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Financer
l’entreprise
Crowdfunding,
tax shelter, subsides,
plans d’actionnariat
pour employés, entrée
en bourse…
Financement :
une aventure humaine
P.14
ReStart :
un entrepreneur qui
rebondit en vaut deux
P.31
Gestion des ressources :
nos entreprises
championnes !
P.40
ISSN 2406-3738
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Londres, si proche
À l’heure où nous écrivons ces lignes, Mme Theresa May a officiellement
lancé le processus du « Brexit », en annonçant le déclenchement par la
Grande-Bretagne du fameux article 50 du Traité de l’Union Européenne. Pour
la première fois, un État membre de l’UE décide d’en sortir. Même si nous le
déplorons, nous devons prendre acte de ce choix, démocratiquement exprimé
dans les urnes.
Par la loi de la géographie, la Grande-Bretagne n’en reste pas
moins notre voisine. Elle est aussi l’un de nos principaux partenaires
économiques, au 4e
rang de nos échanges commerciaux
– et même au 1er
rang en dehors de la zone euro. La Grande-Bretagne,
c’est 45 % du trafic du port de Zeebruges. C’est aussi
8 % des exportations de biens de la Région de Bruxelles-Capitale.
Pas moins de 700 entreprises bruxelloises, totalisant
55.000 emplois, ont des échanges avec la Grande-Bretagne. La
chute de la livre sterling et la perspective de droits de douanes
transmanche représentent donc de sérieux risques, dont on aurait tort de sous-estimer
l’impact potentiel sur notre économie – laquelle est certainement plus exposée
que celles d’autres pays européens.
Notre intérêt bien compris est donc de préserver autant que possible la relation économique
avec la Grande-Bretagne – et c’est aussi l’intérêt des Britanniques. Car
au-delà de cet épisode douloureux, nous ne devons pas oublier ce qui est en jeu :
c’est la pérennité des principes du libre-échange, qui eux-mêmes sous-tendent le
marché commun, fondement de notre prospérité ces soixante dernières années.
Mais le Brexit, ce pourrait être aussi une opportunité pour Bruxelles. Avant tout, dans
cette période de crise où les acquis européens sont mis en doute, Bruxelles doit réaffirmer
son rôle de capitale européenne – qui reste son principal atout. Carrefour
économique et politique, Bruxelles concentre les institutions internationales. C’est
une ville cosmopolite et polyglotte, qui présente une forte densité d’universités et de
hautes écoles. Qui offre aussi un vaste parc immobilier à des prix favorables. Last
but not least, c’est la capitale la plus proche de Londres, à deux heures d’Eurostar à
peine.
Et puisque Brexit il y a, Bruxelles peut en tirer parti. Elle a même de sérieux arguments
à faire valoir pour rapatrier les sièges de certaines institutions européennes,
ou pour séduire des entreprises aujourd’hui basées à Londres et qui, elles, ne veulent
pas se couper du marché européen. En particulier dans le secteur financier, où
4.500 institutions bancaires ont déjà une présence à Bruxelles.
Pour relever ce pari, il faudra faire preuve de clairvoyance et de cohésion : il est
indispensable que la Belgique parle d’une seule voix
Thierry Willemarck, Président de BECI
pour positionner sa capitale. C’est ce que réclame BECI, avec force. Il
serait inadmissible que les intérêts de Bruxelles – principal moteur économique du
pays – soient victimes des chicaneries belgo-belges.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
1
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SOMMAIRE
Think Tank
4
7
BECI online
Carabistouilles
8 Pour ou contre le Pacte d’Excellence ?
9
Table ronde : mobilité partagée
International
12 Transports : l’Europe en appelle aux projets
13 Serez-vous l’un des Brussels Best Exporters ?
Topic : Financer l’entreprise
14 Monter un financement : une aventure humaine
18 Crowdfunding : PME cherchent fonds de roulement
21 Le tax shelter pour start-up : attachez vos ceintures !
23 Il y a probablement un subside pour vous...
24 Les plans d’actionnariat salarié, un levier trop peu soutenu
26 La bourse veut se montrer plus accessible aux PME
Entreprendre
30 Starter : Bubble’s
31 ReStart : un entrepreneur qui rebondit en vaut deux
33 Trois idées reçues sur les voitures électriques
34 Summer Workshops
35 La médiation, source de créativité sans précédent
38 Vos cotisations sociales en 2017
39 Le retour au travail après une longue absence
40 Gestion des ressources : nos entreprises championnes !
44 Be Circular 2017 – c’est reparti !
45 Transition : Lionel Jadot, l’artisan-designer upcycler
46 Quiz time : Testez votre savoir-vert !
Community
47 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
50 BECI-CCIB : PV de l’Assemblée Générale du 5 octobre 2016
51 BECI-UEB : PV de l’Assemblée Générale du 5 octobre 2016
53 News
55 Demandes d’admission
55 Index
56 Agenda
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 24 – Avril 2017
Au mois
mai :
L’économie
du bonheur
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Younes Al Bouchouari, Pierre Chaudoir,
Johan Debière, Vincent Delannoy, Ophélie
Delarouzée, Thierry Duquesne, Olivier Fabes,
David Hainaut, Gaëlle Hoogsteyn, Julien Ide,
Tulay Kasap, Laura Rebreanu, Victor Lepoutre,
Amaury Mechelynck, Patricia Mignone, Guy
Van den Noortgate, Peter Van Dyck, Miguel
Van Keirsbilck, Dimitri Van Rossum, Morgan
Van Cleven et Laurie Verheyen.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
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Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
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BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
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La Semaine des
Entrepreneurs
24
27
avril
Venez échanger des idées et
vous créer de nouvelles opportunités
Travail et vie privée, nouvelles technologies, anticiper les besoins des clients…
Voici quelques-uns des thèmes abordés lors de la Semaine des Entrepreneurs.
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sous réserve du nombre de places disponibles auprès d’ING Belgique, maximum 150 places par conférence. ING Belgique SA – Banque – avenue Marnix 24 – B-1000 Bruxelles – RPM Bruxelles – TVA : BE 0403.200.393 –
BIC : BBRUBEBB – IBAN : BE45 3109 1560 2789. Courtier d’assurances inscrit à la FSMA sous le numéro 12381A. Éditeur responsable : Marie-Noëlle De Greef – Cours Saint-Michel 60 – B-1040 Bruxelles.
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BECI ONLINE
Dans votre newsletter de mars
Saviez-vous que BECI peut se charger
d’accomplir pour vous une série de formalités
obligatoires ? Activation ou radiation
à la TVA, demande d’extraits de la
Banque Carrefour des Entreprises, dépôt
d’actes, dépôt de comptes annuels,
enregistrement de baux, publications
au Moniteur… Autant de démarches que
BECI peut accomplir, pour vous permettre
de vous consacrer à l’essentiel :
le développement de vos activités.
Plus d’info ?
Contactez Jocelyne Hincq, 02 563 68 57
jh@beci.be.
À lire sur notre site web : quelques
conseils pour aborder la négociation
interculturelle avec des partenaires iraniens
– et mettre toutes les chances de
votre côté :
1. Prenez conscience de la différence de
valeurs culturelles
2. Gare aux stéréotypes
3. Ne négligez pas les préliminaires
4. Sur un pied d’égalité
5. Évitez les délais
Article complet :
www.beci.be/international/je_developpe/
46,9 %
4 BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
c’est le score moyen obtenu par les
participants à notre quiz « écoresponsable
». Une majorité de participants ont
su répondre correctement à 3 questions
(sur 6), ce qui correspond à un niveau
« intermédiaire ». La preuve qu’il reste
un potentiel d’amélioration (et d’économies
!) dans les entreprises. Et vous,
voulez-vous faire le test ? Rendez-vous
page 46 !
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BECI ONLINE
Social Media
Faites connaissance avec nos nouveaux
membres sur notre page facebook ! Parmi eux,
ce mois-ci : le bureau de consultance Micropole.
L’échec est un diplôme » : telle est la devise du
programme reStart de BECI, pour aider l’entrepreneur
failli à relancer un nouveau projet
entrepreneurial. Le programme a été présenté
le 9 mars en présence du ministre de l’Économie
Didier Gosuin. Voir notre article en p. 31.
L’Export Toolbox, ce sont une douzaine de fiches
thématiques, développées en collaboration avec
des experts, pour vous aider à déployer vos activités
à l’international. Elles sont consultables
sur notre site web. En exergue ce mois-ci :
comment déterminer la TVA applicable à vos
livraisons de biens et prestations de services à
l’étranger ? Plus d’info : www.beci.be/international/j_exporte/
Par
l’intermédiaire de BECI, le ministre
Pascal Smet s’est adressé aux entreprises
bruxelloises pour présenter sa
vision de la mobilité urbaine.
Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
5
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$Publi-reportage
Leo Grimberg
Fondateur de Panadas factory.
“Ingénieur informaticien de formation, je n’avais aucune
expérience de travail avec des ouvriers.”
“Quand on recrute, un CV ne veut pas toujours dire grand chose.
Dès lors, il est parfois difficile d’y voir clair.
Actiris m’aide à définir les profils que je recherche et filtre
les candidats pour moi.”
‘‘Selon moi, Actiris est une référence en matière de recrutement de personnel
lors du lancement d’une nouvelle entreprise.’’
Fondée en 2010, Panadas Factory est une
entreprise agro-alimentaire spécialisée
dans la production de surgelés.
Son créateur, Leo Grimberg, évoque ses
recrutements depuis le début de son projet.
✓Pourquoi avoir fait appel à Select Actiris pour vos
recrutements ?
Quand j’ai créé Panadas Factory, je venais d’arriver
en Belgique et j’avais besoin de conseils sur les aides
à l’embauche. J’ai donc très logiquement contacté
Actiris. Le consultant qui s’est occupé de moi a été
très efficace et a agi concrètement. Mon premier
employé est arrivé grâce à une FPI (Formation professionnelle
individuelle). Très vite, le nombre de travailleurs
dans l’entreprise a augmenté. Avec Actiris, on a mis
en place un plan à moyen et long terme pour la gestion
du personnel.
✓En quoi cela vous a-t-il aidé à développer votre
entreprise ?
Sans les aides à l’embauche de type FPI et Activa, je
n’aurais jamais pu lancer mon entreprise.
Maintenant, j’embauche des personnes en CDI mais,
au début, cela n’était pas possible pour Panadas.
Selon moi, Actiris est une référence en matière de
recrutement de personnel lors du lancement d’une
nouvelle entreprise.
Panadas Factory en chiffres
• 20 collaborateurs
100%
4.000
empanadas
préparés par jour
des travailleurs
embauchés via Select Actiris
Avec le soutien du Fonds social européen
✓Quels sont vos projets ?
L’entreprise continue de grandir donc je vais encore
recruter prochainement, toujours avec l’aide de
Select Actiris. Les profils se diversifient.
À chaque évolution de l’entreprise, nous faisons le
point sur les possibilités en matière de personnel.
Maintenant, nous allons ouvrir un restaurant et des
points de vente direct.
Dès lors, nous recherchons des profils bien différents
de celui des ouvriers que nous avons embauchés
jusqu’ici.
Vous aussi vous souhaitez
tester nos services ?
Contactez-nous au 02 505 79 15
ou employeurs@actiris.be
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CARABISTOUILLES
La Formule électrique repassera (ou pas…)
Dans une cacophonie hallucinante entre la Ville, la Région
et Koekelberg, qui prouve une fois de plus l’impossible
gouvernance de notre capitale, le GP de Formule
électrique prévu le 1er
juillet du côté de la Basilique a
donc été finalement annulé. Bruxelles aurait été le centre
d’intérêt de 200 millions de téléspectateurs et d’internautes,
dont 30 % de Chinois et d’Indiens. Avec à l’Europe
des colloques sur l’avenir de l’électrique soutenus par le
commissaire européen espagnol Miguel Arias Canete.
Nos hôtels et restaurants auraient fait le plein. Tant pis,
la chance repassera (peut-être).
Même Audi, futur potentiel partenaire de l’épreuve, est
resté les bras ballants face à ce manque de clairvoyance
global. Et on rappelle que le financement était privé. Il
suffisait à nos politiques de dire « oui ».
22 octobre 1972
C’est la date du dernier match officiel de football,
Union-Saint-Gilloise contre Standard de Liège. 45 ans
de disette pour les fidèles supporters de l’Union, qui
prendront fin le 14 avril – et au Roi Baudouin s’il vous
plaît ! Une forme de Manneken Pis contre Tchantchès
dans le cadre des play-offs 2.
Jack dans le sillage de Facebook et Snapchat
Jack Abrams (ex-Pain Quotidien, ex-Wilink) a perdu ses
parents très jeune et il a passé son enfance dans l’espoir
de recevoir un message de leur part. C’est la genèse
d’une application qui permet d’envoyer des messages
programmés, que l’on ne peut ouvrir qu’à une date choisie
par l’expéditeur. Rejoint par Michel Tombroff, le créateur
de Softkinetic (le système qui a permis de jouer de
manière interactive à la Playstation), Jack truste tous
les prix. D’aucuns lui promettent le même succès que
Snapchat, qui vient de faire une entrée fracassante en
bourse. Un seul regret : ils ont basé leur société à Lasne…
Rouler sans boîtier, plus grave que rouler sous influence ?
En ville, on n’aime pas trop entendre vrombir les
camions. Mais quand on fait ses courses, on apprécie
de trouver des rayons bien garnis. La solution ?
Bannir les camions du centre et préférer les camionnettes.
C’est un peu l’idée de la taxe kilométrique
pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes.
Et comment ça marche, le contrôle de cette taxe
kilométrique à Bruxelles ? Prenons un cas réel. Ce
contrôle a-t-il eu lieu au centre-ville ou en deuxième
couronne ? Pour préserver la circulation, soulager
les habitants ? Pour éviter des émissions inutiles ?
Pas du tout. Ce contrôle est-il représentatif ? Nous
l’ignorons.
Si vous êtes contrôleur en quête de performance,
postez-vous de préférence en bordure de la ville et à
proximité de l’autoroute. Encore mieux, placez-vous
en embuscade à la sortie du dépôt d’un grossiste
dont les 50 camions livrent des produits frais aux
traiteurs, supermarchés, collectivités, écoles…
3.500 livraisons par semaine : vous arriverez bien à
coincer quelqu’un sur les 300 mètres qui séparent le
site de l’autoroute, située en Région flamande. Et ça
marche !
Un boîtier qui ne s’enclenche pas au démarrage, ça
arrive. Le conducteur sort à peine du site et… crac
dedans. Actions correctives ? Non. Il faut payer surle-champ,
sinon le camion sera immobilisé. Ce sera
1.000 euros. Comment ? Oui, 1.000 euros à débourser
immédiatement. Le patron n’a qu’à venir régler
l’addition. Pourquoi une telle rigueur ?
En réalité, un automobiliste lambda qui a bu quatre
bières pourra s’en sortir nettement mieux ! Pas de
confiscation de papiers. Pas d’immobilisation du véhicule.
Pas d’amende à payer sur-le-champ. Deux
poids, deux mesures. Au moins, que le paiement
puisse se faire plus tard. Sinon, le citoyen pourra
s’interroger : rouler sans boîtier est-il plus grave que
rouler sous influence ?
B. Russel
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
7
Trop is teveel
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POUR OU CONTRE
Le Pacte d’Excellence
L’idée d’une réforme ambitieuse de l’enseignement
francophone rassemble et sa nécessité est consentie
par tous. Mais le « Pacte d’Excellence » appelle des
changements majeurs, notamment dans l’enseignement
qualifiant. Les voies choisies restent à préciser et
leur mise en pratique soulève certaines appréhensions.
Ophélie Delarouzée
Olivier Remels, secrétaire
général de la Fondation pour
l’Enseignement1
Ce Pacte est celui des acteurs de terrain et cette démarche
bottom-up est historique. Il y a consensus sur
les constats et les grandes ambitions qui l’animent :
le chômage des moins de 25 ans avoisine encore les
27 % en Fédération Wallonie-Bruxelles ; les jeunes qui
ne sont ni dans un parcours éducatif ni de formation (les
« neets », ndlr) sont plus de 13 % pour 5 % d’emplois non
qualifiés ; l’étude PISA 2015 classe la Belgique francophone
26e
sur 38 en mathématiques, 28e
en sciences et
8e en lecture, et les meilleurs résultats tendent à baisser.
Il y a une forte corrélation entre le décrochage scolaire
et l’indice socio-économique des élèves.
Pour la première fois, les acteurs s’accordent pour traiter
les problèmes de manière globale et systémique. On
vise par exemple à développer les pratiques collaboratives
entre enseignants, qu’on sait vecteurs de réussite.
Les écoles seront mieux accompagnées grâce à la
réforme de la gouvernance et le pilotage par objectifs.
Des moyens importants seront dégagés pour limiter le
redoublement, qui coûte cher d’ailleurs. Le pacte devrait
nécessiter 220 millions en vitesse de croisière, mais
l’essentiel sera trouvé dans des marges à l’intérieur du
système, en faisant mieux qu’aujourd’hui. Le tronc commun
sera bien davantage pluridisciplinaire. On va notamment
ajouter aux domaines d’apprentissage de base
l’éveil polytechnique aux métiers, à l’art, au numérique,
et même l’esprit d’entreprendre. Par une orientation
positive construite au sein du parcours de l’élève, on va
sortir de cette logique de relégation du général vers le
qualifiant.
Le Pacte veut aussi simplifier le paysage, éviter d’avoir
plusieurs parcours pour un même métier. De plus, des
options surpeuplées mènent peu à l’emploi et d’autres
sont désertées alors qu’elles offrent des débouchés.
L’offre d’options tiendra mieux compte du contexte socio-économique
local pour favoriser l’accès à l’emploi.
L’enseignement qualifiant collaborera plus largement
avec les acteurs sectoriels.
Joseph Thonon, président
communautaire de la
CGSP-Enseignement
Le Pacte n’est jamais qu’une somme de bonnes intentions.
Les gouvernements successifs devront le mettre
en œuvre et le diable est dans le détail. La concrétisation
politique appelle une vigilance syndicale constante, aussi
bien pour la qualité du système éducatif que pour les
enseignants.
Pour le projet de pilotage des écoles, on ne veut pas de
sanctions individuelles sur un contrat d’objectifs collectif.
Le contrôle et les sanctions des enseignants doivent être
séparés du système de pilotage, sinon cela devient du
management d’entreprise privée. La mixité devrait être
renforcée avec la remédiation et avec la prolongation du
tronc commun. Mais, pour qu’on n’ait pas des contenus
et des niveaux complètement différents, il faudrait un
référentiel beaucoup plus strict. S’il est un peu vague, les
quatre réseaux continueront à avoir des programmes et
des applications différents. Revaloriser l’enseignement
technique et en faire un vrai choix doit aussi participer
à la mixité. Ici, la première crainte tient au fait que la
formation qualifiante va être réduite de quatre à trois
ans. L’enseignement professionnel et l’enseignement de
qualification, qui comprend plus de cours généraux et
techniques, vont être ramassés en une seule filière et
cela pose de nombreuses questions. Les entreprises se
disent incapables de fournir les stages actuels et il est attendu
qu’elles s’impliquent plus dans la formation. Quant
à la certification prévue par unités, elle est encore expérimentale
et cause des problèmes : lassitude de répéter
une même action avant de passer à la suivante, lourdeur
administrative... Si l’évaluation n’est pas positive, le pacte
prévoit de penser un autre système unique.
Nous avons certes reçu des garanties pour l’emploi.
Les normes de fermeture des écoles de petite taille
qui n’avaient que du qualifiant vont être abaissées. Les
départs en pension pourraient permettre le non-remplacement
d’enseignants, mais une requalification sera
nécessaire afin que certains puissent glisser d’un poste
à l’autre.
1. La Fondation pour l’Enseignement a présidé le groupe de travail pour nourrir la réforme de l’enseignement technique et professionnel.
8 BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
© Thinkstock
׉	 7cassandra://SHQuaYVncuHoRuqPEGiJ32Z-cH_llMMKMltafaObkeIh`̵ Xj䰲03׉E8TABLE RONDE
Mobilité partagée : des solutions à trouver
ensemble
Parce qu’elle représente un enjeu fondamental pour le développement économique
de tout Bruxelles, la mobilité a constitué le thème d’une récente table ronde organisée
par BECI. Elle a réuni les représentants de plusieurs sociétés de la capitale
liées au transport partagé.
A
vec des prévisions et des chiffres bruxellois assez
pessimistes quant à la situation des transports
d’ici 2030 – 30 secondes en plus pour parcourir
un kilomètre, vitesse moyenne de circulation en
chute de 25 %... – la mobilité dans la capitale reste une
question cruciale. En témoigne la participation à cette
table ronde d’une bonne vingtaine de représentants
bruxellois de sociétés de transport partagé, visiblement
soucieux et impliqués face à cette problématique. Avec
comme mot d’ordre : trouver des solutions. Au plus
vite, même ! L’occasion de prendre le pouls auprès de
quelques entrepreneurs du secteur et d’apprécier, malgré
la frustration généralement ressentie, le respect et
la cordialité régnant entre les acteurs.
Préoccupation partagée
Serge Starckmann, qui œuvre pour Zen Car, une société
de location de véhicules électriques pour les déplacements
courts à Bruxelles, faisait partie des premiers
à s’exprimer: « Nous sommes en train d’élargir notre
réseau bruxellois sur les 19 communes. Il y un souci,
chacun l’aura constaté, mais la ville jouit pourtant d’un
beau potentiel et d’une belle marge de progression en
la matière. » Un avis partagé par Gus van Rijckevorsel,
gestionnaire d’une application de covoiturage visant
les grandes entreprises (Kowo). Comme la plupart des
intervenants, il faisait part de sa déception face aux
problèmes de mobilités qui finissent par miner la motivation
de chacun et, indirectement, le développement
économique de la ville.
« Nous devons trouver les solutions de mobilité tous ensemble,
pour que tout le monde en profite », soulignait
Laurent Baeke (CarAmigo, location de voitures entre
particuliers). « Oui, il faut impérativement trouver des
alternatives concrètes. Un pas est à franchir, et nous
avons sans conteste chacun un rôle important à jouer »,
abondait Joost Verdiesen (Uber).
Fiscalité
Plusieurs fois, la surabondance des voitures a été évoquée,
et pas uniquement pour des zones bien connues
comme le boulevard Reyers, le Ring ou les Quatre-Bras
de Tervuren... Une étude récente l’a encore confirmé :
Bruxelles reste bel et bien l’une des villes les plus
congestionnées d’Europe. Rien d’étonnant à ce que plusieurs
sociétés de covoiturage (comme Taxi Stop) ou de
scooters partagés (Scooty), très tendance eux aussi, se
soient jointes à la table ronde.
Parmi les participants qui se sont exprimés figuraient
notamment Morena Krcmar et Patrick Foster (Drivy, location
de voitures), Anne-Claire Vanfleteren (Commuty,
covoiturage), Étienne Rigo (Octa+, mais aussi sa jeune
filiale Modalizy, qui propose une carte pour gérer un
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
9
David Hainaut
© Reporters
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budget mobilité) ou Kate Croisier (Zipcar, autopartage).
Des nombreux thèmes abordés, on retiendra notamment
la fiscalité, peut-être à revoir dans certains cas
(« Il faudrait établir un cadre clair autour de la taxation,
qui se situe à un niveau anormal pour les entrepreneurs
», estimait Gus van Rijckevorsel), mais aussi
l’essor des taxis partagés, ainsi que le développement
actuel des applications de covoiturage.
Des travailleurs demandeurs
Comme l’a déclaré Xavier Dehan, chargé de mission
auprès de BECI, « Il serait important pour chacun de
se concerter avec les syndicats, de sorte à ce que tous
les travailleurs, eux-mêmes demandeurs d’améliorations
pour circuler, soient concernés. Nous devons bien
nous rendre compte que, si la mobilité est aujourd’hui
identifiée comme le problème n°1 par la moitié des entreprises,
ce chiffre va encore considérablement gonfler
dans les mois et les années à venir. On annonce même
une augmentation de 44 % des besoins de transport à
Bruxelles, d’ici une petite quinzaine d’années ! »
Gus van Rijckevorsel (Kowo)
la presse, sur le projet Good Move – ce site internet permettant
aux usagers d’émettre leurs avis sur la thématique
de la mobilité. « Cela risque d’être utopique d’imaginer
des pistes de réflexion de ce côté », commentait
Ischa Lambrechts, conseiller mobilité de BECI, assez
dubitatif quant à une réelle participation des utilisateurs.
Ou, pour utiliser la formule plus directe d’Étienne
Rigo (Modalizy), « On n’est vraiment pas sortis de l’auberge…
».
Se montrer imaginatif
Bref, on sent qu’il est « moins une », notamment pour
éviter la fuite parfois envisagée de certains entrepreneurs
bruxellois, dans le cas où ces problèmes de
congestion perdureraient.
Olivier Willocx (BECI)
Xavier Dehan, qui a rappelé le travail de fond accompli
par BECI dans son Livre Blanc de la Mobilité, régulièrement
mis à jour, a par ailleurs indiqué que Bruxelles
tendait curieusement à réduire le nombre de ses emplacements
de parking. « Il y a pourtant encore assez de
place pour tout le monde à ce niveau, mais nous venons
de perdre 60 000 unités de parking en quelques années
à peine. C’est beaucoup. »
Prendre des engagements communs
Olivier Willocx, Administrateur délégué de BECI, a quant
à lui plusieurs fois insisté sur la puissance potentielle de
l’effet de groupe. Un rappel utile : « C’est important et
toujours plus efficace de prendre des engagements ensemble,
répétons-le. Vouloir agir seul dans son coin n’a
plus beaucoup de sens. La communication entre tous
les acteurs est primordiale. Il s’agit aussi de convertir
ceux qui ne semblent pas concernés. Si certaines personnes
sont prêtes à modifier leurs comportements,
alors on pourrait faire changer les comportements de
tout le monde. »
À la question « Que pouvons-nous faire ensemble, exactement
? », Olivier Willocx répondait, par exemple, par
l’élaboration d’un catalogue d’alternatives et, pourquoi
pas, une campagne réfléchie, destinée à sensibiliser
tous les acteurs et le public. Sans surprise, il s’est également
interrogé, comme quelques jours plus tôt dans
10 BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
Mais gageons que le Plan Régional de Mobilité puisse
un jour – réellement – améliorer la mobilité à Bruxelles.
Jan De Brabanter, secrétaire général adjoint de BECI,
le répétait : « Un appel doit être lancé vers toutes les
entreprises. Les partenaires doivent se consulter. Cela
ne pourra qu’avoir une influence. »
Parallèlement aux réactions collectives, vivement souhaitées,
il appartient à chacun, entrepreneur ou particulier,
de se montrer imaginatif pour entrevoir l’une ou
l’autre solution. « Est-ce que sur Bruxelles, nous ne serions
finalement pas capables, un jour, de prendre des
engagements sociétaux ? Ne serait-ce pas là l’occasion
de montrer un exemple ? », martelait Olivier Willocx.
Bruxelles, via ses entrepreneurs, semble en tout
cas avoir les atouts en main pour poursuivre cette vaste
remise en question. Et ainsi anticiper l’avenir de la mobilité
avec sérénité et lucidité. ●
Étienne Rigo (Modalizy)
© Reporters
© Reporters
© Reporters
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ma station
du futur !’’
Dany
Le Pionnier de la mobilité intelligente a ouvert
ses portes à Etterbeek. Venez découvrir la
station de la mobilité future.
