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& Union des Entreprises
de Bruxelles
LE MAGAZINE DES ENTREPR I SES BRUXELLOI SES
BAROMÈTRE
POLITIQUE :
Crise de confiance
RENCONTRE
avec FRANK LEROY,
CEO de KBC Brussels
N°43 / MARS 2019
SIMPLIFICATION
ADMINISTRATIVE
des mesures qui ne coûtent rien
INSOLVABILITÉ
des solutions face aux
difficultés de l’entreprise
Rédacteur
en chef invité :
GILES
DAOUST
ISSN 2406-3738
׉	 7cassandra://ET3S1qNAdmk9yEjaNzK6YrnSMKLw54MlcuX_8cj-lkc-` \wrsp\wrsoבCט   ́u׉׉	 7cassandra://ZFPAzdLJabAzUsATI3wci67umUCcLXX7UHYhoTHXDXY `׉	 7cassandra://d48jgWhrRzEjTVC0K7ZMN2Z3YgEqnVDsWasoX9Pob1k``z׉	 7cassandra://NvN9JSLKDlK0V1dzIZSwXZxdRKBWh1woDnH8wyrKO9Q#6` ׉	 7cassandra://HhOIS4q33PVKdtx3dWPJuK8pDsUj4uPdxuxAG2f5M5E͹͠y\wrsט  ́u׉׉	 7cassandra://JCHMoDVpCr344I-Z-ZdFyl4TuaRuAfWyjnesbNXHMGo `׉	 7cassandra://YsZndSGy9e1d6i4g3-FsDCjf9cVJXellaToe1gEQIgAp`z׉	 7cassandra://ggbkMtxhKP8fuU4_TS6M-OA75hxO0TI1Jx-7F5_i-BM!` ׉	 7cassandra://JN8cYrfJNpWTP4X3IlBcXorbCua47riar0RZNqlAEOoͳ̞͠y\wrs׉EChez nous,
pas de langue de bois
en termes de CO2
Le climat nous tient à cœur. C’est pourquoi Brussels Airport est désormais 100 % neutre
en CO2
et atteint ainsi le niveau le plus élevé de l’Airport Carbon Accreditation.
Ce programme (à la demande) de l’organisme aéroportuaire ACI Europe encourage
les aéroports à réduire leurs émissions et à fi nalement devenir neutres en CO2
Brussels Airport œuvre depuis des années à la réduction de ses émissions de CO2
.
.
Afi n de s’attaquer aux émissions résiduelles, l’aéroport soutient le projet climatique
« Saving Trees » en Ouganda, avec l’aide de l’organisation CO2logic. Ce projet de lutte
contre la déforestation a déjà sauvé plus de 5 millions d’arbres.
׉	 7cassandra://NvN9JSLKDlK0V1dzIZSwXZxdRKBWh1woDnH8wyrKO9Q#6` \wrsq׉EÉdito
Élections :
réglez vos montres
On le sait depuis Einstein : le temps ne s’écoule pas toujours, partout t tous
de la même manière. Ainsi en va-t-il du temps politique et du temps
neurial.
Le temps politique, soumis, entre autres, aux rapports de force
entre niveaux de pouvoir, à l’état de l’opinion, aux contingences
législatives ou du calendrier électoral, semble parfois s’étirer démesur
point de s’ensabler. Quand, par exemple, il s’agit de décider où
stade national, prolonger une ligne de métro, rénover des infras
mer l’enseignement… Le temps politique s’éternise.
Le temps entrepreneurial, lui, doit être réactif, entre les échéances
clients pressés, les partenaires impatients, les concurrents qui n
les opportunités à ne pas manquer… Chaque mois, chaque semaine,
chaque heure comptent.
La discordance entre ces deux temporalités engendre un dangereux
éloigne l’entreprise du politique, comme l’illustre notre dernier « bar
alisé au mois de janvier auprès de nos membres et sympathisants
trouverez les résultats détaillés dans ce numéro. On ne peut que s
de la défiance persistante des entrepreneurs envers nos
ments, mais ces cotes d’insatisfaction (69 % de « peu ou pas
vis-à-vis du gouvernement régional, 51 % vis-à-vis du fédéral) tr
à n’en pas douter, leur exaspération face aux attentes déçues.
Comme c’est le cas depuis plusieurs années déjà, la mobilité à Brux
reste – et de loin – la première priorité des entrepreneurs. Soit une
tière cruciale pour leurs activités, où les décisions politiques et
mise en œuvre se font exagérément attendre : déploiement du RER
construction du métro nord, tarification unique, lignes transrégio
nales, installation de parkings de délestage ou d’un réseau de
bornes de chargement électrique…
Juste après la mobilité, c’est la simplification administrative
qui est la plus citée dans nos sondages. Là aussi, c’est le ‘mismatch’
entre le temps bureaucratique et le temps entrepreneurial
: bien souvent, l’entrepreneur ne peut se permettre
d’attendre 400 jours ouvrables pour l’obtention d’un permis
d’urbanisme ou d’un permis d’environnement, qui retardent
d’autant son projet, le développement de son activité, et finalement
la création d’emplois et de richesse. Alors qu’il suffirait sans
doute de peu (le permis unique) pour économiser du temps, des
et de l’argent.
Le 26 mai prochain, les citoyens entrepreneurs auront un nouv
dez-vous avec le politique. Pour le préparer, Beci a publié un Mémor
qui reprend les attentes et les propositions des entreprises
dont bien entendu la mobilité et la simplification administrative.
de moyens ? Pas forcément. Réformer et simplifier ne coûte rien
d’économiser un temps précieux. Time is money, faut-il rappeler
politique.
Marc Decorte, Président de Beci
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 1
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Sommaire
Bruxelles métropole
N° 43 – Mars 2019
Au mois
d'avril :
Sprout
to be Brussels
Editeur responsable
Olivier Willocx – ow@beci.be -
T +32 2 648 50 02
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
T +32 2 643 78 44
Ont collaboré à ce numéro :
Alexis Bley, Elisa Brevet, Géry Brusselmans, Giles
Daoust, Johan Debière, Marc Decorte, Vincent
Delannoy, Ophélie Delarouzée, Patrick della Faille,
Hugues Dorchy, Emmanuel Goedseels, Gaëlle
Hoogsteyn, Ophélie Legast, Morgan Van Cleven,
Guy Van den Noortgate et Peter Van Dyck.
Production
Layout db Studio.be
Design couverture Pierre Kroll, Denis Séguy
Impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu
chaque mois par plus de
21.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.000 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
asc@beci.be
Membership
Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72
ctr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
4
9
Idées
12
14
15
18
19
21
Beci online
Digest
Rédacteur
en chef invité:
Gilles Daoust
Rencontre avec Frank Leroy, CEO de KBC Brussels
Simplification administrative : des mesures qui ne coûtent rien
Baromètre politique : crise de confiance
Pour ou contre les MOOC dans l’enseignement secondaire ?
Réforme fiscale 2016 : quels effets lisibles sur l’immobilier ?
Open Source
International
24
25
29
30
31
32
33
34
35
36
37
38
39
40
41
42
Le marquage CE en 6 étapes
5 conseils pour exporter aux États-Unis
Grow Your Business
27
C’est quoi, l’esprit d’entreprendre ?
Eric Everard (Easyfairs)
Frédéric Rouvez (Exki)
Pierre Marcolini, chocolatier
Julien Vandeleene (BePark)
John Martin (Martin’s Hotels)
Véronique Culliford (IMPS)
Brigitte Chanoine (Ichec Business School)
Joan Condijts (LN24)
Sébastien Deletaille (Riaktr)
Sébastien Morvan (Brussels Beer Project)
Kris Cloots (ISS BeLux)
Marc Filipson (Filigranes)
Michel Croisé (Sodexo)
Thierry Afschrift, avocat fiscaliste
Entreprendre
44
45
46
47
48
50
52
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
Community
54
56
57
58
59
60
Starter : Patatak
Vote électronique ou papier : quelles différences ?
Registre UBO : il faut vous inscrire avant le 31 mars
Insolvabilité : des solutions face aux difficultés de l’entreprise
Sign for my Future : les entreprises font aussi entendre leur voix
Marchés publics en ligne : plus simples et plus transparents
Cap 48 : Et le prix « Coup de cœur » est attribué à…
L’actualité Beci en photo
Petites histoires de grands entrepreneurs
Bruxelles, dans les pas de Giles Daoust
Demandes d'admission
Index
Agenda
׉	 7cassandra://4GF7PU0Qq_L30oXbjZkIMQET13DPtz26-lIQF_9glOU` \wrss׉E“Mijn nieuwe bedboek.“
Gerardus Mercator
“I know now where India is.”
Christopher Columbus
“Voyage, voyage…”
Desireless
L’Agenda Export est arrivé !
Un tour du monde en 38 pages de toutes nos actions à l’international.
New-York, Dakar, Milan, Séoul,… Audiovisuel, Santé, Architecture, Mode,…
Accompagnez-nous lors de nos missions et foires partout dans le monde,
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׉	 7cassandra://g5c0HMExl3m4g373UBajZGjJL9PUn_51hWhs0hFMDsU` \wrst\wrssבCט   ́u׉׉	 7cassandra://MaM02L6cRfjpeFkXdG21sByl8JBq1EmPNj2RTr_Poi0 L`׉	 7cassandra://DlVUok9Q_A_jkOzghHiVlBUMQ_nqlng3Ffj7GDuXtX8ZE`z׉	 7cassandra://nYbZ0W2uhZBNLP92aCYfqS3XOr_NFVE3AzbbQmtCh2M` ׉	 7cassandra://pfHwrikQ7xuiCXNB_d3I7I5EDEm4RUvbhx1Bkq5sZMw 2p͠y\wrsט  ́u׉׉	 7cassandra://xVmFdoInYvIDdIJH_XPZMvTWXObTsPo41aaBiuH6LQk `׉	 7cassandra://f1ksOvIVy7GSEPbTrYc-ikW5SdzVcQ1rFfm8lauY9Dof\`z׉	 7cassandra://S7hYmqmRZBbPPo0DO3TYIXK1UmPjB70nEE4M8MRaDpI#F` ׉	 7cassandra://IgEAKV5SApsOHYEmO1NIaOWgv40ywaoTaVlR8raUgNM }̬͠y\wrsŒנ\wrsʁ Z\9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈנ\wrsɁ !݁9ׁH "http://www.beci.be/category/memberׁׁЈ׉EHBeci online
Social Media
#BECImember : Export USA accompagne les entreprises européennes qui
cherchent à s’implanter aux États-Unis. Lire les conseils de notre nouveau
membre en p. 25. Voir www.exportusa.be.
Les autoroutes E40 et A12 à l’entrée de Bruxelles
vont être reclassées en boulevards urbains.
Plutôt que la simple réduction du nombre de bandes,
Beci plaide pour l’aménagement
d’une bande de covoiturage.
Vous n’avez pas encore participé
à un Atelier Digital ?
C’est tous les jeudis midis chez Beci,
et c’est gratuit.
Info et inscriptions : trainings@beci.be.
Les formateurs Beci passent
devant la caméra, dans notre
studio de l’avenue Louise. Suivez
l’actu vidéo de Beci sur les réseaux
sociaux et sur YouTube.
Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter.
4 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
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Dans vos newsletters
de février
Vous commercez avec la Grande-Bretagne et vous
ne savez pas ce que seront les échanges postBrexit
? Ne prenez pas de risque, demandez votre
numéro EORI aux douanes.
Les élections sociales, c’est en 2020. Pour les
préparer, avez-vous pensé au vote électronique ?
Article à lire dans ce magazine, p. 45.
À lire sur
notre site web
Consultez les portraits et les communiqués
de nos membres sur www.beci.be/category/member-news.
Retrouvez ces articles sur www.beci.be
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 5
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Valentin Richard : 22 ans,
serial entrepreneur, de Menu
Next Door à Koudetat
Ambassadeur de la « French tech » par excellence, Valentin a appris à coder,
créer des sites, monter des projets (GlassStories, WebHunter…), et tout ça à
13 ans, dans sa chambre, sagement assis derrière son ordinateur. Aujourd’hui
âgé de 22 ans, il est le CEO de Koudetat (joint-venture de The Family),
une plateforme gratuite dédiée à l’apprentissage de l’entrepreneuriat.
Tu as commencé ta carrière entrepreneuriale à 13 ans
avec ton blog WebHunter. Puis, tu as véritablement
connu le succès avec GlassStories. En quoi ces deux
étapes t’ont-elles permis de devenir l’un des plus
jeunes entrepreneurs français ?
À l’époque, mon beau-frère détenait un média qui parlait
de foot et je trouvais ça plutôt cool. Je me suis dit qu’il
fallait que je fasse la même chose. C’est un modèle que
l’on retrouve beaucoup chez les entrepreneurs : copier
ce que l’on connaît et ce à quoi on peut s’identifier. On
commence toujours par copier la chose la plus proche et
la plus évidente. J’ai donc décidé de lancer mon propre
média. Il m’a aidé et m’a montré comment procéder : j’ai
appris à coder, à gérer mon site. Ce qui est dingue, c’est
qu’avec internet, le savoir devient une commodité.
Quand tu t’es lancé, tu étais encore au collège.
Tu rentrais chez toi après l’école et tu écrivais ?
J’ai décidé de lancer WebHunter, un blog de gaming et
de high-tech, sans aucune démarche entrepreneuriale. Je
le faisais avec beaucoup de sérieux et je dois reconnaître
qu’il y a toujours eu cet objectif d’en faire quelque chose
de grand, de vraiment fort. Chaque soir, je rentrais, je me
connectais sur mon ordinateur et je traduisais des articles
en anglais sur les sujets qui m’intéressaient. À force de
traduire, je me rendais compte de ce qui revenait souvent,
de la manière d’écrire. Très vite, je suis passé de la copie
à la création.
Comment es-tu parvenu à te faire repérer par les
marques ?
Plus le temps passait et plus je gagnais en visibilité, c’est
la magie d’internet ! Même si tu n’obtiens que 100 visites
par jour sur ton site, il suffit que, parmi elles, il y en ait
une qui soit influente pour se faire repérer. J’ai commencé
à recevoir des mails. C’était l’époque où les blogs existaient
encore très peu. Les marques ont commencé à
m’envoyer des produits. Je me souviens : j’avais 13 ans,
j’étais dans ma chambre et des camions UPS venaient me
livrer des téléphones, des ordinateurs, quasiment tous les
jours. J’écrivais un article ; il pouvait être lu 6000 fois et la
marque était contente. Au bout d’un moment, je me suis
vraiment pris au jeu, j’ai contacté des agences, créé des
événements…
Qu’est-ce qui te challengeait le plus ?
Je crois que c’était de vouloir faire quelque chose de différent.
Je me sentais déjà marginal auprès de mes amis du
collège. On parle beaucoup de millennials, et il y a cette
chose qui est propre à notre génération, celle où nos parents
nous ont fait croire qu’on était spéciaux. Parfois,
certains d’entre nous ont vraiment cru à une grande destinée
qu’il fallait accomplir. Je dois en faire partie ! ●
Elisa Brevet
Une rencontre à écouter en
intégralité dans le podcast Next Step :
https://www.beci.be/podcast.
Les podcasts à écouter…
Fresh Air : Terry Gross, présentatrice
de l’émission de la radio NPR Fresh Air,
aux États-Unis, livre à ses auditeurs des
entretiens profonds et surprenants sur des
sujets profonds et variés (sciences, politique,
culture, astrophysique…).
6 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
D.R.
׉	 7cassandra://B-MD_o_I9Tftx1sY2_6rN8-8g8qJqQOer7rI8IMiPik(` \wrsw׉EKVous souhaitez former un futur
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La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de
former vous-même un futur collaborateur a n qu’il corresponde au pro l
professionnel recherché.
Qui pouvez-vous former en FPIE ?
Le collaborateur doit être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé auprès d’un
organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il reste chercheur d’emploi pendant la FPIE.
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1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement
après la  n de la FPIE pour une durée au moins équivalente.
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au stagiaire une indemnité calculée comme suit : rémunération brute pour la fonction
moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du
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Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions Activa si le stagiaire est inscrit chez
Actiris et domicilié en Région bruxelloise (www.activa.brussels).
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au 02 371 74 81 ou 76 32 ou 73 34 ou 74 61
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En collaboration avec :
Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
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Vue aérienne des panneaux solaires installés sur le site de l’entreprise NMC
Si de nombreux clichés circulent sur
le climat et son avenir, il en est un
qui résiste à toute épreuve : la transition
énergétique est l’affaire de tous.
Chacun de nous est appelé à prendre
ses responsabilités face aux enjeux
liés au changement climatique. C’est
encore plus vrai pour les entreprises,
pour qui la mise en place d’une politique
énergétique durable relève non
plus d’un greenwashing à la va-vite
servant l’image de marque, mais bien
d’une nouvelle responsabilité écologique.
La
transition énergétique en entreprise,
ça veut dire quoi ?
L’économie, l’écologie et l’engagement
social figurent depuis toujours au cœur des
stratégies d’entreprise. Autrefois au service
de l’image de marque d’un produit,
l’intégration du développement durable
dans la stratégie d’entreprise représente
aujourd’hui un réel avantage économique
et social. En effet, outre les économies
qu’elles réalisent sur leur facture énergétique,
les entreprises actives dans le domaine
de l’écologie et de la performance
énergétique sont non seulement récompensées
par leurs collaborateurs, leurs
clients et la société en général, mais aussi
par les entreprises qu’elles approvisionnent
et leurs investisseurs. Petites ou grandes,
les entreprises ont donc pris conscience
que leur contribution à la transition énergétique
était indispensable.
L’expertise face à la crise
L’efficacité énergétique, oui. Mais par où
commencer quand on ne détient ni les outils
ni les compétences scientifiques pour
mettre en place une politique durable ? De
plus en plus d’entreprises et d’institutions
font appel aux services de Luminus. Leur
objectif ? Implémenter des solutions visant
la diminution de la consommation d’énergie
et la réduction de l’empreinte carbone.
C’est ainsi qu’UCB et Luminus visent la
neutralité carbone du groupe pharmaceutique
d’ici 2030. L’installation d’une unité de
cogénération marque une étape déterminante
dans le développement durable de
l’entreprise.
exploités pour permettre l’installation de
près de 9 000 panneaux solaires.
Sivafrost a également frappé à la porte
de son fournisseur d’énergie verte Luminus
pour optimiser tous les aspects de
sa consommation d’énergie. Active dans
l’entreposage et le conditionnement de
produits surgelés, l’entreprise est par
définition une grande consommatrice
d’énergie. Résultat ? L’implantation d’une
éolienne sur le site de l’entreprise.
Unité de cogénération installée dans les bâtiments
de UCB à Braine-l’Alleud
Autre partenariat durable et rentable : l’entreprise
NMC (production et commercialisation
de mousse synthétique) et Luminus
ont inauguré en 2018 la plus grande installation
photovoltaïque de la Communauté
Germanophone. Toiture et sols ont été
Des exemples similaires ne cessent de
se multiplier aux quatre coins du pays.
Portés par des valeurs communes,
Luminus et le Groupe François (leader
belge et luxembourgeois de la filiale
bois) ont ainsi uni leurs forces pour
l’installation de centrales de cogénération
et trigénération (alimentée par du
bois en fin de vie). Désormais, le groupe
autoproduit l’énergie nécessaire à la
production de près de 2.500.000 palettes
de bois chaque année. D’autres projets
inédits sont actuellement à l’étude pour
pousser le Groupe plus loin encore dans
sa responsabilité environnementale.
Prix belge de l’Energie
et de l’Environnement 2019
Depuis 2006, le “Prix belge de l’Energie et de
l’Environnement” met en lumière les contributions des
citoyens, entreprises, institutions et associations belges à la
construction d’un avenir durable. Votre entreprise s’est
distinguée en matière d’efficacité énergétique ?
Faites-le savoir et posez votre candidature
avant le 24 avril 2019.
Infos et contacts : www.eeaward.be
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De plus en plus de travailleurs bruxellois
choisissent les transports en commun
Le travailleur bruxellois fait des choix très différents du
travailleur belge moyen pour ses déplacements domicile-travail
: le premier opte davantage pour les transports
en commun, là où le second privilégie la multimodalité.
C’est ce qui ressort du 4e
réalisé par Acerta.
baromètre de mobilité
provinces où une personne sur 4 opte régulièrement pour
le deux-roues. Anneleen De Neef : « Les CEO et DRH
nous disent que leurs travailleurs sont de plus en plus intéressés
par un plan cafétéria leur permettant de compléter
une partie de leur salaire (…). De très nombreux plans
cafétéria prévoient aussi l’option d’un vélo de société.
C’est un point dont les autorités vont tenir compte. »
En moyenne, les Belges travaillent à 19 km de là où ils
habitent, 14,2 km pour les Bruxellois. Anneleen De Neef :
« Comme la distance domicile-lieu de travail est de plus
en plus faisable à vélo, grâce à des vélos plus rapides
ainsi qu’à de meilleures pistes cyclables, il ne serait pas
étonnant de voir le vélo (de société) gagner du terrain
dans les années à venir. »
Info :
www.acerta.be
Le travailleur belge opte de plus en plus pour une association
de modes de transport, la voiture tenant le rôle
principal, surtout combinée au vélo (10,9 %). Pour lui, les
transports en commun restent secondaires. À Bruxelles,
la situation est très différente : près de la moitié des travailleurs
(43,3 % contre les 8 % de la moyenne nationale)
y prennent régulièrement le train, le tram, le bus ou le métro.
A contrario, près de la moitié (48 %) optent régulièrement
pour la voiture, par rapport aux 76,9 % de moyenne
nationale.
Constatation frappante : la popularité de la voiture de société
stagne en 2018. Anneleen De Neef, Directrice de
bureau à Bruxelles, y voit diverses explications : « Tout
d’abord, il y a les mesures prises par Bruxelles pour améliorer
sa mobilité : limitation du parking, zone basses
émissions… De plus, la conjoncture économique favorable
a entraîné une croissance importante en matière d’occupation,
en grande partie dans la part d’employés qui réalisent
plutôt des tâches d’exécution et n’entrent pas en
considération pour un véhicule de fonction. D’autre part,
les travailleurs nouvellement engagés ont un avis plus
critique sur ce moyen de transport. »
L’essor du vélo se poursuit. Cependant, avec 10,9 % de
travailleurs bruxellois enfourchant régulièrement leur
vélo pour aller travailler, la capitale se classe après les
Du rebond à la BD
Les 28 et 29 mars prochain,
l’ASBL ABA présentera chez
Beci un album BD de parodies
et d’hommage à Natacha
et Rubine, deux personnages
créés par François Walthéry.
Derrière cette initiative, on
trouve un duo de créatifs, Olivier
Ghys et Michèle Lahaye,
passés en 2018 par le programme
reStart de Beci, qui
accompagne les entrepreneurs ayant
fait faillite. Né de la solidarité des temps difficiles, le tandem
a pensé à un concept simple pour retrouver du travail
: un contrat d’emploi via la Smart pour promouvoir les
artistes, leurs œuvres et le patrimoine culturel.
C’est ainsi qu’est née ABA ASBL, dont la première initiative
est donc cet album, « Hommage collatéral », commis
par un collectif de dessinateurs dont Walthéry himself,
mais aussi Dragan De Lazare et Bruno Gilson, pour ne
citer qu’eux. L’album sera présenté le jeudi 28 mars dès
18 h chez Beci, et sera suivi d’une séance de dédicaces
pour les fans et collectionneurs le lendemain, vendredi
29, même lieu, même heure.
Les deux compères ont bien d’autres activités dans
les cartons pour 2019, liées à de beaux événements
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 9
© Belga
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culturels, ou récurrentes. Ainsi il y aura des ateliers,
conférences, formations, mais tout sera dévoilé… « en
temps utile » !
Du « superant » au foodbox : l’horeca et les
supermarchés au croisement du frais et du
confort en 2019
Dans quelle direction l’horeca et les supermarchés vontils
se développer en 2019 ? C’est la question à laquelle a
tenté de répondre l’équipe retail de Structura.biz (ex-Bureau
Gerard), selon qui le mot d’ordre sera le « confort ».
Les experts de Structura s’attendent notamment à une
avancée de ce qu’on appelle les « superants » : un mixte
de supermarché et restaurant. Albert Heijn a annoncé
aux Pays-Bas l’installation de coins repas dans ses supermarchés.
En Belgique, Delitraiteur, sous l’impulsion de
Louis Delhaize, offre la possibilité d’acheter son lunch et
de l’emporter, ou de le manger sur place. Les marchés
Cru, établis par Colruyt, répondent aussi à ce phénomène
avec leur restaurant Cuit (en photo), qui permet aux
consommateurs de composer leur déjeuner et de le faire
préparer par les chefs.
De même, les formules faciles à la maison gagnent en
popularité, à l’exemple de Deliveroo mais aussi des box
repas comme HelloFresh et Foodbag. Ils visent deux « piliers
du confort » : les courses sont livrées à domicile et les
recettes sont faciles à suivre. Les supermarchés sont aussi
attirés par cette tendance. Les services qui proposent
de faire vos courses, comme Collect&Go de Colruyt, ne
sont plus nouveaux. Mais saviez-vous qu’il existe des
services qui livrent les courses du supermarché à domicile
? Delhaize HomeDelivery par exemple, sans oublier
Click & Cook, le box repas de Delhaize.
