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e magazine des entreprises brux
La fin du salariat ?
Le bonheur au travail
Focus :
enseignement et
formation
Damien Van Renterghem
(KBC Brussels) :
« Le moment est idéal
pour une banque bruxelloise ! »
Topic
L'entreprise au 21e
siècle
ISSN 2406-3738
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L’entreprise et la ville
Ce 20 octobre, Bruxelles rencontre Bruxelles. Entrepreneurs, décideurs et
tout ce que Bruxelles compte de forces vives sont invités à nous rejoindre
autour d’une thématique d’avenir, pour la ville et pour l’entreprise : celle des
smart cities.
Les villes intelligentes sont aussi au cœur du supplément joint à ce magazine,
que nous avons intitulé Brussels Perspectives plutôt que Rapport annuel.
Parce qu’il ne s’agit pas seulement de rendre compte de nos activités,
mais aussi de proposer une source d’inspiration.
Nous en avons la ferme conviction : l’heure est aux villes, à l’échelle
planétaire. C’est dans les villes que convergent aujourd’hui les
hommes, les idées et les moyens de les concrétiser. C’est dans
les villes, qui abritent désormais plus de la moitié de l’humanité,
que se développent de nouveaux modèles d’affaires disruptifs,
de nouvelles solutions pour résoudre nos problèmes de mobilité,
de santé, de logement, d’énergie, d’environnement… Et de
plus en plus, ces modèles d’affaires, ces solutions, sont fondés
sur l’intelligence, la recherche, la récolte et l’exploitation des données.
Thierry Willemarck, Président de BECI
Dans ce monde qui change, Bruxelles doit prendre sa place.
Elle a besoin pour cela d’entrepreneurs, besoin de leur dynamisme,
de leur engagement et de leurs idées. Parce qu’ils sont les
seuls capables de créer la richesse qui assure le bien-être de la cité – au sens de la communauté
citoyenne. En prenant des risques, en s’investissant, en misant sur leurs idées, en croyant
dans leurs rêves…
Pour que leur goût d’entreprendre puisse s’épanouir, pour encourager leur succès et soutenir
leur développement, il leur faut un partenaire solide, à la hauteur des défis du moment.
À Bruxelles, ce rôle revient naturellement à BECI. Un acteur capable de parler d’égal à égal
avec les partenaires sociaux et les pouvoirs publics, au niveau où se jouent désormais la plupart
des enjeux socio-économiques : celui de la Région.
Cette Région, nous voulons en faire la plus riche d’Europe ; une Région où le chômage doit
redevenir marginal et qui doit s’imposer comme une référence en termes de qualité de vie, de
mobilité, de sécurité, d’innovation… Une Région où il fait bon vivre et entreprendre : c’est la vision
de Bruxelles en 2025 développée dans notre plan stratégique. Vous en trouverez également
l’écho dans notre supplément.
Pour relever ce double défi, urbain et régional, pour que notre vision puisse devenir réalité, il
faut une représentation patronale forte. C’est la première condition d’un environnement favorable
à l’entreprenariat. C’est pourquoi BECI vous remercie du mandat que vous lui confiez.
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
1
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Think Tank
6
Speaker’s Corner : l'actualité économique et politique
d’un autre œil
CHAMBRE DE COMMERCE &
8 Pour ou contre l’allocation universelle ?
11 Fiche réforme de l’Etat : les maisons de repos
12 KBC Brussels, une banque dans la ville
International
14 Marchés publics : répondez à l’appel de l’Europe
17 Carnet ATA : VRT, Instant world news
Topic : l’entreprise au 21e siècle
19 La fin du salariat ? Pas vraiment…
22 Le bonheur au travail
26 Paul Dewandre : « Je ne distingue plus travail et vie
privée ! »
29 L’innovation naît du dialogue
33 La confrontation, facteur de confiance
Focus : enseignement et formation
36 Teach for Belgium
38 Métiers en pénurie, métiers d’avenir ?
40 De retour sur les bancs de l’école
44 « Fédérer, rassembler et connecter les jeunes », grâce
au CPME
Entreprendre
46 Dix ans de corporate governance en Belgique
47 Grégor Chapelle (Actiris) : « Testez-nous ! »
48 Réussir son Management Buy-Out
49 Starter : Boxify, de l’espace en boîte !
50 Les nouvelles primes à l'investissement
51 Rupture du contrat de travail : où en sommes-nous ?
52 Les mamans indépendantes, des demi-mamans ?
53 Si c’était vous : la clause de non-concurrence
54 Les prix de l’énergie resteront volatils
55 Abattoir s.a. (se) dessine un avenir radieux à Anderlecht
Community
56 L’actualité BECI en photos
61 Conseil resto : Madame Chapeau
62 Impression of a Brit
63 News
64 Agenda
65 Demandes d'admission
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
Octobre 2015 N° 00 Janvier 2015
Au mois
de novembre
Spécial
Le mois
prochain
Mai
dossier PME international
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
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Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Production
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Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Photos Reporters,
sauf indication contraire
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Maquette Isabelle André
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Prix : 80 € pour 10 numéros
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Bruxelles métropole/Brussel metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.000 ex.
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ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
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BRUSSEL
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ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
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Private Banking: l’avis des spécialistes
Vous êtes unique.
Votre patrimoine aussi.
Et votre banquier ?
Un patrimoine : le résultat de longues
heures de dur labeur, un soupçon de
chance, et les bonnes décisions prises,
jour après jour. La constitution d’un
patrimoine n’a rien de facile, sa gestion
non plus ! Les possibilités et conditions
varient sans cesse. Se tenir au courant
de tous les nouveaux développements
demande des connaissances approfondies
ainsi que beaucoup de temps et de
persévérance.
Quelle est la situation de votre patrimoine
immobilier ? Avez-vous déjà songé à votre
succession ? Êtes-vous propriétaire d’une
collection d’œuvres d’art ? Comment gérer
votre patrimoine privé et les capitaux dont
dispose votre entreprise ? Pour pouvoir
toujours envisager l’avenir avec sérénité,
mieux vaut vous faire assister par un expert
qui connaît toutes les ficelles du métier.
« Pour votre patrimoine, vous voulez un
interlocuteur qui soit aussi une personne
de confiance, littéralement proche de
vous », commente Filip De Nil, Head of
Marketing Private Banking & Investments
chez Belfius. « C’est la raison pour laquelle
Belfius met à disposition via son réseau
d’agences plus de 250 Private Bankers
spécialisés. Ces derniers vous connaissent
et connaissent votre situation privée et
professionnelle. Ils sont discrets mais
restent toujours à votre disposition. »
Un service de qualité
supérieure, proche de vous
Les Private Bankers disposent d’une
expertise établie en matière de gestion
de patrimoine, de préparatifs en vue de
votre pension et de planification de votre
succession. Ils sont au fait des dernières
évolutions fiscales et légales… Et tout cela
est à votre disposition, près de chez vous.
Un esprit d’initiative et une
attention aux détails
Votre Private Banker est une véritable
personne de confiance. Il connaît votre
situation familiale sur le bout des doigts,
sait se montrer proactif et faire preuve
d’initiative au moment de vous conseiller. Il
veillera notamment toujours à vous exposer
en détail d’éventuelles opportunités
d’investissements, la planification de votre
pension ou les meilleures options fiscales
à envisager.
Pour toutes les étapes essentielles de
votre vie et de la vie de vos enfants, votre
Private Banker (ainsi que les experts qui
l’entourent) vous procure aide et conseils.
Une personne de
confiance
« Les histoires d’argent restent un sujet
sensible pour de nombreuses personnes »,
poursuit Filip De Nil. « Il est donc primordial
de pouvoir être en contact avec une
véritable personne de confiance. Personne
n’a envie de devoir sans cesse relater
l’histoire de sa vie. Votre Private Banker
local est aussi votre personne de contact
fixe qui reste à vos côtés pour gérer tous
les aspects de vos finances. C’est ce qui
nous permet aussi de vous garantir une
discrétion maximale. »
Pour toutes vos questions, que vous vouliez
aborder votre gestion bancaire journalière
(même pour une simple demande de carte
de banque ou de carte de crédit) ou vos
assurances, votre crédit immobilier, une
police d’assurance pour votre habitation ou
encore la gestion de votre patrimoine, vous
pouvez vous tourner vers votre Private
Banker. Vous êtes entrepreneur ? Votre
Private Banker vous fournit tous les
contacts nécessaires avec les spécialistes
business de votre région, ce qui ajoute au
service local personnalisé une garantie de
la meilleure qualité qui soit.
Filip de Nil, Head of Marketing Private Banking
& Investments.
Belfius met à
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spécialisés. Ces derniers
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Planning et Wealth
Management
Conseils pour l’immobilier
et le financement
Votre Private Banker local est logiquement
votre premier point de contact. Mais
une expertise complémentaire s’avère
parfois nécessaire pour résoudre des
questions très complexes. Et c’est
là que nos spécialistes des divisions
Wealth Analysis & Planning et Wealth
Management entrent en scène. Ensemble,
ils assurent la réalisation de vos objectifs
personnels en matière de patrimoine
et de succession, avec un minimum de
charges et un maximum de sérénité. Ces
services complémentaires couvrent aussi
l’accompagnement pour effectuer une
donation, rédiger un testament, choisir un
régime matrimonial, fonder une société,
vendre votre entreprise ou acheter une
seconde résidence ou un immeuble de
rapport.
« Belfius Private Banking aide les
entrepreneurs à trouver le bon équilibre
entre capital social et patrimoine privé.
Cela permet à l’entrepreneur de pouvoir
prévoir son niveau de vie actuel mais
aussi futur, lorsque viendra le temps de
la retraite », explique Isabelle Verhulst
de la division Wealth Analysis & Planning.
« Notre équipe de juristes, fiscalistes
et économistes analyse votre plan
financier ainsi que la planification de votre
patrimoine et de votre succession. Au
besoin, ils passent également à la loupe les
aspects juridiques et fiscaux de la remise
ou cession de l’entreprise »
« Les experts de la division Wealth
Management ont par ailleurs une longue
expérience en matière financière, que ce
soit pour la remise d’une entreprise, l’achat
et la gestion d’un patrimoine immobilier,
un projet philanthropique ou des
investissements dans des œuvres d’art. »
Planning et optimisation
pour les entrepreneurs
Les chefs d’entreprise et les indépendants
savent toute l’importance d’une analyse
et d’une optimisation approfondies d’un
patrimoine personnel et professionnel. Un
plan financier personnel vous donne une
vision précise de votre situation financière
actuelle en plus de vous permettre
d’esquisser une simulation claire de
l’avenir. Outre par exemple un aperçu de
votre régime de pension, vous bénéficiez
également des avantages d’un plan
d’action personnalisé.
Pour la structuration de votre patrimoine
immobilier et la réalisation de vos nouveaux
objectifs en la matière, nos experts sont
un atout de choix. Ils analysent votre
plan sous tous les angles et vous aident à
optimiser votre dossier. Ils vous assistent
pour trouver le meilleur financement et
vous aident à faire le bon choix entre les
avantages et les inconvénients d’un achat
privé par rapport à une acquisition via une
société. Et dès le début, le volet fiscal fait
bien entendu partie de l’équation.
Remise et rachat d’une
entreprise
« Pour les chefs d’entreprise, assurer
la pérennité de l’entreprise familiale est
un souci majeur, tant d’un point de vue
personnel que fiscal et juridique », ajoute
Isabelle Verhulst. « Ils font face à une
multitude de questions : maintien d’un
certain niveau de vie, optimisation de leur
situation fiscale, traitement équitable
des membres de leur famille, mise en
place d’une charte familiale. Ceci est un
document établi au sein d’une entreprise
familiale dans le but de définir par écrit la
philosophie de l’entreprise, ses valeurs,
ses objectifs, les grands principes de son
fonctionnement et sa vision à long terme.
Votre Private Banker et l’équipe d’experts
qui l’entoure sont en mesure de vous
proposer un conseil rationnel, professionnel
et neutre afin de passer tous ces écueils
sans encombre. »
L’équipe de la division Wealth Management
vous fournit tout le soutien nécessaire
pour les aspects comptables et financiers
inhérents à la remise ou la reprise d’une
entreprise. Elle vous donne un second
point de vue pour l’estimation de votre
entreprise, élabore pour vous une formule
de crédit pour la reprise, etc.
Les experts travaillent dans ce contexte
en étroite collaboration avec les autres
personnes qui vous entourent (vos
conseillers pour votre entreprise, votre
comptable, votre notaire, etc.) et ils
apportent leur aide tant aux repreneurs
qu’aux personnes désireuses de remettre
leur entreprise. Un conseil pour un Family
Buy Out est également possible.
www.belfius.be/private
Isabelle Verhulst, Head of Wealth
Analysis & Planning
La fiabilité comme
garantie de satisfaction
Belfius Private Banking compte
60 000 clients qui totalisent un
patrimoine à gérer de plus de
32 milliards d’euros.
Un patrimoine est souvent confié
à Belfius Private Banking de
génération en génération : les
clients du portefeuille Private
Banking entretiennent une relation
de 23 ans en moyenne avec la
banque. Cela constitue la plus belle
preuve que des conseils fiables et
personnalisés sont le meilleur moyen
de pouvoir compter sur des clients
satisfaits et fidèles.
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LE MOIS ÉCONOMIQUE
VIEUX PAYS CH. JEUNES PERS. DYNAM.
Ce sont les petits-enfants des Pères de l’Europe qui sont à la barre. Et s’ils se secouaient
les méninges ? Dans la « netocratie », le spleen économique doit céder la place à l’humain.
| Jean Blavier
Je me doute que vous êtes comme
moi, mon facteur, mon pharmacien et
ma belle-sœur : vivre en Europe, c’est
vivre dans un État de droit et dans la
prospérité. Ce constat posé, est-il vraiment
si difficile que ça de comprendre
que ça fasse envie ? Que l’Europe apparaisse
pour ses voisins où la violence
fait rage comme un havre de paix et de
stabilité économique ?
Churchill fut le premier à rêver des
États-Unis d’Europe. Seul un continent
unifié pouvait prévenir d’autres conflits,
disait-il. Vous avez connu la guerre ?
Non ? Moi non plus. Sicco Mansholt
tenait un discours plus économique. Il
avait connu la famine aux Pays-Bas au
lendemain de la Seconde guerre mondiale.
Vous avez connu la famine ?
Non ? Moi non plus. Jean Monnet avait
quitté l’école à 16 ans. Vous avez quitté
l’école à 16 ans ? Non ? Moi non plus.
Je crois que nous avons oublié d’où
nous venons. Certains médias flamands
ont eu la pertinence de rappeler que les
Belges qui fuyaient l’avance allemande
en 1914 butaient aux Pays-Bas sur
des barbelés... électrifiés ! Il y a eu de
nombreux morts. L’Europe a connu les
affres de la guerre, plus que n’importe
quel autre continent. Sa première réaction
devrait être la générosité. Et après
on verra.
Le rapport avec l’actualité économique
? Mais il tombe sous le sens.
Que fait-on dans une entreprise
quand un événement imprévu surgit ?
Réfugiés belges à Paris, 1940.
On colmate et on raisonne après. Deuxième
argument, venant tout droit celui-là
d’Angela Merkel. Elle ne l’a pas
dit comme ça, mais c’est tout comme :
nous vieillissons, nous bedonnons et la
génération montante a été élevée dans le
coton. Nous avons besoin de gens dynamiques,
vigoureux, prêts à prendre leur
revanche sur la vie. Troisième argument
: les pays qui réussissent le mieux sont
des pays de grande immigration, ÉtatsUnis,
Canada, Australie.
Il y a 70 ans, nous avons fait la paix
avec nos voisins alors que nous nous
faisions mutuellement la guerre depuis
Romulus Augustule, le dernier empereur
romain d’Occident. Et nous ne
comprenons pas que fuient ces hommes
essoufflés, ces femmes qui baissent les
yeux et ces enfants terrorisés ? Nos
aînés doivent être rouges de honte, eux
qui ont construit avec leurs souffrances
le socle sur lequel nous avons établi
notre bien-être.
1 Les Netocrates, Alexander Bard et Jan Söderqvist, Editions Leo Scheer, 2008, mais paru en suédois en 2000.
6 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
Et si l’on parlait de la déflation, cette
variante économique de l’essoufflement
mental, le miroir de notre spleen
économique ? Ne nous faisons pas d’illusion
: la déflation, 1. nous sommes
dedans et 2. nous n’en sortirons pas de
sitôt. Aussi rageurs soient-ils, les coups
de démarreur des banques centrales ne
parviennent pas à relancer cette inflation
que nous avons tant combattue à la
sortie des Trente Glorieuses.
Pourquoi ? Parce qu’une ère nouvelle
s’ouvre. L’économie top-down, c’était
hier. L’économie bottom-up, c’est demain.
Les forces vives viennent d’en
bas. Elles montent, elles montent et
nous voyons émerger une « netocratie
», une aristocratie du net, comme
l’ont expliqué deux Suédois1
il y a...
quinze ans déjà ! Le monde en guerre
à nos frontières jette une lumière crue
sur cette relance de l’ascenseur social
dont nous avons tant besoin. Ça, Angela
Merkel l’a bien compris. Et comme
vous le savez, à la fin, ce sont toujours
les Allemands qui gagnent. ●
Il est temps que les économistes admettent
ouvertement – ils le savent
depuis longtemps – que la pauvreté et
la guerre ne sont que de maléfiques
prurits de l’inefficience économique. Il
faut faire redémarrer l’ascenseur social
à coups de sang neuf et de formations
accélérées. Il y a 100.000 emplois disponibles
en Belgique. C’est – toutes
proportions gardées – le chiffre le plus
élevé d’Europe.
CORNER
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LE MOIS POLITIQUE
MISE AU POINT
La crise des migrants a marqué nos journaux. Est-ce pour cela qu’elle a aussi (un peu) marqué
nos nuits et nos journées ?
Que l’on soit employé, manager, CEO
ou même roi du monde, on ne peut que
se montrer sensible à la photo d’un enfant
retrouvé mort le long d’une plage.
L’image de ce garçon de trois ans allongé
sur le ventre correspond tant à celle
de nos propres enfants. À la différence
que pour eux, la pose « pet en l’air »
était celle du repos qui permet aux parents
de se dire « un jour mon fils/ma
fille sera », alors que là…
Citoyens-patrons, nous avons tenté de
faire quelque chose. À notre propre
mesure. Ce que notre mamy appelait
« faire son petit possible ». C’était nécessaire,
et si – hélas – cela n’a pas suffi
à sauver cet enfant et les autres (on
insiste), l’initiative de ces patrons qui
ont voulu proposer « quelque chose »
est à mettre dans le lot de toutes les
autres. À défaut d’être déterminante,
elle a le mérite d’exister pour certaines
victimes. Et ses pères ont le mérite de
l’avoir pondue.
Le reste n’est pas du ressort des entreprises
et de ceux qui les dirigent. Pas
plus que les interprétations politiques.
Notamment celle qui voudrait que « les
patrons veulent des réfugiés pour faire
baisser des salaires. »
Interprétable, manipulable à souhait,
cette analyse partisane ne correspond
pas à la réalité. Ni à l’émotion. Encore
moins à la force d’action d’un parent
(car oui, les patrons ont une vie qui
les attend à la maison). Bref, c’est une
action et surtout une accusation crapuleuse.
D’autant plus qu’elle fut relayée
par des faiseurs d’opinions, supposés
éduqués et au-dessus de café du commerce.
Et
pendant ce temps
On essaie donc de s’intéresser au reste
de l’actualité. Pas forcément facile, et
pourtant. Les questions relevées si souvent
par les patrons continuent de bousculer
l’actualité : le « tax shift » ? Il n’a
rien donné, ou si peu. Pourtant, avec la
présence massive de forces favorables
à l’entreprenariat dans le gouvernement
fédéral, on avait des raisons d’y
croire. Faites gaffe les gars, un jour on
revotera et là, il ne s’agira plus d’accuser
les méchantes forces de gauche de
vous avoir coincés.
Pareil pour l’école. On a dit et redit
que c’était important. Très important
même. Mais il se fait que les débats de
la rentrée, côté francophone, tournent
autour d’un certain « cours de rien »
| Michel Geyer
dont on s’esquinte à nous expliquer que
le programme comprendra plic-ploc
de la citoyenneté, du vivre ensemble,
du bien-être/santé, de la démocratie…
Bref un « cours de tout » plutôt que du
« rien ». Surtout des choses qu’on est
supposé apprendre par ailleurs et dont
on voit mal les ultra-réfractaires les intégrer
au prétexte qu’il y aurait interro
demain.
Pendant ce temps, les taxis ont manifesté
(hum) contre la création – pardon :
l’existence même – d’un concurrent
moins cher mais aussi moins régulé ;
les agriculteurs ont dénoncé tout ce
qui n’allait pas (qui en a retenu quoi ?
On ose à peine la question). Après eux,
place à une manif nationale… Bref,
l’année académique n’a pas commencé
sous les meilleurs cieux.
Et pourtant, on y croit. Utopisme ? Du
tout. Esprit d’entrepreneur. C’est très
différent. Là-dessus aussi, on insiste ●
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BECI - Brussels Business - janvier 2015
7
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POUR OU CONTRE
L’allocation universelle ?
L'Allocation Universelle revient sur le devant de la scène après
une première émergence dans les années 90. Véritable émancipation
de l'individu face au travail ou fausse bonne idée?
Deux analyses, deux conclusions.
Adrien Dewez
Philippe Defeyt, économiste,
président du CPAS de Namur
On peut remarquer – schématiquement – deux écoles
au sein des partisans de l'allocation universelle concernant
le montant alloué et, partant, la question du financement.
La première préconise un revenu très important,
de l'ordre, par exemple, de 1.500 € par mois. La
seconde, dont je fais partie, propose un montant allant
de 500 à 600 € par mois. Si on considère la seconde option,
la dépense s'élèverait à grosso modo 15 % du PIB.
Ce qui est conséquent mais pas impayable.
La question du financement peut se résoudre par une
série de pistes. Nous pouvons y injecter : 1° une grande
partie des dépenses de sécurité sociale (hors soins de
santé) ; 2° une réduction des dépenses fiscales, notamment
relatives aux personnes à charge ; 3° des recettes
fiscales nouvelles (par exemple un impôt sur les plus-values)
; 4° on peut aussi imaginer l’octroi d’une partie de
l’allocation universelle sous forme de monnaies locales,
mais aussi 5° de consommations gratuites (transports
en communs, kWh gratuits…).
L'objectif d'une allocation inconditionnelle est d'offrir
de l'autonomie et une plus grande liberté aux individus.
De nombreux opposants annoncent la fin de la sécurité
sociale ou de la solidarité mais, et on doit le regretter,
les gouvernements successifs n’ont pas attendu ce débat
pour détricoter notre sécurité sociale. Aujourd'hui,
celle-ci limite certaines formes d’autonomie : il est difficile
pour un chômeur de faire certaines activités volontaires.
Notre système actuel affaiblit, voire détruit,
de nombreux liens interpersonnels. Si nous offrons une
plus grande autonomie aux individus, je pense justement
que cela va favoriser des comportements et des
initiatives solidaires.
Je ne suis pas partisan de sacraliser la sécurité sociale ;
une invention dans le contexte d'après-guerre, très différent
d'aujourd'hui. Ce qu'il faut sacraliser, c'est une
protection sociale forte. C'est ce que propose l'allocation
universelle tout en poursuivant l’objectif d’autonomie et
de liberté. C'est une sorte d'État providence 2.0.
Mateo Alaluf, sociologue du
travail, professeur émérite de
l'ULB
Nous pouvons dégager deux types d'arguments sur
la question de l'allocation universelle. Le premier est
théorique : l'allocation part du principe de l'égalité de
chances. Chacun dispose d'un revenu inconditionnel
mais, à partir de là, l'individu est entièrement responsable
de son destin. Moi, je suis plus attaché au principe
de solidarité sur lequel repose la sécurité sociale.
L'État assure une série de services collectifs basés sur
les droits sociaux ; le risque de l'allocation est le désengagement
de l'État dans des politiques sociales.
Vient ensuite l'argument du financement. Les partisans
de la mesure proposent une allocation de 500 €. Son
coût s’élèverait alors à 10 milliards de plus que nos prestations
sociales actuelles. Le financement ne pourra se
faire qu'au détriment des personnes les plus vulnérables
qui, actuellement, peuvent compter sur des prestations
sociales allant grosso modo de 500 à 1700 € par mois.
Une allocation de 500 € offre certainement un bonus
aux personnes qui travaillent, mais ce montant obligera
les plus vulnérables à multiplier les petits boulots. En
somme, l'allocation universelle créera une « uberification
» de l'emploi, elle augmentera la dualité et favorisera
la dérégulation du marché du travail.
Il faut se rendre compte que, si on propose une allocation
universelle plus élevée, il faudra la financer. Or ce
financement provient des revenus de l'État, issus des activités
productives qui, par définition, sont limitées. Et je
ne pense pas que cela favoriserait les projets personnels
comme des créations artistiques ou la mise sur pied
d'asbl. Aujourd'hui, les gens réalisent déjà ces activités ;
donc c'est possible. En outre, nous bénéficions d'une
série d'outils très pratiques comme les interruptions de
carrière, les congés éducation, les activités multiples des
pensionnés... Il existe de nombreux moyens de rendre
ces outils plus efficaces tout en conservant le socle de
base qu'est la solidarité. L'allocation universelle porte
plutôt un autre message: je te
file 500 euros et tu tires ton plan !
8 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
Donnez-nous votre avis
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RÉFORME DE L’ÉTAT
Les maisons de repos
Les transferts de compétences et de budgets vers les Régions, dans le cadre de
la 6e
Pour vous aider à les comprendre, nous publions une série de fiches pratiques que
vous trouverez chaque mois dans notre magazine.
Le principe général du transfert de la compétence « maisons de repos » est celui de la
continuité ou du standstill : celui du maintien des agréments et des financements acquis
précédemment lorsque la compétence était fédérale. Les deux grands volets de cette
compétence concernent, d'une part, les soins et leur financement et, d'autre part, l'hébergement
et son financement avec, notamment, le contrôle des tarifs d'hébergement.
