׉?ׁB! בCט  u׉׉	 7cassandra://4ddrpU78AHfzdO7JQhjvXJyjuI9HHUblWk4v6SclnM4 `	K׉	 7cassandra://dW2ouGr58G0ViXHVOSJHOhT-w0Xu5APpRpYDImAI9u4#`̵ ׉	 7cassandra://jJzRmY4JFzsZbiTYRii10lLMpmxxGJhVVRh4OUQwGoc rV͠U_Hf7\#.:׈EU_Hf7\#.;׉E N°3 - mars 2015
le magazine des entreprises bruxelloises
L’idée métropolitaine
fait son chemin
La médiation :
au-delà du conflit
Avec Ann Maes (Ogilvy),
la réputation, ça se gère !
Topic
Sales : comment vendre ?
ISSN 2406-3738
׉	 7cassandra://dW2ouGr58G0ViXHVOSJHOhT-w0Xu5APpRpYDImAI9u4#`̵ U_Hf7\#.<U_Hf7\#.;$בCט   u׉׉	 7cassandra://kXSjjgNWcbvKbLPVDOos8E8RagMUTFc-eDm3O8VQN48 B`	K׉	 7cassandra://jVwRJbwdY4G1-ZDcpvjPsBV-Wi6lRDK2me3GQQcV8N0`̵ ׉	 7cassandra://-4rDbDsm9vxQX2uWiXCil8eHlKFCS2AqiOZscBlgFjc =
͠U_Hf7\#.?ט  u׉׉	 7cassandra://7QPlsF0EKhA5XIodXoBnpDpOJyjUjMvFEzhSRVunJmo ` 	K׉	 7cassandra://xyruAI2Fver9HXAHvC5DydcuLJznAJaA5F77B3aG660`̵ ׉	 7cassandra://xvoCRNgv756-h3sSA5lyioVEnVPUuE-FmXkC5Wz98KMj@͠U_Hf7\#.@נU_Hf7\#.E ?{9ׁHhttp://www.ethiasservices.beׁׁЈ׉EOConseils et gestion
Et si
vos défis
prenaient
un nouvel
envol ?
ETHIAS SERVICES
UN PARTENAIRE POUR TOUTES VOS MISSIONS
CERTIFIÉ ISAE 3402
Calcul des engagements salariaux, optimisation des coûts de
pension, gestion administrative, paiement des retraites du
personnel, études juridiques, rapports actuariels, audit du
portefeuille d’assurances…
Autant de défis quotidiens qu’Ethias Services peut vous aider
à relever.
Envie d’en savoir plus ? www.ethiasservices.be
Ethias Services SA. Numéro d’entreprise 0825.876.113. Contact : Rue des Croisiers 24 – 4000 LIÈGE
Services
׉	 7cassandra://jVwRJbwdY4G1-ZDcpvjPsBV-Wi6lRDK2me3GQQcV8N0`̵ U_Hf7\#.A׉EEDITO
Où en sommes-nous ?
Voici un an, à la veille d’élections que certains présentaient comme l’équivalent
politique du Jugement Dernier, BECI publiait son Mémorandum : les
recommandations des entreprises bruxelloises à l’attention des futurs gouvernants,
fruit d’une large consultation de nos membres.
Un an plus tard, les majorités sont en place et
les gouvernements ont commencé à mettre
en oeuvre leurs programmes. Qu’est-il advenu
de notre vote ? Que sont devenues nos
revendications ?
Première urgence : le coût du travail et la pression fiscale. Selon
Eurostat, la Belgique se situe au 2e
rang européen en termes de
coût horaire de la main d’oeuvre – juste derrière le Danemark, mais devant la Suède ou le Luxembourg
– tandis que l’OCDE nous classe dans le Top 3 européen de la pression fiscale. C’est intenable. Les premières
initiatives du gouvernement fédéral vont certes dans le bon sens ; il faut poursuivre les réformes
du marché du travail et de la fiscalité. Dans un esprit de concertation, certes, mais avec réalisme.
Autre préoccupation des entrepreneurs : le recrutement de collaborateurs qualifiés, qui passe par l’enseignement
et la formation. La Communauté française a lancé son « Pacte d’Excellence », dont les premiers
effets sont attendus pour… la mi-2016. Pendant ce temps, un jeune Bruxellois sur cinq quitte l'enseignement
obligatoire sans diplôme. Patience ! Heureusement que l’on peut compter sur la Communauté
flamande, qui représente désormais 25 % de l’offre scolaire bruxelloise. Heureusement, aussi, que les
entreprises s’investissent : la Fondation pour l’Enseignement va inviter des dizaines de professeurs des
écoles techniques et professionnelles sur le terrain. Sans oublier l’Alliance for YOUth lancée par Nestlé – à
laquelle participent plusieurs de nos membres – pour offrir aux jeunes 2600 opportunités d’emploi et de
stage.
Revenons à Bruxelles, où nous réclamons depuis de longues années un effort conséquent en faveur de la
mobilité. Mais, le viaduc Reyers peut bien s’écrouler, nous restons coincés dans les embouteillages (qui
ont crû de 25 % en trois ans, selon Agoria)... Les chantiers se multiplient sans délais, le RER fait machine
arrière – plus qu’un seul train direct par heure sur la ligne 26 ! –, le stationnement est au point mort, le
car-sharing ne décolle pas, ... Enfin, il paraît que la circulation s’améliore au centre-ville. Lueur d’espoir,
en attendant le piétonnier ?
Quant à la gouvernance bruxelloise… Nous espérions que les nouvelles compétences, acquises par la
réforme de l’État, soient gérées avec pragmatisme, en associant toutes les parties prenantes. Hélas ! Le
gouvernement s’apprête à gérer le tourisme « entre amis », à l’exclusion des acteurs économiques… On
veut casser un outil paritaire qui marchait (les nuitées ont augmenté de 40 % en quatre ans), pour travailler
sans les hôteliers. C’est une recette pour l’échec ! De même, les promesses qui avaient été faites pour
une gestion plus transparente du Port de Bruxelles ne sont pas tenues – raison pour laquelle nous avons
préféré nous retirer du conseil d’administration.
Pour conclure sur une note positive : si la Communauté métropolitaine semble enfin susciter un intérêt
plus que poli, c’est grâce à l’action de Brussels Metropolitan. Les entreprises ont ouvert des pistes, elles
ont offert des solutions. Mais, si elles peuvent donner l’impression de gouverner à la place des élus,
c’est que ceux-ci ne semblent pas conscients de l’urgence d’avancer. Sur ce chapitre comme sur tous les
autres, nous resterons attentifs.
Thierry Willemarck
Président de BECI
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
1
׉	 7cassandra://xyruAI2Fver9HXAHvC5DydcuLJznAJaA5F77B3aG660`̵ U_Hf7\#.BU_Hf7\#.A#בCט   u׉׉	 7cassandra://YmD_xIlR8hY00iAX4RC7sxSa6i2KcZbtsp5qoBux7j4 A`	K׉	 7cassandra://RIS46bW3JvGnq4CNdDKAVErtSoW3aXTmTNo_gxmIvV0`̵ ׉	 7cassandra://GqKx9FUQy1uPeOQ5K3CBzR8ipSXPWMFEBoVSfbe62mQ =.͠U_Hg7\#.Fט  u׉׉	 7cassandra://EgUoSUi4JQ8RfT8oyfDhgZyIbp3Jh31UQVEi_whBajQ *`	K׉	 7cassandra://bw3GLdXMBVz5qVMw7CVavDYWODATJIXzv56bPrF8aNA5`̵ ׉	 7cassandra://nImLs7CSqfPR8EU5KY6imnnBdn6M82VzQGOi5jm_51o ?͠U_Hg7\#.GנU_Hg7\#.W 2[̷9ׁHhttp://www.digitalaccountant.beׁׁЈ׉E
SOMMAIRE
Think Tank
4
6
8
CHAMBRE DE COMMERCE &
Speaker’s Corner : l’actualité économique et politique
d’un autre œil
Symposium : l’idée métropolitaine fait son chemin
Fiche réforme de l’Etat : l’énergie
10 Pour ou contre un centre-ville sans voitures ?
11 Els Ampe : « Nous restons ouverts à des ajustements
de mobilité »
International
12 Québec : 1,2 millions de km2
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 3 Janvier 2015 N° 00 Mars 2015
Le mois
prochain
Financer
Le mois
prochain
Mai
dossier PME
l’entreprise
promis au développement
15 Erasmus+ : un passeport pour l’emploi
Topic Sales : comment vendre ?
16 Commerce de détail : enrayer l’érosion par l’offre
20 Marketing territorial : Bruxelles, une marque à valoriser
22 Reputation Management : l’honnêteté récompensée
24 Des plateformes pour l’e-commerce local
26 E-commerce : le contenu qui fidélise le client
29 E-mailing : les do’s and don’ts
Entreprendre
30 Stress au travail : pas de fatalité
32 Nestlé lance l’Alliance for YOUth
34 La médiation : au-delà du conflit
38 Starter : Moonpeel
39 Transmission d’entreprise : l’Owner Buy Out
40 Self-employed corner
Community
42 News
44 L’actualité BECI en photos
49 Conseil resto : Colonel
50 Impression of a Brit
51 Demandes d’admission
52 Agenda
Editeur responsable
Olivier Willocx - owillocx@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500
1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02
F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Production
Rédaction
Media Coordinator
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Photos Reporters,
sauf indication contraire
Emmanuel Robert - er@beci.be
Production
Maquette Isabelle André
Impression DB Print
Traduction Litteris
Photos Reporters,
sauf indication contraire
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de 23.000
décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Publicité
Max Saey - msa@beci.be
T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28
Membership
Catherine Mertens - cm@beci.be
T +32 2 643 78 16
Infos et réservations
Max Saey - T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 - msa@beci.be
Membership
Catherine Mertens - T +32 2 643 78 16
cm@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
label n. 2014/351/2
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
׉	 7cassandra://RIS46bW3JvGnq4CNdDKAVErtSoW3aXTmTNo_gxmIvV0`̵ U_Hg7\#.H׉EDigital Accountant
Efficace. Proactif. Sur mesure. En temps réel.
Introduire des chiffres, remplir des déclarations, c’est important, mais ce n’est pas tout. Votre PME a besoin de plus.
Outre une situation financière à jour, Deloitte Digital Accountant vous apporte des indications précises et les outils
adéquats pour piloter et gérer précisément votre activité. Qualité, vitesse et fiabilité à portée de main.
www.digitalaccountant.be
Expertise-comptable • Tax & Legal • Business Control & IT • M&A & Finance
Stefan Limpens, Berkenlaan 8a, 1831 Diegem, Tél. + 32 2 800 25 00
Bureaux à Annvers, Bruges, Bruxelles (Jette), Charleroi, Diegem, Gand, Hasselt, Courtrai, Louvain, Liège, Roulers
© For information, contact Deloitte Accountancy
׉	 7cassandra://bw3GLdXMBVz5qVMw7CVavDYWODATJIXzv56bPrF8aNA5`̵ U_Hg7\#.IU_Hg7\#.H#בCט   u׉׉	 7cassandra://ZCqx7oQ8qb6OsuslQJt7PBO2KZQIutiaq4j5MMokPIc `	K׉	 7cassandra://jOtE5p2HtBD2E6FALLTqu_wUwHldUX0WlKwzrjvp3yg`̵ ׉	 7cassandra://WF5gdZ_g9WWPy_ee3knSrwDBO7v6v1sMU4OFeXuer0U e͠U_Hg7\#.Xט  u׉׉	 7cassandra://Kl5q8YfBNtQmWZ2yQZCnmmBov3Gfimo3ynvJadol8CU ̲`	K׉	 7cassandra://qCFRcKcJ3g2ucd0SjxwUDJcplZopYHqp3O6hKHKQrMs6`̵ ׉	 7cassandra://TjTcincqyJrvv-oTCnj4J52BPjEnh6sgfUXM_uwpymE r"͠U_Hh7\#.YנU_Hh7\#.^ K-9ׁHhttp://www.beci.be/guichetׁׁЈ׉E3SPEAKER’S
LE MOIS ÉCONOMIQUE
IT’S GEOPOLITICS, STUPID!
De la mode des « leaks » au Théâtre de la Toison d’or en passant par le prix du baril.
| Jean Blavier
On a coutume de dire : de quoi
parlent deux économistes lorsqu’ils
se rencontrent ? D’économie pardi !
En fait, ce n’est pas vrai. Enfin si...
Sauf que tout le monde qui rencontre
tout le monde ne fait plus que parler
d’économie. Les questions d’argent
ont toujours été au centre des préoccupations,
des envolées comme
des angoisses, de l’âme humaine, et
ce de tout temps. Mais aujourd’hui,
c’est l’économie qui a pris le dessus.
Au journal de France 2 comme dans
la presse popu. Et sur ce plan, janvier
et février ont atteint un sommet.
Les leaks se sont multipliés. Après
les Wiki, voici les Lux et les Swiss,
en attendant que la pandémie
s’étende puisque, s’il faut en croire
Edwy Plenel, le premier apôtre de
Mediapart, la grande évasion fiscale
se compte en milliers de milliards
d’euros. Autant que le PIB cumulé
des États-Unis et du Japon. Très très
impressionnant, comme la hauteur
de l’Everest, sauf que celle-là, on a
des instruments pour la mesurer et
qu’il y a même des illuminés qui
ont été vérifier si c’était vrai. Pour
la grande évasion fiscale par contre,
personne n’a encore tenté l’exercice
de vérification in situ : trop risqué.
Ce ne sont pas les mannequins ou
les joueurs de tennis qui sont dangereux,
mais se mettre à dos certains
chefs d’État, les trafiquants à grande
échelle et la Cosa Nostra, c’est
prendre un billet aller pour l’au-delà.
On comprend que les plus téméraires
hésitent.
Je ne voudrais pas faire de mauvais
esprit, mais si quelqu’un parmi vous
parvient à expliquer pourquoi le prix
du pétrole a baissé de 50 % en six mois
alors que ni l’offre, ni la demande n’ont
(quasi) bougé, je suis preneur d’une
remise à niveau économique accélérée.
Surtout quand on entend un expert
réputé comme Etienne de Callataÿ
(Banque Degroof) dire que « pour les
mêmes raisons, le prix du baril aurait
tout aussi bien pu monter ». Pour les
mêmes raisons ? Quelles mêmes raisons
? It’s geopolitics, stupid!
Le comble est que nous sommes nombreux
à célébrer l’événement : wouaw,
faire le plein de diesel à 1,115 € le litre,
c’est... super ! Certes, mais c’était déjà
le cas en 2009. Aurions-nous des trous
de mémoire ? Le baril, à l’époque, était
à 40 dollars (il est à 45 dollars à l’heure
où j’écris ces lignes et, depuis, le dollar
est devenu plus cher) avec, circonstance
aggravante, le chœur antique des prévisionnistes
qui l’avait annoncé quelques
mois auparavant à 150 dollars, plus de
trois fois plus. Par la suite, de fait, il a
quasiment triplé de prix. Comment voulez-vous
que quelqu’un de raisonnable
fasse un plan d’affaires, établisse des
perspectives ou un budget sur la base
d’une matière première dont le prix se
livre à de tels sauts d’antilope ? C’est
pourtant notre lot à tous, mondialisation
oblige.
Tax shift ?
La dernière pièce comique du Théâtre
de la Toison d'Or pourrait s’appeler Tax
Shift. Hélas, il n’est pas sûr que nous
CORNER
« Pour les mêmes raisons, le prix du baril
aurait tout aussi bien pu monter. »
riions (orthographe garantie) de bon
cœur. Cette opération qui vise à réduire
la pression fiscale sur le travail va probablement
aller de pair avec une hausse
de la TVA vu que personne ne se risquerait
à taxer le capital, lequel aurait
tôt fait de s’évanouir, leaks ou pas. Réduire
la pression fiscale sur le travail et
augmenter la TVA, c’est donner d’une
main ce qu’on compte bien reprendre de
l’autre. Non seulement nous avons des
trous de mémoire, mais nous sommes
collectivement d’une naïveté désolante.
Pourquoi réduire la fiscalité sur le travail
? Parce qu’elle pèse trop lourd sur
le portefeuille de M. Toutlemonde, eût
répondu la Palice. Eh bien, pour une
fois, il aurait eu tort. En fait, le seul intérêt
de la mesure est la sauvegarde de
la compétitivité des entreprises, donc
l’allégement du coût brut du travail,
pas de son revenu net. Bref, on ne va
pas toucher un rond de plus mais on va
payer son caddy plus cher au supermarché
grâce à la hausse de la TVA. Drôle,
non ? Allez, à vos porte-monnaie ! ●
4 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
׉	 7cassandra://jOtE5p2HtBD2E6FALLTqu_wUwHldUX0WlKwzrjvp3yg`̵ U_Hh7\#.Z׉ESPEAKER’S
LE MOIS POLITIQUE
APRÈS L’HEURE, C’EST PLUS L’HEURE
Il faut parfois savoir reconnaître qu’on a laissé passer l’occasion, qu’il est trop tard pour
bien faire. Cela vaut aussi pour le monde politique.
Concrètement, c’est depuis le début de
cette année que la Région bruxelloise a
reçu la compétence de coordination en
matière de prévention et de sécurité. Formellement,
on ne peut donc pas parler de
« retard », si ce n’est qu’à bien y regarder
il a fallu attendre que des attentats soient
perpétrés à Paris pour que des initiatives
soient réellement prises chez nous en
matière de lutte contre le radicalisme.
Bien tard donc.
À ce sujet, il est trop tard pour le jeune
tabassé à la barre de fer par dix congénères
à la sortie de l’école Da Vinci
d’Anderlecht. Motif du passage à tabac ?
Une sombre histoire de pétition contre
un enseignant qui aurait trop défendu
Charlie Hebdo et la liberté d’expression.
Un autre enseignant aurait été mêlé à
l’affaire. Ou pas. Dans une carte blanche
ce dernier se défend (on s’accroche) en
évoquant la « dictature intellectuelle »
de « milieux laïcistes et sionistes ». Tout
cela est grave, très grave même. Mais il
est trop tard pour y voir clair. D’ailleurs,
le rapport d’inspection a fuité dans la
presse avant même d’arriver chez la Ministre-maman
Milquet. Elle aurait légitimement
voulu (dû) le recevoir avant tout
le monde. Pour prendre des mesures,
même postérieures mais radicales. Mais
tant pis, maintenant il est trop tard.
Trop tard aussi pour le patron du PS Elio
Di Rupo. À ceux qui ne l’auraient pas
entendu, on rappelle que « (son) coeur
saigne » quand il pense aux chômeurs
exclus des allocations. Les premiers ont
été se présenter au CPAS de leurs communes
récemment, voilà pourquoi on en
parle. Sans doute Elio Di Rupo aimerait-il
revenir en arrière, à l’époque des
faits. Il doit bien s’en souvenir vu qu’il
était Premier Ministre lorsque ladite décision
de limiter dans le temps les allocations
d’insertion a été prise, au nom
d’une incontestable raison économique,
et d’un aussi incontestable abus de certains.
Assister à la discussion lui rafraîchirait
sans doute la mémoire. Mais tout
ça c’était avant, et là il est trop tard.
« Trop tard » a enfin dû se dire Rudi Vervoort
lorsqu’au détour d’une interview, il
a comparé les mesures antiterroristes du
gouvernement fédéral à celles pondues
par le gouvernement de Vichy contre
les Juifs. Une petite phrase, sans doute
glissée à la marge et qui lui aura valu
une semaine de foudres et de critiques.
Dommage car, sur le fond, un retrait de
nationalité mérite au moins un débat.
Mal amenée, la critique a fini par se retourner
contre celui qui la formulait. La
volée d’« ignoble », « infâme » et autres
qualificatifs envoyés au Numéro Un
| Michel Geyer
bruxellois a – et c’est aussi dommage –
mis de côté la vraie déclaration forte de
cette interview. Celle qui affirmait que
les Communautés ne sont qu’une étape,
La volée de
qualificatifs envoyés
au Numéro Un
bruxellois a mis
de côté la vraie
déclaration forte de
cette interview. Celle
qui affirmait que les
Communautés ne
sont qu’une étape,
que le régionalisme
triomphera.
que le régionalisme triomphera (on simplifie).
En gros, que Bruxelles a pour
vocation de réclamer et d’obtenir plus de
compétences et donc de moyens qu’elle
n’en a aujourd’hui. Un débat lui aussi
important. Mais il attendra. Pas trop tard,
on l’espère… ●
Créez votre
entreprise en
45 min.
chrono !
Rendez-vous personnalisé et gratuit
à notre guichet d’entreprise au



J Numéro d’entreprise
J TVA
J Caisse d’assurances sociale


CORNER
02 643 78 09
J Mutuelle
J Assurances
www.beci.be/guichet
׉	 7cassandra://qCFRcKcJ3g2ucd0SjxwUDJcplZopYHqp3O6hKHKQrMs6`̵ U_Hh7\#.[U_Hh7\#.Z#בCט   u׉׉	 7cassandra://9Najsys17JqlvLCx1295X9Zkr8owlAKO1eem1AyX8WQ A`	K׉	 7cassandra://UHlovXdszRjUwDIx9NaUP_kbV2TfioHtcvm7YvGlBw8"`̵ ׉	 7cassandra://rhpbDcF6YRMGGQWsuM889zAJ-xqHuGuxf_S0pO6ltH0̘͠U_Hh7\#._ט  u׉׉	 7cassandra://QQExznqm7jtW4gsgH_t8w6FKnlZaqHgbwbAG5yXKJhY ^W`	K׉	 7cassandra://1DZVNX571LvlHzns-ELKRqyAUPHxmQpVGKUOj-zAlmU`̵ ׉	 7cassandra://x9zlk7rYoaL_dp4WqLMatKoz9OpB-uGja-1INE9Rk40͘v͠U_Hi7\#.`׉EBRUSSELS METROPOLITAN
L’idée métropolitaine fait son chemin
Collaborer au-delà des frontières régionales pour exprimer tout le potentiel de la
métropole bruxelloise : l’idée – révolutionnaire en Belgique – semble enfin éveiller
l’intérêt, y compris celui d’un monde politique jusqu’alors réticent.
O
n sait, en Belgique, quelles sont les susceptibilités
régionales. Alors, imaginer des collaborations
par-delà les frontières, pour gérer
ensemble des problématiques communes… : c’est dire
combien l’idée métropolitaine pouvait paraître utopique
en 2008, à la fondation de Brussels Metropolitan. Mais
les mentalités évoluent. La « Communauté métropolitaine
» est désormais inscrite dans la loi. Et le 10 février
dernier, le symposium Brussels Metropolitan a réuni
un Vice-Premier Ministre (Didier Reynders) et les Ministres-Présidents
des trois Régions. Que ces trois derniers
figurent ensemble sur la photo n’est pas fréquent.
Qu’ils soient non seulement venus écouter, mais aussi
répondre aux propositions des entrepreneurs, peut être
vu comme une avancée.
Quatre propositions concrètes
Quelles propositions ? Celles développées par quatre
groupes de travail mis sur pied par Brussels Metropolitan
et animés par des CEO.
Premier axe de réflexion : War for Time. Le groupe de
travail, animé par Arnaud Feist (Brussels Airport) et
Axel Miller (D’Ieteren), s’est penché sur la logistique
et la mobilité, avec une proposition-phare : la redevance
kilométrique. L’idée reste politiquement sensible,
mais les avis paraissent déjà moins éloignés qu’il y a
quelques mois – d’autant qu’une expérience pilote est
en cours. Des trois Ministres-Présidents, Paul Magnette
est le plus réticent, évoquant l’isolement des zones rurales,
mal desservies en transports publics. « Ce ne sera
pas sous cette législature », prévient-il. Rudi Vervoort
« peut l’imaginer dans la zone RER, pour autant qu’il y
ait une offre de transport performante et de qualité. »
Geert Bourgeois s’y déclare même « personnellement
favorable », mais insiste d’abord sur le déploiement du
réseau Brabantnet – et se félicite des connexions du
métro bruxellois avec De Lijn.
6 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
Le groupe War for Talent, sous la conduite de Gilles Ledure
(CEO de Flagey), a étudié l’attractivité internationale
de la zone métropolitaine. Il recommande la mise
en œuvre d’une « chambre de la créativité », capable
de fédérer les industries créatives et d’accompagner le
basculement numérique. Les réponses sont évasives :
Geert Bourgeois souligne l’existence de structures flamandes
compétentes à Bruxelles – la société flamande
de participation et Flanders DC pour la créativité et l’innovation.
Côté wallon, Paul Magnette cite les Creative
Hubs et Wallonie-Bruxelles International. Il rappelle
aussi les collaborations déjà installées avec Bruxelles
« et même la Flandre », par exemple dans les domaines
de la mode ou de l’architecture. Rudi Vervoort, quant à
lui, se contente d’« espérer que le modèle de demain
sera collaboratif. »
« Oser penser le Grand Bruxelles »
L’emploi était au cœur des travaux du groupe War for
Jobs, animé par Jean-Paul van Avermaet (G4S). Sa
proposition ? Une Charte pour l’Emploi, fondée d’une
part sur l’engagement des employeurs à « donner une
chance aux demandeurs », avec un stage d’au moins six
mois pour chacun ; d’autre part sur un basic skills test,
afin de situer les aptitudes et les attitudes des candidats
– pour leur permettre de se mettre à niveau. Les trois
Régions sont-elles prêtes à y souscrire ? La Flandre,
peut-être… Tout le monde s’accorde en tous cas sur la
nécessité d’agir en aval, dans l’enseignement, pour réduire
le décrochage scolaire. Geert Bourgeois le met en
relation avec la problématique de l’intégration et recommande
vivement le remède flamand : l’« inburgering »
(« intégration civique »). Rudi Vervoort en appelle à la
concertation entre les deux Communautés pour hausser
le niveau de la formation, tandis que Paul Magnette
rappelle le lancement du « Pacte d’Excellence » pour
l’enseignement. Il met en relation la Charte proposée et
׉	 7cassandra://UHlovXdszRjUwDIx9NaUP_kbV2TfioHtcvm7YvGlBw8"`̵ U_Hi7\#.a׉EZTHINK TANK
l’engagement du gouvernement wallon : offrir à chaque
jeune une première expérience professionnelle, sous
forme d’un contrat de travail de 12 mois.
Gaëtan Hannecart (Matexi) dirigeait quant à lui les travaux
du groupe War for Space, centrés sur l’aménagement
du territoire et l’urbanisme. Les trois Régions
sont-elles prêtes à œuvrer ensemble au développement
territorial ? C’est sans doute beaucoup demander
; pourrait-on du moins commencer par mettre en
commun les données (en fait : créer un observatoire),
fondement d’une future vision commune ? « Pas d’objection
» pour Geert Bourgeois, mais « dans le respect
des compétences territoriales ». Prudent, Rudi Vervoort
admet la nécessité de tenir compte des sensibilités régionales.
Quant à Paul Magnette, il estime la proposition
bien tiède... Lui estime indispensable « une vision commune
du développement territorial ». « Nous sommes
dans l’Europe des villes diffuses. En France, on est en
train d’organiser le Grand Paris. Chez nous, le Grand
Bruxelles couvrirait sans doute la moitié du pays. Il faut
oser le penser. » En lançant, pourquoi pas, un concours
international ?
On le voit : il reste beaucoup de chemin à parcourir pour
rapprocher les points de vue et surtout fédérer les volontés
politiques. Mais les idées sont là et, si l’on n’est
pas encore d’accord, on semble du moins prêt à discuter.
Berlin, exemple pour Bruxelles ?
Avant ce panel, Volker Löwe, directeur de la représentation
du Land de Berlin auprès de l’Union européenne,
avait dressé un parallèle intéressant entre les projets
métropolitains de sa ville et de Bruxelles.
Didier Reynders : « Bruxelles est notre
seule marque internationale. »
Il est vrai que les
points communs ne
manquent pas entre
les deux capitales :
deux centres administratifs,
deux villes
qui connaissent une
forte croissance démographique
mais
aussi un taux de
chômage élevé, deux
villes dont l’identité
est aujourd’hui fortement
influencée
par l’immigration. Last but not least, deux villes-régions
enclavées chacune dans une région voisine : Bruxelles
en Flandre, Berlin dans le Brandebourg.
Mais, tandis qu’à Bruxelles l’idée métropolitaine semble
encore dans les limbes, elle prend forme à Berlin, qui
se profile désormais avec sa voisine sous l’identité commune
de Berlin/Brandebourg. Ce n’était pourtant pas
une évidence. Le rapprochement, explique Volker Löwe,
est d’abord né d’un échec : celui du référendum organisé
en 1996 sur la fusion des deux Länder – rejetée par la
population. La réaction politique, plutôt que d’imposer
Trois Ministres-Présidents
face au public.
un projet « venu d’en haut », a été de procéder par étapes
et de manière pragmatique, par la mise en commun de
certains outils, là où c’était utile : dans les transports,
dans certaines structures d’enseignement, etc.
Aujourd’hui, Berlin et le Brandebourg entretiennent
une collaboration économique étroite : les deux Länder
se présentent ensemble sur plus de 50 foires internationales,
proposent une offre touristique commune,
mènent des politiques bi-régionales, notamment en matière
d’innovation. Les deux entités ont été jusqu’à fusionner
leurs ministères de l’aménagement territorial.
Volker Löwe ne cache pas que les défis restent importants
: un nouveau référendum ne semble pas envisageable
à court terme ; le budget berlinois reste grevé par
la dette ; les échanges financiers entre les deux Länder
restent une pomme de discorde (tiens donc ?) ; et puis,
il y a le nouvel aéroport développé conjointement, dont
Berlin a cruellement besoin mais dont l’ouverture est
indéfiniment reportée – voilà qui rappelle un peu notre
RER…
« Notre moteur d’entraînement »
La méthode des « petits pas », chère à l’intendant de
Brussels Metropolitan, Alain Deneef, a donc fait ses
preuves à Berlin. Mais, faute d’adhésion populaire, l’idée
métropolitaine y reposait du moins sur une volonté politique.
Peut-elle inspirer Bruxelles ?
En vérité, il y va de la prospérité de toute la Belgique.
Comme l’a rappelé Didier Reynders, Bruxelles – « notre
seule marque internationale » - fonctionne pour la Belgique
comme un moteur d’entraînement. Le faire tourner
à plein régime sera profitable à tous.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
7
׉	 7cassandra://1DZVNX571LvlHzns-ELKRqyAUPHxmQpVGKUOj-zAlmU`̵ U_Hi7\#.bU_Hi7\#.a#בCט   u׉׉	 7cassandra://8x3Nv1E2WUCPFZD-g0huaBGaCDAOLzA-HJeqH7Z1QRk ` 	K׉	 7cassandra://G_o8s0bn8oxgsVz1OwiLF1K2o_8rKayaWglPgvJ9RzQ`̵ ׉	 7cassandra://UMBp6zI3_1qHKIm1laBWKH4FEov4VBOb9RSEmzmduys X͠U_Hi7\#.eט  u׉׉	 7cassandra://IBXS_-nPtEqRof465Rgxe0ukS-wnTzTMLsRNEUvuYOE m`	K׉	 7cassandra://rTSyRxpL8K3808ZT_lT1dKapVCd9QEfNpdwbmT1YdZk#`̵ ׉	 7cassandra://6FnW64nGX_jw-xXxqoJSoedq19a_94yYP9PXmfZMIMo ͠U_Hj7\#.fנU_Hj7\#.n ̹9ׁH  http://www.electrabel.be/billpmeׁׁЈנU_Hj7\#.m j̗9ׁHhttp://www.efacture.belgium.beׁׁЈנU_Hj7\#.l ̱9ׁHhttp://www.efacture.belgium.beׁׁЈ׉EOTHINK TANK
RÉFORME DE L’ÉTAT
Énergie
De quoi s’agit-il ?
Le coût de l’énergie se compose de divers éléments : production, transport,
distribution, taxes et redevances (communales, régionales et fédérales)...
La 6e
réforme de l’État a régionalisé la fixation des tarifs pour la distribution du gaz et de
l’électricité. En Région bruxelloise, le coût de distribution représentait en 2014 quelque
31 % de la facture totale d’électricité – 26 % pour celle de gaz.
Les acteurs
Précédemment, les différents gestionnaires du réseau de distribution soumettaient au
régulateur national, la CREG, leurs propositions tarifaires. Désormais, ce sont les régulateurs
régionaux qui sont compétents : CWaPE pour la Wallonie, VREG pour la Flandre
et Brugel pour la Région de Bruxelles-Capitale, où Sibelga est le seul gestionnaire de
réseau de distribution.
Les coûts de distribution
À Bruxelles, les coûts de distribution (rappel : 31 % de la facture), se répartissent en
24 % pour les missions du gestionnaire de réseau (réseau d’électricité, compteurs,
données de consommation…), 3,5 % pour la redevance de voirie communale (pour les
câbles électriques) et 3,5 % pour des obligations de service public (éclairage public des
voiries communales, protection des usagers faibles). Pour le gaz (26 % de la facture), la
répartition diffère quelque peu : 23 % pour les missions du gestionnaire de réseau, 1,7 %
de redevance de voirie et 1,3 % pour les obligations de service public (chiffres Sibelga).
Toutefois, la décomposition de la facture annuelle peut varier sensiblement selon le
type de consommation, de méthode d’analyse et de calcul, de présentation. Ainsi, en se
basant sur la notion de « client médian bruxellois », le régulateur Brugel fait varier la
part de la distribution pour l’électricité de 38,8 % (client résidentiel) à 45 % (client professionnel).
Pour le gaz, la part de la distribution est chiffrée quant à elle à 26 %, pour le
client résidentiel comme professionnel.
D’un gestionnaire de réseau à l’autre s’observent des disparités tarifaires parfois importantes,
dues notamment à la topographie, à l’ampleur des obligations régionales de
service public, etc. Sur le plan technique, la régionalisation permet un meilleur affinage
des tarifs selon les situations régionales. Reste la question du coût de gestion de ce
système et de ses effets à long terme…
Comment Bruxelles utilise-t-elle cette nouvelle
compétence ?
Par le biais du régulateur régional, Brugel. Ce dernier a annoncé une baisse des tarifs
de distribution avec un impact sur la facture globale de l’ordre de 2,5 % en 2015, avec
ensuite une remontée du tarif jusqu’en 2019, mais à un niveau de coût de distribution
qui ne devrait pas dépasser celui de 2014. Les tarifs sont publiés sur le site web du régulateur,
www.brugel.be, où un comparateur « Brusim » permet aux consommateurs
d’obtenir des offres de fournisseurs en fonction de leurs données de consommation.
8 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
• BECI souligne la nécessité
d’assurer la transparence
dans l’établissement des prix
de l’énergie et de diminuer
les surcharges, redevances et
tarifs pour les entreprises.
• BECI soutient les différentes
mesures de la Région visant
les économies et l’utilisation
rationnelle de l’énergie,
ainsi que de protection des
consommateurs, et rappelle
qu’il est vital que celles-ci
couvrent également les entreprises.
•
En particulier, il est important
de maintenir et amplifier
l’accès aux primes et aides
pour la mise en œuvre de
mesures d’économie. Il faut
aussi évaluer régulièrement
l’impact sur les entreprises de
certaines dispositions légales,
et adapter celles-ci en conséquence.
•
BECI rappelle enfin que les
prix de l’énergie ne devraient
pas être supérieurs à ceux
pratiqués dans les pays
voisins. C’est pourquoi nous
estimons nécessaire d’instaurer
une norme énergétique
pour préserver la compétitivité
de nos entreprises.
FICHE
6
Les transferts de compétences et de budgets vers les Régions, dans le cadre de la
6e
réforme de l’État, ont aussi de multiples conséquences pour les entreprises. Pour
Vincent Delannoy
L’avis de BECI
vous aider à les comprendre, nous publions une série de fiches pratiques que vous
trouverez chaque mois dans notre magazine.
׉	 7cassandra://G_o8s0bn8oxgsVz1OwiLF1K2o_8rKayaWglPgvJ9RzQ`̵ U_Hj7\#.g׉Eg“Je reçois un e-mail
dès que des factures
sont disponibles et cela
simplifie mon suivi.”
Daniel Mercken
Facturation
électronique
Facture
L’e-facture : pratique, efficace
et durable
A la fois plus rapide, plus simple et plus
efficace, la facturation électronique
permet aussi une gestion optimale de
vos factures. L’occasion d’envisager votre
processus de facturation sous un nouvel
angle ?
Le saviez-vous ? Depuis le 1er janvier 2013,
les factures électroniques et papier ont la
même valeur légale. Votre entreprise peut
dès lors créer, envoyer, recevoir et conserver
électroniquement ses factures. Avec de
nombreux avantages à la clé : une gestion
simplifiée, une diminution de la consommation
de papier, des coûts d’impression, des frais de
port, etc.
C’est aussi une solution plus durable. Car
rendre le cycle de facturation plus ‘vert’,
a un impact positif sur l’environnement et
sur les coûts de l’entreprise. Actuellement
et selon Agoria, seules 20% des factures
émises dans notre pays sont envoyées par
voie électronique, contre 90% en Finlande et
au Danemark. Un exemple à suivre pour les
entreprises belges.
Une gestion plus avantageuse
Avec l’e-facturation, vous économisez des
frais administratifs. Selon Forrester Research,
le coût de la gestion manuelle d’une facture
entrante est de 22 euros. Plus le processus est
automatisé, plus vous faites des économies.
Un geste pour l’environnement
En Belgique, environ un milliard de factures
sont envoyées ou reçues chaque année. Ce
qui correspond à environ 5 000 tonnes de
papier imprimé et 120 000 arbres coupés.
Et ce chiffre ne tient ni compte du poste
‘enveloppes’ ni du fait que certaines grandes
entreprises archivent jusqu’à 6 copies de leurs
factures !
Electrabel s’engage
Afin d’améliorer constamment la qualité de
son service clients, Electrabel propose une
solution de e-facturation conçue pour ses
clients Business. Vos factures officielles sont
mises à votre disposition dans l’Energy Bill sur
votre Customer Area. Un e-mail de notification
est envoyé à chaque nouvelle facture.
Vos avantages
Outre un coût réduit et un impact positif
sur l’environnement l’e-facture présente
également d’autres avantages :
Simplicité et efficacité : vos factures sont
centralisées à un endroit, permettant un
meilleur suivi. Plus besoin d’archiver et/ou
de scanner vos factures papier et moins de
risques de pertes de documents.
Rapidité : votre facture est envoyée à la (aux)
bonne(s) personne(s). Un e-mail de notification
leur est envoyé dès que de nouvelles factures
sont disponibles.
Flexibilité : vous pouvez partager
facilement vos factures et elles sont toujours
consultables. Via l’Energy Bill, vos factures
restent disponibles en ligne pendant 36 mois.
• Le Gouvernement fédéral a lancé un site
pour encourager la facturation électronique :
www.efacture.belgium.be
• Objectif de l’Union européenne : 50% de
facturation électronique d’ici 2020.
Sources:
400 millions de factures vers les particuliers/ 1 milliard de factures par an : www.efacture.belgium.be
Forrester research : “manually-processed invoices cost, on average, $30 per invoice”
Agoria : article du 8 octobre 2013 “20 % des factures des entreprises belges sont électroniques”
Si Daniel Mercken, propriétaire de l’agence
immobilière bruxelloise IDM, a opté pour
l’e-facturation, c’est au départ pour des
raisons de sécurité. “Pendant un certain
temps, j’ai eu des problèmes avec la
distribution de mon courrier et des factures
ont été égarées. En tant que gestionnaire,
recevoir des rappels de paiement et payer
des coûts supplémentaires pour des
factures jamais reçues, n’est jamais très
agréable. A présent, je reçois un e-mail dès
que des factures sont disponibles et cela
simplifie mon suivi. Un autre avantage :
il est plus facile et plus rapide de trier les
factures électroniques et de les répartir
entre les copropriétaires concernés.”
PLUS D’INFO
Vous voulez en savoir plus sur les
avantages de la facturation électronique ?
Surfez sur www.electrabel.be/billpme ou
contactez l’équipe PME.
en ligne
׉	 7cassandra://rTSyRxpL8K3808ZT_lT1dKapVCd9QEfNpdwbmT1YdZk#`̵ U_Hj7\#.hU_Hj7\#.g#בCט   u׉׉	 7cassandra://9pPAGVDDNJRPQTvqsYl1-BH-jnF-Deet6mUobZbHnKs R` 	K׉	 7cassandra://wv-6uH6qzuGD7p_dgd8mo1W7AJxXrgmYIY8leITbVos@`̵ ׉	 7cassandra://P8yITgYQkTTw5gYuC4IABjr4Vrx_1EM_ZFM6stsuEOg͜LD͠U_Hk7\#.oט  u׉׉	 7cassandra://Yw1RIcjfiXuVoQyRVZtWbS6J1iEmAd3FIQteUeObtaY 2` 	K׉	 7cassandra://SgPHlZD-HD_8EjeAtRqFsqEO_c9_AWu5R37Qdg_Dym0`̵ ׉	 7cassandra://T5ZQMThCf7NmLv_VjCCHLIeb9NSks6_ck3LzlbZP1AQp ͠U_Hk7\#.p׉ETHINK TANK
POUR OU CONTRE
Pour ou contre un centre-ville
sans voitures ?
Les autorités de Bruxelles-Ville entendent créer une zone piétonne
entre les places de la Bourse et De Brouckère. Un projet qui fâche
les commerçants bruxellois, mais qui fait la joie de leurs homologues
d’Anvers. Sans voitures qui envahissent leur boulevard, les boutiquiers
du Meir sont heureux en affaires.
Peter Van Dyck
Linda Cloots, responsable de
magasin Asbl
« Beleef Antwerpen »
En 1992, la reconversion du Meir anversois en zone piétonne
ne s’est pas déroulée sans accrochages. Outre les
difficultés d’accès des livreurs, les clients et le personnel
magasin manifestaient ouvertement leur mécontentement
face à l’interdiction de se garer devant les vitrines.
Finalement, les autorités ont accepté la circulation automobile
entre 19 heures et 11 heures, facilitant par la
même occasion la livraison des marchandises. Il est
évident que l’administration communale doit réfléchir à
la façon d’aborder le problème des automobilistes qui
rejoignent la ville jusqu’à la périphérie. Il faut prévoir un
certain nombre de parkings souterrains, offrir des services
de navette et optimiser le transport des voyageurs.
Autrement dit, une solution à multiples facettes s’impose.
Des études indépendantes ont montré que, chaque semaine,
le Meir accueille en moyenne 280 000 lèche-vitrines.
La rue commerçante attire désormais une clientèle
beaucoup plus importante, qui s’attarde volontiers.
Et pour cause : l’artère offre une « expérience shopping »
d’autant plus agréable que les gens peuvent y marcher
à leur aise et même traverser la rue sans regarder. Les
enfants peuvent lâcher la main de papa ou maman sans
danger, donc sans stress pour les parents. Depuis que la
rue est sans voitures, on n’a plus signalé d’accidents. Le
piétonnier du Meir est donc une véritable success-story.
Idem au niveau des recettes, sinon les autorités communales
auraient eu de nos nouvelles. Une évaluation est
nécessaire. Évidemment, le projet n’a pas réussi du jour
au lendemain. Il a fallu trois ans pour consolider l’activité
commerciale du Meir, mais aujourd’hui, aucun commerçant
ne regrette la fin du trafic dans la rue. À terme, on
devrait même créer une jonction piétonne avec l’avenue
De Keyser. D’autres rues commerçantes telles que la
Schuttershofstraat et Hopland, toujours plus engorgées
par des embouteillages, ne manqueront pas de suivre
l’exemple. Les Gantois, eux, ont même poussé le bouchon
plus loin encore, les zones à circulation restreinte
contribuant désormais au dynamisme de leur ville.
Le Meir, à Anvers
Alain Berlinblau, président
du Groupement des commerçants
du centre-ville
(Bruxelles)
Piétonniser un des deux axes de pénétration menant
au centre-ville, c’est nuire gravement aux commerces.
Nous n’avons aucun problème avec la création d’une
zone piétonne, mais notre principe est le suivant :
l’accès au centre-ville doit toujours être possible en
voiture. En effet, des études ont montré que 65 % des
clients, surtout les plus riches, se déplacent en voiture
pour faire leur shopping dans le centre-ville. Les
lignes de Waterloo, Rhode-Saint-Genèse et Uccle Sud
ne sont pas desservies de manière optimale. Depuis
Uccle Sud, le tram met une heure et demie à atteindre
le centre-ville… Quand on voit à quel point les temps
d’attente sont longs, sans oublier le sentiment d’insécurité
des voyageurs et le manque cruel de confort
lorsque les trams et les bus sont bondés, il n’est pas
étonnant que ces gens préfèrent courir les magasins
en dehors du centre-ville.
Les rues commerciales piétonnes, on est pour, mais
piétonniser un boulevard qui sert d’accès au centre
ville, jamais ! C’est impensable à l’échelle d’une métropole.
Ce serait comme reconvertir le boulevard
Saint-Germain, les Champs-Élysées ou Fifth Avenue
en zones pour piétons ! Détourner les voitures du
centre-ville, c’est l’étouffer. C’est forcer les clients à
se rendre dans les centres commerciaux situés en
dehors du centre-ville et beaucoup plus accessibles,
comme le Westland Shopping. À Mons, par exemple,
le centre commercial des Grands Prés a arraché des
clients aux magasins de la Grand-Rue et de la Rue
de la Chaussée, qui sont aujourd’hui à vendre ou à
louer. Idem à Charleroi et à Saint-Nicolas (Liège), à
Lyon et à Montpellier en France. Je dis non. Ce projet
de piétonnier risque de nuire à l’image de notre
centre-ville. C’est une utopie, l’expression d’un mépris
du commerce sur fond de
guerre idéologique contre la
voiture.
10
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
Donnez-nous votre avis :
׉	 7cassandra://wv-6uH6qzuGD7p_dgd8mo1W7AJxXrgmYIY8leITbVos@`̵ U_Hk7\#.q׉E@THINK TANK
PIÉTONNIER
Els Ampe : « Nous restons ouverts à des
ajustements de mobilité »
Au moment de boucler cette édition, nous apprenions le recours, introduit au Conseil
d’État par trois associations, contre le projet de piétonnier au centre-ville. Quelques
jours à peine après cette interview accordée par Els Ampe (Open VLD), l’échevine
bruxelloise de la Mobilité et des Travaux publics.
Peter Van Dyck
L
a piétonisation de la place de la Bourse est envisagée
en deux phases ; la première entre la
fin juin et le début juillet, après modification de
la circulation. Concrètement, la nouvelle zone piétonne
sera interdite aux voitures et le sens de circulation des
rues alentour, modifié. « Cette première phase donne à
chacun le temps de s’adapter aux changements du sens
de circulation », explique Els Ampe. « En cas d’effets indésirables,
la circulation pourra être adaptée en amont
de la deuxième phase. Prévue en 2016, celle-ci prévoit
des travaux de réaménagement et d’embellissement du
centre-ville. »
L’échevine connaît bien les inquiétudes des commerçants,
notamment quant aux livraisons, qui seront tolérées sur
le tronçon jusqu’à 11 h. L’appel à davantage de parkings
souterrains a aussi été entendu et se concrétisera sous la
forme de quatre parc-autos qui seront construits à proximité
du Nouveau Marché aux Grains, de la Place de l’Yser,
de la Place Rouppe et de la Place du Jeu de Balle (ndlr :
c’est précisément l’objet du recours). À cela s’ajoute l’optimisation
des transports publics : « La Ville et la STIB
ont œuvré de concert pour adapter les itinéraires des bus.
C’est positif pour les transports publics. Le bus 86, par
exemple, fera la boucle autour de la zone piétonne : une
aubaine tant pour les habitants de Molenbeek que ceux
du centre ville. »
Pour autant, Els Ampe est consciente que les liaisons
entre Bruxelles et la 2e
couronne sont loin d’être irréprochables.
« Malheureusement, cela ne relève pas de notre
compétence, mais de celle de la Région de Bruxelles-Capitale.
Notre plan de circulation n’apporte aucune solution
au problème de la liaison périphérie/ville entre Neder-Over-Heembeek,
Berchem-Sainte-Agathe, Uccle et
Ixelles, et la Ville de Bruxelles. Seule la construction de
nouvelles lignes de métro peut y remédier, d’où notre
soutien à la Région à ce niveau. »
Groupe de résonance
La Ville affirme qu’elle travaillera main dans la main avec
les commerçants pendant la transition qui suivra. « La
nouvelle situation de mobilité fera l’objet d’une phase
test de huit mois pendant laquelle des entrepreneurs et
des commerçants du centre seront invités aux côtés de
représentants du patronat bruxellois (BECI) à siéger au
sein d’un groupe de résonance. Le but n’est évidemment
pas de tout chambarder, mais nous restons ouverts à des
ajustements de mobilité pour répondre aux besoins des
riverains. »
Els Ampe.
Huit mois plus tard, la Ville procédera à un comptage
des voitures afin d’évaluer la nouvelle situation routière.
Compte tenu du réaménagement final, il importera de limiter
le trafic de transit. Une analyse de l’activité économique
suivra ainsi qu’un nouveau projet économique pour
le Pentagone, qui sera porté par l’échevine des Affaires
économiques de Bruxelles, Marion Lemesre. Le projet
sera dévoilé très prochainement et soumis à concertation.
Mme Ampe n’a jamais caché son ambition de faire de
Bruxelles la capitale européenne du shopping. À ses détracteurs,
elle répond : « Force est d’engager aujourd’hui
le nécessaire rapprochement entre le centre et la périphérie,
avec ses nombreux centres commerciaux. Il s’agit,
pour nous, d’allier les atouts de la périphérie à ceux de
la ville. Celle-ci fait de ses lieux culturels, centres d’intérêt,
cafés et restaurants sa carte maîtresse. Hélas,
elle souffre d’un manque d’accessibilité et de parkings,
contrairement aux centres commerciaux en périphérie.
Nous pouvons combler ces manques en aménageant une
vaste zone piétonne dans le centre-ville. Le client pourra
garer sa voiture dans un parking souterrain, à l’image du
Woluwe Shopping Center et des méga-centres Néo (Heysel)
et Uplace, pour courir les magasins sans devoir louvoyer
entre les autos. » ●
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
11
׉	 7cassandra://SgPHlZD-HD_8EjeAtRqFsqEO_c9_AWu5R37Qdg_Dym0`̵ U_Hk7\#.rU_Hk7\#.q#בCט   u׉׉	 7cassandra://-Cu_8B4XI9tu0ib_VBSnuEOJg7vlT3p-zHJRlUVMh50  s`	K׉	 7cassandra://0PZqLyYiThqxVvU5pg42SD6VtEDnHEtuMuKc65Tx5Nc `̵ ׉	 7cassandra://Di-w5Q7hQmMA8Zo1mdPgoq93hMVgKaE2OAumeQTDoW0͠U_Hm7\#.tט  u׉׉	 7cassandra://uGvzSOMouHgv_DPTH5I6k7J2-j5rpgqwIXrr3CvVUT4 `	K׉	 7cassandra://Fw13P36iVzbdN7YyvIugX-WO9JSX6CwWZwryVyenv10 `̵ ׉	 7cassandra://PtOjh_YxQ_oGcG47_SE-vBTZPqWvefrCMu9JMV-NZQI ~/͠U_Ho7\#.uנU_Hp7\#.} &9ׁH 'mailto:hdekker@environnement.irisnet.beׁׁЈנU_Hp7\#.| &9ׁH (mailto:eaulotte@environnement.irisnet.beׁׁЈנU_Hp7\#.{ &]̧9ׁHhttp://www.resilientweb.euׁׁЈנU_Hp7\#.z &*9ׁHhttp://www.environnement.brׁׁЈ׉E_Forêts, lacs (ici : le réservoir de Manicouagan), ressources minières,
grands espaces : le nord du Québec reste à conquérir !
INTERNATIONAL
Québec : 1,2 millions de km2
promis au développement
Le Premier Ministre québécois Philippe Couillard nous a fait l’honneur d’une visite pour
présenter les projets de développement de sa « Belle Province » (50 fois plus grande que
la Belgique !) : de grandes ambitions portées par un homme et une équipe brillants, des
opportunités certaines et de grande envergure pour nos entreprises.
Didier Dekeyser
L
e gouvernement québécois est mené par des
hommes conscients du potentiel de leur territoire,
mais aussi résolument pragmatiques, qui privilégient
aujourd’hui une approche mesurée de son développement
et inscrite dans une perspective durable. Les projets
portés par le gouvernement de M. Couillard, élaborés en
concertation avec les intervenants et parties prenantes, témoignent
de ce réalisme en ce qu’ils se partagent en deux
axes d’action clairs, le Plan Nord et la Stratégie Maritime.
Les deux projets demeurent malgré tout à l’échelle du territoire,
c’est à dire gigantesques, à l’image des potentialités
d’affaires que pourront y trouver les entreprises étrangères.
Plan Nord
Le Plan Nord vise à développer de façon cohérente pas
moins de 72 % de la superficie du Québec, soit les immenses
régions situées au nord du 49e
parallèle.
Le Québec regorge de ressources naturelles dont une
grande part demeure disponible, bien que la Province soit
déjà un acteur minier majeur (nickel, cobalt, or, diamants,
etc.). Le territoire concerné par le Plan Nord est exploré en
termes de ressources minières : 25 % de ces ressources
sont identifiées à ce jour et représentent déjà un potentiel
d’exploitation très impressionnant, notamment en « terres
rares ».
L’industrie forestière reste un des points forts du Canada
mais, là aussi, les perspectives demeurent alléchantes :
le Québec possède en effet 2 % de toutes les forêts mondiales
et si le Nord québécois compte déjà 200.000 km² de
forêts commerciales, il ne s’agit que de 53 % de ses forêts
exploitables. Pays de lacs et de rivières, le Québec ne pouvait
que se convertir à l’hydroélectricité dont il est 4e producteur
mondial. Avec 1,5 millions de lacs et rivières répertoriés (il
en reste à découvrir !), la marge de développement reste
immense. Notons que les diverses formes d’énergie produites
par le Canada lui-même confèrent aux industries
12 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
qui s’y implantent une garantie de prix bas et stables ainsi
qu’une grande sécurité d’approvisionnement. Conjointement
au développement de l’industrie, de nombreux autres
secteurs (logistique, recherche et innovation, construction,
énergie, etc.) trouveront une place naturelle dans ce projet.
Stratégie Maritime
La Stratégie Maritime vise à optimiser les atouts de premier
plan que propose déjà le Québec en renforçant la capacité
de ses ports et en augmentant des performances logistiques
déjà exceptionnelles.
Chaque année, plus d’un conteneur sur cinq manutentionnés
à Québec a pour origine ou destination le port d’Anvers,
proportion appelée à croître lors de l’entrée vigueur de
l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne.
Anvers étant l’un des premiers ports d’Europe à
acheminer vers la côte Est des États-Unis et du Canada, nos
amis québécois ont opportunément multiplié les contacts
avec cet acteur majeur et ils ont déjà inscrits leurs relations
dans le cadre d’un premier partenariat. De notre part, nous
devons considérer sérieusement le fait que le fleuve SaintLaurent
(3.200 km !) offre un accès unique et direct au cœur
de l’Amérique du Nord par le chemin le plus court, d’autant
que les Québécois sont experts en logistique et proposent
un réseau autoroutier de grande qualité (5 postes frontaliers
avec les USA), 3 réseaux ferroviaires et 3 aéroports internationaux.
Il faut aussi tenir compte de l’élargissement en
cours du canal de Panama, qui fera croître les flux commerciaux
des ports de la côte Est et, enfin, de l’utilisation
de plus en plus fréquente du passage Nord-Ouest qui relie
l’Atlantique au Pacifique – et qui augmentera les flux vers
le Québec et l’importance de ses ports dans le commerce
mondial. ●
׉	 7cassandra://0PZqLyYiThqxVvU5pg42SD6VtEDnHEtuMuKc65Tx5Nc `̵ U_Ho7\#.v׉E	|Label Entreprise écodynamique :
lauréats 2015 et perspectives
Le label « Entreprise écodynamique » est une
reconnaissance officielle de la bonne gestion
environnementale des entreprises de la Région
de Bruxelles-Capitale. Sa démarche vous aide
à améliorer votre gestion environnementale, à
faire des économies et à renforcer votre image
de marque.
15 ans après sa création, le Label « Entreprise
écodynamique » attire toujours les entreprises.
Chaque année, le nombre de candidats, nouveaux
labellisés et renouvellements, augmente
constamment.
Ce 9 mars 2015, les labellisés 2015 à une, deux ou
trois étoiles, seront proclamés et mis à l’honneur
lors d’une cérémonie officielle, qui se tiendra
dans le nouveau bâtiment passif de Bruxelles
Environnement, en présence de la Ministre Céline
Fremault.
Cette année, ce sont 70 organismes (contre 64 l’an
dernier) qui recevront ou renouvelleront leur label
« Entreprise Écodynamique » pour leurs efforts
en management environnemental. Parmi eux,
11 (contre 7 en 2014) se verront attribuer le niveau
le plus élevé, à 3 étoiles.
En plus de la célébration des 15 ans du label, la
cérémonie 2015 sera l’occasion pour les labellisés
de découvrir comment aller encore plus loin en
poussant les innovations au sein de leur entreprise
via la démarche ResilieNtWEB.
Développé par six partenaires européens, le
programme ResilieNtWEB aide les PME à définir
une stratégique économique gagnante en faisant
appel aux éco-innovations. L’approche est
innovante dans la mesure où elle vise l’activité
même de l’entreprise soit les produits et les
services qu’elle met sur le marché.
A Bruxelles, le projet est porté par Bruxelles
Environnement, en partenariat avec BECI et avec
l’aide en sous-traitance de Greenloop.
Le programme arrivera à son terme en juin 2015;
une brochure finale présentant des cas pratiques
et des résultats concrets sera disponible à ce
moment-là; elle sera encartée dans le numéro
de juin de ce magazine (Bruxelles métropole).
Plus d’infos sur le label Entreprise écodynamique
:
◗ http://www.environnement.brussels/
thematiques/ville-durable/le-labelentreprise-ecodynamique
Plus
d’infos sur le projet ResilieNtWEB :
◗ www.resilientweb.eu.
Contact à Bruxelles Environnement:
◗ Etienne Aulotte,
eaulotte@environnement.irisnet.be
◗ Hélène Dekker
hdekker@environnement.irisnet.be
׉	 7cassandra://Fw13P36iVzbdN7YyvIugX-WO9JSX6CwWZwryVyenv10 `̵ U_Ho7\#.wU_Ho7\#.v#בCט   u׉׉	 7cassandra://bgyVnGa5OxmJKat9TNr8dM5RZafsYS6swPUhPntJlEU f`	K׉	 7cassandra://MWlBK4rMmWTFjitImm_hQG9FIZ-830sCiTPaIZ4ucWI&`̵ ׉	 7cassandra://yoVxXERpKQJJMQmmzZoKt2YVSRAs73P0Xso6-y6Jbwk L :͠U_Hu7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://sn9ywjOHQp8Kn_w6v_os7szlQJU_nfhJfRrqA5mS0ik -` 	K׉	 7cassandra://n8fXjBlgOYqYlMFTnQ0--sRCHx9nx3ek7qt-9yDwsDU<`̵ ׉	 7cassandra://VEhW7cpraaOn4mf7KzfujJVwb5hIuo70QgkHMpQh5EkͰ,͠U_Hu7\#.נU_Hv7\#. ݁̶9ׁHhttp://eacea.ec.europa.euׁׁЈנU_Hv7\#. ̬9ׁHhttp://www.erasmusplus-fr.beׁׁЈנU_Hv7\#. l9ׁH !http://we-mean-business.europa.euׁׁЈ׉E2015
Prix belge de l’Energie
et de l’Environnement
Le premier Prix qui vise à récompenser l’ensemble
des acteurs engagés et innovants dans le domaine
de l’énergie et de l’environnement
Vous êtes
Un citoyen
à titre privé ou dans le
cadre de vos activités
professionnelles
Une entreprise
industrielle, de services,
de construction, de commerce,
de transport...
Une ville ou
une commune
Une institution
administration, école, université,
hôpital, maison de jeunes,
mouvement de jeunesse,...
P R E M I E R
PARTENAIRE
Participez gratuitement
au Prix pour faire valoir votre savoir-faire, vos
réalisations, vos efforts et vos contributions à la
société de demain !
Des entreprises et institutions leaders dans les
domaines de l’environnement et de l’énergie
remettront 8 Prix dans le cadre d’un prestigieux
événement médiatique le 3 juin 2015.
Envoyez vos dossiers pour le 1er
Information et inscription : Nathalie Nicosia · +32 (0)4 221 58 68
avril 2015
www.eeaward.be
Référence Média
MAGAZINE
׉	 7cassandra://MWlBK4rMmWTFjitImm_hQG9FIZ-830sCiTPaIZ4ucWI&`̵ U_Hu7\#.׉E@INTERNATIONAL
ENTERPRISE EUROPE BRUSSELS
Erasmus+ : un passeport pour l’emploi
Erasmus+ est un programme européen conçu pour développer les collaborations entre
l’entreprise et le monde de l’enseignement et de la formation. Une occasion pour les
entreprises, en accueillant des stagiaires d’autres pays, de s’ouvrir à une expérience
internationale.
L
a crise économique a mis en évidence le taux de
chômage des jeunes, qui atteint des niveaux élevés
partout en Europe. À Bruxelles, il était en août
2014 de 28,6 % selon Actiris – taux nettement supérieur à
la moyenne européenne qui avoisinait les 22,1 % (chiffres
Eurostat). À l’heure où toutes les études démontrent qu’une
certification de qualification augmente l’employabilité du
demandeur, le taux d’abandon scolaire précoce des jeunes
Bruxellois s’avère lui aussi très élevé : 17,8 % pour les 18 à
24 ans en 2013 à Bruxelles, selon l’étude Forces de travail,
contre 11,2 % pour l’ensemble de la Belgique.
Pensé pour offrir aux apprenants une reconnaissance officielle
des compétences obtenues à l’étranger, le programme
Erasmus+ (2014-2020) peut aider les demandeurs
d’emploi à s’insérer dans le marché du travail. Il s’adresse à
la fois aux jeunes en formation initiale et aux stagiaires de la
formation professionnelle, qui peuvent acquérir des compétences
nouvelles à l’étranger et développer une kyrielle de
compétences personnelles non techniques, souvent déterminantes
au moment de rechercher un emploi.
Quel intérêt pour les entreprises ?
Les collaborations entre les acteurs de l’entreprise et ceux
de la formation sont au cœur de cette stratégie européenne
qui encourage plusieurs types de synergies.
• Stages en entreprise
Grâce à Erasmus+, les entreprises peuvent accueillir des stagiaires
européens et bénéficier ainsi de nouvelles compétences
et de nouvelles méthodes de travail, s’ouvrir à d’autres perspectives
de marché ou encore amorcer une dimension européenne
et internationale (voir la campagne We mean business :
http://we-mean-business.europa.eu).
• Mobilité pour le personnel
Les entreprises peuvent aussi accueillir en stage d’observation
des enseignants/formateurs, ou encore permettre
à certains membres de leur personnel de participer par
exemple à un séminaire. À terme, ce type d’activités permettra
d’échanger des bonnes pratiques et d’adapter l’enseignement
aux exigences du monde du travail.
• Partenariats entre le monde de l’entreprise et celui de
l’éducation
Ils concernent les entreprises souhaitant coopérer avec
des organisations ou des établissements dans le domaine
de l’éducation, de la formation ou de la jeunesse
afin de combler le fameux déficit des compétences.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
15
Ainsi, les entreprises sont au cœur de la dynamique de changement
et peuvent aborder certaines problématiques propres
à leur secteur.
Plusieurs types de projets de partenariat sont possibles :
1. Partenariats stratégiques : Ils permettent de développer
des cursus et des parcours basés sur l’apprentissage par
le travail, de développer le dialogue enseignement-entreprise,
de créer des outils de collaboration pour une meilleure
adéquation entre éducation et emploi, etc.
2. Alliances de la connaissance (action centralisée) : Il s’agit
d’alliances entre les établissements d’enseignement supérieur
et les entreprises afin de combler le fossé entre
les mondes de l’enseignement supérieur et du travail.
3. Alliances sectorielles pour les compétences (action centralisée)
: Ce sont des projets européens de coopération
dans le secteur de la formation professionnelle, qui visent
à répondre aux besoins en compétences au niveau européen
à travers une approche sectorielle, ceci afin d’améliorer
la compétitivité et l’employabilité.
Plus d’information ?
Pour les actions décentralisées en Fédération Wallonie-Bruxelles
: www.erasmusplus-fr.be.
Pour les actions centralisées, gérées par l’agence exécutive
de la Commission européenne :
http://eacea.ec.europa.eu. ●
׉	 7cassandra://n8fXjBlgOYqYlMFTnQ0--sRCHx9nx3ek7qt-9yDwsDU<`̵ U_Hu7\#.U_Hu7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://CvERoCR6P3rgIDwi5tbZlVZ4XN-AajqaX4VicUT15ng `	K׉	 7cassandra://1gV-ib7w7Qz6PX04kwL-aDsfRYE4fUDgtgoevp6Keek +`̵ ׉	 7cassandra://97Ea0hUMVVqnk0j3Sl1TyyyTTzCcPz_ZV5dUdbrFCc0 5̤͠U_Hw7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://Ra7q5lulfifhUQ8vtH3DukE-rmWfSORBdqPKyxfeYr4 p`	K׉	 7cassandra://iNN7YdeHQ7fzufMVKSCVdUdpoHHLY93WIrlrhK8CcCI`̵ ׉	 7cassandra://sYRylu20jMjx_xFt180g82RA6XH3-T-tiDf5NsGb-3A͠U_Hx7\#.׉EjCommerce de détail : enrayer l’érosion par l’offre
SALES
L’impression d’un déclin du « petit commerce » à Bruxelles est-elle fondée ? Les
statistiques comptables ne sont pas si mauvaises pour le secteur, mais le nombre
des commerces – et surtout les fonctions de proximité qu’ils peuvent assurer – sont
bel et bien en baisse.
Didier Dekeyser
P
as facile de se faire une idée de l’état du commerce
de détail bruxellois, car le secteur est appréhendé
très largement : il regroupe à la fois des ventes de
biens (dont l’alimentation) et de services (dont l’horeca) ;
il recouvre les « enseignes », la grande distribution, les
franchises, les coopératives, le commerce isolé de proximité
immédiate, les marchés, l’e-commerce, etc. Par ailleurs,
certaines cellules commerciales s’étiolent de façon très
marquée tandis que d’autres progressent discrètement,
comme l’illustrent par exemple le déclin de la Galerie Louise
et l’avènement de la rue de Brabant.
La décroissance du secteur est impressionnante si l’on
l’analyse depuis 1950 et elle se poursuit, selon la dernière
étude de l’Observatoire du Commerce, avec toutefois un
ralentissement de la tendance. De manière globale, cependant,
l’analyse des chiffres de l’emploi et de la valeur
ajoutée, issus de la comptabilité régionale, ainsi que celle du
chiffre d’affaires, issu de la TVA, montre que la branche se
porte bien en RBC ces dernières années et qu’elle a relativement
bien résisté face à la crise. En termes d’emploi, on
observe une croissance des contrats salariés et une érosion
de l’emploi indépendant, ce qui indique probablement une
dynamique négative pour le commerce de proximité.
Une grande part de l’emploi et du chiffre d’affaires dans la
branche proviennent en effet des grandes entreprises, en
particulier de la grande distribution. Si l’offre commerciale
a connu des transformations qualitativement importantes,
elles se produisent donc dans des sous-branches, qui ne
sont pas les plus importantes au total : voilà qui explique
les perceptions différentes entre les observations sur le
terrain, auprès des commerçants de proximité, et les évolutions
globales de la branche.
16 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
La grande distribution fait forte concurrence au
commerce local et progresse dans de nombreux
secteurs spécialisés (ci-dessus : Media Markt).
Quelques causes de déclin
• La grande distribution généraliste, qui continue d’élargir
la palette des produits offerts dans ses différents formats,
afin d’accroître ses marges bénéficiaires trop faibles dans
l’alimentation. Elle concurrence les commerces spécialisés
(produits informatiques, par exemple) et progresse
dans de nombreux autres secteurs plus communs comme
l’habillement, la parfumerie, le bricolage, le sport, les
jouets, la librairie, etc. Elle multiplie les plus petites surfaces,
elle joue sur les prix et elle possède un know-how
d’attaque de marché et des moyens marketing que des
petits commerçants ne peuvent mobiliser ;
• La restructuration des services offerts aux consommateurs,
par exemple dans les banques où le travail de
guichet a été presque complétement transféré au client
lui-même ;
• La franchise, qui progresse à la fois dans l’offre de biens
et de services et représente déjà 6 % du commerce de
détail dans notre pays ;
׉	 7cassandra://1gV-ib7w7Qz6PX04kwL-aDsfRYE4fUDgtgoevp6Keek +`̵ U_Hx7\#.׉EXE-commerce, avis
TOPIC
contrastés glanés avenue
de la Toison d’Or :
Jacques L. : « Je n’achète pas en ligne car la logique
d’un tel comportement, c’est la disparition
du commerce local qui fait tout l’attrait de certains
quartiers. On néglige trop le rôle social que jouent
ces centres animés dans la ville. Il est vrai que les
prix peuvent séduire, mais je pense qu’à terme il
y aura correction, c’est-à-dire quand la plupart
des commerces locaux auront disparu. Je déplore
d’ailleurs la fermeture programmée de mon magasin
préféré, une grande librairie de la Galerie
Louise : si la concurrence de la Fnac y est pour
quelque chose, Amazon n’y est certainement pas
étrangère. Nous perdrons là le contact avec une
équipe de conseillers compétents et une ambiance
agréable qui participait à mon plaisir de lire un ouvrage.
Je préfère payer un peu plus et avoir tout ça
autour de moi. »
Abdel B. : « Je suis pour à 100 % : j’ai de bons
prix, des avis qui valent mieux que tous les conseils
que peuvent me donner des vendeurs qui doivent
écouler leurs stocks, et je n’ai pas cette impression
que quelquefois on se paie ma tête, comme lorsqu’on
me demande 10 € pour remplacer la pile de
ma montre que je trouve à 40 cents sur le web. Essayez
aussi, dans un magasin, de retourner un article
qui ne marche pas après ouverture : au mieux
vous aurez un bon d’achat, au pire ils l’envoient en
réparation et c’est une saga qui commence. Acheter
en ligne, c’est aussi beaucoup plus simple : si
vous achetez une photocopieuse dans ce magasin-ci
par exemple, il faut venir en voiture, trouver
un vendeur - qui a l’air très ennuyé de vous servir
(ne surtout pas lui demander un avis technique,
il va passer 10 minutes sur… le web pour trouver
la réponse) -, aller payer, aller à l’enlèvement de
marchandises, aller chercher sa facture puis retraverser
la foule pour rejoindre votre parking payant.
Du temps perdu, des frais inutiles et un mauvais
service : comment voulez-vous que je ne choisisse
pas le web ? »
Laurie, employée dans une librairie : « Il y
a des gens qui rentrent chez nous, découvrent
grâce à nous des livres qu’ils ne connaissent pas,
les feuillettent, les abîment parfois, puis vont les
acheter sur le web ; certains le disent même carrément
ou en font une photo pour la référence,
sans se rendre compte qu’ils sont dans un environnement
qui coûte cher et qui est dédié à nos
ventes. D’autres comparent directement les prix
sur leur smartphone et trouvent parfois des prix
imbattables, sans doute cassés, contre lesquels on
ne peut rien. »
Relation personnalisée, différenciation, qualité de
l’offre, service, conseils… : tels sont aujourd’hui
les clés de la réussite pour le commerce local.
• Le commerce électronique, qui se fait fort de proposer
un gain de temps, une offre étendue et des prix parfois
très compétitifs – sans oublier l’accès difficile à de
nombreux commerces de la capitale ;
• Les changements de réglementation, comme c’est le
cas pour l’horeca, les night-shops, les commerces de
fax-téléphonie ;
• La baisse du pouvoir d’achat du consommateur (une
étude du Crioc de 2011 révèle que près d’un consommateur
sur trois (32 %) subit une importante privation
matérielle. Les plus touchés sont les Bruxellois. 12 %
des sondés indiquent ne pas pouvoir acheter un lavelinge
et 10 % une télévision...) ;
• La concurrence de villes proches qui proposent des
noyaux commerciaux accessibles et diversifiés (l’Esplanade
à Louvain-la-Neuve attire ainsi des Bruxellois) ;
• Les changements d’habitude des consommateurs.
Une offre différenciée
Arnaud Texier, responsable d’Atrium, Agence régionale
du commerce chargé de stimuler le développement du
commerce à Bruxelles nous disait récemment : « (…) Il
existe encore trop peu de commerces qui répondent aux
attentes du client d’aujourd’hui. » Pas de fatalité donc,
mais un changement d’approche souhaitable.
De fait, les gens ne reportent pas tous leurs achats pour
raisons budgétaires et le consommateur d’aujourd’hui
achète autrement, d’autres choses, dans un autre cadre.
Ainsi, les produits « durables », « éthiques » ou « bio » ont
le vent en poupe et sont plus aisément identifiables
à un petit commerce qu’à une
grande surface ou un achat web. Par
ailleurs, on attend du commerçant
local qu’il propose une offre-produit
originale, c’est à dire différente de
ce qu’on trouve dans de plus larges
structures, une offre-service supérieure
à ce que peuvent offrir de plus
grandes entités, un espace public de
qualité et attrayant, ainsi qu’un professionnalisme
marqué. Ce qui n’est
pas toujours le cas...
Selon Arnaud Texier, responsable d’Atrium, trop peu de commerces
répondent aux attentes du client d’aujourd’hui.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
17
R.A.
׉	 7cassandra://iNN7YdeHQ7fzufMVKSCVdUdpoHHLY93WIrlrhK8CcCI`̵ U_Hx7\#.U_Hx7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://4P73WaGdrQzfsKdMpp0MvrK4YiQHD2FuCsZQS3u9gQk `	K׉	 7cassandra://74b5LbZczS_qUeaVzPWWOd1m612o_rF6GrLmLd5ZBDI`̵ ׉	 7cassandra://u1uxkKQUSvrbZC8qnjPnwutifMWJv3JuBjLmZGEcvbE͞\͠U_Hx7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://hycmmtrKZ7qLvuzIDeTYm9t0JmdjoR2BGcpie8ZVFvc m`	K׉	 7cassandra://cfvDUT8BAYxd3ediD4k_O7oH6WdXpazWb4kw1epcys0``̵ ׉	 7cassandra://UKE-JesOjmh0aWo6Eo9aaOtwMzWop9cBaeBiRfjwIoE֭n͠U_Hy7\#.נU_Hz7\#. *u9ׁH 'http://www.bruxelles-economie-emploi.beׁׁЈ׉E.TOPIC
Le petit commerce a-t-il
un avenir à Bruxelles ?
L’e-commerce, cause de tous les maux et
solution ?
Amazon et Cie ont taillé des croupières à de nombreux
commerces, ne serait-ce qu’aux libraires de quartier qui
ne peuvent soutenir le stockage d’un assortiment démesuré
et des prix parfois cassés. Tous les domaines sont
cependant impactés par l’e-commerce, dont la marge
d’action progresse. Aussi, on peut s’inquiéter de constater
que beaucoup de commerces ne disposent même pas
encore d’une simple vitrine virtuelle, surtout lorsque l’on
sait que les géants du net envisagent même la livraison
de produits frais – l’une des raisons invoquées pour le
développement de livraisons par drone.
Acheter en ligne : une solution qui paraît facile et
bon marché à beaucoup de consommateurs…
Mais le tout n’est pas d’être en ligne, il faut aussi en dégager
une rentabilité : pas de magasin, peu de personnel,
parfois pas de stock, c’est le rêve éveillé. La réalité de
l’e-commerce, c’est une gestion laborieuse d’un site à tenir
à jour (en tenant compte de la nécessité d’être présent
sur tablettes, PC, smartphones, qui utilisent de plus des
systèmes d’exploitations différents), des livraisons – souvent
chères – à organiser, des réglementations diverses
à respecter (notamment la redoutable réglementation du
droit de renvoi des marchandises), le tout pour un marché
belge assez petit et déjà très investi par des acteurs
internationaux. Pas si simple donc (d’ailleurs, le nombre
de boutiques web en faillite croît). Car en pratique, il s’agit
d’un autre et… deuxième métier.
Si ces difficultés ne sont pas à négliger, il ne faut pas
non plus sous-estimer l’impact sur le comportement
d’achat des consommateurs qu’aura la généralisation
de l’internet haut débit, de la 4G et des forfaits mobiles
qui vont doper cette voie d’accès au marché. Tous les
commerces devraient donc prendre la mesure de cette
évolution et s’adapter en conséquence. Une vitrine virtuelle
est un premier pas et une solution alternative à la seule
vente dans l’espace physique. À l’exemple de cette célèbre
enseigne d’électro-ménager d’origine bruxelloise, qui a
progressivement complété sa vitrine virtuelle par des avis
de consommateurs sur ses produits, par une visualisation
de ses stocks, puis par une possibilité de commande
directe et d’enlèvement rapide et, enfin, par une offre de
1. Pour obtenir un tag : www.izeo.be
Miguel Van Keirsbilck,
Secrétaire général d’IZEO :
« Je préfère parler de commerce indépendant que
de petit commerce. Il y a environ 24.000 commerces
en Région bruxelloise. Parmi ceux-ci, on estime
qu’un sur deux est une entité indépendante.
Ce sont eux qui apportent à nos quartiers leur attractivité
et leur véritable personnalité. L’immense
majorité des consommateurs sont très attachés à
leur existence et ne voudraient à aucun prix les voir
disparaître. Et pourtant, plusieurs dangers les menacent
: une concurrence très rude des grandes
chaînes et des franchises internationales, la part
de plus en plus importante des achats sur internet,
les difficultés de mobilité et de parking dans nos
villes… Dans ce contexte, il est certainement plus
difficile aujourd’hui qu’il y a 10 ou 20 ans de faire
prospérer un magasin indépendant. Néanmoins,
de belles possibilités de réussite voient le jour !
Les commerçants qui réussiront demain sont ceux
qui parviendront à allier une différenciation par
la qualité des produits, du service, des conseils et
une relation personnalisée ; une approche « multi-canaux
» intégrée (visibilité performante sur le
web, ‘web-to-store’, vente en ligne ou en magasin,
le tout formant pour le consommateur une expérience
harmonieuse qui préserve le lien humain
et local) ; un renouvellement permanent de l’offre
et, bien entendu, une communication proactive
personnalisée avec leurs clients. »
NB : IZEO aide les commerçants à être visibles sur
internet, notamment en les formant et en les accompagnant,
mais aussi en leur offrant un tag interactif,
renvoyant vers leur mini-site adapté aux
appareils mobiles1
.
livraison le lendemain (donc plus rapide qu’Amazon pour les
clients belges). Tout cela en offrant toujours le service d’un
magasin de proximité comme par exemple le conseil, le
retour et l’échange marchandise directement en magasin.
L’e-commerce peut (ou devrait) concerner tous les commerçants,
même ceux qui n’en voient pas encore le profit
concurrentiel ou qui estiment que le type de biens ou services
qu’ils proposent ne s’y prêtent pas. Ainsi, une grande
ville française a mis en place une « conciergerie numérique
», qui permet de commander sur internet des produits
proposés par les commerçants de la ville, puis d’aller les
retirer à n’importe quelle heure dans cette conciergerie.
Le système est conçu pour ce qu’on ne verrait pas a priori
faire l’objet de transactions sur le web : pressing, cordonnerie,
produits frais, etc. ●
18 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
׉	 7cassandra://74b5LbZczS_qUeaVzPWWOd1m612o_rF6GrLmLd5ZBDI`̵ U_Hy7\#.׉EJVOUS CRÉEZ UNE ACTIVITÉ
À FINALITÉ COMMERCIALE…
• Vous devez passer un examen pour
prouver vos capacités entrepreneuriales ?
• De nationalité non-européenne, vous
avez besoin d’une carte professionnelle ?
Adressez-vous à votre administration
régionale. Plus d’informations sur
www.bruxelles-economie-emploi.be.
׉	 7cassandra://cfvDUT8BAYxd3ediD4k_O7oH6WdXpazWb4kw1epcys0``̵ U_Hy7\#.U_Hy7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://ozkNET6rtVq3BBMxPdWJEg-SLNqvedzjkXR3v1OR7fc `	K׉	 7cassandra://ZPwHQ3h1KhUm5VOMlF7hiZur_1iUz-0elzgHmEvcx0c`̵ ׉	 7cassandra://mkt8ElRyHBuLys_2-fYd4BArwzVyXwVoyypwQw59a3cͲH͠U_Hz7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://-6UAxow12Uug1dFKMd6JDDJ1TEsgW7KCizpOA056RI4 7`	K׉	 7cassandra://iXUPajBdOceV_nI1ags5WrhAY17qokimQ61-dR7KY-4>`̵ ׉	 7cassandra://YvNRwjfds3llsQ2Jdk43ja1NbqyYr3-4X9HD6k7d9M0͙\͠U_H{7\#.נU_H{7\#. /9ׁH !http://be.brussels.be/mondomaine.ׁׁЈנU_H{7\#. u9ׁHhttp://citydev.brׁׁЈנU_H{7\#. O{`9ׁHhttp://adt.brׁׁЈנU_H{7\#. CSS9ׁHhttp://be.brׁׁЈנU_H{7\#. *,S9ׁHhttp://be.brׁׁЈ׉E2Brussels Airlines offre l’exemple d’une entreprise
qui a choisi la « marque territoriale ».
SALES
Bruxelles, une marque valorisable et
à valoriser
Hors Europe, on ignore généralement tout de ce que recouvre le mot Belgique mais
le nom de Bruxelles a déjà tinté à beaucoup d’oreilles. Il y a, de fait, un concept
«Bruxelles» plus ou moins précis qui hante les esprits ; l’intérêt d’en faire une marque
identifiable est donc particulièrement pertinent. Pascal Sac de l’ADT a été chargé
de cette approche qui passera logiquement par un traitement marketing approprié.
Didier Dekeyser
Que sont les outils « marketing territorial »
et « marque de territoire » ?
Comme il s’agit d’une discipline jeune, en pleine évolution,
il n’y a pas de définition « académique » du marketing
territorial. Je dirais, pour faire simple, qu’il s’agit
d’une méthode et d’un outil mis au service d’un projet
de territoire destiné à créer de la valeur au profit de ses
habitants. Tout tourne autour de la notion d’attractivité :
Joël Gayet, un des pères fondateurs de la discipline en
France, où elle est plus développée, définit le marketing
territorial comme « l’ensemble des techniques qui permettent
de construire et de développer l’attractivité d’un
territoire c’est-à-dire sa capacité à rayonner et à promouvoir
son offre et à attirer sur place, d’une manière
ponctuelle ou permanente, des personnes et des capitaux.
» Il s’agit donc d’une méthode qui permet de fédérer
des acteurs publics et privés autour d’un projet de
territoire et de les mettre en mouvement pour le réaliser.
Méthode qui doit être adaptée aux réalités, aux besoins
et aux ambitions de chaque territoire. Rien n’empêche
de s’inspirer d’une bonne idée vue ailleurs, bien sûr,
mais il faut puiser à bon escient dans la « boîte à outils »
du marketing territorial.
La « marque de territoire » est un de ces outils, très en
vogue en ce moment : elle permet de se réunir autour
de valeurs communes, de se positionner, de se différencier,
de se dé…marquer, d’exprimer une ambition et une
20 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
promesse (« Auvergne Nouveau Monde », « Aveyron vivre
vrai », etc.) ; et au final de renforcer son attractivité.
Comment se construit cette stratégie
d’attractivité d’un territoire ?
Comme je vous le disais, le copié-collé fonctionne rarement
: c’est du sur-mesure, voire de la haute couture. Le
processus le plus fréquent consiste à établir tout d’abord
un diagnostic d’attractivité du territoire, considéré dans
son environnement concurrentiel (comme le ferait une
entreprise, en identifiant ses atouts et ses faiblesses,
pour saisir les opportunités et réduire les menaces), qui
inclut généralement un portrait identitaire de ce territoire
; puis à écrire un projet, une ambition de territoire ;
ensuite à définir des cibles (comme une entreprise qui
segmente un marché) ; et enfin à initier des actions pour
toucher ces cibles, atteindre les objectifs, réaliser l’ambition.
Ce
qui est le plus visible, ce sont bien sûr ces actions :
marque de territoire ; grands événements culturels
ou sportifs ; bâtiments emblématiques ; etc. Mais ce
n’est que la partie émergée de l’iceberg : il y a un travail
considérable, invisible, en amont, en termes de
prospective, de stratégie, de mobilisation des acteurs
publics et privés (en Alsace, le diagnostic a impliqué
près de 5.000 personnes), de développement et/ou de
qualification de l’offre (construction et/ou amélioration
׉	 7cassandra://ZPwHQ3h1KhUm5VOMlF7hiZur_1iUz-0elzgHmEvcx0c`̵ U_H{7\#.׉EAprès avoir été journaliste spécialisé en information
bruxelloise puis porte-parole ministériel à la Communauté
française et au Fédéral, Pascal Sac s’est spécialisé,
depuis 2011 dans le conseil stratégique en communication
et en marketing territorial, comme chargé
de mission à l’Agence de Développement Territorial
(ADT) et comme consultant indépendant. À l’ADT, il
travaille notamment sur la valorisation du Territoire du
canal dans le cadre d’un programme soutenu par le
Feder.
TOPIC
de fédérer des collaborateurs, de se valoriser, de promouvoir
leur savoir-faire, de participer à une dynamique
collective, de partager des valeurs, de bénéficier d’une
image plus moderne.
Les entreprises peuvent-elle s’associer à ces
stratégies ? Avez-vous des exemples d’associations
positives ?
En fait, il n’y a pas un modèle unique. La gouvernance des
projets varie en termes d’implication des entreprises :
elles peuvent être de simples partenaires associés à
l’initiative publique ou, comme avec Hamburg Marketing,
actionnaires de la holding qui pilote la démarche. Le financement
varie aussi : il est souvent public au début,
mais la campagne de city-marketing lancée en 2008 à
Berlin a été cofinancée dès le départ par les entreprises.
Le mode de diffusion de la marque fluctue également :
147 entreprises ont adhéré à la marque Alsace lancée
en 2012 ; la marque OnlyLyon, fruit d’une démarche initiée
en 2007, compte plus de 15.000 ambassadeurs, dont
beaucoup de simples citoyens, avec une « premiumisation
» des entreprises contributrices ; le Valais, dans le
cadre d’un processus entamé au début des années 2000,
développe à la fois une marque de territoire et un label
de qualité, Valais Excellence, qui repose sur des critères
stricts et n’a été délivré qu’à environ 150 entreprises.
Certains territoires s’associent par ailleurs à des entreprises
pour développer des « produits dérivés », par
exemple en tirant vers le haut la qualité des souvenirs
pour les touristes. Et en 2011, une eau minérale baptisée
« Valais les Alpes-Source » a été lancée, avec le logo de
la marque territoriale Valais.
d’infrastructures, par exemple), de relations avec les
usagers, etc. Les entreprises savent bien qu’il faut du
temps et de la constance pour asseoir une marque.
Quelle est la valeur ajoutée pour les entreprises
?
Je vais vous donner quelques exemples qui datent
de bien avant le marketing territorial tel que nous le
connaissons : les horlogers faisant référence à la Suisse
sur les montres ; les parfumeurs indiquant Paris sur
les emballages ; ou, plus près de nous, les chocolatiers
belges… Ils ont compris il y a longtemps l’intérêt d’associer
leur image à un territoire porteur de sens, de valeurs
(fiabilité, luxe, qualité…), donc de valeur ajoutée.
Cela leur confère un avantage concurrentiel. A contrario,
nous savons bien que, pour certains pays, le « Made
in… » signifie, certes, prix bas mais aussi mauvaise qualité
et faibles valeurs sociétales ou environnementales.
Par-delà les possibles plus-values sonnantes et trébuchantes,
les territoires les plus en pointe suscitent
l’adhésion d’entreprises à leurs marques territoriales
car cela permet à ces entreprises d’attirer des talents,
Quant aux retombées, elles sont difficiles à quantifier.
Mais de plus en plus de territoires adoptent ce genre de
démarche reposant sur une stratégie, une segmentation,
un ciblage, etc., plutôt que d’en rester à de la communication
promotionnelle tous azimuts.
Quelle est la stratégie actuelle de la Région
bruxelloise et nos entreprises sont-elles
invitées à y participer ?
La Région bruxelloise a choisi une approche spécifique,
qui mise sur la notoriété de Bruxelles : elle s’est inscrite
dans une démarche de city branding, avec la marque
« be.brussels » et ses déclinaisons selon le contexte
(telle celle qui figure sur son portail internet : « be chez
vous, be.brussels »). Elle l’a d’abord mise en œuvre ellemême
dans ses publications ou dans les noms des administrations
et organismes régionaux (adt.brussels,
citydev.brussels, etc.). Ce branding est allé de pair avec
la modification de l’iris symbole de la Région, dont le
Parlement régional vient d’adopter la nouvelle version
comme emblème officiel. La Région a aussi développé
l’extension « .brussels » pour diffuser sa marque
via les URL de sites web et les adresses électroniques.
Donc, oui, la Région a invité les entreprises bruxelloises
à s’approprier sa démarche, notamment via le site
http://be.brussels.be/mondomaine. Vous pourrez y
constater que des entreprises lui ont emboîté le pas. ●
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
21
R.A.
׉	 7cassandra://iXUPajBdOceV_nI1ags5WrhAY17qokimQ61-dR7KY-4>`̵ U_H{7\#.U_H{7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://pQnTGFG-FWiAE5WFB5RTziz0vlsn0MgJJ8M0DdC948Y g` 	K׉	 7cassandra://HMMMN4LM--ROXtpAMPZ2S3TQIjrDTbH3B4IoiMXCUbs`̵ ׉	 7cassandra://XW3y5zsY4w4FvaLnbxPgSNkUKd8wHbYTp9MZNlwxDvkn͠U_H|7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://4jNlPXlkBUVl1d7SSF3jaA2A4su5bv0PZ8iNIBjubEs `	K׉	 7cassandra://nB3LhADxlGy5NXHMsyCv2hqCeXQD5iN4msPo9G1xt4o`̵ ׉	 7cassandra://cE1bZZ_gbW_k0ENTTAlWUdAf7WFI_igKisGcyqwy9Do͆͠U_H}7\#.׉ETOPIC
L’honnêteté récompensée
SALES
Les budgets de communication ont reculé lors de la crise. L’entreprise qui ne veut
pas aller dans le mur a pourtant tout intérêt à investir dans le reputation ou le
stakeholders management, disent les agences de com. « La bonne réputation fait
vendre. »
Peter Van Dyck
L
a crise a mis les budgets de
communication sous pression.
Certains créneaux,
comme la pub, y ont perdu des
plumes. « Voilà pourquoi, dès nos
débuts il y a six ans, nous avons misé
sur le Stakeholders Management »,
déclare Joris Bulteel, cofondateur
du bureau conseil en communication
Whyte Corporate Affairs. « Pas question
d’inonder les médias de masse
de messages commerciaux : nous
préférons une approche différente et
ciblée. Tout commence par une analyse
de la perception que les diverses
parties prenantes ont de l’entreprise.
Ensuite, nous définissons un mix
communication à la tête du client. »
lorsqu’il y a des problèmes, ils
sont fréquemment imputables
à la communication et à la
gestion de la réputation. Un bel
exemple est l’image compromise
de Belgacom avant l’arrivée
de la nouvelle CEO Dominique
Leroy et le redressement
spectaculaire depuis lors. »
Joris Bulteel (Whyte Corporate Affairs)
Blabla
Ann Maes, Managing Director
d’Ogilvy Group Belgium, estime
qu’en raison du rôle stratégique
de la communication,
l’agence qui s’en occupe doit
parler la langue du CEO, faute
de quoi les budgets risquent
d’être plutôt malingres. Elle
Bulteel estime que les choses changent. La communication
a aujourd’hui sa place à la table de la direction.
« La gestion de la réputation constitue à la fois un objectif
et un moyen d’atteindre d’autres objectifs. Il y a
encore du pain sur la planche pour convaincre les entrepreneurs
de cette nécessité stratégique, mais les CEO
qui l’ont compris nous considèrent plus qu’utiles : indispensables
! »
Chief Reputation Officers
Thierry Bouckaert, CEO de l’agence akkanto, constate
une évolution positive : « Il était rare que la communication
soit représentée au sein du comité de direction, il y
a 10 ans. Cela change, surtout dans les grandes entreprises.
On ne conçoit plus de se passer des Chief Reputation
Officers (CRO) dans les pays anglo-saxons. Nous
suivons le mouvement, avec un peu de retard. »
Thierry Bouckaert estime que le lien entre réputation
et résultats d’une entreprise est incontestable, ce que
confirment les académiciens du Reputation Institute,
avec lesquels akkanto collabore étroitement. « Les entreprises
qui ont bonne réputation vendent davantage,
recrutent plus facilement, entretiennent de meilleurs
contacts avec les pouvoirs publics, peuvent compter
sur le goodwill de toutes les parties prenantes et présentent
d’excellents résultats financiers. Inversement,
22 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
affirme que l’ensemble de la gestion de la réputation
surpasse la somme de ses constituants, qui sont au
nombre de trois : l’identité claire, la preuve tangible et
l’interaction pertinente et utile. Si l’un de trois éléments
laisse à désirer, l’ensemble fonctionne mal.
« Le récepteur se forge difficilement une opinion sur
la communication d’une entreprise s’il n’en comprend
pas l’identité. L’entreprise doit expliquer qui elle est et
ce qu’elle représente. Le deuxième élément – la preuve
tangible – cause d’innombrables sorties de route. Combien
de marques n’annoncent pas qu’elles vont vous
améliorer la vie ? Réaction du destinataire : ‘C’est facile
à dire ; prouvez-le-moi !’ Il veut tout simplement que
l’entreprise ‘fasse’ quelque chose plutôt que de vendre
du vent. La KBC a longtemps utilisé un slogan selon lequel
elle est ‘une banque d’ici, proche de vous’. Elle a
abandonné cette formule il y a quelques années, préférant
adjoindre à ses campagnes des actions concrètes
destinées à des cibles spécifiques, telles que les retraités
ou les indépendants. La réputation de la KBC en est
sortie grandie, notamment grâce à l’interaction astucieuse.
La relation avec les divers groupes de parties
prenantes se construit autour de ce qui compte réellement
pour ces interlocuteurs. Fondamentalement, le
message reste le même, mais la tonalité varie en fonction
du destinataire. »
R.A.
׉	 7cassandra://HMMMN4LM--ROXtpAMPZ2S3TQIjrDTbH3B4IoiMXCUbs`̵ U_H}7\#.׉ETOPIC
Electrabel excelle dans ce domaine,
déclare Ann Maes : « Cette
entreprise a perdu des clients à
la concurrence, ces dernières années,
mais sa réputation est intacte.
Ce n’est pas le fournisseur
le moins cher, mais celui qui est
perçu comme le plus fiable. Electrabel
adopte un profil discret dans
ses mailings, qui exploitent intensément
les données disponibles.
L’entreprise sait sur quel bouton
appuyer pour chaque client. »
Des groupes de pression
partout
L’approche adéquate des parties
prenantes (Stakeholders Management)
peut être cruciale dans les dossiers de lobbying,
selon Joris Bulteel : « Nous sommes par exemple co-pilotes
dans les demandes de permis de bâtir. Nous collaborons
étroitement avec un client de la distribution qui
souhaite ouvrir de nouveaux points de vente en Flandre.
Ce genre de projets suscite d’office beaucoup de résistance
dans le secteur. Nous accompagnons donc de A à
Z chaque dossier d’expansion. Nous approchons toutes
les parties prenantes : l’opinion publique, les médias, le
monde politique… La réussite d’un tel dossier dépend de
la gestion de la communication. »
« L’influence sur les parties prenantes est aussi essentielle
dans le secteur de l’alimentation. En raison des sujets
délicats qu’il évoque – pénurie alimentaire, obésité,
environnement... – l’instauration d’un dialogue constructif
est essentielle, notamment en raison des médias sociaux.
Aujourd’hui, chacun peut s’improviser journaliste
ou groupe de pression. »
À armes égales
Se cramponner à la communication classique, c’est risquer
d’aller dans le mur, affirme Joris Bulteel. « Il faut
sécuriser vos activités et vos intérêts dans un monde en
mutation rapide. Cherchez l’interaction avec les parties
prenantes et communiquez à armes égales, voire supérieures.
Cela vous donne un avantage
concurrentiel. »
Beaucoup de grandes entreprises
l’ont compris, mais les PME peuvent
aussi en tirer profit, dit-il : « Les
grandes entreprises internationales
ont les moyens d’attribuer des ressources
humaines au Stakeholders
Management. Mais les PME sont
peut-être plus flexibles pour répondre
aux attentes de ces parties
prenantes. De nombreux exemples
attestent de start-ups qui, grâce à
un Stakeholders Management bien
pensé, ont pu lancer une nouvelle
activité sur le marché. »
Ann Maes (Ogilvy Group)
Montrez vos faiblesses
Selon Ann Maes, le principe qui
veut qu’on ne montre que les
bons côtés aux consommateurs
constitue une grossière erreur.
« Présenter uniquement les
succès sans jamais évoquer les
moments de doute, cela suscite
la méfiance. Le chausseur Torfs
a le culot de montrer ses points
faibles. L’entreprise s’engage
depuis des années à rendre ses
collaborateurs heureux parce
que les magasins fonctionnent
mieux avec du personnel épanoui.
Elle a pourtant évoqué les
Combien de marques n’annoncent pas
qu’elles vont vous améliorer la vie ?
Réaction du destinataire : ‘C’est facile à
dire ; prouvez-le-moi !’
cas de collaborateurs victimes d’un burnout, ce qui
revient à dire que la gestion du personnel était déficiente.
Cette honnêteté suscite la sympathie. Je dis
toujours aux entreprises qui n’osent pas diffuser des
informations négatives de peur d’être décrédibilisées :
‘Si vous le faites quand même tout en prenant des mesures
drastiques pour résoudre le problème, vous en
serez récompensées.’ »
Thierry Bouckaert (akkanto)
Thierry Bouckaert insiste également sur la sincérité
et la transparence. La réputation s’articule selon lui
autour de trois piliers : la communication externe, ce
que vous faites (les services et produits) et ce que
le monde extérieur en dit. L’agence akkanto gère ce
triangle tout au long du processus d’assistance, depuis
l’analyse jusqu’au plan de communication. Tout
doit être cohérent pour communiquer de façon ciblée.
« Il vaut mieux être honnête que de se taire »,
dit Thierry Bouckaert. « C’est
une question de cohérence, que
Colruyt a bien comprise. Voilà
quatre ans d’affilée que cette entreprise
domine notre baromètre
de la réputation. Colruyt ne communique
pas beaucoup, mais de
façon cohérente. Ce que dit le
grand patron Jef Colruyt se décline
dans les magasins. Ceux-ci
ne sont peut-être pas très beaux,
mais les clients savent que certains
choix découlent d’un souci
d’économie d’énergie. Le public
comprend parfaitement cette
philosophie de respect de l’environnement.
» ●
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
23
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://nB3LhADxlGy5NXHMsyCv2hqCeXQD5iN4msPo9G1xt4o`̵ U_H}7\#.U_H}7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://wcoPaRLeh3nwjr4Iv-vjmwitgN3qf9Zi5O-N8UNO70Y ` 	K׉	 7cassandra://5CDXtzgkE79UbG-N-FDh-7VB6RxeBSWbrbodZKcgD64`̵ ׉	 7cassandra://NKdBvv3dhjrELbKP722vLHCOJBGsQw4qM1raRdNtCAkx̜͠U_H}7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://_o5wHsz5XsSI5V7Ne1IZniplKNIeKr_ZS6ZzKgQ0-Ks `	K׉	 7cassandra://kipdOeor3L_NRuwnCD5pwXyX07iFGEzxYqrTgRNx4hg`̵ ׉	 7cassandra://Amx3zWB9J-Xt90KLzD4Aewyp17EhSS-HNTlJbHD6c44ͥ8͠U_H~7\#.נU_H7\#. ̀9ׁHhttp://ChefMinute.comׁׁЈנU_H7\#. O_A9ׁHhttp://Pizza.beׁׁЈנU_H7\#. mA9ׁHhttp://Resto.beׁׁЈ׉EcTOPIC
E-COMMERCE
Des plateformes innovantes pour le
commerce local
Transformer une menace en une opportunité. C’est ce que proposent Nearshop
et Teasio, deux start-up wallonnes qui, chacune à leur manière, veulent booster
l’e-commerce de proximité. Ou comment exister à côté des Amazon et autres sites
marchands de grandes chaînes.
Olivier Fabes
M
ême si la situation à Bruxelles n’est sans doute
pas comparable à certaines villes de province
où le commerce en centre-ville se vide désespérément,
il est évident que certains petits commerces,
voire des quartiers entiers, ont du mal à résister face aux
shopping centers mais aussi face à la concurrence grandissante
de puissantes enseignes sur internet : plus un
article est spécifique et plus le consommateur belge a
tendance à d’abord le rechercher en ligne avant de courir
les magasins du coin.
Pourtant, la réalité du « magasin mondial en ligne »
coexiste avec une autre tendance, particulièrement dans
les grandes villes : le regain d’intérêt pour le commerce
de proximité, suite à une prise de conscience sociale
(créer du lien), économique (préserver la vie économique
locale) et écologique (circuits courts, moins polluants).
L’e-commerce de proximité, certes encore très
embryonnaire, pourrait réaliser la synthèse parfaite
entre les deux mondes. Et redynamiser les commerces
indépendants.
« L’union fait la force », en ligne aussi
Créée en 2012 à Hannut, Nearshop est carrément un
pionnier en Europe de l’e-commerce de proximité. Son
concept : « l’union fait la force » appliqué aux (petits)
La formule, bien accueillie et bénéficiant d’une belle
couverture médiatique, ne tarde toutefois pas à opérer
ses premières mues : « Les commerçants reconnaissent
les avantages d’une solution abordable (ndlr : à partir de
29 euros par mois), qui mutualise un certain nombre de
fonctions telles que le paiement et la livraison », observe
le fondateur Vincent Bultot. « Mais ce sont avant tout des
indépendants, et donc ils veulent chacun avoir une boutique
dédiée bien à eux. »
Le partage a donc certaines limites et Nearshop embraie
assez vite avec une offre de boutiques personnalisées (à
partir de 60 euros par mois), complémentaire à son offre
de base. Le commerçant dispose alors d’un site web à
son propre nom. Exemple : la boutique de vêtements
« hardcore/hardstyle », www.nar6sik.com.
Mons, Hannut, Malmedy
En 2014, Nearshop va un pas plus loin dans sa logique
de mutualisation en ciblant directement les villes et les
associations de commerçants. Mons (www.shoppingmons.be),
Hannut (www.4280.be) et Malmedy (www.malmedyshopping.com)
adoptent la solution de Nearshop
pour booster leur commerce de proximité. Dans le cas
de Malmedy, chaque commerce verse annuellement une
cotisation unique de 250 euros pour présenter son activité
et être référencé dans les moteurs de recherche
de Google. Ceux qui veulent vendre en ligne paient une
cotisation mensuelle de 29 ou 59 euros, de quoi faire ses
premiers pas vers l’e-commerce pour un budget très
raisonnable.
Le projet belge Nearshop est un pionnier
européen de l’e-commerce local.
commerçants. La start-up a commencé par fédérer sur
Nearshop.be quelques dizaines de commerçants sur
une même plateforme de vente en ligne, sorte de galerie
commerçante commune, où chacun a sa boutique.
24 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
Vincent Bultot reconnaît qu’il faut du temps pour faire
connaître la formule. La promotion ne doit pas se limiter
à un événement « one shot » mais s’installer sur la
durée. D’où l’intérêt de pouvoir s’appuyer sur un relais
politique qui veut mettre sa ville en avant. Actuellement,
c’est le site de Hannut qui tourne le mieux, générant des
ventes comprises entre 2.000 et 4.000 euros par mois.
« Globalement, 750 commerçants sont inscrits à nos différents
canaux. Parmi ceux-ci, 75 vendent réellement et
une vingtaine vend même très bien », indique-t-il. Détail
intéressant : en 2014, près de 40 % du trafic vers les boutiques
Nearshop provenait de terminaux mobiles (contre
seulement 12 % en 2012).
R.A.
׉	 7cassandra://5CDXtzgkE79UbG-N-FDh-7VB6RxeBSWbrbodZKcgD64`̵ U_H~7\#.׉EL’e-commerce à table
TOPIC
Les choses bougent pas mal dans l’e-commerce
appliqué aux restaurants. Longtemps, Resto.be est
apparu comme la seule solution pour les restaurateurs
qui voulaient un minimum de présence en
ligne sans pour autant investir dans leur propre
site web. En quelques semaines, l’offre s’est sensiblement
développée, notamment pour ceux qui
souhaitent vendre leurs plats à emporter. Fondée
en 2012, la start-up bruxelloise Take Eat Easy a
joué les précurseurs en fédérant sur sa plateforme
des dizaines de restaurants tous azimuts qui proposent
du « take away ». Elle a été rejointe récemment
par la néerlandaise Pizza.be, supportée
par une grosse campagne d’affichage en rue et
centrée sur les pizzas, plats indiens ou chinois et
autres sushis à emporter.
Dans un autre registre encore, la start-up brabançonne
ChefMinute.com propose quant à elle de
construire un site web dynamique, actualisé en
fonction du plat du jour, à partir de 49 euros par
mois.
Et Bruxelles ?
À peine cinq commerçants bruxellois sont référencés sur
Nearshop. « Notre concept est tout à fait adapté à une
grande ville, car il est possible d’affiner la recherche par
code postal. La difficulté que l’on rencontre à Bruxelles,
c’est d’identifier le bon interlocuteur, qui a l’autorité et le
budget nécessaire et qui peut s’approprier la notoriété de
la démarche. » Et Vincent Bultot d’évoquer l’émiettement
des compétences entre structures régionales, communales
et les nombreuses associations de commerçants
parfois limitées à une seule rue.
Il met le doigt sur un autre problème fondamental :
« L’e-commerce, ce n’est pas seulement créer une boutique
en ligne. Il faut aussi éduquer les commerçants :
y a-t-il un marché en ligne pour leurs produits ? Un commerçant
voulait vendre de l’huile d’olive. Mais vu la faible
demande en ligne pour ce genre de produits, il peut tout au
plus espérer faire une vente par mois. » Sans même parler
du coût logistique (livraison), essentiel pour
déterminer une viabilité en ligne. « Il serait
bienvenu, comme cela se fait en France, de
proposer des chèques-formation aux commerçants
pour les initier à l’e-commerce. »
Teasio invente la « visiovente »
Teasio est une autre application wallonne,
du côté de Marche-en-Famenne, qui vise à
initier à l’e-commerce les commerçants ou
artisans qui se disaient jusqu’ici « ce n’est
pas pour moi ».
À la différence des nombreux logiciels de
création automatisée de boutiques en ligne,
qui font miroiter un webshop en quelques
clics, Teasio mise sur la vidéoconférence
comme principal canal de
Teasio : une application wallonne
qui recourt à la « visiovente ».
vente. Concrètement, le commerçant ou l’artisan convie
à son rythme (une fois ou plusieurs fois par semaine) ses
(futurs) clients à une « visiovente », à savoir une présentation
de ses produits phares, à une date et une heure déterminées.
L’e-commerçant communique visuellement et en
direct au moyen de sa webcam avec les personnes inscrites,
qui peuvent poser des questions par écrit au moyen d’un
système de chat. Une fois convaincus, ils peuvent acheter
directement par un simple clic sur la fiche produit en
question, qui apparaît en marge de la présentation vidéo.
Et la vidéo, enregistrée, peut ensuite être diffusée sur les
médias sociaux.
« Ce nouveau canal de vente est particulièrement adapté
aux commerçants qui ont un savoir-faire à partager, une
histoire à raconter », explique le fondateur Christophe
Fruytier, qui en quelques mois a réussi à convaincre une
quinzaine de commerçants. « Notre concept est à présent
validé. Les retours sont très positifs, les commerçants nous
confirmant que le conseil en direct fait réellement la différence.
» Christophe Fruytier est convaincu que son modèle
peut fonctionner aussi bien à la campagne qu’à la ville.
« On pourrait penser qu’en ville la densité de commerces
fait que les gens vont se déplacer plus facilement. Mais les
problèmes de mobilité sont tels que ce n’est pas toujours le
cas. » Teasio compte pour l’instant un adepte à Bruxelles :
le magasin de chaussures pour enfants Les Casse-Pieds,
à Ixelles, métier de conseils par excellence.
Le prix de l’application varie de 29 euros par mois pour
une boutique de base (plus 4 % de commission par transaction),
à 129 euros par mois en formule illimitée (sans
commission) et avec possibilité de communication « tête
à tête ». Teasio offre une petite formation au commerçant
(par visio, évidemment) pour lui apprendre quelques trucs
et astuces (éclairage, façon de se tenir, etc.) La solution
intègre également une solution de paiement sécurisée
(Stripe ou Paymill) pour lequel le commerçant débourse
environ 3 % par transaction.
Autant Nearshop que Teasio espèrent bien conquérir
l’Europe après avoir gagné leurs premiers galons en Belgique.
●
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
25
R.A.
׉	 7cassandra://kipdOeor3L_NRuwnCD5pwXyX07iFGEzxYqrTgRNx4hg`̵ U_H~7\#.U_H~7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://IjHL4Rc83BjjC4M2CNHf3PJOo_5xcSkTNI0W2RIiOQ4 `	K׉	 7cassandra://EbHT6hN5baEc1xY0SgiZoU6Qm5mM-mQbcHYd0K2Z04g&`̵ ׉	 7cassandra://eISiuOp3ngWtZec1zdl9t_3FmsjpkwnCMJ7qbbFLu4ct3̜͠U_H7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://t5-N61n8WCPISXWaXwNftmJrsdIDiRI9bG2Mnwpts88 1`	K׉	 7cassandra://zM8NIleGrlQMSP_sLp8NIkV-6Hrs4qxXhf_PmWGUEdo"D`̵ ׉	 7cassandra://s__z7MSDBJpUYWIDg6h8K2FolgnMwZ6yiSfFRzLn9Rw V8	͠U_H7\#.נU_H7\#. YY9ׁHhttp://www.merak.beׁׁЈ׉ETOPIC
SALES
E-commerce : le contenu qui fidélise le client
Il faut comprendre la psychologie des clients pour les inciter à acheter en ligne.
« Et cela permet de prévoir avec précision quand ils envisagent l’achat suivant »,
explique Kurt Staelens, pionnier de l’e-commerce en Belgique.
I
ls s’appellent Science Rockstars. Ils ont le look un
peu brut et cool de ‘nerds’ qui gèrent depuis 2012
une ‘high end sofware boutique’ depuis leur quartier
général de Barneveld, aux Pays-Bas. Ces jeunes rebelles
fournissent des stratégies d’influence aux entreprises actives
en ligne. Les sites internet institutionnels touchent en effet un
public très large, mais leur impact économique reste proportionnellement
minime. Il faut dire que les boutiques en ligne
classiques disposent d’algorithmes commerciaux qui analysent
le comportement d’achat passé, mais qui n’interagissent
pas vraiment dans l’instant, comme le commerçant le fait dans
son magasin physique.
Les Science Rockstars promettent une solution. Parmi eux, le
chercheur Maurits Kaptein, qui s’est déjà taillé une réputation
avec son livre Digitale Verleiding. La jeune entreprise se fonde
sur la recherche pour élaborer des algorithmes d’influence qui
proposent une stratégie commerciale aléatoire à l’internaute.
Exemple : « Ce produit atteint des ventes record ». Si l’internaute
réagit positivement et clique sur le lien proposé, l’algorithme
comprend que cette personne est sensible à l’argument.
Si cette forme de séduction ne fonctionne pas, l’algorithme en
propose une autre. L’essai systématique de diverses tactiques
et l’enregistrement des réactions de l’internaute aboutissent à
un profil de séduction qui pourra être exploité lors d’une prochaine
visite.
Rapprocher l’offline de l’online
Les Rockstars ont déjà livré leur logiciel d’influence PersuasionAPI
aux boutiques néerlandaises en ligne de Fatboy, ING, Marlies
Dekkers et Rituals. L’enseigne Rituals propose des produits
de soins de luxe et dispose de 35 points de vente en Belgique,
dont un à City 2. La marque s’est adressée aux Science Rockstars
pour améliorer ses taux de conversion (le pourcentage
de visiteurs du site qui se décident à acheter). PersuasionAPI
a déterminé quel contenu influençait le mieux chaque visiteur
individuel. La personnalisation des messages marketing a majoré
les taux de conversion de 13,5 %. Le logiciel a développé
environ 190.000 profils de séduction au terme de 12 semaines
de fonctionnement.
Raymond Cloosterman, CEO de Rituals, voudrait qu’à terme
l’e-commerce représente 20 % de ses activités. Il faut dire qu’il
est partisan de l’approche multicanaux : « Nous avons développé
une appli pour les Pays-Bas et la Belgique. Elle contient
un scanner qui lit le code à barres d’un produit Rituals dont le
récipient est presque vide. Cela permet de commander automatiquement
un nouvel article. L’appli vous renvoie au magasin
26 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
Peter Van Dyck
Maurits Kaptein, l’un des fondateurs
de Science Rockstars.
le plus proche. C’est une façon de rapprocher l’offline de l’online.
»
Du contenu pertinent
Le distributeur néerlandais Macintosh (dont relève notamment
l’enseigne de chaussures Brantano) cherche aussi
la symbiose entre offline et online. L’entreprise a engagé
le pionnier belge de l’e-commerce Kurt Staelens comme
CEO, pour devenir un distributeur réellement multicanaux.
M. Staelens admet que l’e-CRM (la gestion de la relation
web avec la clientèle) doit éclairer l’entreprise sur l’interaction
avec le client et son comportement d’achat. L’e-CRM
doit conduire à une communication ciblée avec le client, tant
offline qu’online : « Un contenu plus pertinent augmentera
les taux de conversion, réduira les coûts des campagnes de
marketing en ligne et renforcera la fidélité des clients ».
Macintosh a travaillé avec des agences externes du style
de Science Rockstars pour l’exploitation de l’outil Google
Keyword. Le groupe le fait à présent en interne. « L’e-CRM
fait partie du corps de métier d’un distributeur multicanaux.
Il est devenu à ce point essentiel de disposer de ces connaissances,
que nous préférons recruter nous-mêmes des spécialistes.
»
R.A.
׉	 7cassandra://EbHT6hN5baEc1xY0SgiZoU6Qm5mM-mQbcHYd0K2Z04g&`̵ U_H7\#.׉EChez Merak, vos données sont
en de bonnes mains.
Merak est le spécialiste international du stockage et de l’archivage de données.
Tous les jours nous sommes au service d’entreprises locales et internationales qui peuvent
compter sur une sécurité et une effi cacité maximales pour la conservation de leurs précieuses
données. Nos systèmes automatisés garantissent des conditions de conservation idéales.
Et nos conditionnements standardisés, munis de codes-barres, garantissent 100% d’anonymat.
Les coursiers Merak sont en outre disponibles 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Nous pouvons ainsi
vous assurer un accès permanent à vos données, même en cas d’urgence.
www.merak.be
׉	 7cassandra://zM8NIleGrlQMSP_sLp8NIkV-6Hrs4qxXhf_PmWGUEdo"D`̵ U_H7\#.U_H7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://zAXtLkQhin7_eEgrKdzpkOgUwahv6ufXN7phOR_mzz0 h`	K׉	 7cassandra://6iZXBpca3gaaTza2h8YdiefT5c6PlMQgT98zZDZdTko`̵ ׉	 7cassandra://I6QB5Hl3WBZxM8lcyFmDBrXi28325q7nmH91nZiO-wcͱF͠U_H7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://L05xosJdJ3xyMxXiH7iGkZbTz9U5XHduA3R4Cib4Ffw ٧` 	K׉	 7cassandra://K4o3dYZA9pvmQjvPndiUgFLwOQOv6s77ciWikv6ul_I`̵ ׉	 7cassandra://WHH8sKBivBMjPSh0a9OVJHFxrz8DNsC6VBzDqxl771Aµz͠U_H7\#.נU_H7\#. H;9ׁHhttp://bol.comׁׁЈ׉E1TOPIC
Kurt Staelens en bref
• Né à Bruges.
• A étudié à la KU Leuven (ingénieur commercial)
et à la Kellogg School of Management à
Chicago (MBA).
• A débuté en 1997 chez lui, à Grimbergen, la
librairie Internet Proxis.
• A exercé pendant 23 ans diverses fonctions de
consultant et de gestion, successivement chez
AC Nielsen, KPMG, McKinsey, Telenet, Brussels
Airport Company, Neckermann et Belgacom.
• CEO du Macintosh Retail Group depuis l’été
2014 ; installé au siège à Maastricht, aux PaysBas.
belges
ont été privés de soutien financier à la poursuite de
leur développement. Prenons l’exemple de bol.com, qui appartenait
à Bertelsmann, un actionnaire qui avait accepté une
Après la crise des dotcoms, les acKurt
Staelens
Ouvrir les stocks de magasins
L’approche multicanaux de Macintosh repose sur quatre piliers.
« Première étape : ouvrir en temps réel l’ensemble du
stock dans notre millier de points de vente », explique Kurt
Staelens. « Aujourd’hui, beaucoup de détaillants travaillent
encore avec un entrepôt central. Par contre, en ouvrant les
stocks des magasins, on multiplie les possibilités d’offrir le
produit adéquat aux clients. » Le deuxième pilier, ‘click and
deliver’, y fait suite. La densité du réseau de points de vente
de Macintosh permet de raccourcir considérablement le délai
de livraison. Kurt Staelens reprend : « Cette densité évite le
délai habituel d’un à deux jours ouvrables, lorsque les articles
doivent passer par les centres de tri postaux. Les magasins
Brantano locaux parviennent à servir les consommateurs du
quartier beaucoup plus vite. L’ouverture des stocks transforme
chaque point de vente en un petit entrepôt. »
Passeport podologique
Nous voici au troisième pilier : ‘click and collect’. « Brantano
Belgique commande environ 80 % en ligne, mais va prendre
livraison de produits auprès d’une filiale bien située. Nous
voulons continuer à améliorer le système. Nous travaillons à
offrir ce ‘click and collect’ dans les trois heures. Cela nous distinguera
des Zalando, qui ont besoin de deux jours ouvrables
pour livrer au départ de Mönchengladbach. » Le quatrième
pilier cross channel concerne le scanning 3D. « Les pointures
de chaussures varient d’une marque à l’autre ; nous voulons
donc fonctionner avec la dimension réelle du pied. Nous scannons
le pied du client dans un magasin physique et cherchons
ensuite la chaussure idéale. Le passeport podologique constitue
ainsi la base de toutes les transactions et nous permet
d’offrir des informations sur mesure via les médias numériques,
des campagnes e-mail et le Google Keyword Tool. »
Rattraper le retard
Kurt Staelens, désormais actif aux Pays-Bas, est bien placé
pour comparer ce pays avec sa Belgique natale. Les Néerlandais
ont une fameuse longueur d’avance : « 14 % de la vente
de chaussures aux Pays-Bas s’effectuait en ligne via des médias
multicanaux au début 2014. En Belgique, on atteignait à
peine 8 %. Après la crise des dotcoms en 2000, les acteurs
28 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
teurs belges ont été privés de soutien
financier. Résultat : notre marché a été
envahi par des acteurs étranger
vision à dix ans. Pareille vision stratégique n’existait pas en
Belgique. Résultat : notre marché a été envahi par des acteurs
étrangers. »
Nous avons du retard, mais nous le rattrapons à toute allure.
De nombreux distributeurs optent pour le cross channel.
« Il y a encore du pain sur la planche, mais nous y arriverons »,
affirme Kurt Staelens. « Le MacIntosh Retail Group est à présent
n° 2 du marché néerlandais, avec une part de marché en
ligne de 7,5 %. Nous sommes encore loin des 21 % du n° 1
Zalando. Notre part de marché augmente toutefois plus vite.
Nous pouvons donc espérer obtenir une position ’cross channel’
plus solide avec des investissements bien moindres en
marketing. »
Timing adéquat
Nous avons encore beaucoup à apprendre du professionnalisme
anglo-saxon. Kurt Staelens cite la plate-forme shuttle.
com, où le client définit lui-même la tranche horaire de la livraison.
« Avec la possibilité de choisir le partenaire qui offre
la livraison idéale. Cela va bien plus loin que le ‘same day delivery’,
puisqu’on peut définir l’heure exacte de la livraison et
choisir ensuite parmi cinq partenaires celui qui peut concrétiser
la transaction de la manière la moins coûteuse. »
Conclusion : pour jouer dans la cour des grands, il faut s’imprégner
de la psychologie du client. Kurt Staelens : « Collationnez
les modes d’interaction et de comportements d’achat
du client pour comprendre comment celui-ci raisonne. Vous
pourrez alors prévoir beaucoup plus précisément quand
le client est prêt pour l’achat suivant. Si notre scanning 3D
constate qu’un enfant a besoin d’une pointure 33, nous saurons
très facilement quand il devra changer de chaussures. Si
l’on prévoit par exemple une nouvelle transaction éventuelle
dans les cinq mois, il s’agit d’envoyer au moment voulu un
e-mail aux parents pour saisir la vente. » ●
R.A.
׉	 7cassandra://6iZXBpca3gaaTza2h8YdiefT5c6PlMQgT98zZDZdTko`̵ U_H7\#.׉E>TOPIC
E-mailing : les do’s and don’ts
SALES
Pour promouvoir un nouveau produit ou service, lancer une promotion, ou relancer
des clients, l’e-mail commercial est un outil pratique et surtout bon marché. Avec 95 %
de ménages belges connectés à internet, le courriel est un moyen rapide et efficace
pour atteindre un public ciblé. D’ailleurs, entre 2009 et 2013, l’utilisation de l’e-mailing
par les entreprises a augmenté de 20 %. Mais attention, tout n’est pas permis.
Gaëlle Hoogsteyn
Que dit la loi ?
S’appuyant sur les dispositions européennes
et sur une réglementation nationale stricte
concernant les données personnelles, le
droit belge protège les citoyens de toute
intrusion dans leur vie privée, indépendamment
du canal utilisé. L’e-mailing
commercial se doit donc de respecter
une procédure d’inscription fondée sur
l’opt-in pour adresser des messages
à d’éventuels prospects.
Selon ce système, les messages commerciaux
ne peuvent être adressés
qu’aux personnes qui ont préalablement
consenti à en recevoir. La charge de la preuve
de ce consentement repose sur l’expéditeur.
Il existe cependant deux exceptions à cette loi : à l’égard
des clients existants et des personnes morales.
1. Une personne ayant déjà acheté un produit ou un service
dans une entreprise peut être recontactée par celle-ci
via e-mail. À condition toutefois que l’expéditeur ait obtenu
directement ses coordonnées électroniques dans
le cadre de la vente, et ce dans le respect des exigences
légales et réglementaires relatives à la protection de la
vie privée. À tout moment, le client a le droit de s’opposer,
sans frais et de manière simple, à l’utilisation
de ses données.
2. Les personnes morales peuvent être la cible de courriers
commerciaux non sollicités. La règle est toutefois
de ne pas contacter une personne en particulier, mais
d’utiliser les adresses électroniques du type info@…,
contact@…, service-clientele@…, etc.
La collecte des données
Se pose parfois pour les entreprises la question du premier
contact. Comment faire de l’e-mailing si l’on ne peut
contacter que les clients existants ? La loi interdit en effet
les méthodes « sauvages » telles que :
• L’utilisation de logiciels permettant l’inscription à un
maximum de listes de diffusion afin de récupérer les
adresses électroniques des membres ;
• La collecte automatique d’adresses
électroniques dans les espaces publics
d’internet (par ex. annuaires ou
moteurs de recherche, pages web
personnelles…) ;
• Le recours à diverses manœuvres
frauduleuses (par ex. faux
concours, offres d’espace web
gratuit…).
Reste l’option d’ouvrir un site web
où les personnes acceptant de recevoir
des publicités par courriel
s’enregistreraient volontairement,
ou celle de téléphoner aux
personnes pour leur demander
de vive voix leur autorisation.
Last but not least, la publicité par e-mail doit être explicitement
reconnaissable comme telle par le consommateur.
Dans la pratique, ceci signifie que l’entreprise doit
indiquer clairement dans le sujet qu’il s’agit d’un e-mail
commercial (par exemple en utilisant des termes comme
« publicité, promotion, offre spéciale… »).
Gare aux amendes
Il se peut que, suite à l’envoi régulier d’une communication
commerciale, un client demande de ne plus recevoir de
tels messages à l’avenir. L’entreprise a alors l’obligation
de lui confirmer que sa demande a bien été traitée.
Et mieux vaut ne pas prendre tout cela à la légère. En
effet, en cas de non-respect de cette réglementation les
amendes peuvent monter jusqu’à 50.000 €. Avis aux candidats
spammeurs... ●
Le saviez-vous ?
La loi belge définit très largement la notion de
« courrier électronique ». Ainsi, sont des courriers
électroniques les courriels, les SMS, les MMS…
Plus étonnant : selon l’exposé des motifs de la loi,
par courrier électronique, il faudrait aussi entendre
les messages laissés sur les boîtes vocales de GSM
ou sur les répondeurs de téléphones fixes…
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
29
׉	 7cassandra://K4o3dYZA9pvmQjvPndiUgFLwOQOv6s77ciWikv6ul_I`̵ U_H7\#.U_H7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://VYKT9KUtYdqFXICPd2BJtPKm-vYNnbr713MSXPAeB6U {X`	K׉	 7cassandra://xb7Ty_mzpnBK62ADmniPtqLTEe6iG76N70myX1CQN88`̵ ׉	 7cassandra://gObQoruCZoz4fY1pYxFmqWYyHKNAT0es9kXG4fayDBo/̰͠U_H7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://N1Sjztck-LKPcP7NsYX_T0MaGquiAzNM-biOdtQVNiw [` 	K׉	 7cassandra://gYdVSGCf7jg9XwWzvsRtWAekXleBlsuCXvrCrM3rB4E`̵ ׉	 7cassandra://72F5LaxxS6b-ENQsIqG5Kknj--0sEZAAY6BuU5OxtaAt̐͠U_H7\#.׉EStress au travail : pas de fatalité
En Belgique, un travailleur sur dix est touché par le burn-out. Un phénomène récent mais
pour lequel, déjà, des solutions existent.
I
l y a moins de dix ans, le terme était flou, voire
méconnu pour beaucoup. Aujourd’hui, le burnout
fait l’objet d’études approfondies et apparaît
même, depuis septembre dernier, dans la législation
belge (voir encadré). À l’heure où les moyens de communication
explosent, où le marché du travail se fait
plus complexe et incertain qu’autrefois, ce constat n’est
ce sont d’ailleurs 83 % des entreprises de plus de
500 personnes qui ont connu une augmentation du
nombre de burn-outs, pour 52 % de petites entreprises.
Les spécialistes s’accordent à considérer les
nouveaux modes de communication (internet
et téléphone mobile, qui exposent le travailleur
à une « disponibilité numérique permanente »)
comme l’une des causes du burn-out.
évidemment pas le fruit du hasard. Mais trêve de fatalisme
: à tout problème existe sa solution. La preuve,
une certaine forme de déni a désormais laissé place à
une prise de conscience générale, puisque le phénomène
touche aussi bien travailleurs qu’employeurs.
Un travailleur touché sur dix
Accès de colère, maux de tête, insomnies, palpitations,
troubles de concentration : voilà les premiers signes
d’un burn-out. Fin janvier, l’étude pointue effectuée
par Securex en Belgique – au cours de la période 20052014
– est nette : deux travailleurs sur trois ressentent
un excès de stress au travail. Un sur quatre s’en plaint
ouvertement, tandis qu’un sur dix aurait déjà vécu un
burn-out, celui-ci touchant en majorité des personnes
moins qualifiées et principalement au sein de grandes
entreprises. Au cours de ces cinq dernières années,
30 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
De quoi, forcément, susciter l’attention des employeurs
qui, de manière générale, assument leurs responsabilités
(à …95 % !), tout en pointant du doigt l’augmentation
de la pression du travail. Et pour cause, puisqu’ils sont,
au final, les premiers concernés : une entreprise ne
peut être totalement viable que si elle peut compter sur
des travailleurs opérationnels, et donc en bonne santé.
Sans compter que le burn-out a un coût : en moyenne,
un travailleur qui en souffre est absent 96 jours (près
de 5 mois !), ce qui engendrerait pour l’employeur des
dépenses avoisinant 20 000 euros par travailleur. Un
chiffre qui pourrait devenir exponentiel si le gouvernement
appliquait la mesure consistant à porter à charge
des entreprises le deuxième mois d’absence de longue
durée.
Que dit la loi ?
Depuis le 1er
septembre 2014, le burn-out est officiellement
reconnu par la loi. En d’autres termes, la
notion apparaît pour la première fois dans la législation
belge, impliquant un changement de procédure
envers les employés. Désormais, l’employé souffrant
de burn-out a le droit de faire une demande d’intervention
psychosociale individuelle alors que, jusquelà,
seules les plaintes pour harcèlement pouvaient
être prises en compte. D’autre part, l’approche est
collective, car si plusieurs employés sont concernés
par le problème, l’employeur devra prendre les mesures
nécessaires pour faire disparaître ce risque, dans
une procédure garantissant l’anonymat total du plaignant.
Cette nouvelle réglementation a d’ores et déjà
permis la remise en question de nombreuses entreprises,
indique Securex.
David Hainaut
׉	 7cassandra://xb7Ty_mzpnBK62ADmniPtqLTEe6iG76N70myX1CQN88`̵ U_H7\#.׉EENTREPRENDRE
Solution ? Davantage de « sur mesure »
Près d’un employeur sur deux concède volontiers que les
canaux de communication modernes sont l’une des principales
causes de burn-out. On le comprend : outre qu’il doit
faire face à un flux d’informations de plus en plus tendu
dans un monde qui s’accélère, le salarié est plus facilement
joignable qu’autrefois en dehors de ses heures de travail.
De quoi engendrer une pression supplémentaire, tant morale
que physique. Sans oublier que de plus en plus de collaborateurs
font face à des déplacements domicile-travail
bien plus contraignants et stressants d’auparavant.
Raison pour laquelle les entreprises plaident pour un travail
davantage adapté aux compétences et aux intérêts des
travailleurs. Du « sur mesure », en quelque sorte. « Travailler
plus longtemps en étant plus motivé et en meilleure
forme, c’est possible. Comment ? En misant sur l’encadrement,
la formation et l’accompagnement, tout en investissant
dans un environnement de travail plus souple. C’est
ainsi que sont créés des emplois de qualité, avec des perspectives
de développement suffisantes », indique Philippe
Melis, expert du marché du travail chez Tempo-Team. Cet
organisme, l’un des principaux prestataires de services RH
spécialisé dans le domaine du travail intérimaire, vient lui
aussi d’effectuer une enquête, auprès d’un échantillon représentatif
de près de 2500 employeurs et travailleurs.
« Ne pas minimiser, ne pas exagérer »
Les résultats de Tempo-Team attestent notamment d’une
stabilité espérée par les travailleurs, puisque ceux-ci déclarent
d’abord chercher à œuvrer dans une entreprise financièrement
saine, avant même de songer à leur salaire.
Les temps changent ! Près de 40 % des travailleurs belges
interrogés se disent d’ailleurs disposés à adapter leur emploi
et leur carrière en fonction des évolutions du marché
du travail.
Demander aux gens de travailler plus longtemps exige bien
sûr des efforts. « Les employeurs doivent investir dans un
cadre de travail plus souple et dans l’encadrement des carrières.
Les travailleurs, eux, doivent s’adapter en améliorant
leur disponibilité et en prenant l’initiative en matière de
réorientation, en faisant preuve de souplesse et en traçant
mieux leurs projets de carrière », nuance encore Philippe
Melis.
David Ducheyne, manager chez Securex, ne s’exprime pas
autrement : « Comme point de départ, nous devons prendre
les points forts, les besoins et les ambitions réelles des collaborateurs.
Nous devons faire en sorte d’augmenter leur
employabilité durable et leur force vive. Un emploi dynamisant,
ayant du sens et proposant des choix suffisants :
voilà la recette pour un avenir durable, un engagement accru
et de meilleures performances. Cette application des
principes du travail sur mesure évitera de nombreux burnouts.
» Si, de toute évidence, les chiffres témoignent d’une
augmentation des cas de burn-out, il faut effectivement
rappeler que… 9 travailleurs sur 10 ne sont pas confrontés
au phénomène. « Ne pas minimiser, ne pas exagérer, mas
s’attaquer au problème, voilà le message à faire passer »,
ajoute David Ducheyne.
Par ailleurs, sur son site internet, Securex propose, tant
pour les employeurs que les travailleurs, plusieurs solutions
pour lutter contre le stress et le burn-out, via des
modules, combinables ou non. Il est ainsi question d’un
audit qualitatif (avec des entretiens individuels pour les
collaborateurs), d’un audit quantitatif (enquêtes internes),
d’élaboration de plans d’action (objectifs à fixer), de sensibilisation
(brochures et séances d’information) et d’évaluation
médicale (médecin, psy, formation). Et quels que
soient le ou les modules choisis, Securex assure un suivi
permanent.
Des règles élémentaires à rappeler
Enfin, tout en sachant se poser des questions primordiales
comme « Suis-je encore apte à ce poste ? », « N’ai-je pas
fait le tour de la question dans mon entreprise ? », « Mes
attentes correspondent-elles encore à celles de mon
employeurs ? », les travailleurs ne doivent pas négliger
quelques règles simples et élémentaires : se reposer suffisamment,
créer des moments de détente, mener une vie
saine, doser son stress... Éléments qu’on repère chez des
collaborateurs enthousiastes et consciencieux, pour qui
le travail a une grande importance. Bref, plusieurs pistes
de solutions existent. Il ne reste plus qu’à les mettre en
pratique pour que chacun, tant employeurs que collaborateurs
concernés, voie la vie avec optimisme – et sans
burn-out ! ●
Burn-out : une définition
Terme anglo-saxon établi par le psychiatre Herbert
Freudenberg en 1980, le burn-out mixe littéralement
plusieurs termes : se brûler, se consumer et partir en
fumée. En général, il s’agit d’un état de fatigue et
d’épuisement avancé chez des personnes généralement
battantes qui, de manière soudaine, dépriment
et perdent toute motivation. Le burn-out peut être
causé par une anxiété permanente, une conscience
professionnelle exagérée, voire une baisse de l’estime
de soi. Cela arrive également à des personnes
aux égos forts qui, arrivés à une surcharge de travail,
ne parviennent pas à déléguer leurs tâches. D’autres
symptômes existent, comme l’irritabilité, des maux de
têtes fréquents, une fatigue permanente dès le matin,
l’impression de ne plus être remarqué ou reconnu,
une tendance à travailler de plus en plus, pour un rendement
moindre.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
31
׉	 7cassandra://gYdVSGCf7jg9XwWzvsRtWAekXleBlsuCXvrCrM3rB4E`̵ U_H7\#.ƁU_H7\#.Ł#בCט   u׉׉	 7cassandra://SOfJjnfYWXq0pp8cyjgTR-WTLxmyqBTNXyJ3zzKDnig a`	K׉	 7cassandra://F59DGMwLqKFzREJf6GJTVInYRRsqkq0Zc2EMSOQ3KlI#'`̵ ׉	 7cassandra://sIT6BT2_b_3TSJCIIhygDTXCvCo2IZrNkzFqExC_XJw [C̴͠U_H7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://UZd5sR8ZEeSrBLA_DoFmGfu5F_vkQQH8k6x-10HPctA 6`	K׉	 7cassandra://yoCXexNGfPZhhfvDFwTV13LId3_uY9BPB4YGIDwU2Dk`̵ ׉	 7cassandra://0iv6gvX2-WneVTxHrzSW-UV6Sg_YbtpZH0-uv3JQAe0͑d͠U_H7\#.ʑנU_H7\#.΁ \9ׁHmailto:xd@beci.beׁׁЈ׉EpEMPLOI
Chômage des jeunes, manque d’expérience :
le cercle vicieux
Nestlé et ses entreprises partenaires lancent l’Alliance for YOUth. Pour permettre
aux moins de 30 ans de mettre le pied à l’étrier.
A
vec plus de 25 % de chômage des jeunes dans notre
pays et, pire encore, pas loin de 30 % à Bruxelles,
pour ne pas dire 40 % dans certains communes ou
certains quartiers, « il y a un échec collectif, un échec aussi
de l’enseignement, inadapté aux grandes villes ». Qui a
dit ça ? Charles Picqué, dans une de ses interviews d’adieu.
des vagues d’immigration – deuxième raison ; il faut admettre
que la discrimination fait des ravages. C’est tout l’intérêt
de l’initiative prise par la filiale belgo-luxembourgeoise
Les entreprises volonLes
signataires de l’Alliance for YOUth en Belgique :
Nestlé, Adecco, Axa, EY, IBA, IBM, Securex et Sodexo.
Plus tôt, alors qu’il était encore au pouvoir, il avait assimilé
certains quartiers de Bruxelles à des bombes à retardement.
Heureusement, elles n’ont pas encore explosé – ou
elles n’ont fait que peu de dégâts. Mais le problème n’est
pas réglé. Comment faire ? Tout le monde est d’accord sur
deux points : il faut que la responsabilité de l’économie,
de l’emploi et de la formation soit coordonnée – c’est fait,
puisque Didier Gosuin a hérité de ces trois responsabilités
ministérielles – et il faut que le secteur privé mouille son
maillot, comme on dit.
Au moins 2.600 opportunités d’emploi et de stages
Mais comment ? Et surtout, à quelle échelle ? Il serait malhonnête
de dire que le secteur privé ne fait rien. Certaines
entreprises embauchent des jeunes non qualifiés – première
raison pour laquelle ils sont au chômage – et issus
32 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
taires : un projet pilote
L’Alliance for YOUthn’est pas la seule initiative
entreprenariale en faveur de la qualification des
jeunes. Depuis 2013, 18 partenaires bruxellois (entreprises,
écoles et associations) participent à un
programme de volontariat soutenu par BECI, avec
Business & Society. Ensemble, ils organisent des
ateliers, des stages, identifient des compétences
et les mettent en valeur, etc. À ce jour, plus de 600
jeunes et plus de 100 volontaires y ont participé.
Catherine Vandepopeliere (D’Ieteren) témoigne :
« En 2010, nous avons pris le pari du volontariat.
Le succès fut immédiat. Rejoindre le programme
nous permet de profiter d’expertise et
d’échanges. »
Isabelle Vernier et Robert Heneine, enseignants à
l’Institut Notre-Dame d’ Anderlecht : « C’est la troisième
année que nous participons et ce n’est que
bénéfice : les élèves entrent au cœur des entreprises
et sont valorisés. Nous sommes convaincus
que ces impulsions auront un impact sur tous ! »
Infos : Xavier Dehan, xd@beci.be
Les encadrés sont de la rédaction.
Jean Blavier
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://F59DGMwLqKFzREJf6GJTVInYRRsqkq0Zc2EMSOQ3KlI#'`̵ U_H7\#.׉EDixit
ENTREPRENDRE
Alexander von Maillot, CEO Nestlé Belgilux :
« Notre responsabilité n’est pas seulement économique,
mais sociale au sens large. Nous devons
préparer l’avenir ; l’avenir de notre jeunesse, le
nôtre et celui de notre société. C’est pourquoi
Nestlé a décidé de lancer un mouvement, avec des
entreprises européennes, sous le nom d’Alliance
for YOUth. Nous sommes par ailleurs convaincus
qu’une véritable collaboration entre public et privé
doit se mettre en place pour parvenir à des solutions
efficaces. »
Jacques Platieau, CEO IBM Benelux : « Nous
sommes en permanence à la recherche de jeunes
talents qui nous aideront à développer des solutions
innovantes pour nos clients, avec les technologies
les plus avancées. Nous offrons à la
nouvelle génération la chance d’apprendre et de
développer les compétences de demain par le coaching,
le mentorat, et à travers nos programmes
de stages. »
Patrick De Maeseneire, CEO Adecco : « Sans
une première expérience, il est très difficile pour
les jeunes de trouver un emploi. L’Alliance for
YOUth joue un rôle essentiel, à nos yeux, en nous
donnant la possibilité de développer et de partager
des ressources telles que du matériel de formation,
des cours, des expériences professionnelles,
mais aussi du conseils en planification de carrière.
Tout cela afin de développer un programme visant
à préparer les jeunes pour le marché du travail. »
Frank Koster, CEO Axa Belgium : « Axa ressent
très directement l’évolution du chômage des
jeunes, non seulement au sein du groupe, mais
aussi dans toute la Belgique. Compte tenu de la
transformation numérique vécue par le monde
de l’assurance, nous devons activement préparer
l’avenir en recrutant les jeunes. »
Michel Croisé, CEO Sodexo Benelux : « La diversité
et l’inclusion font une partie intégrante de
notre ADN d’entreprise. Chez Sodexo, nous intégrons
pleinement les jeunes dans nos structures.
Ils sont la clé de l’harmonie sociale – sans eux,
nous n’avons pas de base de croissance solide. »
du géant suisse Nestlé, qui a fédéré autour de lui une
série de grands noms du monde des entreprises – IBM,
Adecco, Axa, Sodexo... question de frapper les imaginations
– pour tendre la main à Actiris, l’Office bruxellois
de l’emploi, dont le ministre de tutelle n’est autre que...
Didier Gosuin. La boucle est donc bouclée : secteur privé
et secteur public s’associent au sein de cette « Alliance
for YOUth » pour proposer, sur la période 2015-2016 un
minimum de 2.600 opportunités d’emploi et de stage à
des jeunes de moins de 30 ans. C’est un engagement
formel – un contrat a été signé entre tous – et public : la
presse a largement relayé l’événement.
Alexandre von
Maillot (Nestlé)
Concrètement, comme les choses vont-elles se passer ?
La toile de fond, dit Alexander von Maillot, CEO de Nestlé Belgilux,
c’est la Garantie Jeunes de la Commission européenne
(offrir à tous les moins de 25 ans dans les quatre mois suivant
la fin de leurs études un emploi, un apprentissage, un stage
ou une formation continue) et l’Alliance européenne pour
l’apprentissage (moderniser les programmes d’apprentissage
et utiliser de manière plus efficiente les financements
disponibles). Nestlé a ratifié cette Alliance européenne
au nom des partenaires actuels1
et à venir de l’Alliance for
YOUth, « ce qui garantit ainsi leur adhésion automatique ».
Le pied à l’étrier
La toile de fond de la toile de fond, c’est une étude réalisée
par une société spécialisée dans les enquêtes de marketing :
pour près d’un jeune sur deux qui ne trouve pas d’emploi,
l’obstacle n° 1 est le manque d’expérience professionnelle.
En clair : impossible de mettre le pied à l’étrier, notamment
quand on est sous-qualifié et/ou qu’on ne connaît pas les
langues.
La preuve par l’absurde, on la trouve dans le discours d’une
responsable des relations humaines chez Axa : « Si vous
connaissez un actuaire ou un expert du data mining, donnez-moi
son GSM, je l’embauche tout de suite. » Là, le pied
à l’étrier n’est en rien un premier obstacle. Pour Milou par
contre, jeune titulaire d’un baccalauréat en biotechnologie
mais unilingue francophone, c’est bien là que réside la difficulté
: « Je ne parviens que rarement à aller au-delà de la
lettre de candidature. Et quand j’obtiens un rendez-vous, ça
ne marche pas alors que j’ai l’impression que tout s’est bien
passé ».
L’Alliance for YOUth va permettre à ces jeunes d’avoir une
première expérience professionnelle. Sur le territoire de
Bruxelles-Capitale, mais l’initiative est destinée à être étendue
à toutes les régions du pays et Nestlé, dit son CEO, « va
mobiliser au sein de cette alliance ses partenaires d’affaires
et d’autres entreprises déterminées à jouer un rôle positif
dans la mise au travail des jeunes. »
Des propos qui ne vous font pas penser à autre chose ? Mais
si bien sûr, cette Alliance for YOUth est un exemple concret
de mise en œuvre de la responsabilité sociétale des entreprises
(RSE). Affaire à suivre. Pour tout le monde puisque la
Commission européenne peut fort bien demander : « Alors,
on est où en Belgique ? » ●
1. Adecco, Axa, EY, IBA, IBM, Nestlé, Securex et Sodexo en Belgique, 200 entreprises et 20.000 opportunités d’emploi en Europe.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
33
R.A.
׉	 7cassandra://yoCXexNGfPZhhfvDFwTV13LId3_uY9BPB4YGIDwU2Dk`̵ U_H7\#.́U_H7\#.ˁ#בCט   u׉׉	 7cassandra://UyFPuAsWRrTkOzypefrqr1jlSUeGcQIV3gftpJQwdsU 7`	K׉	 7cassandra://vC7z-FNKxxRgvhYrhA3G30NTJ0f0olFF7Si7QszYgN8$`̵ ׉	 7cassandra://r69AntXv0jpxflN-zYCuVZuU_-J8czl1A_f4MB_JJBk n͠U_H7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://ulqN52qlom4w7PJ7AstPk7PUUXbOHlJr1zIO-aZBelU &`	K׉	 7cassandra://fX6f0wX_g-kHB4a6lvQUW-lkg_-BY6qr2wtxqhGm0a4`̵ ׉	 7cassandra://uWv2z8_mqG0ozbnF3oQKRB-Qj0-ypCcpDH2Bqabc1_w͠U_H7\#.׉EwBUSINESS MEDIATION SUMMIT
La médiation : au-delà du conflit
Porter un conflit devant la justice n’a rien d’anodin. La procédure peut être longue
et coûter cher – pas seulement en termes financiers : un conflit juridique avec un
client ou un fournisseur peut nuire à la réputation de l’entreprise et à ses relations
commerciales, quelle qu’en soit l’issue. À tous ces aléas, la médiation apporte une
solution alternative qui suscite un intérêt croissant, comme on a pu le constater
lors du deuxième Business Médiation Summit.
Emmanuel Robert
Q
uelque 178 participants – chefs d’entreprise, juristes,
avocats, comptables, fiscalistes, médiateurs…
– se pressaient le 29 janvier dernier dans les auditoires
de la Solvay Brussels School pour assister à la
deuxième édition du Business Médiation Summit preuve
de l’intérêt grandissant pour les modes alternatifs de
règlement des litiges. À raison : la médiation permet,
dans la plupart des cas, d’économiser du temps et de
l’argent – elle coûte deux à trois fois moins cher
qu’une procédure judiciaire et peut s’achever
en quelques heures, là où une décision de
justice peut prendre de longs mois, si ce n’est
plusieurs années. Mais surtout, elle évite de
porter le conflit sur la place publique et, en
favorisant le compromis, elle peut éviter la
rupture de la relation d’affaires.
Préserver la relation
Ce deuxième sommet, introduit par
Pierre Schaubroeck, nouveau président
de bMediation, était plus
particulièrement axé sur deux
secteurs où la médiation a déjà
montré son efficacité : ceux de la
distribution et de la construction.
Le premier, avec ses
différents acteurs dont
la taille et le pouvoir de
34 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
négociation peuvent être inégaux, est très attentif à
la préservation de relations de confiance ; le second a
prioritairement besoin de solutions rapides, techniques,
pragmatiques et… constructives. Autant d’éléments qui
expliquent le succès qu’y rencontre la médiation.
Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos,
distingue au moins trois raisons de faire appel à
un médiateur : la confidentialité (la discrétion
en affaires est une vertu cardinale du commerçant)
; la préservation de la relation à
long terme, au-delà du conflit (personne ne
souhaite perdre un client ou un fournisseur)
et enfin la réputation et donc la protection de
Pierre Schaubroeck,
président de bMediation.
l’image de marque (que l’on ait tort ou raison,
faire ouvertement appel à la justice
peut avoir des effets négatifs).
Pour autant, il peut rester
nécessaire de s’adresser à
un tribunal ; Dominique Michel
cite deux cas de figure
où les commerçants préfèrent
généralement une
procédure judiciaire : pour
trancher une question de
principe ou un litige d’interprétation
d’une clause
de contrat.
Studio Dann
Studio Dann
׉	 7cassandra://vC7z-FNKxxRgvhYrhA3G30NTJ0f0olFF7Si7QszYgN8$`̵ U_H7\#.׉E1ENTREPRENDRE
L’administrateur délégué de Comeos a par ailleurs décrit
le système collectif de médiation, propre au secteur
belge de la distribution : un système qui permet à l’un
des acteurs de la chaîne (par exemple un agriculteur en
conflit avec un client) de faire appel à une concertation
impliquant les autres chaînons, offrant une vision d’ensemble
de la problématique. « Le système a été lancé en
2009, après la crise du lait et s’avère un modèle pour nos
voisins, au point que l’on vient chez nous voir comment
cela fonctionne. »
« Pas un choix par défaut »
La construction est un autre secteur où les possibilités
de conflit sont nombreuses et les responsabilités étroitement
imbriquées entre les maîtres d’ouvrage, les architectes,
les entrepreneurs… « Bien souvent, les torts
sont partagés, ce qui offre un espace pour différentes
formes alternatives de règlement des litiges », explique
Robert de Müelenaere, administrateur délégué de la
Confédération Construction.
De longue date, le secteur de la construction pratique la
médiation à travers la Commission de Conciliation, appelée
à intervenir principalement dans les litiges techniques
avec les particuliers. Robert de Müelenaere
se félicite de son efficacité : « Dans
70 à 80 % des cas qui lui sont soumis,
la Commission parvient à une solution.
Ce succès, elle le doit à la fois à sa crédibilité
et à sa compétence. Crédibilité
parce que sa composition est paritaire,
représentative de la profession et des
consommateurs et garante d’objectivité ;
compétence par son expertise technique. »
M. de Müelenaere regrette par contre la
disparition – pour cause de régionalisation
– du Comité Supérieur de
Contrôle, qui assurait la conciliation
avec les pouvoirs publics. Force est
de constater qu’il n’a pas été remplacé
de manière satisfaisante au
niveau des Régions.
Appelé à conclure la séance plénière,
le Président de l’Institut
des Juristes d’Entreprises,
Hugues Delescaille, a souligné
l’importance du règlement
pacifique des conflits, que
nous rappelle tragiquement l’actualité récente. « Dans
une démocratie, il est essentiel que le citoyen puisse
compter sur la justice pour régler les conflits de manière
non violente. » Or, si la médiation peut offrir une
alternative à la justice publique, dans sa capacité à
transformer le conflit en accord, elle ne doit pas lui être
opposée. Elle ne doit pas non plus constituer un choix
par défaut, face à une justice débordée et manquant de
moyens. « Il faut une justice efficace ; la médiation ne
résout pas tout. Elle n’exclut pas la justice publique ni
d’autres formes de résolution alternative des conflits,
auxquelles elle peut utilement se combiner. »
Les participants ont pu suivre des démonstrations de
médiation, comme ici pour le secteur de la construction.
La place de l’expert
La journée s’est poursuivie par des ateliers thématiques
et des démonstrations de médiation. Pour notre part,
nous avons suivi un panel sur la médiation dans le secteur
de la construction, modéré par Helena De Backer,
avocate et médiatrice agréée. Une discussion qui a permis
d’approfondir certaines problématiques.
L’une des difficultés propres à la construction réside
dans la place de l’expert, comme l’a notamment relevé
Didier De Buyst, ingénieur civil et médiateur : « L’expert,
une fois qu’il a établi son rapport, est forcément partial
puisqu’il a rendu son avis. Quant au médiateur, il
peut entendre des choses que l’expert ne peut pas
entendre. » Mais, s’agissant de construction, il apparaît
indispensable que le médiateur ait aussi la
compétence technique de sa tâche.
Dominique Michel,
administrateur délégué de Comeos.
Baudouin van Lierde, conseiller
principal à la Confédération
Construction, a quant à lui
posé les conditions à un
développement accru de la
médiation : un coût raisonnable
et une durée limitée,
qui empêche d’utiliser
la médiation à des
fins dilatoires, comme
c’est parfois le cas des
procédures judiciaires.
« Une médiation standard
ne devrait pas durer
plus de 8 heures pour
permettre d’évaluer s’il y a une
possibilité d’accord ou si l’on va vers l’échec. » Il a par
ailleurs estimé important que la médiation soit centralisée
par une ASBL.
Déminer l’émotionnel
Enfin, le panel a permis de mieux souligner les spécificités
de la médiation par rapport à la justice, notamment
dans l’approche psychologique qui est souvent le premier
champ d’intervention du médiateur et qui fait partie
de sa formation. « Parfois, les personnes qui s’adressent
au médiateur sont émotionnellement très affectées », a
remarqué Ariane Hecht, Présidente du Conseil de l’Ordre
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
35
Studio Dann
Studio Dann
׉	 7cassandra://fX6f0wX_g-kHB4a6lvQUW-lkg_-BY6qr2wtxqhGm0a4`̵ U_H7\#.ҁU_H7\#.с#בCט   u׉׉	 7cassandra://Vi6k_elit78IBlC2rCDKc7NIhEGH5nUGEbCFxQSU3p0 `	K׉	 7cassandra://CjwUPOjrB4KaAjnZVnVgQMOF77AJuk2DrBQrNAfYCAk%
`̵ ׉	 7cassandra://u1jwHVeCcD3zCpNJ4jUjz__0iPv5oAQVkC9fnGKmvR8 ́QB͠U_H7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://xs_oiqhJzDEB8VV8BxW1ebELra1-p1_caKRglCJ6Szk `	K׉	 7cassandra://rJB7DMgWh5wEQ_JDhe3U-d72riyTGR4q0YIr7FFlfV4`̵ ׉	 7cassandra://uPabCxhn8GbY-g_8Gf9938d7yroag8LZVIppO5s-QNo x͝<͠U_H7\#.׉EENTREPRENDRE
Les participants au panel « Médiation Meet Judges », de
gauche à droite : Philippe Van Roost, Sylvie Frankignoul,
Vincent Tilman (Principal Advisor bMediation), Anne-Marie
Witters et Mélanie Germain.
comment elle sélectionne les dossiers qui semblent appropriés
pour une médiation et invite les parties à tenter
cette solution. Philippe Van Roost, avocat et médiateur
agréé, coordonne quant à lui une permanence le mercredi
matin dans les locaux de ce même tribunal, afin d’informer
les parties et leurs avocats. Le nombre de médiations
effectuées suite à cet exercice est encore anecdotique,
mais les résultats à la Cour d’Appel de Pau, présentés par
Mélanie Germain, conseillère au Centre de Médiation et
d’Arbitrage de Paris, sont très encourageants. Anne-Marie
Witters, juge au Tribunal de Commerce néerlandophone
de Bruxelles, ajoutait que ces initiatives des juges sont
de plus en plus fréquentes et ont mené à la création de
des architectes pour Bruxelles et le Brabant Wallon. « Le
médiateur est le premier facilitateur. Il doit d’abord déminer
l’émotionnel », abondait Michaël Warson, avocat
et médiateur agréé. Une réflexion qui rejoint celle d’Hugues
Delescaille, prononcée un peu plus tôt dans la matinée
: « Là où les parties peuvent être prisonnières de
leur attitude, parce qu’elles craignent de perdre la face
ou l’autorité, la médiation peut apporter une solution. »
Une autre clé du succès de la médiation nous est livrée
par Didier De Buyst : « Au contraire de la justice,
la médiation ne cherche pas à établir la vérité », ce qui
sous-entend des torts, des droits, des gagnants et des
perdants. La médiation est au contraire une démarche
positive, qui permet le dépassement
du conflit et la réconciliation.
Les juges rencontrent la médiation
En
fin de journée, les participants
au sommet se sont retrouvés
en séance plénière
pour prendre connaissance
du travail de cerRobert
de Müelenaere, administrateur
délégué de la Confédération Construction.
tains juges afin de promouvoir
la médiation
au sein des tribunaux.
Sylvie Frankignoul,
juge au Tribunal
de Commerce
francophone
de Bruxelles,
a expliqué
Les nouveaux signataires
de la charte bMediation.
l’Association des juges pour la médiation,
Gemme, dont elle est secrétaire pour
la section belge.
La journée s’est terminée par une
réception au cours de laquelle plus
de 40 cabinets d’avocats ont signé la
charte bMediation : un engagement
à informer leurs clients et chercher
une solution amiable aux
conflits, comme préalable à
une procédure judiciaire. Au
terme du sommet, juges,
avocats et entrepreneurs
n’avaient pas besoin d’un
médiateur pour s’accorder
sur l’intérêt d’une approche
constructive pour
résoudre les conflits. ●
Hugues Delescaille, président de
l’Institut des Juristes d’Entreprises.
Organisé par :
En collaboration avec :
Orde van
Vlaamse Balies
36 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
Studio Dann
Studio Dann
Studio Dann
Studio Dann
׉	 7cassandra://CjwUPOjrB4KaAjnZVnVgQMOF77AJuk2DrBQrNAfYCAk%
`̵ U_H7\#.׉E׉	 7cassandra://rJB7DMgWh5wEQ_JDhe3U-d72riyTGR4q0YIr7FFlfV4`̵ U_H7\#.܁U_H7\#.ہ#בCט   u׉׉	 7cassandra://Lzwao1mOsYVqgJ65eDarqZ26gEN2jF802tPzb4KPuqk ̭` 	K׉	 7cassandra://4N6E1UHA8w0djoraqoOAJXr6IkJsXPaQ3X9GCQVAR78`̵ ׉	 7cassandra://RIzOo8n_qsPBvuANpKH79UAZ_9QOeLUjce--OhQq_6Mͅ]D͠U_H7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://52kLSWEiNq1faDPipTMfwQuVzm69X2W_Pr9k1LyVhow  ` 	K׉	 7cassandra://U1xpNY9w_cvn3od_hTZugSiU1XMOifdDZzq9sKNz5Vw`̵ ׉	 7cassandra://by4QlG1WrrU-UQVtfSpzKl85eEpZfy3ixlSKdDoC0Xk}͠U_H7\#.נU_H7\#. ̓9ׁHmailto:odegiey@deloitte.comׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
STARTER
Moonpeel :
plateforme en ligne pour artistes
Lancée en septembre 2014, Moonpeel a pour ambition de fournir aux artistes professionnels
ou amateurs les outils nécessaires pour promouvoir leurs talents,
œuvres et services, trouver des collaborateurs ou être engagés n’importe où dans
le monde.
L’
idée de Moonpeel a pour genèse la difficulté que
peut rencontrer un artiste à se faire connaître,
assurer sa promotion ou trouver des partenaires. Cette
difficulté, Christophe Lerminiaux l’a rencontrée comme
tant d’autres artistes. « Mon frère a suivi des cours d’art
dramatique, de cinéma et de théâtre », confie Gaëtan
Lerminiaux. « Nous avons réfléchi ensemble à ce que
l’on pouvait faire pour remédier à ce problème. C’est
ainsi que nous en sommes arrivés à ce projet de plateforme
spécifiquement dédiée aux artistes. » Ils ont créé
Moonpeel Ltd en 2013 à Londres. Dans la foulée, un bureau
de représentation a été ouvert en 2014 à Barcelone,
où réside Christophe Lerminiaux.
Aider les artistes à gérer leur carrière
Actuellement, le site, qui a été mis en ligne en septembre,
est trilingue (français, espagnol et anglais)
et devrait rapidement s’étoffer, tant du point de vue
des langues que du contenu. « Notre objectif est d’aider
les artistes à optimiser la gestion de leur carrière
grâce à une série de services tels qu’un CV multimédia
en ligne, la recherche facile et rapide de collaborateurs
pour des projets artistiques, l’accès à une communauté
internationale d’artistes ainsi qu’à des professionnels
(agents, recruteurs) et des fans, etc. », précise Gaëtan
Lerminiaux. Moonpeel comprend une douzaine d’arts
différents : arts graphiques, arts scéniques, cinéma et
télévision, danse, dessin, littérature, mode, musique,
peinture, photographie, radio et sculpture.
Encore en version beta, le site est déjà attractif et structuré
afin que chacun (artiste, fan, agent, etc.) puisse y trouver
son bonheur. Il entend proposer une offre différente
sur le marché par rapport aux réseaux sociaux existants
tels que Facebook, Twitter ou LinkedIn. « Moonpeel a été
créé sur mesure pour les artistes avec leur collaboration
dès le début du projet », explique Gaëtan Lerminiaux.
« Il n’impose pas de publicité aux utilisateurs et ne vend
pas les données de ses membres, il permet aux artistes
de rester propriétaires de leurs données et de leurs
œuvres. Il les aide aussi à localiser et contacter leurs
fans et offre un système de catégorisation des publications
(vidéos, images, sons, écrits, événements et cours)
par art et/ou genre. »
Pour le public, les artistes, les agents et les
recruteurs
Quatre types de comptes sont prévus sur Moonpeel.
D’abord, celui destiné au public. Il est gratuit et chacun
peut déjà s’inscrire, qu’il soit fan ou pas. Ensuite, il existe
des comptes spécifiques pour les artistes individuels ou
pour les groupes d’artistes. Ces comptes sont soit gratuits,
soit payants en fonction des outils et services souhaités.
Pour l’instant, seul le compte « haut de gamme »
est disponible et les artistes intéressés peuvent s’y inscrire
et le tester gratuitement pendant une certaine période.
Les troisième et quatrième comptes concernent
les agents artistiques et les recruteurs. Ils ne sont pas
encore disponibles, mais les personnes intéressées
peuvent déjà introduire une demande via le site.
Guy Van den Noortgate
Gaëtan Lerminiaux
Pour le moment, le site ne fait pas encore de publicité et
c’est essentiellement le bouche-à-oreille qui joue. Les
premiers pays concernés sont la Belgique, la France,
l’Espagne, la Grande-Bretagne, mais également les
États Unis et le Canada. « À terme, nous allons le traduire
dans d’autres langues afin d’élargir l’audience
internationale du site », ajoute Gaëtan Lerminiaux. Une
plus grande internationalisation qui ne peut que profiter
aux artistes comme au public.
Plus d’infos : www.moonpeel.com ●
38 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
R.A.
׉	 7cassandra://4N6E1UHA8w0djoraqoOAJXr6IkJsXPaQ3X9GCQVAR78`̵ U_H7\#.׉EENTREPRENDRE
TRANSMISSION D’ENTREPRISE
L’Owner Buy Out :
solution dans la recherche d’un repreneur ?
On observe un succès croissant des reprises d’entreprises familiales sous forme
d’Owner Buy Out (OBO) : le ou les actionnaires vendent leur entreprise à un holding
nouvellement créé avec le repreneur. Ce holding peut faire appel à plusieurs
sources de financement : capital, prêts bancaires et/ou emprunts subordonnés.
En d’autres termes, l’OBO est une variante du Leveraged Buy Out (LBO).
I
ndépendamment de la structure de la transaction,
une reprise passe nécessairement par
plusieurs étapes – un processus qui peut durer
jusqu’à un an. Une approche coordonnée est alors
indispensable, car des manquements au cours de ces
opérations peuvent s’avérer très coûteux.
La réussite d’une cession d’entreprise commence par
une bonne préparation. Quelques années avant la transaction,
l’entreprise doit être analysée et optimisée afin
de maximiser la valeur pour les actionnaires. En tant
que vendeur, vous souhaitez obtenir le meilleur prix
mais, dans en même temps, des attentes démesurées
risquent de faire fuir les repreneurs potentiels. Afin
d’augmenter les chances de réussite, il est important
d’estimer correctement la valeur de l’entreprise.
Pour le conseiller, la première étape consiste à contacter
les repreneurs potentiels en leur communiquant un
profil anonyme ou un teaser de l’entreprise. Si ceux-ci
manifestent un intérêt, un accord de confidentialité doit
être signé avant de pouvoir révéler l’identité de l’entreprise
et de leur transmettre un mémorandum d’information
détaillé (résultats financiers, analyse de la
concurrence, etc.). Toutefois, ce document ne révèle pas
le prix demandé.
Sur base des offres transmises, le vendeur peut choisir
un tiers avec lequel il souhaite négocier. Les éléments
généralement mentionnés dans une lettre d’intention
sont un prix indicatif, une structure de transaction et un
planning. Les conditions de vente peuvent encore changer
ultérieurement en fonction de la due diligence. Au
cours de cette étape, l’entreprise est analysée sous un
angle financier, fiscal, social et juridique.
Ensuite, les différentes parties doivent arriver à un
consensus sur les modalités de la transaction. Une fois
cette négociation achevée, le contrat de vente est signé
et le paiement donne lieu au transfert des actions, du
fonds de commerce ou de l’entreprise individuelle. C’est
généralement à ce moment que le vendeur informe
les différentes parties prenantes : travailleurs, cadres,
clients, fournisseurs et banquiers. L’opération ne sera
réellement clôturée qu’une fois réglés les éléments
soulevés lors de la due diligence.
Quel intérêt ?
Pour le repreneur, l’OBO permet d’acquérir une cible de
taille conséquente avec un minimum de fonds propres.
Au cours d’une transaction à laquelle Deloitte Fiduciaire
a récemment participé, l’acheteur ne disposait que de
5,5 % du montant total de l’opération. Celle-ci a été rendue
possible grâce au réinvestissement par le vendeur
de 4,5 % de la valeur de la transaction dans les fonds
propres, d’une part, et d’autre part à un crédit vendeur
octroyé au holding par le fondateur. La bonne relation
entre les parties et le caractère subordonné du prêt vendeur
ont également été des éléments décisifs pour que
la banque finance 50 % de l’opération.
Le recours croissant à ce type d’opérations peut être expliqué
par l’intérêt qu’y trouve la banque. Les critères
des institutions financières ont évolué : elles exigent de
plus en plus de fonds propres, éventuellement complétés
par un prêt subordonné. De plus, elles accordent une
grande importance à la bonne entente entre vendeur et
repreneur. Naturellement, plus le repreneur apporte de
fonds propres, plus les chances d’attribution d’un crédit
d’acquisition s’améliorent.
Pour le fondateur de l’entreprise aussi, l’OBO a plusieurs
avantages. Cette opération lui permet de trouver
plus facilement un repreneur et de capitaliser une partie
de la valeur de son entreprise. De plus, il continue à
bénéficier des revenus qu’elle génère. C’est également
une manière pour lui de se retirer progressivement afin
de faciliter la transition.
Odon de Giey
Deloitte Fiduciaire
M&A & Finance
Tel + 32 2 263 06 80 |
Mobile +32 479 22 22 75
odegiey@deloitte.com ●
Odon de Giey.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
39
R.A.
׉	 7cassandra://U1xpNY9w_cvn3od_hTZugSiU1XMOifdDZzq9sKNz5Vw`̵ U_H7\#.U_H7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://3SqlRoWqyzVIGy1rfrWKiTHB40isPVF64LLHTzEFegw *`	K׉	 7cassandra://l9EXf1zKWO2PcChWxsIhJ1GREk7xmnVGyz_3eZs7b1Y `̵ ׉	 7cassandra://ormRRzWHvMg9ayV7xQiR9U4u8oCs8OmbEY5ykvcStrU -͠U_H7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://Vu5MkYSAceswtaTp0Za6qEIdYFIQ8OUjwudLI3CbAcg qV`	K׉	 7cassandra://xx3REBk8Dmf2tvndLw5k5jL8w6h-9X-Xd6bms758qV8%k`̵ ׉	 7cassandra://AVUUAnM97ggqds1XSVcI-F78zSUnREeOxW677YZNawU f ͠U_H7\#.נU_H7\#. 1'9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈ׉E>SELF-EMPLOYED CORNER
Votre cotisation au golf est-elle déductible ?
Un indépendant ou un dirigeant de société qui joue au golf peut-il déduire le montant
de sa cotisation à son club de golf en tant que frais professionnels, au motif que l’activité
sportive en question permet aussi de développer son réseau d’affaires, de conclure
des contrats ?
Pierre-François Coppens, expert-comptable et fiscaliste.
L
a prise en charge intégrale de cotisations de golf
donne lieu à la fois à un risque de non-déductibilité
pour la société ou l’indépendant, et de taxation (en tout cas
pour partie) au titre d’avantage de toute nature dans le chef
du membre du club.
En principe, les montants que les contribuables payent pour
l’affiliation à un club de golf sont des dépenses de nature
personnelle qui ne sont pas déductibles comme frais professionnels.
Si la jurisprudence en admet la déduction (souvent
très partielle), il faut que la preuve de contacts commerciaux
et des retombées positives pour la société soient clairement
établis.
Comme le rappelle le Tribunal de première instance de Gand,
un club de golf est en principe une association à but récréatif.
Un club de golf n’est donc pas une association professionnelle.
Les cotisations à pareille association ne peuvent être
considérées comme professionnelles que lorsque le contribuable
démontre que son affiliation contribue à l’obtention
ou à la conservation de revenus imposables. Il est donc requis
que l’affiliation à un club génère une clientèle que l’on
n’aurait pas pu obtenir sans être membre dudit club.
En réponse à une question parlementaire n° 59 de M. Denis
Ducarme datée du 23 septembre 2010, le Ministre des
Finances a déclaré que « (…)Ce n’est que si le contribuable
est à même de prouver à suffisance de droit, dans son cas
spécifique, que les cotisations qu’il paye pour l’affiliation à
un club de golf ont bien, dans une certaine mesure, un rapport
avec sa profession et sont faites en vue d’acquérir ou
de conserver des revenus imposables, qu’il pourra déduire,
dans la même mesure, ces cotisations à titre de frais professionnels.
»
Par prudence, il ne peut qu’être conseillé au passionné de
golf soucieux de déduire une telle cotisation de ne le faire
que partiellement et en se ménageant la preuve de contacts
commerciaux noués à cette occasion, car la nature première
40 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
de cette activité est celle d’un sport de détente et non une
contrainte.
On ne manquera pas aussi d’évoquer dans cet esprit l’arrêt
de la Cour d’Appel de Bruxelles du 19 février 2004 qui
juge que : « le pourcentage privé de la cotisation à un club
de golf ne peut être ramené à zéro, à moins que le salarié
puisse établir son aversion personnelle pour ce sport qu’il
pratiquerait uniquement pour satisfaire les clients de la société.
» Bref, pour assurer la déduction de sa cotisation de
golf, mieux vaut ne pas trop aimer le golf ! ●
Extrait de la Lettre de la Fiscalité
www.coppensfiscaliste.be
Golf et networking
« Le businessman américain est un monsieur qui,
toute la matinée, parle de golf à son bureau et qui, le
reste de la journée, discute affaires sur un terrain de
golf » : cette boutade de Jerry Lewis n’est pas dénuée
de fondement. Elle rejoint l’affirmation du conseiller
politique Robert Hoopes, selon qui « le golf et les affaires
ont toujours été synonymes ».
À l’agrément d’une activité de plein air, le golf joint
l’utilité du contact et… du temps. Une partie de plusieurs
heures donne le temps de la conversation – et
de bien connaître vos partenaires, y compris dans leur
manière de gérer le stress du jeu et de traiter leurs
équipiers ou leurs adversaires. Peu d’autres activités
permettent de forger ce genre de relations. C’est en
outre un sport tranquille, non agressif, praticable à
tous les âges et à tous les niveaux. Ce n’est donc certainement
pas un hasard si les greens ont accueilli, ces
dernières années, un nombre croissant d’événements
de networking…
E.R.
׉	 7cassandra://l9EXf1zKWO2PcChWxsIhJ1GREk7xmnVGyz_3eZs7b1Y `̵ U_H7\#.׉E oInitiatie?
Wedstrijd?
Schrijf in op
www.beci.be
Peugeot & BECI Golf Trophy
21 05 2015
Networking on the green!
׉	 7cassandra://xx3REBk8Dmf2tvndLw5k5jL8w6h-9X-Xd6bms758qV8%k`̵ U_H7\#.U_H7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://cMlHZZzX2-s5Q1J5YDp280OnNvu8Ff4F0eqihP32Wl8 R`	K׉	 7cassandra://Qy0-myWFwTY7qRnYYL41VhRKI3vBpMzShgjLy2L9S6M`̵ ׉	 7cassandra://kevnCdjXdTtUH_G7wF5x2hUKOqlgLhb8aYYkg0pIQJM^͠U_H7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://RIKEnDTMFE42xVXe5F4djzmyJeye-JsjMIYjA_DBhf8 =L`	K׉	 7cassandra://7PcM0lAQJia4E5MzkhAoMQNiL4XMQQjz1tXxnOw3S3E`̵ ׉	 7cassandra://ZrFJUbW_kcMbPhm6jh3M_WjBkkyJXNSmyf46URxfDTg L.͇͠U_H7\#.נU_H7\#. Q̾9ׁH #http://www.kkineppolisbusinness.comׁׁЈנU_H7\#. ;>̵9ׁH &mailto:b22bbbruussel@kinnepoolis.ccoomׁׁЈ׉EsCOMMUNITY
NEWS
Lu dans l’E-mag
Un livre pour 40 ans de développement
urbain
En 2014, la Société de Développement pour la Région de
Bruxelles-Capitale a fêté ses 40 ans et a fait peau neuve
en devenant citydev.brussels. Cet anniversaire a donné
lieu à un important travail de mémoire, qui trouve son
aboutissement dans la publication d’un ouvrage titré, en
anglais, 40 Years Of Urban Development.
• Limitation des allocations de chômage :
une punition ou une mesure intelligente ?
• Voiture et pollution
• + de ressources, – de déchets
• Transmettre son entreprise
• Accord de confidentialité : check-list
Retrouvez ces articles sur notre site web :
www.beci.be/newsletter/e_mag
Lampiris lance un projet de thermographie
mobile
Des études récentes attestent que plus d’un million d’habitations
sont mal isolées en Belgique. En 10 ans, les déperditions
énergétiques qui en découlent constituent un
manque à gagner en consommation équivalant à plus de
1,5 milliards d’euros et un dégagement perdu en CO2
de
quelque 6 millions de tonnes !
Dans ce contexte, Lampiris a démarré la phase pilote d’un
projet de thermographie mobile, destiné à sensibiliser la
population à la problématique de la performance énergétique
des habitations. Pratiquement, un véhicule équipé de
caméras à scanner thermique a sillonné les rues de Liège
et de Hasselt dans le courant du mois de décembre afin de
mesurer les déperditions énergétiques de quelques 5.000
habitations. Les «thermogrammes» ainsi obtenus ont permis
de détecter les pertes de chaleur, ponts thermiques,
zones humides et autres points d’attention éventuels. Ces
thermogrammes sont mis à disposition des habitants, assortis,
le cas échéant, de quelques recommandations de
base.
Ce projet – une première en Belgique – devrait rapidement
être déployé dans d’autres villes du pays. En parallèle,
Lampiris lance un « challenge intervilles » proposant aux
citoyens de voter en ligne pour que la Thermo Car passe
dans leur quartier.
Info : www.thermo-car.be.
Pour tout renseignement : er@beci.be
Ce livre se veut un témoignage de l’évolution des projets
et des missions de citydev.brussels, suivant en cela
la transformation sociale, économique, démographique,
environnementale, politique et urbanistique d’une agglomération
urbaine devenue une région à part entière.
Illustré par les photographies de Marie-Françoise Plissart,
l’ouvrage retrace les grandes lignes de cette action
avec une présentation dynamique de 35 projets sélectionnés
parmi l’expansion économique, la rénovation urbaine
et les projets mixtes.
Le livre, qui permet de découvrir des lieux non accessibles
au public, contient pour chaque projet une fiche
technique reprenant des informations sur les architectes,
les entrepreneurs, les partenaires privés et publics,
ainsi que de nombreuses données chiffrées.
Info : www.citydev.be
ESP A CE MEMBRE
Cet espace est le vôtre
Vous êtes membre de BECI ? Vous désirez parler de
votre activité ? Vous avez une info à diffuser ?
Envoyez-nous un communiqué !
42
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
© M.F. Plissart
׉	 7cassandra://Qy0-myWFwTY7qRnYYL41VhRKI3vBpMzShgjLy2L9S6M`̵ U_H7\#.׉ECOMMUNITY
NEWS
Murapack innove avec un sac poubelle
répulsif
Les PME belges sont capables d’innover, même avec un
produit aussi modeste que le sac poubelle : Murapack,
entreprise familiale spécialisée dans la fabrication de
sacs en plastique, lance un sac poubelle répulsif. À base
de polyéthylène recyclé, le Reacty Bag sac utilise les propriétés
d’huiles essentielles naturelles pour éloigner les
chiens, chats et autres animaux susceptibles de le déchirer
et de répandre les déchets sur la voie publique.
Les débouchés sont multiples, assure Alain De Paepe, responsable
commercial de Murapack : « Cela concerne non
seulement les particuliers mais les institutions, les hôpitaux,
l’horeca… Le Reacty Bag pourrait même contribuer
à l’hygiène préventive dans des pays moins développés,
puisqu’il repousse aussi les mouches qui sont un vecteur
de maladies. Tout cela sans chimie et sans nocivité pour
l’homme. »
Conçu et fabriqué en Belgique, en collaboration avec Amsger
Group et la société Doucy, le sac a été testé en situation
réelle auprès de vétérinaires. Il vient d’être présenté officiellement
au Wex, le salon des mandataires.
Act* remporte la communication de Fost
Plus
À l’issue d’une compétition, Fost Plus (l’agence qui finance
le tri et le recyclage des déchets d’emballage) a porté son
choix sur l’agence Act* pour la réalisation de sa communication
locale en étroite collaboration avec les intercommunales
wallonnes et Bruxelles-Propreté.
Alors que le geste de tri est ancré dans les habitudes des
citoyens, certaines erreurs subsistent et restent problématiques
dans les processus de recyclage. L’objectif de l’agence
sera donc de communiquer autour de ces problèmes récurrents
afin d’améliorer la qualité du tri des déchets PMC. Un
autre problème qui subsiste et auquel Act* va s’attaquer est
la propreté autour des bulles à verre.
Du calendrier au kit de tri, en passant par les écoles, les
réseaux sociaux et la radio, aucun point de contact ne sera
négligé. La campagne, développée en étroite collaboration
avec les intercommunales, comprendra des actions de terrain,
des capsules vidéos, un site internet et s’articulera autour
de deux axes ; dans un premier temps « viser juste », et
ensuite « rectifier le tir ».
Il s’agit d’un challenge considérable pour l’agence, fraîchement
renforcée par l’arrivée de Cleverwood.
AVEZ-VOUS DÉJÀ PENSÉ À KINEPOLIS BRUXELLES…
… pour des évènements professionnels
qui font forte impression ?
Organisez vos évènements d’aff aires
dans un écrin professionnel et projetez
vos présentations sur grand
écran, dans les meilleures conditions.
Kinepolis Business vous off re
une qualité d’image et de son exceptionnelles,
des salles de cinéma
tout confort (de 60 à 745 places),
un service traiteur qui s’adapte à
vos envies et un service professionnel.
Dans chacun de nos 11 cinémas
belges, Kinepolis Business est votre
partenaire pour des évènements
marquants.
WHEREBUSINESSMEETSPLEASURE
Pour plus d’innfos : AAlisson Sinéchal / Melannie Lisantti - b22bbbruussel@kinnepoolis.ccoom - 002 4744 26 330
Découvrez noos nombreusees possibilitéés : www.kkineppolisbusinness.com
׉	 7cassandra://7PcM0lAQJia4E5MzkhAoMQNiL4XMQQjz1tXxnOw3S3E`̵ U_H7\#.U_H7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://3dfwIk3z1_CeCxLitdrYTeso90YxN7r2m9wddgo-cL0 `	K׉	 7cassandra://J0TB8pYhFSKByTIANWVB1eR-1F0-ndlveZDCtl8HPK0%H`̵ ׉	 7cassandra://ZJQ8rYyO2iA26X4OeejIjmQ-Aj0CWATyMRQpS8rdxLw `͠U_H7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://TAcYFb_Fl9o1ze4U6o_bF8s5pxwU8lnU39BtaMunQ7Q ,`	K׉	 7cassandra://p0ZN0jr62p4H2fsXLuc1DFsPxeDRVxb-RaqH5Q7q2-A$`̵ ׉	 7cassandra://FfY0UdHmDJghgtHFo9Q8Iqt8JLGwITL1pK2IPOL-DQU ͠U_H7\#.׉EoCOMMUNITY
L’actualité BECI en photos
BECI et BelCol (la Chambre de Commerce Belgo-Luxembourgeoise-Colombienne)
organisaient fin
janvier un séminaire de suivi, après la mission princière
d’octobre 2014 en Colombie, en présence de
l’Ambassadeur Rodrigo Rivera Salazar. L’occasion de
découvrir les opportunités et les attraits de ce grand
pays d’Amérique latine !
Le 2 février 2015, BECI et Bruxelles Mobilité réunissaient
les deux principaux acteurs de la distribution
urbaine à Bruxelles, CityDepot et City Logistics, pour
une rencontre avec les entreprises.
44
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
׉	 7cassandra://J0TB8pYhFSKByTIANWVB1eR-1F0-ndlveZDCtl8HPK0%H`̵ U_H7\#.׉EWCOMMUNITY
Cécile Jodogne, Secrétaire d’État bruxelloise au
Commerce Extérieur, est venu présenter chez
BECI sa stratégie et les grandes lignes de sa politique
afin de soutenir et promouvoir les entreprises
bruxelloises à l’étranger. L’auditoire, d’une
bonne cinquantaine de participants, s’est montré
attentif et n’a pas manqué de lui poser des questions
pertinentes.
À l’occasion d’une enquête menée en janvier, le département
international de BECI offrait un iPad Mini
à l’un des répondants tiré au sort. Le lot est revenu
à Mme Kibriye Taspinar, du Service Commercial Export
d’Orchestra-Prémaman (à droite, aux côtés de
Sabine Soetens, Business Development Manager
International, BECI).
BECI a hissé haut les couleurs
pour sa traditionnelle
réception de Nouvel An.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
45
׉	 7cassandra://p0ZN0jr62p4H2fsXLuc1DFsPxeDRVxb-RaqH5Q7q2-A$`̵ U_H7\#.	U_H7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://orBV1rnQ4kcMWEK25gWQ860LovkAUfw6-Oh72oeHV3g ?`	K׉	 7cassandra://WPyC0QpR0mHDTgKQwM3ovpCWUPnRxsBJB7-VWDtRiAc*`̵ ׉	 7cassandra://eSTK4C9GVnlfkg7w7t0lrHOMAW4Wn6zxDxIinYSHTXg Sb͠U_H7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://LB22sFesrPLpKSeQUA14vSLtoZDklxwTvFcqjl3pRxM `	K׉	 7cassandra://GSf03BH795yJvyvIzjQv_VQBT9qswT9UJ3J55-kVkd4%z`̵ ׉	 7cassandra://h5mxW32NLgK4hEs6S3PQb8i4tFNnsEA9dRrOoCXyL-Q Q̄͠U_H7\#.נU_H7\#. V9ׁHhttp://www.pass.beׁׁЈנU_H7\#. b9ׁHmailto:event@pass.beׁׁЈנU_H7\#. S̎
9ׁHhttp://www.accorhotels.comׁׁЈנU_H7\#. Sj
9ׁHhttp://www.a-club.comׁׁЈנU_H7\#. Sk9ׁHmailto:mice@accor.comׁׁЈ׉EDes infrastructures haut de
gamme dans un cadre de choix !
01.
Meet in Spa
Meet in Spa rassemble une sélection des principaux partenaires et lieux
MICE de la région de Spa-Francorchamps qui feront le succès de votre
prochain événement. Cette région conviviale et accueillante, logée au
cœur de l’Ardenne belge, a donné son nom à une marque d’eau minérale
et jouit d’une réputation mondiale comme destination de bien-être.
Elle foisonne aussi d’événements et d’incentives innovants et abrite le
mythique circuit de Formule 1. Rien d’étonnant dès lors à ce que Spa soit une
destination appréciée des groupes et des organisateurs d’événements,
qui souhaitent combiner une nature luxuriante à des infrastructures de
premier ordre et des activés originales.
Contact :
+32 (0)471/86 45 83
www.meetinspa.be
info@meetinspa.be
02.
Euro Space Center
Organisez vos événements dans le cadre extraordinaire de l’Euro
Space Center de Transinne et éprouvez les sensations des pionniers de
l’exploration lunaire. Au coeur de l’Ardenne, ce site unique en Europe
permet l’organisation d’incentives, de team building, d’excursions familiales,
de réceptions ou de séminaires.
Découvrez la vie des vrais astronautes : participez à la simulation d’un
vol dans l’espace à bord de la navette spatiale ou soumettez-vous à un
entraînement d’astronaute ! Le centre se prête facilement à l’organisation
d’événements de toutes sortes pour 8 à 600 personnes. Donnez à votre
événement une dimension supplémentaire !
Infrastructures :
• Plusieurs salles d’événement originales
• Capacité : de 8 à 600
• Incentives axées sur l’espace et les astronautes
• Activités d’extérieur possibles
Contact :
catherine.vuidar@eurospacecenter.be
www.eurospacecenter.be
Des réunions
d’un autre type !
©EuroSpaceCenter - L. Van Steense
© WBT-J.P.Remy
© WBT-JosephJeanmart
׉	 7cassandra://WPyC0QpR0mHDTgKQwM3ovpCWUPnRxsBJB7-VWDtRiAc*`̵ U_H7\#.׉Eq© SergeBrison
© Jean-Louis_Wertz
Ibis Styles hotel & meeting center
L’hôtel Ibis Style Louvain-la-Neuve est un centre de réunion moderne entièrement
équipé. Entouré d’un parc de 6 hectares, il offre de nombreuses possibilités de
réunions, de conventions, de conférences ou de séances de team-building. L’hôtel
dispose de 17 salles de réunion pouvant accueillir de 2 à 200 personnes et d’un
parking de 200 places.
Le restaurant, qui vient d’être rénové, est un lieu de détente, cadre idéal d’un repas
d’affaires ou d’un banquet. La taverne La Découverte et chacune de 77 chambres ont
été rénovées au goût du jour. L’hôtel se situe à moins de 30 minutes de Bruxelles et à
moins de 20 minutes de l’aéroport de Bruxelles. On peut facilement se rendre à pied
au musée Hergé, au centre-ville et à la gare.
Infrastructures :
• 20 minutes de l’aéroport de Bruxelles
• Entouré d’un parc de 20 hectares
• Chambres : 77
• Capacité du restaurant : 350
• Capacité maximale de réunion : 210
Contact :
mice@accor.com
www.a-club.com
www.accorhotels.com
Se réunir dans un
écrin de verdure !
04.
Pass
Découvrez le Pass, un endroit singulier à maints égards, où l’ancien et le
nouveau, le passé, le présent et le futur se mêlent harmonieusement. Les
bâtiments de ce vaste site, qui font partie du patrimoine industriel, abritent
aujourd’hui des expositions centrées sur les sciences, les technologies et
la société : un environnement fascinant qui ravira aussi les voyageurs
d’affaires.
Le Pass constitue sans conteste un cadre idéal qui apportera une touche
spéciale à votre événement, qu’il s’agisse d’un séminaire, d’un cocktail,
d’une conférence ou d’une foire. Cerise sur le gâteau : le Palais des
images qui permet de projeter un film sur les faces intérieures d’un cube.
Infrastructures :
• Bâtiments industriels historiques
• Espace de réunion de 2 500 m²
• Expositions intéressantes sur place
• Technologie visuelle ultramoderne
Contact :
event@pass.be
www.pass.be
Mêlez le passé, le présent et le
futur sur un site muséal polyvalent !
03.
׉	 7cassandra://GSf03BH795yJvyvIzjQv_VQBT9qswT9UJ3J55-kVkd4%z`̵ U_H7\#.U_H7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://Dax8ib4ZPc2QV4XcM8f9zsvtu1ZkdEEOVef6OxSoCYc `	K׉	 7cassandra://IM2JGIU1k6YNURIhvXRSoYVuyFWxzgVUyuA_Xbc_6QY'`̵ ׉	 7cassandra://CfNZMpRwC9I8E1hpRQBMlcIJQJloAq4FJnO1OxC0Rzc ͠U_H7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://kykvBleDUctZoizIOuc7Wpd-U3EHJOZpv-jwqKK4WDM d`	K׉	 7cassandra://rnZzA46_saDoeNbq8zplGzM0IaKk2qUcG3FVl91l884&`̵ ׉	 7cassandra://Ef-Wen4HVXO1WvWkjeSPoSZpAhIHvhY9fghpEc5TKdU p͠U_H7\#.נU_H7\#.( ́̀9ׁHhttp://agendamagazine.beׁׁЈנU_H7\#.' ̡9ׁHhttp://www.colonelbrussels.comׁׁЈנU_H7\#.& SW̶9ׁHhttp://www.agendamgazine.be/pubׁׁЈ׉E$05.
Business-Etape
Choisissez parmi plus de
50 endroits de réunion !
Vous recherchez l’efficacité, la communication, la cohésion et la coopération ?
Louez une villa Business-Etape pour votre équipe ! Business-Etape, c’est le
choix entre 50 villas d’une qualité inégalable. Vous souhaitez accorder la
priorité au caractère privé de vos réunions et de vos incentives ?
Business-Etape peut vous procurer ces des lieux privatifs et tranquilles où vous
pourrez mettre sur pied vos événements en toute quiétude. Nous disposons
de sites si nombreux qu’il est presque impossible de ne pas trouver chaussure
à son pied. Villas modernes, fermes authentiques, châteaux ou véritables
centres de bien-être, vous avez l’embarras du choix !
Contact :
info@business-etape.com
www.business-etape.com
06.
Crowne Plaza Liège
Le Crowne Plaza Liège est la reconversion de deux bâtiments patrimoniaux classés au Patrimoine
exceptionnel de Wallonie. L’un des hôtels les plus réputés de Belgique... finesse du
décor, multiplicité des espaces de réunions et réceptions, centre de bien-être, bars, terrasses,
brasserie fine et restaurant gastronomique (chef réputé, Samuel Blanc, étoilé Michelin)…
qualité de service et grand confort.
Particulièrement adapté à une clientèle d’affaires, le Crowne Plaza Liège « Les Comtes de
Méan » joue ouvertement la carte de l’exclusivité, mais dans la convivialité qui caractérise
Liège, la Cité ardente.
Infrastructures :
• Chambres : 126
• Salles de réunion : 12
• Capacité de réunion : 2-300 p
• Capacité de restauration : jusqu’à 190 p
• Capacité de réception : jusqu’à 450 p
Contact :
Muriel Defosse
T : +32 (0)4 267 67 46
mdefosse@crowneplazaliege.be
www.crowneplazaliege.be
Inspiring meetings start
with inspiring places
׉	 7cassandra://IM2JGIU1k6YNURIhvXRSoYVuyFWxzgVUyuA_Xbc_6QY'`̵ U_H7\#.׉E
COMMUNITY
Le conseiL resto du magazine agenda
colonel •••
Pendant longtemps, le concept de
steakhouse, venu des États-Unis,
a été accaparé en Europe par des
chaînes de restauration bon marché
qui en ont donné une image
mass market. À l’heure de la foodmania
triomphante, il était normal
que le steakhouse s’oriente vers le
haut de gamme. C’est ce que propose
Colonel, une adresse récente de la
rue Jean Stas. On le dit d’emblée, l’enseigne
nous a impressionné. L’entrée
s’ouvre sur un comptoir de boucher
décalé, orné de guirlandes de saucisses
sèches, où l’on vient choisir
sa côte à l’os. Ce clin d’œil à l’étal du
boucher est excellent et permet tout
à la fois de saliver sur le persillé des
viandes et en même temps d’évaluer
la quantité du morceau élu. On a
opté pour une entrecôte de Black
Angus US de 300 grammes (30,20
euro). Présentée sous forme de tagliata,
c’est-à-dire en tranches fines
et régulières, la pièce est l’une des
meilleures que l’on ait dégustées.
Elle faisait valoir une tendreté et un
beurré sans comparaison. On a aussi
été bluffé par la qualité des accompagnements
proposés : jus de viande
corsé, mesclun de salade, aligot –
la fameuse « purée aveyronnaise »
- et pommes grenailles à l’ail rose. Le
coup du génie des propriétaires est
d’avoir engagé à la place de simples
grillardins un vrai chef : Benjamin
Laborie, passé notamment par le
Bowery. Alors pourquoi ne pas attribuer
quatre étoiles à ce restaurant ?
C’est malheureusement une histoire
de détails : une carte proposant
Les Pierres Sèches d’Yves Cuilleron
AGENDA, c’est Le magazine des sorties à Bruxelles, lu chaque semaine par plus de 150.000
personnes. Les lecteurs y trouvent un panorama complet de ce que la ville a à offrir: concerts,
expositions, films, restos et bien plus encore. En plaçant votre annonce dans AGENDA,
vous touchez des Bruxellois actifs francophones, néerlandophones et anglophones. Vous
trouverez plus d’information sur www.agendamgazine.be/pub
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
49
2011 et c’est une bouteille de 2012
qui arrive, sans avertissement ; un
œuf cocotte en entrée que l’on aurait
aimé coulant et pas « omelette » ; et,
enfin, un dessert, le sorbet colonel,
que l’on attendait triomphant et qui
arrive faiblard et dilué. Ces quelques
déceptions n’empêchent pas
de quitter l’endroit enthousiasmé et,
surtout, prêt à revenir rapidement !
michel verlinden
Info
rue Jean Stas 24, Saint-Gilles,
02-538.57.36, www.colonelbrussels.com,
ma > sa 12 > 14.30 & 19 > 23.00
Pour plus de conseils resto :
agendamagazine.be
© Saskia Vanderstichele
׉	 7cassandra://rnZzA46_saDoeNbq8zplGzM0IaKk2qUcG3FVl91l884&`̵ U_H7\#. U_H7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://0TKDDqY78do0bb19DMHtGbiuycOz1-_Q880SD9jiYSM c`	K׉	 7cassandra://H8VhGzVqGtX00xo9pdKA3Nqk2fYRGqUmbk_e_Kk1fvg `̵ ׉	 7cassandra://NVikuk5mCQfkXCPrB1G44Ojh_gvEse3KPCRwUuDGjZUͼ:͠U_H7\#.)ט  u׉׉	 7cassandra://uW2J-sgDyfFSKjC3d8c7TGCbyMULNa65oSwaCp02978 y!` 	K׉	 7cassandra://BacGR7f--iiJmcFWy4Xbpu2busGuGW66GQhwrNFgpHQ`̵ ׉	 7cassandra://_3nFiRpCCWrRbXZxpQWUnnKi814Mv8oC5OOD5sZiKgspl͠U_H7\#.*׉EWhat’s in a name ? Ask the former Dutch cycling champion Joop “sweet milk” Zoetemelk.
What’s in a name ?
IMPRESSION OF A BRIT
A study of European names is an object-lesson in the different cultural interpretations
of identity. We all started off with a first name but, with the passing of the centuries,
the powers-that-be felt something more was needed, since so many people
sharing the same name led to some confusion.
Richard Hill
M
ore often than not, the new
aristocracy took its surname
from the descriptive name of
the lands it acquired (or didn’t, as in
the case of John Lackland, not to be
confused with Jacques Santer). The
habit then extended, often for more
practical reasons, to many of Europe’s
com moners. Names, as Robert Bartlett
states in his book The Making of Europe,
are “tokens of identity”.
The naming solution took many forms.
In some places you find lots of people
who derive their family names from
their places of origin: this particularly
applies to countries like Spain, Italy and
Belgium, where the spirit of localism
still runs riot.
Many cultures worked from the first
name. A tradition emerged in Visigothic
Spain of modifying first names to
give surnames, by adding an ez to the
father’s name indicating ‘descendant
of’, e.g. Gonzalo = Gonzalez, Alvaro =
Alvarez, Domingo = Dominguez, Rodrigo
= Rodriguez, etc. This didn’t necessarily
resolve the basic problem, since
a lot of people still ended up with the
same combinations of first and family
names…
Not surprisingly, most cultures adopted
the patronymic system: e.g. Petersen
(Danish), Andersson (Swedish), Johnson
(English), Christopoulos (Greek),
Ivanovitch (Russia), etc, with all the
50
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
suffixes indicating ‘son’ in the relevant
language, as does the prefix ‘Mac’ in
Celtic regions.
By contrast, Turkish surnames often
describe the attributes of a forbear:
Ekmekçioglu (“son of a breadseller”),
Kilimçioglu (“son of a carpetmaker”) or
even Salakoglu (“son of an idiot”).
In Iceland, a sensibly feminist society,
the girls acquire their own incontrovertible
identity: a son whose father is
called Helge will be named Helgason,
but the daughter is Helgadottir. Even
Spain carries historic identities forward
as in the name of Hidalgo (= hijo de algo
= son of somebody, which is more complimentary
than it may sound).
Some Spanish and many Nordic and
old English surnames, like my own, are
based on topographical features. The
descendants of Swedish artisans delight
in poetic names like Granqvist (‘spruce
twig’), Blomkvist (‘flower stalk’), Lindgren
(‘linden branch’), Lindström (‘linden
stream’), Boklund (‘beech grove’)
and Hägglund (‘bird-cherry grove’). All
of these were adopted in the 17th century
when people were encouraged to
abandon the patronymic system (Andersson,
etc.) because of the confusion
it caused.
In the Polish lands of the Austrian Empire,
government officials often gave
descriptive names like ‘appletree’, ‘rosetree’
and ‘willowtree’ to their Jewish
subjects. One of these officials was the
writer ETA Hoffmann, the inspiration
of Offenbach’s Tales, who would even
resort to inventions like Affengesicht
(apeface) and Wiesel (weasel) if he had
had a bad lunch or was in a bad mood….
Something similar happened when
Napoleon and his administrators occupied
the Netherlands in the early-1800s.
No respecters of authority,
and thinking that the Corsican wouldn’t
be around for long, a lot of solid Dutch
burgers chose silly names like Suikerbuik
(sugar belly), Naaktgeboren (born
naked), Zeldenthuis (rarely at home)
and Nooitgedacht (never thought of it).
Some of them came to regret having
done so later.
Of course, names are no guarantee
of identity when passing through language
zones. My personal realisation of
this came when talking over the phone
to a French Antilles au pair. Finding myself
unable to explain my name to her,
I resorted to spelling it out phonetically
à la française: ash-i-deuze-elles. She
had a phonographic memory: when I
called back later, she recognised my
voice immediately and greeted me with
a cheerful “Bonjour Monsieur Achille
Dezelles!” Which reminds me of the
great Florentine painter Fra Angelico
who transmogrified in the columns of a
British magazine to Frau Angelika… ●
׉	 7cassandra://H8VhGzVqGtX00xo9pdKA3Nqk2fYRGqUmbk_e_Kk1fvg `̵ U_H7\#.+׉ECOMMUNITY
DEMANDES D’ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Alpha Company SA
Boulevard Paepsem 10A - 1070 Bruxelles
Code Nace : 46431 - Commerce de gros
d'appareils électroménagers et audio-vidéo
46520 - Commerce de gros de composants
et d'équipements électroniques et de télécommunication
61200 - Télécommunications
sans fil del. : Laurent Grietens
Atelier van Wassenhove
Avenue de Stalingrad 13 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 71111 - Activités d'architecture
de construction del. : Guillaume Van Wassenhove
Aviad
House
Faluintjesstraat 28 - 9310 Meldert del. : Marie-Curie
Makutu-Pithakov
Belgacom SA
Boulevard du Roi Albert II 27B - 1030
Bruxelles Code Nace : 42220 - Construction
de réseaux électriques et de télécommunications
61200 - Télécommunications sans
fil del. : Dirk Lybaert
Canon Belgium SA
Berkenlaan 3 - 1831 Diegem Code Nace :
26200 - Fabrication d'ordinateurs et d'équipements
périphériques 46510 - Commerce
de gros d'ordinateurs, d'équipements informatiques
périphériques et de logiciels
62090 - Autres activités informatiques del. :
Mike De Witte
Chaput Olivier PPE
Rue d'Edimbourg 26 - 1050 Bruxelles del. :
Olivier Chaput
Colliers International Belgium SA
Avenue Charles Schaller 54 - 1160 Bruxelles
Code Nace : 6920101 - Etablissement de
déclarations fiscales pour les particuliers
et les entreprises 7111103 - Surveillance
des travaux de construction (gros oeuvre,
installation, travaux de finition, etc.) 73200
- Études de marché et sondages d'opinion
del. : Pierre-Gilles Solvit
Detry Delphine PPE
Avenue d'Itterbeek 217 - 1070 Bruxelles
Code Nace : 4646001 - Le commerce de
gros de produits pharmaceutiques 4774001
- Le commerce de détail d'articles médicaux
et orthopédiques 74102 - Activités de
design industriel del. : Delphine Detry
Elens Ludovic - Lunetier Ludovic PPE
Avenue Baron d'Huart 151 - 1950 Kraainem
del. : Ludovic Elens
Favier Maxime PPE
Rue Henri Wafelaerts 27 - 1060 Bruxelles
del. : Maxime Favier
Garage Louis SA
Chaussée de Louvain 381-383 - 1030
Bruxelles Code Nace : 45113 - Commerce
de détail d'automobiles et d'autres véhicules
automobiles légers (= 3,5 tonnes)
del. : Kurt Devisscher
HLB Sefico SCRL
Boulevard du Souverain 191 - 1160
Bruxelles Code Nace : 69201 - Activités des
experts-comptables et des conseils fiscaux
del. : Christian Van Praet
ING Belgium (HQ) SA
Avenue Marnix 24 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 64190 - Autres intermédiations monétaires
del. : Emmanuel Verhoosel
Inocrea SPRL
Rue du Broeck 118 - 1070 Bruxelles Code
Nace : 4532001 - Commerce de détail d'accessoires,
de pièces détachées et d'équipements
divers pour véhicules automobiles, y
compris la vente de détail de pièces détachées
et d'équipements automobiles d'occasion
46510 - Commerce de gros d'ordinateurs,
d'équipements informatiques
périphériques et de logiciels del. : Carlos
Tores
Itgenius - Grami Wannes PPE
Rue des Colonies 11 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 47910 - Commerce de détail par correspondance
ou par Internet 62010 - Programmation
informatique 63120 - Portails
Internet del. : Wannes Grami
Knops Gil PPE
Boulevard Lambermont 304 - 1030
Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des
avocats del. : Gil Knops
Lafata Ltd
Clevedon Road 12 - TW12HU London - England
del. : Gaia de Marinis
LCM - Language-Communication -Management
SPRL
Rue Emile Bouilliot 48 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 7810001 - Recherche, sélection,
orientation et placement de personnel
à l'intention de l'employeur ou du demandeur
d'emploi : formulation des descriptions
de postes ; sélection et examen des
cand. ; vérif. réf. del. : Anne-Marie Ballaux
Leys David - Sidley Austin PPE
Rue Montoyer 51 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 69101 - Activités des
avocats del. : David Leys
Lorenz International Lawyers
SCRL
Boulevard du Régent 37- 1000 Bruxelles
Code Nace : 69101 - Activités des avocats
del. : Bertold Theeuwes
Manetco SCS
Rue Tomberg - 1200 Bruxelles Code Nace :
71121 - Activités d'ingénierie et de conseils
techniques, sauf activités des géomètres
del. : Tanguy Van Regemorter
Moulin Jean-François
Avenue Rommelaere 65 - 1020 Bruxelles
Code Nace : 18130 - Activités de prépresse
1813011 - Préparation et la production
de transparents pour rétroprojecteurs,
ébauches, maquettes, etc. 1813013 - Autres
activités graphiques. del. : Jean-François
Moulin
Patronale Life SA
Rue Belliard 3 - 1040 Bruxelles Code Nace :
64910 - Crédit-bail 65111 - Opérations directes
d'assurance vie del. : Filip Moeykens
Satic NV
Rietschoorvelden 20 - 2170 Merksem Code
Nace : 2361001 - Fabrication d'ouvrages
préfabriqués en béton, utilisés en construction:
tuiles, carreaux, dalles, briques,
hourdis creux, plaques, panneaux, tuyaux,
piliers, etc. 46731 - Commerce de gros de
matériaux de construction, assortiment général
467320 del. : Daniël Talpe
Sodestrim SA
Rue de Belgrade 15 - 1190 Bruxelles Code
Nace : 47784 - Commerce de détail d'articles
de droguerie et de produits d'entretien
en magasin spécialisé del. : Emmanuel
Bricmaan
Trajectoire Communication SPRL
Rue Emile Claus 31 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 82300 - Organisation de salons professionnels
et de congrès 85599 - Autres
formes d'enseignement del. : Patrick Nicaise
Val-Foure
& Cie SPRL
Rue Klipveld 35 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 47810 - Commerce de détail alimentaire
sur éventaires et marchés 47820
- Commerce de détail de textiles, d'habillement
et de chaussures sur éventaires et
marchés 4789001 - Autres commerces de
détail sur marchés et éventaires del. : Abdoula
Ibourk
Wonder & Wonder SPRL
Grand'Route 83 - 1435 Corbais Code Nace :
1813013 - Autres activités graphiques.
59113 - Production de films autres que
cinématographiques et pour la télévision
73110 - Activités des agences de publicité
del. : Alexandre Guenet
Zhana Elona - Zhana & Co Finances PPE
Cité Modèle 8 - 1020 Bruxelles Code Nace :
66220 - Activités des agents et courtiers
d'assurances del. : Elona Zhana
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
51
׉	 7cassandra://BacGR7f--iiJmcFWy4Xbpu2busGuGW66GQhwrNFgpHQ`̵ U_H7\#.,U_H7\#.+#בCט   u׉׉	 7cassandra://9Eep9sDmpSUUSBH6bQ4kNQDmlVTvrh91t9eg80mU8SU 5` 	K׉	 7cassandra://xGDtHK5AZVGrA0Nx7sf_xc76dy0__PWMutOuRsgknko`̵ ׉	 7cassandra://gmITiuzBkOtgdsOcGQ6DTGJ0MdafhEVvRWVraXIu3sk͓,`͠U_H7\#.1ט  u׉׉	 7cassandra://pTrrf_Bs7f8p6djFFdF6wssyFvEB-CsXCuXnz3JTDec :`	K׉	 7cassandra://uqVTqxIQGa_yIBATAAzaguO4b0ASVW_zEjeXTFD0Ftk`̵ ׉	 7cassandra://TFqMhGbt9AkaohMxZQV60zyQ4IFHaBUSCCvquytVeag jB͠U_H7\#.6נU_H7\#.> X9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈ׉EAGENDA
Formations sur mesure
Management & RH, Personal improvement
21.04.2015
Leader
et Manager, comment combiner
22.04.2015
60’chrono : Les conditions d’une association
gagnante
23.04.2015
Je me sens seul et je cours derrière mes
objectifs, ras-le-bol !
05.05.2015
Plus de 90 trucs pratiques pour récupérer
du temps et des capacités de
concentration
19.05.2015
Communiquer avec impact
02.06.2015
Intelligence émotionnelle
Fiscalité et Finances
11.03.2015
60’ chrono : Comment (re)faire du cash
22.04.2015
60’chrono : Les conditions d’une association
gagnante
29.04 au 10.06.2015
Cycle gestion et compta (4 modules)
29.04.2015
La compta comme si elle vous était
contée
13.05.2015
La gestion en très pratique
27.05.2015
Le calcul du coût de revient – réel – de
vos produits/services
10.06.2015
Faire son budget et optimiser ses ressources
Vente
et marketing
26.03.2015
Marchés publics : des opportunités d’affaires
insoupçonnées
Droit commercial
25.03 au 03.07.2015
Opleiding Bemiddeling/Mediation te
Hasselt**
Vous souhaitez développer vos compétences,
accroître la performance de vos collaborateurs,
renforcer l’esprit d’équipe de
votre entreprise ? Nos formations peuvent
se décliner dans votre entreprise. Vous ne
trouvez pas la formation que vous cherchez ?
Contactez-nous ! Notre programme de formations
est établi en fonction des demandes
que vous nous formulez.
➜ Brigitte van der Mensbrugghe
+32 2 643 78 30 – bvdm@beci.be
Législation sociale
13.03.15
BECI HR Lunch
16.03.15
Evaluez les risques sociaux de votre
entreprise !
24.03.15
Le régime de chômage avec complément
d'entreprise (RCC) dans le cadre et en
dehors des restructurations
30.03.15
Licenciement pour motif grave : état des
lieux
02.04.15
Du nouveau en ce qui concerne l'examen
médical de reprise du travail
07.05.15
Les vacances annuelles des employés
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
Environnement, urbansime, mobilité
24.03.2015
Acheter ou louer sa surface de bureau ?
Aspects pratique, juridique et fiscal
26.03.2015
Marché de l’énergie
03.04.2015
Le permis d ’urbanisme en Région
bruxelloise : quelles nouveautés?
21.04 au 22.06.2015
Cycle prospective immobilière et développement
urbain : gagnez en expertise,
identifiez les bonnes stratégies d’investissement
Avril
2015
Partagez ! Covoiturage, carsharing, corporate
carsharing, vélo partagé…
Avril 2015
Votre facture énergétique décryptée
Avril 2015
Creativity Call for Brussels – appel à
projets Urban Food 2025
Mai 2015 à juin 2016
Cycle management environnemental
➜ Erick Thiry
32 2 643 78 36 – eth@beci.be
52
BECI - Bruxelles métropole - mars 2015
20.03.2015
Job Day Tourisme, Hôtels, Congrès &
Evenements
25.03.2015
Entrepreneurs night
01.04.2015
Speed Business Lunch
02.04.2015
Afterwork
03.04.2015
Leads Generator Program
13.05.2015
Speed Business Lunch
21.05.2015
BECI Golf Trophy
➜ Beci Events
+32 2 643 78 13 – events@beci.be
** Uniquement en Néerlandais
09.03.2015
Forum sur les opportunités d’affaires –
Ethiopie
12.03.2015
Paiements Internationaux
13.03.2015
Vos formalités à l’export
17.03.2015
TVA en matière d'import/export
19.03.2015
Certifier ses produits aux USA : mode
d’emploi
07.05.2015
Export Day
Export Day, le 7 mai au
Heysel
Vous êtes actif à l’international ou envisagez de le devenir
? Vous voulez être au courant des dernières tendances
dans les affaires internationales ? Savoir quels pays ou produits
seront « hot » dans quelques années ?
Bloquez la date du 7 mai pour participer à l’Export Day :
une journée entière d’ateliers, sessions de coaching, tables
rondes, rendez-vous B2B et sessions de « chat » interactives
au sujet de l’export et l’entreprenariat international.
• Comment approcher les marchés internationaux ?
• Comment me faire financer ?
• Aspects juridiques, marketing etc. de l’export.
• Attention particulière pour la Chine, la France et le Brésil
• Focus sur l’e-commerce
• …
׉	 7cassandra://xGDtHK5AZVGrA0Nx7sf_xc76dy0__PWMutOuRsgknko`̵ U_H7\#.7׉Ewww.beci.be
׉	 7cassandra://uqVTqxIQGa_yIBATAAzaguO4b0ASVW_zEjeXTFD0Ftk`̵ U_H7\#.8U_H7\#.7#בCט   u׉׉	 7cassandra://hrk1HRp1bXgspk3EjPXMubcmlBxa3HV3-kczL9DEyeo '`	K׉	 7cassandra://WaLfNgsGIWIPVf0P7Nditxi4Zf4qik8pV5-YiUj0dnAw`̵ ׉	 7cassandra://BxduXHnGBSYXIQpzrfuVCE2PtbxeDQTpB8wGG0T97FU AG8͠U_H7\#.?נU_H7\#.D V
9ׁHhttp://www.peugeot.beׁׁЈנU_H7\#.C jCv9ׁHhttp://www.peugeot.beׁׁЈ׉E}www.peugeot.be
NEW PEUGEOT 508
LA ROUTE EST SON TERRITOIRE
ÉCRAN
TACTILE
TECHNOLOGIE
FULL LED
MOTEURS
BlueHDi
ATN NET*
69€/MOIS
DÉDUCTIBILITÉ
FISCALE 90%
*L’avantage toute nature net est calculé sur une new 508 1.6 BlueHDi FAP EURO6, Stop & Start, 116 ch. Le calcul de l’ATN net est une estimation de la contribution mensuelle que l’employé
aura à faire sur base du taux d’imposition maximum de 53,5% sur l’avantage toute nature. Visuel non contractuel.
NEW PEUGEOT 508
L /100 KM G /KM NEW 508 : 3,4 - 5,8 • 85 -150 | NEW 508 SW : 3,8 - 5,9 • 98 -154
Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.peugeot.be
׉	 7cassandra://WaLfNgsGIWIPVf0P7Nditxi4Zf4qik8pV5-YiUj0dnAw`̵ U_H7\#.@׈EU_H7\#.AU_H7\#.@$  Bruxelles Métropole - mars 2015U_G.nl0