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le magazine des entreprises bruxelloises
Green
& Energy
La Belgique, terre d’accueil
du recyclage ?
P.27
Densification urbaine :
un enjeu écologique
P.38
Quel avenir pour
l’expertise nucléaire belge ?
P.43
Mobilité :
massacre à la pelleteuse
P.16
ISSN 2406-3738
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plus verte chez les voisins
Sur son terrain de golf de Steenokkerzeel, le Brabantse Golf met tout en œuvre pour garder son green
parfaitement vert. De mai à septembre, c’est un système piloté par ordinateur qui fait en sorte que les greens
ne manquent pas d’eau. Car sans eau, pas de greens bien verts. Une opération qui entraîne une consommation
annuelle de quelque 6 000 à 8 000 mètres cubes d’eau. Jusqu’il y a quelques années, le Brabantse Golf utilisait
des eaux souterraines aussi rares que précieuses pour l’entretien des greens. Désormais, grâce à la collaboration
de Brussels Airport, l’herbe reste toujours bien verte sans plus devoir solliciter la nappe phréatique. Les eaux
usées de l’aéroport, dûment épurées, s’allient à l’eau de pluie provenant des toits et du tarmac et récupérée dans
des bassins d’attente pour maintenir les greens en parfaite condition.
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Numérisation : la Belgique
doit mieux faire
La Belgique figure au 21e rang de l’Indice d’Agilité Digitale
au mois de mars par Euler Hermes. Un résultat stable, identique
l’année dernière.
L’IAD, selon ses promoteurs, mesure la capacité de 115 pays
à fournir aux entreprises un environnement favorable à leur
développement dans un contexte de transformation numérique
mondiale.
En soi, cette 21e
place n’est pas mauvaise. Elle place la
Belgique dans le premier quart du classement des pays
les plus numérisés, laissant derrière elle de nombreuses
contrées pas moins développées que la nôtre, dont la
Nouvelle-Zélande, Israël ou les Émirats Arabes Unis.
Mais ce n’est pas une bonne performance non plus. Par
ambition, autant que par réalisme économique, on se doit de
comparer à ceux qui nous précèdent. Et ce tableau-là est moins
réjouissant, car il nous force à constater que tous nos voisins
proches – eh oui, tous – nous précèdent.
Que les États-Unis, avec un indice de 87,0, caracolent en tête n’étonnera personne. Suivent à
bonne distance l’Allemagne (75,3), puis les Pays-Bas (74,3). Oui, les Pays-Bas ; un pays très
comparable au nôtre en termes socio-économiques, mais qui se classe donc dans le top
3 mondial de la numérisation. Le Royaume-Uni (72,0), le Luxembourg (67,5) et la France
(65,5) se placent eux aussi devant la Belgique (64,0).
Il est encore plus instructif de se pencher sur la méthodologie. Les experts d’Euler Hermes
ont composé leur indice en fonction de cinq critères, puisés à des sources aussi sérieuses
que la Banque mondiale ou le World Economic Forum : la réglementation et l’environnement
des affaires ; le système éducatif et les dispositifs de recherche ; la connectivité (c’est-à-dire
le pourcentage de la population connectée et le nombre de serveurs) ; les infrastructures
logistiques ; enfin, la taille du marché. Ce dernier critère désavantage bien sûr les petits
pays, mais c’est tout aussi vrai pour les Pays-Bas ou le Luxembourg que pour la Belgique.
Quant aux autres critères, on remarque que notre pays performe plutôt bien en termes
d’éducation et d’infrastructures ; nettement moins bien en termes d’environnement des
affaires et de connectivité.
Bien sûr, il faut relativiser ce genre de classement ; mais les résultats nous indiquent du
moins les tendances. Si l’on veut que la Belgique, demain, rejoigne le groupe de tête des pays
les plus ouverts à la numérisation, on sait que l’on doit agir prioritairement sur deux plans :
créer un cadre favorable aux nouvelles économies, couvrant l’acquisition des talents ainsi
que l’intégration des technologies digitales innovantes au cœur des affaires, et prendre des
initiatives aptes à réduire la fameuse « fracture numérique » qui laisse trop de citoyens, mais
aussi d’entreprises, à la traîne.
Beci s’implique dans ce sens : nous avons déjà plaidé en faveur de la 5G et pour faire de
Bruxelles un pôle d’excellence en intelligence artificielle. Très concrètement, en matière
de mobilité, nous travaillons avec les entreprises du secteur pour agréger les données et
analyser les comportements, afin d’apporter des solutions au service de la ville – et nous
espérons que cette collaboration pourra s’étendre au secteur public.
Agir est la condition pour que la Belgique reste performante et
compétitive dans un monde qui se numérise – et qui ne nous
attendra pas.
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
1
Marc Decorte, Président de BECI
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SOMMAIRE
4
Digest
10 Beci online
Think Tank
12 Urbanisme : tendance immobilière sur le canal
16 Mobilité : massacre à la pelleteuse
18 Trop is te veel !
19 Pour ou contre la fusion des communes bruxelloises ?
20 Connaissez-vous les droits de l’entrepreneur ?
22 Qui va payer cette voiture autonome à Bruxelles ?
International
24 Avez-vous déjà votre numéro Rex ?
25 Les entreprises ont-elles besoin du développement durable
?
Green
26 Infographie : Bruxelles, région durable
27 La Belgique, nouvelle terre d’accueil du recyclage ?
30 Rien à jeter dans les biodéchets !
34 Épuration des eaux : des défis et d’énormes opportunités
36 Des espaces de travail verts, bien dans leur époque
38 Densification urbaine : un enjeu écologique
40 Not In My Backyard ?
Focus : energy
42 Pacte énergétique : un grand chantier… à venir
43 Quel avenir pour l’expertise nucléaire belge ?
45 La révolution énergétique en marche doit s'accélérer
48 Le paradoxe de Jevons : et si la green IT n’était pas si
verte ?
Entreprendre
50 Marchés publics en logements sociaux : du travail pour
les entreprises
52 Starter : BioGourMed
53 Facebook, LinkedIn, Instagram… Quels réseaux pour mon
entreprise ?
54 Comment couler sa boîte en 10 leçons
55 Et si on aidait le personnel à racheter l’entreprise ?
Community
58 L’actualité Beci en photos
60 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
63 Demandes d'admission
63 Index
64 Agenda
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 36 – Juin 2018
Au mois
de septembre :
Emploi & formation
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Géry Brusselmans, Marc Decorte, Didier
Dekeyser, Xavier Dehan, Vincent Delannoy,
Johan Debière, Ophélie Delarouzée,
Donatienne de Vleeschauwer, Édouard
Cambier, Gaëlle Hoogsteyn, Marc Husquinet,
Maha Karim-Hosselet, Mathieu Maes,
Laura Rebreanu, Erick Thiry, Morgan Van
Cleven, Guy Van den Noortgate et Matthias
Vanherentaals.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
Membership
Pascale Govers – T +32 497 703 100
pgo@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
׉	 7cassandra://3sBUZODs1r6eAkcYfBcX-1XhWXZi1b9MdOX6Qs2AVB8`̵ [goE"0׉EVOUS AVEZ BIEN PLUS
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DIGEST
Los Angeles à l’honneur, au salon
Transports Publics
LA Metro, le réseau de transport de la Ville de Los
Angeles, c’est 6 lignes de métro, un réseau ferré de
170 km et 93 stations, mais aussi une flotte de 2.400 bus,
qui transportent 1,3 million de passagers par jour.
de grande ampleur, LA Metro sera un témoin éclairant
pour tous les professionnels du secteur. Son directeur
général, Phillip A. Washington, est attendu à Paris, où
il prendra la parole en ouverture du salon.
Los Angeles a longtemps été la ville de l'automobile
par excellence. Pourtant, son réseau de transport a su
s'adapter aux spécificités de son territoire : il dessert
avec succès le comté le plus peuplé des Etats-Unis
(10,1 millions d’habitants) sur plus de 10 500 km², soit
10 fois la superficie de la ville de New York.
LA Metro sera cette année l’invité d’honneur de Transports
Publics, le Salon européen de la mobilité, du 12 au
14 juin à Paris Expo Porte de Versailles. Réseau ambitieux,
porteur de projets de mobilité et d’aménagements
Votée en 2016 par les habitants, la Mesure M acte le
lancement de 40 grands chantiers pour les 40 prochaines
années. L’objectif : une modernisation en profondeur
des transports locaux. Chiffré à 120 milliards de dollars,
il s'agit du plus grand chantier d'infrastructures
des États-Unis. Dans la perspective de l’organisation
des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2028,
le réseau a défini 28 projets prioritaires pour accueillir
et transporter les supporters venus du monde entier. Le
témoignage de LA Metro sur la gestion de ces grands projets
d’aménagement sera particulièrement intéressant.
Info : www.transportspublics-expo.com
Giles Daoust élu « Young Top Manager »
Giles Daoust a reçu le prestigieux prix de « Young Top
Manager » lors des Entrepreneur Awards organisés par
Top Management. Toute l’entreprise Daoust se déclare
fière de le voir mis à l’honneur par une telle récompense,
preuve d’une transition plus que réussie pour ce jeune
CEO de 38 ans, qui a repris les rênes de l’entreprise
familiale il y a trois ans.
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Le « Young Top Manager » récompense chaque année un
CEO de moins de 45 ans qui contribue à l’entreprenariat
belge. L’objectif est de mettre en avant l’innovation dans
tous les domaines impactant l’entreprise : la capacité à
créer de la valeur par des produits et services innovants,
l’impact sociétal de l’entreprise, mais aussi le développement
de nouvelles pratiques RH.
Après le prix de l’Entreprise de l’Année 2016
et un HR Excellence Award 2017,
une nouvelle distinction pour
qui, à travers son CEO, se voit à nouv
mise en lumière ! Une belle
pense pour cette entreprise familial
de 3e
génération, fondée en 1954.
Tel : +32/2 421 56 80
brussels@laurenty.com
4
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
www.laurentyjobs.com
www.laurenty.com
Giles Daoust a ce qu'on appell
parcours atypique : après une
formation à la Solvay Business
School et le Prix du Meilleur
Business Plan à la Start
Giles Daoust
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DIGEST
ESP A CE MEMBRE
Academy (concours organisé par l’ULB), il a fondé en
2003 la société de production audiovisuelle Title Media
(qu'il dirige encore aujourd'hui en parallèle de Daoust),
active essentiellement aux USA. Il a rejoint le groupe
Daoust fin 2009, en commençant par y diriger le département
Marketing. Pendant cinq ans, son champ d'action
s'est progressivement élargi, jusqu'à ce que son père,
Jean-Claude Daoust, lui transmette le poste de CEO en
janvier 2015. Giles est également chroniqueur pour le
journal L'Echo et pour notre magazine Bruxelles Métropole,
et est depuis plus de dix ans le metteur en scène
de l'Ommegang de Bruxelles. Il a rejoint en 2017 le Voice
of the Customer Advisory Board de Proximus, et a été
membre du Jury de l'Entreprise de l'Année 2017.
En tant que jeune CEO, Giles Daoust se place dans la
continuité du travail réalisé par son père tout en apportant
à l'entreprise une vision stratégique moderne axée
sur le développement commercial, la structuration et la
pérennité. « Je m'efforce de favoriser la croissance et
l'innovation au sein de l'entreprise en fournissant à mes
collaborateurs une vision claire et inspirante, ainsi que
des défis ambitieux qui les poussent à développer leurs
compétences », conclut Giles Daoust.
Info : www.daoust.be
Assemblée générale
BECI - Chambre de Commerce de
Bruxelles asbl
Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale
de BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles
qui se tiendra au 500 Avenue Louise à 1050 Bruxelles
(salles de réunion), le mercredi 3 octobre 2018 à 16h.
Ordre du jour
• Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale
ordinaire du 18 octobre 2017
• Rapport du Conseil d'Administration
• Rapport du Commissaire-réviseur
• Approbation des comptes pour l'exercice 2017-2018
• Approbation du projet de budget et fixation du montant
de la cotisation pour l'exercice 2018-2019
• Décharge aux Administrateurs et Commissaire-réviseur
• Conseil d’Administration : nominations et démissions
• Allocution du Président
• Attribution de la Médaille de BECI – Chambre de
Commerce de Bruxelles
Marc Decorte
Président
Assemblée générale
BECI – Union des Entreprises de
Bruxelles asbl
Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale
de BECI – Union des Entreprises de Bruxelles
qui se tiendra dans les salles de réunion du 500, Avenue
Louise à 1050 Bruxelles le mercredi 3 octobre 2018
à 16h30.
Ordre du jour
• Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale
ordinaire du 18 octobre 2017
• Rapport du Conseil d'Administration
• Rapport du Commissaire-réviseur
• Approbation des comptes pour l'exercice 2017-2018
• Approbation du projet de budget et fixation du montant
de la cotisation pour l'exercice 2018-2019
• Décharge aux Administrateurs et Commissaire réviseur
•
Conseil d’Administration : nominations et démissions
• Allocution du Président
Marc Decorte
Président
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
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Retis - Le cabinet-conseil
spécialisé en e-commerce,
e-business et e-marketing
Grâce à son expertise pionnière (depuis 1994), Retis conseille
les PME et indépendants et facilite le développement de leurs
projets d’e-business (B2C & B2B) Retis propose un catalogue
de services visant à aider, former et coacher :
➜ Conseil au lancement d’une activité de vente en ligne
➜ Aide à la sélection de prestataires (agence web, paiement
en ligne, livraison,…) et de solutions
➜ Accompagnement à la mise en place d’un site e-commerce
➜ Formations intra-entreprises (e-marketing, référencement,
réseaux sociaux…)
➜ Audit et optimisation du référencement naturel et des
autres canaux d’acquisition de visiteurs
➜ Audit et optimisation du taux de conversion (e-commerce
et corporate)
➜ Audit et mise en conformité juridique du site e-commerce
(respect des réglementations…)
Contact : Damien Jacob, Fondateur
+32 474 68 01 09
Damien@retis.be
www.retis.be
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DIGEST
ESP A CE MEMBRE
Discover the brewery/
taproom of the Brussels
Beer Project in Dansaert!
Brussels Beer Project in a few words? A collaborative project
using co-creation to become more innovative and to bring
fresh air into the most traditional Belgian craft brewing scene.
In June 2013, our community of Brussels' beer lovers picked
the DELTA over 3 competing prototypes to become our first
ALL STAR beer. We now have 6 permanent beers and create
30 recipes every year. You can find us in 200 bars/restaurants/
stores in the capital and in 20 countries!
The heart of our co-creation is our brewery & taproom located
in Dansaert, an alternative neighborhood less than
10 minutes from the Grand Place. This is where we brew
2000 beers everyday!
The taproom is open to the public on Thursday, Friday and
Saturday. You are more than welcome to visit us and enjoy
the 18 beers we sell on tap! It is time to taste our ALL-STARS
but also to try our latest creations, available here only. And
in Tokyo & Paris, but a little further ;-) We also provide finger
food like cheese, ham or recycled crackers from spent
grains of malt. A great experience literally surrounded by our
fermentation tanks and brewing equipment.
Last but not least, we have a great shop where you can go
nuts ;-) Bottles, glasses and other accessories are waiting
for you.
Hope to see you soon and to cheer together in Dansaert!
The BBP team
Adress: 188 Antoine Dansaert,
1000 Bruxelles
@beerproject_BXL
Site: www.beerproject.be
Email: keepintouch@beerproject.be
Un tiers de jeunes chômeurs en moins
à Bruxelles en quatre ans
Selon le dernier rapport statistique d’Actiris (mars),
le chômage est en baisse continue à Bruxelles depuis
41 mois. Le taux de chômage s’élevait en mars 2018 à
16,4 % en Région bruxelloise, ce qui représente 91.045
chercheurs d’emploi. Par rapport à mars 2017, c’est une
baisse de 4.337 personnes (-4,5%), de 8.320 personnes
par rapport à 2016 (-8,4%) et de 14.915 personnes par
rapport à 2015 (-14,1%). En comparaison avec mars 2014,
le nombre de chercheurs d'emploi a diminué de 19.970,
soit une baisse de 18,0% en 4 ans.
Le chômage des jeunes, en baisse continue depuis
58 mois, atteint quant à lui un taux de 23,4%. Bruxelles
compte 9.266 jeunes chercheurs d’emploi, soit 674 de
moins que l’an dernier (-6,8%), 1.648 de moins qu’en
6
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
mars 2016 (-15,1%) et 2.988 de moins qu’en mars 2015
(-24,1%). En quatre ans, le nombre de jeunes chercheurs
d’emploi a baissé de 33,4% (-4.652), soit un tiers de moins
depuis 2014.
Info : www.actiris.be
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Une moitié de Belges favorables à
l'imbrication entre travail et famille
Trouver un bon équilibre entre famille et temps de travail
demeure une pierre d'achoppement chez de nombreux
travailleurs. 4 sur 10 estiment que les horaires
compliquent le respect des obligations domestiques,
et près de 1 sur 5 déclare avoir tant de travail à la maison
que son boulot en pâtit, selon une enquête menée
pour Tempo-Team par un bureau d'études indépendant,
auprès d'un échantillon représentatif de travailleurs et
d’employeurs. Un quart des travailleurs interrogés ne
s'accordent même pas la cote de 5/10 pour l'équilibre
entre travail et vie privée.
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'NEWS
DIGEST
Assez étonnamment, il semble justement qu'une délimitation
moins stricte entre travail et famille soit la clé d'un
meilleur équilibre entre les deux. Près d’un travailleur
belge sur trois le prétend, et même 57 % de ceux âgés
de 20 à 34 ans. Ils se disent plus heureux au travail (72 %
vs 60 %) et nettement plus satisfaits de la répartition
du temps entre emploi et famille que leurs collègues
chez qui ces deux sphères sont strictement séparées
(67 % vs 54 %). Environ la moitié de tous les travailleurs
et employeurs de Belgique envisagent favorablement
un chevauchement entre les activités privées et professionnelles.
Cette souplesse accrue présente surtout des
avantages aux yeux des travailleurs de plus de 35 ans
(42 %) ou avec enfants (45 %).
Une heureuse répartition du temps entre vie privée et
professionnelle gagne également en importance dans
le choix d'un employeur : pour 58 % des salariés, c'est
le critère principal au moment de poser sa candidature.
C'est beaucoup plus que les 38 % enregistrés en 2013.
Des horaires variables et la possibilité de pratiquer le
travail à domicile seraient deux pistes importantes. Les
travailleurs interrogés attendent que leur employeur
adapte les horaires de travail à leur situation familiale
(48 %), veille à une communication claire (42 %), facilite
le télétravail (30 %) et permette de régler des affaires de
nature privée durant le temps de travail (26 %).
Experte en équilibre entre travail et vie privée et enseignante
à l'Open Universiteit, la docteure Sara De Hauw
explique : « Les recherches ont déjà montré que la création
d'un environnement de travail plus ‘permissif’ s'avère
judicieux non seulement pour que le personnel éprouve
un meilleur équilibre et bien-être, mais soit également
plus performant et entretienne de meilleures relations
avec la hiérarchie. Plusieurs enquêtes menées aux ÉtatsUnis,
mais également en Belgique et aux Pays-Bas, révèlent
qu'il n'est pas indispensable soit d'intégrer, soit
de dissocier totalement les activités privées de celles
relatives à la profession, mais qu'il vaut mieux que chacun
puisse opter pour son régime de prédilection et obtienne
de son employeur et de sa famille la possibilité et les
marges de manœuvre suffisantes afin de concilier vie
privée et vie professionnelle. Bref, ce qu'il faut éviter,
c'est la culture ‘always on’, celle du ‘bain professionnel
permanent’, par laquelle les travailleurs auraient l'impression
d'être connectés 24 h/24 à leur boulot. »
Info : www.tempo-team.be
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DIGEST
Tivoli GreenCity remporte un Publica
Award
Le projet Tivoli GreenCity de citydev.brussels a remporté
le prix « Urbanisme et Mobilité », une des huit catégories
des Publica Awards. Ce prix couronne un projet de
professionnels agissant sur l’espace urbain. Il met en
exergue les principes de composition urbaine qui font
la ville d’aujourd’hui et de demain.
Les Publica Awards sont un événement organisé par
l’entreprise EBP, dont l’activité principale consiste à informer
les entreprises en matière de marchés publics.
Il récompense les acteurs publics, ainsi que leurs partenaires,
qui sont à la recherche d’une meilleure utilisation
de la commande publique à des fins sociales et
environnementales.
Tivoli GreenCity, dont le chantier est déjà bien avancé,
comprendra 397 logements dont 271 logements conventionnés
(citydev.brussels) et 126 logements sociaux
mis en location (Société du Logement de la Région de
Bruxelles-Capitale/Foyer Laekenois). Le projet prévoit
aussi deux crèches de 62 enfants chacune et 770 m²
de surfaces commerciales. Quant aux infrastructures,
environ 10.000 m² d’espaces publics dont trois nouvelles
voiries, une place arborée de 2.000 m² et un mail de
1.000 m² seront réalisés.
ayant intégré des exigences environnementales et techniques
poussées et une architecture de qualité », explique
Nathalie Boton, consultante en urbanisme pour 2Build
Consulting et membre du jury des Publica Awards 2018.
Info : www.tivoligreencity.be
ESP A CE MEMBRE
Les Nouveaux Comptoirs
Olfactifs : fragrances
essentielles et naturelles
Ouvert en décembre dernier au Sablon, ce nouveau concept
de bar à parfums exclusivement dédié aux essences
biologiques et naturelles haut de gamme, vous invite à
vivre une véritable expérience sensorielle et découvrir votre
fragrance parmi une sélection haut de gamme, naturelle,
biologique et éthique.
Tivoli GreenCity vise à créer un raccord harmonieux entre
un quartier d’habitat existant dense de Laeken et la zone
industrielle du Port de Bruxelles, par la requalification
d’une friche urbaine située en interface de ces deux entités.
À cet endroit charnière, un nouveau quartier mixte
sera aménagé en dialogue fonctionnel et social entre
habitat et activités économiques.
Le projet vise des objectifs ambitieux en termes de protection
de l’environnement : réduction des consommations
d’énergie, biodiversité, production d’énergie verte,
gestion rationnelle des eaux, sensibilisation et participation
citoyenne
« Le jury a particulièrement apprécié le caractère complet
du projet, qui présente une grande mixité des fonctions
répondant ainsi à de nombreux besoins sociaux, tout en
8
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
En franchissant les portes de cet écrin olfactif, vous rencontrerez
Adja Bonco Sokona, créatrice de ce concept innovant
et unique en Belgique. Passionnée et amatrice de belles
essences, notre experte a souhaité mettre en avant des artisans
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bien pour enfants que pour adultes. Pour ceux qui souhaitent
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moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%)
moins les éventuels revenus sociaux du (de la) stagiaire
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Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions
ACTIVA si le (la) stagiaire est inscrit(e) chez Actiris et
domicilié(e) en Région bruxelloise. (www.activa.brussels)
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à la recherche d’un.e nouveau.elle collègue pour
aider les entreprises à accomplir leurs formalités
à l’international – et les aider à exporter Bruxelles.
Plus d’info ? www.beci.be
Ischa Lambrechts, conseiller mobilité de Beci et
animateur du Pop-Up Mo, était fin avril l’invité
du Bulletin, lors d’une table ronde consacrée
à l’avenir de notre mobilité urbaine.
Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter.
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BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
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BECI ONLINE
Dans votre newsletter de mai
60%
des utilisateurs d’Instagram reconnaissent
y avoir découvert de
nouveaux produits ou services. À
lire aussi dans ce numéro, p. 53 :
Quels réseaux sociaux pour mon
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La plupart des images en ligne
sont protégées par des droits
d’auteur, même si aucun copyright
n’est indiqué. Les utiliser
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Craindre le conflit ; ne pas élaborer
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Retrouvez nos précédentes newsletters sur www.beci.be/newsletter/bm_online/
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
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Tendance immobilière sur le canal
URBANISME
Nombre de nouveaux projets immobiliers ont vu le jour, ces dernières années, le
long du canal. D’autres sont en préparation pour les années à venir, notamment à
Anderlecht, au quai de Biestebroeck. Tour d’horizon.
U
n des plus grands projets prévus à proximité
du quai de Biestebroeck se dénomme Riversquare.
L’ensemble comprend : 302 habitations
fonctionnelles (studios ou appartements), un hôtel trois
étoiles d’une centaine de chambres, une crèche pour
50 enfants, un espace commercial, des restaurants, un
espace bien-être, une agence portuaire, un magasin de
vélos avec atelier de réparation, ainsi que des parkings
voitures et vélos, complétés de services de car sharing
et de location de vélos. Tous les quais seront accessibles
au public.
« La grande majorité des habitants et des commerçants
soutiennent le projet », précise le promoteur immobilier
Philippe De Bloos (The Dock). « Ils se réjouissent de la
disparition du terrain vague, qui ne fait qu’attirer la petite
criminalité et l’insécurité. Les critiques négatives
émanent essentiellement de quelques organisations
qui avancent des solutions idéalistes, voire utopiques,
mais qui ne sont pas installées dans le quartier et qui
ne connaissent donc pas les sensibilités et la réalité sur
place. Ces organisations n’ont pas compris de quoi il retourne
dans le développement d’un tel projet. » Le complexe
a été dessiné par le bureau d’architectes B2AI, de
Bruxelles, et le bureau d’architectes paysagistes West 8,
de Rotterdam.
La commission de concertation anderlechtoise a émis
un avis favorable, à l’unanimité des voix. Il faudra prévoir
quelques adaptations, telles que la rectification du
tracé cycliste, une révision de l’organisation, l’accès aux
parkings souterrains et l’implantation de la tour. Dans
l’intervalle, Bruxelles Environnement a déjà octroyé
le permis environnemental. Il faudra encore attendre
le permis de bâtir définitif, de la part de la Région de
Bruxelles-Capitale. « Notre projet répond totalement aux
objectifs du nouveau Plan Particulier d’Affectation du Sol
(PPAS) que le gouvernement bruxellois a approuvé en
12
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
Matthias Vanheerentals
Riversquare prévoit notamment des habitations, un hôtel
et des espaces commerciaux au quai de Biestebroeck.
décembre », explique M. De Bloos. « Le projet crée une
ambiance de convivialité et de dynamisme citadin autour
du canal, de quoi donner une impulsion positive à la résilience
économique du quartier par la création de jobs qui
résultent des activités de l’agence portuaire, de l’hôtel,
de la crèche, de quelques magasins et des restaurants.
Ce projet est réellement perçu comme ‘the place to be’
dans le quartier Biestebroeck, en plein essor. »
Key West
Le quai de Biestebroek prévoit un autre grand projet immobilier
encore, à savoir : Key West, du promoteur BPI
(Groupe CFE), en collaboration avec Land Invest Group.
Le complexe comprend 47.000 m² de logements et 6.000
m² de bureaux, de magasins et de restaurants. L’étude
porte la signature des bureaux d’architectes belge A2RC
et danois Henning Larsen. « Nous lançons le travail
d’étude sur la base du PPAS final et espérons introduire
une demande de permis après l’été 2018 », déclare
Jacques Lefèvre, CEO de BPI. L’année passée, le gouvernement
bruxellois approuvait le PPAS « Biestebroeck ».
Ce plan de développement spécifique, qui organise l’urbanisation
d’une énorme superficie entre le boulevard
Industriel et le canal à Anderlecht, est actuellement le
D.R.
D.R.