Ces exemples le démontrent : le consommateur cherche
le « confort », mais sans perte de « fraîcheur ». Les tendances
de 2019 se situent quant à elles à l’intersection
du « fresh » et du « fast ». Vous connaissez Romain Roquette
? Un salad bar qui offre le même confort qu’une
chaîne fastfood « traditionnelle » (McDonalds, Burger
King…) mais avec un côté santé. Foodmaker, qui ouvre
ses propres magasins, mais qui est aussi le moteur des
salad bars dans les nouveaux Delhaize FreshAteliers, suit
la même tendance.
Info :
https://structura.biz/
Patronale Solar devient le plus grand
producteur d'énergie solaire de Belgique
Patronale Solar, un producteur indépendant (IPP) belge
d'énergie solaire, a finalisé l'acquisition des parcs photovoltaïques
belges de l’entreprise néerlandaise Sunrock.
Le portefeuille se compose d'une centaine de sites, pour
une valeur d'investissement totale de plus de 80 millions
d'euros. Cette acquisition fait de Patronale Solar, avec
une capacité totale de 75,5 Wc (Watt-crête), le premier
producteur d'énergie solaire de Belgique.
Avec cette acquisition, Patronale Solar dispose d'un parc
de production qui fournit annuellement de l'énergie renouvelable
à 25 000 familles. 35 000 tonnes de CO₂ sont
économisées chaque année grâce à 340 000 panneaux
solaires répartis sur 208 sites de production. En outre,
Patronale Solar a l'ambition d'investir davantage dans les
infrastructures d'énergie renouvelable et de contribuer
ainsi à la réalisation des objectifs climatiques.
Bert Creemers, Managing Director de Patronale Solar,
déclare : « Cette acquisition et l'accroissement d'échelle
qui en découle nous permettent de générer des gains
d'efficacité supplémentaires dans notre domaine de compétences
actuel. Notre ambition est de continuer à croître
10 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
׉	 7cassandra://zGriWnILRsrGAzIh0Nkq38V9pZeRSUPjjTMsj06Iiao$1` \wrs{׉E
3News
dans les années à venir pour atteindre une capacité de
production totale de 150 Wc, ce qui nous permettra d'alimenter
50 000 familles en énergie verte. Nous étudions
d’ailleurs des projets d'énergie solaire et éolienne dans le
reste du Benelux. »
Patronale Solar, une coentreprise entre Patronale Life
et Edison Energy Group, a systématiquement augmenté
sa puissance depuis juillet 2015 grâce à une combinaison
de petites acquisitions et de nouveaux projets de
construction.
Werner Van Walle, Chief Investment Officer chez Patronale
Life, explique : « L'acquisition des parcs photovoltaïques
belges de Sunrock montre que notre modèle
économique fonctionne et ouvre la voie à de nouveaux
investissements. En se concentrant sur l'exploitation des
parcs et l’optimisation des performances, les revenus tirés
de ces installations augmentent et de nouveaux projets
peuvent être réalisés. »
Info :
www.patronale-life.be
L’« esprit d’entreprendre à l’école », en colloque
ce 28 mars
À l’occasion de ses 5 ans d’activités, le conseil d’administration
de la Fondation pour l’Enseignement convie ses
partenaires de l’école, des entreprises, des associations
et des acteurs philanthropiques, ainsi que tous les passionnés
d’éducation, à participer à une réunion informative
et conviviale sur le thème de « l’esprit d'entreprendre
à l’école », organisée en partenariat avec les acteurs de
plusieurs projets innovants qui ont vu le jour ces dernières
années dans le cadre de la Fondation.
Rendez-vous le 28 mars au Flagey (à Ixelles) pour un
après-midi (14h30-17h30) tout en dynamisme pour encourager
l’école qui s’entreprend. En matinée (9h30-12h),
des ateliers thématiques consacrés aux bonnes pratiques
écoles-entreprises sont aussi ouverts à tous.
Info :
www.fondation-enseignement.be
NOS SALLES ONT ÉTÉ CONÇUES POUR
LA PROJECTION DES FILMS. CELLES-CI
CONVIENNENT, PARFAITEMENT, À BIEN
PLUS DE CHOSES QUE LE CINÉMA.
ENCORE UNE CHOSE QUE VOUS IGNORIEZ
PEUT-ÊTRE À NOTRE SUJET.
Technologie de pointe. Fauteuils confortables. Organisation
efficace. Autant d’atouts qui contribuent à l’expérience unique
chez Kinepolis Bruxelles. Non seulement pour regarder des films,
nos cinémas sont également l’endroit idéal pour vos séminaires,
vos évènements, vos congrès (et beaucoup plus encore).
Trouvez l’inspiration sur business.kinepolis.be
ou appelez 02 474 26 30
e-mail : b2bbrussel@kinepolis.com
Bien plus que du cinéma.
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 11
TEAM
BUILDING
SEMINAIRE
COMÉDIE
FILM
CONGRÈS
CULTURE
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Frank Leroy (KBC Brussels) :
« Bien encadrer les jeunes
entreprises »
« Bruxelles offre toujours un beau potentiel de
développement », déclare Frank Leroy, qui préside aux
destinées de la jeune banque KBC Brussels depuis le
15 septembre. Il est décidé à en renforcer encore la
réputation de banque d’entreprise.
Vous voici CEO de KBC Brussels depuis quelques
mois. Vos premières impressions ?
J’ai passé 12 ans hors de Bruxelles et je constate aujourd’hui
une belle évolution du développement urbain et du tissu
économique. J’ai trouvé chez KBC Brussels une équipe très
jeune, composée surtout de jeunes Bruxellois qui connaissent
et comprennent la ville. L’équipe totalise 38 nationalités et
28 langues : elle est multiculturelle et représentative de la
communauté bruxelloise. Par ailleurs, notre focalisation sur
Bruxelles et l’autonomie dont nous bénéficions au sein de
KBC nous apportent flexibilité et rapidité dans la gestion des
besoins réels, à Bruxelles.
Vous avez travaillé à Gand, Louvain et Anvers au
cours des 12 années écoulées. Qu’est-ce qui différencie
Bruxelles des autres grandes villes ?
L’environnement international est d’un autre niveau à
Bruxelles qu’à Anvers, par exemple. Plus qu’Anvers, Bruxelles
est une métropole – exotique – dans tous les domaines. Regardez
le mix socioculturel, les communautés linguistiques,
les facteurs économiques, la présence de l’OTAN et de l’Union
européenne. Un creuset particulièrement passionnant.
Comment tenez-vous concrètement compte de la
spécificité de Bruxelles ?
Nous avons une approche spécifique des expatriés, dans ce
contexte international. Ces gens peuvent notamment devenir
clients de KBC Brussels avant même d’arriver en Belgique.
Ils bénéficient d’un encadrement numérique complet, assuré
par nos experts. Nous avons aussi une démarche inhabituelle
à l’égard du secteur social non marchand : les écoles, cliniques
et institutions de soins de santé... Nous disposons par
12 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
ailleurs d’une agence immobilière spécialisée et d’experts qui
s’occupent des subventions bruxelloises, qui ne fonctionnent
pas comme en Wallonie et en Flandre. Et puis, il y a notre
KBC Brussels Live Center, ses 47 spécialistes qui servent les
clients à distance et nos propres applis centrées sur les problèmes
de mobilité à Bruxelles. Les clients n’ont plus besoin
de se déplacer pour régler des problèmes.
KBC Brussels existe depuis quatre ans. Êtes-vous
satisfait du chemin parcouru ?
Oui. Nous pouvons déployer notre propre stratégie de
croissance. Nous avons notre propre centre de décision à
Bruxelles, pour réagir très rapidement aux demandes des
clients. Le cas échéant, les demandes de crédit obtiennent
une réponse dans les 24 heures, un atout énorme pour les
entrepreneurs. En ma qualité de CEO, je suis responsable
de 400 collaborateurs, dans 29 agences. D’où ma grande
proximité à l’égard des entreprises et des clients. À ce stade,
nous obtenons environ 20 % des dossiers de subvention à
Bruxelles et 65 % des clients de Subsidia@KBC Brussels
sont des prospects. Nous faisons vraiment la différence, avec
certains de nos services. Nous obtenons un excellent feedback
sur le branding, axé sur les problématiques locales,
tels que les tunnels bruxellois, mais aussi sur notre multilin©
Reporters
׉	 7cassandra://b-7pptzSvDHWyWH2BN9-EKmUcAqPCHH-6A6RAudn3CI#` \wrs}׉Eyguisme et l’expertise présente dans nos agences, auprès de
KBC Brussels Live et dans nos bureaux d’assurance.
Vous avez étudié le marketing. Comment renforcer
encore la marque KBC Brussels ?
Le marketing étudié il y a 30 ans n’avait pas grand-chose à
voir avec celui – numérique –d’aujourd’hui (rires). KBC Brussels
est jeune. Une marque a besoin de temps pour se positionner
sur le marché. La publicité et le parrainage de clubs
de hockey bruxellois ont créé une identité propre, mais il est
tout aussi important de se préoccuper tous les jours de nos
clients et de tenir nos promesses. Les gens ne se forgent une
véritable idée d’une marque qu’au travers de l’expérience
pratique. La participation active aux réseaux bruxellois porte
également ses fruits. Nous sommes impliqués dans de nombreuses
initiatives.
Des exemples ?
Nous examinons pour le moment avec finance.brussels
comment apporter notre soutien à de jeunes entreprises en
phase de démarrage ou de croissance. Il y a quelque temps,
nous avons aussi rencontré hub.brussels et nous collaborons
avec les services de subventions. La fusion des connaissances
respectives nous rend meilleurs conseillers, avec des
solutions plus rapides pour le développement des entreprises.
Bruxelles dispose d’une vaste communauté de startups.
Pour un acteur financier, ce n’est pas toujours un public
facile. Ces entrepreneurs ont parfois des idées fabuleuses,
mais le plan d’entreprise n’est pas toujours à la hauteur. Certains
souffrent de douleurs de croissance, d’autres vont à la
faillite. Nous nous devons d’être fortement présents au sein
de cette communauté pour aider au maximum les jeunes entreprises
à se développer à Bruxelles. Nous avons donc mis
au point Start it@KBC, un écosystème qui regroupe environ
630 start-ups, scale-ups, mentors et experts.
Élaborez-vous de nouvelles formules de financement
sur mesure pour les jeunes entreprises en
croissance ?
Nous leur proposons diverses solutions, depuis le financement
classique jusqu’au crowdfunding. Nous disposons
grosso modo de sept solutions de financement, en fonction
de la phase que traverse l’entreprise. Nous utilisons bien sûr
aussi les systèmes techniques développés dans d’autres éléments
du groupe KBC. Et je citerais par ailleurs notre plateforme
de matching KBC Matchit.be, qui permet à l’acheteur
et au vendeur de l’entreprise de se rencontrer discrètement.
KBC Brussels aide-t-elle efficacement les PME dans
le développement de leurs projets ?
J’en suis convaincu. Tout dépend de la phase de cycle de vie
que traverse l’entreprise. Nous travaillons sur mesure. Nous
détenons effectivement un superbe fonds de commerce – actuellement
plus d’entreprises que de particuliers. Nous bénéficions
d’une bonne réputation de banque des entreprises
à Bruxelles. Et dès l’instant où des spécialisations pointues
s’imposent, nous faisons appel à d’autres experts.
Chaque CEO a ses propres conceptions. Quels accents
souhaiteriez-vous mettre à l’avenir ?
Je continuerai d’insister sur l’accessibilité. Je souhaite que
chacune de nos 29 agences dispose de la palette complète
des expertises. Il faut que les clients reçoivent des réponses
rapides. J’ai par ailleurs instauré une politique linguistique.
Chez KBC Brussels, chacun doit atteindre un niveau minimum
de bilinguisme. L’anglais est également une nécessité
dans certaines de nos agences bruxelloises. Certaines
agences du quartier européen emploient des collaborateurs
qui parlent huit ou neuf langues. Et nous facilitons encore la
communication en employant dans nos agences des Bruxellois
qui habitent le quartier. L’ancrage local reste l’élément
fondateur de KBC Brussels. ●
Peter Van Dyck
Frank Leroy en bref
➜ Originaire de Beersel.
➜ Il étudie la gestion d’entreprise et le marketing
et obtient en 1995 un diplôme de candidature
en Sciences Économiques Appliquées à la
VUB.
➜ En 1995, il entre à la Kredietbank/KBC
comme directeur d’agence à Auderghem.
➜ Pendant 11 ans, il est directeur d’un groupe
d’agences, responsable de Woluwe-SaintPierre,
Woluwe-Saint-Lambert, Schaerbeek,
Haren, Etterbeek et Auderghem.
➜ Il supervise les départements crédits à
Bruxelles et à Gand. Il dirige ensuite une
restructuration à Louvain.
➜ Il est directeur régional à Anvers en 20152016.
➜
Il contribue à partir de juin 2016 à cinq
grands projets RH stratégique au sein du
département Corporate HR, notamment
une nouvelle politique salariale, un nouveau
système d’évaluation et un projet focalisé sur
la numérisation et la simplification.
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 13
׉	 7cassandra://EUwkc9zwIHZNxEPZzbSl9BQ6aueTqIy8riEZO2waxnw#d` \wrs~\wrs}בCט   ́u׉׉	 7cassandra://iJVc4hnHw0e2yR9A3qZ_nsdGdH81bPppjcjLLXmKMjA D`׉	 7cassandra://81OdkvFiiyLP0_qmvuHdiXDYr1k6UfsDBdjgvgDfngov`z׉	 7cassandra://wgl6iA0aQHDiH1dIhOWMQj7ooDVewzMMuckYhHCUu4M$h` ׉	 7cassandra://-xfzH92urOcmp57XkukIvQP6vkiQi7cY1_Ub6W_hitQ \͠y\wrsט  ́u׉׉	 7cassandra://TV99Ce55oAWlXY9wBv_uAc4kxcqXXXl4Xi9MLlszFTw ` ׉	 7cassandra://IEZKsZ_8ZkC8Ij-EUy9WR6b8hoTqp9627XfeGW2KwGEW`z׉	 7cassandra://mZGX7ARcIgrcm9m4y29NgPzHtj3_0VfN07T1Uq2ZSAw` ׉	 7cassandra://taWwIQqeC3irDjPRRu6I6c0U5K9F7AdEm1LRCzbE7dM͹#͠y\wrsנ\wrs V9ׁHhttps://go.beci.be/memorandumׁׁЈ׉E
Élections 2019
Simplification administrative :
des mesures qui ne coûtent rien
Que faut-il mettre en place pour assurer le
développement de l’économie et de l’emploi à
Bruxelles ? Quand on pose cette question aux
entrepreneurs, on se rend compte que beaucoup de
leurs demandes n’exigent en réalité pas de budget
supplémentaire. Au contraire, certaines d’entre elles
induisent même des gains et des économies. C’est le
cas notamment de la simplification administrative.
A
près la mobilité, la simplification administrative
est la première préoccupation des entrepreneurs,
comme nous l’apprend le dernier baromètre réalisé
par Beci, dont vous trouverez les résultats détaillés
dans les pages suivantes. Viennent ensuite la diminution
de la fiscalité régionale et communale, la propreté et la
transformation digitale, laquelle passe devant la sécurité.
Améliorer le service aux citoyens et aux citoyens entrepreneurs
doit constituer une priorité du prochain gouvernement.
Trop de temps, trop d’énergie, trop d’argent
sont gaspillés en démarches trop lourdes, trop bureaucratiques
et redondantes. Simplifier non seulement ne
coûte rien, mais permet de libérer des capacités au sein
des administrations pour des tâches plus intéressantes et
plus profitables pour la collectivité, tout en soulageant le
citoyen et le citoyen-entrepreneur de procédures inutilement
longues, opaques et compliquées.
Beci a repris en ce sens une série de demandes très
concrètes des entrepreneurs bruxellois dans son Mémorandum
La Cité du Futur, dans sa mesure numéro 11
intitulée « poursuivre la simplification administrative des
14 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
administrations bruxelloises ». Rapidement, la facilité
d’usage pourrait être améliorée, de même que la simplification
et la transparence, la réduction des délais, la clarification
des règles, le suivi des demandes… Par ailleurs,
l’administration doit également s’adapter et tenir compte
des nouveaux modes de consommation.
Un exemple concret ? Introduire une procédure unique
pour l’obtention d’un permis d’urbanisme et un permis
d’environnement. Ces deux permis sont délivrés par
deux administrations différentes tout en concernant
des données largement redondantes que les administrations,
moyennant des outils modernes, devraient être
en mesure de se transmettre sans difficulté, sans devoir
imposer aux demandeurs de multiplier les démarches et
l’introduction de formulaires et documents. Introduire le
permis unique est une mesure qui ne coûtera rien et simplifiera
grandement la vie des porteurs de projets. ●
Vincent Delannoy
Mémorandum Beci :
https://go.beci.be/memorandum
© Belga
׉	 7cassandra://wgl6iA0aQHDiH1dIhOWMQj7ooDVewzMMuckYhHCUu4M$h` \wrs׉EIdées
Baromètre politique :
crise de confiance
À l’avant-veille des élections régionales et législatives, Beci a sondé les attentes de ses membres et
sympathisants1. Qu’en ressort-il ? Une défiance marquée envers les gouvernements régional et fédéral, et
une préoccupation toujours lancinante pour la mobilité bruxelloise. Mais aussi un intérêt certain pour la
transformation digitale et une évolution des opinions sur la taxe kilométrique.
1. Politique :
toujours la crise de confiance
Au hit-parade des ministres bruxellois,
à la veille de sa retraite politique,
Didier Gosuin (Économie et
Emploi) prend la tête pour la première
fois de la législature, alors que
Guy Vanhengel (Finances) avait fait
jusqu’alors la course en tête. Cécile
Jodogne (Commerce extérieur)
complète le podium. Pascal Smet et
Fadila Laanan restent les mal-aimés
du classement, ce qui traduit sans
doute une certaine frustration liée à
leurs compétences (respectivement,
Mobilité et Travaux publics pour
Smet et Propreté publique pour
Laanan).
3,5
Didier Gosuin
Guy Vanhengel
3,0
Cécile Jodogne
2,5
Céline Fremault
Rudy Vervoort
2,0
Bianca Debaets
Pascal Smet
1,5
nov. 2015 juin 2016 nov. 2016 juin 2017 déc. 2017 juil. 2018 jan. 2019
Fadila Laanan
Quel est votre degré de confiance
vis-à-vis du gouvernement bruxellois ?
Quel est notre degré de confiance
vis-à-vis du gouvernement fédéral ?
0%
14%
30%
17%
39%
Alors que la confiance des entrepreneurs
était déjà faible envers le gouvernement
bruxellois (14 % de « très confiants » ou
« plutôt confiants » dans notre dernier
sondage), elle s’effondre vis-à-vis du
gouvernement fédéral, passant de 38 %
à 25 % de « confiants ou très confiants »
depuis notre sondage de juillet 2018.
La chute de l’équipe « suédoise » est
passée par là…
2%
21%
23%
30%
24%
1 Enquête en ligne réalisée entre le 10 et le 31 janvier 2019
auprès des membres et sympathisants de Beci ; 272 réponses.
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 15
׉	 7cassandra://mZGX7ARcIgrcm9m4y29NgPzHtj3_0VfN07T1Uq2ZSAw` \wrs\wrsבCט   ́u׉׉	 7cassandra://GBVP1Uhaornbddk4Ewxnl8wmgthzVuJ6R5NrOqHNJYY ` ׉	 7cassandra://U16b8FAP9fV-v4CSRjf7Ycd_iIVY5JeZlanVlKOXNjgU`z׉	 7cassandra://-VRP2m5TEKpdn-RWCXKh9N1SIwJPIWaRScxGf5qAwZw` ׉	 7cassandra://S9god9xe_2cQu72CHj2KONgSVQ6eUgqLx74PbHRjTVA͂͠y\wrsט  ́u׉׉	 7cassandra://rmibtQ1VqMIYuM4FIt8NOPeWJWlzaVqSkfbXI_WWWWs ` ׉	 7cassandra://FVqIWf9UCl4ZFvgfHSHpqoLcxXoC7Kya9oQYJqXcjBggW`z׉	 7cassandra://-6oEbcIwQ8dtGOA7YGMycjoQLr-lf3hWpjYNJjIOmfk ?` ׉	 7cassandra://C54wkBZC-uj6LNURShiEWeZxdjHePfjCeay5GWatxNsͤ(͠y\wrsנ\wrs [9ׁHhttp://Finance.brׁׁЈנ\wrs  Z9ׁHhttp://Hub.brׁׁЈנ\wrs fҁ9ׁHhttp://Finance.brׁׁЈנ\wrs ,̉o9ׁHhttp://Hub.brׁׁЈנ\wrs ̧po9ׁHhttp://Hub.brׁׁЈ׉EIdées
Impulse (Hub.brussels)
Bruxelles Invest & Export (Hub.brussels)
Citydev
Innoviris
Finance.brussels (SRIB)
STIB
VDAB
Bruxelles Formation
Actiris
Bruxelles Environnement
Bruxelles Mobilité
3,01
2,97
2,91
2,88
2,85
2,84
2,81
2,73
2,70
2,64
1,82
2. Les acteurs régionaux,
d’Impulse à Bruxelles Mobilité
Impulse reste au top des administrations bruxelloises
préférées des entrepreneurs, devant
Bruxelles Invest & Export : deux entités qui
viennent de fusionner (avec Atrium) pour former
Hub.brussels. On remarquera les cotes en hausse
de Citydev (3e
sels (5e
), Innoviris (4e
) et Finance.brus),
tandis que le VDAB et Actiris perdent
quelques places ; un recul à relativiser car la quasi-totalité
des acteurs régionaux se tiennent en
un demi-point… à l’exception notable de Bruxelles
Mobilité, toujours bon dernier.
Envisageriez-vous de déplacer
une partie de vos activités ?
3. Des entrepreneurs
plutôt confiants
Bonne nouvelle pour
Bruxelles : ses entrepreneurs
envisagent moins que jamais
de la quitter.
À la question de la
délocalisation, ils répondent
« non » à plus de 60 % - score
le plus élevé depuis 2013.
Et s’ils devaient quitter
Bruxelles, ce serait de toute
manière pour rester en
Belgique.
L’étranger n’a plus la cote :
12,8 % seulement y songent ;
un score historiquement faible.
L’effet des politiques mises
en place par le gouvernement
Michel ?
Peut-être, mais l’effet semble
moins évident quant aux
intentions d’investissement ou
de recrutement : seule la moitié
des entrepreneurs se disent
prêts à franchir ce pas ;
un score en léger recul.
de la Belgique
Non
■ Jan 19
■ Jul 18
■ Dec 17
■ Jul 17
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Oui, dans la RBC
Oui, en Wallonie
Oui, en Flandre
Oui, hors
Envisagez-vous de recruter ou d'investir dans les 12 mois ?
Oui
Non
Je ne sais pas
0%
10%
20%
30%
40%
■ Jan 19
■ Jul 18
■ Dec 17
■ Jul 17
50%
16 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
׉	 7cassandra://-VRP2m5TEKpdn-RWCXKh9N1SIwJPIWaRScxGf5qAwZw` \wrs׉E:Idées
Quels sont les 3 thèmes qui doivent être traités
en priorité par le gouvernement bruxellois ?
07/2016
11/2016
07/2017
11/2017
07/2018
01/2019
100%
50%
0%
4. Priorités à la mobilité,
à la simplification administrative,
mais aussi… à la transformation
digitale !
La mobilité reste largement en tête des
priorités de nos entrepreneurs, devant la
simplification administrative et la baisse
de la fiscalité : c’est le même trio qu’au
mois de juillet, dans le même ordre, peu
ou prou dans les mêmes proportions.
Incluse pour la première fois dans
les thèmes proposés aux sondés, la
transformation digitale pointe d’emblée à
la 5e
place, avec 18,5 % des réponses, ce
qui témoigne certainement d’une réelle
préoccupation. Le souci de sécurité, par
contre, est en baisse : depuis décembre
2017, il a progressivement baissé de
21,6 % à 15,5 %.
5. Mobilité : la taxe kilométrique
fait son chemin
C’est clair, la mobilité dans et autour de
Bruxelles inquiète au plus haut point les
entrepreneurs, sans doute encore traumatisés
par les « anni horribiles » 2015
et 2016 (viaduc Reyers, tunnel Stéphanie,
fermeture du piétonnier, sans oublier
les éternels retards du RER…). Dans
nos sondages, elle est – de très loin –
leur première préoccupation depuis au
moins trois ans. Corollaire logique : les
politiques régionale et fédérale en la matière
sont régulièrement éreintées, avec
des scores d’insatisfaction au plus haut
dans notre sondage de janvier : 88 % de
« peu ou pas du tout satisfaits » vis-àvis
de l’échelon régional, 90 % vis-à-vis
du fédéral. Allô, Pascal Smet ? François
Bellot ?
Pas mieux pour la gestion des chantiers
bruxellois, (très) insatisfaisante pour
80 % de nos sondés.
Constat remarquable : l’idée d’une taxe
kilométrique fait peu à peu son chemin.
