׉?ׁB! בCט  u׉׉	 7cassandra://f95XQrWr4gYLVgP-QEznkco02_AamWG0_lbBxh3IAJ8 `׉	 7cassandra://-1Q6Iv9rq8Uy2ivt6KvWLigK5dRaySs7yV385myLpyMP`S׉	 7cassandra://qnRTzckoU9-JLJtj7S-VzZgkmyjbM_0k9DNB7y4AyS02`̵ ׉	 7cassandra://AsFv1H6MnOgGlVaKJogRPvJn_mDlw0E6N-qnBi6DPSo %*͠X3V׈EX3W׉E$N° 23 - Mars 2017
le magazine des entreprises bruxelloises
Où trouver de bons
commerciaux ?
P.12
Sales &
Marketing
Mes collaborateurs,
mes ambassadeurs
P.16
La satisfaction client :
clé de la fidélité
P.20
La marque « Bruxelles »
fait-elle vendre ?
P.27
Marketing
sales
ISSN 2406-3738
׉	 7cassandra://qnRTzckoU9-JLJtj7S-VzZgkmyjbM_0k9DNB7y4AyS02`̵ X3XX3W$בCט   u׉׉	 7cassandra://jbkxTfcrnVYqGZPU39ke4jxNx35plqqscSOFJDXUGMs ؍`׉	 7cassandra://9vcGTS14tnoyIuM7EAlvYwdZvTMUQsnre_oLL85dqNAR)`S׉	 7cassandra://hGQaJPoqtRNxarqF4r-CMpUSIxgLD3lx1CRPmoZ5I2UY`̵ ׉	 7cassandra://p4QRgexRXevDnKnOfYObr6XjeTGpiu_lBMhdrMVTemQ͠X3Yט  u׉׉	 7cassandra://gISMQqIVI5vykPABh1fUTlqoAxU-NQx3VOlikpUdy2s ` ׉	 7cassandra://35xuh-BUtlQRloBxO_uAg8pGEj-5v0bJck-aE7M--VgN`S׉	 7cassandra://b5XdvbaVfAWBnpME_dkPui_ryH5Fs5Rw_eqXrd7pBOQQ`̵ ׉	 7cassandra://GJ4rjxNnXAI3GjT0IS5QRsrSy-YXXP9J2h5hUGyMViUh7͠X3ZנX3ׁ <̠9ׁHhttp://www.actiris.beׁׁЈנX3ց }̓9ׁHhttp://www.actiris.beׁׁЈ׉E}c’est simple et gratuit.
Recruter avec
Select Actiris,
c’est un ensemble de services qui simplifient vos recrutements.
• Un consultant spécialisé dans votre secteur d’activité
• Une sélection de maximum 6 candidats correspondant au profil souhaité
• Des conseils pour diminuer vos coûts salariaux
• Un soutien administratif pour recruter des jeunes et des stagiaires
Pour profiter gratuitement de nos services, surfez sur www.actiris.be
Les employeurs nous font confiance ! Découvrez le témoignage de
en page 18
Actiris change l’avenir de votre entreprise www.actiris.be
Avec le soutien du Fonds social européen
׉	 7cassandra://hGQaJPoqtRNxarqF4r-CMpUSIxgLD3lx1CRPmoZ5I2UY`̵ X3[׉E1EDITO
Diversité :
ne pas se tromper de cible
Inclure dans l’entreprise tous les Bruxellois, sans distinction d’âge, d’origine,
de sexe, de convictions ou de handicap : voilà un enjeu de société majeur et un
enjeu économique de première importance.
Nous l’avons dit et répété – notamment au travers du Livre blanc de la
Diversité, publié en septembre 2015 – la diversité est une force pour
l’entreprise. D’abord parce que le talent n’a pas d’âge, pas de sexe
ou d’autre identité, et que le devoir de l’entreprise est de reconnaître
ce talent partout où il existe. Ensuite, parce que le talent est
multiple : nos modes de pensée, nos vécus, nos bagages culturels
sont divers. Cette diversité, qui est celle de la société, de nos
clients et de nos marchés, fait la richesse de l’entreprise. Parce
qu’elle lui permet d’élargir sa vision et d’accroître son agilité.
Dans le monde complexe où elles évoluent, les entreprises ne
peuvent se priver de diversité. Ce serait une faute.
Thierry Willemarck, Président de BECI
Sur tous ces points, BECI est parfaitement en accord avec les organisations syndicales
et avec le ministre de l’Économie et de l’Emploi Didier Gosuin.
Là où il existe une divergence entre nous, c’est sur les moyens à mettre en œuvre
pour encourager l’inclusion. Dans un projet d’ordonnance, le ministre Gosuin propose
d’avoir recours au « mystery shopping » : l’envoi dans les entreprises de faux CV ou
de faux candidats pour déceler (et sanctionner) ceux qui se rendraient coupables de
discrimination à l’embauche.
Nous pensons que ce projet relève de la « fausse bonne idée ». Il instaure le règne de
la suspicion, faisant de chaque entreprise une accusée en puissance – et de chaque
candidat éconduit une victime. Un projet qui sème la division et risque fort d’engendrer
un rejet sans nuance. Un projet contre-productif.
Est-ce à dire qu’il n’y a pas de discrimination ? Si, hélas ; nous devons le reconnaître :
elle existe dans l’entreprise, comme dans les organisations publiques ou syndicales.
Mais il est trop facile de rendre l’entreprise seule responsable
d’un problème de société. Ce serait oublier un peu vite
que, si certains demandeurs d’emploi restent sur le carreau, c’est d’abord parce que
le système éducatif a échoué à les doter de compétences. Ce serait oublier un peu
vite que la discrimination est aussi induite par certains clients : c’est le propriétaire
qui s’adresse à une agence pour mettre un bien en location, mais qui ne veut pas de
« certaines populations » ; c’est le client qui doute ouvertement des compétences
d’une technicienne plutôt qu’un technicien pour réparer sa machine…
Faut-il alors renoncer, avouer le constat d’échec ? Bien sûr que non ! Mais nous affirmons
qu’il faut préférer à la logique de répression une logique d’incitation, avec des
démarches positives : accompagnement par des consultants, actions pédagogiques,
sessions d’information, workshops…
Bien sûr, c’est moins spectaculaire qu’une mesure punitive qui échouera. Mais
ces mécanismes fonctionnent ; l’expérience le prouve. Il faut les déployer à grande
échelle, au bénéfice de tous : travailleurs et employeurs. Haussons le débat !
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
1
׉	 7cassandra://b5XdvbaVfAWBnpME_dkPui_ryH5Fs5Rw_eqXrd7pBOQQ`̵ X3\X3[#בCט   u׉׉	 7cassandra://R7KaLCMbVBz4vztPOGgRzs1pfP6DCysLFjn4bf_Pf4s #`׉	 7cassandra://pTZCIpnbDuD2LEdBmKvAE3_5g5ikFuDxHcS0SjePRSAQ3`S׉	 7cassandra://_6rfdRk7yhRKeE7HfOFqm_8iJlGTxBFhu3EMBoflfS4`̵ ׉	 7cassandra://Lk0kvaV6D5CkDlOa57SqtvAuB5kZ1puYvklTBcJfUAc i
X͠X3]ט  u׉׉	 7cassandra://U0yuGharErzz-zzOvTf4MpVdi2XtUqAB2Tifk1nqVgE =`׉	 7cassandra://RVuNCvwwWMqtzmaAML3GVnX379D-7BfalBZ3VOsed20I`S׉	 7cassandra://E00OvowxTs2f3J0EBgPyOz2SIVD7fYLauDDQkH3Eqcs`̵ ׉	 7cassandra://jMjpOqDb-w9kioaIdoJMAMCuzrO6bhKqeeDS-a5NpvE M͠X3^נX3 -:9ׁH )http://www.engie-electrabel.be/contactB2BׁׁЈנX3 *9ׁH (http://www.engie-electrabel.be/b2bblogFRׁׁЈ׉EQSOMMAIRE
Think Tank
4
Social media
7 Pour ou contre l’évaluation permanente du personnel ?
International
9
Les entreprises européennes vont-elles rater le virage
africain ?
10 EEN, porte d’entrée vers de nouveaux marchés
Topic : immobilier & urbanisme
12 Table ronde : où trouver de bons commerciaux ?
16 Mes collaborateurs, mes ambassadeurs
20 La satisfaction client : clé de la fidélité
24 Ventes et internet : comment respecter la protection
des données ?
26 Facture électronique : l’effet « boule de neige » attendu
cette année
27 La marque « Bruxelles » fait-elle vendre ?
Entreprendre
30 Transition : Bruxelles est-elle prête pour Vincent
Callebaut ?
32 Financer un bien immobilier avec une assurancepension
33
Outils collaboratifs : des bénéfices évidents, même pour
la PME
34 Starter : Bloom it
Community
35 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
38 L’actualité BECI en photos
39 News
42 Index
43 Demandes d’admission
44 Agenda
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 23 – Mars 2017
Au mois
d’avril :
Financer l’entreprise
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Johan Debière, Vincent Delannoy,
Ophélie Delarouzée, Olivier Fabes, Gaëlle
Hoogsteyn, Marc Husquinet, Julien Ide,
Victor Lepoutre, Guy Van den Noortgate et
Morgan Van Cleven.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
Membership
Émilie Croin – T +32 2 643 78 08
ecr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
׉	 7cassandra://_6rfdRk7yhRKeE7HfOFqm_8iJlGTxBFhu3EMBoflfS4`̵ X3_׉EdAvec Materne, nous
donnons vie à plus de
365.000 miam par jour
365.000 moments gourmands savourés chaque jour par les petits et les grands.
Chez ENGIE Electrabel, nous sommes fi ers de participer à ce succès en veillant 24h/24 à la qualité de
l’alimentation électrique de Materne et en étant disponible jour et nuit en cas de problème électrique.
Pour le plus grand plaisir de tous les amateurs de confi ture.
Découvrez ce qu’ENGIE Electrabel peut faire pour votre entreprise sur www.engie-electrabel.be/b2bblogFR
Ou contactez-nous via www.engie-electrabel.be/contactB2B
Vivons mieux l’énergie
׉	 7cassandra://E00OvowxTs2f3J0EBgPyOz2SIVD7fYLauDDQkH3Eqcs`̵ X3`X3_#בCט   u׉׉	 7cassandra://krMmgO6NZNDs1ShDwmBakLFN6fTW1pbgoTQ9DCRkqWU C`׉	 7cassandra://fONvEPof2BdnofJO9rdva71nzwWaWwbqw23OTQ_5qXEXo`S׉	 7cassandra://1KPDDUcPXACoK4E3euS4fTsRPcleWNwD1h5-0wUJ7qQ`̵ ׉	 7cassandra://UOf-zbKBg_OLsUGPFHzNTRdKlrxseZW_nxjPYQbDQo4͠eT͠X3aט  u׉׉	 7cassandra://Zk25HsH_eVIgBBBphaMa2PNDHi6EHL8fbovdADdnpVs `׉	 7cassandra://nvqgbYOBjybd2QaZTUwheCeBGXWfYk1YXLwoKs5T9ywTZ`S׉	 7cassandra://GD8zDxYWB2_4aNQN48FR_mR6x169r77wabKFNnh4RD8S`̵ ׉	 7cassandra://yrbgK0BxLvxB8lXyhjo7yfCLv_xRQLP-cub4jnxz7KUF͠X3bנX3 &̆9ׁHhttp://www.daoust.beׁׁЈ׉E1THINK TANK
Social media
BECI organise un CEO breakfast
parmi les dream cars
Verrons-nous bientôt un budget mobilité en remplacement de l’auto de
société ? Le travailleur préférera-t-il le « cash » au « car » ? Cela réduira-t-il
pour autant l’engorgement du trafic ?
Voilà des questions que se posent les employeurs à l’heure où les autorités
annoncent l’instauration d’un budget mobilité qui pourrait bien, à terme, envoyer
la voiture de société aux oubliettes.
Tout cela justifiait au moins que BECI y
consacre un CEO breakfast. La voiture en tant
qu’outil de travail et de rémunération a un
impact sur les aspects opérationnels de nos
entreprises, certes, mais aussi sur la politique
salariale, la motivation et le recrutement.
Pendant le salon de l’auto de Bruxelles, la
Febiac nous ça ouvert les portes du très
exclusif palais des « dream cars ». Thierry van
Kan, Président de la fédération automobile, a
accueilli quelque 25 membres de BECI, avant
d’esquisser le vaste contexte de la mobilité en
Belgique et la place qu’y tiennent les voitures
de société. Environ 80 % des voitures sur nos
routes appartiennent à des particuliers, 20 %
à des entreprises. 8 % de l’ensemble du parc
automobile composé de 5,7 millions de véhicules
sont des voitures de société qui servent
aussi aux déplacements privés. C’est donc
dans ce dernier groupe qu’intervient un éventuel
budget de mobilité.
Yannick Mathieu, de Fleet Profile, nous a ensuite livré les résultats d’une enquête
récente auprès des employeurs et des travailleurs. Comment réagissent-ils aux
modifications de la fiscalité automobile ? Dans quelles circonstances un travailleur
préférera-t-il recevoir une somme d’argent plutôt qu’une voiture de l’entreprise ?
C’est en tout cas avec les résultats de l’enquête sous le bras que la fédération
automobile s’adresse à nos responsables politiques. Febiac entend plaider pour
un système durable, efficace, fiscalement acceptable et directement opérationnel.
4 BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
׉	 7cassandra://1KPDDUcPXACoK4E3euS4fTsRPcleWNwD1h5-0wUJ7qQ`̵ X3c׉ERECEVEZ
UN MOIS
DE MÉNAGE
GRATUIT !
*Action réservée aux nouveaux clients.
Devenez client Daoust Titres-Services et recevez un mois de ménage gratuit!*
Votre aide-ménagère Daoust, c'est le nouveau membre de votre famille!
Grâce à elle, votre habitation brille et vous disposez de plus de temps libre.
N'attendez plus et rejoignez la grande famille Daoust!
Plus d’infos et conditions sur www.daoust.be
׉	 7cassandra://GD8zDxYWB2_4aNQN48FR_mR6x169r77wabKFNnh4RD8S`̵ X3dX3c#בCט   u׉׉	 7cassandra://6A6spB8E1UcoiJR9uKhg5bx0Ao0GEektGwSaZfZQdsc :`׉	 7cassandra://Rzwd1_UIEf8HV-uigbWG0K6e6N995zoH-V2jMQrfWg8T
`S׉	 7cassandra://kFthtG2hQyufLFcQd0bqxNOnwqo-XjXbgQitsKeTALo.`̵ ׉	 7cassandra://0-1gyg2MWhGb4dn30ged8CzvfPsuVjjdhnsVF1boCuo q(͠X3eט  u׉׉	 7cassandra://4N7fCXMTl5jAyabJbk2QdiLRSgEPwxZjUMEugTps5vc R` ׉	 7cassandra://gKKQBCmCusNUHBMXu4AJursrvcYABFMm6lo3sZHPSN8e`S׉	 7cassandra://eseRm5RomW9ldz0REw0mS48AQDRqjzNqG3D-EDN-TsoZ`̵ ׉	 7cassandra://d6TOPSc3gzx2CWSZH-Ee9D6yAs7VD-ANyfhYG2iDIJ0jw4͠X3fנX3 wX̥9ׁHhttp://www.merak.beׁׁЈ׉EEnfin! Une solution à
pour
gérer vos archives et documents.
Vos archives débordent au bureau? Pas de souci, Merak peut vous aider. De la conservation de vos documents papier à la digitalisation de
vos dossiers. Et même de la conservation de vos fichiers digitaux à la sécurisation offline de vos back-ups. Nos services à 360° apportent une
solution à tous vos problèmes d’archivage. Merak vous permet de gérer et de conserver vos archives de façon simple, efficace et 100% sûre.
Vous n’avez plus besoin de vos documents ? Nous les détruisons pour vous. En toute discrétion et selon les règles de sécurité les plus strictes.
Gagnez du temps, de la place et de l’argent.
Découvrez nos services sur www.merak.be.
׉	 7cassandra://kFthtG2hQyufLFcQd0bqxNOnwqo-XjXbgQitsKeTALo.`̵ X3g׉ETHINK TANK
POUR OU CONTRE
L’évaluation permanente du personnel ?
Le management du personnel est aujourd’hui largement questionné.
Certaines grandes entreprises comme General Electric,
Microsoft, Netflix ou Deloitte ont déjà renoncé à la traditionnelle
évaluation annuelle pour s’essayer à de nouveaux modèles
plus continus. Optimiser performance et bien-être au
travail ne se résume cependant pas en une simple formule.
Ophélie Delarouzée
Frank Vander Sijpe, directeur
HR Research chez Securex
En faisant des tests, on voit que
les groupes qui reçoivent du feed-back sont plus performants
que ceux qui n’en reçoivent pas. L’évaluation
est aussi perçue comme importante par les gens, qui
de nature veulent aller vers un mieux. Mais aujourd’hui,
on constate que l’application du système d’évaluation au
sein des entreprises n’est pas efficace. Pour l’améliorer,
il faut d’abord se rappeler d’où on vient, à savoir du
travail de production en usine qui est facile à contrôler
et optimiser. Aujourd’hui, il faut plutôt aller vers des solutions
à la tête du client et développer une expertise.
Il faut être créatif car on ne peut plus avoir du prêt-à-porter.
Par exemple, quand on travaille avec des employés
qui ont une expertise approfondie, il est difficile de les
contrôler et il est nécessaire de leur faire confiance. Le
rôle du n+1, du chef, change en rapport : il n’est plus de
contrôler mais de coacher. Son contrôle ne s’exerce plus
qu’au niveau du résultat final, à savoir si le client est satisfait
ou si le coût économique est acceptable. Avec les
seuls entretiens annuels, pour les employés, c’est souvent
une douche froide car on ne leur a rien dit durant
l’année. Après chaque tour d’évaluation, on voit plus de
gens démotivés que motivés. Il vaudrait mieux donner
des évaluations informelles à chaque fois que c’est possible,
oser apprécier un travail quand il est particulièrement
bien ou mal fait, en dehors du fonctionnement
formel. L’entretien annuel servirait alors à formaliser ce
qui a été dit de manière régulière.
Il est aussi fréquent de mélanger développement de
soi et augmentation salariale en faussant la donne ; de
s’arrêter aux reproches ou de seulement dresser un bilan
du passé sans dégager des perspectives mutuelles
dirigées vers l’avenir. Il faut prendre le temps de faire
un entretien. Si on regarde l’ensemble des compétences
d’une personne, on peut sortir du seul « fonctionnement
dans une fonction » et ouvrir des perspectives d’évolution
motivantes.
Philippe Samek, secrétaire
national CNE
La question de l’évaluation se pose
différemment selon la catégorie professionnelle concernée.
Un cadre est en général évalué essentiellement sur
ses objectifs. S’ils sont atteints, l’évaluation de son management
restera secondaire, et la satisfaction au travail de
ses subalternes peu considérée. Le cadre transmet aussi
les pratiques de l’entreprise : s’il est soumis au stress
des résultats, il renvoie ce stress sur ses services. On ne
changera donc pas une entreprise en modifiant juste le
système d’évaluation.
C’est pour moi un enjeu secondaire, inscrit dans celui du
people management. Essayer de dynamiser les relations
de travail avec de nouveaux outils d’évaluation, sans modifier
la gouvernance de l’entreprise, peut même se révéler
contre-productif. Par exemple, introduire un système
interactif où les gens notent leur n+1 et leurs collègues,
mais sans vraiment lui donner de suite, risque d’avoir
des retombées sur certains employés critiques. Dans
les milieux comme les centres d’appels, où le taylorisme
reste la norme et les agents doivent appliquer strictement
des procédures, les évaluations sont scolaires et
infantilisantes. On contrôle plus qu’on évalue. Dans ces
entreprises, le mal-être des employés transparaît déjà
au niveau de l’absentéisme, alors passer d’un entretien
annuel à une évaluation permanente ne peut qu’augmenter
le sentiment d’hyper-contrôle. Ces méthodes ne
sont plus adaptées à la société d’aujourd’hui, qui valorise
l’individu et sa réalisation personnelle, comme travailleur
et comme citoyen.
Beaucoup d’entreprises s’occupent encore trop peu de
construire la compétence de leurs employés. Elles engagent
des gens qu’elles souhaitent immédiatement performants.
Dans ces conditions, l’évaluation n’est souvent
qu’un rapport de fautes. Au contraire, intégrer de la décision
dans le travail avec un espace de développement
permet aux gens de donner un sens à ce qu’ils font. C’est
surtout le modèle de management qui rendra l’évaluation
bien ou mal ressentie.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
7
© Thinkstock
׉	 7cassandra://eseRm5RomW9ldz0REw0mS48AQDRqjzNqG3D-EDN-TsoZ`̵ X3hX3g#בCט   u׉׉	 7cassandra://o1uJ5JBIJkQKQG98Ix1-NUuoaeIOg_ww_3cl_lRR9fw 
`׉	 7cassandra://jqIVMVDQv9gxbB-Cauf49tWSc43Odc36DKMnX9u2LSIv`S׉	 7cassandra://20vc_7uelMEu4JJrE87YXKbr8q-f23iyYmWxb1ibPaw'V`̵ ׉	 7cassandra://PsYnSmH3EQbcLnUW8DEj_zn35PrHYeZrTGXYdXYrvxs "͠X3iט  u׉׉	 7cassandra://Mm0KtezEtKifiIupJOWyK01u63ecvBeKk8UEdLFxqC8 f` ׉	 7cassandra://G4-h_zRLzu9iZPMMdgb8dSuadhun9soujZ6-I9CiZWQl`S׉	 7cassandra://JAlAWtEXaotqK4o6ErNmmTt6_UMLJx1DfpPNGIynxS8`̵ ׉	 7cassandra://9KKYYXuJ0X8bIBXbQqgS2SmDHs0opmPbEpzNnkMpiXY͇f
"͠X3jנX3 7V9ׁHmailto:jpm@beci.beׁׁЈנX3 ǁ̤9ׁHhttp://www.acci-europe.orgׁׁЈ׉EPOUR GAGNER LES BRUSSELS BEST EXPORTERS 2017,
CE QUI IMPORTE C’EST D’EXPORTER !
Ces prix récompensent et mettent en valeur les entreprises bruxelloises qui réussissent
à l’étranger. Inscrivez la vôtre avant le 21 avril sur www.invest-export.brussels !
