׉?ׁB! בCט  u׉׉	 7cassandra://cluTNbEXUetWLJ2R29dLkGS3tRFCtQxie6R8nTuHrHY 3s`׉	 7cassandra://fym8TbS07jOFXpp3NqooiI9hOxEtb69QpKp0MoT0L0A\ `S׉	 7cassandra://bZHq4ZXNVlrHcameyO-_Ps852b9ilrVzHZhnMtqE-Zw`̵ ׉	 7cassandra://oqQ4bLcYerWINlLd3QoIBlq2xffCTviDDCNhXtqQSDM W#͠W7b2"c׈EW7b2"d׉Ele magazine des entreprises bruxelloises
N° 15 - Mai 2016
e magazine des entreprises brux
Post 22 mars :
des mesures
pour nos entreprises
Th. Neuhaus (Audi) :
« La confiance rend
les collaborateurs
innovants »
Focus :
People Management
Topic
L'économie du bonheur
ISSN 2406-3738
׉	 7cassandra://bZHq4ZXNVlrHcameyO-_Ps852b9ilrVzHZhnMtqE-Zw`̵ W7b2"eW7b2"d$בCט   u׉׉	 7cassandra://5jOF6cbnxRK8m27lth52A0O169700IYsCZjz382hGnY `׉	 7cassandra://VxH-zc90EPG5ab5G91xzmuAzpy33yQ0eu1WAmpghDrIdY`S׉	 7cassandra://CwA36jaiIqqtZD3TeheCM4CLDWSxeAtnSMmYsIATNTY"`̵ ׉	 7cassandra://ajmn6BgDpjETd12mwTqsY2hvBc4ERDrmWoz2QE9xnNo U͠W7b2"fט  u׉׉	 7cassandra://Vd6P2q57KZCYJ5_noL1Ai8q7LJ5j2jl9jzXYFkPylbk 5` ׉	 7cassandra://UM_VpkmJjJaes-q5OMRONThI4brzCb4ZoMNK2QlaKowJW`S׉	 7cassandra://tal8d1SYG88K6G_hMZQ58E4ATxwHsR9_tprOxDltLks`̵ ׉	 7cassandra://pvjKR44b-kbAMtO4B7pMG6wpKAHAV3OdTzLJJfKA5o8 ͠W7b2"gנW07b2#
 m9ׁHhttp://Make.BrׁׁЈנW07b2# ΁̱9ׁHhttp://www.stronger.brׁׁЈ׉EINNOVATIEF
EN EFFICIËNT.
The all-new
BMW 225xe
Active Tourer,
BMW 330e
Berline
Sheer
DE NIEUWE PLUG-IN HYBRIDS:
BMW 2 REEKS ACTIVE TOURER
EN BMW 3 REEKS BERLINE.
INNOVANTES
ET EFFICIENTES.
NOUVELLES PLUG-IN HYBRIDS :
LA BMW SÉRIE 2 ACTIVE TOURER
ET LA BMW SÉRIE 3 BERLINE.
Driving Pleasure
BMW Brussels
Branch of BMW Belux
Chaussée de Louvain 864
1140 Evere
Tel. 02 730 49 11
www.bmwbrussels.be
Gregoir Jette
Avenue de l’Exposition 317
1090 Jette
Tel. 02 474 04 74
www.gregoir.bmw.be
Van den Broeck s.a.
H. Moeremanslaan 146
Exit 13 - Ring Bruxelles Ouest
1700 Dilbeek
Tel. 02 466 20 88
www.vandenbroeck.bmw.be
Environmental information (RD 19/03/04): www.bmw.be
1.9-2.1 L/100 KM • 44-49 G/KM CO2
׉	 7cassandra://CwA36jaiIqqtZD3TeheCM4CLDWSxeAtnSMmYsIATNTY"`̵ W7b2"h׉EEDITO
Les leçons d’une crise
Il y a six semaines, Bruxelles était frappée par des attaques terroristes qui
resteront gravées comme l’une des pages les plus sombres dans l’histoire de
notre métropole. Mais à peine avons-nous eu le temps de rendre hommage
aux victimes, qu’il faut déjà nous efforcer de tirer les premiers enseignements
de ces événements.
Le temps presse en effet : chaque jour, nous pouvons mesurer les
conséquences des attentats. Elles sont insupportables. Dix jours
de fermeture de l’aéroport – dont le fonctionnement est resté
chaotique. Un mois pour rétablir pleinement le métro. Une image
internationale dégradée. Un centre-ville économiquement sinistré.
Quelle ville, quelle capitale pourrait le supporter ?
Aujourd’hui, nous exprimons les plus grandes craintes pour les
entreprises qui subissent de plein fouet cette épreuve, au point
que la survie de certaines d’entre elles se trouve menacée.
Thierry Willemarck, Président de BECI
BECI est à leurs côtés : ces dernières semaines, nous avons mobilisé toutes nos ressources
de conseil et d’information pour les aider – notamment via notre Centre pour
Entreprises en difficulté. Avec les fédérations interprofessionnelles et sectorielles,
nous avons mis en ligne le mini-site www.stronger.brussels, qui centralise les informations
les plus critiques pour les entreprises en crise.
Nous avons aussi interpellé les acteurs politiques et financiers. Et nous insistons :
les mesures déjà prises aux différents niveaux de pouvoir doivent être approfondies
et pérennisées. À défaut, les faillites risquent de se compter par centaines – et avec
elles, des milliers de pertes d’emplois qui signifieront autant de drames humains.
À moyen terme, nous devons travailler d’arrache-pied à rétablir la réputation internationale
de Bruxelles. BECI soutient l’action Make.Brussels lancée par Atrium, mais
d’autres initiatives restent à prendre.
À plus long terme, nous devons nous interroger sur les implications des événements
que nous avons vécus. Sans doute avons-nous été naïfs. Sans doute avons-nous cru
que les idéaux de paix et de liberté suffiraient à nous protéger de tous les dangers.
Sans doute pensions-nous qu’il suffisait de cohabiter pour vivre en harmonie.
Nous devons aujourd’hui nous repenser, questionner nos institutions, notre modèle
de société ; ouvrir des débats, lever des tabous… Nous devons le faire ensemble, acteurs
publics, acteurs privés, membres de la société civile. Et nous devons le
réaffirmer : notre meilleur rempart contre la haine sera
l’inclusion ; l’implication de tous dans un projet de société
commun.
À leur niveau, les employeurs ont un rôle de partenaire à jouer pour garantir l’ouverture,
l’intégration et la diversité dans l’entreprise. C’est l’une des conditions du
vivre-ensemble, qui passe aussi, bien sûr, par l’éducation, la formation, la citoyenneté...
Nous avons le devoir d’y réussir.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
1
׉	 7cassandra://tal8d1SYG88K6G_hMZQ58E4ATxwHsR9_tprOxDltLks`̵ W7b2"iW7b2"h#בCט   u׉׉	 7cassandra://zOaRrqFuj8LjbNNlYCKfM7ZE85dWr1f05T8xpTLhums `׉	 7cassandra://vlhurdKqBU8svviRxLyrbYm7ajSVYl8HJhH6g4P-McwQq`S׉	 7cassandra://f0OE5aVvzb-I1Hym4GNgw2nXiAMU7_NogoDGkMntDrM`̵ ׉	 7cassandra://P-r0ukoW9dEBKR-3-jbq-QOqA6i1iG_1WwdyI52YIxU I+0͠W7b2"jט  u׉׉	 7cassandra://BIqj7BDMmhknWbjNMmeuM9WyTkXp1hFtpDmDUNC63oU TQ`׉	 7cassandra://Dr2CBPleBDsOBLN9PS4rUDXHCxcDf-BAjrOwhO0boJQ^`S׉	 7cassandra://GEOvbCj4K3sEjk_xAc8kO__-SCWG4TlLIzJ2_NBNi7A#`̵ ׉	 7cassandra://BT0V4jXlzFgAx5IJil0JhnOAcAp--ehgFoOP8aXLho4 )L͠W7b2"lנW07b2# F9ׁHmailto:cm@beci.beׁׁЈנW07b2# bF9ׁHmailto:cm@beci.beׁׁЈנW07b2# YÁM9ׁHmailto:msa@beci.beׁׁЈנW07b2#	 @9ׁHmailto:er@beci.beׁׁЈנW07b2# +_M9ׁHmailto:msa@beci.beׁׁЈנW07b2# `@9ׁHmailto:er@beci.beׁׁЈנW07b2# 69ׁHhttp://Group.beׁׁЈנW07b2# `S@9ׁHmailto:er@beci.beׁׁЈנW07b2# MJ9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈנW07b2# GD9ׁHmailto:ow@beci.beׁׁЈנW07b2# J9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈנW07b2#  GρD9ׁHmailto:ow@beci.beׁׁЈ׉EHSOMMAIRE
Think Tank
4
6
8
Speaker’s Corner : l'actualité économique et politique
d’un autre œil
CHAMBRE DE COMMERCE &
Après les attentats : des mesures pour nos entreprises
Le tour des communes :
de Bruxelles-Ville à Watermael-Boitsfort
11 Pour ou contre la motivation du licenciement ?
International
13 Exporter vos services dans l’UE
14 IWEC, le sommet des entrepreneurs féminins à Bruxelles
Topic : l’économie du bonheur
17 Il n’y a pas que le PIB
18 Le bonheur au travail ou la quête d’un sens nouveau
22 Chief Happiness Officer : liberté et gaîté du travail
24 Connaissez-vous des gangsters ?
25 Quand les entreprises s’engagent
Focus People Management
28 Les seniors au travail, coût ou valeur ?
30 L’exemple du sport :
« Allier l’émotionnel et le rationnel »
32 Thomas Neuhaus (Audi) :
« La confiance rend les collaborateurs innovants »
34 Bienvenue au DRH Club !
Entreprendre
36 Relancer le cœur de Bruxelles
37 Vous créez une société ?
Vous êtes responsable à plus d’un titre !
38 Starter : SimpleWash
40 Transition : du plastique aux champignons !
41 ROI : entretenez les outils de la concertation sociale
Community
42 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
46 L’actualité BECI en photos
48 Impression of a Brit
49 News
50 Index
51 Demandes d'admission
52 Agenda
Développement
durable
Le mois
prochain
Mai
Au mois
de juin :
dossier PME
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500
1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02
F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Production
Rédaction
Media Coordinator
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Photos Reporters,
sauf indication contraire
Emmanuel Robert - er@beci.be
Production
Maquette Isabelle André
Impression DB Print
Traduction Litteris
Photos Reporters,
sauf indication contraire
Publicité
Max Saey - msa@beci.be
T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.000 ex.
Infos et réservations
Max Saey - T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 - msa@beci.be
Membership
Catherine Mertens - cm@beci.be
T +32 2 643 78 16
Membership
Catherine Mertens - T +32 2 643 78 16
cm@beci.be
Membre de
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 00 Janvier 2015
N° 15 – Mai 2016
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
label n. 2014/351/2
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
2
׉	 7cassandra://f0OE5aVvzb-I1Hym4GNgw2nXiAMU7_NogoDGkMntDrM`̵ W7b2"m׉EAujourd’hui votre bureau
est là où vous êtes.
La gestion de votre parc mobile aussi.
Avec Mobile Device Management, BASE vous permet de déployer, gérer et sécuriser votre flotte d’appareils mobiles.
Configurez tout ce dont vos employés ont besoin pour être productifs en un tour de main.
BASE, des solutions mobiles pour les entreprises d’aujourd’hui au prix le plus juste.
Devenez BASE et profitez d’un service et d’un contact personnalisé pour votre entreprise.
Challengez-nous
au
0486 19 1940
׉	 7cassandra://GEOvbCj4K3sEjk_xAc8kO__-SCWG4TlLIzJ2_NBNi7A#`̵ W7b2"nW7b2"m#בCט   u׉׉	 7cassandra://alvfff52evLYizZ2xT_8rPRykYNS-h6oYanPrZ34hIE P`׉	 7cassandra://aJ5VZplRw9bhOsSUhWC5WYR0D6As2i0Ar3-CVJSSrFcoL`S׉	 7cassandra://uFyXhnZ49JhNVR6O3elywtPzv3thV_B1jpjlOMx2HRo `̵ ׉	 7cassandra://URiuZgpKGwDOGMQwg01g0A5VvoK4xlVYqvbyHfJHe4Q e͠W7b2"oט  u׉׉	 7cassandra://Urxg1BeUB8akvekfmeIKyGy-XUIhGy4ogIQ57LLdLGA [`׉	 7cassandra://sWkxAXTeGJuDd_q8yx2ZTMNAOnzP0fNC5LeNyuBLJPc]_`S׉	 7cassandra://pSsdb-iKkYWxQF7-dqQW0lnyp9wbuEbyVn_dQu4yg7gP`̵ ׉	 7cassandra://IudLhSOfla28oD-ot1TNRdonTl7h-ZiNCEg6POM0QTU Ryp͠W7b2"pנW07b2# J&F9ׁH )http://www.beci.be/sign_up_to_newsletter/ׁׁЈ׉ESPEAKER’S
LE MOIS POLITIQUE
ALLÔ, BRUXELLES… TOUT VA BIEN ?
On a déjà eu #CallBrussels, mais on sent que ça ne suffira pas… Imaginons qu’un ami étranger
vous appelle pour prendre des nouvelles de Bruxelles, que lui répondre ? On vous propose un
petit manuel de conversation.
| Pierre Chaudoir
Alors, c’est vrai que Bruxelles (et surtout Moule-en-Bic comme on
dit Outre-Quiévrain) est devenue la nurserie mondiale des radicalisés
? « Ah mais pas du tout, et d’abord on dit Môle-hum-béque. »
Oui, mais pour le radicalisme ? « Bon d’accord, les attentats de
Paris, de l’aéroport et du métro ont été préparés à Bruxelles ; on
trouve des planques d’armes et d’explosifs partout ; Abdeslam
et Abrini se cachaient chez nous ; mais il ne faut pas exagérer
quand même… Tu n’as pas lu la ‘Vérité’ de Flupke Moustache
Moureaux ? Et puis tu sais, Molenbeek, c’est aussi la commune la
plus artistique du monde. Des musées dingues comme le Mima,
Tour & Taxis… »
Tu n’as pas peur d’autres attentats ? « Ne t’en fais pas, tout est
sous contrôle ! Salah a été arrêté à 200 mètres de chez lui dans une
maison appartenant à la commune – c’est dire qu’on surveille ! »
C’est vrai que c’est le centre-ville s’est vidé ? « ‘Faudrait savoir.
Soit on se plaint qu’il n’y a pas moyen de se déplacer à Bruxelles,
soit on se plaint qu’il n’y a personne… Viens dormir, visiter et
manger à Bruxelles. Tu auras tout l’étage de l’hôtel pour toi, le
restaurant privatisé et un magasin transformé en véritable loge
VIP. Cool, non ? »
Et bloquer la ville en novembre, alors que pas un seul coup de feu
n’avait été tiré à Bruxelles, c’était pas exagéré ? « Tu sais, ce pays,
c’est devenu ingouvernable. C’est un bureau de spécialistes qui
décide tout, ça s’appelle l’Ocam. Ne m’en demande pas plus. C’est
un peu comme le mur sur un coup franc au foot : ils sont juste là
pour arrêter les choses quand le gars shoote comme une gaufre. »
J’ai aussi lu que des ministres avaient démissionné... « Si tu veux
parler de Koen Geens et Jan Jambon, c’était pour rire, ils sont
restés. Joëlle Milquet est partie, mais ce n’est pas de sa faute et
elle a été magnifique de dignité. Il en faut deux pour la remplacer.
Quant à Jacqueline Galant, elle n’a pas arrêté de se prendre les
pieds dans le tapis. Mais elle vient de Jurbise, aussi... Par contre,
pour les caricaturistes et les humoristes, c’est la catastrophe. Ils
ont perdu leurs meilleures clientes. »
Vous n’avez pas de ministres bruxellois dans tous vos gouvernements
? « Il y a bien Reynders, mais il est de Liège. Sinon, il y a
Rachid Madrane. Un Marocain d’origine mais très bien intégré.
4
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
Il a bossé pour Philippe Moureaux et Laurette Onkelinx. C’est un
fameux garde-chasse : il connaît tous les braconniers. »
Et les Belges, ils ne veulent pas se révolter ? « Bah, c’est un peu
comme pour leur épargne : pour vivre heureux, il faut vivre caché.
C’est pour ça que les hooligans descendent en ville en noir
et masqués et que le président des droits de l’homme vient sans
ses papiers d’identité devant la Bourse. Dans le fond, on est un
pays tranquille… »
Je rêve ou c’est un certain Yvan Mayeur qui dirige la ville ? « Ben
non, tu ne te trompes pas. Le mec, on lui a promis un maroquin de
ministre. Il n’y avait pas de place. Il a maintenant son bureau sur la
plus belle place du monde. Il est super créatif. Il nous a improvisé
un piétonnier en deux temps, trois mouvements. Il nous met sur
pied le Néo sur le plateau du Heysel, un centre administratif de
folie et des centres commerciaux partout. On aura plein de beaux
magasins et plus de petites boutiques. Il manquera juste les clients. »
À Bruxelles, rien n’a changé finalement ? « Pas trop. Mais si jamais
l’Europe devait décider qu’on a assez ri et aller voir ailleurs, notre
capitale, ce serait carrément le nouveau Detroit. »
Si vous voulez convaincre vos amis et votre famille de revenir à
Bruxelles, profitez de l’improbable Zinneke Parade ce 21 mai : un
carnaval déstructuré, à l’image de notre si belle capitale qui souffre
et qui essaie de ne pas rompre. Saint-Michel, si tu nous lis… ●
CORNER
׉	 7cassandra://uFyXhnZ49JhNVR6O3elywtPzv3thV_B1jpjlOMx2HRo `̵ W7b2"q׉ESPEAKER’S
LE MOIS ÉCONOMIQUE
NE PAS DIRE L’INDICIBLE
300 familles ravagées. Au même moment, il se confirme que l’économie mondiale tire à hue et
à dia. On aurait presque honte d’en parler.
| Jean Blavier
Les attentats de Bruxelles nous ont rappelé une chose, fondamentale,
que nous avions sans doute perdue de vue : la vie n’a pas de
prix. Par contre, tout ce qui est économique a un prix. Quand on
songe à ceux et celles qui ont été meurtris dans leur chair et dans
leur cœur, on aurait presque honte de le dire tant ça paraît accessoire.
Ne le disons pas. Contentons-nous d’en parler modestement.
Ce qui se passe sur le front économique – « langage d’énarque »,
dirait l’humoriste Anne Roumanoff – fait penser à la guerre des
tranchées. L’un reprend ce que l’autre n’a pu tenir, l’autre réattaquant
plus tard pour reprendre ce que l’un lui avait repris. Et ainsi
de suite. Ça sert à quoi ? À rien, sauf à faire des victimes : investisseurs,
mais aussi chômeurs et surtout – c’est le dernier cri – exclus
(des statistiques).
Les pays émergents ? Chine en tête, c’était l’eldorado il n’y a pas
si longtemps. Avec le Brésil, l’Afrique du Sud et l’Indonésie. Il a
suffi que le loyer de l’argent menace de remonter aux États-Unis
pour que les capitaux quittent en masse ces pays au potentiel prétendument
élevé et se ruent sur... un dollar qu’ils avaient précédemment
quitté. Quant aux pays émergents, ils tentent de s’en
remettre avec des secousses politiques, économiques et sociales
dont on ne parle que peu, sauf pour le Brésil.
« La bourse a bien travaillé ces dernières années. » C’est ce qui se
dit dans les salons où on ne cause plus : on préfère y échanger des
bribes d’informations politiquement correctes du genre « J’ai lu
quelque part... » La bourse a bien travaillé, vraiment ? Quand on
regarde les chiffres, on constate que ça ne concerne quasiment que
Wall Street. C’est à peu près la seule place boursière qui a réussi à
revenir à son niveau de 2007. Les autres, c’est plutôt du Philippe
Gilbert et du Tom Boonen : « J’ai gagné trois fois l’Amstel Gold
Race et quatre fois Paris-Roubaix, vous allez voir ce que vous allez
voir. » On a vu.
Prenez la Bourse de Bruxelles : à l’heure où j’écris ces lignes, son
indice le plus connu et le plus utilisé – mais pas forcément le plus
représentatif – est à 3.460 points. + 40 % en trois ans. Gé-nial !
Vous voyez qu’il faut écouter Tina (celle qui chante « There is no
alternative ») et mettre son argent en Bourse ! Sauf qu’il manque
toujours 35 % au Bel 20 pour revenir à son sommet de 2007. Or
la durée d’un placement en Bourse, c’est dix ans, question de réduire
le risque. Celui qui a mis un capital diversifié en Bourse il
y a une décennie a perdu de l’argent, sauf si on tient compte des
dividendes touchés entre-temps. Mais le fait de toucher un loyer
sur un bien immobilier qui vaut moins qu’il y a dix ans, ça vous
rassurerait, vous ?
1 Le 20 mai à l’Auditorium 44.
Et si on regardait ailleurs ?
Et si, au lieu de se plaindre de l’évanescence d’une croissance
économique européenne qui tourne autour de 1 % (zone euro), on
regardait ailleurs ? Ailleurs, cela veut dire ailleurs dans le monde.
La croissance mondiale était de 3 % l’an passé, elle devrait être
de 3,5 % cette année et se situer entre 3,5 et 4 % en 2017. Pour
peu qu’on pense « global », ce sont de bons chiffres. Mais ailleurs,
cela veut dire aussi ailleurs chez nous. On n’a jamais créé autant
d’entreprises dans notre pays. L’an passé, la balance démographique
des entreprises était en positif de 20.000 unités environ.
On n’avait plus vu ça depuis 2012. Ce sont les starters qui font
la différence. Et ils sont nombreux aussi à s’activer en dehors des
sentiers battus, par exemple dans la perspective du 3e
Sommet de
.
l’économie systémique qui se tiendra prochainement à Bruxelles1
Il y sera surtout question de création de valeur et de croissance
durable – dans les deux sens du terme. Soyons francs avec nousmêmes,
s’il y a une guerre des tranchées que nous avons perdue,
c’est bien celle du chômage, non ? ●
CORNER
Vous voulez faire partie
d’un réseau d’entrepreneurs dynamiques ?
Wenst u in een netwerk van dynamische
ondernemers te worden opgenomen?
www.beci.be/sign_up_to_newsletter/
Chambre de Commerce de Bruxelles
Kamer van Koophandel Brussel
Avenue Louise 500 Louizalaan
1050 Bruxelles-Brussel
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
5
׉	 7cassandra://pSsdb-iKkYWxQF7-dqQW0lnyp9wbuEbyVn_dQu4yg7gP`̵ W7b2"rW7b2"q#בCט   u׉׉	 7cassandra://Ne3tzn7K3xRKaxbBVIDY3ycLNEVJWU8zeKcp4nqTuwM `׉	 7cassandra://pTNzkKVQdGYpo2etwOwk8EGn7xomnGSDNByw2WQvflcs`S׉	 7cassandra://OLixT8Vj3q1KTfqGtE9gHDpc-ouE4zqP8ZVHc_49bws!`̵ ׉	 7cassandra://QDN1ff-_HIUENuQbQlCmk0mZ2Q7HxktK8_hv9zDb570 ,h,͠W7b2"tט  u׉׉	 7cassandra://-y7mqf36qPfKIGONi4BUPySNnldp616UQ9meqLOSItE $`׉	 7cassandra://gyT488n5NIsf8zHmaLAF803BaVFjP_dt1BYvqJSs57EH`S׉	 7cassandra://qVk-1MVVp3Xtftz-NRUYLWJmT6dqD9Gd9PV9b_1emX8w`̵ ׉	 7cassandra://Ema8JC7QGIAoETpXwuVAQ__j-YfzS5e7SSnrZ-uUJ80 ͠W7b2"uנW07b2#  ]
9ׁHhttp://W.INT/SO/RS/RE.22ׁׁЈנW07b2# I
9ׁHmailto:info@daoust.beׁׁЈנW07b2# lȁ̤%9ׁHhttp://daoust.beׁׁЈ׉EDe gauche à droite : Sophie Blondel (BHA), Jean-Claude Daoust et Thierry
Willemarck (BECI), Miguel Van Keirsbilck (IZEO) et Roland Debuyst (BRA).
APRÈS LES ATTENTATS DU 22 MARS
Des mesures pour nos entreprises
Face aux difficultés rencontrées après les attentats du 22 mars dernier, BECI et ses
partenaires sectoriels ont engagé une large campagne en faveur des entreprises
de Bruxelles, sur plusieurs axes : interpellation des décideurs politiques, soutien
à l’image de Bruxelles, mais aussi mise en place d’outils d’assistance aux entreprises
– dont le mini-site Stronger.Brussels.
P
assé le choc du 22 mars, c’est désormais au tour des
entreprises d’être frappées. L’impact socio-économique
qu’elles subissent sera vraisemblablement
doublé par rapport au lockdown de novembre et s’élargira à
la périphérie, à partir de Zaventem. À l’heure où nous écrivons,
on estime la perte moyenne du chiffre d’affaires dans
les secteurs en lien avec le tourisme autour de 40 % – hôtels
en tête, suivis des cafés et restaurants, du commerce et du
divertissement. À politique inchangée, on peut désormais
craindre une forte croissance des faillites pour 2016. Les
pertes d’emplois risquent de se compter en milliers, singulièrement
pour les postes les moins qualifiés.
BECI ne reste pas les bras croisés. Son action stronger.brussels
a été dévoilée le 19 avril.
Stronger.brussels, c’est un appel de ralliement qui se traduit
d’abord par une action commune vis-à-vis du politique, tous
partis, tous niveaux, afin d’améliorer, d’amplifier, d’augmenter
les mesures prises ou à prendre en matière de taxation afin de
soulager temporairement les entreprises à court de liquidités.
Pas de client signifie pas d’argent pour payer les salaires,
l’ONSS et l’INASTI, la TVA, les taxes (hôtels, terrasses…). La
nécessité est adressée à l’Union européenne, l’Etat fédéral, la
Région bruxelloise. Certes les reports de paiement sont un pas
dans la bonne direction, les sommets sociaux extraordinaires
et les rencontres avec les entreprises indispensables, mais
ce sera encore insuffisant pour passer la crise.
Stronger.brussels, c’est certainement une action de communication
très large en Belgique et à l’étranger. Au-delà des
visites d’Etat et des campagnes ciblées ou locales, c’est la
volonté de financer une initiative privée pour restaurer l’image
écornée d’une ville et d’un pays. C’est également le renvoi au
numéro d’appel du Centre pour Entreprises en difficultés (02
643 78 48) et la mise en onde d’un mini site www.stronger.
brussels qui centralise les informations les plus critiques pour
les entreprises en crise. Au-delà, une trentaine de conseillers
6 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
et experts sont mobilisés pour prendre en charge les dossiers
les plus urgents et les plus spécifiques. Des sessions d’information
sont également organisées avec des représentants
publics et des experts.
Stronger.brussels, c’est aussi la volonté de tirer les leçons de
ces mois terribles et non seulement passer la crise, mais aussi
changer pour plus de résilience de chaque entreprise. Car le
monde a changé le 22 mars pour nous tous. C’est certainement
la fin de l’innocence à la sauce belge. De nombreux outils
existent au départ du Business Model Canvas revu et amplifié,
afin d’analyser tous les aspects de l’entreprise pour la rendre
capable de s’adapter à toutes les situations. Parallèlement, de
nombreuses formations sont lancées sur la gestion de crise
et les plans de continuité d’activités, l’analyse de risque, les
gestes qui sauvent et la gestion post-traumatique.
Stronger.brussels, c’est enfin rappeler chaque jour cet adage
de Nietzsche, sans doute éculé, mais jamais dépassé : « Ce
qui nous tue pas nous rend plus fort ». Rallier le public et
le privé autour d’une cause commune qui est notre modèle
démocratique , notre économie de marché et notre système
social performant. Du plus modeste commerçant à la plus
grande compagnie aérienne, de la créatrice de mode à l’hôtel
de prestige, du petit exportateur de software à la multinationale,
nous allons nous retrousser les manches et offrir une
réponse à cette crise inédite, car subite, étrangère à notre
pensée et nos modes de vies, et proposer encore d’autres
initiatives originales, créatives, surprenantes et surtout…
pacifiques ! ●
Plus d’info : www.stronger.brussels
CEd – Centre pour Entreprises en difficulté : http://ced-com.be
׉	 7cassandra://OLixT8Vj3q1KTfqGtE9gHDpc-ouE4zqP8ZVHc_49bws!`̵ W7b2"v׉EMAdele aussi
est intérimaire.
Chez Daoust, la star c’est vous !
Découvrez votre job de rêve sur daoust.be
Welcome to the Family!
E.R. : G. Daoust - Daoust s.a. - Galerie de la Porte Louise 203/5, 1050 Bruxelles - 02/513.14.14 - info@daoust.be. Agréments : Bruxelles : 00391, Wallonie : W.INT/SO/RS/RE.22, Flandre : VG.163.BUOP.