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Transports : l’Europe en appelle aux projets
L’Union Européenne est décidée à améliorer ses infrastructures de transport – et elle
est prête à y mettre les moyens : un appel à propositions a été lancé au mois de février,
soutenu par une combinaison inédite d’instruments financiers.
Emmanuel Robert
L
iaisons transfrontalières, gestion du trafic ferroviaire
et aérien, transport routier intelligent :
les besoins à combler ne manquent pas pour garantir
de meilleures connexions au sein de l’Union Européenne
et améliorer les infrastructures de transport. Ce
chantier, prioritaire pour le développement économique
de l’UE et générateur d’importants contrats pour les entreprises,
va bénéficier de nouveaux financements.
Au mois de février, la Commission européenne a lancé
un appel à propositions d’un nouveau genre, dit « blending
» (« mixte ») : il s’agit de combiner les subventions
existantes du MIE (le Mécanisme pour l’Interconnexion de
l’Europe), à hauteur d’un milliard d’euros, avec d’autres
instruments financiers publics ou privés, au premier rang
desquels l’EFSI (le Fonds européen pour les investissements
stratégiques, bras financier du « plan Juncker »).
Une combinaison inédite au service d’un double objectif :
relancer l’investissement pour financer des projets innovants
et durables, tout en soutenant les emplois nécessaires
pour mettre ces infrastructures en place.
L’appel contribue à la mise en œuvre de la stratégie européenne
pour une mobilité « décarbonée » et soutient
d’autres investissements dans le transport durable : « La
mobilité du futur doit être propre, connectée et concurrentielle,
et requiert de nouveaux modes de financement »,
déclare Maros Sefcovic, vice-président de la Commission
européenne pour l’union de l’énergie. « L’appel à propositions
est une première étape importante à cet égard. Il
servira de base aux travaux que nous engagerons cette
année afin de mettre en œuvre la stratégie européenne
pour une mobilité à faible taux d’émissions.»
« Concrétiser notre vision d’une mobilité sans rupture,
intelligente et durable en Europe nécessite des investissements
que les fonds publics ne peuvent pas financer
à eux seuls », ajoute Violeta Bulc, commissaire pour les
transports. « C’est la raison pour laquelle nous lançons
une solution innovante qui permettra de tirer le meilleur
parti de nos ressources, et de libérer le potentiel inexploité
d’investissements privés. »
Des opportunités pour les entreprises
Afin de recevoir l’appui du MIE, les candidats devront démontrer
que leur projet est financièrement suffisamment
crédible pour obtenir un financement complémentaire
d’institutions de financement publiques ou privées.
L’accent sera mis sur les projets qui visent à éliminer les
goulets d’étranglement, à soutenir les liaisons transfrontalières
et à accélérer la numérisation des transports, à
12 BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
garantir des systèmes de transport durables et efficaces,
et à améliorer l’intermodalité et l’interopérabilité du réseau
de transport. Sont notamment concernés les nouvelles
technologies et les systèmes de gestion du trafic tels que
le système européen de gestion du trafic ferroviaire, les
systèmes de transport intelligents pour la route, ou encore
le programme de recherche sur la gestion du trafic aérien
dans le ciel unique européen.
L’appel à propositions s’adresse à de grands projets (d’un
montant est supérieur à 10 millions d’euros), mais les
PME auraient tort de s’en désintéresser. D’une part, certains
projets peuvent les concerner directement ; d’autre
part, les projets retenus impliqueront très certainement de
multiples acteurs dans la chaîne de valeur – dont de nombreuses
PME, en tant que sous-traitantes d’autres acteurs.
Les PME de divers secteurs potentiellement concernés
(transports, mais aussi travaux publics, IT, etc.) seront donc
bien inspirées de suivre l’avancement des dossiers. Seuls
les travaux (et non les études) seront soutenus.
Deux dates limites sont prévues pour le dépôt des propositions
: le 14 juillet et le 30 novembre 2017. La procédure
« blending » est alors décomposée en trois étapes : dépôt
d’un dossier de demande de subvention ; puis une procédure
d’évaluation et de validation des projets retenus ; enfin,
la finalisation et la signature des conventions de subvention.
●
Plus d’Info ?
https://ec.europa.eu/inea/en/
connecting-europe-facility
Jean-Philippe Mergen,
02 210 01 77 – jpm@beci.be.
© Thinkstock
׉	 7cassandra://jzoSjt6sauwQzU80Jd-9-2w0nNzrowAHQCEVQC0TF3gZ`̵ Xj䰲03׉E7INTERNATIONAL
INSCRIPTION OUVERTE JUSQU’AU 21 AVRIL
Serez-vous l’un des Brussels Best Exporters?
Organisés par Bruxelles Invest & Export, les Brussels Best Exporters visent à récompenser
et encourager les entreprises bruxelloises performantes sur les marchés
étrangers. Cette année, ce pourrait être vous ! Pourquoi pas ? Gaëlle Hoogsteyn
P
our leur 4e édition, les Brussels Best Exporters
restent fidèles à leurs objectifs : mettre en lumière
les plus belles réussites bruxelloises à
l’international et souligner toute l’importance des exportations
pour le développement de l’économie régionale
– ainsi que pour l’emploi.
Le palmarès témoigne à souhait du dynamisme et de la
diversité des entreprises bruxelloises : MobileExpense
(catégorie services) et Sterop (catégorie biens), ont été
sacrées toutes deux lauréates en 2015. La première
automatise la gestion des frais professionnels via une
application web et la seconde est spécialisée dans les
produits pharmaceutiques. En 2013, Numeca, experte
en logiciels de simulation des écoulements de fluides,
et Telelingua, société de traduction, avaient remporté le
Prix, précédées en 2012 par les sociétés Maille France,
spécialisée en lingerie fine, et 3 E, experte en logiciels
dans le domaine de l’énergie renouvelable.
Six PME bruxelloises seront à nouveau nominées : trois
par catégorie (biens et services). Toutes les six verront
la présentation vidéo de leurs activités diffusée lors de
la cérémonie. Elles recevront d’ailleurs cette capsule
vidéo pour leur communication future ainsi qu’un trophée
dû au créateur bruxellois Jean-François D’Or. Par
ailleurs, grâce aux partenaires du concours, elles recevront
une formation en langues ainsi que deux billets
d’avion pour un voyage de prospection. La PME lauréate
dans chaque catégorie se verra en outre octroyer le
remboursement de frais consacrés au développement
de son activité à l’export, à hauteur de 5.000 euros.
Sans compter la reconnaissance liée au titre de Brussels
Best Exporters vis-à-vis des clients, prospects et
partenaires, ni le moteur de motivation que représente
une nomination pour le personnel de l’entreprise !
Tenté par l’aventure ?
Vous êtes une PME exportatrice établie à Bruxelles depuis
au moins trois ans ? Vos produits ou services ont
franchi nos frontières avec succès ? Alors vous êtes
peut-être l’un des Brussels Best Exporters 2017 ! Rendez-vous
sur www.invest-export.brussels pour le règlement
complet. Vous avez jusqu’au 21 avril pour remplir
le formulaire de participation et le transmettre via
brusselsbestexporters@sprb.brussels. Un panel d’experts
chevronnés évaluera votre présence à l’international
sur la base des critères repris dans le règlement.
Il ne vous reste plus qu’à croiser les doigts et réserver
la date du 28 juin ! Les prix seront remis dans le cadre
prestigieux du Palais des Beaux-Arts par la Secrétaire
d’État au Commerce extérieur, en présence des attachés
économiques et commerciaux de Bruxelles Invest
Brussels Best Exporters 2015, aux Beaux-Arts :
les deux lauréats reçoivent leur trophée.
& Export à l’étranger, ainsi que des entreprises bruxelloises
et des partenaires du concours. À vos marques,
prêts ? Partez ! Inscrivez-vous ! ●
5 bonnes raisons de participer
• Votre entreprise sous le feu des projecteurs : les
lauréats et nominés bénéficient d’une fenêtre d’exposition
sur leur entreprise. La cérémonie de remise
des trophées est aussi une belle opportunité pour
réseauter !
• De belles récompenses à la clé : les Brussels Best
Exporters sont dotés de prix particulièrement utiles
pour le développement de votre activité internationale.
•
Une source de motivation pour votre personnel :
la participation à un concours comme les Brussels
Best Exporters permet de souder vos équipes autour
d’un projet commun. Si une nomination ou une distinction
est à la clé, ce sera la cerise sur le gâteau !
• Une source d’inspiration pour les PME bruxelloises :
les entreprises récompensées sont de véritables
ambassadeurs pour les PME bruxelloises actives
à l’exportation. Elles peuvent convaincre les entrepreneurs
qu’il est possible de se faire une place
dans le commerce international !
• Un label reconnu : les entreprises récompensées
peuvent utiliser le label « Brussels Best Exporters
2017 » dans le cadre de leur communication : une
marque de reconnaissance auprès de leurs clients,
dans leurs activités de prospection et leurs contacts
commerciaux.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
13
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Monter un financement : une aventure
humaine
En 2014, près de 9 PME belges sur 10 ayant introduit une demande de crédit bancaire
l’ont obtenu, en totalité ou en majeure partie. Ceci nous place nettement au-dessus
des 73 % de la moyenne européenne. La qualité du plan financier, la bonne santé
de l’entreprise et le secteur d’activités sont évidemment des critères déterminants.
Mais il semble également que les qualités humaines et la transparence jouent un
rôle non négligeable dans le financement des entreprises.
D’
après une étude de la Banque Centrale Européenne
(BCE), 88 % des PME belges ont obtenu
en 2014 la totalité ou une grande partie de leur
demande de crédit, contre 73 % pour les entreprises européennes.
Si l’accès au financement est relativement aisé
pour les entreprises belges, toutes ne sont évidemment
pas égales face à l’octroi d’un crédit.
Les inégalités
Le secteur semble être un facteur déterminant pour
l’octroi des crédits. Géraldine Lantin est Senior Business
Banking Expert chez Belfius. Chiffres à l’appui, elle dresse
ce constat : « Il y a bien plus de faillites dans l’horeca, la
construction et le commerce de détail que dans les autres
secteurs. Selon une enquête menée par le spécialiste
financier Graydon, le taux de survie à cinq ans des entreprises
dans l’horeca est de 56 %. Au niveau des professions
libérales, il est de 86 %. Dans l’industrie, on est à 75 %,
et la moyenne nationale est de 66 %. Le métier principal
du banquier est de gérer l’épargne de ses clients et de la
transformer en crédit en bon père de famille. Il sera donc
plus circonspect dans les projets concernant les secteurs
à risques. Les entrepreneurs devront dès lors être d’autant
plus convaincants dans ce type d’activités pour nous
démontrer la qualité de leur projet et leur singularité. »
L’âge de l’entreprise a également une influence certaine
sur le taux de refus des crédits. Selon la BCE, celui-ci est
deux fois plus élevé pour les entreprises ayant moins de
cinq ans d’existence. Rien d’étonnant quand on sait que
30 % des entreprises belges ne vivent pas plus de cinq
ans…
14
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
Julien Ide
La taille de l’entreprise marque également la différence.
Selon l’étude précitée de la BCE, les entreprises de 50 à
249 travailleurs ont essuyé en 2014 un taux de refus de
6 %, contre 3 % pour les entreprises dont l’effectif dépasse
les 250 collaborateurs. Des résultats qui n’étonnent
pas Géraldine Lantin : « Lorsqu’une entreprise est plus
grande, elle bénéficie de plus d’expertise. Elle a déjà
souvent passé le stade fatidique des cinq premières années
et peut se prévaloir d’un historique de chiffres et
diversifier ses sources de financement. Cela rassure en
général les banques. »
« Concepteurs de solutions »
Diversifier les sources : telle est sans doute la clé pour
réussir le montage d’un projet. De plus en plus, le banquier
intervient à ce niveau comme un expert qui accompagne
son client entrepreneur. Comme nous l’expliquait Damien
Van Renterghem, CEO de KBC Brussels, il y a quelques
mois, le banquier devient un « concepteur de solutions » :
« Vis-à-vis des PME par exemple, si ne pouvons pas financer
nous-mêmes la totalité de leurs projets, nous
pouvons les conseiller et leur trouver le meilleur montage,
qui pourra impliquer du cofinancement, du crowdfunding,
des subsides régionaux, etc., loin d’une approche de crédit
classique. »
C’est ainsi que KBC Brussels a mis en place un tout nouveau
département pour informer ses clients sur toutes les
possibilités de subsides. « Par exemple, les investissements
généraux peuvent être accompagnés de subsides
allant de 5 à 30 % de l’investissement de départ. Pour les
investissements spécifiques, cela peut monter jusqu’à
© Thinkstock
׉	 7cassandra://Gfvp1tK6a-QjgipIya81vyqSWtWm7YMSM3VVAUTNKCQ4`̵ Xj䰲03׉E|TOPIC
40 % », explique Dimitri Van Rossum, Head of Subsidia@
KBC Brussels1
.
Autre possibilité : le cofinancement par des proches, ceux
que l’on appelle les « FFF » (Family, Fools and Friends),
qui peuvent mettre des liquidités à disposition sous forme
de de capital ou de prêt. « C’est devenu très intéressant
fiscalement depuis la réforme fédérale avec le tax shift
et le tax shelter pour starters », souligne M. Van Rossum.
« À condition de respecter certains critères, lorsque le
FFF prend une participation dans le capital de la société,
il peut bénéficier d’une réduction d’impôt de 30 à 45 %
sur le montant investi. S’il prête de l’argent à la société,
le précompte mobilier est de 0 % sur les intérêts des
premiers 15 000 € prêtés. Il est tout à fait possible de
multiplier les prêteurs afin d’éviter le précompte. Pour
les starters confirmés (en phase de commercialisation), le
crowdfunding est une autre forme de financement qui est
en train d’exploser. Il y a également les business angels,
très en vogue. Ces groupements privés d’investisseurs
apportent non seulement des capitaux, mais aussi leur
réseau et leur savoir-faire. Si l’entrepreneur bénéficie
déjà d’un financement d’une autre structure, c’est un
signe de crédibilité du projet. Le banquier lui accordera
donc plus facilement un prêt. »
« Le fait qu’une entreprise ait déjà obtenu et bien assumé
des crédits par le passé est un élément positif », souligne
Géraldine Lantin (Belfius). « Pour un starter, à défaut
d’historique, la banque se basera sur la crédibilité de son
plan financier. Pour renforcer les projets des starters, il
existe toute une série d’outils d’aides au financement
proposés par les banques elles-mêmes. Je pense à la
garantie du Fonds Européen d’investissement via Belfius,
la SRIB ou encore le Fonds Bruxellois de Garantie. »
Préparer son dossier
Selon Géraldine Lantin, la préparation d’une demande
de crédit d’entreprise doit respecter la « règle des 5 P »:
Personne, Projet, Paiement, Protection et Perspectives.
« Les personnes porteuses du projets sont centrales. Il
faut mettre en avant leurs CV, leurs complémentarités et
leurs expériences. Le projet doit être original et construit
sur des hypothèses tangibles après une mûre réflexion.
Le porteur de projet doit également garantir sa capacité
de remboursement, c’est-à-dire le paiement. Il doit aussi
disposer de protections qui s’expriment sous la forme de
garanties, aux niveaux personnel et/ou professionnel pour
le crédit sollicité. Finalement, l’entrepreneur doit s’engager
dans des perspectives commerciales. Le banquier,
surtout depuis les différentes normes prudentielles qui lui
sont imposées, ambitionne une relation globale avec ses
clients. Le porteur de projet peut montrer son engagement
auprès de la banque en y plaçant son compte privé, en
souscrivant à une épargne pension ou encore à des placements.
Le banquier s’engagera en retour à optimiser
la construction de son patrimoine professionnel et privé
grâce à cette vue d’ensemble globale et à long terme. »
Nicolas Dhaene est directeur adjoint de la chaîne de magasins
Sequoia. Il partage avec nous son expérience de
chef d’entreprise. « Il faut bien sûr un business plan bien
ficelé. Mais je crois qu’il est important aussi de mettre en
avant l’histoire de l’entreprise et de ses fondateurs car ce
sont autant d’expériences sur lesquelles votre banquier
va pouvoir s’appuyer pour vous faire confiance.»
William Barrault est Senior Relationship Manager chez
Triodos, dont l’objectif est de soutenir des projets de développement
durable. « Bien sûr, nous sommes attentifs
au business plan et à la viabilité du projet lorsqu’on nous
demande un crédit. Mais nous finançons également des
entreprises qui démarrent à zéro. Nous avons par exemple
octroyé un crédit au restaurant Près de Chez Nous, situé
dans l’Ilot Sacré. Leur créneau est l’alimentation bio et le
circuit court, à l’opposé de ce qui se fait dans le quartier de
la rue des bouchers. Nous avons pris le risque de financer
cette entreprise qui ne comptait alors que quelques mois
d’existence et moins de dix employés. »
Convaincre son banquier : trois conseils
Nous avons demandé à nos intervenants de livrer quelques
conseils qui devraient vous aider à convaincre votre banquier.
1.
Voir article p.23
NEW USE NEW MOVE
NEW MOVE NEW USE
Prospective 2030. New forms of mobility generate new urban uses,
new urban uses generate new forms of mobility
FORUM 10 & 11.05.2017 BOZAR
BOZAR Center for Fine Arts Brussels
10.05.2017 – 19 :00
Lecture by JAN GHEL
11.05.2017 – 19 :00 – 18 :00
FORUM – 7 workshops - 20 speakers
Informations: http://urbanistes.be/fup/
Organization
With support
Partners
Ed. responsable : Paul Vermeylen, Architects’House rue Ernest Allard 21 à 1000 Bruxelles
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Les nouveaux métiers du
banquier
Géraldine Lantin : « Je recommande de maîtriser les
chiffres clés relatifs au chiffre d’affaire, aux prévisions,
aux marges et à la trésorerie. Lors du premier rendez-vous
avec le banquier, le projet doit déjà être bien ficelé grâce
à une bonne préparation et à un bon accompagnement.
On n’a jamais l’occasion de faire une ‘deuxième première
impression’. Il est très difficile de changer l’opinion d’un
comité de crédit. Il faut aussi voir son banquier régulièrement,
même quand tout va bien. Cela le rassure de
voir un beau bulletin. Il est important de trouver un juste
équilibre entre enthousiasme et pragmatisme. Le projet
doit être crédible et convaincant. Il doit dégager une
rentabilité et une pérennité. Le banquier souhaite bien
connaître son client pour pouvoir lui faire confiance. D’où
l’intérêt mutuel d’une relation globale. »
Dimitri Van Rossum : « Pour maximiser vos chances
d’obtenir un crédit, venez présenter à votre banquier un
véritable business plan ; un plan financier ne suffit pas. Le
plan financier fait partie intégrante du business plan dans
lequel vous expliquerez également le choix de tel secteur,
tel produit/service, tel prix, tel réseau de distribution, une
étude de marché (fournisseurs, clients, concurrence…),
etc. Ne vous oubliez pas non plus ! Présentez-vous, votre
expérience, votre histoire, vos atouts… Donnez à votre
banquier envie de travailler avec vous. »
Nicolas Dhaene : « Il peut être intéressant de partager
sa propre réalité avec son banquier en organisant par
exemple une visite de l’entreprise. Je conseille de faire
preuve d’empathie. L’important pour bien construire son
dossier est avant tout d’écouter les réserves ou les appréhensions
de votre banquier. Si vous rencontrez des problèmes
ou que vous prévoyez des risques ou des obstacles,
dites-le. Vous y gagnerez en confiance et en crédibilité.
Soyez flexible : plutôt que de demander des conditions
précises, prenez l’habitude de demander à vos banquiers
la solution qui leur conviendrait le mieux. »
William Barrault : « Notre décision se forge sur
base des entretiens que nous avons avec
teur de projet. Maîtrise-t-il son dossier
cohérent ? Il est très important que le port
projet ait la fibre entrepreneuriale, qu’il soit
Les déceptions sont rares grâce à ces entr
au cours desquels nous posons énormément
de questions. Notre taux de défaut sur l
crédits est donc très faible, de l’ordre de
0,1 %. Il est impératif d’être honnête et
transparent, même si vous avez des faiblesses.
Les avouer constitue en réalité
une force. Il faut bien sûr que le produit
soit commercialisable. Nous ne pouvons
financer un projet que si nous le comprenons
pleinement. La demande de crédit doit donc
être bien structurée, argumentée et docu
mentée. » ●
Depuis quelques années, le métier de banquier
spécialisé en entreprises se transforme. Il n’est
plus uniquement prêteur ou gestionnaire de capitaux.
Dimitri Van Rossum, Head of subsidia@KBC
Brussels, identifie trois autres activités courantes :
« Le banquier a tout d’abord un rôle d’information.
Nous intervenons de plus en plus dans des
colloques et des conférences pour informer les
entrepreneurs sur la législation et les différentes
possibilités de financement. Mais aussi sur des
procédures dont ils ignorent souvent l’existence
et qui peuvent les aider à vendre un service ou un
produit, par exemple si celui-ci peut faire l’objet
d’un subside au bénéfice du client. »
« La deuxième mission du banquier est de préparer
les dossiers pour les demandes de cofinancement
avec le secteur public. Cela arrive lorsque la
banque refuse d’assumer entièrement le risque.
Dans ce cas, nous redirigeons l’entreprise vers
Brussels Finance (ex-SRIB, ndlr). Malheureusement,
leur gestion est encore trop complexe. »
« La troisième activité du banquier concerne les
garanties. Lorsque l’entrepreneur a besoin d’un
garant pour son emprunt, nous nous tournons vers
le Fonds de garantie bruxellois. Celui-ci peut apporter
sa garantie jusqu’à 500 000 €. »
Par ailleurs, certaines banques dont KBC se sont
lancées dans l’accompagnement plus spécifique
des jeunes entreprises. Ainsi, la plateforme Startit@KBC
accueille actuellement une septantaine
de starters. « Nous leur donnons accès également
à du networking et du coapprentissage. Chaque
starter est accompagné par un mentor externe,
doit suivre certains cours et assister à des conférences
dans le cadre d’une starter academy. »
16
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
׉	 7cassandra://J8gpAlNJ3I9SZcd7XeRMI6NCMdCjlyJgvkZPWs1E4ZYX`̵ Xj䰲03׉E Votre entreprise franchit les frontières
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Crowdfunding : PME cherchent fonds de
roulement
Les entreprises débutantes ne sont pas les seules à pouvoir bénéficier d’une opération
de financement participatif (crowdfunding). Rien n’empêche les PME de faire
appel aux investisseurs privés. « Ne plus dépendre totalement des banques pour sa
croissance : voilà de quoi il s’agit. »
Peter Van Dyck
L
es médias limitent presque systématiquement
le crowdfunding au financement des start-ups.
Il s’agit alors de financement participatif par actions
(equity-based crowdfunding), une façon pour les
investisseurs privés d’investir dans une entreprise débutante.
Or, il existe deux autres formes de crowdfunding :
les dons – pour lesquels on n’attend rien en retour – et le
prêt participatif (crowdlending), par lequel des particuliers
prêtent de l’argent à des PME bien établies. C’est dans
cette dernière catégorie qu’opère Look&Fin, fondée en
2012. « Nous sommes la première plate-forme en Belgique
qui propose aux particuliers de prêter à des PME.
L’atout de la formule réside dans l’opportunité donnée
aux prêteurs d’investir directement leur épargne dans
l’économie réelle tout en la dynamisant », explique Frédéric
Lévy Morelle, CEO de Look&Fin.
Des investisseurs toujours plus
nombreux découvrent ce système
alternatif qui diversifie leur
portefeuille. « Les quelques 100
dossiers que nous avons ouverts
représentent plus de 14 millions
d’euros », confie M. Lévy Morelle. «
Plus de 4,5 millions d’euros ont déjà
été reversés aux prêteurs à ce jour.
Les prêts offrent un rendement entre
4 et 11 % l’an, habituellement versé
sur une base mensuelle. »
Répartition du
risque
Les start-ups qui se
risquent au finan18
BECI
- Bruxelles métropole - avril 2017
cement participatif doivent absolument développer un
réseau et vendre un concept qui persuade des investisseurs
potentiels. Ceci ne s’applique pas avec la même
acuité dans le cas d’un prêt participatif. Nicolas-Alexandre
Verdbois, Senior Business Analyst, estime que Look&Fin
attire surtout les investisseurs par son approche portefeuille
: « Ils répartissent leurs investissements sur 10
à 15 entreprises en moyenne, ce qui dilue le risque. »
La principale différence avec l’equity-based crowdfunding
réside dans le financement d’entreprises déjà bien rodées.
Look&Fin établit trois critères dans le choix des bénéficiaires
: ces entreprises doivent exister depuis au moins
trois ans, elles doivent générer un certain cash-flow et
réaliser un chiffre d’affaires suffisant pour le remboursement
des prêts. « Les dossiers que nous proposons
sur la plate-forme n’y figurent pas par hasard », déclare
Frédéric Lévy Morelle. « Chaque proposition de crédit
subit une analyse préliminaire approfondie. » M. Verdbois
insiste : « Nous consultons les comptes des résultats et
les bilans de l’entreprise. Et nous tenons compte d’un
Le crowdlending ouvrira de belles
perspectives lorsque les PME
comprendront qu’elles ne dépendent
plus intégralement des banques pour
leur croissance.
Frédéric Lévy Morelle, CEO de Look&Fin.
© R.A.
© Thinkstock
׉	 7cassandra://yxypOHsmaWCzHHLNbYVoGm9nuvBdtkgePyPLUoMnfM0p`̵ Xj䰲03׉ETOPIC
‘worst case scenario’ : à périmètre constant, l’entreprise
financée sera-t-elle en mesure de rembourser le prêt
en trois à cinq ans ? »
Entreprises de niche
Look&Fin annonce un taux de défaut de 0,8 % – l’un des
plus bas du marché. « Nous proposons intentionnellement
des dossiers de haute qualité, avec un rapport
risque/rendement particulièrement favorable », explique
Frédéric Lévy Morelle. « La demande de ce type de placements
alternatifs est forte : les comptes d’épargne
regorgent d’argent qui ne rapporte rien. Nous offrons du
rendement, sans les risques inhérents aux entreprises
débutantes. »
Les entreprises qui se créent une niche de marché
semblent très appréciées du crowdlending. « Nous
avons souvent affaire à des entreprises de niche souhaitant
structurer des prêts mezzanine », concède M.
Lévy Morelle. « Ces dossiers présentent un risque modéré.
Il s’agit parfois d’entreprises à croissance rapide
qui ont déjà bénéficié de crédits bancaires, mais qui ont
besoin d’un fonds de roulement. Nous sommes aussi
approchés par des entreprises auxquelles la banque
reproche de disposer de trop peu de moyens propres. »
Nicolas-Alexandre Verdbois précise : « Et puis, il y a des
PME qui veulent consentir davantage d’efforts en marketing,
que les banques sont moins enclines à financer.
Ces mêmes banques sont tout aussi réticentes face à
Nous avons encore un peu de retard
par rapport à des pays limitrophes tels
que la France et les Pays-Bas. C’est
imputable à la réglementation stricte en
Belgique.
