur expérience avec des
élèves. « C’est essentiel », estiment de nombreux entrepreneurs
qui ont sauté le pas. L’association 100 000 entrepreneurs,
active à Bruxelles et en Wallonie, met par exemple
en relation des professionnels avec des jeunes entre
13 et 25 ans. « Notre rôle est de proposer à un
entrepreneur, plutôt d’une PME ou indépendant,
d’évoquer son quotidien devant une
classe d’élèves durant deux heures », avance
Monica Santalena, directrice de l’association.
« En cinq ans, nous avons sensibilisé 25 000
élèves grâce à un réseau de 600 enseignants et
1500 entrepreneurs, tous bénévoles. Nous avons
ainsi touché 10 000 jeunes en région bruxelloise.
»
Les initiatives qui font le pont entre l’enseignement
et l’entreprise se sont multipliées ces dernières années.
Toutes s’adressent à une tranche d’âge spécifique. Le projet
Tada, créé à Bruxelles il y a cinq ans par Sofie Foets (le projet
fut initié aux Pays-Bas voici vingt ans), propose à des jeunes
de 10 à 14 ans de suivre des ateliers pratiques chaque samedi
à Molenbeek, Saint-Josse, Anderlecht et bientôt Schaerbeek.
« L’idée est d’impliquer le monde de l’entreprise et le citoyen
dans l’émancipation de la jeunesse vulnérable », précise Sofie
Foets. « Les jeunes suivent durant trois ans des ateliers chaque
samedi, donnés par exemple par un journaliste, un avocat,
un infirmier ou un ingénieur. La particularité de Tada, c’est
que les jeunes sont dans l’action et mettent en pratique ce
qu’enseignent les professionnels. Plus de 4000 adultes sont
déjà venus dialoguer bénévolement avec notre jeunesse. »
« Nous motivons les jeunes à mieux se connaître et
à apprendre »
Ces initiatives ont forcément un but. Pour 100 000 entrepreneurs,
l’idée est de décomplexer l’entrepreneuriat.
« Quand un entrepreneur témoigne durant deux
heures autour de son quotidien, il explique ses
motivations, ses difficultés ou ses échecs »,
avance Monica Santalena. « Nous nous adressons
aux jeunes en général mais nous remarquons
que les demandent viennent surtout
des classes d’élèves de 16 à 17 ans. C’est l’âge
Monica Santalena
(100 000 Entrepreneurs)
où ils peuvent choisir leur orientation. Notre but
est de motiver à l’idée d’entreprendre. » Tada,
financée uniquement par des soutiens privés,
entend quant à elle offrir une ouverture à des
jeunes qui, pour la plupart, ne sortent pas de leur quartier.
« Notre but premier n’est pas de faire découvrir les métiers »,
assure Sofie Foets. « Nous motivons les jeunes à mieux se
connaître et à apprendre, à créer l’envie de contribuer de
façon positive. Notre rôle va parfois plus loin : un élève qui a
participé aux ateliers du samedi avait déjà doublé quelques
fois. Les ateliers lui ont redonné confiance en lui, il est devenu
premier de classe. »
L’enseignement supérieur n’est pas délaissé par ces initiatives.
Partenariat entre la VUB et l’ULB, le projet
Wekonekt.brussels entend ouvrir aux étudiants les portes des
30 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
D.R.
D.R.
׉	 7cassandra://bsjzPrCJEXsh1ZnzcX__MyMvtDWQibv5L5lRarHpicU&` \©8ku׉Einstitutions et entreprises bruxelloises. « 70 % des étudiants
de la VUB n’habitent pas à Bruxelles », avance Lynn Tytgat,
coordinatrice du projet. « Pour les dissuader de reprendre
le train après les cours, nous organisons depuis deux ans
des événements pour mieux faire connaître les organismes
bruxellois. Tout au long de l’année, les étudiants peuvent participer
à des visites ou suivre des cours données par différents
professionnels. Nous avons notamment comme partenaires
le Kaaitheater, Belfius, la Cinematek, P&V, la Stib, Bozar, la
Monnaie ou encore le KVS. »
« Chez Tada, 9 professionnels sur 10 veulent revenir
l’année suivante »
L’avantage pour les entreprises ne se résume au partage
de savoir. « Les entreprises peuvent en effet y voir un certain
avantage », souligne Lynn Tytgat. « Certains étudiants
découvrent un lieu pour la première fois. Pour les responsables
de ces lieux, c’est une occasion de mettre en avant
leur savoir-faire. Certains étudiants postuleront peut-être
chez eux plus tard. »
Considérées comme autant de
bulles de respiration pour les entrepreneurs,
ces activités demandent
in fine une faible implication
par rapport à l’impact
social qu’elles peuvent provoquer.
« La première participation
à un atelier demande un
peu d’énergie à un professionnel
adulte », avance Sofie Foets, pour
Tada. « Après, c’est beaucoup plus
simple et fluide. D’après nos enquêtes
auprès des bénévoles, 9 personnes sur 10 pensent
revenir l’année suivante. D’autre part, 9 personnes sur 10
disent qu’elles ont appris quelque chose durant ces ateliers. »
Certaines entreprises ont même pris le pli d’organiser ellesmêmes
des initiatives à l’intérieur de leurs murs pour, pourquoi
pas, déjà sensibiliser au métier. « En participant à Tada, un de
nos partenaires, Besix, a été inspiré et a décidé de créer sa
propre initiative, intitulée Kiddy Build », évoque Sofie Foets.
« Le but de cette école est d’organiser des ateliers autour de
la thématique de la construction pour des centaines d’enfants.
C’est une sorte de Tada en mode super light. D’autres directeurs
ont décidé d’améliorer leur politique d'inclusion. C’est
l’impact indirect de Tada. Les ateliers que nous organisons
sont en quelque sorte une source d’inspiration afin d’inciter
un maximum de personnes à prendre des responsabilités
individuelles en faveur d’une société plus inclusive et en favorisant
la cohésion sociale. En ce sens, notre association est un
catalyseur. » ●
Sofie Foets (Tada)
Géry Brusselmans
« On ne parle pas
assez de l’entreprise en
classe »
Guillaume Verhaeghe, créateur des vélos
partagés électriques Billy, partage régulièrement
son expérience avec des jeunes, notamment via
l’association 100 000 entrepreneurs.
➜ Vous partagez souvent votre expérience dans
les écoles ?
« J’essaye de le faire le plus souvent possible :
j’ai participé deux fois à 100 000 entrepreneurs,
dernièrement à UStart, Solvay et d’autres
initiatives. J’ai une sensibilité particulière avec
le milieu de l’éducation. J’ai été professeur de
mathématiques durant deux ans en secondaire
avant de me tourner vers l’entrepreneuriat. Quand
j’étais professeur, je parlais déjà pas mal de l’esprit
d’entreprise. Je participe d’ailleurs, en parallèle
de mon projet Billy, à la création d’une école à
Anderlecht, l’École du Dialogue. Partager son
expérience d’entrepreneur avec des jeunes est
une vraie bulle d’air dans un quotidien souvent
mouvementé. »
➜ Comment réagissent les élèves durant vos
interventions ?
« J’ai pour habitude de ne pas préparer. Cela fait
partie de mon caractère et cela permet de susciter
plus facilement des questions et des réactions.
Quand je prends la parole, j’essaye surtout de
les éveiller à l’esprit d’entreprise. J’explique que
l’entrepreneuriat, c’est avoir une idée, être curieux
et se mettre en mouvement. Je trouve que la jeune
génération est moins participative en classe,
j’essaye de les stimuler. »
➜ Estimez-vous que vos interventions ont un
impact positif auprès des élèves ?
« C’est l’effort collectif de toutes les associations
et interventions des entrepreneurs qui font
avancer les choses. Je ne pense pas que le mot
d’ordre soit de convaincre les élèves de devenir
entrepreneurs. Il faut leur faire comprendre
que chacun a en soi l’envie de concrétiser une
idée. J’ai déjà entendu, plusieurs années plus
tard, que certains ont changé de direction de
vie, notamment à travers certaines de mes
interventions. C’était notamment le cas d’un des
élèves à qui j’enseignais en secondaire. Je trouve
que l’esprit d’entreprise n’est pas assez mis en
avant dans l’enseignement. C’est pourtant un
sujet indispensable dans la société d’aujourd’hui. »
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 31
© Michael Dehaspe
׉	 7cassandra://_rGvVXoPCkhSt595yHATEZHVeOrKY639MmCAVbS6S5I"U` \©8kú\©8kuˁבCט   ́u׉׉	 7cassandra://T2xGgJ3bb0FMh5bILBVXohxbf3hAXecJ4k0zzM0H-ew k`׉	 7cassandra://0DjyFILXQEDcBCvipWGniOkA6PzK-ZUWfmduweVn9bAr[`z׉	 7cassandra://jltVF1CNT1ArFF5Er9WeZyhA2PH-Vh14EH-6ptjJ2Ms$x` ׉	 7cassandra://usNewmm70WbBria2c6DrwQmbIkov6Grq84mD5pgewyk (+͠y\©8kuLט  ́u׉׉	 7cassandra://EQkruaghgiWldWiJj3-iKFQtqwHwG8GBq_880zKNJYo O`׉	 7cassandra://1HKpEcmApDhBiyN4VWtAWO7f6z7ifxdas19P_Jx1U_4w`z׉	 7cassandra://So7ngv3QVWVJJzRVEDc5HjgvO229L8QB__euMpFFHnk#` ׉	 7cassandra://pMogBgaj2WaaEA3lV7YTu0leWMBrj_sBNd5UX1eY-UU\͠y\©8kuMנ\©8kuQ 59ׁH  http://www.bruxellesformation.brׁׁЈ׉EKVous souhaitez former un futur
collaborateur dans votre entreprise ?
Pourquoi pas la FPIE ?
La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de
former vous-même un futur collaborateur a n qu’il corresponde au pro l
professionnel recherché.
Qui pouvez-vous former en FPIE ?
Le collaborateur doit être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé auprès d’un
organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il reste chercheur d’emploi pendant la FPIE.
Durée ?
1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement
après la  n de la FPIE pour une durée au moins équivalente.
Coût ?
Pendant la formation, outre les frais de transport et d’assurance, vous payez directement
au stagiaire une indemnité calculée comme suit : rémunération brute pour la fonction
moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du
stagiaire
Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions Activa si le stagiaire est inscrit chez
Actiris et domicilié en Région bruxelloise (www.activa.brussels).
Pour toute information complémentaire :
Service relations entreprises
au 02 371 74 81 ou 76 32 ou 73 34 ou 74 61
ou par mail à fpie@bruxellesformation.brussels
En collaboration avec :
Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
׉	 7cassandra://jltVF1CNT1ArFF5Er9WeZyhA2PH-Vh14EH-6ptjJ2Ms$x` \©8ku׉E{S.KOOL :
Un magasin de vendeurs en devenir
Bruxelles Formation et ses partenaires (AG Real
Estate, City2 et Actiris) ont lancé au 1er
mars
l'école-boutique S.KOOL. Une main tendue pour
les entreprises désireuses de faire preuve d'audace
dans leurs formations.
Pour ses 25 ans, le service public Bruxelles Formation a
dédié une journée à l'innovation pédagogique. C'est dire
sa volonté d'oser bousculer les lignes pour avancer au
rythme du développement économique. Olivia P'tito, directrice
générale de Bruxelles Formation, ne conçoit cette
voie qu'en partenariat avec le privé : « On se met vraiment
aux côtés des employeurs pour co-construire avec eux
des programmes de formation sur mesure. » Un outil en
ligne sera lancé à l'automne afin de leur permettre d'exprimer
plus facilement leurs besoins. Conformément au
Plan Formation 2020 du gouvernement bruxellois, 1.450
contrats en FPIE (Formation professionnelle individuelle
en Entreprise) ont été signés en 2018 et 1.600 sont prévus
en 2019. Une série d'accords, qui comportent des objectifs
en termes de FPIE, ont déjà été conclus au niveau
sectoriel, dans la construction ou encore en logistique.
S.KOOL : Une forme innovante de FPIE
Avec S.KOOL, la formation s'affranchit des règles et
devient pour la première fois hybride. Elle combine
une formation en école-boutique avec une FPIE chez
l'employeur, comme l'explique Olivia P'tito : « On a été
contactés par City2 pour mettre en place une formation
sur mesure. L'idée était de prendre exemple sur une méthode
qui existe en France - méthode SKOLA - et de la
mettre à la sauce bruxelloise. C'est une école-boutique
de 200 m² constituée de produits vendus par les différentes
enseignes qui s'engagent dans le projet. Une gérante
est sur place pour s'occuper de la boutique et une
salle de formation est installée à l'arrière du magasin.
C'est un peu le principe de la cuisine ouverte. Donc, c'est
vraiment une interaction permanente entre les formations
théorique et pratique. » La théorie dispensée collectivement
comprend des cours de communication, de vente,
mais aussi de néerlandais. Quant à la pratique, elle ne
s'arrête pas aux portes de la boutique pédagogique. Les
stagiaires suivent aussi à mi-temps une formation individuelle,
en situation réelle, dans les magasins des différents
commerçants partenaires. Une diversité assumée,
selon Olivia P'tito : « Il y a des grandes chaînes mais aussi
de plus petites structures, des créatrices de mode…
Chaque enseigne vient ajouter sa touche personnelle.
Les stagiaires sont directement formés aux pratiques de
l'entreprise. Ils sont parrainés. C'est aussi très motivant
pour ces chercheurs d'emploi de pouvoir mettre en pratique
directement ce qu'ils apprennent tous les jours. Il
n'y a rien de plus valorisant que de voir les améliorations
au quotidien ».
De l'emploi qualifié pour Bruxelles
Les 12 jeunes de moins de 30 ans ont été sélectionnés
parmi quelque 250 candidatures. « Il y a eu un véritable
engouement, parce que c'est concret », estime Olivia P'tito.
« Ils voient l'emploi au bout du chemin ». Les commerçants
doivent fournir un contrat de travail à l'issue de la
formation, d'une durée équivalente à celle-ci, en l'occurrence
3 mois. Elle constate que « quand les employeurs
se sont engagés aux côtés des stagiaires dans une FPIE,
ils ouvrent généralement leurs portes plus longtemps. En
moyenne, 80% des personnes qui sont passées par une
FPIE sont engagées durablement après en CDI, souvent
chez le même employeur, mais pas forcément, parce
qu'ils ont vraiment appris le métier ».
L'opération est un win-win, souligne-t-elle encore : « Les
employeurs bruxellois engagent des Bruxellois et c'est
important car cela relève de la responsabilité sociétale
des entreprises. En plus de travailleurs formés, ils bénéficient
de réductions de cotisations patronales assez
conséquentes et de mesures d'activation par rapport aux
chercheurs d'emploi ». Bruxelles Formation lance un appel
aux entreprises pour réitérer le projet-pilote S.KOOL
ou pour en co-créer d'autres, au gré de leurs envies.
Info : www.bruxellesformation.brussels
׉	 7cassandra://So7ngv3QVWVJJzRVEDc5HjgvO229L8QB__euMpFFHnk#` \©8ku΁\©8kúבCט   ́u׉׉	 7cassandra://8qaCHCPs04WZ9vZwcLbVrifoqYelsUw8g575_kbKYaE `׉	 7cassandra://zZrrn8_WkfSa0Zz9ABbSk_uT-hskhM-GD1IdgiSSWUk͒`z׉	 7cassandra://ze7-sUmH4O4UE95YrUnisiaQIBxVoJ0rC4zOMLDXs8o'` ׉	 7cassandra://LD6wJzOrlvlvhM_qKPYiFCUIuxkZHj9Av_PTi2EP_gAF͠y\©8kuRט  ́u׉׉	 7cassandra://PfzCGQc6mXgbh9xJXnP4W4gSfC0xlGuLZqKEceGpK6s 5` ׉	 7cassandra://Yqjqwqvf29jScSg17WcH_7e6OtzhJRhh7lm7KL0OOIÄ́G`z׉	 7cassandra://3W1A05QScyFWMvPfBjNUBI4hoHDt3i0h26CAb4Im5Rg"` ׉	 7cassandra://CrEBKtkq2K4bC88HKHHMUbTJqoEfhp4CMC39gX1kPHo͠y\©8kuS׉EEmploi & Formation
Des pistes pour
redorer le blason
d’ingénieur
Les entreprises peinent à recruter des profils dits de
« haute technologie » : il manquerait actuellement 500
ingénieurs par an en Belgique. « Il faut décomplexer le
métier et mettre en place des ponts entre enseignement
et entreprise », estiment certains experts.
U
ne entreprise spécialisée en
informatique sera amenée ces
prochaines années à recruter
des profils jusque-là quasi inexistants
sur le marché de l’emploi à Bruxelles :
spécialistes de l’intelligence artificielle,
blockchain ou data science. Maigre
consolation pour les responsables des
ressources humaines de ce genre d’entreprise
: d’autres secteurs dits « de
haute technologie » recherchent aussi
des perles rares.
Ces profils sont plus généralement résumés
aux métiers dits de « STIM », qui
concernent les sciences, la technologie,
l’ingénierie et les mathématiques. En
mars dernier, Agoria, la Fédération
de l’industrie technologique, tirait la
sonnette d’alarme en annonçant un
« manque de 500 ingénieurs par an
en Belgique ». Les perspectives ne sont
pas enthousiasmantes au niveau de la
formation : en 2008, on comptait 2500
inscriptions dans les filières ingénieur
civil et industriel, contre moins de 1900
en 2018.
Cette pénurie de profils, qui inquiète
les chefs d’entreprises, n’est pas
neuve. « Ce problème existe depuis
environ 10 ans », avance Frédéric
Robert, vice-doyen de l’École polytechnique
de Bruxelles (ULB). « Il ne
s’agit d’ailleurs pas d’un problème
spécifiquement belge. Les baisses
d’inscriptions se vérifient également
dans les pays limitrophes, à l’instar de
34 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
l’Allemagne et de la France. » Ce faible
taux d’inscriptions, Frédéric Robert
l’explique notamment par l’image véhiculée
par les métiers d’ingénieurs :
« Le grand public pense souvent qu’un
ingénieur est quelqu’un qui porte une
blouse blanche ou un casque, ou bien
un costume et une cravate. Or, la formation
d’ingénieur offre bien plus de
débouchés. »
Cette pénurie contraste étrangement
avec le résultat d’études plaçant l’ingénieur
sur un piédestal : 6 personnes sur
10 recommanderaient ce métier à leurs
enfants ou des amis. L’autre attrait du
profil d’ingénieur, c’est le salaire. Il n’est
pas rare qu’un ingénieur civil gagne
plus de 4000 euros par mois, ni surtout
qu’il trouve un emploi avant même
d’avoir son diplôme en poche !
