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le magazine des entreprises bruxelloises
e magazine des entreprises brux
22 mars 2016
ISSN 2406-3738
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était intérimaire.
Chez Daoust, la star c’est vous !
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E.R. : G. Daoust - Daoust s.a. - Galerie de la Porte Louise 203/5, 1050 Bruxelles - 02/513.14.14 - info@daoust.be. Agréments : Bruxelles : 00391, Wallonie : W.INT/SO/RS/RE.22, Flandre : VG.163.BUOP.
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22 mars 2016
Nous le redoutions depuis longtemps ; le cauchemar est devenu réalité.
Comme Paris avant elle, comme New York, Londres et Madrid, Bruxelles, à
son tour, a été frappée par un terrorisme lâche et aveugle, attaquant au hasard
des citoyens ordinaires, dans des lieux de passage. Simplement parce
qu’ils étaient là. Parce qu’ils étaient des cibles faciles. Il n’y a pas de mots
assez forts pour condamner de tels actes. Il n’y pas de mots pour
décrire l’horreur qu’ils nous inspirent.
Nos premières pensées vont bien sûr aux victimes et à leurs familles,
à qui nous voulons témoigner toute notre sympathie. Nous
partageons leur deuil et leur douleur.
Nous saluons aussi l’élan de solidarité dont a fait preuve le
monde de l’entreprise, mettant de nombreuses ressources
(wifi, chambres d’hôtel, taxis…) à disposition du public dès les
premières heures qui ont suivi les attentats.
Thierry Willemarck, Président de BECI
Cette solidarité, notre ville, notre société vont en avoir grand besoin pour surmonter
l’épreuve. Ce qui est en jeu, c’est hélas bien plus que l’image de Bruxelles ou de notre
pays. Bien plus que notre prospérité elle-même. Ce qui est en jeu, c’est le modèle
d’une société libre et démocratique, ouverte et tolérante, face à une conception du
monde totalitaire et intolérante.
Cette conception ne peut que perdre. L’histoire nous apprend que les idéologies de
mort engendrent leur propre perte et finissent toujours par être rejetées. Mais le
combat s’annonce encore long et douloureux. Nous devons y faire face tous ensemble.
Plus que jamais, il est nécessaire que toutes les forces vives de notre société s’unissent
– citoyens, monde politique, entreprises, monde associatif et culturel – pour défendre
les valeurs qu’elles partagent.
Bruxelles a été durement frappée. Bruxelles est blessée et souffre – nous devons
évidemment nous attendre à ce que les attentats du 22 mars aient des conséquences
graves, aussi pour notre économie – mais elle trouvera les ressources pour se relever.
« Nous ne baissons pas les bras », nous dit la courageuse bourgmestre de Molenbeek,
Françoise Schepmans. Que son exemple inspire tous les Bruxellois et tous ceux
qui aiment Bruxelles : nous ne nous laisserons pas abattre !
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
1
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Think Tank
4
Speaker’s Corner : l'actualité économique et politique
d’un autre œil
6 Pour ou contre les tunnels ?
8
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Enquête : des entreprises fières d’être bruxelloises
11 Le tour des communes à mi-mandat : Molenbeek
13 Investissements publics : quel rôle jouent les normes
SEC ?
International
16 Comment accéder aux aides européennes ?
18 Contact Days : rencontre avec les attachés de Bruxelles
Invest & Export
20 Investir aux États-Unis : obligations de conformité BEA
21 « La Belgique et le Canada ont tout pour s’entendre! »
Topic : financer l’entreprise
25 Enquête : les besoins des PME bruxelloises
26 Comment démarcher les banques – et les convaincre !
28 Tax shelter, crowdfunding : quel intérêt pour l’investisseur
particulier ?
32 Monter son entreprise grâce au microcrédit
35 L’idée d’un prêt « win-win » bruxellois n’est pas enterrée
36
Des mesures pour les start-up et PME
38 Aides aux entreprises :
une autre source de financement
41 Quel avenir pour les aides à l'expansion ?
Entreprendre
42 Self-employed corner
43 Starter : Oblique
44 Transition : du mobilier du bureau presque neuf
45 La clause de réserve de propriété : utile ?
Community
47 News
49 BECI-CCIB :
PV de l’Assemblée Générale du 1er
50 BECI-UEB :
PV de l’Assemblée Générale du 1er
57 Impression of a Brit
58 L’actualité BECI en photos
60 Demandes d'admission
60 Index
61 Agenda
Bruxelles métropole
N° 00 Janvier 2015
N°14 - Avril 2016
Le mois
prochain
Mai
dossier PME
Au mois
de mai :
L’économie
du bonheur
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
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Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Production
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Traduction Litteris
Photos Reporters,
sauf indication contraire
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Bruxelles métropole/Brussel metropool
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Membership
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octobre 2015
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52 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
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ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
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׉	 7cassandra://85PuXEDAj1tSjkzdCk0QjbNS6uMRBkdq1GJfOkkCw3U`̵ VJ:7̙͊׉ELa Semaine des
Entrepreneurs,
du 25 au 28 avril
Venez rencontrer
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BBRUBEBB – IBAN : BE45 3109 1560 2789. Éditeur responsable : Inge Ampe – Cours Saint-Michel 60, B-1040 Bruxelles.
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LE MOIS POLITIQUE
UN NOUVEAU LOBBY DU PATRIOTISME BRUXELLOIS
Bruxelles n’a toujours pas sa Communauté métropolitaine, promise par la 6e
C’est un copier-coller de ce
qui existe à Liège, Anvers ou
dans le Limbourg. Un groupe
de réflexion articulé autour de
Bruxelles s’est mis en place parmi
les politiques en même temps
que la création du gouvernement
bruxellois, fin 2014. L’idée, c’est
de réveiller l’instinct de survie
de l’économie bruxelloise et de
« lobbyer » le pouvoir en place.
Ce sont des coaches qui se
coachent eux-mêmes, en fait. Il
est plus que temps. Presque trop
tard. Dans tous les cas, il faut
s’inoculer une grande dose de
résilience pour y croire.
La composition de ce « cercle d’influence
», cette « task-force », cette
« association de fait »… est déjà surprenante
! L’initiative en revient à Laurette
Onkelinx, Liégeoise d’origine,
Lasnoise d’adoption et Schaerbeekoise
politique, avec son meilleur
ennemi néo-Ucclois, l’inévitable Didier
Reynders. Laurette a imposé son
Tatayet, Rudi Vervoort. On y retrouve
la tonitruante Joëlle Milquet
(cdH),
l’inusable Olivier Maingain (DéFI),
le brillant Arnaud Pinxteren (Écolo),
l’hyperactif Pascal Smet (SP.a), Papy
Vanhengel (Open VLD), la dynamique
Bianca Debaets (CD&V) et l’illustre
Bart Dhont (Groen). Ce groupe est
énergiquement cornaqué par Yves
Goldstein, chef’cab et doubleur de
Rudi Vervoort. Le véritable moteur du
gouvernement bruxellois, en quelque
sorte. Jusque-là, tout va bien. Mais pas
de N-VA. Le cordon sanitaire est donc
présent là où il peut s’installer. Tout ça
pour ça, en fait…
4 BECI - Brussels Business - avril 2015
Vu les personnalités en place, il paraît
difficile de garder ce lobby discret. Cela
fuite vite de nos jours. Pas question pour
autant d’y voir un pouvoir occulte. C’est
juste des réunions informelles avec, selon
Le Soir, un premier chantier universitaire
logé dans nos célèbres casernes. Pas de
compte à rendre. Une petite cuisine interne
qui ne devrait pas aider Bart à aimer
Bruxelles et ses dirigeants.
Mais surtout pas de privé non plus. Cela
reste du politique. On pourrait y retrouver
l’économie qui en a un grand besoin,
la culture qui crève la gueule ouverte,
l’horeca qui subit un véritable séisme
financier, le petit commerce que l’on assassine
à grands coups de malls commerciaux
et du totalitarisme immobilier du
centre-ville, l’obsolescence programmée
de nos tunnels…
Lever le nez
Nous sommes tous d’accord que la
non-gouvernance bruxelloise fait peur
tant à l’étranger, dans un bashing comMesdames,
Messieurs de la politique.
C’est le civil qui vous parle. Écoutez-nous
avant qu’il ne soit trop tard. ●
réforme de
l’État, mais elle possède désormais son « lobby », dernier salon où l’on cause entre politiques.
| Pierre Chaudoir
pétitif, qu’à l’intérieur du Pentagone
bruxellois. Alors que
l’esprit principautaire du bassin
liégeois est très ancré, que la
fidélité à la Métropole anversoise
est ancestrale et que la
nouvelle énergie limbourgeoise
explose de partout, la fierté de
porter le maillot de la capitale de
l’Europe, elle, s’amenuise jour
après jour. Même notre fleuron
footballistique anderlechtois est
fréquenté davantage par les provinciaux
que par les Bruxellois.
Tout le monde rêve de revoir
l’Union ou le RWDM au plus
haut niveau.
Bruxelles nécessite un énorme électrochoc
économique. Il est important de
créer une chaîne de solidarité robuste
avec tous les entrepreneurs, la société
civile, la culture, l’enseignement, les
partenaires sociaux, les intellectuels, les
médias, les clubs sportifs… Il n’est pas
trop tard, mais il est sérieusement temps.
Les acteurs économiques ont compris
que leur avenir ne dépendait que d’eux.
Aucune des balles lancées vers le politique
n’est jamais revenue. Sans doute
celui-ci est-il obnubilé par le pharaonique
projet Néo, le Grand Stade ou le
Gigantesque Piétonnier ? Quand, en plus,
on lui pourrit ses tunnels, il n’existe plus
de place pour lever le nez et envisager
une cité dans laquelle puissent prospérer
des citoyens qui fuient quotidiennement
leur capitale.
CORNER
׉	 7cassandra://TrrqAGVVzGJ71a8WQYUmB13CHQ0qARjNBmjtjKUWSSo`̵ VJ;7̙͊׉ESPEAKER’S
LE MOIS ÉCONOMIQUE
RIEN NE VA PLUS
Tant pis pour ceux qui assimilent la Bourse à un casino. Ils seront frustrés. Non, ce n’est pas en
Bourse que rien ne va plus, c’est dans l’économie. Nos modèles sont dépassés. | Jean Blavier
Votre serviteur partage (modestement) avec un des économistes
belges les plus connus une sensibilité, une intuition : l’économie,
c’est d’abord de l’anthropologie. Les chiffres ? Ne provoquons
pas les mânes de Walras, ne cherchons pas la petite bête chez les
tenants des modèles stochastiques d’équilibre général. Ni chez les
fanas des graphes colorés, pas plus que chez les disciples de la
mathématique boursière qui vous enseignent à l’université que,
pour calculer le prix d’une option, il suffit de se remuer les méninges
avec la petite merveille de mécanique suivante :
P (σ) = C0 F (g1 (C0)) – Ce-rT
g1 (x) = ln (x/C) + (r + σ2
/2)
σ √T
g2(x) = g1
(x) - σ √T
F (x) = ∫x - ∞e-v2/2dv2∏--√.
Tout cela revient à vous dire quel temps il fera demain sur la base
d’une étude du passé qui montre que, statistiquement, la probabilité
la plus forte est que les nuages de beau temps suivent les
cirrostratus si, et seulement si, les perruches du bois de la Cambre
volent bas. Les mécanismes sophistiqués qui sont censés nous
expliquer comment fonctionne l’économie réelle, comment on
peut la stimuler, et surtout comment on peut en tirer un profit financier
et social se sont enrayés comme la mitraillette Sten des
assassins de Reinhard Heydrich. Au plus mauvais moment. Bref,
rien ne va plus. Pourquoi ?
Une première raison tombe sous le sens : ces modèles sont de
moins en moins fiables. Le héros, en bourse, ce n’est pas le
énième Pic de la Mirandole, mais un Warren Buffett qui explique
son succès par la confiance qu’il accorde au management de cinq
ou six entreprises dont il suit les comptes depuis des années. Les
efforts des banques centrales, dont la nôtre, font peine à voir. Les
multiples injections de supercarburant dans le réservoir du moteur
économique ne donnent que des pétarades dignes de la Fiat 509
de Gaston Lagaffe. Alors que tout le monde attend. Attend de voir
redémarrer l’économie et la voir générer les emplois qui, enfin,
remettront sur les rails une société occidentale financièrement déséquilibrée
et socialement rongée par un « désemploi » qui traîne
depuis trente ans.
Mais que fait la police ? Tout. Quoi que disent les « y’a qu’à faut
qu’on », on a quasiment tout essayé, mais nous nous accrochons
à ce rêve du plein emploi qui a autant de chances de revenir en
force que le twist ou les pattes d’eph’. Le modèle ne marche plus.
Dans notre pays et ses 600.000 sans emploi, dont 100.000 rien
qu’à Bruxelles, il est très rare de voir surgir comme une comète
à la queue argentée un centre commercial (le néo-orthophonique
F (g2
(C0
)), dans laquelle
Docks Bruxsel) qui, d’un coup, recrute 1.000 personnes. Sincèrement,
chapeau bas devant Docks et Equilis, son promoteur (carolorégien),
mais ça ne va jamais faire fondre le chômage que de
1 % à Bruxelles et de 0,16 % au niveau du pays. Et des Docks, il y
en a combien par an... euh, pardon, par décennie ? Surtout quand
on sait, pour l’avoir lu dans un communiqué de presse d’Actiris,
que si le chômage a (enfin) baissé de 2 % à Bruxelles, c’est
notamment grâce aux exclusions. Bref, les exclusions réduisent
davantage le chômage que des audacieux projets comme Docks.
Étonnant ? Non, on fait la même chose aux États-Unis. Si le chômage
a fondu là-bas (il est de 5 % et on ose appeler ça du plein
emploi), c’est aussi, et peut-être surtout, parce que des cohortes de
demandeurs d’emploi ont quitté le marché du travail. Pour aller
où ? Mystère. Ils ne sont plus dans les projecteurs des statistiques
du chômage, donc ils n’existent plus. Ah si, peut-être dans les
rangs de la pauvreté montante. Mais ça, c’est une autre rubrique.
Not my problem. Non seulement nos modèles ne fonctionnent
plus, mais en plus leur maquillage désespéré a quelque chose
d’odieux. ●
CORNER
Vous voulez faire partie
d’un réseau d’entrepreneurs dynamiques ?
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Chambre de Commerce de Bruxelles
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BECI - Brussels Business - avril 2015
5
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POUR OU CONTRE
Les tunnels ?
Faut-il investir pour maintenir et rénover les tunnels bruxellois,
indispensables à la mobilité ? Ou bien ces ouvrages
sont-ils le symbole d’une vision urbaine dépassée, et vaudrait-il
mieux les reboucher ? Deux avis bien tranchés.
Adrien Dewez
Jacques Deliège, président de
l'asbl D.R.P. - Droit de Rouler
et de Parquer
Je n'aime pas beaucoup cette expression de « reboucher
les tunnels » qui me semble un slogan plutôt
qu'une solution. Dans le débat de la mobilité, il importe
d'être avant tout efficace. L'utilisation de la voiture par
les Bruxellois est d’abord un besoin socio-économique :
pour aller travailler, faire des courses familiales... Attention,
nous ne sommes pas partisans du tout-à-lavoiture
; j’irais même plus loin : s’il faut une priorité à
l'utilisation de l'argent public pour construire des tunnels,
nous serions les premiers à les affecter au métro,
avant la voiture.
L'un des problèmes majeurs de Bruxelles est l'étroitesse
de ses voiries. Ce constat est à la base de la construction
des tunnels, qui visait à fluidifier l'usage de la voiture
pour les déplacements professionnels, sociaux et pour
le développement économique de la capitale. Avec un
million de trajets automobiles par jour à Bruxelles, qui
dira « vous allez cesser de vous déplacer en voiture » ? Si
on empêche les Bruxellois de se déplacer par le moyen
qui leur est nécessaire, cela va à l'encontre de leur liberté
– ce qui pose un problème démocratique – et à
l'encontre de la vie socio-économique.
Il y a 510.000 voitures immatriculées à Bruxelles sur une
population de 1,1 million d’habitants. En dehors des indigents,
des moins de 18 ans et des personnes trop âgées
pour rouler, 8 Bruxellois sur 10 veulent donc conduire
leur voiture. Dans le monde, on compte 1,3 milliard de
voitures en service ; ce sera 2 milliards vers 2020-2025.
Dans ce contexte, vouloir enlever 100.000 voitures à
Bruxelles semble dérisoire. Nous sommes donc forcés
de garder nos tunnels et je suis d'ailleurs partisan d'en
créer d'autres. Outre le tunnel sous Meiser, il faudrait
par exemple creuser, au boulevard Général Jacques,
un tunnel sous l’Étoile et le bois de la Cambre vers la
chaussée de Waterloo et l’avenue Churchill, pour fluidifier
le trafic automobile tout en facilitant le déplacement
des trams, bus et vélos.
Isabelle Pauthier, directrice
de l'Arau
Historiquement, les tunnels faisaient partie du dispositif
autoroutier de pénétration voulu par l’État belge pour
permettre aux Belges d'aller travailler à Bruxelles,
sans forcément y habiter. Aucune réflexion de la vie
en ville ne s'est développée et c'est précisément à ce
moment que sont nés les comités d'habitants et l'Arau,
qui se sont par exemple opposés au projet de périphérique
sud. Les communes ont également joué un rôle
d'opposition, car ces ouvrages créent des ruptures au
sein de la ville. Ils sont aujourd'hui obsolètes, tant du
point de vue physique – certains sont fermés –, qu'urbanistique.
Chaque
année, 10.000 personnes quittent la capitale
pour aller habiter en périphérie, à la recherche
d'un meilleur cadre de vie. Bruxelles doit aujourd'hui
s'émanciper du fédéral et cesser d'attendre des solutions
de sa part. Elle dispose des compétences nécessaires
pour mener des politiques de mobilité modernes
sur son territoire. Il est évident que, si on continue à
proposer au citoyen un parking et une voiture de société,
il va les utiliser. Les études démontrent clairement
que, pour obtenir un changement de mentalité, il faut
envoyer un « signal prix » clair.
La proposition de l’Arau n'est pas de fermer tous les
tunnels du jour au lendemain, mais plutôt de développer
un plan d'action progressif. Certains experts
avancent aujourd'hui un chiffre de 5 milliards pour la
rénovation et la pérennisation d’un dispositif nuisible.
Tandis qu'un péage urbain, étendu à tout le territoire
régional, peut rapporter jusqu'à 325 millions d'euros
annuellement, selon le bureau d'étude Stratec. Cet
argent doit être affecté au renforcement des transports
publics, de préférence de surface. De nombreuses
villes européennes comme Londres ou Milan ont développé
des péages urbains. Leur économie ne s'est
pas effondrée et le trafic a été réduit, au bénéfice de
ceux qui sont captifs de la voiture comme les PME et
les artisans. Depuis 25 ans, l'objectif est la fluidité du
trafic. Il doit devenir la réduction du trafic.
6 BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
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Des entreprises fières d’être bruxelloises,
mais inquiètes de l’avenir
Le gouvernement bruxellois, à l’initiative du Ministre de l’Économie Didier Gosuin,
a organisé au mois de mars les Brussels Business Days, avec pour objectif avoué
de sonder les entrepreneurs bruxellois sur ses projets de réforme. Les attentes des
entreprises sont pourtant régulièrement relayées par les fédérations sectorielles
et par BECI. Pour contribuer au débat, nous avons mené notre propre enquête.
Emmanuel Robert
L'
actuel gouvernement a pleinement intégré la
6e
les Régions disposeront d’un budget dont les recettes seront
désormais essentiellement issues de leur activité économique
et sociale propre.
La stratégie 2025 de Bruxelles consiste donc en un faisceau
de mesures visant à proposer une vision du développement
métropolitain qui tienne compte des ressources à mobiliser
pour financer les dépenses typiques d’une ville (dont
par exemple les tunnels…), tout en maintenant le budget en
équilibre (ce qui est une exigence européenne).
Les principales mesures, discutées le plus souvent avec
les partenaires sociaux, touchent à l’ensemble des compétences
régionales, et notamment l’économie à travers le
futur Small Business Act, la révision des aides à l’expansion
(subsides), la rationalisation des institutions publiques, les
partenariats publics-privés en accompagnement.
Sans attendre l’initiative gouvernementale, BECI a décidé
de mener sa propre enquête en lançant parallèlement deux
actions : un sondage d’une dizaine de questions destiné à
toutes les entreprises (voir encadré) et une série d’interviews
individuelles d’une dizaine de décideurs, représentatifs
des mondes de l’industrie et de la recherche.
Restaurer l’attractivité de Bruxelles
Dans l’ensemble, les entreprises se déclarent « fières d’être
implantées à Bruxelles » et souhaitent y rester, du moins
8 BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
réforme de l’État, qui implique également une
révision de la loi spéciale de financement. En 2025,
L’un des atouts de Bruxelles est son
environnement favorable à la R&D.
tant que ce sera « raisonnable » en termes de business.
Mais en même temps, elles considèrent que Bruxelles a
perdu de son attractivité et qu’il faut rapidement la restaurer.
La mobilité, la sécurité et l'image de la ville sont perçues
comme les principales problématiques.
Pour les entreprises exposées à la concurrence internationale,
la fabrication « locale » semble une illusion : cette
activité-là est perdue et ne reviendra plus, en raison des
coûts de main-d'œuvre décrits comme prohibitifs. Elles
concentrent leurs activités sur la recherche-développement,
le prototypage et la pré-production, en raison de
règles fiscales attractives, mais avertissent : toute évolution
négative des règles fiscales aura un effet immédiat sur la
taille et l’importance de leur « empreinte R & D ».
L’angle est différent pour les entreprises actives au niveau
local. Celles-ci insistent davantage sur des « règles justes »,
en particulier pour ce qui concerne les travailleurs déta׉	 7cassandra://iRwVwKv0AhFbgYFGTIqmrQNffNjMJlTMhMXjbNgTKAc`̵ VJ<7̙͊׉E]THINK TANK
chés. L'inertie administrative,
le coût du travail
et la règlementation
sont également perçus
comme des risques,
voire des menaces.
La structure administrative
de la Belgique
est décrite comme un
problème grave (lente,
peu réactive et incompréhensible
pour des
étrangers).
Globalement, les entreprises
estiment pouvoir
trouver les compétences
nécessaires,
à deux nuances près :
l’enseignement moyen
n’est pas à niveau (surtout
si on se compare à
nos voisins allemands),
quant aux universités
belges, leur classement
international se détériore.
L’attractivité
économique
de Bruxelles : analyse SWOT
Strengths
• Pride & Fighting spirit
• Strategies for the future
• Central European location
• Cultural diversity
• R&D fiscal advantages
Weaknesses
• Prohibitive labor cost
• Unfair « detached » labor
• No focus on manufacturing
• Quality of life, Mobility
• Education
• Administrative structure
être aussi performants
que des grandes entreprises
et aussi agiles
que des PME.
Opportunities
• New industries
• Additional R&D centers
• Marshall plan
• Upstream cooperations
• Labor regulation flexibility
• Admin. simplification
L’économie, un
travail d’équipe
Le défi à venir dans les prochaines années peut se résumer
comme ceci, du point de vue des entreprises : pour réussir,
nous devons être les moins chers ou les meilleurs ; mais
il est trop tard pour être les moins chers… Nous devons
Bruxelles, où il fait bon vivre
Parallèlement aux interviews menées auprès d’une
dizaine d’entreprises emblématiques, BECI a organisé
un sondage-express sur les attentes des entreprises
bruxelloises, qui a récolté un peu plus de
400 réponses.
Premier constat : elles sont 69 % à se déclarer « relativement
ou totalement » méfiantes quant à la politique
économique de la Région bruxelloise.
Près de 60 % des entreprises participantes s’accordent à
décrire Bruxelles comme « une ville cosmopolite où il fait
bon vivre ». Leur choix d’implantation à Bruxelles est lié
prioritairement à l’accès aux marchés belge, mais aussi
internationaux (59 %). Pour se déployer à Bruxelles, elles
privilégient (à 59 % également) les sites internet et la
recherche individuelle, très loin devant les agences immobilières
professionnelles (17 %), l’offre de coworking,
les incubateurs ou centres d’entreprises (17 %). Les infrastructures
publiques, quant à elles, récoltent moins
de 6 % des voix…
On note que le besoin d’un financement aisé n’apparaît
qu’au troisième rang des priorités de ces entreprises
(24 %), derrière la nécessité de trouver des collaborateurs
compétents (34 %) et celle d’infrastructures de
qualité (25 %).
S’agissant de financer leur expansion, les entreprises
privilégient avant tout le crédit bancaire ou les fonds d’investissements
privés (45 %), devant la mobilisation des
fonds propres (35 %), les subsides, les garanties de l’État
et l’appel aux fonds publics (15 %), tandis que l’appel à
l’épargne privée via le crowdfunding ou le recours à la
bourse n’apparaît qu’en 4e
position (5 %).
Interrogées sur leur intérêt pour les marchés publics, les
entreprises ne sont que 22 % à y déceler une opportunité,
pour 28 % qui y voient la perspective d’acquérir « un
client difficile et mauvais payeur », et 26 % qui avouent un
« manque d’intérêt total ».
Enfin, l’une des questions portait sur la transposition en
Région bruxelloises du Small Business Act (SBA) européen,
dont l’objectif est de soutenir les PME et d’abaisser
les barrières à leur développement, notamment en
simplifiant les politiques et les réglementations qui les
concernent. Force est de le constater : près de la moitié
des entreprises « ne se prononcent pas », ce qui dénote
sans doute un manque de visibilité du projet.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
9
Threats
• Quality of life, Mobility
• No local content protection
• Lack of standards, Inertia
• Uncompetitive production
• New generation attitude
• Belgium too small
Pour favoriser leur développement,
elles attendent
de la Région
un environnement économique
favorable en
termes d’infrastructures
(de déplacements,
de communication…),
de compétences (enseignement),
d’attractivité
(qualité de vie, sécurité,
image de la ville), de
concurrence équitable
(mêmes règles pour
tous), de simplification
réglementaire (vitesse
et flexibilité), de soutien
à la R&D (par le
maintien du régime fiscal
et la mise en place
de centres de compétences)
et par une attitude
claire envers la
création de valeur ajoutée
au niveau local.
Les entreprises affirment leur volonté d’aller de l’avant,
d’investir à Bruxelles et d’y tenir leur rôle social, mais
elles ne pourront le faire seules. Elles réclament un travail
d’équipe, impliquant toutes les parties prenantes. ●
׉	 7cassandra://5m-_mE_TmN3IWKiMdJahYkg82XZ-HQHXG0m9uGjJltc!k`̵ VJ<7̙͊ˁVJ<7̙͊ʁ#בCט   u׉׉	 7cassandra://b2o9dsXNCoA5JOm84QhGW_5tJcYrngiYKGE8Dqm9GJ0 z`׉	 7cassandra://Lw6LQ0qTiFizsiJRIkJVUkhm3CSJ1TQaO4Gp1snko48e&`S׉	 7cassandra://gQUSsP1MRG900O4AvTASh78GrO6PpDfg1qOajuXhBzk$8`̵ ׉	 7cassandra://Ql7OOAr3b3IUybWhGgh_7jRUcCaTiSufzxCXkolo4WU (=͖"͠VJ<7̙͊ט  u׉׉	 7cassandra://oHDoseuqu_HrxYQeU_09UTjJ-i_v6hBnle_w-vMmrdY 9f`׉	 7cassandra://eU4nSI7wKnTlTogz_qFOEazjo6Efdwex8-w-iSXuyqcj`S׉	 7cassandra://v1rWNbqTkoRnbQ5GUtmVdALNFlDqyBuWnt5a8IxEv8M`̵ ׉	 7cassandra://cJ8vVHkUf7W5V8IPl2v5dR3-vTriQbRls_T7dLaE48s +
͠VJ=7̙͊׉E׉	 7cassandra://gQUSsP1MRG900O4AvTASh78GrO6PpDfg1qOajuXhBzk$8`̵ VJ=7̙͊׉EyTOUR DES COMMUNES À MI-MANDAT
Molenbeek veut aller de l'avant
BECI poursuit son tour des communes bruxelloises, trois ans après avoir proposé sa
« Charte communale » aux partis politiques. Ce mois-ci, nous avons rencontré Françoise
Schepmans, la bourgmestre d’une commune bien injustement malmenée.
Propos recueillis par Didier Dekeyser
F
rançoise Schepmans n'a pas mérité de voir sa
commune maltraitée dans la presse du monde
entier, et sa commune n'a pas mérité d'être
mise à l'index, notamment par le monde économique.
Mais cela n'empêche pas cette femme dynamique de
proposer malgré tout un plan d'action pour l'économie
et l'emploi local. À mi-mandat, un point des actions entreprises.
Une
bonne gouvernance est un élément clef
du succès d'une entreprise, d'une commune
aussi. Avez-vous amélioré ce qui était autrefois
décrit comme opaque ?