׉	 7cassandra://qVk-1MVVp3Xtftz-NRUYLWJmT6dqD9Gd9PV9b_1emX8w`̵ W7b2"wW7b2"v#בCט   u׉׉	 7cassandra://gcUa0FxABhyZ7xdjIeN645wpfpNiWbeC3DypcBQTpjY -`׉	 7cassandra://0OZxHj-WsnH8KeA_YxZ8i59uM_-xaVUShOirrvZYjUYaa`S׉	 7cassandra://kpOoJGQxTlDlhIPru0wQx9P4eb8E4AQbL5VwjJbvjtE`̵ ׉	 7cassandra://aPt2yHUay876PiXenbTofu5VynCd_OQlNBpCyQ5JfUM͋GH͠W7b2"yט  u׉׉	 7cassandra://QwXdE6NFpiKg2oCKrD5fmca9QD3iqUqVBoNOBTdMoBk ^` ׉	 7cassandra://yhLl6HcshyBrL-GYo_JmydJ99amQgbj8YdiRRoOfhNEuc`S׉	 7cassandra://AYzhGz3eqx_67mIUdkMNa1i_Od98NC_TFL3alotpXuI"m`̵ ׉	 7cassandra://CdrGdUWUQFZmlUO95SE30uZ-qgUbNP8Ip1aBXk9z4Ss͓:͠W7b2"zנW07b2# 99ׁHhttp://courtierenassurances.beׁׁЈ׉EpTHINK TANK
TOUR DES COMMUNES À MI-MANDAT
De Bruxelles-Ville à Watermael-Boitsfort
BECI poursuit son tour des communes bruxelloises, trois ans après avoir proposé
sa « Charte communale » aux partis politiques. Propos recueillis par Olivier Fabes
Bruxelles : un dynamisme privé jamais vu mais
de lourdes inquiétudes
Au tour du très exposé Yvan Mayeur de se prêter à l’exercice
d’introspection à mi-mandat. Avec une grille d’analyse
exceptionnelle et grave, tant le cœur de la Région-capitale
est encore marqué par les attentats. Même si, en cette
belle journée de mi-avril, les abords de la Grand-Place
semblent retrouver leur animation... et le maïeur toute sa
combativité. Jusqu'à l'aveuglement ?
circulation, mais j’ai une échevine (ndlr : Els Ampe, Open
VLD) qui mène une réflexion profonde par rapport aux rues à
sens unique et qui s’entoure de techniciens. On va gagner en
fluidité, en rapidité pour arriver au centre-ville. Et on a supprimé
le trafic de transit. Moi, je n’avais pas d’opinion, sauf
que je vois que ça marche. Donc je suis d’accord avec elle.
À valider sur une plus longue période…
Avant la mise en place du plan de circulation et du piétonnier,
c’était embouteillé tout le temps. Il y a une espèce d’amnésie
par rapport à tout ce qu’on a vécu comme encombrements,
au lieu de reconnaître l’effectivité de nos politiques.
Par rapport à cette ville qui essaie de se redresser,
y a-t-il déjà quelques signes positifs ?
Il ne faut pas minimiser. Nous avons vécu le « lockdown » fin
novembre ; les conséquences ont été immédiates, elles ont
malheureusement perduré. Alors que début mars augurait
d’une tournure positive, le 22 mars arrive et on replonge
dans une situation catastrophique. Nous sommes en vraie
difficulté, non seulement pour tous les acteurs économiques
et commerciaux, mais aussi pour le budget de la ville ellemême.
Quelle
est l’estimation de coût à ce stade ?
On n’est pas encore fixés, mais notre budget ne tient plus
la route. Je ne sais pas comment on va s’en sortir...
Yvan Mayeur
Cela fait du bien de voir à nouveau un peu de
monde sur les terrasses ...
Yvan Mayeur : Bien sûr. Mais écrivez-le s’il-vous-plaît !
L’image que donnent certains du centre-ville, y compris
certains acteurs économiques ou commerciaux, renforce
la spirale négative.
Je n’ai jamais mis si peu de temps pour arriver
en centre-ville. Le signe aussi d’une anormalité...
Pourquoi
? C’est peut-être le signe que notre plan de circulation
fonctionne. Je ne suis pas un idéologue des plans de
8 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
Trop tôt pour parler de retour à la normale,
donc ?
Peut-être que dans un mois, si le temps est clément, le
tourisme pourra reprendre. Mais notre premier problème,
ce sont les tour-opérateurs. Dès lors que certains d’entre
eux ne garantissent plus un certain nombre de voyageurs,
l’impact est énorme sur le secteur hôtelier, et pas uniquement.
En prenant mes responsabilités, j’ai permis que des
activités puissent se tenir, alors que les recommandations
étaient de ne pas le faire. Les Plaisirs d'Hiver ont quand
même attiré 1 million de personnes (ndlr : contre 1,5 million
en 2014). On a sans doute évité des faillites en décembre.
Votre stratégie de piétonisation du centre-ville
ne fait évidemment pas l'unanimité...
J’observe dans le Pentagone une dynamique jamais vue
depuis 20 ans. Je vois les investisseurs privés qui arrivent,
tant en immobilier résidentiel qu’en surfaces commerciales.
Il y a plein de projets : la redynamisation du Centre Monnaie ;
Carrefour qui revient dans le centre-ville avec un hypermarché,
sous le piétonnier ; de nouveaux établissements qui
ouvrent à Saint-Géry... et puis 1.000 logements nouveaux
en préparation. Le chancre de l’Îlot Sacré, le plus vieux de
Bruxelles, est en rénovation. Tout s’est vendu comme des
׉	 7cassandra://kpOoJGQxTlDlhIPru0wQx9P4eb8E4AQbL5VwjJbvjtE`̵ W7b2"{׉ETHINK TANK
petits pains, à un prix moyen de 4.000 euros du m². Certains diront
que c’est de la gentrification, bon, mais pas à la place de logements
existants. Ce sont 1.000 ménages des classes moyennes
supérieures qui vont consommer à pied dans le centre-ville. Le
public a tout fait depuis 20 ans ; c’est la première fois qu’il y a
une telle dynamique du privé. Le défi, c’est de tenir le coup à un
horizon de trois ans. J’espère que les attentats n’auront qu’une
conséquence conjoncturelle.
Le revers de la médaille, ce sont ces entreprises qui
quittent Bruxelles pour la périphérie…
Oui, mais il y en a aussi dans l’autre sens. Il y a des mouvements
au sein même du centre-ville, mais pas de fuite. Regardez Engie,
Allianz, Interparking...
Qu’avez-vous fait pour faciliter la vie des entreprises
?
(Réfléchit) Nous avons dialogué avec tous les investisseurs pour
leur permettre d’aller plus vite. Je les reçois, mon bureau est
ouvert. Venez nous parler de vos difficultés au lieu de les subir.
On soutient l’entrepreneuriat. C’est parfois une question d’image,
mais c’est une image fondamentale.
Sur l’image internationale écornée auprès des investisseurs,
que faire ?
Deux projets sont emblématiques pour nous : celui du Canal
et le développement de Tour et Taxis. Et bien évidemment Néo,
au Heysel. Nous avons reçu des demandes de développement
commercial de belles enseignes. Et puis on revient au piétonnier,
sorte de shopping center à ciel ouvert. Quand tous les travaux
seront finis, espérons d’ici deux ans, les détracteurs pourront
juger sur pièce. Le centre-ville dépérissait depuis 15 ans. Il fallait
produire un choc. Notre image à l’international tendait à
s’améliorer, avant les attentats évidemment.
Qu’est-ce qui vous permet de l’affirmer ?
Je constate au sein des réseaux de maires des grandes villes
européennes et mondiales que les gens sont très intéressés par
Bruxelles. Une ville très cosmopolite. Une de ces grandes villes
mondiales où beaucoup de gens se retrouvent. À l’instar de Paris,
Londres, New-York, nous avons ce même cachet.
Watermael-Boitsfort se prépare à l’après-Axa
Olivier Deleuze, seul bourgmestre Écolo en Région bruxelloise,
est à la tête d’un « grand village ». Avec moins de 25.000 habitants,
la très verte Watermael-Boitsfort est plus connue comme
un endroit où il fait bon vivre – pour ceux qui en ont les moyens
– que comme pôle économique. Néanmoins, le commerce (de
proximité) y est vivace et quelques belles PME de services s’y
sentent bien. Seule ombre au tableau : l’accessibilité, qui n’est
pas étrangère au prochain départ de la plus grosse entreprise
de la commune, Axa Belgium (ex-Royale Belge).
Que va devenir cet énorme bâtiment d’Axa, où travaillent
plus de 2.300 personnes ?
Olivier Deleuze : Je n’en sais rien. Des tas de rumeurs circulent.
Je rencontre tous les six mois une responsable de Cofinimmo,
le propriétaire. Ce bâtiment, c’est une épée de Damoclès sur
les finances de la commune : Axa génère 4,5 % des rentrées
communales (ndlr : soit environ 2 millions en taxes). Ce départ
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
9
SAVIEZVOUS
QUE
...
une assurance responsabilité
civile de chef d’entreprise
peut couvrir également vos
avoirs privés, en plus de votre
responsabilité de dirigeant ?
Votre fonction de dirigeant ou
d’entrepreneur vous expose à des risques
importants. Heureusement, il existe une
assurance intelligente qui couvre votre
fonction, votre capital privé et même
jusqu’à votre famille.
Avec ce conseil pratique, votre courtier
vous apporte une nouvelle preuve qu’il
est votre meilleure assurance. Il défend
vos intérêts en toute indépendance et
vous protège comme dirigeant mais aussi
comme personne privée.
Trouvez un courtier indépendant près de
chez vous sur courtierenassurances.be
et découvrez comment il fait la diff érence.
׉	 7cassandra://AYzhGz3eqx_67mIUdkMNa1i_Od98NC_TFL3alotpXuI"m`̵ W7b2"|W7b2"{#בCט   u׉׉	 7cassandra://4GcA-YdlxDZ3wr6rpKqdt9sUOnS4nVJyrxzardLKG-M 6`׉	 7cassandra://oCdih77Et59-DpM0lvgJogc0BtBRCt-Nh0NKEtFS8Gw]`S׉	 7cassandra://CQY7RL31PFLUZMicYcPoTp4J-8Ki3z9zfi44llLsf-E`̵ ׉	 7cassandra://OzriWjR434NEJmkZUQJHzgVIPLQDEmGg4yLDc_YoPXspDD͠W7b2"}ט  u׉׉	 7cassandra://mTLCBHrKUP7dB86msqUcNMOu4A5oVpkRUFK-uYlO6AI k` ׉	 7cassandra://X0zzPSSh3wV6SVmUADeTHL4wtVVp5__T4xbdtcVMDAQfW`S׉	 7cassandra://tkqjVupEuD2wPkNHiPxepKF1QmD7FpIpVghmxOvW_FY`̵ ׉	 7cassandra://cxHXFp6W6HYAJF0f8n1QQI3CaU6XGdd6gFu-cmHP32cx͠W7b2"~׉ETHINK TANK
Cela augmente la pression pour couvrir le loyer. Et ceux qui
sont propriétaires peuvent être tentés de revendre...
Plus les problèmes d’accessibilité ...
C’est effectivement notre grand défi, le manque de places
de parkings. Il n’y a pas d’horodateurs dans la commune
et nous ne comptons pas en installer tant que la pression
automobile ne nous y oblige pas. Notre seule solution est de
pousser à la rotation. Nous multiplions dès lors les zones
bleues, avec généralement un stationnement limité à deux
heures. Dans les quartiers commerçants, nous avons introduit
une limite à 30 minutes. Je sais que cela n’arrange
pas les restaurateurs mais cela nous apparaît comme la
seule solution.
Olivier Deleuze
est symptomatique des problèmes d’accès à notre commune,
en particulier pour les travailleurs du nord du pays.
En voiture, c’est la garantie de bouchons matin et soir, et
en transport en commun, il y a encore un bout de chemin
depuis la gare centrale...
Quel est l’intérêt de la commune ?
D’abord, que l’immeuble reste le moins longtemps possible
inoccupé. C’est important pour nos commerçants,
nos restos. Ensuite, je préférerais des logements que des
entreprises car c’est plus sympa pour la vie locale, mais
on verra bien ...
Axa, c’est la grosse exception dans la
commune ...
Oui. Il y a quelques autres grosses boîtes qui ont leur siège
social ici, mais elles sont peu pourvoyeuses d’emplois. Notre
tissu économique, ce sont essentiellement les commerces
et les PME, avec quelques beaux exemples au Souverain
100, sur la Chaussée de La Hulpe – réunis notamment par
l’initiative Hulptrade – ou encore l’agence web eMakina,
rue Middelbourg.
Comment se porte le commerce ?
Nous avons beaucoup de commerces locaux et une belle
diversité, autour de quatre quartiers que sont Wiener-Middelbourg,
Dries, Keym et Archiducs. Ce commerce de proximité
crée du lien social et nous essayons de le renforcer par
tous les moyens. Mais tout n’est pas rose. Le revers de la
médaille du pouvoir d’achat élevé dans notre commune est
que l’immobilier est cher, y compris pour nos commerçants.
10 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
L’alternative est d’inciter les gens à ne pas
prendre la voiture ...
Watermael-Boitsfort a intérêt à ce que ses habitants fassent
leurs courses près de chez eux. Et l’écologiste que je suis
ne voit pas d’intérêt à ce que des gens soient obligés de
prendre leur voiture pour aller au shopping d’Auderghem. Le
but n’est pas de forcer les gens à faire toutes leurs courses
sans voiture, mais qu’ils aient la possibilité de le faire. Dans
le cadre du nouvel aménagement de la place Keym (ndlr : le
plus gros chantier de la législature, 2 millions d’euros), le
nombre de places de parkings reste inchangé et un parking
en zone bleue sera aménagé en souterrain. On ne peut pas
demander aux gens de porter leurs grosses courses sur
leur dos ou leur porte-bagages.
De plus en plus d’habitants vont faire leurs
courses dans des shopping centers en Brabant
wallon, non ?
En partie peut-être, même si j’ai l’impression que la concurrence,
c’est Auderghem plutôt que Wavre. Je ne pense pas
qu’il faille copier ce qui se fait ailleurs. De toute façon, nous
n’avons pas de terrain pour construire un centre commercial.
Cela ne veut pas dire qu’il faut tout miser sur le micro-commerce,
mais il faut en tous cas inciter les gens à
consommer près de chez eux. Avec l’échevin du commerce,
nous organisons des tas d’événements du genre Halloween,
apéros urbains, marché de Noël, pour que les gens sortent
de chez eux et se rendent compte qu’il y a de chouettes
commerces dans leur quartier. Il y a par ailleurs une idée
dont je voudrais vous parler...
Je vous écoute ...
Autour de 350.000 personnes viennent chaque jour travailler
à Bruxelles. Pourquoi ne pas les inciter à y faire davantage
leurs courses ? La Région dispose désormais d’une certaine
autonomie fiscale. Pourquoi ne pas imaginer un incitant,
style ticket service ou monnaie locale, qui permettrait aux
personnes travaillant ou habitant à Bruxelles d’acheter un
chouia moins cher auprès des commerçants locaux ? On
peut même imaginer que les employeurs jouent un rôle de
distribution ou d’information dans le cadre d’une vraie incitation,
sonnante et trébuchante, à consommer à Bruxelles.
Au niveau de notre commune, cela pourrait aider des commerces
parfois en difficulté alors qu’il y a des centaines de
salariés dans des entreprises prospères à deux pas. ●
׉	 7cassandra://CQY7RL31PFLUZMicYcPoTp4J-8Ki3z9zfi44llLsf-E`̵ W7b2"׉ETHINK TANK
POUR OU CONTRE
La motivation du licenciement ?
Depuis quelques mois, les employeurs ont l’obligation de motiver
le licenciement d’un travailleur (aux termes de la CCT
n°109). Certains y voient une mesure de protection supplémentaire
pour les travailleurs, d’autres un nouvel alourdissement
dans la gestion du personnel. Deux interlocuteurs,
deux points de vue.
Gaëlle Hoogsteyn
Phillippe Van Muylder,
Secrétaire Général de la FGTB
Bruxelles
Introduire une CCT relative à la motivation du licenciement
était nécessaire, au sens où divers instruments
juridiques (européens ou internationaux) commandaient
d’inscrire ce principe dans le droit belge : je pense
à la convention 158 de l’OIT, à la Charte sociale européenne
ou encore à la Charte des droits fondamentaux
de l’Union. Rappelons-nous qu’avant cette CCT, il était
parfaitement licite, pour un employeur, de se séparer
d’un travailleur sans motif particulier. Le sens commun
aussi exigeait davantage, de jour en jour, une « explication
» pour chaque licenciement. Aujourd’hui, l’opinion
publique ne supporte plus trop les rentes de situation ni
les décisions arbitraires. Ce n’est pas anormal…
Je ne dispose évidemment, à ce stade, d’aucune étude
statistique sur l’impact que cette CCT aura sur les licenciements
abusifs. Antérieurement à l’entrée en vigueur
de la CCT 109, il existait deux régimes en matière
d’abus du droit de licencier : le régime des employés,
calqué sur le droit commun (où un abus de droit supposait
un exercice « méchant » du droit de licencier et
faisait reposer la charge de la preuve sur le travailleur) ;
et le régime des ouvriers où, en compensation de délais
de préavis beaucoup plus courts (beaucoup trop courts,
selon moi), la charge de la preuve du « non-abus » reposait
sur l’employeur. Désormais, chaque travailleur
(ex-« ouvriers » comme ex-« employés ») pourra se prévaloir
(à certaines conditions) d’un licenciement « manifestement
déraisonnable ». Mais, dès lors que l’employeur
aura communiqué les raisons du licenciement,
la charge de la preuve sera partagée…
Du côté patronal, on estime que CCT alourdit encore une
gestion du personnel déjà très complexe. Sans verser
dans les slogans faciles, je constate que, de manière générale,
les employeurs, si prompts à vouloir imposer des
obligations aux demandeurs d’emploi, rechignent, pour
ce qui les concerne, à toute contrainte. Permettez-moi
un commentaire personnel : ce n’est pas raisonnable…
Jean-Claude Daoust,
Administrateur délégué,
Daoust Interim
Personnellement, je pense que cette nouvelle CCT n’était
pas nécessaire. En Belgique, tant au niveau fédéral que
régional, nous assistons ces dernières années à une addition
de nouvelles règles. Gérer du personnel est devenu
très lourd et très complexe. Bien souvent, quand une
idée apparaît, on en fait une nouvelle loi sans se poser
la question de la plus-value. Je plaide pour davantage de
légèreté dans la législation qui entoure les ressources
humaines.
Cette complexité n’encourage pas à l’embauche. Toutes
ces réglementations peuvent faire peur aux entreprises,
en particulier aux PME dont les patrons sont déjà au four
et au moulin.
Dans le cas présent, cette CCT oblige les entreprises
à prendre plus de précautions en cas de licenciement,
comme sauvegarder des e-mails ou notifier des comportements
inadéquats, des erreurs, des retards… Les entreprises
doivent presque en venir à « monter des dossiers
à charge » car, en cas d’enquête, elles doivent prouver
qu’il existe suffisamment d’éléments probants pour justifier
le licenciement. Cela éloigne le chef d’entreprise de
sa mission première qui est de veiller à la rentabilité, à
l’innovation et à la pérennité de son activité.
Lorsqu’un licenciement se déroule de façon adéquate,
c’est-à-dire avec suffisamment de transparence, on évite
pas mal de sources de conflit. Chez Daoust, nous ne licencions
jamais une personne sans l’avoir vue en entretien
et lui avoir expliqué les raisons de cette décision. Et
c’est l’attitude adoptée par la majorité des entreprises.
Dans les faits, on constate d’ailleurs qu’il y a peu de demandes
de justification du licenciement.
Le licenciement fait partie de la vie de l’entreprise. De
nos jours, plus personne n’imagine une société sclérosée
qui travaillerait avec le même personnel durant 40 ans.
De nouvelles technologies apparaissent, des métiers se
créent… il est donc normal que les profils recherchés par
les entreprises évoluent et qu’il y ait une certaine rotation
au niveau du personnel.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
11
©Thinkstock
׉	 7cassandra://tkqjVupEuD2wPkNHiPxepKF1QmD7FpIpVghmxOvW_FY`̵ W7b2"W7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://MueQKdrgXun8VU9u8NdVlqSoYb5L4wt6L1A6Yi0umqM `׉	 7cassandra://J9h6ZXpVnlNukKo6iI4nV4_GgVUgfvXli42r-cIgSI81V`S׉	 7cassandra://8aDOcgYI--22iPtRXq80LosNNUrkv85yMRruo7MkX2s`̵ ׉	 7cassandra://HXetCmmymelkmwjTj8If7p0A5nrrHgCz95xmsaTNFf0h͠W7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://bq1-PySvd6XyxTukr26uBciwPOjSRadIL7CkjnlE2jI f` ׉	 7cassandra://bODEjO-Ur8p0b4UIrPYdn4LcmLIOvtc0RAnbtIXGGF8d `S׉	 7cassandra://F0o7Nh5d3t-5JbAYIoNtdk-rV4lo5rJuRCAFtZNE-l4`̵ ׉	 7cassandra://y0_lBHe5MowZN3RS3IjZaiQ0tNDPuaWE_Qb1yq7Rp9U͂=͠W7b2"נW07b2#% ^9ׁHmailto:jpm@beci.beׁׁЈנW07b2#$ 9ׁH  http://ec.europa.eu/internal_marׁׁЈ׉EDécouvrez
nos vols locaux
La diminution constante de la population des abeilles est un phénomène préoccupant.
Elle a un impact sur la nature et sur la production alimentaire. Il nous semblait important
d’agir. C’est pourquoi, Brussels Airport a installé deux ruches pouvant chacune accueillir
100 000 ouvrières, 5 000 faux bourdons et 2 reines. Les abeilles sauvages ont également
4 hôtels à abeilles à leur disposition. Une belle manière de participer à la préservation
de la biodiversité de notre environnement immédiat.
׉	 7cassandra://8aDOcgYI--22iPtRXq80LosNNUrkv85yMRruo7MkX2s`̵ W7b2"׉EINTERNATIONAL
Exporter vos services dans l'UE
ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Fournir des services dans les autres pays de l’Union Européenne est devenu beaucoup
plus facile depuis quelques années. En tant que prestataire belge, vous pouvez
le faire sans pour autant devoir créer une société ou une succursale dans le
pays-cible – au moins dans un premier temps.
L
es services constituent la plus grande part de
l’économie européenne : plus de 70 % du PIB
de l’Union – plus encore dans certains pays – et
cette part reste en croissance. Et cependant, ils représentent
sans doute la « dernière frontière » du marché
unique, dont l’objectif affirmé dès 1957 était d’assurer
la libre circulation des biens, des personnes, des capitaux
et… des services. Or, ce n’est que dans un passé
très récent que cette « quatrième liberté » a connu des
avancées significatives grâce à deux textes législatifs :
la « directive services » (dite « Bolkestein ») de 2006 et
le Traité de Lisbonne de 2009, qui ont levé une bonne
part des obstacles au franchissement des frontières internes
de l’UE. Des dispositions qui ont encore été renforcées
par la jurisprudence de la Cour européenne de
justice.
Activité temporaire ou durable ?
Si vous êtes un prestataire de services établi en Belgique
(par exemple un architecte, un photographe… ),
vous pouvez désormais exercer votre activité dans les
autres pays de l’UE sans y créer de société ou de succursale
– du moins à titre temporaire – et sans devoir
respecter l’ensemble des procédures administratives de
ces pays (telles que l’obtention d’une autorisation préalable
pour l’activité en question). C’est une possibilité
utile, notamment pour fournir un service ad hoc à un
client établi dans un autre pays de l’UE, ou pour tester
un marché avant d’éventuellement vous y implanter.
Cette possibilité s’applique à l’ensemble des services,
à l’exception de certains secteurs spécifiques : services
financiers, services de sécurité privée, jeux d'argent,
notariat, agences d’intérim, services de télécommunications,
services audiovisuels et électroniques, qui
répondent à des règles différentes. En sont également
exclus les services d’intérêt général tels que les soins
de santé.
La période durant laquelle l’entreprise peut fournir ses
services dans un autre pays n’est pas clairement définie
par la législation européenne. Dans certains pays, le
délai est de trois mois ; dans d’autres, de six mois, voire
davantage. Il se peut que l’activité doive être notifiée aux
autorités publiques locales. Par ailleurs, l’entrepreneur
doit vérifier si sa profession est réglementée dans le
pays où il veut fournir ses services et s’il lui faut obtenir
une reconnaissance de ses qualifications. Les éventuelles
restrictions sont strictement balisées et doivent
être justifiées par le pays en question (par exemple pour
des raisons d’ordre public, de santé publique ou de protection
de l’environnement).
Si votre activité sur place se prolonge ou devient fréquente,
il vous faudra sans doute établir une société ou
une succursale – et dans ce cas, il faudra bien sûr vous
conformer à la législation locale en matière d’établissement
commercial. Dans tous les cas, qu’il s’agisse
d’une activité temporaire ou durable, vous pouvez vous
informer auprès des guichets uniques établis dans
chaque pays de l’UE (http://ec.europa.eu/internal_market/eu-go/).
Obligation
de service
La liberté de circulation des services implique en corollaire
des obligations pour les prestataires : la non-discrimination
entre les clients. En d’autres mots, le fournisseur
établi en Belgique ne peut refuser ses services à
des clients résidant dans d’autres pays de l’UE. Telle est
la règle générale, mais il peut évidemment y avoir des
raisons valables qui justifient que le service ne puisse
être fourni ou que les prix soient majorés, par exemple
en fonction de frais de stockage ou de livraison, ou de
surcoût administratif. Mais dans ce cas, il convient de
communiquer ces conditions – et de s’assurer qu’elles
ne soient pas discriminatoires. ●
Info : Jean-Philippe Mergen
02 210 01 77 – jpm@beci.be
Emmanuel Robert
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
13
©Thinkstock
׉	 7cassandra://F0o7Nh5d3t-5JbAYIoNtdk-rV4lo5rJuRCAFtZNE-l4`̵ W7b2"W7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://GcFPH93Bx2CWdtd-XQtWNF2WpQrhPyVNaZovvkJRiNs =&` ׉	 7cassandra://QwdOlnyqnK2UJtec-WwSd0olZOherl4Zp38YNeXzOzIh-`S׉	 7cassandra://QPEO1CVSY-slvlqPfb3KHzPXD1zAre9SSplmGdv7uVs`̵ ׉	 7cassandra://I59-Rjbrw7ZKDeD2KW10zug68VvcAYVoVJkdG5YLBzk͟	r͠W7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://xXfDZEDSQfdA4vpLsd62asCER7nYVLTtlgfVCtGNeP0 `׉	 7cassandra://6JZUW-oZDHitbaSTIGbkGuHXA0ZHDomddSxWaLQdonUl`S׉	 7cassandra://r6U-U1NmVBEjFgIJOva21N1Z5kLyPGBrnxBvggVLs5k#`̵ ׉	 7cassandra://wvg6OgJSd11mAvhTTH5zPlz0glIAEHuJ3EKvW83fxHE NV͢͠W7b2"נW07b2## IYe9ׁHmailto:sso@beci.beׁׁЈנW07b2#" Y̩9ׁHhttp://www.beci.be/eventsׁׁЈ׉EWINTERNATIONAL
IWEC 2016
« Nous voulons fédérer les meilleurs entrepreneurs
féminins du monde »
Bruxelles accueillera, du 6 au 8 novembre prochains, l’International Women’s
Entrepreneurial Challenge (IWEC). Nous avons rencontré Carmen Castillo, ellemême
distinguée en 2010 et vice-présidente de la Fondation IWEC depuis 2014.
Annick Claus
F
ondée il y a une dizaine d’années pour constituer
un réseau mondial de femmes d’affaires, l’IWEC
fait fonction de plateforme d’échange de savoir et
d’expérience, tout en facilitant les contacts entre des entrepreneurs
et chefs d’entreprise féminins du monde entier.
« J’ai été séduite par le concept et le potentiel de l’IWEC
dès le premier contact », se souvient Carmen Castillo.
« Bien des organisations féminines s’efforcent d’aider des
femmes sur la route de la réussite, mais tel n’est pas le
propos de l’IWEC. Nous distinguons les femmes d’affaires
qui ont réussi et nous nous attachons à développer un réseau
mondial pour leur permettre de développer leurs entreprises
davantage encore et d’accéder aux marchés internationaux.
»
Seulement le top 3
Carmen Castillo
L’IWEC se développe rapidement
depuis que Mme Castillo en est la
vice-présidente. « J’ai 24 ans d’expérience
en tant que femme d’affaires
aux États-Unis. C’était précisément
le genre de savoir-faire
dont l’organisation avait besoin.
Je lui ai transmis ma vision, que
nous suivons actuellement. Nous
voulons grandir ! L’objectif est de
fédérer les meilleures femmes
d’affaires d’une centaine de pays.
Nous en sommes à quarante actuellement ; c’est un bon
début. Je rêve d’une IWEC qui deviendrait les Nations Unies
de l’élite de l’entreprenariat féminin ! »
Le fonctionnement de l’IWEC répond à une discipline rigoureuse
mais transparente. Chaque Chambre de Commerce
dans chacun des pays peut nominer cinq candidates.
L’IWEC s’appuie ensuite sur un questionnaire étoffé pour
définir lesquelles pourraient prétendre à un Award. Mais
la barre est placée très haut : l’entreprise doit réaliser un
chiffre d’affaires minimal de 1,5 million de dollars (1,35 million
d'euros), la nominée doit détenir au minimum 51 % de
l’entreprise, il est tenu compte du nombre d’années d’activité,
du nombre de collaborateurs, etc. L’IWEC termine la
procédure par une interview des nominées avant de choisir
trois gagnantes par pays.
