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Pour ou contre
la NOTATION
DES AVOCATS ?
OPEN
SOURCE :
Action climatique 2.0
N°49 / NOVEMBRE 2019
EXPORTER,
oui
MAIS OÙ ?
Éviter
les RISQUES
à l’EXPORTATION
Dossier
INTERNATIONAL
Rédacteur
en chef invité :
NABIL
JIJAKLI
ISSN 2406-3738
׉	 7cassandra://kkp0wUfD-fjM1Puo-KF-aEZqqze7W2K2ch851oMO9nw4` ]Rl# %˦]Rl# %˥בCט   ́u׉׉	 7cassandra://PlwZYaEh3DOla2DzcM-3bKa2bVL7JhyhQNlmFZNez_M `׉	 7cassandra://mpMWj48nTGBtjH6Vd6DxSrpoQ--1hrUXI07GcREYi6kmZ`z׉	 7cassandra://avtvRIvTKe1EmSKg_YAgBqPHEsvOe5ihnBRmajw_fmY'	` ׉	 7cassandra://Lgc37xaMyf7Prvik6bFtuhIN7Hrl1i0AJXqZbzR2U1s Y
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׉	 7cassandra://avtvRIvTKe1EmSKg_YAgBqPHEsvOe5ihnBRmajw_fmY'	` ]Rl# %˧׉E	Édito
Pour la croissance
des entreprises et du bien-être
Pour nous, entrepreneurs, la croissance fait partie de notre ADN. Chaque être qui
naît tend à croître et à s’épanouir pleinement. Les entreprises également
visent à se développer et à devenir des fleurons, des success stories
Les défis qui se présentent à notre société et aux entrepreneur
d’opportunités. L’opportunité de trouver des solutions, grâce no
l’innovation – qui n’est pas forcément synonyme de grands moy
technologie : l’innovation réside d’abord dans un autre regard que
son business. L’opportunité de croître aussi dans notre savoir-f
d’emploi et de bien-être. Nous avons besoin de croissance. D
harmonieuse, maîtrisée, réfléchie. Une croissance au service des cito
Cette croissance, nous la souhaitons pour tous ceux et toutes
l’ambition de grandir. Pour développer de nouveaux services et
améliorer notre vie au quotidien. C’est dans ce cadre que Beci a lancé le Gr
Circle, le rendez-vous des entreprises qui veulent croître.
Quels sont les principaux défis et les possibilités de croissance
présentent aux entreprises ? C’est de cela dont nous discutons
Circle avec des acteurs très divers : start-ups, investisseurs, PME
entreprises. Cette croissance est fonction d’une série de facteurs comme
les talents, les moyens financiers, les nouveaux marchés, les nouv
technologies, etc.
Pour réussir, il n’existe pas de recette unique, ni de chemin
unique. Voilà pourquoi la croissance mérite un cercle :
un cercle qui réunit des expériences et des histoires
concluantes, un cercle où les enseignements des uns
sont utiles aux autres, un cercle où l’itinéraire des uns est
la réponse aux questions des autres. Un cercle qui réunit
des pairs et des partenaires pour avancer, ensemble, sur
le chemin d’une saine croissance.
Notre premier rendez-vous, d’après des échos unanimes, s’es
révélé à la fois pertinent, stimulant et enthousiasmant. Comment
collecter son premier million d’euros ? est la question pratique sur
huit intervenants ont apporté leur éclairage particulier. Cette premièr
n’est qu’un début. Avec vous et pour vous, nous espérons vous
programme qui réponde parfaitement à vos besoins.
J’espère avoir le plaisir de vous rencontrer lors de notre prochain Gr
Circle, ce 25 novembre.
Marc Decorte, Président de Beci
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 1
׉	 7cassandra://WNMdYsFGoiAqZK4kbGhYyldLh3x27hz3bRZ9OkL-E8U"/` ]Rl# %˨]Rl# %˧בCט   ́u׉׉	 7cassandra://bOkpsb6aEkFaurEDscdQje4dyBODTwKpt_bxmuN9lSE *`׉	 7cassandra://iu7wpa-i4ObAAJPcxZZ80HCSxJ7hP5CU6yGs0_ujUpQc`z׉	 7cassandra://0EwlxbNxiHzw6_5ME_iDx2E6ZxQ94eIFqbueyTtpCnI` ׉	 7cassandra://WrIC0cdFguLEXcnr2VpEl0Pk9PBbQYPSiHsAN4wfhFU ͠y]Rm# %ט  ́u׉׉	 7cassandra://p4UD_gfV397De8fHo1S2lc5zxBlgE5fUZ8D2JkAtiZ0 A`׉	 7cassandra://w8_V1wv6p04aerWQ30g60yKbOK8xcTRqWjQCJ2jGzc0V`z׉	 7cassandra://nJGOSK5P9Qemvm4eGjxHUmYO7l8Fe9EjEmEOR65KAW81` ׉	 7cassandra://wtuYJjdOUd0N-X_SotXhl2s8riS5Y7lkECl7CJWAi9g͏	.͠y]Rn# %נ]Rn# % l9ׁH 3http://ena-professional.be/fr/electionssociales2020ׁׁЈנ]Rn# % ܁9ׁHmailto:esv2020@partena.beׁׁЈ׉E
Sommaire
Bruxelles métropole
N° 49 – Novembre 2019
Au mois
de décembre :
Gérer
les talents
Editeur responsable
Olivier Willocx – ow@beci.be -
T +32 2 648 50 02
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
T +32 2 643 78 44
Ont collaboré à ce numéro :
Elisa Brevet, Marc Decorte, Didier Dekeyser, Nancy
Demaude, Tim Devriese, Sara Dirkx, Antoine
Geerinckx, Gaëlle Hoogsteyn, Yves Kengen, Ophélie
Legast, Cédric Lobelle, Filip Michiels, Sybille Motte,
Laura Rebreanu, Jean-Pierre Riquet, Julien Semninckx,
Stéphane Tondeur, Guy Van den Noortgate, Miguel
Van Keirsbilck et Dimitri Van Rossum.
Production
Layout db Studio.be
Design couverture Denis Séguy
Impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu
chaque mois par plus de 21.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.000 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
asc@beci.be
Membership
Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72
ctr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
4
6
7
Idées
11
12
Beci online
Podcast : Béatrice de Mahieu
Digest
Pour ou contre la notation des avocats ?
Open Source
International
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Nabil Jijakli : « Le Belge ne peut qu’avoir l’export
dans le sang »
Exporter, oui mais où ?
Chers pays voisins
5 choses à savoir aux Émirats Arabes Unis
L’export sous l’œil de l’Agence pour le commerce extérieur
Comment vous (ex)portez-vous ?
26 5 Conseils pour éviter les principaux risques à l’exportation
27
Bruxelles vous aide à exporter
Traduire pour exporter
Prospection digitale : la Chine en ligne
Comment s’exporter grâce au réseau EEN : 4 exemples
Mieux maîtriser la gestion des frais de déplacement
Entreprendre
36 NWOW : quels gains écologiques ?
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46
48
Starter : customer-care.ai
De nouveaux subsides pour les entreprises bruxelloises
Lancer son activité food : ce qu’il faut savoir
Priorités stratégiques : enquête Belgique-Pays-Bas
Transmettre son entreprise via la cession des parts sociales
Faillite et différences culturelles : petit tour d’horizon
Les marchés publics vus par les PME
Community
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10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
Petites histoires de grands entrepreneurs
Bruxelles, dans les pas de Thierry Marion
L’actualité Beci en photo
Demandes d'admission
Index
Agenda
Rédacteur en chef
invité :
Nabil Jijakli
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Social Media
You just missed : Le commerce ne s’est pas seulement
numérisé, dématérialisé, il est devenu mobile. C’est
aujourd’hui une tendance business déterminante et c’était
le sujet du Becommerce Mobile Summit, le 25 septembre
dernier.
#BECImember :
L’économie circulaire est l’une des clés
d’une planète plus verte. Cela, Lateral
Thinking Factory Consulting l’a bien
compris et développe des solutions
spécialement dédiées au monde de
l’immobilier et de la construction. Voir
www.lateralthinkingfactory.com
Au mois d’octobre, Beci
accompagnait une dizaine
d’entreprises bruxelloises en
mission économique aux Émirats
Arabes Unis. Voir aussi notre article
en page 22.
Google et Beci se sont associés pour
former 30 candidats au marketing digital.
Objectif : leur permettre d’augmenter leur
visibilité et leur clientèle.
Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter.
4 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
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Dans vos newsletters
d'octobre
La réforme du code des sociétés a redéfini
l’importance du plan financier pour les SPRL,
devenues SRL. Qu’est-ce que cela implique ?
Oui, on votera l’année prochaine en Belgique !
2020 sera une année d’élections sociales dans les
entreprises : préparez-vous.
À lire sur
notre site web
Retrouvez ces articles sur www.beci.be
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 5
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Béatrice de Mahieu,
ambassadrice de l’open
innovation à Bruxelles
Se retrouver à la tête d’une communauté pour jeunes
entreprises innovantes n’est pas une surprise pour Béatrice
de Mahieu, devenue il y a peu CEO de Co.Station.
Depuis le début de sa carrière, elle a choisi de faire de l’open
innovation son cheval de bataille.
Vous avez connu de nombreuses expériences dans le
secteur de l’innovation et du change management :
Co.Station, Microsoft, Telenet… À côté, vous avez un
diplôme en œnologie ; vous vous êtes aussi formée en
nutrition. Vous êtes une vraie boulimique de la vie ?
Il est vrai que je suis née avec énormément d’énergie. Aujourd’hui,
c’est plutôt positif car toute cette énergie est valorisée, mais
quand j’étais petite, ce n’était pas tellement apprécié. Je n’ai
jamais été une enfant qui écoutait tranquillement en restant
assise. Cela posait évidemment des difficultés à l’école. Je crois
que, si je suis arrivée à des choses dans ma vie, c’est plutôt
parce que dès que je ne comprenais pas quelque chose, je
devais absolument chercher à le simplifier. Mon penchant pour
l’innovation provient certainement de cette manie.
Justement, cet intérêt pour l’innovation, vous l’avez perçu
dès le début de votre carrière ?
S’il y a bien une chose qui m’a passionnée au début de ma
carrière, c’est l’arrivée de l’internet. Vous vous souvenez peutêtre
d’Alta Vista, ICQ, Netscape, Advalvas… Mon premier job
était dans une boîte de production de cinéma. Chaque jour,
on faxait les scénarios de publicités et longs-métrages entre
Bruxelles et Paris. C’était extrêmement long… Je suis allée
trouver le patron en lui disant : « Si on prenait un ordinateur avec
internet, on pourrait envoyer les scénarios par mail et ce serait
beaucoup plus rapide ». Il m’a répondu : « OK, ton ordinateur
aura internet ». À partir de ce moment-là, j’ai compris tout le
potentiel d’internet. Très vite, je suis partie de cette boîte pour
intégrer une entreprise qui créait des sites web.
Après avoir travaillé en tant qu’employée, vous êtes
devenue freelance…
J’ai toujours rêvé de travailler chez Microsoft. Quand j’ai fini par
y décrocher un job, c’était la folie ! Et puis, j’ai eu la naissance de
6 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
ma fille. Je ne sais pas si les hormones y étaient pour quelque
chose : j’avais tellement d’énergie que je me suis dit qu’il était
temps de me lancer. Je suis devenue indépendante spécialisée
en digitalisation et change management. J’optais pour des
projets de transition et de transformation, souvent du print vers
le web, entre autres pour Elle, Vlan, Psychologie magazine…
et ça fonctionnait plutôt bien !
Comment parvient-on à rester à la page pour pouvoir
constamment innover ?
Selon moi, innover, ce n’est pas forcément trouver et flairer
des nouvelles tendances. C’est parfois mettre le point sur
une difficulté et la simplifier. Si vous percevez un manque
d’harmonie, un dysfonctionnement… ce sont souvent des
foyers d’innovation. Après, il ne faut pas oublier que tout le
monde n’accueille pas forcément le changement d’une façon
positive. C’est là toute la difficulté de mon job. ●
Elisa Brevet
Une rencontre à écouter en
intégralité dans le podcast Next Step :
https://www.beci.be/podcast.
L’inspiration podcast :
Manger : Notre alimentation raconte notre
société. Mieux encore : elle dit beaucoup
de choses de vous. Chaque premier
vendredi, retrouvez Nora Bouazzouni et
Mélissa Bounoua pour des épisodes aussi
gourmands qu’intéressants. À retrouver sur
Louie Média (en français).
D.R.
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La corderie Barrois fête ses 100 ans !
Plus qu'une référence
en la matière, la corderie
Barrois vient de fêter ses
100 ans d'expérience
dans la fabrication de
câbles, sangles, palans et
chaînes sur mesure. Un
événement a été organisé,
en collaboration avec
la Communauté Portuaire de Bruxelles, pour célébrer
l’occasion. « Nous avons organisé une visite d'entreprise
pour nos membres et certains de nos clients ; c’était très
agréable de les rencontrer autour d'un verre. J’ai également
profité de l’occasion pour revenir sur l’historique de la
société », raconte Vincent Barrois, General Manager de
la corderie.
Depuis 1919, cette entreprise familiale bruxelloise conseille
ses clients en matière de transport de charge, en tenant
compte de la portabilité, de la charge de travail maximale
et des directives européennes en matière de sécurité. C’est
Edouard Barrois qui, à l’époque, créa la société ‘Corderie
Ed. Barrois & fils’ (CEBEF) qu’il dirigera jusqu’en 1947 pour
ensuite laisser place à la deuxième génération. En 1967,
la gamme s’étendra vers toutes sortes d'équipements de
levage – un assortiment en constante évolution, toujours
dans le respect des normes européennes et des règles de
sécurité en vigueur.
La corderie Barrois, c’est l’un des rares exemples d'industries
familiales qui parviennent à se profiler parmi la concurrence.
Pour y parvenir, il est nécessaire de rester en constante
évolution ; trouver de nouveaux débouchés et développer
des outils modernes pour une gestion plus efficace, tels
sont les défis de demain. « La variété des produits et un
stock important permettent de combler même les besoins
les plus urgents dans les plus brefs délais, car la qualité
et le service sur mesure sont depuis toujours les piliers de
l’entreprise », conclut Vincent Barrois.
Info :
www.corderiebarrois.be
Le nouveau centre d’affaires Regus Anderlecht
City Dox a ouvert ses portes !
Regus, le leader mondial des espaces de travail flexibles,
vient d’ouvrir son nouveau centre d’affaires à Anderlecht.
Situé en bordure du canal, dans un immeuble éco-efficient, le
site de Regus City Dox accueille plus de 2 000 m² d’espaces
de travail partagés. Les bureaux et salles de réunion,
qui peuvent être loués à l’heure, la journée, la semaine
ou à l’année, sont équipés des dernières avancées de la
technologie et de tous les services logistiques répondant
aux souhaits des travailleurs.
Le quartier de City Dox propose une nouvelle manière de
« vivre la ville ». Ultra accessible, il accueille des appartements
résidentiels, des services et des commerces, le tout entouré
d’agréables espaces verts. « Ce projet urbanistique d’avenir
se devait de disposer d’espaces de travail confortables et
multifonctionnels », a déclaré William Willems, Directeur
général de Regus Belgique.
Mises à disposition dans chaque ville, à l’échelle
internationale, les solutions de travail flexibles de Regus
ont le vent en poupe : au cours des trois dernières années,
le nombre de centres installés en Belgique est passé de
13 à 33. Bruxelles en compte 12 et en accueillera d’autres
dans un avenir proche. Outre un accès au plus grand réseau
du monde, les centres Regus offrent de nombreux autres
avantages.
« En ne louant que l’espace de bureau réellement nécessaire,
les entreprises réalisent jusqu’à 60 % d’économies sur leur
budget ‘immobilier’. Elles bénéficient aussi d’un espace
de travail qui grandit avec elles. Autre avantage, elles
sont déchargées de toutes les corvées liées à la gestion
de leur bâtiment et peuvent ainsi se concentrer sur leur
cœur de métier. Ces multiples atouts expliquent la véritable
explosion de la demande pour nos solutions à Bruxelles »,
conclut William Willems.
Info :
www.regus.be
Start it @ KBC encourage les start-up à franchir
la Manche malgré le Brexit
L’incertitude persistante autour du Brexit fait peur à de
nombreuses entreprises. Toutefois, même après celui-ci, le
Royaume-Uni continuera à offrir d’énormes opportunités
aux start-up belges, selon Start it @KBC, le plus grand
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 7
D.R.
D.R.
׉	 7cassandra://ZmGoiF31x1huPGSaXzWyCehpVjYxSsgVcW-Wriwe8j0$` ]Rl# %ˮ]Rl# %˭בCט   ́u׉׉	 7cassandra://MT-LF9awUQfiWFwj6tsGHpb1PFt8RnWfZpghCoId6vU `׉	 7cassandra://UmVKjI2UtnSyHoqRPhJguxwIXARboK8WV6LjBwexdbc͆`z׉	 7cassandra://LJSEUwyX3s1X0wIswA88SNTi56X5qgbMQk-IuUzLYmc%` ׉	 7cassandra://SmcWKABaD2WJB_Y4BFjkbzknw0tVxc8xB4Jw5m-VU7w ͠y]Rp# %ט  ́u׉׉	 7cassandra://CMaRjRQjxu7_j2SbknDdhY7Kfx7TkiF0wVqHByvu1Aw o_`׉	 7cassandra://8ShdrP8tpX-1VrYfH_ZOdb2jA04BNKhlDDemrXrtJFwyK`z׉	 7cassandra://PSR2bUSGTykA7cJeIvmuPwjZ0BQnB2pd1p0v92vQQxU'` ׉	 7cassandra://lIFNzywamWASQg3sayo9pjwfXF6QhqOScAgOoNa7pRU ͺ͠y]Rp# %נ]Rq# %
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incubateur de notre pays. « Dès le premier jour, nous
mettons tout en œuvre pour que les start-up de notre
écosystème puissent travailler au-delà de toute frontière.
Or, celles-ci ne misent plus prioritairement sur le RoyaumeUni,
malgré sa proximité géographique, laissant ainsi passer
leur chance de faire affaire avec la 5e plus grande économie
du monde », explique Lode Uytterschaut, fondateur de Start
it @KBC.
C’est pour cette raison que Start it @KBC unit ses forces à
la BLCC (Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise
britannique) et à KBC London afin d’aider les jeunes
entreprises à franchir la Manche. Elles peuvent compter
sur un soutien concret, avec des salles de réunion au
cœur de Londres, mais également sur des conseils dans
Axiles récolte 2,4 millions pour développer
un « pied bionique »
Axiles Bionics, une spin-off de la VUB, annonce avoir
rassemblé un capital de 2,4 millions d'euros. Ces
investissements serviront à la mise au point de prothèses
bioniques au profit des personnes amputées du pied. Cette
collecte de fonds a été possible grâce à divers investisseurs
privés ; principalement des anciens étudiants de la VUB
et de l'ULB.
En dépit de la demande
claire pour de meilleures
prothèses chevillepied,
les innovations
restent rares en raison
de l'ingéniosité du
corps humain et de la
complexité à l'imiter. C’est
en s'appuyant sur plus de
dix ans de recherches chez
BruBotics – le laboratoire
de robotique avancée de
la VUB – qu’Axiles Bionics
a réussi à développer
une technologie bionique
capable de reproduire la
combinaison unique de puissance et de flexibilité d'une
cheville humaine. Celle-ci permet aux personnes amputées
de retrouver une vie quotidienne presque normale.
le domaine de la finance, des RH ou du marketing. Un
accompagnement est également disponible afin de franchir
les obstacles posés par le Brexit au niveau des formalités
douanières.
« Grâce à ce partenariat, les start-up bénéficieront d’une
caisse de résonance et d’une connaissance approfondie
du marché britannique », explique Jason Pratt, Director
Corporate Banking chez KBC London. « KBC est active
depuis plus de 30 ans à Londres. Nous sommes donc
particulièrement bien placés pour les accompagner. »
La collaboration entre Start it @KBC, la BLCC et KBC
London fonctionne par ailleurs dans les deux sens. Les
start-up britanniques qui souhaitent poser un pied sur le
continent bénéficient, auprès de Start it @KBC, du même
soutien que celui offert par la BLCC et KBC London à leurs
collègues belges qui franchissent la Manche.
Info :
www.kbcbrussels.be
8 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
« Nous sommes très heureux et enthousiastes d'avoir
accumulé autant de capitaux privés pour développer notre
technologie bionique et la transmettre aux gens », a déclaré
Pierre Cherelle, docteur en robotique (VUB) et fondateur
d'Axiles Bionics.
Le professeur Dirk Lefeber, responsable de BruBotics
et promoteur de la recherche, et le professeur Dr. Bram
Vanderborght se réjouissent de l'arrivée d'Axiles Bionics.
« En tant que chercheurs, nous développons des prototypes
très avancés à l’université, mais ils ne deviennent que
rarement des produits au service de la société. Nous
sommes donc très heureux que, grâce à la persévérance de
l’équipe, cette prothèse sorte du laboratoire ». Ils soulignent
également le caractère novateur d’Axiles Bionics : « Dans le
monde entier, seules 3 sociétés commercialisent de telles
prothèses de cheville. C’est donc une grande nouvelle que
nous puissions lancer une telle spin-off ici, à Bruxelles. »
Info :
www.axilesbionics.com
© KBC_DemoDay_Leuven23_030518
׉	 7cassandra://LJSEUwyX3s1X0wIswA88SNTi56X5qgbMQk-IuUzLYmc%` ]Rl# %˯׉ENews
Un Effie d’or pour Telenet !