׉	 7cassandra://20vc_7uelMEu4JJrE87YXKbr8q-f23iyYmWxb1ibPaw'V`̵ X3k׉E0INTERNATIONAL
Les entreprises européennes vont-elles rater
le virage africain ?
L’aversion au risque anesthésie la plupart des entreprises européennes face à
l’Afrique, nouvelle frontière de la croissance mondiale. Au cours des 15 dernières
années, la Chine et les États-Unis ont pratiquement organisé une autre « conférence
de Berlin » sur le marché africain, reléguant l’Europe au statut de témoin
assisté.
L’
administration Obama a été la première à reconnaître
que l’Afrique n’a plus besoin d’aide,
mais de business... En août 2014, lors du
US-Africa Business Forum, Washington a débloqué
7 milliards USD de nouveaux financements pour promouvoir
le commerce et les investissements sur le
continent. Des accords d’un montant de 14 milliards
USD ont été signés entre des multinationales américaines
et plusieurs États africains dans les secteurs de
la banque, des bâtiments et travaux publics, de l’aviation
et des énergies renouvelables.
Premier partenaire commercial de l’Afrique depuis 2009,
la Chine a continué à fournir de l’aide, mais en l’utilisant
comme outil d’influence dans les affaires, voire comme
une arme de guerre économique. Avec près de 3000 entreprises
présentes dans 52 des 54 États africains, la
Chine compte franchir la barre des 400 milliards USD
d’échanges commerciaux avec l’Afrique en 2020.
Et bien que l’Union Européenne (UE), dans sa globalité,
reste son principal partenaire commercial, les échanges
du continent africain avec l’Asie ont augmenté de 22 %
entre 2001 et 2011, contre 15 % avec l’UE. Dans l’intervalle,
la Chine et les États-Unis ont pratiquement organisé
une autre « conférence de Berlin » sur le marché
africain, reléguant les sociétés européennes au statut
de témoin assisté.
Attirante mais risquée ?
L’hôpital n’est plus ce qu’il était. S’il se moque de la
charité, c’est parce qu’il a désormais des impératifs de
rentabilité. Ainsi va l’Afrique moderne : croissance (5 %
en moyenne annuelle de 2000 à 2015, selon la Banque
mondiale), démographie (un terrien sur quatre en 2050,
d’après l’ONU), classes moyennes (plus de 340 millions
de personnes, selon la BAD), urbanisation (2/3 des Africains
vivront en ville en 2050, d’après le PNUD), mobilité
(750 millions d’abonnés aux services mobiles en 2020
selon GSMA), esprit d’entreprise (le Cameroun est en
tête des pays où l’on crée le plus d’entreprises, d’après
Global Entrepreneurship 2016), transformation locale
des ressources naturelles (instaurée dans tous les plans
d’émergence sur le continent), etc. Autant d’atouts qui
font de l’Afrique un immense chantier à ciel ouvert pour
les opérateurs n’ayant pas l’aversion au risque chevillée
au corps.
Le portrait-robot de l’investisseur européen type, révélé
par les cabinets d’intelligence économique, présente un
individu d’une cinquantaine d’années, ne souhaitant pas
courir de risque. Pour
lui, l’Afrique est encore
perçue comme illisible,
imprévisible, corrompue,
pas sûre. Belle,
attirante, mais sombre
et dangereuse. Une
aversion au risque qui
le rend théoriquement
inapte à y concourir
face aux Américains et
aux Asiatiques.
« Lorsqu’une chose
bonne a un inconvénient,
il est ordinairement
plus prudent d’enlever l’inconvénient plutôt que la
chose elle-même », écrivait Montesquieu. Il en va ainsi
aujourd’hui des marchés africains.
ACCI, African Center for Competitive Intelligence et
Cavie, Centre Africain de Veille et d’Intelligence Économique,
regroupent les meilleurs experts en intelligence
économique du continent africain. Ils ont mis
sur pied une veille systématique des 12 secteurs les
plus importants de l’économie africaine. Leur but est
de permettre aux entreprises qui souhaitent investir en
Afrique ou y trouver des partenaires commerciaux, de
bâtir leurs stratégies et leurs plans d’affaires sur des
analyses fiables et des données actualisées. L’antenne
européenne d’ACCI (www.acci-europe.org) a développé
un partenariat avec BECI pour informer les entreprises
belges des atouts économiques du continent africain,
mais surtout pour minimiser les risques d’un investissement
dans ces pays. ●
Guy Gweth animera une conférence le
30 mars chez BECI.
Pour aller plus loin
Les entreprises européennes vont-elles rater le
virage africain ?
Conférence par Guy Gweth, président d’ACCI
Le 30 mars à 11h chez BECI, suivi d’un walking lunch.
Info et inscriptions : JP. Mergen – Tél. 02 210 01 77 ;
jpm@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
9
© R.A.
׉	 7cassandra://JAlAWtEXaotqK4o6ErNmmTt6_UMLJx1DfpPNGIynxS8`̵ X3lX3k#בCט   u׉׉	 7cassandra://xY6jPYs1YPp3VG4DdnaDl95oT3MA3ct0PYlaXb2l1A4 `׉	 7cassandra://ASEyYaWvy2SsPJXAw_qK58tz3pJo7TGJ27v_I1fYfdgc`S׉	 7cassandra://PbOFGR0TJn6I-_B8-GiQs7cK6aZQ2hNkl3hM030if9A`̵ ׉	 7cassandra://o00QyHXhFgLpqVzfHLizbUje0_fHRZM5TwWXxeECuoI͠X3mט  u׉׉	 7cassandra://iDVQajwJ9dNxzjeEWcebc61nCGqCdhf2u5rY-BODDaM ?`׉	 7cassandra://bXGv6O-1-h5i0ZYb_NOq43wE_SPRYmhRMSTtTJU0HEM;`S׉	 7cassandra://JDE5xKpJ6t9KrGR5v_an6-qrm_o5JKjDcQU3RCc-y6QL`̵ ׉	 7cassandra://0r_AQ3dNkK3FkAoJyYLc2zU6fvjpZxIsiy7a85nZ3KI:Z	͠X3nנX3 ̊9ׁHhttp://www.credendo.comׁׁЈ׉E0EEN, la porte d’entrée vers de nouveaux
marchés
Innovation, internationalisation, croissance : quelles priorités pour amener les
PME bruxelloises à leurs objectifs en 2017 ?
M
ettre en relation des PME à la recherche de
partenariats et les conseiller dans le développement
de leurs affaires sur de nouveaux marchés,
accompagner leur projet d’innovation : telles sont
les principales missions d’Enterprise Europe Network.
Réseau créé pour aider les entreprises européennes
dans leur processus d’internationalisation et d’innovation,
Enterprise Europe Network est composé d’organisations
offrant des services personnalisés aux entreprises.
La Chambre de Commerce de Bruxelles fait
partie des 600 organisations composant le réseau, et
offre les services aux entreprises bruxelloises conjointement
avec impulse.brussels, qui se concentre sur le
support à l’innovation, et notamment accompagne les
porteurs de projets dans le cadre du programme Horizon
2020 et du SME Instrument.
Accompagnement personnalisé
Chaque client à la recherche de conseils et de contacts
dans le cadre du développement de ses exportations ou
importations reçoit un accompagnement personnalisé,
assuré par les experts d’Enterprise Europe Network au
sein des organisations partenaires du réseau. Au-delà
de l’ensemble des pays européens, Entreprise Europe
Network est également présent dans plus de
35 pays en dehors de l’Union européenne afin d’aider
les entreprises à trouver des contacts et de l’information
pour s’internationaliser sur ces marchés tiers. Au
niveau européen, des informations sont données sur les
réglementations en fonction des besoins des clients afin
qu’ils puissent bénéficier pleinement du marché intérieur.
Concrètement,
un premier entretien permet de prendre
connaissance des activités de la société, de ses besoins
et objectifs de développement à l’international. Il permet
d’évaluer la stratégie d’internationalisation de la
société, la définition d’objectifs annuels et d’établir un
10 BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
plan d’accompagnement axé sur les besoins et questions
du client, pour l’aider à atteindre son objectif à
court terme. L’impact espéré sur le développement de
la société sera déterminé également. Le plan d’accompagnement
conseils est validé par le client, qui s’engage
à communiquer les résultats obtenus sur son activité.
Mise en relation
Au niveau de la mise en relation avec des entreprises
étrangères, le client pourra diffuser le profil de sa société
et sa proposition d’affaires sur la plateforme en ligne
d’Enterprise Europe Network. La Chambre de Commerce
assurera le suivi des expressions d’intérêt de sociétés
étrangères et de la mise en relation avec le client
jusqu’à la signature d’accords de coopération. La recherche
proactive de partenaires potentiels répondant
à la cible du client pourra être effectuée également.
Parallèlement, le client sera invité à participer à des
événements de matchmaking ciblés par rapport à son
secteur d’activité. Il pourra ainsi établir son programme
de rendez-vous personnalisés avec des entreprises de
différents pays.
En fonction de leur profil, secteur d’activité et besoins,
les entreprises pourront être sensibilisées à des opportunités
de bénéficier de financements européens ainsi
que de la participation à des appels d’offre européens.
Enfin, les sociétés sont invitées à communiquer les problèmes
ou contraintes causés par certaines législations
européennes. Ceux-ci seront communiqués anonymement
à la Commission européenne, afin de tendre à
faire évoluer les législations en tenant compte de l’avis
des entreprises. ●
Contact :
JP. Mergen – Tél : 02 210 01 77
e-mail : jpm@beci.be
www.brusselsnetwork.be
© Thinkstock
׉	 7cassandra://PbOFGR0TJn6I-_B8-GiQs7cK6aZQ2hNkl3hM030if9A`̵ X3o׉ETurning uncertainties
into opportunities…
Vous nous connaissiez en tant
que Ducroire, Credimundi,
KUPEG, INGO-ONDD, Garant
et Trade Credit : membres
du Groupe Credendo.
Désormais, nous serons encore
plus accessibles pour vous : sous
un seul nom.
Credendo : un nom.
Une équipe. Une attitude pour
assurer les risques avec des
solutions sur mesure.
Un seul nom pour une
collaboration toujours plus
proche et la garantie
d’accéder facilement à toutes
les solutions d’assurance-crédit
de notre groupe.
Une approche unique
désormais sous un seul nom.
Le 4ème groupe d’assurance-crédit européen
Credendo est le nouveau nom du Ducroire, de Credimundi, de KUPEG, d’INGO-ONDD, de Garant et de Trade Credit
www.credendo.com
׉	 7cassandra://JDE5xKpJ6t9KrGR5v_an6-qrm_o5JKjDcQU3RCc-y6QL`̵ X3pX3o#בCט   u׉׉	 7cassandra://tMOriMuvopNThqbD_dHdMSVR-RXTtWVV4XZ_cQPvKmI O`׉	 7cassandra://XNerS77ayD8_tPMyZsFRwZenfs68DaqYSB-hF8OR17ok`S׉	 7cassandra://GadhL1n5uyCd-fb7ojLQFW1jixDpeitSmGOqwwRKTRE`̵ ׉	 7cassandra://F0eoNXE8Q5JVOj0ABvVqBi0DS6fmJgS-dQfO9uRccl8ͼhH͠X3qט  u׉׉	 7cassandra://WftZWmmi8DXuIsBuF6s8CMCTNz5FRS0ckvFkHWDzTDA 9` ׉	 7cassandra://rQlqLcchTEF7mHwUjOna5W3NJnInpwHXh7CZ6fg8Mdsp`S׉	 7cassandra://7uvjcer4Mfg7etLe9kgVxbf4xXsQ8b4Qjq9TGiwba2Y"J`̵ ׉	 7cassandra://CNZjV8k_bPlXrYh_SzI0yHQAeTyO8E_yTQS-Pu_FhNQͶ-͠X3rנX3 >9ׁHhttp://www.konvert.beׁׁЈנX3 ,9ׁHmailto:bruxelles@konvert.beׁׁЈ׉ELes participants à la table ronde, de gauche à droite : Grégory Sanchez (Veolia), Angela
Leone (Sales Consult), Frédéric Devisch (Alstom) et Stefan Steegmans (D’Ieteren).
Table ronde : où trouver de bons commerciaux ?
SALES & MARKETING
BECI a invité 4 sociétés implantées à Bruxelles pour évoquer un profil désormais
incontournable dans le développement des entreprises : les commerciaux. Qui sontils
? Où les trouver ? Comment les recruter ? Quelles sont leurs qualités indispensables
? La discussion – féconde et passionnante - a apporté beaucoup de réponses,
parfois surprenantes.
Alstom, Sales Consult, Veolia, D’Ieteren : ces 4 entreprises
évoluent dans des secteurs fort différents. Equipement
ferroviaire, développement commercial, gestion
de l’énergie et industrie automobile. Et pourtant, ces
4 sociétés ont bel et bien un besoin fondamental commun :
celui de travailler avec des commerciaux d’excellence.
Comme dans beaucoup de domaines, les transformations
du contexte économique et l’émergence des nouveaux
médias ont imposé aux commerciaux d’évoluer. Les points
de convergence de nos intervenants sont assez clairs : la
fonction de commercial ne se limite plus à la seule mise
en application de techniques de vente pure. Elle nécessite
en outre une polyvalence accrue, une large expérience
et des qualités humaines essentielles comme la passion,
la curiosité, l’écoute active et l’enthousiasme. La
parfaite connaissance des activités du client a aussi été
fortement soulignée. Le recrutement des bons profils
est par conséquent devenu une étape longue et délicate.
La formation
Contrairement à la France, les formations spécifiques
de technico-commercial ne sont pas fort répandues en
Belgique. Pour Angela Leone, administratrice déléguée
de Sales Consult, ce n’est pas forcément un handicap :
« Je ne crois pas qu’il faille revoir la formation des commerciaux
en Belgique. Par contre, le problème se situe
plus souvent au niveau du choix de l’orientation. Tout le
monde n’a pas le bon profil. Régulièrement, nous avons
des stagiaires très introvertis ou manquant d’assurance :
si on est timide, on ne pourra pas aller vers son client. On
ne doit pas non plus confondre le goût du relationnel, de
la communication, avec la vente. Il y a donc des candidats
que les écoles feraient peut-être mieux de décourager.
A contrario, s’il faut avoir une certaine autorité, il ne faut
12
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
Julien Ide
pas non plus une assurance démesurée, au risque de
passer pour un ‘marchand de tapis’. »
Pour Stefan Steegmans, Brand Manager Audi Retail D’Ieteren
Bruxelles, responsable Audi Bruxelles, Anvers et
Malines, la connaissance des langues est souvent insuffisante.
« Nous recherchons des commerciaux qui sont au
moins trilingues, voire quadrilingues. Dans notre secteur
en Belgique, c’est devenu incontournable. »
Selon Grégory Sanchez, directeur commercial de Veolia
Belgique et Luxembourg, il existe bel et bien des lacunes
dans les formations. « Je remarque que nos commerciaux
devraient avoir de meilleures connaissances en project
management. Pour vendre un produit ou un service, il
faut absolument comprendre les étapes et processus qui
ont conduit à sa mise en place. » Pour lui, la formation
n’est pas un critère de choix déterminant. « Il m’arrive
de recevoir des CV de candidats qui n’ont aucun bagage
commercial. Si je pense que le profil possède des qualités
intéressantes, je décide de le rencontrer. La personnalité
et la motivation sont plus importantes que les études. Par
contre, quelle que soit l’orientation, les jeunes sont très
peu formés à ce qu’est réellement la vie en entreprise. »
Les qualités
Frédéric Devisch, responsable commercial d’Alstom
Belgique : « Nos commerciaux doivent avant tout être
des personnes de confiance car nous traitons beaucoup
d’informations confidentielles. Nous travaillons principalement
sur des marchés publics. Ceci implique d’être
capable de trouver des solutions complexes et techniques.
Le commercial idéal est un ‘business developer’ avec de
bonnes compétences de marketing et de présentation.
© Reporters
׉	 7cassandra://GadhL1n5uyCd-fb7ojLQFW1jixDpeitSmGOqwwRKTRE`̵ X3s׉ETOPIC
En bref, il doit être polyvalent. Notre métier exige également
d’être très réactif au service du client. La patience et
la rigueur sont également des qualités indispensables. »
Stefan Steegmans abonde, en soulignant aussi que le
rôle du commercial a évolué : « Nos commerciaux ne
sont plus de simples vendeurs, mais des sales advisors.
Il faut plus penser à la qualité et ne pas se limiter à faire
signer le client, c’est ce qui fait la différence. »
Angela Leone : « Le bon commercial doit avant tout s’imposer
des objectifs intermédiaires. Le trajet commercial est
parfois long ; il faut savoir avancer par étapes ; se donner
des indicateurs. C’est la maîtrise de chaque ‘checkpoint’
qui permettra finalement de conclure la vente. Ensuite, il
doit avoir de bonnes capacités d’influence. Parfois, même
avec tous les arguments, il est difficile de faire signer le
client. Il faut pour cela trouver le déclencheur final, la
pulsion. Il faut aussi posséder une vision stratégique du
compte client et de sa chaîne de décision, pour pouvoir
activer l’intérêt de chacun et converger vers l’accord. Il
ne faut pas oublier que, chez le client, l’acheteur est parfois
rémunéré en fonction des conditions qu’il obtient du
fournisseur : il faut lui laisser des avantages et les avoir
anticipés. Enfin, la satisfaction doit être réciproque. Le
client de ne doit pas juste dire ‘oui’, mais ‘waouw’ ! Il paye,
donc il doit y trouver un intérêt réel. »
Pour Grégory Sanchez, « La première question qu’un commercial
doit se poser porte sur les besoins du client. Il est
donc impératif qu’il connaisse bien son client avant d’aller
le voir. Un gros défaut des jeunes commerciaux est de
privilégier le sms ou l’e-mail dans la communication. Or
il est important d’entendre son client et de le voir, d’avoir
un contact réel, humain. D’un autre côté, les techniques
de vente habituelles ne suffisent plus pour convaincre.
On ne vend plus tout seul. On doit davantage travailler
sur les complémentarités. En développant un réseau, en
allant dans des clubs d’affaires, dans les chambres de
commerce... Le commercial doit construire une relation
humaine avec son client. Il doit pour cela être curieux de
tout, même en dehors de ses fonctions dans l’entreprise.
Les connaissances en matière d’actualité, de culture et
de politique sont très importantes. Un autre aspect à
souligner est le rôle d’ambassadeur que doit jouer le
commercial. Il représente l’entreprise dans les bons et les
Votre mode
d’emploi !
Nos atouts :
• 50 ans d’expérience
• Base de données connectée
au VDAB pour la sélection de
candidats bilingues
• Une sélection sur
les compétences et non
les diplômes
• Des compétences validées
par la prise de références
systématique
CONTACTEZ
NOS AGENCES
DE BRUXELLES
( 02 502 32 99
Square Sainctelette 1-3
1000 Bruxelles
bruxelles@konvert.be
www.konvert.be
VG.343/BU • 00158-406-20121029 • 00158-405-20121029
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
13
© Reporters
׉	 7cassandra://7uvjcer4Mfg7etLe9kgVxbf4xXsQ8b4Qjq9TGiwba2Y"J`̵ X3tX3s#בCט   u׉׉	 7cassandra://qUyHbk4dqSEXamCVY8OoNPFIHGmbpj1pxkl4n1veEG4 >`׉	 7cassandra://WMrP-CLY4lSH-j9dh30xlg5BooMccaEqyq-7aFw2FDYh5`S׉	 7cassandra://ePuP9uTpNq27Y9zIx1-r8OGViS-zvTXH2zaXcB_Y4yc`̵ ׉	 7cassandra://VyCNFbPUB9MSw2VtE7KBnAPfmpTjvHdUi3dDq_f9Uq4Ͱ@@͠X3uט  u׉׉	 7cassandra://j-5ltpf2gESrmRN4eZrdw5aqe1iQ59UrUkSY5id5byc `׉	 7cassandra://2MyOO7k6lfhNrGQw-TSGX-adNg7dPg_28ZJ8hNknT1E[b`S׉	 7cassandra://2C-TfZoiLGrhyMfDufWkmfET7IUIjjOcr_N7UeYcmkQ,`̵ ׉	 7cassandra://5aWCVgGthrVZpu0Q5r9rQUMxTYEmsJSOjdTimG7mJ_8͠X3vנX3 	̋9ׁHhttp://www.t-interim.beׁׁЈנX3 2̿9ׁHmailto:anderlecht@t-interim.beׁׁЈ׉ETOPIC
mauvais moments. Et pour cela il faut beaucoup d’humilité.
Et enfin, l’esprit de groupe est très important. Dans
notre entreprise, les bonus sont calculés sur la marge
rapportée par une équipe, et pas sur les performances
individuelles. »
L’expérience
Selon Frédéric Devisch, l’importance de l’expérience dépend
du secteur. « Dans le ferroviaire, nous recherchons
des profils expérimentés. Vu l’ampleur de nos projets,
nos clients souhaitent avoir des interlocuteurs expérimentés.
Les commerciaux que nous recherchons doivent
être également des experts. »
« Il faut se rendre compte que, quand le client rencontre
le vendeur, il en sait parfois plus que lui sur son marché
et ses concurrents », ajoute Angela Leone. « Le processus
de vente s’est déplacé en aval : le client s’est déjà informé.
Le rôle du vendeur est dès lors d’aider l’acheteur à
qualifier son besoin et lui démontrer qu’on a la meilleure
solution pour lui. » Pour autant, l’expérience ne lui paraît
pas prépondérante, « tant que la personne peut être
formée en interne. La personnalité est beaucoup plus
importante. Je préfère travailler avec quelqu’un qui fait
preuve de débrouillardise et de bon sens que quelqu’un
qui se targue d’avoir 25 années d’expérience mais qui
n’aurait pas la bonne attitude. Par contre, la connaissance
des nouveaux outils numériques me semble primordiale
pour des commerciaux. Ils doivent être présents sur les
réseaux sociaux et les comprendre. »
Grégory Sanchez se démarque de ces deux points de vue :
« Le marché a changé. On ne trouve plus de jeunes commerciaux
prêts à s’investir comme parfois le requiert la
fonction, car ils privilégient leur vie privée. Nous devons
de toute façon les former nous-mêmes pendant 4 à 5 ans.