Le rôle de la Cocom
À Bruxelles, les compétences fédérales transférées aux Communautés (allocations familiales,
maisons de repos, aide aux personnes, santé mentale, politique de prévention)
« atterrissent » à la Commission communautaire commune (Cocom) ; l'idée étant
d'éviter la création à Bruxelles d'une politique à deux vitesses selon l'appartenance linguistique.
Toutefois, pour les maisons de repos mono-communautaires (flamandes ou
francophones), il n'existe aucune obligation de basculer vers la Cocom.
Le financement
À Bruxelles, la volonté politique est de favoriser leur basculement vers le bi-communautaire.
Ce choix impactera les financements futurs et le montant des dotations transférées,
selon les mécanismes prévus par la Loi Spéciale de Financement. Sans rentrer
dans le détail, le transfert s'opère selon des modalités transitoires, avant d'être figé en
fonction de la situation au 31 décembre 2015. D'ici là, en effet, des institutions auront
eu la possibilité de migrer vers le bi-communautaire. Apparemment, ce basculement
ne concernerait que des institutions francophones : sur les 61 institutions de la Cocof,
50 passeraient sous la tutelle de la Cocom. Ce n'est pas qu'une simple opération administrative
puisqu'il en découle une nouvelle exigence : celle d'assurer le bilinguisme
externe de l'institution, c'est-à-dire la garantie d'une communication publique dans les
deux langues et d'une communication personnelle dans la langue choisie par le patient.
Les montants
Le budget bruxellois 2015 destiné à financer les soins en maisons de repos et de soins
s'élève à 200 millions. La migration d'institutions vers la Cocom devrait augmenter la
dotation de celle-ci d'environ 60 millions, pour la porter à 260 millions d'euros.
Acteurs et défis à Bruxelles
Les soins résidentiels pour personnes âgées y sont en premier lieu assurés par le privé
commercial (62 %), suivi par les CPAS (24 %) et le privé sous statut d'asbl. Le vieillissement
de la population représente assurément un défi pour les trois Régions, mais dans
des proportions différentes : le taux de seniors (+ de 65 ans) est de 13 % à Bruxelles,
contre 19 % en Flandre et 17 % en Wallonie. D'ici 2030, cette population va s'accroître
de 30.000 personnes à Bruxelles, 400.000 en Flandre et 200.000 en Wallonie. D'ici là,
le nombre de places en maison de repos et de soins va substantiellement augmenter
même si, en parallèle, on se dirige vers d'autres solutions visant au maintien à domicile.
Un autre défi, notamment financier, est celui de la mise aux normes des institutions.
Au niveau belge, la catégorie des plus de 65 ans comptera environ 650.000 personnes
supplémentaires – elle passera de 17,7 à 22,6 % de la population : c’est dire l'ampleur
du défi...
réforme de l’État, ont aussi de multiples conséquences pour les entreprises.
Vincent Delannoy
FICHE
11
L’avis de BECI
• Il est prévu qu’un nouvel Organisme
d’Intérêt Public (OIP)
bruxellois, Iriscare, reprenne
les compétences de la santé et
de l’aide aux personnes, dont
les maisons de repos. BECI
s’inquiète du fonctionnement
et du financement d’un tel
organe, alors que les budgets
« santé » sont déjà restreints.
BECI réclame la mise en place
d’une structure et d’une gouvernance
efficaces avec maintien
d’une gestion paritaire ;
• Il y a lieu de s’interroger sur
l’efficacité des normes, surtout
en termes de qualification
du personnel. De manière
plus large, une harmonisation
des normes entre les entités
fédérées est souhaitable ;
• Les autorisations déjà accordées
pour l’ouverture de
nouveaux lits (environ 2.000 à
Bruxelles) doivent être respectées
;
• Les politiques à venir devront
répondre à l’évolution des
besoins de la population,
compte tenu de la démographie
bruxelloise, du vieillissement
de la population et de
la dépendance. Les investissements
dans ce domaine ne
doivent pas être sous-estimés.
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
11
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KBC Brussels : une banque dans la ville
Depuis le 1er
janvier, les réseaux bruxellois KBC et CBC ont été regroupés dans une
même entité commerciale et sous une nouvelle enseigne : KBC Brussels (« prononcez
‘kébici’ »), qui a installé son QG rue de la Science, en plein quartier européen.
Une banque à l’ancrage local affirmé, qui se veut aussi une « boîte à idées »
– en particulier pour les entreprises.
Emmanuel Robert
«K
BC Brussels est née d’une double analyse
», entame Damien Van Renterghem,
CEO de la nouvelle entité. « D’une part,
toutes les études indiquent que Bruxelles est à la
veille d’une nouvelle poussée de croissance dans
son développement économique ; sur le plan politique,
la Région est en train de prendre son avenir
en mains – et c’est une marque forte, connue
à l’international. Bref, le moment est idéal pour
positionner une banque à l’identité bruxelloise,
qui n’existait pas encore. D’autre part, au niveau
du groupe KBC, nous avions sur Bruxelles deux
réseaux d’agences, KBC et CBC, qui agissaient
en parallèle, voire en concurrents, alors que le
groupe n’était pas leader de la place. C’est un business
model qui ne fonctionnait pas. »
La solution semblait couler de source : unifier les
deux enseignes dans une nouvelle entité bruxelloise,
KBC Brussels. Une banque qui affirme son ancrage local
et sa singularité.
« Nous fonctionnons comme une start-up au sein du
groupe : une PME modulaire et flexible, avec un ‘support
team’ de 25 personnes pour soutenir les 360 collaborateurs
de notre réseau – tout en ayant le confort de nous
appuyer sur un groupe belge important, avec sa structure,
ses services et son réseau international. » L’aspect
le plus novateur de KBC Brussels, nous explique son
CEO, est sans doute la gouvernance : « Les décisions se
prennent de manière collégiale, au plus près du terrain,
dans un processus très rapide. On se réunit deux ou
trois fois par mois avec nos six directeurs de clusters.
C’est inédit, y compris au sein du groupe KBC. »
Un engagement bruxellois
La banque mise à fond sur l’identité bruxelloise, en
recrutant de préférence des collaborateurs qui vivent
à Bruxelles, y ont étudié ou y possèdent des attaches.
« Nous développons d’ailleurs nos relations avec certaines
hautes écoles pour recruter plus facilement de
jeunes bacheliers qui veulent s’établir à Bruxelles »,
précise M. Van Renterghem. KBC Brussels s’est par ailleurs
engagée chez BECI et dans les principaux cercles
d’affaires bruxellois (Cercle de Lorraine, Cercle gaulois,
De Warande, Ste Anne, B19, etc.), sans oublier le
sponsoring de quatre clubs de hockey, de Musiq3 et de
quelques événements majeurs tels le Jazz Marathon ou
les 20 km de Bruxelles.
12 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
Damien Van Renterghem, CEO
Bruxelles fourmille d’idées et de
projets. Il fallait un partenaire financier
bruxellois pour les accompagner.
« Bruxelles est une ville atypique », reprend Damien Van
Renterghem. « Elle possède une identité propre faite
d’identités multiples : une population multiculturelle,
des institutions et des entreprises internationales, de
nombreux expatriés, 19 communes avec leurs quartiers
qui sont autant de villages… Nous pensons que cette
ville unique mérite une approche unique. C’est pour cela
que nous avons créé une entité commerciale autonome,
avec son propre comité de direction. C’est un projet qui
a beaucoup de sens et qui répond à une véritable attente.
En interne, je peux vous dire qu’il a été accueilli
par des applaudissements… La réponse de la clientèle
est également positive. Du côté du monde économique
ou académique, il ne se passe plus un jour sans que
nous soyons contactés par un autre acteur bruxellois :
Bruxelles fourmille d’idées et de projets. Il fallait un
partenaire financier bruxellois pour les accompagner. »
« Nous voulons être acteurs de certaines problématiques
bruxelloises, comme la mobilité, l’entreprenariat
ou le logement », relaie Pierre Wattiez, Sales & Marketing
Manager. « C’est dans cette optique que nous
avons adhéré, par exemple, au Hub Mobilité de BECI. La
mobilité est une vraie difficulté à Bruxelles et nous pensons
que nous pouvons contribuer à l’améliorer via nos
produits bancaires pour financer un mix de solutions,
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Pierre Wattiez, Sales & Marketing Manager
spécifique. Les expatriés, par exemple, sont
près de 140.000 à Bruxelles. Les uns sont des
expatriés de courte durée, en mission pour un
an ou deux. D’autres viennent s’installer en famille
pour une durée plus longue et investissent
à Bruxelles. Ils cherchent des solutions de logement,
d’enseignement pour les enfants ; ils
réclament du conseil et un suivi personnalisé.
Cela demande une capacité de travailler à distance
et dans plusieurs langues. »
Pour chacun de ces segments, KBC Brussels
a créé un cluster et désigné un directeur spécialisé.
« Segmenter l’activité va permettre de
réfléchir à des thèmes et des événements pour
rapprocher les gens, animer le réseau, créer
des liens et des opportunités. »
Nous voulons être acteurs de certaines
problématiques bruxelloises, comme la
mobilité, l’entreprenariat ou le logement.
par exemple en matière de voitures de société, financement
d’abonnements de transports publics, de vélos…
De même en matière de logement – on sait que l’immobilier
est plus cher à Bruxelles et diffère des deux autres
Régions – nous avons engagé quatre spécialistes, experts
du marché bruxellois, pour aider nos clients dans
le montage de dossiers spécifiques. Nous voulons aussi
contribuer au développement de l’entreprenariat, très
actif à Bruxelles, à travers deux projets. Le premier est
une plateforme de crowdfunding, en collaboration avec
le groupe KBC ; l’autre est notre incubateur Start It, avec
un plateau de 400 m² à disposition des jeunes entreprises
et un accompagnement de plus d’un an. »
Objectif : le meilleur partenaire financier
KBC Brussels ne vise pas la première place à Bruxelles,
confie le nouveau CEO. « L’objectif n’est pas d’être le
plus grand, mais bien d’être, à court terme, le meilleur
partenaire financier de la capitale ; c’est un autre aspect
original de notre approche : plus qu’un bancassureur,
nous voulons être des concepteurs de solutions. Vis-àvis
des PME par exemple, si nous ne pouvons pas financer
nous-mêmes la totalité de leurs projets, nous pouvons
les conseiller et leur trouver le meilleur montage,
qui pourra impliquer du cofinancement, du crowdfunding,
des subsides régionaux, etc., loin d’une approche
de crédit classique. »
KBC Brussels ne manque pas d’ambition : elle veut acquérir
40.000 clients d’ici 2020. Plus spécifiquement, la
banque cible six types de clients : profession libérales,
indépendants, entreprises, clientèle aisée, navetteurs
et expatriés (eurocrates, personnel d’ambassades, personnel
de multinationales…). « Chacun d’entre eux réclame
une approche différente, une offre commerciale
« Un monde de réseaux »
« Nous croyons fermement que le monde de demain
est un monde de réseaux », reprend Damien Van Renterghem.
« La mise en réseau est donc un aspect fondamental
de notre mission : non seulement avec des
partenaires, mais aussi entre nos clients pour accélérer
leur croissance. Je vais vous donner un exemple : je
déjeune chaque semaine avec une dizaine d’entrepreneurs
pour un échange d’idées ; certains se connaissent
déjà, d’autres pas, et il n’est pas rare de voir des accords
se conclure entre eux autour de la table, parce qu’ils se
découvrent des business complémentaires. »
« Notre but ultime », conclut-il, « c’est de faire de nos
clients des ambassadeurs. Pour cela, nous ne devons
pas seulement les satisfaire ; nous devons les régaler
! » ●
Optimiser le réseau
Le groupe KBC possédait en Région de Bruxelles-Capitale
un double réseau de 39 agences KBC et 9 agences
CBC. Désormais réunifié, ce réseau sera progressivement
optimisé dans les années à venir.
« Nous avons beaucoup de petites agences occupées
par deux ou trois collègues qui ne permettent pas d’offrir
tout l’éventail de notre expertise, ce qui oblige parfois
les clients à prendre plusieurs rendez-vous, dans
différentes agences », explique Damien van Renterghem.
« Nous allons réduire un peu leur nombre, mais
créer des agences plus importantes, avec six ou sept
personnes minimum afin de rassembler toutes nos
compétences. Les clients trouveront tout le conseil en
un seul lieu – et les conditions de travail en seront aussi
améliorées pour nos collaborateurs. »
« À partir de janvier, ce réseau sera en outre soutenu
par un nouveau call center bruxellois, avec une quinzaine
de personnes en support des agences, offrant un
horaire étendu. »
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
13
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ENTERPRISE EUROPE BRUSSELS
Marchés publics :
répondez à l’appel de l’Europe
L’Union européenne, à travers ses différentes institutions, est l’un des premiers
émetteurs mondiaux d’appels d’offres, dans les domaines les plus variés et dans
tous les ordres de grandeur. Quelles opportunités pour les entreprises ? C’est ce
qu’examinera un prochain séminaire Enterprise Europe Network le 27 octobre chez
BECI.
Emmanuel Robert
C
haque mois,
les institutions
européennes
publient plusieurs centaines
d’appels d’offre
pour l’achat de biens
et services dans les domaines
les plus variés
(depuis la construction
de routes jusqu’à
l’achat de vêtements de
travail, en passant par
les services de livraison ou les études techniques) et dans
tous les ordres de grandeur, de moins de 10.000 euros à
plusieurs (dizaines de) millions.
Il peut s’agir aussi bien de grands marchés d’équipement
transnationaux que de marchés très locaux (jusqu’à
l’échelon communal), mais financés par les programmes
européens. Une manne d’opportunités pour les entreprises
: la programmation 2014-2020 prévoit au moins 180
milliards d’euros de marchés publics via les appels d’offre
européens.
« Ces marchés sont doublement intéressants », estime
Stéphane Joiris de Caussin (EU Vox), consultant d’Enterprise
Europe Brussels. « D’abord parce que l’Europe est
bonne cliente : l’argent est disponible, le marché est sécurisé,
le défaut de paiement est exclu. C’est d’autant
plus vrai dans certains pays ‘à risques’, où d’autres organes
sont absents – car les programmes européens
dépassent de très loin les frontières de l’UE. Ensuite,
l’étiquette de ‘fournisseur de l’UE’ donne un crédit appréciable.
Les standards européens sont élevés en
termes de qualité, de transparence et d’éthique : ceux
qui sont capables d’y répondre en retirent un avantage
concurrentiel. »
Cependant, la concurrence est rude : s’il y a beaucoup
d’appels, il y a aussi beaucoup de candidats. Et répondre
à un appel d’offres européen ne s’improvise pas ; il faut
s’y préparer. À cet égard, les entreprises qui ont l’habitude
de leurs marchés publics nationaux n’ont pas forcément
l’avantage, comme l’explique M. Joiris : « L’Europe
n’est pas comparable à un autre donneur d’ordres,
même public. On connaît des exemples d’entreprises
qui répondent à des appels internationaux et qui ne
parviennent pas à répondre à ceux de l’UE. Il faut bien
comprendre les bases juridiques ; les cahiers de charges
14 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
sont très détaillés ; les procédures peuvent différer selon
les institutions… Souvent, ces marchés exigent aussi une
couverture géographique internationale très large. »
Stéphane Joiris de Caussin
Découvrir et apprendre
Les marchés européens ne sont pas inaccessibles
pour autant, même aux PME. « Les petites entreprises
peuvent s’adosser à des projets. Lorsque l’UE publie
les lauréats des contrats-cadres, les PME peuvent encore
les solliciter pour fournir une partie des services ;
la Commission encourage cette logique de partenariat.
De même au niveau géographique : les entreprises lauréates,
si elles ne sont pas implantées partout, auront
besoin de partenaires. »
Mais surtout, il ne faut pas se décourager au premier
appel perdu. « Certes, cela demande un investissement
de temps et de moyens ; mais, une fois que l’on a compris
la méthodologie européenne et qu’on s’y est adapté,
on va pouvoir capitaliser sur cette expérience. Certaines
entreprises, y compris des PME, en ont même fait un
business model. »
Pour réussir, il est préférable de se faire accompagner.
À cette fin, Enterprise Europe Brussels organisera en
octobre un séminaire sur les opportunités des appels
d’offre européens, avec la participation de M. Joiris de
Caussin. « Notre démarche propose d’optimiser les outils
de la Commission européenne à travers le réseau EEN
pour bien les comprendre et bien les utiliser. D’une part,
nous aidons les entreprises à cibler les appels d’offre
qui peuvent les intéresser. D’autre part, nous pouvons
les accompagner dans la préparation d’un dossier. Pour
ceux qui n’ont jamais soumissionné, c’est l’occasion de
découvrir et d’apprendre. Pour ceux qui l’ont déjà fait,
c’est la perspective de faire mieux. Dans les deux cas,
l’objectif est de développer du business avec l’UE. » ●
« Appels d’offre et marchés publics européens :
saisissez les opportunités ! », séminaire Enterprise
Europe Brussels le 27/10 chez BECI.
Info : J.-Ph. Mergen
Tél : 02 210 01 77 – jpm@beci.be.
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La VRT (Vlaamse Radio- en Televisieomroep) est la radio-télévision publique belge
néerlandophone. Elle dispose de son propre département d’actualités qui couvre
tous les événements en Belgique et à l’étranger pour le compte de ses chaînes télévisées
et de ses canaux radio. La VRT utilise depuis 25 ans le carnet ATA, qui sert
de passeport international à tout l’équipement de la cellule actualités
Que représente l’exportation
pour votre entreprise ?
Les actualités majeures surgissent
souvent aux endroits et aux moments
où on les attend le moins. Cela signifie
que nos journalistes sont envoyés
sur place sur-le-champ pour
y réaliser un reportage. Nos équipes
partent chaque semaine à l’étranger avec leur propre matériel
vidéo et audio, pour rendre compte de ces nouvelles.
Luc Segers (VRT)
Vers quels pays exportez-vous ?
L’actualité ne connaît pas de frontières. Il n’y a donc pas
davantage de limite au nombre de pays au départ desquels
nous rendons compte d’événements. Nos journalistes se
retrouvent aux quatre coins du monde.
Quels sont les produits ou événements pour lesquels
vous utilisez le carnet ATA ?
Nous utilisons le carnet ATA pour que nos caméras et le
matériel de sonorisation puissent partir sans encombre
avec nos journalistes. Notre véhicule de reportage ENG
peut également être envoyé très facilement dans divers
pays grâce au carnet ATA.
Quels sont pour vous les avantages du carnet
ATA ?
C’est un document administratif qui accompagne notre
équipement par-delà les frontières. Chaque élément de
notre matériel dispose de son propre « passeport » qui garantit
un passage aisé à la douane et aux frontières. Il faut
que nos journalistes partent immédiatement avec le matériel
requis s’ils veulent réaliser un reportage au cœur de
l’actualité. Le carnet ATA nous évite la paperasserie administrative.
Nous sommes ainsi plus rapidement sur le site
de l’événement.
Un fait d’actualité se produit à chaque
instant quelque part dans le monde.
Chaque minute compte pour envoyer un
journaliste sur place. Le carnet ATA nous
permet de gagner beaucoup de temps
Comment avez-vous découvert le carnet ATA ?
Nous utilisons ces carnets depuis 25 ans déjà pour l’expédition
de notre matériel vidéo et audio. À l’époque, l’administration
des douanes nous a expliqué le fonctionnement
du carnet ATA. Depuis lors, nous continuons à l’utiliser. ●
Le carnet ATA, passeport
international de vos marchandises
En cas d’exportation temporaire, le carnet ATA (Admission
Temporaire/Temporary Admission) limite
autant que possible les délais et les formalités administratives.
La paperasserie résulte surtout de la
mise en place et de la récupération d’une garantie
pour chaque pays que votre produit ou vous-même
« visitez ».
Le carnet ATA remplace toutes ces garanties individuelles
par une seule garantie valable au niveau international.
Un seul et même document permet donc
de voyager pendant un an dans tous les pays hors UE
qui sont membres de la Convention ATA.
Vos contacts au BECI Customs Center :
Elke Teck : 02 643 78 06
Evelien Jonckheere : 02 643 78 03
ata@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
17
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simple : une entreprise accueille un
jeune de moins de 30 ans pour une
période de 3 ou 6 mois et bénéficie
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L’entreprise assure l’encadrement et le
suivi d’un programme pédagogique
et, au terme du stage, libre à elle
d’embaucher le stagiaire !
Actiris présélectionne des candidats
et organise une rencontre entre
l’employeur et les futurs stagiaires :
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Témoignage
Quand le principal fournisseur national
en télécommunication collabore avec
Select Actiris pour ses recrutements
bruxellois.
Rencontre avec Dominique Leroy,
CEO de Proximus.
Proximus a fait appel à Actiris pour
recruter des stagiaires, racontez-nous ?
Fin 2014, notre entreprise fait face à
une affluence de candidatures.
Simultanément, le gouvernement
bruxellois met en avant cette nouvelle
formule de stage; nous avons voulu
essayer le STE pour offrir aux jeunes
une première expérience de travail
chez Proximus.
C’est
aussi
notre
rôle
de
contribuer au développement social de la
collectivité dans laquelle nous évoluons.
Pour quels types de fonctions
avez-vous proposé des stages chez
Proximus ?
Des fonctions diverses : support
administratif, opérateur dispatching,
collaborateur comptabilité, gestionnaire
de dossier client, magasinier,...
A l’issue du stage, une bonne partie
de ces jeunes a pu trouver un emploi.
Il y a même certains profils à qui
nous avons directement proposé un
contrat au sein de Proximus.
Le stagiaire bénéficiera quant à lui
d’une allocation de stage journalière
de 26,82 € accordée par l’ONEM.
Prévoyez-vous
d’accueillir
stagiaires prochainement ?
Oui,
tout à fait
d’autres
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nous avons accueilli 20 nouveaux
stagiaires, et nous sommes
actuellement en plein processus de
sélection via Actiris et son service
Garantie Jeunes pour une quinzaine
de postes pour un démarrage d’ici la
fin de l’année.
Que diriez-vous de la collaboration
avec Actiris?
La collaboration avec les consultants
d’Actiris est excellente. Spécialistes de
terrain, ils ont été à l’écoute de nos
besoins et ont très rapidement compris
nos attentes en termes de compétences
recherchées. La personnalité et la
motivation des candidats sont des
éléments très importants pour nous :
il ne suffisait donc pas de trier des CV
et ça, Actiris l’a bien compris !
Dominique Leroy
CEO de Proximus
Quels sont les avantages financiers de
cette mesure pour l’employeur ?
Nous payons au stagiaire une
indemnité mensuelle de 200 €.
Bien sûr, il faut prévoir le coût de
l’accompagnement en interne pour
l’encadrement du stagiaire mais les
avantages sont substantiels.
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autre employeur?
Absolument, c’est une formule bien
pensée pour donner sa chance à un
jeune. En lui offrant une première
expérience de travail, il peut montrer
ce qu’il sait faire et acquérir des
nouvelles compétences.
En plus, Actiris nous a proposé un
soutien pour le volet administratif
du stage, comme la rédaction du
programme pédagogique.
׉	 7cassandra://CTzPD4W2FMjgUZF8bZ97PqDTNrbkqHt9fbbBs8Ib6Qo%t`̵ V7;sQ׉EL’ENTREPRISE AU 21e
SIÈCLE
La fin du salariat ? Pas vraiment…
Le nombre d’indépendants a tendance à augmenter, à Bruxelles comme dans l’ensemble
des régions « riches ». Est-ce pour autant que le salariat est menacé ? Aucune
statistique actuelle ne permet de l’affirmer.
Olivier Fabes
60
% des métiers qui seront exercés en 2030 n’existent
pas encore aujourd’hui. C’est du moins ce que prédit
le cabinet américain Wagepoint, spécialisé dans
les services en ressources humaines. Le chiffre a circulé
dans pas mal de médias à la fin de cet été, et il apporte de
l’eau au moulin de ceux qui anticipent un changement radical
du monde du travail. Car la plupart de ces nouveaux métiers,
dans le sillon des révolutions numériques, pourraient
bien être exercés par des indépendants plutôt que par des
salariés.
Interviewé par le magazine Trends-Tendances en mai dernier,
Denis Pennel, auteur1
et directeur général de la Confédération
mondiale des agences d'intérim, est convaincu que
le salariat a franchi son point culminant. Il y voit trois raisons
fondamentales. Primo, la mutation de nos économies,
de moins en moins manufacturières : « L'emploi standardisé
sous la forme du salariat répondait à un besoin généré
à l'époque par les processus de fabrication de produits
standardisés de masse. Ce besoin est désormais dépassé
et le contrat à durée indéterminée est devenu inadapté à la
nouvelle réalité économique », déclarait-il à Trends2
. Deuzio,
l’expert estime que les nouvelles technologies, en contribuant
à la dématérialisation du travail, ne lient plus un travailleur
à un lieu fixe et qu’elles annulent ainsi un autre fondement
très « physique » du salariat, qui est d’organiser un
travail collectif à un même endroit. Tertio, les garanties de
stabilité de carrière longtemps associées au salariat sont en
train de s’effriter. La crise économique, depuis 2008, a rappelé
à beaucoup de salariés que la garantie d’emploi était
toute relative. Dès lors, la tentation de prendre sa carrière en
mains, en toute indépendance, est bien réelle.
Cette vision d’un glissement d’un nombre croissant de travailleurs
du salariat vers le statut d’indépendant est également
soutenue par la médiatisation d’entreprises « disruptives
» comme Uber ou AirBnB, qui créent de nouvelles
catégories de travailleurs. Ou plus près de nous, par la
1 A publié une tribune «Vers la fin du salariat ?» dans l'ouvrage collectif Sociétal 2015, paru chez Eyrolles
2 Trends-Tendances, 14 mai 2015
croissance d’une organisation comme la Smart. À l’origine,
cette « Société Mutualiste pour Artistes » avait pour objectif
d’améliorer la couverture sociale d’artistes aux missions
intermittentes, en facturant en leur nom tout en leur permettant
de conserver des allocations de chômage. Désormais,
cette sorte de secrétariat social pour « indépendants
salariés » cible un public de plus en plus large, composé de
journalistes, développeurs web, consultants ou jeunes travailleurs
livreurs de repas à domicile. Pas tous des artistes,
donc.
