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IQ&2!׉EDLE MAGAZINE DES ENTREPR I SES BRUXELLOI SES
Rencontre
avec
PASCAL SMET
Table ronde :
L’EMPLOI
À BRUXELLES
N°51 / JANVIER 2020
L’EUROPE
de la commission
VON DER LEYEN
GET READY
f TOMORROWor
6 chefs d’entreprise,
3 défis, 1 mot d’ordre :
GET READY !
Rédacteur
en chef invité :
JEAN-JACQUES
DELEEUW
ISSN 2406-3738
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IQ&2#׉EAÉdito
Green Deal :
un projet pour l’Europe
« Faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone à l’horizon 2050 ! » Le Green Deal présenté en
décembre par Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission
certes pas d’ambition.
Des esprits chagrins l’ont aussitôt qualifié d’utopie ; d’autres l’ont es
nous préférons y croire : l’Union Européenne fait ici preuve de leadership
de temporiser, voire reculer. Elle le fait avec cohérence, en définissant
multisectorielle, de l’industrie à l’agriculture et au transport, en passant
international, les finances, la fiscalité… : une stratégie crédible. Elle
objectif intermédiaire à 50 % de réduction des émissions de CO2
en
future « loi climat ». Elle le fait résolument, en affirmant sa volonté de
vers des politiques durables. En tenant compte des effets de levier,
devraient être investis en dix ans via la Banque Européenne d’Investissement
climat. Bref, ce Green Deal, assigné à Frans Timmermans, vice-président
lourd » européen, n’a rien de cosmétique.
Plutôt que de céder à un certain catastrophisme climatique, l’Eur
a choisi de s’engager dans la voie d’un projet positif, fédérateur e
mobilisateur. Un projet porteur de sens et d’espoir. Mais aussi
porteur de progrès et de croissance économique.
Car la « révolution verte » qui s’annonce, et qui sera disruptive, représente
de nouveaux marchés et de nouveaux emplois. Des exemples ? La
redéfinition des normes énergétiques et des normes de pollution induir
des développements technologiques dans le domaine des énergies
renouvelables, de l’efficacité énergétique, de la mobilité, de la
construction…
Cet enjeu est crucial pour les entreprises. Non seulement parce
que l’environnement est notre capital commun (et qu’en bons
capitalistes, on se doit de protéger le capital si l’on veut en
percevoir les dividendes), mais parce qu’il en va de leur business.
Les jeunes qui se sont mobilisés en 2019 pour le climat seront
demain des consommateurs avertis et des candidats à l’emploi.
Plus encore que leurs parents, ils privilégieront les produits
durables et les employeurs responsables. Ils le font déjà !
Le changement est à l’œuvre : ce sont des banques qui réorientent leur
investissements vers la durabilité, des énergéticiens et des constructeur
automobiles qui se tournent vers les renouvelables, des sociétés immobilièr
qui pensent la gestion circulaire des matériaux, des initiatives locales qui
développent l’agriculture urbaine… Que l’Europe soutienne l’effort des entr
en promettant d’y mettre les moyens, c’est une excellente nouvelle.
À son échelon, Beci s’est lancée dans la même démarche avec le City Climate
Challenge, qui réunit désormais plusieurs dizaines d’entreprises au ser
objectif : placer l’économie bruxelloise sur la trajectoire de la neutralité carbone.
Soutenir l’effort et continuer le travail entamé : c’est notre « bonne résolution »
pour 2020 !
Marc Decorte, Président de Beci
Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 1
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JQ&2\ ̚\=9ׁHmailto:ow@beci.beׁׁЈ׉ESommaire
Bruxelles métropole
N° 51 – Janvier 2020
Au mois
de février :
Urbanisme & Immo
News
4
6
8
Idées
12
Editeur responsable
Olivier Willocx – ow@beci.be -
T +32 2 648 50 02
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
T +32 2 643 78 44
Ont collaboré à ce numéro :
Alexis Bley, Elisa Brevet, Johan Debière,
Ophélie Delarouzée, Jean-Jacques Deleeuw,
Marc Decorte, Vincent Delannoy, Nancy Demaude,
Tim Devriese, Tarik Hennen, Ophélie Legast,
Frédéric Petitjean et Julien Semninckx.
Production
Layout db Studio.be
Design couverture Denis Séguy
Impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Publicité
Bruxelles Métropole/Brussel Metropool est lu
chaque mois par plus de 21.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.000 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
asc@beci.be
Membership
Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72
ctr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
Community
35
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
36
38
39
40
40
Petites histoires de grands entrepreneurs
L’actualité Beci en photo
Bruxelles, dans les pas d’Yves Davin
Demandes d'admission
Agenda
Index
14
15
16
Beci online
Podcast : Jean Manuel Farcy
Digest
Jean-Jacques Deleeuw
Rédacteur en chef
invité :
Rencontre avec Pascal Smet : Bruxelles, marque mal
exploitée ?
Pour ou contre une écotaxe sur les billets d’avion ?
Open Source
Comment mieux gérer le marché de l’emploi à Bruxelles ?
International
18
L’Europe vue par la commission von der Leyen
Get ready for tomorrow
20
22
25
26
28
30
Jean-Jacques Deleeuw : 2020 ne sera pas vain
2020 : une année pleine de changements
Six chefs d’entreprise, trois défis, un mot d’ordre : get ready for
tommorow !
2020, l’année de l’écologie de salon ou de l’écologie d’action ?
Digitalisation : au milieu du gué
Mobilité : les entreprises vont-elles montrer l’exemple ?
Entreprendre
32
33
34
Transition : des promoteurs radicaux
Starter : Buffl
Cookies : la case pré-cochée n’est pas un consentement
valable
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IQ&2%׉E Ohighly
ambitious
Think big this year, and let us
help you achieve your dreams.
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Faut-il régulariser les sans-papiers
qui travaillent dans des métiers
en pénurie ?
Olivier Willocx, CEO de Beci,
participait au débat le 4 décembre
dernier dans CQFD,
sur l’antenne de la RTBF.
You just missed :
C’était le 25 novembre dernier chez Beci, l’édition spéciale
du Growth Circle consacré à la guerre des talents, avec
Stijn Christiaens (Collibra), Giles Daoust (Daoust), Thomas
Van Eeckout (Easi) et Jean-Paul Van Damme (Triple A
Solutions). Rendez-vous au prochain événement !
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4 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
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Dans vos newsletters
de décembre
Faut-il impliquer votre personnel dans le recrutement
de nouveaux collaborateurs ? Oui, répond Amélie
Alleman, et pour six bonnes raisons.
À partir de 2020, la déductibilité fiscale des voitures
de sociétés diminue (voir aussi p.22). SD Worx,
spécialiste HR, vous explique quelles sont les
alternatives.
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Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 5
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KQ&2n T̳9ׁHmailto:innovation@partena.beׁׁЈ׉EPodcast
Un chasseur de
tendances devenu
artisan cirier
Longtemps actif dans le domaine des tendances
culinaires, Jean Manuel Farcy a décidé de changer de
vie. Cap de la cinquantaine passé, volonté de retour
aux sources : ce serial entrepreneur nous raconte
pourquoi et comment il a décidé de tout quitter pour
travailler de ses mains.
Tu es un autodidacte et un serial entrepreneur.
Comment ta carrière a-t-elle commencé ?
C’est vrai que je suis allé à l’école pendant très longtemps,
mais pas très souvent… À 16 ans, j’ai commencé une
école hôtelière et travaillé en restauration pendant une
dizaine d’années. À 26 ans, j’ai créé ma première société :
Grain Noir. On était un peu le « Uber » de la nourriture :
on vendait des sandwichs et des zakouskis aux hôtels.
J’ai vendu cette société et j’ai relancé Blue Pepper, une
entreprise « chasseuse de tendances food ». On distribuait
des produits prêts-à-manger innovants. Puis, en juin
2019, j’ai décidé de changer radicalement de vie et de me
reconvertir dans l’artisanat.
Avant d’amorcer cette reconversion, tu as connu une
grande aventure entrepreneuriale. Tu as géré plus
d’une centaine de personnes ; comment es-tu parvenu
à gérer cette croissance ?
Je crois que la frustration crée l’ambition. La frustration de
ne pas avoir été reconnu à l’école. Je crois que le fait de
ne pas avoir vraiment réussi a suscité chez moi un grand
besoin de reconnaissance. J’ai dirigé jusqu’à six entreprises,
une centaine de collaborateurs, et il est vrai qu’à la fin, je
gérais certainement moins les choses qu’au début.
Qu’est-ce qui t’as décidé à te reconvertir ?
C’est clairement un passage difficile dans ma vie personnelle
qui a déclenché ce besoin de changement. J’ai fait un burnout
il y a un peu plus d’un an. Le point de basculement est
arrivé quand j’ai pris conscience que l’ambition prenait
le pas sur l’individu que j’étais. Le plus compliqué, c’était
d’oser l’accepter. Je me suis dit : « J’ai 53 ans, qu’est-ce que
je vais faire de ma vie ? ». Avec ma femme qui est à la fois
la mère de mes enfants et mon associée, on a décidé de
vendre, par choix personnel plutôt que financier.
Comment la cire est-elle arrivée dans votre vie ?
Après un processus de vente compliqué et émotionnellement
intense, on est partis se ressourcer à Paris chez des amis.
Lors d’une soirée, j’ai fait une rencontre incroyable. Cette
personne m’a demandé ce qu’on allait faire : on ne savait
pas ; on n’avait pas de projet, on voulait prendre six mois
pour réfléchir. Elle m’a alors parlé d’un copain artisan cirier à
Meudon qui voulait arrêter son activité, mais qui ne trouvait
pas de repreneur. À 10 heures le lendemain matin, nous
étions chez lui. Après 10 minutes de discussion, ma femme
a dit : « On est intéressés » ! ●
Elisa Brevet
Une rencontre à écouter en
intégralité dans le podcast Next Step :
https://www.beci.be/podcast.
L’inspiration podcast :
Plan culinaire. Le saviez-vous ? Notre
alimentation raconte notre société, et mieux
encore, elle dit beaucoup de choses de vous.
Eh oui, c’est fou ce que nos comportements
à table et au restaurant peuvent signifier !
Chaque premier vendredi, retrouvez Nora
Bouazzouni et Mélissa Bounoua pour des
épisodes aussi gourmands qu’intéressants.
6 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
D.R.
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LQ&2y ̬9ׁHmailto:asinechal@kinepolis.comׁׁЈנ^
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LQ&2w :̬9ׁHhttp://pierre-vanherck.comׁׁЈ׉ENews
BePark lève 3 millions pour s’assurer une position
prépondérante sur le marché de la mobilité
européen
Be Angels inaugure le hub
du financement au sein de BeCentral
Be Angels, l’un des réseaux de business angels les plus actifs
en Europe, annonce l’ouverture de nouveaux bureaux chez
BeCentral, le campus numérique situé dans la gare Centrale de
Bruxelles, lieu d’apprentissage technologique, de croissance et
d’impact social. Ce nouveau siège d’exploitation, à la localisation
idéale, marque la poursuite du développement de la société
au cœur de la dynamique digitale du pays et la volonté de Be
Angels de faciliter de nouvelles relations avec investisseurs et
entrepreneurs.
BePark, premier opérateur de parkings privés off-street, se
donne les moyens de concrétiser sa vision pour la mobilité
intelligente des villes. L’entreprise bruxelloise, lancée en
2011, vient en effet de conclure une levée de fonds de plus
de 3 millions d’euros auprès d’un fonds luxembourgeois.
Celle-ci a pour but de doter la société des moyens financiers
nécessaires pour lui permettre de renforcer et d’étoffer son
offre de services de mobilité et son empreinte géographique,
s’inscrivant ainsi dans la transition de la mobilité des villes.
BePark croit fermement que le parking, point de départ
et d’arrivée des trajets domicile-travail, quand il est géré
intelligemment, est un levier capital pour améliorer la mobilité.
Un parking intelligent est exploité au maximum, connecté,
diversifié en matière de choix des véhicules, au centre d’un
écosystème de partenaires et enfin, il sert aussi de point de
relais pour le stockage et la livraison de colis. L’objectif de
BePark est de permettre à tous ses parkings de devenir des
‘hubs de mobilité’ de proximité.
Actuellement, une part non négligeable de l’espace public est
consacrée au stationnement de véhicules privatifs. Il s’agit là
d’une perte d’espace inutile à laquelle s'ajoute une pollution
visuelle. Si la voiture restera sans doute importante, sa part
de marché par rapport aux autres solutions de mobilité
va (et doit) diminuer. La possession propre d’un véhicule,
inutilisé à 90 % en moyenne, n’est plus la bonne manière
de fonctionner. Il y a là une volonté des pouvoirs publics
de diminuer la capacité d’accueil de la voirie pour rendre la
ville au citoyen. BePark s’inscrit à 100 % dans l’anticipation
de ces changements pour créer et gérer des parkings
potentiellement multimodaux. Le secteur de la mobilité est
un des principaux enjeux des villes de demain et BePark
entend résolument contribuer à la révolution en cours.
Info :
www.bepark.eu
8 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
Be Angels est le premier locataire du nouveau hub dédié au
financement à s’installer dans l’écosystème digital, notamment
aux côtés de startups.be. Ce hub a notamment pour objectif
de se mettre à disposition des entrepreneurs à la recherche de
financement, afin d’envisager la participation de business angels
au capital. Be Angels, en pleine expansion, a facilité pas moins
de 41 levées de fonds dans 39 sociétés en 2018 et l’équipe
compte aujourd’hui 8 ETP contre 3 en 2015.
Au sujet de l’emménagement, Laurent Hublet, CEO de BeCentral,
a déclaré : « Je me réjouis de l'arrivée de Be Angels comme
résident permanent sur le campus. La présence d'un réseau
de business angels de référence comme Be Angels est une
opportunité pour les apprenants et les entrepreneurs de la
communauté de BeCentral. De plus, la Be Angels Academy
élargit le type de formations proposées. » Claire Munck, CEO
de Be Angels ajoute : « Nous sommes très enthousiastes à
l'idée de nous intégrer dans l'écosystème de BeCentral, sa
dynamique nationale et son ADN dédié à l'entrepreneuriat,
l'apprentissage et le digital correspondent parfaitement aux
axes de développement de notre réseau. »
Info :
www.beangels.eu
D.R.
D.R.
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IQ&2+׉E)News
Pierre Vanherck crée
les premières cannes à puce intégrée
Pierre Vanherck a toujours eu une passion pour le bois. Formé en
France par les meilleurs artisans, c’est en 2004 qu’il découvre le
monde des cannes et de leurs prestigieux accessoires, se mettant
au défi de réaliser sa toute première création.
À la fois artiste et créateur, il a développé des techniques qui lui
permettent aujourd’hui de créer des œuvres d'art exceptionnelles.
Son expertise lui vaut une réputation internationale : ses cannes
ont été exposées dans le monde entier. Leur conception continue
d'évoluer là où la seule limite est l’imagination : de la première
canne diffusant du parfum, en passant par une canne intégrant
un stylo-plume ou une poignée sculptée par prototypage 3D.
C’est en 2019 que Pierre Vanherck lance finalement les toutes
premières cannes connectées. Celles-ci sont munies d’une
puce intégrée qui, scannée à l’aide d’un smartphone, affiche le
certificat d'authenticité de l'œuvre tout en redirigeant vers le
site du créateur.