Nicolas-Alexandre Verdbois, Senior
Business Analyst Look & Fin.
des restructurations, précisément au
moment où l’entreprise a besoin d’investissements
pour se ressaisir. »
Effet de levier
Frédéric Lévy Morelle cite une étude
de Chambres de Commerce, d’où il
ressort que près de deux PME sur trois
ont du mal à obtenir des crédits
bancaires. « Les banques
exigent systématiquement
des garanties,
alors que nos prêts ne
nécessitent pas de
telles conditions. » Le
crowdfunding génère
un effet de levier : il
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BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
SERVICED APARTMENTS
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www.bbf.be
19
Altran travaille depuis des années
avec BBF, fournisseur de « serviced
apartments », pour l’hébergement
de ses expats à Bruxelles. Nous
leur avons posé quelques questions
concernant cette collaboration.
Altran fait appel depuis des années
déjà aux appartements avec
services de BBF. De quand date
cette collaboration ? Altran travaille
avec ses clients à tous les échelons de
la chaîne de valeur de leur projet, de
la conception à l’industrialisation. Son
expertise dans différents domaines et
sa présence dans plusieurs secteurs
permet à Altran d’être représentée
en tant qu’entreprise par plus de
30 000 collaborateurs dans plus de
20 pays. En raison de notre présence
mondiale et de notre engagement à
offrir le meilleur service à nos clients,
nos experts voyagent régulièrement
depuis l’étranger vers la Belgique
et inversement. Et c’est depuis
notre plat pays que BBF nous aide
à accueillir au mieux ces personnes
depuis 2006. Chaque année, cela
représente en moyenne 40 à 50
contrats de location à court et moyen
terme.
Quels sont les avantages de BBF à
vos yeux ? Les avantages peuvent
se résumer en deux mots : fl exibilité
et professionnalisme. Chez BBF,
un simple e-mail ou un coup de
téléphone suffi t. Ils connaissent nos
exigences, nous recevons un contrat
puis une facture mensuelle par e-mail
qui détaille tout : loyer, services,
nettoyage... Et ce à des prix très
compétitifs. Nous ne nous déplaçons
jamais, BBF règle tous les problèmes
éventuels.
Combien de temps ces collaborateurs
séjournent-ils en moyenne
à Bruxelles ? La plupart séjournent
ici pendant toute la durée du projet
pour lequel ils viennent en Belgique :
2 semaines à 3 mois ou, dans l’attente
d’une habitation adéquate pour leur
famille.
Selon vous, quel est le principal
atout que BBF offre à vos collaPhilippe
VRANCKX
Benelux Human Resources
& Communication Director
borateurs pendant leur séjour
en Belgique ? Les avantages sont
nombreux : BBF propose des studios
et des appartements aménagés avec
tout le confort nécessaire et toujours
situés à des endroits stratégiques :
près des transports en commun, des
institutions européennes et d’autres
quartiers d’affaires, et aussi près des
lieux branchés de Bruxelles, ce qui
est certainement un point fort pour
nos collaborateurs qui sont seuls ou
qui viennent de très loin. En plus, dès
qu’un problème se présente, BBF
envoie un technicien sur place pour le
résoudre le plus rapidement possible,
si bien que nos collaborateurs n’ont
aucun souci à se faire.
Et quelle est la principale raison
pour laquelle votre responsable
de l’hébergement fait appel à
BBF ? Nous entretenons une très
bonne collaboration : BBF connaît
nos exigences et nous pouvons
dormir sur nos deux oreilles. C’est
aussi la raison pour laquelle BBF
est le fournisseur agréé d’Altran
pour l’hébergement à Bruxelles. Les
immeubles à appartements sont
répartis en divers lieux de la capitale.
Y a-t-il une préférence particulière
pour une certaine région ? Nos
collaborateurs choisissent l’endroit où
ils veulent séjourner et BBF leur offre
une palette géographique optimale :
il y en a pour tous les goûts.
Comment voyez-vous l’évolution
concernant l’hébergement pour
vos collaborateurs étrangers
dans un avenir proche ? Tant que
nous aurons besoin d’héberger
des collaborateurs expats, nous
continuerons de travailler avec BBF.
On ne change pas une équipe
qui gagne !
© R.A.
׉	 7cassandra://9ZfYGvbuJj4iLiV5GbXtg2Kouz4CZzJNsoilQ5LWtXY"`̵ Xj䰲03Xj䰲03#בCט   u׉׉	 7cassandra://G7L3PYFf23GlBmejLX1RhKhgzP3LuwQ55WZ8VgyS9YM 3y` ׉	 7cassandra://NI20vwGZkDbTMuGXrYAmny-7kF8zihF5dfx86jrRZXEb`S׉	 7cassandra://QXyPvPrtvSE8q51HxMagQ-B9KHImVJguPN-dF6LpTFEQ`̵ ׉	 7cassandra://RQwfEB3whsvGLLRtTIlIpHG7GMVGvGP8dBfJnXkkYcMΘ	,͠Xj䰲03ט  u׉׉	 7cassandra://sl0Ez-o8vJLgTQTaQUWYwHGjmz2mtvn4dS48krn_P6k '`׉	 7cassandra://MivnWQaJ6qpF9CR3FuoqOU8KfpKoNppD2IIFLCBX9JMc`S׉	 7cassandra://Jdqj6W98DZgg_aNt7lE8NTDhNmsNBKHILwmSUeHHB28`̵ ׉	 7cassandra://ytWzihSpKg8MpBxTeQudAFgtwVK249iFgSCe2CM4HyAͱc̘͠Xj䰲03׉E TOPIC
L’épargne qui dort
devient tout à coup plus simple d’obtenir des fonds complémentaires
auprès de la banque. On remarquera au
passage que des institutions bancaires telles que la KBC,
BNP Paribas et ING ont pris le train du crowdfunding en
marche.
Depuis le 1er février dernier, une toute nouvelle loi impose
à toute personne qui souhaite élaborer une plateforme
de financement participatif, d’obtenir préalablement une
licence auprès de l’Autorité des Services et Marchés Financiers
(FSMA). « Mais quand une banque prend l’initiative
d’organiser du crowdfunding, cette licence distincte est
superflue », constate Wien De Geyter, secrétaire générale
de Febelfin, la fédération du secteur financier belge. « Les
entreprises saines doivent disposer de suffisamment de
capital à risque. Si les opérations de financement participatif
peuvent y contribuer, c’est tout bénéfice pour
l’économie. »
L’investisseur qui s’engage dans l’equity-based crowdfunding
bénéficie d’un avantage fiscal. Le prêt participatif
est exonéré de précompte mobilier sur les intérêts des
prêts ; des incitants qui ne manqueront pas d’accroître
la popularité de ces formules. « Ce marché poursuivra
sa croissance », prédit M. Verdbois. « Nous avons encore
un peu de retard par rapport à des pays limitrophes tels
que la France et les Pays-Bas. C’est imputable à la réglementation
stricte en Belgique. » Le CEO de Look&Fin,
M. Lévy Morelle, y voit aussi une dimension culturelle.
« Nous sommes un peu plus conservateurs. Malgré cela,
le crowdlending ouvrira de belles perspectives lorsque les
PME comprendront qu’elles ne dépendent plus intégralement
des banques pour leur croissance. »
Croissance
Febelfin relativise toutefois, en citant quelques chiffres.
Wien De Geyter : « Les divers types de crowdfunding ont
collecté ensemble 29,9 millions d’euros en 2016 – trois fois
plus que l’année précédente. Cela peut sembler beaucoup,
mais le baromètre du crédit de Febelfin évalue le financement
bancaire à 136,7 milliards. Le factoring représente
62,8 milliards. L’émission de créances sur les marchés financiers
atteint 58 milliards. On est là face à des montants
d’un tout autre ordre. » Elle conclut avec prudence :
« Celui qui investit dans le crowdfunding doit être
conscient des risques. Dans le cas spécifique
de start-ups, il faut se rendre compte que les
banques refusent le financement en raison d’un
Les investissements de particuliers n’ont aucune
raison de se limiter au crowdfunding. Diverses
initiatives ont tenté de mobiliser l’épargne des
Belges au cours des années écoulées, en soutien
à l’économie. Belfius Insurance a créé un think
tank pour approfondir ce concept, mais l’initiative
s’est éteinte à petit feu. Marc Weissberg, serial
entrepreneur de son état, a évoqué la formule de
bourses locales qui inciteraient les épargnants à
investir. Même son de cloche au gouvernement
fédéral, avec d’éventuels avantages fiscaux pour
les épargnants.
Jan Smets, le gouverneur de la Banque Nationale,
suggère de mobiliser les 260 milliards d’euros qui
dorment sur les livrets d’épargne des Belges au
profit des investissements dans des travaux d’infrastructure,
bien nécessaires. Il ne plaide pas forcément
pour la suppression de l’avantage fiscal sur
les livrets, mais envisage un système comparable
pour ces investissements.
Commentaire de Wien De Geyter, de Febelfin : « Je
tiens à préciser que l’argent de l’épargne ne dort
pas. Les banques l’utilisent pour stimuler l’économie
en accordant des crédits aux ménages, aux
entreprises et aux pouvoirs publics. Je ne vois pas
d’inconvénient à réfléchir à une modification d’un
régime fiscal avantageux, pour inciter le Belge à
investir son épargne d’une autre manière. Mais
nous soulignons l’importance de cette épargne,
qui constitue une base solide pour nos banques.
Une intervention trop brutale pourrait mettre en
danger la stabilité de ces fondations. »
risque estimé excessif. La loi instaure donc des balises
pour ce genre de placements : il est possible d’investir
maximum 5000 euros dans un projet. Il est en revanche
judicieux d’investir de l’argent dans plusieurs projets, ce
qui répartit le risque. » ●
Les entreprises saines doivent disposer
de suffisamment de capital à risque.
Si les opérations de financement
participatif peuvent y contribuer, c’est
tout bénéfice pour l’économie.
Wien De Geyter,
secrétaire générale de Febelfin.
20
© R.A.
׉	 7cassandra://QXyPvPrtvSE8q51HxMagQ-B9KHImVJguPN-dF6LpTFEQ`̵ Xj䰲03׉EFINANCER L’ENTREPRISE
Le tax shelter pour start-up :
attachez vos ceintures !
Quand, sous la plume d’Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac jette sa bourse à
la foule, on lui oppose : « Cette bourse, quelle folie ! » ; et lui de répondre, avec
panache : « Quelle folie, oui, mais quel geste ! ». Le « plan tax shelter pour startup
» du gouvernement fédéral tient-il du panache ou du véritable levier incitatif ?
Tentative d’éclaircissement.
Miguel Van Keirsbilck
L
e constat est cinglant : l’épargne des Belges
(pour 260 milliards €) somnole sur des carnets
d’épargne qui ne rapportent pas grand-chose, et
s’oriente pour moins de 5 % dans l’investissement à risque
dans les petites entreprises. Risque qui, rappelons-le,
présente néanmoins deux facettes : le risque de perdre
et celui… de gagner !
Face à cette frilosité, les gouvernements s’efforcent périodiquement
d’encourager l’investissement des particuliers
dans les entreprises belges. Il y eut en 1982-1983 les
fameux arrêts Monory-De Clercq, qui prévoyaient une
réduction de précompte sur dividende pour actions nouvelles.
Ici, le geste est encore plus audacieux : la réduction
d’impôts ne joue pas sur les dividendes futurs, mais
bien en réduction immédiate de l’impôt des personnes
physiques (dès l’avertissement extrait-de rôle de l’année
suivante), et ce à hauteur de 30 ou 45 %. Quelle folie !
Mais quel geste !
La question devient donc : qui attrapera la bourse lancée
par le gouvernement ? Avant d’y répondre, rappelons le
mécanisme dans ses grandes lignes.
Ces mesures ont vu jour dans le cadre du « plan start-up »
du gouvernement Michel, avec effet au 1er
juillet 2015 (à
ne pas confondre avec le « tax shelter cinéma », récemment
étendu aux arts de la scène, qui s’appuie sur un
tout autre mécanisme de déduction fiscale à l’impôt des
sociétés). Ce plan « tax shelter pour start-up » prévoyait
pour l’essentiel :
1. Un cadre fiscal préférentiel de type tax shelter pour
les investisseurs dans les start-ups : la réduction d’impôt
s’élève à 45 % du montant investi pour les investissements
dans les micro-entreprises (moins de 10 travailleurs et
moins de 700.000 € de chiffre d’affaires) et à 30 % du
montant investi dans les PME (jusqu’à 50 travailleurs et
7.300.000 € de chiffre d’affaires) ;
2. Un cadre fiscal plus intéressant pour le crowdfunding :
le même avantage fiscal s’appliquera à celui qui achète
des parts ou des actions dans le capital d’une société
via le financement participatif (equity crowdfunding) ou
un fonds starters.
On le sait, cette seconde mesure a connu un accouchement
difficile et vient seulement de voir le jour en février
2017. La première mesure, quant à elle, l’investissement
direct, est possible depuis le second semestre 2016. Elle
est d’une puissance fiscale inédite !
Risque réduit, rendement maximisé !
Illustrons-la par un exemple. Prenons un contribuable
particulier quelconque, vous par exemple, bénéficiant
de revenus imposables de toute nature : professionnels,
mobiliers, immobiliers, divers. Ces revenus lui valent le
privilège de payer des impôts à l’IPP au taux marginal
de 50 %, hors centimes additionnels. Admettons, pour
la facilité de l’exemple et parce que c’est le maximum
autorisé par an, qu’il investisse – l’heureux homme qui
possède cette somme en liquidités et est redevable d’au
moins 45.000 euros d’impôts à l’IPP – 100.000 euros en
actions ou en parts sociales dans une start-up (une petite
entreprise de moins de 4 ans). Eh bien, par l’effet
du plan tax shelter, il bénéficiera dès l’exercice fiscal
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017 21
© Thinkstock
׉	 7cassandra://Jdqj6W98DZgg_aNt7lE8NTDhNmsNBKHILwmSUeHHB28`̵ Xj䰲03Xj䰲03#בCט   u׉׉	 7cassandra://wpMl7cWe0evzdqu1okpiqcXjG1TqrOngRvysWrA73Pw  ` ׉	 7cassandra://T9hhNFjU2-aUP76cOuhKzUylBC7xFlxUe0bliDuMM9gfq`S׉	 7cassandra://AfzyefPP-4EXfOzWLrFk76Src8ZfqfPCOGYgdswBplE`̵ ׉	 7cassandra://camUcoxTH5HLRVP9uRYY5zRuXrrX6UXhYaDmQVnE5dwͰ̄͠Xj䰲03ט  u׉׉	 7cassandra://7lClllj0dVKc2iyONd-MxzoIRD22TdZ46RZ4YUio7I0 v` ׉	 7cassandra://qckAcZAN-ZbCaNPlmdtjKfebVQKuZwS_q-cYxVvMfUkdc`S׉	 7cassandra://lVjlht3VhMc8sA0RTpc8DmJAH2A_vnrWrPXdpdkFm2kP`̵ ׉	 7cassandra://KbrL53_THP16G0VfgX07fgcU3kAZjuaesPe5ZCEC6Ooͤ͠Xj䰲03נXj䰲04) 9ׁH 'mailto:dimitri.vanrossum@kbcbrussels.beׁׁЈ׉E1TOPIC
suivant d’une réduction d’impôts (on parle bien d’une réduction
; pas d’une déduction sur le revenu imposable !) de
45.000 euros si la start-up est une micro-entreprise et de
30.000 euros si c’est une PME. Son risque d’investissement
est immédiatement diminué de 45 ou 30 % par l’effet de
cette réduction d’impôts. Si, au bout de quatre ans – période
minimale de maintien de l’investissement –, il retrouve
toutes ses billes, il aura obtenu un rendement de 45 %. S’il
a doublé sa mise, pour 55 € effectivement investis, il en
retrouvera 200 ! Qui dit mieux ? Et, puisqu’il faut rappeler
qu’il s’agit de capital à risque, s’il perd tout, il aura limité
son risque à 55 % de son investissement.
Il n’y a pas photo ! Cette mesure est l’une des plus puissantes
jamais rencontrée dans l’histoire des incitants fiscaux
! Connaît-elle pour autant un grand succès ? Difficile
à dire à ce stade. En effet, elle a initialement souffert d’un
brouillard régnant sur le second volet – celui du crowdfunding
– qui s’est éclairci dernièrement. Les investissements
directs réalisés dans ce cadre en 2015 ont sans doute été
limités. Pour les investissements de l’année dernière, sans
cadastre officiel, il faudra attendre que les revenus 2016
des particuliers soient déclarés au fisc sous le code ad hoc
avant le 30 juin 2017, que l’impôt y afférant et ses réductions
soient signifiés au printemps 2018, que les statistiques
soient réunies au bout du compte… Ce n’est que début 2019,
de l’aveu de l’administration fiscale, qu’on pourra évaluer
le succès de cette mesure.
Interrogés par nos soins, les intermédiaires, banquiers et
bureaux de conseil aux investisseurs, reconnaissent que la
mesure a suscité plus de fantasmes (se voir rembourser
45.000 euros d’impôts…) que de passage à l’acte (investir
100.000 euros en achetant des parts sociales dans une jeune
PME). Il est vrai que la mesure contient des limites que
d’aucuns jugent trop étroites, au premier rang desquelles il
y a la limite d’investissement que peut recueillir une startup
sous ce mécanisme – 250.000 euros – et, d’autre part,
l’exclusion du bénéfice fiscal pour le propriétaire et dirigeant
de la start-up qui investit dans sa propre entreprise.
Néanmoins, il apparaît que les aides au financement d’une
start-up traditionnellement consenties par les FFF (Family,
Friends and Fools) ont trouvé dans ce plan un encouragement
complémentaire, d’autant que le mécanisme
n’est nullement réservé aux jeunes pousses des nouvelles
technologies mais est accessible aux nouvelles sociétés
de tous secteurs, depuis la boulangerie jusqu’au cabinet
de dentisterie ! Espérons que les chiffres de création et
de croissance de nos PME soient le premier baromètre du
succès de cette mesure !
Enfin, s’ouvre la voie du crowdfunding !
Les observateurs l’affirmaient : le tax shelter ne sortira
ses pleins effets que lorsque les conditions d’agrément
des plateformes de crowdfunding seront définies par
l’autorité des services et marchés financiers (FSMA).
En effet, il sera plus facile pour une start-up de trouver
100 investisseurs à 1000 €, qu’un seul à 100.000 €. Et ces
100 petits (ou moyens) investisseurs ont besoin d’une plateforme
facilitant leur investissement et équilibrant leurs
risques. La voie du tax shelter via le crowdfunding est
ouverte depuis l’adoption de la loi du 18 décembre 2016, qui
organise l’encadrement de telles plateformes électroniques.
Mais, si la voie est dégagée, le sommet est encore à atteindre.
Selon nos informations, le FSMA n’aurait reçu à ce
jour que quelques dossiers de demande d’agrément de la
part des plateformes de crowdfunding. Quatre plateformes
sont aujourd’hui agréées pour le tax shelter : Ecco Nova,
Bolero, Look & Fin et Mymicroinvest.
Il est pourtant essentiel de recevoir la bénédiction de la
FSMA, puisque la loi instaure aussi une nouvelle dispense de
prospectus pour les plateformes de crowdfunding agréées.
Cette nouvelle dispense implique que, pour les offres publiques
d’appel à l’investissement, il n’y a pas lieu de publier
un prospectus pour autant que le montant total de
l’offre soit inférieur à 300.000 euros et que le montant total
de souscription individuelle par investisseur ne dépasse
pas les 5.000 euros. Cet agrément donne aussi droit à une
exonération du précompte mobilier (actuellement à 30 %)
en cas d’investissement dans la start-up via obligations.
Les plateformes de crowdfunding rivalisent d’inventivité
pour apporter des solutions à l’inconvénient qui aurait obligé
les start-up à devoir gérer une assemblée générale pléthorique
des associés ou actionnaires… Ici, ce sont des
sociétés créées par les plateformes de crowdfunding qui
réuniront les investisseurs et n’occuperont en leurs noms
qu’un seul siège aux assemblées générales !
On constate donc aujourd’hui que toutes les conditions sont
réunies dans notre pays pour que les petits ruisseaux des
investisseurs forment les grandes rivières qui irrigueront
les jeunes pousses prometteuses de notre économie. Que
la récolte soit belle ! ●
Ecco Nova, Bolero, Look & Fin et Mymicroinvest sont
les premières plateformes agréées pour le crowdfunding.
22
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
׉	 7cassandra://AfzyefPP-4EXfOzWLrFk76Src8ZfqfPCOGYgdswBplE`̵ Xj䰲03׉EIl y a probablement un subside pour vous...
FINANCER L’ENTREPRISE
... Pensez-y avant tout projet d’investissement. Car si beaucoup de PME méconnaissent
la diversité et l’ampleur des aides publiques bruxelloises, elles sous-estiment
aussi souvent les délais stricts à respecter.
A
vant toute chose, permettons-nous de rappeler
aux entrepreneurs qu’une aide publique ne peut
jamais être considérée comme une forme de financement,
mais plutôt comme un refinancement qui permet d’alléger
le coût d’un investissement. En d’autres termes, c’est
la cerise sur le gâteau qui aide l’entreprise à grandir en
soulageant un peu sa trésorerie. Une prime ne doit jamais
justifier un investissement quelconque, mais quand la
décision d’investir est prise, le chef d’entreprise devrait
avoir le réflexe de s’interroger quant à un éventuel coup
de pouce public.
C’est là que le bât blesse. Trop d’entrepreneurs se disent
« ce n’est pas pour moi ». Ou, le nez dans le guidon, ne
poussent pas la réflexion plus en avant, car « c’est trop
compliqué ». La probabilité est toutefois très élevée que,
quel que soit le stade de développement de l’entreprise,
il existe bel et bien une aide adaptée à son investissement
: aides aux investissements matériels dits généraux
(démarrage ou extension d’une activité, augmentation
de surface d’un commerce, achat d’outils de production,
etc.), aides aux investissements spécifiques (économies
d’énergie, systèmes de sécurité, fabrication d’écoproduits,
etc.), ou encore aides à la consultance (juridique,
marketing, gestion...) accessibles également aux projets
en pré-activité, pour des dépenses de quelques milliers
d’euros.
50 % de refus
Le second problème, quand le déclic se fait, c’est que
50 % des dossiers de demandes de subsides à la Région
bruxelloise n’aboutissent pas. Principalement parce que
les dossiers ne sont pas complets ou mal suivis. Un motif
de refus très fréquent est tout simplement la mauvaise
synchronisation du dossier, introduit hors délai ou en
retard. Introduire une demande de subsides demande
une expertise qui fait défaut dans la plupart des PME.
Le premier conseil est donc de se pencher sur l’éventualité
d’un subside préalablement à tout investissement.
À cet égard, le numéro d’appel gratuit 1819, mis à disposition
par la Région, permettra d’obtenir un premier
diagnostic efficace. Ensuite, s’il ne veut pas y perdre trop
d’énergie, l’entrepreneur aura intérêt à confier le suivi
administratif de son dossier à un consultant spécialisé
dans les aides publiques. Ces dernières années, des «
chasseurs de primes », pour la plupart compétents, ont
vu le jour à Bruxelles. Ils se rémunèrent généralement en
prélevant un pourcentage de la prime obtenue. Un certain
nombre de fiduciaires proposent également ce service.
Dimitri Van Rossum
Last but not least, depuis l’année passée, la banque KBC
Brussels propose à ses clients et prospects un service
Subsidia@KBC Brussels, dédié à l’accompagnement des
dossiers de subsides.
Autres conseils ...
• Soyez confiant mais patient : Plus de 95 % des dossiers
suivis par un service spécialisé débouchent effectivement
sur le versement d’une aide. Il convient toutefois
d’être patient. Il faut facilement attendre 4 mois après
la remise d’une demande complète pour la liquidation
des primes les plus modestes. Pour les aides plus
substantielles, la liquidation s’étalera sur 2, voire 3 ans.
• Pensez à la zone de développement : De nombreuses
aides peuvent être doublées si votre entreprise se situe
en zone de développement prioritaire (une large bande
urbaine s’étalant le long du canal, d’Anderlecht à Evere).
Bon à savoir quand vous démarrez une activité. Dans
certains cas, un déménagement peut valoir la peine.
• Profession libérale, vous n’êtes pas oublié ! : Certaines
professions libérales comme architecte, comptable –
voire avocat, vétérinaire ou agent immobilier en phase de
création d’activité – sont éligibles pour certaines aides.
• Ne quittez pas trop vite Bruxelles : Vous pensez que la
Wallonie ou la Flandre sont plus attractives, notamment
fiscalement (ou vous en avez marre des bouchons...) ?
Sachez qu’il existe des aides à la délocalisation intra-bruxelloise.
De quoi réfléchir à deux fois. ●
Dimitri Van Rossum
Head of Subsidia@KBCBrussels
dimitri.vanrossum@kbcbrussels.be
23
׉	 7cassandra://lVjlht3VhMc8sA0RTpc8DmJAH2A_vnrWrPXdpdkFm2kP`̵ Xj䰲03Xj䰲03#בCט   u׉׉	 7cassandra://rbhGKK8SsnckfTpXS-GeE2UKJYaxAtGLajpXXXtDKg8 `׉	 7cassandra://pHh-og70TrSYGQ7w9HQ0ZHudLFPgn5aD63Enl96--SQw`S׉	 7cassandra://Vs3LCa3Kx5xFWC_SQ2JvD_oPpv2DxWhf_4o5Y7kNkuM"$`̵ ׉	 7cassandra://wucBDesINWboD-0Wk-gd_Keb55WLf7xNJ_DzSkW62r0b̐͠Xj䰲03ט  u׉׉	 7cassandra://TtW3R8s4oXUVwl0Rnm8Ty5PwkkOhTFB_0YyIdhgIFuI OZ` ׉	 7cassandra://KyxWG9bkn1wFoYzlee1IirW-NEWLbc6ASp0iPIwKQq0jN`S׉	 7cassandra://bbwIAMhmtGeX3Gr4rj9YNJ0UWg-dO0mNjABzFk54fnw `̵ ׉	 7cassandra://TXb4XuTh8WtZetu6TIsa2TgZhXMPXWiGW8-HEHYJ6LkͥY͠Xj䰲03נXj䰲04% ̮9ׁHhttp://www.konvert.beׁׁЈנXj䰲04$ f9ׁHmailto:bruxelles@konvert.beׁׁЈ׉EFINANCER L’ENTREPRISE
Les plans d’actionnariat salarié, un levier trop
peu soutenu
Stimuler et fidéliser ses employés : un casse-tête pour de nombreux services des
ressources humaines, qui jouissent d’un éventail toujours plus large de possibilités
mais dont la marge de manœuvre financière est parfois limitée. D’où l’intérêt de
solutions alternatives aux habituelles augmentations salariales et autres avantages.
Dont les plans d’actionnariat pour salariés.
YAB
L’
objectif de tels plans est de permettre à certains
salariés, voire à l’ensemble des effectifs, de devenir
actionnaires de la société pour compléter leur
package salarial, tout en le liant à l’avenir de l’entreprise. Un
moyen de fidéliser les salariés, donc, mais également, dans
certains cas, de soutenir la paix sociale, un salarié actionnaire
étant en effet amené à mieux comprendre les choix posés par
la direction de l’entreprise. Une telle démarche d’association
des employés au capital peut se faire selon plusieurs systèmes
prévus par la législation belge. Il en existe sept en tout, mais
nous nous concentrerons sur les plus fréquemment utilisés.
