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le magazine des entreprises bruxelloises
Baromètre politique :
l’avis des entrepreneurs
P.8
Top des
entreprises
bruxelloises
Des champions que vous
ne connaissiez pas
P.19
Les starters,
nouveaux super-héros ?
P.28
Transmission familiale :
aborder les questions
qui fâchent
P.37
INTERVIEW
Anne Bataille,
un regard sur la pub
et la communication
P.26
ISSN 2406-3738
׉	 7cassandra://hquL1NZoq4cgyn1df5GO_VX1jXbpkMagwQ9_x31JE4M!`̵ Xj#9Xj#9$בCט   u׉׉	 7cassandra://yE1G9dXZOLW8vszHz9EipTQTjkRrEqbU07GRmvo1T8w V`׉	 7cassandra://TTxgfzAMii0OrAp6euKaxhV1fkHMnSn9x_CClUYQKZoN`S׉	 7cassandra://WbCWeCN5TL6HkYvZMXe-mHpYrPMzrx8sAgA6e_brJto`̵ ׉	 7cassandra://YPkoieEmqVyIgkJ91nJi66EeHdZ7tPZLSMi4Sjjh2Qs x͠Xj#9ט  u׉׉	 7cassandra://jcWQxxeIbY3_7sDrHL3bIByVlX4GBs_NhRVhYVGc3QU l` ׉	 7cassandra://QTI-OvrSdTiJbJUaqiP2sCT3MXPiMEVx6F1MEthPmqE\B`S׉	 7cassandra://O4KzLX3XOM-Y8T6VnHlfWzwCgpg8-7Z83YMRVSBPDlQ`̵ ׉	 7cassandra://w17pAn8ark6I7lJmBoAbNl511VmBcGHY-1uQfQmWJFY͸<͠Xj#9נXj#FƱ ;̟9ׁHhttp://www.actiris.beׁׁЈנXj#Fư }̒9ׁHhttp://www.actiris.beׁׁЈ׉E}c’est simple et gratuit.
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Happy 2017! Happy Brussels To You!
« Une ville belle et propre »
« Stronger, sweeter, greater together »
« Je souhaite aux membres de BECI
une démission en bloc du gouvernement bruxellois »
« We zullen doorgaan. Niet opgeven, nooit! »
« Let 2017 be the year when Brussels radiates business development in Europe and globally »
« Puisse notre capitale, Bruxelles
[ ne plus rimer avec tunnel
déclamons cette nouvelle année
[ en MOBILITÉ retrouvée »
« Le CETA pour tous »
« Moins de Pascal, plus de mobilité ! »
« Le photovoltaïque, c’est plus chic »
« Du business et de l’humanité
pour tous les Bruxellois »
« De l’audace, de l’audace,
encore de l’audace »
« Pour un commerce revisité »
« Mieux d’Europe »
« Een nieuw jaar voor een
beter Brussel in 2017 »
« Du respect pour la chose publique »
« La mobilité, la mobilité, la mobilité ! »
« Pas de smart blabla, des résultats ! »
« Bruxelles pour tous,
tous pour Bruxelles ! »
« Des clients heureux »
« Un enseignement de qualité, qui forme pour l’emploi »
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
1
« Brussels is back in 2017 ! »
« La 4G, partout,
tout le temps »
Une fois n’est pas coutume ; pour entamer 2017, nous avons décidé de ne pas publier d’éditorial
classique, mais de consacrer cet espace à nos membres. Nous avons demandé à quelques-uns
d’entre eux de formuler leurs vœux ou leurs souhaits pour Bruxelles à l’aube de l’année
nouvelle. Les voici.
« Bruxelles prend de la hauteur »
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pSOMMAIRE
Think Tank
5 Pour ou contre l’intérim comme mode de recrutement ?
6
Social media
CHAMBRE DE COMMERCE &
8
L’avis des entrepreneurs
International
10 Nouveau code douanier : simplifiez-vous l’exportation !
12 Erasmus : quand les jeunes entrepreneurs s’entraident
13 Entretien avec Bénédicte Wilders (Bruxelles Invest &
Export)
Top des entreprises bruxelloises
14 Introduction aux classements
15 Top 50 par chiffre d’affaires
16 Top 50 par bénéfice net
17 Top 50 par croissance du chiffre d’affaires
18 Top des jeunes entreprises
19 Table ronde : des champions méconnus
22 Top 50 par effectifs
23 Daoust, Entreprise de l’Année 2016
24 Top du secteur info & communication
26 Anne Bataille, un regard sur le secteur pub et
communication
Focus : enterprise lifecycle
28 Les starters, nouveaux super-héros ?
30 Penser son business model : entre théorie et pratique
32 L’innovation, c’est l’affaire de tous
34 Transmission d’entreprises : quatre points d’attention
37 Transmission familiale : les questions qui fâchent
38 Transmission familiale : Cantillon dans la continuité
Entreprendre
39 Starter : Ecoboutic
40 Self-employed corner
41 La solitude de l’entrepreneur, vous connaissez ?
42 Le travail adapté, parce que vous le valez bien
43 Mécénat de compétences : que dit la loi ?
Community
44 News
46 Index
47 L’actualité BECI en photos
48 BrusselsLife
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
51 Demandes d’admission
52 Agenda
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 21 – Janvier 2017
Au mois de
février :
Immobilier &
urbanisme
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Younes Al Bouchouari, Jean Blavier, Johan
Debière, Ophélie Delarouzée, Olivier Fabes,
Gaëlle Hoogsteyn, Julien Ide, Amy Kessels,
Laura Rebreanu, Hélène Remy, Frédéric
Solvel, Guy Van den Noortgate, Morgan Van
Cleven et Peter Van Dyck.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.000 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
Membership
Catherine Mertens – T +32 2 643 78 16
cm@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
׉	 7cassandra://LXJXorfDeAiblw8HX090gFsFMHDEjvZiWpq0Mfar_fA#`̵ Xj#9!׉E;ENTREPRISES
AVENIR
PASSION
JOBS
CROISSANCE
HOMMES
Brussels Airport.
L’aéroport relie les hommes et les entreprises
Les aéroports jouent un rôle crucial pour le développement de la connectivité de leur pays avec le reste
du monde. Brussels Airport a une vision qui veille à ce que nos entreprises restent compétitives et que
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` ׉	 7cassandra://yWqz1HcqECFy0_M564Cq2Y1LLLAxKsKZYbYWi-kh5Hok`S׉	 7cassandra://RQu7V4b0qLEyfyeF4zd3LEikw9XGlyraN1JYruK6cCU`̵ ׉	 7cassandra://XsmzGpKWd95CKCGyDQXmW_HWgMiHtQEfS94l7pUoSJMڹ͠Xj#9$נXj#FƲ ̐w&9ׁH %http://www.businessmediationsummit.euׁׁЈ׉E BRUXELLES 26 • 01 • 2017 - 13:30
Pourquoi ? Les entreprises ont tout intérêt à privilégier des méthodes durables,
non conflictuelles, pour résoudre leurs différends.
Elles doivent prendre les choses en main.
Quoi ?
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pour et par des dirigeants d’entreprise et leurs conseils
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vers une approche constructive des différends
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Magistrats, juges consulaires et juges sociaux
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Quand ? Jeudi 26 janvier 2017 de13h30 à 20h30
Où ? Vlerick Business School Bruxelles
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Organisé par :
En collaboration avec :
Orde van
Vlaamse Balies
׉	 7cassandra://OYt80-tXbpxVtYLSOSjMwTdUgtYHsLQnFOlD-EyMNew`̵ Xj#9%׉EnTHINK TANK
POUR OU CONTRE
L’intérim comme mode de recrutement ?
Après une chute sans précédent lors de la crise de 2008, au
bénéfice de la survie de l’emploi fixe, l’intérim retrouve une
croissance continue. Son évolution tournée vers l’insertion
professionnelle questionne aujourd’hui les employeurs et les
politiques nostalgiques de la période d’essai. La suppression
de cette dernière ne semble pourtant pas influer sur le
recours aux agences d’intérim en matière de recrutement.
Ophélie Delarouzée
Herwig Muyldermans, directeur
général de Federgon
Le remplacement est le motif classique
historique de l’intérim. À partir des années 80-90
s’y sont ajoutés le surcroît du travail et les besoins en
flexibilité. Ces 20 dernières années, les entreprises se
sont mises à engager des intérimaires et l’intérim a de
plus en plus été utilisé comme « pré-période d’essai ».
C’est devenu la règle presque générale dans l’industrie,
mais aussi progressivement dans le secteur tertiaire.
Les PME, qui étaient plutôt réfractaires, embauchent de
plus en plus aujourd’hui via l’intérim.
Selon la conjoncture, 30 à 50 % des intérimaires sont engagés
chez le client : soit c’est un système bien réfléchi
par les entreprises qui cherchent à embaucher après un
essai par intérim, soit c’est par exemple un remplacement
qui, finalement, convient. Avec la suppression de
la période d’essai, on constate un léger allongement des
missions intérim mais, en fait, le raccourcissement des
préavis revient au même. L’augmentation de l’intérim
est similaire en France et même plus importante aux
Pays-Bas.
Je crois que les entreprises hésitent encore à embaucher
et privilégient la flexibilité parce qu’elles n’ont pas
oublié la crise de 2008 et la récession de 2011-12, et
qu’elles se demandent si la reprise va durer. Pour les
travailleurs, l’intérim diminue aussi le seuil d’entrée sur
le marché de l’emploi. Actuellement, 10 % des intérimaires
ont plus de 50 ans et 35 % moins de 26 ans. Sous
un contrat d’une semaine ou 15 jours, les entreprises
osent leur donner une chance.
En 2016, 600.000 personnes (580.000 en 2015) auront
travaillé au moins un jour en intérim sur une population
active de 4,3 millions. Les agences d’intérim sont devenues
des sous-traitants en ressources humaines, servant
à recruter aussi bien vers un CDI que vers un CDD
ou des statuts intérimaires. Les entreprises travaillent
aujourd’hui avec un « noyau dur », et toutes sortes de
sous-traitants autour. La grande entreprise qui gérait
toutes les fonctions et travaillait avec des gens jusqu’à
leur pension, c’est le passé.
L’intérim est une forme d’emploi précaire par nature.
Le renouvellement de contrats courts pour une même
mission appelle une forte disponibilité, sans garantir une
sécurité d’emploi. Cette relation triangulaire, où les aspects
contractuels sont transférés à l’agence d’intérim et
l’organisation du travail laissée à l’utilisateur, entrave la
représentation syndicale. Pour éviter un contournement
des conventions collectives, des protections ont été développées,
avec un fonds pour des primes de fin d’année,
des garanties salariales...
Depuis 1987, la législation a normalisé l’intérim et a
étendu les possibilités d’y recourir, en augmentant les
secteurs autorisés, les durées et les motifs. Mais en pratique,
le surcroît temporaire de travail est aussi invoqué
pour justifier des volumes d’intérimaires permanents,
qui entrent en concurrence avec l’emploi fixe. Le motif
d’insertion a légalisé une pratique courante, mais les
limitations négociées – maximum 6 mois par intérimaire,
3 tentatives et engagement sur CDI –peuvent inciter les
entreprises à mobiliser un motif moins contraignant.
À ma connaissance, aucune donnée ne permet d’évaluer
son taux d’utilisation et je ne parierais pas sur son
succès. Dire que 30 à 50 % des intérimaires trouvent
un emploi ne dit rien sur la période durant laquelle ils
ont multiplié missions et CDD. Si l’intérim peut être un
tremplin, c’est aussi parfois un tunnel. Beaucoup choisissent
l’intérim dans une logique d’insertion. On a mené
une enquête auprès de 3.000 intérimaires : sur les 1.000
commentaires libres récoltés, il ressort un ressentiment
à l’égard des entreprises qui mobilisent en permanence
des intérimaires et promettent un engagement qui ne
vient pas. Le CDI demandé par les agences d’intérim,
pour retenir une proportion d’intérimaires avec des qualifications
recherchées, entre dans les réformes de Kris
Peeters. Mais ce CDI est dépossédé de toute perspective
d’évolution pour le travailleur, qui perd aussi la liberté de
refuser des missions.
Esteban Martinez-Garcia,
professeur de sociologie du
travail à l’ULB
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
5
© Reporters
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Social media
Les nouveaux membres
de BECI sont sur Facebook
Depuis la mi-décembre, BECI publie sur sa page Facebook les
portraits-express de ses nouveaux membres. Une action spéciale
de fin d’année, qui se prolonge en ce mois de janvier.
Cela ne vous aura pas échappé : depuis
quelques mois, BECI est activement présente
sur Facebook, où nous publions des
infos utiles, des articles intéressants, les
photos et les échos de nos événements,
un aperçu de nos formations… En bref,
une manne d’informations pour tous ceux
qui travaillent à Bruxelles.
En cadeau de fin d’année, nous avons
décidé de mettre en valeur nos nouveaux
membres. Les entreprises et organisations
qui se sont affiliées à BECI avant
le 31 décembre sont publiées individuellement
sur notre page Facebook, avec
un pitch de leur activité, quelques photos et un lien vers leur site web
– tels CarAsap et Care4Fleets, deux nouveaux acteurs de la mobilité. Une
manière simple et sympathique de présenter les nouveaux membres aux
anciens et de créer des liens.
L’action est prolongée jusqu’à la fin de ce mois de janvier – et la publication
des pitchs se poursuivra encore plusieurs semaines.
Curieux de faire connaissance avec nos nouveaux membres ?
Suivez-nous sur notre page
www.facebook.com/beci.brussels.
6 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
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$Publi-reportage
Leo Grimberg
Fondateur de Panadas factory.
“Ingénieur informaticien de formation, je n’avais aucune
expérience de travail avec des ouvriers.”
“Quand on recrute, un CV ne veut pas toujours dire grand chose.
Dès lors, il est parfois difficile d’y voir clair.
Actiris m’aide à définir les profils que je recherche et filtre
les candidats pour moi.”
‘‘Selon moi, Actiris est une référence en matière de recrutement de personnel
lors du lancement d’une nouvelle entreprise.’’
Fondée en 2010, Panadas Factory est une
entreprise agro-alimentaire spécialisée
dans la production de surgelés.
Son créateur, Leo Grimberg, évoque ses
recrutements depuis le début de son projet.
✓Pourquoi avoir fait appel à Select Actiris pour vos
recrutements ?
Quand j’ai créé Panadas Factory, je venais d’arriver
en Belgique et j’avais besoin de conseils sur les aides
à l’embauche. J’ai donc très logiquement contacté
Actiris. Le consultant qui s’est occupé de moi a été
très efficace et a agi concrètement. Mon premier
employé est arrivé grâce à une FPI (Formation professionnelle
individuelle). Très vite, le nombre de travailleurs
dans l’entreprise a augmenté. Avec Actiris, on a mis
en place un plan à moyen et long terme pour la gestion
du personnel.
✓En quoi cela vous a-t-il aidé à développer votre
entreprise ?
Sans les aides à l’embauche de type FPI et Activa, je
n’aurais jamais pu lancer mon entreprise.
Maintenant, j’embauche des personnes en CDI mais,
au début, cela n’était pas possible pour Panadas.
Selon moi, Actiris est une référence en matière de
recrutement de personnel lors du lancement d’une
nouvelle entreprise.
Panadas Factory en chiffres
• 20 collaborateurs
100%
4.000
empanadas
préparés par jour
des travailleurs
embauchés via Select Actiris
Avec le soutien du Fonds social européen
✓Quels sont vos projets ?
L’entreprise continue de grandir donc je vais encore
recruter prochainement, toujours avec l’aide de
Select Actiris. Les profils se diversifient.
À chaque évolution de l’entreprise, nous faisons le
point sur les possibilités en matière de personnel.
Maintenant, nous allons ouvrir un restaurant et des
points de vente direct.
Dès lors, nous recherchons des profils bien différents
de celui des ouvriers que nous avons embauchés
jusqu’ici.
Vous aussi vous souhaitez
tester nos services ?
Contactez-nous au 02 505 79 15
ou employeurs@actiris.be
ou surfez sur actiris.be/employeurs
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Le baromètre politique reste mitigé
L’AVIS DES ENTREPRENEURS
Notre baromètre politique*, qui sonde tous les six mois l’avis des entrepreneurs
bruxellois, ne montre gère d’embellie : il révèle toujours une certaine défiance visà-vis
du gouvernement régional et, surtout, une insatisfaction grandissante quant
aux politiques de mobilité et leurs résultats.
Défiance du politique
Force est de constater que les ministres bruxellois ne renforcent guère leur popularité auprès des entrepreneurs :
leurs cotes individuelles sont en baisse constante depuis les élections de 2014. L’ordre des préférences, lui, ne change
guère : Guy Vanhengel (Finances et Budget) reste en tête (2,84/5 de moyenne), devant Didier Gosuin (Économie et
Emploi, 2,76) et Céline Fremault (Environnement et Énergie, 2,39).
Cotez de 1 à 5 l’efficacité des ministres de la RBC
1.
2.
Guy
Vanhengel
2,84
Didier
Gosuin
2,79
3.
Céline
Fremault
2,39
4.
Cécile
Jodogne
2,37
5.
Bianca
Debaets
2,10
6.
Rudy
Vervoort
2,08
7.
Fadila
Laanan
1,88
8.
Pascal
Smet
1,79
De même, les entrepreneurs sont peu indulgents pour le gouvernement bruxellois : ils ne sont que 12 % à lui accorder
leur confiance totale ou relative – alors qu’ils sont 32 % à se déclarer « plutôt ou totalement confiants » dans
l’action du gouvernement fédéral.
Quel est votre degré de confiance vis-à-vis du gouvernement
bruxellois dans sa gestion des problèmes actuels ?
1%
3%
11%
16%
32%
40%
Confiance totale
Plutôt confiant
Neutre
Peu confiant
Pas du tout confiant
Quel est notre degré de confiance vis-à-vis du gouvernement
fédéral dans le cadre de sa gestion des problèmes actuels ?
18%
29%
30%
20%
Les acteurs régionaux
Bruxelles Invest & Export (2,95/5) repasse en tête des acteurs régionaux préférés des entrepreneurs, devant Impulse
(2,93) et le VDAB (2,80). Bruxelles Mobilité ferme toujours la marche (1,84).
1.
Bruxelles
Invest &
Export
2,95
8
2.
Impulse
(ex -ABE/
BAO)
2,93
VDAB
2,87
3.
4.
Citydev
(ex-SDRB)
2,79
5.
STIB
2,78
6.
SRIB
2,71
7.
Bruxelles
Formation
2,70
8.
Bruxelles
environnement
(ex -IBGE)
2,47
Actiris
2,47
9.
10.
Bruxelles
Mobilité
1,84
*enquête en ligne réalisée entre le 8 et le 25 novembre 2016 auprès des membres et sympathisants de BECI ; 739 réponses.
׉	 7cassandra://K4FvUFeJzvYkG81-UUctXav-Sq1r44WaFU7Sa-fFM6U`̵ Xj#:/׉ETHINK TANK
Délocalisation : le risque
reste bien présent
Le sondage de novembre confirme
celui de juillet : près de 40 % des
entrepreneurs établis en Région
bruxelloise songent à la quitter, voire
à quitter le pays (18 %). Dans le même
temps, seuls 41 % des dirigeants que
nous avons interrogés envisagent de
recruter ou d’investir.
Envisageriez-vous de déplacer une partie de vos activités ?
Non
60
50
Oui, hors de la Belgique
40
Oui, en Flandre
30
20
Oui, en Wallonie
10
Oui, dans la RBC
0
Nov-14
Jun-15
Nov-15
Jul-16
Nov-16
Quels sont les trois thèmes à traiter en priorité par le gouvernement bruxellois ?
Simplification des procédures administratives
Diminution de la fiscalité régionale et communales
Mobilité
Image de Bruxelles comme centre d'affaires
Aide à l'investissement
Propreté
Promotion des formations qualifiantes
Aménagement de l'espace public
Rénovation urbaine
Sécurité
Conseil aux candidats entrepreneurs
Soutien à l'emploi
Renforcement de la protection de l'environnement
Aide aux exportateurs
Recherche scientifique
Meilleure information sur l'emploi
Soutien à Actiris
Autres
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
Parmi les projets d’infrastructures prioritaires, les personnes interrogées plébiscitent le RER (à plus de 64 %), la
rénovation des tunnels (44 %) et l’aménagement de parkings de dissuasion (41,8 %). L’extension du métro semble
plus urgente vers Uccle (27 %) que vers Schaerbeek (23 %), ce qui trahit peut-être un biais sociologique… Les pistes
cyclables (17 %) ou la tramification de lignes (12 %) ne récoltent pas le même intérêt.
Nos sondés considèrent aujourd’hui désormais le péage urbain ou la taxe kilométrique comme une idée intéressante,
à 42 % (score stable), et ils sont 58 % (+ 2 points) à se dire intéressés par le budget mobilité.
Quel(s) projet(s) d’infrastructure doit ou doivent être finalisé(s) en priorité dans et en dehors de Bruxelles ?
Parkings de dissuasion
Rénovation des tunnels
RER
Métro Nord via Schaerbeek
Métro Sud via Uccle
Projets de tramification de lignes
Aménagements du piétonnier
Réseau régional cyclable
Boulevard Reyers
Autoroutes vélo en périphérie
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
9
Et toujours la mobilité…
Record battu, encore une fois ! En juillet, la mobilité était citée
à 64 % comme priorité à traiter par le gouvernement bruxellois
– score le plus élevé depuis 2011. Elle atteint désormais
les 68 %, très loin devant la fiscalité régionale et communale
(34 %) et la simplification administrative (30 %). Un trio de tête
inchangé. La propreté (25 %) se hisse pour la première fois à la
4e
place, devant l’aide à l’investissement, l’image de Bruxelles
ou la sécurité ! Corollaire de ce résultat : les sondés sont 80 %
à se déclarer « peu ou pas du tout satisfaits » de la politique de
mobilité bruxelloise et ils sont 84 % à estimer que la situation
a empiré en 2016 par rapport à l’année précédente.
׉	 7cassandra://gmrllGA_LARGGY8yfiPyQa5VQ7TaeADXcTkaKUgHUxEH`̵ Xj#:0Xj#:/#בCט   u׉׉	 7cassandra://MnBwG2TJvzXQ8re-LYQCStobdqEJrw0BF6PL8fu6KQc u` ׉	 7cassandra://5cHbAEu7HhlsM6Entl666IfxTrg_2Qakpa53PWFFNjYe`S׉	 7cassandra://YwpFuvsl_WblH8nO5hQEBe4Q_KYlQGZkYOnQ2nPyVkg`̵ ׉	 7cassandra://OCWnZKVWjWjP59o489Dv5EMMAsxuHAdfyrD4kKZElA8 ,Y̔͠Xj#:1ט  u׉׉	 7cassandra://UPUOcmUd_Yqu71BtFOqeSuMHL0CGB7S-Kj_jmxrK6Fg E@`׉	 7cassandra://pxv2bn5Dj73PmYATiDe_KXaZnVd9fzd-XrM3LUhB8QAQ`S׉	 7cassandra://blWpNu2ogV6BvXJk-duxGawV8rRprsvbTLgEECyIxZcJ`̵ ׉	 7cassandra://AYD3gxdmHmnCKBQptdALCn8PQcTFyOk8TDN3cNoyiOY &͠Xj#;2נXj#Fƿ Ne9ׁHhttp://www.ubiqus.beׁׁЈ׉EINTERNATIONAL
ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Nouveau code douanier : simplifiez-vous
l’exportation !
Le nouveau Code des Douanes de l’Union européenne (CDU), qui sera pleinement
d’application d’ici fin 2020, devrait notablement simplifier les formalités à l’importation
et à l’exportation. Mais pour en tirer le meilleur profit, les entreprises devront
parfois adapter leur chaîne d’approvisionnement, leurs procédures internes
ou leur outil informatique. Autant savoir.
Emmanuel Robert
L
e nouveau CDU était au centre d’un séminaire organisé
le 24 novembre dernier chez BECI avec trois
spécialistes : Bert Gevers (Partner Loyens & Loeff
Avocats), Frank Janssens (Commission européenne – DG
fiscalité et douanes) et Pieter Haesaert (Managing Partner,
Customs4Trade).
C’est une réforme majeure des procédures douanières, qui
vise à simplifier et standardiser l’ensemble des dispositions
régissant les échanges commerciaux entre l’UE et les pays
extérieurs. Pour ceux qui ne s’y sont pas encore intéressés,
il est temps : le Code est officiellement en vigueur depuis le
1er
mai dernier ! Cependant, beaucoup de ses dispositions
seront mises en œuvre graduellement d’ici fin 2020.
L’un des principaux changements concerne la détermination
de la valeur en douane pour les biens importés dans
l’UE. Sous l’ancienne législation, et sous certaines conditions,
l’importateur pouvait baser cette valeur (imposable)
sur une vente intermédiaire dans la chaîne d’approvisionnement.
Prenons l’exemple d’accessoires de mode : la valeur
prise en compte pouvait être celle des biens fabriqués
en Chine, au moment de leur facturation à un intermédiaire
américain, avant leur refacturation au client belge (First
Sale for Export ou FSFE). Cette règle est remplacée par celle
du Last Sale for Export (LSFE) : la valeur prise en compte
doit obligatoirement être celle de la dernière transaction,
avant l’entrée des biens sur le territoire de l’UE ; en l’occurrence,
la valeur facturée par l’intermédiaire américain au
client belge. Cette règle, généralement moins favorable à
l’importateur, sera pleinement opérationnelle fin 2017.
Par ailleurs, les règles d’imposition des royalties et droits
de licence sont définies plus strictement : dès lors qu’ils
constituent une condition de vente (c’est-à-dire, si les biens
ne peuvent être achetés sans acquitter de royalties ou droits
de licence), ils sont imposables et s’ajoutent à la valeur en
douane. Les pratiques commerciales montrent que ce sera
très souvent le cas. Ces deux modifications – LSFE et imposition
des royalties et droits de licence – risquent d’alourdir
le coût de nombreuses importations. Les entreprises
auront donc tout intérêt à réexaminer la structure de leur
chaîne d’approvisionnement – et peut-être à l’optimiser.
Le nouveau CDU renforce par ailleurs l’importance du statut
OEA (Opérateur Économique Agréé) : un statut attribué
10 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
par la douane aux entreprises actives à l’international, en
fonction de différents critères, et qui leur accorde certaines
facilités (contrôle transfrontalier moins strict, réduction ou
dispense de garantie…). Ces autorisations seront réexaminées,
selon des critères renouvelés, d’ici mai 2019. Le Code
encourage fortement les entreprises à acquérir ce statut, et
le rend même obligatoire dans de nombreux cas.
Objectif : 100 % numérique en 2020
La mise en place d’un dédouanement communautaire centralisé,
d’ici 2019, représente une véritable avancée pour les
entreprises : cette mesure permettra aux opérateurs de ne
plus transmettre leurs déclarations qu’à un seul bureau de
douane dans l’UE, même si leurs marchandises transitent
par plusieurs pays. L’étape suivante est de parvenir à dématérialiser
totalement les formalités douanières. Cette
numérisation, pierre angulaire de la réforme, devrait être
atteinte pour la fin 2020. Elle exigera toutefois le développement
ou la mise à niveau de diverses applications IT ; il
sera donc important pour les entreprises de rester techniquement
à jour.