Nous devrions d’ailleurs investir plus dans la formation de
nos recrues. Par ailleurs, les jeunes commerciaux veulent
de la flexibilité. Nous leur en donnons très peu alors que
nous leur en demandons beaucoup. Nous devons évoluer
de ce côté-là. »
Stefan Steegmans remarque lui aussi un changement
dans la mentalité des jeunes : « La distance entre le
domicile et le lieu de travail est parfois un frein du côté
des candidats. Ils pensent par ailleurs souvent qu’ils vont
avoir de gros salaires dès le début de leur carrière. Et de
plus en plus, ils font primer la vie privée sur le travail. ».
Le recrutement
Grégory Sanchez s’appuie encore une fois sur l’évolution
du marché. « Je veux d’abord souligner qu’il faut faire la
différence entre un vendeur ‘produit’ et un vendeur ‘services’.
Ce ne sont pas les mêmes métiers. Nous n’avons
pas encore déniché le bureau de recrutement idéal ; nous
trouvons nos candidats potentiels chez nos clients ou nos
fournisseurs, mais jamais chez un concurrent. Ils exercent
en général d’autres fonctions que celle de commercial.
Et puis, on voit apparaître la notion de mercenaire. Aujourd’hui,
on change de poste beaucoup plus facilement.
On observe ce phénomène même chez les plus de 50 ans.
Chez les jeunes, nous avons un gros turnover avant 5 ans
d’ancienneté. Mais en tant qu’employeurs ou recruteurs,
nous devons également nous adapter. Par exemple, les
clauses de non concurrence sont trop strictes. Il faudrait
déjà limiter leur durée. Et n’oublions pas l’aspect de la
rémunération. Le salaire fixe doit être suffisamment élevé.
La partie variable de la rétribution doit juste être un
bonus. »
Selon Angela Leone, les réseaux sociaux sont incontournables
dans le processus de recrutement. « Nous recevons
de moins en moins de réponses lorsqu’on publie des annonces
classiques. Tout passe aujourd’hui par LinkedIn.
Nous nous connectons avec un maximum de personnes ;
une forte activité sur le réseau augmente les chances
d’entrer en contact avec des candidats potentiels. Le fait
d’avoir des relations communes les rassure aussi et nous
rapproche. Mais l’approche d’un candidat nécessite, outre
la qualification, de déployer un argumentaire qui le motive
et révèle son talent. Nous conseillons de le personnaliser
: oubliez les pitchs formatés ; misez sur l’originalité
et l’authenticité. » ●
14
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
© Reporters
© Reporters
׉	 7cassandra://ePuP9uTpNq27Y9zIx1-r8OGViS-zvTXH2zaXcB_Y4yc`̵ X3w׉E	7TOPIC
Les participants à la table ronde
Alstom – Frédéric Devisch, Responsable commercial Belgique
Alstom conçoit et propose des systèmes, équipements et services pour le secteur ferroviaire : trains à grande
vitesse, trains régionaux, métros, tramways et solutions de signalisation et d’infrastructure. En 2015/16,
l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 6,9 milliards d’euros et enregistré pour 10,6 milliards d’euros
de commandes. Alstom, dont le siège est basé en France, est présent dans plus de 60 pays et emploie actuellement
31 000 collaborateurs.
Son commercial idéal : Intègre, patient, réactif, rigoureux, proactif.
Sales Consult – Angela Leone, Administratrice déléguée
Sales Consult est une entreprise spécialisée en développement commercial. L’entreprise est active depuis
10 ans et réalise un chiffre d’affaire annuel de 1,5 million d’euros. Sales Consult se développe à travers
4 services : le diagnostic, le coaching, le recrutement et l’outsourcing.
Son commercial idéal : authentique, passionné, fier, audacieux, ambitieux.
Veolia – Grégory Sanchez, Directeur commercial Belgique et Luxembourg
Présent sur les cinq continents avec 174 000 salariés, Veolia conçoit et déploie des solutions pour la gestion
de l’eau, des déchets et de l’énergie. Le groupe accompagne les industriels, les villes et leurs habitants dans
l’usage optimisé des ressources afin d’en augmenter l’efficacité économique, environnementale et sociale.
Son commercial idéal : curieux, passionné, vrai, réaliste.
D’Ieteren – Stefan Steegmans, Brand Manager Audi Retail D’Ieteren Bruxelles, responsable
Audi Bruxelles, Anvers et Malines
D’Ieteren assure la distribution en Belgique des véhicules des marques du groupe Volkswagen et de Porsche.
Mais également la distribution de pièces de rechange et accessoires ainsi que la vente de véhicules
d’occasion (My Way). Le groupe propose en outre des services de location à long terme et un éventail complet
de financements automobiles.
Son commercial idéal : empathique, enthousiaste, serviable, sens de la qualité.
Donnez toutes les chances au talent !
t-interim Anderlecht
Rue Wayez 147, 1070 Anderlecht ■ tél. 025 26 12 30 ■ anderlecht@t-interim.be
BECI - Bruxelles métropol s 2017
www.t-interim.be
15
© Reporters
׉	 7cassandra://2C-TfZoiLGrhyMfDufWkmfET7IUIjjOcr_N7UeYcmkQ,`̵ X3xX3w#בCט   u׉׉	 7cassandra://99tU_czDx66ha1AjEgrVGFxESp5SHx98fNPpVOZpIKE ^6`׉	 7cassandra://NeoTqKaRgODgOSVuUXSLWR_d1G6t9Ok9F4nq9i-5Zzkp`S׉	 7cassandra://diBpODdW2uyigH9PZ8Iqe0cQW6eLyDUc693m0gAlsLw!'`̵ ׉	 7cassandra://2XGzNK7nnhdzMaGOkj9Sp70IN4ojZ3In_OPdOPBX0CM̘͠X3yט  u׉׉	 7cassandra://adaU8z4r-F7xmRO2ejO3hf3E9wUhFxtbjCUI0o5wW2I `׉	 7cassandra://ovfkrSEl2gK1JHAlkavmz4XuS-QROGoIFBszYs1O7xsOT`S׉	 7cassandra://ifbSY2gmY4R6yBdsrLi0s0omjo-MaJwhQVoW4b6WqeY`̵ ׉	 7cassandra://iCVzdNGc4ySzZ2vOsEW9CrMmAwATyjyXp5eoMxEzWWko
͠X3zנX3 `̎9ׁHhttp://www.lefac.comׁׁЈ׉E%Mes collaborateurs, mes ambassadeurs
SALES & MARKETING
On entend souvent dire que les salariés sont les meilleurs ambassadeurs de leur
entreprise. En effet, qui peut le mieux parler de sa société que ceux qui la composent
? Mais comment convaincre vos collaborateurs de devenir vos porte-drapeaux ? Quel
sera leur rôle et comment celui-ci sera-t-il évalué ?
Gaëlle Hoogsteyn
V
otre entreprise a un message, une vision et une
identité propres. Vos collaborateurs, dès lors
qu’ils y adhèrent et s’y identifient, sont de parfaits
ambassadeurs de la marque. Lorsqu’ils communiquent de
façon positive au sujet de votre entreprise, ils participent
à sa bonne réputation et à sa crédibilité. Ils humanisent
et personnifient votre marque.
Mais comment les trouver et les choisir ? « Vos ambassadeurs
doivent avant tout être représentatifs de votre
entreprise », explique Patrick De Pauw, CEO de Social
Seeder. Vous focaliser uniquement sur les managers serait
une erreur. Pour recruter des ambassadeurs motivés,
misez sur la diversité de fonction, d’âge, d’ancienneté…
sans oublier les stagiaires, freelances, voire les collaborateurs
pensionnés. « De façon concrète, vous pouvez les
recruter par mail, via l’intranet, le magazine interne ou
encore via une plate-forme interactive. »
Enfin – et même si cela paraît évident – il faut impérativement
respecter la règle du volontariat. Le collaborateur
doit devenir ambassadeur parce qu’il affectionne votre
entreprise et non uniquement parce qu’il y travaille. Toutes
les entreprises rêvent d’employés passionnés, animés
d’un fort sentiment d’appartenance. Ce n’est évidemment
pas toujours le cas. Obliger, même de façon indirecte,
un salarié à devenir ambassadeur (par exemple via une
demande personnelle du manager lors d’un entretien
d’évaluation), est totalement contre-productif. « Un salarié
ne doit en aucun cas être contraint de s’exprimer sur sa
société s’il n’en a pas envie et/ou ne se sent pas suffisamment
à l’aise pour l’accomplir. Ignorer cette dimension
revient à s’exposer à des dérapages plus ou moins
malencontreux où personne ne sera gagnant au final. »1
16
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
Une meilleure visibilité et crédibilité
Disposer d’un réseau d’ambassadeurs prêts à se muer
en porte-parole vous permet de gagner en visibilité lors
d’événements (sportifs, caritatifs, etc.). Mais, là où ils
vous seront le plus utiles, ce sera sur le web et les réseaux
sociaux. « De nos jours, des algorithmes complexes
déterminent ce que l’on voit, partage et aime sur les réseaux
sociaux. De ce fait, seul un faible pourcentage des
personnes qui vous suivent sur les réseaux sociaux voit
effectivement apparaître le message de votre entreprise.
En demandant à vos ambassadeurs de relayer votre message
(d’un simple clic !), vous élargissez le public touché »,
avance Patrick De Pauw.
Par ailleurs, ces messages auront plus de crédibilité.
En effet, les messages publiés par des ambassadeurs
sont considérés comme 3 à 6 fois plus fiables que les
messages partagés par l’entreprise elle-même2
. La parole
d’une connaissance est jugée fiable à 78 %, là où
celle exprimée par le PDG ne franchit pas le cap des
50 %3
. Une étude du groupe Nielsen4
a aussi démontré
que, dans le cadre de leurs achats, 83 % des gens sont
principalement influencés par leur environnement social
direct. L’impact sur vos ventes peut donc être important
si vos ambassadeurs relayent des messages positifs sur
vos produits et services. « D’après notre expérience, un
ambassadeur touchera en moyenne 300 personnes »,
assure Patrick De Pauw.
Dans le cadre du recrutement
Vos ambassadeurs peuvent aussi jouer un rôle important
au niveau du recrutement en partageant les postes vacants
avec leur réseau. Des collaborateurs fiers et motivés
décriront votre entreprise comme un lieu de travail
1. Christophe Lachnitt – « Les collaborateurs, meilleurs ambassadeurs d’une marque sur le web social » – Superception – 24 mai 2016
2. Source : Keller-Fay Group – Article sur le Word of Mouth Advertising (bouche à oreille) - Avril 2014
3. Edition 2016 du Trust Barometer de l’agence de communication Edelman
4. Source: Nielsen Global Trust in Advertising Survey - Q3 2015
© Thinkstock
׉	 7cassandra://diBpODdW2uyigH9PZ8Iqe0cQW6eLyDUc693m0gAlsLw!'`̵ X3{׉EL’OUTIL INDISPENSABLE
POUR DÉVELOPPER
VOTRE BUSINESS
AUPRÈS DES AGENCES
ET DES ANNONCEURS
LeFAC, c’est une base de données totalement
dédiée et consacrée aux métiers et aux acteurs
de la communication. LeFAC vous dit tout sur :
- Les organisations, les organigrammes,
les mouvements, les marques,
les investissements, les dernières news …
Avec LeFAC vous dépassez les frontières
et vous accédez aux marchés Pan Europe
(France, Benelux, Allemagne, Suisse, Italie,
Espagne et Portugal).
- Les secteurs d’activité, adresses postales et
e-mails des décideurs du Marketing
et de la Communication
- Les liens annonceurs et agences par marque
(qui travaille avec qui ?)
- Les investissements publicitaires des
annonceurs par média (par ex. quel
annonceur a le plus grand budget publicitaire
en TV en Belgique)
LeFAC est aujourd’hui l’outil indispensable
pour une gestion optimisée de vos contacts
et des données liées à vos clients et
partenaires.
DEMANDEZ UNE DEMO via www.lefac.com
ou CONTACTEZ-NOUS : +32 2 737 70 20
*let’s connect
is a company of TBS Group, leading intelligence solution and software provider for Marketing
׉	 7cassandra://ifbSY2gmY4R6yBdsrLi0s0omjo-MaJwhQVoW4b6WqeY`̵ X3|X3{#בCט   u׉׉	 7cassandra://TMnpLb7pmFLNwGXLELK7rt3qn994gwWwt1LU0ALlTF0 	`׉	 7cassandra://ZVh6RPxilje_WuoKXvU8EK94_POpyelnu2IVcBHiubQt`S׉	 7cassandra://8EXQPpa611UUPQoHnj-VcCegsqIdVs4XiUrPVdGI6FQ"O`̵ ׉	 7cassandra://-A_mFV2FSiWqBAttQxlYemGXJGS-JAl-n6GH86scSTM͠X3}ט  u׉׉	 7cassandra://dWyBVr-CIhrsjVw1FCOj5zUh5_CAhMtGqZHuO1ph10U ` ׉	 7cassandra://h1Xhti7tkBZB_jIo76Ualdk0knWa0kQxQWuHaWzl4n0l`S׉	 7cassandra://YHTfLgfqhMBh73Y0VKr_i0EJGtU44BEEFWaQZX2Iit4q`̵ ׉	 7cassandra://ifhx2VgOgJGH9jxaDCk0Q5RbxHdHCydQWCH7CSNNNZIͤ͠X3~נX3 Z9ׁHhttp://www.actiris.beׁׁЈנX3 #9ׁHhttp://actiris.be/employeursׁׁЈנX3 z9ׁHmailto:employeurs@actiris.beׁׁЈ׉ECPubli-reportage
Dominique Leroy, CEO de Proximus.
“Le stage de transition en entreprise (STE)
est une formule bien pensée pour donner sa chance
à un jeune. En lui offrant une première expérience
de travail, il peut montrer ce qu’il sait faire, acquérir
des nouvelles compétences.
Par ailleurs, Actiris nous a proposé un soutien
pour le volet administratif du stage,
comme la rédaction du programme pédagogique.”
Offrir à des jeunes bruxellois une première expérience professionnelle tout en bénéficiant
de conditions avantageuses. Vous aussi vous souhaitez tester le STE ?
Le principe est simple : une entreprise
accueille un jeune de moins de 30 ans
pour une période de 3 ou 6 mois et bénéficie d’avantages
financiers. L’entreprise assure l’encadrement et le suivi
d’un programme pédagogique et, au terme du stage, libre
à elle d’embaucher le stagiaire ! Actiris présélectionne des
candidats et organise une rencontre entre l’employeur et
les futurs stagiaires : une formule avantageuse pour tous.
✓Proximus fait appel à Actiris pour recruter des stagiaires,
racontez-nous ?
Fin 2014, notre entreprise a fait face à une affluence de
candidatures.
Simultanément, le gouvernement bruxellois a mis en avant
cette nouvelle formule de stage; nous avons voulu essayer
le STE pour offrir aux jeunes une première expérience de
travail chez Proximus.
✓Pour quels types de fonctions avez-vous proposé des stages
chez Proximus ?
Des fonctions diverses : support administratif, opérateur
dispatching, collaborateur comptabilité, gestionnaire de
dossier client, magasinier,...
A l’issue du stage, une bonne partie de ces jeunes a pu
trouver un emploi.
La collaboration en chiffres
216
offres d’emploi
95
stagiaires
10
profils
différents
Vous aussi vous souhaitez
tester nos services ?
Contactez-nous au 02 505 79 15
ou employeurs@actiris.be
ou surfez sur actiris.be/employeurs
Recruter avec Select Actiris,
c’est simple et gratuit !
www.actiris.be
✓Quels sont les avantages financiers de cette mesure
pour l’employeur ?
Nous payons au stagiaire une indemnité mensuelle de 200 €.
Bien sûr, il faut prévoir le coût de l’accompagnement en
interne pour l’encadrement du stagiaire mais les avantages
sont substantiels. Le stagiaire bénéficiera quant à lui
d’une allocation de stage journalière de 26,82 € accordée
par l’ONEM.
✓Que diriez-vous de la collaboration avec Actiris?
La collaboration avec les consultants d’Actiris est excellente.
Spécialistes de terrain, ils ont été à l’écoute de nos besoins
et ont très rapidement compris nos attentes en termes de
compétences recherchées. La personnalité et la motivation
des candidats sont des éléments très importants pour
nous : il ne suffisait donc pas de trier des CV et ça, Actiris
l’a bien compris !
Avec le soutien du Fonds social européen
׉	 7cassandra://8EXQPpa611UUPQoHnj-VcCegsqIdVs4XiUrPVdGI6FQ"O`̵ X3׉EfPrès de 800 ambassadeurs
engagés chez AG Insurance
agréable. D’après Patrick
De Pauw : « En impliquant
vos collaborateurs dans
la recherche de nouveaux
talents, votre entreprise
se forge une image d’employeur
attrayant, et vous
recevez de nombreuses
candidatures spontanées,
le tout à prix réduit. »
Dans les grandes entreprises, on
peut facilement trouver 10 à 15 % de
collaborateurs-ambassadeurs. Dans
les plus petites, ce chiffre peut monter
jusque 80 à 100 %.
Patrick De Pauw, CEO de Social Seeder
Enfin, les ambassadeurs peuvent même devenir le visage
de vos campagnes de recrutement. Le Service d’Incendie
et d’Aide Médicale Urgente de Bruxelles (Siamu) a ainsi
lancé en 2016 une grande campagne de recrutement en
partenariat avec ses ambassadeurs. Les véhicules du
Siamu ont ainsi été customisés par de grands panneaux
« Devenez mon collègue », « Rejoignez-nous », où les
protagonistes étaient en fait… les pompiers eux-mêmes.
Quelques clés pour que cela fonctionne
Pour que vos salariés aient envie de dire du bien de votre
entreprise, il est nécessaire de leur montrer que vous
vous souciez d’eux. Un collaborateur frustré n’aura pas
envie de devenir votre ambassadeur. Rendez vos collaborateurs
heureux, en leur offrant de bonnes conditions
de travail, en écoutant leurs attentes et en les félicitant
pour leur travail. « Dans les grandes entreprises, on peut
facilement trouver 10 à 15 % de collaborateurs-ambassadeurs.
Dans les plus petites – les entreprises familiales
par exemple – ce chiffre peut monter jusque 80 à 100 % »,
assure Patrick De Pauw.
Une autre clé du succès est aussi de faciliter la tâche
des ambassadeurs. « C’est pourquoi, dans le cadre des
réseaux sociaux, par exemple, nous conseillons aux entreprises
de proposer des contenus ‘tout faits’ que les
ambassadeurs n’ont plus qu’à partager », illustre Patrick
De Pauw. Notre expert conseille aussi de ne pas les
solliciter trop souvent, au risque qu’ils se lassent. « 1 à
2 sollicitation par mois est suffisante. »
Enfin, il est aussi important de remercier vos ambassadeurs.
Vous pouvez bien sûr les récompenser de façon
matérielle (via un cadeau, un bon d’achat…), mais souvent,
une reconnaissance honorifique suffit. « Mettez-les en
avant sur votre site/blog, envoyez-leur un mail personnel
de remerciement… Ils se sentiront reconnus et auront
envie de continuer », conclut Patrick De Pauw. ●
Frija Leunens
Elle précise que, pour ses campagnes de recrutement
ou de publicité, AG Insurance ne travaille pas
avec des acteurs, mais – dans 80% des cas – avec
ses collaborateurs. « L’engagement de nos ambassadeurs
donne de la légitimité et de la crédibilité à
notre marque. Cela nous permet de nous profiler
comme une entreprise humaine et authentique »,
explique encore Frija Leunens.
Pour elle, mesurer l’impact des ambassadeurs ne
peut se faire que sur le moyen terme, soit environ
3 à 5 ans. « Entretemps, nous menons tout de même
des enquêtes de satisfaction ponctuelles. Nous travaillons
par exemple régulièrement avec le NPS
(Net Promoter Score) qui mesure le nombre de personnes
prêtes à recommander notre entreprise ».
Par ailleurs, au niveau interne, renforcer l’engagement
de nos équipes n’a que du positif. Des collaborateurs
engagés et motivés seront plus productifs
et auront à cœur de mener leur mission
du mieux qu’ils peuvent avec, au final, des clients
satisfaits. « Avec ce programme d’ambassadeurs,
nous essayons de semer des petites graines pour
une culture d’entreprise encore meilleure », conclut
Frija Leunens.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017 19
« Les Jeux Olympiques de Londres, en 2012, furent
en quelque sorte le berceau de notre programme
d’ambassadeurs », commence Frija Leunens
(Head of Branding & Sponsoring). À l’époque, la
compagnie d’assurances avait lancé une plateforme
interactive sur laquelle les gens pouvaient
s’inscrire. Cela a bien fonctionné et, aujourd’hui,
AG Insurance peut compter sur un réseau de
800 ambassadeurs, recrutés principalement via
intranet. « Nous sommes toujours très actifs dans
le domaine du sport (Jeux Olympiques et Mémorial
Van Damme), mais nos ambassadeurs sont aussi
actifs dans bien d’autres domaines », poursuit Frija
Leunens. Citons, par exemple, l’animation sur
les réseaux sociaux, l’écriture d’un blog, l’accueil
des nouveaux collaborateurs, la présence sur des
stands, l’inauguration de bâtiments, le volontariat…
« Le point fort de notre fonctionnement est que
chaque ambassadeur peut s’impliquer en fonction
de ses propres intérêts », ajoute-t-elle.
© R.A.
© R.A.
׉	 7cassandra://YHTfLgfqhMBh73Y0VKr_i0EJGtU44BEEFWaQZX2Iit4q`̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://U_DhwYDCMKpbU5bY0HzFG_lX7awDuHxCdNofi3r5aoQ J`׉	 7cassandra://erFT7xzW50HbpEovZy_U04vmScBxkOmupuAaY4bo-7QnW`S׉	 7cassandra://MNzm_Woeb4feV5R47SdBZlFmF7eQ3zaEaoc8pHCiw2E"&`̵ ׉	 7cassandra://HSsxHcL8GaEpDJ6Lquh57emoOJFlm83wCzmNxOPTzw4l͠X3ט  u׉׉	 7cassandra://WHj6oRdZeySZH-ElNWl11IWMsUOeok-U9aRvMwFwzog w` ׉	 7cassandra://7uJwrzt5AckSZNJCu-Byx3eCzLZX5KHpcFnYe2adAgslW`S׉	 7cassandra://lWt6KDR0Jf8MzhAm_uCpGRl9eIwjvLgNEtZPZqoqi5o`̵ ׉	 7cassandra://yQQnoVGxhQd0iEMbyud2SGoGO1hnAcHk-YF0NBNsrkE͞Qt͠X3׉ETLa satisfaction client : clé de la fidélité
SALES & MARKETING
On dit qu’un client satisfait en vaut deux. Mais comment mesurer sa satisfaction de
façon pertinente et efficace ? Avec quels outils et surtout que faire des résultats ?