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plus vaste du genre en bordure des 19 communes. « En
pratique, ce PPAS permettra la réalisation de 370.000 m²
d’habitations, 30.000 m² d’équipements, 30 à 40.000
m² d’activités productives, 15 à 30.000 m² de surfaces
commerciales, sans oublier de superbes espaces verts.
3.700 logements sont prévus pour absorber la croissance
démographique dans notre région. À plus long
terme, cet espace accueillera environ 10.000 nouveaux
habitants et je m’en réjouis », dit le ministre-président
Rudi Vervoort (PS). « Le redéploiement de ce quartier de
47 ha constitue un objectif prioritaire de la région bruxelloise
pour y installer 11.500 nouveaux habitants dans les
années à venir, y créer 3000 nouveaux emplois et y aménager
5 ha d’espaces verts. »
Nautilus
À hauteur du boulevard Industriel, c’est le projet résidentiel
Nautilus qui sort actuellement de terre. Il regroupe
: 197 appartements, 240 espaces de parking, une
crèche et des magasins. 70 % des appartements sont
déjà vendus. « C’est un projet mixte, conçu par le bureau
d’architectes Axent », explique Ludivine Christophe,
du promoteur immobilier Eaglestone. « Il se compose
de quatre bâtiments distincts autour d’une place spacieuse,
de quoi assurer une belle harmonie entre les habitations,
les magasins et la crèche. Le bâti se distingue
par son architecture sobre et contemporaine. Une haute
tour domine l’ensemble et offre un panorama exceptionnel
sur le canal et la ville. C’est un projet iconique esthétique
dans un quartier en pleine revitalisation, animé
d’un désir de diversité, de convivialité et de qualité de vie
pour les Anderlechtois du futur. »
Riva prévoit 139 logements à
proximité de Tour & Taxis.
connaît un beau succès : « 88 des 139 appartements sont
déjà réservés », confie Stefaan Coucke, administrateur
délégué du groupe immobilier Dewaele. « Les Flamands
constituent une petite majorité des acheteurs. La vie au
bord de l’eau est donc devenue un véritable pôle d’attraction.
Nous sommes très satisfaits de constater que
les pouvoirs publics investissent dans cette zone, notamment
avec le parc et le pont. Il y aura aussi de très
nombreux nouveaux appartements et bureaux à Tour &
Taxis. C’est tout le quartier qui bénéficie d’une redynamisation
impressionnante. » Le projet Riva doit être prêt
d’ici la fin 2019.
Nautilus comprend une tour qui offrira
un panorama sur Bruxelles et le canal.
Riva
Mais ce n’est pas tout : la zone du canal voit se construire
un autre grand projet, dénommé Riva, selon les plans
du bureau d’architectes Architectesassoc. Le projet
regroupe 139 logements et un restaurant sur une surface
de près de 15.000 m², avec des panoramas spectaculaires
sur le cours d’eau, Tour & Taxis et l’horizon
de Bruxelles. Les logements proposés se déclinent en
studios, appartements et penthouses. Les quatre blocs
d’appartements seront entourés d’un espace public en
gradins, où les résidents pourront se retrouver. Le chantier
se déroule en même temps que celui de la fameuse
passerelle Picard, attendue depuis belle lurette pour relier
les deux rives du canal. La vente des appartements
14
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
Juste à côté de
Riva : Canal Wharf.
D.R.
D.R.
D.R.
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Canal Warf
Juste à côté du projet Riva, Canal Wharf implante
250 appartements. La première phase est en cours de réalisation
et représente 132 appartements. Il s’agit de deux
bâtiments résidentiels de huit étages, qui forment un tout
dans un ensemble de quatre bâtiments. Ils entourent un
jardin intérieur privé, en bordure immédiate du canal.
Le bâtiment A, qui comprend 39 appartements à 2 ou
3 grandes chambres avec terrasses spacieuses, est vendu
à 60 %. Le bâtiment B propose 93 logements (des studios
spacieux et des appartements à une ou deux chambres)
et est vendu à 45 %. Le sous-sol commun aux deux bâtiments
propose 199 espaces de parking. « Canal Wharf
est idéalement situé dans le quartier le plus trendy de
Bruxelles », déclare Muriel Lambotte, d’AG Real Estate.
« Vous y bénéficiez de la sérénité de l’eau, tout en habitant
à un jet de pierre du centre-ville et de son animation. » La
construction du projet a été confiée à Valens, une filiale
d’Eiffage Benelux. La livraison de la première phase est
prévue en 2019. Le permis de bâtir de la deuxième phase
a été demandé, mais n’a pas encore été octroyé.
Kanal
Kanal - Centre Pompidou a ouvert ses portes le 5 mai dernier
dans l’ancien garage Citroën, avec une programmation
qui donne un avant-goût de la ‘ville culturelle’ en gestation.
Le public pourra découvrir ce bâtiment mythique
pendant 13 mois, avant le début des travaux, le temps de
parcourir diverses expositions artistiques et architecturales,
de grandes installations et dix nouvelles créations
d’artistes bruxellois. Le projet accueillera le futur musée
d’Art moderne et contemporain. Kanal - Centre Pompidou
constituera pour Bruxelles un centre artistique multidisciplinaire,
qui sera réalisé par trois bureaux d’architectes.
92 propositions ont été soumises et le jury a choisi
de manière unanime celle de noAarchitecten (Bruxelles),
EM2N (Zürich) et Sergison Bates Architects (Londres).
Le bâtiment totalisera une surface de 35.000 m². Le rezde-chaussée
pourra accueillir des concerts et des spectacles.
L’étage supérieur sera aménagé en restaurant. Il
y aura également une terrasse sur le toit. Les travaux débuteront
à l’automne et devraient se terminer d’ici 2022.
L’ensemble du projet représente un budget d’environ
125 millions d’euros.
Cruise Terminal
Nous venons aussi d’assister à l’inauguration du Brussels
Cruise Terminal à Neder-over-Heembeek. Long
de 240 m pour 12 m de large, il permet d’accueillir plus
facilement des navires de croisière fluviale à Bruxelles.
Il s’agit évidemment de stimuler autant que possible le
tourisme de croisière dans notre capitale, où 12.000 passagers
ont déjà accosté l’an passé. Ce terminal devrait
aussi donner un nouvel élan aux quartiers avoisinants.
Un sentier a notamment été tracé entre le quai et le parc
Meudon. La construction du terminal a coûté 5,2 millions
d’euros, financés à parts égales par Fonds européen de
Développement Régional (Feder) et la Région bruxelloise.
Le nouveau Brussels Cruise Terminal : un outil
pour doper le tourisme fluvial à Bruxelles.
Les quartiers
D’autres plans sont prévus pour les quartiers qui jouxtent
le canal. Ceux du Parc Maximilien et du Bassin Vergote
sont en pleine mutation, notamment grâce au Plan Canal,
au contrat de rénovation urbaine et aux contrats de
quartier. La zone s’équipera dans les années à venir d’une
série d’installations importantes ainsi que d’espaces publics.
Tous ces bouleversements sont coordonnés actuellement
par un Plan d’Aménagement Directeur (PAD)
dénommé Max. Ce plan est destiné à élaborer une vision
cohérente et des règles qualitatives pour tous les projets
futurs qui s’implanteront dans le quartier. Une semaine
de réflexion a eu lieu à la fin février. Le PAD Max est dirigé
par Perspective.brussels, en collaboration avec la Société
d’Aménagement Urbain, la Ville de Bruxelles, le maître
d’ouvrage et Bruxelles Urbanisme et Patrimoine. ●
Kanal - Centre Pompidou :
une nouvelle icône bruxelloise ?
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
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© Reporters
© Reporters
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Massacre à la pelleteuse
MOBILITÉ
Dans la capitale, les chantiers déciment les commerces. À l’heure où la concurrence
des centres commerciaux et du commerce en ligne est rude, un chantier est parfois
l’estocade finale. Mais tout le monde pâtit de la piètre gestion de nos travaux ; à
commencer par la Région qui y détruit allègrement l’image attractive qu’elle cherche
tant à se donner.
Didier Dekeyser
R
ogier, Globe, Reyers, Léon Théodor, Simonis,
Wayez, Jourdan, Miroir… : la liste actuelle des
grands et des petits trous est déjà impressionnante,
mais n’est que la suite des calamités
qui ont déjà envoyé ad patres nombre de commerçants.
Lesquelles en précèdent sans doute beaucoup
d’autres... Un commerçant ou un créateur de TPE qui
prend le risque de s’installer à Bruxelles réalise, à son
échelle, de très gros investissements, sans droit à l’erreur.
Comme si les aléas du commerce n’étaient pas
suffisants, la Région et/ou la commune ne sont pas
tendres avec lui, malgré des discours aguicheurs et
toutes les institutions qui prétendent l’aider.
La chaussée d’Ixelles est un bel exemple de chaos organisé,
où les porteurs de projets ne sont pas les payeurs.
Fort heureusement, la Stib, avec son projet de tram
71 – avorté mais relayé pendant des années – avait sans
doute découragé tous les investisseurs qui auraient pu
être tentés par une implantation dans l’une des artères
les plus porteuses. Abstention louable : ils auraient
trinqué de concert avec les enseignes implantées. Car
les joies d’un shopping style « parcours-commando sur
terre battue » (ou boue gluante selon la saison), au milieu
des pelleteuses et avec franchissements de passerelles
branlantes, ne semblent pas plaire aux intrépides
clients qui s’y fourvoient. Plusieurs enseignes ont déjà
mis la clé sous le paillasson tandis que les autres survivent,
en espérant que les retards habituels qui caractérisent
aussi ces mises à sac ne soient pas trop nombreux.
Les
commerçants que nous avons interrogés fustigent
d’abord la lenteur extraordinaire de chantiers où l’on ne
travaille en général que de 7 à 15 h. Selon le Ministre
Smet, cela traduit un souci de préserver un minimum
de mobilité et de ne pas nuire aux riverains. Dans les
faits, on peut suspecter que c’est pour des raisons budgétaires
que Région et/ou autre commanditaire préfèrent
les plages de travail qui ne donnent pas lieu à des
surcoûts.
Ensuite, ils déplorent que les intervenants sur chantiers
ne coordonnent pas leurs actions. Si elles le sont
initialement – ce que prétend la Région (qui s’auto-félicite
même d’être particulièrement performante sur ce
point !) –, les habituels gros intervenants n’en ont cure
et modifient les plannings à leur guise.
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BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
Enfin, les indemnités accordées aux entrepreneurs et
commerçants impactés sont… ridicules et assorties de
conditions rébarbatives (voir encadré).
Nous avons interrogé Étienne Rigo, CEO d'Octa+,
le fournisseur d’énergie qui est aussi à l’initiative de la
carte de mobilité Modalizy.
Beci : Votre entreprise est très active à
Bruxelles ; les chantiers l’impactent-t-elle ?
Étienne Rigo : Bien sûr. Il devient, par exemple, particulièrement
difficile d’effectuer une livraison dans le
Pentagone et les chantiers aggravent une situation déjà
problématique en soi. En fait, la gestion globale de la
mobilité à Bruxelles est assez interpellante. Du point de
vue de l’entrepreneur que je suis, mais aussi de beaucoup
d’autres usagers sans doute, le choix de favoriser
excessivement les transports en commun et la mobilité
douce me paraît plus idéologique qu’en phase avec la
demande et les besoins réels. Mais il s’agit d’une stratégie
politique et, si elle est discutable, nous avons choisi
nos représentants. Par contre, la gestion des chantiers,
qui participe à la mobilité générale, relève, elle, d’un
manque de bon sens contre lequel on peut légitimement
s’insurger.
La coordination chaotique des intervenants est souvent
évoquée, mais je pointerais surtout le manque de célérité
: il n’y a pas d’exemple de chantiers à Bruxelles
© DKD Media
׉	 7cassandra://7bncs7H3yzWfbkMD7kPP-x6CzBcrbom1MQFJQPpZ66E,`̵ [hoE"0׉E5Les indemnités qui sauvent…
qui ne s’éternisent, au grand dam de tous ! Quand il y
a activité sur un chantier, on voit quelques hommes
épars, affairés ici et là en journée puis, après 15 h et les
week-ends, il n’y a plus personne ! Comment s’étonner
que cela traîne, perturbe indéfiniment la vie des gens
et affecte gravement le commerce et les entreprises ?
À mon sens, la Région doit mener d’urgence une réflexion
sur les délais. Il faut que les cahiers des charges
imposent systématiquement un critère de durée pondéré,
qui avantage le mieux offrant sur ce point. En pratique,
un chantier public, ou plutôt qui affecte le public,
devrait avoir pour norme le travail en deux shifts de huit
heures et six jours par semaine.
Le Ministre Smet indique que le choix contraire
est fait précisément pour réduire les nuisances…
Je ne pense pas qu’une nuisance longue vaille mieux
qu’une nuisance courte, au contraire. Relativement au
budget, il y a sans doute un mauvais calcul : il faut bien
se rendre compte que ces chantiers immobilisent du
matériel, ce qui coûte très cher ; réduire leur non-usage
compenserait certainement le sursalaire des journées
plus longues et du shift supplémentaire. On entend dire
aussi qu’il y a un manque de personnel disponible pour
ces chantiers, ce qui est tout de même étonnant dans
une Région avec un tel taux de chômage…
De nombreux chantiers publics emploient du
personnel délégué d’autres pays de l’Union,
assez disponible donc pour des prestations
prolongées.
Probablement. Raison de plus pour augmenter les cadences
car je ne pense pas que ces travailleurs rentrent
au pays après 15 h ou le week-end... J’ajouterais que si,
malgré tout, les commanditaires des travaux raisonnent
uniquement en termes de coûts de main-d’œuvre, il y
en a deux qui sont totalement négligés aujourd’hui : le
coût sociétal et le coût environnemental.
Que des entreprises et des commerces soient durement
impactés, jusqu’à la faillite quelquefois, c’est inadmissible.
C’est un coût sociétal exorbitant ! Mais il y a aussi
tous les autres, vous et moi : que coûte à chacun le
fait – quotidien – de s’engluer dans un embouteillage
à cause d’une rue fermée par-ci, d’un détournement
L’accessibilité de votre établissement est perturbée
par des travaux ? Sous certaines conditions,
vous pouvez être soutenu. Vous pouvez obtenir
jusqu’à 4.000 € d’aides pour conforter votre trésorerie
ou faire face à vos charges !
Vous pouvez solliciter une aide auprès de la Région
de Bruxelles-Capitale dans l'un des cas suivants :
➜ Vous êtes indépendant et vous fermez temporairement
votre établissement à cause des
travaux (aide réservée aux microentreprises
actives dans la vente de produits ou services) ;
➜ Vous êtes un indépendant ou vous dirigez une
PME et vous concluez un contrat de crédit de
caisse à cause des travaux (aide réservée aux
PME de certains secteurs d'activités).
Quelle intervention ? Le montant de l'indemnité
s'élève à 76,30 € par jour civil, à partir du 8e jour
qui suit la date de fermeture. La durée maximale
est de 30 jours calendrier, avec possibilité de prolongation(s)
de 60 jours, afin que toute la période
de fermeture pour cause de nuisances soit couverte.
Dans ce cas, l'indemnité est versée jusqu'à
la réouverture.
À quelles conditions ? Les clients ne peuvent plus
avoir accès à l'établissement et la vente directe
au consommateur ainsi que la livraison à domicile
sont interdites.
Il s’agit là des dispositions actuellement en vigueur,
qui doivent être remplacées à l’automne
par une nouvelle ordonnance régionale, laquelle
devrait simplifier le mécanisme d’indemnisation.
Contact : Alexis Bley, conseiller juridique Beci -
ab@beci.be, +32 2 563 68 58.
par-là, d’une expérience pilote de mobilité comme à la
chaussée de Louvain… ? Et que coûtent aux entreprises
les retards incompressibles de leurs employés ?
Puis il y a le coût environnemental et sur la santé :
200 mètres de voitures à l’arrêt devant une école ne me
semble pas vraiment en phase avec les politiques publiques
de santé ou la stratégie environnementale de
la Région.
Si ceci nous apparaît comme une évidence,
pourquoi ne l’est-ce pas pour la Région ?
Je dirais : facilité et mauvais calcul. Ou plutôt : mauvais
calcul par facilité. Et un certain mépris – quel autre mot
pourrais-je utiliser ? – pour le citoyen. Quand on voit,
sur certains tronçons d’autoroutes ou certaines voieries,
des chantiers à l’arrêt pour trois semaines lors de
périodes de vacances et que les usagers doivent, malgré
l’absence de travaux, continuer à n’utiliser qu’une petite
bande de circulation balisée, on ne peut que se dire
que cette façon de gérer les choses est catastrophique,
monstrueuse même ! Deux lignes dans un cahier des
charges et les panneaux auraient été déplacés ; mais
on se fiche d’y ajouter ces deux lignes, c’est ça qui est
monstrueux ! Il y a si facilement moyen de faire mieux !
●
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
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© DKD Media
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9ׁH 3http://www.partena-professional.be/smartstartonlineׁׁЈנ[poE"1] 9ׁHmailto:gea.beci@partena.beׁׁЈנ[poE"1Z T9ׁHmailto:er@beci.beׁׁЈ׉ETHINK TANK
Général Jacques :
des entrepreneurs mettent la clé sous le paillasson
Après 24 ans d'activités, un traiteur arrête les frais,
frappé de plein fouet par le manque de planification
des travaux et leur lenteur considérable.
Les mauvaises nouvelles s'annoncent il y a plus de
deux ans, avec le blocage de l'avenue Buyl. « C'est
surtout le caractère aléatoire et imprévisible de ces
travaux qui est catastrophique », nous confie cet exploitant,
déçu par le peu de considération que les
autorités régionales et communales ont témoigné
envers son activité.
Avec les gros travaux au boulevard Général Jacques,
ce sont tous les clients de passage en voiture qui
tombent : le coup est rude. À côté de cela, le traiteur
installé de longue date a vu au fil des ans toute
une série de sandwicheries et d'affaires de petite
restauration s'installer à côté de lui. « Ce n'est pas
normal », se plaint-il. « La diversité commerciale
initiale a disparu ; à la place, la commune a autorisé
cette forme de concurrence effrénée. Le résultat
c'est que tout le monde y perd ; les nouveaux venus
qui n'ont pas les reins solides et qui ferment après
quelques mois, ainsi que les affaires bien établies
et qui ont malgré tout souffert d'une perte de chiffre
d'affaires. »
La commune ou la Région intervient-elle pour soulager
quelque peu l'entrepreneur mis en difficulté
par ces travaux? Non, rien du tout. Dommage, c'est
un traiteur qui propose de bons produits qui s'en va
et qui va chercher ailleurs un environnement de travail
plus stable et plus respectueux.
B. Russel
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BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
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POUR OU CONTRE
La fusion des communes bruxelloises ?
En cette année d’élections communales, des discussions sur
l'organisation de Bruxelles resurgissent du passé. Il est question
de réviser les rouages institutionnels pour décomplexifier
cette machinerie qui s'est alourdie avec le temps. Quel que
soit l'angle envisagé, la fusion des communes bruxelloises
s'invite dans le débat.
Zakia Khattabi, co-présidente
d'Ecolo
On finalise avec Groen un projet sur l’organisation institutionnelle
de Bruxelles, car elle ne reflète plus la réalité
bruxelloise. Les pères fondateurs qui ont rêvé Bruxelles
ont fait de la dentelle pour répondre à ce qui bloquait
en Belgique. En trente ans, ce travail d'orfèvre est devenu
une tuyauterie grossière à laquelle personne ne
comprend plus rien. Il faut commencer par supprimer
les commissions communautaires et faire remonter les
matières comme la formation personnalisable à la Région,
pour que francophones et Flamands soient sujets
des mêmes politiques. La régionalisation de l'enseignement
crispe le débat, mais la Région pourrait prendre la
main, à travers une plateforme qui permettrait à tous les
acteurs de réfléchir ensemble aux spécificités de l'enseignement
bruxellois.
Certains Flamands vont vouloir imposer une discussion
institutionnelle. N'est-il pas temps d'avoir un projet plutôt
que de subir le leur ? On est ouverts à une réflexion
sur la fusion des communes au nom des principes de
solidarité, d'égalité de traitement et de subsidiarité.
Le principe d'égalité entre les citoyens dans les communes,
c'est par exemple l'uniformisation de la fiscalité
sur toute la Région. En tant qu'écologiste, je reste bien
sûr opposée à la suppression des communes, où les citoyens
ont la prise la plus directe, mais il y a sûrement
un travail de redécoupage et de rationalisation à faire.
Est-il normal que la Ville gère des projets d'intérêt régional
comme le bois de la Cambre, le plateau du Heysel
ou le stade ? Ces charges ou celles d'infrastructures
collectives comme les piscines sont aussi exorbitantes
pour les communes.
Quand je parle de page blanche, les réticences viennent
surtout d'élus locaux qui s'assoient sur leurs territoires
comme sur un trésor. Il y a des querelles de chapelles
avec certains, qui disent Bruxelles trop forte, et la Ville
réagit comme une citadelle assiégée. Notre vision est
détachée de ces enjeux de pouvoir et poursuit l'intérêt
des Bruxellois.
Ophélie Delarouzée
Philippe Close (PS),
bourgmestre de la Ville de
Bruxelles
Ce débat veut cliver et simplifier. Or, gérer une ville est
complexe et rassembleur. Dire qu'on repart d'une page
blanche, c'est charmer les gens qui ne connaissent pas
le droit institutionnel. C'est une bonne punchline, mais
c'est tromper les citoyens. La Belgique est le fruit d'une
histoire complexe et notre fédéralisme repose sur des
équilibres. Dans l'équilibre bruxellois, la Région a été
sous-financée durant ses 25 premières années. Maintenant
qu'elle a des moyens, le fait régional n'a jamais
été aussi fort. Il va continuer à émerger et ce débat sur
la fusion des communes vers un seul Bruxelles devrait
doucement s'éteindre.
Il ne faut pas non plus être conservateur. Je ne suis
pas pour un statu quo mais pour une voie médiane qui
tient d'un certain pragmatisme. Il y aura sûrement des
avancées institutionnelles et il faut miser sur l'efficacité.
Tant mieux si elle consiste en une simplification, mais
elle peut aussi passer par des mécanismes complexes
qui concertent tout le monde, comme pour les hôpitaux
bruxellois.
Je trouve intelligent de rediscuter des frontières des communes
et de continuer à renforcer le fonctionnement intercommunal,
ainsi qu’entre les communes et la Région.
Pour Néo, la Ville et la Région ont d'ailleurs bien avancé
ensemble. Les partis flamands et néerlandophones défendent
la fusion parce qu'ils sont sous-représentés dans
les communes par rapport au poids relatif qu'ils peuvent
avoir au niveau régional. Des listes bilingues pourraient
améliorer les choses. Depuis la scission de BHV, à part
à la N-VA, ces élus se voient comme des Bruxellois néerlandophones,
non plus comme des ambassadeurs de la
Flandre. Les francophones représentent 20 % de la majorité
fédérale. Il faut arrêter de les pousser dans le coin et
dépasser les clivages communautaires. Bruxelles est une
ville-monde avec 184 nationalités. Avant de décumuler,
ma dernière proposition de loi en tant que parlementaire
soutenait la participation aux élections régionales des
35 % de résidents non-Belges.
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
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© Thinsktock
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Connaissez-vous les droits de l’entrepreneur ?
LOBBY
Beci soutient la Déclaration en 12 principes adressée par Eurochambres à la Commission
européenne, le 26 avril dernier, pour que nos entreprises puissent se développer
et garantir la prospérité. Un message à faire passer.
E
urochambres, l'association
des chambres de commerce
européennes, a présenté sa
Déclaration des droits de
l’entrepreneur à l'occasion de son 60e
anniversaire, le 26 avril. Cette déclaration
définit les conditions pour que les
entrepreneurs et les entreprises européens
puissent se développer, être
compétitifs et réussir sur la scène internationale.
La
Déclaration des droits de l’entreRené
Branders, président
de Belgian Chambers
preneur (Declaration of Entrepreneurial
Rights) est issue d'une rencontre entre Jean-Claude
Juncker, Président de la Commission européenne, et
Christoph Leitl, Président d'Eurochambres, au début
de l'année. Le président Juncker a encouragé Eurochambres
à développer davantage son idée d'un pilier
des droits des entrepreneurs en tant que réponse au
pilier européen des droits sociaux. Le pilier des droits
sociaux a été approuvé le 17 novembre dernier par les
chefs d'État et de gouvernement à Göteborg, en Suède.
Ce sont 20 principes pour un marché du travail et un
État-providence efficaces. La réalisation de cet objectif
est une responsabilité conjointe des États membres et
des partenaires sociaux.
« Il est évident que nous soutenons un tel pilier des
droits sociaux », déclare René Branders, président de
Belgian Chambers, la Fédération des chambres de
commerce belges, et membre d'Eurochambres, « mais
on ne peut parler de droits sociaux sans parler de droits
entrepreneuriaux. Après tout, les entreprises sont la
source d'emplois et de prospérité. Mais les droits des
entrepreneurs sont encore trop pris pour acquis, alors
qu'ils devraient être aussi importants dans le processus
politique que les droits sociaux et les droits des
consommateurs ».
La Déclaration des droits des entrepreneurs repose sur
12 principes tels que le bon fonctionnement du marché
intérieur, l'intégration économique effective des migrants,
la possibilité d'une seconde chance après un
échec, une infrastructure numérique performante, etc.
En outre, elle souligne également le rôle socio-économique
important que les entrepreneurs jouent dans la
société. Ils sont plus que de simples fournisseurs d'emplois
et des contribuables. Ils sont également des formateurs,
des innovateurs et des membres de la communauté
locale.
20
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
Les recommandations contenues
dans cette déclaration constituent
un tremplin pour les élections européennes
de 2019 et devraient guider
les travaux de la nouvelle Commission,
du nouveau Parlement européen
et des États membres pour garantir la
compétitivité de l'Europe et pour offrir
aux nombreuses start-up que compte
l’Europe la possibilité de devenir des
entreprises plus matures. ●
Info : www.belgianchambers.be ;
www.eurochambres.eu
Les 12 Droits de l’entrepreneur
1 Un marché unique pleinement opérationnel
2 Des conditions de commerce équitables et
favorables, au-delà de l'UE
3 Une main-d'œuvre qualifiée, compétente et
flexible
4 L'intégration économique effective des migrants
5
Des solutions de financement disponibles et
appropriées
6 L’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de
législations européennes adaptées aux PME
7 Des mesures visant à stimuler l'esprit d'entreprise
en Europe
8 Un écosystème qui facilite la création et la
croissance des entreprises
9 Une deuxième chance après l'échec et la facilitation
du transfert d'entreprise
10 Un environnement économique et juridique
permettant la prise de risques et stimulant
l'innovation
11 Une infrastructure numérique avancée, interconnectée
et accessible
12 Un accès abordable et sûr à l’énergie et aux
matières premières
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D’après Zoepf et le cabinet d’étude RethinkX2
, les enfants
qui naissent aujourd’hui n’auront d’ailleurs pas besoin
d’un permis de conduire. Dans moins de 24 mois, près de
10 millions de voitures self driving seront en fonction aux
États-Unis.
Qu’est-ce que cela va changer ?
Toute une population qui ne voyage pas ou peu va pouvoir
prendre la route : les personnes âgées ou handicapées,
malvoyantes ou à mobilité réduite, voire les mineurs d’âge.