Une bonne gouvernance est essentielle à mes yeux,
car je suis fondamentalement démocrate. Je prône la
transparence et j'entends travailler dans un climat de
collaboration avec ceux qui partagent la charge de gérer
cette commune. De plus, à l'opacité dont vous parlez,
je veux opposer l'éthique, ce qui recouvre par exemple,
dans mon chef, de veiller à la juste représentation des
divers groupes politiques dans les toutes les instances
communales. J'ai aussi fait rédiger une charte éthique,
acceptée par les membres du collège, qui s'engagent à
rediriger les demandes des citoyens vers les services
compétents et à éviter ainsi l'individualisation du traitement
des cas.
Les événements récents n'ont-ils pas mis à
mal votre plan de relance de la commune ?
Il n'y a pratiquement plus de demandes d'informations
quant à une éventuelle implantation d'entreprise étrangère
sur notre territoire, qui offre pourtant espace, main
d'œuvre et nœuds de communication développés. Nous
misions aussi sur les nombreux atouts de Molenbeek
pour attirer des touristes en dehors des sentiers battus
de la Grand-Place ; vous pouvez comprendre que ce
n'est plus opportun pour l'instant...
Les événements récents nous ont fait un tort considérable,
oui. Ce n'est pas pour autant que nous baissons
les bras car les besoins d'emplois par la population
demeurent. Elles sont même un enjeu régional vu
l'ampleur du phénomène: 36% des jeunes de moins de
25 ans n'ont pas de travail à Molenbeek ! C'est un problème
économique majeur, mais plus encore social.
Loin de la stigmatisation de profiteurs qui préfèrent percevoir
une allocation quelconque plutôt que travailler,
la situation recouvre pour beaucoup un grand désespoir
de ne pouvoir accéder à une vie sociale normale,
de sortir de la précarité (n'oublions pas qu'un revenu
d'assistance permet à peine de payer un loyer et de se
nourrir), d'ajouter la discrimination de la pauvreté à
celle des origines, etc.
La discrimination à l'embauche est-elle réelle
et participe-t-elle à ce haut taux de chômage?
Nous disposons d'une main d'œuvre jeune, forte, et il y
a des emplois non pourvus à Bruxelles et alentour. Cette
population est aussi majoritairement sous-qualifiée,
mais cela n'explique pas tout : en fin de chaîne, quelle
que soit l'entreprise, il y a nécessairement du travail qui
n'exige pas de qualification.
Les modèles d’entreprises qui conquièrent aujourd'hui
les villes sont à haute valeur ajoutée,
ce qui exige tout de même beaucoup de travailleurs
qualifiés, voire spécialisés. Que faitesvous
localement pour pallier ce problème?
Il y a un déficit de formation, c’est un fait. Nous dispensons
même des cours d'alphabétisation. À notre niveau,
nous tentons d'y pallier, en soutenant par exemple la
formation en alternance qui donne de bons résultats.
D'une façon générale, nous poussons les échanges et
partenariats écoles-entreprises, comme c'est le cas
dans le secteur de l'hôtellerie, car il faut d’une part
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
11
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donner de la proximité et un sens concret au travail, et
d'autre faire connaître le potentiel de nos jeunes.
Nos missions locales offrent aussi des formations adaptées
aux métiers en pénurie ou en devenir, comme ceux
liés à l'environnement, aux services de proximité, à la
gestion des déchets, etc.
S’agit-il de mesures répondant aux besoins du
jour où s'insèrent-y-elles dans un plan plus
vaste?
Une des premières choses que mes collaborateurs et
moi-même avons faites lorsque j'ai accédé au mayorat, a
été de concevoir un plan d'action pour le développement
économique de la commune. Nous avons d'abord revu
les missions et le rôle du service des classes moyennes,
qui sera dorénavant le coordinateur de nos initiatives de
développement économique. Ce sera le point de synergie
de nos compétences locales et des compétences des
acteurs de la Région, dédiés également au développement
de l'économie.
Dans ce plan, nous nous intéressons bien sûr au petit
commerce, dont il faut assurer la pérennité et moduler
la diversité autant que faire se peut, avec une attention
particulière portée aux noyaux commerciaux traditionnels
comme la chaussée de Gand ou la chaussée de
Ninove. Nous pensons aussi que l'économie sociale est
en devenir à Bruxelles et donc porteuse d'emplois. Nos
efforts en ce domaine vont de l'apport de capital dans
des créations coopératives à une attention particulière
portée aux clauses sociales dans les marchés publics
(marchés dont nous veillons à faire la publicité dans la
commune).
Nous nous attachons aussi à faciliter la vie des porteurs
de projets d'activités économiques locales, pour éviter
que des initiatives soient quelquefois remises en cause
pour des raisons étrangères au potentiel du projet : je
songe à la complexité des démarches administratives,
au maquis des démarches pour obtenir des aides, etc.
Notre plan rassemble donc de nombreuses initiatives
qui, l’une dans l’autre, doivent modifier la donne. ●
׉	 7cassandra://Ry6kK2aynbncZpqIlI70Ib72Z2XALz6V9E_Ki6zTJ0s`̵ VJ=7̙͊׉ENORMES COMPTABLES SEC
La réflexion à court terme, nocive pour les
investissements publics
Le délabrement des tunnels bruxellois est révélateur de l’attitude très ambiguë
de nos décideurs politiques à l’égard des investissements publics. Pourquoi tant
de refus, et quel rôle joue le système européen de comptes économiques intégrés
(SEC) dans tout cela ? Nous avons enquêté.
Peter Van Dyck
N
e ramenons pas tout au béton dégradé de nos
tunnels et aux toits percés de nos musées :
ajoutez-y le mauvais état du Palais de Justice,
le RER sans cesse reporté et le manque criant d’écoles
et de prisons à Bruxelles.
Aucune réserve nationale ou régionale n’a été constituée
en vue de telles réparations ou constructions.
Wim Moesen, professeur en finances publiques à la
KU Leuven, accusait dans Knack les gouvernements
d’opter pour une politique budgétaire de la facilité :
« Nous rognons sur tous les investissements publics,
avec toujours moins d’argent pour les routes, l’éclairage,
les pistes cyclables ou l’égouttage. Les politiciens
belges choisissent la voie de la moindre résistance, qui
est aussi celle de la moindre intelligence. Le recul des
investissements publics a abouti à une infrastructure
médiocre. »
La faute au SEC ?
Certains bourgmestres bruxellois estiment désormais
inutile de pomper encore de l’argent dans la rénovation
des tunnels. Ils dénoncent des investissements devenus
quasi impossibles à cause des restrictions qu’impose le
système européen de comptes nationaux et régionaux
(SEC). Ce système comptable transnational impose aux
États membres de déposer leurs comptes auprès de
la Banque Centrale Européenne (BCE). Les États établissent
leur budget et expliquent exactement ce qu’ils
comptent faire de cet argent : par exemple construire
des infrastructures ou des écoles. Le SEC utilise des
normes compatibles avec le System of National Accounts
(SNA) des Nations Unies, donc également applicables
à d’autres grandes économies telles que le Japon,
les USA, le Canada et l’Australie.
Wim Moesen (KUL)
Le SEC 95 est entré en vigueur en 2000, tant pour les
comptes nationaux que régionaux. La nouvelle mouture
SEC 2010 en constitue une mise à jour, entrée en vigueur
en septembre 2014. Le modèle n’a guère changé mais
les règles d’évaluation et la désignation des chiffres ont
évolué. Principale différence, la recherche et le développement
ne sont plus considérés comme un input du processus
de production, mais comme des objectifs finaux
d’investissements. Le SEC estime que la recherche a un
impact sur l’économie. Le passage à la norme SEC 2010
n’a, en fait, que peu de conséquences sur les problèmes
d’investissement en Belgique.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
13
׉	 7cassandra://V0sJdztEaGAYaqYJuNEiDOtio3Z2gjH1r-elYXy8eKs#`̵ VJ=7̙͊ӁVJ=7̙͊ҁ#בCט   u׉׉	 7cassandra://myMiOnH6chdzJ0hGuoAF2KYr456zyjWMKuEnvMBLVKw ` ׉	 7cassandra://odbGCUKY4l3GlA2RAx_K0AkDw76zdATVvv698qlvomQdz`S׉	 7cassandra://m6Qfv1f0Q3x039rP_-OVLqmmb2izWkAXbuP5whW-S3EZ`̵ ׉	 7cassandra://o7d6aXNft1v9kR8pbeDHHN7RgkMTfT52ydgTasHfh_0tD͠VJ=7̙͊ט  u׉׉	 7cassandra://libIYk3sR2A6647jnGCox0OWcUjATBZkV3wdRbfKsH8 ` ׉	 7cassandra://O7PloivE2182qvsYMud6VsbNvTApq3Tbw2e95mscXP4w`S׉	 7cassandra://pT1rUrj8siC0G7W4HUog5_n4l5iOWa46c-PACCQmaCs `̵ ׉	 7cassandra://6rvb-WclUXiIgKYU4n_Ay529tHg6cE7yGgtCDk6mKKs͐$͠VJ>7̙͊׉E>THINK TANK
Préserver l’équilibre budgétaire
Le vrai problème se situe dans le Traité de Lisbonne et
l’article 126 de son Traité de Fonctionnement, qui définit
que la dette de l’État ne peut pas dépasser 60 % du produit
intérieur brut (PIB) et que le déficit budgétaire annuel
ne peut pas excéder 3 % du PIB.
Cette discipline budgétaire complique le financement des
travaux d’infrastructure. Le SEC n’a fait que rendre les investissements
publics plus compliqués encore, déclarent
les bourgmestres bruxellois. Avant l’an 2000, ils fonctionnaient
par étalement de la charge de la dette : le montant
d’un prêt pour investissement était enregistré comme un
revenu dans un budget extraordinaire, tandis que le remboursement
se faisait sous la forme de dépenses reportées
aux budgets ordinaires suivants. « Le processus était
ainsi sous contrôle et parfaitement efficace », déclare Olivier
Maingain, bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert.
Pénalisation
Le SEC stipule que les prêts pour investissement doivent
être imputés comme dépenses au cours de l’année où ils
ont été obtenus. Il faudra donc les mettre en balance avec
les revenus de l’année en cours, ou les rembourser immédiatement.
Par ailleurs, la distinction entre budget ordinaire
et extraordinaire n’a plus cours. La « débudgétisation
», cette vieille habitude de nos pouvoirs publics, n’est
donc plus autorisée. On pourrait bien sûr ne pas tenir
compte des critiques formulées par la Cour des Comptes
quant à un excès de débudgétisation. La France s’est déjà
permis cette audace.
La Belgique, elle, ne peut pas se permettre grand-chose.
Elle est déjà dans le collimateur en raison d’un déficit
budgétaire de plus de 3 % en 2009. La Commission
européenne a annoncé l’arrêt de la procédure contre la
Belgique en juin 2014, en échange d’un accord strict de
réduction continue du déficit. Dévier de cette trajectoire
aujourd’hui relèverait de la pure provocation.
Un problème historique
Frans De Keyser, conseiller BECI, estime que la Belgique
souffre d’un problème historique. Depuis les gouvernements
Verhofstadt (1999-2008), les budgets d’investissement
ont été rabotés pour préserver la sécurité sociale.
Le déficit autorisé à concurrence de 3 % du PIB (norme
de Maastricht) avait pour objectif de permettre les investissements,
mais Guy Verhofstadt et consorts s’en sont
servis pour combler les trous de la sécurité sociale. La
priorité allait aux dépenses courantes, plutôt qu’aux investissements.
C’est pourquoi les tunnels ont été abandonnés
à leur sort pendant tant d’années.
M. De Keyser trouve peu courageux de la part des bourgmestres
bruxellois de se justifier par la SEC 2010. Il admet
leurs difficultés à faire financer des investissements,
mais celles-ci découleraient surtout de l’obligation imposée
par le Ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel
de procéder à une évaluation des biens immobiliers des
communes, ce qui influe sur la capacité d’emprunt de la
Région bruxelloise. Bref, il y a toujours eu, tant au niveau
14 BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
Frans De Keyser
national qu’à l’échelle locale, une attitude très ambiguë
à l’égard des investissements publics. Les réformes de
l’État n’ont pas simplifié les choses : lors du transfert de
compétences, telles que celle des infrastructures routières,
les budgets d’investissement auraient pu être majorés,
mais les décideurs politiques se sont abstenus de
le faire.
Collaboration public-privé
La décrépitude des tunnels bruxellois n’est pas subite. En
2013 déjà, des plans prévoyaient la rénovation du tunnel
Léopold II. En dépit de la promesse solennelle de la Ministre
bruxelloise des Travaux Publics, Brigitte Grouwels,
de prendre une décision en 2015 et de débuter les travaux
l’année suivante, la procédure s’est complètement enlisée.
Coût
annuel de l’entretien des tunnels bruxellois : environ
40 millions d’euros. Les pouvoirs publics ont sans
doute estimé chaque année ne pas avoir les budgets.
Dieter Van Hassel, Business Development Director de
BAM PPP (l’entreprise de PPP au sein du groupe BAM),
explique les perspectives d’un financement alternatif via
des contrats DBFM (Design, Build, Finance, Maintain). Il
est convaincu que si les tunnels avaient été entretenus
par une entreprise privée via un contrat DBFM, ceux-ci
seraient aujourd’hui en bien meilleur état. « Le DBFM
sous-traite l’entretien pour une durée de 25 à 30 ans, le
tout pour une redevance annuelle partiellement indexée.
De quoi éliminer toutes les factures inattendues pendant
trois décennies. C’est également avantageux d’un point
de vue fiscal : le DBFM est un contrat de service, pas un
contrat d’investissement qui pèse sur la dette publique. »
Transition
Dieter Van Hassel admet que la norme SEC 2010 et le
DBFM sont complexes. On ne peut pas reprocher aux
politiciens de ne pas les maîtriser dans leurs moindres
détails. Pourtant, plusieurs pouvoirs publics belges s’efforcent
déjà de structurer des projets DBFM en vue d’une
׉	 7cassandra://m6Qfv1f0Q3x039rP_-OVLqmmb2izWkAXbuP5whW-S3EZ`̵ VJ>7̙͊׉ETHINK TANK
La flexibilité de la BEI
Examinons les différents investissements en Europe.
Les chiffres de l’OCDE ne sont pas flatteurs pour
notre pays. Entre 2010 et 2014, la Belgique n’aurait
investi que 1,7 % du PIB dans les infrastructures,
alors que la moyenne pour l’Allemagne, la France et
les Pays-Bas se montait à 2,2 % et même 3,5 % pour
le Danemark, la Finlande et la Suède. La Banque
Européenne d’Investissement (BEI) ne retient pas la
même analyse, même si elle admet ne représenter
qu’une partie des investissements consentis. La BEI
n’a pas de statistiques générales, mais il ne ressort
aucunement de ses propres informations que la Belgique
investirait moins que le reste de l’Europe. « La
BEI a accordé 2,2 milliards de prêts à des projets
en Belgique, l’année passée, ce qui est davantage
qu’aux Pays-Bas », déclare Tim Smit, porte-parole.
En matière d’investissements publics, les fonds ont
notamment servi à la construction d’écluses (notamment
la Kieldrechtsluis à Anvers, la plus grande au
monde), d’écoles et des cliniques. Avant cela, la BEI a
par exemple financé l’extension du réseau des trams
bruxellois. La BEI soutient aussi le PPP. La banque
fait preuve de flexibilité dans l’évaluation des projets
qui lui sont présentés. Tim Smit : « Nous sommes
disposés à financer tout projet qui a du sens. Une
série d’experts nous aident à évaluer l’utilité. Nous
surveillons bien sûr les aspects budgétaires. Nos
banquiers examinent le volet technico-financier des
projets. L’argent investi ne peut évidemment pas se
perdre. Quelque séduisant que puisse être un projet,
si les auteurs ne peuvent pas garantir le remboursement
des prêts, nous déclinons. »
« neutralité SEC ». Il n’existe toutefois pas de contrat type
qui ménage le SEC. Il faut systématiquement attendre
qu’Eurostat, l’organisation statistique de l’Union européenne,
décrète la neutralité SEC du contrat. Cette décision
intervient toujours tard dans le processus des marchés
publics, compliquant ainsi la possibilité d’éventuelles
modifications de contrat. Eurostat augmente constamment
la pression, tandis que le SEC 2010 multiplie les
casse-tête en Europe occidentale. Eurostat vient dès lors
de publier un volumineux manuel destiné à une bonne
interprétation du SEC 2010. La complexité de la matière
n’autorise pas pour autant les pouvoirs publics à se détourner
de leurs responsabilités en matière de mobilité.
Les pouvoirs publics réfléchissent à court terme en raison
d’une comptabilité axée sur les liquidités. Le mécanisme
d’amortissement comptable de projets sur toute leur durée
de vie semble à peu près inconnu des autorités. Les
décideurs n’osent pas réfléchir au-delà de la législature
en cours. Or, en matière d’urbanisme et de mobilité, il faut
prévoir à 20, 30 ou même 40 ans. Dieter Van Hassel pense
que nous sommes dans une phase de transition. Les PPP
à grande échelle se développent rapidement en Flandre.
Bruxelles et la Wallonie emboîtent le pas. Le DBFM évoluera
vers des relations à long terme et fiables entre le
privé et les pouvoirs publics, au profit d’une budgétisation
stable. C’est du moins ce qu’espère M. Van Hassel.
Rigueur néerlandaise
Les Pays-Bas prêchent d’exemple en matière de respect
strict de plannings à long terme. Prenons le cas de Kop
van Zuid, un nouveau quartier sur la rive sud de la Nieuwe
Maas, à Rotterdam. Ce projet très prestigieux a fait l’objet
d’un plan directeur au début des années 90. Ses terrains
portuaires étaient alors désaffectés. « Le site était
à l’abandon au début des années 90 », se souvient M. De
Keyser. « Dix ans plus tard, il n’y avait là qu’un seul bâtiment
neuf, tout en verre, qui abritait la maquette de Kop
van Zuid. Il a fallu encore 10 ans pour que l’on commence
finalement à construire. C’est la méthode hollandaise :
20 ans de discussions pour des accords jusque dans les
moindres détails. Ensuite, plus rien n’arrête le projet. »
La démarche néerlandaise en investissements publics
s’aligne totalement sur les directives comptables européennes
et ne bute pas sur les limitations du SEC
2010. L’État néerlandais instaure un système de caisse/
obligations dans lequel les dépenses sont imputées durant
l’année où elles sont faites, comme dans le SEC.
Les pouvoirs publics néerlandais mettent des années
à l’avance suffisamment de moyens en réserve dans le
budget de l’État pour faire face aux besoins d’infrastructures
(y compris les rénovations).
La BEI a notamment financé l’extension
du réseau de tramways bruxellois.
Les entités décentralisées (provinces et communes)
rencontrent toutefois des problèmes avec le SEC, fûtce
sur un mode différent de la Belgique, admet Ronald
Fredriksz, du département finance de l’Interbestuurlijk
Plattelandsoverleg (IPO). « Les entités décentralisées
fonctionnent aux Pays-Bas avec un système de produits/charges,
tandis que le SEC s’appuie sur un système
de caisse. Le SEC n’est pas imposé à nos budgets
et comptes, il sert plutôt d’outil statistique pour rendre
compte à l’Europe, notamment en ce qui concerne le
solde UEM (le solde de financement global d’un État qui
est membre de l’Union Économique et Monétaire européenne
– ndlr). Or, c’est là que ça coince. Bien que les
entités décentralisées soient légalement obligées de
soumettre un budget en équilibre, la conversion vers
le SEC provoque souvent un déficit UEM. Il est habituellement
dû à un traitement différent des investissements.
Les entités décentralisées ont occasionné ainsi,
au cours des années écoulées, un solde UEM négatif
d’environ 0,4 à 0,5 % du PIB. Ces entités avaient convenu
d’une marge déficitaire de 0,5 % avec l’État néerlandais
jusqu’en 2015, mais l’État veut à présent revenir à
0,3 % du PIB d’ici 2017. Ceci pourrait compromettre les
investissements des entités décentralisées. » ●
׉	 7cassandra://pT1rUrj8siC0G7W4HUog5_n4l5iOWa46c-PACCQmaCs `̵ VJ>7ׁ̙͊VJ>7̙͊ց#בCט   u׉׉	 7cassandra://tufyldY2WG7AHxoUaivQgbKltq09VR7gpuTCfInxE0E &` ׉	 7cassandra://CjsQci40wGAFgIYyXjmZE1rKz0hduu2LFXMjP-lfTtwl`S׉	 7cassandra://qEKmlOaTFYTUDSLUmEFZVN28aHXF1buuAtjy83yzjc0`̵ ׉	 7cassandra://ynZ4r0KfVg5rQ3GB0hu9lxLxdutNgBj82KPgU9ydG6g͈͠VJ>7̙͊ט  u׉׉	 7cassandra://pM5skh4xjR-PYnYAO0NvqSVmrn4j3v4IHQ0y6TgFlrY `׉	 7cassandra://yOQ-tlPEBd4q5CIrP9q59t40Z09dI6PfXcIH4HOlrMkZ`S׉	 7cassandra://vuhBhYiBIwUUVT1jXPg72GoFu60Bipe8ZOREM1cfEjI}`̵ ׉	 7cassandra://gP0gpuiCy_bInLkIkjLAWXxU3EeH8ujDxlH4Gp7lgTA͠VJ>7ْ̙͊נVJf7̙͋u .E̄9ׁHhttp://www.greenmood.beׁׁЈנVJf7̙͋t E̊9ׁHmailto:sales@greemood.beׁׁЈ׉E-INTERNATIONAL
Comment accéder aux aides européennes ?
ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Les entreprises européennes, et singulièrement les PME, souffrent d’un sous-financement
endémique depuis la crise financière de 2008. Ces dernières années,
l’UE a mis les bouchées doubles pour les soutenir, notamment via le programme
Cosme et tout récemment le « plan Juncker » – sans oublier d’autres
programmes destinés à soutenir les entreprises dans leur secteur d’activité,
comme Life, Erasmus+, Connecting Facility Europe, Creative Europe... Cependant,
beaucoup d’entreprises croient ces aides hors de portée. Comment y accéder ?
Emmanuel Robert
«D
epuis 2014, l’Union Européenne
a mis en place de puissants outils
de soutien au développement
de l’économie », explique Stéphane Joiris
de Caussin, expert en programmes européens
de financement. « Des soutiens sous
forme de garanties bancaires, de prise de
participation ou de prêts directs. Différents
outils sont notamment réunis à travers le
programme Cosme. En fonction des montants,
il permet de soutenir des projets allant
de 500.000 à 2 millions d’euros, voire
moins – des budgets taillés pour les PME. À
cela vient de s’ajouter le nouvel EFSI (European
Fund for Strategic Investments, mieux
Très souvent, en travaillant le dossier
en amont, on peut l’ajuster, le faire
‘rentrer dans les clous’ et augmenter
très sensiblement les chances
d’obtenir un prêt ou une aide.
(Stéphane Joiris de Caussin)
connu sous le sobriquet de ‘plan Juncker’, ndlr), qui propose
21 milliards d’euros de garanties bancaires via la BEI,
la Banque Européenne d’Investissement. Avec l’effet de levier,
ce sont 315 milliards d’euros mobilisables. »
Les moyens sont donc présents. Pour beaucoup d’entreprises
cependant, les aides européennes paraissent abstraites,
lointaines… Comment les obtenir ? Pour les PME,
l’accès passe le plus souvent, voire exclusivement, par les
banques, via des conventions conclues avec la BEI.
« Le problème des banques, aujourd’hui, n’est pas un problème
de liquidités. L’argent est là », reprend Stéphane
Joiris. « C’est un problème de risque, séquelle de la crise
financière. Et c’est là qu’interviennent les programmes
16 BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
européens : pour permettre aux banques de
prendre à nouveau des risques, en garantissant
les prêts. »
Stéphane Joiris
En dehors de certains prêts directs pour de
grands projets, ce n’est donc pas la BEI qui
prête de l’argent aux entreprises : ce sont les
banques. Et même avec des garanties européennes,
celles-ci doivent évaluer les risques.
On ne peut pas les en blâmer : leur rôle est
aussi de veiller aux intérêts des déposants qui
leur ont accordé en confiance. D’ailleurs, les
garanties de la BEI sont elles-mêmes subordonnées
à une analyse des risques sociaux,
environnementaux, financiers des projets...
Et c’est souvent là que le bât blesse…
Aider l’entreprise à se préparer
« On voit régulièrement de bons projets, qui pourraient être
éligibles mais qui ne sont pas retenus parce que certains
éléments du dossier ne répondent pas aux critères de la
BEI », admet Stéphane Joiris. « Ce n’est pas une fatalité.
Très souvent, en travaillant le dossier en amont, on peut
l’ajuster, le faire ‘rentrer dans les clous’ et augmenter très
sensiblement les chances d’obtenir un prêt ou une aide.
Mais pour cela, les entreprises ont besoin d’un accompagnement.
»
C’est l’une des missions d’Enterprise Europe Network :
aider l’entreprise à s’orienter dans les programmes européens,
à choisir les meilleurs instruments, et préparer son
dossier, avant même d’aller voir son banquier. « Nous formatons
le dossier en fonction des critères d’évaluation européens
et, en cas de besoin, nous accompagnons l’entreprise
auprès des bons interlocuteurs. Plus d’une fois, cette
préparation nous a permis de débloquer un dossier auprès
des banques – parfois même sans mobiliser de garanties
européennes. Pourquoi ? Parce que la mise à niveau du
dossier, en travaillant par exemple l’impact environnemental
ou la situation financière de l’entreprise, permettait de
convaincre un banquier, au départ réticent. » ●
Info :
Jean-Philippe Mergen,
02 210 01 77 – jpm@beci.be.
R.A.
׉	 7cassandra://qEKmlOaTFYTUDSLUmEFZVN28aHXF1buuAtjy83yzjc0`̵ VJ>7̙͊׉ELe design végétal est en marche!
Green Mood
Pionnière en Belgique, Green Mood propose des
projets végétaux originaux sur mesure, réalisés à
partir de plantes stabilisées.
À l’heure où les entreprises misent, plus que jamais, sur le
bien-être au travail, la jeune société Green Mood s’inscrit
parfaitement en phase avec son époque. Son concept –
unique en Belgique – conçoit et réalise cadres, cloisons,
murs, objets variés et tableaux garnis de végétal sur mesure.
De quoi aisément rendre plus agréable n’importe
quel lieu de travail! Green Mood, c’est d’abord une marge
de manœuvre illimitée. « C’est effectivement l’une de nos
principales forces », commente Sadig Alekperov, le fondateur
de la marque. « Nous pouvons réaliser n’importe quel
type de design, coloré ou non, avec tous les feuillages et
types de plantes imaginables. On s’adapte en fait aux budgets
et aux besoins de nos clients, dont nous aimons rester
à l’écoute. »
Sadig Alekperov
acoustiques, le lichen sert d’isolant et d’absorbeur de sons.
« C’est forcément idéal pour les salles de réunion. Nous
créons régulièrement des cloisons végétales sur mesure
pour des open spaces, par exemple. Et les premiers rapports
venus des entreprises ont déjà prouvé une étonnante
efficacité » Non négligeable, on épinglera aussi la capacité
du produit à pouvoir, en cas d’incendie, retarder la propagation
du feu.
Une méthode écologique
Idéal pour imaginer n’importe quel logo d’entreprise – une
mode d’ailleurs très en vogue -, décorer les murs des boutiques,
des bureaux, de l’horeca voire encore, du domicile,
Green Mood œuvre essentiellement avec des matières
composées de lichen ou de mousse. « Qui sont tantôt récoltées
à la main dans les forêts scandinaves, tantôt dans
les forêts espagnoles ou françaises, entre autres. Elles
sont en fait stabilisées sur place avant de nous être envoyées
». Une méthode artisanale et bien sûr soucieuse
de la préservation de la nature. « L’ensemble est traité
avec un procédé écologique performant, pour ainsi préserver
les générations suivantes ». Green Mood veille à utiliser
des produits 100 % biodégradables et non-toxiques.
« Les plantes naturelles se dégradent très lentement, sur
une durée estimée de dix à quinze ans. Mais elles gardent
en permanence leur fraîcheur et leur souplesse. »
Aucun entretien requis!
Outre un esthétisme évident, ce produit regorge d’atouts
pratiques. D’abord économique. « Beaucoup de sociétés
misent là-dessus pour la longue durée de vie. Dans ce
sens, l’investissement peut rapidement être rentabilisé et
largement valoir la peine. De plus, aucun taillage, aucun
arrosage et aucun ensoleillement ne sont nécessaires!»
Aucun entretien, en somme! De plus, grâce à ses vertus
En fonction des plantes sélectionnées, les prix, qui démarrent
à 300 euros du mètre carré de mur végétal, incluent
systématiquement livraison et installation. « Pour
les cadres aussi, nos tarifs commencent à 50 euros. Et
pour les tables, 480. » Si les clients actuels de Green Mood
sont principalement des bureaux d’architectes ou des entreprises,
la marque vise à présent le développement de
son activité auprès de particuliers. « Certes, nous n’envisageons
pas de vendre directement nos produits aux particuliers,
mais plutôt de fonctionner, comme c’est déjà le
cas, avec des revendeurs. Comme des magasins de décorations.