Les Effie Awards récompensent chaque année les
campagnes de marketing et de communication les
plus réussies en termes d'impact et d'efficacité. Cette
année, la cérémonie prestigieuse, qui fêtait son 30e
anniversaire, a remis 14 trophées d’or, d’argent et de
bronze. L’un des grands gagnants de cette édition est
Telenet, qui a décroché un Effie d’Or pour sa campagne
exceptionnelle « The Good Flow ».
Développée en collaboration avec l’agence TBWA,
celle-ci met en exergue le fait que, grâce à un
ensemble de technologies bien pensées, Telenet vous
permet de surfer ultra rapidement, avec fluidité et
sans aucune perturbation, sur tous vos appareils en
même temps.
Telenet s’adapte ainsi à tous les besoins des familles.
Ce n’est pas la première fois qu’on retrouve cette
équipe gagnante sur le podium ; déjà en 2018,
TBWA et Telenet Business avaient remporté un Silver
Award avec la campagne « De digitale versnelling »
qui proposait gratuitement aux indépendants un plan
digital personnalisé afin de booster leur croissance.
Info :
www2.telenet.be
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Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 9
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Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
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Pour ou contre
la notation
des avocats ?
Xavier Gillot, avocat et
fondateur de la plateforme
uLaw
Tant les avocats que les clients souffrent du manque de transparence
de l’avocature. Les études montrent que les clients ne
savent pas comment choisir un avocat ni où le trouver. Cela
engendre une fracture du marché, avec pour conséquence
que certains cabinets ‘connus’ monopolisent les honoraires.
La notation permet de rééquilibrer le marché sur la base de
critères bien plus légitimes que la réputation. Il s’agit principalement
de la confiance et des compétences, qui sont les
éléments centraux de la relation avocat-client. Mais cette
notation doit rester objective. Il faut encadrer l’évaluation pour
éviter les dérives de toutes sortes. En effet, les compétences
et le cadre de travail sont souvent inconnus et incompris des
clients. Les notations basées sur les contributions financières
des notés, le nombre de procès gagnés ou autres critères peu
fiables doivent être écartées, car elles faussent l’information.
Ces raisons ont notamment mené uLaw à développer un
algorithme de notation composite unique, qui garantit l’objectivité
au départ d’informations techniques propres à la
carrière de l’avocat (volet ‘compétence’) et d’avis des clients
sur la base d’un questionnaire axé sur la relation client (volet
‘satisfaction client’), modéré par la plateforme.
Un autre argument ’pour’ réside dans le fait que l’avocat
n’est pas formé à la relation avec le client. Avec ces évaluations,
tant l’avocat que le client bénéficieront des retours
d’une notation. Trop d’avocats sont incompris, éloignés de
leurs clients, et trop de clients sont mécontents. Les avocats
perdent des parts de marchés, se paupérisent, s’isolent. La
notation objective amènera les avocats à ‘satisfaire’ leur client
et non plus seulement à leur rendre des services juridiques.
Qu’on soit pour ou contre, c’est là l’attente des marchés.
À l’instar d’un TripAdvisor pour l'horeca,
certains sites proposent aujourd’hui de donner une note
aux avocats. Pour ou contre des avocats étoilés ?
Deux avis au sein du Barreau de Bruxelles…
Xavier Van Gils,
Président d’Avocats.be
Les ‘legal awards’ existent depuis longtemps. De plus en plus
de sites permettent d’attribuer des notes à des avocats, mais
aussi à des médecins, des notaires et autres professions. Il
suffit d’ailleurs de taper le nom d’un avocat ou d’un cabinet
d’avocats sur Google pour trouver une note étoilée avec les
commentaires d’internautes. On ne peut pas les valider car
il n’existe aucun contrôle sur ces notations.
Évitons de nous embarquer nous-mêmes dans une forme de
certification des sites (sorte de sites de notation qui seraient
agréés en fonction d’un certain nombre de critères). De même,
il faut éviter de créer nous-mêmes une notation.
Le souci, c’est de savoir ce que l’on veut noter. Il est quasi-impossible
pour un particulier d’évaluer un avocat sur la
compétence juridique de son travail. Quant à un tiers certificateur,
il lui faudrait analyser tout le dossier et c’est un travail
très complexe. Le client a tendance à donner une note en
fonction des honoraires, de la rapidité avec laquelle il a été
reçu, de l’accueil, s’il a eu un café… Et puis, surtout, la note va
être influencée par le fait qu’il a gagné ou perdu son procès
– et chacun se rend compte qu’il y a aussi des bons et des
mauvais dossiers, ou des victoires ou des échecs partiels.
L’intérêt d’une notation s’avère dès lors très limité.
S’opposer aux sites non contrôlés qui existent est excessivement
compliqué. Le mieux serait de disposer de critères
objectifs et évaluables pour fixer ces notations. À l’époque
du numérique, il faut peut-être aussi rebondir et en profiter
pour inviter les avocats à s’évaluer ou se faire évaluer par leurs
clients, pour ainsi améliorer les qualités de leurs services. Car
finalement, nous sommes aussi des entrepreneurs. ●
Julien Semninckx
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 11
© Getty
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X͠y]Rr# %נ]Rr# % Zm9ׁHhttp://accelerationdigitale.beׁׁЈנ]Rr# % +9ׁHhttp://accelerationdigitale.beׁׁЈנ]Rr# % /̘9ׁHhttp://accelerationdigitale.beׁׁЈ׉EAction climatique 2.0
Open Source
J
leurs émissions de CO2
traversée du désert…
Heureusement, même dans le désert, on rencontre,
comme une oasis, des patrons ou des responsables de
départements visionnaires, qui vous font confiance et
qui décident de franchir le pas. Des pas importants, car
chaque tonne de CO2
émise dans
l’atmosphère a un coût : de 220 (selon
Stanford University) à 417 dollars
(selon la revue Nature) pour la société
et les générations futures.
Mondialement, ce sont près de 40
milliards de tonnes de CO2
qui sont
émises chaque année… Une petite
multiplication nous indique que, chaque année, les grands
émetteurs de CO2
transfèrent des coûts gigantesques aux
générations futures, puisqu’ils ne paient pas le prix réel
de leur impact. Or, les coûts du changement climatique
commencent à se faire sérieusement sentir. Demandez
aux grands réassureurs comme Swiss RE, Munich RE, qui
remboursent entre autres les dégâts des catastrophes
climatiques… Des coûts que M. et Mme Tout-le-monde
devront finalement endosser.
Quand les consommateurs en prendront conscience – et
ce ne sera plus très long – le temps des belles paroles
(qui ne coûtent rien) sera révolu. Nous entrerons dans la
phase 2.0 (qui pour certains a déjà commencé) ; la phase
de véritable action climatique, sur base de chiffres, de
réelles actions mesurées, suivies et contrôlées.
C’est là tout l’intérêt du calcul, de la réduction et de la
compensation des émissions carbone, vérifiée et labellisée
selon des standards reconnus : une réponse holistique au
besoin de reconnaissance d’actions réelles à tous niveaux,
e me rappellerai toujours mes premiers coups de
fils, fin 2006, quand j’appelais des entreprises
pour leur proposer de les aider à calculer et réduire
. Ces appels finissaient souvent par
« C’est gentil, mais je ne pense pas qu’on émet beaucoup
de CO2
… ». Ces premières années étaient une sorte de
pour se différencier du « blabla »
et du « greenwashing ».
Une démarche qui oblige
l’entreprise à prendre ses
responsabilités climatiques.
Que l’on soit ‘believer’
ou ‘non-believer’ de l’urgence
climatique, nous en payons déjà
tous le prix, souvent sans nous en
rendre compte.
L’exercice-vérité sera sans
doute difficile pour beaucoup
d’entre elles, dont l’impact
climatique est trop élevé par
rapport à la valeur qu’elles créent
pour la société. Cela les obligera
à une remise
en question de
leurs produits, services et modèles
non-durables, mais leur permettra
d’anticiper les disruptions auxquelles
elles feront face.
‘license to operate’ : les exigences environnementales
dans les appels d’offre et politiques d’achats sont déjà là
et vont se multiplier à grande vitesse.
C’est ce qui devrait nous amener à un « point de bascule » :
ce moment où l’action climatique deviendra une véritable
source de revenus – en d’autres mots, un business. Dans
notre traversée du désert, on nous a parfois reproché de
ne pas être une asbl… Comme si, parce qu’on fait quelque
chose de bien pour la planète ou l’environnement, on ne
devrait pas pouvoir le faire de façon lucrative.
C’est le contraire qui est illogique : serait-il normal de
pouvoir « gagner sa vie » en détruisant la planète ?
Ne serait-il pas plus intéressant pour tout le monde
si on pouvait « gagner sa vie » en aidant la planète et
l’environnement ? C’est ce modèle qui inspire de plus
en plus d’entreprises – et leurs collaborateurs ! – à la
recherche de ‘purpose’ pour donner du sens à leurs
activités. ●
Antoine Geerinckx,
fondateur et managing
director de CO2logic
Il faut désormais voir l’action
climatique comme une sorte de
12 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
D.R.
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« Le Belge ne peut qu’avoir
l’export dans le sang »
Credendo est le nouveau nom de l’ex-Ducroire, créé
en 1921 pour garantir les transactions liées à l’export.
Les performances de l’entreprise publique autonome
amènent rapidement l’État belge à diversifier les
missions de l’institution jusqu’à lui permettre d’occuper
aujourd’hui une position réputée sur la scène mondiale
des agences d’assurance-crédit et de financement des
transactions à l’exportation. Nabil Jijakli, son dynamique
Deputy CEO, introduit notre dossier international.
Quelles bonnes raisons peuvent pousser
une entreprise belge à tenter l’aventure de
l’exportation et à quelles régions du monde peutelle
utilement s’intéresser ?
Petit pays, petit marché intérieur mais grand horizon :
le Belge ne peut qu’avoir l’export dans le sang. Dans
les faits, nous sommes 13e
dans la liste mondiale des
pays exportateurs – ce qui est une prouesse – et, avec
des exportations qui représentent plus de 85 % du PIB,
nous pouvons nous prévaloir d’un degré d’ouverture absolument
remarquable. Par nécessité, notre pays est exportateur.
Par le talent de ses entrepreneurs, il est bon
exportateur. Ce que nous pouvons regretter, c’est que
nous nous contentions trop vite d’un commerce intra-européen,
concentré de surcroît sur nos voisins immédiats.
Or, des marchés plus lointains en forte croissance offrent
de très belles opportunités. Que ce soit dans le domaine
industriel, dans le domaine des services ou dans des produits
de niche, nous avons en Belgique une culture de la
maîtrise qui différencie positivement nos produits et les
rendent exportables.
Aujourd’hui, 70 % de notre commerce extérieur est à
destination de l’UE et 30 % dirigé vers le reste du monde ;
or, si les pays émergents présentent plus de risques –
mais qui peuvent être encadrés – ils proposent aussi des
possibilités de développement très importantes. L’Asie,
l’Afrique subsaharienne et le Moyen-Orient sortent du
lot et constituent des marchés de croissance particulièrement
intéressants.
© Reporters
Nabil Jijakli, rédacteur en chef invité de ce numéro,
est le Deputy CEO de Credendo, l’organe public
d’assurance-crédit à l’exportation. Auparavant, il a
travaillé à la Banque Nationale et à la Commission
européenne. Il a également fait partie de la
commission chargée de préparer l’introduction de
l’euro en Belgique.
Pour quelles raisons sortent-ils du lot ?
L’export, c’est du commerce classique, soit la recherche
d’une coïncidence d’une offre et d’une demande. Or, la
demande est bien plus grande qu’ailleurs dans certains
pays ou continents en mutation. En Afrique subsaharienne,
deux tiers de la population a moins de 30 ans et
la natalité demeure la plus vive au monde, ce qui explique
notamment que des besoins d’infrastructures vont encore
croître. Or, nous avons une expertise reconnue dans
la conception et la construction d’hôpitaux, de routes,
d’ouvrages d’art... En Chine, près de 500 millions de
personnes ont atteint ou vont atteindre le niveau de la
classe moyenne – presque autant que toute la population
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 15
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consommation.
Les données socio-démographiques sont explicites mais,
bien sûr, le contexte politique et le contexte des échanges
économiques sont appréciés à leur juste valeur. Ainsi,
nous vanterons moins aujourd’hui le potentiel – toutefois
réel – de l’Amérique du Sud, depuis divers événements
comme la crise de la dette argentine, les tensions au Venezuela,
les affaires de corruption au Brésil...
L’éloignement, la législation étrangère, la culture
différente des affaires… Tout cela ne rend-il pas
une tentative de développement international
très risquée, et en outre réservée aux seuls
grands groupes ?
Il n’est pas nécessaire d’être une très grande entreprise
pour réussir à l’exportation. Bien sûr, tout n’est pas facile
: il faut entrer dans le marché convoité, s’y maintenir
et y réussir. Mais notre pays, nos Régions, offrent nombre
d’outils ou d’aides performants pour déceler les opportunités
commerciales, comprendre les modalités d’export,
explorer les filières, nouer des contacts... L’entrepreneur a
du bon sens et les organismes évoqués plus haut appuieront
concrètement sa réflexion et ses démarches. Quand
les choses se concrétisent, un organisme d’intérêt public
comme le nôtre apportera son expertise – maintenant
presque centenaire – et ses solutions : nos analyses économico-politiques,
dont découle un rating par pays, ont
un rôle préventif très éclairant. Nous accompagnons ensuite
le montage des contrats et y intégrons les éléments
qui permettent son assurabilité et/ou son financement et
prévoyons même comment « jouer au pompier » en cas
d’indemnisation, de récupération de sommes dues, etc.
Un risque commercial, cela s’évalue puis s’encadre. Et
c’est notre rôle.
Actuellement, le contexte politique global est
assez troublé et le contexte économique plutôt
illisible avec des guerres de taxes, la dévaluation
du yuan, de nouveaux traités qui promettent
mais sont contestés, quand ils ne sont pas
torpillés, etc. L’export devient-il de la navigation
à vue ?
Les nouveaux traités commerciaux offrent de la clarté et
certainement de nouvelles opportunités d’export pour
certaines branches d’activités. Pour autant, il est vrai que
la remise en cause unilatérale d’accords qui sont par essence
multilatéraux est interpellante. Il y a là un fait du
prince problématique pour la sérénité du commerce international.
Problématiques aussi, les décrets d’embargo,
16 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
En réunion de rédaction, autour de Nabil Jijakli (de dos) :
Sybille Motte (International Trade Advisor Beci), Didier
Dekeyser (journaliste freelance), Emmanuel Robert
(Media Coordinator Beci) et Mehdi Ferron (stagiaire
communication Beci).
auxquels des États, qui n’ont pas de volonté ou de raisons
d’en appliquer un, sont forcés de participer. Bref, les relations
internationales ne sont pas un long fleuve tranquille
; mais les aléas du commerce ont toujours existé, ce
qui explique d’ailleurs notre rôle... ! Nos rating-pays sont
établis sur base d’analyses poussées qui tiennent compte
de ces soubresauts. Notons que nous ne pouvons que
nous obliger à la performance car nous sommes, en tant
qu’organisme de financement et d’assurance-crédit, partie
prenante du risque que prend l’entrepreneur.
Ceci posé, le risque le plus grand auquel s’expose un
candidat exportateur est tout simplement de ne pas envisager
le « risque client » à l’exportation et le « risquepays
» classique. Certaines PME, pour lesquelles la prise
de risque doit être parfaitement couverte sous peine de
viabilité en cas de coup dur, s’encadrent mieux que de
grandes entreprises pourtant actives dans la grande exportation
mais très exposées, par nonchalance ou ignorance
de ces risques. C’est dans et pour de tels cas que
l’instabilité internationale est réellement à craindre. ●
Didier Dekeyser
© Reporters
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avec Air France-KLM. Toutes les informations sont correctes au moment de la publication © 2019 Delta Air Lines, Inc.
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Exporter,
oui mais où ?
Bonne question, car le monde est vaste et les
opportunités, de scorer comme de se planter,
sont nombreuses. Allemagne, France, Pays-Bas
et Royaume-Uni (le quarté de tête dans l’ordre)
représentent 53 % de nos exportations dans un
continent européen qui en absorbe près de 73 %.
Mais les taux de croissance à dix ans indiquent
que des opportunités ont été saisies dans des
marchés plus lointains, notamment en Afrique subsaharienne,
en Asie et au Moyen-Orient.
A
ux critères de choix trop courants d’affinités de proximité,
de langue ou de culture, il importe sans doute de
substituer ceux qui relèvent de l’efficacité économique,
et donc de se concentrer sur les marchés de croissance où la
potentialité d’une profitabilité significative récompensera les
efforts et les risques plus importants à assumer. Jan-Pieter
Laleman et Raphaël Cecchi, respectivement spécialistes MoyenOrient
et Asie chez Credendo, nous donnent leurs points de vue.
On imagine aisément que les pays de l’or noir sont
riches. Ils ont donc de quoi investir et consommer.
Pour autant, ils sont presque exclusivement dépendants
de cette ressource – dont nos pays sont
inversement de plus en plus indépendants – et assez
peu stables. Peut-on raisonnablement conseiller de
s’y intéresser ?
Jan-Pieter Laleman : La région du monde désignée sous l’appellation
Moyen-Orient est vaste et nous ne conseillons pas
d’approcher indistinctement tous les pays qui composent ce
groupe. L’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, Oman, le
Qatar... nous intéressent plus particulièrement. S’il ne faut pas,
en effet, négliger les risques dont vous parlez, ces pays présentent
tout de même une stabilité politique suffisante comme
en témoigne d’ailleurs le nombre de touristes qui s’y rendent.
En matière de risques, je préférerais mettre l’accent sur d’autres
points qui relèvent de l’économique, comme la tension actuelle
sur le marché immobilier, l’importance démesurée du secteur
public dans quelques pays – 25 % des Saoudiens travaillent
pour l’État ! –, la dépendance excessive au pétrole, etc. Mais ces
18 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
pays ne sont pas dans l’attentisme.
Ils ont pris conscience de l’absolue
nécessité de s’affranchir de
leur dépendance à leur presque
unique source de revenus, et de
l’importance de ne pas effaroucher
les investisseurs étrangers dont ils
ont grand besoin pour développer
rapidement leur économie, voire
de larges pans d’un secteur privé
quasiment inexistant. Ils ont une population jeune, à laquelle
ils vont devoir offrir des emplois ailleurs que dans un secteur
public sursaturé.
Jan-Pieter Laleman
Diversifier son économie n’est pas si aisé lorsque les
ressources naturelles ne le sont pas et il semble que
les pays du Moyen-Orient se livrent à une compétition
sur les mêmes terrains, ceux du tourisme, du
loisir, de l’immobilier et des énergies renouvelables.
N’y-a-t-il pas risque d’excès d’offres et de bulle(s) ?
Jan-Pieter Laleman : À Dubaï, par exemple, le parc hôtelier a crû
récemment de 26 %, plus que la croissance touristique... Donc,
en effet, il y a un certain excès, comme il y a une concurrence
sur les mêmes terrains. On pourrait dire, cyniquement, que cela
multiplie nos possibilités de faire des affaires... Il n’en demeure
pas moins que ces pays ne sont qu’au début de leur préparation
pour l’ère de l’après-pétrole, qu’ils ont entamée lucidement
et volontairement. Or leurs besoins sont gigantesques, tout
comme les moyens dont ils disposent. De plus, leur population
© Getty
D.R.
׉	 7cassandra://PDnS5zOzQ0SFmDybEaQo61MEsOaJFimoKPr6c6P0e6s%` ]Rl# %˹׉Etrès jeune et plus éduquée va exiger un nouveau type de société
lorsqu’elle parviendra sur le marché du travail. Un secteur privé
va donc émerger, qui se développera pratiquement de zéro,
donc de façon spectaculaire. Le processus est entamé comme
l’indiquent, par exemple, des initiatives de réformes législatives
à l’attention des investisseurs, le développement des ports,
des hubs d’aviation, les projets immobiliers spectaculaires, les
tentatives de rayonnement culturel et sportif, etc.
Un Orient plus lointain, l’Asie, attire aussi toutes
les ambitions. Mais parler de l’Asie c’est parler d’un
monde tant elle est vaste. Quels pays faut-il y distinguer
?
Raphaël Cecchi : On divise par commodité l’Asie en trois zones :
l’Asie de l’Est avec la Chine, le Japon et la Corée ; l’Asie du Sud
-Est avec l’Indonésie, la Thaïlande, le Vietnam, la Malaisie... ; puis
le sous-continent indien avec l’Inde, le Pakistan, le Sri Lanka,
le Bengladesh, etc. Ces trois zones offrent chacune un potentiel
de développement d’échanges commerciaux important,
possèdent toutes un secteur manufacturier (à la différence du
Proche-Orient), même s’il est à moderniser, et jouissent pour la
plupart des pays d’une stabilité politique bonne pour les affaires.
Stabilité malgré la guerre commerciale Chine-USA,
les tensions vives en mer de Chine, l’insurrection à
Hong-Kong, la radicalisation religieuse en Indonésie...