Au total, les améliorations apportées par le CDU doivent
faciliter et accélérer les déclarations en douane – donc permettre
aux opérateurs de réduire leurs délais de livraison.
Beaucoup de dispositions sont encore transitoires, mais la
mise en œuvre du Code sera relativement rapide. Les entreprises
ont donc tout intérêt à s’en informer, pour évaluer
son impact et s’y préparer, de préférence avant leurs
concurrents ! ●
Info : Jean-Philippe Mergen, jpm@beci.be –
Tél. : 32 2 210.01.77
© Thinskstock
׉	 7cassandra://YwpFuvsl_WblH8nO5hQEBe4Q_KYlQGZkYOnQ2nPyVkg`̵ Xj#;3׉EUn nouveau nom pour Data Translations International
UBIQUS BELGIQUE :
LE DON DES LANGUES
La communication de votre entreprise passe par
des traductions irréprochables, à la hauteur de sa
réputation. Un travail de pro, que le bureau belge
Data Translations International fournit depuis plus
de 25 ans. Son entrée dans le groupe Ubiqus lui
a permis d’étendre ses services linguistiques, à
votre service.
La langue, ce n’est pas seulement un code élaboré pour
permettre les échanges ; c’est aussi le reflet d’un système
de pensée et d’une culture. Maîtriser les langues, c’est
comprendre et se faire comprendre ; c’est franchir les frontières
et s’ouvrir les portes du monde.
Depuis 1989, Data Translations International ouvre ces
portes aux entreprises en répondant à tous leurs besoins
de traduction et révision de textes, jusqu’aux plus techniques
et aux plus spécialisés : depuis les documents commerciaux
et communiqués de presse jusqu’aux manuels
d’utilisation, contrats, brevets, notices pharmaceutiques…
Non seulement dans les langues nationales ou en anglais,
mais dans plus de 70 langues, grâce à un réseau de plusieurs
centaines de traducteurs et interprètes freelance qui
s’étend au monde entier. Autant de passerelles jetées vers
les marchés étrangers, en Europe (langues scandinaves,
langues slaves…), mais aussi en Asie (chinois, japonais,
coréen…) ou dans le monde arabe.
Basée à Zaventem, son équipe d’une vingtaine de collaborateurs
(13 néerlandophones, 4 francophones et 3 anglophones),
dont une moitié de traducteurs-réviseurs, veille
consciencieusement à la qualité du texte et au dialogue
permanent avec les clients. Solidement positionnée dans
le top 10 de son secteur à l’échelon national, Data Translations
a traité 7.600 projets et traduit plus de 20 millions de
mots en 2015.
Un groupe international
En 2012 Data Translations International a rejoint Ubiqus,
un groupe d’origine française qui possède désormais six
implantations en Europe (France, Belgique, Espagne, Italie,
Irlande et Royaume-Uni) et plusieurs autres en Amérique
du Nord (New York, Ottawa et Montréal). Il compte près de
500 salariés et plus de 7.000 clients à travers le monde.
Aujourd’hui, l’entité belge change de nom et devient Ubiqus
Belgique.
Les conséquences ? « Aucune pour nos clients », répond
Ania Barbé, CEO d’Ubiqus Belgique. « Si ce n’est un imUBIQUS
Belgique
Olmenstraat 64
1930 Zaventem
T 02 725 23 70 • F 02 725 49 33
www.ubiqus.be
pact positif. Notre intégration au
sein
d’Ubiqus
nous a permis,
entre autres, de bénéficier des
processus robustes et des infrastructures
du groupe en matière
logistique, informatique et
comptable, de nous appuyer sur son
réseau, de combiner le savoir-faire de
nos collègues avec le nôtre, de collaborer sur
certains projets internationaux et d’asseoir davantage notre
crédibilité à l’échelle internationale. »
Ania Barbé
One-stop-shop
Mais surtout, l’adoption du nom Ubiqus concrétise la diversification
des services linguistiques proposés par le bureau
belge et leur extension – notamment à la prise de notes
en réunion suivie d’un compte-rendu. Un service qui est le
core business historique des sociétés-sœurs d’Ubiqus Belgique,
en France et au Royaume-Uni : de quoi libérer votre
attention et celle de vos collaborateurs pour la consacrer
tout entière au projet de la réunion, plutôt qu’à la rédaction
d’un rapport.
« Nous souhaitons proposer les solutions les plus complètes
possibles à notre clientèle. Nous voulons être une
sorte de ‘one-stop-shop’ sur lequel elle peut se reposer »,
reprend Ania Barbé. « La présence locale nous permet de
rester proches de nos clients ; en même temps, elle bénéficie
à l’ensemble du groupe – tout comme l’expertise du
groupe bénéficie aux clients locaux. Nous conservons donc
bien notre identité nationale. La Belgique est un marché qui
a ses spécificités : c’est le pays de la traduction. »
׉	 7cassandra://blWpNu2ogV6BvXJk-duxGawV8rRprsvbTLgEECyIxZcJ`̵ Xj#;4Xj#;3#בCט   u׉׉	 7cassandra://C-NVRVd2T5dfZ8OU0wtpUwxR0VZUw2fRU_Ghwdfq0rQ w` ׉	 7cassandra://c7Eh7fI7zayjGZxguJLroiKGtigoGE0uS-9IOwOA5xQjw`S׉	 7cassandra://cTRoTHImF2pjDTdHB9-7afWAhV4Da--82nEVwKE9bxE`̵ ׉	 7cassandra://-W7zlluDcLDL2Ws6s8tGd5pu8Dv4ujFzENsPe0NfZY0 W	v͠Xj#;5ט  u׉׉	 7cassandra://4hsAXZSuFbAohbipIm5aFdqoh4OQX4uOHhT_EWFUADA l` ׉	 7cassandra://mPTH8w1QffMH1L0JBuy-NULre2JvC96BjxV7v0tgHzkjH`S׉	 7cassandra://FpwrJ0TLooj6b9ZlqqCXoEpPC0cu3VHNC-vHbNY336c`̵ ׉	 7cassandra://cCPjcezu1o1DAMz1H-hisn0J1LDoIKd4Ktb969q6j1I	͠Xj#;6נXj#F G9ׁHhttp://www.invest-export.brׁׁЈ׉EINTERNATIONAL
Erasmus : quand les jeunes entrepreneurs
s’entraident
Les jeunes gens désireux de lancer leur propre entreprise peuvent glaner de l’expérience
intéressante par-delà les frontières, grâce à l’Erasmus des Jeunes Entrepreneurs.
Les entrepreneurs établis qui les accueillent profitent également de cette
fertilisation croisée. En témoigne Mamahuhu, une marque du secteur de la mode.
Amy Kessels et Peter Van Dyck
L
a Commission européenne s’est demandé comment
soutenir les jeunes entrepreneurs qui s’efforcent
d’étendre et d’internationaliser leurs activités. Ce
questionnement a conduit à la création de l’Erasmus des
Jeunes Entrepreneurs, un véritable programme d’échange
transfrontalier. L’initiative s’adresse aux entrepreneurs qui
ont lancé leur propre activité au cours des trois années
écoulées, ainsi qu’aux entrepreneurs en herbe dont les
plans de création d’une entreprise sont déjà très avancés.
Les entrepreneurs en puissance collaborent pendant au minimum
un mois et au maximum une demi-année avec les
gérants plus expérimentés d’une PME dans un autre pays
européen. L’expérience de ces derniers en fait les mentors
de leurs jeunes collègues, à qui ils offrent de développer
des compétences nécessaires à la croissance et l’épanouissement
de l’entreprise en devenir. Précisons toutefois que
le maître bénéficie aussi de la collaboration avec l’élève. Le
partage de connaissances fonctionne dans les deux sens
et peut notamment apporter au mentor de précieuses informations
sur le marché du jeune confrère qu’il accueille.
Dans ce cas, il s’agit d’une formule win-win.
Mamahuhu double ses ventes en ligne
L’exemple de l’ingénieur espagnol Luis Moreno (31) illustre
cet échange de bons procédés. Il y a deux ans, il crée Mamahuhu,
une marque de mode sociale qui propose des
chaussures, des sacs et des accessoires réalisés par des
producteurs artisanaux en Colombie. L’initiative gagne
d’abord une belle popularité sur place : 10 magasins, 100
artisans et un chiffre d’affaires de plus d’un million de dollars.
Ensuite, Moreno décide de lancer la marque sur le
marché européen et de démarrer une usine de maroquinerie
en Espagne.
L’Erasmus des Jeunes Entrepreneurs met Moreno en
contact avec Maja Colak (25). La jeune Serbe bénéficie du
sens des affaires et du savoir-faire de l’entrepreneur espagnol,
mais lui apporte en retour le développement d’un
plan d’action pour la vente et le marketing en ligne, un domaine
dans lequel elle a développé sa propre expérience.
Elle utilise des méthodes testées en Serbie pour identifier
des gens de la presse, des blogueurs et d’autres personnes
influentes, susceptibles de jouer un rôle important dans le
développement de boutiques en ligne pour Mamahuhu en
Europe.
Le plan d’action vise entre autres l’augmentation du trafic
vers le site web de Mamahuhu, la création de deux blog
12 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
posts destinés à un réseau d’influencers et d’ambassadeurs,
l’établissement de contacts avec quelque 70 blogueurs
et journalistes, l’élaboration d’un business model
durable et la détection de 15 grands détaillants en ligne,
en Europe.
Très vite, les blog posts se partagent des centaines de fois
sur les médias sociaux au point d’atterrir dans le Top 10 des
posts les plus lus de la plate-forme e-commerce Shopify.
Mamahuhu parvient ainsi à nouer des relations étroites
avec des personnes d’influence dans ce secteur et ouvrir
des perspectives de collaboration future. La campagne
sur internet connaît un succès retentissant : elle implique
1200 personnes et suscite plus de 1000 nouvelles inscriptions
à l’e-newsletter. Mamahuhu négocie actuellement
avec plusieurs vendeurs disposés à distribuer les chaussures,
sacs et accessoires de la marque. Les mois au cours
desquels Maja Colak travaille chez Mamahuhu voient un
doublement des ventes en ligne (dû en partie à sa contribution)
et 50 % d’augmentation du trafic sur le site web de
la marque. ●
Concrètement :
L’Erasmus des Jeunes Entrepreneurs est très accessible,
avec plus de retour que d’investissement. Le candidat
entrepreneur reçoit du soutien de la part d’organisations
intermédiaires et une indemnité pour frais.
Quant au mentor, il peut compter sur l’aide gratuite de
son jeune confrère. Plus d’informations sur http://www.
erasmus-entrepreneurs.eu/ et auprès d’Amy Kessels
(Tél. +32 2 640 93 28; ake@beci.be).
© Thinskstock
׉	 7cassandra://cTRoTHImF2pjDTdHB9-7afWAhV4Da--82nEVwKE9bxE`̵ Xj#;7׉EINTERNATIONAL
Bénédicte Wilders : « Le changement de
stratégie porte ses premiers fruits »
Entre Brexit, élections américaines et troubles en Turquie, 2016 aura été marquée
par une instabilité certaine pour les entreprises exportatrices. Sans compter l’impact
des attentats sur l’image de Bruxelles. Pas de quoi, toutefois, inquiéter Bénédicte
Wilders, directrice de Bruxelles Invest & Export, qui évoque le changement de
stratégie initié l’an dernier.
YAB
Bruxelles Métropole : Travaillez-vous
avec les initiatives privées, à l’image
des missions d’entrepreneurs ?
B. Wilders : On accompagne le mouvement
de plusieurs manières. Les entreprises sollicitent
généralement nos attachés économiques
et commerciaux sur place pour les
aider à faire le matching avec les entreprises
locales ou constituer leurs programmes. À
côté de cela, nous avons des collaborations
avec des partenaires, publics comme privés.
Notre plan d’action annuel est d’ailleurs élaboré
sur la base de tables rondes avec les
entreprises, les clusters et les fédérations.
Mais nous travaillons aussi avec d’autres
partenaires, comme les chambres de commerce bilatérales.
Et cela fonctionne de mieux en mieux depuis que
nous avons réorganisé notre travail sur la base de zones
géographiques, et plus sur les secteurs d’activité.
Quels sont les bénéfices de ce changement de
stratégie ?
Cela permet de nous aligner sur l’organisation de nos
homologues flamand et wallon, des Affaires étrangères,
des chambres de commerce… et cela renforce la complémentarité
dans nos partenariats avec le privé. Cela
renforce aussi les synergies entre nos responsables géographiques
ici et nos attachés économiques et commerciaux
sur place. Ils développent une véritable expertise
sur une zone géographique et deviennent le point de
contact unique.
Nous réunissons de plus en plus les entreprises par
grappes, autour d’une thématique, et nous les emmenons
vers un marché-cible. On n’emmène plus un seul
secteur en Chine par exemple ; on organise plutôt une
mission architecture accompagnée de consultants énergétiques,
d’ingénieurs, voire de juristes spécialisés ;
Bruxelles Invest & Export organise sur place des rencontres
avec des donneurs d’ordre, qui reçoivent ainsi
tous les ingrédients d’une solution complète. Nous le
faisons aussi dans d’autres thématiques, comme le médical,
avec succès.
Depuis le lockdown et les attentats, les acheteurs
étrangers sont-ils plus réticents à venir à
Bruxelles ?
En export, la confiance dans les entreprises belges n’est
pas entachée. En attraction d’investissements étranBénédicte
Wilders
gers, c’est plus difficile à dire, mais nous
n’avons pas connu de désistements à nos
invitations. Cela dit, Bruxelles Invest & Export
continue à cibler l’Amérique et l’Asie,
qui ont été les plus frappés psychologiquement
par les attentats.
Plus généralement, on essaye de maximiser
les synergies en liant le plus possible
un volet « invest » à nos missions export.
Un exemple : Pfizer Belgium, venu comme
MSD Belgium ou Amgen avec nous au salon
BIO de San Francisco, a pu expliquer
à des patrons californiens pourquoi le seul
centre d’essais cliniques du groupe à part
Yale se situait à Erasme-Bruxelles. En
termes d’impact, on peut difficilement rêver mieux !
Quels sont vos projets pour 2017 ?
Nous poursuivrons les missions commerciales, la participation
aux grandes foires et l’invitation d’acheteurs
étrangers à Bruxelles ou sur nos stands. Les formations
au commerce international restent également une priorité.
Un peu plus de la moitié de nos actions restera dédiée
à l’Europe, mais nous continuerons à aller chercher
la croissance là où elle performe : nous aurons pas mal
d’actions en Asie.
Il est clair que nous devrons composer avec les incertitudes
: Brésil, Russie, Turquie,... En dehors de cela,
l’Iran restera à l’agenda et nous allons persévérer en
Afrique, notamment en partenariat avec le Maroc.
Tenterez-vous d’attirer des entreprises installées
au Royaume-Uni suite au Brexit ?
Nous continuerons à le faire et insisterons, comme toujours,
sur le fait que Bruxelles constitue un excellent
point de départ pour conquérir l’Europe. Nous resterons
attentifs à l’évolution de la situation et aux négociations
du Brexit. L’ensemble du processus nécessitera beaucoup
d’expertise, or nous avons des bureaux juridiques
très qualifiés à Bruxelles. On ne se réjouit pas de la sortie
du Royaume-Uni de l’UE, mais il est clair que des opportunités
sont à saisir. ●
Info : www.invest-export.brussels
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
13
R.A.
׉	 7cassandra://FpwrJ0TLooj6b9ZlqqCXoEpPC0cu3VHNC-vHbNY336c`̵ Xj#;8Xj#;7#בCט   u׉׉	 7cassandra://GSsZLPaKiEXkvWG93kMZNaw5YwdD0NiQ0y67ahPNXfM a`׉	 7cassandra://PKwpX_tANZcOzaDuYgVRHnwO0KIn30oI7mD4u3jnfhkyp`S׉	 7cassandra://lr2Zh6MMELMRd4rdDBb9RaIPEsD45xB8v_BMwSJg3NY%*`̵ ׉	 7cassandra://4E0Vxard_VRs_EDyDRiImQhlVkL_wbaJqPp8HDCDZL8 "͠Xj#;9ט  u׉׉	 7cassandra://1mEoDgfPBy1WYMg18eZNCgOtWACYLogXSAWwVdlGgHM `׉	 7cassandra://smUhgKLpKKzYh0uqNcKgOZywsHEI_Gvr1TvDtng6VDUqL`S׉	 7cassandra://zirKSbvGPHu5vvdKH7o66Y5A24Sh-P0jmXEk7v7LK0o`̵ ׉	 7cassandra://03OcOedP-F105sJcbPmmkl2VXt8SJHdRpLnD1tCpkOA  ͠Xj#;:נXj#F 9W9ׁHmailto:she@beci.beׁׁЈ׉EoLE PLUS GRAND,
le plus fort, le plus beau
Voici la 3e édition de notre classement des entreprises bruxelloises, fondé sur les informations de la Banque Nationale.
Pour rappel, il s’agit de chiffres non consolidés ; raison pour laquelle vous retrouverez dans les mêmes
classements UCB Biopharma et UCB Pharma, Electrabel et Engie Energy Management ou le Group M et sa filiale
Mindshare. Comme pour tous les comptes annuels, ces classements sont basés sur des chiffres « à un moment
donné », en l’occurrence décembre 2015 dans la plupart des cas.
Nous avons établi quatre Tops : par chiffre d’affaires, bénéfice net, croissance et effectifs – ce qui vous permet
de comparer –, auxquels nous avons ajouté une catégorie à nos yeux importante, celle des entreprises jeunes
(moins de dix ans), plus un coup de projecteur sur un secteur important à Bruxelles, celui de l’information et de
la communication.
Bruxelles abrite de nombreux sièges sociaux. Il faut donc relativiser la notion d’entreprise bruxelloise. Lorsque
nous parlons des plus grandes entreprises en termes d’effectifs par exemple, cela comprend aussi les entreprises
dont le siège est établi à Bruxelles mais dont l’activité s’étend à tout le pays. C’est le cas des chemins de fer ou
de Proximus par exemple. Inversement, une entreprise dont le siège est à Anvers ou à Liège et dont les activités
s’étendent à tout le pays, Bruxelles compris, n’apparaît pas dans notre classement. C’est le cas par exemple dans
le secteur industriel.
Comme les années précédentes, nous ne tenons pas compte des entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur
à 1 million EUR. Même pour les entreprises de moins de dix ans, ce n’est pas un problème. Certains petits jeunes
(l’adjectif « petit » étant relatif) publient des chiffres étonnants, notamment un nom connu, très connu même...
depuis peu de temps : Basic-Fit, avec 67,4 millions EUR de chiffre d’affaires et 365 personnes employées. La catégorie
« jeunes » est aussi celle où certaines entreprises réalisent des chiffres d’affaires surprenants avec des
effectifs réduits, parfois même très réduits (5 emplois, voire moins).
Le statut de capitale dont bénéficie Bruxelles explique que nos classements comptent beaucoup d’entreprises
étrangères ou d’origine étrangère, de filiales d’entreprises étrangères, d’entreprises dont le centre de décision
est à l’étranger, appelez cela comme vous voulez. Toujours est-il que ces entreprises pèsent lourd en termes de
bénéfices, si bien qu’elles apportent elles aussi leur contribution – c’est le cas de le dire – au financement de la
collectivité. Inversement, il ne faut pas exagérer leur poids. Sur les cinq entreprises bruxelloises qui dégagent le
plus de bénéfices, trois sont belgo-belges (KBC Group, Solvay et Proximus) et deux seulement filiales de groupes
étrangers (Atlas Services et Total).
Les cinq plus gros employeurs bruxellois occupent ensemble quelque 110.000 personnes et quatre d’entre eux
sont des entreprises belgo-belges (HR Rail, bpost, Proximus et Delhaize). Une seule est filiale d’un groupe étranger
et sa présence dans le Top 5, à la deuxième place de surcroît, montre que le secteur du travail intérimaire est
devenu stratégique puisqu’il s’agit de Randstad. Si l’on élargit la tête de classement et que l’on prend en compte
les vingt entreprises aux effectifs les plus importants, on constate d’abord que plus de la moitié de ces entreprises
sont belgo-belges et ensuite que la 20e
emploie encore quelque 4.000 personnes. S’il est vrai que Bruxelles
compte beaucoup de PME et de TPE (très petites entreprises), il ne faudrait pas que la forêt cache les plus beaux
arbres. La présence des grandes entreprises dans la capitale est un atout d’une importance stratégique.
Une des catégories les plus intéressantes de nos classements est celle des entreprises de croissance. Les champions
de notre Top 5 sont actifs dans des secteurs très différents : la santé (UCB Pharma), la finance (Axus), les
paris (Derby), la construction (Cimenteries CBR) et le pétrole (Servauto). Qui dit mieux ? Cela montre que la croissance
peut apparaître partout.
Enfin, nous avons décidé cette année de donner un coup de projecteur sur le secteur de l’information et de la communication.
Le n° 1 incontesté et incontestable de notre Top 5 est la VRT avec 432 millions EUR de chiffre d’affaires
et 2.225 emplois. Ensuite, on change de registre avec IP Belgium (la régie publicitaire de RTL), le Group M (un
géant britannique de la communication), Space (une agence médias) et Dentsu Aegis (agence de communication).
Bref, une institution audiovisuelle et un groupe d’échappés actifs dans la com. ●
Jean Blavier
Classements établis par le service Business Relations de BECI.
Info : Séverine Heurter, she@beci.be ; tél. +32 2 643 78 31
׉	 7cassandra://lr2Zh6MMELMRd4rdDBb9RaIPEsD45xB8v_BMwSJg3NY%*`̵ Xj#;;׉EChiffre d’affaires : Top 50
Nom
1 TOYOTA MOTOR EUROPE
2 TOTAL PETROCHEMICALS & REFINING
3 ELECTRABEL
4 TOTAL BELGIUM
5 DELHAIZE LE LION / DE LEEUW
6 PROXIMUS
7 CARREFOUR BELGIUM
8 ARCELOR MITTAL BELGIUM
9 EDF LUMINUS
10 UMICORE
11 D’IETEREN
12 SNCB
13 BPOST
14 HR RAIL
15 UCB BIOPHARMA
16 UCB PHARMA
17 CARREFOUR BELGIUM RETAIL ASSOCIATES
18 AUDI BRUSSELS
19 BELGACOM INTERN. CARRIER SERVICES
20 WABCO EUROPE
21 MERCEDES-BENZ BELG. LUX.
22 SOLVAY CHEMICALS INTERNATIONAL
23 BELGIAN SHELL
24 INFRABEL
25 COCA - COLA ENTERPRISES BELGIUM
26 ELECTROLUX HOME PRODUCTS CORP.
27 LOTERIE NATIONALE
28 ORANGE BELGIUM
29 AXUS
30 KBC GROUP
31 ANHEUSER-BUSCH INBEV
32 BRUSSELS AIRLINES
33 RANDSTAD BELGIUM
34 ENGIE ENERGY MANAGEMENT
35 ELIA SYSTEM OPERATOR
36 INOVYN BELGIUM
37 FABRICOM
38 INEOS SALES BELGIUM
39 BESIX
40 FORD MOTOR COMPANY (BELGIUM)
41 TELENET GROUP
44 INT. BUSINESS MACHINES OF BELGIUM
45 UNILEVER BELGIUM
46 INOVYN MANUFACTURING BELGIUM
CP
1140
1040
1000
1040
1080
1140
1000
1000
1000
1050
Forme jur.
SA
SA
SA
SA
SCA
SA
SA
SA
SA
SA
NACE
BEL
2008
Clôture
dern. année
CA kEUR
VA nette
kEUR
Bén./Perte
ap. impôts
kEUR
4511 31/03/2016 19.788.777 482.525 105.121
1920 31/12/2015 16.240.259 715.583 540.960
3511 31/12/2015 10.574.701 914.550 -1.360.830
1920 31/12/2015 5.437.642 1.685.735 54.811
4711 31/12/2015 4.761.147 784.044 364.017
1030 SA de droit public 6110 31/12/2015 4.025.691 2.494.252 634.880
4711 31/12/2015 3.961.427 566.157
75.669
1070 SA de droit public 4910 31/12/2015 2.231.934
1070
1070
1140
1190
1000
1160
1200
1120
1050
1130
1140
1140
1080
1000
1050
1082
1000
1000
1120
1000
1120
1200
1082
1200
42 SOC. EUROPEENNE DE GESTION DE L’ENERGIE 1130
43 UPS EUROPE
1200
1130
1190
1120
47 VLAAMSE MAATS. VOOR WATERVOORZIENING 1030
48 BELMEDIS
49 DERBY
50 FLUXYS BELGIUM
1000
1160
1040
SPRL
SA
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
2410 31/12/2015 3.756.940 909.151 249.431
3511 31/12/2015 3.226.027 242.888 -83.074
2443 31/12/2015 2.812.564 409.108 135.456
4511 31/12/2015 2.783.482 203.105
4.352
44.191
164.607
1000 SA de droit public 5310 31/12/2015 2.168.737 1.653.418 287.731
1060 SA de droit public 4910 31/12/2015 2.058.470 2.034.835
1.056
4646 31/12/2015 1.860.171 909.260 -290.790
2120 31/12/2015 1.858.058 496.026 -30.524
4690 31/12/2015 1.751.523 23.282
2910 31/12/2015 1.615.123 274.979
6110 31/12/2015 1.609.478 192.091
4531 31/12/2015 1.512.583 202.203
4511 31/12/2015 1.477.857 63.128
4675 31/12/2015 1.389.749 30.660
4671 31/12/2015 1.239.027 502.141
25.319
32.694
62.053
86.138
7.003
1060 SA de droit public 5221 31/12/2015 1.189.452 99.020
1070
22.938
-3.534
-6.754
1040 SA de droit public 9200 31/12/2015 1.172.048 368.448
6120 31/12/2015 1.161.959 424.593
7711 31/12/2015 977.969 158.277
1107 31/12/2015 1.183.178 330.335 365.958
4643 31/12/2015 1.179.310 189.482 134.779
1.452
82.082
14.548
SCRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SPRL
SA
SPRL
SPRL
SA
SA
SCRL
SA
SA
SA
6419 31/12/2015 970.807 482.403 2.180.616
6420 31/12/2015 957.888 151.111 924.510
5110 31/12/2015 830.062 271.611
7820 31/12/2015 813.643 703.186
6420 31/12/2015 788.954
41.300
11.636
847
48.308
7.359
2511 31/12/2015 736.525 254.558
4675 31/12/2015 731.407
18.717
6120 31/12/2015 647.846 342.119
7022 31/12/2015 606.057
4941 30/11/2015 580.829
21.306
15.545
4651 31/12/2015 574.363 222.932
1013 31/12/2015 570.175
38.112
2011 31/12/2015 567.545 159.497
3600 31/12/2015 565.926 212.537
4646 31/12/2015 555.690
9200 31/12/2015 543.642
23.006
39.570
3522 31/12/2015 525.731 369.851
419.613
3512 31/12/2015 780.411 170.229 125.410
4675 31/12/2015 773.108
7.881
32
2.162
4120 31/12/2015 710.280 145.471 -22.380
4511 31/12/2015 672.616
778
86.640
4.155
-38.543
-2.464
7.488
50.178
28.604
2.433
7.278
49.249
Personnel
2.077
513
4.872
609
13.008
13.054
8.458
6.579
940
2.745
1.404
n.d.