En tout premier lieu, on notera les plans d’option sur actions,
qui permettent aux employeurs d’offrir à leurs salariés le «
droit d’acheter ou de souscrire, à l’occasion de l’augmentation
du capital de la société, un nombre déterminé d’actions
à un prix déterminé ou déterminable pendant une période
déterminée ». Il y a ensuite les augmentations de capital
spécifiquement réservées aux membres du personnel. Pas
question, par contre, de leur donner une primauté absolue sur
les actionnaires : ce type d’augmentation de capital ne peut en
effet être organisé que si la société a procédé au versement
d’au moins deux dividendes sur les trois exercices précédents.
Il existe enfin les plans de participation aux bénéfices et/ou au
capital, qui peuvent se faire sous la forme d’une rémunération
en espèces ou via l’octroi de parts bénéficiaires.
Tous ces systèmes sont donc disponibles, mais leur utilisation
est particulièrement codifiée et les conditions pour y
accéder sont strictes. Sur le terrain, les plans de participation
aux bénéfices sous forme d’argent cash restent l’outil le plus
utilisé, d’autant que le mécanisme, particulièrement souple,
est inscrit dans nombre de conventions collectives de travail.
Il n’empêche, un nombre toujours plus grand d’entreprises
proposent désormais à leurs employés (et plus uniquement
24
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
aux cadres) de devenir réellement actionnaires de leur entreprise
via l’accès aux augmentations de capital, qu’elles
soient réservées ou non.
La Belgique, véritable cancre européen
« En dehors de quelques pays de l’Est, du Portugal et de
l’Irlande, la Belgique est le pire élève européen en matière
d’actionnariat salarié », assène Marc Mathieu, secrétaire général
de l’EFES, l’association européenne de l’actionnariat
salarié. « Surtout, la Belgique a connu une baisse dramatique
de près de 50% du nombre de salariés actionnaires entre
2007 et 2017, pour plafonner aujourd’hui aux environs des
70.000, alors que la moyenne européenne a grimpé de 3 %
sur la même période », explique-t-il. « En France, la détention
moyenne d’actions par des salariés est de 6 %, ce qui en fait
le champion européen. Et 40 de ses 250 plus grandes entreprises
disposent d’un plan d’actionnariat salarié. »
En cause, selon lui, le cadre légal trop complexe : le système
qui fonctionne le mieux date de la fin des années 80 et était
initialement destiné à soutenir les marchés financiers. Il nécessite
systématiquement l’organisation d’augmentations
de capital ; une lourdeur qui expliquerait le fait que ce sont
surtout les banques et le secteur financier qui l’ont exploité.
« Mais les banques ont connu les déconvenues que l’on sait
et les salariés n’ont pas été incités à conserver leurs actions
dans la mesure où ils n’étaient généralement pas associés
à la gouvernance de leur entreprise. En France, les salariés
actionnaires des grandes entreprises sont généralement représentés
dans les différents conseils ; ils sont réellement
associés à la gouvernance. » Et de pointer aussi le niveau de
déduction fiscale octroyé à ce type de produits : « En Belgique,
nous plafonnons à 750 euros par an, là où il est désormais
possible de déduire jusqu’à 3.000 euros par an en Autriche. »
© Thinkstock
׉	 7cassandra://Vs3LCa3Kx5xFWC_SQ2JvD_oPpv2DxWhf_4o5Y7kNkuM"$`̵ Xj䰲03׉ETOPIC
Il observe que la volonté politique pour soutenir ces modèles
a existé, notamment durant l’ère Verhofstadt, mais que la
concrétisation s’est mal passée. « À l’époque, on est allé
pêcher ce qui se faisait de mieux en France, en Angleterre, en
Allemagne, puis on a passé le tout au shaker : cela a donné
un monstre légal qui a été utilisé par moins de 5 entreprises
depuis son lancement en 2001. »
Pour Marc Mathieu, les plans d’actionnariat salariés peuvent
très clairement servir de mode de financement, surtout pour
les plus petites entreprises : « Aux États-Unis, par exemple, il y
a un mécanisme spécifiquement adapté, qui est extrêmement
populaire auprès des startups et des petites entreprises. Elles
y ont très fréquemment recours pour financer leur croissance.
Pour les autres, l’intérêt se situe plus au niveau de la
motivation, de la fidélisation des employés, et cela renforce
généralement aussi leur productivité. »
Easi, apôtre wallon de l’actionnariat salarié
On pourra citer l’exemple du groupe Easi, champion wallon
du logiciel, sacré meilleur employeur de Belgique en 2015
et 2016. Le CEO du groupe, Salvatore Curaba, souligne fréquemment
que plusieurs dizaines de ses employés sont
actionnaires du groupe : « Cela change complètement la
culture d’entreprise. Nous n’avons que peu de départs chez
Easi ; même les plus jeunes employés sont réellement incités
à rester lorsqu’ils deviennent actionnaires. Ils se sentent
investis et partagent un projet commun ; l’entreprise devient
un projet de vie ».
« Plus globalement, je considère qu’il faut se débarrasser de
cette logique qui veut que la direction, les fondateurs, doivent
absolument conserver le contrôle sur le capital, alors que les
salariés participent aussi au destin de l’entreprise », insiste
Salvatore Curaba, qui vend d’ailleurs ses propres actions aux
salariés. « Il n’est pas question ici de financer l’entreprise,
mais de la construire autrement : à force de vendre mes
actions aux salariés, je ne serai un jour plus majoritaire (une
quarantaine de salariés d’Easi détiennent actuellement 38 %
de l’entreprise), mais c’est loin d’être dramatique. Si je n’avais
pas fait ce choix, nous serions sans doute aujourd’hui une
société de 60-80 personnes,
nous n’approcherions pas les
200 employés. » À noter qu’il
faut être actif chez Easi depuis
au moins deux ans pour
pouvoir prétendre à l’achat
d’actions. Mais surtout, « le
salarié doit obtenir une bonne
cote lors d’une évaluation que
nous avons mise en place, et
qui porte exclusivement sur
les valeurs portées par l’individu et par l’entreprise », ajoute
le CEO, qui envisage de créer une fondation pour populariser
ce modèle de gestion. « Il y a vraiment du travail parce que
ce type de modèles ne perce pas encore en Belgique, faute
d’incitants, mais surtout pour des questions de mentalité ».
L’avantage en termes de ressources humaines est donc
évident, même si la mise en place de tels dispositifs n’est
pas toujours des plus simples et peut créer des tensions
entre salariés actionnaires et non-actionnaires. Par ailleurs,
peut-on vraiment considérer ces mécanismes comme un
véritable mode de financement de l’entreprise ? Il semblerait
que l’effet de financement reste souvent marginal ; les
montants investis par les salariés, hors cadres supérieurs,
restant généralement faibles.
Là où, par contre, le dispositif a déjà fait ses preuves à l’étranger,
c’est dans le sauvetage d’entreprises en difficulté. En
France et en Espagne, de nombreuses entreprises au bord
de la faillite et/ou lâchées par leur maison-mère ont été reprises
par les employés. Des reprises parfois intégrales ou,
le plus souvent, soutenues par un partenaire financier. On
citera notamment les exemples célèbres de la maison de
lingerie Lejaby, dont les ateliers ont été repris par plusieurs
associations de salariés, avec des fortunes diverses. En Espagne,
surtout, la mise en place d’un système de sociétés
coopératives d’employés, destiné spécifiquement à ce cas de
figure (et qui n’existe pas en tant que tel en Belgique), aurait
permis le sauvetage de plusieurs milliers d’entreprises ces
cinq dernières années. ●
Salvatore Curaba,
CEO du groupe Easi
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© R.A.
׉	 7cassandra://bbwIAMhmtGeX3Gr4rj9YNJ0UWg-dO0mNjABzFk54fnw `̵ Xj䰲03Xj䰲03#בCט   u׉׉	 7cassandra://N7vZCI33OOZird9TppqeY71bXAu-03SX6cVjKrR-bkU )`׉	 7cassandra://tXDCMcdZsB4zN8zhr3I_uXXjJmuRwntvgKc37Z3ffNAf`S׉	 7cassandra://M3UFaWUhNASTo9XVfMJGj4OwoWTRgyj322l8ILeKo78_`̵ ׉	 7cassandra://V3dQ-uceMiyQaQ5ZNPRAlzIv48kfm9d8FI0LWhW2SNcͺ̘͠Xj䰲03ט  u׉׉	 7cassandra://9GOK7V7-aIz-GIMFGt0tMpwGGl4caVlu4BDt6DsV0VQ V` ׉	 7cassandra://2tzT3kpQOuMA6x_xAFNJUeFNzeaKGGwwA8OmGB_Jbdoj`S׉	 7cassandra://N4YwcqfFxYAi2sZeKOR1SRmHvkbCvSScQrnQk8TN1Ko.`̵ ׉	 7cassandra://WL-zGepFEs4A1a4JH-6xdlL1McH9lgXoIoBFSOucYUA͏`͠Xj䰲03נXj䰲04& DL9ׁHhttp://Co.stׁׁЈ׉EFINANCER L’ENTREPRISE
La bourse veut se montrer plus accessible
aux PME
La bourse et les PME, ce sont deux mondes perçus comme incompatibles.
Au-delà de quelques frémissements milieu des années 2000, les marchés
« simplifiés » d’Euronext Bruxelles que sont Alternext ou le Marché Libre ne
se sont pas développés comme espéré. Pourtant, l’ancêtre du crowdfunding
qu’est la bourse peut être une source de financement attrayante pour des PME
en croissance. Surtout qu’elle se prépare à devenir un peu plus accessible.
Olivier Fabes
A
lain Baetens, directeur Listing d’Euronext Brussels,
c’est-à-dire en charge des admissions en
bourse, le reconnaît volontiers : la bourse et les
PME belges, ce n’est pas la grande histoire d’amour. En
Région bruxelloise, l’agence digitale Emakina est la trop
rare exception. Et il est temps que cela change. « Il reste
un important travail d’éducation à faire, vis-à-vis des intermédiaires
tels que les avocats, les auditeurs mais aussi
les associations d’entreprises et les incubateurs ou accélérateurs
de start-up. »
Pour accompagner cette démarche de sensibilisation
quant à l’intérêt potentiel d’une entrée en bourse pour
une PME ambitieuse, Euronext elle-même est en plein
chantier de rebranding. De quoi rendre ses marchés simplifiés
– Alternext et Marché Libre – plus attrayants pour
des entreprises moyennes, voire des start-up. Outre des
souplesses déjà existantes, comme la non-obligation des
normes comptables IFRS ou la non-imposition d’un cadre
de gouvernance strict, les seuils de capitaux « flottants »,
qui doivent être mis à la disposition du public, pourraient
être revus.
En gros, les marchés simplifiés vont l’être encore plus : « Il
sera possible, grâce à une procédure allégée, d’être coté
via un placement technique, sans devoir éditer un prospectus
», résume Alain Baetens. L’entrée en bourse par le
biais d’un placement privé (par au moins trois investisseurs
professionnels non liés à la gouvernance de l’entreprise)
était déjà possible. Cette formule de cotation plus rapide
26
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
Alain Baetens (Euronext Brussels)
(trois à quatre mois de préparation de l’IPO, contre quatre
à neuf mois pour une ouverture au public), n’a toutefois
jamais rencontré son public. « Nous nous étonnons du
très peu de connaissance de ce moyen de financement,
qui présente l’avantage de proposer un prix de référence
à de nouveaux investisseurs potentiels. »
Bruxelles, premier vivier
S’appuyant sur une nouvelle offre, la bourse va également
revoir l’approche de ses « clients ». « Un public désormais
prioritaire pour nous sera celui des acteurs et de coaches
de l’écosystème entrepreneurial, qui connaissent bien les
rouages financiers et se feront le relais de nos services »,
explique Alain Baetens. « Bruxelles sera l’un des premiers
viviers, car le secteur technologique y est en pleine croissance.
Regardez le nombre de start-ups et l’ampleur de
© Reporters
© R.A.
׉	 7cassandra://M3UFaWUhNASTo9XVfMJGj4OwoWTRgyj322l8ILeKo78_`̵ Xj䰲03׉EzMythes et vérités sur
l’entrée en bourse
• « C’est trop coûteux » est un reproche souvent
entendu par les entrepreneurs. « Une entrée en
bourse doit être vue comme un investissement
marketing car, outre des fonds pour grandir, l’entreprise
gagne en visibilité. La bourse rassure les
clients, le personnel, les fournisseurs », répond
Alain Baetens.
Frédéric Desonnay (Emakina Group)
certaines levées de fonds. Un autre public potentiel est
celui des sociétés familiales en plein développement, très
présentes à Bruxelles. »
Emakina : la bourse comme moteur de
croissance
Ce pas, Emakina l’a franchi il y a plus de dix ans déjà. La
PME bruxelloise, entrée sur Alternext en 2006, est entretemps
devenue un groupe international indépendant de
près de 800 personnes, dans 15 bureaux et 9 pays.
« Dans la course à la taille qui anime le secteur du digital,
le chiffre d’affaires du groupe a été multiplié par 15 »,
explique le directeur financier d’Emakina Group, Frédéric
Desonnay, pour qui l’introduction en bourse a contribué très
significativement à cette croissance. « En effet, en 2006,
il n’était pas aussi facile que maintenant de convaincre
des banquiers ou investisseurs institutionnels d’investir
dans une start-up ‘digitale’ de quelques 50 personnes.
La bourse nous a aussi amené de la visibilité, ce qui est
toujours appréciable pour une agence ‘marketing’. Enfin,
au-delà de l’apport de fonds initial, la bourse nous a permis
de mener une politique de croissance externe plus aisée,
en rémunérant une part non négligeable de nos investissements
en actions. Sans la cotation, il est certain que la
part payée en titres aurait été significativement moindre,
car beaucoup moins attractive et liquide. »
Frédéric Desonnay ne le cache pas, l’entrée en bourse a
nécessité de sérieux efforts en interne : « Elle a surtout
amené de la rigueur et de la transparence au niveau de
nos processus de gestion et de bonne gouvernance, ce qui
constituait une base indispensable à notre objectif affiché
de forte croissance. Nous avons dès lors renforcé notre
management exécutif au niveau du groupe et notre conseil
d’administration. Nous avons également investi dans un
logiciel de gestion, de reporting et de vente intégré, afin
de garantir un niveau de contrôle interne adéquat. » Mais
il ajoute aussitôt que le marché Alternext offre par ailleurs
une réglementation plus flexible que son grand frère Euronext
(publication semestrielle et non trimestrielle, par
exemple), donc des coûts plus adaptés à la taille d’une PME.
Plus d’avantages que de contraintes
L’entrée en bourse a-t-elle modifié l’ADN de l’entreprise ?
« Pas fondamentalement », répond Frédéric Desonnay.
« Je dirais même, au contraire, que nous sommes plus
que jamais pilotés, dans l’essentiel de nos entités, par les
fondateurs et managers historiques. Le succès de notre
croissance, externe, ne se limite pas à des opérations
• « Je perds le contrôle ». Certes, la bourse force
à une certaine transparence, toutefois moins extrême
que ce que d’aucuns l’imaginent (du moins
pour les marchés simplifiés). Alain Baetens :
« Une entrée en bourse est un moyen d’assurer
une certaine pérennité à l’entreprise, avec l’avantage
d’apporter de la liquidité. À cet égard, elle est
bénéfique autant aux fondateurs qu’aux investisseurs
et in fine à la survie de l’entreprise. Mais elle
implique une vision à relativement long terme, à
l’opposé de certains entrepreneurs de start-up
qui veulent réaliser un ‘exit’ après trois ans. »
Sachez tout de même que les frais d’une entrée
en bourse (banques, avocats, auditeurs...)
peuvent peser jusqu’à maximum 10 % du montant
qui sera levé. « Euronext ne représente que
max. 5% de ces frais. »
• « Ça bouffe du temps ». Alain Baetens ne nie
pas le côté chronophage : « Il faut que le management
soit disposé à consacrer du temps et
que celui-ci ne soit pas considéré comme bloquant
pour les autres activités. La bourse doit
au contraire avoir un effet d’entraînement. » Sur
les ventes, le marketing, les RH, etc.
d’acquisition rondement menées mais résulte aussi de
l’art d’intégrer ces nouvelles structures sans détruire de
valeur. »
Alors que d’autres (Spadel, Pairi Daiza) ont fait l’actualité
en quittant la bourse, Emakina, au contraire, est restée.
« La balance des avantages de la cotation par rapport aux
contraintes est clairement favorable au maintien d’Emakina
Group en bourse, dès lors pourquoi sortirions-nous ? »
En quête d’intermédiaires
Pour que cet exemple en inspire d’autres, l’un des défis pour
Euronext Brussels est désormais de faciliter l’émergence
d’un marché d’intermédiaires, qui accompagnent les PME
dans leur entrée en bourse. Alain Baetens reprend : « En
France, il existe ainsi un marché très dynamique d’une
dizaine de ‘brokers’ qui facilitent des cotations en bourse
pour des entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur
à 10 millions d’euros. » L’institution bruxelloise compte
elle-même proposer des services de préparation du management,
pour aider notamment les dirigeants d’une PME
à présenter un dossier solide à la banque.
On peut dès lors espérer qu’Emakina se sente bientôt un
peu moins seule sur les tablettes d’une institution qui, pour
les distraits, a quitté le prestige suranné du Palais de la
Bourse, pour la modernité d’un open space à proximité de
la Gare Centrale. Parmi ses voisins figure l’accélérateur
pour start-up Co.station. Tout un symbole. ●
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017 27
© R.A.
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 ͠Xj䰲03נXj䰲04- ́{#9ׁH  http://www.bruxellesformation.beׁׁЈנXj䰲04, 6+9ׁH !mailto:fpie@bruxellesformation.beׁׁЈ׉EA la recherche d’un oiseau
rare pour votre entreprise ?
La FPI EN ENTREPRISE
vous permet de former
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collaborateur(trice) afin
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En pratique : Un contrat reprenant le plan de formation est conclu
entre Bruxelles Formation, l’entreprise et le ou la stagiaire. Durant
la phase de formation, l’entreprise s’acquitte d’une indemnité de
formation, dont le montant varie en fonction de la situation du
stagiaire concerné. L’indemnité correspond au salaire brut prévu
pour la fonction exercée dans l’entreprise, amputé des cotisations
ONSS et des revenus sociaux de la personne.
Employeurs concernés : Secteurs privé et public,
professions libérales, ASBL.
Public cible : Le ou la futur(e) collaborateur(trice) doit
être inscrit(e) chez Actiris.
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Un contrat de travail à l’issue de la FPI en entreprise
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Service relations entreprises par téléphone au
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׉	 7cassandra://WDd919k0vsLezI0sTTCuDDp7x8zf6jzs-aSuLvE7Djw(`̵ Xj䰲03׉EBruxelles Formation accroît ses FPI en entreprise
« Qualifier mieux, qualifier plus », telle est la visée du Plan de formation 2020 « Qualifier
les Bruxellois pour l’emploi », adopté en décembre par le gouvernement bruxellois et la
Commission communautaire française. Il prévoit notamment d’augmenter les places en
formation professionnelle individuelle (FPI) en entreprise. Olivia P’tito, Directrice générale
de Bruxelles Formation, lance un appel aux employeurs.
En quoi consiste la FPI en entreprise ?
C’est une relation triangulaire entre le stagiaire, l’entreprise
qu’elle soit publique ou privée et Bruxelles Formation, qui
valide le plan de formation. La durée s’étend entre 1 et 6
mois fois 2 : la période de formation et celle du contrat de
travail ensuite sont identiques. Il y a un accompagnement
systématique, avec une personne de référence au sein de
l’entreprise. On coache les stagiaires en amont et on les suit
sur la durée pour veiller à ce que tout se passe au mieux.
Les employeurs ne sont pas seuls, les stagiaires ne sont
pas seuls, le service public est garant de la réussite de cette
relation et au bout du chemin il y a un poste à pourvoir.
Le temps investi au début est capitalisé pour la suite.
Investir dans la formation est un gage de compétitivité et
de performance. L’employeur s’acquitte d’une indemnité de
formation, dont le montant varie en fonction de la situation
du stagiaire concerné. L’indemnité correspond au salaire
brut prévu pour la fonction exercée dans l’entreprise, amputé
des cotisations ONSS et des revenus sociaux de la personne.
Cette formule a-t-elle fait ses preuves ?
La FPI en entreprise existe depuis plus d’une vingtaine
d’années. Plus de 80% des personnes qui vont jusqu’au
bout reste dans l’entreprise ou décroche un contrat à
durée indéterminée après. En 2015, on avait environ 1.500
personnes en FPI et en 2016 on dépasse les 1.600. Avec
le nouveau Plan de formation, on vise les 2.500 FPI en
entreprise par an d’ici 2020. Lorsque les services publics et
les entreprises se mobilisent pour permettre aux jeunes et aux
moins jeunes d’accéder à l’emploi, on obtient des résultats.
On doit bien sûr rester modeste vu la taille de l’enjeu.
Quels avantages pour les employeurs ?
Bruxelles Formation leur propose des candidat(e)s qui
répondent à leurs besoins, mais ils peuvent aussi les choisir
eux-mêmes. Les employeurs peuvent prendre le temps de
former le ou la stagiaire aux pratiques de l’entreprise. L’intérêt
de la formation en début de relation est souvent sous-estimé
alors qu’elle permet de travailler en confiance durablement.
Quel est le profil des stagiaires ?
Il n’y a pas de condition d’âge ou de formation, mais on a
plutôt des personnes qui ont un certificat d’enseignement
secondaire supérieur (CESS), voire parfois du supérieur
y compris non reconnu. On a globalement une bonne
répartition entre les moins de 25 ans, les 25-29 ans et les
30-44 ans.
C’est globalement un public qui s’oriente vers le commerce
et la vente, le management, les métiers administratifs
et les nouvelles technologies. A partir du moment où
l’entreprise ouvre ses portes, les stagiaires ont la possibilité
de démontrer leurs compétences. C’est particulièrement
important à Bruxelles dans la mesure où les chercheuses et
chercheurs d’emploi - jeunes et moins jeunes - manquent
surtout de réseau, au niveau familial comme social. On
dévalorise encore souvent une partie de la population qui
a des compétences mais qui n’a pas forcément de diplôme
reconnu. On compte aussi des personnes qui ont fait des
études à l’étranger, qui ont suivi une formation ici et qui
ont donc beaucoup à apporter à une entreprise. La FPI en
entreprise connecte des gens qui sinon ne se rencontreraient
pas. C’est vraiment un win-win qui aide à trouver l’oiseau rare
potentiel à côté duquel on serait sans doute passé sans ce
genre de formule.
Peut-on oser la comparaison avec le
modèle de formation allemand ?
J’avais participé en 2015 à la mission royale en Allemagne
pour faire connaître la FPI en entreprise et comparer les
systèmes. En Allemagne, il y a des ateliers dans les entreprises
qui accueillent des stagiaires – des jeunes dès 14-15 ans et
des moins jeunes - de façon systématique. Si les systèmes
sont différents, je pense que la FPI en entreprise participe de
cette dynamique. Elle s’est ainsi ouverte à tous les domaines
professionnels. Certains secteurs et travailleurs n’ont pas
encore assez ce réflexe de formation et Bruxelles Formation
veut être le partenaire des entreprises dans cette opportunité
de grandir. La formation a de la valeur et les personnes
formées également.
׉	 7cassandra://TkEdNgifOiJ62TPoJKpeGpKjFPbWenj11Tt7O2kmDdo`̵ Xj䰲03Xj䰲03#בCט   u׉׉	 7cassandra://snKtQ8sZmO_gjd3DdOnZPU5pyjqgHsG9sS0Y12JZFrU ` ׉	 7cassandra://U3IPl2YmCy7npYQDE7TBMMbMpNzFUTWY1RrbCsDITiIhP`S׉	 7cassandra://xA34_us2SMUDRPnGvWcRm6N-L5KHiez--4VyIU6xFLI9`̵ ׉	 7cassandra://tfTWOcj8bmA1_oXuUqUwkGGv74oxjd8aI60Iqp8z-7M m7͠Xj䰲03ט  u׉׉	 7cassandra://B2TDtOA248ZFr7JPMWk-lmqu6v2c5-ofbUK4uPy26PE `׉	 7cassandra://uFVd4O31rJKd27jeyUt0K1UQqGwLnTh_UoYnPQsMVvAp`S׉	 7cassandra://OcU2P-2XJkUin2k0ROEnDAQ4ODTZKKdpB41MaQIBaKE'a`̵ ׉	 7cassandra://pZtNVniZK7Yv4A4xP2UHVQ4k8TSMe7fYBwEi3EqQJeU u.d͠Xj䰲03נXj䰲043 zO̇9ׁHhttp://impulse.brׁׁЈנXj䰲041 ̽9ׁHhttp://impulse.brׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
STARTER
Bubble’s : bulles de bien-être
Lancée par Aurélie Piel, Bubble’s organise des événements autour du bien-être
individuel et collectif à destination des particuliers, associations et entreprises.
Guy Van den Noortgate
L
es salons et foires consacrées au bien-être se
sont multipliés ces dernières années et rencontrent
un succès grandissant. Mais il arrive souvent
que le visiteur ou l’exposant se sente un peu perdu dans
la masse et ne trouve pas nécessairement chaussure à
son pied. En outre, certaines activités organisées autour
d’une thématique précise, comme le yoga ou le feng shui
par exemple, semblent au premier abord s’adresser exclusivement
aux initiés. Bref, la personne qui souhaite
découvrir un domaine lié au bien-être peut avoir du mal
à s’orienter. C’est forte de ce constat qu’Aurélie Piel a
décidé de lancer Bubble’s.
Bubble’s a pour objectif d’organiser des événements autour
du bien-être individuel et collectif, à destination des
particuliers, associations et entreprises. « L’idée est de
proposer aux participants un espace de rencontre où ils
peuvent découvrir les différents métiers présentés », explique
Aurélie Piel. « Tant le professionnel que le visiteur
disposent ici de temps pour se rencontrer et échanger.
Pour les particuliers, l’événement se déroule le dimanche
où, durant une demi-journée, 4 à 5 ateliers sont proposés
autour d’une thématique liée au bien-être. Le but étant
que chaque participant puisse découvrir trois disciplines
durant l’événement qui réunit entre 40 et 50 personnes,
soit une dizaine de personnes par atelier, lequel dure
une heure. »
Le premier événement organisé par Bubble’s a eu lieu
en novembre dernier et s’intitulait « Un hiver plein de
peps ». Les cinq ateliers étaient consacrés au yoga, à
la nutrition, à la gestion de l’énergie, à la connaissance
de soi au travers du théâtre, à la luminothérapie et au
soleil. Un deuxième événement, « Savourez malin », s’est
déroulé en mars. Le prochain, « Corps & Âme », est prévu
le 25 juin prochain. Tous les renseignements sont repris
sur la page Facebook de Bubble’s (bbbsevent). « Pour les
particuliers, outres ces événements qui sont organisés
au centre Champaca à Ixelles, d’autres formats sont possibles
», enchaîne Aurélie Piel. « Par exemple, on peut
organiser deux ateliers pour 8 à 12 personnes, d’autres
jours que le dimanche ou encore à la demande. »
Aussi pour les entreprises
Bubble’s ne se limite pas aux particuliers et s’adresse
également aux associations et entreprises. Ainsi, Aurélie
va collaborer ce mois avec Avempace, un nouvel espace
de co-working pour les étudiants en médecine. « En ce
qui concerne les entreprises, il s’agit d’offrir des solutions
d’incentives et de teambuiliding différenciantes, avec du
30 BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
sens afin d’offrir davantage
de performance
au sein de l’entreprise.