Une « taxe apprentissage » ?
Mais pourquoi si peu d’étudiants
optent-ils pour des études orientées
sciences et mathématiques ? Selon
certains, une des causes serait à
chercher au niveau secondaire, où les
mathématiques et la physique sont
considérées comme difficiles et peu
séduisantes. « Nous constatons d’année
en année que les compétences
des étudiants qui rentrent en bachelier
se dégradent », avance Xavier Van
den Dooren, directeur de l’Ecam, qui
compte 1000 étudiants dans les cinq
années, dont 400 en première bachelier.
« Un de nos axes d’apprentissage
en première bachelier est la remise à
niveau des étudiants. Certaines compétences
en secondaire ne sont pas
assez développées : la force de travail
et la capacité à synthétiser et à prendre
note notamment. L’approche par projets
permet aussi de motiver l’étudiant.
Toutefois, le taux de réussite a baissé,
avec aujourd’hui 20 à 25 % de réussite
selon les types de filières. »
Parmi les pistes d’amélioration, Xavier
Van den Dooren estime « qu’il faudrait
accentuer la visibilité des études d’ingénieur
au niveau des écoles secondaires
et, pourquoi pas, entamer plus
de collaborations, notamment en sollicitant
et en conscientisant les professeurs
de mathématiques, sciences
ou physiques. » Les pouvoirs politiques
pourraient également redorer
le blason de la profession. « Il y a des
initiatives politiques mais il n’y a pas
d’action massive », reprend Frédéric
Robert. « Il faudrait établir un plan de
coordination et un élément législatif
qui amènent des apprenants dans les
entreprises. » Xavier Van den Dooren,
quant à lui, estime qu’il faudrait s’inspirer
du modèle français de la taxe
d’apprentissage. Versée par les entreprises,
cette taxe finance directement
les formations des apprentis. « Grâce
à la taxe d’apprentissage, l’entreprise
est amenée à collaborer activement à
la formation des étudiants qui arrive©
Getty
׉	 7cassandra://ze7-sUmH4O4UE95YrUnisiaQIBxVoJ0rC4zOMLDXs8o'` \©8ku׉EFrédéric Robert (ULB)
pas encore véritablement choisi leur
orientation. »
Pour séduire les futurs ingénieurs, il
existe notamment les campus days,
où les entreprises peuvent rencontrer
les étudiants, mais Besix a en parallèle
opté pour un accompagnement
encore plus personnalisé. « Pour nous
démarquer, nous organisons les Besix
Professional Days, au cours desquels
nous invitons entre 110 et 130 jeunes
ingénieurs rencontrés durant les campus
days. Durant une journée, nous expliquons
concrètement la philosophie
de notre entreprise et ce qu’elle peut
leur apporter. Nous organisons ensuite
des ‘speed interviews’ et expliquons
les avantages que nous offrons. Nous
sommes innovants et compétitifs dans
le package, car il faut pouvoir séduire.
Nous remarquons surtout que les étudiants
ne connaissent pas forcément
la pratique du métier d’ingénieur.
Nous avons des objectifs : engager
entre 20 à 30 jeunes par an. Même
s’ils ne signent pas, les journées que
nous organisons permettent d’opérer
un premier contact, qui se concrétisera
peut-être quelques années plus
tard. » ●
Géry Brusselmans
Xavier Van den Dooren
(Ecam)
ront sur le marché du travail. Il faudrait
également développer la piste des
stages d’apprentissage rémunérés.
Au niveau politique, citons également
le financement, qui a été réduit ces
dernières années, en particulier dans
le domaine technique. Or, c’est un
domaine coûteux si on veut rester à
jour. Une bonne communication dans
les médias pourrait aider à mettre le
secteur en valeur. »
Pour recruter, les entreprises se
rendent dans les universités
Pour dénicher les perles rares, les entreprises
doivent se montrer chaque
fois plus séduisantes, poussant la
porte des universités. « Nous sentons
clairement que le marché est
plus compétitif aujourd’hui », assure
Axelle Vanklemput, sourcing et recruitment
coordinator chez Besix,
société active dans la construction.
« Même si nous sommes numéro 1,
nous ne pouvons pas nous reposer sur
nos lauriers. Nous avons donc décidé,
il y a quelques mois, de renforcer notre
présence dans les cinq universités
belges. Nous avons même demandé
de pouvoir intervenir plus tôt, à savoir
en bachelier, quand les étudiants n’ont
En progrès :
de femmes parmi les ingénieurs
L’image d’une fille perdue dans un auditoire de garçons n’est pas
encore tout à fait révolue… mais presque. La filière des études
d’ingénieur se féminise doucement. « La faculté polytechnique de
l’ULB compte 20 % de filles, proportion que l’on observe également
dans les autres universités du pays », indique Frédéric Robert, vicedoyen
de la faculté polytechnique de Bruxelles. « Certaines filières,
à l’instar de bio-ingénieur et ingénieur architecte, atteignent même
quasi 50 % de filles. » Cette lente féminisation, on la doit à quelques
initiatives de communication lancées par des universités et des
associations interprofessionnelles. Selon de nombreux experts,
une plus grande ouverture de la filière aux femmes pourrait à
terme enrayer la pénurie d’ingénieurs en Belgique. « Je compte
six ingénieurs parmi mes collaborateurs, deux hommes et quatre
femmes », évoquait récemment dans L’Écho Hilde De Cuyper,
responsable du bureau d’études géotechniques A+E Consult. « Ils
fournissent tous un travail de qualité mais je remarque que les
femmes sont un peu plus précises. Elles communiquent de manière
plus nuancée, comprennent mieux ce que les clients attendent et se
fient davantage à leur intuition. » Sonja Berghman, head of group
entreprise networking propositions chez Damovo (fournisseur de
technologies de l’information et de la communication), regrettait
dans ce même article « l’absence de ‘role models’ qui inciteraient
les femmes à embrayer par une carrière dans le secteur. » En
Belgique, 26 % des futurs ingénieurs civils et 11 % des étudiants
en ingénierie industrielle sont des femmes. Ce chiffre augmente
doucement mais sûrement chaque année.
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 35
׉	 7cassandra://3W1A05QScyFWMvPfBjNUBI4hoHDt3i0h26CAb4Im5Rg"` \©8kuЁ\©8kuρבCט   ́u׉׉	 7cassandra://NebHkcvIhzpfIC0v441d-utbKjD2BScU4xjxd4LmlGg `׉	 7cassandra://Bc4JkcfO3GgkPOpJJGqGvy0IAerXv4O3bf1htTJgoMÚW`z׉	 7cassandra://h3Ja7S7oem6mUiL_goH640UbBCidYb-XWVkMCYQ0Rr8#` ׉	 7cassandra://otwP9wNaHnDks1VnPsoWH7gWRp7DrKsaN9UiYffGkrMœ͠y\©8kuUט  ́u׉׉	 7cassandra://r5vMNSfCgMOZNFXMcgg-dYWpHy8JWH3kZQbcHl0XGds `׉	 7cassandra://nCXFr5YNMZa76x9Zd2sCRnw5AQmgeEnd45o_TA9PStsgD`z׉	 7cassandra://DtGkuIrZcs6u3QCJip64iEauQ6aN6glM-OOvZeGD78I` ׉	 7cassandra://VxVXP4g-BIKTG1z8VL1o8ZhITX-u7SDkS9Wfl0rMBd8͛/͠y\©8kuVנ\©8kuY UU̅9ׁHhttp://www.kbcbrussels.beׁׁЈנ\©8kuX QC̉9ׁHmailto:info@kbcbrussels.beׁׁЈ׉EvEmploi & Formation
Les digital natives maîtrisent-ils
vraiment le numérique ?
Nés après les années 80, les « digital natives » sont
tombés dans la marmite numérique dès l’enfance.
On parle d’eux comme des pros du net, chez qui la
compréhension des nouvelles technologies serait innée.
Mais les jeunes maîtrisent-ils vraiment le numérique ?
Plusieurs études en font douter…
I
maginez : nous sommes dimanche et vous passez
l’après-midi en famille. Votre ado de 14 ans envoie des
photos via SnapChat tout en chattant avec ses copains sur
son smartphone. Votre fils aîné vous parle de son nouveau
boulot de Community Manager tandis que sa petite fille de 2
ans à peine regarde des vidéos sur YouTube. Vous les voyez
un peu comme des grands manitous des nouvelles technologies,
qui utilisent intuitivement des outils complexes, sans
effort apparent.
Vraiment ? Plusieurs études récentes tendraient à prouver
que, au rebours de la croyance populaire, les nouveaux outils
digitaux seraient mal utilisés par les jeunes. D’après une
étude publiée en juin 2017 dans la revue Teaching and Teacher
Education, « les jeunes ne possèdent pas de compréhension
particulièrement approfondie et fine de la technologie ».
Dans cette étude, les professeurs Kirschner et De Bruyckere
expliquent que « leurs connaissances sont souvent très superficielles
et se cantonnent à l'utilisation d'applications de
bureautique, d'une boîte mail, d'applications de messagerie
instantanée, de Facebook et d'un navigateur ». Ils n’auraient
pas plus de capacité à maîtriser les objets techniques qui les
entourent que la génération précédente.
Un usage très récréatif
Smartphone, tablette, réseaux sociaux, apps… S’il est vrai que
les jeunes sont hyperconnectés et utilisent une grande variété
de technologies, ils sont surtout intéressés par le divertissement.
De Facebook à YouTube, tous reconnaissent avoir un
usage très récréatif d’internet. Cela ne signifie pas forcément
qu’ils sont des génies du numérique. Des études menées au
Canada, en Autriche, en Suisse et aux États-Unis montrent
que les étudiants de licence et master ne connaissent pas les
fonctions les plus avancées des applications qu'ils utilisent
quotidiennement. On peut très bien baigner dans un environnement
riche en nouvelles technologies sans pour autant
36 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
en exploiter tout le potentiel. Aujourd’hui, il est par exemple
possible de créer gratuitement et rapidement un site web
avec des plateformes telles que WordPress alors qu’avant,
sans une connaissance du codage HTML, c’était impossible.
Le concept du « digital native » maîtrisant parfaitement les
nouvelles technologies serait donc un mythe, repris et amplifié
par les médias au point de devenir une croyance populaire.
D’après une étude menée à l’ULB en 2015 par Nicolas Roland
et Sophie Vanmeerhaeghe, « Les jeunes présentent en
réalité des niveaux de compétences numériques très variés.
Et, ce n’est pas une surprise, le milieu social dans lequel ils ont
grandi a un impact direct sur leurs compétences. Ceux qui
maîtrisent le mieux le numérique sont ceux issus de familles
aisées. »
Ce mythe du « digital native » n’est pas sans conséquences :
« Les étudiants qui ont du mal à utiliser les outils numériques
se sentent humiliés devant les attentes des institutions académiques
et des enseignants, qui prennent la maîtrise des
ordinateurs et des logiciels pour acquise », expliquent les professeurs
Kirschner et De Bruyckere. Pour eux, les nouvelles
technologies devraient faire l’objet d’enseignements spécifiques
au sein des écoles et des universités. De même, Nicolas
Roland et Sophie Vanmeerhaeghe concluent : « Il y a une
surévaluation des compétences numériques et techniques
des étudiants et peu de pratiques d’accompagnement. » ●
Gaëlle Hoogsteyn
© Getty
׉	 7cassandra://h3Ja7S7oem6mUiL_goH640UbBCidYb-XWVkMCYQ0Rr8#` \©8ku׉EKBC Brussels Live :
service intégral à distance
Le KBC Brussels Live Center, c’est l’agence numérique
KBC Brussels, banque bruxelloise atypique.
Il s’enorgueillit de son excellente accessibilité.
« Nous transcendons le 9 à 17 h. »
KBC Brussels Live, au cœur du quartier européen, peut
être considéré comme une extension virtuelle du réseau
d’agences KBC Brussels. Il permet aux près de 200.000
clients cosmopolites de cette banque atypique de recevoir
de l’assistance en français, néerlandais, anglais ou allemand.
Le service peut s’effectuer entièrement à distance,
par téléphone, live chat ou vidéoconférence. « Près de
90 % de nos activités se concentrent sur les clients existants
», déclare Tim Dechamps, directeur de KBC Brussels
Live. « Nous développons actuellement un point-relais
pour répondre aux questions ou sujets importants soulevés
par les prospects. Nous pourrons ainsi les aiguiller vers
nos conseillers ou experts. Par ailleurs, nous lancerons en
septembre un programme de conversion des prospects
ainsi qu’un service de conseils pointus. »
Le grand atout de KBC Brussels Live réside dans son accessibilité
aisée et ses horaires élargis : « Nous transcendons
le 9 à 17 h », dit fièrement Tim Dechamps. « Nous
sommes ouverts de 8 à 22 h et joignables le samedi de
9 à 17 h. » L’agence numérique est résolument orientée
client, avec la volonté d’offrir le meilleur service au moment
idéal, par le canal le plus approprié et en tenant compte
des souhaits et besoins du client. Le personnel fait d’ailleurs
preuve d’une belle capacité d’écoute.
« Les services que nous offrons sont en grande partie
identiques à ceux d’une agence bancaire classique, tant
pour les professionnels que pour les particuliers. » Les entreprises
peuvent s’y adresser pour toute forme de crédit :
investissement, leasings, facilités de paiement, etc. Par
ailleurs, tout ce qui touche aux opérations de paiement et
à la gestion de comptes relève de l’offre, sans oublier les
conseils de tous types et l’assistance dans les fonctionnalités
de banque numérique.
KBC Brussels Live s’engage à traiter tous les dossiers à
distance, de A à Z. Ce service s’appuie sur des procédures
standard et des canaux sécurisés. « Cela revient à rendre
visite au client de manière virtuelle », estime M. Dechamps.
« Dans certains cas, nous recevons des clients chez nous,
toujours dans le cadre de nos heures d’ouverture étendues,
par exemple pour finaliser un crédit d’investissement.
Nous privilégions toutefois un service à distance, compte
tenu des problèmes de mobilité à Bruxelles. Les clients
ont confiance en notre façon de travailler et considèrent
le service à distance intégral comme une solution à valeur
ajoutée. »
Moins de soucis pour les chefs d’entreprise
L’agence numérique entend épargner un maximum de
préoccupations aux chefs d’entreprise. Comme le dit Tim
Dechamps, « si un client professionnel demande un crédit
d’investissement et souhaite en outre des éclaircissements
sur sa situation bancaire privée, nous pouvons
l’aider immédiatement sur les deux plans. Et en cas de
questions complexes, nous transférons immédiatement le
client à nos centres d’expertise, sans l’obliger à passer par
trois ou quatre intermédiaires. »
KBC Brussels Live dispose de 47 spécialistes. Du côté
professionnel, le client peut compter sur un expert en solutions
d’entreprises, qui est l’interlocuteur privilégié des
PME, indépendants et professions libérales. En cas de
questions complexes, notamment en matière de fiscalité
ou de subventions, cet interlocuteur se concerte avec les
meilleurs experts du domaine. Du côté des particuliers,
l’expertise est également disponible dans des domaines
tels que l’assurance, la gestion de réserves financières
(placements), l’immobilier etc. « Nous réagissons immédiatement,
autant que possible. Le client qui nous appelle
demain pour une question urgente, recevra une aide
immédiate. Si un chef d’entreprise n’a que cinq minutes
à nous consacrer, nous lui proposerons de régler un rendez-vous
avec un expert. »
KBC Brussels Live
02 303 31 60
info@kbcbrussels.be
www.kbcbrussels.be
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 37
׉	 7cassandra://DtGkuIrZcs6u3QCJip64iEauQ6aN6glM-OOvZeGD78I` \©8kuҁ\©8kuсבCט   ́u׉׉	 7cassandra://_3agw0nFvS9hwCjpFre9FQohH7X0jZerch3cng8n3_A =`׉	 7cassandra://7cvIn9F5ScUJlaDlNFyaZ2K0KMdq_PRZ43cCp3URkf0͏`z׉	 7cassandra://yNCgeOquz-tRw0s2x_40MxB-ZyiPp__LVdA9KM9Gfos'x` ׉	 7cassandra://Nrj70903jacxxVU5OvkM6zNQJKG_IZlnfLK4mZkoECo ͠y\©8kuZט  ́u׉׉	 7cassandra://voxUxQKf7F239-dxuXIuiD-ugpCHC-AtEngq17cUO7Q `׉	 7cassandra://HAGFTtsMgbLTVx4r6n4z0OuIrXJ1_LJUmy-mipbdX2k͌`z׉	 7cassandra://HoOXbAUnev37pgOJwXu8cmoTFLQ73G3U-9wtscdGTZw0` ׉	 7cassandra://fZO23CU7C3Gh-FXBEfUactH2QCxEhPb05c0Dv4JwLmI 
0͠y\©8ku[נ\©8ku] [̕
9ׁHhttp://www.opleidingsbeurs.brׁׁЈ׉E>Enseignement & Formation
Fablabs : bienvenue dans mon labo !
Tout droit venus des États-Unis, les ‘fablabs’ -
contraction de Fabrication Laboratory – poussent à
Bruxelles plus vite que les maisons-champignons au
pays des Schtroumpfs. Mais que fait-on réellement
dans ces laboratoires ? En quoi sont-ils un outil
complémentaire aux formations pour les étudiants ?
Nous sommes allés voir sur place.
Cityfab1 a été le premier fablab public ouvert à Bruxelles.
E
n 2012, iMal, situé Quai des Charbonnages à Molenbeek,
a été l’un des premiers fablabs de Bruxelles.
Le succès a rapidement été au rendez-vous et
d’autres fablabs ont fleuri un peu partout dans la capitale,
tels OpenFab, MicroFactory, et plus récemment Cityfab1,
un fablab public lancé à l’initiative de la Région bruxelloise.
Début 2019, la VUB et l’ULB ont aussi officiellement
inauguré leurs nouveaux fablabs communs au sein des
anciennes casernes de la gendarmerie. La formation en
sciences industrielles y est notamment enseignée. Les
étudiants peuvent s’y concentrer sur leurs compétences
techniques et acquérir une expertise pratique. La recherche
y joue également un rôle important.
Qu’est-ce qu’un fablab ?