Créateur d'objets exceptionnels, uniques et intemporels, Pierre
Vanherck est entouré d’artisans belges passionnés et rigoureux
qui travaillent avec un savoir-faire et une maîtrise inégalés, afin
de s'assurer que chaque article soit entièrement fait à la main.
Chaque canne est d’ailleurs signée par le créateur. « La canne est
une vraie œuvre d’art, sa modernité et son exclusivité donnent un
nouveau sens au mot "élégance". D'ailleurs, vous pouvez deviner
l’esprit d’un homme à la manière dont il porte sa canne », conclut
Pierre Vanherck, citant Balzac.
Hilaire Hubert, consultant international dans le domaine de la
mode, est son ambassadeur et agent pour le Luxembourg, ainsi
que pour l'Afrique en partenariat avec Safia Rodriguez Bomboko,
et pour le Vietnam en partenariat avec Henri Hubert et l'agence
de communication Le Nom.
Info :
http://pierre-vanherck.com
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business.kinepolis.be/fr/morning-sessions
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Test de dépistage contre les MST offert par la
startup belge abel.care !
Le nombre de maladies sexuellement transmissibles (MST)
est à la hausse. Cependant, le dépistage est toujours
perçu comme un fardeau par de nombreuses personnes.
La jeune startup bruxelloise Abel.care, incubée par Start
it @KBC, cherche à pallier ce problème en lançant une
nouvelle plateforme numérique pour le dépistage des
MST.
Après la Belgique et la France, la plateforme de
paiement en ligne iBanFirst s’implante aux Pays-Bas
La société iBanFirst – acteur international en services financiers
au-delà des frontières bancaires – s’implante désormais chez
ses voisins du Nord après avoir réalisé une croissance rapide en
Belgique et en France. La scale-up de l’année 2018 a effectivement
annoncé aujourd’hui le rachat de son concurrent néerlandais
NBWM (de Nederlandsche Betaal- en Wisselmaatschappij),
spécialisé dans le change avec plus de mille clients. À la suite
de cette opération, iBanFirst traitera un volume de paiements
de 5 milliards d’euros par an. Le rachat de NBWM et l’expansion
vers les Pays-Bas s’inscrivent dans le cadre d’ambitieux projets
d’expansion en Europe de la société iBanFirst depuis sa dernière
levée de fonds de 15 millions d’euros, en novembre 2018. La
croissance d’iBanFirst à un rythme de 100 % par an repose
sur un investissement massif dans le développement de sa
plateforme et de ses solutions en ligne. NBWM opérera à l’avenir
sous le nom d’iBanFirst et le bureau de NBWM à Amsterdam
sera utilisé par iBanFirst jusqu’à la mi-2020. « iBanFirst et
Dès maintenant, chacun peut commander un test sur
www.abel.care/fr/ et recevoir une trousse d’analyse.
Vous prélevez vous-même un échantillon d’urine ou un
échantillon vaginal en suivant un livret d’instructions.
Vous le déposez dans une boîte aux lettres d’où il sera
expédié au laboratoire certifié. Deux jours plus tard, les
résultats peuvent être consultés sur votre profil en ligne :
facile, discret, rapide et fiable.
« Abel.care veut être plus qu’une simple boutique en ligne
pour les tests de dépistage des MST. Tout commence
par la prévention. Nous évoquons l’importance de la
protection sexuelle, nous partageons des informations
sur les symptômes possibles, nous expliquons ce qu’est
une période d’incubation et nous présentons des astuces
pour faciliter la conversation avec d’anciens partenaires
sexuels au sujet des MST. Dans ce contexte, nous nous
appuyons sur les conseils de Sensoa, le centre spécialisé
en santé sexuelle », explique Ella Ameye, avocate et cofondatrice
d’Abel.care.
Les tests de laboratoires vendus directement au
consommateur sont une nouveauté en Belgique, même si
des approches similaires ont déjà vu le jour dans d’autres
pays. C’est en consultation avec le Ministère de la Santé,
l’Ordre des Médecins et des experts en droit médical que
l’équipe Abel.care souhaite contribuer ainsi à la hausse du
pourcentage des tests de dépistage effectués en Belgique.
La startup veut élargir l’offre de tests et atteindre le plus
tôt possible d’autres marchés européens.
Info :
www.abel.care
10 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
NBWM sont parfaitement complémentaires. Les deux sociétés
proposent à leurs clients des services personnalisés ainsi qu’une
technologie de pointe. Grâce à la plateforme en ligne de premier
plan d’iBanFirst, nos clients NBWM pourront bénéficier des
dernières évolutions dans le domaine des transactions de
paiement. Ils auront en outre accès à un éventail plus large de
produits et de services financiers, » explique Jeroen Hoevers,
Country Manager, Belgique et Pays-Bas chez iBanFirst. « Notre
point commun avec iBanFirst est d’associer la technologie à un
service personnalisé et c’est ce qui fait de notre rapprochement
une alliance judicieuse », conclut Joost Derks, Directeur général
de NBWM. Supportée par des analyses de données en continu
et du « machine learning ». « Cette solution permet d’appréhender
les enjeux de la transition énergétique tout en réfléchissant à la
plus-value s’y attachant. Elle permettra de rassurer au mieux
et plus efficacement nos clients et prospects dans leur besoin
d’être alimentés en électricité de manière continue », conclut
Nicolas Germond, Administrateur de Flexcity.
Info :
be-fr.ibanfirst.com
D.R.
D.R.
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moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du
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Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
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MQ&2 '\9ׁHhttp://Hub.brׁׁЈ׉EIdées
Bruxelles, marque
mal exploitée ?
Les ambitions commerciales du Secrétaire d’État
au Commerce Extérieur Pascal Smet (one.brussels)
semblent aussi vertigineuses que le gratte-ciel qui
héberge son bureau. « Notre rôle, c’est que les gens
tombent amoureux de Bruxelles », déclare-t-il.
«M
es compétences au commerce extérieur ?
J’adore ! », s’enthousiasme le Secrétaire d’État,
au 12e
étage d’une tour de bureaux, dans le
Quartier Nord. De là-haut, tout Bruxelles est à ses pieds. Il
se laisse emporter par son entrain, visiblement peu affecté
par douze journées éprouvantes de mission princière économique
en Chine. Il semble même en tirer de l’énergie et
des idées nouvelles. « Les tours que vous voyez là-bas n’ont
pas le même calibre que celles construites ici », remarquet-il.
Apparemment, cela relève du problème de Bruxelles
qui, selon lui, manque d’audace et de rayonnement international.
La marque Bruxelles est mal positionnée sur le
marché, dixit le Secrétaire d’État.
« Il faut que Bruxelles ait de la gueule. Entre Bruxelles et
Amsterdam, il n’y a pas photo : Amsterdam est branchée et
jeune. C’est là que ça se passe. Bruxelles est perçue comme
la ville de la politique rébarbative. Ce n’est pas vrai, bien
sûr. J’explique souvent aux visiteurs étrangers que notre
ville suscite peu de coups de foudre. Oui, nous savons
tous que ce genre d’amour est éphémère. Il n’empêche :
nous devons nous améliorer pour que les gens tombent
amoureux de Bruxelles. » Bref, la métamorphose d’une
ville de bureaucrates en une ville d’expériences : ‘Brussels
as an experience’.
City marketing !
Pascal Smet manie la terminologie du marketing pour expliquer
ses compétences : l’expérience, vendre, positionner
sur le marché, attirer. La ville en tant que marque, le city
marketing : voilà la clef de voûte de sa politique commerciale.
« Nous avons vraiment besoin d’une grande campagne
d’image » assène-t-il. « Je m’étonne de constater qu’à 30
ans d’âge, la Région de Bruxelles-Capitale ne dispose pas
d’une politique de marketing digne de ce nom. » Mais plus
Qui est Pascal Smet ?
➜ Né le 30 juillet 1967 à Haasdonk (FlandreOrientale)
➜
Travaille dans différents cabinets à la fin des
années 90
➜ Devient commissaire général aux réfugiés en
2001
➜ Devient secrétaire d’État bruxellois à la
mobilité en 2003
➜ Devient ministre flamand de l’enseignement
en 2009
➜ Devient ministre bruxellois de la mobilité en
2014
➜ En tant que membre du SP.A, ne participe pas
aux élections, mais lance le mouvement One.
Brussels
➜ Devient secrétaire d’État bruxellois à
l’urbanisme et au Commerce en 2019
pour très longtemps, que l’on se rassure. Le Secrétaire
d’État coordonnera la politique de marketing de la ville,
en collaboration avec le Ministre-Président Rudi Vervoort
(PS), en charge du tourisme, et le Ministre Sven Gatz (Open
VLD), en charge de l’image de Bruxelles.
12 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
© Isopix
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IQ&2/׉EIdées
« Nous avons un sérieux retard à combler, mais je crois
que nous ne manquons pas d’opportunités de positionner
Bruxelles. J’ai pu le constater au cours de la mission
en Chine. Bruxelles y est perçue comme la marque et la
voie d’accès non seulement à la Belgique, mais à toute
l’Europe. Même le ministre-président flamand Jan Jambon
(N-VA) est forcé de l’admettre. Je veillerai donc, avec mes
collègues, à ce que l’économie, la politique et le tourisme
fassent réellement partie d’une politique de marketing intégrée
de la ville. »
De grandes déclarations, mais encore rien de très concret
dans les annonces du Secrétaire d’État. « Nous ne sommes
bien sûr qu’au début de la législature », concède-t-il. Qu’importe.
Il a le feu sacré, quand il nous parle des atouts de
Bruxelles. « C’est une ville internationale ; voilà précisément
Bruxelles est une ville ouverte,
fief d’innombrables cultures et de créativité.
Cela mérite notre soutien.
ce qu’il faut faire savoir. Une ville incroyablement cosmopolite,
où chacun peut se sentir chez soi, parce qu’il n’y a pas
ici une culture qui domine les autres. Voilà notre meilleur
argument commercial. »
La porte de l’Europe
Bruxelles est plurielle. La ville signifie à la fois la Belgique,
l’Europe et les institutions européennes. Pascal Smet la
considère comme la porte de l’Europe.
« C’est bien simple : celui qui cherche l’accès à l’Europe
passe par Bruxelles, la ville où, par excellence, se prennent
les décisions européennes. Mais c’est aussi une ville ouverte,
avec d’innombrables cultures et beaucoup de créativité.
C’est ce que nous devons encourager », avance-t-il.
L’aéroport constitue un élément essentiel de cette stratégie
de soutien. « Brussels Airport fonctionne comme un
ouvre-porte », estime Pascal Smet. « J’ai pu le constater en
Chine. Un aéroport qui fonctionne bien constitue un atout
essentiel pour un climat d’investissement positif. Nous allons
renforcer la collaboration avec Brussels Airport. Je le
sais : l’aéroport ne se trouve pas sur notre territoire, mais
c’est bel et bien notre aéroport. Il contribue au rayonnement
de Bruxelles. Nous allons donc aider Brussels Airport
dans l’établissement de contacts et la création de nouvelles
liaisons directes. »
À Shanghai, lors de la récente mission économique
en Chine. De gauche à droite :
le ministre régional wallon Willy Borsus, Pascal Smet,
l'ex-vice-premier ministre Didier Reynders, la princesse
Astrid, le ministre fédéral Pieter De Crem et
le ministre-président flamand Jan Jambon.
Lifestyle
La créativité bruxelloise ne se limite pas aux secteurs bien
connus dans lesquels la capitale ou la Belgique se distinguent
– alimentation et lifestyle, notamment. « Bruxelles,
c’est tellement plus que le chocolat ! Nous excellons dans
les services, la finance, le bâtiment... Voilà des secteurs
qui auraient mérité davantage de promotion, ces dernières
années. »
Pascal Smet estime toutefois que l’atout principal de la
capitale réside dans son secteur créatif. « Bruxelles organise
chaque année environ 25.000 activités culturelles. Notre
secteur créatif est extrêmement vigoureux. Il fait vraiment
la différence. Il est temps de le faire savoir. »
Quand bien même le secteur créatif deviendrait un volet
essentiel de la politique commerciale extérieure du Secrétaire
d’État, les autres chefs d’entreprise n’ont rien à
craindre : « Je dis très clairement que je suis au service des
entreprises bruxelloises. C’est ma mission. J’apporte donc
mon soutien là où il se justifie. Et donc pas seulement à
des entreprises étrangères qui voudraient venir s’installer
à Bruxelles, mais aussi aux entreprises bruxelloises qui
cherchent à se développer à l’étranger. Je me concerte
régulièrement avec des chefs d’entreprise. Je les écoute. Je
cherche à savoir à quoi je dois veiller d’abord, en fonction de
leurs priorités. J’implique l’administration dans chacune de
mes démarches. Hub.brussels est une jeune organisation
dynamique, qui veut aller de l’avant. Il importe donc qu’elle
fasse partie intégrante de l’élan global. » ●
Tim Devriese
Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 13
© Belga
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NQ&2׉EIdées
Pour ou contre
une écotaxe sur
les billets d’avion ?
Philippe Lamberts
(Eurodéputé belge Ecolo)
Oui, il faut taxer le transport aérien et bien plus qu’il ne
l’est aujourd’hui. Le transport aérien est outrancièrement
favorisé fiscalement, puisqu’il ne paie notamment pas de
taxe sur le kérosène ou de TVA sur le prix des billets. Le
souci, c’est que l’alternative du train est plus chère et que
l’offre n’est pas là.
Il faut que le produit des taxes sur les transports aériens
serve à financer les investissements dans les transports en
surface, et plus particulièrement le train. Certes, le ferroviaire
constitue un investissement lourd, mais il est durable
et utilisable sur des décennies. Maintenant, cela n’a pas
de sens que cette taxe soit levée en ordre dispersé par
différents pays. L’idéal serait qu’elle soit prise à l’échelon
mondial, mais cela me semble impossible. Le mieux serait
déjà que les pays de l’UE s’accordent pour taxer le transport
aérien. Malheureusement, il y a des réticences. D’abord, il
y a la résistance du secteur aérien. Ensuite, au niveau de
la société, il reste dans l’inconscient collectif que le vol collectif
à bon marché constitue une des dernières conquêtes
sociales et qu’on ne souhaite pas que cela redevienne un
privilège de riches. Et puis, il y a l’obstacle de l’unanimité
des États membres de l’UE, lorsqu’on aborde un point lié
à la fiscalité. On pourrait cependant contourner ce souci
de l’unanimité avec l’article 116 du traité FUE, qui stipule
qu’en cas de décision engendrant une distorsion du marché
intérieur, une décision peut se prendre à la majorité. Ce qui
sera le cas lorsque la France taxera le kérosène en 2020.
De toute façon, il est urgent d’agir. Il est grand temps de
taxer le transport aérien. Cela reste un sujet délicat, mais
comme on dit à Bruxelles, « ça ne peut pas quand même
pas continuer à rester durer ».
La France va établir dès 2020 une écotaxe sur les billets
d’avion (de 1,5 à 18 € selon la classe et le parcours),
dans le sillage du Royaume-Uni, de l'Allemagne, l'Italie,
la Suède et la Norvège. En Suède est même né le
mouvement ‘flygskam’ (la ‘honte de prendre l'avion’).
