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le magazine des entreprises bruxelloises
e magazine des entreprises brux
Tendances immobilières
Ces projets qui
vont changer la ville
Topic urbanisme
Bruxelles, ville nouvelle
© Jean-Marie Janssens Photography
ISSN 2406-3738
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Passez-moi Bruxelles
Après la sidération des attentats, après la colère et la tristesse, passé l’angoisse
du Brussels lockdown et l’alerte du Nouvel An, le moment semble
venu de tirer un premier bilan et quelques leçons.
Quel a été, pour Bruxelles, l’impact économique de la menace terroriste ?
50 millions d’euros ? 62 millions ? 145 millions ? Qui dit mieux ? Nous refusons
quant à nous d’entrer dans le jeu des estimations jetées à la tête du public,
qui ne font qu’alimenter la sinistrose ambiante – ce que recherchent
d’ailleurs les terroristes.
Des chiffres, bien sûr, nous en avons. Nous les avons collectés
auprès des entreprises et de nos partenaires. Et nous les prenons
pour ce qu’ils sont : un outil de diagnostic et d’orientation des
décisions. Nous les avons donc partagés avec ceux à qui ils sont
vraiment utiles ; en premier lieu avec les décideurs du gouvernement
bruxellois.
L’économie bruxelloise a souffert de la menace, c’est une évidence
: l’horeca, l’événementiel, le commerce, le transport aérien, le tourisme ont
subi des pertes qu’ils ne pourront probablement pas récupérer. Sans du tout les minimiser,
il faut cependant les mettre en perspective : à l’échelle de la Belgique, on est
sans doute bien en-dessous d’un dixième de pourcent de PIB ; ce n’est certainement
pas négligeable, mais cela reste supportable. Rappelons que, même si Bruxelles
a vécu une grave menace, qui a imposé des mesures exceptionnelles, elle n’a pas
connu d’attentat sur son sol – fort heureusement.
Selon toute vraisemblance, on peut espérer que l’impact économique se dissipera
rapidement, comme cela a été le cas pour les villes occidentales frappées par des
attentats ces dernières années, à New York, Madrid ou Londres, où l’économie s’était
rétablie dans un délai de trois à quatre mois.
À plus long terme, nous devons penser notre résilience
face à une menace qui risque de persister
D’une part, il faut améliorer la communication publique – laquelle, il faut le reconnaître,
a été désastreuse, imprécise et parfois contradictoire, sans doute par manque
de préparation. Sur ce terrain, il faut répondre à l’émotion par la raison. D’autre part
– tapons sur le clou – il faut renforcer l’image de Bruxelles.
Si Paris va se relever des attentats, c’est précisément « parce qu’elle sera toujours
Paris ». Quelques indices donnent à penser que Bruxelles est aujourd’hui une destination
« qui monte » – le New York Times l’a qualifiée récemment de « nouveau
Berlin » pour sa créativité, et l’agence koweïtienne Kuna la décrit comme une ville
« qui gagne rapidement en réputation ». Il faut capitaliser sur de telles opportunités.
À cet égard, on peut saluer la campagne d’image #Call Brussels et celle que s’apprête
à lancer Atrium sur les commerces du Pentagone. De même, la tournée mondiale
projetée par Charles Michel pour « vendre » la Belgique. Autant d’initiatives qui
vont dans le bon sens.
Thierry Willemarck, Président de BECI
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
1
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SOMMAIRE
Think Tank
4
Speaker’s Corner : l'actualité économique et politique
d’un autre œil
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
6 Pour ou contre la réduction du temps de travail ?
8
Le tour des communes à mi-mandat
International
11 Horizon 2020 : du soutien pour les PME innovantes
Topic : urbanisme
12 Bruxelles, ville nouvelle
14 Ces projets qui vont changer la ville
18 Quelles tendances sur le marché immobilier bruxellois ?
22 Quel avenir pour le Quartier Nord ?
24 Et si Bruxelles prenait de la hauteur ?
28 Quelle place pour les entreprises en ville ?
Entreprendre
30 Self-employed corner
31 Cas vécu : les conditions générales de vente
32 Quand l’autisme devient un atout
34 Duoday :
une journée pour l’emploi des personnes handicapées
35 Starter : Creobis
36 Faut-il encore de l’argent ?
37 ONSS : les leçons de l’arrêt Rigobert
38 Le rapport de durabilité : pourquoi faire ?
40 Et si on testait la voie d’eau ?
Community
42 L’actualité BECI en photos
44 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
48 Impression of a Brit
49 News
51 Demandes d'admission
51 Index
52 Agenda
Bruxelles métropole
N°12 - Février 2016
N° 00 Janvier 2015
Au mois
de mars :
Sales & Marketing :
comment vendre
Le mois
prochain
Mai
dossier PME
et à qui ?
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
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Rédaction
Media Coordinator
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Bruxelles métropole/Brussel metropool
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BRUXELLES
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ENTREPRISE
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ECO
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BRUSSEL
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ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
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LE MOIS POLITIQUE
« RIEN-À-LA-VOITURE » ?
Bruxelles a failli perdre sa place de « ville la plus embouteillée d’Europe », doublée par Londres.
Heureusement, Bruxelles Mobilité a promptement réagi en fermant le tunnel Stéphanie ; qu’ils
essaient donc de faire mieux, les Angliches !
| Pierre Chaudoir
« Quand les événements
nous dépassent, feignons
d’en être les organisateurs.
» La citation, attribuée
à
Clémenceau1
serait digne de notre
gouvernement bruxellois
dans sa politique de mobilité.
Le viaduc Reyers
s’écroule ? C’est l’occasion
de le remplacer par
un boulevard urbain !
Les plafonds des tunnels
Cinquantenaire et Léopold
II s’effondrent ? Pas
de budget pour les refaire,
hélas. Boulevard urbain !
Remettons à la surface les
égouts à voiture creusés dans les années
60 ; on respirera mieux !
Ajoutons-y les boulevards du centre
transformés subito presto en Plus Grand
Piétonnier du Monde, et pour le plan de
circulation, l’accès aux parkings et aux
commerces, on verra plus tard, ils s’adapteront,
‘faut avancer (tu parles…).
Tout cela dans une ville dont les artères
étaient déjà aussi bouchées que celles
d’un mangeur de smoutebollen aux Plaisirs
d’Hiver. Résultat, on l’a vu en janvier
(avec ou sans neige) : une circulation
coincée à mort – voire plus de circulation
du tout par endroits. On ne perçoit même
plus la différence avec un jour de grève
des transports – encore un sale coup pour
les syndicats !
Nous sommes bien d’accord : Bruxelles
a sacrifié au « tout-à-la-voiture », qui
d’ailleurs explique en partie sa congestion
actuelle, et elle en porte les stigmates.
4 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
Un peu moins de bagnole pour un peu
plus d’humain dans l’espace urbain, c’est
une idée louable. Est-ce une raison pour
adopter aujourd’hui une forme de « rienà-la-voiture
» qui n’augure rien de meilleur
que la doctrine précédente ? Surtout
de cette façon-là, dans l’improvisation la
plus totale et sans y mettre les moyens ?
Juste un petit exemple : nous devons être
une des dernières villes d’Europe sans
affichage dynamique des parkings disponibles…
Et
pendant ce temps, côté transports publics
? Tramifier la ligne 71 ? Oui mais finalement
non, de flèche is af, on va plutôt
piétonniser la chaussée d’Ixelles. Pour le
tram, le trolleybus ou le téléphérique, on
verra en 2029. Le métro nord ? En 2024
si tout va bien. Le métro sud ? Houlà mon
ami, pas si vite…
Et le Réseau Éternellement Retardé (dixit
Pascal Smet) – pardon, le « réseau S » ?
Imaginé dans les années 80 du siècle dernier,
il avance à la vitesse
d’une caricole. Le réseau est
partiellement entré en service
au mois de décembre,
30 ans plus tard… Un seul
train par heure à la Gare de
l’Ouest, le nouveau « nœud
de communication » de la
Région. Pas d’arrêt à Anderlecht
(où le parking tout
neuf reste tout vide). Pas
d’intégration tarifaire.
La SNCB nous avait pourtant
bien fait rire avec sa
campagne « fiers de nos
files », qui proposait d’inscrire
nos embouteillages au
patrimoine de l’humanité. Excellente idée
marketing, qui aurait pu fonctionner, sauf
que l’auteur est peu crédible. En fait, la
SNCB cache mal son manque d’intérêt
pour la mobilité bruxelloise ; Jacqueline
Galant à peine moins.
Pendant ce temps, les Bruxellois et les
navetteurs tentent de s’adapter, avec fatalisme.
On voit les uns, levés aux aurores,
se raser ou boire le café dans leur voiture
pour gagner un peu de temps ; les autres
s’improviser « pousseurs » pour gagner
leur place dans la rame de métro.
Une idée ? Avancer très vite dans la mise
au point du tapis volant, de la téléportation
ou de l’hoverboard. Petit trémolo pour les
nantis : Airbus travaille avec Uber sur
une plateforme de réservation d’hélicoptère
et un prototype de drone individuel
existe… Bruxelles va prendre une avance
considérable sur Londres. Mouchés qu’ils
sont, nos British. Boris Johnson KO, Yvan
Mayeur OK ! ●
1 En fait, il l’avait pompée sur Cocteau.
CORNER
׉	 7cassandra://HLNcgpIb-78ExaX0MlvMmUbG9ezjMmuuqzdTSKUtomg `̵ V	7;ȏ׉ESPEAKER’S
LE MOIS ÉCONOMIQUE
DOWNTON ABBEY
À y regarder de près, un grand domaine agricole du siècle passé se gérait comme une PME
traditionnelle. Mais ce monde-là passe, et avec lui « les codes établis qui organisent les
entreprises ».
| Jean Blavier
Les fans de Downton Abbey ont-ils noté
qu’il y a plus de points communs entre le
personnage principal de la série, Robert
Crawley, comte de Grantham, et un patron
de PME traditionnelle, qu’entre ce
dernier et un créateur de startup ? Non ?
Regardez ce qu’en dit Wikipedia : « Les
startups ont une façon de travailler très
particulière (…) par rapport aux codes
établis qui organisent les entreprises. »
Convaincu ? Toujours pas ? Allons-y.
Le comte de Grantham gère son domaine
comme on gère une PME. C’est même un
bon patron, humain et tout et tout. Il fait
venir sa cuisinière (qui tremble comme
une feuille) : « Je constate que votre vue
baisse... » Réponse : « Yes, milord » (toujours
en tremblant because problème de
santé = grosses larmes humides mais surtout
licenciement sec). Silence. Puis, surprise
: « Je vais vous envoyer chez mon
spécialiste à Londres. » Je vous passe
les « Oh non, il ne faut pas, milord... »,
mais il faut être d’une mauvaise foi
crasse pour ne pas admettre que ce que
Wikipedia appelle « les codes établis qui
organisent les entreprises » n’ont que peu
changé au fil du temps. Votre serviteur a
vu, de ses yeux vu, des salariés trembler
lorsqu’ils étaient appelés chez le (même
pas trop grand) patron : « Qu’est-ce qu’il
me veut ? » Au retour : « En fait, il a
remarqué que j’étais fatigué(e) et il se demande
ce qui se passe... » (énorme soupir
de soulagement).
Les codes établis, émanations des relations
pyramidales entre chef et subordonnés
(les upstairs et les downstairs de
Downton Abbey), volent en éclats. Cela
se voit tous les jours. Regardez comment
fonctionne MyMicroInvest, la plateforme
de crowdfunding, qui a décidé de
se financer elle-même par... crowdfunding.
Toute seule. Comment ne pas être
baba devant cet entrepreneur bruxellois
qui a lancé une appli mettant en relation
des fanas de la cuisine et des geeks affamés,
avec un succès tel qu’il a fait l’objet
d’un reportage au 20 h de France 2
(5 millions de téléspectateurs, s’il vous
plaît) ? Que dire de cet homme d’affaires
étranger (mais c’est quoi, un étranger ?)
qui a créé son entreprise à Bruxelles,
qui l’a revendue et qui, au départ simple
sponsor d’un club de foot, en devient le
président et ouvre une école pour donner
un avenir à des jeunes en perte de
repères ? Par contre, aujourd’hui encore,
dans la PME de matériel technique à laquelle
je pense, l’épouse du fondateur
reçoit les représentants avec un café et
une couque, exactement, si ce n’est le thé
et son nuage de lait, comme la comtesse
douairière de Downton Abbey.
L’expression « Tout change, même le
changement » provoque chez certains
une migraine immédiate. Mais ouvrez
les yeux, tendez l’oreille, humez le vent.
Tout change dans les entreprises, mais
aussi dans les villes et dans l’économie
mondiale. La journaliste Anaïs Sorée a
provoqué un beau tumulte en écrivant
le mois passé, en une de L’Echo, que la
fermeture des tunnels Cinquantenaire et
Léopold II était envisagée. Crazy ? Pas
tant que ça, vu que « personne n’aurait
imaginé qu’on allait un jour démolir le
viaduc Reyers ».
Les États-Unis ont augmenté leurs taux
d’intérêt en décembre dernier.
C’était
prévu, annoncé et même programmé depuis
pas mal de temps. Les économistes
le savent bien (pour autant que ce soit
encore correct), une hausse des taux, ça
ne sert à rien s’il n’y en a pas plusieurs
qui suivent. OK, la communauté financière,
les marchés, les traders s’attendent
à la suite : + 0,25 point de trimestre en
trimestre par exemple. Eh bien non, à
l’heure où j’écris ces lignes, il est question
que la première économie mondiale
fasse machine arrière et... revoie ses taux
à la baisse. À moins qu’elle ait décidé
entre-temps de re-revoir son attitude. Les
codes établis, c’est fini et bien fini. ●
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BECI - Brussels Business - novembre 2015
5
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POUR OU CONTRE
La réduction du temps de travail ?
Réduire le temps de travail. Pour les uns, il s'agit de résoudre le problème
du vieillissement des travailleurs, de transmettre des compétences
et d'offrir des emplois à la jeune génération. Pour les autres,
cela contribue plutôt à augmenter l'écart salarial avec les pays voisins
et nuit à la compétitivité.
Adrien Dewez
Marc Goblet, Secrétaire général
de la FGTB
Nous proposons de réduire le temps de travail des salariés
de 38 à 32 ou 30 h par semaine, sans perte de salaire
et avec une embauche compensatoire. Il ne s'agit
pas de faire porter le coût de la mesure par les entreprises,
car nous pouvons réfléchir à un système de réduction
des cotisations sociales. Et de partir de la réalité
des entreprises et des travailleurs, notamment en ce qui
concerne l'organisation du travail, la durée des carrières
ou la pénibilité de certaines professions. Cette mesure
offre des avantages : elle permet aux salariés âgés de
rester plus longtemps au travail tout en adaptant leur horaire.
Pour l'entreprise, c'est une opportunité de garder
plus longtemps ces travailleurs afin qu'ils transmettent
leurs savoirs et leurs compétences aux plus jeunes. Et
de relever le taux d'emploi des travailleurs âgés entre
59 et 65 ans, tout en leur garantissant un maintien de
revenu et la sécurité d'une pension décente.
Le coût est nul pour l'entreprise. Une enveloppe de
2 milliards, à prendre sur les réductions de cotisations
sociales existantes (de l'ordre de 14 milliards), entraîne,
selon nos calculs, la création de 100.000 emplois. Des
jobs qui peuvent, par exemple, être occupés par les plus
jeunes. De plus, il est important d'assurer la formation
des travailleurs, financée en partie par les entreprises et
en collaboration avec les écoles et les Régions.
J'ai le sentiment que nous pouvons contribuer à créer
une société moins déstructurée en rendant confiance
aux jeunes et aux travailleurs qui ont subi un licenciement.
C'est par la réduction collective du temps de travail
qu'on pourra combattre le chômage et créer des
emplois durables et de qualité. Pour y arriver, il faut se
mettre autour de la table avec les représentants des entreprises
et ceux des travailleurs. Nous demandons un
dialogue sérieux, sans tabou. Que la FEB nous rétorque
« c'est idéologique » n'est pas une réponse de fond à
notre proposition.
Pieter Timmermans, Administrateur
délégué de la FEB
Réduire le temps de travail de manière générale et avec
un maintien des salaires est une proposition qui va à
l'encontre de la tendance actuelle. Le tax shift lancé par
le gouvernement vise une baisse des charges patronales
tout en maintenant les salaires nets. De cette façon,
nous pouvons réduire notre handicap salarial avec
nos partenaires commerciaux les plus importants : l'Allemagne,
les Pays-Bas et la France. Alors que l’écart
se creusait depuis les années 90, il est en train de se
réduire : nous sommes passés de 16 % à 12-13 % en
2016. C'est positif mais ça demeure une différence importante.
La proposition de Marc Goblet veut conserver
les salaires tout en diminuant les heures de travail, soit
augmenter le coût du travail au détriment de la compétitivité.
C'est
une proposition avant tout idéologique et qui ne
date pas d'hier. Elle a déjà été lancée dans les années
80, sans succès. La France a lancé une mesure similaire
il y a quelques années avec l’introduction des
35 h ; aujourd'hui, ce pays connaît un réel problème de
compétitivité et compense par de nombreuses heures
supplémentaires. La mesure veut aussi apporter une
solution aux problèmes de stress et de burn-out, mais
– les études le démontrent – l’entreprise n’est pas la
cause unique de ces problèmes, également corrélés à
la vie privée.
Il existe en Belgique pas moins de 24 mesures différentes
liées à des diminutions de travail. Des dispositions spécifiques,
individuelles, qui répondent à des besoins précis.
Il faut développer de la flexibilité, pour la durée du travail
par exemple, mais plutôt « sur mesure » que de façon générale,
afin de répondre aux défis économiques. Il y a des
solutions originales comme le compte-épargne temps
pour les employés, qui leur permet de travailler plus à
certains moments et moins à d’autres. Nous sommes
partisans de ce type de systèmes, contemporains, qui
répondent à des besoins particuliers,
non de mesures idéologiques
datant du siècle passé.
6 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
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LE TOUR DES COMMUNES À MI-MANDAT
Que font les communes pour l'économie
bruxelloise ?
Trois ans après avoir soumis sa « Charte communale » aux partis politiques bruxellois,
alors que les bourgmestres viennent de franchir le cap de la mi-mandat, BECI fait le
point avec eux, à travers une série de rencontres croisées. Dans ce numéro : Eric Tomas
(Anderlecht) et Olivier Maingain (Woluwe-Saint-Lambert).
Didier Dekeyser
Eric Tomas (Anderlecht) : une touche
entrepreneuriale
À mi-mandat, êtes-vous satisfait de la santé
économique de votre commune?
Oui. Anderlecht est prospère et affiche un dynamisme
qui pérennisera cette bonne santé. Il y a une forte activité
économique dans la commune et nous la soutenons
avec nos moyens, tout en veillant à la bonne gestion des
autres aspects de notre mandat.
Essayez-vous de faciliter la vie des entreprises,
comme le réclame BECI ?
Bien sûr. Il y a un grand nombre d'entreprises sur notre
territoire et nous connaissons leurs attentes. Concrètement,
notre maison de l'emploi est très active. Avec
notre CPAS et Actiris, qui fonctionne beaucoup mieux
qu'autrefois, nous avons établi une convention de partenariat
afin de pouvoir rencontrer les demandes locales
d'emploi. Cela rejoint les préoccupations de nos habitants
qui recherchent de l'emploi, un revenu, une vie
sociale active, etc.
Nous avons aussi pris quelques initiatives comme les
Soirées de l'entrepreneur, où nous expliquons quels
sont nos outils et ceux de la Région pour aider les entreprises.
Nous avons créé un Observatoire local de l'économie
qui étudie la situation de nos commerces ; nous
avons ainsi retenu le projet de créer un parking sous la
place de la Vaillance, qui sera un atout pour notre rue
commerciale. Ce travail local peut sembler parcimonieux,
mais il est vraiment utile : il complète l'action de
la Région.
Vous vous impliquez également dans de
grands projets qui montrent une vision à plus
long terme.
Nous poursuivons le développement de notre zoning
Érasme, qui est un vrai succès. Cela montre que le socle
industriel peut se renouveler, dès lors que l'on offre aux
entreprises les conditions d'implantation qu'elles demandent.
Il y a aussi le projet Abatan autour des abattoirs
d'Anderlecht. Nous renouvelons également des
quartiers et nous en développons de nouveaux, comme
celui qui se situe entre la chaussée de Mons et la route
de Lennik, le rond-point Érasme, sans oublier le projet
Nautilus le long du canal, etc. Un quartier reste en
8 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
Eric Tomas
devenir : Heyvaert, qui dépend du déplacement des activités
liées au marché des véhicules d'occasion. On parle
de 2017 pour la délocalisation complète.
Pas de projets concernant la gare du Midi ?
La volonté de la SNCB est nécessaire. Je ne puis que
constater que le projet Eurostation a été enterré, et je
crains que l'avenir des terrains acquis par la SNCB
autour de la gare du Midi soit plutôt à trouver dans un
usage spéculatif... Aucun effort pour le RER non plus,
malgré la gare dédiée chaussée de Mons, à proximité
du Ceria, de l'hôpital Érasme, des zonings industriels
et d’un parking de dissuasion créé par la Région. Aucun
« train S » ne circule actuellement sur l'axe Midi-Denderleeuw.
Quand on sait l'importance pour notre Région
de ce RER, on peut se poser des questions quant à l'intérêt
que lui porte la SNCB…
Le stade d'Anderlecht sera-t-il reconverti ?
Pour l'instant, il y est encore. Le club sait qu'il faudra
gérer l'emphytéose actuelle et la reconversion de ses
deux parkings. Il sait aussi qu'une situation aussi décentrée
que le Heysel lui fera perdre toute cette vie de
quartier qui s'est créée autour de lui.
Quid des taxes à Bruxelles, notamment communales
? Ne favorise-t-on pas une concurrence
entre Régions ?
Il est aisé d'ouvrir un zoning à faible coût en périphérie,
dès lors que les conditions de base (l'enseignement, la
formation des travailleurs, etc.) existent à peu de distance
dans les communes bruxelloises ! Par ailleurs, le
moindre projet lancé à Bruxelles semble un défi environnemental,
tandis qu'il ne soulèvera aucun problème
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à quelques kilomètres d'ici (voyez la zone qui entoure
l'aéroport, où l’on a manifestement été peu regardant).
La périphérie a la souplesse d'action et l'espace que
nous n'avons pas, tandis que nous avons les charges.
Que l'on se permette de taxer moins aux alentours de
Bruxelles est donc logique. Cependant, ce n'est pas toujours
le cas : sachez, par exemple, que l'on paie moins
d'impôts à Anderlecht qu'à Dilbeek…
On peut enfin rappeler que Bruxelles est pénalisée par
la perception de l'impôt sur le lieu de résidence. Pour
édulcorer cela, le gouvernement régional travaille à un
tax shift qui baisserait les additionnels à l'IPP, au profit
d'un remodelage et d'une hausse du précompte immobilier.
Un projet d'envergure qui profitera beaucoup aux
Bruxellois.