Des collaborations internationales
La cérémonie des Awards se tient chaque année dans une
autre ville. Après New York, Barcelone, Stockholm et Istan14
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
Après Istanbul 2015, c’est Bruxelles qui accueillera l’IWEC en 2016.
bul, c’est à présent le tour de Bruxelles. Plus d’une cinquantaine
de gagnantes sont invitées à la conférence et à
la cérémonie de l’IWEC, du 6 au 8 novembre, dont le thème
sera « Connecting Women Businesses Globally: Building a
Viable Future ».
« Chaque gagnante peut se présenter, elle et son entreprise,
durant la conférence. Elle y parle des défis qu’elle
a dû surmonter et de la façon dont elle s’y est prise. Des
témoignages éloquents ! L’événement prévoit aussi des
ateliers et des séminaires qui accueillent des conférenciers
d’envergure. La journée se termine par une soirée de gala
et la remise des distinctions. »
Compte tenu de l’objectif de l’organisation, il est évident que
les gagnantes précédentes sont également invitées. Les
rencontres entre ces dames peuvent être le point de départ
de nouvelles réussites. « Mon entreprise s’appelle SDI International.
C’est un nom qui compte sur le marché de la
gestion de la chaîne d’approvisionnement », explique Mme
Castillo. « Il y a trois ans, j’ai rencontré lors de la conférence
qui se tenait au Pérou, une femme d’affaires sud-africaine.
Elle m’a introduite dans son pays et nous sommes devenues
partenaires en affaires. Voilà toute l’utilité de l’IWEC :
sans la fondation, je n’y serais jamais parvenue ! Bien
d’autres collaborations ont vu le jour. Par exemple, deux anciennes
lauréates collaborent actuellement à la construction
d’écoles. Un exemple parmi d’autres. Nous voudrions
poursuivre dans cette voie et essayer de rapprocher des
membres qui présentent des compatibilités. » ●
Info : Sabine Soetens, 02 643 78 12, sso@beci.be.
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://QPEO1CVSY-slvlqPfb3KHzPXD1zAre9SSplmGdv7uVs`̵ W7b2"׉EThe 2016 edition of the International Women’s Entrepreneurial Challenge
hosted by the Brussels Chamber of Commerce
Au programme : conférence, awards, gala
Quand ? Du 6 au 8 novembre 2016 | Où ? À Bruxelles
Appel à canditatures
Vous êtes une femme entrepreneur,
propriétaire majoritaire de votre entreprise,
avec un chiffre d’affaire de plus de 1.350.000€ ?
Alors c’est vous que nous recherchons !
Posez votre candidature sans plus attendre !
Vous désirez étendre votre réseau de clientèle et partenariat, développer votre business, partager
vos connaissances et en apprendre plus sur les meilleures manières de développer votre business
mondialement ? Si vous désirez faire partie du network IWEC rassemblant des femmes d’affaires
des 5 continents, alors ne ratez pas cet événement qui se déroulera cette année à Bruxelles.
Plus d’infos : www.beci.be/events ou contactez Sabine Soetens : sso@beci.be
|
VOTRE LOGO ICI ?
׉	 7cassandra://r6U-U1NmVBEjFgIJOva21N1Z5kLyPGBrnxBvggVLs5k#`̵ W7b2"W7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://KPMCA36ImtGG_bIb7nWLOwU2RDc0YtbMpHNDnwpLgNQ t`׉	 7cassandra://GnGkZMMK1FcmEWEqTqMeyP2k4pGDDSFvG0_baiGKoZQr`S׉	 7cassandra://8xRbCLqsEljcpUk2gjN9ip3ZGa2BFZstkq340GaeKQQ"`̵ ׉	 7cassandra://d1hxhkIomTzhhdisqeC0SeqldcSys6xfJOPek7sy4oE͠W7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://U9v06B-DMXuFGZgm8k2mmD5YzzD8HzFXl2KchaTAkwc ` ׉	 7cassandra://uskqZedK_Jq2PbiIzzf_sgl8RRkF5QnDnri4MZUykNoc`S׉	 7cassandra://b5e_UGnq6xLw74y0XYVTmBDZRUppILZQN5n42XUPYe0`̵ ׉	 7cassandra://Bdc_sT4KnQjcWAN2jQX95_QEFy9E_DL7ek5kp9Ix_lE
͠W7b2"נW07b2# ]9ׁHhttp://www.actiris.beׁׁЈנW07b2# 9ׁHhttp://actiris.be/employeursׁׁЈנW07b2# }9ׁHmailto:employeurs@actiris.beׁׁЈ׉EPubli-reportage
Isabelle Duvillier
Chargée de Recrutement au Chirec depuis 6 ans
“Ce qui compte pour nous, c’est la valeur des personnes
que nous engageons. Pour travailler dans un hôpital,
la motivation est un facteur essentiel mais le partage
de certaines valeurs, l’expertise et l’ouverture d’esprit
sont également des qualités indispensables.”
‘‘Actiris nous permet de nous décharger en confiance d’une partie du travail,
extrêmement énergivore. C’est une relation win-win. ’’
Le Chirec, groupe hospitalier réparti sur
5 sites (dont 4 à Bruxelles) compte
aujourd’hui plus de 3.000 collaborateurs
(dont plus de 2.300 à Bruxelles).
Les ressources humaines fonctionnent de manière
centralisée pour l’ensemble des recrutements.
En 2017, un nouveau site ouvrira ses portes à Delta.
✓Comment s’est déroulé votre premier contact avec Actiris ?
En 2012, un consultant de Select Actiris est venu me
présenter ses services et je me suis dit : “Pourquoi ne
pas essayer ?“. Depuis, Actiris soutient le Chirec pour
ses recrutements. Si je devais qualifier notre manière de
travailler, je dirais que la collaboration est “fluide” et
“agréable”. En plus, Actiris est très réactif. Le service est
non seulement gratuit mais aussi efficace : notre contact
privilégié est spécialisé dans notre secteur.
✓En quoi Select Actiris vous a aidé dans vos recrutements ?
Actiris nous permet de nous décharger en confiance
d’une partie du travail, extrêmement énergivore. C’est
une relation win-win. Les délais sont clairs et respectés.
Satisfaits des candidats présentés, nous avons amplifié
notre collaboration.
CHIREC en chiffres
• 3.000
collaborateurs
• 200
recrutements par an
42
nationalités
20 80%%
de femmes
Avec le soutien du Fonds social européen
✓Quelles sont, selon vous, les caractéristiques d’un bon
recrutement ?
Il est important d’avoir un descriptif de fonction qui soit
clair. L’analyse préalable des besoins est indispensable
si on veut ne pas se tromper. Il est important qu’il n’y
ait pas de malentendu lors de l’engagement. Au sein du
Chirec, nous comptons 90 fonctions différentes : du nursing,
du paramédical mais également des fonctions plus
classiques (cuisine, sécurité, financier…). Dès le début
du processus, nous travaillons avec le responsable hiérarchique.
Select Actiris nous permet de faire une sélection
à la source en tenant compte de nos critères. Nous sommes
une entreprise qui fonctionne 24h/24. Le patient est
toujours au centre de nos attentions, et ça Select Actiris
l’a bien compris.
Vous aussi vous souhaitez
tester nos services ?
Contactez-nous au 02 505 79 15
ou employeurs@actiris.be
ou surfez sur actiris.be/employeurs
Recruter avec Select Actiris,
c’est simple et gratuit !
www.actiris.be
׉	 7cassandra://8xRbCLqsEljcpUk2gjN9ip3ZGa2BFZstkq340GaeKQQ"`̵ W7b2"׉ELTOPIC
L’ÉCONOMIE DU BONHEUR
Il n’y a pas que le PIB
Peut-on considérer l’ensemble de la valeur financière générée par un État comme un
indicateur fiable de son niveau de vie, du bonheur de ses citoyens ? Poser la question,
c’est y répondre… Nombreux sont ceux qui tentent de définir des indicateurs
plus complets, et surtout plus proches des besoins humains. La richesse générée
n’indique rien de sa répartition, de l’espérance de vie, de l’accès des citoyens à
l’éducation, à la justice, à un environnement peu pollué, etc.
R
este que l’exercice est des plus complexes :
comment mesurer le bonheur, l’épanouissement
d’une population, selon une méthode reproductible
partout ? Actuellement, le Produit Intérieur Brut (PIB)
reste l’indicateur le plus utilisé, même si ses limites sont
connues. Il mesure l’intégralité de la valeur produite par
les entreprises, les pouvoirs publics, la société civile, etc.
Certes limité, le PIB permet tout de même d’estimer de
façon relativement précise l’évolution économique d’une
société, avec ce que cela implique, théoriquement, de développements
en termes de qualité de vie, de construction
d’une classe moyenne, d’accès à des logements ou des
soins de qualité. Impossible, par contre, d’y intégrer une
quelconque dimension « durabilité », qui mesurerait la
soutenabilité de son modèle, ou de prendre en compte
les services non rémunérés. Précisons tout de même
que le PIB n’a jamais eu l’ambition de se poser en indicateur-phare
: il n’est devenu la référence qu’après la
Grande Dépression dans les années 30 aux États-Unis.
Depuis, les critiques ont été nombreuses. Les célèbres
économistes James Tobin et William Nordhaus en ont dénoncé
certains travers, et notamment celui des dépenses
dites « défensives » : celles effectuées par les agents
économiques, uniquement pour réparer ou se prémunir
des dégâts causés par d’autres activités, sachant que tant
ces activités que les dépenses défensives accroissent le
PIB. Une activité extrêmement polluante gonflera donc
doublement le PIB… Pire encore, une épidémie majeure
ou une vague de criminalité auront également un effet
très positif sur l’indicateur. Il y a aussi le fait que les services
publics, l’enseignement et la sécurité notamment,
sont particulièrement mal pris en compte dans le PIB
classique.
IDH, Bonheur Intérieur
Brut…
D’autres indicateurs ont depuis
vu le jour, à l’image de
l’Indicateur de Développement
Humain (IDH), créé par le Programme
des Nations Unies pour
le Développement. Objectif : se
concentrer sur des aspects
plus qualitatifs, quoique toujours
quantifiables. Il agrège
YAB
trois composantes : l’espérance de vie à la naissance,
l’accès à l’éducation (mesuré par la durée moyenne de
scolarisation des adultes de plus de 25 ans) et le PIB par
habitant, à parité de pouvoir d’achat. La prise en compte
de l’espérance de vie permet notamment de se faire une
bonne idée de l’accès à l’eau potable, à une alimentation
saine ou aux soins médicaux. La dynamique s’est particulièrement
accélérée après la publication en 2009 rapport
Stiglitz-Sen-Fitoussi sur la Mesure de la Performance
Économique et du Progrès Social.
Nombre d’indicateurs tentent surtout de corriger les
défauts du PIB, en retranchant la valorisation supposée
de certaines inégalités et/ou en y ajoutant des points
pour des externalités positives du point de vue social ou
économique. Une démarche qui culmine avec la création,
au début des années 2010, de l’Indicateur du Vivre mieux
par l’OCDE : un outil interactif qui permet aux citoyens de
comparer les pays en établissant eux-mêmes les critères
prioritaires sur base d’une dizaine de thèmes, de l’enseignement
à l’environnement en passant par l’immobilier.
Le « Bonheur intérieur brut », créé par un organisme
canadien, se base lui sur la mesure d’indicateurs concernant
la sécurité économique, la consommation moyenne
des habitants, le niveau d’égalité sociale et la qualité du
capital humain.
À noter qu’en Belgique, l’Institut des comptes nationaux a
déjà choisi d’élargir le champ des activités économiques
mesurées en estimant notamment la valeur de l’économie
souterraine, ainsi que les revenus tirés de la prostitution,
du trafic de drogues ou de la contrebande notamment.
Plus largement, l’Institut
fournit une foule d’indicateurs
spécifiques et a
récemment réévalué la
valeur à attribuer aux
investissements dans
les soins de santé, par
exemple. ●
©Thinkstock
׉	 7cassandra://b5e_UGnq6xLw74y0XYVTmBDZRUppILZQN5n42XUPYe0`̵ W7b2"W7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://Ni5TWQ6mwkYnDWeObp2eV9QJrnRII292C5pnDpBAJws `׉	 7cassandra://X7byhKxoSC2yJFLuu4zLwUWN8nIdoJeYvTdzMrJbFBU`W`S׉	 7cassandra://SIPJz6SWEiIly_Mq6gC0eCUIIqtQ5gNou8-Cmg6wTl4`̵ ׉	 7cassandra://eFRQls9IXXPS6TY0p9mD1WRJqCnJLyyuP2BJPbJOoDQd͠W7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://vUmXkI7oQDHgO6Q0GeI_V2DL83Ih-QF7LjTObms0Kts Y>` ׉	 7cassandra://Yb9I1kqzq1xqGkiR88y6ml461Xsmw2lqXn2u8VtTQTMs`S׉	 7cassandra://4IVpP8Yqlmp1S3Z_hCx4cTbO3ZBzsuXA663mjejF8AQ`̵ ׉	 7cassandra://wfRP7jmJkJpb0cnN9uoQET2zx7TsO7LnrxcFM0vYXBQ͓d͠W7b2"נW07b2# v8
9ׁH +http://www.gallup.com/poll/165269/worldwideׁׁЈ׉E
©Thinkstock
L’ÉCONOMIE DU BONHEUR
Le bonheur au travail ou la quête d’un sens
nouveau
À peine 12 % des salariés belges seraient motivés par leur emploi. Lourd constat,
qui est rarement plus reluisant dans d’autres pays. Face à ce défi, de plus en plus
d’entreprises se remettent en question et s’investissent dans les NWoW (New Way
of Working). Reconnaissance, respect, bienveillance, responsabilités... Voilà peutêtre
les clés qui ouvrent les portes du bien-être professionnel.
E
n 2011 paraissait un livre révélateur, The top
5 regrets of the dying (Les 5 plus grands regrets
des mourants). L’auteure, Bronnie Ware, est une
infirmière australienne. Pendant plusieurs années, elle
a recueilli les témoignages de patients en fin de vie. Voici
ces 5 regrets, par ordre décroissant de fréquence :
« J’aurais aimé vivre la vie que je voulais vraiment »,
« J’aurais dû travailler moins », « J’aurais voulu exprimer
mes sentiments », « J’aurais voulu garder le contact
avec mes amis » et « J’aurais voulu m’accorder plus de
bonheur ». Ces états d’âme ultimes nous confirment que
les notions de bonheur et de travail sont intimement liées
dans nos esprits.
En 2012, l’institut américain de statistiques Gallup publiait1
des chiffres inquiétants sur l’engagement au travail. En
Belgique, 12 % des salariés se sentent engagés alors
que 66 % ne le sont pas. Les 22 % restants se sentent
totalement désengagés… Les statistiques de l’Inami, de
leur côté, indiquent que les cas de dépression et de burnout
ont plus que doublé entre 2007 et 20142
.
Dans ce climat de morosité, un livre « providentiel » survient
en 2009 : Freedom, Inc (Liberté & Cie), co-écrit par
Isaac Getz et Brian Carney. Les auteurs y développent le
concept d’entreprise libérée : « Les salariés sont libres
et responsables d’entreprendre toutes les actions qu’ils
estiment les meilleures pour l’entreprise. »
Michel de Kemmeter,
entrepreneur et auteur
(Bruxelles), du SPF mobilité ou du groupe Poult, dirigé
par le Bruxellois Carlos Verkaeren.
On peut supposer que notre société
hiérarchisée évoluera v
ers un écosystème collaboratif
à l’horizon 2035
De nombreuses sociétés
ont déjà pris conscience de
ce problème sociétal et ont
mis en place des nouveaux
modèles de management.
Les conséquences sont
directes : amélioration
du bien-être des salariés
et augmentation sensible
de la rentabilité, à
l’instar d’Equal Partners
Julien Ide
1 http://www.gallup.com/poll/165269/worldwide-employees-engaged-work.aspx
2 Sont prises en compte : les personnes sorties du marché du travail pour une période supérieure à un an et indemnisées par la Sécurité sociale.
18 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
R.A.
׉	 7cassandra://SIPJz6SWEiIly_Mq6gC0eCUIIqtQ5gNou8-Cmg6wTl4`̵ W7b2"׉E
TOPIC
Le cerveau adaptatif
À la fin des années 80,
le Dr Jacques Fradin et
son équipe de l’Institut
de Médecine Environnementale
développent
l’Approche Neurocognitive
et Comportementale
(ANC). Cette discipline
a pour objectif de faire
le lien entre les neurosciences
et la psychologie.
Les chercheurs
établissent la théorie
suivant laquelle notre
cerveau fonctionne en
alternance selon deux modes : automatique et adaptatif.
Le premier est enclenché « par défaut » pour
permettre à notre cerveau de gérer des situations
simples et connues en se basant sur nos habitudes,
nos certitudes et ce que nous avons appris. Dès qu’un
cas de figure complexe ou inattendu survient, notre
cerveau bascule en mode adaptatif.
Brigitte Durruty
Après avoir été chef d’entreprise pendant 20 ans, Brigitte
Durruty s’est tournée vers la psychologie et les
sciences humaines. Installée à Bruxelles, elle est aujourd’hui
praticienne certifiée en ANC, coach professionnelle,
formatrice et auteure de plusieurs livres
sur la gestion du stress. En 2015, elle publie Vivement
lundi (Éditions de l’Homme), un ouvrage consacré au
bonheur de vivre dans le milieu professionnel.
En s’appuyant sur les modes automatique et adaptatif
de notre cerveau, l’auteure nous amène à un point
fondamental : si nous gérons des situations professionnelles
complexes en mode automatique, notre
cerveau génère du stress. Brigitte Durruty donne des
pistes pour apprendre à contrôler un passage souple
et fréquent d’un mode à l’autre afin de réduire ces
tensions. Elle renvoie également les travailleurs devant
leurs responsabilités. « Nous avons très peu de
prise sur les éléments extérieurs qui déclenchent le
stress. Par contre, on peut se mettre dans une dynamique
positive et active pour sortir de la position fataliste
de plainte. En acceptant de voir la réalité, nous
pouvons aussi prendre du recul et réagir de manière
plus adaptée. Nous sommes plus efficaces, plus
souples et plus inventifs. En prenant ainsi nos responsabilités,
nous retrouvons le plaisir de travailler. »
La prise de conscience
La recherche de sens. Voilà un idéal que l’on retrouve
sur toutes les lèvres, ou presque. Nous assistons à un
changement de paradigme dans le monde du travail.
Selon Michel De Kemmeter, entrepreneur et auteur, il
semblerait que cet éveil de lucidité ait été accéléré par les
crises économiques. « Le choc des subprimes a provoqué
un sorte d’apnée collective. Après avoir repris haleine, les
gens ont commencé à se poser les bonnes questions. On
a réalisé que le bien-être humain n’était en fait pas au
premier plan, malheureusement occupé par la rentabilité.
Nous avons compris qu’il était important de faire des
choses en rapport avec nos intérêts, nos rêves et nos
passions. Il y a eu ensuite la crise grecque et une vague
émergente de robotisation. Et puis le printemps arabe,
les nouvelles crises de l’euro… Autant d’événements qui
nous ont fait comprendre que la recherche de sens et de
cohérence est primordiale dans le monde du travail. »
Cette quête de sens résonne intensément chez Equal
Partners, un cabinet d’avocats au nom évocateur. La jeune
entreprise, créée début 2015, s’est installée au 5e
étage du
bâtiment qui abritait l’INR, place Flagey. Dans l’open space
qui surplombe les étangs d’Ixelles, l’avocat Eric Gillet se
confie : « Lorsque je travaillais pour d’autres entreprises,
je voyais beaucoup de gens qui gagnaient très bien leur vie
mais étaient malheureux. Nous manquions cruellement
de bienveillance, de confiance mutuelle et de transparence.
L’intérêt personnel passait avant le collectif. Notre
métier d’avocats avait perdu son sens car il était guidé par
un business model très éloigné des préoccupations et du
bien-être intrinsèque de l’humain. Les suggestions et les
initiatives n’étaient pas les bienvenues. C’est pour cette
raison que nous avons décidé de créer Equal Partners. »
Liberté, égalité, diversité
La liberté et l’égalité deviendrait-elle des conditions nécessaires
dans les nouveaux modèles de management ?
Eric Gillet répond : « Chez Equal Partners, nous sommes
tous associés. On travaille sur une base collaborative. Il
n’y a pas de chef et toutes les décisions sont prises en
commun. Cette égalité supprime toute compétition et
nous permet de travailler dans une ambiance très sereine.
Chacun s’épanouit naturellement. Je crois que nous avons
trouvé une forme de bonheur. » La liberté, maître mot,
s’étend jusqu’à la rémunération. « Nous avons fixé une
fourchette salariale. Tous les six mois, chacun évalue
sa propre rémunération sur cette échelle. Le choix doit
bien sûr être argumenté en fonction de certains critères.
Si personne ne s’y oppose, le désir est respecté. Il peut
même arriver que l’on fasse remarquer à un associé un
peu trop modeste que sa proposition est sous-estimée.
L’inverse se produit également, mais c’est beaucoup plus
rare. Si tout cela fonctionne très bien, c’est parce que nous
travaillons avec beaucoup de respect et de transparence. »
Dans cette profonde
transformation du paysage
professionnel, on
voit également fleurir
de plus en plus d’espaces
de coworking.
Marie Brouwez est
Business Manager de
l’open incubateur Silversquare
Louise. Elle
nous explique en quoi
ce type de structure
est bénéfique pour le
bien-être au travail. «
Nous mettons entre
autre des espaces
Marie Brouwez
(Silversquare Louise)
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
19
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://4IVpP8Yqlmp1S3Z_hCx4cTbO3ZBzsuXA663mjejF8AQ`̵ W7b2"W7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://7smxmYaaiXZsVyyhxP9AyEWs-4QuTBCTfZhntaHTJBY `׉	 7cassandra://NnieHC6g2H3WGcPiqKPV1SbLjJ61XVkiWR3qzVql8Owc#`S׉	 7cassandra://xOqlcooedAfvmFGfXR253suCunDB1a1SmlGEQt8rEzo&`̵ ׉	 7cassandra://X-G3w1JPNplHS9U95xBUk-IzZdi_AjiDmezJMGOfWm0͓͠W7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://-pHqY4P85NWKM4E7POe4pxM3kb1WDZXYeUIUpwkv2Ck `׉	 7cassandra://Onf9qiVvcOBUB2KPwWmzQTV-o3ZCCovZlqxXkH2VlMMay`S׉	 7cassandra://aiXMwlngly_BmEmgBVwB3zmaAqlEYojxZJm65USmHR8"`̵ ׉	 7cassandra://GGGhjd5keTi7py3ENNTRMGWDOfpkO0n6uEY74IIsP_I ͠W7b2"נW07b2#! uQ̏9ׁHhttp://www.merak.beׁׁЈ׉ETOPIC
privatifs à disposition des entreprises.
Mais la majorité de nos espaces de travail
sont ouverts. Les gens changent de
bureau tous les jours s’ils le souhaitent,
en fonction de leur humeur ou du type
de tâche qu’ils doivent effectuer. Cette
liberté est très importante pour que
chacun puisse trouver de l’harmonie
et de la diversité dans son travail quotidien.
Les professions exercées chez
nous sont très nombreuses. Pour les
PME, c’est très pratique car elles ont
sous la main beaucoup de professionnels
dont elles ont besoin. L’approche
humaine est privilégiée car ils peuvent
se rencontrer directement. »
nouvelle forme de capitalisme des
plateformes en ligne. Il faudrait y
ajouter une dimension collaborative
et permettre aux États de percevoir
l’impôt au moment du paiement du
service sous forme de précompte. »
Sandrine Agie est spécialiste en
communication corporate au sein de
l’agence Whyte, dont elle est co-fondatrice.
Elle nous offre quelques
pistes qui permettraient d’améliorer
le bonheur au travail dans le futur.
« Les entreprises doivent développer
le storytelling interne autant qu’en
externe. C’est-à-dire, développer une
Les structures pyramidales classiques
sont en train de disparaître et chacun
acquiert plus de liberté.
Stanislas van Wassenhove,
avocat, Alterforhum
L’effondrement des pyramides
Toutes ces nouvelles tendances semblent converger vers
un système collaboratif qui place l’humain au centre du
tableau. Mais également vers une remise
en question des structures hiérarchiques.
C’est précisément dans ce
sens qu’évolue l’avocat Stanislas van
Wassenhove. Il est membre fondateur
de l’association Alterforhum, dont l’objectif
est d’apporter une contribution
active et des réponses humanistes aux
problèmes liés aux ressources humaines.
En janvier dernier, l’avocat a
co-organisé, notamment avec l’agence
de communication Whyte, un séminaire
sur le futur du travail. Un futur
qui s’articulerait autour de quatre thématiques
: « Le premier point concerne
la libéralisation de l’entreprise. Les
structures pyramidales classiques
sont en train de disparaître et chacun acquiert plus de
liberté. Deuxièmement, nous assisterons de plus en plus
à la fin de l’unicité du travail. Les gens auront plusieurs
employeurs, plusieurs lieux de travail, plusieurs horaires
et peut-être plusieurs professions. Le troisième thème
concerne l’évolution de la sécurité et du bien-être. Finalement,
la numérisation de l’entreprise bouleverse nos modes
de communication, d’organisation et de structuration.
De nombreuses fonctions disparaissent et sont remplacées
par d’autres. Des plateformes mettent directement
en liaison les utilisateurs et les fournisseurs de services.
Si nous n’y prenons pas garde, nous allons recréer une
20 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
histoire cohérente qui permet aux employés de trouver
du sens dans les changements vécus par l’entreprise.
Deuxièmement, le service de communication interne doit
être plus présent et établir des liens entre tous les départements.
Ensuite, les dirigeants doivent quitter leur
tour d’ivoire, occuper le terrain en informant en interne
de façon régulière, ce qui permet d’éviter la propagation
de rumeurs ou la persistance d’incompréhensions. Quant
au leader, il doit montrer qu’il sait où il va avec une vision
à long terme. Et finalement, il doit y avoir une cohérence
totale entre les communications interne et externe. »
(Whyte Corporate Affairs)
Demain : l’écosystème collaboratif
Michel De Kemmeter prône une prise de conscience
collective pour faire évoluer notre société, à l’instar des
thèmes développés dans le film Demain. L’aboutissement
au bonheur se jouerait en deux temps.
« La situation actuelle va d’abord générer
encore plus de maladies chroniques
et de troubles liés au burn-out.
Nous serons alors entrés dans une
phase de ‘dépression collective’ et la
prise de conscience sera généralisée.
Une partie de notre société hiérarchisée
évoluera fort probablement vers un
écosystème collaboratif avant l’horizon
2035. Une autre partie de la société
n'aura pas fait ce choix personnel et
collectif, et devra faire face à des défis
énormes : peur, violence, dysfonctionnements,
faillites... Tous les domaines
sont concernés, de la raréfaction des
ressources naturelles à la remise en
Sandrine Agie
question de l’enseignement, en passant par la mutation
inévitable du monde du travail. »
La responsabilité, la bienveillance, la reconnaissance,
l’égalité, la liberté… Autant de valeurs qui nous permettraient
d’être heureux au travail ? Beaucoup les ont expérimentées
avec succès dans leurs entreprises libérées.
On aurait envie d’y croire, voire d’adopter cette nouvelle
richesse comme philosophie managériale pour le futur. Et
nous octroyer, êtres humains, la priorité du bonheur. ●
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://xOqlcooedAfvmFGfXR253suCunDB1a1SmlGEQt8rEzo&`̵ W7b2"׉EMYMERAK,
LA FAÇON LA PLUS SIMPLE
DE CLASSER VOS ARCHIVES.
MyMerak pour PME et indépendants. Conservez vos archives en dehors de vos bureaux, à un clic de souris.
Plus besoin de conserver vos archives dans vos bureaux. Merak, le spécialiste de l’archivage, a mis au point la plate-forme en ligne
MyMerak, destinée aux PME, indépendants et titulaires de professions libérales. Nous conservons vos données de manière totalement
anonyme et sécurisée : vos documents papier dans nos entrepôts et vos données numériques sur un cloud certifi é. Et vous pouvez y
accéder très facilement, car la gestion de MyMerak se fait entièrement en ligne. Vous avez besoin de vos documents d’entreprise ?
Nous vous les envoyons sur votre ordinateur ou directement dans vos bureaux en un rien de temps. Rien de plus simple. Rien de plus sûr.
Gagnez du temps, de la place et de l’argent.
Choisissez votre formule sur www.merak.be.