Alors, faut-il taxer plus le transport aérien ?
Assita Kanko,
(Eurodéputée belge N-VA)
Au sein de la N-VA, nous sommes opposés à une taxe environnementale
sur les billets d’avion si celle-ci est purement
nationale. Sur le principe, nous sommes favorables aux mesures
visant à rendre le transport aérien plus respectueux
de l'environnement. Mais cela doit être organisé au niveau
européen. Le transport aérien est par définition supranational.
Selon une étude de la Commission européenne, seuls sept pays
ont mis en place une telle taxe. Si vous comparez, par exemple,
avec les États-Unis ou l'Australie, l’échelle de grandeur est
importante. L'UE peut également le faire, mais seulement si
cela est accepté par tous les États membres.
De plus, j’estime qu’une telle taxe ne peut être discutée que si
la position concurrentielle des compagnies aériennes ou des
agences de voyages n’est pas compromise. Dans la même
étude, l'UE a cependant admis qu'une telle taxe pourrait entraîner
des pertes d'emplois. Soyez assuré que des compagnies
aériennes comme Ryanair n'hésiteront pas à quitter notre
pays si elles sont confrontées à une taxe nationale imposée
unilatéralement.
L'UE veut agir avec force pour notre climat. Mais elle doit
le faire avec le réalisme nécessaire, non pas en proclamant
« l'état d'urgence pour le climat » ou en prenant des mesures
qui perturbent l'équilibre social. À cet égard, j’attends
de connaître des dispositions et implications que pourrait
avoir le ‘Green Deal’ que nous prépare la présidente Ursula
von der Leyen. Au sein de la N-VA, nous interviendrons le
cas échéant, comme nous l’avons fait pour empêcher l'UE
d'adopter un amendement considérant l'énergie nucléaire
comme une source d'énergie médiocre. Pour nous, le nucléaire
constitue une solution énergétique durable, à la fois en termes
d’approvisionnement et de climat. ●
Julien Semninckx
14 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
© Getty
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IQ&21׉EJOpen Source
À la recherche de la Smart City
La Smart City est plus à la mode que jamais.
On ne compte plus le nombre de conférences
et de publications qui s’y réfèrent.
Ceci étant, si un concept peut être à la fois très répandu
et très vague, c’est bien celui de Smart City.
des mécanismes pour recueillir cette information. » Dans
cette définition, c’est donc la dimension collaborative qui
rend la ville intelligente.
J’en ai fait l’expérience récemment en posant quelques
questions aux participants d’un workshop sur le sujet.
Premièrement, quelle est la définition d’une Smart City ? Faites
le test : peu savent y répondre clairement. Deuxièmement,
pouvez-vous donner un exemple de Smart City ? Silence
évocateur. Troisièmement, à défaut de pouvoir définir ou
donner un exemple de Smart City, pouvez-vous
identifier des ‘Stupid Cities’ ? Rires embarrassés
Smart City : à chacun sa définition
Certaines définitions de la Smart City
sont nébuleuses. Pour la Commission
européenne, « Une ville intelligente est
un endroit où les réseaux et services
traditionnels sont rendus plus efficaces grâce
à l'utilisation des technologies numériques
et de télécommunications au profit de ses
habitants et de ses entreprises. » Et selon le
Parlement européen : « Une ville intelligente
est une ville cherchant à aborder des problématiques
publiques via des solutions basées TIC sur la base d’une
multitude de parties prenantes dont le partenariat est basé
sur le pouvoir municipal. » Cherchez à comprendre ...
La Banque Mondiale a le mérite de proposer deux définitions
illustrant des conceptions divergentes. D’une part, une
Smart City peut se définir comme « Une ville à forte intensité
technologique, avec des capteurs partout et des services
publics très performants, grâce à des informations recueillies
en temps réel par des milliers de dispositifs interconnectés. »
Ce courant donne la primauté à la technologie et réduit
en somme la Smart City à une ville connectée. D’autre
part, c’est « Une ville qui cultive une meilleure relation entre
les citoyens et les gouvernements – grâce à la technologie
disponible. Ils comptent sur le retour d’expérience des
citoyens pour améliorer la prestation des services et créer
Concept de marketing ou processus de
changement ?
On comprend mieux la Smart City sous l’angle d’un concept
de marketing. D’un côté, il s’agit du marketing de nouvelles
technologies. Pour certains, le concept serait le résultat de
campagnes orchestrées par des multinationales telles que
Cisco et IBM (qui a déposé la marque ‘Smarter Cities’ en
2011). D’un autre côté, le concept a également été adopté
dans le champ du marketing politique ; que ce soit dans les
programmes de partis ou dans le marketing urbain. La Ville de
Bruxelles dispose d’ailleurs d’un site dédié, qui cohabite avec
celui de la Région, elle-même dotée d’une Smart
City Manager. Ces dimensions convergent et ne
prennent de la substance que si l’on conçoit
la ville intelligente comme un processus de
changement plutôt qu’un simple slogan.
Soyons lucides. Ni une technologie, ni
une ville ne peut être intelligente. Les
technologies ne permettent pas, à elles
seules, de changement profond. L’enjeu tient
Tarik Hennen
Digital Strategy Consultant
la façon dont elles sont déployées et adoptées
dans le cadre de projets et de politiques
‘intelligents’ sous la triple impulsion des
pouvoirs publics, des entreprises et des
citoyens. Aucun de ces acteurs ne dispose de la clé de la
Smart City. En revanche, chacun a un rôle à jouer dans le
processus de changement de nos villes.
Dans ce contexte, les nouvelles technologies sont
nécessaires, mais pas suffisantes. L’innovation
technologique est inhérente à la plupart des changements
majeurs de société. Et ce n’est pas neuf (souvenons-nous
de l'invention de l’impression ou de l'industrialisation).
Ceci étant, ce qui a permis à ces innovations d’opérer des
révolutions, n’est-ce pas les changements culturels sousjacents
? N’a-t-il pas fallu attendre les Lumières pour que
l’imprimerie prenne sa pleine mesure ?
En définitive, la Smart City n’est rien d’autre que la ville.
Et la ville de demain commence avec les choix d’aujourd’hui.
●
Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 15
© Noémie Kreitlow
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NQ&2 \G9ׁHhttp://Co.StׁׁЈ׉EAIdées
Comment mieux gérer le marché
de l’emploi à Bruxelles ?
Pour réfléchir à cet enjeu majeur, une rencontre s’est
tenue entre le ministre Bernard Clerfayt, en charge
de l’emploi et de la formation professionnelle, et
une vingtaine de grands employeurs de la Région
bruxelloise, membres de Beci. Ces échanges ont
été préparés par la présentation très éclairante
de Steven Vanackere, vice-président du Conseil
supérieur de l'emploi et directeur de la Banque
Nationale de Belgique.
À
travers une présentation à la fois pointue et
pédagogique, Steven Vanackere a présenté un
état des lieux du marché du travail en Belgique
et à Bruxelles, basé sur quelques constats marquants
tirés du rapport du Conseil supérieur de l’emploi 2019
(voir : www.emploi.belgique.be).
D’emblée, Steven Vanackere a globalement validé l’analyse
et la déclaration récente du ministre Clerfayt selon laquelle
Bruxelles n’a pas besoin de postes d’emploi supplémentaires,
mais davantage de Bruxellois en mesure d’occuper ces
postes. Le rapport permet d’objectiver et d’observer quantité
de phénomènes sur notre marché de l’emploi. Parmi ceuxci,
le directeur de la BNB a particulièrement insisté sur la
manière de calculer notre taux d’emploi.
Calculer le taux d’emploi en équivalents
temps-plein
Si notre taux d’emploi national reste relativement faible,
c’est indéniable, l’on en obtient néanmoins une image un
peu différente si on l’exprime en équivalents temps-plein.
Dans ce cas, la Belgique se classe mieux que les Pays-Bas.
Il faut aussi noter que le temps partiel en Belgique est très
largement un temps partiel volontaire de la part de l’employé.
Le temps partiel involontaire (non voulu par le travailleur)
est chez nous bien inférieur à la moyenne européenne. Pour
améliorer notre taux d’emploi, le travail à temps partiel est
certainement une solution à promouvoir, étant donné qu’il
répond à un souhait de la part des travailleurs.
La comparaison du marché belge et bruxellois de l’emploi avec
celui de ses voisins, le taux de conversion de croissance économique
en croissance de l’emploi, la pénurie de travailleurs
qualifiés, le taux de vacance d’emploi, le taux de chômage en
fonction de groupes cibles et sur base géographique, le taux
d’activité, la population disponible sur le marché du travail à
dix ans, les tensions sur le marché du travail, l’inadéquation
entre l’offre et la demande, l’amélioration du coin fiscal, les
pièges à l’emploi, le coût et la compétitivité salariaux, les
conséquences de la digitalisation… : autant de questions,
parmi d’autres encore, qui ont été abordées chiffres à l’appui.
Le Bruxellois, le Wallon, le Flamand ne se forment
pas assez
Un autre constat majeur concerne le taux de participation
des adultes à la formation continue. En Belgique, avec
8,5 % environ, il s’avère très faible. Par comparaison, il est de
plus de 18 % en France, plus de 19 % aux Pays-Bas, plus de
25 % en Finlande. Ce constat est d’autant plus fondamental
que, tant le ministre que les employeurs autour de la table
ont confirmé l’importance et le défi que représente la formation,
non seulement des demandeurs d’emploi mais aussi,
de tous les travailleurs au cours de leur vie professionnelle.
Pour le ministre Bernard Clerfayt, la formation est incontestablement
un défi majeur pour Bruxelles et ses habitants.
La question de l’orientation des jeunes en formation et des
travailleurs vers des compétences demandées sur le marché
16 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
© Getty
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IQ&23׉EIdées
de l’emploi a également été abordée par les employeurs présents.
Pour le congé-éducation payé, la Flandre s’est orientée
vers une meilleure adéquation avec les besoins effectifs du
marché. Le ministre Clerfayt, pour sa part, a reconnu le besoin
de chercher une meilleure adéquation entre les filières
de formation proposées et les emplois disponibles.
Formation, formation, formation
Parmi les participants à la table ronde se trouvait un secrétaIl
faut une meilleure adéquation entre les
formations et les emplois disponibles
riat social, SD Worx, qui a repris à son compte cette citation
d’Alvin Toffler : « Les illettrés du XXIe
siècle ne seront pas
ceux qui ne savent pas lire ou écrire, mais ceux qui ne savent
pas apprendre, désapprendre et réapprendre. » Et Bart Pollentier
d’insister sur ce besoin crucial, non seulement pour
entrer sur le marché du travail, mais tout simplement pour
y rester en maintenant, voire en augmentant son employabilité.
Et Michel Croisé, CEO de Sodexo Belgium, abonde :
« Nous insistons beaucoup sur les formations et encourageons
notre personnel en ce sens. Les travailleurs ne se
rendent pas suffisamment compte de l’opportunité, et parfois
de la nécessité, que représentent ces formations que nous
proposons de suivre. »
Constat partagé par Geoffroy Gersdorff, CEO de Carrefour
Belgium : « Pour 11.000 travailleurs, nous sommes très soucieux
d’améliorer leur employabilité de manière générale.
Pour cela, nous organisons beaucoup de formations. Mais il
ne suffit pas que le travailleur puisse apprendre à faire autre
chose, il doit aussi travailler sa volonté de pouvoir faire autre
chose. Cet aspect ne coule pas de source ».
Sur le terrain, les employeurs confirment donc et éclairent
les chiffres présentés par Steven Vanackere sur le taux de
participation des adultes à la formation continue : en Belgique,
toutes régions confondues, il est faible. Des possibilités
existent, les moyens sont là, les employeurs les encouragent,
mais les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Où
le bât blesse-t-il ?
Pour SD Worx, il faut penser à des incitants conséquents
pour tous ceux qui travaillent à améliorer leurs compétences.
Pour Steven Vanackere, il faut également des incitants pour
stimuler les filières de formation qui mènent directement à
un emploi. Et que disent alors ces filières qui sont prêtes à
engager massivement, mais qui ne trouvent pas de candidats,
comme le déplore Jean-Christophe Vanderhaegen de
Bernard Clerfayt
la Confédération Construction ? Pour lui, il faut soutenir des
systèmes d’enseignement qui fonctionnent et qui donnent
des résultats comme l’EFP – sfpme, le centre de formation
de métiers en alternance à Bruxelles, qui connaît des taux
d’insertion professionnelle de 80 %.
Se former dans des filières qui engagent
« Exactement », abonde Olivier Willocx, CEO de Beci : « En
Communauté française, il existe des filières qui affichent
un taux d’insertion socio-professionnelle d’à peine 4 %. On
envoie donc 96 % des gens vers le chômage. Il faut arrêter
de former à des métiers qui n’existent plus. Pourquoi ne pas
orienter ces moyens vers des filières porteuses, par exemple
la construction ? Aujourd’hui, à Bruxelles, il manque des milliers
de travailleurs pour rénover les bâtiments résidentiels
afin de réaliser les objectifs de transition, conformément aux
objectifs climatiques. »
« Pour stimuler la formation », rebondit Béatrice de Mahieu,
CEO de Co.Station, « j’ai une excellente expérience avec la
résolution de cas concrets. En faisant travailler des profils
différents sur des cas bien précis, les personnes sont en train
de se former sans s’en rendre compte. » Dans ce contexte, la
formation n’est pas vue comme une contrainte. La motivation
est très élevée ; le contexte de start-ups et d’environnement
technologique très à la mode y contribue certainement.
En conclusion, tout le monde s’est accordé sur ce constat :
la formation, que ce soit pour accéder à un emploi ou continuer
à développer ses compétences, est un chantier de la
première importance. ●
Vincent Delannoy
Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 17
© Reporters
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International
Plus verte et
plus numérique :
l’Europe vue par la
commission von der Leyen
La nouvelle commission européenne, dirigée par Ursula
von der Leyen, a été installée le 1er
décembre dernier,
pour cinq ans. Quel sera l’impact de sa politique
économique pour les entreprises belges ?
Ursula von der Leyen
I
l est certes encore tôt pour évaluer la politique économique
de la nouvelle commission européenne. Si l’on analyse le
programme porté par sa présidente, on peut toutefois
retenir quatre points forts qui indiquent le cap des prochaines
années : durabilité, soutien aux PME, numérisation et
commerce international.
1
Un « Green Deal » pour l’Europe : L’urgence climatique
– mais aussi la croissance durable – a été placée en tête
des priorités par Ursula von der Leyen, qui a présenté
son « Pacte vert » dix jours à peine après sa prise de
fonction. « Faire de l’Europe le premier continent neutre
en carbone à l’horizon 2050 » : l’engagement, affirmé
par la nouvelle présidente et repris par le commissaire
au Marché intérieur Thierry Breton, ne manque pas
d’ambition, et l’on peut se demander s’il est réaliste
à l’aune des développements actuels sur le front
climatique. Quoi qu’il en soit, l’Europe de la commission
von der Leyen se voit en leader mondial de l’économie
circulaire et des technologies propres, et s’engage
dans ce but à investir « des montants records » dans
la recherche de pointe et dans l’innovation. Quant au
financement privé, il faudra lui aussi le « verduriser » pour
participer à l’effort. Tous les secteurs sont concernés :
transports, énergie, économie circulaire, agriculture, etc.