En attendant de voir comment ces nouvelles catégories de
travailleurs seront comptabilisées par les statisticiens, penchons-nous
sur la réalité présente. Pour constater que le
salariat est très loin d’être moribond.
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
19
Denis Pennel, directeur général de la Ciett.
Le contrat à durée indéterminée est
devenu inadapté à
la nouvelle réalité économique.
R.A.
׉	 7cassandra://aWsCYjxRcyFBzVxJM4w_5RhYsyVRzWfycqlI6wyDbl8!`̵ V7;sQV7;sQ#בCט   u׉׉	 7cassandra://bKAf0srXV4qdgHCyFocndggHrCzyJO7GRUbBAbvAhIM an` ׉	 7cassandra://meEs6SEv8I5rP1T9WERQv01VhSblrG9Fn6MkHk8gwp0x`S׉	 7cassandra://ujfO9pwSFW6CKgEO8CeC13Aka6UW1fngg2d0tJFIR6k!`̵ ׉	 7cassandra://C19WcJVSwcPl-G5cK-i6usaV0mHS7AS2hCfqhNu5jxsͩn͠V7;sQט  u׉׉	 7cassandra://MoNso3qoF_dy7E-vcOVQ08-rapwU2yu0fHUCL9A3wIo 5` ׉	 7cassandra://t6utimUJktmkqe6U87XAByH09Im0E5jgToLDEtP7Jikpv`S׉	 7cassandra://i4S5paa96qTwidT-p2mO3oiOc_dYAAgqPqSJ6JO0f_M`̵ ׉	 7cassandra://17BrBemDtYW0A9lm7G2YJCcQ7wkGr7cplRdKPgkw7ZIz͠V7;sQ׉ETOPIC
« Ne pas créer une classe
de sous-travailleurs »
Salariat en progression
D’après un rapport conjoint publié en mars 2015 par Actiris,
Bruxelles Formation et le VDAB, l'évolution de l'emploi
salarié entre 2008 et 2012 indique une légère croissance à
Bruxelles (+ 0,8 %), de niveau inférieur à ce qui s'observe
en périphérie (+ 2,0 %) ou à l'échelle belge (+ 1,4 %). En
région bruxelloise, la croissance de l’emploi salarié se situe
surtout du côté des services administratifs et de soutien,
générateurs d'emplois moins qualifiés (+ 16.700 postes,
plus particulièrement dans le nettoyage, notamment dans
le cadre des titres-services). D’autres secteurs à qualifications
plus élevées voient également leur nombre d'emplois
salariés progresser (administration publique, activités spécialisées
scientifiques et techniques, immobilier). Fait notable,
l’emploi salarié s’est maintenu en dépit de la crise financière,
qui a durement frappé le secteur bancaire (- 5.900
emplois en région bruxelloise). Les secteurs de l’action sociale
et des TIC ont également reculé de quelques milliers
d’emplois.
Dans son récent livret L’entreprise, je veux savoir, l’Union
wallonne des entreprises (UWE) tordait également le cou
à un supposé recul du salariat : entre 2003 et 2013, l’emploi
total salarié en Wallonie a progressé à un taux annuel
moyen de 1,6 % (hors administrations publiques), alors que,
chez les indépendants, la croissance annuelle de l’emploi
n’était que de 0,5 %. En dix ans, plus de 100.000 emplois
salariés nets ont ainsi été créés en Wallonie. En Flandre,
l’écart se réduit entre croissance de l’emploi salarié et « indépendant
», mais le premier (1,2 % par an) devance toujours
le second (0,8 %).
Bruxelles, plus « indépendante »
Si l’emploi salarié fait mieux que se maintenir et continue
même, pour l’ensemble du pays, de croître plus vite que
l’emploi indépendant, ceci ne doit pas occulter une réalité
bruxelloise sensiblement différente. En effet, en Région
bruxelloise – en plein boom démographique, faut-il le rappeler
– l’emploi indépendant est occupé à prendre le salariat
de vitesse. Toujours selon le rapport Actiris/Bruxelles Formation/VDAB,
l'emploi indépendant a crû de près de 10 %
entre 2008 et 2012, contre 4,9 % pour l’ensemble de la Belgique.
À l'exception du commerce, dont l'emploi indépendant
affiche une tendance structurelle à la baisse (sauf pour
le commerce automobile), l'emploi indépendant a crû dans
la plupart des secteurs. « En particulier, dans les secteurs
dits ‘moins qualifiés’, la progression importante de l'emploi
Évolution du nombre d’indépendants
assujettis à Bruxelles
2011
A titre
principal
A titre
complémentaire
Actifs
après la pension
TOTAL
Source : INASTI
20 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
2012
2013
2015
70.388 74.039 75.150 77.496
13.288 13.777 14.273 14.523
5.691
6.108
6.449
6.753
89.366 93.924 95.872 98.772
Philippe Ledent
Entrepreneur multi-facettes, fondateur de Challenge
(structure spécialisée dans l’accompagnement d’entrepreneurs
débutants) et membre du Conseil Supérieur
des Indépendants et des PME, Philippe Ledent est
bien placé pour prendre le pouls des indépendants. Et il
constate pas mal de signaux positifs : « Un mouvement
de rattrapage est en train de s’opérer, aidé par le fait que
la protection sociale de l’indépendant se rapproche lentement
de celle du salarié, sur le plan de la pension notamment.
» De plus en plus de travailleurs optent pour le
statut d’indépendant par opportunisme, parce qu’ils ont
envie de changer de vie et/ou parce qu’ils veulent travailler
en toute autonomie. « Les nouvelles générations qui
arrivent sur le marché du travail sont globalement plus
attirées par l’entrepreneuriat. Le développement de nouveaux
modes de financement, comme le crowdfunding,
est également un signal positif. »
Par ailleurs, l’ère de la carrière linéaire est révolue. « En
Wallonie, 50 % des nouveaux indépendants le sont à titre
complémentaire. Un nombre croissant de personnes
vont cumuler plusieurs statuts », épingle Philippe Ledent.
Salariat et travail indépendant, plutôt que de s’opposer,
sont donc peut-être appelés à cohabiter. Par
choix… ou par nécessité.
Et l’entrepreneur-coach de souligner une autre évolution,
plus préoccupante, du travail indépendant. Ce que
l’on appelle communément l’entrepreneuriat de nécessité.
Ce dernier est de plus en plus présent chez les plus
de 50 ans. « Pour certains qui n’ont plus droit au chômage,
créer son entreprise est la seule issue. » Tenter
sa chance comme indépendant est également souvent
la seule possibilité pour les allochtones qui débarquent
dans notre pays, singulièrement à Bruxelles. « Le risque,
que l’on perçoit aussi à travers la percée de nouvelles
plateformes internet, est de créer une nouvelle classe
de sous-travailleurs qui, en plus d’être sous-protégés,
génèrent une concurrence déloyale. »
L’enjeu, pour la vitalité économique d’une région, est
de faire en sorte que l’entrepreneuriat de nécessité
devienne un entrepreneuriat d’opportunité. « Outre la
formation et l’accompagnement à la gestion, un point
essentiel consiste à sortir les indépendants de leur isolement
et aider ceux qui en ont l’opportunité à réaliser
leurs premiers recrutements. » Pour que l’indépendant
devienne véritablement un chef d’entreprise.
© Kévin Manand
׉	 7cassandra://ujfO9pwSFW6CKgEO8CeC13Aka6UW1fngg2d0tJFIR6k!`̵ V7;sQ׉E%TOPIC
Trois conditions pour
sauver le salariat
indépendant dans le secteur de la construction s'explique
en partie par les indépendants de nationalité bulgare ou
roumaine dont le nombre a crû davantage à Bruxelles que
dans les deux autres régions », détaille le rapport.
Dans le même ordre d’idée, les statistiques de l’Institut
national des assurances sociales des travailleurs indépendants
(Inasti) nous apprennent que l’année 2014 a vu l’assujettissement
de 2.900 nouveaux travailleurs indépendants
– à titre principal, complémentaire, ou après la pension –
dans la Région de Bruxelles-Capitale. Ce qui porte le total
à 98.772, contre moins de 90.000 en 2011. Les professions
libérales (34.803 assujettis à Bruxelles) fournissent une
grande partie de cette augmentation, avec plus de 1.300
nouveaux enregistrements sur le seul exercice 2014.
Bref, à Bruxelles du moins, il est faux de dire que le salariat
recule. En revanche, il est correct d’affirmer que l’emploi
indépendant progresse plus vite que lui. « Les statistiques,
encore plus récentes, de la Banque Nationale, ne montrent
aucun signe que le salariat soit actuellement menacé. Si
on se projette plus loin, par contre, on peut effectivement
se demander s’il n’y aura pas un plus large glissement de
salarié vers indépendant. C’est d’ailleurs déjà le cas dans
certains métiers, comme journaliste, consultant ou ‘digital
worker’ », observe Ivan Van de Cloot, économiste en chef
du think tank Itinera Institute. « Notre ‘knowledge economy’
favorise une approche orientée projets, qui demande pas
mal de flexibilité. Est-ce que le salariat sera de plus en plus
incompatible avec cette exigence ? C’est toute la question. »
Ivan Van de Cloot (Itinera)
Les statistiques ne montrent
aucun signe que le salariat
est actuellement menacé.
Ces dernières années, de nombreuses entreprises,
confrontées à la crise économique, ont décidé d’externaliser
un certain nombre de tâches. Quitte parfois à faire
appel à des ex-salariés devenus consultants indépendants.
« Cette tendance favorise évidemment l’augmentation du
nombre d’indépendants, mais il s’agit d’un mouvement de
balancier. Il se pourrait très bien que d’ici peu, certaines entreprises
rapatrient certaines tâches en interne », souligne
Ivan Van de Cloot.
Retour aux années 50 ?
Dans une perspective historique, l’économiste ajoute que si
la « renaissance de l’entrepreneuriat », à laquelle on assiste
dans les pays de l’OCDE depuis les années 80, devait se
La « digitalisation » galopante de nos activités et
l’arrivée sur le marché du travail de jeunes en quête
de responsabilisation et d’autonomie appellent à un
changement de la relation employeur-employé. « Radicalement
», selon Anne et Paul Mauhin, consultants
en changement auprès d’indépendants et PME, respectivement
chez Légal PME et UHDR. « Le nombre
croissant d’indépendants est certainement un signal,
encourageant, de cette prise de conscience », affirment-ils.
Ils mettent en avant trois conditions pour
sauver le salariat.
1. Travailler en « mode projet »
La flexibilité demandée par un environnement complexe
et volatil demande de repenser l’organisation.
D’ici quelques années, l’entreprise sera entièrement
articulée autour de projets. Sur base des objectifs du
moment, le comité exécutif va constituer son équipe
en fonction des profils et compétences dont elle a besoin.
Ce seront à chaque fois des équipes-choc. Elles
auront quelques mois pour atteindre leurs objectifs.
Une fois ceux-ci obtenus – ou pas – l’équipe sera diluée.
Chacun des participants se retrouvera dans un
nouveau projet, la même équipe ou bien une équipe
totalement différente. Le défi est de former les dirigeants
de demain à penser et agir selon ce « mode
projets ».
2. Jeter l’organigramme
La structure de demain est à l’image de l’horizon
en plein milieu du Pacifique, morne et plat. Plutôt
qu’avoir un arbre indiquant des rôles, le CEO et son
directeur des ressources humaines travailleront avec
un catalogue de compétences, indiquant les forces et
le potentiel des profils disponibles dans leur écosystème.
3.
Revoir les modes de rémunération
À relation nouvelle, facturation nouvelle. Fini le fixe
uniquement ou son pendant, le paiement à la performance
uniquement, souvent obtenue au détriment
du long terme. Une savante combinaison des deux
donnera de bien meilleurs résultats. La rémunération
de demain aura deux parties : une partie fixe, qui
jouera un rôle d’aimant, afin d’attirer les meilleurs
éléments, et une partie « performance » pour obtenir
l’engagement. Cette dernière comprendra un volet
lié à la performance individuelle et un volet lié à la
performance globale du projet, pour améliorer la cohésion
de groupe.
traduire par une amplification de l’emploi indépendant, ce
ne serait qu’un juste retour des choses. « Pendant les années
50, presque un tiers des emplois était constitué des
entrepreneurs indépendants, contre 16 % aujourd’hui. Selon
l’historien Fernand Braudel, ils constituaient même
plus de 50 % de la population active avant la révolution industrielle.
Il est certain que l’industrialisation a coûté cher
à l’entreprenariat indépendant. » D’après une autre source
– l’Organisation Internationale du Travail – les travailleurs
indépendants représentent désormais 10,4 % de la population
au travail, contre 9,2 % en 2004. Une progression
certes, mais pas (encore) une révolution. ●
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
21
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L’ENTREPRISE AU 21e
SIÈCLE
Le « bonheur au travail » est le concept du jour en ressources humaines. Projet de
productivité ou ambition philosophique de type utopiste visant l’épanouissement de
l’individu ? Qu'importe si les deux sont compatibles ? Mais le bonheur est-il soluble
dans le travail ? Le travail perméable au bonheur ? Et quel type de structure en
organise-t-elle les conditions de possibilités ?
Didier Dekeyser
P
ris séparément, bonheur et travail sont loin
d'avoir épuisé leurs potentiels philosophique et
sociologique malgré une littérature pléthorique ; que dire
de leur réunion dans le slogan lapidaire que propose le
titre de cet article ? Pour d'aucuns, c'est le mariage de
passion qu'ils vivent chaque jour, pour d'autres une vie
commune fondée sur la nécessité ; d'autres enfin y voient
l'union de l'eau et du feu, avec la circonstance aggravante
qu'une valeur travail qu'ils ne reconnaissent pas s'impose
comme critère premier d'intégration sociale.
Droit à la paresse vs droit au travail
Combien de chômeurs n'évoquent-ils pas leur droit au
travail dans une société hyperactive et d'abondance, qui
les laisse pourtant sur le carreau malgré les excès de
travail imposés à d'autres ?
Leur demande de fond : pouvoir disposer des moyens
nécessaires pour s'intégrer économiquement dans une
société hyper consommatrice, mais aussi tendre vers
une position sociale approchant celles dont les medias
nous rabâchent les oreilles – medias eux-mêmes éblouis
par les richesses indécentes que d'aucuns possèdent. Et
c'est un changement important par rapport à une époque
récente où le travail déifié était une valeur en soi : beaucoup
ne se croient plus dupes d'un système qui valorise
l'effort, mais récompense d’autant plus le succès qu’il est
obtenu facilement et par d'autres moyens que le travail.
Il est dès lors peu paradoxal d'entendre ceux qui réclament
le droit au travail reprendre des arguments avancés par
le plus célèbre pourfendeur dudit travail, Paul Lafargue,
qui revendiquait quant à lui le droit à la paresse comme
condition d’accès au bonheur.
22 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
L’analyse fournie par l’ouvrage de Lafargue (voir encadré)
demeure pertinente par bien des côtés ; mais il est particulièrement
intéressant, dans le cadre de cet article, de
relever qu’elle décrit l’avènement d’une classe parasite
située entre l’entrepreneur et le travailleur. Classe de
semi-laborieux dont les fonctions inutiles (et coercitives
d’une façon ou d’une autre), génèrent les tâches qui les
occupent et détournent une énergie considérable. Car,
sous la réjouissante impertinence de ton de Lafargue, des
constats et des arguments ont paru solides à de modernes
capitalistes, plus pragmatiques que dogmatiques et, sans
doute, fondamentalement humanistes.
Ainsi, les tenants d'une autre organisation du travail,
qui vise aussi le bonheur du travailleur, vont fustiger en
premier lieu tout ce qui détourne du but premier de la
« véritable » entreprise – cette « réunion de personnes
autour d'un projet positif » : les fonctions de contrôle, de
conseil, de gestion humaine, les contremaîtres et autres
chefs de service empilées hiérarchiquement… Tout ceux
׉	 7cassandra://ZhiJD0HqeAf3SHngqh5vHdMc76AbnItsTS42cwXWc24G`̵ V7;sQ׉EL’avenir ? Nous nous en occupons
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9ׁH Nhttps://www.marxists.org/francais/lafargue/works/1880/00/lafargue_18800000.htmׁׁЈנV7;sQ =̰
9ׁH +https://www.youtube.com/watch?v=lGShsSQatN8ׁׁЈ׉EUTOPIC
qui, finalement, n'ont d'autre relation avec les fonctions
vitales de l'entreprise que celle de l'interférence permanente.
La
dernière chose que ferait une firme
recherchant le profit est de dilapider
de l'argent pour employer des gens
dont elle n'a pas vraiment besoin ; c'est
pourtant ce qui se passe.
(David Graeber)
Bien-être vs burn-out
Lorsqu'un sondage rapporte que 35% de travailleurs déclarent
utiliser une stratégie construite pour contrevenir
aux obstacles internes que leur entreprise met à la bonne
exécution de leur boulot, on est dans ce type d'expérience.
Et l'on est au seuil d'approuver le constat que le médiatique
David Graeber professeur à la London School
of Economics pose au fil de ses interviews : les bullshit
jobs1
sont les plus paradoxaux des maux que s'infligent
les entreprises. Graeber reprend in fine la thématique
de Lafargue, en insistant comme lui sur le côté absurde
de la situation (« La dernière chose que ferait une firme
recherchant le profit est de dilapider de l'argent pour
employer des gens dont elle n'a pas vraiment besoin ;
c'est pourtant ce qui se passe2
»), mais en soulignant
d'un trait plus marqué l'immense déficit de bien-être
qui en résulte, comme un gâchis évitable mais pourtant
entretenu. « Tant de gens passent leur vie à faire des
choses qu'ils savent inutiles […]. Les dégâts moraux et
spirituels qu'engendre cette situation sont profonds. »
Le management, ce n'est pas faire,
c'est laisse faire pour que les choses se
fassent d'elle-même.
(Jean-François Zobrist )
management, qui préconise a contrario la liberté de tous
comme principe de management, prenant ainsi le contrepied
d’une approche tayloriste encore trop répandue, où la
directive, son respect strict et le contrôle de son application
étouffent dans l'œuf toute la richesse potentielle des
êtres humains employés. À la clé, un bien-être retrouvé
par les membres de l'entreprise et une rentabilité dopée.
À cet égard, les statistiques de satisfaction des travailleurs
sont éloquentes : si 12 % des salariés se lèvent fringants
et partent au front du travail la fleur au fusil, 60 % d'autres
se disent « désengagés » et ne s'y rendent que pour y
gagner un salaire, tandis que 28 % y vont avec des pieds
1 http://strikemag.org/bullshit-jobs/
2 Interview donnée au Guardian, 21 mars 2015
3 Stichting Innovatie en Arbeid (http://www.serv.be/stichting)
4 http://www.serv.be/stichting/nieuws/knipperlicht-voor-burn-out
24 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
C'est la démarche appliquée par quelques patrons qui ont
investit le champ humain de leur goût d'entreprendre, qui
ont observé, écouté, compris les motivations réelles de
leurs travailleurs et ont remplacés des relations codifiées
contre-productives par des relations vraies, prenant le
pari de leur richesses et le risque de leur foisonnement.
Et bien leur en a pris quelquefois, comme le montre
de plomb, si ce n'est avec horreur, et sont prêts à être
contre-productifs voir saboteurs en réaction.
Parmi ces masses malheureuses, beaucoup succombent :
en Flandre, la Fondation Innovation et Travail3
qui établit
tous les trois ans un audit de la qualité et des conditions
de travail, révèle qu'un travailleur sur dix est confronté
au burn-out. La source en est une charge quantitative et
émotionnelle de travail trop élevée, mais d’autres facteurs
jouent également un rôle, comme une relation tendue avec
un supérieur qui fait encourir deux fois plus de risques de
développer ce type de symptômes4
. Bref, ce qui est mis
en cause c’est l’environnement bullshit...
Face à ce constat statistique, un fond d'humanisme et
un certain pragmatisme ont amenés des entrepreneurs
à renverser l'acceptation commune de ressources humaines
dans le but de valoriser l'humanité de ces précieuses
ressources.
Dirigisme vs liberté
Le maître-mot de l'entrepreneur est sans doute la liberté
(d'entreprendre, d'initiative, de décision…), qu'il évoque
comme condition fondamentale du succès de ses activités.
Dans les faits, au sein de son entreprise, c'est une valeur
qu'il n'entend cependant pas voir étendue au-delà des
limites de sa gouvernance. Ainsi, le moteur du succès de
ses employés ne peut-il paradoxalement pas renvoyer à ce
qui fait le sien et sans lequel il n'aurait pas été gagnant.
C'est le propos d’Isaac Getz, docteur en psychologie et en
׉	 7cassandra://PtM36mKTMwTbbi8yvK40rH2MVJ7uZe98Y3aPTY8yXos`̵ V7;sQ׉ETOPIC
l'aventure Favi menée par Jean-François Zobrist qui
résume sa méthode de management par une formule
lapidaire : « Le management, ce n'est pas faire, c'est
laisse faire pour que les choses se fassent d'elle-même ».
Une bonne innovation, c'est une
désobéissance qui réussit.
(Michel Munzenhuter)
Condition de succès: une foi en l'homme certaine, oser
prendre l'initiative d'une démarche complète et non
de surface, avoir la patience de la voir mûrir et affronter
les réticences d'un environnement conformiste.
Le malheur dans le travail
Dans Le Droit à la paresse, paru en 1880, Paul Lafargue
entend démonétiser la valeur travail, si bien
enseignée à un prolétariat misérable que celui-ci
en vient à ne plus s'apercevoir qu'elle est la source
de tous ses maux, allant même jusqu'à revendiquer
un « droit au travail » sans s'apercevoir qu'ils s'agit
d'un « droit à la misère » car « Les travailleurs euxmêmes,
en coopérant à l'accumulation des capitaux
productifs, contribuent à l'événement qui, tôt ou
tard, doit les priver d'une partie de leur salaire6
. »
L'ouvrage est une réaction émotionnelle aux conditions
de travail qui marquent l'avènement de l'industrie,
mais aussi une analyse pertinente d'un cycle
économique délétère et foncièrement absurde.
Le progrès technique, au lieu de libérer du temps
libre pour l'homme, met celui-ci en concurrence
avec la machine. Il s'ensuit une course à la productivité
génératrice de plus de travail. L’augmentation
exponentielle de la production « contraint » dès lors
la classe possédante à travailler moins encore, en
occupant notamment plus de gens à son service
personnel (le nombre d'employés de maison devient
égal ou supérieur aux forces vives de la nation) et en
surconsommant. Mais un prolétariat trop bien endoctriné
par la valorisation du travail et ulcéré d'injustice
renvoie le mot d'ordre qu'on lui a trop souvent
assené : « qui ne travaille pas ne mange pas ! »,
cri de colère aux accents de révolte que le bourgeois
voudra bâillonner en créant quantités « […]de prétoriens,
de policiers, de magistrats, de geôliers
entretenus dans une improductivité laborieuse »
qui participent par ailleurs à la consommation
nécessaire de l'excès de biens produits ; celle-ci est
encouragée également dans les colonies, sinistre
commerce international avant l’heure, où dominera
aussi la classe des « petits chefs » : « […] le grand
problème de la production capitaliste n'est plus
de trouver des producteurs et de décupler leurs
forces, mais de découvrir des consommateurs,
d'exciter leurs appétits et de leur créer des besoins
factices » ; « […] les capitaux abondent comme les
marchandises. Les financiers ne savent plus où les
placer ; ils vont alors chez les nations heureuses qui
lézardent au soleil en fumant des cigarettes, poser
des chemins de fer, ériger des fabriques et importer
la malédiction du travail. »
Ce qui interrompra l'absurde spirale ne viendra paradoxalement
pas de la classe laborieuse (« le vice
du travail est diaboliquement chevillé dans le coeur
des ouvriers »), mais d'industriels qui demanderont
une limitation de la journée de travail après avoir
constaté que cette mesure appliquée en Angleterre
menait à une productivité supérieure (lorsque le
seuil de fatigue et d'hébétude complète de l'ouvrier
n'était pas franchi quotidiennement) et que cela libérait
un temps potentiel de consommation. C'est
sur base de cette expérience que Lafargue préconisera
la mécanisation du travail et la journée de
3 heures ; avant mieux sans doute, à l'exemple divin
que cet athée se plaisait à répéter : « Jéhovah,
le dieu barbu et rébarbatif, donna à ses adorateurs
le suprême exemple de la paresse idéale: après six
jours de travail, il se reposa pour l'éternité ! ».
Mais, comme le dit Michel Munzenhuter (patron de la
société alsacienne SEW Usocome), qui a lui aussi appliqué
avec succès cette nouvelle organisation du travail à son
entreprise : « Une bonne innovation, c'est une désobéissance
qui réussit5
». ●
5 Extrait sur https://www.youtube.com/watch?v=lGShsSQatN8
6 Texte en ligne disponible sur: https://www.marxists.org/francais/lafargue/works/1880/00/lafargue_18800000.htm
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
25
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L’ENTREPRISE AU 21e
SIÈCLE
Paul Dewandre : « Je ne fais plus la distinction
entre travail et vie privée ! »
En adaptant le spectacle « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus »,
issu de l’ouvrage de John Gray, Paul Dewandre s’est fait un nom. Entrepreneur
chevronné qui géra dans une autre vie une compagnie aérienne, cet observateur
éclairé de notre société évoque une thématique en vogue dans le monde entrepreneurial
: l’articulation entre la vie privée et le travail.
David Hainaut
I
ngénieur de gestion diplômé de
l’UCL et titulaire d’une maîtrise
en administration des affaires à
Columbia, Paul Dewandre a aujourd’hui
pris ses aises dans le sud de la France.
Ce qui ne l’a pas empêché, cet été à Malmedy,
de donner une conférence-débat
autour de l’équilibre entre vie privée et
vie professionnelle.
Bruxelles Métropole : Selon votre expérience,
de quoi se plaignent le plus
familles et travailleurs aujourd’hui?
Paul Dewandre : Je ne vous apprendrai
sans doute pas grand-chose en vous
disant que la frontière entre vie professionnelle
et familiale devient parfois très
floue, avec des heures supplémentaires
de plus en plus compliquées à quantifier.