23.882
33.272
867
898
n.d.
2.437
383
46
544
39
253
n.d.
2.276
28
413
1.440
236
5.092
177
2.427
27.186
82
296
215
3.298
15
602
56
794
9
260
1.602
259
565
1.431
351
225
912
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
15
© Thinskstock
׉	 7cassandra://zirKSbvGPHu5vvdKH7o66Y5A24Sh-P0jmXEk7v7LK0o`̵ Xj#;<Xj#;;#בCט   u׉׉	 7cassandra://81acktvq4rmEaYEbSC9HyHysXi-blySFcL_Q9H2lrFc M`׉	 7cassandra://t1d8LF8R_mVw1YoeKlOrqp0q0eoqBF8hzvoBfUIzWKsp-`S׉	 7cassandra://ohk-H7AGuRlHyzd6lzUHer-TlooJGlhnqNcchGqOLxA`̵ ׉	 7cassandra://vCa7cfCJRo6KHqy-7ICvMnVRFOg1-ipHjeBTEb0BHs4 y$͠Xj#<=ט  u׉׉	 7cassandra://DBI7FLNfgnt9Tz7HmbSMQ6TG5xoPCwdyh_psOxn3EjE 2`׉	 7cassandra://dIyTJqou1gbqRu8H3SA36NTTyEVFxOWiefFPU3v6m1opg`S׉	 7cassandra://T6dlmOcDV9GbrnXIvdCU-olKULIkBoAbITVCOFvXzkQ %`̵ ׉	 7cassandra://nYaYCV9Rw5PohPi5t5Tif2F5gcJVxIN4_oaaZBSqCGs @͠Xj#<>׉EBénéfice net : Top 50
Nom
1 KBC GROUP
2 SOLVAY
3 ATLAS SERVICES BELGIUM
4 PROXIMUS
5 TOTAL PETROCHEMICALS & REFINING
6 EDF INVESTISSEMENTS GROUPE
7 ENGIE ENERGY MANAGEMENT
8 COCA-COLA EUROPEAN PARTNERS BELGIUM
9 DELHAIZE LE LION
10 PHILIPS LIGHTING BELGIUM
11 GELASE
12 ENI FINANCE INTERNATIONAL
13 BPOST
14 EUROCLEAR
15 ARCELOR MITTAL BELGIUM
16 PROXIMUS GROUP SERVICES
17 SANOFI EUROPEAN TREASURY CENTER
18 AG REAL ESTATE DEVELOPMENT
19 AG REAL ESTATE
20 KBC CREDIT INVESTMENTS
21 HENEX
22 LE PEIGNE
23 VOLKSWAGEN GROUP SERVICES
24 SWISSCOM BELGIUM
25 UCB
26 ENGIE CC
27 SCHNEIDER ELECTRIC SERVICES INT.
28 SNCB
29 REDEVCO RETAIL BELGIUM
30 UMICORE
31 CARREFOUR FINANCE
32 ELECTROLUX HOME PRODUCTS CORP.
33 DANONE FINANCE INTERNATIONAL
34 ELIA SYSTEM OPERATOR
35 COMPAGNIE D'ENTREPRISES CFE
36 SOFINA
37 UNION FINANCIERE BOEL
CP
1080
1120
1140
1040
1050
1000
1070
1080
1070
1000
1040
1210
1000
1030
1040
1000
1000
1080
1000
1050
1050
1030
1070
1000
1050
1000
1050
1130
1160
1000
1160
1040
1000
38 LOUIS DELHAIZE CIE FRANCO-BELGE D'ALIMENTATION 1000
39 TOYOTA MOTOR EUROPE
40 BELGIAN ANCHORAGE
41 SOCIETE DE PARTICIPATIONS INDUSTRIELLES
42 COURTINVEST
43 DRAKKAR GROUP
44 B.S.A. INTERNATIONAL
45 AXA HOLDINGS BELGIUM
46 FONDATION ROI BAUDOUIN
47 EDENRED BELGIUM
48 TOTAL FINANCE GLOBAL SERVICES
49 ENGIE ENERGY SERVICES INT.
50 HENKEL BELGIUM OPERATIONS
16
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
1140
1150
1000
1050
1040
1070
1170
1160
1040
1000
1080
Forme jur.
SA
SA
SA
SA
SA
NACE
BEL
2008
Date de clôture
dernière
année disp.
CA kEUR
VA nette
kEUR
64190 31/12/2015 970.807 482.403
20130 31/12/2015 126.008 371.516
70220 31/12/2015
1.119
64929 31/12/2015
-3.057
1030 SA de droit public 61200 31/12/2015 4.025.691 2.494.252
19200 31/12/2015 16.240.259 715.583
0
SCRI
SPRL
SCA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
70100 31/12/2015 788.954
-1.200
847
47252 31/12/2015 1.183.178 330.335
47114 31/12/2015 4.761.147 784.044
46693 31/12/2015 379.613
64200 31/12/2015
70220 31/12/2015
0
994
22.876
-92
-3.457
1000 SA de droit public 53100 31/12/2015 2.168.737 1.653.418
82990 31/12/2015 492.807 284.243
24100 31/12/2015 3.756.940 909.151
70100 31/12/2015
64999 31/12/2015
41101 31/12/2015
68203 31/12/2015
64200 31/12/2015
46731 31/12/2015
46412 31/12/2015
70100 31/12/2015
64200 31/12/2015
82990 31/12/2015
2.248
1.804
645
25.357
0
0
85
47.829
0
0
SCRI
SPRL
SCS
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
70100 31/12/2015 115.330
69109 31/12/2015
0
1070 SA de droit public 49100 31/12/2015 2.231.934
1000
5.025
0
1.838
410
-2.968
18.072
-1.087
-369
-1.198
46.029
-105
27.144
48.611
343.153
4.352
41102 29/02/2016 139.640 134.307
70100 31/12/2015 2.812.564 409.108
70220 30/12/2015
3.272
47540 31/12/2015 1.179.310 189.482
66199 31/12/2015
-376
35120 31/12/2015 780.411 170.229
41201 31/12/2015 203.188
64200 31/12/2015
64200 31/12/2015
64900 31/12/2015
1.495
0
9.424
SCRI
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
0
0
0
24.863
-5.467
-541
7.115
45111 31/03/2016 19.788.777 482.525
64200 31/12/2015
64200 31/12/2015
64200 31/12/2015
70220 31/12/2015
64200 31/12/2015
65122 31/12/2015
-45
-104
-24
9.154
85.795
0
1000 EUP, Fondation 72200 31/12/2015
82990 31/12/2015
70100 31/12/2015
64200 31/12/2015
20411 31/12/2015
531
40.821
0
6.671
34.150
1.135
36.452
-4.716
144.627
29.061
-831
4.512
-61
Bén./perte
après impôts
kEUR
2.180.616
1.773.582
1.359.098
634.880
540.960
494.120
419.613
365.958
364.017
309.675
303.517
288.246
287.731
273.916
249.431
225.136
213.573
205.641
203.873
196.152
195.208
182.777
178.213
172.849
171.641
169.547
165.304
164.607
162.003
135.456
135.299
134.779
127.435
125.410
124.014
114.880
106.918
106.228
105.121
104.556
103.812
101.087
100.592
97.597
95.855
94.956
93.115
91.653
89.923
88.593
© Thinskstock
׉	 7cassandra://ohk-H7AGuRlHyzd6lzUHer-TlooJGlhnqNcchGqOLxA`̵ Xj#<?׉EACroissance du chiffre d’affaires 2013-2015 : Top 50
Nom
1 UCB PHARMA
2 AXUS
3 DERBY
4 CIMENTERIES CBR
5 SERVAUTO BELGIUM
6 MERCEDES-BENZ FINANCIAL SERVICES BELUX
7 SOLVAY SPECIALTY POLYMERS BELGIUM
8 CFE BATIMENT BRABANT WALLONIE
9 IMTECH BELGIUM
10 SAGEVAS
11 SWECO BELGIUM
12 TESLA MOTORS BELGIUM
13 DC RESOURCES
14 BASIC-FIT BELGIUM
15 IPG CONTACT SOLUTIONS
16 SCARLET BELGIUM
17 EUROSTATION
18 SKYNET IMOTION ACTIVITIES
19 PROXIMEDIA
20 GALAXY PROPERTIES
21 CEGELEC INFRA TECHNICS
22 ODISEE
23 CASHBACK BELGIUM - PREMIER TAX FREE
24 BELLA VITA
25 ALIAXIS HOLDINGS
26 THE REZIDOR HOTEL GROUP
27 PRODUCTIONS ASSOCIEES
28 COGNIZANT TECHNOLOGY SOLUTIONS BELGIUM
29 VALISANA
30 SPMT-ARISTA
31 EIT DIGITAL
32 TEX ALLIANCE
33 DELVAUX CREATEUR
34 LILLO ENERGY
35 SOPRA STERIA BENELUX
36 G4S AVIATION SECURITY
37 HERBALIFE INTERNATIONAL BELGIUM
38 FEDERATION ROYALE NOTARIAT BELGE
39 BESIX REAL ESTATE DEVELOPMENT
40 PHD MEDIA
41 STUDIOTECH
42 ARC EUROPE
43 VIOHALCO
44 FLABEL CORPORATION
45 EXPEDIENT
46 ASPAC INTL
47 FINPIPE
48 A.T. KEARNEY
49 EXQUISITE
50 HOME SEBRECHTS
CP Forme jur.
1070
1140
1160
1170
1040
1200
1120
1170
1070
1040
1000
1050
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
NACE
BEL
2008
Date clôture
dern.
année disp.
CA kEUR
2013
CA kEUR
2014
CA kEUR
2015
46460 31/12/2015 1.149.668 1.285.089 1.858.058
45113 31/12/2015 433.438 431.685 977.969
92000 31/12/2015 214.719 304.754 543.642
23510 31/12/2015 243.729 250.728 391.968
47300 31/12/2015 31.819
33.470
157.734
77110 31/12/2015 190.762 262.234 314.342
20160 31/12/2015 100.830 101.173 220.258
41201 31/12/2015 129.314 146.197 210.498
43222 31/12/2015 95.500
92000 31/12/2015 31.847
73200 31/12/2015 52.822
1000 SPRL 45113 31/12/2015 12.657
46739 31/12/2015 11.784
1090 SPRL 93130 31/12/2015 22.271
82200 31/12/2015 52.581
61200 31/12/2015 49.027
41201 31/12/2015 53.290
59114 31/12/2015 40.102
59113 31/12/2015
68203 31/12/2015
61200 31/12/2015
1000
1140
1070
1140
1070
1170
1130
1050
1000
1050
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
3.235
6.029
9.061
1000 ASBL 85422 31/12/2015 50.799
82990 31/12/2015
2.888
41101 31/12/2015 15.168
70220 31/12/2015 13.163
1130 SPRL 82990 31/12/2015 32.053
1060 ASBL 82110 31/12/2015
1020
7.359
SA
62020 31/12/2015 19.194
1210 ASBL 86103 31/12/2015 10.474
1000 ASBL 86210 31/12/2015 25.271
1050 AISBL 70210 31/12/2015 37.079
46412 31/12/2015 31.695
47722 31/12/2015 23.200
43299 31/12/2015 16.704
62020 31/12/2015 34.853
80100 31/12/2015 31.545
46450 31/12/2015 18.066
1020
1040
1000
1170
1020
1000
1200
1050
1130
1140
1000
1030
1050
SA
SA
SA
SA
SA
SA
1000 ASBL 94120 31/12/2015 22.615
68311 31/12/2015 24.096
73110 31/12/2015
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
1040
1000
1050
1080
GIE
SA
SA
SA
5.707
47540 31/12/2015 10.852
52210 31/12/2015
64200 31/12/2015
6.589
2.299
1050 SPRL 46130 31/12/2015
25290 31/12/2015
70220 31/12/2015
30300 31/12/2015 25.928
52220 31/12/2015 15.180
9.414
3.054
7.842
52220 31/12/2015 16.353
87301 31/12/2015
6.917
57.861
88.086
41.749
49.664
52.644
58.492
56.933
55.947
56.599
3.372
Croissance
2013-2015,
kEUR
129.434 160.221
89.853
23.524
32.614
74.024
23.484
18.064
35.205
31.451
4.359
31.496
31.213
47.081
58.217
42.976
24.889
16.512
36.129
44.716
26.495
28.520
30.219
3.771
16.301
7.806
4.403
38.814
16.331
10.873
2.869
8.369
17.620
14.363
109.343
68.827
58.992
67.401
89.109
80.977
83.909
68.469
31.552
33.642
35.129
76.279
27.986
40.001
37.386
56.178
31.425
42.555
32.583
47.257
58.926
52.927
44.383
36.182
54.055
49.108
35.099
39.432
39.139
20.657
25.797
21.510
15.993
39.483
28.627
21.301
14.757
19.498
27.867
17.833
708.390
544.531
328.922
148.239
125.915
123.580
119.428
81.184
64.721
58.006
56.522
56.170
47.208
45.130
36.527
31.950
30.619
28.367
28.317
27.613
26.068
25.480
25.098
24.833
24.222
24.125
24.067
23.361
22.109
21.986
21.847
21.232
21.182
19.478
19.202
17.564
17.032
16.817
15.043
14.951
14.945
14.921
13.694
13.555
13.446
11.887
11.703
11.656
11.514
10.916
17
© Reporters
׉	 7cassandra://T6dlmOcDV9GbrnXIvdCU-olKULIkBoAbITVCOFvXzkQ %`̵ Xj#<@Xj#<?#בCט   u׉׉	 7cassandra://yWFlSLINRduMR643fQplqCGy4OEb7UAjwZxIkyGOPBU c(`׉	 7cassandra://XitN07mRFBQyR03cbDx_hMl8Rfa2c8jLa0Z06areR-8m`S׉	 7cassandra://KfZCw8U5EgxU0nRLmIMR6TnMZwnHCJPLTZAYeQXjwmcZ`̵ ׉	 7cassandra://mMYUImpZfZk09vs2sxPd1e3y-btqGice2ak2mZzxYF0 N,͠Xj#=Aט  u׉׉	 7cassandra://7PSgrYIc9ltoV2YLSxeSJq8f_DFVeqhavBoiP0COezQ `׉	 7cassandra://hmH9UJusqt0fkAkrn5qMzPKaNNGipeYOa8ik5qhE_KQq`S׉	 7cassandra://zTqgAzlFls9OynS-aYi-00biTtK7G91KXu9AeSJ7oLY `̵ ׉	 7cassandra://E5DM2h4STou92gm_LS7975uOWndOGx-tAg-0D4NRJWg X
̠͠Xj#=B׉ESociétés de moins de 10 ans : Top 50*
Nom
1 B LOGISTICS
2 BASIC-FIT BELGIUM
3 LUYBEN
4 ADNEOM BENELUX
5 BANIMMO
6 ALMINE RECH GALLERY
7 ORPEA BELGIUM
8 VP MEDIA SOLUTIONS
9 CI ASSURANCES
10 SEALEASE
11 ERGON CAPITAL ADVISORS
12 SEMETIS
13 COLLIBRA
14 ALPHA NETWORKS
15 CHAMBON
16 HARTWOOD
17 S3 SERVICES
18 TTR ENERGY
19 UNIBAIL-RODAMCO BELGIUM
20 BRILLEN24
21 ACOFISCO GROUP
22 TRAXXEO
23 DISTRIPLUS
24 BABILOU BELGIUM
CP Forme jur.
1030
1090
1081
1060
1040
1050
1180
1160
1040
1000
1000
1030
1120
1050
1000
1030
1000
1180
1200
1180
1140
1040
1070
1140
25 BETTER AND BOLDER BETON CONCEPTS 1150
26 LUNCH GARDEN HOLDING
27 SGG BELGIUM
28 METAPHORE
29 SENINVEST
30 CONNEX GROUP
31 KOLOK
32 SPRIMO VITRO
1140
1050
1080
1000
1070
1050
1000
33 WHITEWOOD PROPERTY MANAGEMENT 1210
34 SEQUOIA PARTICIPATIONS
35 BRUSSELS BUSINESS HUBS
36 H & KS
1180
1000
37 ULYSSE BELGIQUE
38 LA MOTTE ROLLIN INVESTISSEMENTS
39 HFR INTERNATIONAL
40 LES DEUX YVES
41 BULL BAR
42 CAIRA EDITION
43 DECOSCENT
44 ADDACTIS GROUP
45 LINEABERTOMANI
46 2DISCOVER
47 CAPITAL BOOOSTER
48 NARCISSE HOLDING BELGIQUE
49 PATRONALE REAL ESTATE
50 LATIM
18
(* hors activités des sièges sociaux et activités des holdings)
SA
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SA
SPRL
SA
SPRL
SA
SPRL
SA
SA
1050 SCIV SPRL
1000
1050
1190
1200
1050
1200
1180
1060
1120
1060
1140
1000
1040
1180
SA
SPRL
SPRL
SPRL
SPRL
SPRL
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SA
NACE
BEL
2008
Date création
Clôture
dern.
Année
CA kEUR
VA nette
kEUR
4920 03/02/2010 31/12/2015 330.372 35.849
9313 25/02/2009 31/12/2015 67.401
4638 24/06/2008 31/12/2015 59.451
6209 01/02/2008 31/12/2015 26.707
4110 16/03/2007 31/12/2015 20.470
4778 27/03/2006 31/12/2015 15.581
8299 09/02/2007 31/12/2015 12.835
7112 04/01/2006 31/12/2015 12.235
6622 02/12/2010 31/12/2015 9.815
7734 26/06/2006 31/12/2015 7.607
7022 21/04/2010 31/12/2015 5.925
6202 10/03/2009 31/12/2015 5.819
6201 19/06/2008 30/09/2015 5.256
6201 24/04/2008 31/12/2015 5.153
4110 07/07/2011 31/12/2015 3.815
7022 14/10/2010 31/12/2015 3.804
7022 16/05/2007 30/11/2015 3.653
3511 23/05/2008 31/12/2015 2.897
6810 27/07/2012 31/12/2015 2.115
4791 06/09/2010 31/12/2015 2.054
6920 25/05/2010 31/12/2015 1.654
6201 12/06/2008 31/12/2015 1.583
7022 12/06/2007 31/12/2015 1.304
8891 22/08/2013 31/12/2015 1.280
2361 14/03/2014 31/12/2015 1.228
7022 24/06/2009 31/12/2015 1.024
7022 16/05/2008 31/12/2015
6492 30/03/2011 31/12/2015
7022 06/11/2012 31/12/2015
7022 02/05/2006 31/12/2015
7022 26/11/2008 31/12/2015
7022 14/11/2014 31/12/2015
6832 05/02/2014 31/12/2015
4711 23/01/2007 31/12/2015
7021 03/07/2006 31/12/2015
28/04/2008 31/12/2015
39.996
3.224
13.304
-318
891
9.636
899
8.285
5.450
522
2.719
1.597
769
1.305
2.956
3.023
965
-145
306
796
958
200
950
55
6810 13/04/2006 31/12/2015
6810 08/12/2014 31/12/2015
7022 19/06/2014 31/12/2015
4724 21/12/2011 31/12/2015
8299 29/10/2008 31/12/2015
5811 11/04/2006 31/12/2015
4619 27/02/2015 31/12/2015
7022 26/08/2013 31/12/2015
10/12/2012 31/12/2015
4619 02/07/2012 31/12/2015
7022 06/07/2007 31/12/2015
6920 21/12/2010 31/12/2015
4110 26/04/2013 31/12/2015
7022 04/11/2011 31/12/2015
974
963
922
917
854
818
753
739
736
574
547
515
450
450
441
424
390
382
355
334
300
261
239
189
-1.020
579
738
-639
651
-49
-1.078
208
408
446
402
-34
73
355
24
159
157
54
-257
350
95
68
-32
139
119
Bén./Perte
ap. impôts
kEUR
-20.564
-4.311
3.426
1.143
-33.724
300
31.216
176
268
-839
12
1.131
-368
-3.056
-590
504
291
3.011
-456
-43
-56
82
-14.970
-1.196
-25.090
-1.356
-98
663
-1.092
320
1.184
13.127
-99
-9
6
90
162
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Personnel
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n.d.
© Thinskstock
׉	 7cassandra://KfZCw8U5EgxU0nRLmIMR6TnMZwnHCJPLTZAYeQXjwmcZ`̵ Xj#=C׉EDe gauche à droite : Benoît Carlier (Huxley Belgium), Corinne Dumont (Sequoia), Nicolas Debray et
Gabriel Goldberg (Semetis) et Donald Draguez du Hault (Acofisco Group).
Des champions que vous ne connaissiez pas
TOP DES ENTREPRISES
Bruxelles regorge d’entreprises performantes, trop souvent méconnues. Nous avons
organisé une rencontre avec quatre jeunes sociétés bruxelloises (qui ont été créées
ou ont changé de mains depuis moins de dix ans). Elles ont évoqué les raisons de
leur succès ainsi que les défis qui les attendent.
Guy Van den Noortgate
C
e sont quatre entreprises
fort différentes qui ont répondu
à l’invitation de BECI ; quatre
entreprises qui, chacune, représentent
un aspect de notre paysage
économique : trois sociétés de
services, Acofisco Group, Semetis
et Huxley Belgium (une marque
du groupe international S3), ainsi
qu’une société B2C active dans
la distribution bio, Sequoia. Toutes
figurent dans notre « Top 50 » des
entreprises bruxelloises de moins de
10 ans. Autant de success stories qui
racontent leur réussite propre, mais
qui révèlent aussi des similitudes.
Anticiper les changements
La table ronde est tout de suite entrée
dans le vif du sujet en abordant
les clés de la réussite. C’est Nicolas
Debray, cofondateur de Semetis
qui ouvre le bal : « Nous avons eu
la chance d’évoluer dans un secteur
en croissance qu’est l’internet. Une
croissance soutenue par des acteurs
tels que Google ou Facebook mais
également par le développement des
smartphones et des infrastructures
avec la 3G puis la 4G. Nous bénéficions
également à Bruxelles d’universités
et de hautes écoles qui nous ont
permis de recruter les bons profils et
de les former. » Donald Draguez du
Hault, Managing Partner d’Acofisco
Group poursuit la réflexion : « C’est la
capacité à rebondir sur notre marché
qui explique notre progression. Ce
n’est un secret pour personne, les
métiers de comptable et de fiscaliste
connaissent une véritable révolution
avec la dématérialisation et de la digitalisation.
Il faut l’accepter. Afin de
nous différencier, nous avons décidé
d’offrir davantage de services et
d’accompagnement à nos clients. »
Dans un marché en perpétuelle mutation,
le recrutement n’échappe pas
au changement, comme le confirme
Benoît Carlier, Country Manager
Huxley Belgium. Il explique que la
filiale belge du groupe S3 « a opté
pour un positionnement local et mis
l’accent sur la spécialisation en étant
davantage présent sur des réseaux
d’experts, notamment en informatique,
plutôt que de privilégier la
masse. Je suis également persuadé
que le monde du recrutement aura
complètement changé dans dix ans.
Déjà aujourd’hui, on constate que les
gens ne postulent plus comme ils
postulaient il y a cinq ans. »
En ce qui concerne Sequoia, la situation
est quelque peu différente des
trois sociétés de services, qui sont
confrontées peu ou prou au défi de la
numérisation. Corinne Dumont, CEO,
s’inscrit davantage dans une passion,
une conviction et une vision qui la
guide avec ses associés dans l’évolution
de son entreprise. « Sequoia
était précurseur à Uccle. Aujourd’hui,
nous avons plein de concurrents et
sommes donc obligés de nous réinventer
constamment. Ce qui fait
le succès, c’est la capacité de lever
des fonds et de bien s’entourer avec
des compétences complémentaires.
Nous ne sommes pas dans une entreprise
digitale mais une société à
capital humain. »
Soyez créatifs
Au terme de ce premier tour de
table, le terme qui revient est « entreprendre
» auquel Donald Draguez
du Hault ajoute « la créativité au
sens large ». Pour changer, il faut
être créatif, innovant et adaptable.
Benoît Carlier abonde en indiquant
que dans son métier, le recrutement,
« il faut également se réinventer.
Nous sommes en permanence dans
la remise en question : ‘que peuton
faire pour changer et améliorer
les choses dans l’entreprise’. Nous
avons la chance de bénéficier au sein
du groupe d’une marge de manœuvre
et de gens ouverts d’esprit. » Dans la
foulée, les participants ont souligné
que le recrutement est indissociable
de la culture d’entreprise.
« Il faut investir dans le capital humain,
voir les compétences mais
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
19
© Reporters
׉	 7cassandra://zTqgAzlFls9OynS-aYi-00biTtK7G91KXu9AeSJ7oLY `̵ Xj#=DXj#=C#בCט   u׉׉	 7cassandra://jUvJWDKVA1OEObqiW_-OOJCVOaSvyDalxqf6vPkjmxw `׉	 7cassandra://QmZsaTnyUFcr0kq_McnEEDmOgibxtCrjMJfLUb2kAjkme`S׉	 7cassandra://PA0E0EJq62aI3Yge3Lkvl0QVSgu962wZHtLp_btQZH4`̵ ׉	 7cassandra://9zN3uIypzN_JwxuuM7tsgjg-BvdG5k14LNnB8NoDxAE D͠Xj#=Eט  u׉׉	 7cassandra://FUUBwktSVy70KrLSCu2cdQXF888Kx9kiKOOC4G1PECU @`׉	 7cassandra://E0RrRRDcn90cyVJxdpLNRXjNW_zP4LWQMuN23sToKpQe`S׉	 7cassandra://6UqMTMPYDvS79i5gS2Pv-kahI4FVnkt4-Tjf1G_aARU6`̵ ׉	 7cassandra://LPpoqWoZHaIW54QNikuee-LcY32XNKU-yAH1V-YQNA4 z͠Xj#=F׉EjTOPIC
également travailler sur l’intelligence
collective », intervient M. Draguez du
Hault. « Il faut accepter que les employés
aient davantage de libertés et
donc de responsabilités. » Un avis
partagé par Corinne Dumont, qui a
observé que les collaborateurs ont
envie d’être plus autonomes et que
Acofisco, qui se positionne à l’international
avec PrimeGlobal, Bruxelles
est avant tout une image de marque
beaucoup plus forte que celle de la
Belgique. « Quand on dit que l’on
est installé en Belgique, on tombe
rapidement dans un clivage linguistique
; en revanche, quand vous dites
technologies qui peuvent, dans certains
cas, pallier les difficultés à se
mouvoir dans Bruxelles. Comme
l’explique Benoît Carlier : « Dans le
monde du recrutement, il nous arrive
fréquemment de réaliser nos entretiens
avec des candidats internationaux
par vidéo-conférences, quand
on ne peut pas les rencontrer au
niveau local. Ce n’est pas la même
chose qu’en face à face ; le côté humain
reste le plus important. Mais
c’est mieux qu’un appel téléphonique
et, au final, tout le monde gagne du
temps. »
Pour Sequoia, l’implantation à
Bruxelles est historique et correspond
au profil de sa clientèle. « Bruxelles
a un certain pouvoir socio-économique
», intervient Corinne Dumont.