Olivier Maingain (Woluwe-SaintLambert)
: « Oui, les communes
investissent dans l’économie
bruxelloise »
Au moment des élections, BECI a contacté
les bourgmestres pour leur dire que les communes
ne s'impliquaient pas assez dans le
soutien à l'économie. Êtes-vous d'accord avec
ceci ?
Avec une part importante de leurs budgets investis
dans l’économie par le recours aux marchés publics,
les communes sont, au contraire, très présentes dans
l'économie bruxelloise. Les communes ne thésaurisent
pas et leur but n'est pas lucratif. Elles assurent une
puissante fonction redistributrice qui fait essentiellement
appel aux forces économiques de la Région. Pour
Woluwe-Saint-Lambert, cela représente 10 millions
d’euros par an en moyenne en investissement, ce qui est
tout de même considérable ! Peut-on raisonnablement
dire qu'une commune comme la nôtre, qui investira à
terme près de 19 millions d'euros dans l’aménagement
de l’éco-quartier Schuman-Charmille, ne participe pas
significativement à la vitalité économique de la Région ?
Pour autant, cela se poursuivra–t-il ? Plusieurs
bourgmestres nous disent craindre l'application
de nouvelles normes comptables qui les
empêcheraient d'investir.
Les communes portent aujourd'hui des investissements
lourds : écoles, centres sportifs, maisons de repos, etc.
Ceci se fait selon un mécanisme d’étalement de la
charge : le montant d’un emprunt est enregistré comme
recette dans un budget extraordinaire et son remboursement
est reporté en tant que dépense différée dans
les budgets ordinaires ultérieurs, en principe en équilibre.
Le processus est donc maîtrisé et a le mérite de
l'efficacité.
Avec l’introduction de la norme SEC imposée par l’Europe,
les choses se compliquent singulièrement, car
seule l’année d’engagement de la dépense fait référence
et il n’y a plus de distinction entre budgets ordinaire
et extraordinaire. Ceci réduit grandement la capacité
d’emprunter et donc d’investir des pouvoirs locaux !
Olivier Maingain
Quelles que soient les qualités de cette norme, le tour
de vis est trop serré. C’est d’autant plus regrettable que
les taux sont bas actuellement, et que nos communes
en croissance démographique doivent investir.
Les partenariats publics-privés sont-ils une
solution ?
Les communes avisées savent que ces partenariats
sont souvent un leurre et favorisent un endettement
hors contrôle. Mais peut-être certaines se laisseront-elles
tenter par ce mécanisme une fois que des solutions
temporaires comme la vente de leur patrimoine
seront épuisées… C’est un risque que les autorités européennes
devraient mieux identifier.
Les taxes bruxelloises sont, dit-on, un sujet de
fâcherie pour nos entreprises…
À Woluwe Saint Lambert, nous avons banni depuis longtemps
toutes les taxes qui pouvaient affecter le développement
économique, comme les taxes sur le personnel,
sur la force motrice, sur les enseignes, etc. En
cela, nous avons anticipé les décisions de la Région. Je
suis pour la suppression d’autres taxes si toutefois l’on
révise globalement le revenu cadastral. Cette réforme
nécessaire apporterait plus de justice fiscale en termes
de ressources mais aussi en matière de déploiement
économique. Grâce à une politique fiscale immobilière
adaptée, nous pourrions par exemple choisir quels
types d’activités on souhaite renforcer ; je songe à ces
TPE et PME à haute valeur ajoutée, friandes des villes.
Mais si la nécessité de la réforme semble enfin faire
l’unanimité, il reste à la concrétiser...
La Région soutient des projets phares comme
la zone canal. Vous oublie-t-elle pour autant ?
Il est vrai qu’elle ne devrait pas négliger des axes commerciaux
traditionnels comme la chaussée d’Alsemberg,
l’avenue Georges Henri, la rue Wayez, etc. que les
bourgmestres sont très attentifs à ne pas les laisser péricliter.
Pour notre part, nous mettons beaucoup d’énergie
à redynamiser l’avenue Georges Henri, en essayant
par exemple d’aménager la zone de chalandise, mais
aussi en tentant des solutions plus originales comme
la location de lieux de commerce à loyers raisonnables,
l’exercice d’un droit de préemption si nécessaire, le
conseil aux commerçants, etc. Comme vous le constatez,
notre soutien à l'économie va jusqu'au pas de porte
du commerçant ! ●
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
9
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9ׁH ,http://ec.europa.eu/growth/smes/index_en.htmׁׁЈ׉EBRUXELLES INVEST & EXPORT SORT SON AGENDA EXPORT 2016 !
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ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Horizon 2020 :
du soutien pour les PME innovantes
La suite du 7e PCRD (programme-cadre de recherche-développement pour l’innovation)
était attendue avec impatience par la communauté des PME européennes.
Cet intérêt a été confirmé par la vague de propositions soumises dès la première
échéance en 2014. Deux ans après sa mise en œuvre, nous revenons – avec l’aide
des conseillers Enterprise Europe Brussels – sur les éléments-clés de l’Instrument
PME.
P
ourquoi un instrument dédié aux PME ? Parce que
les PME sont le moteur principal de l’économie
européenne1
: elles représentent 99 % de toutes
les entreprises dans l'UE. Dans les cinq dernières années,
elles ont créé environ 85 % des nouveaux emplois et fourni
les deux tiers de l'emploi total du secteur privé dans l'UE. La
Commission européenne estime que les PME et l'entrepreneuriat
sont la clé pour assurer la croissance économique,
l'innovation, la création d'emplois et l'intégration sociale
dans l'UE. Elles sont également des acteurs incontournables
des projets de recherche et d'innovation européens.
En raison de ce potentiel, la Commission a voulu un schéma
de financement uniquement réservé aux PME et conçu
comme un outil de croissance.
Outil de croissance
Qui dit croissance, dit développement stratégique. C’est ici
que l’on retrouve l’élément crucial du design de ce schéma
de financement européen. Le message de la Commission
européenne et de l’agence exécutive qui gère les contrats
avec les bénéficiaires de ce type de financement est d’ailleurs
clair : il ne s’agit plus d’entreprendre – par ce schéma
– un projet de recherche et développement classique,
de type 7e
PCRD. Les PME qui sont dans ce mode de fonctionnement
ou n’ont pas encore perçu le changement de
cap voulu via l’Instrument PME font fausse route.
L’instrument PME aide les petites entreprises à fort potentiel
de croissance à développer des idées novatrices pour
des produits, services ou procédés qui sont prêts à affronter
la concurrence sur le marché mondial. Le focus porte donc
sur un produit ou service qui ne nécessite pas de longues
années de recherche (on demande un TRL 62
), ainsi que
sur le business plan qui s’y rapporte. Ce qui sous-entend le
besoin de démontrer une excellente connaissance et maîtrise
du marché-cible, ainsi que la proposition d’un plan de
commercialisation convaincant. La Commission est donc
intéressée par les entreprises qui suivent une stratégie de
développement liée à une innovation de rupture et/ou ayant
le potentiel de perturber les marchés existants. On le voit
bien, on est loin des projets R&DI classiques.
1 http://ec.europa.eu/growth/smes/index_en.htm
2 Niveau de maturité technologique, voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Technology_Readiness_Level
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
11
Les évaluations des propositions de projets sont faites de
manière approfondie. Les quatre experts indépendants qui
analysent une même proposition de projet se pencheront
sur les différents aspects de cette dernière : la technologie
bien entendu, mais aussi la connaissance du marché, le
plan de commercialisation et le volet financier. Chacun des
évaluateurs se basera sur trois critères : l'impact, l'excellence
et la mise en œuvre du projet.
Sans entrer dans le détail de chacun des critères (nous
vous invitons à contacter les conseillers Enterprise Europe
Brussels), retenez que la proposition de projet doit être bien
équilibrée autour de ces trois dimensions et qu’elle doit
couvrir tous les aspects de chacun des critères d'évaluation.
Maîtriser par exemple l’excellence technique ne servira
pas à grande chose si vous ne pouvez pas démontrer que
votre projet va générer des revenus et créer des emplois. Il
ne faudra pas oublier non plus d’expliquer les conditions
du marché, l'évolution de la compétition, les droits de propriété
intellectuelle, l’équipe qui porte le projet et ses compétences,
et comment la commercialisation est envisagée
– en ce compris l’implication des investisseurs.
Pour plus d’information sur les trois phases de l’instrument
PME, les prochaines échéances et le type d’accompagnement
dont votre PME peut bénéficier, veuillez contacter les
conseillers Enterprise Europe Brussels. ●
Info : www.brusselsnetwork.be
© Thinkstock
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Quand on évoque la « ville nouvelle », on fait en général allusion à une agglomération urbaine récente, fraîchement
peuplée de nouveaux habitants, et dessinée au cordeau par des urbanistes imprégnés de modèles utopistes. De
prime abord, notre agglomération vieille de plusieurs siècles ne rentre pas vraiment dans cette catégorie, mais…
À y regarder de plus près, Bruxelles se transforme, quartier par quartier, tronçon par tronçon, d’extension de tram
en nouveau complexe commercial. L’année 2015 aura vu la finalisation de quelques projets d’envergure, mais
aussi la concrétisation de nombreuses opérations (logement, bureaux, équipements publics, voieries…) architecturalement
et médiatiquement moins visibles, mais tout aussi essentielles à la dynamique de la ville (voir notre
dossier).
En dépit de ces nouveautés, Bruxelles, c’est aussi de la lenteur et des frustrations à l’égard de projets dont on
parle depuis des années et dont on attend toujours la mise en œuvre : par exemple la passerelle Picard, qui doit
relier les deux rives du canal à hauteur de Tour et Taxis (qui accueille depuis 2015 les employés de Bruxelles Environnement,
et doit recevoir 2.600 fonctionnaires flamands), le RER (pardon, le « S-bahn » bruxellois), le réaménagement
de la rue de Namur…
Au rayon des plans et outils réglementaires (ceux qui viennent en amont des projets eux-mêmes), le très attendu
schéma directeur Midi, sensé déterminer le nouveau visage de la gare éponyme. Déchirée entre vision fonctionnaliste
et geste architectural (Liège a mis la barre très haut), entre résidentiel et bureau, et tout simplement victime
d’un imbroglio fédéralo-régionalo-communal, cette porte d’entrée de notre capitale n’a pas fini de désemparer les
touristes, et de désespérer les Bruxellois et les navetteurs.
Autant de projets dont l’urgence se fait éminemment ressentir parce qu’ils sont directement liés au talon d’Achille
de notre Région : sa mobilité et, par extension, son image. Inutile de revenir sur la douloureuse question du piétonnier,
dont on espère vivement que la mise en œuvre concrète se déroulera avec plus de sérénité que la phasetest…
Frustration
et colère, aussi, de nombreux acteurs confrontés à l’absurdité d’un arsenal réglementaire de plus en
plus lourd, et à des administrations (régionales et communales) n’ayant pas assez de moyens pour en assurer un
traitement efficace dans des délais raisonnables.
Les années à venir nous promettent cependant de considérables changements, tant du point de vue réglementaire
que de celui de la mise en œuvre des projets. Ce début 2016 est en effet, pour le gouvernement bruxellois, celui
de plusieurs chantiers : révision du Code bruxellois de l'aménagement du territoire (CoBAT), base juridique de
l’urbanisme bruxellois, et refonte des structures dévolues à l’aménagement du territoire, tant dans la dimension
de l’élaboration stratégique (création du Bureau Bruxellois du Plan) qu’opérationnelle (la Société d’acquisition
foncière, anciennement la SAF).
Ces nouveaux outils doivent permettre la concrétisation des ambitieux projets du gouvernement Vervoort et répondre
aux principaux défis que connait la Région Bruxelloise : création de logements pour répondre à l’accroissement
démographique, maintien des activités économiques pourvoyeuses d’emploi, rénovation urbaine comme
facteur de cohésion sociétale… Ces ambitions, le gouvernement régional entend les mettre en œuvre dans des
espaces qualifiés de « stratégiques », parmi lesquels le territoire du canal (près de 2.509 ha, soit 15,5 % du territoire
régional).
Mais ce nouvel espace sous les projecteurs ne doit pas nous faire oublier d’autres lieux à fort potentiel, tel le Quartier
Nord. Résultat, dans les années ’70, d’une gigantesque opération immobilière très controversée, cet espace
recèle un potentiel incroyable et un défi majeur : créer de la mixité fonctionnelle dans des espaces construits pour
répondre à une seule fonction : le bureau.
Bref, les possibilités d’innover, de repenser la ville et de la faire évoluer sont vastes.
Les pages de ce dossier vous offriront un aperçu d’une série de projets en cours et des acteurs, tant privés que
publics, qui s’efforcent de penser Bruxelles comme « une ville nouvelle » où beaucoup de choses restent à inventer.
●
Lise Nakhlé
Conseillère Urbanisme & Immobilier BECI, lna@beci.be – 02 643 78 72
© Jean-Marie Janssens Photography
׉	 7cassandra://3HwpCwmh9t4WVrDcPxmyDnf9c31MVw8iargcpgp_kFE`̵ V7;Ȭ׉Ek« The Bike Project »:
une action qui roule dans les entreprises à Bruxelles !
« The Bike Project » est une action lancée en Région
bruxelloise en 2014, à l’initiative de Bruxelles
Environnement et en partenariat avec Bruxelles
Mobilité. Cette action vise à promouvoir l’utilisation du
vélo au sein des organisations soumises à l’obligation
de plan de déplacements d’entreprise. En 2015,
ce sont 9 organisations qui ont été sélectionnées
pour bénéficier d’un encadrement gratuit « clé sur
porte » : l’Hôtel Le Plaza, l’Hôtel Amigo, le Senat, The
Bank of New York Mellon, l’AFSCA, l’Institut Royal
du Patrimoine Artistique, le SPF Economie, Kone et
Décathlon.
■ Comment ça fonctionne ?
Chacune des organisations sélectionnées bénéficie
pendant huit mois d’un accompagnement individualisé,
assuré par des experts en mobilité active et financé par
Bruxelles Environnement. L’objectif est de lancer une
véritable dynamique vélo dans les entreprises et à cet
effet, « The Bike Project » offre, entre autre, gratuitement :
◗ la mise à disposition d’une flotte de vélos électriques,
pliants, classiques et cargo ;
◗ une formation à la circulation en ville ;
◗ des itinéraires sur mesure.
Les travailleurs qui le souhaitent peuvent ainsi tester
un vélo pendant deux semaines. Le projet vise aussi
à développer des infrastructures cyclistes conformes,
sûres et pratiques.
■ Témoignage (Corine De Roy, Adjointe à la
direction des Ressources Humains, Hôtel
Plaza)
« L’hôtel Plaza Brussels fait déjà partie de divers
projets qui défendent des valeurs « écologiques ». Nous
mettons en place au sein de l’entreprise de nombreuses
procédures qui nous ont permis d’obtenir 2 étoiles au
label éco-dynamique bruxellois. Nous sensibilisons
notre personnel et nos clients à l’économie d’énergie,
Mise en selle du personnel de l’Hôtel Plaza
avec Corine De Roy en tête de peloton
au recyclage et à l’utilisation de matériaux réutilisables,…
Sensibiliser le personnel à utiliser le vélo pour venir
travailler participe aux valeurs que nous défendons.
Au centre de Bruxelles le vélo est encore parfois perçu
comme un moyen de transport dangereux et peu
pratique face à une météo capricieuse en Belgique. La
direction n’avait pour sa part aucun apriori. Nous avions
également l’infrastructure adéquate pour un tel projet
( garage fermé, douche pour le personnel, etc… ).
Les points forts du « Bike Project » sont sans conteste un
projet bien pensé à la base. L’équipe du « Bike Project »
est également très motivée et s’adapte aux besoins de
chaque entreprise. Le projet n’est pas non plus trop
long. Il comporte plusieurs étapes faciles à réaliser. La
diversité des vélos proposée est aussi clairement un
atout.
Les avantages pour l’entreprise sont une diminution du
nombre de place de parking utilisées par le personnel.
Ce dernier est avant tout dédié aux clients.
Nous avons également adapté nos infrastructures en
augmentant et améliorant le parking vélo. Ce dernier
a été déplacé, délimité et 5 « U » inversés ont été fixés
dans le sol pour l’agrandir et l’optimiser.
Nous avons 3-4 nouveaux cyclistes et le printemps
aidant nous espérons encore en augmenter le nombre
d’ici fin 2016. Une sortie tous ensemble en vélo pour
le prochain « incentive » de nos salariés au printemps
n’est pas exclue. »
Intéressé par l’expérience ? L’appel à candidature
pour 2016 a été lancé le 19 janvier.
Plus d’infos : www.thebikeproject.be ou via Loïk Dal Molin,
ldalmolin@environnement.brussels ou
Tél: +32 2 7757877.
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9ׁHhttp://WWW.ENVIRONNEMENT.BRׁׁЈ׉ER.A.
La zone du canal est sans doute celle qui présentera les
plus profondes transformations dans les années à venir.
URBANISME
Ces projets qui vont changer la ville
Les projets urbanistiques d'ampleur régionale se succèdent à Bruxelles. À quoi
ressemblera la capitale dans dix à quinze ans ? Une rencontre avec quelques-uns
des acteurs à la base de ces projets permet de l'imaginer. Certaines tendances
s’affirment en filigrane : la spécialisation des sites, le logement et le développement
économique.
Adrien Dewez
S
ujet récurrent des discours politiques, la zone
du canal concentre toutes les attentions du
secteur public. Au cabinet Vervoort, en charge
notamment du développement territorial, on confirme
qu'« il existe une importante dynamique de renouvellement
urbain, par les contrats de quartier mais aussi
par les fonds européens et Beliris. » Et de voir le canal
comme « véritable colonne vertébrale » future de la ville.
Cet intérêt s'est formalisé notamment dans l'embauche
de l'architecte français Alexandre Chemetoff, auteur
du « Plan Canal » et dont l'une des missions consistait
à recenser toutes les propriétés publiques sur la
zone, tous opérateurs confondus. Ce plan a démontré
« un potentiel pour 25.000 nouveaux logements, pour
rénover plus de 200 hectares de surfaces publiques et
créer un minimum de 7500 emplois ». Si le canal doit
devenir la nouvelle centralité de Bruxelles, ce n'est pas
la seule zone qui va connaître de profondes mutations,
sous l'impulsion du public ou du privé.
Nouveaux sites, nouveaux logements
Dans le sud, à proximité de la forêt de Soignes, de
l'E411, de la station de métro Delta et sur le site éponyme,
va se développer à court et moyen terme un tout
nouveau quartier que l'on pourra baptiser Chirec. Le
réseau hospitalier a décidé d’y construire son nouveau
centre, qualifié d'ultra moderne, pour abriter les activités
actuelles du Parc Léopold et d'Edith Cavell. En
tout, ce sont 104.000 m² de surfaces dédiées aux soins
qui seront construites en 2017 pour un budget total de
370 millions d’euros, dont un gros tiers (130 millions)
provenant de subsides régionaux et fédéraux. Dans un
second temps, un tout nouveau quartier devrait sortir
de terre, dont les contours demeurent imprécis.
14 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
Un aspect du nouveau centre hospitalier du Chirec, à Delta.
Le cabinet du Ministre-Président espère « proposer dès
le premier trimestre 2016 une réelle vision pour l’avenir
de ce quartier ».
Plus à l'est, le quartier Reyers, qui abrite les studios des
chaînes publiques belges, va subir un profond relifting.
Le futur de la fameuse tour reste sujet à caution : les
sièges de la RTBF et de la VRT seront reconstruits suite
à un concours d'architecture, vers 2022-2023. De plus,
c'est l'ensemble du quartier qui va s'ouvrir sur la ville :
2.000 à 3.000 logements ainsi qu'un parc d’envergure
régionale seront aménagés. Les espaces verts existants
vont être transformés et, surtout, devenir accessibles à
tout un chacun. Enfin, le site devrait devenir un haut lieu
de la production médiatique car, dans le même délai,
« une Cité des médias aura été aménagée, permettant
à des entreprises de se développer ou à des instituts
d’enseignement de s’implanter dans un environnement
stimulant (30 à 40 000 m²) », nous dit-on au cabinet
Vervoort. Reste à savoir si, pour un secteur aux changements
aussi rapides que celui des médias, les idées
d'aujourd'hui demeurent pertinentes en 2023...
© Chirec/Assar Architects
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comment choisir ? // 1 j
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du projet // 1 j
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comment les limiter ? // 2 j
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Un autre projet urbain, tout à côté de
Tour & Taxis : le nouveau quartier Tivoli.
Le canal, entre logements et entreprises
Dans la zone canal, les réalisations s'accélèrent. Ancien
cœur productif et industriel de la capitale, ses activités
diminuent chroniquement, comme dans le reste de la
Région. L'Atlas Canal réalisé par l'ADT mentionne une
baisse constante de 3 % entre 2000 et 2011 des secteurs
de l'industrie et du transport/entreposage. Certes, tous
secteurs confondus, le nombre d'entreprises reste à la
hausse ; hausse dont le rythme, toutefois, s'est fortement
ralenti suite à la crise économique. On remarque
au passage que les activités portuaires se sont maintenues
dans le nord de la zone canal tandis que le sud a
conservé une implantation industrielle.
Pour le professeur et architecte Benoit Moritz, il s'agit
d'un véritable défi, tant public que privé : « Avant la crise
économique, il y avait principalement des opérateurs
de bureaux à Bruxelles, peu spécialisés dans le logement.
Après la crise, avec le boom démographique, de
nombreux opérateurs se sont convertis très rapidement
dans le logement. Mais pourquoi ne pas imaginer des
opérateurs mixtes, qui se spécialisent dans la construction
mêlant activités productives et habitations ? » À
Bruxelles, ces fonctions tendent à être vues comme antagonistes.
« Mais ce n'est pas vrai partout. Un exemple :
en Norvège, à Tromso, des hangars ont été construits
dans le port pour des activités productives, avec aux
étages du logement. Ils ont combiné des fonctions que
nous considérons opposées. »
L'un des prochains grands chantiers porte précisément
sur la valorisation des activités productives. Le « Village
de la Construction », dont l'ouverture était annoncée en
2015, devrait être lancé en 2016, selon le cabinet Vervoort.
Il implique le déménagement des entreprises
liées au secteur de la construction. Initialement logées
au bassin Beco, près de la place de l'Yser, elles se déplaceront
au bassin Vergote, à l'orée de Schaerbeek.
Selon le site du Port de Bruxelles, le projet portera sur
« la création d’un espace multifonctionnel et modulaire
combinant espace de stockage, show-room et bureaux.
Ce complexe hébergera des activités de commerce de
gros qui souhaitent développer, à côté des matériaux de
construction classiques, la vente des matériaux à haute
valeur ajoutée », comme le carrelage, le bois, le sanitaire...
16
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
Le logement, lui, viendra aux alentours du site Tour et
Taxis. Le cabinet rappelle les projets passés, la restauration
du site historique et le bâtiment qui abrite Bruxelles
Environnement, le plus grand bâtiment passif à l'échelle
belge et le second au niveau européen. À court terme,
l'aménagement d'un parc de 10 hectares est lancé et
réalisé par l'architecte-paysagiste belge Bas Smets. De
plus, l'objectif est « que le site de Tour et Taxis accueille
1.800 logements soit 3.600 habitants autour du parc ».