Le concept est né au MIT à Boston. Un fablab, « laboratoire
de fabrication » en français, est un lieu mettant à
la disposition du public des machines et des outils utilisés
pour la conception et la réalisation d’objets de toutes
sortes. Le public-cible des fablabs est varié : on y trouve
aussi bien des entrepreneurs qui souhaitent passer plus
vite du concept au prototype que des designers/artistes,
des étudiants désireux d’expérimenter et d’enrichir leurs
connaissances pratiques, ou des citoyens retraités à l’âme
de « bidouilleurs ». Chaque fablab est différent, mais tous
sont réunis par une charte qui impose un certain nombre
de points à respecter : chaque fablab doit compter au
moins quatre machines (une imprimante 3D, une découpeuse
vinyle, une découpeuse laser et une fraiseuse numérique)
; il doit être ouvert à tous et doit stimuler le partage
des connaissances. Les fablabs font en effet partie
d’un réseau mondial d’ateliers locaux open source. « Il y a
des fablabs de diverses tailles et aux orientations variées
pour répondre aux besoins des différents publics-cibles.
La charte garantit une ouverture d’esprit et une ouverture
au public. L’un des objectifs de cette charte est aussi que
si on fabrique un objet ici, à Bruxelles, on puisse le reproduire
à l’identique dans l’un des autres 1.500 fablabs qui
existent de par le monde », explique Nicolas de Barquin,
fondateur d’OpenFab.
Étudier et pratiquer
« En tant que fablab public, notre mission est de démystifier
le fablab, de le rendre plus accessible à tous, notamment
aux écoles », explique Maïté Dupont, Fablab
Manager chez Cityfab1. « Dans les fablabs traditionnels,
le public est souvent déjà averti. Nous souhaitons faire
connaître les fablabs au grand public et faire venir des
gens qui ne viendraient pas naturellement. Pour ce faire,
nous donnons des cours et des modules d’initiation à l’utilisation
des machines. On va beaucoup vers les écoles de
quartier avec une offre spéciale pour ce public. Les écoles
supérieures artistiques et techniques nous contactent
d’elles-mêmes car elles ont besoin de solutions pour leurs
étudiants, lorsqu’ils doivent créer des maquettes par
exemple. »
En effet, les écoles n’ont pas les moyens d’investir dans
les machines dont disposent les fablabs : y faire venir
38 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
© Belga
׉	 7cassandra://yNCgeOquz-tRw0s2x_40MxB-ZyiPp__LVdA9KM9Gfos'x` \©8ku׉EG50 organisations
bruxelloises
collaborent pour
votre emploi !
En route pour un job grâce à
une formation professionnelle
néerlandophone.
Ce salon de la formation dévoile à quelque 1500 chercheurs d’emploi
l’offre néerlandophone très étoffée des organisations bruxelloises en
matière de formation professionnelle, d’accompagnement vers l’emploi, de
perfectionnement pratique et de cours de néerlandais. Une présentation
visuelle interactive les familiarise à des secteurs tels que l’Horeca, les soins
de santé, la sécurité, la logistique, l’informatique et le bâtiment. L’ensemble
de l’offre bénéficie du soutien financier des autorités bruxelloises et
flamandes. Des chercheurs d’emploi dûment préparés vont au-devant de
vastes perspectives d’emploi en Région bruxelloise et en périphérie. Plus
de 50 organisations de formation participent au salon pour accueillir
chaleureusement ceux qui pourraient devenir vos collaborateurs, pour les
inciter à proposer leur potentiel sur le marché du travail et pour les guider
vers les compétences qui leur manquent encore. Bref, les employeurs aussi
ont tout intérêt à rendre visite à ce salon.
OPLEIDINGSBEURS
BOURSE DE LA FORMATION
TRAINING FAIR
Ik zoek.
Ik vind mijn
opleiding.
Alles over werk en
Nederlandstalige beroepsopleidingen
in Brussel
Tout sur l’emploi et les
formations professionnelles
en néerlandais à Bruxelles
23.05.2019 Tour & Taxis
10.00 - 16.00
www.opleidingsbeurs.brussels
georganiseerd door - organisée par - organized by
met de steun van - avec le soutien de - with the support of
Everything about work and
vocational training
in Dutch in Brussels
V.U. /E.R. Steef Corijn – Antwerpselaan 26 – 1000 Brussel – 03/2019 – Niet op de openbare weg gooien – Prière de ne pas jeter sur la voie publique – Do not throw on the public road
׉	 7cassandra://HoOXbAUnev37pgOJwXu8cmoTFLQ73G3U-9wtscdGTZw0` \©8kuԁ\©8kuӁבCט   ́u׉׉	 7cassandra://S3hdKVrCsfMwr47Vr7sdgJNNWp7lhbEOnZOdn-Kp8YM s@`׉	 7cassandra://dgEnLfN6oP6JQ-6SinJX_Y8jqrh41ba8RHgrti0_STM͋n`z׉	 7cassandra://JqiIjnumEiiWKnyo3e271mhONjpmz9uneg8ZcpnVnBw$` ׉	 7cassandra://Xbm5uVWXzGs9RiLETfiZeBxNp69veg87euQnMbCNTMsͲ͠y\©8ku^ט  ́u׉׉	 7cassandra://sZ5fHB4WS20DGwqseWjbvv6QRcTzTZUN6tBpJCHsAdk z`׉	 7cassandra://BL0pzfSTbOPbToU0qIU8xyApgXibzcl1ISPDp3fxNXY{`z׉	 7cassandra://GVkFw7ibNsUsRHR3g1Z5kI--ZTRP8QcVrREt8Y34H9g#^` ׉	 7cassandra://9T1oqcOvEX5Tee7-FHi2cvHhB2HBRgwP8UQspL5rSlEJ͠y\©8ku_׉EzLe fablab MicroFactory, à Anderlecht.
treprise d’aujourd’hui. En pratique, elle aide les jeunes
générations à canaliser leurs propres solutions innovatrices
en organisant et en animant des ateliers expérientiels
qui permettent aux jeunes de comprendre comment
les entrepreneurs pensent, parlent et agissent.
« Les FlopCamps sont des jeux d’entreprise dans lesquels
les jeunes entre 12 et 16 ans forment une équipe pour
avoir une expérience directe des phases de la création
d’une entreprise émergente, de la conception à l’élaboration
d’un prototype, des essais à la modélisation de son
fonctionnement. Durant le stage, nous les accueillons au
sein d’OpenFab pour réaliser leurs prototypes », précise
Nicolas de Barquin.
leurs étudiants est donc une bonne alternative. Les labs
sont un outil d’autonomisation important permettant aux
étudiants et aux jeunes porteurs de projets de se mettre
en situation d’apprendre par eux-mêmes. OpenFab accueille
ainsi occasionnellement des indépendants ou des
jeunes entrepreneurs qui veulent créer un prototype afin
de pouvoir lancer leurs produits sur le marché ou trouver
des investisseurs.
Les écoles se rendent par ailleurs de plus en plus compte
de la nécessité d’allier théorie et pratique. « Les jeunes
d’aujourd’hui ont envie d’apprendre différemment, d’être
actifs dans leur formation. Se réunir dans un fablab, où
l’on travaille par petits groupes autour d’un vrai projet,
c’est bien plus motivant que de rédiger un devoir théorique
à la maison », avance Maïté Dupont. Cityfab1
compte d’ailleurs beaucoup d’habitués qui reviennent régulièrement,
par exemple des étudiants en architecture.
Pour Nicolas de Barquin aussi, les fablabs sont un lieu
d’apprentissage, mais non structuré. « Je vois plus notre
fablab comme un lieu d’expérimentation. Ici, on souhaite
que les gens se sentent à l’aise pour essayer de nouvelles
choses. Un fablab, on peut tout y faire. C’est une boîte
à outils. » En partenariat avec Innoviris et 5 autres labs,
OpenFab se rend dans des écoles secondaires avec un
« FabLab Mobile ». « Nous nous rendons dans les écoles
pour des ateliers d’une demi-journée. Cela nous permet
de faire connaître les fablabs et de montrer aux jeunes
que c’est aussi une possibilité d’apprentissage, notamment
pour ceux qui sont plus portés sur la mise en pratique
», explique le fondateur.
En collaboration avec la Flop Academy, OpenFab organise
aussi des stages pendant les vacances. La Flop
Academy a pour mission de contribuer à la croissance
de l’entreprise de demain en formant la mentalité d’enUne
demande croissante
Un an après son ouverture, Cityfab1 est très content de
ses premiers résultats. « Nos formations sont généralement
complètes et de plus en plus de gens viennent
chaque mois. Il y a une vraie demande. On développe
actuellement des nouveaux types de workshops pour
répondre aux demandes du public. Nous avons aussi
pour projet de collaborer avec des institutions comme
Bruxelles Formation pour aussi ouvrir notre fablab aux
chercheurs d’emploi, les faire venir ici avec leur formateur.
Quand on cherche un job, avoir une idée de comment
fonctionnent ce genre de machines est vraiment un
atout », assure Maïté Dupont.
Un fablab, c’est aussi une communauté, des gens qui sont
là pour s’entraider, qui partagent leurs connaissances et
leurs compétences. « Entre Fablab Managers, on se rencontre
régulièrement pour échanger sur les pratiques, les
tendances, etc. », explique Maïté Dupont. « C’est un métier
encore relativement nouveau, où il est donc intéressant
de pouvoir apprendre les uns des autres. » Chaque
fablab possède un ancrage dans son quartier et des spécificités
qui lui sont propres. De plus en plus de gens sont
intéressés, et pour nos experts, le marché est donc loin
d’être saturé. À terme, l’un des grands objectifs de Nicolas
de Barquin est aussi de faire reconnaître les compétences
acquises en fablab, via des mini-certifications
octroyées par les Communautés par exemple. « Il faut
trouver un moyen d’évaluer l’expérience acquise et que le
portfolio des réalisations puisse devenir un complément,
ou même un substitut au CV. J’aimerais que la pratique en
fablab devienne quelque chose de pertinent pour trouver
un job », conclut-il. ●
Gaëlle Hoogsteyn
40 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
D.R.
׉	 7cassandra://JqiIjnumEiiWKnyo3e271mhONjpmz9uneg8ZcpnVnBw$` \©8ku׉EEmploi & Formation
Bruxelles peut jouer la carte de l’IA
Bruxelles pourrait être un pôle d’attractivité européen
en matière d’intelligence artificielle, à condition
d’accélérer la cadence. « Il faudrait également
développer des synergies entre les différents niveaux
de pouvoir et miser sur des domaines moins développés
par la Chine et les États-Unis », estiment nos experts.
B
ruxelles n’est pas forcément connue pour sa vitalité
dans le domaine de l’intelligence artificielle. En
2019, l’objectif est surtout de rattraper un retard
sur les deux locomotives mondiales dans le domaine : les
États-Unis et la Chine. « Il n’est pas trop tard pour mais il y
a une relative urgence », estime Philippe Van Impe, fondateur
et CEO de DigitYser, incubateur bruxellois spécialisé
dans les nouvelles technologies. « En 2014, nous avons
lancé un groupe de travail sur la data science et l’intelligence
artificielle. Il rassemble aujourd’hui 4000 experts et
chercheurs à travers la Belgique. »
Bruxelles ne part pas d’une page blanche. Si le microcosme
des start-ups actives dans l’IA est relativement restreint, la
capitale compte quelques fleurons, dont Collibra, start-up
spécialisée dans la data gouvernance. Citons également
Jetpack, spécialisée dans la data science, ou encore Sagacify,
qui aide les entreprises dans le développement de
l'IA. Des incubateurs spécialisés en nouvelles technologies
abritent d’ailleurs ces jeunes pousses, à l’instar de DigitYser,
installé dans le quartier Yser, au centre-ville.
DataBuzz : un vrai labo roulant
Là où Bruxelles se distingue probablement le mieux, c’est
sans doute dans la formation. « Au-delà de l’application
industrielle, Bruxelles et la Belgique en général possède
des professeurs et chercheurs très compétents dans ce
domaine, dont à l’ULB, la VUB ou encore
la KUL », avance Hugues Bersini,
professeur en intelligence
artificielle et co-directeur d’Iridia,
laboratoire spécialisé dans
ce domaine. Le mouvement
semble s’accélérer. La VUB et
Hugues Bersini (Iridia)
la Commission Communautaire
flamande viennent par exemple
de mettre à disposition un DataBuzz,
véritable laboratoire roulant équipé de nouvelles
technologies, qui circulera parmi les écoles pour permettre
aux jeunes Bruxellois néerlandophones 10 à 18 ans de se
familiariser avec les matières de haute technologie.
Au mois d’avril s’est ouverte la toute première école, gratuite,
destinée à former des personnes à l’intelligence artificielle
à Bruxelles. Pas de diplôme requis à l’entrée ! Cette
formation aura lieu chez Becode, au centre-ville, et est initiée
par la filiale belge de Microsoft. « À l’heure où je vous
parle, ce mois de mars, nous avons déjà reçu plus de 350
candidatures », s’enthousiasme Didier Ongena, General
Manager de Microsoft Belgique. « C’est plus qu’espéré ! À
terme, nous aimerions ouvrir neuf centres en Belgique et
former chaque année entre 350 et 500 personnes par an. »
AI 4 Belgium
Ce n’est pas un hasard si une formation de ce type atterrit
à Bruxelles. Les entreprises, peu importe leur domaine
d’activité, seront amenées ces prochaines années à utiliser
l’intelligence artificielle et donc à recruter. « Le deal, c’est
que les personnes formées puissent travailler chez les partenaires
de Microsoft », poursuit Didier Ongena. « Précisons
toutefois que nous ne formons pas des profils dans la
recherche et le développement. Il s’agit de personnes qui,
au terme de la formation de dix mois, pourront appliquer
l’IA dans les entreprises. »
Conscientes du retard de Bruxelles en IA et surtout du
potentiel en termes d’emploi, les responsables politiques
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 41
D.R.
© Getty
׉	 7cassandra://GVkFw7ibNsUsRHR3g1Z5kI--ZTRP8QcVrREt8Y34H9g#^` \©8kuց\©8kuՁבCט   ́u׉׉	 7cassandra://tmtOpI6sE8rCHlxjKDHtkkzPTVCyxbDSR6W4FnX3Bp8 $` ׉	 7cassandra://6QjsTlxg25V4q5AH1lOZPlEyorb9jcqBlgde49l4ZZc͊`z׉	 7cassandra://RMDgTYrsjE4PHynZXbHNbA6Ve3xaUjANWQdFiM-tuzU$` ׉	 7cassandra://rA3Yzx-mZ2yf7Op0q3ulWJhEiA_zO0XiH27dRNxqqvE;|̈͠y\©8kuaט  ́u׉׉	 7cassandra://QhetsowV0BFN1j-IH1inf0TTnwF4wz3-XyDLAQdSV4U `׉	 7cassandra://OomSTIE4A-XZkh_4w31Zikd0jYOmg2YtZdwWu6v76Yw͂`z׉	 7cassandra://8cSYgKWKZ4FWMfQKyvee5rmfrz4j3Ibc-UAfKv4ZCgc%.` ׉	 7cassandra://TKpVvaCcccTHvzOvuWFbdrrDtO-U6MGpSi17mdpRJBMͩ͠y\©8kubנ\©8kud aL9ׁHhttp://www.efp.beׁׁЈ׉Emultiplient les annonces. Le 18
mars dernier fut même dévoilé
AI 4 Belgium, un plan
fédéral dont l’idée est de
déployer plusieurs pôles de
l’intelligence artificielle, dont
la formation et le développeDidier
Ongena
(Microsoft Belgique)
ment de start-ups. « Il y a par
ailleurs une réflexion autour
du déploiement d’un bâtiment
à Bruxelles dédié à
l’IA », évoque Hugues Bersini. « Il pourrait héberger toutes
les formations doctorales du pays et pourrait faire office
d’incubateur pour les entreprises. Une centralisation au
niveau fédéral me semble indispensable, tout simplement
parce que la masse critique des docteurs et formateurs
n’est pas assez importante dans chaque université. » Avec
toutes ces nouvelles initiatives, notre capitale pourrait-elle
donc briguer le titre de « pôle d’excellence de l’intelligence
artificielle » à l’échelle européenne ?
« On peut miser sur la transition énergétique et la
mobilité »
« À l’heure actuelle, les pays européens sont plus ou
moins au même niveau », estime Philippe Van Impe, de
chez DigitYser. « Certains sont un peu
plus avancés, tous investissent
dans le développement, mais
les pays européens sont globalement
en retard par rapport
aux États-Unis et à la
Chine. » Une des solutions
qu’il évoque serait de miser
sur les applications industrielles
: « Si les Chinois sont n°
1 en intelligence artificielle,
c’est parce qu’ils ont compris
la manière de l’appliquer dans la vie de tous les jours. Ils
ont construit des robots ou encore des logiciels de messagerie
déjà utilisés aujourd’hui. En Belgique, la formation
est très développée en mathématiques ou en statistiques
mais je pense surtout qu’il faut investir dans l’application
de logiciels destinés à être utilisés, et donc mettre aussi
en place des incubateurs où les start-ups peuvent créer et
tester des applications. »
Philippe Van Impe
(DigitYser)
Hugues Bersini estime qu’il faut se concentrer sur des secteurs
de niche : « Aux États-Unis ou en Asie, les développements
en matière d’intelligence artificielle sont initiés
par des entreprises privées qui voient d’abord un intérêt
lucratif. Il y a effectivement une grosse compétition. Là où
42 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
la Belgique a certainement une carte à jouer, c’est en développant
des secteurs de compétence non trustés par les
États-Unis et la Chine. Nous avons une sensibilité sociale
et nous pouvons investir dans la mobilité et la transition
énergétique. L’IA peut aussi être développée dans le secteur
public. Le défi sera de fédérer les forces. » ●
Géry Brusselmans
L’IA pour des
diagnostics médicaux et
les investissements
On résume souvent l’intelligence artificielle
à un cerveau numérique capable de réfléchir
comme l’être humain. Les domaines
d’application les plus tangibles de l’IA sont par
exemple la messagerie intelligente, le robot
doué de sentiments ou encore le joueur d’échec
virtuel capable d’apprendre de ses erreurs.
C’est la partie émergée de l’iceberg. L’IA
occupe déjà la majorité des secteurs d’activité
et sa croissance est exponentielle depuis
quelques années. Des mastodontes comme
Google ou Amazon misent d’ailleurs des
millions de dollars dans des développements
à découvrir ces prochains mois et années.