L’apparition des nouvelles technologies
a perturbé pas mal de ménages
et engendré un surplus de stress. Cela rejaillit forcément
dans une vie de couple. C’est pourquoi il est important de
bien communiquer entre nous pour identifier ces problèmes
et bien les saisir. Alors, on pourra envisager l’une
ou l’autre solution.
Comme… ?
La généralisation du télétravail est par exemple une très
bonne chose. La flexibilité du temps de travail s’améliore,
elle aussi : le temps où l’employé devait tout le temps
être présent et actif au bureau pour justifier de sa qualité
est révolu. C’est paradoxal, mais cela a été prouvé :
une liberté dans les horaires s’avère souvent bénéfique.
Et puis, cela peut paraître anodin, mais il ne faut jamais
oublier de s’évader. Moi, c’est en faisant du sport que je
me suis complètement requinqué, à un moment où je ne
savais plus très bien vers où aller professionnellement !
Que peuvent faire les employeurs ?
Mettre en place quelques règles, fixer des limites, par
exemple ne pas multiplier les réunions trop fréquentes et
tardives, oublier un peu les échanges d’e-mails le weekend…
Offrir l’un ou l’autre service à ses employés. Et puis
là encore et surtout, en parler, sans nécessairement se
26 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
dire qu’on va être intrusif dans la vie
des travailleurs. À l’heure actuelle, c’est
une nécessité. Mais je pense qu’il y a
une prise de conscience générale à ce
niveau. Pour garder leurs meilleurs
employés, les entreprises savent que le
bien-être est de plus en plus recherché.
Empêcher un employé d’aller sur les
réseaux sociaux pendant la journée est
souvent vain ; on doit lui laisser une certaine
latitude. Si un climat de confiance
est instauré, cela ne pourra être que
donnant-donnant.
Vous-même, vous vous sentez parfois
concerné ?
Maintenant, plus du tout ! Avec le temps,
j’ai appris à mieux me connaître, à surtout
savoir ce que je ne voulais plus.
J’ai changé radicalement d’orientation
professionnelle en devenant un saltimbanque
et en prenant quelques risques indispensables
pour bien rebondir. Cela a été salvateur ! Idem pour mon
épouse, qui a elle aussi complètement basculé. C’est d’ailleurs,
j’y reviens, en communiquant énormément que nous
avons réfléchi à ce que nous voulions faire de notre vie.
Aujourd’hui, comme nous vivons chacun de nos passions,
nous sommes comblés et n’avons même plus le sentiment
de travailler. La distinction n’existe plus ! C’est à peine si
nous prenons des vacances…
Vous pensez que n’importe quel employé peut ainsi
changer de voie ?
En tout cas, certainement beaucoup plus qu’on ne le pense.
Pas mal de travailleurs sont nés pour créer, entreprendre,
innover mais n’osent simplement pas se lancer. De peur,
parfois, de quitter un environnement d’apparence confortable
pour se retrouver seul. Or, il n’y a aucun mal à cela :
tout le monde n’est pas fait pour travailler pour un patron
et le jeu peut, à terme, franchement en valoir la chandelle.
On peut se lancer en solo, trouver son bonheur et gagner
beaucoup mieux sa vie que dans une entreprise qui vous
emploie – même si l’argent ne doit jamais être la seule
motivation. Je l’ai toujours dit, les plus belles aventures
restent avant tout humaines ! ●
׉	 7cassandra://n9BHd5O_0XkAJjVEezyGpefNxO3LifV3efguLyOFYbc:`̵ V7;sR׉EKLe plus grand risque en Bourse
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Un plan santé essentiel pour les PME
Une protection contre les frais élevés d’une
hospitalisation ou d’une incapacité de travail fait partie
des assurances les plus appréciées en Belgique. Ces
avantages qui sont fortement sollicités ont été réunis
sous le nom d’essential for health, spécialement conçu
pour les PME.
Caroline, qui emploie 9 infirmières à domicile,
l’a également découvert : essential
for health est un complément idéal à tout
package salarial compétitif. Elle nous a
décrit les risques professionnels que la
profession d’infirmière comporte, mais elle
n’était pas au courant des avantages d’un
plan santé pour sa PME. Ses employées
ont cependant indiqué qu’elles apprécient
un plan santé tel qu’essential for health
en sa qualité de sécurité financière permettant
de maintenir leur niveau de vie en
cas de maladie.
Quelles sont les garanties proposées par
essential for health ?
Essential for health est composé de 2 volets
: d’une part, le volet « protection des
revenus » qui prévoit un capital en cas de
décès, qui couvre l’incapacité de travail
(avec une rente dégressive ou pas, maladies
psychologiques comprises ou pas) et
qui comprend également une assurance
hospitalisation. Cette assurance hospitalisation
permet aux assurés le remboursement
des frais médicaux et octroie une
assistance nationale et internationale tout
en laissant aux employeurs le libre choix
des franchises et des formules d’assistance.
D’autre part, le volet « prévention
santé » qui contient un check-up médical
annuel composé de 8 tests (entre autres,
la glycosurie, le dépistage du cancer de la
prostate ou de l’utérus) proposés en fonction
de l’âge et du sexe du collaborateur.
En outre, grâce à la carte santé personnelle,
les collaborateurs des PME peuvent
directement entrer en contact avec le call
center d’AXA en cas d’accident ou d’hospitalisation.
Celui-ci pourra alors immédiatement
les aider.
Enfin, les PME bénéficient d’une administration
simple grâce aux plateformes
digitales qui leur sont proposées.
Dail healthcare est un site Web sécurisé en
ligne offrant les fonctionnalités suivantes
dans le cadre de l’assurance hospitalisation
:
❙ consulter en temps réel des informations
sur le contrat et les couvertures
d’assurance
❙ ajouter ou annuler un membre du
personnel ou de sa famille, et modifier
les données d’un affilié
❙ visualiser et télécharger les avis
d’échéance
❙ télécharger l’attestation d’assurabilité
De plus, les assurances décès et invalidité
ainsi que les déclarations de sinistre des
affiliés peuvent notamment être gérées
d’une manière unique et efficace via « dail
employee benefits ».
En d’autres termes, le package « essential
for health » offre non seulement divers
avantages aux collaborateurs d’une PME,
mais simplifient également la vie des employeurs.
׉	 7cassandra://Uhng5oj36N6XtBFko1ymOiczmaR25RgJkGsm4Vh0MT4 `̵ V7;sR׉EUL’innovation naît du dialogue
L’ENTREPRISE AU 21e
SIÈCLE
Rien n’empêche l’entreprise innovante d’aller puiser l’inspiration dans d’autres
secteurs. Même dans le football. À l’instar de grands clubs qui, tels Anderlecht et
La Gantoise, prêtent des joueurs, IBM propose à ses collaborateurs de découvrir
temporairement d’autres horizons.
Peter Van Dyck
«U
ne entreprise du secteur IT se doit d’être innovante.
Sinon elle se met hors-jeu. » Mia Vanstraelen,
la directrice RH d’IBM, le clame : l’innovation est
une des trois valeurs fondamentales de son entreprise. «
L’innovation peut surgir partout, chaque jour. Elle commence
par une nouvelle idée qui pourrait servir à d’autres.
L’innovation est ancrée dans la culture d’IBM et dans notre
boulot. Nous regardons continuellement autour de nous,
l’esprit ouvert, en quête d’inspiration. Nous organisons
des sessions d’innovation à chaque projet, en impliquant
le client. Et avec cette question : ‘Que pouvons-nous faire
autrement et pourquoi ?’ »
L’entreprise a développé, il y a plus de dix ans déjà, une
plateforme de collaboration « sociale » pour faciliter l’innovation
ouverte. Le système tourne aujourd’hui sous
IBM Connections, une version plus évoluée de la plateforme.
Elle ressemble à Facebook : tous les collaborateurs
disposent de leur profil, où ils peuvent déposer des
idées et des blogs. « Cela se fait dans une ambiance
très ouverte », explique Mia Vanstraelen. « Il est même
possible de déposer des messages sur le profil de notre
CEO américaine Ginni Rometty et il n’est pas rare qu’elle
y réponde personnellement. Nos clients accèdent aussi à
la plateforme. Nous pouvons ainsi communiquer directement
avec eux. »
À l’instar de Facebook, IBM Connections propose de
grandes et petites communautés dont les collaborateurs
peuvent se faire membre. Indépendamment, il est possible
de se mettre en quête d’experts spécifiques qui pourront
aider le collaborateur dans un projet qui l’occupe. « Il est
très facile d’entrer ainsi en contact avec des personnes
intéressantes que vous n’auriez jamais rencontrées autrement
», déclare la directrice RH. « Il est rare que l’innovation
provienne d’une personne unique. Elle surgit
habituellement d’un dialogue. »
Quitter la zone de confort
On comprend mieux la culture d’IBM en expliquant la
combinaison chiffrée 1-3-9, véritable concept pour les
gens du cru. Le 1 représente l’objectif principal : « to be
essential » (on comprendra : chaque collaborateur doit être
essentiel à l’expérience du client). Le 3 fait référence aux
trois valeurs d’IBM : application, innovation, confiance &
responsabilité. Le 9 renvoie aux neuf practices (trois pour
chaque valeur). Les trois pratiques relatives à l’innovation
sont : « restlessly reinvent our company and ourselves »,
« dare to create original ideas » et « treasure wild ducks
». IBM a interrogé plus de 300.000 collaborateurs de
par le monde pour définir ces pratiques idéales. Et on
ne s’est pas privé de lorgner chez les grands voisins tels
qu’Apple et Google. Les collaborateurs ont aussi été invités
à soumettre des récits qui illustrent les pratiques qu’ils
proposaient.
En matière d’innovation ouverte, le principe de « treasure
wild ducks » (chérir les originaux) invite à jeter un
regard positif sur les gens qui s’écartent de la norme. De
même, le principe « restlessly reinvent » est fondamental.
« Au terme de chaque réunion, nous nous demandons si
nous avons pu bousculer le statu quo. Comment et quand
sommes-nous sortis de notre zone de confort ? »
La question « Et si... ? »
Pour que l’innovation ouverte pénètre au plus profond de
l’organisation, il faut engager des gens qui présentent la
bonne tournure d’esprit. La directrice RH et ses collègues
recourent aux principes 1-3-9 pour diriger les interviews
de candidats. Selon les practices, on posera par exemple
une question de type « Et si... ? » lors d’un entretien, pour
évaluer le potentiel d’innovation du candidat.
La créativité doit être stimulée en continu et de façons
très diverses, explique Mia Vanstraelen. « À mon arrivée,
ce matin, l’ordinateur m’a adressé quelques questions
interpellantes qui me font réfléchir à ma fonction. Ces
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
29
© IBM
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9ׁH  http://www.brother.be/CashbackCLׁׁЈ׉ETOPIC
Le jeune talent mérite
d’être guidé
Ivan De Witte, président de La
Gantoise, le soir du titre.
Ginni Rometty, CEO d’IBM.
petites enquêtes qui cherchent du feed-back nous parviennent
environ une fois par mois. Ensuite, il y a les
ateliers et jam sessions, de quoi stimuler l’innovation et
entretenir le dynamisme. Nous procédons ainsi parce
qu’il est facile de se laisser aller à la routine. Nous nous
efforçons donc d’approcher notre travail sous un angle
nouveau chaque jour. »
Un pas de côté
Katleen De Stobbeleir, professeur en leadership et gestion
du personnel à la Vlerick Business School, a étudié
IBM lors de recherches sur l’innovation ouverte. Elle est
arrivée à la conclusion que, dans notre pays, un nombre
totalement insuffisant de travailleurs sont encouragés
à réfléchir par-delà les limites de leur département ou
de leur entreprise. Lors de la présentation de son étude,
elle a proposé que les entreprises se comparent à des
équipes de football professionnelles. IBM entretient en
effet des relations rapprochées avec le monde du sport.
« Nous collaborons avec le Mentally Fit Institute pour
le coaching de nos cadres », explique Mia Vanstraelen.
« Le directeur Alain Goudsmet est aussi le coach qui a
construit le succès des Red Panthers, l’équipe nationale
belge de hockey féminin. Du coup, nos cadres puisent pas
mal d’idées dans leurs expériences sportives, en matière
de ‘team performance’. »
Le professeur De Stobbeleir a contribué très concrètement
à la gestion du personnel. Exemple : les grands clubs de
football prêtent temporairement certains joueurs pour
qu’ils développent leur expérience ailleurs. Et si le monde
de l’entreprise adoptait le même principe ? « Eh bien
oui », répond Mia Vanstraelen. « Nous avons même un
programme qui fait exactement cela. Nos collaborateurs
peuvent travailler pendant deux ou trois ans chez un de
nos business partners ou chez un client. Ceux qui le font
se posent souvent des questions sur leur carrière. Ce sont
des éléments extrêmement valables qui, pour une raison
ou pour une autre, sentent le besoin de changer d’air.
Certains nous reviennent transformés, heureux de savoir
comment cela se passe ailleurs. D’autres sont tellement
enthousiastes de leur nouvel environnement de travail,
30 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
Les clubs de football professionnels et les entreprises
ont beaucoup à apprendre les uns des autres, affirme
Ivan De Witte. En tant que président de La Gantoise,
club champion de Belgique en titre, et CEO de l’agence
de ressources humaines Hudson, il est bien placé pour
comparer ces deux mondes. La formation des jeunes
footballeurs pourrait servir d’exemple, dit-il. « En fait,
il faut suivre la même démarche avec les ‘young potentials’
», estime M. De Witte. « On ne leur propose pas
seulement des perspectives de carrière, mais aussi un
sérieux encadrement, y compris sur le plan psychologique.
La grande différence entre le foot et l’entreprise
est la pénurie de talents : elle est beaucoup plus marquée
dans le monde du football. »
Le principe d’un prêt de collaborateurs, comme dans
le football, mérite à tout le moins la réflexion, estimet-il.
« Si, à un moment donné, il y a par exemple moins
de travail dans le secteur de l’alimentation, alors que le
secteur pharmaceutique cherche des candidats, de tels
prêts temporaires pourraient apporter une solution. Il
faudra toutefois bien étudier la question sur le plan juridique
: ce ne doit pas être facile à réaliser, avec la législation
actuelle. »
La Gantoise prête actuellement sept joueurs : essentiellement
de jeunes talents, parfois aussi des footballeurs
encore sous contrat, mais qui ne correspondent pas à la
stratégie de l’entraîneur. En ce qui concerne les jeunes,
il s’agit de poursuivre leur développement dans un autre
club où ils ont davantage de chances de jouer et de préparer
leur avenir. Ivan De Witte : « Cet autre club leur
offre un meilleur rythme de matches et développe leur
puissance musculaire. Benito Raman illustre, chez nous,
l’efficacité d’un tel prêt. Il a eu l’occasion de s’améliorer
auprès du Germinal Beerschot et du FC Courtrai, et il en
est revenu avec davantage de maturité. »
qu’ils souhaitent y rester. D’autres encore décident, au
terme de cette expérience, de changer de secteur. Il est
vrai que l’informatique génère du stress et évolue très vite.
La gestion d’un flux constant de nouveautés est vorace
en énergie. Nous voyons très régulièrement des gens qui
décident de changer totalement de cap et qui s’en vont
par exemple travailler dans un CPAS. Nous comprenons
parfaitement. Dans ce domaine aussi, nous devons faire
preuve d’ouverture. » ●
© IBM
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de la solidarité aussi
Les agents de sécurité de G4S sont
de plus en plus souvent confrontés
à des sans-abri chez les clients
où ils sont en poste. La situation de
ces déshérités est habituellement
inquiétante. Ces gens ont fréquemment
besoin d’une aide urgente.
G4S a donc signé un protocole
avec le Samusocial, l’organisation
bruxelloise d’aide aux sans-abri,
pour que ces gens ne soient pas
purement et simplement refoulés
dans la rue.
G4S est le plus grand fournisseur au monde
de produits, services et solutions de sécurité.
Le groupe est actif dans quelque
100 pays et emploie 611.000 personnes au
total. L’entreprise opère également dans
notre pays depuis plus d’un demi-siècle et
y fournit aujourd’hui de l’emploi à quelque
6000 personnes. Les agents de surveillance,
convoyeurs de fonds, gardiens, hôtesses et
guetteurs arborant le logo G4S font dès lors
partie intégrante de notre paysage urbain.
Notre entreprise accorde beaucoup d’importance
au développement durable. Le
concept people, planet and profit n’a rien
d’un slogan creux chez G4S : il constitue une
des valeurs fondamentales dont chaque
membre du personnel se fait l’ambassadeur.
Cette responsabilité se retrouve au cœur de
nos activités « Securing Your World ». Et elle
nous met tous les jours en contact rapproché
avec les besoins élémentaires de nombreuses
personnes démunies.
Ni toit, ni domicile
Cette philosophie se concrétise notamment
par la collaboration que nous avons entamée
à la fin de 2014 avec le Samusocial,
une organisation bruxelloise qui s’occupe
des sans-abri de notre capitale. Les agents
de G4S rencontrent en effet toujours plus de
personnes sans toit ni domicile. Nous avons
donc défini, avec le Samusocial, un protocole
qui définit les réactions à adopter face à
de telles situations précaires et les meilleures
façons d’aider les sans-abri et de les guider
vers des structures d’accueil où ils trouveront
de la nourriture et des premiers soins.
Chacun de nos agents reçoit une sorte de
carte de visite qui mentionne un numéro
gratuit pour joindre les structures d’accueil.
Ils auront aussi sur eux des feuillets qui mentionnent
les principales adresses où les sansabri
peuvent se rendre. Des accords ont par
ailleurs été conclus quant à la façon d’interagir
avec les sans-abri. Désormais, les agents
se présentent d’abord par leur prénom et
mentionnent ensuite qu’ils sont chargés de
la surveillance. Il faut éviter la confrontation
dans la communication avec les sans-abri,
pour favoriser un dialogue positif et respectueux.
Un exemple : les agents ne resteront
pas debout durant la conversation, mais
se mettront à la hauteur de la personne. Si
celle-ci est assise ou accroupie, ils feront de
même.
Si un sans-abri se révèle particulièrement
vulnérable (si il ou elle est malade, s’il s’agit
d’une femme seule ou d’une famille avec
des enfants), l’agent prendra systématiquement
contact avec le numéro d’urgence
du Samusocial et restera auprès de la personne
jusqu’à l’arrivée des services d’aide.
Les sans-abri qui semblent autonomes seront
systématiquement invités à demander un
hébergement auprès du Samusocial. Si le
sans-abri le souhaite, l’agent G4S appellera
lui-même l’organisation.
Une boîte à chaussures bien remplie
La collaboration avec le Samusocial s’est
déjà concrétisée lors de la fête de Noël de
l’année passée. Une septantaine de collaborateurs
G4S se sont installés dans un
des locaux de l’organisation pour servir un
délicieux dîner à trois services à quelque
150 sans-abri et personnes en difficultés financières.
Les convives ont été invités à un
dîner de Noël typique. Ils ont pleinement savouré
l’ambiance festive, le repas et la compagnie.
La sensation d’unité et de solidarité
est essentielle, a fortiori lors des fêtes de fin
d’année.
Ce soir-là, l’opération ‘shoe in the box’ a fait
figure de cerise sur le gâteau. Pendant le
dîner, chaque convive a reçu une boîte à
chaussures bien remplie. G4S avait en effet
encouragé ses collaborateurs à remplir une
boîte à chaussures de denrées non périssables,
de couvertures et de jouets. Tout cela
a été emballé pour en faire des cadeaux distribués
pendant le repas.
Notre apport à la communauté humaine
Ce type d’opérations se poursuivra à l’avenir.
Avec d’autres dîners de Noël et sans doute
de nouvelles initiatives. G4S conçoit aussi son
rôle dans la communauté humaine sous la
forme d’assistance à celles et ceux qui en
ont vraiment besoin. Tous les collaborateurs
sont en mesure d’y contribuer. Ce concept
d’apport à la communauté humaine est inscrit
au plus profond de notre organisation.
Pour plus d’informations, merci de contacter G4S au 02/712.59.30 ou à l’adresse sales@g4s.be.
׉	 7cassandra://tj8oJhxRojYB_kz38I2KJ05GixR38f778ecOSK6Ssm4(`̵ V7;sR׉ELa confrontation, facteur de confiance
L’ENTREPRISE AU 21e
SIÈCLE
Un processus de changement axé sur la personne développe la connaissance que
nous avons des collègues et de nous-mêmes. Les opposés apprennent ainsi à se
compléter plutôt qu’à se torpiller mutuellement. C’est ce dont témoigne ce cas
vécu par l’équipe de management du customer service, chez Roche Diagnostics
Belgium.
Peter Van Dyck
L'
homme qui, en 2012, a pris les rênes du département
customer service de Roche Diagnostics
Belgium à Vilvorde, ne savait rien des spécificités
de cette activité. Le démarrage a donc été laborieux, tout
autant d’ailleurs que les rapports avec le middle management.
Le nouveau directeur a donc fait appel à l’agence
Intentif, qui se spécialise dans le « leadership d’union ».
Axé sur les personnes, le programme de changement
d’Intentif s’est étalé sur deux années. Il s’appuyait sur
deux principes de base. Tout d’abord un coaching individuel
: le directeur, les quatre middle managers et les
deux assistants de direction ont chacun passé un test
qui a abouti à l’élaboration d’un profil personnel. Le test
définissait notamment dans quelle mesure la personne
était introvertie ou extravertie, analytique ou entreprenante.
Le coach débattait ensuite des atouts et faiblesses
constatés avec chaque membre de l’équipe.
Le deuxième principe se focalisait sur la collaboration.
« Nous avons appris à connaître les sensibilités et
points forts de chacun d’entre nous, pour mieux en tenir
compte », explique Filip Colpaert, l’actuel directeur du
département Customer Service. « Nous avons découvert
comment percevoir ce que l’autre peut ressentir. Un esprit
analytique a besoin de tout décrypter jusque dans
le moindre détail, tandis que l’esprit entreprenant veut
prendre d’emblée le taureau par les cornes. Du coup,
lors du lancement d’un projet, les uns voient les risques
et les autres, les opportunités. L’idéal serait de trouver
le bon équilibre entre les deux. Or, si des profils opposés
sont susceptibles de s’entraver mutuellement, ils sont
aussi capables de se renforcer par complémentarité,
pour autant qu’il existe une compréhension réciproque.
J’ai ainsi constaté que l’analyse que font les collègues
facilite la collaboration. J’ai appris à évaluer les gens et à
interpréter leurs comportements ; je sais par conséquent
quelles susceptibilités il vaut mieux ne pas égratigner et
quels atouts je peux exploiter. Celui qui parvient à adapter
ses réactions au processus de réflexion des autres en
récolte toujours les fruits. »
Nous avons appris à connaître
les sensibilités et points forts de
chacun d’entre nous,
pour mieux en tenir compte.
Les incompatibilités mises à nu
Le département a décidé ultérieurement d’appliquer aussi
le processus d’analyse des profils et de formation aux
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
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cinq membres de l’équipe de management subalterne, à
savoir les coordinateurs ou chefs de groupe, supervisant
chacun trois personnes. « Des collaborateurs tentaient
parfois de dresser les coordinateurs les uns contre les
autres », raconte M. Colpaert. « Après le coaching, cette
équipe était parfaitement soudée. Deux des coordinateurs
ont été promus à une fonction dirigeante, dans l’intervalle.
L’analyse du profil a visiblement constitué une bonne base
d’évolution dans leur carrière. »
La formation qui fait suite à l’analyse de profil se focalise
fortement sur la pratique, nous dit Filip Colpaert. « Si
quelque chose vous préoccupe, par exemple un collaborateur
qui n’en fait qu’à sa tête, vous en discutez au
sein du groupe. Les autres managers peuvent alors vous
dire comment ils réagiraient, s’ils étaient à votre place.
Voyez-vous, le problème des managers, c’est qu’ils ont
souvent une perception bien précise de leurs fonctions
et qu’ils s’en servent parfois pour tirer des conclusions
à l’avance. Peut-être est-ce précisément cette attitude
qui fait qu’un collaborateur n’agit pas comme vous le lui
demandez. »
Déminage
Filip Colpaert admet avoir été dubitatif à l’égard du processus
de changement, du moins au début. Des expériences
antérieures l’avaient rendu sceptique à l’égard
des coaches extérieurs. Le discours de tels conseillers
paraissait trop souvent artificiel et difficile à mettre en
pratique. Mais ce processus de changement axé sur la
personne s’y prenait autrement. M. Colpaert a surtout
beaucoup appris sur lui-même, pendant les sessions de
groupe. Cet exercice du miroir lui a permis de mieux fonctionner
en tant que manager. Il est à présent conscient
de ses propres faiblesses et davantage enclin à écouter
les autres. « Je suis plutôt extraverti, d’où une certaine
tendance à imposer mon opinion. Parfois, lors d’une discussion
avec les collègues, ma résolution est pour ainsi
dire prise avant même que les autres n’aient pu s’exprimer.
J’ai été très interpellé de découvrir que je ne donne pas
la moindre chance aux personnes qui ont besoin de plus
de temps pour se forger une idée. Aujourd’hui, l’écoute
des autres me permet de rectifier mon opinion du départ.
Il est incontestable que les résultats s’en ressentent positivement.
»
Celui qui parvient à adapter
ses réactions au processus
de réflexion des autres
en récolte toujours les fruits.
M. Colpaert se dit très satisfait de l’assistance individuelle
dont il a bénéficié. Il a beaucoup appris en termes de
gestion des conflits. « Les heurts étaient nombreux entre
l’ancien directeur et moi-même. Le coaching m’a permis
de ne pas transférer ce conflit en plus hauts lieux. En fait,
je suis même parvenu à déminer le terrain. Personne
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n’aurait rien gagné à faire exploser la situation. Mais dans
pareil cas, il est essentiel de pouvoir faire appel à un
coach neutre, en tant que référent. Il m’a appris à réagir
de façon rationnelle plutôt qu’émotionnelle. Il est difficile
de contrôler les émotions. Elles ont un impact énorme.
Mais si vous parvenez à prendre distance de ces émotions,
vos décisions seront différentes, meilleures aussi. Cela ne
s’apprend pas tout seul ; il faut une formation. Quelqu’un
doit vous signaler quand vous vous laissez guider par vos
émotions. »
Si vous parvenez à prendre distance
de vos émotions, vos décisions seront
différentes, meilleures aussi.