Point de vue d’expert.
«B
ien que ce soit a priori évident, mesurer la satisfaction
des clients permet d’abord et avant tout
de les garder », commence David Frenay, CEO
d’Emolytics. En effet, on estime que le coût d’acquisition
d’un nouveau client est de 5 à 10 fois supérieur à celui de
rétention d’un client. Lorsqu’on a déjà une bonne base de
clients, il faut donc mettre l’accent sur leur satisfaction.
En mesurant la satisfaction des clients, on peut identifier
les problèmes et les résoudre. Cela évite la « mauvaise
publicité » autour de la marque.
Selon l’expérience d’Emolytics, un client insatisfait aura
tendance à le faire savoir à 10 personnes autour de lui, tandis
qu’un client satisfait en parlera, dans le meilleur des cas,
à deux personnes. Par ailleurs, il faut savoir qu’un client
insatisfait dont on résout le problème deviendra par la suite
plus fidèle à la marque.
Pour notre expert, toutes les entreprises devraient mesurer
la satisfaction de leurs clients, peu importe leur taille. « Mais
bien sûr, pas de la même façon », précise-t-il. « Pour une
entreprise disposant de plusieurs centaines (ou milliers)
de clients, cela a du sens de mesurer
régulièrement la satisfaction des
clients afin de pouvoir entreprendre
des actions. Ces sociétés ont aussi en
général plus de moyens pour le faire.
Pour une PME ou un commerce de
proximité, cela a aussi du sens, mais
à plus petite échelle. Cela peut, par
exemple, passer par des petites enquêtes
ponctuelles, via des formulaires
web ou disponibles dans le point
de vente. »
La méthode choisie pour mesurer
la satisfaction des clients dépend de
l’objectif poursuivi, et chacune a ses
20
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
Gaëlle Hoogsteyn
avantages et ses inconvénients. Le Net Promoter Score,
par exemple, permettra de savoir combien de personnes
sont prêtes à recommander votre entreprise. L’un de ses
points faibles est qu’il utilise une base d’évaluation chiffrée
(allant de 0 à 10) et qu’un 7 n’aura pas la même valeur selon
les personnes. Travailler avec une échelle verbale (de très
insatisfait à très satisfait) donne parfois une mesure plus
précise. « Bien sûr, il est important de continuer à mesurer
la satisfaction globale, mais de plus en plus d’entreprises
intègrent cette satisfaction dans leurs KPI et mesurent la
satisfaction sur des points précis (ex. : dans quelle mesure
avez-vous pu joindre notre service clientèle ?) », explique
David Frenay.
David Frenay, CEO d’Emolytics.
Vers une évaluation continue
En termes de fréquence, l’idéal est de mesurer la satisfaction
de façon presque continue, plutôt qu’une fois par an
avec un grand questionnaire. L’une des grandes difficultés
dans l’analyse de la satisfaction des clients est le faible
taux de réponse, qui tourne en général autour des 10 %.
« Les gens n’ont pas l’envie ou le temps de répondre à un
formulaire de 100 questions auquel ils vont devoir consacrer
une demi-heure. » Un autre inconvénient
de l’enquête annuelle est que les
résultats arrivent souvent très tard,
soit quand le problème a disparu soit
quand le client est déjà parti. « Mesurer
la satisfaction au moment de l’expérience
du client est beaucoup plus
efficace. » Delhaize, par exemple, a
récemment mis en place à la sortie de
ses magasins des bornes tactiles via
lesquelles le client indique sa satisfaction
par rapport au temps d’attente
aux caisses. Il lui suffit de choisir entre
le feu vert, orange ou rouge. Pour David
Frenay, ce n’est pas une mauvaise
idée, mais cela manque peut-être un
© R.A.
© Thinkstock
׉	 7cassandra://MNzm_Woeb4feV5R47SdBZlFmF7eQ3zaEaoc8pHCiw2E"&`̵ X3׉ENLa satisfaction, un objectif
affiché
L’une des principales difficultés des enquêtes de
satisfaction : le faible taux de réponse.
peu de données permettant d’analyser les résultats et de
vérifier la représentativité de l’échantillon. « Dans un grand
magasin, j’installerais plutôt des bornes dans différents
rayons afin de pouvoir réagir plus activement ».
Disposer d’un service de plaintes est aussi utile, car cela
permet de détecter immédiatement les insatisfactions
et d’essayer d’y apporter une solution. « Mais pour être
honnête, seules les grosses entreprises peuvent s’offrir ce
genre de département qui demande beaucoup de ressources
humaines et d’investissement en formation. » Il n’est pas
rare de voir des entreprises désactiver temporairement leur
lien vers le service de plaintes sur leur site car les équipes
derrière n’arrivent pas à suivre.
Taux de participation : trucs et astuces
Dans notre société, le temps est un facteur clé. Une longue
enquête risque d’être abandonnée en cours de route voire
directement placée dans la corbeille. « C’est pourquoi
nous proposons de plus en plus des mini-questionnaires
de 2-3 questions, auquel on peut répondre en moins de
30 secondes. Ces mini-sondages sont proposés directement
après l’interaction avec le client (achat sur le web, visite du
site, contact avec le helpdesk,…) et permettent de mieux
comprendre l’expérience du client et de réagir rapidement
en cas de dysfonctionnement. »
Proposer des enquêtes anonymes permettra d’augmenter
le taux de réponse aux enquêtes. « Les répondants n’ont
pas forcément envie d’être identifiés ou recontactés. Il faut
leur proposer sans leur imposer », explique David Frenay.
C’est pourquoi les enquêtes en ligne prennent de plus en
plus le pas sur les enquêtes par la poste ou celles menées
de vive voix par des enquêteurs. « On est toujours un peu
moins honnête en face à face », assure-t-il.
Certaines entreprises proposent aussi de tenter de remporter
un cadeau. David Frenay n’y est pas très favorable.
« Cela peut fausser les résultats car certaines personnes
participent plusieurs fois afin d’augmenter leurs chances
de gagner. »
Que faire des résultats ?
Pour que ces enquêtes aient du sens, il faut bien évidemment
que leurs résultats ne restent pas lettre morte. En fonction
du bureau d’études avec lequel elle travaille, l’entreprise
pourra disposer de rapports trimestriels, mensuels, voire
Côté satisfaction client,
la banque Belfius affiche
clairement ses ambitions :
« 95 % de clients satisfaits,
on se donne à 100 %
pour y arriver ». Tel est le
slogan lancé par l’entreprise
en 2014. Pour Lieve
Schurgers, responsable
Customer & Competition
Research, c’est bien plus qu’un slogan : « Il s’agit de
l’essence même de notre stratégie. C’est pourquoi ce
taux de satisfaction a été intégré dans les contrats de
management en plus des objectifs commerciaux ».
Chaque année, la banque mesure donc la satisfaction
de 500.000 clients. « La méthodologie n’est pas
la même selon la cible », explique Lieve Schurgers.
« Ainsi, nous mesurons la satisfaction des clients publics
une fois par an et celle des clients privés deux
fois par an ». Chez Belfius, les enquêtes de satisfaction
sont organisées par deux bureaux externes et menées
sur trois canaux : online, par téléphone et par écrit,
avec, en moyenne, un taux de réponse de 15 %. « Par
la suite, nous déterminons les points sur lesquels
agir en priorité, c’est-à-dire ceux qui influencent la
satisfaction globale », poursuit Lieve Schurgers.
« En plus de ces grandes enquêtes, nous mesurons
aussi la satisfaction de façon continue grâce à l’input
de différents services comme le helpdesk, le service
des plaintes, l’équipe des médias sociaux, le réseau
d’agences, afin de pouvoir réagir rapidement si un
problème ponctuel se présente. » Enfin, d’autres
types d’enquêtes ad hoc sont effectuées lors de moments-clés
(crédit, placement…). « Depuis deux ans,
nous constatons que la satisfaction des clients est en
hausse. Nous allons donc continuer sur cette voie »,
conclut-elle.
hebdomadaires. « Il est très important de communiquer
ces résultats en interne et d’être transparents afin que les
équipes puissent comprendre les changements qu’on leur
demande, s’adapter, voire prendre des initiatives. » Certains
bureaux proposent aussi des pistes de solutions. Mais
pour David Frenay, « c’est en général les gens du business
eux-mêmes qui seront le plus aptes à trouver des mesures
d’amélioration. »
Le client est aussi l’une des meilleures sources d’idées nouvelles,
d’où l’importance de poser tout de même au moins
une question ouverte. Enfin, notre expert conclut que, selon
lui, une enquête sera plus objective si elle est réalisée
par un bureau externe. « Le client, tout d’abord, se sentira
plus libre de donner son ressenti réel s’il sait que l’analyse
est réalisée par des professionnels. Ensuite, au niveau des
résultats, il sera toujours nécessaire de parler des points
négatifs. Cela passe en général beaucoup mieux lorsque
c’est mis en avant par un bureau de consulting que par un
collègue qui n’aura pas toujours le courage de souligner ce
qui va moins bien. » ●
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017 21
© Thinkstock
© R.A.
׉	 7cassandra://lWt6KDR0Jf8MzhAm_uCpGRl9eIwjvLgNEtZPZqoqi5o`̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://Z1TAy3KXln0tdicxQit2T-tfRv3e87B7oWNjdb_GZ9A `׉	 7cassandra://F1f4CWpzPIrNI5YaJHrHOje5e4t0m8seNuqJZc3Oitknw`S׉	 7cassandra://xLNx956I8m0qDkW-YF7SJAHgKwH1aws6Ptth0yJjIA4"`̵ ׉	 7cassandra://Hgpmtj7JoR8jPDFEDpb6AYTSuSbFPuzmOQFj35EXLbw y<͠X3ט  u׉׉	 7cassandra://_JdZ8a-EM70AEX5QUqnZo_hrz_T9k5PFovLDTGwPlIY `׉	 7cassandra://yfqzO1yuFlUGdWwyPRWl8J8PUAaSYWBFve-POLRRg0gf`S׉	 7cassandra://yaeGVRn1ks97H5CPJTDNd5kx87FUqYbfbb4IXwC9cRk!l`̵ ׉	 7cassandra://EWobh2qwgWBbBuMcXhMhpNWRfzqKEg6oXPIlFP--L2s u͠X3׉E׉	 7cassandra://xLNx956I8m0qDkW-YF7SJAHgKwH1aws6Ptth0yJjIA4"`̵ X3׉E׉	 7cassandra://yaeGVRn1ks97H5CPJTDNd5kx87FUqYbfbb4IXwC9cRk!l`̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://Zg0IFllBPQBY5gvFq6dvwNKjJUtpx3d25boVsJtS1nM R`׉	 7cassandra://5cd3MM2mzD87GBrphsQACEhHMR-CXVSgrWDQuYuDQMAh`S׉	 7cassandra://7C7fDf3dlSHFYYCVuMICoMmeBSoq3tAatDVGNu5ePX0`̵ ׉	 7cassandra://cE0k3wcSoch6tQFyP8fJMhFeOgnyKhaUwC__mXFd8Ow
̔͠X3ט  u׉׉	 7cassandra://Q0VQl54zaCzbJeXfYYXV7SPwY2OY4bE6p1C_J8ioP_M ` ׉	 7cassandra://jP1qcF5czlZd5RUzZWulmIgAwuoC2YekiVM7oBqU-a0j`S׉	 7cassandra://KC-FteAqEcur0j8bBthwCyoYAnKNwuDIatBRjNk2lhM0`̵ ׉	 7cassandra://DFrbnjJ5bQwfsfgpoNpAwb_nTFzMORjwsz7egNsJV6c͒͠X3נX3 0V9ׁHmailto:dsi@beci.beׁׁЈנX3 5ہ̳9ׁHhttp://www.retis.be/dosׁׁЈ׉E SALES & MARKETING
Ventes et internet : comment respecter la
protection des données ?
Si, comme plus de 80 % des entreprises, vous disposez de votre site web, éventuellement
même d’un webshop, la nouvelle réglementation européenne sur la protection
des données (RGPD) qui s’appliquera dès mai 2018 vous concerne. Il ne vous reste
que peu de temps pour vous y conformer. Le défi n’est pas insurmontable, mais
nécessite une bonne préparation.
V
ous vous dites sans doute que, comme vous n’avez
qu’un site purement informatif, la législation sur la
protection des données, dont le RGPD (Règlement Général sur
la Protection des Données), ne vous concerne pas – puisqu’elle
ne couvre que les données à caractère personnel.
« Détrompez-vous ! », avertit Sabine Mersch, de Legal Consulting
& Management (LCM), une société spécialisée dans le
conseil légal ainsi que la conformité (« compliance ») et la
certification en matière de vie privée. Au mois de février, elle
animait chez BECI un séminaire précisément consacré au
RGPD.
« Même avec un site informatif, vous pouvez être soumis
aux exigences de cette législation, notamment si votre site
internet collecte des données personnelles via un formulaire
d’inscription ou des cookies », précise Mme Mersch. « Dans ce
cas, il est nécessaire d’informer l’utilisateur sur les données
que vous collectez et l’usage qui en est fait via une ‘politique
vie privée’, laquelle doit contenir une série d’informations
obligatoires, sachant que le nombre de ces informations augmente
avec le RGPD. En tant que propriétaire du site, il faut
aussi noter que vous serez soumis à d’autres législations pour
votre site. Ainsi, le code de droit économique vous oblige à
faire figurer diverses mentions légales. De même, si vous
utilisez des cookies, autres que strictement nécessaires pour
l’usage du site, comme Google Analytics par exemple, vous
devrez obtenir un consentement préalable de l’utilisateur et
l’informer, via un lien informatif, sur les caractéristiques des
cookies et les données qu’ils collectent, avant leur usage.
Sans oublier d’indiquer les conditions d’utilisation du site, ni
de protéger votre propriété intellectuelle. »
24
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
Marc Husquinet
Site d’e-commerce
Reste que, clairement, le RGPD aura une influence plus grande
sur les sites interactifs, comme les sites d’e-commerce qui
collectent et traitent un plus grand nombre d’informations à
caractère personnel. Du coup, au-delà des aspects évoqués
ci-dessus, ces sites devront respecter une politique vie privée
très stricte et informer le visiteur de la motivation de la collecte
de données et de l’utilisation qui en sera faite. Par ailleurs, il
faudra conclure avec l’acheteur un contrat qui respectera le
droit économique spécifique à la vente sur internet, en plus
des conditions générales de vente, notamment en termes
de garantie, de délai de paiement, de droit de rétraction, etc.
De même, il faudra informer très précisément l’acheteur sur
l’offre faite (prix TVA comprise, par ex.) et les étapes de l’offre
(récapitulatif précis, confirmation claire de l’accord d’achat…).
Un autre aspect important pour le propriétaire d’un site est
la nécessité de demander un « opt-in » (accord d’adhésion)
pour le traitement des données à des fins de marketing direct ;
non seulement de la part du site qui collecte les données,
mais aussi de toute société susceptible de les exploiter, par
exemple une filiale dans le cadre d’une newsletter. L’utilisateur
doit également se voir offrir la possibilité de s’opposer au
traitement à des fins de marketing direct. Enfin, l’entreprise
devra clairement décider à qui elle destine son site : Belgique
uniquement, certains pays spécifiques (auquel cas l’internaute
pourra invoquer la législation de son pays), ou tous les pays.
Nombre des exigences évoquées ci-dessus sont définies
dans le RGPD qui entrera en vigueur en mai 2018 et auquel
toutes les entreprises devront se conformer. « Toutes les sociétés
établies en Europe ou non et qui fournissent des services
à des utilisateurs en Europe sont concernées », insiste
0111011
0111011
0111011 0111011 01110
0111011
© Thinkstock
׉	 7cassandra://7C7fDf3dlSHFYYCVuMICoMmeBSoq3tAatDVGNu5ePX0`̵ X3׉ELa conformité,
gage de confiance
TOPIC
Pour Damien Jacob, professeur et consultant en
e-business, e-commerce et stratégies web, plusieurs
réglementations s’appliquent au niveau de
la présence et de la vente sur internet. Ainsi, l’entreprise
doit présenter différentes informations
sur elle-même, tant sur le web que les réseaux
sociaux d’ailleurs, pour assurer une grande transparence
de ses activités. De même, la législation
sur la vie privée est d’application et nécessite d’indiquer
quelles données sont collectées, à quelles
fins, durant quel délai, etc., avec possibilité pour
le visiteur du site d’en prendre connaissance et
le cas échéant de les modifier. Par ailleurs, la réglementation
sur l’e-commerce est d’application
uniquement dans un cadre B-to-C, avec des règles
strictes en matière de confirmation d’achat et de
délai de rétraction notamment. « Toutes ces législations
sont harmonisées à l’échelle européenne,
même si l’on constate dans les faits qu’elles ne
sont malheureusement pas toujours respectées. »
Il faut dire que les sanctions sont rares en l’absence
de plaintes, et peu de particuliers déposent
plainte. Reste le risque de mécontentement sur
les réseaux sociaux (une caisse de résonance à ne
pas négliger) ou celui de voir un concurrent porter
plainte pour concurrence déloyale.
« Une étude faite fin 2016 par mes étudiants sur
environ 200 sites web en Wallonie montre que plus
de 80 % d’entre eux ne sont pas conformes à la
législation », confie encore Damien Jacob. Qui
ajoute dans la foulée que les grands sites sont
eux en règle et que les infractions à la législation
sont parfois minimes. « Or une rapide analyse
permettrait d’identifier les problèmes, la mise en
conformité pouvant se faire souvent en quelques
heures. » Il conseille aux entreprises de s’informer
et de se former, car « La conformité est un gage
de confiance pour l’internaute. D’ailleurs, l’harmonisation
européenne devrait être tout bénéfice
pour un pays exportateur comme la Belgique. »
Dossier téléchargeable : http://www.retis.be/dossier-reglementation-e-commerce-en-belgique/
Sabine
Mersch. Et de citer le cas des hébergeurs « cloud »
qui stockent des données pour ces sociétés.
Bref, « Le RGPD est certes complexe, mais il faut savoir que
les obligations qu’il contient existent déjà en grande partie
depuis 1992 en Belgique via la ‘Loi vie privée’. Les entreprises
auraient déjà pu et dû s’y conformer bien avant ».
Check-list et mesures organisationnelles
Pour aider les entreprises à mettre leur site en conformité
avec le RGPD et les autres législations applicables, LCM propose
une analyse de conformité des sites, ainsi qu’un cahier
des charges multidisciplinaire qui sera soumis au développeur
du site pour en garantir la conformité.
Mais, rappelle Mme Mersch, « Le RGPD ne se limite pas à la
conformité du site. Il porte aussi sur des mesures organisationnelles
liées au traitement
des données personnelles,
avec notamment l’obligation
de créer un registre des traitements
ou de désigner un ‘data
protection officer’. » Là aussi,
LCM propose divers services
dont la création d’une feuille
de route, ainsi que de la « privacy
by design » via la mise en
conformité des processus de
traitement des données, dès
Le RGPD ne se limite pas à la
conformité du site. Il porte aussi sur des
mesures organisationnelles liées au
traitement des données personnelles.
Sabine Mersch,
Legal Consulting & Management
leur conception. « Notre conseil : ne cherchez pas à tout
faire en même temps. Le but est de dégrossir la matière
puis de faire les efforts les plus pointus sur les éléments les
plus risqués. Il ne faut pas viser la perfection en tout, mais
cartographier où le bât blesse le plus souvent et avec le plus
de risques. »
Et Sabine Mersch de conclure: « Le RGPD exigera certes un
budget spécifique, mais permettra d’améliorer la compétitivité
du secteur de l’e-commerce en Europe car il renforcera la
confiance de l’acheteur dans le site marchand. » D’autant
que les amendes en cas de non-respect de la législation sont
plutôt salées : jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre
d’affaires annuel global de l’entreprise. ●
Données personnelles :
en savoir plus
BECI étudie la nouvelle Réglementation européenne
sur la protection des données (RGPD) et
ses implications à travers trois formations organisées
ces prochains mois :
• 24/03, de 14h à 16h
Les données personnelles et mon organisation
– par où commencer ?
• 12/05, de 14h à 16h
Les données personnelles et le big data
– comment implémenter la « privacy by
design » ?
• 23/06, de 14h à 16h
La protection des données personnelles et
l’Internet des objets – est-ce compatible ?
Info et inscriptions :
Danaï Siakoudi – dsi@beci.be ; +32 2 563 68 58
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
25
© R.A.
׉	 7cassandra://KC-FteAqEcur0j8bBthwCyoYAnKNwuDIatBRjNk2lhM0`̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://OaElItxxk4_GpB0yIQkbMmPiuQQgPyh8HpvHvFlNf0g ` ׉	 7cassandra://NmumNrDRBRiLQzFOepLdO_qK-g3ch74HnwKWq6he_MUcI`S׉	 7cassandra://NmmTKrST59LC57qDG9SjKOWfbNUuaBTAhzNotquwHaYK`̵ ׉	 7cassandra://YJeWCIL5wMBoHrcDGy7OUgvKcwn1uK4ED_G22b53A_M͠9͠X3ט  u׉׉	 7cassandra://tu9Shd7yyi3kAj3sRKGDF3XJIbwCupdwpJfMiSQEdXk E` ׉	 7cassandra://k0FHR0fV6LZFDgEHNnXqAzgcZDoJYjbhfE4qpWi7NtYg`S׉	 7cassandra://6-ydlDQE5Q87-8OXmrKItgpNXrJTvj0Yg_p9Lq2QX_M`̵ ׉	 7cassandra://Jl3i2pSL0SlWlSwSiJQsEbPewc3L1asPDQ7zFQgZnIk͏?̔͠X3נX3 "29ׁH .http://www.peppol.eu/adoption/adoption/BelgiumׁׁЈנX3 "|̴9ׁHhttp://www.efacture.belgium.beׁׁЈ׉ETOPIC
SALES & MARKETING
Facture électronique : l’effet « boule de
neige » attendu cette année
En avril 2016, le nombre de factures électroniques a dépassé le volume de factures
« papier » en Belgique. Mais il reste du chemin à parcourir pour arriver au 100 %
électronique, notamment dans les PME. Un nouveau cadre européen d’interopérabilité
des factures électroniques – Peppol – devrait jouer un rôle d’accélérateur.