Un accélérateur pour le « green business » européen ?
2
Soutien aux PME : C’est entendu, les petites et
moyennes entreprises constituent l’épine dorsale de
l’économie européenne ; ce sont elles qui créent la
plupart des nouveaux emplois et qui innovent le plus. Les
soutenir est, de longue date, un axe fort des politiques
économiques européennes et la nouvelle commission
n’y déroge pas. Plus que jamais, l’accent sera mis sur
le financement de la croissance et de l’innovation,
notamment « grâce au parachèvement de l’union des
18 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
3
marchés des capitaux ». La commission promet de
travailler à l’allégement des formalités administratives
et d’améliorer l’accès des PME aux marchés, mais
aussi de créer un fonds public-privé spécialisé dans
les introductions en bourse de PME.
Transition numérique : La commission von der Leyen
le reconnaît implicitement, l’Europe a pris du retard. Les
« géants » du numérique sont aujourd’hui américains
ou chinois, guère européens (si l’on excepte Spotify ou
Deezer). Dans un monde changeant, il reste cependant
de l’espace pour reprendre ce destin numérique en main :
5G, blockchain, calcul hautes performances, informatique
quantique, exploitation des données… L’ambition est
de participer à la définition des normes applicables à
cette nouvelle génération de technologies, à l’échelle
mondiale. À l’échelon de l’UE, la priorité est de parfaire
le « marché unique numérique ». Les chantiers législatifs
en cours, sur la vie privée (ePrivacy) et la réforme du
droit d’auteur, doivent compléter le GDPR.
4
Un commerce libre et équitable : À l’international, en tant
que deuxième puissance économique mondiale (après les
États-Unis), l’Europe réaffirme son engagement en faveur
d’un commerce « libre et équitable ». Après les accords de
« nouvelle génération » signés avec le Canada, le Japon, le
Vietnam ou Singapour, la commission affirme sa volonté
de conclure rapidement les négociations entamées avec
l’Australie et la Nouvelle-Zélande, en attendant d’autres
partenariats. La relation désormais délicate avec les
États-Unis, passée de la perspective d’un traité à
l’application de sanctions, sera forcément au centre des
attentions dans les prochains mois. ●
© belgaimage
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OQ&2  w̏9ׁHhttp://www.beci.be/podcastׁׁЈ׉E2020 ne sera pas vain
Get ready for tomorrow
Demander à un journaliste de s’adresser au monde
économique bruxellois via le magazine de Beci,
l’association des entreprises de la capitale, est
somme toute assez logique : on reste dans le média
ainsi que dans la capitale. Je reconnais que les
entreprises ne sont pas toujours bien traitées dans
les médias ; leurs soucis se retrouvent bien plus
souvent à la une que leurs exploits.
Le monde de l’information adore ce qui est disruptif : le
grain de sable ou l’incident, mais aussi l’innovation. Nous
sommes nombreux dans ce monde cruel des médias à nous
intéresser également au journalisme constructif. Même s’il
n’est pas question pour autant, de parler de journal des
bonnes nouvelles, vieille chimère de ceux qui préfèrent les
discours laudateurs au poil à gratter du 4e
pouvoir.
Les journalistes sont essentiels quand il s’agit de « rapporter »,
sens premier du terme « reporter ». Rapporter en remettant
dans le contexte et en se posant toutes les questions dignes
d’une démocratie chérissant la liberté d’entreprendre et la
liberté de la presse.
La publicité ou la communication restent de bien meilleurs
moyens de propagande que les relations avec la presse !
Un média régional comme bx1 se fait le témoin de ce qui
se passe et de ce qui se développe en région bruxelloise. Il
est un acteur privilégié étant donné sa proximité avec les
entrepreneurs de la capitale. Dans ce cadre, il est important de
multiplier les rendez-vous qui mettent en valeur les initiatives
bruxelloises au travers d’émissions comme par exemple Big
Boss1
, After2 ou plus récemment Pitch3
. L’économie et les
entreprises sont des sujets d’actualité au même titre que
le sport ou la culture.
Des défis à relever
Faire en sorte de dynamiser notre région, lui donner un
nouveau souffle pour y attirer (ou conserver) ses plus
grands talents sont des enjeux capitaux et communs aux
médias et aux entreprises. Et même si l’ambiance générale
est plutôt à la morosité – l’actualité internationale n’allégeant
certainement pas cette atmosphère pesante – l’avenir est
ce que l’on en fera. Des opportunités se présentent tant
1
20 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
en matière de comportement des consommateurs que
dans les pratiques médiatiques. Les « Gafa » et rouleaux
compresseurs numériques sont à la fois des concurrents
et des marchepieds, tirons-en le meilleur !
Et c’est dans cet état d’esprit que ce numéro de Bruxelles
Métropole a été envisagé : quels défis les membres de
Beci devront-ils relever en 2020, année charnière entre
l’ancien et le nouveau monde ? Que l’on parle de transition
numérique ou écologique, de nouvelles pistes de mobilité
Big Boss est une émission mensuelle mettant en valeur une entreprise bruxelloise, en collaboration avec L’Écho.
2
After présente chaque semaine trois nouveaux endroits de la Capitale (magasins ou Horeca).
3 Pitch permet aux scientifiques et entrepreneurs de présenter leurs innovations et recherches.
© BELGAIMAGE
Ancien de la maison RTL, dont il a dirigé différents
départements, Jean-Jacques Deleeuw est depuis
2015 le rédacteur en chef de bx1, la chaîne
d’information bruxelloise francophone. Présente
en télévision et sur le web, bx1 s’est désormais
élargie à la radio, avec bx1+. Jean-Jacques
Deleeuw a accepté notre invitation à diriger ce
dossier Get Ready for Tomorrow pour Bruxelles
Métropole. Retrouvez son interview en podcast
sur www.beci.be/podcast
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IQ&27׉EGet ready for tomorrow
ou de mesures administratives qui exigent de s’adapter.
Il fallait donc absolument et impérativement faire la liste
de ces objectifs 2020, les détailler et les expliquer. Avec
l’équipe rédactionnelle, nous y avons aussi ajouté des
témoignages d’entrepreneurs de tous types (grosse boîte,
PME, indépendant, public, privé) qui éclairent d’une autre
lumière ces challenges incontournables.
Non, chef (d’entreprise), tu n’es pas tout seul !
Un peu de bonté dans ce monde de brutes
Je suis persuadé que 2020 sera une année de profonds
changements. Et cette notion de changement ne s’arrête pas
à la transition écologique très médiatisée, mais suppose des
changements de comportement qui devraient s’imposer : la
bienveillance et la correction.
La bienveillance, c’est la juste réponse aux tombereaux
de haine sur les réseaux sociaux et à la radicalisation des
positionnements (végans contre omnivores, auto contre
vélo, jeunes contre babyboomers, etc.). Ce n’est pas de la
« bisounourserie » pour autant : c’est regarder les problèmes
en face et les résoudre par la réflexion et la concertation.
La bienveillance n’est pas une valeur surannée, c’est une
valeur moderne. C’est l’écoute active et la réaction rapide
et proportionnée. C’est reconnaître une erreur ou un échec
et s’adapter pour en tirer le meilleur. C’est l’agilité dans le
comportement et dans la compréhension de ce que vivent
ceux qui nous entourent.
La correction (‘fairness’ en anglais) est une pratique qui
permet de se regarder dans le miroir avec fierté. C’est à l’exact
opposé de l’injustice et du « deux poids, deux mesures », mais
c’est aussi l’art de tenter de faire les choses en respectant
notre environnement au sens large.
Dans mon métier de journaliste, cela correspond à estimer
l’impact d’une diffusion médiatique, à approcher l’objectivité,
à s’en tenir aux faits et à corriger si besoin est. Je rêve que
2020 soit l’année où faire la juste part entre l’information
de qualité et les fake news sera vraiment accessible à tous.
On en a trop souffert en 2019.
Quelques directions pour l’an neuf
Pour les entreprises bruxelloises, à l’aune de ces deux
axes, correction et bienveillance, l’année qui vient est un
fameux défi : innover pour être en phase avec les objectifs
décarbonés, s’inventer de nouvelles procédures pour
Autour de Jean-Jacques Deleeuw, en réunion
de rédaction, de gauche à droite : Tim Devriese
(Communication Executive Beci), Elisa Brevet
(journaliste indépendante) et Emmanuel Robert
(Media Coordinator Beci).
améliorer les conditions de travail au profit de l’employé
et de l’entreprise (le burn-out et l’absentéisme chroniques
doivent baisser). Mais aussi découvrir de nouveaux marchés,
développer de nouveaux produits, automatiser les tâches
les plus ingrates, etc.
Les discriminations doivent également laisser la place à
l’enrichissement par la différence.
Ce numéro de Bruxelles Métropole réalisé par les équipes
de Beci permettra sans nul doute d’y voir plus clair dans la
jungle de ce qui changera en 2020. Un précieux vade mecum
à conserver près de soi.
Que chacun, moi le premier, tente de rencontrer le maximum
de ces défis dans les 12 mois et cela nous aidera à mieux
dormir. 2020, ce sera merveilleux non ? ●
Jean-Jacques Deleeuw
Directeur de l’Information et Rédacteur en chef de bx1,
le média de référence à Bruxelles.
Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 21
© Belga
© Belga
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OQ&2׉EGet ready for tomorrow
2020 : une
année pleine
de changements
De la refonte du code et de l'impôt des sociétés,
impulsée par le gouvernement Michel,
jusqu'aux derniers soubresauts de la 6e réforme de
l'État en passant par les impératifs écologiques,
les élections sociales et les nouvelles règles du
commerce international, l'année 2020 sera celle du
renouveau. Des efforts seront cependant nécessaires
aux entreprises pour se faire à cette nouvelle donne.
S'adapter au code des sociétés
Le nouveau code des sociétés et associations, entré en vigueur
au 1er
mai 2019, vise à la simplification en regroupant en un seul
texte les dispositions relatives aux groupements de droit privé
et en réduisant la diversité des formes des sociétés. Objectif :
rendre la Belgique plus attrayante pour les entreprises.
l’organe de gestion puisse s'assurer que la société sera en
mesure de s'acquitter de ses dettes sur au moins 12 mois.
Ses membres seront solidairement responsables envers la
société et les tiers. Si la société a un commissaire, il devra
évaluer les données comptables et financières historiques et
prospectives du rapport de l'organe de gestion. La possibilité
de distribuer des acomptes sur dividendes et le bénéfice de
l’exercice en cours permettront cependant une remontée plus
rapide des bénéfices.
Toutes les sociétés existantes doivent se mettre en conformité
avec le nouveau code à la première modification de leurs
statuts, au plus tard pour le 1er
janvier 2024 (délai prolongé
jusqu’au 1er janvier 2029 pour les ASBL). Tant qu'elles resteront
dans les limites de la loi de 1921, les ASBL ne pourront pas
exercer d'activités lucratives. Cela ne leur sera possible
qu'après l'adaptation de leurs statuts, le nouveau code ne
faisant plus de distinction entre les sociétés avec et sans but
commercial.
À partir du 1er
janvier, un test d’actif net ne suffira plus
à procéder à la distribution de dividendes. Elle devra
s’accompagner de tests de solvabilité et de liquidité, afin que
Réviser sa fiscalité
L'année 2020 (exercice d'imposition 2021) connaîtra la 3e
phase d'entrée en vigueur de la loi de décembre 2017, qui
réforme l'impôt des sociétés. Le taux général de 33 %, déjà
réduit à 29 % l'an dernier, descendra à 25 %. Un taux réduit
de 20 % est déjà d’application pour les PME sur la première
tranche de 100.000 euros de bénéfices imposables. La
contribution de crise, abaissée de 3 à 2 % depuis 2019, sera
définitivement supprimée cette année.
À compter de 2020, l'amortissement se fera au prorata du
nombre de jours de possession de l'investissement. Il ne sera
donc plus possible, pour un investissement en fin d'exercice,
de déduire les amortissements pour une année complète.
Les petites sociétés pourront cependant toujours amortir les
frais accessoires en une fois. Si le régime d'amortissements
dégressifs sera supprimé en 2020, les investissements
effectués avant ce 1er
janvier pourront toutefois être poursuivis.
Une série de modifications entrent encore en application cette
année. Les sociétés disposant de réserves exonérées seront
provisoirement encouragées, pendant deux ans, à convertir
22 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
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IQ&29׉E7Get ready for tomorrow
celles-ci en réserves imposables à tarif réduit. La déduction
de certaines dépenses sera aussi limitée. Le taux pour les
bénéfices dissimulés ne sera plus réduit de moitié lorsque
ceux-ci sont réintégrés dans la comptabilité d’un exercice
ultérieur, et une amende administrative non déductible sera
appliquée. Les frais de transport collectif du personnel entre le
domicile et le travail ne seront plus déductibles jusqu'à 120 %.
Autre exemple : les amendes administratives ne seront plus
déductibles. Les déductions pour le personnel supplémentaire
et les stagiaires seront supprimées.
Quant aux frais de voiture, la nouvelle limitation de la déduction
sera le résultat d'une formule tenant compte d’un coefficient
fixé selon le type de carburant et les émissions de CO2
/km.
La quotité déductible des frais pour les voitures ne peut être
inférieure à 50 % ni supérieure à 100 %. Pour les véhicules qui
émettent 200 g CO2
40 %. À partir du 1er
déductibles à 75 % suivent le même régime de déductibilité
que les autres frais automobiles.
Virer au vert
Davantage de biocarburants : L'obligation européenne
d’augmenter dès ce 1er
/km ou plus, elle est fixée forfaitairement à
janvier, les frais de carburant jusqu'alors
Plus de trajets durables : Les entreprises de plus de 100
travailleurs sur un même site doivent remettre le diagnostic
de leur mobilité au plus tard le 30 juin 2020. Durant les mois
qui suivent, elles devront élaborer un plan d'action visant
à rendre les trajets domicile-travail plus durables, afin d’en
réduire l'impact sur l'environnement et la congestion sur les
routes. Ces deux documents devront être envoyés à Bruxelles
Environnement au plus tard le 31 janvier 2021.
Moins de plastique : La distribution et l’usage de plastique à
usage unique sont interdits depuis le 1er
juillet dernier lors des
événements organisés dans l’espace public à Bruxelles-Ville.
L'interdiction européenne de toute une série de produits en
plastique à usage unique – cotons-tiges, assiettes, couverts…
– entrera en vigueur en 2021.
Organiser les élections sociales
Les prochaines élections sociales auront lieu entre le 11 et le
24 mai 2020. Les intérimaires pourront cette année participer
au vote sous certaines conditions. Le conseil d’entreprise,
le comité de prévention ou à défaut l’employeur pourront
aussi, en accord avec la délégation syndicale, autoriser le vote
électronique à partir du poste de travail habituel.
janvier à 8,5 % la part de biocarburants
dans un litre d'essence ou de diesel, a été transposée en
Belgique et portée à 9,6 % (contre 5 % dans l'essence E5 et
7 % dans le diesel B7 auparavant). Cela se traduira par une
hausse de 1 à 2 centimes par litre à la pompe.
Moins de voitures polluantes : Depuis 2018, toute la Région
bruxelloise se trouve en Zone de Basses Emissions (LEZ).