En médecine, on pense à des systèmes
experts d’aide au diagnostic, dont certaines
machines évalueraient déjà mieux les patients
qu’un médecin ! Dans le domaine bancaire
et financier, il existe déjà des systèmes
d’intelligence artificielle capables d’évaluer
des risques liés à l’octroi d’un crédit ; en droit,
des programmes pour aider à la décision
judiciaire ou trancher des cas simples. Des
médias utilisent même des ordinateurs pour
rédiger des articles en compilant des données
ou des articles déjà publiés. « Si l’on voit le
marché de l’intelligence artificielle éclore
maintenant, c’est surtout parce que nous
avons la puissance de calcul, les algorithmes
et les données », avance Didier Ongena,
(Microsoft). « Maintenant que nous avons les
capacités, il faut du leadership. Il faut que les
dirigeants d’entreprises et le gouvernement
puissent utiliser l’IA. Si les grandes entreprises
et pouvoirs publics décident de transformer les
choses à Bruxelles, il y aura un effet domino.
Sans oublier que l’intelligence artificielle est
indispensable pour la compétitivité future des
entreprises. »
D.R.
׉	 7cassandra://RMDgTYrsjE4PHynZXbHNbA6Ve3xaUjANWQdFiM-tuzU$` \©8ku׉EEmploi & formation
La formation en alternance,
un excellent outil de recrutement
Recruter du personnel qualifié. Investir dans la
formation d’un jeune et bénéficier de son savoir-faire
en retour. Être accompagné et soutenu financièrement
dans cette action citoyenne. Trouver la perle rare et
vouloir la garder. Avec la formation en alternance, tout
cela devient possible.
(Coproduction)
A
ujourd’hui, quand on parle de compétences, on parle
non seulement des compétences techniques (les savoirs),
mais aussi des savoir-faire et des savoir-être.
Être capable de solidarité, avoir l’esprit d’équipe, savoir respecter
un cadre… sont autant d’aspects nécessaires à l’intégration
et à la réussite professionnelle. Ces différentes dimensions
sont inscrites dès le départ dans le dispositif de
formation en alternance, et c’est là l’une des grandes forces
de cette formule d’apprentissage. D’une part, grâce au temps
de formation en entreprise et, d’autre part, parce que les formateurs
sont tous des professionnels en activité.
Dans certains secteurs (notamment la construction, la coiffure
et la boucherie), les entreprises ont de plus en plus de
mal à recruter du personnel qualifié de qualité. C’est entre
autres ici que le rôle essentiel de la formation en alternance
prend tout son sens. En effet, ce dispositif permet aux apprenants
d’acquérir pendant trois ans les compétences liées au
métier, mais aussi des compétences spécifiques liées à la vie
de l’entreprise. Pour une entreprise, engager un apprenant en
alternance, c’est avoir l’opportunité de le former à ses propres
besoins à un coût très faible, et de bénéficier en plus d’un
soutien octroyé par les pouvoirs publics.
Une réponse à la problématique des métiers en
pénurie
Aujourd’hui, près de 80 métiers sont identifiés comme critiques
ou en pénurie. La formation en alternance est une réponse
à cette problématique. Toutefois, pour que cela fonctionne,
il faut que les entreprises jouent le jeu. Il est important
de développer des accords avec les secteurs afin qu’ils soutiennent
les organismes de formation et inversement. Il y a
parfois des freins par rapport au temps nécessaire pour encadrer
un jeune, mais à long terme, le jeu en vaut la chandelle.
D’autant que l’on ne ‘place’ pas un apprenant en alternance
Vincent Giroul (à gauche) et Emmanuel Baufayt
comme ça. L’entreprise est soutenue tout au long du parcours
de l’apprenant, aussi bien sur les aspects administratifs que
dans l’accompagnement pédagogique.
Le système de la formation en alternance est encore un peu
méconnu des entreprises bruxelloises. C’est dommage car
cette logique de formation répond vraiment à leurs attentes.
Dans notre pratique, nous échangeons beaucoup avec les
entreprises pour connaître leurs besoins, anticiper les évolutions
des métiers et adapter notre offre en fonction. Une
autre force de la formation en alternance est de pouvoir
mettre sur pied des nouvelles formations assez rapidement
pour répondre aux besoins de demain. Par ailleurs, 80 % des
diplômés de la formation en alternance trouvent un emploi
durable dans les 6 mois dans le secteur d’activité auquel ils
ont été formés. Cela révèle un niveau de qualité à la sortie qui
est vraiment valorisé par les employeurs eux-mêmes.
Actuellement, l’efp collabore avec 3.000 entreprises partenaires
et souhaiterait élargir encore ce réseau. Plus il y aura
d’entreprises prêtes à accueillir des apprenants, plus ce
mode de formation pourra se développer. Le challenge sera
de réussir à mobiliser les plus grosses structures, qui sont
actuellement un peu absentes du dispositif de formation en
alternance. C’est du win-win pour les jeunes et pour les entreprises.
Par ailleurs, former un jeune, c’est aussi une action
citoyenne et un engagement pour l’avenir. L’appel est donc
lancé. ●
Vincent Giroul, Directeur de l’efp
Emmanuel Baufayt, Conseiller Chef de service de la
formation professionnelle
Info :
www.efp.be
❙ 43
© Getty
׉	 7cassandra://8cSYgKWKZ4FWMfQKyvee5rmfrz4j3Ibc-UAfKv4ZCgc%.` \©8ku؁\©8kuׁבCט   ́u׉׉	 7cassandra://tmbespspnktbqBban8j1XOdvdnTdJ9yp-DNlQI8AJQ0 GZ`׉	 7cassandra://rk3jqdP-62q45j_ZY-KDDXhPwLDtPBBoAX86Mafv1p0}`z׉	 7cassandra://8atrcrTod5OTXh88VejU3u8jK51D9YsQ2JTyResFnT4#q` ׉	 7cassandra://txtwv_qlWNTPxMucdlmh52IDU6UkNL6_L8LLh_KisJgͺ3 ͠y\©8kueט  ́u׉׉	 7cassandra://FJlIWzBfoOkY0_9fj9XQFy2RpDY8V22koitgoBIYni4 7`׉	 7cassandra://abisjwyuKZgNNBtKqyvFO3jBXUvZtZThnqTphu3bfhg͑`z׉	 7cassandra://SheZXe1iTWKGYoAhQTlumeuBIFsvCZ5bEsCs1kw70go&` ׉	 7cassandra://lxAE2mCwbAiMK-_H1qpWXM-wOMLCBZatrpiZssyhPgU͠y\©8kufנ\©8kuj L59ׁH -http://www.fondation-enseignement.be/node/262ׁׁЈנ\©8kui ̈9ׁHhttp://www.story-me.beׁׁЈנ\©8kuh ̨9ׁHhttp://www.entrapprendre.beׁׁЈ׉EEmploi & Formation
Fondation pour l'Enseignement :
cinq années de rencontres
école-entreprise
Le 28 avril, pour ses cinq ans d'existence, la Fondation
pour l'Enseignement organisait à Flagey une séance
académique intitulée « S'Entreprendre à l'École ».
Tous ses partenaires y étaient présents : pouvoirs
organisateurs de l'enseignement en Communauté
Wallonie-Bruxelles, enseignants, fondations amies,
association et bien entendu des représentants des
entreprises (dont Beci, membre fondateur).
transversales sont celles qui permettent de se réaliser au
travail, avec les collègues, autour d'un projet commun. »
O
n y a notamment abordé le Pacte d'Excellence avec
Laurent de Briey, chef de cabinet de la Ministre de
l'Education Marie-Martine Schyns, les bonnes pratiques
et parcours de formation écoles-entreprises, avec les
points de vue académiques, d’entrepreneurs et d'acteurs
dans les projets soutenus par la Fondation.
Pacte d'Excellence
« La Fondation pour l'Enseignement, c'est la rencontre des
employeurs et des écoles », nous a confié en aparté Olivier
Remels, secrétaire général de la Fondation, pour qui
le Pacte d'Excellence fut l'un des plus gros dossiers des
dernières années. « Si les PO, les parents et syndicats se
mettent d'accord sur une feuille de route, alors la Fondation
se rend disponible pour faire avancer les travaux, apporter
son expertise là où c'est nécessaire. Elle ne soutient pas
forcément tous les aspects du Pacte, mais bien ce qu'ont
décidé les acteurs comme un équilibre global. Par exemple,
elle ne s'exprime pas sur la durée du tronc commun jusqu'à
15 ans, qui fait polémique. »
La Fondation a également apporté un certain nombre d'éléments
concrets, souligne Olivier Remels : « Notamment
en termes de renfort des savoirs de base, d'esprit d'entreprendre,
de formation continue des enseignants... L'objectif
est aussi de permettre une meilleure employabilité des
jeunes. Attention, nous ne faisons pas de ‘l'adéquationnisme’.
Nous ne voulons pas former de bons petits soldats
pour remplir les usines, au détriment de la formation et de
la culture générales. Au contraire, nous voulons que chaque
jeune puisse s'épanouir durablement. Les compétences
44 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
La révolution numérique à l'école
Il faut donc renforcer ces compétences transversales, notamment
la culture générale des métiers et du numérique.
« Le recours au numérique a de multiple facettes : comme
sujet pédagogique, comme accès à l'information, comme
support pédagogique (tableaux numériques, tablettes,
smartphones...) ; et enfin, c'est un support à la gouvernance
et à la simplification administrative dans l'enseignement. À
l'instar des plans de pilotage qui autonomisent et responsabilisent
les écoles. »
Car dans le monde du travail, on n'échappe plus au digital, y
compris au-delà des métiers qui lui sont propres. « De plus
De gauche à droite : le secrétaire général
de la Fondation Olivier Remels, le nouveau
président Thierry Castagne et son
prédécesseur Luc Willame.
Thierry Castagne
succédera à Luc Willame
À l'occasion de cette journée académique, le
président de la Fondation pour l'Enseignement,
Luc Willame, a dressé un discours inaugural
en forme de bilan de ces cinq ans d'activités.
Mais c'était aussi un discours d'adieu : il a
annoncé que Thierry Castagne, ex-président
d'Agoria et CEO de Technifutur, lui succédait.
Luc Willame continuera toutefois à siéger au
CA.
׉	 7cassandra://8atrcrTod5OTXh88VejU3u8jK51D9YsQ2JTyResFnT4#q` \©8ku׉ETrois projets-pilotes
soutenus par la
Fondation
en plus, les autres métiers sont transformés par le numérique
: menuisier, cariste, conducteur de chantier, etc. La
Fondation insiste beaucoup sur ce point et s'est ainsi associée
avec l'ASBL EducIT, pour former des pédagogues, des
professeurs et impliquer les élèves. C'est l'objet du projet
‘Rentrée Numérique‘, qui sera lancé en septembre dans une
demi-dizaine d'écoles. »
Former et informer
Autre angle d'attaque : informer les élèves sur les possibilités
de carrières et de formations. « Le futur tronc commun
est pluridisciplinaire et doit permettre aux élèves de
se construire un parcours personnel positivement orientant.
Il faut donc investir dans l'information pertinente sur les filières
et métiers. Le passage du général vers le qualifiant ne
doit plus être ressenti comme une relégation. Les enfants
auront l'occasion de maturer leur choix après avoir touché
aux formations techniques, technologiques, numériques... »
Et l'esprit d'entreprendre dans tout cela ? C'est avant tout
apprendre à apprendre, un précepte validé dans des initiatives
comme Cokleeco et Story-me, soutenues par la
Fondation. « Les enseignants et les élèves seront acteurs
de leurs compétences : créativité, travail en équipe. Sans
oublier les plans de formation continue en entreprise pour
les enseignants, tel le projet-pilote Entr'Apprendre (voir encadré,
ndlr). »
Les entreprises : plus que des partenaires
La Fondation pour l'Enseignement ne travaille pas en vase
clos : elle est avant tout un lieu d'échange entre employeurs,
écoles, associations et experts, dont les initiatives sont soutenues
financièrement par des acteurs philanthropiques.
« En cinq ans, nous avons bien travaillé », conclut le secrétaire
général de la Fondation. « Mais cela reste un défi de
faire correspondre offres et manières d'enseigner avec les
besoins des employeurs et l'épanouissement des élèves...
et futurs salariés. Nous insistons tout particulièrement sur
l'importance de l'implication des entreprises dans nos travaux.
Nous comptons sur elles pour continuer à soutenir ces
initiatives citoyennes. »
Cédric Lobelle
5 ans
Entr'Apprendre : les enseignants en stage en
entreprise. Entr'Appprendre est un programme de
formation continue lancé en 2015, coordonné avec
l'IFC (Institut de la Formation en Cours de Carrière)
et les instituts de formation continue des différents
réseaux d'enseignement francophone. Il permet aux
enseignants du secondaire qualifiant d'effectuer des
stages en entreprise afin de mieux appréhender
le métier et le milieu professionnel auxquels ils
préparent leurs élèves. Ces derniers pourraient
d'ailleurs y effectuer eux-mêmes un stage. Plus de
300 enseignants y ont déjà participé ; 25 entreprises
de l'industrie technologique, de l'économie, des
sciences appliquées, de la construction et de
l'hôtellerie-alimentation font partie du programme.
Info : www.entrapprendre.be
Story-me : développer ses compétences
entrepreneuriales. Projet-pilote de trois ans
destiné aux élèves de l'enseignement technique et
professionnel de la Région bruxelloise, Story-me
a été lancé en septembre 2017 par huit acteurs
philanthropiques et onze associations. Il propose de
développer les compétences entrepreneuriales des
élèves (prise d'initiatives, créativité, persévérance,
esprit d'équipe…) en les faisant travailler sur un
projet selon les méthodes de pédagogie active. Dix
écoles bruxelloises y participent en 2018-2019, pour
2.000 élèves impliqués, ainsi que 120 directeurs et
enseignants qui ont déjà été spécialement formés.
Info : www.story-me.be.
Cokleeco : repérer les meilleures pratiques écoleentreprise.
Sous le nom très champêtre Cokleeco
(building COmmon KnowLEdge between Education
and COmpany) se déploie un programme européen
Erasmus+ qui vise à repérer les bonnes pratiques
régissant les relations entre écoles qualifiantes et
entreprises. Créé à Lyon en 2016, il doit notamment
aider à améliorer l'employabilité et l'esprit
d'entreprendre des futurs diplômés. La Belgique
y participe avec l'Espagne, l'Italie, la France et la
Pologne. La Fondation pour l'Enseignement est un
des partenaires. En mai 2018, plus de 45 « bonnes
pratiques » avaient déjà été mises en commun. Et
en novembre 2018, un parcours de formation pour
enseignants a aussi été co-construit, activant des
initiatives locales dans les pays participants.
Infos : www.fondation-enseignement.be/node/262
❙ 45
׉	 7cassandra://SheZXe1iTWKGYoAhQTlumeuBIFsvCZ5bEsCs1kw70go&` \©8kuځ\©8kuفבCט   ́u׉׉	 7cassandra://V7A-JMilw6HAm9CHPg_nDx-7cgI4u4-84XccBx9_bxI w`׉	 7cassandra://uirhgVlYWIdLZSIhpEZte91Bp6iZsyQSqWZjy8vahmc͚G`z׉	 7cassandra://IpwXjFObjiDnAjJwQQDYIBXXu-Fe6UbN2s07aUVzHYY*` ׉	 7cassandra://FTtC5HWaikBWb6ywrUhIQw4gcRNhPqo_s_Aviwv-CSs \p͠y\©8kuqט  ́u׉׉	 7cassandra://0E7acTztPPKgfegrTErln2_j4JjRQKeRX9s6iTl6Rrg ` ׉	 7cassandra://-SL2f4FWqZNUd91egd7GeBT96AiiC25_kSCl1YBOqik͆`z׉	 7cassandra://fhEu81007xK34D6vX6CWOP1hGj69uHCgjMq3wmFBUFg#` ׉	 7cassandra://JQwRhx9Jn8wbTiz5K1dbrxphQWpyVEmwuqtbXcwKtRcͩ6͠y\©8kur׉EEmploi & formation
Intelligence culturelle et collaboration
La diversité de Bruxelles se retrouve
dans le personnel des entreprises.
Faut-il former les cadres à la collaboration
par-delà les cultures ?
Comment respecter d’autres cultures sans
compromettre les activités ?
Deux experts se penchent sur ces questions.
B
ien des entreprises sous-estiment l’impact des différences
culturelles sur le travail, selon Marco Hellemans,
un expert en communication interculturelle qui
encadre des expatriés, des managers et leurs équipes. « Ces
différences sont sources de malentendus, voire de chocs
culturels, de conflits et d’erreurs. Dans notre monde globalisé,
la diversité concerne autant votre personnel que votre
clientèle. D’où la nécessité de développer une intelligence
culturelle. »
Marco Hellemans insiste, en tant que coach, sur le lien avec
l’éducation : « Cette éducation est le système d’exploitation
de votre cerveau. Elle fonctionne à l’arrière-plan et vos réactions
spontanées proviennent de ce subconscient. Elles
semblent logiques et universelles, mais c’est un leurre. Si
pour vous, le contraire de la mort, c’est la vie, pour un Asiatique,
c’est la naissance. Le temps des Occidentaux est rectiligne,
celui des Asiatiques est circulaire. Les Chinois et les
Japonais apprennent dans l’enfance qu’ils ont deux yeux et
deux oreilles, mais seulement une bouche. Dès lors, ils regardent
et écoutent beaucoup, mais parlent peu. Ils réfléchissent
avant de parler et se taisent parfois durant un dialogue
pour réfléchir à la réponse. »
L’intelligence culturelle, c’est de la compréhension pour les
différences. Marco Hellemans préfère le terme ‘smartotype’ à
celui de ‘stéréotype’, qui généralise et dénigre. L’identification
et l’analyse objective des différences culturelles pertinentes
aboutissent à des ‘smartotypes’ utiles. « L’objectif consiste à
respecter certains codes sociaux et à les synchroniser avec
d’autres, pour faire preuve de respect. C’est comme lors
d’une fusion d’entreprises : on garde les meilleures pratiques
de chacune. La même méthode peut s’utiliser au sein d’une
équipe diversifiée. Si vous faites preuve d’ouverture, les collègues
auront tendance à faire de même. Après tout, la devise
de la Belgique, c’est ‘L’union fait la force’. »
Un langage commun
Houssein Boukhris est formateur et consultant en gestion de
la diversité et communication interculturelle. Il déclare que
la diversité est enrichissante si on permet aux gens d’être
eux-mêmes, sans que cela ne perturbe la collaboration et
les performances. Il reconnaît toutefois que des malentendus
peuvent surgir lorsqu’on met côte à côte des gens de
cultures différentes. « Je constate surtout des problèmes de
communication quand il n’y a pas de langue commune, que
ce soit le français ou le néerlandais. Spontanément, les gens
parlent leur propre langue avec des gens de leur pays ou
région, mais c’est frustrant pour les autres, qui se sentent
exclus et qui considèrent à raison que c’est un manque de
respect. Veillez donc, pendant les heures de travail, à parler
une langue que tout le monde comprend. »
L’interprétation des normes et valeurs est une autre source
de frictions. « Prenons l’exemple des dames qui se sentent
discriminées lorsqu’un musulman très conservateur les sa46
❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
© Getty
׉	 7cassandra://IpwXjFObjiDnAjJwQQDYIBXXu-Fe6UbN2s07aUVzHYY*` \©8ku׉Elue sans vouloir leur serrer la
main », explique Boukhriss.