?
Raphaël Cecchi : Voyez la résilience de pays tels que la Chine :
elle est en effet en lutte commerciale contre les États-Unis,
elle connaît des troubles politiques avec Hong-Kong (qui ne
sont une menace pour elle que vus d’ici...), elle fait face à des
problèmes environnementaux, des revendications salariales
renchérissent ses coûts de production, etc. Malgré cela, elle
tient le cap avec assurance et parvient à maintenir un taux de
croissance, certes plus bas qu’autrefois, mais dont beaucoup
d’autres pays rêveraient... Par ailleurs, si les pays d’Asie sont
de fait confrontés à des défis de taille (tout comme les nôtres,
d’ailleurs mais les problèmes ont toujours l’air plus importants
ailleurs par un biais de perception qui décourage parfois les entrepreneurs),
il est remarquable de voir comment ces défis sont
pris à bras le corps : encore très dépendantes du charbon, leurs
économies se tournent aujourd’hui massivement vers le gaz et
les énergies renouvelables ; confronté au vieillissement de sa population,
le Japon se crée des besoins en robotique nouveaux…
Le Vietnam, jusqu’ici grand gagnant de la guerre commerciale
Chine-USA, attire de nombreuses délocalisations d’entreprises
manufacturières voulant échapper aux tarifs américains. Autant
d’opportunités économiques supplémentaires, donc.
L’historique de nos relations commerciales intenses plaide
également en faveur d’un intérêt à porter à l’Asie. Nous nous
sommes faits à leurs usages, ils se sont faits aux nôtres.
Les ratings à court et moyen terme
de la Chine et d’autres pays de ces
régions étant bons, en termes
de risques politiques et d’environnement
des affaires – qui
analysent et évaluent notamment
le potentiel de croissance
économique d’un pays, sa solvabilité,
son taux d’endettement, ses
réserves en devises, etc. – l’Asie est
impérativement à inscrire sur la short-list de prospection du
candidat exportateur.
Raphael Cecchi
Largest percentage increases in Belgian exports - 2008-2018
(among top 50 countries of 2018)
200%
0%
Il n’en demeure pas moins que l’on peut faire aussi de très
bonnes affaires ailleurs, et même avec des pays ‘mal cotés’.
Les pays d’Afrique, par exemple, n’ont en général pas de bons
ratings à cause de leurs problèmes de gouvernance et, pour
beaucoup, à cause de tous les maux dont souffrent habituellement
les pays producteurs de matières premières trop convoitées.
Outre leur richesse en matières premières, ils connaissent
une poussée démographique spectaculaire qui se traduira pour
beaucoup en forte croissance. Il y a clairement des opportunités
d’affaires là aussi, et nous ne découragerons nullement celui qui
veut y aller, mais le ‘risque pays’ ne doit pas être sous-estimé.
Jan-Pieter Laleman : Quant à savoir où exporter, il faut certainement
noter en premier lieu : « là où il y a de l’argent », car
la rentabilité est bien sûr la nécessité première de l’entreprise.
Ensuite, les points cruciaux sont une très bonne préparation
en amont, une implication entière dans le projet et un très bon
accompagnement du début à la fin, ce que notre pays, la Région
et ses institutions offrent et dont il faut tirer parti. ●
Didier Dekeyser
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 19
Thailand
Canada
Mexico
Egypt
India
Poland
Bulgaria
Brazil
Morocco
Lithuania
Un. Arab Emirates
Romania
Singapore
China
Taiwan
Marshall Island
Nigeria
Senegal
Serbia
D.R.
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Royaume-Uni
4e
client
6e
fournisseur
8.778,4
millions
15.230,2
millions
Chers pays voisins
À l’issue du 1er
semestre 2019, 77,3 % des exportations belges sont à destination
d’autres pays européens ; c’est dire leur importance. À titre de comparaison avec
nos clients hors Europe, l’Asie accueille globalement 9 % de nos exportations
et, si l’on prend les pays isolément, les seuls clients dans le top 15 sont les
États-Unis (5e
avec une part de 6,2 %), l'Inde (10e
avec 1,7 %) et la Chine (11e
avec 1,7 %). À juin 2019, l’Allemagne, la France et les Pays-Bas représentaient
conjointement 44,5 % des exportations. Malgré les incertitudes liées au Brexit,
le Royaume-Uni reste un client très important de notre pays, le 4e
part de 7,6 %. À 1,8 %, le Luxembourg est notre 9e
avec une
client.
Pays-Bas
3e
client
23.641,8
millions
fournisseur
33.311,8
millions
Allemagne
1er
client
2e
fournisseur
25.387,2
millions
Part dans les exportations
belges et sections principales
à l’export au 1er
France
2e
client
3e
G.D. Luxembourg
fournisseur
18.962,4
millions
9e
client
30e
fournisseur
856,6
millions
3.527,5
millions
28.378,0
millions
• France : 14,2 %. Produits chimiques (17,3 %),
métaux communs (11,0 %), machines et appareils
(10,4 %)
• Pays-Bas : 11,8 %. Produits minéraux (20,0 %),
produits chimiques (15,0 %), matériel de transport
(10,1 %)
• Royaume-Uni : 7,6 %. Matériel de transport
(27,8 %), produits chimiques (19,0 %), machines et
appareils (9,4 %)
• G.D. Luxembourg : 1,8 %. Matériel de transport
(22,4 %), produits minéraux (18,6 %), matières
plastiques (9,9 %)
37.005,8
millions
1er
semestre 2019
• Allemagne : 18,5 %. Produits chimiques (31,4 %),
matériel de transport (13,3 %), métaux communs
(10,8 %)
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 21
׉	 7cassandra://_9MoSxgtTaDEvAASQQHVYrQm0OyFq6U2Vtm3e-TY_pYg` ]Rl# %˼]Rl# %˻בCט   ́u׉׉	 7cassandra://M3BKAI76VbqzUjYTzDKTI3tWelEY7krin_BS86_d5-w Ŏ`׉	 7cassandra://DTqr2neTtTFQTqvzVmnzejw7yP8DL5QqU2LPrB8wP0È`z׉	 7cassandra://VL-XAgn-wAO2RPTse2hDSfcBMPCPaBZhex8kGqcgEDE$y` ׉	 7cassandra://Sgyi7JSjYDl3bWn7EP2l--yIY3cHBsgqX2reZjmHUS4 H͠y]Rx# %)ט  ́u׉׉	 7cassandra://I7M6IWKduJJ8wLAYVjRLb36CjSLnrVvWNT5dKRltksM P`׉	 7cassandra://fsrGB2ANSkP2RwOdDmJiF4yA5kSI0IP4CpgfsVYqlA0|'`z׉	 7cassandra://aJ1CzmzqCNUpYhClue3Erp1S2Iu7TjuOpt63t37Qwio#` ׉	 7cassandra://-xAnYU2x4eGR4OBPa9ZXjD0SIet5I8Ij9xehVTIq1Eo͠y]Rx# %*נ]Rx# %- U9ׁHmailto:smo@beci.beׁׁЈנ]Rx# %, ̌S9ׁHhttp://Hub.brׁׁЈ׉EInternational
5 choses à savoir pour faire
du business aux Émirats Arabes Unis
Au mois d’octobre, Beci accompagnait une dizaine
d’entreprises bruxelloises en mission économique aux
Émirats Arabes Unis (EAU), dans le cadre d’un projet
Enterprise Europe Network. Un marché convoité, qui
recèle toutefois son lot de subtilités.
Quelques enseignements.
1
2
La délégation européenne reçue à la
chambre de commerce de Dubaï.
Vous n’êtes pas attendus : Dubaï est un marché convoité
de tous. Bien que le savoir-faire occidental soit toujours
aussi bien perçu aux Émirats, nos entreprises n’y sont plus
aussi attendues qu’auparavant. Il faut pouvoir vendre sa
particularité. Mais le prestige ou les produits de niche sont
particulièrement appréciés.
Sachez prendre le temps : La notion du temps est fort
différente aux EAU. Cela se ressent dans la prise de rendezvous
comme lors des discussions business. Mieux vaut
le savoir et bien comprendre la culture locale pour ne pas
s’étonner de certaines choses. Ainsi, il est très courant
que des rendez-vous, même sollicités de longue date,
soient confirmés en dernière minute; ils peuvent tout aussi
bien être déplacés, voire annulés. Voyons le bon côté des
choses : vous pouvez obtenir des rendez-vous de grande
qualité en dernière minute, grâce à la mise en relation d’une
personne rencontrée sur place. Dans les négociations,
sachez qu’il est normal de rencontrer plusieurs fois la même
personne avant d’entrer dans le vif de la discussion. Ne
cherchez pas à brûler les étapes, la culture locale veut que
l’on crée une relation de confiance en abordant toutes
sortes de sujets, avant de parler business.
3
4
Faites appel aux réseaux internationaux : Sollicitez
votre attaché économique et commercial via le réseau
de Hub.brussels, ici en collaboration avec la représentation
wallonne de l’Awex. Par ailleurs, le réseau EEN, dont Beci
fait partie, est présent dans plus de 65 pays, au service
des PME européennes à l’export.
Pensez aux Free Zones… ou pas : Les Free Zones, ou
zones franches, sont nombreuses et couvrent une variété
de secteurs et d’opérations. Leur discours insiste volontiers
sur les avantages fiscaux, administratifs et de recrutement,
22 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
mais il faut garder un esprit critique. Par exemple, si votre
intention est de commercialiser des marchandises sur le
territoire non exempté de taxes (le ‘mainland‘), s’établir
en zone franche ne vous évitera pas les 5 % de TVA sur
la vente. Mais la zone franche vous permet de stocker
vos marchandises à moindre prix et hors-taxe, avant de
les écouler sur le ‘mainland‘ selon la demande. Si vous
êtes dans l’import-export, s’établir en zone franche pour
transformer vos marchandises et les ré-exporter vers les
pays du Golfe (GCC) s’avère intéressant.
5
Il n’y pas que Dubaï : L’Émirat de Dubaï, qui compte plus
de 3 millions d’habitants, est indéniablement le centre
névralgique des affaires aux EAU. Pour autant, ses voisins
ont aussi leurs avantages. En mission, nous avons pu
visiter Ras Al Khaïmah, l’un des sept émirats fédérés du
pays. Ras Al Khaïmah présente de nombreux avantages
pour une TPE/PME européenne qui souhaite s’implanter
dans la région. Tout d’abord, c’est un marché beaucoup
moins compétitif que Dubaï, où tout le monde se rue. Ici,
le marché n’est pas encore submergé : on cherche à attirer
l’investisseur étranger. Il est plus facile d’y faire sa place,
sur un marché de 400.000 habitants. Il est également
moins cher de s’y établir, à 1h30 de route de Dubaï. De
nombreuses industries ont fait ce choix ; par exemple
Franke, qui distribue tout le marché des EAU à partir
de son usine. Ici, c’est l’agence RAKEZ (Ras Al Khaïmah
Economic Zone) qui gère l’économie locale. Vous serez plus
rapidement en contact avec les décideurs dans cet émirat. ●
Sybille Motte, International Trade Advisor Beci,
Tél. +32 2 563 68 54 – smo@beci.be
© A. Van Battel/Wideshot Photography
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L’export sous l’œil de l’Agence pour
le commerce extérieur
L’Agence pour le commerce extérieur a été créée par un
accord de coopération conclu entre l’autorité fédérale
et les régions : s’y rencontrent donc les compétences
fédérales en matière de politique internationale et
les compétences régionales en matière de commerce
international, ce qui en fait un bel outil pour tous les
entrepreneurs belges. Nous avons rencontré son
Directeur Général, Fabienne L’Hoost.
Comment se porte notre balance commerciale en
2019 ?
Au cours du premier semestre 2019, le surplus global de
la balance commerciale belge s’élevait à un peu moins de
6,7 milliards , soit 1,8 milliard de moins par rapport à
la même période l’an dernier. Cette baisse s’explique
par la forte augmentation des importations de biens en
provenance des États-Unis, du Japon et de Suisse. De
manière générale, la balance commerciale de la Belgique
est surtout positive avec les pays de l’UE. L’Asie reste, hors
Europe, le principal partenaire de Belgique avec 9 % de
nos exportations et 14,7 % de nos importations.
On parle peu de l’Inde qui a pourtant une population
aussi importante que celle de la Chine,
même si le pouvoir d’achat n’y est pas semblable.
Ce pays ne présente-t-il pas d’opportunités
majeures ?
Ces dernières années, l’économie indienne connaît, en effet,
une vraie mutation. Afin de bénéficier des nombreuses
opportunités offertes par ce pays, deux missions
économiques conjointes belges ont été organisées :
l’une en 2010 (170 entreprises, 255 hommes d’affaires
et 27 accords conclus) et la plus récente en 2013 (340
participants). En 2017, nos souverains s’y sont également
rendus afin de célébrer 70 ans de relations diplomatiques
entre les deux pays. Trente-huit contrats ont été signés
à cette occasion !
En 2018, la Belgique était, au sein de l’Union Européenne,
le deuxième plus grand exportateur de marchandises vers
l’Inde avec un montant de 7,9 milliards, soit 17,3 % du total
La mission économique organisée en février dernier
au Mexique, en collaboration avec les agences
régionales du commerce extérieur, peut être
qualifiée de grand succès.
des exportations européennes. Bien que le diamant reste un
des éléments centraux du commerce bilatéral, de nombreux
secteurs offrent des perspectives prometteuses. Il en est
ainsi des « Machines et appareils », dont les exportations se
sont chiffrées à 590 millions en 2018, soit 312,9 millions
de plus par rapport à 2013. Ces cinq dernières années, les
produits chimiques, principal secteur d’exportation belge,
ont également enregistré une belle croissance. Poussées
par les ventes importantes de vaccins, les exportations de
cette catégorie se sont élevées à 680,9 millions en 2018,
en progression de 248,1 millions par rapport à 2014.
Pour le commerce de services, on constate entre
autres une forte croissance des ventes de services de
télécommunication, d’information et informatiques. Leurs
exportations sont passées de 31 millions il y a cinq ans à
104 millions fin 2018.
Les missions économiques que vous organisez,
qui ont l’avantage indéniable d’être appuyée par
le Roi ou l’un de ses représentants, connaissent
souvent un grand succès, ce qui se traduit
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 23
© Belga
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concrètement en signature de contrats. L’année
2019 sera-t-elle un bon cru ?
Fin 2019, nous aurons organisé deux missions économiques
conjointes présidées par SAR la Princesse Astrid, en
étroite collaboration avec les trois instances régionales
de promotion du commerce extérieur : hub.brussels, l’Awex,
le FIT et le SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur
et Coopération au développement.
La mission au Mexique de février 2019, avec une délégation
d’affaires forte de 202 participants, représentait pas moins
de 130 entreprises, était près de 2,5 fois plus importante
que la dernière mission économique au Mexique de 2009.
Au total, 283 personnes y ont pris part. Parmi les entreprises
participantes, les secteurs les plus représentés étaient ceux
de l’industrie agro-alimentaire, l’industrie des TIC et des
télécommunications, l’industrie pharmaceutique, de la
biotechnologique et parapharmaceutique, les industries
de l’énergie, des énergies renouvelables et cleantech, de
la santé et des sciences de la vie.
Cette mission au Mexique, quinzième économie mondiale
et pays-charnière entre les États-Unis et l’Amérique latine,
a d’ailleurs coïncidé avec l’élection d’un nouveau président,
Andrés Manuel López Obrador, qui a reçu la délégation
officielle belge. Au total, 15 contrats et accords ont été
signés.
La prochaine mission économique aura lieu en République
populaire de Chine, du 17 au 22 novembre. Elle doit être
le point d’orgue de l’année 2019, avec une délégation qui
doit compter 630 participants représentant 311 entreprises.
La Princesse Astrid et les ministres doivent être reçus
au plus haut niveau de l’État. Le programme permettra
aux entreprises de nouer ou renforcer des liens avec des
partenaires locaux. Deux réceptions officielles de grande
envergure, avec 1.100 participants prévus, auront lieu à
Pékin et Shanghai. Parmi les entreprises participantes, les
cinq secteurs les plus représentés seront ceux de l’industrie
agro-alimentaire, les entreprises fournissant des services
commerciaux, l’industrie chimique, pharmaceutique et
des sciences de la vie, l’industrie du luxe, de la mode et
du textile, l’industrie de l’énergie, l’environnement et du
cleantech.
En matière de traités de libre-échange, quels
sont ceux qui nous ouvrent le plus de portes et
pour quels secteurs en particuliers ?
La Commission Européenne négocie des accords
commerciaux ayant notamment comme objectif la baisse des
tarifs douaniers, afin de faciliter les échanges commerciaux.
24 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
Depuis 2017, les effets de ces accords sont consignés dans
un rapport public adressé aux institutions européennes,
le Trade Agreement Implementation Report. Les chiffres
disponibles, qui portent sur l’année 2017, montrent
qu’environ un tiers des exportations des États membres de
l’Union Européenne vers des pays tiers sont encadrées par
ces accords. Les principaux partenair
de l’UE pour ces accords sont
Suisse (7 % des échanges avec
l’Union européenne), la Turquie,
la Norvège et la Corée du Sud.
Ces accords de libre-échange
ont généré une augmentation
des flux commerciaux. Depuis
la conclusion de l’accord de
libre-échange avec la Corée du
Sud en 2011, les exportations ver
ce pays ont cru de plus de 55 %.
an après l’implémentation de
l’accord avec l’Équateur, on y
enregistre une hausse de plus
de 20 % de nos exportations.
Les exportations européennes vers le Canada ont, elles,
augmenté de 7 % après l’implémentation partielle du Ceta,
il y a deux ans. Il importe de noter que les plus fortes
progressions ont, très logiquement, été réalisées dans
les secteurs pour lesquels une diminution des tarifs avait
été conclue. La Belgique est particulièrement gagnante
car elle a augmenté sa part de marché au sein de l’Union
Européenne pour les exportations vers le Canada : alors
que les exportations belges représentaient 5,5 % du total
européen fin juin 2016, cette part a augmenté à 7,8 % fin
juin 2019, avec un pic à 8,7 % fin juin 2018.
Selon la Commission Européenne, 81,6 % des entreprises
belges ont bénéficié de ces tarifs préférentiels ; cette
information provient d’une analyse de données émanant
de 20 pays ayant conclu des accords avec l’UE. Les
exportations belges vers ces pays représentaient plus de
15 milliards d’euros. Les tarifs préférentiels ont permis
d’économiser 400 millions de frais douaniers. Ces montants
devraient encore augmenter : des accords de libre-échange
avec le Japon, Singapour et le Vietnam sont en négociation ;
d’autres pays comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande
figurent également sur la liste de potentiels partenaires
pour ces accords. ●
Didier Dekeyser
Fabienne L’Hoost, Directeur
Général de l’Agence fédérale belge
pour le commerce extérieur.
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Comment vous
(ex)portez-vous ?
Les PME bruxelloises sont confrontées à une difficulté
qui peut pénaliser leur croissance : l’étroitesse du
marché belge. Les perspectives y sont loin d’être égales
à celles de la France ou de l’Allemagne ! La solution ?
Élargir son horizon. Autrement dit, exporter.
© Getty
(Coproduction)
Les opportunités qu’offrent les marchés étrangers – qu’ils soient
proches ou plus lointains – seront d’autant mieux exploitées que
vous y serez bien préparés. Hub.brussels, l’Agence bruxelloise
pour l’Accompagnement de l’Entreprise, a élaboré quelques
conseils à l’attention des exportateurs débutants :
1 Déterminez si vous êtes prêt à l’export : Une analyse
SWOT de votre organisation et de vos produits ou
services vous y aidera grandement !
2 Déterminez les produits et/ou les services que vous
voulez exporter : De préférence des produits de niche
et des produits/services qui vous différencient de vos
concurrents.
3 Identifiez votre marché : Vous rêvez du marché chinois…
Et si vous commenciez par un pays voisin ? Bruxelles est
située dans une des zones les plus riches d’Europe, où les
habitudes de business et de consommation sont aussi les
plus proches des nôtres. Ensuite, pensez à l’Amérique du
Nord, et pourquoi pas à l’Afrique, avec laquelle Bruxelles
est bien connectée ? Avant tout, étudiez le marché visé.
4 Identifiez les canaux de vente : Avant d’envisager la
vente directe, pensez à un agent ou un distributeur local.
Mais prenez vos précautions contractuelles et ne vous
lancez pas tête baissée. Il existe de nombreux moyens
d’approche.
5 Adaptez-vous à la culture locale : Chaque peuple a ses
6 Recourez à des experts pour les volets légaux et
codes, ses habitudes et ses règles. Les respecter, c’est
déjà susciter une image favorable.
fiscaux : La TVA, les procédés de facturation, les contrats,
la logistique… ne s’improvisent pas. Faites-vous aider !
7 Protégez le savoir-faire de votre entreprise : Brevetez,
enregistrez vos produits, marques et modèles pour éviter
les mauvaises surprises.
8 Sécurisez les payements de vos ventes : Il n’est pas
toujours possible de se faire payer avant livraison. Les
crédits documentaires, l’assurance-crédit, le factoring ?
Chacun son métier : adressez-vous à un pro !
9 Valorisez votre succès : Vous avez le savoir-faire ;
le faire-savoir est aussi important, c’est votre vitrine
pour l’avenir. Consacrez les moyens nécessaires à
communiquer. ●
10 Faites-vous accompagner
par hub.brussels :
c’est gratuit !