À partir de ce 1er
diesel Euro 3 (soit ceux immatriculés entre le 1er
et le 31 décembre 2005), ne sont plus autorisés. Pendant
encore trois mois, les automobilistes en infraction recevront
par courrier un simple avertissement. À compter du 1er
janvier, les voitures, bus et camionnettes
janvier 2001
avril,
une amende de 350 euros, réitérable après un délai de trois
mois, leur sera infligée.
Différentes échéances sont fixées par la législation durant
les 150 jours de la procédure électorale. Elles s’articulent
autour du jour X (début de la procédure électorale), et du jour
Y (jour du vote proprement dit). À noter : la période occulte
de protection des candidats commence à X-30, soit entre le
12 et le 25 janvier. Les organisations syndicales doivent
déposer la liste des candidats au plus tard à X+35 et celle-ci
doit être communiquée par l’employeur au sein de l'entreprise
à X+40. Les recours contre ces listes peuvent être introduits
entre X+47 et X+61. La liste définitive sera affichée à X+77.
L'affichage des résultats des élections est fixé à Y+2 et
l’installation des nouveaux élus à Y+45.
Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 23
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PQ&2 {q9ׁHhttp://citydev.brׁׁЈ׉EeGet ready for tomorrow
Assurer les petits statuts
À compter du 1er
janvier, le champ de la loi sur les accidents
du travail est étendu aux formations. Cela inclut donc les
prestations non assujetties à la sécurité sociale, mais exclut
toujours les formations organisées en dehors du cadre légal.
L’assurance légale contre les accidents du travail devient
obligatoire pour la plupart des apprentis et stagiaires, qui sont
entièrement couverts. Les personnes qui suivent une formation
sans percevoir de salaire, ou seulement un salaire symbolique,
bénéficient également d’une couverture limitée. L’employeur
a de plus l'obligation d'introduire une déclaration immédiate
de l'emploi (Dimona) pour ces petits statuts.
Allocations familiales : Bruxelles prend la main
Dans le cadre de la 6e
réforme de l'État, le nouveau régime
bruxellois relatif à la gestion et au paiement des allocations
familiales entre en vigueur ce 1er
janvier. Il prévoit d'octroyer
des allocations familiales pour tout enfant domicilié sur le
territoire bruxellois, sans plus de distinction de rang dans la
fratrie. Au montant de base de 150 euros par enfant s'ajoutent
des suppléments sociaux pour les familles monoparentales et
pour celles dont les revenus annuels sont inférieurs à 45.000
euros. Chaque ménage a la garantie que ses allocations seront
au moins équivalentes à celles perçues sous l'ancien système.
En remplacement de Famifed, la nouvelle caisse bruxelloise
Famiris procédera aux premiers versements à partir du
8 février.
Commerce international
De nouveaux Incoterms : Publiés au début de chaque décennie,
les Incoterms qui entrent en vigueur ce 1er
janvier visent à la
facilité d'utilisation. Cette réglementation de la Chambre de
Commerce Internationale (ICC) répartit les frais et les risques
liés à l’acheminement des marchandises entre vendeurs et
acheteurs. Parmi les ajustements, l’Incoterm DAT (Delivred
at Terminal) s’étend pour devenir le DPU (Delivered at Place
Unloaded), ce qui permettra de mettre les frais et risques à charge
du vendeur jusqu’au déchargement à un point de destination
approprié, non plus seulement un terminal. Le FCA (Free
Carriage) est doté de l'option Connaissement à Bord (l’acheteur
peut donner instruction au transporteur de remettre au vendeur
une preuve de chargement à bord). Possibilité est également
donnée aux deux parties d'organiser leur propre transport, sans
passer nécessairement par un tiers. Si le niveau d'assurance
est négociable, le CIF (Cost, Insurance and Freight) et le CIP
(Carriage and Insurance Paid to) établissent de nouveaux
accords d'assurance standard, proposant respectivement une
couverture tous risques ou une couverture minimale.
Du libre-échange avec l'Asean : L'accord commercial bilatéral
UE-Singapour est entré en vigueur le 21 novembre dernier. Il
24 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
s'agit du premier du genre dans l'Asean (Association des nations
de l'Asie du Sud-Est). Un autre, signé avec le Vietnam, doit
entrer en vigueur en 2020 après ratification par les assemblées
parlementaires des deux parties. Ailleurs en Asie, l'accord de
libre-échange avec le Japon est d’application depuis février
2019 et celui avec la Corée du Sud depuis 2015.
Ces accords, qui visent à terme à faire tomber 99 % des droits
de douanes, renferment un potentiel économique pour l'UE
comme pour la Belgique. Singapour (en photo) est le premier
partenaire commercial de l’UE dans l’Asean, avec un commerce
bilatéral de plus de 53 milliards d’euros de marchandises et 51
milliards d’euros de services. C'est le 11e
partenaire commercial
de la Belgique en dehors de l'UE, avec plus de 1.400 entreprises
belges exportant vers Singapour pour plus de 1,4 milliard
d'euros, tandis que la Belgique importe pour 4,3 milliards
d'euros depuis Singapour. Pour le Vietnam, ce sont près de
700 entreprises belges, dont 85 % de PME, qui exportent pour
500 millions d'euros, contre 2 milliards d'euros d'importations.
Brexit en vue ? Initialement prévue le 29 mars dernier, la sortie
du Royaume-Uni de l'UE a été repoussée au 31 janvier. D'ici
là, une majorité à la Chambre des communes doit encore
adopter l'accord de divorce conclu en octobre à Bruxelles. La
période de transition post-Brexit devrait expirer fin 2020. Un
calendrier qui semble difficile à tenir étant donné le temps
nécessaire à l'élaboration d'un accord de libre-échange. Sans
une extension d’un à deux ans, le risque de déboucher sur un
accord commercial minimal proche du ‘no deal’ est réel. Un répit
serait aussi appréciable pour les entreprises, qui auront besoin
d'un peu de temps pour s'adapter. Quoi qu'il en soit, l'année
2020 sera celle de la période de transition, durant laquelle le
Royaume-Uni conservera ses droits d'accès au marché unique
et continuera à respecter le droit européen. ●
Ophélie Delarouzée
© Getty
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IQ&2;׉EGet ready for tomorrow
Six chefs d’entreprise, trois défis, un
mot d’ordre : get ready for tomorrow !
Comment les entreprises bruxelloises abordent-elles
les années 2020 et ces trois défis contemporains que
sont la durabilité, la numérisation et la mobilité ? Pour
le savoir, nous avons interrogés six « patrons » aux
profils bien différents : de l’indépendante au CEO d’une
grande entreprise, en passant par trois chefs de PME
de différents secteurs et une entreprise publique. Six
personnalités bruxelloises qui se préparent à l’avenir.
X, elle est un véritable trait d’union entre digital natives et
baby-boomers. Une force intergénérationnelle qu’elle met
à profit au quotidien dans ses missions.
Jean-Michel André : Serial entrepreneur et
hôtelier, Jean-Michel a débuté sa carrière
dans les chaînes Hilton et Sofitel avant de
fonder le White Hotel. Aujourd’hui, il dirige
le groupe hôtelier belge Limited Edition, avec
des noms qui ne laissent pas indifférents,
tels le Jardin Secret, le Jam Hotel, le Berger
Jean-Michel André
ou encore le Domaine de Ronchines en région
namuroise.
Benjamin Cadranel : Après des
études de droit à l’ULB, Benjamin
Cadranel s’inscrit au barreau de
Bruxelles. Il devient expert en
réformes institutionnelles et
rejoint le cabinet du ministreprésident
bruxellois Charles Picqué.
En 2013, il devient administrateur
général de citydev.brussels, un
organe public qui a pour objectif de construire la ville de
demain en s’adaptant à la réalité et aux besoins des acteurs
économiques et des habitants de la Région bruxelloise.
Benjamin Cadranel
Julie Enez : Graphiste de formation, elle est à
la tête de Slide-up, un réseau d’indépendants
actifs dans le secteur de la communication.
Née en 1980, elle a vu apparaître les
premiers sites en flash. Issue de la génération
Julie Enez
Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 25
Patrick Janssens
Thierry Goor : Serial entrepreneur
booster d’idées, Thierry Goor a 35 ans
d’expérience dans le secteur de la
communication et du digital. Il y a deux
ans, il prend conscience que 400.000 m²
de ‘food markets’ se construisent
en Europe. Mais rien à Bruxelles. En
décembre 2019, le projet voit le jour en plein
cœur de la ville et rassemble 17 restaurants,
une micro-brasserie, une chocolaterie bio et
un marché bio.
Thierry Goor
Patrick Janssens : CEO d’Iris
Group, Patrick Janssens est à la
tête de la société familiale depuis
1995. Fondée en 1946, Iris est
d’abord active dans le secteur
de la peinture industrielle. Elle est
aujourd’hui devenue l’une des
sociétés les plus importantes dans
le domaine du facility management
et des services industriels en Belgique. En 2020, le CEO
continue sur sa lancée de digitalisation, mettant en place
de nouvelles technologies.
Quentin Nickmans : Co-fondateur de
eFounders, Quentin Nickmans est à la
tête d’un start-up studio qui se focalise
sur les entreprises développant des
activités SaaS (Software as a Service).
Rien qu’en 2018, ses start-ups ont déjà
levé 100 millions d’euros. Ni accélérateur
ni incubateur, eFounders se présente comme
une boîte à idées qui… crée des boîtes. À
ce jour, la société revendique le lancement
de 22 entreprises. ●
Quentin Nickmans
Elisa Brevet
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PQ&2 (g9ׁHhttp://citydev.brׁׁЈ׉EFGet ready for tomorrow
2020, l’année de l’écologie
de salon ou de l’écologie d’action ?
Les entreprises ne se limitent pas à suivre les règles
qui s’appliquent à elles en matière environnementale.
Les actions qu’elles conduisent volontairement dans
ce domaine prennent une part croissante, car elles
sont de plus en plus conscientes des conséquences
de leurs activités sur l’état des ressources naturelles.
une certaine espèce de mésanges et une végétation
locale adaptée. Pour cela, l’organe public travaille en
étroite collaboration avec Bruxelles Environnement, aussi
bien pour des sites d’habitations que pour la gestion
du paysage. « Dans le quartier de Tivoli Green City, nous
sommes allés jusqu’à intégrer sur les toits certains types de
nichoirs. On va jusqu’à ce degré de détail pour préserver les
espèces », constate le CEO.
E
n matière d’environnement, Benjamin Cadranel,
administrateur général de citydev.brussels, n’emprunte
pas quatre chemins : la place du bâti est centrale. L’enjeu
primordial est d’aller chercher l’efficience énergétique au-delà
de la norme en utilisant, entre autres, des matériaux durables.
Faut-il encore rappeler que la notion de durabilité ne se limite
pas à l’aspect « écologie », puisqu’il s’agit davantage d’une
approche holistique ? À savoir : il est crucial de prendre en
compte la mobilité, la viabilité économique et sociale pour
s’inscrire dans cette durabilité.
En termes écologiques,
il n’y a pas plus catastrophique que d’aller s’installer
à la campagne pour transformer une ferme en villa
quatre façades avec des allers-retours
quotidiens pour travailler en ville.
Benjamin Cadranel, CEO de Citydev
En 2020, l’un des défis environnementaux de Bruxelles
concerne la biodiversité et la présence de végétation
urbaine. En effet, il est nécessaire et impératif de préserver
un habitat pour la faune et la flore, qui soit aussi durable
que possible. L’ère des plantations de palmiers « parce
c’est joli » est révolue ; on songe davantage à faire revenir
26 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
Une ville plus compacte
Un autre challenge pour l’opérateur public est de limiter
l’empreinte écologique en faisant en sorte de la rendre la
plus compacte possible : « Je comprends que l’être humain
a besoin de verdure, mais en termes écologiques, il n’y a pas
plus catastrophique que d’aller s’installer à la campagne pour
transformer une ferme en villa quatre façades avec une piscine,
un grand jardin et des allers-retours quotidiens pour travailler
en ville ». Pour Benjamin Cadranel, il est évident qu’en étalant
le tissu urbain dans la nature, on la fait disparaître. Alors que
faut-il faire ? Permettre à la nature d’être visible en ville ! Un
enjeu psychologique important pour tous les êtres humains.
Pour ce faire, il faut prévoir des parcs, un accès facilité aux
espaces extérieurs, des îlots de fraîcheur ou des jardins
communs. « Je prends encore l’exemple de Tivoli Green City :
nous avons créé de nombreux îlots ouverts. Quand vous
les traversez, vous apercevez les jardins ; on ne peut pas y
rentrer, car ils sont clôturés, mais vous les voyez. Quand on se
balade dans les rues de Saint-Gilles et d’Ixelles, on a du mal
à s’imaginer qu’il s’agit des communes les plus vertes de la
région. Pour le voir, il faut les regarder depuis Google Earth. Il
faut changer tout cela… »
Un food market bruxellois écolo
Le marché alimentaire Wolf, qui regroupe non seulement
un marché bio, mais aussi 17 restaurants, une micro©
Getty
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IQ&2=׉EGet ready for tomorrow
brasserie et une chocolaterie, recycle un maximum de
déchets organiques. « On recycle au plus vite tous ces
déchets pour cultiver des chicons, des pleurotes… pour
pouvoir les vendre sur le marché bio. On va également se
servir des drêches de la micro-brasserie pour faire du pain et
des biscuits. On veut être totalement circulaires ! », explique
Thierry Goor, le fondateur et initiateur du projet.
Une coresponsabilité du politique
Pour Julie Enez, les habitudes ne changeront pas tant
qu’elles ne seront pas facilitées par le politique et l’industrie.
Elle pointe du doigt un système où tout va très vite ; dans
lequel les progrès à réaliser pour une planète durable
demandent un effort quotidien parfois difficile à mettre en
place, voire lourd à porter. Certaines décisions devraient
On recycle au plus vite tous
les déchets pour cultiver des chicons, des
pleurotes… pour pouvoir les vendre sur le marché
bio. On veut être totalement circulaires !
Thierry Goor (Wolf)
venir du politique : « Ça fait des années que je me dis : c’est
quand même fou qu’on fasse payer des sacs, alors que les
rayons sont pleins de produits emballés dans du plastique. Il
faut lutter contre cette grande démesure entre l’industrie qui
est établie et ce qu’on nous demande de faire comme effort
individuel. » Selon la jeune femme, si l’on veut à tout prix
lutter contre « l’aquabonisme » (« Si personne ne le fait, je ne
vois pas pourquoi moi je le ferais »), les décisions doivent
être collectives, avec la mise en place d’outils concrets et
efficaces pour faciliter la démarche au citoyen.
Quand le digital prend le pas sur le papier
Quentin Nickmans, cofondateur d’eFounders, a quasiment
supprimé l’utilisation de papier grâce aux outils qui lui
permettent de digitaliser un maximum de communications :
« Nous sommes une équipe jeune qui n’utilise plus de papier.
À titre d’exemple, nous utilisons Yousign (NB : startup
française rachetée par eFounders), un outil spécialisé dans
la signature électronique légale et sécurisée qui nous permet
de signer et faire signer des documents de tous types (RH,
commerciaux, juridiques, etc.) de manière dématérialisée ».
Certes, mais qu’en est-il de l’empreinte électronique ellemême
? Et qu’en est-il de « l’effet rebond » des nouvelles
technologies ? Vaste débat, quand on sait que l’empreinte
environnementale (mondiale) du numérique équivaut
à deux ou trois fois celle de la France. Alors, que faire ?