« Une femme émancipée y
voit un manque de respect,
alors que l’homme la salue
aimablement, mais préfère
ne pas donner la main par
Houssein Boukhris
respect pour la femme, et plus
particulièrement sa propre
épouse. »
Les mêmes règles du jeu
Comme son collègue Hellemans, Houssein Boukhriss estime
qu’une bonne compréhension des autres cultures, religions
et contextes est indispensable pour décider si on accepte ou
non un certain comportement. Les chefs d’équipe doivent
évaluer correctement les raisons pour lesquelles des collaborateurs
s’énervent. Cherchons le juste milieu : prendre en
compte les gens, sans compromettre le travail. M. Boukhriss
insiste sur le professionnalisme. « Dans la vie privée, vous
décidez qui vous fréquentez, mais au travail, vous ne pouvez
pas choisir vos collègues. Vous êtes payé pour collaborer,
ce qui implique du respect mutuel. La loi stipule que vous
n’avez pas le droit de harceler, d’intimider ou de discriminer
des collègues en raison de leurs différences. »
Le formateur souligne aussi la nécessité de limites claires.
« Les collaborateurs sont loyaux et satisfaits s’ils se sentent
respectés dans ce qu’ils estiment important. Mais ce respect
doit être réciproque. Les membres d’un club doivent
respecter les règles du jeu. En entreprise, il faut respecter
le règlement intérieur et les prescriptions légales en matière
d’hygiène et de sécurité. Certaines entreprises exigent
la neutralité en matière de religion et d’idéologie lorsque
leurs collaborateurs entrent en contact avec les clients. Certains
travailleurs se sentent parfois brimés, parce qu’ils ne
peuvent par exemple pas porter le foulard. Veillez par ailleurs
à ce que la continuité des activités ne soit pas compromise.
Si vous employez beaucoup de collaborateurs musulmans,
vous ne pouvez pas leur offrir à tous au même moment des
congés pour l’une ou l’autre fête religieuse. »
Le bandana de l’entreprise
L’organisation qui voit s’accroître sa diversité interne peut
adapter progressivement sa culture à la nouvelle situation.
Comme le dit M. Boukhriss, « Certaines entreprises prévoient
un espace de prière et autorisent la prière durant les pauses.
En accordant cela aux musulmans, vous suscitez leur bonne
volonté. Je citerai encore Ikea et quelques grandes entreprises
de nettoyage qui proposent des foulards de type bandana,
pas trop voyants et assortis à l’uniforme. Les collaboratrices
concernées sont contentes que leur chevelure soit
couverte, tandis que les clients remarquent à peine qu’elles
portent le foulard. »
Le patron peut considérer comme refus de travail des musulmans
qui s’esquivent durant les heures ouvrables pour
aller prier. « Le collaborateur n’a dans ce cas pas le droit de
se plaindre », estime M. Boukhriss. « Cela s’applique aussi au
musulman qui travaille en boucherie et qui doit s’occuper de
la découpe de viande de porc. Soit il l’accepte, soit il conclut
que cet employeur ne lui convient pas. »
Un oui qui n’en est pas un
Imaginons que vous ayez une équipe de projet d’origines
multiples : des Belges de souche et des personnes d’origines
africaine et asiatique. Ces personnes ont des conceptions
différentes du temps. Marco Hellemans cite l’exemple d’une
formation UCM pour des non-Européens qui veulent lancer
une entreprise en Belgique. « Les formateurs étaient d’ici,
tandis que les clients étaient surtout originaires du Maroc
et du Congo. Les formateurs ont constaté que les Congolais
cherchaient constamment des prétextes pour éviter d’établir
un plan d’affaires. J’ai expliqué que cela n’avait rien à voir
avec de la paresse ou de la mauvaise volonté. Les Congolais
ne savent pas ce qu’ils vont faire la semaine suivante et a
fortiori, ce qu’ils doivent mettre dans un plan d’affaires. Dès
lors, lorsque les formateurs ont expliqué au préalable qu’il
est malheureusement nécessaire ici de réfléchir à ce que l’on
veut atteindre dans l’avenir, les choses sont devenues plus
faciles. »
M. Hellemans attire aussi l’attention
sur la vision plus systématique
qu’ont les Asiatiques.
Ils veulent à tout moment
garder une vue d’ensemble
du contexte dans son entier.
« Lorsqu’on donne un
briefing à un Asiatique, il ne
suffit pas de dire que le travail
doit être terminé pour le
lendemain. Il faut aussi expliquer
les antécédents du dossier
et ce qui devra encore se
faire par la suite. Il faut enfin préciser les conséquences d’une
exécution tardive. Un Asiatique n’admettra jamais qu’il n’est
pas au courant, parce que cela équivaut à perdre la face. Il ne
dit jamais non (ce mot n’existe même pas en mandarin). Et
lorsqu’il dit oui, cela ne veut pas dire qu’il est d’accord, mais
qu’il a entendu. Il faut pouvoir décoder ce genre de choses
pour travailler avec eux. » ●
Marco Hellemans
Peter Van Dyck
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 47
D.R.
D.R.
׉	 7cassandra://fhEu81007xK34D6vX6CWOP1hGj69uHCgjMq3wmFBUFg#` \©8ku܁\©8kuہבCט   ́u׉׉	 7cassandra://CyrR8UWyXD3EwKjaeMXzwaACpmIHuiM55WY92zVVz-E c`׉	 7cassandra://OT5SpExrKgKBYFLXGtGsP1MaveR5L5OsX8VVWsNIlJE`z׉	 7cassandra://QcFU5NjoMGj_YjChpdHVaINcOAJiUOI7ybbJNAH8-Ag#z` ׉	 7cassandra://XFIDvqoQhafCMIeSovf1rDA1AuKsun3t7KKoOK6ROgQ ͠y\©8kutט  ́u׉׉	 7cassandra://qVuh07t4E9BZxpUwGJAaAphdylBbmWSz5GOnw7-DwQc ` ׉	 7cassandra://-M3aBLN3N7_aIpDNdTtYSVwRYqNGlC_SzjvygymFbJÝ`z׉	 7cassandra://DzenviUviALiNL7RyqZyA7FatxqwGf4a3NIYXGr0P1M$(` ׉	 7cassandra://ZztRqqxA0CEUp3L-Sksv0AeHZ7cT_77xExNVZ5rABxoͼ͠y\©8kuuנ\©8ku 9ׁHhttp://www.hub.brׁׁЈנ\©8ku  Y9ׁHhttp://hub.awׁׁЈנ\©8ku CQ9ׁHhttp://hub.awׁׁЈנ\©8ku XW9ׁHhttp://hub.brׁׁЈנ\©8ku~ V]9ׁHhttp://hub.awׁׁЈנ\©8ku} K=K9ׁHhttp://hub.awׁׁЈנ\©8ku| =T9ׁHhttp://hub.brׁׁЈנ\©8ku{ kf	.9ׁHhttp://hub.awׁׁЈ׉EEntreprendre
Revenus en droits
d’auteur : quelles
opportunités ?
La Belgique a adopté en 2008 une fiscalité favorable sur les revenus de droits
d’ auteur perçus par une personne physique. Ce nouveau régime s’applique
aussi bien aux artistes qu’aux autres professionnels créatifs (journalistes,
traducteurs, informaticiens, etc.). Vu son attractivité, certains abus ont été
constatés, que le fisc s’applique à combattre. Il convient donc d’être prudent
afin d’éviter un amer redressement fiscal. Juriste spécialisé en la matière, Don
Cassiers, de l’agence de services juridiques GOlegal, nous éclaire.
Que recouvre le droit d’auteur ?
Le droit d’auteur couvre tant des droits patrimoniaux pouvant
être cédés et monétisés que des droits moraux tels
que le droit au nom. Ces droits naissent automatiquement
et sans formalité dès qu’une création originale (qui
est marquée de l’empreinte de son créateur) est mise en
forme, c’est-à-dire perceptible par la vue, l’ouïe ou le toucher.
Sont notamment couverts : une chanson, un texte,
un programme informatique, un logo ou un site internet.
Une partie de ce que gagne une personne physique peut,
via un contrat de concession de droit d’auteur, être considérée
comme des redevances de droits d’auteur et non du
revenu professionnel, et bénéficier d’une fiscalité adoucie.
Sous quelles conditions est-il possible de profiter
de ce régime ?
A priori, tout auteur peut s’en prévaloir. Sur le fond cependant,
il existe deux conditions à prendre en compte. Les revenus
d’une part : si ceux-ci sont trop faibles, l’optimisation
de leur imposition a peu de sens. La créativité d’autre part :
une dose certaine de créativité est indispensable pour justifier
l’utilisation de ce régime. Certaines activités ne comportent
d’évidence aucun droit d’auteur, mais la distinction
est parfois subtile ; ainsi, ce n’est pas parce que deux personnes
écrivent 10 pages de texte qu’elles méritent toutes
deux des droits d’auteurs ou au même degré d’intensité : la
créativité présente dans les pages d’un écrivain n’est pas
celle de la notice d’un médicament. En pratique, l’intérêt du
régime peut se confirmer lorsqu’un revenu existe, même
s’il est mineur, à condition que la part de créativité soit,
48 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
elle, importante ; à l’inverse, il est possible de l’envisager
pour un profil avec une créativité marginale mais disposant
de revenus significatifs (exemple : le commercial d’un
hedge fund). Entre les deux, nous trouvons des profils très
variés tels que CEO, journalistes, programmateurs informatiques,
spécialistes en marketing, chefs de projets...
Quels sont les points de vigilance pour s’assurer
que l’optimisation se fasse en toute légalité ?
D’abord, il est indispensable de s’assurer d’une évaluation
rigoureuse, personnelle et sur mesure de sa propre créativité.
Cette phase préalable permet, en cas de contrôle fiscal,
de démontrer comment les prestations couvertes par
le droit d’auteur ont été identifiées et valorisées. Ensuite,
il y a la possibilité de demander un ruling au Service des
Décisions Anticipées du fisc : dans quelques cas, il peut
être intéressant de demander la validation anticipative du
contrat. Cela a pour avantage d’apporter une sécurité élevée
– pas absolue – mais a pour triple inconvénient de coûter
plus cher, de prendre du temps et de donner l’occasion
au fisc de raboter l’avantage fiscal que le contrat contient.
Enfin, il y a l’appel aux services d’une agence comme la
nôtre qui maîtrise la législation et la jurisprudence relative
et en fait une application raisonnable. Sans vouloir faire
une publicité excessive pour nos services, je puis dire que
c’est le meilleur compromis entre la rentabilité et la sécurité
juridique. ●
Info :
https://golegal.be
Didier Dekeyser
© Getty
׉	 7cassandra://QcFU5NjoMGj_YjChpdHVaINcOAJiUOI7ybbJNAH8-Ag#z` \©8ku׉EEntreprendre
Les premiers hub.awards
distingueront
les entreprises bruxelloises
L’Agence bruxelloise pour l’Accompagnement de
l’Entreprise, hub.brussels, vient de lancer les hub.awards
qui vont récompenser six entreprises bruxelloises dans
différentes catégories. Présentation par la directrice
générale, Isabelle Grippa.
Le 20 juin prochain, seront remis à Bozar les premiers
hub.awards. De quoi s’agit-il ? « Ce sont, en
quelque sorte, les prix qui succèdent aux Brussels Best
Exporters organisés auparavant par Brussels Invest &
Export. La dernière édition s’est déroulée en 2017. Nous
avons décidé de les relancer en élargissant le nombre de
récompenses. Ils seront décernés par hub.brussels qui est
le fruit de la fusion d’Atrium, de Bruxelles Invest & Export
et d’Impulse. L’agence représente au total 320 personnes
– dont un quart au sein des bureaux d’attachés économiques
et commerciaux répartis partout dans le monde
– qui sont au service des entrepreneurs et de l’entreprise
durant tout son cycle de vie. L’organisation et la remise
des hub.awards ont un double but : valoriser les entreprises
bruxelloises et profiter de l’événement qui prendra
place dans la grande salle Henry Le Bœuf pour présenter
l’étendue de notre offre pour les entreprises bruxelloises. »
Six catégories ont été retenues, quelles sontelles
? « Start, Grow, Invest, Export (biens et services) et
un grand prix du public. Start s’adresse aux entreprises
qui viennent de se lancer et qui ont moins de trois ans
d’existence ; Grow aux entreprises qui ont plus de trois
ans d’existence ; Invest concerne les investisseurs étrangers
qui se sont établis à Bruxelles ; Export récompense
les sociétés exportatrices et se divise en deux prix : un
pour les biens et un pour les services. Enfin, un grand prix
sera également décerné par un vote du public. En ce qui
concerne les 5 autres prix, c’est un jury composé d’acteurs
bruxellois tant privés que publics liés au monde de l’entreprise
qui choisira. L’appel à candidatures a été officiellement
lancé le 16 avril et se clôture le 22 mai. »
Quelles sont les critères pour participer à cette
première édition ? « D’abord être une PME qui a son
siège social à Bruxelles, sauf pour le prix Invest qui
s’adresse à tout type d’entreprise ayant un siège d’exploitation
à Bruxelles. Ensuite, il y a également des valeurs
qui sont mises en avant. Nous souhaitons valoriser des
entreprises qui prônent une consommation éthique, durable
et locale. On peut aussi mentionner qu’elles doivent
présenter un caractère original et/ou innovant. Plus globalement,
il convient qu’elles répondent aux quatre valeurs
que sont l’innovation, l’audace, l’inspiration et l’ancrage
bruxellois. »
Pouvez-vous un peu plus détailler ces quatre valeurs
? « L’innovation est perçue au sens large et vise tout
ce qui peut impacter la société d’un point de vue environnemental,
social ou technologique. L’audace concerne
plus spécifiquement des PME qui affichent une vision, un
positionnement alternatif, qui prennent des risques. Le
caractère inspirant a pour objectif de soutenir des projets
et des business models porteurs, notamment dans le
caractère durable et/ou éthique de leur activité. Enfin, il
s’agit évidemment de promouvoir l’image de Bruxelles et
de contribuer à son développement socio-économique. »
C’est finalement l’objectif de ces hub.awards ?
« En effet, d’une part, nous exposons des success stories
bruxelloises et valorisons au travers de ces prix nos entreprises
; d’autre part, nous mettons l’accent sur l’image
internationale de Bruxelles et ses atouts susceptibles
d’attirer de potentiels investisseurs. Ces prix visent à
maximiser la visibilité des lauréats et plus largement des
entreprises bruxelloises auprès des Bruxellois et Bruxelloises
mais également au-delà. » ●
Info :
www.hub.brussels/hubawards2019
Guy Van den Noortgate
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 49
׉	 7cassandra://DzenviUviALiNL7RyqZyA7FatxqwGf4a3NIYXGr0P1M$(` \©8kuށ\©8ku݁בCט   ́u׉׉	 7cassandra://PMnf3k1LfV3yrByKg9tgbqiQs-LvL6Knc-lTB4aY6YQ &`׉	 7cassandra://pzcVutr1fQmQkQqcdFcyXIaL4OmhKBQ2fEo1-7V72lE=`z׉	 7cassandra://KxC-WeZWZpzt2pRCFmESl80L1lv4s4CsBAq44nA64MA$
` ׉	 7cassandra://IHPBDhLw4xVa36WwxSUjRWbaQBmU9n7I4kROCCglfxE͵͠y\©8kuwט  ́u׉׉	 7cassandra://Ht7wDNlgFy0xhMG1Ilj2JDRaQzwhy0XA_m-0508fO9k %`׉	 7cassandra://M1H6vpV_aqKbH_v9dh2bluKDlklxcYUJ1SSyC5XVSTUvf`z׉	 7cassandra://W-Y8yG-mkakY6oZ9Hu8mNedJrljz7suJvo42GoddcIA(Q` ׉	 7cassandra://yZjazl7O-UbC5TytuwrixF5zxAxsCsCwRmnNCiSh6Q4 e͠y\©8kuyנ\©8ku <9ׁHhttp://cartesolaire.brׁׁЈ׉ETransition
Le diesel,
coupable de tous
les maux ?
Longtemps promu comme le meilleur choix
environnemental et économique, le moteur diesel est
devenu le « vilain », à l’aune de son impact sur la qualité
de l’air. Plus de 250 villes européennes, dont Bruxelles,
imposent aujourd’hui des restrictions à la circulation de
certains véhicules diesel, voire essence. Certains pays
envisagent même, à terme, d’interdire leur vente.
Si l’on veut comparer essence et diesel, il faut tenir compte
à la fois du rendement moteur et de la consommation spécifique.
Le rendement moteur traduit le rapport entre la quantité
d’énergie produite par la combustion du carburant et la
quantité d’énergie mécanique qui en résulte. À cet égard, le
fonctionnement des moteurs diesel et essence diffère : dans
les moteurs essence, le mélange air-carburant est injecté à
basse pression et allumé par une étincelle. Dans les moteurs
diesel, la combustion est enclenchée par l’injection d’air à
haute pression, dont la surchauffe provoque l’ignition du carburant.
Le rendement est bien meilleur pour le diesel : 42 %,
contre 35 % pour l’essence.
En termes de consommation spécifique également, l’avantage
est au diesel, dont la consommation est de 20 à 30 %
inférieure à celle d’un moteur essence, à cylindrée égale. Les
émissions de CO2
par km sont donc aussi inférieures à l’essence,
de 15 à 25 %.
Pollution
Mais si les moteurs diesel sont plus performants en termes
de rendement, de consommation et d’émissions de CO2
, où
est le problème ? C’est que le diesel produit beaucoup plus
de particules fines et d’oxydes d’azote (NOx) : des molécules
nocives, dont certaines sont de puissants gaz à effet de serre.
D’où l’obligation d’équiper ces moteurs d’un filtre à particules
et d’une vanne EGR. L’entretien régulier de ces systèmes est
essentiel pour qu’ils restent efficaces et limitent les émissions
nocives. Cela dit, les moteurs essence modernes, à injection
directe, rejettent également des particules fines. D'où l'obligation
prochaine de monter des filtres également sur ces
moteurs.