De ce projet « 900 logements seront déjà construits d’ici
à 2019 entre la gare maritime et les talus. La gare maritime
sera rénovée et accueillera des fonctions qui rayonneront
sur le site. »
La multiplication des projets, tant publics que privés,
réduit les friches et la possibilité de création de nouveaux
espaces verts. Pour Benoit Moritz, « la tendance
actuelle, portée par Bruxelles Environnement, est très
intéressante car elle vise moins à la création de nouveaux
parcs qu'à les relier par des promenades vertes »
et utiliser efficacement de petits espaces, comme des
allées le long de rails, pour créer des lieux de balade.
Vers le productif durable
De l'autre côté du canal, à la frontière d'Anderlecht et de
Molenbeek, la s.a. Abattoirs porte une série de projets
et prévoit sur le moyen terme un important développement
du site, en partie sous bail emphytéotique. Lieu de
marché – le premier de la Région en termes de fréquentation,
juste devant son voisin du Midi – Abattoir vient
de terminer sa halle alimentaire, baptisée Foodmet, qui
accueille une quarantaine de commerçants spécialisés
dans les fruits et légumes, la viande et d'autres denrées
alimentaires. Pour Jo Huygh, ingénieur, architecte et
coordinateur des projets urbanistiques, les développements
ne vont pas s'arrêter : « Nous souhaitons conserver
les activités d'abattage et cette économie au centre
de la ville. Nous avons reçu un subside de 9,8 millions
d'euros qui va servir à construire un nouveau bâtiment,
Manufakture Abattoir (dont le nom veut respecter les
deux langues régionales). L'idée est de développer un
lieu durable, efficace et polyvalent autour des toutes les
activités économiques liées à l'abattage. »
Soucieux d'incarner son slogan de « ventre de Bruxelles »,
le Foodmet se verra aménager un potager urbain sur son
Le site des abattoirs d’Anderlecht,
appelé à se métamorphoser.
© Parbam
© Abattoir-Foodmet
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« Bruxelles doit mettre en
valeur sa création architecturale
»
Benoit Moritz, urbaniste
et chargé de cours d’architecture
à l’ULB (La
Cambre-Horta), pointe à
la fois un défi et une ambition
pour les projets urbanistiques
à Bruxelles :
« Selon moi, le grand enjeu
de Bruxelles, c'est la
mobilité. Nous sommes
face à un grand défi et
personne ne se positionne
derrière les projets. La dernière réalisation
importante date du bouclage de la Petite Ceinture
avec l'ouverture de deux stations de métro, en 2006.
Mais le rythme du boom démographique est beaucoup
plus rapide. À Bordeaux, Alain Juppé voulait
un tram ; il y a eu beaucoup d'opposition, ce qui ne
l'a pas empêché de réaliser le projet au cours d'une
seule législature. À Bruxelles, la création d'une ligne
de tram – par exemple la 7 – devient un enjeu local et
il faut au moins dix ans entre le lancement de l'idée et
le démarrage du chantier. C'est beaucoup trop long !
Si vous allez à Vienne, une ville comparable sur de
nombreux aspects à Bruxelles, la mobilité est bien
pensée, claire, réglée. Selon moi, la pression automobile
est aujourd'hui tellement importante qu'elle
ne pourra être résolue que par l'instauration d'un
péage urbain tel qu'on en trouve par exemple dans
les villes scandinaves. »
« Au niveau urbanistique et architectural, je pense que
Bruxelles doit mettre en valeur sa propre création. Il
y a des bureaux bruxellois qui sont en train de créer
des choses très intéressantes ; je pense par exemple
au bâtiment Elia, à Greenbiz (Architectes Associés),
au Centre de la Mode et du Design (V+), au Port-Sud
(Bogdan-Van Broeck) et à l'Eco-Pôle (Baneton-Garrino).
Dans quelques années, lorsque tous ces projets
seront terminés, cela attirera des touristes et ce sera
une signature architecturale typiquement bruxelloise.
Nous n'avons pas besoin de stars à Bruxelles,
nous disposons d'architectes de qualité, l'enjeu est
justement de les mettre en avant. »
toit avec, vraisemblablement, un système d'aquaponie
et un restaurant. À plus long terme, d'autres immeubles
sont prévus : « L'idée est d'accueillir des activités complémentaires
aux activités économiques présentes avec,
pourquoi pas, un incubateur d'entreprises. Nous n'excluons
pas non plus le logement ni des bâtiments publics
comme, par exemple, une école. Ceci n'étant pas
notre cœur de métier, nous recherchons actuellement
un partenaire pour nous épauler dans ces projets. » Des
projets qui veulent donc mêler activités productives et
industrielles, économiques en somme, avec du logement
et des affectations publiques, à l'image de Tromso.
Rayonnement international
Tout au nord va s'ériger le futur stade national. « Un
stade qui n'aura de national que le nom, parce que les
Diables Rouges y joueront. On oublie que c'est un privé,
Ghelamco, qui a pris le risque d'investir 260 millions
d'euros. » Alain Courtois (MR), échevin des sports de
la ville de Bruxelles, défend le projet qu'il porte depuis
longtemps : « La Région investit dans le parking, en
maintenant celui qui existe (il compte 10.000 places),
tout en en créant un second de dissuasion. Au total, nous
disposerons de 12.000 places de parking, soit plus que
Wembley ou le stade de France. Cela permettra également
de développer le Parc des Expositions pour des
manifestations internationales », comme des concerts
et des salons. Des lignes de tram seront développées
et le système même de parking est pensé pour offrir
des réductions aux personnes qui arrivent tôt et partent
tard « afin de développer une meilleure mobilité et favoriser
les commerces qui seront sur le site ». La Ville,
enfin, investit dans l'optique du city marketing : « Nous
aurons des panneaux sur les bords du terrain avec 'City
of Brussels' durant la Champions League et les compétitions
internationales. Tout comme dans notre politique
de relations publiques avec des places qui nous seront
réservées. »
Même s’il est situé hors de la Région, le nouveau stade est
l’un des projets qui influenceront l’avenir de la ville.
Outre qu'Anderlecht sera le club résident du stade (« la
seule option viable économiquement, selon une étude
Deloitte que nous avons commandée »), le site sera plus
largement dédié au sport. « En partenariat avec l’Union
Belge de football et l'hôpital Brugmann, le projet prévoit
de développer un campus et un centre de soins et
de revalidation pour les sportifs de haut niveau. » La fin
des travaux est prévue en 2019. Et l'échevin de lancer
un appel aux entreprises bruxelloises et wallonnes :
« Depuis le projet, j'ai reçu de nombreux appels d'entreprises
flamandes qui veulent participer ; aucun des
Bruxellois et Wallons. Manifestez-vous ! Ce stade va nécessiter
de nombreuses entreprises pour sa construction,
sa décoration mais aussi son exploitation ! » Plus
largement, c'est une véritable portion de ville dont le
visage va changer radicalement avec le développement
des activités du Parc des Expositions et l'arrivée de Neo,
son centre commercial et de congrès, ses hôtels, ses
commerces, et bien sûr du logement.
Parlera-t-on d'une véritable Brussels touch dans dix
ans ? L'avenir nous le dira... ●
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
17
R.A.
© Jaspers-Eyers Architects
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immobilier bruxellois ?
Sans être exhaustifs, pointons la poursuite de la transformation d'anciens bureaux
en logement, la construction de logements pour seniors et l'apparition
d'un point d'attention pour l'habitat évolutif. Notons aussi que certains quartiers
marquent des points et évoluent plus que favorablement. Rapide passage en revue.
Vincent Delannoy
C'
est une tendance nette à Bruxelles : les redéveloppements
de bureaux anciens restent importants,
essentiellement pour les reconvertir
dans du résidentiel moyen à haut de gamme, ou en faire
des maisons de repos ou des écoles. Cette tendance
est logique, compte tenu du manque de logements
conjugué à un taux de bureaux inoccupés qui se situe à
quelque 10 % ces cinq dernières années, sans parler de
la périphérie où la vacance se monte à quelque 17,8 %.
La transformation d'anciens bureaux en logements n'est
pas un phénomène neuf, ni à Bruxelles, ni à l'étranger.
À titre indicatif, en Région bruxelloise entre 1997 et
2011, environ 550.000 m² de reconversion ont été autorisés
: des immeubles de bureaux obsolètes sont devenus
des logements et des maisons de repos, ont connu
d’autres affectations variées (hôtels, commerces, etc.)
ou ont été transformés en équipements divers (écoles,
lieux de culte, etc.).
Stagnation des bureaux, demande de
logement
Un ensemble de facteurs contribue à expliquer ce phénomène.
Il y a évidemment la stagnation de la demande
nette de bureaux, conjuguée à la croissance de la demande
de logements. L'inversion des valeurs s'est opérée
en faveur du logement, le moteur de la conversion
étant la hausse des prix des logements. On voit aussi
toute une série de quartiers redevenir des lieux d'habitation.
Lorsque le prix de revient de la transformation
s'avère inférieur à celui d'une construction neuve, l'opération
en devient intéressante, sans compter la sensibilité
actuelle qui prend davantage en compte la dépense
énergétique qu'implique une démolition/construction.
L'ancien siège de Sodexo, au parc Seny,
sera reconverti en logements.
Sur le plan politique également, l'heure est à la priorité
accordée à la création de logements et d'équipements.
Étant donné la croissance du nombre de ménages en
Région de Bruxelles-Capitale, la production de logements
reste insuffisante. Dans les années à venir, il faudra
également agrandir et construire de nombreuses
écoles. La transformation de bureaux en écoles est également
à l'ordre du jour.
Dans ce contexte, la construction d'immeubles neufs
structurellement et techniquement convertibles peut
être intéressante. Offrir, dès la conception, des possibilités
de changements d'affectation est incontestablement
un plus. À titre d'exemple, Immobel gère
à Auderghem un projet d’environ 13.000 m² au parc
Seny. L'ancien siège de Sodexo sera transformé en un
18 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
© Immobel
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Cas :
Bella Vita à Waterloo
ensemble de logements moyen à haut de gamme. Les
bureaux seront reconvertis en 121 appartements de
1 à 3 chambres et en deux espaces pour professions
libérales. À Woluwe-Saint-Pierre (Le Chien Vert),
4.500 m² de bureaux qui abritaient entre autres l'ancien
siège d’UBS feront l’objet d’une rénovation totale en vue
d'une reconversion de l’immeuble en quelque 40 logements
modernes de qualité ainsi que 57 emplacements
de parking en sous-sol.
Logements pour seniors
Tous les acteurs coïncident sur ce constat : dans le segment
des logements pour seniors, la demande excédant
l’offre, le taux de vacance des biens est nul ou quasi nul ;
et ce phénomène n’est pas près de s’inverser, compte
tenu du vieillissement de la population. Plus-value sur
les biens, rendements locatifs stables à long terme :
tels sont les arguments mis en avant par les investisseurs
dans leurs choix, qu’ils soient institutionnels ou
des particuliers. Les rendements du segment maisons
de repos sont estimés entre 5 et 6,5 % – des taux similaires
à ceux des logements pour étudiants.
Rien d’étonnant donc à ce que la construction de résidences-services
et de maisons de repos se poursuive à
Bruxelles, dans le reste du pays et en Europe de l’Ouest.
Ces nouveaux projets ne suffisent pas à répondre à
la demande et, de plus, les investisseurs y voient une
opportunité intéressante. Les acteurs professionnels
actifs dans l’acquisitif de logements pour seniors – ou
de manière plus globale dans l’immobilier de santé –
continuent à répondre présents.
À Bruxelles, les projets immobiliers dans le domaine
du résidentiel pour seniors continuent de fleurir. Pour
ne citer que quelques exemples, la société belge Cofinimmo
a terminé sur la commune d’Evere un projet qui
porte sur 162 lits, et s’apprête à construire à Uccle une
maison de repos de 86 lits. Le groupe Orpea, qui gère
déjà 20 sites à Bruxelles, vient d’ouvrir deux nouveaux
sites : une maison de repos à Ixelles de 112 lits et une
de jeu. Trois adjectifs caractérisent l'architecture et
l'urbanisation du site : durable, évolutif et adaptable.
Bref, un projet adapté aux besoins des PMR tout en
offrant une mixité intergénérationnelle. Un plus incontestable
pour les seniors qui préfèrent souvent
éviter de se retrouver dans une espèce de ghetto
pour personnes âgées.
Dans ce grand projet original, les habitations sont
conçues selon le principe de la maison évolutive. Il ne
s'agit pas uniquement de principes appliqués aux habitations,
mais aussi à l'ensemble du site réparti sur
15 hectares qui comptera 269 logements, maisons
ou appartements, entre 47 et 250 m². Le site abritera
une résidence-services, une maison de repos,
un centre médical, une piscine, un gymnase, une taverne-restaurant,
une épicerie, une crèche, des aires
maison de repos et de soins d’une capacité similaire à
Auderghem.
À Evere, 180 places, 155 MR et 25 MRS, ont été offertes
avec l’ouverture de la résidence Les Azalées, du groupe
Novadia. Le volet financement immobilier de l’opération
a été pris en charge par la société Skyline Europe : elle
propose aux particuliers, notamment, d’investir dans
des maisons de repos ou des résidences-services, en
devenant propriétaires d’unités de logement. Une formule
de financement devenue commune. Ainsi, à Uccle,
la résidence-services Les Eaux-Vives a proposé et
propose sur le marché un ensemble d’appartements à
louer et à vendre à destination d’un public de seniors
autonomes.
À Anderlecht, dans le quartier des Musiciens, une maison
de repos de 120 lits et 13 unités de logement en
résidence-services sont en construction par la société
JM Construction.
Mais si la brique est une chose, l'agrément des lits MRS
en est une autre. Et là, la réponse politique semble
claire : on ne pourra pas continuer à bâtir des maisons
de repos à Bruxelles. Entendez : le financement de lits
MRS supplémentaires deviendra impayable pour l'autorité
compétente (la Cocof, la Cocom ou la Cocon en
20 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
© Frédéric Raevens/Immobel
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fonction du régime linguistique). La réponse politique se
dirige donc vers la création de centres de jour et le développement
de l'aide à domicile.
La maison évolutive
Ce concept récent tend à prévoir, dès la phase de
conception, les possibilités d'aménagements futurs liés,
principalement, à une perte de fonctionnalité des occupants.
Au départ, le coût sera un peu plus élevé, mais
à moyen et long terme, le jeu en vaut la chandelle. En
cas de revente ou de location, par exemple, la maison
évolutive convient parfaitement à tous types de publics :
jeunes ou plus âgés, petits ou grands, à mobilité réduite
ou non.
Ce qu'il faut surtout prévoir, ce sont des ouvertures de
portes et des couloirs plus larges, une salle de bains et
un WC spacieux. Tout cela permet, si besoin, le passage
d'une chaise roulante. Il faut aussi éviter le plus possible
les différences de niveau, les marches, même petites.
Le Parvis de Saint-Gilles : l'un des
quartiers qui « montent » à Bruxelles.
La maison évolutive prévoit également un escalier
large : le jour où ce sera nécessaire, l'installation d'un
monte-escalier ne posera pas de difficulté particulière.
●
Sources : Christian Lasserre, Pierre Laconte, Anders Böhlke, Béatrice Dooreman, Bureaux du passé, Habitants
du présent – La transformation d’immeubles de bureaux en Région de Bruxelles-Capitale, Bruxelles, Région
Bruxelles-Capitale, 2013, 146 pp.
De nouveaux quartiers qui ont la cote !
Sur le résidentiel haut de gamme, y a-t-il des évolutions particulières à Bruxelles au cours de l'année
écoulée ? Nous avons posé la question à Eric Verlinden, administrateur délégué du Groupe Trevi.
À Bruxelles, sur le haut de gamme,
quel bilan pouvez-vous tirer de l'année
2015 ?
E.V. Sur ce segment, nous avons eu en acquisitif
un décrochage des prix de 10 à 15 %. Mais
le locatif a tendance à reprendre ce qui est
laissé par l'acquisitif. La demande étant faible
sur l'acquisitif, en locatif, la seule demande
qui pourrait contrebalancer cette perte, c'est
une meilleure croissance économique, ce
qui se traduit par de l'engagement par les
entreprises et notamment dans les multinationales.
Ce sont elles qui génèrent un maximum
de demandes locatives sur les biens de
prestige. À partir du moment où la croissance
ne suit pas, les entreprises n'envoient pas leurs cadres ou,
quand elles les envoient, c'est davantage dans un contexte
de cost cutting.
ils vont payer des loyers assez importants sur
le centre de la ville. C'est une tendance qui, à
mon avis, va s'amplifier en 2016.
Eric Verlinden (Groupe Trevi)
Voyez-vous d'autres quartiers qui
montent ?
Il y a tout un engouement pour la zone canal
qui est un élément-clé dans le développement
urbain de Bruxelles. Vous avez à SaintGilles,
l'environnement Parvis, Volders. Très
clairement, on y assiste à une croissance et de
la demande et des prix. Ce sont des quartiers
qui sont en train de bonifier. Quand je compare
avec les prix qu'on pratique au Parvis de
Saint-Gilles, on commence à s'approcher des
prix de la place du Châtelain. C'était totalement inimaginable
il y a quelques années.
Observez-vous de nouveaux quartiers qui
marquent des points ou bien restons-nous
avec les traditionnels quartiers cotés ?
Ce qui est sûr, c'est qu'il y a des quartiers constants et
qui le restent : Molière, Prince d'Orange, étangs Mellaerts
sont autant de quartiers incontournables. Aujourd'hui, il y
a des quartiers qui sont en train de monter et sur lesquels
le prestige a un sens : ce sont les quartiers Ixelles, limite
Saint-Gilles, le centre-ville côté Saint-Géry, Dansaert. Là,
on commence à sentir un effet de prestige qui arrive. Il y a
des Italiens, des Espagnols, des Portugais, des Grecs qui
ont un certain pouvoir financier. Ils aiment la ville, la cité, et
Quels sont les facteurs qui jouent en faveur de
cette évolution ?
Il y a un mélange d'éléments subjectifs et de faits objectifs
tels que la mobilité, la proximité des commerces, de l'ensemble
des lieux culturels, des restaurants, etc. Ce côté
objectif joue évidemment. Il faut aussi tenir compte d'un
côté subjectif, à ne pas négliger, qui relève d'une certaine
mode, du côté trendy. Là, c'est un élément impalpable. Par
exemple, à la limite, il est plus trendy aujourd'hui d'habiter
au Parvis de Saint-Gilles qu'à la place du Châtelain. Je
pense qu'on peut parler d'une mode durable. Lorsqu'un
quartier émerge, il est rare qu'il revienne en arrière.
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
21
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Quel avenir pour le Quartier Nord ?
Construit dans les années ’70 avec pour ambition de devenir un « little Manhattan »,
le Quartier Nord est aujourd’hui un immense espace de bureaux un peu laissé à
l’abandon. Selon l’Observatoire des bureaux, 80.000 m2
sont actuellement inoccupés
et de nombreux projets restent dans les cartons faute de locataires potentiels.
Pourtant, les possibilités sont là…
Gaëlle Hoogsteyn
L
e Quartier Nord était une belle ambition au départ.
L’idée : un vaste quartier de bureaux, des tours clinquantes,
un bel espace ouvert… Le tout, à quelques centaines
de mètres à peine de la gare du Nord et du centre-ville
bruxellois. Aujourd’hui, si les tours sont sorties de terre,
l’ambiance new-yorkaise n’est pas vraiment au rendez-vous.
Une vacance potentielle de 250.000 m²
« Le Quartier Nord bénéficie d’une localisation idéale, au
centre de Bruxelles, à proximité de la gare et du métro. L’accessibilité
est bonne et les bâtiments, relativement récents,
offrent des surfaces de bureau intéressantes », commente
Cédric Van Meerbeeck, directeur associé chez Cushman &
Wakefield. « Avec 1,5 million de m², c’est le 3e
Garden en 2012, beaucoup ont
espéré que ce serait l’amorce
d’une vague d’arrivées », commente
Cédric Van Meerbeeck.
« Mais cela n’a jamais eu lieu ».
Les institutions européennes ne
manifestent actuellement pas
d’intérêt pour le Quartier Nord.
Pour Amaury de Crombrugghe,
c’est en grande partie dû à la
vétusté de certains bâtiments :
quartier de
bureaux de Bruxelles. Le taux de vacance (5,5 %) y est d’ailleurs
plus faible que la moyenne du marché bruxellois (10 %).
35.000 m² sont remplis chaque année, essentiellement par
le secteur public, mais aussi par des occupants du privé. »
À l’heure actuelle, le quartier se porte donc plutôt bien.
Mais, comme le souligne Amaury de Crombrugghe, d’AG
Real Estate, « le risque que cela change est réel ». D'anciens
immeubles se vident : le Boréal et le Manhattan, le
Boudewijn… Et en parallèle, de nouveaux sont dans les starting-blocks
: la tour passive WTC 4 et le Quatuor, la Silver
Tower, la Brussels Tower... Tous ne sont pas prêts à sortir de
terre, mais certains développeurs seraient prêts à franchir le
pas, jugeant que l'absence de projets au centre-ville devrait
permettre à l'Espace Nord d'accueillir de grandes demandes.
« Le Quartier Nord concentre la majorité des grands projets
actuels. S’ils se concrétisent, il pourrait y avoir un grand vide
locatif de plus de 250.000 m² d’ici 2018 », confirme Amaury
de Crombrugghe.
Faire venir les institutions européennes ?
Mais comment faire venir les entreprises ou, mieux encore,
les institutions européennes ? L’an dernier, la Ville s’est en effet
opposée au projet de doublement des surfaces de bureau
du quartier européen autour de la rue de la Loi. Le Quartier
Nord constituerait une belle alternative ! « Lorsque la Commission
Européenne est entrée dans le bâtiment Covent
22 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
Le Quartier Nord a été développé sur
un concept urbanistique qui n’est plus
du tout adapté à la société actuelle.
Cédric Van Meerbeeck
(Cushman & Wakefield)
« Les immeubles qui vont se vider ne sont pas attractifs pour
les institutions européennes car ils doivent être rénovés. On
peut espérer que le jour où ils auront été remis à neuf, les institutions
européennes reverront leur point de vue. » Il constate
par ailleurs que, si les immeubles proches de la gare se louent
très facilement, dès que l’on s’éloigne un peu, il y a moins de
demande. « Le canal constitue encore un frein, une frontière
que les entreprises ont du mal à franchir », ajoute l’expert.
La piste de la mixité
Par ailleurs, en dehors des heures de bureau, ce quartier monofonctionnel
est totalement déserté. Il n’y a pas, ou presque,
de rez-de-chaussée commerciaux ni de logements. Cette
absence de mixité entraîne un sentiment d’insécurité. « Le
Quartier Nord a été développé sur un concept urbanistique
qui n’est plus du tout adapté à la société actuelle », avance
Cédric Van Meerbeeck.
R.A.
