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Chambre
de commerce
Brussels
Kamer
van Koophandel
Rapport d’activités 2019
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Ӹy׉E	Tout seul
on va plus vite,
ensemble
on va plus loin !
O
ù trouver les modèles qui nous permettront, au-delà de la résilience, d’apporter des
réponses aux défis d’aujourd’hui ? Telle est la question qui se pose aux entrepreneurs
– et à leur organisation bruxelloise.
Beci, nous en sommes convaincus, est appelée, pour y répondre, à se concentrer toujours
davantage sur des projets. Et à fédérer – c’est le maître-mot. Plutôt que de nous focaliser
sur des services rendus individuellement, nous devons nous demander quels buts nous
pouvons atteindre ensemble.
Quels sont les projets qui performent, dans telle ou telle entreprise, et dont les autres entreprises
bruxelloises pourraient bénéficier ? Quels sont les projets pertinents, qui valent
la peine, qui ont du sens à être partagés et auxquels nous puissions travailler ensemble ?
Voilà des modèles qui nous passionnent !
Prenons l’exemple de la mobilité – l’une de nos préoccupations majeures, qui se heurte
souvent à des comportements grégaires. Un problème collectif qu’il ne faut visiblement
aborder ni dans l’individualisation, ni dans la réglementation (car même le feu rouge ne
parvient pas à se faire respecter).
Dans cet esprit, Beci avait inauguré l’an dernier l’espace MO dédié à la mobilité urbaine –
lequel va prochainement déménager au centre-ville pour s’ouvrir au plus grand nombre.
Ces derniers mois, nous avons été plus loin, en travaillant avec différents partenaires à une
réflexion disruptive sur la mobilité, dans et autour du site de Tour & Taxis – une ville dans
la ville. Un exercice d’intelligence collective qui, nous l’espérons, se traduira en solutions
concrètes et efficaces, mais aussi inspirantes, applicables ailleurs, au profit de tous.
Aujourd’hui, nous adoptons la même démarche pour affronter le défi environnemental.
C’est le City Climate Challenge : un vaste brainstorming pour faire émerger 30 projets et réduire
de 30 % les émissions de CO2 à Bruxelles, d’ici 2030. Et nous espérons bien découvrir
une mine d’idées où d’autres encore viendront piocher. L’enjeu est à la fois entrepreneurial
et sociétal.
Pour réussir dans une telle entreprise, nous devons nous interroger, partager, travailler collectivement
sur des projets-pilotes qui nous permettront d’essayer, tester, nous tromper,
ajuster… et évoluer ensemble. Voilà ce que vous propose Beci.
Olivier Willocx, CEO de Beci
Beci Rapport d'activités 2019 | 1
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de commerce
Brussels
Kamer
van Koophandel
Rapport d’activité
Beci 2018-2019
Editeur responsable
Olivier Willocx
ow@beci.be
Avenue Louise 500 — 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 — F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator - Emmanuel Robert
er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Ont collaboré à cette publication : Géry
Brusselmans, Elisa Brevet, Vincent Delannoy,
Mehdi Ferron, Gaëlle Hoogsteyn,
Cécile Huylebroeck, Ischa Lambrechts,
Ophélie Legast, Peter Van Dyck et Matthias
Vanheerentals.
Production
Graphisme : Isabelle André
Design couverture : Zsofi Lang
Impression : DB Print
Traduction : Litteris
Publicité
Anne Schmit
asc@beci.be - T +32 2 563 68 53
Membership
Catherine Tricot
T +32 475 49 65 72 - ctr@beci.be
Cette publication est également disponible
en néerlandais.
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
5
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25
26
29
Sommaire
Rapport d’activité Beci 2018-2019
Marc Decorte, président de Beci :
« Une chambre digitale, commerciale et internationale »
Élections : un travail de fond
Jan De Brabanter : « Bruxelles doit être plus ambitieuse »
12 Baromètre : des entrepreneurs confiants et volontaires
16
CVO Semper, l’école axée sur l’entreprise
Population, économie, emploi : Bruxelles en chiffres
2019, les leçons de la digitalisation
Bruxelles Métropole, magazine partagé
City Climate Challenge
Projet 30/30/30 : réduire l’impact CO2
d’ici 2030
Bruno Colmant : « La durabilité offre un retour sur investissement »
30 L’intelligence collective au service des défis sociaux
31
32
33
34
35
Conseil, info, événements, formations :
un an auprès des entrepreneurs
Starters : le lancement d’entreprise est en de bonnes mains
Formations : les nouveaux défis
appellent de nouvelles compétences
Commerce international : connecter les entreprises dans un
réseau d’affaires mondial
37 Entreprises en difficulté : une aide gratuite, unique en Belgique
38 ReStart : « Il n’y a pas de réussite facile
ni d’échecs définitifs » (Marcel Proust)
39
LEEF MILIE U
BRUSSEL
40
10-32-2225
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
2018-2019 : un an d’actualité Beci en photos
Hub Transmission : démythifier la cession
et l’acquisition d’entreprises
Leo Exter : « La méthode collaborative amènera des résultats »
Entreprise
2 | Beci Rapport d'activités 2019
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Ӹy׉E« Une chambre
digitale,
commerciale et
internationale,
voilà ce que je
souhaite laisser
en héritage »
Si une chambre
ne se numérise
pas elle-même,
comment peut-elle
motiver ses membres
à le faire ?
Marc Decorte, président de Beci
Voici déjà deux ans bientôt que
Marc Decorte a été élu à la présidence
de Beci. Il dresse pour
nous un bilan de mi-mandat et
nous parle de ses priorités pour
la suite, en particulier le projet
30/30/30 qui sera au cœur des
prochaines actions de Beci.
Gaëlle Hoogsteyn
«L
orsque j’ai pris la présidence
de Beci en 2017, l’une de mes
priorités était la digitalisation
de la chambre de commerce », commence
Marc Decorte. « Pourquoi ? Parce
que si une chambre ne se numérise pas
elle-même, comment peut-elle motiver
ses membres à le faire ? Beaucoup de
gens voient le digital comme un moyen
de réduire les coûts ou le personnel.
Personnellement, je le considère plutôt
comme un moyen de booster l’organisation
et de faire plus pour nos membres. »
« Fier du chemin parcouru
par nos équipes »
Cette numérisation se concrétise à travers
le projet The Cham, lancé il y a deux
ans et qui a formidablement bien avancé.
« The Cham, c’est un véritable iceberg.
La partie visible est constituée par les
changements dans notre bâtiment, par
notre nouveau site web, par la plateforme
be.connected, etc. Ce qui fait déjà
beaucoup. Mais la partie cachée de l’iceberg
est encore bien plus importante :
c’est la façon dont on travaille et dont
on s’adapte. En automatisant certaines
tâches, notre personnel gagne du temps
qu’il peut consacrer à des tâches à plus
forte valeur ajoutée ou à des missions
plus commerciales. Le digital peut alors
devenir une source de nouveaux revenus.
Je suis vraiment très fier du chemin parcouru,
car l’équipe a répondu d’une manière
très positive. Il y a eu des moments
de doute, mais le doute est humain
et positif, car il permet de protéger
l’existant. Bien sûr, nous ne sommes pas
au bout du projet. La digitalisation n’est
pas un processus qui va s’arrêter à un
moment donné. Je souhaite donc, pour
les deux ans à venir, continuer à investir
dans le projet, surtout au niveau de l’humain.
Quand on met de nouveaux outils
en place,
les
frontières traditionnelles
entre les équipes changent. Nous comptons
déjà d’excellents joueurs dans nos
équipes internes et externes. Ce que je
désire, c’est les faire jouer encore mieux
ensemble, dans une super équipe qui
puisse viser encore plus haut. »
« Il faut clairement voir plus grand »
Un autre point tenait à cœur à Marc
Decorte, qui a réalisé la plus grande partie
de sa carrière à l’étranger : l’internationalisation
de la chambre. « Nos membres sont
Beci Rapport d'activités 2019 | 5
© Reporters
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des entreprises bruxelloises, mais notre
marché ne se limite pas à la capitale.
Dans ce cadre, nous avons beaucoup
investi dans le développement de notre
service international, que ce soit via notre
plateforme be.connected, nos missions
à l’étranger, nos rapports avec les autres
chambres de commerce et les ambassades,
etc. » Pour la suite de son mandat,
Marc Decorte souhaite continuer dans ce
sens afin que la chambre de commerce
puisse être une porte encore plus ouverte
sur le monde. Cela se fera en continuant
à investir dans be.connected, mais aussi
au travers d’activités telles que la mission
prévue à Dubaï à la rentrée. « Le marché
belge est petit et il faut clairement que les
entreprises voient plus grand. Je suis parfois
étonné de voir que des petites startups
pensent tout de suite à lancer leurs
produits au niveau international alors que
ce n’est pas nécessairement le cas de
PME pourtant déjà bien établies. »
« Ensemble, on est plus forts »
Outre ces deux grands projets, et dans
le contexte des récentes élections, Beci
a aussi travaillé sur plusieurs gros dossiers
au cœur des préoccupations des
entreprises bruxelloises : mobilité, économie
circulaire, formation, durabilité…
« Nous avons fait un immense travail de
lobbying et de préparation pour que le
point de vue des entrepreneurs soit pris
en compte. Je suis heureux que nous
6 | Beci Rapport d'activités 2019
ayons pu travailler main dans la main
avec l’UWE, le Voka et la FEB. En effet,
au-delà des différences régionales, les
préoccupations des entreprises sont
communes. Pendant la période pré- et
postélectorale, avoir pu distiller ensemble
des messages-clés aux différents partis
politiques leur a donné plus d’impact. Ensemble,
on est plus forts. »
Parmi les grands sujets mis sur la table,
on retrouve bien sûr la mobilité. « Depuis
de nombreuses années, elle est au
cœur du débat. Personnellement, plutôt
que de voir la mobilité comme un problème,
je la vois comme un challenge.
Oui, Bruxelles est congestionnée. Oui, il
y a des travaux. Mais cela veut aussi dire
que Bruxelles attire du monde, et cela, il
faut en être fiers. » Bien sûr, cela reste
un défi, mais pour Marc Decorte, plus
aucune entreprise, ni aucune institution
publique ne pourra le relever seule. « La
solution réside dans la création d’un
écosystème, dans la mise en commun
de compétences pour mettre en œuvre
une vision globale de la mobilité, notamment
via la création de plateformes
multimodales. Beaucoup de solutions
intéressantes voient le jour ; la nécessité
aujourd’hui est de les organiser et de les
connecter les unes aux autres. Le MO,
lancé par Beci, est un bel exemple du
type d’initiatives qui peuvent être mises
en œuvre. »
Le marché belge est petit
et il faut clairement que
les entreprises voient
plus grand.
Je suis parfois étonné de
voir que des petites
start-ups pensent tout
de suite à lancer leurs
produits au niveau
international alors que ce
n’est pas nécessairement
le cas de PME pourtant
déjà bien établies.
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Ӹy׉E« Mon focus : le projet 30/30/30 »
« Toutes ces réussites me donnent envie
de mettre la barre encore plus haut »,
commente Marc Decorte. Dans ce cadre,
le projet 30/30/30 — qui vise à réduire de
30 % les émissions de CO2
d’ici 2030 au
travers de 30 entreprises/projets — sera
au cœur des actions de Beci. « La durabilité,
c’est un peu comme la digitalisation :
on peut en avoir peur ou décider d’en faire
la source de nouveaux challenges. Pour
moi, la durabilité offrira plus de jobs et de
nouvelles opportunités que les révolutions
industrielles passées. Les défis sont
énormes. Toute entreprise doit bien sûr
être attentive à l’impact de ses activités
sur l’environnement. Dans nos pays, ce
volet ‘planet’ est accepté par la majorité
d’entre elles. Ce qu’elles ne voient pas
encore, c’est le volet ‘profit’. D’un côté,
on a peur que travailler de façon durable
coûte plus cher, mais d’un autre côté, les
opportunités qui vont apparaître restent
méconnues. Dans les années à venir, de
nouveaux business vont se créer. Les déchets
produits par les uns pourront devenir
les matières premières des autres. Les
entreprises qui sont capables de se projeter
à long terme dans le business du futur
auront accès à des opportunités gigantesques.
Enfin, au niveau ‘people’, de plus
en plus de jeunes sont attentifs à la politique
CSR des entreprises dans le choix de
leur employeur : investir dans la durabilité
est donc un atout pour attirer et garder les
meilleurs talents dans un marché de l’emploi
tendu. Les clients, eux aussi, sont de
plus en plus nombreux à faire des choix
très clairs liés à la durabilité. Le client
est-il prêt à payer un peu plus cher parce
que les produits et services dont il a besoin
sont durables ? La réponse est bien
souvent oui. D’autant que, s’il y a parfois
une différence de prix au début, celle-ci
s’efface dès que l’on automatise certaines
parties du procédé. Ce critère de coûts est
donc vraiment temporaire et ne devrait
pas constituer un frein. »
En bref, allier durabilité et profit, c’est
possible. Et c’est ce que Beci veut prouver
avec le City Climate Challenge. « Le
projet 30/30/30 est un premier grand
Nous avons fait
un immense travail de lobbying et de préparation pour que le
point de vue des entrepreneurs soit pris en compte. Je suis
heureux que nous ayons pu travailler main dans la main avec
l’UWE, le Voka et la FEB. Ensemble, on est plus forts.
pas soutenu par notre conseil d’administration
pour voir comment on peut, en
tant que chambre de commerce, aider
les entreprises à faire la différence. »
« Renforcer la formation
des entrepreneurs »
La formation est aussi un enjeu qui va
prendre plus de place dans les objectifs
du président de Beci. « Lorsque j’ai
entamé mon mandat, je ne me rendais
pas compte que Beci était l’un des plus
gros acteurs de l’éducation pour adultes,
que ce soit pour les gens qui veulent (ré)
entrer sur le marché du travail ou développer
leurs compétences pour pouvoir
évoluer. Mais cela a vraiment du sens.
Le marché du travail est tendu et les
entreprises cherchent des employés de
plus en plus qualifiés ou spécialisés. Par
ailleurs, les compétences évoluent sans
cesse. Si cet aspect formation n’était pas
encore aussi clair dans ma vision initiale,
je suis aujourd’hui persuadé que c’est un
domaine dans lequel il faut vraiment investir.
Dans les mois qui viennent, nous
allons notamment nous pencher sur des
formations innovantes pour les métiers
en forte demande. »
« Des objectifs, mais aussi
un héritage »
Ces dernières années, le monde est en
perpétuelle transformation et celle-ci
ne fera que s’accélérer. « La digitalisation,
l’intelligence artificielle, la durabilité…
Il y a des vagues de fond que
l’on ne peut pas arrêter. Et quand je dis
‘vagues’, ce seraient plutôt des tsunamis.
Aux entreprises de choisir si elles
veulent rester en tongs sur la plage et
se noyer, ou si elles se donnent à temps
les moyens de surfer sur ces vagues. En
tant que chambre de commerce, notre
rôle est de les aider à s’y préparer au
mieux. Mon souhait, d’ici deux ans, est
que la chambre soit devenue plus digitale,
plus commerciale et plus internationale
», conclut-il. « Le chemin parcouru
ces deux dernières années me
donne toute confiance dans l’idée que
nos équipes peuvent y arriver. » •
La durabilité,
c’est un peu comme la
digitalisation : on peut
en avoir peur ou décider
d’en faire la source de
nouveaux challenges.
Pour moi, la durabilité
offrira plus de jobs et de
nouvelles opportunités
que les révolutions
industrielles passées.
Beci Rapport d'activités 2019 | 7
© Reporters
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sÉlections :
un travail de fond
Si, de manière habituelle, les experts de Beci produisent de
nombreux avis et recommandations en défense des employeurs
et des entrepreneurs bruxellois, leur travail redouble d’intensité
en période préélectorale, électorale et postélectorale.
Nous passons ici en revue quelques-unes des principales
actions qui ont été menées ces derniers mois.
Vincent Delannoy
P
our peser sur les débats, il importe de
s’y prendre à temps, afin de présenter
des propositions claires, bien documentées,
portées ensemble par les fédérations
sectorielles et les entrepreneurs.
Autour de thèmes majeurs, les experts du
Centre de Connaissance (CDC) ont préparé
quatre mémorandums présentant 91 mesures
à mettre en œuvre : les mémorandums
Mobilité, Cité du Futur, Vers le plein
emploi et Financer ses ambitions.
Dès le 2 octobre 2018, ces documents
étaient remis en mains propres au ministre-président
Vervoort, aux ministres
Vanhengel et Gosuin, et à la secrétaire
d’État au Commerce Extérieur, Cécile Jodogne
en présence de 250 entrepreneurs.