» Dès le mois de mai,
Bubble’s va proposer
trois formats selon le
nombre de personnes
et les demandes : soit
en extérieur pour la
journée, avec 3 à 4 ateliers
ou activités ; soit
à l’intérieur pour une
demi-journée, avec 2
ateliers ; soit dans un
lieu insolite, avec 3 à 4
ateliers ou activités.
En optant pour une
offre à dimension humaine,
Aurélie Piel
permet d’une part aux
personnes intéressées par le bien-être de découvrir ses
multiples facettes, et d’autre part aux professionnels de
disposer de temps pour présenter leurs services et/ou
produits. Outre la rencontre qui peut s’approfondir autour
d’une thématique, ces événements sont également
des lieux de découverte, de partage et d’échange. Les
participants ont ainsi l’occasion de tester via des ateliers
diverses activités et de voir si elles leur conviennent ou
pas. Dans un premier temps, Bubble’s est concentrée sur
Bruxelles et sa périphérie. Mais en fonction des demandes
et de l’intérêt suscité par ses premiers événements,
elle envisage par la suite de décliner son concept dans
d’autres villes du pays. ●
Info : https://www.facebook.com/bbbsevent/
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
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Bruxelles
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shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
© R.A.
׉	 7cassandra://xA34_us2SMUDRPnGvWcRm6N-L5KHiez--4VyIU6xFLI9`̵ Xj䰲03׉EReStart : un entrepreneur qui rebondit en
vaut deux
Avec l’appui de la Région bruxelloise et d’impulse.brussels, BECI vient de lancer un programme
novateur, unique en Belgique, pour accompagner les entrepreneurs faillis qui
veulent rebondir. ReStart vise à coacher individuellement 80 « restarters » cette année.
Olivier Fabes
«O
n ressort plus fort d’un échec, pour autant que l’on
puisse capitaliser sur les expériences acquises.
Car on fait rarement deux fois la même erreur. » Personne
ne contredira Didier Gosuin. Mais le ministre bruxellois de
l’économie de regretter tout de même que, « si beaucoup
d’entrepreneurs essaient tant bien que mal de se relever,
l’intégration de l’échec à notre culture entrepreneuriale n’est
pas encore notre marque de fabrique en Europe, contrairement
aux pays anglo-saxons. » Selon une étude allemande
publiée en 2010, le taux de rebond des entrepreneurs en
Europe varierait de 3 à 8 %, alors qu’il tourne autour des
25 % aux États-Unis.
C’est précisément pour stimuler cet entrepreneuriat de la
seconde chance – un des axes du Small Business Act du
gouvernement bruxellois – que le ministre a donné le signal
de départ, le 9 mars dernier, du programme BECI reStart.
La question de l’entrepreneuriat de la seconde chance est
particulièrement prégnante à Bruxelles, région où il se crée
proportionnellement plus d’entreprises que partout ailleurs
dans le pays, mais où le nombre de faillites est aussi relativement
le plus élevé.
Financée à 75 % par la Région bruxelloise, et avec le soutien
opérationnel d’impulse.brussels (à travers notamment le
numéro gratuit 1819), reStart est une initiative unique en
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
31
© Thinkstock
׉	 7cassandra://OcU2P-2XJkUin2k0ROEnDAQ4ODTZKKdpB41MaQIBaKE'a`̵ Xj䰲03Xj䰲03#בCט   u׉׉	 7cassandra://0eDor9mLE3myZB79-sezws2N2EewBv8yZLL0nnUJMXc g` ׉	 7cassandra://XsVOjpKJzb_bn99lXZfPvotYTVcn3BgHKzdSyt6csb8p`S׉	 7cassandra://BvssZdfdUHzoLLjyOrDNMvAOAj4FRUbFkQVdzXaH_iM^`̵ ׉	 7cassandra://TtoAHF48cRPHVdXjeMfM3Ve5zqYdnaqgAXcz9pAHa8Qr͠Xj䰲03ט  u׉׉	 7cassandra://VpudxSlfw_FJXfTyBAU6sjmd7ps_eifJO_FWp7giS1E `׉	 7cassandra://qHlKoSrMKxv1EIszWdqL4Z_CQytv_kG4DcHUraJ5eX4[`S׉	 7cassandra://XMn4MRmQjhlQlx6tOaWkRf2xsqpLGpvTcJqLjg9LzWs`̵ ׉	 7cassandra://Fb4-0FsHjB3f-DY_9nWv_4Px-ajioKv3r9Myd_mSXqM͹2͠Xj䰲03נXj䰲04( ܁9ׁH -http://www.engie-electrabel.be/mobilityguide.ׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
BECI reStart en pratique
Pour 2017, le programme reStart s’est fixé les objectifs
suivants :
Belgique, orchestrée par BECI, pour aider les chefs d’entreprise
ayant fait faillite ou clôturé une activité entrepreneuBECI
reStart s’inspire d’initiatives
comme 60.000 Rebonds en France, qui a
aidé depuis 2012 autant d’entrepreneurs
à s’engager dans une nouvelle aventure.
riale à rebondir dans un nouveau projet. À travers un réseau
de coaches et un cycle de conférences, ce projet doté d’un
budget de quelque 130.000 euros vise à les accompagner
personnellement et professionnellement. Et plus largement,
à contribuer à changer le regard de la société sur l’échec.
Le programme s’inspire d’initiatives semblables, en France
notamment, où l’organisation bénévole 60.000 Rebonds a
aidé depuis 2012 autant d’entrepreneurs à s’engager dans
une nouvelle aventure post-faillite. En Belgique, davantage
au nord qu’au sud du pays, des conférences de sensibilisation
comme Failing Forward ou les soirées informelles Fuckup
Nights, venus en droite ligne des États-Unis et qui promeuvent
le partage de (mauvaises) expériences entre fondateurs de
start-up, contribuent à faire évoluer les mentalités.
Un enjeu socio-économique
On ne peut que se réjouir que les pouvoirs publics prennent
(enfin) la mesure de l’enjeu du rebond entrepreneurial sur le
plan social (préservation et création d’emplois) autant qu’économique
(contribution positive au PIB d’entreprises rendues
plus solides). Ces dernières années, BECI a pu recouper un
certain nombre de diagnostics sur base de focus-groupes
avec des entrepreneurs faillis ainsi que des groupes de travail
avec des experts (juges consulaires, avocats, huissiers,
experts-comptables, fiscalistes, …).
Le principal enseignement de ces réflexions est que les entreprises
créées après une première faillite réussissent mieux et
ont une durée de vie plus longue que la moyenne des starters.
Autrement dit, un entrepreneur qui rebondit en vaut deux.
Le programme reStart est un premier pas important pour
faire en sorte que l’entrepreneur qui a échoué soit moins
stigmatisé socialement, mais aussi financièrement – l’un
des principaux freins de l’entrepreneur failli restant l’accès
aux crédits bancaires.
Outre le soutien psychologique, un des axes majeurs du programme
est d’aider les entrepreneurs en rebond dans leur
recherche de financement. Plus largement, BECI reStart
encouragera toutes les initiatives qui améliorent l’environnement
juridique, financier et social, notamment au niveau
de la procédure de clôture de faillite. Car pour bien rebondir,
il faut savoir tirer les leçons tout en tournant la page. ●
Plus d’info ? Eric Vanden Bemden, Conseiller reStart : +32
2 563 68 56 ; evb@beci.be.
www.facebook.com/becirestart
• L’organisation de 3 conférences grand public (dont
celle de lancement ce 9 mars, devant plus de
120 personnes) ;
• La mise en place de 5 ateliers « restart » de résilience
économique ;
• Ces événements seront chapeautés par des séances
d’information toutes les 2 semaines, conjointement
tenues avec la cellule Starter de BECI ;
• L’accompagnement individuel de 80 entrepreneurs
« restarters » par un coach (7 x 1h30) ;
• L’établissement d’un diagnostic de la personnalité
entrepreneuriale de chaque restarter ;
• Les entrepreneurs désirant relancer une activité se
verront attribuer un parrain-mentor et les conseils
de consultants à hauteur de maximum 3 rendez-vous
d’1 heure ;
• Des ateliers techniques collectifs seront également
offerts aux restarters afin de présenter leur projet
de relance devant un panel d’experts (avocat, comptable,
experts en stratégie et marketing) ;
• Proposer en fonction des nécessités de chaque entrepreneur
différentes formations ;
Les restarters seront ensuite redirigés vers la cellule
Starter de BECI s’ils désirent bénéficier d’un accompagnement
supplémentaire dans la réalisation de leur
business plan, démarches juridiques, etc.
Pour qui ?
La participation à reStart est gratuite pour les entrepreneurs.
L’accompagnement individuel est toutefois
conditionné à un certain nombre de critères :
• Avoir fait aveu de faillite ou mis sa société en liquidation
auprès du tribunal de commerce dans les
24 mois précédents, ou être en PRJ (procédure de
réorganisation judiciaire) ;
• Avoir son siège social ou être domicilié en Région
bruxelloise ;
• Vouloir s’engager dans un processus de rebond et
accepter l’accompagnement proposé ;
• Il n’y a par contre pas de restriction de secteur (outre
bien sûr les secteurs généralement considérés
comme exclus dans le cadre d’aides publiques).
L’accompagnement est possible, que l’entrepreneur
ait déjà identifié un nouveau projet ou pas, que celui-ci
soit un projet entrepreneurial ou une autre option (salariat
ou autre). Un projet entrepreneurial se définit
comme toute activité indépendante : création ou reprise
d’entreprise, franchise, profession libérale…
Afin de créer les meilleures conditions d’accompagnement,
BECI procède à une première évaluation des
entrepreneurs post-faillite, dont certains peuvent être
réorientés, puis à un entretien dédié. Les entrepreneurs
retenus entrent dans le programme d’accompagnement
et sont d’ores et déjà considérés comme des
entrepreneurs en rebond.
32 BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
׉	 7cassandra://BvssZdfdUHzoLLjyOrDNMvAOAj4FRUbFkQVdzXaH_iM^`̵ Xj䰲03׉EMOBILITÉ
Trois idées reçues sur les voitures
électriques
Si le nombre de voitures électriques sur nos routes croît chaque année, quelques idées
reçues empêchent encore nombre d’automobilistes d’opter pour ce véhicule écologique.
En voici trois, démenties par les faits !
1. L’autonomie des voitures électriques est trop
faible
Si cet argument pouvait être avancé il y a encore un an,
les technologies ont évolué. De sorte que plusieurs modèles
permettent aujourd’hui de parcourir 250 km avec une
seule charge. « La Renault Zoé de 40 kWh roule plus que
300 km », note Ward Bosmans, Sustainable mobility chez
Engie Electrabel. « La Hyundaï Ioniq et la Nissan LEAF,
250 km. C’est amplement suffisant quand on sait que le
trajet moyen domicile-lieu de travail des Belges est de
15,7 km et que moins de 10 % des voitures électriques
font quotidiennement des trajets plus longs que 250 km. »
De plus, si l’on part du principe que chaque fois qu’on
démarre la voiture, elle est complètement chargée, une
recharge en cours de route ne sera pas nécessaire.
2. Les bornes de chargement sont peu nombreuses
Une
directive européenne a fixé à 21.000 le nombre de points
de recharge publics en Belgique d’ici 2020. Il y en aurait à
ce jour environ 1.000, selon la section belge du réseau européen
du secteur des voitures électriques, dont 50 bornes
rapides (qui offrent une charge de 80 % de la batterie en 30
minutes) sur les principales autoroutes du pays.
« Charger son véhicule est aussi plus aisé qu’avant car
de plus en plus d’entreprises, stations-services, hôtels,
restaurants et communes ont installé des bornes », se
réjouit Ward Bosmans.
3. Une voiture électrique coûte plus cher
Si le prix affiché est plus élevé qu’un véhicule « traditionnel
», il faut néanmoins prendre en compte qu’une voiture
électrique est déductible à 120 % pour les entreprises. En
Flandre, elle est également exempte de taxe de mise en
circulation (TMC) et de taxe de roulage jusqu’en 2020. En
Wallonie et à Bruxelles, la TMC est calculée en fonction
de la puissance du véhicule
et la taxe de circulation est
plafonnée au montant minimum.
« En outre, parcourir
100 km ne coûte que 2 €, soit
un tiers du prix de l’essence
ou du diesel ! », ajoute Ward
Bosmans.
Vous souhaitez acheter un
véhicule électrique en tant
Parcourir 100 km ne coûte que 2 €,
soit un tiers du prix de l’essence
ou du diesel !
Ward Bosmans,
Sustainable mobility chez Engie
Electrabel.
que particulier ? En Flandre, grâce à la prime en vigueur,
il est possible d’économiser jusqu’à 4.000 € sur le prix
d’achat. De sorte qu’il est déjà possible de s’offrir une voiture
électrique pour 15.000 € (une Nissan Leaf). La déductibilité
à 120 % ne concerne par contre pas les particuliers. ●
Pour en savoir plus, téléchargez « Votre guide pour choisir
et charger votre voiture électrique à la maison et en
entreprise » sur www.engie-electrabel.be/mobilityguide.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
33
׉	 7cassandra://XMn4MRmQjhlQlx6tOaWkRf2xsqpLGpvTcJqLjg9LzWs`̵ Xj䰲03Xj䰲03#בCט   u׉׉	 7cassandra://25VsfvcPpIkF0B556MTselBsxXHoTocMjHflyBbh08k +`׉	 7cassandra://ImFbMh8YWMY9a8PBomT-GnzFzTWhpDqSGVSKfSJxMpgj<`S׉	 7cassandra://J3UpV4CPfQu6befw0TO-B3-EaJYEP-Wwg9pn0OQ8hNM8`̵ ׉	 7cassandra://StMj_Mnl-oo5aq-fPhv-9Y1OShIXL5ROwRCHZSNrs00͢.̨͠Xj䰲03ט  u׉׉	 7cassandra://rZhQrYpLK3X3jgud_yYQtiT3q7_8rKFWj6id3jQarQk `׉	 7cassandra://LjL9YcUXBSfRpssprxSKSBd-Buk2RSbSDBO8Y59nxqAs`S׉	 7cassandra://STOE2O98qmQSt9k0OujAe6zrei1589vTu5G9neZhOVw!`̵ ׉	 7cassandra://eKd0KulvNienBrHRH6vkyqHVvSzq4UqXa7LA23Db6zQ ̘͠Xj䰲03נXj䰲04' #̗9ׁHmailto:cosolutions@beci.beׁׁЈ׉ESENTREPRENDRE
Summer Workshops : offrez un lifting
estival à votre entreprise
Si, comme nous, vous trouvez trop bête que les vacances mettent le monde de l’entreprise
en veilleuse, vous allez apprécier cette nouvelle initiative de Beci, conçue à
l’intention des entrepreneurs qui aiment découvrir pour évoluer et pour qui le travail
est tout le contraire d’une corvée.
Patricia Mignone
B
izarre, cette habitude – terriblement handicapante
pour la vie des entreprises – qui consiste à mettre
l’activité en veilleuse parce que les enfants sont
en congé.
Trois mois de ralentissement ! Encore une histoire belge !
C’est mortellement frustrant et d’autant moins justifiable
que les entrepreneurs n’aspirent peut-être pas autant aux
vacances que les enseignants ou les salariés. Au moins autant
de stress, certes ; mais, souvent, plus de sens, d’enjeux,
de passion et de motivation. Voilà ce qui amène la plupart
d’entre nous à regretter ces trop longs temps de latence
absurdement liés aux rythmes scolaires.
Voici les Summer Workshops !
Chez BECI aussi, l’été, on se languit. C’est pourquoi le binôme
de choc Pierre Guilbert/Frederik Leloup a sorti une
nouvelle bonne idée de son chapeau : vous proposer de
nous retrouver durant la dernière quinzaine d’août pour
préparer une nouvelle année encore meilleure que les précédentes,
toujours axée sur l’évolution de votre entreprise,
bien sûr, tout en mettant l’accent sur sa composante la
plus précieuse : l’humain. Sans l’engagement de nos collaborateurs,
en tant qu’entrepreneurs, nous sommes cuits
et notre entreprise ne prend pas l’envol dont nous rêvons.
Et donc, si des termes comme absentéisme, présentéisme,
turnover, engagement, productivité… évoquent des situations
dont le souvenir vous empêche de dormir, les Summer
Workshops sont calibrés pour vous.
L’ambition de Pierre Guilbert est claire – et Pierre sait de
quoi il parle, puisqu’il a lui-même créé et fait prospérer une
entreprise sur base des principes qu’il partage dans ses
ateliers : il s’agit, en 3 ou 5 jours à peine, de vous permettre
d’intégrer une nouvelle vision et de nouvelles pratiques grâce
auxquelles, à l’avenir, vous ferez en sorte que 100 % de vos
entretiens professionnels soient porteurs de motivation.
C’est ambitieux, certes, mais surtout, c’est réaliste, puisque
c’est du vécu ! Et c’est tout ce qu’on demande ! Pour vous
en convaincre, lisez le témoignage ci-contre.
Une ambition, trois déclinaisons
La proposition de base des Summer Workshops : vous aider
à fluidifier la communication et le people management au
sein de votre entreprise. Par expérience, on sait qu’une
communication défectueuse suscite le désengagement, voire
le sabotage et qu’au contraire, une communication fluide,
qui informe et inclut les collaborateurs, induit l’implication
dont l’entreprise a besoin pour évoluer selon ses ambitions.
34 BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
Alors, ça vous dit d’apprendre à oser tout dire à vos collaborateurs
? D’acquérir les clés de la confiance en vos N-1 ?
D’intégrer au quotidien les 4 déclencheurs de la motivation ?
De maîtriser la communication interne pour souder l’esprit
d’équipe et garantir les résultats visés ?
Rejoignez Pierre et Frederik pour un petit déjeuner super
tonique au cours duquel vous pourrez palper concrètement
ces concepts et choisir la formule adaptée à vos disponibilités.
Nous avons tout prévu pour rendre votre participation
possible, y compris une flexibilité quant aux dates de votre
participation aux petits déjeuners.
Intéressé ? Envoyez un e-mail à
cosolutions@beci.be ou inscrivez-vous
en scannant ce QR code.
Dans les deux cas, vous serez en
contact avec Simon Sarrasin, le
facilitateur de Frederik Leloup. ●
« Pierre a sauvé la maison médicale de Tournai qui
était en passe d’imploser. Il a remis en place une
structure et une direction, ce qui, au départ, n’est pas
la culture d’entreprise chez nous qui avons des organisations
du type autogéré. Si les gens sont encore là
aujourd’hui et continuent à fonctionner, c’est grâce à
Pierre. »
« Je ne sais pas si cette maison aurait pu prendre le
tournant qu’elle a pris aujourd’hui s’il n’y était pas
passé. »
Serge Perreau, coordinateur des Maisons médicales,
Bruxelles.
© Image by StockUnlimited
׉	 7cassandra://J3UpV4CPfQu6befw0TO-B3-EaJYEP-Wwg9pn0OQ8hNM8`̵ Xj䰲03׉ELe Business Mediation Summit s’est
déroulé fin janvier à Bruxelles.
BUSINESS MEDIATION SUMMIT
La médiation, source de créativité sans
précédent
Les conseillers juridiques rechignent souvent à recommander la médiation à des chefs
d’entreprise confrontés à des litiges. Œillères, peur du changement ou méconnaissance
du domaine ? Quelques participants au dernier Business Mediation Summit (BMS) se
prononcent sur la question.
Peter Van Dyck
L
a quatrième édition du Business Mediation Summit,
fin janvier à Bruxelles, a tenté une fois de
plus de promouvoir la médiation en tant qu’alternative
à une procédure judiciaire chronophage et onéreuse.
Nous avons rencontré quelques-uns des orateurs : Pierre
Schaubroeck (président de l’entité organisatrice bMediation),
Patrick Van Leynseele (médiateur et avocat associé
chez Daldewolf) et Inge Geerdens (CEO de l’entreprise
informatique CVWarehouse). Ils ont débattu avec nous
des idées qui ont émergé durant le BMS.
La Vlerick Business School a présenté lors du sommet
une enquête qui illustre la profondeur du fossé entre les
chefs d’entreprise et leurs conseillers juridiques. Entrepreneure
depuis 15 ans déjà, Inge Geerdens n’en revient
pas : « Pourquoi les juristes adoptent-ils si peu le point
de vue de l’entrepreneur ? Celui-ci n’a que faire de tout
ce ramdam autour de différends : il veut avant tout éviter
de gaspiller du temps et de l’énergie. Bizarrement, leurs
conseillers ne semblent pas s’en rendre compte. »
Les juristes portent-ils des œillères ? « L’entrepreneur
doit tenir compte d’innombrables personnes – collaborateurs,
clients, prospects... – et s’ouvre d’office à des visions
multiples », déclare Inge Geerdens. Elle est donc sidérée
du peu de sens des responsabilités des conseillers,
que révèle l’enquête Vlerick. « Il est inconcevable qu’ils
estiment que les entrepreneurs n’ont qu’à tout savoir, y
compris les possibilités de la médiation. Leur rôle n’est-il
pas de nous informer ? »
Elle est choquée d’apprendre que les conseillers juridiques
pourraient privilégier les procédures judiciaires
parce que plus « juteuses » en honoraires. Patrick Van
Leynseele lui donne raison et met en garde : « Celui qui
estime que la médiation résout trop vite les conflits et
génère trop peu d’honoraires pèche par imprévoyance.
L’avocat qui réfléchit à long terme sait que les solutions
durables sont synonymes de clients satisfaits. »
Cache-cache
M. Van Leynseele se montre peu indulgent envers les
juristes d’entreprise qui s’abritent derrière la responsabilité
finale du CEO. « J’entretiens de nombreux contacts
avec des services juridiques en entreprise ; assez pour en
retenir l’impression que les juristes regardent souvent ce
que font les autres – une sorte de politique du parapluie
ou un jeu de cache-cache auquel les avocats s’adonnent
aussi, de temps à autre. »
Les entrepreneurs n’ont que faire de conseils flous. Si
le juriste ne veut pas prendre position et que l’entrepreneur
n’a pas les connaissances voulues pour mesurer
les conséquences d’une décision, on n’a pas avancé d’un
iota. « Du temps où j’étais juriste d’entreprise, j’avais
affaire à des avocats qui présentaient trois alternatives
et qui estimaient qu’il revenait au client de choisir », se
souvient M. Schaubroeck. « Notre département juridique
examinait alors les avantages et inconvénients de chaque
formule et, bien souvent, aucune ne sortait du lot, aucune
n’était sans risque. Mon critère, dans le conseil à mon
employeur, était de trouver l’alternative qui présentait le
moins de risques de complications juridiques ultérieures.
Le juriste d’entreprise est censé connaître l’entreprise
de fond en comble. La décision finale incombe au chef
d’entreprise, mais elle s’appuie sur une concertation avec
le juriste et l’obtention d’un consensus. »
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
35
© Studio Dann
׉	 7cassandra://STOE2O98qmQSt9k0OujAe6zrei1589vTu5G9neZhOVw!`̵ Xj䰲03Xj䰲03#בCט   u׉׉	 7cassandra://s8ZHvwYviKA6hexYr8v6Z0i8P-qlydNmINAk8AShN0I O%` ׉	 7cassandra://NOLbLM4WKxZ0VtRzSTsqIJpo-dhW9yYMsV1IblzooxIj~`S׉	 7cassandra://lpPVq4AjUPsC_hfnKpvBm2iJPMgz3hcLiGZ4TKDjoXQ`̵ ׉	 7cassandra://mavrovyv7HspaPA51vXnsaz8ZmPx-a0JyPBHAxF1r3s͓L͠Xj䰲03ט  u׉׉	 7cassandra://GpJAx-XoNsOSNwjnz8b8aH04J5wSQSj8d44z5KsMbD4 D'` ׉	 7cassandra://Q6R3bb12BfyP2MeqKSoPPk9BXlu8fc8932EraiBq31Yg`S׉	 7cassandra://Im4hoCzR_BF9Y25bs7cyPL_iIBrIG9RQyFDrKUbrsv4`̵ ׉	 7cassandra://fODLmK--dQc_paZYQ932CA8p8CB534WlQRjAW468gNsj͠Xj䰲03׉EENTREPRENDRE
Une question de principe
Le président de bMediation explique le
fossé non seulement par une attitude erronée,
mais aussi par l’ignorance. « Les
chefs d’entreprise autant que leurs conseillers
sont insuffisamment familiarisés
avec la médiation en tant qu’outil. Ils ne
connaissent pas d’autre moyen de résoudre
un conflit que la négociation, le tribunal et
l’arbitrage. » Loin des yeux, loin du cœur,
estime Patrick Van Leynseele : « Quand
bien même le concept de médiation est
connu, l’ignorance prévaut quant au détail
et au fonctionnement. Trop peu de personnes, dans le
monde de l’entreprise autant que chez les avocats, sont
conscientes des perspectives qu’offre la médiation. »
La partie prenante garde le contrôle durant une médiation,
ce qui n’est pas le cas devant le tribunal. Il y a en Belgique
des avocats qui osent conseiller à leur client de ne pas
assister à la séance. Ils prétextent une perte de temps,
mais veulent surtout éviter que le client se mêle trop du
dossier. En revanche, le chef d’entreprise est toujours présent
lors d’une médiation. « Je crois que certains avocats
s’obstinent surtout à refuser toute forme de changement
», déplore Pierre Schaubroeck.
Pierre Schaubroeck
Certaines entreprises
demandent d’office à
leur avocat d’aller en
justice dès qu’un problème
se pose. Dans
certains secteurs –
les assurances, par
exemple – la médiation
n’est guère entrée dans
les usages. D’autres en
font une question de
principe (pas question
de tolérer une attaque
à l’encontre de membres du personnel). « Le recours au
tribunal est presque inévitable dans le cas d’une atteinte à
la propriété intellectuelle, par exemple », explique Pierre
Schaubroeck. « On se doit de défendre la marque ou le
brevet. Et pourtant, la négociation reste possible. La médiation
peut constituer une issue au cours d’une procédure
judiciaire. Même en cas de citation à comparaître, rien
n’empêche de changer de cap et d’essayer la médiation. »
Moins d’animosité
Inge Geerdens a parlé de médiation à un de ses amis
avocats, après le BMS. Sa réaction : « C’est ce que nous
faisons déjà une fois sur deux. Nous essayons de trouver
une solution sans tribunal, mais cela ne s’appelle pas de
la médiation. » Patrick Van Leynseele obtient les mêmes
échos : « La médiation n’est rien d’autre que la négociation
assistée par un tiers, qui est neutre. De nombreux
avocats prétendent ne pas en avoir besoin. Il y a, dans le
monde des employeurs et des travailleurs, des avocats
spécialisés qui se connaissent bien, se font confiance, et
donc négocient efficacement. De fait, ils obtiennent souvent
36 BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
un accord correct, sans l’intervention d’un
tiers externe. »
Inge Geerdens
M. Van Leynseele reste pourtant convaincu
que les avocats ne peuvent connaître les
atouts de la médiation que s’ils y ont pris
part personnellement. « Sinon, pas possible
de comprendre la valeur ajoutée. J’ai
été impliqué, en tant que médiateur, dans
des conflits ou les deux parties avaient
déjà essayé de négocier par avocats interposés,
en vain. La médiation parvient
malgré tout à élaborer une solution parce
qu’elle suscite une dynamique qui force les gens à changer
de point de vue et à manifester moins d’animosité. »
Pierre Schaubroeck abonde : « Il est parfois difficile de
mettre les deux parties autour d’une table, en raison de
la charge émotionnelle. La valeur ajoutée du médiateur
réside dans sa capacité à appréhender la situation avec
un certain recul. Cela déclenche un scénario subtil, dont
la psychologie n’est pas absente. Le médiateur ne peut
pas prendre ou forcer de décision. Tant que les parties
n’ont pas signé un accord, une des deux peut se retirer
et aller en justice. L’obtention d’un consensus est un des
grands avantages de la médiation. »
Un jeu de rôles révélateur
La neutralité du médiateur doit être incontestable. Il ne
peut se ranger d’aucun côté et devra l’éviter à tout prix,
même s’il estime en son for intérieur qu’A a peut-être
davantage raison que B. Il n’incombe pas au médiateur
de proposer une solution, mais Patrick Van Leynseele
constate que parfois, lorsque les négociations s’enlisent,
on demande au médiateur s’il ne peut pas faire davantage
que sa mission de facilitateur. Bref, s’il ne peut pas
formuler un conseil neutre. « Je viens de conduire une
médiation dans le cadre d’une chambre de commerce
internationale. Au terme de la première réunion classique,
les deux parties étaient du même avis : ‘Sans doute n’y
parviendrons-nous pas de cette façon. Pouvez-vous, en
tant que médiateur, nous donner votre opinion ?’ Certains
médiateurs y seront a priori très réticents, mais si les
deux parties le demandent, pourquoi refuserais-je ? »
Il y a une quinzaine d’années, M. Van Leynseele a entendu
des avocats prétendre que la médiation est comparable à
de l’arbitrage. On aurait pu les croire mieux renseignés.