« Nous nous adressons quand
même dans le bio à des gens qui ont
un certain pouvoir d’achat et/ou un
l’on peut mettre en place l’intelligence
collective dans une entreprise,
« mais c’est un défi quotidien ». Au
final, l’implication et l’adhésion de la
personne aux valeurs et à la culture
d’entreprise importent plus encore
qu’un CV idéal pour la fonction recherchée.
D’autant qu’avec l’évolution
constante des métiers, il faut
sans cesse que les collaborateurs se
forment et s’adaptent. Si les entrepreneurs
évoquent la question cruciale
du recrutement, surtout pour des entreprises
en croissance, elles sont
beaucoup moins préoccupées par la
question du financement. Il est vrai
qu’à l’exception de Sequoia, ce sont
des entreprises de services moins
gourmandes en capital. Mais même
pour Corinne Dumont, « l’argent n’est
pas vraiment un problème, il est là ».
Encore faut-il convaincre les investisseurs
avec un bon projet.
Bruxelles : un plus pour
l’entreprise…
Après une première implantation aux
Pays-Bas, Huxley a choisi Bruxelles
pour poursuivre son développement
continental. Ce qui a motivé cette
décision est le fait que Bruxelles et
sa périphérie accueillent de nombreuses
grandes entreprises. Pour
20
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
à vos interlocuteurs
étrangers que vous
venez de Bruxelles,
ils situent tout
de suite la capitale
de l’Europe »,
pointe Donald
Draguez du Hault.
« C’est une carte de
visite à l’international.
» Gabriel Goldberg prolonge la
réflexion en confirmant, pour sa part,
que le choix de Bruxelles pour Semetis
s’explique également par la présence
de ses clients grands comptes.
Mais tous nos intervenants se rejoignent
sur la problématique de la
mobilité, confirmant nos différentes
enquêtes à ce sujet. La dernière en
date (voir pp. 6-8) indique la mobilité
comme première priorité assignée
au gouvernement bruxellois, avec
un score de 68 %. Tous déplorent le
manque de communication, de cohérence
et de vision des différentes
autorités sur la mobilité. Mais dans
le même temps, ils sont tous d’accord
sur le fait qu’il faut changer de
mentalité et s’adapter, notamment en
utilisant les transports en commun
quand c’est possible. De même, ils
pointent l’utilisation des nouvelles
certain niveau d’éducation. Je ne dis
pas que c’est spécifique à Bruxelles
mais il se fait aussi que mes associés
et moi sommes Bruxellois et que
c’est un marché que nous connaissons
bien. Nous irions nous installer
à Liège où nous ne connaissons
personne, ce serait moins naturel.
Pour des raisons de logistique, nos
six points de vente sont concentrés
à Bruxelles et dans sa périphérie. »
Elle déplore également le manque
de connaissance entrepreneuriale de
nombre de politiques ainsi que tous
les coûts induits (charges sociales,
impôts, taxes, …) qui handicapent les
entreprises.
Dimension internationale
Dans la foulée, la question de la dimension
internationale a également
été abordée. Notamment avec Semetis
qui est présente sur le marché
© Reporters
© Reporters
׉	 7cassandra://PA0E0EJq62aI3Yge3Lkvl0QVSgu962wZHtLp_btQZH4`̵ Xj#=G׉ETOPIC
belge mais également, de plus en
plus, sur le marché français. « Nous
sommes une entreprise de services
et donc de proximité », répond
Gabriel Goldberg. « Nous avons rejoint
un groupe international et cette
expansion, en ce qui nous concerne, a
été opportuniste. Lorsque la question
s’est posée d’aller à Amsterdam ou
Paris, nous avons choisi cette dernière
pour la proximité, la langue et
les mentalités. Nous ne gagnerons
jamais sur le volume, nous essayons
de gagner sur la qualité et l’innovation.
C’est de cette manière que nous
nous positionnons au sein du groupe.
Ainsi, nous sommes amenés à participer
à des projets internationaux qui
dépassent le cadre de la Belgique et
de de la France. »
Même son de cloche du côté de Huxley
: « Nous sommes présents dans
une trentaine de pays. Nous avons
des clients qui recherchent des profils
que nous n’avons pas nécessairement
en Belgique et que l’on va dénicher
à l’étranger. » Ainsi que chez
Acofisco, « Le fait d’être à Bruxelles
nous confère une dimension internationale.
Par ailleurs, notre taille nous
permet de répondre à des clients internationaux
plus facilement qu’une
fiduciaire qui ne compte que 3 ou
4 collaborateurs. Maintenant, nous
sommes encore loin des PaysBas,
où les fiduciaires comptent en
moyenne 150 collaborateurs. » En ce
qui concerne l’international, Sequoia,
avec ses enseignes de proximité,
est de prime abord moins concernée.
« Quoique », tempère Corinne
Dumont, « avec la digitalisation et
l’e-commerce, il y a des opportunités
puisque nous avons, via notre e-shop
qui est encore embryonnaire, des
clients français et luxembourgeois
qui achètent. Donc, on peut imaginer
développer ce canal. S’il y a une
internationalisation, elle viendra du
digital. Pour l’anecdote, nous avons
eu des contacts avec des Chinois qui
souhaitaient proposer nos produits
via une plateforme web. Cela n’a pas
abouti jusqu’à présent mais du coup,
nous avons déposé notre marque en
Chine. »
Cette table ronde qui a commencé à
Bruxelles et qui finit en Chine avec la
plus « casanière » des championnes
bruxelloises prouve à suffisance que
nos entreprises ont toutes une dimension
internationale qui ne demande
qu’à être exploitée. D’autant
qu’elles bénéficient, on ne le répétera
jamais assez, de la « marque
Bruxelles » qui est un véritable atout
non seulement pour démarcher les
clients mais également attirer les
compétences indispensables à leur
croissance. ●
Les participants à la table ronde
Acofisco Group – Donald Draguez du Hault, Managing
Partner
Acofisco Group est une fiduciaire comptable et fiscale
créée en 2010 qui offre une gamme complète de services
dans tous les domaines de la comptabilité, de la
fiscalité, de la législation sociale et de l’organisation de
sociétés. Outre Bruxelles, elle est également présente
à Liège et Luxembourg. Elle compte une équipe de 30
personnes composée d’experts-comptables, conseillers
fiscaux, comptables, fiscalistes et collaborateurs administratifs.
Sequoia
– Corinne Dumont, actionnaire-dirigeante
Chaîne de supermarchés bio, Sequoia a trois magasins
en Région bruxelloise (Uccle, Stockel et Watermael-Boitsfort)
et deux dans le Brabant wallon (Waterloo
et Wavre) et un dans le Hainaut (Enghien). Elle a été
reprise en 2007 par Corinne Dumont et deux associés.
En moins de dix ans, Sequoia a multiplié le nombre de
ses points de vente par 3 passant de 2 à 6 magasins.
Au total, Sequoia emploie aujourd’hui 80 personnes.
Semetis – Nicolas Debray (Managing Director) et Gabriel
Goldberg (Business Director)
Fondée en 2009, Semetis est le leader belge en matière
de « digital advertising » et « digital business intelligence
». Semetis a connu depuis sa création une forte
progression. Elle emploie actuellement
dans ses bureaux à Schaerbeek 33 personnes.
En 2015, elle a rejoint la société
américaine Omnicom Media Group chez
qui elle va prochainement s’installer et où elle entend
doper sa croissance.
Huxley – Benoît Carlier, Country Manager
Belgium
Marque du groupe S3, Huxley est spécialisée dans le
recrutement dans les métiers de l’informatique. Le
groupe comprend d’autres marques dont deux sont
également présentes en Belgique : Progressive (ingénierie,
logistique et supply chain) et Real Pharma
(biomédical et life sciences). Huxley est présent depuis
9 ans en Belgique, qui est le deuxième pays européen,
après les Pays-Bas, où le groupe anglais s’est implanté.
Aujourd’hui, il est également présent au Luxembourg, en France, en
Allemagne, en Autriche et en Suisse.
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
21
© Reporters
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Nom
1 HR RAIL
2 RANDSTAD BELGIUM
3 BPOST
4 PROXIMUS
5 DELHAIZE LE LION
6 MANPOWER (BELGIUM)
7 TEMPO-TEAM
8 FAMILIEHULP
9 CARREFOUR BELGIUM
10 STIB
11 ARCELOR MITTAL BELGIUM
12 DAOUST
13 KBC GROUP
14 ISS FACILITY SERVICES
15 ELECTRABEL
16 CLINIQUES UNIVERSITAIRES SAINT-LUC
17 SECURITAS
18 THUISHULP
19 G4S SECURE SOLUTIONS
20 FABRICOM
21 UMICORE
22 CHIREC
23 AUDI BRUSSELS
24 BRUSSELS AIRLINES
25 COCA - COLA ENTERPRISES BELGIUM
26 VLAAMSE RADIO- EN TELEVISIEOMROEPORGANISATIE
27 TOYOTA MOTOR EUROPE
28 FONDS DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE-FNRS
29 IRIS CLEANING SERVICES
30 COFELY SERVICES
31 H & M HENNES & MAURITZ
32 RANDSTAD HOUSEHOLD SERVICES
33 EUROCLEAR
34 RANDSTAD GROUP BELGIUM
35 SMALS
36
FONDS VOOR WETENSCHAPPELIJK ONDERZOEK -
VLAANDEREN
37 BRICO BELGIUM
38 IPG CONTACT SOLUTIONS
39 INTERNATIONAL BUSINESS MACHINES OF BELGIUM
40 DECATHLON BELGIUM
41 VIVAQUA
42 ARMONEA
43 ORANGE BELGIUM
45 D'IETEREN
46 MULTIPAR
CP Forme jur.
1060
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1082
1000
1130
1130
1000
1080
1140
44 VLAAMSE MAATSCHAPPIJ VOOR WATERVOORZIENING 1030
1050
1070
1180
1070
1070
1000
47 CLINIQUES DE L'EUROPE
48 VEOLIA
49 SPIE BELGIUM
50 INNO
22
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SA
SA
SA
SA
SCA
SA
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ASBL
SA
SA
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SA
SA
SA
SA
ASBL
SA
ASBL
SA
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SA
ASBL
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SPRL
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SA
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Fondation
SA
SA
SA
SA
SA
SA
ASBL
EUP,
Fondation
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
NACE
BEL
2008
Date clôture
dern. année
disp.
CA kEUR
813.643
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kEUR
4910 31/12/2015 2.058.470 2.034.835
7820 31/12/2015
703.186
5310 31/12/2015 2.168.737 1.653.418
6110 31/12/2015 4.025.691 2.494.252
4711 31/12/2015 4.761.147
7820 31/12/2015
7820 31/12/2015
8810 31/12/2015
241.834
306.102
50.579
4711 31/12/2015 3.961.427
4931 31/12/2015
271.886
2410 31/12/2015 3.756.940
7820 31/12/2015
6419 31/12/2015
8121 31/12/2015
158.239
970.807
212.585
512.950
249.169
39.478
162.965
736.525
443.471
830.062
784.044
240.827
260.554
337.256
566.157
568.694
909.151
150.079
482.403
193.348
3511 31/12/2015 10.574.701 914.550
8610 31/12/2015
8010 31/12/2015
8810 31/12/2015
8010 31/12/2015
2511 31/12/2015
2443 31/12/2015 2.812.564
6820 31/12/2015
2910 31/12/2015 1.615.123
5110 31/12/2015
1107 31/12/2015 1.183.178
6020 31/12/2015
432.353
0
379.121
232.846
128.481
158.739
254.558
409.108
190.875
274.979
271.611
330.335
201.274
4511 31/03/2016 19.788.777 482.525
7219 31/12/2015
8121 31/12/2015
85.808
4329 31/12/2015
4642 30/11/2015
7810 31/12/2015
6420 31/12/2015
7022 31/12/2015
6311 31/12/2015
7219 31/12/2015
4752 31/01/2016
8220 31/12/2015
4651 31/12/2015
4649 31/12/2015
Intercom. 3600 31/12/2015
8730 31/12/2015
SCRL
SA
SCRL
ASBL
SA
SA
SA
300.834
403.971
73.913
492.807
190.716
227.931
0
423.186
89.109
574.363
356.344
292.416
112.337
6120 31/12/2015 1.161.959
3600 31/12/2015
565.926
4511 31/12/2015 2.783.482
4773 31/12/2015
8610 31/12/2015
4329 31/12/2015
2630 31/12/2015
4719 31/01/2016
401.607
224.465
145.800
205.612
143.130
168.243
70.584
142.829
101.683
64.405
284.243
143.510
155.030
96.056
106.251
53.770
222.932
91.071
196.728
84.414
424.593
212.537
203.105
108.098
97.360
78.919
83.495
31.374
Bénéfice/
Perte après
impôts kEUR
1.056
11.636
287.731
634.880
364.017
711
-2.929
3.144
75.669
26.643
249.431
4.648
2.180.616
9.002
-1.360.830
16.744
4.508
6.749
8.364
32
135.456
27.764
32.694
41.300
365.958
4.872
105.121
-6.370
1.740
22.583
7.971
2.373
273.916
16.206
n.d.
-6.988
-8.418
-824
-2.464
12.150
11.327
6
82.082
28.604
44.191
4.759
6.487
15.238
6.642
6.799
Personnel
33.272
27.186
23.882
13.054
13.008
12.649
10.455
9.012
8.458
7.848
6.579
5.511
5.092
5.015
4.872
4.552
4.417
3.823
3.389
3.298
2.745
2.694
2.437
2.427
2.276
2.227
2.077
2.019
1.922
1.920
1.835
1.804
1.757
1.722
1.671
1.622
1.615
1.609
1.602
1.590
1.513
1.500
1.440
1.431
1.404
1.388
1.350
1.264
1.249
1.143
© Thinskstock
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Daoust élue Entreprise de l’Année 2016
TOP DES ENTREPRISES
La société bruxelloise Daoust, active dans le domaine des ressources humaines, a
été élue en octobre dernier Entreprise de l’Année – distinction généralement considérée
comme la plus prestigieuse pour une entreprise belge.
O
rganisé par Ernst & Young (EY), en collaboration
avec le journal L’Echo et BNP Parbias Fortis, le
concours de l’Entreprise de l’Année récompense les entreprises
de Belgique francophone qui se distinguent par
leur approche innovatrice, leur internationalisation, leur
esprit entrepreneurial, leur vision stratégique, leur situation
financière et leur ténacité en toutes circonstances.
balGem (Ghislenghien), Procoplast (Eupen) et Ronveaux
(Ciney). Elle succède au palmares à des lauréats tels que
Pairi Daiza, Noukie’s, Exki, Stûv, IBA, EVS…
« Actif dans un secteur très concurrentiel dominé par
de grands acteurs internationaux, Daoust a réussi, génération
après génération, à grandir et à prospérer en
accordant une attention particulière à son personnel, à
ses intérimaires, et au travers d’une grande proximité
avec ses clients ! Daoust est une entreprise belge efficace,
en croissance, à visage humain et qui respecte ses
valeurs. Voilà l’histoire qui a séduit le jury et l’a conduit à
choisir Daoust », a commenté Laurent Levaux, président
du jury f.f.
Real Impact Analytics, Entreprise
prometteuse
Par ailleurs, c’est une autre société bruxelloise, Real Impact
Analytics, qui a remporté le titre d’Entreprise prometteuse
de l’année 2016 – un prix récompensant une jeune
entreprise à fort potentiel de croissance. Elle a devancé
Citius Engineering, eRowz et The Biotech Quality Group.
L’équipe Daoust, Entreprise de l’Année 2016.
Lauréate 2016, Daoust est active dans les principaux domaines
des ressources humaines (intérim, recrutement,
gestion de carrière, titres-services). Avec 37 Job Centers
implantés à travers toute la Belgique, l’entreprise occupe
5.500 personnes. Elle a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires
de 158 millions d’euros – résultat d’une croissance à deux
chiffres ces dernières années, qui lui a permis de doubler
de taille en l’espace de cinq ans. Elle prévoit de franchir
le cap des 200 millions d’euros dès 2017.
Société bruxelloise restée familiale, Daoust a été fondée
en 1954 par Albert Daoust. Après avoir dirigé l’entreprise
pendant plus de 30 ans, Jean-Claude Daoust a transmis
la direction de celle-ci à son fils Giles début 2015. Vision
d’avenir, valeurs et continuité sont les mots d’ordre de
cette transmission réussie, qui s’articule autour des plans
« We Love Solutions », axé sur l’innovation, la qualité et
la flexibilité, et « Welcome to the Family », centré sur les
valeurs familiales, humaines et sociétales. Daoust détient
par ailleurs depuis 2013 le label Diversité, mis en place
par la Région bruxelloise.
Déjà finaliste de l’Entreprise de l’Année en 2011, Daoust
était cette fois nominée aux côtés de Pranarôm-Her«
Un choix difficile pour le jury 2016, confronté à quatre entreprises
de qualité, actives dans des secteurs différents
et aux business models très variés. Le vote du jury s’est
finalement arrêté sur Real Impact Analytics, impressionné
par la portée de ses algorithmes innovants et par un pari
– certes audacieux mais bien jouable – sur la conquête
d’un marché mondial important. La prestation du porteur
du projet, sa stratégie et son ambition ont convaincu les
membres du jury qu’ils étaient bien face à une possible
future Entreprise de l’Année », a déclaré le baron Pierre
Rion, président du jury.
Créée en 2009, Real Impact Analytics fournit des services
de business intelligence. Elle développe une suite d’applications
qui intègrent des données télécoms ou des méga
données afin de permettre à ses clients de les utiliser dans
leur travail quotidien. Cinq des dix plus grands opérateurs
dans le monde sont déjà convaincus de la valeur ajoutée
de Real Impact Analytics. L’entreprise est surtout active
dans les pays en développement, au départ de son siège
principal à Bruxelles et de ses implantations à Neudorf
(Luxembourg), Le Cap (Afrique du Sud), Kuala Lumpur
(Malaisie) et Sao Paulo (Brésil). Real Impact Analytics
compte désormais plus de 120 collaborateurs répartis
sur 4 continents et a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires
de plus de 6 millions d’euros. ●
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
23
© Frédéric Blaise
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Nom
2 IP BELGIUM
CP
3 GROUPM BELGIUM
4 SPACE
5 DENTSU AEGIS NETWORK BELGIUM
6 HAVAS MEDIA BELGIUM
7 OMNICOM MEDIA GROUP
8 CARAT BELGIUM
9 SWECO BELGIUM
10 ROSSEL ET CIE
11 OMD
12 REGIE MEDIA BELGE
13 RTL BELGIUM
14 MINDSHARE
15 KINEPOLIS GROUP
16 SKYNET IMOTION ACTIVITIES
17 VIDEOHOUSE
18 IPM GROUP
1030
1160
1160
1160
1000
1170
1160
1000
1000
1170
1040
1030
1160
1020
1140
1040
1040
22 MEDIACOM BELGIUM
23 VLAAMS ENERGIEBEDRIJF
24 VIZEUM BELGIUM
25 IP BELGIAN SERVICES COMPANY
26 BETV
27 CLEAR CHANNEL BELGIUM
28 UMEDIA PRODUCTION
29 THE BOSTON CONSULTING GROUP
30 THE NIELSEN COMPANY (BELGIUM)
31 JCDECAUX STREET FURNITURE BELGIUM
32 DARGAUD - LOMBARD
33 MAXUS BELGIUM
34 IMMOWEB
37 PROXIMEDIA
38 EDITIONS CASTERMAN
39 TBWA
40 ALTAVIA BELGIUM
41 FUEL SERVICE
42 SONY PICTURES RELEASING
43 RECYTYRE
44 BUSINESS & DECISION BENELUX
45 TNS OPINION
46 PHD MEDIA
47 UMEDIA PRODUCTION SERVICES
48 KINETIC BELGIUM
49 COBELFRA
50 BURSON-MARSTELLER
24
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
1000
1050
1160
1000
1160
1170
1030
1050
1050
1000
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1160
1190
1180
1070
1000
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1150
1000
1140
1200
1160
1050
1050
1160
1030
1000
Forme jur.
SA
SA
SA
SA
SA
NACE
BEL
2008
Clôture
dern. année
1 VLAAMSE RADIO- EN TELEVISIEOMROEPORG. 1030 SA de droit public 60200 31/12/2015
73110 31/12/2015
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
19 ASSOC. DES CONSOMMATEURS TEST ACHATS 1060
20 MEDIAFIN
21 EIT DIGITAL
SCRL
SA
AISBL
SA
SA
SA
SPRL
SA
35 PERFORMANCE TOUSSAINT OUTDOOR CENTER 1081
36 MOSTRA
SPRL
SPRL
SPRL
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
ASBL
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SPRL
73120 31/12/2015
73110 31/12/2015
73110 31/12/2015
73110 31/12/2015
73110 31/12/2015
73110 31/12/2015
73200 31/12/2015
58130 31/12/2015
73110 31/12/2015
73110 31/12/2015
60200 31/12/2015
73110 31/12/2015
59140 31/12/2015
59114 31/12/2015
59113 31/12/2015
58140 31/12/2015
58140 31/12/2015
58130 31/12/2015
70210 31/12/2015
73110 31/12/2015
73200 31/12/2015
73110 31/12/2015
73200 31/12/2015
60200 31/12/2015
73110 31/12/2015
59111 31/12/2015
73200 31/12/2015
73200 31/12/2015
73110 31/12/2015
58110 31/12/2015
73200 31/12/2015
73120 31/12/2015
73110 31/12/2015
73110 31/12/2015
59113 31/12/2015
58110 31/12/2015
73110 31/12/2015
73110 31/12/2015
73200 31/12/2015
59130 31/03/2016
73200 31/12/2015
73200 31/12/2015
73200 31/12/2015
73110 31/12/2015
59113 31/12/2015
73110 31/12/2015
73110 31/12/2015
70210 31/12/2015
CA kEUR
432.353
197.275
173.747
162.560
143.922
131.455
128.288
121.234
109.343
104.183
101.930
101.142
84.307
83.678
80.402
68.469
65.558
65.404
64.702
59.220
58.926
54.429
54.264
51.836
51.014
50.383
50.194
50.023
48.051
45.025
38.378
37.171
35.914
33.472
33.396
32.720
31.552
28.987
28.025
25.992
25.107
23.405
22.031
21.021
20.996
20.657
20.278
19.772
19.700
19.438
VA nette
kEUR
201.274
27.288
2.707
5.844
7.574
6.728
3.635
1.290
54.389
35.741
768
11.056
53.931
3.682
63.060
32.425
32.806
11.567
27.906
33.958
1.243
2.019
1.096
950
26.900
21.625
26.764
5.242
20.487
23.449
29.154
9.109
946
27.807
591
11.728
30.656
3.938
7.089
2.201
1.546
2.963
3.067
12.389
3.535
-275
3.746
325
12.817
7.883
Bén./Perte
ap. impôts
kEUR
4.872
11.419
276
2
1.452
1.250
74
189
1.476
7.907
-144
354
7.376
386
21.913
3.335
3.814
-282
-1.403
4.196
20
682
-1.751
228
1.343
85
2.496
1.049
4.104
1.496
69.244
1.188
198
14.615
229
1.208
9.940
-457
58
27
-38
889
1.285
500
842
-427
179
220
7.200
1.214
Personnel
2.227
108
26
71
90
66
53
12
606
263
10
97
422
40
106
34
316
154
286
224
9
12
16
7
79
218
173
4
107
188
185
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11
67
8
148
294
34
92
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18
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23
2
31
4
28
51
© Thinskstock
׉	 7cassandra://J3dC5AT7ul_LlWVlCVTdHMHV7AqWJSPKonj86C1LcrA ^`̵ Xj#?P׉EUN CENTRE D’AFFAIRES
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se spécialiser dans des niches »
TOP DES ENTREPRISES
Anne Bataille, un regard avisé sur le
secteur pub et communication
Après 44 ans de métier, Anne Bataille a quitté il y a quatre mois la direction de
l’agence de communication et de publicité Dentsu Aegis Network Belgium pour
profiter d’une retraite active. Elle fait le point avec nous sur les défis et opportunités
du secteur de la communication à Bruxelles. Sans publicité mensongère.
Olivier Fabes
L’
industrie de la communication au sens large – de
la presse aux agences de marketing et publicité,
en passant par les bureaux de relations publiques
et lobbying – représenterait 8.000 entreprises en Région
bruxelloise et quelque 15.000 emplois. La capitale de
l’Europe attire forcément des « communicants » en tous
genres.
Entrepreneure dans la communication depuis presqu’un
demi-siècle, Anne Bataille en connaît surtout les versants
marketing et publicité (lire ci-contre), ayant vécu,
outre la numérisation toujours à l’œuvre, une véritable
concentration du secteur. En gros, six grands groupes de
communication internationaux (Publicis, Ogilvy, Dentsu,
BBDO, etc.), et leurs multiples filiales, se partagent le
marché belge. De plus petits acteurs indépendants font
de la résistance sur des niches de marché ou pour une
clientèle plus locale.
« Bruxelles se situe juste en-dessous d’Amsterdam »,
situe Anne Bataille pour tenter de classer l’importance de
Bruxelles comme « capitale de communication » ; étant
bien entendu que Londres, Paris ou Francfort jouent dans
une autre catégorie. « Nos voisins du nord ont toujours eu
cette créativité conquérante dans leurs gènes. »
Bruxelles conserve des atouts – nous y reviendrons – mais
Anne Bataille concède que, depuis dix ans, les agences qui
y sont établies doivent de plus en plus entrer en résistance
pour ne pas subir le « diktat » de stratégies décidées
dans des tours à New York, Londres ou Paris, « et qui ne
sont bien souvent pas en adéquation avec les cultures
et sensibilités des consommateurs belges. Surtout avec
26
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
l’avènement d’un ‘digital’ qui par essence ne connaît pas
les frontières, les quartiers généraux du marketing et de
la pub sont tentées de gérer des campagnes de façon
centralisée, au détriment de la créativité locale. J’ai encore
connu une époque où on créait des films publicitaires en
Belgique... »
Besoin de médias locaux forts
Anne Bataille invite les agences « belges » à se battre
contre l’uniformisation internationale, à défendre les spécificités
locales en s’appuyant sur un certain nombre d’arguments.