Entre juillet 2017 et janvier 2019,
le camp des sondés « intéressés » est
passé de 38 % à 48 %. Dans le même
temps, l’idée n’est plus jugée « inacceptable
» que par 37 % de notre audience,
contre 47 % dix-huit mois plus tôt. De
même, les entrepreneurs sont désormais
65 % à juger « intéressante » la création
d’un budget mobilité en entreprise.
Comment évaluez-vous
la gestion des chantiers
par la RBC ?
Satisfaisante
2%
Tout-à-fait satisfait
3%
Comment évalueriez-vous
la politique fédérale
de mobilité ?
Très satisfaisante
1%
Satisfaisante
9%
Neutre
15%
Insatisfait
19%
Très insatisfait
61%
Pas du tou
satisfaisante
50%
Peu satisfaisante
40%
Comment évalueriez-vous
la politique de mobilité du
gouvernement bruxellois ?
Très satisfaisante
0%
Satisfaisante
12%
Comment considérez-vous
la création d'une taxe
kilométrique intelligente ?
15%
Je ne sais pas
48%
Pas du tou
satisfaisante
62%
Peu satisfaisante
26%
37%
Une idée inacceptable
Une idée intéressante
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 17
Aménagement de l'espace public
Image de Bruxelles comme centre d'affaires
Sécurité
Transformation digitale
Propreté
Diminution de la fiscalité régionale et communale
Simplification des procédures administratives
Mobilité
׉	 7cassandra://-6oEbcIwQ8dtGOA7YGMycjoQLr-lf3hWpjYNJjIOmfk ?` \wrs\wrsבCט   ́u׉׉	 7cassandra://ADPMtKy1k2NutH3WHroObhR4iJJnD3vgw1OFKEnXGUM `׉	 7cassandra://gislEsnbfJfZcLhfKkZ8ZYgu2mvPY-tXcwmQ6yIwEFk͔d`z׉	 7cassandra://_VPLCo-UDnWTj8kcBYxxJd70AXj1CaggEO20e7UHSsI)` ׉	 7cassandra://xCwYxI0FUUVdoP0IMG1WWJghVbjgj6Oo4-765DkXY8c @D,͠y\wrsט  ́u׉׉	 7cassandra://LXtJfGLRq8oRCYbOw23SYvSKajI84c_xHnL2k1TTX-4 `׉	 7cassandra://DnAuCgIFngRuJ91RbYvj9QjBhZmH4c-63Ky5l8vsHBQ͉`z׉	 7cassandra://vVM6l3IA0qG0WvPjuYkKwl6ujnJ3llMRYbLyAAtIhGM&L` ׉	 7cassandra://MEv2Vy03YHqbpxjx9k_ntV64q6vXNqfffpTgET7szdY :u͠y\wrs׉EwPour ou contre
les MOOC dans
l’enseignement
secondaire ?
Françoise Docq,
chef de projet MOOC à
l’UCLouvain
Le principe du MOOC est d’être ouvert à tous. Il n’y a pas de
barrière à l’entrée ni de sélection sur l’âge ou les prérequis.
Les enseignants du secondaire, avec leurs élèves, peuvent
donc tout à fait suivre un MOOC. Actuellement, l’offre de
MOOC est essentiellement axée sur l’enseignement supérieur
et adaptée au niveau de parcours des étudiants
(bachelier ou master). Il est donc possible que tout ne soit
pas compréhensible pour un élève plus jeune. L’intermédiaire
de l’enseignant sera donc important pour trouver
des cours accessibles pour ses élèves. Car si le niveau de
connaissances exigé par le MOOC est trop éloigné de celui
de l’élève, il y a peu de chance qu’il puisse en tirer quelque
chose d’intéressant.
Les MOOC peuvent aussi être utilisés comme des ressources
d’apprentissage. Rien n’oblige en effet un élève ou une classe
à suivre un MOOC de bout en bout. On en sort quand on
veut aussi. L’enseignant peut donc choisir de ne présenter
en classe qu’une vidéo, une étude de cas ou une série
d’exercices en support ou en complément d’une matière,
pour une activité précise d’apprentissage. Les vidéos des
MOOC durant généralement 5 à 10 minutes, elles peuvent
parfaitement trouver une place dans un cours de 50 minutes
en secondaire.
En fin de secondaire, un autre usage intéressant des MOOC
est de familiariser les élèves à la méthodologie des études
supérieures. Regarder ensemble des vidéos d’un professeur
du supérieur, faire un exercice de prise de notes et
décortiquer ensemble comment se déroule un cours est un
bon outil pour favoriser la transition du secondaire vers le
supérieur. Par ailleurs, c’est aussi un bon moyen de découvrir
des disciplines pour les élèves qui seraient encore hésitants
quant à leur orientation.
18 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
Les MOOC (Massive Open Online Course ; des contenus
de formation en ligne, librement accessibles) sont de
plus en plus utilisés dans l’enseignement supérieur et
les entreprises. Et dans l’enseignement secondaire ?
Olivier Remels,
Administrateur délégué de la
Fondation pour l’enseignement
Un
MOOC fonctionne selon le principe de la classe inversée.
Or, un élève de 14 ans n’a pas les mêmes capacités de réflexion
et d’autonomie qu’un étudiant de 18 ans. La gestion
d’une classe de secondaire comporte toute une série d’éléments
disciplinaires, émotionnels, contextuels… qui ne sont
pas du tout les mêmes que dans le supérieur. Remplacer le
face à face pédagogique par un MOOC et laisser un groupeclasse
livré à lui-même face à un cours en ligne n’est sans
doute actuellement pas généralisable. Par ailleurs, travailler
avec des MOOC suppose l’équipement des écoles, mais aussi
des jeunes à leur domicile.
Les MOOC doivent trouver leur place dans un cadre pédagogique
plus large. Il faut les envisager comme une option possible
une fois que l’on aura revisité les contenus et les supports
pédagogiques souhaitables, formé les enseignants et
évalué la place de ces outils dans l’enseignement obligatoire.
Ils pourraient par exemple être un bon outil de remédiation.
Mais je ne mettrais pas la charrue avant les bœufs. Car, si les
compétences numériques font partie des priorités à développer
dans le cadre de la réforme de l’enseignement, il y a toute
une série de réflexions stratégiques à mener en amont.
À ce niveau, le Pacte d’Excellence comprend des points d’ancrage
très forts. Il y a, d’une part, l’intégration des contenus
numériques dans les référentiels de compétences et, d’autre
part, l’accompagnement et la formation des enseignants aux
nouvelles technologies. Enfin, l’équipement ICT des écoles,
l’utilisation de plateformes pour gérer et échanger des informations
sont aussi importants. Le Pacte soutient l’intégration
du numérique dans les pratiques pédagogiques mais il faudra
voir comment cela pourra se concrétiser et comment les
acteurs s’en empareront. ●
Géry Brusselmans
© Getty
׉	 7cassandra://_VPLCo-UDnWTj8kcBYxxJd70AXj1CaggEO20e7UHSsI)` \wrs׉EIdées
À la lumière du baromètre 2018
des notaires, des représentants
du secteur de la construction et
de l'immobilier ont dressé
Réforme fiscale 2016 :
quels effets lisibles
sur l’immobilier ?
A
vec la 6e réforme de l'État, la
Région de Bruxelles-Capitale
a reçu des compétences du
fédéral en matière de fiscalité. Elle a
fait le choix de supprimer, à compter
du 1er
janvier 2017, le bonus logement
– l'avantage fiscal accordé aux personnes
ayant contracté un emprunt
hypothécaire pour acheter, construire
ou rénover leur logement – au bénéfice
de l'abattement des droits d'enregistrement
jusqu'aux 175.000 premiers
euros, pour le premier achat
et pour les biens limités à 500.000
euros. L'effet premier d'attractivité recherché
pour les jeunes ménages de
la classe moyenne semble avoir été
généré. Des augmentations records
en région bruxelloise ont été enregistrées
sur les prix moyens des appartements
1 chambre entre 2016 et 2017
(+7,2 %) et sur les prix moyens des
maisons entre 2017 et 2018 (+5,3 %)
pour franchir pour la première fois les
450.000 euros.
Elles pourraient s’expliquer par une
pression sur ces biens liée à un accroissement
de la demande. « Les
jeunes qui cherchaient à emménager
devaient auparavant aller un peu plus
loin, parce qu'ils ne pouvaient pas se
permettre l'achat d'un bien immobilier
sur Bruxelles », constate Hugues
Kempeneers, manager de la Confédération
Construction Bruxelles-Capitale.
« Aujourd'hui, ils peuvent se
le permettre, car cette mesure leur
a donné un bol d’air d’un peu plus
20.000 euros pour les 175.000 premiers
euros, et la moyenne des appartements
une chambre est justement
de 180.000 euros. »
Si d'autres facteurs que la réforme
sont sûrement en cause dans cette
montée des prix, l'effet d'aubaine ne
peut pas selon lui être exclu : « Comme
cette mesure ne concerne que l'existant,
et pas le neuf ni les rénovations,
on joue principalement sur la demande
et pas sur l'offre. Mais les appartements
1 chambre qui, à l'époque,
se vendaient 175.000 euros, demain
se vendront 195.000 euros, et l'effet
de la mesure sera éteint. » Le secteur
de la construction et de l'immobilier
avait averti le politique que l'effet d'attractivité
de la mesure serait absorbé
en 4 à 5 ans.
Des appartements 2 chambres
plus accessibles
Pierre-Alain Franck, administrateur
un premier bilan de la réforme
fiscale de 2016
en Région bruxelloise.
Un équilibrage est conseillé,
mais déjà en partie mis en œuvre
par les pouvoirs publics.
de l'Union Professionnelle du Secteur
Immobilier (UPSI), voit dans cette
ruée sur les ‘1 chambre’ un possible
pis-aller plutôt qu’un vrai choix pour
ceux aux plus faibles revenus, ceux
ayant plus de moyens allant plus allègrement
vers les maisons : « Peutêtre
que les gens se rabattent sur les
1 chambre parce que les 2 chambres
coûtent trop cher ».
Il espère que la réforme du règlement
régional d'urbanisme (RRU) saura répondre
à ce besoin de la population :
« Les autorités veulent surtout des
appartements 2-3 chambres et non
des 1 chambre. C'est un discours très
idéalisé – le politique associe la qualité
des logements à des logements
avec beaucoup de chambres – mais,
si les 2 chambres sont du coup trop
chers pour les jeunes ménages et
qu'ils doivent se rabattre sur les 1
chambre, ce sont les gens avec le
moins de moyens qui en sont brimés.
On demande à avoir plus de flexibilité
pour avoir la possibilité de descendre
à 75 m² pour certains 2 chambres. Ils
sont aujourd'hui à 85 m². On serait
encore loin des logements 2 chambres
à Paris ou à Londres, qui font 30 m².
Mais, 10 m² en moins, ça fait toute la
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 19
׉	 7cassandra://vVM6l3IA0qG0WvPjuYkKwl6ujnJ3llMRYbLyAAtIhGM&L` \wrs\wrsבCט   ́u׉׉	 7cassandra://CIsvoNNEhrrWoTXgjARBcEFTpPOlEZ7rf68OJ7yhQWw ^` ׉	 7cassandra://Q-SncoQTLXvnqeakmgjL4x7GAoW_6FeiVTQJG623mB4͆`z׉	 7cassandra://zirM6vlpuW_Vv3ks54vvX692_81u41hW-fuCl47Fd2s#` ׉	 7cassandra://xfaMOkRDFQuzCmiQygJwfKcu0fIzP32KOl4uAl0Qknsͥb͠y\wrsט  ́u׉׉	 7cassandra://8Y4RrGxitQ2cAzAuqm4ZBRKoqXihFum2abqQU5qWFHw %` ׉	 7cassandra://agXCYr7MqOTTYVVjgBtj2HFCqDxSe3cw2k_cbmk-1WY͈`z׉	 7cassandra://FY9Ikr0lJTE1IMpy_vo6-V9AWvDaH73aANvH5QC0LAU&` ׉	 7cassandra://b-zIdv3WHcPoZsm7RSv2PA9gdl1pvmPIVU_DeZl4OHE͒N͠y\wrs׉Edifférence pour un ménage qui veut
acquérir un logement neuf. »
Construire des logements sociaux
privés
Afin d’obtenir un prix du logement
abordable en Région bruxelloise, Hugues
Kempeneers préconise de jouer
sur l'offre : créer plus de logements,
surtout pour les secteurs où la demande
est forte. Pour les constructions
de logements sociaux, le taux
TVA peut être de 6 % au lieu de 21
classiquement, mais cette disposition
fiscale n’est applicable que pour les
opérateurs publics. « Or, pour le ménage,
il importe peu que le logement
soit réalisé par un opérateur public ou
privé », remarque Pierre-Alain Franck.
Hugues Kempeneers appuie sa demande
visant « à ce que les opérateurs
privés puissent construire des
logements sociaux en bénéficiant
de ce taux de 6 %. Cela permettrait
d'accélérer la cadence de production
des logements sociaux sur laquelle la
Région n'a absolument pas suffisamment
travaillé. Il y a des listes d’attente
interminables. C’est prioritairement
cette population qui a besoin de nouveaux
logements ».
mais aujourd'hui ce n'est pas le cas. Il
y a des personnes dans les logements
sociaux qui vivent dans des conditions
énergétiques qui ne sont pas dignes
du 21e
siècle. »
Hugues Kempeneers
Le parc public de logements sociaux
est de plus largement à rénover. « Les
locataires des logements sociaux
en ont aussi marre de payer plus de
charges que de loyer », poursuit M.
Kempeneers. « Ils ont le droit de bénéficier
de logements de qualité et
nous avons le devoir de leur en fournir,
20 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
Encourager la rénovation de
l’existant
Le besoin en rénovation en Région
bruxelloise est, selon lui, loin de se
limiter aux seuls logements sociaux :
« Environ 66 % du bâti résidentiel
bruxellois est en classe énergétique E
ou inférieur. Seuls 34 % des bâtiments
datent d'après la Seconde Guerre
mondiale. Une rénovation énergétique
est indispensable. On a encore
vu 30.000 jeunes dans les rues pour
le climat alors que 60 % des émissions
de gaz à effet de serre dans la Région
sont dues au bâti. » Qui dit rénovation,
dit aussi subdivisions de maisons et
augmentation de l'offre de logements.
Les propriétaires qui louent leurs biens
à Bruxelles seront particulièrement
difficiles à convaincre, relève encore
Hugues Kempeneers : « Dans la région
de Bruxelles-Capitale, 60 % des
logements sont loués et 40 % sont
occupés par les propriétaires, contre
environ 30 % de logements loués et
70 % de logements propriétaire-occupant
dans les autres régions. Il faudra
donc mettre en place des dispositifs
pour les conscientiser et les accompagner.
»
Bien que convaincu de l’efficacité des
outils incitatifs, tels que les primes
énergie et à la rénovation, tant en matière
de rénovation énergétique que
pour un retour positif à l’économie locale,
il estime que la Région devrait dorénavant
beaucoup plus jouer de son
levier fiscal. À l’époque de la réforme,
le secteur privé avait déjà conseillé de
permettre aux propriétaires de bénéficier,
à chaque demande de permis
d'urbanisme, sous certaines conditions,
d’un crédit d’impôt de l’ordre
de 20.000 euros pour des travaux de
rénovation, ce qui aurait touché autant
Pierre-Alain Franck
le neuf que l’existant. « Pour éviter que
l'argent public ne parte dans une économie
souterraine mais retourne à la
collectivité, on avait aussi proposé au
pouvoir subsidiant de contrôler l’accès
à la profession des entreprises sollicitées
», précise Hugues Kempeneers,
avant de rappeler la raison invoquée
pour rejeter cette proposition : « Le
gouvernement nous avait répondu
que les 20.000 euros de l'abattement
des droits d'enregistrement seraient
réinjectés dans les travaux. Mais cet
abattement permet avant tout à beaucoup
de jeunes de pouvoir accéder à
la propriété ». « Ceux qui achètent les
1 chambre sont ceux qui ont le moins
d'argent et ils mettent toutes leurs
billes dans l’achat », renchérit PierreAlain
Franck. « Ils n'ont plus rien pour
rénover ces biens-là. Or, ces biens
doivent être rénovés car l'existant est
globalement de faible qualité en région
bruxelloise. »
La stratégie de rénovation que met
en place Céline Fremault, la ministre
bruxelloise de l'Environnement et
de l'Énergie, également compétente
en matière de Logement et de Qualité
de vie, a intégré le secteur de la
construction à la réflexion dès ses
prémices. « La clé du succès d’une
politique publique est une politique
concertée le plus en amont possible
avec les acteurs privés comme associatifs,
afin que tout le monde s’y retrouve
», conclut Hugues Kempeneers.
●
Ophélie Delarouzée
׉	 7cassandra://zirM6vlpuW_Vv3ks54vvX692_81u41hW-fuCl47Fd2s#` \wrs׉E;Open Source
Médias sociaux et entreprises :
amis ou ennemis ?
F
acebook fête ses 15 ans, un âge difficile qui rappelle
à bon nombre d’observateurs l’adolescence où se
mêlent fraicheur, impertinence, incohérence ou encore
naïveté. Mais les médias sociaux ne se résument pas
qu’à Facebook ; d’autres canaux ou plateformes comme
Twitter, LinkedIn, Instagram, Snapchat, Tinder mais aussi
Google, Booking ou TripAdvisor sont dans la danse.
Si les médias sociaux se sont tant développés, c’est grâce
à un engouement social et sociétal, mais c’est aussi grâce
aux entreprises qui les ont utilisés à des fins de marketing
et les ont rendus économiquement viables, voire
très profitables. Après des décennies de monologue, les
entreprises ont découvert le dialogue, avec ses vertus et
ses dangers. Quelle entreprise n’a pas rêvé d’avoir des
milliers de « likes », des millions de followers, de créer le
buzz, bref, d’entrer dans une nouvelle dimension de la
communication ? Aujourd’hui, tout consommateur, tout
citoyen est libre de donner son avis sur tout, en toute
transparence ou derrière un pseudonyme. Cette opportunité
a permis de grandes choses, comme l’élan de solidarité
« Je Suis Charlie », mais aussi des mouvements
sociétaux moins honorables. Et du côté des entreprises,
on a découvert que derrière les « fans » pouvaient aussi
se trouver des esprits critiques, voire des détracteurs.
Depuis, de nombreuses entreprises ont revu leur jugement.
Certaines continuent à y croire et à y investir,
d’autres essayent de s’en retirer, mais on ne peut plus
faire l’impasse sur les médias sociaux. Les commerçants,
les professions libérales, les restaurants, les hôtels, les
entreprises locales, nationales ou internationales sont
commentés, jugés et cotés ! L’être humain reste ce qu’il
est, avec ses coups de cœur, ses coups de gueule, ses
grandeurs et ses faiblesses, et les médias sociaux aident
à diffuser ses avis et états d’âme, pour le meilleur ou pour
le pire. Ces commentaires sont aussi indélébiles, ils circulent
et restent sur la toile.
Pour vivre heureux, vivons connectés
La question n’est plus de savoir si les médias sociaux
sont bien ou bons ; ils existent. Ils continueront à se
développer, ils se transformeront
mais ils resteront. Les entreprises
qui s’appuient sur ces
réseaux doivent continuer
à les suivre, et celles qui les
craignent ne doivent pas
perdre du temps à les éviter
ou à les combattre, mais apprendre
à vivre avec.
Si vivre avec les médias sociaux,
c’est vivre avec son
temps, c’est aussi revenir à
certains fondamentaux : ouverture,
transparence, intégrité, cohérence, avec un sens
aigu de l’anticipation. Delhaize vient d’en faire les frais
avec ses petites briques offertes en magasin, critiquées
sur les médias sociaux pour le suremballage plastique.
En quelques jours, l’enseigne a fait marche arrière et
s’est excusée platement, non sans humour. Il existe des
dizaines d’anecdotes de ce genre. Aucun commerce, aucune
entreprise ne peut réellement contrer la malveillance
mais tout le monde peut anticiper et même prendre pour
acquis que les actions commerciales, les campagnes de
marketing mais aussi les attitudes et les comportements
seront jugés et commentés par des clients dont la voix
trouve aujourd’hui inexorablement écho sur les médias
sociaux.
Si l’on peut avoir des avis contrastés sur les bienfaits des
médias sociaux, une chose semble évidente : l’entreprise
peut être son propre ennemi par manque de vigilance ou
d’anticipation. Les médias sociaux ne manqueront pas de
faire remarquer toute action considérée comme « nonconforme
» aux attentes sociétales, et de s’emballer. Le
célèbre adage « pour vivre heureux vivons cachés » tient
encore moins aujourd’hui qu’hier. Il faut donc agir en
sachant que l’on sera vu, s’y préparer et intégrer cette
donne tout au long de son développement économique
et commercial. Un sacré challenge ! ●
Emmanuel Goedseels
Partner Whyte Corporate Affairs
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 21
׉	 7cassandra://FY9Ikr0lJTE1IMpy_vo6-V9AWvDaH73aANvH5QC0LAU&` \wrs\wrsבCט   ́u׉׉	 7cassandra://Ly_nQR7eK3W1rhB-sk7a9j_wI6Qa-QVbXHWa2GA6-9k [`׉	 7cassandra://xjDCbbDGOu7W2X-Zf6y7_cWILUJqzzebpyg6sqA2SJE~f`z׉	 7cassandra://rstECZfcCHZEfrvQXt0m4e1HtIivnBkbXebRW7V5Bl8#` ׉	 7cassandra://l1YZwzN46aZG-dB9NyDE49n6WNRSex-yXt97JTh46Fk 
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Mabru :
vers un marché 100 % vert
Devenir une référence en matière d’engagement écologique et
sociétal, tel est le défi que s’est lancé le Marché Matinal, géré
pour le compte de la Ville de Bruxelles par l’ASBL Mabru. Si le
mouvement était déjà en cours depuis 2016, un grand coup
d’accélérateur a été donné au projet durant l’année écoulée.
Le point sur les réalisations et les projets à venir.
F
in février, Mabru et Engie ont inauguré le premier
carport solaire pour camions. Plus de 8.000
panneaux photovoltaïques (sur une surface de
13.300 m²) forment ainsi les toits de 9 carports pour camions
qui ont été construits sur le parking de Mabru. Avec
cette nouvelle installation, Mabru améliore son empreinte
environnementale et contribue à la production d’énergie
renouvelable en Région de Bruxelles-Capitale puisque
100% de l’énergie produite par ces nouveaux panneaux
sera injectée dans le réseau de distribution. La nouvelle
installation produit 2.200 MWh par an, soit l’équivalent
de la consommation annuelle de près de 630 familles
et permet d’éviter l’émission annuelle de plus de
880 tonnes de CO2
. L’ensemble des installations (panneaux
solaires et carports) a été financé par Engie via le
mécanisme de tiers investisseur. Mabru deviendra propriétaire
de celles-ci après 10 ans.
Une gestion immobilière verte
Cette impressionnante réalisation vient compléter le
parc de panneaux solaires existant inauguré l’an dernier.
« Mabru n’a pas attendu que le climat soit à la mode
pour entreprendre des actions », commente Laurent Nys,
Directeur de Mabru. « Cette volonté de rendre le marché
le plus vert possible fait partie de nos priorités depuis des
années. Nous avions déjà une politique de récupération
du bois, de carton et de films plastiques. Avec les panneaux
solaires, on donne un grand coup d’accélérateur. »
La 1re étape du plan d’actions de Mabru a été de recouvrir
les toits de ses bâtiments de panneaux solaires. « Ensuite,
nous nous sommes dit que créer un espace couvert
dédié au chargement et déchargement de marchandises
pourrait être une bonne option. En collaboration avec
Laurent Nys (à gauche) et
Michel Barnstijn sur les toits de Mabru.
Engie, notre projet de carport solaire a vu le jour », explique
Michel Barnstijn, Président de Mabru. Avec
4.6 MWc au total, le parc solaire de Mabru est le plus
grand de la Région de Bruxelles-Capitale. Au total, avec
la première installation déjà en service, ce sont plus de
1.200 familles dont la consommation est couverte.
Mabru n’a pas attendu que
le climat soit à la mode pour
entreprendre des actions.
Et ce n’est pas terminé car, d’ici le printemps, Mabru a
prévu de remplacer les dernières coupoles en fibre de
verre par des panneaux solaires. A plus long terme, la direction
aimerait aussi obtenir un permis pour couvrir les
« rues » du marché de panneaux solaires. « En dehors de
la production d’énergie supplémentaire, cela apportera
un grand confort aux marchands qui travaillent dehors et
permettra aussi de protéger les fruits et les légumes qui
sont très fragiles », développe Laurent Nys. « Au sein des
׉	 7cassandra://rstECZfcCHZEfrvQXt0m4e1HtIivnBkbXebRW7V5Bl8#` \wrs׉Ehalles, on utilise des petites voitures électriques. Nous
avons aussi rénové des zones de frigo pour les rendre
moins énergivores. Progressivement, nous nous dirigeons
vers une gestion immobilière du site 100% verte.
Réduire notre empreinte écologique est pour nous essentiel.
»
Un engagement sociétal durable
Sur le plan sociétal aussi, Mabru tient à jouer son rôle d’acteur
parapublic. Le Marché Matinal est ainsi l’un des plus
grands fournisseurs d’emplois infra-qualifiés de la capitale.