Un mail représente 17 à 22 grammes de CO2
dans
l’atmosphère. Outre la suppression des mails lus, il serait
bon de limiter leur utilisation quand d’autres moyens sont
disponibles, mais aussi de fermer les onglets non utilisés
sur les moteurs de recherche, d’ajouter aux favoris les
sites que l’on consulte le plus, etc. Se digitaliser n’est
pas neutre : il convient d’adopter les bons gestes, en se
rendant compte que toutes nos activités ont un impact…
L’écologie fait débat dans l’hôtellerie
Développement durable et écologie sont deux notions
qui semblent faire débat dans le secteur hôtelier. JeanMichel
André, propriétaire de l’hôtel Jam et du Berger, est
le premier concerné : « Il faut savoir qu’on doit respecter
des normes écologiques quand on rénove et quand on
construit. La plupart du temps, on fait beaucoup plus que ce
que l’on nous demande ». Lorsqu’il rénove il y a quelques
mois le domaine de Ronchines, Jean-Michel opte pour une
chaudière à pellets et des panneaux solaires. On ne lui en
demandait pas autant, mais il trouvait ça tout à fait normal.
Pour lui, le véritable challenge se situe surtout chez le
client : « Beaucoup se disent : j’ai payé, j’ai le droit. Si je
veux mettre la vanne thermostatique sur 5 et ouvrir la
fenêtre de ma chambre, je peux le faire. Évidemment, il ne le
ferait sans doute pas chez lui… » Mais ces comportements
n’empêchent pas l’hôtelier de prendre des décisions en
la matière : depuis le 1er
janvier, le Jam Hotel ne propose
plus de bouteilles d’eau minérale dans ses chambres, mais
Heureusement, les choses
bougent dans notre secteur. Les clients
savent que, s’ils laissent leur serviette de bain
accrochée, on ne la leur remplace pas.
Il faut du temps, mais on observe peu à peu
les mentalités changer.
Benjamin Cadranel, CEO de Citydev
des cruches avec une étiquette, informant le client du
fait que l’eau à Bruxelles est totalement potable et que,
s’il désire vraiment une bouteille, il doit la demander à la
réception : « Je suis curieux de voir les réactions des clients.
Heureusement, les choses bougent dans notre secteur : on
ne change plus les draps tous les deux jours, mais tous les
quatre jours. De plus, les clients savent que, s’ils laissent leur
serviette de bain accrochée, on ne la leur remplace pas. Il
faut du temps, mais on observe peu à peu les mentalités
changer ». ●
Elisa Brevet
Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 27
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QQ&2 6@9ׁHhttp://Zoom.UsׁׁЈ׉E*Digitalisation : au milieu du gué
Numérisation, développement d’applications en
interne, CRM et outils collaboratifs pour travailler
à distance : tout le monde se digitalise. Les
entreprises s’y retrouvent-elles ? L’efficacité estelle
au rendez-vous ?
© Getty
S
i, depuis quelques années, les entreprises se digitalisent
massivement, cette intégration n’est pas uniforme. En
effet, quand certaines sociétés éprouvent encore de la
réticence à se mettre au numérique, d’autres n’hésitent pas
à y plonger. Pour Jean-Michel André, fondateur de plusieurs
hôtels bruxellois (le Jam Hotel, le Berger, le Jardin Secret), le
numérique est fondamental : « Le digital en hôtellerie, ça vous
permet d’ouvrir un hôtel et d’être rempli trois mois après. Avant,
on mettait 3 à 4 années pour arriver aux mêmes résultats. »
Chaque jour, Jean-Michel a recours à de nombreux outils
digitaux : un channel manager lui permet de mettre
automatiquement ses prix à jour sur les dizaines de sites
internet où il vend ses chambres. Comme pour les billets
d’avion, les prix changent constamment ; il dispose alors
d’un autre outil qui lui permet d’évaluer les prix de ses
Le digital en hôtellerie,
ça vous permet d’ouvrir un hôtel et d’être rempli
trois mois après. Avant, on mettait 3 à 4 années
pour arriver aux mêmes résultats. »
Jean-Michel André, hôtelier
concurrents et d’ajuster les siens. En parallèle, il a mis en
place plusieurs ‘bots’ pour interagir en temps réel avec les
internautes. « Le combat pour un hôtelier, c’est de vendre ses
chambres. Booking nous prend 18 % ; c’est beaucoup, mais
ça reste un outil fabuleux. On doit donc jouer intelligemment. »
Pour ce faire, l’entrepreneur n’a pas recruté un professionnel
de l’IT, mais… un licencié en archéologie : « Vous imaginez,
c’est le type qui cherche tout le temps la meilleure idée. Une
fois par mois, il vient me proposer de nouveaux outils pour
innover. Il est très précieux ».
Le digital est un point clé
de notre concept : nous n’acceptons pas de cash,
tous les paiements se font par carte.
Thierry Goor (Wolf)
Digitaliser le monde du food
Le projet du Food Market bruxellois de Thierry Goor est
on ne peut plus ambitieux : l’homme s’est lancé le défi de
réunir 17 restaurants au cœur de Bruxelles, et ce dans un
espace de 2600 m². Aujourd’hui, si le pari est réussi, c’est
en grande partie grâce à la numérisation : « Le digital est un
point clé de notre concept : nous n’acceptons pas de cash,
tous les paiements se font par carte. Nous avons également
développé notre propre app, qui permet de commander sur
place en évitant les files, de commander de l’extérieur et de
commander du take away. » Dès que les plats sont prêts,
28 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
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IQ&2?׉EGet ready for tomorrow
les clients reçoivent un pop-up sur leur téléphone. Pour
aller encore plus loin, le Wolf est allé jusqu’à créer son
propre système de livraison : « On veut absolument avoir
un système qui privilégie un juste prix pour les coursiers. Et
puis, on ne veut pas des cowboys de la route qui roulent
n’importe comment ». En parallèle, Thierry a décidé de tout
miser sur une communication digitale : près de 80 % du
budget communication est dédié à Instagram. L’équipe
communication du Food Market collabore avec un réseau
constitué d’une communauté d’une centaine d’influenceurs
bruxellois.
Lutter contre l’uniformisation digitale
Julie Enez vit et respire digital. Graphiste de formation,
elle est aujourd’hui à la tête de Slide-Up, un réseau
d’indépendants actifs dans le secteur de la communication
numérique : « Il y a eu une période où tout le monde voulait
son site internet. Tout le monde l’a eu et, malheureusement,
ils se ressemblent un peu tous. Je suis néanmoins ravie de
constater que la tendance change : je sens actuellement une
forte demande de création d’identité. Ça tombe bien, c’est
ma première spécialité ! »
Quand on est un professionnel du digital, l’éducation des
clients reste un véritable challenge : « Tout évolue tellement
vite ! On est tributaires de Google, de ses changements
d’algorithmes et de l’évolution constante des technologies.
Avoir un site internet ou tout autre support digital, c’est
comme avoir un véhicule : on doit l’entretenir et l’alimenter
au quotidien si on veut qu’il reste au top. »
Avec la digitalisation,
on ne peut pas oublier l’humain. Or, je me rends
compte que c’est un défi pour les entreprises
de combiner cet aspect avec le
développement technologique.
Julie Enez, graphiste
Pour Julie, le digital va connaître le même aboutissement
que le print, à savoir le passage du quantitatif au qualitatif :
« Avec la digitalisation, on ne peut pas oublier l’humain. Or,
je me rends compte que c’est un défi pour les entreprises de
combiner cet aspect avec le développement technologique.
Mon année 2020 sera donc placée sous le signe des projets
créatifs et humains. Il y a cette phrase de Boris Cyrulnik
que j’aime beaucoup : ‘Évolution n’est pas synonyme de
progrès’. » À bon entendeur…
Entretenir l’esprit d’équipe à distance
Comment rester proche de ses collègues et de ses chefs
malgré les kilomètres en 2020 ? Quentin Nickmans en sait
quelque chose : le cofondateur d’eFounders, l’incubateur
de start-up digitales présent à Bruxelles et à Paris, doit
rester très organisé et compte l’être de plus en plus :
« On utilise des outils digitaux qui nous permettent de
faire énormément de choses à distance. Avec le télétravail,
il faut encore plus de dialogue, en fixant tout de suite des
règles précises à respecter ». Nombreux sont les outils qui
permettent aux jeunes startuppeurs d’eFounders de fixer
des rendez-vous réguliers et de travailler à distance : « On
utilise Slack comme messagerie collaborative interne. Des
outils comme Zoom.Us, 1Password ou encore Station sont
indispensables. Par exemple, ils permettent d’avoir accès
aux logiciels et aux mots de passe sans devoir les installer
sur son propre laptop. Pour les signatures digitales, on
utilise Yousign, qui nous évite de nombreux rendez-vous
chronophages ». En matière de télétravail, la transparence,
le dialogue et les bons outils numériques seraient donc la
clé de tout.
Aujourd’hui, nous pouvons garder
une traçabilité des prestations effectuées en temps
réel, en plus d’une géolocalisation du collaborateur.
Cela permet de valoriser le travail effectué
tout en facilitant la transparence.
Patrick Janssens, CEO d’Iris Group
Une app qui révolutionne le secteur des services
Avec la numérisation, certains secteurs connaissent une
véritable transformation. C’est le cas pour le secteur du
facility management et des services industriels. Patrick
Janssens, CEO d’Iris Group, investit massivement dans
la digitalisation : « Nous sommes en pleine phase de
développement de We Work, une application que l’on teste
sur 700 collaborateurs. Aujourd’hui, nous pouvons garder
une traçabilité des prestations effectuées en temps réel, en
plus d’une géolocalisation du collaborateur. Nous pouvons
également la documenter avec des photos/vidéos. Cela
permet de valoriser le travail effectué tout en facilitant la
transparence entre l’entreprise et le client ». Pour le CEO,
cette technologie change radicalement le rapport au
travail : le collaborateur devient maître de sa prestation,
avec un autocontrôle partagé et un client rassuré.
En 2020, la société compte augmenter le nombre d’utilisateurs
de l’application et configurer un environnement plus
convivial et optimal : « Nous sommes en train de vivre une
véritable révolution, un moment charnière qui va transformer
le secteur en profondeur ». ●
Elisa Brevet
Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 29
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RQ&2 6|9ׁHhttp://Citydev.brׁׁЈ׉EsGet ready for tomorrow
Mobilité :
les entreprises
vont-elles montrer
l’exemple ?
Remise en question pour son poids économique exorbitant
et son empreinte écologique désastreuse, la mobilité en Belgique
© Getty
est l’affaire de tous. Prendre des mesures pour l’améliorer n’est plus
une option. Les entreprises ont leur rôle à jouer.
P
our agréger intelligemment l’ensemble des initiatives
publiques et privées en matière de mobilité, une
tendance fait peu à peu son chemin dans le paysage
belge : le Mobility As A Service (ou MaaS). Considéré comme
le futur des déplacements, le système MaaS doit révolutionner
la manière dont nous nous déplaçons par le biais d’une offre
de transport qui intègre tous les modes de transport et toutes
les étapes du voyage : du calcul d’itinéraire au paiement en
passant par la réservation.
Nous travaillons principalement
avec des jeunes qui ont bien intégré les moyens
de mobilité douce. C’est presque naturel
pour eux de jongler avec un vélo, une trottinette
et les transports en commun
Quentin Nickmans (eFounders)
Startuppeurs biberonnés au MaaS
Chez eFounders, la question de la mobilité se pose de
moins en moins : « Nous travaillons principalement avec des
jeunes qui ont bien intégré les moyens de mobilité douce.
C’est presque naturel pour eux de jongler avec un vélo,
une trottinette et les transports en commun », nous confie
Quentin Nickmans. S’il devait pointer quelque chose de
moins évident, ce serait le coût des trajets de Thalys entre
Bruxelles et Paris : « Quand on se situe entre les deux villes
et qu’on est amenés à faire de nombreux allers et retours, ça
peut vite coûter très cher. »
30 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
Pour Quentin, le travail à domicile proposé par l’entreprise
à tous ses collaborateurs, moyennant quelques règles
précises comme le fait de prévenir à l’avance, d’être
connecté et joignable toute la journée, est aussi une
solution efficace à la mobilité.
Il y a dix ans, ç’aurait été
invraisemblable pour un hôtel de dire
qu’il n’était plus accessible aux voitures.
Jean-Michel André, hôtelier
Hôtellerie : « Nous, on n’a pas besoin d’avoir des
initiatives »
L’hôtelier Jean-Michel André est cycliste bruxellois depuis
de longues années. Sensibilisé, il a déjà essayé de mettre
en place plusieurs initiatives de mobilité douce au sein de
ses hôtels : « À chaque fois que j’ai essayé d’acheter et de
proposer aux clients des vélos électriques et non électriques,
ça n’a pas marché. Actuellement, je suis en train de faire un
test avec les trottinettes électriques et les résultats ne sont
pas concluants. »
Selon Jean-Michel, la raison est simple : il y a tellement de
solutions de mobilité qui sont mises en place dans la rue
comme Scooty, Uber Jump, Heetch ou encore Lime, que
les clients se dirigent vers les grandes enseignes qu’ils
connaissent.
À l’inverse, l’hôtelier doit être créatif pour ceux qui veulent
venir en voiture : « Il y a dix ans, ç’aurait été invraisemblable
pour un hôtel de dire qu’il n’était plus accessible aux voitures.
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IQ&2A׉EGet ready for tomorrow
À l’hôtel le Berger, il n’y a plus moyen d’arriver en voiture ;
même les taxis ont peur de se prendre une amende et
préfèrent laisser les clients cent mètres plus haut. » À la
question : est-ce regrettable ? Jean-Michel André répond
qu’il n’en sait rien. Ce qu’il sait, c’est qu’il n’a pas ressenti de
conséquences dans son taux d’occupation annuel de l’hôtel.
De la même façon que le Berger, le Wolf de Thierry
Goor, situé rue du Fossé-aux-Loups est difficilement
accessible en voiture : « Nous venons de faire la demande
à la ville pour un parking vélo de 40 places à l’entrée du
Food Market. Il est certain que pour venir jusqu’à nous, il
faut privilégier les moyens alternatifs. » La mobilité n’est
donc visiblement pas un problème pour le nouveau Food
Market bruxellois, qui ne pense pas être impacté par le
manque d’accès automobile.
Il y a beaucoup de trajets à améliorer.
On nous pousse à opter pour d’autres moyens de
transport sans nous donner véritablement
les moyens de le faire…
Julie Enez, graphiste
Les flottes de voitures électriques s’agrandissent
Patrick Janssens, CEO d’Iris Group a déjà investi dans une
flotte d’une vingtaine de voitures électrique. L’agrandir ?
Oui, mais pas tout de suite, l’homme préfère attendre
les innovations technologiques en termes d’autonomie :
« Nous utilisons nos voitures électriques pour des
petits trajets, or nous avons des équipes qui couvrent
l’entièreté du territoire. » En parallèle, le CEO précise qu’il
a pu améliorer sa mobilité grâce à la digitalisation de la
société : « Aujourd’hui, nous avons un système de
routing couplé avec l’application Waze qui permet à
nos chauffeurs d’éviter au maximum les embouteillages.