« Même si la presse ne se porte pas très bien,
nous avons encore et toujours des médias locaux. On ne
peut bien les ‘pratiquer’ qu’en étant présent localement,
en connaissant leurs spécificités. Le secteur belge, essentiellement
bruxellois, du marketing et de la pub dépend
en grande partie de la santé de ces médias. Au niveau
audiovisuel, il est d’ailleurs étonnant de voir comme les
médias flamands sont restés tout à fait imperméables à
la concurrence néerlandaise, alors que côté francophone,
nous sommes envahis par les médias français. »
Tout ce secteur d’activités lié aux médias – nationaux ou
régionaux – est mis à rude épreuve par la numérisation
– « tous les jeunes qui arrivent à présent sur le marché
du travail sont nés avec l’information gratuite en ligne»,
mais ne risque pas de disparaître. « S’il n’y avait que les
médias globaux, Facebook et compagnie, nous n’aurions
plus aucune raison d’exister. Je suis la première à dire
aux médias belges, dont l’ancrage est local, d’être forts,
d’avoir des bons produits et un tarif respectable », déclarait
Anne Bataille en mars dernier dans le magazine
Media Marketing.
©Media Marketing/S.Papandropoulos
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Dans les années 90, cette femme de caractère a
bousculé l’establishment publicitaire en créant
et développant avec Philippe Lhomme et Daniel
Weekers (Deficom) l’agence Crystal, qui prônait
davantage de transparence tarifaire. Elle est également
à l’origine du réseau d’agences médias
Space, qui deviendra la première agence média
du pays. Trois ans après la création de Crystal,
Anne Bataille cédera aux sirènes d’actionnaires
britanniques et intégrera un groupe qui grandira
pour former Dentsu Aegis Network. La filiale
belge passera de 2 collaborateurs à plus de 200
personnes en quelques années. Chose rare : Anne
Bataille restera 22 ans CEO de l’entreprise qu’elle
a vendue.
Depuis ce printemps, elle profite
d’une retraite active, étant impliquée
dans diverses associations
(Pink Ribbon notamment)
ou conseils d’administration.
Elle a participé bénévolement
à la mise sur pied de la campagne
Sprout to Be Brussels,
pour pour redorer l’image de
Bruxelles.
« Les agences bruxelloises ont par ailleurs intérêt à se
spécialiser dans des niches », conseille Anne Bataille. La
Belgique est en l’occurrence un terreau fertile au niveau
mondial pour le « field marketing » ou marketing de terrain,
caractérisé par des animations sur les points de vente.
Les magasins éphémères (pop-up stores) ont également
une belle carte à jouer dans notre pays laboratoire, à la
croisée des cultures. « La taille réduite de la Belgique et
la densité de la population font qu’on peut y réaliser des
expériences uniques, avec un marketing de terrain très
personnalisé. Le succès planétaire de Tomorrowland en
est l’expression parmi les festivals. »
L’efficacité belge
Ayant adossé sa propre entreprise à un groupe mondial
(Dentsu Aegis Network), Anne Bataille a eu l’opportunité de
comparer les pratiques des métiers de la communication
à travers de nombreux pays. Et la Belgique est souvent
trop modeste eu égard à son degré d’efficacité et de professionnalisme
: « Peut-être est-ce dû aux coûts salariaux
élevés dans notre pays ? En tous cas, nous avons appris
à optimiser nos ressources, à fonctionner de façon très
organisée et structurée. Le Belge est non seulement très
souple et capable de s’adapter à toutes les situations. Il
est aussi pragmatique. » Des atouts de « petit pays » - ni
Allemand, ni Français ni Anglais – qu’il faut absolument
cultiver dans un monde globalisé.
« Corollaire du point précédent, on l’ignore généralement
mais nos professionnels de la communication sont souvent
à la pointe sur le plan informatique. » Une avance
relative qui pourrait constituer un atout dans un monde
de la communication de plus en plus digital, où les « big
data » jouent un rôle croissant pour les médias comme
les agences de pub. ●
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© Media Marketing/S.Papandropoulos
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Les starters, nouveaux super-héros ?
ENTERPRISE LIFECYCLE
Lancer une start-up semble ne jamais avoir été aussi facile. Les incubateurs et
structures d’accompagnement se multiplient. L’émergence de nouvelles formes
d’économie pousse de plus en plus d’entrepreneurs à lancer leur concept. Mais
qu’est-ce qui fait la différence entre les start-up qui réussissent et les autres ?
Julien Ide
26
juillet 2016. Take Eat Easy est placée en redressement
judiciaire. L’annonce fait l’effet d’une
bombe, car la start-up semblait bien partie
pour crever les plafonds : 16 millions d’euros levés en
2015, active dans 20 villes européennes, 160 employés…
D’après une étude du bureau Graydon, 30 % des entreprises
belges ne survivent pas à leurs 5 premières années
d’existence. Ceci nous invite à nous intéresser aux qualités
nécessaires à l’entrepreneur et aux erreurs qu’il ne doit
pas commettre.
Le bon sens, toujours
La remise en question et l’autocritique semblent incontournables
pour les starters. C’est ce qu’explique
Fabienne Malaise, responsable du Start’Hub BECI. « Il
faut absolument accepter de revoir son projet, surtout
au début. L’idée n’est jamais réalisée comme elle avait
été imaginée ; le projet doit être expérimenté, testé et
validé. Le starter qui réussit est celui qui confronte son
projet à la réalité, auprès du public, de professionnels et
même de proches. »
Marie Laurent et Yasmine Al-Zuhbi ont fondé Yumm’eat.
Selon elles, l’humilité est une clé du succès : « Il ne faut
pas vouloir avancer plus vite que la musique. Les choses
doivent se faire par étapes. Il est également important
d’accepter les critiques, même si elles ne font pas plaisir.
Et ne jamais baisser les bras ! » Elles insistent sur
l’importance de la communication : « Une petite start-up
a en général un budget de communication très maigre.
Mais ceci n’empêche pas de développer sa présence sur
les réseaux sociaux. Il est important de mettre en place
un plan de communication-marketing et de maintenir des
actions sur une base régulière, aussi petites soient-elles. »
Selon Ludovic Elens, artisan lunetier, la ténacité est primordiale.
« Lorsque j’ai parlé d’ouvrir ma boutique près
du Sablon, beaucoup me l’ont déconseillé. J’ai dû tenir
bon et j’y suis arrivé. Il faut croire dur comme fer à son
projet. Ma femme a été d’un grand soutien à cet égard ;
elle a d’ailleurs quitté son emploi pour s’investir à temps
plein avec moi. » Il souligne aussi quelques erreurs à
éviter. « J’ai appris à ne jamais répondre trop vite à une
demande inattendue d’un client. Il faut éviter de mettre
le business en danger. C’est pareil avec les fournisseurs.
J’ai failli signer un contrat avec une agence qui me proposait
de prendre en charge toute la partie administrative
et financière de la boutique. Je me suis rendu compte à
28
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
Ludovic Elens.
temps que cela n’avait pas une grande valeur ajoutée ;
j’ai évité de signer un contrat qui m’aurait coûté cher
pour pas grand-chose. »
Sinouhé Monteiro dirige Ewala depuis un an. Selon lui,
la connaissance du secteur est primordiale. « Beaucoup
de personnes négligent les connaissances de base du
domaine où ils se lancent. C’est une erreur. Le fait d’être
réellement passionné par son projet peut justement beaucoup
aider à maîtriser les subtilités du secteur. Sans cette
connaissance, même un diplôme de Harvard ne servirait
à rien. »
Le relationnel, partout
D’après Fabienne Malaise, le réseau est primordial :
« Sans réseau, on ne peut pas survivre. Je ne fais pas
référence uniquement aux connaissances personnelles ou
au networking. Le réseau englobe toutes les rencontres
qui peuvent être bénéfiques pour une start-up. Beaucoup
Marie Laurent (à gauche) et Yasmine Al-Zuhbi.
© R.A
© R.A
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Portraits de start-up
Ewala : Sinouhé Monteiro a 27 ans. De père angolais-portugais
et de mère belgo-burundaise, il
a vécu au Guatemala, en Floride et à New York.
Avec Stéphane Ugeux, 27 ans, ils ont fondé Ewala
en 2016. Cette plateforme permet d’envoyer des
crédits d’appel à l’étranger. Le principe met à profit
le mobile money, une technologie de payement
par téléphone portable très utilisée dans les pays
émergents. Ewala a remporté le premier prix du
Microsoft Boostcamp #9.
Lunetier Ludovic : Ludovic Elens est un artisan
lunetier de 30 ans. En octobre 2015, il a ouvert
un magasin d’optique à deux pas du Sablon. Sa
particularité ? Les montures sont fabriquées entièrement
sur mesure et fabriquées artisanalement
sur place. Les matières proposées sont de l’acétate
de cellulose, de la corne de buffle ou du bois. Le
lunetier Ludovic a remporté le coup de cœur du
jury à l’occasion de la « Vitrine de l’Artisan 2016 ».
Raypath International : Christophe De Nardis a
29 ans. Avec Oksana Bobik, il a créé une filiale belge
d’une entreprise polonaise. Celle-ci a développé
des éponges permettant un nettoyage sans produit
détergent. Grâce à leurs microfibres à mémoire,
elles ont la capacité de récolter aisément tout
type de saleté. Plusieurs surfaces peuvent être
nettoyées successivement sans risque de dépôt.
Raypath a été nominé à l’Environment & Energy
Awards 2016.
Yumm’eat : Yasmine Al-Zuhbi et Marie Laurent,
30 et 27 ans, ont fondé Yumm’eat en juin 2016.
L’entreprise prépare des burgers et tapas végétariens
et végétaliens à base de légumineuses (pois
chiches et fèves), sans lactose, ni gluten, ni additifs.
Le processus de production a pour but de conserver
les aliments : le produit n’est pas cuit mais congelé
à basse température. Yumm’eat a décroché en 2016
la 2e
place du Delinnov’ Challenge de Delitraiteur.
d’entrepreneurs pensent qu’ils peuvent tout faire tout
seuls ; c’est une grande erreur. Des starters se retrouvent
au Centre pour Entreprises en difficulté en ayant investi,
avant même d’avoir développé une communauté. Il ne faut
pas non plus croire qu’on peut se passer des services de
professionnels comme un avocat, un comptable ou une
agence de communication. D’un autre côté, il est très
intéressant au début d’une activité d’envisager des partenariats
avec des concurrents. Ceci permet de grandir
plus rapidement. »
Christophe De Nardis dirige Raypath international. Il insiste
sur l’intérêt des échanges constructifs : « Il faut
s’associer avec quelqu’un qui offre une complémentarité.
Cette personne est difficile à trouver, mais c’est presqu’incontournable.
L’association favorise également l’entraide,
l’émulation et la stimulation. » Il évoque une rencontre
déterminante : « À 20 ans, j’ai assisté à une conférence
organisée par l’Ichec. Un orateur a expliqué qu’il avait
lancé son business pendant ses études. C’est à ce moment
Sinouhé Monteiro (à gauche) et Stéphane Ugeux
que je me suis dit : toi aussi tu peux y arriver. »
Sinouhé Monteiro souligne lui aussi l’importance du réseau.
« Nous n’aurions pas pu réussir tous seuls. Les
échanges permettent de se rendre compte de ses faiblesses,
ou d’identifier des solutions. Il faut accepter la
critique et mettre son égo de côté. » Il évoque également
la passion comme moteur. « Avec une idée qui nous passionne,
on peut vraiment développer un esprit d’entreprise.
On ne doit même plus réfléchir ; on fonce et on
donne tout 7 jours sur 7 pour atteindre ses objectifs. »
Le nouveau management
Frederik Leloup est Business Development Manager pour
BECI et fondateur de Spirit of Change, une structure d’accompagnement
des entrepreneurs. Il prône avant tout
une certaine souplesse d’esprit. « Les starteurs sont
aujourd’hui présentés comme les nouveaux héros de
l’économie. Il faut se méfier de cette vision romantique
car on développe des bêtes de concours sans pour autant
dégager une valeur profonde pour la société. Beaucoup de
start-up ne décollent pas car elles cherchent à contrôler
ce qu’elles font. Elles doivent au contraire s’ouvrir vers
l’extérieur et se connecter à leur écosystème. Une start-up
ne réussira que si elle parvient à entrer dans ce flux. Il ne
faut pas se focaliser uniquement sur les business plans ;
il faut surtout développer une ouverture et une agilité qui
permettent de s’adapter et d’improviser en temps réel. »
Celui qui se définit comme un entrepreneur en développement
humain souligne l’importance de la diversité
intergénérationnelle. « Il y a aujourd’hui beaucoup de
seniors qui ont claqué la porte d’un modèle auquel ils ne
croient plus. Ils sont prêts à se mettre au service de projets
qui ont du sens pour eux-mêmes et pour la société. Ils
disposent d’expérience, d’un réseau et parfois de moyens
d’investissements. » Selon lui, la forme du management
est également déterminante. « On ne peut plus envisager
un business avec une gestion pyramidale, basée sur la
croyance que l’homme va voler le papier toilette de l’entreprise.
Si on lui fait confiance, il nous montrera qu’il
possède des émotions, une sensibilité et une intelligence
porteuses d’une énergie immense et créatrice. »
Détermination, patience, passion, humilité, curiosité,
ouverture... Voilà des qualités indispensables pour développer
des activités résilientes et construire l’économie
du futur. ●
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
29
© R.A
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Penser son business model : entre théorie
et pratique
Le business model garde aujourd’hui son rôle d’architecture de base d’une affaire,
d’une entreprise. La manière de le concevoir et de le penser, par contre, a très nettement
évolué ces dernières années. Un moyen aussi, de s’adapter à l’évolution des
technologies, des structures de marchés et des cultures.
P
armi les théories les plus
en vogue pour le moment,
on pointera le modèle «
lean », particulièrement plébiscité
par le monde des startups depuis
sa théorisation en 2008 par Eric
Ries – un entrepreneur de la Silicon
Valley. Principe cardinal : limiter au
maximum le gaspillage d’énergie,
de temps ou de ressources, en passant
notamment par des confrontations
les plus fréquentes possibles
avec le marché visé. Il s’agit de
définir des hypothèses de développement
et de les éprouver le plus
vite possible, tandis qu’un véritable
« business model canvas », sorte
de tableau de questions auxquelles
répondre en collant des post-it, fait
fureur dans le petit monde des startups.
Un concept qui, par contre, et
de l’aveu même des pilotes de startups
un peu plus expérimentés, peut
rapidement montrer ses limites et
serait surtout utile dans la phase de
création et de développement d’un
produit ou d’un service.
Il n’empêche, la source initiale du
concept lean remonte à la définition
d’un processus… industriel, développé
par le constructeur automobile japonais
Toyota. À noter par contre que
la théorie de l’entrepreneuriat lean
30
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
insiste énormément sur la notion de
pivot, que l’on retrouve dans beaucoup
d’autres réflexions sur les business
models. Il faut donc être capable de
pivoter, de réorienter sa pratique et le
fonctionnement de son entreprise en
fonction des évolutions technologique
ou du marché. Il y a aussi la logique
du « fail fast », très complémentaire,
et qui consiste à être capable de très
rapidement renoncer à un projet lorsqu’il
semble compromis. Pivot, lean
et fail fast sont généralement cités
par les jeunes entrepreneurs quelque
peu aguerris comme les seules logiques
tirées des modèles théoriques
qu’ils ont très fréquemment appliqué,
comme un réflexe. Des outils qui
viennent en renfort et qui appuient la
ou les idées initiales – encore faut-il
les avoir.
Cultiver l’innovation comme
ressource
Le champ de la créativité et de l’innovation
est lui particulièrement étudié
par le Belge Luc De Brabandere,
ponte du Boston Consulting Group,
mathématicien et philosophe, entre
autres. Sa spécialité : le coaching
d’entrepreneurs et de dirigeants
d’entreprise. L’homme insiste énormément
sur l’importance de stimuler
la créativité, l’art de penser les
YAB
situations et modèles économiques
différemment. Exemple typique, que
De Brabandere cite fréquemment :
celui d’une chaîne de cafés, type
Starbucks. Le modèle classique de
développement poussera la direction
à se concentrer sur le café, comme
élément fondamental du business,
et l’incitera probablement à chercher
de nouveaux relais sur ce même segment
« core » du café. Là où un esprit
créatif pourrait prendre une distance
avec le modèle, l’objet, et considérer
par exemple qu’une chaîne de cafétérias
peut être vue comme une chaîne
d’espaces de bureau, de travail.
Un peu de start-up dans
votre entreprise
« Le problème majeur de beaucoup
d’entreprises, c’est qu’elles emploient
la plus grande partie de leurs
ressources à optimiser leur fonctionnement,
pas à innover, à faire preuve
de créativité », explique Philippe
Lemmens, coach de l’accélérateur de
startups Nest’Up et cofondateur du
Lean Studio, une équipe d’experts qui
conseillent les grandes entreprises
en matière d’innovation. Ce sont eux,
notamment, qui ont conseillé la Sabca
lors de la création de leur premier
avion commercial. « Et nous avons
appliqué les outils de la méthodologie
׉	 7cassandra://smEQjEXm3d1Ad08GgnHQyDPoKaYa-srTyy7LS7x9KM8`̵ Xj#@\׉EUFOCUS
‘lean’, en leur imposant de remplir les
cases d’un business model canvas
: cela oblige à formuler des hypothèses
sur le marché, les besoins
du consommateur, les contraintes
techniques, etc. » Des hypothèses qui
doivent ensuite être validées rapidement
en commençant par les plus
critiques. « Et dans le cas de la Sabca,
les ingénieurs voulaient commencer
par créer un prototype pour vérifier la
résistance de tels ou tels matériaux,
ce à quoi nous avons répondu qu’il
valait peut-être mieux vérifier que des
clients seraient susceptibles d’acheter
un tel avion avant d’engager de
grosses dépenses de conception »,
sourit Philippe Lemmens. « Même
avec des grands comptes, on peut utiliser
des outils de base de la méthode
‘lean’, comme le ‘smoke test’, où l’on
crée une page web présentant une
solution et demandant au visiteur s’il
pourrait être intéressé de l’essayer,
alors même que la solution n’existe
pas encore… Cela permet de sonder
le marché et d’éviter de mettre de
lourds processus en marche, parfois
inutilement. »
Un véritable engagement
Pas question, par contre, de prendre
la démarche à la légère : « Cela doit
faire partie de la stratégie de l’entreprise,
il ne s’agit pas d’un quick fix. »
Et pour cause, les consultants créent
généralement des équipes de 3 ou 4
salariés de l’entreprise (ceux qui sont
au contact du terrain et des clients),
qui doivent être libérés en moyenne
deux jours par semaine pendant plusieurs
semaines. « Et là, parfois ça
coince au niveau du middle management,
qui n’y voit qu’une perte de
ressources. »
Mais, à l’issue de cette première
session durant laquelle l’équipe va
à la rencontre des clients et « émet
», les salariés vont présenter leurs
hypothèses/conclusions au management.
« Ce qu’il faut comprendre,
c’est que les outils théoriques, que
les entrepreneurs utilisent souvent
uniquement au début de leur projet,
sont souvent très puissants et exploitables
à différentes étapes de la vie
d’une société, parce qu’il est toujours
question des mêmes choses : identifier
un marché cible, les besoins des
consommateurs, les processus les
Quatre « pilotes de startups », de gauche à droite et de haut en bas :
Luc De Brabandere, Philippe Lemmens, Jean-Baptiste Escoyez et Michel de Kemmeter.
plus efficaces et éviter le gaspillage
de ressources à tous les niveaux. »
Et de citer, encore une fois, l’exemple
du business model canvas à remplir
avec ses hypothèses critiques, afin
de bien les identifier et les trier par
priorité ou par importance de risque.
« C’est un outil que l’on peut utiliser
tant en interne qu’en externe », affirme
Philippe Lemmens.
Plus délicat pour les PME
Même lorsqu’il s’agit de repenser les
process internes d’une entreprise,
une méthodologie lean peut ainsi être
utilisée en remplissant les cases du
business model canvas, non pas avec
des hypothèses sur les clients potentiels,
mais sur le fonctionnement
intrinsèque de l’entreprise, les besoins
et contraintes de ses différents
services et pôles d’activité. « Ces outils
ont une portée nettement plus
globale, permettent d’aligner et de
structurer la communication autour
d’un projet de développement », complète
Jean-Baptiste Escoyez, serial
entrepreneur et coach/consultant de
startups depuis plusieurs années.
Reste que ces formules restent relativement
peu adaptées à la foule
d’entreprises qui ne sont ni des
startups, ni des grands comptes. «
Il est vrai que les PME de quelques
dizaines de personnes peuvent difficilement
se permettre de libérer
plusieurs salariés quelques jours
par semaine et qu’elles ont généralement
déjà dépassé la phase de
pure définition de leur produit/service
», concède Philippe Lemmens. Point
de fatalisme, par contre, puisque les
outils de base de la méthodologie
lean peuvent, à cette échelle, encore
être exploités par le management.
« Nous travaillons d’ailleurs sur un
projet pilote avec différents institutionnels,
pour justement amener
cette logique d’innovation, de flexibilité
sur le business model ; l’objectif
étant de mettre des outils pratiques
à disposition des entrepreneurs déjà
un peu plus aguerris ».
Une piste pourra toutefois déjà être
trouvée du côté du travail de Michel
de Kemmeter, qui insiste, dans sa
conception d’une entreprise, sur la
valeur des actifs immatériels, dont
la qualité et la motivation des salariés,
mais aussi le niveau de compréhension
de l’évolution d’un marché
notamment. Une conception certes
plus large mais qui porte en elle les
éléments pouvant servir, ensuite, de
guide d’action en recourant cette fois
aux méthodologies pratiques prônées
par les théories lean, ou de l’entreprise
résiliente. ●
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
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© R.A.
© Reporters
© R.A.
© Reporters
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ENTERPRISE LIFECYCLE
Solliciter ses salariés pour trouver des idées innovantes, voilà une piste de plus en
plus utilisée dans les entreprises. La tendance est telle qu’on lui a donné un nom :
l’innovation participative. Adressée à toutes les strates de l’entreprise, cette technique
est particulièrement motivante. Mais que deviennent les idées recueillies ?
Nous levons un coin du voile…
Gaëlle Hoogsteyn
«L
‘innovation participative est
une démarche de management
structurée qui vise à
stimuler et à favoriser l’émission, la
mise en œuvre et la diffusion d’idées
par l’ensemble du personnel, en vue
de créer de la valeur ajoutée et de
faire progresser l’organisation. »
Telle est la définition qu’Innov’Acteurs
donne à l’innovation participative.
Créée en France en 2002, Innov’Acteurs
est une ASBL qui œuvre à la
promotion et au développement de
l’innovation participative dans les
organisations. Ses missions principales
: promouvoir l’innovation
participative en France, fédérer les
activités contribuant à son développement,
contribuer aux apports
méthodologiques et à la professionnalisation
et organiser des échanges
et des partages d’expérience. Muriel
Garcia, présidente de l’association :
« Depuis quelques années, l’innovation
participative fait de plus en plus
d’adeptes, tant du côté des entreprises
(publiques et privées) que du
côté des employés. » En effet, d’après
une étude récemment menée par
l’Association, les Français désignent
unanimement et spontanément les
salariés comme les acteurs contribuant
le plus à l’innovation dans l’entreprise
(70 %) devant ses dirigeants
32
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
Muriel Garcia, présidente de
l’association Innov’Acteurs.
et les managers. 75 % des salariés
déclarent d’ailleurs vouloir être davantage
sollicités.
Les domaines où les salariés sont le
plus souvent sollicités pour innover
sont l’amélioration des procédures
internes (28 %), le développement de
nouveaux produits/services (25 %) et
les relations avec les clients et les
fournisseurs (22 %).
Les clés du succès
Pour Muriel Garcia, l’innovation est
primordiale dans chaque entreprise
et chaque employé peut y contribuer.
Selon elle, l’innovation participative
présente un double avantage : l’implication
des collaborateurs et des gains
de productivité. « Parce qu’elle permet
à chaque employé d’être reconnu,
l’innovation participative apporte
une réponse efficace aux défis que
les organisations doivent aujourd’hui
relever. »
Comme tout acte de management,
cette démarche doit être accompagnée.
« Et plus l’entreprise est
grande, plus le processus doit être
formalisé. » La direction générale
doit donner l’impulsion et son engagement
doit être clairement affiché
et visible. La communication sur la
démarche permet à l’organisation de
valoriser les collaborateurs. « Pour
plus d’efficacité, il est important de
distinguer les idées spontanées des
idées provoquées », ajoute Muriel
Garcia.
Grâce aux outils collaboratifs, l’innovation
participative a trouvé un nouvel
élan. Exit la boîte à idées, trop
souvent oubliée dans un coin. Place
aux plateformes collaboratives : les
suggestions postées sont visibles par
tous ; elles peuvent ainsi être discutées
et enrichies au fil des remarques.
« S’équiper des outils les plus performants
est la condition sine qua non
pour que la démarche ne s’essouffle
pas », assure Muriel Garcia. « De plus
en plus, les collaborateurs sont aussi
incités à participer, s’investir, s’engager
à l’extérieur de l’organisation
© R.A.
© Thinkstock
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La prime d’innovation
En Belgique, depuis 2015, le gouvernement offre la possibilité d’accorder
une prime aux employés les plus innovants. Cette prime peut
être octroyée par un employeur à ses travailleurs créatifs pour récompenser
l’expression d’une idée nouvelle mise en œuvre au sein
de l’entreprise. Ni l’entreprise ni le travailleur ne paie de cotisation
sociale sur cette prime. Elle est donc 100 % nette !
Plus d’infos sur http://economie.fgov.be/
Nancy Demaude
(Philips Personal Health)
(benchmark, learning expedition, immersion,
conférences…) ».
Des freins subsistent
Bien sûr, il existe aussi des freins
à l’innovation participative. D’après
l’enquête d’Innov’Acteurs, la première
raison mentionnée est la peur de la
réaction de son manager, suivie par
le manque de confiance en l’idée et
enfin la peur que quelqu’un se les approprie.
« La transparence et l’équité
tout au long du processus renforceront
la confiance et l’engagement
de l’ensemble des acteurs », avance
Muriel Garcia. Les employés doivent
être informés de l’avancement et de
la mise en œuvre de leurs idées.
C’est aussi l’une des raisons pour
lesquelles donner du feedback aux
employés est indispensable. « Il faut
montrer aux salariés qu’on prend en
compte leurs idées en leur donnant
des retours, en les félicitant si leurs
idées sont retenues ou en expliquant
pourquoi elles sont refusées le cas
échéant. Il est aussi important de valoriser
les salariés qui ont des idées
qui aboutissent en leur offrant une
forme de reconnaissance (honorifique
ou financière) », conclut-elle.
Proximus, focus clients
Chez Proximus, solliciter des idées
innovantes auprès de ses collaborateurs
est une pratique courante :
« Dans le passé, nous avons organisé
plusieurs concours, par exemple
‘les innolympics’. Par équipe, les employés
ont envoyé des idées qui ont
été présentées à un jury, et dont certaines
ont été concrétisées », explique
Vincent Licoppe, Chief Group Strategy
and Transformation. Pour lui, il est
assez facile de créer de l’excitation
autour d’un projet comme celui-là,
mais pas éternellement. En effet,
toutes les idées – même si certaines
sont très intéressantes – ne peuvent
être exploitées, ce qui peut créer une
déception chez des collaborateurs qui
s’étaient investis dans le projet. « Par
ailleurs, ces opérations rencontrent
généralement un grand succès et,
comme nous tenons à donner du
feedback à chacun, cela demande
un grand investissement en temps. »
« C’est pourquoi aujourd’hui nous
travaillons plus par petits groupes
de travail sur des thématiques précises.