׉	 7cassandra://aiXMwlngly_BmEmgBVwB3zmaAqlEYojxZJm65USmHR8"`̵ W7b2"W7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://7niXPMkWkrCcJRLCGF35z5UHrOmAcujOHEqZc5ptLN4 z@` ׉	 7cassandra://IHUTJRuEm0ePPZ0VTPYbakcKs29jRdQFvl1lxrE4yK4]`S׉	 7cassandra://Bqj9Cp4WZeFItiUQQt1DGtotCkZfkf2N8AS1s9cFUEU`̵ ׉	 7cassandra://IDm7T2pQUIsRWhp-szmmIxs1D_kjlDoZOBDigcI7y3Mt@͠W7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://kLCCXsM1KXuVEGJizdSBfEgKciaUoM6DGsS1xZf_xBQ w4` ׉	 7cassandra://n5H9ybQoTiVi1cTjFdoefMX-cclSuxq_EoWZfMWt4n4bK`S׉	 7cassandra://ShaVAUEAetVCsmkh8oJun9GKERIPvNwi3qPwIpCwJUM`̵ ׉	 7cassandra://jK3Aqx3hwQgQtpgeGa_Jct4GWR6cmgmPBFgJh4lv48Yzo͠W7b2"׉ETOPIC
L’ÉCONOMIE DU BONHEUR
Chief Happiness Officer : liberté et gaîté du
travail
Le concept de ‘chief happiness officer’ fait figure de rage aux États-Unis. Pareille
fonction a-t-elle un sens ? Suffit-il d’organiser des festivités ? « Il s’agit avant tout
de rendre les collaborateurs à la fois heureux et performants. »
«D
irectrice générale du Département Personnel et
Organisation ». Voilà l’intitulé austère de la carte
de visite de Laurence Vanhée, à ses débuts au
SPF Sécurité Sociale en novembre 2010. Pas vraiment
sexy. Elle lui a donc préféré le titre de « Chief Happiness
Officer », gentiment emprunté à Tony Hsieh (l’entrepreneur
américain de la boutique de prêt-à-porter en
ligne Zappos) et au consultant danois Alexander Kjerulf.
« J’étais convaincue, comme ces messieurs, qu’un sentiment
de bonheur accru contribue aux performances »,
explique-t-elle.
Selon la Liégeoise, ce vocable cadrait parfaitement dans la
mutation que traversait le SPF Sécurité Sociale, en route
vers le New World of Work. « Il m’a semblé important de
tenir à l’œil la sensation de bonheur de chacun au cours
du processus. Tout s’articulait autour de la liberté. Les
collaborateurs pouvaient notamment décider d’utiliser ou
non la pointeuse, avec des droits et des devoirs dans les
deux cas. » Par ailleurs, la CHO et l’équipe RH ont organisé
des événements auxquels les collaborateurs étaient
libres de participer ou non. Exemple : une université d’été
sur l’utilisation des médias sociaux.
Une amélioration durable
Une enquête de satisfaction a confirmé l’amélioration
du bien-être des collaborateurs et de leur engagement.
Laurence Vanhée livre des chiffres : « L’absentéisme a
diminué de 26 % et le nombre de démissions spontanées,
de 75 %. Nous avons suivi de très près une série d’indicateurs-clés
de performance et nous avons établi une
relation évidente de cause à effet entre les changements
d’organisation et l’amélioration des résultats. »
Dans l’intervalle, la notion de Chief Happiness Officer a
fait rage aux États-Unis et plus particulièrement dans la
Silicon Valley, qui expérimente volontiers de nouvelles
méthodes pour préserver l’attractivité de l’environnement
de travail. De notre côté de l’Atlantique, en revanche,
l’exemple de Laurence Vanhée n’a d’abord guère suscité
de vocations. Les rares CHO étaient habituellement des
consultants. C’est d’ailleurs la voie que Laurence Vanhée
a suivie : « Lorsque je travaillais encore pour le SPF
Sécurité Sociale, j’étais souvent sollicitée pour donner
des conférences sur le bonheur au travail et conduire
des projets au sein d’entreprises. Le moment était donc
venu de créer ma propre entité. »
22 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
Aujourd’hui, son
bureau conseil Happyformance
propose
des conférences et
de la gestion de projets.
Cette gestion
consiste à définir
une stratégie RH
davantage axée sur
le bonheur au travail.
Laurence Vanhée
est convaincue
qu’une transformation
positive des orNous
avons établi une relation
évidente de cause à effet entre les
changements d’organisation et
l’amélioration des résultats
Laurence Vanhée,
Happyformance
ganisations est possible : « Notre monde répond à l’acronyme
de VUCA : volatile, uncertain, complex, ambiguous.
Les entreprises doivent s’y adapter. Jusqu’à présent, elles
l’ont fait par la négative, à force de restructurations, licenciements
et reventes d’activités. Des décisions à court
terme, pour réduire les coûts. Mais le monde économique
commence à entrevoir que cette approche ne paie pas.
Nous préférons des solutions positives, en nous appuyant
sur la co-création : les idées sont celles des collaborateurs
eux-mêmes. »
Le personnel participe à des ateliers interactifs, en quête
d’aspects qui contribueront à leur bonheur et à celui des
autres parties prenantes. « Leurs conclusions et nos recommandations
sont ensuite soumises au comité de direction.
En cas de feu vert, nous constituons des groupes
de projets qui travaillent chacun sur un thème susceptible
de favoriser le sentiment de bonheur : les RH, la communication,
le leadership, l’environnement de travail, la
dynamique d’équipe etc. »
Peter Van Dyck
R.A.
׉	 7cassandra://Bqj9Cp4WZeFItiUQQt1DGtotCkZfkf2N8AS1s9cFUEU`̵ W7b2"׉ETOPIC
Bataille d’oreillers avec des clients
Alexander Kjerulf, que Laurence Vanhée cite souvent,
était autrefois à la tête d’Ikea Danemark. Il conseillait
aux managers de saluer les collaborateurs chaque matin
et d’être moins avares en compliments. Il y eut même
cet instant mémorable où le chef du département Literie
organisa une bataille d’oreillers entre le personnel et les
clients. Laurence Vanhée aussi a vu apparaître des pratiques
tout à fait atypiques. « Le SPF Sécurité Sociale a
notamment lancé l’idée de confier à une ASBL la collecte
du surplus de sandwiches prévus pour des réunions de
travail. Une autre initiative, ‘Vis ma vie’, permettait d’exercer
pendant un jour la fonction d’une autre personne.
Tout cela contribue à la fierté du personnel. »
Les psychologues du travail s’alignent partiellement sur
cette philosophie. « Ces dix dernières années, l’accent
s’est déplacé vers la psychologie positive », confirme
Martin Euwema, professeur en psychologie des organisations,
à la KU Leuven. « Auparavant, nous prenions en
compte les facteurs aggravants, qui doivent toujours être
tenus à l’œil face à la multiplication des burnouts. Malgré
cela, comme pour rétablir l’équilibre, le concept anglais
d’engagement – l’implication, donc – reçoit davantage
d’attention. Personnellement, je trouve le concept de
‘happiness’ trop vague. Je préfère les notions d’enthousiasme
ou de dévouement. »
Quatre facteurs régissent l’enthousiasme : l’autonomie, le
sentiment d’appartenance, l’utilisation des compétences
propres et le sentiment de faire quelque chose de sensé.
Le professeur Euwema y ajoute cette remarque : « J’ai
entendu récemment l’interview d’une dame qui venait
de gagner le prix des ‘meilleures toilettes de gare’. Elle
estimait que sa mission était de veiller à ce que les gens
puissent utiliser des toilettes propres. Elle était heureuse
parce que son travail correspondait à ses compétences.
C’est un constat important en matière de développement
du personnel. Nous avons longtemps focalisé sur les
limites des collaborateurs, mais s’efforcer d’améliorer
les points faibles ne contribue pas souvent à améliorer
le bien-être. En revanche, une approche valorisante – du
style : quels sont vos atouts ? – y parvient sans problème.
C’est ce que l’on appelle le jobcrafting. Encore un terme
à la mode. »
Des études montrent que notre sentiment de bonheur
est d’ordre génétique pour 50 % et dépend pour 10 %
des circonstances. Conclusion du professeur Euwema :
« Cela signifie qu’il dépend à 40 % de nos pensées et de
nos comportements, en sachant que la vie privée joue un
rôle déterminant. Sans doute ne voudriez-vous pas d’un
scénario à la George Orwell ou de méthodes japonaises
où la bonne humeur est obligatoire et où chacun entonne
l’hymne de l’entreprise... Ce serait épouvantable, n’est-ce
pas ? Je ne crois pas en un CHO qui encouragerait chacun
à se sentir ‘happy’ sur son lieu de travail. Celui qui
veut améliorer le bien-être de ses collaborateurs devrait
d’abord veiller à un bon environnement de travail et à des
relations professionnelles saines. Ensuite seulement,
on pourra songer à organiser une fête de l’entreprise. »
Celui qui veut améliorer le bien-être
de ses collaborateurs devrait d’abord
veiller à un bon environnement
de travail et à des relations
professionnelles saines
Martin Euwema,
KU Leuven
Contre la culture des rouspéteurs
Et puis, s’il faut vraiment un CHO, autant qu’il opte
pour une approche projet, estime le professeur.
« Cette personne pourrait notamment analyser les améliorations
utiles en matière d’ambiance de travail et de
culture d’entreprise. Ces derniers temps, je suis régulièrement
confronté à des entreprises où sévit une culture
de grincheux. Quand on sait à quel point les émotions
sont contagieuses, il y a tout intérêt à couper court à une
mentalité de lamentations. Le CHO pourrait prendre des
initiatives ciblées pour rendre l’ambiance plus positive,
en commençant par prêcher l’exemple. Je connais un
directeur qui a affiché des posters joyeux et qui s’est fixé
pour objectif de dire quelque chose de positif à chacun. »
Laurence Vanhée a traversé elle-même une période de
burnout en 2008-2009 et s’est juré de ne plus jamais
être aussi malheureuse. Elle a en horreur les CHO qui
prennent leur mission trop à la légère. « J’enrage à la
vue de ces jeunes CHO, sans guère d’expérience et qui
organisent des barbecues et des compétitions de bowling.
Tout cela est trop superficiel. D’ailleurs, pas besoin de
CHO pour organiser des festivités réussies. Le CHO qui
veut exercer un impact réellement positif doit aller bien
au-delà. Il s’agit d’analyser l’organisation, le personnel
et les KPI. Et n’oublions pas qu’un chief officer relève
du comité de direction. Il a donc un rôle stratégique, à
savoir la responsabilité de la mise en place des meilleures
conditions de travail. L’objectif est de rendre les collaborateurs
heureux, certes, mais aussi performants ! » ●
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
23
R.A.
׉	 7cassandra://ShaVAUEAetVCsmkh8oJun9GKERIPvNwi3qPwIpCwJUM`̵ W7b2"W7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://M9vtXFAf434N58XVZh2NYdMIkvSwgxQuTUT-EDbQTjI ` ׉	 7cassandra://r2PhyBNeYrEazNGNYGIunfXCL4Mm8CO1cd0nnYKgkzIbV`S׉	 7cassandra://GyXgyWKYyR_aThRq4oXS0PXwO0WuOSawgXC7kcC-S70X`̵ ׉	 7cassandra://7cq-lxoGX-aT736sXxkLl6tjfibysgGAit8HIGuU5gU͌.̜͠W7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://IyS0QM8DW_1hL-QVdCzzzxbaOCMl6W98fJ4FRx8PGeM s{`׉	 7cassandra://_P8LazWrgqXjfeMwTUv_1rxd01VGai7rGbAJ7hvP5TEk`S׉	 7cassandra://FXks6g5P1o8QREQGELH5gciI-dsmEgXjoRR3MilCDrEJ`̵ ׉	 7cassandra://TJetO4OgCFvGdGGweCYBe4hS4du9orBIW-CcqcxI5sI͸P͠W7b2"נW17b2#* "A9ׁH "http://systemiceco3.eventbrite.comׁׁЈנW17b2#) 0̥9ׁHhttp://www.make.brׁׁЈנW17b2#( S09ׁHhttp://belgium.makesense.orgׁׁЈנW17b2#' Bdo9ׁHhttp://Make.BrׁׁЈ׉ETOPIC
Connaissez-vous des gangsters ?
L'ÉCONOMIE DU BONHEUR
Il y en a à Bruxelles. Et des bons. Ils mettent la technologie, l’argent et l’intelligence au
service des enjeux communs. Ils sont nombreux à composer la communauté MakeSense :
2.000 gangsters volontaires à travers le monde, dans 120 villes, dont Bruxelles depuis plus
de trois ans. Ils se rencontrent lors d’événements ou d’ateliers, dont les « holds-ups ».
Céline Bouton
U
n « hold-up », c’est un atelier participatif à la recherche
de solutions pour résoudre un problème
qui touche un entrepreneur social du réseau. Très
créatifs, ces entrepreneurs explorent des pistes, créent des
business, parfois en pionniers, pour répondre à des enjeux
de société et avoir un impact positif sur notre économie
comme notre terre.
En cinq ans, ils ont fédéré plus de 30.000 personnes. Ashoka
les a récompensés il y a trois ans, Google l’an passé. De
cette communauté très diverse, basée d’Ho Chi Minh City
à San Francisco, a émergé un pôle bruxellois fort actif
qui a lancé, à la suite de Paris et Mexico, un incubateur
d’entreprises sociétales : le SenseCube, qui accompagne
depuis février six start-ups à fort impact environnemental
ou social.
Ils sont de plus en plus nombreux, ces entrepreneurs qui
tentent une nouvelle approche du développement économique,
de la répartition des biens communs ou des pratiques
environnementales. Tous les pans de l’économie
sont abordés (l’emploi, les déchets, l’agriculture et l’alimentation,
l’éducation, les migrations, les transports…)
pour faire grandir les projets les plus positifs.
La dynamique et le développement de MakeSense, avec
ses bénévoles aux profils variés (entrepreneurs, ingénieurs,
économistes, développeurs, artistes…) et son réseau d’incubateurs,
contribuent à aider les entrepreneurs sociaux en
leur apportant des idées, de la visibilité, en les mettant en
lien avec les bonnes personnes et en développant concrètement
un maillage d’« entrepreneurs du changement ». Un
tel éco-système permet de développer des opportunités en
terme de transfert de compétences (puisque MakeSense est
open-source), de tester différents marchés, de répliquer,
de pousser les entreprises sociales à l’échelon supérieur...
Le SenseCube, en ce sens, est bien plus qu’un programme
d’incubation de start-ups; c’est une communauté d’early-adopters
qui développent les idées de ses membres,
un réseau international de contacts, un panel d’experts,
de coachs, de gestionnaires de projets, avec des ateliers
toutes les semaines…
L’ouverture des portes de ce nouvel « espace d’intelligence
collective », le 1er
février dernier, a affiché complet. Tout
comme le SenseCamp organisé en septembre dernier à
Forest, en présence de Tony Meloto, CEO de Gawad Kalinga –
l’un des plus grands entrepreneurs sociaux de la planète.
24 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
L’arme principale des gangsters :
les post-it.
Du design durable au studio mobile
Le défi, désormais, c’est de faire avancer les six projets
bruxellois retenus : Magma Nova (studio de recherche en
design à base de biomatériaux et de micro-organismes);
Unite (plateforme d’engagement d’individus et de coordination
de communautés); Biomimika (cabinet de conseil
en biomimétique); CoRe (application de vote citoyen pour
encourager les centrales d’achats à plus de durabilité);
Bandstrack (studio d’enregistrement mobile et services
techniques musicaux pour tous) et Radis&Co (un lieu éphémère
qui promeut, au-delà du circuit court alimentaire, un
circuit court du déchet).
Cette première promotion d’incubation intensive leur offrira
des formations spécifiques pour leur permettre de
faire grandir leur modèle, prototyper leur PMV (produit
minimum viable), générer de l’impact, former une première
communauté, développer leurs outils business et
leur communication en ligne.
Forts de leur succès, les gangsters récidivent et lancent en
mai Make.Brussels, en partenariat avec Atrium. L’objectif
du projet est à la fois de valoriser l’image du centre-ville
et de renforcer l’attractivité et la dynamique commerciale
des dix principaux quartiers commerçants du Pentagone,
en invitant les riverains et les créatifs à co-construire des
projets stimulants pour le territoire et les citoyens. Parallèlement,
Bruxelles accueille le 20 mai le 3e
Sommet sur
l’Économie Systémique pour co-construire le monde de
demain. ●
Info : belgium.makesense.org; www.make.brussels;
systemiceco3.eventbrite.com
R.A.
׉	 7cassandra://GyXgyWKYyR_aThRq4oXS0PXwO0WuOSawgXC7kcC-S70X`̵ W7b2"׉ETTOPIC
L’ÉCONOMIE DU BONHEUR
Quand les entreprises s’engagent
Diriger une entreprise aujourd’hui, ce n’est plus seulement penser à son chiffre
d’affaires. De plus en plus d’entreprises estiment qu’elles ont un rôle à jouer dans
la société. Via une fondation ou via les membres de leur personnel, elles soutiennent
des causes qui leur tiennent à cœur. Nous avons rencontré cinq d’entre elles.
Gaëlle Hoogsteyn
Engie : les enfants, le sport et l’éducation
Créée en 2010, la Fondation Engie incarne l’engagement sociétal
du groupe et de ses collaborateurs. En Belgique, elle
soutient 26 projets d’insertion de l’enfance et de la jeunesse
par l’éducation, le sport et la culture, pour 40.000 jeunes
bénéficiaires. « La Fondation ne se contente pas de soutenir
financièrement les associations », explique Mathieu Vandenbroecke,
Manager Corporate Citizenship. « Nous nous efforçons
aussi de les aider à développer leurs compétences et leur
efficacité. » Dans ce cadre, bon nombre de collaborateurs,
juristes, traducteurs ou comptables, offrent gracieusement
leurs services. « De plus en plus d’employés – surtout les
jeunes – sont très sensibles à la responsabilité sociétale. Le
salaire seul ne les intéresse plus. Ils veulent aussi travailler
pour une entreprise dont ils peuvent être fiers. »
Une tournée d’un mois a conduit la célèbre « boîte à dons »
à travers la Wallonie, avec des animations, dégustations,
marchés de Noël ou concerts organisés par les agences
Belfius. L’événement Stairs for Life – un marathon dans
les escaliers de la tour Belfius – a conclu cette mobilisation
en beauté. Au final, un montant record de 226.722
euros a été récolté pour Viva for Life. « Les membres du
personnel ont répondu massivement. Au-delà des dons
financiers, nous saluons leur investissement en temps et
en énergie. La culture d'entreprise est sans aucun doute
sortie grandie de ce projet commun. »
Le projet BX Brussels est soutenu
par la Fondation Engie.
L’un des projets que soutient la Fondation s’appelle Bednet.
Chaque année en Belgique, 2.000 jeunes sont éloignés de
l’école à cause d’une maladie de longue durée. En Flandre
et à Bruxelles, Bednet les met en contact avec leur classe via
internet. Bednet a déjà aidé plus de 1.200 enfants depuis 2008.
Dans le domaine du sport, la fondation soutient le projet BX
Brussels de Vincent Kompany – un club de football qui lie
étroitement les enjeux sportifs et sociaux. « Notre rôle est
notamment d’aider à maintenir la cotisation à un niveau modique
», déclare Mathieu Vandenbroecke. Actuellement, 1.000
enfants en bénéficient chaque année.
Belfius et Viva for Life contre la pauvreté infantile
Depuis
deux ans, Belfius soutient Viva for Life, qui récolte
des fonds au profit de la lutte contre la pauvreté infantile.
À Bruxelles, elle concerne 4 enfants sur 10 ! « L’idée est
que les petits ruisseaux font les grandes rivières. C'est
pourquoi nous avons invité nos collaborateurs à organiser,
durant leur temps libre, des initiatives afin de récolter
des dons », explique Fanny De Pauw, Responsable CSR.
Côté Flandre, Belfius soutient l’opération « Rode Neuzen
Dag » et, au niveau national, elle est partenaire des Special
Olympics. D’autres initiatives de mécénat et de solidarité
sont regroupées au sein de Belfius Foundation, qui contribue
par exemple au bien-être des patients hospitalisés
via « Colour Your Hospital! ».
Schneider Electric : de l’énergie pour tous
Créée en 1998 sous l’égide de la Fondation de France, la
Fondation Schneider Electric contribue à répondre aux problématiques
énergétiques des plus défavorisés partout dans le
monde. Dans les nouvelles économies, la Fondation soutient
des projets de formation professionnelle dans les métiers de
l’énergie. Dans les économies matures, elle lutte contre la
précarité énergétique par des programmes de formation et
de sensibilisation. Transversalement, elle soutient également
des projets de sensibilisation au développement durable, qui
montrent que, face au changement climatique, des solutions
existent déjà. « Les entreprises d'aujourd'hui se doivent d'être
à l'écoute du monde, de ses tendances et d'y apporter des
solutions », commente Yves Roy, Responsable Communication.
En Belgique, la priorité est de stimuler la formation professionnelle
(aide à l'enseignement technique, organisation
du concours inter-écoles Electromécanix, visites d’usines...)
et de contribuer à la réduction de la précarité énergétique.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
25
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://FXks6g5P1o8QREQGELH5gciI-dsmEgXjoRR3MilCDrEJ`̵ W7b2"W7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://kPZWd-pVtdKaMz7dJ5T0WtBIOt91o5doAZavfI3Ii3I I`׉	 7cassandra://BO3sXdONkTQ9-KWTi8_I1RIE8CbJLT-kGhbuBGwLMuQf9`S׉	 7cassandra://IG1shTm18ZgreiCCSDHY1k7Pbh6vFfu-vGqQ5IOx7hY-`̵ ׉	 7cassandra://XWHpdjoGTnSIJ5iRVIFY20i2P6M2Mx3XxvbB1v8ZG7U^͠W7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://SxBj9SS1JIVusGGx7l7p2jGQwSEeA_IbtokFF6-IaZA `׉	 7cassandra://NNmnLKuHeOh2sU8-yKQXuZ6zyXV72CXDclWuUNiOa6Y^v`S׉	 7cassandra://rMygJvCtQ5tL_G1qpgTR9myCtORfBpXUkbM31sFZA5g`̵ ׉	 7cassandra://HwYDx6gb0J3q9vpk-SRwWm8YjySMUFamM_5IETTZiQw4͠W7b2"נW17b2#2 4̶9ׁHhttp://www.manoirdesoffices.comׁׁЈנW17b2#1 "9ׁH #mailto:contact@manoirdesoffices.comׁׁЈ׉E1TOPIC
bien boire de l’eau. Des spécialistes viennent animer des
workshops dans les écoles auxquelles nous offrons aussi
des kits didactiques. L’eau, c’est la vie. C’est une chose à
laquelle toute personne devrait avoir droit. C’est pourquoi
nous estimons important de nous engager socialement et
d’apporter notre (petite) pierre à l’édifice. »
Yves Roy
En Europe, celle-ci touche 50 à 125 millions de personnes,
selon le BPIE (Buildings Performance Institute Europe).
« Or, l’accès à l'énergie est un droit fondamental. Nous nous
engageons à apporter des solutions innovantes pour répondre
à ce défi. » Citons, par exemple, le développement d’une offre
adaptée aux personnes en situation de précarité énergétique
pour les aider à acquérir des habitudes d’éco-consommation.
En Belgique, la Fondation travaille sur le terrain avec trois
associations : Empreinte, AG EOS et Samenlevingsopbouw.
Elle participe également à la plateforme de lutte contre la
précarité énergétique de la Fondation Roi Baudouin.
« Dans toutes nos actions, nous souhaitons intégrer au
maximum le personnel de l'entreprise. Cela se traduit, par
exemple, par la création du programme ‘Schneider Electric
Teachers’ qui favorise l’engagement bénévole des salariés et
des retraités dans des programmes de la Fondation. Pour être
une entreprise de demain, il ne suffit plus d'être transparent,
de dire ce que l'on fait et de faire ce que l'on dit. Aujourd’hui,
il convient de faire ce que l'on est. »
Spa et les 20 km de Bruxelles
Spa soutient les 20 km de Bruxelles depuis leur première
édition, il y a 37 ans ! Le jour de l’épreuve, plus de 120.000
bouteilles d’eau sont distribuées aux coureurs. « Avec cette
action, Spa souhaite bien sûr soutenir les 20 km et, collatéralement,
toutes les bonnes causes qui en bénéficient. Nous
disposons d’ailleurs de notre propre équipe dans laquelle
nos collaborateurs peuvent s’inscrire gratuitement », déclare
Jean-Benoît Schrans, Directeur de la communication. « À
côté de cela, nous souhaitons sensibiliser le grand public
à l’importance de bien s’hydrater. » Trop de gens ignorent
encore qu’il est nécessaire de boire 1,5 litre d’eau par jour.
Par ailleurs, les enfants ont tendance à boire trop de sodas,
au détriment de leur santé. C’est donc un public très large
que Spa tente de sensibiliser. Dans ce cadre, en collaboration
avec GoodPlanet Belgium, Spa soutient aussi le projet
« Boire à leur santé » dans les écoles primaires. « Son but
est d’apprendre aux plus petits pourquoi il est important de
BNP Paribas Fortis accompagne les microentrepreneurs
Partenaire
principal de microStart, BNP Paribas Fortis fait
plus que la soutenir financièrement. En effet, l’une des clés du
succès de microStart, ce sont les 150 bénévoles sur lesquels
elle peut compter et qui accompagnent les entrepreneurs
débutants. Bon nombre d’entre eux sont des employés ou
des « anciens » de BNP Paribas Fortis. Après leur travail à
la banque, ils offrent leur aide à des petits entrepreneurs.
Bernard Nicolay, responsable du développement commercial
du pôle IFS au sein de BNP Paribas Fortis, soutient microStart
depuis le début. « Quand j’ai entendu parler de ce projet, j’ai
tout de suite été séduit. Tout d’abord par sa finalité, mais
aussi parce que, du fait de mon métier, j’avais la possibilité
d’apporter une réelle aide. Mon rôle est d’être à l’écoute et de
conseiller des micro-entrepreneurs sur les différents aspects
de la gestion de leur entreprise. Je les aide par exemple dans
la clarification de leur business model, leur segmentation, etc.
Bernard Nicolay
J’en retire d’immenses bénéfices : le partage d’expériences et
l’apprentissage mutuel, mais également le sentiment d’être
utile. J’apprécie que BNP Paribas Fortis soutienne ce genre
de projet. C’est important pour moi (et je ne suis pas le seul)
de travailler dans une société dont je partage les valeurs et
dont je peux être fier. »
À côté de cette initiative, BNP Paribas Fortis applique une
politique CSR plus large, articulée autour de quatre engagements
: économique, social envers ses employés, civique
et environnemental. Dans ce cadre, la banque veille notamment
à proposer des financements à impact positif, à une
gestion rigoureuse des risques sociaux et environnementaux,
à promouvoir la diversité et l’inclusion, etc. La BNP Paribas
Fortis Foundation lutte contre l’exclusion en soutenant essentiellement
des projets qui viennent en aide aux enfants et
aux jeunes en difficulté par le biais de l’éducation. Depuis sa
création, en 2010, elle a soutenu près de 1.700 associations,
dont 1.089 financièrement, pour un montant total de plus de
5,8 millions d’euros. ●
26 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
R.A.
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://IG1shTm18ZgreiCCSDHY1k7Pbh6vFfu-vGqQ5IOx7hY-`̵ W7b2"׉ELe Manoir
des Offices
Un centre d’affaires haut de gamme
et original par ses services
Un nouveau « centre d’affaires » vient d’ouvrir ses
portes à Uccle. Il propose dans un splendide écrin
de verdure non seulement des bureaux physiques
et virtuels mais aussi et surtout un large éventail
de services et de prestations « sur mesure ».
Idéalement situé au cœur d’Uccle, le Manoir des Offices
est un bâtiment de prestige développant sur quelques
1.500 m², 30 bureaux lumineux et modernes, trois salles
de réunion et une salle de conférence, cinq cuisines et de
nombreux emplacements de parking. Il s’adresse aussi
bien aux sociétés belges qu’étrangères. Le Manoir des Offices
travaille en quatre langues.
Sa conception part d’un simple constat
Les entreprises qui souhaitent installer ou développer leurs
activités à Bruxelles ont un besoin croissant de flexibilité et
cherchent dans ce contexte à sous-traiter davantage leurs
services administratifs. Les structures des entreprises
doivent s’alléger dans un univers économique capricieux
et précaire. Tout change très vite dans la vie économique
actuelle. Il faut pouvoir s’adapter très vite et efficacement à
toutes les situations bonnes ou moins bonnes. Il est important
de ne pas rester isolé mais de rechercher les solutions
adéquates aux problèmes qui se présentent tout au long
de la vie d’une entreprise.
Bien au-delà d’une simple adresse dite « de domiciliation
», c’est tout un accompagnement que ce centre d’affaires
original permet « en interne ». Le Manoir des Offices
ne se préoccupe en effet pas seulement de l’accueil des
clients (bureaux physiques ou virtuels), du secrétariat et /ou de
« la conciergerie » des entreprises. Il met également à leur
disposition une équipe de professionnels expérimentés qui
peuvent - si elles le souhaitent - les décharger de toutes les
contraintes administratives, comptables et fiscales et ce,
qu’elles soient ou non domiciliées au Manoir.
Au-delà de ce constat, une autre réalité se fait jour
Un nombre croissant d’entreprises cherche à se vendre
(fusion& acquisition), à se financer (accès aux banques et crowdfunding),
à se restructurer (cost killing et réorganisation de votre
entreprise), à connaitre leur valeur (vente /succession/divorce/
conflits entre actionnaires etc..). D’autres cherchent à développer
des partenariats en Belgique et à l’étranger et sont demanderesses
d’opportunités et des conseils pour atteindre
leurs objectifs.