Cela ne s’apprend pas tout seul ;
il faut une formation.
Conséquence indirecte de cet encadrement, Filip Colpaert
est monté d’un niveau et le voilà à présent lui-même
directeur du département. « Les middle managers sont
tellement impliqués que je suis parfaitement rassuré du
bon fonctionnement. Je m’occupe à peine de l’opérationnel.
Je reste bien sûr au courant des soucis du quotidien,
mais je n’en suis souvent informé que lorsque les middle
managers ont déjà trouvé la solution. Leur capacité à
travailler de manière autonome est la plus belle preuve
du succès de ce processus de changement. »
N’isoler personne
Tout cela s’articule autour de la confiance. « Il arrive fréquemment
qu’au cours d’une réunion, quelqu’un dise
oui et pense le contraire », constate le directeur actuel.
« Nous avons appris à engager le conflit entre nous. Un
collègue propose une idée et vous répondez que vous
n’avez jamais rien entendu d’aussi stupide. Ce genre d’attitude
est peut-être entrée dans les mœurs aux Pays-Bas,
mais pas en Belgique. Nous avons tendance à nous sentir
visés personnellement, bien que ce ne soit absolument
pas justifié. Si des cadres dirigeants n’ont pas confiance
en leurs collègues, ils n’exprimeront pas davantage la
confiance vers l’extérieur. Si l’équipe de management
n’est pas unie, les autres auront tôt fait de vous isoler.
Nous savons aujourd’hui que, si nous avons pris une
décision ensemble, tous les collaborateurs recevront le
même message. La confiance mutuelle n’a pas seulement
renforcé le groupe, mais aussi l’autorité du département
auprès de l’organisation dans son ensemble. »
La confiance a été stimulée par les éléments personnels
que chacun a confiés au groupe au cours du processus
de changement. « À chacune de mes déclarations, le
coach a demandé franchement à mes collègues en quoi
mes paroles les dérangeaient. Quand l’un d’entre eux me
répondait du tac au tac, nous savions que nous étions en
bonne voie », explique M. Colpaert. « Mais n’oublions pas
que la confiance s’instaure graduellement. Une session
de deux jours ne suffit pas. » ●
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ENSEIGNEMENT ET FORMATION
Teach for Belgium : petit pas pour l’homme,
grand bond pour l’équité !
Lorsqu’il découvre l’inégalité extrême entre les élèves issus des différents types
d’enseignement en Belgique, Pierre Pirard y voit un défi à relever. N’est-ce pas
là l’occasion de mettre son expérience de manager au profit de la société pour
défendre un idéal d’enseignement plus humain ? Rencontre avec l’un des pères
fondateurs de Teach for Belgium.
Gaëlle Hoogsteyn
«C
’est vers la quarantaine, quand
je me suis rendu compte qu’il
me restait moins d’années
professionnelles à vivre que celles déjà
vécues, que j’ai eu envie de faire autre
chose de ma vie, quelque chose d’à la
fois plus humain et plus utile pour la
société », commence Pierre Pirard.
« Après une longue carrière auprès
de différentes multinationales, 20 ans
d’objectifs chiffrés et de va-et-vient à
travers l’Europe, j’ai ressenti le besoin
de partager ma connaissance. J’avais
déjà eu des expériences avec des
groupes de jeunes et c’est donc tout naturellement que
je me suis dirigé vers le secteur de l’enseignement »,
nous raconte-t-il.
Ne disposant pas encore, à l’époque, de l’agrégation,
c’est par hasard qu’il parvient à entrer comme enseignant
dans une école professionnelle à Molenbeek.
C’est là qu’il prend conscience de l’iniquité régnant
entre les écoles et que germe l’idée de créer l’asbl
Teach for Belgium. « Dans les écoles classiques, 75 %
des élèves sont réorientés vers l’enseignement général,
contre 30 % d’élèves seulement dans l’enseignement à
discrimination positive », déclare-t-il à titre d’exemple.
Teach for Belgium : vers un idéal équitable
La vision de l’asbl est de permettre la réussite de chaque
élève, quelle que soit son origine socio-économique.
Teach For Belgium se focalise sur l’amélioration des
compétences des enseignants. En effet, « TFB forme de
futurs enseignants en leur permettant d’acquérir des
outils spécifiques à enseigner dans les écoles en encadrement
différencié », explique notre prof-entrepreneur.
En septembre 2015, Teach for Belgium comptait déjà
56 enseignants exerçant dans le cadre de cette mission.
Ceux-ci sont recrutés en général sur les campus ou via
candidatures spontanées. Lorsque les candidats sont
sélectionnés, ils sont évalués sur leurs compétences
et leur motivation. Une fois qu’ils sont placés, ils sont
suivis pendant deux ans par des tuteurs. L’an passé,
l’asbl a reçu plus de 600 candidatures, ce qui montre
le succès remporté par l’initiative. Elle revendique éga36
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
lement une certaine rapidité d’action
propre au secteur privé face à la lenteur
administrative du secteur public.
Et la nécessité d’urgence, elle, est bien
présente. L’agrégation non plus n’a aucune
crainte à avoir, car l’asbl n’est pas
là pour la concurrencer mais bien pour
la compléter ; elle encourage d’ailleurs
tous ses membres à la passer dans un
souci de professionnalisme.
Pierre Pirard
Et pour demain ?
L’ambition de l’asbl est double : tout
d’abord, elle espère que le succès de
Teach for Belgium inspirera les pouvoirs publics afin
d’intégrer ce genre d’approche dans les standards
de formation actuels. Ensuite, elle veut approcher la
Flandre en y plaçant ses premiers enseignants à partir
de septembre 2016. Teach for Belgium représente
finalement une pierre de plus à l’édifice d’un enseignement
plus équitable et une liberté de choix pour tous les
élèves, acteurs de la société de demain. ●
L’iniquité en chiffre
D’après les résultats des études PISA, l’iniquité scolaire
en Belgique est vraiment inquiétante :
• 83 % des enfants des milieux plus aisés sont encore
dans l’enseignement général à 15 ans contre
11 % seulement dans les milieux défavorisés. Les
enfants de milieux « très pauvres » se trouvent
pour ainsi dire exclusivement dans les filières de
qualification.
• À Bruxelles, on décèle également une différence de
3 années de niveau pédagogique entre les écoles
générales et professionnelles. Ce qui veut dire que,
par rapport à son camarade issu d’un milieu aisé,
l’enfant défavorisé présentera un retard pédagogique
affolant de 3 ans.
• Parmi les enfants les plus « pauvres », 70 % ne sont
pas capables de lire et de comprendre un texte de
niveau modéré contre 25 % dans les milieux plus
aisés. Et ceci se vérifie également sur le terrain.
R.A.
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ENSEIGNEMENT ET FORMATION
Métiers en pénurie :
si on parlait plutôt de métiers d’avenir ?
Chaque année, l’Observatoire bruxellois de l’Emploi publie une liste des fonctions
critiques : des professions pour lesquelles les offres d’emploi sont difficilement
satisfaites. La liste 2014 répertorie 32 familles professionnelles se rapportant à
77 fonctions. Stéphane Thys, responsable de l’Observatoire bruxellois de l’Emploi,
commente les derniers résultats.
Gaëlle Hoogsteyn
«L
es médias parlent souvent de métiers en pénurie
», commence Stéphane Thys, « mais avant
de vous commenter les résultats, j’aimerais
vous préciser que, chez Actiris, nous parlons plutôt de
fonctions critiques, c’est-à-dire les métiers pour lesquels
il y a un grand écart entre le nombre d’offres d’emploi
et la réserve de main d’œuvre disponible. » Concrètement,
cela signifie que les délais de satisfaction pour
ces offres sont anormalement longs, ce qui handicape
l’entreprise qui recrute. La rencontre entre l’offre et la
demande est insatisfaisante, voire inexistante. Poussé à
l’extrême, cela peut amener à la disparition de certains
métiers, à l’automatisation ou à l’externalisation de certaines
tâches.
Ces tensions sont multifactorielles. « C’est un enchevêtrement
de causes qui crée la pénurie », commente
Stéphane Thys. « Il y a bien sûr la dimension de qualification,
mais aussi la pénibilité du travail, le niveau de
salaire, la disparité entre les exigences des employeurs
et le profil des chercheurs d’emploi, etc. C’est pourquoi
l’Observatoire bruxellois de l’emploi tente de recontextualiser
ces tensions dans l’ensemble des dynamiques
sectorielles, en introduisant d’autres dimensions
comme, par exemple, l’orientation scolaire. » Autre problème
: il y a une grande récurrence dans les fonctions
critiques. D’une année à l’autre, ce sont les mêmes métiers
qui reviennent : enseignants de tous les niveaux,
personnel en matière de soins de santé, métiers de la
construction, techniciens, ingénieurs...
Agir dès les études
L’un des vecteurs principaux pour contrer ce phénomène
est la formation professionnelle. Une des réponses
mises en œuvre par Actiris est une meilleure information
des demandeurs d’emploi vers des formations qui
mènent à des métiers en demande. Mais, selon Stéphane
Thys, on devrait aller beaucoup plus loin sur ce
que l’on sait de l’état actuel du marché de l’emploi afin
de mieux orienter les gens et ce, dès les études. « Pour
caricaturer, on peut dire qu’on engage aujourd’hui davantage
d’informaticiens que de psychologues. Il est
donc extrêmement important de revaloriser l’enseignement
technique qui, de nos jours, est encore beaucoup
trop considéré comme une filière de relégation, dans laquelle
on se retrouve par défaut. A contrario, certaines
38 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
Le top 3 des métiers structurellement en pénurie : enseignants,
personnel soignant et métiers de la construction.
filières, comme l’ingénierie, font peur aux étudiants, qui
craignent l’échec, alors qu’elles sont extrêmement porteuses.
»
Outre la formation professionnelle et l’information ciblée
pour faciliter l’orientation professionnelle, différentes
actions ont été mises en œuvre par Actiris. Citons, par
exemple, les screening des chercheurs d’emploi à des
fins de réorientation, de valorisation de compétences, la
mise en œuvre ou le renforcement de certains dispositifs
(stages d’insertion, FPI, PTP, chèque langues...).
La problématique du bilinguisme participe également à
ces difficultés d’ajustement entre l’offre et la demande
en Région de Bruxelles-Capitale. Enfin, la poursuite
d’une politique de la diversité est aussi de nature à atténuer
ces tensions.
Revaloriser certains métiers
Certains métiers ont une image totalement dégradée,
qu’on peut qualifier de socialement dévalorisée alors que
tout le monde leur reconnaît une utilité évidente. Il y a
sans aucun doute tout un travail de revalorisation de ces
métiers à effectuer, d’autant que derrière certains d’entre
eux se cachent des activités tout à fait passionnantes.
« Par ailleurs, dans certains métiers techniques (plombier,
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FOCUS
L’avis de Jan de Brabanter,
secrétaire général de BECI
électromécanicien, électricien
industriel…), les jeunes
gagneront rapidement plus
qu’un universitaire moyen.
Face à la difficulté de trouver
certains profils, les entreprises
sont prêtes à offrir
de beaux salaires », assure
notre expert.
La question de l’image est
évidemment très difficile
à corriger car elle est inscrite
dans les mentalités.
C’est un travail de longue
haleine. Stéphane Thys
pense cependant que c’est
possible, notamment avec
la collaboration de professionnels
de ces secteurs
qui pourraient donner une
image plus réaliste de leur
travail quotidien et replacer
les a priori des jeunes dans
un contexte plus juste. ●
« Métiers en pénurie, fonctions critiques…
aucun de ces termes n’est
positif. La première chose à faire pour
revaloriser ces métiers est d’en parler
autrement. Voyons-les plutôt comme
de métiers d’avenir. D’autant que c’est
la réalité ! Parmi ces derniers, il y a tout
une série de métiers intéressants, bien
payés, et pour lesquels, surtout, il y a
une réelle demande d’emploi. »
« Le plus dur - mais aussi le plus important
- est de faire évoluer les mentalités.
C’est dans cette optique qu’ouvrira
prochainement la ' cité des métiers '
(dans les nouveaux bâtiments d’Actiris),
où les demandeurs d’emploi pourront
venir découvrir toute une série
de métiers, notamment ceux dits ' critiques
'. Cela leur permettra d’avoir un
meilleur aperçu de ces jobs et, espérons-le,
de lever leurs a priori. Surtout
que certains métiers évoluent fortement.
Bruxelles Propreté est un très bel
exemple : ceux que l’on appelait autrefois
des éboueurs peuvent aujourd’hui
évoluer dans leur carrière et devenir
conseillers en environnement. »
« Au niveau de l’enseignement, il
est aussi primordial que les écoles
conservent les formations liées à ces
métiers. Actuellement, trop de formations
disparaissent faute de candidats.
»
« Le point le plus inquiétant est que
cette liste de métiers est statique depuis
plus de 10 ans. Cela devient réellement
problématique. C’est pourquoi
les pouvoirs publics, les écoles, les fédérations,
les employeurs, etc. doivent
travailler main dans la main à la recherche
de solutions. »
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De retour sur les bancs de l'école
Par plaisir, par curiosité ou par envie d’évoluer professionnellement, de nombreux
adultes reprennent le chemin de l’école. Tant pis s’ils ont l’âge d’être profs ou bien parents.
A l’occasion de la rentrée académique, trois « étudiantes » nous font partager leur
expérience.
Gaëlle Hoogsteyn
Virginie Filieux, 35 ans,
experte financière et
spécialiste des marchés
publics au SPF Santé Publique,
vient de terminer
son master en Sciences
Administratives à l’ULB.
« Avec mon diplôme de
l’enseignement supérieur
de type court en comptabilité,
je me suis, à un
moment donné, retrouvée
bloquée dans ma carrière.
C’est un gros investissement en
temps, il faut donc être bien entouré
Si je voulais accéder à un niveau supérieur au sein de la
fonction publique, je devais obtenir l’équivalent d’un master
et réussir des tests en interne. J’ai donc décidé de suivre
un master en Sciences Administratives à l’ULB. Grâce à
mes études précédentes et à mon expérience professionnelle,
j’ai dû suivre uniquement 4 modules. La première
année, j’avais cours le mardi après-midi. J’ai pu bénéficier
40 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
d’une dispense de service, ce qui était un avantage appréciable.
Grâce aux crédits d’heures de formation, j’ai aussi
reçu des jours de congé pour étudier avant les examens.
La deuxième année, c’était deux soirs par semaine. J’ai
donc dû trouver des astuces pour combiner travail, vie
de famille et études. Parfois, c’était un peu compliqué,
car j’ai un enfant et mon mari travaille à horaire décalé.
Heureusement, j’ai pu compter sur le soutien de mon
entourage, ce qui est primordial pour réussir. Au cours, il y
avait naturellement pas mal de ‘jeunes’ sortant tout juste
du secondaire, mais c’était en fait assez enrichissant. Je
pense qu’ils appréciaient les exemples concrets que des
‘vieux’ comme moi pouvaient donner. On n’aborde pas les
études de la même façon à 20 ans qu’à 40. D’autant que,
dans mon cas, les frais scolaires étant pris en charge par
mon employeur ; j’avais une obligation de réussite. Aux
personnes qui aimeraient reprendre des études, je dirais :
ne vous lancez pas à l’aveugle car c’est un gros investissement
en temps. Réfléchissez bien, organisez-vous,
pensez aux gens sur qui vous pourrez compter… Après,
la motivation sera votre meilleure alliée. »
Marie Deschamps, 30 ans, assistante à la Faculté de
Droit de l'UCL, passe actuellement une agrégation.
« Diplômée en droit, je suis assistante à l’UCL. Une partie
de mon travail consiste à écrire des articles sur le droit
international, l’autre à donner des travaux pratiques aux
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BRUXELLES
FORMATION
former pour l’emploi
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׉	 7cassandra://Q8fPOLE-qFIO2PIprlJ4jxXHrdkCmqvcAm9h7Un9b1k `̵ V7;sRI׉EQu’est-ce que le
congé-éducation ?
Le congé-éducation payé constitue un droit des
travailleurs du secteur privé de suivre des formations
reconnues et de s'absenter du travail avec
maintien de leur rémunération. Pour en bénéficier,
les salariés doivent remplir différentes conditions
(type de contrat, ancienneté, type de cours, assiduité,
obligation de résultats…). Le nombre de
jours de congé-éducation octroyés est calculé individuellement
en fonction du type de formation et
du régime de travail du collaborateur. L’objectif est
de favoriser la formation continue des professionnels
afin d’assurer la compétitivité des entreprises
FOCUS
Nancy Demaude, 30 ans,
Event Manager Benelux
chez Phillips, a suivi une
formation pour devenir
coach.
« Après mes humanités, j’ai
fait une année d’échange
estudiantin au Mexique pour
apprendre l’espagnol, suivie
d’un master en communication à l’Ihecs. Quadrilingue,
j’ai toujours très rapidement trouvé du travail dans le
marketing et Phillips est aujourd’hui mon 3e
employeur.
étudiants. C’est cette seconde partie qui me plaît le plus et
qui m’a poussée à entamer une agrégation afin de pouvoir
donner cours dans le secondaire une fois que mon mandat
à l’UCL sera terminé. »
Je me donne les moyens d’accéder
aux emplois de mon choix
« Étant maman et travaillant à temps plein, j’ai étalé ma
formation sur deux ans. L’an dernier, j’avais cours tous les
lundis de 10h45 à 21h, le samedi et un soir par semaine
supplémentaire au 2e
parental à 4/5e
semestre. J’ai donc pris un congé
temps pour pouvoir suivre mes cours et
ai dû m’organiser pour mes enfants. Cette année, ma
formation consiste essentiellement en stages et je devrai
utiliser mes jours de congé légaux pour les effectuer.
Reprendre des études a un impact sur la vie de toute la
famille, d’autant que cette formation nous impose aussi
beaucoup de travaux. Les heures ne sont pas extensibles
et tout concilier n’est pas évident. Par ailleurs, l’aspect
financier n’est pas à négliger : en plus du minerval et
des syllabus, j’ai dû assumer une perte de salaire liée à
mon congé parental et occasionnellement des frais de
baby-sitter quand mon entourage n’était pas disponible.
Malgré tout, je suis ravie de suivre cette formation. Retourner
sur les bancs de l’école est vraiment sympa quand
on travaille depuis quelques années. On est dans l’écoute,
dans l’apprentissage et pas dans la ‘production’ comme
lorsqu’on est au boulot. Ce que j’apprends aux cours m’est
déjà très utile dans mon travail quotidien. Par ailleurs, je
sais que ces études sont un plus pour mon avenir et que
je me donne ainsi les moyens d’accéder aux emplois de
mon choix. »
« J’invite ceux qui aimeraient se réorienter mais qui hésitent,
à aller à la rencontre de professionnels du secteur
pour voir ce qu’ils font en pratique. Personnellement, c’est
en parlant avec des directeurs d’école que j’ai eu le déclic
et ai décidé de me lancer. »
Chacune de mes expériences s’est déroulée dans une
multinationale où j’ai fini par ressentir un certain niveau
de dépersonnalisation. Le nombre actuel de burn-outs en
est pour moi une des preuves. Ayant envie dans le futur
de devenir chef d’équipe, cela m’a beaucoup interpellée.
Peut-on travailler dans une grosse boîte tout en restant
humain ? Et si oui, quels sont les outils pour y parvenir ?
C’est pour cette raison que j’ai décidé de suivre une formation
en coaching dans une école privée spécialisée.
Concrètement, la formation avait lieu un week-end par
mois durant un an et nous étions une trentaine de participants.
Au cours de cette année, nous avons parcouru
tous les outils de coaching existants (PLV, MBTI, communication
assertive, communication non-violente…). Après
une présentation théorique, nous devions faire des exercices
en groupe. Il y avait beaucoup d’interactivité entre
les participants et cela permettait aussi de partager des
expériences. Comprendre comment fonctionnent les gens,
quels sont les différents types de personnalités, comment
interagir dans un groupe… Tout cela m’est aujourd’hui
très utile dans le monde du travail. Cette formation a une
énorme plus-value en termes de gestion des ressources
humaines. Elle m’a aussi appris beaucoup de choses sur
moi-même. Comme il n’y avait pas d’examen à proprement
parler, c’était naturellement moins stressant qu’une
formation classique, mais cela demandait malgré tout un
investissement. Un week-end par mois, il faut faire une
Beaucoup d’interactivité et
de partage d’expériences
croix sur son temps libre et nous nous sommes aussi vus
plusieurs fois en dehors pour faire des exercices. D’autant
que, compte tenu du coût de la formation, que j’ai financée
moi-même, je ne pouvais pas me permettre d’abandonner
en cours de route. Aujourd’hui, je suis ravie d’avoir suivi
ces cours et je m’inscrirai peut-être un jour au 2e
qui permet de se lancer comme coach indépendant. »
module
Selon une étude menée par Références.be, le nombre
d’adultes en reprise d’études augmente d’année en année.
Ils représenteraient aujourd’hui en moyenne 10 % de la population
estudiantine dans les principaux établissements
francophones du pays. Par ailleurs, la majorité de ces étudiants
vont jusqu’au bout du cursus et leur taux de réussite
approcherait les 80 %. ●
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
43
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FOCUS
ENSEIGNEMENT ET FORMATION
« Fédérer, rassembler et connecter les
jeunes », grâce au CPME
Chacun le sait, dans un monde économique en perpétuelle mutation, une attention
envers la jeunesse est – plus que jamais – primordiale. C’est notamment dans ce
sens qu’au printemps dernier, BECI a reçu dans ses locaux les heureux promus de
la Formation Interdisciplinaire en création d’entreprise (CPME).
David Hainaut
I
maginé par l’UCL en 1997, de manière presque
pionnière en Europe, le programme CPME, qui
s’étend sur deux années, a pour objectif de former
des étudiants à la création d’entreprise et, plus largement,
de les familiariser avec l’entrepreneuriat et le
travail en équipe. D’abord sélectionnés au terme d’un
entretien qui suit la remise d’un dossier incluant des
critères comme le parcours scolaire, les compétences
(extra-)académiques ou les prédispositions naturelles,
ces 30 à 40 étudiants – en moyenne – se répartissent
de manière équitable entre élèves issus
des facultés de gestion, humaines et
de médecine. En sus, cette formation
jouit d’un rapport qualité/coût
particulièrement attractif. Particularité
: les élèves ont la possibilité
de réaliser leur mémoire en
équipe.
Les plus hauts postes de
direction visés
On l’aura compris, l’interdisciplinarité
est l’un des atouts du CPME. Piloté
Frank Janssen, professeur d'entrepreneuriat à
la Louvain School of Management.
44
et coordonné par Frank Janssen, ex-avocat, chercheur,
professeur et entre autres vice-président de l’Association
Internationale de Recherche en Entrepreneuriat
et PME (Aire PME), celui-ci confirme: « À coup sûr,
cette interdisciplinarité est le point fort de la formation.
Comme aussi une pédagogie active, réalisable grâce à
la présence d’étudiants motivés qui font la différence.
Car ces derniers sont formés sur base d’études de cas,
de travaux de terrain, de confrontations avec des professionnels,
etc. Tout en étant exposés aux bases théoriques
de l’entreprenariat.»
Une formation solide, qui représente en fait une partie
des études universitaires classiques poursuivies pendant
cinq ans. Et qui, dans la plupart des cas, les mène
vers de hauts postes de direction dans de grandes sociétés,
ces étudiants étant suffisamment autonomes
voire aptes à développer des projets au sein d’organismes
déjà existants.
Dans le Top 5 mondial !
La formation CPME ne manque pas de références, y compris
internationales. À l’heure actuelle, le programme
fait ni plus ni moins partie des dix (!) meilleurs cursus
du monde dans le genre, dans un classement dominé
par des établissements réputés tels que Rotterdam,
׉	 7cassandra://ywEvlG3eFNU1p9Ua95f8dB-wvGSpM30sbDxB7AqMOXEb`̵ V7;sRQ׉EbFOCUS
Babson et le MIT (ces deux derniers aux États-Unis) et
Copenhague. La formation de l’UCL se situe quant à elle
juste devant Cambridge, Grenoble, Manchester… Loin
devant Anvers (40e
autant de ressources que vous le souhaitez. Nous
sommes là pour fédérer, rassembler et connecter ! »
), deuxième faculté belge au ranking
mondial orchestré par le Best Masters Ranking 2014/15
sur… 4000 écoles!
Autrement dit, comme l’indique d’ailleurs fièrement la
faculté elle-même: « Plus besoin, en 2015, de sortir du
royaume pour fréquenter les plus hautes écoles ! » À
juste titre. Les nombreux témoignages d’anciens fleurissent
et abondent dans ce sens. On épinglera, entre
autres : « Le programme CPME a été une source et un
catalyseur important de notre réussite actuelle. C’est
un laboratoire d’idées et une école d’apprentissage de
l’excellence » (Matthieu et Cédric Bovy, promo 2006 et
entrés à Harvard dans la foulée) ; « La formation est
très concrète et la charge de travail est tout à fait gérable.
Comme juriste, j’ai déjà pu mettre en pratique le
droit, au milieu d’un groupe soudé. Je n’en garde que de
bons souvenirs » (Charles van de Bogaert, Promotion
2009) ; « C’est une expérience humaine unique, où j’ai
pu compléter ma formation de psychologie. J’y ai appris
à connaître la rentabilité, la comptabilité et l’aspect
commercial » (Blandine Barthélémy, Promotion 2010).
« Pendant la formation, nous ne sommes pas en compétition
pour savoir qui est le meilleur, nous sommes
d’abord complémentaires et nous le faisons valoir pour
améliorer la qualité de nos travaux. C’est une réelle opportunité
à saisir » (Anaïse de Cartier d’Yves, Promotion
2011). Bref, un excellent état d’esprit général !