L’accompagnement des exportateurs est l’une des
missions de hub.brussels, structure publique mise en
place par le Gouvernement bruxellois, qui peut s’appuyer
sur le vaste réseau de ses Attachés Économiques et
Commerciaux basés à l’étranger.
Vous souhaitez vous lancer dans l’export ? Les experts
de hub.brussels peuvent réaliser votre analyse de
faisabilité, sorte de diagnostic de votre potentiel à
l’exportation. Pour accéder à ce service, vous devez
disposer d’un numéro d’entreprise ou d’une unité
d’établissement en RBC, d’un site web et d’une adresse
mail professionnelle. Votre produit doit être prêt à la
vente ; vous devez disposer des ressources et stocks
suffisants pour faire face à un afflux de commandes ;
pouvoir compter sur un service commercial et des outils
marketing de base et être capable d’expliquer en quoi
votre offre est spécifique. Des références commerciales
constituent un atout ! Enfin, vous n’êtes éligible que si
vous n’avez jamais exporté ou, le cas échéant, jamais
hors de l’UE. Ceux qui n’entrent pas dans ces critères
sont redirigés vers le service 1819, hébergé par
hub.brussels : tél. 1819 ou info@1819.be.
Retrouvez ces 10 conseils en détail sur
https://hub.brussels/fr/10-conseils-export-2019
Plus d’info ?
Contactez Katia Giovanetti, Account Manager
tél. 02/800 40 77, kgiovanetti@hub.brussels.
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 25
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5 Conseils pour éviter les principaux
risques à l’exportation
Exporter, c’est bon pour la santé de l’entreprise :
augmenter le chiffre d’affaires, booster la croissance
et la motivation des employés, réduire la pression
concurrentielle. Bien sûr, se lancer à la conquête des
marchés étrangers extra-européens est plus risqué que
de rester chez soi. Quels sont les principaux pièges à
éviter et comment les contrer ?
1
Le risque pays vient d’abord à l’esprit ; à raison, vu
les nombreux mouvements actuels dans les relations
internationales. Votre entreprise belge peut être confrontée
à un fait politique dans le pays de son client, ce qui peut
impacter significativement le bon déroulement de vos
transactions commerciales : instabilité sociale, conflit,
guerre commerciale, expropriation, implantation d’une
politique protectionniste, embargo... La liste est longue.
Logiquement, on veillera donc à diversifier son business
d’exportation, sans trop se disperser pour autant, mais
surtout à bien choisir le ou les pays dans lesquels on
projette d’exporter. À cette fin, il faut s’aider de ratings pays,
comme ceux de Credendo, qui évaluent en permanence
les risques politiques et commerciaux des pays d’export .
2
Le risque de résiliation. Après avoir signé son contrat
et avant même d’avoir livré ses produits ou services,
l’entreprise belge peut être confrontée à l’annulation du
contrat causée par la carence de son client, qui ne peut
ou ne veut pas payer, soit suite à un fait politique (guerre,
événements politiques), soit pour des raisons propres à
sa santé financière voire sa mauvaise volonté à honorer
le contrat. Ce risque est assurable – c’est recommandé
! – afin d’être indemnisé pour toutes les dépenses effectuées
durant l’exécution du contrat.
3
Le risque de non-paiement est de loin la plus grande
crainte d’une entreprise : un client indélicat ne s’acquitte
pas de ses obligations de paiement aux échéances prévues
par le contrat, alors que vous avez honoré toutes
les vôtres, notamment la livraison de la marchandise ou
la prestation du service. L’origine de ce risque peut être
de nature politique (guerre, pénurie de devises, catastrophes
naturelles…) ou commerciale (faillite, difficultés
financières, dispute…). Une assurance-crédit permet à
l’exportateur d’être indemnisé d’une créance impayée.
Cette assurance s’adapte aux différentes structures de
transactions, payables au comptant voire même combinant
un financement octroyé par une banque.
4
La culture locale. Think global, act local : en tant qu’exportateur,
il faut à tout moment être au courant des
réglementations et procédures internationales et les
appliquer dans chaque filiale locale de votre entreprise,
en plus des réglementations et procédures locales.
S’ajoutent d’autres barrières comme la langue, les symboles
ou les mœurs. Ces risques mal cernés, non anticipés
ou négligés peuvent avoir des impacts négatifs sur
les rapports commerciaux et engendrer des malentendus.
Des agents et partenaires internationaux peuvent
permettre d’établir des contacts avec des clients internationaux
et ainsi faciliter les rapports commerciaux.
La Région bruxelloise, par exemple, a des conseillers
économiques aux quatre coins du monde qui peuvent
apporter une expérience et une aide appréciables. Une
autre solution est de recruter des partenaires locaux.
5
Les risques climatiques et éthiques. De nouvelles régulations
environnementales et de nouvelles exigences
sociales voient le jour. Les investisseurs, clients et la
société en général souhaitent plus de transparence
et de vigilance de la part des entreprises et ces pressions
influencent directement les évaluations tirées des
banques et assureurs, quant à l’impact économique des
entreprises dans ces domaines. ●
Didier Dekeyser
26 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
- octobre 2019
1 www.credendo.com ou via l’application Credendo Risk sur l’App Store ou Google Play
© Getty
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conseilleront, vous indiqueront qui aller voir, où trouver du
soutien et des contacts. C’est gratuit et c’est certainement
le premier pas qui vous en fera faire bien d’autres.
❙ Beci, avenue Louise 500, 1050 Bruxelles
info@beci.be – Tél. 02 648 50 02
2
Faites-vous accompagner
La Région Bruxelloise a récemment regroupé
géographiquement et stratégiquement ses moyens sous
l’appellation hub.brussels, avec la modeste ambition de
« Faire de Bruxelles le territoire européen le plus attractif
pour entreprendre et développer son activité économique »
!
Bruxelles vous aide
à exporter
© Getty
Aventurier solitaire s’abstenir. Pourquoi d’ailleurs se priver
des aides multiples que la Région propose ? La seule
excuse que vous pourriez avoir est de ne pas les connaître.
Des partenaires privés peuvent vous accompagner aussi
comme votre banque, votre chambre de commerce ; ou
semi-privés comme l’entreprise autonome Credendo.
L’Agence bruxelloise pour l’Accompagnement
de l’Entreprise encourage notamment les PME à
s’internationaliser. Elle accompagne avec une efficacité
reconnue aussi bien le candidat qui fait ses premiers
pas que le plus aguerri à la recherche des partenariats
internationaux ou à l’assaut de nouveaux marchés.
L’agence ne se paie pas de mots et accompagne jusque
sur le terrain : sa grande force réside en effet dans ses
attachés économiques et commerciaux essaimés aux
quatre coins du monde où ils ont développé de longue
date des réseaux de contact d’affaire. Ne serait-ce qu’en
matière de prospection, leur aide vous fera gagner un
temps précieux. Ces attachés peuvent être contactés
directement ou rencontrés en face à face, notamment
lors des très prisés « Contact days » organisés chaque
année à Bruxelles.
❙ Agence bruxelloise pour l’Accompagnement de
l’Entreprise, chaussée de Charleroi 110, 1060
Bruxelles Tél. 02 422 00 20
3
1
Un bon conseil, un aiguillage, débroussailler
le terrain ? Beci
« 966 milliards d’euros d’exportations bruxelloises,
60 km entre Bruxelles et la frontière la plus proche, 10.294
filiales d’entreprises bruxelloises à l’étranger » : la page
web dédiée de Beci s’ouvre sur quelques chiffres qui vous
suggéreront certainement que, pour vous aussi, il est sans
doute temps d’y aller ! Venez parler de votre projet, de
son ébauche ou de vos intentions d’internationaliser vos
activités avec les experts de la Chambre de Commerce de
Bruxelles et d’Enterprise Europe Network Brussels. Ils vous
Faites-vous financer
Finance.brussels facilite et complète la chaîne de
financement des entreprises créatrices de valeur en
Région bruxelloise. Comment ? En apportant des solutions
concrètes à leurs besoins financiers aux moments-clés
de leur existence : création, développement, innovation,
internationalisation, transition environnementale, reprisetransmission.
Établie en fonction des besoins du marché,
l’offre de produits pour les start-ups, scale-ups et PME
se résume à cinq instruments financiers qui, au besoin,
peuvent être combinés : prise de participation, prêt
mezzanine, prêt convertible, cofinancement et garanties.
Dans cette optique, invest.brussels propose des
financements aux PME bruxelloises qui ont une activité
exportatrice ou qui souhaitent exporter ou s'implanter
à l'étranger, et s’adresse également à des entreprises
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 27
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exportatrices désireuses de s’ancrer dans la capitale.
En amont d’un éventuel accord de financement décidé en
trois mois au plus, le pôle de financement public régional
étudiera les informations générales concernant l’entreprise
(historique, management, actionnariat, produits et marché,
comptes historiques), et parcourra avec attention la
description détaillée du projet (plan export ou projet
d’implantation à l’étranger) et le plan financier et ce, dans
une démarche d’accompagnement et de discussions à
l’inverse d’un simple audit.
❙ Finance.brussels, rue de Stassart 32, 1050 Bruxelles
info@srib.be – Tél. 02 548 22 11
4
Faites-vous rembourser
Superbe coup de pouce offert par la Région, la gamme
des aides financières à l’exportation pour les PME et
indépendants bruxellois mériterait d’être mieux connue... et
plus sollicitée. Des subsides pour 8 types de projets sont
prévus et, dans certains cas, jusqu’à 75 % des frais peuvent
être remboursés (sous certaines conditions, comme être
starters notamment).
• Réaliser un support informatif (à l’exception d’un site
internet) : remboursement de maximum 75 % des frais
si vous faites réaliser un outil promotionnel (brochure,
catalogue, film, logo, dépliant, traduction) dans une
autre langue que le français ou le néerlandais, en vue
d’exporter.
• Effectuer un voyage de prospection à l'étranger :
remboursement de maximum 50 ou 75 % des frais si
vous effectuez un voyage de prospection commerciale
hors de l'Union européenne, dans un nouveau marché.
Si votre PME a moins de 4 ans, vous pouvez bénéficier
de cette prime pour prospecter dans n’importe quel pays
étranger (y compris au sein de l’UE et quel que soit le
marché ciblé).
• Exposer lors d’une foire à l'étranger : remboursement de
50 à 75 % des frais.
• Inviter des prospects issus de marchés hors de l'UE :
remboursement de maximum 50 % des frais pour les
inviter en Région bruxelloise.
• Participer à un appel d’offres pour un marché hors de
l'UE : remboursement de maximum 50 % des frais.
• Louer temporairement un bureau de prospection hors de
l’UE (si nouveau marché) : remboursement de 1.500 €
par mois.
• Se faire conseiller quant au dépôt de marque, à
l'enregistrement et à la certification à l'étranger :
remboursement de maximum 50 % des frais si vous
faites appel à un consultant dans ce cadre.
• Recruter dans le cadre d'un projet lié à l'exportation :
forfait de 20.000 € pour recruter un travailleur à temps
plein en vue de la mise en œuvre d’un projet spécifique
lié à l’exportation de ses biens et/ou services.
❙ Aides aux Entreprises, bd du Jardin botanique 20
1035 Bruxelles – 02 800 34 30
5
Faites-vous protéger
Credendo-Export Credit Agency bénéficie de la garantie
de l’État belge (dont elle ne reçoit cependant pas de
subvention) et ses filiales fonctionnent en tant qu’entités
privées sous la surveillance des organismes de contrôle
des compagnies d’assurance. Un bon mix public-privé
et un savoir-faire centenaire qui a fait de l’agence belge
un champion européen (toujours en croissance) dans
sa catégorie. Au fil des années, l’agence a développé
et éprouvé de multiples solutions pour contrecarrer les
risques tout aussi multiples que posent les transactions
internationales.
L’assurance-crédit classique ou globale assure le risque
le plus en vue, soit le non-paiement des créances sur les
clients nationaux ou étrangers, que ce non-paiement
soit dû à leur incapacité ou à leur refus de payer (risque
commercial), ou bien encore à des événements survenant
à l’étranger (risque politique), voire à une résiliation.
Mais elle se décline en de nombreuses variantes : crédit
fournisseur qui permet d’accorder sereinement des délais
de paiement à un acheteur étranger ; assurance pour couvrir
l’utilisation, la dégradation ou la perte de matériel lourd
à l’étranger en cas d’événements politiques ; assurance
contre l’appel arbitraire de garanties contractuelles émises
en faveur de l’acheteur étranger (garantie d’adjudication,
de restitution d’acompte ou de bonne fin) ; etc.
Par ailleurs, l’agence propose aussi des solutions très
pointues, tels que cautionnement, garanties financières
en cas de difficultés à obtenir une nouvelle ligne de
crédit, voire du financement direct pour des montants
allant jusqu’à 5 millions, etc. De ce fait, elle couvre toute la
gamme des risques reconnus auxquels sera inévitablement
confronté, un jour ou l’autre, un exportateur. Les solutions
offertes sont nombreuses et adaptables à la particularité
des demandes. Bref, un partenaire qu’il nous semble
indispensable de consulter, d’autant plus si vous êtes
TPE ou PME.
❙ Rue Montoyer 3, 1000 Brussels, Belgium
+32 2 788 88 00 – info-eca@credendo.com.
Didier Dekeyser
28 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
׉	 7cassandra://yDZe-C8VcZqNzSqIkLVwGqi6InVhXjpYjoxU4OE6X5Q ` ]Rl# %׉EInternational
Traduire
pour exporter
Vous croyez en votre produit et souhaitez l’exporter !
Condition préalable, fournir la documentation sur ce
produit dans la langue du marché qu’on veut atteindre.
(Coproduction)
Luc Van Haute, CEO Ubiqus Belgium
V
ous avez un accord commercial à signer avec un
partenaire s’exprimant dans une autre langue ? Mieux
vaut que le document soit bien traduit afin d’éviter tout
malentendu qui pourrait être source de rupture de contrat ou
même de procès.
La traduction d’un document, quel qu’il soit, est à prendre au
sérieux. Une traduction aléatoire et peu scrupuleuse donne
directement une image désastreuse à votre produit, à votre
service, à toute votre entreprise et à vous-même.
Comme dans tous les métiers, il y a des experts dans ce domaine.
En général, ils travaillent pour des bureaux de traduction qui
disposent de spécialistes dans chaque domaine et pour chaque
pays. Un médecin ne va pas traduire un contrat pour un accord
de distribution, pas plus qu’un juriste ne transcrira dans une
autre langue la notice d’un médicament.
C’est pourquoi il existe des entreprises qui garantissent un
service sur mesure et de qualité. Certains de ces bureaux de
traduction comptent des milliers de collaborateurs, experts dans
leur métier, répartis sur le globe entier. Ces bureaux exigent
non seulement du traducteur une grande expertise dans le
domaine à couvrir, mais aussi qu’il réside dans le pays auquel
est destiné le texte.
Les domaines d’expertise, avec chacun son spécialiste dans
sa langue, peuvent être multiples. Rien que pour le secteur
juridique, certains bureaux collaborent avec des professionnels
en droit du travail, droit social, droit public, contentieux et
arbitrage, ‘corporate restructuration’, droit des sociétés...
Mais ils s’adjoignent aussi les services d’experts en banque
et finance, propriété intellectuelle, immobilier, marché des
capitaux, assurances, mais aussi d’ingénieurs et de médecins.
Quant aux langues, elles se comptent facilement en dizaines.
Rien que pour la Belgique, ce sont déjà trois langues. Pour
s’exporter vers quelques pays alentours, on monte vite à 15
langues. Pour couvrir les pays membres de l’Union européenne,
cela grimpe à 24 langues. Et que penser encore des marchés
russe, asiatiques et africains ?
C’est la démarche inverse si on veut importer un produit
étranger et le commercialiser dans notre pays : il faut trouver des
traducteurs experts pour adapter aux langues du pays le mode
d’emploi d’une machine venant de Chine ou la composition
d’un médicament ou d’un aliment venant d’une autre partie
du monde.
Et le coût d’une bonne traduction ? Contrairement à certaines
idées ancrées, il n’est guère exorbitant et sans surprise puisqu’il
est fixé par mots traduits, entre 0,10 et 0,15 euro le mot –
l’écart n’étant pas lié à la complexité du texte, mais à la langue
de la traduction. Le coût sera plus élevé pour un texte traduit
en allemand que pour un texte traduit en chinois, puisque le
traducteur habite dans un pays où le coût de la vie est plus élevé.
En termes de délais, un bon traducteur peut rédiger huit pages
par jour. Selon les bureaux, cela peut se faire dans l’urgence,
le jour même.
Dans tous les cas, mieux vaut faire appel à un bon bureau
de traduction. Le retour sur investissement est immédiat
(notamment pour la traduction de vos pages web) et l’image
de marque de votre entreprise ne souffrira pas d’une traduction
approximative. ●
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Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 29
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Prospection digitale :
la Chine en ligne
Il était autrefois difficile pour une PME ou une start-up de réaliser des
ventes en Chine. Aujourd’hui, l’e-commerce est une voie d’accès royale
à ce qui est devenu la première économie mondiale en parité de pouvoir
d’achat , la Chine ayant facilité elle-même l’ouverture afin de favoriser ses
propres exportations. Mais comment se faire remarquer dans une toile
aux milliards de clics quotidiens ?
A
vec près de 800 millions
d’utilisateurs d’internet, qui y
passent plus de 1,5 heure par
jour, et des plateformes d’e-commerce
qui comptent jusqu’à 500 millions
de clients uniques, les standards
chinois expliquent l’importance du
marketing digital dans les relations
commerciales profitables. Mais le
candidat exportateur européen,
familier des marketplaces d’Amazon
et performant sur Twitter, Facebook,
Linkedin..., risque d’être surpris s’il se
lance sur ce marché avec la même
caisse à outils.
Contrairement à ce qui se fait chez nous,
le consommateur chinois ne passe
pas en priorité par un des nombreux
moteurs de recherche disponibles
(Baidu, Sogou, Soso, Qihoo 360...
tout sauf Google !), mais se connecte
directement à de gigantesques
‘marketplaces’, véritables institutions
Taobao, TMALL, JD,
Sunning, DangDang,
Sasa, Ymatou...
Certaines plateformes
revendiquent plus
de 500 millions
d’utilisateurs.
locales pratiquement inconnues
chez nous (hormis sous l’appellation
Alibaba, qui est la maison-mère des
plus performantes), mais qui drainent
pourtant des dizaines de millions de
consommateurs, lesquels préfèrent
explicitement acheter en ligne plutôt
qu’en magasin. Taobao, TMALL, JD,
Sunning, DangDang, Sasa, Ymatou...
Certaines plateformes revendiquent
plus de 500 millions d’utilisateurs.
Phénoménal ! Mais l’inconvénient de
places de marché aussi vastes est que
l’on y est, d’entrée de jeu, très peu de
chose. Il y aura donc une sérieuse
pente à gravir...
Étape initiale, la création d’un site
internet, en mandarin bien sûr, qui
devra être disponible sur les principaux
moteurs de recherche chinois (il faut
définitivement oublier Google) ; site
dont il faudra rapidement assurer un
minimum de visibilité en pratiquant
un référencement actif pour le faire
remonter quelque peu à la surface de
l’océan des résultats de recherche.
Il faudra construire conjointement,
auprès de la cible locale visée, la
notoriété de la marque et du produit
que l’on souhaite vendre, essentielles
dans la culture sociale et commerciale
chinoise. Il en résultera idéalement la
mise en place d’une identité et d’une
image positives, indispensables avant
1 Rapports FMI 2018 et Banque Mondiale 2017
30 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
© Getty
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de songer à pousser plus avant leur
visibilité globale. Une difficulté à
ce stade est que le succès d’une
e-réputation ne résulte pas que des
contenus diffusés par l’entreprise,
mais se crée aussi et surtout à partir
des contenus produits en réponse
par les internautes sur les réseaux
sociaux, les forums, les pages d’avis,
etc. Wechat et Weido, Little Red
Book entre autres, devront donc
être vos amis, mais plus encore les
Key Opinion Leaders (KOL) qui y
sévissent et qui pourront doper votre
visibilité ou... annihiler votre image
d’un commentaire assassin
Trouver une agence locale
Tous ceux qui se sont frottés au
digital marketing connaissent sa
valeur ajoutée mais savent aussi
combien cela consomme de temps.
Créer du contenu pertinent, cibler
une communauté, la mobiliser en
votre faveur grâce à un ‘community
management’ suivi, toucher les KOL
et les influenceurs, créer un mini ou
maxi-buzz à finalité commerciale,
perfectionner la qualité de l’image
véhiculée par l’entreprise, organiser
des campagnes marketing ou
publicitaires online, recueillir analyser
et utiliser les data..., le tout en mandarin,
n’est sans doute pas à la portée du
gérant de PME. La solution est sans
doute à trouver dans les nombreuses
agences locales spécialisées en
marketing digital. Reste à connaître
leur fiabilité, renseignement utile à
glaner auprès des services bruxellois
d’aide à l’exportation. ●
Didier Dekeyser
Top 5 des
réseaux sociaux en Chine
Wechat
Réseau social comptant un milliard d’utilisateurs,
offrant la possibilité aux entreprises, via des
mini-applications intégrées, de proposer leurs
offres et aux utilisateurs d’y répondre sans
devoir changer de navigateur ou d’application.