« À Bruxelles, la demande pour ce type d’emploi est
forte. Nous engageons par exemple des travailleurs sans
diplôme ou qui ne parlent presque pas les langues nationales
», explique Michel Barnstijn. Au bout de quelques
années, ils sont formés, acquièrent de nouvelles compétences
et peuvent gravir les échelons. Le nettoyage du
site est par ailleurs effectué par des personnes « article
60 » du CPAS de la ville de Bruxelles. « Nous participons à
la réintégration sur le marché du travail de personnes en
recherche d’emploi. Nous souhaitons être un ascenseur
social et donner une chance à des personnes en situation
précaire », précise Michel Barnstijn. De plus, 90% des
Mabru et Engie ont inauguré le premier
« carport solaire » pour camions.
J’espère que nous pourrons
inspirer d’autres marchés.
employés du Marché Matinal sont des personnes habitant
dans les communes environnantes. « C’est important
pour nous de favoriser l’emploi des Bruxellois à Bruxelles.
Tout comme nous vendons en circuit court, nous tenons
aussi à soutenir l’emploi local », certifie Laurent Nys.
Mabru se mobilise aussi contre le gaspillage alimentaire
avec le projet DREAM (Distribution et Récupération des
Excédents Alimentaires à Mabru) en collaboration avec le
CPAS de Bruxelles. Chaque jour, une tonne de nourriture
plus vendable, mais encore consommable, est ainsi récupérée
et redistribuée à une septantaine d’associations.
Et Michel Barnstijn de commenter : « D’un point de vue
environnemental, cela représente chaque jour plus d’une
tonne de denrées alimentaires dont on évite le gaspillage
et autant de déchets en moins à traiter. Par ailleurs, la
redistribution de fruits et légumes frais est un enjeu social
et de santé publique important pour de nombreux ménages
bruxellois en situation précaire. »
Un marché à la pointe
En parallèle, le chiffre d’affaire du Marché Matinal est en
énorme progression ces 5 dernières années, ce qui est
bien la preuve que l’engagement environnemental et sociétal
peut tout à fait aller de pair avec le profit. « Bien
sûr, cela demande du temps et des investissements.
Pour une entreprise, c’est beaucoup plus facile de ne rien
faire, d’outsourcer ses contrats, de ne pas se soucier de la
gestion des déchets, etc. Mais ce n’est pas du tout notre
philosophie. Nous sommes fiers des actions entreprises.
Plusieurs délégations sont venues visiter notre projet
de carport solaire. J’espère que nous pourrons inspirer
d’autres marchés et peut-être leur donner l’impulsion de
se lancer », assure Michel Barnstijn.
Et Laurent Nys de conclure : « Le Marché 2.0 ne sera possible
qu’avec la mise en place de politiques innovantes et
vertes. Dans les 10 prochaines années, nous allons continuer
à investir d’afin d’être vraiment un marché le plus à
la pointe possible. On va ainsi par exemple installer un
nouveau système de vidéo-surveillance pour augmenter
la sécurité sur le site. On pense aussi à changer tous les
véhicules, à mettre des bornes de rechargement pour les
commerçants, etc. Le Marché Matinal se veut à la pointe
de cette transformation en Europe. »
Info :
www.mabru.be
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Le marquage CE en 6 étapes
Ce sigle, vous le voyez sans doute tous les jours
sur de nombreux produits : c’est le marquage CE.
Mais au fait, que signifient ces deux lettres ?
Qui peut ou doit les apposer ? Et sur quels produits ?
Les vôtres sont-ils concernés ?
pour tous les produits. La
de données Nando perme
de connaître l'organisme à
contacter : ec.europa.eu/
growth/tools-databases/
nando.
4. Tester le produit : S’il
L
e marquage CE (pour Conformité Européenne) doit
être apposé sur certains produits avant que ceuxci
puissent être vendus dans l'Espace Économique
Européen. Il prouve que le produit répond aux exigences
de l'UE en matière de sécurité, de santé et de protection
de l'environnement. La conformité du produit doit être
évaluée au préalable, avant que le sigle soit apposé. Le
cas échéant, elle doit être établie par un « organisme notifié
».
Le marquage CE est obligatoire pour les produits repris
dans les directives sectorielles et interdit pour les autres
produits. Il concerne, entre autres, les jouets, les équipements
électriques, les machines, les dispositifs médicaux,
les ascenseurs, les équipements de protection individuelle,
les matériaux de construction, les instruments de
mesure…
Pour pouvoir apposer le marquage CE, il faut constituer
un dossier technique démontrant que le produit respecte
toutes les exigences de l'UE. C’est au fabricant qu'incombe
cette démonstration, qu’il peut réaliser en suivant
les 6 étapes ci-dessous :
1. Déterminer les exigences de l'UE applicables au
produit : ces exigences sont indiquées dans des directives
européennes qui couvrent différents produits ou
secteurs.
2. Vérifier que le produit respecte les exigences spécifiques
: c’est au fabricant de vérifier que le produit satisfait
à toutes les exigences de la législation européenne.
Si des normes européennes harmonisées existent pour le
produit et si la société les respecte au cours du processus
de production, le produit sera présumé conforme.
3. Vérifier si le produit doit être testé par un organisme
notifié : Pour certains produits, des organismes
notifiés doivent vérifier que le produit respecte les exigences
techniques spécifiques. Cela n'est pas obligatoire
ne doit pas être vérifié par
un organisme indépendant,
c'est le fabricant qui doit s’assurer
de la conformité de son
produit aux exigences techniques.
Il doit notamment estimer les risques potentiels
liés à son utilisation et les signaler.
5. Établir le dossier technique : celui-ci doit contenir
tous les documents attestant que le produit respecte les
exigences techniques.
6. Apposer le marquage CE et rédiger une déclaration
de conformité : Le marquage CE doit être visible,
lisible et indélébile. Si un organisme notifié a participé à
la troisième étape, il faut indiquer son numéro d'identification.
Le fabricant doit rédiger et signer une déclaration
de conformité UE certifiant que le produit est conforme à
toutes les exigences légales.
Si les fabricants sont tenus de garantir la conformité du
produit et d'apposer le marquage CE, les importateurs
doivent quant à eux veiller à ce que les produits qu'ils
placent sur le marché respectent les exigences applicables
et ne présentent pas de risque pour les consommateurs
européens. L'importateur doit vérifier que le
fabricant établi en dehors de l'UE a pris les mesures nécessaires
et que les documents peuvent être présentés
sur demande.
Une fois marqué CE, un tel produit peut circuler librement
sur le marché européen sans qu'aucune formalité, norme
nationale de sécurité ou nouvel essai ne puisse être réclamé.
●
Source : Commission européenne
Info : Jean-Philippe Mergen,
tél. 02 210 01 77 – e-mail :
jpm@beci.be
24 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
© Getty
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5 conseils pour exporter
aux États-Unis
Lucio Miranda est directeur d’ExportUSA, société de
consultance qui aide les compagnies étrangères à entrer
sur le marché américain. Il nous détaille cinq points
essentiels à respecter pour éviter les fausses notes.
1. Peaufinez votre pitch de présentation. Vous n’aurez
pas de seconde chance pour faire une première bonne
impression ! Cette phrase est encore plus vraie aux US.
Le pitch (ou ‘elevator pitch’), dure rarement plus d’une
minute et doit convaincre une assemblée de clients et
d’investisseurs dont la connaissance du marché local est
forcément plus aiguisée. Vous pouvez vous présenter de
manière légère pour détendre l’atmosphère, mais surtout,
restez sérieux durant la présentation ! Ne vous attardez
pas sur votre histoire, entrez d’emblée dans le vif du sujet.
Le but est de mettre en avant un bénéfice direct de
votre produit/service, comme la rentabilité ou la rapidité.
Pour mettre toutes les chances de votre côté, entraînez-vous
à voix haute avant le jour J.
2. Ne laissez jamais vos interlocuteurs dans le vague.
Votre présentation suscitera probablement des questions
de leur part. Les réponses du type « nous n’avons pas
encore analysé ce cas de figure » ou « nous prévoyons
cette étape dans quelques mois » sont mal perçues aux
États-Unis. La mentalité locale exige par ailleurs que
vous compreniez l’écosystème américain pour ainsi démontrer
votre plus-value et vos atouts. Intéressez-vous
à vos concurrents. Consultez par exemple des chambres
de commerce locales ou des fédérations pour obtenir une
liste des entreprises actives dans votre secteur. Pour approfondir,
vous pouvez également appeler une entreprise
pour vous renseigner sur son produit et ses avantages.
3. Pensez au présent plutôt qu’au futur. Les Américains
recherchent des réponses concrètes et des résultats. Il ne
faut jamais dire que vous avez l’intention d’améliorer un
produit ou annoncer vos plans de développement dans
un futur proche : ils vous diront de revenir plus tard. Tentez
de les convaincre avec des mesures déjà prises pour
montrer en quoi votre produit ou service répond à un besoin
existant.
4. Pensez à la notion de service. Les entreprises européennes
se concentrent surtout sur l’optimisation du
produit et délaissent souvent l’aspect marketing et communication.
Aux USA, le service est extrêmement important.
Il faut donc déjà pouvoir répondre à des questions
du type : qui s’occupe de la vente et du service aprèsvente
? Que se passe-t-il si le produit doit être remplacé
ou nécessite un réassortiment ? Puis-je rendre un produit
défectueux ? Toutes ces notions doivent être abordées
avec pragmatisme. Mieux : elles doivent être proposées
avec un service amenant sourire et dynamisme.
5. Le contrat fait loi. Même si des négociations ont
lieu, rien n’est acquis tant que rien n’est signé. Un mail
de confirmation de commande ne suffira pas : aux ÉtatsUnis,
c’est le contrat qui fait loi ! Pour l’établir, la première
règle est de faire appel à un avocat américain ; n’espérez
pas passer par un avocat belge. N’espérez pas non plus
conclure à la première rencontre. Vu la taille et la compétitivité
du marché, certains Américains prendront le
temps de vous connaître, de sonder votre potentiel, avant
de signer un contrat. Les négociations peuvent durer un
certain temps, tout comme la mise en conformité des aspects
légaux de l’exportation. L’avantage, c’est qu’une
fois que tout est réglé, le business fonctionne souvent
plus rapidement qu’en Europe. ●
Géry Brusselmans
Pour aller plus loin : Lucio Miranda animera
le séminaire « Export USA – 360° », le 13 mars
prochain à 10 h chez Beci, 500 av. Louise, 1050
Bruxelles. Info et inscriptions (gratuites pour les
membres Beci) : events@beci.be.
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 25
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C’est quoi, l’esprit
d’entreprendre ?
Giles Daoust, CEO de la société Daoust,
est le rédacteur en chef invité de ce numéro. Il a conçu pour nous
un dossier consacré à l’entreprise, par les entrepreneurs.
L
orsque Bruxelles Métropole m’a
proposé d’être le rédacteur en
chef invité de ce numéro, j’ai
appris que le thème imposé était
« Grow your business ». Beau défi
que de tenter de rendre honneur à un
thème aussi large et difficile à traiter !
Je ne suis pas un grand adepte des
recettes de cuisines et autres livres
de management, qui vont bien entendu
vous apprendre comment
lancer votre startup, développer vos
affaires ou réussir une île flottante
parfaite, puisqu’« il suffit de ».
Connu comme CEO de la société
d’intérim et ressources humaines
Daoust, où il représente la
troisième génération, Giles
Daoust a été élu en 2018
Young Top Manager of the Year.
Polyentrepreneur, Giles Daoust
est aussi producteur de cinéma,
scénariste de BD, chroniqueur et,
last but not least, metteur en scène
de l’Ommegang à Bruxelles.
En tant qu’entrepreneur, je trouve
mon inspiration ailleurs. L’inspiration
est partout, et généralement
on trouve les meilleures idées assez
loin du contexte immédiat de son
entreprise. Personnellement (et apparemment
je ne suis pas le seul,
voir l’interview de Sébastien Morvan
du Brussels Beer Project), je trouve
mon inspiration dans la lecture de
biographies. Tout y passe : personnalités
des médias (David Geffen,
Steven Spielberg, Michael Ovitz…),
entrepreneurs (Musk, Jobs, Bezos…),
ou encore politiques (Hollande,
Trump, Poutine… plutôt pour les
exemples à ne pas suivre !)
Dans la presse économique, on
peut lire nombre d’interviews de dirigeants
d’entreprises. Malheureusement,
elles se placent le plus souvent
dans le contexte de l’actualité. Elles
ont donc par nature un focus sur le
court terme, et contiennent souvent
une bonne dose de marketing voire
de langue de bois.
Ce qui m’intéresse, c’est de savoir
QUI sont ces dirigeants, ce qui les
motive, les guide, les inspire, les fait
évoluer, et par extension leur permet
de… « grow their businesses » (ouf,
j’ai trouvé la connexion avec le sujet
imposé !)
Avec l’aide d’Emmanuel Robert et
d’Elisa Brevet, j’ai donc développé
une liste de questions qu’Elisa a posées
à une quinzaine de dirigeants
et d’entrepreneurs, de tous horizons.
Seule caractéristique commune, ils
évoluent tous dans la sphère privée
(nous avons fait le choix de n’inclure
ici aucun organisme public).
À travers ces questions couvrant
leurs parcours, leurs « defining moments
», leurs échecs (important ça,
les échecs !), leurs sources d’inspiration
ou encore leurs lectures,
nous avons essayé de dresser un tableau
de qui ils sont (ou en tout cas,
de comment ils se sont présentés
à nous). Il s’agit bien entendu d’un
tableau « impressionniste », composé
de petites touches de couleur
à travers les réponses les plus pertinentes
(ou impertinentes), avec la
contrainte de faire tenir chaque sujet
en une page.
Pour illustrer ces interviews, j’ai fait
appel à l’humour vivace de Pierre
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 27
© Reporters
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 [9ׁHhttp://www.beci.be/ׁׁЈ׉EKEn réunion de rédaction, de
gauche à droite : Giles Daoust
(rédacteur en chef invité), Erick Thiry
(Business Relations Intelligence
Beci), Emmanuel Robert (Media
Coordinator Beci) et Elisa Brevet
(journaliste indépendante).
Kroll, qui m’avait fait le plaisir l’an
dernier de venir « croquer » l’Ommegang,
ce spectacle historique bruxellois
que je mets en scène depuis une
douzaine d’années.
Notre entreprise familiale Daoust
vient de fêter ses 65 ans. Fondée
par mon grand-père Albert Daoust
en 1954 et développée par mon père
Jean-Claude Daoust, j’ai eu la chance
de pouvoir en reprendre la direction
il y a cinq ans. A travers ces 65
ans d’entrepreneuriat familial, nous
avons eu l’occasion à de nombreuses
reprises d’échanger sur ce qui caractérise
le fameux « esprit d’entreprendre
».
En lisant les interviews réalisées
pour ce numéro, j’ai été ému de retrouver
des dizaines de ces traits de
caractère, expériences personnelles
et sources d’inspiration qui déterminent
cet esprit d’entreprendre qui
nous est si cher. Qu’il s’exprime dans
une start-up, dans une entreprise familiale
ou internationale, voire dans
une brasserie ou une « management
school »,
l’esprit d’entreprendre
est bien vivant, et donne lieu à de
grandes réussites.
Bonne lecture ! ●
Giles Daoust, CEO de Daoust
Avec Olivier Willocx (au centre), CEO de Beci.
28 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
Après la réunion de rédaction,
Giles Daoust s’est prêté au jeu
du podcast. Son interview est
à écouter sur www.beci.be/
podcast/bruxelles-metropole.
© Reporters
׉	 7cassandra://1AhqR7V5oAujfm943QGVAw6A7aeCnu4XGJ6qLSv51nw1` \wrs׉EGrow Your Businessw your business
« Mes amis me
disent que je suis
une éponge »
Eric Everard
CEO d’Easyfairs, organisateur de salons et
gestionnaire de halls d’exposition
Quel a été votre premier job rémunéré (hors
job d’étudiant) ? J’ai lancé les magazines et le salon
de l’Étudiant en 1986, pendant ma dernière année de
master à la Louvain School of Management. J’ai touché
mon premier salaire lorsque ma start-up avait enfin les
moyens de me rémunérer, c’est-à-dire…. quatre ans plus
tard.
Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle
? Mes amis me disent que je suis une éponge.
Cette curiosité est toujours présente aujourd’hui, c’est un
état d’esprit. Je suis un mélange de ma personnalité et
de mes rencontres.
Votre plus belle réussite professionnelle ? C’est
incontestablement Easyfairs et son équipe de management
! Partir d’une feuille blanche, avec un euro, et
parvenir à construire en vingt ans un groupe de 750
personnes organisant plus de 200 salons par an dans
vingt pays, et surtout, dirigé par un management qui n’a
quasiment pas changé depuis le début.
Votre plus gros échec professionnel ? J’entreprends
tous les mois et donc j’ai connu des dizaines d’échecs !
Par exemple, le rachat de « Best of Group » le 16 août
2001. Trois semaines avant le 11 septembre, le timing
ne pouvait pas être plus mauvais. De plus, j’ai fait deux
erreurs lors de ce rachat. Je n’ai pas fait d’audit approfondi
et je me suis lourdement trompé sur l’éthique et la
qualité du management. Nous avons systématiquement
encouragé la prise de risque par nos collaborateurs, allant
jusqu’à donner un « award » pour l’échec de l’année.
Quelle est votre super-pouvoir ? Je délègue absolument
tout ! Je ne travaille donc que huit mois par an. Ça
laisse du temps pour réfléchir à de nouveaux projets…
Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé,
quel job auriez-vous souhaité exercer ? J’ai toujours
eu deux fantasmes à côté de ma vie professionnelle
actuelle. J’aurais voulu être un grand promoteur immobilier.
J’adore partir du néant ou du laid et construire du
beau dans la durée. Mon autre rêve aurait été de créer la
meilleure chaîne de boulangerie-pâtisserie au monde.
Quels sont vos hobbies ? J’en ai plusieurs, mais mon
préféré c’est la randonnée à pied : en hiver à la montagne,
en peau de phoque, ou en été, sac au dos et nuit
en refuge. J’ai pris toutes mes décisions importantes en
marchant à la montagne ou en forêt.
Votre livre préféré ? « La Grève », d’Ayn Rand. À lire et
à relire. Tous les hommes politiques devraient avoir lu ce
livre. Il exprime magnifiquement l’apport des entrepreneurs
à l’évolution de la société.
Quel est votre endroit préféré à Bruxelles ? La
forêt de Soignes : 5000 hectares de nature, de calme et
de liberté à quelques mètres de notre ville. C’est absolument
unique au monde.
Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du
début de votre carrière ? Je me suis trop dispersé,
j’ai trop hésité. Je me conseillerais donc d’aller plus vite
à la recherche de ce concept unique sur lequel fonder
ma croissance et de me concentrer davantage sur ce
concept. À l’obsession !
Votre maxime, votre citation favorite ? « À force de
croire en ses rêves, l’homme en fait une réalité » (Hergé). ●
Elisa Brevet
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 29
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« Savoir dire stop
alors qu’on a envie
de dire encore »
Frédéric Rouvez
Co-fondateur de la chaîne de restauration
rapide de qualité Exki
dire « stop » alors qu’on a envie de dire « encore ». L’échec
était majoritairement dû à la différence de culture du
marché américain : un fournisseur qui augmente ses prix
du jour au lendemain, des employés volatils, un propriétaire
qui nous demande de déposer 1 million de dollars
sur le compte d’une banque américaine, les prix exorbitants
du marché, le manque de confiance et de loyauté…
C’était trop.
Quel est votre super-pouvoir ? La capacité de travailler
en équipe : on est l’une des rares entreprises qui
perdure avec deux cofondateurs à sa tête.
Quel est votre plus grand défaut ? C’est d’être deux.
Ça peut être assez paradoxal, mais notre force est également
notre faiblesse. Le binôme peut être un frein, car
il crée de la difficulté et de la complexité. Nous sommes
tous les deux très différents, souvent d’accord, parfois
pas d’accord…
Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé,
quel job auriez-vous souhaité exercer ? Enfant, je
voulais devenir philosophe des sciences. Et puis, à l’âge
de 17 ans, je me suis dit que je créerais mon entreprise.
J’ai tout fait pour y arriver.
Quelles sont vos sources d’inspiration ? L’art m’inspire.
Je suis fasciné par la capacité de créer et d’innover.
La plupart des artistes que j’admire, comme David
Hockney, sont eux-mêmes de grands connaisseurs de
l’histoire de l’art. Aujourd’hui, on parle constamment de
rupture : rupture dans le monde de l’entreprise, rupture
des artistes contemporains, rupture générationnelle… Je
n’y crois pas. Le monde a toujours été en rupture.
Quel a été le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle
? Le 9 janvier 2001, le jour de l’ouverture
de mon premier magasin, Porte de Namur. À l’époque,
je venais de quitter un job en or pour lancer Exki. Je me
souviens d’un directeur financier qui m’a dit : « Tu es fou
de tout laisser pour un sandwich, achètes-toi un tablier
et cuisine chez toi ».
Votre plus belle réussite professionnelle ? Le
succès de l’ouverture du premier restaurant ; il y avait
énormément d’angoisse. On a fait 114 000 francs belges
de recette, c’était au-delà de ce qu’on avait pu imaginer.
Votre plus gros échec professionnel ? Ouvrir aux
États-Unis. Le challenge, c’était de prendre la décision de
30 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
Votre livre préféré ? L’œuvre de Balzac ; je lui trouve
une vigueur incroyable. Je lis beaucoup : toujours des
livres de philosophie ou de littérature. Les livres portés
sur le business et les entreprises, ça ne m’intéresse pas
vraiment.
Quel est votre endroit préféré à Bruxelles ? Vini
Divini, un petit restaurant avec 27 places assises. Je me
mets au comptoir en face du chef et on réinvente des
recettes.
Votre maxime, votre citation favorite ? « Ils ont
échoué parce qu’ils n’ont pas commencé par le rêve »
(William Shakespeare). ●
E. Bv.
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« On doit avant tout
transmettre le savoirfaire
et déléguer »
Pierre Marcolini
Entrepreneur et chef pâtissier-chocolatier,
Maison Pierre Marcolini
Quel a été votre premier job rémunéré (hors job
d’étudiant) ? C’était à la Brioche d’Or, une très belle pâtisserie
du côté de la rue Vanderkindere. J’ai commencé assez
jeune à travailler, je devais avoir 17 ans. J’étais jeune ouvrier
pâtissier, je n’étais pas encore dans le monde du chocolat.
Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ?
À 14 ans, quand je suis arrivé au Ceria d’Anderlecht. J’ai
posé mes bagages et j’ai senti que j’étais au bon endroit.
Sans m’en rendre compte, ça a été la décision la plus
importante de ma vie. Le deuxième grand tournant, c’était
la Coupe du monde de 1995 où j’ai été sacré champion du
monde de pâtisserie et de chocolat. À partir de ce moment-là,
les gens ont commencé à me connaître et le succès
a été au rendez-vous.
Votre plus belle réussite professionnelle ? C’est incontestablement
d’avoir formé une équipe et une marque internationale.
Une de mes plus grandes fiertés, c’est d’avoir su
créer un nom. Il y a un esprit de création dans l’équipe et un
savoir-faire unique à partir de la fève de cacao. Si aujourd’hui
c’est affaire de mode et de coup marketing, il y a 18 ans,
c’était une question de vision.
Votre plus gros échec professionnel ? Le choix de l’engagement
trop rapide dans certains projets. Il faut tellement
d’énergie et de temps pour bâtir une marque. Alors, quand
j’ai voulu en lancer une deuxième, « Les Tartes de Pierre »,
quelle mauvaise idée !
Quel est votre super-pouvoir ? La générosité et l’empathie.
J’ai commencé à travailler à 16 ans, j’ai quitté le foyer
familial, ça m’a ouvert les yeux sur le monde.
À l’heure actuelle, quel est votre plus grand
challenge ? Le challenge de tout entrepreneur qui
connaît le succès, c’est de grandir en restant soi-même. On
est une équipe soudée et on reste des artisans. L’artisanat,
c’est une question de mentalité : on doit avant tout savoir
transmettre le savoir-faire et déléguer.
Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé, quel
job auriez-vous exercé ? J’aurais forcément travaillé dans
le monde du food ou dans le monde du vin, surtout dans la
partie aromatique, car c’est ce qui me donne le plus d’émotion.
Le rapport à la production et à la matière première, c’est
le plus important.
Votre livre préféré ? Mon premier livre sur le chocolat,
celui de M. Escriba, un très grand professionnel espagnol.
Je suis un enfant de ce qu’on appelle « les recettes volées ».
Quand le chef avait le dos tourné, on prenait le carnet de
recettes et on les volait. Ensuite, on allait à la photocopieuse
de la librairie du coin. Je me souviens que, lorsque j’arrivais
dans une maison de pâtisserie, la première chose qu’on me
demandait c’était les recettes que je possédais : on faisait du
troc, il n’y avait pas vraiment de livres.