׉	 7cassandra://jpr7t4eIEjjQAZK3Tcmjs8o4JeHeIG1Zc0d5Te9C-O8`̵ V7;׉ETOPIC
Pour nos deux spécialistes, la mixité est LA solution pour que
le Quartier Nord retrouve une autre dynamique. Développer
de nouveaux projets en son centre permettrait de redorer son
image et de changer la perception qu’en ont les gens. D’autant
que Bruxelles se densifie sans cesse et que les besoins en
termes de logements vont croissant. C’est donc une piste qui
permettrait aussi de répondre à l’essor démographique de la
ville. Amaury de Crombrugghe : « Il y a un véritable travail de
marketing à faire. L’image du Quartier Nord est actuellement
très négative. Ce changement d’image devrait peut-être même
inclure un changement de nom. » « L’implantation du Musée
d’Art Contemporain dans le bâtiment Citroën devrait aussi être
un vecteur de dynamisation », ajoute Cédric Van Meerbeeck.
Des investissements indispensables
Aujourd’hui, le Quartier Nord ne fait malheureusement pas
partie des 10 zones stratégiques définies par la Région. « À
l’horizon 2020-2025, le risque de problème est pourtant réel.
La Région devrait garder cela en tête et montrer un minimum
d’intérêt à la réhabilitation de ce quartier. Elle pourrait, par
exemple, prévoir un schéma directeur, éventuellement en
lien avec ce qui est prévu dans le Plan Canal. En élargissant
un tout petit peu le périmètre et la réflexion, il y aurait moyen
de faire beaucoup de bien au quartier », estime Cédric Van
Meerbeeck.
Amaury de Crombrugghe partage ce point de vue : « Il est urgent
de considérer le Quartier Nord comme un pôle important
et d’investir dans son développement. Les pouvoirs publics
n’ont pas les moyens de redynamiser
ce quartier et comptent
sur le privé. Nous essayons donc
de fédérer les propriétaires afin
de mettre en place un Master
Plan pour le revaloriser. » Un
futur tram (à l’horizon 2020 ?)
devrait franchir le canal et offrir
de nouvelles liaisons entre
le Quartier Nord, Tour & Taxis
et le reste de la ville, mais cela
suffira-t-il ?
Il y a un véritable travail de marketing
à faire. L’image du Quartier Nord est
actuellement très négative.
Amaury de Crombrugghe
(AG Real Estate)
« Il y a des projets, mais sans vision urbanistique de la part
des pouvoirs publics, on n’y arrivera pas. Alors que si la Région
donnait l’impulsion, les investisseurs privés ne tarderaient pas
à suivre. Leurs intérêts, au final, ne sont pas si différents »,
conclut Cédric Van Meerbeeck. ●
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R.A.
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URBANISME
Et si Bruxelles prenait
de la hauteur ?
La question de la verticalisation d'une
grande ville comme Bruxelles ne semble
pouvoir être esquivée : c'est là une des
solutions les plus évidentes pour y accueillir
un plus grand nombre d'habitants
au m², de contribuer à la richesse de la
ville et, par là, de l'ensemble de sa population.
Pour autant, cela doit-il se faire
dans n'importe quelles conditions ? Pour
le savoir, Bruxelles Métropole est allé à
la rencontre de quelques protagonistes.
Johan Debière
E
n matière de verticalisation
de grandes
villes et même de mégalopoles,
les exemples sont
nombreux à l'échelle de la planète.
Les bons, mais – soyons
de bon compte – les mauvais
aussi. Il serait franchement
exagéré de dire d'Abu Dhabi
ou de Hong-Kong qu'elles sont
des modèles parfaits en matière
d'architecture verticale.
Mais à côté de ces exemples,
d'autres villes semblent pouvoir
se distinguer par une
approche plus équilibrée.
Comme Paris, où le verrou absolu
maintenu sur une skyline
réduite à l'échelle d'un immeuble de quelques étages
semble avoir sauté.
Pour Olivier Bastin, le maintien
de la classe moyenne
à Bruxelles est compatible
avec la verticalisation.
Dans la ville lumière, à certaines conditions, les urbanistes
peuvent enfin aborder la question du développement de
projets plus verticaux. Un développement qui va sans
doute devoir se faire au compte-gouttes, dans des conditions
très encadrées, mais avec l'espoir d'enfin pouvoir
apporter une réponse à la question du logement et de
bureaux à prix raisonnable dans la Ville-Lumière. C'est en
tout cas la volonté affichée par les autorités parisiennes,
notamment à travers la victoire remportée par la maire
socialiste de Paris, Anne Hidalgo, dans le dossier de la
tour Triangle dans le 15e
arrondissement (voir à ce sujet
l'article paru dans le journal Le Monde du 30 juin 2015,
consultable en accès libre sur le site du quotidien). Un
projet bien prégnant sur le territoire parisien, puisque la
tour fait tout de même près de 180 m de haut. Soit 100 m
24 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
de moins que la Tour Eifel, mais tout de même plus de
trois fois la hauteur de l'Arc de Triomphe...
L'impact négatif de la bruxellisation
En Région bruxelloise, on sent toujours une certaine méfiance
à l'égard des projets verticaux. Essentiellement au
sein de la population historique, mais également par effet
rebond sur certains politiques bruxellois qui connaissent
les aléas auxquels sont soumis ces projets immobiliers.
Lise Nakhlé, conseillère en urbanisme chez BECI: « Cette
appréhension vient essentiellement du traumatisme vécu
dans les années '60 et '70 et du phénomène de bruxellisation,
phénomène qui marque visiblement encore
aujourd'hui les consciences. » Plusieurs projets de règlements
ont ensuite fait parler d'eux : un premier Plan
Régional de Développement (PRD), suivi par un deuxième
PRD et par toute une série d'outils réglementaires avec
lesquels le politique entendait encadrer la construction
en Région de Bruxelles-Capitale. Sans oublier un projet
de PRDD resté dans les limbes.
Conditions de vie durablement attractives
Mais en fin de compte, qu'est-ce qu'une ville équilibrée ?
Une ville qui resterait en l'état ? On sait qu'à Bruxelles,
les statistiques reflètent un exode urbain assez marqué
de la classe moyenne. Celle-là même qui peut nourrir
la Région à travers, entre autres, la perception des centimes
additionnels. « Chaque année, en comptant les
gens qui partent et les nouveaux arrivants, on obtient
un solde net de -10.000 habitants pour cette catégorie
de la population », souligne Mathieu Sonck, chargé de
mission chez Inter-Environnement Bruxelles. Il ne voit pas
la vraie classe moyenne s'installer dans les logements
développés en mode vertical : le ticket d'entrée en est
trop élevé, réservant ce type de logement à des expats,
et à des Bruxellois de la classe supérieure.
׉	 7cassandra://nGvyEUkjEb996PAVfZnMCGKbtsBYCirj5mzMv7E_nh8u`̵ V7;׉ETOPIC
Paris reprend le chemin des cimes
avec la nouvelle tour Triangle.
Pour Séréna Vanbutsele, diplomée en architecture à l'Université
de Mons, successivement Visiting PHD à l'Université
Catholique de Louvain et à l'École de Design de
l'Université de Harvard, et par ailleurs auteur d'un travail
de recherche sur la densification de Bruxelles-Capitale,
pour que l’augmentation de population soit bénéfique
pour Bruxelles, il est impératif de l’accompagner d’une
réflexion sur la répartition spatiale des nouveaux habitants
et sur la nécessité d’offrir des conditions de vie
durablement attractives. « La croissance démographique
est intimement liée au modèle d’urbanisation et au choix
des formes urbaines », nous a confié la chercheuse depuis
Boston. « À cet égard, les urbanistes ne peuvent
faire l'économie d'une réflexion sur des éléments comme
la place des espaces de nature dans les compositions
et les gestions urbaines. Et les pouvoirs publics doivent
rester très attentifs à toute pression naturellement exercée
par l'attraction parfois fatale du vide. Laquelle peut
notamment attirer rapidement, si l’on n'y prend garde,
des projets inadaptés, contre lesquels il faut pouvoir se
prémunir en adoptant des stratégies adéquates. »
Garder la classe moyenne
Pour Olivier Bastin, l'ex-« Bouwmeester » de Bruxelles-Capitale
aujourd'hui revenu à ses premières amours au sein
du bureau L'Escaut Architectures, le maintien et même
l'attraction de la classe moyenne sur un territoire comme
celui de Bruxelles-Capitale peut se faire à travers une
certaine forme de verticalisation : « Dans le PRD, il y
a eu une volonté politique exprimée pour permettre le
développement de bâtiments plus verticaux en Région
bruxelloise ; volonté appuyée par différentes études qui ont
permis d'identifier les zones où des immeubles verticaux
pourraient trouver leur place. Je pense notamment à des
possibilités intéressantes identifiées du côté de la gare
de l'Ouest, à l'ouest du canal et le long de celui-ci. Le hic,
c'est que ce PRD n'a pas sorti ses effets. ». L'ex-Maître-Architecte
bruxellois identifie un autre écueil sur lequel on
bute souvent lorsqu'on pense « vertical » : c'est le défi de
l'« attache au sol » du bâtiment – attache qu'il faut pouvoir
réussir. « À New-York, c'est un défi que le promoteur de
la tour Bloomberg a parfaitement réussi. À mon sens,
ça l'est malheureusement moins pour la tour Up-Site
pour laquelle le promoteur n'a pas été très préoccupé
par la communication de la tour avec son environnement
immédiat », estime encore Olivier Bastin.
L'option de rénovation des vieilles tours
Pour en revenir aux études évoquées par Olivier Bastin
(études datant de l'époque où il exerçait encore son mandat
de Maître-Architecte), outre la prise en compte de
la topologie et de l'identification des zones où des tours
pourraient être développées sans manger l'ensoleillement
et sans boucher la vue, un autre aspect important doit être
pris en compte : celui de la mobilité. À cet égard, pour
faire en sorte que la qualité de vie reste privilégiée dans
ces zones, il est capital de réserver les développements
de projets verticaux dans des espaces situés à proximité
immédiate de gros nœuds de transports en commun, près
de gares et de lignes de métro convenablement desservis.
La cause des tours est-elle pour autant vouée à ressembler
systématiquement à un long parcours semé d'embûches
à Bruxelles ? Loin s'en faut. Pour Lise Nakhlé, il
est utile et tout à fait possible d'aborder ce sujet de façon
plus positive. En considérant les espaces qui semblent
appropriés pour recevoir de telles tours par exemple. Et
en privilégiant la rénovation du stock existant, qui est
vieillissant. « C'est notamment le cas dans le quartier
Nord. D'ici à 2020, ce sont au moins 200.000 m² qui vont
se libérer et qui vont permettre de donner naissance à
des modernisations intéressantes, sur le modèle de ce
qui a été fait avec la tour Martini (devenue depuis tour
Belfius), dans ce même quartier Nord, ou encore avec la
tour Astro sur le territoire de Saint-Josse-ten-Noode. » ●
La tour UpSite est le dernier exemple
en date de verticalité à Bruxelles.
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
25
© Herzog & De Meuron
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FORMATION
former pour l’emploi
Bruxelles Formation vous invite
aux Startech’s Days 2016 !
Le championnat belge des métiers manuels et
techniques et ses villages métiers
Venez découvrir les Startech’s
Days, les 14 et 15 mars 2016 : le
concours annuel belge qui met
en avant les métiers exercés par
des
candidat(e)s passionné(e)s
et des dizaines d’animations de
découvertes dans les «Villages
métiers».
Depuis 2009, durant 2 jours intensifs,
entreprises, écoles, jeunes travailleurs,
parents et médias viennent apprécier des
savoir-faire techniques et manuels. Cette
année pas moins de 750 jeunes talents
participeront aux Startech’s Days afin
de démontrer leur savoir-faire au moyen
de différents exercices pratiques mais
aussi de prouver qu’ils ont leur place dans
l’équipe
qui
représentera
la Belgique
lors de l’EuroSkills 2016, à Göteborg en
Suède, en décembre prochain.
Dans le cadre du Championnat belge
des métiers organisé par WorldSkills
Belgium, Bruxelles Formation accueille
plusieurs compétitions nationales sur ses
sites de bf.logistique (Chauffeur poids
lourds) et bf.construction (taille de pierre,
carrelage, sani-chauffage, installations
électriques, maçonnerie, charpente, toiture
en pente, toiture métallique, plafonnageplaquisterie,
peinture-décoration).
׉	 7cassandra://peAnQckc4qzX5Lj5ltg35MDAcL8mXX-2Vj-U43UwHng!i`̵ V7;׉EDepuis 2010, un «Village Métiers» est également organisé en parallèle au Championnat des métiers. Il est
possible d’y essayer différentes professions manuelles et techniques au travers de nombreuses animations
et d’y rencontrer des professionnels pour s’informer sur ces métiers, présents en compétition ou non.
Venez soutenir les jeunes candidats, vos futurs collaborateurs !
Et découvrez les villages métiers de la construction et de la logistique. Toutes les informations sur les
Startech’s Days ainsi que l’inscription des groupes, - qui est recommandée -, sont disponibles sur le
site www.worldskillsbelgium.be.
L’accès est gratuit et un accueil des entreprises est prévu pendant les 2 journées du 14 et du 15 mars.
de 9h à 15h
à bf.logistique
Rue du Charroi, 21-23
1190 Bruxelles
Info : +32 (0)2 247 21 96
BRUXELLES
FORMATION
former pour l’emploi
de 9h à 17h
à bf.construction
Chaussée de Vilvoorde, 66
1120 Bruxelles
Info : +32 (0)2 247 04 40
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Réalisé pour Citydev et inauguré début 2014, le parc PME
Newton, à Anderlecht, offre un peu plus de 12.000 m².
URBANISME
Quelle place pour les entreprises en ville ?
Bruxelles est l’une des plus petites capitales d’Europe. D’après l’Observatoire des
Activités Productives, il n’y resterait, d’ici 15 ans, plus de place pour les entreprises. En
cause, l’exiguïté du territoire et les prescriptions urbanistiques, mais surtout le boom
démographique. Y a-t-il encore de la place à Bruxelles pour les entreprises ? C’est la
question que nous avons posée à Benjamin Cadranel et Philippe Antoine, respectivement
Administrateur général et Directeur général Expansion économique de Citydev.
Gaëlle Hoogsteyn
A
vec ses 161 km², Bruxelles est l’une des plus petites
capitales d’Europe. « Par rapport à d’autres
grandes métropoles, comme Paris ou Londres,
il y a une exiguïté du territoire et nous devons composer
avec ce carcan territorial », commence Benjamin Cadranel.
D’après l’Observatoire des Activités Productives,
257 hectares étaient encore disponibles en 2013 à
Bruxelles, dont 116 dans des zones favorisant réellement
l’implantation d’activités productives ou logistiques (les
chiffres seront actualisés en avril). Selon le même organisme,
au rythme d’occupation 1997-2013, il ne faudrait
qu’une quinzaine d’années pour donner un usage à ces
terrains.
À Bruxelles, où l’espace est limité, le défi est double : il
faut à la fois préserver des espaces dédiés aux activités
économiques tout en proposant de nouveaux logements
aux classes moyennes. Comment résoudre le dilemme ?
« En termes d’urbanisme, on ne peut pas toujours faire
ce que l’on veut. Les règles applicables sur le territoire
sont définies par le plan régional d’affectation du sol (le
PRAS). Ce plan détermine notamment sur quelles zones
du territoire on peut, ou non, implanter des entreprises »,
précise Philippe Antoine. Et on constate aujourd’hui que
le logement prime souvent sur l’activité économique.
À cause du boom démographique, d’une part, mais aussi,
d’autre part, parce que 90 % des terrains disponibles
présentent une superficie inférieure à un hectare. Ils sont
plus facilement mobilisables pour un usage résidentiel
que productif. Quelles pistes de solutions pour les entreprises,
alors ?
Vers plus de mixité fonctionnelle
Pour nos deux experts, le terrain se raréfiant, la seule
option est de miser sur une reconquête des terrains existants.
Et cette reconquête ne pourra se faire qu’au prix
28 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
d’une densification urbaine. « Même si a priori le mot peut
faire peur, une bonne densification est positive pour la
ville », assure Benjamin Cadranel. « Voyez à Paris les boulevards
haussmanniens », illustre-t-il. Selon lui, l’activité
en ville est bonne pour la ville. Il ne faut pas la chasser
à l’extérieur mais la réinventer au sein des quartiers.
« Il y a des entreprises dont la ville a besoin pour être
meilleure. » Le projet Tivoli, à proximité de Tour & Taxis,
en est un bon exemple puisqu’à côté de 400 logements
créés, il y a aussi deux crèches, un parc public, un incubateur
de nouvelles start-up de la construction durable et
5.000 m² d’ateliers. « Nous voulons faire de Bruxelles une
ville où les gens travaillent, ont les moyens d’habiter et
ont envie d’habiter », confirme Philippe Antoine.
La mixité fonctionnelle doit rendre cette densification
possible. Il faut rendre possible le fait d’avoir, sur des
mêmes mètres carrés, de l’activité économique et du logement.
« On doit aller vers une mixité fonctionnelle plutôt
que créer des zones-dortoir et des zones d’activités. Car
une ville multifonctionnelle est aussi une ville qui pollue
moins et est moins sujette aux embouteillages », assure
Benjamin Cadranel. Pour que cette mixité fonctionne, il
faut trouver des activités qui s’intégreront bien dans le
tissu urbain et qui lui seront utiles.
Les ZEMU et parcs PME
« Certaines activités (semi-)industrielles ne sont pas
compatibles avec la proximité du logement. On essaye
donc de les concentrer sur des zones qui s’y prêtent. Pour
d’autres activités, il faut reconquérir d’anciens territoires
avec un passé industriel où on va aussi développer des
logements », explique Philippe Antoine. Dans ce cadre,
Bruxelles offre de belles opportunités via les ZEMU (zones
d’entreprises en milieu urbain) et les parcs PME pour
stimuler les entrepreneurs locaux.
׉	 7cassandra://LH1yaWaCrQDH3FDpEyK5qka21uiD2c9I7oPWFPBdaYw-`̵ V7;׉ETOPIC
Les ZEMU ont pour ambition
de réussir cet équilibre
entre activité économique
et habitat. Le projet Gryson,
à Anderlecht, combinera
des ateliers et logements
étudiants juste à côté du
Céria, par exemple. Le projet
City Gates, de son côté,
sera composé de quatre
îlots et on y retrouvera –
en plus des entreprises
– plusieurs centaines de
logements, une école, une
crèche, un hall sportif, une
place publique…
Benjamin Cadranel
Depuis les années 70, le monde du travail a fortement
changé. De l’industrie, on est passé à un secteur de plus
en plus tertiarisé. Les anciens sites industriels deviennent
aujourd’hui des parcs d’affaires avec de nouvelles typologies
de bâtiments. « Dans le cadre de City Gates, un
BAM (Bâtiment à affectation multiple) verra aussi le jour.
Le BAM est un concept venu d’Amsterdam : comme son
nom l’indique, la typologie du bâtiment permet d’y faire
différentes choses. C’est la preuve que, si un bâtiment
a été bien pensé, toutes les fonctions y sont possibles »,
avance Benjamin Cadranel. « Dans le futur, on devra de
plus en plus miser sur la modularité : l’usager devra avoir
une certaine marge de manœuvre dans ce qu’il va faire
du bâtiment qu’il choisit d’occuper. »
Degré de disponibilité des terrains à
Bruxelles*
Disponible
Apparemment
disponible
18 % 23 ha
37 % 47 ha
les terrains sont
commercialisés.
les terrains n’ont
aucun usage apparent
; il s’agit de
friches.
Potentiellement
disponible
40 % 51 ha
les terrains ont un
usage peu intensif
mais peuvent
facilement devenir
disponibles (des
parkings, des aires
de manœuvre, un
stockage à l’air
libre,… p.ex.).
Hypothétiquement
disponible
5 % 6 ha
les terrains sont
utilisés (sans être
bâtis) ; ils ne deviendraient
à nouveau
disponibles
qu’en cas d’importantes
mutations
immobilières.
* Bilan 1997-2013 de l’Observatoire des Activités Productives
Zones tampon,
bureaux vides…
Certains grands parcs industriels
ont été aménagés
depuis près de quarante
ans. L’étalement de leurs
bâtiments pose de plus en
plus question face à la pénurie
de terrains constatée.
Une suppression progressive
des zones de recul et
des zones tampon autour
des bâtiments permettrait
d’étendre notablement
(30 % environ) ces derniers.
Cette mutation urbanistique
pourrait être intéressante pour les entreprises
existantes qui veulent s’étendre. « Mais cela dépend le
plus souvent des prescriptions urbanistiques, auxquelles
on ne peut déroger aussi facilement », précise Philippe
Antoine.
Philippe Antoine
En parallèle avec la diminution de la surface disponible, de
nombreux espaces de bureaux sont actuellement vacants
à Bruxelles. Peut-on trouver là une piste de solution ?
« Oui et non », répond Philippe Antoine. « La difficulté est
que, pour de l’activité productive, la majeure partie des
bâtiments vides n’est pas compatible avec l’activité. Il faut
pouvoir faire entrer des camions de livraison, avoir des
plateformes de chargement, des monte-charge, etc. Et
souvent, il n’y a pas assez de hauteur sous plafond. Dans
le meilleur des cas, les rez-de-chaussée sont exploitables,
mais pas les étages. Il est plus facile de reconvertir des espaces
de bureaux vides en logement. Rien que l’an dernier,
65.000 m² d’anciens bureaux ont été transformés en logements
en Région bruxelloise. »
Chaque mètre carré compte
Les mutations de ces cinquante dernières années ont
bouleversé la place de l’industrie dans nos sociétés et
particulièrement dans les villes. L’industrie lourde, exigeante
en termes d’espace et de charroi, est devenue
inadaptée au développement urbain. Par contre, une industrie
plus légère et tournée vers les besoins urbains
est nécessaire. Les conclusions de l’Observatoire des
Activités Productives indiquent que, malgré une perte des
surfaces destinées à ces affectations, la Région compte
encore plus de 4.730.000 m² de bâtiments pouvant abriter
ces activités. « Dire qu’il n’y a plus de place pour les entreprises
à Bruxelles est un raccourci un peu facile. Mais
il faut rester attentif et utiliser au mieux chaque mètre
carré. Reyers, Delta, Josaphat, la gare de l’Ouest… Dans
chacune des 10 zones prioritaires définies par la Ville, il est
possible d’imaginer et de développer des projets mixtes.
À Bruxelles, le territoire du Canal offre également encore
bien des opportunités pour les acteurs économiques désireux
de s’installer au cœur de la capitale. La solution
ne passe pas uniquement par des plans d’affectation du
sol mais également par une volonté commune de mener
un projet à bien », conclut Philippe Antoine. ●
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
29
R.A.
R.A.
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SELF-EMPLOYED CORNER
TVA en 2016 : quoi de neuf, doc ?
Le Père Noël a apporté aux indépendants et dirigeants de PME son lot de nouveautés
TVA en cette fin d’année 2015…. Parcourons quelques-unes de ces nouvelles
mesures sur base des informations disponibles à ce jour1
.
1. Augmentation du seuil de franchise à
25.000 € pour les petites entreprises
Le seuil de la franchise pour les petites entreprises est
passé de 15.000 à 25.000 € au 1er
janvier 2016. Pour rappel,
avril 2014, de sorte que
ce régime – inscrit à l’article 56 bis du Code TVA – est devenu
un régime d’option depuis le 1er
vous devez explicitement en manifester le choix.