Weibo
Weibo, « micro-blogging » de 430 millions
d’utilisateurs mensuels, est une sorte de
Twitter à fonctionnalités étendues sur lequel il
est possible de rédiger des posts allant jusqu’à
10.000 caractères, ce qui en fait une source
d’information de premier plan pour la société
chinoise, mais aussi un lieu de communication
essentiel, avec KOL et followers très présents.
Zhihu
Zhihu est une communauté en ligne qui
revendique des membres instruits et au pouvoir
d’achat supérieur à celui des communautés des
autres plateformes.
Little Red Book
Communauté en ligne, moteur de recherche
dont les résultats sont des posts créés par
ses utilisateurs (près de 800 millions de
contenus recensés, dont beaucoup sont
liés à la consommation : conseils d’achat,
tendances, promos, avis...) et plateforme d’ecommerce
(les posts peuvent se conclure par
un redirection vers un processus d’achat).
Douyin – Tiktok
Douyin pour les Chinois, TikTok pour les
étrangers : 2 produits différents pour des raisons
de censure. Apps extrêmement populaires
(plus d’un milliard de téléchargement pour
les deux) elles offrent un contenu de vidéos
créatives. Vaste communauté de KOL dont des
célébrités chinoises suivies de leur cohorte de
fans. Célèbres pour ses campagnes marketing
de grande ampleur.
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 31
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Comment s’exporter grâce au
réseau EEN : 4 exemples
Qu’il s’agisse de trouver des partenaires, nouer
des contacts, cibler des salons professionnels,
se renseigner sur les régimes de taxes ou les
réglementations locales, ou encore explorer
des marchés publics internationaux, le réseau
Enterprise Europe Network soutient les PME dans
le développement de leurs activités internationales.
Illustration par quatre exemples.
«L
a force d’Enterprise Europe Network,
ce sont les 3.000
travers le mond
Philippe Mergen, responsable
chez Beci. « Dans chacun
des 65 pays participants,
dont les pays de l'UE
mais aussi la Chine,
le Japon, le Vietnam,
les USA, le Mexique ou
encore la Turquie, par
exemple, nous avons des
homologues possédant
des contacts directs avec
les entreprises de leur
région. Ils peuvent aider à
approcher le marché local,
briefer sur la réglementation,
identifier des prospects
relais commerciaux pour
clients, par le biais d'événements
professionnels ou de leur carne
d'adresses. Ensuite, EEN,
une plateforme de mise en
mêmes experts peuvent élaborer des profils de sociétés
qui cherchent des partenaires. Bref, EEN fait aussi un travail
de matching. »
En Région bruxelloise, les experts EEN sont répartis en
deux équipes distinctes, mais en contact permanent : l’une
chez hub.brussels, pour tout ce qui concerne le soutien à
l'innovation, et l’autre chez Beci, spécialisée dans le conseil
et les services pour se développer à l’international. « Nous
sommes disponibles pour toutes les sociétés qui veulent
se lancer à l'international, ou qui y sont déjà actives, mais
veulent prospecter de nouveaux marchés », poursuit JeanPhilippe
Mergen. Si ce développement passe par celui d’un
nouveau produit ou service innovant, le dossier est transmis à
hub.brussels : « D’autres dossiers font le chemin inverse. Nous
formons un double pôle, un consortium. »
« Tout part de la PME bruxelloise, de la définition de sa cible
à l'international (des clients ou des partenaires sur place),
qu'il faut ensuite identifier avec l'aide des autres experts
du réseau. Cela fonctionne dans les deux sens, puisque les
experts de Beci font aussi des recherches sur le marché
local et informent leurs homologues sur les réglementations
belges ou bruxelloises. »
emples valant mieux qu’un long
oici comment Beci a pu aider
tement des entrepreneurs bruxellois :
ghen (chaussures de
andonnées) : « Trouver des
partenaires »
Issue de l'Ancienne Maison
Dubois, fondée en 1951,
Berghen distribue en
Belgique les chaussures
des marques Sebago, Aigle
et Caterpillar Sécurité,
notamment. Depuis 25
ans, elle développe aussi sa
opre gamme de chaussures de
andonnée, sous le nom Berghen. La
que a fait son trou au Benelux ;
est maintenant de distribuer
ghen à plus large échelle, comme
roline Bouckaert, Brand &
Nous voulons étendre Berghen
agne. Ce sont des marchés très
attrayants, avec des consommateurs au profil proche du
Belge. Nous cherchons des partenaires. Les experts EEN chez
Beci nous ont trouvé un référent qui s'occupe de Berghen sur
ces deux marchés. Deux profils ont été mis en ligne sur la plateforme
de mise en relation, afin de trouver des distributeurs et
des agents. » C'est ainsi que Caroline Bouckaert a identifié un
important salon professionnel, à Lyon, où elle était présente
au mois d’octobre : « L'idée était de trouver des intermédiaires
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 33
© Getty
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pour le marché français. Notre expert a énormément de réseaux
et apporte des idées originales. Concernant l'Allemagne, il a
également identifié des éléments indispensables pour conclure
des contrats commerciaux dans les règles. Tout cela prend
du temps. On espère que ça va bouger, notamment grâce au
salon de Lyon. »
Domobios (lutte contre les nuisibles) : « Se renseigner
sur les formalités et les règlements »
Domobios, une spin-off R&D de l’ULB et de
l’UCL, crée des pièges « biomimétiques »
qui attirent le nuisible et l’élimine sans
produit toxique. « Nos produits sont
commercialisés via des plateformes
online, à l’échelon national, et nous
préparons des ventes via des
entreprises internationales », précise
Anne-Catherine Mailleux, CEO.
Anne-Catherine Mailleux
(Domobios)
Acar’up, le produit-phare de Domobios
(contre les acariens des matelas) est
déjà vendu en Belgique, en France, en
Suisse et aux Pays-Bas. Il arrivera bientôt en Allemagne et en
Italie. D’autres produits contre les acariens des paniers pour
chiens, les punaises de lit et les cafards seront commercialisés
à partir de 2020 en Europe, puis aux USA. Depuis sa création
en 2013, Domobios fait régulièrement appel à EEN et à Beci.
« Ils nous aident à exporter nos produits vers les USA en nous
renseignant sur le régime des taxes, les formalités douanières,
les dossiers réglementaires, etc. Nous les sollicitons pour
trouver des contacts dans des secteurs bien particuliers.
Certains matériaux de nos pièges sont ainsi fabriqués par
une entreprise française identifiée par EEN. » Les experts EEN
d'Impulse (devenu hub.brussels) ont aussi aidé Domobios lors
de complications réglementaires pour la mise sur le marché
d'Acar’up. « Et ils ont beaucoup contribué à notre notoriété. »
Sophia Group (ingénierie) : « Suivre les marchés
publics internationaux »
Sophia Group a eu besoin d'une aide ponctuelle. Cette société
de conseil et ingénierie propose des services
d'assistance et d'audits techniques pour
de nouveaux projets et des bâtiments
déjà en exploitation. Elle fournit
notamment au Parlement Européen
une assistance dans la gestion
technique du bâtiment. Sophia
Group opère aussi comme ‘building
help-desk’ pour la Commission
Pascal Hendrickx
(Sophia Group)
Européenne. « Et nous venons de
remporter un appel d'offre pour la
même mission auprès du Conseil
34 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
Européen. Nous travaillons beaucoup avec les institutions
européennes », signale le gérant Pascal Hendrickx. Sophia
Group a également travaillé avec Actiris, Belfius, l'ULG, le
CHU de Liège... « Nous aimerions atteindre les institutions
internationales à Luxembourg et Genève. Nous avons donc
fait appel à l'équipe EEN de Beci en septembre, pour nous
inscrire sur un site d'appel d'offres de marchés publics en
Europe. L'expert a passé quelques heures avec nous afin
que nous puissions, entre autres, recevoir des notifications
personnalisées quand un appel d'offres susceptible de nous
concerner est publié. » Il est cependant trop tôt pour savoir si ce
coup de main sera concluant : « Nous sommes dans une activité
de niche ; nous n'espérons rien à court terme, mais c'était une
démarche à entreprendre, pour laquelle Beci a l’expertise. »
Zagapali (sacs à main contemporains)
: prendre pied sur les
salons
Miny Bayot, qui s'est lancée dans
la création de mode un peu par
hasard, a également profité de
l'expertise d'EEN pour mettre à
profit un début de notoriété. En
2014, frustrée de ne pas trouver le
sac dont elle rêvait, elle a créé sa propre
marque, Zagapali, mêlant inspiration
africaine et élégance contemporaine.
Elle a trouvé de l'aide auprès d'entreprises belges pour les tissus
et d’un atelier bulgare pour le travail du cuir. Quatre ans plus
tard, Miny Bayot remportait son premier concours au Canada.
Et gagnait une visibilité qui lui entrouvrait de nouvelles portes,
avec l'aide d'EEN. « Le réseau m’a permis d’entrer en contact
avec un salon à Amsterdam, et par la suite de rencontrer une
représentante de la Torino Fashion Week. J'ai eu la chance
de participer au défilé, mais aussi faire d'autres rencontres
qui peuvent se transformer en collaborations et améliorer
encore ma visibilité. » Voilà ce qui l'a convaincue de s'ouvrir
davantage à l’international, notamment en Afrique. Elle sera
également représentée au salon de Lyon, mais pas question
d'aller trop vite, ni de faire des compromis avec sa vision : « J’ai
été réinvitée à la prochaine Fashion Week à Turin, et j’espère
pouvoir présenter une collection dans laquelle on ressentira
toujours l’énergie de Zagapali. » ●
Cédric Lobelle
Info : www.brusselsnetwork.be
Contact : Jean-Philippe Mergen, Directeur
Internationalisation Enterprise Europe Network Brussels
– jpm@beci.be ; +32 2 210 01 77
Miny Bayot (Zagapali)
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Voyages d’affaires : mieux maîtriser
la gestion des frais de déplacement
Le nombre de voyages d’affaires ne cesse d’augmenter,
entraînant toujours davantage de coûts.
D’où l’importance de bien les évaluer et ainsi
maîtriser la gestion des frais liés aux déplacements
professionnels. Des solutions existent.
(Coproduction)
A
vec une économie mondiale en croissance constante,
les déplacements professionnels se multiplient également
et nécessitent de bien gérer les frais afin d’éviter
qu’ils explosent. Pour un voyage d’affaires, il convient d’abord
de réserver des vols, des hôtels, des trains et/ou des voitures
de location. Ensuite, ces réservations doivent être payées.
Enfin, les frais doivent être comparés, attribués et évalués.
Bref, la personne responsable de la gestion de ceux-ci, qui
peut-être selon la taille de l’entreprise le travel manager, le
directeur des ressources humaines, le directeur financier, le
directeur des achats, voire le patron lui-même, se retrouve
souvent devant une pile de tickets, reçus et autres justificatifs
(notes de restaurants, taxis, etc.).
Sans vision globale de tous ces frais, l’entreprise risque bien
d’être confrontée à leur inflation. Pour en garder la maîtrise et
AirPlus International propose ses solutions de paiement
à plus de 50.000 clients à travers le monde. Des solutions
qui permettent de simplifier la gestion des frais de
déplacement et de réaliser des économies :
Avec AirPlus Company Account, vous maintenez sous
contrôle votre gestion de voyages d'affaires.
AirPlus Company Account vous offre la possibilité
de régler et calculer des tickets de train, d'avion, des
chambres d'hôtel et des voitures de location via un
compte central. Vous n'avez plus la nécessité de
conserver des preuves de paiements individuelles et
vous avez à disposition un seul aperçu de paiement
global, en toute transparence, qui reprend toutes les
informations pertinentes. Il vous est ainsi plus facile
d'allouer les frais correctement. De cette manière, vous
contrôlez les coûts en continu et vous épargnez temps
et argent. De plus, vos collaborateurs sont assurés
avec AirPlus Company Account en cas d'accidents et
désagréments lors de leurs voyages d'affaires.
pouvoir les gérer efficacement, quelques actions utiles vous
sont recommandées :
• Assurez-vous que votre société dispose d’une bonne de
solution de paiement qui fournit les meilleures informations
possibles sur les coûts liés aux voyages et déplacements
professionnels. Il faut qu’elle englobe l’ensemble des
procédures, de la réservation à l’évaluation.
• Revoyez régulièrement votre politique de voyage pour
déceler d’éventuelles possibilités de réaliser des économies.
La meilleure manière de le faire est de simplifier les processus
afin d’avoir une vision plus claire et pouvoir ainsi comparer
offres et tarifs proposés par les fournisseurs.
• Quand le volume de vos voyages et déplacements augmente,
n’hésitez pas à examiner à nouveau les accords conclus
avec les fournisseurs.
• Communiquez. C’est un point essentiel. Il faut conscientiser
les voyageurs aux coûts croissants. Il ne s’agit pas de les
contrôler en permanence mais bien de les sensibiliser
par rapport aux dépenses et de veiller à ce qu’ils utilisent
efficacement la solution de paiement proposée. ●
Plus d’infos : AirPlus International
T : 070 22 30 15
brussels@airplus.com
www.airplus.com
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 35
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NWOW : quels gains écologiques ?
Télétravail, open space, flex desks, bureaux paperless…
Les nouveaux modes de travail (NWoW) couvrent une large panoplie
de nouvelles pratiques parfois présentées comme la panacée à divers
maux contemporains, allant du stress au travail à la réduction de l’impact
environnemental de l’entreprise. Qu’en est-il ?
T
antôt définis comme un
concept, tantôt comme un outil,
les NWoW sont une notion
récente et mouvante. Le Service Public
Fédéral belge les définit en insistant
sur les critères de confiance accordée
aux collaborateurs, de flexibilité du
temps et de l’espace de travail et
d’utilisation de nouvelles technologies.
Ils répondent à différents enjeux
économiques, mais aussi sociaux et
environnementaux.
Prenons l’exemple de la mobilité : en
2017, les automobilistes circulant
dans Bruxelles ont passé en moyenne
39 h dans les embouteillages, soit une
bonne semaine de travail. Du temps
perdu, mais aussi un coût financier
et environnemental, qui se traduit
également en termes de santé et
de bien-être au travail. Les NWoW
permettraient-ils d’optimiser le temps
de trajet domicile-travail, voire de
réduire ces déplacements ?
Du bus-bureau au coworking
Office on Wheels y apporte sa propre
réponse, en proposant aux entreprises
un service de bus équipés de tout le
nécessaire pour travailler. Il a été créé
à l’initiative de la BAAV (Fédération
professionnelle des compagnies
de bus et autocars) avec le soutien
de partenaires dont Keolis. Les
entreprises peuvent y souscrire via
différentes formules d’abonnement,
du bus dédié au bus partagé avec
d’autres organisations, selon le
nombre de travailleurs intéressés
et la zone géographique. Le temps
de trajet est pris en compte dans le
calcul des heures de travail : il s’agit
donc d’une forme de télétravail. Une
solution qui bénéficie à tous : au
travailleur qui gagne en bien-être et
en équilibre professionnel, mais aussi
à l’employeur, car des collaborateurs
satisfaits sont plus productifs et
moins enclins à le quitter. Enfin, la
réduction du nombre de véhicules sur
les routes et le changement d’attitude
par rapport à l’usage de la voiture
assurent un gain environnemental.
Autre exemple, celui du coworking :
les espaces de travail partagé se
multiplient à Bruxelles, avec une
quinzaine d’ouvertures en 2018.
Principale caractéristique de ces
lieux, leur flexibilité : on peut y passer
une heure ou une semaine, pour une
réunion ou pour travailler au calme.
Leur taille peut varier, de même que les
services proposés. Ainsi, Transforma
Bxl, un espace de coworking situé
à Evere, dispose également d’un
FabLab, d’un espace logistique et de
différentes offres d’accompagnement
en co-création et innovation.
À mi-chemin entre le bureau et le
travail à domicile, les espaces de
coworking sont intéressants pour
les entreprises. Les employés pour
qui travailler chez soi n’est pas une
option, mais dont la présence au
bureau central n’est pas nécessaire
tous les jours, peuvent travailler dans
un coworking proche de leur domicile.
Ils ont les avantages d’un vrai bureau,
mais y gagnent en autonomie,
flexibilité, responsabilité et qualité de
vie. L’entreprise, quant à elle, réduit
ses coûts d’infrastructure tout en
bénéficiant du gain de productivité
souvent associé au télétravail.
Avantage supplémentaire,
tout
comme pour le bus-bureau : la
réduction des trajets domicile-travail,
grands contributeurs à la congestion
urbaine et aux maux associés
(nuisances sonores, pollution…). Selon
Edouard Cambier, directeur de Seed
Factory, le télétravail réduirait de 10 à
20 % les soucis de mobilité en Région
bruxelloise. Quand on sait que les
trajets domicile-travail représentent
30 à 40 % des déplacements urbains
et que la mobilité est responsable
à Bruxelles de près de 29 % des
émissions de CO2
émissions de dioxyde d’azote (NO2
et 43 % des
),
on comprend l’intérêt des NWoW en
termes d’impact environnemental. ●
Laura Rebreanu
Sustainable Development
Coordinator Beci
lr@beci.be ;
T +32 2 643 78 26
36 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
D.R.
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PACK ÉNERGIE
Bénéficiez d’un soutien à l’investissement
pour les PME et les TPE
Prix de l’énergie à la hausse, impératifs climatiques, attentes de la clientèle... L’heure
est plus que jamais à la réduction de la consommation d’énergie. Pour vous aider à
investir, la Région de Bruxelles-Capitale a débloqué 1.350.000 €, afin de financer
des travaux de réduction de votre consommation d’énergie. Petit tour d’horizon des
conditions d’octroi.
Pour qui ?
Commerces, artisanat, activités libérales, PME, mais aussi
maison de repos, entreprise de travail adapté ou centre
culturel, par exemple, de la Région Bruxelloise ? Ce soutien
à l’investissement vous concerne. Il vient, en effet, compléter
le Pack Energie qui, depuis septembre 2018, permet aux
PME et au secteur à profit social de bénéficier d’un coaching
énergétique gratuit. Ce service vous est proposé par les
fédérations UCM et Comeos, pour les petites et moyennes
entreprises jusqu’à 250 ETP, et par Bruxeo et Santhea pour
le secteur à profit social. Et vous ne devez pas forcément
être membre d’une de ces fédérations pour en bénéficier.
Pour quels travaux ?
Grâce au Pack Energie, vous disposez gratuitement
d’un diagnostic et de recommandations de gestion
et d’investissements pertinents pour réduire votre
consommation d’énergie. Cela peut aller d'un nouvel éclairage
à une nouvelle chaudière en passant par des équipements
collectifs et industriels. Vous pouvez alors bénéficier, sous
conditions, d’un soutien à l’investissement qui couvre de 30
à 40% des montants éligibles, avec un plafond de 15.000 €
TTC par an.
Concrètement
Sur base du diagnostic énergétique de votre local, réalisé
ou validé par la fédération de votre secteur, vous adressez
à Bruxelles Environnement, avant les travaux, un dossier de
demande de promesse de soutien. Une fois votre dossier
accepté, Bruxelles Environnement vous adresse une lettre de
promesse et vous pouvez commencer les travaux. Vous avez
ensuite 18 mois pour les réaliser et demander la liquidation
du montant du soutien. Et rapidement, vous voyez votre
consommation d’énergie baisser : une très bonne nouvelle
pour votre facture et pour l’environnement !
A qui s’adresser ?
➜ Pour le commerce et les services :
Comeos - sti@comeos.be ● T +32 (0)2 788 05 58
➜ Pour les TPE/PME, indépendants et professions
libérales :
UCM – info.energie@ucm.be ● T +32 (0)2 743 83 93
➜ Pour le secteur à profit social :
Bruxeo - energie@bruxeo.be ● T +32 (0)2 210 53 03
➜ Pour les institutions de soins de santé :
Santhea - contact@santhea.be ● T +32 (0)2 210 42 70
Avec le soutien de
BRUXEO
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Customer-care.ai :
automatiser le
support-client
Dans la pratique, l’outil permet de traiter des questions
répétitives qui jusqu’à présent nécessitaient l’intervention d’un
agent. Grâce aux possibilités du ‘machine learning’, customercare.ai
est en mesure d’auto-améliorer ses performances en
confrontant des milliers de données intégrées au fur et à mesure
dans son algorithme. Les clients pourront alors, pour leurs
questions simples, du style « où est mon colis ? », bénéficier
d’une réponse beaucoup plus rapide. Un point essentiel dans
une époque où l’instantanéité a quasiment force de loi.
Philippe Kaivers et Ely Weichsel.
Le principe de customer-care.ai est relativement simple : « À
chaque tâche effectuée par un agent, l’algorithme intègre la
donnée et améliore progressivement la qualité des réponses
en confrontant tous les éléments dont il dispose. Grâce à
ce cycle vertueux, la justesse des réponses augmente dès
lors proportionnellement au nombre d’items intégrés dans
l’algorithme. Avec le temps, la justesse des questions/réponses
se renforce sans cesse. Et à partir d’un certain seuil de justesse
basé sur un pourcentage élevé de tolérance, l’outil customercare.ai
reconnaît la question et choisit la réponse la plus
appropriée pour l’envoyer automatiquement au client. »
Grâce à l’intelligence artificielle, customer-care.ai entend
améliorer le service au client ainsi que le travail du
personnel des contact centers qui pourra dorénavant se
concentrer sur des demandes plus complexes.