C’est donc là un pôle qu’on essaie de booster. »
On l’aura donc compris, les espaces de verdures et la nature
abondante ne sont plus à aller uniquement chercher
dans les traditionnels jardins extérieurs: aujourd’hui, avec
Green Mood et ses multiples projets de végétalisation verticales
et vivantes, c’est tout simplement à une mini-révolution
des espaces de vie et de bien-être, à laquelle on est
en train d’assister!
Green Mood
Atomiumsquare 1 BP 102, 1020 Bruxelles
T: 02 608 19 62
sales@greemood.be – www.greenmood.be
׉	 7cassandra://vuhBhYiBIwUUVT1jXPg72GoFu60Bipe8ZOREM1cfEjI}`̵ VJ>7̙͊ہVJ>7̙͊ځ#בCט   u׉׉	 7cassandra://JM_0kWjrZXyMnHi5_nzjSf93s2dYl7XlWaErKGE2E_w ` ׉	 7cassandra://c9zNoNajhdyC-RkuK65zj2PE04Gw_jFLqmeNOpJ4tQ4j2`S׉	 7cassandra://aNzb4fl2fx0p3GQ6-qBEgZpDt8b9UEMdw-GjIaJ3gls}`̵ ׉	 7cassandra://JfMKKOIA0nxGIJP6aM1IrPdSp7ZlZGiSHElGbspAc1Y{M̜͠VJ>7̙͊ט  u׉׉	 7cassandra://MsFR65GAboFTWVT7kDtCbFR0k1TUzdlSMEqQk9BD_0Q E`׉	 7cassandra://f-CTQjxYsGA5s_RfU-RigWg8LYVYocp8sI15OxUVqIw``S׉	 7cassandra://6aR3v9ilwXiZj-Mf6ByyVcx5cXhDdMdUo7Zpc93T_7oS`̵ ׉	 7cassandra://vcE1s1fRU_KgeSmHWK0hTb-UwOwfPwGzuewyHDKpBfM͟	͠VJ?7̙͊ݒנVJf7̙͋q ?x9ׁH /http://www.invest-export.irisnet.be/fr/contactsׁׁЈנVJf7̙͋p n̣9ׁHhttp://brussels-exporters.beׁׁЈ׉EINTERNATIONAL
Contact Days : des entrepreneurs à aiguiller
BRUXELLES INVEST & EXPORT
Fin de ce mois, une première session des Contact Days sera organisée par Bruxelles
Invest & Export. L'occasion idéale pour les entrepreneurs bruxellois de tisser des
liens avec les attachés économiques et commerciaux basés dans le monde entier,
qui seront exceptionnellement à Bruxelles.
David Hainaut
M
algré les événements de ces
derniers mois, la Belgique
reste un pays économiquement
attractif au niveau international.
Bien la (re)présenter, dans ce
monde en perpétuelle mutation, est
donc essentiel. Dans cette optique,
les entrepreneurs bruxellois peuvent
compter sur Bruxelles Invest & Export,
dont la mission est double :
d'une part, accompagner les entreprises
dans le développement et la
consolidation de leurs exportations,
et d'autre part, attirer chez nous des
investisseurs étrangers. Pour cela,
Bruxelles Invest & Export mène, tout
au long de l'année, des actions de
promotion (foires, croisement d'intérêts,
missions, salons, séminaires...),
partout dans le monde, via son réseau
de plus de 90 attachés économiques
et commerciaux répartis sur
le globe en des lieux stratégiques.
« Un moment propice pour tout
entrepreneur »
Au cours de l’année, plusieurs sessions de rencontres
seront organisées entre les entreprises bruxelloises et
ces attachés économiques et commerciaux : il s'agit
des Contact Days. Si, en ce mois d'avril, un nombre important
d'entre eux feront le déplacement à Bruxelles
(du 21 au 29 avril), d'autres les relayeront en juin (entre
le 23 et le 30), en septembre (entre le 5 et le 21), en octobre
(entre le 17 et le 26) et encore en décembre (entre
le 5 et le 22). Une aubaine, évidemment, pour obtenir
de précieuses informations sur des marchés étrangers,
voire mieux, profiter d'un accompagnement spécialisé,
quel que soit le projet d'exportation.
« Pour n'importe quel entrepreneur, c'est un moment
propice », confirme Ivan Korsak – présent en avril –, un
attaché basé à Nairobi ayant en charge plusieurs pays
africains (Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie).
« Lors de cette rencontre, un exportateur souhaitant,
par exemple, investir dans l'énergie solaire en
Afrique peut avoir des réponses à ses questions concernant
les besoins sur place, le marché potentiel, ou encore
la manière de financer son projet. Ensemble, nous
tentons alors de bien l’identifier, le monter, le défendre,
18 BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
Ivan Korsak,
basé à Nairobi.
le suivre et l'exécuter. Pour évaluer
le temps, l'énergie et les moyens
nécessaires, et en fournissant les
informations les plus adéquates. »
Spécialisé dans les économies en
transition, souvent porteuses d'opportunités
pour les entreprises
belges, M. Korsak a, préalablement
à son expérience africaine, été attaché
économique et commercial successivement
en Chine et en Russie,
au moment où ces pays amorçaient
leur retour sur l'échiquier géo-économique
international. Cette année,
il œuvre entre autres à un plan d'action
autour de la Tanzanie. « Les récentes
découvertes de gaz naturel,
de l'ordre d'un trilliard et 400 milliards
de mètres cubes, vont faire de
ce pays un nouvel acteur important.
L'Afrique », ajoute-t-il encore, « est
un continent où il y a de la place
pour les entrepreneurs ayant la volonté et la capacité de
s'installer. La concurrence y est présente (Chine, ÉtatsUnis,
Inde, Moyen-Orient) et nécessite une réelle valeur
ajoutée pour s'y positionner. Ce n'est plus une région
à la dérive et en proie à la guerre, mais une région qui
bouge avec des taux de croissance annuels qui vont
jusqu'à 5, voire 10 % dans certains pays ! »
« D'abord une communication humaine »
Constituant une première vitrine à l'extérieur de nos
frontières, ces attachés, outre leur mission de représentation,
entretiennent des relations suivies avec des
partenaires locaux dont les chambres de commerce,
tout en positionnant au maximum Bruxelles – et son
économie – dans les médias. Ce, à travers les activités
de leur organisme. Ils représentent donc une source indispensable
d'information sur les marchés étrangers,
tout en suscitant et en répercutant appels d'offres et
propositions d'affaires auprès des sociétés intéressées.
William Delsemme, fraîchement nommé au Japon
après des expériences au Brésil et à Singapour – où il
officie encore quelques mois – sera du rendez-vous fin
juin. « Je le remarque d'autant plus ici au Japon, mais
une négociation d'affaires, c'est d'abord une bonne
communication humaine. Dans ce sens, les Contact
Days, qui permettent des vis-à-vis, sont fondamentaux
R.A.
׉	 7cassandra://aNzb4fl2fx0p3GQ6-qBEgZpDt8b9UEMdw-GjIaJ3gls}`̵ VJ?7̙͊׉E:INTERNATIONAL
pour toutes les sociétés. Pour nous,
cela permet de mieux les aider par
la suite. Car, quand on connaît le
fonctionnement d'une entreprise, qui
peut être radicalement différent selon
sa taille et ses objectifs, on peut
forcément adapter son langage. Et
donc, pour elle, pousser le curseur le
plus loin possible. Ces Contact Days,
c'est aussi le moment où l'on peut
rencontrer des confrères de plusieurs
pays en une seule fois, échanger
les expériences, conseiller un
collègue, le tuyauter, voire encore,
savoir quelles erreurs ne pas commettre.
» M. Delsemme participera
en mai à l'organisation d'importants
Brussels Days à Tokyo, dans le cadre
du 150e
anniversaire des relations diplomatiques
belgo-japonaises.
Favoriser des partenariats
Actifs sur tous les continents, ces
attachés sont également là pour
indiquer à tout entrepreneur les
nombreuses aides financières – parfois
méconnues – de la Région de
Bruxelles-Capitale, afin d'alléger les
frais liés aux démarches d'exportation.
Une banque de données (www.
brussels-exporters.be) existe également,
afin de répertorier toutes
les entreprises bruxelloises potentiellement
exportatrices. De quoi,
là encore, favoriser les partenariats
étrangers. Concernant les investissements
chez nous, histoire de permettre
à chacun d'évaluer l'opportunité
de s'installer dans la capitale
européenne, il existe un « Welcome
Package ». Celui-ci, pour une période
d'essai d'un trimestre, garantit
un espace de travail équipé – ne nécessitant
aucun frais – et un accompagnement
sur mesure lié entre autres à la fiscalité, la
localisation de sites, les aides publiques ou la législation
environnementale et urbanistique.
La qualité de vie bruxelloise
Ann-Véronique Mortier – présente quant à elle en septembre
– qui, après des expériences en Espagne et en
Serbie, officie en Turquie, détaille l'un des aspects de
son travail pour Bruxelles : « Notre but est de pouvoir
doper la présence d'investisseurs locaux à Bruxelles.
Nous les aidons à trouver des enseignes et des sociétés
les plus diverses : cela va de la confiserie au domaine
médical, en passant par les assurances, le multimédia,
l'industrie pharmaceutique ou le textile. Puis,
nous sommes là pour faire face à tous les obstacles.
Heureusement, la Belgique a plutôt bonne presse, car
Bruxelles reste un point central. L'occasion de rappeler
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
19
William Delsemme,
nommé au Japon.
qu'en février dernier encore, le célèbre
cabinet de conseil Mercer, dans
son bilan annuel, classait Bruxelles
devant Paris et Londres au niveau de
sa qualité de vie. » Ce que confirme
de son côté William Delsemme : « La
longue et riche histoire économique
de la Belgique est toujours mondialement
reconnue, comme ses industries
et sa capacité à innover. Nous
restons certes un petit marché, mais
il demeure au cœur des plus grands
de l'Europe, avec un centre logistique
et un centre décisionnel et institutionnel
fort. Nos cerveaux sont également
reconnus pour leur capacité
à créer de la valeur ajoutée. Et notre
enseignement, incluant la recherche
universitaire, garde une très bonne
réputation. »
Ann-Véronique Mortier,
basée en Turquie.
conclut-il. ●
Info :
http://www.invest-export.irisnet.be/fr/contacts-days
Un travail aussi passionnant
qu'utile
Véritables piliers internationaux, on
l'aura compris, ces relayeurs, qui
cultivent souvent le goût de l'aventure,
sont d'authentiques spécialistes
généralistes, capables à tout
moment d'activer leurs larges réseaux
internationaux. « En général,
nous restons suffisamment
d'années pour tisser le maximum
de liens », explique M. Delsemme.
« Si un attaché ne peut évidemment
tout connaître en permanence dans
chaque domaine, il doit être capable
de tout trouver. Lorsqu'il rencontre
un souci face à une question scientifique
ou technique, il doit être en
mesure de rebondir en faisant appel
à son réseau, constitué de personnes
spécialisées pouvant alors indiquer
quelle personne contacter. C'est un
travail aussi passionnant qu'utile ! »,
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://6aR3v9ilwXiZj-Mf6ByyVcx5cXhDdMdUo7Zpc93T_7oS`̵ VJ?7̙͊߁VJ?7̙͊ށ#בCט   u׉׉	 7cassandra://nFrP1Uysnxw8KHEmRNjtFmZm4Nkw-ubEYachaeWGIiI ` ׉	 7cassandra://G1Y_DXDRK6F1WhZ5wIItV-A_5ZmVBPWwBoQqZ_ppxdcj!`S׉	 7cassandra://2FqcQZoRC5mD-wwHElcOYpjhX6w5JNUCZcawpdfTlVU`̵ ׉	 7cassandra://E1Cs7YWLy2ygy-69USdGzdtwBCPSm7qN-4RMsYeEcqM͈̬͠VJ?7̙͊ט  u׉׉	 7cassandra://YIqvwSzdwNiSM4WTc-eVUttO9a86twQtPVnGoHLCtdg \` ׉	 7cassandra://G7pJyHxfMVTkpYGav7numVNrpDIu8jenkx_mNS_a1n8e	`S׉	 7cassandra://wCzF1O0ZJo4Yf6C33pqhvMccMP6hIArqwJjja7Xcjsk`̵ ׉	 7cassandra://SRHkLuflbEhbY0Upy2lPQNSdNDAUbmHXjDcfs4lbVHQv1	͠VJ?7̙͊נVJe7̙͋m -<9ׁH 'http://www.PorzioComplianceServices.comׁׁЈנVJe7̙͋l )̊9ׁHmailto:cschultz@porziocs.comׁׁЈנVJe7̙͋k 0Y9ׁHmailto:nao@beci.beׁׁЈ׉E'INTERNATIONAL
Investir aux États-Unis :
obligations de conformité BEA
Il se pourrait que vous deviez rendre des comptes au Bureau of Economic Analysis
(BEA) du Département américain du Commerce. C’est notamment le cas si vous
êtes une organisation non américaine ou une personne physique qui détient une
part de 10 % ou plus dans une organisation américaine ; une organisation non
américaine détenue à 10 % ou plus par une organisation ou une personne physique
américaine ; une organisation non américaine qui fait affaire avec les États-Unis.
D
e nombreuses entreprises ne sont pas au courant.
Or, le non-respect de ces obligations expose
à des amendes civiles et/ou pénales de
2.500 à 25.000 $ et, en cas de non-respect intentionnel,
jusqu’à 10.000 $ et jusqu’à un an de prison. Ces obligations
peuvent être lourdes et fastidieuses, mais une
gestion systématique et prudente allège sensiblement
le fardeau, tout en écartant les risques de pénalités.
Le BEA compile, analyse et publie des données essentielles,
notamment sur le PIB des USA. Cette agence du
U.S. Federal Statistical System publie des données qui
déterminent directement la politique du gouvernement
et les décisions des entreprises et des particuliers. Les
statistiques économiques du BEA documentent la politique
monétaire, les prévisions fiscales et budgétaires
ainsi que les plans d’investissement. Ces statistiques
couvrent entre autres les chiffres des revenus nationaux
et des produits, dont le PIB. Le BEA s’en sert pour
rendre compte notamment de la croissance économique,
du développement régional et des interactions
entre secteurs économiques.
Le BEA envoie des enquêtes obligatoires à certains
détenteurs d’investissements transfrontaliers qui
concernent les États-Unis. Bien des gens ignorent
qu’il est obligatoire d'y répondre, même si le BEA ne
les contacte pas. Quelques-unes des enquêtes essentielles
:
La BE-180 : obligatoire et quinquennale ; trace les transactions
financières entre des opérateurs de services
financiers américains et des étrangers. Le délai de réponse
pour l’année fiscale 2014 était le 1er
octobre 2015,
mais des prolongations ont été accordées. Un opérateur
May 24 - Seminar USA
Le 24 mai prochain, BECI organise une journée de
séminaire Doing business with USA, avec des témoignages
d’entreprises et des sessions d’information.
Info, programme et inscription :
Nastasja Otte, nao@beci.be - 02 563 68 54
20 BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
de services financiers doit faire une déclaration si ses
ventes ou achats auprès de personnes étrangères en
2014 dépassent les 3 millions de dollars. Toute entité
contactée directement par le BEA doit également soumettre
ses données.
La BE-12 : obligatoire et quinquennale ; s’adresse à des
organisations US détenues par des étrangers et dépassant
certains seuils financiers ; s’informe sur les parts
étrangères et les activités hors US. Prochain délai : 2018.
La BE-10 : s’adresse aux entités ou personnes américaines
ayant des parts de 10 % ou plus dans des entités
étrangères ; demande de nombreuses informations financières
et transactionnelles sur les entités à l’étranger
et les entreprises américaines ayant des intérêts à
l’étranger. Le délai de la BE-10 est passé, mais le BEA
accepte encore des déclarations.
La BE-13 : se focalise sur des transactions spécifiques
de plus de 3 millions de dollars. La déclaration est obligatoire
:
• si une entité étrangère acquiert 10 % ou davantage
des droits de vote dans une entreprise américaine ;
• si une entité étrangère fonde une nouvelle entité aux
États-Unis ;
• en cas de fusion entre une entité américaine et la filiale
américaine d’une organisation étrangère ;
• si la filiale américaine d’une organisation étrangère
élargit ses activités aux USA.
Si un de ces cas se présente, une BE-13 doit être envoyée
dans les 45 jours de la transaction. ●
Christopher F. Schultz, Esq.
Porzio, Bromberg & Newman, P.C, cschultz@porziocs.com
www.PorzioComplianceServices.com
׉	 7cassandra://2FqcQZoRC5mD-wwHElcOYpjhX6w5JNUCZcawpdfTlVU`̵ VJ?7̙͊׉EOINTERNATIONAL
« La Belgique et le Canada ont tout pour
s’entendre! »
Jean-Pierre Tanghe est le Président de la Chambre belgo-luxembourgo-canadienne,
domiciliée chez BECI, avec qui elle entretient une coopération structurelle.
Fin février, il évoquait avec nous ses activités et les diverses opportunités
existantes au Canada pour les entrepreneurs bruxellois. Qui semblent infinies !
David Hainaut
Bruxelles Métropole : Quelles sont, aujourd’hui,
les principales missions de votre organisme ?
Jean-Pierre Tanghe : Pour nous, l’important est de créer
des liens et de maximiser les partenariats entre nos pays.
Dans cette optique, nous invitons des gens, nous organisons
des ateliers, des événements, des séminaires sur tout
sujet susceptible d’intéresser nos membres. Une région
comme le Québec, par exemple, est en quête de savoir-faire
pour ses gros travaux d’infrastructures. Nous aidons donc
nos membres belges et luxembourgeois à établir au mieux
leurs entreprises un peu partout au Canada, y compris dans
des régions comme Calgary, Toronto ou Vancouver. Et puis,
comme vous vous en doutez, nous venons d’œuvrer beaucoup
au traité CETA (Comprehensive Economic and Trade
Agreement), qui va sans conteste créer de nouveaux avantages
commerciaux.
Le Canada s’affirme attractif dans des secteurs
comme l’alimentaire, la boisson, la chimie… Selon
vous, certains secteurs sont-ils à privilégier ?
Dans le cadre du CETA, nous tentons effectivement de privilégier
le secteur alimentaire. Il faut rappeler qu’une partie
de l’alimentaire belge ne s’exporte plus vers la Russie. Le
Canada est une opportunité évidente. Mais la chimie, le pétrole,
le gaz et les activités connexes sont aussi porteurs.
Nous voulons le faire savoir à nos membres. Je dirais aussi
qu’avant de pouvoir faire des affaires avec un pays, il est
important de bien le connaître. Mais l’avantage, c’est que le
Canada jouit historiquement d’une excellente réputation en
Belgique – héritage des deux guerres mondiales. C’est un
atout non négligeable…
Outre l’histoire, il y a des similitudes intéressantes
entre la Belgique et le Canada, au niveau
culturel, linguistique. Et le même environnement
multiculturel, aussi.
Tout-à-fait ! Énormément de Belges émigrent au Canada,
qui reste un pays plus « européen » dans l’esprit que son
voisin américain. Et le constat, c’est qu’après s’être longtemps
contentés du Québec, qui reste un pôle majeur, ces
Belges se déplacent volontiers, notamment vers Toronto.
Nos entrepreneurs commencent donc à développer des
contacts commerciaux plus à l’ouest. D’autre part, les Canadiens
considèrent souvent Bruxelles, avec la présence
des institutions de l’UE, comme une base européenne
pour initier leurs projets. Puis, les Canadiens ont un peu la
même mentalité que les Belges : ils accomplissent beauJean-Pierre
Tanghe
coup de choses, tout en restant discrets. L’un et l’autre pays
sont également situés à côté d’un voisin bruyant et puissant
: ils ont pris l’habitude de faire profil bas. Cela ne ferait
d’ailleurs de tort à personne que l’un et l’autre fanfaronnent
parfois un peu (sourire)…
Si le traité CETA présente des avantages commerciaux,
il n’a pas toujours forcément bonne
presse. Pourriez-vous nous rassurer à son sujet ?
Bien entendu. Il faut savoir que c’est un accord commercial
vaste et complexe à saisir. Mais à mes yeux, son aspect le
plus important est qu’il va supprimer à peu près 98 % des
tarifs, droits et taxes d’importation ! Concrètement, cela signifie
que, pour les compagnies basées en Belgique et qui
souhaitent exporter vers le Canada, il y aura un avantage
compétitif indéniable sur le marché nord-américain, qui va
considérablement s’accroître dans le futur. Cela permettra
à chacun d’intégrer des infrastructures beaucoup plus
larges. Le CETA va renforcer l’aspect « passerelle » du Canada
vers toute l’Amérique du Nord. En fait, la Belgique et
le Canada, qui ont tout pour s’entendre, pourront échanger
et exporter leur savoir-faire et leurs produits beaucoup plus
facilement.
Malgré les récents événements liés au terrorisme,
la Belgique garde-t-elle une bonne réputation
au Canada ?
Je vais peut-être vous surprendre, mais oui ! Les Canadiens
sont des gens cool et réfléchis, qui ne sont pas du genre à
entrer dans le jeu d’un « Belgium bashing ». Ils analysent
les choses avec pertinence. Jamais au Canada, vous n’entendrez
un Donald Trump prétendre que Bruxelles est un
« trou de l’enfer » (rire) ! ●
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
21
R.A.
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bruxellois innovants
PME, entreprise internationale ou start-up, elles ont eu besoin à un moment de leur parcours
d’un soutien financier pour leurs innovations technologiques. Innoviris, l’Institut bruxellois pour
la recherche et l’innovation, a pu les aider à avancer.
Les responsables de The Fridge.tv, Sogeti et Wikipreneurs partagent leurs expériences.
The Fridge.tv
The Fridge.tv est une PME du secteur audiovisuel. En 2015, elle fait appel aux services d’Innoviris car
elle est en recherche de soutien financier pour le développement d’une technique innovante mais pas
encore suffisamment structurée. De ce fait, Innoviris leur a tout d’abord conseillé de mettre en place
une étude de faisabilité avec le centre de recherche Sirris. Tom Hameeuw, fondateur de The Fridge.tv
nous fait part de son expérience.
Quelles sont les activités de The Fridge.tv ?
The Fridge.tv est un hotspot créatif et un des leaders belges
du secteur de la post-production. Nous réalisons des
productions audiovisuelles aussi bien pour des publicités,
que des films corporate, ou encore pour la télévision et le
cinéma. Ce large éventail de clients et d’outputs nous assure
une position unique sur le marché de l’audiovisuel. Cela
nous permet de bénéficier d’une orientation commerciale
claire, centrée sur l’innovation et l’internationalisation.
Quel type d’aide financière avez-vous reçu de la part
d’Innoviris ? Comment cette aide a-t-elle contribué
au développement de vos activités ?
De juin à octobre 2015, nous avons bénéficié d’un soutien
financier pour un projet « Evaluate ». Cela nous a permis
de développer une première « Proof of Concept » et de
collaborer avec différents experts, comme Limecraft et Sirris.
Cette étude a apporté une valeur ajoutée importante à notre
projet.
Récemment, nous avons introduit une nouvelle demande
pour un projet de développement expérimental, « Shape ».
Si de nouveaux subsides nous sont octroyés, cela nous
permettra de développer notre technologie et de la lancer
sur le marché. Pour les PME issues du secteur de la création,
le soutien financier d’Innoviris est indispensable car seules il
est réellement compliqué d’assumer tous les coûts.
Comment s’est déroulée la collaboration avec Sirris ?
Nous sommes très satisfaits de la coopération avec Sirris.
Les employés nous ont donné de bons conseils pour le
développement de notre parcours business et technologique.
Leur opinion est primordiale et nous souhaitons bénéficier
de leur soutien tout au long du processus. Nous conseillons
vivement à d’autres entreprises souhaitant développer de
nouvelles technologies de profiter de cette expertise du Sirris.
Vous souhaitez en apprendre davantage sur les programmes « Evaluate » et « Shape » d’Innoviris ?
Découvrez l’article « Aides aux entreprises : une autre source de financement » en page 38.
Sogeti
Sogeti est une entreprise de service IT comptant plus de 20.000 collaborateurs à travers le monde.
En 2013, l’entreprise a bénéficié d’un soutien financier pour sa participation au cluster ITEA2
« collaborative analytics platform » faisant partie du projet européen EUREKA. Nous avons rencontré
Eric de Saqui, CEO de Sogeti BeLux.
Quelles sont les activités de Sogeti ?
Sogeti Belgium SA est une entreprise de service IT offrant
des solutions de pointe en matière de Testing, de Business
Intelligence & Analytics, de Mobilité, de Cloud et de Cyber
Sécurité, en combinant des méthodologies mondialement
reconnues. Sogeti rassemble plus de 500 experts IT en
Belgique et près de 550 au Luxembourg. Au niveau mondial,
l’entreprise compte plus de 20.000 collaborateurs à travers
l’Europe, l’Inde et les Etats-Unis.
Sogeti est une filiale en propriété exclusive de Capgemini
Group qui compte près de 180.000 professionnels. Nous
avons également des alliances internationales avec
Microsoft, IBM et HP, par exemple.
Quel type de financement avez-vous reçu d’Innoviris ?
Nous avons bénéficié d’un subside d’environ 630.000€ pour
un projet de recherche industrielle « Security Big Data ».
Au travers de la recherche réalisée sur les nouvelles sources
de sécurité de l’information, ayant un focus spécifique sur
׉	 7cassandra://_N_z25jmPeOFLNE3yhLgUgpGaxdiSiJhB8TjcfpTj0g(`̵ VJ?7̙͊׉Eles processus en entreprise, nous avons souhaité améliorer
les techniques de détection des attaques malveillantes. Nos
observations ont été validées par un « Security Operation
Center » (SOC). De plus, notre collaboration avec Sirris nous
a permis de partager nos résultats, via la platforme ITEA 2,
et donc d’échanger des informations au niveau européen.
Comment ce soutien financier a-t-il contribué au
développement de vos activités ?
Grâce au soutien financier d’Innoviris, nous avons pu réaliser
de la recherche industrielle qui nous a permis de développer
un prototype. Il aboutira à un nouveau service qui aura un
impact positif sur nos activités de sécurité. Celles-ci nous
permettront de toucher une nouvelle clientèle durant les 5
prochaines années et d’engager de nouveaux collaborateurs.
Nos prévisions montrent que nous doublerons, déjà, notre
effectif lors de la première année.
De quelle manière Innoviris a-t-elle rendu possible
la collaboration entre Sogeti et les partenaires
académiques ?
Nous avons collaboré avec l’Université de Gand et l’Université
Libre de Bruxelles. Grâce aux étudiants et aux professeurs
particulièrement motivés nous avons pu faire de cette
recherche un réel succès. Ce fut une expérience réellement
positive que nous continuons aujourd’hui en collaborant sur
différents petits projets, cette fois comme sponsor et dans le
cadre de la plateforme stratégique régionale Secur’IT.
Vous souhaitez en apprendre davantage sur le programme « Explore » d’Innoviris ? Découvrez l’article « Aides aux entreprises : une
autre source de financement » en page 38.
Retrouvez plus d’information sur la plateforme Secur’IT sur le site www.securit-brussels.be
Wikipreneurs
Wikipreneurs, une plateforme web interactive pour les entrepreneurs, a vu le jour grâce à l’expérience
de Jean-François De Maere et de sa collaboration avec les différents organismes de soutien. Il a
bénéficié du programme « Shape » d’Innoviris et nous livre son ressenti.
Pouvez-vous nous expliquer vos activités en
quelques mots ?
Wikipreneurs est une plateforme web interactive qui propose
une méthode et des outils performants pour optimiser
le processus de création et de croissance de PME et leur
accompagnement. Cette plateforme permet à l’entrepreneur
de constituer un dossier unique partiellement transmissible
et partageable en fonction des droits d’accès. Celle-ci
offre également une boîte à outils et des fonctionnalités
communautaires qui pourraient harmoniser les choses tout
en gardant les spécificités de chaque opérateur.
De quel type d’aide avez-vous bénéficié chez
Innoviris ?
Nous avons bénéficié d’une aide pour un développement
expérimental, « Shape ». Ce fut une aide réellement
indispensable pour réaliser une plateforme beaucoup plus
innovante et performante.
Qu’avez-vous pensé de la procédure mise en place
par Innoviris ?
Nous avons pu compter sur le support d’Innoviris dans
la constitution du dossier ainsi que dans le processus de
validation. Cet exercice nous a réellement aidé à structurer
le projet, à le détailler, à le réfléchir bien plus en profondeur
que si nous avions dû réaliser cela seul. Plutôt qu’un
contrôle, on ressent chez Innoviris l’envie de tout mettre en
œuvre pour que le projet fonctionne. Cette collaboration fut
des plus enrichissantes.
Selon vous, est-ce que Bruxelles met tout en œuvre
pour aider les entrepreneurs ?
De très bonnes initiatives existent, certes. Cependant il
existe une multitude d’acteurs différents. Il est donc parfois
difficile de bien comprendre le rôle de chacun. Le paysage
est nébuleux et les entrepreneurs se perdent et dépensent
beaucoup d’énergie à raconter leur histoire aux différentes
structures, à constituer des dossiers dans des canevas
différents, etc. Je pense qu’il y a une réelle volonté de clarifier
cela au niveau régional, ce qui est une très bonne chose.