Olivier Fabes
À
en croire l’Agence pour la Simplification Administrative
(ASA), qui dépend du Secrétaire d’État Théo
Francken, une majorité d’entreprises facturent
désormais électroniquement. D’après une étude parue en
avril 2016, le nombre de factures électroniques – estimé à un
peu plus d’un milliard par an dans notre pays – est pour la
première fois supérieur au nombre de factures papier. Les
pouvoirs publics ont évidemment un rôle moteur à jouer.
Après avoir mis sur un pied d’égalité juridique factures
électronique et papier, il s’agit à présent de changer les
habitudes, en particulier chez les plus petits émetteurs
(les PME).
Obligatoire en 2020 ?
« L’État fédéral réduit sans cesse les factures en papier.
Celles-ci auront totalement disparu le 1er
janvier 2020. Dès
juillet 2017, toute entreprise qui le souhaitera pourra facturer
de manière électronique. Et dès 2018, pour participer
à un marché public, il faudra facturer électroniquement.
Actuellement, 52 % des factures sont électroniques, ce qui
a déjà permis au fédéral d’économiser près d’un milliard
d’euros (977 millions). Après le passage à 100 % d’e-facturation,
attendu pour 2019 au plus tard, l’économie supplémentaire
sera de 2,39 milliards », déclarait Théo Francken
au journal Le Soir, en janvier dernier.
Il est répété que le traitement d’une facture électronique
coûterait 70 % de moins que celui d’une facture papier. Dès
lors, pourquoi toutes les entreprises ne se jettent-elles
pas dessus ? Outre le poids des habitudes, il y a le fait que
l’automatisation complète d’un processus de facturation
électronique « de machine à machine » – on ne parle pas
ici de l’envoi d’une facture PDF qui finit par être imprimée –
nécessite un minimum de travail informatique. Il faut
qu’émetteur et récepteur parlent le même langage, dans
un cadre sécurisé.
Si, ces dernières années, nombre de grandes entreprises
sont montées dans le train de l’e-invoicing, « aspirant » au
passage leurs principaux fournisseurs, nombre de PME
restent au bord du chemin. Par manque d’intérêt, temps
ou compétences techniques.
Peppol
Un nouveau standard d’interopérabilité, sorte de lingua franca
européenne promue par les autorités, pourrait changer
26
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
les choses. Son nom : Peppol ou Pan-European Public Procurement
Online. Initié il y a plus de deux ans par la Commissaire
européenne Nellie Kroes, en charge de l’agenda
numérique, ce code européen de la facturation électronique
est réellement devenu opérationnel en 2016. En Belgique,
c’est le Fedict – le service public fédéral Informatisation –
qui en assure la promotion et le support, vis-à-vis des pouvoirs
publics comme des entreprises. L’énorme avantage
de Peppol, explique le Fedict, c’est son côté ouvert, qui en
fait une sorte de glossaire permettant d’interconnecter
différents systèmes souvent hétéroclites (propriétaires). En
Norvège, qui a facilement 3 à 4 ans d’avance sur nous en
la matière, une écrasante majorité d’entreprises utilisent
déjà des systèmes compatibles Peppol.
Depuis le 1er janvier 2017, l’administration flamande joue un
rôle pionnier en matière de migration de ses systèmes de
facturation vers ce standard. D’autres niveaux de pouvoirs
devraient suivre. Pour que les PME embraient, il est essentiel
que les principaux éditeurs de logiciels comptables ou
de facturation intègrent Peppol à leur offre. C’est déjà le
cas pour les applications d’e-facturation belges Koalaboox
ou POM, par exemple. Les comptables ont aussi un rôle à
jouer pour promouvoir l’e-facturation.
Les choses commencent à bouger du côté de l’offre mais, à
en croire les experts du Fedict, les entrepreneurs ne doivent
pas hésiter eux-mêmes à interpeller leurs fournisseurs
informatiques. Cela ne pourra qu’accélérer l’apparition
de solutions simples, intégrées et abordables. Pour que
d’ici 2020, envoyer une facture « full electronic », sans
intervention humaine, devienne aussi facile que d’envoyer
un e-mail. ●
Pour en savoir plus :
www.efacture.belgium.be ;
www.peppol.eu/adoption/adoption/Belgium
© Thinkstock
׉	 7cassandra://NmmTKrST59LC57qDG9SjKOWfbNUuaBTAhzNotquwHaYK`̵ X3׉ETOPIC
La marque « Bruxelles » fait-elle vendre ?
SALES & MARKETING
Dans quelle mesure le nom de la capitale européenne fait-il vendre ? En tout cas, de
nombreuses entreprises, de tailles et de secteurs divers, s’en revendiquent. Certaines
même associent « Brussels » à leur nom sans y être forcément localisées – jusqu’au
« Brussels South Charleroi Airport ». Nous avons interrogé quelques entreprises
« labellisées bruxelloises ».
Q
uelle est la valeur commerciale de la marque
Bruxelles ? À l’époque où la revue Brand Channel
s’était interrogée à ce sujet, elle l’avait estimée à
456 milliards de dollars, soit une valorisation supérieure
à celle de la Flandre, de la Wallonie ou de la Belgique.
Ce calcul, certes théorique, se basait notamment sur la
notoriété et la présence dans différents médias mondiaux.
Intuitivement, la marque Bruxelles assure une visibilité
accrue. Qu’en pensent nos interlocuteurs ?
Nous avons posé la question de l’identité à Bernard Gustin,
CEO de Brussels Airlines, dont la compagnie vient de
passer sous le contrôle de Lufthansa. « Sur le marché
européen, on est face à des marques globales, connues
dans tous les pays. Nous sommes connus en Belgique,
mais pas si bien à l’international. Par contre, Bruxelles
est connue dans le monde entier. Notre choix en 2001,
de façon très pragmatique, a été de dire : il faut que les
gens comprennent exactement qui nous sommes. Nous
relions Bruxelles au reste du monde, simplement parce
que Bruxelles est connue dans le monde entier et qu’on en
parle tous les jours dans les médias. Nous avons construit
là-dessus et on n’a pas en s’en plaindre. Quand on n’a
pas une marque globale, il faut qu’on puisse reconnaître
ce que vous faites. »
L’actionnaire Lufthansa a d’ailleurs fait le choix de capitaliser
sur la marque : « La force du groupe Lufthansa
est d’avoir des marques locales très fortes, que ce soit
en Belgique, en Allemagne, en Suisse, en Autriche. Il faut
maintenant initier les processus, unifier ce qui peut l’être
pour avoir la masse critique et la force de Lufthansa dans
notre moteur, tout en gardant cette spécificité. Si l’on
vient avec une marque générique et générale, comme
d’autres l’ont fait, mais en partant de rien, on va juste
être une ’Me Too Airline’, sans différenciation. Or, sur
chacun de ses ‘home markets’, Lufthansa a par rapport
à ses concurrents une vraie marque proche et forte. Ce
qu’il faut, c’est capitaliser sur cette marque. »
Un synonyme de qualité
Mais « Brussels », ce n’est pas qu’une destination et un
lieu notoires. C’est aussi un synonyme de qualité, souligne
Fabienne Vaerewyck de l’association Brussels Exclusive
Labels, qui fédère 80 enseignes bruxelloises de prestige,
qui se distinguent par la haute qualité de leurs produits
et services.
Vincent Delannoy
Bernard Gustin
À l’international, certains secteurs sont-ils mieux
connus ? « Oui, le quartier du Sablon pour ses antiquaires
et les bonnes tables bruxelloises ont excellente
réputation auprès des touristes et hommes d’affaires »,
nous répond Fabienne Vaerewyck. « Mais cela va plus
loin. Nous offrons une qualité qui ne se retrouve pas à
l’étranger. C’est différent des grandes maisons internationales
que l’on retrouve dans chaque grande ville. » En
d’autres termes, paraphrase notre interlocutrice, nous
offrons des produits particuliers issus d’un savoir-faire et
d’une authentique tradition artisanale. Ce que confirme
la maison Vervloet, active dans les bronzes d’art et qui
exporte 80 % de sa production : « Auprès de nos clients,
le nom de Bruxelles est très apprécié et constitue un
atout », témoigne Isabelle Hamburger. « Ces dernières
années, c’est une tendance qui s’amplifie. » Pourquoi ?
« C’est un gage de qualité », répondent les clients de
Vervloet, qui ont connu la maison bruxelloise à travers
des salons organisés au Moyen-Orient, en France, à
Moscou, en Italie… « Quand les clients demandent l’origine
du produit et qu’ils entendent Bruxelles, des étoiles
brillent dans leurs yeux ! », affirme Isabelle Hamburger.
« À Bruxelles, nous savons former et garder nos artisans.
On reparle aussi de plus en plus de l’artisanat. Il était
temps. »
Bière… et ketchup !
Même son de cloche chez Olivier de Brauwere, co-fondateur
de Brussels Beer Project : « Les bières belges ont
une excellente réputation, mais le ‘Brussels’ permet de
nous distinguer. Nous sommes arrivés dans un marché
traditionnel dominé par quelques familles et de grands
actionnaires. Nous nous démarquons par deux aspects :
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
27
© Reporters
׉	 7cassandra://6-ydlDQE5Q87-8OXmrKItgpNXrJTvj0Yg_p9Lq2QX_M`̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://f31ApuJQSgEZs1Gj0t3KvbSck8rZsNQoHVL2S1eCLEw `׉	 7cassandra://T61huY3r6Ofkho7bBsHQsEmtl1PeNAmMMqAwf24p9tMl1`S׉	 7cassandra://LuZ-aJ30KS3jny2PS0Q_Io3kWsnpcXbm-iRs_wCLoak#`̵ ׉	 7cassandra://c5B2kZOv4hXTAF6gCT2QAZIPz-ZNjhMi_PdBs1yf88sD͠X3ט  u׉׉	 7cassandra://DH9FXLvyT6XhWZe1i_kvTqWXUj7vxHpvUQ5cJVcgatg `׉	 7cassandra://D2oz9waCjezuJ8pT2X9LmL_O9uDhILP_gJ9QvwGhUiMj`S׉	 7cassandra://5l3UOe2Kb1FAHTR0z4dzylEFFQuym-CKE6bFa701Me8"w`̵ ׉	 7cassandra://UBQqzzk6zwMDvdyX4FnYVJtKGYhel_bCOkz25If9i6Y ވ͠X3נX3 ̕9ׁHhttp://kinepolisbusiness.comׁׁЈ׉E&TOPIC
Brauwere. Il le confirme : être de Bruxelles, ça compte
à l’international : « Les projets et les produits locaux ont
beaucoup la cote. Notre nom est une manière de refléter
ce sentiment de communauté, pour participer au projet. À
l’exportation, les bières belges sont très reconnues, mais le
créneau plus local est étonnamment très peu visité. Notre
importateur japonais, qui est un grand enthousiaste de
notre capitale, a choisi de s’appeler Brussels Co. »
Isabelle Hamburger et les
créations de la maison Vervloet.
la créativité sur nos bières et notre côté collaboratif. Chez
nous, pas de référence à une tradition d’abbaye, mais à la
créativité et à notre savoir-faire. Notre communauté est
large et cosmopolite, mais très tournée vers Bruxelles. »
Pour lui, l’identité bruxelloise est « fondamentale et naturelle
» : « Notre projet est né ici, notre brasserie se trouve
au cœur de la ville, à la rue Dansaert. Bruxelles nous
inspire beaucoup dans nos créations. Et notre équipe est
composée de Bruxellois, de naissance et d’adoption, ce
qui reflète d’ailleurs la réalité bruxelloise, cosmopolite
et aux nombreux visages et facettes. » Le multiculturalisme
est une valeur qu’il associe à Bruxelles et qui
est, selon lui, en adéquation avec le côté convivial de la
bière : « Cette réalité s’exprime dans notre équipe à la
fois francophone, néerlandophone et multilingue. Nos
collaborateurs comptent aussi des Bruxellois d’adoption
qui viennent d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne… »
Il est vrai qu’en matière de gastronomie, en général, la
renommée bruxelloise n’est plus à faire. En témoigne
encore la très savoureuse Brussels Ketjep, une entreprise
active dans la fameuse sauce tomatée, lancée par un
Bruxellois d’adoption qui se fait appeler par son prénom :
Sylvain. L’idée : un « produit ketchup » qualitatif, à destination
principalement des restaurants. Convaincus, les
clients lui demandent aussi une mayonnaise de qualité
ainsi que de la moutarde. Les produits font leur entrée
chez Rob et envahissent la Belgique, aidés par le « Brussels
» qui permet de transcender le caractère francophone
ou flamand du produit en convainquant l’ensemble
du marché belge. L’international se développe : France,
Luxembourg, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Israël… Mais
la base, explique Sylvain, est d’être un très bon produit
dans son marché local, comme la bière, les frites et le
chocolat. « Les sauces peuvent accompagner la vague »,
dit-il. Des produits simples de qualité. Une sauce ketchup
réinventée – avec aussi la première sauce envoyée dans
l’espace ! C’est cela aussi, la marque Brussels.
Marque internationale
Actuellement, même si le Brussels Beer Project réalise
deux tiers de ses ventes à Bruxelles, il exporte aussi dans
20 pays, France et Japon en tête. « Nous voulons continuer
à nous développer à la fois chez nous à Bruxelles, mais
aussi à l’international, pour un public de ‘beer lovers’ et
de ‘beer geeks’ : des clients à la recherche d’un produit
rare, spécial et au goût spécifique », reprend Olivier de
28
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
Et pour Brussels Airlines ? La compagnie a la garantie
d’utiliser sa marque jusqu’en 2018, mais après ? Bernard
Gustin imagine-t-il une marque belge aussi forte sans
« Brussels » ? « Soyons clairs : je ne pense pas qu’il y
ait un moratoire sur la marque Brussels Airlines. Il se
peut très bien que, dans dix ans, la marque soit toujours
Brussels Airlines. Aujourd’hui, c’est une marque qui est
forte en Belgique et en Afrique, mais qui n’a pas la force
suffisante dans le reste du monde. Or, nous avons maintenant
une ambition très forte sur le transatlantique. Et
nous lançons cette année Mumbai. Si je pouvais assurer
aux diamantaires d’Anvers qu’ils volent sur Brussels Airlines,
bleu et rouge, mais qu’à Mumbai, je puisse repeindre
l’avion en jaune et bleu et l’appeler Lufthansa Belgium,
je me dis que ce serait formidable. Je dois reconnaître
cette faiblesse-là. L’idéal serait un nom qui concilie notre
force belge et notre dimension africaine en y ajoutant une
reconnaissance internationale. Pour l’instant, il n’y pas de
raison de changer, mais ce serait une erreur de dire : on
ne changera jamais. »
City marketing : du travail à faire
En conclusion, Bruxelles fait-elle vendre ? « Oui, clairement
», répond Olivier de Brauwere, « à la fois à Bruxelles
et à l’international. Nous vendons de plus en plus en
Flandre et en Wallonie. Sans doute davantage pour notre
côté collaboratif que par l’aspect proprement bruxellois.
Pour l’international, l’origine a une importance très forte
dans certains pays, comme le Japon. Là, le ‘Brussels’ est
un atout de taille. »
Sylvain, le fondateur de Brussels Ketjep, abonde dans le
même sens : « Pour la qualité des produits, les recettes
utilisées. Le Brussels rassure aussi les clients. En matière
de gastronomie, nous sommes réputés. Je pense que c’est
un avantage par rapport à d’autres villes dans le monde.
À Bruxelles, nous avons les gaufres, les bières, des chocolatiers.
C’est un nom clairement lié à la gastronomie. »
Olivier De Brauwere aux côtés de Dimitri Van Roy :
les fondateurs du Brussels Beer Project
© Reporters
© Reporters
׉	 7cassandra://LuZ-aJ30KS3jny2PS0Q_Io3kWsnpcXbm-iRs_wCLoak#`̵ X3׉E	'TOPIC
« Oui », répond lui aussi Bernard Gustin, « mais il faut
y travailler de manière plus globale, à deux niveaux. Au
cours des années, on a réussi à faire de Bruxelles la
capitale indiscutable de l’Europe. Nous entretenons en
tant que Bruxellois une relation avec les institutions européennes
qui n’est, à mon avis, pas suffisamment forte.
On ferait beaucoup mieux d’être beaucoup plus proche,
d’intégrer beaucoup plus cette dimension dans la ville
bruxelloise et d’en faire une fierté, à l’exemple de ce que
fait Washington. C’est une force et pas une contrainte. Les
institutions européennes font que Bruxelles est une des
plus grandes villes au monde. La deuxième chose – et
on essaye d’y travailler sur nos campagnes – est que le
marketing de Bruxelles n’est pas suffisamment fort pour
la vendre d’un point de vue touristique. Or, c’est une ville
exceptionnelle. Aujourd’hui, Bruxelles fait vendre parce
que c’est la ville où les eurocrates doivent aller, ou bien
pour participer à une réunion dans un siège central. À
l’instar d’un Barcelone, qui a peut-être été à l’extrême,
Bruxelles doit devenir une ville où j’ai envie de passer un
week-end parce que je peux y faire des choses exceptionnelles
et que, à 100 km, je peux aller à la mer en été,
Brussels Ketjep : une gamme de sauces
de qualité, estampillées « Bruxelles ».
dans la neige en hiver, aller voir Bruges, Anvers… Là, un
vrai travail doit être réalisé – travail que de nombreuses
initiatives, telles que Sprout to be Brussels, ont entamé
l’année passée peu après les attentats. À l’international,
il faut faire savoir que Bruxelles est une ville exceptionnelle…
Tous les atouts sont là, mais on ne les met pas
suffisamment en valeur. » ●
À KINEPOLIS, NOUS PRIVILÉGIONS
LE SUR-MESURE POUR NOS CLIENTS.
ENCORE UNE CHOSE QUE VOUS
IGNORIEZ PEUT-ÊTRE À NOTRE SUJET
Il existe toutes sortes d’évènements. Exubérants ou intimes. Petits
ou grands. Avec ou sans restauration. Avec ou sans fi lm… Il est donc
parfaitement logique que nous proposions toujours une solution sur
mesure.
Trouvez l’inspiration sur kinepolisbusiness.com
ou appelez Alisson Sinéchal ou Nick Peerts au 02 474 26 30
Bien plus que du cinéma.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
29
© Reporters
׉	 7cassandra://5l3UOe2Kb1FAHTR0z4dzylEFFQuym-CKE6bFa701Me8"w`̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://8-hePDB5WK-dGhgtERjkQlCaXHTI-cBudR7ZqGU8DWk ^` ׉	 7cassandra://JbKPoYTCRpCdKz9SdCdWXooHh8DPCfWyMtVZXMaYjXke`S׉	 7cassandra://i8lD87snuA7d15Cu96kXlSKYjCJmkD27ikmtP_a2N1U`̵ ׉	 7cassandra://XLUf-1qbE7WGiYG_4WV99uw2Y7BS5TQZHzjRk6rVpIQͦeD͠X3ט  u׉׉	 7cassandra://NJdpfZezxQV5O5nGr3lTDlNQVaE_EZla_BjptMozT3Y `׉	 7cassandra://2gMomK1RWp6x0lL3Zpma6AwR73Zo6uwG0zddegZ0vCs~`S׉	 7cassandra://DXEOLtiELU-Sf8QquboAYtY2P_mHR4OD_B8234yEI7g+`̵ ׉	 7cassandra://FkNIGhuOMLUvPCruEEeSiKuxC8z1TXvZxmpPfBMZbzQ y0͠X3נX3 f9ׁHhttp://www.eeaward.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
TRANSITION
Vincent Callebaut marquera-t-il Bruxelles de
son empreinte ?
L’architecte belge Vincent Callebaut nous avait habitué à d’impressionnants projets dans
les pays asiatiques ou du Proche-Orient, mais aussi aux États-Unis ou dans les pays
nordiques. Le revoici en quelque sorte de retour au bercail avec un projet qui concerne
cette fois le site de Tour & Taxis. Mais Bruxelles est-elle prête ?
Johan Debière
L
es conférences ont ceci d’intéressant qu’elles
permettent parfois à deux personnalités de se
rencontrer. En l’occurrence, c’est après une présentation
de son travail demandée il y a deux ans par
Extensa, filiale de promotion immobilière d’Ackermans &
van Haaren (AvH), que Vincent Callebaut a rencontré Luc
Bertrand, le président du conseil d’administration d’AvH.
Intéressé par sa démarche, celui-ci lui a demandé de
réfléchir à un projet out of the box qui pourrait se déployer
sur le site de Tour & Taxis, propriété d’Extensa.
« Je me suis mis au travail avec d’autant plus d’intérêt
que je connais cette vaste zone où j’ai vécu pendant
mes études », nous a confié Vincent Callebaut. Avec une
réflexion intéressante nourrie par un sentiment de nécessité
; celle de « faire revenir le centre de gravité de
la Région du quartier européen vers cette zone du canal
qui le mérite bien ».
De l’esprit foisonnant qu’on lui connaît est sorti un projet
aux antipodes de ce que l’on a l’habitude de trouver en
Région bruxelloise. Avec d’une part un ensemble de trois
« forêts verticales » résidentielles de 100 m de haut et
s’étendant sur une surface totale de 85.000 m², et d’autre
part, un projet portant sur les 50.000 m² de la Gare Maritime
transformée en un « biocampus » avec espaces
multifonctionnels dédiés au commerce, à des espaces
de bureaux et à des équipements collectifs.
À l’arrivée, le projet présenté a quelque peu désarçonné
ceux qui découvraient peut-être pour la première fois la
patte très caractéristique et pas forcément consensuelle
de l’architecte. Son projet est certes marqué, aux antipodes
des immeubles plutôt rectilignes auxquels Bruxelles
nous a habitués depuis longtemps, mais conforme à son
style. En outre, il lui avait été expressément demandé
de créer un projet original, qui réinvente l’architecture
bruxelloise souvent basée sur une rentabilité immobilière
immédiate et qui « tranche avec la forme des boîtes à
chaussures posées les unes à côté des autres, comme on
les retrouve trop souvent sur le territoire de Bruxelles-Capitale
», explique-t-il.
En résonance avec les maillages
Bien sûr, malgré l’espace disponible sur le site, le caractère
grandiose du projet donne l’impression de « manger
» ce qui reste de l’espace. Habituée aux questions
liées à l’urbanisme, à l’architecture et à la promotion
30 BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
immobilière, la conseillère en urbanisme de BECI Lise
Nakhlé se dit heureuse à l’idée que l’architecte belge
puisse enfin déployer son art sur la terre qui l’a vu naître,
plutôt qu’à l’autre bout du monde.