P
our l’heure, l’essence a le vent en poupe et les ventes
de diesel diminuent constamment. Mais qu’en est-il
exactement de leurs performances environnementales
comparées ? Et quelles sont les principales différences entre
ces deux carburants ?
Diesel et essence sont issus d'un processus de raffinage du
pétrole. Leur combustion, notamment dans les moteurs de
nos véhicules, est responsable d’environ 30 % des émissions
de gaz à effet de serre bruxelloises, et presque un quart des
émissions européennes. Précisons qu’il existe aussi du diesel
synthétique, produit à partir de biogaz, de gaz naturel,
de charbon, de biomasse gazéifiée ou d’autres matières végétales.
Ainsi, la consommation de biocarburants dans les
véhicules diesel a absorbé environ 46 % de l'huile de palme
utilisée dans l’UE en 2015.
Alors, faut-il bannir le diesel ? Pas si simple... Selon les objectifs
poursuivis, le diesel peut s’avérer un meilleur choix que
l’essence. Les alternatives électriques, hybrides ou autres
sont de plus en plus nombreuses et accessibles, mais il reste
du chemin avant qu’elles se généralisent. Le choix reste limité
pour les utilitaires (camions, tracteurs...) et les infrastructures
de recharge ne sont pas encore disponibles à grande échelle.
Les recherches se poursuivent pour développer de nouveaux
carburants performants et moins polluants. Par ailleurs, les
nouvelles normes européennes (Euro VI et Euro VId) limitent
strictement les émissions de NOx et suies. In fine, la solution
aux défis environnementaux ne se réduira pas à l’interdiction
de l’un ou l’autre type de carburant. Il s’agira plutôt de choisir
un mix des meilleures technologies disponibles en fonction
des besoins et usages, et surtout d’un profond changement
des comportements. ●
Laura Rebreanu
Sustainable Development Coordinator Beci
lr@beci.be ; T +32 2 643 78 26
50 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
׉	 7cassandra://KxC-WeZWZpzt2pRCFmESl80L1lv4s4CsBAq44nA64MA$
` \©8ku׉E BRUXELLES A DE L’OR
PLEIN LES TOITS !
Combien pourraient rapporter
des panneaux solaires sur votre toit ?
Faites le test sur cartesolaire.brussels
׉	 7cassandra://W-Y8yG-mkakY6oZ9Hu8mNedJrljz7suJvo42GoddcIA(Q` \©8ku\©8ku߁בCט   ́u׉׉	 7cassandra://1yf4BixbYSfVT6FG3Zt0VYZdVHk0LTtioqlERZD0xy0 ت`׉	 7cassandra://MnHsMqyzkkRHrr3XV7emRt8z-nqkJF4zTXLLeji0es8ͅ`z׉	 7cassandra://uycdfUZml4dZlKYt8RaeI1IwnYxro70FEttCaRnu6v8%l` ׉	 7cassandra://btNwuGcXBs1-w3QGWKRmrYZIrwqaDJd0u7mRIVZAMCM 0k͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://HsJ92cSttwUFWP9nYNuE34Op-VimbigvdajfEWPBw8s y`׉	 7cassandra://i3W0tVc5Enstv4c42LGHzOnEvTFOIBgbS2g6WA9XN4UnO`z׉	 7cassandra://yAq6b7KYajGdNVBuAaceslGJlMbGgfhxtvn8Oajydtw#` ׉	 7cassandra://v86avSlXMLDbjQehyJhV1fhoY6IhxMv4AQWeDhnTJIg@͠y\©8kuנ\©8ku ̼9ׁH "mailto:patrick.herinckx@santhea.beׁׁЈנ\©8ku ́9ׁHmailto:energie@bruxeo.beׁׁЈנ\©8ku ̵9ׁHmailto:victoria.whitelaw@ucm.beׁׁЈנ\©8ku ?9ׁH !mailto:sophie.tielemans@comeos.beׁׁЈ׉EStarter
XRintelligence : immersions digitales
Jean-Bastien Voisin et Thierry Jourquin
viennent de lancer XRintelligence, un centre d’expertise
destiné à faire découvrir la réalité étendue,
imaginer de nouvelles expériences immersives pour
les consommateurs et développer des solutions agiles
pour les marques et les médias.
J
ean-Bastien Voisin et Thierry Jourquin sont tous
deux actifs depuis des années dans le marketing,
le premier avec un profil technologique, le second
avec un profil commercial et marketing. Jean-Bastien Voisin
figure parmi les pionniers de la réalité virtuelle en 3D.
Il s’est notamment illustré dans le domaine des biens de
consommation courante (Consumer Packaged Goods), notamment
pour le compte de P&G dont il créa la première
boutique virtuelle. Pour sa part, Thierry Jourquin a travaillé
dans le secteur des médias et de la communication au sein
de grands groupes dont RTL, Vivendi, UBM, Roularta et
Kinepolis. C’est donc autour de la réalité étendue (XR ou
extended reality) qu’ils se sont retrouvés.
« La réalité étendue regroupe la réalité virtuelle ou virtual
reality (VR), la réalité augmentée ou augmented reality (AR)
et la réalité mixte ou mixed reality (MR) », expliquent-ils.
« Notre objectif vise à nous positionner comme un centre
d’expertise en VR et AR et préfigurer l’expérience ‘shopper’
de demain en créant une plateforme de XR marketing. »
XRintelligence s’adresse aux agences créatives, digitales,
médias ainsi qu’aux annonceurs. Officiellement lancée le
mois dernier, la jeune entreprise a déjà prospecté ces différents
clients potentiels et l’accueil est plus que favorable,
les agences comprenant rapidement la valeur ajoutée de la
XR et l’intérêt de l’intégrer à leur stratégie digitale.
Sans l’évoquer directement, les deux fondateurs effectuent
quelque part un travail d’évangélisation en détaillant le
nouveau monde post-digital qui se dessine et dans lequel
l’intelligence artificielle jouera un rôle de plus en plus important,
même s’il reste encore clairement à définir selon
les domaines d’application. Mais nous n’en sommes pas
encore là et XRintelligence entend d’abord apporter à ses
clients ainsi qu’aux clients de ses clients de véritables expériences
digitales et immersives.
« La XR permet notamment de tester un concept ou un produit
plus rapidement », précise Jean-Bastien Voisin. « AinJean-Bastien
Voisin (à gauche) et Thierry Jourquin.
si, les processus des entreprises peuvent être accélérés et
l’on peut affiner le ‘time to market’. Cette approche réduit
les délais ainsi que les budgets. Nous accompagnons les
clients dans la découverte de leurs besoins ainsi que ceux
de leurs utilisateurs. Dans le cadre de cette démarche, nous
allons déployer des applications et développer des solutions
agiles. » La palette des services que peut offrir XRintelligence
est assez large et des exemples sont visibles sur
son site internet.
Tant les services que les domaines d’application sont, en
effet, multiples. Mentionnons – et la liste est loin d’être exhaustive
– le commerce électronique, les campagnes publicitaires,
la réalité augmentée mobile, les magasins virtuels
ou encore des études de marché. « Cette réalité augmentée
offre un nouvel espace aux marques afin de réaliser leurs
campagnes. Les expériences immersives vont transformer
la relation du consommateur avec les marques. De nouvelles
opportunités s’ouvrent pour les annonceurs et les
agences. » ●
Info :
www.xrintelligence.be
Guy Van den Noortgate
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de
Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter »
pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be • https://starters.beci.be/
52 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
׉	 7cassandra://uycdfUZml4dZlKYt8RaeI1IwnYxro70FEttCaRnu6v8%l` \©8ku׉EFACTURE ÉNERGÉTIQUE
Bénéfi ciez d’un soutien à l’investissement
pour les PME et les TPE
Prix de l’énergie à la hausse, impératifs climatiques, attentes des clients… L’heure
est plus que jamais à la réduction de la consommation d’énergie. Pour vous aider à
investir, la Région de Bruxelles-Capitale a débloqué 1.350.000 €, afi n de fi nancer
des travaux de réduction de votre consommation d’énergie. Petit tour d’horizon des
conditions d’octroi.
Pour qui ?
Vous êtes commerçant, artisan, profession libérale, PME, mais
aussi maison de repos, entreprise de travail adapté ou centre
culturel, par exemple, en Région bruxelloise ? Ce soutien à
l’investissement vous concerne. Il vient, en eff et, compléter
le Pack Energie qui, depuis septembre 2018, permet aux
PME et au secteur à profi t social de bénéfi cier d’un coaching
énergétique gratuit. Ce service vous est proposé par les
fédérations UCM et Comeos, pour les petites et moyennes
entreprises jusqu’à 250 ETP, et par Bruxeo et Santhea pour
le secteur à profi t social. Et vous ne devez pas forcément
être membre d’une de ces fédérations pour en bénéfi cier.
Pour quels travaux ?
Grâce au Pack Energie, vous disposez gratuitement
d’un diagnostic et de recommandations de gestion
et d’investissements pertinents pour réduire votre
consommation d’énergie. Cela peut aller d'un nouvel éclairage
à une nouvelle chaudière en passant par des équipements
collectifs et industriels. Vous pouvez alors bénéfi cier, sous
conditions, d’un soutien à l’investissement qui couvre de 30
à 40% des montants éligibles, avec un plafond de 15.000 €
TTC par an.
Concrètement
Sur base du diagnostic énergétique de votre local, réalisé
ou validé par la fédération de votre secteur, vous adressez
à Bruxelles Environnement, avant les travaux, un dossier de
demande de promesse de soutien. Une fois votre dossier
accepté, Bruxelles Environnement vous adresse une lettre de
promesse et vous pouvez commencer les travaux. Vous avez
ensuite 18 mois pour les réaliser et demander la liquidation
du montant du soutien. Et rapidement, vous voyez votre
consommation d’énergie baisser : une très bonne nouvelle
pour votre facture et pour l’environnement !
A qui s’adresser ?
➜ Pour le commerce et les services :
Comeos - Sophie Tielemans
sophie.tielemans@comeos.be ● T +32 (0)2 788 05 58
➜ Pour les TPE/PME, indépendants et professions
libérales :
UCM – Victoria Whitelaw
victoria.whitelaw@ucm.be● T +32 (0)2 743 83 93
➜ Pour le secteur à profi t social :
Bruxeo - Muriel Jadoul
energie@bruxeo.be ● T +32 (0)2 210 53 03
➜ Pour les institutions de soins de santé :
Santhea - Patrick Herinckx
patrick.herinckx@santhea.be ● T +32 (0)2 210 42 87
Avec le soutien de
BRUXEO
׉	 7cassandra://yAq6b7KYajGdNVBuAaceslGJlMbGgfhxtvn8Oajydtw#` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://mWIS5UfXApayNcOCLNy5cQn1TcbGeTYqW5SfdeVKWQk [`׉	 7cassandra://eMv_p-X_nnU9xi9Rwx8iLoZCHdSJ7Xk-Rfz5iRBsAV8}`z׉	 7cassandra://YyZUVTgYfjn_uXxBKuc885WVMtpAFNjOpmwcBTEW3QU#2` ׉	 7cassandra://2Mk1TSGmiiDzHV7UI5jNY_T6xhFQiwZckSHp0yQX-8A͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://nSACHi4Da2dAlW7KqZWpeL576fp5coqMSZo5ZQAw0LQ `׉	 7cassandra://8QwKfb5fANVXqxqN7wfJGd1xWIpyAVJiy_7n-qvrZ88͈c`z׉	 7cassandra://Ozka3L-e0HHPfQBojHhxNH_-AdLjkivR0zD4qpt9NEA'a` ׉	 7cassandra://6drHz-irSIuDDUTyYUpgv9B4xVZQlxQUFgR0Axlg_LE 
͠y\©8kuנ\©8ku Pʁ̥9ׁHhttps://go.beci.be/restart.ׁׁЈ׉EEntreprendre
ABA : quand le rebond rend
hommage à Walthéry
Petit événement, fin mars chez Beci : en marge du
programme reStart – qui accompagne les entrepreneurs
ayant fait faillite – était présenté un album de BD
en hommage au dessinateur Walthéry.
Quel rapport ? « Hommage collatéral » est la première
production de la nouvelle ASBL ABA, née de l'union
de deux créatifs passés par la case reStart,
Olivier Ghys et Michèle Lahaye.
«L'
échec est un diplôme » ou « Échouer, apprendre
de ses erreurs et rebondir » : les
slogans du programme reStart de Beci
parlent d'eux-mêmes. Existant depuis deux ans, ce précieux
outil, créé pour épauler tant humainement que professionnellement
les entrepreneurs faillis de notre capitale
(Bruxelles a compté l'an dernier 3000 liquidations)
méritait forcément une attention. Destiné à aider, sensibiliser
et accompagner des personnes soucieuses de
relancer une activité économique, reStart a accueilli 120
profils, dont la moitié ont déjà retrouvé un nouvel emploi.
« Ces premiers résultats sont très positifs », commentait,
en guise d'introduction, son coordinateur Eric Van den
Bemden, lui-même issu du monde entrepreneurial, ajoutant
: « Nous restons présents pour recevoir des gens, les
aider à grandir – en les coachant, par exemple – pour se
relancer, tout en dédramatisant certaines situations. »
Fruit concret, parmi d'autres, de ce nouveau programme
solidaire : la naissance de l'ASBL ABA, qui en a profité
pour dévoiler un album BD, « Hommage collatéral », qui
a la particularité de parodier les célèbres Natacha et Rubine,
deux personnages créés par le dessinateur liégeois
François Walthéry. Cela en présence des initiateurs, employés
de l'association, Olivier Ghys et Michèle Lahaye, un
tandem soucieux de promouvoir notre patrimoine culturel
à travers des artistes, de leur coach et présidente de l’association
Moira Wrathall, ainsi que des auteurs de l'ouvrage,
Bruno Gilson et Dragan Lazarevic. Une présentation
à laquelle assistaient plusieurs autres entrepreneurs
concernés par le programme reStart, dans une ambiance
Les auteurs d’« Hommage collatéral »,
Bruno Gilson et Dragan Lazarevic.
particulièrement conviviale, où l'attention – voire l'émotion
– se lisait sur pas mal de visages. Tant la création de
ce module aussi concret que neuf, on le comprend, nourrit
pas mal d'espérances.
Une double relance
Michèle Lahaye et Olivier Ghys, qui relancent donc main
dans la main leurs carrières d'entrepreneurs/employés,
ont témoigné de leur parcours, de leur rencontre et des
bienfaits que le programme reStart a pu leur apporter.
Sans oublier de remercier chaleureusement leurs aidants
et en rappelant l'importance des subsides offerts par
la Région de Bruxelles-Capitale. De leurs témoignages,
nous avons retenu six conseils utiles à ceux qui se relancent
:
1. Accepter la situation : « Rebondir après un tsunami,
voire parfois la crise de toute une vie, ce n'est vraiment
pas simple, on l'imagine », concède Michèle Lahaye.
« Dans un premier temps, le mieux est de bien accepter
la situation. C'est essentiel, dans ce genre de cas, de se
donner du temps, de ne pas s'alarmer et de prendre du
recul. »
2. La confiance : « Ensuite, on essaie de faire un petit
pas chaque jour », poursuit Michèle Lahaye. « La force,
on va aussi la chercher en connaissant bien notre che54
❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
׉	 7cassandra://YyZUVTgYfjn_uXxBKuc885WVMtpAFNjOpmwcBTEW3QU#2` \©8ku׉Emin. Grâce à reStart et ses précieuses personnes, nous
avons été entendus, nous avons pu parler, abondamment
même. Et ainsi nous retrouver dans des conditions optimales
pour commencer à ré-envisager notre avenir. Et
pouvoir nous reconstruire, tout simplement. »
3. L'écoute : « Quand on fait face à une faillite, il faut
savoir rester humble. C'est important de se mettre à
l'écoute », enchaîne la prolixe Michèle Lahaye. « À l'écoute
de ses propres peurs, mais aussi de celles des autres, qui
souvent nous prodiguent d'importants conseils. Avec Olivier,
mon partenaire, nous avons découvert notre complémentarité
de façon progressive et constructive. Tout
cela prend peut-être un certain temps, mais il est important.
Par la suite, en lançant notre ASBL, nous avons été
parfaitement conseillés, notamment sur quelques lourdeurs
administratives. Le soutien est en fait là à tous les
niveaux. »
4. La persévérance : « Même lorsque, comme moi, on
se trouve totalement désabusé face l'arrêt brusque d'un
commerce qu'on aime, un tel programme, nourri par la
bienveillance et le respect, cela ne peut qu'être utile pour
retrouver l'espoir, pour (re)devenir persévérant, oublier
les doutes et les questionnements », explique Olivier
Ghys, complétant : « Car chacun d'entre nous le sait, sans
persévérance dans ce monde, il n'y a pas de miracles, on
ne peut arriver à rien. Et via reStart, on peut facilement
passer d'un extrême à l'autre. Avec un moteur décuplé ! ».
Sa collègue renchérit : « À un moment donné, nous savions
ce que nous voulions, nous étions donc déterminés.
Sans jamais négliger que le risque zéro n'existe pas, et en
considérant qu'il y a toujours une part de chance dans la
réussite d'un nouveau projet. »
5. Découvrir son autre soi : « Petit à petit, avec toutes
les démarches possibles du programme, la confiance renaît
et on parvient à écouter son autre soi, à savoir de
quoi on est capable. Cela peut parfois être surprenant ! »,
explique encore Michèle Lahaye. « Pour nous, pouvoir
créer une maison d'édition et aider des artistes par le
biais d’une ASBL qui nous emploie, même partiellement
à ce stade, s'est imposée assez vite. Bien sûr, si l'aspect
lucratif est à l'ordre du jour, ne nous leurrons pas,
ce n'était pas l'unique but de notre entreprise. Il y avait
une envie commune d'accomplir quelque chose de plus.
Et pour cela, le soutien de la culture est quelque chose qui
nous semble aujourd'hui primordial. Maintenant, au-delà
de cette activité, nous espérons qu’ABA pourra devenir
notre principal employeur. Après, on verra ! »
6. Prendre du plaisir... et en donner : « Pour nous,
les deux vont de pair, surtout à cette époque. Prendre
du plaisir dans ce qu'on fait est capital, mais c'est encore
mieux si on peut en donner, en créant du lien. Histoire de
se rendre utile et permettre à chacun de s'y retrouver »,
conclut Olivier Ghys.