Le Manoir des Offices, c’est aussi cela. Un endroit qui se
veut proactif et vivant. Agir et réagir aux côtés des entreprises.
Un site internet convivial permet de se faire une
idée assez précise des services proposés. Sa consultation
ne remplacera jamais une visite sur place pour définir au
mieux les besoins et particularités de chaque entreprise.
Quels que soient ces besoins, le Manoir des Offices sera
à même d’y répondre et d’apporter une solution adéquate
tout en demeurant en permanence souple et flexible.
C’est sa vocation.
Le Manoir des Offices
Avenue Georges Lecointe 50
1180 Bruxelles
Tél. : +32 (0)2 373 51 10
contact@manoirdesoffices.com
www.manoirdesoffices.com
׉	 7cassandra://rMygJvCtQ5tL_G1qpgTR9myCtORfBpXUkbM31sFZA5g`̵ W7b2"W7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://NOprqy7eAFsJBAX_QTFb90VOGsek8aj_8DxIqc_OM_w `׉	 7cassandra://s7yFY8-QfhwEPz26afH5qKhJ4nuKRnDWYlwZtLkD2YAr `S׉	 7cassandra://q7OT-I6d2ThccBpzyxnNyO6xM-C00fz8wccYxdwfyr0#r`̵ ׉	 7cassandra://O7U-vK3wel1q9VJiapZhDigRaYLtD1P2J2ufZlRSbWk 
_̬͠W 7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://udWasTHNwXnNZ1Vg1xjhlRxAjn-rKD4EVBUF5wmyAOc ` ׉	 7cassandra://BiEJuGgKdWN97m7IvHfb371njSjNRdF9WgtFc_4m7EQn6`S׉	 7cassandra://azOul5ICw2a6gW6aberBuMcHMpG2wsyVzCjKlLV6wgE`̵ ׉	 7cassandra://MvreBpkxOOaIpl8xD8gZovIWlZiaC0D4cFkA2IZh0IQ͊d͠W!7b2"נW07b2#& CR9ׁHmailto:he@beci.beׁׁЈ׉EDe gauche à droite : Tim Peake (44 ans), Youri
Malenchenko (54) et Tim Kopra (53), actuellement en
orbite sur ISS et au sommet de leurs compétences.
Les seniors au travail, coût ou valeur ?
PEOPLE MANAGEMENT
À peine 45 ans et déjà qualifié de « senior ». À quel âge un travailleur est-il vieux ?
Pour les trois experts que nous avons interrogés, il n’y a pas de « vieux » travailleurs,
mais des travailleurs en pleine force de l’âge et en pleine possession de compétences
propres à leur parcours professionnel. Reste à l’entreprise à les valoriser au mieux.
Gaëlle Hoogsteyn
B
onne nouvelle : les Belges vivent de plus en
plus vieux – et en meilleure santé. Mais si la
moyenne d’âge de la population augmente, celle
des travailleurs aussi. En toute logique, la loi s’est adaptée
à cette réalité démographique en reculant l’âge de
la retraite – comme cela avait déjà été fait dans les pays
nordiques. C’est donc acquis : nous allons tous devoir
travailler plus longtemps pour accompagner et compenser
les effets du vieillissement de la population et maintenir
notre système de sécurité sociale.
Mais selon le rapport publié par le réseau HR Square,
« retarder l’âge légal de la pension est insuffisant. Le
véritable enjeu est de révolutionner le sens et l’organisation
du travail, d’investir davantage dans le capital humain
et de mettre l'accent sur l'activation des individus,
à tout âge ». Les responsables des ressources humaines
sont donc en première ligne. Et c’est en partie là que
le bât blesse, affirme HR
Square : « Jusqu’ici, les
entreprises ont été peu
proactives face à la question
de l’allongement des
carrières et particulièrement
frileuses dans
la mobilisation des talents
dont disposent les
travailleurs âgés. Elles
n’ont par ailleurs pas
été considérées comme
parties prenantes par
le gouvernement alors
qu’elles sont chaque
jour confrontées à ces
problématiques. »
Gisèle Maréchal
28 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
Sortir du prisme de l’âge
Aujourd’hui, dès 45 ans,
un travailleur est considéré
comme ‘senior’. Pour
Jean-Luc Louis, créateur
du projet « 50’s at work »,
c’est une aberration. « À
45 ans, on est à peine au
milieu de sa carrière. Il
faut arrêter de discriminer
les 45+ et sortir des clichés
affirmant qu’ils seraient
moins performants, réticents
aux changements,
plus lents, apprendraient
moins vite… Si un travailleur
est efficace à 30 ans, il l’est toujours à 45. Un travailleur
senior sera peut-être moins ‘fougueux’ qu’un junior,
mais il sera aussi plus expérimenté, plus posé, plus fidèle…
Une bonne pyramide des âges est une pyramide
où juniors et seniors se complètent harmonieusement et
où le know-how peut se transmettre. » Gisèle Maréchal
(SAM-Group), coach en développement des personnes
et des organisations, abonde : « La valeur vient de la
complémentarité des âges. Cela demande une culture
d’entreprise et des processus de gestion des ressources
humaines qui favorisent la complémentarité intergénérationnelle.
Cela passe, par exemple, par la formation
continue tout au long de la carrière. Cela passe aussi par
une attention particulière à mettre en adéquation les besoins
d’une fonction et les capacités du travailleur, quel
que soit son âge. »
Jean-Luc Louis
Pour éviter de discriminer les travailleurs aînés et bénéficier
de leur valeur, il faut donc sortir du prisme de
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://q7OT-I6d2ThccBpzyxnNyO6xM-C00fz8wccYxdwfyr0#r`̵ W!7b2"׉EFOCUS
La Belgique, mauvaise
élève ?
Dans son Golden Age Report, PwC a mesuré la manière
dont le potentiel des travailleurs seniors est
exploité dans 34 pays de l’OCDE. La Belgique arrive
en 27e
position (elle était 33e
en 2013). « Ces chiffres
montrent que des efforts ont été consentis. Mais, au
regard du score d’autres pays, ils restent très insuffisants
», commente Peter De Bley, Partner Global
HRM Consulting Leader. « À l’heure actuelle, la Belgique
sous-exploite totalement le potentiel des travailleurs
seniors. Ils sortent trop vite de la vie active.
En dehors des conséquences négatives pour ces travailleurs,
cela a aussi un impact sur notre économie.
Selon notre étude, augmenter le taux d’activité des
personnes plus âgées au même niveau que celui de
la Suède (NDLR : qui est un exemple en la matière)
permettrait une augmentation du PIB de 40 milliards
d’euros par an. »
du travail, travaillons à réinventer ce dernier pour l’adapter
aux évolutions du monde et le rendre compatible avec
notre économie d’aujourd’hui. La proportion des 45+ va
augmenter progressivement dans l’entreprise. L’enjeu
est de capitaliser sur la valeur de ces travailleurs d’expérience,
plutôt que de chercher à s’en débarrasser. « Il
faut comprendre ce qu’implique l’allongement des carrières
et changer le modèle en préservant une relation
‘win-win’, tant pour l’entreprise que pour le travailleur.
C’est une question de performance pour la première et
de bien-être pour le second », assure Gisèle Maréchal.
Dans ce cadre, plusieurs pistes doivent être exploitées.
L’une des premières est celle de la rémunération. « Nous
sommes dans un système de rémunération où le coût
salarial augmente avec l’ancienneté. Les employés plus
âgés sont donc plus ‘coûteux’. Si une restructuration est
nécessaire, c’est donc cette tranche d’âge qui sera visée
en premier », explique Peter De Bley, Partner Global
HRM Consulting Leader. D’après lui, il faut penser les
salaires en termes de compétences et de performances
plutôt qu’en termes d’ancienneté. Et Jean-Luc Louis
pense que les travailleurs sont prêts à l’accepter. « Tout
d’abord parce que souvent, à cet âge, on a fini de payer
sa maison, les enfants ont quitté le nid… on a construit
son patrimoine. Mais aussi parce que rester au travail,
c’est garder une vie sociale et une fierté, tant pour soi
que dans le regard des autres », avance-t-il.
Peter De Bley
l’âge. D’autant qu’aujourd’hui, les carrières ne sont plus
linéaires. « Si l’on change quatre fois de travail, on est un
junior à quatre reprises », observe Mme Maréchal, qui
animait un séminaire chez BECI au mois d’avril. « L’âge
n’est pertinent que dans les métiers physiquement très
pénibles ou qui présentent plus de risques psychologiques.
Nous pouvons aujourd’hui repenser les sauts de
carrière et développer l’employabilité circulaire en étant
créatifs, notamment en matière de mobilité interne et
externe et de description de fonction. Pensons à des
alternatives. Par exemple, les infirmières aînées pourraient
faire de l’éducation à la santé dans les écoles ou
sensibiliser aux premiers soins. »
Dans son rapport, HR Square cite par exemple Axa, KBC
et Proximus qui ont élaboré, avec l’appui de SD Worx,
une initiative innovante visant à offrir aux travailleurs de
plus de 50 ans la possibilité d’utiliser leurs compétences
et leur expérience dans des projets temporaires auprès
de différents employeurs tout en conservant leur contrat
avec leur employeur initial.
Réinventer notre modèle de base
Nos experts sont formels : plutôt que d’apporter des retouches
ponctuelles au modèle de base qu’est notre droit
Une autre piste de solution est d’accroître la flexibilité
de gestion des temps de travail et des temps de carrière.
Pour Peter De Bley, il faut développer un cadre légal
adapté en matière d’horaires flexibles afin de pouvoir
offrir des formules de travail plus souples. Dans une société
de plus en plus axée sur les services, il est tout à
fait possible d’améliorer l’employabilité des travailleurs.
Le changement, c’est maintenant !
Pour conclure sur un point positif, nos experts sont
convaincus que le changement est en cours. « Tant le
gouvernement que les entreprises se rendent compte
que nous sommes arrivés au bout de l’ancien système.
On ne peut plus penser de la même manière que lorsque
les travailleurs étaient pensionnés à 50 ans », déclare
Peter De Bley. Et Jean-Luc Louis d’ajouter : « À 45 ans,
on a encore une demi-carrière à effectuer. Si aujourd’hui
les DRH n’arrivent pas à employer efficacement les 45+,
que feront-ils dans une décennie avec ceux de 60 ans ?
Si rien ne bouge, le risque pour les entreprises est de
se voir imposer des quotas et devoir engager des gens
en fonction de leur âge et pas de leurs compétences. Le
mouvement doit venir des entreprises, soutenu ensuite
par des mesures gouvernementales. Pourquoi ne pas,
par exemple, créer un Award pour les entreprises qui
emploient des seniors ? J’invite les entreprises à agir,
tant qu’elles ont encore le choix. Aujourd’hui, 9 DRH sur
10 ne prennent pas le sexe de l’employé comme un critère
d’engagement. Il faut arriver à la même chose pour
l’âge des travailleurs. » ●
Cellule diversité BECI :
Hayate El Aachouche – he@beci.be – 02/643.78.34
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
29
R.A.
׉	 7cassandra://azOul5ICw2a6gW6aberBuMcHMpG2wsyVzCjKlLV6wgE`̵ W!7b2"W!7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://7xPmWkc9jakwQ3KnSBtGD3LSHFv3hdgAtZ8RD0Lgf5s X` ׉	 7cassandra://UKzUuOLq7h9BQ5xg_BjbFE6ySho9M0Qm8Hi7-xIoIz0o`S׉	 7cassandra://Hlkih8D3QXuC9ACrDmdPemgzNsPwuNVHaITumBc11NY`̵ ׉	 7cassandra://IxObmPeFm4wIdGBJim3qnIVSqWvOvubTzgc_ZQMcO70͵͠W!7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://KsmPPfOrXrSZ8J5WN4_J2kila_VOP14NMC_4lfIh2TA c`׉	 7cassandra://n_fDe6mpDdyluZ-TqtMV3KKtjJtBUpJMwr1xjiD5_Aka'`S׉	 7cassandra://OSYoT0U_mCqA__qugvZii1XehvmWtFnoRIjbnrsRcwo"`̵ ׉	 7cassandra://pzIDFwfDd8EMu7Hwa_xOdjXCWaY_VtGNt12aDrBDyzk ͠W!7b2"נW17b2#, &99ׁHhttp://www.tournette.comׁׁЈנW17b2#+ 9ׁHmailto:info@tournette.comׁׁЈ׉E:FOCUS
PEOPLE MANAGEMENT
L’exemple du sport :
« Allier l’émotionnel et le rationnel »
Président du Basic-Fit Brussels Basket, André Dekandelaer est occupé à faire rebondir
la balle orange en Région bruxelloise. Ce vrai « clubman », ancien basketteur,
veut démontrer qu’il est possible de combiner club d’élite performant et sport pour
tous. Son expérience de chef d’entreprise n’est pas un luxe.
Olivier Fabes
V
endredi soir 18 mars. Forest fait l’actualité pour des
perquisitions dans le cadre des sombres affaires que
l’on connaît. Quelques heures plus tard, à quelques
hectomètres de là, un homme a le sourire. Il a réussi son
pari d’organiser une grande fête du basket, attirant plus de
6.000 personnes – un record – à Forest National. Cet homme
dévoué à son club du Brussels Basket, qu’il aide prudemment
gravir les échelons depuis une quinzaine d’années,
s’appelle André Dekandelaer. Dans les modestes installations
de Neder-Over-Heembeek, il nous parle avec passion de ses
ambitions et de la fertilisation croisée entre les mondes du
sport et de l’entreprise.
« Il y a trois, peut-être quatre clubs de basket professionnels
en bonne santé en Belgique », déclare-t-il. Et Bruxelles a
en effet connu son lot de faillites, entre Maccabi et autres
Atomics. Appelé à la rescousse en 1998 par les dirigeants
d’un Excelsior en mauvaise posture, cet homme d’affaires,
ex-trader en matières premières, s’efforce avec patience de
construire un club à la fois ambitieux et financièrement sain.
« Mon ambition est de combiner sport d’élite et sport pour
tous. Près de 500 jeunes passent par notre club. Il est important
d’avoir une équipe professionnelle-phare à Bruxelles
Bio express
• À 18 ans, délégué des jeunes à
l’Excelsior Basketball
• Basketteur amateur jusqu’à l’âge de
30 ans
• À 27 ans, président de l’Excelsior pour la première
fois
• Quitte le monde du basket pendant 10 ans pour raisons
familiales
• En 98, revient à la présidence du club, alors en provinciale
•
En 2013, accession à la Nationale 1 sous le nom de
Basic-Fit Brussels Basketball
• 18 mars 2016, plus de 6.000 spectateurs à Forest
National pour Brussels-Charleroi
• Jusqu’en 1998, administrateur délégué et coactionnaire
de Jean Goldschmidt International (JGI) et de
sa filiale liégeoise Hydrometal
• Il revend ses parts suite au rachat par le groupe
Prayon
• Consultant et investisseur dans diverses jeunes entreprises
30
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
pour les attirer, pour motiver nos quelque 50 bénévoles, et
puis parce que l’équipe de Nationale 1 reste un aboutissement
pour un jeune. Ils rêvent tous de jouer un jour en NBA… »
En tandem avec le coach sportif Serge Crevecoeur (diplômé
en management de Solvay), il veut garantir la pérennité d’un
club à l’étroit dans le complexe sportif de Neder-Over-Heembeek.
« La capacité de la salle, plafonnée à 1.200 personnes,
nous limite dans notre croissance », regrette André Dekandelaer,
qui ne désespère pas de convaincre les politiques de
l’intérêt d’une infrastructure de basket digne d’une capitale.
« Cette année, on est obligés de supprimer quatre équipes
de jeunes par manque de place… »
Croissance lente
L’homme fuit la folie des grandeurs. « D’abord sécuriser les
financements avant de dépenser quoi que ce soit. Dans mon
métier, j’ai toujours été un trader prudent, plutôt conservateur.
Mon entreprise JGI a toujours réussi à rester bénéficiaire dans
un secteur du commerce des matières premières très compliqué
et volatil. Je procède de la même façon avec ce club,
en privilégiant une croissance lente. » Ne lui parlez pas de
notoriété personnelle. Son moteur, c’est juste l’attachement
à ce club qu’il connaît depuis qu’il est gamin.
« Le plus difficile dans ce genre de fonction est de gérer les
émotions des gens. Les performances de l’équipe première
(ndlr : 9 joueurs professionnels) déteignent énormément sur
la motivation de nos 5 salariés et nos 50 bénévoles. Il faut
être extrêmement attentif à relativiser les joies comme les
déceptions. La relation humaine est primordiale, mais il faut y
allier une approche rationnelle comme dans une entreprise. »
Et inversement, qu’apporte cette expérience sportive au chef
d’entreprise ? « Lorsque JGI a été intégrée en tant que PME
au groupe Prayon, de nombreux collaborateurs ont connu
un passage difficile sur le plan de la motivation. C’est là que
l’attention pour l’élément émotionnel peut être utile. » ●
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://Hlkih8D3QXuC9ACrDmdPemgzNsPwuNVHaITumBc11NY`̵ W!7b2"׉ELA TOURNETTE
GOLF ACADEMY
Venez découvrir le golf dans
l’un des plus beaux Clubs du pays,
situé au sud de Bruxelles:
APRES-MIDI DECOUVERTE
tous les dimanches !
Programme (2h15):
• 14h45 Accueil des participants
• 15h00 INITIATION DE GOLF
• 16h30 Boisson et infos: comment débuter le golf ?
€ 5,- p.p. – nombre de places limité – tenue correcte exigée.
INSCRIVEZ-VOUS !
info@tournette.com • 067-894 266
www.tournette.com
Chemin de Baudemont 21 - 1400 Nivelles
׉	 7cassandra://OSYoT0U_mCqA__qugvZii1XehvmWtFnoRIjbnrsRcwo"`̵ W!7b2"W!7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://EufD9evKxBu9mvrjgkA_sfMZyq5gzYpPOoO5BXbKi7w `׉	 7cassandra://qVthHSFYgZsKq-grRN8p2xUlUc5fdSirJSepkBAPfZY{3`S׉	 7cassandra://RMtEO2P2LGMecJ7IPzl4cMuTxgaD-rGxzItRVaYh2VE"`̵ ׉	 7cassandra://Q8dtqrTYQrc4IcYmNpEhyM06-1iQMoerPKSL0DzDe9s 0̘͠W"7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://asvf-0v5EP9I-UWZ6G6z7AZ3gJhjl20_HSIORBr8lSk ` ׉	 7cassandra://uFNUDQyrrj2ID6HtzJi1_x5OFQvfbuWG7QGpKM3OXNgd`S׉	 7cassandra://cHFckqD4KGPRWjZ87c7IWVnj6qqwxduFX9n0iDLjOxY`̵ ׉	 7cassandra://hhxgn8wHqrR4xVvv4jqAG12aZWEz-VRM0FUZ78Kd6Ywu7͠W"7b2"׉EFPEOPLE MANAGEMENT
Thomas Neuhaus (Audi) : « La confiance
rend les collaborateurs innovants »
Peu après l’annonce de la production d’un SUV électrique dès 2018 chez Audi Bruxelles,
la marque aux quatre anneaux a désigné Thomas Neuhaus nouveau directeur général
des ressources humaines pour le site de Forest. Il devra préparer le personnel à la
sérieuse mutation qui s’annonce. Nous avons fait sa connaissance. Peter Van Dyck
«V
raiment pas envie d’un fruit ? », insiste Thomas
Neuhaus, 51 ans, Allemand et tout nouveau directeur
général RH d’Audi Bruxelles. Notre interlocuteur
est un digne représentant de la culture Fit
und Gesund d’Audi. L’alimentation saine, l’ergonomie et
la disponibilité gratuite de médecins sont des évidences
sur chaque site de la marque.
Thomas Neuhaus a son bureau à Bruxelles depuis janvier.
Il a étudié les sciences commerciales, travaille chez Audi
depuis 1995 et vient de s’établir en permanence dans la
capitale belge. Son épouse et son beau-fils âgé de 18 ans
(encore aux études à Ingolstadt) font le voyage chaque
week-end. Ses premières impressions ? « Je trouve cette
ville extraordinairement intéressante, internationale et
multiple ! À chaque promenade, je découvre d’autres
aspects. L’offre culturelle est considérable. Et pour
quelqu’un qui, comme moi, se passionne pour l’histoire,
ce lieu est incontournable. »
Manque de réseau
M. Neuhaus refuse les lamentations sur la mobilité
bruxelloise. « Je n’ai guère rencontré de problèmes
lorsque je reconnaissais la ville en voiture. Et puis, s’il
faut croire la presse allemande, Bruxelles est une ville
dangereuse depuis les attentats. Mes amis me demandent
si je me risque dehors sans gilet pare-balles, rendez-vous
compte ! Que de contre-vérités à propos de Bruxelles ! »
Il admet aussi qu’il aime y travailler, même si son réseau
lui manque un peu. « Tous les centres de décision sont
centralisés à Ingolstadt. En cas de problème, je savais
exactement qui contacter pour trouver une solution à plus
ou moins brève échéance. À ce stade, la ligne directe avec
l’Allemagne n’est pas encore en place. Bien des choses
32 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
se font déjà au départ de Bruxelles, mais on y a trop peu
recours au benchmarking. Tant d’idées auxquelles on
réfléchit ici se sont déjà concrétisées en Allemagne. On
n’a pas encore suffisamment conscience à Bruxelles que
les points de référence requis sont disponibles au sein
de l’entité Audi dans son ensemble. »
Du travail pour les moins valides
Thomas Neuhaus a toujours secrètement rêvé de travailler
à l’étranger, de préférence en tant que directeur
général des ressources humaines. « Vous comprendrez
que j’étais plutôt heureux de la décision de me muter à
Audi Bruxelles. » Précédemment, il a occupé des fonctions
très diverses à Ingolstadt, dans plusieurs départements :
la production de divers modèles, les achats, les partenaires
RH, les finances... « Quand on sait que chaque
département à ses propres règles et exigences, je crois
pouvoir affirmer que j’apporte une expérience intéressante
à Bruxelles », déclare-t-il. « Au cours des dernières années,
la responsabilité de la production totale m’a permis
de développer des compétences qui me seront utiles ici.
Les processus de production, les changements, l’influence
de facteurs externes tels que la démographie, l’industrie
4.0 et l’internet des objets : tout cela m’est familier. »
Il constate le haut niveau du personnel d’Audi Bruxelles.
« J’ai été rassuré par le feed-back enthousiaste lors des
réunions avec le personnel, à propos du nouveau véhicule
électrique. Nous avons instauré un dialogue de qualité. »
Sa satisfaction quant à la gestion actuelle du personnel
à Bruxelles ne l’empêche pas pour autant de mettre en
œuvre de nouveaux plans. « Nous avons élaboré à Ingolstadt
une méthode qui, lors de la planification, prévoit
une série d’emplois pour des personnes moins valides.
C’est ce que je voudrais lancer ici, pour la nouvelle proR.A.
׉	 7cassandra://RMtEO2P2LGMecJ7IPzl4cMuTxgaD-rGxzItRVaYh2VE"`̵ W"7b2"׉EFOCUS
duction. Nous devrions déjà définir quel pourcentage de
collaborateurs handicapés nous pourrions prévoir. Et agir
en fonction pour créer des conditions de travail adaptées
à ces personnes. »
Une mentalité d’ouverture
Selon M. Neuhaus, la culture d’entreprise d’Audi s’articule
autour de l’ouverture et de la collaboration. Ces concepts
sont entrés dans les mœurs à Ingolstadt depuis plus de 40
ans et ont été introduits à Bruxelles en 2007, lorsqu’Audi a
repris l’usine de Volkswagen. « Ingolstadt propose tous les
outils indispensables à une réflexion rapide dans la quête
de solutions. L’efficacité des connexions personnelles et
le partage du savoir-faire nous permettent de réaliser
beaucoup à brève échéance. Je pense qu’aujourd’hui à
Bruxelles, le processus d’élimination des obstacles reste
un peu plus lent. »
M. Neuhaus est un inconditionnel du people management,
avec l’accent sur « people ». « La gestion RH d’Audi s’efforce
d’offrir des emplois attractifs dans le monde entier.
On n’y parvient qu’en mettant la personne humaine au
centre du système. Nous devons donc être proches de
nos collaborateurs. Nous devons être attentifs à l’aspect
humain dans tout ce que nous faisons, sans pour autant
perdre de vue l’intérêt de l’entreprise. Les bénéfices, la
Nous partons du principe que l’on
apprend durant toute sa vie
gouvernance et le collaborateur constituent un triangle.
Dès l’instant où les trois éléments sont en équilibre, plusieurs
défis s’imposent tout naturellement : permettre
aux gens de s’épanouir sur les plans professionnel et
personnel, offrir des possibilités de développement des
qualifications ou encore créer une culture de la confiance.
Lorsque vous gagnez la confiance de vos collaborateurs,
vous pouvez entreprendre avec eux et faire preuve d’innovation.
»
Valorisation et respect
Nous abordons bien sûr les grands investissements à
venir. Audi Bruxelles perdra l’A1, qui déménage vers le
site espagnol de Martorell. La petite citadine cède la
place au premier SUV sportif Audi 100 % électrique. Le
site bruxellois construira cette e-tron à partir de 2018.
Même la production des batteries se fera sur place.
« L’attribution de l’e-tron quattro était ce qui pouvait arriver
de mieux au site de Bruxelles », estime M. Neuhaus.
« L’énergie et l’enthousiasme que je ressens ici dans les
ateliers démontrent à souhait que ce choix était mérité. »
Audi Bruxelles a déjà entamé les préparatifs, avec un
inventaire des qualifications requises pour la robotique
et pour la technologie de haut voltage, une nouveauté
pour Forest. Les collaborateurs devront être sensibilisés
et formés très sérieusement avant de travailler avec les
batteries, les moteurs et les autos sous haute tension.
Les voitures électriques nécessitent une approche plus
Thomas Neuhaus
méticuleuse que les véhicules classiques parce que les
prescriptions de sécurité en production sont beaucoup
plus sévères. Un centre de formation sera mis en place
d’ici l’année prochaine pour mieux guider le personnel.
« Nous partons du principe que l’on apprend durant toute
sa vie », explique M. Neuhaus. « Quelqu’un qui débute ici
à l’âge de 22 ans ne doit pas s’attendre à faire la même
chose 40 ans plus tard. Notre objectif est d’inculquer ce
principe, même aux collaborateurs qui n’auraient pas
initialement toute la flexibilité voulue. »
Tout cela va déboucher sur une grande opération de
« change management ». « L’essentiel est d’inspirer
confiance à nos collaborateurs. Nous avons pour mission
de les confirmer dans leurs compétences pour qu’ils
croient en leur capacité à intégrer cette conversion. Nous
allons instaurer cette année à Bruxelles les nouveaux
principes de management que nous avons élaborés pendant
longtemps au sein d’Audi. Ils s’articulent autour de
la valorisation et du respect. »
Le recrutement en local : pour l’avenir
Le souci premier d’Audi Bruxelles consiste officiellement
à maintenir le niveau d’emploi actuel. En dépit des 650
nouveaux emplois mentionnés dans les journaux, Thomas
Neuhaus s’abstient de mentionner des chiffres à
ce stade. « Il sera bien sûr nécessaire de recruter des
compétences à l’extérieur, notamment en ce qui concerne
la technologie des batteries et la mobilité électrique. »
La nouvelle production pourrait-elle offrir des perspectives
aux nombreux chercheurs d’emploi à Bruxelles ?
« Pas directement », estime très honnêtement M. Neuhaus.
« Nous avons toutefois une politique de responsabilité
sociale dont un des principes fondamentaux consiste
à recruter localement à plus long terme. Aujourd’hui,
environ 10 % des membres du personnel sont originaires
de la Région bruxelloise. Nous sommes tout disposés à
augmenter ce pourcentage à l’avenir, si les circonstances
le permettent. Nous sommes bien conscients des avantages
que cela représente pour nous également. Imaginez
que nous trouvions un collaborateur compétent et motivé
qui habite dans le quartier. Il est ici en deux minutes, à
pied. Pas de frais de transport et il peut éventuellement
remplacer un collègue malade. Nous sommes évidemment
demandeurs. » ●
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
33
R.A.
׉	 7cassandra://cHFckqD4KGPRWjZ87c7IWVnj6qqwxduFX9n0iDLjOxY`̵ W"7b2"W"7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://Hh6i0C9c7NhmuQv2aeVrwpxRHrCknEndsKHCcc_1zts T`׉	 7cassandra://Fp614XJT4LDIgwrTMxP4WqhdWYtMV1Mble5QS5E26Zsjs`S׉	 7cassandra://x0nBBtK5iMiQs4W-iL9a5lcdXE8_Ro6TgcNzoDA_-nI!`̵ ׉	 7cassandra://lf0O_ZcQftiBztFst7Jwg3ccIQ6q90ZOK8qFbAXdQgo ͠W"7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://1ug5RszIu6d-shVZV-lpZzgQrigctowFR982SGoHOSs `׉	 7cassandra://Y5EMrC51G4H3F7wk5aVbYRWnAVaZf5gtsw9yXNWrVHc`,`S׉	 7cassandra://_QantxhOk_9yUakP8hsvDjjLZ6s-ZsP4lYUM3pWLJhg`̵ ׉	 7cassandra://HS_CLLjPSmTLMK2mpRaDK1prAocgipDnslhAl9RnDD8͚D͠W#7b2"נW27b2#A 0c9ׁHhttp://monstage.beׁׁЈנW27b2#@ x]9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈ׉E
Bienvenue au DRH Club !