Vous souhaitez en savoir plus sur les procédures d’Innoviris ? Découvrez l’article « Aides aux entreprises : une autre source de
financement » en page 38.
INNOVIRIS – Chaussée de Charleroi 110, 1060 Bruxelles
info@innoviris.brussels – 02/600 50 36 - www.innoviris.brussels
׉	 7cassandra://Xq5UprUAnG_i4aBOHWjS0iOE4oqSZAGTKc0drQ1ndWg`̵ VJ?7̙͊VJ?7̙͊#בCט   u׉׉	 7cassandra://TMQqrz2MXqV_1ba7yXpnw_fXfnBpQHqRNIr9npPiyzI V`׉	 7cassandra://n0Ymbj22N8gheRp3wijlbHqhrFPK0sQsmrLw_YJRVQMQ;`S׉	 7cassandra://NjaxaQXFiVY3cpvRuxDjuGIsO_ggINpe5_f9iJQKTIE`̵ ׉	 7cassandra://gum5XaOd0cpZHYzI3BrmpSbUZu3Q2tBK6QjnF0V0eG8"͠VJ@7̙͊ט  u׉׉	 7cassandra://rAmp9RohKyXwtn733PIJNWSNLGnBa7VimuuLKCKFmNk ` ׉	 7cassandra://vtph3GN9Jt8Dxu_06pNiuAl5a3fS8yZ5IGaaBCDpB44Z`S׉	 7cassandra://SSIzFO0QtX2247nXBwiqKDVpNHAwy-IeVZPP6PsrB2Y`̵ ׉	 7cassandra://RWNQMy_Uxa6SXvRM-KwlfM6eRyIItrka23eN1NjTHN8jo͠VJ@7̙͊נVJf7̙͋s d[̥9ׁHhttp://www.actiris.beׁׁЈנVJf7̙͋r S]9ׁHmailto:employersday@actiris.beׁׁЈ׉E
Jeudi 14 avril
Actiris vient à la rencontre
des employeurs bruxellois
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Téléphonez au 02.505 79 15 ou via employersday@actiris.be
Recruter avec Select Actiris, c’est simple et gratuit.
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׉	 7cassandra://NjaxaQXFiVY3cpvRuxDjuGIsO_ggINpe5_f9iJQKTIE`̵ VJ@7̙͊׉ETOPIC
FINANCER L’ENTREPRISE
Les besoins des PME bruxelloises
BECI et la plateforme de financement Look&Fin se sont penchées sur les besoins de
financement des entreprises bruxelloises, en les interrogeant. L’enquête confirme
un besoin significatif, mais aussi des difficultés de financement accrues depuis
la crise financière de 2008. Elle souligne la problématique des garanties et révèle
l’émergence de nouveaux modes de financement.
L
a plateforme de financement participatif Look&Fin
a interrogé un échantillon représentatif d’environ
200 PME bruxelloises aux profils très variés,
tant par le chiffre d’affaires que par le nombre d’employés,
le degré de maturité ou le secteur d’activité.
Environ 40 % d’entre elles ont sollicité un financement
bancaire au cours des trois dernières années, dont un
tiers environ pour un montant supérieur à 500.000 euros.
Trois quarts des demandes visaient à financer des
investissements matériels ou le fonds de roulement. Et
la moitié des entreprises qui ont sollicité un financement
ont dû produire des garanties ou des cautions.
La question des garanties
La plupart des entreprises sondées ont obtenu le financement
demandé, mais dans 26 % des cas, il leur a fallu
attendre plus d’un mois, voire plus de trois mois. En
outre, 15 % des entreprises interrogées indiquent avoir
déjà essuyé un refus de financement dans le passé. Les
principales raisons invoquées par les banques pour justifier
ces refus concernaient la situation financière de
l’entreprise (35 % des cas) ou le manque de garantie (35 %
également). Par ailleurs, on est en droit de se demander
si les entreprises qui n’ont pas demandé de financement
n’en avaient pas besoin, ou si elles ont préféré s’abstenir,
anticipant des difficultés ou un refus. Sans occulter les
réelles faiblesses de certains dossiers...
Un frein au développement
Bonne nouvelle : 95 % des entreprises qui ont pris part à
l’enquête sont satisfaites de leur collaboration avec leur
banque. Il n’empêche qu’une nette majorité (59 %) estime
qu’il est plus difficile d’obtenir un financement bancaire
aujourd’hui qu’avant la crise financière de 2008. Or, 25 %
des entreprises interrogées considèrent que le manque
d’accès au financement est un frein à leur développement
– et 20 % estiment ce besoin à plus de 250.000 euros sur
les prochaines années.
Financement alternatif
Dès lors, près d’une entreprise sur deux (48 %) a déjà
financé ses besoins autrement que par le circuit bancaire.
Les principales alternatives citées sont, dans l’ordre, les
fonds d’investissement privés (22 %), l’augmentation de
capital (16 %), l’autofinancement (13 %), les fonds d’investissement
publics (7 %) et le financement participatif
(crowdfunding/crowdlending, 6 %). L’enquête relève que, si
les PME bruxelloises sont encore relativement peu nomEmmanuel
Robert
breuses à avoir eu recours au financement participatif,
elles sont néanmoins 44 % à en avoir connaissance. Cela
fait tout de même une bonne moitié d’entreprises qui
avouent ignorer cette possibilité – il reste donc un travail
d’information à faire. ●
Montant sollicité pour un financement au cours des trois
dernières années
Moins de 50 000€
Moins de 100 000€
Moins de 200 000€
Moins de 300 000€
Moins de 500 000€
Plus de 500 000€
Ne souhaite pas répondre
Autres
Depuis la crise financière de 2008, est-il devenu plus difficile
d’obtenir un financement bancaire ?
Oui
Non
Ne sait pas/sans opinion
Selon la somme
empruntée
Avez-vous déjà financé votre entreprise autrement que
par le biais d’un financement bancaire ?
Fonds d’investissement privés
Apport/augmentation de capital
Financement interne/fonds propres
Fonds d’investissement publics
Crowdfunding/crowdlending
Subvention
Cotisation des membres
Don et financements alternatifs
Ne souhaite pas repondre
Leasing
Prêt personnel
Autres réponses
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
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FINANCER L’ENTREPRISE
Comment démarcher les banques – et les
convaincre !
Pour une PME ou une start-up, les sources de financement se sont considérablement
diversifiées ces dernières années : crowdfunding, business angels, divers fonds
d'investissement... Toutefois, la banque n'a pas perdu de son attrait et demeure un
passage de référence pour un entrepreneur. Mais au fond, une banque, comment ça
marche ? Et un prêt, comment ça s'obtient ? Tentatives de réponse, des deux côtés
de la barrière.
L
es difficultés de financement sont régulièrement
pointées comme un souci majeur par les patrons
de PME. Il est vrai que, depuis la crise financière
de 2008 et le renforcement des règles prudentielles imposées
au secteur bancaire, les banques sont devenues
plus sélectives. Pourtant, le secteur bancaire demeure
en première ligne du financement des PME – notamment
avec le soutien de la BEI (la Banque Européenne d'Investissement),
qui accorde aux banques des prêts globaux
à bon marché, spécifiquement destinés au financement
des PME. En 2009 par exemple, la BEI a signé une collaboration
avec BNP Paribas Fortis.
« Depuis cette date, BNP Paribas Fortis a consacré près
d'un milliard d'euros aux PME belges ; porté à deux milliards
au total puisque la BEI double l'enveloppe que nous
mettons à disposition. », explique Valéry Halloy. « En tout,
ce sont 2.700 entreprises en Belgique qui ont bénéficié
de ces fonds. Des PME uniquement, soit les entreprises
de moins de 250 salariés (dans la définition de l’UE, ndlr).
En janvier 2016, nous avons renouvelé notre partenariat
avec la BEI, qui injecte 250 millions d'euros à destination
des PME et des entreprises de taille intermédiaire,
comptant jusqu'à 2.500 employés. » Il n'existe pas de
chiffre pour Bruxelles particulièrement, mais les fonds
semblent présents.
L'obtention d'un crédit varie selon la nature de ce qui
est demandé par le client : « Certaines demandes sont
très simples et le client peut obtenir un prêt dès sa première
visite. D'autres demandent plus de temps et les
délais peuvent s'allonger de plusieurs jours à plusieurs
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semaines », indique M.
Halloy.
Même discours chez
ING, où les PME ont accès
à un nouveau service
: « Nous avons mis
en place des ‘Business
Bankers’ en combinaison
avec les ‘Business
Credit Centers’ existants,
l'un à Louvain-la-Neuve,
l'autre à Gand, pour traiter toutes les demandes simples
qui arrivaient auparavant en agence. Le but est d'avoir
des conseillers spécialisés pour chaque type d'entreprise,
même le boulanger du coin, et répondre à leurs besoins.
Nous donnons une réponse dans les 48 heures », affirme
Bart Eekhaut.
Valéry Halloy (BNP Paribas Fortis)
Demande simple = rapidité
Les banques deviennent réactives pour les petites et
moyennes entreprises voire les start-ups. Mais comment
ces dernières accèdent-ils au financement ? Pour Ilan
Kolinsky, fondateur de Boxify, une solution de stockage
innovante, le processus fut assez simple. « Je me suis
rendu à une soirée Start'It de BECI où j'ai rencontré une
personne d'ING. J'ai pris contact et je me suis rendu en
agence. J'avais deux demandes : la première, la plus
importante, concernait un crédit de caisse pour lancer
la société, payer les prestataires et les autres frais ; la
seconde, plus petite, pour une voiture en leasing. Pour
la voiture, cela a été très vite, deux semaines en tout. »
Adrien Dewez
R.A.
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La rapidité du processus
dépend en réalité du but
et du montant demandé à
la banque. Bart Eekhaut
confirme : « Cela dépend
de l'emprunt. Pour une
grande partie de notre
portefeuille, nous avons
accès à toutes les informations
via la Banque
Carrefour des Entreprises
(BCE) et la Banque
Nationale. Nous tenons là une réponse avant même que
le client ne nous adresse la demande ! Pour une voiture,
par exemple, cela va très vite. »
Si la BCE détient de nombreuses données, comme l'historique
financier de chaque entreprise, d'autres emprunts
requièrent de plus amples informations. Valéry Halloy le
confirme, « Il n'y a pas de règle unique. L’obtention d’un
crédit se fait à l'aune de plusieurs ratios : en fonction du
projet, on peut demander un plan financier, les comptes
de résultats précédents, ou encore un plan de trésorerie
à court terme ou des devis. Dans des cas plus complexes,
nous pouvons demander un organigramme de la structure
de la société ou d'autres documents plus spécifiques.
Le plus important est d'être transparent dès la prise de
rendez-vous pour éviter des allers-retours entre le client
et le chargé de relation. »
Bart Eekhaut (ING)
Chez ING, comme l’explique Bart Eekhaut, « Lorsque le
prêt est plus important, nous sommes attentifs à une
série de critères. Un exemple : si la personne est cliente
chez nous, un profil est établi automatiquement, prenant
en compte sa capacité de remboursement ou son profil
de dépense ainsi que toutes les données financières de
la société. Si le prêt est prévu sur trois ans, nous demandons
un plan financier et un business plan sur la période.
Si le prêt s'étend sur quinze ans, nous demandons une
prévision sur cinq ans, à partir de laquelle il est facile
d'extrapoler sur les dix années suivantes. Nous sommes
aussi attentifs aux fonds propres, aux apports externes
ou au cofinancement. »
Facile? Pas toujours...
Pour autant, une demande de crédit peut se révéler plus
ardue. Artemi Vasilakis (voir notre article « starter » du
mois de mars) a réorienté son projet depuis six mois. « J'ai
lancé une société qui crée des bijoux (Art'emi, ndlr).Auparavant,
je me concentrais uniquement sur le segment B2B
mais on a dû arrêter en 2012 avec la crise. Aujourd'hui,
je souhaite réorienter la société en me tournant vers le
B2C. Pour cela, j'ai besoin de fonds dédiés à la publicité et
d’engager un community manager afin de faire connaître
la marque et les produits. » Mais pour ce type de demande,
le crédit bancaire semble plus compliqué à obtenir.
« En règle générale cela se déroule de la même façon :
je passe un coup de téléphone à la banque et j'envoie à
l'avance une série de documents, un plan financier et
un business plan, ainsi que les bilans. Au premier rendez-vous,
les banquiers ont déjà analysé mon dossier et
me posent une série de
questions assez précises.
Il faut être préparé, savoir
‘pitcher’ son projet et argumenter
sur toutes les
dépenses que vous avez
prévues. Comme mon
secteur est peu connu,
j'ai de nombreuses
questions sur la matière
première, mes moyens
de production ou mes
marges. En règle générale, au second rendez-vous, on
me demande si j'ai des fonds propres ou des apports
externes. Je cherche un budget publicitaire et, pour le
moment, aucune banque n'a accepté de financer de la
pub. 'On ne finance pas du vent' me dit-on ; ils sont plus
habitués à octroyer un prêt pour du matériel, de l'investissement…
» Des choses tangibles, en somme.
Ilan Kolinsky, fondateur de Boxify
D'autres sources possibles
Pour pallier à ce problème, nombre d’entreprises se sont
tournées vers d'autres moyens de financement. « Aujourd'hui,
je songe au crowdfunding. Les banques s'y
mettent aussi ; BNP s'est associée à My Micro Invest et
KBC dispose de sa propre plateforme », poursuit Artemi
Vasilakis.
Une option choisie par Ilan Kolinski, qui n'a eu par la suite
aucun souci d’emprunt bancaire. « Pour la trésorerie,
j'ai dû envoyer une série de documents comme le plan
financier ; des documents que j'avais déjà en main. Ils
m'ont également posé quelques questions sur ce que
je gagne, mon métier, celui de mes parents... Ça a été
assez rapide, un peu plus d'un mois, mais j'ai un peu
traîné en cours de route », avoue le jeune entrepreneur.
Ce dernier est passé par My Micro Invest pour une levée
de fonds qui s'est déroulée avec succès – un moyen de
plus en plus prisé par les jeunes entrepreneurs qui voient,
dans ce biais, autant une source de financement qu'une
campagne promotionnelle.
Cette tendance des banques à réorienter leur façon de
financer est confirmée par Bart Eekhaut : « Avant, on
regardait ce qu'on pouvait financer. S’il n'y avait pas de
capacité de remboursement, on n'investissait pas. Aujourd'hui,
nous souhaitons jouer un nouveau rôle, celui
d'accompagnateur dans le besoin de financement plus
large que le seul financement bancaire. Nous avons conclu
plusieurs partenariats, notamment avec le public, avec
certaines sociétés d'investissement et des plateformes
de crowdfunding. On veut aider les entreprises à trouver
le meilleur 'funding' par rapport au projet. »
Le métier de la banque se trouve en plein changement
pour répondre aux besoins des nouveaux entrepreneurs.
Mais l'argent ne coule pas de source ; une bonne préparation,
des documents solides, une présentation aguerrie
de son entreprise et une capacité de résilience face au
refus demeurent toujours les meilleures armes des entrepreneurs.
●
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R.A.
R.A.
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Tax shelter, crowdfunding :
quel intérêt pour l’investisseur particulier ?
Entre des comptes d’épargne qui ne rapportent plus grand-chose, des obligations au
rendement quasi nul, des bourses qui s’agitent et reculent, l’épargnant-investisseur a
de quoi se poser des questions : vers quels produits se tourner ? Bon sang, mais les
261 milliards qui reposent sur les comptes d’épargne du Belge ne peuvent-ils pas être
injectés dans l’économie locale ? C’est pour répondre à ce souhait que le gouvernement
fédéral a concocté un « tax shelter » censé stimuler les investissements et le crowdfunding.
Ces incitants se révèlent-ils vraiment attractifs ? Et si oui, à quelles conditions ?
Vincent Delannoy
E
n premier lieu, on pense à la réduction d’impôt,
de 30 ou 45 %, pour toute personne physique
qui investit jusqu’à 100.000 euros dans une PME
starter créée depuis quatre ans au maximum. Ce même
avantage, limité à 30 %, s’applique aux apports de capitaux
dans des fonds starters. Stimulant somme toute assez
logique : le risque de perdre sa mise est effectivement
nettement plus élevé lorsqu’il s’agit de starters. Qu’en
est-il des dispositions en faveur du crowdfunding, cette
pratique qui consiste à s’adresser au grand public pour
financer un projet, en tout ou en partie ? En la matière,
la Belgique est plutôt à la traîne. En 2014, en moyenne,
chaque habitant y a consacré 0,11 euro, contre 1,20 euro
en France et 1,78 euro en Grande-Bretagne, d’après une
étude réalisée par KPMG.
Pourquoi cet accueil plutôt mitigé du crowdfunding ou,
pour le dire en français, du financement participatif ? La
réponse est assez simple : les montants sont plafonnés
à 1.000 euros par investisseur qui désire entrer dans le
capital via des parts de la société (equity crowdfunding),
pour des levées entre 100.000 et 300.000 euros sans prospectus.
Pour des levées inférieures à 100.000 euros, ce
plafond ne s’applique pas, de même que pour les levées
supérieures assorties d’un prospectus. Les opérations de
prêt sont soumises aux mêmes plafonds. Ainsi, le particulier
peut également choisir de prêter une certaine somme
à une entreprise, en tablant sur un remboursement à
terme, majoré d’un intérêt préalablement convenu. En
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d’autres termes, ce produit ressemble fort à une obligation
d’entreprise, sauf qu’il mobilise des particuliers plutôt
que des banques, et qu’il propose un intérêt plus élevé,
compte tenu du niveau de risque inhérent aux start-ups
(risque de faillite, de défaut de paiement, d’insolvabilité).
Des mesures ont été prises pour stimuler le financement
participatif. Ainsi, au plan fiscal, l’apport en capital via une
plate-forme de crowdfunding est déductible à l’impôt des
personnes physiques, à concurrence de 30 ou 45 %, selon
qu’il s’agit d’une PME ou d’une microsociété débutante.
C’est en tout cas le principe prévu par la loi-programme
du 10 août 2015, moyennant l’agrément de la plate-forme.
Or, pour l’instant, la loi prévue pour l’agrément des platesformes
n’est pas encore votée. Les mesures prévues pour
les prêts accordés aux starters sont les suivantes : les
prêts d’une durée minimale de quatre ans octroyés via
une plate-forme de crowdfunding agréée bénéficient d’un
traitement fiscal avantageux : les premiers 9.965 euros
(montant à indexer) prêtés feront l’objet d’une exonération
du précompte mobilier (de 27 %) sur les intérêts du prêt.
Du côté de l’entreprise également, le crowdfunding à la
belge connaît certaines limitations : le montant total à
lever est plafonné à 300.000 euros, en évitant ainsi la
lourdeur de l’établissement d’un prospectus financier.
Crowdfunding dans le monde
La forme la plus répandue de crowdfunding est celle pratiquée
sous forme de prêt (aussi appelé crowdlending) ;
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lequel représente environ 70 % des activités de crowdfunding.
Créé sous l’influence des difficultés provoquées par
la crise financière de 2008, le crowdfunding est actuellement
pratiqué le plus largement aux États-Unis, suivis par
l’Asie et l’Europe. Plus qu’un phénomène de mode, l’enjeu
est de taille et concerne, plus globalement, la capacité à
mobiliser une communauté d’épargnants-investisseurs
grâce à l’apport des nouvelles technologies.
La Belgique est plutôt à la traîne en
matière de crowdfunding : en 2014,
chaque habitant y a consacré 0,11 euro,
contre 1,20 euro en France et 1,78 euro
en Grande-Bretagne.
Que représentent les montants récoltés par les différentes
formes de crowdfunding dans le monde en 2015 ? Environ
34,4 milliards de dollars, avec l’Amérique du Nord en
tête (17,3 milliards, suivis de l’Asie avec 10,5 milliards et
l’Europe totalisant 6,5 milliards). En Belgique, les chiffres
avancés pour 2015 tournent autour de 4,41 millions d’euros
avec des prévisions pour 2016 autour de 6,5 millions.
Des chiffres encore modestes, tant au niveau mondial
qu’au niveau national, en comparaison des 260 milliards
d’euros en dépôt sur des comptes d’épargne en Belgique.
En somme, le financement alternatif porte bien son nom :
il est souvent complémentaire aux formes de financement
classiques et n’a pas vocation à les remplacer.
Quelques acteurs actifs en Belgique
D’année en année, le nombre d’initiatives de crowdfunding
augmente, chacune d’entre elles présentant des
accents particuliers. Ainsi, la plate-forme Angel.me,
comme son nom l’indique, intervient comme business
angel dans les domaines de l’« equity crowdfunding » et
du « reward crowdfunding » (récompense), axée sur les
starters. Également axée sur les starters, MyMicroInvest
développe également des activités de capital-investissement
via l’equity crowdfunding, mais également via des
prêts (crowdlending). Cette plate-forme totalise plus de
30.000 membres-investisseurs. Dès que la loi ad hoc sera
votée, les intérêts des prêts accordés via cette plate-forme
seront exemptés de précompte immobilier.
Look&Fin, autre acteur important sur la scène belge (et
française), se centre davantage sur les activités de prêts
à destination des entreprises. En 2015, cette plate-forme
se targue d’être leader sur ce segment, avec 3,56 millions
d’euros récoltés en ligne, tant en France qu’en Belgique.
À la différence d’autres plates-formes, les prêts sont ici
accordés à des sociétés dites matures, avec une sélection
sévère des dossiers : seuls 3 % d’entre eux reçoivent un
feu vert. Il s’agit ainsi, par définition, d’une activité moins
risquée que celle pratiquée par des business angels qui
opèrent, également, via des plates-formes de crowdfunding.
Jusqu’il y a peu, mais ce n’est plus d’actualité,
cette plate-forme mettait en avant un taux de défaut de
paiement de 0 %.
D’autres plates-formes encore se proposent de financer
des secteurs particuliers. Ainsi, FilmAngel appuie des
projets concernant la télévision, le cinéma, la vidéo ; SoCrowd
fait de même dans le secteur social, culturel et des
soins. CroFun, quant à elle, est une plate-forme multisectorielle.
Au niveau européen, KissKissBankBank est très
populaire ; elle pratique surtout le reward crowdfunding
et s’avère très active dans le secteur culturel, notamment.
Parmi les références et précurseurs internationaux du
crowdfunding, citons Kickstarter, RocketHub et Kiva. Ces
derniers commencent à s’exporter en Europe. ●
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
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DPrimes énergie 2016 :
aussi pour les crèches, les écoles, les copropriétés… !
Toute personne physique ou morale (propriétaire, gestionnaire ou locataire) effectuant des
travaux économiseurs d’énergie dans un bien situé en Région de Bruxelles-Capitale peut
demander une prime énergie en 2016.
Les personnes physiques ayant des revenus moins élevés peuvent percevoir des primes plus
importantes (catégorie C). Cette année, certaines catégories de personnes morales (collectivités,
copropriétés, propriétaires bailleurs), peuvent elles aussi accéder au montant le plus élevé de la
prime, lié à cette catégorie C.
Par exemple, pour l’isolation du toit,
la prime passe de 15 €/m² à 25 €/m²
Ecoles, crèches,
collectivités,...
en 2015
Ecoles, crèches,
collectivités,…
en 2016
Catégorie A
de base
Catégorie C
(faibles revenus)
15€/m2
25€/m2
BONUS « Isolant naturel »
+ 10 €/m² de matériau isolant naturel
■ COLLECTIVITES (ECOLES, CRECHES,
MAISONS DE REPOS…)
Les primes pour des travaux dans des bâtiments
utilisés exclusivement pour des services à la
collectivité seront dorénavant calculées en catégorie
C. Les collectivités visées sont d’une part celles
qui soutiennent la petite enfance (crèche, école
maternelle, primaire ou secondaire ainsi que les
maisons d’accueils). Et d’autre part, celles qui
encadrent nos ainés (maison de repos).
Elles bénéficieront automatiquement de la prime
la plus élevée, liée aux revenus les plus faibles.
L’allègement de la facture énergétique de ces
bâtiments permettra de consacrer cet argent aux
missions principales de ces secteurs qui en ont un
réel besoin.
◗ Chiffres concrets pour une école
Une école décide d'isoler par l'extérieur un toit de
300 m². Elle pourra bénéficier d'une prime de 7500 €,
voire même de 10.500 € si elle opte pour un isolant
naturel.
Témoignage, Georges Trémouroux, Directeur de
la Section secondaire du Collège Saint-Pierre
Le Collège Saint-Pierre à Uccle compte au total
plus de 2.000 élèves. Les volumes à chauffer se
répartissent sur une surface de 25.000 mètres
carrés. L’énergie constitue le plus important
poste de dépense pour l’établissement. Pour une
température extérieure de 2°C, la consommation
quotidienne s’élève à environ 3.000 litres de
mazout . Selon les années, nous consacrons
22 à 25% de nos subventions de fonctionnement
à la facture énergétique.
Les primes énergie sont une aide qui pourra
participer aux investissements nécessaires pour
faire diminuer cette facture.
de
toiture
isolée
Photo : Yvan Glavie
׉	 7cassandra://smRNfvcgReL-DSCAq9O9O1hPRwZmho0ZtXuci--EGxk!D`̵ VJ\7̙͊׉E	~■ Tubage de la cheminée collective à laquelle se
raccordent les chaudières individuelles
■ Coût total de l’investissement: 99.700 €
(dont 19.200€ pour le tubage de la cheminée
collective)
➤ Résultat: une économie de 13.030€/an
sur la facture énergétique et un retour sur
investissement en 7,7 ans.
Avec les primes énergie
■ Prime pour l’installation d’une chaudière à
condensation
■ Prime pour les thermostats
■ Nouvelle prime pour le tubage collectif
■ Ces primes combinées atteignent un montant
total de 23.680 €.
➤ En les prenant en compte, le temps de retour
total est abaissé à 5,8 ans, soit près de deux
ans en moins.
■ PROPRIÉTAIRES-BAILLEURS
Vous possédez un bien en location ? Investissez dans
votre bien et bénéficiez de la prime en catégorie C
sous deux conditions:
■ vous avez enregistré le bail (durée min. 3 ans) et
■ vous mettez en œuvre une des 3 premières
recommandations du certificat PEB.
■ COPROPRIÉTÉS (IMMEUBLES A APPARTEMENTS,
LOGEMENTS COLLECTIFS)
Afin d’aider les rénovations des nombreux immeubles
à appartements qu’abrite la Région bruxelloise, les
primes énergie concernant les travaux dans une
copropriété seront dorénavant calculées elles aussi
en catégorie C. Les factures seront adressées aux
associations de copropriétés.
◗ Chiffres concrets pour un immeuble à appartements
Paramètres de consommation
■ Surface brute chauffée: 2.150 m² (20
appartements)
■ Consommation en mazout pour le chauffage :
358.543,88 kWh/an et consommation en gaz
pour l’eau chaude sanitaire 18.293,39 kWh/an
■ Facture totale annuelle: 30.945€/an (HTVA)
Sans les primes énergie
■ Installation d’une nouvelle chaudière gaz à
condensation dans chaque appartement
■ Installation d’un thermostat dans chaque
appartement
Le propriétaire-bailleur dont le logement est géré
par une Agence Immobilière Sociale (AIS) peut
également faire appel à la catégorie C.
◗ Chiffres concrets pour un propriétaire-bailleur
Sous ces conditions, un propriétaire-bailleur qui fait
installer un thermostat d'ambiance programmable et
10 vannes thermostatiques peut obtenir une prime de
400 € pour un investissement total d'environ 900 €.
Plus d’info :
http://www.environnement.brussels/thematiques/
energie/primes-et-incitants/les-primes-energieen-2016.
Atelier
Mommaerts -CERAU Architects Partners - photo : Yvan Glavie
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FINANCER L’ENTREPRISE
Monter son entreprise grâce au microcrédit
Concept acclamé dans les pays du Sud, le microcrédit existe aussi dans nos régions.
Il permet à des personnes physiques et à des indépendants exclus du système de
crédit bancaire traditionnel de trouver les financements dont ils ont besoin pour
monter leur activité. Grâce au microcrédit, des dizaines de Belges fondent chaque
année leur « toute petite entreprise ». Enquête.
L
ancer son entreprise lorsqu’on ne dispose que
de peu (ou pas) de fonds propres ou qu’on est au
chômage n’est pas une mince affaire. D’autant
que, depuis la crise financière, les institutions bancaires
sont devenues de plus en plus frileuses dans l’octroi des
crédits. Lorsqu’on a une bonne idée et l’envie d’entreprendre,
mais pas de soutien financier, le microcrédit
peut être une option intéressante.
Le droit d’entreprendre pour tous
« MicroStart promeut une vision où chaque homme
et chaque femme, quel que soit leur revenu, leur niveau
d’éducation ou origine, disposent d’un droit fondamental
à l’initiative économique qui leur permet
de prendre leur destin en main », commence Patrick
Sapy, directeur général de MicroStart. Composé d’une
coopérative à finalité sociale et d’une asbl, MicroStart
finance, par des petits prêts, les personnes qui
souhaitent créer ou développer une petite entreprise.