» Concrètement, Proximus
réunit des collaborateurs créatifs et
désireux de s’inscrire dans cette innovation
participative pour travailler
à l’amélioration de projets, produits
ou services existants. « Leur réflexion
débouche sur de nouvelles idées qu’il
est possible de mettre en œuvre, et
c’est bien plus motivant pour eux car
ils voient directement l’impact de leur
proposition. » Des méthodes telles
que le design thinking sont utilisées.
Par ailleurs, Proximus s’inscrit depuis
plusieurs mois dans une optique d’ouverture
vers l’extérieur où les besoins,
attentes et idées des clients sont
écoutés en priorité et se trouvent à la
base des projets futurs de la société.
« Sur la base des réflexions de nos
collaborateurs d’équipes différentes,
nous proposons des prototypes à nos
clients afin de nous assurer que cela
répond à un besoin réel », conclut
Vincent Licoppe.
Philips, focus procédures
internes
« Chez Philips, les collaborateurs
sont sans cesse invités à collaborer
Vincent Licoppe (Proximus)
à l’amélioration des procédures par
des idées créatives », commence
Nancy Demaude, Event Manager et
Trainer Belux chez Philips Personal
Health. « Cela se fait de la façon la
plus basique à la plus élaborée. Lors
des réunions d’équipes, nous utilisons
par exemple un simple système
de post-it où chacun peut étaler ses
‘coups de gueule’ en apportant une
amélioration. »
À un autre niveau, Philips propose à
tous ses collaborateurs de s’inscrire à
une formation en lean management,
une méthode qui vise l’amélioration
des performances de l’entreprise par
la créativité des employés. « Au cours
d’une formation de deux jours, les
collaborateurs sont amenés à penser
‘out of the box’ et à se réapproprier
les processus internes en identifiant
les nœuds et en proposant des solutions
», explique-t-elle. « Cela stimule
l’esprit critique et remet en question
certaines manières de fonctionner,
parfois en place depuis des lustres
et totalement obsolètes. »
Philips est en effet convaincue que
les personnes les mieux placées pour
résoudre un problème de procédure
sont celles qui les utilisent le plus
souvent. Grâce aux kaizen (« améliorations
» en japonais), chacun est
apte à augmenter la performance de
son équipe. « Chaque kaizen est ensuite
partagé sur un site sharepoint
et traité par un lean manager », précise
Nancy Demaude. Pour l’entreprise,
faire appel à la créativité des
employés lors de ces formations
débouche principalement sur une
facilitation de procédures, une plus
grande aisance de travail, un gain de
temps et, au final, un gain financier
pour l’entreprise. ●
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
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Transmission d’entreprises : quatre points
d’attention
En Belgique, pays de PME par excellence, près de 300.000 entreprises devraient
changer de mains d’ici 2025. Mais beaucoup d’entre elles risquent de disparaître
si la transmission n’est pas bien préparée. Pour aider cédants et repreneurs, BECI
a lancé voici deux ans le Hub Transmission, qui atteint désormais sa pleine vitesse.
Quatre de nos partenaires font le point sur les aspects à ne pas négliger.
Gaëlle Hoogsteyn
D
epuis deux ans, le Hub
Transmission de BECI a fait
son bonhomme de chemin.
Avec aujourd’hui 80 entreprises à
transmettre, 400 acquéreurs potentiels
et une quinzaine d’événements
annuels, il s’impose comme la meilleure
plateforme pour les entreprises
bruxelloises qui souhaitent changer
de mains.
La spécificité du Hub Transmission
est de réunir, au sein d’un même forum,
plusieurs partenaires spécialisés
qui, chacun, peuvent accompagner
acquéreurs et cédants avec
expertise, dans leur domaine de compétence
: bilan des performances,
ressources humaines, financement,
fiscalité… De quoi donner aux candidats
en transmission les meilleures
chances de succès.
1. Valorisation de l’entreprise
Une transmission réussie se prépare
sur le long terme. Idéalement, le chef
d’entreprise devrait s’y atteler avec 3
à 5 ans d’avance. « Mais malgré les
campagnes de sensibilisation, trop
de cédants continuent à s’y prendre
trop tard », regrette Michel Englebert,
directeur général d’Advisium. Pour
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BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
Michel Englebert (Advisium)
trouver un acquéreur, pouvoir présenter
clairement son entreprise, sa
valeur et son potentiel est primordial.
« Dans les faits, on constate souvent
que l’entreprise n’a pas de véritable
stratégie. Elle a traversé les années
et s’est développée au fil des fluctuations
du marché et des opportunités
qui se présentaient », explique Michel
Englebert.
Quand vient le moment de la transmission,
il est indispensable de
prendre du recul, même si ce n’est
pas toujours facile, et de clarifier la
situation de l’entreprise. Pour mieux
se vendre, ou se vendre à un prix plus
avantageux, il faut, d’une part, lister
tout ce qui a été mis en place pour
générer du business et, d’autre part,
déterminer ce qui peut être lancé
ou amélioré pour en générer encore
plus. « C’est au niveau de cette ‘génération
de business’ qu’Advisium, en
collaboration avec le Hub Transmission
de BECI, entre en jeu. ».
Advisium propose, par exemple, une
clarification des ambitions de la direction,
l’identification des objectifs
commerciaux et l’analyse des performances
de l’entreprise. « Sur la
base de cela, nous aidons ensuite
l’entreprise à identifier des leviers de
progrès. Développer son chiffre d’affaires,
mettre en place une nouvelle
structure organisationnelle, utiliser
de nouveaux outils de gestion, revoir
son image…. sont autant d’actions
qui peuvent permettre à un cédant
de valoriser son entreprise avant la
vente proprement dite », assure Michel
Englebert. Une fois déterminées
les actions les plus prometteuses, un
plan concret est mis sur pied. « Nous
proposons cet accompagnement aux
cédants, mais également aux repreneurs
qui voudraient booster le
chiffre d’affaires de leur nouvelle entreprise
», conclut Michel Englebert.
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• 1 entreprise belge sur 3 changera de mains dans les dix prochaines
années.
• À Bruxelles, 147.000 emplois sont concernés.
• 51 % des entrepreneurs qui envisagent la cession de leur entreprise
dans les cinq années à venir n’ont pas encore de repreneur
en vue contre 60 % en 2013.
• 33% d’entre eux n’ont entrepris aucune démarche en ce sens contre
50% en 2013. Lentement mais sûrement, les actions de sensibilisation
semblent donc porter leurs fruits.
* Chiffres UCM – Octobre 2016
Cristelle Adam
2. Ressources humaines
Sur le plan des ressources humaines
aussi, anticiper est le maître mot,
d’autant que la législation évolue
sans cesse. « Grâce à cette anticipation,
les mauvaises surprises, financières
notamment, pourront être
évitées », affirme Cristelle Adam,
Segment Manager chez Partena
Professional. Se faire accompagner
par un spécialiste, c’est, tant pour
le cédant que pour le repreneur, la
certitude de faire les choses dans les
règles de l’art et d’éviter les risques
financiers. « Pourtant, dans la pratique,
le droit du travail et la sécurité
sociale sont souvent laissés de côté »,
regrette-t-elle.
Pour notre experte, un audit social
est indispensable. « Grâce à cet audit,
l’acquéreur sera en mesure de
bien comprendre la situation sociale
de l’entreprise ainsi que le risque financier
potentiel lié au transfert. »
L’acquéreur est en effet responsable
solidaire de toutes les dettes sociales
de l’entreprise avant la date du transfert.
L’audit social révèle également
si l’entreprise respecte bien ses obligations
en matière de droit du travail
et de sécurité sociale. Si l’entreprise
visée par le transfert est régie par la
CCT 32 bis, par exemple, l’acquéreur
est lié par une série d’obligations.
Cette étape atteste de l’attractivité
et de la solidité de l’entreprise : des
arguments très appréciables dans la
négociation… « Par ailleurs, si des
irrégularités étaient détectées, le cédant
pourrait les corriger afin que le
repreneur ne s’en serve pas. Par la
suite, nous aidons aussi les acquéreurs
dans le processus d’harmonisation
des ressources humaines »,
poursuit-elle. En effet, une fois le
transfert réalisé, de nombreuses
entreprises souhaitent gommer les
différences (rémunération, conditions
de travail) entre leurs propres travailleurs
et les travailleurs issus du
transfert. Un autre service utile est
le calcul du passif social. « Si l’acquéreur
souhaite avoir une idée du
coût du licenciement de certains travailleurs
dans le futur, ce calcul est
essentiel », assure Cristelle Adam.
3. Volet financier
Pour Stéphane Demaret, Business
Partner KMO/PME chez KBC Brussels,
la transmission reste souvent
une question délicate car les entreprises
recherchent avant tout la
confidentialité. « Afin de guider les
entrepreneurs dans cette phase essentielle
de la vie de leur entreprise,
nous avons décidé de participer activement
au Hub Transmission. En
effet, notre ancrage local et notre
projet innovant de création de KBC
Brussels font de nous un partenaire
privilégié des PME bruxelloises tout
au long de leur existence ; donc aussi
pendant leur transmission. »
KBC Brussels se positionne en tant
qu’expert financier accompagnant
les PME. « Nous leur proposons notamment
notre aide dans la préparation
à la vente, la valorisation de
l’entreprise, les étapes du processus
de cession et le financement de la
reprise. » Pour Stéphane Demaret,
il convient d’analyser correctement
le potentiel de l’entreprise ainsi que
les capacités du candidat à la reprise,
en préparant et conseillant le cédant,
mais également le repreneur. « Nous
aidons les candidats repreneurs à optimaliser
leur demande éventuelle
de crédit, en matière notamment de
rachat de parts. » Trouver un finanStéphane
Demaret (KBC Brussels)
cement est en effet l’un des grands
obstacles de la transmission. Les
principales difficultés rencontrées
sont le manque de fonds propres du
repreneur, le manque de garanties,
la durée des crédits et la sous-estimation
des investissements.
Par ailleurs, auprès de KBC Brussels,
toutes les décisions sont prises au
niveau local, à Bruxelles. « Grâce à
cette approche typiquement bruxelloise,
nous souhaitons nous distinguer
de nos concurrents et faire la
différence. Car nous avons d’ambitieux
objectifs. Nous souhaitons devenir
le meilleur partenaire financier
pour nos groupes cibles bruxellois. »
4. Plan fiscal
Enfin, en matière fiscale, la transmission
balaie un large spectre d’implications
et de techniques fiscales,
sur les plans de l’impôt sur le revenu,
des droits de succession et de donation,
etc. Dans ce cadre, Deloitte, qui
dispose d’experts fiscaux spécialisés
dans les fusions et acquisitions, offre
différents services aux candidats cédants
et repreneurs. L’un des plus
utiles est l’audit fiscal, qui va permettre
de détecter les risques fiscaux
éventuels et/ou les opportunités. «
En effet, lorsqu’un entrepreneur décide
de reprendre une entreprise, il
ne connaît pas le passé fiscal de la
société et ne sait pas très bien ce
qu’il va trouver », explique Fabrice
Dandois, Manager chez Deloitte Fiduciaire.
Il est donc très important de
faire une analyse fiscale de la société
et de tout passer en revue. « L’objectif
est de vérifier qu’il n’y a pas de
litiges fiscaux ou, le cas échéant, de
les solutionner », précise Guy Van de
Velde, Partner chez Deloitte Business
Process Solutions. Faute de quoi, le reBECI
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Vendre sa société à l’étranger :
une piste alternative ?
Fabrice Dandois (Deloitte Fiduciaire)
Erick Thiry (responsable
Hub transmission)
preneur pourrait être confronté, deux
ou trois ans plus tard, à de mauvaises
surprises lors d’un contrôle fiscal, telles
que des montants à payer qui n’auraient
pas été provisionnés. « Dans ce cadre,
des clauses spécifiques aux litiges fiscaux
sont à prévoir en amont dans le
contrat de vente », ajoute-t-il.
Le rôle du conseiller fiscal est aussi de
trouver des pistes pour optimiser la reprise
de la société. Fabrice Dandois : «
L’une des solutions peut, par exemple,
être la création d’une holding où on
prévoit une remontée de dividendes
de la société opérationnelle en vue
d’optimiser le financement de l’acquisition.
» Parfois, une restructuration de
l’entreprise permettra aussi de faciliter
la transmission. Citons, par exemple,
la possibilité de séparer l’immobilier
de l’exploitation. Et Guy Van de Velde
d’ajouter : « L’une des autres grandes
questions est de savoir comment structurer
le deal : est-ce qu’on reprend seulement
les actifs (asset deal) ou est-ce
qu’on rachète les actions (share deal)
? Selon le choix, le risque et les implications
fiscales seront différentes. »
Enfin, après le rachat, un suivi est également
proposé au nouvel acquéreur
pour l’aider à remplir ses obligations
fiscales. Sur le plan fiscal, comme sur
d’autres plans, se faire accompagner
est souvent une nécessité. « Dans une
PME, la compétence fiscale n’est pas
toujours suffisante compte tenu de la
complexité des procédures. C’est pourquoi,
chez Deloitte, nous estimons primordial
que la personne qui a travaillé
à la préparation et à la structuration de
la reprise assure également le suivi et
l’implémentation comptable et fiscale »,
conclut Fabrice Dandois. ●
Info Hub Transmission : Erick Thiry
- eth@beci.be, 02 643 78 36
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BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
« Nous sommes de plus en plus fréquemment contactés par des investisseurs
étrangers (français, hollandais, turcs, italiens…) qui souhaitent
s’implanter à Bruxelles », explique Erick Thiry, coordinateur du Hub.
Certains secteurs tels que l’industriel, le semi-industriel, la production à
valeur ajoutée ou encore la transformation de produits intéressent particulièrement
ces acquéreurs étrangers. « Les sociétés de services, moins
sollicitées en général, offrent aussi un intérêt stratégique pour nos voisins.
»
« Pour répondre à ces demandes, nous avons la chance de pouvoir nous
appuyer sur le réseau Enterprise Europe Network, dont BECI est le partenaire
bruxellois, sur celui des chambres de commerce, présentes dans le
monde entier, et sur notre collaboration avec Bruxelles Invest & Export.
Tous ces partenariats nous permettent de faire rayonner les entreprises
belges en phase de transmission, au-delà de nos frontières. »
Pour Erick Thiry, l’international offre de nouvelles perspectives en transmission
: « C’est une problématique qui dépasse le niveau régional, elle
doit être traitée au niveau national et même international. » Pour le cédant,
il peut être plus intéressant d’être repris par une société étrangère,
qui veut s’implanter sur Bruxelles et aura intérêt à garder les structures
en place, plutôt que par un concurrent qui souhaitera réaliser des économies
d’échelle. « Intéresser un investisseur étranger peut donner un
nouveau départ à une entreprise qui aurait besoin, par exemple, de capitaux
pour se développer. »
Un nouveau souffle
Dans les faits, Erick Thiry constate que certains entrepreneurs restent
assez réticents à l’idée de voir leur société « partir » à l’étranger. « Il faut
lever ces a priori car vendre son entreprise à un groupe étranger peut
être une vraie opportunité. Ces acquéreurs arrivent généralement avec
des fonds assez conséquents qui vont permettre à l’entreprise de se développer
et apporter un nouveau souffle. C’est l’occasion d’une recapitalisation
et l’opportunité de générer de l’emploi en région bruxelloise. »
En cas de transmission internationale, BECI joue son rôle d’accompagnateur
et de conseiller. « Il est essentiel de se mettre au niveau de l’acquéreur
étranger qui, lui, est sans nul doute très bien entouré, par des
conseillers de haut niveau. C’est là que nos partenaires interviennent »,
conclut Erick Thiry. Actuellement, trois transmissions internationales
sont en cours chez BECI.
© R.A.
© Reporters
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ENTERPRISE LIFECYCLE
Transmission familiale : l’art d’aborder les
questions qui fâchent
« Psychiatre ès PME », c’est ainsi que se qualifie avec un brin d’humour Alain Englebert.
Avec quatre associés au sein du cabinet Family House, il accompagne les
entreprises familiales dans leur développement. La transmission, c’est son cœur
de métier. Nous passons avec lui en revue quelques thèmes qui restent encore trop
souvent tabous dans les cellules familiales.
Olivier Fabes
S’
appuyant sur une large expérience de la transmission
intrafamiliale – majoritairement vers les
descendants directs, parfois les nièces/neveux
ou cousins – Alain Englebert le reconnaît volontiers : une
bonne part de son métier, basé sur la confiance, consiste à
faire exprimer tout haut ce que beaucoup, parents comme
enfants, pensent tout bas. « Nous ne sommes pas des
techniciens ou des financiers de la transmission. Notre
matière, c’est avant tout l’humain. » Une matière intarissable,
dont nous abordons avec lui quelques aspects
délicats.
• Les enfants n’osent pas dire non : « C’est heureusement
de moins en moins vrai. Les enfants expriment
plus facilement que jadis leur volonté, leurs aspirations
profondes. Reste que, dans certains cas, le poids de la
tradition ou surtout le poids psychologique de ne pas décevoir
les parents pèse toujours sur certains enfants. »
• Une question jamais vraiment posée : « Il faut encore
trop souvent un accident de la vie pour que le dirigeant
d’entreprise pose réellement à ses descendants la question
de la transmission. Le patron, le nez dans le guidon,
oublie de prendre le temps de faire sérieusement le
bilan des objectifs de la famille et de l’entreprise. La
question de la transmission doit être intégrée en amont
à ce bilan. N’oublions pas qu’il faut au minimum 12 à
24 mois pour préparer une transmission. »
• Frères et sœurs vont se déchirer : « Les conflits entre
frères et sœurs se produisent le plus souvent après la
cession. Soit l’entreprise marche du tonnerre et certains
enfants vont se plaindre que l’un ou l’autre a été
privilégié. Soit la transmission tourne au fiasco et c’est
l’enfant qui a repris qui se sent défavorisé ou grugé. Il
convient d’avoir une approche rigoureuse, lors de la préparation
de la cession, pour que tous les enfants soient
autour de la table et s’expriment. » Il n’est pas rare que
plusieurs enfants veuillent s’impliquer. En fonction de
l’expérience et des compétences de chacun, le conseil
externe devra alors objectiver la répartition des rôles.
« Jadis, les filles étaient en général moins intéressées
par les affaires, mais cela a bien changé. »
• Le fils/la fille aimerait bien mais ne peut point : « Nous
avons encore eu un cas récemment : ‘nous devons vous
Alain Englebert
dire qu’au jour d’aujourd’hui, le fils envisagé pour vous
succéder est incompétent pour reprendre l’entreprise.’
Il est de notre responsabilité d’ouvrir les yeux sur un
scénario qui tournerait à la catastrophe. Souvent, les
manquements ne sont pas irrémédiables, il faut juste
reporter le projet de 2 à 3 ans et prévoir une formation
complémentaire. » Mais parfois aussi, c’est une question
d’aptitude générale et il faut oser dire la vérité en face.
« À l’inverse, il arrive de plus en plus que le fils ou la fille,
tout à fait compétent, n’ait tout simplement pas envie de
reprendre la boîte familiale. Parce que le secteur d’activité
ne correspond pas à sa formation ou, plus souvent,
parce qu’il ou elle ne veut pas de la vie de ses parents,
qui se sont investis corps et âme pour l’entreprise. ‘Oui
à la grande liberté de l’entrepreneur, mais non à l’esclavage’,
entend-on ici et là. Un tel argument n’est pas
facile à contrecarrer, mais il peut être modéré : nous
passons de systèmes de gestion d’entreprise ‘dictatoriaux’
à des modèles plus tournés vers la délégation.
Le bon entrepreneur est celui qui s’entoure de gens
plus compétents que lui. » Autre contre-argument : « Et
avec un patron dans le monde salarié, quelle garantie
avez-vous de davantage préserver votre vie privée ? »
Optimiste malgré tout ...
En dépit de toutes ces observations qui rendent la transmission
familiale de moins en moins évidente, Alain Englebert
se dit très confiant que le taux de succès des
transmissions familiales va aller croissant. « Le besoin
de préparation est de mieux en mieux compris. Certaines
questions peuvent faire mal, mais au moins, les familles
ne ferment plus les yeux. » ●
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© R.A.
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ENTERPRISE LIFECYCLE
Brasserie Cantillon : « Ne pas reprendre
aurait été comme un acte de trahison »
Cantillon, à Anderlecht, brasse le lambic traditionnel depuis quatre générations. Et
la relève semble déjà bien assurée. Au pays de la gueuze, la transmission familiale
apparaît tout aussi naturelle que le mode de fermentation ancestral. Olivier Fabes
C
e jour-là, la drêche sortait fumante de la brasserie
de la rue Gheude, direction une des fermes
de la périphérie bruxelloise. Ces restes de matières premières
céréalières vont alimenter les vaches laitières,
pour produire un fromage artisanal, à déguster avec la
plus authentique des gueuzes.
Véritable institution bruxelloise, Cantillon est l’une des
petites brasseries les plus connues et respectées au
monde. C’est aussi une PME de six personnes qui est
restée dans le giron de la famille Cantillon puis, par alliance,
de la famille Van Roy, depuis quatre générations.
Si on y ajoute la gestion du « musée vivant » qu’est également
la brasserie, toute la fratrie Van Roy y travaille :
Jean dirige la brasserie, tandis que ses sœurs Magali et
Julie s’occupent du musée.
Tant pis pour les études...
Son papa Jean-Pierre, époux de Claude Cantillon, et qui a
repris la brasserie à Marcel et Robert Cantillon en 1968,
est toujours bien présent, lui aussi. Et la relève semble
déjà bien assurée puisque Florian, fils de Jean Van Roy, a
rejoint l’entreprise depuis septembre. L’attrait de la brasserie
familiale créée en 1900 par son aïeul, Paul Cantillon,
l’a emporté sur les cours de management à Solvay...
« Je n’ai moi-même jamais terminé mes études », se
souvient Jean Van Roy, qui s’est retroussé les manches
dans la brasserie dès 1989. Le passage de flambeau
s’est fait progressivement. « À l’époque, nous n’étions
que deux, le père et le fils. Et puis ma maman qui aidait
dans l’ombre. » La situation n’était pas folichonne ; le
lambic traditionnel n’intéressait plus grand monde et les
brasseries bruxelloises périclitaient les unes après les
autres. Mais Cantillon s’est accrochée. « On a senti un
vrai renouveau à partir de 95-96 et maintenant, nous ne
devons même plus faire de marketing. » Toute la production
est en effet assurée d’être écoulée, essentiellement
vers le secteur horeca.
« Il y a quelque chose de très émotionnel dans cette brasserie
», nous dit le maître-brasseur qui remet une bûche
dans le petit poêle à bois de l’estaminet, avant d’évoquer
ses premiers pas dans l’affaire familiale. « Reprendre
l’entreprise me paraissait naturel et normal. Mes parents
s’étaient battus pendant 20 ans pour en assurer la survie.
Ne pas le faire aurait été comme un acte de trahison »,
affirme Jean Van Roy. « Je ne me souviens même pas
38
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
Trois générations de Van Roy ; de gauche
à droite : Jean, Jean-Pierre et Florian.
que mon père m’ait dit un jour : ‘voilà, maintenant c’est
toi le patron’. »
Toute la famille vient régulièrement aider dans la brasserie,
dès le plus jeune âge. Ce qui crée naturellement des
vocations. « On essaie juste de ne pas se marcher sur les
pieds. D’où la séparation entre la brasserie et le musée. »
Dans les repas de famille, Jean Van Roy observe que les
sujets de conversation tournent assez rarement autour
de l’entreprise. « Il n’y a aucune règle qui l’interdit, mais
on a déjà assez l’occasion d’en parler à la brasserie. »
Internationalisation
Jean Van Roy se dit probablement un peu moins conservateur
que ses prédécesseurs, « mais sans jamais toucher
à la tradition. » C’est sous sa houlette que Cantillon s’est
réellement internationalisée au niveau de ses ventes,
même si son papa l’avait déjà fait connaître au Japon.
Jean n’a encore que la cinquantaine et son fils Florian n’a
que 20 ans. Il n’y a donc pas d’urgence. Le passage de
flambeau se fera aussi progressivement et naturellement.
Il y a aussi un autre fils, Sylvain, 17 ans. « Ce sont bien sûr
eux qui orientent leur carrière. Ce qui est certain, c’est
que le lambic traditionnel ne s’apprend pas à l’école. Par
contre, ce serait bien d’envoyer mon fils se former au
contact d’autres brasseurs dans le monde, que ce soit
au Canada, aux Etats-Unis ou en Italie. »
La tradition n’empêche pas de s’inspirer de ce qui se fait
de mieux ailleurs. ●
© R.A.
׉	 7cassandra://GkqmfIGzdrWo2DsZk0BwAXbGZgBra_4b5wdRhbTnJ9s`̵ Xj#Bl׉EENTREPRENDRE
STARTER
Ecoboutic : pour une consommation
écologiquement responsable
Ecoboutic entend offrir au particulier une plateforme où il puisse trouver des solutions
économiques, écologiques et technologiques performantes afin de réduire
son impact sur la planète tout en réalisant de substantielles économies.
Guy Van den Noortgate
F
ondée fin 2010 par Laurent Ducousso et Karim
Boudjellal, Ecoboutic est avant tout, selon ses créateurs,
un concept qui vise à « offrir la meilleure qualité au
meilleur prix tout en préservant au maximum le fragile équilibre
de notre planète ». Ce concept repose sur trois piliers :
l’économie, l’écologie et la technologie. « Dans un premier
temps, nous avons démarré avec les entreprises en leur
proposant de l’éclairage LED », explique Laurent Ducousso.
« Elles ont rapidement vu leur intérêt en termes d’économies
réalisées. Aujourd’hui via Leddis, qui est une de nos marques
commerciales, nous avons déjà équipé des clients comme
GSK ou la SNCB. Les avantages de cette technologie sont
multiples. Par rapport à une ampoule classique, une diode
LED va consommer moins d’électricité tout en offrant un
meilleur confort et avoir une durée de vie plus longue. »
Au départ, Ecoboutic avait été pensée à destination du particulier
mais elle s’est rapidement développée dans le B2B.