En vertu de ce régime, l’assujetti ne devra porter aucune
TVA sur ses opérations à la sortie. Il ne pourra toutefois déduire
aucune TVA sur ses opérations à l’entrée. Une circulaire
de l’administration du 25 août 2014 explicite les règles
applicables à ce régime particulier.
2. Nouvelles règles en matière d’exigibilité de
la TVA en B2B
Trois ans de complications pour un heureux retour à la case
départ, et même mieux… La facture qui, depuis 2013, ne
pouvait plus constituer une cause d’exigibilité, l’est à nouveau
à dater du 1er
janvier 2016 ! Plus encore, elle devient
véritablement le centre du jeu en matière d’exigibilité. Ainsi,
tout comme avant 2013, l’émission de la facture redevient
une cause d’exigibilité si elle est émise avant la survenance
du fait générateur. Mais en outre, la facture devient aussi
en principe la cause d’exigibilité si elle est émise – dans les
délais légaux – après l’existence du fait générateur.
Une simplification inespérée pour les professionnels du
chiffre et les autres… Tant mieux !
3. L’administrateur personne morale et la TVA
Jusqu’à présent, l’administrateur – personne morale (par
ex. une société de management) – pouvait ne pas soumettre
ses prestations à TVA. Mais cette possibilité sera
prochainement supprimée…
À la suite d’un avis de la Commission européenne, l’administration
l’avait annoncé fin novembre 2014 : l’administrateur
personne morale – contrairement à l’administrateur
personne physique (quid de la légalité d’une telle distinction
TVA uniquement basée sur la qualité du prestataire ?)
– sera considéré comme assujetti à la TVA. À ce titre, il
sera obligatoirement tenu d’y soumettre ses prestations
dès 2016. L’entrée en vigueur de cette nouvelle obligation
a toutefois été reportée au 1er
avril 2016. Une circulaire administrative
est en attente. Des dérogations pourraient y
être prévues. À suivre…
1 Le présent texte a été rédigé en date du 10 janvier 2016
30 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
Le taux réduit pour les travaux immobiliers
aux logements passe de 5 à 10 ans.
La même mesure transitoire s’applique si le preneur des
travaux a conclu un contrat pour ceux-ci. Dans ce cas, le
contrat doit avoir été établi au plus tard au 31 décembre
2015 et avoir date certaine (acte authentique, acte enregistré
ou contrat communiqué à l’administration de la TVA
pour le 31 décembre 2015 au plus tard).
Notons que l’unité TVA pourrait permettre d’éviter les
conséquences négatives que ne manquera pas de causer
cette nouvelle disposition pour les personnes morales
administrées ne bénéficiant pas de droit à déduction. La
circulaire administrative à paraître devrait d’ailleurs faciliter
la mise en place de ce type de structure. Pour rappel,
l’unité TVA consiste à considérer comme un seul assujetti
plusieurs assujettis ayant certains liens précis entre eux.
Cette « unité » permet d’éviter l’application des règles TVA
entre les différents membres la composant. Ainsi, un administrateur
personne morale qui aurait dû appliquer une
4. Durcissement des conditions pour bénéficier
du taux réduit en matière de travaux immobiliers
Le
gouvernement a également décidé d’augmenter au
1er
janvier 2016 de cinq à dix années le critère d’ancienneté
pour l’application du taux réduit de la TVA aux travaux immobiliers
affectés à des logements privés. Cette nouvelle
mesure peut entrainer des complications, notamment :
quid si les travaux débutent en 2015 et se terminent en
2016… ?
Le Ministre des Finances a prévu des mesures transitoires.
Ainsi, les opérations qui sont soumises à un permis d’urbanisme
ou à une déclaration urbanistique préalable, faite au
plus tard au 31 décembre 2015, pourront encore bénéficier
du taux réduit à 6 %, pour autant que les factures concernées
soient émises au plus tard au 31 décembre 2017.
׉	 7cassandra://eNg017z7rbrSxzJsbXeE8JuV_B7XWxvE60uG3pT7jr4`̵ V7;׉EACas vécu
TVA sur ses prestations pourra les réclamer en dehors du
mécanisme de la TVA à la personne qu’il administre, pour
autant que cette dernière soit également membre de l’unité
TVA.
5. Les prestations de chirurgie esthétique
Depuis le 1er
janvier, les prestations de chirurgie esthétique
(de nature purement esthétique ou cosmétique) réalisées
par des médecins ne sont plus exemptées de TVA. Elles y
sont désormais soumises, au taux de 21 %. Tous les autres
actes nécessaires pour la réalisation de ce type de prestations
perdent également le bénéfice de l’exemption (par
exemple l’anesthésie). Selon le gouvernement, la chirurgie
esthétique s’apparente à un produit de luxe.
Cette mesure avait été décidée lors de la confection du budget
en octobre 2014, avec comme date initiale d’entrée en
vigueur le 1er
juillet 2015. Elle a finalement été confirmée
en 2015 dans le cadre du « virage fiscal » avec une entrée
en vigueur au 1er janvier 2016. Selon le gouvernement, elle
devrait rapporter 80 millions. Une exemption de TVA restera
toutefois applicable dans le cas de chirurgie plastique à des
fins thérapeutiques, de reconstruction.
6. Projets futurs
Dans sa note de politique générale du 12 novembre 2015,
le gouvernement annonce notamment son intention d’établir
de nouvelles règles relatives aux associations de frais et
aux unités TVA orientées sur la pratique, ainsi qu’un assouplissement
de la charge de la preuve pour les opérations
intracommunautaires (nous sommes impatients !) et une
volonté d’éliminer les distorsions de concurrence grâce à
une réglementation TVA correcte.
Pour notre part, nous souhaiterions voir également, comme
annoncé, des règles plus simples en matière de déduction
TVA sur les frais liés à l’automobile, les règles actuelles
étant d’une complexité et d’une lourdeur extrêmes, et
même lacunaires.
De même, annoncée mais jamais arrivée, une réforme
profonde des amendes et intérêts de retard, qui atteignent
bien souvent des montants hors de proportion par rapport
aux infractions. À titre personnel, nous regrettons de voir
l’administration appliquer systématiquement les amendes
proportionnelles (correspondant à un pourcentage du montant
de TVA en infraction), sans tenir compte de la possibilité
d’appliquer des amendes forfaitaires (souvent nettement
moins onéreuses), alors qu’elles sont également prévues
par arrêté royal. Dura lex, sed lex, mais tout de même…
Belle année TVA 2016 à tous, et à l’année prochaine… ●
Laurent Tainmont
Avocat spécialisé en droit fiscal du Barreau de Bruxelles
Professeur à l’Ecole Supérieure des Sciences Fiscales et à la Chambre
belge des Comptables de Bruxelles
Tout sur vos conditions générales
BECI est régulièrement interpellée par
des membres souhaitant établir des
conditions générales ou désirant s’assurer
de leur validité.
Disposer de conditions générales, c’est
bien mais ce n’est pas suffisant. Celles-ci
doivent encore être rédigées clairement
et être « entrées dans le champ contractuel
». Mais que cela signifie-t-il ?
Nombre d’entreprises ne communiquent leurs conditions
générales qu’au moment de l’envoi de la première facture.
Ce n’est donc qu’à ce moment que l’acheteur en prend
connaissance. Or, les conditions générales ne seront opposables
que si le cocontractant a pu en prendre connaissance
et les accepter préalablement.
Pour que des conditions générales de vente puissent s’appliquer,
il est important de s’assurer que la partie contractante
a réellement et raisonnablement pu en avoir une connaissance
effective (même si elle ne l’a pas fait) et ce, préalablement
ou au plus tard au moment de la conclusion du
contrat.
Si cela n’a pas été fait mais qu’il peut légitimement être
considéré que les parties sont engagées dans une « relation
commerciale suivie et régulière », les conséquences de ce
manquement pourront être limitées, car le vendeur pourra
affirmer que l’acheteur connaissait ses conditions générales
de vente.
Outre une rédaction claire et des conditions générales entrées
dans le champ contractuel, il faudra aussi veiller à ce
qu’elles soient conformes au regard de la loi, et notamment
au regard des règles impératives et d’ordre public, c’est-àdire
des règles auxquelles il n’est pas permis de déroger.
Ainsi, dans les contrats conclus avec les consommateurs, il
existe un certain nombre de clauses dites abusives. Si l’une
de ces clauses figure dans vos conditions générales, elles
ne pourront avoir aucun effet vis-à-vis du consommateur.
Par ailleurs, même dans les contrats conclus entre professionnels,
le juge pourrait intervenir pour réduire la portée de
certaines clauses, comme la clause pénale (voir numéro du
mois de novembre), s’il la juge abusive.
À retenir :
Les conditions générales ne pourront avoir d’effets, et donc vous protéger
en cas de litige, que si l’autre partie a pu en prendre connaissance
préalablement et effectivement, et les a acceptées. Pour ce faire, veillez à
intégrer vos conditions au dos du bon de commande/offre ou tout autre
document équivalent. Dans ce cas, il faudra attirer l’attention de l’autre
partie quant à l’existence de ces conditions générales en insérant une
« phrase type » avant la signature, disposant que « l’acheteur reconnaît
avoir pris connaissance des conditions générales et les accepte ».
Demandez votre check-list pour vous aider dans la rédaction de vos conditions
générales !
Laila Nejar, conseiller juridique BECI
lne@beci.be ; 02 563 68 58
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Quand l’autisme devient un atout
Les testeurs de Passwerk mettent à profit leur trouble du spectre de l’autisme
(TSA) pour travailler deux fois plus vite et avec deux fois plus de précision que leurs
collègues « ordinaires ». Les entreprises qui souhaitent faire appel à ce genre
de profils doivent toutefois préparer leur accueil soigneusement. Témoignages.
Peter Van Dyck
C'
est au Danois Thorkill Sonne que l’on doit l’idée
d’employer dans des fonctions informatiques des
personnes atteintes d’un trouble du spectre de
l’autisme (TSA). Grâce à son fils atteint du syndrome d’Asperger,
Sonne a découvert que de nombreuses personnes
présentant un TSA se distinguent par une mémoire prodigieuse,
des capacités analytiques hors du commun et
une prédisposition à la réflexion détaillée. Sonne a donc
pensé dès 2004 à impliquer des TSA dans les tests de logiciels.
C’est exactement ce que fait l’entreprise Passwerk
en Belgique depuis 2008. De plus en plus de départements
informatiques font appel aux testeurs de Passwerk (une
cinquantaine actuellement) pour la vérification fonctionnelle
de logiciels et d’autres missions de contrôle qualité
qui exigent une grande méticulosité.
Les Mutualités Chrétiennes (MC) figuraient parmi les early
adopters. Elles savent mieux que quiconque qu’avant de
faire appel à des TSA, il y faut discuter très sérieusement
avec Passwerk pour déterminer les profils requis. Dans
le cas des MC, il fallait quelqu’un pour renforcer les trois
collaborateurs de l’équipe de test ; quelqu’un qui soit capable,
entre autres, d’effectuer des tests de régression et
de les corriger. Auprès de l’Office National des Pensions
(ONP), il s’agissait de faire appel à des TSA pour des tests
détaillés automatisés servant à faciliter les paiements
mensuels des pensions.
Du travail répétitif
« En raison de l’évolution continue de la législation, les
applications que nous avons développées et les données
qu’elles gèrent sont devenues très complexes », explique
Luc Vander Donckt, directeur informatique de l’ONP. « Pour
nos vérificateurs, maintenir chaque jour une concentration
suffisante relève du défi. Là où d’autres décrochent, les
collaborateurs Passwerk continuent, grâce à leur faculté
de concentration et leur endurance. »
32 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
Les TSA de Passwerk
testent chez Belfius des applications
mobiles destinées
aux technologies internet/
mobile/self banking. « Le
fonctionnement de telles
applications doit approcher
la perfection », déclare Gert
Vanhaecht, responsable
informatique chez Belfius.
« La tâche est aussi très
répétitive : les applications
mobiles doivent être testées
sur une vaste gamme d’appareils.
»
Luc Vander Donckt
(Office National des Pensions)
Un environnement calme
Passwerk dispose de coaches (psychologues ou orthopédagogues)
qui examinent avec le client les aspects dont il
faut tenir compte en matière d’environnement de travail, de
contacts avec les TSA et de nature des tâches. Conseiller
stratégique de la direction au sein des MC, Alain Conrath
qualifie l’approche de Passwerk de particulièrement innovante.
« L’arrivée du collaborateur envoyé par Passwerk
fait l’objet d’une préparation approfondie avec le coach.
C’est indispensable, si l’on veut offrir à ce collaborateur
un environnement de travail stable et adapté. »
Le coach vient au préalable découvrir le lieu de travail.
Si certains éléments peuvent être perturbants, il faudra
apporter quelques modifications. Chez Belfius, les TSA
travaillent à un étage où règne le calme. Les MC ont, pour
leur part, prévu un lieu de travail sans téléphone. « Nous
avons cherché un endroit tranquille, à proximité du collègue
direct désigné comme personne de contact », explique Alain
Conrath. « Lors de déménagements ultérieurs, nous avons
demandé au TSA quels aménagements contribueraient
R.A.
׉	 7cassandra://X7YpBz5hZUmV79cyKYxrCIbzkXVaiyDcmIwkwr4rCTE`̵ V7;׉E
ENTREPRENDRE
à son confort. Il dispose à
présent d’un téléphone sur
son bureau et est heureux
d’avoir sa place parmi les
collègues. De ce fait, il est
aussi bien informé que les
autres et peut échanger
des idées de manière très
directe. »
Les collègues ne savent pas toujours comment rompre
la glace. Mais passé le cap de la timidité, les contacts se
passent bien. C’est du moins l’expérience de Luc Vander
Donckt. « Le fait de rendre visible le travail des TSA à l’ensemble
de l’équipe, notamment lors des team meetings, a
permis de susciter l’appréciation et l’intégration. »
L’ONP fonctionne depuis peu
avec des équipes de développement
plus petites et
autogérées, installées dans
des bureaux paysagers. « Les interactions au sein de telles
équipes engendrent pas mal de communication orale et de
bruit de fond, qui peuvent se révéler dérangeants », reconnaît
Luc Vander Donckt. « Nous avons résolu ce problème
pour un des collaborateurs Passwerk en lui donnant la
place la plus tranquille. Pour un autre, nous avons étudié la
possibilité de se retirer dans un environnement plus calme
lorsque l’activité ambiante lui devenait insupportable. Tout
cela s’est révélé très positif. »
Gert Vanhaecht (Belfius)
Un TSA a besoin de structures. Il vaut donc mieux le prévenir
bien à temps des changements qui se préparent. « Lors
de l’arrivée des collaborateurs Passwerk, nous étions en
pleine réorganisation des équipes de développement, en
plus d’un déménagement interne », explique M. Vander
Donckt. « Nous discutons de chaque changement avec
les coaches et le TSA, pour que tout puisse se dérouler
de manière bien encadrée. »
« Les coaches nous rendent visite tous les 15 jours, mais
ils sont aussi joignables en d’autres moments », dit Gert
Vanhaecht, de Belfius. « On peut discuter de tout, dans
les deux sens. » Comme le précise Alain Conrath, le collaborateur
Passwerk dispose par ailleurs d’une personne
de confiance chez le client. « Il est essentiel qu’il sache
qu’il peut soumettre ses questions et ses problèmes à
quelqu’un », ajoute Luc Vander Donckt.
Des collègues appréciés
La personne de confiance reçoit une brève formation quant
au comportement vis-à-vis des TSA. En outre, Passwerk
organise pour les autres collègues des sessions d’information
sur l’autisme. « Cela a permis de démystifier ce
trouble chez de nombreux collègues », admet Alain Conrath.
« Nous avons bénéficié de précieux conseils. Nous avons
notamment appris que les phrases à contenu implicite
sont difficiles à comprendre pour les TSA. Et puis, ces
personnes préfèrent manger seules à midi et ont besoin
d’un horaire strict. »
« Nous avons aussi mieux compris leur façon de réfléchir
et de percevoir le monde », abonde Gert Vanhaecht, de
Belfius. « Nous avons appris qu’ils interprètent les paroles
de façon très littérale. Je me souviens de collègues qui,
un soir, ont demandé à un TSA s’il venait prendre un verre
avec eux. Réponse : ‘Non, je n’ai pas soif.’ »
Attention : les TSA sont très directs et francs. Gert Vanhaecht
: « Certains développeurs ont dû s’y faire. En même
temps, les TSA suscitent l’admiration et sont appréciés.
Ils étaient chez nous depuis deux semaines à peine et
déjà, les chefs de projet se chamaillaient pour faire appel
à eux. Cela s’explique par la qualité du travail des TSA. Ils
détectent des bugs que personne d’autre ne voit. »
M. Vanhaecht a constaté que l’attitude des TSA pouvait
évoluer avec le temps. « Nous avons eu ici un collaborateur
Passwerk qui, après quelques mois, a souhaité faire partie
de l’équipe de développement. Cela révélait combien il se
sentait bien chez nous. Je remarque aussi que les TSA ne
doivent pas recevoir continuellement de nouvelles missions
de vérification : ils les élaborent à présent eux-mêmes, au
départ des analyses. »
Alain Conrath a été le témoin d’une véritable métamorphose
du collaborateur Passwerk au sein de l’équipe de test
des MC. « Désormais, il déjeune avec les autres membres
de l’équipe. Nous avons le sentiment qu’il est parvenu à
s’épanouir totalement au sein du groupe. Plus personne
ne remarque de différence. »
Des propositions surprenantes
Dès lors qu’ils se sentent en
confiance, les TSA ont également
besoin de contacts
sociaux. Luc Vander Donckt :
« Si, au cours d’un lunch,
vous abordez un sujet qui les
passionne, ils peuvent être
intarissables. Sur d’autres
thèmes, ils se sentent parfois
très mal à l’aise. On
les rassure en leur disant
qu’ils ne sont pas tenus de
prendre part à toutes les discussions.
»
Alain Conrath
(Mutualités Chrétiennes)
Tous les clients s’accordent à reconnaître leurs atouts :
une capacité d’analyse et une logique imparables, des
collaborateurs deux fois plus rapides et plus précis que
les « autres » dans la vérification de logiciels... « Ils nous
surprennent régulièrement avec des propositions intelligentes
et étonnantes », affirme Luc Vander Donckt. « Voilà
qui explique sans doute pourquoi un de nos collaborateurs
Passwerk est aussi un champion d’échecs. » ●
Cellule diversité BECI :
Bouchra El Mkhoust – bem@beci.be – 02/643.78.20
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
33
R.A.
R.A.
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handicapées
Trouver un emploi quand on est en situation de handicap n’est pas toujours facile.
Le 24 mars, partout en Belgique, des entreprises ouvriront leurs portes à des
stagiaires handicapés dans le cadre du Duoday. Et si vous aussi vous participiez ?
Gaëlle Hoogsteyn
L
ancé pour la première fois en 2010 en Flandre,
Duoday a un objectif simple : créer un lien entre les
employeurs, les personnes handicapées et les prestataires
de services. Le temps d’une journée ou plus, une entreprise
ouvre ses portes à une personne handicapée. Durant le
stage, un duo se crée entre le handicapé et un travailleur
volontaire.
Organisé conjointement par les agences Phare (Bruxelles
FR), AWIPH (Wallonie), GTB/VDAB (Flandre et Bruxelles
FL) et WSR (Communauté germanophone), le Duoday a fait
bien du chemin depuis sa création. Six ans après la première
édition, il est aujourd’hui organisé au niveau national.
L’an dernier, plus de 500 entreprises ont pris part au Duoday
et accueilli 650 stagiaires. « Nous nous réjouissons que
tant d’entreprises soient convaincues du bien-fondé de la
formule Duoday. Nous participerons donc très activement
à cette opération en 2016 », commente Marie-Laure Jonet,
fondatrice de l’ASBL DiversiCom, partenaire du Duoday.
Une action win-win
« Même si le stage ne dure que d’un à vingt jours, pour les
stagiaires, c’est déjà beaucoup ! », assure Marie-Laure Jonet.
« Grâce au Duoday, ils découvrent un environnement
de travail qui les intéresse et les exigences propres à une
fonction. C’est aussi une occasion unique de convaincre les
employeurs de leurs compétences », ajoute-t-elle. Suite à
ce stage, il n’est pas rare que les stagiaires décrochent un
emploi ou entament une formation professionnelle.
Par ailleurs, pour les entreprises, le Duoday permet d’initier
une personne en recherche d’emploi aux réalités d’un
métier, par une observation ou une participation active aux
tâches régulières. C’est aussi l’occasion de (re)découvrir
que le handicap n’exclut pas la compétence et la motivation,
d’avoir une meilleure idée des capacités des personnes
en situation de handicap, de découvrir les organismes de
34 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
soutien et les mesures dont elles pourraient bénéficier
pour assumer cette part de leur responsabilité sociétale.
Des initiatives comme le Duoday, notre société en a besoin.
Comme le montrent les taux d’emploi, les personnes handicapées
ne bénéficient pas encore d’une réelle « égalité des
chances » au niveau professionnel. En Belgique, à peine
35 % des personnes handicapées travaillent contre 70%
pour le reste de la population. Pourtant, la situation pourrait
être bien meilleure : ainsi, dans certains pays scandinaves,
le taux d’emploi de ces personnes dépasse les 70 %.
En pratique
Vous souhaitez participer à ce beau projet ? Inscrivez-vous
avant le 20 février sur le site www.duoday.be et lancez un
appel en interne. Vous pouvez évidemment créer plusieurs
duos au sein de votre entreprise. Les agences organisatrices
vous proposeront ensuite des candidats répondant
à vos attentes. Convention de stage, frais de déplacement,
assurances… tous ces aspects seront pris en charge pour
vous. Toute l’équipe du Duoday vous invite dès à présent à
bloquer la date du 24 mars dans votre calendrier.
Info : wwww.duoday.be ●
Comment DiversiCom peut-il vous
aider ?
Partenaire du Duoday, DiversiCom propose aux entreprises
un accompagnement sur mesure, depuis la recherche
du stagiaire jusqu’à la préparation des collaborateurs
en passant par le support administratif. Une liste de
candidats stagiaires est disponible sur demande.
Contacts : Marie-Laure Jonet (ml.jonet@diversicom.be) -
Eléonore Snoy (e.snoy@diversicom.be).
׉	 7cassandra://XosC0qYYIkJkoSGbdsgs4ufWXSBV_3WfztidmQe859ga`̵ V7;׉EENTREPRENDRE
STARTER
Creobis :
conférences et formations sur mesure
Creobis organise des conférences sur l’actualité juridique, financière, économique
et technologique, ainsi que des conférences et formations intra-entreprises sur
mesure. Créée en juillet dernier par Virginie Deprèay, elle est active en Belgique
ainsi qu’au Luxembourg.