O
n en parle partout, un peu à tort et à travers parfois, mais
l’intelligence artificielle est une réalité qui prend forme
dans notre vie. Elle se matérialise dans divers projets
dont customer-care.ai est un bel exemple. L’outil éponyme
qu’elle a développé a pour but d’améliorer la relation des clients
avec les entreprises tout en facilitant le travail des agents des
contact centers. « Ces derniers pourront alors se concentrer
sur des tâches plus complexes et dépasser le cadre de ‘simple’
agent pour devenir en quelque sorte superviseur », explique
Ely Weichsel, cofondateur de customer-care.ai avec Philippe
Kaivers.
Pour les clients, l’automatisation des réponses aux questions
les plus couramment posées via e-mail, chat, Messenger,
WhatsApp, etc., constitue un indéniable pas en avant dans
leur quête d’information. Deux chiffres glanés sur le site de la
start-up suffisent à dépeindre la situation de nombre d’entre
nous lorsque nous sommes à la recherche d’une réponse : 83 %
des clients ont besoin d’assistance pour finaliser une commande
et 97 % des consommateurs considèrent la qualité du service
client comme un critère important dans le choix d’une marque.
38 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
Parmi ses clients, on peut noter la Stib ou encore de nombreux
acteurs du e-commerce. Si, de prime abord, vous pensez que
l’intelligence artificielle est réservée aux grandes entreprises,
en fonction notamment de la disponibilité de grandes quantités
de données pour produire des résultats fiables, détrompezvous.
Selon Ely Weichsel, « Les PME peuvent intégrer sans
problème l’intelligence artificielle dans leur process. Elles seront
d’ailleurs de plus en plus amenées à le faire dans les années
qui viennent. Dans cet esprit, nous avons notamment aidé une
PME de l’agro-alimentaire à disposer d’une meilleure prédiction
de production et ainsi diminuer le nombre d’invendus. »
Last but not least, Ely Weichsel tient à rassurer ceux qui
s’inquièteraient pour l’emploi : « Le secteur du contact center
a le vent en poupe en Europe et souffre d’un manque de
personnel. Grâce à cet outil, le métier va être valorisé et attirer
des nouveaux talents. » ●
Guy Van den Noortgate
Info : www.customer-care.ai
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de
Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter »
pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be • https://starters.beci.be/
D.R.
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Aides aux entreprises :
de nouveaux subsides pour les
entreprises bruxelloises
Avec la réforme des aides régionales à l’expansion
économique entrée en vigueur cette année, de nombreuses
primes sont disponibles pour les entreprises. Dont
certaines nouvelles.
(Coproduction)
L'
ordonnance relative aux aides pour le développement
économique des entreprises du 3 mai 2018 est
aujourd’hui effective. Cette refonte totale concerne au
final une petite trentaine d’aides (29). L’enveloppe n’a pas
varié : entre 30 et 33 millions d’euros sur base annuelle.
Quelle que soit la taille de votre entreprise, il y a probablement un
subside pour vous. Encore faut-il le savoir. Avant de présenter
les différents domaines concernés ainsi que quelques-unes
des nouveautés au programme, rappelons quelles entreprises
sont éligibles.
Les aides et subsides sont destinés aux micro, petites et
moyennes entreprises. Une micro-entreprise compte moins de
10 ETP, affiche un CA ou un total du bilan inférieur à 2 millions
d’euros. Pour une petite, les critères d’éligibilité sont moins de
50 ETP, moins de 10 millions de CA ou de total du bilan, et
pour une moyenne, on ne peut dépasser 250 ETP, 50 millions
de CA ou 43 millions de total du bilan. Les grandes entreprises
ne sont pas retenues. Les aides ne s’adressent évidemment
qu’aux entreprises qui disposent d’un lieu d’activité dans la
Région bruxelloise (19 communes) et ne concernent ni les
asbl (sauf si activité commerciale), ni les sociétés publiques.
Demandez le subside avant tout investissement !
Les aides englobent toute une série de domaines de l’exportation
à l’e-commerce, en passant par les investissements généraux
ou spécifiques, l’économie circulaire, la formation, la pré-activité
ou encore le consulting. Bref, l’éventail est large et peut être
consulté sur le site http://werk-economie-emploi.brussels.
Point important : il faut impérativement songer aux aides et
introduire une demande avant tout investissement, voire tout
engagement, car après il est trop tard pour obtenir quelque
chose. Pour éviter ce genre de désagréments, un conseil :
faites appel à des spécialistes qui vous aideront efficacement
à obtenir ce à quoi vous pouvez avoir droit.
En ce qui concerne les investissements généraux, les aides
concernant les achats immobiliers ainsi que les travaux
d’installations (équipement, matériel, machines, etc.)
s’adressent à l’ensemble des activités des secteurs secondaire
et tertiaire (le primaire est exclu). Parmi les nouveautés,
pointons une aide à la reprise d’un fonds de commerce. Pour
les aides spécifiques, mentionnons encore un subside pour
les entreprises qui acquièrent de nouveaux véhicules plus
respectueux de l’environnement en remplacement de véhicules
disesel d’une certaine norme Euro.
Il y a également quelques primes intéressantes pour les sociétés.
Ainsi, notons une prime pour sécuriser son entreprise (alarmes,
protection mécanique, vidéosurveillance) : des investissements
souvent exigés par les assurances pour certains secteurs. Il
y a également une prime pour se conformer aux normes qui
s’adresse plus particulièrement à l’horeca (Afsca).
Parmi les points positifs de la réforme, il faut souligner
qu’entre l’introduction de la demande de subside et la décision
d’octroi, les délais ont été significativement raccourcis. En
règle générale, il faut compter un mois entre la fin des
investissements et la réception de la décision d’octroi. En
revanche, certaines aides sont passées à la trappe comme
les investissements en matière d’économie d’énergie (isolation
des sols et toitures, photovoltaïque, voitures hybrides, etc.).
Enfin, l’économie circulaire a été mise à l’honneur avec une
prime pour investissements favorisant l’économie de matières
premières non renouvelables ou la valorisation d’objets ou de
matières résiduelles, ainsi qu’une prime de recrutement pour
projet d’économie circulaire. ●
Dimitri Van Rossum,
Head of Subsidia@KBC Brussels, T. 02 429 81 07
Stéphane Tondeur,
Assistant Subsidia@KBC Brussels, T. 02 429 44 71
subsidia@kbcbrussels.be
www.kbcbrussels.be/subsidia
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 39
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Lancer son activité food :
ce qu’il faut savoir
Beaucoup d’entre nous ont une âme de marmiton. À force
de concocter de bons petits plats à la maison, on se dit
‘pourquoi ne pas proposer mes préparations à autrui ?’.
Et l’idée de développer votre propre service traiteur mijote
dans votre esprit. Mais de la théorie à la pratique, la recette
du succès passe d’abord par des contraintes et des règles
multiples, et surtout coûteuses…
Sara et Philippe, aux fourneaux du
Brussels Food Business Center.
(Coproduction)
D'
abord, le matériel : il faut un bon espace de production
et des instruments de cuisine professionnels, au
risque de perdre un temps précieux. On n’ira guère
loin avec le four domestique, le frigo familial, la petite friteuse
et le lave-vaisselle encastrable. Quid des casseroles qui doivent
être géantes, des mixeurs, batteurs, laminoirs, sauteuses et
tout le petit matériel ? Sans parler du stockage.
Le choix du local de production constitue un critère important,
surtout en fonction de son coût. Parmi les questions qui se
posent, il y a celles du loyer, de la superficie, de l’aménagement,
de la localisation, de l’accessibilité… Et bien sûr, de la durée
du bail.
Gare aux normes
Avant d’envoyer ses plats, il y a aussi les démarches
administratives en apéritif… Il faut d’abord savoir dans quel
type d’activité votre projet s’inscrit, remplir divers formulaires
(notamment à l’Unité locale de Contrôle de la province) et
s’inscrire auprès de la Banque Carrefour des Entreprises (BCE)
pour obtenir un numéro d’entreprise et d’unité d’établissement.
Autres contraintes, celles qui réservent souvent les plus
mauvaises surprises : les règles et normes en matière d’hygiène
et de sécurité alimentaire, lesquelles s’appliquent à toutes
les structures, mêmes pour les chefs privés qui proposent
des plats à la vente en ligne. Tant pour une petite structure
qu’une activité d’envergure, il est nécessaire en Belgique de
s’enregistrer auprès de l’Agence fédérale pour la sécurité de
la chaîne alimentaire (Afsca) comme ‘traiteur’ ou ‘restaurateur’
(si la consommation a lieu sur place). Dans les deux cas, avant
le démarrage de son activité, il faut posséder une autorisation
délivrée par l’agence. Mettre sa structure et ses locaux aux
normes nécessite beaucoup de temps, d’administratif, et
surtout des investissements.
Entre ces petites mises en bouche, on peut commencer à
40 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
démarcher des fournisseurs, s’assurer de la publicité et se
préparer à l’inauguration. Avec le temps viendront aussi les
contrôles de qualité et d’hygiène. Pour s’y préparer, on peut
télécharger la brochure ‘En route vers la réussite d’un contrôle
Afsca’ : 44 pages pour tout savoir sur les règles à respecter en
matière de chaîne du froid, dates sur l’emballage, allergènes,
traçabilité…
Bref, lancer une activité ‘food’ implique un sérieux investissement
personnel et financier. Heureusement, des solutions peuvent
vous simplifier le lancement – et réduire les coûts. Dont
en bonne place le ‘co-kitchen’ : des cuisines individuelles
partagées, sur le modèle du co-working. Avantage : vous
bénéficiez d’un espace professionnel aux normes, parfaitement
équipé, pour une fraction de l’investissement qui vous aurait
été nécessaire si vous aviez démarré seul. De quoi tester votre
concept en limitant très nettement les risques.
Et si le succès est au rendez-vous, il sera alors temps de
penser à s’agrandir, engager du personnel, étendre sa gamme
de produits, ouvrir des succursales – ou même envisager
l’exportation. ●
Sara Dirkx, gérante Brussels Food Business Center
Envie de cuisiner comme un pro ?
Situé à proximité de Tour & Taxis, le Brussels Food
Business Center (BFBC) met à disposition des espaces
de cuisine professionnelle partagée : un vaste espace
comprenant trois cuisines de tailles
différentes, des
frigos, trois chambres froides de 12 m² chacune, des lieux
de stockage, de plonge, des fours et tout l’équipement
professionnel.
Contact : bfbc@outlook.be
0495/14.63.29
www.bfbc.be
D.R.
׉	 7cassandra://FU7SfiNtzXH59Y4a7AKWpph899OOeuH0XxrvLbm_W_g%]` ]Rl# %׉EnPriorités
stratégiques :
les Belges se
soucient de la
digitalisation,
moins du climat
Les administrateurs et chefs d’entreprises belges ne se
préoccupent pas encore vraiment de priorités telles
que la durabilité ou la transition énergétique.
Voilà la conclusion quelque peu surprenante que livre
une enquête auprès de 120 chefs d’entreprise
et administrateurs dans notre pays.
On mesure la différence avec les Pays-Bas.
L
es grandes priorités stratégiques des chefs
d’entreprise et administrateurs aux Pays-Bas en
2019 ? C’est la question que le bureau-conseil en
organisation Berenschot a posé pour la 10e
fois en début
d’année à 750 CEO et administrateurs néerlandais.
Nouveauté, cette année : Berenschot a mené la même
enquête en Belgique. Une première. Cela s’est fait en été, en
collaboration avec la Chambre de Commerce néerlandaise
pour la Belgique et le Luxembourg (Nederlandse Kamer
van Koophandel voor België en Luxemburg – NKVK). Pour
certaines thématiques importantes, les résultats belges
différaient considérablement de ceux des Pays-Bas !
Gestion durable
Conclusion la plus frappante de l’enquête menée en
Belgique : comparés à leurs homologues néerlandais,
les CEO et administrateurs attachent nettement moins
d’importance à la transition énergétique ou à la gestion
durable de l’entreprise. En dépit des marches pour le
climat et de la rhétorique préélectorale, à peine 16 %
des participants belges affirment aborder fréquemment
la transition énergétique en conseil d’administration. Et
à peine 4 % des entreprises interrogées confirment que
le changement climatique influe déjà sur la stratégie
d’entreprise. Chez nos voisins du Nord, le climat et la
transition énergétique animent les débats du conseil
d’administration dans une entreprise sur quatre.
La thématique de la durabilité engendre les mêmes écarts
importants. Une entreprise néerlandaise sur trois considère
la durabilité comme un critère de différenciation majeur
vis-à-vis de la concurrence. En Belgique, cela ne concerne
que 16 % des entreprises. Les directions belges privilégient
toujours la qualité pour faire la différence.
« Nous avons tenté d’expliquer ces différences considérables
entre les deux pays », déclare Marlon Drent, consultante
chez Berenschot. « Nous suspectons une combinaison
de facteurs. La population néerlandaise est tout d’abord
nettement plus impliquée dans l’écologie, ce qui se
répercute sur la culture des entreprises
ailleurs, les pouvoirs publics néerlandais
Les Pays-Bas ont longtemps
considéré la durabilité et
la RSE comme des éléments
de façade, mais sans réelle
portée stratégique.
Ce temps-là est révolu.
et la politique qu’ils mènent en 2019
sont nettement plus contraignants qu’en
Belgique, ce qui influence la façon dont
les entreprises gèrent les thématiques de la durabilité
et du changement climatique. Le CEO de post.nl en
Belgique cite un exemple éloquent : entre Gand et Anvers
notamment, les camionnettes doivent se conformer à des
Marlon Drent
(Berenschot)
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 41
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D.R.
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réglementations locales très différentes, alors qu’aux PaysBas,
les règles sont nettement plus uniformes. En Belgique,
la réglementation semble plus fractionnée dans certains
domaines. Et du coup, les entreprises s’en préoccupent
moins. »
Ensuite, les entreprises belges se laissent surtout guider par
leurs clients en matière de durabilité. Et même si ces clients
prétendent accorder de l’importance à cette durabilité, ils
ne sont pas forcément disposés à payer davantage pour
des produits durables d’un niveau qualitatif équivalent à
des alternatives moins durables.
Futurologues
« Les Pays-Bas ont longtemps considéré la durabilité et
la RSE comme des éléments de façade, mais sans réelle
portée stratégique », se souvient Marlon Drent. « Ce
temps-là est révolu. Aux Pays-Bas, la durabilité et la RSE
arrivent aujourd’hui en troisième place après la qualité et
l’innovation pour faire la différence sur le marché. »
Tom Vansteenkiste, directeur général de la NKVK,
souligne à ce propos les différences de culture
t de mentalité entre les Belges et les
Néerlandais. « Le Belge est pragmatique,
alors que le Néerlandais se voit
volontiers futurologue, avec une
certaine tendance à évangéliser »,
déclare-t-il. « Cela explique une
Tom Vansteenkiste
(NKVK)
Les chefs d’entreprises
belges feraient bien de
s’inspirer davantage
de l’exemple venu du
Nord.
plus grande réceptivité du consommateur hollandais visà-vis
de thématiques telles que le changement climatique
ou la durabilité. Les entreprises belges s’alignent sur la
réglementation plutôt que de prendre l’initiative de la
durabilité. Je ne suis pas pessimiste : le changement de
mentalité est en cours en Belgique et je m’attends à ce
que les entreprises emboîtent rapidement le pas dans les
années à venir. »
Il reste à savoir si
les réponses de 120 entreprises
belges sont suffisamment représentatives pour en tirer
des conclusions aussi tranchées. Marlon Drent nuance :
« C’est la première fois que nous interrogeons des CEO
et administrateurs belges. 120 participants, ce n’est pas
énorme, en effet, mais tous les grands secteurs sont
42 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
représentés dans l’étude belge, ce qui nous autorise à en
tirer quelques conclusions. »
Digitalisation
Les grands thèmes stratégiques qui titillent réellement les
entreprises belges ? D’abord et avant tout la digitalisation !
Plus de 70 % des participants à l’enquête ont décerné
la palme à la révolution numérique. Ils comprennent
à quel point celle-ci peut stimuler la croissance, même
si cela nécessite de sérieuses modifications du modèle
d’entreprise et de l’organisation. L’impact en matière de
ressources humaines retient également l’attention.
La digitalisation et la montée en puissance de l’innovation
technologique supprimeront de nombreux emplois dans
les années à venir ou en changeront radicalement la
teneur. Plus de 40 % des participants belges à l’enquête
se déclarent souvent préoccupés par la pénurie de
compétences numériques sur le marché de l’emploi. Il
n’est d’ailleurs pas surprenant que cette thématique figure
également au hit-parade des conseils d’administration aux
Pays-Bas.
« Je constate quasi quotidiennement que la guerre
des talents fait rage dans nos deux pays », admet Tom
Vansteenkiste. « Les entreprises digitalisent des tâches
administratives classiques et cherchent éperdument des
collaborateurs disposant de compétences digitales. Dans
le même temps, il ne semble guère évident de familiariser
le personnel senior à ces nouvelles technologies. »
Que retenir de cette enquête et des divergences de
préoccupations stratégiques entre les entreprises
néerlandaises et belges ? Tom Vansteenkiste : « Ça fait
un peu cliché, mais une fois de plus, ce sont les Pays-Bas
qui semblent donner l’exemple. Les chefs d’entreprises
belges restent plus classiques dans leur démarche et
feraient donc bien de s’inspirer davantage de l’exemple
venu du Nord. Prenons le cas du service à la clientèle :
son importance stratégique est perçue comme bien plus
grande en Belgique qu’aux Pays-Bas. Il est vrai qu’un bon
service à la clientèle est essentiel, mais c’est un paramètre
on ne peut plus conventionnel pour se différencier de la
concurrence. D’autres thématiques s’imposent aujourd’hui
outre-Moerdijk pour contrer les concurrents : la durabilité,
bien sûr, mais notamment aussi l’expérience client ou
la rapidité de livraison. Sans doute nos entreprises
peuvent-elles s’inspirer quelque peu de ce qui se passe
chez nos voisins du Nord, et pas seulement en matière de
digitalisation. » ●
Filip Michiels
D.R.
׉	 7cassandra://ad36IpxllEZEYuIppWJ7fIn7zw20ql3Q1JX7VOEGuQ0$` ]Rl# %׉ETransmettre son entreprise via
la cession des parts sociales : ce
qui change
Vous envisagez de transmettre votre entreprise via la
cession de parts ou d’actions ?
Le nouveau Code des Sociétés et des Associations
(CSA), en vigueur au 1er
janvier 2020,
a modifié les règles de cession dans le sens d’un
assouplissement. En voici les principaux éléments.
« société privée à responsabilité limitée » (SPRL) disparaîtra
de notre vocabulaire au profit de la « société à responsabilité
limitée » (SRL). Les SPRL actuelles sont automatiquement
désignées comme des SRL et devront adapter leurs statuts
au plus tard le 1er
janvier 2024. Les parts sociales d’une
SRL seront dès ce moment appelées « actions ».
Y a-t-il aussi des changements au niveau de la cessibilité
de ces actions ? À quoi être attentif après la réforme si
vous vendez ou rachetez les titres d’une SRL ?
O
n le sait, il existe principalement deux manières de
vendre son entreprise : d’une part, la cession de
certains ou de la totalité des actifs ou du fonds de
commerce (désormais appelé fonds économique). Dans ce
cas, c’est la société qui est partie à la transaction, vend ses
actifs à un tiers et en perçoit le prix. D’autre part, la cession
des parts sociales ou des actions. Dans ce second cas, ce sont
les propriétaires des parts sociales ou des actions qui vendent
leurs titres à un tiers, transférant ainsi leur participation dans
la société, aussi bien l’actif que le passif. C’est cette seconde
situation que nous examinons, à la lumière du nouveau Code
des Sociétés et des Associations (CSA), dans le cas, le plus
fréquent pour les PME, d’une SPRL.
Nouveau cadre légal
À partir du 1er
janvier 2020, toutes les règles impératives
du CSA seront automatiquement applicables aux sociétés,
associations et fondations existantes. Dès cette date, la
L’ancien Code des sociétés imposait, pour une SPRL, une
procédure d’approbation relativement stricte pour la vente
de parts sociales à une autre personne qu’un associé,
ou au conjoint du cédant ou encore à ses enfants. Sauf
dispositions plus restrictives des statuts, les actions ne
pouvaient être cédées qu’avec l’agrément de la moitié au
moins des associés, possédant ensemble les trois quarts
au moins du capital (hors les parts cédées). Ainsi, dans
l’exemple d’une SPRL comptant cinq associés, possédant
chacun 20 % des parts, la vente des parts d’un associé
nécessitait l’accord des titulaires d’au moins 60 % des
parts (3/4 de 80 %) et d’au moins trois associés. Certes, on
pouvait déroger à cette règle dans les statuts de la SPRL,
mais uniquement pour les rendre plus strictes (par exemple
exiger l’accord de 4/5e
des parts) et pas plus libérales.
Une plus grande liberté statutaire
Ces règles d’approbation d’une cession d’actions ne
s’appliquent désormais que de manière supplétive, c’est-àBruxelles
Métropole - novembre 2019 ❙ 43
© Getty
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UEntreprendre
dire seulement si les parties n’ont rien convenu d’autre. Dès à présent
pour les nouvelles SRL, et lors de la modification des statuts pour
les SPRL existantes, vous pouvez, comme sous l’ancien code des
sociétés, « protéger » davantage votre SRL, mais vous pouvez aussi
la rendre plus « ouverte » (par exemple en autorisant des cessions
d’actions avec des conditions plus souples).