Résultat : ils passent moins de temps sur la route et tout
le monde y gagne ».
Une solution intéressante, mais qui présente certaines
limites. Un dossier du magazine français Society, dédié
à Waze, a révélé que le succès de l’application mobile
génère quelques effets pervers. En détournant une partie
du trafic sur des routes secondaires, elle déplace les
nuisances et suscite le mécontentement chez les riverains
des villes traversées. À certaines heures de pointe, des
voies secondaires peuvent accueillir un flux ininterrompu
de véhicules, transformant des rues et quartiers jusqu’ici
silencieux en véritables autoroutes urbaines…
« Je prends de moins en moins ma voiture »
Pour certaines personnes comme Julie Enez, délaisser sa
voiture se fait plus par contrainte que par choix : « Je prends
de moins en moins ma voiture, car il devient impossible de
se garer. Bruxelles est en travaux en permanence et les
embouteillages deviennent de plus en plus stressants. » Si
Julie délaisse sa voiture pour les transports en commun,
elle ne le fait pas non plus avec gaieté de cœur : « J’aimerais
laisser ma voiture avec plaisir pour des moyens de mobilité
douce, mais il y a beaucoup de trajets à améliorer. On nous
pousse à opter pour d’autres moyens de transport sans nous
donner véritablement les moyens de le faire… ».
Citydev.brussels plaide pour une ville compacte et
qualitative
Le grand défi de citydev.brussels, organe public de
la région en matière de construction, d’expansion
économique et de rénovation urbaine, c’est de lutter contre
la périurbanisation. Pour le CEO Benjamin Cadranel,
l’enjeu à l’intérieur et à l’extérieur de l’agglomération est
le même : il faut réduire les besoins de déplacements en
permettant aux quartiers de remplir un certain nombre
de fonctions qui permettent aux gens de vivre, se nourrir,
se divertir, éduquer ses enfants sans devoir faire appel à
d’importantes infrastructures de mobilité. Pour y parvenir,
l’organe public travaille en étroite collaboration avec
Bruxelles Mobilité et la STIB pour concevoir les besoins
de déplacements en fonction des développements qu’ils
projettent.
Il faut se rendre compte que la Gare
du Midi est un pôle de communication unique au
monde. Ce devrait être un lieu où on a envie d’aller,
et non un lieu uniquement pour transiter.
Benjamin Cadranel, CEO de citydev.brussels
Pour 2020, le principal objectif de citydev.brussels est de
s’attaquer aux zones dites « stratégiques » telles que celles
de la Gare du Midi, de la Gare de l’Ouest, ou encore la zone
du canal : « Il faut se rendre compte que la Gare du Midi est
un pôle de communication unique au monde : cette gare TGV
relie deux grandes capitales mondiales, Paris et Londres,
d’autres capitales européennes comme Amsterdam, des
villes avec des fonctions économiques importantes comme
Francfort ou Luxembourg. Par ailleurs, en termes de mobilité
interne dans Bruxelles, la Gare du Midi est l’un des meilleurs
endroits pour rayonner dans la ville. Ce devrait être un lieu où
on a envie d’aller, et non un lieu uniquement pour transiter ».
Autant dire qu’en matière de mobilité, la ville continuera de
se métamorphoser. ●
Elisa Brevet
Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 31
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RQ&2 n̂9ׁHhttp://www.beci.be/starterׁׁЈנ^
RQ&2 Ynk9ׁHmailto:starters@beci.beׁׁЈנ^
RQ&2 z̖9ׁHhttps://landing.buffl.be/ׁׁЈ׉ETransition
Profession : promoteurs radicaux
Dans la lutte contre le réchauffement climatique, les bâtiments
ont un rôle prépondérant à jouer. Bien au-delà de la réduction
des émissions de gaz à effet de serre, ils peuvent aussi être
l'endroit où se nouent de nouvelles logiques circulaires.
L
es promoteurs, architectes et consultants du domaine
de la construction peuvent jouer un rôle considérable
dans le déploiement des logiques circulaires au sein
d'un bâtiment, d'un quartier, voire de toute une commune.
Mais un BREEAM ou un LEED affiché à l’entrée d’un bâtiment
ne suffit évidemment pas. Pour faire la différence, il faut
avoir la détermination de faire bouger les lignes encore plus
loin, imaginer le futur en sortant parfois des clous et avoir
une sacrée capacité à anticiper les évolutions de la société.
Ce cocktail, c’est celui que l’on retrouve dans l’association
entre le développeur Bopro, la société de gestion des parties
prenantes et de processus Common Ground, et la société de
consultance Lateral Thinking Company du Bruxellois Steven
Beckers, désormais réunis dans Bopro – Advisers – Common
Ground1
.
C’est en 2016, dans le cadre d’un concours international
en région parisienne, que l’architecte bruxellois a fait la
connaissance du développeur Peter Garre, avant d'initier
avec lui une collaboration avec Bopro. Depuis, les liens se
sont renforcés et Steven apporte désormais « à demeure »
tout son savoir-faire et sa créativité en économie circulaire
à cette structure, née à Gand à la fin des années ’80. « Dans
les missions qui lui sont confiées, Bopro fait en sorte de se
projeter beaucoup plus loin dans le cycle de vie du bâtiment.
Cela permet d’anticiper les mises à jour des certifications. En
prenant de l’avance, nous évitons de devoir refaire plusieurs
fois le travail pour continuer à respecter les exigences des
certifications », explique Steven Beckers. Sur la même ligne,
Peter Garre inscrit l'action de Bopro dans le cadre des 17
objectifs de développement durable adoptés par l'ONU avec
l'Agenda 2030.
1
Un projet porté par Bopro :
le site Triango à Gonesse, près de Paris.
Le miracle du Zin
Parmi les exemples récents en Région bruxelloise et auxquels
Steven a été associé en tant que consultant avec Advisers
puis Bopro, on peut évoquer l’impressionnant « Zin », signé
Befimmo-51N4E-Jaspers-Eyers & Partners. Ce projet
transformera, pour le compte de l’administration flamande, les
deux anciennes tours du World Trade Center en un bâtiment où
l’intention est de maintenir ou réincorporer sur place, réutiliser
ailleurs ou recycler aussi localement que possible près de
95 % des matériaux. Peu de temps avant de voir Steven
Beckers et Advisers rejoindre ses rangs, Bopro s'est quant à
lui illustré à Bruxelles avec le projet passif Quatuor, développé
pour Befimmo. Peter Garre : « Quatuor est équipé d’un
chauffage et d’un système de refroidissement par géothermie
et de recyclage de l’eau de pluie. On n’est pas ici stricto sensu
dans l’économie circulaire, mais le projet vise néanmoins la
certification BREEAM Exceptionnelle. »
En s’associant à Steven Beckers, l’ingénieur civil Peter Garre a
assurément été séduit par l’esprit « respirant » de l’architecte
bruxellois. Et Steven par le pragmatisme et la faculté
d'anticipation de Peter. Pour rappel, c’est à Steven Beckers
que l'on doit l'idée d’une façade « Goretex », permettant aux
enveloppes des bâtiments « de s’adapter au climat, mais aussi
aux usages ». Tandis qu'en 2011 déjà, Peter se fendait d'un
« Making a decision is not doing it. Real Estate sector needs
to learn this », lors d'un séminaire organisé par PwC sur la
promotion immobilière, intitulé « Adapt or die ». C'est sûr, dans
le développement de projets circulaires, ces deux-là vont faire
de beaux enfants. ●
Johan Debière
Bopro a récemment décidé l’acquisition de la société bruxelloise Advisers, cornaquée par Tanguy de Lophem et Jacques Timmerman. Cela lui ouvre des développements intéressants
sur le territoire de Bruxelles-Capitale, en particulier pour les demandes de gros clients nationaux et internationaux.
32 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
©Triango Paris 2019
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IQ&2C׉EStarter
Buffl : l’innovation
clairvoyante
Environ trois quarts des produits lancés sur le
marché sont un échec. La raison en est simple :
les entreprises fabriquent trop de produits dont
personne n’a besoin. La scale-up Buffl propose
aux entreprises des outils électroniques qui
facilitent les études de marché.
Les fondateurs de Buffl, de gauche à droite :
Seppe Stroo, Dimitri Allaert et Dennis De Clercq.
L
es entreprises ont du mal à effectuer une bonne étude
de marché. Les bureaux spécialisés sont trop chers, ou
les réponses obtenues peu pertinentes. Parfois, c’est le
groupe-cible qui ne convient pas, ou bien les questions n’ont
pas été posées de façon adéquate. Et puis, personne n’aime
être dérangé pour participer à une étude de marché. Du coup,
les entrepreneurs se fient trop souvent à leur ‘intuition’ pour
développer un nouveau produit ou service, constate Dennis
De Clercq. C’est pour y remédier qu’il a fondé Buffl, il y a près
de deux ans avec quelques amis.
« Buffl est un outil en ligne par lequel les entreprises peuvent
poser des questions à des profils spécifiques ou aléatoires à
propos de leurs suppositions, décisions de développement,
problèmes avec le marché-cible ou caractéristiques de
produits », explique-t-il. « Il peut s’agir de questions ouvertes
ou à choix multiple ou encore d’un classement d’opinions. Il
est également possible de demander du feed-back à propos
de photos, de petites vidéos, de sites web… Ou de demander
aux utilisateurs d’enregistrer les photos et vidéos. Le client voit
en temps réel qui a répondu quoi et peut déterminer sur cette
base quand l’étude a apporté suffisamment de réponses. »
Les réponses proviennent d’un groupe d’environ 10.000
personnes qui ont chargé l’appli Buffl sur leur téléphone. Ce
groupe s’étoffe continuellement. « Environ 40 % participent
pour obtenir des informations sur les nouveaux produits »,
confie Dennis. « Ces gens apprécient que leur feed-back soit
pris en compte. Environ 30 % participent pour les prix et les
bons de valeur qu’ils peuvent obtenir ; c’est de cette façon
que Buffl récompense le temps et les efforts investis. Ensuite,
il y a un grand groupe qui combine les deux motivations. Et
la petite portion restante se compose d’amis et de membres
de la famille. »
Autant les start-up que les PME et les grandes entreprises
ont souvent du mal à intégrer le feed-back des clients dans
un processus d’innovation, remarque Dennis. « Buffl est bien
utile pour déterminer s’il y a un problème à résoudre. Aussi
étrange que cela paraisse, c’est souvent là que cela coince.
Les entreprises sont convaincues qu’il y a un ‘potentiel’ au
sein du marché, mais ce n’est pas toujours le cas, ou alors dans
un groupe-cible restreint. Nous posons les questions que les
entreprises rechignent à poser. »
Dennis et ses collègues consacrent environ la moitié de leur
temps à la collaboration avec les clients sur les études en cours,
et l’autre moitié au conseil. « Nous voulons ramener ces activités
de consultance à 20 % en 2020. Nous voulons qu’en fin de
compte, les entreprises aient tous les outils à disposition et les
utilisent de façon autonome. Dès l’instant où l’on considère
la validation comme un aspect fondamental de la stratégie
d’innovation, l’échec devient beaucoup moins onéreux et le
lancement de produits et services inutiles est moins risqué. »
Buffl emploie actuellement six personnes. Six autres
recrutements sont prévus. « L’étape suivante est l’automatisation
du traitement de toutes les données », annonce Dennis. « Cela
permet d’éliminer les analystes onéreux et d’aller chercher les
résultats directement à la sortie de l’ordinateur. » ●
Frédéric Petitjean
Info : https://landing.buffl.be/
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Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 33
D.R.
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Cookies :
la case précochée
n’est pas
un consentement
valable
La Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE)
a rendu un arrêt remarqué en date du 1er
octobre 2019
quant à l’interprétation de la notion de consentement
liée aux cookies. Un arrêt qui risque d’avoir des
répercussions importantes pour l’avenir du cadre
réglementaire applicable en matière de vie privée.
U
n cookie est un fichier téléchargé sur votre ordinateur
ou votre mobile lorsque vous accédez à un site internet.
Les cookies permettent à l’éditeur du site web de stocker
et récupérer des informations sur les habitudes de navigation
de l’internaute ou sur l'équipement à partir duquel celui-ci
accède au site. Ces cookies jouent aujourd’hui un rôle-clé, non
seulement pour améliorer la navigation des internautes et
l’analyse des pages visitées (cookies analytiques ou de premier
niveau), mais surtout pour effectuer du ciblage comportemental
(cookies tiers, notamment à des fins publicitaires).
Le 24 septembre 2013, la société allemande Planet49 avait
organisé un jeu promotionnel en ligne, comprenant une case
cochée par défaut, supposant l’accord des participants à
l'intégration de cookies à des fins publicitaires. Une pratique
contestée par les associations de consommateurs devant la
Bundesgerichtshof (Cour fédérale de justice), laquelle a ensuite
saisi la CJUE.
La CJUE a estimé que le consentement de l’internaute, en vue
de placer des cookies sur son équipement, ne peut être donné
valablement via une case pré-cochée (qu’il faut donc décocher
pour refuser son consentement). Sur ce point, la CJUE applique
des principes issus du Règlement général sur la protection des
données (RGPD), qui sanctionne la pratique de l’opt-out quant
au recueil de données personnelles.
La Cour souligne que le consentement doit être spécifique, de
telle sorte que le fait, pour un utilisateur, d’activer le bouton de
participation au jeu promotionnel ne suffit pas pour considérer
34 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
qu’il a valablement donné son consentement au placement
de cookies. En outre, selon la Cour, les informations que le
fournisseur de services doit donner à l’utilisateur incluent la
durée de fonctionnement des cookies ainsi que la possibilité
ou non pour des tiers d’y avoir accès.
Un arrêt qui cache mal un vide juridique
Par cet arrêt, la CJUE applique le principe du consentement actif
non seulement au recueil de données personnelles, mais aussi
à l’utilisation de cookies. En effet, selon la Cour de Luxembourg,
le fait « que les informations stockées ou consultées dans
l’équipement de l’utilisateur constituent ou non des données
à caractère personnel n’influe pas sur ce résultat. »
Si la CJUE vient, avec cet arrêt, trancher la question du
consentement relatif aux cookies, force est de constater
qu’aucune législation ne résout ce point de manière claire et
précise. C’est d’ailleurs l’un des principaux défauts du RGPD. En
guise d’illustration : les géants du web (Facebook, Google…) en
font une application plutôt laxiste, considérant que l’utilisation
de leurs services vaut, dans une large mesure, acceptation
de leur politique de traitement de données, alors que la CJUE
défend l’idée d’un choix véritablement libre, évitant à l’utilisateur
de devoir renoncer à l’utilisation du service s’il ne souhaite pas
partager ses données.
La CJUE démontre une nouvelle fois qu’elle est prête à rentrer
dans le rapport de force afin d’imposer sa conception de la
protection de la vie privée – même si d’aucuns considèrent qu’elle
est aux antipodes de la réalité du marketing digital d’aujourd’hui.
Ce différend explique d’ailleurs pourquoi le nouveau règlement
‘e-privacy’, censé harmoniser le cadre réglementaire relatif aux
services de communications électroniques, peine à voir le jour.