Pour en savoir davantage sur le projet reStart, rendez-vous
à l'adresse https://go.beci.be/restart. Le programme,
qui permet donc de rencontrer des coaches,
d'intégrer une communauté et de réorienter sa carrière
professionnelle, reste gratuit pour tout entrepreneur
bruxellois ayant fait faillite. Et chaque mois, des séances
d'information sont organisées. ●
David Hainaut
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 55
De gauche à droite : Bruno Gilson, Dragan
Lazarevic, Eric Van den Bemden (reStart), Michèle
Lahaye, Olivier Ghys et Moira Wrathall (asbl ABA).
׉	 7cassandra://Ozka3L-e0HHPfQBojHhxNH_-AdLjkivR0zD4qpt9NEA'a` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://bHh05LfX5NGGVfQmESPXO_NjsW5qWBW0-9upKJ23z54 `׉	 7cassandra://H2M4TlkAHfhETBDSG1-ggGsYEXXvjEEuvTzY1doxkMQ͔`z׉	 7cassandra://YeK7QVU88h4U4-8bjtuMuv3Fkpfg8y8mPtAU1CitkjY(` ׉	 7cassandra://BW423SbTqKqU01wtCPlMewYo7KG0nAFUuiY5wj4WQpA 
V͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://Xx-KfOn-j7-eAJw_WKjYdWOi3gCjP_jXG0HOXPwtuEo G4` ׉	 7cassandra://c1rcsgrOvW6qUs-NQ-U84vaGEV1o-FaLJfEanM5Ouuo͉`z׉	 7cassandra://mmoky17niKBh7QINeCDFPisDUOZc6AzQWplSnnjKJOY#S` ׉	 7cassandra://DuGIURYBuP69c6_JnDdDhNTV-fImieux27QtVUd0JeAͩ͠y\©8ku׉E}Entreprendre
Les marchés publics, au cœur du
fonctionnement des communes
La maison communale d’Ixelles.
Des travaux de voirie à la rénovation d’une école en
passant par l’achat de fournitures, l’entretien des parcs,
ou la construction de bâtiments administratifs… :
dans une commune, tout ou presque passe par les
marchés publics. Mais concrètement,
comment cela se passe-t-il ?
D
ans une commune, tout ou presque dépend des
marchés publics. De l’achat d’ordinateurs à la rénovation
d’un gymnase, en passant par les assurances,
l’énergie et la gestion des déchets, une commune
ne pourrait pas fonctionner sans les marchés publics. Au
sein de la commune d’Ixelles, par exemple, 500 marchés
publics sont en moyenne passés chaque année pour un
montant total d’environ 25 millions d’euros. Et si l’ensemble
des communes sont confrontées à la réglementation
des marchés publics, toutes ne le vivent pas de la
même façon. « À Ixelles, nous avons la chance d’avoir des
experts en marchés publics au sein de l’administration.
Nous avons une centrale d’achats, un visa en marchés
publics et un service de contrôle interne. Ces experts
peuvent aider les agents à mener leurs dossiers à bien »,
explique Isabelle Paiva, Directrice du service Contrôle Interne
à la Commune d'Ixelles.
Pour les communes qui ne bénéficient pas de cette expertise,
la gestion des marchés publics peut devenir rapidement
complexe. Marie-Pascale Fantuzzi, en charge
de la Direction des marchés publics locaux de Bruxelles
Pouvoirs Locaux (BPL), estime que, pour pouvoir passer
efficacement un marché public, il faut avoir la formation
56 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
nécessaire. « C’est en effet une matière très technique et
qui évolue en permanence. Il faut sans cesse se mettre à
jour par rapport à la réglementation et à la jurisprudence.
Il est donc vraiment essentiel que les agents puissent
accéder à un maximum de formations. » Pour elle, c’est
primordial, d’autant que les risques de recours sont importants,
avec parfois de grosses sanctions financières à
la clé. « Les communes doivent donc être très vigilantes
pour limiter autant que possible le risque de recours.
À côté du risque de recours en justice, il existe aussi le
risque d’une mesure de tutelle (suspension de l’exécution
et/ou annulation) prise dans le cadre de la tutelle administrative
exercée par la Région bruxelloise (via BPL). »
D’importants défis à relever
En dehors de la formation des agents, une bonne gestion
des marchés publics dans les communes implique
de relever un certain nombre de défis. Le premier, et
pas le moindre, est le turnover très élevé des agents.
« Nous rencontrons en effet des difficultés à garder des
agents formés en la matière », déclare Isabelle Paiva.
« Les salaires des pouvoirs locaux ne sont pas suffisamment
concurrentiels avec d’autres pouvoirs adjudicateurs
et encore moins avec le privé. Quand les agents sont bien
formés, ils sont vite débauchés. Nous devons donc sans
cesse recruter et réinvestir dans la formation de nouveaux
agents. »
Deuxième défi : la charge de travail. Si les communes
avaient plus de temps, elles pourraient faire davantage
de recherches et de consultations préalables pour avoir
une meilleure compréhension de ce que le marché peut
leur offrir. « Malheureusement, souvent les agents n’ont
© Belga
׉	 7cassandra://YeK7QVU88h4U4-8bjtuMuv3Fkpfg8y8mPtAU1CitkjY(` \©8ku׉Epas l’occasion d’y consacrer autant de temps que nécessaire
et cela se reflète dans la qualité des dossiers », indique
Mme Fantuzzi. Et c’est dommage, car la recherche
du meilleur rapport qualité/prix et la mise en concurrence
effective des marchés publics devraient constituer deux
des principaux objectifs des pouvoirs adjudicateurs. À
Ixelles toujours, 75 % des marchés publics passés par la
commune sont inférieurs au seuil de 30.000 euros et ne
doivent donc pas être publiés au Moniteur Belge. « Toutefois,
il nous arrive régulièrement de publier les petits
marchés sur la plateforme Freemarket », précise Isabelle
Paiva. « Nous le faisons pour ne pas toujours interroger
les mêmes opérateurs économiques et pour élargir l’accès
à la commande publique au plus grand nombre. »
Last but not least, en Région bruxelloise, tout ce qui nécessite
une publication officielle doit être disponible dans
les deux langues. Dans certains domaines, cela nécessite
parfois de maîtriser un vocabulaire spécifique.
Vers une mutualisation des compétences
Dans sa pratique, Marie-Pascale Fantuzzi constate qu’on
demande souvent à des agents qui ne sont pas spécialistes
en la matière de passer des marchés publics. Et cela
augmente le risque d’erreur. Pour l’experte, professionnaliser
la fonction d’acheteur public pourrait en partie résoudre
cette problématique : « C’est un sujet qui est au
cœur des préoccupations de l’Europe et des réflexions
commencent à descendre au niveau fédéral. »
En plus de la formation, d’autres pistes de solutions sont à
explorer. Les agents d’une commune peuvent soumettre
tout marché public dont ils ont la charge à l’avis d’un spécialiste
qui travaille en interne ou dans un autre pouvoir
local, mais ils peuvent aussi demander conseil auprès
des agents de la Direction des marchés publics locaux
de BPL. La commune peut aussi décider de confier ses
commandes à une centrale d’achats interne ou externe.
Une autre possibilité consiste pour plusieurs communes à
passer un marché conjoint. Les communes partagent ainsi
leurs ressources, leur expertise et leurs compétences.
Un Groupe de Travail et d’Information pour vous aider
Le partage des connaissances et de bonnes pratiques
est aussi le but poursuivi par le Groupe de Travail et d'Information
en marchés publics (GTI MP). Depuis 2009,
à l’initiative d'Ixelles, en collaboration avec la commune
d'Evere et avec le soutien de la Région bruxelloise via
BPL, le GTI MP rassemble les personnes en charge de
la gestion des marchés publics de l’ensemble des communes,
des CPAS et des zones de police bruxellois.
« Nous nous adressons à tous les travailleurs du secteur
qui sont confrontés à des questions dans le cadre
de l’exercice de leur fonction », explique Martine Draps,
Coordinatrice du GTI.
« Quatre fois par an, nous organisons des réunions plénières
durant lesquelles des spécialistes interviennent à
propos de thématiques en lien avec notre métier. Lors
de la dernière séance, par exemple, nous avons abordé
la problématique liée aux marchés de services juridiques.
» Ces exposés sont toujours suivis d’une séance
de questions-réponses et, pour Martine Draps, c’est à
cette occasion que l’on sent un réel besoin d’information
de la part des participants. « Ceux-ci apprécient
de pouvoir échanger à propos des difficultés qu’ils rencontrent
mais aussi de partager les bonnes pratiques. »
Dans ce cadre, les communes, CPAS et zones de police
peuvent notamment demander au GTI MP des exemples
de cahiers des charges, afin de ne pas partir de zéro et
de gagner du temps. « Nous nous positionnons comme
un grand réseau d’experts en marchés publics qui s’entraident
pour les mener à bien », avance la coordinatrice,
qui constate par ailleurs que les demandes augmentent
continuellement. À noter également qu’un colloque portant
sur un thème d’actualité se tient chaque année vers
le mois d’octobre. Isabelle Paiva confirme que l’aide apportée
par le GTI MP est très précieuse : « Aujourd’hui,
nous ne pourrions plus nous en passer », conclut-elle. ●
Gaëlle Hoogsteyn
Du nouveau !
Suite à l’ordonnance conjointe à la Région
de Bruxelles-Capitale et à la Commission
communautaire commune sur la transparence
des rémunérations et avantages des mandataires
publics bruxellois du 14 décembre 2017 (art. 7, §
1er, al. 2), un rapport comprenant un inventaire de
tous les marchés publics conclus par la commune,
précisant pour chaque marché les bénéficiaires
et les montants engagés, devra être publié
annuellement sur le site internet communal, dans
les six mois de la fin de chaque année civile.
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 57
׉	 7cassandra://mmoky17niKBh7QINeCDFPisDUOZc6AzQWplSnnjKJOY#S` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://OCdXc9SNAcW6Y_wEoXNDxCzdrGaybk00y-fnxhmOHMo `׉	 7cassandra://qKbs19iuMA4w78G5q5kbPrzjJ6d6giR0g7zM_kmbFxsm`z׉	 7cassandra://YWzTNj1yXWBGwc5J8HGt-4N4G5IyTUIV5If6SlZWo28'F` ׉	 7cassandra://AimM3E5f35ga7WVSMRPti_e_GYJPkWLfaLPd6G1nmfA ':͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://wjYdkwUWDJIcyhV3AnfY5Q-ZamBW4WW3c3m-nUmBTHw =`׉	 7cassandra://RNPmtkBzLPZkhs4lxXI-opIeFAB6xKgMNpWMlhQ866oGT`z׉	 7cassandra://VTVUcI_YID5oS61H4EM9ewejJZQdesiW1Fc_GRC1Lb8` ׉	 7cassandra://-oc7sdRsXrdceLWm7Spe1IPVrg2IC6fzo6_PRAk_gaE "e͠y\©8ku׉E0Community
L’actualité Beci en photo
C’était le 21 mars dernier :
un Afterwork spécial « New Ways Of Working »
chez Servcorp, au sommet de la Tour du Bastion.
Le Pr. Ludo Struyven (KUL, ci-contre à
gauche) a évoqué les enjeux de l’emploi
aéroportuaire devant les membres
néerlandophones de Beci,
lors d’un Zinner Circle organisé à
Brussels Airport, en collaboration
avec le Voka-Brabant flamand.
Dans le cadre de ses petits-déjeuners
avec les responsables politiques bruxellois,
en prélude aux élections, Beci a rencontré
successivement Cieltje Van Achter (N-VA, ci-dessus)
et Françoise Schepmans (MR, ci-dessous).
Le financement durable était au cœur du Green Afterwork,
accueilli le 3 avril dernier par Puilaetco Dewaay Private Bankers.
58 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
▼
▼
▼
׉	 7cassandra://YWzTNj1yXWBGwc5J8HGt-4N4G5IyTUIV5If6SlZWo28'F` \©8ku׉E׉	 7cassandra://VTVUcI_YID5oS61H4EM9ewejJZQdesiW1Fc_GRC1Lb8` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://UTyII5EkAU2UXjPeruPL8tLdm9iSKkkAy47Iub_ENHc 9Y`׉	 7cassandra://RB_hjN9jwiWDamNcBvGxBNQzLmywZbxowiVzI8xs_jǵ`z׉	 7cassandra://FCB4AuaHE_NHwlmMRmG2JrJDZmyvxBJmLRiy7cQF86g'9` ׉	 7cassandra://P4CFcUNGNQTh6gzlTuTA5dlOKXRyn7ux3LPPB-yfxWc hb͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://PmShY8S9aYXDLZhoYFR5l8wA_nNgnMLBxXXpoBJVukM i`׉	 7cassandra://09Bgi9oUVZrc6MmJHa-c40GJO8HSA5g2aEWijbzEVe8q`z׉	 7cassandra://Pvy4qX0lul7fZ9jmXVM0qN5Aa6FCOZH2sx6TVAVWmyg"$` ׉	 7cassandra://o4yaC1q1PDh1XtlDn8zCCCdDHJKfvRyQ9sfHQdfhkPUҩ͠y\©8ku׉E[Community
Petites histoires de grands entrepreneurs
Il était une fois
Mr Walt Disney
Derrière Mickey se cache le destin exceptionnel d’une légende américaine.
Considéré comme le plus grand producteur, réalisateur et scénariste de
dessins animés, Walter Elias Disney est le conteur du 20e
siècle.
Voici quelques petites informations qui auraient pu vous échapper…
Il passe son enfance à dessiner des animaux : Le
jeune Américain (d’origine normande) passe le plus clair
de son enfance dans la ferme familiale du Missouri. Il se
retrouve donc très tôt au contact d’animaux et se met à
les peindre à même les murs de la ferme.
Il se fait voler son premier personnage par son
producteur : En 1927, Walter et son collaborateur Ub
Iwerks créent un premier personnage, un lapin prénommé
Oswald. Très vite, ils perdent leurs droits à la suite d’une
rupture de contrat entre Disney et Universal Pictures. Autrement
dit : Walter se fait voler son personnage. L’année
suivante, forcé de réagir, il en crée un nouveau du nom de
Mickey Mouse.
Il s’est montré complaisant avec les nazis : La journaliste
Marie-Adélaïde Scigacz s’est longuement penchée
sur le côté sombre de Walt Disney. Dans son film
« Dans l’ombre de Mary - La promesse de Walt Disney »,
elle raconte qu’il existe une première version des Trois
Petits Cochons où le loup est représenté sous les traits
utilisés pour caricaturer les Juifs. Le frère de Walt, Roy
Disney, révélera même qu’il s’est rendu en Allemagne
pour assurer la distribution de « Blanche Neige et les Sept
Nains » auprès de Joseph Goebbels, ministre de la propagande
d'Hitler.
Il est intransigeant avec ses employés : En 1942, les
employés de Walt Disney se mettent en grève pendant
plus d’un mois. Ils dénoncent l'injustice des pratiques
salariales. Le mouvement est tel que le gouvernement
américain va proposer à Walt Disney une tournée en
Amérique du Sud pour apaiser les tensions et trouver des
solutions. Quelques années plus tard, il s’opposera radicalement
à la syndicalisation, devenant alors un patron
définitivement conservateur. ●
Vox - Quand parler
tue : Un roman
d’anticipation choc, de
Christina Dalcher, qui nous
plonge dans une société
extrémiste où la femme
est réduite au silence. Elle
ne peut prononcer que
100 mots par jour. Comment a-t-on
pu en arriver là ? Glaçant et addictif !
NiL
60 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
Le Triomphe des Lumières :
L’objectif de Steven Pinker ? Si pour
beaucoup, le monde est au bord du
gouffre, Pinker nous explique que,
paradoxalement, l’humanité est au
meilleur de sa forme. Avec cet essai,
le chercheur en psychologie sociale et
professeur à Harvard
nous éclaire à travers
des indicateurs et des
graphiques précis et
accessibles !
Les Arènes
Texaco : exploiter l’or noir
amazonien jusqu’au bout,
et quitter le pays en laissant
derrière soi l’une des pires
catastrophes écologiques. La
BD retrace le dur combat mené par 30
000 habitants et par l’avocat Fajardo
contre l’empire Texaco. Un formidable
coup de crayon et un récit nécessaire.
Les Arènes BD
D.R.
׉	 7cassandra://FCB4AuaHE_NHwlmMRmG2JrJDZmyvxBJmLRiy7cQF86g'9` \©8ku׉E	Community
Le Bruxelles des entrepreneurs
Dans les pas de…
Karin Maquet
Karin Maquet est la fondatrice de Kammco, une société qui accompagne
les entreprises et les entrepreneurs vers plus de rentabilité et de stabilité.
Ingénieure de formation, elle a fait ses armes au Luxembourg, à Bruxelles
et à Stockholm. Malgré un parcours très international, Karin est bien
Bruxelloise dans l’âme… Elle nous livre ses bonnes adresses.
Comme beaucoup de Belges qui
ont voulu quitter la Belgique parce
qu’elle était trop petite, j’ai eu beaucoup
de plaisir à rentrer à Bruxelles
pour retrouver ma ville et tout ce qui
fait la Belgique : les cultures diverses,
la possibilité d’avoir une éducation et
des soins de santé de qualité et une
qualité de vie abordable.
Bruxelles, bastion de l’Art
Nouveau : Pour moi Bruxelles
rime avec Art Nouveau et « bonne
bouffe ». L’Art Nouveau, c’est un
compromis à la belge : un doux
mélange d’ingéniosité, de design
utile et de beauté. Horta et ses
disciples sont à mes yeux parvenus
à transformer les intérieurs urbains
et à changer une certaine vision du
monde.
Le quartier du dimanche matin :
J’adore l’ambiance du dimanche matin
dans les Marolles. Même si l’atmosphère
n’est plus celle d’antan, je
trouve qu’il garde un charme fou dû à
son incohérence urbanistique, artistique
et culturelle. On s’assoit à une
terrasse, mon mari commande une
pils, moi un rosé et on peut regarder
les passants pendant des heures.
La cuisine innovante : En tant que
consultante, j’ai la chance de tester
des adresses bruxelloises. Ma favorite
reste le Sanzaru de l’avenue de
Tervueren Tervuren (photo). Il propose
une cuisine unique à Bruxelles :
la cuisine Nikkei. Un terme utilisé
pour désigner les Japonais immigrés
en grand nombre au Pérou vers la fin
du 19e
siècle. Un délicieux mélange
entre les spécialités japonaises et les
saveurs péruviennes !
Le QG de mes enfants : Le Kip
Kot de la place Saint-Boniface ; un
lieu sans chichis où le célèbre coucou
de Malines est incroyablement caramélisé
! On peut aussi nous trouver à
la Bastoche à Ixelles ; une ambiance
cantine sans prétention qui nous
convient bien !