Depuis 2015, elle se réoriente progressivement vers son
projet de départ. Pour ce faire, Laurent Ducousso a rejoint
le BECI Start’Hub Challenge où, avec les conseils de coaches,
il a redéfini et affiné ses objectifs. « C’était important,
notamment en termes de positionnement, d’image et de
stratégie. Nous avons repensé notre site internet et la manière
d’aborder la clientèle des particuliers. Notre objectif
n’est pas de les démarcher en leur proposant d’emblée une
offre mais de les amener sur notre site afin qu’ils se fassent
leur idée. Ensuite, nous pourrons leur faire une offre qui
corresponde vraiment à leurs besoins. »
D’autant qu’Ecoboutic n’entend pas se limiter au LED mais
bien proposer un choix beaucoup plus large et qui sera
amené à croître dans les années à venir. Actuellement, la
start-up travaille avec deux fournisseurs européens de LED,
le français Addis et l’espagnol Beneito & Faure. « Les LED
sont fabriqués en Chine mais les bureaux d’études sont en
Europe », précise Laurent Ducousso. « Il faut savoir que cette
technologie évolue extrêmement rapidement et que de nouvelles
ampoules plus performantes arrivent constamment
sur le marché. Par ailleurs, nous avons étoffé notre gamme
avec une marque chinoise de lampes de poches, Nitecore,
qui peuvent être utilisées en randonnée mais ont également
des applications professionnelles. »
Aujourd’hui, sur le site internet d’Ecoboutic, on peut déjà
trouver ces différents produits avec les catalogues des fournisseurs
qui sont assez bien faits et permettent, par exemple,
de voir à quelle ampoule
classique correspond
la nouvelle
ampoule LED. Mais
Ecoboutic entend
bien proposer d’autres
technologies
innovantes, comme
des systèmes de
filtration d’eau sous
la marque Or Bleu
ou des services d’éco-coaching.
« À terme,
nous souhaitons
également que des personnes ou des sociétés qui ont mis
au point un nouveau procédé, lié à l’énergie ou d’autres domaines
du développement durable, s’appuient sur notre site,
qui se positionnerait alors comme un portail, pour commercialiser
leurs produits. » Ainsi, on peut déjà trouver sur le
site Auto Recup, qui permet à un automobiliste de dénicher
une pièce de rechange pour son véhicule.
Laurent Ducousso
Ce ne sont pas les idées qui manquent chez Laurent
Ducousso. Il anticipe déjà un futur marché de l’occasion
pour les ampoules LED : « Elles ont une durée de vie de
10 ans mais on peut très bien imaginer les racheter chez nos
clients, les reconditionner et les proposer en seconde main ».
Les marchés du développement durable et de l’économie
circulaire commencent à se préciser et Ecoboutic entend
bien en être un acteur de premier plan. ●
www.ecoboutic.com
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
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Bruxelles
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shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
39
© Karim Boudjellal
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SELF-EMPLOYED CORNER
Rebondir après une faillite ? C’est possible !
La faillite est une procédure judiciaire pour les commerçants et les entreprises qui
ne peuvent plus payer leurs factures. Pour autant, ce n’est pas la fin irrémédiable
de tout projet entrepreneurial.
«P
our parler de faillite, deux conditions doivent
être remplies », explique Eric Van den Broele,
de Graydon : « L’entreprise ou l’indépendant doit
ne plus être capable structurellement de payer ses factures
et aucune amélioration ne doit être envisageable.
Il est important de savoir que la faillite ne s’applique pas
aux professions libérales (mais il en est question pour
l’avenir…) ni aux gérants de sociétés. Les sociétés, en
revanche, peuvent tomber en faillite. »
Un indépendant peut avoir plusieurs vies après une faillite
et redémarrer. Les anciens créanciers peuvent, ou pas,
lui réclamer encore leur dû, selon que l’excusabilité lui
est octroyée ou non. Le tribunal peut déclarer « excusable
» l’indépendant failli qui a agi de bonne foi – mais
le curateur et les créanciers peuvent contester. S’il est
« excusable », l’indépendant failli pourra ensuite redémarrer
une entreprise sans que ses anciens créanciers
puissent encore exiger leur paiement. L’excusabilité passe
donc l’éponge sur le passif résiduel : toutes les dettes
sont éteintes, même celles qui n’ont pas été signalées
(à temps) au curateur.
Mais obtenir l’excusabilité a longtemps été une faveur ;
celle-ci devait être explicitement octroyée par le tribunal.
Aujourd’hui, l’exclusabilité est devenue la norme et est
accordé dans 90 à 95 % des cas. Elle n’est refusée que
quand il y a une raison spécifique : dans les dossiers
où l’indépendant concerné a agi de mauvaise foi, dans
une mauvaise intention. Lorsqu’il a fraudé, par exemple,
ou qu’il a détourné des biens. Un indépendant qui n’est
pas dans une bonne situation financière a donc intérêt
à rester correct. Avoir mal évalué les choses dans le cadre
de la gestion d’entreprise ou faire faillite parce que
l’on n’a soi-même pas pu recouvrer certaines créances
ne constituent pas des motifs de refus de l’excusabilité.
C’est inhérent au fait de faire des affaires. L’excusabilité
s’applique d’ailleurs aussi au conjoint du failli et aux personnes
qui se sont portées caution pour l’indépendant.
L’extinction des dettes du passé n’est toutefois pas absolue.
L’éponge n’est pas passée sur tout. C’est le cas
notamment des dettes qui n’ont pas trait à l’activité professionnelle
de l’indépendant, mais à ses affaires privées.
Il peut s’agir par exemple de pensions alimentaires.
Qu’en est-il sur le plan social ?
En principe, un indépendant n’a pas droit à des allocations
de chômage. Un indépendant en faillite peut toutefois
s’adresser à l’Onem s’il a travaillé en tant que salarié
avant le début de son activité principale indépendante.
Source : Partena Professional et Graydon
40 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
Il faut donc tout d’abord analyser la situation. En effet,
si, à la date du jugement de faillite, la durée de l’activité
indépendante (exercée à titre principal) se situe entre 6
mois et 15 ans, le failli entre en ligne de compte pour
l’octroi d’allocations de chômage.
L’assurance faillite est une assurance sociale qui s’adresse
aux indépendants. Elle prévoit une prestation mensuelle,
dont l’octroi est soumis à un certain nombre de conditions
– dont celle de ne pas bénéficier d’allocations de
chômage – et qui peut être invoquée à plusieurs reprises
durant la carrière professionnelle pour une durée qui ne
peut dépasser 12 mois sur l’ensemble de la carrière. Le
bénéfice de l’assurance faillite permet aussi le maintien de
la protection sociale en matière d’allocations familiales et
d’assurance maladie. Y ont droit les indépendants déclarés
en faillite, les gérants, administrateurs et associés actifs
d’une société déclarée en faillite. Les indépendants qui
ont fait l’objet d’une condamnation pénale (faillite frauduleuse)
ou qui ont organisé eux-mêmes leur insolvabilité
en sont exclus.
L’assurance faillite fournit une prestation mensuelle payée
à partir du premier jour du mois suivant le jugement
de faillite, pendant 12 mois au maximum. Le montant
varie en fonction de la situation familiale de l’indépendant
: 1.168,73 € par mois sans personnes à charge ;
1.460,85 € avec personnes à charge.
Pour toute question sur ces matières, n’hésitez pas
à appeler le Centre d’Entreprises en Difficultés au
02 643 78 48. ●
© Thinkstock
׉	 7cassandra://zWbqFKKPoLkUionxTRI6WzO3EEc5q_WCVQNCKWhhwWA`̵ Xj#Cp׉E1ENTREPRENDRE
La solitude de l’entrepreneur, vous
connaissez ?
Vous êtes indépendant et vous vous sentez parfois désemparé face à l’ampleur de
la tâche, à la quantité de décisions et d’actions nécessaires pour que votre projet
évolue, au manque de ressources pour vous développer ? Vous rêvez sans doute de
soutien, d’un partage qui fait avancer les choses avec des gens qui vous éclairent
de leur expertise tout en étant proches de vous.
C’
est bien normal : nous ne sommes pas faits pour
être seuls ; les neurosciences démontrent que,
dès que l’on entre dans une relation stimulante,
nous secrétons une pluie d’hormones bienfaisantes. Ainsi
régénérés, nous sommes plus clairvoyants et nous repartons
avec enthousiasme vers de nouvelles aventures.
Fort de sa proximité quotidienne avec de très nombreux
entrepreneurs au sein de BECI, Frederik Leloup a lancé
il y a déjà un an déjà une initiative novatrice qui prend à
bras le corps cette problématique de la solitude de l’entrepreneur.
Cette initiative s’appelle Co-Solutions.
Durant six mois, des entrepreneurs, comme vous, se sont
retrouvés toutes les deux semaines pour apprendre les
uns des autres, partager, se soutenir mutuellement, se
procurer des solutions quand des défis se présentaient.
Résultat : l’accès à des ressources inespérées, la résolution
de tensions lancinantes, la création d’alliances
durables. Et par-dessus ces bénéfices immédiats, la naissance
d’une communauté liée indéfectiblement par une
amitié faite d’estime, de respect, de solidarité. Désormais,
les anciens participants de Co-Solutions se retrouvent
pour partager, résoudre, s’éclairer et se soutenir mutuellement
dans une ambiance festive.
« Je suis devenu membre d’une tribu. »
« Il y a dans ce concept quelque chose de surprenant.
Un voyage où les objectifs que l’on s’était fixés nous paraissent
dérisoires au regard de ce que nous avons appris
sur nous et notre entreprise », témoigne Mathieu
Blanchart (Alpesc Productions). « Comme la plupart de
mes ‘co-cosolutionneurs’, je suis venu avec des objectifs
de développement : plus de clients, plus de chiffre d’affaires…
car c’est la logique que l’on a tendance à adopter,
en tant qu’entrepreneur solitaire. Et même s’il est vrai
qu’une croissance est nécessaire, une justesse dans ce
que l’on fait l’est au moins tout autant pour la pérennité
de notre activité. »
« Voilà ce que j’ai trouvé ici : de la justesse, grâce autant
aux accompagnateurs (‘guides de voyage’ serait plus juste)
qu’à mes compagnons d’aventure. Ce sont des moments
précieux où l’on sort la tête du guidon et où l’on prend
le temps de réfléchir à ce que l’on veut vraiment faire
dans notre activité et comment y parvenir. Épaulé par
tout le monde, avec bienveillance et dans le partage d’expériences,
on peut avancer en toute sécurité durant six
mois. J’en ressors beaucoup plus serein pour mon avenir.
Pierre Guilbert et Frederik Leloup, les promoteurs des Co-Solutions.
Et d’entrepreneur solitaire, je suis devenu membre d’une
tribu. »
Les témoignages des anciens participants vous donneront
une idée des bénéfices qu’ils ont tirés de l’aventure
Co-Solutions. À voir sur https://youtu.be/Amljxmoqa8o,
ou scannez ce code QR. ●
Petit-déjeuner Co-Solutions
le 12 janvier
Afin de vous permettre de découvrir cette belle dynamique
et d’y prendre part si vous le souhaitez, Frederik
Leloup et Pierre Guilbert, tous deux promoteurs
de l’initiative, vous invitent pour un petit déjeuner le
12 janvier au 500 avenue Louise, de 7h30 à 9h.
Inscriptions : www.beci.be.
Si vous ne pouvez pas participer à ce petit-déjeuner,
demandez un rendez-vous à Frederik Leloup :
fle@beci.be ; tél. 0475 56 22 79
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
41
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TRANSITION
Le travail adapté, parce que vous le valez bien
Certaines entreprises bruxelloises font le pari de collaborer avec des personnes
handicapées intégrées au sein d’Entreprises de Travail Adapté (ETA). C’est notamment
le cas de L’Oréal.
Johan Debière
C’
est au détour du déménagement de son QG vers
Berchem-Sainte-Agathe que L’Oréal a noué ses
premiers contacts avec Manufast, une ETA bien
connue en Région bruxelloise, qui permet depuis plus de
cinquante ans à des personnes handicapées de s’épanouir
en effectuant des tâches d’assemblage de documents ou
de produits, de conditionnement et de déconditionnement,
de mise sous film de produits, de montage de displays...
Très vite, les commandes tombent : stockage temporaire
de marchandises, envoi de produits à des clients, photocopies
en grands tirages, réalisation de « duo-packs »,
remplissage de présentoirs... « Aujourd’hui, L’Oréal représente
5 % du chiffre d’affaires de Manufast », explique
Brigitte Hamtiaux directrice générale de l’ETA.
Sans doute l’origine française du groupe de cosmétiques
explique-t-elle cette sensibilité. Comme nous l’a confirmé
le directeur d’une autre grande ETA bruxelloise, il est significatif
de relever que « certaines banques ou certaines
compagnies d’assurance belges persistent à ne pas faire
publiquement étalage de collaborations avec des ETA ». À
cet égard, les campagnes de communication orchestrées
par la fédération des ETA, la Febrap, devraient inverser la
tendance grâce à un discours positif et intelligent.
Les raisons qui poussent les entreprises à collaborer
avec les ETA ne sont pas « honteuses » : on ne fait pas
d’économie en travaillant avec une ETA. « Les prix pratiqués
sont ceux du marché », confirme Marc Willocx, le
directeur de l’APAM, une ETA située à Uccle. Les entreprises
qui recherchent les prix cassés se dirigent plutôt
vers les pays à bas salaires.
Une situation qui pourrait s’améliorer un peu grâce au
droit : « Le groupe parlementaire Défi dépose en janvier
une proposition d’ordonnance au Parlement bruxellois,
concernant l’obligation de respecter les quotas pour
les communes bruxelloises », indique Michaël Lans, le
porte-parole de la Febrap. « Le texte devrait permettre
de comptabiliser les marchés exécutés par les ETA dans
le calcul du quota. »
Acteurs de l’économie urbaine
C’est heureux car la présence de ces entreprises particulières
à Bruxelles présente de grands atouts : « Les
ETA possèdent des infrastructures de production et de
stockage au cœur de la ville. Elles permettent d’activer
toute la dynamique de retour de la production en ville,
soutenue par les concepts d’économie circulaire », argumente
M. Lans. Pour sa part, Brigitte Hamtiaux souligne le
nombre important de travailleurs handicapés qui peuvent,
42 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
à travers les ETA bruxelloises « exercer une activité professionnelle,
en retirer un revenu décent et continuer à
vivre sur le territoire de la Région ».
Très bien, mais combien de personnes handicapées pourraient-elles
ainsi être aidées à travers la mise à disposition
d’un travail adapté à Bruxelles ? « C’est difficile
à dire. Les recensements de personnes handicapées à
qui l’on pourrait proposer de travailler dans une ETA ne
sont pas aussi précis qu’on pourrait le penser », soulève
Brigitte Hamtiaux. « Ce que l’on peut dire », complète
Michaël Lans, « c ’est qu’à Bruxelles, les ETA rassemblent
1.450 personnes présentant des handicaps physiques ou
mentaux, encadrées par 400 professionnels qualifiés ».
Un contingent limité à l’enveloppe que la Cocof est en
mesure d’octroyer sous forme de subsides à l’embauche
de personnes handicapées.
Cette situation « inconfortable » pousse toutefois les
ETA bruxelloises à se remettre sans cesse en question,
en proposant des services toujours plus poussés. Il est
d’ailleurs significatif de constater qu’outre les personnes
handicapées, les ETA emploient aussi, de plus en plus
souvent, des travailleurs (handicapés ou non) formés à
des métiers très spécifiques : programmeurs, spécialistes
de l’IT, du marketing direct... « C’est une manière positive
de nous positionner face à des concurrents jouant sur le
seul facteur du prix », relève Brigitte Hamtiaux. « Notre
mission », conclut-elle, « c’est avant tout de maintenir
l’emploi. Investir dans de la technologie n’a de sens que
si elle permet de générer des jobs où le moins-valide
aura sa place. » ●
Info :
Hayate El Aachouche, Conseiller Diversité Beci
he@beci.be, 02 643 78 34.
Voir aussi : www.onsadapte.be
© Manufast
׉	 7cassandra://ndfBURezCL8D-lRcqJaaXGOvr0e2N_hbMkcV1q0vedc`̵ Xj#Ct׉EEENTREPRENDRE
Mécénat de compétences : que dit la
législation sociale belge ?
Encore très méconnu en Belgique, le mécénat de compétences suscite un engouement
croissant en Europe. Toutefois, il soulève certaines questions au regard de
l’interdiction de la mise à disposition de travailleurs en droit du travail belge, consacrée
dans la loi du 24 juillet 1987. Bref coup de projecteur sur ce mécanisme en
plein essor !
L
e mécénat de compétences consiste en la mise à
disposition gratuite, ponctuelle ou régulière, d’un
travailleur volontaire au profit d’une association caritative,
sur son temps de travail.
Ce mécanisme s’inscrit dans une logique philanthropique,
permettant le rapprochement des mondes économiques et
associatifs dans l’intérêt général. S’il est avant tout bénéfique
au bien commun, le mécénat est également avantageux pour
chacun de ses acteurs. En effet, il permet à l’association
bénéficiaire de profiter d’une expertise spécifique à titre gracieux,
à l’entreprise mécène de concrétiser ses engagements
de responsabilité sociale tout en valorisant son image et au
travailleur en quête de sens de conjuguer son projet professionnel
et ses aspirations personnelles.
Malheureusement, un vide juridique subsiste quant à l’encadrement
de cette pratique en droit du travail belge. Pourtant,
les similarités de ce mécanisme avec la mise à disposition de
personnel pose questions au regard de la législation sociale.
Une interdiction de principe et des tolérances
limitées
Règlementée en Belgique par une loi du 24 juillet 1987, la
mise à disposition de personnel vise l’activité par laquelle
un employeur prête ses travailleurs à des utilisateurs qui
exercent toute ou une partie de l’autorité patronale à l’égard
de ceux-ci.
La loi de 1987 prévoit une interdiction de principe de la mise à
disposition et prévoit de lourdes sanctions civiles, administratives
et pénales pour ceux qui s’y adonnent. Cette interdiction
ne connaît que quelques exceptions et — contrairement au
droit français par exemple — ne fait pas de distinction selon
que la mise à disposition soit rémunérée ou qu’elle ait lieu
à titre gratuit.
Dans le cadre d’une pratique de mécénat de compétences,
un travailleur, employé par l’entreprise mécène, est mis à
disposition d’une association, tiers-utilisateur, durant son
temps de travail. Si l’association exerce une quelconque part
de l’autorité patronale, le mécénat risque de tomber sous
l’interdiction de mise à disposition.
La loi de 1987 prévoit un certain nombre de situations où la
mise à disposition est autorisée, telles que le travail intérimaire
et les mises à disposition de personnel autorisées
moyennant l’accord ou l’information préalable de l’inspection
sociale, par exemple dans le cadre d’une collaboration entre
Emmanuel Wauters et Isabelle Gerzat (Crosslaw)
Emmanuel Wauters et Isabelle Gerzat (Crosslaw)
des entreprises d’une même entité économique ou financière.
Le recours au mécénat devra être encadré et respecter les
règles mises en place par la loi. Toutefois, les conditions
légales pour qu’une mise à disposition soit tolérée sont particulièrement
strictes et limitent la possibilité de recourir au
mécénat en toute légalité et sans risque de sanction.
Modifier la législation existante afin d’envisager le mécénat
de compétences comme une forme de mise à disposition
autorisée semble être le compromis idéal. Une telle intervention
législative inciterait les entreprises à recourir davantage
au mécénat et protégerait celles qui s’y adonnent déjà. Quoi
qu’il en soit, dans l’état actuel de la législation, les acteurs du
mécénat ont tout intérêt à encadrer au mieux leurs pratiques
afin de limiter tout risque de sanction. ●
Envie de tenter l’expérience ?
Pour plus d’information au sujet de la règlementation
relative à la mise à disposition du personnel en droit
belge, des conventions de collaboration entre entreprises
et concernant l’encadrement à mettre en place
pour pratiquer le mécénat de compétences en toute
légalité, nous vous invitons à vous inscrire au séminaire
organisé par BECI le 26 janvier 2017.
Conventions de collaboration entre entreprises : mise
à disposition de personnel et autres aspects sociaux
Où ? BECI, avenue Louise 500, 1050 Bruxelles
Quand ? Le 26 janvier 2017 de 14h à 17h.
Comment ? Inscriptions en ligne sur www.beci.be
Intervenants : Emmanuel Wauters et Isabelle Gerzat,
avocats au sein du cabinet Crosslaw
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
43
R.A.
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NEWS
DANS NOTRE NEWSLETTER
DE DÉCEMBRE
Décès d’Yves Cabuy :
la Région perd un serviteur
C’est avec une immense
tristesse que BECI a appris
le décès d’Yves Cabuy
et salue la mémoire d’un
fonctionnaire brillant de la
Région de Bruxelles-Capitale.
Responsable, à la
direction des pouvoirs
locaux, du contrôle, des
préparatifs et de la mise en œuvre d’un nombre considérable
de marchés publics bruxellois, Yves Cabuy
participait à tous les travaux relatifs à l’amélioration
constante de la loi en la matière. Il n’hésitait jamais à
partager son savoir lors des nombreuses formations
qu’il donnait, notamment à travers le centre d’études
Esimap, mais aussi lors de sessions d’information chez
BECI. Lors de sa dernière participation, il était même
parvenu à résumer l’essentiel de cette loi extrêmement
complexe en quelques dizaines de minutes, un exploit !
Dynamique, passionné et bourré d’humour, Yves Cabuy
était aussi un ami de BECI. Nos pensées vont vers sa
famille et ses collègues.
Wonder Women
10% sur
votre
adhésion
44
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
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NEWS
Audi Brussels obtient le prix de
l’environnement Trends Business Tour
Audi Brussels a devancé une forte concurrence, dont
le géant énergétique EDF, la coopérative citoyenne
d’investissement Energiris ou encore le producteur de
boissons biologiques Simone a soif.
ESP A CE MEMBRE
Mr Energie, le courtier qui
réduit vos factures
D’après le président du jury Guy Van den Noortgate, le
constructeur automobile de Forest allie avec brio succès
économique et protection de l’environnement : « Le
jury a surtout été séduit par la politique de développement
durable qui est un fil conducteur chez Audi. Il
n’est pas toujours évident que de grandes entreprises
investissent dans le développement durable. Elles sont
parfois comme des paquebots qui, par moments, ont
du mal à corriger leur trajectoire, mais pourtant Audi
parvient à le faire. Audi Brussels intègre le développement
durable dans toutes les facettes de ses activés
opérationnelles. »
« Nous sommes fiers et heureux que le ‘Trends Business
Tour Award 2016’ nous a été décerné. Le mérité
en revient à l’ensemble de l’équipe d’Audi Brussels ! »,
a déclaré Patrick Danau, directeur général de l’usine –
qui produira, dès 2018, le premier véhicule totalement
électrique de l’histoire d’Audi.
Audi exploite notamment 37.000 m² de panneaux photovoltaïques
(la plus grande installation de ce genre à
Bruxelles). Son nouvel atelier de peinture a été doté
d’une pompe à chaleur, dont l’énergie récupérée est
réinjectée dans le circuit de production.
Audi Brussels veut améliorer ses performances en
matière environnementale de l’ordre de 25 % d’ici
2018, par rapport à l’année de référence 2011 (dont la
consommation d’énergie, d’eau, l’emploi de solvants, la
quantité de déchets et les émissions de CO2
).
Fondé par 3 jeunes entrepreneurs bruxellois, Mr Energie
a pour vocation de gérer gratuitement la facture
d’électricité et de gaz de ses clients. Son objectif est
triple : diminuer sans délai le montant des factures des
consommateurs, gérer la procédure liée au changement de
fournisseur et garantir des économies dans la durée. À
la clé, une économie pouvant monter jusqu’à 2 mois de
consommations.
La mission de Mr Energie est d’aiguiller les sociétés –
PME, grandes entreprises, et gestionnaires de biens immobiliers
– vers le fournisseur le plus adapté à ses besoins,
selon ses propres critères (prix, positionnement vert, qualité
du service SAV, popularité des offres, réputation du fournisseur,
actionnariat belge, etc.).
En pratique ? Les entreprises prennent un rendez-vous
avec un conseiller qui se déplace chez elles.
L’étude est
gratuite et sans engagement. Si le client est convaincu par
les économies, Mr Energie se rémunère sur un système winwin,
c’est-à-dire un pourcentage de l’économie réalisée par
le client.
derek@mrenergie.be
Tél. 0477/65.66.85
www.MrEnergie.be
ESP A CE MEMBRE
Cet espace est le vôtre
Vous êtes membre de BECI ? Vous désirez parler de votre
activité ? Vous avez une info à diffuser ? Envoyez-nous un
communiqué !
Pour tout renseignement : er@beci.be.
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
45
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NEWS
Startup Factory recherche trois
entrepreneurs
Startup Factory co-crée des start-ups avec ses partenaires
corporate, qui contribuent non seulement à financer
les projets mais également à accélérer leur développement.
Pour les mener à bien, elle recrute des
entrepreneurs qui pourront détenir jusqu’à 40 % des
start-ups préfinancées.
Startup Factory dispose d’une équipe transversale qui
collabore étroitement avec l’entrepreneur et l’aide à
développer des compétences en vente, marketing, management,
finance, IT, design, network professionnel,
communication…
La structure est actuellement à la recherche de trois
entrepreneurs pour des projets déjà préfinancés :
MediCheck (mise en relation entre employeurs et médecins
afin de faciliter la demande et le reporting des
contrôles médicaux), CarFixer (plateforme de mise en
relation entre conducteurs de voitures accidentées et
garagistes) et ValetIn (concierge en charge de parquer
votre véhicule).
Info : www.startupfactory.be
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Abattoir
47
Acofisco Group
Advisium
Alpesc Productions
Amgen
APAM
Appelboom (In den)
Atlas Services
Auberg’in (L’)
Audi Brussels
Axus
Basic-Fit
BBDO
BNP Parbias Fortis
Boston Consulting Group
Botanique
Bpost
Brussels Expo
Bruxelles Invest & Export
C’est bon, c’est Belge
Cantillon
CarAsap
Care4Fleets
CarFixer
Centre pour Entreprises en difficulté
Cimenteries CBR
Cinéma Vendôme
Cinematek
Citius Engineering
Commission européenne
Crosslaw
Crystal
Cueva de Castilla
Customs4Trade
Daoust
Deficom
Delhaize
Deloitte Fiduciaire
Dentsu Aegis
Derby
19-21
34-36
41
13
42
48-50
14
48-50
44-46
14
14
26-27
23
30-31
48-50
14
48-50
13
48-50
38
6
6
44-46
40
14
48-50
48-50
23
10
43
26-27
48-50
10
23
26-27
14
34-36
14 ; 26-27
14
Ecoboutic
Electrabel
Engie Energy Management
Enterprise Europe Network
Ernst & Young
eRowz
EVS
Ewala
Exki
Family House
Febrap
Federgon
Graydon
Group M
HR Rail
Huxley Belgium
IBA
Innov’Acteurs
IP Belgium
IZEO
KBC Brussels
KBC Group
L’Echo
L’Oréal
Lean Studio
Los Ponchos
Loyens & Loeff Avocats
Lunetier Ludovic
Mamahuhu
Manufast
Media Marketing
MediCheck
Mindshare
Moulin de Lindekemale (Au)
Mr Energie
MSD Belgium
Nest’Up
Noukie’s
Ogilvy
Omnicom Media Group
39
14
14
10
23
23
23
28-29
23
37
42
5
28-29
14
14
19-21
23
32-33
14
40
34-36
14
23
42
30-31
48-50
10
28-29
12
42
26-27
44-46
14
48-50
44-46
13
30-31
23
26-27
19-21
Pairi Daiza
Partena Professional
Petit Suisse (Au)
Pfizer Belgium
Philips
Pranarôm-HerbalGem
Procoplast
Proximus
Publicis
R du temps (L’)
Raypath International
Real Impact Analytics
Ronveaux
RTL
S3
Sabca
Semetis
Sequoia
Servauto
Solvay
Space
Spirit of Change
Starbucks
Startup Factory
Stûv
Take Eat Easy
The Biotech Quality Group
Total
Toukoul
Tour & Taxis
Toyota
UCB Biopharma
UCB Pharma
ULB
ValetIn
Vieux Saint Martin (Au)
VRT
Yumm’eat
Osteria Agricola Toscana
Ouzerie Mezedopolio
48-50
48-50
23
34-36
48-50
13
32-33
23
23
14 ; 32-33
26-27
48-50
28-29
23
23
14
19-21
30-31
19-21
19-21
14
14
14
28-29
30-31
44-46
23
28-29
23
14
48-50
48-50
30-31
14
14
5
44-46
48-50
14
28-29
׉	 7cassandra://rA4aESQfPdLR0W6PoMzUhzx58lYHHnaCkVCCV4hFJxMU`̵ Xj#Dƀ׉EL’actualité BECI en photos
Afterwork au
FoodMet
190 participants, près de 20 stands de dégustation et de découvertes, de nombreux
échanges et de nouveaux partenariats prometteurs ont fait de notre
premier Food After Work, au FoodMet de l’Abattoir, une superbe réussite !