Votre film préféré ? « Le Festin de Babette », réalisé par
Gabriel Axel. Pour moi, ça reste un film culte qui montre tout
le plaisir que l’on peut mettre autour de la table. Une table
qui réunit l’impossible : une Europe du Nord calviniste et une
Europe du Sud, deux mondes totalement différents.
Quel conseil donneriez-vous à votre vous de début
de carrière ? « Courage, Pierre ! »
Votre maxime, votre citation favorite ? « L’art est beau
quand la main et le cœur de l’homme travaillent ensemble »
(John Ruskin). ●
E. Bv.
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 31
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« Faire moins
et mieux ! »
Julien Vandeleene
CEO de BePark spécialiste du park sharing
je passais mon temps dans des levées de fonds. Or, je
savais bien que le business n’était pas encore assez mature
et rentable, mais c’était difficile de fermer la porte à
une si belle opportunité. Finalement, le deal ne s’est pas
fait. Malgré la déconvenue, on s’est relevés et on est parvenus
à obtenir un cash-flow positif, une équipe saine et
un nouveau produit.
Votre plus gros échec professionnel ? J’ai raté mon
focus pendant les trois premières années de BePark :
j’étais constamment à l’affût de nouvelles opportunités.
On s’est dispersés : on est allés en Espagne alors
qu’on n’était pas encore rentables. On s’est développés
en France avec un autre business model. On a créé des
produits similaires sans tenir compte des diversifications
de chaque marché.
Quel est votre super-pouvoir ? J’ai su pivoter et me
retourner. Si on regarde l’évolution de la société depuis
2011, le business a complètement évolué : on a changé
de vision, de technologie et d’approche.
Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé,
quel job auriez-vous souhaité exercer ? J’aurais
voulu être architecte, ou promoteur immobilier. J’aime
autant l’aspect créatif que l’aspect immobilier, l’idée
qu’on laisse une trace. C’est un métier complexe qui mêle
l’esthétique du design au côté cartésien, ergonomique et
modulable. Un beau challenge !
Quel a été votre premier job rémunéré (hors job
d’étudiant) ? J’ai fait un master en création d’entreprise
; mon projet de mémoire était lié à la création d’une
nouvelle entreprise qui commercialisait des couvertures
de sécurité pour piscines. J’ai développé 4 produits hauts
de gamme innovants. Une fois diplômé, j’ai monté ma
SPRL pour me jeter dans le bain.
Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle
? L’année 2010, le moment où j’ai décidé de créer
BePark : j’ai arrêté les piscines, stoppé ma rémunération,
j’ai loué un petit bureau et j’ai commandé mes deux ordinateurs
chez Dell. Je me suis retrouvé avec des journées
de 24 h entièrement dédiées à BePark. L’idée germait
en moi depuis deux ans déjà. J’avais découvert lors d’un
voyage à Boston la pratique du partage de parking entre
particuliers et je trouvais ça terrible !
Votre plus belle réussite professionnelle ? Récemment,
on a failli être rachetés par un grand groupe. Pendant
toute cette période, je me suis désaxé du business :
Quelles sont vos sources d’inspiration ? Jeff Bezos
est un vrai modèle, il a réussi à faire pivoter constamment
sont entreprise durant les dix dernières années
pour devenir leader mondial du secteur. Aujourd’hui,
je me tourne vers mon conseil d’administration qui me
challenge au quotidien. Par exemple, Augustin Winnie
de Caméléon m’aide beaucoup dans le développement
de la société.
Votre livre préféré ? « Lean Start-up », d’Eric Ries. Je
l’ai lu en 2015 et il m’a aidé à revenir à l’essentiel et à me
recentrer sur ce qui était vraiment nécessaire.
Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du
début de votre carrière ? Je me suis trop éparpillé
alors je dirais : faire moins et mieux !
Votre maxime, votre citation favorite ? « Ils ne
savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »
(Mark Twain) ●
E. Bv.
32 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
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« Il faut s’en tenir à son
core business »
John Martin
CEO Martin’s Hotels, groupe hôtelier familial
Quel est votre plus grand défaut ? L’impatience !
Quel a été votre premier job rémunéré (hors job
d’étudiant) ? J’ai commencé à travailler à l’âge de 18
ans chez trois grands brasseurs britanniques : Guinness,
Scottish & Newcastle et Courage. Du brassage en usine
aux livraisons, j’ai appris le métier de A à Z.
Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle
? Dans les années 2000, quand on a vendu
Schweppes, c’était un grand moment. Avec ma famille,
on a quitté la Belgique quand j’avais 3 ans pour reprendre
la filiale française. On habitait juste au-dessus
du dépôt. Chaque matin, j’étais réveillé par le bruit des
bouteilles. Cette vente a marqué officiellement le lancement
du groupe dans le secteur de l’hôtellerie.
Votre plus belle réussite professionnelle ? La plus
belle réussite, c’est toujours et éternellement ce qui fait
partie de notre ADN d’entrepreneurs : c’est créer de
l’emploi, c’est de faire tourner. On a maintenant 500 emplois
directs, ce qu’on estime à 500 emplois indirects.
Votre plus gros échec professionnel ? Je crois que
c’est d’avoir fait confiance à des gens qui m’ont fait
miroiter certaines choses. Dans les petits échecs, il y a
la création d’un parfum que j’ai commercialisé avec Tony
Parker, le mari d’Eva Longoria. En tête des ventes dès
sa sortie chez Sephora, les géants du secteur irrités me
l’ont fait payer. Bien sûr, je n’ai pas fait le poids dans un
domaine qui n’est pas le mien. La leçon à retenir c’est
qu’il faut s’en tenir à son core business.
Quel est votre super-pouvoir ? Mon côté humain ;
on a un personnel très mixte fait d’une quarantaine de
nationalités.
Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé,
quel job auriez-vous souhaité exercer ? Pilote
d’avion de chasse. Pas pour le côté guerre, mais pour
l’aspect vibrant du métier !
Quels sont vos hobbys ? Je vis totalement isolé en
plein milieu de la campagne. Ce n’est pas par hasard,
j’aime la nature, j’ai besoin de me ressourcer, j’ai besoin
de cette coupure. Je suis très attaché à la terre et à la
forêt ; je tiens ça de mes grands-parents, je crois. Quand
on y pense, je suis né dans une ferme près d’Anvers.
Êtes-vous sportif ? Je l’étais ! J’ai été champion d’Angleterre
de lancement de disque junior pendant plusieurs
années. J’ai fait beaucoup d’athlétisme et de rugby, mais
ça, c’était avant.
Votre livre préféré ? Plus jeune, je lisais beaucoup de
Tintin et des livres de jeunesse anglais qui avaient systématiquement
un rapport avec la nature et les animaux.
Aujourd’hui, je me passionne davantage pour l’actualité
et les journaux. Je suis abonné à des journaux américains,
belges, français et anglais qui me donnent déjà
une bonne revue de presse quotidienne.
Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du
début de votre carrière ? Rester dans le métier qu’on
a appris, celui dans lequel on performe.
Votre maxime, votre citation favorite ? « Jamais en
arrière, toujours en avant. » Ça vient de moi. Je crois qu’il
faut toujours avoir du cran et qu’il ne faut pas avoir peur.
●
E. Bv.
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 33
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« L’indépendance,
ça n’a pas de prix »
Véronique Culliford
CEO de IMPS, société de gestion et
d'exploitation des droits de l’œuvre de Peyo
Votre plus gros échec professionnel ? Quand on a voulu
se lancer dans la fabrication de produits Schtroumpfs au
début des années 90. Je me suis pris une belle claque : on a
produit en Chine et on s’est fait arnaquer. On a fait fabriquer
une énorme quantité de produits pas chers avec des transports
très chers, qui nous ont été livrés très en retard…
Quelle est votre super-pouvoir ? Un positivisme sans
faille !
L’élément-clé du succès de votre entreprise ? J’ai
avant tout choisi de m’entourer de gens qui respectent le
personnage. On ne peut pas travailler chez IMPS sans être
investi du Schtroumpf. Mon rôle, c’est d’être la gardienne du
temple.
À l’heure actuelle, quel est votre plus grand
challenge ? Une nouvelle série de dessins animés qui va
voir le jour en 2021. Pour la première fois, nous allons la
produire nous-mêmes. Le projet est titanesque !
Qui est votre héros ? Quand j’ai commencé dans la
profession, j’étais la plus jeune et l’une des seules femmes à
faire ce métier. J’ai surtout appris à me méfier de beaucoup
de gens. Mon inspiration, c’est mon père : il m’a tout enseigné
et encore aujourd’hui, je me réfère à ce qu’il aurait voulu.
Quel a été votre premier job rémunéré (hors job
d’étudiant) ? J’avais 19 ans, je commençais à travailler à
mi-temps dans l’entreprise de mon père, Pierre Culliford
(alias Peyo). À cette époque-là, je cumulais un autre mitemps
en tant que secrétaire dans une ambassade.
Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ?
En 1984, quand j’ai créé IMPS : le même job, mais comme
indépendante. Petit à petit, j’ai repris les contrats des droits
sur les Schtroumpfs dans chaque pays : France, Allemagne…
Après 1990, je suis parvenue à gérer tout le marchandising
mondial, le studio de dessin et l’audiovisuel.
Votre plus belle réussite professionnelle ? En 1988,
quand on a repris nos droits audiovisuels sur la série de
dessins animés qui étaient entre les mains la branche audiovisuelle
de Dupuis. Ensuite, on a été beaucoup plus libres
pour négocier et signer les contrats. L’indépendance, ça n’a
pas de prix.
34 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
Votre livre préféré ? « La vie après la vie », du Dr Raymond
Moody, une étude passionnante sur les gens qui ont
été déclarés cliniquement morts et qui sont revenus à la vie.
Quand j’ai perdu mon papa, sans ce bouquin, je n’aurais pas
pu m’en sortir. Ça m’a terriblement marquée et aidée à faire
mon deuil. Aujourd’hui, j’ai 60 ans, mes parents ne sont plus
là et je ne perçois sûrement plus la mort comme avant.
Votre film préféré ? « 2001, l’Odyssée de l’Espace », de
Kubrick. À l’époque j’étais scotchée, c’était tellement novateur.
Je l’ai vu plusieurs fois au cinéma, et dès qu’il passe à
la TV, je le regarde avec mes enfants. L’idée de découvrir un
monde inconnu me fascine.
Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du
début de votre carrière ? Je referais exactement la même
chose. Je pars du principe qu’on apprend de ses erreurs, et
que les choix nous mènent où ils doivent nous mener. Il faut
surtout ne rien regretter.
Votre maxime, votre citation préférée ? Je n’arrête pas
de dire « santé, joie, bonheur » : c’est la maxime du mois de
janvier, mais elle me convient bien pour toute l’année ! ●
E. Bv.
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« Je me conseillerais
d’être plus patiente »
Brigitte Chanoine
Rectrice de l’Ichec Business School
Quel a été votre premier job rémunéré (hors job
d’étudiant) ? C’était aux USA, à Indianapolis, dans
une PME américaine où je travaillais dans le département
Health & Safety. J’y suis restée deux ans, puis je suis
rentrée en Belgique.
Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ?
Ma carrière est faite de deux grands moments : le jour où
j’ai défendu ma thèse de doctorat en finance sur la valorisation
des entreprises et lorsque je suis devenue rectrice de
l’Ichec en 2008.
Votre plus belle réussite professionnelle ? L’obtention
de l’accréditation internationale. Ce n’est pas que ma
réussite, mais celle de toute une équipe. Recevoir ce label
de qualité est l’une des plus belles réalisations de mon
rectorat. On a dû mettre en place des processus qualité à
tous les niveaux et des experts internationaux sont venus
les vérifier.
Votre plus gros échec professionnel ? J’ai parfois
rencontré des écueils : vous avez un projet et l’environnement
politique contraignant ne vous permet pas d’avancer
comme vous le voulez. Mais, jusqu’à présent, j’ai réussi tant
bien que mal à les surpasser.
À l’heure actuelle, quel est votre plus grand
challenge ? C’est de pouvoir faire le parcours du saut de
mouton au quotidien, malgré les difficultés et les embûches.
Je dois parvenir à faire bouger l’école en permanence, ce
qui correspond plus ou moins à 400 personnes chaque jour
(formation initiale, continue et collaborateurs confondus).
Quel est votre super-pouvoir ? Mon dynamisme.
Quel est votre plus grand défaut ? Sans doute mon
côté chef, dans une institution universitaire… Je sais que je
suis une meneuse d’hommes. Parfois, je le suis sans doute
trop pour un monde comme le monde académique. Et donc,
il est vrai que cela peut se retourner contre moi. Je suis élue
par mes pairs, mais le jour où je ne serais plus rectrice, je
repartirai parmi mes pairs… C’est un rôle réellement compliqué.
Qui
est votre héros ? Dans mon métier, vous avez cruellement
besoin de mentors. Étant donné que vous êtes professeur,
vous n’êtes pas vraiment préparé à ce job. J’ai autour
de moi des sages et des référents comme Étienne Davignon,
le président du conseil d’administration. Ils se comptent sur
les doigts d’une main et sont mes sources d’inspiration.
Votre livre préféré ? Je lis essentiellement pour me détendre.
De façon systématique avant de dormir et de façon
boulimique pendant mes vacances. J’ai vraiment une lecture
extrêmement variée ; là, par exemple, je viens de terminer le
livre d’Adeline Dieudonné et de débuter le prix Goncourt.
Votre film préféré ? Je vais souvent au cinéma, mais je
n’ai pas de film favori. Mon dernier coup de cœur ? « Capharnaüm
», de Nadine Labaki, avec Zaïn Al Rafeea : un film
d’une profondeur et d’une interpellation extraordinaires.
J’aime aller voir des films qui marquent, en famille avec mon
mari, mes trois enfants et leurs compagnons. À la fin, on
se retrouve, on échange et on partage nos émotions. C’est
toujours très riche.
Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du
début de votre carrière ? Je me conseillerais d’être plus
patiente !
Votre maxime, votre citation favorite ? « Hakuna Matata
», une expression swahilie qui veut dire « il n’y a pas de
problème » ! ●
E. Bv.
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 35
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« Ose plus et
n’oublie pas tes rêves »
Joan Condijts
Cofondateur de LN24, chaîne belge d’info en continu
Quel a été votre premier job rémunéré (hors job
d’étudiant) ? Une fois diplômé, j’ai travaillé pendant trois
mois pour une structure qui devait préparer l’Euro 2000
de football. J’ai été recruté pour m’occuper notamment de
la communication.
Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ?
Le moment où on m’a téléphoné pour devenir rédacteur
en chef de L’Écho. À l’époque, j’étais chef du service économique
du journal Le Soir. C’était un véritable tournant
dans ma carrière : je suis passé du middle management
au statut de patron. Je n’ai pas hésité une seconde.
Votre plus belle réussite professionnelle ? C’est
d’avoir réussi à changer le positionnement stratégique
de L’Écho. Nous sommes parvenus à le faire évoluer d’un
journal financier et boursier vers un journal business,
ouvert à la politique et à la culture. Et puis, on a gagné
des lecteurs plutôt que d’en perdre, dans un paysage où
l’inverse est assez vrai…
Votre plus gros échec professionnel ? Mon plus gros
échec, c’est d’avoir trop attendu. Lorsque j’étais chef du
service économique du Soir, le management a changé
au-dessus de moi. J’ai toléré beaucoup de choses. J’aurais
dû dire stop bien plus tôt et j’ai causé des dégâts. Depuis,
j’ai compris la nécessité de prendre les décisions au bon
moment.
Vous sentez-vous entrepreneur ? Je suis fondamentalement
un entrepreneur. Cependant, je suis aussi
quelqu’un d’ambivalent. J’ai un côté anticonformiste :
j’aime être indépendant, créer des choses et mettre la
main à la pâte. Paradoxalement, j’ai reçu une éducation
plutôt conformiste. Pour mes parents, la réussite rimait
avec un travail stable et un salaire correct. Et finalement,
36 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
à 40 ans, la vraie nature revient au galop…
Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé,
quel job auriez-vous souhaité exercer ? J’aurais bien
aimé être architecte. Cela correspond à ma personnalité,
qui allie un côté très pragmatique, quasi scientifique, et
cet aspect créatif.
Quelles sont vos sources d’inspiration ? Je crois
que c’est dans mon ADN de journaliste : je puise mes
inspirations partout où quelque chose peut être retenu,
approfondi et utilisé. Pour moi, tout conduit le cerveau à
réfléchir et à créer. Donc, je n’ai pas une source privilégiée
d’inspiration.
Votre livre préféré ? « Les mémoires d’Hadrien », de
Marguerite Yourcenar. Une plongée dans l’humanité profonde,
dans l’histoire d’un homme, à travers ses réflexions
qui sont des réflexions essentielles. Ce livre m’a profondément
marqué dans ma vie d’homme et d’entrepreneur.
Quel est votre endroit préféré à Bruxelles ? La place
du Sablon ; c’est l’un des lieux les plus beaux et élégants
de Bruxelles.
Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du
début de votre carrière ? Ose plus et n’oublie pas tes
rêves. À 20 ans, je voulais devenir écrivain, mais je n’en
avais pas les moyens. Je suis devenu journaliste et j’ai
oublié ce rêve. Ou plutôt, je l’ai enfoui ; il a ressurgi quand
j’avais 30 ans.
Votre maxime, votre citation favorite ? « La vie, ce
n'est pas attendre que les orages passent, c'est apprendre
comment danser sous la pluie » (Sénèque). ●
E. Bv.
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Grow your business
« Je trouve mon
inspiration dans l’art »
Sébastien Deletaille
Ex-CEO et cofondateur de Riaktr
Quel est votre plus grand défaut ? Je manque de patience
pour des profils qui ne souhaitent pas apprendre et
pour ceux qui ne vont pas partager les valeurs d’un projet.
Pour certains, cette impatience peut se traduire par un leadership
perçu comme assez strict.
L’élément-clé du succès de votre entreprise ? Je fais
partie des entrepreneurs qui considèrent qu’il est impossible
de réussir une boîte sans cofondateur. Maintenant que j’ai
quitté Riaktr, je m’oriente vers la technologie appliquée à la
santé. Nous allons nous concentrer sur la création de logiciels
pour médecins généralistes. S’il est encore trop tôt pour donner
un nom à la boîte, mon cofondateur est déjà trouvé !
Quelles sont vos sources d’inspiration ? L’art. Quand
j’ai remis ma démission du CA de Riaktr, c’était à la fois la
décision la plus dure, la plus triste et la plus libératrice que
j’ai connu. Une fois sorti de la salle, j’ai pris un vol pour New
York. Dès mon arrivée, j’ai passé la journée au Metropolitan
Museum. Pendant des heures, j’ai déambulé et je me suis
ressourcé parmi les plus grands chefs d’œuvres de l’humanité.
Quel a été le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle
? Je travaillais chez McKinsey. Le jour où
j’ai reçu une promotion, j’ai décidé de démissionner. Avec
mon meilleur ami Jacob, on a tous les deux quitté nos
jobs respectifs en même temps. On avait 24 ans et on ne
savait pas quoi faire. Alors, on a créé trois entreprises.
Riakrt est la seule qui a vraiment fonctionné.
Votre plus gros échec professionnel ? En 2009,
quand on a décidé de lancer nos trois entreprises, c’était
en pleine épidémie de grippe AH1N1. Les ventes de gel
hydroalcoolique explosaient en France ! On s’est dit que
ça viendrait en Belgique. On n’a pas réussi à mettre une
proposition de valeur sur le marché ; les Allemands ont
débarqué et les Français aussi. Bien sûr, leurs prix de
vente étaient bien inférieurs à notre prix de production...
Quel est votre super-pouvoir ? Le plus beau compliment
qu’un développeur codeur ait pu me faire, c’est
de me dire que j’étais « le plus geek des entrepreneurs
tech ».
Quels sont vos hobbies ? L’entomologie : je collectionne
les insectes depuis mon adolescence. En nous voyant grandir
avec mon frère, nos parents se lamentaient de notre passion
pour les cartes Dragon Ball Z. Tous les deux étaient antiquaires
; on vivait entourés de beaux objets. Ils ont essayé de
nous intéresser à autre chose. On a vraiment créé un projet
familial autour de cette collection d’insectes. Tout cela m’a ouvert
aux motifs, aux couleurs, à la géographie et aux voyages.
Plus conventionnellement, je suis passionné d’art et de course
à pied.
Votre livre préféré ? « Lettres à un jeune poète », de Rilke.
Tous les deux ou trois ans, je le relis. Il recèle des secrets et
des niveaux variés de lectures. Selon les épreuves que je
traverse, je le redécouvre et je me redécouvre.
Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début
de votre carrière ? Je me conseillerais de soigner davantage
mon « focus », c’est la clé de la réussite !
Votre maxime, votre citation favorite ? « Quand on vous
demande si vous êtes capable de faire un travail, répondez :
‘bien sûr, je peux !’ Puis débrouillez-vous pour y arriver »
(Franklin Roosevelt). ●
E. Bv.
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 37
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« Je lis beaucoup
de biographies »
Sébastien Morvan
Co-fondateur du Brussels Beer Project
Quel a été le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle
? Le premier, c’est quand j’ai décidé d’écouter
mes valeurs plutôt que l’idée de carrière et celle de
l’argent. J’ai alors quitté la City et le monde de la banque
pour me diriger vers la microfinance en Amérique latine.
Le deuxième, c’est bien évidemment la création quelques
années plus tard de ma propre entreprise : Brussels Beer
Project avec Olivier, mon associé.
Votre plus belle réussite professionnelle ? Ce sera
la nouvelle brasserie qui verra le jour à Anderlecht en
2020. Là-bas, nous aurons la possibilité de brasser jusqu’à
10 millions de bouteilles par an. C’est notre plus gros
challenge depuis le lancement du projet.
Quel est votre super-pouvoir ? Je n’ai pas peur de
mes rêves. Je pense que l’on est souvent les premiers à se
censurer.
Quel est votre plus grand défaut ? Incontestablement,
je ne suis pas le meilleur des gestionnaires.
L’élément-clé du succès de votre entreprise ? Je suis
bien content de vivre cette aventure à deux. La dynamique
de duo est essentielle : on parle le même langage, mais on
a nos propres domaines d’expertises et de compétences.
Je ne crois pas en revanche que la complémentarité extrême
soit une bonne chose, car il faut garder des ponts
possibles.
Quelles sont vos sources d’inspiration ? Je puise
l’inspiration de partout. La première qui me vienne à
l'esprit, c'est le du monde sport. J’étais ado dans un petit
village breton et voilà que Michael Jordan explosait l’écran
de mon téléviseur. J’ai beaucoup lu sur son parcours et
son état d’esprit. Le moins que l’on puisse dire est qu’il
ne se mettait aucune limite. Et s’il était pétri de talent, il
était le premier à travailler et à être fier de transpirer pour
atteindre ses objectifs.
38 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
Quels sont vos hobbies ? Le sport notamment, c’est
quelque chose d’important pour moi. Je fais de la course
à pied et je nage. C’est un peu ma façon à moi de méditer,
de m’évader.
Votre livre préféré ? Je lis beaucoup, et souvent ce sont
des biographies. Récemment, j’ai lu celle de Magellan :
quelle claque ! Quand on parle de la nécessité d’aller vers
l’inconnu, lui l’a littéralement fait. Il s’est projeté dans des
mers qui n’existaient sur aucune carte. J’ai dévoré sa biographie,
elle m’a beaucoup inspiré.
Quel est votre endroit préféré à Bruxelles ? La place
Sainte-Catherine avec sa grande diversité et sa convivialité
: l’hiver pour son marché de Noël et son église illuminée,
l’été pour ses terrasses bondées et son esprit de village. Si
je suis né en France, en Bretagne pour être précis. Je me
sens, après toutes ces années, tout à fait Bruxellois.
Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début
de votre carrière ? De s’entourer de personnes qui
peuvent comprendre vos choix. Rencontrer des entrepreneurs
ou des gens aux parcours atypiques, qui prennent
plaisir à sortir des sentiers battus. En revanche, attention
aux bons sentiments protecteurs de certains proches qui
peuvent alourdir plutôt qu’alléger.
Votre maxime, votre citation favorite ? « Safe is
risky. » ●
E. Bv.
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« Je suis convaincu
que la clé du succès
est dans le ‘people
management’ »
Kris Cloots
CEO d'ISS BeLux
Quel a été votre premier job rémunéré (hors job
d’étudiant) ? J’ai commencé à l’armée, comme jeune
officier de carrière ; j’étais responsable d’un peloton de
transmission. J’y suis resté pendant dix ans, puis j’ai
quitté l’armée pour aller travailler chez Group 4 Securitas
(maintenant G4S).
Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle
? Le jour où le groupe m’a demandé de devenir
directeur général d' ISS Belgique et Luxembourg, c’était
un gros challenge avec plusieurs centaines de millions
de chiffre d’affaires, 10 000 collaborateurs… J’ai tout de
même réfléchi pendant 48 heures et je me suis dit que
c’était un défi que je me devais d’accepter. Je ne pouvais
pas dire non.
Votre plus belle réussite professionnelle ? Après
cinq ans passés à la tête d’ISS, le CEO du groupe m’a
donné un prix pour saluer le trajet réalisé par la société :
notre bilan marqué par une nette amélioration en termes
de rentabilité et de croissance était remarquable. Cette
reconnaissance m’a vraiment marqué. Depuis lors, j’ai mis
en place des programmes de reconnaissance au sein de
la société.