PEOPLE MANAGEMENT
Réunir les DRH, leur offrir un espace de discussion et faire entendre leurs voix, tels
sont les principaux objectifs du DRH Club lancé par BECI. Erick Thiry, responsable
du projet, nous en dit un peu plus et des DRH témoignent.
Gaëlle Hoogsteyn
Pourquoi avoir
créé un DRH
Club ?
Erick Thiry : De nos
rencontres avec les
Directeurs généraux
des Ressources Humaines
(DRH) est
née l’idée de créer
un club qui leur serait
exclusivement
consacré. L’objectif :
réunir des DRH lors
de tables rondes,
débattre avec eux de
sujets liés aux ressources
humaines,
échanger des bonnes
Nous abordons aussi bien des sujets
d’actualité (le droit de grève ou le
statut unique par exemple) que des
sujets permanents (la mobilité, la
diversité, le recrutement …).
pratiques et lancer des projets-pilotes. Nous animons la
table ronde et venons avec des pistes d’améliorations
concrètes, mais ce club se veut aussi un forum de discussion
et d’échange. Au travers des témoignages des
participants, c’est le point de vue des entreprises que
nous souhaitons obtenir. Au terme de notre quatrième
table ronde, nous constatons qu’il y a un réel intérêt de
la part des sociétés, tant des grosses entreprises que
34 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
des PME. Actuellement, près de 70 DRH représentant
300.000 employés sont déjà membres du club.
Quels sont les thèmes abordés ?
Concrètement, une table ronde est organisée tous les
deux mois autour d’un lunch. Nous abordons aussi
bien des sujets d’actualité (le droit de grève ou le statut
unique par exemple) que des sujets permanents (la
mobilité, la diversité, le recrutement, l’impact de la réforme
de l’État sur la gestion du personnel…). Récemment,
nous avons choisi de parler de la valorisation des
formations en entreprise et de nombreux DRH ont été
séduits par le sujet. Nous organisons également des
présentations, des entrevues avec les principaux acteurs
économiques qui ont un rôle à jouer dans le secAlain
Jonet, HR and
Public Social Programs
Director chez Edenred :
« J’apprécie les rencontres
organisées par le DRH Club.
Le format tout d’abord, est
très pratique : cela se passe
sur le temps de midi et le timing est
toujours bien respecté. C’est un point non négligeable
lorsqu’on a un agenda bien rempli. Se rencontrer
autour d’un lunch est aussi une formule qui facilite
la convivialité et les échanges entre professionnels
d’horizons différents. Lorsque l’on travaille dans les
ressources humaines, c’est très important d’élargir
son réseau. En tant que président du réseau ADPVDP
BruBra, je trouve que ce club est un excellent
complément. »
Erick Thiry
Alain Jonet
׉	 7cassandra://x0nBBtK5iMiQs4W-iL9a5lcdXE8_Ro6TgcNzoDA_-nI!`̵ W#7b2"׉EFOCUS
Geneviève Cavenaile, Directrice des
Ressources Humaines du Groupe
Larcier :
« Le DRH Club est une initiative très intéressante
car elle permet à des responsables RH, sur base de
thèmes présentés par BECI, de débattre, d’échanger
des expériences et de faire émerger de nouvelles
idées. C’est aussi l’occasion, pour les DRH, d’évoquer
des situations à résoudre et de solliciter l’avis des
collègues sur des thèmes comme le recrutement, la
recherche de formations ou des litiges à propos de
licenciement, etc. J’y participe car je trouve très enrichissant
de rencontrer des collègues RH qui vivent
d’autres expériences. C’est un moment privilégié,
en dehors de l’entreprise, et qui ne prend pas trop
de temps. Pour moi, la principale plus-value est que
ces tables rondes permettent d’être créatif de retour
dans son environnement professionnel. De plus, ces
rencontres permettent aussi des créer des liens très
utiles dans une fonction RH où nous sommes souvent
des travailleurs de l’ombre. »
changements législatifs et juridiques, par exemple. À
côté de cela, la grande plus-value de ces tables rondes
se trouve dans la richesse des témoignages des participants.
En partageant des expériences réussies (sur
la mobilité par exemple), cela donne l’envie à d’autres
entreprises de tester également des projets-pilotes. Par
ailleurs, ce club peut aussi servir de moyen pour faire
connaître l’avis, les attentes, la position des entreprises,
Patrick Palet, HR Manager
chez Krinkels nv :
« En tant que HR Manager,
j’ai un emploi du temps très
chargé. La formule ‘lunch’ est
donc idéale pour moi, d’autant
que c’est en général le
moment de la journée où l’on
circule le mieux dans Bruxelles. Les séances sont
toujours bien organisées : on commence et on finit à
l’heure, ce qui permet d’avoir deux heures complètes
pour les échanges. Les thèmes abordés sont très
divers et la participation régulière d’externes ou de
spécialistes est vraiment un plus. Enfin, le club étant
‘à taille humaine’, tout le monde peut participer au
dialogue et les discussions sont toujours animées et
très participatives. »
Kathleen Meyer, Human
Resources Director chez
Daoust :
« Le DRH Club me permet
de partager des bonnes pratiques
avec des collègues
d'autres sociétés, souvent
confrontés aux mêmes défis que moi : recrutement,
absentéisme, mobilité, rémunération, actualités sociojuridiques,…
C’est également l’occasion d’échanger
des idées et best (ou parfois worst) practices dans
un contexte confidentiel. J’apprécie que BECI nous
sonde sur les thèmes que nous souhaiterions voir
aborder lors de ces rencontres, ainsi, c’est toujours
intéressant. Par ailleurs, les rencontres se déroulant
sur le temps de midi, nous pouvons échanger nos
idées dans une atmosphère conviviale et efficace. »
teur de l’emploi (Actiris, les partenaires sociaux, les politiques…).
C’est l’occasion pour les DRH de leur poser
toutes leurs questions. Régulièrement, nous sollicitons
aussi les DRH sur les thèmes qu’ils souhaiteraient voir
aborder lors de ces rencontres. Nous profitons aussi de
ces entrevues pour interroger les entreprises sur nos
services afin de vérifier en permanence qu’ils sont bien
en adéquation avec leurs besoins.
Quelle est la plus-value pour les entreprises ?
BECI essaye naturellement, lors de ces tables rondes,
de mettre son know-how au service des entreprises.
Nous sommes en effet toujours bien informés des
tant auprès de la presse qu’auprès du gouvernement et
de faire du lobbying. À noter également que l’adhésion
au DRH Club et la participation aux activités sont gratuites.
●
Intéressé ? Vous êtes DRH et souhaitez rejoindre le
club ou recevoir plus d’informations ? Prenez dès à
présent contact avec Erick Thiry, eth@beci.be.
Sandra Mailleux, Group HR Manager chez
Unibra :
« Le DRH Club apporte un coup de fraîcheur dans
nos réseaux RH. C’est un vrai partage d’expérience
sans langue de bois avec une combinaison d’infos
sur des sujets d’importance pour les RH (tels que le
recrutement, les stages, l’absentéisme, la mobilité).
J’apprécie l’envie de BECI, de son administrateur délégué,
Olivier Willocx, ainsi que de son équipe de vraiment
faire bouger les choses ; comme par exemple,
augmenter l’interaction entre les DRH et Actiris dans
une tentative d’aligner les services d’Actiris sur les
besoins des recruteurs. Les interlocuteurs sont intéressants.
Lors de la dernière réunion, j’ai en particulier
apprécié la présentation du créateur du site
monstage.be. »
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
35
Patrick Palet
Kathleen Meyer
׉	 7cassandra://_QantxhOk_9yUakP8hsvDjjLZ6s-ZsP4lYUM3pWLJhg`̵ W#7b2"W#7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://d1m-VJBlW5EOsjTkj3Q_op6Jc7baEw0RwCBBBXFw3hE }`׉	 7cassandra://5a5nIllIqaEn8F1gGy1v-Mb92H2_UEiY-F6eBwUA5McyF`S׉	 7cassandra://40xg0OQZKvNfgHGanqBjN8U301iqR6Sq3NbAs68S7-8"i`̵ ׉	 7cassandra://0-faGaIDxEkshIRZxJxgPYLo7TgUU4uzOsxYeE4yC_I JS͠W#7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://gw1Z7yeZzxsR6Gmrk9WNjf1lApmujNNQBNePUg35yEQ .j`׉	 7cassandra://6EdW8ve8mPVEN7egd7uv7Iy58GKd7ajxBjQ1SJvMO5cu!`S׉	 7cassandra://iUGp0wA6eYzUljwRWeC1LqOa16TgEiy0GT7lUwZm7ZA!`̵ ׉	 7cassandra://BVjP6peyUSqId6LR_qsOy6aPZqEte779yQrLKRiedPQ&͠W$7b2"נW27b2#D |^>9ׁHmailto:lne@beci.beׁׁЈנW27b2#C t؁̌9ׁHhttp://www.make.brׁׁЈנW27b2#B kt̏9ׁHhttp://www.make.brׁׁЈ׉EXSELF-EMPLOYED CORNER
Relancer le cœur de Bruxelles
« Ce qui protège la rose, ce ne sont pas ses épines, mais c’est son parfum. » Poète
perse cité par Ilios Kotsou, chercheur en Psychologie à l'ULB.
Bruxelles a pris des coups
Plusieurs coups. Il y avait eu l’été passé l’imposition brutale
et non concertée d’un piétonnier, tellement peu
respectueux de toutes les fonctions de la cité, du travail
et du commerce en particulier. Ensuite, il y eut le
« lockdown » et ses effets désastreux en termes d’image. Puis
la fermeture des tunnels, et ses impacts réels ou présumés
« Make.Brussels, l’action proposée
par Atrium, a été imaginée
dans la foulée des événements
de novembre dernier
et de la publication, en janvier
2016, d'une étude de BECI
confirmant l’impact négatif du
‘lockdown’ sur le commerce
et l’horeca du centre-ville
de Bruxelles. Prévue pour le
printemps 2016, l’initiative devait offrir un second
souffle à l'économie bruxelloise, mettant en avant la
créativité des citoyens et la singularité des quartiers
commerçants du centre-ville. On y parlait de citoyenneté,
de participation, de collaboration, d’imagination,
d’innovation…
Puis il y eut le 22 mars.
Si, quelques semaines plus tard, l'heure est toujours
à l'incompréhension, à l'inquiétude, au recueillement
et au deuil, il semble malgré tout que Bruxelles
ait plus que jamais besoin de rêver, d'imaginer, de
créer. En plus de ses objectifs initiaux, le lancement
de Make.Brussels apparaît donc aujourd'hui comme
un acte authentique de résistance, comme une déclaration
d'amour à Bruxelles, comme la promesse
que, malgré un futur incertain, nous ne nous lasserons
jamais d'enchanter notre ville. »
Arnaud Texier, CEO d'Atrium.Brussels
36 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
sur la mobilité. Et ce 22 mars 2016, les attentats tragiques
que l’on sait. Aucun lien entre ces événements, qui ne sont
évidemment pas comparables, mais qui tous entraînent des
conséquences très dommageables pour la vie culturelle, sociale
et commerciale au cœur de la capitale.
En ce début de printemps, Bruxelles est meurtrie. Les touristes,
les passants, les clients ont déserté les rues, les
commerces, les restaurants, les hôtels, les cinémas et les
théâtres du centre-ville. Tous ces acteurs encaissent des
chutes vertigineuses de leur fréquentation et de leur chiffre
d’affaires. Derrière ce constat se profilent des risques de
faillites et des pertes d’emploi.
Mais Bruxelles se relève
Il n’y a pas d’autres solutions à la débâcle que de relancer
une dynamique positive. Partout surgissent des initiatives citoyennes,
associatives et commerciales qui veulent démontrer
qu’on ne se laissera pas abattre. L’envie de vivre ensemble,
libre et en paix l’emportera. Cette énergie et cette solidarité
font chaud au cœur. Mais il faut aller vite ; il y va de la survie
de nombreux commerces, restaurants, lieux culturels.
Et on a besoin de tout le monde pour réenchanter la ville.
C’est la philosophie retenue par les concepteurs du projet
Make.Brussels.
Make.Brussels, ensemble et sans attendre
Make.Brussels est une initiative originale du Gouvernement
régional bruxellois pour relancer la vie culturelle et commerciale
du cœur de la ville. L’approche est résolument participative
et innovante. Plutôt que de décréter une campagne
« top-down », l’idée est ici de faire appel à la créativité de tous
pour inventer des projets qui donneront envie à chacun de
redécouvrir le cœur de la ville et sa mosaïque de quartiers.
Ils sont au nombre de 10 dans le Pentagone : Dansaert, Neuve,
Sainte-Catherine, Saint-Jacques, Sablon, Mont des Arts, Marolles,
Notre-Dame-aux-Neiges (Congrès), Grand Place et
Midi-Lemonnier. Chacun d’entre eux bénéficiera d’un projet
soutenu par Atrium, l’agence régionale du commerce, et doté
Arnaud Texier
׉	 7cassandra://40xg0OQZKvNfgHGanqBjN8U301iqR6Sq3NbAs68S7-8"i`̵ W$7b2"׉E« Aujourd’hui, au regard de
l’actualité, ce projet prend une
dimension supplémentaire.
Parce que nous avons besoin
de projets forts et fédérateurs,
plus que jamais, nous
devons multiplier les actions
de ce type. Notre plus grande
force sera d’unir nos savoirs,
notre génie, notre créativité.
Parce qu’il faut se mobiliser pour l’attractivité du
cœur de la capitale européenne afin de redevenir un
lieu d’échange et de partage, un lieu de vie. Le politique
n’est pas le seul à avoir des idées. Il n’est peutêtre
même pas le mieux placé pour savoir ce dont ont
réellement besoin les commerçants. C’est pourquoi,
avec Atrium, nous lançons une campagne de crowdsourcing
pour que les Bruxellois contribuent à faire
revenir la population dans les quartiers commerçants
»
Didier Gosuin, Ministre bruxellois de l’Economie
de 30.000 € par la Région bruxelloise. Ces projets seront
déployés entre le 1er
juin et le 31 décembre 2016.
Avant cela, ils auront été proposés par des porteurs de
projets (architectes, designers, entrepreneurs, organisateurs
d’événements, web-développeurs…) sur le site
www.make.brussels. L’appel à projets est clôturé mais vous
pouvez, sur ce même site, voter du 9 au 20 mai pour élire les
30 projets les plus séduisants, ceux qui renforceront durablement
l’identité et l’attractivité des quartiers du centre-ville,
dont 10 seront finalement retenus. BECI et IZEO soutiennent
résolument cette initiative. Visitez le site www.make.brussels.
Votez pour les projets. Et revenez au centre-ville savourer une
ville qui ne cessera jamais de nous surprendre. ●
Les fondateurs sont les personnes qui comparaissent
devant le notaire chargé de rédiger les statuts de la société
et qui font un apport à celle-ci (argent, bien meuble
ou immeuble). Par ces seuls faits, ils endosseront une
plus grande responsabilité que l’associé qui n’aurait pas
participé à la constitution de la société.
Premièrement, le fondateur encourt une responsabilité
quant à la régularité de la constitution de la société. Si
le capital n’a pas été valablement souscrit, ou si le montant
qui devait être libéré directement ne l’a pas été, les
fondateurs pourraient voir leur responsabilité engagée.
Il en va de même si les mentions obligatoires de l’acte
constitutif ne sont pas correctes.
« Les artistes, les commerçants,
les artisans, les restaurateurs,
tous ceux qui offrent
leur créativité, leur talent, leur
générosité au cœur de la ville
sont ceux qui rallumeront la
flamme. Il faut aujourd’hui
les réconforter, les soutenir,
les aider.
Nous tous, citoyens de
Bruxelles, des 19 communes, de la périphérie, des
trois régions du pays pouvons et devons montrer que
Bruxelles est debout et que Bruxelles reste joyeuse,
conviviale, généreuse et sûre. C’est ce premier mouvement
qui donnera l’élan à tous les visiteurs étrangers
pour revenir vers Bruxelles.
Pour cela, il faut que chacun reprenne le chemin
vers les restaurants, les cafés, les cinémas, les
théâtres, les musées, les espaces publics du centre
de Bruxelles.
Paradoxalement, le centre-ville est aujourd’hui plus
fluide que jamais. On y circule bien, on y trouve du
parking, les rues sont accueillantes et sécurisées. »
Miguel Van Keirsbilck, Secrétaire Général d’IZEO
Ensuite, si la société est déclarée en faillite dans les 3
ans de sa constitution, le juge examinera si les fondateurs
l’avaient suffisamment capitalisée. Dans le cas
contraire, ils pourraient être tenus de payer le passif social.
Pour cette délicate analyse, le juge se référera au
plan financier remis au notaire.
Enfin, les fondateurs pourraient également voir leur
responsabilité engagée en cas de surévaluation manifeste
des apports en nature – il s’agit des apports qui ne
consistent pas en numéraire, par exemple un ordinateur.
Différents rapports doivent être rédigés pour déterminer
la valeur de ces biens. Or, s’il s’avère que la valeur de
l’apport a été manifestement surévaluée, les fondateurs
seront personnellement et solidairement responsables.
Cela veut dire que les tiers préjudiciés (et/ou la société)
pourraient demander à un seul des fondateurs de pallier
à l’insuffisance d’actifs qui en résulterait.
À retenir
Constituer une société, c’est concrétiser un projet dont on peut être
légitimement fier. Mais c’est aussi un acte qui entraîne des responsabilités
parfois lourdes. Les candidats fondateurs doivent en prendre
conscience sur de nombreux points – qui ne se limitent d’ailleurs
pas à ceux que nous avons exposés. Avant de se lancer dans la vie
entrepreneuriale, mieux vaut donc bien s’informer – et s’assurer que
la société est suffisamment financée pour exercer ses activités.
Laila Nejar, conseiller juridique BECI
lne@beci.be ; 02 563 68 58
1 fondateur qui serait par ailleurs dirigeant pourrait voir sa responsabilité engagée à d’autres titres, non développés ici.
Cas vécu
Vous créez une société ? Vous êtes
responsable à plus d’un titre !
BECI accompagne un grand nombre
de créateurs d’entreprises. Beaucoup
d’entre eux se lancent sans réellement
connaître la responsabilité attachée
à la personne du fondateur1
d’une société.
Recevant beaucoup de questions
a posteriori, nous nous proposons de
rappeler les principes généraux en la
matière. Nous traiterons des sociétés commerciales à
responsabilité limitée.
Didier Gosuin
Miguel Van Keirsbilck
׉	 7cassandra://iUGp0wA6eYzUljwRWeC1LqOa16TgEiy0GT7lUwZm7ZA!`̵ W$7b2"W$7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://fzAb9Pe67ahl-kI6POb6bTP11oIhFOFLVIutFMBKyMA ` ׉	 7cassandra://FMlAgxaZZmpXC1KM3h24Ttw5n90oJyDvrOkTIn2W1XYg`S׉	 7cassandra://pr5nTXwhFS8kAzHUIVUqPvYPJfYhrgg7aFxj2gPqsT07`̵ ׉	 7cassandra://2MIus3ZYh-17c_7Mhv7de1r9Jyev762yXxf6b-QcutM 
͠W(7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://wMIA6bl0DmQJhd8hOmmcxZrz73h1qp4pICmHrLzCZW4 =` ׉	 7cassandra://OapJodTI0hq7avluxRO0c8UOfttr5wa6z1sfJvf98nMXF`S׉	 7cassandra://z5MBsEhSSXru1OYAFJ4ek5qPfurYKvADk2fOY_i7Zww`̵ ׉	 7cassandra://jzfX6mX23w0lbvbN47ZM-cP2aU0MVPRQ77cFvkk02XIF
͠W)7b2"נW27b2#F @W9ׁHhttp://www.jde.beׁׁЈנW27b2#E @l`9ׁHmailto:info@jde.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
STARTER
SimpleWash : pressing à la demande
Lancée en février 2016, SimpleWash propose des services de pressing et de
blanchisserie avec collecte et livraison à domicile et/ou sur le lieu de travail.
Guy Van den Noortgate
L
e projet qui a donné naissance à la start-up remonte
à l’été dernier quand les deux fondateurs,
Emmanuel Antoine et Pierre Maloteau, ont imaginé
de développer à Bruxelles un concept qui existe déjà
aux États-Unis ainsi que dans des pays voisins, comme la
Grande-Bretagne ou la France. Après ses études d’ingénieur
de gestion à la Louvain School of Management, Emmanuel
Antoine a travaillé durant cinq ans comme consultant en
finances d’entreprise. Pierre Maloteau, diplômé en sciences
de gestion à l’Ichec, a exercé deux ans dans le conseil aux
entreprises et trois ans comme maître-assistant en stratégie
et management au sein de l’Ichec.
Amis d’enfance, ils ont décidé de se lancer dans le grand
bain de l’entreprise avec SimpleWash, qui s’appuie dans un
premier temps sur internet et bientôt également sur mobile,
pour lequel une application est en cours de développement. Le
concept est simple, comme nous l’expliquent ses créateurs :
« Vous entrez d’abord votre code postal sur le site afin de
vérifier que votre commune est desservie. Il y en a actuellement
131
Les fondateurs de SimpleWash, Pierre Maloteau
(à gauche) et Emmanuel Antoine.
à Bruxelles et, d’ici la fin de l’année, nous couvrirons
l’ensemble de la région bruxelloise. À terme, notre objectif est
d’étendre notre offre à la périphérie bruxelloise. Ensuite, vous
pouvez faire votre panier. Enfin, vous fournissez l’adresse de
collecte, avec un créneau horaire où nous pouvons collecter
et par après livrer le linge. Cela peut être au domicile privé
de la personne ou à son lieu de travail. Nous nous occupons
du reste. Dans un délai de 72 heures, vos vêtements sont
rendus, lavés, repassés et prêts à être portés. » En ce qui
concerne le paiement, tout se fait par voie électronique et le
client est débité à la livraison.
Simplicité, rapidité et gain de temps
SimpleWash s’occupe de tous les aspects logistiques qui sont,
avouons-le, souvent contraignants et chronophages, la partie
nettoyage étant assurée par des partenaires professionnels.
« Nous avons soigneusement sélectionné nos partenaires »,
ajoute Emmanuel Antoine. « Soucieux de l’environnement,
nous garantissons des prestations écologiques excluant l’utilisation
de solvants toxiques tels que le perchloroéthylène. »
Le service que la start-up a lancé depuis deux mois s’adresse
d’abord au particulier qui travaille et qui ne dispose pas de
temps. Parmi les premiers clients qu’elle a convaincus figurent
ainsi les bureaux d’avocats ainsi qu’un restaurant. Le
bouche à oreille commence d’ailleurs à jouer.
Pour l’instant Emmanuel Antoine et Pierre Maloteau sont au
four et au moulin, se chargeant eux-mêmes des collectes
1
Auderghem, Bruxelles-Ville, Etterbeek, Evere, Forest, Ixelles, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek,
Uccle, Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Lambert et Woluwe-Saint-Pierre.
38 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
et livraisons, tout en assurant l’optimisation logistique. Plus
tard, ils envisagent de s’appuyer sur l’économie collaborative
et tendre vers ce qu’ils appellent une « ubérisation » du
pressing. « Ce type de services existe depuis moins de trois
ans en Grande-Bretagne », souligne Pierre Maloteau. « Nous
sommes les premiers à le proposer ici et nous pensons qu’il
répond à une réelle demande. Par ailleurs, nous sommes à
l’écoute de nos clients et sommes prêts à étoffer nos services
avec de la cordonnerie, par exemple. »
Avec ce modèle à la demande se basant sur une plateforme
web accessible via le net et prochainement via tablette et
smartphone, SimpleWash s’inscrit dans une tendance qui
mêle simplicité et rapidité. Sans omettre, au final, l’élément
essentiel et sans doute décisif : la jeune entreprise fait gagner
du temps au client. Du temps qu’il peut consacrer à son travail
mais également à sa famille ou à ses loisirs. ●
Info : www.simplewash.be
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de
Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax
shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
R.A.
׉	 7cassandra://pr5nTXwhFS8kAzHUIVUqPvYPJfYhrgg7aFxj2gPqsT07`̵ W)7b2"׉E|partenaire officiel
Participez à
2 OCTOBRE
DE 10 À 17 H
DECOUVERTE
JOURNEE
ENTREPRISES
2 OKTOBER
VAN 10 TOT 17 U
Il y a mille et une raisons d’ouvrir vos portes
lors de la Journée Découverte Entreprises !
DÉMÉNAGEMENT
T 069 66 15 04
info@jde.be
www.jde.be
union wallonne
des entreprises
NOTORIÉTÉ
EMPLOYER BRANDING
BOOST DES VENTES
LANCEMENT DE PRODUIT
FIERTÉ
RACHAT DE LA SOCIÉTÉ
MISE À L’HONNEUR DES FOURNISSEURS
CONTACTS B2B
AWARD GAGNÉ
RELATIONS AVEC LE VOISINAGE
EXTENSION
INVESTISSEMENTS RÉCENTS
ANNIVERSAIRE
RECRUTEMENT
FAMILY DAY
AMÉLIORATION DE L’IMAGE
TEAMBUILDING
NOUVEAU CONCEPT
MOTIVATION DU PERSONNEL
׉	 7cassandra://z5MBsEhSSXru1OYAFJ4ek5qPfurYKvADk2fOY_i7Zww`̵ W)7b2"W)7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://WB1sXwKyVEqHapNztWpi7SIMDv9dlJArhOjQBB1VCpw ` ׉	 7cassandra://fEiDiWlu5WGJq6bqdAlb1WjQWqdny_exDPtL6iWXbRE^b`S׉	 7cassandra://gZVQLGCfp2vWFEa50mqvCuRucFhADbahjqPfArbXyAI`̵ ׉	 7cassandra://EDW7MxNGFS6-T_43ealSoaWebTwWdo0AcNg33eo2-0IzUL͠W)7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://ZUQKhv1iD0LVAG5gBWWJfdqBYLpubQcq30ssJAu7MAI `׉	 7cassandra://9Kc8YKKCwFE1FysUJSooqnBMpCOHmwjhXMS_JRqaS3c``S׉	 7cassandra://Hb4xRy2uT_MEkLVQywdM-UJ62Dv-4GNpP-I6wDx_BFQA`̵ ׉	 7cassandra://Y4MuatFsoRHls1iWcNAOzZxb7uFDtLy_PfbZ3erAHKk͓̰͠W)7b2"נW17b2#3 US9ׁHmailto:fs@beci.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
TRANSITION
La recette du plastique aux champignons
Après le lancement réussi de Permafungi, qui commercialise des packs pour la
culture de pleurotes dans une logique circulaire, les champignons font encore parler
d’eux à Bruxelles : ils pourraient lancer la révolution du casque de vélo 100 %
biosourcé !
Johan Debière et Laura Rebreanu
L
e plastique a changé nos vies et fait aujourd’hui
partie de notre quotidien : emballages, bâtiments,
électronique, voitures, vêtements… Mais en fin de
vie, il aboutit souvent dans la nature, où sa qualité principale,
sa persistance, devient un problème environnemental
majeur : il peut perdurer durant des dizaines, voire des centaines
d’années – et polluer les océans, intoxiquer les oiseaux
et les animaux terrestres…
Tri et recyclage apportent une partie de la solution, ainsi que
la réduction des emballages, le développement de nouveaux
plastiques biodégradables, mais aussi de plastiques « biosourcés
», à base d’amidon de maïs, de pomme de terre, de
betterave...
S’inspirant de la nature, des chercheurs et entrepreneurs
ont commencé à s’intéresser aux champignons pour trouver
un substitut au plastique, tout aussi polyvalent mais biodégradable
et produit à partir de déchets. C’est le mycélium,
ou « blanc de champignon » (les filaments qui lui permettent
de se développer), qui suscite ici l’intérêt : il peut entrer dans
des matériaux composites ou être utilisé seul. En fonction
des autres ingrédients, il permet d’obtenir des matériaux
plus ou moins souples, résistants au feu, imperméables…
Incroyable ? Le designer hollandais Eric Klarenbeek a développé
la Mycellium Chair, utilisant un mélange de bois récupéré,
de bioplastique local et de mycélium, ainsi qu’une
imprimante 3D ! Son projet tient plutôt de la « performance »
que d’un produit commercialisable, mais les « plastiques de
champignon » commencent bel et bien à trouver leur usage.
Ecovative, une société new-yorkaise, les utilise pour fabriquer
des emballages. Elle cultive des champignons à partir
de déchets agricoles, dans des moules dont ils prennent la
forme. Le produit ressemble en tous points à une mousse de
polystyrène. Dell l’a déjà adoptée pour le conditionnement
de ses ordinateurs aux États-Unis, et Ikea s’y intéresse.
Le groupe PSA Peugeot-Citroën a lui aussi commencé à intégrer
des matériaux biosourcés. Par exemple, les coques
de sièges de la Citroën DS5 sont en polypropylène chargé de
fibre de lin – outre l’utilisation de plastiques recyclés dans
différentes pièces.
Un casque de vélo alternatif
Et à Bruxelles ? Une jeune entrepreneuse, Elise Elsacker,
a décidé voici quelques années, par défi mais surtout par
conviction, de vivre autant que faire se peut sans plastiques.