BECI: aider et booster les étudiants
Par ailleurs néo-membre de BECI, la faculté en question,
la Louvain School Of Management (LSM), qui jouit
de près de 120 années d’expérience, bénéficie de l’appui
de plusieurs « entrepreneurs-boosters », rassemblés et
coordonnés par Frederik Leloup, directeur Business Development
chez BECI, CEO de la société Spirit of Change
et président de la Fondation Finnovaregio. « J’ai effectivement
réuni six à huit entrepreneurs – selon les réunions
– issus d’horizons différents et complémentaires :
nous avons des personnalités tant locales qu’internationales,
des spécialistes du big data, du webmarketing,
de la fiscalité (…) et également un avocat. Cette diversité
est capitale pour aider ces jeunes à comprendre les
enjeux autour de l’innovation, la diffusion et la distribution
de celle-ci. Car c’est la rapidité de distribution qui
créé la valeur d’un projet. Dans un premier temps, BECI
avait été approchée pour évaluer les étudiants, mais
notre rôle n’est pas de les juger. Le nôtre, c’est surtout
de valoriser l’interdisciplinarité, booster les étudiants
et amplifier toutes leurs initiatives. » En somme, servir
de tremplin idéal entre les univers scolaire et professionnel
? « Oui. Car, quoi qu’il fasse, le monde académique
n’arrivera jamais à établir cet important travail
de connexion. Il restera, et c’est naturel, toujours un peu
dans sa tour d’ivoire. Je peux d’autant mieux en témoigner
que je suis moi-même professeur ! Notre message
est donc : servez-vous de BECI pour venir chercher
Parmi quelques exemples notoires, citons-en un en
2013, où quatre cerveaux issus de l’UCL – en agronomie,
économie, gestion et psycho – ont eu l’idée de
développer un projet de culture du quinoa, une plante
issue d’Amérique du Sud, de plus en plus utilisée dans
le commerce équitable, pour son rôle joué dans la lutte
contre la faim, la malnutrition et la pauvreté dans le
monde. « C’était merveilleusement original, moderne et
efficace. Mais voilà, il y avait quelque part un non-sens,
puisqu’il leur fallait importer la plante de Bolivie. Nous
les avons alors aidés à frapper aux bonnes portes pour
repenser un peu les choses, les recadrer. Ils ont alors
été accueillis à bras ouverts et ont reçu tous les financements
nécessaires pour mieux développer leur projet. »
Bruxelles, « un carrefour extraordinaire »
Une fois encore, on doit souligner la position géostratégique
intéressante de la Belgique, et de Bruxelles en
particulier. « On a encore un peu de mal à s’en rendre
compte ici, mais on jouit via notre capitale d’un carrefour
extraordinaire pour favoriser l’innovation. Les nombreux
Qataris, Saoudiens et autres collaborateurs étrangers
que nous recevons régulièrement nous le disent tous...
Et puis, nous nous trouvons dans une position neutre
et plutôt sécurisante. Bref, malgré ce que nous représentons,
parfois malgré nous – comme notre fameuse
humilité –, nous avons une capacité formidable à nous
mettre en relation les uns avec les autres. »
Des enjeux primordiaux
La dernière promotion en date a vu quatre étudiants du
CPME récompensés à la London Business School par
un prestigieux challenge international – doté de la coquette
somme de 20.000 euros –, dans le cadre d’une
finale qui réunissait les vainqueurs nationaux de ce prix.
Baptisé « Demetex », leur projet consiste à optimiser
l’utilisation de l’azote sur les cultures, via le maniement
de drones. Le tout, afin de permettre l’amélioration
des rendements des agriculteurs tout en réduisant
leur impact sur l’environnement. Moderne et novateur
! Une nouvelle preuve, à l’instar du projet précité,
que de plus en plus de jeunes
talents
songent aujourd’hui à
coupler leur réussite professionnelle
avec des enjeux
en adéquation parfaite avec
notre temps. Des mises en
valeur dont on ne peut forcément
que se réjouir pour
l’avenir ! ●
Frederik Leloup, directeur Business
Development BECI et CEO de la société
Spirit of Change.
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
45
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Dix ans de corporate governance
en Belgique
Il y a dix ans était présenté, sous l’égide du célèbre baron Paul Buysse, qui lui donnera
d’ailleurs son nom, un code de « corporate governance » pour les entreprises
belges non cotées. Un aide-mémoire pour les entrepreneurs qui fut une première
mondiale à l’époque. Depuis, plusieurs pays ont connu des projets similaires. YAB
Q
ue contient pratiquement ce code ? Une longue
liste de recommandations sur les procédures
à mettre en œuvre, les structures dirigeantes
à privilégier pour améliorer la gouvernance et assurer
la transparence au sein des entreprises non cotées. Le
code tente en outre de définir au mieux, en fonction du
niveau de développement de l’entreprise, le rôle et les
droits et devoirs de chacun, faisant notamment la distinction
entre ce qui tient de la compétence de l’assemblée
générale, du conseil d’administration et du management.
Objectif
: proposer aux entreprises non cotées des
« guidelines » partiellement similaires à ce que la régulation
impose formellement aux sociétés cotées dans le
but de protéger les investisseurs. Le texte recommande
notamment de ne surtout pas hésiter à faire appel à des
administrateurs externes, qui peuvent fournir un regard
objectif sur l’entreprise, jouent un rôle important en cas
de crise ou conflit, et donnent des conseils impartiaux.
Le code suggère en outre l’établissement de « caisses
de résonnance » à différents niveaux : conseil d’avis
pour entourer le management, comités chargés de missions
spécifiques comme les procédures de nomination
ou la définition des politiques de rémunération. À cet
égard, on rappellera que le code suggère des rémunérations
forfaitaires et non liées aux performances pour
les administrateurs externes.
Plus largement, le texte insiste sur l’importance pour
l’entreprise de se doter d’un conseil d’administration efficace,
prêt à s’appuyer sur des comités pour des questions
spécifiques mais qui respecte scrupuleusement
son principe de collégialité. De page en page, il égrène
une liste de conseils pour améliorer la transparence du
fonctionnement de l’entreprise et éviter au maximum les
conflits d’intérêts qui pourraient se présenter. Et de recommander,
aussi, la signature d’une convention entre
les différents actionnaires pour fixer quelques pointsclés
tels que les limitations posées à la cessibilité des
titres (clauses d’agrément et de préemption), le prix qui
- en cas d’exercice du droit de préemption - devra être
payé pour les titres, ou le mécanisme et la formule pour
définir le prix, les autres modalités selon lesquelles le
droit de préemption peut être exercé, par exemple.
Sans grande surprise, au vu du type d’entreprises
concernées, le code Buysse développe également
un chapitre spécifique sur les caractéristiques et les
conseils à suivre dans le cas d’entreprises familiales.
46 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
Au rang des valeurs, le texte insiste sur l’attention à porter
à l’épanouissement du personnel, ou encore l’entretien
d’une relation durable et transparente avec les partenaires
financiers.
Un texte revu et corrigé en 2009
Texte-phare, référence sur le marché belge depuis
un moment, le code a toutefois été complété en 2009.
Objectif : insister sur la notion, effleurée dans la première
mouture, de « responsabilité sociétale des entreprises
». La nouvelle version suggère par exemple de
véritablement définir le projet et les valeurs de l’entreprise
dans un « mission statement » public. Là aussi,
quelques recommandations simples : « connaître l’impact
social, économique et environnemental des processus
de production ou des services » et « améliorer
les prestations » dans ces domaines.
Le code Buysse II suggère en outre de se tenir prêt à
« apporter une réponse aux autorités et aux autres entreprises
qui introduisent des critères de développement
durable dans leur politique d’achat ». Une fois de
plus, le texte insiste en outre sur l’implication du personnel
dans la gestion de l’entreprise, la distinction
nette entre administrateurs exécutifs et non-exécutifs,
et la mise en place de rémunérations appropriées, qui
correspondent à des prestations réelles. Le rôle des actionnaires
de l’entreprise est également mis en exergue
et il leur est conseillé de concrètement s’engager vis-àvis
de la société, en définissant leurs propres objectifs à
long terme. ●
׉	 7cassandra://bfctrjQDpNWGR4y45BoFNRkTyUqStZgbbCZg5s6dwDAs`̵ V7;sRW׉EENTREPRENDRE
Grégor Chapelle (Actiris) : « Testez-nous ! »
L’équipe de Select Actiris, c’est une centaine de personnes ayant pour objectif de
créer la rencontre idéale entre employeurs et demandeur d’emploi. Pour ce faire,
plusieurs outils existent, récemment revus en fonction des besoins des employeurs.
Grégor Chapelle, directeur général d’Actiris, nous les présente. Gaëlle Hoogsteyn
T
estez-nous », commence Grégor Chapelle. « C’est
le message que j’ai envie de faire passer aux entreprises
bruxelloises aujourd’hui. Actiris n’a pas
toujours eu une image très positive. Beaucoup d’entreprises
pensent que nous ne sommes pas assez orientés
vers leurs besoins. J’aimerais les convaincre que les choses
ont changé. »
Depuis deux ans, Actiris a en effet totalement renouvelé et
simplifié ses services. Select Actiris, par exemple, permet
à une entreprise de confier à l’opérateur la recherche du
candidat idéal. « Lorsqu’un employeur nous transmet une
offre, nous lui répondons dans les 48 heures. Si nous pensons
pouvoir répondre à sa demande, nous nous engageons
à lui proposer, endéans les 15 jours, une liste de maximum
six candidats ayant le profil recherché et la motivation. »
Le temps de traitement – qui était un point à améliorer –
a été fortement raccourci. Par ailleurs, chaque employeur
a désormais un unique point de contact, une personne
qui connaît son dossier, son entreprise, et qui est spécialisée
dans le secteur. « Et nous n’envoyons personne que
n’ayons vu personnellement lors d’un entretien », précise
Grégor Chapelle. Pour l’instant, ce sont essentiellement
des grosses entreprises (Primark, Zara, Solvay, la STIB,
Proximus, la RTBF…) qui utilisent Select, « mais les PME et
les TPE, qui souvent n’ont pas de service de ressources humaines,
peuvent naturellement aussi faire appel à nous ».
Ce service est entièrement gratuit. La seule chose qu’Actiris
demande à l’employeur est de lui donner du feedback,
que les candidats aient été retenus ou non. « Ce feedback
permet à nos conseillers en recrutement de s’améliorer.
Parfois, le client a aussi des attentes trop élevées et nous
essayons de voir s’il est possible de les recalibrer ou de
proposer des formations. En nous donnant ce feedback, les
entreprises aident le service public à s’adapter au marché
de l’emploi. »
Selon Grégor Chapelle, les entreprises seraient plutôt satisfaites,
comme le prouve l’augmentation des chiffres. « En
deux ans, le nombre d’offres d’emploi reçues a triplé. En
2012, 5250 offres nous avaient été transmises contre 9102
en 2014. Pour 2015, je pense qu’on va atteindre les 11.000
offres d’emploi. » Le nombre de placements suit, avec un
taux moyen de 80 %.
Un autre service qui marcherait aussi très bien serait celui
des « job datings » dans le cadre desquels Actiris recrute
simultanément plusieurs candidats. Un job dating a par
exemple été réalisé pour Primark : « Sur les 196 employés
qu’ils cherchaient, nous avons trouvé 180 personnes, dont
leur directeur des ressources humaines. Idem pour Marks
& Spencer où notre job dating a permis de trouver 80 des
120 employés à recruter », illustre-t-il.
Un engagement sociétal
À côté de ces deux formules, Actiris propose aussi, dans
le cadre de la « garantie jeune », des stages de transition
en entreprise (STE) pour les jeunes demandeurs d’emploi
ayant, maximum, un diplôme du secondaire. Pour 200 euros
par mois, une entreprise peut avoir un stagiaire, mais
doit, en contrepartie, investir du temps dans la formation
de ce dernier. « Offrir un stage, cela nécessite une mobilisation
de la part des employeurs et c’est là que le bât
blesse parfois. Or, pour casser le cercle vicieux du chômage
des jeunes, il faut leur donner la possibilité d’acquérir de
l’expérience. Après un STE, 6 jeunes sur 10 finissent par
trouver un emploi. J’invite donc les entreprises à s’ouvrir à
cette démarche. Plus nous aurons d’offres, plus nous pourrons
concrétiser des matchings positifs ». L’an dernier, 661
jeunes ont réalisé un stage et Actiris espère en placer 1.000
cette année.
Grégor Chapelle conclut en déclarant que la balle est dans
le camp des employeurs. Car un service public qui n’a pas
la confiance des employeurs, c’est comme un moteur qui
tourne à vide. « Cela prendra du temps, mais Actiris espère
retrouver la confiance des employeurs et pouvoir
continuer à travailler avec eux à la réduction du chômage
à Bruxelles. » ●
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
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Coup de tonnerre à la rentrée : l’illustre entrepreneur flamand Marc Saverys lance
une OPA sur sa propre entreprise, CMB, pour en reprendre le contrôle et lui faire
quitter la bourse. Une décision conjointe avec le management que l’on a fréquemment
observée ces dernières années avec notamment Duval Moortgat ou encore
Systemat, pour ne citer que les cas les plus célèbres, l’opération étant également
courante pour les PME.
YAB
U
n « management buy-out » est une opération
complexe mais qui présente beaucoup d’avantages
et qu’il convient de bien préparer. « Le
plus important, c’est de commencer par valoriser l’entreprise
», explique Patrick Michielsen du cabinet Merodis,
spécialisé dans les fusions et acquisitions, « avec cet
atout indéniable qu’en tant qu’insider, l’acheteur dispose
d’une visibilité rare et souvent plus exacte sur la valeur
et le potentiel de l’entreprise. »
Pour franchir cette étape, il reste toutefois conseillé de se
faire aider, et différentes techniques classiques existent :
le discount cash-flow, qui compare l’entreprise à des acteurs
similaires cotés en bourse et applique une décote
pour tenir compte, entre autres, du manque de liquidité
des titres ou de la dépendance aux fondateurs, ou encore
la méthode des multiples sur transactions, qui se base
à nouveau sur une comparaison avec des entreprises
similaires, cette fois dans le cas de fusions et acquisitions.
« C’est par contre plus difficile dans la mesure
où il est assez rare de trouver une transaction récente
concernant une entreprise véritablement comparable et
qu’il faut prendre en compte les tendances du secteur,
son évolution probable, etc. » Des ratios spécifiques sont
toutefois développés par ce type de conseillers. Reste
aussi la méthode « brute », où l’on se base tout simplement
sur l’actif net réévalué, soit l’ensemble des actifs
détenus par l’entreprise à leur valeur de marché, dont
on retranche la dette.
Structure et financement
Une fois la valeur estimée, vient un point crucial : son
financement. « Il s’agit de trouver un partenaire financier,
banque ou autre, prêt à suivre le management et capable
de négocier habilement les conditions d’accès au cash »,
ajoute Patrick Michielsen. « Tout en s’assurant que la
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dette contractée pour la transaction, et qui pèsera sur
l’entreprise rachetée, ne menace pas la viabilité à court
ou moyen terme de la société. »
D’un point de vue structurel, il est conseillé (et à peu près
systématique) de créer un holding qui deviendra la maison-mère
de la société et assumera la dette, remboursée
par les dividendes reçus de la filiale. « C’est pertinent
d’un point de vue financier mais aussi relationnel : s’il y a
plusieurs acheteurs, chacun dispose de parts et de droits
de vote spécifiques dans le holding, on établit un pacte
d’actionnaires et les règles sont fixées dans le départ »,
avec cet avantage que cela peut également faciliter une
reprise future ou la sortie de l’un des nouveaux actionnaires.
Reste que ce type de structure impose aussi de
s’assurer que la société rachetée n’est pas trop endettée,
qu’elle soit rentable et génère des revenus récurrents
suffisamment significatifs, ou encore que les besoins en
fonds de roulement soient maîtrisés.
Mais est-ce que la proximité de l’acheteur avec la cible
du rachat et, surtout, le vendeur, ne fausse pas le jeu ?
« Pas forcément. Il y a toujours une charge émotionnelle
dans ce genre de transactions et le management buyout
est en fait souvent plus simple de ce point de vue-là,
dans la mesure où cela permet à des personnes qui ont
créé une entreprise de la ‘confier’ à une personne, une
équipe dont elles sont persuadées qu’elles en assureront
la pérennité », analyse Patrick Michielsen. Une proximité
avec l’acheteur qui peut aller (mais rarement), jusqu’à faire
légèrement baisser le prix demandé par le vendeur. La
situation peut en outre s’avérer très différente si l’actionnariat
de l’entreprise à racheter est plus partagé et que les
différents propriétaires ont des avis divergents. Comme
dans toute transaction, il s’agira dès lors de convaincre,
projet solide et bien construit à l’appui. ●
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STARTER
Boxify : de l’espace en boîte !
Avec Boxify, Ilan Kolinsky entend proposer une solution simple, rapide, efficace et
sécurisée, tant pour les entreprises que les particuliers qui se retrouvent confrontés
à un manque d’espace pour stocker papiers et objets divers. Mettez-les dans
une boîte et confiez-la à Boxify.
L
e stockage n’est pas une idée neuve. Et c’est
bien pourquoi Ilan Kolinsky s’est penché sur la
question en se demandant ce qu’il serait possible
d’améliorer par rapport à l’offre existante et ce qui correspondrait
le mieux à l’évolution de l’habitat dans nos villes
où, singulièrement à Bruxelles, la population a tendance
à augmenter et l’espace de vie à se réduire. « Il y a, en
effet, déjà des solutions qui existent comme les gardemeubles
ou des sociétés spécialisées », confirme-t-il.
« Mais quand on observe la facture mensuelle, on se rend
vite compte qu’il peut y avoir des coûts supplémentaires
tels que des frais de dossier ou d’assurance. Et ce genre
de petites choses peut rapidement faire grimper le prix. »
Pour sa part, Ilan Kolinsky souhaite proposer une solution
simple, rapide, efficace et sécurisée sous la forme d’une
boîte. Une boîte standard (680 x 430 x 320 mm) d’un volume
de 73 litres, pour un poids maximal de 35 kg. Dans
un premier temps, la boîte sera en carton pour ensuite
être confectionnée en plastique. « C’est une boîte qu’une
personne seule peut porter sans problèmes et qui a été
pensée pour être facile d’usage. Le client nous contacte
et nous venons lui livrer les boîtes dans lesquelles il peut
mettre documents, livres, objets, bibelots, etc. Nous appliquons
en termes de contenu les mêmes règles que les
sociétés de transport de colis qui excluent évidemment
les produits dangereux. »
Boxify vient ensuite rechercher les boîtes chez le client,
qui n’a donc pas besoin de se déplacer pour les amener au
dépôt où elles seront stockées. Chaque boîte est scellée
devant lui et identifiée par un code. « Ce qui nous différencie,
c’est un prix fixe par boîte de 5€ par mois. Nous
demandons un minimum de 4 boîtes. Le tarif de départ
s’élève donc à 20 € hors TVA par mois », précise Ilan
Kolinsky. « Par boîte supplémentaire, il faudra compter
5€. Nous disposons déjà d’un lieu totalement sécurisé
pour le stockage. Comme le dépôt est situé à Bruxelles,
nous allons d’abord prospecter la Région bruxelloise et
sa périphérie mais le prix est le même pour l’ensemble
du pays. En dehors de Bruxelles et environs, nous utiliserons
les services d’UPS avec laquelle nous avons noué
un partenariat. »
En fonction de l’intérêt rencontré et du développement
de l’entreprise, il est prévu de disposer dans l’avenir
d’autres dépôts sur l’ensemble du territoire. Mais dans
un premier temps, il s’agira pour notre starter de se
faire connaître, en communiquant notamment auprès
des sociétés de déménagement. Dès ce mois d’octobre,
le site internet sera opérationnel et les services disponibles.
«
Outre le fait que globalement les habitations, voire les
bureaux, se réduisent, nombre de personnes éprouvent
des difficultés à se séparer de leurs objets », note le jeune
entrepreneur. « Nous leur apportons des solutions. En
outre, on voit maintenant apparaître, avec le coaching de
vie, des conseillers qui vont vous aider à réorganiser vos
espaces, notamment en les désengorgeant. Cette tendance,
née aux États-Unis, ne cesse de croître en Europe. »
Outre le particulier, Boxify entend également séduire
les entreprises qui, même avec la numérisation, accumulent
encore pas mal de documents, dont certains
doivent être conservés durant une période plus ou moins
longue. Autant les stocker dans un endroit où le prix du
m² est moindre et, dans la foulée, libérer de l’espace
pour d’autres usages. ●
Info : www.boxify.be
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de
Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax
shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
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Guy Van den Noortgate
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̟9ׁHhttp://www.beci.be/activites/ׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
Les nouvelles primes à l'investissement,
guide pratique
La Région de Bruxelles-Capitale a défini une nouvelle zone de développement, effective
depuis le 1er
Adrien Dewez
juin. Les aides aux investissements pour les entreprises y sont
augmentées et peuvent représenter un appui non négligeable, particulièrement
pour les TPE. Rencontre avec Stéphanie Sauvage, de la direction des Aides aux Entreprises,
au Ministère bruxellois de l’Économie.
Bruxelles Métropole : Quelle est la délimitation de la nouvelle
zone de développement ?
Stéphanie Sauvage : La zone couvre quatre communes :
Forest, Anderlecht, Bruxelles-ville et Molenbeek. L'ensemble
des territoires communaux ne sont pas repris dans
la zone, ce sont certains quartiers qui répondent à des
critères spécifiques. Les indépendants et les chefs d’entreprise
peuvent visualiser si leur implantation se trouve
dans la zone de développement sur le site internet www.
economie-emploi.brussels, dans la rubrique « Aides & subsides
» – « Subsides pour des investissements » – « investissements
généraux ».
À quelle prime peut prétendre un entrepreneur ?
Concrètement, toutes les entreprises de la Région, hormis
les grandes entreprises, peuvent bénéficier d'une prime à
l'investissement allant, au maximum, de 7,5 % du montant
admissible de l’investissement pour la moyenne entreprise,
jusqu’à 15 % pour les TPE et PME. Au sein de la zone de
développement, ces primes sont majorées : 20 % pour la
moyenne entreprise, 27,5 % pour la petite et 30 % pour les
TPE. Un plafond a également été prévu qui monte à 350.000
euros par société et par année. Dans la zone, une entreprise
de taille moyenne qui décide, par exemple, d'un investissement
d’un million d’euros pourra donc recevoir jusqu’à
200.000 euros.
Par prime à l'investissement, nous entendons les investissements
immobiliers, en matériel et incorporels, soit, dans
ce dernier cas, les coûts liés à l'obtention d'un brevet ou
d'une marque par exemple.
Quelles sont les démarches pour l'obtenir ?
Pour recevoir un subside de la Région, une entreprise doit
nous signifier qu'elle va réaliser un investissement et remplir
un premier formulaire de demande. Nous sommes tenus
d'envoyer un accusé de réception dans les quinze jours
calendrier. A partir de la date de réception de l'accusé – j'insiste
–, l'entreprise dispose de 120 jours calendrier pour
réaliser ses investissements et envoyer une demande de
subside complète, assortie des factures et notes de frais.
Attention : si vous envoyez un dossier 121 jours après l'accusé
de réception, nous le refuserons. En cas de décision
favorable sur la demande d’aide, le subside est versé à l'entreprise,
en une ou plusieurs tranches selon le montant.
Dans certains cas, comme la construction d'un bâtiment,
nous pouvons donner un accord de principe qui étend à
12 mois la durée pour compléter le dossier.
50 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
La zone de développement, telle que définie par le gouvernement
de la région bruxelloise, s’articule autour du canal.
Y a-t-il des risques pour l'entrepreneur?
Le subside ne peut être perçu qu'après les investissements.
C'est là que réside le danger : il ne faut absolument pas
qu'une société construise son business plan autour du subside.
Qu'un accord de principe de notre part serve dans une
négociation, avec une banque par exemple, pour obtenir
une ligne de crédit, c'est une bonne chose ; mais compter
uniquement sur la prime pour réaliser son projet est une
erreur. Elle doit rester un coup de pouce pour investir, une
cerise sur le gâteau, non le moteur de la décision dans le
chef de l'entrepreneur.
L'enveloppe régionale risque-t-elle d'être consommée rapidement
?
Pour cette année, nous disposons d'un budget de 10 millions
d'euros. Il est parfaitement impossible de prévoir si
l'enveloppe sera entièrement consommée et à quelle date.
Nous sommes en première ligne: si une entreprise m'appelle
demain et me dit qu'elle va réaliser un gros investissement,
cela a un effet direct. Cela dépend des années et
des projets qui nous sont soumis. Mon équipe et moi-même
sommes de toute façon disponibles, par téléphone ou au
cours d'un entretien, pour répondre à toutes les questions
des entrepreneurs. ●
Info : le descriptif complet des aides admissibles, les
contacts et dossier de demande de subside se trouvent
sur le site www.economie-emploi.brussels, section
"Aides et subsides".
׉	 7cassandra://C6HhUz8AbMk2th6pJDY_WhrQjKKO92bReB0TzGWzdbQ`̵ V7;sRc׉EENTREPRENDRE
Rupture du contrat de travail :
où en sommes-nous ?
Si, chez nous, la distinction entre le statut d’employé et d’ouvrier est toujours d’actualité
via la loi du 3 juillet 1978, le législateur a plus récemment décidé d’harmoniser
les règles à travers la loi sur le statut unique, votée le 26 décembre 2013.
David Hainaut
P
our assurer la bonne entente entre un employeur
et son travailleur, le contrat de travail
reste un élément capital. Un accord dont les règles varient
toujours en fonction du statut (employé, ouvrier…),
du temps (partiel, temps plein…) et de la durée (CDD,
CDI…).
traiter à l’avenir moins de dossiers concernant la problématique
des licenciements abusifs, pour les ouvriers
surtout. « D’abord, le montant alloué en cas de licenciement
‘manifestement déraisonnable’ est ramené de
trois à 17 semaines, en fonction des circonstances de la
cause. Auparavant, c’était six mois pour les ouvriers. En
outre, les employeurs veilleront dorénavant à mieux se
réserver les preuves des motifs du licenciement. Pour
un travailleur, ce sera plus compliqué d’avoir gain de
cause », ajoute-t-il.
CDD et clause d’essai: plus de flexibilité
Désormais, aussi, un CDD, s’il est conclu au plus tôt le
1er
janvier 2014 et seulement pendant la première moitié
Près de deux ans après l’entrée en vigueur de la loi sur
le statut unique, que peut-on en dire? « De manière générale,
on a gagné beaucoup en sécurité juridique »,
estime Maître Loïc Peltzer, avocat basé à Bruxelles.