Guy Van den Noortgate
D
ans un monde qui fait de plus en plus la part belle au
virtuel, les gens éprouvent parallèlement un besoin
grandissant de réel. Plus précisément de contacts
et de rencontres avec d’autres personnes « en chair et en
os », sans le filtre de l’écran. C’est dans ce contexte que Virginie
Deprèay, après avoir participé au Start’Hub Challenge,
a décidé de lancer son entreprise qu’elle a baptisée Creobis,
pour Creo Business Information & Seminars. Forte d’une
expérience accumulée dans le secteur de l’organisation de
conférences et formations, elle a ainsi décidé de se lancer
dans le grand bain et de proposer, tant en Belgique qu’au
Luxembourg, des événements sur mesure dont l’ambition
est de répondre pratiquement aux questions que se posent
les participants.
Son offre comprend trois volets : « Il y a d’abord les conférences
liées à l’actualité avec des thématiques concernant
des aspects juridiques, financiers, économiques ou technologiques
», explique-t-elle. « Un panel de 8 à 10 intervenants,
spécialistes dans la matière, est réuni pour une demi-journée.
Les participants peuvent alors les rencontrer et échanger des
informations. Ensuite, je propose des formations intra-entreprises.
Il s’agit ici de répondre à une demande spécifique
d’une entreprise, en général sur une thématique précise.
Dernièrement, j’ai ainsi organisé une formation sur le blanchiment
d’argent. Enfin, je peux mettre sur pied pour une
entreprise une conférence sur mesure. Cette dernière peut
être destinée à ses clients mais également être réalisée dans
un but marketing, afin d’accroître sa notoriété, par exemple. »
Les conférences et formations que propose Creobis se déroulent
en général à Bruxelles ou à Luxembourg – deux villes
où le public potentiel est le plus important. Mais Virginie
Deprèay n’hésite pas à rayonner dans toute la Belgique.
Elle organisera ainsi prochainement une conférence sur
la sécurité au travail à Charleroi, tandis que la protection
des données et de la vie privée sera abordée à Bruxelles le
18 février. De plus amples informations sont disponibles sur
le site web de Creobis qui, outre la présentation des activités
de l’entreprise, propose également des articles rédigés par
des spécialistes sur des sujets divers, fiscaux, juridiques,
économiques, etc.
Creobis est accréditée par l’Autorité des services et marchés
financiers, la FSMA, en tant qu’organisateur de formations
dans le cadre du recyclage régulier en matière
d'assurance ainsi que de services bancaires et de services
Virginie Deprèay
d'investissement. Virginie Deprèay partage les bureaux de
la société Atolo, spécialisée en traduction et communication
stratégique : « C’est un partage d’expériences enrichissant. Ils
réfléchissent en termes de communication sur la meilleure
manière de délivrer du concret et du pratique, tant dans les
conférences que dans les formations. Car l’important aujourd’hui
c’est de fournir au client le ‘need to know’ plutôt
que le ‘nice to know’. »
Dans un marché concurrentiel, Virginie Deprèay apporte,
outre son expertise, une approche basée sur la qualité et
sur le « sur mesure ». Avec ses conférences et formations
qui entendent se focaliser le plus précisément sur les enjeux
vitaux des entreprises, elle ne peut qu’interpeller ces
dernières, bien conscientes de la nécessité de s’adapter à
un environnement en perpétuelle évolution. Si elle évolue
toujours dans un schéma « classique » pour ses événements,
Virginie Deprèay est également très attentive aux nouvelles
technologies de communication, tout en ayant bien conscience
que rien ne remplacera jamais le contact humain. ●
www.creobis.eu
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de
Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax
shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
35
R.A.
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Faut-il encore de l’argent ?
Vous lirez dans la presse d’innombrables récits d’entrepreneurs notoires qui réinvestissent
leurs liquidités dans l’économie belge. Ceci devrait conduire logiquement
à une augmentation des prix de transaction et du nombre des reprises réalisées.
Mais qu’en est-il, concrètement ?
La situation des reprises
Une part non négligeable de la demande de dossiers de
reprise intéressants provient des serial entrepreneurs,
c’est-à-dire de gens qui ont déjà un parcours d’entrepreneur
et qui veulent mettre leur expérience, leur réseau
et leurs moyens au service de nouveaux projets d’investissement.
La concrétisation récente de plusieurs transactions
de vente majeures qui ont fait les grands titres
de la presse ne fait que stimuler la demande de dossiers
de reprise de PME.
L’accroissement des liquidités sur le marché se renforce
encore par les taux d’intérêt actuellement très
bas ainsi que par l’apparition de nouveaux instruments
de financement alternatifs (notamment le financement
mezzanine ou l’Owner Buy Out).
Quel est l’impact de l’accroissement considérable
des liquidités sur le marché ?
Le phénomène ne passe pas inaperçu. Les actionnaires
réévaluent l’avenir de l’actionnariat et ceux qui sont
un peu durs d’oreille sont régulièrement inquiétés par
l’introduction éventuelle d’une taxe sur la plus-value.
Quand bien même la presse s’exprime de façon parfois
subjective, il va de soi que, tôt ou tard, les entrepreneurs
y seront confrontés.
Il est évident que tout cela incite à une bonne préparation.
De plus en plus d’entreprises demandent une
analyse de leur « vendabilité » pour éviter d’éventuels
écueils lors d’une transaction.
Ce contexte a pour effet d’affûter à son tour le regard
critique des candidats repreneurs. En dépit de la forte
demande d’opportunités de reprise intéressantes, les
cibles éventuelles sont soumises à un examen nettement
plus critique qu’il y a une dizaine d’années environ.
Ce qui passait jadis pour un petit problème lors d’une
transaction fait aujourd’hui figure d’obstacle majeur,
susceptible de bloquer l’opération. Pour l’actionnaire, il
est dès lors d’autant plus important d’être pleinement
conscient des facteurs de succès critiques d’une transaction
de reprise, et de prévoir, le cas échéant, de les
préparer de manière appropriée.
Des opportunités uniques de se lancer dans
la reprise d’une PME !
L’extrême liquidité du marché a par ailleurs pour conséquence
d’offrir une dynamique exceptionnellement
favorable à une reprise d’entreprise familiale. Nous
évoluons actuellement dans un climat financier sans
précédent, très porteur pour l’obtention de financements,
à condition bien entendu que les financiers/banquiers
soient convaincus du projet. Il est donc essentiel
d’opter pour une bonne approche dans la façon de leur
présenter votre projet.
L’impact sur les prix de reprise ?
Tout cela a un impact positif sur les prix que l’on paie aujourd’hui.
Les multiples ont crû de manière significative
ces dernières années. Des multiples de cinq à sept fois
l’Ebitda pour une PME n’ont plus rien d’une exception
actuellement. Mais comme nous l’avons dit plus haut,
il faut que tous les paramètres soient au rendez-vous :
positionnement sur le marché et valeur ajoutée des divers
produits et services, potentiel de croissance, une
structure du groupe transparente, une organisation rigoureuse
du personnel etc.
Ainsi donc, si vous vous demandez si le moment est
bien choisi pour une fusion/acquisition, la réponse est
simple : it does not get any better than that! ●
Jan Goemaere
Deloitte Fiduciaire M&A &
Finance
Mobile : + 32 497 51 55 08
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Guy Van De Velde
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36 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
R.A.
R.A.
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Majorations de cotisations ONSS :
les leçons de l’arrêt Rigobert
À l’heure où des pouvoirs publics entendent stimuler des investissements générateurs
d’emploi, l’ONSS continue à jouer sa partition : faire rentrer les cotisations
dans les caisses. C’est son rôle. Encore faut-il le faire dans les règles. D’après
l’exemple qui nous est rapporté, ce n’est pas le cas. Récemment, le pourvoi en cassation
de l’ONSS en cette affaire a été rejeté. Bref examen.
Vincent Delannoy
D
ans l’affaire qui oppose la SA Rigobert et l’ONSS,
la Cour du travail de Bruxelles a rendu un arrêt
en date du 17 juillet 2014, en appel d’un premier
jugement. Pour s’en limiter aux enjeux principaux, le différend
porte sur des exonérations de majorations et intérêts
à la suite de retards de paiement.
De quoi s’agit-il ? La SA Rigobert exerce une activité de
menuiserie à Bruxelles. À partir de l’année 2007, elle a
dû effectuer un investissement immobilier de l’ordre de
4 millions pour s’installer dans un nouvel environnement,
à la suite de plaintes de voisinage de son ancien siège
d’exploitation. Confrontée à cette situation, l’entreprise a
connu des difficultés pour payer en temps utile toutes ses
cotisations de sécurité sociale.
En juin 2011, la SA contracte un emprunt et règle ses arriérés
de cotisations, tant en principal qu’en majorations
et intérêts. Le 24 juin, elle demande à l’Office national de
sécurité sociale l’exonération complète des majorations
et intérêts. Cette demande est basée sur le fait qu’elle est
titulaire de créances à l’égard de différents services publics,
notamment l’administration de la TVA et envers la
Région bruxelloise pour des subsides d’investissements
(possibilité d’exonération prévue par l’article 55 § 3 de
l’arrêté royal du 28 novembre 1969 concernant la sécurité
sociale des travailleurs).
La décision de l’ONSS concernant la demande d’exonération
n’a été prise qu’en date du 26 septembre 2011, l’Office
ayant sollicité en septembre un document à faire signer
par la Région bruxelloise, reprenant les subsides auxquels
l’entreprise Rigobert avait droit. En conséquence,
dans sa décision du 26 septembre, l’Office estime qu’il
ne pouvait pas tenir compte de la créance à l’égard de la
Région bruxelloise, étant donné qu’il n’avait reçu l’attestation
qu’en date du 13 septembre 2011.
Sur ce point, la Cour du travail donne tort à l’ONSS, la
preuve de l’existence d’une créance certaine et exigible
ne devant pas faire l’objet de la production d’un document
déterminé, établi ou prescrit par l’ONSS. « Il suffit que la
partie, qui demande l’exonération, joigne à sa demande
des documents justificatifs d’une créance certaine et exigible.
» Il s’ensuit que « l’Office national de sécurité sociale
aurait donc dû examiner la demande à la date à laquelle
elle avait été introduite. Surabondamment l’Office
national de sécurité sociale, s’il estimait que la demande
ne pouvait être accueillie que moyennant la production
de certains documents complémentaires, a commis en
l’espèce une faute en tardant à réclamer ces documents
complémentaires. »
Des pratiques interpellantes
De manière plus générale, l’examen de l’affaire Rigobert/
ONSS met en évidence certaines pratiques interpellantes.
Il est ainsi établi que l’ONSS a lancé une citation concernant
le paiement d’une somme qui avait été en fait soldée,
l’avocat de la société Rigobert devant constater qu’« il est
étonnant de voir un organisme tel l’ONSS ne pas être capable
de tenir ses comptes à jour ». Ainsi, il ressort que le
service de perception ordinaire n'a ici pas été informé de
la situation par le service qui gère les retenues. Dans ses
relevés, nous pouvons aussi constater que l’ONSS présente
des tableaux dont certains pourcentages et chiffres
ont été tippexés et modifiés manuellement. Une autre
ineptie de taille : l'ONSS a mis 563 jours pour enregistrer
un paiement. Plus étonnant encore : il traite son propre
retard d'imputation comme un retard de paiement !
Enfin, le dernier chapitre de cette affaire s’est soldé récemment.
L’ONSS, mécontent de l’arrêt de la Cour du travail,
s’était pourvu en cassation. Mal lui en prit. Ce pourvoi
a été rejeté et l’ONSS a été condamné à régler les frais de
procédure. ●
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
37
׉	 7cassandra://bqkmezpdci1EbI2Ti4QxAxNQks7wMIYGC2-8imJ5H5Y*`̵ V7;	V7;#בCט   u׉׉	 7cassandra://p3eNjIN5iqWAwxyysJ0KcMiKjNPnDcmKOLyBJJgvbQk *z` ׉	 7cassandra://ajXhe0SdALAP9SnkMZ6NQEe0JzycT_-wMVN2w-rJPQki<`S׉	 7cassandra://p1ENQ5h9NpomzaLBSdf7OxRPS6gviy3Mkh6DuR2Ki-8`̵ ׉	 7cassandra://sV7GSx-OpmAS-Y0drLrhMSuQSPRLSWw5cgCiF1dNQ1w͠P͠V7;ט  u׉׉	 7cassandra://mB5_i58qu2ZN2IvS8wfj97COL2AFV-DCQx2GcGgoY_Q `׉	 7cassandra://q03XSEExXgB35o7FJ8-Ia2fC18tRF-OYFL_AKiliaj0gt`S׉	 7cassandra://gwxEKJI1dtk_jaS_j8yHIeF0IWiVSrFY1mmGt1kBB34#k`̵ ׉	 7cassandra://N_4L2Ebx9KgmTyl2x9lZBMKYgPsDCGThr5O42tbeVQY LͲ͠V7;נV7; <.9ׁHhttp://www.eeaward.beׁׁЈ׉EvENTREPRENDRE
TRANSITION
Le rapport de durabilité : pourquoi faire ?
Le reporting des données non financières prend de l’importance : il contribue
à crédibiliser les entreprises, mais les aide aussi à définir leurs stratégies et à
prévenir les risques. Comme chaque année, les meilleurs rapports de durabilité
ont été récompensés par les Awards for Best Belgian Sustainability Reports.
Laura Rebreanu, BECI
L
e jury des Best Belgian Sustainability Reports a
évalué cette année 58 rapports – le chiffre a quasiment
triplé depuis 2008, année de leur création
à l’initiative de l’Institut des Réviseurs d’Entreprises, ce
qui prouve l’intérêt croissant des entreprises et des organisations
pour le reporting des données non financières.
La tendance n’est pas seulement belge, mais internationale
: presque toutes les entreprises (95 %) du Global 250
publient des rapports de durabilité. Ceux-ci constituent un
facteur de différenciation dans un paysage économique
ultra compétitif, mais ils permettent aussi d’accroître
la confiance du public et des investisseurs, et d’améliorer
l’image des entreprises. Selon une enquête de 2013,
50 % des organisations ayant publié un rapport de durabilité
estiment que celui-ci a eu un impact positif sur
leur image. Dans une autre étude, datée de 2012, 88 %
des répondants estimaient que la rédaction du rapport
les avait aidés à rendre le processus décisionnel plus
efficace, en leur donnant une connaissance approfondie
des opérations et de leurs impacts réels. Le reporting
les aura également aidé à mieux prévoir et prévenir les
risques, et à mieux gérer d’éventuels accidents.
Au-delà de ces bénéfices, une raison bien plus simple
(et contraignante !) se profile pour les entreprises : une
directive européenne de 2014 prévoit que les entreprises
cotées, les banques et les compagnies d’assurance de
plus de 500 salariés devront publier des informations
relatives à l’impact environnemental et social, au respect
des droits de l’homme et à la lutte contre la corruption,
ainsi que sur leur politique de diversité dans les organes
de gouvernance. Cette directive doit être transposée par
les États membres au plus tard le 6 décembre 2016,
pour une application aux exercices ouverts à compter du
1er
janvier 2017. Pour la Commission européenne, la transparence
en la matière constitue un outil d’amélioration
économique.
Des lauréats précurseurs
Cette année, les critères d’évaluation des Awards ont
été entièrement basés sur le standard les plus récents
établis par la Global Reporting Initiative (GRI) – une organisation
internationale dont la mission est précisément
de développer des lignes directrices reconnues pour le
rapport des performances en matière de développement
durable. En 2015, près de 7.500 organisations ont utilisé
ces directives pour réaliser leurs rapports de durabilité.
38 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
Les lauréats 2015.
Rédiger un tel rapport est loin d’être simple. Le standard
GRI est particulièrement exigeant ; il nécessite une
excellente maîtrise et un bon suivi des processus et de
leurs impacts, qu’ils soient économiques, environnementaux
ou sociaux. Mais c’est justement cette exigence qui
fait toute sa valeur : l’accent mis sur les performances
globales aide les entreprises à correctement prévoir et
gérer leurs impacts, améliorer leur efficacité opérationnelle,
la gestion des ressources (naturelles, humaines et
financières), et optimiser leurs relations avec toutes leurs
parties prenantes (investisseurs, clients, fournisseurs,
employés, etc.).
Au palmarès 2015 des Awards belges figurent Solvay (dans
la catégorie des grandes organisations), Cap Conseil (catégorie
PME), ProNatura (catégorie ONG), Fevia et l’Institut
Fédéral pour le Développement Durable (ex-aequo dans
la catégorie des autres organisations). Parmi les autres
nominés, on relève encore les noms de Spadel, Harzé
J.-Van Est et JSR Micro.
Les 58 entreprises, petites ou grandes, ayant soumis un
rapport cette année – et toutes celles qui les ont précédées
– sont des précurseurs. Elles ont une longueur d’avance
sur la législation et ont su se démarquer de la concurrence.
De ce point de vue, elles sont toutes gagnantes ! ●
Info :
Laura Rebreanu, responsable environnement et énergie
BECI, lr@beci.be - 02 643 78 26
© David Plas
׉	 7cassandra://p1ENQ5h9NpomzaLBSdf7OxRPS6gviy3Mkh6DuR2Ki-8`̵ V7;׉EPrix belge de l’Energie
et de l’Environnement
Le premier Prix qui vise à récompenser l’ensemble
2016
des acteurs engagés et innovants dans le domaine
de l’énergie et de l’environnement
Vous êtes
un citoyen
à titre privé ou dans le
cadre de vos activités
professionnelles
une entreprise
industrielle, de services,
de construction, de commerce,
de transport...
une institution
ou une association
école, université, hôpital,
maison de jeunes,
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une ville ou
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Participez gratuitement
au Prix pour faire valoir votre savoir-faire, vos
réalisations, vos efforts et vos contributions
à la société de demain !
Des entreprises et institutions leaders dans
les domaines de l’environnement et de
l’énergie remettront 8 Prix dans le cadre
d’un prestigieux événement médiatique le
2 juin 2016.
Envoyez vos dossiers pour le 24 mars 2016
Information et inscription :
www.eeaward.be
Référence Média
MAGAZINE
׉	 7cassandra://gwxEKJI1dtk_jaS_j8yHIeF0IWiVSrFY1mmGt1kBB34#k`̵ V7;V7;#בCט   u׉׉	 7cassandra://tza6E1n1Oi9ISAUkGLldecJ67p-g20-CPCJt746whXA ^`׉	 7cassandra://dewJB2XnHOda2PsLcRardbMkzPxbrpihCgaFnKY_xGMe`S׉	 7cassandra://5dHWFvCvEAPnAoPkkU6zFvuQbKIHbXLHrua-oSa2pOI`̵ ׉	 7cassandra://zVNFJFAe_ef1y0_tTKVGh_Z7OT2RqkSHE2ZtrXqKTm4Q̔͠V7;ט  u׉׉	 7cassandra://731fZjQOwnhaf6voBgFq2UrC0MKORjSHI9CcPp5w2Zo A` ׉	 7cassandra://EuCYKDUvBmIzIL19mM8AK5QPOULZ__w0mAzIVJGLZ9wf`S׉	 7cassandra://1tqvgvOQ41aibPX8JuEVN-NNf3RI89ElPFoCe17dRYQ`̵ ׉	 7cassandra://GMBoQ7_N33DvV5I0zVeV1zOa2zHzNzu0ifRdfxsUg-g͔h͠V7;נV7;! 9ׁH "http://www.brusselswastenetwork.euׁׁЈנV7;  nN9ׁHmailto:lv@beci.beׁׁЈנV7; rIu9ׁH "mailto:verhamme@catena-consult.comׁׁЈנV7; =9ׁHhttp://ir.caׁׁЈ׉EHEt si on testait la voie d’eau ?
Le canal est sous-utilisé. Nos voisins nous montrent la voie à suivre. Des idées qui
pourraient inspirer les Bruxellois.
Jean Blavier
C
ombien de fois n’entend-on pas dire : « Dommage
que Bruxelles n’ait pas de fleuve... » Il faut se faire
une raison, ce sera difficilement corrigible. Ce qui ne veut
pas dire que Bruxelles n’a pas de voie d’eau. Il n’est pas
question ici de la Senne, absente du paysage mais très
présente dans l’inconscient collectif bruxellois. Ce dont il
s’agit ici, c’est du canal, imaginé par Charles-Quint, creusé
un siècle plus tard, tant décrié par Jacques Brel1
mais
revenant aujourd’hui à l’avant-plan grâce au « Plan canal »
du gouvernement de Bruxelles-Capitale, véritable fracture
entre l’est et l’ouest de la ville mais aussi outil économique
de premier plan plus que probablement sous-utilisé.
Sous-utilisé ? C’était le thème de la journée d’étude organisée
par le Port de Bruxelles2
.
D'Utrecht à Lille
Chacun peut s’inspirer des modèles auxquels ont recouru
nos voisins. Bien que ce ne soit pas Amsterdam, les canaux
ne manquent pas à Utrecht. Des canaux dont les berges
comptent souvent deux étages, l’un au niveau de l’eau,
l’autre au niveau du plancher des vaches. D’où vient cette
extravagance ? Tout simplement du fait que ces ouvertures
au niveau de l’eau tenaient lieu d’entrée de service pour
les immeubles installés le long des canaux. Une fonction
que les autorités de la Ville d’Utrecht remettent au goût du
jour. Un « Ecoboot » circule le long des berges et y collecte
les déchets. Des déchets que les éboueurs y déversent,
comme ils le font chez nous dans les bennes de camion. Cet
« Ecoboot » qui, soit dit en passant, comprime les déchets
au fur et à mesure de leur collecte, offre trois avantages :
moins bruyant, moins polluant, il permet d’économiser les
tonnes de CO2
que les camions n’émettent pas et réduit
d’autant les encombrements urbains. Lors du débat qui a
suivi l’exposé du capitaine du Port d’Utrecht, la question a
été posée : peut-on faire de même à Bruxelles ? Réponse :
oui, mais partiellement. Par exemple en faisant converger
les camions de Bruxelles-Propreté vers le canal, ce qui
1 In « C’était au temps où Bruxelles brusselait »
2 Le 28 octobre dernier au BIP. Info sur www.portdebruxelles.be
40 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
leur épargnerait de devoir traverser la ville pour rejoindre
l’incinérateur de Neder-Over-Heembeek.
Le cas de Lille est plus étonnant. La rivière qui l’arrose,
la Deûle, est au centre d’un réseau de canaux dont certains
datent du Moyen Âge. La situation pourtant y est plus
proche de celle de Bruxelles, dans la mesure où les trois
incinérateurs lillois sont, pardon, étaient alimentés par
une flotte de camions collectant les déchets de 1,2 million
d’habitants. Sur des distances atteignant parfois plusieurs
dizaines de kilomètres. La solution ? Les déchets collectés
sont mis en conteneurs, chargés à bord de barges qui les
conduisent à l’incinérateur (production d’électricité et de
mâchefer), non sans avoir opéré un tri qui permet de traiter
une partie de ces déchets dans un centre de valorisation
organique (production de biogaz et de compost).
Pourquoi pas à Bruxelles ?