Toute cette population souvent obligée de rester confinée
chez elle, par manque de moyens ou de logistique appropriée,
pourra prendre la route pour un montant de 0,2 €/km. Un
exercice intéressant fait par la société Voyage d’Oliver
Cameron confirme que les personnes qui ont vraiment envie
de sortir de chez elles sont prêtes à prendre plus de risques
que le consommateur moyen de transport, et donc à tester
la voiture autonome dès maintenant.
OPEN SOURCE
Édouard Cambier, Co-Owner de Seed
Factory et Président de la Belgian
Workspace Association
Qui va payer cette
voiture autonome à
Bruxelles ?
C’est la bonne question : quid ? Quand et où
va se développer cette fameuse voiture dont
tout le monde parle ?
Le véhicule autonome, au sens très large (voiture,
bus, camion, tracteur...), va se développer un peu
partout. Beaucoup pensent qu’il ne verra le jour qu’à
San Francisco ; que du contraire. L’Europe peut tirer
son épingle du jeu. Pourquoi ? Parce que l’Europe est
immensément peuplée. Si vous regardez la carte d’un
peu plus haut, d’Amsterdam à Paris (avec Bruxelles au
milieu), c’est en fait une grande ville-métropole.
D’après Stephen Zoepf, Executive Director du Center for
Automotive Research à Stanford1
, nous n’avons jamais été
aussi près du lancement de la voiture autonome. 80 %
du chemin est fait, mais les quelques derniers pourcents
sont hyper difficiles à atteindre. Pour lui, en 2024, on
aura la possibilité de circuler dans de grandes villes en
voiture autonome.
L’utilisation de ce véhicule autonome sera de deux types.
D’un côté, on aura le bureau sur roues, et de l’autre côté
une utilisation toute différente qui se rapproche d’un
espace-détente, type espace de yoga. Un mix des deux
n’est pas impossible selon les villes et les moments de
la journée.
22
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
D’après les spécialistes, ceci va également impacter le monde
du parking, basé sur l’immobilité à 95 % du temps. Les
villes sont concernées : si les voitures sont en mouvement
80 % du temps, il y aura moins de places de parking le long
des routes, plus de place pour les pistes cyclables, plus de
trottoirs, plus de verdure…
Le nouveau département de Zoepf au campus de Stanford
regroupe plusieurs écoles afin d’embrasser la thématique :
écoles d’ingénierie, d’informatique, de communication,
d’aérospatiale, de philosophie, d’intelligence artificielle,
de neuroscience, de psychologie, de design et d’éthique.
Aujourd’hui, son labo est payé par 40 entreprises qui
investissent chacune 32.000 dollars.
Les grandes questions du moment sont : comment reprendre
le contrôle de sa voiture en un minimum de temps, pourquoi
s’endort-on si vite dans ce type de voiture, quand pourrat-on
faire des tests grandeur nature sur les routes, qui va
payer les pots cassés ?
Waymo (ex-Google Car) a déjà parcouru plus de 5 millions de
kilomètres et le public américain est toujours aussi dubitatif…
Il se pose les bonnes questions : quid si accident ? Si un
tag a rendu un panneau illisible ? Si la voiture est hackée ?
Ils ont raison, car une grande partie de la technologie vient
de l’aéronautique, où les distances entre avions sont plus
grandes qu’entre deux camions sur une route.
Une avancée législative intéressante vient d’être adoptée
aux États-Unis, permettant à chaque marque automobile
de mettre 100.000 voitures autonomes par an sur la route
dès aujourd’hui.
Qui va payer ?
Google, lancé le 4 septembre 1998 et qui fait partie de la
holding Afphabet depuis 2015, est valorisé aujourd’hui à près
de 600 milliards d’euros. Son empire s’est construit grâce à
la pub sur les moteurs de recherche. Demain, Google vendra
tout simplement des solutions à plus forte valeur ajoutée, très
commerciales, qui permettront de financer certains projets
ambitieux de sociétés de voitures autonomes. Par l’entremise
de Google, demain, c’est Starbucks qui vous offrira votre visite
de la Grand-Place de Bruxelles si vous passez prendre un
expresso chez eux… Simple comme business model, non ?
1 https://cars.stanford.edu/
2 https://www.rethinkx.com/
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ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Avez-vous déjà votre numéro Rex ?
Pour les « exportateurs enregistrés », il est désormais plus facile de commercer
avec un certain nombre de pays dont l’Inde, le Pakistan, le Congo, ou encore le Canada
– et demain le Vietnam ou le Japon. Moyennant leur enregistrement dans le
système Rex, ils peuvent émettre leurs propres attestations d’origine. Le sujet a été
abordé le 27 mars dernier lors du Forum Douanes bruxellois, organisé par Beci et
les services douaniers.
Emmanuel Robert
E
ntré en vigueur en 2017, le système européen
Rex (Registered Exporter System) transfère la
certification d’origine des autorités douanières
aux exportateurs eux-mêmes. C’est l’une des dispositions
du nouveau Code des Douanes de l’Union européenne
(CDU), qui vise à simplifier les formalités à l’importation
et à l’exportation.
Rex remplace progressivement les différentes preuves
d’origine exigées dans le cadre des échanges avec les
pays bénéficiant du SPG (système de préférence généralisée
; essentiellement, ce sont les pays en développement
d’Afrique et d’Asie). Pour ces pays, les certificats
Form A et Eur.1, habituellement visés par les douanes,
laissent la place à de nouvelles attestations d’origine,
directement émises par l’entreprise exportatrice sur un
document commercial : facture, liste de colisage etc.
Cette attestation est valable 12 mois et peut être introduite
a posteriori, dans les deux ans suivant la transaction.
La
plupart des pays SPG ont déjà adhéré à ce nouveau
système ; c’est le cas du Congo, de l’Inde, du Pakistan
ou encore de la Bolivie. D’autres encore, dont l’Indonésie
ou les Philippines, y adhéreront en 2019. Au plus
tard, les preuves d’origine actuelles seront totalement
remplacées par la nouvelle attestation d’ici juin 2020.
Mieux encore : au-delà des pays SPG, le système Rex
peut s’appliquer à d’autres pays tiers ayant conclu des
accords de libre-échange avec l’Union Européenne,
comme c’est déjà le cas avec le Canada dans le cadre
du traité Ceta, pour lequel Rex a été préféré au certificat
Eur.1. Les mêmes dispositions sont prévues dans
un avenir proche avec le Vietnam, le Japon, le Mexique,
les pays de la zone Euro-Méditerranée (EurMed) et les
territoires d’outre-mer liés aux États membres de l’UE
(les PTOM), voire avec les États-Unis dans le cadre du
futur TTIP, dont les négociations sont actuellement en
suspens.
Pour émettre vous-mêmes vos attestations d’origine,
vous devez toutefois posséder le statut d’Exportateur
Enregistré (EE), ainsi qu’un numéro d’identification Rex
qui devra figurer sur l’attestation, dès lors que le montant
de la facture dépasse 6.000 euros. En-dessous de
ce seuil, il n’est pas nécessaire de posséder de statut
EE, ni de numéro Rex pour émettre l’attestation.
Le principe est le même pour les certificats d’origine
de remplacement, pour les marchandises provenant
de pays SPG, en cas de réexportation fractionnée vers
24
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
un autre État membre de l’UE, la Norvège ou la Suisse.
Là aussi, pour les envois d’une valeur supérieure à
6000 euros, l’exportateur peut apposer lui-même l’attestation
d’origine, mais doit être enregistré et posséder
un numéro Rex.
Comment s’enregistrer ?
Les entreprises concernées peuvent s’enregistrer sur
le site de l’Administration Générale des Douanes et Accises
(voir ci-dessous), où elles trouveront des informations
générales sur le système Rex ainsi qu’un formulaire
à compléter. Une fois l’entreprise enregistrée, son
enregistrement restera valable pour tous les arrangements
préférentiels qui prévoient l’auto-certification ; il
ne faudra donc pas introduire de nouvelle demande lors
des prochaines extensions du système Rex à de nouveaux
pays.
Pour les entreprises actives à l’international, c’est une
formalité à ne pas négliger. Passé la période transitoire,
les opérateurs non enregistrés ne pourront pas établir
d’attestation d’origine donnant accès au bénéfice de
préférences, alors que la douane, de son côté, ne délivrera
plus aucune preuve d’origine. ●
Pour aller plus loin :
Site web de l’AG Douanes et Accises : https://finances.
belgium.be/fr/douanes_accises ; puis « entreprises » ;
puis « douanes ».
Info : da.klama.origin@minfin.fed.be
© Thinsktock
׉	 7cassandra://8fstns3pqgzSE9nDVj92NgvBDS1AjINe0_9mIYC6-Gsm`̵ [joE"0׉EINTERNATIONAL
RESPONSABILITÉ SOCIALE
Les entreprises ont-elles besoin du
développement durable ?
Fin 2015, l’ONU présentait son Agenda 2030, avec ses 17 Objectifs de développement
durable (ODD). Parallèlement, un appel mondial était lancé à la responsabilité des
entreprises face aux défis économiques, sociaux et environnementaux. La Belgique
a immédiatement donné écho à cet engagement, y compris par la voix de ses entreprises.
P
ourtant,
certaines entreprises de toutes tailles,
de même que nombre de consommateurs,
peuvent avoir des difficultés à s’y retrouver.
Dans des contraintes économiques ou face à des priorités
d’autres natures, la perplexité des entreprises pourrait
se traduire dans deux interrogations : s’agit-il surtout
de communication ? N’en va-t-il pas d’abord de la
responsabilité des très grandes multinationales ?
Seule une minorité de responsables d’entreprise n’ont
pas pris conscience de l’importance des défis planétaires
et de l’enjeu pour les générations à venir. La croissance
démographique augmente les besoins en denrées alimentaires
et en eau potable ; les villes doivent se transformer
pour rester vivables ; il faut un emploi épanouissant
pour tous, des règles pour l’économie mondiale qui
permettent la liberté de faire du commerce au-delà des
frontières de manière équitable et en toute sécurité…
Pour les acteurs de l’économie, il s’agit de prendre la
mesure de l’impact que peuvent avoir leurs décisions
quotidiennes en matière de commerce et d’investissement,
tant sur la compétitivité de leur entreprise que
sur notre ambition collective de créer de la croissance
et de l’emploi à long terme. Et ainsi, nous nous rendons
compte que, quelle que soit la taille de l’entreprise, elle
est aujourd’hui tributaire de la globalisation et de la
santé économique, sociale et environnementale ailleurs
qu’à Bruxelles ou même en Europe.
Travailler à la santé de son entreprise et à ses avantages
compétitifs, par une harmonisation de ses activités
commerciales avec la communauté locale et la préservation
de l’environnement, relève de la politique de
nombre d’entreprises depuis bien plus longtemps que la
création des ODD. C’est parfois tellement intégré dans
leur vision qu’elles ont oublié de déclarer ou de répéter
qu’elles sont durables depuis leurs débuts, parce
qu'elles ont toujours, par exemple, véhiculé les valeurs
de leur fondateur.
Une bonne stratégie de responsabilité sociétale doit
être intégrée à l’ADN de l’entreprise. Ce n’est pas un
programme philanthropique ou écologique vaguement
connecté à son activité. Mais même pour les entreprises
qui sont durables, parfois depuis leur création, une réflexion
et un effort ne sont pas inutiles. Pour améliorer
la communication sur leur durabilité, et pour optimaliser
certains rendements par des innovations dans le
recyclage, l’efficacité énergétique ou la mobilité, par
exemple.
Mathieu Maes, ICC Belgium
Vox populi
Au vu des comportements connectés des consommateurs
et de leurs exigences toujours plus grandes en matière
d’exemplarité des entreprises et de leurs dirigeants,
les risques en termes de réputation sont permanents.
Avoir un comportement correct ne suffit pas. Il s’agit
d’être proactif dans sa communication et les comptes
annuels n’y suffisent plus toujours. Ainsi, nombre d’instruments
sont à disposition des entreprises pour un rapportage
standardisé, utile tant pour les investisseurs que
pour les observateurs de la société civile, tels que des
lignes directrices du GRI, du Pacte mondial (Global Pact)
des Nations Unies, de l'ISO 26000…
Enfin, la responsabilité (sociétale) des entreprises devrait
commencer par un « programme de compliance »
non seulement pour sensibiliser les employés et tiers
concernés aux risques de fraudes relatives aux lois applicables
(y compris la corruption, le droit de la concurrence,
le traitement de données personnelles, les
contrôles à l’exportation, les sanctions économiques…)
et les gérer, mais aussi pour s’assurer de l’application
de tous les standards, notamment éthiques, internes à
l’entreprise. La légitimité pour le public de toute la stratégie
en matière de durabilité de l’entreprise pourrait
être remise en question si elle est prise en défaut pour
sa compliance – un risque grandissant. ●
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
25
© Thinsktock
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Bruxelles, région durable
-20%
Énergie
11,4%
14,6%
238ha
2316ha
RÉSIDENTIEL
35,9%
TERTIAIRE
21,4%
Mobilité : 2010-2017
+57 % de voyages en
transports en commun (STIB)
+650 % de cyclistes
55,4
Eau
millions de m³
d’eau consommés
en 2016 par
Déchets
les ménages
bruxellois.
32,4 % triés et recyclés (PMC, papier, verre,
déchets verts et organiques)
67,6 % incinérés
Air et climat
Particules fines
-40 % entre 2000 et 2013
Sources :
46% 42% 9% 3%
...
Chauffage
des bâtiments
résidentiels
Transport
Chauffage
des bâtiments
tertiaires
26
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
Autres
Dioxyde d'azote (NO2)
Concentration moyenne : 39 µg/m³ en 2014
à la station de Molenbeek-Saint-Jean,
juste sous la valeur limite européenne.
47%
Trafic
Apports extérieurs
à la Région
40%
13%
Pollution urbaine de fond
Gaz à effet de
serre (GES)
-18%
entre 2004 et 2013
TRANSPORT
3,7%
INDUSTRIE
1,3%
AUTRES
Gaspillage
alimentaire
25.000 tonnes
de produits alimentaires
jetés par an, soit
15 kg/personne.
40 % Entreprises
60 % Ménages
DE CONSOMMATION
ÉNERGÉTIQUE
entre 2004 (24.134 GWh)
et 2015 (19.381 GWh).
37,7%
Nature
de surfaces boisées (18,4 km²)
du territoire régional sous statut protégé
de réserves naturelles et
forestières
sous Natura 2000
479.408 tonnes de
déchets collectés en 2015
׉	 7cassandra://7sWDck2v-MTiOIyAtAQWWx6SOYwPEwjZgp9ITmXP7LUd`̵ [joE"0׉EFTOPIC
GREEN
La Belgique, nouvelle terre d’accueil du
recyclage ?
Face au récent blocage de l’importation de déchets par la Chine, l’Europe doit accélérer
son processus de gestion de ces déchets. En tant que bon élève, la Belgique
pourrait être une terre d’accueil en développant de nouveaux centres de tri.
Géry Brusselmans
aisons de la Belgique la poubelle du monde. »
Cette phrase, lancée par onze entrepreneurs dans
« F le journal économique L’Echo en janvier dernier, a
fait bondir plus d’un lecteur. La proposition est pourtant
moins farfelue qu’elle n’y paraît. L’Europe doit en effet
faire face à une surabondance de déchets. L’équation est
somme toute assez simple : au plus il y a d’Européens,
au plus la consommation augmente, au plus il faut jeter.
S’ajoutent à cette surconsommation des problèmes
connexes autour du stockage de déchets dangereux, du
recyclage des déchets plastiques, de la gestion du papier
et des cartons ou encore de la transformation des
déchets organiques.
Le plastique, plus gros enjeu
européen
Le plastique est « le » plus gros enjeu au niveau
européen et même mondial. Sa production a été
multipliée par vingt en cinquante ans mais, a
contrario, sa gestion fut jusqu’il y a peu catastrophique.
L’Europe rattrape son retard. Aujourd’hui,
la majeure partie des pays européens recyclent
plus de 22 % des produits plastiques. D’ici 2030,
l’Europe aimerait imposer le tri et le recyclage
de tous les emballages plastiques, ce qui devrait
impacter notre vie quotidienne et celle de nos entreprises.
À partir de 2019, les Belges pourront
déposer de plus en plus de déchets plastiques dans
les sacs bleus PMC (pots de yaourts, barquettes
de beurre…). L’idée serait de pouvoir transformer
ces plastiques en de nouvelles matières. « Le côté
positif, c’est que nous assistons déjà à des changements
de mentalité de la part de grands acteurs »,
observe Ingrid Bouchez, responsable de la communication
chez Val-I-Pac. « Je pense à Danone
ou Coca-Cola, qui ont annoncé vouloir utiliser un
certain pourcentage de matière plastique recyclée
dans la production de leurs emballages. Quand des
entreprises majeures donnent le ton, les choses
changent. » Quelques grands projets existent chez
nous en matière de tri et de recyclage de matière
plastique. Ainsi, il devrait y avoir prochainement
deux centres de tri en Wallonie, dont un situé dans
la région de Mons, capable de gérer 27 000 tonnes
de déchets plastiques par an. Un projet est également
à l’étude pour Bruxelles.
Des montagnes de déchets plastiques, dont la
Chine ne veut plus : problème ou opportunité ?
Un Européen produirait chaque année 5 tonnes de déchets,
dont 200 kilos seraient considérés comme dangereux.
Des initiatives de recyclage fleurissent dans différents
pays européens mais le train, déjà en marche, doit
toutefois être accéléré… notamment à cause de la Chine.
La Chine est le premier importateur mondial de déchets :
elle importait jusqu’il y a peu 8,4 millions de tonnes de
déchets plastiques chaque année, dont la moitié provenant
d’Europe (à elle seule, la Belgique aurait envoyé 424 000
tonnes de déchets plastiques en Chine, l’année dernière).
Depuis janvier dernier, la Chine a considérablement réduit
ces importations. « C’est un désastre pour l’Europe »,
s’exprimait récemment Arnaud Brunet, directeur du bureau
international de recyclage, dans le journal Le Point.
Solution à court terme : le Vietnam, l’Inde ou le
Pakistan
Des décisions à court terme sont indispensables. Or, les
systèmes de tri et de recyclage sont trop peu développés
en Europe. « Il existe une véritable disparité dans la
gestion des déchets au niveau européen », évoque Yves
Decelle, spécialiste de la question au sein de Suez. « À
l’échelle européenne, le tri existe depuis plus de trente
ans, mais pas partout. Les bons élèves sont l’Allemagne,
les Pays-Bas, la France ou encore la Belgique. Les pays
les moins avancés sont la Bulgarie, la Pologne, Malte ou
la Grèce, qui mettent encore la majorité de leurs déchets
en décharge. »
À très court terme, une première solution pour l’Europe
serait d’exporter les déchets vers d’autres pays que
la Chine. On parle notamment du Vietnam, de l’Inde,
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
27
© Thinsktock
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La Belgique, pionnière du
du Pakistan ou du CamFrancis
Huysman (Val-I-Pac)
bodge. « C’est une potentielle
source de développement
économique pour
ces pays », estime Francis
Huysman, directeur général
de Val-I-Pac, organisme
dont la mission est de stimuler
et coordonner chez
nous le recyclage d’emballages
industriels. « Il
serait toutefois impossible
d’en faire une alternative à
la Chine ; les capacités de
tri et de stockage sont en
effet trop faibles à l’heure
actuelle et ne pourront jamais
compenser ce que la Chine absorbait. » D’autre part,
les politiques européennes prônent plutôt la gestion des
déchets à l’échelle locale. La « vraie » solution serait donc
de développer des centres de tri en Europe.
La Belgique, terre d’accueil des déchets ?
« Certaines initiatives fleurissent déjà en Europe », assure
Yves Decelle, de chez Suez. « On avance toutefois très prudemment.
D’abord car on ne sait pas encore aujourd’hui
si la Chine ne fera pas marche arrière. Il faut également
savoir que le tri-recyclage est un marché très instable.
Le tri coûte de l’argent ; le prix de revente fluctue. Au
sein de Suez, nous avons déjà dû fermer des unités pour
manque de rentabilité. »
Si le développement des centres de tri en Europe est la
piste la plus plausible, la Belgique pourrait jouer un rôle
majeur. « Je suis convaincu du potentiel de la Belgique,
tout comme notre pays fait régulièrement office de pays
test pour d’autres matières », estime Francis Huysman,
directeur général de Val-I-Pac. « Surtout qu’au niveau
international, la Belgique est assez appréciée pour sa
position centrale », ajoute Fatima Boudjaoui, porte-parole
de Fostplus, organisme qui assure la collecte, le tri et le recyclage
des déchets d’emballage ménagers en Belgique.
« Nous aimerions attirer de nouvelles entreprises sur nos
terres. Il faudrait dans un premier temps que les centres
de tri soient optimisés. Prenons l’exemple des intercommunales,
avec qui Fostplus travaille. Certains centres ont
des capacités de stockage
de 20 000 tonnes, ce qui est
trop peu. Pour séduire des
investisseurs, nous préconisons
de développer
des centres de tri de plus
grande taille mais en moins
grand nombre. »
Yves Decelle (Suez)
28
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
« Il faut donner des
incitants à toute la
filière »
Il ne faudrait d’ailleurs
pas uniquement développer
les centres de tri mais
recyclage
À l’échelle européenne, la Belgique reste un
exemple en matière de recyclage. Notre pays recyclerait
pas moins de 38 % de ses déchets plastiques,
ce qui la place au premier rang de tous les
pays européens ! Idem pour les cartons, le verre,
ou les déchets plus dangereux. « Notre pays avait
anticipé les lois européennes », explique Fatima
Boudjaoui, de chez Fostplus. « Nous avons établi
un scénario unique, en choisissant de collecter
les cartons, les plastiques ou même le verre via
les bulles à verre. Ce défi s’est avéré payant, notamment
d’un point de vue philosophique, mais
également d’un point de vue économique, grâce
à une prise de responsabilité de toute la filière. »
La Belgique est même un point central au niveau
mondial pour l’importation de certaines catégories
de déchets : décontamination de transformateurs
électriques aux huiles à Grimbergen, recyclage
de métaux précieux (or, cuivre…) de certaines
composantes à Gand, ou encore développement
d’une filière de réutilisation de pièces détachées
à Bruxelles. Des experts belges sont d’ailleurs régulièrement
consultés par les pays étrangers dans
le domaine du recyclage. Une preuve de plus que
la Belgique pourrait être une belle terre d’accueil
en la matière pour l’Europe !
plus généralement toute la
filière. « Nous demandons
aux autorités de donner
un cadre légal », explique
Yves Decelle, de chez Suez.
« Pour prendre un exemple
concret, les producteurs de
voitures ou d’ordinateurs
devraient avoir l’obligation
d’utiliser un certain pourcentage
de plastique recyclé
dans les produits neufs,
ce qui n’est pas encore le
cas aujourd’hui. » Fatima
Boudjaoui, porte-parole chez Fostplus, prône quant à elle
un assouplissement des règles belges pour attirer de
nouveaux investisseurs. « En Belgique, le gouvernement
est plus strict qu’au niveau européen en matière d’obligations.
Nous observons un grand intérêt d’investisseurs
de premier plan pour s’installer chez nous. Des règles
plus souples, ajustées à celle de l’Europe, pourraient les
attirer. » Ingrid Bouchez, responsable communication
chez Val-I-Pac, prône plus généralement « un changement
de mentalité. Il faut une évolution économique mais
également une évolution technique. Les producteurs
d’emballage n’ont pas l’habitude de travailler avec une
matière recyclée. Il y a encore de nombreuses possibilités
pour la transformation. »
Fatima Boudjaoui (Fostplus)
Et qui dit terre d’accueil pour le recyclage dit forcément
nouvelles perspectives d’emploi à la clé… ●
D.R.
D.R.
© Dati Photography
׉	 7cassandra://sXDk84XG_u5c_FYOGy3n059N6qPE8krWU8_KCD-u-hw`̵ [koE"0׉EOTrier ? Un jeu d'enfant
et de la valorisation, c'est encore mieux. C'est précisément ce
à quoi s'attache la deuxième étape du processus proposé par
jetriedansmonentreprise.be
Voici quelques uns des conseils que les entreprises pourront
trouver sur le nouveau site de VAL-I-PAC:
➜ Adapter le taux de remplissage des conteneurs
➜ Collecter les films plastique dans des sacs séparés
➜ Bien remplir les sacs
➜ Si les quantités de déchets sont importantes en volume,
utiliser un conteneur-presse
➜ etc.
Avec le lancement de son nouveau site jetriedansmonentreprise.be,
VAL-I-PAC entend encourager
les entreprises à trier leurs déchets d'emballages.
Mieux et plus. Explications avec Ingrid Bouchez,
directrice de la communication de l'organisme
agréé pour les déchets d'emballages industriels.
Ce n'est pas parce que nous sommes les champions européens
du tri et du recyclage des déchets, avec une performance
de 88,9% tous matériaux confondus, que nous devons
nous reposer sur nos lauriers. Ce constat, c'est celui de
l'équipe de VAL-I-PAC, l'organisme agréé qui stimule et coordonne
le recyclage des emballages industriels depuis près de
20 ans. "Il faut faire plus et mieux" résume Ingrid Bouchez. Et
pour faire plus et mieux, rien ne vaut la force d'un message
simple: "Nous partons du principe que si nous donnons les codes
corrects aux entreprises, elles peuvent y parvenir comme
n'importe quelle autre entreprise rompue à l'art du tri" explique
la directrice de la communication de VAL-I-PAC. Pour y parvenir,
VAL-I-PAC a créé le site jetriedansmonentreprise.be.
Première étape: je cartographie la production des déchets
jetriedansmonentreprise.be
proposera un état des lieux qui
permettra à l'entreprise de découvrir la nature des déchets
qu'elle produit. "Pour ce faire, le site met à leur disposition
un tableur où les quantités de déchets par type et par mois
peuvent être encodées. Les flux classiques du système VALI-PAC
comme le bois ou le carton sont déjà renseignés, mais
l'utilisateur peut également y ajouter d’autres types de déchets
" explique Ingrid Bouchez. Une fois les données introduites,
l'utilisateur obtient un aperçu de la production mensuelle pour
chaque type de déchet. Pour les déchets résiduels, c'est-àdire
ceux qui correspondent à la fraction non triée, jetriedansmonentreprise.be
montre qu'il est possible de faire mieux. En
s'appuyant sur des données statistiques (OVAM), on constate
en effet que la fraction résiduelle contient souvent encore pas
mal de déchets valorisables. Ainsi, un conteneur fixe contient
en moyenne encore 20% de bois, 11% de plastique, des
inertes et des papiers carton (7%).
Deuxième étape: j'obtiens des conseils d'optimisation
Cartographier et savoir, c'est déjà bien, mais recevoir des
conseils pour améliorer sa situation sur le plan du recyclage
Pour ses 20 ans, VAL-I-PAC vous fait la fête!
VAL-I-PAC a en outre décidé de fêter dignement son 20ème
anniversaire à travers des actions organisées pour ses différents
stakeholders. L'organisme agréé va également gâter les
entreprises en distribuant de beaux cadeaux... "Dans le cadre
d'un concours, nous allons encourager les entreprises, qu'elles
soient ou non membres de VAL-I-PAC, à nous communiquer
leurs bonnes pratiques en matière de gestion des déchets. Les
scénarios les plus pertinents seront identifiés par VAL-I-PAC
dans différentes catégories. Et un lauréat sera désigné par catégorie.