« Notre particularité est de nous concentrer sur les
chômeurs et allocataires du CPAS, ainsi que sur les
personnes issues de l’immigration, qui sont souvent
les premiers exclus du système de crédit bancaire.
70 % de nos demandeurs sont nés à l’étranger, 14 %
ont des difficultés de lecture et d’écriture et 54 % n’ont
pas dépassé les études secondaires. Des caractéristiques
qui n’influencent en rien leur fiabilité, comme
le prouve le taux de remboursement (92 %). » L’an dernier,
MicroStart a accordé 869 microcrédits d’un montant
moyen de 7.400 euros pour une somme totale de
6,4 millions d’euros.
En Wallonie et à Bruxelles, Crédal est aussi l’un des
acteurs historiques de ce secteur. Crédal a pour finalité
de promouvoir une société plus juste et solidaire,
particulièrement en ce qui concerne l’usage
de l’argent. « Le cœur de notre activité est de prêter
l’argent placé chez nous à des associations et entreprises
à plus-value sociale, sociétale, culturelle ou
environnementale, à des (futurs) entrepreneurs exclus
du crédit bancaire et des particuliers aux revenus modestes
», explique Bernard Horenbeek, directeur de
Crédal. Crédal propose ainsi aux entrepreneurs des
crédits d’investissement, de fonds de roulement ou
de trésorerie d’un montant maximum de 15.000 €.
En 2014, 1,1 million d’euros ont été accordés à des
projets entrepreneuriaux par le biais de 147 microcrédits
professionnels.
32 BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
Un microcrédit,
pourquoi ?
À la base du microcrédit,
on trouve l’exclusion
du crédit bancaire. « Les
causes en sont multiples
», poursuit Bernard
Horenbeek. « 60 % de nos
clients sont allocataires
sociaux, 10 % n’ont pas
Depuis deux ans, nous constatons une
part grandissante de candidats âgés
de plus de 50 ans
(Bernard Horenbeek,
directeur de Crédal)
d’historique entrepreneurial et les 30 % restants présentent
un manque de garantie ou de fonds propres ou
sont fichés pour défaut de paiement. » Quant aux secteurs
d’activité, plus de 40 % des projets concernent
l’horeca, le commerce de détail et le transport. Cela
va du magasin de couches lavables au photographe
ayant besoin d’un mât télescopique pour faire des
clichés semi-aériens, en passant par une restauratrice
de vitraux et un exportateur de bière belge au Japon.
Un microcrédit, pour qui ?
A priori, le microcrédit professionnel s’adresse à tous
les futurs entrepreneurs exclus du crédit bancaire
traditionnel. Chez Crédal comme chez MicroStart, les
entrepreneurs, dont une majorité sont des hommes
(environ 60 %), ont en moyenne 40 ans. « Depuis deux
ans, nous constatons cependant une part grandissante
de candidats âgés de plus de 50 ans », commente
Bernard Horenbeek. D’autre part, si une partie de ce
public comprend surtout des personnes qui se lancent
après un parcours professionnel salarié, l’arrivée d’un
public jeune, enthousiaste et motivé se confirme. « En
2014, un quart de nos entrepreneurs avaient en effet
moins de 30 ans. Le contexte du marché de l’emploi
actuel, particulièrement difficile pour ces tranches
d’âge, explique probablement ce phénomène. »
Gaëlle Hoogsteyn
R.A.
׉	 7cassandra://hgUAnXxb4W0MfoNiNA546Vof-qDH5295MtH7zbizTCA`̵ VJ^7̙͊׉Eainsi octroyés par Crédal. « En 2014, la proportion de
demandes émanant d’indépendants déjà en activité était
de 25 %. Ce sont autant d’entreprises qui peuvent être
maintenues en activité et pour lesquelles le microcrédit
professionnel, avec beaucoup de prudence, permet de
passer le cap », commente Bernard Horenbeek. Même
son de cloche chez MicroStart où, pour la première fois
l’an dernier, les indépendants en activité ont été plus
nombreux (42 %) à introduire une demande de microcrédit
que les demandeurs d’emploi et les inactifs (39 %).
Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix en 2006, est généralement
considéré comme le fondateur du micro-crédit.
Les microcrédits de relance
En dehors des « starters », le microcrédit est aussi une
solution pour les entreprises en difficulté : depuis la crise
financière, leur nombre est en constante augmentation.
Paradoxalement, beaucoup d’entre elles gardent un beau
potentiel de croissance.
En partenariat avec le Centre pour entreprises en difficulté
(CEd) et BECI, des microcrédits de relance sont
Un projet bien préparé, condition de réussite
Bernard Horenbeek insiste toutefois sur le fait que le microcrédit
n’est qu’un outil parmi d’autres dans la création
d’entreprise. « Notre objectif est d’aider les entrepreneurs
à créer leur activité et à sortir d’une situation économique
difficile. Pour que le microcrédit ait du sens, le projet
doit être pérenne, bien sûr, mais il doit aussi permettre
à l’entrepreneur de subvenir à ses besoins. Nous n’octroyons
des microcrédits que pour des projets solides
et mûrs. Les futurs entrepreneurs doivent par exemple
disposer d’un bon business plan, avoir étudié le marché
et la concurrence, les opportunités de développement… »
La Grainerie, paradis de l’alimentation végane
Nouvel espace dédié à l’alimentation végétale, la Grainerie vient d’ouvrir ses portes à Ixelles. Moitié
épicerie, moitié salon de thé, l’adresse propose un choix d’aliments secs biologiques vendus en vrac, à
déguster sur place ou à emporter. Rencontre avec Marie Vial et Sullivan Hoziaux, initiateurs du projet.
« Au-delà de la volonté de travailler en tant qu'indépendants,
nous avons souvent déploré le manque d'offre
en terme de préparations véganes* à Bruxelles. Il est
très difficile de déguster un capuccino et un gâteau
sans produits animaux. L’idée d’un lieu alternatif est
très vite arrivée, jusqu’à devenir notre véritable projet
de vie. »
« Après que notre demande de crédit ait été refusée
– et ce malgré un apport personnel – notre banque
nous a réorientés vers Crédal. Nous avions déjà entendu
parler du microcrédit via notre coach de Village
Partenaire, mais nous ne savions pas si nous rentrions
dans les conditions. Notre projet étant déjà bien
abouti (nous disposions d’un plan financier et d’une
étude d’opportunité), notre demande a été traitée assez
rapidement. Après avoir rempli un dossier, nous
avons été reçus par une analyste puis notre demande
a été soumise à un comité de crédit. Deux semaines
plus tard, nous obtenions ce financement dont nous
avions tant rêvé. »
« Le crédit que nous avons obtenu s’inscrit dans les
microcrédits ‘développement durable’ de Crédal.
Outre l’alimentation végétale, nous nous sentons très
concernés par notre impact écologique en matière de
déchets, et nous y faisons attention chaque jour dans
notre manière de consommer. »
« Pour nous, le microcrédit a été LA clé de notre réussite.
Car on a beau avoir l’idée et l’énergie, sans soutien
financier, il nous aurait été impossible de nous
lancer. Leur approche est totalement différente de
celle des banques. Tout au long de notre parcours chez
Crédal, nous avons ressenti un réel intérêt pour notre
projet et pour nous en tant qu’individus. Le processus
est vraiment axé sur l’humain et non pas automatisé
comme dans les institutions financières classiques. »
* Le véganisme est un mode de vie consistant à ne consommer aucun produit issu des animaux ou de leur
exploitation.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
33
R.A.
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Si ce n’est pas encore le cas, ils sont redirigés vers des
services qui pourront les aider sur ces plans, par exemple
les guichets d’entreprise.
Des projets viables et de nouveaux emplois
Le taux de survie des entreprises
lancées grâce
au microcrédit est comparable
à celui des autres
entreprises. « L’une des
grandes forces de ces
micro-entrepreneurs est
la passion. Chez Crédal,
nous rencontrons chaque
jour des gens passionnés
Trois ans après avoir obtenu leur
microcrédit, 80 % des emprunteurs
s’étaient réinsérés sur le marché de
l’emploi.
(Patrick Sapy, directeur général de
MicroStart)
et tenaces, qui se dépensent sans compter pour lancer
leur activité. Cela nous conforte encore davantage dans
notre désir de les aider à réaliser leurs rêves et à vivre
de leur passion », assure Bernard Horenbeek.
En cinq ans, les clients de MicroStart ont créé plus de mille
emplois et en ont préservé mille autres. « C’est pourquoi
il est important de sensibiliser les décideurs politiques et
économiques à l’efficacité du microcrédit pour créer de
l’emploi », soutient Patrick Sapy. MicroStart a ainsi soumis
une liste de propositions aux autorités compétentes, parmi
lesquelles le maintien d’allocations sociales dégressives
pendant la première année d’activité ou l’extension du
statut d’indépendant complémentaire aux chômeurs et
allocataires du CPAS.
Et Patrick Sapy de conclure : « En 2014, nous avons réalisé
une grande étude de suivi de nos activités. Trois ans
après avoir obtenu leur microcrédit, 80 % des emprunteurs
s’étaient réinsérés sur le marché de l’emploi. Quant à la
pérennité des micro-entreprises, avec un taux de survie
de 60 %, il est conforme à la moyenne nationale. Lorsque
l’on sait que ces micro-entreprises sont lancées dans des
conditions sociales difficiles, je n’ai qu’une seule chose à
dire : chapeau ! » ●
Plus d’infos :
www.microstart.be - www.credal.be - www.financite.be
Tale Me, une garde-robe de star à la location
Tale Me, c’est un service d’abonnement qui vous permet de louer les vêtements de vos enfants au gré
des saisons et de leur évolution. Rencontre avec Anna Balez, co-fondatrice du concept.
« Lorsque j’ai eu mon premier enfant, je me suis rendu
compte que les vêtements chics et éthiques pour
enfants coûtent très cher et qu’en parallèle, les enfants
grandissent très vite. C’est ainsi que j’ai eu l’idée
de lancer un service de vêtements de location. Tale Me
vous propose de recevoir en location des vêtements
que vous choisissez au préalable parmi nos collections
durables. Les vêtements sont échangeables
tous les deux mois au gré des saisons, de votre humeur
et de la taille de votre enfant. »
« À l’époque, personne ne s'était encore lancé dans ce
secteur et, faute d’analyse de la concurrence, je n’ai
pas pu obtenir de crédit bancaire. J’ai donc fait appel à
Crédal où l’approche était totalement différente. Tout
de suite, ils ont cru en mon projet. J’ai obtenu un microcrédit
de 10.000 euros et j’ai démarré mon activité
dans mon salon pour voir si le marché était porteur.
Un an plus tard, je me suis associée avec Catherine
et nous avons obtenu un financement plus important
pour ouvrir un showroom. »
« Aujourd’hui, même si nous n’avons pas encore
passé le cap des trois ans, notre business se porte
mieux que dans nos rêves les plus fous. Nos clients
34 BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
sont fidèles et le bouche-à-oreille marche très bien.
Nous travaillons avec des créateurs locaux – bruxellois
notamment – et créons ainsi de l’emploi. Prochainement,
nous allons ouvrir un atelier de création/
réparation afin de créer des pièces uniques sur base
de vêtements qui, sinon, finiraient dans la poubelle.
Nous croyons vraiment que l’économie circulaire est
l’avenir de notre monde. Ce projet a changé ma vie
professionnelle et je serai éternellement reconnaissante
à Crédal d’avoir cru en moi. »
R.A.
R.A.
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FINANCER L’ENTREPRISE
L’idée d’un prêt « win-win » bruxellois n’est
pas enterrée
Un an après l’introduction par Ecolo-Groen d’une proposition sur un « prêt proxi », le sujet
d’un nouvel incitant au prêt d’un particulier vers une PME a (enfin) été mis à l’agenda
du Parlement bruxellois. Le projet n’est donc pas enterré mais s’annonce compliqué…
Olivier Fabes
L'
L’idée d’un incitant pour un prêt « entre amis »,
à l’instar du prêt win-win qui connaît un succès
croissant depuis dix ans en Flandre, ou du « prêt
citoyen » qui se prépare en Wallonie, n’a pas tout à fait
disparu de la table du gouvernement bruxellois. Le 22
février dernier, Isabelle Durant, qui porte cette proposition
d’ordonnance pour Ecolo, a pu exposer en commission
parlementaire sa conception de ce prêt « proxi » (le nom
qui semble s’imposer à Bruxelles).
Celle-ci est très proche du dispositif flamand dans les
principes, même si des adaptations pourraient avoir lieu
à la marge. Rappelons donc de quoi il s’agit : ce « winwin
lening » vise à mobiliser l’épargne des particuliers
au profit des PME. Le particulier qui prête à une entreprise
(maximum 50.000 euros) récupère du fisc 2,5 % du
montant investi. De son côté, la PME ou start-up (moins
de 250 personnes et/ou moins de 50 millions d’euros de
chiffre d’affaires) peut obtenir des prêts sous cette forme
pour un maximum de 200.000 euros. Le taux d’intérêt ne
peut pas être supérieur au taux d’intérêt légal, qui était
de 2,5 % en 2015, et ne peut pas non plus être inférieur
à la moitié de ce taux de référence. En cas de faillite, le
gouvernement flamand garantit 30% du montant prêté
(via exonération fiscale).
En juin 2015 dans Le Soir, le Ministre bruxellois de l’Économie
Didier Gosuin, sans fermer de portes, avait émis
certaines réserves quant à un prêt win-win bruxellois,
préférant attendre le détail du Plan start-up fédéral (visant
à stimuler notamment les investissements en private
equity et le crowdfunding) et jugeant qu’il valait mieux
renforcer les fonds propres des PME plutôt que d’inciter à
l’endettement. Il n’a pas souhaité « actualiser » sa position
sur ce dossier, visiblement pour ne pas court-circuiter le
travail parlementaire en cours1
.
Ralliement du PS
Entretemps, les lignes ont toutefois bougé puisque le
PS, en la personne du parlementaire Julien Uyttendaele,
semble se rallier à l’idée du « prêt proxi » : « Il faut absolument
explorer des moyens de financement alternatifs
aux banques face aux refus de crédits à des PME, vitales
pour notre économie », nous a-t-il déclaré, tout en précisant
que « les contours de cette plateforme alternative
devront être bien définis, sans précipitation, pour éviter
notamment tout effet d’aubaine de niche fiscale. » Dans un
1 Le présent article a été bouclé mi-mars.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
35
À Bruxelles, c’est Isabelle Durant qui porte le projet
de « prêt proxi » en Commission parlementaire.
blog posté le 24 février, le parlementaire PS sous-entend
que le dispositif à venir devrait être réservé aux entrepreneurs
qui ont fait l’objet d’un refus de crédit bancaire.
Bref, on comprend bien que Bruxelles ne veut pas faire
un copier-coller flamand et se soucie également peu du
décret en préparation côté wallon. Une approche qui peut
se défendre dans le paysage institutionnel belge mais qui
augure juste de longs mois de discussions…
Isabelle Durant comprend que l’on veuille écouter les
experts (BECI, les syndicats, la SRIB et d’autres vont défiler
en audition les prochaines semaines) mais s’étonne
de tant de frilosité pour quelque chose qui se doit d’être
simple. « On parle de petits montants qui peuvent justement
aider à renforcer les fonds propres et ouvrir les
portes du crédit bancaire. En plus de l’aspect purement
financier, une telle mesure peut donner confiance à l’entrepreneur
qui a ainsi le soutien de proches. » Selon la
députée Ecolo, ce serait une erreur de réserver le dispositif
aux exclus bancaires, pour lesquels il existe déjà
d’autres voies (le microcrédit notamment). « Au-delà de
la question budgétaire, j’ai l’impression que certains ont
peur d’allouer un peu de moyens publics directement
aux citoyens plutôt qu’à des institutions. » Un dossier à
suivre, comme on dit… ●
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Des mesures pour les start-up et PME
Le Ministre fédéral des Indépendants et des PME, Willy Borsus, est venu présenter
son « Plan PME » au public de BECI et d’IZEO, à l’occasion d’un petit-déjeuner.
Il a évoqué, en compagnie d’experts, les différentes mesures susceptibles d’intéresser
indépendants et PME : tax shift, Plan Start-up ou encore le tax shelter.
Guy Van den Noortgate
W
illy Borsus a rappelé cet argument économique
de poids : les PME représentent 99 % de nos entreprises,
tandis qu’à eux seuls, les indépendants
sont aujourd’hui plus d’un million. Il est donc logique
que le gouvernement fédéral entende porter ses efforts
sur ces forces vives et mettre en place « un ensemble
d’éléments de soutien aux entreprises tout au long de
leur vie et ainsi renforcer leur compétitivité ».
Ce n’est pas un secret. Les charges qui pèsent sur le
travail sont la principale cause du déficit de compétitivité
dont souffrent nos entreprises sur la scène internationale.
C’est donc sur celles-ci que le gouvernement entend agir.
Pour ce faire, Willy Borsus a pointé trois leviers : « Le
premier concerne la norme salariale. En concertation
avec les partenaires sociaux, nous avons décidé d’une
évolution balisée de manière à éviter que nos coûts salariaux
ne continuent à croître et ainsi regagner des marges
de compétitivité. Le deuxième, c’est le saut d’index. Le
troisième vise à inverser les coûts, peser sur les cotisations
sociales et s’attaquer aux charges sur le travail.
L’intervention la plus significative est la réduction des
cotisations sociales qui va passer de 33 à 25 % maximum,
par étapes successives, à partir du deuxième trimestre.
C’est la mesure la plus importante du ‘tax shift’. »
Création de nouveaux emplois
Willy Borsus a également évoqué le premier engagement,
qui est souvent un premier pas difficile pour une entreprise.
Il escompte que, sur les 300 à 350.000 indépendants
susceptibles d’engager, 10 % franchiront le pas, ce
qui correspondrait à la création de 30 à 35.000 nouveaux
emplois d’ici la fin de l’année. Outre cette mesure emblématique,
il a, dans le cadre de son Plan PME, évoqué une
série de mesures sectorielles pour l’horeca et la construc36
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
tion, notamment en
ce qui concerne le
dumping social,
ainsi qu’une exonération
fiscale pour
les heures supplémentaires.
L’objectif
étant d’« introduire
de la flexibilité sans
détricoter notre modèle
social ».
Après la présentation
par le Ministre,
trois experts sont intervenus pour apporter leur éclairage
sur la question et brosser en quelques traits les impacts
de diverses mesures, notamment du point de vue fiscal
et social.
Pierre-Philippe Hendricks
Rebondissant sur la présentation du ministre, Pierre-Philippe
Hendricks, partner chez Fieldfisher, a détaillé plus
spécifiquement le « Tax Shelter Startup ». Il a rappelé
les principes de cette mesure et précisé quelles sont les
sociétés éligibles : la cible doit être une société belge (ou
de l’Espace économique européen, mais avec un établissement
belge). Elle doit être constituée depuis moins de
quatre ans et au plus tôt le 1er
janvier 2013. La PME ne
doit pas dépasser plus d’un des critères suivants : un
CA inférieur à 9 millions d’euros, un bilan inférieur à 4,5
millions d’euros et moins de 50 travailleurs. Pour une
micro-société, les trois critères sont un CA de moins de
700.000 euros, un bilan inférieur à 350.000 euros et moins
de 10 travailleurs. Enfin, pour une nouvelle société, on
se basera sur une estimation de bonne foi avec le plan
financier. Dans la foulée, il a également indiqué quel type
׉	 7cassandra://i9uqix9l8KbWWYrjbi4G9Q_5F5Ju3RbVoIpWEA3XzDs d`̵ VJ^7̙͋׉EGTOPIC
Trois questions à Willy Borsus
Comment sont perçues les mesures liées au tax
shelter auprès des indépendants et des PME ?
« L’accueil est favorable.
Notamment les
mesures liées aux nouveaux
emplois, qui permettent
à une TPE de
procéder à un premier
engagement avec zéro
cotisations sociales, assorti
d’autres mesures
de réductions supplémentaires
pour les engagements
suivants, jusqu’au sixième. Globalement,
nous souhaitons créer un cadre favorable à l’entrepreneuriat
et aux investissements. C’est aux indépendants
et aux PME de jouer, maintenant. »
Quand pourra-t-on mesurer les premiers effets
de ces mesures ?
« Elles sont en vigueur depuis le 1er
janvier. Je pense
que l’on pourra en voir les premiers effets dès le deuxième
trimestre de cette année. Bien sûr, il faut encore
que les gens se renseignent pour voir ce qui peut
les concerner avant de décider d’engager ou d’investir.
Mais je m’attends déjà à des résultats positifs dès
cette année. »
D’autres mesures sont-elles prévues ?
« Oui. Notamment de nouvelles mesures en faveur
des indépendants et des investissements, qui seront
annoncées encore dans la première moitié de cette
année. Nous souhaitons continuer à renforcer le statut
des indépendants. Ce n’est pas fini. Nous n’avons
pas l’intention de nous arrêter en chemin. »
de société était exclu : sociétés immobilières, sociétés
de management, sociétés cotées en bourse, société en
réorganisation judiciaire.
Aspect sociaux du tax shift
Luc Tilman, conseiller juridique chez Partena Professional,
a abordé ensuite les aspects sociaux du tax shift,
qu’il a déclinés en trois volets. D’abord l’amélioration du
statut social et la promotion de l’entrepreneuriat avec,
entre autres la mise en place d’un véritable statut d’étudiant-entrepreneur,
l’alignement de la pension minimale
des indépendants au taux isolé sur celle des salariés, la
libéralisation de l’activité autorisée des pensionnés après
65 ans ou encore la création d’une couverture « droit
passerelle » qui étend l’assurance faillite aux cessations
pour raisons économiques. Deuxième volet avec les PME,
où Luc Tilman pointe notamment la réduction du coût
salarial pour les jeunes entreprises, pour leur faciliter
au maximum la vie durant ces premières années que l’on
sait cruciales pour la survie de l’activité.
Selon Luc Tilman, « La décision de réduire progressivement
les cotisations sociales patronales de 33 à 25 %
devrait contribuer à renforcer la compétitivité des entreprises
mais également l’attractivité de la Belgique auprès
des investisseurs
étrangers. »
Troisième volet,
les mesures
sect oriell es
qui concernent
l’horeca avec la
défiscalisation
des heures supplémentaires
pour
les temps
plein, la réforme
du travail occasionnel
ou encore
les flexi-jobs. Autant de mesures dont on devrait ressentir
les effets d’ici quelques mois, afin de dresser un
premier bilan. Pour Luc Tilman, il faut retenir d’une part
une convergence du statut d’indépendant avec celui du
salarié et, d’autre part, une réduction des coûts salariaux
qui devrait favoriser les engagements.
Luc Tilman
Des investissements dans le numérique
Dernier orateur à intervenir lors de ce petit déjeuner, Marc
Van Thournout, comptable-fiscaliste « web 2.0 », s’est
penché sur les effets du tax shelter sur les déductions
pour investissements (DPI) avec un nouvel entrant : le
numérique. Après un petit rappel des notions, il a expliqué
qu’une PME qui, auparavant, pouvait déduire entre 3,5 et
4 % des investissements effectués pendant la période imposable
liée à sa déclaration, pourra dorénavant déduire
8 %. Cette mesure s’applique pour les PME ainsi que les
petites entreprises, en société ou en personne physique.
Point intéressant à souligner, pour les investissements
numériques, le pourcentage de réduction sera porté à
13,5 % ! Dans ce cas, l’investissement doit être effectué
dans des actifs numériques visant à intégrer et exploiter
des systèmes de paiement et de facturation numérique
et/ou des systèmes de sécurisation des TIC.
Des investissements
qui ont un
réel impact sur
les coûts. Par
exemple, l’envoi
d’une facture de
vente à une entreprise
coûte,
selon le rapport
2014 d’ASA
KPMG, 4,44 euros
sur papier, contre
2,42 euros par
e-mail, typiquement
sous format
PDF (considéré à tort comme facture électronique), et
1,20 euro en numérique. Outre la facilité, les économies
dégagées pourront être allouées au développement de
l’entreprise. Un peu à l’image, finalement, du Plan PME
de Willy Borsus, dont l’objectif final est de libérer des
moyens qui permettront aux entreprises de se renforcer
et d’être mieux armées pour affronter la concurrence. ●
Marc Van Tournhout
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
37
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Aides aux entreprises : une autre source de
financement
À l’heure où les prêts bancaires sont parfois difficiles à obtenir, les subsides peuvent
constituer une ressource d’autant plus importante pour les entreprises. Quelles sont
les possibilités à Bruxelles et comment y accéder ? Rencontre avec des experts de
terrain.
O
n peut retenir trois grandes structures publiques
de subventionnement aux PME à Bruxelles : le
Ministère de l'Économie, Innoviris et, dans une moindre
mesure, Bruxelles Environnement. Chacune de ces entités
s'est spécialisée dans un ou plusieurs domaines que l'on
peut répartir grosso modo comme suit : le Ministère octroie
des primes d'investissement pour l'achat de matériel
et pour l'immobilier, assorties d'aides à la consultance ;
Bruxelles Environnement subventionne tout ce qui touche
à l'efficacité énergétique et au développement durable,
tandis qu'Innoviris se spécialise dans l'innovation ou la
concrétisation entrepreneuriale de projets de recherche
universitaire. C’est l’aspect sur lequel nous nous sommes
concentrés.
De l'idée à la pratique pour les PME
Innoviris s’adresse non seulement aux PME, mais aussi
aux grandes entreprises et aux universités... « Pour les
PME, il existe trois aides principales : Protect, Evaluate
et Boost », explique Nicolas Vautrin, Team Leader Industrial
Research and Innovation chez Innoviris. « Nous
avons développé Protect pour co-financer l'introduction
et la demande d'un brevet. Evaluate finance le démarrage
d'une étude de faisabilité - le montant est plafonné à 50 %
des coûts totaux HTVA, et à 125.000 € maximum. Enfin,
Boost propose de co-financer des conseils techniques
ou la validation d'une idée scientifique auprès de centres
de recherche agréés. Il s'agit d'une micro-aide dont le
montant ne dépasse pas les 10.000 €. » Le plafond des
aides varie entre 35 et 75 %, selon une série de critères
comme la finalité du projet ou encore, dans le cadre de
Protect, selon que l'entreprise a déjà bénéficié d'une aide
Innoviris. Dans ce dernier cas, l'aide peut être majorée, la
philosophie d'Innoviris étant de suivre l'entreprise dans
38 BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
Adrien Dewez
sa stratégie d’innovation, de la validation d'une idée à sa
mise en œuvre.
Les grandes entreprises aussi
Ce même principe évolutif vaut pour les aides destinées
à toutes les entreprises, indépendamment de leur taille :
Explore, Shape et Upgrade sont trois subsides d'accompagnement
vers l'innovation. « Le but d'Explore est de
financer la recherche industrielle appliquée et sa faisabilité.
En général, ce sont des entreprises matures en
matière de R&D qui l’utilisent, mais cette aide s'adresse
également aux universités et aux PME. Ce sont principalement
des projets liés à la chimie, à la santé ou à la
data-science », poursuit M. Vautrin.
Shape aide à la concrétisation d'une idée. « Dans ce cadre,
nous soutenons les projets expérimentaux. Ceux qui, par
exemple, amènent à la réalisation d'un prototype. Il s'agit
de l'étape qui prépare la commercialisation. » Si les taux
des subsides Explore varient de 50 à 70 %, selon la taille
de l'entreprise, Shape offre des aides de 25 à 45 %. « La
logique est de promouvoir l'innovation. Plus un projet
est risqué, plus l'aide est élevée. Explore a donc un taux
supérieur à Shape, qui est plus proche du marché. » Toute
collaboration avec une université garantit une augmentation
de 15 % de ces taux.
Quant à Upgrade, elle se place après la commercialisation
: « Il s'agit de co-financer une innovation de procédé,
d'améliorer les outils utilisés dans la création de produits
ou dans les processus internes. »
Comment obtenir un subside ?
L'obtention d'un subside est conditionnée à une sé׉	 7cassandra://3mcRJ8wuFEVcR1L1JOn6cuzuM4YzDxuGQgT0GwKiU8A `̵ VJ_7̙͋׉ETOPIC
rie d'aspects. « Il
est important de
consulter les conditions
d'éligibilité sur
notre site internet »,
précise Nicolas
Vautrin. « Le siège
d'exploitation ou, au
moins, les services
de R&D doivent se
trouver à Bruxelles,
par exemple. La
santé financière de
l'entreprise est également
importante.
Les fonds propres
ne peuvent pas être
inférieurs à 50 % du
capital. Enfin, la soL’IMPORTANCE
DE
L’HYDRATATION
AU TRAVAIL
L’hydratation est un élément
essentiel d’une alimentation saine
et équilibrée.*
Il est important que vos employés restent
bien hydratés sur le lieu de travail afi n de
garantir leur productivité.
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Le Full Service.
Il faut démontrer qu'il existe un
marché, ainsi que la valorisation ou
l’impact du projet pour Bruxelles.