Bien sûr, le projet répond à des préoccupations importantes
comme l’utilisation raisonnée des ressources, la
présence du vert dans la ville, mais « était-il nécessaire
de faire du Vincent Callebaut précisément à un endroit
déjà occupé par des bâtiments qui ont leur logique et leur
histoire propres ? », s’interroge-t-elle. Et d’ajouter qu’une
zone encore vierge aurait sans doute été préférable pour
laisser à l’architecte la possibilité de déployer tout son art.
Encore qu’avec la verdure qui caractérise sa démarche
et l’omniprésence de l’élément aqueux, l’architecte belge
fait joliment résonner, à cet endroit qui jouxte le canal,
une réflexion intéressante des « maillages » initiée par
Bruxelles Environnement et auxquels Eric Schamp, le
directeur général adjoint de Bruxelles Environnement,
est particulièrement attaché. Une réflexion qui inscrit
dans un seul et même projet démarche architecturale,
respect de l’environnement, développement économique
et social. Sur ce dernier point, il est d’ailleurs utile de
préciser que les coûts ne dépassent pas 1.200 €/m²,
aménagements durables compris, « ce qui autorise un
abaissement substantiel des charges locatives » conclut
l’architecte qui, s’il a bien la tête dans les étoiles, semble
aussi avoir les deux pieds sur terre.. ●
Info : http://vincent.callebaut.org
© R.A.
׉	 7cassandra://i8lD87snuA7d15Cu96kXlSKYjCJmkD27ikmtP_a2N1U`̵ X3׉E12
Prix Luminus
de l’Energie et
de l’Environnement
Vous avez développé un projet dans le domaine du développement durable ?
Inscrivez-vous au Prix Luminus
de l’energie et de l’environnement.
Le PrIx de tous Les beLges !
Citoyen, entreprise, institution, administration, association,…
Participez gratuitement à la 12e
édition
pour mettre en lumière votre savoir-faire,
vos réalisations et vos contributions à la société de demain !
édItIon 2017 :
Les nouVeLLes catégorIes
q Sustainable Mobility Award
q Sustainable Energy Award
q Sustainable Building Award
q Sustainable Education Award
q Circular Economy Award
cérémonIe de remIse des PrIx
Des entreprises, institutions et médias récompenseront les lauréats
lors d’un prestigieux événement le 8 juin 2017
sur le site de Tour & Taxis (Bruxelles).
clôture des dossiers : le 21 avril 2017.
PremIum Partner
Partners
Référence Média
Creative Events
Infos et inscriptions :
www.eeaward.be
Chacun
peut agir !
MAGAZINE
׉	 7cassandra://DXEOLtiELU-Sf8QquboAYtY2P_mHR4OD_B8234yEI7g+`̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://b8Ov1-6V6D3DiYOE5v01U02yNX94YBkbIZLZijNYTYs ` ׉	 7cassandra://HBRNIdeEXteIlD_o20ZIhCmHhNWEth3Mypl4B994S5Ih`S׉	 7cassandra://TZB-pS_fJOQ4FWLaxxG8TU-i0lyP73O1Dgg462hf2Mk`̵ ׉	 7cassandra://8uOfKCRiZjTcPbrhzenYROCzc4gbG5TGGnggbigHiXc͐	͠X3ט  u׉׉	 7cassandra://ErEgmGHCX9GLhRM3T_VFbKIdmWLKEzskKEoXxzWpCx0 &`׉	 7cassandra://bgarLbTXbDrl9y3adi8GfMYTB0AtgDckjmzQHUXL0mwr!`S׉	 7cassandra://nZQ3VL5ci9D66srtOIfCwpeqdiDWVZVODIO9Exfzfjk`̵ ׉	 7cassandra://jeS7wSIJyix_y1JwzdLcDTHDfBMhyukNW1Il8MzE_3wͷ͠X3נX3 5W9ׁHmailto:ele@beci.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
Financer un bien immobilier avec une
assurance-pension
Une PLCI (pension libre complémentaire pour indépendants), un EIP (engagement
individuel de pension) ou un contrat d’assurance de groupe constituent, en première
instance, une épargne pour la pension, mais peuvent aussi être utilisés relativement
facilement pour le financement d’un bien immobilier.
Fabrice Dandois
D
ifférentes personnes pensent à l’achat d’une résidence
secondaire en Belgique ou à l’étranger,
souhaitent rénover en profondeur leur propre
habitation ou veulent acheter un bien immobilier à titre
de placement. Ils ont, dans ce cas, souvent recours au
capital versé dans le cadre d’une assurance de groupe
(PLCI, EIP, Groupe).
Du fait que, hormis certaines exceptions, le versement
de telles assurances est, depuis le 1/1/2016, lié à la prise
de la pension légale et que le capital sera donc, dans de
nombreux cas, versé plus tard, il est possible que l’achat
ou la rénovation soient également reportés. Il est toutefois
parfaitement possible d’utiliser une police de pension en
cours pour le financement d’un bien immobilier, avant
la date de versement.
Toutes les sortes de biens immobiliers (maison, magasin,
box de garage…) peuvent entrer en ligne de compte,
ainsi que la rénovation, la réparation, l’amélioration de
ces immeubles, pour autant qu’ils soient situés au sein
de l’Espace économique européen. L’achat d’un terrain à
bâtir ou même l’aménagement d’une terrasse ou d’une
piscine peuvent également être financés. Le fait d’être
plein propriétaire, usufruitier, superficiaire ou emphytéote
ne joue aucun rôle. Seuls les nus-propriétaires sont
exclus.
Avance sur police
Une première technique possible est la prise d’une avance.
Chez la plupart des courtiers, un montant allant jusqu’à
60 % des réserves peut être demandé. L’avance maximale
à accorder est donc calculée sur le capital déjà constitué,
sans tenir compte du versement des primes futures.
Il en existe trois sortes : l’avance avec paiement d’intérêts
(les réserves de l’assurance-pension continuent de
produire des intérêts, et des intérêts sur l’avance doivent
donc être payés à l’assureur) ; l’avance avec capitalisation
d’intérêts (les réserves de l’assurance-pension continuent
de produire des intérêts, mais il ne faut pas effectivement
payer d’intérêts sur l’avance) ; et l’avance sans intérêts
(aucun intérêt ne doit être payé, seuls des frais forfaitaires
doivent l’être, mais les réserves de l’assurance-pension
ne produiront plus d’intérêts).
A noter que les intérêts payés sur l’avance sont,
principe, déductibles des revenus immobiliers dans
la déclaration à l’impôt des personnes physiques.
Vu que le montant de l’avance est limité à 60 % des
réserves constituées, cette technique est, dans la
32 BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
pratique, intéressante pour les personnes qui ont déjà
constitué un capital important. Il peut être également
intéressant de faire verser une importante prime de back
service par la société, de manière à gonfler ainsi le montant
de l’avance.
Outre la prise d’une avance, le contrat peut également
être donné en gage à un assureur ou un établissement
financier. Une première possibilité est d’utiliser le contrat
comme alternative à l’assurance solde restant dû ; on
en économise ainsi les primes et l’assurance-pension
continue de produire des intérêts. Une seconde possibilité
est de contracter un emprunt sans remboursement du
capital (un « crédit bullet »), pour lequel seul des intérêts
doivent être payés et le capital emprunté est remboursé en
une seule fois, lors du versement du contrat de pension.
Pour la mise en gage même, des frais réduits sont parfois
comptés par l’assureur. Le coût le plus important de
cette formule réside dans les intérêts liés au crédit, qui
sont souvent plus élevés que pour un emprunt classique.
Quant à l’imposition finale des contrats sur lesquels une
avance a été prélevée ou qui ont été donnés en gage,
rien ne change : ceux-ci continuent de suivre les règles
classiques, sauf lorsque l’avance ou le gage a été utilisé
pour l’acquisition ou la construction/rénovation de l’unique
habitation propre.
Dans ce cas, la première tranche de 76.780 € (exercice
d’imposition 2017) est imposée séparément sous le régime
de rente fictive. Cela signifie que cette partie ne sera
pas imposée à un tarif de 10-20 %, mais qu’elle doit être
reprise pendant 10 ou 13 ans dans la déclaration fiscale,
par le biais d’une rente fictive, et qu’elle sera imposée
suivant les taux progressifs. ●
fdandois@deloitte.com - 071/34.71.72
׉	 7cassandra://TZB-pS_fJOQ4FWLaxxG8TU-i0lyP73O1Dgg462hf2Mk`̵ X3׉EGENTREPRENDRE
Outils collaboratifs : des bénéfices
évidents, même pour la PME
Si le collaboratif est souvent associé aux grandes entreprises, où la communication
n’est pas toujours aisée, les petites sociétés peuvent elles aussi tirer profit des
nouveaux outils disponibles – et ce, quel que soit leur secteur d’activité. C’est du
moins l’avis de Loïc Vanhove, consultant en e-commerce chez Retis, bureau-conseil
indépendant, spécialisé en e-commerce & e-business.
A
lors qu’elles travaillaient autrefois de manière
asynchrone, les entreprises se doivent désormais
d’être dynamiques, réactives et flexibles. Que ce
soit pour la création de documents, le partage et la centralisation
d’informations ou encore la gestion de projet,
il existe désormais de nombreux outils susceptibles de
promouvoir des méthodes de travail synchrone axées sur
la collaboration. D’autant que les avantages de ces outils
sont évidents, aux dires de Loïc Vanhove, consultant en
e-commerce chez Retis : augmentation de la productivité,
gain de temps, amélioration du confort au travail,
diminution des risques d’erreur, etc. Bien évidemment,
les aspects relatifs à la sécurité de l’information doivent
être pris en compte, qu’il s’agisse de risques de perte,
mais aussi de vol de données sensibles, surtout si l’outil
collaboratif est utilisable en ligne.
Pour tous
« Aujourd’hui, plus personne ne contesterait l’utilisation
de Word par exemple. Il devrait en être de même pour
les outils collaboratifs », estime encore Loïc Vanhove.
« Toute entreprise, quels que soient sa taille et son secteur
d’activité, peut trouver sur le marché une solution
adaptée à ses besoins, que celle-ci soit développée par
un grand éditeur de solutions ou un plus petit studio.
Certes, il importe d’abord de dresser un état des lieux
de la situation de l’entreprise et de bien comprendre ses
attentes. À cet égard, le recours à un consultant extérieur
peut se révéler intéressant pour apporter un regard neuf
et neutre sur les processus organisationnels et la manière
de les améliorer. En outre, ce regard extérieur permettra
de présenter l’offre du marché, sans parti pris, et peutêtre
d’imposer plus facilement une solution originale. »
« Les outils collaboratifs sont désormais particulièrement
conviviaux et faciles à déployer. Il est même possible
de procéder de manière progressive, sans forcément
chambouler d’emblée l’ensemble des méthodes de travail
existantes, ce qui permettra par ailleurs un retour sur
investissement plus direct », note encore Loïc Vanhove, qui
insiste sur la dimension humaine d’un tel projet. « Pour
qu’un outil collaboratif soit un réel succès, il importe de
bien présenter le projet, de sensibiliser les équipes et de
former à l’utilisation de l’outil en expliquant ce qu’il peut
apporter à chaque collaborateur. Car un outil collaboratif
n’est qu’une solution parmi d’autres, qui doit répondre à
un besoin concret et permettre d’améliorer une situation
existante. »
Par ailleurs, Loïc Vanhove insiste sur la gestion du changement
inhérente à ce type de projet : « L’homme est
par nature réticent au changement. Il faut donc lui faire
accepter l’outil, sans le forcer, et continuer à faire vivre
la solution sans faire de forcing. Il est également bon
de souligner le fait que, si l’outil collaboratif est un outil
numérique, il ne doit certainement pas éliminer le contact
humain. Enfin, si l’outil ne rencontre pas le succès escompté,
il est important d’en comprendre la raison pour
continuer d’avancer en rectifiant le tir. » ●
Pour aller plus loin
Loïc Vanhove sera l’orateur de deux formations sur
les outils collaboratifs organisées le 20 mars prochain
chez BECI :
9h à 12h30
Outils collaboratifs en ligne : édition
et partage de documents. Créer des
documents, les éditer à plusieurs simultanément
et les partager d’un
simple clic grâce aux outils collaboratifs
d’édition et de partage.
13h30 à 17h
Les outils collaboratifs de gestion de
projet. La gestion de projet, elle aussi,
peut se faire de manière collaborative
! Découvrez les outils collaboratifs
spécialement créés à cette fin.
Info et inscriptions :
Émilie Lessire - ele@beci.be ; 02 643 78 11.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
33
Marc Husquinet
© Thinkstock
׉	 7cassandra://nZQ3VL5ci9D66srtOIfCwpeqdiDWVZVODIO9Exfzfjk`̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://_G4xxk8rQ4G-N9jcdsWr4XjPm7i7hJd-7d6rFvFPEHk Z` ׉	 7cassandra://tub-9hj8VXQLOL-RW4efmsdAE2e6tiweJ8-0PBY_euEf`S׉	 7cassandra://CU8HlmA9rB8JU_fqgrZenqSu1tzFlR8lmuyxi7rTTn4`̵ ׉	 7cassandra://cO5NiDl3jnVZ9e9MvVrdROeFDHMfwTPSbyqzAHqPjQA k͝\͠X3ט  u׉׉	 7cassandra://5BFysoo6Y1Q1zmCOHKezzOrmu5C17Kq3jrOC5Uvv-bE c `׉	 7cassandra://3RpipAEZgdmDZD7e1MQyY-vitAA_SD3NDqd14EI9A58^"`S׉	 7cassandra://GnjatnPU5qVvT1CiCeKoizPzvkUusVPLb5A5CDYQFUE`̵ ׉	 7cassandra://rjqj9zgnv1QLP1EcOUHIwEtfBEAkYSsOqqbgc2wbopgͭ͠X3נX3 9{9ׁHmailto:starters@beci.beׁׁЈנX3 L̀9ׁHhttp://www.bloom-it.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
STARTER
Bloom it : compositions florales
Lancée par Frédéric Ide, Bloom it propose un service de location de décorations
florales naturelles et durables destinées aux entreprises et professions libérales.
Guy Van den Noortgate
A
près ses études de marketing et de sciences économiques,
Frédéric Ide a travaillé entre autres
dans les secteurs des télécoms et bancaire. Deux secteurs
où les réunions de travail sont monnaie courante et les
salles souvent austères. « L’idée de Bloom it est née de
ce constat et de la découverte des fleurs stabilisées »,
confie-t-il. « Il s’agit d’amener de la couleur et des émotions
positives dans l’univers professionnel. Les fleurs
participent au bien-être des collaborateurs. » La stabilisation
végétale est un procédé qui consiste à remplacer
la sève par une substance proche du sucre (glycérine).
Grâce à cette technique, les plantes et fleurs conservent
leurs caractéristiques naturelles sans aucun entretien ou
traitement particulier durant plusieurs années.
bouquets ne dégagent pas de CO2
Si l’on peut déjà s’en procurer à la pièce, notamment
des roses, chez nombre de fleuristes, les compositions
sont plus rares. Et moins intéressantes pour le particulier
qui préfère les fleurs coupées et ainsi avoir la possibilité
de changer régulièrement ses bouquets. En revanche,
pour les entreprises, les fleurs fraîches nécessitent un
entretien. Il faut ramasser les pétales, couper les tiges,
changer l’eau, etc. « Pour leur part, les fleurs stabilisées
présentent une multitude d’avantages », reprend Frédéric
Ide. « Outre le fait qu’elles ne demandent aucun entretien,
elles procurent des émotions positives et embellissent
l’environnement de travail. Ce sont des créations uniques,
réalisées avec des artisans fleuristes belges, qui
sont proposées avec une formule de location mensuelle.
Pour les entreprises, ce sont des frais 100 % déductibles
fiscalement. Enfin, il y a un net avantage financier : les
compositions que nous proposons sont moins chères à
l’usage que les compositions traditionnelles. »
Une offre durable
Au-delà du modèle commercial, Bloom it entend mettre
l’accent sur le caractère durable de son offre. Une dimension
écologique à laquelle le fondateur est très sensible :
« Les émissions carbone sont limitées. Ainsi, les fleurs
stabilisées sont acheminées de leur pays d’origine par
bateau et non par avion, comme dans le cas de fleurs
fraîches. L’utilisation de bouquets stabilisés permet de
rationaliser le système de livraison en réduisant par trois
la fréquence de rotation chez le client, limitant là encore
l’impact sur le transport et la mobilité. Le procédé de
stabilisation est écologique. Il réduit la génération de
déchets qui sont également 100 % biodégradables. Les
compositions florales que nous proposons ont une durée
de vie minimale de plus d’un an, contre 5 à 6 jours pour
un bouquet classique, et les fleurs sont recyclées. Les
34 BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
. »
et sont non allergènes.
Enfin, le transport est assuré par un véhicule roulant au
CNG (Compressed Natural Gas), réduisant les émissions
de particules fines et de CO2
Des arguments qui ne devraient pas laisser insensibles les
entreprises, de plus en plus conscientes du rôle qu’elles
peuvent jouer en matière de durabilité. Frédéric Ide a
débuté ses activités en août dernier et est actif actuellement
sur Bruxelles et sa périphérie. Dans un deuxième
temps, il prévoit de se développer sur Anvers. « Bloom it
s’adresse aux entreprises au sens large », souligne-t-il.
« Si ce n’est que les compositions doivent être à l’intérieur.
Elles peuvent être déposées à l’accueil, dans des bureaux,
des salles d’attente, des salles de réunion, etc. Par ailleurs,
on peut également imaginer mettre des décorations
florales à l’occasion d’événements comme des salons ou
des festivals, par exemple. » Au final, une offre originale
qui combine esthétique et durabilité. ●
Info : www.bloom-it.be
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de
Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax
shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
© Jessica Hilltout
׉	 7cassandra://CU8HlmA9rB8JU_fqgrZenqSu1tzFlR8lmuyxi7rTTn4`̵ X3׉ELES
ADRESSES
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Manger local, c’est bon pour
nous et pour Bruxelles!
Se faire plaisir tout en contribuant au respect de la
planète et de ses ressources : une tendance qui prend
racine à Bruxelles ! Les restaurants proposant une alimentation
durable poussent comme des champignons.
Entre menus alléchants et concepts originaux, une petite
révolution s’installe dans la restauration bruxelloise.
Utiliser les ressources de manière plus efficace, réduire le
gaspillage, faire en sorte que les déchets des uns deviennent
les ressources des autres, ou encore se fournir à l’échelle locale
: voici quelques composantes de l’économie pour réduire
notre impact sur l’environnement. De plus en plus de restaurants
et de commerces en font le cœur de leur activité, et cela
donne à Bruxelles une nouvelle diversité culinaire, issue d’une
majorité de produits cultivés localement. Nous vous faisons
découvrir les meilleurs enseignes pour déguster cette nouvelle
cuisine bruxelloise et trouver les meilleurs ingrédients
pour reproduire les recettes chez vous.
Où bien manger...
« Un respect total des consommateurs, des producteurs et des
produits », voilà les valeurs du Pré de chez Nous, un restaurant
situé au centre-ville et pour qui la redynamisation de l’économie
locale prime, ainsi que le respect de la terre pour une plus
grande valeur nutritive et gustative. On note un menu où s’accordent
viandes, fruits de mer, légumes et fruits, en fonction
bien sûr des saisons. Plus au sud, au niveau de la place SaintJob
à Uccle, Farci propose des plats à base de légumes... farcis,
à déguster sur place ou à emporter dans des contenants
réutilisables. À Saint-Gilles, Hibiscus est situé dans l’enceinte
du Village Partenaire (une structure d’accompagnement d’entreprises
durables). Endroit idéal pour un repas du midi, il propose
plats du jour, salades et sandwiches issus de cultures
locales, fait pousser ses champignons sur du marc de café et
PRÉ DE CHEZ NOUS
Rue des dominicains, 19 – 1000 Bruxelles
FARCI
Chaussée de Saint-Job, 666 – 1180 Uccle
HIBISCUS
Rue Fernand Bernier, 15 – 1060 – Saint-Gilles
ENTRE NOUS
Rue de Mérode, 29 -1060 Saint-Gilles
FERME NOS PILIFS
Trassersweg, 347
1120 –Neder-Over-Hembeek
recycle ses déchets organiques grâce à la techniques du compost
et du vermicompost, ainsi que de poules qui se chargeront
de grignoter tous types de restes.
... et aussi s’approvisionner
Combien de fois êtes-vous sorti du restaurant, des idées de recettes
plein la tête, mais sans vraiment savoir où vous procurer
les bons ingrédients ? Un problème résolu grâce aux restaurants-épiceries
dans lesquels vous pouvez nous seulement
vous régaler grâce aux plats de la carte, mais aussi acheter
les produits de base de l’excellente recette que vous venez
de déguster auprès de l’épicerie intégrée au concept. Dans le
quartier du Midi, découvrez la cuisine italienne d’Entre-nous :
des recettes napolitaines concoctées par Sara, napolitaine elle
aussi, avec des produits bruxellois, belges, et seulement après
européens. On note aussi bien la collaboration avec la brasserie
En Stoemelings située dans le quartier des Marolles,
que les fameux grillons comestibles de Little Food mais,
aussi une huile d’olive italienne dont les bénéfices servent à
combattre la mafia ! Sara vous propose un menu par jour, un
buffet de légumes de saison et vous aide à composer vos paniers
grâce à son épicerie durable. Un peu plus au nord, à Neder-Over-Hembeek,
la Ferme Nos Pilifs cultive tous types de
légumes sur site propre avec l’aide de travailleurs handicapés.