Aujourd’hui, les choses évoluent positivement mais il subsiste
du flou. La prise de
conscience n’est donc
pas terminée. Pierre
Schaubroeck se souvient
qu’une simulation
de médiation organisée
durant la Mediation
Week de la Commission
Fédérale de Médiation
en octobre 2016 a fait
merveille. Une centaine
de participants ont suivi
Patrick Van Leynseele
© Studio Dann
© Studio Dann
© Studio Dann
׉	 7cassandra://lpPVq4AjUPsC_hfnKpvBm2iJPMgz3hcLiGZ4TKDjoXQ`̵ Xj䰲03׉E]Ce qu’il faut savoir
de la médiation
• La médiation est une procédure volontaire et confidentielle
destinée à résoudre des conflits entre des
parties qui font appel à un médiateur indépendant.
Il ne s’agit ni d’un juge ni d’un arbitre, mais d’un intermédiaire
qui facilite le dialogue. Il ne prend pas de
décision et n’impose rien.
• La médiation est un processus qui s’engage de façon
volontaire.
• Son objectif final est d’atteindre un accord qui met
fin au litige.
• Chaque partie impliquée garde le contrôle du processus.
L’étude
présentée par la Vlerick Business School illustre le
fossé entre chefs d’entreprise et conseillers juridiques.
d’abord une explication théorique de la médiation, mais
le véritable déclic s’est produit lorsque deux personnes
du public ont été invitées à prendre part à un jeu de rôle.
Elles ont endossé le rôle des deux parties dans un litige,
avec Patrick Van Leynseele comme médiateur.
Changement de mentalité
Les choses ne changent vraiment qu’en montrant comment
et pourquoi fonctionne une médiation. « Les témoignages
sont utiles », estime Pierre Schaubroeck.
« Ceux qui ont pris part à une médiation s’en font les
ambassadeurs. Même une médiation qui a échoué est
perçue comme constructive. Et si elle réussit, c’est toute
la puissance de la méthode qui se révèle. Quelques personnes
se réunissent pendant une demi-journée, parfois
plusieurs jours. Il est stupéfiant de constater à quel point
la créativité et la compréhension réciproque émergent de
cette démarche. L’énergie créative qui s’en dégage est
impressionnante. »
Le rôle d’ambassadeur peut stimuler un changement de
mentalité. Les statistiques européennes révèlent qu’après
la Roumanie, la Belgique détient le plus de procédures
judiciaires par an et par 100 habitants. Quel contraste
avec les Pays-Bas, à l’opposé du classement ! M. Van
Leynseele illustre la situation : « Je suis avocat et un de
mes clients est en conflit avec une entreprise néerlandaise.
Leur contrat contient une clause de médiation qui
prévoit qu’en cas d’échec de ladite médiation, il sera fait
appel à l’arbitrage. Mon client affirme qu’il y a déjà eu
tellement de tentatives de négociation que la médiation
sera peine perdue. Je le regrette, mais je comprends
ce qu’il veut dire. Nous voulons escamoter l’étape de la
médiation et passer directement à l’arbitrage, pour ne
Organisé par :
• Les intervenants s’efforcent d’atteindre un consensus.
Un accord imposé obtenu sous la pression n’apporte
habituellement pas une solution durable.
• Les experts estiment qu’une médiation est au minimum
10 fois plus rapide – dans 75 % des cas, le litige
est réglé en quelques heures – et au minimum trois
fois moins chère qu’une procédure judiciaire.
pas perdre de temps. Stupéfaction des Néerlandais : ils
estiment que nous n’avons pas encore tout tenté ! Je ne
peux qu’approuver leur attitude. Voilà qui en dit long sur
la différence de mentalité, chez nos voisins du Nord. »
L’enseignement a un rôle à jouer
Nos trois interlocuteurs pointent le rôle de l’enseignement
dans l’évolution des mentalités. Pierre Schaubroeck :
« Lorsque j’étais étudiant en droit – il y a longtemps, il
est vrai – on ne parlait jamais de médiation. Et il n’existait
pas de cours de négociation ». Patrick Van Leynseele,
qui suit l’évolution des universités du coin de l’œil, ne
constate guère de changements. Le cours de médiation
n’est qu’une option. Toute la formation repose sur la
conception qu’il revient aux tribunaux de résoudre des
conflits.
Inge Geerdens souhaite élargir le débat sur l’enseignement
: « À l’heure où l’entreprenariat est tellement tendance,
j’aurais apprécié d’être initiée à la médiation avant
de me lancer dans l’entreprise ». Pierre Schaubroeck va
plus loin encore : « La collaboration offre bien plus de
perspectives que la polarisation. Elle est meilleure pour
notre santé mentale et physique. Elle devrait donc être
enseignée dès l’école secondaire. Une meilleure diffusion
dans nos écoles permettrait de combattre la confusion
et l’ignorance auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui.
» ●
En collaboration avec :
Orde van
Vlaamse Balies
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
37
© Studio Dann
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Vos cotisations sociales en 2017
Un indépendant paie des cotisations sociales calculées sur le revenu de l’exercice
même. Mais la caisse d’assurances sociales ne prend connaissance de
ce revenu qu’après avoir réceptionné les informations nécessaires envoyées
par l’administration fiscale (généralement, deux ans plus tard). Afin d’y remédier,
une étape intermédiaire a été intégrée, à savoir le paiement de cotisations
« provisoires » calculées sur le revenu enregistré trois années auparavant.
Tulay Kasap
I
l en résulte donc qu’un indépendant recevra encore
des régularisations après la cessation
de son activité indépendante
en raison d’un départ à la pension ou
de la transition vers un statut de
travailleur salarié (voire même
après son décès).
Les cotisations sociales (et
les régularisations) sont toujours
fiscalement déductibles
au cours de l’année du paiement
et réduisent la base de
calcul des charges sociales de
cette année.
Optimaliser
Si votre revenu de 2017 est supérieur
à celui de 2014, deux solutions s’offrent
à vous en 2017 : soit payer les cotisations provisoires
(trop faibles) et payer le complément lors de la
régularisation intervenant deux ans plus tard ; soit payer
des cotisations sociales volontaires (plus élevées). De
cette manière, vous pouvez vous prémunir d’une surprise
désagréable en 2019 lors de la régularisation.
Il est cependant possible qu’à la date de réception des régularisations,
vos revenus soient moindres (par exemple,
en raison d’une invalidité ou d’une maladie de longue
durée), de sorte que vous ne puissiez pas totalement profiter
au cours de cette année de la déductibilité fiscale
des régularisations réclamées.
Si votre revenu de 2017 est inférieur à celui de 2014,
une réduction de vos cotisations doit faire l’objet d’une
demande (motivée) adressée à la caisse d’assurances
sociales (pour autant que certaines limites de revenu
soient respectées).
Et si vous prenez votre pension avant 2019 ?
Sous certaines conditions (notamment, la cessation complète
des activités professionnelles lors du départ à la
pension), vous pouvez choisir de ne plus faire régulariser
les cotisations portant sur l’année au cours de laquelle la
pension prend effet, et sur les trois années précédentes.
Vous pourriez envisager cette solution si votre salaire
a augmenté au cours des trois dernières années et si
vous ne souhaitez pas acquitter de charges sociales sur
38 BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
ce salaire, ou si d’éventuelles régularisations seraient
difficiles à supporter en votre qualité de retraité
sans activité professionnelle. Souvent, la
déduction fiscale n’est plus optimale
dans ce dernier cas.
Faire payer ses cotisations
par la société ?
Le fait que la société acquitte
directement les charges sociales
ou un montant identique
octroyé sous la forme
d’un salaire ne fait aucune
différence. Tant le net pour
l’indépendant que le coût final
pour la société sont identiques
dans les deux cas.
Les autorités ont cependant annoncé la
révision du taux d’imposition des sociétés à la
baisse pour les prochaines années. Dans cette optique,
il pourrait être intéressant de payer des cotisations élevées
en 2017, et donc de bénéficier d’une déduction plus
élevée dans la société.
Remplir spontanément le déficit éventuel
La plupart des caisses d’assurances sociales permettent
d’effectuer un paiement supplémentaire spontanément
en 2017, afin de combler des déficits éventuels dans les
charges sociales de 2016 (ce versement est fiscalement
déductible en 2017). Ceci est possible si vous mentionnez
explicitement sur votre virement l’année de cotisation
concernée (2016). Vous ne pouvez cependant pas avoir
de dettes de cotisations et le montant maximal annuel
ne peut pas être dépassé. Il est donc souhaitable de recueillir
des renseignements à l’avance concernant les
modalités concrètes. ●
tkasap@deloitte.com
׉	 7cassandra://bNByevNd_I6hcteoj5cr4-NYjSU8PxE3vYZNZiSzg7M:`̵ Xj䰲03׉E]ENTREPRENDRE
Retour au travail après une longue
absence : à quelles conditions ?
L’employeur peut-il refuser qu’un travailleur reprenne une activité à mi-temps après
une longue incapacité de travail ? Quelques éléments de réponse au travers d’un
cas réel.
L
e retour d’un travailleur après une incapacité de
longue durée est souvent une situation particulièrement
complexe à gérer pour une entreprise. Ainsi,
l’employeur doit veiller à réagir adéquatement lorsqu’un
travailleur lui demande de revenir travailler dans le cadre
d’un horaire de travail adapté après une longue absence
pour maladie. Dans ce cas, se posera la question de savoir
dans quelle mesure l’employeur peut refuser cet horaire
aménagé sans méconnaître la loi du 10 mai 2007 tendant à
lutter contre certaines formes de discrimination. En effet,
cette loi interdit toute discrimination sur la base d’une liste
de critères, parmi lesquels le handicap et l’état de santé.
« Limitation durable »
Le Tribunal n’a pas suivi cet argument et a considéré
que la tendinite de la travailleuse ne constituait pas un
handicap. Il n’est question de handicap que lorsque le
travailleur est atteint de problèmes de santé qui limitent
durablement ses capacités professionnelles. Or – constate
le Tribunal – rien n’indiquait que la tendinite présentait
un caractère durable. En effet, les certificats médicaux
déposés par la travailleuse ne couvraient jamais une période
supérieure à deux semaines et, après le refus du
mi-temps médical demandé, elle avait repris ses prestations
à temps plein. Depuis sa reprise, elle ne s’était
plus plainte de problèmes médicaux.
Le Tribunal rappelle qu’en dehors de l’hypothèse d’un
handicap, l’employeur est en droit de refuser que le contrat
de travail à temps plein soit presté « à moitié ». Le refus
de l’employeur d’accorder un mi-temps médical n’était
donc pas discriminatoire.
Thierry Duquesne et Amaury Mechelynck.
C’est précisément cette question que le Tribunal du Travail
de Bruxelles a été appelé à trancher (jugement du
16 septembre 2016). Dans l’affaire soumise au Tribunal,
une travailleuse affectée à l’encodage souffrait d’une
tendinite au poignet. Après une longue absence pour
maladie, celle-ci a sollicité son retour au travail dans le
cadre d’un mi-temps médical. Cette demande fut refusée
par l’employeur.
La travailleuse a porté l’affaire devant le Tribunal du Travail
de Bruxelles. Elle s’appuyait sur les dispositions légales
qui obligent tout employeur à réaliser des aménagements
raisonnables, de façon à ce que les travailleurs souffrant
d’un handicap puissent poursuivre leurs prestations au
sein de l’entreprise. La loi précise que le refus de mettre
en place de tels aménagements s’assimile à un acte de
discrimination en raison du handicap. En tant que tel, ce
refus peut être sanctionné par le paiement au travailleur
d’une indemnité égale à six mois de rémunération au
minimum.
La travailleuse estimait que sa tendinite devait être considérée
comme un handicap et que l’employeur était donc
tenu de faire droit à sa demande visant à bénéficier d’un
horaire de travail aménagé.
Ce jugement illustre bien le fait qu’en principe, l’employeur
est libre d’apprécier s’il accepte ou non une demande
de mi-temps médical. Néanmoins, lorsqu’il prend cette
décision, l’employeur doit veiller à vérifier s’il dispose
d’éléments qui indiquent que le problème de santé dont
souffre le travailleur risque de réduire ses capacités professionnelles
de façon durable. Si tel est le cas, refuser
le mi-temps médical risque d’être considéré comme un
acte de discrimination à l’égard du travailleur. ●
Épilogue : pour aller plus loin
Juste après avoir refusé le mi-temps médical demandé
par la travailleuse, l’employeur l’a licenciée en invoquant
une évaluation négative réalisée oralement peu
après son retour au travail. Un employeur peut-il se
baser sur une seule évaluation négative pour licencier
un travailleur malade ?
Il s’agit d’une des nombreuses questions qui seront
abordées au cours du séminaire organisé par BECI le
24 avril, en collaboration avec le cabinet NautaDutilh,
qui traitera de l’influence de l’incapacité de travail sur
l’exécution et la rupture du contrat de travail sous divers
aspects.
Où ? BECI, avenue Louise 500, 1050 Bruxelles
Quand ? Le 24 avril 2017 de 14 à 17 h.
Info et inscriptions : www.beci.be ; trainings@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
39
Thierry Duquesne et Amaury Mechelynck
© R.A.
© R.A.
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BRUSSELS WASTE NETWORK
Gestion des ressources : nos entreprises
championnes !
Logistique inverse, économie circulaire, suppression des sacs plastiques, gestion
des invendus alimentaires, technologie 3D, outils créatifs : autant de projets porteurs
d’avenir, que des entreprises bruxelloises ont développé avec l’accompagnement
du Brussels Waste Network. Bilan de 18 mois de travail.
L
e 16 février, une septantaine de participants ont
pu découvrir les six projets accompagnés par le
Brussels Waste Network (BWN) dans le cadre de son appel
à projets 2015-2017, lors de l’événement de clôture organisé
chez Bruxelles Environnement. Des projets innovants, créateurs
ou inspirateurs de nouveaux business, qui vont marquer
l’économie bruxelloise et la rendre plus durable. Génératrice
d’une plus grande valeur ajoutée – pour moins de déchets.
L’économie circulaire comme clef de voûte
Comme une évidence, certains de ces projets ont intégré
les principes de l’économie circulaire locale au cœur
même de leur entreprise. Ainsi Vert d’Iris International,
actif dans le maraîchage local bruxellois, a incorporé
dans son business model la collecte des déchets organiques.
Des déchets utilisés pour alimenter un compost
qui nourrit les cultures bio de Vert d’Iris au potager de
Plusieurs millions de tonnes de déchets sont produits
chaque année par les entreprises de Bruxelles. Qu’en
sera-t-il demain ? Laurie Verheyen, conseillère en économie
circulaire chez BECI et coordinatrice du BWN n’a
aucun doute : « Le principe du ‘pollueur-payeur’ s’imposera
de plus en plus aux entreprises qui n’auront pris aucune
initiative en cette matière, facture à la clef. L’innovation est
appelée à jouer un rôle important, chaque activité spécifique
pouvant être pionnière dans le contexte du jour. C’est
justement cette innovation que nous soutenons quotidiennement
dans le Brussels Waste Network et au travers des
appels à projets. »
« En six ans nous avons vu naître des projets extraordinaires
avec Agoria, la Brussels Hotels Association, Febelgra ou
encore Atrium. L’édition 2015-2017 a été particulièrement
source d’innovation et de créativité. Nous avions pris la
décision, avec le cabinet Fremault et Bruxelles Environnement,
d’orienter davantage l’appel à projets vers les
entreprises, en ciblant des secteurs et des objectifs bien
spécifiques. Nous n’avons pas été déçus ! »
40 BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
Neerpeede, dont les produits frais sont ensuite livrés
en échange de nouveaux déchets organiques : la boucle
est bouclée ! Ce projet de logistique inverse a réuni
10 horecas volontaires dans la démarche et a permis de
valoriser 6,6 tonnes de déchets organiques. Un nouveau
service local en circuit court est né à Bruxelles. Pionniers en
la matière, Vert d’Iris est passé à travers toutes les étapes
administratives et législatives (AFSCA, permis d’environnement,
enregistrement comme collecteur de déchets,
etc.) que comporte ce type d’activités innovantes, ouvrant
le chemin pour les suivantes.
Une autre initiative provient de la jeune starter bruxelloise
Tridea. L’idée de ses initiateurs : utiliser les déchets émis
aujourd’hui par votre entreprise pour créer les objets que
vous utiliserez demain avec vos clients et collaborateurs,
grâce à la technologie de l’impression 3D. Leur partenariat
avec un collecteur bruxellois, MCA Recycling, leur a
permis de collecter, trier et transformer plus de 8 tonnes
de déchets plastiques en filaments d’imprimante 3D et
en pellets.
© Reporters
© Reporters
׉	 7cassandra://CPKUnjGHVROCIOT1gog3OUSllq1Mre-57PkJhiMWGwA`̵ Xj䰲03׉EENTREPRENDRE
Enfin, Village Partenaire, acteur déjà fort engagé dans
l’économie circulaire et la sensibilisation, a exploré de
nouvelles pistes de valorisation locale de déchets : centres
de tri multi-flux, poulailler, (vermi-)compostage,
échange de flux entre locataires, récupération de
marc de café, réutilisation d’encombrants. Un guide des
14 bonnes pratiques identifiées par Village Partenaire, qui
ont permis d’éviter 2315 kg, soit 23 % des déchets produits
par le centre par an, a été diffusé au réseau des centres
d’entreprises bruxellois. Une belle démonstration que nos
déchets valent de l’or !
Des outils inspirants pour les secteurs
D’autres projets ont vocation de travailler sur des secteurs
d’activités spécifiques, pour lesquels certains aspects de la
prévention et de la gestion des déchets restent à perfectionner.
C’est le cas de l’organisation des marchés, source d’une
production importante de déchets. Le marché des Abattoirs
d’Anderlecht n’a pas attendu que les Régions prennent position
sur l’usage des sacs plastiques dans les commerces
pour prendre l’initiative. Cet acteur incontournable du paysage
bruxellois, déjà très engagé dans l’environnement, a lancé
manière la plus appropriée de les traiter, en conformité avec
la réglementation. L’outil permet à la fois de sensibiliser la
profession à une bonne gestion de ses déchets spécifiques,
souvent très dangereux, et de rendre accessible la législation
assez complexe qui réglemente leur pratique.
Ces projets, très variés quant aux acteurs, aux secteurs d’activité,
aux types de déchets concernés, se réunissent autour
de valeurs importantes : un ancrage fort dans la réalité de
terrain des entreprises, une volonté de repousser les limites
et de changer les habitudes des entreprises.
« La notion de déchets tend tout simplement à disparaître de
nos esprits via ce type de projets qui, plus que jamais, mettent
en lumière l’importance de la valorisation des ressources et
le potentiel de création de nouveaux business models dans
le développement d’une économie circulaire bruxelloise »,
conclut Laurie Verheyen.
Le BWN poursuit son travail de sensibilisation et de conseil
auprès des entreprises bruxelloises, même s’il n’organise
pas de nouvel appel à projets. Un autre appel, Be Circular,
développé dans le cadre du Programme Régional d’Economie
Circulaire, s’y substituera avec des moyens financiers
beaucoup plus conséquents (voir article p.44). ●
avec le BWN un projet pilote visant à supprimer radicalement
ces sacs dans l’enceinte du marché. En créant la plateforme
www.marchepropre.be, rassemblant les différents outils
créés à destination des gestionnaires de marché, Abattoir
a l’objectif de les guider vers le chemin d’un marché plus
propre et respectueux de l’environnement.
Un autre secteur gros producteur de déchets est celui de
l’organisation d’événements professionnels. Pour le sensibiliser
et lui offrir de nouvelles solutions, Meeting Professional
International (MPI) a pris l’initiative, avec l’aide des bureaux
d’études 21 Solutions et Yuzu, de travailler sur la question. Sur
base de quatre ateliers thématiques et d’accompagnement
d’entreprises, MPI a réalisé le guide Meeting Go Green. Son
ambition est de réduire drastiquement l’empreinte environnementale
du secteur en lui offrant les outils nécessaires
pour faciliter ce changement. 24 pages de conseils concrets,
d’adresses utiles et de solutions innovantes pour rendre vos
événements plus écoresponsables.
Enfin, Traxio (ex-Federauto) a créé un outil 3D de visualisation
interactive d’un garage, qui permet aux professionnels de limiter
les déchets produits dans leur atelier ainsi que d’étudier la
Brussels Waste Network :
un soutien à la gestion des déchets
Voulu par la Région bruxelloise, le Brussels Waste
Network a été créé en 2010, en collaboration avec
BECI. Grâce à l’appui de la Ministre de l’Environnement
Céline Fremault et de son administration, il accompagne
les entreprises bruxelloises au quotidien
dans la prévention et la gestion des déchets, ainsi que
dans la transition vers l’économie circulaire. Les trois
appels à projets lancés dans ce cadre par le BWN ont
constitué des outils pour soutenir le secteur privé à
concrétiser de nouvelles idées.
Plus d’info ?
Laurie Verheyen, conseillère en économie circulaire :
lv@beci.be ; 02 210 01 75
www.brusselswastenetwork.eu
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
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© Reporters
© Reporters
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1La Région bruxelloise mise
sur le photovoltaïque :
NRClick , SolarClick et autres actions
Particuliers, entreprises, pouvoirs publics…Nous
devons tous contribuer à un nouveau système
énergétique durable. En ce sens, le 22 février,
le coup d’envoi a été donné à deux mesures
phares pour la Région bruxelloise : SolarClick, un
programme ambitieux d’installation de panneaux
photovoltaïques et NRClick, une offre complète
de services énergétiques. Tous deux ciblent les
bâtiments publics des pouvoirs locaux et régionaux
bruxellois et doivent aider la Région à atteindre ses
objectifs en matière énergétique et climatique, soit
entre autres le doublement de ses capacités de
production d’énergie renouvelable actuelles d’ici
2020. D’autres mesures, à destination des PME et
des particuliers, suivront dans le courant 2017.
■ SolarClick : développer le photovoltaïque
En matière d’énergies renouvelables, le potentiel est
limité dans notre Région pour l’éolien, la biomasse
ou la cogénération. C’est pourquoi la Région mise
beaucoup sur le développement du photovoltaïque.
SolarClick vise donc à équiper de panneaux
photovoltaïques les toitures des bâtiments publics,
régionaux et communaux. Avec SolarClick, ce sont
près de 85.000 mètres carrés de toitures qui seront
équipés d’ici 2020 de panneaux photovoltaïques,
augmentant ainsi d’environ 20 % la puissance
photovoltaïque actuellement installée à Bruxelles.
En contrepartie de la mise à disposition de leur toit,
les pouvoirs publics bruxellois bénéficiaires recevront
l’électricité produite par les panneaux pour leur
autoconsommation. Le surplus sera injecté sur le
réseau pour couvrir les pertes de Sibelga.
Les certificats verts générés seront reversés à
la Région, pour que le projet s’autoalimente au
maximum à terme. Ce programme bénéficie d’un
budget de 20 millions d’euros sur 4 ans (2017-2020).
■ NRCLick : diminuer les consommations
énergétiques des bâtiments
Bien entendu, placer des panneaux photovoltaïques
n’a de sens que si les toitures ont d’abord été isolées
et que la consommation énergétique des bâtiments
est suivie de près.
C’est l’objet de NRClick, qui comprend un outil de
comptabilité énergétique, une centrale de marchés
et divers services d’audit et d’intervention technique.
NRClick vise à diminuer rapidement les consommations
de gaz et d’électricité des bâtiments publics,
respectivement de 15 % et de 5 %. Ce programme
bénéficie d’un budget de 7 millions d’euros sur 4 ans
(2017-2020).
׉	 7cassandra://9DuN2y_o0hOKYQxzri4d3B1-A3HbK1Sjr7EpAOr1kWU `̵ Xj䰲03׉E■ A la manœuvre : Bruxelles Environnement
et Sibelga
NRClick est une extension du service de comptabilité
énergétique que Sibelga, le gestionnaire bruxellois
des réseaux d’énergie, fournit aux communes
bruxelloises depuis 2011 et qui a déjà fait la preuve de
son efficacité. Ses résultats lui ont d’ailleurs valu un
prix aux Belgian Environment & Energy Awards 2014.
Le Gouvernement a confié à Sibelga, en collaboration
avec Bruxelles Environnement, la mise en œuvre de
NRClick et de SolarClick. Forte de son expérience
dans l’utilisation performante et rationnelle de
l’énergie, Sibelga accompagnera et conseillera
en toute neutralité les pouvoirs publics pour qu’ils
puissent pleinement jouer leur rôle d’exemple auprès
des Bruxellois.
■ Pouvoirs publics : donner l’exemple
Sont visés par ces premières actions les pouvoirs
publics suivants:
◗ Les pouvoirs locaux : les communes, les CPAS, les
zones de police et les associations qu’ils ont créées
ou qu’ils contrôlent (hors logements sociaux, visés
par une aide spécifique à l’investissement en
énergie renouvelable), soit les crèches, les piscines
publiques, les centres culturels, …
◗ Les pouvoirs régionaux : les autorités régionales
(cabinets et administrations) et les organismes qui
en dépendant (organismes d’intérêt public).
■ Autres actions à venir : PME et particuliers
Ces deux premières initiatives à destination des
pouvoirs publics s’insèrent dans un panel plus large
d’actions que la Région entend mener avant 2020.
Parmi celles-ci sont prévus déjà un accompagnement
(coaching) des petites et moyennes entreprises pour
les encourager à passer au photovoltaïque, avec la
mise en place d’un prêt spécifique pour leur permettre
de réaliser l’investissement de départ.
Pour les particuliers, est prévu fin 2017 le
développement d’un outil cartographique (sorte
de Google Maps des toits de Bruxelles) afin qu’ils
puissent calculer le retour sur investissement de la
pose de panneaux photovoltaïques et les économies
réalisées grâce à ceux-ci.