Simone a soif !, Pipaillon, dauranta, Brussels Ketjep ou encore Sequoia ont
notamment eu l’opportunité de présenter leurs produits et services innovants
à Bruxelles.
© Reporters
׉	 7cassandra://MT6TZ2PAlGiu28hHlapnuIvJjCmX6Sgk9wQfvC0Vaww4`̵ Xj#DƁXj#Dƀ#בCט   u׉׉	 7cassandra://JAMDAu1UoRL1cDpr2uHC3qGGWanuHP8MwKiE80SAmAY `׉	 7cassandra://qLG_1LrUZg2ylwc2bKQIGzRqVTDCIB8B8rkTS8NppaEZ`S׉	 7cassandra://JJkHE1vLFuizKal0xQQ4P8nCpsDvzZBZrM-XuBbqksge`̵ ׉	 7cassandra://zgS11gHpOhheIZ74rt3hJEWVQROVuNJykzX_73Sw1RQ g͠Xj#Dƃט  u׉׉	 7cassandra://kuUYR5FihZos8s_vagRjj3Rfex6PHmGGnvoiILtJHl8 ^`׉	 7cassandra://_MqQbKmQkJg9kO3qwl0IQLrXXwhDyn0G4SdkV3ADQO0b`S׉	 7cassandra://lZ5WLSKfyUzksZeUmgk5vZEaxYGvE8B3Cd6dnh-n1bs`̵ ׉	 7cassandra://1NIb8z4zDwMK8CGBNUupvwcUjnnqfTwhSeOhs9HemFg {8͠Xj#DƅנXj#G +Q̆9ׁHhttp://www.propulsefestival.beׁׁЈנXj#G ̀9ׁHhttp://www.cinematek.beׁׁЈנXj#G R̳
9ׁH %http://brussels.salon-du-chocolat.comׁׁЈנXj#G o
9ׁHhttp://www.trainworld.beׁׁЈנXj#G y
9ׁHhttp://www.ellestournent.beׁׁЈנXj#G gR̧
9ׁHhttp://www.salondesvacances.euׁׁЈנXj#G Y9ׁHhttp://www.brafa.arׁׁЈנXj#G Ձw9ׁHhttp://www.autosalon.beׁׁЈנXj#G 'Id9ׁHhttp://www.brosella.beׁׁЈנXj#G J̗
9ׁHhttp://www.lasemaineduson.beׁׁЈ׉E%LES
ADRESSES
L’R DU TEMPS
Avenue Hansen Soulie, 78 – 1040 Etterbeek
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Les restaurants d’hiver à
Bruxelles
Le mercure reste obstinément coincé en bas de votre
thermomètre. Les arbres sont désespérément nus.
Les écharpes fleurissent au cou des Bruxellois. Le
doute n’est plus permis, l’hiver est là!
Frédéric Solvel
Ce n’est pas une raison pour déserter les restaurants.
Certains se prêtent même particulièrement à cette saison.
A table !
Tactique 1 : Jouez l’hiver à fond
L’hiver à Bruxelles est souvent triste, parfois très froid mais
jamais très long. Mettez à profit ces quelques semaines entre
décembre et février pour jouer le jeu à fond.
«Oh the weather outside is frightful
But the fire is so delightful
Since we’ve no place to go
Let it snow let it snow let it snow! »
(Frank Sinatra)
C’est le moment de laisser la balance au placard et de craquer
pour une bonne vieille raclette ou une fondue bourguignonne.
L’R du temps et Au Petit Suisse, les seuls restaurants suisses
de la capitale, tirent naturellement leurs épingles du jeu dans
cette catégorie.
Tactique 2 : On se réchauffe
Le bois qui craque dans la cheminée, les mains collées au radiateur…
Vous avez envie de vous sentir au resto comme à la
maison.
« Cho Ka Ka O
Cho chocolat
Si tu me donnes des noix de coco
Moi je te donne mes ananas »
(Annie Cordy)
Au Moulin de Lindekemale, In den Appelboom ou à l’Auberg’in,
ne transigez pas lors de la réservation : exigez la table
la plus proche du feu ouvert.
Eté comme hiver, votre virée au Sablon ou au centre-ville ne
doit pas passée inaperçue ! Les terrasses chauffées du Vieux
Saint Martin et ou de C’est bon, c’est Belge n’attendent que
votre commande.
48 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
AU PETIT SUISSE
Rue du Postillon, 4 – 1180 Uccle
MOULIN DE LINDEKEMALE
Avenue Jean-François Debecker, 6
1200 Woluwe-Saint-Lambert
IN DEN APPELBOOM
Rue du Pommier, 401 – 1070 Anderlercht
AUBERG’IN
Rue au Bois, 198 – 1150 Woluwe-Saint-Pierre
AU VIEUX SAINT MARTIN
Place du Grand Sablon, 38 – 1000 Bruxelles
C’EST BON C’EST BELGE
Rue de Rollebeek 3-5 – 1000 Bruxelles
TOUKOUL
Rue de Laeken, 34 – 1000 Bruxelles
OUZERIE MEZEDOPOLIO
Chaussée d’Ixelles, 235 – 1050 Ixelles
LOS PONCHOS
Chaussée de Charleroi, 158
1060 Saint-Gilles
OSTERIA AGRICOLA TOSCANA
Avenue Livingstone, 20 – 1000 Bruxelles
CUEVA DE CASTILLA
Place Colignon, 14 – 1030 Schaerbeek
Tactique 3 : Laissez entrer le soleil
Vous êtes plutôt du genre « déprime de saison » servie à toutes
les sauces ? Ne vous laissez pas abattre ! Mettez du soleil dans
votre assiette pour qu’il rayonne dans votre cœur…
« Laissons, laissons, entrer le soleil
Laissons, laissons, entrer le soleil
Laissez, laissez entrer le soleil
Laissez, laissez entrer le soleil »
(Julien Clerc)
Le soleil ne manque pas aux quatre coins du monde. Faites
tourner votre mappemonde et choisissez entre l’Ethiopie (Toukoul),
la Grèce (Ouzerie Mezedopolio), l’Amérique du Sud (Los
Ponchos), l’Italie (Osteria Agricola Toscana) ou l’Espagne
(Cueva de Castilla).
Et si vraiment rien ne vous convient, vous pouvez toujours vous
faire livrer des bons petits plats directement sur votre table
grâce aux différents coursiers qui sillonnent la capitale et qui
ne craignent pas le froid !
׉	 7cassandra://JJkHE1vLFuizKal0xQQ4P8nCpsDvzZBZrM-XuBbqksge`̵ Xj#DƆ׉ESBRUSSELSLIFE
PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
30.01 | 05.02
LA SEMAINE DU SON
Des événements auront lieu du lundi au dimanche
pour aiguiser votre ouïe et découvrir
la ville différemment.
Région bruxelloise | Gratuit
www.lasemaineduson.be
13.01 | 22.01
SALON DE L’AUTO
Plus de 100.000m2
EN SOIRÉE
11.01 | 29.01
DJANGOFOLLLIES FESTIVAL DE JAZZ
Devenu le rendez-vous incontournable du
début d’année, le festival de jazz Djangofolllies
se déroulera dans près de 30 endroits
différents.
Région Bruxelloise | www.brosella.be
dédiés aux plus
grandes marques de voitures, motos et
véhicules lourds.
Brussels Expo | 15 € |www.autosalon.be
21.01 | 29.01
BRAFA FOIRE D’ART
Plus de 130 galeries et marchands d’art
originaires de 16 pays vous attendent
en ce début d’année pour l’une des plus
grandes foires d’art au monde.
Tour & Taxis| 25€ | www.brafa.art
02.02 | 05.02
SALON DES VACANCES
Envie d’évasion ? Des centaines d’exposants
vous attendent pour vous proposer
des vacances insolites, en famille, pas
trop loin ou à l’autre bout du monde.
Brussels Expo| 5€ en ligne
www.salondesvacances.eu
26.01 | 29.01
ELLES TOURNENT CINÉMA
Le Festival « Elles tournent » propose des films
réalisés par des femmes. Des courts, des fictions,
des documentaires… Au total, une vingtaine
de films seront projetés durant 4 jours.
Cinéma Vendôme | apd de 3€
www.ellestournent.be
06.12.2016 | 16.04.2017
TINTIN A TRAIN WORLD EXPO
Le célèbre reporter fait arrêt à Train World.
Venez découvrir les aventures ferroviaires de
Tintin, le contenu de ses valises mais aussi
plusieurs planches originales.
Gare de Schaerbeek| apd 7€50 |
www.trainworld.be
10.02 | 12.02
SALON DU CHOCOLAT
Noir, au lait, blanc, praliné, les gourmands l’attendent
chaque année : le Salon du Chocolat !
Tour & Taxis| apd de 8€50
brussels.salon-du-chocolat.com
SOUS LA LOUPE — CULTURE
La Cinematek à l’aube de ses 80 ans
Conserver, acquérir et diffuser des films, les
missions de la Cinematek sont les mêmes
depuis près de 80 ans maintenant.
Née sous le nom de Cinémathèque Royale de
Belgique en 1938, cette institution biculturelle
porte depuis 2009 le nom de Cinematek.
Cinematek
Rue Baron Horta, 9
1000 Bruxelles
www.cinematek.be
Trois missions
La Cinematek se donne trois missions :
conserver les collections de films en sa possession,
acquérir des œuvres et montrer ces
films au public. Chaque année, près de 3000
films sont projetés à la Cinematek et à Flagey
(un partenariat est conclu depuis 2013).
Des grands classiques au cinéma muet en
passant par les séries B ou les documentaires,
toutes les bobines trouvent une place
à la Cinematek.
Education et initiation au cinéma
Des ateliers sont organisés plusieurs fois
par an pour présenter les 1001 secrets du
cinéma aux enfants. Plusieurs films estampillés
« jeune public » sont aussi projetés
un mercredi par mois, d’octobre à
mai. De nombreuses écoles francophones
et néerlandophones poussent également
les portes de la Cinematek pour apprendre
les codes de lecture d’un classique ou d’un
film plus récent.
Hélène Remy
23.09 | 24.09
PROPULSE FESTIVAL DES ARTS DE LA SCÈNE
5 concerts par soir au Botanique. À l’affiche :
des artistes pop, rock, électro mais aussi du
jazz et des musiques du monde
Botanique| 8€/ soirée | www.propulsefestival.be
60
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
49
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2017 sera l’année René Magritte
LE BRUXELLOIS DU MOIS
Il est l’un des Bruxellois les plus célèbres
à l’étranger, René Magritte a
laissé la famille du surréalisme en
deuil il y a maintenant 50 ans.
René Gislain Magritte est né le 21
novembre 1898 à Lessines, à une vingtaine
de kilomètres d’Ath. Il a à peine
17 ans quand il quitte le Hainaut pour
rejoindre la capitale où il entame des
études artistiques à l’Académie des
Beaux-Arts. L’un de ses premiers emplois
sera celui de graphiste dans une
usine de papier peint. Si le cubisme marqua
ses premières années de création,
il finira par succomber à l’esprit surréaliste.
Son premier tableau teinté de surréalisme,
date de 1926 et s’intitule « Le
Jockey perdu ». On y voit un jockey au galop,
slalomant dans une forêt de quilles.
Cette année marquera
le cinquantième
anniversaire de la
disparition du père
du surréalisme belge
LE SAVIEZ-VOUS ?
Le pain à la grecque
est né à Bruxelles
On l’appelle le pain à la grecque et
pourtant n’allez pas chercher l’origine
de cette friandise typiquement
bruxelloise du côté d’Athènes et du
Parthénon, elle est bel et bien 100 %
bruxelloise.
Retournons plus de cinq siècles en arrière…
Une abbaye dirigée par les Pères
Augustins, et située sur l’actuelle Place
De Brouckère, se préoccupait du sort
des indigents de la capitale. Dans une
petite rue adjacente, la Wolvengracht
50
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
(rue Fossé-aux-Loups), les bons pères
distribuaient du pain aux pauvres. C’était
le pain de la Gracht (du fossé) ou de la
Grecht en patois bruxellois. Avec la
francisation de Bruxelles, Grecht devint
Grecque… D’où son nom déformé aujourd’hui.
De
pain à pâtisserie
D’un simple morceau de pain destiné
aux pauvres, le pain à la grecque s’est
petit à petit embourgeoisé pour devenir
un véritable biscuit moelleux. Ses ingrédients
– farine, levure, sucre perlé,
beurre, lait et épices – en font une douceur
dorée que vous découvrirez chez
les meilleurs confiseurs… bruxellois !
Hélène Remy
Un petit tour à Paris
En 1927, il quitte Bruxelles pour Paris.
C’est là qu’il rencontre deux autres grands
maîtres du surréalisme : André Breton
et Paul Eluard. Ensemble, ils exposeront
leurs œuvres. C’est en 1929, que René
Magritte peint l’un de ses tableaux les
plus célèbres : « La Trahison des images »
mieux connu sous l’appellation « Ceci n’est
pas une pipe ». Il invite alors le public à se
questionner sur le sens des mots et des
images.
L’année suivante, il est de retour à
Bruxelles. Après une période de doutes, il
retrouve l’inspiration et expose à Londres
et New York. Il quittera son monde imaginaire
dans les années 40 avec sa période
Renoir et « vache » avant de replonger
dans son univers poétique et de toucher
enfin à la consécration : une exposition
au Musée d’Art Moderne de New-York.
Une reconnaissance internationale dont il
ne profitera que quelques années : il succombera
à la maladie le 15 août 1967, à
Bruxelles.
1967-2017
Durant toute cette année 2017, de nombreux
hommages lui seront rendus, à
Jette notamment. Le peintre surréaliste
vécut durant près de 25 ans au numéro
135 de la rue Esseghem. Aujourd’hui
transformée en musée, sa maison abrite
une exposition retraçant toute sa vie et
plusieurs de ses œuvres les plus incontournables.
Hélène
Remy
© entrezdansmacuisine.com
René Magritte in Bowler Hat © Duane Michals, 1965
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Actium Editions SPRL
Rue de la Victoire 26 - 1060 Bruxelles Code
Nace : 58110 - Édition de livres 58130 - Édition
de journaux 58140 - Édition de revues et de
périodiques del. : Guillaume Roux de Bézieux
Aligning Leadership Association SPRL
Rue de l’Arbre Bénit 118 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 70210 - Conseil en relations publiques
et en communication70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion 78300
- Autre mise à disposition de ressources
humaines del. : Jean Keup
Alkemyka SPRL
Boulevard Louis Mettewie 46 - 1080 Bruxelles
Code Nace : 46120 - Intermédiaires du
commerce en combustibles, métaux,
minéraux et produits chimiques 46751 -
Commerce de gros de produits chimiques
industriels del. : Morad Chahboun
Association Muco ASBL
Avenue Joseph Borlé 12 - 1060 Bruxelles
Code Nace : 94993 - Associations pour
la prévention de la santé del.
Shyirambere
: Joseph
AV Mundo
Histoire de Comprendre PPE
Avenue Reine MarieHenriette
1A - 1190 Bruxelles
Code Nace : 85599 - Autres
formes d’enseignement
del. : Annick Vandebroek
Ayrox SCRL
Avenue de Fré 98 - 1180 Bruxelles Code Nace :
46699 - Commerce de gros d’autres machines
et équipements n.c.a. 46900 - Commerce de
gros non spécialisé 73200 - Études de marché
et sondages d’opinion del. : Salla Suomi
CGM Services SA
Avenue Maréchal Joffre 28 - 95100 Argenteuil
- France del. : Christophe Zotoff
CheckHub.io SPRL
Co.station, Place Sainte-Gudule 5 -
1000 Bruxelles Code Nace
: 62010 -
Programmation informatique 62020 - Conseil
informatique 63110 - Traitement de données,
hébergement et activités connexes del.
Edouard d’Ursel
Cobelem SPRL
Avenue de l’Echevinage 10 - 1180 Bruxelles
Code Nace : 68100 - Activités des marchands
de biens immobiliers 70210 - Conseil en
relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion del.
Bayard Myon
: Emmanuelle
Containers Maes BVBA
Kanaalweg 3404 - 3980 Tessenderlo Code
Nace : 38110 - Collecte des déchets non
dangereux 81300 - Services d’aménagement
paysager del. : Yves Maes
Micropole Consulting Belgium NV
Excelsiorlaan 28-30 - 1930 Zaventem Code
Nace : 62020 - Conseil informatique 62030
- Gestion d’installations informatiques 63110
- Traitement de données, hébergement et
activités connexes del. : Yves Colinet
MobileXpense SA
Rue des Colonies 11 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 62020 - Conseil informatique del. :
Xavier Deleval
Polet Pascal PPE
Rue Corneille Hoornaert 19 - 1090 Bruxelles
del. : Pascal Polet
:
Debue Franck - Avocat Spécialiste Litiges entre
Associés PPE
Drève du Sénéchal 19 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 69101 - Activités des avocats del. :
Franck Debue
Design 2 Style - Belgium Design Council &
Belgian Beer Brands - SNC
Avenue Seghers 73 - 1081 Bruxelles Code
Nace : 46130 - Intermédiaires du commerce
en bois et matériaux de construction 71112
- Activités d’architecture d’intérieur 81100
- Activités combinées de soutien lié aux
bâtiments del. : Rozina Spinnoy
Digi Consult BVBA
Kerkstraat 154 - 9473 Welle Code Nace :
4614005 - Intermédiaires du commerce en
matériel électrique et électronique, y compris
le matériel d’installation à usage industriel
46520 - Commerce de gros de composants
et d’équipements électroniques et de
télécommunication 77330 - Location et
location-bail de machines de bureau et de
matériel informatique del. : Wim Couck
Douchain Muriel PPE
Rue du Marché aux Porcs 18 - 1000 Bruxelles
del. : Muriel Douchain
Evernew SPRL
Dieweg 56 Bte 8 - 1180 Bruxelles Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques et en
communication 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion del. :
Alexis Tinel
Lenoir & Associés SA
Rue Egide Van Ophem 40 A - 1180 Bruxelles
Code Nace : 69101 - Activités des avocats
del. : Christophe Lenoir
Med Inspire SA
Gulledelle 92 - 1200 Bruxelles Code Nace :
46460 - Commerce de gros de produits
pharmaceutiques 46693 - Commerce de gros
de matériel électrique, y compris le matériel
d’installation del. : William Nehme
Mengira BVBA
Edingsesteenweg 66 - 1755 Gooik Code
Nace : 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion del. : Egon
Vereycken
PS Consult SPRL
Avenue des Aubépines 175 - 1180 Bruxelles
Code Nace : 64200 - Activités des sociétés
holding 69201 - Activités des expertscomptables
et des conseils fiscaux 70220 -
Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Pierre Sorel
Publimail Group SA
Rue de Meudon 60 - 1120 Bruxelles Code
Nace
combinés de bureau del. : Eric Stevens
Saint-Guidon SA
Avenue Théo Verbeeck 2 - 1070 Bruxelles Code
Nace : 10850 - Fabrication de plats préparés
56101 - Restauration à service complet del. :
Jimmy Mehl-van Goolen
Sustainia SPRL
Grand Rue 89 - 1457 Walhain Code Nace :
46510 - Commerce de gros d’ordinateurs,
d’équipements informatiques périphériques
et de logiciels 61200 - Télécommunications
sans fil 62010 - Programmation informatique
del. : Jean-Luc Rochet
Tashgeel Luxury Europe SA
Avenue Louise 486 bte 5 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 47722 - Commerce de détail
de maroquinerie et d’articles de voyage en
magasin spécialisé 47770 - Commerce de
détail d’articles d’horlogerie et de bijouterie
en magasin spécialisé del. : Saïd Chentouf
Thys Bernard PPE
Rue de l’Eglise 61 bte 2 - 1150 Bruxelles del. :
Bernard Thys
Timex SPRL
Avenue François Folie 26 - 1180 Bruxelles
Code Nace
: 29201 - Fabrication de
carrosseries de véhicules automobiles
45111 - Commerce de gros d’automobiles et
d’autres véhicules automobiles légers ( = 3,5
tonnes ) 45193 - Commerce de détail d’autres
véhicules automobiles ( > 3,5 tonnes ) del. :
Ildar Timashev
Vivane Arnaud PPE
Avenue Jupiter 117 - 1190 Bruxelles del. :
Arnaud Vivane
yellow hub SETR
Boulevard Saint-Michel 43 - 1040 Bruxelles
del. : Martina Bertuzzi
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
51
: 82110 - Services administratifs
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AGENDA
18.04.2017
Quelles différences entre une pression
positive et un stress négatif ?
Management & RH, Personal improvement
17.01.2017
It’s
Co-Solutions Time for the Boss
18.01.2017
It’s Co-Solutions Time for Free
19.01.2017
It’s Co-Solutions Time for 25+
24.01.2017
Faites de votre équipe une Dream
Team !
26.01.2017
Booster son énergie pour maximiser
ses performances
07.03.2017
Libérer, responsabiliser, cadrer
pour maximiser les performances
de vos équipes
09.03.2017
Découvrez les 7 sources de récupération
18.04.2017
Transformer
ses entretiens d’évaluation
en outils de motivation
durables
20.04.2017
Leader inspirant, manager efficace
et coach motivant
Droit commercial
Jusqu’à 02.2017
Devenir médiateur en matière civile
et commerciale
Vente, marketing & Communication
Jusqu’à 04.2017
It’s co-solutions Time!
30 & 31.01.2017
Créer des brochures, dépliants,
magazines et bien plus grâce à
InDesign !
03.02.2017
Créer des présentations captivantes,
persuasives et mémorables
grâce à Prezi
16.02.2017
Créer des présentations captivantes
grâce à PowerPoint !
Efficacité
06.02.2017
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer votre temps !
10.03.2017
Doublez l’efficacité de vos réunions
grâce à OneNote !
52
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017
Environnement, urbanisme, mobilité
Cycle management environnemental
2017
02 & 03.2017
Les fondamentaux du management
environnemental
24.02.2017
Obligations légales : le permis
d’environnement démystifié
24.03.2017
Suivre et contrôler votre gestion
environnementale
28.04.2017
Dématérialisation et Green IT
19.05.2017
Des trésors dans vos poubelles ;
écodesign et économie circulaire
09.06.2017
Redessinez votre politique mobilité
09.2017
Acheter malin, acheter durable !
11.01.2017
Strategic Growth Formula – Petit
déjeuner remue méninges
12.01.2017
Speed Business Lunch
25.01.2017
A tu & à toi : La mobilité : une plaie ?
Non, une opportunité !
26.01.2017
Business Mediation Summit
10.02.2017
Welcome Lunch
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
**En néerlandais uniquement
ICT
03.02.2017
Créer des présentations captivantes,
persuasives et mémorables
grâce à Prezi
06.02.2017
Un assistant personnel gratuit, ça
existe ? Oui, son nom est Outlook !
16.02.2017
Créer des présentations captivantes
grâce à PowerPoint !
10.03.2017
Doublez l’efficacité de vos réunions
grâce à OneNote !
20.04.2017
Excel : faire parler n’importe quelle
base de données en 3 clics
➜ Emilie Lessire
+32 2 643 78 11 – ele@beci.be
Législation sociale
20.01.2017
Réintégration des malades de
longue durée : un bouleversement
pour les entreprises
21.02.2017
Contrôle social de votre entreprise :
comment vous y préparer ?
04.05.2017
Les risques psychosociaux au
travail
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
09.2017
Votre entreprise est pleine d’énergie
10.2017
L’entreprise
de demain est résiliente
11.2017
La
communication de votre programme
environnemental
12.2017
Vos bureaux du futur: les nouveaux
modes du travail
➜ Laura Rebreanu
+32 2 643 78 26 – green@beci.be
19.01.2017
Calculez votre prix à l’export
14.02.2017
Choisissez votre 1er
tation
pays d’expor21.02.2017
La
TVA et le commerce international
07.03.2017
L’e-commerce
et la TVA
09.03.2017
Vos contrats à l’exportation : lequel
choisir ?
23.03.2017
L’exportateur face à l’environnement
fiscal international
05.2017
Voyage d’affaires en Iran
➜ Beci’s International Department
+32 2 643 78 02 - jpm@beci.be
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ENTREPRISES en TRANSMISSION
Le Hub Transmission de BECI, première organisation
de la Région Bruxelles Capitale en cession/acquisition
d’entreprises, publie ces nouvelles offres.
> Investisseurs
Le Hub Transmission recherche des fonds pour prise de participation en vue de développement
de l’activité existante…
Secteur d'activité
de l’entreprise
Génétique
Fonds recherchés (en M€)
1
Localisation de l’entreprise
Bruxelles
Profil d’investisseur recherché
Investisseur actif
> Cédants
Le Hub Transmission connaît des sociétés à reprendre…
Secteur d'activité des entreprises
Grossiste en produits pharmaceutiques et appareils
correspondants
Secteur informatique : solutions de stockage
d’information
Communication, marketing digital
Construction : gros travaux et finitions
Informatique
Mobilier sanitaire haut de gamme
Construction : bureau d’études
Chiffre d'affaire réalisé (en M€) Nombre d'employés Raison de la cession
Moins d’un million
De 1 à 10
De 1 à 2 millions
De 1 à 2 millions
De 1 à 2 millions
Moins d’un million
De 1 à 2 millions
De 2 à 3 millions
De 1 à 10
De 1 à 10
De 11 à 30
De 1 à 10
De 1 à 10
De 11 à 30
Départ en pension
Autre
Autre
Départ en pension
Départ en pension
Départ en pension
Départ en pension
Si vous êtes intéressé par l’une de ces sociétés ou connaissez une société à reprendre dans les
secteurs susmentionnés, veuillez prendre contact avec le Hub Transmission :
Erick Thiry, Coordinateur du Hub Transmission eth@beci.be • +32 2 643 78 36
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