Votre plus gros échec professionnel ? C’est d’être
resté un peu trop longtemps dans un modèle classique
où l’on n’a pas été assez ambitieux et innovatifs par
rapport à d’autres pays dans le groupe, tels que les
pays scandinaves. En effet, il y a quelques années, on se
limitait à la satisfaction de notre personne de contact.
Désormais, l’opinion de l’ensemble des utilisateurs du
client est un aspect essentiel du travail : « les clients de
nos clients sont aussi les nôtres ».
Quel est votre super-pouvoir ? Je suis quelqu’un
d’humain ; je suis convaincu que la clé du succès est dans
le « people management » !
Quel est votre plus grand défaut ? J’ai parfois trop
le sens du détail : quand quelque chose ne se passe
pas comme je le voudrais, j’ai toujours cette réaction de
plonger dans le problème et de vouloir le résoudre moimême.
Ce n’est pas très efficace et cela peut être très
chronophage…
Qui est votre héros ? Le CEO du groupe ISS, Jeff Gravenhorst.
Il dirige un groupe qui réalise 10 milliards de
chiffre d’affaires par an. Je ne sais pas quel genre de vie il
mène, mais il voyage constamment et parvient à gérer et
développer le groupe d’une manière assez remarquable.
Chaque année, je le rencontre pour un entretien individuel.
Je m’étonne à chaque fois qu’on ne parle quasiment
pas de chiffres ; on discute principalement de stratégie,
de ressources humaines et de notre avenir.
Quels sont vos hobbies ? En dehors du travail, j’aime
particulièrement les sports mécaniques : une passion que
je partage avec ma fille de 17 ans.
Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du
début de votre carrière ? « Même si cette société ne
t’appartient pas, gère-là comme si c’était la tienne »
Votre maxime, votre citation favorite ? « Le succès
est la somme de petits efforts répétés jour après jour » :
je ne suis pas quelqu’un qui va révolutionner le monde. Je
n’attends pas de changements radicaux du jour au lendemain,
je suis plutôt partisan de l’amélioration continue. ●
E. Bv.
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 39
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« Je suis quelqu’un
de solaire »
Marc Filipson
Propriétaire de Filigranes
pourrais jamais faire ce métier : non parce que je n’aimais
pas enseigner, mais parce que cela ne me permettait pas
de terminer le mois. Le deuxième, c’est quand j’ai repris
mon petit commerce de 30 m², rue de l’Industrie. J’ai très
vite réalisé que je pouvais vendre n’importe quoi. Comme
je l’ai dit très souvent : j’ai la chance d’être libraire et j’ai
la chance de savoir et d’aimer vendre.
Votre plus gros échec professionnel ? À chaque fois
que j’ai fait le bien, cela s’est retourné contre moi. Donc
j’ai connu énormément d’échecs, et bien souvent cela
s’est soldé par de la jalousie, de la méchanceté. C’est très
triste comme constat, mais je l’assume.
Quel est votre super-pouvoir ? Je suis quelqu’un de
solaire : lorsque j’arrive dans une réunion où les gens
sont pour la plupart tirés à quatre épingles, il me suffit de
quelques minutes pour désacraliser et détendre l’atmosphère.
Quel
est votre plus grand défaut ? L’excès de franchise
et la bonté. C’est mauvais d’être trop bon quand on
est entrepreneur.
L’élément-clé du succès de votre entreprise ? On
est la plus grande librairie de Belgique, la troisième au
niveau européen et cela reste une affaire familiale. Je suis
100 % actionnaire et donc je fais ce que je veux !
Quelles sont vos sources d’inspiration ? Mon
inspiration est stimulée au quotidien, à chaque nouvelle
rencontre, à chaque nouvelle lecture. La maison est une
véritable fourmilière. J'ai également la chance de croiser
un nombre incalculable de personnes : des auteurs, des
amis, des artistes, des clients…
Quel a été votre premier job rémunéré (hors job
d’étudiant) ? À l’âge de 12 ans, j’ai travaillé à la librairie
Étienne qui se trouvait derrière chez mes parents. Je
m’occupais des invendus dans la cave. À l’époque, les
retours de presse se faisaient entièrement à la main.
C’est suite à cela que j’ai obtenu le premier vrai job qui
m’a rapporté beaucoup d’argent. J’ai travaillé pour un
marchand de tissus ; je détenais la clé de son garage et
je coupais des rouleaux sur 1 m 50. De mémoire, je recevais
trois francs belges par tissu coupé. C’est vite devenu
le job le mieux rémunéré de ma vie…
Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle
? Le premier élément, c’est lorsque j’ai enseigné
pendant trois mois. Je me suis rendu compte que je ne
40 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
Quel est votre livre préféré ? « La source », de James
A. Michener. Ce livre, je l’ai reçu lors de ma bar mitzvah
à l’âge de 14 ans. C’est un ouvrage incroyable : il conte
5 000 ans d’histoire du peuple juif. C’est également une
véritable brique, accessible à tous, qui prouve à ceux qui
aiment la lecture qu’on peut aussi se délecter d’un livre
de 1000 pages.
Quel conseil donneriez-vous à votre « vous »
du début de votre carrière ? Ne fais pas trop vite
confiance aux autres !
Votre maxime, votre citation favorite ? Elle est de
moi : « Le changement c’est la continuité » ! ●
E. Bv.
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« Je suis un
inconditionnel du
time management »
Michel Croisé
CEO de Sodexo
Quel a été votre premier job rémunéré (hors job
d’étudiant) ? J’étais kinésithérapeute, spécialisé en kiné
du sport. En réalité, je n’ai jamais cherché un job de ma
vie, j’ai les ai toujours créés ou des opportunités se sont
présentées. Une fois diplômé, j’ai ouvert mon cabinet et
plusieurs centres de fitness. À chaque début d’année, je
ne listais pas de bonnes résolutions, je faisais le bilan. Le
crédo ? Continuer ce qui me plaisait, arrêter ce qui m’ennuyait.
Quelque temps après, j’ai lancé un business de
chèques sport et culture qui m’a propulsé chez Sodexo.
Votre plus belle réussite professionnelle ? En tant
que kiné du sport, je me suis rapidement occupé de
sportifs de haut niveau. J’étais jeune, j’ai pu profiter d’une
certaine visibilité pour lancer des centres de fitness qui
ont très vite connu un grand succès !
Votre plus gros échec professionnel ? Ma boîte de
chèques sport et culture fut un échec. Si le produit était
révolutionnaire, il me manquait une crédibilité financière.
Je m’attaquais à de gros poissons : je ne savais pas
que les gros employeurs possédaient des activités de
volume. Ils étaient séduits, mais pas au point de verser
des montants en millions sur le compte d’une petite PME
avec un capital limité. J’ai évité la faillite : j’ai été racheté
par Sodexo et je suis entré dans le groupe !
Quel est votre super-pouvoir ? L’écoute et l’empathie.
Je suis un inconditionnel du time management :
je viens du secteur de la santé et ce n’est pas anodin.
Savoir s’écouter et écouter ses employés, c’est primordial.
Mon rôle, c’est de permettre aux employés de bien
faire leur job et cela passe souvent par le fait d’enlever le
caillou coincé dans leur chaussure…
Quel est votre plus grand défaut ? Je suis obstiné et
têtu. Je dois bien reconnaître que j’ai horreur de perdre.
Si je fais une course, c’est pour la gagner. Je me fiche de
l’importance de participer !
Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé,
quel job auriez-vous souhaité exercer ? Je serais
devenu neurologue : un métier très exigeant qui requiert
un certain focus !
Quel est votre film préféré ? Plutôt qu’un film favori,
parce que c’est difficile à trouver, le dernier en date qui
m’a transporté est Bohemian Rhapsody de Bryan Singer.
Je suis un guitariste amateur de blues. La musique fait
partie intégrante de ma vie. D’ailleurs, je possède une
belle collection de guitares à la maison… Lorsque je
voyage, j’emporte avec moi une ‘travel guitar’.
Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du
début de votre carrière ? Pour les entrepreneurs devenus
intrapreneurs comme moi, c’est importer de gérer
l’entreprise dans laquelle on travaille comme si c’était la
nôtre. Et puis, j’ajouterai qu’il faut être un peu insurgé
plutôt que statutaire…
Votre maxime, votre citation favorite ? « Le leader
doit être sérieux comme un enfant qui joue » (Borges). ●
E. Bv.
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 41
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« J’aurais aimé
écrire de grands
romans »
Thierry Afschrift
Avocat fiscaliste et président de l’association
Afschrift
devient automatiquement un entrepreneur. On a des
clients, des collaborateurs, on doit détenir un minimum
de stratégie d’entreprise. Mais je suis et je me considère
fondamentalement comme avocat.
Quel est votre super-pouvoir ? La capacité à
m’adapter et à m’entourer : je n’ai jamais eu de recettes
toutes faites, qui sont censées fonctionner pour tout le
monde. J’essaye de proposer aux clients des solutions
réalistes, créatives et qui tiennent compte de leur propre
situation.
Quel est votre plus grand défaut ? L’envie et le
besoin de trop contrôler les choses ; c’est parfois difficile
de déléguer.
Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé,
quel job auriez-vous souhaité exercer ? Je serais
devenu écrivain. J’aurais aimé écrire de grands romans…
Aujourd’hui, j’écris des essais, des livres plus techniques,
toujours dans un domaine bien précis.
Quelles sont vos sources d’inspiration ? J’ai toujours
aimé la philosophie ; ce sont de grands auteurs
libéraux, comme Alexis de Tocqueville. Lorsqu’on les
relit, on remarque à quel point des décennies, voire des
siècles à l’avance, ils ont prévu des réponses à nos problématiques
contemporaines.
Quel a été le ‘defining moment’ de votre vie
professionnelle ? En 1994, le jour où j’ai créé mon
propre bureau d’avocats d’affaires. Mes collaborateurs
sont alors devenus mes associés et nous nous sommes
spécialisés dans le domaine du droit fiscal. Dans notre
milieu, si l’on veut réussir, il faut très vite se trouver une
niche.
Votre plus belle réussite professionnelle ? C’est
compliqué de répondre à cette question ; dans mon
métier, on ne peut pas citer le nom des clients ! Je dirais
que c’est le jour où on a réussi à faire acquitter un client
que tout le monde considérait comme coupable. On l’a
fait acquitter non pas sur la procédure, mais sur le fond
parce qu’il était réellement innocent. C’était la première
grande et belle victoire de la maison.
Vous sentez-vous entrepreneur ? Je me sens tout
d’abord avocat. Il se fait qu’aujourd’hui, un avocat
42 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
Quel est votre livre préféré ? Sans hésiter : « La
Grève », d'Ayn Rand ! C’est un essai remarquable qui
défend les valeurs libérales et résume mes convictions. Il
s’est vendu à 14 millions d’exemplaires aux États-Unis et
est devenu l’ouvrage le plus lu par les Américains après
la Bible. Publié en 1957, il n’a été traduit en français
qu’en 2011.
Quel est votre film préféré ? Une belle histoire
d’amour : « Love Story », d'Arthur Miller. Je suis un romantique
; c’est difficile de le montrer en tant qu’avocat
fiscaliste, mais il n’y a pas que le métier dans la vie.
Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du
début de votre carrière ? Si tu veux obtenir un résultat,
il faut accepter certains risques à certains moments.
Votre maxime, votre citation favorite ? « Il faut
toujours essayer d’aller de l’avant, en évitant de trop
regarder dans le rétroviseur. » ●
E. Bv.
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COMMENT OUVRIR
UN CINÉMA AU CŒUR
DE L’EUROPE ?
Découvrez l’histoire d’Olivier Rey, directeur général du cinéma Palace
Au cœur de Bruxelles, sur le Boulevard Anspach, se situe le Palace, cinéma
légendaire qui a réouvert ses portes en février après des années de rénovation.
Olivier Rey, directeur général du Palace, passe en revue la réouverture de
cette icône culturelle de notre capitale, et un de ses plus grands défis : la
composition de son équipe.
Le travail de ses r
Olivier Rey est le directeur général du Palace. En 2012, il a été désigné
comme responsable du projet pour mener à bien la rénovation du cinéma.
Le travail de ses rêves, selon lui : « Je travaille déjà depuis une trentaine
d’années dans l’univers du cinéma. J’ai une formation comme ingénieur
du son, et j’ai travaillé dans à peu près toutes les étapes du processus de
production. J’ai toujours eu un rêve fou : devenir moi-même exploitant. »
Quelques années plus tard, Olivier a reçu carte blanche pour donner forme
au cinéma de ses rêves.
Le résultat est sublime : un lieu de rencontre moderne où 100 ans après
l’ouverture initiale du Palace pendant les jours de gloire du cinéma, la notion
de « cinéma » a été complètement réinventée. « Le Palace est un palais des
sens : on s’y rend pour regarder un film dans les meilleures conditions, et
aussi pour rencontrer des gens, pour être inspiré lors des expos et déguster
une cuisine soignée. »
Le plus grand défi
Le Palace est un cinéma dans l’air du temps, original, qui nourrit de grandes
ambitions. Cela ne s’exprime pas seulement dans la programmation, mais
aussi au niveau de l’équipe de collaborateurs. La composition de l’équipe
n’a pas été une sinécure, surtout parce que l’ouverture officielle du cinéma
était imminente. « Au début des travaux, j’étais le seul à diriger le projet.
Le Palace était encore en pleine construction et je devais composer une
équipe d’une trentaine de personnes. Je recherchais en plus des profils très
spécifiques : des techniciens, des collaborateurs administratifs, mais aussi
un responsable de la programmation par exemple. Ces profils ne courent
vraiment pas les rues à Bruxelles. »
Une sour
Pour la composition de son équipe, Olivier a demandé conseil à Select
Actiris. « Select Actiris m’a été recommandé pour m’aider à recruter mon
équipe. Et pour être tout à fait franc, je m’attendais au début à y trouver une
organisation lente, bureaucratique, mais bien au contraire, j’ai été éblouis.
Select Actiris était le partenaire rêvé pour les aspects RH de mon démarrage.
Contre toute attente, j’ai pu m’appuyer sur un partenaire incroyablement
performant et professionnel. »
« Avec mon consultant personnel de chez Select Actiris, nous avons pris
amplement le temps pour déterminer les profils que nous cherchions.
Ensuite, ils ont recherché les profils correspondants dans leur immense
base de données de chercheurs d’emploi. Deux semaines plus tard j’ai reçu
par poste vacant cinq ou six CV de personnes motivées que j’ai ensuite
rencontrées une à une. »
Bruno, opérateur pr
Une des personnes qu’Olivier a reçues en entretien était Bruno
Dovifat. « J’ai travaillé pendant longtemps dans un cinéma à Luxembourg
comme opérateur projectionniste, » nous raconte Bruno. « Ensuite, j’ai
cherché pendant cinq ans un nouveau défi fixe. » Bruno était inscrit comme
chercheur d’emploi chez Actiris, et a reçu un coup de fil. « Actiris m’a appelé
pour me dire que le Palace était à la recherche d’un responsable technique.
Quelques jours plus tard j’avais mon premier entretien chez eux et ensuite
un deuxième avec Olivier en personne au Palace, où nous avons parlé du
projet passionnant qu’il était en train de créer. »
Olivier aussi se rappelle cette première rencontre comme si c’était hier.
« Après l’entretien, j’ai tout de suite su que Bruno avait la fibre ‘Palace’.
Bruno partage les mêmes valeurs que nous souhaitons mettre en avant au
Palace. Non seulement il était parfaitement qualifié pour la fonction, mais il
avait aussi la personnalité que je cherchais. »
Les RH sans soucis
« Grâce à Select Actiris je n’ai pas eu à m’inquiéter des RH et du recrutement
de mon équipe. Ils m’ont déchargé de cette charge, afin que je puisse me
consacrer au démarrage du Palace. » « Grâce à la sélection de Select Actiris
j’ai trouvé une équipe excellente, et en plus les mesures telles qu’activa.
brussels et FPIe ont permis de bénéficier d’une aide financière pour pouvoir
ouvrir le Palace sereinement. » Et ce n’est pas tout, conclut-il : « Non seulement
Bruno est le projectionniste parfait, mais il est devenu aussi un ami. »
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Patatak : le fritkot artisanal
Adrien Dewez a lancé Patatak, une
friterie qui propose à Saint-Gilles
aussi bien des frites artisanales que
des frites originales.
Avec un objectif : offrir des saveurs
locales et de qualité à un prix
accessible.
«L
e journalisme mène à tout,
à condition d’en sortir » :
l’aphorisme de Jules Janin
est illustré ici par Adrien Dewez.
Ancien journaliste, il a quitté le clavier
pour le bac à frites. Et pas n’importe
quelles frites : des frites artisanales et
de qualité. Ce qui a motivé le lancement
en novembre dernier de Patatak, au
Parvis de Saint-Gilles, c’est la volonté
de redonner à cet emblème de notre
gastronomie ses lettres de noblesse.
« Notre pays est celui de la frite, et il
est de plus en plus difficile d’en trouver
de bonnes », confie-t-il. « Ici, nous
employons des bintjes fournies par un
producteur situé à 30 km de Bruxelles.
Des pommes de terre brutes que nous
épluchons et découpons dans notre
cuisine. Nous les cuisons ensuite selon
la recette traditionnelle. »
Mais si Patatak s’inscrit dans la tradition,
il se profile aussi comme le fritkot
du 21e
siècle. À côté des frites classiques,
il propose des frites de patate
douce. Laquelle, si elle est également
un tubercule, ne fait pas partie de la
famille de la pomme de terre : c’est
une convolvulacée et non une solanacée.
Cette parenthèse botanique fermée,
revenons à nos frites. « La patate
douce ne contient pas d’amidon, qui
donne notamment le croustillant de la
frite », précise Adrien « Nous avons un
petit secret de fabrication qui donne ce
croustillant. Les frites de patate douce
sont cuites dans l’huile végétale et sont
donc vegan. » Un plus pour Patatak,
qui favorise aussi le local, les circuits
courts et le bio. « La quasi-totalité de
nos produits sont belges », souligne le
néo-frituriste.
Si la frite est le produit-phare de Patatak,
ce n’est pas le seul. Il y a d’abord,
comme dans tout fritkot qui se respecte,
un bel assortiment de sauces qui
allie compositions originales et sauces
fournies par Natura. On retrouve également
une croquette au véritable herve,
une fricadelle maison, une galette de
légumes bio ou encore du fried chicken
ainsi que des salades. Et pour les accompagner,
quelques bières locales
des brasseries de la Senne, Dupont,
De Ranke ou Boon. Sans oublier le vin
blanc du Domaine de Mellemont où
Pierre Rion, serial entrepreneur, a glissé
quelques conseils précieux à Adrien.
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Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
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44 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
Car avant de se lancer dans l’aventure,
Adrien Dewez a bien étudié le marché,
écouté des amis chefs-coqs et bénéficié
de l’accompagnement de Beci – notamment
en matière d’urbanisme et de
réglementation horeca, mais aussi sur
les questions de recyclage et récupération
des déchets, produits de nettoyage
écologiques approuvés par l’Afsca, etc.
Après neuf mois de recherche, il a trouvé
son bonheur au Parvis de SaintGilles,
fraîchement rénové, où il succède
à Mamma Roma. « Le lieu étant
déjà dévolu à l’horeca, nous avons pu
commencer rapidement. Nous avons
ouvert en période creuse ; ce qui s’est
avéré un atout, car nous avons pu corriger
des erreurs et affiner notre offre.
À la sortie de l’hiver, nous élargirons
nos horaires d’ouverture, du mardi au
dimanche, de 12 à 22 h. » ●
Guy Van den Noortgate
Info : www.patatak.be
D.R.
׉	 7cassandra://IkApiMSpvfZBH36zKNjjS6hkti79eqCDMJ-dFKoUNS0&%` \wrs׉EElections sociales 2020
Vote électronique ou papier :
quelles différences ?
L’e-voting est, depuis 2012, une solution de vote pour les
élections sociales apportant de nombreux avantages aux
entreprises comme aux partenaires sociaux. Plusieurs
centaines d’entreprises de tous secteurs et de toutes
tailles l’ont utilisé avec succès lors des deux dernières
élections sociales. En pratique, en quoi des bureaux de vote
électronique diffèrent-ils de bureaux de vote « papier » ?
(Coproduction)
L
es urnes du vote électronique sont dématérialisées.
Cela signifie qu’il n’existe plus de « boîtes » physiques
à installer pour chaque catégorie de travailleur, multipliées
par le nombre de bureaux de vote et par le nombre de
sites ou de locaux différents où l’entreprise a décidé d’installer
ses bureaux de vote.
Prenons le cas d’une entreprise disposant de trois sites d’exploitation
à Gand, Liège et Bruxelles, avec sur chaque site un
bureau par catégorie de travailleurs (soit quatre, employé,
cadre, ouvrier, jeune travailleur) et deux urnes par bureau
(une par organe, CE ou CPPT). Il faudra centraliser et dépouiller
pas moins de 24 urnes physiques. Avec le vote électronique,
il suffira de 3 salles (une par site) et de 4 « urnes
virtuelles » centralisées (une urne CE et trois urnes CPPT).
Quel que soit le lieu où votera l’électeur, ses bulletins iront
de facto dans les urnes correctes, correspondant à la bonne
combinaison d’organe et de catégorie. Contrairement au vote
papier, il n’y a plus aucun risque d’erreur, ni de manipulation
dans la gestion des bulletins de vote.
Alors que les urnes physiques doivent être surveillées et
scellées durant leur transport et là où elles sont installées,
les urnes électroniques ne doivent pas être installées (gain
logistique). Elles sont contrôlables et contrôlées de façon
centralisée. De plus, le président du bureau de vote principal
et les témoins syndicaux peuvent suivre en temps réel, s’ils le
souhaitent, l’état de remplissage de chaque urne et le statut
de l’élection. Après le vote, là où le papier requiert un dépouillement
manuel long et fastidieux, le dépouillement électronique
est une simple addition après décryptage des bulletins.
Le scellement électronique apporte, en outre, la garantie de
pouvoir répéter la procédure si nécessaire.
Quant à la mobilisation humaine, chaque bureau doit être
constitué de 6 rôles prescrits dans la loi sur les élections sociales
: un président, un secrétaire et 4 assesseurs par bureau
de vote. Si l’on reprend l’exemple de notre entreprise, sur trois
sites, cela fait 72 personnes. Grâce aux urnes électroniques
(dématérialisées), le contrôle et la gestion des urnes par le
président et les assesseurs s’effectuent au travers d’une interface
centrale de gestion.
Des avantages aussi pour les partenaires sociaux
Au-delà de l’exigence des 6 rôles de la loi, l’entreprise peut
également décider de donner accès à un écran de monitoring
(temps réel/read-only) aux témoins syndicaux (qui ne se
trouvent pas nécessairement dans les bureaux de vote). D’un
point de vue syndical, cela permet d’améliorer grandement
l’événement social en fournissant un outil qui permettra d’intervenir
durant l’élection pour encourager, si nécessaire, la
participation.
En conclusion, du témoignage des entreprises qui ont utilisé
le vote électronique lors des élections sociales, il ressort que
la grande flexibilité apportée par les urnes électroniques est
appréciée non seulement par les organisateurs de l’élection
(équipe RH) mais aussi par les partenaires sociaux. ●
Hugues Dorchy
Social Elections eVote expert - Elegio Co-Founder
hugues.dorchy@elegio.eu
www.elegio.eu
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 45
© Getty
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Registre UBO : il faut vous inscrire
avant le 31 mars
Le registre UBO (pour Ultimate Beneficial Owner) est une
émanation de la loi du 18 septembre 2017 relative à la
prévention du blanchiment de capitaux et du financement
du terrorisme, laquelle prévoit la mise en place en Belgique
d’un registre des bénéficiaires effectifs des sociétés. Toute
société belge (de même que les asbl et les fondations) doit
y inscrire un certain nombre d’informations, au plus tard
pour le 31 mars 2019, sous peine d’amende.
Qui sont les bénéficiaires effectifs d’une société ? Ce sont
les personnes physiques qui, directement ou indirectement,
seules ou en coordination avec d'autres, exercent un
droit de participation et/ou détiennent un intérêt financier
suffisant dans la société. Le législateur renvoie à cet égard
au seuil indicatif de 25 % des parts et/ou droits de vote.
Les personnes ayant un droit de participation d'une autre
manière (par exemple via une convention d'actionnaires ou
via le droit de nommer ou licencier la majorité des administrateurs)
entrent également en ligne de compte. Si aucune
personne physique ne peut être identifiée de la sorte, il est
admis que les membres du personnel dirigeant de la société
sont les bénéficiaires effectifs.
Quelle information faut-il communiquer ? Il s'agit de
données comme le nom, la date de naissance, le lieu de
résidence, le numéro de registre national et la nationalité
du bénéficiaire effectif. Il faut notamment préciser quand
cette personne est devenue bénéficiaire effective, et sur
quelle base. Il convient aussi de communiquer l'importance
(pourcentage) de son intérêt financier dans la société.
Comment faut-il transmettre l'information et qui est responsable
? L'information doit être transmise au registre
UBO via la plateforme en ligne MyMinFin. La responsabilité
incombe à l'organe d'administration, ou à la personne
mandatée par celui-ci. Consultez le manuel d’utilisation du
SPF Finances pour comprendre comment introduire les informations
sur la plateforme.