Nicolas Vautrin
ciété couvre elle-même une partie de ses frais ; elle doit
donc nous démontrer qu'elle en est capable par un accord
de prêt ou une augmentation de capital, par exemple. »
Le dossier doit comprendre le formulaire, avec une série
d'informations administratives qui permettent à Innoviris
d'évaluer le caractère innovant du projet, les challenges
techniques à surmonter, le budget, la vision du business…
« Il faut démontrer qu'il existe un marché, ainsi que la
valorisation ou l’impact du projet pour Bruxelles. » Si l'entreprise
doute, elle peut recevoir des conseils d'Innoviris
ou être redirigée vers des organes comme Impulse.
La demande prend un peu de temps : trois à quatre mois
entre le dépôt du dossier et l'avis d'Innoviris. Ensuite,
la demande passe à la Secrétaire d’État en charge de
la Recherche scientifique, Fadila Laanan, qui prend la
décision d'octroi du financement. À noter, le versement
du subside se fait par tranches. « À chaque tranche, nous
demandons un rapport scientifique et un rapport financier
reprenant les pièces justificatives des dépenses pour le
versement. Il peut y avoir une correction par rapport au
budget demandé initialement, mais celle-ci ne peut se
faire qu'à la baisse. »
Besoin d’aide ?
Si certaines entreprises prennent le temps de préparer
elles-mêmes leur demande, d'autres se tournent vers
des consultants spécialisés, comme Alain Boribon, co-directeur
de Subsi-conseils. Faire appel à de tels services
dépend, dit-il, de plusieurs facteurs. « Par exemple de
Cette formule est pensée pour
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BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
*Source : www.europeanhydrationinstitute.org
**L’eau reste la boisson de référence
39
R.A.
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l’aptitude du chef
d’entreprise à comprendre
et remplir
des documents administratifs
(barrière
de la langue, etc.), du
temps dont il dispose,
de la minutie
dont il fait preuve
pour élaborer son
dossier, ou encore
du degré d'urgence.
S’il peut le gérer luimême,
mieux vaut
passer par le site
Ecosubsibru ; sinon
il peut passer par
nous. » Et d’ajouter
qu'il faut faire attenDans
un monde idéal, il ne devrait pas
y avoir de subsides. Il vaudrait sans
doute mieux baisser les charges sur
les entreprises.
Alain Boribon
tion : « Une demande de subside sur deux est refusée,
parfois pour des bêtises, des erreurs de date ou de procédure.
»
« Les fonctionnaires, qui font leur possible, n'ont plus suffisamment
de temps. Ils vont de plus en plus rarement voir
les projets ou visiter les entreprises et ne comprennent
pas toujours ce qu'ils subsidient. Malheureusement, une
partie de leur évaluation est fondée sur le nombre de
dossiers qu'ils bouclent, acceptés ou refusés. » Alain
Boribon évoque également l'information « atomisée » :
« Entre les structures publiques, les procédures, en terme
de conditions, de délais ou de dépenses éligibles, sont
différentes. »
« En règle générale, une entreprise va mettre plus de
temps que nous. Nous sommes habitués aux procédures
et nous communiquons souvent avec les agents publics.
Parfois, un dossier est rejeté et l'entreprise abandonne,
mais il arrive que le refus soit discutable. » Et d’ajouter
que « dans un monde idéal, il ne devrait pas y avoir de
subsides. Ce n'est pas une matière pérenne. Il vaudrait
sans doute mieux baisser les charges sur les entreprises.
Je sais, c'est étrange de dire ça pour une société qui accompagne
à l'obtention d'un subside, mais pour nous ce
n’est qu’une des sources de financement des entreprises
parmi d’autres. »
Les subsides sont donc une matière relativement difficile
pour une entreprise qui n'en a jamais fait l'expérience.
40 BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
Bruxelles Environnement :
des primes pour le
développement durable
Bruxelles Environnement propose un vaste panel
d'aides publiques liées au développement durable
dont le paquet le plus important, autant à disposition
des entreprises que des citoyens, est dédié à l'énergie.
En 2016, une série de primes ont été supprimées :
celles pour le relighting ou les panneaux solaires
voltaïques par exemple. Actuellement, l'agence met
l'accent sur l’audit, l'isolation et le chauffage dans le
but d’augmenter les économies d'énergie. Le budget
global de 22 millions d’euros est toutefois maintenu.
Le montant des aides varie d'une prime à l'autre, ainsi
que selon le type de demandeur (citoyen, association,
entreprise privée, etc.). Il est préférable de passer
d’abord par le « Facilitateur bâtiment durable » :
c'est un service entièrement gratuit qui propose
des conseils techniques sur l'efficacité énergétique,
oriente sur les subsides les plus utiles en fonction
d’une situation particulière, aide à écrire les dossiers
ou vérifie s’ils sont correctement remplis.
En termes de charge administrative, les dossiers
sont moins compliqués à remplir qu’il n’y paraît.
Pour recevoir l'argent, il faut par contre démontrer
– et c'est normal – que les travaux ont bien été effectués.
Veillez donc à conserver tous les justificatifs
de dépenses, les factures, les audits réalisés par des
bureaux agréés... La quantité de documents à remettre
dépend de la prime.
Le montant reçu dépend lui aussi du type d'aide auquel
vous faites appel. Le placement d'un vitrage
isolant, par exemple, est subsidié de 10 à 20 euros
par m². Dans certains cas, il est intéressant de réaliser
un audit énergétique avant de lancer des travaux,
afin de déterminer comment faire des économies
d’énergie au meilleur coût. Pour paraphraser
Bruxelles Environnement, « Il faut passer chez le
docteur avant d’avaler des médicaments ».
La prime pour l'audit énergétique couvre maximum
50 % HTVA des dépenses éligibles, limitées à 3.000
euros par bâtiment. Une PME qui réalise un audit
d'un coût de 3.000 euros peut donc recevoir jusqu’à
1.500 euros, ce qui n'est pas négligeable. Et l'exercice
pose les bases solides à des investissements durables
qui réduisent la facture énergétique.
Un travail en amont, pendant et après l'obtention doit
être fourni : il faut rassembler les pièces justificatives,
faire attention aux dates de remise et, surtout, ne pas
tout miser sur le subside – à ne pas confondre avec votre
vrai business. ●
Info
www.ecosubsibru.be
www.werk-economie-emploi.irisnet.be/aides-et-subsides
www.innoviris.be
R.A.
׉	 7cassandra://BT191ffyQVLPVa-7PauqSjTJjlv1S_5vt0boPJFmvmIT`̵ VJ_7̙͋
׉E%TOPIC
FINANCER L’ENTREPRISE
Quel avenir pour les aides à l'expansion ?
Quels subsides puis-je obtenir ? Par le biais de quelle structure ? Et à quelles conditions
? Difficile de répondre à ces questions tant les organismes et les types de subsides
sont littéralement émiettés à Bruxelles. On compterait, sur le seul territoire
régional, pas moins de 123 aides aux entreprises organisées par... 60 structures
différentes, selon le ministre en charge de la matière, Didier Gosuin, qui semble
bien décidé à y porter le fer.
D
ès le début de son mandat, Didier Gosuin a annoncé
une réorganisation et une simplification
du paysage des aides publiques. « Il y a trop
d'institutions, il y a trop d'offres (...) Le panel est trop
vaste, redondant, se chevauche », expliquait le ministre
sur BX1 (ex-Télé Bruxelles). Trop de portes d'entrée, donc.
Sa volonté de réforme devrait aboutir à une simplification
dans un futur proche. Si le cabinet se refuse à tout commentaire
pour le moment – la réforme n'est pas encore
finalisée – on en connaît déjà les trois axes : la réorganisation
des institutions subsidiantes, la définition d'une
nouvelle philosophie d'octroi des aides à l'expansion et
de ses conditions.
Pour les entreprises, la crainte est que cette « simplification/rationalisation
» aille de pair avec une réduction des
aides, parfois très utiles, voire indispensables. Pour Xavier
Dehan, Coordinateur Général
de BECI, les subsides
représentent « le seul outil
financier - si l'on excepte les
prêts et les participations de
capital de Brussels Finance
- de la Région à destination
des entreprises. Fondamentalement,
Bruxelles n'a pas
la main sur la fiscalité. »
Xavier Dehan, Coordinateur
Général de BECI.
Les subsides de Bruxelles
Économie et Emploi (ancien
SPRB), dont les plus intéressantes
se nomment « aides à
l'expansion », constituent les
leviers les plus importants : « Innoviris fournit un service
incroyable mais il s'adresse à 300 entreprises maximum ce
qui, sur un total de 35.000 entreprises sur le sol régional
– à l'exception des indépendants –, représente moins de 1
%. Les primes et aides de Bruxelles Environnement sont,
elles, de nature plus supplétives », poursuit Xavier Dehan.
Des aides à l'expansion, il en existe de deux types : celles
à l'investissement général et d’autres à l'investissement
spécifique. « L'investissement général couvre toutes
les dépenses qui visent l'acquisition, la pleine possession
pour une société, des immeubles, du matériel et,
éventuellement, à la marge, des outils logiciels. Tout ce
qui touche au leasing ou à
l'embauche de personnel,
par exemple, en est exclu.
La limite du subside est fixée
à 15 % tout en étant doublée
pour les entreprises qui se
trouvent dans la Zone de Développement
(dont la délimitation
se trouve sur le site
Brugis). En réalité, le socle
du subside monte à 7,5 %
de l'investissement tout en
étant assorti de 'bonus' de
2,5 % en fonction d'une série
de critères tels que l'emploi
créé, le caractère de startup
de l’entreprise... Tout est parfaitement expliqué sur le
site web du BEE ! »
Didier Gosuin est décidé à réformer
les subsides bruxellois.
Le subside à l'investissement spécifique s'adresse à un
projet particulier « lié, le plus souvent, au domaine de
l'environnement. Le montant est plus important que celui
proposé par Bruxelles Environnement. En règle générale,
une entreprise essaye d'abord d'obtenir l'aide à
l'investissement spécifique et, en cas de refus, se tourne
vers Bruxelles Environnement. À moins qu’il s’agisse
des investissements propres à la dépollution des sols,
auquel cas elle peut s'adresser directement à Bruxelles
Environnement. »
Quelle efficacité ?
Chaque entrepreneur doit faire attention : l'obtention d'un
subside n'est ni simple, ni garantie en amont du projet.
« Obtenir un subside demande autant de rigueur qu'un
emprunt auprès d'une banque. Il faut respecter les formes,
les délais, conserver tous les justificatifs... Même les professionnels
peuvent faire des erreurs. »
Et ces subsides, finalement, servent-ils réellement l'économie
bruxelloise ou représentent-ils une de ces dépenses
inutiles? « Je vais être prudent sur la question », répond
Xavier Dehan. « Il n'existe, en réalité, aucune étude sur le
sujet. Il faudrait analyser le chiffre d'affaires d'entreprises
subsidiées sur quelques années, par rapport à leur secteur.
Cela demande sans doute un travail universitaire mais il
n'existe pas pour le moment. ». ●
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
41
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SELF-EMPLOYED CORNER
IZEO entendu : des mesures pour les
femmes indépendantes !
À l’automne 2015, IZEO avait formulé trois demandes en faveur des mamans indépendantes
: un repos de maternité plus long, un congé de maternité plus flexible et
l’exonération des cotisations sociales pour le trimestre de la naissance. Avec une
grande satisfaction, IZEO constate que ces demandes ont été entendues et sont
reprises très largement dans le plan pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin,
présenté par les Ministres Willy Borsus et Maggie De Block.
E
n Belgique, les femmes ne représentent que 33 %
des indépendants. Ce pourcentage a très peu évolué
au cours des 5 dernières années (+ 1 %). Par ailleurs, les
femmes représentent 23 % des employeurs – un peu en-dessous
de la moyenne européenne, qui est de 26 %. Augmenter
le nombre de femmes qui s’installent à leur compte ou créent
leur société est donc un enjeu économique primordial. Enjeu
qui passe par un meilleur statut pour les femmes indépendantes.
Les
mesures présentées par le Ministre fédéral des Indépendants
et des PME, Willy Borsus, entendent répondre à
cet enjeu, et s’articulent autour de quatre axes :
1.
Mise en place d’un baromètre de l’entreprenariat féminin
visant à centraliser les informations chiffrées
relatives à l’état et à l’évolution de l’entreprenariat féminin :
connaître la situation objective pour mieux piloter cette évolution.
2.
Améliorations
du statut social des indépendantes, essentiellement
en ce qui concerne la maternité ainsi que
la conciliation entre vie privée et vie familiale. Concrètement,
cela signifie que le repos de maternité des mamans indépendantes
passera de 8 semaines (3 semaines obligatoires + 5
semaines facultatives) aujourd’hui à 12 semaines à partir de
2017. Cette extension du congé de maternité s’assortit de la
possibilité de prendre ce congé non seulement à la semaine
mais également à temps plein ou à mi-temps !
Autre grande victoire pour IZEO : dès le 1er
octobre 2016,
les mamans indépendantes seront exonérées de cotisations
sociales pour le trimestre qui suit la naissance. Sans perdre
pour autant leurs droits à la sécurité sociale pour ce trimestre,
grâce au mécanisme de l’assimilation.
Le coût de ces deux mesures est estimé à 13 millions
par an : 9 pour l’extension du congé de maternité et
4 pour l’exonération.
Par ailleurs, les 105 titres-services octroyés à chaque maman
indépendante seront désormais automatiquement délivrés
par la Caisse d’assurances sociales de l’indépendante. En
outre, le plan prévoit la création d’un statut de soutien à la
famille, un recours facilité aux groupements d’employeurs
et une amélioration de la flexibilité des systèmes de garde
d’enfants.
3.
Réponses aux problèmes spécifiquement rencontrés
par les femmes dans le cadre du financement d’une
42 BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
entreprise. Il s’agit ici de sensibiliser le secteur bancaire,
mais également les acteurs du financement alternatif, aux
spécificités de l’entreprenariat féminin. Il faut savoir que les
femmes remboursent en moyenne mieux que les hommes
leurs emprunts professionnels. Cela devrait se traduire par
un meilleur accueil des demandes de crédit des femmes
entrepreneurs !
4.
Sensibilisation, formation et éducation des plus jeunes
ainsi que des femmes qui démarrent une activité indépendante
ou qui envisagent de le faire. L’enjeu, ici, est de
convaincre les jeunes femmes qu’elles ont des capacités
d’entreprendre au moins égales à celles de leurs confrères
masculins !
IZEO analyse chacune de ces mesures comme des pas qui
vont dans la bonne direction, et attend leur transposition
rapide en textes de loi. Deux mesures
complémentaires sont souhaitées
élargissement de même natur
congé d’adoption pour les
indépendants, et une possibilité
congé de paternité pour les papas
indépendants.
« C’est aussi une révolution
culturelle qui est attendue
ces mesures », affirme Miguel
Keirsbilck, Secrétaire Général
d’IZEO. « Demain, quand une
jeune femme annoncera à
ses parents qu’elle s’installe
comme indépendante, souhaitons
qu’elle reçoive, non
pas des appels à la prudence,
mais bien des encouragements
! » ●
Le Ministre Willy Borsus viendra présenter ce plan
de promotion de l’Entrepreneuriat féminin lors d’un
petit-déjeuner conférence le jeudi 14 avril chez BECI et
IZEO, entre 7 h 30 et 9 h 30. Inscription via www.izeo.be.
©Thinkstock
׉	 7cassandra://n4pA6lA6mQn47gozxuTz-NolM66H6rCCQeOhzrMPscs`̵ VJ`7̙͋׉EENTREPRENDRE
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Oblique : soignez votre image
Agence de communication spécialisée en gestion de l’image de marque, Oblique a
repensé sa stratégie et mise dorénavant sur les secteurs de la santé et de l’institutionnel.
Guy
Van den Noortgate
L
es fondateurs d’Oblique, Toma Gerkens et Nicolas
Caracostas, se sont rencontrés il y a une
douzaine d’années lors de leurs études en design
industriel à la Cambre. Au sortir de celles-ci, ils ont,
chacun de leur côté, organisé divers événements avant
de se retrouver il y a cinq ans pour créer ensemble leur
agence de communication. Ils ont poursuivi sur leur lancée
événementielle, engrangeant de nouvelles commandes
via le bouche-à-oreille, tout en prospectant parallèlement
d’autres domaines comme le médical. « J’avais réalisé un
site internet pour ma sœur qui est gastro-entérologue »,
confie Toma Gerkens. « Aujourd’hui, entre 60 et 70 % des
gens viennent chez elles via le site. »
Dans la foulée, ils ont pris en charge les aspects de
communication pour d’autres praticiens. « Nous avons
également travaillé pour le milieu culturel ainsi qu’institutionnel
européen », intervient Nicolas Caracostas. Durant
ces premières années, les deux associés ont exercé
leurs talents un peu tous azimuts. « Notre participation
au Start’Hub Challenge nous a permis de repenser complètement
notre stratégie et de nous structurer au point de
vue marketing et financier, notamment », expliquent-ils.
« C’est ainsi que nous avons décidé de nous recentrer plus
spécifiquement sur deux domaines : la santé (healthcare)
et l’institutionnel européen (associations et lobbies). Tout
en poursuivant la consultance et en travaillant également
pour le corporate. »
« Nous travaillons beaucoup avec le client »
Parmi leurs dernières réalisations, on peut pointer le
changement de nom d’Euroscanning en Novoffice. Oblique
a mené le projet de A à Z en collaboration avec le CEO
de l’entreprise, Giuseppe Albicocco, et son équipe : du
choix du nom à la conception du logo en passant par le
mailing original et personnalisé à destination des clients
ainsi que de l’événement annonçant le changement. «
Nous travaillons beaucoup avec les gens dès le début et
tout au long du processus. De la réunion préliminaire à
la présentation finale. Il est très important que le client
s’implique dans le projet et que nous puissions évoluer
avec lui. »
Au fil des mois, Oblique s’est construit une belle réputation
dans le milieu médical où son expertise est appréciée.
« Nous réfléchissons en compagnie du médecin à la communication
qu’il souhaite et travaillons aussi bien sur les
supports papier qu’en ligne, le plus souvent en combinant
les deux. » De fil en aiguille, l’agence a élargi son
spectre et travaille également avec des centres médicaux
ou des sociétés de
biotechnologies
comme la start-up
Novadip. Dans le
futur, elle entend
bien se spécialiser
davantage dans le
secteur de la santé
au sens large.
Autre domaine
dans lequel elle
ambitionne de proposer
ses services :
l’institutionnel européen.
« Il s’agit ici
d’associations, groupes et lobbies actifs à Bruxelles. Nous
en avons recensé au moins 300. Dans ce cas, il s’agit
plutôt de mettre sur pied et d’orchestrer des campagnes
de communication, avec des brochures, événements, site
internet, etc. Nous ne nous occupons pas du fond mais
de sa mise en forme afin qu’il soit pertinent. » Ils ont
récemment travaillé pour l’EOS (European Organisation
for Security) pour le développement de systèmes d’alerte
en cas de grave crise (projet Pop-Alert).
Toma Gerkens
Dans un secteur où les acteurs sont nombreux, Oblique a
choisi de se spécialiser afin de se différencier et d’apporter
à ses clients une expertise pointue. Une stratégie qu’elle
a définie et peaufinée lors de son passage au Start’Hub
Challenge et qu’elle met dorénavant en application. Elle va
également revoir prochainement son propre site, qu’elle
a repensé afin d’infirmer le proverbe qui veut que les
cordonniers soient les plus mal chaussés. ●
www.oblq.be
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BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
43
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TRANSITION
Mobilier de bureau encore jeune recherche
adoptant
Si vous avez déjà recherché une voiture récente en très bon état, sans doute êtesvous
déjà familiarisé au principe du « nearly new ». Mais saviez-vous que ce concept
s'applique également au mobilier de bureau ? Les conséquences de ce choix sont
loin d'être anodines, tant sur le plan économique qu'en ce qui concerne l'environnement.
Inventaire des initiatives en la matière.
Johan Debière
D
ans le monde de l'entreprise, le nombre de
meubles envoyés au container est proportionnellement
plus important que chez le particulier,
plus habitué au monde des brocantes, de la revente,
de l'échange ou du don. Selon Yves Dykmans, patron de
la chaîne de mobilier d'occasion et de fin de série Oka, il
ne faut pas y voir un signe de paresse : « Lorsqu'un Facility
Manager ou un patron doit se défaire de son mobilier
de bureau, les choses doivent aller vite pour des raisons
d'organisation. Si personne n'est là pour récupérer le
matériel, il part souvent au conteneur. » En récupérant
l'ancien mobilier pour le remplacer par du nouveau, Oka
joue les facilitateurs pour l'entreprise et évite ainsi le
gâchis de l'envoi à l'incinérateur. En remettant en état
ce qui peut l'être, pour le revendre ensuite à petit prix à
des PME, des indépendants, des particuliers ou même
des étudiants, Oka apporte sa pierre à l'allongement du
cycle de vie du produit.
HU-BU pour HUman-BUsiness
En marge de la sphère commerciale où évolue Oka,
quelques initiatives intéressantes ont été prises par des
acteurs associatifs. C'est le cas de HU-BU pour HUman-BUsiness.
Cette sympathique association, créée
en 2009 avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin,
a pour objectif de relier le monde associatif et le monde
marchand grâce à une plateforme de dons. « Par don,
nous entendons le don de temps et de savoir dispensés
à travers le volontariat d’entreprise, mais aussi le don de
mobilier de bureau inutilisé que les entreprises peuvent
offrir à celles et ceux qui en ont besoin », explique Muriel
de Vinck, porte-parole de la plateforme. Le mode opératoire
est très simple et suit un peu le modèle d'un Kapaza
ou d'un eBay, les enchères en moins : « Une entreprise
qui souhaite se défaire de bureaux, de sièges ou d'armoires
nous contacte. Nous prenons des photos et nous
les plaçons sur la plateforme. Les associations prennent
ce dont elles ont besoin en remplissant un panier électronique,
et paient via Paypal. Le prix forfaitaire varie entre
0 et 15 euros maximum. »
Aussi pour des start-ups
Pourquoi faire payer du mobilier donné ? « On ne voulait
pas que les associations soient considérées comme
les ‘pauvres’ et les entreprises comme les bienfaitrices
44 BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
Votre mobilier de bureau, neuf ou d’occasion ?
de l'humanité. Il fallait un certain équilibre. En outre,
en appliquant un prix forfaitaire, on responsabilise l'association.
Une fois le mobilier réservé, nous sommes
quasiment certains qu'elle enverra bien quelqu'un pour
l'enlever », explique encore Muriel de Vinck. Aux associations
actives dans le social, il faut encore ajouter
les start-ups qui n'ont pas les moyens de se payer du
mobilier. « De cette manière, nous couvrons une frange
plus large du paysage socio-économique tout en restant
concentrés sur notre objectif : aider les personnes qui
en ont réellement besoin », souligne Filip Van Mullen,
fondateur et cheville ouvrière de la plateforme. Après
inscription, nous avons effectivement pu éprouver la
simplicité du fonctionnement de HU-BU. Seul bémol : au
moment d'écrire ces lignes, pas un seul bureau, pas une
seule chaise à se mettre sous la dent... « Il y a effectivement
des périodes plus calmes et d’autres plus denses.
Comme en 2014, lorsque BNP Paribas Fortis a dû évacuer
quelque 2.500 articles de bureaux sur dix jours », se
souvient Filip Van Mullem.
One table, one company
À l'instar d'HU-BU, quelques autres associations et entreprises
s'activent dans ce créneau. Le programme du
Brussels Waste Network (BWN) de BECI œuvre à relier
ces différentes initiatives pour offrir un panel de solutions
complètes aux entreprises bruxelloises. Le réseau
Ressources – la fédération des entreprises d’économie
sociale active dans le domaine de la réutilisation – a initié
dans le cadre d’une activité du BWN un début de collaboration
avec HU-BU. Avec, sur le terrain, du mobilier
récupéré par des associations membres de Ressources
comme Oxfam ou Les Petits Riens.
׉	 7cassandra://KMXBbRDIltk_NWEZPnhCuJ2TilotccHgLJq51hP5OuI`̵ VJa7̙͋׉ELe 27 mai, BECI organise une formation sur l’aménagement
optimal et responsable des bureaux – « Vos
bureaux du futur sans 1 € de plus » : découvertes de
plusieurs solutions innovantes pour organiser votre
espace de travail et ses environs.
Pour plus d’information : www.beci.be/formations -
Laurie Verheyen et Laura Rebreanu - green@beci.be
Cas vécu
La clause de réserve de propriété :
utile ?
Monsieur Pierre T. est indépendant et
achète des marchandises pour les revendre
à des grandes surfaces. Si un
acompte est payé avant le transfert des
marchandises, le solde, lui, n’est payé que
30 jours après la livraison.
Suite à la faillite d’un point de vente, des
marchandises y sont restées bloquées. C’est à ce moment
que Monsieur T. nous consulte pour connaître leur sort.
Pour ses nouveaux bureaux de Woluwe-Saint-Lambert,
Spadel a choisi des éléments de réemploi.
L’objectif de Ressources est de faciliter la mise en relation
des entreprises voulant se débarrasser d’encombrants
avec ses membres. La fédération finalise en ce
moment une plateforme facilitatrice, le « Clic Récup »,
qui permettra d’identifier le membre correspondant au
mieux aux besoins de l’entreprise, en fonction notamment
du service désiré, du type d’objets concernés et de
la localisation.
Signalons également NNOF, l'initiative intéressante du
déménageur Vandergoten, qui propose de réutiliser du
mobilier usagé pour le remettre au goût du jour. C'est l’option
qu'a retenue Spadel lorsque la société a emménagé
dans ses nouveaux bureaux de Woluwe-Saint-Lambert.
Jean-Benoît Schrans, porte-parole : « Nos anciens bureaux
ont été démontés et les éléments en bois, en acier
et en aluminium ont été réagencés de manière créative
dans nos nouveaux bureaux. Nous avons ainsi réorganisé
notre espace de travail autour d'une très longue table
entrecoupée par des cloisons, par des sortes de niches
afin de ménager des espaces de calme pour les collaborateurs
et par des passages pour permettre les allées et
venues, le tout étant construit à partir des éléments récupérés
sur nos anciens bureaux. » Un concept durable
que la très vertueuse Spadel a pensé autour du leitmotiv
« One table, one company ». ●
Info :
http://www.oka.be
http://hu-bu.org
http://www.nnof.be
Le Brussels Waste Network de BECI travaille à l’amélioration
de la prévention et de la gestion des déchets
dans les entreprises bruxelloises. Besoin de conseils
ou d’un accompagnement de première ligne ?
Contactez votre conseiller économie circulaire :
Laurie Verheyen - lv@beci.be, 02 210 01 75.
www.brusselswastenetwork.eu
La question du statut juridique de biens livrés aux clients
mais non encore payés est cruciale lorsque votre activité
consiste précisément dans la livraison de biens dont le paiement
est différé.
Il est possible de convenir, dans vos conditions générales,
le moment à partir duquel votre client deviendra juridiquement
propriétaire de ces biens, alors même qu’il serait déjà
en leur possession. Le transfert de propriété peut ainsi être
différé jusqu’au paiement intégral. C’est ce que l’on appelle
la « clause de réserve de propriété ».
Si vous êtes toujours propriétaire des biens livrés, cela signifie
que votre client n’a pas le droit de les revendre tant qu’il
n’en a pas payé le prix. S’il ne respecte pas ce prescrit, la
réclamation de dommages et intérêts est une solution communément
admise.
Cette clause a également tout son intérêt en cas de faillite de
votre client. En effet, l’article 101 de la loi sur la faillite nous
renseigne que « la faillite ne porte pas atteinte au droit de
revendication du propriétaire des biens détenus par le débiteur
». En effet, à compter du prononcé du jugement déclaratif
de faillite, le failli ne peut plus gérer ses biens ; c’est
le curateur qui prend le relais et qui devient le seul à même
d’administrer les biens de la faillite.
Ce qui signifie que, si vos marchandises sont chez votre
client failli et qu’en vertu de la clause de réserve de propriété
vous en êtes toujours propriétaire, il vous sera possible de
l’opposer au curateur, pour autant qu’elle ait été établie par
écrit, au plus tard au moment de la délivrance des biens. Il
faut en outre que ces biens se trouvent en nature chez votre
client.
À retenir
Si vous êtes régulièrement amené à transférer des marchandises dont le
prix n’a pas encore été payé entièrement, veillez à insérer une clause de
réserve de propriété dans vos conditions générales, afin de vous prémunir
des cas de faillite de votre client et ainsi pouvoir revendiquer la propriété
de vos marchandises. Il faudra agir rapidement car l’action qui tend à
revendiquer ses biens doit être exercée avant la clôture du procès-verbal
de vérification des créances.
Laila Nejar, conseiller juridique BECI
lne@beci.be ; 02 563 68 58
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ÉDITION
Journée de la PME
une initiative
de La Libre Entreprise
Organisé par IPM Group (La Libre Belgique, La Dernière Heure, Paris Match…).