Les Bruxellois présents lors de cette journée d’étude
étaient manifestement impressionnés. Pourquoi ne pas
imaginer que les camions de Bruxelles-Propreté qui collectent
les déchets ménagers sur les flancs est et sud
de la capitale se contentent de gagner un centre de tri le
long du canal à Anderlecht ? Les déchets, préalablement
triés, comprimés et placés en conteneurs, pourraient
ensuite être transportés par barge jusqu’à l’incinérateur
de Neder-Over-Heembeek, situé... le long du canal ! On
peut aussi imaginer un autre centre de tri situé entre les
extrémités sud et nord du canal. On peut imaginer des tas
de choses, encore faut-il en réaliser au moins une partie.
Illusoire ? Non. Le développeur immobilier Equilis a montré
la voie. Pour la construction du centre commercial Docks
Bruxsel (au pied du pont Van Praet), il a fait évacuer des
tonnes de déchets de construction et amener des tonnes de
matériaux par voie d’eau, ce qui a économisé des milliers
de trajets en camion. Yes, we can. ●
׉	 7cassandra://5dHWFvCvEAPnAoPkkU6zFvuQbKIHbXLHrua-oSa2pOI`̵ V7;׉EENTREPRENDRE
Quel potentiel fluvial à Bruxelles ?
Sous-exploitée ? Certainement, mais aujourd’hui la voie d’eau de Bruxelles permet
d’ores et déjà d’éviter la circulation de 625.000 poids lourds par an et donc de diminuer
de 97.000 tonnes les émissions de CO2
L
es 14 km de canal bruxellois sont gérés par le
Port de Bruxelles, dont les berges accueillent de
nombreuses entreprises qui profitent de la voie
navigable pour développer leurs activités. Utiliser le canal
est d’ailleurs devenu une obligation pour toute entreprise
s’installant sur un terrain appartenant au Port, qui leur
offre un accompagnement par son expert en transport1
.
Ces entreprises sont bien sûr intéressées par l’intensification
du transport de déchets par voie d’eau, mais elles
sont unanimes sur la nécessité d’une profonde réflexion,
comme l’explique Philippe Van Den Brande (Suez).
Le centre de tri de Suez utilise le canal pour acheminer
200 kT/an de verre d’emballage et 700 conteneurs de
balles de papier, représentant 75 % du volume du site.
Les 66 000 t/an de mâchefers de l’incinérateur sont également
évacués par cette voie. Grâce quoi l’impact CO2
de
leur transport a été divisé par 4. Philippe Van de Brande,
directeur de la zone Bruxelles, énonce les impacts positifs
de l’utilisation du canal mais également ses limites
actuelles.
Créer un climat propice
Le bilan est donc aujourd’hui mitigé, mais le privé et le
public veulent travailler ensemble pour créer un climat
propice au développement de ce type de transport sur
le long terme. Créer un régime fiscal plus favorable au
transport par voie d’eau, régi par un cadre légal plus
précis et explicite, pourrait être une piste intéressante. Le
vaste dossier de l’inclusion de clauses environnementales
dans les marchés publics pourrait également contribuer
à une transition efficace. Le secteur privé devra lui aussi
se coordonner et initier des synergies pour optimiser le
transport et la gestion de ses flux de déchets afin d’augmenter
les volumes transportés.
L’utilisation des voies navigables doit
être avantageuse sur l’ensemble du
territoire belge, ou au moins dans une
vision métropolitaine de Bruxelles.
Au premier rang à gauche, Philippe Van Den Brande (Suez).
De nombreux freins handicapent son développement,
dont en premier lieu le coût (souvent plus important pour
le transport fluvial). Lequel peut encore augmenter si
les installations de traitement n’ont pas d’accès direct à
l’eau, impliquant de coûteuses ruptures de charge. Voilà
pourquoi le Port de Bruxelles et ses entreprises plaident
pour la préservation des zones portuaires (ZAPT) à bord
de voie d’eau. De plus, une mauvaise connaissance du
cadre juridique, parfois peu clair, encadrant ce transport
ainsi qu’un manque de formation adéquate des différents
acteurs installent un climat délicat pour les entreprises.
1
Chargé de mettre à disposition des entreprises les conseils et informations utiles à une optimalisation de leurs
flux de marchandises via le transfert modal. Ir. Carl Verhamme - +32 473 93 19 84 - +32 9 282 90 26 - ir.carl.
verhamme@catena-consult.com
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
Parallèlement, un travail hors Région bruxelloise doit être
réalisé : l’utilisation des voies navigables doit être avantageuse
sur l’ensemble du territoire belge, ou au moins
dans une vision métropolitaine de Bruxelles. Que ce soit
pour les entreprises ou les transporteurs, les frontières
régionales n’ont que peu de sens. De plus, le manque
d’espace à Bruxelles pour l’implantation d’unités de valorisation
de déchets met en exergue la nécessité de (re)
penser l’économie circulaire à une échelle plus large,
qu’elle soit métropolitaine ou nord-ouest européenne.
Certaines schizophrénies régionales concernant les plans
d’aménagement de la zone du canal pourraient également
constituer un frein de taille. D’un côté, la volonté
est de travailler sur l’optimisation et le développement
de la voie navigable, qui induit de favoriser la présence
et le développement d’industries sur ses berges. D’un
autre côté, de nombreux plans prévoient de transformer
les terres industrielles en logements afin de répondre
à l’explosion démographique bruxelloise. Quelle est la
voie à choisir pour un développement bruxellois durable
et cohérent ? Question ouverte. ●
Info : Laurie Verheyen est conseillère Brussels Waste
Network – lv@beci.be ; 02 210 01 75 ;
www.brusselswastenetwork.eu
en ville ! Dans le futur, elle pourrait
accueillir 25 % de trafic supplémentaire. De quel type, comment et à quel prix ?
Laurie Verheyen, BECI
41
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Bristol Stéphanie accueillait le traditionnel
Christmas Afterwork de BECI.
42
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
׉	 7cassandra://kl9hnPaA-T7MzPBvUoIluA5uJYVMZdlUyC6mJdFzHH42`̵ V 7;%׉ECOMMUNITY
L’actualité BECI en photos
Dans la foulée du Prix Nobel de la Paix remis à la société civile
tunisienne, la direction de BECI a rencontré les représentants du
patronat tunisien. En photo, de gauche à droite : Olivier Willocx,
administrateur délégué de BECI, Kais Sellami, président de la fédération
tunisienne des TIC, Joëlle Evenepoel, secrétaire général
de BECI, et Philippe Lambrecht, secrétaire général de la FEB.
Ces 11 et 13 janvier, 11 experts
ont répondu présent à l’appel
de BECI pour une mise à niveau
sur les tendances mobilité
et logistique.
La nouvelle économie, la transition
et la durabilité étaient
au cœur du dernier Start’Hub
Apéro, le 15 décembre au Thon
Hotel Brussels City Centre. Au
programme : échanges et partage
entre pré-starters, starters
et entrepreneurs, acteurs
de changement.
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
43
׉	 7cassandra://HTsIEvfTtv_LhNLuobkGZzJT99UsQRrztwbVd5yI8rY,C`̵ V 7;&V 7;%#בCט   u׉׉	 7cassandra://fRQaqkyhjy9L5L8vg6nue70zmIFZCXIgmIfYrFvHyr0 `׉	 7cassandra://gACXI7Z5fZkfLWIOyIWwE6RLbQz_37Wjz7V42YYbjV4jc`S׉	 7cassandra://rz0RSakGwWZcdbGyv42Swyf2kE2tvvEYLTdIJS7avSo`̵ ׉	 7cassandra://9OarUIwic_1-i7v0L71TUjGxafBBRMZCO5sK20eAZWs Ug
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9ׁHhttp://www.cbbd.beׁׁЈנV!7;. B9ׁHhttp://www.flb.beׁׁЈנV!7;- I̂9ׁHhttp://www.animafestival.beׁׁЈ׉EQLES
ADRESSES
VINCENT
Rue des Dominicains, 8-10 —1000 Bruxelles
CHUMADIA
Rue d’Ecosse, 32 — 1060 Saint-Gilles
LES CAVES D’ALEX
Rue Caroly, 37 — 1050 Ixelles
COLONEL
Rue Jean Stas, 24 — 1060 Saint-Gilles
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Bruxelles carnivore, où
manger de la bonne viande
dans la capitale ?
Végétariens, éloignez-vous, nous allons parler de
viande ! Nous avons décidé de brosser le tableau des
meilleurs endroits où trouver de la bonne viande à
Bruxelles. Maturée, grillée, fumée… Et vous ? Vous
préférez quoi ?
Olivia Regout
Vous rêvez d’une entrecôte saignante parsemée de gros sel ? Nous
allons exaucer vos prières. A l’heure où la production massive de
viande a des conséquences dramatiques sur notre environnement,
nous vous proposons de vous rassasier moins souvent de bonnes
chairs mais avec de meilleurs produits. Attention à vos tirelires… Des
cochons vont se briser !
A la mode, à la mode
Le culte de la bonne viande a encore de beaux jours devant lui. A côté
d’institutions telles que le restaurant Vincent ou encore Chumadia, il
y a de la nouveauté dans l’air à Bruxelles. Des établissements voient
le jour et s’imposent comme de vraies références carnivores.
Le restaurant les Caves d’Alex -installé à Ixelles depuis l’automne
2012- persiste et se pose en spécialiste des viandes affinées. Plus
récents, les restaurants Colonel et Jack O’Shea sont devenus incontournables
à Bruxelles. Le premier privilégie la viande française, le
second préfère les plaines irlandaises. Au menu de ces établissements
? Simmental, Black Angus, Limousine, Charolaise, Wagyu…
Mais les vedettes du moment, ce sont les viandes maturées ou
44 BECI - Brussel metropool - février 2016
« dry aged meat ». Entendez par là de la viande « rassie » en chambre
froide afin d’en tirer de délicieuses saveurs et une texture presque
fondante en bouche.
Sur le grill
Dans les restaurants bruxellois, la viande se cuisine de préférence
sur un grill. Parmi les bonnes adresses à tester, rendez-vous à La
Braise, au Hoef 1627, aux Pavés de Bruxelles… Et bien plus encore !
Du côté de la place Bethléem, vous pourrez grignoter des petits os
à la grecque tandis que dans le quartier européen, les restaurants
Meet Meat et Mi Tango vous serviront un véritable steak argentin.
Du côté de Cureghem
Pour s’approvisionner en viande, quoi de plus judicieux que de faire
ses achats à la source. L’Abattoir de Cureghem ouvre son marché les
vendredis, samedis et dimanches de 7h à 14h. Quarante bouchers
vous proposent des produits frais, variés et bons marchés. Une étoile
du Michelin brille d’ailleurs à quelques mètres de là. La brasserie La
Paix est reconnue pour son talent à cuisiner la bonne chair.
JACK O’SHEA
Place Sainte-Catherine, 32 — 1000 Bruxelles
LA BRAISE
Rue de Moscou, 32 — 1060 Saint-Gilles
DE HOEF 1627
Rue Edith Cavell, 218 — 1180 Uccle
AUX PAVES DE BRUXELLES
Rue Marché au Fromage, 1 — 1000 Bruxelles
MEET MEAT
Rue Stevin, 124 — 1000 Bruxelles
MI TANGO
Rue de Spa, 31 — 1000 Bruxelles
LA PAIX
Rue Ropsy-Chaudron, 49 — 1070 Anderlecht
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PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
05.02 | 14.02
FESTIVAL ANIMA
35e
édition du Festival International du film
d’animation de Bruxelles. Courts et longs
métrages inédits pour les petits comme
pour les grands.
Flagey | 8 € | www.animafestival.be
18.02 | 22.02
FOIRE DU LIVRE
Durant cinq jours, le livre est mis à l’honneur.
Le thème de cette année: «Le bonheur
est à la page».
Tour & Taxis | apd 8 € | www.flb.be
22.09.2015 | 06.03.2016
JANNIN ET NOUS, TROP DE TOUT EXPO
L’exposition retrace la vie de l’artiste bruxellois.
Des bancs de l’école à la musique en
passant par le Jeux des Dictionnaires.
Centre belge de la Bande Dessinée | 10€ |
www.cbbd.be
22.01 | 08.04
VENDREDI TOUT EST PERMIS PATINOIRE
Tous les vendredis en soirée, venez patiner au
son de la musique disco.
Patinoire Poséidon | apd 8 € |
www.skate-poséidon.be
25.02 | 06.03
BATIBOUW
Le plus grand salon de la construction, de la
rénovation et de l’aménagement intérieur de
Belgique
Brussels Expo | 12 € | www.batibouw.be
19.12. 2015 | 03.04.2016
3D WORDL MAGIC & FUN EXPO
Au programme : humour et illusions d’optique
! Venez vous photographier avec Dark
Vador, Zidane et bien d’autres…
Galeries Saint-Hubert | 10€ |
www.3worldbelgium.be
08.2015 | 07.2016
TRAM EXPERIENCE RESTAURANT
Embarquez dans un tram bruxellois pour un
voyage culinaire et touristique dans les rues
de Bruxelles.
Départ Place Poelaert | apd 95 € par personne |
www.tramexperience.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Mima , millenium iconoclast museum of art
Ouverture le 24 mars 2016
Du mercredi au dimanche
de 10.00 à 18.00 .
Fermé tout le mois de janvier
Quai du Hainaut 33, 1000 Bruxelles
www.mimamuseum.be
Le Mima, le musée de la culture 2.0, ouvrira
ses portes, le 24 mars 2016, le long
du canal à Molenbeek. Il prendra ses quartiers
dans l’un des bâtiments de l’ancienne
brasserie Bellevue. Les initiateurs du projet
espèrent accueillir 30.000 visiteurs dès
la première année.
Le MIMA vous proposera de découvrir de l’art
actuel. Musique électro, punk, hip-hop, design,
sport extrême, cinéma, street art, le musée
laissera la parole à de nombreux artistes issus
de tout horizon. Ils ont toutefois un point
commun : ils font partie de cette génération
2.0 ; ils ont brisé les codes traditionnels de l’art
contemporain et appris à communiquer différemment
avec leur public.
De 2000 à aujourd’hui
8 salles d’exposition et une salle polyvalente seront
accessibles aux visiteurs. Le MIMA sera doté
d’une collection permanente : 40 œuvres seront
prêtées par une association de mécènes. Une
place importante sera consacrée aux œuvres
d’artistes européens et américains comme Blu,
Invader ou encore le célèbre Banksy.
2 expositions par an
A côté de la collection permanente, le MIMA organisera
deux expositions par an. L’exposition
d’ouverture sera intitulée « City Lights ». Quatre
installations seront créées spécialement pour
l’occasion ! Une grigantesque fresque de la
street-artiste Maya Hayuk est attendue.
Hélène Remy
BECI - Brussel metropool - février 2016
45
EN SOIRÉE
16.02 | 28.02
RADIOSCOPIES THÉÂTRE
Un inconnu se présente chez Léa : elle n’a pas
le temps de lui adresser un mot, qu’il s’est déjà
faufilé à l’intérieur de sa maison.
Théâtre National | 20€ | www.theatrenational.be
03.03.2016 | 13.03.2016
LA BOITE A IMAGES CINÉMA
Un cinéma d’époque itinérant sillonne les quartiers
de Bruxelles et de Wallonie. Deux heures de
spectacle mêlant musique, paroles, projections
et effets spéciaux. Sur scène, Jean-Pierre Castaldi,
un des monstres sacrés du cinéma français.
Anderlercht | 25 € | www.070.be/laboiteaimages
© photo : www.blog.eating.be
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Edith Cavell, héroïne de la Grande Guerre
LE BRUXELLOIS DU MOIS
Edith Cavell n’est pas
seulement le nom d’une
rue ou d’une clinique,
c’est avant tout le nom
d’une femme au fort
tempérament qui a marqué
l’histoire de Bruxelles
voire du monde entier.
LE SAVIEZ-VOUS ?
Verlaine a tiré sur
Rimbaud à deux pas de
la Grand Place
Le saviez-vous? Le 10 juillet 1873, Verlaine
tire sur Rimbaud dans une petite chambre
d’hôtel à quelques pas de la Grand-Place
(rue des Brasseurs). L’un est blessé au
poignet. L’autre est écroué.
Depuis quelques années, les deux hommes
vivent une relation amoureuse compliquée.
Ce matin, là, le 10 juillet 1873, Paul Verlaine
se rend aux Galeries Saint-Hubert chez l’ar46
BECI - Brussel metropool - février 2016
murier Montigny où il se procure un pistolet
de 7 mm à six coups. Il passe le restant de
la matinée à écumer les bistrots du centre
de Bruxelles. Lorsqu’il rejoint sa chambre
d’hôtel à midi, il est dans un état d’ivresse
avancé et perd le contrôle. Désespéré, il
tire sur son compagnon à deux reprises.
Rimbaud est touché au poignet. Les deux
poètes se rendent ensemble à l’hôpital
Saint Jean mais Verlaine ne cesse d’être
menaçant. Son amant est obligé de le dénoncer
aux autorités bruxelloises. La sanction
sera lourde : Paul Verlaine sera écroué
pendant deux ans à Mons. Si la tentative
d’assassinat est au cœur du jugement,
c’est surtout la relation homosexuelle qui
est clouée au pilori.
Olivia Regout
Le 12 octobre 1915 à 7h du matin, Edith
Cavell fait face à peloton d’exécution allemand
à Schaerbeek. Elle vit ses derniers
instants après une année intense de résistance
contre l’occupant. Cent ans plus tard,
le courage de cette héroïne de la Grande
Guerre marque toujours les esprits.
Edith Cavell est anglaise. Fille du révérend
Frederick Cavell, elle arrive à Bruxelles
pour la première fois en 1890. Elle a 25 ans
et vient d’être engagée comme gouvernante
au compte des François, famille voisine
d’Antoine Depage. Cinq ans plus tard,
elle rentre en Angleterre pour soigner son
père malade et entame dans la foulée une
formation d’aide infirmière. En 1907, elle
revient à Bruxelles pour entrer au service
du docteur Antoine Depage qui la nomme
infirmière en chef à l’Institut Berkendael à
Ixelles. Peu de temps après, c’est elle qu’il
choisit encore pour prendre la direction de
son école d’infirmières. En 1914, l’école déménage
à Uccle, là où se trouve aujourd’hui
la clinique Edith Cavell.
Son rôle pendant la Première Guerre
mondiale
Lorsque la guerre éclate, l’Institut se transforme
en hôpital de guerre pris en main par
la Croix-Rouge. Edith Cavell soigne sans distinction
Alliés et Allemands. Sa position est
idéale. Elle intègre et étoffe un réseau d’évasion
qui permettra à de nombreux soldats
anglais, français et belges de s’enfuir aux
Pays-Bas. Elle sauve ainsi la vie de centaines
de combattants blessés et de résistants. A
l’été 1915, les Allemands finissent par avoir la
puce à l’oreille. Ils découvrent les manœuvres
secrètes qui se trament depuis l’hôpital. Le
réseau tombe et ses 65 membres sont arrêtés.
Edith Cavell est incarcérée à la prison de
Saint-Gilles le 5 août 1945.
Procès et exécution
Le 11 octobre 1915, Edith Cavell passe devant
la Court Martiale. Guidée par un sens
de la morale indéfectible, elle ne se défend
pas et admet les faits qui lui sont reprochés.
Son procès est expédié. Condamnée à 5 h
de l’après-midi pour haute trahison, elle
est exécutée le lendemain matin, à 7 h, au
Tir national à Schaerbeek. Elle refuse de se
laisser bander les yeux... Son exécution provoque
aussitôt un tollé au sein de la Triple
Entente. Considérée comme une martyre,
son courage inspire. En Angleterre, une
vague de nouveaux volontaires s’engage pour
en découdre avec l’ennemi. En Europe, une
légende est née…
Olivia Regout
© photo : www.independent.co.uk
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TOP BRUSSELSLIFE
TOP 5 des activités originales
pour la Saint-Valentin
Comme chaque année, à la même époque, les petits cœurs rouges envahissent les
vitrines des magasins. Chaque année, à la même époque, vous vous demandez ce que
vous allez faire le 14 février. Restaurant, boîte de chocolats, cravates, bijoux…Vous pouvez
faire mieux et surtout plus original ! Suivez le guide…
Hélène Remy
sélection effectuée
en collaboration
avec le site
www.please-surprise.me
1
Le Petit-déjeuner chanté
Entonner une belle chanson d’amour le jour de
la Saint-Valentin, c’est une idée originale ! Mais
chanter juste n’est pas à la portée de tout le monde. Même
avec les meilleures intentions, une chanson d’amour peut
vite procurer un mal de tête si elle n’est pas bien interprétée.
Alors, pourquoi ne pas opter pour un petit-déjeuner
chanté (par quelqu’un d’autre que vous, on s’entend)? Deux
musiciens viennent réveiller votre partenaire pour lui chanter
sa chanson d’amour préférée. En plus, ils n’arrivent pas
les mains vides : ils apportent aussi le petit-déjeuner !
Tarif : entre 150 et 200 euros | www.please-surprise.me
2
3
Un sauna perché sur les toits de Bruxelles
En 2016, la Saint-Valentin peut rimer avec
soins. Coupe de champagne, massage, gommage,
sauna, cette année, le 14 février sera relaxant.
Et pour ne rien gâcher, le paysage sera époustouflant :
une vue imprenable sur le centre-ville de Bruxelles!
Tarif : entre 135 et 270 euros | www.please-surprise.me
Dîner pour 4 personnes dans une galerie d’Art
Fêter la Saint-Valentin entre célibataires, c’est
admis ! Plus question de se morfondre un 14
février: de nombreux restaurants ont décidé de mettre
les célibataires à l’honneur! Et, une fois encore, il est
possible de jouer la carte de l’originalité. Une galerie
d’art se transforme en restaurant le soir. Ce lieu insolite
est situé dans le quartier des Marolles à Bruxelles.
Tarif : à partir de 125 euros par personne |
www.please-surprise.me
BECI - Brussel metropool - février 2016
47
4
Les hommes à l’honneur
Les hommes aussi aiment prendre soin d’eux.
Un célèbre barbier de Bruxelles propose des
bons Cupidon à offrir à l’occasion de la Saint-Valentin.
Plusieurs formules sont proposées: simple rasage
à l’ancienne, mise en forme de moustache mais aussi
coupe de cheveux personnalisée.
Tarif : à partir de 25 euros | www.bayerbayer.be
5
Le livre magique
Pourquoi se limiter à la Saint-Valentin ? En quête
d’idées insolites pour surprendre votre moitié
toute l’année ? Magique Belgique est le livre idéal. C’est le
guide des 100 meilleures adresses insolites à Bruxelles
et à travers le pays. Dîner en hauteur, embarquer pour
une croisière apéro, se marier en altitude, célébrer un
anniversaire dans le plus petit restaurant du pays, le guide
regorge de bonnes adresses !
Tarif du livre : 25 euros | www.please-surprise.me
© photos : Please Surprise Me!
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9ׁH !mailto:bsmsolutionsb2b@scarlet.beׁׁЈנV%7;I 9ׁH #http://www.beci.be/newsletter/e_magׁׁЈ׉EAzores were once known as ‘the Flemish Islands’
IMPRESSION OF A BRIT
‘Stick-in-the-mud’ or ‘go-as-I-please?’