Le lieu pour se ressourcer : À
l'orée de la forêt de Soignes, le parc
du Rouge-Cloître du côté d’Auderghem
! Le site est classé réserve naturelle,
au même titre que la forêt de
Soignes elle-même. Une belle faune
et flore. ●
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 61
D.R.
D.R.
׉	 7cassandra://Pvy4qX0lul7fZ9jmXVM0qN5Aa6FCOZH2sx6TVAVWmyg"$` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://JBBWSYSPDKuBiqZGub9Pk3DqOG8YMKoJjBtHOtzn4ws ` ׉	 7cassandra://xw16nsHrxP0jxGb4ABohZ3nys02NCknAxoT3BRV34cs`z׉	 7cassandra://gMvAnByNs1QnpK7lXbrdaa55TAbdCsrXfmdTNBsXYdw""` ׉	 7cassandra://jujl7AJc-OmodRdiAiWT1usYMK79QMs4ezUzyM5EFmMrp͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://Wn5Frcq6ICFoEK1SWWek4tOQPJiT17fTl5WSl9Nx20U ` ׉	 7cassandra://vA9LG0rrjQcZaVYrIgI7FL5M7hyMN3hfU7xpq1pz9xsl}`z׉	 7cassandra://ed52MTG_CqYN8mRheUt2ONq97BxHi5zcPx4fNZVM4rcb` ׉	 7cassandra://YWu90MX6IuJ5DDrZTsP4E3Py9oMjefvwXFGNRO2U_Vgm$͠y\©8kuנ\©8ku 2	V9ׁHhttp://Hub.brׁׁЈ׉ECommunity
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
100 000 Entrepreneurs ASBL,
Av. Louise 523 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 85592 - Formation
professionnelle del. : Santalena Monica
1974 SPRL, Av. Isidore Geyskens 19 -
1160 Bruxelles del. : Pétillon Valérie
4Finance SPRL, Rue Edith Cavell 66
- 1180 Bruxelles Code Nace : 69201
- Activités des experts-comptables et
des conseils fiscaux del. : Derdeb Rida
ABC Europe SA, Rue Guillaume
Stocq 42 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 46492 - Commerce de gros de
fournitures scolaires et de bureau del. :
Colsaerts Teddy
Be More - Be positive SPRL, Pl.
Jourdan 26 - 1040 Bruxelles Code
Nace : 47210 - Commerce de détail
de fruits et de légumes en magasin
spécialisé 74300 - Traduction et
interprétation 82990 - Autres activités
de soutien aux entreprises n.c.a. del. :
Turkel Joseph
Bevier Security SPRL, Drève Richelle
167 - 1410 Waterloo Code Nace :
80100 - Activités de sécurité privée
del. : Leeten Jonathan
Brussels By Foot PPE, Av. des Sept
Bonniers 49 - 1180 Bruxelles del. :
Ghislain François
C-com SCS, Hoogstr. 99 - 1861
Wolvertem Code Nace : 70210 -
Conseil en relations publiques et en
communication del. : Maes Corneel
Comfort Stores SPRL, Rue
Hurdumont 1 - 7880 Flobecq Code
Nace : 4329901 - L'installation
de systèmes d'éclairage et de
signalisation pour chaussées, voie
del. : Jürgen Leman
Cryo Elegance SPRL, Rond-point
Robert Schuman 2-4 - 1040 Bruxelles
Code Nace : 86909 - Autres activités
pour la santé humaine n.c.a. del. :
Abdessatar Maher
62 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
D et K SPRL, Den Draaier 12 -
1650 Beersel Code Nace : 46160
- Intermédiaires du commerce en
textiles, habillement, fourrures,
chaussures et articles en cuir del. :
Kerner David
Democracy's Roots ASBL, Rue
Wayenberg 76 - 1050 Bruxelles del. :
Prévost Martin
Dynamite SA, Av. Montesquieu 6 -
1300 Wavre Code Nace : 1813012
- La préparation de données digitales :
l'enrichissement, la sélection, la
liaison de données digitales stockées
dans des appareils de traitement
électronique de données 73200
- Études de marché et sondages
d'opinion del. : Hellemans Marco
Eurhostel SA, Av. Georges
Rodenbach 6 - 1030 Bruxelles
Code Nace : 56101 - Restauration à
service complet 56102 - Restauration
à service restreint 56290 - Autres
services de restauration del. : Nicolas
Kervyn
Farida En Azaoum SPRL, Rue de
Courtrai 49 - 1080 Bruxelles del. :
Azaoum Farida
Go Invest Louise SPRL, Av. de la
Toison d'Or 40 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 41102 - Promotion immobilière
non résidentielle 68100 - Activités
des marchands de biens immobiliers
68312 - Estimation et évaluation de
biens immobiliers pour compte de tiers
del. : Kagan Robert
Ibonok Odile Astrid PPE, Av. de la
Brabançonne 17 - 1000 Bruxelles
del. : Ibonok Odile Astrid
Impact Square SPRL, Sq. JoséphineCharlotte
6 - 1200 Bruxelles Code
Nace : 64999 - Autres activités
des services financiers 70210 -
Conseil en relations publiques et
en communication 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Houtart Alex
IQ Room SPRL, Pl. du Champ
de Mars 5 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 46510 - Commerce de
gros d'ordinateurs, d'équipements
informatiques périphériques et de
logiciels 62010 - Programmation
informatique 95110 - Réparation
d'ordinateurs et d'équipements
périphériques del. : Dubois Florent
Ireachm.com SA, Schapulierstr. 14 -
1800 Vilvoorde Code Nace : 47410
- Commerce de détail d'ordinateurs,
d'unités périphériques et de logiciels
en magasin spécialisé 62010 -
Programmation informatique 62020
- Conseil informatique del. : Staveloz
Peter
IzziControl PPE, Rue Baron Dhanis 61
- 1040 Bruxelles Code Nace : del. :
Azmy Karim
Lafon Jérôme PPE, Av. des Phalènes
3 - 1000 Bruxelles Code Nace :
85510 - Enseignement de disciplines
sportives et d'activités de loisirs del. :
Lafon Jérôme
Le Sphinx Développement SARL,
Rue Cassiopée 27 - 74650 Chavanod
del. : Delafontaine Théo
Matoux Loïc PPE, Av. Léopold Wiener
127 - 1170 Bruxelles Code Nace :
85510 - Enseignement de disciplines
sportives et d'activités de loisirs 85599
- Autres formes d'enseignement del. :
Matoux Loïc
Mehdi Bball PPE, Rue de Livourne 3 -
1060 Bruxelles del. : Kherroubi Mehdi
Ngombela Mbombo Patrick PPE,
Chée Paul Houtart 248 - 7100
La Louvière Code Nace : 18120 -
Autre imprimerie (labeur) 62010
-Programmation informatique 63110 -
Traitement de données, hébergement
et activités connexes del. : Ngombela
Mbombo Patrick
NT Build SPRL, Av. Voltaire 181
- 1030 Bruxelles Code Nace :
33110 - Réparation d'ouvrages
׉	 7cassandra://gMvAnByNs1QnpK7lXbrdaa55TAbdCsrXfmdTNBsXYdw""` \©8ku׉Een métaux 41202 - Construction
générale d'immeubles de bureaux
43320 - Travaux de menuiserie del. :
Werbrouck Tom
Pivott SPRL, Schaerbeeklei 648 -
1800 Vilvoorde Code Nace : 70210
- Conseil en relations publiques et
en communication 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : De Groote Denis
Proselect SA, Av. Louise 279 - 1050
Bruxelles Code Nace : 7810001 -
Recherche, sélection, orientation et
placement de personnel à l'intention
de l'employeur ou du demandeur
d'emploi: formulation des descriptions
de postes; sélection et examen des
cand.; vérif. réf. 78300 - Autre mise à
disposition de ressources del. : Kurt
Erhan
Stone Prod SPRL, Rue des Goujons
112 - 1000 Bruxelles Code Nace :
59120 - Post-production de films
cinématographiques, de vidéo
et de programmes de télévision
59130 - Distribution de films
cinématographiques, de vidéo et de
programmes de télévision 62090 -
Autres activités informatiques del. :
Dubucq Thomas
Techbat SPRL, Rue des Coteaux 128
- 1030 Bruxelles Code Nace : 43390
- Autres travaux de finition 82990
- Autres activités de soutien aux
entreprises n.c.a. del. : Zghiri Zakia
Texim SCRL, Rue Rogier 148 -
1030 Bruxelles Code Nace : 47512
- Commerce de détail de linge de
maison en magasin spécialisé 47721
-Commerce de détail de chaussures
en magasin spécialisé 47786 -
Commerce de détail de souvenirs
et d'articles religieux en magasin
spécialisé del. : Onder Tufan
Think Management SPRL,
Muilemlaan 31 - 1740 Ternat Code
Nace : 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion
73200 - Études de marché et
sondages d'opinion del. : de Crom
Jean-François
Treenity Solutions SPRL, Rue
Bara 173-177 - 1070 Bruxelles
Code Nace : 59111 - Production
de films cinématographiques
59120 - Post-production de films
cinématographiques, de vidéo et de
programmes de télévision 60100 -
Diffusion de programmes radio del. :
Bulea Elena
Yes4It SPRL, Av. Jean Dubrucq 237
- 1080 Bruxelles Code Nace : 33130 -
Réparation de matériels électroniques
et optiques 62010 - Programmation
informatique 62020 - Conseil
informatique del. : Esdar Yassine
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
100 000 Entrepreneurs
A+E Consult
ABA
Actiris
Agoria
Amazon
Atrium
Audi Brussels
Belfius
Besix
Billy
Bozar
Bruxelles Formation
Bruxelles Invest & Export
Bruxelles Pouvoirs Locaux
Cinematek
Cityfab1
Cream Consulting
Damovo
Desky
DigitYser
Disney
Ecam
EducIT
Efp
Enterprise Europe Networ
FCR Media
Fedustria
30-31
34-35
54-55
10-11 ; 24-25
44
41-42
49
7-8
30-31
21-22 ; 30-31 ; 34-35
30-31
30-31
24-25
49
56-57
30-31
38-40
10-11
34-35
4-5
41-42
60
34-35
44
43
20 ; 21-22
7-8
7-8
Flop Academy
FNRS
G4S
Golegal
Google
GS3
Hack Belgium
Hub.brussels
iMal
Impulse
Infrabel
Iridia
iVox
Kaaitheater
Kammco
KBC Brussels
Kinepolis
Kip Kot
Kokcinelo
KU Leuven
KVS
LD Export
Lefevere Group
Masureel Veredling
MicroFactory
Microsoft
Mobi
38-40
10-11
Fondation pour l’Enseignement 44
Fostplus
7-8
10-11
48
41-42
16-17
13-14
49
38-40
49
10-11
41-42
7-8
30-31
61
4-5
52
61
10-11
19 ; 41-42 ; 58
30-31
21-22
7-8
7-8
38-40
41-42
13-14
P&G
P&V
Plastoria
Puilaetco Dewaay Priv. Bank.
Roularta
RTL
Sanzaru
Servcorp
Solvay Brussels School
Stib
Tada
Technifutur
Telenet
Texaco
UBM
ULB
Monnaie, Théâtre de la
MySkillCamp
OpenFab
30-31
6
38-40
52
30-31
21-22
58
52
52
61
58
27-28
30-31
30-31
44
10-11
60
52
Universal Pictures
Valipac
Vivendi
Volkswagen
VUB
24-25 ; 27-28 ; 30-31 ;
34-35 ; 36 ; 38-40 ; 41-42
60
7-8
52
7-8
XRintelligence
13-14 ; 19 ; 24-25 ;
30-31 ; 38-40 ; 41-42
52
Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 63
׉	 7cassandra://ed52MTG_CqYN8mRheUt2ONq97BxHi5zcPx4fNZVM4rcb` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://o6uNQhFoKa3LgC97UTo7sWCKMcAdpZIMPdkfdk6x7UY ,`׉	 7cassandra://FESL-GrCA7KeRC1L7_cuESqzKa4qB4fu1avYcE9uXOY\`z׉	 7cassandra://cv_5f-mqDxrUacV1XHbAzoU0HiJeHjXUvsoweFVv4dE
` ׉	 7cassandra://NwAG2LQNE4T6rORVu5yHx9zbflaxkbCc3HFPG6JyKpE͏p͠y\©8kuט  ́u׉׉	 7cassandra://qBO21UZrnP3kvdV4it8tTaYhG1jdouQ9BQAY1wib6cE a`׉	 7cassandra://AMPrt1bXIP4hi4ax0ocqrrYI4hwcPd3X-EbJOymVaUkZG`z׉	 7cassandra://-V_3HDx7Ttto1rG1EuxS2Yjt4QCzt04248YqpXnOam0"0` ׉	 7cassandra://K2umtslA84DCxBrbcWPeH1D-2WVSLbJ_viPCuMujmLY͙B͠y\©8kuנ\©8ku ̒9ׁHmailto:transmission@beci.beׁׁЈ׉E	AAgenda
ICT
23.05
MANAGEMENT & RH, PERSONAL
IMPROVEMENT
21.05
Stratégie et business pour PME
05.06
Améliorer vos performances avec la
communication non-violente (CNV)
06.06
Agile for Managers
VENTE, MARKETING &
COMMUNICATION
13.05 & 06.06
SEO : passez en tête de page
Google
14.05 & 11.06
Facebook : créez une communauté
14.05 & 11.06
Capsule vidéo : initiation pratique
16.05 & 13.06
Instagram : valorisez votre image de
marque
16.05 & 13.06
Chatbot : créez une expérience
client ininterrompue
17.05
Publier sur LinkedIn
21.05 & 18.06
Prospecter avec LinkedIn
21.05 & 18.06
Sublimez vos photos avec votre
smartphone
23.05
Optimisez vos campagnes
e-mailing
23.05 & 20.06
Digital analytics : tips & tricks
04.06
Google my business
04.06
Facebook local : localisez-moi
facilement
64 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019
Réalité virtuelle et augmentée
05.06
Networking thématique : le digital…
par où je commence ?
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
LÉGISLATION SOCIALE
10.05
Robotisation et IA : quels enjeux
pour les employeurs ?
15.05
Bien rédiger une CCT d’entreprise
23.05
Actualité de droit social dans la
fonction publique
24.05
Les vendredis de l’actualité sociale
28.05
Préparer une visite du contrôle du
bien-être au travail
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
DROIT COMMERCIAL
Cycle de séminaires : réforme du
code des entreprises
15.05
Le passage de votre SPRL vers la
SRL
22.05
Limitation de la responsabilité des
administrateurs
29.05
Implications de la réforme sur la
fiscalité de votre société
➜ Alexis Bley
+32 2 563 68 58 – ab@beci.be
14.05
Statut social et cotisations sociales
21.05
Un regard juridique sur mon statut
social
28.05
Comment financer votre
entreprise ?
04.06
Tour d’horizon des subsides à
Bruxelles
➜ Emmanuelle Einhorn
starters@beci.be
WORKSHOPS GRATUITS
STARTERS & RESTARTERS
23 & 24.05
AI & Blockchain brokerage event -
Malta
23.05
Seize an opportunity in China
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
13.05
Lunch Starter
14.05 & 27.06
Speed Business Lunch
14.05 & 04.06 & 04.07
Lunch restarter
Inscrivez-vous à une ou plusieurs
formations et bénéficiez des
subsides la formation
Région Bruxelloise:
50% de subsides:
(investissement min. = 1.000 €)
Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be
**En néerlandais uniquement
׉	 7cassandra://cv_5f-mqDxrUacV1XHbAzoU0HiJeHjXUvsoweFVv4dE
` \©8ku׉EsEntreprises
en transmission
> 3 entreprises à remettre
Achat – vente de
produits bio
CA : 2 à 3 Mo €
10 à 20 employés
Import – export articles
de maroquinerie, tissus
d’ameublement
CA : 1 à 2 Mo €
1 à 10 employés
Création, impression et
distribution de supports
ludo-pédagogiques
CA : 2 à 3 Mio €
10 à 20 employés
> Pour nos clients acquéreurs, le Hub Transmission recherche
Entreprise active dans le
secteur agroalimentaire,
grande distribution,
B2B ou B2C
Bruxelles, Wallonie
CA < 1 Mo€
Entreprise de nettoyage
d’immeubles-syndic
Bruxelles
Valeur d’acquisition :
300K à 1 Mo €
Le Hub Transmission de BECI,
première organisation de la
Région Bruxelles Capitale
en cession/acquisition
d’entreprises, publie ses
nouvelles offres.
Vous souhaitez céder votre entreprise, en partie ou totalement ? Vous êtes intéressé(e) par l'une de ces
entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l'un de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous
accompagne dans votre projet de cession ou d’acquisition.
Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • Erick Thiry +32 2 643 78 36 • transmission@beci.be
׉	 7cassandra://-V_3HDx7Ttto1rG1EuxS2Yjt4QCzt04248YqpXnOam0"0` \©8ku\©8kuבCט   ́u׉׉	 7cassandra://9x8k-ZOwNFSTQG8vKAWrdeByy-fGej-prYr_WKPfZaU `׉	 7cassandra://HI2zinpe1IJRF-ohMSnTq1LO8tTzaxGqteODvwgDbkkm`z׉	 7cassandra://FVR4d-qyahKnYEGH7MdvhSVfJiXM28t7qWpesrWkerY&j` ׉	 7cassandra://zekNrAyS9zcmyNQknIzE-pTkb-ysFxhKSisnAW1jyzo Fk͠y\©8kuנ\©8ku 39ׁHhttp://select.actiris.brׁׁЈנ\©8ku .̄9ׁHhttp://ACTIVA.BRׁׁЈנ\©8ku PT9ׁHhttp://activa.brׁׁЈ׉ElLes réductions activa.brussels
nous aident grandement.
Et aident aussi les travailleurs !
C’est du win-win.
ERWIN HEUSBURG, RESPONSABLE RH CHEZ ALL TEAM SERVICES,
A ENGAGÉ GRÂCE À ACTIVA.BRUSSELS.
POUR RECRUTER, APPUYEZ-VOUS
SUR L’EXPERTISE DE SELECT ACTIRIS
Vous voulez recruter le profil idéal à Bruxelles ? Avec Select Actiris,
c’est possible. Select Actiris combine sélection, primes et formations
pour vous proposer les candidats qui répondent parfaitement
à vos besoins. Surfez sur select.actiris.brussels et
demandez conseil à votre consultant employeur.
Avec le soutien du Fonds Social Européen
׉	 7cassandra://FVR4d-qyahKnYEGH7MdvhSVfJiXM28t7qWpesrWkerY&j` \©8ku׈E\©8ku\©8kuͼ2019.05 Bruxelles Métropole\©cG{