« Avant, trop de temps et d’énergie pouvaient être perdus
simplement pour s’entendre sur la durée du préavis
des employés, autour de laquelle il y avait trop de zones
d’ombres. Aujourd’hui, étant donné qu’elle est fixée au
préalable, on a créé une sécurité juridique allant dans
l’intérêt de tous. Cette clarté est par ailleurs primordiale
pour toute société étrangère désireuse d’investir
en Belgique. »
En marge de cette loi, une convention collective prévoit
dorénavant qu’à la demande du travailleur, l’employeur
est censé fournir les motifs (très) concrets du licenciement.
« En pratique, un employeur aura tout intérêt à
documenter l’évaluation des prestations des travailleurs.
Par sécurité, il devra garder confirmation par
écrit de n’importe quel souci de comportement ou d’aptitude
afin de pouvoir établir la réalité des motifs en cas
de contestation ultérieure.»
Faut-il pour autant conseiller à un employeur de motiver
spontanément un licenciement ? « C’est à apprécier
au cas par cas. L’employeur aura parfois intérêt à
le faire afin que le travailleur puisse comprendre immédiatement
les raisons qui ont présidé à son départ. Cela
permet d’éviter discussions et incompréhensions. Une
valeur pédagogique non négligeable, donc. »
Et si, côté justice, Maître Peltzer pense qu’il est trop
tôt pour tirer de premiers enseignements, il pressent
du contrat, peut être rompu comme s’il s’agissait d’un
CDI. « De ce côté-là encore, il y a davantage de flexibilité.
Et pas forcément au détriment du travailleur qui, s’il
est bon, aura l’occasion de passer en CDI. Dans le nouveau
système, la clause d’essai, devenue inutile, a été
supprimée. Et si quelqu’un ne convient pas au bout de
six mois, il coûtera en indemnité ou préavis exactement
ce qu’il aurait coûté en période d’essai. »
Quant aux difficultés, c’est surtout autour des clauses
de préavis conclues avant l’entrée en vigueur de la nouvelle
loi qu’elles résident. « Oui, cela nous promet des
questions juridiques pointues et pas mal de dossiers
autour de la chose. Mais selon moi, ces clauses doivent
continuer à s’appliquer après l’entrée en vigueur de la
loi sur le statut unique.» ●
Informez-vous ce 30 novembre
La loi « statut unique » a profondément modifié les
règles relatives à la rupture du contrat de travail, tout
comme la convention collective du travail n° 109 du 12
février 2014 concernant la motivation du licenciement.
Quels sont les nouveautés et les premiers enseignements
de la jurisprudence et quelles implications pour
vos départements RH ?
Outre ces deux sujets d’actualité, d’autres évolutions
récentes dans le contentieux de la rupture du contrat
de travail seront abordées et analysées durant un
après-midi de séminaire BECI.
Info et programme complet : www.beci.be/activites/
formations_seminaires/
Frédéric Simon - fs@beci.be – 02-643 78 17
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
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SELF-EMPLOYED CORNER
Les mamans indépendantes,
des demi-mamans ?
Le congé de maternité reste aujourd’hui l’un des derniers domaines où la protection
sociale des indépendants s’avère très inférieure à celle des salariés. Une injustice
contre laquelle s’élève IZEO, le mouvement bruxellois des indépendants, qui a
remis une pétition entre les mains de Willy Borsus, Ministre des Classes moyennes
et des Indépendants.
L
es nombreuses différences de protection sociale
qui existaient entre les salariés et les indépendants
ont été progressivement gommées, grâce
aux actions constantes des organisations d’indépendants.
Un pas important a été franchi en juillet 2014 lorsque les
allocations familiales pour les enfants d’indépendants ont
été alignées sur les montants alloués aux enfants de salariés.
Si, depuis cette date, un enfant égale un enfant, on
ne peut toujours pas affirmer aujourd’hui qu’une maman
égale une maman.
En effet, des différences importantes subsistent entre
les régimes salariés et indépendants en ce qui concerne
les droits au repos de maternité et aux indemnités de
maternité. Globalement, les mamans indépendantes ont
droit à un repos de maternité deux fois plus court et deux
fois moins indemnisé que celui des mamans salariées ou
fonctionnaires.
Un facteur décourageant
Ces différences trouvent un écho révélateur dans les statistiques
de naissance dans les deux régimes : du côté
des salariées, en 2013, il y a eu 78.845 naissances pour
1.849.909 femmes (soit un taux de 4,26 %) ; tandis que,
pour 188.343 femmes assujetties au régime des indépendants
à titre principal, on a enregistré 5376 naissances,
soit un taux de 2,85 %.
À droite, une maman salariée ; à gauche, une maman
indépendante. À moins que ne soit l’inverse ?
L’explication de cette différence est probablement double.
Primo, le repos de maternité des indépendantes étant
moins bien protégé, certaines indépendantes renoncent
à un projet de maternité car elles ne peuvent pas se permettre
économiquement un repos trop court et trop faiblement
indemnisé. Secundo, de nombreuses indépendantes
témoignent qu’elles ont privilégié un début de
carrière en tant que salariée, afin de bénéficier de couvertures
sociales plus sécurisantes durant leurs années de
maternité. Ce n’est qu’une fois les enfants mis au monde
qu’elles ont opté pour une carrière comme indépendante.
Tableau comparatif – situation actuelle
Salariées
Durée
Indemnité
Indemnité moyenne effective
Congé d’adoption
Cotisations sociales payées ?
Crédit-temps et congé parental
Congé de paternité ?
52 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
15 semaines
82 % du salaire brut le 1er
71 % à partir du 2e
mois
62 € par jour
4 à 6 semaines
Non
Oui
3 jours (employeur) + 7 jours (mutualité)
mois,
Indépendantes
3
à 8 semaines
440,50 € par semaine
(+ 105 chèques services)
37 € par jour
4 à 6 semaines
Oui
Non
Non
׉	 7cassandra://tumpby6wuNd8dNRRZxgDJkUIjnV6hyAlv3-zdKh_7I0`̵ V7;sRl׉ESi c’était vous…
Dans les deux cas, on peut considérer que la faiblesse
relative du repos de maternité pour les indépendantes est
un facteur qui décourage l’entrepreneuriat féminin, dont
nous avons pourtant fort besoin !
Cette injustice, le mouvement bruxellois des indépendants
IZEO a voulu la dénoncer en remettant à Willy Borsus
une pétition de plus de 5.000 signatures, demandant
que le congé de maternité des mamans indépendantes
soit amélioré et aligné sur celui des mamans salariées.
« Une discrimination que rien ne justifie »
« La différence de traitement entre les mamans indépendantes
et les mamans salariées ou fonctionnaires nous
apparaît comme une discrimination que rien ne justifie »,
affirme Miguel Van Keirsbilck, Secrétaire Général d’IZEO.
« La fatigue, les soins à donner au bébé, le besoin du
bébé d’être entouré de la présence de sa maman pendant
les premières semaines de sa vie ne vaudraient-ils
pas autant pour une maman indépendante que pour une
autre maman ? »
Précisément, les mamans indépendantes ont droit
aujourd’hui à un repos de maternité de 3 à 8 semaines,
à comparer avec les 15 semaines prévues en faveur des
mamans salariées. IZEO demande que le repos de maternité
des mamans indépendantes soit porté à 15 semaines
maximum et 8 semaines minimum.
En outre, les indemnités allouées aux mamans indépendantes
sont en moyenne près de deux fois inférieures
à celles des mamans salariées. Le mouvement des indépendants
demande que ces indemnités de repos de
maternité pour les mamans indépendantes soient sensiblement
revalorisées.
Enfin, les indépendantes sont les seules travailleuses
en Belgique à payer des cotisations sociales pendant
leur repos de maternité. C’est la troisième revendication
d’IZEO : que les indépendantes soient désormais exonérées
de cotisations sociales pour le trimestre de leur accouchement,
et ce sans perte de droits en matière de pension.
Par ailleurs, le mouvement des indépendants demande
que ces trois améliorations s’appliquent aussi au congé
d’adoption.
« Chaque année, 5.500 indépendantes donnent naissance
et bénéficient d’un repos de maternité. Nous avons calculé
que les mesures que nous demandons représentent
un budget de 17 millions d’euros par an en indemnités et
10 millions d’euros en exonération de cotisations sociales,
soit 27 millions d’euros par an. Il nous semble que ce
budget est loin d’être excessif pour un enjeu aussi important
que le bien-être des mamans indépendantes et de
leur bébé. » ●
Clause de non-concurrence :
quelle durée ?
Les contrats que vous signez
comportent bien souvent une
clause de non-concurrence,
par laquelle une partie interdit
à l’autre d’exercer une activité
similaire dans une certaine
zone géographique et durant
une période déterminée.
La
partie qui l’insère entend ainsi
protéger son savoir-faire et/
ou sa clientèle. Cette clause se
situe toutefois à la limite de la
liberté de commerce et d’industrie,
principe d’ordre public
qui promeut la liberté d’entreprendre, rappelé à l’article II.3 et II.4
du Code de droit économique.
Afin de ne pas franchir cette limite, les clauses de non-concurrence
ne sont valables que pour autant qu’elles respectent certaines
conditions : clause écrite, limitée dans le temps et dans
l’espace et ayant trait à l’activité exercée. Par conséquent, il était
généralement admis qu’une clause de non-concurrence excessive
soit frappée de nullité puisque contraire à l’ordre public. Et bien
que seule la clause fût annulée, c’est l’opération économique
dans son ensemble qui se voyait mise en péril.
En dehors de certains contrats (agence commerciale, contrat de
travail), où elle est déterminée par la loi, il demeurait une incertitude
quant à la durée de cette clause de non-concurrence. Toutefois,
par un arrêt du 23 janvier 2015, la plus haute juridiction du
Royaume est venue clarifier la situation.
Les faits en cause étaient les suivants : une convention de cession
d’entreprise comprenait une clause de non-concurrence qui interdisait
au cédant de continuer à exercer ou de développer une
activité concurrente pendant une durée de 17 ans. La Cour d’appel
de Gand considéra cette durée comme excessive et annula la
clause au motif qu’elle contrevenait à la liberté de commerce et
d’industrie.
Toutefois, le contrat contenait une autre clause selon laquelle les
dispositions qui pourraient être illégales ou frappées de nullité
resteraient contraignantes pour la partie légalement autorisée.
C’est ce qu’on appelle une « clause de modération », montrant
clairement l’intention des parties de donner effet aux clauses qui
excéderaient les limites légales, par une réduction (de leur durée)
au maximum autorisé par la loi. La Cour de cassation a donc pris
acte de l’intention des parties et n’a limité la nullité qu’à la partie
illicite du contrat (et donc à la durée déraisonnable de la clause).
À retenir :
Cet arrêt illustre bien l’intérêt de prévoir dans le contrat une
clause de modération. En effet, lorsque les parties prévoient
expressément une telle clause, le juge appelé à statuer sur une
clause de non-concurrence pourra en réduire la durée à un terme
raisonnable, tout en maintenant l’effet de non-concurrence décidé
de commun accord par les parties.
Laila Nejar, conseiller juridique BECI
lne@beci.be ; 02 563 68 58
׉	 7cassandra://VFYP8maRg9_tE7l5oC14psHky69_Lc_86v4QVTP332k`̵ V7;sRmV7;sRl#בCט   u׉׉	 7cassandra://uK16VlpUq88TABqyg5z0EjDi0RC3S6NXjAiyfkNi48k  `׉	 7cassandra://tmYK5q9XEs-bIE3fEQ4LGadJAERcR9_DRxEO8htKVromk`S׉	 7cassandra://eK_Dv7JlbWWcCBGPiGiaCKmYixC1RvqiLmgQWotkgM8`̵ ׉	 7cassandra://LR52MtQLyXhxcvQ3h0rXm6UXipkBpAfgMxm5k-0u4d8 I͠V7;sRpט  u׉׉	 7cassandra://nlzSl2S6NySytHOn4RSCRwWQKTmjKv4c5DH6BA5BkqU Z`׉	 7cassandra://kSA9GPqdfjU9xZ72lcp8rzXvUk6HvHfnneRR4Wi2Mn4l`S׉	 7cassandra://JQ8TcjJ9fbzhs_KPA_FROjY4emjWW4KexZ4qMoWcrEU`̵ ׉	 7cassandra://aLrqhowN2eo5bpfNYyCaEf1hzGtoDqIziQqsuJbLLzU̜͠V7;sRqנV7;sRu ߁9ׁH %http://electrabel.be/energymarketnewsׁׁЈ׉EUne longue période de volatilité des prix de
l’énergie est envisageable
Le marché européen de l’énergie se trouve en pleine transition énergétique, laquelle
désigne le passage des énergies fossiles vers les énergies renouvelables.
Ce passage s’accompagne d’une alternance d’énormes pics de prix et de chutes
vertigineuses. D’ici à ce que les marchés et les états parviennent à stabiliser cet
écart, nous devons nous attendre à une volatilité importante.
En Europe, la baisse de l’activité industrielle liée à la
crise a entraîné une diminution de la consommation.
D’autre part, les États encouragent les mesures visant
à réduire la consommation d’énergie tant chez les particuliers
que dans les entreprises.
L’augmentation de la part des énergies renouvelables
en Europe rend difficiles les prévisions en matière de
production d’énergie. La production d’énergie renouvelable
est en effet tributaire de la force du vent et de
l’ensoleillement.
Le charbon moins cher
À l’encontre de ce qui se passe dans d’autres pays, la
Belgique n’encourage pas l’utilisation du charbon pour
produire de l’électricité, ce en raison des importantes
émissions de CO2
provoquées par l’exploitation de ce
Le caractère intermittent des
énergies renouvelables peut
engendrer une insuffisance de la
capacité de production.
combustible. La production massive de gaz de schiste
aux États-Unis a entraîné un afflux de charbon bon marché
en Europe, ce qui rend l’électricité produite à partir
du charbon nettement plus abordable. Ce phénomène
54 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
Dans un marché où la sécurité de l’approvisionnement
est vitale, cette situation est susceptible de provoquer
des problèmes de fourniture. Outre l’impact de la loi
sur la sortie du nucléaire, une absence de vent et de
luminosité pourrait mettre à mal la capacité d’approvisionnement
en énergie avec, pour conséquence, une
volatilité accrue des prix. ●
Plus d’info : electrabel.be/energymarketnews-fr
nuit incontestablement à la compétitivité des centrales
au gaz en Belgique. Il est d’ailleurs accentué par l’intégration
croissante du marché de l’électricité entre les
Pays-Bas, l’Allemagne, le Luxembourg et la Belgique,
laquelle entraîne une augmentation de la concurrence
entre les pays.
Les paradoxes du marché de l’électricité
Les énergies renouvelables sont intermittentes, d’où
la nécessité de posséder d’autres sources d’énergie.
Comme la Belgique ne souhaite pas privilégier les centrales
au charbon, nous devons nous rabattre sur des
centrales au gaz, plus chères. Le rôle de back-up dévolu
à ces centrales a pour conséquence qu’elles tournent
insuffisamment, ce qui a un impact direct sur leur rentabilité.
׉	 7cassandra://eK_Dv7JlbWWcCBGPiGiaCKmYixC1RvqiLmgQWotkgM8`̵ V7;sRr׉EENTREPRENDRE
TRANSITION
Abattoir s.a. (se) dessine un avenir radieux
à Anderlecht
Le concept des fermes urbaines n'est plus un rêve. C'est une réalité qui est en train
de se construire à Anderlecht sur le site des abattoirs, contribuant à faire encore
un peu plus de Bruxelles une terre décidément de plus en plus marquée par les
projets dits « de transition ».
Johan Debière
Y
-a-t-il une place pour les fermes urbaines
au cœur de Bruxelles ? Oui, si l'on en croit la
confiance accordée par les responsables du Feder.
Ceux-ci ont en effet décidé de délier les cordons
de la bourse en octroyant un nouveau subside d'un peu
moins de 10 millions d'euros au projet Manufakture
Abattoir après avoir accordé une première enveloppe
qui a permis de développer un projet de halle alimentaire
entre 2007 et 2013. Il s'agit cette fois de permettre
la construction d'un nouvel abattoir sur une partie non
bâtie du site. Bâtiment qui comprendra, outre l'abattoir
proprement dit, un espace d'accueil pour les PME actives
dans l'agro-alimentaire, du logement, mais aussi
et surtout une ferme urbaine conçue en toiture, qui a
nécessité d'adapter toute la structure.
Paul Thielemans, chargé de relations publiques au
sein de la société Abattoir, explique : « Lorsque le cabinet
d’Evelyne Huytebroeck, alors Ministre bruxelloise
de l'Environnement, a lancé un appel à projet pour la
création d’une ferme urbaine à Bruxelles, nous avons
réagi positivement et proposé un concept sur la toiture
de notre nouveau bâtiment, avec restaurant. Parmi plusieurs
dossiers de candidature, notre projet a été retenu.
Nous avons fait réétudier toute la structure au niveau
de la stabilité, du poids que pouvait porter ce toit.
Et nous avons revu toute la logistique intérieure avec
notamment des ascenseurs capables de livrer des marchandises
sur le toit. »
Un projet en aquaponie
Démarré en 2013, le deuxième chantier vient à peine de
se terminer. Ne restent à régler que quelques détails et
des finitions au niveau logistique pour le toit, qui sera à
terme divisé en deux zones : l’une en plein air ; l’autre
en aquaponie, dans un bâtiment fermé comprenant des
serres et des bassins, associant la culture de fruits,
de légumes et d'herbes aromatiques avec l'élevage de
poissons. Une spin-off suisse, spécialisée en aquaponie,
a déjà fait part de son intérêt par l’intermédiaire d’une
société bruxelloise, mais rien n’est encore finalisé.
Une « zone d'arrivage » qui donne sa chance
à tous
Au-delà de la dimension durable de ces projets, les
responsables d'Abattoir ont parfaitement conscience
du rôle social qu'ils peuvent jouer dans une zone
urbaine comme celle d'Anderlecht. « Le pôle donne déjà
de l'emploi à environ 700 personnes, si l'on compte les
maraîchers et les gens qui vivent autour des marchés »,
souligne Paul Thielemans. Et le porte-parole d'Abattoir
d'ajouter que le site se trouve au beau milieu d'une
« zone d'arrivage » : « Beaucoup de gens arrivent ici en
provenance de pays pauvres et doivent construire une
vie à partir de zéro, ce qui est loin d'être facile. Ici, suffisamment
de choses existent qui leur permettent de
commencer petit et de démarrer. »
À cet égard, Paul Thielemans souligne d'ailleurs que
beaucoup de commerçants ont commencé en faisant
les marchés, lorsqu'ils étaient jeunes. Certains d'entre
eux ont saisi leur chance et sont devenus de grands
grossistes en fruits et légumes.
Pour ajouter une couche de plus à ce substrat décidément
bien fertile développé en toiture, Abattoir ambitionne
enfin d'ouvrir un restaurant de qualité où
pourraient se sustenter les touristes, les personnes intéressées
par le concept de ferme urbaine, voire même
un public d'hommes d'affaires à la recherche d'une
bonne adresse. « Peut-être pourrons-nous y faire venir
un chef étoilé », conclut même Paul Thielemans qui
ajoute ●
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
55
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͠V7;sRvט  u׉׉	 7cassandra://a3rSU2sWdcNjhLd27WjsJvTchcFDlkABorI--2EjsbA Mo`׉	 7cassandra://eFOjZ1RMOGQV_lHWz_RR4IcBM_A2nOxHPuT7BsXq9LQy`S׉	 7cassandra://b0RELRTM7Qjcs4o8B4Z5X5HtdJpetnV1aNSs4uvB3og(`̵ ׉	 7cassandra://yfsjW5uuNUq5erkp_Bsgfzk5-07Z7LNYnEekJVyelUM ̈͠V7;sRwנV7;sR~ a9ׁH #http://www.hotelhusadelacouronne.beׁׁЈנV7;sR} ̗9ׁHmailto:info.couronne@husa.esׁׁЈנV7;sR| QK
9ׁHhttp://www.dhf.beׁׁЈנV7;sR{ Qh9ׁHmailto:meeting@dhf.beׁׁЈ׉EoCOMMUNITY
L’actualité BECI en photos
Green Afterwork
Le 25 août, BECI organisait son premier Green
After Work, un événement de networking sur une
thématique environnementale. Dans le cadre
verdoyant du Chalet Robinson, les entreprises et
entrepreneurs de Bruxelles ont pu échanger sur
différents sujets liés au développement durable.
Ce fut aussi et surtout l'occasion de lancer
de façon festive et dans la bonne humeur la
formation en management environnemental que
BECI organise pour la première fois cette année.
Un beau succès, à reproduire prochainement !
56 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
׉	 7cassandra://17ggBFeR5r5gVnwJYGZNw9N-X6DGU5eKaVN4yzA7Qc8.6`̵ V7;sRx׉EcDomaine des Hautes Fagnes
L’intégration harmonieuse dans un cadre naturel admirable et l’utilisation
des produits locaux sont les principales caractéristiques du Domaine des
Hautes Fagnes, qui a été rénové entièrement au cours des cinq dernières
années : les chambres, la brasserie et le bar attendent les visiteurs ! Les
organisateurs de réunions feront leur choix parmi neuf salles de réunion
différentes d’une capacité maximale de 130 participants. Le centre de bienêtre
est réputé pour la grande qualité de ses soins ! L’équipe spécialisée
est un autre atout de ce magnifique complexe. Depuis le printemps dernier,
un nouveau chef cuisinier du nom d’Yves Van Dorpe a rejoint l’équipe du
Domaine des Hautes Fagnes. Le Domaine des Hautes Fagnes vaut à coup
sûr le détour, ne fût-ce que pour ce remaniement radical qui en fait l’une
des meilleures adresses de Wallonie.
Infrastructures :
• Intégration dans la nature
• Chambres : 71
• Meeting rooms: 9
• Capacité : 130
• Centre Wellness « Vita Natura »
Contact :
meeting@dhf.be
www.dhf.be
02.
Hôtel Husa de La Couronne
Vous cherchez à passer une nuit au calme dans un cadre prestigieux ? L’hôtel
Husa de la Couronne est exactement ce qu’il vous faut ! Cet établissement
se situe en plein centre économique de Liège, à un jet de pierre de la gare
TGV flambante neuve de Liège-Guillemins, conçue par le célèbre architecte
catalan Santiago Calatrava. La rénovation récente de l’hôtel a permis de
mettre à l’honneur un des bâtiments les plus emblématiques de la ville. Dans
cet hôtel entièrement remis à neuf, le confort, le style et la fonctionnalité
sont de mise. L’hôtel Husa conjugue charme et modernité à la perfection.
Des infrastructures professionnelles de pointe répondent aux besoins des
voyageurs d’affaires.
Infrastructures :
• Proximité de la gare de Liège-Guillemins
• Au centre de Liège
• Chambres : 77
• Capacité de réunion : 30
Contact :
info.couronne@husa.es www.hotelhusadelacouronne.be
Un lieu de réunion en pleine nature !
01.
Un alliage parfait de
charme et de modernité !
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9ׁHhttp://www.val-arimont.beׁׁЈנV7;sR T̀9ׁHmailto:info@val-arimont.beׁׁЈ׉EaL’HÔTEL VERVIERS****
L’HÔTEL VERVIERS**** (l’un des 7 de Vandervalk Wallonie) est tout proche de
Spa et a ouvert ses portes en 2009. L’ancien entrepôt de la gare de l’Ouest de
Verviers a été transformé en un hôtel de luxe dont l’architecture remarquable
date de 1891. L’hôtel Verviers dispose d’une terrasse ensoleillée, d’une piscine
et d’un restaurant baptisé L’Entrepôt, qui propose un menu international
riche et varié. Pour l’organisation de séminaires, conférences, événements,
mariages ou autres fêtes, l’hôtel Verviers met à disposition neuf salles flexibles
pouvant accueillir de 20 à 500 invités. Et des incentives palpitantes sont
également possibles sur le circuit de Spa-Francorchamps.Bénéficiez d’une
offre irrésistible : break out rooms gratuite/ séminaire all in 2 jours 209€
ou 3 jours 389€ tva incluse ! Réservez avant le 30/11/15 ! Références : ULB/
UCL/ RENAULT/ TIRLEMONT/ ST GOBAIN /AMEX/ JAGUAR/ INST CEE/ERS
ACADEMY/ DELHAIZE/ HUSQVARNA BELGIQUE/ FERRERO/
Infrastructures :
• Chambres& suite : 100 ****
• Salles de réunion : 9
• Capacité de réunion : de 20 à 500
• Places de stationnement : 300
Contact :
Michel Pauquet
commercial@hotelverviers.be
T 0032 479 686
www.hotelverviers.be
04.
La Province de Liège, the unexpected
destination !
Quelle que soit votre préférence,
vous trouverez ici la formule appropriée !
A 20 minutes de Maastricht, une heure d’Aachen et de Bruxelles, la Province de Liège bénéficie
d’une situation géographique remarquable. Elle possède, en effet, un réseau de communication
performant et une superbe gare TGV dessinée par l’architecte S. Calatrava. Laissez-vous
surprendre par son offre multiple et abondante, ses sites spécialisés en activités
pour incentives et team-building parmi
lesquels Weventure de Stoumont,
Adrenaline Events à Coo-Stavelot, The
Outsider à Comblain-au-Pont... La Fédération
du Tourisme de la Province
de Liège met à votre disposition son
Convention Bureau, partenaire idéal de
vos projets. Entièrement gratuit, ce service vous apporte soutien et professionnalisme, mais
aussi un gain de temps considérable. Votre entreprise mise sur des activités inédites ? Vous
ne serez pas déçus ! Proposez à vos convives un déjeuner avec les girafes, emmenez-les
à la découverte d’un véritable safari africain au Monde Sauvage Safari-Parc de Aywaille, ou
optez pour le Kloster Heidberg, un couvent entièrement restauré situé à Eupen… Le site
de Blegny-Mine, reconnu au patrimoine mondial de l’UNESCO, témoigne quant à lui de la
puissante exploitation charbonnière en Belgique. Enfilez votre veste, ajustez votre casque et
descendez, avec la cage de mine, dans les galeries souterraines pour tester la formule « mines
gourmandes », combinant visite et produits du terroir. Dans un autre registre, le bateau
« Pays de Liège » confèrera à votre événement le charme d’une croisière sur la Meuse. Enfin,
pour les plus sportifs, le Standard de Liège vous fixe rendez-vous dans l’Enfer de Sclessin
avec pas moins de 1.600 sièges pour tous types d’activités.