Elle dispose d’un estaminet, d’une épicerie et même d’un shop
en ligne pour vous faire livrer chez vous.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
35
׉	 7cassandra://GnjatnPU5qVvT1CiCeKoizPzvkUusVPLb5A5CDYQFUE`̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://dIKE7ndr7-0cUcCtOnLWGQL_1tR1IsiEBlucIHRefZg `׉	 7cassandra://hlPkCDpT4wnz8l1asvDThFpMD4O8KQiU7tnkcNuKLao^`S׉	 7cassandra://ox9ERVw_O8WeKSBuPU9lZEpOg83XxrpwAZSWbW0lE0I`̵ ׉	 7cassandra://SQq3C_aMRUkoUmiFpxkaXZ9BiT1iVCH_t9A_EO-NRGYͥ(͠X3ט  u׉׉	 7cassandra://yDjfM2L9IPfkfezRQuSrtRbPNKKvP9_sSpXwVJH987A Z`׉	 7cassandra://f9WRGBUlTVI2UwJciKelYraGgfj8Wu7rcqpVBjJGi1whm`S׉	 7cassandra://eFTMRErOI1cRS9tsmNalvnNBudCmpbkAUwrVggifhuY (`̵ ׉	 7cassandra://IO2AdV3HYCLUwO7d0LmgWccZHn_VFXzCJXe9mMvDdHE͟r
͠X3נX3 g
9ׁHhttp://theatrenational.beׁׁЈנX3
 P
9ׁHhttp://www.banff.beׁׁЈנX3	 ]9ׁHhttp://visit.brׁׁЈנX3 &̤9ׁHhttp://www.waffleworkshop.comׁׁЈנX3 r̪9ׁHhttp://www.museumnightfever.beׁׁЈנX3 r߁9ׁH ,http://www.facebook.com/brassartdigitaalcafeׁׁЈנX3 9ׁHhttp://brussels.creativa.euׁׁЈנX3 q&̩
9ׁHhttp://www.fine-arts-museum.beׁׁЈנX3 q^`
9ׁHhttp://klarafestival.beׁׁЈ׉EBRUSSELSLIFE
PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
09.03 | 24.03
KLARA FESTIVAL
Le KlaraFestival offre pendant quinze jours
une magnifique plateforme de musique
classique à travers des choix de programmation
exigeants
Lieux divers | entre 18€ et 74€ |
klarafestival.be
10.03 | 02.07
RIK WOUTERS
Les Musées des Beaux-Arts proposent une
belle rétrospective de l’œuvre du peintre
et sculpteur malinois, considéré comme le
maître belge du fauvisme. À ne pas manquer.
Musées royaux des beaux-arts | 14.50€ |
www.fine-arts-museum.be
09.03 | 12.03
CREATIVA
Pendant quatre jours, Brussels Expo se
consacre au salon des loisirs créatifs et du
do-it-yourself : déco, bricolage, mais aussi
scrapbooking et cuisine créative au menu.
Plus de 200 exposants sont annoncés.
Brussels Expo | 8€ | brussels.creativa.eu
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Le Brass’ART : un nouveau lieu culturel
dans l’ancien immeuble des Abdeslam
Lieu de brassage et d’échanges culturels à
Molenbeek, le Brass’ART ouvrira symboliquement
le 22 mars, en dessous de l’ancien
appartement de Salah et Brahim Abdeslam.
Brass’ART
Place communale, 22
1080 Molenbeek Saint-jean
www.facebook.com/brassartdigitaalcafe
4 espaces d’expérimentation
Le Brass’Art, c’est d’abord un espace horeca,
où l’on boira aussi bien des bières que du thé
à la menthe, assorti d’une scène ouverte à
tous. L’espace Ranc’art accueillera des soirées-débat,
tandis que Débrouill’Art offrira
Rassembler une brasserie, un programme
artistique et un espace numérique au sein
d’un même lieu, voilà la mission que s’est
donné la plateforme Diversités-sur-Scène
afin de faire découvrir aux Bruxellois la richesse
culturelle de leur commune : Molenbeek.
En tout, ce sont 130 m² réinvestis, donnant
directement sur la place communale.
une salle polyvalente avec un petit jardin idéal
pour les ateliers créatifs. Enfin, un espace
numérique permettra la retransmission en
live des évènements sur internet, en offrant
aussi la possibilité aux internautes d’interagir
directement avec l’artiste sur scène.
Un projet-test sur un an
Financé sur fonds propres et grâce à une
première campagne de crowdfunding de
11 000 €, le Brass’art se donne un an pour
faire ses preuves. Les détails précis du
programme ne seront dévoilés que lors de
la soirée d’inauguration, mais Mohammed
Ouachen, l’un des incitateurs du projet,
nous donne déjà l’eau à la bouche pour les
premières semaines et nous assure la tenue
de pièces de théâtre, d’impro, de jams
musicales, mais aussi des concerts de
musique soul, de la poésie et du stand-up.
11.03
MUSEUM NIGHT FEVER
23 musées bruxellois ouvriront pour la
dixième fois leurs portes pour la MNF,
l’annuelle nuit des musées. L’occasion
de voir vos musées favoris dans une ambiance
tout autre.
Lieux divers | 11€-15€ |
www.museumnightfever.be
jusqu’au 17.03
ATELIER GAUFRES
Apprenez à réaliser les meilleures
gaufres en 90 minutes. Sans oublier de
les manger ! De 15h15 à 16h45
Grand Place | 28€ par personne |
www.waffleworkshop.com
18.03
LE SCHARNAVAL DE SCHAERBEEK
C’est l’un des plus anciens et le plus important
des carnavals de Bruxelles. Départ
13h30 place Meiser, arrivée 17h sur
la petite place de Helmet.
Place Meiser| gratuit
EN SOIRÉE
01.02 | 31.03
BRUSSELS DANCE
Pour la deuxième édition, danseurs et
chorégraphes affluent de partout pour
s’installer à Bruxelles. L’occasion de découvrir
des talents cachés.
Lieux divers | Gratuit |
visit.brussels/fr/tag/brussels-dance-festival
14.03 | 18.03
BANFF FESTIVAL
Capturer l’esprit d’aventure, voilà le motto de
ce festival du film d’aventure en montagne.
Wolubilis | 16,50€ en prévente 19€ sur place
www.banff.be
23.03 | 25.03
FESTIVAL XS
Découvrez 22 spectacles courts de 5 à 25
minutes pour une centaine d’artistes réunis
chaque soir.
Théâtre National | Pass 1 jour 15€, 3 jours 25€
theatrenational.be
36
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
׉	 7cassandra://ox9ERVw_O8WeKSBuPU9lZEpOg83XxrpwAZSWbW0lE0I`̵ X3׉EBRUSSELSLIFE
LE BRUXELLOIS DU MOIS
Guido Vanderhulst, le « monsieur patrimoine
industriel » bruxellois
Passionné par le passé industriel et le
vécu des gens de la région bruxelloise, il
a œuvré la majorité de sa vie pour la revalorisation
du patrimoine très riche sur
l’axe du canal. Son combat pour sauver
l’ancienne poêlerie Godin de Laeken, dont
Docks Bruxsel a pris la place, a permis
d’en préserver la « cathédrale », son édifice
majeur aujourd’hui restauré. Guido
Vanderhulst est commissaire d’une exposition
permanente sur Jean-Baptiste Godin,
qui a fondé la poêlerie et le familistère
voisin, et sur l’histoire du site.
Faire parler les usines et leur permettre
de raconter l’histoire de Bruxelles, des différentes
vagues de travailleurs qui y sont
passées, de leurs conditions de vie… voilà ce
qui occupe Guido Vanderhulst depuis près
de 40 ans. Fraîchement arrivé d’Afrique,
où il a grandi et commencé une carrière
dans la coopération au développement, le
jeune Guido s’installe à Molenbeek dans
les années 1970. Il a une trentaine d’année
et découvre un quartier en perte de vitesse
économique. Alors que les capitaux fuient,
Guido Vanderhulst crée l’association La
Rue. Un outil pour permettre la participation
active des habitants du quartier à
la vie économique, politique et culturelle
de Molenbeek. Ensemble, les habitants
constatent que la revitalisation du quartier
passe par une revalorisation de son passé.
L’association La Fonderie naît ainsi en 1983,
avant de s’installer trois ans plus tard sur le
site de l’ancienne Compagnie des Bronzes
à Molenbeek. Au fil des ans, La Fonderie
élargit son champ de recherche à la Région
bruxelloise toute entière, et Guido
Vanderhulst devient petit à petit la mémoire
vivante du passé industriel bruxellois. Également
président du Conseil Bruxellois des
Musées, Guido milite contre les opérations
check-points pour prélever les taxes
LE SAVIEZ-VOUS ?
immobilières qui récupèrent petit à petit les
bâtiments industriels de Bruxelles.
Quand on lui a demandé s’il souhaitait travailler
sur l’histoire de la « cathédrale », il a
sauté sur l’occasion. Ce bâtiment, élément
majeur des usines Godin, est l’un des plus
vieux de Bruxelles. Il accueille aujourd’hui
l’exposition permanente de Docks Bruxsel,
dédiée à l’industriel Jean-Baptiste Godin,
« fondateur de l’économie sociale » et
premier entrepreneur à avoir logé avec ses
travailleurs sur le site de son usine, d’abord
à Guise dans le nord de la France, puis à
Bruxelles à partir de 1858. C’est donc une
collection de matériels audiovisuels, de
documents, d’illustrations et de photographies
que Gudio Vanderhulst a rassemblés
durant des années, et alors que l’exposition
a été inaugurée fin janvier, ce passionné
d’histoire industrielle est déjà sur un autre
projet. Avec l’aide de l’ASBL Bruxelles Fabriques,
il s’affaire en ce moment à la restauration
des machines de la brasserie
Wielemans-Ceuppens et se bat pour le
classement historique de l’avenue du Port.
Guido n’a pas fini d’extraire les secrets du
passé industriel de Bruxelles.
Victor Lepoutre
Les pavillons d’octroi : d’anciens
Le saviez-vous ? Jusqu’en 1860, ces
petits bâtiments, encore présents sur
plusieurs portes bruxelloises, étaient
destinés au prélèvement d’un impôt
sur l’importation de denrées.
Ces petites maisons cubiques, se faisant
face, marquent le paysage à la porte
d’Anderlecht, de Ninove ou encore aux
abords du bois de la Cambre. Elles sont
aujourd’hui investies par le Musée des
Égouts, le Centre d’information, de documentation
et d’études du patrimoine,
ou encore une agence immobilière.
Pourtant, au 19e
siècle, leur utilisation
était tout autre : on y prélevait l’octroi ;
un impôt indirect sur les denrées et
marchandises entrant à Bruxelles. Ceux
situés à l’entrée du bois de la Cambre
contrôlaient le passage à la Porte de
Namur, jusqu’à la suppression de l’octroi
en 1860. Ils furent déplacés deux ans
plus tard à leur emplacement actuel et
servirent longtemps de siège et d’habitation
à la 6e
Division de Police.
Victor Lepoutre
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
37
׉	 7cassandra://eFTMRErOI1cRS9tsmNalvnNBudCmpbkAUwrVggifhuY (`̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://eVqR0Prwx89lSAUfqTPrBl70fQ90YG3oe88iA8L51gQ `׉	 7cassandra://Da2-oYfEWKa6cdcCO4QZ64sVH6DZZB6XCVLaOf42oUs~`S׉	 7cassandra://WRP4ALmZ1nGf67BQRvMfkcA2XlilsqXWOSBawKNaPl8,H`̵ ׉	 7cassandra://1B977OscxFgWf8faTQndU4LylYTNDf62baAcu6MsjV0 ͠X3ט  u׉׉	 7cassandra://ZuIRP0P3Ws_Hr77EbwpdIEV42nkbwgrylzUZN0JQNOQ X`׉	 7cassandra://RFhoejZzv1xG6HICGeT8bILE1dXwwfK8cnlyKWbWAloc`S׉	 7cassandra://AshUJ_2HJIrA5DXF1Ks3rDsFCuwTJeGZ1ZcDcS_7M8w `̵ ׉	 7cassandra://e7X8YdVnkLO15Au0HxS-QNhr1OYlImPvT7Mttg1ikgo YO͠X3נX3  ~w|9ׁHhttp://www.youthstart.beׁׁЈ׉ECOMMUNITY
L’actualité BECI en photos
Le 8 février dernier, BECI a invité l’administration régionale (Perspective.brussels)
à venir présenter le projet de Plan Régional de
Développement Durable (PRDD), qui définit la vision régionale en
matière d’aménagement du territoire. Cette présentation a eu lieu
dans le cadre de l’enquête publique qui se tient jusqu’au 13 mars.
BECI a organisé, en collaboration
avec Febiac, un CEO breakfast dans
le cadre du récent Salon de l’Auto :
budget mobilité et voiture de société
en question. (voir aussi p. 4)
La médiation est une méthode
alternative de résolution des désaccords,
moins chère, plus rapide
et moins conflictuelle qu’une
procédure judiciaire. BECI était
partenaire du bMediation Summit,
qui s’est déroulé le 26 janvier à la
Vlerick Business School - nous y
reviendrons dans notre prochain
numéro.
38
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
© R.A.
© R.A.
© Reporters
׉	 7cassandra://WRP4ALmZ1nGf67BQRvMfkcA2XlilsqXWOSBawKNaPl8,H`̵ X3׉EXCOMMUNITY
NEWS
DANS NOTRE NEWSLETTER
DE FÉVRIER
Décès d’Yves Cabuy : erratum
Dans notre numéro de
janvier, nous annoncions
le décès d’Yves Cabuy,
directeur à l’administration
des pouvoirs locaux
du Ministère de la Région
bruxelloise. Par une malencontreuse
erreur, nous
avons publié une photo
qui n’était pas la sienne ;
erreur que nous réparons
ci-contre. Nous prions
ses proches de bien vouloir
nous en excuser.
ESP A CE MEMBRE
YouthStart : investir
dans nos futurs jeunes
entrepreneurs !
Yves Cabuy
YouthStart (www.youthstart.be) stimule l’esprit d’entreprise
et d’initiative auprès des jeunes défavorisés, souvent
en décrochage scolaire complet. Par le biais d’une combinaison
unique d’une formation pratique et d’un coaching
motivant, nous rendons les jeunes plus sûrs d’eux-mêmes,
persévérants et matures. Les jeunes développent un plan
d’affaires sur une plateforme informatique. À la fin du cycle
de formation, ils sont ouverts à s’intégrer dans la vie socioprofessionnelle.
L’implication
et le support de sociétés et donateurs privés
socialement engagés sont absolument nécessaires pour réaliser
notre objectif de croissance. Jusqu’à présent, nous
avons atteint 6.500 jeunes. YouthStart répond à la problématique
sociétale actuelle : chômage des jeunes, abandon
des jeunes et radicalisme...
Ariane Claeyssens, +32 475 31 35 06
Beneficiary re donations for YouthStart :
The King Baudouin Foundation -
BE10 0000 0000 0404
Mention : 191/1670/00014 - YouthStart Fund
Fiscal Receipt for tax deduction purposes
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
39
׉	 7cassandra://AshUJ_2HJIrA5DXF1Ks3rDsFCuwTJeGZ1ZcDcS_7M8w `̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://Fl4eOfzNCWhzC2XRiLOR9FzLp7Q_Nk-ZTaVYomAcuaM k`׉	 7cassandra://q9OnXJHab5zyU_F-JejyghsalU2mVn-hbVWlOz6dln0m`S׉	 7cassandra://OOtVKjwrDAXR65oVXQzwAlNz425_I-AXP3TpQiL8rKc `̵ ׉	 7cassandra://V4FxtZ567D76zQgPjP_x6jYSPZ_Vgvz2ymbz0XEuJ6Q A̐͠X3ט  u׉׉	 7cassandra://mSkmFy_ckIhYK6sG_OtTiw2P5B3snlZuy1l_xnoohpA `׉	 7cassandra://VX5W95mQwzPmQ9IOihklvwt3opOmOlo8mz_idr-cJaQgN`S׉	 7cassandra://u3K-Z1cNcurlbV-ip8SZ2j25L-4_PGlCl0EGJDj5p28`̵ ׉	 7cassandra://OOBMS42TsGmJOXA8SoadSq0pnBTW0uIN_zDSi9NV6Y4͠X3נX3 Q9ׁH -mailto:mcpqualityservices@martineconstant.comׁׁЈנX3 ̣9ׁHhttp://www.martineconstant.comׁׁЈנX3 J9ׁH "http://www.relianceconsultants.comׁׁЈנX3 hk9ׁHhttp://www.exaris.beׁׁЈ׉ECOMMUNITY
ESP A CE MEMBRE
Litteris :
le plaisir de vous lire
Le lecteur qui se laisse convaincre se reconnaît dans vos
textes et les lit avec plaisir. Persuader, en communication
écrite, débute par la joie d’écrire et de traduire avec panache.
Écrire,
remanier, traduire... En 20 à 40 ans d’émois, les écrivains,
philologues, linguistes et journalistes de Litteris ont
appris à piloter les langues comme une Ferrari. Imaginez
vos clients et prospects en passagers éblouis de vos textes
GT...
La traduction selon Litteris ? D’abord des retouches (gratuites)
à vos textes. Non, vous n’irez pas chez le client avec
une tache sur la cravate. Ensuite ? Nous ne traduisons pas
les mots, phrases ou tournures. Nous réécrivons votre document
dans la langue et la culture des lecteurs... leur façon
d’appréhender le monde. Litteris écrit les textes ambassadeurs
de vos produits et services.
Sur la même longueur d’onde ? Venez nous le dire...
Av. des Eperviers 38,
1150 Bruxelles
02 770 07 11
ebs@litteris.be
www.litteris.be.
L’UCL renforce sa politique de mobilité
douce avec Commuty
L’Université Catholique de Louvain (UCL) a fait appel à
la start-up bruxelloise Commuty pour mettre en œuvre
une politique de covoiturage.
Anne-Claire Vanfleteren et Thibault Poncelet,
les deux fondateurs de Commuty.
Pour sensibiliser son personnel aux bienfaits de la mobilité
douce, l’UCL a déjà pris une série de mesures :
remboursement des frais de déplacement pour les
employés qui viennent en vélo ou en transport en commun,
installation de douches et de parking à vélo, collaboration
avec les pouvoirs publics pour développer
des pistes cyclables sur ses différents sites…
L’immobilier solidaire
Vous êtes investisseur à la recherche de
sécurité et d’une rente mensuelle intéressante?
Avec ses implantations dispersées dans la Région
bruxelloise et en Wallonie, il était important pour la
direction de l’UCL de proposer un outil facile et accessible
pour faciliter les déplacements de ses 30.000
étudiants et près de 6.000 employés. Sachant que la
mise en pratique du covoiturage n’est pas chose aisée,
l’UCL a fait appel à Commuty. Cette jeune société
belge propose un outil technologique performant pour
le covoiturage, qui est combinable par la suite avec
d’autres applications qu’elle propose notamment pour
encourager le vélo, optimiser la gestion du parking ou
encore introduire une dimension dite de gamification,
où le jeu incite au changement de comportement. En ce
qui concerne l’UCL, c’est le pôle covoiturage qui va être
développé dans un premier temps. Les utilisateurs
appartenant à la communauté universitaire pourront
préciser les trajets qu’ils souhaitent faire et la plateforme
mettra directement en relation automobilistes
et covoitureurs pour des trajets de dernière minute ou
planifiés.
Investissez dans l’immobilier en
Belgique sans payer de frais, ni de
droit d’enregistrement, avec une
rente locative de 4%, en participant
à un vrai projet social déjà soutenu
par la Fondation Roi Baudouin.
40
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
www.oxymmo.be
Pour augmenter les possibilités de covoiturage, le
cercle d’utilisateurs de l’UCL est connecté aux covoitureurs
d’entreprises voisines, installées dans le parc
scientifique de l’UCL à Louvain-La-Neuve : IBA, les
entreprises membres de l’association Alliance Centre
BW, etc. À terme, c’est donc la création d’un hub de
mobilité qui est visée.
Info : www.commuty.net
׉	 7cassandra://OOtVKjwrDAXR65oVXQzwAlNz425_I-AXP3TpQiL8rKc `̵ X3׉ECOMMUNITY
La société d’intérim social Exaris fête
ses 10 ans
Exaris Interim a fêté ses 10 ans d’existence en présence
de Didier Gosuin, ministre de l’Économie, de l’Emploi
et de la Formation professionnelle qui, pour l’occasion,
s’est prêté au jeu d’une séance de jobcoaching.
Fondé il y a 10 ans par trois partenaires, Actiris, Daoust
et P&V, Exaris est le premier bureau d’intérim social
en Région bruxelloise. Ce modèle unique vise l’intégration
des jeunes bruxellois de 18 à 30 ans moins qualifiés,
en leur offrant des missions d’intérim afin qu’ils
décrochent par la suite un contrat de travail à durée
déterminée ou indéterminée.
Pour une qualité d’éclairage au moins équivalente, les
économies réalisées ont été estimées à 9.838 kWh en
base annuelle, soit 1872 €. Des économies qui doivent
permettre de rentabiliser l’investissement en moins de
18 mois. Traduit en termes de durabilité, c’est l’équivalent
de 623 arbres plantés, ou encore deux voitures
retirées de la circulation.
La durée de vie des nouveaux éclairages est estimée
à 14 ans.
L’équipe d’Exaris.
Soutenu par la Région bruxelloise, Exaris Interim est
une société coopérative à responsabilité limitée à finalité
sociale (SCRL FS). Les bénéfices générés par
l’entreprise sont donc réinjectés dans l’entreprise pour
financer son objectif premier : l’insertion.
En 10 ans, ce sont plus de 3.650 jeunes demandeurs
d’emploi peu qualifiés qui ont été mis sous contrat intérim
par Exaris tout en bénéficiant d’un jobcoaching
personnalisé. Ce qui a permis à 576 jeunes de décrocher
des contrats fixes chez les clients d’Exaris (à durée
déterminée ou indéterminée).
En 2016, 988 ont été coachés et accompagnés à travers
des séances individuelles ou collectives. Parmi ceuxci,
560 jeunes ont décroché une mission d’intérim. Le
taux d’insertion après un an atteint 78,8 % selon une
étude réalisée par l’Observatoire Bruxellois de l’Emploi
en décembre 2016.
Info : www.exaris.be
L’éclairage, source d’économies
La modernisation des éclairages offre, dans les bureaux,
l’un des meilleurs potentiels d’économies
d’énergie. C’est dans cette perspective que BECI a procédé
à un « relampage » (relighting) de son parking, en
remplaçant les 75 lampes existantes par des LED, avec
l’aide du bureau de consultance énergétique Reliance.
Info : www.relianceconsultants.com
ESP A CE MEMBRE
Pilotez le management de
votre relation client pour
atteindre l’excellence
Bon nombre d’entreprises et d’organismes n’ont pas toujours
une image objective de la qualité de leur accueil et
des services qu’ils offrent à leur clientèle. Une collaboration
avec MCP Quality Services leur permet de remédier à
ce problème…Notre intervention débute toujours par un
audit de la qualité de l’expérience client, une étape
consistant à recueillir des informations essentielles sur les
forces et les faiblesses de l’entité. Les résultats sont ensuite
mesurés sur base d’indicateurs qui permettent de définir
clairement l’écart entre la qualité souhaitée et la qualité
réelle des services délivrés. Des enquêteurs mystères
expérimentés visitent, par exemple, les différentes entités
en jouant le rôle de clients ordinaires et en évaluant objectivement
certains
critères clés. Ils rédigent ensuite un
rapport d’analyse qui nous est destiné et nous permet de
développer pour l’entité auditée une stratégie d’amélioration
de sa relation client accompagnée de conseils,
de recommandations et de formations.