Le candidat acquéreur des actions d’une SRL sera dès lors bien
inspiré d’examiner attentivement les statuts publics de la société,
mais aussi toutes les conventions privées qui portent sur la cession
des actions (conventions d’actionnaires). De même, il importe pour
l’acheteur de vérifier que les actions ont été entièrement libérées
(le capital souscrit a-t-il été intégralement versé à la société ?), car
le nouveau CSA stipule que le cédant et le cessionnaire sont tenus
solidairement de la libération, tant envers la société qu’envers les
tiers. Le vendeur peut se mettre à l’abri de cette épée de Damoclès
en prévoyant, dans la convention de cession des actions, que c’est le
repreneur qui endosse exclusivement l’obligation de libération. Ou
mieux encore, libérer lui-même les actions et répercuter cet apport
dans le prix de vente.
Vous achetez les actions d’une SRL ?
Veillez à ce que votre convention d’achat ait une date certaine, qu’elle
soit inscrite dans le registre des actions, dont vous demanderez un
extrait. En effet, selon le CSA, toute personne qui est inscrite dans
le registre de titres nominatifs en qualité de titulaire d’un titre est
présumée, jusqu’à preuve du contraire, être titulaire des titres pour
lesquels elle est inscrite. Une inscription via le registre électronique
e-stock est une solution sécurisée.
Bien entendu, toutes les précautions d’usage lors d’un rachat
d’entreprise restent plus que jamais valables : audit de due diligence,
vérifications des litiges en cours ou menaçants, convention de
cession juridiquement bétonnée, etc.
Enfin, sur le plan fiscal, bonne nouvelle, les plus-values éventuelles
réalisées par le vendeur restent en principe exemptées d’impôt sauf
dans le cas d’opérations considérées comme spéculatives (auquel
cas un taux de taxation 33 % frappera la plus-value). ●
Jean-Pierre Riquet, juriste fiscaliste
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44 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
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Faillite et différences culturelles :
petit tour d’horizon
Malgré la mondialisation et une économie de plus en
plus transversale, l’image et l’acceptation de l’échec
entrepreneurial varient considérablement d’un pays à
l'autre, comme l'explique Marco Herreman, expert en
intelligence culturelle, auteur d'un article sur le sujet
dans le cadre du programme reStart. Selon la culture, la
vision de la faillite peut aller de l’étape vers la réussite à
un échec définitif.
méfiance l’empêchent de se relancer.
D
epuis toujours, la faillite a été stigmatisée. Dans la
Grèce antique déjà, celui qui ne pouvait honorer
ses emprunts était condamné à être « esclave par la
dette », au service de son créditeur jusqu’à extinction de
la dette. C’était malgré tout un statut privilégié, puisqu’il
mettait à l’abri des sévices physiques infligés aux autres
esclaves. En Asie, sous le règne de Gengis Khan, celui qui
tombait en faillite à trois reprises était carrément condamné
à mort. De nombreux autres exemples de punition de la
faillite et d’humiliation publique du failli existent dans toutes
les parties du monde, et à toutes les époques.
La culture impacte la vision de la faillite
Aujourd’hui encore, dans de nombreux pays, notamment
en Europe continentale, la faillite reste associée à quelque
chose de honteux, de déshonorant et de méprisable.
Dans les pays qui partagent cette vision, tout concourt
à culpabiliser le failli : les lois sont plus sévères, les amis
prennent leurs distances, les clients et fournisseurs
deviennent méfiants... Pour les banques, c’est encore
pire : le failli est fiché sur liste noire. Pour lui, c’est un
cercle vicieux car toutes ces sanctions et ce sentiment de
46 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
Heureusement, d’autres cultures, États-Unis en tête,
considèrent l’échec comme une voie naturelle vers la
réussite, à condition toutefois qu’elle permette d’apprendre
de ses erreurs. Cette vision favorise le dynamisme
économique et permet au failli de mettre plus rapidement
ses talents au service d’un nouveau projet. Peu à peu,
cette mentalité gagne les autres continents, même si le
changement est progressif.
Les États-Unis, pionniers du rebond
Pourquoi cette différence de vision de la faillite ? Pour
comprendre l’attitude des Américains, souvenons-nous
d’abord que les États-Unis ont initialement été peuplés
de colons européens, débarquant sur la côte Est. Très
rapidement, ils sont partis à la conquête de l’Ouest,
massacrant les Amérindiens au passage. Ces colons
étaient pour la plupart des gens pauvres, prêts à tout pour
améliorer leurs conditions de vie. Ceux qui s’élançaient
vers l’Ouest et ses promesses de richesse étaient des
audacieux, prenant des risques élevés pour aller de
l’avant. Parallèlement, le colon devait être capable de se
débrouiller seul en toutes circonstances, ce qui a forgé
l’esprit d’initiative et d’entrepreneuriat. Des siècles plus
tard, cet esprit de conquête et de prise de risque reste
central à la culture américaine.
Aujourd’hui encore, les USA cultivent l’idée du self-mademan,
capable d’atteindre les sommets en partant de rien.
Là-bas, on estime qu’un failli s’est enrichi en expérience
et qu’il augmente ainsi ses chances de réussite pour ses
prochaines tentatives. Le failli n’est pas un pestiféré,
mais un gagnant en devenir. Pas question toutefois
de répéter les mêmes erreurs, mais bien d’adopter des
© Getty
׉	 7cassandra://Zl0jNElNBQluTbUX3NoQobeVGOrDq9-xjXvm_30802M*` ]Rl# %׉Eapproches innovantes. Certains prétendent même qu’un
entrepreneur ne réussit vraiment qu’à son troisième essai.
La législation, l’accès aux capitaux, les encouragements
des proches… Tout contribue à faciliter l’entrepreneuriat
et la prise de risque. Le Royaume-Uni a une vision de la
faillite et du rebond assez similaire à celle des États-Unis.
Tenter, échouer, recommencer, réussir…
La subtilité de la vision asiatique
De l’Inde au Japon, la perception de la faillite résulte d’un
subtil équilibre entre différents traits culturels. En Asie,
l’entrepreneuriat a globalement une image très positive.
Toutefois, en cas de faillite, les choses se compliquent.
En effet, l’entrepreneur a un engagement moral envers
ses salariés. Ces derniers se dévouent sans compter pour
assurer la prospérité collective. En contrepartie, le chef
d’entreprise doit garantir l’emploi. La faillite rompt cet
accord tacite et est vécue par le personnel comme une
forme de trahison. Autre trait marquant lié à la culture
asiatique : l’obsession de ne jamais perdre la face. La
faillite est donc considérée comme particulièrement
offensante pour le failli, mais aussi pour toute sa famille.
L’auto-culpabilisation est ici plus forte que dans d’autres
parties du monde, même si la globalisation tend aussi
à relativiser ces comportements : le failli japonais se
réfugie dans la honte, mais ne fait plus hara-kiri comme
le lui dictait autrefois la tradition. Comme partout dans
le monde, ce sont les jeunes générations qui incitent à
des changements de mentalité, pour tendre vers des
modèles observés à l’étranger.
La vieille Europe, en route vers le changement ?
En Europe, grâce à la mutation de l’Union Européenne,
la perception de la faillite évolue vers une vision qui
se rapproche progressivement de celle des ÉtatsUnis.
Et c’est une nécessité si l’on souhaite éviter une
hémorragie de talents européens vers des pays où la
prise de risques est mieux perçue et acceptée. Depuis
2007 déjà, la Commission Européenne recommandait
aux États membres de mettre en place des mesures
pouvant aider les faillis à rebondir. Ces mesures portent
notamment sur la valorisation des entrepreneurs de la
seconde chance dans les médias, la déstigmatisation
de l’échec dans les programmes éducatifs, l’adoption de
lois distinguant les faillites frauduleuses de celles qui ne
le sont pas, ainsi que sur la mise en place de soutiens
financiers, psychologiques et techniques pour aider les
entrepreneurs à rebondir.
Le rebond, enfin facilité en Belgique
La situation en Belgique est en pleine évolution, mais le
chemin reste long pour atteindre les scores de rebond
anglo-saxons. Au point de vue législatif, la loi sur
l’insolvabilité, entrée en vigueur en mai 2018, facilite le
rebond. L’ancien système « d’excusabilité » a été remplacé
par l’effacement complet du solde de la dette. Le failli
de bonne foi peut ainsi rebondir plus facilement et plus
rapidement. En 2019, la réforme du code des sociétés
allège par ailleurs significativement les formalités et
contraintes à la création d’entreprise. La nouvelle SRL
(société à responsabilité limitée), qui deviendra la norme,
n’impose plus de capital minimal. Les lois progressent
donc dans le sens de la deuxième chance.
Toutefois, les mentalités doivent encore évoluer pour que
le failli ne se sente plus stigmatisé, puisse se recentrer
sur un nouveau projet professionnel durable, trouver
des sources de financement et mettre ses talents et son
expérience à profit. L’échec entrepreneurial reste encore
trop souvent associé à la faillite frauduleuse, alors que
la majorité de celles-ci résultent plutôt d’un concours de
circonstances frappant un entrepreneur honnête mais
malchanceux.
Comment favoriser le rebond ?
Le rebond ne sera possible que si le failli peut effectuer
un travail de reconstruction psychologique, analysant
les causes de l’échec passé, les conditions permettant
d’éviter une récidive, une analyse objective de ses forces
et faiblesses, la définition d’objectifs de vie... Le failli peut
alors passer à la seconde phase de son rebond : créer
un nouvel avenir professionnel. C’est cela qui permettra
aux faillis d’aujourd’hui d’être les créateurs d’emploi de
demain. ●
Gaëlle Hoogsteyn
Pour aider les entrepreneurs faillis, de plus en plus de structures
d’aide au rebond voient le jour. Chez Beci, en collaboration
avec la Région de Bruxelles-Capitale, le programme reStart
aide les entrepreneurs en faillite à rebondir.
Contact :
Eric Vanden Bemden, Conseiller reStart
02 563 68 56 - evb@beci.be
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 47
© Getty
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Les marchés
publics vus
par les PME
M
arcel van Meesche, directeur du bureau d’étude
21solutions, répond à des marchés publics depuis 20
ans. « Les marchés publics sont très importants pour
nous ; ils représentent 75 à 80 % de notre chiffre d’affaires. »
François Macq, administrateur délégué de Macq Electronics,
poursuit : « Les marchés publics sont aussi assez importants
pour nous : nous en décrochons plusieurs chaque année.
Beaucoup de gens pensent que les grosses entreprises ont
plus de chance de décrocher des marchés publics que les
PME, mais pour moi, les petites entreprises ont aussi leur
place. Notre structure légère nous permet notamment d’être
beaucoup plus souples et réactifs là où de grosses sociétés
doivent parfois attendre longtemps des accords de leur
hiérarchie. » À la tête d’Ecores, une société de consultance
stratégique en développement durable, Cordelia Orfinger
confirme : les trois quarts du chiffre d’affaires de sa société
sont issus des marchés publics, dont une grosse partie en
procédures négociées. « Pour nous, l’accès aux marchés publics
passe essentiellement par le contact. Nous nous faisons
connaître auprès des différentes administrations afin d’être
sur les listes des entreprises qui vont être sollicitées. Le relationnel
est très important. »
Lourdeur et complexité
Malgré ses nombreuses années d’expérience, Marcel van
Meesche le reconnaît : la procédure des marchés publics et
surtout la charge de travail ne sont pas toujours évidentes
à gérer. « Au niveau de la procédure, nous sommes plutôt
bien rodés. Par contre, en fonction de la taille du marché,
la charge administrative est parfois très lourde. Dans
48 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
Procédures, accès au marché,
opportunités, difficultés, aides utiles ?
Que pensent les PME des marchés publics ?
Nous sommes allés à la rencontre de trois d’entre elles.
le cadre d’une procédure ouverte, par
exemple, on arrive vite à des dossiers
de 100 à 150 pages. Cela
nous prend du temps sans jamais
avoir la certitude que nos efforts
seront payants », explique-t-il. « Par
ailleurs, les exigences en matière
de compétences sont de plus en plus
élevées. Il n’est pas rare que nous devions
mettre 3 ou 4 profils différents
autour de la table, voire nous associer
avec d’autres partenaires. C’est la même chose pour les
seuils de références qui sont de plus en plus élevés. »
Marcel van Meesche
(21solutions)
Au-delà de la lourdeur administrative, François Macq souligne
que le temps nécessaire pour répondre correctement à
un marché public peut aussi représenter une difficulté. « Pour
certains marchés, on a tout le temps de monter notre dossier
à notre aise. Mais pour d’autres, les délais sont parfois très
courts ou lancés à des périodes où l’on a moins de personnel,
comme les grandes vacances ou la période des fêtes. Anticiper
est donc primordial. »
Pour la directrice d’Ecores, la difficulté se situe plutôt dans la
relation entre le pouvoir public et le prestataire. « Depuis 3-4
ans, nous sommes de plus en plus souvent confrontés à des
marchés ‘stock’ (et non plus des marchés forfaitaires) où l’on
s’engage à prester un service, mais sans savoir quand ni en
quelle quantité. Cela implique, d’une part, une grosse incertitude
quant aux revenus, mais aussi, d’autre part, de devoir
© Getty
׉	 7cassandra://_E-zYEGf-MMcR_rzWIKdzlHCoH-fBG5c9yPeAuTrhR4,` ]Rl# %׉Eparfois mobiliser rapidement nos équipes pour faire face à
des pics de travail. C’est une culture du marché public qui
est en train de se mettre en place, où le prestataire devient
vraiment un exécutant ‘tampon’, taillable et corvéable à merci.
On a longtemps dit que l’un des avantages des marchés
publics était la certitude d’être payés, mais avec ces marchés
stock, ce n’est plus du tout le cas. » Pour elle, un autre enjeu
des marchés publics est de comprendre la réalité financière
des entreprises en leur permettant, par exemple, de recevoir
des avances ou de prévoir des tranches de paiement plus
régulières. « Par ailleurs nous sommes parfois mis en concurrence
avec des structures non assujetties à la TVA. Le prix
étant souvent l’élément clé dans l’attribution du marché,
nous partons presque perdants avec nos 21 % de TVA en
plus. »
Des améliorations sont encore possibles
À la question « qu’est-ce qui pourrait vous aider à accéder
aux marchés publics ? », les idées fusent. Marcel van Meesche
souligne par exemple les divergences d’exigences existant
entre les différentes administrations publiques. Il souhaiterait
que ce qui est demandé aux entreprises par les pouvoirs adjudicateurs
soit uniformisé. « Nous avons toutefois beaucoup
apprécié que de nombreux pouvoirs adjudicateurs vérifient
désormais eux-mêmes la conformité
des entreprises aux critères d’exclusion.
La charge de la preuve
n’est plus de notre ressort. »
Autre point positif pour lui :
« Les cahiers des charges sont
harmonisés au niveau de leur
structure, ce qui rend la lecture
beaucoup plus simple et réduit le
François Macq
(Macq Electronics)
risque d’oubli. » Cordelia Orfinger
constate toutefois que certains
cahiers des charges sont déconnectés
de la réalité du terrain. « Aussi, nous plaidons pour
plus d’échanges entre les administrations et les prestataires
éventuels avant la publication du cahier des charges, notamment
dans le cadre des procédures négociées, où c’est totalement
prévu par la loi. »
Nos trois experts sont aussi d’accord sur une chose : il faut investir
davantage dans la formation et l’information. « Il existe
déjà des tas de choses, mais qui ne sont pas centralisées »,
explique Marcel van Meesche. Et François Macq d’ajouter : « Il
faudrait mettre à disposition des entrepreneurs des guides
pratico-pratiques sur les erreurs à ne pas commettre, les
pièges à éviter, les bonnes pratiques, et aussi encourager les
jeunes sociétés au travers de success stories par exemple. »
Lancez-vous !
Malgré les difficultés, nos trois entrepreneurs
sont unanimes : se
lancer dans les marchés publics
vaut la peine, car ils offrent un potentiel
de travail et de revenus important.
Puis, plus on a l’habitude
de répondre à des marchés publics,
moins cela semble complexe. Pour
Marcel van Meesche, accéder à ces
marchés quand on est une PME demande
une bonne coordination et beaucoup d’anticipation.
« Récemment, nous avons revu nos procédures internes. Désormais,
nous demandons par exemple systématiquement
des attestations de bonne exécution à nos clients pour éviter
de devoir les recontacter par la suite. Être rigoureux permet
de gagner beaucoup de temps », explique-t-il.
Cordelia Orfinger
(Ecores)
François Macq, de son côté, conseille aux entrepreneurs
qui voudraient se lancer d’être proactifs. « Quand on
veut répondre à un marché public, il y a deux façons de
fonctionner : soit on attend que les marchés sortent pour
remettre une offre, soit on se renseigne en amont sur les
projets en cours au sein des administrations. C’est ce que
nous faisons depuis plusieurs années et ça marche ! Être au
courant permet d’être dans la course dès le début. Cela nous
permet de mieux nous préparer en trouvant par exemple déjà
des solutions, des partenaires, des produits qui pourraient
répondre aux attentes du pouvoir adjudicateur. Et quand le
cahier des charges sort, nous sommes quasiment déjà prêts.
Plus on s’intéresse tôt à un marché, plus les chances de le
décrocher augmentent. » Autre conseil : ne pas hésiter à faire
appel à sa fédération sectorielle, notamment pour tout ce qui
touche à la classification de marchés.
« Pour une société qui se lance, obtenir des références de
missions n’est pas forcément évident », ajoute Cordelia
Orfinger. « Dans ce cadre, envisager des partenariats peut
être une bonne solution pour débuter. Cela permet de se
vendre avec l’expertise d’un bureau plus expérimenté ou
complémentaire. » Par ailleurs, pour elle, remettre l’humain
au cœur d’une procédure qui est très rigide et administrative
est primordial. « Quand on reçoit un cahier des charges,
la base est de prendre contact avec le client pour bien
cerner sa demande. C’est quelque chose que nous faisons
systématiquement et qui donne vraiment de bons résultats »,
conclut-elle. ●
Gaëlle Hoogsteyn
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 49
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Petites histoires de grands entrepreneurs
Meg Whitman,
étoile montante de
la Silicon Valley
Meg Whitman est celle que le magazine Forbes considère comme l’une
des femmes les plus puissantes au monde. À la tête de Hewlett Packard
pendant plus de 6 ans, elle est aujourd’hui CEO de Quibi, une startup à
plus d’un milliard de dollars qui ambitionne de concurrencer Netflix.
L’ancienne dirigeante de HP est une redoutable femme
d’affaires. Avant de disrupter le marché du PC et de l’imprimante,
elle avait fait de la start-up eBay un géant de
l’e-commerce avec un chiffre d’affaires de plusieurs milliards
de dollars. En arrivant à la tête de HP, elle opère
une révolution en recentrant ce géant sur le service aux
entreprises. Pour ce faire, l’ancienne PDG du groupe a dû
supprimer des dizaines de milliers d’emplois et faire face
à de nombreuses représailles.
Meg Whitman est également connue pour avoir permis
aux femmes de se faire une place dans l’univers très masculin
de la Silicon Valley. Aujourd’hui, elle vient de fonder
Quibi. La startup est déjà estimée à plus d’un milliard de
dollars et ambitionne de devenir le nouveau Netflix de la
génération mobile. Son core business ? Offrir un contenu
vidéo de haute qualité dans un format dédié aux ‘millennials’,
relié directement à un smartphone. L’entreprise est
d’ailleurs déjà soutenue par tout le gratin : 21st Century
Fox, Viacom, Alibaba ou encore Goldman Sachs… De
quoi lui assurer un bel avenir.
Si tout semble lui sourire, Whitman est probablement
meilleure en affaires qu’en politique. Candidate au poste
de gouverneur de Californie en 2010, sa campagne est
plombée et se révèle un véritable échec. Elle finira par
dire : « La politique d’aujourd’hui est un sport de combat
à part entière. C’est violent. Vous devez être un combattant.
Et au fond, je n’aime pas le combat ».
Visiblement, pour elle, être à la tête des plus grandes sociétés
de la Silicon Valley semble un jeu d’enfant… ●
La guerre des cartels :
Chaque mois, plus de
2500 personnes sont
assassinées au Mexique.
Pour la première fois,
un historien français
remonte aux racines du mal,
depuis la fin des années 1970 jusqu’à
la constitution de cartels organisés
en véritables multinationales de la
drogue. Une enquête passionnante et
instructive. Thierry Noël
50 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
- octobre 2019
Les besoins artificiels :
comment sortir du
consumérisme : Le capitalisme
engendre des besoins artificiels
toujours nouveaux. Cet essai soulève
une question simple : comment
couper court à cette prolifération de
besoins artificiels ?
Un livre nécessaire et
détonnant qui nous
pousse à la remise en
question.
Zones
WAX. 500 tissus -
125 ans de création :
Saviez-vous que le wax
ne viendrait pas d’Afrique,
mais d’Indonésie ? Ce tissu, qui
n’a jamais autant été à la mode
qu’aujourd’hui, recèle une histoire
des plus intéressantes. Un véritable
carnet d’inspirations et une histoire
de la mode et du textile à découvrir
sans attendre. Éditions de la
Martinière
D.R.