L’accueil réservé par les ministres à ces propositions
fut très positif et le ministre-président
souligna, à cette occasion, que Beci
était la première organisation à lui remettre
son mémorandum. Les ministres ont lu nos
propositions et, à différentes occasions,
nous en avons débattu directement avec
eux en présence de nos membres : CEO et
fédérations sectorielles.
À partir du mois de mai 2018, avec le mémorandum
Mobilité, les propositions Beci
ont largement circulé à travers différents
canaux. Notre mensuel Bruxelles Métropole
(14.000 exemplaires, hors audience online),
a approfondi dans chacun des dix numéros
qui ont précédé les élections, une mesure
particulière du mémorandum de Beci.
L’importance des communes
Bien avant la tenue du scrutin communal,
Beci a pris contact avec les échevins en
charge des matières socio-économiques :
commerce, classes moyennes, innovation.
Nous leur avons soumis notre Charte
communale 2018-2024 intitulée : Les entreprises
au cœur du développement communal.
La Charte a aussi été envoyée aux
sections locales des partis avec lesquelles
nous avons eu l’occasion de dialoguer.
Rencontre avec le
ministre-président
Rudi Vervoort (PS).
En janvier 2019, les entrepreneurs
déjeunent avec Pascal Smet (SP.A),
ministre bruxellois de la Mobilité.
8 | Beci Rapport d'activités 2019
En février, les membres de Beci rencontrent
successivement le ministre bruxellois des
Finances, Guy Vanhengel (Open VLD)…
… et son homologue
de l’Énergie et de
l’Environnement Céline Fremault (cdH)
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Ӹy׉ELa perspective du scrutin a été une excellente
opportunité pour nos experts et pour
les membres de Beci de rencontrer les
candidats et de débattre avec eux de manière
très concrète sur les programmes et
les enjeux, spécialement sur le thème de la
place des entreprises dans leur commune.
Nous avons ainsi pu rencontrer Boris Dilliès,
Benoît Cerexhe, Christos Doulkeridis,
Johan Van den Driessche, Olivier Maingain
et Rudi Vervoort.
Rencontres avec les ministres et les
têtes de listes régionales
Sur la base des mémorandums Beci, nos
experts et certains de nos membres ont eu
l’occasion de dialoguer avec les ministres
en exercice et des têtes de liste au cours
de tables rondes thématiques. Au total, une
douzaine de rencontres ont été organisées,
avec des débats et échanges très qualitatifs
en présence de Rudi Vervoort, Guy
Vanhengel, Bianca Debaets, Céline Fremault,
Pascal Smet, Didier Gosuin, Cécile
Jodogne, Alexander De Croo, Alain Maron,
Elke Van den Brandt, Cieltje Van Achter,
Françoise Schepmans et Bernard Clerfayt.
Une démarche inédite Beci-Voka-UWE
Dans une démarche inédite et remarquée,
les représentants patronaux des trois Régions
ont uni leurs forces pour porter un
message commun auprès des exécutifs
des trois Régions et du gouvernement
fédéral. Ainsi Beci, l’UWE et Voka ont rencontré
le mardi 7 mai Charles Michel, Rudi
Vervoort, Geert Bourgeois et Willy Borsus
pour discuter des priorités des employeurs
et leur remettre en mains propres un document
intitulé : 12 priorités pour les prochaines
coalitions régionales et fédérale.
Début mai, Beci, Voka et UWE rencontrent ensemble
le premier ministre et les trois ministres-présidents régionaux.
Dans ce document, les trois représentants
patronaux régionaux expriment un
message identique : il existe 6 domaines
socio-économiques importants dans lesquels
des interventions fondamentales
sont nécessaires de toute urgence pour
élever le niveau de l’économie et de la société
dans chaque région, à savoir la mobilité,
l’enseignement, le marché du travail,
les pouvoirs publics, l’énergie, l’innovation.
Parlement, accord de gouvernement
et nouvel exécutif
Dès l’installation des nouveaux élus au
parlement bruxellois, Beci les a félicités et
leur a envoyé l’information relative à ses
mémorandums. Durant les négociations,
les dirigeants de Beci ont été reçus par les
formateurs afin de porter le message des
employeurs bruxellois.
Quant à l’accord de gouvernement, l’heure
de vérité viendra au moment de dessiner
le contour concret des projets et de procéder
au vote des budgets. Quoi qu’il en
soit, de nombreux points et mesures
défendus par Beci s’y retrouvent explicitement,
spécialement dans les matières
liées à l’emploi et à la formation. La mise
en œuvre de projets Blockchain, la transparence
sur l’utilisation des charges d’urbanisme,
la confirmation de la réalisation
de la ligne de métro 3, le développement
de l’offre ferroviaire intra-bruxelloise, la
promotion de la voie d’eau, l’instauration
d’une taxe kilométrique intelligente, le
soutien à l’économie circulaire, le maintien
d’activités productives en ville sont autant
de points sur lesquels Beci a insisté et qui
se retrouvent dans l’accord.
La conviction de Beci est que les solutions
aux défis de Bruxelles ne pourront
être trouvées qu’en concertation avec les
entreprises et entrepreneurs bruxellois.
Avec son expertise et celle de tous ses
membres, Beci souhaite dialoguer avec
chaque ministre pour travailler au mieux au
développement de Bruxelles, avec l’appui
de tous ses membres. •
Les rencontres se poursuivent
avec les verts, Elke Van den
Olivier Willocx remet
Brandt (Groen) et Alain Maron (Écolo).
le mémorandum Beci à la candidate
N-VA Cieltje Van Achter.
Rencontre avec
Françoise Schepmans (MR).
Le cycle se clôture avec les
représentants de Défi :
Cécile Jodogne et Bernard Clerfayt.
Beci Rapport d'activités 2019 | 9
© Belga
© Reporters
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être plus
ambitieuse et
coopérer
Le poids des trois
organisations patronales
régionales a augmenté
considérablement.
Beci, UWE et Voka ont
notamment élaboré un
mémorandum commun
en vue des élections
de mai 2019.
Jan De Brabanter, secrétaire général de l'UEB
La Région de BruxellesCapitale
doit davantage
s’accorder avec la Flandre et
la Wallonie sur la mobilité,
l'emploi et l'environnement.
Et un peu plus d'enthousiasme
pour les opportunités qu’offre
Bruxelles serait bénéfique
à tous les entrepreneurs –
même au-delà des limites
bruxelloises. Dixit Jan De
Brabanter, secrétaire général
de l’Union des Entreprises de
Bruxelles (Beci).
Matthias Vanheerentals
L
a 6e réforme de l'État a transféré de
nombreuses compétences aux régions.
D'ici 2025, la Région bruxelloise
devrait jouir d'une autonomie fiscale totale.
Jan De Brabanter estime que les entrepreneurs
– même actifs hors de Bruxelles
– devraient s’intéresser davantage à ce
qui se passe en RBC. « Beci seulement au
service des PME dans les 19 communes ?
Pas du tout ! Bien des entreprises ont leur
siège, leurs activités ou leur production à
l’extérieur de Bruxelles, mais y réalisent
(une partie de) leur chiffre d'affaires ! »
Petite, la Région n'en est pas moins d’une
grande importance économique ; l’entreprise
qui poursuit une vision à long terme
ferait donc bien de s’intéresser à ce qui se
passe à Bruxelles. La meilleure façon d'y
parvenir, c’est de s’affilier à l'organisation
d'employeurs la plus représentative et la
plus efficace, avec un impact sur la vie politique
et socio-économique. Beci, donc.
Avant et après les Réformes de l'État
« Avant, c'était plus facile », confesse le
secrétaire général de l’UEB. L’entreprise
adhérait à une fédération sectorielle,
10 | Beci Rapport d'activités 2019
elle-même membre de la Fédération des
Entreprises de Belgique (FEB). Et la FEB
représentait l'économie belge en Europe
et ailleurs. Mais les réformes de l'État
successives ont brouillé les cartes. La 6e
du nom a transféré de nouvelles compétences
aux communautés et régions
: allocations familiales, soins de santé,
marché du travail, droit locatif, formation
des conducteurs, dépenses fiscales (prêts
hypothécaires), etc.
« C'est surtout à partir de 2011 que la défense
des intérêts d'un entrepreneur s’est
compliquée », déplore M. De Brabanter.
« Les organisations sectorielles se sont
adaptées. Elles ont créé un département
flamand et un wallon, mais Bruxelles est
souvent restée ‘quantité négligeable’. »
Entretemps, la structure de l'État est devenue
si complexe qu'on pardonnera à
quiconque – y compris au chef d’entreprise
– de mélanger les compétences fédérales,
bicommunautaires, communautaires ou
régionales. Combien de gouvernements
avons-nous ? Et que font réellement la
Cocof, la Cocom, la VGC, la Fédération
avec les autres
régions »
© Reporters
׉	 7cassandra://YJUEL2Yl3z1jub75crzCg4TCn1olsN0blYQaWenEikk"` ]rc
Ӹy׉EWallonie-Bruxelles et consorts ? On serait
déboussolé pour moins que ça !
Des groupes d'intérêts rivaux ?
Heureusement, le paysage entrepreneurial
avait déjà été rationalisé : le Voka est
né en 2002 de la fusion des Chambres
de Commerce flamandes et du Vlaams
Economisch Verbond (VEV). À Bruxelles,
l’Union des Entreprises et la Chambre de
Commerce et d'Industrie ont fusionné pour
former Beci. En Wallonie, l'Union Wallonne
des Entreprises et les Chambres de Commerce
n’en sont pas encore là, mais les
discussions progressent.
Contrairement à certaines rumeurs, Beci
collabore étroitement avec les autres
organisations patronales, Voka en Flandre
et UWE en Wallonie. « Il y a plus de cohérence,
de coopération et de concertation
que de concurrence entre nous », déclare
Jan De Brabanter. « Nous sommes tous à
l'écoute des préoccupations des autres régions.
Si la Flandre ou la Wallonie prennent
des mesures qui impactent l'économie
bruxelloise, nous en discutons avec le Voka
ou l'UWE. »
Au niveau fédéral, la concertation implique
la FEB, le Voka, l'UWE et souvent d'autres
groupes de pression : Boerenbond, Unizo,
UCM et le non-marchand. « Peu d'entreprises
connaissent le comité de contact
fédéral. Le poids des trois organisations
patronales régionales a augmenté considérablement.
Beci, UWE et Voka ont notamment
élaboré un mémorandum commun
en vue des élections de mai 2019. Nos
trois CEO ont soumis 12 priorités au Premier
ministre et aux trois ministres-présidents
régionaux. L'économie ne s'arrête pas aux
frontières régionales, n’est-ce pas ? »
Beci et le gouvernement bruxellois
« Beci s’implique dans les décisions du
gouvernement bruxellois. Nous savons
mieux que quiconque ce qui se passe dans
la capitale. » Beci siège dans plusieurs
organisations ou institutions régionales
qui facilitent (ou compliquent) la vie des
entrepreneurs : le Conseil économique et
Beci est en première ligne
lorsqu'un cabinet,
un ministre ou un
gouvernement
prépare de nouvelles
réglementations. Nous
parvenons généralement
à protéger les intérêts de
nos entrepreneurs à un
stade précoce du processus
décisionnel.
té. « Nous devons être encore plus proactifs.
L'ancien gouvernement bruxellois a
trop attendu ce qui se décidait aux niveaux
fédéral, flamand et wallon. Il a manqué
d'ambition. Lorsqu’il a décidé de réduire le
nombre de voies de l’E40, nous avons proposé
de réserver une voie au covoiturage.
Bruxelles y était favorable, mais s'est heurté
à un ‘neen’ de la Flandre. »
social (CESRBC), Actiris et le VDAB Brussel,
Citydev, Finance.Brussels, Hub.Brussels,
Bruxelles Formation, Tracé, le Port de
Bruxelles, etc.
« Beci est en première ligne lorsqu'un cabinet,
un ministre ou un gouvernement
prépare de nouvelles réglementations. Si
quelque chose se trame, j’en suis le premier
informé, en tant que président du CESRBC.
Avec l'avis du Centre de Connaissances
de Beci et les conseils des partenaires
sociaux, nous parvenons généralement à
protéger les intérêts de nos entrepreneurs
à un stade précoce du processus décisionnel.
Nous interrogeons toujours nos entreprises
et nos organisations sectorielles. Et
si nous réussissons, avec les syndicats, à
conseiller le gouvernement bruxellois, nous
sommes plus forts. »
Beci a présenté les priorités des entreprises
aux formateurs au lendemain des élections
du 26 mai 2019. « Nous avons de l'influence
sur le gouvernement, nous osons taper sur
la table s’il le faut. Mais nous adoptons toujours
une attitude constructive. Beci veut
le meilleur pour Bruxelles, sans perdre de
vue l'intérêt général. Nous espérons par
exemple que le nouveau gouvernement
bruxellois lancera bientôt la 5G ; il y a déjà
eu un accord de principe avec le gouvernement
précédent. La 5G est importante
pour l'économie et la population bruxelloises.
L'internet sans fil rapide crée de la
richesse et des emplois. Et il stimule l'esprit
d'entreprise. »
M. De Brabanter appelle le gouvernement
bruxellois à consulter davantage les autres
régions sur les grands thèmes de la mobiliBeci
demande des accords plus clairs entre
les régions. Les grandes options politiques
doivent être examinées immédiatement
au niveau interrégional, dans l'intérêt de
toutes les régions. Il doit y avoir une vision
commune, à laquelle chaque région donne
ensuite sa propre interprétation.
Emploi et environnement
Comme l'économie, l'emploi ne s'arrête
pas aux frontières des 19 communes.
« Le taux d'emploi de la population active
bruxelloise doit être maximal, mais pas limité
aux frontières de la Région. Prenons
la zone aéroportuaire. Nous sommes partenaires
de l'asbl Aviato, le pôle emploi de
l’aéroport. En collaboration avec Actiris, le
VDAB et nos collègues du Voka VlaamsBrabant,
nous nous efforçons d’augmenter
le flux de demandeurs d'emploi bruxellois.
Dans le même temps, nous devons faire le
maximum pour préserver l’attractivité des
emplois à Bruxelles. Il devient de plus en
plus difficile d'attirer des entreprises dans
la capitale en raison d'une pénurie de profils
adaptés sur le marché du travail local. »
Jan De Brabanter se réjouit des plans d'action
que les entreprises bruxelloises développent
pour l'environnement : « Nous voulons
donner toutes les chances de succès
au ‘City Climate Challenge’ pour Bruxelles :
30 projets pour réduire les émissions de
CO2
de 30 % d'ici 2030. Le projet 30/30/30
de Beci est plus qu'une goutte d'eau dans
l'océan. Nous sommes convaincus que
des objectifs économiques respectueux
du climat aideront Bruxelles à aller de
l'avant. Cela devrait également susciter de
la reconnaissance à l'étranger et améliorer
considérablement le climat d'investissement
à Bruxelles. » •
Beci Rapport d'activités 2019 | 11
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des entrepreneurs
confiants et volontaires
Comme nous le faisons régulièrement, nous avons sondé les membres et sympathisants
de Beci au mois de juillet1
. Un baromètre élargi, au-delà des questions
politiques, aux enjeux entrepreneuriaux de l’heure : ressources humaines, environnement,
cybersécurité... Une consultation qui brosse le portrait d’entrepreneurs
plutôt confiants et volontaires.
Emmanuel Robert
1. Politique : Vervoort III
devra convaincre
Quel est votre degré de confiance
vis-à-vis du gouvernement bruxellois ?
3%
Confiance totale
Plutôt confiant
Neutre
Peu confiant
18%
Pas du tout confiant
36%
22%
21%
Êtes-vous favorable
à une réorganisation des compétences
entre région et communes bruxelloises?
Oui
Non
85,31%
14,69%
Notre sondage ayant été réalisé pendant la formation du gouvernement
régional (du 9 au 30/7, alors que l’accord de majorité a été présenté
le 17), il ne pouvait être question de dresser un hit-parade des
nouveaux ministres bruxellois. L’appréciation collective est, elle aussi, à
prendre avec circonspection. Tout juste peut-on dire que le gouvernement
Vervoort III devra convaincre les entrepreneurs : ils ne sont que
24 % à lui faire « plutôt » ou « totalement » confiance. Une cote sans
doute liée aux incertitudes du moment.
12 | Beci Rapport d'activités 2019
S’il fallait une réforme institutionnelle bruxelloise, les
chefs d’entreprise voteraient pour la rationalisation : ils
sont 85 % à se prononcer en faveur d’une réorganisation
des compétences entre les niveaux régional et communal.
Le débat pour une meilleure efficacité mérite d’être
ouvert entre Bruxellois, sans tabous et dans toutes les
langues !
1.Enquête en ligne réalisée entre le 9 et le 30.07.2019 auprès des membres et sympathisants de Beci. 392 réponses.