Quand faut-il transmettre l'information ? Le SPF Finances
a prolongé le délai d’introduction jusqu’au 31 mars
2019. Ensuite, toute modification des données de l'UBO
(adresse, importance de l'intérêt...) devra être transmise
au registre UBO dans le mois suivant la prise de connaissance
de cette modification. Chaque année, le redevable
de l'information doit confirmer ou adapter la situation de
ses UBO.
Qui a accès aux données du registre UBO ? L'accès est
octroyé d'une part aux autorités compétentes chargées de
la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent, y
compris les autorités fiscales, et aux entités soumises à
l'obligation de surveillance à l'égard de leurs clients dans le
cadre de la législation anti-blanchiment (banques, avocats,
notaires, comptables...). D'autre part, en ce qui concerne
les sociétés, chaque citoyen pourra consulter certaines
données, sans qu'un intérêt légitime doive être démontré.
Les particuliers pourront ainsi retrouver qui est UBO
d'une société et quelle est l'importance de son intérêt (%).
Pour des raisons de vie privée, certaines données comme
le prénom, le lieu de résidence ou la date de naissance ne
pourront pas être consultées par eux.
Et si l'on ne transmet pas les données (à temps) ?
Les amendes pénales qui peuvent être imposées pour
le non-respect de ces obligations s'élèvent de 400 à
40.000 €. Une amende administrative supplémentaire de
250 à 50.000 € peut être imposée aux membres de l'organe
d'administration. ●
Plus d’info :
Alexis Bley, Conseiller juridique
ab@beci.be ; 0473 13 05 18
46 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
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Insolvabilité : des
solutions pour faire
face aux difficultés
de l’entreprise
Toute entreprise peut être confrontée à une période difficile. Dans ce contexte,
le régime des réorganisations judiciaires peut l’aider et lui permettre de rebondir.
(Coproduction)
V
oici une dizaine d’années,
conscient de l’accroissement
des faillites, le législateur a
imaginé une solution offrant à l’entrepreneur
de nouvelles possibilités pour
faire face aux difficultés de son entreprise,
tout en préservant son activité,
les emplois existants et ses créanciers.
C’est ainsi que l’ancien concordat judiciaire
a été remplacé par la loi du 31
janvier 2009 sur la continuité des entreprises.
Après de nombreuses modifications,
cette loi qui réglemente la
procédure de réorganisation judiciaire
(PRJ), est logée dans l’actuel Livre XX
du Code de droit économique « Insolvabilité
des entreprises ».
La PRJ a deux effets majeurs. Le premier
est de geler les dettes de l’entreprise
: dès le dépôt de la requête en
PRJ, l’entrepreneur est protégé. Si le
Tribunal octroie à l’entrepreneur l’ouverture
de la PRJ sollicitée, il bénéficiera
d’un sursis d’un délai de maximum
6 mois, pouvant être prolongé
jusqu’à 18 mois. Durant cette période
de sursis, l’entrepreneur reste protégé
: il ne peut être déclaré en faillite
et aucune réalisation de ses biens ne
peut intervenir. Ce mécanisme lui ôte
momentanément quelques épines du
pied. Cependant, il faut rester vigilant
: l’entrepreneur ne doit pas aggraver
son passif, car la procédure ne
concerne pas les dettes postérieures
au jugement d’ouverture de la PRJ,
lesquelles doivent être payées pendant
le sursis. Un juge délégué suivra
chaque mois l’évolution de la situation
financière de l’entreprise.
Second effet de la PRJ : durant la
période de sursis, l’entrepreneur bénéficiera
du temps nécessaire pour
évaluer et analyser les problèmes qui
ont mis son entreprise en difficulté et
mettre en œuvre les options offertes
par le droit de l’insolvabilité.
Trois options
Trois options sont alors possibles. La
première: l’entreprise parvient à trouver
un accord avec l’ensemble de ses
créanciers et une convention actant
cet accord est établie et présentée au
Tribunal. Cette option ne peut fonctionner
que si la société n’a pas trop
de créanciers.
Deuxième option, l’accord collectif : la
société rédige un plan de réorganisation
judiciaire qu’elle va présenter au
Tribunal et à ses créanciers. Ce plan
est soumis à un double contrôle :
d’abord, celui des créanciers, qui devront
voter en faveur ou non du plan
établi. Le plan ne sera réputé accepté
que s’il recueille une double majorité :
en montants réclamés et en nombre
de créanciers présents à l’audience
de vote. Le second contrôle est celui
de l’homologation : le Tribunal devra
ensuite vérifier si le plan est conforme
à la loi et à l’ordre public. Une fois homologué,
il devra être exécuté par le
débiteur sous peine de voir le Tribunal
prononcer sa révocation – avec la faillite
pour conséquence probable.
Enfin, troisième option : la réorganisation
judiciaire par transfert sous autorité
de justice. Souvent, cette option
ne sera choisie par le débiteur qu’en
dernier recours, c’est-à-dire si les
deux options précédentes ont échoué.
Un mandataire de justice, généralement
un avocat, va jouer un rôle similaire
à celui que joue un curateur dans
le cadre d’une faillite, tout en laissant
au débiteur la mainmise sur sa société.
Le mandataire va rechercher des
offres de reprise de tout ou partie des
actifs de la société, en veillant prioritairement
au maintien de l’activité et
des emplois, tout en ayant égard aux
droits des créanciers. Lorsqu’il aura
trouvé un repreneur, une convention
de cession sera établie par ses soins
et présentée au Tribunal en vue de
son homologation. Objectif ultime :
éviter la faillite et assurer la continuité
de son entreprise. ●
Patrick della Faille,
partner chez Lydian
www.lydian.be
Tél. +32 2 787 90 00
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 47
© Getty
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Sign for my Future : les entreprises
font aussi entendre leur voix
Les révolutions peuvent parfois avoir ceci de bon qu'elles renversent les modèles
établis. C'est le cas de Sign for my Future. Initiée par un mouvement citoyen,
SFMF a également réussi à réunir autour de cette urgente thématique climatique
une belle brochette d'entreprises.
I
l n'est malheureusement plus utile
de revenir sur les conséquences
du réchauffement climatique,
désormais bien visibles : augmentation
des épisodes de pluies et de
sécheresses intenses, des vagues de
chaleur et même des épisodes caniculaires,
etc. C'est pour faire face à
cette urgence que plusieurs patrons
ont décidé de s'associer publiquement
à l'initiative SFMF et de plaider
pour l'introduction d'une politique
climatique conséquente en Belgique.
De quoi parlons-nous ? Premièrement,
d'un cadre juridique qui entrerait
en vigueur au plus tard fin 2020
et qui amènerait la Belgique à devenir
climatiquement neutre d'ici 2050.
Bien sûr, cette évolution serait phasée.
Et la réduction des émissions
émanant du secteur industriel et des
producteurs d'électricité coordonnée
au niveau européen à travers le
marché européen des émissions de
gaz à effet de serre (SEQE-UE). Ensuite,
un plan d'investissement doit
être engagé au plus tard pour la fin
2022 avec des impacts positifs qui
puissent profiter à chacun. Enfin,
le politique doit se reposer sur un
conseil climatique neutre, constitué
d’experts chargés de suivre, évaluer
et réorienter la politique en cas de
nécessité.
48 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
Faire d'une urgence une opportunité
Ingénieur
des ponts, des eaux et forêts,
le PDG du groupe international
Veolia (également bien présent en
Belgique) Antoine Frérot sait lui aussi
ce que l'urgence climatique veut
dire. En 2014 déjà, il affirmait sa volonté
de positionner Veolia comme
un groupe qui « innoverait et créerait
de nouvelles technologies pour
l'économie circulaire, en transformant
le modèle linéaire traditionnel
en boucles de recyclage ». Antoine
Frérot était alors également convaincu
par le modèle des smart cities
qui permettent de réaliser de belles
économies d'énergie, voire de transformer
des consommateurs d'énergie
en auto-producteurs et ainsi de
faire tendre les consommations et
les factures d'énergie vers zéro. En
s'engageant résolument dans ce paradigme,
Antoine Frérot ne fait pas
que sauver la planète. Il donne aussi
à son groupe l'occasion de proposer
des technologies innovantes, utiles
pour contrer le réchauffement climatique
de manière directe (avec des
chaufferies collectives alimentées à
la biomasse) ou indirecte (par la digitalisation).
Dans
le registre des patrons de
même gabarit, on pourrait également
évoquer Thomas Leysen. Son groupe,
Umicore, contribue à l'émergence de
nouvelles technologies pour la mise
au point des matériaux nécessaires
à la fabrication de batteries de nouvelle
génération pour les véhicules
électriques. Tout comme Veolia qui
a signé SFMF, Umicore s'est engagé
formellement dans la mobilisation.
Un engagement qui n'a guère surpris
les gens qui le connaissent : Thomas
Leysen est en effet un promoteur
assumé du développement durable.
Il est président de l'association The
Shift et, tout comme le PDG de Veolia,
Thomas Leysen a définitivement
compris qu'il n'est plus utopique de
relier développement économique et
engagement climatique.
Antoine Frérot, PDG de Veolia
Nous ne doutons pas un instant que
la sortie de ces deux grands patrons
poussera les patrons de PME
à rendre enfin publiques les nombreuses
initiatives qu'ils prennent
dans ce domaine. Certaines nous
sont d'ailleurs parvenues au moment
d'écrire ces lignes, à l’exemple de la
société de production Orange Clignotant,
qui compense chaque vidéo
produite. Nous ne manquerons pas
de relayer ces initiatives. ●
Johan Debière
׉	 7cassandra://UHtkMzhgupF90SDCtCwLwEP-kuPeQAPWge4jHlE2hTc$` \wrs׉E\SOLARCLICK :
Déjà 15.000 m² de panneaux
photovoltaïques installés sur
les bâtiments publics
Entre mai et décembre 2018, 34 installations photovoltaïques ont été placées dans le cadre du programme
régional SolarClick. Un rythme soutenu qui sera maintenu dans les deux prochaines années pour
équiper, à terme, près de 150 bâtiments publics bruxellois.
Pour rappel, SolarClick est le nom du programme
lancé début 2017 par le gouvernement bruxellois pour
exploiter l’important potentiel de production d’électricité
photovoltaïque que représentent les toitures des bâtiments
publics. Mis en œuvre par Sibelga, le gestionnaire des réseaux
d’énergie, le projet est suivi en collaboration avec Bruxelles
Environnement.
Le programme repose sur un principe de « win-win » :
➜ Le pouvoir public, propriétaire du bâtiment, bénéficie
gratuitement de l’électricité produite pour couvrir ses
besoins ;
➜ La Région, propriétaire des panneaux photovoltaïques,
perçoit les certificats verts et alimente le Fonds Climat
avec le produit de leur vente.
La sélection des bâtiments a débuté en 2017 et se poursuit.
Pour être retenus, les candidats doivent satisfaire à des
critères d’éligibilité (capacité d’ « autoconsommation »,
orientation, état de la toiture, etc.) et donner lieu à des
études de faisabilité technique et de rentabilité positives.
Quelque 15 000 m² de panneaux photovoltaïques ont
été placés sur les toits de 34 bâtiments publics en 2018 :
écoles, piscines, maisons de repos, bureaux, ateliers… Cela
correspond à plus de 2 terrains de football ! Annuellement,
ces panneaux doivent produire près de 2 320 000 kWh, soit
la consommation annuelle de 830 ménages bruxellois, soit
encore une économie de 915 tonnes de CO2
.
Des chantiers efficaces
Les chantiers ont été préparés, planifiés et supervisés par une
équipe dédiée de Sibelga avec les pouvoirs locaux et régionaux
concernés. Ils ont été réalisés par 3 installateurs désignés
par marché public : Energreen, EnergyVision et Eoluz. De
nombreux bénéficiaires ont souligné le professionnalisme
et l’efficacité des équipes auxquelles ils ont eu affaire, tant
chez Sibelga que chez les installateurs.
Parmi les premiers sites à équiper en 2019, citons l’école Les
Lilas à Berchem-Sainte-Agathe, le Complexe sportif d’Evere
ou encore l’école De Beverboom à Anderlecht.
Une concrétisation du plan régional
air-climat-énergie
SolarClick, qui bénéficie d’un budget de 20 millions d’euros
sur 4 ans (2017-2020), concrétise l’une des mesures du
plan Air-Climat-Énergie. Le plan comprend également
d’autres mesures, destinées tant aux pouvoirs publics
qu’aux entreprises et aux particuliers, pour lesquelles le
Gouvernement a dégagé d’importants moyens financiers.
SolarClick a pour mission d’équiper près de 85 000 m2
de toitures de bâtiments publics bruxellois de panneaux
photovoltaïques d’ici 2020. À la clé : une réduction d’environ
4500 tonnes des émissions de CO2
à Bruxelles à l’horizon
2020.
PLUS D’INFO :
https://solarclick.be • info@solarclick.be
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Tout marché public supérieur à
144.000 euros doit être publié
électroniquement sur la plateforme
e-Procurement. À partir du 1er
janvier 2020, toutes les offres
des entreprises devront aussi être
envoyées de manière électronique.
Les objectifs principaux :
simplification administrative et
transparence. D’après Brahim
Ammar Khodja, chargé de
projet chez Easybrussels, la
méthode devrait profiter tant aux
administrations qu’aux entreprises.
Marchés publics en ligne :
plus simples et plus
transparents
L
es marchés publics représentent
une part non négligeable de
l’économie de notre pays. En
effet, chaque année, l’ensemble des
commandes publiques en Belgique
avoisine 15 % du PIB, soit plus de
50 milliards d’euros. Et comme tous
les autres acteurs de l’économie, les
marchés publics n’échappent pas à la
digitalisation.
Économie et transparence
Depuis fin 2017, les autorités régionales
bruxelloises qui souhaitent ouvrir
un marché public doivent placer les
documents du marché en ligne via l’application
e-Procurement. Cette application
offre aux pouvoirs adjudicateurs
la possibilité de publier leurs marchés
publics de manière électronique aux niveaux
belge et européen. Cette même
application permet aux opérateurs
économiques de prendre connaissance
des avis de marchés et de consulter
les documents du marché qui s'y rapportent.
«
L’e-Procurement a pour objectif d'informatiser
les processus et les transactions
en rapport avec les marchés
publics et ceci via des applications
internet », explique Brahim Ammar
Khodja, chargé de projet chez Easybrussels.
« L’utilisation de l’e-Procurement
représente une économie importante
(coût du courrier, du papier,
etc.), tant pour les administrations que
pour les entreprises avec, à la clé, une
plus grande efficacité des procédures
d'achat. L’e-Procurement assure par
ailleurs une plus grande transparence
des procédures de marchés publics, ce
qui entraîne une meilleure accessibilité
pour les petites entreprises et une plus
grande concurrence. »
Une digitalisation bientôt
obligatoire
Dès 2020, l’utilisation de l’e-Procurement
sera aussi obligatoire pour la
réception des offres électroniques. Et
Brahim Ammar Khodja se réjouit de
voir qu’en Région bruxelloise, tant les
administrations que les entreprises ont
déjà bien anticipé cette nouvelle réglementation.
« En 2018, 92 % des offres
faites aux administrations régionales
bruxelloises ont été envoyées de manière
électronique. » L’e-Procurement
est donc déjà largement adopté en Région
bruxelloise, tant du côté des administrations
que de celui des entreprises.
Selon le chargé de projet, l’annonce
de l’échéance pour 2020 a encouragé
les différentes parties prenantes à se
former et se lancer. « Cette prise de
conscience, conjuguée à nos actions
de communication et à une digitalisation
qui entre de plus en plus dans
les mœurs, a permis à la Région de
Bruxelles-Capitale de réaliser de gros
progrès en 2018. »
Easybrussels pour vous aider
Pour se faire aider dans cette transition,
les administrations peuvent faire appel
à Easybrussels, l’Agence bruxelloise
pour la simplification administrative.
« Notre mission principale est d’accompagner
les administrations régionales
et locales dans les projets visant
à faire diminuer les charges administratives.
Parmi ces projets, on peut
citer l’e-guichet, la facturation électronique
ou l’e-Procurement », explique
50 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
© GettyImages
׉	 7cassandra://p4BVbrN7D3-1WuhtSWWqGZGuXCFbTRmiW2Sr4qhYFVE)` \wrs׉EC3 conseils pour participer
aux marchés publics
Brahim Ammar Khodja
M. Khodja. Dans le cadre de la nouvelle
réglementation, former les agents des
administrations bruxelloises (régionales
et locales) à l’utilisation des modules
d’e-Procurement est devenu une
nécessité. « En 2018, Easybrussels a
ainsi conclu un accord avec l’École régionale
d’administration et formé 221
agents à l’utilisation de l’application
e-Notification (module pour la publication
des marchés publics) et 203
agents à l’utilisation de l’application
e-Tendering (module pour la gestion
des offres électroniques). »
Des actions de communication ont été
menées auprès des entreprises. Un
courrier a ainsi été envoyé à plus de
4.000 fournisseurs du Service Public
Régional de Bruxelles pour les inviter
à s’inscrire à la plateforme e-Procurement.
« Une fois inscrites, les entreprises
peuvent se tenir informées des
opportunités de marchés publics en
Région de Bruxelles-Capitale. Elles ont
également la possibilité de recevoir des
notifications lorsqu’un marché public
correspondant à des critères prédéfinis
est mis en ligne. » Plusieurs sessions
d’information ont aussi été co-organisées
par Easybrussels, Beci et
Bruxelles-Environnement pour présenter
les avantages de l’e-Procurement
pour les entreprises.
Prochaine étape : la facturation
électronique
L’une des prochaines grandes étapes
de la digitalisation des marchés publics
est la facturation électronique
(e-invoicing). « C’est l’un des grands
1. Inscrivez-vous sur e-Procurement (c’est gratuit !)
Sur e-Procurement, vous trouverez des milliers de marché publiés
annuellement dans des secteurs très divers (construction, services
informatiques, fournitures de mobilier de bureau…). Pour retrouver
les marchés publics qui peuvent correspondre à l’activité de votre
entreprise, il suffit de s’inscrire (gratuitement) à la plateforme
e-Procurement. Vous pourrez également y créer des profils de
recherche pour recevoir automatiquement la liste des marchés
publiées qui correspondent à vos critères (zone géographique,
catégorie d’activité, mots-clés…). Afin d’aider les nouveaux inscrits
à l’utilisation d’e-Procurement, il existe un guide spécifique pour les
entreprises sur le site www.publicprocurement.be
2. Préparez-vous à la signature électronique
Si vous souhaitez participer à un marché public sur e-Procurement,
l’administration exigera probablement que vous signiez votre offre
électroniquement. Pour cela, il faut veiller à déterminer qui a le
pouvoir légal de signature dans les statuts de l’entreprise. Ensuite,
la personne habilitée à signer doit disposer de sa carte d’identité
électronique et de son code pin pour pouvoir signer l’offre sur la
plateforme e-Procurement. Pour éviter un stress inutile, il est conseillé
de tester sa signature électronique à l’avance sur e-Procurement.
3. Faites-vous connaître auprès des administrations
Une grande partie des « petits marchés » (sous le seuil de 144.000 €
HTVA) ne sont pas publiés sur e-Procurement. Pour maximiser vos
chances d’y participer, il est recommandé de vous faire connaître
auprès des administrations de votre région en identifiant les
personnes ou les départements qui pourraient être intéressés par
vos services. Même si vous n’avez jamais la garantie d’être recontacté
(comme pour la prospection classique), il ne faut pas sous-estimer
les opportunités dans ce domaine.
projets que nous souhaitons porter en
2019 », assure Brahim Ammar Khodja.
Par suite d’une directive européenne,
ce mode de facturation va progressivement
devenir la règle pour les marchés
publics d’ici 2020. L’e-invoicing doit
permettre une baisse du délai de paiement
aux entreprises et ainsi encourager
un plus grand nombre de PME
à travailler pour les pouvoirs publics.
« En collaboration avec l’administration
régionale Bruxelles Finance-Budget et
le SPF Bosa (ex-Fedict), nous comptons
accompagner les administrations
dans cette transition. Comme pour
l’e-Procurement, nous organiserons
des actions de communication à destination
des entreprises pour les informer
des nouvelles obligations et des
solutions techniques existantes pour
envoyer des factures électroniques. En
collaboration avec Beci, hub.brussels et
les administrations bruxelloises, nous
poursuivrons également nos actions
de sensibilisation vers les entreprises
pour nous assurer qu’un maximum de
petites entreprises puissent participer
aux marchés publics en Région de
Bruxelles-Capitale », conclut-il. ●
Gaëlle Hoogsteyn
❙ 51
׉	 7cassandra://GanImdzMDGcfX7DMG0tkZINOFlmh4x-mOFXMPgTo7l4&R` \wrs\wrsבCט   ́u׉׉	 7cassandra://Nz3FOsksCJA82_sgalGEWoUEjD7x3PxeDrBuB_1SL-k y`׉	 7cassandra://kZt3aSNGmx9NxVOXQEh_8xBRmzICxn4yUkSFso4yPJḱ&`z׉	 7cassandra://3O8stOv0lJPmpy1JE3v6GltGBZjs6zRz73OlKtQjtMk%` ׉	 7cassandra://_2IPPashW9rGf8Tx3O5zdgrnSkGbCYiTsEzeXFreCGYq͠y\w rt8ט  ́u׉׉	 7cassandra://RgS2PQgqEd2kfzILcTLyQSys0h76iGHmn7iozUU2VRk ` ׉	 7cassandra://d04bCrsNujMgNRoMJXs7nMXBNEuqFLNomY4WJGITVkg͆]`z׉	 7cassandra://lyJ-X2T6Ca2HCIjXm-wzaYtOAhOeLcQvP7QuuqlIBtk"` ׉	 7cassandra://8sdKsQzPRKl0s1qgHoPQDunU9FoilvdG9ogiRuCRvoA͚͠y\w rt9׉E)Diversité
Starter
Cap 48 : Et le
prix « Coup
de cœur » est
attribué à…
Comme chaque année, Cap 48 a récompensé des
entreprises pour leurs démarches d’inclusion des
personnes handicapées. À l’occasion de cette 13e
édition
du Prix de l’Entreprise Citoyenne, un « Coup de cœur »
a été attribué au cabinet d’avocats Sotra. Voici l’histoire
d’Alexandre Wespes, non-voyant et bientôt avocat.
De gauche à droite : Olivier Rijckaert,
Alexandre Wespes et Laïka
D
ans le monde du travail, être porteur d’un handicap
reste malheureusement un frein important. En Belgique,
le taux d’emploi des personnes en situation
de handicap est de 35 % contre 50 % dans le reste de
l’Union Européenne. Un chiffre donc bien en-dessous de
la moyenne, qui interpelle d’autant plus quand on sait que
91 % des entreprises sont satisfaites de leur(s) travailleur(s)
handicapé(s)1
.
Pour faire évoluer les mentalités, Cap 48 décerne chaque
année des prix aux entreprises qui engagent des personnes
en situation de handicap. Depuis 2006, Cap 48 a
ainsi mis à l’honneur 43 entreprises privées et publiques
qui ont compris qu’engager une personne handicapée,
c’est engager quelqu’un qui a l’habitude des challenges. Et
cette année, le cabinet d’avocats Sotra a reçu le prix « Coup
de cœur » du jury pour l’engagement d’Alexandre Wespes,
non-voyant.
Une candidature qui interpelle
L’histoire de Sotra et d’Alexandre est celle d’une rencontre
qui aurait pu ne jamais avoir lieu. En effet, lorsqu’Alexandre
envoie une lettre de candidature à Sotra, le cabinet ne
cherche absolument pas à engager du personnel supplémentaire.
« Notre cabinet était ouvert depuis un an à
peine et nos effectifs suffisaient pour assumer la totalité
du travail », raconte Olivier Rijckaert, directeur de Sotra.
« Toutefois, la candidature d’Alexandre et son CV nous ont
bousculés et nous avons presque immédiatement souhaité
lui donner une chance. Compte tenu de ses tentatives
précédentes pour trouver un travail comme avocat, nous
étions conscients que nous serions peut-être les seuls à lui
donner cette chance dont il rêvait. » Depuis la fin de ses
études de droit, le jeune homme cherchait en effet sans
succès un emploi dans un cabinet d’avocats.
Pour Sotra comme pour Alexandre, le challenge est toutefois
énorme, notamment à cause de la prédominance de
l’écrit dans ce métier, en particulier pour les plus jeunes
collaborateurs. « Mais j’avais confiance dans nos capacités
réciproques de relever le défi », assure Olivier Rijckaert. Au
terme de plusieurs entretiens, où les mesures à mettre en
place sont évoquées en détail, Alexandre débute donc au
cabinet, en tant qu’avocat à part entière. « Pour nous, il n’a
jamais été question de faire d’Alexandre une mascotte à
qui l’on ne donnerait du travail qu’occasionnellement, mais
bien de l’intégrer totalement », poursuit-il. Alexandre se
souvient : « À cette époque, je suivais plusieurs procédures
en parallèle. L’un des cabinets où j’avais postulé me proposait
un contrat d'adaptation professionnel (CAP) alors que
Sotra me proposait de collaborer immédiatement en tant
qu’avocat à part entière. Dès mon arrivée, l’objectif pour
l’ensemble du cabinet était de faire de moi un avocat spécialisé́
en droit social, à l’instar de chaque nouveau collaborateur
qui intègre la structure. Certes, mon handicap requérait
– et requiert toujours – un fonctionnement quelque
1
Chiffres Diversicom 2018.