Les enseignements qu'elle a tirés de cette aventure, elle
40 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
La « Mycellium Chair » d’Eric Klarenbeek.
les a consignés sur son site, www.plasticless.be. Son projet
Magma Nova, « studio de design et de recherche amené à
concevoir des vêtements urbains utilisant des micro-organismes
et des biomatériaux », a décroché le premier prix du
Startup Weekend Changemakers, dont la première édition
bruxelloise s’est déroulée en novembre dernier à la Vlerick
Business School.
Ce premier succès l’a poussée à transformer son idée en
un projet de start-up, avec l’aide de quelques spécialistes :
« Les ingénieurs Gaëlle et Sven (ce dernier présentant
l'avantage de travailler pour une entreprise d'impression
3D), Sanja (pour la partie politiques publiques), Iris (Business
Manager), Céline (ingénieur en matériaux, forte d'une
thèse écrite sur les bio-matériaux) », écrit-elle sur son blog.
Après une bonne cinquantaine d'heures à affiner son idée,
dégager des pistes de développement et de financement,
Elise cernait encore mieux son projet : un casque de vélo
produit à partir d'un champignon comme alternative au
polystyrène. Un produit biodégradable, qui serait plus solide
que le béton et meilleur marché que le plastique ! « Les
champignons sont les plus grands transformateurs de la
planète. Ils sont les recycleurs originels. Vous n'avez pas
besoin de combustibles fossiles ou de sources alimentaires
pour les produire », expliquait-elle déjà au jury du Startup
Weekend.
Pour l’heure, ce n’est encore qu’un projet, mais il pourrait
bien devenir le premier objet « made of mushrooms in Brussels
»… ●
Info : http://magmanova.com ; www.plasticless.be ;
www.ecovativedesign.com
R.A.
׉	 7cassandra://gZVQLGCfp2vWFEa50mqvCuRucFhADbahjqPfArbXyAI`̵ W)7b2"׉EENTREPRENDRE
LE RÈGLEMENT D’ORDRE INTÉRIEUR
ROI : entretenez les outils de la
concertation sociale
Chez de nombreux employeurs, le règlement d’ordre intérieur (ROI) du conseil d’entreprise
(CE) et/ou du comité pour la prévention et la protection au travail (CPPT) est
un instrument obsolète, qui n’a que très rarement été à l’entretien. Il ne correspond
généralement pas ou plus aux réalités actuelles d’une concertation sociale optimale.
L
a période des élections sociales devrait être propice
à une réflexion approfondie des responsables des
ressources humaines sur les conditions et modalités
du fonctionnement de leurs organes sociaux. Dès lors que
le ROI est bien rédigé, il contient une mine d’informations
essentielles qui doit permettre à l’employeur de gérer ce
fonctionnement au mieux.
La première question à se poser est celle de l’existence ou
non de cet instrument. Les organes de représentation des travailleurs
doivent tous être pourvus d’un ROI. En son absence,
il est urgent de le rédiger. S’il existe, il convient de vérifier,
d’une part, s’il contient au minimum toutes les dispositions
prévues par la loi, et d’autre part d’ajouter, le cas échéant,
toutes les spécificités propres à l’entreprise qui permettraient
un fonctionnement harmonieux de ses organes sociaux.
C’est ainsi que le ROI devra nécessairement contenir au moins
dix points prévus expressément par la loi. Par exemple le délai
de convocation aux réunions, le contenu de la convocation, le
rôle du président, le rôle du secrétaire, les règles à respecter
quant au déroulement des réunions, le mode d’information
du personnel, les modalités de rédaction et d’approbation
des procès-verbaux des réunions, etc.
La pratique fait apparaitre qu’une grande partie des ROI
ne contiennent même pas ces prescriptions minimales ou
présentent une lourdeur de fonctionnement inutile. Or, si
l’on veut que la concertation sociale fonctionne au mieux,
il est impératif de disposer d’un outil performant… Un tel
document devrait, en quelque sorte, servir de « GPS social »
des conditions et modalités de fonctionnement du conseil
d’entreprise et du CPPT.
Concrètement ?
Il est judicieux, voire même particulièrement recommandé,
de le compléter de dispositions pratiques qui rendront la vie
du responsable des ressources humaines plus aisée dans la
gestion des organes sociaux.
C’est notamment pour ces raisons qu’il serait prudent de distinguer
très clairement le délai de convocation à une réunion
ordinaire de celui prévu pour une réunion extraordinaire ou
occasionnelle. Il est tout aussi fondamental de prévoir que
ces organes puissent être convoqués par le représentant de
la direction seul, sans avoir à passer par le secrétaire. Des
dispositions très précises devraient également être prévues
sur la manière de rédiger les procès-verbaux des réunions,
sur l’approbation des textes et sur la transmission des informations.
Eu
égard à la confidentialité de certaines informations communiquées,
il est tout aussi fondamental de prévoir des dispositions
rappelant le secret professionnel et/ou la confidentialité
aux représentants des travailleurs.
Il s’agit en définitive de l’ensemble des dispositions dont il
conviendrait de tenir compte pour faire fonctionner les organes
sociaux. À défaut, le flou et l’imprécision ne pourront
qu’entraver, voire empêcher ce fonctionnement. ●
Jean-Philippe Cordier
Avocat associé Younity
Maître de conférences à l’ULB et à l’UCL
Après-midi de formation « Organes de
concertation (CE/CPPT) » le vendredi 27 mai
• Pour apprendre à connaître missions et règles de
fonctionnement de vos organes
• Pour comprendre les enjeux du banc patronal et du
banc syndical
• Pour revenir dans votre entreprise avec des
connaissances, des idées et des outils concrètement
utilisables
Info :
Frédéric Simon, tél. +32 2 643 78 17 – fs@beci.be.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
41
©Thinkstock
׉	 7cassandra://Hb4xRy2uT_MEkLVQywdM-UJ62Dv-4GNpP-I6wDx_BFQA`̵ W)7b2"W)7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://3zh8Y_hCrLEFKaQcWIHTJU0RPJT3iACIFe1-nWFLkRQ a`׉	 7cassandra://JmKw2sQLmOFLFKJSxrzB57WJ_Ub5PKOpjn5sIFdE45od.`S׉	 7cassandra://7EszVFHOq3W4YmW8TQ7lFvdTdmtBFdHZ-Qviy4quJuY`̵ ׉	 7cassandra://AC9E3mZi5upuQQIA_0vFoxOVMQwJAydw9YXEIrZk53A 	
͠W*7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://a_MuLMC6Z8yR77I9XV89TxwwGdWPv8_bseBLNyivQpQ V `׉	 7cassandra://B91mycUtbPusZnXvavKhvEHF0JdWjTQbV7rGTfprt3Ae`S׉	 7cassandra://ifwKJqHaD8lvEPG0F3Wtf1P1PFZFYOYOPZfT63M60Qw`̵ ׉	 7cassandra://fo4jDwowgBfXCoIrygUtTWk1ZHzRc7RK9d82WBS9cmcv͠W*7b2"נW27b2#Y ^9ׁH  http://www.facebook.com/chezpiasׁׁЈנW27b2#X  )I9ׁHhttp://www.kfda.beׁׁЈנW27b2#W >9h9ׁHhttp://www.cinematek.beׁׁЈנW27b2#V rh9ׁHhttp://www.botanique.beׁׁЈנW27b2#U 1_9ׁHhttp://www.provelo.orgׁׁЈנW27b2#T e9ׁHhttp://www.zinneke.orgׁׁЈנW27b2#S g̽9ׁH "http://www.brusselsjazzmarathon.beׁׁЈנW27b2#R gN̢
9ׁHhttp://www.20kmdebruxelles.beׁׁЈנW27b2#Q gr̯
9ׁHhttp://www.trammuseum.brׁׁЈ׉ELES
ADRESSES
MONTEL ONE
Rue Royale, 120 – 1000 Bruxelles
LE COSPAIA
Rue Capitaine Crespel, 1 – 1050 Ixelles
LE RENARD BLEU
Rue des Renards, 3 – 1000 - Bruxelles
LA VIGNE
Avenue de Tervueren 368, – 1150 – WoluwéSaint-Pierre
RBG
BAR PARK INN BY RADISSON
Place Marcel Broodthaers, 3 – 1060 SaintGilles
CAFE
METROPOLE
Place de Brouckère, 31 – 1000 Bruxelles
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Les terrasses de printemps ?
C’est parti ! Le mercure de nos thermomètres est sorti
de son hibernation. Sans toutefois afficher des températures
caniculaires, le printemps invite à se poser
en terrasse.
Frédéric Solvel
En famille, entre amis, ou encore entre collègues après le boulot…
Le retour de la belle saison donne envie de boire un verre en
terrasse. Petit tour d’horizon de quelques terrasses avec Brusselslife
A
l’abri… des voitures
Un havre de paix au cœur de l’animation citadine, c’est ce qu’y
vous attend du côté de la rue Royale. La terrasse du Motel One
Brussels est située dans une cours intérieure entièrement végétale.
Sur l’animée Porte de Namur, le Cospaia propose également
un moment de dépaysement sur sa magnifique terrasse, à
l’arrière. Autour d’un verre, venez apprécier la vue panoramique
sur la Toison d’Or et sur le dôme du Palais de Justice. A deux
pas de là, dans le chaleureux quartier des Marolles, le jardin du
Renard Bleu vous attend pour une pintje entre amis. Trappistes
et bières bio, il y en a pour tous les goûts !
Au fil de vos promenades
L’ancienne voie de chemin de fer qui enjambe l’avenue de Tervueren
est un lieu de promenade prisé (et bondé) au moindre rayon
de soleil. La terrasse de la Vigne a de quoi surprendre: vue plongeante
sur les étangs Mellaerts et pied de vigne entre les tables.
Après ou pendant une virée shopping en ville, faites une pause
42
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
CAFE LEFFE
Place du Grand Sablon, 46 – 1000 Bruxelles
AGLIO & OLIO
Chaussée de Vleurgat, 25 – 1050 Ixelles
PLASCH
Place Georges Brugmann, 35 – 1050 Ixelles
CHALET ROBINSON
Steigwerg, 1 – 1000 Bruxelles
VILLA LORRAINE
Avenue du Vivier d’Oie, 75 – 1000 Bruxelles
sur le piétonnier, sur l’une des terrasses qui encerclent la Bourse
ou dans le quartier Saint-Géry (Café des Halles, Le Roi des
Belges...). Et si vous avez opté pour le train, avant d’embarquer à
Bruxelles Midi, venez vous détendre au RBG Bar de l’hôtel Park
Inn by Radisson. La terrasse surplombe une cour verdoyante.
Au chaud
Loi de la frustration universelle, Monsieur Météo annonce un
week-end pourri pour clôturer une semaine des plus ensoleillée.
Il vous en faut plus pour vous décourager. Vous battez le rappel à
coup de messages WhatsApp, ce soir le mot d’ordre est simple:
afterwork sur une terrasse chauffée. Il ne vous reste plus qu’à
choisir votre point de chute : Café Métropole, Café Leffe…
Et si en plus vous souhaitez casser la croûte, fixez plutôt le rendez-vous
chez Aglio & Olio ou au Plasch.
Plutôt envie de jouer au Robinson ? Tentez la traversée vers le
chalet homonyme au bois de la Cambre. En version étoilée, le
jardin de la Villa Lorraine est lui aussi équipé de chaufferettes.
Enfin les classiques du genre, les terrasses indémodables vous
tendent les bras en toutes saisons : les terrasses de la Place Flagey
(Belga...), leurs sœurs du Châtelain, de la place Lux et de la
place de Londres, ou encore leurs ancêtres de la Grand Place.
׉	 7cassandra://7EszVFHOq3W4YmW8TQ7lFvdTdmtBFdHZ-Qviy4quJuY`̵ W*7b2"׉EBRUSSELSLIFE
PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
03.2016 | 09.2016
TRAM TOURISTIQUE
Embarquez à bord d’un tram d’époque et
(re)découvrez autrement Bruxelles. Plusieurs
itinéraires sont proposés au départ
du Musée du Tram (Avenue de Tervueren,
364b).
Région Bruxelloise| apd de 10€ |
www.trammuseum.brussels
29.05
20 KILOMETRES DE BRUXELLES
Cette année, 42.000 participants fouleront
le bitume bruxellois. La route est rythmée
par des groupes musicaux, rendue aisée
par les encouragements du public... mais
surtout, elle est magnifique !
Parc du Cinquantenaire | 25€ |
www.20kmdebruxelles.be
20-21-22.05
BRUSSELS JAZZ MARATHON
Durant trois jours, plus de 700 musiciens
de jazz se succéderont sur les différentes
scènes, pour proposer 250 concerts gratuits
dans le centre de Bruxelles.
Région bruxelloise | Gratuit |
www.brusselsjazzmarathon.be
EN SOIRÉE
21.05
ZINNEKE PARADE
Après deux années de patience, la Zinneke
Parade est de retour en 2016. 4000 paradeurs
se produiront devant des milliers de spectateurs.
Le thème de cette année : « Fragil ».
Centre-ville | Gratuit | www.zinneke.org
27.03 | 30.10
BALADE GUIDEE A VELO
Avec le retour du printemps, Pro Velo propose
aux Bruxellois et aux touristes d’enfourcher leur
vélo, le week-end, pour une balade guidée dans
les rues de la capitale. Plusieurs thématiques
sont proposées ! Attention, il faut réserver !
Région Bruxelloise| apd 10€ | www.provelo.org
12.05 | 22.05
LES NUITS BOTANIQUES
« Les Nuits » ouvrent la saison des festivals.
Comme toujours, place à un programme tendance
et aux artistes qui montent... Retrouvez le meilleur
d’aujourd’hui et de demain au Cirque Royal, dans le
Chapiteau, à l’Orangerie et à la Rotonde.
Botanique et Cirque Royal | apd de 12€ |
www.botanique.be
23.04 | 30.05
CYCLE BOWIE CINÉMA
Si beaucoup retiennent ses tubes légendaires,
David Bowie aimait également interpréter des
personnages sur grand écran. Furyo, Twin
Peaks, Just a Gigolo : avec une trentaine de films
à son actif, Bowie était aussi un acteur reconnu !
Cinématek | 4€ la séance | www.cinematek.be
02.03 | 20.03
KUNSTENFESTIVALDESARTS SPECTACLES
Le Kunstenfestivaldesarts investit une vingtaine
de théâtres et de centres d’art bruxellois
durant trois semaines. Au programme : des
performances et des créations scéniques et
plastiques d’artistes francophones et néerlandophones,
belges et internationaux.
Région Bruxelloise | Entre 4€ et 20€
par spectacle | www.kfda.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Concert intimiste [Chez Pias]
Les nouvelles salles de concerts se multiplient
à Bruxelles ! Après La Madeleine,
le label indépendant Pias accueille une
centaine de personnes à quelques pas du
musée de la Bande Dessinée.
Rue Saint-Laurent, 36-38
1000 Bruxelles
www.facebook.com/chezpias
Si Pias peut se targuer d’avoir signé avec
quelques pointures en Belgique - Daan, Girls
in Hawai, Ghinzu, Saule, Oscar & The Wolf
- après plus de trente ans d’existence, le label
indépendant bruxellois rêvait de proposer
un nouvel espace culturel. Il vient d’être inauguré
en plein centre-ville. Une salle intimiste
peut maintenant accueillir une petite centaine
de personnes debout.
Plus qu’une salle de concert
L’ancien bâtiment, qui abritait en son temps le
journal Le Peuple, renferme davantage qu’un
« espace-concert ». Une salle d’exposition,
un magasin de disques (principalement des
vinyles) et un restaurant ont également pris
leurs quartiers [Chez Pias]. Derrière les
fourneaux, du restaurant Humphrey, Yannick
Van Aeken, l’ancien sous-chef du très réputé
Noma au Danemark. Pour la petite histoire, le
restaurant porte ce nom en référence au célèbre
acteur Humphrey Bogart. C’est déjà lui,
ou plutôt l’un de ses films, « Casablanca », qui
avait inspiré le nom du label : Pias pour « Play
It Again, Sam », l’une des célèbres répliques
de ce chef d’œuvre des années quarante.
Hélène Remy
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
43
©Luc Viatour
׉	 7cassandra://ifwKJqHaD8lvEPG0F3Wtf1P1PFZFYOYOPZfT63M60Qw`̵ W*7b2"ÁW*7b2"#בCט   u׉׉	 7cassandra://NO62Wq9puQZCxqcy-Nc5tk8CpCaDy8khbgOlKye_CIs :`׉	 7cassandra://olzfzd-36tSSVHAmzxqXRZ215XZGPt_U3ga-vmHewQUc`S׉	 7cassandra://OL0VtjAWBSoV_xF9U-N8yLAuBhJpURrX3kEICv0vXag`̵ ׉	 7cassandra://-UdX6hMJsrBHSMymHfek1xtfWamr1hZTKg_zGIRSVJI͠
͠W+7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://2cJ7cfi9tyWaLGQhtUQoxOH_D1GWw6gwfCbawsH7pe4 `׉	 7cassandra://cus3NtXfSuucYvRQew9IpswYIwFQDeV_Wdwdg9qZMoE``S׉	 7cassandra://FAWXNQ1ID6tfgLQGQqK96wjABywHJVhzGB1yDkBuPyoZ`̵ ׉	 7cassandra://mv7KOitLKow7Lnw0ns3DdPx2LBaeVSxE-cRR7hoixCI͠W+7b2"ƓנW27b2#P 	*9ׁHhttp://extravita.roׁׁЈנW27b2#O 	Y9ׁHhttp://www.erׁׁЈנW27b2#N 	19ׁHhttp://www.pauz.beׁׁЈ׉EBRUSSELSLIFE
Un Bruxellois chez Yves Saint Laurent
LE BRUXELLOIS DU MOIS
Plus rien ne semble arrêter Anthony Vaccarello.
À 36 ans, ce créateur bruxellois peut
déjà accrocher quelques grandes maisons
à son CV : Fendis, Lagerfeld, Versace et aujourd’hui
Yves Saint Laurent !
De Kate Winslet
à Charlotte Gainsbourg, en
passant par Sharon Stone
et Anja Runik, les plus
belles femmes du monde
ont craqué pour les créations
du styliste bruxellois.
LE SAVIEZ-VOUS ?
La première praline est née dans
une pharmacie bruxelloise !
cie (oui vous avez bien lu) dans la prestigieuse
Galerie de la Reine, à deux pas de
la Grand-Place.
Le saviez-vous? C’est un pharmacien,
Jean Neuhaus, qui a inventé la première
praline au milieu du 19e
siècle !
La première enseigne Neuhaus est apparue
dans le paysage bruxellois en 1857.
Jean Neuhaus ouvre alors une pharma44
BECI
- Bruxelles métropole - mai 2016
Comment faire passer la pilule ?
Comment rendre un médicament moins
amer ? Bref comment faire passer la pilule
? Pour atténuer l’amertume, Jean
Neuhaus eu la brillante idée de l’envelopper
d’un goût plus sucré, plus gourmand…
Il recouvre alors ses médicaments d’une
fine couche de chocolat.
L’imagination de Jean Neuhaus inspirera
son petit-fils au tout début du 20e
siècle...
Pourquoi ne pas remplacer complètement
les médicaments par de la crème
fraiche : la première praline est née en
1912. Quelques années plus tard, son
épouse, Louise Agostini, imaginera une
boîte où conserver précieusement ces
chocolats avant de la déguster ou de les
offrir. Très vite, ces ballotins s’arracheront.
Aujourd’hui, Neuhaus possède plus de
1000 enseignes dans 50 pays du monde
et, soucieux de ses origines, le chocolatier
produit toujours ses pralines en Belgique.
Hélène Remy
Un petit gars de Molenbeek
Anthony Vaccarello est né en 1980 à
Bruxelles, de parents italiens. Une capitale
qui le verra grandir : il passera toute
son enfance à Molenbeek.
Il confiera, au cours de plusieurs entretiens,
avoir toujours adoré la mode.
Pourtant, c’est vers le droit qu’il se dirige,
une fois le diplôme de secondaire en
poche. Finalement, à défaut de porter la
robe d’avocat, il préferera les créer luimême.
Au début des années 2000, il se
décidera (enfin) à s’inscrire dans l’une
des meilleures écoles d’art et de design
de Belgique : La Cambre. Son talent se
confirme d’année en année et, à peine
diplômé, il est récompensé en 2006 lors
du célèbre festival d’Hyères (en France),
ce concours européen de jeunes stylistes.
Repéré par Lagerfeld
Son travail connu, il quitte la Belgique pour
son autre pays de coeur : l’Italie. Il est alors
approché par la maison Fendi où il devient
styliste fourrure. Il côtoie, apprend et peaufine
son style auprès de Karl Lagerfeld. Il
fondera sa propre maison en 2009 et sortira,
la même année, sa première collection
automne-hiver.
Rigeur et sensualité
Le style Vaccarello est complexe. Il allie les
matières, le court avec l’asymétrique, le
sexy avec la rigueur, le féminin avec le masculin.
A travers ses tenues, il souhaite que
les femmes citadines soient sensuelles.
Une nouvelle fois récompensé comme
jeune créateur, en 2011 (il reçoit le prix de
l’ANDAM), le créateur bruxellois habille les
plus grandes stars. Charlotte Gainsbourg,
Kate Winslet, Sharon Stone, Taylor Swift ou
encore Anja Runik portent du Vaccarello.
Après trois saisons de créations pour Versus,
la deuxième ligne de la marque italienne,
Versace, Anthony Vaccarello devient
aujourd’hui directeur artistique de la maison
Yves Saint Laurent et succède à Heidi
Slimane. Ses premières créations sous
l’étiquette YSL seront présentées en octobre
2016, lors de la Fashion Week parisienne.
Hélène Remy
© photo : www.vogue.com
׉	 7cassandra://OL0VtjAWBSoV_xF9U-N8yLAuBhJpURrX3kEICv0vXag`̵ W+7b2"׉EBRUSSELSLIFE
TOP BRUSSELSLIFE
TOP 5 des bars bizarres à Bruxelles
Il faut y aller au moins une fois et puis décider d’y retourner chaque semaine, chaque
mois ou simplement à l’occasion pour changer. C’est parti pour une tournée des bars
les plus bizarres ou insolites de Bruxelles.
Frédéric Solvel
3
Etiquette
Avenue Emile de Mot 19 - 1000 Bruxelles
Un bar sans barman, voilà un concept insolite
qui mérite la troisième place du podium. Après le service
au bar de plus en plus à la mode, voici donc presque
venu le service dans le bar. L’Etiquette propose toute une
gamme rouge, blanc, rosé. On s’approvisionne en divin
nectar de Bacchus via des distributeurs de vin. On choisit
le cru, la quantité et on paie en fonction!
1
Goupil le Fol
Rue de la Violette, 22 - 1000 Bruxelles
Ambiance intimiste, mystérieuse et romantique, très
«Amélie Poulain» dans l’esprit. On s’y sent comme à la maison
avec des canapés encore plus confortables que le vôtre. Au
plafond, un vélo pend en attendant son prochain cycliste, aux
murs les cadres de famille se chevauchent… Le Goupil, c’est
un bar dans une maison ou une maison dans un bar, bizarre
mais réussi… On y va en amoureux, pour refaire le monde ou
trinquer à la dernière bonne nouvelle du groupe d’amis.
2
PauZzzz
Rue Belliard, 166 - 1000 Bruxelles
Besoin d’une PauZzzz ou plutôt d’un petit
somme ? Le premier bar à sieste du royaume est né
dans le quartier européen, fin 2014. Le midi, le quart
d’heure de sieste accompagné d’un massage relaxant
est facturé 7 euros. De quoi retourner zen au boulot.
Et pour ceux qui ont des difficultés à émerger le matin,
depuis février 2016, l’établissement a ouvert un bar à
réveil. Au programme : des massages plus stimulants
pour bien commencer la journée. 8 minutes de massage
reviennent à 8€, petit-déjeuner inclus.
4
La Fleur en Papier Doré
Rue des Alexiens, 55 - 1000 Bruxelles
Depuis près de dix ans, La Fleur en Papier Doré
a refleuri en contrebas du Sablon. Ce haut lieu du surréalisme
et du mouvement Cobra avait disparu du carnet
d’adresses bruxellois jusqu’à ce beau jour où une société
coopérative lui redonna vie. Si on ne croise plus René Magritte,
Louis Scutenaire ou Marcel Mariën, l’équipe du Papier
Doré continue, la fleur au fusil, d’organiser de nombreuses
activités culturelles : cours de bruxellois, cours
sur Bruxelles, conférences diverses et variées.
5
Le Cercueil
Rue des Harengs, 10-12 - 1000 Bruxelles
Plus attrape-touristes qu’autre chose (il faut bien
le reconnaître), le Cercueil ouvre ses entrailles chaque
soir dans une strotje perpendiculaire à la Grand Place. On
y boit des breuvages aux noms sataniques déposés sur un
cercueil dans une ambiance carrément sombre. Faut-il
encore préciser que les murs sont garnis d’un lourd tissu
noir ? Un aller-retour en enfer n’a jamais fait de tort à personne
et rend le paradis encore plus savoureux.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
45
© www.pauz.be
© www.erasmusenflandes
© extravita.ro
׉	 7cassandra://FAWXNQ1ID6tfgLQGQqK96wjABywHJVhzGB1yDkBuPyoZ`̵ W+7b2"ȁW+7b2"ǁ#בCט   u׉׉	 7cassandra://5LlK9wfbzjHV0IHO8J5lUaz7mbKee-jkoiyXtlufLDo `׉	 7cassandra://nejHnS9T0uQ34oMEtWgtdLDMZr6PIiI7mjquOPy4GiY{`S׉	 7cassandra://FLqzJTgsnuOCfJJritrlLly18FiypR2oN7I-Gnzb-lk-`̵ ׉	 7cassandra://RTM6xrKjJRQ6_HP4XSJr5Wt7tOPeFfSOlgOT1VAmLhY ͠W,7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://CskmjMfVejreXud2eUnWAUMZsiYGlcw8g0N3LzMrZFE `׉	 7cassandra://0JInNiI7t3aLSalQsQcPHlF5nf3OqRw3Dcoc4u7X-9Ql`S׉	 7cassandra://XY2pusDOobf3W8rgYw1DfCbWeDJm_E8Ti2ktd6u3_7E%P`̵ ׉	 7cassandra://igkNmtg8iaPgHR-agT10KXZh3UjjEasDueCqogPKpJs F2͠W,7b2"ʑנW27b2#? 3'9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈ׉ECOMMUNITY
L’actualité BECI en photos
BECI mène une action régulière
pour améliorer le fonctionnement
des marchés publics
et leur accès au plus grand
nombre d’entreprises. En avril,
nous organisions un séminaire
sur les marchés du logement
à Bruxelles. La SLRB a récemment
annoncé un plan de 200
millions pour la création d’habitat
moyen : une opportunité qui
en cache d’autres. . (© Isopix)
BECI et IZEO organisaient le 14 avril un petit déjeuner
d'information sur le nouveau plan de promotion de
l’entrepreneuriat féminin, en présence du ministre fédéral
des Indépendants et PME, Willy Borsus. (© Isopix)
Une session d’information interrégionale,
collaboration entre BECI et l’UWE,
a rassemblé 60 entreprises le 17 mars
dernier autour de la thématique de la
législation déchets. Pour en savoir plus :
www.brusseslwastenetwork.eu
46
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
׉	 7cassandra://FLqzJTgsnuOCfJJritrlLly18FiypR2oN7I-Gnzb-lk-`̵ W,7b2"׉E Initiation ?
Compétition ?
Inscription sur
www.beci.be
Organisé par
Avec le soutien de
BECI Golf Trophy
Networking on the green!
26 05 2016
׉	 7cassandra://XY2pusDOobf3W8rgYw1DfCbWeDJm_E8Ti2ktd6u3_7E%P`̵ W,7b2"́W,7b2"ˁ#בCט   u׉׉	 7cassandra://HqzK1ZN01pAtqnK2fQHIg_ClKMFes1oR41KaofHXtvE vx`׉	 7cassandra://dt_IV2O_imaNQiLZT1rlXfwKKATF-f0SiEtUcvmc9MEt`S׉	 7cassandra://7lg2vYnTBj0Eaznh0QwfXhjiiQMSNZxE5na9qdiYKkQ#`̵ ׉	 7cassandra://Py4drgiuswTz24rlJTqJRET92iib8hg4n2pIQXg_IFs)R͠W,7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://xdENnr02jHA_Y2YCO-8eiW_pd2POgVGv26wvXdSGYqc '`׉	 7cassandra://Vvx5dhYUs2kq5jfKtnNZzpPKrbpAsA9TWC8BDcmRcykd`S׉	 7cassandra://XrO_sWbIajM_bDE-YvUKwtZ2zdWDRKSAdEr6T1a3JS8q`̵ ׉	 7cassandra://2ZG6_rWZi7K6mOvfsastrr56Xr76K3U5xulDOdf4BKA ͠W,7b2"ΕנW27b2#^ EDq9ׁHhttp://www.daoust.beׁׁЈנW27b2#] 9̑9ׁHhttp://www.promofruit.beׁׁЈנW27b2#\ ̒9ׁHhttp://www.belgosweet.beׁׁЈנW27b2#[ 6]̌9ׁHhttp://sub-rosa.eventbrite.frׁׁЈנW27b2#Z 9ׁH #http://www.beci.be/newsletter/e_magׁׁЈ׉EqIMPRESSION OF A BRIT
The funnier side of a not-so-funny war
Today a model of civilised society with its aims set on peace and prosperity, Spain
has lost some of the colourfulness of a past that goes back beyond the stifling era of
Francoist conformity to the headier years of a Republic that foundered in a bloody Civil
War.