Retrouvez l’ensemble de nos services sur mesure
sur notre site www.martineconstant.com
+32 (0)2 534 45 15
mcpqualityservices@martineconstant.com
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
41
׉	 7cassandra://u3K-Z1cNcurlbV-ip8SZ2j25L-4_PGlCl0EGJDj5p28`̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://zKzINp35FHTrmWtoWurVk6HpEypYA-nlWyLhs-mZrig ` ׉	 7cassandra://wrfm0jErirorOpwh5Z4isG8-7jfBGb8w18tN4g9bhkg``S׉	 7cassandra://d3x-yAARcAzKDSONJzBq-X6QGSX2IqcFkGwCF5UpnpQ`̵ ׉	 7cassandra://-d58xkabdK2iP7z8xZTDdIIwWEzGB8qj-y_JrEYCKoM}͠X3ט  u׉׉	 7cassandra://X1trdCCKAIVsVQoiSf7pl9kXw8cZqp7ERvyPL4m33TQ ^` ׉	 7cassandra://kV5Et_HHTB94THzz2G5XnJhBH-FC3ax9c9jvIzNysfs\<`S׉	 7cassandra://G1mX0lOsA_NvBY795VKskQdB3yDiHOFrWVwnsnfU0o0M`̵ ׉	 7cassandra://Lr9jGAJ5Cz3BNLyBAmKy6Dchu6a-BRA2mkE3f7QlLjMx<l͠X3נX3 _A9ׁHmailto:er@beci.beׁׁЈנX3 P̱9ׁHhttp://audibrussels.comׁׁЈ׉EFCOMMUNITY
Audi Brussels élue
« Top Employer 2017 »
Le Top Employer Institute a couronné Audi Brussels
pour la deuxième fois consécutive. Le jury a particulièrement
honoré le système de rémunération attrayant,
flexible et orienté vers la productivité, ainsi que les
possibilités individuelles de développement pour les
employés et l’évolution d’une charte pour les cadres.
Par ailleurs, Audi Brussels a été l’une des premières
entreprises en Belgique à introduire un programme
complet de soins de santé destiné au personnel, notamment
par le biais du programme de prévention médicale
« Audi Checkup ».
Depuis 2012, Audi Brussels joue également un rôle
précurseur dans la formation en alternance en Belgique.
L’enseignement associé crée des perspectives
pour les jeunes et permet de fidéliser sur le long terme
des professionnels qualifiés et compétents au sein du
groupe. L’entreprise s’assure en permanence des profils
de compétences et de qualifications existants tout
en s’adaptant aux développements technologiques.
Prochainement, les employés d’Audi Brussels participeront
activement au futur de l’électromobilité. Actuellement,
Audi Brussels recherche surtout des employés
pour des fonctions techniques qui assureront le succès
de la nouvelle Audi e-tron.
« La réélection en tant que ‘Top Employer’ confirme
que nous ne sommes pas uniquement gagnants dans
le domaine technique mais également au niveau de
l’accompagnement individuel de nos employés. Nous
les formons sur mesure pour un futur novateur »,
déclare Thomas Neuhaus, directeur général des ressources
humaines.
Bruxelles n’est pas le seul site à obtenir de tels résultats
en tant qu’employeur : Audi enregistre régulièrement
d’excellents scores en Allemagne, en Hongrie et
en Italie. Au Mexique, l’entreprise s’est placée dans le
top cinq des employeurs les plus appréciés. Audi China
et Audi Japan sont également certifiées en tant que
« Top Employer ».
Depuis 1991, le Top Employer Institute distingue des
employeurs du monde entier selon des critères bien
spécifiques. La certification de « Top Employer » est
décernée chaque année à quelque 700 entreprises.
Info : http://audibrussels.com
ESP A CE MEMBRE
Cet espace est le vôtre
Votre entreprise est membre de BECI ? Vous désirez
parler de votre activité ? Vous avez une info à diffuser ?
Envoyez-nous un communiqué, nous le publierons
gratuitement* ! Pour tout renseignement : er@beci.be.
*à concurrence de l’espace disponible
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
ACCI
Ackermans & van Haaren
Actiris
AG Insurance
Alliance Centre BW
Alstom
Audi
Banque Africaine
de Développement
Banque mondiale
Belfius
Bloom it
bMediation
Brass’ART
Brussels Airlines
Brussels Beer Project
Brussels Exclusive Labels
Brussels Expo
Brussels Ketjep
Brussels South Charleroi
Airport
Bruxelles Environnement
42
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
9
30
39-42
16-19
Agence pour la Simplification Administrative
26
39-42
12-15
12-15
; 39-42
9
9
20-21
34
38
35-37
27-29
27-29
27-29
35-37
27-29
27-29
30
Cavie
CNE
Commuty
D’Ieteren
Daoust
Delhaize
Deloitte
Docks Bruxsel
Emolytics
En Stoemelings
Enterprise Europe Network
Entre-nous
Exaris Interim
Farci
Febiac
Fedict
Ferme Nos Pilifs
Fleet Profile
GSMA
Hibiscus
IBA
Legal
Consulting & Management 24-25
Litteris
39-42
9
7
39-42
12-15
39-42
20-21
32
35-37
20-21
35-37
10
35-37
39-42
35-37
4 ; 38
26
35-37
4
9
35-37
39-42
Little Food
Lufthansa
MCP Quality Services
Musées royaux
des beaux-arts
My Way
Nielsen
P&V
Porsche
Pré de chez Nous
Reliance
Retis
Sales Consult
Securex
Siamu
Social Seeder
Théâtre National
Université Catholique
de Louvain
Veolia
Vervloet
Volkswagen
Wolubilis
YouthStart
35-37
27-29
39-42
35-37
12-15
16-19
39-42
12-15
35-37
39-42
33
12-15
7
16-19
16-19
35-37
39-42
12-15
27-29
12-15
35-37
39-42
׉	 7cassandra://d3x-yAARcAzKDSONJzBq-X6QGSX2IqcFkGwCF5UpnpQ`̵ X3׉ECOMMUNITY
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Agence de Développement Local de Jemeppe-surSambre
RCA
Rue Vandervelde 17 - 5190 Ham-sur Sambre Code
Nace : 84119 - Autre administration publique générale
del. : Armand Ledieu
Akti SA
Parvis Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles Code Nace :
62020 - Conseil informatique 63110 - Traitement de
données, hébergement et activités connexes 9511001
- Entretien et réparation d’ordinateurs et de matériel
informatique périphérique del. : Claude De Geynst
b2boost SA
Chaussée de Waterloo 1453 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 62010 - Programmation informatique 62020
- Conseil informatique 62090 - Autres activités informatiques
del. : Gilles Collet
Barefoot SA
Avenue Emile de Beco 83 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 63120 - Portails Internet 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de gestion 82990
- Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a.
del. : Gus Van Rijckevorsel
Chameleon PPE
Avenue Notre Dame de Lourdes 50 - 1090 Bruxelles
Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et
en communication 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion 85592 - Formation professionnelle
del. : Ana Figueiredo Soares
ConsulTrans Solutions SPRL
Rue du Parc 16 - 4432 Alleur Code Nace : 49390 -
Autres transports terrestres de voyageurs n.c.a.
52290 - Autres services auxiliaires des transports
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils
de gestion del. : Yves Senden
De Poortere Charles PPE
Avenue de Messidor 206 - 1180 Bruxelles del. :
Charles De Poortere
DietPlus Belgium
Avenue Louise 87 - 1050 Bruxelles del. : Jacques Ley
EnginioSys SPRL
Allée de la Recherche
12 - 1070 Bruxelles Code
Nace : 33200 - Installation
de machines et d’équipements
industriels 71121
- Activités d’ingénierie et
de conseils techniques,
sauf activités des géomètres
74102 - Activités
de design industriel del. :
Yassine Ben Moussa
Fang’s Food SA
Rue de l’Agrafe 43-53 - 1070 Bruxelles Code Nace :
46392 - Commerce de gros non spécialisé de denrées
non-surgelées, boissons et tabac 47299 - Autres
commerces de détail alimentaires en magasin spécialisé
n.c.a. del. : Fang Jih-Sheng
Food Surplus Entrepreneurs Network - FSE
Network ASBL
Rue Victor Hugo 116 - 1030 Bruxelles Code Nace :
94994 - Associations pour l’environnement et la mobilité
94995 - Associations pour la coopération au
développement del. : Alice Codsi
Formations et Autonomie ASBL
Chaussée d’Alsemberg 600 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion del. : Véronique Scheldeman
Gnabehi Anne-Sylvie PPE
Rue de la Vignette 68 - 1160 Bruxelles del. : Anne-Sylvie
Gnabehi
Laboratoires Dalembert SARL
Rue de Washington 26 - 75008 Paris – France del. :
Maurice Pisa
Loor Compta Fisc SPRL
Rue Gatti de Gamond 255 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 69202 - Activités des comptables et des
comptables-fiscalistes del. : Carine Guillaume
MaxLite SPRL
Boulevard de la Cense 15 - 1410 Waterloo Code
Nace : 46473 - Commerce de gros d’appareils
d’éclairage del. : Renauld Catry
Mobilosoft SPRL
Avenue Louise 523 - 1050 Bruxelles Code Nace :
58290 - Édition d’autres logiciels 62010 - Programmation
informatique 62090 - Autres activités informatiques
del. : Georges-Alexandre Hanin
Nguyen Thi Ngoc Lang PPE
Avenue Georges Henri 337 - 1200 Bruxelles Code
Nace : 96022 - Soins de beauté 9604001 - Services
liés au bien-être et confort physique fournis dans les
établissements de thalassothérapie, stations thermales,
bains turcs, saunas, bains de vapeur, solariums,
salons de massages, etc. del. : Lan Nguyen
Plat4mation BVBA
Schaliënhoevedreef 20T - 2800 Mechelen Code
Nace : 62010 - Programmation informatique 62090
- Autres activités informatiques 63110 - Traitement
de données, hébergement et activités connexes del. :
Gerry Appeltants
Puilaetco Dewaay Private Bankers NV
Van Putlei 31 - 2018 Antwerpen Code Nace : 64190
- Autres intermédiations monétaires del. : Manfred
Krcmar
Recupel ASBL
Boulevard Auguste Reyers 80 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 38322 - Récupération de déchets métalliques
38323 - Récupération de déchets inertes 82990 -
Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a.
del. : Bruno Fierens
Reliance Consultants SPRL
Avenue Hippolyte Boulenger 28 - 1180 Bruxelles
Code Nace : 46120 - Intermédiaires du commerce
en combustibles, métaux, minéraux et produits
chimiques 71121 - Activités d’ingénierie et de
conseils techniques, sauf activités des géomètres
del. : Grégoire Hermans
Rose Collaborative Agency - Rosestudio SPRL
Rue Saint-George 97 - 1050 Bruxelles Code Nace :
73110 - Activités des agences de publicité 74104 -
Décoration d’intérieur 82990 - Autres activités de
soutien aux entreprises n.c.a. del. : Julie van de Put
Schindler SA
Rue de la Source 15 - 1060 Bruxelles Code Nace :
28220 - Fabrication de matériel de levage et de manutention
43211 - Travaux d’installation électrotechnique
de bâtiment 43299 - Autres travaux d’installation
n.c.a. del. : Annick Martin
Shortcut Advertising SPRL
Quai aux Pierres de Taille 29 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 5911301 -La production et la réalisation de
films publicitaires et films promotionnel 7311005 -
La conception d’objets publicitaires 73120 - Régie
publicitaire de médias del. : Thierry Hartkamp
Smart Build SPRL
Avenue Herbert Hoover 118 - 1200 Bruxelles Code
Nace : 42110 - Construction de routes et d’autoroutes
42120 - Construction de voies ferrées de surface
et souterraines 42220 - Construction de réseaux
électriques et de télécommunications del. : Valentin
Stoyanov
Stratec SA
Avenue Adolphe Lacomblé 69-71 - 1030 Bruxelles
Code Nace : 69201 - Activités des experts-comptables
et des conseils fiscaux 70220 - Conseil pour
les affaires et autres conseils de gestion del. : Louis
Duvigneaud
Structura Business Property BVBA
Rue de Suisse 2 - 1060 Bruxelles Code Nace : 68201
- Location et exploitation de biens immobiliers résidentiels
propres ou loués, sauf logements sociaux
6820302 - La location à l’année de boxes ou de lieux
de garage de véhicules 6831101 - Agences immobilières
et intermédiaires en achat, vente et l del. :
Klara De Neve
T-Groep (division T-Interim) Mechelen NV
Stationsstraat 120 - 2800 Mechelen Code Nace :
78200 - Activités des agences de travail temporaire
del. : Laurence Nootens
TBS Belgium SPRL
Rue de l’Aurore 2 - 1000 Bruxelles Code Nace : 73110
- Activités des agences de publicité 9101104 - Activités
de recherche visant à répondre aux demandes
d’information del. : Gianni Perrotta
Uber Belgium SPRL
Rue de la Brasserie 120 - 1050 Bruxelles Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion 82990 - Autres activités de soutien
aux entreprises n.c.a. del. : Joost Verdiesen
Waldron Jennifer PPE
Chaussée de Waterloo 880 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Jennifer
Waldron
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
43
׉	 7cassandra://G1mX0lOsA_NvBY795VKskQdB3yDiHOFrWVwnsnfU0o0M`̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://kY_jhY9NautYb2d2a-EoImVtnKAEEl4SvkAPeOwR_l0 ` ׉	 7cassandra://EZSTFYQkGJ8UkEWwhVV3HowVzSo58mLm0NlTM2E1isc]`S׉	 7cassandra://vnNwJClFyj4WYs9WAgAgtxDqy-i0CrSGlpt341O9yNM
`̵ ׉	 7cassandra://Z42FoGbsMNVVz7Ok1-2ZCxkUjhpvlJ_PQyH1JrM511oa\̬͠X3ט  u׉׉	 7cassandra://EaoLVUhCXrc9f2yfmS4_egsxxClx0Iqg1BK0pOmkknY `׉	 7cassandra://7-CBARyWvdfoRlrUshi2i9-aWw8XYgyVr-y2Gj8a5K4k`S׉	 7cassandra://lkifwh_0LKEdVlDXhJULSHWuk-sOIcvb4vW7fcRjQjs%	`̵ ׉	 7cassandra://XEAbmFwwlhF4dlQJa1CfbqEp2QJVkP14pgNReaUkWaw IW͠X3נX3 ,e9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈ׉ECOMMUNITY
AGENDA
Management & RH, Personal
improvement
09.03.2017
Découvrez les 7 sources de récupération
18.04.2017
Transformer
ses entretiens
d’évaluation en outils de motivation
durables
20.04.2017
Leader inspirant, manager efficace
et coach motivant
12.05.2017
Comment négocier : la win-win
attitude
04 & 06.07.2017
Négocier avec les syndicats :
atelier pratique
Fiscalité et finances
16.03.2017
Gérer votre société en personne
physique ou en société ?
25.05.2017
Actualité fiscale
Vente, marketing &
Communication
Jusqu’à 04.2017
It’s co-solutions Time!
09.03.2017
Réussir l’entretien de vente
21.03.2017
5 actions pour atteindre vos
objectifs de ventes 2017 avec
Facebook Business
23.03.2017
Répondre aux hésitations et aux
objections client en B2B !
27.04.2017
Organiser un événement réussi
04.05.2017
Du helpdesk à la vente proactive
11.05.2017
Créez des emails irrésistibles
pour votre public-cible !
12.05.2017
Comment négocier : la win-win
attitude...
08.06.2017
Gérer les relations avec la presse
Efficacité
10.03.2017
Doublez l’efficacité de vos réunions
grâce à OneNote !
44
BECI - Bruxelles métropole - mars 2017
20.03.2017
Outils collaboratifs en ligne : édition
et partage de documents
20.03.2017
Les outils collaboratifs de gestion
de projet
18.04.2017
Quelles différences entre une
pression positive et un stress
négatif ?
30.05.2017
Comment être au top au bon
moment ?
ICT
10.03.2017
Doublez l’efficacité de vos réunions
grâce à OneNote !
20.04.2017
Excel : faire parler n’importe
quelle base de données en 3 clics
➜ Emilie Lessire
+32 2 643 78 11 – ele@beci.be
Législation sociale
24.04.2017
Gérer la maladie au sein de
l’entreprise : conséquences pratiques
pour l’employeur
28.04.2017
Statut et contrat de travail dans
le secteur public – n° 1
04.05.2017
Les risques psychosociaux au
travail : approche pratique et
jurisprudence
12.05.2017
Statut et contrat de travail dans
le secteur public – n° 2
18.05.2017
Statut et contrat de travail dans
le secteur public – n° 3
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
Droit commercial
24.03.2017
Les données personnelles et
mon organisation - par où commencer?
12.05.2017
Les
données personnelles et le
big data - comment implémenter
la “privacy by design”?
23.06.2017
Les données personnelles et
l’Internet of things - est-ce compatible?
➜
Danai Siakoudi +32 2 563 68 58
– dsi@beci.be
08.03.2017
Speed Business Lunch
09.03.2017
Start’hub Night
30.03.2017
Zinner Night
07.04.2017
Welcome Lunch
27.04.2017
Speed Business Lunch
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
**En néerlandais uniquement
Environnement, urbanisme,
mobilité
Cycle management environnemental
2017
24.03.2017
Suivre et contrôler votre gestion
environnementale
28.04.2017
Dématérialisation et Green IT
19.05.2017
Des trésors dans vos poubelles ;
écodesign et économie circulaire
09.06.2017
Redessinez votre politique mobilité
➜
Laura Rebreanu
+32 2 643 78 26 – green@beci.be
09.03.2017
Vos contrats à l’exportation :
lequel choisir ?
23.03.2017
L’exportateur face à l’environnement
fiscal international
14-17.05.2017
Voyage d’affaires en Iran
23.05.2017
Maîtrisez Twitter et devenez, vous
aussi, un e-influenceur
23.05.2017
Collecte d’e-mails, envoi
d’e-mailings & organisation de
concours en ligne : quelles sont
les règles à respecter ?
22.06.2017
Le référencement condensé
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
׉	 7cassandra://vnNwJClFyj4WYs9WAgAgtxDqy-i0CrSGlpt341O9yNM
`̵ X3׉E6ENTREPRISES en TRANSMISSION
Le Hub Transmission de BECI, première
organisation de la Région Bruxelles Capitale en
cession/acquisition d’entreprises, publie ces
nouvelles offres.
> Acquéreurs
Vous connaissez des sociétés à reprendre actives dans …
Secteur d'activité recherché
Société d’intérim
Conseils en ingénierie
Matériel médical
Chiffre d'affaires recherché
(en M€)
De 15 à 25 millions
De 7 à 10 millions
De 5 à 15 millions
> Investisseurs
Vous souhaitez investir dans un projet…
Projet
Plateforme de données génétiques
Projet de plateforme de commande alimentaire
Système de paiement par téléphone portable – iCatcher
Fonds recherchés
(en M€)
0,5 - 1
0,5
0,8
Profil d’investisseur recherché
Investisseurs privés / Entreprises
Pour qui ?
Acquisition à titre
privé
Investisseurs privés / Entreprises Groupe Benelux
Investisseurs privés / Entreprises
> Cédants
Vous cherchez à acquérir une entreprise active dans…
Secteur d'activité des entreprises
Service informatique et développement d’applications
Fabrication de machines et d’équipements de bureau
Quincaillerie industrielle
Agence de communication et print management
Services d’information et formations professionnelles
Information et formation professionnelles
2 à 3 millions
1 à 2 millions
1 à 2 millions
< 1 million
4 à 5 millions
Entre 4 et 5 millions
Acquisition à titre
privé
Localisation
Wallonie/Bruxelles
Belgique
Belgique
Pour qui ?
Acquisition à titre privé
Groupe Benelux
Acquisition à titre privé
Chiffre d'affaire réalisé
(en M€)
Nombre
d'employés
De 31 à 50
De 1 à 10
De 1 à 10
De 1 à 10
De 11 à 30
De 31 à 50
Raison
de la cession
Autre
Départ en pension
Départ en pension
Départ à l’étranger
Autre
Opération financière
Vous êtes intéressé par l’une de ces sociétés ou connaissez une société à reprendre dans un de
ces secteurs ? Le Hub Transmission de BECI vous guide dans toutes les étapes de la cession et la
transmission d’entreprises.
Erick Thiry, Coordinateur du Hub Transmission • eth@beci.be • +32 2 643 78 36
׉	 7cassandra://lkifwh_0LKEdVlDXhJULSHWuk-sOIcvb4vW7fcRjQjs%	`̵ X3X3#בCט   u׉׉	 7cassandra://7_4Vtb6XbAMB-sqsFcx5ylPyBrIft-YWTMm6zLtvwfY `׉	 7cassandra://sRKMzdJlEU2Zj68p9YXk0BLRQYvwK5eTKraHbhObnZcS>`S׉	 7cassandra://_gcSiEy9iZFzzxf2yA7OZIpcKUoGE9o0Ra3z9cMLoVA]`̵ ׉	 7cassandra://4cZOtNlrZxM73G1B2r1G21YDUUvNuXAQjIxN1PEGtZs ͠X3נX3 }O9ׁH !http://www.brusselsairport2040.beׁׁЈ׉E;ENTREPRISES
AVENIR
PASSION
JOBS
CROISSANCE
HOMMES
Brussels Airport.
L’aéroport relie les hommes et les entreprises
Les aéroports jouent un rôle crucial pour le développement de la connectivité de leur pays avec le reste
du monde. Brussels Airport a une vision qui veille à ce que nos entreprises restent compétitives et que
des emplois supplémentaires soient créés, sans pour autant oublier les intérêts des générations futures
et de la communauté environnante.
Votre avis compte. Partagez-le sur
www.brusselsairport2040.be
/brusselsairport2040
#BRU2040
׉	 7cassandra://_gcSiEy9iZFzzxf2yA7OZIpcKUoGE9o0Ra3z9cMLoVA]`̵ X3׈EX3X3$ͼ2017.03 Bruxelles MétropoleXxJY]"J