Le jeu en vaut la chandelle: un budget de communication
de 5.000 euros que les entreprises pourront dépenser
dans des publications spécialisées de leur choix en faisant état
de leurs belles expériences en matière de tri des déchets.
jetriedansmonentreprise.be
Le site permet par ailleurs de:
➜ Vérifier des obligations en vigueur en Flandre, en Wallonie
et à Bruxelles avec les différents flux qui doivent être obligatoirement
triés
➜ Mieux communiquer et motiver le personnel en interne (matériel
de communication mis à disposition des entreprises)
➜ Retrouver l'inventaire des primes de VAL-I-PAC (pour quels
matériaux et quels types de primes)
➜ Trouver un collecteur de déchets en fonction du type de déchet,
du code postal (collecteurs affiliés à VAL-I-PAC) etc.
➜ Bénéficier de conseils pour bien trier les déchets
➜ Découvrir de manière ludique la seconde vie des matériaux
à travers l'exploration d'équipements présents dans notre
environnement professionnel (notre plan de travail en bois
recyclé par exemple)
➜ Retrouver tous les liens vers les sites officiels et vers les
organismes comme l'OVAM, Bruxelles Environnement,
BECI...
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Rien à jeter dans les biodéchets !
GREEN
Le tri des déchets organiques, notamment grâce au compostage collectif et individuel,
aux sacs orange et verts, est désormais une réalité pour l’ensemble des Bruxellois.
Déjà, certains déchets sont transformés en énergie, d’autres en compost. Mais il
reste du pain sur la planche.
Géry Brusselmans
L
e tri des déchets organiques à Bruxelles n’est
désormais plus en phase test. Aujourd’hui, les
entreprises et particuliers installés dans une des
19 communes peuvent déposer leurs déchets organiques
dans un sac vert ou un sac orange. Il n’y a toutefois pas
d’obligation pour les sacs orange, et les sacs blancs
restent d’actualité pour les déchets ménagers.
Mais il semble évident que c’est le tri des « organiques » qui
est appelé à se développer. En 2017, environ 5000 tonnes
de déchets organiques ont été récoltées à Bruxelles. « Selon
nos estimations, cette quantité devrait être doublée
d’ici quelques années », annonce Nicolas Scherrier,
spécialiste de la gestion des déchets organiques pour
Bruxelles Environnement. L’importance de ce tri tient dans
une logique d’efficacité : les déchets organiques peuvent
en effet produire de l’énergie, notamment de l’électricité,
du terreau ou encore de l’engrais pour l’agriculture.
Replaçons le contexte : les déchets organiques, ou biodéchets,
sont de deux types. D’un côté les déchets alimentaires,
qui sont en gros nos déchets ménagers : pelures
de fruits ou de légumes, mouchoirs, restes de repas… De
l’autre les déchets verts : tonte de gazon, taille des haies,
plantes... Comme d’autres villes européennes, Bruxelles
doit accélérer le processus de tri d’ici à 2030, d’après
une convention établie avec l’Europe. Et, vous le
lirez ci-dessous, du chemin t à ourir…
Aujourd’hui, la grande majorité
alimentaires partent dans
biométhanisation situé à Ypr
ils y sont transformés en
pour produire de l’électricité,
également du compost.
Le centre d’Ypres s’inscrit
fois comme une solution
tentiellement temporaire pour
Bruxelles. Le transport de
chets à 125 km de la capital
en effet peu avantageux pour
l’environnement, sans oublier
que le transport
d’une tonne de déchets
organiques coûterait à
Bruxelles l’équivalent de
100 euros. Comment
s’opérera le tri des déchets
organiques dans
cinq ans ? Une piste de
réponse est donnée par Phosphore,
plate-forme de co-créa
30
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
tion entre les citoyens, des scientifiques et les pouvoirs
publics. « Le but de Phosphore est de sensibiliser et
de soutenir les particuliers, écoles ou entreprises qui
gèrent des déchets organiques de manière autonome
avec des techniques locales », explique Simon De Muynck,
coordinateur de Phosphore. « Il existe des dizaines de
techniques, comme le compostage, le vermicompostage,
la valorisation animale, la micro-biométhanisation ou
l’éco-digestion qui s’adaptent à différents acteurs (citoyen,
restaurant, école…) » L’initiative s’est développée
à Bruxelles, avec aujourd’hui pas moins de 150 composts
collectifs situés dans les 19 communes.
Pas encore de solution claire à long terme
« Bruxelles Environnement, qui participe à Phosphore,
prône une gestion décentralisée et locale des biodéchets
», complète Nicolas Scherrier, de Bruxelles Environnement.
« Cette gestion décentralisée n’est toutefois
pas une solution suffisante pour gérer l’ensemble des
déchets produits par la Région. Il faut éventuellement la
compléter par une gestion centralisée des déchets. C’est
ce que nous étudions actuellement. »
Une grande question se pose : que deviendront les déchets
organiques s’ils ne partent vers Ypres ? La ville de Lille,
par exemple, fait rouler ses bus avec du biogaz issu de
déchets, grâc à entre de biométhanisation.
construction d’un centre
biométhanisation à Bruxelles est à l’étude
années. Il y a évidemment
des contre, notamment en
(60 millions d’euros seertaines
estimations) et
des nuisances sonores et
olfactives. Bruxelles a
pourtant pris un train
en marche et devra se
plier prochainement à
quelques obligations.
Ainsi, on évoque en coulisses
une contrainte européenne
qui obligerait
les Bruxellois à trier
leurs déchets organiques
pour 2023. ●
© Thinsktock
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BAS CARBONE ?
QUELLE GOUVERNANCE
Forum 22 juin
Suite aux négociations climatiques
internationales lancées par les Nations
Unies, la Région de Bruxelles-Capitale
s’est engagée à développer une stratégie
de réduction de 80 à 95% des émissions
de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.
Pour amorcer la transition vers une société
plus durable, il est primordial de mobiliser
l’ensemble des ressources qui font la
richesse du territoire urbain, comme c’est
le cas de la Région de Bruxelles-Capitale.
Les défis rencontrés par les métropoles
étant de nature multidimensionnelle
et transversale, seule une approche
coordonnée à de multiples niveaux et visant
à engager divers domaines de compétence
est susceptible d’être concluante. C’est
sur base de ces constats que la Région
de Bruxelles-Capitale se penche sur
les possibilités de gouvernance qui lui
permettraient d’atteindre son objectif
bas carbone à l’horizon 2050.
Selon les Nations-Unies, les villes
regrouperont 2/3 de la population à
l’horizon 2050 et seront les principales
responsables d’émissions globales de
carbone.
L’étude bas carbone bruxelloise a doté
la Région d’un outil et de scénarios lui
permettant d’établir sa stratégie bas
carbone à l’horizon 2050. Elle permet
à la Région d’avoir une vision plus
fine des impacts des modifications
comportementales et techniques de
diverses trajectoires, et d’être alors en
mesure de mener une politique long
terme dans chacun des secteurs.
Une réflexion sur l’évolution du rôle et
des méthodes de travail des pouvoirs
publics est par ailleurs indispensable,
tenant compte du potentiel des
mouvements citoyens pour entamer
une transition sociétale radicale. Dans
ce contexte, Bruxelles Environnement
organise le vendredi 22 juin 2018 un
le potentiel des groupes de citoyens
à relever les défis climatiques. Olivier
De Schutter (UCL) et Simon De
Muynck (Centre d'écologie urbaine)
parleront de l'autonomisation des
citoyens et des moyens collaboratifs
pour transformer notre ville.
Les débats et les ateliers seront animés
par le Civic Innovation Network
(https://civicinnovation.network/site),
un laboratoire bruxellois facilitant la
co-création et visant à réaliser des
coentreprises et développer des outils
systémiques pour la résilience urbaine.
forum autour de la question : « Quelle
gouvernance pour une société urbaine
bas carbone à l’horizon 2050 ? »
L’ambition du forum sera d’amorcer
une réflexion collective quant à la
relation fructueuse entre les pouvoirs
publics et l’action citoyenne, et ainsi
établir les base d’une stratégie d’action
pour être à la hauteur de l’objectif bas
carbone à l’horizon 2050.
Parmi les intervenants, Elisabeth
Grosdhomme-Lulin donnera un
aperçu de l'évolution des services
publics et les méthodes pour activer
QUAND:
22 juin 2018, de 8h30 à 17h00.
OÙ:
BEL Auditorium,
Bruxelles Environnement,
Avenue du Port 86c
1000 Bruxelles
https://www.bel.brussels
QUI:
Les parties prenantes au niveau
local, national et international :
●
Associations de citoyens et
société civile
● Autorités publiques
● Acteurs privés
●
Universitaires
LANGUES :
Français, Néerlandais, Anglais
INSCRIPTIONS :
http://bascarbone.
environnement.brussels
PLUS D’INFO :
lowcarbon@environnement.brussels • http://bascarbone.environnement.brussels
׉	 7cassandra://DMyeKbDdAIYDWrZbFTiMUudPuxbZI-ujCbYt0XWkqMg $`̵ [koE"0׉ESolarClick : vers 4 500
tonnes de CO2
SolarClick est le nom du programme lancé début 2017 par le
gouvernement bruxellois pour exploiter l’important potentiel
de production d’électricité photovoltaïque que représentent
les toitures des bâtiments publics. Mis en œuvre par Sibelga,
le gestionnaire des réseaux d’énergie, le projet est suivi en
collaboration avec Bruxelles Environnement et bénéfi cie d’un
budget de 20 millions d’euros sur 4 ans (2017-2020).
SolarClick a pour mission d’équiper près de 85 000 m2
de toitures de bâtiments publics bruxellois de panneaux
photovoltaïques d’ici 2020. À la clé : une réduction
d’environ 4500 tonnes des émissions de CO2
à Bruxelles.
Ce programme repose sur un principe de « win-win » :
le pouvoir public bénéfi cie gratuitement de l’électricité
produite pour couvrir ses besoins, tandis que la Région,
propriétaire des panneaux, perçoit les certifi cats verts et
alimente le Fonds Climat avec le produit de leur vente.
Cette année, 48 premiers bâtiments régionaux et
communaux (bâtiments administratifs, infrastructures
sportives, écoles, etc.) seront équipés de panneaux
PLUS D’INFO :
https://solarclick.be/ • info@solarclick.be
Copropriétés et panneaux photovoltaïques : des modèles
de contrats pour l’usage des toitures partagées
Vous louez un bien équipé de panneaux photovoltaïques en
toiture ? Vous voulez installer des panneaux photovoltaïques
sur le toit d’un immeuble en copropriété, voire utiliser
celui d’un immeuble voisin ? Mais, entre (co)propriétaire,
locataire, copropriété et voisin, qui fait quoi, qui paye quoi,
qui est responsable de quoi ? Référez-vous aux modèles
de contrats !
Pour défi nir clairement les modalités d’utilisation de ces
« toitures partagées » pour des panneaux photovoltaïques,
Bruxelles Environnement met à votre disposition des
contrats-types : des clauses à intégrer au bail en cas de
location d’un bien, des modèles de contrat de location ou
de mise à disposition de la toiture et des clauses-types
pour procès-verbal d’assemblée de copropriétaires. Ces
modèles vous permettent de clarifi er les termes de l’accord
entre les diff érents intervenants et peuvent servir de base
à la rédaction de vos documents offi ciels.
Si vous êtes un professionnel ou une copropriété de plus
de 6 unités, contactez le Facilitateur Bâtiment Durable au
0800/85.775.
PLUS D’INFO :
www.environnement.brussels/facilitateur • facilitateur@environnement.brussels
photovoltaïques « SolarClick ». Au total, 150 sites seront
équipés d’ici à 2020, augmentant ainsi d’environ 20 % la
puissance photovoltaïque existante à Bruxelles.
La première installation « SolarClick » a été mise en service
le 25 mai, en présence de la ministre Fremault. Il s’agit de la
maison de retraite Val des Fleurs à Berchem-Sainte-Agathe,
bâtiment du CPAS.
/an en moins à
Bruxelles à l'horizon 2020 !
© Sibelga
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Épuration des eaux : des défis et d’énormes
opportunités
Avec sa densité de population et une activité industrielle encore vivace, Bruxelles
doit bien évidemment veiller à gérer au mieux ses eaux usées. Directive européenne
et image obligent. Sur ce territoire exigu, ce sont les stations de Bruxelles-Nord
et de Bruxelles-Sud qui s'acquittent de cette mission importante. Ces dernières
années, toutes deux se sont engagées dans d'importants chantiers de rénovation.
Johan Debière
S
ouvenez-vous : en 2011, Aquiris faisait parler d'elle
dans le cadre d'un pilote de valorisation des sédiments
de la station d'épuration nord de Bruxelles,
en vue de produire du bioplastique (lire notre encadré
à ce sujet). Cette fois, c'est vers la station localisée
au sud de Bruxelles que les projecteurs se braquent avec
l'exploitation de la technologie dite « membranaire ». Une
technologie étonnante qui permet un niveau de filtration
extrêmement élevé. Sandrine Moulin, ingénieur au sein
de la SBGE : « Cette technologie, utilisée pour la filtration
des effluents des eaux usées de Bruxelles, est la même
que celle qui est utilisée dans certaines entreprises, en
particulier comme les nombreuses entreprises actives
à Bruxelles dans les secteurs agro-alimentaire et pharmaceutique
».
Traitement tertiaire
Pour la SBGE, il s'agit de relever le défi de ce que l'on appelle
le traitement tertiaire. Quand le secondaire s'occupe
de traiter les composés organiques ou les phosphates présents
dans l'eau, le tertiaire prend en charge des polluants
comme l'azote et le phosphore, mais aussi les agents
pathogènes. Cette deuxième mission, bien qu'importante,
est encore loin d'être généralisée dans les grandes villes.
En effet, le traitement par la technologie membranaire
dans un environnement urbain comme celui de Bruxelles
nécessite d'assurer une continuité dans le traitement des
eaux usées, sans réduction de capacité (ndlr : avec une capacité
de 360.000 équivalents habitants, cette installation
couvre les besoins d'une importante partie de Bruxelles).
Sandrine Moulin : « Cette phase des travaux est particulièrement
compliquée en fonction de l'exiguïté du site, qui
34
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
La station d’épuration Sud, qui traite environ un
tiers des eaux usées bruxelloises, a été rénovée
au cours des dernières années.
n'offre aucune possibilité d’extension foncière. Plusieurs
solutions ont été étudiées en avant-projet. Compte tenu
des contraintes auxquelles nous devions faire face, c'est
la technologie membranaire qui a été retenue ». En effet,
outre sa qualité de filtration à nulle autre pareille, cette
technologie affiche des performances élevées à partir
d'un procédé compact.
Valorisation du biogaz
Outre la compacité et le haut degré de filtration, le choix de
ce procédé par la Société Bruxelloise de Gestion de l'Eau
(SBGE) a également permis de mettre en place une unité
de valorisation des boues. « Celles-ci sont produites par un
procédé de digestion anaérobie permettant la production
de biogaz (...) Une cogénération permet ensuite de valori©
Reporters
© Inventive Studio/Vinci Environnement
׉	 7cassandra://SAMtV3uCvzSUvmlifxKVPFtNJ2tBHc_RM-ZFgOUvArY:`̵ [koE"0׉EADu bioplastique à partir des
sédiments
ser ce biogaz et de produire une partie de l’électricité nécessaire
pour faire fonctionner le site », poursuit Sandrine
Moulin. Revers de la médaille : les membranes utilisées
pour le filtrage doivent être lavées très régulièrement afin
de maintenir leurs performances à leur niveau optimal,
c'est-à-dire de contenir la consommation d'énergie nécessaire
afin d'assurer la meilleure filtration possible et
de maintenir la capacité hydraulique au même niveau.
Sans trop entrer dans les détails, précisons que l’eau
filtrée correspond à l’eau traitée : « En bout de process,
l'eau est conforme aux normes de rejet. Les résidus sont
des boues dites ‘activées’, composées en autres des bactéries
épuratrices. Celle-ci sont maintenues dans les
réacteurs à une concentration constante, l’excès étant
envoyé vers la filière de traitement et de valorisation des
boues, c'est-à-dire vers l'unité de digestion anaérobie »,
poursuit Sandrine Moulin.
R-Use
Valoriser les boues pour obtenir de l'électricité, c'est
bien. Mais assurer la gestion de l'eau pour lui permettre
d'intégrer une boucle qui va plus loin que le cycle bien
connu de la gestion de l'eau, c'est encore mieux. Pour
cette raison, la SBGE a décidé de s'engager dans le projet
R-Use. Sandrine Martin : « La qualité des eaux de sortie
d’un bioréacteur à membrane étant très bonne, un simple
traitement complémentaire de désinfection de type UV
et/ou par chloration permettrait de réutiliser cette eau.
Le premier utilisateur de cette eau est la SBGE ; la station
produira sa propre eau de service afin de limiter la
consommation d’eau potable ».
Cette première application n'est pas négligeable,
puisqu'elle représente tout de même un débit de 30 m³
par heure. La SBGE ne sera pas seule à être concernée
par cet intéressant projet : « Un projet avec un partenaire
industriel actif dans la construction automobile est en
cours ». Il s'agirait ici de pouvoir mettre à la disposition de
cette usine environ 90 m³ par heure. Aucun nom n'a filtré,
oserions-nous écrire, mais on imagine bien, vu la localisation
de la station, et les 200 mètres qui les séparent à vol
d'oiseau, qu'il s'agit de l'usine Audi à Forest... Ce projet
est inscrit dans les lignes de développement de la SBGE.
Et si la législation en la matière reste encore floue en Belgique,
la SBGE assure que l'Union européenne pousse en
ce sens. Ce que l'Europe veut, Bruxelles le voudra aussi,
Le 7 octobre 2011, Aquiris a inauguré le premier
prototype industriel de production de bioplastique
à partir d’eaux usées municipales. La technologie
unique utilisée dès 2010 pour le produire à partir
des eaux usées urbaines a représenté une avancée
majeure à Bruxelles, mais aussi à l'échelle européenne.
Certes, alors développée à l'échelle d'un
pilote, l'installation a permis de convertir efficacement
les eaux usées en bioplastique, ou plus exactement
en PHA ou polyhydroxyalkanoate, lequel
se dégrade en moins d'un an là où des plastiques
conventionnels mettent de nombreuses décennies
pour se décomposer, en laissant d'ailleurs toujours
derrière eux des traces de composants. Au vu du
potentiel représenté par une population dépassant
le million d’habitants, dont les effluents offrent la
« matière première » de ce plastique vert, la filière
offrirait selon les calculs effectués par Aquiris un
potentiel de production de quelque 20.000 tonnes
de bioplastique par an. Avec la montée en puissance
du débat sur les déchets plastiques rejetés
dans les cours d'eau, et donc dans les océans, la
demande pour ce plastique réellement biodégradable
est de plus en plus significative. D'autant
que sur le plan technique, il n'a rien à envier à ses
lointains cousins issus de la pétrochimie puisqu'on
peut le retrouver dans les fils utilisés pour les
points de suture. Ou encore dans les tableaux de
bord de voiture. Allo, Audi Forest ? Intéressés ?
assurément. D'autant que cela rentre très clairement
dans une logique circulaire dans laquelle Bruxelles s'est
engagée avec détermination depuis quelques années, le
plus récemment avec le Programme Régional en Économie
Circulaire (PREC).
Quid du prix ?
L’épuration des eaux est une priorité qui a un coût ; comment
faire pour maîtriser le prix d’une ressource aussi
nécessaire que précieuse ? Sur ce point, Sandrine Moulin
se montre rassurante : « Les travaux en cours sont programmés
depuis longtemps et sont d’ores et déjà intégrés
dans le plan financier de la SBGE. Il n’y pas d’impact
programmé de ces investissements actuels sur le prix
de l’eau. En ce qui concerne le futur prix de l’eau, la Région
de Bruxelles-Capitale a souhaité mettre en place un
régulateur comme c’était déjà le cas pour le marché de
l’électricité ». Une mission qui revient depuis peu à Brugel,
la Commission de Régulation pour les marchés de l'énergie
en Région de Bruxelles-Capitale, désormais chargée
en sus du contrôle de l'eau à travers l'ordonnance du
15 décembre dernier, publiée au Moniteur belge le 2 février
2018. Ici aussi, un bel exemple de rationalisation... ●
TOPIC
La Senne à la sortie de Bruxelles : la qualité des eaux de surface
s’est nettement améliorée à Bruxelles grâce à l’épuration.
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
35
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bâtiment exemplaire par Bruxelles Environnement.
GREEN
Des espaces de travail verts, bien dans leur
époque
Des événements parfois subis comme une fin de bail, une restructuration ou au
contraire une forte progression des effectifs permettent parfois de revoir de fond
en comble les bâtiments dans lesquels on travaille. L'occasion d'introduire du vert
là où il y avait du gris.
Johan Debière
À
Bruxelles, il est toujours très impressionnant de voir
une entreprise comptant plusieurs milliers de collaborateurs
s'engager dans un déménagement. Le
départ d'Axa de l'immeuble emblématique qu'elle occupait
depuis près de 50 ans à Watermael-Boitsfort, et son transfert
vers le centre, ont marqué les esprits des Bruxellois.
Il en va de même pour un BNP Paribas Fortis qui a décidé,
voici quelques années, de tirer un trait sur son siège de la
Montagne du Parc. Pourtant, au-delà des chocs que peuvent
causer ces changements, ces mouvements sont aussi parfois
l'occasion de revoir de fond en comble le rapport que
l'on entretient avec son espace de travail et avec le bâtiment
que l'on fréquente chaque jour.
L'ancien mobilier redistribué
Sur ce plan, Axa a fait fort. Très attaché à la qualité de vie
sur le lieu de travail, Axa a profité de son déménagement de
Boitsfort vers le (presque) hyper-centre de Bruxelles pour
améliorer de manière notable l'empreinte environnementale
de sa nouvelle implantation et reconfigurer complètement
la topologie des espaces de travail. Ici, c'est autour d'un déménagement
important et d'une recomposition du mode de
travail, reposant sur le concept de flexdesk, que les choses
ont été engagées : « Nous avons 2.600 personnes attachées
au siège dans le centre de Bruxelles pour 1.600 postes de
travail. Nous fonctionnons donc avec un ratio de 0,6 », nous
a confié Alain Verheulpen, Local Head of Development Real
Asset chez Axa. De manière très concrète, cela donne six
chaises pour dix employés. Et, tant qu'à évoquer des chiffres,
400 places de parking là où il y en avait 1.400 lorsqu'Axa était
encore installée dans ses locaux du boulevard du Souverain.
Les anciens équipements n'ont pas été jetés : « L'ancien
mobilier a été proposé au personnel pour une somme sym36
BECI
- Bruxelles métropole - juin 2018
Le nouveau siège, d’Axa, rue du
Trône : un bâtiment passif.
bolique. Pour le reste, nous organisons la redistribution de
ces éléments à travers la fondation Axa Atout Cœur, ainsi
qu'avec des asbl venant en aide aux personnes socialement
défavorisées ou frappées par des handicaps ».
Paperless et flexdesk
Du mobilier en moins et des voitures en moins donc, sans
parler du papier qui se fait de plus en plus rare au sein de
la compagnie, évolution vers le paperless oblige. Ici aussi,
l'impact environnemental est important, même si c'est davantage
en terme de réorganisation du paradigme de travail
qu'Axa parle de sa refondation au centre de Bruxelles : « De
la même manière que le CEO d'Axa télétravaille un jour
par semaine, les travailleurs de la compagnie n'ont pas de
bureau attitré (ndlr: à l'instar du CEO d'ailleurs). C'est un
élément essentiel sur lequel tout se construit. Ce concept
va donc clairement plus loin que le flexdesk », poursuit
Alain Verheulpen. L'environnement n'est pourtant pas en
D.R.
D.R.
׉	 7cassandra://mum7kAQEjxUzWHLCXNT0j_VUNpa9pfX9exQIgx6uqi4`̵ [koE"0׉EzTOPIC
reste : « Le nouveau siège de Trône a obtenu la certification
passive ainsi que la certification Breeam Excellent (...) Nos
fournisseurs disposent tous de normes reconnues en termes
de performance et de développement durable. Faibles émissions
de CO2
, enregistrement Emas, normes 14001 et EN
15372 (ndlr: norme européenne prescrivant les exigences
de sécurité, de résistance et de durabilité s'appliquant à
tous les types de tables à usage non domestique), Cradleto-Cradle...
», complète Chloé Tillieux, la porte-parole d'Axa.
Ajoutons que des panneaux photovoltaïques tapissent une
partie significative de la surface et que la consommation globale
du bâtiment n'excède pas celle de... 8 machines à café.
Comme chez Axa, les équipements de bureau qui doivent
être remplacés trouvent toujours une seconde vie chez Elia.
De ce point de vue, les tonnages affichés dans le rapport
environnemental du gestionnaire de réseau sont impressionnants
: en 2016 et en 2017, Elia a donné une seconde
vie à plus de 3 tonnes d'équipements IT qu'elle a légués à
des associations ; et en 2015, ce chiffre a même été trois
fois plus élevé, dépassant les 9 tonnes. « À chaque fois, les
équipements cédés passent entre les mains de notre service
IT afin d'effacer toutes les données liées à Elia, mais
aussi pour permettre aux nouveaux utilisateurs d'en tirer
le meilleur parti », explique Valérie Legat, responsable environnement.
Il en va de même pour le mobilier et même
pour les fardes. « Récemment, nous avons offert du mobilier
à une asbl de Mont-sur-Marchienne qui s'occupe de santé
mentale. Quant aux fardes, devenues inutiles suite à la digitalisation
massive des opérations administratives, elles
ont été proposées à des écoles », poursuit la responsable.
Bâtiments exemplaires et peu gloutons
L'attention portée à l'environnement touche aussi plus fondamentalement
les bâtiments occupés par le gestionnaire
belge du réseau d'électricité, et plus spécialement encore
ceux qu'Elia a fait construire ces dernières années. Ainsi, le
bâtiment Nearly Zero Energy Monnoyer, qui est une extension
du site d'Elia à Schaerbeek, a été élu bâtiment exemplaire
par Bruxelles Environnement en réussissant la gageure
d’allier performance énergétique et prise en compte des
contextes social, économique, urbain, humain et environnemental
(ndlr: il a été développée sur un site de 3 hectares
anciennement pollué et recouvert d'une dalle étanche). Il a
par ailleurs reçu la certification Breeam (moins exigeante
en termes de seuils minimums), mais aurait sans doute
pu décrocher sans peine une certification HQE, le standard
français qui, de l'avis des professionnels du secteur, développe
une démarche plus globale en prenant notamment
en compte les aspects liés à la santé des occupants du
bâtiment.
Les réaménagements des bâtiments et des espaces de travail
décidé par Axa et Elia ont en commun d'avoir pu engager
une amélioration durable notable en s'appuyant sur une
surface exploitable relativement élevée. Il en va de même
pour le bâtiment occupé par Bruxelles Environnement sur
le site de Tour et Taxis, pour l'incubateur Greenbizz, situé
non loin de là, ou encore pour le nouveau siège de BNP
Paribas Fortis. On parle en effet de plus de 30.000 m² dans
le cas d'Axa Trône, de près de 100.000 m² pour BNP Paribas
Fortis et de 16.000 m² dans le cas de Bruxelles Environnement.
En tout état de cause, à chaque fois bien plus que les
500 à 1.000 m² qu'une PME active dans les services pourrait
être amenée à investir à Bruxelles. Or, dans ce domaine,
la surface disponible semble déterminer pour une grande
part la rentabilité de la reconfiguration durable d'un espace
de travail.
La table de réunion de Geert Bourgeois
Le phénomène nous a d'ailleurs été confirmé chez NNOF
(Nearly New Office). Basée à Vilvorde, cette entreprise née
d'une diversification décidée par le déménageur Your Mover
récupère du matériel de bureau obsolète et/ou devenu inadapté
à l'environnement de travail d'une entreprise pour le
sublimer littéralement. Il en ressort un mobilier de bureau
beau à voir, bien pensé et qui apporte sa pierre à l'effort
de lutte contre le gaspillage des ressources en réintégrant
tout ou presque des matériaux récupérés. « Nous avons
récemment réalisé de cette manière une grande table de
réunion, à la demande du premier ministre flamand Geert
Bourgeois. La table a été agrandie, à partir du piétement
existant que nous avons gratté et ciré et ensuite muni d’une
nouvelle couche de laminat noir sur lequel nous avons placé
des boxes d’électrification », explique Anne Lenaerts. Lorsqu'on
interroge la directrice marketing de NNOF à propos
de l'accessibilité des petites structures à ce genre de service,
elle ne tourne pas autour du pot : « Lorsqu'une PME
nous sollicite avec ce genre de demande, nous devons la
réorienter vers des solutions plus adaptées (...) Ce genre de
démarche exige en effet un temps de réflexion et une analyse
profonde, donc quelques moyens financiers ». Pour celles et
ceux qui n'ont pas de budget à y consacrer, mais qui restent
néanmoins attachés à la dimension écologique de l'espace
de travail de leur petite structure, reste l'option – elle aussi
très louable – de la seconde main. Les solutions sont
nombreuses : consulter les offres de la plateforme HuBu
(pour Human Business), le magasin de mobilier de bureau
d'occasion tenu par Oxfam à Anderlecht, les annonces du
site 2ememain... ●
Le premier ministre flamand Geert Bourgeois
a fait « reconfigurer » une table de réunion.
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
37
D.R.
׉	 7cassandra://rUKzRP7HbzoGEP0z-V7pa4VJz9odnbbxAwEEbGa22wM/`̵ [koE"0ׁ[koE"0ց#בCט   u׉׉	 7cassandra://semCohVOMyMuoVF5m1gVW0C5s6TXrxKuOvYUggmSW8c ?`׉	 7cassandra://4AQ9Mxoyd5rN40YpMKke5A__hbp-w-s9qY3ZZamKG9Mj`S׉	 7cassandra://GtgGP66IHsHATwH-428qRfNu9lwQnbEXP-futJ2cr0c+`̵ ׉	 7cassandra://YnY4iY0olniR_TciqID85z3A_rwZub2jKWhUNjKKS1g̘͠[loE"0ט  u׉׉	 7cassandra://Mu5u1upnS3caRnxsoUCOMqFzaovu858kwPnEwCRKAek `׉	 7cassandra://xz0DTFs-CzdOGiYsHxR2GmoVf4KdNarej-mkhVHdym8cl`S׉	 7cassandra://zrsLtOW63D3hs2jfrMEDoYxFbOyUO7-12vmgMcbpAGI`̵ ׉	 7cassandra://2wOkq13CrfqL4ZoYl2ZTcsxW_3PJ9GdKJM5wP7dKyF4͒H͠[loE"0׉EDensification urbaine : un enjeu écologique
GREEN
À Bruxelles, on construit beaucoup, plus haut et surtout du logement. Régulièrement,
ces projets se heurtent à l’opposition d’associations qui présentent des arguments
d’ordre écologique. Mais, dès lors qu’il y a une demande de construction, ne vaut-il
pas mieux densifier la ville au lieu d’urbaniser les campagnes ? Le point avec PierreAlain
Franck, administrateur de l’UPSI (Union Professionnelle du Secteur Immobilier)
et Benjamin Cadranel, administrateur général de Citydev.
B
ruxelles n’est pas une ville très dense, si on la
compare aux grandes capitales européennes : la
Région de Bruxelles-Capitale recense 7.454 habitants
au km², contre 10.131 pour Londres (Inner London) et
21.067 habitants au km² dans Paris intra-muros. Il n’empêche
: Bruxelles a gagné 216.000 habitants depuis une
quinzaine d’années ; un peu comme si on avait implanté
Gand dans les limites de la Région bruxelloise. Et avec un
taux de croissance de 0,5 % par an, la population devrait
encore augmenter de 100.000 personnes (l’équivalent de
la ville de Bruges) pour atteindre 1,3 million d’habitants
d’ici 20401
.
À Bruxelles, la nécessité de construire toujours plus
est donc bien réelle. Pourtant, ce n’est pas si simple et
beaucoup de projets se heurtent à des recours, notamment
pour des raisons écologiques. Mais étaler la ville
est-il plus écologique que de la densifier ? Pour Benjamin
Cadranel (Citydev), la réponse est clairement non :
« L’étalement urbain est néfaste au niveau de l’empreinte
carbone, de la congestion et même de la cohésion sociale.
Vivre comme un citadin à la campagne, c’est la détruire.
Chaque être humain consomme un maximum de surface
individuelle au sol. Il n’y a pas de synergies, pas d’économies,
chaque espace est privatif. On profite de façon
individuelle d’espaces qui devraient être à tout le monde. »
Pierre-Alain Franck (UPSI) partage son opinion : « On a
déjà trop grignoté la campagne. Il y a une responsabilité
des autorités publiques pour limiter l’étalement urbain
et faire comprendre aux habitants que la densification
est nécessaire. »
Un modèle dépassé
L’un des premiers arguments en faveur de la densification
urbaine est sans aucun doute d’améliorer la mobilité
38
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
Gaëlle Hoogsteyn
dans et autour de la capitale. « Ce qui cause la congestion
à Bruxelles, c’est l’étalement urbain », explique Benjamin
Cadranel. « Les gens achètent des maisons dans le
Brabant ou le Hainaut et viennent travailler à Bruxelles
en voiture car ils n’ont pas d’autres possibilités. En effet,
dès qu’on franchit une certaine distance et qu’il n’y a pas
d’agglomérat humain suffisant, il est impayable d’organiser
des solutions de transport collectif. Ce n’est donc
pas du tout durable. » En la congestionnant, l’étalement
urbain abîme la ville, au détriment de ceux qui y habitent.
« Avoir un grand jardin individuel c’est bien, mais si le
prix à payer est de passer chaque jour deux heures ou
plus dans les transports, est-ce que ça en vaut vraiment
la peine ? » Pour lui, l’idée n’est pas de culpabiliser les
navetteurs – qui ne font que suivre le modèle qu’on leur
a proposé depuis des années – mais de leur proposer
autre chose de plus attractif.
Selon Benjamin Cadranel, cette vision pavillonnaire du
monde, que la Belgique a tellement défendue dans les
années 50, est totalement dépassée. « L’ère du chacun
chez soi est révolue. De plus en plus de gens se posent la
question de savoir s’ils ont encore envie de ce modèle-là.
Qu’est-ce qui est le plus intéressant ? Être propriétaire
d’un pavillon de banlieue ou locataire d’un appartement en
ville avec des parties communes super qu’ils ne pourraient
pas se payer autrement ? » Aujourd’hui, la conception du
développement urbain est une conception qui permet une
ville agréable à vivre.
Vers une densification intelligente
Le modèle vers lequel il faut aller, c’est une ville beaucoup
plus dense mais qui reste qualitative. Pour nos deux
experts, tant qu’il y a un bon équilibre entre espaces
© Thinsktock
׉	 7cassandra://GtgGP66IHsHATwH-428qRfNu9lwQnbEXP-futJ2cr0c+`̵ [loE"0׉ETOPIC
individuels et espaces collectifs, ainsi qu’un accès facile
à différents services, la densité n’est en effet pas un frein
à la qualité de vie. La densification rapproche par ailleurs
les citoyens d’un certain nombre de services et leur assure
une proximité avec leurs lieux de travail, des écoles, des
crèches, des espaces sportifs, des lieux culturels, etc.
Et Pierre-Alain Franck d’expliquer : « Il faut densifier
de manière intelligente. Construisons des choses dont
les gens ont réellement besoin, notamment des espaces
communs, comme des laveries, des salles de fêtes, des
jardins, des parkings, etc. dont tous les habitants d’un
quartier peuvent profiter. »
Le projet Tivoli, par exemple, c’est des buanderies communes,
des potagers collectifs, des serres urbaines, des
chambres d’amis à louer… « La mutualisation ne doit pas
être vue comme quelque chose de subi, mais comme un
mode de vie que l’on choisit », avance Benjamin Cadranel.
Avant, la vision de l’urbanisme était de séparer les
fonctions (l’endroit où l’on dort, celui où on travaille, etc.).
Aujourd’hui, avec les projets d’immobilier mixte, c’est
tout l’inverse. Et cela répond à une demande sans cesse
croissante de la nouvelle génération. « L’hybridation des
lieux est une tendance dans la manière de vivre. Il s’agit de
densifier de manière à ce qu’il y ait des complémentarités
positives entre les différentes fonctions », poursuit-il.
À noter aussi que les projets immobiliers actuels sont
conçus pour répondre aux besoins en biodiversité de la
ville. Par ailleurs, ce sont aussi des bâtiments basse énergie,
voire totalement passifs, contrairement à la grande
partie du parc de logements actuel. Il y a donc une réduction
des coûts énergétiques au niveau individuel, mais
aussi une réduction de l’empreinte écologique globale.
Vers un immobilier de plus en plus mixte
Cette densification intelligente passe donc par la création
de projets mixtes, mêlant logements et activités commerciales.
En pratique, on doit rationaliser l’utilisation
de l’espace et libérer de la place pour des logements tout
en maintenant une activité économique. Les entreprises
ou les ateliers doivent généralement se situer aux rezde-chaussée,
mais les toits peuvent servir de socle à tout
un tas de choses. À Barcelone, par exemple, le toit d’un
magasin Décathlon a été converti en terrain de sport.
« Dans le cadre du projet Citycampus, on va construire
des logements étudiants
sur des ateliers », illustre
Benjamin Cadranel.
Dans ce cadre, le développement
des Zemu2
est
primordial. Actuellement,
des promoteurs proposent
des projets qui répondent
à la demande du secteur
Pierre-Alain Franck,
administrateur de l’UPSI.
public, mais la question
est de savoir qui va s’occuper
de gérer ces espaces
(destinés à de l’activité économique)
sur le long terme.
« Les sociétés veulent bien
Benjamin Cadranel, administrateur général de Citydev.
y travailler et ainsi les louer, mais n’ont pas spécialement
les moyens ou l’envie de les acheter. Se pose dès lors la
question de savoir comment fluidifier la mise sur le marché
et l’acquisition de ces espaces. Ne faudrait-il pas créer
un nouvel acteur (public-)privé en Région bruxelloise, qui,
à l’instar de Citydev, permettrait le développement d’activités
économiques à travers la gestion d’un patrimoine immobilier
? », s’interroge Pierre-Alain Franck. « On ne sait
pas encore qui seront les acteurs économiques de ces
fameux rez-de-chaussée », reconnaît Benjamin Cadranel.
« En tant qu’aménageurs urbains, nous – mais aussi la
SAU3
et Perspectives – développons des projets répondant
aux attentes des différents publics. En partenariat avec
les pouvoirs publics, nous ouvrons la voie pour montrer
que des projets sont possibles et rentables. »
Communiquer pour limiter les recours
Pour Pierre-Alain Franck, les promoteurs doivent sans
aucun doute proposer des produits cohérents et apportant
aussi une plus-value pour le quartier. Mais il y a aussi une
responsabilité des habitants, des associations, des comités
de quartiers… de ne pas s’opposer systématiquement
à chaque projet uniquement par principe. « Actuellement,
il y a énormément de recours qui coûtent très cher et ralentissent
excessivement les procédures et l’avancement
des projets », commente-t-il.
Quand on a toujours eu un champ au fond du jardin, on n’a
forcément pas envie de voir un immeuble y être construit.
Mais c’est la bataille de l’intérêt collectif contre l’intérêt
individuel. « Aux pouvoirs publics de convaincre que
l’intérêt collectif ne se fait pas uniquement de manière
destructrice. Densifier ne va pas forcément de pair avec
verticalité. On peut densifier autrement qu’en construisant
des tours de 30 étages. Quand on met sur pied un
programme qui répond aussi aux attentes d’un quartier,
on finit par trouver des points d’entente. Plus on impliquera
la population locale, mieux cela se fera », conclut
Benjamin Cadranel. ●
1 Perspectives démographiques 2017-2070, Bureau fédéral du Plan.
2 Zone économique en milieu urbain
3 Société d’aménagement urbain
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
39
D.R.
© Reporters
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Not In My Backyard ?
GREEN
« Pas de ça chez moi » traduit assez bien
l’acronyme Nimby (« Not in my backyard »)
et souligne l’aspect négatif d’une prise
de position… qui ne l’est pas forcément.
Didier Dekeyser
C'
était un titre parmi bien d’autres qui exprimaient
une même stupéfaction générale: « Coup de massue
pour le RER : un riverain de Linkebeek bloque
tout le chantier (… ) Des milliers de navetteurs attendent
la mise en place du RER 1
». Soit le Nimby dans toute sa
splendeur : un grand enjeu collectif contrarié par le minuscule
grain de sable de l’intérêt individuel !
Voilà qui illustre bien la définition qu'on donne habituellement
du phénomène. Environnement-Wallonie, par
exemple, le décrit en ces termes : « Le phénomène Nimby
est un conflit de proximité. Il est lié, d’une part, à la crainte
de voir le cadre de vie se modifier (diminution de la qualité
de vie, de la sécurité, de la valeur de ses biens immobiliers)
et, d’autre part, à la défense des intérêts des particuliers,
même si la politique générale du projet est acceptée (ce qui
n’est pas une règle générale) (…) la population développe
un sentiment de dépossession (…) perte de confiance de
la population à l’égard des décideurs, politiques ou économiques
et à l’égard des experts scientifiques2
». Local,
défiant envers toute expertise, égoïste : disant cela, a-t-on
cerné le problème ou a-t-on dévalorisé une participation
citoyenne ?
Le phénomène Nimby est un conflit
de proximité. Il est lié, d’une part, à la
crainte de voir le cadre de vie se modifier
et, d’autre part, à la défense des intérêts
des particuliers, même si la politique
générale du projet est acceptée.
Le Nimby n’est pas exclusivement local. L’Europe n’est-elle
pas en butte aujourd’hui à cette attitude problématique ? À
propos de son pays, Robert Biedron, l’homme politique qui
monte en Pologne, disait récemment : « Les Polonais sont
réputés euro-enthousiastes. Mais lorsqu’on leur demande
s’ils sont favorables à l’accueil des réfugiés, à l’adoption
de l’euro, à une politique climatique commune, à l’union
fiscale, ils ne s’avèrent pas différents de Marine Le Pen
ou des autres populistes extrémistes3
». La Hongrie sous
Orban n’est pas en reste. Et que dire des pays du Nord
qui versent une larme sur le sort des migrants tout en
40
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
exhortant les pays d’entrée à ne surtout pas les transférer
chez eux ?
Dire que le Nimby se base sur une défiance globale vis-àvis
de l’économie, de la politique et de la science est plutôt
un a priori à charge qu’un reflet de la réalité : des expertises
scientifiques, économiques et politiques se trouvent
presque toujours en première ligne des arguments des
opposants. Dans l’affaire du glyphosate par exemple, ces
opposants au produit réclamèrent que l’on produisit les
études scientifiques que des firmes avaient tentés de décrédibiliser4
,
puis ont ensuite bataillé ferme, avec force
études scientifiques et économiques complémentaires.
Intérêt privé vs intérêt général ?
Le Nimby n’est pas foncièrement égoïste : les opposants
au nucléaire ou aux OGM parlent plus des générations futures
que d’eux-mêmes et évoquent d’ailleurs un « intérêt
général » que, selon eux, les arguments des lobbyistes pro
détournent à des fins économiques.
L’ambiguïté de l’interprétation du concept ne se retrouve
pas que dans sa définition : même compris dans le sens
étroit où l’on veut le circonscrire, à savoir une opposition
entre intérêt(s) personnel(s) étroit(s) de petits groupes et
l’intérêt commun, mérite-t-il l’opprobre ? La question
de l’intérêt général est souvent plus délicate qu’il n’y paraît.
Lorsque, par exemple, un quartier s’insurge contre
les nuisances d’une implantation commerciale dans son
voisinage, s’oppose-t-il à l’intérêt général ou à un intérêt
économique privé ? Et même si l’intérêt général, chanté
sur l’air de la création d’emplois et de l’impact économique
global, est recevable, est-il illégitime dans le chef de ce
quartier de défendre la valeur de ses biens immobiliers ?
© Thinsktock
׉	 7cassandra://vb7WDlhae9rfZikPwafAAWLzOp6EaJjqSc-095yrF_oo`̵ [loE"0׉ETOPIC
Il est assez normal que l’intérêt particulier s’emploie à
réfuter l’intérêt général si l’impact de celui-ci annihile tout
ou partie de celui-là.
Il est vrai aussi que le phénomène Nimby peut avoir tous
les défauts qu’on lui prête. Même sous couvert d’une participation
dynamique à la société, avec des citoyens éduqués
et informés qui entendent prendre à bras le corps
des enjeux locaux ou de société, il ne peut s’affranchir du
soupçon de particularisme. Ne serait-ce que parce que
ceux qui s’expriment possèdent les compétences culturelles
qu’une majorité ne possède pas (et ont dès lors
tendance à parler pour elle) et défendent des styles de
vie auxquels d’autres n’aspirent pas. Car les activistes du
bien commun défendent surtout cet intérêt général qu’ils
aiment en particulier…
Participation citoyenne ou abus de démocratie ?
Bref, le phénomène est ambigu. Mais a-t-il l’ampleur qu’on
lui prête ? Et qu’en sont les effets ? Dans le cas du RER
cité plus haut, l’intérêt collectif l’a finalement emporté (et
c’est, en fin de compte, la lenteur des procédures, nos
absconses pudeurs linguistiques et le manque de budget –
toutes responsabilités politiques – qui ont essentiellement
plombé le dossier) et la loi règle la plupart des cas. Alors,
présenter le Nimby comme une opposition systématique
À Linkebeek, le chantier du RER est resté à l’arrêt
plus de quatre ans suite à des recours de riverains.
à la plupart des projets est peut-être abusif avec, à la clé,
la tentation bien dans l’air du temps de viser à « (…) la réduction
de la participation citoyenne et des consultations
d’instances5
».
Réduire l’espace démocratique ne fera qu’accentuer le
problème. Par contre, pédagogie et transparence amélioreraient
certainement les choses. Le processus de création de
notre fameux piétonnier, fait du prince, illustre a contrario
combien la communication du politique est encore dans sa
préhistoire et comme elle provoque le Nimby. ●
« Le Nimby peut être un phénomène élitiste »
Nous avions rencontré récemment Frédéric
Dobruszkes, enseignant-chercheur à l’ULB, à propos
du projet de métro nord, contre lequel des citoyens
sont mobilisés.
De quoi le Nimby est-il le signe ?
A priori, d’une contradiction entre intérêts particuliers
et collectifs, connotée négativement à l’encontre
de ce qui est décrit comme intérêt particulier, ce qui
s’explique par le fait qu’il s’agit d’une position inconfortable
pour les divers décideurs car vécue comme
une remise en cause d’un projet et/ou d’une autorité.
Dans le cadre de la ville, rappelons que la possibilité
de questionner les choix politiques et économiques
est un acquis collectif des luttes urbaines, notamment
contre la « bruxellisation ».
Faut-il voir le phénomène Nimby comme un excès
démocratique qui ferait trop facilement obstacle
au changement ?
Je pense qu’au-delà des actions concrètes – comme
des recours – prises par certains groupes ou certaines
personnes, le monde politique devrait réfléchir à ceux
qui ne s’expriment pas. Si l’on prend la problématique
des nuisances aériennes régulièrement débattues, par
exemple, il est frappant de voir que certains groupes
1 RTL, 10 juillet 2013
2 environnement.wallonie.be
3 Le Soir du 20/04/2018, interview par Jurek Kuczkiewicz
4 Celles d’Aron Blair notamment, voir Libération, 27 novembre 2017
5 Inter-environnement, bulletin du 28juin 2017 à propos de la réforme du CoBat
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
41
parviennent à communiquer intensément, tandis que
d’autres, parmi les plus impactés, et qui peut-être subiront
les conséquences de l’activisme des premiers, ne
s’expriment pas du tout ! Je songe notamment à la zone
canal. Par le fait de barrières sociales, économiques
et culturelles, il y a un grand non-dit qui devrait être
remarqué par le politique. Un autre exemple est celui
du réaménagement de l’avenue Buyl visant à fluidifier
le transport en commun : la voix Nimby du quartier a
porté en faveur d’un compromis améliorant la situation
mais pas autant qu’escompté ; mais qu’en est-il de
la parole des usagers des trams et des bus ? Ils sont
bien plus nombreux que les riverains et commerçants
emmenés par un élu local. En ce sens, le phénomène
Nimby peut être un phénomène élitiste qui marque
ainsi sa limite.
Le métro nord est un projet controversé et rien
n’est plus incertain que son budget final. Cela
peut-il justifier une opposition jusqu’au-boutiste ?
Des espaces sont prévus pour que le citoyen exprime
son avis, et même si cela est très imparfait eu égard
à ce que j’ai dit précédemment, la décision doit in fine
revenir au politique, même s’il faut bien admettre que
la complexité du projet rend sans doute asymétrique le
rapport de forces entre pouvoirs publics et habitants.
© Reporters
׉	 7cassandra://53PsLcqoc2fMCY9oHNMDnf_ReOibmqG5RH89BF-nbZs`̵ [loE"0߁[loE"0ށ#בCט   u׉׉	 7cassandra://PdfsseqZfvdT6vTseZjKnhpRM3MkAwNPguyIF6Rucn0 ` ׉	 7cassandra://X0Q8zsOo0g-omfCpTtfUssQsD3JK7J5BiLZGSFahKaIdt`S׉	 7cassandra://QsX31gMfdAhNUYzD7Fd1sGT5OAg2Z7vR8aZCauiCDTc`̵ ׉	 7cassandra://-hFzkYrWVJGWtQ7DFDGwOlFY89tAExL9uAVbzjuqMws͌̔͠[loE"0ט  u׉׉	 7cassandra://TIwC9dijOwwcVJQT5z0bebqqmlev7HkJppRUBgqXt7E `׉	 7cassandra://HbtZKlmdvtx7pl86I1SCwbRxBqq9kZTPguB6KbRbV1cf`S׉	 7cassandra://UvMOXt1yLsTnUG5QFfrS8wxFYVX0-k_mvEeGj0HCHco`̵ ׉	 7cassandra://7jYjhKACEVsb-wSRRpqmYPdxTEMYCbttKEcHKgpU8eU%̤͠[loE"0נ[qoE"1 P9ׁHmailto:lr@beci.beׁׁЈ׉EoFOCUS
Pacte énergétique : un grand chantier… à venir
ÉNERGIE
Adopté fin mars, le Pacte énergétique belge maintient l’objectif d’une sortie du nucléaire
en 2025, tout en garantissant la sécurité d’approvisionnement à prix abordable
et le respect des accords de Paris sur le climat. Quadrature du cercle ? Du moins,
un défi de grande envergure. Et un enjeu de société majeur.
L'
énergie nous est indispensable, mais sa production
et sa consommation sont en train de changer
en profondeur. Crise climatique et environnementale,
instabilité politique dans les pays producteurs de
pétrole et de gaz, fluctuation des prix, essor des énergies
renouvelables et des nouvelles technologies... Le système
énergétique est sous pression et doit s'adapter, mais ce
changement ne peut s'opérer sans le soutien des pouvoirs
publics, qui régulent et contrôlent ce secteur essentiel.
C'est le sens du Pacte énergétique adopté fin mars par
l'État fédéral et les Régions, qui détermine les grandes
orientations de notre politique énergétique et climatique,
ainsi qu’une stratégie pour sa mise en œuvre. Dans ce
plan, 2030 apparaît comme l’année-pivot ; celle où la
Belgique devrait disposer « d’un système énergétique
capable d’assurer un approvisionnement sûr, durable
et abordable ».
La transition énergétique implique des changements
majeurs : développement de technologies renouvelables
sobres en carbone ; décentralisation de la production en
petites unités multiples, là où les sources d'énergie sont
disponibles ; nouveaux services et nouveaux modèles économiques
; implication des consommateurs, mieux informés,
demandeurs de ces nouveaux services ; mais aussi
émergence des prosumers, les producteurs-consommateurs.
La transition suppose aussi une consommation
différente, plus efficace et sans gaspillages – ce qui
implique par exemple des programmes de rénovation
ambitieux pour améliorer la performance énergétique
des bâtiments, gros consommateurs d’énergie.
L’essor de nouveaux modes de production et de consommation,
de nouveaux acteurs et de nouveaux services,
nécessitera des modifications du cadre législatif, mais
aussi des investissements importants dans l'infrastructure
et l'innovation. Tous seront concernés : producteurs,
gestionnaire de réseau, entreprises, pouvoirs publics et
citoyens.
Un signal positif
Le Pacte énergétique doit justement créer un cadre légal
stable et prévisible, qui réduit les risques d'investissement
et permet une transition énergétique assurant la sécurité
d’approvisionnement et des prix abordables, permettant
aux entreprises belges de rester compétitives. En ce sens,
le Pacte est un signal positif.
Autre point positif : la volonté d'instaurer une norme énergétique
pour s'assurer que les prix de l'énergie ne constituent
pas un handicap concurrentiel pour nos entreprises.
Actuellement, les factures énergétiques des entreprises
42 BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
belges sont de 10 à 34 % plus élevées que celles de leurs
concurrentes dans les pays voisins. L'adoption de la norme
doit donc être une priorité. Elle doit être définie en collaboration
étroite avec toutes les parties prenantes, dont
les fédérations sectorielles et intersectorielles.
Le Pacte énergétique a aussi des défauts : ainsi, la sortie
du nucléaire entre 2023 et 2025. Un rapport récent, réalisé
à la demande du gouvernement fédéral, montre qu'une
sortie complète du nucléaire en 2025 coûterait entre 150
et 900 millions d'euros de plus que le maintien de deux
réacteurs jusqu’en 2030. Elle ferait aussi grimper de 76 %
les émissions de CO2
du secteur de l'énergie. Si deux
centrales demeurent, les émissions n'augmenteraient
que de 30 %. Le rapport montre également qu'une sortie
du nucléaire en 2025 nécessiterait une capacité de gaz
stable de 7.500 MW entre 2025 et 2050.
Prolonger les réacteurs ne ferait pas disparaître la nécessité
d'investir dans des centrales à gaz, mais la reporterait.
Une sortie plus progressive, en maintenant une capacité
nucléaire limitée et temporaire, tout en accélérant le développement
de capacités gazières, permettrait de limiter
tant les coûts financiers qu'environnementaux.
Le passage à un modèle énergétique durable ne sera pas
aisé. Il faudra donc évaluer régulièrement le Pacte et la
stratégie énergétique qui en découle, afin de les adapter
pour garantir ce triple objectif : garantir la sécurité
d’approvisionnement, des prix abordables et le respect
de nos obligations climatiques. ●
Laura Rebreanu,
coordinatrice développement durable Beci
lr@beci.be, 02 643 78 26.
© Thinsktock
׉	 7cassandra://QsX31gMfdAhNUYzD7Fd1sGT5OAg2Z7vR8aZCauiCDTc`̵ [loE"0׉ESLa centrale nucléaire de Tihange.
Quel avenir pour l’expertise nucléaire belge ?
ÉNERGIE
L’arrêt de l’activité des centrales nucléaires belges en 2025 suscite encore de nombreuses
questions. L’expertise belge en matière de physique et génie nucléaire,
reconnue internationalement, serait-elle amenée à disparaître ? Pas tout à fait…
Géry Brusselmans
E
n 2025, les centrales de Doel et Tihange devraient
cesser leur activité, pour autant que le gouvernement
ne change pas ses plans ! La question de
la sortie du nucléaire suscite des points d’interrogation
autour des énergies alternatives, mais une autre grande
question se pose : avec la fermeture des centrales, la
Belgique ne perdrait-elle pas son expertise en génie et
physique nucléaire ?
« La fermeture des centrales à l’horizon 2025 représente
en effet un risque », estime Pierre-Étienne Labeau, professeur
dans le domaine du nucléaire à l’École polytechnique
de Bruxelles (ULB). « Pourtant, cette expertise restera
nécessaire au-delà de la fermeture des centrales. Il
faudra en effet assurer les tâches de démantèlement
des centrales ainsi que celles de la gestion et du traitement
des déchets. On peut imaginer qu’une bonne partie
du personnel formé aura tendance à quitter le secteur,
même avant 2025, notamment en se dirigeant vers le
bassin d’emploi du port d’Anvers en ce qui concerne les
centrales de Doel. On risque de devoir s’appuyer sur les
personnes qui s’estiment trop âgées pour changer de
carrière. Ceci ne tiendra que pour une période donnée,
alors que les besoins resteront présents durant quelques
dizaines d’années pour certaines questions. »
L’activité de démantèlement devrait en effet encore durer
dix à quinze ans après la fermeture des centrales. Quant
au traitement des déchets radioactifs, il durera encore au
moins jusqu’en 2050, voire 2060. En parallèle, il faudra
gérer tout le combustible usagé stocké dans les piscines
des centrales nucléaires elles-mêmes. Cela nécessitera
une certaine expertise !
Une connaissance tournée vers le médical et
l’espace
Heureusement, l’expertise nucléaire n’est pas uniquement
tournée vers l’énergie. Ainsi, le Centre d’étude de l’énergie
nucléaire de Mol, à l’aide de son réacteur BR2, produit
pas moins de 25 % de l’ensemble des radio-isotopes utilisés
dans le monde pour les diagnostics médicaux. Cette
technique d’imagerie médicale consiste à administrer un
produit légèrement radioactif au patient, le plus souvent
par intraveineuse, afin d’analyser les réactions dans le
corps.
« Nous continuons d’ailleurs de développer d’autres applications
médicales à l’aide du nucléaire », explique Vincent
Massaut, expert en fusion nucléaire au SCK-CEN, centre
de recherche sur l’énergie nucléaire. « Nous développons
par exemple des thérapies avec des radio-isotopes, produits
dans des réacteurs de recherche, qui permettent
d’attaquer le cancer de manière locale. Il existe également
des applications dans l’industrie, à savoir des radio-isotopes
capables de faire des sortes de radiographies, ou
encore le dopage du silicium par conditionnement, toujours
effectué grâce à notre réacteur BR2. »
Le troisième domaine de développement du nucléaire, et
non des moindres pour l’avenir, est… l’espace. « Par le biais
du nucléaire, nous étudions par exemple les radiations
potentielles qui agissent sur
les matériaux, l’humain ou
l’usage de médicaments
quand on quitte l’atmosphère
terrestre », poursuit
Vincent Massaut. « Un autre
domaine de développement
est le nucléaire en tant que
source d’énergie. Il existe
également des études
autour des séjours sur la
planète Mars. Nous étudions
par exemple le stress
exercé sur l’organisme des
Vincent Massaut
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
43
© Thinsktock
D.R.
׉	 7cassandra://UvMOXt1yLsTnUG5QFfrS8wxFYVX0-k_mvEeGj0HCHco`̵ [loE"0[loE"0#בCט   u׉׉	 7cassandra://GEt3Ufh3AVYMBpoWuLPqhE8HD95x-JqxtSYpjHsQtTA ` ׉	 7cassandra://3FtyKUlHYSIwu4u8IUVeUilTIjenJhADkjNmHtbxjkwr`S׉	 7cassandra://yxPGO_jWG_dZPA7b9IDEDAHaFXCyrwEO3cO_0huB7Tw F`̵ ׉	 7cassandra://-aIKppCcxycnf7pBse0T3bNgrq7oxTAM-uD1YaRyphg͓9d͠[loE"0ט  u׉׉	 7cassandra://eDtbvF1aMqyGGh8YQFWbLiEY9yAmnKGI6vzXgr-kjoA `׉	 7cassandra://BHRCwpN3-XyfdtWbYWNYJfULyAXJ1EesuuHMDSGh0QYg`S׉	 7cassandra://8u_PZ-xEIi1AoHQRLLbRihseHLKyjAcMoC-iJ5MJ0GE?`̵ ׉	 7cassandra://OavInRWRujZOx2OyBcfHuwAap25hK0g9tBLdSFt8kQ4 Y ͠[moE"0׉EFOCUS
Iter, le projet international avec
astronautes (radiations,
gravité, confinement…). »
Jean-Marc Sparenberg
La formation belge
attire les étudiants
étrangers
Mais qui dit génie nucléaire
dit forcément
expertise. Celle-ci serat-elle
vouée à disparaître
si les centrales belges
cessent leurs activités ?
« On pourrait comparer
la situation belge à celle
de la France », évoque
Jean-Marc Sparenberg,
professeur de physique
quantique à l’École polytechnique de Bruxelles (ULB).
« Notre pays a beaucoup investi dans le nucléaire dans les
années 60 et 70. La formation chez nous en physique et génie
nucléaires a dès lors connu un rayonnement international.
La section d’ingénieur physicien n’a toutefois plus actuellement
le même succès auprès des étudiants belges. Le
taux d’inscription est constant depuis au moins quinze ans
et seuls quelques étudiants sortent avec ce profil. Toutefois,
toutes les universités belges proposent un cursus cohérent
en génie nucléaire et celui-ci présente un certain succès
auprès de personnes envoyées par les entreprises et les
élèves étrangers. »
Selon notre expert, la filière du génie nucléaire et de la physique
nucléaire n’est pas à remettre en cause, tout simplement
car il existe de multiples débouchés. « Les personnes
qualifiées en génie et physique nucléaire trouveront d’une
manière ou d’une autre un boulot », poursuit Jean-Marc
Sparenberg. « Une reconversion d’experts dans le nucléaire
ne devrait, d’une manière ou d’une autre, pas poser trop de
problèmes car les employeurs recherchent des personnes
avec une formation scientifique. »
Solution : garder une ou deux centrales active
après 2025
Pour imaginer l’avenir de l’expertise nucléaire belge, on
pourrait aller voir du côté des Pays-Bas. Les Néerlandais ne
possèdent qu’une seule centrale nucléaire, située à Borssele,
au sud du pays, mais
ont développé des énergies
alternatives. Le gouvernement
néerlandais a délaissé
durant un moment sa partie
recherche et développement
associées aux déchets
hautement radioactifs. « En
quelques années, les Néerlandais
ont perdu tous leurs
experts dans ce domaine »,
affirme Pierre-Étienne Labeau.
« Ils demandent aujourd’hui
l’aide de l’Ondraf
Pierre-Étienne Labeau
44 BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
(Organisme national belge des déchets radioactifs et des
matières fissiles enrichies, ndlr) pour tenter de reconstruire
cette expertise. La Belgique pourrait ainsi se trouver dans
une situation comparable à celle des Pays-Bas si aucune
initiative n’est prise. On pourrait comparer cette situation à
celle des mines et à la perte de l’expertise belge en la matière.
» Comme l’exprime Pierre-Étienne Labeau, une des
solutions en Belgique pourrait être de garder une ou deux
centrales nucléaires actives après 2025, décision qui pourrait
être prise lors du prochain accord de gouvernement, après
les élections législatives en 2019. « Le gouvernement doit
prendre ses responsabilités, notamment pour une question
d’emploi, mais également pour une question de maintien
de l’expertise actuelle », évoque M. Labeau. ●
Myrrha, l’avenir du nucléaire en
Belgique
A l’instar d’Iter, la Belgique prépare elle aussi un
projet d’envergure internationale, cette fois-ci sur
son propre sol. Son nom ? Myrrha. On parle ici de
fission nucléaire. Myrrha est le premier prototype
de réacteur nucléaire piloté par un accélérateur
de particules. Concrètement, ce réacteur, premier
du genre dans le monde, permettrait entre autres
d’assurer la demande mondiale en termes de radio-isotopes
médicaux. Au point de vue écologique,
le réacteur permettrait notamment de rendre la
durée de vie des déchets beaucoup plus courte.
Ce réacteur nucléaire d’un nouveau genre devrait
être implanté sur le sol belge, plus précisément
à Mol. « Devrait », car Myrrha est actuellement à
l’étude. Le gouvernement belge investit dans cette
technologie et le projet, piloté depuis le centre de
recherches nucléaires de Mol, est mené en collaboration
avec des experts internationaux. « La
menace, c’est que la Belgique ne veuille plus remettre
de l’argent dans cette recherche après la
sortie du nucléaire en 2025 », note Pierre-Étienne
Labeau.
des experts belges
Ce n’est pas parce que la Belgique délaisse l’énergie
nucléaire sur son territoire qu’elle désinvestit
à l’échelle internationale. Notre pays participe en
effet au projet Iter, l’un des plus ambitieux projets
au monde dans le domaine de l’énergie avec un
site situé à Cadarache, au sud de la France. Iter
rassemble 35 pays, des dizaines d’experts belges
et des milliers d’ingénieurs et scientifiques de par
le monde. But ? Créer une machine capable de
démontrer que la fusion peut être utilisée comme
source d’énergie à grande échelle pour produire de
l’électricité. Le projet est plutôt ambitieux car la fusion
nucléaire est la source d’énergie qui alimente
le soleil et les étoiles. Cette source représente un
véritable enjeu pour l’environnement : en effet,
elle n’est pas émettrice de CO2
pour produire de
l’électricité. La création du premier plasma, sorte
de premier test grandeur nature du projet Iter,
aura lieu… en 2025.
D.R.
D.R.
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ÉNERGIE
La révolution énergétique en marche doit
s'accélérer
Les évolutions technologiques dans le renouvelable vont révolutionner le marché
de l'énergie. Le challenge actuel est celui de leur implémentation dans le réseau.
Ophélie Delarouzée
L
e monde de la recherche est en ébullition ces
dernières années pour déclencher la transition
énergétique. Les technologies vont continuer à
évoluer, mais elles ont déjà atteint un certain degré de maturité
qui les rend exploitables dans le domaine industriel.
Complexité nouvelle du réseau
Avec cette transition énergétique, les frontières s'amenuisent
entre les différents secteurs de l'énergie. L'ensemble
des acteurs sont appelés à penser conjointement la
complexification du réseau, qui deviendra multidirectionnel
et interconnecté.
« La digitalisation de notre société est un grand défi »,
souligne Menno Janssens, responsable pour l'innovation
chez Elia. « Avec toutes les nouvelles technologies, on va
devoir changer l'ADN de la société. Les simples flux unidirectionnels
vont faire place à un écosystème complexe
avec des flux entre voisins et avec les GRD (Gestionnaires
de Réseau de Distribution). Il va y avoir une décentralisation
de la production énergétique avec les particuliers qui
disposent de panneaux solaires, et il y aura des régionalisations
avec des parcs solaires dans le sud de l'Europe
et des centres de production éoliens dans le nord. Même
si la Belgique n'a que 60 km de côte, elle a quand même
un site offshore de classe mondiale. »
Dans ce cadre, Elia démarre actuellement un test pour
évaluer les apports de la technologie « blockchain »,
une base de données partagée sans intermédiaire par
ses différents utilisateurs, qui contient l’historique de tous
les échanges effectués.
Gérer les intermittences
La Belgique abrite par ailleurs l’un des deux seuls systèmes
en Europe qui permettent de faire de la simulation
hardware « in the loop », pour aider à la gestion des réseaux
basse et moyenne tension. L'un se trouve à Aix-laChapelle,
en Allemagne, et l'autre à EnergyVille (Genk),
dans le cadre de la collaboration de recherche appliquée,
tournée vers la transition énergétique, qui regroupe les
universités de Leuven et Hasselt ainsi que les partenaires
privés Vito et Imec.
« Il est impossible pour nous, en tant que centre de recherche,
d'implémenter de nouvelles technologies et de
pouvoir les tester en ‘live’ dans le réseau. Ce qui bloque,
c'est la décision politique et la législation en place », pointe
Serge Peeters, spécialiste du « e-storage » et responsable
Business and Relationship Development pour EnergyVille.
« On va devoir travailler avec des vitesses de commutation
beaucoup plus élevées. Il nous faut des temps de réaction
de l'ordre de la milliseconde et aujourd'hui, on en est très
loin. On doit arriver à être au moins 100 à 1000 fois plus
rapide pour gérer les problèmes d'intermittence. Imaginez
des centaines de milliers de points d'énergie qui se superposent
à un réseau, qui disparaissent et apparaissent
à des moments non coordonnés et qui varient très rapidement.
On doit mettre en place différents mécanismes
pour gérer cette variabilité sur le réseau. Pour lisser les
crêtes, la solution est de compenser par un apport énergétique
extérieur. »
Le défi majeur du stockage
Le gaz ou le nucléaire vont constituer ce back-up dans les
prochaines années, mais le stockage des énergies renouvelables
est primordial pour le futur. « Avec le renouvelable,
il y a des moments où tout le monde produit et d'autres où
personne ne produit », poursuit Serge Peeters. « Quand
on est en surproduction, on désaccouple du réseau les
éoliennes ou les panneaux photovoltaïques. Il est donc
nécessaire d'avoir des solutions de stockage décentralisées,
mais aussi localisées, au pied des éoliennes par
exemple. Différentes technologies de stockage sont déjà
disponibles – batteries lithium-ion ou encore stockage
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
45
© Thinsktock
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sous forme d'hydrogène –,
mais leur gestion doit encore
être développée avec
les GRD, qui ne bougeront
pas tant que le législateur
ne bouge pas, puisqu'ils
sont pieds et poings liés à
leurs rôle et obligations. En
Allemagne, une dérogation
à la législation permet tout
du moins d'autoriser des
batteries pour le solaire au niveau résidentiel. »
L'avenir du renouvelable est dans les
citoyens et dans les petites structures
Serge Peeters (EnergyVille)
Devenir producteur d'énergie implique actuellement d'assurer
une garantie de sécurité d'approvisionnement assortie
d'une série de contraintes légales. « Les batteries
dont on parle aujourd'hui pour la maison ont un stockage
limité à quelques heures », remarque Menno Janssens.
« La transformation de la production d'électricité en hydrogène
est une technologie de stockage longue durée, qui
existe mais qui est assez chère. On se doit de se poser la
question du coût pour la société. Certaines technologies
ne sont pas utilisables parce qu'elles sont encore trop
chères, mais on cherche des solutions, et le coût des
technologies baisse avec la demande ».
Miser sur le microgrid
De grands projets verront le jour. Ainsi, la géothermie
profonde est une voie d'avenir. Un site pilote à proximité
de la centrale nucléaire de Mol permet de travailler dans
les zones de chaleur moyenne dont dispose la Belgique.
L'hydroélectrique est de plus un moyen de stockage très efficace,
mais Serge Peeters est critique quant à l'efficience
des projets qui pourraient prendre vie en Belgique, étant
donné les faibles dénivelés du territoire – on parle notamment
d’un projet de lac artificiel à La Roche-en-Ardenne,
au cœur d'une réserve naturelle. De manière générale, il
prêche pour le développement du microgrid : « Le photovoltaïque
nécessite de l'espace. On va aller grignoter sur le
domaine de l'agriculture ? Le microgrid offre, selon moi,
le plus de possibilités. L'avenir du renouvelable est dans
les citoyens et dans les petites structures ». Menno Janssens
opine : « Le consommateur doit être au centre de
la transition énergétique. C'est une nouvelle philosophie,
mais c'est bien que tout le monde soit impliqué ».
Des innovations pourraient modifier le paysage, comme
l'intégration du photovoltaïque en façade, mais c'est surtout
une multiplication des initiatives qui est plus qu'attendue.
« Le photovoltaïque a été vendu au départ comme
un produit financier plus rentable qu'un placement en
banque, et ceux qui se sont permis d'acheter du photovoltaïque
n'avaient pas de difficulté à payer leurs factures
électriques en fin de mois », remarque Serge Peeters.
46 BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
« Les prix ont chuté. Aujourd'hui, il est nécessaire que
des communautés se créent, éventuellement par le biais
des entités communales, dans la perspective des ‘smart
cities’. Pourquoi ne pas louer des espaces de toiture sur
des bâtiments publics, des sites industriels ou auprès de
gens ayant de plus faibles revenus ? » Il plaide aussi en
faveur du petit éolien : « On peut installer des éoliennes sur
de grands axes en milieu urbain. Pour les particuliers, il y
a une lourdeur au niveau des démarches administratives
et il faut souvent plus d'un an pour obtenir une réponse à
une demande de permis d'urbanisme, qui sera négative
dans plus de 50 % des cas. C'est pour cela que le photovoltaïque
a tellement le vent en poupe ».
Impact du boom des voitures électriques
Menno Janssens avance que la démocratisation des voitures
électriques est proche : « L'année prochaine, une
voiture électrique ne sera pas plus chère qu'une voiture
normale, si on prend en compte les prix de l'essence et de
l'électricité sur toute leur durée de vie. Et dans quelques
années, elles seront au même prix d'achat. On voit aujourd'hui
des Shell, Total et autres groupes pétroliers
acheter des start-up innovantes actives dans l'installation
de bornes électriques. Le retard pris en Belgique dans
l'implantation de ce réseau
va être rattrapé ». Il
remarque que les voitures
électriques constitueront
aussi une source potentielle
d'approvisionnement
d'énergie pour les maisons.
Serge Peeters appelle à un
changement des mentalités
: « Un Chinois va acLa
digitalisation est un grand défi. Avec
toutes les nouvelles technologies, on va
devoir changer l'ADN de la société.
Menno Janssens (Elia)
quérir un moyen de transport (scooter, vélo, voiture...)
en fonction de son travail, qui représente 99 % de ses
déplacements. En Europe, on a vécu sous le paradigme
ultra-libéral ‘Ma voiture, c'est ma liberté’ et il nous faut un
moyen de déplacement pour nos vacances, qui répond à
1 % de notre temps. S'il y a autant de voitures électriques
demain que de voitures à explosion aujourd'hui, ce sera
ingérable. Avec 50 litres de mazout, on est capable de
rouler 800 km ou de chauffer une villa pendant une journée
d’hiver. Avec 75 kWh, on fait 350 km mais c'est 15 fois la
consommation en électricité d'une maison sur une journée.
Les gens doivent cibler l'économie d'énergie parce
que l'électrification continuera à croître. Il y a quelques
années, on chargeait son GSM une fois par semaine. Aujourd'hui,
on est des milliards à charger nos smartphones
une fois par jour ! » ●
D.R.
D.R.
׉	 7cassandra://y_TdeUDRk0cghIrvSB5Dn08dlSawaqpJbTj2Brz2zMs`̵ [moE"0׉E	Faites évoluer votre modèle économique pour saisir de
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efficacement, plus sa consommation augmente au lieu de diminuer.
ÉNERGIE
Le paradoxe de Jevons : et si la green IT n’était
pas si verte ?
Alors que les fournisseurs parlent de plus en plus d’IT verte et de limitation de l’impact
écologique grâce aux nouvelles technologies, la réalité sur le terrain semble
contredire ces propos. En cause, l’« effet rebond » qui annihile en tout ou en partie
ces bénéfices écologiques. Tentative d’explication.
P
etit rappel d’un principe d’économie connu depuis
le 19e
britannique William Stanley Jevons.
L’effet rebond peut être défini, selon Wikipedia, comme
« l’augmentation de consommation liée à la réduction
des limites à l’utilisation d’une technologie ; ces limites
pouvant être monétaires, temporelles, sociales, physiques,
liées à l’effort, au danger, à l’organisation, etc. » Il en
découle le corollaire suivant : les économies d’énergie
ou de ressources initialement prévues par l’utilisation
plus rationnelle peuvent être partiellement ou totalement
perdues du fait de l’adaptation du comportement à cette
nouvelle situation. En d’autres termes, le progrès apporté
par la technologie est souvent annihilé par le changement
de comportement qu’il induit. Exemple pratique : lorsque
le charbon a été à la base de la révolution industrielle,
les ingénieurs ont craint que cette ressource ne s’épuise
trop vite et ont donc cherché à en optimiser l’exploitation.
Or ce faisant, le prix du charbon a baissé, et donc sa
consommation a augmenté…
En fait, il existe trois types d’effet rebond : l’effet rebond
direct, comme par exemple la baisse du coût d’une ressource
qui se traduit par une baisse de prix et ensuite
une augmentation de la demande ; l’effet rebond indirect
où, lorsqu’une ressource est produite plus efficacement
et que son prix diminue, les consommateurs vont ainsi
faire des économies qu’ils pourront affecter à d’autres
produits polluants ; et l’effet rebond structurel qui impacte
l’ensemble de l’économie : une baisse du prix du
carburant, par exemple, rend les déplacements moins
chers et permet donc de rouler davantage, ce qui aggrave
la pollution.
48 BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
siècle déjà, et parfois également appelé
paradoxe de Jevons, du nom de l’économiste
Marc Husquinet
Nouvelles technologies
Si l’effet de rebond a été largement étudié dans des secteurs
comme l’automobile et le bâtiment, il reste peu
étudié dans les nouvelles technologies numériques.
Pourtant, il semble évident que la visioconférence, par
exemple, permet de limiter le nombre de voyages des
collaborateurs, et donc, notamment, les émissions de CO2
.
Ou que l’e-learning évite aux employés de se rendre dans
les locaux de l’entreprise qui propose des formations. De
même, le télétravail devrait réduire le nombre de voitures
circulant sur nos routes, alors que la généralisation du
courriel diminuera la consommation de papier.
Pourtant, c’est souvent compter sans ce fameux effet
rebond. Ainsi, des études menées au Danemark montrent
que si le télétravail a permis de faire baisser le nombre de
déplacements professionnels, les citoyens ont davantage
utilisé leur voiture pour des trajets privés, annulant en
partie les effets positifs de cette mesure. De même, le
télétravail impose à chaque collaborateur de chauffer
et d’éclairer sa propre maison, plutôt que de travailler
à plusieurs dans un vaste bureau, d’où des dépenses
d’énergie supplémentaire.
Le courriel est également impacté par l’effet rebond, sachant
qu’internet représenterait pas moins de 7 % de la
consommation mondiale d’électricité et que, si la toile était
un pays, il serait le troisième consommateur d’énergie
électrique au monde, derrière la Chine et les États-Unis
(d’autant que le trafic internet devrait tripler d’ici 2020). En
effet, si l’on estime généralement que l’e-mail a permis
de réduire le volume de papier imprimé, les échanges de
courrier électronique exigent des puissances de calcul
toujours plus importantes et des réseaux particuliers
performants (combien de mails recevez-vous par jour ?).
© Thinsktock
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Donc des salles de serveurs gigantesques, comme les
data centers de Microsoft et Google notamment, lesquels
sont à ce point énergivores que les géants du net les installent
dans des pays où le climat est plus froid, comme
l’Islande. Même si des progrès importants sont réalisés
dans ce domaine, avec notamment le recours à des énergies
alternatives. Des progrès d’autant plus importants
que le trafic internet ne fait que croître, surtout avec la
généralisation du streaming.
Autre technologie annoncée comme « verte », la virtualisation
des serveurs qui permet de diminuer le nombre de
machines physiques pour une capacité de traitement et
de stockage constante. En effet, si le nombre de serveurs
vendus a bel et bien diminué, ce qui a permet de réduire
le coût à l’octet stocké, la demande a ensuite explosé.
De même, le recours aux écrans plats de type LCD plutôt
que cathodiques CRT devait se traduire par des économies
d’énergie du fait d’une consommation moindre. Or dans
le même temps, la diagonale des écrans a augmenté
(passant en moyenne de 15 à 22’’) tandis que leur luminosité
s’est améliorée, entraînant une consommation
égale. Pire, la fabrication d’un tel écran LCD émet deux
Le progrès apporté par la
technologie est souvent annihilé par
le changement de comportement
qu’il induit.
fois plus de gaz à effet de serre, tandis que son recyclage
est pratiquement impossible.
Enfin, le cloud (nuage) est sans doute l’une des technologies
où l’effet rebond est le plus sournois. En effet,
cette technologie libère les ordinateurs personnels de
leurs logiciels et du stockage pour les déporter vers des
data centers, souvent sans que le consommateur en ait
vraiment conscience. Car qui sait où se trouvent ses
photos, sa musique, etc. sur des plateformes d’Amazon,
Google et autres Facebook ? Et comme ces solutions
apparaissent gratuites, le grand public a tendance à en
user et en abuser.
Mesurer, c’est savoir
À ce jour, les effets rebond des nouvelles technologies
restent trop peu, voire pas du tout, mesurés. Encore faudrait-il
disposer d’outils de mesure et des méthodes de
comparaison. Mais la première étape consiste à sensibiliser
les décideurs. ●
Bitcoin : entre mines de charbon
et minage de monnaie
Si la cryptomonnaie en général, et le bitcoin en particulier,
font fantasmer les spéculateurs et donnent au
grand public l’impression d’une devise dématérialisée,
la réalité de leur empreinte écologique paraît beaucoup
plus sombre.
Le fonctionnement des cryptomonnaies est basé sur
le blockchain, la chaîne de blocs : un fonctionnement
de type pair-à-pair où les personnes qui réalisent les
transactions sont à la fois clients et serveurs. Pour générer
un bitcoin, il faut télécharger un logiciel qui devient
un nœud d’un vaste réseau. Chaque transaction
doit être vérifiée et validée par tous les nœuds avant
d’être disponible dans un espace public (bloc) accessible
aux utilisateurs. Tous ces blocs forment donc une
chaîne qui sert de registre daté et infalsifiable. Le minage
est l’opération qui consiste à créer un nouveau
bloc, donc un nouveau bitcoin. Chaque nouveau bloc/
bitcoin créé par un « mineur » est ainsi rémunéré.
Mais comme la chaîne devient toujours plus complexe,
le minage requiert des ressources informatiques sans
cesse plus importantes. Ainsi, les experts estiment
que la consommation annuelle du bitcoin correspondrait
à celle d’un pays comme la Bulgarie, sachant que
la puissance des ordinateurs qui gèrent le bitcoin serait
100.000 fois supérieure à celle des 500 plus gros
ordinateurs au monde. Le problème est que le minage
du bitcoin se fait essentiellement en Chine, pays où
l’énergie est produite à 60 % par le charbon, d’où d’importantes
émissions de gaz à effet de serre (on parle
de 122 kg de CO2
pour chaque transaction et d’une
consommation de 11 millions de tonnes de charbon
par an). Autre chiffre interpellant : une transaction en
bitcoin dépenserait près de 4.000 fois plus d’énergie
que la même transaction par carte bancaire classique.