Aussi, pour les copropriétés, la Région planche sur
un contrat-type afin que les propriétaires puissent
partager leur production d’électricité renouvelable.
Objectifs de la Région et moyens
disponibles
Aujourd’hui, la Région de Bruxelles-Capitale
produit environ 2% d’énergie renouvelable.
Le Gouvernement doit doubler cette production
à 4% d’ici 2020 pour respecter son objectif qui
découle des obligations européennes.
Il s’est aussi fixé de réduire de 30% la production
de gaz à effet de serre d’ici 2025.
Pour ce faire, un budget de 64 millions sur
quatre ans va être dégagé pour promouvoir
le photovoltaïque et l’efficacité énergétique
auprès de tous les acteurs concernés.
Ce budget provient du Fonds Climat (75 millions
d’euros au total), instauré dans le COBRACE,
et alimenté par la part bruxelloise des recettes
de la vente des quotas de CO2
des industries
belges. Cette somme a été versée suite à la
conclusion de l’accord « burden sharing » qui
porte sur la répartition intra-belge des objectifs
2020 qui pèsent sur la Belgique en matière de
climat et d’énergie.
Plus d’info sur SolarClick et NRClick:
◗ A Bruxelles Environnement :
Ariane CATALA, acatala@environnement.brussels,
tél. 02/563 41 40 (pour Solarclick) ou
Julien DONEUX, jdoneux@environnement.brussels,
tél. 02 563 43 37
◗ Chez Sibelga :
Thomas RAES, thomas.raes@sibelga.be ou
02 549 45 10 ou
Stéphane GODFRIND, stephane.godfrind@sibelga.be,
02 274 34 95
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Be Circular 2017 – c’est reparti !
Bruxelles est dans le peloton de tête des régions qui appuient l’économie circulaire.
Elle a d’ailleurs été récompensée par le Regional Innovation Award 2016 de
l’Association européenne des Régions pour son programme en la matière. Pour
réaliser ses ambitions, un deuxième appel à projets Be Circular vient d’être lancé.
Laura Rebreanu, BECI
L’
économie circulaire a le vent en poupe ! Il faut
dire que les opportunités offertes par la transition
économique vers un modèle circulaire ont
de quoi retenir l’attention. Ainsi, selon la Commission
européenne, la prévention des déchets et la réutilisation
des ressources pourraient entraîner des économies
nettes allant jusqu’à 600 milliards d’euros par an pour
les entreprises européennes. L’optimisation et l’accroissement
de la productivité des ressources de 30 % d’ici
2030 pourraient augmenter le PIB de près de 1 % et créer
plus de 2 millions d’emplois.
Toujours à l’horizon 2030, le potentiel de nouveaux jobs
est évalué à 80.000 aux Pays-Bas – et jusqu’à 800.000
ETP en France. En Belgique, Agoria, la fédération des
industries technologiques, estime que 10.000 à 20.000
emplois seront créés dans l’industrie belge grâce à l’économie
circulaire. Bref, l’évolution vers ce nouveau modèle
de production et de consommation n’est pas seulement
pleine d’opportunités ; elle est indispensable.
Bruxelles l’a bien compris en lançant, en 2016, le Programme
Régional en Économie Circulaire. Initié par les
cabinets Gosuin (Économie), Fremault (Environnement),
et Laanan (Collecte et traitement des déchets), ce plan
vise à transformer l’économie bruxelloise en profondeur
et montrer que l’économie circulaire ne se limite pas à
un beau concept, mais qu’elle est un moteur d’innovation
et de développement économique.
Un premier appel à projets Be Circular a été lancé en
2016. Sur 85 dossiers introduits, 41 projets ont été sélectionnés,
bénéficiant de subsides pour un montant total de
près de 1,7 million d’euros. De quoi permettre à chaque
entreprise retenue de financer un tiers à un cinquième
des investissements nécessaires. Le budget total des
projets soutenus approche 8 millions d’euros et couvrira
des investissements en équipements, des études de faisabilités,
et la création de plus d’une trentaine d’emplois.
De l’alimentation à l’informatique
Les projets sélectionnés couvrent de nombreux secteurs
dont l’alimentation, la construction, la logistique, et les
actions prévues sont variées : bibliothèques de vêtements,
démontage de chantiers, valorisation des drèches de brasserie…
Par exemple, Travie (anciennement Travail & Vie),
en collaboration avec Delhaize et Coduco, a développé un
projet de récupération des fruits et légumes invendus du
centre de distribution Delhaize de Zellik. Ils seront transformés
en produits à valeur ajoutée, tels que soupes et
jus de fruits, distribués dans les magasins Delhaize : une
44 BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
revalorisation de produits qui auraient fini en déchets,
alors qu’encore parfaitement propres à la consommation.
Dans un autre domaine, Mister Genius, société de vente
de matériel informatique, va développer Dropstore : un
point de collecte et revente de matériel informatique et
technologique « seconde main ». Une mise à disposition,
par abonnement, de matériel reconditionné (« hardware
as a service ») est également prévue.
On le voit, les idées ne manquent pas. La volonté politique
non plus : la Région a relancé l’appel à projets Be
circular – be brussels, mouture 2017.
Doté d’un budget de 1,5 million d’euros à destination des
PME, TPE, indépendants et asbl, le nouvel appel veut
soutenir toute démarche ou projet innovant en économie
circulaire, ou visant à faire évoluer le business model de
l’entreprise vers plus de durabilité et circularité. Quatre
domaines spécifiques sont couverts : les « 3R » (réparer,
réutiliser, recycler), l’alimentation (hors production
agricole), la construction, et enfin les nouveaux modèles
économiques. Comme précédemment, il s’agira d’un cofinancement
avec un montant maximum de 80 000 euros
par projet. Les dossiers sont à introduire d’ici le 15 mai
2017. ●
Plus d’info ?
Voir www.circularprojects.brussels. Une séance d’information
sera également organisée le 19 avril chez Impulse.
Contact : Laura Rebreanu, Coordinatrice développement
durable BECI – 02 643 78 26 ; lr@beci.be
© R.A.
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Lionel Jadot, l’artisan-designer upcycler
Elles sont rares, les activités économiques qui parviennent à réunir dimension artistique,
valorisation des matériaux normalement voués à la destruction, le tout
dans le respect d’une tradition artisanale. C’est ce défi que relève depuis plus de
30 ans l’artiste-designer Lionel Jadot.
Johan Debière
I
l est appelé de partout pour aménager des établissements
comme le Jam (un hôtel trois étoiles
situé sur la chaussée de Charleroi), pour donner une
âme à des endroits particuliers comme le restaurant de
250 couverts que Marc Veyrat s’apprête à ouvrir à Paris,
pour aménager l’intérieur de particuliers ou pour penser
des espaces de travail différents. Sa dimension artistique
est reconnue, puisqu’il a exposé il y a peu au Centre
d’Innovation et de Design du Grand-Hornu, dans le cadre
de l’exposition « Mixed Grill ». Cet homme tourné vers la
récupération de matériaux en vue d’en faire des objets
ou du mobilier sublimé, c’est Lionel Jadot.
Un aspect du Jam Hotel, aménagé par Lionel Jadot.
Fils d’un couple d’artisans, Lionel s’est intéressé très
tôt aux chutes qui traînaient dans l’atelier de fabrique de
fauteuils de ses parents : « Toutes les dépouilles de bois,
de cuir, toutes les matières dont les morceaux tombaient à
terre étaient pour moi une source d’inspiration. Dès l’âge
de 6 ou 7 ans, je construisais mes propres jouets à partir
de plaques de métal, de morceaux de cuir, de bois... Ça a
complètement transformé mon mode de pensée créatif à
plusieurs niveaux », explique-t-il. De fil en aiguille, ce qui
était un jeu est devenu la vocation de Lionel Jadot : il allait
marcher dans les traces de ses parents tout en prenant
le parti très particulier de travailler avec des matériaux
de récupération.
Paradoxalement, les objets fabriqués à partir de chutes
ont un prix de revient plus élevé que celui d’objets
que l’on trouve dans les supermarchés design. « Ces
points de vente fonctionnent avec des ressources vierges
qu’elles transforment en s’appuyant sur la main-d’œuvre
bon marché des pays émergents. Tout au contraire, notre
démarche consiste à la fois à utiliser des matériaux de
récupération et à privilégier de la main-d’œuvre locale
qualifiée. Les plaques de métal, de bois, les morceaux de
cuir que je suis amené à récupérer n’ont en soi aucune
valeur économique, mais je pars de ce point pour essayer
de donner à l’objet ou à l’aménagement une plus-value,
une valeur artistique élevée. »
Si l’optimisation des processus a une place dans sa démarche
? « Je me méfie toujours des tendances consistant
à simplifier les processus de transformation en
vue d’arriver à un prix plus bas. Un outil artisanal qui tend
à se simplifier rime forcément avec perte de valeur et de
savoir-faire. Les anciens ne transmettent plus leur savoir
parce que celui-ci n’est plus utilisé, au motif que cela ne
correspondrait plus au modèle économique actuel. De
ce fait, pas mal de choses disparaissent. Et j’avoue que
cela m’énerve...»
Collaboration avec Rotor à Bruxelles
Lionel Jadot est un artiste assumé, chez qui la récupération
de matériaux agit comme moteur créatif. Mais
l’aspect environnemental occupe également une place
prépondérante dans sa démarche : « Je déteste jeter.
Récupérer les objets, c’est une seconde nature chez
moi », avoue le designer dont les trouvailles occupent
chez lui un volume impressionnant. « Je travaille avec
l’asbl bruxelloise Rotor, dont l’objectif est de récupérer
un maximum d’éléments dans les immeubles voués à la
destruction ou à la déconstruction. Avec Maarten Gielen,
le responsable de cette association, j’ai par exemple récupéré
des dizaines de portes en bois que j’ai utilisées
pour barder un plafond chez un client. Nous essayons,
Maarten et moi, de créer des ponts, de raccourcir la distance
entre Rotor et mon activité pour faire en sorte que
ce qu’il démonte puisse rapidement se retrouver dans ce
que je crée de mon côté ».
En somme, un circuit court assumé, où les deux entités
prennent en compte les aspects liés à l’épuisement
des ressources naturelles, en limitant le transport des
matières premières secondaires (ndlr : nom officiel donné
aux déchets que l’on réutilise dans un processus de
production). Et Lionel Jadot de conclure en disant que «
si la valorisation est totalement réalisée à partir d’une
création locale, l’argent reste en prime totalement en
Belgique ». ●
Info : www.lioneljadot.com ; http://rotordb.org
45
© Oana Crainic
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9ׁHmailto:visit@cbbd.beׁׁЈ׉E
ENTREPRENDRE
QUIZ TIME
Testez votre savoir-vert
Pour bien construire sa stratégie en
termes de management environnemental
dans son entreprise, il faut maîtriser
quelques notions essentielles. Testez
ici vos connaissances en 6 questions
et mesurez-vous aux entrepreneurs
bruxellois.
A. Serez-vous capable d’identifier le déchet
PMC parmi les suivants ?
1. Gobelets
2. Capsules de bières
3. Barquette en plastique du lunch
B. Quel flux d’emballage est le plus recyclé
en Belgique ?
1. Plastique
2. Verre
3. Métaux
Scores
0-2 bonnes réponses : début
Vous êtes au début
train de découvrir
et continuez : les enjeux sont importants et les gains
potentiels valent les efforts consentis.
3 ou 4 bonnes réponses : Intermédiaire
Vous connaissez déjà pas mal de choses, mais il
reste encore beaucoup à découvrir et à mieux maîtriser.
Vous commencez déjà à en percevoir les bénéfices.
Alors, ne vous arrêtez pas en si bon chemin !
C. Quelle est la consommation moyenne annuelle
de papier par employé en Belgique ?
1. 50 kg
2. 120 kg
3. 70 kg
D. À partir de combien de temps de lecture,
est-il plus écoresponsable d’imprimer un
document plutôt que de le lire sur ordinateur
?
1. Jamais
2. 15 minutes
3. 4 minutes
5 ou 6 bonnes réponses :Expert
L’environnement n’a plus de secrets pour vous ou
presque ! Votre expérience en matière d’environnement
et vos connaissances font de vous un mentor
potentiel pour vos collègues et partenaires. Toutefois,
vous êtes toujours intéressé d’apprendre plus,
de découvrir de nouvelles initiatives et d’échanger
des bonnes pratiques et bonnes idées.
Réponses
186 personnes ont participé à ce quiz diffusé dans
notre newsletter du mois de mars. Parmi elles, seule
la moitié a su répondre correctement à 3 questions
au moins. Avez-vous fait mieux ?
Développer un système performant en matière de management
environnemental présente de nombreux
avantages. Vous réalisez des économies, vous vous
alignez sur les valeurs de vos employés, vous diminuez
votre impact sur l’environnement au sens large, vous
vous démarquez sur le marché...
Si vous voulez vous lancer dans cette aventure ou vous
perfectionner dans ces matières, BECI vous propose
des modules de formation adaptés à chacun !
Contactez Laurie Verheyen, conseillère en économie
circulaire : lv@beci.be ; 02 210 01 75
E. Quel est le secteur le plus consommateur
d’énergie finale à Bruxelles ?
1. Transport
2. Résidentiel
3. Industrie
F. Quelle est la part d’énergie renouvelable en
termes de production nette d’électricité en
Belgique ?
1. 24%
2. 15%
3. 5%
46 BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
A = 2 ; B = 2 ; C = 1 ; D = 3 ; E = 2 ; F = 1
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ADRESSES
PARCOURS BD
Durée : 2h30 | Prix par guide : 130 € pour 25 personnes max.
Tine Anthoni et Marie-Aude Plavaux 02/219.19.80 ou
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VISIT BRUSSELS
Rue Royale 2 — 1000 Bruxelles
02/513.89.40 | Visit.brussels
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Des visites guidées
originales à Bruxelles
À l’arrivée des beaux jours, quoi de mieux que de se balader
à travers les rues de Bruxelles pour en apprendre
un peu plus sur l’histoire, l’architecture, la culture où
encore la gastronomie de notre merveilleuse capitale ?
À pied, à vélo ou même en 2 CV, l’offre de visites guidées
ne cesse de se développer à Bruxelles. Petit tour d’horizon
de celles qu’il ne faut pas rater.
Victor Lepoutre
On le sait, en termes de culture et d’histoire Bruxelles n’a rien à
envier aux autres capitales. C’est aussi la conviction du nombre
croissant de guides qui emmènent touristes et Bruxellois à la
découverte du cette ville qui les passionne. À travers l’histoire
des quartiers, les coutumes d’hier et d’aujourd’hui, et la nature
qui fait partie intégrante du paysage bruxellois, des guides professionnels
ou amateurs vous font découvrir leur ville et partagent
avec vous leurs connaissances et leur point de vue.
Les classiques de Bruxelles
Si, pour vous, Bruxelles rime avec gastronomie, Europe ou
bande dessinée, art nouveau ou art déco, vous n’aurez aucun
mal à vous diriger à travers les offres complètes des institutions
publiques. Le Centre belge de la BD organise le parcours BD,
qui vous emmènera à la découverte des nombreuses fresques
murales à travers le centre-ville et la commune de Laeken. Visit
Brussels, office régional de tourisme, organise quant à lui un
grand nombre de visites guidées pour groupes sur ces différents
thèmes chers à Bruxelles.
Bruxelles à vélo ou en 2 CV
Depuis peu, de nouveaux modes de transports on fait leur apparition
dans l’offre de visites touristiques. Avec Once in Brussels,
enfourchez votre vélo électrique et partez pendant 4 heures à
la découverte du développement urbain, socio-économique ou
architectural bruxellois. Ici, pas question de rester uniquement
dans le Pentagone. Les différents parcours de « Once upon a
time in Brussels » vous emmèneront aussi bien dans le quartier
de l’ULB que le long de la vallée du Maelbeek, dans le quartier
européen ou encore dans les Marolles. De deux roues on passe
à 4 avec Brussels on Wheels, des virées en 2 CV décapotable
avec un guide/conducteur qui vous permettra aussi de sortir du
centre-ville tout en vous en faisant redécouvrir l’histoire et la
culture bruxelloise en passant par les fritkots les plus connus,
la Porte de Hal ou encore l’Abbaye de la Cambre.
À la rencontre des Bruxellois et de leur histoire
La meilleure façon de découvrir la ville est encore de se faire
guider par ses habitants. Greeters est un réseau de Bruxellois
bénévoles et passionnés qui, durant leur temps libre, vous mèneront
à travers les trésors de la capitale et la diversité de ses
quartiers. Ils vous livreront leurs propres anecdotes et leurs
coups de cœur. Une occasion de découvrir un autre point de
vue sur la vie bruxelloise. Bruxelles, c’est aussi une histoire,
une évolution sociale, industrielle, économique et architecturale.
C’est ce que valorise La Fonderie, musée bruxellois des
industries et du travail, à travers ses visites thématiques. À pied
ou en bateau, ses guides vous emmèneront à la découverte de
biens des facettes de la vie bruxelloise d’antan, comme celle
du commerce, de l’industrie alimentaire, de la route de la laine,
ou encore de l’ordre public et de la justice à Bruxelles. Et pour
prouver que l’offre des visites guidées vit avec son temps, l’ASBL
Fais le Trottoir vous fera découvrir la culture graffiti dans les
différents quartiers de la capitale.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
47
ONCE IN BRUSSELS
Rue des Tanneurs, 62 — 1000 Bruxelles
02/850.60.90 | onceinbrussels.be
BRUSSELS ON WHEELS
Durée : 1h30 | Prix par guide : environ 160 € pour 3
passagers max. | brussels-on-wheels.be
GREETERS
Durée : variable | Prix par guide : gratuit
bruxellesgreeters.be
LA FONDERIE
Durée : variable | Prix par guide : gratuit
www.lafonderie.be | Réservations au 02 410 99 50
ou parcours@lafonderie.be
FAIS LE TROTTOIR
Durée : variable | Prix : 10€ | www.faisletrottoir.com
© bxl on wheels
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PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
20.04 | 13.08
LE MUSÉE ABSENT
Pour fêter son 10e
anniversaire, le WIELS
initie une exposition de grande envergure
qui présentera des œuvres de 45 artistes
emblématiques de la scène artistique
contemporaine.
WIELS | 10 €| www.wiels.org
29.03 | 20.08
YVES KLEIN
Klein s’est fait connaître grâce à ses monochromes
« bleu marine ». Considéré
comme le précurseur du happening et du
body art, Yves Klein présente ici des chefsd’œuvre
jamais exposés, des images rares,
qui ont révolutionné le monde de l’art.
Bozar | 14.50€ | www.bozar.be
23.04
ERFGOEDDAG
Une réflexion sur la culture flamande à
Bruxelles. On ne parle pas ici d’architecture
mais de coutumes et de folklore ayant traversé
les âges.
Lieux divers | Gratuit | www.faronet.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Pour ses 10 ans, le Wiels affirme son identité.
Le Wiels fêtera bientôt son dixième anniversaire.
Pour l’occasion, le centre d’art
contemporain installé dans l’ancienne
brasserie Wielemans-Ceuppens à Forest
à repensé sa place au sein de la capitale
de l’Europe grâce à une nouvelle exposition
: « Le musée absent ».
WIELS
Av. Van Volxem 354
1190 Bruxelles
www.wiels.org
À l’inauguration du Wiels, le 25 mai 2007,
Dirk Snauwaert, Herman Daled et les
autres mécènes avaient une vision : donner
à Bruxelles un centre ouvert pour
présenter les différents aspects de l’art
contemporain. Lieu d’exposition pour des
artistes nationaux et internationaux, résidence
tremplin pour les talents émergents
et centre d’activités éducatives et socio-artistiques,
le Wiels a réellement tenu son
pari. À tel point qu’il est entré dans le langage
des Bruxellois en tant que « musée
Wiels » ; une fausse attribution puisqu’il
ne dispose pas de collection permanente.
Qu’à cela ne tienne ! En dix ans, et malgré
une situation financière parfois instable, le
Wiels a aujourd’hui pris la place de ce musée
d’art contemporain absent du paysage
culturel bruxellois. Du 24 avril et jusqu’au
13 août 2017, et en attendant l’ouverture
du musée d’art contemporain dans le bâtiment
Citroën (prévu pour 2020), le Wiels
en propose une préfiguration avec l’aide de
47 artistes qui prendront possession des
trois anciens bâtiments de ce centre d’art
contemporain : le Blomme, le Brass et le
Métropole.
10.04 | 16.04
FESTIVAL HOPLA !
11e
édition de cette fête des arts du cirque
dans différents lieux culturels bruxellois.
Tous les jours un goûter a lieu après le
spectacle.
Lieux divers | Gratuit | www.hopla.brussels
27.04 | 07.05
BRUSSELS SHORT FILM FESTIVAL
Le Brussels Short Film Festival vous
plonge dans l’univers du court-métrage. Un
genre qui se déguste à toutes les sauces…
Lieux divers | 6€ par séance, pass : 33€
bsff.be
14.04 | 05.05
VISITES DES SERRES ROYALES DE
LAEKEN
C’est un rituel vieux d’un siècle: chaque année,
au printemps, les Serres Royales de
Laeken ouvrent leurs portes au public
Parc Royal de Laeken | 2€50 par personne
www.monarchie.be
EN SOIRÉE
21.04 25.04
BRUSSELS INTERNATIONAL GUITAR
FESTIVAL
Un rassemblement pour les amoureux de
la guitare à Bruxelles, proposant une série
de concerts autour de la guitare classique
sur le thème de l’échange des cultures.
Maison Grand Place -Théâtre du Vaudeville
15€ par soirée | www.bigfest.be
14.04 | 16.04
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM
FANTASTIQUE (BIFFF)
Au programme, du cinéma fantastique, de
la science-fiction et de l’épouvante. Vampires,
zombies, loups-garous sont de retour
pour cette 35e
édition du festival
Bozar | 38€ pass 5 séances | www.bifff.net
20.04 | 23.04
BALKAN TRAFIK FESTIVAL
Durant trois jours, la culture de l’Europe
du Sud-Est est à l’honneur à travers des
concerts, du théâtre du cinéma, des ateliers
et des animations.
Bozar | 20€ en prévente 25€ sur place
www.balkantrafik.com
48
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
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LE BRUXELLOIS DU MOIS
Khadija Hamouchi, fondatrice de l’application
éducative Sejaal
à une plateforme en ligne qui leur proposerait,
tous les jours, du contenu éducatif, soigneusement
sélectionné pour eux et via lequel ils pourraient
interagir : Sejaal pour Support, Educate,
Join, Accelerate, Achieve, Learn. « Bien sur, ces
jeunes connaissent déjà Facebook », indique la
jeune entrepreneuse. « Mais les gens postent de
tout sur Facebook ; Seejal aura du contenu sélectionné
pour sa qualité et ses vertus éducatives. »
Khadija a 26 ans et travaille actuellement
au lancement de Sejaal, une application
mobile qui vise à connecter les jeunes arabophones
de 15 à 25 ans grâce à des ressources
éducatives en ligne. Ayant grandi à
Bruxelles, Khadija est passée par Londres,
Berlin et la Sillicon Valley pour mener à
bien son projet qu’elle devrait lancer l’an
prochain. Retour sur le parcours d’une
jeune entrepreneuse bruxelloise.
C’est lors d’un voyage en Égypte, il y a près de 5
ans, que Khadija tombe une première fois sous
le charme de la jeunesse locale. Elle écoute,
dialogue, et entend les plaintes des jeunes… Ils
veulent un accès aux autres cultures via des informations
fiables et de qualité. Elle pense alors
LE SAVIEZ-VOUS ?
Au 63 chaussée d’Ixelles, un trésor
patrimonial reverra bientôt le jour
Le saviez-vous? Cet immeuble, conçu
par l’architecte Ernest Delune en 1923
était inhabité depuis les années 1960.
Sa rénovation permettra de lui rendre
son esthétique d’origine.
Si vous êtes un adepte du shopping
sur cette grande artère ixelloise, vous
reconnaîtrez sûrement cette enseigne
sportive qui occupait le rez-de-chaussée
du bâtiment. Pourtant, au début des
années 1920, l’endroit abritait un showroom
automobile, tandis que les étages
étaient occupés par des particuliers qui
accédaient à leur logement grâce à une
entrée au fond du commerce. L’entrée
fut condamnée durant les années 1960
et les étages désertés. Plus personne
donc pour admirer la structure ancienne
d’Ernest Delune, cachée au rez-de
chaussée par des faux plafonds. C’en
est bientôt fini ! 40 ans plus tard, le nouveau
projet immobilier, initié en février
dernier, permettra une mise en valeur
de la structure métallique dessinée par
Delune et la réhabilitation des six logements
initiaux.
Victor Lepoutre
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
49
Cette dose de culture quotidienne permettrait
donc à la jeunesse du monde arabe de mieux
maitriser son destin, aussi bien sur le thème de
l’emploi, par exemple, qu’en lui offrant une ouverture
sur une culture étrangère peu connue
des jeunes arabophones, comme le Japon. De
retour à Londres pour terminer son master,
Khadija se documente alors sur l’éducation et
le leadership afin d’aiguiser son idée. Elle une
obtient une place dans un programme de business,
innovation et leadership à l’Unversité de
Stanford, aux États-Unis, et c’est là que son idée
commence à séduire. Avec Sejaal, elle remporte
d’abord le prix du Do School Innovation Lab de
Berlin, qui lui permettra de poser les premières
pierres de son projet. Puis le prix africain de l’entreprenariat
; une récompense de 25.000 dollars
qui a permis le développement de la plateforme.
Et c’est grâce à une campagne de crowdfunding
que Khadija a pu se rendre pendant trois mois à
la Silicon Valley pour développer la partie quantitative
de son projet, un business plan, un plan de
développement et un prototype.
Alors qu’elle vient d’atteindre, au Maroc, la fin de
son voyage de documentation à travers 9 pays
du monde arabe, Khadija a la tête remplie de
témoignages. Des discussions avec des jeunes
aux quatre coins de la région ont confirmé une
certaine ressemblance entre les jeunes de différents
pays. Ils privilégient le développement
personnel et professionnel, ce qui confirme la
raison d’être de Sejaal. Le développement devrait
prendre encore quelques mois puisqu’une
version béta est prévue pour septembre et le
lancement officiel en janvier 2018. Bruxelles,
Khadija y revient souvent. Elle y aime les transports
en commun, synonymes de liberté, mais
aussi le foisonnement du monde de la technologie
belge. Bruxelles, Smart City en devenir, est
un terrain fertile pour le business, notamment
grâce à tous les incubateurs qui y ouvrent aujourd’hui.
Mais la jeune Bruxelloise à la bougeotte
et s’ennuie vite dans une vie trop sédentaire
; elle a donc échangé sa vie citadine pour
celle de la route et des rencontres.
Victor Lepoutre
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BECI-Chambre de Commerce de Bruxelles
PROCÈS-VERBAL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 5 OCTOBRE 2016
Constitution du bureau de
l’Assemblée
La séance est ouverte à 16 h par M.
Thierry Willemarck, Président, qui
préside l’Assemblée. Les membres
qui n’auraient pas encore signé la
liste de présences sont invités à s’acquitter
de cette formalité statutaire.
Quelques membres se sont excusés.
Leurs lettres ont été classées au dossier
de la séance. Siègent au côté
du Président : M. Alexandre Cleven,
Vice-Président, M. Roland Cracco,
Trésorier, M. Olivier Willocx, Administrateur-Délégué
et Mme Joëlle
Evenepoel, Administrateur-Secrétaire
Général. Mme Joëlle Evenepoel
est désignée comme secrétaire de
séance.