52 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
© Pryzm
׉	 7cassandra://3O8stOv0lJPmpy1JE3v6GltGBZjs6zRz73OlKtQjtMk%` \wrs׉Expeu différent, mais j’ai toujours été traité comme les autres
collaborateurs. »
Bientôt inscrit au tableau de l’Ordre
Bien sûr, comme les autres, Alexandre s’est vu confronté
aux difficultés du métier (rendre des documents impeccables,
respecter des délais serrés, etc.), ces dernières
étant accentuées par son handicap. Quelques mois après
son engagement, il suit donc une formation en informatique,
apprend le Braille et l’usage d’une tablette braille.
Parallèlement, Sotra déménage vers un open space où
Alexandre peut circuler plus facilement avec Laïka, son
chien-guide, et achève sa transition paperless. Tout étant
désormais numérisé, Alexandre est capable de gérer n’importe
quel dossier.
Trois ans après le début de l’aventure, Alexandre travaille
toujours chez Sotra. Il sera bientôt inscrit au tableau de
l’Ordre, devenant ainsi l’un des très rares avocats nonvoyants
de Belgique. « Si nous avons eu des moments de
doute ou de découragement, ceux-ci ont été contrebalancés
par des moments de joie intense, comme la première
plaidoirie d’Alexandre. Cette expérience nous prouve qu’il
est tout à fait possible de travailler avec des personnes en
situation de handicap. Alexandre et Laïka apportent une
dynamique positive au sein du cabinet. Nous espérons
que notre expérience pourra servir d’exemple à d’autres
entreprises », déclare Olivier Rijckaert. Et Alexandre de
conclure : « Je me lève chaque matin en me répétant que j’ai
une chance inouïe de travailler avec et pour des personnes
compétentes, très humaines, dans un environnement et un
domaine que j’affectionne tout particulièrement. Sotra participe
à mon développement professionnel et personnel et
constitue une des pierres principales de l’équilibre de ma
vie. »
Pourquoi pas vous ?
Hayate El Aachouche, conseillère RH au sein de la cellule
diversité de Beci, se réjouit elle aussi de ce beau parcours :
« Sotra a décidé de collaborer avec Alexandre avant de
connaître les outils techniques et les aides financières existant
et sans faire appel à aucun service d’insertion externe.
La collaboration s’est faite simplement à partir d’une décision
humaine : une candidature qui suscite un intérêt. Le
recruteur a su voir les atouts de son futur collaborateur :
une personne compétente, tant par ses diplômes que par
ses qualités personnelles. Bien souvent, et c’est dommage,
on ne voit que le handicap alors que ces personnes ont
les mêmes compétences professionnelles que d’autres,
et qu’elles ont souvent développé des ‘soft skills’ remarquables
comme la persévérance, la créativité, l’empathie, la
capacité à résoudre des problèmes, etc. »
Beci encourage les entreprises qui, comme Sotra, relèvent
le challenge d’engager un travailleur en situation de handicap,
sans savoir si elles vont y arriver ou pas, si cela sera
facile ou difficile, parce que la personne en vaut la peine.
Vous souhaitez en savoir plus ? Beci accompagne les DRH
et les directions d’entreprise en matière de diversité (en
termes de genre, de cultures, de handicap, d’âge,…). Via sa
cellule Diversité, vous pouvez obtenir gratuitement un diagnostic
et des conseils sur mesure (sélection, recrutement,
gestion, aides financières, aides techniques…). ●
Gaëlle Hoogsteyn
L’avis de Frédéric
Storme, président de
l’association I See
« Je suis ravi pour Alexandre, dont je suis le
parcours depuis le début. Il mérite ce qui lui
arrive : il a étudié, travaillé dur et possède toutes
les compétences requises pour être un bon
avocat. Très intelligent, il a un sens analytique très
poussé et fera sans aucun doute très bien son
métier. Je déplore par contre que sa réussite soit
considérée comme exceptionnelle. L’intégration
des personnes en situation de handicap dans le
monde du travail devrait être la norme, et pas
quelque chose qu’on célèbre. Dès le moment où
les compétences sont là, un employeur ne devrait
donner aucune importance au handicap, pas plus
qu’à une couleur de peau ou à une orientation
sexuelle. »
« Malheureusement, il y a trop de tabous autour
du handicap. Or, l’être humain a peur de l’inconnu.
Dans le cas d’un handicap visuel, les entreprises
ne savent pas comment l’aborder, ne connaissent
pas les technologies existantes ni les aides qui
peuvent être mises en place. De nos jours, grâce à
la technologie, de nombreux métiers qui autrefois
auraient été inaccessibles aux non-voyants leur
sont ouverts. Si on en parlait davantage, on
pourrait démystifier le handicap et enfin faire
changer les mentalités. »
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 53
׉	 7cassandra://lyJ-X2T6Ca2HCIjXm-wzaYtOAhOeLcQvP7QuuqlIBtk"` \wrs\wrsבCט   ́u׉׉	 7cassandra://AIVgVIRmzbJe5IBUz7wEMxoX0Cq1LrB-Dq4yk1IMLvk (h`׉	 7cassandra://2pNTJ52LWI9SicAxO4a2ZXESXRjZvwmQLbeq6IXIq6Mxv`z׉	 7cassandra://WzMXFKxEOYKQfIXdVgw0uDvhAd82-B_29mdgYOomMNU+` ׉	 7cassandra://tWgcDJTI_uxqLw46Yju40CWEtEhm4By__fy4nC3ziwQ rD͠y\w rt;ט  ́u׉׉	 7cassandra://hB32l4oh8-EnjMlkE0z0BQNZtqVLxl-RI1OPtxlf-8I `׉	 7cassandra://ugOLA981_b9bKJbw6XUuGkwnGerYElNfo-d2-OyCzsUw`z׉	 7cassandra://68DV5JKIx1M2-wo-o4za8tVWKD4omR3qitToqH5VQAs+` ׉	 7cassandra://0U3ax_Gwv9vZqjmCftqmRupk_kz1Nu7H3N9-gUz-Xj0 | ͠y\w rt<׉ELCommunity
L’actualité Beci en photo
Belfius accueillait, début février, le premier Zinner Circle 2019,
destiné aux membres néerlandophones de Beci.
Thierry Geerts, CEO de Google Belgium, était venu
leur parler de ce nouveau monde qu’il appelle Digitalis.
Les participants ont également eu le privilège de visiter
la magnifique collection d’art de Belfius.
Marc Decorte, président de Beci, en discussion
avec Wim Bosman (Credendo).
Erik De Bisschop (Tarkett) et sa collègue Els
Delcourt.
Catherine Tricot (Beci) et Julien
Meganck (EEBIC Venture).
Erwin Willems (Omnia Travel)
Intervention de Mario De Vry (Head of
Corporate Banking Belfius)
Erik Buelens (Litteris, à gauche) et
Geert De Poorter (KBC Bank).
L’orateur de la soirée : Thierry Geerts
(CEO de Google Belgium).
54 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
© Reporters
׉	 7cassandra://WzMXFKxEOYKQfIXdVgw0uDvhAd82-B_29mdgYOomMNU+` \wrs׉EzCommunity
Beci a poursuivi le cycle de ses petits-déjeuners avec
les responsables politiques bruxellois, en prélude aux
élections du mois de mai. En janvier, les entrepreneurs
ont rencontré le ministre bruxellois de la Mobilité,
Pascal Smet (SP.A), puis en février son homologue
des Finances, Guy Vanhengel (Open VLD).
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 55
© Reporters
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Petites histoires de grands entrepreneurs
3 leçons à tirer
des échecs
de Richard
Branson
Qui ne connaît pas Richard Branson ?
Fondateur du groupe Virgin, sa fortune est aujourd’hui estimée à 5,1 milliards de dollars.
Mais, si l’on connaît ses succès, on a tendance oublier qu’il a également collectionné les échecs.
En prison pour évasion fiscale : Branson est connu
pour célébrer ses échecs. Parmi eux, la vente de disques
au début des années 70. Branson s’y lance avec sa jeune
marque Virgin et finit en prison. La cause ? L’entrepreneur
déclarait une bonne partie de ses ventes à l’export
pour éviter de payer des taxes. Le fisc l’envoie derrière les
barreaux et y ajoute une amende de 200 000 livres. L’entreprise,
encore à ses prémices, est au bord de la faillite.
Sa mère se voit obligée d’hypothéquer sa maison pour
l’aider. Peu après, il signe Phil Collins ou encore les Sex
Pistols sur son label et fait un carton plein !
Virgin Cola, une erreur à ne pas commettre : Lancé
en grande pompe en 1993, Virgin Cola est l’un des échecs
les plus cuisants de Branson. Pourtant, l’homme est persuadé
de son coup : il loue un tank, bloque le célèbre Time
Square en écrasant des centaines de milliers de cannettes
de ses concurrents Pepsi et Coca-Cola. Il va même jusqu’à
poser nu avec un pack de Virgin Cola. En 2012, il stoppe
définitivement la production et reconnaît publiquement
qu’il n’aurait pas dû sous-estimer les grosses compagnies
qu’il pensait endormies.
Virgin Brides, le business de trop : Le saviez-vous ?
Richard s’est lancé dans les robes de mariées. Encore un
échec. On ne cherche plus à comprendre, quand on sait
que l’homme s’est lancé dans des secteurs extrêmement
variés : Virgin Active (salles de sport), Virgin Atlantic
(compagnie aérienne), Virgin Hotels, Virgin Books, Virgin
Trains… Si ces nombreuses filiales (300 au total), n’ont pas
toutes été lucratives, le modèle Richard Branson reste l’un
des plus importants du monde entrepreneurial. ●
Elisa Brevet
Le chocolat belge :
sous l’impulsion de
Pierre Marcolini, ce livre
fait la part belle à une
nouvelle génération
de chocolatiers
belges « bean to bar »
qui fabriquent leur
chocolat à partir de la
fève de cacao. Racine
56 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
Trouble : « Anvers, 1940. Wilfried
Wils, 22 ans, a l’âme d’un poète
et l’uniforme d’un policier. Tandis
qu’Anvers résonne sous les bottes
de l’occupant, il traverse la guerre
mû par une seule ambition : survivre.
Soixante ans plus tard, il devra en
payer le prix. » Jeroen
Olyslaegers,
Stock
Nous ne
sommes pas
de mauvaises
filles : Un premier
roman réussi pour
cette auteure belge
qui aborde avec
une douce férocité
la relation mère-fille.
Valérie Nimal, Anne Carrière
D.R.
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Le Bruxelles des entrepreneurs
Dans les pas de…
Giles Daoust,
de Flagey à la Bourse
De la place Flagey à la place de la Bourse, notre rédac’chef invité nous entraîne dans son sillage quotidien. Jacques
Brel chante : « C’était au temps où Bruxelles bruxellait » et nous célébrons le charme unique de la capitale.
Place Flagey : J’ai toujours habité à Ixelles, du côté de
la place Flagey. C’est le quartier de mon enfance, il a su
garder son âme bohème et artistique. Il mêle verdure,
centre-ville et plusieurs chouettes bars et restaurants. De
chez moi, il me faut une vingtaine de minutes me rendre
au travail à pied. C’est mon trajet habituel pour rejoindre
le siège de la société familiale, situé place Louise. Côté
boutiques et derniers concepts, je ne saurais pas vraiment
vous aider. Je ne suis pas tellement attiré par ce qui
est à la mode.
Rue du Bailli : Quand j’étais gamin, c’était un lieu plutôt
moribond, un quartier en pleine décroissance commerciale.
Aujourd’hui, je prends un plaisir immense à faire un
détour jusqu’à la place de la Trinité. Je me régale devant
la vitrine de la librairie Peinture Fraîche. Bien souvent,
je pousse la porte et je me retrouve au milieu des livres
d’art. Si la faim se fait sentir, je peux aisément opter pour
un lunch chez Dam Sum. Je suis un grand amateur de
cuisine asiatique, je ne suis jamais déçu.
Le Sablon : C’est le quartier de mon adolescence : ma
mère était antiquaire, elle possédait un magasin au Petit
Sablon, la Galerie d’Egmont. Je me souviens encore de
son lustre d’antan, lorsque les antiquaires avaient le vent
en poupe. C’était la grande époque de la décoration, qui
venait à se démocratiser. Aujourd’hui, les choses sont
bien différentes, les boutiques de luxe et les chocolatiers
ont envahi la place. L’esprit de l’époque se retrouve davantage
au cœur du quartier des Marolles, entre la place
du Jeu de Balle, la rue Blaes et la rue Haute.
La Grand-Place : J’ai mis plusieurs années à retrouver
un regard neuf et innocent sur ce quartier. En effet, je fais
presque partie des murs : je mets en scène l’Ommegang
depuis une douzaine d’années. Actuellement, je prends
de nouveau plaisir à me balader dans le quartier, à arpenter
en famille les somptueuses galeries Saint-Hubert. Je
m’arrête à la librairie Tropismes, je prends un café au Pain
Quotidien. C’est juste beau !
Le quartier de la Bourse : Je le considère toujours
comme le quartier des bouquinistes et des disquaires.
Un quartier où je m’empressais de m’engouffrer quand
j’étais jeune. À l’époque, je me souviens de l’interminable
queue à la caisse du magasin Brusel. Cette époque est
un peu passée, mais je prends toujours autant de plaisir
à me balader dans les ruelles environnantes. Je crois
que cela fait partie des charmes de Bruxelles que j’essaie
d’entretenir. ●
Elisa Brevet
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 57
D.R.
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Antilope de Bie BVBA,
Nijjverheidstraat 6 - 2570 Duffel
Code Nace : 18120 - Autre
imprimerie (labeur) del. : Vanmaele
Pascal
Atelier AZ , Square François Riga 37
- 1030 Bruxelles del. : Azzouz Zaira
AuPoil.be - Callens SPRL, Rue de
Tervaete 15 - 1040 Bruxelles del. :
Callens Yannick
B-Home Care SPRL, Av. De Fré
267 - 1180 Bruxelles Code Nace :
86906 - Activités des praticiens de
l'art infirmier del. : Mujawamaliya
Anabella
Bel Square SCRL, Rue De Praetere
2/4 - 1000 BRUXELLES Code
Nace : 68312 - Estimation et
évaluation de biens immobiliers pour
compte de tiers 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Lasserre Charles
Bella Blau Fashion KG SC,
RosenhügelstraBe 44 - 1120 Vienne
- Autriche del. : Folle Marcus
Bon Jour SPRL, Rue du Sceptre
57 - 1050 Bruxelles Code Nace :
47910 - Commerce de détail par
correspondance ou par Internet
63120 - Portails Internet 70210 -
Conseil en relations publiques et en
communication del. : Galli Silvia
BRAFCO - Fédération Belge des
Négociants en Combustibles
et Carburants ASBL, Rue Léon
Lepage 4 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 85599 - Autres formes
d'enseignement 94110 - Activités
des organisations patronales et
économiques del. : Neirynck Olivier
Credendo - Export Credit Agency
EUP, Rue Montoyer 3 - 1000
Bruxelles Code Nace : 65121 -
Opérations directes d'assurance
non-vie del. : Jijakli Nabil
de Montpellier d'Annevoie Benoit
PPE, Av. Albert Elisabeth 46 - 1200
Bruxelles Code Nace : 69101
- Activités des avocats del. : de
Montpellier Benoît
Desombre Entertainment SPRL,
Vallon d'Ohain 24 - 1180 Bruxelles
Code Nace : 68201 - Location et
exploitation de biens immobiliers
résidentiels propres ou loués, sauf
logements sociaux 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils
de gestion 93292 - Exploitation de
domaines récréatifs del. : Desombre
Jérôme
Efficacity Mix PPE, Petite rue du
Roi 6 - 1970 Wezembeek-Oppem
Code Nace : 7311006 - Conception
de techniques de publicité visant à
toucher le consommateur (marketing
direct) au moyen de publicité
personnalisée (publipostage),
propositions téléphoniques d'achat,
etc. del. : Ghysens Jacques
eFounders SA, Place Eugène
Flagey 7 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 63990 - Autres services
d'information n.c.a. 64200 - Activités
des sociétés holding 6619903 -
Conseils en placements et la gestion
de patrimoines financiers des tiers
(AR du 5 août 1991 relatif à la
gestion de fortune et au conseil en
placements) del. : Nickmans Quentin
Exellys NV, Motstraat 32 - 2800
Mechelen Code Nace : 62020
- Conseil informatique 70220
- Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion 78300 - Autre
mise à disposition de ressources
humaines del. : Sarens Gerrit
Ithaka Solutions SPRL, Rue du
Canada 65 - 1190 Bruxelles Code
Nace : 58290 - Édition d'autres
logiciels 62010 - Programmation
informatique 6202001 - Activités de
conseil aux utilisateurs concernant le
type et la configuration du matériel
informatique et les applications
logicielles del. : Gheorghiu Dan Mihai
Jda Consult SPRL, Rue René
Declercq 11 - 1150 Bruxelles
Code Nace : 78100 - Activités des
agences de placement de maind'oeuvre
82300 - Organisation de
salons professionnels et de congrès
85592 - Formation professionnelle
del. : d'Arschot Jean
Jean Eggenspieler PPE, Av.
Brugmann 147 - 1190 Bruxelles
Code Nace : 47910 - Commerce
de détail par correspondance ou
par Internet 71121 - Activités
d'ingénierie et de conseils
techniques, sauf activités des
géomètres 85510 - Enseignement
de disciplines sportives et d'activités
de loisirs del. : Eggenspieler Jean
Jurissol SPRL, Bd Saint-Michel 11 -
1040 Bruxelles Code Nace : 69101
- Activités des avocats del. : Postel
Thibault
Misamu Nzabi PPE, Chée de
Wavre 5 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 14130 - Fabrication d'autres
vêtements de dessus del. : Nzabi
Misamu
Najoua Batis PPE, Av. de Calabre
13 - 1200 Bruxelles Code Nace :
86904 - Activités relatives à la santé
mentale, sauf hôpitaux et maisons
de soins psychiatriques del. : Batis
Najoua
Naturellement 9 PPE, Rue Longue
88 - 1370 Piétrain Code Nace :
58 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
׉	 7cassandra://Ll4oLhJZAiTSwUl20zGziYI-aZ0NDkvVQWyuCWHRg64!` \wrs׉E
Community
25610 - Traitement et revêtement
des métaux 38322 - Récupération
de déchets métalliques 43992 -
Ravalement des façades del. : Simon
Carine
Neumann Robert PPE, Av. Jupiter
93 - 1190 Bruxelles Code Nace :
47410 - Commerce de détail
d'ordinateurs, d'unités périphériques
et de logiciels en magasin spécialisé
62020 - Conseil informatique del. :
Neumann Robert
Schoufs Henin Group SCS, Av.
Vésale 9 - 1300 Wavre Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 73110 -
Activités des agences de publicité
82110 - Services administratifs
combinés de bureau del. : Henin
Cyril
Véronique Scheldeman PPE, Av.
du Sippelberg 5 - 1080 Bruxelles
Code Nace : 4799001 - Commerce
de détail de tous types de produits
exercé selon des modalités
non prévues dans les classes
précédentes: par démarcheurs,
distributeurs automatiques,
démonstrateurs, marchands
ambulant, etc. 58290 - Édition
d'autres logiciels 62010 - del. :
Scheldeman Véronique
Woomera SPRL, Rue de l'Etuve
81 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 62010 - Programmation
informatique 62020 - Conseil
informatique del. : Ackermans Didier
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
ABA ASBL
Acerta
Actiris
Albert Heijn
Association Afschrift
Atrium
Belea
Belfius
BePark
Boon
Brasserie de la Senne
Brioche d’Or, La
Brussels Invest & Export
Bruxelles Mobilité
Bureau Gérard
Burger King
Caméléon
Citydev
Coca-Cola
Colruyt
Credendo
Dam Sum
Daoust
De Ranke
Delhaize
Delitraiteur
Deliveroo
Domaine de Mellemont
9-11
9-11
15-17
9-11
42
15-17
5
54
32
44
44
31
Brüsel 57
Brussels Beer Project
27-28 ; 38
15-17
15-17
9-11
9-11
32
15-17
56
9-11
Confédération Construction 19-20
Courage
33
54
57
27-28 ; 57
44
9-11
9-11
9-11
44
Dupont
Dupuis
Easybrussels
Easyfairs
Edison Energy Group
EEBIC Venture
Elegio
Enterprise Europe Network
Exki
Export USA
Family, The
Filigranes
Finance.brussels
G4S
GlassStories
Google Belgium
Guinness
HelloFresh
Hub.brussels
I See
Ichec Business School
IMPS
Impulse
Innoviris
ISS
KBC Bank
KBC Brussels
Koudetat
Litteris
LN24
44
34
50
29
9-11
54
45
24
30
4 ; 25
6
40
15-17
Fondation pour l’Enseignement
Foodbag
9-11 ; 18
9-11
39
6
54
33
9-11
15-17
52-53
35
34
15-17
15-17
39
54
12-13
6
54
36
Louis Delhaize
Lydian
Marcolini
Martin’s Hotels
Menu Next Door
McDonalds
McKinsey
Omnia Travel
Orange Clignotant
Pain Quotidien, Le
Patatak
Patronale Life
Patronale Solar
Peinture Fraîche
Pepsi
Riaktr
Romain Roquette
Schweppes
Scottish & Newcastle
Sodexo
Sotra
Structura.biz
Tarkett
Tropismes
UCLouvain
Umicore
UPSI
VDAB
Veolia
Virgin
WebHunter
Whyte Corporate Affairs
9-11
47
31
33
6
9-11
37
54
48
57
44
9-11
9-11
57
56
37
9-11
33
33
41
52-53
9-11
54
57
18
48
19-20
15-17
48
56
6
21
Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 59
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26.03
MANAGEMENT & RH, PERSONAL
IMPROVEMENT
12.03
Passez de la réunionite au meeting
facilitation
18.03
Manager plus efficacement votre
team commerciale
VENTE, MARKETING &
COMMUNICATION
12.03
Facebook : créez une communauté
engagée
12.03
Sales DNA : développer votre
talent – workshop gratuit starter &
restarter
12.03
Capsule : filmer et montrer une
vidéo
14.03 & 11.04
Instagram : valorisez votre image de
marque
14.03
SEO : comment améliorer son
référencement naturel sur Google ?
14.03 & 11.04
Chatbot : créez une expérience
client ininterrompue
19.03
Visual storytelling : l’image comme
vecteur de communication
19.03 & 16.04
LinkedIn : créez votre réseau
d’affaires
19.03
Les composantes d’un branding fort
– workshop starter & restarter
21.03 & 18.04
Optimisez vos campagnes
e-mailing
Utiliser le digital pour gagner
des clients – workshop starter &
restarter
02.04
Attirer son client grâce au content
marketing – workshop starter &
restarter
02.04
Google My Business : aidez vos
clients potentiels à vous trouver
04.04
Facebook : installez la bonne
stratégie publicitaire
ICT
19.03 & 16.04
Digital analytics : tips & tricks
20.03
L’impact de l’intelligence artificielle
sur votre organisation
18.04
Sublimez vos photos avec votre
smartphone
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
LÉGISLATION SOCIALE
23.05
Actualité de droit social dans la
fonction publique
24.05
Les vendredis de l’actualité sociale
07.06
Actualités « compensation &
benefits »
DROIT COMMERCIAL
14.03
Lunch & learn : comment réussir ses
recouvrements de créances ?
25.04
Améliorer les performances
60 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019
13.03
Export USA: 360°
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
12.03
Lunch restarter
28.03
Speed Business Lunch
02.04
Lunch restarter
14.05
Speed Business Lunch
14.05
Lunch restarter
04.05
Lunch restarter
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
de votre entreprise avec la
communication non-violente (CNV)
➜ Alexis Bley
+32 2 563 68 58 – ab@beci.be
FISCALITÉ & FINANCES
19.03
Cash en société, comment le
sortir de mon entreprise dans les
meilleures conditions fiscales ?
➜ Erik Thiry
+32 2 643 78 36 – eth@beci.be
Inscrivez-vous à une ou
plusieurs formations et
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en transmission
> 4 entreprises à remettre
Agence de
communication
multilingue
CA : 1 à 2 Mo €
1 à 10 employés
Encadreurs,
restaurateurs, vente de
mobilier d’exception
CA : 0 à 1 Mo €
1 à 10 employés
Ecole de langues
adultes et enfants
CA : 0 à 1 Mio €
1 à 2 employés
Marketing, études de
marché et mystery
shopping
CA : 0 à 1 Mo €
10 à 20 employés
> Pour nos clients acquéreurs, le Hub Transmission recherche
Entreprise active
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Bruxelles,
Brabant wallon
Valeur d’acquisition :
600K à 700K €
Grossiste, petite
production,
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Belgique
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première organisation de la
Région Bruxelles Capitale
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Vous êtes intéressé par l’une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l’un de ces secteurs?
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