Si le monde semble crier haro sur la Chine, certains
défenseurs du bitcoin précisent que l’hydroélectricité
s’impose de plus en plus comme source d’énergie
et qu’au pire, comme l’électricité surproduite ne peut
être stockée, le minage permet de transformer ces kW
en jetons numériques, et donc de redistribuer cette richesse.
BECI
- Bruxelles métropole - juin 2018
49
© Thinsktock
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MARCHÉS PUBLICS
Logements sociaux : il y a du travail pour
les entreprises
Construction, rénovation, chauffage, électricité, isolation… : les logements sociaux
constituent un poste important de dépenses publiques, via des marchés qui
peuvent aller de moins de 200.000 à plus de 10 millions €. Entretien avec Vincent
Thiery, directeur Patrimoine de la SLRB (Société du Logement de la Région de
Bruxelles-Capitale).
Cédric Lobelle
L
a SLRB contrôle les
16 SISP (sociétés
immobilières de service
public) réparties sur les
19 communes. Ces dernières
sont les propriétaires des logements
sociaux et en assument
la gestion, l'entretien et
le développement. « La SLRB
appuie ces sociétés dans leurs
missions et les contrôle au niveau
des marchés publics »,
précise Vincent Thiery. « Nous
sommes également un opérateur
avec notre plan logement
appelé ‘Alliance Habitat’, dont le but est de développer le
patrimoine immobilier social par l'intermédiaire de nouvelles
constructions, le rachat de logements à rénover ou
de biens à transformer en logements. »
Vincent Thiery
Quels sont les besoins de la SLRB? Y a-t-il des
spécificités ?
« Pas vraiment. Nous sommes soumis aux règles des marchés
publics. Une certitude : nous n'avons plus beaucoup
de terrains, et nous en avons besoin pour poursuivre nos
constructions. Des appels sont en cours pour agrandir
notre foncier. »
Quel est l’ordre de grandeur des commandes de
la SLRB et des SISP ?
« Nous avons une enveloppe de 300 millions € sur quatre
ans (voir encadré, ndlr) pour la rénovation et la mise en
conformité de logements sociaux, avec un axe particulier
sur les travaux de sécurité. Dans ce cadre, les SISP, ensemble,
passent commande aux entreprises de construction
pour une somme d'environ 65 millions € par an. En
2017, c'était 92 millions, mais c'était une année exceptionnelle
et de plus, certains marchés ont échoué. »
Quelle est la taille typique d’un marché pour la
SLRB et les SISP ?
« Les marchés de construction de la SLRB peuvent monter
jusqu'à 10 millions €. Les SISP passent généralement des
marchés de 200.000 € à 5 millions € pour les plus gros.
Mais c'est déjà monté jusqu'à 14-15 millions, exception50
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
nellement. Ces chiffres peuvent paraître importants, mais
ils concernent des rénovations de bâtiments complets. Si
nous rénovons par composants, par exemple électricité,
chauffages, etc., les marchés sont plus petits. »
Quelle est la procédure la plus utilisée ?
« Il s'agit généralement de procédures ouvertes avec le
prix comme critère principal. Il y a aussi de procédures
moins lourdes pour les marchés de moins de 144.000 €
et quelques dizaines de ‘Design & Build’ au niveau de la
construction pour la SLRB. »
Quel est le profil de l’entreprise qui répond et
opère le plus souvent ces marchés ?
« Quand il s'agit de rénovations complètes, nous faisons
appel à des entrepreneurs généraux. Concernant les rénovations
par composants, alors ce sont des PME qui réagissent.
»
Que fait la SLRB pour faciliter l’accès des PME à
ces marchés ?
« Soyons clairs : il y a énormément de marchés. Les sociétés
de logement sont submergées de travail. Dans notre
300
La SLRB dispose d’une enveloppe de 300
millions € sur quatre ans (le plan quadriennal
2018-2021 adopté par le gouvernement
bruxellois) pour la rénovation et la mise en
conformité de logements sociaux : 123 millions
pour les travaux de rénovation complètes
de bâtiments, avec tous les aspects
liés à la sécurité (installations électriques,
gaz, remplacement des ascenseurs, etc.) ;
57 millions pour les travaux de sécurité par
composants ; 32 millions pour la rénovation
des enveloppes des bâtiments plus la sécurité
; 28 millions pour des projets de restauration
et 60 millions € non-affectés que les
SISP pourront utiliser en cours de programme
(droits de tirage, travaux urgents et culturel).
D.R.
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budget rénovation, 123 millions vont aux grandes entreprises
générales. Et il y a 100 millions pour les rénovations
plus ciblées qui font appel aux autres entreprises. »
Quelles sont les principales difficultés
rencontrées une fois le marché passé ?
« La plus grande, ce sont les délais. Une bonne entreprise
est celle qui respecte les délais, répond bien au cahier de
charges et l'applique dans l'ensemble. Bien entendu, des
impondérables, et donc des commandes supplémentaires,
cela peut arriver. Mais cela doit être minimisé. Car c'est
cela qui plombe les délais. »
Que recommander aux entreprises qui
souhaiteraient remettre offre ?
« Elles doivent savoir dans quoi elles se lancent. Qu'elles
n'hésitent pas à venir rendre une visite en pré-remise
d'offre, pour poser des questions, bien comprendre la naSoyons
clairs : il y a énormément de
marchés. Les sociétés de logement
sont submergées de travail.
ture du marché. Qu'elles vérifient notamment les conditions
d'accès. Car la situation de l'adjudicataire sera étudiée,
pour vérifier, par exemple, s'il a un passé de faillite. Il faut
bien lire le cahier de charge, étudier les plans et signaler
au plus vite les éventuels problèmes ou erreurs. L'auteur
de projet a-t-il indiqué les bonnes quantités ? N'a-t-il pas
omis un poste ? Il ne faut pas non plus oublier de signer
le formulaire d'engagement, car c'est une cause de rejet.
Et faire tout cela avant la remise de l'offre car après, c'est
trop tard... » ●
L’Observatoire des prix de référence
dans les marchés publics
Né du constat des interlocuteurs sociaux de la nécessité,
dans la commande publique, d’éviter notamment
la concurrence déloyale et le travail au noir, l’Observatoire
des prix de référence dans les marchés publics
a été créé au sein du Conseil économique et social de
la Région de Bruxelles-Capitale par l’ordonnance du
3 avril 2014.
Les missions de cet Observatoire s’inscrivent globalement
dans le cadre de la lutte contre le dumping social
et ont pour but d’apporter une aide aux pouvoirs adjudicateurs
régionaux dans le cadre de leurs marchés
publics de travaux et de services, par la mise en œuvre
d’objectifs spécifiques consistant notamment à fournir
des résultats d’analyse sur les prix soumissionnés
lorsque le pouvoir adjudicateur a des raisons d’interroger
le caractère anormalement bas des prix ; préparer
des avis relatifs à l’insertion de clauses techniques
dans les documents de marché de nature à renforcer
l’attribution et l’exécution des marchés publics ; assurer
une veille sur les prix ; sensibiliser et diffuser les
connaissances en matière de prix et assurer une intermédiation
entre les pouvoirs adjudicateurs et les organisations
représentatives des secteurs privés.
Programme de séminaires
Beci organise en 2018 un cycle de séminaires
« marchés publics ». Prochaines dates :
12.06 Sols pollués : un demi-milliard pour
traiter l’ensemble du bassin bruxellois
– lieu : Beci, de 7h30 à 9h30.
19.06 Appels d’offres de l’administration
bruxelloise et du CIRB –
lieu : Agoria, de 15h30 à 19h.
Info et inscriptions : Caroline Coutelier,
02 643 78 13 — cco@beci.be
www.500.be
Le caractère inédit des missions a enjoint à l’Observatoire
d’adopter une approche progressive, par secteur
d’activités. Dans ce cadre, l’Observatoire réalise
un travail de terrain auprès des pouvoirs adjudicateurs
bruxellois et de divers acteurs du secteur (entreprises,
fédérations, syndicats, etc.), afin notamment de collecter
un maximum d’informations relatives à la passation
des marchés publics et aux prix pratiqués dans le secteur
investigué ; proposer des éléments méthodologiques
relatifs à l’analyse de prix ; identifier des bonnes
pratiques spécifiques à chaque secteur ; rédiger des
notes techniques, voire des cahiers des charges types.
Ces travaux ont permis à l’Observatoire d’être en mesure
de conseiller et d’informer des pouvoirs adjudicateurs
bruxellois.
L’Observatoire a également vu ses missions étendues
suite aux travaux du groupe de travail « Lutte contre
le dumping social ». Ce groupe de travail a été chargé
de proposer une série de mesures visant à réduire
les risques de dumping social dans la commande publique.
Parmi ces missions, figurent la rédaction d’un
guide des bonnes pratiques à l’attention des pouvoirs
adjudicateurs bruxellois et la mise en place d’un répertoire
d’entreprises. La mise en œuvre de ces chantiers
est actuellement en cours.
Plus d’info sur l’Observatoire :
http://ces.irisnet.be/fr/observatory/.
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018 51
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STARTER
BioGourMed : distribution bio et ibérique
Lancée en 2016, BioGourMed propose une sélection de produits bio ibériques
qu’elle distribue à Bruxelles et en Wallonie dans plus d’une vingtaine d’enseignes
spécialisées.
Guy Van den Noortgate
L
a tendance ne faiblit pas : le
bio est aujourd’hui de plus en
plus présent dans le panier de
la ménagère. Que ce soit par le biais de
chaînes et magasins spécialisés ou via
la grande distribution. Les rayons bio
se multiplient et croissent d’année en
année. Selon une étude commandée
par le Vlam, l’office flamand de l’agroalimentaire
et de la pêche, les dépenses
consacrées à l’alimentation bio sont
en forte hausse en Belgique. Depuis
2008, elles ont plus que doublé. L’année
dernière, elles ont ainsi augmenté de
6 %. Neuf Belges sur dix achètent au
moins un produit bio par an et 11 %
des familles achètent du bio chaque
semaine. La part de marché des produits
frais bio s’élève à 3,2 %.
Si la Belgique, à l’instar de nombreux
pays européens, est de plus en plus
friande de bio, elle ne peut seule satisfaire
la demande croissante. C’est
ici qu’intervient une société comme
BioGourMed, qui est née de ce constat et de la difficulté à
trouver en Belgique des produits bio provenant de la péninsule
ibérique. Trois associés d’origine espagnole, Santiago
Blasco, Leyre Monreal et Ramón Jíménez, ont donc décidé
se lancer dans l’aventure en créant BioGourMed en 2016 à
Bruxelles. « Peu de gens le savent mais l’Espagne est le premier
producteur bio en Europe », explique Ramón Jíménez.
« Elle compte 2 millions d’hectares bio (70.000 en Belgique)
et environ 40.000 agents certifiés bio. Le secteur bio espagnol
exporte de plus en plus, d’autant que la consommation n’y
est pas aussi forte que dans les pays du nord. »
L’objectif de BioGourMed est d’importer des produits espagnols
et portugais qui n’entrent pas en concurrence avec les
produits belges tels que des fruits méditerranéens (agrumes,
avocats, fruits secs, etc.), charcuteries ibériques (jambon
ibérique, jambon serrano, chorizo, etc.), huile d’olive
vierge extra, conserves de poissons et de certains légumes
(poivrons piquillo, artichauts, etc.), vins, sangria, et autres
produits variés tels que paëlla précuisinée ou encore gaspacho.
BioGourMed propose également des produis portugais
provenant notamment de la région bio d’Idanha-a-Nova.
Outre le fait que l’Espagne n’est pas, de prime abord, associée
au bio dans l’esprit du consommateur, le pays souffre
également d’un déficit d’image et de carences en matière de
marketing et de commercialisation par rapport aux produits
italiens ou français. « Nous souhaitons combler ces lacunes
en apportant dans les magasins spécialisés une offre de qua52
BECI
- Bruxelles métropole - juin 2018
Santiago Blasco, CEO de BioGourMed.
lité en circuit court », poursuit Ramón
Jíménez. « On peut ainsi acheter des
oranges, ici en Belgique, qui ont été
récoltées quelques jours auparavant
en Espagne. À notre petite échelle, la
démarche s’inscrit pleinement dans le
développement durable. En d’autres
termes, outre l’environnement, nous
sommes également attentifs aux aspects
sociaux et sociétaux. »
BioGourMed distribue ses produits
dans plus d’une vingtaine d’enseignes
étiquetées bio, depuis Färm jusqu’au
petit magasin indépendant. Pour le
moment, elle est présente à Bruxelles
ainsi qu’en Wallonie et compte prochainement
s’étendre en Flandre. Avec
également des visées sur d’autres
marchés qui commencent à se développer,
comme la Chine qui s’intéresse
de plus en plus aux produits bio.
Mais avant de conquérir l’Empire du
Milieu, BioGourMed entend poursuivre
son développement en Belgique en privilégiant
les petites enseignes bien implantées localement
et qui partagent la même philosophie que les fondateurs.
BioGourMed dispose encore d’un beau potentiel de progression,
d’autant qu’elle n’est pour le moment présente qu’à
Bruxelles et dans le sud du pays. Or, c’est en Flandre que
l’on a enregistré la plus forte hausse des dépenses liées
au bio en 2017 par rapport à 2016 avec 11 % contre 8 pour
la Wallonie. ●
Info : www.biogourmed.com
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de
Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax
shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
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FACEBOOK, LINKEDIN, INSTAGRAM, TWITTER…
Quels réseaux pour mon entreprise ?
La sphère internet voit émerger de plus en plus de nouveaux réseaux, de quoi déboussoler
certains entrepreneurs.
S
e faire connaître, générer des leads, attirer du
trafic sur sa page, fidéliser son audience… Autant
d’objectifs marketing qui demandent une bonne
connaissance de chaque réseau pour optimiser ses résultats.
Mais comment arriver à faire le bon choix pour obtenir des
résultats à la hauteur ?
Facebook : Augmenter sa notoriété
Facebook est le leader des réseaux sociaux. La plateforme
est le levier incontournable pour développer des relations
durables, fédérer une communauté et trouver de nouveaux
clients.
➜ Les plus : Des campagnes publicitaires
peu coûteuses avec des
options de ciblage très précises.
➜ Les moins : Des commentaires
négatifs qu’il faut apprendre
à gérer. Des publications
non sponsorisées qui
ne sont pas vues par
vos fans.
➜ Astuce : Posez
des questions
pour
comprendre
les attentes
de votre audience et
anticiper votre stratégie business.
J'aime les frites
Mes frites sont
magnifiques
LinkedIn : Asseoir son expertise
Crédibilité, e-réputation, prospection… L’utilisation
de LinkedIn est aujourd’hui indispensable pour les
entreprises.
➜ Les plus : Développer ses relations B2B. Se tenir informé
des actualités du secteur. Obtenir des informations sur les
concurrents.
➜ Les moins : Des options payantes. Des publications qui ne
peuvent pas être modifiées. Les interactions sont limitées.
➜ Astuce : Aidez-vous de vos relations de premier niveau
— les personnes auxquelles vous êtes directement connectés
— pour élargir la portée de votre réseau. Ajoutez des
professionnels rencontrés lors de meetings, conférences…
Instagram : Valoriser son image de marque
Instagram est le partenaire de votre identité visuelle. Le réseau
de partage d’images ouvre les voies d’un marketing
ciblé sur une audience jeune de 18-35 ans.
➜ Les plus : Un taux d’engagement plus élevé que pour les
autres réseaux sociaux. Une audience en forte croissance.
➜ Les moins : Du contenu difficile à publier à partir d’un
ordinateur. Très peu de statistiques pour évaluer les performances.
➜
Astuces : Suivez trois règles : soignez vos visuels, privilégiez
les émotions et la proximité.
Twitter : Suivre l’actu de votre secteur
Avec ses 280 caractères, l’oiseau bleu a su séduire les médias
et les chargés de relations publiques. Un coup d’œil suffit
pour assimiler l’information.
➜ Les plus : Twitter permet aux entreprises de suivre l’actualité
de leur secteur et de surveiller leur e-réputation.
➜ Les moins : Risque de « Bad Buzz ». La circulation massive
de l’information dans un délai court peut impacter négativement
l’image de
l’entreprise si
une information
négative
est
relayée par
la presse.
Je suis l'expert des frites
➜ Astuces :
Abonnez-vous
Tuto comment faire des frites
aux notifications
pour ne pas manquer
une actualité
importante. Créez
des listes pour répartir
les comptes que vous suivez.
Je mange des #frites
Pour vous lancer sur le réseau le plus pertinent
pour votre business, répondez à ces
trois questions : Quel est mon objectif premier
(notoriété, networking, identité de marque,
conversion) ? Quelle est ma cible ? Quel est le budget que
je suis prêt à consacrer à ces objectifs, et est-ce que je dispose
en interne des ressources pour le faire (communication,
graphisme, technique) ? ●
Maha Karim-Hosselet, experte en réseaux
sociaux, fondatrice de l'agence digitale MKKM
Social Media Experts.
Pour aller plus loin
Participez à deux journées de formation :
14/6 Facebook : comment gérer et animer
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BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
53
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ENTREPRISES EN DIFFICULTÉ
Comment couler sa boîte en 10 leçons
Couler leur boîte, ils l’ont fait ! Passé l’échec, des entrepreneurs participant à notre
programme reStart reviennent sur les erreurs à ne pas commettre. 10 erreurs
classiques commentées par Éric Vanden Bemden, conseiller rebond, et Olivier
Kahn, coordinateur du Centre pour Entreprises en difficulté.
Gaëlle Hoogsteyn
1 Manquer d'apport à la création de l'entreprise : Certains
créateurs sont très optimistes, pensent qu’ils vont avoir
rapidement des recettes et qu’ils n’ont donc pas besoin de
capitaux de démarrage importants. Dans les faits, les recettes
sont souvent plus basses qu’espérées et surtout plus lentes.
Mieux vaut donc être un peu trop prévoyant. D’autant qu’avec
le nouveau Code des Sociétés, ce sera aux entreprises ellesmêmes
de déterminer leur besoin en capital de départ.
2 Disposer de peu de fonds de roulement : Entre le moment
où un entrepreneur reçoit une commande et celui où il est
payé, il s’écoule parfois plusieurs mois. C’est dû au temps de
compte des autres commerces à proximité et de la concurrence.
Attention : des permis sont nécessaires pour lancer
une activité...
6 Ne pas remplir ses obligations administratives à
temps : Les administrations sont de plus en plus sévères
et les amendes grimpent en flèche. Mieux vaut donc être à
jour dans sa paperasse. Souvent, ces obligations sont mal
connues des entrepreneurs et leur semblent compliquées.
Il est donc important de se faire accompagner.
7 Être perfectionniste et s’épuiser : Des enquêtes prouvent
que plus de 50 % des entrepreneurs ont arrêté leur hobby et
travaillent en moyenne 60 h/semaine. Or, garder un équilibre
vie privée/vie professionnelle est nécessaire. Selon la loi de
Pareto, on atteint 80 % de son résultat en 20 % de son temps.
L’idéal est donc d’identifier quels sont ces 20 % de clients/
produits/services qui rapportent le plus et de réduire le côté
chronophage du travail.
décision des clients, au délai de production, à des retards de
paiement, etc. Entretemps, il faut pouvoir continuer à vivre,
honorer ses frais fixes, payer ses fournisseurs… Sans coussin
financier, c’est l’échec assuré.
3 Faire soi-même sa comptabilité : À chacun son métier !
Concentrez-vous sur votre spécialité et laissez un professionnel
se charger de votre comptabilité. Mais attention : s’il
n’est pas pertinent de faire votre comptabilité, mieux vaut la
comprendre. Des formations de quelques heures permettent
d’acquérir de bonnes bases.
4 Vouloir balayer trop large : Pleins d’enthousiasme, les
jeunes entrepreneurs ont tendance à s’éparpiller. Penser
que ce que l’on propose est intéressant pour tout le monde
revient à dire que ce ne l’est pour personne. Il faut définir
précisément ses clients idéaux. Disposer d’une stratégie
claire et d’un ciblage précis est primordial.
5 Choisir un mauvais emplacement : Choisir un emplacement
adapté est primordial, surtout pour un commerce.
Certains ont besoin d’être proches des transports publics,
d’autres d’avoir plutôt un grand parking. Il faut aussi tenir
54 BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
8 Avoir une vision à court terme : La majorité des entrepreneurs
ne savent pas où ils veulent être dans trois ans, alors
que se projeter dans le futur est essentiel pour la pérennité
de la société. Il faut se fixer des objectifs au moment de la
création et faire le point semestriellement, si possible avec
une tierce personne. Échanger avec les concurrents permet
aussi de ne pas manquer une évolution importante.
9 Mal choisir son personnel et ne pas oser réagir : Recruter
le bon candidat n’est pas une mince affaire. On peut se faire
accompagner par un entrepreneur expérimenté ou faire jouer
son réseau. Par la suite, pour éviter les mauvais résultats,
poser un cadre, fixer des objectifs clairs et s’assurer qu’ils
soient compris est indispensable. Si malgré tout l’employé ne
convient pas, ayez le courage de vous en séparer rapidement.
10 Vouloir se débrouiller seul dans les moments difficiles :
Dès qu’on a un doute, que le chiffre d’affaires baisse, que le
nombre de clients diminue… il faut se demander ce qui ne
va pas. Et le faire avec des experts : on confronte ses idées,
on se remotive, etc. De nombreuses structures assistent les
entrepreneurs, certaines gratuitement. L’aide d’un « advisory
board » ou d’un mentor peut être fort utile pour un jeune
entrepreneur. ●
CONTACTS
Centre pour Entreprises en difficulté : www.ced-com.be
Beci reStart : Éric Vanden Bemden – evb@beci.be,
Tél. +32 2 563 68 56
© Thinsktock
׉	 7cassandra://ykCTOk3IYNtx_C4guR8kJSA0NM17mg0qv3VCh_CG1os`̵ [ooE"0׉ETRANSMISSION
Et si on aidait le personnel à racheter
l’entreprise ?
Chaque année, plus de 1.500 entreprises bruxelloises ne trouvent pas acquéreur –
et nombreuses sont celles qui optent pour la liquidation. Un vrai gâchis en termes
d’activité et d’emploi. Et si les employés succédaient au patron ? Le modèle a fait
ses preuves chez certains de nos voisins. Pourquoi pas à Bruxelles ?
D
ans notre contexte actuel de « papy-boom », de très
nombreuses entreprises arrivent sur le marché
de la cession. Cela implique, si nous ne trouvons
pas de solutions, une perte de valeur importante ainsi que
de nombreux emplois.
La formule de reprise de l’entreprise par ses employés,
sous forme de coopérative, connaît un succès grandissant
en Europe, mais elle n’est pas sans risque. Car si la formule
semble idéale quand elle concerne des TPE/PME de
3 à 20 employés, elle s’avère nettement plus compliquée
– mais certes pas impossible – pour des structures plus
importantes.
Il y a justement là une vraie piste à explorer : beaucoup de
chefs de TPE/PME n’imaginent même pas transmettre leur
activité et s’orientent tout simplement vers la liquidation. Or,
ce type d’entreprises représente plus de 80 % des sociétés
de la Région bruxelloise.
Des avantages multiples…
Pourquoi un patron d’une TPE ne pourrait-il pas transmettre
son activité à l’un de ses employés et former celui-ci pendant
une période donnée ? Voire financer lui-même l’acquisition
? En effet, les jeunes ou moins jeunes employés ne
disposent que très rarement des fonds nécessaires. Le(s)
employé(s) repreneurs pourraient verser, sur les bénéfices
de l’entreprise, une somme mensuelle au patron qui se
retire pendant une période de deux à cinq ans par exemple.
Il est à noter qu’en général, il est demandé aux membres
de la coopérative un apport d’environ 20 % du montant de
la transaction.
Le premier avantage est d’éviter une perte de valeur : l’entreprise
va continuer à exister et générer des revenus. Le
second est d’éviter la perte d’emplois, souvent très difficiles
à retrouver pour les personnes concernées. Le troisième
avantage est, pour le patron, de toucher un montant qui,
si minime soit-il, vaut mieux que la liquidation – laquelle
coûte de l’argent. Le quatrième avantage est de rendre
l’entreprenariat accessible à des travailleurs qui n’auraient
pas les moyens d’acquérir une entreprise autrement. Enfin,
nos voisins français, qui possèdent des statistiques pour
ce type d’acquisitions, ont déterminé que le taux de succès
La reprise de l’entreprise par son
personnel est une formidable
opportunité pour tous : le patron, qui
voit son activité continuer et touche un
montant de départ. Et les employés,
qui conservent leur emploi et peuvent
devenir patrons à leur tour.
de ces transmissions « en douceur » atteint les 95 % ! Les
employés étant beaucoup plus concernés, les résultats
montrent que la rentabilité de l’entreprise augmente, de
même que l’implication au travail et la qualité du service,
tandis que l’absence au travail diminue. Les décisions collégiales
permettent de commettre moins d’erreurs dans
les choix importants de l’entreprise.
…mais de nombreux freins
Alors, pourquoi cette procédure n’est-elle pas généralisée
dans notre pays, direz-vous ? Tout d’abord, parce qu’elle est
très mal connue chez nous. Beaucoup n’y pensent même
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
55
© Thinsktock
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pas, même si les patrons ont davantage cette réflexion
que les employés eux-mêmes. Ensuite, la reprise par le
personnel rencontre de multiples freins, pour la plupart
psychologiques.
Du côté patronal, on se dit que les employés n’auront pas
les compétences, qu’ils n’auront pas les moyens financiers,
qu’ils ne voudront pas… Et puis il y a la confidentialité :
que vont faire mes employés si je leur annonce que je veux
vendre l’entreprise ? Ne vont-ils pas quitter le bateau ?
Du côté des employés, les mêmes questions se posent.
Serais-je capable ? Ai-je envie de prendre le risque ? Suisje
prêt à m’investir autant que mon patron ? Ma famille
sera-t-elle d’accord ? Où vais-je trouver les fonds ? Autant
d’interrogations qui s’ajoutent au fait que beaucoup n’oseront
jamais aller voir leur patron pour lui dire : « J’aimerais
reprendre votre société, qu’en pensez-vous ? ».
Le processus de reprise de l’entreprise est long et n’aboutit
pas toujours. Il faut ménager le temps nécessaire aux parties
pour discuter du projet, comprendre les implications, se
mettre d’accord non seulement entre patron et employés,
mais encore au sein du personnel. Et, plus important encore,
avec sa propre famille qui doit absolument supporter
le projet.
Un point important à souligner est que l’entreprise qui va
être transmise via ce processus doit être en bonne forme
financière et dégager des résultats permettant d’assumer
le paiement au patron sortant du montant convenu.
Une notion plus subtile, mais importante de cette nouvelle
façon de gérer une entreprise, réside dans le fait que l’individu
va devoir changer sa façon de penser. Il ne faudra plus
raisonner individuellement, mais en tant que groupe. Les
intérêts ne sont plus personnels, ils deviennent collectifs,
avec tous les compromis que cela implique. Mais comment
gérer cette « intelligence collective » ? Mal organisée, la
structure peut alourdir le processus de décision et mettre
en danger l’entreprise. Il est donc important que cet aspect
de l’organisation soit parfaitement établi, avec des gardefous
en cas de litige susceptible de bloquer la gestion de
l’entreprise – car le marché n’attend pas.
Erick Thiry
ourager le mouvement
our ceux qui ont répondu aux questions
précédentes, il faut encore
er que les limitations résident
si dans notre législation. Que
propose-t-elle pour aider ces potentiels
entrepreneurs en herbe ?
Eh bien, il faut le constater : pas
grand-chose n’est actuellement
aménagé. Raison pour laquelle
la Région, en collaboration
avec le Hub Transmission de
la Chambre de Commerce
de Bruxelles, a lancé un programme
d’encouragement à
la reprise par le personnel.
D’ici la fin de l’année, le Hub
Transmission de Beci va réaliser une enquête auprès des
patrons de TPE/PME ainsi que des employés, pour mieux
identifier quels sont les freins les plus importants et quelles
aides seraient les plus pertinentes pour favoriser cette démarche.
Des conférences d’information vont être également
organisées, ouvertes à tous les entrepreneurs et employés
désireux d’en savoir davantage.
Plusieurs pistes de travail sont envisagées, et tout d’abord :
comment garantir aux employés repreneurs le minimum
de risques en cas d’échec ? La Région wallonne a déjà mis
en place une garantie de 75 % sur le capital. C’est-à-dire
qu’en cas de faillite, la coopérative n’est solidaire que pour
25 % du capital souscrit.
On pourrait également imaginer une participation systématique
de fonds d’investissement publics, ce qui limiterait
les risques encourus par les nouveaux dirigeants.
Ces fonds offriraient des conditions de prêt compétitives et
non contraignantes pour l’entreprise. Les fonds pourraient
être remboursés par l’entreprise en cinq à sept ans, tenant
compte que, pendant les toutes premières années, il faudra
capitaliser pour la réserve impartageable.
En termes de fiscalité, est-il possible ou nécessaire d’envisager
une imposition réduite pendant les premières années
de la reprise ? Cette question est valable tant pour l’entreprise
que pour les nouveaux associés. En effet, durant cette
première période, la coopérative va devoir payer le patron
qui s’est retiré. Elle devra également affecter une partie du
bénéfice à une réserve impartageable, constituée progressivement,
qui ne pourra être redistribuée aux associés. La
totalité des bénéfices y est versée jusqu’à ce que les fonds
propres atteignent au moins 20 % du total du bilan.
Les employés, eux, vont fréquemment perdre une partie de
leur revenu. Même si cette démarche est volontaire, elle
devrait être encouragée par une réduction de la fiscalité
durant la période de reprise. Période qui pourrait correspondre
à celle du paiement de la transaction au patron
sortant (un à trois ans ?).
Mieux que la création ou la reprise par des tiers
En résumé, la reprise de l’entreprise par son personnel est
une formidable opportunité pour tous : le patron, qui voit
son activité continuer et touche un montant de départ, alors
que la seule alternative envisagée était la liquidation. Et les
employés, qui conservent leur emploi et peuvent devenir
patrons à leur tour, avec des perspectives de développement
et donc de profits. Pour la Région, c’est la préservation
du tissu économique et la prévention de pertes d’emploi.
Si ce processus ne manque pas de défis à relever, il offre,
dans de bonnes conditions, un taux de réussite de 95 %,
très supérieurs à ceux de la création, voire de la reprise de
l’entreprise par des tiers. ●
Erick Thiry,
Coordinateur du Hub Transmission de Beci
Plus d’info : eth@beci.be - 02 643 78 36
56 BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
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Le Hub Transmission de BECI, première
organisation de la Région Bruxelles Capitale en
cession/acquisition d’entreprises, publie ses
nouvelles offres.
> 3 entreprises à remettre
Encadreurs, restaurateurs
d’œuvres d’art et vente de
mobilier d'exception
CA < 1 Mo €
1 à 10 personnes
> 4 acquéreurs
Revendeurs
Agroalimentaire,
grande distribution
B2B/B2C
Bruxelles, Wallonie
CA < 1 Mo €
Grossiste, petite
Teinturerie,
nettoyage à sec
Bruxelles, Wallonie
CA < 1 Mo €
production, importexport
alimentaire
ou non
Belgique
CA de 2 à 3 Mo €
Belgique
CA de 1 à 5 Mo €
Vous êtes intéressé par l’une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l’un
de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou
d’acquisition.
Erick Thiry, Coordinateur du Hub Transmission • eth@beci.be • +32 2 643 78 36
Salima Serouane, Conseillère Transmission • sse@beci.be • + 32 2 643 78 49
photocopieurs,
vendeurs
de solutions
informatiques B2B/
B2C
Sécurité, accès sécurisés,
alarmes, vidéo-surveillance…
CA < 1 Mo €
1 à 10 personnes
Branding, digital marketing,
web design
CA < 1 Mo €
1 à 10 personnes
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L’actualité BECI en photos
La Starters Night de Beci, le 25 avril dernier, était
animée par Davy Courteaux, « showférencier » et
auteur du spectacle « Je lance ma boîte ».
Début mai, les membres du Club DRH de Beci sont
venus rencontrer la société informatique Easi, quatre
fois élue « Best Workplace ».
58
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
D.R.
© Reporters
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Début mai, le cluster CCIBILA s’installait officiellement dans les
murs de Beci, en présence du Secrétaire d'État au Commerce Extérieur,
Pieter de Crem. CCIBILA (Cluster of Chambers for the Pacific
Alliance and Central America) réunit quatre chambres de commerce
bilatérales, représentant elles-mêmes onze pays d’Amérique latine.
Un ensemble de 270 millions d’habitants et plus de 3 milliards de
dollars de PIB, dont l’accès sera désormais facilité par un secrétariat,
au 500 avenue Louise.
Europcar Belgique a noué un partenariat
stratégique avec Modalizy
pour proposer l'Europcar Mobility
Pass : une carte qui donne un accès
direct et simplifié à tous les
moyens de transport. Elle a été
présentée chez Mo, l’Urban Mobility
Pop-Up installé chez Beci.
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
59
© Reporters
© Reporters
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9ׁHhttp://www.la-terrasse.beׁׁЈנ[qoE"1 Z9V9ׁHhttp://www.poche.beׁׁЈנ[qoE"1 ̤9ׁHhttp://www.bruxelles.be/dׁׁЈנ[qoE"1 9ׁH  http://www.brusselscitymuseum.brׁׁЈנ[qoE"1 M̉9ׁHhttp://www.smurfexperience.comׁׁЈנ[qoE"1 ^̒9ׁHhttp://www.coudenberg.brׁׁЈנ[qoE"1 ̃9ׁHhttp://www.couleurcafe.beׁׁЈנ[qoE"1 g̝9ׁHhttp://www.brusselsyogaday.beׁׁЈנ[qoE"1 ̉9ׁHhttp://www.fetedelamusique.beׁׁЈנ[qoE"1 ]\9ׁHhttp://www.bxltour.beׁׁЈ׉E;LES
ADRESSES
COSPAIA RESTAURANT
Rue du Capitaine Crespel, 1
1050 Ixelles
02/513.03.03
www.cospaia.be
BAR MARDI
Divers lieux à Bruxelles
www.barmardi.be
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Les afterworks bruxellois
L’été est là… Vous souhaitez vous détendre après
le bureau ? Vous avez besoin de prendre l’air ?
Ou simplement de profiter des derniers rayons de soleil
en terrasse ? Voici une liste non exhaustive des afterworks
bruxellois à faire entre collègues ou entre amis. Il y en a
pour tous les goûts et toutes les envies !
Donatienne de Vleeschauwer
Vous connaissez déjà les afterworks de Beci, qui
réunissent les entrepreneurs bruxellois dans une
ambiance détendue. Ils se poursuivent pendant l’été.
Prochaines dates : Precious Afterwork, le 14 juin au
Mont-de-Piété et Summer Afterwork, le 30 août au
Martin’s Hotel.
De nombreux bars organisent aussi des afterworks
et certains d’entre eux proposent même la formule
« happy hour » : un verre offert pour verre acheté !
Vous avez envie de profiter d’une vue panoramique
sur Bruxelles ? Le lundi, le restaurant Cospaia vous
accueille pour son afterwork « Pretentious Monday ».
Au programme, une magnifique vue sur le boulevard
de Waterloo, des cocktails, de la musique lounge.
Si le temps n’est pas au beau fixe, pas de problème, le
Cospaia peut couvrir sa terrasse.
Que faire un mardi soir ? Pour les organisateurs du
Bar Mardi, le weekend commence déjà ! Depuis 2011,
tous les mardis d’été, ils vous convient aux Arcades
du Cinquantenaire, aux Jeux d’Hiver, au Spirito,...
Presque chaque mardi, le lieu change et cela permet
de ne pas vivre deux fois la même soirée.
Le mercredi, si vous devez effectuer vos courses mais
que vous souhaitez profiter d’un petit verre en terrasse,
il faut vous rendre au marché de la place du Châtelain.
60 BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
JAM HOTEL
Chaussée de Charleroi, 132
1060 Saint-Gilles
02/537.17.87
www.jamhotel.be
GRAND CASINO BRUSSELS VIAGE
Boulevard Anspach, 30
1000 Bruxelles
02/300.01.00
www.viage.be
À deux pas de là, à Saint-Gilles, filez à l’hôtel Jam
pour profiter de son bar et de sa piscine sur le toit.
L’hôtel est ouvert tous les jours de la semaine pour son
« Afterwork Perché », organisé par la bande de J’peux
Pas J’ai Piscine.
Envie de prendre encore plus de hauteur avec cette
même bande ? Le jeudi soir, les organisateurs du
Perché organisent l’afterwork du Casino Viage.
La soirée « Là-Haut » vous offre une vue à couper le
souffle sur Bruxelles dans un cadre exotique sortant
tout droit de la jungle. Vous êtes plutôt traditionnel et
vous aimez la place du Luxembourg ? Le jeudi soir,
les eurocrates et de nombreux Bruxellois prennent
possession de la place pour une soirée qui risque d’être
cosmopolite.
Enfin, un vendredi par mois, autorisez-vous un
afterwork avant de commencer le week-end en famille.
« Passe à l’Appart » vous fait découvrir des lieux
atypiques ; Les Belges Jeunesses propose des
afterworks dans divers endroits hors du commun,
toujours en plein air et à Bruxelles !
Donatienne de Vleeschauwer
© D.R.
׉	 7cassandra://_Wxk-YSWtK3f9ByEGsJkFZTjrRXIrZAjhX7JXR4j1Zs`̵ [ooE"1׉EBRUSSELSLIFE
PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
17.06
BXL TOUR
BXL Tour est une course cycliste de 28 km,
qui prend son départ se fait à la place des
Palais pour se terminer au pied de l’Atomium.
Un village Bikecity sera présent afin d’accueillir
les cyclistes avec de nombreuses activités.
10-15 € | www.bxltour.be
21.06 | 24.06
LA FETE DE LA MUSIQUE
Durant quatre jours, la Fédération Wallonie-Bruxelles
célèbre la musique. De nombreux
concerts sont organisés dans divers lieux de la capitale.
Un moment à partager en famille ou entre amis.
Divers lieux | Gratuit | www.fetedelamusique.be
24.06
YOGA DAY
Célébrez la Journée
internationale
du yoga au Bois
de la Cambre, le
dimanche 18 juin.
Il y aura un Village Wellness avec plein
d’activités, de 10h à 17h30.
Bois de la Cambre | Gratuit |
www.brusselsyogaday.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Le festival Couleur Café
Fin juin, le parc d’Osseghem, à proximité
de l’Atomium, accueillera pour la
deuxième année consécutive le festival
Couleur Café. Une occasion pour les organisateurs
de confirmer ce nouveau lieu,
mais aussi une programmation métissée
qui encourage la rencontre et le partage.
Adresse:
Square de l’Atomium,
1020 Bruxelles
www.couleurcafe.be
Pour cette édition 2018, vous aurez l’occasion
d’entendre les nouveaux talents belges
tels que Angèle, Damso, Témé Tan, Jucy,
L’Or du Commun... Mais aussi les artistes
étrangers de renom tels que Milky Chance,
Amadou & Mariam et Ziggy Marley.
Vous pourrez profiter de l’espace Couleur
Extra qui regroupera durant le festival un
marché, un « secret bar », une Namaste
zone pour se relaxer et une rue du Bien
Manger, avec plus de 40 stands de nourriture !
Depuis sa création en 1990, Couleur
Café s’est ancré dans le tissu social
de Bruxelles. Avant d’être au pied de
l’Atomium, le festival s’est déroulé aux
Halles de Schaerbeek avant de prendre la
direction de Tour & Taxis en 1994.
Ce festival est un événement familial et
met en avant près de 50 artistes/groupes
belges mais aussi du monde entier.
Pour un festival de trois jours, le ticket
reviendra à 85 € ; 99 € avec le camping
(qui n’a jamais rêvé de dormir au pied de
l’Atomium ?). Si la programmation ne vous
tente qu’une seule journée, l’entrée vous
coûtera 42 €.
Donatienne de Vleeschauwer
17.05 | 02.09
EXPOSITION GEANTS !
Découvrez le folklore bruxellois des géants.
Cette expo met en évidence toutes les facettes de
ces personnages, héros bibliques ou légendaires.
C’est aussi une occasion pour découvrir le palais.
Palais du Coudenberg | 5-7 € |
www.coudenberg.brussels
09.06 | 02.09
LA SCHTROUMPF EXPERIENCE
Plongez dans le
village magique
des petits lutins
bleus de Peyo et
rencontrez-les !
Mais attention, il ne faudra pas se faire
repérer par Gargamel.
Brussels Expo | 11-17 € | www.smurfexperience.com
09.05 | 03.09
EXPOSITION AFFICHES BELLE ÉPOQUE
Prémisses de la publicité actuelle, les affiches
de la Belle Époque étaient aussi porteuses
d’esthétique. Découvrez la collection d’Ernest
de Try sur la vie quotidienne à Bruxelles.
Musée de la Ville de Bruxelles | 4-8 € |
www.brusselscitymuseum.brussels
EN SOIRÉE
30.05 | 15.06
D FESTIVAL
C’est le festival
de la danse
contemporaine
à Bruxelles. Le
Théâtre Les Tanneurs
et le Marni se partagent l’affiche.
Théâtre Marni & Les Tanneurs | Différents
prix | www.bruxelles.be/d-festival
11.05 | 16.06
CIRCUS’68 AU THÉÂTRE DE POCHE
2018 célèbre les 60 ans des contestations
de 1968. Le Théâtre de Poche invite Claude
Semal et son cabaret burlesque sur le
printemps des barricades.
Bois de la Cambre | 12-20€ | www.poche.be
18.05 | 20.07
LA TERRASSE O2
La Terrasse de l’Hippodrome - O2 est de
retour pour une nouvelle saison ! Venez
profiter de la plus belle terrasse éphémère
de Bruxelles. Entre brunch, lunch et soirée
spéciale, vous aurez le choix.
Hippodrome de Boitsfort | Entrée libre |
www.la-terrasse.be
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
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© D.R.
© D.R.
© D.R.
© D.R.
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͠[poE"1Yט  u׉׉	 7cassandra://jYLQ1r97p86CJS8t4fDyyoDZzE1FSeyYks4AHpHzotE ` ׉	 7cassandra://nnd-Zxzddo1n6JpdBjfF1q7K_BHl8qzb5730L7YHMcoS`S׉	 7cassandra://3RhghDkPaW6-ARNSX7rb1v_poA8F7QAC2MqN3M40rqA `̵ ׉	 7cassandra://3NqfFDj41pQA_GpYswGCxGFGebTPv0HDQ5Iz3YPdHsoY!̈͠[poE"1hנ[qoE"1 k؁h9ׁHhttp://Citydev.brׁׁЈ׉EBRUSSELSLIFE
LE BRUXELLOIS DU MOIS
De Stromae à Mosaert !
a été imaginée en collaboration avec le
Bon Marché Rive Gauche à Paris. Pour
cette occasion, il a réalisé son premier
défilé de mode et il a signé la bande
sonore avec le titre « Défiler ».
Mosaert est le label créatif fondé
par Paul Van Haver, dit Stromae,
en 2009. Ce label évolue dans trois
domaines artistiques : la musique,
l’audiovisuel et le prêt-à-porter.
Car Stromae est bien plus qu’un
chanteur : c’est un grand créatif
mais surtout un chef d’entreprise.
Cette année, Stromae signe son grand
retour sur le devant de la scène après
deux ans d’absence, par le lancement
de sa capsule mode N°5. Cette capsule
LE SAVIEZ-VOUS ?
L’histoire de la Rotonde 58
Cette année, Bruxelles célèbre les 60
ans de l’Exposition Universelle 1958.
À cette occasion, la Ville de Bruxelles
offre une deuxième jeunesse à la
Rotonde 58.
Mais qu’est-ce que la Rotonde 58 ?
C’était le point d’entrée de l’Expo et
c’en est aujourd’hui l’un des derniers
vestiges, avec le Théâtre Américain
et le Comptoir Tuillier, sans oublier le
Palais 7 et l’Atomium elle-même.
Ce bâtiment bleu, situé derrière l’arrêt
de tram Centenaire, a connu plusieurs
vies. Ces dernières années, c’était un local
de rangement pour l’ASBL Atomium.
62 BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
La Ville de Bruxelles a repris la possession
des lieux début 2018, suite à la
non-prolongation du contrat de location
par l’ASBL Atomium. Elle a décidé de
rénover la Rotonde pour lui offrir une
seconde vie. Au mois d’avril dernier,
elle est devenue l’Espace S ; un lieu de
rencontre pour les seniors du quartier.
La Rotonde 58 accueille des événements
dédiés au troisième âge : des
soirées dégustation, soirées musicales,
expositions, organisations de promenades...
Une belle initiative de la Ville de
Bruxelles pour redonner vie à des lieux
emblématiques d’autrefois.
Donatienne de Vleeschauwer
Comment Stromae est-il passé de
chanteur à créateur ? En 2012, lors
de l’élaboration de son deuxième
album, Racine Carrée, Stromae a voulu
repenser son univers visuel et son style
vestimentaire. Pour réaliser ce changement,
il s’est associé avec la styliste
namuroise Coralie Barbier, qui est aussi
sa femme. À deux, ils développent la
marque de prêt-à-porter Mosaert qu’ils
commercialisent dès 2014.
Mosaert s’inspire de la mode africaine
et des motifs wax. Toute la marque est
fabriquée en Belgique, en France et au
Portugal. Les capsules sont vendues en
petite quantité et vous ne les trouverez
que dans des magasins qui mettent en
avant de jeunes créateurs. Pour cette
nouvelle capsule, les vêtement sont
uniquement vendus au Bon Marché ou
sur l’e-shop du label. Coralie et Paul n’en
sont pas à leur coup d’essai : ils s’étaient
déjà associés en 2017 avec la marque de
chaussure Repetto pour la capsule N°4.
En plus d’être un créateur de mode, Paul
Van Haver réalise des clips vidéos et
des vidéos promotionnelles. Stromae a
réalisé les derniers clips de Dua Lipa,
Nicki Minaj, du groupe américain Major
Lazer et de la Française Yael Naim. Dans
ce domaine artistique, il fait aussi appel à
Coralie Barbier pour le stylisme et à son
frère Luc Junior Tam afin de l’aider dans
la direction artistique. Le label Mosaert
a été chargé de réaliser la vidéo promotionnelle
pour la candidature de la Ville de
Paris aux Jeux Olympiques de 2024.
Entre Stromae et Mosaert, nous pouvons
nous emmêler les pinceaux… Saviez-vous
que tout est un anagramme dans l’univers
de Paul ? Stromae vient de « maestro »
et Mosaert est lui-même l’anagramme
de Stromae. Tout se tient dans ce label
créatif !
Donatienne de Vleeschauwer
© D.R.
© D.R.
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Billy SA
Rue Guillaume Tell 59 - 1060 Bruxelles
Code Nace : 77210 - Location et location-bail
d'articles de loisirs et de sport
7721002 - la location de bicyclettes del. :
Verhaeghe Guillaume
Brayton Global SPRL
Rue Belliard 2 - 1040 Bruxelles Code
Nace : 62010 - Programmation informatique
62020 - Conseil informatique del. :
De Boon Frédéric
Edissetio SARL
Bastnicherstrooss 19 - 9638 Pommerloch
- Luxembourg del. : Otten Sébastien
EDPO
- European Data Protection
Office SA
Avenue Huart Hamoir 71 - 1030
Bruxelles Code Nace : 63110 - Traitement
de données, hébergement et activités
connexes 70210 - Conseil en relations
publiques et en communication
del. : Murphy Jane
Fisher SPRL
Boulevard de la Cambre 30 - 1000
Bruxelles Code Nace : 46389 - Commerce
de gros d'autres produits alimentaires
n.c.a. 4638907 - les autres
commerces de gros alimentaires spécialisés
n.d.a. 46900 - Commerce de
gros non spécialisé del. : Firouzfar Ali
Raza
Jeewi SPRL
Chaussée de Waterloo 965 - 1180
Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de
gestion 82990 - Autres activités de soutien
aux entreprises n.c.a. del. : Petit
Pascal
The National Golf of Brussels SPRL
du Roy de Blicquylaan 7 - 1933 Sterrebeek
Code Nace : 4772101 - le commerce
de détail de chaussures 85510
- Enseignement de disciplines sportives
et d'activités de loisirs 93123 - Activités
de clubs d'autres sports de ballon del. :
Deskeuvre Marielle
Troosan SPRL
Kasteeldreef 8 - 3390 Houwaart Code
Nace : 62010 - Programmation informatique
62020 - Conseil informatique
63120 - Portails Internet del. : de Troostembergh
Antoine
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
A2RC
Actiris
AG Real Estate
Aquiris
Architectesassoc.
Audi Forest
Axa
Axent
B2AI
Banque mondiale
Bar Mardi
Belges Jeunesses (Les)
Belgian Chambers
BioGourMed
BNP Paribas Fortis
BPI
Brussels Beer Project
Bruxelles Environnement
12-15
4-8
12-15
34-35
12-15
34-35
36-37
12-15
12-15
1
60-62
60-62
20
52
36-37
12-15
4-8
12-15 ; 30 ; 36-37
Bruxelles Urbanisme et Patrimoine
12-15
Bureau of International Recycling 27-28
Casino Viage
CCIBILA
CESRBC
Citydev.brussels
Coca-Cola
Cospaia
Danone
Daoust
Dewaele
Dock (The)
60-62
58-59
Centre pour Entreprises en difficulté 54
Centry Global
4-8
50-51
4-8 ; 38-39
27-28
60-62
27-28
4-8
12-15
12-15
Eaglestone
Easi
EBP
Elite Limousine
EM2N
EnergyVille
Enterprise Europe Network
Euler Hermes
Eurochambres
Europcar Belgique
Facebook
Fostplus
Google
Greenbizz
Henning Larsen
Imec
Instagram
Jeux d’Hiver (Les)
KU Leuven
LA Metro
Land Invest Group
LinkedIn
Martin’s Hotel
Microsoft
Modalizy
Mont-de-Piété
Mosaert
Musée de la Ville de Bruxelles
NNOF
12-15
58-59
4-8
École Polytechniqe de Bruxelles 43-44
Elia
45-46
4-8
12-15
45-46
24
1
20
58-59
53
27-28
45-46
36-37
12-15
45-46
53
International Chamber of Commerce 25
J’Peux Pas J’ai Piscine
Jam Hotel
60-62
60-62
60-62
45-46
4-8
12-15
53
60-62
45-46
16-17
60-62
60-62
60-62
36-37
Ondraf
ONU
Oxfam
Passe à l’Appart
Phosphore
RethinkX
Retis
SBGE
SCK-CEN
Sergison Bates Architects
SLRB
Stanford University
STIB
Suez
Tanneurs (Les)
Tempo-Team
Théâtre de Poche
Théâtre Marni
Twitter
ULB
Universiteit Hasselt
UPSI
Val-I-Pac
Vito
Vlam
Wallonie Belgique Tourisme
West 8
World Economic Forum
YourMover
noAarchitecten
12-15
Nouveaux Comptoirs Olfactifs (Les) 4-8
Octa+
16-17
43-44
25
36-37
60-62
30
22
4-8
34-35
43-44
12-15
50-51
Société d’Aménagement Urbain 12-15
Spirito
60-62
22
16-17
27-28
60-62
4-8
60-62
60-62
53
40-41 ; 43-44
45-46
38-39
27-28
45-46
52
4-8
12-15
1
36-37
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
63
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COMMUNITY
AGENDA
Management & RH, Personal
improvement
12.06.2018
Motiver et préparer son équipe au
changement
14.06.2018
Comment recruter avec
LinkedIn ?
Du 11.09 au 16.2018
Cycle : comment choisir son CRM
et motiver son équipe à l'utiliser
Vente, marketing &
Communication
11.06.2018
GDPR : la nouvelle législation
va-t-elle « tuer » votre activité
marketing ?
14.06.2018
Facebook : comment gérer et
animer une page d’entreprise
15.06.2018
Apprenez à utiliser Instagram
pour votre business
26.06.2018
Facebook : créer et engager votre
communauté
Efficacité
12.06.2018
Réussir son passage au
télétravail
09.07.2018
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer votre temps !
27.08.2018
Outlook et OneNote: le duo
gagnant pour une efficacité
optimale !
➜ Emilie Lessire +32 2 643 78 11 –
ele@beci.be
Formations sur mesure
Vous souhaitez développer
vos compétences, accroître la
performance de vos collaborateurs,
renforcer l’esprit d’équipe de
votre entreprise ? Nos formations
peuvent se décliner dans votre
entreprise.
Vous ne trouvez pas la formation
que vous cherchez ? Contacteznous
! Notre programme de
formations est établi en fonction
des demandes que vous nous
formulez.
➜ Emilie Lessire +32 2 643 78 11 –
ele@beci.be
Législation sociale
03 & 05.07.2018
Négociation avec les syndicats :
atelier pratique
21, 23, 28 & 30.08.2018
L'essentiel du droit du travail
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
fs@beci.be
Droit commercial
11.09.2018
Comment passer des anciennes
formes de sociétés aux nouvelles
suite à la réforme du code des
sociétés ?
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
fs@beci.be
Cycle marchés publics
12.06.2018
Sols Pollués : un demi-milliard
pour traiter l’ensemble du bassin
bruxellois
19.06.2018
Appels d’offres de
l’administration bruxelloise et du
CIRB : allotissement et soustraitance,
autant d’opportunités
PME !
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 — cco@beci.be
Retrouvez notre agenda complet sur www.500.be
64
BECI - Bruxelles métropole - juin 2018
13.06.2018
Lunch dating Phd
14.06.2018
Precious AfterWork
19.06.2018
Speed Business Lunch
28.06.2018
Vintage Garden Party
30.08.2018
Summer Afterwork
06.09.2018
Golf Trophy
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
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Inscrivez-vous à une ou plusieurs
formations et bénéficiez
des subsides à la formation
Région Bruxelloise: 50% de
subsides: (investissement min.
= 1.000 €)
21 & 22.06.2018
Forum économique
transfrontalier « Greater Region
4.0 : The Greater Region goes
Digital ! » - Luxembourg
27.06.20158
EEN - Digital transformation
matchmaking event in Liverpool
28.06.2018
Club Food
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
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Agréments Titres-Services: Bruxelles: B40063, Wallonie: W40063, Flandre: V40063. *Action réservée aux nouveaux clients.
׉	 7cassandra://UVHGrcknr7-_RFSbP8AiUV6IgADMSc1Y0_WviDypnLk`̵ [poE"1׈E[poE"1[poE"1$ͼ2018.06 Bruxelles Métropole[`vjl