La journée de la PME est le grand rendez-vous annuel des PME
en Wallonie et à Bruxelles qui aura lieu le mercredi 8 juin au
Château-Ferme de Profondval dans le Brabant wallon.
→ Thématique 2016
Au programme de cette journée :
ateliers/workshops, forum et grand débat, remise du prix de la PME de l’Année et dîner de gala.
La transformation numérique des PME.
Le monde se tourne chaque jour davantage
vers le numérique mais les dirigeants de PME
ne savent pas vraiment comment s’adapter.
De quoi s’agit-il ? Pourquoi dois-je le faire ?
Comment dois-je le faire ?
Des invités de prestige vont tenter de répondre
aux interrogations des patrons de PME.
WORKSHOP
Inscrivez-vous sans tarder aux
workshops via le site www.jpme.be
Nombre de places limité !
Prix du Workshop : 75€
SOIRÉE DE GALA
Participez au grand diner de gala,
envoyez-nous un mail à jpme@lalibre.be
pour valider votre réservation en
indiquant le nombre de convives.
Prix/personne : 120€
Un évènement organisé par IPM Group
Plus d’infos : www.jpme.be
׉	 7cassandra://izsvwiS0cY4yaiFTfejfKXago0erbc68p05WQ5MGWqw"`̵ VJa7̙͋׉ECOMMUNITY
NEWS
ESP A CE MEMBRE
Lu dans l’E-mag
Des traducteurs professionnels
à portée de clic !
« Les entreprises bruxelloises et le Gouvernement »
BECI, votre World Wide Web 2016
5 règles d’or pour des e-mails efficaces
Contrat de distribution ou contrat de travail ?
Retrouvez ces articles sur notre site web :
www.beci.be/newsletter/e_mag
Proximus et Audi transforment votre voiture
en hotspot mobile
Proximus et Audi ont conclu un partenariat afin de pourvoir
toutes les nouvelles Audi en Belgique d'une connexion
internet via le réseau Proximus. Grâce aux services de
connectivité intelligents d'Audi connect et au réseau mobile
performant de Proximus, le conducteur aura accès à
une offre étendue de services personnalisés en ligne.
Audi regroupe sous Audi connect toutes les applications
et innovations interconnectant les voitures, les passagers
et le reste du monde. Audi connect amène du divertissement
et de l’infodivertissement dans la voiture et contribue
ainsi au confort et au plaisir des voyageurs : infos
trafic en ligne, online media streaming, fonction « station-service
», horaires des bus, trains et avions, services
météo et « points d'intérêt », wi-fi hotspot…
Les propriétaires d'une nouvelle Audi équipée d'Audi
connect commandée avant le 30 juin 2016 peuvent utiliser
gratuitement les services de connectivité intelligents via
le réseau Proximus pendant trois mois à raison de 3 Go
par mois valables en Belgique. Ensuite, s’ils souhaitent
continuer à bénéficier du service, ils paient 20 euros par
mois pour 3 Go en Belgique. S'ils veulent également utiliser
internet en voiture à l'étranger, ils peuvent demander
l'activation d'un forfait de roaming de données.
Info : www.proximus.com
Le marché des voitures connectées connaîtra une croissance
exponentielle dans les années à venir. Afin de répondre
à cette demande croissante, les nouvelles voitures
équipées d'Audi connect seront dotées d'une carte SIM
data spécifique pour une utilisation en voiture. Proximus
fournira les connexions internet mobiles haut débit via
son réseau 3G et 4G/4G+.
Congrès Women Leader et Rencontres
Économiques Internationales au
Mexique
L’association Women Leader International (WLI) se réunira
au Mexique, du 11 au 14 octobre prochain. Le
congrès, dont le thème majeur sera « Les femmes d’aujourd’hui
et leur rôle dans la paix du monde », mettra
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
47
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9ׁHmailto:kevinkomlan@hotmail.comׁׁЈנVJg7̙͋ ]̪9ׁHmailto:kokouda@hotmail.comׁׁЈ׉ECOMMUNITY
NEWS
l’accent sur l’influence
que les femmes
peuvent avoir dans un
monde en transformation,
sur l’exemple
à donner et l’impact
qu’elles peuvent exercer
autour d’elles.
L’événement se déroulera
à Mexico City
ainsi que dans la ville
de Puebla, classée au
patrimoine mondial de
l'humanité.
Le congrès WLI se
doublera de la 5e
édition
des Rencontres Économiques Internationales.
Créée à Bruxelles en 2006, cette manifestation réunit
des femmes et des hommes d’affaires, intéressés par
les échanges commerciaux avec le Mexique, deuxième
puissance économique d'Amérique latine.
Info : Mme Renée Richard
kokouda@hotmail.com, kevinkomlan@hotmail.com,
0473 501 542, 0496 926 966.
Regus ouvre un centre d'affaires à
Grand-Bigard
Regus a récemment ouvert son premier centre d'affaires
à Grand-Bigard. Cet emplacement de travail
flexible est situé à proximité du Ring est et de la sortie
vers l'E40 (en direction d'Ostende). Il bénéficie en outre
de la proximité de la gare : on peut s'y rendre à pied.
Renée Richard
Info : www.regus.be
ESP A CE MEMBRE
SATOD ou le renfort d’un
acheteur industriel à la
demande
Témoignage d’un client
:
Thierry Ferracin, Air Exécution
Anderlecht
« Nous travaillons avec SATOD
pour la négociation
de nos achats de consommables.
SATOD
nous a
permis de diminuer nos
coûts de près de 20 % sur
ces produits, de revoir nos
conditions d’achat avec nos
Arnaud Reymond
fournisseurs existants et d’en identifier de nouveaux. Outre
les gains ponctuels, c’est un nouvel état d’esprit plus professionnel
dans le traitement des achats qui a été insufflé à nos
équipes. Cette collaboration nous permet d’optimiser notre
processus d’achat et de nous concentrer sur notre métier de
base. »
Les besoins des PME dans les achats industriels répondent à
des problématiques très spécifiques :
• Besoins temporaires (quelques heures par semaine ou par
mois) qui s’alignent avec la gestion des achats à effectuer
• Connaissances techniques dans le domaine où la PME est
active
• Connaissances spécifiques « achats » non disponible en
interne
Entièrement équipé, le centre Regus Grand-Bigard
offre 142 espaces de travail et dispose de 50 places de
parking. Il comprend 32 bureaux, 2 salles de réunion,
un espace de 'co-working' et un business lounge avec
table de lecture et fauteuils. Le centre offre en outre
tous les services naturellement associés aux besoins
Lozenberg 9c, 1932 Zaventem
Arnaud Reymond, +32(0) 476 900 234,
areymond@satod.be
http://www.satod.be/
spécifiques des entreprises et de leurs collaborateurs,
comme un support administratif multilingue et le WiFi.
À
la différence de ses autres emplacements, Regus
Grand-Bigard offre également un espace de stockage.
« Nous recevons de plus en plus de demandes de clients
quant à la possibilité de louer un lieu de travail avec
un espace de stockage », explique William Willems, directeur
général de Regus Belgique. « Dans le bâtiment
qui abrite ce nouveau centre, nous avons dès lors prévu
9 emplacements - qui représentent au total environ
850 m2
est aussi possible de louer uniquement de l'espace de
stockage. »
– qui peuvent être loués de façon flexible. Il
48
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
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BECI-Chambre de Commerce de Bruxelles
PROCÈS-VERBAL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 1ER
OCTOBRE 2015
Constitution du bureau de
l’Assemblée
La séance est ouverte à 16h00 par
M. Thierry Willemarck, Président, qui
préside l’Assemblée. Les membres
qui n’auraient pas encore signé la
liste de présences sont invités à s’acquitter
de cette formalité statutaire.
Quelques membres se sont excusés.
Leurs lettres ont été classées au dossier
de la séance. Siègent au côté du
Président : MM. Alexandre Cleven,
Michel de Bièvre, Christian Sanders,
Vice-Présidents, M. Roland Cracco,
Trésorier, M. Olivier Willocx, Administrateur-Délégué
et Mme Joëlle
Evenepoel, Administrateur-Secrétaire
Général. Mme Joëlle Evenepoel
est désignée comme secrétaire de
séance.
Prescriptions statutaires
La date et l'ordre du jour de l’Assemblée
Générale ont été fixés conformément
aux statuts. La convocation
contenant l'ordre du jour a été publiée
dans nos revues Bruxelles Métropole
et Brussel Metropool des mois de juin
et de septembre 2015. Ces revues ont
été adressées individuellement à tous
les membres par courrier.
1. Approbation du procès-verbal de
l’Assemblée générale ordinaire
du 1er
octobre 2014
Le procès-verbal de l’Assemblée générale
ordinaire du 1er
octobre 2014 a
été publié dans nos revues Bruxelles
Métropole et Brussel Metropool
d’avril 2015. Ce procès-verbal est approuvé
à l’unanimité.
2. Rapport du Conseil d’Administration
Le
rapport annuel a été reproduit intégralement
dans nos revues Bruxelles
Métropole et Brussel Metropool du
mois de septembre 2015. L’Assemblée
marque son accord complet sur
le rapport d’activité.
3. Approbation des comptes pour
l’exercice 2014-2015
A. Présentation des comptes
Les comptes de l’exercice écoulé et le
projet de budget de BECI - Chambre
de Commerce de Bruxelles ont été
distribués à l’entrée de la salle de
réunion. Par ailleurs, conformément
à l’article 48 al. 2 des statuts, le détail
des comptes et du budget a été
mis à la disposition des membres au
siège de BECI-CCIB, huit jours avant
la date de l’assemblée générale. Le
Trésorier, M. R. Cracco, présente et
commente les résultats pour l’exercice
écoulé.
B. Rapport du Commissaire Réviseur
Le rapport rendu par E&Y Réviseurs
d’entreprise conclut sans réserve que
le bilan clôturé au 30 juin 2015 donne
une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et des résultats
de BECI-CCIB. L’Assemblée Générale
approuve les comptes pour l’exercice
2014-2015 à l’unanimité.
4. Projet de budget pour l’exercice
2015-2016 et fixation du montant
de la cotisation pour l’exercice
2015-2016.
Se basant sur les prévisions les plus
objectives quant aux recettes et dépenses
pour l’exercice 2015-2016,
le Conseil d’Administration a établi
un projet de budget, dont M. Willocx
donne lecture à l’Assemblée. Ce
budget est adopté à l’unanimité. Le
Conseil propose d’indexer les montants
des cotisations de 1,8 % (voir
encadré).
Quant aux associations professionnelles,
leur cotisation HTVA est,
CATÉGORIE ENTREPRISE OCCUPANT
A
C
D
E
Personne physique
Entreprise de moins de 20 personnes
Entreprise de 20 à 49 personnes
Entreprise de 50 à 99 personnes
comme les années précédentes,
calculée en fonction du nombre de
membres affiliés.
L’Assemblée Générale approuve à
l’unanimité le projet de budget et
l’indexation des montants des cotisations.
5.
Décharge des Administrateurs et
des Commissaires
À la demande du Président, l’Assemblée
Générale vote à l’unanimité la
décharge des membres du Conseil
d’Administration ainsi que du Commissaire
Réviseur. Le Président remercie
l’Assemblée de sa confiance.
6. Election du Conseil d’Administration
La
rigueur des statuts fait que quatre
membres du Conseil d’Administration
partent en année sabbatique. Il
s’agit de Rachid Azaoum, Laurence
Battaille, Jean-Jacques Delens et
Vincent Querton.
Quatre membres du Conseil d’Administration
nous quittent. Il s’agit de
Luc Deflem, Johan De Swaef, Olivier
Nifle et Barbara Stadsbader.
Le Président tient à dire à ces collègues
combien nous avons apprécié
leur collaboration et à les remercier
pour le concours actif qu’ils ont apporté
à nos travaux dans un esprit
particulièrement constructif. Il lui est
agréable de pouvoir leur rendre publiquement
hommage et il propose
de les applaudir pour le dévouement
dont ils ont fait preuve.
Enfin, le Président donne lecture des
candidatures valablement présentées
pour la formation du nouveau Conseil
d’administration :
PROPOSITION
2015-2016 HTVA
209 €
588 €
952 €
2.651 €
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
49
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Retour d’année sabbatique : Denis
Delforge, Michel Govaerts, JeanPierre
Jaucot, Pierre Konings, Pierre
Marcolini, Ine Mariën, Frédéric Rouvez
et Sam Van de Kerckhof.
Nouvelles candidatures : Julien Ciarniello
(avocat associé, Uyttendaele,
Gerard & associés) et Marie Martens
(Twist consulting).
Leur nombre n’étant pas supérieur à
celui des mandats à conférer, il n’y a
pas lieu à scrutin.
Le Conseil d’administration serait
ainsi composé comme suit pour
l’exercice 2015-2016:
1. Agie, Sandrine
2. Ataya, Georges
3. Bissen, Jean-Paul
4. Bontinck, Patrick
5. Borremans, Brigitte
6. Ciarniello, Julien
7. Cleven, Alexandre
8. Cracco, Roland
9. De Beir, Theo
10. De Bièvre, Michel
11. Delescaille, Hugues
12. Delforge, Denis
13. Evenepoel, Joëlle
14. Govaerts, Michel
15. Henry, Catherine
16. Jaucot, Jean-Pierre
17. Jespers, Francis
18. Konings, Pierre
19. Leclercq, Sophie
20. Lhomme, Philippe
21. Loncour, Frédéric
22. Loyens, Peter
23. Maelschalck, Martine
24. Maes, Ann
25. Marcolini, Pierre
26. Martens, Marie
27. Mariën, Ine
28. Mechbal, Mohamed
29. Ouriaghli, Sadik
30. Ozcan, Yilmaz
31. Rouvez, Frédéric
32. Sanders, Christian
33. Tilleux, Anne
34. Turkoz, Mehmet
35. Van de Brande, Philippe
36. Van de Kerckhof, Sam
37. Van Perlstein, Philippe
38. Van Thournout, Marc
39. Van Weyenbergh, Rodolphe
40. Vandenbosch, Jean-Claude
41. Wachtelaer, Philemon
42. Wibo, Jean-Charles
43. Willemarck, Thierry
44. Willocx, Olivier
45. Zurstrassen, José
L’Assemblée approuve à l’unanimité
les candidatures et la composition du
Conseil d’Administration pour l’exercice
2015-2016.
Conformément aux statuts, les mandats
que vient d’attribuer l’Assemblée
Générale sont valables pour un an. Il
appartiendra au Conseil d’Administration
ainsi constitué de désigner en
son sein un Président, trois Vice-Présidents
et un Trésorier et de nommer
les membres du Comité Exécutif.
7. Allocution du Président
Le Président aborde quelques points
marquants de l’année écoulée avec
un accent particulier sur le dossier de
mobilité à Bruxelles.
8. Attribution de la médaille de
BECI-Chambre de Commerce de
Bruxelles
Le Président remet la médaille de
BECI - Chambre de Commerce de
Bruxelles à des entreprises affiliées
depuis respectivement 100, 75, 50,
40 et 25 ans. Il tient à leur adresser
au nom du Conseil d’Administration
de vibrantes félicitations et de chaleureux
remerciements. Il invite l'Assemblée
Générale à les applaudir.
Après avoir remercié l’Assemblée, le
Président de séance lève la séance à
16h45.
Thierry Willemarck,
Président
Olivier Willocx,
Administrateur délégué
BECI-Union des Entreprises de Bruxelles
PROCÈS-VERBAL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 1ER
OCTOBRE 2015
Constitution du bureau de
l’Assemblée
La séance est ouverte à 16h45 par
M. Thierry Willemarck, Président, qui
préside l’Assemblée. Les membres
qui n’auraient pas encore signé la
liste de présences sont invités à s’acquitter
de cette formalité statutaire.
Quelques membres se sont excusés.
Leurs lettres ont été classées
au dossier de la séance. Siègent au
côté du Président : MM. Alexandre
Cleven, Michel de Bièvre et Christian
Sanders, Vice-Présidents, M. Roland
Cracco, Trésorier, M. Olivier Willocx,
Administrateur-Délégué et Mme
Joëlle Evenepoel, Administrateur-Secrétaire
Général. Mme Joëlle Evenepoel
est désignée comme secrétaire
de séance.
50
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
Prescriptions statutaires
La date et l'ordre du jour de l’Assemblée
Générale ont été fixés conformément
aux statuts. La convocation
contenant l'ordre du jour a été publiée
dans nos revues Bruxelles Métropole
et Brussel Metropool du mois de juin
et de septembre 2015. Ces revues ont
été adressées individuellement à tous
les membres par courrier.
1. Approbation du procès-verbal de
l’Assemblée générale ordinaire
du 1er
octobre 2014
Le procès-verbal de l’Assemblée générale
ordinaire du 1er
octobre 2014 a
été publié dans nos revues Bruxelles
Métropole et Brussel Metropool d’avril
2015. Ce procès-verbal est approuvé à
l’unanimité.
2. Rapport du Conseil d’Administration
Le
rapport annuel a été reproduit intégralement
dans nos revues Bruxelles
Métropole et Brussel Metropool du
mois de septembre 2015. L’assemblée
marque son accord complet sur
le rapport d’activité.
3. Approbation des comptes pour
l’exercice 2014-2015
A. Présentation des comptes
Le Trésorier, M. Roland Cracco, présente
et commente les résultats pour
l’exercice écoulé.
B. Rapport du Commissaire Réviseur
Le rapport rendu par BDO Réviseurs
d’Entreprises conclut sans réserve
׉	 7cassandra://pEAv2i-RYsq8WfnnTD8GZmO-VZtVXSXgHrkCLn7nFH8`̵ VJb7̙͋׉ECOMMUNITY
que le bilan clôturé au 30 juin 2015
donne une image fidèle du patrimoine,
de la situation financière et
des résultats de BECI-UEB. L’Assemblée
Générale approuve les comptes
pour l’exercice 2014-2015 à l’unanimité.
4.
Projet de budget pour l’exercice
2015-2016 et fixation du montant
de la cotisation pour l’exercice
2015-2016
Se basant sur les prévisions les plus
objectives quant aux recettes et dépenses
pour l’exercice 2015-2016,
le Conseil d’Administration a établi
un projet de budget, dont M. Willocx
donne lecture à l’Assemblée. Le
Conseil propose d’indexer les montants
des cotisations de 1,8 %. Essencia
demande que, dans la fixation de
la cotisation, il soit tenu compte du
fait que le nombre de membres sur
Bruxelles n’est pas en croissance. Le
président prend acte de la remarque.
Il rappelle toutefois que c’est la prise
en charge par BECI des nouvelles
responsabilités suite au transfert de
compétences dans le cadre de la 6e
réforme de l’Etat qui l’ont amené à
revoir les cotisations des fédérations
sectorielles à la hausse. L’Assemblée
Générale approuve à l’unanimité le
projet de budget et l’indexation des
montants des cotisations.
5. Décharge des Administrateurs
et des Commissaires
À la demande du Président, l’Assemblée
Générale vote à l’unanimité
la décharge des membres du
Conseil d’Administration ainsi que
du Commissaire Réviseur. Le Président
remercie l’assemblée de sa
confiance.
6. Election du Conseil d’Administration
Le
Président informe l’assemblée
que les personnes suivantes ont
démissionné ou n’ont pas introduit
leur candidature au terme de 6 ans
: Stephan Broeckx, Bernard Cols,
Anya De Bie, Luc Deflem, Luc Demez,
François Lemonnier, Dominique
Michel et Diane Zygas.
Il soumet les nouvelles candidatures
suivantes : Herman Craeninckx
(Stibbe), Amaury de Crombrugghe
(AG Real Estate), Hilde Decadt (Carrefour),
Stefan Londoz (Securex),
Charles Petit (Comeos) et Etienne
Rigo (Octaplus).
En renouvellement de mandat pour
6 ans : Guy-Marc Beaude, Bart
Brusselaers, Bruno Colmant, Antoine
De Muylder, Eric Everard,
Alain Flausch, Philippe Gillion, Bernard
Gustin, Michel Govaerts, Luc
Hujoel, Véronique Joseph, Pierre
Konings, Philippe Lacroix, Chris
Vanderroost, Frank Vancamp, Baudouin
Velge et Thierry Willemarck.
Le Conseil d’Administration pour
l’exercice 2015-2016 sera donc
composé comme suit :
Beaude, Guy-Marc
Borremans, Brigitte
Bouffioux, André
Broze, Bernard
Brusselaers, Bart
Cleven, Alexandre
Colmant, Bruno
Cracco, Roland
Craeninckx, Herman
Cremer, Andreas
Daoust, Jean-Claude
De Beir, Theo
de Bièvre, Michel
Decadt, Hilde
de Crombrugghe, Amaury
de Halloy de Waulsort, Philippe
Delens, Jean-Jacques
Delforge, Denis
De Meeüs, Brieuc
De Muylder, Jean-Antoine
Dessart, Paul-Marie
De Vrieze, Chantal
De Vry, Mario
Dewulf, Etienne
Eeckhout, Michel
Evrard, Eric
Fabecq, Pierre
Fautré, Serge
Feist, Arnaud
Flausch, Alain
Gaspar, Regis
Gillion, Philippe
Gorteman, Denis
Govaerts, Michel
Gustin, Bernard
Hajjar, Pierre
Hermant, Pierre
Hujoel, Luc
Janssens, Alain
Janssens, Patrick
Joseph, Véronique
Konings, Pierre
Lacroix, Philippe
Lambotte, Marc
Lambrecht, Philippe
Léchaudé, Didier
Lefèvre, Jean-Marie
Londoz, Stefan
Loyens, Peter
Malcorps, Christiane
Malherbe, Didier
Miller, Jean-Pierre
Moris, Chris
Noppen, Marc
Petit, Charles
Petit, Christophe
Pierlet, Xavier
Piret, Gaëtan
Platieau, Jacques
Potvliege, Claire
Rigo, Etienne
Rouvez, Frédéric
Sanders, Christian
Scharff, Pierre-Alain
Sonneville, Stéphan
Tiebout, Joris
Toledo, Marc
Vancamp, Franck
Vanderroost, Chris
van Innis, Emmanuel
Van Kan , Thierry
Velge, Baudouin
Velten-Jameson, Christian
Willemarck, Thierry
Willocx, Olivier
L’Assemblée approuve à l’unanimité
les candidatures et la composition
du Conseil d’Administration pour
l’exercice 2015-2016.
7. Désignation du commissaire-réviseur
Les
statuts de l’Union des Entreprises
de Bruxelles prévoient que
l’Assemblée Générale confie la
mission de contrôle des comptes à
un commissaire réviseur désigné
parmi les membres de l’Institut
des Réviseurs d’Entreprise. Il est
proposé de désigner E&Y Réviseurs
d’Entreprise, représenté par Eric
Van Hoof, pour assurer cette mission.
Cette désignation est valable
pour un terme de 3 ans. Le budget
est de 3.000 € HTVA par an, indexé.
8. Allocution du Président
Le Président passe en revue quelques
points marquants de l’année écoulée
avec un accent particulier sur le dossier
de mobilité à Bruxelles. Après
avoir remercié l’Assemblée, le Président
de séance lève la séance à
17H15.
Thierry Willemarck,
Président
Olivier Willocx,
Administrateur délégué
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
51
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Rue du Bon Secours, 4-6 – 1000 Bruxelles
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Où bruncher à Bruxelles ?
Le dimanche, jour de repos sacré, est désormais jour
de brunch à Bruxelles ! Après une bonne grasse matinée
quoi de mieux que de se retrouver en famille ou
entre amis pour s’en mettre plein l’estomac. Brusselslife
vous offre sa sélection de brunchs bruxellois.
Olivia Regout
Si vous aussi vous avez succombé à la délicieuse tendance du
brunch, nous vous avons concocté un petit répertoire d’adresses qui
éclaireront vos sorties dominicales.
Sain et de saison
Dans le monde du brunch, il est des adresses où l’on peut se
rendre les yeux fermés ! Parmi elles, Henri et Agnès. L’établissement
vous ouvre sa porte chaque dimanche, de 11h30 à 15h, pour
un brunch qui privilégie le local, le bio et les produits de saisons.
La formule brunch est à 25 euros par personne.
Un minimum de produits (sains!) pour un maximum de goût !
Laissez-vous tenter par le brunch « responsable et fait maison »
du Yeti, Cantine Moderne. Florentine, Viking, Ranchero, vous
trouverez toujours une assiette à votre goût et, si vous êtes plutôt
sucré, vous succomberez à leurs pancakes. La formule brunch
est à partir de 25 €.
En famille
Le dimanche, vous avez envie de profiter de vos enfants sans trop
de tracas ? Certains restaurants ont aménagé un espace spécialement
dédié à vos petites têtes blondes. Histoire de vivre votre
brunch dominical en toute quiétude. La Fabbrica à Tour & Taxis
fait partie de ces établissements « enfants bienvenus ». Vos chérubins
y seront choyés. Un brunch spécial à 8, 50 € sera concocté
pour les petits qui, une fois repus, se jetteront à l’assaut des animations
: jonglerie, dessin, maquillage… Et pendant ce temps-là,
les parents prennent des forces avec un brunch à partir de 15 €.
Le Crystal Lounge, le restaurant de l’hôtel Sofitel du quartier
52
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
LA FABBRICA
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ROYAL WINDSOR
Rue Duquesnoy, 5 – 1000 Bruxelles
Louise, proposera plusieurs ateliers pour occuper vos enfants
(bricolage, coloriage…) le temps de vous laisser profiter des mets
raffinés concoctés par le chef primé Adwin Fontein. Au menu :
des huîtres, des verrines, des crèmes brulées, des macarons… Le
brunch est à 49 euros pour les adultes et gratuit pour les enfants
de moins de 10 ans.
Les meilleurs rapports qualité-prix
A l’heure où les prix des brunchs s’envolent, est-il encore possible
d’en avoir pour son argent ? Mais oui ! Les samedis, dimanches et
jours féries de 10h à 16h, Chez Franz propose une offre étoffée de
brunchs : petit à 6€, moyen à 14€, light à 15€ ou le grand à 18€, il
y en a pour toutes les bourses et pour tous les appétits ! Les Fils
à Maman vous donnent aussi le choix entre plusieurs formules :
l’assiette seule à 14€ ou la formule complète à 23€. Le Clan des
Belges propose également de composez votre brunch : Bonnie
ou Clyde à 15€, Tony, Al, Elliot ou Lucky à 20€.
Les luxueux
Pour ceux qui ont quelque chose à fêter en amoureux ou en famille,
les brunchs des hôtels sont souvent grandioses ! Le Royal
Windsor Grand-Place vous accueille dans un cadre confortable et
relaxant. Au menu : de la musique live, des bulles de Champagne
à volonté et un buffet sucré/salé. Le « Bubble brunch » est à 42€.
׉	 7cassandra://_YFYvK2F-68WrwIXmPIdRhpSw_sPps1t9DqfM1Lvx2c`̵ VJc7̙͋"׉EBRUSSELSLIFE
HORECA
La technologie 3.0 au service des restaurants
L’horeca souffre fort en ce moment. De nouveaux opérateurs volent à leur secours.
Voici nos bons plans pour profiter de notre excellente gastronomie bruxelloise de façon
accessible sans être un geek.
Pierre Chaudoir
de faire une bonne affaire avec des conditions pouvant aller
jusqu’à – 30% sur votre addition. De nouveau, l’objectif, c’est
de proposer aux restaurateurs de remplir leurs tables dans
des moments creux… Le Bruxellois reste friand des bonnes
affaires. C’est une forme de coupon bonus électronique.
Réserver en ligne
Qui n’a pas connu la frustration de ne pas pouvoir réserver
faute de réponse au téléphone, d’avoir laissé un message
sur un répondeur laissé sans suite, de devoir attendre les
heures d’ouverture ou de ne pas avoir eu l’impression d’être
compris ? Maintenant, cela se résout avec la réservation en
ligne. Le must, c’est de The Fork (anciennement la Fourchette
– www.thefork.be). Un guide interactif qui vous offre
des restaurants où des tables qui sont réservables directement
24 hrs sur 24 et 7 jours sur 7 comme votre billet
d’avion. C’est garanti. Plus de stress. Avec un mail ou un
sms de confirmation. Votre dîner avec votre belle-mère
sera top et sans surprise. Comme dans l’aérien, le restaurateur
peut vous faire profiter de promotions dans les moments
les plus creux. The Fork a sorti Resto.be de sa place
confortablement léthargique de leader du marché mais la
guerre est rude pour convaincre les restaurants.
Lunchez malin
Il existe une belle initiative bruxelloise qui propose de réserver
des restaurants pour un lunch via l’application Happy
Lunch, soit par internet, soit via l’application avec géolocalisation
pour ne pas se déplacer trop loin ou encore organiser
votre lunch avec votre prospect proche de son bureau.
Happy Lunch est très dynamique avec la possibilité de gagner
des lunchs via des push que vous recevez sur votre
smartphone.
Devenez un chasseur de gastronomie accessible
C’est le crédo de l’application Restolastminut. Tout est
basé sur la promotion. Vous aurez à chaque fois l’occasion
Faites venir le restaurant chez vous
Depuis la nuit des temps, les restaurants faisaient de l’emporté.
Certains se sont mis à livrer comme Sushi Shop.