2. Rééquilibrer
les compétences
entre Région
et communes ?
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Ӹy׉E3. Les acteurs régionaux
Parmi les administrations bruxelloises, c’est Hub.brussels
(fusion d’Impulse, Atrium et Brussels Invest & Export) qui
obtient la meilleure cote auprès des entrepreneurs ; une
position qui était déjà celle d’Impulse dans nos précédents
sondages. Cette fusion, les entrepreneurs n’en perçoivent
toutefois pas (encore ?) les avantages : 72 % d’entre eux sont
« sans avis » quant à l’amélioration du service apporté – le
seul effet sensible ayant été l’augmentation globale des frais
de personnel de la nouvelle entité.
Derrière Hub.brussels, le podium est complété Citydev et
par le VDAB, dont on remarque la progression, tandis que
Bruxelles Mobilité ferme (toujours) la marche.
Hub.brussels (Impulse/Brussels
Invest Export/Atrium)
Citydev (SDRB)
VDAB
Innoviris
Finance.brussels (SRIB)
STIB
Actiris
Bruxelles Environnement
Bruxelles Formation
Bruxelles Mobilité
3,36
2,89
2,84
2,82
2,79
2,74
2,73
2,72
2,64
2,53
4. Les entrepreneurs restent confiants
Envisageriez-vous de déplacer
une partie de vos activités ?
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
nov 2016 > juil 2019
Oui, dans la RBC
Oui, en flandre
Non
Oui, en wallonie
Oui, hors de
la Belgique
Faut-il quitter Bruxelles ? Apparemment non, pour 73 % des entrepreneurs
bruxellois qui n’envisagent pas de déplacer leurs activités (59 %),
si ce n’est au sein de la Région (14 %). Ceux qui songent à délocaliser
resteraient plutôt en Belgique (17 %, à parts égales vers la Flandre ou la
Wallonie), alors que l’étranger ne séduit plus que 10 % d’entre eux. L’effet
des incertitudes au plan international ? Ou bien la preuve que la qualité
de vie promise à Bruxelles n’est pas incompatible avec la rétention des
entreprises, à moyen terme ?
Envisagez-vous de recruter
ou d'investir dans les 12 mois ?
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Je ne sais pas
Oui
nov 2016 > juil 2019
Non
Les intentions d’investissement sont quant à elles au plus
haut : 58 % - un record ! Faute de véritable embellie économique,
faut-il y voir l’effet des mesures prises par le gouvernement
fédéral sortant ? L’enthousiasme semble du moins
présent, même si la confiance dans le politique (voir point 1)
reste fragile.
Beci Rapport d'activités 2019 | 13
׉	 7cassandra://qAzHpPivdV60qJt0RrE1xm-XgCrT_X-Y8yy9IibHVwk` ]rc
Ӹy]rc
ӸyבCט   ́u׉׉	 7cassandra://N6DBpqLCQkTfZCAXSwllEzl6CAl0VTUbludoVICQJGg *` ׉	 7cassandra://Vf9HCPBRf7Dz0tRCRlL9nmN21rl_sN5bpNf9IjhwcnQY`z׉	 7cassandra://kpS5rkj_7Yw5S434imuWL46zV7aEztWAI3mC6ICS86s` ׉	 7cassandra://2hoG1pwcdeMUGfHD1GmTn_JKqhcv6_fDYUKREK7WVEIͱ	͠y]rcӸyט  ́u׉׉	 7cassandra://y0e_7AIKCZGzhjb8_JaA59MLDMRGB278AXUH68jlF_Q ` ׉	 7cassandra://y8rylSfQ_rE2w2raNuZ7lt_eCw8y0OH70H8lvA8jd8Eea`z׉	 7cassandra://TOifpHNHCTdriYyVrPhvmzkXCXzPp7Z_pPs9UL5BPPk` ׉	 7cassandra://j2TYy5I5MutLPkzNRjBOT27U5hoBpqRVIe6c3Zob4DEͶ\͠y]rcӸz ׉E
J5. Mobilité, pression fiscale et simplification
administrative : les priorités des entrepreneurs
10
20
30
40
50
60
70
80
0
6. Mobilité : c’est aussi l’affaire des entreprises
La mobilité (domicile-travail) est aussi une
responsabilité des employeurs
7,14%
Tout à fait d’accord
D’accord
Neutre
Pas d’accord
Pas du tout d’accord
19,90%
18,88%
Plus de 10%
37,50%
16,58%
Entre 5 et 10%
Entre 0 et 5%
Quel pourcentage de vos employés
pratique-t-il le covoiturage ?
6,43%
10,89%
2016>2019
Mobilité
Diminution de la fiscalité régionale et communale
Simplification des procédures administratives
Propreté
Image de Bruxelles comme centre d'affaires
Transformation digitale
Aide à l'investissement
Interrogés sur les priorités qu’ils assignent au gouvernement
bruxellois, les entrepreneurs citent toujours la mobilité
en tête (à 68 %, mais ce pourcentage recule), devant la diminution
de la fiscalité (35 %, en hausse) et la simplification
des procédures administratives (27 %). Suivent la propreté
(22 %), et l’image de Bruxelles comme centre d’affaires (18
%). On remarque que l’aide à l’investissement (16 %) remonte
de quelques rangs, à égalité avec la transformation digitale.
82,68%
Notre sondage l’indique : les entrepreneurs sont prêts à s’impliquer pour
améliorer la mobilité bruxelloise. 57 % des employeurs sont « d’accord » ou «
tout à fait d’accord » pour affirmer que la mobilité domicile-travail est (aussi)
de leur responsabilité. 86 % se déclarent (« tout à fait », « probablement »
ou « à certaines conditions ») ouverts à l’adaptation des horaires de travail.
De même, 55 % seraient prêts à payer (5 à 8 €/trajet) pour un « train-bureau
», si la SNCB mettait ce service à disposition des travailleurs. Et 83 %
pourraient, dès lors, à considérer ce temps de trajet comme une prestation.
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Une idée intéressante
14 | Beci Rapport d'activités 2019
juil 2017 > juil 2019
Une idée inacceptable
Je ne sais pas
En revanche, il reste du chemin à faire pour que le covoiturage
s’impose : à en croire notre consultation, la pratique
reste marginale (0 à 5 % des employés) dans une très
grande majorité d’entreprises (83 %). Peut-être parce que le
personnel privilégie d’autres transports alternatifs ?
Comment considérez-vous la création d'une taxe kilométrique intelligente ?
Quant à instaurer une taxe kilométrique,
fût-elle intelligente, les opinions
restent très divisées : 46 %
d’opinions favorables, contre 39 %
d’opinions défavorables. Voilà ce
qu’on appelle une idée clivante.
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Ӹy׉E7. Cybersécurité : des entreprises vulnérables
Dans quelle mesure jugez-vous votre entreprise
préparée à faire face à une cyber-attaque ?
Seules 3 entreprises bruxelloises sur 20 (14 % de nos sondés) avouent avoir
déjà subi une cyberattaque avec dommages financiers – mais on peut se demander
si ce chiffre reflète la réalité des faits ou plutôt l’absence de communication
à leur sujet. Or, près de la moitié des entrepreneurs que nous avons
interrogés s’avouent encore « peu ou pas du tout préparés » face à cette
menace. Interpellant.
Votre entreprise a-telle un conseiller
environnement ou fonction équivalente ?
C’est sans doute le reflet des préoccupation environnementales :
un bon quart des entreprises sondées (28 %) déclarent s’être adjoint
un conseiller environnement (ou fonction équivalente).
Oui
Non
27,65%
72,35%
9. Multilinguisme, nouvelles technologies, rétention :
les trois défis des RH
Quels sont les trois défis majeurs de votre politique RH ?
Trouver des collaborateurs multilingues
Trouver des collaborateurs suffisamment formés aux nouvelles technologies
Garder nos collaborateurs
Satisfaire les aspirations à la conciliation vie privée/professionnelle
Encadrer et stimuler la formation continue
0
2% 4% 6% 8% 10% 12% 14% 16% 18% 20%
Trouver des collaborateurs multilingues (19 % des sondés), des collaborateurs formés aux nouvelles technologies (18 %) – et retenir les talents (15
%) : telles sont les trois priorités RH des entrepreneurs bruxellois. À l’inverse, la gestion du « gap générationnel » ou celle de la diversité (4 %) ne
semblent guère les préoccuper, du moins spécifiquement. Une hypothèse : peut-être ces questions relèvent-elles plus globalement des politiques
de rétention des talents ou de l’équilibre entre vie privée et professionnelle, qui figurent au top 5.
Sur quels objectifs
de diversité se focalise
votre plan ?
Autre
Handicap
Origine
Genre
Âge
En volume horaire, quel
pourcentage de prestations
représente le télétravail
dans votre entreprise ?
Si la diversité n’apparaît guère comme un souci, c’est peut-être parce que
les entreprises bruxelloises y sont déjà sensibilisées. En tout cas, près d’un
tiers des employeurs affirment mettre en place un « plan diversité » ou des
actions équivalentes, avec une attention particulière pour la diversité des
origines (un objectif cité pour 37 % des plans) et l’égalité de genre (33 %).
0%
plus de 15%
entre 0 et 5%
entre 5 et 15%
2,57%
Parfaitement prépaprée
Bien préparée
Préparée
Peu préparée
Pas du tout préparée
8. L’environnement prend du poids
10,80%
18,25%
36,25%
32,13%
Enfin, le télétravail convainc désormais une majorité d’entreprises
: 60 % de nos sondés affirment qu’il représente 5 à 15 % – et plus
! – des prestations de leur personnel. Un autre chiffre conforte cet
essor : plus de la moitié des employeurs se disent prêts à augmenter
encore la part du télétravail.
Beci Rapport d'activités 2019 | 15
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Ӹy]rc
ӸyבCט   ́u׉׉	 7cassandra://z7-BmKycjiiz174sr-6Cz6AqNGvgDrYPgy4AOaCTuko a`׉	 7cassandra://ObqhvKIHJBeCAEBjEofjLthcNiFFtR6OqedDCYXS2CQjv`z׉	 7cassandra://XuQxg-fMGUk9dqcixtAtumwAH2X2GmKUHgnv0hpkmKY u` ׉	 7cassandra://WqKlp6RFFa7W-XdejXtN05LWBRbsXfgaQ0IeMi7HVdsӸ͠y]rcӸzט  ́u׉׉	 7cassandra://Eg4crRmc1WwvO7sGDddYYggfn6HJAAJIm0lHANLQ3tg 9`׉	 7cassandra://uYqn2tGXhaCprco-ivnvYNrLiP6CupuNEwSxHnJIw5Yt`z׉	 7cassandra://BkUrNQntUBTIyaNVyOUp-AK9OC6euiVW1yDp3RoztqE` ׉	 7cassandra://0L0J-XrA9sK34-K3NADnCByiYEa--FKAmRmHZOMUzSMˁ͠y]rcӸzנ]rcӸz [̿9ׁHhttps://www.cvosemper.be/ׁׁЈ׉ECVO
Semper,
l’école
axée sur
Joëlle Evenepoel, secrétaire général de Beci
l’entreprise
L
a fusion des CVO résulte du nouveau
décret du gouvernement flamand
concernant l’enseignement pour
Beci dispose du plus grand centre néerlandophone
d’enseignement pour adultes (Centrum
voor Volwassenonderwijs – CVO) de tout
Bruxelles et de sa périphérie nord. C’est du moins
ce dont la Chambre de Commerce de Bruxelles
peut s’enorgueillir depuis la fusion récente de
quatre CVO, à savoir Brussels Education Center,
Meise-Jette, Strombeek et Vilvoorde, pour former
CVO Semper, dont l’importance stratégique est
appréciable. Le changement d’envergure profite
à l’objectif de l’école : aider les gens à accéder à
l’emploi, tout en guidant les employeurs vers ces
talents. CVO Semper entend focaliser davantage
encore ses formations professionnelles sur les
métiers en pénurie dans la région.
Matthias Vanheerentals et Peter Van Dyck
adultes. Ce texte définit des normes de
taille minimale plus strictes pour les CVO. La
dénomination ‘Semper’ (‘toujours’ en latin)
fait référence à la formation continue et au
développement tout au long de la vie. Cette
formation permanente joue un rôle essentiel
dans la mission de Beci : elle combat le
chômage et aide les employeurs à trouver
les compétences qu’ils cherchent.
CVO Semper se spécialise dans l’enseignement
de la seconde chance, les
formations professionnelles, les cours
informatiques et les cours de langue, notamment
de néerlandais pour locuteurs
non natifs. La fusion a considérablement
enrichi l’offre et permettra plus que jamais
d’offrir un service sur mesure. « Le nombre
de langues enseignées passera de 6 à
13 », se réjouit Joëlle Evenepoel, secrétaire-général
de Beci. « L’accroissement
des formations linguistiques répond à
une nécessité. Les entreprises accordent
toujours plus d'importance à une bonne
maîtrise des langues et notamment à
celle du néerlandais. Il est par ailleurs utile
d’enseigner le néerlandais aux primoarrivants
pour faciliter leur intégration sur
le marché de l’emploi. »
16 | Beci Rapport d'activités 2019
© Reporters
׉	 7cassandra://XuQxg-fMGUk9dqcixtAtumwAH2X2GmKUHgnv0hpkmKY u` ]rc
Ӹy׉EQuelques chiffres
Des compétences
pour le marché de l’emploi
L’école étoffe en outre ses formations
professionnelles aux métiers en pénurie :
électromécaniciens, installateurs industriels
électrotechniques, informaticiens,
aides-soignants ou spécialistes en transport
et logistique. Dans la périphérie nord,
l’enseignement de la seconde chance est
également orienté sur ce type de spécialités
en pénurie. « Les jeunes et moins
jeunes qui, pour toutes sortes de raisons,
n’ont pas pu terminer
D.R.
l’enseignement
secondaire, peuvent y décrocher ce diplôme
», explique Mme Evenepoel. « Nous
offrons les formations grâce auxquels ces
gens pourront demain aborder avec succès
le marché de l’emploi et trouver un
job. Les cours sont axés sur la pratique
et l’interactivité. Nous proposons aussi
des stages en entreprise dans une langue
encore insuffisamment maîtrisée, de quoi
apprendre par la pratique à la fois un métier
et une langue. »
La collaboration étroite que Beci a instaurée
avec Actiris, le VDAB et la Huis van
het Nederlands tisse des liens entre les
chercheurs d’emploi en formation et les
employeurs à Bruxelles et en périphérie.
Comme le dit Joëlle Evenepoel, « les formations
doivent répondre aux exigences
de la vie des entreprises. Ce projet est
donc vital. Nous abordons la problématique
sous un angle clairement économique,
qui est le propre d’une chambre
de commerce. Quasi toutes les formations
sont conçues dans la perspective d’un
emploi à venir. L’école se veut novatrice et
aligne son offre sur les attentes du marché
de l’emploi. Cela signifie qu’au terme
de leur formation, les étudiants ont une
réelle chance de trouver du travail. »
Améliorer la communication
Beci opte intentionnellement pour une
approche métropolitaine dans la mise en
relation des chercheurs d’emploi et des
entreprises. « L’emploi ne s’arrête pas aux
limites de la Région de Bruxelles-Capitale.
Un bel exemple en est la zone de l’aéroport.
Grâce à notre collaboration étroite
avec Aviato, le pôle emploi de Brussels
CVO Semper dispose d’une équipe dynamique de 360
enseignants diplômés expérimentés pour organiser à partir
de septembre des formations sur 46 sites à Bruxelles et
en périphérie nord. Ses 15.000 étudiants en provenance
de 143 pays positionnent CVO Semper comme un acteur
de premier plan de l’enseignement néerlandophone pour
adultes, à Bruxelles et en périphérie flamande. CVO Semper
et Beci s’efforcent ainsi de réduire de 10 à 15 % le chômage
en Région de Bruxelles-Capitale. Outre cette école néerlandophone,
la Chambre de Commerce de Bruxelles gère une
école francophone dénommée EPFC. Elle accueille 17.000
étudiants et bénéficie d’une gestion partagée avec l’ULB. Il y
a peu, l’école a été relocalisée dans le quartier Madou, juste à
côté d’Actiris, pour les raisons que l’on devine.
https://www.cvosemper.be/
Airport, nous visons des emplois qualitatifs
et durables à l’aéroport, tant pour
les chercheurs d’emploi que pour les
employeurs. Qu’il s’agisse d’habitants du
Brabant flamand désireux de travailler à
Bruxelles ou de Bruxellois qui cherchent
un job en périphérie flamande, tous sont
les bienvenus chez nous. »
Joëlle Evenepoel admet que beaucoup
reste à faire en termes de communication
et de diffusion d’information sur cette
forme d’enseignement. Trop d’entreprises
ignorent l’existence de CVO Semper et ne
savent donc pas non plus qu’il s’agit d’une
initiative de la Chambre de Commerce.
Inversement, il y a moyen d’améliorer l’information
aux étudiants en matière de
postes à pourvoir. « Nous devons rapprocher
les entrepreneurs de nos écoles. Les
entreprises doivent savoir que des diplômés
de notre école sont susceptibles de
leur envoyer une candidature. CVO Semper
veut devenir un outil utile au service
des entreprises dans leur quête de compétences
et de talents. »
Professeurs détachés
Le rapprochement peut se faire dans les
deux sens : l’enseignement veut faire un
pas vers les entreprises. « Les employeurs
bruxellois peuvent bien entendu nous
envoyer des collaborateurs pour une
formation », nous dit Joëlle Evenepoel.
« Et nous sommes disposés à organiser
à l’avenir des cours de langues au sein
même des entreprises. Nous sommes
d’accord de détacher des professeurs sur
place. Et nous sommes ouverts à une réflexion
sur l’enseignement à distance et
les formations d’été. C’est ce que nous
faisons d’ailleurs en organisant des tables
de conversation pour notre propre personnel.
» Bref, CVO Semper privilégie clairement
une approche pragmatique, axée
sur les entreprises. •
Beci Rapport d'activités 2019 | 17
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Ӹy]rc
ӸyבCט   ́u׉׉	 7cassandra://LGi9edlSuF4WTGA0aBn-8rIFNrYOwtLsDr4Jmp--uIM ` ׉	 7cassandra://Q3Z7OxN6Bq5FQk7uKqrDN77VlfFnqanTlOh1anKCAKoP`z׉	 7cassandra://lvIrk0NZF0b-httOsBnAp1q69PAZMZvw022kYwjNj4I` ׉	 7cassandra://NgIpV3WCBmomSzJE1KsvcP2bfS4As_ArL4NR0eIfLZAʹ
͠y]rcӸzט  ́u׉׉	 7cassandra://936sYjBXzlnftelLgY49ESIfWcWZQ7hZyb-IpEJgKj0 ` ׉	 7cassandra://z7bV5ocfn6GD2PTbvzLOLARCRZZ0HmjEBpHaA8kEuggW`z׉	 7cassandra://680NstoD_PjVZ6cVpQ3xwXNZZZX6XV-hB09IH3aPP4U3` ׉	 7cassandra://LN1nXl788RYGNZFjtC06-TpvJca2K3Jh6j0oeVf9n2Y͑+V͠y]rcӸz׉E\Population,
économie, emploi :
Bruxelles en chiffres
L'Institut bruxellois de statistique et d'analyse (IBSA) recueille de
nombreuses données intéressantes, parmi lesquelles nous avons
sélectionné quelques chiffres reflétant les tendances actuelles en matière
de démographie, d’économie et d’emploi.
Matthias Vanheerentals et Emmanuel Robert
Population : +26,6 % en vingt ans
Au 1er janvier 2018, la Région de Bruxelles-Capitale
(RBC) comptait 1.198.726 habitants. Jamais auparavant
la Région n'a été aussi peuplée. Au cours des
20 dernières années, la population bruxelloise a crû
de 1,19 % en moyenne annuelle, soit deux fois plus
vite que la moyenne nationale (0,56 %). Elle devrait
continuer à augmenter dans un avenir prévisible.
1500000
Région de Bruxelles-Capitale
Brabant flamand
Brabant wallon
1200000
900000
600000
300000
0
1999
2005
2010
2015
2019
(Source :
IBSA & Statbel)
Baromètre démographique :
composantes du mouvement
de la population en RBC
Solde migratoire interne
Solde naturel
L'équilibre naturel, qui reste élevé et stable depuis
plusieurs années, est l'une des raisons de l'augmentation
de la population, avec le solde migratoire
international. Mais, bien que la population augmente,
la Région de Bruxelles-Capitale perd beaucoup
d'habitants au profit du reste du pays, en raison
d'un très fort solde migratoire interne négatif.
40000
30000
20000
10000
-10000
0
-20000
2000
2004
2008
2012
2017
Solde migratoire international
Solde total
(Source : IBSA Focus n° 28 : Baromètre démographique de la
Région de Bruxelles-Capitale 2018)
18 | Beci Rapport d'activités 2019
׉	 7cassandra://lvIrk0NZF0b-httOsBnAp1q69PAZMZvw022kYwjNj4I` ]rc
Ӹy׉EProduit Intérieur Brut : en faible croissance
Sur la base des données les plus récentes des comptes régionaux,
le PIB bruxellois s’est élevé à 77,7 milliards d'euros en 2017.
Par rapport à l'année précédente, le volume de l'activité économique
en RBC a augmenté de 0,8 % (contre une augmentation
de 1,7 % au niveau belge). La reprise du PIB bruxellois, observée
depuis 2015, intervient donc plus tard et est également plus faible
que la tendance au niveau national. Pour l'ensemble de la période
2018-2024, le PIB bruxellois devrait croître à un taux moyen de 0,9
% par an (1,3 % pour la Belgique). Quant aux investissements, ils
devraient augmenter en moyenne de 2,0 % par an en RBC, contre
2,3 % pour la Belgique. La croissance attendue de l'investissement
bruxellois au cours de cette période diminuerait par rapport aux
performances enregistrées entre 2013 et 2016 (+ 4,0 % par an).
Toutefois, la tendance reste positive et confirme le rattrapage entamé
après une longue période de baisse des investissements
entre 2009 et 2012, au lendemain de la crise financière.
RBC : PIB à prix courants (2005-2017),
en millions €
40000
50000
60000
70000
80000
90000
30000
10000
20000
0
2005
2008
2011
2014
2017
(Source : ICN)
Démographie des entreprises :
un taux de réation toujours soutenu,
mais les faillites augmentent
Nombre d'entreprises assujetties
à la TVA en RBC 2008-2017
La Région de Bruxelles-Capitale se caractérise généralement par
un plus grand dynamisme entrepreneurial que le reste du pays,
ce qui se traduit à la fois par des taux de création et de cessation
d’activité plus élevés que dans les deux autres régions. Au 31 décembre
2017, 104.705 entreprises assujetties à la TVA opéraient
en RBC, représentant 11 % de l'ensemble des entreprises en Belgique.
Par rapport à 2016, il y avait 3 574 entreprises de plus, soit
une augmentation de 3,5 %.
Démographie des entreprises
en RBC : 2008-2017
4000
6000
8000
10000
12000
14000
2000
0
2008
2010
Création
(Source : IBSA & Statbel)
Beci Rapport d'activités 2019 | 19
2012
Cessations
2014
Faillites
2017
40000
60000
80000
100000
20000
0
2008
2011
2014
2017
(Source : IBSA & Statbel)
En 2017, 12.273 entreprises assujetties à la TVA ont été créées à
Bruxelles. Après deux années consécutives de baisse, le nombre
de cessations d’activité est reparti à la hausse, passant de 7.383
à 7.979 (chiffre proche du record de 7.984, enregistré en 2014). Le
nombre des faillites est lui aussi en augmentation : 2.639 cas en
2017 et 3.033 faillites enregistrées en 2018 (hors graphique), soit une
hausse annuelle de 15 % ces deux dernières années.
N.B. : Les chiffres de création pour l'année 2014 sont exceptionnellement élevés en raison
d’un changement de législation qui soumet depuis janvier 2014 les prestations des
avocats à la TVA. Ces assujettissements destinés à se conformer aux nouvelles règles
ne correspondent pas à des créations d'entreprises. De même en 2016, de nouvelles
dispositions réglementaires, concernant cette fois les prestations de chirurgie esthétique
et les administrateurs de société, sont responsables d'une partie de l'augmentation
du nombre d'assujettissements à la TVA.
׉	 7cassandra://680NstoD_PjVZ6cVpQ3xwXNZZZX6XV-hB09IH3aPP4U3` ]rc
Ӹy]rc
ӸyבCט   ́u׉׉	 7cassandra://6zUxpDXw9Pz2dteivCq-tfnOQNf1-kHicxHJVuE8X1w ` ׉	 7cassandra://XqG3Mslj-fW7dMDiVaiiu2v-VLOz3kPb_pb8x6BcnlE@`z׉	 7cassandra://iSJzsqjU4jfdP43ELxoCvGj-RT3UMbLbc6CHytG6LAQ` ׉	 7cassandra://rhL0wVqJR6C-4kOZ1Nh_8x-oDMKLdAstRyon08f4OzI`̚͠y]rcӸz
ט  ́u׉׉	 7cassandra://8ptRHzYmPs072vdBqqW-xhWHK3qZU52_7hFlI8j2L5s ` ׉	 7cassandra://E3FFN4-Fb9La49LCRZX5SMMkpj2ZleNRIELOYdei02wI"`z׉	 7cassandra://JczfjswEHYTfJkgmA7jJt3YIAKxZav40_tD8ce84cb0` ׉	 7cassandra://j_5abfbnWQKwUAmztX9SUn7O5sPEjtgeltAaRecs4zgq͠y]rcӸz׉E2Bruxelles, capitale des services
RBC : Valeur ajoutée brute aux prix de base
à prix courants par branche d'activité (2017)
Agriculture, sylviculture et pêche
Industries extractives
Industrie manufacturière
Production et distribution d'électricité, de gaz,de vapeur et d’air conditionné
Production et distribution d'eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution
Construction
Commerce ; réparation de véhicules automobiles et de motocycles
Transports et entreposage
Hébergement et restauration
Information et communication
Activités financières et d'assurance
Activités immobilières
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
Activités de services administratifs et de soutien
Administration publique (Administration publique et défense; sécurité sociale olbligatoire)
Enseignement
Santé humaine et action sociale
Arts, spectacles et activités récréatives
Autres activités de services
Activités des ménages en tant qu'employeurs ; activités indifférentiées des ménages
en tant que producteurs de biens et services pour usage propre
0
2000 4000 6000 8000 10000 12000 14000
(Source : ICN)
Le secteur tertiaire a un poids considérable dans la structure d'activité de l'économie bruxelloise, tant en
termes de valeur ajoutée (92 % du total en 2017) que d'emploi (93 %). À titre de comparaison, le poids des
activités tertiaires dans l'économie nationale est nettement inférieur, représentant respectivement 77 % de la
valeur ajoutée et 81 % du total de l’emploi en 2017.
En termes de valeur ajoutée, la plus grande différence par rapport à l'ensemble du pays réside dans la part du
secteur « activités financières et d’assurance », beaucoup plus importante en Région bruxelloise. Avec 17 %
de l'activité économique générée par cette branche, Bruxelles est en effet le centre des services financiers en
Belgique. Inversement et logiquement, l'industrie est beaucoup moins présente à Bruxelles. La valeur ajoutée
bruxelloise a augmenté de 0,9 % en 2017 (contre 1,7 % en Belgique).
20 | Beci Rapport d'activités 2019
׉	 7cassandra://iSJzsqjU4jfdP43ELxoCvGj-RT3UMbLbc6CHytG6LAQ` ]rc
Ӹy׉E
iEmploi en hausse, chômage en baisse
Emploi intérieur en RBC
620000
640000
660000
680000
700000
720000
600000
2004
2008
2012
2016
2020
2023
(Source : Calculs BFP, IBSA, IWEPS, Statistiek Vlaanderen sur la base des
comptes régionaux en SEC 2010 (ICN))
La croissance de l’emploi intérieur (soit l’emploi au lieu de travail) devrait
s’essouffler graduellement dans les trois régions. En moyenne, sur la
période 2018-2024, l’emploi augmenterait de 0,4 % par an à Bruxelles,
un rythme sensiblement inférieur à ceux attendus en Wallonie (0,7 %)
et en Flandre (0,9 %). Ces taux correspondent à une création nette de
3 000 emplois en moyenne par an en Région bruxelloise.
350000
400000
450000
500000
550000
300000
2004
2008
2012
2016
2020
2023
(Source : Calculs BFP, IBSA, IWEPS, Statistiek Vlaanderen sur la base
de données ICN, DGSIE, ACTIRIS, VDAB, FOREM, ONSS et ONEM)
Entre 2018 et 2024, la croissance de la population active occupée (soit
l’emploi au lieu de domicile) serait, par contre, nettement plus dynamique
à Bruxelles (1,2 % par an en moyenne) qu’en Flandre (0,8 %) et en Wallonie
(0,7 %). La Région bruxelloise devrait en effet continuer à bénéficier d’une
progression soutenue du nombre de navetteurs sortants vers les deux
autres régions, comme c’est le cas depuis une quinzaine d’années.
La croissance de l’offre de travail (soit la population active) ralentirait dans
les trois régions. Du côté bruxellois, ce sont les impulsions démographiques
qui continueraient de soutenir la croissance de l’offre de travail.
Taux de chômage (concept BFP)
10
15
20
25
5
0
2004
2008
2012
2016
2020
2023
(Source : Calculs BFP, IBSA, IWEPS, Statistiek Vlaanderen sur la base
de données ICN, DGSIE, ACTIRIS, VDAB, FOREM, ONSS et ONEM)
Ces évolutions de l’offre de travail et de la population active occupée
se traduisent par un taux de chômage en baisse continue. Il passerait
ainsi de 16,5 % en 2018 à 12,9 % en 2024 en Région bruxelloise, de 13,2
% à 10,7 % en Région wallonne et de 6,5 % à 4,7 % en Région flamande.
Ces taux sont inédits dans l’ensemble des régions depuis les années
1980. La baisse importante et rapide des taux de chômage pourrait
s’accompagner de risques, et notamment celui d’une pénurie (accrue)
de main-d’œuvre dans certains segments du marché du travail.
14000
18000
16000
12000
10000
8000
6000
4000
2000
0
2010
2012
2014
2016
2018
(Source : IBSA)
En 2018, le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans à
Bruxelles était de 23,4 %.
Demandeurs d'emploi inoccupés de
moins de 25 ans en RBC (2010-2018)
Population active occupée
Beci Rapport d'activités 2019 | 21
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les leçons de
la digitalisation
L’heure de la digitalisation a sonné ! Un an après
avoir débuté sa transformation numérique, la
chambre semble avoir activé les bons leviers.
Retour sur les leçons à tirer d’une année
d’expérimentations, de tâtonnements et de succès.
Elisa Brevet
Olivier Willocx, CEO de Beci
Traditionnellement, une
chambre de commerce
travaille surtout en
C
rapport avec des entreprises,
mais on s’est rendu
compte qu’en 2019, c’était
indispensable d’avoir une
relation privilégiée, liée et
centrée sur l’individu.
ette année, Beci a poursuivi sa
marche vers la digitalisation. Une
équipe de spécialistes a travaillé
d’arrache-pied pour permettre une
numérisation globale et efficiente de la
chambre. Et pour cause, la transition n’a
rien laissé au hasard : « En changeant
notre CRM, on a basculé dans un nouvel
univers où l’on privilégie la relation
individuelle plutôt que la relation avec
l’entreprise. » Une petite révolution copernicienne
pour Olivier Willocx, administrateur
délégué de Beci. « Traditionnellement,
une chambre de commerce
travaille surtout en rapport avec des
entreprises, mais on s’est rendu compte
qu’en 2019, c’était indispensable d’avoir
une relation privilégiée intégrant les réseaux
sociaux, liée et centrée sur l’individu.
»
Grâce à son nouveau CRM, Beci est aujourd’hui
capable de mieux cibler et de
mieux comprendre ses membres. En parallèle,
le nouveau site web, devenu une
vitrine et un catalogue de solutions pour
les entreprises bruxelloises, s’est vu largement
optimisé en termes de référencement
et de SEO.
La récurrence, un modèle gagnant
Le lifting digital semble porter ses fruits,
puisque la chambre a connu une augmentation
spectaculaire des affiliations
ces derniers mois. Une hausse qui s’expliquerait,
selon Olivier Willocx, par la mise en
place de services mieux compris par les
membres : « On a retravaillé nos produits
avec des modèles qui tiennent davantage
à la récurrence. Aujourd’hui, à la question :
en quoi est-ce intéressant d’être membre
22 | Beci Rapport d'activités 2019
© Reporters
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Ӹy׉Ede la chambre ? la réponse est très claire
pour tout le monde. Nous sommes en
chemin de comprendre la digitalisation ».
Podcast : l’inspiration Next Step
Chaque semaine, des produits sont
déclinés pour toutes les entreprises et
dans les domaines les plus impactants
tels que la digitalisation (atelier digital,
atelier vidéo…). « On a vu que le schéma
d’atelier plaisait aux membres. C’est un
modèle concret et totalement gratuit,
donc pas forcément intéressé du point
de vue financier, mais un précieux vecteur
de communauté. Chaque semaine,
nos membres savent qu’ils peuvent se
former et, s’iIs le veulent, ils peuvent revenir
la semaine suivante. »
Le bilan paraît mitigé quant aux formations
: « Le monde de la formation
est en train de complètement changer.
Aujourd’hui, quand on a un problème,
on consulte Google ; on ne se déplace
plus. La nature même des formations
est à repenser. Nous ne sommes pas les
seuls à chercher. On finira bien par trouver
un nouveau modèle qui convienne à
tous… ».
Le studio, laboratoire digital de Beci
Pour accompagner sa révolution digitale,
Beci s’est équipée de son propre
studio audiovisuel, destiné aussi bien
aux équipes internes qu’aux membres.
Véritable laboratoire, il a permis d’innover
et de lancer deux premiers podcasts
natifs. Depuis leur lancement en décembre,
Métropole et Next Step comptabilisent
plus de 3000 écoutes pour
une quinzaine d’épisodes (aujourd’hui
en français, mais la prochaine étape
sera de développer le programme en
néerlandais). Une audience de niche, fidèle
aux trente minutes hebdomadaires
s’est peu à peu créée. « Beci essaie de
comprendre comment on peut faire des
podcasts qui ont du sens. Les audiences
sont intéressantes, puisque c’est à la
fois beaucoup et pas beaucoup : c’est
beaucoup de parler à 300 auditeurs
D.R.
En studio : Tarik, Elisa et leur invité Haile Abebe, ingénieur
devenu entrepreneur horeca.
Pour une dose d’écoute stimulante, Beci vous propose Next
Step, le podcast des entrepreneurs inspirants qui vous aide
à passer à l’étape suivante. À chaque épisode, Tarik et Elisa
partent à la rencontre de personnes passionnées, à la découverte
d’idées à partager.
Le top 3 des épisodes les plus écoutés :
• Philippe de Halloy : ma carrière a commencé par un holdup.
Qui a dit que les banquiers d’affaires ne pouvaient pas
avoir à la fois vécu un hold-up et fait un aller-retour dans le
business du tourisme ? Laissez-vous porter par le parcours
hors du commun et inspirant de Philippe de Halloy, banquier
d’affaires chez Degroof Petercam.
• Julien Hannequart : vigneron et juriste dans une multinationale
c’est possible ! « Aujourd’hui, on vit dans un
monde où on ne suscite plus assez les passions. » Tel est
le constat de Julien Hannequart, juriste dans une multinationale
américaine, qui décide du jour au lendemain de
négocier un crédit-temps pour pouvoir devenir vigneron.
• Hanna Bonnier : des institutions européennes au premier
coworking-café bruxellois. Quitter un job de rêve au sein
des institutions européennes pour fonder, à 26 ans à peine,
le premier coworking-café bruxellois, c’est possible ! Comment
oser quitter un job confortable et bien payé ? Comment
networker et s’entourer, dans une ville que l’on ne
connaît pas (Hanna est française) ? Et si c’était à refaire ?
Plus d’info : www.beci.be/podcast
Beci Rapport d'activités 2019 | 23
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un peu de temps pour que les gens
s’habituent à ce nouveau médium », observe
Olivier Willocx.
L’objectif principal du studio ? Permettre
aux membres de la chambre de se tester,
d’expérimenter
de nouvelles manières
de communiquer. La question
de la vidéo est plus sensible encore. De
nombreuses personnes veulent à tout
prix créer, sans se poser les bonnes
questions. Pour Olivier Willocx, il faut se
rendre compte des difficultés des gens
à communiquer aujourd’hui : « Ce n’est
pas tout de décider de faire une vidéo,
il faut en plus qu’elle soit réussie, pertinente
et inspirante pour les spectateurs.
Elle doit avoir du sens et marquer de
l’engagement. Les gens doivent arrêter
de parler d’eux pour parler de leurs
clients. C’est probablement là que l’on
peut aller chercher de l’audience. » Pour
aider ses membres dans la création de
contenu audiovisuel pertinent, Beci proposera
dès la rentrée un atelier dédié à
la vidéo. •
Des newsletters plus variées, plus ciblées
L’info digitale, en 2019, est taillée sur mesure. En fonction
des intérêts de ses membres, Beci a élargi l’éventail
de ses lettres d’info électroniques. À la newsletter générale,
Bruxelles Métropole Online, qui traite toujours
de l’actualité entrepreneuriale bruxelloise dans son
ensemble, sont venues s’ajouter quatre nouvelles infolettres
ciblées :
• HR & Social : toutes les questions de droit social et
ressources humaines. Des informations concrètes et
actuelles, mais également les partages d’expériences
de professionnels, des enquêtes et d’autres contenus
qui permettront aux responsables HR & Social d’aborder
les défis à venir, dans un métier appelé à évoluer
très rapidement.
• Green : une newsletter entièrement dédiée aux thématiques
liées à l’environnement. Vous y découvrirez
de l’information concrète et d’actualité, ainsi que
des bonnes pratiques d’autres entreprises, petites et
grandes, nouvelles ou bien ancrées.
• Mobility : tout ce qui bouge dans le paysage de la
mobilité à Bruxelles. La newsletter « mobilité » de
Beci vous tient au courant de tout ce qui se passe
dans le paysage de la mobilité à Bruxelles : nouvelles
législations, les solutions de mobilité en entreprise,
les actions et activités organisées par Beci et ses
partenaires pour améliorer la mobilité à Bruxelles.
• Executive News : des infos brèves et pertinentes
sur les affaires et la politique bruxelloise. Pour
rester informé, en un clin d’œil, des dossiers économiques
et politiques bruxellois sur lesquels travaillent
l’UEB et son équipe du centre de connaissances en
faveur de ses membres et au bénéfice de l’activité
économique à Bruxelles.
D.R.
Plus d’info : www.beci.be/newsletter
24 | Beci Rapport d'activités 2019
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Ӹy׉ECBruxelles Métropole,
magazine partagé
Bruxelles Métropole, le magazine « papier » de Beci,
poursuit son évolution en s’ouvrant plus que jamais à
ses parties prenantes. Chaque numéro est désormais
confié à un « rédacteur en chef invité ».
Elisa Brevet
L
ancé en 2015, Bruxelles Métropole est passé en janvier à la version
« 2.0 ». Il a changé d’aspect, adoptant un format plus petit, une nouvelle
maquette, plus proche du nouveau site web de Beci, et un autre papier,
En podcast
à l’aspect plus naturel.
Mais surtout, le magazine a connu une petite révolution en confiant sa
rédaction en chef à une personnalité différente dans chaque numéro.
L’invité, entrepreneur ou figure bruxelloise, participe au choix des sujets
d’articles, des angles et des personnes interviewées. « Cela a profondément
renouvelé le magazine », témoigne le rédacteur en chef (permanent),
Emmanuel Robert. « Chaque invité nous apporte un regard extérieur, des
idées que nous n’aurions sans doute pas eues, des contacts… »
« Tous se sont investis avec beaucoup d’enthousiasme : Emmanuel Goedseels
(pour le dossier « Get ready for tomorrow » de janvier), nous a ouvert son
carnet d’adresses et a écrit l’intro ; l’architecte Luc Schuiten (dossier « Urbanisme
» de février) nous a dessiné une magnifique couverture et a lui-même
mis en page le dossier ; Giles Daoust (dossier « Grow your business » de mars)
a choisi les entrepreneurs dont il voulait faire le portrait, et c’est lui qui a confié
les illustrations à Pierre Kroll ; Bea Ercolini (« Sprout to be Brussels », en avril) a
voulu mettre en valeur les jeunes créateurs bruxellois ; Yvon Englert et Caroline
Pauwels (recteurs de l’ULB et de la VUB, pour le dossier « Emploi et Formation
» du mois de mai) ont orienté leur dossier vers l’éducation permanente
et les enjeux des relations écoles-entreprises ; enfin, David Leyssens (dossier
« Green » de juin) est venu avec cette idée formidable de faire dialoguer des
entrepreneurs et leurs enfants sur la question climatique… »
« Leur apport a été déterminant : aucun de nos dossiers n’aurait été le même
sans eux. C’est très stimulant et enrichissant. »
Plus d’info : www.beci.be/magazine/
19.473
Lancé à l’été 2018, le nouveau site web de Beci enregistre 19.473 visites par mois.
L’article le plus lu a été consulté plus de 13.000 fois ! Les différentes newsletters
totalisent 36.115 destinataires mensuels, avec un taux d’ouverture moyen de
15 à 25 %. Enfin, les 21 podcasts ont enregistré à ce jour 3205 écoutes.
Chaque fois que les agendas le permettaient, la réunion
de rédaction a été prolongée par un podcast
dans le studio de Beci. Une manière d’approfondir
la rencontre, mais aussi de combiner le papier et le
web : les podcasts et tous les articles du magazine
sont désormais diffusés sur le site de Beci.
À écouter : nos premiers rédac’chef invités
• Emmanuel Goedseels (Whyte Corporate
Affairs) a été journaliste à France Inter et au journal
Le Soir. Un invité idéal pour parler des nouveaux
challenges de la communication : des fake
news à la communication corporate, aux enjeux
de l’e-réputation.
• Giles Daoust (Daoust). Connu comme CEO de
la société Daoust, Giles Daoust est un polyentrepreneur
: producteur de cinéma, scénariste de
BD, chroniqueur et metteur en scène de l’Ommegang.
Il nous parle - entre autres - du rapport
entre la créativité et l’entrepreneuriat.
• Béa Ercolini (Beabee). Journaliste, féministe,
entrepreneuse, Bea Ercolini a été rédactrice en
chef du magazine Elle Belgique, avant de fonder
le cercle d’affaires féminin Beabee. Elle a pris les
commandes du dossier « Sprout to be Brussels »
d’avril.
• David Leyssens (The Shift). Dans la foulée d’une
actualité marquée par la question climatique,
nous avons rencontré David Leyssens, directeur
du réseau The Shift, qui rassemble 350 entreprises
et organisations autour de la durabilité.
Notre premier podcast en néerlandais.
Plus d’info : www.beci.be/podcast
Beci Rapport d'activités 2019 | 25
D.R.
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l’impact CO2
d’ici 2030
Une dizaine de responsables d’entreprises
bruxelloises ont jeté les bases d’un projet baptisé
30/30/30. D’ici 2030, 30 initiatives inédites
pour la capitale auront pour objectif de réduire
de 30 % les émissions de CO2
.
Géry Brusselmans
26 | Beci Rapport d'activités 2019
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Kick-off meeting du projet 30/30/30, le 26 juin au Cercle de Lorraine.
F
in juin au Cercle de Lorraine, une
dizaine de responsables d’entreprises
et hauts managers jetaient
les bases d’un projet imaginé et piloté
par Beci. Son nom ? 30/30/30. Ce titre
résume les trois défis que tenteront de
remplir divers acteurs bruxellois : réduire
de 30 % les émissions de CO2
grâce à 30 projets inédits.
« Lors des élections communales et plus
récemment régionales et fédérales, nous
avons rencontré de nombreux élus »,
explique Olivier Willocx, CEO de Beci.
« Nombre d’entre eux nous ont fait part
de leur souhait d’agir sur le changement
climatique, plus directement sur les
émissions de CO2
au niveau régional et
communal. Or, ils n’ont pas toujours les
solutions adéquates. Nous avons pris
l’initiative de rassembler autour d’une
table de nombreux décideurs du secteur
privé, afin de concrétiser des idées,
sans que le pouvoir politique ne vienne
s’immiscer dans la discussion, en tout
cas pas avant que les projets n’aient pris
forme. »
Certes, de nombreuses entreprises, en
interne ou pour leurs clients, ont déjà mis
en place une forme de transition durable :
économies d’énergie via des panneaux
d’ici 2030
photovoltaïques, promotion de la mobilité
douce ou encore développement d’espaces
verts sur le toit. Le projet 30/30/30
entend surtout apporter sa pierre à l’édifice
en développant des actions inédites
à Bruxelles, pourquoi pas inspirées de
projets étrangers, grâce à des synergies
entre les différents acteurs. C’est la raison
d’être de cette première réunion au
Cercle de Lorraine : connaître les diverses
positions, actions et volontés des acteurs
bruxellois réunis. Parmi les entreprises
présentes, citons Interparking, Vinci Facilities,
Vivaqua, Tractebel, Engie, Sibelga
ou encore Proximus. Des personnalités
comme Laurent Willaert (Febiac), Martine
Tempels (Telenet), Patrick Vandenhoeke
(Solvay), Bruno Colmant (Degroof Petercam)
ou encore de Sven Hebbelinck (UZ
Brussels) ont également manifesté leur
soutien et participeront d’une manière ou
d’une autre aux étapes de concrétisation
du projet.
Une approche collaborative
Le défi de ces prochains mois sera surtout
de faire collaborer des entreprises
qui n’ont pas forcément les mêmes
conceptions, les mêmes types de services,
la même taille ou la même vision
de la durabilité. « La mise en commun
des idées, en l’occurrence les synergies,
Olivier Willocx (CEO Beci, à gauche) et
Patrick De Visscher (Vinci Facilities)
De gauche à droite : Vincent Detemmerman
(Confédération Construction) Daphné
Benzennou (Sibelga) et Aart Geens (Engie).
Christiane Malcorps (Solvay)
Beci Rapport d'activités 2019 | 27
© Reporters
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ӸyבCט   ́u׉׉	 7cassandra://WHLAixo4SrJjC2_3OUqXn9X85xXu0Vu_92BMaPjwzIU `׉	 7cassandra://6RUOhqImLwMnlRK2EVWZuXKW91r1bzgj74r2waV5gRYd`z׉	 7cassandra://wPku2HebkW_RVyibSx9KuX8JF0bfH47dBhnew5DuYOs ` ׉	 7cassandra://zPtnfaZltbvLh38cfCnw-O4zbElghvbNyhoOAMb3DcM͠y]rcӸzט  ́u׉׉	 7cassandra://p5bKCEu6EmlADV2K7QKHITLD3UfysF-lPpz5y0oAdfU I`׉	 7cassandra://i4bHrW08BXookFoDhr1ib_hRJVM5r_W8cbm_x-yk8u0a`z׉	 7cassandra://6GgYMfwdCJn-mHKUyJxp0BhWfwhDzXjS8x-kkgmol5U` ׉	 7cassandra://TCKUnwIqNNcpHbdUtnkQ9OUwEPekp3bGJKS5xiMsefoͣ͠y]rcӸz׉EwChristophe Widart (Nexans)
La mise en commun des idées, en
l’occurrence les synergies, sera
un point fort du projet 30/30/30.
L’idée est surtout de penser ‘out of
the box’, hors des sentiers battus,
et de collaborer plutôt que de
penser en termes de compétition.
De gauche à droite : Juan Philippe De Groote
(Eole Engineering), Mikaël Angé (Tractebel),
Leo Exter (Hack Belgium) et Christophe Widart
(Nexans).
sera un point fort du projet 30/30/30 »,
estime Olivier Willocx. « L’idée est surtout
de penser ‘out of the box’, hors des sentiers
battus, et de collaborer plutôt que
de penser en termes de compétition. »
Lors de cette première réunion, les responsables
des entreprises ont
tracé
Alain Delombaert (Vivaqua)
quelques pistes de réflexion, tels les
enjeux de la mobilité électrique, amenée
à se développer ces prochains mois
à Bruxelles. On évoque beaucoup ses
avantages en termes de réduction des
émissions de CO2
mais peu conçoivent les
Nele Van Malderen (Proximus)
adaptations nécessaires au niveau des
infrastructures. Il faudrait dès aujourd’hui
envisager la manière d’amener l’électricité
dans les parkings et développer des
normes de sécurité en cas d’incendie lié à
une batterie. L’un des autres enjeux évoqués
concerne la formation : « Si on ne
forme pas des personnes à cette transition,
le risque sera de passer à côté »,
explique un responsable autour de la
table. Citons également le télétravail qui,
s’il est positif en termes de mobilité, n’en
est pas moins énergivore : la consommation
de chauffage d’une journée d’hiver,
dans la maison d’un particulier, entraîne
indéniablement un impact CO2
Fin de la première phase
en décembre 2019
Par ailleurs, la durabilité doit passer par
un investissement technologique et par
la récolte de données, inexistantes dans
certains domaines, pour analyser les besoins.
Une longue liste d’idées a déjà pu
être bouclée, qui permettra de sélectionner
des projets porteurs. Les idées dont
l’impact est inférieur à une réduction de
0,3 % des émissions ne seront pas prises
en considération dans le projet 30/30/30.
supérieur
au déplacement d’une voiture d’un point
A à un point B pour se rendre au bureau.
Rappelons d’ailleurs qu’à Bruxelles, c’est
le chauffage des bâtiments dans son ensemble
qui est le plus grand émetteur de
CO2
(61 %), loin devant le transport (29 %).
Roland Cracco (Interparking)
28 | Beci Rapport d'activités 2019
La première phase, dont le budget total
est estimé à 100 000 euros, sera bouclée
en décembre 2019. Elle permettra
d’établir la « short list » des 30 idées
portées par les différentes entreprises
bruxelloises impliquées. Une seconde
phase, planifiée pour l’année 2020, doit
permettre de concrétiser les idées retenues
en partenariat avec les entreprises
et les politiques. Une communication
ainsi qu’une sensibilisation auprès du
grand public seront également mises en
place lors de la dernière phase du projet.
« L’idée première, même si les projets
doivent apporter un profit, est surtout
de mettre en commun des idées et
pouvoir situer Bruxelles sur une carte »,
conclut Olivier Willocx. Les entreprises
qui pensent pouvoir encore apporter leur
pierre à l’édifice peuvent grimper dans le
train en marche et contacter Beci. Il n’est
jamais trop tard pour embarquer dans la
durabilité ! •
׉	 7cassandra://wPku2HebkW_RVyibSx9KuX8JF0bfH47dBhnew5DuYOs ` ]rc
Ӹy׉E.Bruno Colmant :
« La durabilité
offre un retour sur
investissement »
Ancien président de la Bourse de Bruxelles et
actuel chef du service économique de la banque
Degroof Petercam, Bruno Colmant défend
l’importance de la durabilité pour l’entreprise.
Géry Brusselmans
Estimez-vous qu’une entreprise
soit obligée d’envisager
une transition durable ?
Il a fallu attendre de nombreuses études
scientifiques pour prouver l’urgence climatique.
Aujourd’hui, tout le monde en
a pris conscience. Les entreprises ont
un rôle plus important que les particuliers.
D’abord parce que les messages de
l’entreprise passent de manière transversale,
ils jouent un vrai rôle sociétal, ils
font le pont entre l’individu et l’économie
de marché. Les entreprises ont un rapport
au temps différent : les actions sont
beaucoup plus longues à mettre en place
par rapport à un individu. N’oublions pas
l’importance de la notion de multiplicateur
social : des comportements vertueux
entraînent d’autres comportements vertueux
; la durabilité va donc être amenée
à se développer.
La ville de Bruxelles est-elle en retard
dans sa transition écologique ?
Bruxelles, mais plutôt la Belgique dans
son ensemble, est relativement en retard.
D’abord, la Belgique n’a pas rempli
ses objectifs européens ; ensuite, il suffit
de l’observer, la situation est catastrophique.
Aucun acteur public ne s’est occupé
de la durabilité. La durabilité exige
de mettre en place des projets à long
terme et certains décideurs politiques
pensaient que l’économie de marché allait
tout régler. Or, le temps du pouvoir
public est encore plus long que celui de
l’entreprise. Je pense qu’arriver à régler
la situation en 2030 est très optimiste,
mais il faut aller de l’avant.
Sur quelles priorités miseriez-vous ?
La principale source de réduction d’émissions
de CO2
un habitat moins cher et plus agréable.
On ne peut pas imaginer un service public
qui n’est pas à la hauteur.
La durabilité peut-elle offrir un
retour sur investissement ?
Il faut que la durabilité offre une certaine
rentabilité. Je ne crois pas au fait d’opérer
une transition durable pour n’avoir qu’un
impact sur son image. Une entreprise
peut investir dans un impact socialement
responsable avec des objectifs en
matière d’émission CO2
, même si ce n’est
est très certainement la
mobilité. C’est l’axe principal dénoncé par
les entreprises, qui doivent se battre pour
attirer des gens à Bruxelles. La situation
est censée s’améliorer mais c’est de plus
en plus compliqué, il n’y a pas d’investissement
naturel. À Bruxelles, beaucoup de
gens seraient très contents de disposer
d’un RER. Un RER contribuera à l’utilisation
des transports en commun, à offrir
pas rentable dans un premier temps. Une
entreprise qui prend de l’avance peut
être gagnante par la suite. Quand on se
singularise, on se place à l’avant-poste.
Chez Degroof Petercam, nous n’avons
jamais connu autant de personnes qui
investissent dans la responsabilité. Elles
estiment qu’il vaut mieux investir dans
ces produits, qui ne sont au passage pas
moins rentables, car ils améliorent notre
planète et engagent une certaine responsabilité.
Nos clients veulent miser sur un
avenir à long terme. •
Beci Rapport d'activités 2019 | 29
© Belga
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service des défis sociaux
Le manque de collaboration entrave sérieusement
l’élaboration de réponses aux défis sociaux. Il n’est plus
possible de faire face à la complexité actuelle si chacun
travaille de son côté. L’intelligence collective est source
de solutions pour un monde complexe où les réponses
simples ne suffisent plus et dont personne ne détient
la connaissance ou une vision complète.
Cécile Huylebroeck, Conseiller Emploi Beci
Ischa Lambrechts, Conseiller Mobilité Beci
De janvier à juillet 2019, cinq ateliers collaboratifs ont
élaboré des solutions de mobilité pour la zone de
Tour & Taxis. Ci-dessus : Ischa Lambrechts.
À
l’opposé de la logique d’appropriation,
l’intelligence collective se distingue
par l’ouverture, l’échange de
connaissances et une participation active,
mais bénévole. Chacun décide de s’investir
ou non dans ce mouvement fondamental
qui se généralise à toutes les strates de
la communauté humaine. La méthode fait
de nous des acteurs de toutes les décisions
sociétales, dans des domaines tels
que l’environnement, le climat, la mobilité,
l’économie circulaire et l’emploi.
C’est donc aussi la manière dont le Centre
de Connaissances de Beci entend répondre
aux défis de société à Bruxelles.
Un premier projet visait, ces derniers mois,
l’élaboration de solutions de mobilité pour
la zone de Tour & Taxis. Elles ont pris la
forme d’un Smart Mobility Hub. « La fragmentation
est le pire ennemi de l’innovation
», pose Ischa Lambrechts, Conseiller
Mobilité chez Beci. « Un Mobility Hub
n’est autre qu’un point-nœud multimodal
où divers modes de transport se greffent
les uns sur les autres dans une zone qui
concentre l’emploi, l’habitat, le commerce
et les loisirs. Le défi consiste à appréhen30
| Beci Rapport d'activités 2019
der tous ces éléments comme un tout.
Nous avons donc collaboré avec Extensa
(le promoteur du site) et une quarantaine
d’entreprises, d’acteurs logistiques, de
navetteurs, d’habitants et d’acteurs de la
mobilité. »
De janvier à juillet 2019, les cinq ateliers
d’un living lab ont ainsi formulé des solutions
selon la méthode du design thinking.
Vu la prépondérance de l’expérience usager,
la réflexion s’est complétée d’une
série de tests sur le terrain. Dénommés
Critical MaaS, ceux-ci consistaient en une
sorte de ‘gamification’ sur la thématique
de la mobilité.
Beci collabore sur le même mode à un projet
participatif concernant les défis climatiques,
devenus impossibles à appréhender par une
approche unique. Les tentatives d’assimiler
la question climatique à une responsabilité
partagée des citoyens, des entreprises et
des pouvoirs publics se limitent trop souvent
aux projets participatifs classiques.
Beci lance donc le City Climate Challenge
30/30/30, une initiative des entreprises
bruxelloises avec l’ambition d’obtenir d’ici
2030 une réduction de 30 % des émissions
de CO2
par le biais de 30 projets collaboratifs.
Pour
y parvenir, Beci appelle à l’union
des forces. « Tous les acteurs sociétaux
et socio-économiques ont intérêt à faire
preuve de suffisamment d’ambition et à
s’engager efficacement dans une réduction
des émissions de CO2
. Un agenda climatique
commun ouvre des perspectives
de création d’emplois, de compétitivité et
de croissance économique », déclare Cécile
Huylebroeck, responsable du projet
30/30/30 chez Beci. « Le nouveau paysage
politique favorise d’ailleurs l’obtention
de résultats concrets, sous la forme
de nouvelles collaborations entre les pouvoirs
publics, le monde académique, les
citoyens et les entreprises. »
Beci utilisera, pour concrétiser le projet
30/30/30, des méthodes participatives de
fixation des objectifs communs, à réaliser
par la suite. Des gestionnaires appartenant
à divers secteurs des pouvoirs publics et
du monde des entreprises s’attaqueront
sans tabou et de manière innovante à un
défi essentiel pour l’avenir de la capitale. •
© Reporters
׉	 7cassandra://dnJz5fYmmUKlLbDUnMDzkuqtCiDXMGGw3EWOJUF7ByAU` ]rc
Ӹy׉E|Leo Exter :
« La méthode
collaborative amènera
des résultats »
L’un des défis du projet 30/30/30 sera d’arriver
à faire converger des idées parmi les acteurs
bruxellois autour de la table. C’est le rôle de Leo
Exter, expert en ‘open innovation’ et co-création
chez Hack Belgium.
Géry Brusselmans
D.R.
Quelle est votre implication dans le
projet 30/30/30 ?
Je suis en quelque sorte facilitateur et
conseiller pour la méthodologie appliquée
durant le projet. J’interviendrai autant
dans la conception de l’idée que dans son
exécution. Je suis un des cofondateurs
de Hack Belgium, organisation composée
ici en Belgique de 10 personnes, dont le
rôle est de créer des interactions. Nous
avons un réseau à Bruxelles, mais aussi
en Flandre et en Wallonie. J’ai été impliqué
dès les premières discussions chez
Beci, où Cécile Huylebroeck porte le projet
en interne. Avant la réunion avec les
responsables d’entreprises, fin juin 2019,
nous avons déterminé les contours du
projet afin de baliser le terrain.
Comment imaginez-vous le processus
de création d’idées ?
Nous aimerions notamment organiser
des sessions d’idéation. Pour un groupe
de 20 à 30 participants, nous formons
des équipes de 4 à 5 personnes. Après
avoir tracé le contexte, nous essayons de
faire émerger des idées à travers les discussions
de l’équipe. Le processus paraît
simple mais il existe pas mal de techniques
destinées à faire émerger les idées.
Pour obtenir des résultats, il est important
que les personnes qui participent aux sessions
d’idéation aient une certaine expertise
et développent leur créativité. L’autre
aspect essentiel pour obtenir des résultats
est de pouvoir créer dans chaque groupe
une certaine mixité dans les perspectives,
les contextes et les connaissances. Dans
le cas du projet 30/30/30, l’idée serait de
mélanger les idées de sociétés importantes
comme Proximus ou Interparking
avec des acteurs plus techniques et technologiques,
pourquoi pas des start-up.
L’un des défis sera probablement de
concilier les agendas des responsables
de sociétés impliquées dans
le projet. Y aura-t-il des échanges
d’idées via internet ?
Il existe quelques outils propres à internet,
dont certaines plateformes belges,
qui permettent de mettre des idées en
commun, mais au-delà, des rencontres
physiques permettront d’être plus efficaces.
Au plus nous obtenons la participation
de hauts responsables et de
personnes pertinentes, au mieux nous
arriverons à dégager des idées. Une
autre forme de co-création que nous
mettrons probablement en place est le
‘design sprint’. Il s’agit d’une session de
3 à 5 jours destinée à passer de l’idée
au projet. On peut déjà obtenir des résultats
concrets après cette session. Le
but est de cadrer certaines idées pour se
concentrer sur l’essentiel.
Quand estimez-vous que les premières
idées du projet 30/30/30
seront appliquées ?
Certaines idées pourraient être appliquées
en quelques mois. Je pense par
exemple, comme certains responsables
d’entreprises l’ont déjà évoqué, à mentionner
la charge environnementale sur
une facture de gaz ou d’électricité. Certaines
idées peuvent par contre n’aboutir
qu’après 3 ou 5 ans. Il ne faut pas négliger
les étapes préalables à la concrétisation.
L’une des questions sera de savoir
s’il faut récolter des données et surtout
comment récolter ces données. Avant de
déterminer le projet qui aura le meilleur
impact, il faut connaître l’environnement,
ce qui impliquera par exemple de placer
des capteurs pour récolter et analyser
des données. •
Beci Rapport d'activités 2019 | 31
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événements, formations :
un an auprès des entrepreneurs
Droit des sociétés, accords de
libre-échange, GDPR, digitalisation,
SEO, réforme des subsides bruxellois :
l’actualité, les évolutions légales, les
tendances de société, les transformations
technologiques dictent leur
tempo, auquel les entreprises doivent
constamment s’adapter. Les accompagner
par le conseil, la formation et
l’information, c’est la mission de Beci.
Extraits
Droit du travail Value Coaching
Compensation & benefits
JEFTA
Brexit
Fonds européens
Marchés publics GDPR Subsides
Intelligence artificielle Blockchain
Gestion des risques
Réforme fiscale
Droit d’auteur Gamification
Visual storytelling
People Management Bail commercial
Industrie 4.0
Recouvrements de créances
Détachement des travailleurs
Digital analytics
e-commerce Registre UBO
Économie circulaire
Droit des sociétés SEO
Google my business
CCT d’entreprise
Médiation juridique
Insolvabilité Prospection digitale Élections sociales
Chatbot Réseaux sociaux
Formalités douanières
• C’était la réforme de l’année : le nouveau
code des sociétés est entré en vigueur
le 1er
mai : simplification drastique des
formes de sociétés, fin de l’obligation
de disposer d’un capital de départ, un
seul administrateur nécessaire pour une
SRL... La réforme valait bien une série
d’articles et un cycle de séminaires.
• Depuis le 1er
février, l’Union européenne
et le Japon sont liées par un
accord de partenariat économique dit de
« nouvelle génération » : le JEFTA. Une
opportunité de développement pour nos
entreprises, à laquelle nous avons accordé
une large attention.
• Numérisation, robotisation, intelligence
artificielle vont (non, pardon : sont en
train de) révolutionner le monde du travail.
Comment intégrer ces bouleversements ?
Quel profit pouvons-nous en tirer ? Et
comment se positionne Bruxelles ? Des
questions auxquelles nous avons tenté
de répondre sur notre site web, dans nos
publications et lors d’événements.
32 | Beci Rapport d'activités 2019
• Le règlement général sur la protection
des données (RGPD, ou
GDPR en anglais) est d’application depuis
mai 2018. Cependant, seules 5 %
des entreprises sondées par Beci fin
2018 se sont déclarées « totalement
prêtes » à l’appliquer. Et les contrôles
ont commencé en juin 2019. Beci a
encore organisé ces derniers mois des
ateliers pour aider les entreprises à s’y
conformer.
• L’économie circulaire est l’un des
chapitres du Mémorandum publié par
Beci en prélude aux dernières élections.
C’est aussi un engagement de Beci, à
travers des outils de diagnostic et des
conseils aux entrepreneurs, pour les aider
à mettre les principes circulaires en
pratique.
• Les aides aux entreprises bruxelloises
ont subi une importante réforme
: numérisation, rationalisation,
réallocation…. Les subsides étaient au
cœur d’une rencontre organisée avec le
ministre de l’Économie Didier Gosuin. Ils
ont aussi fait l’objet d’un guide, publié
en partenariat avec KBC Brussels.
• Être présent sur internet, c’est bien. Être
vu sur internet, c’est encore mieux. En
septembre 2018, Beci accueillait le tout
premier « SEO Camp Day » organisé à
Bruxelles : une conférence consacrée
à l’optimisation pour moteurs de recherche
(Search Engine Optimisation,
ou SEO).
• La Belgique dispose d’une fiscalité favorable
sur les revenus de droits
d’auteur perçus par les personnes physiques.
Des droits d’auteur qui ont fait
l’objet d’une séance d’information en
2019 chez Beci.
• Le registre UBO, qui doit permettre
de prévenir le blanchiment de capitaux,
s’impose désormais à toutes les sociétés
belges (jusqu’aux ASBL et fondations).
Dernier délai de mise en conformité : le
30 septembre prochain. •
׉	 7cassandra://AWOJQ-kAMijEID6KasUnS6dFDoIj7QMzIo-B5V7kVss` ]rc
Ӹy׉EnStarters :
le lancement
d’entreprise est en
de bonnes mains
Accompagner les entrepreneurs dans le
lancement de leur activité, c’est la mission
unique mais ambitieuse du programme starters.
Pour la 7e année du programme, toutes les
ressources ont été mobilisées pour concrétiser,
propulser et parfois canaliser ce bouillonnement
d’idées propre aux entrepreneurs bruxellois !
Mehdi Ferron
Un accompagnement à la fois pro et convivial : Structurer son projet, remettre
en question son business model, peaufiner son pitch et son dossier de financement…
Pourquoi ne pas préparer toutes ces démarches autour d’un repas ? Voilà
le pari (réussi !) d’Emmanuelle Einhorn, qui organise chaque lundi le Lunch Starter.
« Tous les lundis, ce sont des profils variés qui échangent chez Beci autour d’un
lunch. L’idée est de capitaliser sur la valeur du collectif et la richesse du partage
d’expérience. »
Des projets ambitieux pour les starters : Un nouveau concept a vu le jour, le
Beci Business Challenge. « 6 semaines pour 6 fois plus de chances de réussir » :
un programme de formations et une mise à l’épreuve sous forme de présentation
des projets devant un jury composé de Pierre Hermant (Finance.brussels) et Olivier
Willocx (Beci).
Des partenaires qui apportent une réelle plus-value : L’accompagnement des
starters s’est également enrichi de l’expertise de partenaires. BNP Paribas Fortis et
Finance.brussels pour le financement, Partena pour les démarches de la création
d’entreprise ou encore le CEd pour les questions de prévention. Un contact avec
des professionnels qui a notamment participé à démystifier le regard porté sur les
organismes qu’ils devront fréquenter. •
1250
Ils étaient cette année 1250 à participer à notre cycle de
formation starter, de la définition du projet aux ateliers dédiés à
la recherche de financements. Les lunchs starters ont quant à
eux réuni 500 participants, tandis que les conférences, à l’image
de WomenPreneur, ont fait salle pleine.
TÉMOIGNAGE
Arnaldo Vargas (Velopakk)
« Avant de lancer Velopakk, je travaillais dans l’IT.
J’ai enchaîné les emplois dans toute l’Europe, puis
je suis revenu à Bruxelles il y a trois ans, mais je
n’avais plus envie de bosser dans l’IT. Le secteur
avait changé, et moi aussi. La seule chose qui était
restée la même, c’était ma passion pour le vélo et
mon engagement pour les problématiques de mobilité.
J’étais convaincu qu’il y avait quelque chose à
faire dans la logistique urbaine à vélo, au-delà des
livraisons uberisées que l’on connaît.
J’ai poussé la porte de la Chambre de Commerce
parce que je ne savais pas par où commencer et car
je savais qu’ils agissaient pour faire avancer la mobilité
bruxelloise. J’avais aussi besoin de confronter
mes idées hors du milieu des coursiers que je fréquentais,
ou de mon cercle proche.
Eric et Emmanuelle, responsables du programme
starter, m’ont proposé le Beci Business Challenge.
On m’a attribué un parrain, Ischa Lambrechts,
conseiller mobilité de Beci, et on m’a présenté
l’objectif : faire mûrir puis lancer son projet en 6
semaines, jusqu’à la présentation devant Finance.
brussels.
On m’a rapidement sorti de ma zone de confort :
comment vas-tu rentabiliser tes activités ? quels
sont tes partenaires ? combien ça coute ? … On ne
m’a pas demandé de parler de mon idée, on m’a
incité à prouver que mon projet était rentable. Et
ça, ça implique de cogiter autrement. Après les
premiers doutes, et à force de trouver réponses à
toutes ces questions, l’idée devient de plus en plus
tangible. À la fin, tu ne défends plus ton idée, tu
défends ton business. Je peux dire qu’on nous a
vraiment éprouvé, mais pour le meilleur !
Aujourd’hui, on met en place notre communication
et on développe nos premiers contrats. Grâce à Ischa,
j’ai pu côtoyer les acteurs de la mobilité bruxelloise.
Parmi les projets d’actualité : développer les
possibilités de micro-mobilité avec Tour & Taxis, ou
mettre sur pied un pop-up de la mobilité dans le
centre-ville. »
D.R.
Beci Rapport d'activités 2019 | 33
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les nouveaux défis
appellent de
nouvelles
compétences
Les formations et workshops occupent
une grande partie de l’agenda de Beci.
Cela tient tant à la volonté d’apprendre
des entrepreneurs bruxellois, qu’à
l’émergence de nouvelles compétences
à acquérir pour s’inscrire dans le monde
du travail d’aujourd’hui.
D.R.
Mehdi Ferron
TÉMOIGNAGE
Une année de séminaires et formations rythmée par l’actualité
: Réforme du droit des sociétés, RGPD, bail commercial de
courte durée, législation sociale… L’actualité a peut-être plus que
n’importe quelle autre année rythmé le calendrier des séminaires
et formations chez Beci. Un véritable intérêt pour ces sujets s’est
fait ressentir parmi les entrepreneurs : ils étaient notamment près
de 170 à participer à notre triptyque consacré à la réforme du Code
des Sociétés.
Digital Track : aller plus loin dans l’accompagnement. Ce qui
n’était encore qu’un projet il y a un an est devenu un édifice aux
fondements solides. Le choix d’une approche démystificatrice de la
digitalisation a par ailleurs su répondre à un réel besoin. Un participant
au Lunch Digital nous confie avoir apprécié « la découverte
d’un monde qui paraissait inaccessible, pour nous, les plus âgés ».
C’est justement la philosophie que veut développer Tarik Hennen,
Digital Strategy Consultant : « Les entrepreneurs sont trop souvent
démunis car ils ne savent pas comment implémenter leur stratégie
digitale. Ils sont focalisés sur le ‘comment’, mais n’affrontent jamais
le ‘pourquoi’. Or, quand on a compris pourquoi chacun, dans son cas
précis, a besoin du digital pour son business, on est capable de se
l’approprier ou de le déléguer. »
Les événements Beci : créer du lien. Prendre part à des formations
ou des séminaires, c’est aussi faire des rencontres entre participants.
Tout au long de l’année, Beci propose des rendez-vous
événementiels, Afterworks, Garden Party, Zinner Circles… Autant
d’occasions de renforcer les liens au sein de la communauté des entrepreneurs
bruxellois. •
34 | Beci Rapport d'activités 2019
Philippe Patte (Think & Do Consulting,
Président du Brussels Business Club)
« Je suis consultant en gestion stratégique et financière
d’entreprise et en développement d’affaires. Ma mission
va souvent plus loin que celle de l’accompagnement des
chefs d’entreprise : je suis amené à négocier leurs contrats,
je participe activement aux conseils d’administration, et je
me positionne partout où mon client considère que je peux
apporter une valeur ajoutée pour son business.
Quand on occupe une telle fonction, on a une obligation de
se tenir au courant. Les formations et événements de Beci
permettent une bonne introduction à de nombreux sujets
d’actualité. J’ai notamment participé au cycle de formation sur
le nouveau Code des Sociétés. Après les conférences, complétées
par les slides du formateur qui nous sont systématiquement
envoyées, on est capable de se poser les bonnes
questions : faut-il garder nos statuts actuels ? Vaut-il mieux
les changer ? Ne gagnerais-je pas à créer une nouvelle société
? Dans ma mission, se poser les bonnes questions au regard
de l’actualité est indispensable.
Ce que j’apprécie également chez Beci, c’est que c’est une
véritable plateforme d’événements, de formations, et de
networking. Les séminaires sont d’excellentes occasions de
rencontrer d’autres personnes, intéressées par les mêmes
thématiques. Les échanges entre participants, qui peuvent
se transformer en collaborations futures, apportent une vraie
valeur ajoutée. On échange nos cartes de visite, et on est
souvent amené à revoir les personnes présentes lors d’autres
événements... J’accorde beaucoup d’importance à ce réseautage,
et les nouveaux modèles de formation comme l’e-learning
ne pourront jamais remplacer ces contacts humains. »
4637
3076 personnes ont pris part
cette année aux événements
Beci (Afterworks, Zinner Circles,
etc.), hors Garden Party. S’y
ajoutent 1561 participants à nos
séminaires et formations, soit
4637 personnes.
׉	 7cassandra://huWX_r73Zke5eQX7DZIWy3Tiq6IenpCD-ZI_cPCm0uo` ]rc
Ӹy׉EICommerce international :
connecter les entreprises dans
un réseau d’affaires mondial
© Getty
À un an de l’expo Dubaï 2020, Beci coorganise cet automne une mission aux Émirats.
Bruxelles a attiré cette année tous les regards
en organisant le départ du Tour de France. Mais
ses entreprises n’ont pas attendu cette opportunité
pour rayonner à l’international. La mission
de Beci : conseiller et accompagner les entreprises
dans leurs projets de développement
au-delà de nos frontières, dans un contexte de
mutation du commerce international.
Mehdi Ferron
153
Saisir les opportunités internationales : Dans un monde en
mouvement, Beci se doit d’accompagner les entrepreneurs dans les transformations
du commerce international. Cette année, l’actualité du Brexit
a suscité de nombreuses interrogations, et Beci a affirmé son rôle de
plateforme de conseil afin de préparer les exportateurs aux conséquences
commerciales et douanières du retrait du Royaume-Uni.
Mais des opportunités commerciales prometteuses ont également dessiné
des perspectives intéressantes pour les entreprises bruxelloises : des possibilités
d’affaires aux États-Unis jusqu’à l’accord de partenariat économique
conclu récemment entre l’UE et le Japon (Jefta), Beci a parcouru
un grand ensemble de sujets susceptibles d’ouvrir le champ des possibles
pour les entreprises.
Beci et le réseau Enterprise Europe
Network (EEN) ont mis en relation
153 entreprises bruxelloises
avec des sociétés étrangères,
notamment grâce à la plateforme
d’opportunités d’affaires en ligne et
des évènements de matchmaking.
114 PME ont également pu bénéficier
de conseils pour répondre à leur
volonté d’internationalisation, tandis
que 40 accompagnements personnalisés
ont été réalisés (accès aux
marchés étrangers, réglementations
au sein du Marché Unique européen,
marchés publics européens, …).
Ce sont également quelques 16.719
certificats d’origine et 353 carnets
ATA qui ont été délivrés par le service
Formalités à l’Export de Beci.
Beci Rapport d'activités 2019 | 35
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TÉMOIGNAGE
Miny Bayot (Zagapali)
« Je me suis lancée dans la création de mode un peu
par hasard, après une formation d’économiste. Avec
du recul, je me dis que l’aspect créatif de ma personnalité
avait besoin de s’exprimer ; l’occasion s’est présentée
lors d’un épisode de ma vie où je me suis sentie
frustrée de ne pas trouver le sac que je cherchais.
L’aventure a commencé en 2014 : apprentissage du
métier, recherche du bon tissu, du bon atelier, ancrage
de l’identité de la marque… Je désirais créer un
sac qui trouve son inspiration en Afrique, tout en dégageant
une élégance contemporaine qui donne du
peps à la tenue ; et surtout, je voulais que mes sacs
concentrent en eux une véritable histoire.
J’ai trouvé en Belgique des entreprises qui ont su
donner vie aux tissus et aux motifs que j’imaginais.
Mais aucun atelier autour de moi ne pouvait travailler
le cuir, et c’était vraiment important pour moi. La tannerie
italienne s’est imposée comme une évidence.
Mes recherches m’ont amenée à collaborer avec un
atelier bulgare qui pouvait donner vie à mes dessins.
Je travaille avec eux depuis le premier prototype, que
je porte encore aujourd’hui.
Après quatre années de travail, d’apprentissage, de
rencontres aussi, je remporte à ma grande surprise
mon premier concours au Canada, lequel récompensait
plusieurs entrepreneurs issus de la diaspora
africaine. C’est à partir de ce premier gain de visibilité
qu’on m’a mis en contact avec Beci et le réseau EEN
– Enterprise Europe Network. Le réseau m’a permis
d’entrer facilement en contact avec un salon organisé
à Amsterdam, où l’on m’a présenté différentes opportunités,
et de bons profils B2B. Et ce salon a justement
ouvert la voie à de belles rencontres, notamment
avec une représentante de la Torino Fashion
Week, qui m’a donné la chance de participer au défilé.
Entrer dans ce monde via le réseau EEN m’a d’ailleurs
permis d’être partie prenante de la dimension
entrepreneuriale du défilé. Lors de ces évènements,
on peut rencontrer d’autres personnes venant de
tous horizons, envisager des collaborations et avoir
une bonne visibilité.
Mes projets pour la suite de l’aventure : m’ouvrir encore
plus à l’international, et notamment en Afrique.
Mais je veux en même temps ne pas aller trop vite,
garder une cohérence dans ma marque et une passion
dans mes réalisations. J’ai d’ailleurs été déjà réinvitée
pour la prochaine Fashion Week à Turin, et j’espère
pouvoir présenter une collection dans laquelle
on ressentira toujours l’énergie de Zagapali. »
L’ouverture du marché chinois aux investissements étrangers a également
fait l’objet d’une grande attention, et a donné lieu à une intervention
de la Chambre de Commerce Belgo-Chinoise auprès du public de
Beci. Les participants ont pu découvrir les possibilités qui s’ouvraient à
eux pour développer leurs activités en Chine.
Autre mission ambitieuse : positionner les entreprises bruxelloises sur
les nouveaux marchés qui seront demain les hauts lieux du commerce
international. Pour conclure cette année en beauté, c’est Dubaï qui fait
l’objet de la prochaine mission économique coorganisée par Beci. Une
belle occasion de découvrir le cœur économique de la région du Golfe,
et y conclure de nouveaux partenariats.
S’affirmer comme experts des questions douanières : Le développement
international des entreprises bruxelloises implique des
besoins en hausse d’accompagnement sur les questions douanières.
Force est de constater que la matière est complexe, notamment pour
les néo- exportateurs. Si l’on ajoute les spécificités intracommunautaires,
les différents traités de libre-échange, la question du Brexit, ou
les exigences particulières de certains États, il y a de nombreuses raisons
d’être perdu.
Beci réaffirme son rôle d’expert en matière de spécificités douanières, et
accompagne individuellement ou collectivement, lors de séances d’information,
les entreprises souhaitant développer leurs activités d’exportation
ou d’importation.
Faciliter les formalités à l’export : En tant que Chambre de
Commerce, Beci est la seule institution habilitée à réaliser un certain
nombre de formalités à l’export en Région bruxelloise. Parmi celles-ci, la
délivrance des Certificats d’origine (CO) et des Carnets ATA, documents
satisfaisants aux exigences des autorités douanières ou commerciales.
Les chiffres le démontrent : les entreprises bruxelloises s’ouvrent sur le
monde. Leur chiffre d’affaires sur le marché asiatique a augmenté de
150 % en dix ans ; en Amérique du Sud, c’est 400 % !
Ces nouvelles opportunités qui se dessinent sur les marchés émergents
nous amènent à rappeler fréquemment pourquoi il est primordial de réaliser
ces formalités en amont : il s’agit de répondre aux exigences de
traçabilité des pays ou des clients, bénéficier d’un dédouanement de la
marchandise lors des exportations temporaires, gagner du temps lors
du passage en douane…
Afin de permettre à l’ensemble des exportateurs de réaliser ces formalités
de façon fluide, Beci s’appuie également sur la plateforme en ligne
DigiChambers. Les entrepreneurs peuvent y obtenir leurs documents,
faire viser leurs factures, etc. Ce sont ainsi 12.800 certificats d’origines
qui ont été délivrés par Beci via ce service digitalisé.
Pour les années à venir, la plateforme entend miser sur l’expérience
utilisateur, en déployant DigiChambers 2.0 en ce mois de septembre.
Les exportateurs bénéficieront ainsi de fonctionnalités supplémentaires,
réaliser en toute simplicité leurs démarches via leur smartphone,
ou encore se tourner plus facilement vers un conseiller.
•
36 | Beci Rapport d'activités 2019
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Ӹy׉EEntreprises
en difficulté :
7
Cette année, le Centre pour
Entreprises en difficultés
a réalisé 2296 entretiens,
en présentiel ou à distance.
Les 4051 échanges téléphoniques
ont abouti à 963
consultations. Au total, le
CEd a ainsi traité quelques
7 cas par jour. Dans l’ordre
des besoins les plus exprimés,
on compte l’assistance
juridique, puis comptable, et
enfin financière.
© Getty
une aide gratuite,
unique en Belgique
Les entrepreneurs peuvent faire face à des difficultés
de plusieurs ordres, et à différents moments
de leur parcours. Le Centre pour Entreprises en
difficulté (CEd) joue alors le rôle de plateforme
pourvoyeuse de solutions pour les indépendants
et chefs d’entreprises, et ce dans l’ensemble de la
Région bruxelloise.
Mehdi Ferron
Un réseau de professionnels : Le CEd s’est progressivement positionné
au cœur d’un réseau d’acteurs publics et privés, dans le but
d’apporter des solutions concrètes aux entrepreneurs. Ceux d’entre
eux qui rencontrent des difficultés sont réorientés vers le CEd via une
étroite collaboration entre différentes institutions : le tribunal de l’entreprise,
le Bureau d’aide juridique, Hub.Brussels, l’infopoint 1819, les
guichets d’économie locale, ILES, Test-Achats, le Centre Dansaert,
des CPAS, l’ASBL Question Santé, Crédal, ou encore le Cabinet du Roi.
TÉMOIGNAGE
Julia (prénom d’emprunt)
Le CEd et ses experts aident les entrepreneurs à anticiper l’avenir
de leur business. Certaines situations demandant un support technique
que le CEd peut également proposer, notamment pour mettre
fin totalement ou partiellement à une activité. De concert avec le Hub
Transmission de Beci, le CEd favorise également la cession et la reprise
d’entreprises en difficulté.
Pour mener ces missions, le CEd s’appuie sur des consultants représentant
un large spectre d’expertise : juristes, experts comptables,
fiscalistes, experts en marketing ou en subsides, etc. Le CEd travaille
également avec l’Ordre des avocats pour apporter une assistance
juridique performante.
Jouer un rôle préventif : Le CEd s’affirme également comme acteur
de prévention des risques. À ce titre, tant les entrepreneurs actifs
que les starters peuvent profiter des services des consultants, ou
participer aux différentes formations proposées. Afin d’être toujours
plus à l’écoute des problématiques entrepreneuriales, le CEd veille à
organiser fréquemment des groupes d’échanges avec des acteurs
de tous milieux, pour ajuster son offre de conseil. •
« Je suis opticienne de formation, et ai exercé ce métier pendant
25 ans. Durant ces années, je suis passée du salariat à
l’entrepreneuriat, en explorant de nouvelles pratiques comme
les services optiques à domicile.
Au bout d’un certain temps, j’ai compris que mon aide comptable
ne remplissait pas sa mission comme on aurait pu l’attendre.
Il y avait des failles dans la constitution de mon entreprise
et quelques autres problèmes à propos desquels mon
comptable ne m’a pas alarmée. J’espérais que cette situation
soit rattrapable, mais il était manifestement trop tard.
Dans la foule de renseignements que j’ai cherchés, on m’a
conseillé le CEd. Le premier contact était vraiment agréable,
j’ai senti qu’on était à l’écoute de mes problèmes. On m’a alors
mise en contact avec un conseiller juridique et fiscal qui m’a
très vite donné tous les renseignements dont j’avais besoin.
En deux rendez-vous, il a démontré son professionnalisme et
presque joué un rôle de guide.
On m’a conseillé de faire un aveu de faillite, ce qui est difficile
psychologiquement. Mais j’ai pu, grâce à cet aveu et aux
conseils donnés, prendre la main sur ma faillite et contrôler un
peu l’atterrissage.
Je vois la suite d’un bon œil car on m’y a bien préparé : je vais
assainir ma situation, et passer à autre chose. J’ai redessiné
mes projets professionnels : je vais épauler une amie qui a
lancé une offre de cupcakes avec succès. J’ai suivi une formation
de conseil en nutrition, et je vais également mettre mon
expérience d’entrepreneuse au service d’un beau projet. »
Beci Rapport d'activités 2019 | 37
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« Il n’y a pas de
réussite facile ni
d’échecs définitifs »
(Marcel Proust)
La philosophie qui anime le programme
reStart de Beci, dédié au rebond, est
d’accompagner ceux qui ont connu un
échec entrepreneurial, quelle qu’en soit
la forme, et de transformer l’expérience
passée en un moteur de réussite future.
Mehdi Ferron
Le tabou de la faillite en passe d’être brisé ? On a longtemps
passé sous silence l’échec entrepreneurial. Pourtant, la hausse du
nombre de faillites à Bruxelles (1.645 au premier semestre 2019) devrait
participer à déstigmatiser cette question. « L’échec est encore
un tabou, alors même que l’on constate que les entrepreneurs qui
rebondissent réussissent mieux que la moyenne », déclare Eric Vanden
Bemden, coordinateur du programme reStart. Cet engagement
a d’ailleurs reçu cette année un relais appréciable dans les médias.
Un programme qui a fait ses preuves : Depuis 2017, reStart a accueilli
9 promotions. Le programme, d’une durée de 5 mois, répond
aux réels besoins des entrepreneurs en rebond : accepter la réalité de
leur échec, renforcer leur confiance et leur estime de soi, tourner la
page pour en écrire une nouvelle. Une partie des reStarters a choisi
de se diriger vers le salariat, tandis que d’autres ont relancé une nouvelle
activité entrepreneuriale.
Une aventure humaine : Pour faire ressortir le meilleur de ces entrepreneurs,
le programme laisse la part belle à la dynamique de groupe
et au partage d’expérience. « ReStart est nourri par la bienveillance et
le respect, ce qui ne peut qu’être utile pour retrouver l’espoir, (re)devenir
persévérant, oublier les doutes et les questionnements », confie
Olivier G. Il est fantastique de voir qu’à chaque séance de clôture, une
grande émotion gagne les participants, prêts à envisager l’avenir avec
enthousiasme. Ils pourront d’ailleurs compter sur le soutien de leurs
pairs, devenus pour certains une véritable famille. •
130
Un temps fort : la présentation chez Beci
de l’ASBL ABA, lancée par deux reStarters.
Depuis le lancement du programme en mars 2017,
nous avons accompagné 130 reStarters. Aujourd’hui,
47 % ont retrouvé un job et 53 % ont
lancé un nouveau projet entrepreneurial ou sont
en cours de finalisation. En 2019 (estimation après
9 mois), 514 participants ont suivi nos ateliers et
formations reStart.
TÉMOIGNAGE
Isabelle (prénom d’emprunt)
« Je suis pharmacienne, et j’ai travaillé pendant 25 ans dans
ce domaine. En 2014, j’ai repris une officine à Bruxelles pour
être mon propre patron. En 2017, ma rue a été bloquée par de
gros travaux et, du jour au lendemain, j’ai perdu une grande
partie de mes clients. J’ai dû fermer en janvier 2018 car je ne
pouvais plus payer mes fournisseurs. La faillite de la pharmacie
a été actée en septembre de la même année.
Sur recommandation du curateur, j’ai rejoint le programme
reStart qui m’a vraiment aidée à déculpabiliser de cette faillite.
Et surtout, j’ai été amenée à tirer un enseignement de mon
expérience et à réfléchir sur ce que je voulais réaliser à l’avenir.
Ce n’est pas un enseignement technique ou de gestion, c’est
avant tout un enseignement humain. Je sais désormais que je
veux continuer à travailler dans la santé, car j’aime écouter et
aider les gens. Mais je le ferai dans un cadre qui corresponde
cette fois-ci davantage à ce que je suis. Si la faillite est souvent
une forme de destruction de soi-même, de l’égo, parfois
même de la santé, reStart, c’est la reconstruction.
Nous continuons à garder le contact avec l’ensemble de la
promotion, et on se revoit au moins une fois par mois. Lorsque
l’un de nous rencontre un problème, nous en parlons avec les
autres et nous cherchons des solutions.
Pour la suite, je vais lancer mon activité en tant qu’indépendante,
et peut-être tirer parti du programme starters de Beci
pour m’enrichir de la dynamique de groupe. »
38 | Beci Rapport d'activités 2019
© Reporters
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Ӹy׉EHub Transmission :
démythifier la
cession et
l’acquisition
d’entreprises
Voici 4 ans que le Hub Transmission
sensibilise et accompagne les
entrepreneurs dans leurs projets
de cession et d’acquisition d’entreprises.
Perpétuer le savoir-faire des
entreprises bruxelloises, favoriser des
modèles de transmission adaptés aux
besoins des entrepreneurs, donner
à voir des pratiques de transmission
innovantes : telle est la philosophie qui
anime les experts du Hub.
Mehdi Ferron
223
223 personnes se sont inscrites aux
événements du Hub Transmission durant
l’année 2018-2019. Ces petits-déjeuners,
conférences et panels de discussion
réunissent cédants, acquéreurs et
professionnels de la transmission.
D.R.
TÉMOIGNAGE
Jean-François Puissant-Baeyens
(Building Management)
La transmission, enjeu de taille pour l’économie bruxelloise.
30.000 entreprises par an font l’objet d’une transmission en Belgique,
selon une étude réalisée par notre partenaire Actoria. Sensibiliser
les chefs d’entreprises à cet enjeu reste une nécessité : plus
de 100.000 emplois seraient menacés pour cause d’impréparation
à la cession, rien qu’à Bruxelles. Le Hub Transmission de Beci s’est
engagé à jouer ce rôle, en se positionnant sur tous les fronts : mise
en place d’événements consacrés à différentes thématiques de
la transmission, action médiatique sur la question du « repreneuriat
», mobilisation autour des acteurs économiques, financiers ou
juridiques opérant dans le domaine de la transmission.
Innover en transmission d’entreprise : La position du Hub
Transmission permet de donner la part belle à la réflexion sur les
pratiques innovantes en matière de transmission. Le nouveau
Code des Sociétés ou la digitalisation des process ont par ailleurs
ouvert de nouvelles perspectives, notamment en offrant plus de
souplesse et de vision aux dirigeants. Dans certaines entreprises,
on note également une tendance grandissante à la transmission
aux salariés. Le Hub Transmission souhaite affirmer son engagement
d’accompagnement dans ces démarches. •
« L’obtention de mon diplôme d’architecte date de 1985, et
mes premières expériences m’ont toujours amené à travailler
seul sur les projets. Puis, vers la quarantaine, j’ai eu ce désir de
m’associer pour entreprendre des missions plus ambitieuses.
J’ai alors été amené à collaborer avec une société qui s’appelait
Building Management, et qui est passée, au fil du temps,
de 3 à 7 personnes. La croissance s’est poursuivie en reprenant
une entreprise du même secteur. Je me suis retrouvé
alors, par la force des choses, administrateur délégué, sans
avoir réellement une grande expérience dans la gestion.
Lorsqu’on a 55 ans, que l’on est responsable du destin d’une
entreprise, se poser la question de la transmission est une
nécessité raisonnable. Toutefois, des problèmes de gestion
interne, impliquant la répartition des parts, rendaient la situation
difficile à appréhender seul. C’est là que j’ai eu mon
premier contact avec le Hub Transmission, qui a su réaliser
un vrai travail de fond sur l’analyse de notre société et de son
fonctionnement. Ils ont mis en place des outils de diagnostic,
ont facilité l’instauration de règles internes avec mes associés
qui bénéficiaient de parts. J’ai moi-même pu découvrir qu’un
confrère d’une autre société cherchait à s’agrandir.
Beci, en tant qu’acteur neutre, nous a permis de nous procurer
des données fiables sur la valorisation de l’entreprise,
et nous a donné les clés pour disposer d’une base de négociation.
On a ainsi pu aboutir à une proposition de l’entreprise
acheteuse, et à un consensus entre tous les associés de Building
Management. Autre point positif, l’assistance pour de
nombreux aspects techniques. Le repreneur a ainsi racheté
100% des parts de la société, tout en maintenant l’emploi des
5 personnes présentes. Nous y travaillons tous aujourd’hui
comme indépendants. »
Beci Rapport d'activités 2019 | 39
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Ӹy΁]rc
ӸýבCט   ́u׉׉	 7cassandra://qYyTXmZJKSKmdr8H8oKPPqGgmLlbi00kBVM9Xp80FYQ `׉	 7cassandra://DCDO1umP_QE6Hkrx_oLjVmJvaDI6gD24qqgWQCvzyIE͂`z׉	 7cassandra://c1fqBEzNBFX7mCUOr-0XakCZBQSM59-Azo_ky7gLHhw-.` ׉	 7cassandra://ND9TgOhGwNKGxtFQA6eSnhXcS0_AyKDsOz2TsLC0rOU p͠y]rcӸz/ט  ́u׉׉	 7cassandra://sakRycIUnWUnI9c0BazYy-_ionurR6A_s3D7ztQb6gw `׉	 7cassandra://7gDWvv-Wqk42JnHWpbKTsj3_aRn5cc-wO-LRfIFHbrY{3`z׉	 7cassandra://bePSYG7uA7X_h00UAXndPLfYOi7yDZmEZSeigIwbJUc*+` ׉	 7cassandra://jOsgB-VL5__1Z0zOpZEfNHnEjRTfyNrUSrnZJGLiByw f̀͠y]rcӸz0׉E02.08.2018 u
06.09.2018 u
Au mois d’août 2018, Beci
recevait une délégation
d’entreprises pakistanaises.
À huit mois du scrutin régional
et fédéral, le politologue Dave
Sinardet ouvrait notre cycle de
rencontres préélectorales,
au Cercle de Lorraine.
t 19.10.2018
t 02.10.2018
Emmanuel Goedseels
(Whyte Corporate) est le premier
rédacteur en chef invité de
notre magazine Bruxelles
Métropole.
L’entrepreneuriat durable à
l’international était au cœur
d’un séminaire le 2 octobre, avec
la secrétaire d’État régionale
Cécile Jodogne.
26.10.2018 u
12.11.2018 u
Première séquence du Smart
Mobility Hub, initié par Beci et
Extensa, pour repenser la
mobilité dans et autour du
site de Tour & Taxis.
Le 12 novembre dernier, une
délégation de reStarters
emmenée par Beci rencontre le
Ministre bruxellois de l’Économie,
Didier Gosuin.
t 21.05.2019
t 27.03.2019
L’épicerie fine Gaster était au mois
de mai le cadre épicurien d’un
Zinner Circle.
Un monde entrepreneurial où
la complémentarité prime sur le
genre : Beci et ses membres en
ont débattu dans le cadre de l’initiative
Business in Harmony.
18.06.2019 u
25.06.2019 u
Par un beau jour de juin, Beci et
Wallonie Belgique Tourisme vous
ont emmené en croisière sur
les eaux du canal.
Le DS Store de Tour & Taxis
accueillait en juin un afterwork
dédié à l’avenir de la voiture
électrique.
40 | Beci Rapport d'activités 2019
׉	 7cassandra://c1fqBEzNBFX7mCUOr-0XakCZBQSM59-Azo_ky7gLHhw-.` ]rc
Ӹy׉E06.09.2018 u
11.09.2018 u
Beci Golf Trophy : une journée
de networking tout en détente et
au grand air, au golf de Pierpont.
Zinner Circle pour les entrepreneurs
néerlandophones de
Bruxelles, au Cinéma Palace.
t 02.10.2018
t 20.09.2018
2 octobre 2018 : le mémorandum
Beci est remis aux ministres
bruxellois lors de l’événement
Brussels Meets Brussels, au
Cercle de Lorraine.
Les Halles Saint-Géry accueillent
l’afterwork ‘Sprout to Move
for Brussels’, en présence des
ministres de la Mobilité François
Bellot (fédéral) et Pascal Smet
(Région bruxelloise).
29.11.2018 u
04.02.2019 u
L’économie circulaire et sa
mise en pratique étaient au cœur
d’un Afterwork organisé au MAD
Brussels.
Thierry Geerts, CEO de Google
Belgium, était l’invité d’honneur
de notre premier Zinner Circle
2019, chez Belfius.
t 21.02.2019
t 08.02.2019
Racontez-nous votre plus
gros échec, et tirons-en
les leçons : dans le cadre du
programme reStart, Beci et le
réseau Womenpreneur invitaient
quatre entrepreneurs à se confier.
Hack & Cheese : un exercice
de réflexion collective autour de
la mobilité – et d’une plateau de
fromages – en partenariat avec
Hack Belgium.
26.06.2019 u
04.07.2019 u
Green Afterwork chez Be-Here,
nouveau pôle d’activités économiques
urbaines, implanté dans
l’ancien bâtiment Byrrh.
Rendez-vous de l’été, la Garden
Party de Beci était placée sous
le thème « Best of Belgium ».
Beci Rapport d'activités 2019 | 41
׉	 7cassandra://bePSYG7uA7X_h00UAXndPLfYOi7yDZmEZSeigIwbJUc*+` ]rc
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ӸyρבCט   ́u׉׉	 7cassandra://8FCAlNH1EK-8F7xLwdHpNN6_RG-aSVYkq-7DOgogPPs r`׉	 7cassandra://BwvJoeqeYYK0bc-YJIkJyZzcKqYiLcCGlowfT1NU8Zsk-`z׉	 7cassandra://M6pwTSXtmwM4017beLMUUkjNfmitwmqYpSzvImVScSw$^` ׉	 7cassandra://cuXIyq1x5ZM7gO45wBGgVFJahQ5Da6ELuak9E-xhjCM ͨ͠y]rcӸz2נ]rcӸz5 ̺`
9ׁHhttp://W.INT/SO/RS/RE.22ׁׁЈנ]rcӸz4  =U9ׁHhttp://Daoust.beׁׁЈ׉EOfête ses 65 ans et
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42 | Beci Rapport d'activités 2019
Agréments: Wallonie: W.INT/SO/RS/RE.22, Flandre: VG.163.BUOP, Bruxelles: 00391. Agréments Titres-Services: Bruxelles: B40063, Wallonie: W40063, Flandre: V40063.
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