Au final, il faut espérer que ce bras de fer ne soit pas facteur
d’insécurité juridique à long terme, et qu’un cadre réglementaire
clair et transparent puisse être adopté. ●
Alexis Bley, conseiller juridique Beci ;
+32 473 13 05 18, ab@beci.be
© Getty
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IQ&2E׉ECommunity
Petites histoires de grands entrepreneurs
Mary Barra, première
femme à la tête de
General Motors
Sacrée par Fortune comme la femme la plus puissante des milieux
économiques, Mary Barra est devenue directrice générale de General
Motors en janvier 2014, après 33 ans de maison. Retour sur cette ascension.
En plus d’être inspirante, l’histoire est originale : qui eut
cru qu’en janvier 2014, la fille d’un ouvrier d’une usine
Pontiac, filiale de General Motors, deviendrait la DG du
même géant automobile ?
L’aventure commence dans cette usine au cœur du
Michigan, où son père a travaillé près de 40 ans. C’est là
qu’elle a pris ses premières fonctions en tant qu'ingénieur,
au sortir du General Motors Institute. Ses qualités ont
été vite remarquées par la firme. GM est allée jusqu’à lui
accorder une bourse qui lui a permis de décrocher un MBA
à Stanford. Diplôme en poche, Mary Barra est devenue
l'assistante de Jack Smith, CEO de GM jusqu'en 2000.
Un modèle de « leaderships au féminin »
Sa volonté et sa force ont permis au géant de Detroit,
déclaré failli en 2009, de relever la tête et de renouer avec
les profits. Avant de devenir directrice générale du groupe,
Mary Barra était responsable du pôle de développement
des nouveaux véhicules. Alors à la tête d'un budget de 15
milliards de dollars, elle a pris les bonnes décisions qui ont
permis de renouveler les modèles du groupe à partir de
Le gang de la clé
à molette : Auteur,
écolo et militant, Edward
Abbey met en scène
des personnages aux
tempéraments bien
trempés. Embarquez
pour : road trip désertique
dans l'Ouest américain en compagnie
de ce gang qui ne pense qu'à une
seule chose : le sabotage. Jubilatoire !
Gallmeister
2011. On lui doit en grande partie le succès de la nouvelle
Chevrolet Impala et de la Cadillac CTS, deux modèles
salués par la presse spécialisée.
Dans un milieu de l’automobile très masculinisé, Mary
Barra a obtenu une vraie consécration professionnelle.
Aujourd’hui désignée dans le top 10 des femmes les plus
puissantes selon Forbes, elle est un véritable rôle modèle.
La fin du « boys club » ?
Selon le Global Gender Gap Report 2018 – un indicateur
du Forum Économique Mondial –, les USA occupent la 51e
position mondiale en termes d’inégalités hommes-femmes :
un rang plutôt moyen. Les chiffres semblent nettement plus
favorables aux femmes en termes de pouvoir économique et
d’accès aux postes à responsabilité (19e
que la Belgique est 49e et la France 63e
rang mondial, tandis
). Des chiffres encourageants,
même si les comparaisons entre pays doivent
toujours être interprétées avec prudence. ●
Elisa Brevet
Sources : http://reports.weforum.org/global-gender-gap-report-2018/
data-explorer/#economy
Cochon de lait : Une autobiographie
dédiée à tous les pourlécheurs de
babines et amateurs de bonnes
choses. Découvrez l’incroyable
parcours de Philippe Conticini, reconnu
comme l’un des meilleurs pâtissiers du
monde : d’où vient-il ?
comment s’est-il
formé ? Un voyage
initiatique à travers le
goût de l’enfance.
Cherche-Midi
Tous les hommes n’habitent
pas le monde de la même
façon : Prix Goncourt
2019, Jean-Paul Dubois
nous offre là un livre
magistral : une histoire
de famille bondissante,
généreuse, oscillant
entre gravité et légèreté !
Un ouvrage sur la
transmission et l’hérédité,
à lire de toute urgence !
Les éditions de l’Olivier
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SQ&2׉ErCommunity
L’actualité Beci en photo
Comment rendre Bruxelles plus attractive ?
C’est sur ce thème que le ministre-président
Rudi Vervoort s’est prêté à une séance de
questions-réponses avec les administrateurs
de Beci, réunis au Brussels Mobility Store
des galeries Anspach, le 11 décembre.
© Belga
Le succès n’est pas final,
l’échec n’est pas fatal !
Le rebond entrepreneurial
était au cœur d’une rencontre
organisée chez Beci autour
de la cheffe Isabelle Arpin,
aux fourneaux du restaurant
éponyme, venue partager
sa propre expérience.
© Reporters
36 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
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IQ&2G׉ECommunity
Green Afterwork, le 12
décembre au Brussels Mobility
Store, en compagnie du
professeur Cathy Macharis
(VUB, ci-contre) pour parler
de nouvelles technologies et
nouveaux concepts au service
d’une mobilité durable.
© Studio Dann
Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 37
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IQ&2H^
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5Community
Le Bruxelles des entrepreneurs
Dans les pas
d’Yves Davin
D.R.
Depuis dix ans, Yves Davin, fondateur du site lifestyle Brussels
Life, sillonne la ville avec son équipe à la recherche des bons
plans culturels, gastronomiques et artistiques de la capitale. Un
site inspirant et passionnant qui s’adresse à tous les Bruxellois
qui habitent et aiment leur ville !
Dénicheur de tendances et de bonnes adresses à
Bruxelles, Yves était le parfait candidat pour nous confier
ses meilleures adresses bruxelloises :
La Mort Subite : Café
emblématique de la ville,
cet établissement est
une véritable institution.
Un peu touristique, il
n’en reste pas moins un
must et un endroit plus
qu’agréable. Vous pouvez
y boire leur Geuze, la vraie,
sur lie, accompagnée
d’une traditionnelle tartine
au fromage blanc.
Arcadi : Brasserie typiquement bruxelloise, elle est
ouverte jusqu’à 23h45. C’est le spot idéal pour un
repas tardif après une séance au cinéma ou au Théâtre
des Galeries. Mention spéciale pour les gaufres, les
carbonades et les tartes salées !
The Big Game : C’est le lieu incontournable du centreville
pour tous les aficionados de sport. Le bar met à
disposition de ses clients pas moins de 25 écrans qui
diffusent un nombre incroyable de matchs !
Mig’s World Wines : Véritable caverne d’Ali Baba des
vins et spiritueux. Une cave avec une très belle sélection
à tous les prix ! Le petit plus : des dégustations et
workshops de qualité autour des vins et spiritueux toute
l’année.
38 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
Chambelland : Considérée
comme la première boulangerie
et pâtisserie issue de
l’agriculture biologique, entièrement
et naturellement sans
gluten à Bruxelles, elle a déjà
séduit de nombreux clients et
ouvert deux enseignes ! Bon
à savoir : les farines blanches,
semi-complètes ou complètes
sont réalisées au moulin
Chambelland.
La Coutellerie du Roi : Nichée au cœur du Passage du
Nord, la Coutellerie du Roi, fondée en 1750, est un lieu
au savoir-faire hors pair au service de la lame. Des pièces
d’exception et de qualité que vous ne trouverez nulle part
ailleurs ! Ça vaut le détour, même pour une simple visite…
Le Plateau du Berger :
« Je ne peux pas. J’ai raclette
! » C’est le concept
de soirées afterwork
lancé par la fromagerie.
Des soirées gourmandes
avec de la raclette à volonté
! Pour varier les
plaisirs, des formules
fondue et tartiflette sont
également proposées. Les fromages artisanaux sont
choisis parmi les meilleurs producteurs de France et de
Suisse. ●
Elisa Brevet
׉	 7cassandra://x-BiQPFqUXyfBWj74DzOJYv14dG_GN0u1YMcsVj6tjE&` ^
IQ&2I׉EfCommunity
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Albert Aniel pp, Rue Coenraets 72 -
1060 Bruxelles del. : Albert Aniel
Alterinfo SPRL, Rue de Tubize 4042
- 1460 Ittre Code Nace : 62020
- Conseil informatique, 62090 -
Autres activités informatiques del. :
David Desmette
Aude Prévot pp, Rue Victor Greyson
19 - 1050 Bruxelles del. : Aude
Prévot
Aurélie Trigaux pp, Chemin du
Clerc 6 - 1402 Nivelles Code Nace :
69101- Activités des avocats del. :
Aurélie Trigaux
Azur Coaching SPRL, Avenue
des Pèlerins 31 - 1380 Maransart
Code Nace : 70220- Conseil pour
les affaires et autres conseils de
gestion, 82990 - Autres activités de
soutien aux entreprises n.c.a., 85599
- Autres formes d'enseignement
del. : Pierre Blanchart
BeeBonds SPRL, Cours SaintMichel
30 - 1040 Bruxelles Code
Nace : 62020- Conseil informatique,
62030 - Gestion d'installations
informatiques, 63110 - Traitement
de données, hébergement et
activités connexes, 63120 - Portails
Internet del. : Maxime D'Hondt
Cristela Miranda e Silva pp, Avenue
Frans van Kalken 14/39 - 1070
Bruxelles Code Nace : 46190 -
Intermédiaires du commerce en
produits divers, 85599 - Autres
formes d'enseignement, 96099 -
Autres services personnels del. :
Cristela Miranda E Silva
Dimitri Marit pp, Lieu-Dit Abbaye
de Soleilmont 1a - 6060 Gilly Code
Nace : 68311 - Intermédiation en
achat, vente et location de biens
immobiliers pour compte de tiers,
82990 - Autres activités de soutien
aux entreprises n.c.a. del. : Dimitri
Marit
Fidexsa SPRL, Rue Bonne Haie
(Graty) 19A - 7830 Silly Code
Nace : 69201 - Activités des
experts-comptables et des conseils
fiscaux, 69202 - Activités des
comptables et des comptablesfiscalistes
del. : Sandrine Duquenne
Frederic Matagne Freelancer srl,
Rue De Neck 27 - 1081 Bruxelles
Code Nace : 70220- Conseil pour
les affaires et autres conseils de
gestion del. : Frédéric Matagne
Hops SPRL, Rue des Anciens
Etangs 40 - 1190 Bruxelles del. :
Simon Tougani
Joël Ake pp, Rue du Magistrat
33 - 1050 Bruxelles Code Nace :
62020 - Conseil informatique,
63120 - Portails Internet, 70210
- Conseil en relations publiques et
en communication, 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils
de gestion, 73110 - Activités des
agences de publicité del. : Joël Ake
Mecenart SPRL, Avenue Général
Dossin de St.Georges 61 - 1050
Bruxelles Code Nace : 68201Location
et exploitation de biens
immobiliers résidentiels propres
ou loués, sauf logements sociaux,
77299 - Location et locationbail
d'autres biens personnels et
domestiques n.c.a. del. : Victor
Hurbain
Myriam Van Wesepoel pp, Place
du Roi Vainqueur 15 bte 6 - 1040
Bruxelles Code Nace : 70210 -
Conseil en relations publiques et en
communication, 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils
de gestion, 78100 - Activités des
agences de placement de maind'oeuvre,
82990 - Autres activités
de soutien aux entreprises n.c.a. -
del. : Myriam Van Wesepoel
Rebecca-Mayol Mandefu pp,
Clos du Sadin 70 - 1420 Braine
l'Alleud Code Nace : 93199 - Autres
activités sportives n.c.a. del. :
Rebecca-Mayol Mandefu
Sobasco SPRL, Rue des Colonies
11 - 1000 Bruxelles Code Nace :
62020 - Conseil informatique,
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion, 85592
- Formation professionnelle del. :
Stéphane Odent
Social Seeder SPRL, Schaarbeeklei
647 - 1800 Vilvoorde Code Nace :
62020 - Conseil informatique,
70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion del. :
Patrick De Pauw
Voyages en Roumanie, Avenue de
l'Exposition 434 - 1090 Jette del. :
Iuliana Moldovan
Xpert Lingua SCS, Avenue Louise
523 - 1050 Bruxelles Code Nace :
47910 - Commerce de détail par
correspondance ou par Internet,
59120 - Post-production de films
cinématographiques, de vidéo et de
programmes de télévision, 74300 -
Traduction et interprétation, 85592
- Formation professionnelle del. :
Gregory Blauwers
Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 39
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XQ&2Ǒנ^
XQ&2Ӂ $9ׁHhttp://WWW.BEׁׁЈ׉E
>Agenda
travailleurs
26.03
STRATÉGIE & GESTION
07.02
Leadership Day 2020: which leaders
for tomorrow?
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
LÉGISLATION SOCIALE
06.02
HR-vinger aan de pols: update
sociaal recht**
21.02
Actualités « compensation & benefits »
05.03
Actualités de droit social dans la
fonction publique
12.03
Plan cafétéria : la rémunération à la
carte pour tous ?
17.03
Remboursement de frais à vos
La prime d’innovation : récompensez
vos travailleurs créatifs par une
prime 100 % nette !
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
ENVIRONNEMENT,
URBANISME, MOBILITÉ
21.01
Green Afterwork X Irisphere :
Transition économique
➜ Events@beci.be
Inscrivez-vous à une ou plusieurs
formations et bénéficiez des
subsides à la formation
Région Bruxelloise:
50% de subsides:
28.01
Les principes de base de la douane –
formation pour start-up et PME
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
(investissement min. = 1.000 €)
**En néerlandais uniquement
Retrouvez notre agenda complet
sur www.beci.be
51N4E
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
32
CJUE
Abel.care
Adventech
Arcadi
Asean
Banque Mondiale
Be Angels
BeCentral
Befimmo
BePark
8-11
4-5
38
22-24
15
8-11
8-11
32
8-11
Berger, Le 25 ; 26-27 ; 28-29 ; 30-31
Big Game, The
Blue Pepper
38
6
BNB
Bopro
BrightBiz
Brussels Airport
Brussels Life
Bruxelles Mobilité
Buffl
BX1
Carrefour Belgium
Chambelland
16-17
32
4-5
12-13
38
30-31
33
20-21
16-17
38
Citydev.brussels 25 ; 26-27 ; 30-31
40 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020
Co.station
Collibra
Common Ground
Daoust
Deezer
34
16-17
4-5
32
Confédération Construction 16-17
Coutellerie du Roi, La
38
4-5
18
Domaine de Ronchinnes, Le 25 ; 26-27
Easi
4-5
eFounders 25 ; 26-27 ; 28-29 ; 30-31
Enterprise Europe Network
General Motors
Grain Noir
Hilton
Hub.brussels
iBanFirst
International Chamber
of Commerce
Iris Group
Jam Hotel
Jardin Secret, Le
Jaspers-Eyers
KBC
18
35
6
25
12-13
8-11
22-24
25 ; 28-29 ; 30-31
25 ; 26-27 ; 28-29
25 ; 28-29
32
8-11
Lateral Thinking Company
Mig’s World Wines
Mort Subite, La
NBWM
Nom, Le
Ordre des Médecins
Pierre Vanherck
Planet49
Pontiac
PwC
RTBF
RTL
SD Worx
Slide-up
Sodexo
Sofitel
Spotify
STIB
Triple A Solutions
VUB
White Hotel
Wolf
Yousign
15, 22 & 29.01
Beci Welcome Breakfast
16 & 23.01
Beci Welcome Lunch
5, 12, 19 & 26.02
Beci Welcome Breakfast
6, 13, 20 & 27.02
Beci Welcome Lunch
➜ Beci Events
+32 2 643 78 13 – events@beci.be
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