Contact :
CVB Liège Business Land
Candice Michot - candice.michot@provincedeliege.be –
Tél. +32 (0) 4 237 95 85
http://www.liegetourisme.be/fr/decouvrir/mice.html
Un splendide hôtel dans
un bâtiment historique !
03.
®FTPL - Yves GABRIEL
®SPC Province Liege
׉	 7cassandra://gLxOfoPmUnzJTIb8JbL6Ymdf6IpLXeMN5h-h29i_CmA*`̵ V7;sR׉E?Val d’Arimont Hôtel-Resort ***
05.
Le Val d’Arimont se situe non loin du centre de Malmedy, à la lisière du domaine
naturel des Hautes Fagnes. Ses salles de réunion entièrement équipées, d’une
capacité de 120 personnes, répondront à la perfection à tous vos besoins
professionnels. L’hôtel, le restaurant, les cottages et la nature forment un cadre
idéal pour vos formations, séances de team building, séminaires et réunions. Le
meeting village peut accueillir jusqu’à 144 personnes dans les cottages et les
chambres d’hôtel. Les hôtes ont accès à toutes les infrastructures : piscines, terrains
de tennis et de squash, tennis de table, minigolf, pétanque, bains turcs, jacuzzi et
restaurant à la carte.
Infrastructures :
• Cottages : 36
• Chambres d’hôtel : 20
• Salles de réunion : 4
• Capacité de réunion : 120
• Capacité de banquet : 120
Contact :
info@val-arimont.be
www.val-arimont.be
06.
Park Inn by Radisson Liege Airport
Le Park Inn by Radisson Liege Airport dispose de 100 chambres colorées
et bien isolées, munies d’un téléviseur à écran plat, d’un bureau, d’un
coffre-fort, de la climatisation, d’un nécessaire à café et à thé et d’une
connexion Wifi gratuite. Le RBG Bar & Grill est l’endroit idéal pour tous
vos rendez-vous d’affaires ou privés : petit-déjeuner, déjeuner ou dîner.
L’hôtel dispose aussi de huit salles de réunion, dont six peuvent être
scindées (259 m²). Elles sont toutes éclairées par la lumière du jour et
équipées du matériel audiovisuel nécessaire. Pour vos pauses-café et
vos cocktails, vous pouvez aussi utiliser deux foyers, dont un donne une
vue panoramique sur l’aéroport. Le Park Inn by Radisson Liege Airport
est l’endroit idéal pour l’organisation de toutes vos réunions, séminaires,
formations, banquets, cocktails, …
Infrastructure :
• Salle de fitness
gratuite
• Chambres : 100
• Salles de réunion : 8
Contact :
sales.liege@rezidorparkinn.com
www.parkinn.be/airporthotel-liege
Votre lieu stratégique !
Tout un village de réunion
à votre service
׉	 7cassandra://IU8yFUS9VGiGf6FgYKgoJv63QU_hynRwKon_GDRg7vs*`̵ V7;sRV7;sR#בCט   u׉׉	 7cassandra://QobtZ3O3CZw3PWaW6z9ZA3W1Qk4u476TtnRLjWMTIWs `׉	 7cassandra://OkNPU8bKTWHVTWneBKzyC7Z6ZSGWobtcAYbz8viHhwY͍`S׉	 7cassandra://Vu6QERBbbSVZ0YLgnKMrBpwyMSbGGTcafye_Lm60VQI-`̵ ׉	 7cassandra://2cXXTzPYxWbc2jjXmOMMGAskG0j650Un8-rebsV691I t͠V7;sRט  u׉׉	 7cassandra://jSx8Jxbrgnd0iMOtFarWd4NLF4tngnGIloUOdtMYPiI  A`׉	 7cassandra://_dnXEfWJ0RzQd7G_5tmKEWL1uqoEdpeF_9kh9uKSPLAk`S׉	 7cassandra://tzzojObiS8R1WdMBccGWZRTiTN_shdF4Kb4isxiIgao"k`̵ ׉	 7cassandra://-tvS348QKS5fSbG0Ea2CNIl2fRy7ukL-vcsUciygsWM ͠V7;sRנV7;sR ̖9ׁHhttp://agendamagazine.beׁׁЈנV7;sR ZN9ׁHmailto:abo@bdw.beׁׁЈ׉ERadisson Blu Balmoral Hotel, Spa
Situé à deux minutes des célèbres ‘’ Thermes de Spa ‘’ et du Royal Golf Club
des Fagnes, le Radisson Blu Balmoral à Spa est l’endroit parfait pour vous.
Choisissez entre les 106 chambres confortables et suites, chacune décorées
avec style et disposant de services comme le Wifi gratuit. Dégustez une
sélection de plats régionaux et internationaux au restaurant ‘’ Entre Terre &
Mer ‘’ ou sirotez un nouveau cocktail au bar ‘’ l’Entre-Temps ‘’ en démarrant
une partie de billard. Détendez-vous au Balmoral Wellness Center qui
propose piscine, sauna, hammam, 4 cabines de soins ou amusez-vous sur
notre terrain de pétanque et notre court de tennis. Avec une capacité de
150 participants, nos 6 salles de séminaires ‘’ Zen ‘’ disposent de la lumière
du jour et sont idéales pour l’organisation de réunions à Spa. Collaborez
avec l’équipe Meetings & Events qui assurera le bon fonctionnement de
chaque évènement et choisissez entre une grande variété de possibilités
afin de créer votre package personnalisé. Avez-vous déjà connu la
privatisation d’un hôtel pour votre groupe ? Découvrez les avantages de
cette expérience ‘’ Balmoral Style ‘’ à partir de 100 participants !
Infrastructure :
• 106 chambres dont 21 Suites
• 6 salles de réunion avec lumière du jour
• Restaurant ‘’ Entre Terre & Mer ‘’
• Wi-Fi & 80 places de parking gratuites
Contact :
Sales.spa@radissonblu.com
https://www.radissonblu.com/en/balmoralhotel-spa
087/79 21 41
40 Avenue Léopold II, 4900 Spa
08.
Experience an unforgettable
stay at hotel in spa !
Hôtel Ramada Plaza Liège City Center
Situé au cœur de la cité Ardente à quelques pas du coeur historique, de
la zone commerciale et de la gare, le Ramada Plaza Liège dispose d’une
situation idéale. Également très accessible à quelques pas des axes routiers,
et de l’aéroport de Liege, l’hôtel comporte 149 chambres 4* ! Liège offre une
multitude d'attraits touristiques, culturels et commerciaux toute l'année. Avec
un grand choix de musées, spectacles, expositions, concerts et gastronomie
et peut facilement se combiner avec un TeamBuilding dans les Ardennes !
Avec un total de 570m² dont une salle pouvant accueillir 240 personnes en
théâtre, le Ramada Plaza est le lieu parfait pour vos conférences, incentives,
ou encore fête privée. Toutes nos salles bénéficient de lumière du jour
et d’un cadre authentique. En effet, notre restaurant et salle de Banquet
se situent dans un ancien couvent du XVIIe
siècle. Notre Banquet Sales
Coordinator se tient à votre entière disposition pour vous encadrer et créer
sur mesure la meilleure offre en fonction de votre demande.
Infrastructure :
• Au centre de Liège
• Chambres : 149
• Salles de réunion : 6
• Capacité de réunion : 240
Contact :
sales@ramadaplaza-liege.com
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L’hospitalité n’est pas un
métier mais une passion !
07.
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LE CONSEIL RESTO DU MAGAZINE AGENDA
Madame Chapeau ••••
L
e stoemp méritait qu’on
lui dresse une assiette à la
hauteur de ce qu’il représente
dans l’imaginaire bruxellois.
C’est enfin le cas chez Madame
Chapeau. Le stoemp, c’est du patrimoine
! On a tous le souvenir d’une
grand-mère qui cuisinait cette
préparation à base de légumes de
saison et de pommes de terre. Aujourd’hui,
cette spécialité est devenue
une « curiosité » juste bonne
à appâter les touristes du centreville.
En lieu et place du délice populaire
qu’il devrait être, le stoemp
est réduit à une pâtée inexpressive
et sans relief. Il était temps que cela
change. C’est Gauthier De Baere,
chef du Peï & Meï, qui s’en est chargé
à la demande du tandem ayant
ouvert cette nouvelle enseigne, soit
Mike Toch, le manager du chanteur
Jali, et Jean-Christophe Wagner de
l’ancien bar gay Argane Kafé. La
carte se la joue combinatoire. On
peut choisir parmi quatre stoemps
différents que l’on accompagne
d’un « grote stuk » – saucisse, poisson,
feta… – et d’une « chef saus » –
tartare, jus de veau… Lors de notre
visite, on a ouvert les hostilités avec
la salade du jour (€8) en entrée, soit
un filet de bonite à l’huile, accompagné
de haricots princesses bien croquants,
d’oignons rouges, d’olives
noires et de feuilles de sucrine. Rien
à redire, c’est frais et ça réveille les
papilles. Ensuite, on a commandé le
fameux stoemp en version épinards/
filet de turbot croustillant/sauce
tartare. Pour 13 euros, on a droit à
un travail d’orfèvre. La composition
arrive sur une planche en bois. Au
milieu, le poisson, de belle qualité
et parfaitement cuit, à la façon d’un
fish and chips. Juste à côté, un petit
pot en verre fermé par un couvercle
sur lequel sont posées des feuilles
AGENDA est le magazine des sorties à Bruxelles. Il propose un calendrier pratique, le programme
des cinémas et des articles entre autres sur les concerts, expositions, restaurants... Procurez-vous
ce magazine trilingue gratuit dans l’un des présentoirs répartis en ville ou recevez-le avec le
journal Brussel Deze Week: envoyez votre adresse à abo@bdw.be.
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
61
d’épinards. Un autre petit pot renferme
la sauce tartare, indubitablement
préparée minute et parsemée
de cornichons. L’ensemble, signé
par le chef exécutif Cédric Cnudde,
est sans la moindre fausse note :
purée onctueuse et surtout goût
vert prononcé des épinards. Cette
belle surprise est également mise
en lumière par un cadre contemporain
bien senti – chaises Tolix
noires, bois clair – et un service
adorable. ●
Info :
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Bruxelles
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The Art of Speaking Double
Writing about Adolf Hitler in his book The Europeans, the Italian journalist Luigi Barzini
says the Führer’s German opponents “did not take Hitler at his word…. Possibly
judging from their own oratory, they thought his insane screaming in public and his
outlandish threats were mainly meant for internal consumption.”
Richard Hill
F
ortunately, some of Hitler’s
opponents outside Germany
thought otherwise and, even if belatedly,
started preparing themselves
for the worst. Just as well that they
did!
All too often in history, statesmen and
women have failed to correctly identify
the audiences chosen by their opponents.
This
tradition of double-talk is a characteristic
of political life. Speaking of
the Greco-Turk battle of words over
the 1974 discovery of oil deposits in
the Aegean sea, historian William H
McNeill comments that “each government
was playing to the gallery at
home…”.
The tradition of speaking double is
still alive and well today. One contemporary
example is Vladimir Putin:
he has a habit of saying things that
alarm foreign observers who fail to
realise that much of what he says is
directed at his own electorate (Russian
society has a dammed up backlog
of frustration and amour-propre
which needs to be acknowledged, if
only in passing).
Incidentally, Putin’s armoury of
two-sided weapons includes his skill
in setting up situations to his coun62
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
try’s advantage. What he has been up
to in eastern Ukraine is in the tradition
of tsarist Russia: in 1791, Catherine
the Great financed a riot to justify
her army crossing the Polish-Lithuanian
frontier to support the rioters.
We are left with the fact
that, in the words of
Lewis Carroll’s character
Tweedledum: “A word
means what I intend it
to mean: nothing more,
nothing less.”
Confusion about the direction of
messages uttered by contemporary
politicians is still a common factor in
public life. Jean-Claude Juncker, President
of the European Commission,
recently said that the Greek government
was speaking double by not
telling the truth about its bailout proposals
to avoid national bankruptcy.
“I am blaming the Greeks”, he said,
for telling “things to the Greek public
which are not consistent with what
I’ve told the Greek prime minister.”
British PM David Cameron is also a
key exponent of the Art of Speaking
Double – to the extent that the apparent
direction of his messages often
overshadows the content of the
messages themselves. Having got his
knickers in a terrible twist at the time
of the Scottish Referendum, Cameron
went on to scramble his words and
his audience’s minds on the issue of
British attitudes towards Europe.
The English, as opposed to the Scots
and the other Celts, have always had
a reputation with foreigners of not
saying what they really think: this
is not entirely attributable to what
foreigners believe to be an admixture
of hypocrisy and genuine duplicity,
but to a desire not to shock or offend.
The French, as in many other fields
of endeavour, are also masters of the
art of doublespeak. But there is less
likelihood of confusion with Hollande
and his likes, as they almost always
say what the French public wants to
hear. German politicians, on the other
hand, are generally so well attuned to
and in synch with the mood of their
electorates that the problem doesn’t
even arise.
Even so, we are left with the fact that,
in the words of Lewis Carroll’s character
Tweedledum: “A word means
what I intend it to mean: nothing
more, nothing less.”
●
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NEWS
« Boiler rooms » : services d’investissements
illicites
L’Autorité des services et marchés financiers (FSMA) met
en garde contre les activités de différentes « boiler rooms »
qui approchent des consommateurs belges. Il s’agit de
Peston & Sons Securities, Jones Shaw Capital Partners,
Neuberger and Co. Wealth Management, Arian Financial
(cloned firm), Dashan International et Norikura-Global.
La FSMA a constaté que plusieurs de ces « boiler rooms »
semblent particulièrement viser les gérants et administrateurs
de société.
Ces sociétés ne disposent pas en Belgique d’un agrément
en qualité d’entreprise d’investissement ou d’établissement
de crédit. La FSMA déconseille dès lors fortement de
donner suite aux offres de services financiers émanant de
ces différentes sociétés et d’effectuer tout versement sur
un compte communiqué par celles-ci.
La fraude de type « boiler room » consiste à contacter des
consommateurs, sans y être invité et souvent par téléphone,
pour leur proposer d’acheter des actions peu connues
ou des produits financiers exotiques. Même si les « boiler
rooms » se présentent souvent comme des prestataires de
services agréés disposant d’un site web et de formulaires
professionnels, il s’agit cependant d’escrocs et les actions
ou produits proposés sont fictifs ou sans valeur. En général,
le consommateur est attiré au moyen d’un premier investissement,
d’un montant limité, qui s’avère très vite rentable.
Par la suite, il est demandé au consommateur d’investir
chaque fois davantage. Contrairement au premier
investissement limité, les nouveaux investissements sont
déficitaires et/ou lorsque le consommateur souhaite récupérer
son argent, cela s’avère impossible sans versements
complémentaires. Dans le cadre de pareilles opérations,
les fraudeurs n’hésitent pas à soumettre le consommateur
à une très forte pression (d’où l’appellation anglaise de «
boiler room »).
De manière plus générale, la FSMA recommande aux
investisseurs de toujours vérifier l’identité de la société
(identité sociale, pays d’établissement, etc.) ; de consulter
les mises en garde publiées sur son site web (www.fsma.
be) et sur ceux des autorités de contrôle étrangères ou de
l’Iosco (https://www.isoco.org) ; de se méfier des appels
non-sollicités, des demandes de transferts d’argent et des
informations données par ces sociétés.
KBC distingue ses premières start-ups
bruxelloises
Start it @kbc, la plateforme pour startups soutenue par
KBC Group, a dévoilé en septembre les 15 lauréats de son
premier pitch bruxellois. 28 start-ups, actives dans les domaines
de la haute technologie, de la technologie financière,
de la vente, du design et des loisirs, avaient introduit
leur candidature.
Les gagnants ont aussitôt reçu les clés de leur espace de
travail collaboratif, situé au cœur du quartier européen de
Bruxelles. Ces start-ups bruxelloises font désormais partie
du réseau Start it, lancé en 2013, qui compte cinq sites
à Anvers, Gand, Hasselt, Louvain, Bruxelles, et abrite déjà
207 start-ups.
« Notre premier pitch à Bruxelles a connu un franc succès
», se réjouit Katrien Dewijngaert, membre du jury et
cofondatrice de Start it @kbc. « Les 18 nationalités représentées
au sein des équipes reflètent le caractère international
de Bruxelles et seront une source d’enrichissement
pour Start it. Cette fertilisation croisée est l’une des forces
de notre réseau. »
Info : www.startit.be.
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BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
63
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Elections sociales : affûtez vos crayons !
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Les recherches juridiques sur internet
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Négociation avec les syndicats : atelier
pratique
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La fausse-indépendance : pièges à
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
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Avenue Louise 489 - 1050 Bruxelles Code Nace:
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Nace: 74300 - Traduction et interprétation del. :
Christophe Louis Lobut
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Rue Vanderkindere 66 - 1180 Bruxelles del. : Hülya
Altinok
Artepub SPRL
Rue Alphonse Balis 9 - 1150 Bruxelles Code Nace:
73110 - Activités des agences de publicité 73120 -
Régie publicitaire de médias 93299 - Autres activités
récréatives et de loisirs n.c.a. del. : Paul Vankaster
Axel De Schampheleire BVBA
Mulhouselaan 7 (noord) - 2030 Antwerpen Code
Nace: 69101 - Activités des avocats del. : Axel De
Schampheleire
Be You to Full
Rue Wauterbos 80 - 1640 Rhode-Saint-Genèse del. :
Antonio da Conceiçao Joaquim, Tamara Ortega
Bel Services SPRL
Clos des Gaulois 13 - 1340 Ottignies del. : Ignace
Mabanza
Bread Way
Rue du Noyer 121 - 1000 Brussel del. : Franck Satiat
Bultot David PPE
Rue Ville Basse 49 - 7830 Silly Code Nace: 46170 -
Intermédiaires du commerce en denrées, boissons
et tabac 46180 - Intermédiaires spécialisés dans
le commerce d'autres produits spécifiques46349 -
Commerce de gros de boissons, assortiment général
del. : David Bultot
Car2go Europe GmBH
Fasanweg 15-17 - 70771 Leifelden - Germany del. :
Trevor Storey
Ceran SA
Avenue des Petits Sapins 27 - 4900 Spa Code Nace:
82300 - Organisation de salons professionnels et
de congrès 85599 - Autres formes d'enseignement
del. : Alain-Philippe Boulanger
Consoleader Belgium SPRL
Avenue Maurice 48 - 1050 Bruxelles Code Nace:
66199 - Autres activités auxiliaires de services financiers
n.c.a., hors assurance et caisses de retraite
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion 82910 - Activités des agences de
recouvrement de factures et des sociétés d'informa
del. : Pierre Vieille
Credeco SPRL
Rue du Feu 55 - 1190 Bruxelles Code Nace: 18120
- Autre imprimerie (labeur) 18130 - Activités de prépresse
del. : Philippe Denis
Cristal qui Songe SPRL
Rue François Roffiaen 42 - 1050 Bruxelles Code
Nace: 46510 - Commerce de gros d'ordinateurs,
d'équipements informatiques périphériques et
de logiciels 62010 - Programmation informatique
6311001 - Traitement en continu ou non de données
à l'aide, soit du programme du client, soit d'un programme
propre à un del. : Bertrand Suvée
Croix-Rouge de Belgique FOND
Rue de Stalle 96 - 1180 Bruxelles Code Nace: 88999
- Autres formes d'action sociale sans hébergement
n.c.a. del. : Danielle Sondag-Thull
Daan Auctions (Belgïe) BVBA
Tieblokkenlaan 8 - 2300 Turnhout Code Nace: 46190
- Intermédiaires du commerce en produits divers
47787 - Commerce de détail d'objets d'art neufs
en magasin spécialisé 47910 - Commerce de détail
par correspondance ou par Internet del. : Bairbre
Scallan
Dacota Consulting SPRL
Rue Mont-Lassy 38 - 1380 Ohain Code Nace: 63110
- Traitement de données, hébergement et activités
connexes 70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion del. : Xavier Darmstaedter
De Santa Rosalia Belgium SPRL
Chaussée de Bruxelles 278 - 1300 Wavre Code
Nace: 46214 - Commerce de gros d'autres produits
agricoles del. : Gérald Enthoven
Eurobizz EBVBA
Pastoor Tilemansstraat 3 - 3051 Sint-Joris-Weert
Code Nace: 46510 - Commerce de gros d'ordinateurs,
d'équipements informatiques périphériques
et de logiciels 62020 - Conseil informatique 70220
- Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion
del. : Freddy Nurski
Exaus SPRL
Place du Champ de Mars 5 - 1050 Bruxelles Code
Nace: 6920101 - Etablissement de déclarations fiscales
pour les particuliers et les entreprises 70220
- Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion
del. : Yvon Marcus
Full Clean Partners SPRLU
Rue du Trône 147 - 1050 Bruxelles Code Nace:
81210 - Nettoyage courant des bâtiments del. : Saloua
Boudiba
G & A De Meuter NV
Assesteenweg 117 A - 1740 Ternat Code Nace:
42110 - Construction de routes et d'autoroutes
43110 - Travaux de démolition 43999 - Autres activités
de construction spécialisées del. : Sven De
Meuter
Galerie Félix Frachon PPE
Avenue Montjoie 50 - 1180 Bruxelles Code Nace:
46150 - Intermédiaires du commerce en meubles,
articles de ménage et quincaillerie 47910 - Commerce
de détail par correspondance ou par Internet
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Girs Kevin PPR
Rue Colonel Bourg 22 - 1030 Bruxelles del. : Kevin
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Hansenne Thomas PPE
Rue des Chardons 41 - 1030 Bruxelles del. : Thomas
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ISPD - The International School of Protocol and
Diplomacy Brussels SPRL
Rue De Pascale 16 - 1040 Bruxelles del. : Ines Pires
ITAASC / IT- AS-A-Service SPRL
Avenue Jean XVIII 18 - 1330 Rixensart Code Nace:
70210 - Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 73200 - Études de marché
et sondages d'opinion del. : Philippe Cornette
Keytrade Bank SA
Boulevard du Souverain 100 - 1170 Bruxelles Code
Nace: 64190 - Autres intermédiations monétaires
6611001 - Exploitation et la supervision de marchés
financiers autrement que par des organismes publics:
activités des bourses de valeurs mobilières,
bourses d'option et de futures, etc. del. : Marie-Ange
Marx
Lexitech SA
Avenue Tedesco 5 - 1160 Bruxelles Code Nace:
74300 - Traduction et interprétation 82190 - Photocopie,
préparation de documents et autres activités
spécialisées de soutien de bureau del. : Geert Vanderhaeghe
Miri
Mohammad Reza PPE
Rue Bonaventure 2 bte1 - 1090 Bruxelles Code
Nace: 62010 - Programmation informatique 62020
- Conseil informatique 63110 - Traitement de données,
hébergement et activités connexes del. : Mohammad
Reza Miri
Motor Village Belgium SA
Boulevard des Invalides 210-220 - 1160 Bruxelles
Code Nace: 4511101 - Commerce de gros de véhicules
automobiles pour le transport des personnes,
y compris les véhicules automobiles spéciaux (p.ex.
ambulances), neufs ou usagés 45113 - Commerce
de détail d'automobiles et d'autres véhicules automobiles
légers ( = 3,5 del. : Alfred Elsen
Pierard Event SPRL
Rue Dieudonné Lefèvre 65 - 1020 Bruxelles Code
Nace: 56210 - Services des traiteurs 82300 - Organisation
de salons professionnels et de congrès
del. : Jean-Claude Pierard
Reprobel SCRL
Square de Meeus 23 - 1000 Bruxelles Code Nace:
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils
de gestion 82990 - Autres activités de soutien aux
entreprises n.c.a. 96099 - Autres services personnels
del. : Benoit Proot
Scarfilm SPRL
Boulevard Charlemagne 41 - 1000 Bruxelles Code
Nace: 59111 - Production de films cinématographiques
del. : Gérald Frydman
Takheroubt SPRL
Rue Van Artevelde 100 - 1000 Bruxelles Code Nace:
49410 - Transports routiers de fret, sauf services
de déménagement 5229042 - Les activités des
courtiers de transport 5310003 - La distribution et
la livraison du courrier et des colis del. : Mahfoud
Takheroubt
Tao Family SA
Bd Industriel 16 - 1030 Bruxelles Code Nace: 46170
- Intermédiaires du commerce en denrées, boissons
et tabac 46349 - Commerce de gros de boissons,
assortiment général del. : Marc Spelmans
Therqaj Florjan PPE
Nerviersstraat 112 - 1730 Asse del. : Florjan Therqaj
Troch Latimer Jean-Pierre et Thamara
Avenue René Gobert 14 - 1180 Bruxelles del. : Thamara
Troch Latimer
Viepage BVBA
Avenue Konrad-Adenauer 5 - 1932 Sint-StevensWoluwe
Code Nace: 1813013 - Autres activités
graphiques. 7021001 - Conseils et assistance opérationnelle
aux entreprises dans les domaines des
relations publiques et de la communication 7311001
- Conception et réalisation de campagnes publicitaires
pour des tiers, en util del. : Bruno Vermeeren
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2015
65
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à son nom. *Le calcul de l’ATN net est basé sur la Peugeot 508 GT Line berline 2.0 BlueHDi 136 ch 101 g de CO2
et la 308 berline GT Line 1.6 BlueHDi 116 ch, 98 g de CO2
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Cette contribution nette mensuelle sur l’Avantage de toute Nature (ATN) est à payer par un employé utilisateur d’un véhicule de société, sur base du taux maximal de
précompte professionnel de 53,5% ; ces valeurs sont communiquées à titre purement informatif et n’engagent pas la responsabilité de Peugeot Belgique-Luxembourg
en cas de différence entre l’avantage communiqué et l’avantage réellement obtenu.
PEUGEOT GT Line
L /100 KM G /KM 508 GT Line : 3,9 - 5,8 • 101 - 135 | 308 GT Line : 3,7 - 5,2 • 97 - 119
Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.peugeot.be
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