Prescriptions statutaires
La date et l’ordre du jour de l’Assemblée
Générale ont été fixés conformément
aux statuts. La convocation
contenant l’ordre du jour a été publiée
dans nos revues Bruxelles Métropole
et Brussel Metropool du mois de
septembre 2016. Ces revues ont été
adressées individuellement à tous les
membres par courrier..
1. Approbation du procès-verbal de
l’Assemblée Générale ordinaire
du 1er
octobre 2015
Le procès-verbal de l’Assemblée Générale
ordinaire du 1er
octobre 2015 a
été publié dans nos revues Bruxelles
Métropole et Brussel Metropool
d’avril 2016. Ce procès-verbal est approuvé
à l’unanimité.
2. Rapport du Conseil d’Administration
Le
rapport annuel a été reproduit intégralement
dans nos revues Bruxelles
Métropole et Brussel Metropool du
mois de septembre 2016. L’Assemblée
marque son accord complet sur
le rapport d’activité.
3. Approbation des comptes pour
l’exercice 2015-2016
A. Présentation des comptes
Les comptes de l’exercice écoulé et le
50
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
projet de budget de BECI- Chambre
de Commerce de Bruxelles ont été
distribués à l’entrée de la salle de
réunion. Par ailleurs, conformément
à l’article 48 al. 2 des statuts, le détail
des comptes et du budget a été
mis à la disposition des membres au
siège de BECI-CCIB, huit jours avant
la date de l’Assemblée Générale. Le
Trésorier, M. R. Cracco, présente et
commente les résultats pour l’exercice
écoulé.
B. Rapport du Commissaire Réviseur
Le rapport rendu par E&Y Réviseurs
d’entreprise conclut sans réserve que
le bilan clôturé au 30 juin 2016 donne
une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et des résultats
de BECI-CCIB. L’Assemblée Générale
approuve les comptes pour l’exercice
2015-2016 à l’unanimité.
4. Projet de budget pour l’exercice
2016-2017 et fixation du montant
de la cotisation pour l’exercice
2016-2017
Se basant sur les prévisions les plus
objectives quant aux recettes et dépenses
pour l’exercice 2016-2017,
le Conseil d’Administration a établi
un projet de budget, dont M. Willocx
donne lecture à l’Assemblée. Ce
budget est adopté à l’unanimité. Le
Conseil propose d’indexer les montants
des cotisations de 1,5% :
Quant aux associations professionnelles,
leur cotisation HTVA est,
comme les années précédentes,
calculée en fonction du nombre de
membres affiliés.
CATÉGORIE ENTREPRISE OCCUPANT
A
C
D
E
Personne physique
Entreprise jusqu’à 19 personnes
Entreprise de 20 à 49 personnes
Entreprise de 50 à 99 personnes
L’Assemblée Générale approuve à
l’unanimité le projet de budget et
l’indexation des montants des cotisations.
5.
Décharge des Administrateurs et
des Commissaires
À la demande du Président, l’Assemblée
Générale vote à l’unanimité la
décharge des membres du Conseil
d’Administration ainsi que du Commissaire
Réviseur. Le Président remercie
l’Assemblée de sa confiance.
6. Élection du Conseil d’Administration
La
rigueur des statuts fait que trois
membres du Conseil d’Administration
partent en année sabbatique. Il s’agit
de Brigitte Borremans, Theo De Beir
et Jean-Claude Vandenbosch.
Cinq membres du Conseil d’Administration
nous quittent. Il s’agit de
Patrick Bontick, Francis Jespers,
Martine Maelschalk, Ann Maes, Ine
Mariën
Le Président tient à dire à ces collègues
combien nous avons apprécié
leur collaboration et à les remercier
pour le concours actif qu’ils ont apporté
à nos travaux dans un esprit
particulièrement constructif. Il lui est
agréable de pouvoir leur rendre publiquement
hommage et il propose
de les applaudir pour le dévouement
dont ils ont fait preuve.
Enfin, le Président donne lecture des
candidatures valablement présentées
pour la formation du nouveau Conseil
d’administration :
PROPOSITION
2016-2017 HTVA
212 €
597 €
966 €
2.691 €
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Retour d’année sabbatique : Rachid
Azaoum, Laurence Battaille, JeanJacques
Delens et Vincent Querton.
Nouvelles candidatures : Marc De
Corte (NKVK), Baudouin de Troostembergh
(start-up Factory), Natalya
Berdikyan (Vanparys), Jennifer Salat
(Synersys) et Bernd Lehman (Euler
Hermes).
Leur nombre n’étant pas supérieur à
celui des mandats à conférer, il n’y a
pas lieu à scrutin.
Le Conseil d’administration serait
ainsi composé comme suit pour
l’exercice 2016-2017:
1. Agie, Sandrine
2. Ataya, Georges
3. Azaoum, Rachid
4. Battaille, Laurence
5. Berdikyan, Natalia
6. Bissen, Jean-Paul
7. Ciarniello, Julien
8. Cleven, Alexandre
9. Cracco, Roland
10. De Bièvre, Michel
11. De Corte, Marc
12. Delforge, Denis
13. Delens, Jean-Jacques
14. Delescaille, Hugues
15. De Troostembergh, Baudouin
16. Evenepoel, Joëlle
17. Govaerts, Michel
18. Henry, Catherine
19. Jaucot, Jean-Pierre
20. Konings, Pierre
21. Leclercq, Sophie
22. Lehman, Bernd
23. Lhomme, Philippe
24. Loncour, Frédéric
25. Loyens, Peter
26. Marcolini, Pierre
27. Martens, Marie
28. Mechbal, Mohamed
29. Ouriaghli, Sadik
30. Ozcan, Yilmaz
31. Querton, Vincent
32. Rouvez, Frédéric
33. Salat, Jennifer
34. Sanders, Christian
35. Tilleux, Anne
36. Turkoz, Mehmet
37. Van de Brande, Philippe
38. Van de Kerckhof, Sam
39. Van Perlstein, Philippe
40. Van Thournout, Marc
41. Van Weyenbergh, Rodolphe
42. Wachtelaer, Philemon
43. Wibo, Jean-Charles
44. Willemarck, Thierry
45. Willocx, Olivier
46. Zurstrassen, José
L’Assemblée approuve à l’unanimité
les candidatures et la composition du
Conseil d’Administration pour l’exercice
2016-2017.
Conformément aux statuts, les mandats
que vient d’attribuer l’Assemblée
Générale sont valables pour un an. Il
appartiendra au Conseil d’Administration
ainsi constitué de désigner en
son sein un Président, trois Vice-Présidents
et un Trésorier et de nommer
les membres du Comité Exécutif.
7. Allocution du Président
Le Président aborde quelques points
marquants de l’année écoulée.
8. Attribution de la médaille de
BECI-Chambre de Commerce de
Bruxelles
Le Président remet la médaille de
BECI - Chambre de Commerce de
Bruxelles à des entreprises affiliées
depuis respectivement 75, 50 et 25
ans. Il tient à leur adresser au nom du
Conseil d’Administration de vibrantes
félicitations et de chaleureux remerciements.
Il invite l’Assemblée Générale
à les applaudir.
Après avoir remercié l’Assemblée, le
Président de séance lève la séance à
16h45.
Thierry Willemarck,
Président
Olivier Willocx,
Administrateur délégué
BECI-Union des Entreprises de Bruxelles
PROCÈS-VERBAL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 5 OCTOBRE 2016
Constitution du bureau de
l’Assemblée
La séance est ouverte à 16 h 45 par
M. Thierry Willemarck, Président, qui
préside l’Assemblée. Les membres
qui n’auraient pas encore signé la
liste de présences sont invités à s’acquitter
de cette formalité statutaire.
Quelques membres se sont excusés.
Leurs lettres ont été classées au
dossier de la séance. Siègent au côté
du Président: M. Alexandre Cleven,
Vice-Président, M. Roland Cracco,
Trésorier, M. Olivier Willocx, Administrateur-Délégué
et Mme Joëlle
Evenepoel, Administrateur-Secrétaire
Général. Mme Joëlle Evenepoel
est désignée comme secrétaire de
séance.
Prescriptions statutaires
La date et l’ordre du jour de l’Assemblée
Générale ont été fixés conformément
aux statuts. La convocation
contenant l’ordre du jour a été publiée
dans nos revues Bruxelles Métropole
et Brussel Metropool du mois de
septembre 2016. Ces revues ont été
adressées individuellement à tous les
membres par courrier.
1. Approbation du procès-verbal de
l’Assemblée générale ordinaire
du 1er
octobre 2015
Le procès-verbal de l’Assemblée générale
ordinaire du 1er
octobre 2015 a
été publié dans nos revues Bruxelles
Métropole et Brussel Metropool
d’avril 2016. Ce procès-verbal est approuvé
à l’unanimité.
2. Rapport du Conseil d’Administration
Le
rapport annuel a été reproduit intégralement
dans nos revues Bruxelles
Métropole et Brussel Metropool du
mois de septembre 2016. L’AssemBECI
- Bruxelles métropole - avril 2017
51
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blée marque son accord complet sur
le rapport d’activité.
3. Approbation des comptes pour
l’exercice 2015-2016
A. Présentation des comptes
Le Trésorier, M. Roland Cracco, présente
et commente les résultats pour
l’exercice écoulé.
B. Rapport du Commissaire Réviseur
Le rapport rendu par E&Y Réviseurs
d’Entreprises conclut sans réserve
que le bilan clôturé au 30 juin 2016
donne une image fidèle du patrimoine,
de la situation financière et
des résultats de BECI-UEB. L’Assemblée
Générale approuve les comptes
pour l’exercice 2015-2016 à l’unanimité.
4.
Projet de budget pour l’exercice
2016-2017 et fixation du montant
de la cotisation pour l’exercice
2016-2017
Se basant sur les prévisions les
plus objectives quant aux recettes
et dépenses pour l’exercice 20162017,
le Conseil d’Administration a
établi un projet de budget, dont M.
Willocx donne lecture à l’Assemblée.
Le Conseil propose d’indexer
les montants des cotisations de 1,5
%. L’Assemblée Générale approuve
à l’unanimité le projet de budget et
l’indexation des montants des cotisations.
5.
Décharge des Administrateurs et
des Commissaires
À la demande du Président, l’Assemblée
Générale vote à l’unanimité
la décharge des membres du
Conseil d’Administration ainsi que
du Commissaire Réviseur. Le Président
remercie l’Assemblée de sa
confiance.
6. Élection du Conseil d’Administration
Le
Président informe l’assemblée
que les personnes suivantes ont
démissionné : Bart Brusselaers,
Philippe de Halloy de Waulsort,
Jean-Antoine De Muylder, Marc
Lambotte, Jean-Marie Lefèvre et
Stephan Londoz.
Il soumet les nouvelles candidatures
suivantes : Marc Debussche
(Delhaize), Jean-Claude Delen
(FEBETRA), Floriane de Kerckhove
52
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
(Agoria), Thibauld Jongen (Sabca),
Ine Mariën (Ine Mariën & Company),
Philippe Mercelis (ING), Nicolas Van
Ro (Securex).
En renouvellement de mandat pour
6 ans : Michel Eeckhout, Pierre
Hermant, Chris Moris, Pierre-Alain
Scharff, Stéphan Sonneville et
Christian Velten Jameson.
Le Conseil d’Administration pour
l’exercice 2016-2017 sera donc
composé comme suit :
Beaude, Guy-Marc
Borremans, Brigitte
Bouffioux, André
Broze, Bernard
Cleven, Alexandre
Colmant, Bruno
Cracco, Roland
Craeninckx, Herman
Cremer, Andreas
Daoust, Jean-Claude
De Beir, Theo
de Bièvre, Michel
Debussche, Marc
Decadt, Hilde
de Crombrugghe, Amaury
De Kerckhove, Floriane
Delen, Jean-Claude
Delens, Jean-Jacques
Delforge, Denis
De Meeüs, Brieuc
Dessart, Paul-Marie
De Vrieze, Chantal
De Vry, Mario
Dewulf, Etienne
Eeckhout, Michel
Evrard, Eric
Fabecq, Pierre
Fautré, Serge
Feist, Arnaud
Flausch, Alain
Gaspar, Regis
Gillion, Philippe
Gorteman, Denis
Govaerts, Michel
Gustin, Bernard
Hajjar, Pierre
Hermant, Pierre
Hujoel, Luc
Janssens, Alain
Janssens, Patrick
Jongen, Thibauld
Joseph, Véronique
Konings, Pierre
Lacroix, Philippe
Lambrecht, Philippe
Léchaudé, Didier
Loyens, Peter
Malcorps, Christiane
Malherbe, Didier
Mariën, Ine
Miller, Jean-Pierre
Mercelis, Philippe
Moris, Chris
Noppen, Marc
Petit, Charles
Petit, Christophe
Pierlet, Xavier
Piret, Gaëtan
Platieau, Jacques
Potvliege, Claire
Rigo, Etienne
Rouvez, Frédéric
Sanders, Christian
Scharff, Pierre-Alain
Sonneville, Stéphan
Tiebout, Joris
Toledo, Marc
Vancamp, Franck
Vanderroost, Chris
van Innis, Emmanuel
Van Kan , Thierry
Van Ro, Nicolas
Velge, Baudouin
Velten-Jameson, Christian
Willemarck, Thierry
Willocx, Olivier
L’Assemblée approuve à l’unanimité
les candidatures et la composition
du Conseil d’Administration pour
l’exercice 2016-2017.
7. Allocution du Président
Le Président passe en revue
quelques points marquants de l’année
écoulée avec un accent particulier
sur le dossier de mobilité
à Bruxelles. Après avoir remercié
l’Assemblée, le Président de séance
lève la séance à 17 h.
Thierry Willemarck,
Président
Olivier Willocx,
Administrateur délégué
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NEWS
Le métro de Lyon en pilotage
automatique, grâce à Alstom
Alstom fournira les nouveaux systèmes de pilotage automatique
sur les lignes B et D du métro de Lyon, dont
la mise en service est prévue respectivement fin 2019
et mi-2023.
Ce contrat, d’un montant de 91 millions d’euros, intervient
dans le cadre du programme «Avenir Métro» du
Sytral, le syndicat des transports lyonnais. Il vise à accroître
la capacité de transport du métro de Lyon, pour
faire face à l’augmentation de la fréquentation estimée
à 30 % dans les prochaines années.
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les voyages d’affaires, les voyages incentives, mais
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ainsi qu’à Bruxelles (285 de l’avenue Louise). En 2015
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sur plus de 1000 kilomètres de lignes de métro dans
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équipe aujourd’hui 25 % des automatismes de métro
en service. Le métro lyonnais bénéficiera d’un système
éprouvé et continuellement enrichi (ordinateurs de
bord équipés des dernières technologies, calculateurs
sécuritaires et disponibles à plus de 99 %, chaîne de localisation
par balises…). Totalement optimisé, Urbalis
est aussi respectueux de l’environnement, permettant
de réduire significativement la consommation d’énergie.
Info
: www.alstom.com
Une logistique « zéro émission » pour
Deutsche Post DHL d’ici 2050
Deutsche Post DHL Group, la plus grande société de
courrier et de logistique au monde, veut réduire à zéro
toutes ses émissions liées à la logistique d’ici 2050.
L’entreprise entend ainsi contribuer aux objectifs de la
Conférence de Paris sur le climat (COP 21), ainsi qu’à
l’Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement
durable. Mais Deutsche Post DHL Group souhaite
également devenir leader sur le marché de la logistique
verte. Elle prévoit d’étendre son portefeuille de
produits et services écologiques pour aider ses clients
à atteindre leurs propres objectifs en matière de protection
du climat.
« Les décisions que nous prenons aujourd’hui détermineront
la façon dont nos enfants vivront dans 30 ans »,
déclare son PDG, Frank Appel.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
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NEWS
triels fixé par les autorités (80 %) – objectif largement
atteint et même dépassé. Par ailleurs, Val-I-Pac a mis
en place un système de stimulant pour le tri sélectif,
par l’intermédiaire de primes aux entreprises. En 2016,
plus de 35.000 entreprises sont entrées en ligne de
compte pour en bénéficier. »
L’objectif fixé s’applique tant aux activités de l’entreprise
qu’à celles de ses sous-traitants de transport. Il
est soutenu par quatre objectifs intermédiaires, à atteindre
d’ici 2025 dans le cadre du programme GoGreen
défini par le groupe. Globalement, Deutsche Post DHL
Group augmentera de 50 % l’efficacité carbone de ses
propres activités et de celles de ses sous-traitants de
transport, par rapport à l’année de référence 2007 ;
au niveau local, le groupe fournira 70 % de ses services
« first and last mile » avec des solutions vertes
(par ex. à vélo ou en véhicule électrique) ; plus de 50 %
des ventes intégreront des « solutions vertes » ; enfin,
le groupe formera et certifiera 80 % de ses salariés
comme spécialistes GoGreen d’ici 2025. En outre, l’entreprise
prévoit de planter un million d’arbres chaque
année.
Le programme GoGreen repose sur deux principes fondamentaux
: « burn less » et « burn clean ». L’approche
« brûler moins » consiste à réduire la consommation
d’énergie sans changer de source d’énergie (il s’agit
par exemple d’améliorer la capacité de charge). « Brûler
propre » se concentre sur l’utilisation de sources
d’énergie verte.
Info : www.dpdhl.com
Nouvel agrément pour Val-I-Pac
Val-I-Pac, l’organisme créé en 1997 à l’initiative du
monde économique belge afin de stimuler et coordonner
le recyclage des emballages industriels, a obtenu
tout récemment son nouvel agrément : c’est le 5e
en
date, qui portera jusqu’en 2021.
Francis Huysman, le nouveau directeur général de ValI-Pac,
se dit globalement très satisfait des termes de
ce nouvel accord : « Les résultats positifs enregistrés
depuis la création de l’organisation, la bonne gestion
de nos ressources et les initiatives proposées pour stimuler
toujours plus d’entreprises à trier, ont été autant
d’éléments qui ont favorisé l’obtention de notre
nouvel agrément. Notre ‘core business’ est toujours
d’atteindre les taux de recyclage d’emballages indus54
BECI
- Bruxelles métropole - avril 2017
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À côté de ces deux principes de base, de nouvelles initiatives
ont été proposées aux autorités : la prime « démarrage
» de 100 €, déjà existante pour les entreprises
qui entamaient une démarche de tri de leurs déchets
en carton, est désormais étendue à tous les types de
déchets d’emballages industriels ; Val-I-Pac va également
étendre ses « diagnostics emballages » gratuits.
Plusieurs projets ont été lancés pour collecter et recycler
de nouveaux flux de plastique, tels que les liens de
cerclage, l’EPS (frigolite) et les films plastique. Par ailleurs,
la méthode de calcul simplifiée (pour les entreprises
responsables de moins de 5 tonnes par an) sera
étendue et son seuil porté à 10 tonnes par an. Enfin,
Val-I-Pac améliorera son reporting quant aux flux de
matériaux et au nombre d’entreprises qui trient leurs
déchets.
Info : www.valipac.be
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affaires et autres conseils de
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connexes 70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 82990 - Autres activités de
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Code Nace: 70210 - Conseil en relations publiques
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soutien aux entreprises n.c.a. 85599 - Autres formes
d’enseignement del. : Laurent Avella Shaw
Resources Global Professionals (Belgium) SA
Rue des Colonies 11 - 1000 Bruxelles Code Nace:
70210 - Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion 78100 - Activités des agences de
placement de main-d’oeuvre del. : Marie Brown
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Brixtonlaan 3C - 1930 Zaventem Code Nace: 49420
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de meubles et équipements ménagers del. : David
Scholts
SNAB SA
Lozenberg 13 - 1932 Sint-Stevens-Woluwe Code
Nace: 45113 - Commerce de détail d’automobiles et
Soprism SA
Rue Arthur Delaby 5 - 7100 La Louvière Code Nace:
73110 - Activités des agences de publicité del. : Angelo
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Sparagus PPE
Chaussée de Saint-Job 592 A - 1180 Bruxelles del. :
Arlindo Simao
TC Float SPRL
Rue Victor Hugo 198 - 1030 Bruxelles Code Nace:
71121 - Activités d’ingénierie et de conseils techniques,
sauf activités des géomètres 72190 - Recherche-développement
en autres sciences physiques
et naturelles 82990 - Autres activités de
soutien aux entreprises n.c.a. del. : Cyrille Colard
Teximo SA
Rue de Aa 6 - 1070 Bruxelles Code Nace: 68100 -
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Marc Hostyn
The Major Tom Company SA
Rue Jonniaux 23 - 1040 Bruxelles Code Nace: 70210 -
Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Juan Arcas
Wyn Partners SPRL
Boulevard du Régent 37 - 1000 Bruxelles Code Nace:
70210 - Conseil en relations publiques et en communication
78100 - Activités des agences de placement
de main-d’œuvre 82990 - Autres activités de soutien
aux entreprises n.c.a. del. : Alexandre De Vooght
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Asia building Chaussée d’Alsemberg, 993 - 1180
Bruxelles Code Nace: 46423 -Commerce de gros
de vêtements, autres que vêtements de travail et
sous-vêtements 46494 - Commerce de gros d’articles
ménagers non électriques 46498 - Commerce
de gros de maroquinerie et d’articles de voyage del. :
Didier Ingber
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
3 E
13
60.000 Rebonds
Abattoir
Agoria
Alstom
Atrium
Audi
31-32
40-41
40-41 ;44
53-54
40-41
7
Banque Centrale Européenne 14-16
Banque Nationale
de Belgique
18-20
Belfius
bMediation
Bolero
Bozar
14-16 ;18-20
35-37
21-22
47-49
Brussels Hotel Association 40-41
Brussels On Wheels
Brussels Waste Network
CarAmigo
Centre Belge de la
Bande Dessinée (CBBD)
CGSP-Enseignement
Co.Station
47-49
40-41
Bruxelles Environnement 40-41
Bubble’s
30
9-10
47-49
8
26-27
Coduco
Commuty
CVWarehouse
Daldewolf
Delhaize
Deloitte
Easi
Ecco Nova
Emakina
Engie Electrabel
Euronext
Fais le Trottoir
Febelfin
Febelgra
Hyundai
Jack
Jam Hotel
44
9-10
35-37
35-37
44
38
Deutsche Post DHL Group 53-54
Drivy
9-10
24-25
21-22
26-27
33
26-27
European Federation of Employee
Share Ownership (EFES)
24-25
47-49
18-20
40-41
Fondation pour l’Enseignement 8
Fonderie (La)
Greeters
47-49
47-49
33
7
45
KBC Brussels
Kowo
Lejaby
Look&Fin
Maille France
MCA Recycling
Micropole
Mister Genius
MobileXpense
Modalizy
Mymicroinvest
NautaDutilh
Nissan
Numeca
Octa+
Omnia Travel
Once in Brussels
Pain Quotidien
Pairi Daiza
Près de Chez Nous
Renault
RG Invest
Meeting Professional
International (MPI)
14-16 ;23
9-10
24-25
18-20 ; 21-22
13
40-41
40-41
4
44
13
9-10
21-22
39
33
13
9-10
53-54
47-49
7
26-27
14-16
33
53-54
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
55
d’autres véhicules automobiles légers ( = 3,5 tonnes )
45193 - Commerce de détail d’autres véhicules automobiles
( > 3,5 tonnes ) 45320 - Commerce de détail
d’équipements de véhicules automobiles del. :Frédéric
Prevot
Scooty
9-10
Sequoia
Softkinetic
Spadel
Sterop
Taxi Stop
Telelingua
Théâtre du Vaudeville
Travie
Traxio
Tridea
Triodos
Uber
Val-I-Pac
Vert d’Iris
Village Partenaire
Visit.brussels
Vlerick Business School
Wiels
Wilink
Zen Car
Zipcar
14-16
7
26-27
13
9-10
13
47-49
44
40-41
40-41
14-16
9-10
53-54
40-41
40-41
47-49
35-37
47-49
7
9-10
9-10
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Efficacité
Management & RH, Personal
improvement
18.04.2017
Transformer ses entretiens
d’évaluation en outils de motivation
durables
20.04.2017
Leader inspirant, manager efficace
et coach motivant
12.05.2017
Comment négocier : la win-win
attitude
04 & 06.07.2017
Négocier avec les syndicats :
atelier pratique
Fiscalité et finances
25.05.2017
Actualité fiscale
Vente, marketing &
Communication
Jusqu’à 04.2017
It’s co-solutions Time!
24.04.2017
Le kit de survie du référencement
naturel
27.04.2017
Organiser un événement réussi
04.05.2017
Du helpdesk à la vente proactive
11.05.2017
Créez des emails irrésistibles
pour votre public-cible !
12.05.2017
Comment négocier : la win-win
attitude...
23.05.2017
Apprenez à maîtriser Twitter et
ses codes
25.05.2017
LinkedIn start : découvrez les
1001 facettes du réseau
08.06.2017
Gérer les relations avec la presse
12.06.2017
Collecte d’e-mails, envoi
d’e-mailings, concours en ligne :
les règles à respecter
13.06.2017
Time is money
15.06.2017
La nouvelle plateforme LinkedIn :
au secours !
56
18.04.2017
Quelles différences entre une
pression positive et un stress
négatif ?
30.05.2017
Comment être au top au bon
moment ?
ICT
20.04.2017
Excel : faire parler n’importe
quelle base de données en 3 clics
23 & 24.05.2017
Une image vaut mieux qu’un long
discours : apprenez à utiliser
Photoshop !
31.05 & 01.06.2017
Simplifiez la gestion de vos projets
grâce à MS Project
➜ Emilie Lessire +32 2 643 78 11 –
ele@beci.be
Législation sociale
21.04.2017
Le crédit-temps : rappel des
principes et nouveautés 2017
24.04.2017
Gérer la maladie au sein de
l'entreprise : conséquences pratiques
pour l’employeur
27.04.2017
Rémunérations flexibles – plans
« cafeteria »
28.04.2017
Statut et contrat de travail dans
le secteur public – n° 1
04.05.2017
Les risques psychosociaux au
travail : approche pratique et
jurisprudence
08.05.2017
Travail faisable et maniable :
quelles nouvelles mesures en
temps de travail
12.05.2017
Statut et contrat de travail dans
le secteur public – n° 2
16.05.2017
Les vacances annuelles des
employés
18.05.2017
Statut et contrat de travail dans
le secteur public – n° 3
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
– fs@beci.be
**En néerlandais uniquement
Droit commercial
12.05.2017
Les données personnelles et le
big data - comment implémenter
la “privacy by design”?
➜ Danai Siakoudi +32 2 563 68 58
– dsi@beci.be
Environnement, urbanisme, mobilité
Cycle
management environnemental
2017
28.04.2017
Dématérialisation et Green IT
19.05.2017
Des trésors dans vos poubelles ;
écodesign et économie circulaire
09.06.2017
Redessinez votre politique mobilité
➜
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+32 2 643 78 26 – green@beci.be
27.04.2017
Life+, programme de financement
européen pour vos projets
environnementaux
11.05.2017
Que signifie le marquage CE pour
mon entreprise ?
08.06.2017
Passez à l’électronique: facture,
signature, recommandé…
15.06.2017
Les marchés publics européens
➜ Beci’s International Department
+32 2 563 68 54 - nao@beci.be
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Speed Business Lunch
27.04.2017
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events@beci.be
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