Richard Hill
T
he outcome of that war, in
which both sides respected
the hours of the afternoon
siesta, put a temporary halt to the
democratic aspirations and hopes of
the Spanish masses and of many other
Westerners. It also put a dead hand on
the everyday street life of the times −
and in the 1930s most Spanish life was
lived in the streets.
Spanish humour is at its best not so
much in set pieces or jokes per se,
but in the conversations, bantering
and dialogues of everyday bar and café
life − understandable for people who
spend a large part of their spare time
socialising and relaxing out of doors.
In the words of British interculturalist
John Mole, “Spanish humour is often
bantering and personal but is not characteristically
biting or sarcastic about
other individuals and is not used as a
weapon… It is important to be amusing
and entertaining.”
The violence of the Civil War and the
eventual triumph of the rebel Fascists
did not suppress the Spaniards’ ebullient
and amiable personality. Even at
the height of the war humour, deliberate
or not, was often embodied in
actions and statements. Though not
intended to be humorous, even the
Francoist rallying cry of ‘Long Live
Death’ (‘Viva la Muerte’) strikes one
as funny today.
48 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
On the republican side, roadside posters
on the barricades outside many
villages bore the words ‘Stop or Fire’,
giving both friend and foe a decisive option.
Anarchist villages, having burned
all the official paper money and printed
their own, announced their independence
by flashing their torches, thereby
inevitably drawing rebel fire…
Spanish humour is
often bantering and
personal but is not
characteristically biting
or sarcastic about other
individuals and is not
used as a weapon… It is
important to be amusing
and entertaining.
George Orwell, in his book ‘Homage
to Catalonia’, wrote about the problem
of knowing for sure who or what you
were up against; “To prevent us from
shooting each other in the darkness
white armlets would be worn. At this
moment a messenger arrived to say that
there were no white armlets. Out of the
darkness a plaintive voice suggested:
‘Couldn’t we arrange for the Fascists
to wear white armlets instead.’”
The historian Hugh Thomas cites a number
of the more memorable moments in
his book ‘The Spanish Civil War’. “The
nationalists [Franco and his right-wing
supporters] sought to point the contrast
between the hungry republic and their
own territory, by an air-raid of loaves of
bread on Barcelona… The republicans
replied with an air-raid of shorts and
socks, to demonstrate their alleged superiority
in manufactured goods.”
In the absence of bread, the nationalists
turned to other forms of aerial bombardment.
“Nationalist pilots… trained
specially in order to drop supplies into
the small area which was being defended
− a technique which they found to
be similar to dive-bombing. … Delicate
supplies (such as medical appliances)
were dropped by turkey, a bird whose
flight is heavy, majestic, and vertical.”
The Spanish character blends the fantasy
of Cervantes' Don Quixote with the
down-to-earth practicality of his servant
Sancho Panza. Indeed Spanish humour
is characterised by a blend of simple
wisdom, human awareness and subtlety
that takes precedence over both satire
and morbidity. It is evident at all levels
of Spanish society, from university professors
to the man and woman in the
street. Despite the variety of Spain's regional
cultures, this sense of humour is
shared nationwide, even if the Galicians
joke less… ●
׉	 7cassandra://7lg2vYnTBj0Eaznh0QwfXhjiiQMSNZxE5na9qdiYKkQ#`̵ W,7b2"׉ECOMMUNITY
NEWS
ESP A CE MEMBRE
Lu dans l’E-mag
Droit vers Bruxelles –
Recht naar Brussel
La 6e réforme de l’État, intitulée « Réforme pour un État fédéral
plus efficace et des entités fédérées plus autonomes »
a porté principalement sur le transfert de compétences de
l’État fédéral vers les Communautés et les Régions, dont des
matières qui auront sans nul doute un impact sur la vie des
entreprises.
Nous ne baisserons pas les bras
Comment rédiger un contrat de travail intelligent ?
À quel âge un travailleur est-il « vieux » ?
Du neuf pour les marchés publics
Top 5 des pays les plus populaires
Retrouvez ces articles sur notre site web :
www.beci.be/newsletter/e_mag
Une pub savoureuse
À la recherche d'une action marketing saine, originale et
idéale pour votre entreprise, qui soit en outre une délicate
attention envers vos clients actuels ou potentiels ?
Bruxelles et ses particularités : le 24 mai 2016, le cabinet
d’avocats bruxellois Sub Rosa Legal organise, en collaboration
avec la Région de Bruxelles-Capitale, UNIZO et
KBC Brussels, le séminaire Droit vers Bruxelles – Recht
naar Brussel.
Cette rencontre bilingue s’adresse aux entrepreneurs et
commerçants désireux de s’informer sur les mutations des
législations bruxelloises qui découlent de la fameuse réforme.
Au cours de cette après-midi d’échanges, des thèmes
majeurs seront abordés, tels que la réforme du bail bruxellois,
la réforme de la fiscalité bruxelloise, les permis, agréations
et autorisations.
Informations pratiques
Où ? Le séminaire aura lieu dans les Salons KBC de la Grand-Place,
Grand-Place 17, 1000 Bruxelles
Quand ? 24 mai 2016, 14h-18h
La participation à cet événement est gratuite, cependant,
le nombre de places est limité à 100 participants.
Ne tardez donc pas à vous inscrire.
Pour plus d’information et vous inscrire :
http://sub-rosa.eventbrite.fr
Daoust ouvre un 5e JobCenter à
Bruxelles
Belgosweet, entreprise spécialisée dans les chocolats et
les confiseries personnalisés, propose désormais d’imprimer
des pommes rouges ou vertes avec votre logo. Le
motif peut être imprimé en blanc ou en rouge, sur une
surface de 40x40 mm, à l’aide d’encres naturelles.
Info : www.belgosweet.be ; www.promofruit.be.
Déjà implantée au centre et au sud de Bruxelles avec
ses JobCenters à Ixelles (quartier Louise et quartier de
l’Université), à Bruxelles centre (quartier Rogier) et à Uccle
(quartier de la Bascule), Daoust continue son expansion
en ouvrant un JobCenter au nord-ouest de la capitale, à
Jette : une commune moderne qui combine les avantages
de la ville avec le caractère agréable d’un environnement
vert. De nombreux projets sont en cours pour offrir une
meilleure qualité de vie à ses riverains, mais également
des améliorations en termes de mobilité et d’attractivité
économique.
Le nouveau JobCenter Daoust Jette est situé Avenue de
Jette 229 à 150 mètres de la bien connue place du Miroir.
Dpuis le 4 avril, il propose à ses clients et candidats des
services flexibles et sur mesure dans les principaux domaines
des ressources humaines.
Info : www.daoust.be
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
49
׉	 7cassandra://XrO_sWbIajM_bDE-YvUKwtZ2zdWDRKSAdEr6T1a3JS8q`̵ W,7b2"ЁW,7b2"ρ#בCט   u׉׉	 7cassandra://AE3_3YK5PBz6ZtD5iwUjJbc1cOKKcsfPo1FYJSyi6Ac ` ׉	 7cassandra://vpbiZnMGxc2x6REYbJVCwhc98We-74Cncj_b8S-UhXg`$`S׉	 7cassandra://NfuK2ixgz1p_yz0kV9_vE9fV-vkkJBFUaq1VyS-vcWI`̵ ׉	 7cassandra://rKSipDz03gXFmpYRugmLt_EKdhQcagkf_jSHAAnRp44Y>H͠W-7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://YJmXrIaU8-m0eb8ZDVTNqcVHd7ju09rGi0vS5J9sOlA ` ׉	 7cassandra://eRCGJvwF-u6QnKpnoq48TmihbsFcUMn7DAKbBMDlDwU_$`S׉	 7cassandra://6FAhZfWMLz-6mF8vfCUdIU-uMueHvp9JY1N4hjyL1sk-`̵ ׉	 7cassandra://xZDWUCLttYHohv8hQyPXq-iaMGeCp8zYytFFJSwWNt0p@͠W-7b2"ҒנW17b2#> 1̪9ׁHhttp://www.portdebruxelles.beׁׁЈנW17b2#= ́sn9ׁHhttp://www.efficy.comׁׁЈ׉EFCOMMUNITY
NEWS
Un rachat pour Efficy
Efficy, développeur belge de logiciels CRM (Customer Relationship
Management), a conclu le rachat de la start-up
franco-belge Royal App Force SA. Fondée fin 2014 par le
Liégeois Dominique Mangiatordi, Royal App Force propose
une application mobile, Peak Me Up, destinée à motiver les
équipes de vente et permettant de maintenir leur attention
sur les activités qui engendrent du chiffre d’affaires, grâce
à la gamification (techniques de jeux). Une technique qui
sera intégrée à la prochaine version du CRM Efficy.
« La gamification, c’est l'avenir », estime Cédric Pierrard,
CEO d'Efficy. « Les utilisateurs seront motivés pour entrer
des données, ce qui les impliquera encore plus. Avec l'intégration
de techniques de jeu dans le cœur de notre logiciel
CRM, nous serons probablement le premier vrai CRM ‘gamifié’
en Europe et un des premiers au monde. »
L’ensemble des collaborateurs sera intégré avec effet immédiat
dans Efficy SA. Le CEO Dominique Mangiatordi
devient co-actionnaire et membre du comité de direction
d'Efficy SA, dont il prendra la direction du marketing.
Info : www.efficy.com
Port de Bruxelles : le trafic se diversifie
Le trafic par voie d'eau du port de Bruxelles pour l'année
2015 accuse un léger recul, pour un total d'un peu plus de
6,5 millions de tonnes. Les signes de diversification sont
cependant très encourageants puisque les nouveaux flux
connaissent des évolutions spectaculaires : + 56 % pour le
AG EOS
Aglio & Olio
Alterforhum
Ashoka
Atrium
Audi
Axa
Basic-Fit Brussels Basket
Bednet
Belfius
Belgosweet
Biomimika
BNP Paribas Fortis
Botanique
Brussels Waste Network
Café Leffe
Café Metropole
Cercueil (Le)
Châlet Robinson
Cinematek
CoRe
Cospaia (Le)
Daoust
Ecovative
Edenred
Efficy
Empreinte
Engie
Enterprise Europe Network
Equal Partners
Etiquette
Fendis
FGTB
Fleur en Papier Doré (La)
Fondation Roi Baudouin
50 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
34-35
25-26
42-45
18-20
24
28-29
30
25-26
25-26
49-50
24
25-26
42-45
46
42-45
42-45
42-45
42-45
42-45
24
42-45
11 ; 34-35 ; 49-50
40
34-35
49-50
25-26
25-26
13
18-20
42-45
42-45
11
42-45
25-26
Forest National
Gallup
Gawad Kalinga
Google
Goupil le Fol
24 ; 36-37
32-33
Happyformance
HR Square
Hydrometal
Ichec
Ikea
Inami
Institut des comptes nationaux
IWEC
IZEO
Jean Goldschmidt International
KBC
KBC Brussels
Krinkels
KU Leuven
Kunstenfestivaldesarts
La Madeleine
Larcier
Louvain School of Management
Magma Nova
MakeSense
MicroStart
Montel One
Musée du Tram
Neuhaus
OCDE
Organisation des Nations Unies
PauZzzz
Pias
Plasch
Port de Bruxelles
Poult
transport de conteneurs (avec un total de 19 465 équivalent
20 pieds ou EVP) et + 266 % pour le transport de palettes
(avec près de 12 000 palettes chargées et déchargées au
port, contre un peu plus de 3 000 l'année précédente).
La légère baisse globale du trafic est principalement
conjoncturelle : elle est due essentiellement au fait qu'il
n'y a pas eu de travaux de dragage en 2015 à Bruxelles, et
que les tonnages d'évacuation des terres de chantier ont
été nettement moins importants que l'année précédente.
Si l’on faisait exception des terres et boues de dragage, le
trafic propre afficherait une hausse de 7,6 % par rapport à
2014.
Malgré la baisse du transport de terres et l'absence de
dragage, les matériaux de construction restent de loin le
type de marchandise majoritairement transportée par la
voie d'eau à Bruxelles (55 %). Les importations de produits
pétroliers montrent une hausse de 17 % et représentent
27 % des échanges.
« Malgré la légère baisse des trafics conventionnels, je
suis particulièrement satisfait des progrès spectaculaires
enregistrés par les nouveaux types de trafics que sont les
conteneurs et les palettes. Grâce à ce type de résultat, le
Port de Bruxelles affirme son efficacité dans la mission
de facilitateur logistique qui lui a été confiée par la Région
», déclare Mohammed Jabour, président du Port de
Bruxelles.
Info : www.portdebruxelles.be
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Actiris
30
18-20
24
24
42-45
22-23
28-29
30
38
22-23
18-20
17
14
36-37 ; 46
30
28-29
49-50
34-35
22-23
42-45
42-45
34-35
38
24 ; 40
24
25-26
42-45
42-45
42-45
17
17
42-45
42-45
42-45
49-50
18-20
Prayon
Pro Velo
Proximus
PSA Peugeot-Citroën
PwC
Radis&Co
RBG Bar Park Inn By Radisson
Renard Bleu (Le)
Royal App Force
Samenlevingopbouw
SAM-Group
Schneider Electric
SD Worx
SDI International
Silversquare Louise
SimpleWash
SLRB
Solvay Business School
Spa
SPF Mobilité
Sub Rosa Legal
UCL
ULB
Unibra
Unite
UNIZO
UWE
Versace
Vigne (La)
Villa Lorraine (La)
Vlerick Business School
Volkswagen
Whyte Corporate Affairs
Younity
Yves Saint Laurent
Zappos
30
42-45
28-29
40
28-29
24
42-45
42-45
49-50
25-26
28-29
25-26
28-29
14
18-20
38
46
30
25-26
18-20
49-50
41
41
34-35
24
49-50
46
42-45
42-45
42-45
40
32-33
18-20
41
42-45
22-23
׉	 7cassandra://NfuK2ixgz1p_yz0kV9_vE9fV-vkkJBFUaq1VyS-vcWI`̵ W-7b2"׉ESCOMMUNITY
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Abidov Orifjon PPE
Avenue Zenobe Gramme 95 - 1030 Bruxelles
Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques
et en communication 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de gestion
del : Orifjon Abidov
Alia - Nina Meert SARL
Rue Saint-Boniface 5 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 14199 - Fabrication d'autres vêtements
et accessoires n.c.a. 47512 - Commerce de
détail de linge de maison en magasin spécialisé
7112102 - Le dessin industriel del : Nina
Meert
B19 SPRL
Avenue Van Bever 17 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 5621002 - Organisation de noces, banquets,
cocktails, buffets, lunches et réceptions
diverses 82300 - Organisation de salons
professionnels et de congrès 94120 - Activités
des organisations professionnelles del : Julie
Tomé
BDE Group SPRL
Chaussée de Roodebeek 331 - 1200 Bruxelles
Code Nace : 62010 - Programmation informatique
62020 - Conseil informatique 62090
- Autres activités informatiques del : Jessica
Sola Lopez
BG Services - Le Manoir des Offices SA
Avenue Georges Lecointe 50 - 1180 Bruxelles
Code Nace : 6820301 - Location d'immeubles
non résidentiels ( bureaux, espaces commerciaux,
halls d'exposition, etc.)s 69201 - Activités
des experts-comptables et des conseils
fiscaux 70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion del : Bertrand Guevar
Buroconcept
SA
Chaussée de Wavre 1509 - 1160 Bruxelles
Code Nace : 71112 - Activités d'architecture
d'intérieur 71113 - Activités d'architecture
d'urbanisme, de paysage et de jardin del : David
Van Gelder
Business Training SPRL
Rue de la Régence 58 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 85592 - Formation professionnelle del :
Christian Maes
Cheikaiban Gaëtan PPE
Rue des Cailloux 19 - 1330 Rixensart del :
Gaëtan Chekaiban
Chuitar Bilal PPE
Rue Joseph Sneessens 27 - 1300 Limal del :
Bilal Chuitar
CPS / VCL - Vervolmakingscentrum voor
Lassers ASBL
Avenue Antoon van Oss 1 - 1120 Bruxelles
Code Nace : 85592 - Formation professionnelle
del : Leen Dezillie
de Bonhome Alexandra PPE
Rue des Platanes 34 - 1040 Bruxelles del :
Alexandra de Bonhome
Dewitte A. & Fils SA
Rue Léon Delacroix 30 - 1070 Bruxelles Code
Nace : 46389 - Commerce de gros d'autres
produits alimentaires n.c.a. del : Philippe
Dewitte
DRP Agency SA
Chaussée de Roodebeek 331 - 1200 Bruxelles
Code Nace : 62020 - Conseil informatique
62090 - Autres activités informatiques 70220 -
Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion del : Bernard Persoons
e-doceo SETR
Avenue des Arts 11 - 1210 Bruxelles Code
Nace : 58290 - Édition d'autres logiciels 59201
- Production d'enregistrements sonores
62010 - Programmation informatique del :
Morgane Vlasselaer
Ecologic SA
Avenue Albert 1er
6 - 1332 Genval Code Nace :
46432 - Commerce de gros de supports enregistrés
d'images et de sons 46510 - Commerce
de gros d'ordinateurs, d'équipements
informatiques périphériques et de logiciels
47410 - Commerce de détail d'ordinateurs,
d'unités périphériques et de logiciels en magasin
spécialisé del : Bernard Persoons
Europea Residences SPRL
Rond-point Robert Schuman 6 - 1040
Bruxelles Code Nace : 55100 - Hôtels et hébergement
similaire 68202 - Location et exploitation
de logements sociaux 82110 - Services
administratifs combinés de bureau del :
Yann Le Metayer
Ewala
Place Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles del :
Stéphane-Georges Ugeux
Flexy SPRL
Chaussée d'Alsemberg 842 - 1180 Bruxelles
Code Nace : 35140 - Commerce d'électricité
70210 - Conseil en relations publiques et en
communication 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion del : Fabien
Lorent
Galle Jonas NP
Christiaan Van Der Heydenlaan 24 - 9041 Oostakker
del : Jonas Galle
Goffinon Laurent - You Own Revolution
Spaanse Lindebaan 123 - 1850 Grimbergen
del : Laurent Goffinon
IBS Business Software SA
Avenue Albert 1er 6 - 1332 Genval Code
Nace : 46510 - Commerce de gros d'ordinateurs,
d'équipements informatiques périphériques
et de logiciels 47410 - Commerce de
détail d'ordinateurs, d'unités périphériques et
de logiciels en magasin spécialisé 9511001 -
Entretien et réparation d'ordinateurs et d del :
Bernard Persoons
KIXX BVBA
Heirweg 198 - 8800 Roeselare Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques et en
communication 73110 - Activités des agences
de publicité 82300 - Organisation de salons
professionnels et de congrès del : Mark Caelenberghe
Yaka
Geo SPRL
Avenue Saphir 7 - 1640 Rhode-Saint-Genèse
del : Virginie Holemans
The Black & Green project - Sandrine Vasselin
Drève
de Nivelles 28 - 1150 Bruxelles del :
Sandrine Vasselin
Val-I-Pac VZW
Avenue Reine Astrid 59 - 1780 Wemmel Code
Nace : 82110 - Services administratifs combinés
de bureau del : Luc Van de Vomdel
Videofair BVBA
Nekkerspoelstraat 163 - 2800 Mechelen Code
Nace : 74201 - Production photographique,
sauf activités des photographes de presse
74209 - Autres activités photographiques
77220 - Location de vidéocassettes et de
disques vidéo del : Georges Melki
Laurent-Perrier Belgique SARL
Boulevard Brand Whitlock 46
- 1200 Bruxelles Code Nace :
46349 - Commerce de gros de
boissons, assortiment général
del : Axelle Andrien
Oksigen Lab ASBL
Rue Ducale 41 - 1000 Bruxelles Code Nace :
82990 - Autres activités de soutien aux entreprises
n.c.a. 94999 - Autres associations n.c.a.
del : Loic van Cutsem
Potiez-Deman SA
Avenue de Bâle 8 - 1140 Bruxelles Code
Nace : 49420 - Services de déménagement
7711001 - La location à court terme de voitures
particulières sans chauffeur del : Louis
Martin
Realco SA
Avenue Albert Einstein 15 - 1348 Louvain-laNeuve
Code Nace : 20411 - Fabrication de
savons et de détergents 4339001 - L'installation
de piscines privées 47784 - Commerce
de détail d'articles de droguerie et de produits
d'entretien en magasin spécialisé del : Chantal
Maillard
Strategor SA
Boulevard Initialis 1 - 7000 Mons Code Nace :
26200 - Fabrication d'ordinateurs et d'équipements
périphériques 62020 - Conseil informatique
62090 - Autres activités informatiques
del : Bernard Persoons
Struelens Antoine
Chaussée d'Alsemberg 604/8 - 1180 Bruxelles
del : Antoine Struelens
Tahiri Filali Abdeslam PPE
Chaussée de Jette 362 - 1081 Bruxelles Code
Nace : 2825001 - Fabrication et l'installation
d'équipements industriels pour la production
du froid 43222 - Installation de chauffage, de
ventilation et de conditionnement d'air del :
Abdeslam Tahiri Filali
BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
51
׉	 7cassandra://6FAhZfWMLz-6mF8vfCUdIU-uMueHvp9JY1N4hjyL1sk-`̵ W-7b2"ԁW-7b2"Ӂ#בCט   u׉׉	 7cassandra://nhXrQjDUol_L_8Tj-VWhADB1wb8DvrUMJ39eMap1VFo 5` ׉	 7cassandra://ucs-gL4ZTdD6azAo-FgYwDAUKteOqOusyu3dL3n0eUg^`S׉	 7cassandra://AF85XQyixjhPBl6FWbPq9NxMZ5KpiUC4qP-X30TDdpk`̵ ׉	 7cassandra://PtcishGuNivTG7iI-0Ioyg58BbYCYqiitqVGggQq-Lka̄͠W-7b2"ט  u׉׉	 7cassandra://_c9Sb-hViSGXt3KZbKhmeNwBap3UuppsFm1da3mhEds `׉	 7cassandra://No-XZ4C3HTLMtuvLvvi969CN8jDvu8rrPNfvsqIhwAce`S׉	 7cassandra://4j5R1VOEuw93_3fKmZAYm5EqQiJcukHPMhg6I6B7Ku4$5`̵ ׉	 7cassandra://usBw1EYEvf1hsNJie6pJtDOqGjWtBOWOVsKsB3DRoYM ͔͠W.7b2"֖נW27b2#M *i9ׁHmailto:events@beci.beׁׁЈנW27b2#L ,́T9ׁHmailto:sso@beci.beׁׁЈנW27b2#K -R9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈנW27b2#J :G9ׁHmailto:lr@beci.beׁׁЈנW27b2#I FI9ׁHmailto:fs@beci.beׁׁЈנW27b2#H %b9ׁHmailto:bvdm@beci.beׁׁЈ׉ECOMMUNITY
AGENDA
Management & RH, Personal improvement
11,
12 et 26 mai 2016
Développer efficacement votre communication
avec la Process Communication
Model®
27.05.2016
Leader et Manager : comment
combiner ? – Les « 7 Wonders of
Great Leaders »
De septembre 2016 à juin 2017
It’s Co-Solutions Time for the Boss
De septembre 2016 à juin 2017
It’s Co-Solutions Time for Free
Entrepreneurs
Droit commercial
Août à décembre 2016
Opleiding Bemiddeling/Mediation te
Gent**
Jusqu’au 07.06.2016
Praktische oefeningen in bemiddeling
(module 6)**
12.09 – 12.12.2016
Exercices pratiques en médiation
(module 8)
13.09 – 13.12.2016
Praktische oefeningen in bemiddeling
(module 7)**
Septembre 2016 à février 2017
Cycle de formation à la médiation
civile et commerciale - Bruxelles
Stratégie et Gestion
De septembre 2016 à juin 2017
It’s Co-Solutions Time for the Boss
De septembre 2016 à juin 2017
It’s Co-Solutions Time for Free
Entrepreneurs
Vente, marketing & Communication
23.05.2016
LinkedIn : Créez votre profil professionnel
idéal !
25.05.16
L’Elevator Pitch. Présentez-vous,
présentez un projet, un concept en
120 mots ou 45 secondes !
27.05.2016
LinkedIn : Boostez vos affaires et
développez votre réseau professionnel
!
01.06.16
Créez des présentations captivantes
52 BECI - Bruxelles métropole - mai 2016
avec le storytelling digital
07.06.2016
LinkedIn : Créez votre page Entreprise
!
06.06.2016
Gérez votre temps et organisez –
vous de manière optimale grâce à
Outlook !
29.06.2016
Excel : Gérez vos bases de données
de manière optimale grâce aux
tableaux croisés dynamiques!
14.06.2016
Prenez des notes efficacement
grâce à OneNote !
De septembre 2016 à juin 2017
It's Co-Solutions Time! For Sales…
Formations sur mesure
Vous souhaitez développer vos compétences,
accroître la performance de
vos collaborateurs, renforcer l’esprit
d’équipe de votre entreprise ? Nos
formations peuvent se décliner dans
votre entreprise.
Vous ne trouvez pas la formation que
vous cherchez ? Contactez-nous !
Notre programme de formations est
établi en fonction des demandes que
vous nous formulez.
➜ Brigitte van der Mensbrugghe
+32 2 643 78 30 – bvdm@beci.be
Législation sociale
27.05.2016
Missions et fonctionnement des organes
sociaux (Conseil d’entreprise
et CPPT)
06.06.2016
Optimisez votre règlement de travail,
en un après-midi !
17.06.2016
BECI HR Lunch
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
Environnement, urbanisme, mobilité
27.05.2016
Vos bureaux du futur sans 1 € de
plus : qualité de l’air, ergonomie au
travail et gestion de la biodiversité
23.09.2016
Colloque Entrepreneuriat & Mobilité
chez KBC Brussels
➜ Laura Rebreanu
+32 2 643 78 26 – lr@beci.be
**En néerlandais uniquement
Transmission
17.05.2016
Mettre en œuvre un plan de développement
du chiffre d’affaires
pour rendre mon entreprise plus
attrayante
24.05.2016
Mettre en place une structure de
gestion saine et efficace dans ma
nouvelle entreprise
07.06.2016
Comment valoriser son entreprise
et fixer le bon prix
14.06.2016
Comment me différencier de mes
concurrents et proposer une offre
unique de vente
➜ Erik Thiry
+32 2 643 78 36 – eth@beci.be
09.05.2016
Accueil d’une délégation égyptienne
24.05.2016
Seminar USA
26.05.2016
Les erreurs à éviter dans les
contrats commerciaux internationaux
31.05.2016
Synergy
Day
03.09.2016
Mission aux Emirats Arabes Unis
05.2017
Voyage d’affaires en Iran
➜ Beci’s International Department
+32 2 643 78 02 - sso@beci.be
26.05.2016
Golf Trophy
02.06.2016
Speed Business Lunch
09.06.2016
After Work
15.06.2016
Les B.A.-Ba du succès
21.06.2016
Garden Party
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
׉	 7cassandra://AF85XQyixjhPBl6FWbPq9NxMZ5KpiUC4qP-X30TDdpk`̵ W.7b2"׉E׉	 7cassandra://4j5R1VOEuw93_3fKmZAYm5EqQiJcukHPMhg6I6B7Ku4$5`̵ W.7b2"؁W.7b2"ׁ#בCט   u׉׉	 7cassandra://2oi3Jt17RxQpAVtOsoLls5B7vBVlhq09gzCkL8Dnt6M !`׉	 7cassandra://-2anfOKtPWUkLw4GpN5TI5ZLoSt7J9b3zr6C-EK_0NAR&`S׉	 7cassandra://8rZ7961fWyhQNNUuOo6B9FfOj6KgCOeH_sli0QOj_7s`̵ ׉	 7cassandra://G5wGfFDHY7FRFhEHjIT9yf-XBytgKxdftr7znaM7yds :$\͠W/7b2"ْנW27b2#` [9ׁHhttp://www.peugeot.beׁׁЈנW27b2#_ >9ׁH "http://www.professional.peugeot.beׁׁЈ׉Ewww.professional.peugeot.be
Offre destinée aux professionnels et valable du 1er
PEUGEOT 508
avril au 30 juin 2016. Intérieur cuir offert à l’achat d’une 508 berline ou SW, Pack cuir Nappa offert à l’achat d’une 508 GT Line ou
508 GT, Pack cuir Nappa ou Pack Alcantara à l’achat d’une 508 RXH thermique ou hybride.
3,9 - 5,8 L /100 KM
102 - 135 G /KM
Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.peugeot.be
E.R.: Peugeot Belgique-Luxembourg S.A., n° BCE 0403.461.107, IBAN : BE81 2710 0450 0024, Avenue de Finlande 4-8 à B-1420 Braine-l’Alleud. Tel: 078 15 16 15.
Intérieur
CUIR
508
OFFERT
à l’achat d’une
de société
׉	 7cassandra://8rZ7961fWyhQNNUuOo6B9FfOj6KgCOeH_sli0QOj_7s`̵ W/7b2"׈EW/7b2"ہW/7b2"ځ$ʹBruxelles MétropoleW3@P$