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Le Bruxelles des entrepreneurs
Dans les pas de
Thierry Marion
Thierry Marion est le fondateur et CEO de DB Group,
une entreprise graphique bruxelloise au savoir-faire reconnu
(qui imprime notamment Bruxelles Métropole). Avec un chiffre
d’affaires d’environ 4 millions d’euros, la société fêtera ses
15 ans dans quelques jours. L’occasion pour Thierry de
démontrer que le papier est loin d’avoir dit son dernier mot. En
pleins préparatifs, il nous livre ses bonnes adresses bruxelloises.
Le quartier insolite : l’îlot Saint-Géry. J’ai eu l’occasion
d’y faire une visite guidée et j’ai pu découvrir que les
rues du quartier Saint-Géry sont jalonnées de coquilles
de bronze qui symbolisent le pèlerinage de Compostelle,
situé à 2200 km de Bruxelles. Ensuite, l’idéal, c’est de
s’attabler au Roi des Belges avec une bonne bière.
Le resto « gastro » pour un déjeuner d’affaires :
Le Cinq à Anderlecht. On y va pour la modernité des
assiettes et la fraîcheur des produits. Le chef, Jean-Michel
Verzele, signe une cuisine gourmande et innovante. C’est
pour moi le gastro idéal, avec un bon rapport qualité-prix,
situé à deux pas de l’imprimerie.
cuisines du centre qui restent ouvertes jusque tard. Le
stop idéal après une pièce de théâtre ou un cinéma !
Le resto familial : Enjoy Brussels. Des produits
savoureux, une carte efficace et une cuisine ouverte
qui suscite d’emblée l’appétit. En prime, un bon rapport
qualité/prix !
Un bistro « cool » avec les copains : La Gazzetta, près
de l’avenue Louise. Ils ne prennent pas de réservations.
La cuisine est ouverte, les produits sont directement
importés d’Italie, les pâtes fraîchement découpées. C’est
juste magnifique. Mention spéciale pour la carte des vins !
Le belgo-belge dont on ne se lasse pas : L’Ogenblik,
une vraie institution des Galeries royales depuis 1969.
Service professionnel, décor à l’ancienne et produits
typiques belges. Bon à savoir : c’est une des seules
Le meilleur ambassadeur de Bruxelles ?
L’ambassadeur parfait pour Bruxelles à l’étranger, c’est
Philippe Geluck ! Il est créatif et comique, il réussit à
faire passer certains messages à travers ses BD du Chat.
Elles sont quasi toutes traduites en plusieurs langues et
distribuées à travers le monde. Une dernière en date :
La Rumba du Chat, sortie il y a quelques jours. ●
Elisa Brevet
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 51
D.R.
D.R.
D.R.
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L’actualité Beci en photo
© Reporters
L’AG a mis à l’honneur nos membres les plus
fidèles : ci-dessus Veolia (50 ans d’affiliation),
représentée par Nicolas Germond (CEO),
Frédérique Meeus (Directrice Communication)
et Grégory Sanchez (Chief Commercial
Officer), aux côtés du Président de Beci, Marc
Decorte.
L’Assemblée
Générale de Beci,
ce 2 octobre :
rien que des
entrepreneurs et
entrepreneuses !
50 ans d’affiliation
également pour
Ingevity Holding,
en la personne
d’Alexandre Castanho
(Managing Director
EMEA & Brazil).
Médalle de bronze
(25 ans) remise à
Jacques Drèze pour
RSM Belgium.
Jamil Saade
(Saade
Trading and
Forwarding)
reçoit la
médaille
d’argent
Olivier Vitry (Joël Claisse
Luc Van Nerom,
Directeur de PSI Metals
Belgium, reçoit la
médaille de bronze.
Architecture, 25 ans d’affiliation)
Thierry Collard (Eiffage
Development),
également médaillé de
bronze.
pour 40 ans
d’affiliation.
Philémon Wachtelaer
(Archi+I, 25 ans
d’affiliation).
Ilan Zatalovski, CFO de Chemitex,
affiliée depuis 40 ans.
52 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
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Plus de 400 entrepreneurs étaient rassemblés
le 14 octobre au Cercle de Lorraine pour
découvrir les avancées du City Climate
Challenge, en présence de la quasi-totalité du
gouvernement bruxellois (seuls manquaient
le ministre-président Rudi Vervoort, présent
en vidéo, et la secrétaire d’État Nawal Ben
Hamou). Objectif : réduire de 30 % les
émissions de CO2
bruxelloises d’ici 2030.
Peter Wittoeck, chef du service fédéral Climat,
et Antoine Geerinckx, directeur général de
CO2logic, étaient les orateurs de la soirée.
© Isopix
Peter Wittoeck
Antoine
Geerinckx
Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 53
׉	 7cassandra://XpUsLMct6D-GYJj4s3J5Vc1ecZNnFnd4TgNmhYEeRz0.` ]Rl# %܁]Rl# %ہבCט   ́u׉׉	 7cassandra://OckSAM4ksM60n460w6b5rmuXlAWc7dCHQ7pY6uu0sk8 ` ׉	 7cassandra://dkc7Zs3Cm2kbsJQQSqfIyS-q_A_FCqd4MmXojNnSBDk̀Q`z׉	 7cassandra://H3IB5xXxXId5b9ykxLaVNkD1RyovB7L1qco4j_9xc00!` ׉	 7cassandra://U3MldO3ltJpt_mvqdtb-vl7ekinFDPjLL7rejrvO8_Mn%X͠y]R# %̑ט  ́u׉׉	 7cassandra://xIi8scD5pJpuAnxVuu4Ybw85_JDwguzyzIZDQXrXXKM ` ׉	 7cassandra://W-vgv3SBLEGmKCVthGkIGYPQKb6DhxOTpbAWu5KGPsUa`z׉	 7cassandra://2bcaCVOnJ5BQdN-H5KUMHrECC3Jo22CZVXSTuXSQjLsN` ׉	 7cassandra://YLhX18Ad4JjaKGKmJtG5k6ptPVP7CyuoiPflWgApsUwkC͠y]R# %̒נ]R# %̙ 2-9ׁHhttp://Post.nlׁׁЈנ]R# %̘ 2V9ׁHhttp://Hub.brׁׁЈנ]R# %̗ 2m9ׁHhttp://Finance.brׁׁЈנ]R# %̖ &q9ׁHhttp://Customer-care.aiׁׁЈנ]R# %̕ &D9ׁHhttp://Co.StׁׁЈנ]R# %̔ &I9ׁHhttp://Avocats.beׁׁЈ׉ECommunity
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Projects SPRL, Avenue Circulaire
136 - 1180 Bruxelles Code Nace :
62020 - Conseil informatique 63990
- Autres services d'information n.c.a.
Del. : Van Wunnik Martin
Aurélie Piel PPE, Rue de la
Mutualité 59 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 62020 - Conseil informatique
70210 - Conseil en relations
publiques et en communication Del. :
Piel Aurélie
Ayala Gonzalez Angela / Angie
Billion PPE, Chaussée de Huy 263
- 1325 Chaumont-Gistoux Code
Nace : 62020 - Conseil informatique
93299 - Autres activités récréatives
et de loisirs n.c.a. 96040 - Entretien
corporel Del. : Ayala Gonzalez
Angela
Belgo Foods SPRL, avenue Nestor
Plissart 26 - 1040 Bruxelles Del. :
Herman Alexandre
Bianca Mihalache PPE, Boulevard
Lambermont 244 - 1030 Bruxelles
Del. : Mihalache Bianca
Buffl SPRL, Hombeeksesteenweg
376 - 2800 Mechelen Code Nace :
73200 - Études de marché et
sondages d'opinion Del. : De Clercq
Dennis
Celine Rose David Expertise PPE,
Avenue Louise 65 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 91011 - Gestion des
bibliothèques, des médiathèques
et des ludothèques 69109 - Autres
activités juridiques Del. : David
Celine Rose
Costume Privé SPRL, avenue de
la Ferme Rose 6 - 1180 Bruxelles
Code Nace : 4771601 - le commerce
de détail de vêtements de dessus,
y compris les vêtements de travail
Del. : Lausberg Masikini Hugues
Delijious SA, avenue Louise 203 -
1050 Bruxelles Code Nace : 56102
- Restauration à service restreint
Del. : Duqué Frédéric
54 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
Douze Mai srl, avenue Montjoie
229 - 1180 Bruxelles Code Nace :
62020 - Conseil informatique 70220
- Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion Del. : Dessaigne
Priscilla
E - BASE SPRL, Place des
Carabiniers 10 - 1030 Bruxelles
Code Nace : 47620 - Commerce
de détail de journaux et de
papeterie en magasin spécialisé
47910 - Commerce de détail par
correspondance ou par Internet Del. :
Vanhemelryck Jean
G.M. Electronics SPRL, Rue de
Termonde 140 - 1083 Bruxelles Code
Nace : 47410 - Commerce de détail
d'ordinateurs, d'unités périphériques
et de logiciels en magasin spécialisé
77330 - Location et location-bail de
machines de bureau et de matériel
informatique Del. : Jeanmotte Michaël
Jean-Denis Paschal PPE, Rue SaintGeorges
2 - 1050 Bruxelles Del. :
Paschal Jean-Denis
KERN IT SPRL, Rue de Haerne 51 -
1040 Bruxelles Code Nace : 62090
- Autres activités informatiques
82110 - Services administratifs
combinés de bureau 82990 - Autres
activités de soutien aux entreprises
n.c.a. Del. : Yagoubi Khalid
Koalift ASBL, Cantersteen 12
- 1000 Bruxelles Del. : Carpriau
Anthony
Lettany Jonathan PPE, Rue Dupré
133 - 1090 Bruxelles Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 72110
- Recherche-développement en
biotechnologie 74909 - Autres
activités spécialisées, scientifiques et
techniques Del. : Lettany Jonathan
Limited Consulting SPRL, Avenue
du Frêne 10 - 1020 Bruxelles Code
Nace : 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion
Del. : Doukissis Panayotis
Michel Vandevoort SPRL, Place
Emilie vandervelde 3 - 5590 Ciney
Code Nace : 56101 - Restauration
à service complet Del. : Vandevoort
Michel
On The Wave SPRL, Rue Audrey
Hepburn 2 - 1090 Bruxelles Code
Nace : 47299 - Autres commerces
de détail alimentaires en magasin
spécialisé n.c.a. 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de
gestion Del. : Duez Alain
Peter Janik PPE, Chaussée de
Charleroi 236 - 1060 Bruxelles Code
Nace : Del. : Peter Janik
Promo Signs SA, Avenue Reine
Astrid 4 - 1440 Wauthier-Braine
Code Nace : 73110 - Activités des
agences de publicité Del. : Wolters
Nicolas
Randrianarivelo Razafinjanahary
Tina PPE, Van Obberghenstraat
66 - 1830 Machelen Code Nace :
53100 - Activités de poste dans le
cadre d'une obligation de service
universel Del. : Randrianarivelo
Prisca
Richez Alain PPE, Rue Guillaume
Stocq 34 - 1050 Bruxelles Del. :
Richez Alain
Scope Invest SA, Rue Defacqz
50 - 1050 Bruxelles Code Nace :
46180 - Intermédiaires spécialisés
dans le commerce d'autres produits
spécifiques 66199 - Autres activités
auxiliaires de services financiers
n.c.a., hors assurance et caisses de
retraite 70220 -Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion
Del. : Lemal Geneviève
׉	 7cassandra://H3IB5xXxXId5b9ykxLaVNkD1RyovB7L1qco4j_9xc00!` ]Rl# %׉E
Community
Serge Van Mol PPE, avenue de la
Couronne 150 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 47910 - Commerce de
détail par correspondance ou par
Internet 82300 - Organisation de
salons professionnels et de congrès
82990 - Autres activités de soutien
aux entreprises n.c.a. Del. : Van Mol
Serge
Strelia SCRL, Rue Royale 145
- 1000 Bruxelles Code Nace :
69101 - Activités des avocats Del. :
Craeninckx Herman
Tagustech SPRL, avenue De Fré
267 - 1180 Bruxelles Code Nace :
62030 - Gestion d'installations
informatiques 62090 - Autres
activités informatiques Del. : Ndongo
Sonia
Total Country Services Belgium SA,
Rue de l'Industrie 52 - 1040 Bruxelles
Code Nace : 64999 - Autres activités
des services financiers 70220 -
Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion 82990 - Autres
activités de soutien aux entreprises
n.c.a. Del. : Layon Jean-Luc
Ukendi Jessica PPE, Kroonstraat 39
- 1750 Lennik Del. : Ukendi Jessica
Wedjara SPRL, Rue des Moines 27
- 1190 Bruxelles Del. : Kuliralo Marie
Laure
With SPRL, Jan Van Rijswijcklaan
135 - 2018 Antwerpen Code Nace :
62010 Programmation informatique
62090 - Autres activités
informatiques 70220 - Conseil pour
les affaires et autres conseils de
gestion Del. : Kindt Dominique
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
21solutions
Actiris
Agence pour le commerce
extérieur
AirPlus International
Archi+I
Avocats.be
Awex
Axiles Bionics
BAAV
Baidu
Barrois
Belfius
Berenschot
BFBC
BLCC
Cercle de Lorraine
Chemitex
CHU Liège
Cinq, Le
Co.Station
CO2logic
Communauté Portuaire
de Bruxelles
DangDang
DB Group
Domobios
Douyin
48-49
33-34
23-24
35
52-53
11
22 ; 23-24
7-9
36
30-31
7-9
33-34
41-42
40
7-9
52-53
52-53
33-34
51
6
12; 52-53
7-9
Credendo 15-16 ; 18-19 ; 27-28
Customer-care.ai
33-34
30-31
38
30-31
51
Ecores
Eiffage Development
Enjoy Brussels
Enterprise Europe Network
Finance.brussels
FIT
Franke
Gazzetta, La
Hewlett-Packard
Hub.brussels
Ingevity Holding
JD
KBC Brussels
Keolis
Lateral Thinking Factory
Little Red Box
Macq Electronics
Microsoft
NKVK
Office on Wheels
Ogenblik, L’
Orange Clignotant
Post.nl
PSI Metals Belgium
Qihoo 360
Quibi
22 ; 27-28 ; 33-34
27-28
23-24
22
51
50
22 ; 23-24 ; 25 ;
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Joël Claisse Architecture
KBC
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36
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50
48-49
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51
Regus
Roi des Belges, Le
RSM Belgium
Saade Trading and
Forwarding
Sasa
Seed Factory
Sogou
Sophia Group
Soso
Sunning
Taobao
TBWA
Telenet
TMALL
Transforma Bxl
Ubiqus Belgium
UCL
ULaw
ULB
ULG
Veolia
VUB
Wechat
Weibo
Ymatou
Zagapali
Zhihu
7-9
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Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 55
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renforcer l’esprit d’équipe de votre
entreprise ? Nos formations peuvent
se décliner dans votre entreprise.
STRATÉGIE & GESTION
20.11
Lunch Experience
06.12
Tour d’horizon des subsides à
Bruxelles
06.12
Lunch Experience
12, 19 & 26.11
Workshop prospection : développez
votre business en 3 étapes avec
Beci
MANAGEMENT & RH,
PERSONAL IMPROVEMENT
25.11
Growth Circle: HR & Talent
29.11
Garder la tête froide et maintenir
son enthousiasme
VENTE, MARKETING &
COMMUNICATION
12 & 26.11
Social selling : l’efficacité de la
prospection
17.12
Social selling : l’efficacité de la
prospection
19.11
Google My Business : boostez votre
référencement local
19.11
WordPress : comment rédiger un
article bien référencé
ICT
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
FORMATIONS SUR MESURE
Vous souhaitez développer
vos compétences, accroître la
performance de vos collaborateurs,
56 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019
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que vous cherchez ? Contacteznous
! Notre programme de
formations est établi en fonction
des demandes que vous nous
formulez.
LÉGISLATION SOCIALE
14.11
Actualités de droit social dans la
fonction publique
24.01.2020
Les vendredis de l’actualité sociale
21.02.2020
Actualités « compensation &
benefits »
05.03.2020
Actualités de droit social dans la
fonction publique
28.05.2020
Missions et fonctionnement des
organes sociaux
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
MÉDIATION JURIDIQUE
Jusqu’au 21.02.2020
Cycle de formation de base et
spécifique à la médiation civile et
commerciale
> bMediation +32 2 643 78 47
info@bmediation.eu
STARTERS & RESTARTERS
12.11
Apéro Starters et reStarters : la
raison d’être de votre entreprise
12.11
Workshop : Les composantes d’un
branding fort
14.11
Apéro Starters et reStarters :
gestion du temps
18 & 25.11
Lunch Starter
19.11
Workshop Sales DNA© :
développer votre talent
26.11
Workshop : Comment utiliser le
digital pour gagner des clients
02, 09, 16 & 23.12
Lunch Starter
03.12
Workshop : Starter, ce que vous
devez savoir avant de vous associer
10.12
Workshop : Oser l’authenticité pour
un succès durable
12.12
Apéro Starters et reStarters : venez
pitcher votre projet
19.12
Apéro Starters et reStarters :
entreprendre, c’est bon pour la
santé !
➜ Emmanuelle Einhorn
starters@beci.be
28.11
Appréhender le risque de corruption
dans les relations commerciales de
mon entreprise
12, 14, 19, 21, 26 & 28.11
Beci Welcome Lunch
13, 20 & 27.11
Beci Welcome Breakfast
03, 05, 10, 12, 17 & 19.12
Beci Welcome Lunch
04, 11 & 18.12
Beci Welcome Breakfast
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
Inscrivez-vous à une ou
plusieurs formations et
bénéficiez des subsides à la
formation
Région Bruxelloise:
50% de subsides:
(investissement min. = 1.000 €)
Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be
**En néerlandais uniquement
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OÙ TROUVER
DES COLLABORATEURS MULTILINGUES
QUI ONT DE L’EXPÉRIENCE ?
NULLE PART, VOUS LES FORMEZ
VOUS-MÊME
Tom Rommens est responsable du recrutement chez Securitas.
Chaque année, il cherche environ 1300 agents de
gardiennage. La liste des conditions auxquelles les candidats
doivent répondre n’est pas à sous-estimer : ils doivent être
motivés, avoir de l’expérience et aussi être multilingues.
Au lieu d’attendre la bonne personne, Tom a commencé
à travailler avec Select Actiris pour former lui-même le
candidat idéal.
Une r
« Grâce à Actiris, j’ai suivi une FPI en entreprise, ou formation
Tom Rommens, responsable du recrutement chez Securitas, est toujours
à la recherche de nouveaux collaborateurs. « Nous sommes une grande
entreprise et nous employons beaucoup d’agents de gardiennage. Nos
agents sont vraiment partout : ils gardent des bases militaires, des aéroports,
ils sont dans les supermarchés ou dans les centres commerciaux, nous
travaillons pour des entreprises et des particuliers, tant en journée que
pendant la nuit. C’est pourquoi, nous cherchons chaque année environ 1300
personnes, dont la plupart sont des agents de gardiennage. La recherche de
l’agent de gardiennage idéal n’est pas si évidente, raconte Tom : « Nous
nous trouvons à Bruxelles où il y a beaucoup de chercheurs d’emploi, mais
pourtant nous n’avons pas l’embarras du choix au niveau des candidats. »
Le candidat idéal
« Un agent de gardiennage doit notamment avoir reçu une formation
approfondie pour pouvoir débuter en étant bien préparé. En plus, il doit
être multilingue, surtout à Bruxelles. Les agents sont souvent la première
personne à qui l’on s’adresse. Il est donc important qu’ils puissent s’exprimer
en plusieurs langues. »
Les profils que Tom recherche ne se trouvent pas facilement sur le marché du
travail. « C’est pourquoi nous avons élaboré une collaboration avec Select
Actiris. Ils ont sélectionné 150 chercheurs d’emploi motivés que nous avons
ensuite formés au gardiennage. En plus de cela, le VDAB a organisé les cours
de néerlandais. »
Former avantageusement
Soufiane Ouzza a été formé de cette manière afin dedevenir un agent
parfait. « Cet emploi m’intéressait beaucoup mais je n’avais pas la bonne
formation », raconte Soufiane.
professionnelle individuelle en entreprise, de quatre mois chez Securitas. »
Pendant la formation, Soufiane a suivi un agent de gardiennage expérimenté.
« Ainsi, j’ai pu acquérir beaucoup d’expérience avant d’être recruté de façon
permanente. »
Tom approuve. « Cette FPI en entreprise est en fait la mesure idéale
pour nous pour former nos collaborateurs en collaboration avec
Select Actiris. Nous pouvons leur proposer de l’expérience sur le terrain à des
conditions avantageuses et après ils peuvent tout de suite commencer leur
carrière chez nous. Le candidat idéal existe donc bel et bien : nous le formons
tout simplement avec Select Actiris. »
FAITES CONFIANCE
À L’EXPERTISE DE SELECT ACTIRIS
POUR VOS RECRUTEMENTS
Comme Tom, vous souhaitez recruter le profil idéal
à Bruxelles ? Avec Select Actiris, c’est possible.
Select Actiris combine une sélection approfondie à des
primes et formations pour vous proposer le candidat qui
répond parfaitement à vos besoins.
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Avec le soutien du Fonds Social Européen
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