Un gros et puissant acteur anglais est arrivé sur le marché
bruxellois fort de son expérience à Londres, qui est
Deliveroo. Ils livrent tout, émanant des restaurants, dans
un délai garanti de 30 minutes et de bonnes conditions.
Ceci avec une armée de cyclistes, ce qui permet de ne pas
être prisonnier de la circulation. Ils permettent aux restaurateurs
de livrer à domicile ou dans les bureaux les amoureux
de la gastronomie à un budget raisonnable. La start up
belge Take eat easy vient les affronter sur le terrain. Vous
avez même le choix. La force de Deliveroo reste son organisation
et les délais garantis dans la livraison.
Chef chez soi
Trois jeunes ont lancé le concept de chef à domicile pour
votre dîner, via le site www.oh-chef.be. Ce sont donc nos
talents belges qui quittent provisoirement leurs fourneaux
pour utiliser les vôtres. Eric Martin et son 17/20 chez Gault
& Millau fait partie de l’offre. Ceci vous permet d’avoir des
cours de cuisine et de pouvoir apprendre la science des
sushis. Idéal pour un anniversaire familial ou un team-building
en entreprise.
Conclusion
Outre ces cinq bons plans, une forme d’ubérisation gravite
autour des restaurants, comme l’initiative Menu Next Door,
essentiellement accessible via les réseaux sociaux, où vous
allez chercher un plat chez un de vos voisins, ainsi que le
site www.vizeat.com qui permet au commun des mortels
de s’improviser restaurant occasionnel chez lui de façon
éphémère. Ces démarches proposent une concurrence déloyale
aux restaurateurs mais leur démarche citoyenne va
bousculer l’establishment et obliger le législateur à se positionner
clairement.
Ce qui est certain. C’est que de réserver, de se faire livrer,
de manger à un budget correct ou d’apprendre à cuisiner
n’a jamais été rendu aussi facile. Plus d’excuse. On vous
encourage à essayer.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
53
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PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
15.04 | 06.05
VISITE DES SERRES DE LAEKEN
Chaque année, au printemps, les Serres
de Laeken sont accessibles au public.
L’occasion de découvrir ce joyau du patrimoine
architectural et botanique belge.
Château de Laeken | 2€50 |
www.monarchie.be
24.04
10 KM DE BRUXELLES
Venez prendre le départ sur le tartan de la
piste du Stade Roi Baudouin et courir dans
les espaces verts du plateau du Heysel. Une
belle course de préparation à un mois des 20
kilomètres de Bruxelles !
Stade Roi Baudouin| 20€ |www.sport.be
EN SOIRÉE
25.02 | 29.05
AGNES VARDA EXPO
La photographe, cinéaste et plasticienne
Agnès Varda propose de découvrir son univers,
son imaginaire, son enfance à Bruxelles
et son amour pour les pommes de terre.
Musée d’Ixelles | 8€ |
www.museedixelles.irisnet.be
20.04 | 13.11
ID#2016 SON & LUMIÈRE
Une partie de la structure intérieure de
l’Atomium accueille une installation numérique.
ID (pour Innovate Display) plongera
les visiteurs dans un univers onirique, mettant
à contribution tous leurs sens.
Atomium | 11€ | www.atomium.be
07.05 | 08.05
FETE DEE L’IRIS
Venez fêter la Région bruxelloise. Au programme
de ce week-end : des concerts gratuits sur la
Place des Palais et de nombreuses animations
pour petits et grands un peu partout dans la ville.
Centre-ville | Gratuit | www.fetedeliris.be
06.05 | 08.05
BRUSSELS FOOD TRUCK FESTIVAL
Le plus grand rassemblement européen de
food trucks a lieu à Bruxelles. Ce parcours gustatif
de près d’1 kilomètre vous emmènera du
Boulevard de l’Impératrice au Mont des Arts.
Centre-ville | www.belgianfoodtruckfestival.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
La Madeleine :
nouvelle salle de concerts à Bruxelles
Rue Duquesnoy, 14
1000 Bruxelles
www.la-madeleine.be
Après les tables de jeux et autres machines
à sous, la salle de la Madeleine retourne à
ses premières amours : le spectacle ! Depuis
la mi-février, les artistes peuvent à
nouveau monter sur scène.
Il est bien loin le temps où les lieux abritaient
le premier marché couvert de Bruxelles.
Seule la façade de la Madeleine rappelle la
construction de l’édifice en 1847. De marché,
l’établissement se transformera en salle des
fêtes au milieu des années 50 avant de devenir
un casino au début des années 2000.
Une salle intermédiaire
Aujourd’hui, la salle est exploitée par Brussels
Expo (Palais 12) et propose tous types
54
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
d’événements : du concert intimiste au
show plus spectaculaire en passant par le
stand-up. Pour les exploitants, Bruxelles
manquait d’une salle intermédiaire entre
l’AB (2000 places) et l’Orangerie du Botanique
(700 places). A terme (sans doute pas
avant 2017), la Madeleine pourra accueillir
1300 spectateurs debout, si on tient compte
des places aux balcons.
Idéalement située
La Madeleine se trouve en plein cœur de
Bruxelles, entre le Mont des Arts et la GrandPlace.
L’endroit est accessible très facilement
en transports en commun (la gare centrale est
à moins de 300 mètres).
13.04 | 17.04
FESTIVAL COURANT D’AIRS ARTS DE LA SCÈNE
Théâtre, danse, cinéma d’animation, cirque…
Durant cinq jours, étudiants et jeunes diplômés
d’écoles artistiques font connaître leurs
travaux. Les spectacles ont lieu au Conservatoire
royal, à l’Hôtel de ville de Bruxelles, sur la
Grand-Place et au Parlement Bruxellois.
Région bruxelloise | Gratuit | www.conservatoire.be
28.04 | 08.05
BRUSSELS SHORT FILM FESTIVAL CINÉMA
Le court-métrage sera à l’honneur ! Plus de 300
films issus de 40 pays seront projetés durant 10
jours dans différents lieux de Bruxelles.
Région Bruxelloise | 6€ la séance | www.bsff.be
28.04 | 02.05
BRUSSELS TANGO FESTIVAL TANGO
Durant cinq jours, le tango argentin sera à
l’honneur un peu partout dans Bruxelles. Au
programme : des concerts, des bals mais aussi
des initiations gratuites.
Région Bruxelloise | www.brusselstangofestival.com
׉	 7cassandra://UxKp3FtKXi7kAGiJU-M_PlmA5ywE53B8p0NM4x4jjCs q`̵ VJc7̙͋&׉E Initiation ?
Compétition ?
Inscription sur
www.beci.be
Organisé par
Avec le soutien de
BECI Golf Trophy
Networking on the green!
26 05 2016
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͠VJc7̙͋(ט  u׉׉	 7cassandra://y78nkzmlpd5xLgWPj4JA2GecW7CMxaGxKo9XMWqcLU4 `׉	 7cassandra://Vlop4p_VAE1wTx6twLmWxlHdoTyHVtO_MxP5jjQyPBod`S׉	 7cassandra://tWa13ADU4ZkkVMv0hVBkmb31TPZMb9hdct37HWimGBM$`̵ ׉	 7cassandra://Uzd_OLqFMwzJGe3E2NU0QhlMpAPxjG3KbivYB5oWp9U̓͠VJd7̙͋)׉EBRUSSELSLIFE
Charles Kaisin, le roi bruxellois de la récup’
LE BRUXELLOIS DU MOIS
Le designer bruxellois
a un créneau : ne rien
jeter ! Il réalise ses œuvres
à partir de matériaux
recyclés. Charles Kaisin
a notamment présenté
un origami géant,
à Hong Kong.
A 43 ans, Charles Kaisin est sollicité par
les marques du monde entier. Il faut dire
que son parcours est plutôt impressionnant
: le Bruxellois est diplômé du Royal
College of Art de Londres avant de réaliser
ses stages dans les ateliers de Jean
Nouvel et de Tony Cragg. Ses œuvres
ont déjà été exposées à Paris, Berlin ou
encore Hong Kong (ci-contre).
Seconde vie
Bricoleur depuis son plus jeune âge, il
recycle, transforme et détourne des objets
pour en faire des créations au design
contemporain. Dans son imagination,
un hublot de machine à laver peut
se muer en saladier, de vieux journaux
devenir du mobilier, du plastique se
transformer en sac à main !
De Royal Boch à Ikea en passant
par Leffe
La créativité de Charles Kaisin a poussé
de nombreuses marques à faire appel
à lui. Le designer bruxellois a imaginé
des sacs en cuir pour Delvaux, des assiettes
réversibles pour Royal Boch, des
verres pour Leffe ou encore des traversins
pour Ikea : il a notamment recyclé
les anciens catalogues du géant suédois
pour les transformer en rembourrage
pour coussins.
Les origamis
Ses nombreux voyages en Asie ont inspiré
Charles Kaisin : ses œuvres éphémères
en origamis ont déjà sublimé
de nombreux endroits. En 2013, il s’est
inspiré de l’ancien lustre du Théâtre
Royal de la Monnaie pour faire briller
deux milles colombes en papier doré
au dessus d’un parterre d’invités. Pour
célébrer les deux ans du barreau de
Bruxelles, un nuage d’origamis - fabriqués
à partir de feuilles du code pénal
et civil - a été suspendu au dessus de la
salle des pas perdus.
Professeur le jour à la l’Institut Supérieur
d’Architecture Saint-Luc à
Bruxelles, Charles Kaisin enfile parfois
un autre costume ! Le soir, il devient organisateur
de soirées ! Avec ses dîners
de rêve, le Bruxellois a déjà invité ses
convives (les plus surréalistes) à s’asseoir
autour de sa « table-arbre » et à se
laisser bercer par le chant de dizaines
d’oiseaux volant de branche en branche.
Hélène Remy
LE SAVIEZ-VOUS ?
Le célèbre «V» de victoire
a des accents bruxellois !
Le saviez-vous? La campagne des V »
popularisée par Winston Churchill durant
la Seconde Guerre mondiale a été lancée
par un bruxellois : Victor de Laveleye.
Victor de Laveleye est né le 6 novembre
1894 à Bruxelles. Avocat et homme politique,
il fut notamment conseiller communal
à Saint-Gilles. Ministre au début
de la Seconde Guerre mondiale, il rallie
Londres et devient une des grandes figures
belges de la Résistance.
56
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
En 1941, alors animateur pour Radio
Belgique sur la BBC, Victor de Laveleye
demande aux auditeurs belges (francophones
et néerlandophones) d’utiliser
le « V » de victoire et de vrijheid (liberté)
comme signe de ralliement. Très vite, la
mobilisation grandit et s’étend au-delà
des frontières belges. Des « V » apparaissent
partout en Europe, sur les murs,
sur les voitures allemandes, sur les
casques des soldats. Winston Churchill,
alors Premier Ministre du Royaume-Uni,
en fera également son emblème. A cette
époque, il fera ce geste sur pratiquement
toutes les photos !
Hélène Remy
© photo : Getty Images
© photo : Hyphen by Charles Kaisin
׉	 7cassandra://JU5q3ohI4maoutkviEiQ20bydYxbmfFTRWN5d-WdfCo)`̵ VJd7̙͋*׉ECOMMUNITY
IMPRESSION OF A BRIT
George Borrow:
an early English interculturalist
The observations two centuries ago of George Borrow, a self-appointed English
‘mission ary’, still strike a chord today. Born in the small and remote Norfolk town of
East Dereham in 1803, Borrow spent many of his early years in Russia and Spain, also
journeying through Morocco, Portugal, France and Germany.
Richard Hill
I
n his book ‘The Bible in Spain’,
Borrow’s matches his views of
the so-called ‘national culture’
with his insights into the subcultures
of Castile, Aragon, Catalonia and Andalusia.
He is well aware of the spirit
of localism still alive in those countries
large enough to escape the full impact
of industrialisation and urbanisation,
having spent years of his life in both
Russia and Spain.
Borrow devotes himself essentially to
the overriding culture of the Spanish
meseta central, but qualifies his remarks
by specific reference to the regional
cultures of the Aragonese, the
Catalans and the Andalusians. He goes
to the heart of things when he says: “He
who wishes to become acquainted with
the genuine Spaniard, must seek him
not in seaports or large towns, but in
lone and remote villages, like those of
the Sagra” [an area between Madrid
and Toledo].
Drawing his conclusions, he writes: “I
will say for the Spaniards, that in their
social intercourse no people in the
world exhibit a juster feeling of what is
due to the dignity of human nature, or
better understand the behaviour which
it behoves a man to adopt towards his
fellow-beings.”
Obstinate Aragonese, vain Andalusians
Of
the stubborn Aragonese, Borrow
says without equivocation: “when one
of that nation once gets an idea in his
head, it is the most difficult thing in
the world to dislodge it” – an assertion
that was echoed a century later by
another Briton, Gerald Brenan, when he
said: “The Aragonese are the toughest
Of the Portuguese he has met, Borrow
comments that “without one exception,
they have been individuals who, having
travelled abroad,… have returned with a
contempt for their own country.” Most
of the Portuguese featured in his book
were drunkards…
George Borrow, by Henry Wyndham Philips
and most obstinate of all the Spanish
peoples.”
For a man who is
remarkably fairminded
about the
cultures he encounters,
Borrow is excessively
complimentary of his
own mother-country and
mother-culture.
George Borrow dismisses the Catalans
with the words: “some of them
appeared to be people of the worst
description”. And speaking of the vain
Andalusians, he refers to “their tendency
to boasting and exaggeration,
their curious accent, and the incorrect
manner in which they speak and pronounce
the Castilian language.”
One of the recurrent personages in his
account is a Swiss, Benedict Mol, who
is on the apparently unending search
for a treasure, “a schatz”. As Mol says,
“I am a Swiss, and fight neither for nor
against anybody unless I am paid.” Borrow
also quotes a remark of his Greek
servant Antonio Buchini: “I have often
heard people speak of the avidity of the
Swiss for money, and here is a proof
of it.” Buchini knows his worth: “… I
am no Spaniard but a Greek and have
principles of honour.” (So much for the
Spanish…)
For a man who is remarkably fairminded
about the cultures he
encounters, Borrow is excessively
complimentary of his own mothercountry
and mother-culture, yet speaks
of “the character of Welshmen in
general, who are proverbially obstinate
when opposition is offered to them.”
He also extends his praise to the English
fourth estate: “What most extraordinary
men are these reporters of newspapers
in general – I mean English newspapers;
surely if there be any class of
individuals who are entitled to the appellation
of cosmopolites, it is these…
The activity, energy, and courage which
they occasionally display in the pursuit
of information, are truly remarkable.”
Borrow would have been more convincing
if he hadn’t said “occasionally”. ●
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
57
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Une importante délégation turque a
été reçue chez BECI au mois de mars,
en présence du Ministre Didier Gosuin.
Les entreprises turques présentes
étaient principalement actives dans le
secteur de la construction, de l’ingénierie,
des infrastructures et du droit
commercial. Elles ont rencontré des
partenaires belges potentiels.(© Isopix)
La nouvelle édition du Green Afterwork, au
siège de la STIB, a mis à l’honneur des acteurs
bruxellois proposant des solutions innovantes
pour la mobilité urbaine.
Networking de qualité agrémenté
par la découverte de
nos partenaires tels que Regus,
Citydepot, Villo, Zen Car
ou encore Bubblepost.(© Isopix)
BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles a organisé
un séminaire d’information sur les Émirats Arabes
Unis, en prélude à une mission européenne au mois
de septembre, dans le cadre du projet Eagle. Les intervenants
ont partagé leur expérience de ce marché,
avec notamment un éclairage sur les relations avec les
femmes chefs d’entreprises.
58
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
R.A.
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L’actualité BECI en photos
Le 25 février, les candidats au Start’Hub
Challenge de BECI sont venus présenter leurs
projets devant le panel de leurs pairs. (© Isopix)
L’Audi Center Brussels accueillait début mars le
Zinner Circle de BECI : une soirée de networking
entre entrepreneurs bruxellois néerlandophones,
dans un cadre d’exception. (© Reporters)
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
59
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Belvédère Global Group SPRL
Avenue De Fré 263 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 4932002 - La location de voitures particulières
avec chauffeur 5229042 - les activités
des courtiers de transport 77110 - Location et
location-bail d'automobiles et d'autres véhicules
automobiles légers (< 3,5 tonnes) del. :
Berry Alexander
CS Interiors PPE
Avenue de Mai 270 - 1200 Bruxelles Code
Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en
produits divers 74104 - Décoration d'intérieur
74105 - Décoration d'étalage del. : Schreuer
Charlotte
Dano Food SPRL
Avenue Louise 65 - 1050 Bruxelles Code Nace :
4617001
spéciaux (p.ex. ambulances), neufs ou usagés
45310 - Intermédiaires du commerce et commerce
de gros d'équipements de véhicules
automobiles 77110 - Location et location-bail
d'automobiles et d'autres véhicules automobiles
légers (< 3,5 tonnes) del. : Vermylen Danny
Klimis
Alexandre PPE
Avenue de l'Université 57 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion 73200 - Études
de marché et sondages d'opinion del. : Klimis
Alexandre
LCM - Legal Consulting & Management SPRL
Rue Haute 81 - 4700 Eupen Code Nace : 69109 -
Autres activités juridiques del. : Mersch Sabine
- Intermédiaires du commerce en
denrées alimentaires et en tabac 46331 - Commerce
de gros de produits laitiers et d'œufs
4638905 - Le commerce de gros pâtes alimentaires
et de riz del. : Najib Keyanoush
DRSI Management SPRL
Rue aux Champs 7 - 1457 Walhain Code Nace :
1820021
Libert Valérie PPE
Rue Vandenbroeck 69 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Libert
Valerie
- Reproduction, à partir d'une matrice,
de logiciels et de données informatiques
sur disques, disquettes, disques compacts,
bandes ou cassettes 4321102 - l'installation de
systèmes d'alimentation de secours (groupes
électrogènes)62020 - Conseil informatique
del. : Letourneur Jean-Pierre
E.ON Belgium NV
Jan Frans Willemsstraat 200 - 1800 Vilvoorde
Code Nace : 35140 - Commerce d'électricité
46180 - Intermédiaires spécialisés dans le
commerce d'autres produits spécifiques del. :
Salladini Raphaël
European Merchant Services
Apollo Building Herikerbergweg, 25 - 1101 CN
Amsterdam-Zuidoost- The Netherlands del. :
Janssen Luc
Faxions BVBA
Esplanade 1 - 1020 Bruxelles Code Nace : 70210
- Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 82990 - Autres activités
de soutien aux entreprises n.c.a. del. :
Collaert Karine
Ide Julien - Brainbow PPE
Chaussée de Saint-Job 741 - 1180 Bruxelles
Code Nace : 18130 - Activités de prépresse
59113 - Production de films autres que cinématographiques
et pour la télévision 62010 - Programmation
informatique del. : Ide Julien
Impulse Solutions SPRL
Clos Pierre Dupont 6 - 1140 Bruxelles Code
Nace : 18200 - Reproduction d'enregistrements
26200 - Fabrication d'ordinateurs et
d'équipements périphériques 62020 - Conseil
informatique del. : Sirtaine Arnaud
J&T Autolease NV
Noordersingel 19 - 2140 Borgerhout Code
Nace : 4511101 - Commerce de gros de véhicules
automobiles pour le transport des personnes,
y compris les véhicules automobiles
60
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
Meetaxis SPRL
Avenue de Martinets 23 - 1160 Bruxelles Code
Nace : 70210 - Conseil en relations publiques
et en communication 73110 - Activités des
agences de publicité 82300 - Organisation de
salons professionnels et de congrès del. : Froment
Benoît
MIG - Meyvaert International Group BVBA
Maurice Maeterlinckstraat 5 - 9000 Gent Code
Nace : 6920101 - Etablissement de déclarations
fiscales pour les particuliers et les entreprises
del. : Meyvaert Frédéric
MS Europe - Mobile Systems Europe SPRL
Rue des Palais 44 - 1030 Bruxelles Code Nace :
45310 - Intermédiaires du commerce et commerce
de gros d'équipements de véhicules automobiles
46696 - Commerce de gros d'instruments
de mesure, de contrôle et de navigation
7711001 - La location à court terme de voitures
particulières sans chauffeur del. : Mandler Olivier
Netmagic
II SPRL
Avenue de la Couronne 311 - 1050
Bruxelles Code Nace : 62010
- Programmation informatique
63110 - Traitement de données,
hébergement et activités
connexes 9511001 - Entretien et
réparation d'ordinateurs et de
matériel informatique périphérique del. : Gerbehaye
Olivier
NFConsulting SPRL
Avenue Louise 523 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 82990 - Autres activités
de soutien aux entreprises n.c.a. 85599
-
Autres formes d'enseignement del. : Franvil
Nadine
O.Perigourdise SPRL
Place de la Vieille Halle aux Blés 46 - 1000
Bruxelles Code Nace : 10890 - Fabrication
d'autres produits alimentaires n.c.a. 47112 -
Commerce de détail en magasin non spécialisé
à prédominance alimentaire (surface de vente
< 100m²) 4729902 - Le commerce de détail de
condiments et épices del. : Arwacher Laetitia
Oxymmo SPRL
Avenue Cardinal Mercier 32
- 5000 Namur Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de
gestion del. : Vander Donckt
Christophe
Real Reality SPRL
Rue d'Enghien 16 - 1080 Bruxelles Code Nace :
1813001 - Composition, par exemple de textes
et d'images, sur film, sur papier photographique
ou papier normal 1813002 - Reproduction
: production de formes typographiques,
reproduction offset et plaques d'impression,
reproduction et cylindres d'héliogravure 59111
- Production de films cinématographiques del. :
Petitot Luc
Rombouts B2B BVBA
Haachtsesteenweg 162 - 1820 Melsbroek Code
Nace : 46699 - Commerce de gros d'autres machines
et équipements n.c.a. 47890 - Autres
commerces de détail sur éventaires et marchés
47990 - Autres commerces de détail hors
magasin, éventaires ou marchés del. : Boudart
François
Select Projects BVBA
Noorderlaan 147 - 2030 Antwerpen Code Nace :
78100 - Activités des agences de placement de
main-d'œuvre 78200 - Activités des agences de
travail temporaire del. : van Rossum Michiel
Sortlist SPRL
Avenue des Volontaires 19 - 1160 Bruxelles
Code Nace : 70210 - Adviesbureaus op het
gebied van public relations en communicatie -
Conseil en relations publiques et en communication
del. : Finet Nicolas
Startup Factory SPRL
Place Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 82110 - Services
administratifs combinés de bureau 85599 -
Autres formes d'enseignement del. : de Troostembergh
Baudouin
Viabuild NV
Schalienhoevedreef 20F - 2800 Mechelen Code
Nace : 2399002 - Fabrication d'ouvrages en
asphalte 41201 - Construction générale de bâtiments
résidentiels 42110 - Construction de
routes et d'autoroutes del. : Verhaeren Christian
Vision
Consulting Group SA
Chaussée de La Hulpe 120 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 62010 - Programmation informatique
62020 - Conseil informatique 62090
- Autres activités informatiques del. : Lipartiti
Sandrine
Witmeur Anne PPE
Avenue de Broqueville 116 - 1200 Bruxelles
Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. :
Witmeur Anne
׉	 7cassandra://NiqeonLvQ3OQAWExcoxivC8QWsqBPps-hEZkMq82r_M`̵ VJe7̙͋2׉EmCOMMUNITY
AGENDA
Management & RH, Personal improvement
Jusqu’à
juin 2016
It’s Co-Solutions Time for the Boss
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for Free
Entrepreneurs
19, 22 et 29 avril 2016
Leader & Manager ? Comment
combiner
11, 12 et 26 mai 2016
L’excellence relationnelle : un indispensable
atout de réussite ! Process
Communication Model®
Droit commercial
Jusqu’au 06.06.16
Exercices pratiques en médiation
(module 7)
Jusqu’au 07.06.16
Praktische oefeningen in bemiddeling
(module 6)**
Stratégie et Gestion
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for the Boss
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for Free
Entrepreneurs
Vente, marketing & Communication
Jusqu’à juin 2016
It's Co-Solutions Time! For Sales…
➜ Brigitte van der Mensbrugghe
+32 2 643 78 30 – bvdm@beci.be
**En néerlandais uniquement
ARAU
Art’emi
Audi
BAM
Banque Centrale Européenne (BCE)
Banque Européenne
d’Investissement (BEI)
Beelingwa
BNP Paribas Fortis
Boxify
Brussels Waste Network
Bruxelles Environnement
Bruxelles Invest & Export
Bubblepost
Centre pour Entreprises en difficulté
Chambre belgo-luxembourgo-canadienne
Chez Franz
Citydepot
Clan des Belges (Le)
Crédal
CroFun
Crystal Lounge
Deliveroo
Droit de Rouler et de Parquer
Ecolo-Groen
Enterprise Europe Network
European Organisation for Security (EOS)
Euroscanning
Fabbrica (La)
28-29
6
26-27
47-48 ; 58-59
13-15
13-15
13-15 ; 26-27
47-48
26-27
26-27
44
38-40
18-19
58-59
32-34
21
52
58-59
52
32-34
28-29
52
53
6
35
16
43
43
52
Fieldfisher
FilmAngel
Fils à Maman (Les)
Grainerie (La)
Happy Lunch
Henri et Agnès
HUman-BUsiness
Ikea
ING
Innoviris
Institut Supérieur d’Architecture Saint-Luc
IZEO
KBC
Kickstarter
KissKissBankBank
Kiva
KPMG
KU Leuven
Leffe
Look & Fin
Madeleine (La)
Menu Next Door
Mercer
MicroStart
MyMicroInvest
NNOF
Novadip
Novoffice
Oblique
OCDE
36-37
28-29
52
32-34
53
52
44
56
26-27
38-40
56
36-37 ; 42
26-27
28-29
28-29
28-29
28-29 ; 36-37
13-15
56
25 ; 28-29
54
53
18-19
32-34
26-27 ; 28-29
44
43
43
43
13-15
BECI - Bruxelles métropole - avril 2016
61
Législation sociale
11.04.2016
Rédiger un contrat de travail intelligent
14.04.2016
Place
du culte en entreprise
29.04.2016
Les vacances annuelles des employés
27.05.2016
Missions
et fonctionnement des organes
sociaux (Conseil d’entreprise
et CPPT)
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
Environnement, urbanisme, mobilité
20.04.2016
Real Estate 2.0. : les « smart solutions
» pour développer et valoriser
un projet immobilier
20.04.2016
Workshop DRH chez Engie autour
du Budget Mobilité
22.04.2016
Votre politique en matière d’alimentation
saine et responsable
27.05.2016
Vos bureaux du futur sans 1 € de
plus
➜ Laura Rebreanu
+32 2 643 78 26 – lr@beci.be
Diversité
12.04.2016
Allongement du temps de carrière
09.05.2016
Accueil d’une délégation égyptienne
24.05.2016
Seminar USA
31.05.2016
Synergy Day
➜ Beci’s International Department
+32 2 643 78 02 - sso@beci.be
14.04.2016
Place du Culte en entreprise
➜ Beci’s Diversity Department
+32 2 643 78 20 - bem@beci.be
Transmission
17.05.2016
Mettre en œuvre un plan de développement
du chiffre d’affaires
24.05.2016
Mettre en place une structure de
gestion saine et efficace
➜ Erik Thiry
+32 2 643 78 36 – eth@beci.be
26.04.2016
Speed Business Lunch
28.04.2016
After Work
26.05.2016
Golf Trophy
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Angel.me
Oh-chef
Oka
Oxfam
Partena Professional
Petits Riens (Les)
Porzio, Bromberg & Newman
Proximus
Regus
Restolastminute
RocketHub
Royal Boch
Royal Windsor Grand-Place
Satod
SoCrowd
Spadel
SRIB
STIB
Subsi-conseils
Sushi Shop
Take eat easy
Tale Me
The Fork
Vandergoten
Villo
Vizeat
Women Leader International
Yeti Cantine Moderne
Zen Car
53
44
44
36-37
44
20
47-48
47-48 ; 58-59
53
28-29
56
52
47-48
28-29
44
35
58-59
38-40
53
53
32-34
53
44
58-59
53
47-48
52
58-59
׉	 7cassandra://LaKvfr7-92I4wmoLbjJLQtv2XRYpUwT-2HVEKKY48-M`̵ VJe7̙͋3VJe7̙͋2#בCט   u׉׉	 7cassandra://YoLagxZNiARP1MKBl0kqYfT1cQVJkMUJt04OKHkXwdk `׉	 7cassandra://Z0kJqE9cBlaliIidGcIiit5T26iPO0FEHHEAdUo1_9A\`S׉	 7cassandra://OYUfL0D_SJ4WmGnMQ6yrT6KgLyuf23ItHQ_6slcoJ9U `̵ ׉	 7cassandra://4UxySjubuigVyB26qN-2QLfsOfK7FFpjNnt4iLclnuE <͠VJf7̙͋נVJh7̙͋ T9ׁHhttp://www.peugeot.beׁׁЈנVJh7̙͋ *K̴9ׁHhttp://professional.peugeot.beׁׁЈ׉Eprofessional.peugeot.be
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