An often-remarked aspect of the cultures of Belgium (of which there are hundreds) is
the highly developed spirit of localism and, with it, a stubborn attachment to place of
birth. But it would be a mistake for foreigners to run away with the idea that Belgians
are stay-at-homes or stick-in-the-muds. There is plenty of evidence, historical and
contemporary, to show that both Flemish and Walloons are fully prepared to uproot
themselves if the circumstances demand it or the opportunity offers.
Richard Hill
T
his wanderlust has been
around for a long time. The
Belgae, one of the tribes
that gave its name to the present-day
Belgian state, were already present in
England in Caesar’s time. Well established
in what would now be Hampshire
and Avon, their towns included
their capital, Venta Belgarum (today’s
Winchester), Magnus Portus (today’s
Portsmouth) and possibly also Bath.
In the 12th
century a substantial number
of Walloon peasants emigrated
to Hungary at the invitation of King
Béla IV and, much later in the 1800s,
Walloon entrepreneurs and workers
helped develop the Hungarian iron
and steel industry. Masters of the
technology developed in the Meuse
valley, the ‘Walloon Process’, established
Sweden’s iron industry (known
locally as vallonjärn) and Walloon
glassmakers from Namur, Liege
and Jumet developed Finland’s first
glassworks in Nötsjö.
The Flemish earned their reputation
for being footloose even earlier. In
1105, at the invitation of King Henry
I of England, Flemish farmers settled
in Rhos in the Dyfed area of south
Wales, cultivating the no-man’s-land
behind a row of Norman forts built
to hold back the unruly Welsh, one of
whom appraised the Flemings as “a
48
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
brave and sturdy people”. The Flemish
also participated in the capture of
Lisbon from the Moors 40 years later,
when they were characterised as “a
fierce and untameable people” (another
way of saying much the same
thing).
In the words of historian Robert Bartlett
in his book The Making of Europe:
”In the High Middle Ages, Flemings
spread throughout Europe. Many of
them were peasant settlers – who
were reputed for their skills in reclaiming
swampland and rendering
it fertile – but there were also Flemish
knights, soldiers and artisans
to be found in every corner of Latin
Christen dom” (Bartlett’s term for the
western Europe of the time). They
also played an important role as mercenaries
in the civil wars and rebellions
of the English twelfth century.
But the talents of the Flemings extended
beyond warfare. Flemish settlers
were recorded in Transylvania
in the mid-1100s and Vienna in the
early-1200s. Their historical presence
is evident in such place-names
as Flemmingen, Flemsdorf and
Flemingsthal, all in today’s Germany.
In 1331, Edward III invited Flemish
weavers to settle in the eastern
counties of England. Even today,
some people speak of East Anglia
as ‘Flemish England’. From the early-14th
century, artisans from the Low
Countries also emigrated in droves to
the English counties of Kent, Surrey
and Sussex.
Linen weavers from Kortrijk and West
Flanders settled in Canterbury and
other Kentish towns, and brought
the cultivation of hops and a taste for
good beer with them. Flemish peasants
were drafted in to settle on lands
in central and eastern Europe, notably
the Banat on the lower Danube
and the area that is now known as
Belarus. In more recent times Flemish
missionaries have worked all over
the world.
Some Flemish also ventured south.
The Portuguese discovered the
Azores in the second half of the 15th
century but, by 1490, the couple of
thousand Flemings who settled in
the Azores had such an impact on the
local culture that, by the turn of the
16th century, these were known as
‘the Flemish islands’.
I come from a country that has lost
some of its former zest as a creator
of empires – and still has problems
in accepting that it is physically and
historically an integral part of Europe.
So I have reason to admire the ‘getup-and-go’
spirit of much of Belgium.
Long may it last!
●
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Gling lance sa campagne
#ilovemyshops
Gling permet aux commerçants de facilement publier des
informations dynamiques (nouveautés, événements, promotions)
et aux consommateurs de suivre en continu l’actualité
de leurs commerces favoris.
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
49
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Chaque commerce possède une page qui lui est consacrée,
où toutes ses informations statiques mais surtout
dynamiques sont accessibles. Au fur et à mesure de leur
expérience sur Gling, les consommateurs peuvent personnaliser
un fil d’actualité reprenant uniquement leurs
commerces de proximités favoris et activer les notifications
pour recevoir une information exclusive, dès que les
commerces suivis communiquent. En sélectionnant l’un
des nombreux pictogrammes représentant une envie, ils
peuvent selon leurs besoins et intérêts facilement trier et
cibler les informations pertinentes.
La campagne #ilovemyshops a été lancée autour de Noël
dans les différents quartiers commerçants où Gling est
déjà actif (sur la commune d’Auderghem, et dans les quartiers
Tongres, Flagey et Châtelain-Bailly) et s’est poursuivie
durant les soldes. But : rappeler aux consommateurs
les avantages et le plaisir que procurent les achats effectués
au sein des commerces de proximité, en encourageant
notamment les utilisateurs de Facebook, Instagram
et Twitter à poster une photo de leur commerce favori.
Gling est actuellement gratuitement disponible sur Android
et accessible sur Iphone via son site internet responsive
mobile. Depuis janvier, il est aussi téléchargeable
sur l’app store.
Info : www.gling.be
BSE Academy : Quiet Piano et EnVie,
lauréats de la saison 4
BSE Academy est un programme financé par la Région de
Bruxelles-Capitale et par le Fonds européen de Développement
Régional (FEDER) pour soutenir l’économie circulaire,
l’économie de la fonctionalité, l’économie durable...
En quatre saisons, ce programme d'accélération a reçu
pas moins de 320 candidatures et accompagné plus de
32 projets portés par des équipes pluridisciplinaires issues
de tous horizons. À l’initiative de ce programme d'accélération,
impulse.brussels s’est entourée de nombreux
acteurs de l’entrepreneuriat tels que la Banque Triodos,
les centres d'entreprises Village Partenaire et l’Atelier des
Tanneurs, Be Angels, et des experts en accompagnement
dont ICHEC-PME, Greenloop, Oksigen Lab… Ensemble, ils
ont donné plus de 120 workshops, pour un total de 400 h
d’accompagnement sur l’entrepreneuriat durable.
En clôture de la 4e
édition de la BSE Academy, 6 équipes
finalistes ont pitché devant un jury composé de Bruno
Wattenbergh, directeur opérationnel d’impulse.brussels,
Joseph de Gheldere, managing director de Be Angels,
Frédéric Chomé, fondateur et directeur de Factor-X et
Quentin de Crombrugghe, Director Business Banking chez
Triodos.
Le Prix BSE a été attribué à Quiet Piano (habillages acoustiques
pour pianos), pour le caractère innovant du projet
50 BECI - Bruxelles métropole - février 2016
et le potentiel de création d’activité à court et moyen terme.
Le projet EnVie (cours de cuisine et traiteur végétalien) a
obtenu le prix Triodos Sustainable Impact Award. Enfin, un
prix spécial de la presse a également été attribué au projet
Génération E (crowdfunding pour équiper les écoles de panneaux
photovoltaïques).
La BSE Academy reprendra en 2016 spuis un nouveau nom :
greenlab.brussels.
Info : www.impulse.be
Les employés belges veulent davantage
de congés
Les avantages recherchés par les employés ne sont peutêtre
pas ceux que les employeurs croient. Les CFO et directeurs
financiers sont en effet convaincus que les employés
sont en premier lieu demandeurs d’horaires plus flexibles,
alors qu’une enquête indépendante réalisée par le cabinet
de recrutement spécialisé Robert Half révèle que les employés
aspirent avant tout à des jours de congé supplémentaires.
Il
ressort de cette enquête menée auprès de 1000 employés
belges qu’un beau salaire n’est pas leur seul souhait. Outre
une rémunération plus élevée, les employés aspirent avant
tout à des jours de congé supplémentaires (33 %), des horaires
plus flexibles (29 %) et la possibilité de travailler plus
souvent à domicile (19 %). Les « new age benefits », tels que
les crèches et centres de fitness, figurent au bas de la liste
des priorités.
« Les avantages qui favorisent l’équilibre vie privée-vie professionnelle
gagnent en popularité auprès des employés
depuis quelques années », commente Frédérique Bruggeman,
Managing Director de Robert Half Belux. « Quant aux
employeurs, ils n’ont pas seulement conscience de l’importance
accrue de ces avantages pour leurs collaborateurs,
mais prennent aussi de plus en plus de mesures en ce sens.
Les récompenses ne doivent toutefois pas nécessairement
prendre la forme d’une augmentation de salaire ou d’une
prime. Jours de congé supplémentaires, reconnaissance du
travail accompli, offre de nouvelles responsabilités et développement
d’une culture d’entreprise agréable ne sont
que quelques exemples de gratifications non financières
efficaces. »
Info : www.roberthalf.be
ESP A CE MEMBRE
Cet espace est le vôtre
Vous êtes membre de BECI ? Vous désirez parler de votre
activité ? Vous avez une info à diffuser ? Envoyez-nous un
communiqué !
Pour tout renseignement : er@beci.be.
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
ACT - Auto-Controle Technique SA
Rue Colonel Bourg 118 - 1140 Bruxelles Code Nace :
71201 - Contrôle technique des véhicules automobiles
del. : Nathalie Vandamme
Akon Sédé Emma Odile NV
Xavier Buissestraat 32 - 1800 Vilvorde del. :
Emma Akon
Aliaxis Group SA
Avenue de Tervueren 270 - 1150 Bruxelles Code Nace :
64200 - Activités des sociétés holding 70100 - Activités
des sièges sociaux 70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion del. : Manuel Monrad
Ascolia Equipment SPRL
Chaussée de Drogenbos 75 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 4614006 - intermédiaires du commerce en
machines et équipements utilisés dans le secteur de
services 46412 -Commerce de gros de linge de maison
et de literie 46431 - Commerce de gros d'appareils
électroménagers et audio-vidéo del. : Vincent Vandergeeten
Bizlaunch
BVBA
Belgicastraat 1 - 1930 Zaventem Code Nace : 70210 -
Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion 85599 - Autres formes d'enseignement del. :
Peter Staveloz
CC&T - Cleaning Consult & Trade / Raypath International
SPRL
Avenue Louise 523 - 1050 Bruxelles Code Nace :
4615005 - Intermédiaires du commerce en parfums,
cosmétiques, articles de toilette et produits de nettoyage
46442 - Commerce de gros de produits d'entretien
4778402 - Le commerce de détail de produits de
nettoyage del. : Christophe De Nardis
Crystal Palace Business Center SA
Rue de la Borne 14 - 1080 Bruxelles Code Nace :
4110101 - Promotion immobilière de maisons d'habitation
neuves ou de travaux de rénovation 68201 - Location
et exploitation de biens immobiliers résidentiels
propres ou loués, sauf logements sociaux del. : Paul
Tackoen
Desurvey PLC
Rossmore Business Village 12, Inward Way - CH65 3EY
Ellesmere Port , Cheshire - United Kingdom del. : Gareth
Curnow
Effi-Man SPRL
Rue de la Source 76 - 1060 Bruxelles Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion 82990 - Autres activités de soutien
aux entreprises n.c.a. del. : Sénamé Agbossou
Ellivit SPRL
Rue Saint-Vincent 146 - 1140 Bruxelles Code Nace :
61900 - Autres activités de télécommunication 62010
- Programmation informatique 63110 - Traitement de
données, hébergement et activités connexes del. : Liviu-Cristian
Luca
Europa Belgium SPRL
Avenue de Vilvorde 162-172 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 49410 - Transports routiers de fret, sauf services
de déménagement 52249 - Manutention autre
que portuaire del. : Bénédicte De Decker
Fat & Curious SPRL
Rue Keyenveld 56 - 1050 Bruxelles del. : Gabriel Ejzenbaum
Finalyse
SA
Boulevard Bischoffsheim 33 - 1000 Bruxelles Code
Nace :66199 - Autres activités auxiliaires de services
financiers n.c.a., hors assurance et caisses de retraite
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion 73200 - Études de marché et sondages d'opinion
del. : Benoît Leman
Graydon Belgium NV
Uitbreidingstraat 84 - 2600 Berchem Code Nace :
63110 - Traitement de données, hébergement et activités
connexes 82910 - Activités des agences de recouvrement
de factures et des sociétés d'information
financière del. : Kobe Verheyen
H5-MGNT SCS
Avenue Van Volxem 233 - 1190 Bruxelles Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion del. : Philippe Lovens
HERO SPRL
Avenue Maréchal Joffre 52 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 68201 - Location et exploitation de biens immobiliers
résidentiels propres ou loués, sauf logements
sociaux 70210 - Conseil en relations publiques et en
communication 70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion del. : Florence Blaimont
Memovie SPRL
Avenue Einstein 11 - 1300 Wavre Code Nace : 59111
- Production de films cinématographiques 90031 -
Création artistique, sauf activités de soutien del. : Olivier
Gaillard
Metals-Mines-Machinery SPRL
Boulevard Saint-Michel 47 - 1040 Bruxelles Code
Nace : 25110 - Fabrication de structures métalliques
et de parties de structures 46140 - Intermédiaires du
commerce en machines, équipements industriels, navires
et avions 46720 - Commerce de gros de minerais
et de métaux del. : Dominik Struys
MNJ Coaching PPE
Rue de l'Application 62 - 1160 Bruxelles Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion 85592 - Formation professionnelle
del. : Marie-Noëlle Jadin
Parc Woluwe SPRL
Avenue de Tervueren 292 - 1150 Bruxelles Code Nace :
56101 - Restauration à service complet 64200 - Activités
des sociétés holding del. : Vincent Bary
Pinakes SA
Avenue Charles-Quint 34 - 1000 Bruxelles Code Nace :
63110 - Traitement de données, hébergement et activités
connexes del. : Smets Marnix
Play AV NV
Venecoweg 2 - 9810 Nazareth Code Nace : 33200 -
Installation de machines et d'équipements industriels
43291 - Travaux d'isolation 77399 - Location et location-bail
d'autres machines, équipements et biens matériels
del. : Dirk Verhellen
Romain Tardy PPE
Rue de l'arbre bénit 78 - 1050 Bruxelles del. : Romain
Tardy
Supo David PPE
Rue Royale 278 - 1210 Bruxelles del. : David Supo
Walden Project - Benjamin Moncarey PPE
avenue du Globe 23 - 1190 Bruxelles del. : Benjamin
Moncarey
Yannick Van Aeken BVBA
Heistseenweg 2 - 2580 Putte Code Nace : 10820 -
Fabrication de cacao, de chocolat et de produits de
confiserie 5621002 - Organisation de noces, banquets,
cocktails, buffets, lunches et réceptions diverses 56290
- Autres services de restauration del. : Glen Ramaekers
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Abattoir
Actiris
ADT
AG Real Estate
Airbus
Architectes Associés
Atelier des Tanneurs
Aux Pavés de Bruxelles
AWIPH
Baneton-Garrino Architectes
Be Angels
Belfius
Bogdan & Van Broeck
Bruxelles Environnement
Bruxelles-Propreté
BSM Solutions Marketing
Bureau Bruxellois du Plan
Chirec
Chumadia
Citydev
Cofinimmo
Colonel
Creobis
Cushman & Wakefield
De Hoef 1627
14-17
8-9
14-17
22-23
4
14-17
49-50
44
34
14-17
49-50
32-33
14-17
14-17
40
49-50
12
14-17
44
28-29
18-21
44
35
22-23
44
Deloitte
Digitweaks
DiversiCom
EnVie
Equilis
Factor-X
FEB
FGTB
Génération E
Ghelamco
Gling
Greenloop
Groupe Trevi
GTB/VDAB
ICHEC-PME
Immobel
impulse.brussels
Inter-Environnement Bruxelles
IZEO
Jack O’Shea
JM Construction
La Braise
La Paix
Les Caves d’Alex
Meet Meat
36
49-50
34
49-50
40
49-50
6 ; 42-43
6
49-50
14-17
49-50
49-50
18-21
34
49-50
18-21
49-50
24-25
30-31
44
18-21
44
44
44
44
Mi Tango
Mima, Millenium Iconoclast Museum of Art
Mutualités Chrétiennes
MyMicroInvest
Novadia
Office National des Pensions
Oksigen Lab
Orpea
Passwerk
Phare
Port de Bruxelles
Quiet Piano
Rigobert
Robert Half
RTBF
SNCB
Société d’acquisition foncière
Sodexo
Suez
Thon Hotel
Uber
UBS
V+
Vincent
VRT
44
45
32-33
5
18-21
32-33
49-50
18-21
32-33
34
41
49-50
37
49-50
14-17
4 ; 8-9
12
18-21
41
42-43
4
18-21
14-17
44
14-17
BECI - Bruxelles métropole - février 2016
51
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Management & RH, Personal improvement
Jusqu’à
juin 2016
It’s Co-Solutions Time for the
Boss
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for Free
Entrepreneurs
25 & 26.02.2016
Communication non-violente et
Médiation
Droit commercial
Mars à juillet 2016
Opleiding Bemiddeling/Mediation
te Hasselt**
Août à décembre 2016
Opleiding Bemiddeling/Mediation
te Gent**
Septembre 2016 à février 2017
Cycle de formation à la médiation
civile et commerciale - Bruxelles
Stratégie et Gestion
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for the
Boss
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for Free
Entrepreneurs
Février à mars 2016
Growth Hacking : Des outils efficaces
et des business models pérennes
pour demain – 3 modules
de 2 jours
• Module 1 : ven 19 et sam
20.02.2016
• Module 2 : ven 18 et sam
19.03.2016
• Module 3 : ven 22 et sam
23.04.2016
23.02.2016
60’ chrono : Recentrez votre entreprise
sur le client, conseils et
orientations stratégiques
23.03.2016
60’ chrono : Leading in a VUCA
world
Vente, marketing & Communication
Jusqu’à
juin 2016
It's Co-Solutions Time! For
Sales…
Formations sur mesure
Vous souhaitez développer vos compétences,
accroître la performance
de vos collaborateurs, renforcer
l’esprit d’équipe de votre entreprise
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est établi en fonction des demandes
que vous nous formulez.
➜ Brigitte van der Mensbrugghe
+32 2 643 78 30 – bvdm@beci.be
Législation sociale
19.02.2016
Les réseaux sociaux : pouvoirs
de l'employeur et social media
policy
25.02.2016
Saisies et cessions de rémunération
: principes et nouveautés
2016
26.02.2016
Les plans bonus CCT 90 – Besoin
d’information ou de mise à jour ?
11.03.2016
BECI HR Lunch
11.04.2016
Rédiger un contrat de travail
intelligent
29.04.2016
Les vacances annuelles des
employés
27.05.2016
Missions et fonctionnement des
organes sociaux (Conseil d’entreprise
et CPPT)
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
Environnement, urbanisme, mobilité
26.02.2016
La
communication du programme
environnemental en
interne et en externe
25.03.2016
Votre politique d’achats de biens
et de services durables
22.04.2016
Votre politique en matière d’alimentation
saine et responsable
27.05.2016
Vos bureaux du futur sans 1 € de
plus : qualité de l’air, ergonomie
au travail et gestion de la biodiversité
➜
Laura Rebreanu
+32 2 643 78 26 – lr@beci.be
01.03.2016
Diversité
08.03.2016
Gender at work : comment booster
vos chiffres d’affaires grâce
à une meilleure inclusion des
femmes dans les équipes managériales
04.04.2016
Allongement
du temps de carrière
: contrainte ou opportunité?
Speed Business Lunch
23.03.2016
Les B.A.-Ba du succès
28.04.2016
After Work
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
**En néerlandais uniquement
11.02.2016
Matchmaking event : BIOFACH
2016 - Nuremberg
18.02.2016
Incoterms – Quels coûts et
risques devez-vous couvrir ?
Expert
24.02.2016
Journée Economique Togo
14.03.2016
Tavola – Food Business Meetings
– Courtrai
➜ Beci’s International Department
+32 2 643 78 02 - sso@beci.be
Découvrez les outils de diagnostic
spécifiques de gestion des
âges dans votre entreprise
➜ Beci’s Diversity Department
+32 2 643 78 20 - bem@beci.be
Transmission
23.02.2016
Aspects fiscaux : comment préparer
la vente de mon entreprise
01.03.2016
Mettre en place un plan d’action
commercial
17.03.2016
Optimiser la gestion financière
de mon entreprise et sa valeur
marchande
24.03.2016
Mettre en place un système de
rémunération motivant
17.05.2016
Mettre en œuvre un plan de développement
du chiffre d’affaires
pour rendre mon entreprise plus
attrayante
24.05.2016
Mettre en place une structure de
gestion saine et efficace dans ma
nouvelle entreprise
➜ Erik Thiry
+32 2 643 78 36 – eth@beci.be
׉	 7cassandra://5aA1AxFAlEk6YlTW6TT2NGE_gVG6TNiRKvelAleLFE0`̵ V(7;f׉Ewww.beci.be
׉	 7cassandra://uqVTqxIQGa_yIBATAAzaguO4b0ASVW_zEjeXTFD0Ftk`̵ V(7;gV(7;f#בCט   u׉׉	 7cassandra://lFyLzRQue9CeoEvpQPmCTI-It29JcUtgOSzBRtz3_vI `׉	 7cassandra://j7VBWTQ2LdtFl_YBnklKGuJ94APAFj8JSJkU0wsxpN8X`S׉	 7cassandra://KzOJDzGTitjZqrqPqsnro5Eg40Xo8rB1-nQc408EgNA`̵ ׉	 7cassandra://2FFuTvL9z8ZAMXrW0qu6tEKSd33uNu3WuOhxCB6E9qA -͠V*7;qנV*7;v Z9ׁHhttp://www.peugeot.beׁׁЈנV*7;u P9ׁHhttp://professional.peugeot.beׁׁЈ׉EJprofessional.peugeot.be
Gamme
Allure sportive haut de gamme & ATN de compétition
ATN NET*
À PARTIR DE 68€/MOIS
508 GT LINE
ATN NET*
À PARTIR DE 52€/MOIS
308 GT LINE
*Le calcul de l’ATN net est basé sur la Peugeot 508 GT Line berline 2.0 BlueHDi 136 ch 101 g de CO2
et la 308 berline GT Line 1.6 BlueHDi 116 ch, 98 g de CO2
. Cette
contribution nette mensuelle sur l’Avantage de toute Nature (ATN) est à payer par un employé utilisateur d’un véhicule de société, sur base du taux maximal de précompte
professionnel de 53,5% ; ces valeurs sont communiquées à titre purement informatif et n’engagent pas la responsabilité de Peugeot Belgique-Luxembourg en cas de
différence entre l’avantage communiqué et l’avantage réellement obtenu.
PEUGEOT GT Line
L /100 KM G /KM 508 GT Line : 4,0 - 5,8 • 103 - 135 | 308 GT Line : 3,8 - 4,9 • 98 - 112
E.R.: Peugeot Belgique-Luxembourg S.A., n° BCE 0403.461.107, IBAN : BE81 2710 0450 0024, Avenue de Finlande 4-8 à B-1420 Braine-l’Alleud. Tel: 078 15 16 15.
Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.peugeot.be
׉	 7cassandra://KzOJDzGTitjZqrqPqsnro5Eg40Xo8rB1-nQc408EgNA`̵ V*7;r׈EV*7;sV*7;r$ͼ2016.02 Bruxelles MétropoleV.*;Cf: