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Transmission d’entreprise
le magazine des entreprises bruxelloises
Françoise Lanoizelet et
Immobilier :
perte de temps, perte d’impôts
Testez la voiture électrique
Topic
Office : où vont les bureaux ?
Emmanuel Hankard (Hall of Time) :
« D’abord bien s’entourer ! »
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Emploi :
l’obligation de résultat
C’est entendu : au 1er
janvier selon la police, au 1er
mars selon les manifestants,
le bénéfice des allocations d’insertion sera limité dans le temps. Alors,
« mesure antisociale » ou « facteur de responsabilisation » ?
En fait, cette mesure est avant tout la conséquence de la nouvelle loi
de financement des Régions, dans le cadre de la 6e
adoptée par le gouvernement Di Rupo.
réforme de l’État
Auparavant, ce financement était déjà assuré en grande partie
par l’IPP – l’impôt sut les personnes physiques – dont
l’État fédéral « ristournait » une partie aux Régions, en fonction
de son rendement sur leur territoire (selon le principe
du « juste retour »). Désormais, les Régions maîtrisent directement
un quart de l’IPP via les centimes additionnels. La
contrepartie de cette autonomie accrue, c’est la responsabilisation financière des Régions : les mécanismes
de solidarité interrégionale qui équilibrent leurs budgets vont progressivement s’éteindre. Dès
lors, leur financement sera étroitement lié aux revenus de leurs habitants – et à leur taux d’emploi.
À taux de chômage élevé, moindre financement. C’est aussi simple que cela…
Quand on sait que le taux d’emploi en Région bruxelloise avoisine les 55 %, on comprend mieux la nécessité
vitale de changer le système. Ce n’est pas une mesure antisociale, au contraire : si le taux
d’emploi n’augmente pas, il n’y aura plus d’argent dans les caisses et
la Région ne sera plus en mesure de remplir ses missions.
La limitation dans le temps des allocations d’insertion doit se comprendre par ce biais, et non comme une
quelconque punition à l’égard de quiconque. Pour autant, plusieurs bienfaits de cette politique n’ont guère
été mis en lumière dans les récents débats politiques.
Premièrement, elle responsabilise les Régions qui sont désormais redevables non d’une obligation de
moyens, mais d’une obligation de résultats. Comme le disait récemment le Ministre de l’Emploi Didier
Gosuin, après 25 ans de politique du chômage, place à la politique de création d’emploi !
Deuxièmement, pour mener la barque bruxelloise, autant connaître le cap. La nouvelle mesure permettra
de clarifier les chiffres du chômage et connaître la réalité de terrain. Place aux demandeurs d’emploi qui
font de leur recherche un travail à temps plein et non un complément de revenu à d’autres activités.
Troisièmement, en amont, elle poussera les jeunes à choisir plus souvent des filières de formation qui
offrent de réels débouchés. Dans certaines sections, les débouchés sont inversement proportionnels au
nombre d’inscrits. Choisir, c’est renoncer peut-être, mais c’est aussi s’assumer.
Quatrièmement, la mesure, de par ses limites claires, encourage définitivement tout chercheur d’emploi
à rester mobilisé et à tout mettre en œuvre pour trouver ou créer un emploi. Apprendre la deuxième
langue, par exemple…
Enfin, tous les interlocuteurs sociaux devront également se mobiliser, non plus pour accompagner le chômage
et discuter sans fin, mais pour participer à la création d’emploi. Pour eux aussi, il y aura obligation
de résultat.
Thierry Willemarck
Président de BECI
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
1
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SOMMAIRE
Think Tank
4
CHAMBRE DE COMMERCE &
Speaker’s Corner : l’actualité économique et politique
d’un autre œil
6 Pour ou contre les jobs étudiants réservés aux enfants
du personnel ?
9
Fiche réforme de l’Etat : les allocations familiales
10 Projets immobiliers : perte de temps, perte de recettes
fiscales
International
12 R&D : l’Europe peut aider les PME
13 Bruxelles Invest & Export : formation au commerce
international
Topic Office : où vont les bureaux ?
14 Un pôle médias à Reyers… en 2022 ?
17 Conversion des bureaux : oui, mais…
18 Befimmo, moteur de qualité des immeubles de bureaux
à Bruxelles
20 Mobilité : quels accès à Bruxelles ?
22 Quand l’employé devient régisseur
26 Le boom des sans-bureau-fixe
Entreprendre
28 Starter : Racines
29 Self-employed corner
30 La transmission : un enjeu bruxellois
31 Transmission : GMP, affaire de famille
32 Transmission : « D’abord bien s’entourer ! »
34 Testez la voiture électrique et plug-in !
35 Du neuf dans le partage de véhicules de service
Community
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
36 News
37 L’actualité BECI en photos
39 Agenda
43 Impression of a Brit
44 Conseil resto : Gaspar
45 Demandes d’admission
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
label n. 2014/351/2
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles Métropole
N° 2 Janvier 2015 N° 00 Février 2015
Le mois
prochain
Sales –
comment vendre ?
dossier PME
Le mois
prochain
Mai
Editeur responsable
Olivier Willocx – owillocx@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
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Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
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Bruxelles Métropole/Brussel Metropool
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2
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LE MOIS POLITIQUE
ÊTRE CHARLIE, ET PAS CHARLOT
Il y a des événements qui prennent le pas sur tout le reste. La faute à leur force et à leur violence
qui occupent si fort les esprits, les conversations et les médias qu’il devient impossible de penser
à autre chose.
| Michel Geyer
Au choc et à l’émotion des premiers
instants succèdent des questions bien
légitimes : Pourquoi ? A-t-on fait le
nécessaire pour l’éviter ? Quelles réponses
à long terme ? Suivent ensuite
des débats tout aussi respectables et intéressants,
du genre « solidaire, certainement
mais comment ? ». Des débats
profonds et sérieux (on adore !) sur la
liberté d’expression, le respect dû aux
religions, le vivre ensemble, le sort réservé
à une vedette(ke) plutôt qu’à une
autre.
Avouons-le aussi, lorsque coule le sang
de symboles, nos priorités sociales
et économiques ont quelque chose
de décalé. Pour ne pas dire à côté de
la plaque. Et personne n’apprécie être
qualifié de la sorte.
Il y avait pourtant tant à dire ce moisci.
Deux ou trois choses tout d’abord
sur les chômeurs exclus, le saut d’index
(on en veut ou pas, dans le vilain-méchant
patronat ?). On aurait aussi
voulu digresser sur la concertation patrons-syndicats
et le caractère constructif
des uns et des autres face aux mesures
économiques concoctées par le
gouvernement fédéral. Avec un regard
disons perplexe, vers ceux qui ont précisément
refusé qu’on construise un
dialogue autour de mesures que tant
de monde reconnaît utiles, voire nécessaires.
L’actualité
nous
donnait
également
l’opportunité de revenir sur un de nos
chevaux de bataille : la mobilité, avec le
4 BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
calendrier proposé pour la démolition
du viaduc Reyers : sans oser demander
quand finira ce chantier, on prévoyait –
l’air taquin – de demander pourquoi il
n’avait pas encore réellement commencé.
Ce serait légitime pour un projet
présenté comme tellement évident ?
Dans l’actualité « mobilité » des dernières
semaines, on avait aussi épinglé
quelques chiffres sur l’augmentation
du temps de parcours de ceux qui travaillent
à Bruxelles : 25 % depuis
2012, selon Agoria. On imagine la tête
de celui qui – coincé dans un embouteillage
– se rappelle soudain que time
is money.
Sans se joindre au coup de gueule de
Pascal Smet quant aux budgets insuffisants
pour développer le RER (les entrepreneurs
ont visiblement l’habitude
de faire plus avec moins), on prévoyait
simplement de rêver d’assister à une
réunion entre le Bruxellois et la fédérale
Jacqueline Galant. Ou à un bout de
réunion, celui où ils parleraient chiffres
par exemples. Les chiffres, avec Jacqueline
Galant, sont souvent comiques.
Ah, si au moins les propositions de
développement du car sharing étaient
mieux prises en compte…
On aurait aussi aimé s’étaler sur l’opposition
farouche et le bras de fer qui
se dessine autour des « caisses noires »
anti-fraude dans l’horeca (quand on y
pense, pouvaient-ils trouver un plus
mauvais nom ?). Cela conjugué à la
volonté de la ville de Bruxelles de
CORNER
limiter l’ouverture des snacks et cafés
dans le centre. Il faudra pourtant bien
remplacer tous les restaurants qui nous
annoncent un prochain dépôt de bilan,
à cause de la lutte contre la fraude.
Trois bonnes nouvelles
Enfin, une devinette : quel est le point
commun entre Audi, l’Atomium et
le CBBD (Musée de la BD, pour les
non-initiés ?) : ils ont chacun battu un
record ces derniers mois : de production
pour l’usine, de fréquentation pour
les deux autres. Trois bonnes nouvelles
pour trois symboles de notre capitale,
chacun reconnu internationalement et
à leur manière. La preuve que notre
ville-région vit, se développe et gagne,
malgré la crise et les obstacles institutionnels
!
Mais voilà, on n’a pas eu la place et
le temps pour tout cela. Pourtant, on
n’a finalement pas non plus parlé de
Charlie Hebdo. Comme quoi, c’était
possible. ●
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CORNER
LES PRÉVISIONNISTES SONT DES DANSEURS DE SALON
LE MOIS ECONOMIQUE
Rencontre avec le prince Al-Walid Ben Talal, l’Etat belge, la Fédération pétrolière, M. et
Mme Toutlemonde et votre prof d’anglais
| Jean Blavier
Ouf, la saison est passée. Les prévisionnistes
se sont déchaînés en décembre et
en janvier – comme chaque année – mais
cette fois ils ont eu affaire à un obstacle de
taille : le prix du pétrole. Qui avait prévu sa
baisse ? Personne. Qui oserait dire qu’il va
remonter ? Personne. Qui oserait dire qu’il
va encore baisser ? Personne. Qui oserait
dire qu’il ne va plus jamais remonter à 100
dollars ? Personne... Sauf le prince saoudien
Al-Walid Ben Talal qui, probablement,
sait mieux que quiconque de quoi il parle
puisque le cours du pétrole est manipulé.
C’est un enjeu géostratégique. Les uns
disent que ce sont les Saoudiens qui veulent
mettre à genoux les producteurs américains
de gaz de schiste, et les autres que c’est
le prix que les Occidentaux veulent faire
payer à Vladimir Poutine pour avoir joué
avec leurs pieds en Ukraine. Allez savoir.
Surtout si, en plus des prévisionnistes, nous
devons nous farcir les experts en géopolitique.
Pitié !
Tout ça ne vous fait pas penser à autre
chose ? Mais si, bien sûr : aux taux d’intérêt
! Ils n’ont cessé de baisser ces derniers
temps alors que, rappelez-vous, il y a quand
même pas mal de gens qui disaient qu’ils
allaient prendre le chemin inverse. Le souvenir
que j’ai de mes études secondaires
me fait dire que les États, c’est comme les
profs. Quand tout va mal, ils hurlent. Quand
tout va bien, on ne les entend pas. Quand il
emprunte à 0,70 % sur 10 ans, l’Etat belge
vous dit combien il économise ? Allô ? Pas
de réponse. Ou alors un petit entrefilet dans
la presse. Par contre, quand on nous dit que,
grâce à la baisse du prix du pétrole, les ménages
belges vont bénéficier d’un ballon
d’oxygène bienvenu, la Fédération pétrolière
vient nous rappeler que cette même
baisse du prix du pétrole va coûter à l’État
belge 250 millions d’euros – en manque à
gagner sur la TVA. Question de nous glisser
dans le coin de l’oreille que ces 250 millions,
il faudra bien que l’État aille les chercher
ailleurs. Où ? Ben tiens...
Le dur et le mou
Les prévisionnistes ne se risquent que rarement
sur le terrain marécageux de la fiscalité.
On les comprend. Quand on croit que
c’est dur, c’est mou. Et inversement. Le plus
amusant dans tout ça est sans doute cette fabuleuse
expression : tax shift. On va shifter
quoi ? De l’impôt sur les revenus contre de
l’impôt sur le capital, disent les partis au
pouvoir – et encore, pas tous. On va taxer
le capital ? OK, mais comment ? Le capital
lui-même ? Ses revenus ? Et puis, il est où,
le capital ? Quand on croit que c’est dur,
c’est mou. Essayez seulement de l’attraper,
le capital, et il disparaîtra mystérieusement.
À moins qu’on ne parle de capital immobilier.
Là, c’est dur évidemment. Sauf le
grand capital immobilier. Il est en société,
celui-là. C’est du dur qui est devenu mou.
Par contre, M. et Mme Toutlemonde, eux,
sont très exposés aux courants d’air du shift
fiscal. Quel est le prévisionniste qui va leur
dire : attention, avec vos deux ou trois appartements,
ça va sérieusement décoiffer ?
Ce qui caractérise les prévisionnistes, outre
leurs capacités de danseurs de salon1
, c’est
leur recours au franglais. Il y a le tapering
de la Réserve fédérale américaine (qui va
faire monter les taux américains, donc le
dollar, et faire baisser l’euro, ce qui va nous
empêcher de profiter à plein de la baisse
du prix du pétrole), il y a la politique de
quantity easing, autre spécialité américaine
reprise entre-temps par le Japon et l’Union
européenne (ça revient à augmenter le bilan
de la banque centrale par des achats
de titres), la convergence des spreads (les
écarts de taux sur les emprunts d’État)...
Dois-je continuer ? Je préfère vous laisser
en compagnie de cette autre expression fort
utilisée ces derniers temps par les prévisionnistes
: en 2015, on va surtout faire du
muddling through. On va patauger. Encore
du dur qui devient mou. ●
1. Lisez « Le bal des aveugles » de Michel Turin, Albin Michel, Paris,
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BECI - Brussels Business - janvier 2015
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POUR OU CONTRE
Les jobs étudiants réservés aux
enfants du personnel ?
Chaque année, près de 400.000 étudiants travaillent durant les vacances
scolaires. Mais trouver un job d’été n’est pas aussi facile que
l’on pense, la demande étant bien supérieure à l’offre. Dans certaines
entreprises, les jobs étudiants sont donc réservés aux enfants du personnel.
Avantages et inconvénients.
Gaëlle Hoogsteyn
Pierre Massant, Recruitment
& internal mobility à la STIB
Nous réservons les jobs étudiants
aux enfants des membres du personnel parce
que nous avons confiance en eux et vice versa. Il faut
savoir qu’avec la nouvelle législation sur le travail
étudiant, nous recevons de plus en plus de candidatures.
L’été dernier, nous avons reçu plus de 500 CV
alors que nous n’avions « que » 127 postes à pourvoir.
C’est donc un bel avantage pour les employés ayant
des adolescents en âge de travailler et une première
étape importante pour eux dans la recherche d’un futur
emploi.
De plus, nous trouvons très enrichissant pour un jeune
d’apprendre à mieux connaître l’entreprise où travaille
l’un de ses parents, de découvrir à quoi il consacre son
temps cinq jours par semaine et comment il gagne sa
vie. Les parents apprécient aussi de faire découvrir
leur lieu de travail à leurs enfants. Il est donc logique
pour nous de renforcer cela en employant en priorité
les enfants de notre personnel durant les vacances. Et
il n’est pas rare que cela suscite des vocations !
Certains pourraient trouver cela élitiste, mais de notre
point de vue, cela ne l’est pas. En effet, la STIB est une
entreprise multiculturelle où se côtoient des employés
d’origines et de milieux très divers. Nous avons, au
sein de notre société, des profils très diversifiés et, en
fait, très représentatifs de la population bruxelloise.
Dès lors, même si nos jobs étudiants sont réservés
aux enfants du personnel, nous touchons des jeunes
issus de milieux très larges et très différents. Ce qui
n’est pas forcément le cas dans d’autres sociétés.
Par ailleurs, nous veillons à ce que tous les jeunes
aient leur chance. Ainsi, seuls les étudiants qui ont
reçu une bonne évaluation peuvent revenir postuler,
une et une seule fois, par après. Ceci afin de garantir
un certain turn-over et éviter le favoritisme.
Valery Halloy, porte-parole de
BNP Paribas Fortis
Durant de nombreuses années,
BNP Paribas réservait ses jobs étudiants aux enfants du
personnel. Depuis quatre ans, nous avons changé notre
fusil d’épaule et décidé d’ouvrir une partie de nos jobs
étudiants à d’autres jeunes.
Dans le cadre de notre plan de diversité, nous avons lancé
un volet « diversity » à destination des jeunes issus
de milieux moins favorisés. La plupart du temps, ces
derniers n’ont pas de réseau ni la possibilité de trouver
un job étudiant via leur famille. Ils apprécient d’être aidés
dans leur recherche d’un travail estival. Pour faire
connaître notre programme, nous avons mis en place un
partenariat avec la société Jeep, avec le service social
de l’UCM et avec Job Kanaal. Le succès a été immédiat !
D’autant que nous ouvrons aux étudiants une palette de
fonctions très large.
Chaque année, à la fin de la période de travail, nous réunissons
les jobistes issus de ce programme afin de voir
comment ils l’ont vécu, ce que ça leur a apporté, ce qui
pourrait être amélioré… Les retours étaient tous très positifs,
tant du côté des étudiants que du côté des équipes
qui les ont accueillis. Les jeunes déclarent tous apprécier
la découverte de métiers très divers, de la réalité de
l’entreprise, et l’importance du bilinguisme, par exemple.
Autres aspects positifs : rencontrer des jeunes issus de
milieux plus favorisés, échanger avec eux… et s’ouvrir
ainsi à de nouveaux horizons. Par la suite, cela leur permet
aussi d’enrichir leur CV et cela leur facilite la tâche
pour trouver un job étudiant dans une autre entreprise.
Dans un premier temps, cette initiative avait été lancée
uniquement à Bruxelles mais, face à son succès, nous
avons décidé de l’étendre aux autres régions. Et suite au
feedback reçu de part et d’autres, nous souhaitons lui
donner de plus en plus d’ampleur.
6
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
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RÉFORME DE L’ÉTAT
Allocations familiales
Les transferts de compétences et de budgets vers les Régions, dans le cadre de la
6e
réforme de l’État, ont aussi de multiples conséquences pour les entreprises. Pour
Vincent Delannoy
réforme de l’État prévoit le transfert des prestations familiales : allocations favous
aider à les comprendre, nous publions une série de fiches pratiques que vous
trouverez chaque mois dans notre magazine.
De quoi s’agit-il ?
La 6e
miliales, allocations de naissance et primes d’adoption. Des dépenses estimées à
6,6 milliards € pour la Région wallonne, les Communautés française, flamande et
la Commission communautaire commune de Bruxelles-Capitale. Pour Bruxelles, où
les allocations familiales représentent le plus gros transfert de moyens financiers
(739 millions), c’est en effet la Cocom qui sera compétente. Ce qui change fondamentalement,
outre la « responsabilisation » des entités fédérées, c’est le choix des
caisses d’allocations, qui sera fait par les parents et plus par les employeurs.
Le cas particulier de Bruxelles
Pour éviter que les familles bruxelloises soient traitées différemment selon leur appartenance
communautaire, il a été décidé de loger cette compétence au sein de la
Commission communautaire commune.
Transfert des moyens
Les moyens transférés aux Communautés (à la Cocom à Bruxelles) passent à terme
à 90 %, selon des modalités en fait défavorables aux Bruxellois (avec une clé de répartition
basée sur les enfants de 0 à 18 ans, ne tenant donc pas compte des 19-25
ans). Il faut y ajouter des frais de gestion qui vont vraisemblablement exploser (notamment
pour la programmation de nouveaux logiciels). En intégrant divers paramètres,
le déficit prévisible de l’opération, à Bruxelles, se chiffre entre 170 et 250 millions €.
Le transfert de fonctionnaires du fédéral vers la Région bruxelloise se fera progressivement.
Il est actuellement évalué à 148,8 équivalents temps plein.
Régime de transition
L’administration en charge des allocations familiales sera transférée entre 2016 et fin
2019. Entretemps, l’agence fédérale pour les allocations familiales (Famifed) assure
les versements. La compétence « allocations familiales » doit encore être regroupée à
Bruxelles dans un parastatal à créer. Sur le fond (montant et critères d’allocations), le
système sera évalué à partir de 2015. À noter que, depuis le 1er
janvier 2015, la Cocom
peut modifier les barèmes des prestations et supporte la charge financière du secteur.
L’organisme d’intérêt public (OIP) à créer est destiné à accueillir non seulement les allocations
familiales, mais toutes les compétences de Sécurité sociale transférées à la
Commission communautaire commune (santé, aide aux personnes). Un OIP unique,
qui sera géré de façon paritaire (syndicat et patronat).
Où va-t-on ?
Pour l’instant, la priorité à Bruxelles est de « garantir la continuité des paiements »
et de « procéder à une évaluation en profondeur ». Toutefois, on semble s’acheminer,
d’après la piste évoquée par la Ministre Céline Fremault, vers un montant unique
par enfant, « en veillant à ne pas pénaliser les familles nombreuses existantes ». La
Flandre a décidé pour 2015 de ne pas indexer le montant des allocations familiales et
se dirige elle aussi vers un montant unique par enfant – piste également évoquée du
côté wallon.
L’avis de BECI
• BECI rappelle que les allocations
familiales sont, in fine,
financées par les cotisations
des employeurs. Nous réclamons
une bonne gestion de
ces allocations dans le cadre
budgétaire disponible, ainsi
que la maîtrise des coûts administratifs
qui leur sont liés.
• Il est probable que l’on assiste
à une consolidation de la
structure des caisses d’allocation.
La réduction du nombre
d’intervenants est logique et
souhaitable.
• L’allocation familiale est centrée
sur l’enfant. BECI se prononce
en faveur d’un montant
identique par enfant – et non
un montant progressif selon
son rang familial.
• La communautarisation ne
doit pas compliquer un système
d’allocations familiales
déjà complexe par nature.
BECI appelle à une collaboration
constructive, au sein de
la Cocom et entre les entités
fédérées.
FICHE
5
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
9
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Immobilier : le temps, c’est de l’argent perdu
« Le temps, c’est de l’argent », voilà une maxime vraie dans bien des contextes, parmi
lesquels celui de l’immobilier bruxellois. Les délais de délivrance des permis d’urbanisme,
la lourdeur des procédures liées à leur obtention et les contraintes réglementaires
et administratives ralentissent considérablement la mise en œuvre de certains
projets… De quelques mois à plusieurs années. Cette torpeur, dommageable pour le
promoteur, l’est aussi pour les pouvoirs publics…
L
e développement de projets immobiliers à
Bruxelles est conditionné par de nombreuses
règles et coûts indirects : normes d’urbanisme
(RRU, taille des logements,…), normes environnementales
(dépollution des sols, construction basse énergie…),
charges d’urbanisme, taxes et charges diverses, coût élevé
de la main d’œuvre…
Si un cadre réglementaire contraignant a ses raisons
d’être, il suppose, de la part des autorités, cohérence et
rationalité dans sa gestion quotidienne. C’est ici que le bât
blesse : lenteur des procédures administratives, recours
continuels, négociation sans fin, exigences changeantes
au gré des formations politiques, situations kafkaïennes
nées des contradictions entre communes et Région… ralentissent
considérablement les projets d’ampleur. Cette
situation, nocive pour le secteur immobilier et pour l’économie
dans son ensemble, l’est tout autant pour les pouvoirs
publics, puisqu’elle les empêche de répondre à leurs
engagements : grossir les recettes publiques, accroître
l’offre en logements accessibles, développer des nouveaux
quartiers.
Moins de revenus pour les pouvoirs publics
Chaque projet immobilier, quelle que soit sa nature – logement,
commerce, bureaux, parking – génère annuellement
des sommes liées à sa fonction et à celle de son exploitant.
À titre d’exemple, un projet de 250.000 m², correspondant à
un vaste quartier d’environ 1.250 logements, 75.000 m² de
bureaux, 25.000 m² de commerce et de l’équipement, génère
annuellement plus de 29 millions d’euros en charges
et impôts, perçus par l’État Fédéral, la Région et la commune
qui accueille le projet.
10 BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
Lise Nakhlé, BECI
L’essentiel des revenus, issus de l’impôt sur les personnes
physiques, est encaissé par le Fédéral, qui en
reverse une partie à la Région. Notre simulation (voir tableau
page suivante) tient compte de 1.875 contribuables
(soit 1,5 par logement) ayant un revenu imposable net
moyen de 35.000 euros. L’IPP s’élèvera donc à plus de
23 millions d’euros, en tenant compte des additionnels
communaux (6 % pour la Ville de Bruxelles, soit 1,3
millions d’euros) et d’agglomération (1 %, soit 216.000
euros). Plus marginale, la taxe régionale sur les ménages,
dont la suppression en envisagée (à l’instar des
additionnels d’agglomération), génèrerait quant à elle
111.000 euros. Les sommes perçues par la Région et la
commune, via taxes et précompte immobilier, sont également
loin d’être négligeables : plus de 1,4 millions pour
la première, 4 millions pour la seconde. Notons que cette
évaluation se base sur les taxes et impôts directs, et ne
tient pas compte des taxes sur les loyers, ni des droits
d’enregistrement et TVA générés par chaque transaction
immobilière. Elle ne tient pas compte non plus de
la plus-value générée par l’activité économique de notre
nouveau quartier.
Sur cette base, un projet qui met dix ans à voir le jour
constitue donc un manque à gagner de près de 66 millions
d’euros pour les finances régionale et communale.
À ces sommes perçues annuellement, il faut ajouter,
pour notre nouveau quartier, environs 13,2 millions d’euros
perçus une seule fois, en numéraire ou en nature, via
les charges d’urbanisme. Dans le cas présent, considérant
une zone d’intérêt régional, 30 % des réalisations
résidentielles, constituées de logements moyens, sont
exemptées de charges.
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Un projet lent, c’est du logement plus cher
Autre problème d’ampleur : la multiplication des charges et
l’instabilité administrative se traduisent dans le coût sans
cesse croissant de l’immobilier bruxellois neuf, en particulier
le logement. Un climat d’incertitude qui influe sur le
calcul de risques du promoteur (un projet qui traîne, est un
projet qui coûte et qu’il faut donc amortir), lequel se répercute
dans le prix de vente du bien… En Région bruxelloise,
la classe moyenne en paye les frais, avec les conséquences
que l’on sait : elle va voir ailleurs, hors de Bruxelles, où
l’achat reste envisageable.
Si le secteur immobilier a sa part de responsabilité dans
cette escalade des prix, il est certain qu’une gestion plus
rapide et plus efficace d’une série d’aspects réglementaires
solutionnerait en partie la pénurie, en réduisant la pression
sur le secteur résidentiel. Au-delà des aspects administratifs,
certains leviers financiers sont également à développer
ou à pérenniser. Comme présenté dans notre simulation,
une exemption de charges d’urbanisme sur le développement
de logement moyen en zone d’intérêt régional constitue
un levier important, sans atteindre pour autant aux recettes
touchées par la commune. D’autres moyens sont à
envisager, en concertation avec les secteurs de l’immobilier
et de la construction.
Se donner les moyens de ses ambitions
Si les chiffres présentés ici ne constituent qu’une estimation,
ils attirent l’attention sur la nécessité de cohérence :
produire du logement ou de l’activité économique, développer
de nouveaux quartiers et épaissir un peu les recettes
publiques, c’est se doter des outils qui permettent au secteur
immobilier de s’épanouir. Sans se départir d’un cadre
réglementaire exigeant, mais en rendant les procédures
plus efficaces et mieux en phase avec un contexte qui évoSurface
totale
Répartition (surface)
Surface
Surface/logement (avec sur. inutile)
Nombre de logements
Nombre de revenus imposables**
m³
%
m²
m²
#
#
Revenu net imposable par habitant*** €
IPP (taux moyen d’imposition de 33%) €
Additionnel IPP (Bxl-Ville=6%)
Additionnel agglomération (1%)
Total recette IPP
Total taxe régionale sur les ménage
Revenu cadastral indexé moyen
Précompe immobilier Région (1,25%)
Additionnels Agglo (7,36%)
Additionnels Commune (29,50%)
Total précompte immobilier
Revenu total de l’impôt
€
€
€
lue rapidement.
Car soyons réalistes : solutionner le problème du logement
à Bruxelles et favoriser l’accès à la propriété des jeunes
ménages ne peut se faire uniquement via une multiplication
des subsides et la création de logements par les pouvoirs
publics. Si ces leviers sont indispensables, ils restent insuffisants
au regard des besoins. Une partie de la solution
réside donc dans la production résidentielle à l’attention
des classes moyennes par le secteur privé, permettant en
outre aux opérateurs régionaux du logement d’étendre et
de recentrer leur action sur une population plus fragilisée.
Rappelons enfin que, si le secteur immobilier se plie aux
contraintes urbanistiques, les pouvoirs publics gardent la
responsabilité d’une série d’aménités et d’infrastructures
qui garantissent l’attractivité des projets : une bonne desserte
en transport public, des équipements à la population,
des espaces publics agréables… Car exiger du secteur privé
des charges propres à couvrir les besoins d’une nouvelle
population d’habitants, de travailleurs ou de consommateurs
dans un espace donné, c’est s’engager à réaliser
dans les délais les infrastructures nécessaires (une nouvelle
ligne de tram desservant le quartier, par exemple)… Là
aussi, les choses se font parfois attendre, au grand dam du
promoteur (qui voit ainsi son projet dévalué), mais surtout
de l’utilisateur final – le contribuable. Et entendons-nous
bien : 15 ans n’est pas un délai raisonnable…
C’est pourquoi la mise en œuvre effective des grandes ambitions
urbanistiques de l’actuel gouvernement bruxellois
dépendra en grande partie de sa capacité à instaurer, sans
tarder, et en collaboration, tant avec le niveau communal
que fédéral (sur l’aspect fiscal), un climat propice au développement
de nouveaux projets. Mais aussi, et surtout, à
tenir ses engagements en matière de délais. ●
Simulation perte de recettes fiscales annuelles* – Ville de Bruxelles
250.000
Logement
50% Répartition (surface)
125.000 Surface
100
1.250
1.875
€ 35.000
€ 11.550 Taxe régionale****
€ 693 Total taxe régionale
€ 116 Taxe communale
€ € 23.172.188 Taxe sur publicité et enseignes
€ 111.250 Total taxe communale
€
€
€
€
€/m²
€
€/m²
€/m²
€
€ 2.400 Revenu cadastral indexé moyen €/m²
€ 37.500 Précompe immobilier Région
€ € 276.093,75 Additionnels Agglo
€ 1.106.250 Additionnels Commune
€ 1.419.844 Total précompte immobilier
€/an € 24.703.281 Revenu total de l’impôt
€
€
€ 7,70
€ 577.500
€ 7,45
€ 0
€ 55
€ 10
€ 150
€ 558.750 € 400.000
€ 45
€ 51.563 € 14.063
€ 379.629 € 103.535
€ € 1.521.094 € 414.844
€ € 1.952.285 € 532.441
€/an € 3.088.535 € 932.441
€ 0
€
€/#
€
€
€
€
€ 0 €/an
* Hors taxe sur le revenus des loyers, TVA et enregistrement. Les chiffres présentés sont basés sur des montants perçus dans un projet immobilier similaire
sur la Ville de Bruxelles.
** Le nombre de revenus imposables est basé sur l'hypothèse d'1,5 revenus imposables par logement (moyenne entre personnes seules et couples).
*** Le revenu net imposable moyen correspond à l'ensemble des revenus nets (c'est à dire la somme des revenus des biens mobiliers et immobiliers,
des revenus des capitaux, des revenus professionnels et les revenus divers, moins exemptions), diminué des dépenses déductibles (emprunt hypotécaire,
enfant à charge,...). Le revenu proposé est comprable à celui de la classe moyenne supérieure. Le taux moyen d'imposition est calculé sur TaxOnWeb.
Sources : SPF Finances ; SPF Economie - Direction générale Statistique.
**** La taxe régionale sur le bureau s’élève à 8,19 €/m², mais ne peut excéder 14% de revenu cadastral indexé.
***** Nous considérons ici des équipements d’ intérêt général (école, centre sportif,...), dépendant d’un pouvoir public. Ceux-ci sont également soumis à
une série de taxes dont nous ne tenons pas compte
****** Pour mémoire, considérant que ce revenu est perçu quelque soit le lieu de résidence. Une partie des recettes IPP est cependant reversée à la
Région par l’Etat Fédéral.
Calculs: BECI
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
11
€ 120.000
€ 80
€ 2.400
€ 17.670
€ 70.800
€ 90.870
€ 210.870 € 29.935.128
Fédéral******
Rég/Agglo
Communes
€ 21.656.250
€ 1.787.765
€ 5.491.113
€ 0 €/#
€ 50
%
m²
Bureaux Commerce Equipement*****
30%
10%
75.000
25.000
Parking
10%
25.000
#
2400
׉	 7cassandra://xwEi28E_r5Z8zDG8jsKU5nEKRe25n0le6xhy4HvHawc|`̵ U_G47\#.U_G47\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://u0Gmsjg3COIUeumrwmsQ6HcHIo6vTxCu7bCWds7_5Ro B,` 	K׉	 7cassandra://TRt0EQ1_CF6Sp15doJOfBEi4w2MJ0pXfPoJLowXkFPIH`̵ ׉	 7cassandra://j8f5Tfzpg_ZnPdheuIfwEVI5qafbB22dX1-9eoVrMYo͍Z̜͠U_G57\#.ט  u׉׉	 7cassandra://MsBW1uY8KDUcQs1i1SVJQ1AHrVgKTYHgZWapWD0AA-8 0` 	K׉	 7cassandra://qoP6z3nX-jVZWRG4KpMMxZKhB4QBOxOV6zJvnAiTLNg`̵ ׉	 7cassandra://ENBITNjwQHLyQHV_LeKl2QhRLBMduXAK8BiyRl0YKPg͏4	n͠U_G67\#.נU_G67\#. ݁X9ׁHmailto:cg@beci.beׁׁЈנU_G67\#. ف̤9ׁHhttp://www.ncpbrussels.beׁׁЈנU_G67\#. (Ł̒9ׁHmailto:tvl@impulse.irisnetׁׁЈנU_G67\#. ԁ9ׁHhttp://impulse.brׁׁЈנU_G67\#. `9ׁHhttp://impulse.brׁׁЈ׉EINTERNATIONAL
R&D : l’Europe peut aider les PME
ENTERPRISE EUROPE BRUSSELS
La Commission européenne a fixé les priorités collectives de tous les États de l’Union et
lancé ces dernières années d’ambitieux programmes-cadres de recherche & développement
technologique (PCRDT). Succédant au 7e
PCRDT, Horizon 2020 regroupe à la fois la
recherche et l’innovation avec pour enjeu la mise sur le marché de solutions innovantes.
Toutes les entreprises sont concernées, à commencer par les PME.
L
e processus de montage et de dépôt d’un projet
européen est collaboratif et implique des partenaires
d’autres pays de l’UE. C’est certainement
l’un des principaux critères de sélection pour obtenir une
aide européenne. Malgré les simplifications apportées
par Horizon 2020, ce processus reste complexe, long
et exigeant. C’est pourquoi les National Contact Points
(NCP) aident les entreprises à déposer leur projet. En
juin dernier, la Région de Bruxelles-Capitale a signé
une convention avec impulse.brussels, le NCP bruxellois,
pour structurer l’accompagnement des entreprises
bruxelloises.
du projet et lui procurent une reconnaissance internationale
», explique Tania van Loon, responsable de NCP
Brussels chez impulse.brussels.
En 2013, 2,1 millions d’euros d’aides ont été obtenus par
NCP Brussels pour les PME bruxelloises, soit 50 % du
financement demandé. Au cours des six derniers mois,
NCP Brussels a déjà déposé 16 dossiers sollicitant
quelque 17 millions d’euros d’aides, dont 50 % d’organisations
participant pour la première fois à un appel :
les first timers. Signe que les petites entreprises bruxelloises
ont compris tout l’intérêt d’une aide européenne.
170 millions d’euros pour l’ICT
Début 2014, deux nouveaux appels à propositions ont été
lancés pour les petites structures. Le Future Internet
Public-Private Partnership soutient le développement
de nouvelles applications web faisant appel aux technologies
open source Fi-Ware. 80 millions d’euros sont disponibles.
Et dans le cadre de l’appel à propositions SME
Instrument, 90 millions d’euros sont disponibles pour le
secteur de l’ICT.
Le besoin accru de financement en période de crise a
conduit de nombreuses entreprises à solliciter des aides
européennes. « Aujourd’hui, ces appels à propositions
comptent de plus en plus de participants. En moyenne,
en Europe, 20 % des projets sont retenus. Cette popularité
et ce taux de réussite pourraient décourager les
plus petites entreprises. À tort, parce que les avantages
des aides européennes à la recherche pour une PME
sont nombreux. Elles sont avant tout un gage de qualité
12 BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
En lien avec Enterprise Europe Brussels
Enterprise Europe Brussels et NCP Brussels travaillent
ensemble dans le but d’aider les entreprises qui participent
au programme H2020. Les experts d’Enterprise
Europe Brussels aident les acteurs bruxellois à identifier
le programme européen de subvention qui correspond
le mieux à leur développement stratégique, notamment
pour les clusters locaux. Ces experts apporteront leur
soutien aux PME au sujet de l’Instrument PME, le nouveau
plan/régime de financement dédié aux PME et destiné
à soutenir leurs activités d’innovation. L’Instrument
PME couvrira le cycle complet de l’innovation, ciblant
tous les types de PME innovantes qui montrent une forte
ambition de se développer, croître et s’internationaliser
(pour plus d’info : Tania Van Loon - tvl@impulse.irisnet.
be - + 32 2 422 00 25 ou www.ncpbrussels.be).
Rappelons que, pour les financements européens hors
recherche et innovation, c’est BECI qui, dans le cadre
d’Enterprise Europe Brussels, vous aide à évaluer votre
projet, vous soutient et vous informe sur les procédures
du programme de financement le mieux adapté à votre
projet, en particulier dans les secteurs du transport,
des ressources humaines, de l’environnement, des
médias créatifs ou des activités hors UE. Vous pouvez
rencontrer notre expert pour une consultation (gratuite)
sur les sources de financement européen nonR&I,
en contactant notre secrétariat : Christine Godts
+ 32 (0) 2 643 78 02 – cg@beci.be. ●
׉	 7cassandra://TRt0EQ1_CF6Sp15doJOfBEi4w2MJ0pXfPoJLowXkFPIH`̵ U_G67\#.׉EeINTERNATIONAL
FORMATION AU COMMERCE INTERNATIONAL
S’internationaliser grâce aux jeunes
Depuis dix ans, les entreprises peuvent faire appel à de jeunes diplômés demandeurs
d’emploi, via deux programmes de formation à l’étranger promus par Bruxelles Invest &
Export, Cefora et Bruxelles Formation. Dans 70 à 80 % des cas, le processus mène à
l’embauche !
David Hainaut
M
anque de compétences, de moyens humains voire
simplement de temps : pour beaucoup d’entreprises,
booster l’activité au niveau international
reste un luxe. C’est pourquoi, depuis 2004, la Région
bruxelloise tente d’aider les entrepreneurs dans leurs démarches
à l’étranger. Comment ? En mettant entre autres
à leur disposition de jeunes demandeurs d’emploi, ayant
suivi un des deux programmes de formation au commerce
international existants. Deux formations tout à fait complémentaires.
D’une
part, le Brussels Young Exporters Program (le BYEP,
pour les masters), dispensé en français et néerlandais,
permet à des candidats bruxellois de devenir des Export
Managers. Et d’autre part, l’Assistant Import-Export (l’AIE,
pour les bacheliers, donné cette année en français uniquement),
forme des assistants aux Export Managers.
Le BYEP est scindé en trois étapes : les participants, qui
disposent de bonnes connaissances linguistiques, reçoivent
d’abord des cours théoriques durant dix semaines.
Ensuite, ils prennent part à un stage d’immersion dans une
PME bruxelloise pendant six semaines, afin de découvrir
ses produits et tâter ses liens avec l’étranger. Enfin, grâce
à une bourse, ils partent en stage à l’étranger pendant
deux mois dans les postes occupés par les attachés économiques
et commerciaux de la Région de Bruxelles-Capitale.
À noter qu’à l’exception de quelques éventuelles
requêtes spécifiques, tous les frais de voyage et de séjour
sont pris en charge. La formation AIE se divise quant à elle
en deux étapes : l’une théorique de trois mois et une autre,
de huit semaines, pour un stage au sein d’une entreprise
bruxelloise.
Bilan de dix ans de formations qui s’inscrivent dans une relation
win-win : pas moins de 250 entreprises ont permis à
près de 300 candidats d’être formés. Joli succès, puisqu’en
moyenne, trois quarts des participants ont dans la foulée
trouvé un emploi, la plupart du temps dans l’entreprise
où le stage a été effectué. Les autres ? L’expérience leur a
presque tous permis de se lancer idéalement sur le marché
de l’emploi.
« Je le referais sans hésiter ! »
Candidat l’année dernière, Steven De Volder illustre à merveille
l’utilité d’une formation BYEP. Au terme de ses études
en sciences commerciales, ce jeune homme de 27 ans,
en quête d’un travail, s’est retrouvé en stage chez Vanparys,
une société d’une quarantaine de personnes, spécialisée
dans les dragées au chocolat. « Après la formation
Luc Van der Rasieren : « Le stage de Steven s’est
terminé en juillet ; en août, nous l’avons engagé ! »
théorique de deux mois et demi, j’ai travaillé un gros mois
à Bruxelles chez eux, histoire de bien connaître leurs produits.
Ce fut très enrichissant. Ensuite, je suis allé à Paris
effectuer une étude de marché, car la société souhaitait introduire
une nouvelle gamme de produits dans les grands
magasins français. Sur place, j’étais soutenu, c’était motivant.
» Une expérience pour le moins concluante puisque
son maître de stage, Luc Van der Rasieren, l’a engagé un
mois plus tard ! « Après avoir rencontré Steven via Bruxelles
Invest & Export, nous lui avons fait part de nos envies à
l’étranger et je suis allé le voir plusieurs fois à Paris. Le
succès fut tel que franchement, si j’avais l’occasion de le
refaire, je le referais sans la moindre hésitation! »
Un potentiel qui peut se développer
En France, l’attaché économique et commercial de
Bruxelles Invest & Export à l’ambassade de Belgique à Paris,
Marc Loos, accompagne et supervise les stagiaires en
leur fournissant des contacts et en prodiguant de précieux
conseils : « Tout au long de leur séjour en France, les stagiaires
nous rendent compte de leur activité et nous, en
échange, nous les aiguillons. » Et même si, sur les plans
géographique et linguistique, notre voisin reste un marché
essentiel et potentiellement attractif, Marc Loos rappelle
que « 70 % de nos clients bruxellois n’ont jamais exporté
dans l’Hexagone ! ».
Que ce soit en France ou ailleurs, tout entrepreneur pourra
aisément imaginer l’atout que ces formations représentent.
●
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
13
R.A.
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OFFICE
L’ambitieux projet de « pôle médias » apparaît sur papier comme le plus avancé et
concret des futurs « pôles de développement » ou « pôles de compétitivité », selon
les termes utilisés par les gouvernements bruxellois successifs. Mais la patience
reste de mise. Petit état des lieux.
Olivier Fabes
R
appelez-vous juillet 2014 : l’une des originalités
de la toute fraîche déclaration de politique régionale
était la volonté affichée de développer des
« pôles de compétitivité », à l’instar de ce qui se fait depuis
des années en Wallonie (et en France auparavant). L’idée
est d’associer un territoire spécifique à un secteur porteur
de développement économique et donc d’emplois : les
métiers de bouche dans le quartier du Ceria ; l’image,
la communication et les médias sur le site Reyers ; la logistique
et le commerce de gros en fruits et légumes à
Schaerbeek formation ; la connaissance et le numérique
sur l’axe Reyers-Général Jacques. L’ambition se superpose
d’ailleurs en partie avec celle des 7 pôles de développement
prioritaires du gouvernement précédent. Reyers et
Schaerbeek Formation étaient déjà des priorités du projet
de Plan Régional de Développement Durable (PRDD) tel
que présenté en septembre 2013 par le Ministre-Président
Vervoort.
Pas mal d’inconnues
Depuis l’annonce des « pôles de compétitivité », peu
d’éléments concrets ont filtré autour des quatre dossiers
concernés. L’avenir du pôle logistique à Bruxelles Formation
est suspendu à la mise à disposition de terrains
détenus par Infrabel. On évoque l’horizon 2020. Du côté
d’Etterbeek et du « pôle de la connaissance et du numérique
» Arsenal-VUB-ULB, on sait juste que le CIRB
(Centre Informatique de la Région Bruxelloise) s’est vu
confier une mission de coordination. Un pôle qui, dixit le
gouvernement, doit « faire de Bruxelles une ‘smart city’. »
Par ailleurs, des tractations seraient en cours, impliquant
l’ULB-VUB, pour le rachat et la réhabilitation des casernes
(qui seront complètement vidées d’ici 2017), de l’autre côté
du boulevard Général Jacques. Certains politiques locaux
14 BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
rêvent déjà d’une « cité internationale universitaire ».
Il y a encore du chemin. Les terrains des casernes appartiennent
à la Régie des Bâtiments, au fédéral donc…
Finalement, le futur pôle médias à Reyers apparaît comme
le projet le plus structuré a l’heure actuelle, et celui en
tous cas dont les grandes étapes semblent les mieux balisées.
Ce futur pôle s’articule autour de deux axes : une
stratégie de développement économique sectoriel de l’ensemble
du quartier (grosso modo de la Chaussée de Louvain
à la E40) et un projet urbain sur le site RTBF-VRT, le
second étant la figure de proue de l’ensemble du nouveau
quartier Reyers en préparation.
Son ambition est de profiter de la démolition des bâtiments
actuels de la RTBF et de la VRT, et de la construction
de sièges flambants neufs à l’arrière du site actuel
pour rénover tout le quartier et lui donner une identité
propre, articulée autour des médias. RTL Belgium et BeTV
se trouvent également déjà dans la zone. L’ADT a également
introduit une demande de financement Feder en vue
de mettre en place une stratégie de soutien économique à
ces filières sur le quartier Reyers.
La première pièce du puzzle de ce pôle médias, dont dépendent
toutes les autres, sera le chantier des nouveaux
sièges de la RTBF et de la VRT. L’été dernier, les télévisions
publiques, en collaboration avec la Région et la
commune de Schaerbeek, ont désigné l’équipe internationale
d’architectes et urbanistes chargée de concevoir
le futur site Reyers (également appelé Cité des Médias).
L’équipe doit concevoir un « master plan » d’ici juillet 2016.
Celui-ci, sur un potentiel de développement de maximum
450.000 m², intégrera, outre les sièges des télévisions
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publiques, environ 250.000 m² de logements, les infrastructures
nécessaires à ce nouveau quartier (crèches,
écoles, etc.) et l’aménagement d’un parc d’envergure régionale.
La programmation urbaine prévoit l’arrivée de
quelque 6.000 nouveaux habitants.
10% pour des entreprises médias
Comme nous l’explique Ann De Cannière, chef de projet
« Mediapark Brussels » à l’ADT (Agence de Développement
Territorial), environ 10 % des surfaces constructibles
sur le site RTBF-VRT (on ne parle pas ici du pôle
« étendu » de la Chaussée de Louvain à Colonel Bourg)
seront réservés à des entreprises médias de tous types.
Un des objectifs du pôle est de favoriser les synergies
et l’incubation de sociétés innovantes, à travers notamment
des capacités de formation et de recherche.
C’est pourquoi des contacts ont déjà été pris avec des
hautes écoles spécialisées dans les médias, afin d’anticiper
leurs besoins éventuels. Il n’y a pas encore d’engagements
de déménagements à ce stade mais bien
« un intérêt manifeste ».
Pour attirer les forces vives, il apparaît également essentiel
qu’une partie du volet « infrastructure » intègre des
équipements dédiés à la fonction médiatique : studio de
tournage, salle de spectacle, cinémas, etc. Un « master
plan » pour assurer la cohérence du tout est en cours de
développement sous la houlette de l’ADT. Il devra être approuvé
avant juillet 2016.
Compte tenu du fait que la construction des nouveaux
sièges de la RTBF-VRT est étalée de 2017 à 2019, que le
déménagement est prévu en 2020 et la démolition entre
2020-2022, le chantier relatif aux nouveaux logements,
commerces et bureaux devrait au plus tôt démarrer en
2022, sauf si certains travaux peuvent déjà être menés en
parallèle.
Parallèlement, d’autres projets de développement immobiliers
mixtes (logements et bureaux) pourraient se
Le « pôle de développement Reyers » s’étend entre la
E40, la Chaussée de Louvain et la rue Colonel Bourg.
concrétiser dans les rues avoisinantes. Une demande de
permis a notamment été déposée pour le réaménagement
de l’ilot Vlan (vers le contrôle technique). Un autre
projet urbain dans la même zone concerne « Parkway »,
le long de la E40. L’ADT dispose de huit mois pour rédiger
le « master plan » qui définit les grandes orientations de
cette zone.
Gérer la dynamique
Le succès du futur pôle de compétitivité médias dépendra
largement de sa capacité d’innovation dans un secteur
qui évolue très rapidement. Dès lors, vu l’ampleur du
chantier et son étalement dans le temps, l’un des défis
majeurs sera sans doute de synchroniser l’espace-temps
de l’action politique et celui de la réalité des entreprises
du secteur, potentiellement intéressées de se renforcer
en se rapprochant physiquement. Dit simplement : tenir
les promesses et les échéances. Pour espérer initier,
amplifier et entretenir une dynamique. 2022, c’est déjà
après-demain … ●
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OFFICE
Conversion des bureaux : oui, mais…
Bruxelles possède beaucoup de bureaux vides, mais manque de place pour loger ses
habitants. La conversion des immeubles de bureaux en habitations paraît donc une évidence
– c’est d’ailleurs une tendance lourde – mais attention à ne pas défavoriser la
fonction économique.1
Christian Lasserre
L
es premières études réalisées à Bruxelles sur la
transformation de bureaux en logements remontent
à 1996. Déjà, à l’époque, les préoccupations étaient
de deux ordres : améliorer le marché secondaire des bureaux
et prévoir des immeubles neufs transformables en
d’autres fonctions. Sur le terrain, les conversions ne se
sont cependant multipliées que depuis 2005, pour atteindre
500 000 m² : l’équivalent d’une année de production de logements
dans la Région.
fonctionnelle des immeubles et des quartiers. En effet, les
réglementations urbanistiques de 1962, 1970 et 1991, et
même le PRAS, étaient organisés sur un principe d’aménagement
du territoire en zones d’affectation, les zones mixtes
étant une catégorie parmi d’autres et non la règle. Or, si
l’insertion de bureaux dans des quartiers résidentiels reste
délicate, introduire des fonctions diversifiées dans les quartiers
administratifs devient de plus en plus fréquent. L’habitat
n’est pas la seule fonction concernée : quatre grandes
surfaces bancaires totalisant 3 000 m² ont été transformées
en librairie avenue des Arts ; d’autres rez-de-chaussée en
centres de fitness dans les quartiers européen et Louise.
Enfin, la création d’écoles dans d’anciens bureaux devient
courante : École des Arts de Saint-Luc dans d’anciens bureaux
de l’Administration des Finances, nouvelle école secondaire
« De l’autre côté de l’école » dans un immeuble des
années 90 à Auderghem, etc.
Un exemple récent de reconversion :
les anciens bâtiments Solvay, à Ixelles.
Jusqu’en 2013, ces transformations avaient surtout concerné
des immeubles des années 60, localisés en centre-ville
et dans le quartier Louise, mais le processus s’étend maintenant
aux quartiers de bureaux de la deuxième couronne,
comme la chaussée de La Hulpe et le boulevard du Souverain.
Par contre, l’objectif de construire de nouveaux immeubles
plus flexibles n’a pas été atteint : depuis 1996, trois
millions de m² de bureaux ont été construits, soit environ
250 immeubles, mais seuls deux ou trois d’entre eux ont
prévu des changements d’usage.
L’ampleur des transformations réalisées à Bruxelles s’explique
par la conjonction de deux facteurs : l’excédent de
bureaux et un déficit de production de logements. D’autres
villes ont été confrontées au même phénomène, et les mutations
fonctionnelles y sont devenues assez courantes :
Londres et New York notamment, au point que la City of
London envisage de prendre des mesures pour freiner ces
conversions.
La transformation a aussi coïncidé avec un changement
des mentalités et des objectifs dans le domaine de la mixité
1. Sources :
Bruxelles, ses bureaux ses employés, Région de Bruxelles-Capitale, éd. 2009 (collectif)
Bureaux du passé, habitants du présent, Ch. Lasserre & al. Bruxelles 2013
Observatoires des bureaux de la Région d eBruxelles capitale
La transformation des bureaux en logements, CLI, 1996
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
17
Au profit de l’emploi ?
On peut aussi se demander comment ces transformations
cohabitent avec le maintien, voire la croissance des fonctions
économiques à Bruxelles. Jusqu’ici, les nouvelles fonctions
ne chassent pas les bureaux mais remplissent des espaces
vides, tandis qu’il reste suffisamment de bureaux vides à
Bruxelles pour réaliser encore pas mal de transformations
tout en accueillant les entreprises qui le souhaitent.
Ceci dit, trop de bureaux inadaptés ou trop vite obsolètes ont
été construits à Bruxelles depuis 40 ans. Les mutations fonctionnelles
ont permis de résorber une partie de cet excédent,
mais l’obsolescence concerne aussi des immeubles non encore
amortis, car les nouveaux bureaux ne sont pas occupés
par des fonctions économiques nouvelles ou de nouveaux
emplois, mais par des organismes existants quittant des
immeubles plus anciens. Même si nous n’en sommes pas
encore là, il serait préoccupant pour l’avenir économique de
Bruxelles que tous les immeubles de bureaux de plus de dix
ans soient transformés en résidences-services ou maisons
de retraite. Comment au contraire, en utilisant ce potentiel,
l’orienter vers la création de nouveaux emplois ? ●
Christian Lasserre (chl@cli.be), juriste et économiste, dirige actuellement
l’Executive Master en Immobilier de l’Université Saint-Louis-Bruxelles, ainsi que
le bureau d’études C.L.I. S.A. spécialisé en analyses immobilières.
R.A.
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OFFICE
Befimmo, moteur de qualité des
immeubles de bureaux à Bruxelles
La société immobilière réglementée publique (SIR publique) Befimmo, solide représentant
bruxellois au sein du Bel 20, est un acteur important de la modernisation et de
l’assainissement du marché bruxellois des immeubles de bureaux, en misant sur un
portefeuille immobilier de qualité, marqué du sceau du développement durable. R.D.
B
asée à Auderghem, Befimmo est l’un des plus importants
acteurs dans l’immobilier de bureaux en
Belgique. Au 30 juin 2014, sa capitalisation boursière est de
1,2 milliard d’euros. D’une valeur de plus de 2,2 milliards,
son portefeuille comprend une centaine d’immeubles de
bureaux pour une surface globale de plus de 920.000 m²,
situés surtout à Bruxelles, dans les autres grandes villes
belges (Liège et Anvers principalement) et à Luxembourg.
Le taux d’occupation de son portefeuille immobilier atteint
un pourcentage remarquable de près de 95 %.
Coté sur Euronext Brussels, Befimmo est une valeur financière
solide qui a réussi à réduire son endettement relatif
tout en améliorant ses ratios bilantaires. Son résultat net
par action s’élevait pour l’année 2013 à 3,97 euros. Cela
permet à Befimmo d’offrir à ses actionnaires un dividende
à un niveau de rendement en adéquation avec son profil de
risque.
« Sa bonne santé sur un marché bruxellois de l’immobilier
pourtant toujours difficile, même si en phase d’assainissement,
Befimmo la doit à une programme d’investissements
constants pour améliorer les performances qualitatives et
techniques des bureaux, en particulier au niveau des performances
énergétiques », affirme Benoît De Blieck, administrateur
délégué de Befimmo.
Les exemples d’investissements emblématiques à
Bruxelles ne manquent pas. Befimmo est
ainsi la propriétaire depuis 2013 de la Blue
Tower, véritable « landmark » de l’avenue
Louise, à la pointe mondiale en matière de
confort et de fonctionnalité.
Benoît De Blieck
La SIR s’est impliquée dans d’importants
chantiers de rénovation : celle de l’immeuble
Science-Montoyer (5.379 m²), situé
au quartier Léopold de Bruxelles, pour un
budget de 10 millions d’euros, entamée
en 2010. En mai 2012, Fedimmo
(filiale de Befimmo) a
accueilli le Parlement Européen
dans l’immeuble Science-Montoyer
pour une durée ferme
de 21 ans.
18 BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
En 2012 également, Befimmo a achevé son programme
de rénovation de l’immeuble Central Gate (32.500 m²) situé
face à la Gare Centrale. Ce programme portait sur la
réfection des façades et des toitures, le réaménagement
des parkings, des patios et des circulations internes, et
plus généralement sur la rénovation des surfaces communes
de l’immeuble. Montant global des investissements
dans cet immeuble : 26 millions d’euros.
La performance énergétique du Central Gate a été
considérablement améliorée, notamment par le remplacement
des châssis simple vitrage par des châssis
double vitrage en aluminium haute performance. Les
isolations de toitures ont également été revues et améliorées.
Certaines toitures plates ont été végétalisées
tandis que, sur d’autres parties, des panneaux photovoltaïques
ont été placés. Un système de récupération
d’eau de pluie a été installé et permet d’alimenter une
partie des sanitaires.
On pourrait citer de nombreux autres exemples de rénovations
intégrant les standards les plus exigeants sur
le plan énergétique et environnemental, notamment la
certification BREEAM.
12 priorités RSE
« L’engagement de l’entreprise envers le développement
durable ne se traduit pas uniquement sur le terrain environnemental
», souligne Émilie Delacroix, Corporate
Social Responsibility Manager. Considérant la responsabilité
sociétale comme un axe stratégique, Befimmo
a réalisé fin 2013 une « matrice de matérialité », par laquelle
elle a identifié et hiérarchisé 12 priorités environnementales,
économiques et sociales. Celles-ci sont regroupées
en 4 grandes thématiques : l’environnement,
l’équipe, les locataires et la gouvernance.
« Y figurent notamment des actions concrètes en matière
de formation continue des collaborateurs, des démarches
pour sensibiliser nos propres locataires à la
responsabilité sociétale ou encore des efforts supplémentaires
de transparence vers les différentes parties
prenantes », précise encore Mme Delacroix, qui s’enorgueillit
du prix récemment remporté par Befimmo pour
le meilleur rapport belge de développement durable. ●
R.A.
׉	 7cassandra://AL6Sad1eFAC0_HEf9tsCX_J9J8eJJ9q2uaxaSHcKd28`̵ U_GC7\#.׉E 2015
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Quels accès à Bruxelles ?
Le problème de la mobilité dans et autour de la Région est plus belge que bruxellois :
il peut être défini en termes d’accessibilité à la fonction économique de la métropole.
La navette est la principale problématique de mobilité d’un espace économique qui ne
se limite pas à la seule capitale, ce qui indique que la Région bruxelloise ne pourra le
résoudre seule. Mais, si des initiatives intéressantes voient le jour, toutes les bonnes volontés
ne sont pas au rendez-vous...
Didier Dekeyser
La SNCB ne roule pas pour Bruxelles
En 2013, Rudi Vervoort nous déclarait que le projet de son
gouvernement était de redynamiser 80 % des petites gares
bruxelloises pour 2018 ; fin 2014, les premiers trains supplémentaires
devaient déjà être en service, selon un engagement
de la SNCB. Mais celle-ci n’est visiblement plus – si
elle l’a jamais été — dans cette logique de rentabilité globale
et sociétale qui profiterait à Bruxelles. Elle s’oppose même à
ce projet en évoquant la notion de rentabilité par ligne, voire
par trajet. C’est un tel calcul d’apothicaire qui scelle, notamment,
le sort de la ligne 26 (voir encadré).
Un gruyère à tunnels pour une traversée rapide et le dépôt,
au passage, des navetteurs dans les grandes gares, mais
pas plus : voilà la vision de Bruxelles par la SNCB. Car son
rôle, comme le déclarait en son temps son ancien patron
Marc Descheemaecker, « n’est pas de faire le taxi » mais de
transporter d’une gare à l’autre1
. Faire le taxi, c’est pour la
STIB2
. Derrière cette mauvaise boutade, la SNCB entérine
un partage des rôles, là où usagers et bénéficiaires - dont
tous les acteurs de notre prospérité économique - attendent
coordination et collaboration. Plutôt interpellant lorsque l’on
sait qu’il y a 27 gares SNCB et un réseau de voies ferrées
sous-exploité sur notre territoire : on peut s’interroger sur le
sens d’un service public lorsque l’investissement de la collectivité
qui l’a fait naître ne sert plus la collectivité... On peut
également se demander si la SNCB, entreprise en principe
nationale, ne partage pas la vision de partis politiques qui
Nouveau nœud de communication, la gare de l’Ouest
offre un beau potentiel qui tarde à se développer.
ne reconnaissent à Bruxelles qu’un rôle purement utilitaire,
car certains de ses projets contrecarrent allègrement les
projets d’aménagement du territoire proposés par le gouvernement
bruxellois, comme c’est le cas pour les zones de
la gare du Midi et de la gare de l’Ouest.
Gare du Midi et Gare de l’Ouest
Charles Picqué nous confiait récemment, à propos du quartier
de la gare du Midi : « La réduction de l’enveloppe SNCB
peut inquiéter. Pourquoi ? Parce que la SNCB est propriétaire
de terrains aux alentours de la gare sur la plus-value
desquels elle pourrait être tentée de spéculer pour payer le
ferroviaire. Or un urbanisme du rendement passe par du bureau.
Ce n’est évidemment pas ce que la Région souhaite. »
1. Pourtant, la SNCB était prête à faire le taxi en créant une ceinture ferroviaire autour de Bruxelles qui aurait fait converger les lignes vers Zaventem. Voir Le Soir, 19 avril 2013.
2. Si l’on sait que la STIB effectue déjà plus de transports sur son seul territoire (1 million par jour!) que la SNCB à l’échelle nationale et que ses lignes sont presque à saturation, la phrase paraît encore plus déplacée.
20 BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
© ADT-ATO
׉	 7cassandra://4Eq9IfSL3LhX8SlgG5TOFtqhJ3YyrmUoiitIv-G6Ybo`̵ U_GE7\#.%׉E8Ligne 26 : un seul train par
heure entre Uccle et Haren
La ligne 26 fut, en son temps, la ligne test du RER :
TOPIC
elle permet de traverser Bruxelles en moins de 20 minutes
! En voiture, par contre, comptez une bonne
heure pour rejoindre Haren en partant d’Uccle, dans
le meilleur des cas.
Mais la SNCB n’a cure de mobilité intelligente lorsqu’elle
concerne Bruxelles, et la ligne 26 en est
l’exemple emblématique : hier encore, deux trains par
heure se rendaient vers le quartier européen et deux
autres vers le nord ; depuis le 14 décembre, il n’y a
plus qu’un train par heure vers le nord mais trois vers
la gare du Quartier Léopold. Pour la rentabilité de la
SNCB, via sa stratégie de développement des liaisons
entre grandes gares, c’est intéressant (à court terme
du moins) ; pour ceux qui traversent la ville pour se
rendre dans leur entreprise à Evere, Schaerbeek, Delta,
Montgommery-Mérode, Vilvorde ou Haren, c’est
un problème ; pour la mobilité intra-régionale, c’est
une régression.
Pour la SNCB, par contre, implanter des bureaux à cet endroit
est une opération spéculative double, car la présence
de bureaux à proximité immédiate de sa gare déroule aussi
la perspective de transporter plus de gens sur des lignes
existantes. Ces mini-zones d’emploi autour des gares ne
sont pas une mauvaise idée en soi. En effet, la mobilité y
est acquise ; mais de tels projets contredisent la politique
d’aménagement du territoire que privilégie le gouvernement
bruxellois, à savoir la mixité de fonctions dans les quartiers
pour soutenir un développement global de la Région.
La gare de l’Ouest est dans le
même cas de figure. Ses 13 ha de
Zone d’Intérêt Régional, inscrite en
tant que telle au PRD depuis 2002
et reprise également dans le Plan
de Développement International
dont s’est dotée la Région, figurent
toujours dans la liste des 10 zones
stratégiques repérées par le Gouvernement
bruxellois. Mais on n’en
entend plus parler ! Un schéma directeur
avait pourtant été élaboré
par les différents acteurs concernés
par l’avenir du site (la Région
bruxelloise, la commune de
Molenbeek et la SNCB qui en est
propriétaire), avec du logement,
des espaces réservés aux activités
productives, des commerces,
des équipements d’intérêt collectif,
un espace vert, des bureaux,
etc. Un vrai quartier de ville donc.
Aujourd’hui, l’acteur ferroviaire
semble privilégier une occupation
exclusive de ses terrains par du
bureau, renouant ainsi avec sa vision
utilitariste de la capitale, lieu
d’emploi où les travailleurs débarquent le matin du train,
font quelques mètres pour rejoindre leur lieu de travail puis
repartent le soir aussi vite qu’ils sont venus. Stratégie initialement
pensée ou opportunisme de spéculateur ? Le résultat
est le même et, si la gare de l’Ouest a perdu aujourd’hui
ses galons dans la hiérarchie des zones bruxelloises à réaffecter,
c’est que l’on s’attend à ce que le traitement du dossier
traîne en longueur. Dommage pour une infrastructure
mobilité exemplaire (4 lignes de métro, 2 lignes de tram,
1 ligne de bus STIB, 5 lignes De Lijn, 1 ligne RER et le projet
d’un parking de transit) qui devrait donc demeurer longtemps
sous-exploitée…
STIB et De Lijn unis dans le Top Noordrand
Le secteur privé est demandeur d’une meilleure mobilité
interrégionale. Celle-ci ne pourra passer que par la création
ou l’extension d’infrastructures de transport public
et l’exploitation de nouvelles lignes. Or, jusqu’à ce jour, la
collaboration « transfrontalière » entre les divers acteurs
des transports publics régionaux était méfiante et limitée.
Sous la pression du monde économique, le projet Top Noordrand
a vu récemment le jour afin d’apporter des réponses
concrètes au développement et à l’aménagement du Nord
de Bruxelles, zone prise dans son acceptation métropolitaine,
c’est à dire positionnée à cheval sur les territoires des
Régions bruxelloise et flamande3
. Le constat de départ :
De Lijn prévoit de déployer trois lignes de « sneltrams »
vers et autour de Bruxelles, à l’horizon 2020.
3. Il s’agit de la zone entre Van Praet – Heysel – Vilvorde – Aéroport – Nossegem - Marcel Thiry – Diamant et Josaphat
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
21
cette zone économique de première importance, située dans
l’orbe de l’aéroport national, absorbe une grande partie de
la migration hors de Bruxelles vers la Flandre et constitue
un bassin d’emploi très riche. Pourtant, un tiers des bureaux
demeurent inoccupés dans l’aire aéroportuaire et de nombreux
emplois y restent vacants ; emplois qui pourraient
être occupés des Bruxellois s’il n’y
avait, notamment, l’obstacle de la
mobilité. Aujourd’hui, les acteurs
du transport public s’impliquent
dans ce programme de développement
territorial et se fixent des
objectifs à court et moyen terme.
Ils mettent aussi leurs expertises
respectives à disposition des pouvoirs
publics pour les éclairer sur
ce qui est possible ou souhaitable
en termes de desserte et ce qui ne
l’est pas. Selon l’avis de la STIB, les
discussions actuelles sont encourageantes
car se dessine, enfin,
une vision commune du développement
du territoire métropolitain.
Notons que la STIB et De Lijn
collaborent déjà étroitement dans
la réalisation du projet Brabantnet
qui doit déployer des lignes de
tram interrégionales dès 2020 et
que le gouvernement bruxellois a
inclus dans sa déclaration gouvernementale
le souhait de prolonger
des lignes de la STIB en périphérie.
Encourageant donc. ●
© De Lijn
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N͠U_GF7\#.(ט  u׉׉	 7cassandra://TmKH3ACdnDH1o0wixT-LRPuCfCm0Gc3MbFdfp0NX6iA ` 	K׉	 7cassandra://oftnVwJejZTdAPHERsjxr1Q1vNogVumo1hav0l4B1Kw`̵ ׉	 7cassandra://Vw-vAnjiy0e7pNhjxFWN6DcWSMaTM5bm0ndCYK8VUVAj̼͠U_GG7\#.*׉E
Un aspect des nouveaux bureaux d’Axa, en centre-ville.
Quand l’employé devient régisseur
OFFICE
Nous avons rendu visite à des entreprises qui viennent de déménager (Axa et Sodexo).
Ou qui s’y préparent (Deloitte). Les convergences ? Plus de mobilité, des bureaux impeccables,
le mode de travail selon l’activité, des cellules pour les conversations privées, le
recours à la couleur et des coins sympas. Le pragmatisme froid a fait son temps, c’est
évident !
Peter Van Dyck
L
e bâtiment Marnix, au cœur de Bruxelles. Nous
voici à People Square, la Place du Village pour
les initiés. Cette oasis de tranquillité au premier
étage des nouveaux bureaux Axa est le point de ralliement
de ceux qui viennent de déménager. Elly Swalens, program
manager du département RH, nous y accueille. Elle supervise
le « processus de transformation ». Le déménagement
en est une facette : « La technologie ouvre de nouvelles
perspectives. Les problèmes de mobilité incitent à l’alternative.
Et notre personnel se décline à présent en cinq générations
aux besoins divers. Bref, il faut s’adapter. »
Indépendance de temps et de lieu
L’échéance 2017 de tous les baux des bâtiments Axa a fait
réfléchir à une nouvelle approche. Un millier de collaborateurs
ont déjà quitté la rue Belliard et le quartier général
de Watermael-Boitsfort pour rejoindre le nouveau site, bien
mieux desservi par les transports en commun. Les 2.000
autres rejoindront le bâtiment Trône (en face de Marnix)
d’ici 2017.
À la migration vers le centre-ville s’ajoutent les New Ways
of Working (NWoW). Les collaborateurs d’Axa fonctionnent
dans un environnement numérique et connecté. Le nombre
de postes de travail au mètre carré est réduit, dans les nouveaux
bâtiments. Le personnel doit pouvoir travailler indépendamment
du temps et du lieu ; l’employeur encourage
donc le télétravail. Ceux qui le peuvent ont le droit de travailler
à la maison, mais doivent être au bureau au moins
deux jours par semaine pour la coordination de l’équipe.
Plus personne n’a son propre bureau, à l’exception de
quelques fonctions techniques, dont les graphistes. On
choisit son lieu de travail en fonction de l’activité. Activity
based working, disent les Anglais.
22 BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
Comme le disait Disney
Au centre de chaque étage, la Heart Zone : machine à café,
frigo et sièges confortables. Les équipes ont pris l’habitude
d’y entamer la journée autour d’un café. Trois types de
zones aux alentours : les quiet zones (silence obligatoire,
Selon Hilde Eygemans, Sodexo a
opté pour « the best of both worlds ».
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://J4YvMvwa0ar5RngZuwdo0RDa43zcIcyZqEua8QBmrHs `̵ U_GG7\#.+׉ELe lieu de travail se fait
domicile (et vice versa)
TOPIC
Les bureaux paysagers étaient très en vogue ces
dernières décennies. La crise économique a renforcé
encore la quête d’efficacité. Mais on a constaté
plus récemment que de tels espaces ouverts entravaient
les tâches nécessitant de la concentration.
Les problèmes acoustiques et les nuisances
sonores nécessitaient des solutions.
« D’où la tendance à la diversification », déclare
Daniel Thieren, expert et consultant auprès de
l’agence immobilière DTZ. « Avec la crise qui se
termine, de nombreuses entreprises se font plus
attentives à leur personnel. Les employeurs comprennent
qu’ils ne pourront fidéliser les meilleurs
éléments qu’en leur assurant des conditions de
travail de bonne qualité. Ils proposent donc le télétravail
: le travail qui se rend à domicile. Mais
l’inverse existe aussi : le domicile reconstitué sur
le lieu de travail. Si vous avez, chez vous, l’habitude
de lire vos mails sur le divan, pourquoi ne
serait-ce pas possible au bureau ? Cette tendance
a déjà donné le jour à du mobilier de bureau qui
frôle l’utopique. Les ‘bubbles’ ont démontré leur
utilité pour des conversations privées. Des cuisines
confortables avec de petites tables et chaises qui
peuvent aussi servir pour des réunions ont fait leur
apparition parce qu’elles sont plus relax que des
salles de réunion officielles. Par contre, le ‘cocoon
container’, où vous pouvez piquer un roupillon
d’un quart d’heure (une bonne idée en soi) reste
difficile à accepter. Ce sont pourtant les idées un
peu dingues qui conduisent à l’innovation. »
on se tait), les semi-concentration zones et les collaboration
zones. La moquette se veut signalétique : plus la couleur
est vive, plus la zone est destinée à la collaboration.
Une conversation (téléphonique) sans être dérangé ? Utilisez
donc une des nombreuses bubbles.
Les salles de réunion sont plus nombreuses et leur réservation
facultative. Un programme Outlook les gère. Un
écran sur la porte permet d’indiquer la durée d’utilisation
du local. « Le collaborateur devient régisseur de sa vie et
de son travail, mais le client reste prioritaire », explique
Elly Swalens. « Les membres de l’équipe sont censés se
mettre d’accord de façon efficace. Cette démarche nécessite
bien sûr une culture de la confiance et du feed-back. »
Chaque collaborateur dispose d’un ordinateur portable et
d’un casque d’écoute. Le système Lync permet d’appeler,
de chatter et de vérifier la disponibilité des collègues. Parmi
les autres modes de collaboration virtuelle, citons les
softphones et les caméras 360° (qui se braquent automatiquement
sur la personne qui parle durant une réunion).
Les bureaux n’ont plus rien à voir avec Watermael-Boitsfort.
Un groupe de travail constitué de collaborateurs de
tous les départements s’est penché sur l’aménagement
intérieur. Des représentants du personnel ont testé bien à
l’avance une série de meubles et de sièges de bureau.
Les bureaux respirent l’espace, sans être froids ni austères.
Les limites des diverses zones se fondent les unes
dans les autres. Dans un coin, une table ronde entourée de
chaises de multiples couleurs et d’une cloison en bois qui
intègre un banc. Des éléments acoustiques absorbent le
bruit. Un peu plus loin, un baby-foot invite à la détente et
aux rencontres informelles.
Chaque étage du bâtiment Marnix a sa couleur et son
thème (people, protection, prevention, diversity, climate,
research, longevity et culture), rehaussé d’une citation. La
Place du Village regroupe toutes les couleurs dans un arcen-ciel.
Son thème people s’illustre de ces mots de Walt
Disney : « You can design and create, and build the most
wonderful place in the world. But it takes people to make
the dream a reality ».
Au même étage, la Marnix Lounge accueille l’executive
committee. Tous les thèmes se sont donné rendez-vous
sur un mur. L’ascenseur nous amène au troisième étage
orange, où nous découvrons la dynamic room, équipée
d’une caméra et d’un grand écran. On peut s’y connecter
depuis son domicile pour une brève réunion quotidienne.
Des Belges célèbres
Sodexo occupe depuis la fin décembre son nouveau siège
à l’avenue de la Plaine, à proximité de l’ULB. Et revoici le
principe des thèmes, dans ce bâtiment flambant neuf,
mais cette fois en rapport avec des Belges célèbres. À
l’étage de la musique, les salles de réunion répondent aux
noms d’Adolphe Sax, Jacques Brel, Stromae et Toots Thielemans.
L’étage des sports met à l’honneur Kim Clijsters,
Tia Hellebaut et Eddy Merckx. À l’étage de la mode, on retrouve
les noms de Martin Margiela, Diane von Fürstenberg
et Dirk Bikkembergs. Et à celui du cinéma, vous croiserez
les noms de Jean-Claude Van Damme, Audrey Hepburn et
Cécile de France. La décoration d’intérieur met l’accent sur
la marque Sodexo et l’expérience qu’elle évoque. Les trois
cages d’escalier sont peintes aux couleurs Sodexo (rouge,
bleu, blanc et gris) et arborent des messages ludiques du
style « mind your step, not your phone ». Ce nouveau bâtiment
bruxellois est érigé en exemple pour les autres sites
Sodexo dans le monde (85 pays en tout).
Ici encore, tout est régi par le NWoW. Caroline Botteman,
manager RH, et Marceau Ghesquière, project manager,
ont tout préparé pendant un an et demi. Des casiers verrouillables
destinés aux effets personnels garantissent le
respect du clean desk. Le travail à domicile est encouragé.
Les collaborateurs font un usage intensif de nouveaux
moyens de communication tels que le softphone, Lync et le
videoconferencing. La consommation de papier a diminué
radicalement. L’entreprise encourage des solutions alternatives
pour les navetteurs.
Sodexo supprime les bureaux fixes, même si chaque département
reçoit un espace de travail bien défini. Le personnel
choisit sa place en fonction des tâches à effectuer :
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
23
׉	 7cassandra://oftnVwJejZTdAPHERsjxr1Q1vNogVumo1hav0l4B1Kw`̵ U_GG7\#.,U_GG7\#.+#בCט   u׉׉	 7cassandra://77aiC51ud50fernEHKlf_-anmtDa9JmzKBTHWfNgYO0 7`	K׉	 7cassandra://62vtjURyLu7RKW_90tLks2pQBB61HOyYDh4kNaAY5hc`̵ ׉	 7cassandra://zGV3nuI8m25I0ykeD0IF_9gVCXghXPT7Qp6thtfvlPw͚L͠U_GH7\#..ט  u׉׉	 7cassandra://r20chSQLpeXar6T26ZMMnucYp1qbBXiq9XcA6fwmObA F`	K׉	 7cassandra://Ashhtco0i6mIBPcqRqXcc8hojBT8vw8RHgbqMapILeo`̵ ׉	 7cassandra://J9I6iIEPFMUwPHY0LQKGJrkVs5VNACvLOkWP7VXMbu0}:͠U_GH7\#./׉E4TOPIC
« Nos salles de réunion sont encore très classiques », admet
Mylène Peemans, Facilities Director. « Après notre déménagement
vers l’aéroport à la fin 2016, nous aurons des
salles de réunion nettement plus novatrices, comme c’est
déjà le cas dans nos bureaux d’Anvers : une décoration à
la mode, des formules de réunion formelles et informelles,
des équipements et des possibilités de présentation à la
pointe de la technologie. »
Une déclinaison du concept
Greenhouse, chez Deloitte.
un cockpit (1 à 2 personnes), un cocoon (2 à 4 personnes),
une salle de réunion ou une creative room (pour les brainstormings
et les projets de longue haleine).
La lumière du jour à foison
L’entreprise privilégie une structure transparente et ouverte
qui facilite les synergies entre départements. De nombreux
murs de partition ont été démolis. « Les grandes surfaces
vitrées, l’agencement judicieux des espaces de travail, les armoires
basses et les murs réduits au minimum nous inondent
de lumière du jour », explique Hilde Eygemans, vice-présidente
en charge de la communication et membre du comité
directeur du projet de déménagement Happy Move.
Espace ouvert ou convivialité ? Sodexo opte pour « the best of
both worlds », selon Hilde Eygemans. « L’aménagement peut
sembler un peu austère au premier abord, mais le recours
à de nombreux éléments en bois, à des couleurs et à des
divans fait que l’on s’y sent chez soi. La même convivialité
nous attend dans les coins cafétéria spacieux et dans le restaurant,
bien sympathique. »
Les contributions du personnel ont été très appréciées.
Les collaborateurs sont intervenus dans le choix des types
de sièges et de revêtements de sol. Ils ont choisi les noms
des salles de réunion. Le personnel peut participer bénévolement
à quelques initiatives de développement durable au
printemps 2015 : l’apparition de ruches sur le toit et l’aménagement
d’un potager bio. L’entretien devrait en être confié à
quelques collaborateurs.
Le concept de Greenhouse
Deloitte fait intervenir le branding dans l’aspect de ses immeubles
de bureaux. Le site bruxellois a remanié ses espaces
de réunion à la demande de la maison-mère DTTL.
Comme partout dans le monde, ces espaces véhiculent à
présent le concept de Greenhouse au travers des couleurs
verte, blanche et noire. Deloitte Belgium a aussi rénové sa
business unit consulting en 2011. La transformation s’aligne
sur les mêmes principes que dans les deux entreprises déjà
citées : pas de bureaux fixes pour les partenaires, une politique
du clean desk, l’organisation en fonction des activités,
une multitude de bubbles et de petites salles de réunion, des
lieux de travail silencieux (bibliothèque), l’attention portée à
l’accessibilité et la mobilité (ceux qui le souhaitent peuvent
louer un vélo pliable de l’entreprise).
24 BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
Le grand déménagement est en gestation. Deloitte implique
dans chaque projet de restyling un groupe de travail
comprenant des collaborateurs de tous niveaux, ainsi que
des experts. Mylène Peemans : « L’aménagement de nos
bureaux résulte toujours de mesures objectives prises par
des consultants indépendants au cours de journées où la
charge de travail fluctue. Ces experts répertorient les postes
de travail, ‘bubbles’ et salles de réunion occupés ainsi que
les tâches que l’on y effectue. » Des solutions sur mesure
sont essentielles, étant donné que les consultants ne sont
presque jamais au bureau et qu’ils peuvent en quelque
sorte se contenter d’un ordinateur portable.
Ce n’est pas le cas des comptables de Deloitte Fiduciaire :
ils prestent des services pour les PME, sont beaucoup
plus souvent au bureau et sont moins flexibles parce qu’ils
traitent plusieurs dossiers par jour.
La décoration des bureaux de Deloitte est moderne, avec
quelques « points de convivialité » tels que les coins cafétéria
à chaque étage, le coffee bar et le restaurant d’entreprise.
« Nous aimons la transparence et utilisons donc
beaucoup de verre », explique Mylène Peemans. « Nous
apportons partout des touches de couleur bleu-vert-blanc,
pour vous mettre dans l’ambiance Deloitte dès que vous
franchissez la porte. » ●
Des espaces animés de couleurs vives, chez Sodexo.
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://62vtjURyLu7RKW_90tLks2pQBB61HOyYDh4kNaAY5hc`̵ U_GH7\#.0׉EAlstom,
acteur de la mobilité urbaine
Chaque fois que vous prenez le métro ou le train, il y a de fortes chances pour qu’un système Alstom soit à
l’œuvre. Géant mondial du transport ferroviaire, Alstom est aussi une entreprise implantée à Bruxelles, juste en
face de la gare du Midi – le plus gros nœud de communication du pays et de la capitale. En prise directe avec la
mobilité urbaine.
Le transport ferroviaire est, avec l’énergie,
l’un des deux secteurs historiques sur lesquels
Alstom a développé ses activités.
Demain, ce sera même son unique spécialité.
Dans quelques mois, le pôle énergie
sera en effet cédé à General Electric
qui, en sens inverse, transférera à Alstom
sa propre activité de signalisation ferroviaire.
Recentré,
le groupe comptera 28.000 collaborateurs
répartis dans 70 pays, dont le
nôtre. « Après la cession du pôle énergétique,
en juin, Alstom occupera encore un
millier de personnes sur trois sites belges,
à Charleroi, Bruxelles et Anvers, où nous
venons d’acquérir un nouveau site dans le
port », explique Sonia Thibaut, Communications
Director.
À Bruxelles, Alstom occupe 2.400 m² de
bureaux dans l’immeuble South Titanium,
juste en face de la gare du Midi. « Nous
nous développons de plus en plus à
Bruxelles, et les projets de transport urbain
dans la capitale n’y sont pas étrangers
», poursuit Sonia Thibaut. « Il est
important que nos équipes soient à proximité
de nos clients, particulièrement pour
les projets complexes. À la gare du Midi,
nous sommes directement connectés aux
réseaux de train et de métro. »
Compétence intégrée
« Notre force, c’est notre compétence intégrée
et transversale dans les différents
métiers ferroviaires. En Belgique, nous en
exerçons principalement deux. D’une part,
la signalisation et l’automatisation, qui accompagnent
le conducteur et assurent la
sécurité ; d’autre part la traction : nous
fournissons des composants de train, des
éléments de traction, des convertisseurs
auxiliaires (qui transforment la tension
électrique captée par la caténaire ou par
le 3e
rail, ndlr)… Nous avons développé
des systèmes de traction pour métro particulièrement
efficaces, vendus jusqu’en
Chine où des constructeurs locaux vont les
intégrer sur leur propre matériel roulant. À
ces deux cœurs de métier – signalisation
et traction – s’ajoutent encore les services
qui prennent une importance croissante :
service après-vente, entretien et maintenance,
rénovation, mise à niveau… »
En Belgique, Alstom a déjà fourni de nombreuses
solutions aux acteurs du transport
ferroviaire. « Nous avons livré la signalisation
actuelle du réseau de métro de la
STIB ainsi qu’une grande partie du matériel
roulant. À Liège, nous venons d’être retenus
comme soumissionnaire préférentiel
pour le nouveau tram », détaille Frédéric
Devisch, Directeur commercial. « C’est
également Alstom qui fournit des équipements
de signalisation pour le réseau ferroviaire
belge. En 2014, nous avons signé
un important contrat avec la SNCB pour
équiper 449 trains du système ETCS 2, qui
permettra de contrôler en permanence et
avec précision la vitesse des trains. »
Fiers des projets belges
« Ce sont des projets majeurs pour
nous », reprend Sonia Thibaut. « Réussir
en Belgique, sur notre marché local, est
très important. Et puis, c’est une grande
fierté pour nos collaborateurs. »
Un autre grand projet, au cœur de la mobilité
bruxelloise, est suivi de près par Alstom
: celui de l’automatisation du métro
bruxellois. Selon Frédéric Devisch, l’automatisation
permettra d’abaisser l’intervalle
entre deux métros à 90 secondes. Le marché
doit être attribué cette année et Alstom
est bien sûr candidat.
« Nous livrons du métro automatique (matériel
roulant et signalisation) depuis plus
de vingt ans. Actuellement 180 rames de
métro automatique Alstom sont en service,
parcourant 60.000 km par jour. Un engagement
unique de fiabilité et sécurité.
Nous avons équipé Singapour, Lausanne,
Milan... À Bruxelles aussi, nous proposons
un système performant, fiable, sûr et durable,
énergétiquement efficace. »
« Nous voulons contribuer à la mobilité
bruxelloise », résume Frédéric Devisch,
« en apportant des solutions de transport
attractives avec un service de proximité
réactif. »
Alstom a notamment fourni du matériel roulant pour
la ligne 14 de métro automatique, à Paris.
׉	 7cassandra://Ashhtco0i6mIBPcqRqXcc8hojBT8vw8RHgbqMapILeo`̵ U_GH7\#.1U_GH7\#.0#בCט   u׉׉	 7cassandra://yLRCM6XykU49C-3Ap2ER7QkGcNcaHB2Py7YPIcz-2a0 pM` 	K׉	 7cassandra://LqfMJ_YH4-Pdg_24rJISVX4I55UsATddYD0nT60wGr0;`̵ ׉	 7cassandra://t99Pg5VA3c5bSYmFZheOQqyXoeePib0eaeBio6XL-kÚ̘͠U_GJ7\#.3ט  u׉׉	 7cassandra://bOyk9m4O7N3mr9SaC7DUO1Lp4qkUiBY5BnfBFaQ3590 K`	K׉	 7cassandra://hKy7K6GdSHQt6KKts-N3zCu5WhvOMQUzWzFJRNMP-2AD`̵ ׉	 7cassandra://0deUpFJxfZwT5a0EsAlMLmnPT1iy9FIBEDDW8qF3TH4̐͠U_GK7\#.5׉ETOPIC
OFFICE
Le boom des sans-bureau-fixe
Nomade. C’est le point commun d’une nouvelle génération de travailleurs mobiles qui
n’ont plus besoin de bureau fixe pour être productifs. Ce phénomène se cristallise depuis
quelques années avec l’apparition, dans les entreprises, de nouveaux espaces de
travail, plus flexibles, moins conventionnels. Visite guidée de deux sociétés pionnières.
Gaëlle Hoogsteyn
N
otre visite démarre chez Belfius Banque où l’on
travaille selon le concept du mobile work depuis
quelques années déjà. De grandes tables de travail
communes lumineuses, des bureaux à l’écart, des salles
fermées, du bambou, de la couleur… De prime abord, les
lieux sont plutôt agréables. « Cela me fait plaisir », nous dit
Marc Awouters, responsable du Facility Management, « car,
contrairement à la majorité des autres entreprises, nous
avons créé ce concept seuls, sans consultants, et dans les
bâtiments existants. Lancée en 2008, l’implantation de ce
concept s’est faite par étapes. Nous avons d’abord aménagé
un étage ‘pilote’. Dès 2009, nous avons progressivement
étendu le mobile work à tous nos bâtiments. » Le processus
s’est achevé il y a peu : en décembre 2014, les derniers occupants
du bâtiment Pacheco ont déménagé à la Tour Rogier.
En six ans, Belfius est passée de cinq bâtiments à deux,
soit de 210.000 à 120.000 m².
Les bureaux de la STIB n’ont rien à envier à ceux de Belfius.
Tout en hauteur et en transparence, ils comprennent,
eux aussi, divers types de poste de travail. « Jusqu’en 2008,
notre siège social était réparti sur plusieurs sites », explique
Françoise Ledune, porte-parole. « Comme nous souhaitions
centraliser toutes les divisions, un déménagement
s’imposait et nous avons décidé d’accompagner celui-ci par
l’implantation d’un concept de ‘dynamic office’. Nous nous
sommes fait conseiller par des experts et nous avons aussi
donné la parole aux membres du personnel et aux syndicats.
Car si le concept est standard, un certain nombre de
‘customisations’ sont tout de même possibles (choix du PC,
des sièges, matériel ergonomique…) et certaines personnes
(comme les graphistes qui travaillent sur des Mac) ont gardé
un poste fixe. »
Une situation win-win ?
L’objectif premier pour les entreprises : réaliser des économies.
Chez Belfius comme à la STIB, le ratio est de 8 bureaux
pour 10 employés. Françoise : « D’après nos calculs,
nous aurions pu descendre jusqu’à 6 bureaux. Nous ne
l’avons pas fait afin de garantir un plus grand confort aux
employés. » Cette diminution de la surface permet donc aux
sociétés de réaliser des économies, mais pas que…
« Les tâches journalières des travailleurs sont de plus en
plus variées », avance Marc. « Certaines tâches nécessitent
des réunions et un travail en équipe, d’autres beaucoup de
26 BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
De grandes tables de travail communes lumineuses,
du bambou, de la couleur : vous êtes chez Belfius !
concentration et de confidentialité. Un environnement de
travail flexible et modulable permet donc de travailler plus
efficacement ». À une condition tout de même, être respectueux.
La règle de base pour bien vivre dans un espace de
travail mobile est de respecter le concept mis en place. « Le
concept du ‘mobile work’ est là pour répondre à des besoins
qui ont été détectés. Choisir son poste de travail en fonction
de son activité du moment est essentiel. Les collègues qui
s’installent toujours à la même place entravent le bon fonctionnement
du système en se privant par la même occasion
de ses avantages.»
La STIB, de son côté, constate que le modèle du dynamic office
a permis de mettre en place une autre culture managériale.
« Nous sommes plus dans un esprit de coaching que
de hiérarchie coercitive. Les gens se parlent davantage, il y
a des possibilités de réseautage qui n’existaient pas autrefois.
Chacun voit ce que fait l’autre, qu’il soit employé ou chef
d’équipe. Le système repose sur la confiance et la responsabilisation
de chacun. C’est d’ailleurs dans cette optique
que nous avons ouvert des possibilités de télétravail. »
Et qu’en pensent les employés ?
« À la STIB, la plus grande difficulté a été de faire accepter
le concept. Il y avait beaucoup de craintes et nous avons dû
faire un gros travail de communication interne. Au fur et à
mesure de l’avancement du projet, lorsqu’ils ont vu les nouveaux
espaces de travail, les membres du personnel ont été
rassurés. Six mois après le déménagement, 85 % des collaborateurs
estimaient s’être facilement adaptés au concept
et 71 % étaient satisfaits de leur nouvel environnement »,
explique Françoise.
R.A.
׉	 7cassandra://LqfMJ_YH4-Pdg_24rJISVX4I55UsATddYD0nT60wGr0;`̵ U_GK7\#.6׉EEn bref…
TOPIC
• Connaissez et comprenez le fonctionnement
du mobile working.
• Choisissez votre lieu de travail en fonction de
vos activités. N’hésitez pas à bouger plusieurs
fois au cours de la journée.
• Ne « squattez » pas les salles fermées. Utilisez-les
uniquement si vous en avez vraiment
besoin.
• Pour passer de longs coups de téléphone,
isolez-vous.
• Lorsqu’une tâche requiert un haut degré de
concentration, optez pour le télétravail. Si ce
n’est pas possible, isolez-vous dans un bureau
fermé.
• Vous échangez à plusieurs ? Travaillez impérativement
dans une salle annexe.
• Respectez vos collègues, mais respectez-vous
également. Posez vos limites et soyez assertif.
« Tout changement implique une période d’adaptation »,
confirme Marc, « et il y aura toujours des gens qui ne seront
pas contents, mais globalement, le concept est plutôt bien
accepté. Compte tenu des économies que cela permet de
réaliser, Belfius ne pouvait qu’aller dans cette direction. Les
collaborateurs le comprennent. À côté de cela, il y a aussi
des avantages pour les membres du personnel, qui ont par
exemple davantage accès au télétravail. Nous menons par
ailleurs régulièrement des enquêtes de satisfaction afin de
voir si des améliorations sont possibles. »
Respecter son entourage
Un point négatif ressort régulièrement des enquêtes : celui
du bruit et des difficultés de concentration. Pour Marc, c’est
étonnant : « Lorsque les lieux de travail sont bien utilisés, le
plateau doit être un endroit calme. Les pics de bruit doivent
migrer vers des endroits où ces activités peuvent être effectuées
sans nuire à la concentration des collègues. » Françoise
confirme : « Vous devez discuter avec un collège ?
Faites-le dans un lounge. Vous savez que vous allez passer
une heure au téléphone ? Isolez-vous dans un cocoon. Vous
devez montrer des données sur écran à un collègue ? Allez
dans une salle de réunion. Dès que l’on échange plus de
quelques mots, on doit s’isoler. »
Les bureaux mobiles facilitent par ailleurs l’entrée en communication
: on voit tout le monde d’un simple coup d’œil, il
n’y a pas de porte à pousser pour aller discuter. Mais attention
à ne pas abuser. « Si vous allez faire des photocopies,
vous pouvez être tenté d’en profiter pour échanger quelques
nouvelles avec un collègue. Mais sachez que ce n’est pas
parce que vous êtes disponible que les autres le sont », illustre
Marc. « À l’inverse, si un collègue vous sollicite alors
que vous travaillez sur un dossier important, n’hésitez pas à
lui dire poliment que vous êtes occupé, mais que vous l’aiderez
volontiers après. Posez vos limites et soyez assertif. »
Ma bulle à moi
Dans les espaces de travail mobile où le clean desk est de
rigueur, les bureaux sobres sont la règle, « même si nous
essayons de mettre plus de fun dans les étages », déclare
Marc, « notamment en laissant les membres de la division
Un atrium distribue la lumière naturelle
à tous les étages des bureaux de la STIB.
Nos deux experts concluent en rappelant quelques règles.
Marc : « Pour que le système fonctionne, celles-ci ne doivent
pas être tacites, mais formalisées quelque part. N’hésitez
donc pas à (re)lire régulièrement les informations disponibles
sur votre intranet ou à aborder le sujet lors des
réunions d’équipes. » Et Françoise de confirmer : « Lors
du lancement du concept, nous avions désigné des Floor
Stewards, dont le rôle était de rappeler gentiment les règles,
mais aussi de faire remonter les problèmes de cohabitation
afin que nous puissions adapter le concept ou lancer des actions
si nécessaire. Mais toutes les règles ont besoin d’être
répétées, c’est pourquoi une campagne de communication
interne sera lancée à la STIB sur ce thème. » ●
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
27
choisir le thème central de la décoration ». Toujours est-il
qu’au quotidien, les collaborateurs peuvent avoir le sentiment
de ne pas investir complètement leur environnement.
« Une photo, un calendrier personnalisé, un dessin de vos
enfants… Sans aller jusqu’à transformer son bureau en
boîte à souvenirs, il est important pour certaines personnes
de pouvoir personnaliser leur espace. Placer l’un ou l’autre
effet personnel sur votre bureau et le ranger le soir ne prend
que quelques minutes. Pensez aussi aux fonds d’écran personnalisés
et à votre casier », conseille Françoise.
R.A.
׉	 7cassandra://hKy7K6GdSHQt6KKts-N3zCu5WhvOMQUzWzFJRNMP-2AD`̵ U_GK7\#.7U_GK7\#.6#בCט   u׉׉	 7cassandra://4llIl-2rfnSj-qEFVFkykgvx7k9iAS6xVexf6bDE7ws `	K׉	 7cassandra://qcgyMCJ85OKDXsJJBvmYOIKNwxlr3dVlu235Q2WlR7k`̵ ׉	 7cassandra://0aqaUopZPySWuguphfDzY5F_3O37W7upJg8FDvvKdQ4͜D͠U_GL7\#.:ט  u׉׉	 7cassandra://4n1KSYRFdXfHQkqCPuhZOmnyZI0ZcVHz_jZzRsuKUe4 O`	K׉	 7cassandra://5fAH9GZzbw9xPX3Mp0oU7_O397fGYYcqSXua0FYAxmw`̵ ׉	 7cassandra://rypHnXtv5JNCKd1OacGRww_kWBiyy8O9qudrMNHVZxE!͠U_GO7\#.>נU_GO7\#.B 9ׁHhttp://www.racinesbruxelles.comׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
STARTERS
Racines : tradition culinaire à l’italienne
C’est dans le bas de la chaussée d’Ixelles, non loin de la place Flagey, que va bientôt
s’ouvrir un tout nouvel espace dédié à la haute gastronomie italienne. Baptisée Racines,
cette nouvelle table transalpine est née de l’association entre Francesco Cury et
Ugo Federico.
Guy Van den Noortgate
R
acines Bottigliera, Gastronomia e Cultura.
Comme son appellation complète le laisse
entendre, cette nouvelle enseigne bruxelloise est empreinte
d’un parfum d’Italie. À son origine, on trouve
deux amis qui ont décidé de lancer à Bruxelles un
concept associant cuisine de terroir et culture. Le premier,
Ugo Federico, est originaire d’Anacapri (sur la célèbre
île de Capri, dans le golfe de Naples), et le second,
Francesco Cury, est florentin. Tous deux se sont rencontrés
il y a quelques années à Florence au Cibreo, un lieu
incontournable de la cité toscane qui se décline en restaurant,
trattoria, café, théâtre, etc. Au fil des années, ils
ont tous deux progressé au sein de l’établissement. Ugo
Federico, dont les qualifications mêlent art culinaire et
école de commerce, prenant en charge en la gestion de
la cave et Francesco Cury, journaliste de formation féru
de gastronomie, se chargeant entre autres de la communication
pour le théâtre et le restaurant.
Il y trois ans, ils songent à monter leur propre affaire :
un lieu qui mêle gastronomie et culture ; chacun apportant
ses compétences, son expérience et ses réseaux.
Après avoir réfléchi à l’endroit, leur choix se porte sur
Bruxelles qui est, comme ils le soulignent, « une ville
cosmopolite ouverte aux nouvelles idées et qui offre
plein d’opportunités ». Une ville où la communauté italienne
est de plus bien représentée, tant par les Italiens
issus de l’immigration que par ceux qui travaillent au
sein des diverses institutions internationales de la capitale.
Le public visé par les deux entrepreneurs ne se limite
toutefois pas à leurs compatriotes mais comprend
tous ceux qui apprécient les produits de qualité.
Avant de se lancer dans le bain, ils ont d’abord effectué
une petite étude du marché et parcouru les cartes et
menus des multiples restaurants italiens que compte
Bruxelles. À l’arrivée, ils entendent proposer une cuisine
régionale concoctée selon la tradition italienne
de nos (de leurs) grands-mères : « Nous proposerons
un menu de saison soigné et composé d’ingrédients
uniques et de qualité. La carte comprendra 80 % de
plats que l’on ne trouve pas dans les établissements
italiens à Bruxelles et 20 % de plats qui existent déjà.
Francesco Cury et Ugo Federico.
Nous donnerons systématiquement la préférence aux
légumes cultivés localement et autres produits locaux.
La filière courte et raisonnée sera la ‘racine’ fondatrice
de nos fourneaux. Notre partenaire dans cette opération
sera Campesiño-Bruxelles, un marché de producteurs
locaux en vente directe. »
Bien plus qu’un restaurant
Mais le concept est bien plus large et plus riche qu’un
restaurant. En effet, Racines est d’abord une épicerie
fine ouverte toute la journée de 8h30 à 22h, ensuite un
restaurant de 12 à 15h et enfin un bar à vin de 17h30 à
22h. « Pour chaque verre de vin, nous offrirons au client
une petite portion cuisinée qui fait écho à un de nos
plats », ajoute Ugo Federico. « Nous choisirons très attentivement
les vins de nos régions et nous ne cachons
pas que nous préférons les productions biologiques,
voire mieux encore biodynamiques. » Une sélection de
produits italiens sera naturellement utilisée en cuisine
mais également disponible pour la vente à emporter,
comme des pâtes fraîches préparées sur place. Last but
note least, notons que Racines proposera également
deux soirs par semaine de la musique (jazz, blues…),
avec des artistes italiens, mais pas seulement…
Plus d’infos: www.racinesbruxelles.com ●
28 BECI - Bruxelles Métropole -février 2015
R.A.
׉	 7cassandra://qcgyMCJ85OKDXsJJBvmYOIKNwxlr3dVlu235Q2WlR7k`̵ U_GO7\#.?׉EENTREPRENDRE
SELF-EMPLOYED CORNER
Les restaurants passent à la caisse
Avant le 28 février 2015, environ 40.000 restaurants en Belgique devront s’enregistrer
comme utilisateur d’une caisse enregistreuse avec module fiscal. Ce système devra
être activé pour le 31 décembre 2015 au plus tard. Le point sur la question et l’avis du
secteur.
Que dit la règlementation ?
Les établissements Horeca dont plus de 10 % du chiffre
d’affaires est constitué de repas consommés sur place
devront s’équiper d’un système de caisse enregistreuse
(SCE) avec module fiscal. Le gouvernement Michel Ier
n’a pas apporté de modifications au calendrier arrêté
par son prédécesseur. En pratique, tous les établissements
concernés doivent s’enregistrer pour le 28 février
2015 sur le site du SPF Finances. Ils auront alors un
délai, finissant au plus tard le 31 décembre 2015, pour
s’équiper et activer une caisse enregistreuse reliée au
« Fiscal Data Module » (la « black box », sorte de mouchard
électronique). Objectif du gouvernement : rendre
inaltérables et aisément contrôlables tous les enregistrements
de commandes et de recettes, et lutter ainsi
contre le « noir » dans ces établissements.
Quelle est la position du secteur ?
La Belgian Restaurants Association (BRA) réunit des
centaines de chefs et dirigeants de restaurants dans
les trois régions du pays. Nous avons interrogé son Président,
le chef Yves Mattagne, et son Secrétaire Général
Miguel Van Keirsbilck.
« La grande majorité des dirigeants de restaurants souhaitent
valoriser leur entreprise dans la transparence, et
travailler sur un marché délivré de la concurrence déloyale.
» En ce sens, la BRA n’est pas opposée en soi à
la caisse enregistreuse avec module fiscal.
Par contre, ils soulèvent que la « black box » est surtout
le révélateur d’un problème de fond qui affecte le secteur
des restaurants, à savoir leur fragilité économique
extrême. Qui dit restaurant artisanal, dit haute intensité
en main d’œuvre. Nécessairement. Et heureusement.
Le coût salarial en Belgique est tellement élevé qu’il
étrangle la rentabilité de bien des restaurants. Le droit
du travail, notamment en matière de temps de travail,
reste étriqué et rigide dans un métier qui exige des horaires
alignés sur les attentes des consommateurs.
« À notre grand regret, les gouvernements qui se sont
succédé depuis 2009 ont, dans ce dossier, mis la charrue
avant les bœufs, ou la chapelure avant les œufs
pour rester dans l’image culinaire ! Les compensations
sous forme de réductions de cotisations ONSS patronales
sont trop faibles, et limitées à cinq travailleurs.
Miguel Van Keirsbilck (à gauche) et Yves Mattagne.
Les réductions structurelles de cotisations patronales
sont annoncées au plus tôt pour 2016 ou 2017. Entretemps,
de nombreux restaurants auront diminué leur
personnel… ou tout simplement fermé boutique. »
La BRA s’inquiète par ailleurs de ce que la « black box »
soit imposée aussi comme un instrument de mesure du
temps de travail dans les restaurants, ou qu’elle permette
de corriger des exercices fiscaux antérieurs par
comparaison. Enfin, et ceci concerne chacun, elle soulève
l’atteinte à la vie privée que représentera le nouveau
ticket TVA, lequel détaillera demain tout ce que vous avez
consommé ou bu au restaurant. « Le fisc doit-il vraiment
le savoir ? Nous ne le pensons pas ! »
« Nous attendons à présent une accélération et un approfondissement
des réductions de charges patronales,
une plus grande flexibilité en matière d’heures supplémentaires,
un taux de TVA pour la nourriture et les
boissons non alcoolisées plus proche de la moyenne des
pays voisins, et une meilleure déductibilité des frais des
restaurants pour les indépendants et les entreprises »,
concluent les représentants de la Belgian Restaurants
Association. ●
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
29
׉	 7cassandra://5fAH9GZzbw9xPX3Mp0oU7_O397fGYYcqSXua0FYAxmw`̵ U_GO7\#.@U_GO7\#.?#בCט   u׉׉	 7cassandra://pZ0KgagEFvp-j6D7rScDs1dEfGJ_4mYDvUCQAEcPHR4 `	K׉	 7cassandra://xjuHP-HvoykfXE6uLcrA4btH3ZrvbLuFGUwrBOUjDU0D`̵ ׉	 7cassandra://afxM7Vi9lFMLSHU-zS2fus1lFfWvI6ONhIW1gSe_XyQ͘B͠U_GQ7\#.Dט  u׉׉	 7cassandra://eNLgFUudQ7BetXCTM1JghtkGHpKa7UCuV6qNTiOltpc &`	K׉	 7cassandra://pTWQN0fNT_v78IMqtFLUANKAmdRj7Q1nw5U0v8fRCdAr`̵ ׉	 7cassandra://8piOljkCU2Od-63W_3NJ6PA8Lcd4CiEgY_BSi4MtGjE\̜͠U_GR7\#.FנU_GS7\#.J $[9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈ׉E<ENTREPRENDRE
La transmission : un enjeu bruxellois
La transmission des entreprises, en particulier des PME, constitue l’un des enjeux majeurs
de la prospérité économique européenne – et bruxelloise en particulier. Parmi les États
membres, près de 690.000 entreprises doivent être transmises chaque année. En Belgique,
pays de PME par excellence, près de 300.000 entreprises devront changer de mains
d’ici 2025. Mais faute de transmission bien préparée, beaucoup d’entre elles risquent de
disparaître, avec toutes les conséquences que cela implique…
Gaëlle Hoogsteyn
L
a transmission/cession d’entreprises, on en
parle depuis près de… 20 ans ! En effet, c’est en
1994 que la Commission européenne s’est penchée
pour la première fois sur la question. Elle a produit
une recommandation invitant les États membres à
prendre une série de mesures visant à faciliter la transmission
des PME afin d’assurer leur survie et le maintien
des emplois attachés.
En 2005, à l’initiative du Ministre bruxellois de l’Emploi
et de l’Economie, un plan global sur la transmission/
cession d’entreprises avait été lancé. Dix ans après,
force est de constater que ces projets n’ont pas permis
d’améliorer autant que souhaité la situation. Et depuis
plusieurs années, la problématique de la transmission/
cession d’entreprises est encore accentuée par le vieillissement
de la population.
conséquences que cela implique en termes d’emploi et
de valorisation du tissu économique. Pire même : beaucoup
d’entreprises disparaissent au lendemain d’une
transmission mal préparée. C’est regrettable, car elles
disposent de relations avec des clients, des fournisseurs,
des banques, du personnel, une notoriété, etc.
Des enjeux de taille
Les principaux enjeux de la transmission et de la cession
sont la sauvegarde de l’emploi et la valorisation du
tissu économique. Si rien ne change, un nombre important
de ces entreprises disparaîtront. Or, la disparition
d'une entreprise est nécessairement accompagnée de
pertes d'emploi. Sans repreneur, outre l’emploi, c’est la
création de valeur qui disparaît. Actuellement en Belgique,
23 % des entreprises transmissibles envisagent
purement et simplement la disparition de leur société
faute de repreneur.
À Bruxelles :
• Plus de 37.000 entreprises devront changer de mains
dans les 10 prochaines années.
• 31 % des entrepreneurs belges ont plus de 50 ans et
12 % plus de 60 ans.
• 147.000 emplois risquent d’être perdus dans les
10 ans à cause d’une transmission mal préparée.
Il est donc urgent de mettre en place des solutions pour
éviter que ces entreprises ne disparaissent.
Un manque de vision à long terme
En termes de préparation, près de 50 % des entrepreneurs
qui envisagent la cession dans les deux ans n’ont
encore entrepris aucune action. La vision du chef d’entreprise
sur la cession est en général à court terme. Or,
une transmission réussie se prépare sur deux à trois
ans.
C’est là que le bât blesse… De nombreuses entreprises
viables finissent par fermer leurs portes parce
qu’elles n’ont pas prêté suffisamment attention aux
différents aspects de la transmission avec toutes les
Notre Hub Transmission
BECI souhaite jouer un rôle-clé dans le processus de
transmission/cession des entreprises. C’est pourquoi
nous lançons aujourd’hui un Hub Transmission. Notre
objectif : réunir les acteurs clés qui gèrent les transmissions
afin de créer le meilleur environnement économique,
juridique et social favorable pour l’accompagnement
des entrepreneurs dans cette démarche.
Au cours des prochaines semaines et des prochains
mois, le Hub Transmission formulera ses recommandations
dans ce sens.
Pour en savoir plus : rendez-vous sur notre site
www.beci.be /HUBtransmission. ●
30 BECI - Bruxelles Métropole -février 2015
׉	 7cassandra://xjuHP-HvoykfXE6uLcrA4btH3ZrvbLuFGUwrBOUjDU0D`̵ U_GR7\#.G׉ELENTREPRENDRE
Transmission : affaire de famille
Les conditions d’une transmission familiale réussie ? Beaucoup de réflexion, de
dialogue et de respect. Telle est l’expérience d’Henry Everard, aux commandes de
GMP Bibliofilm – une PME bruxelloise à l’identité familiale, dont il est aujourd’hui
le dépositaire.
Emmanuel Robert
«Q
uand mon père a décidé de prendre sa retraite,
en 2004, il a voulu transmettre la direction de sa
société avec un grand souci d’équité entre ses deux fils »,
se souvient Henry Everard. « C’est ainsi que mon frère et
moi sommes devenus ‘co-administrateurs-délégués’. Mais,
comme sur un bateau, on ne peut pas facilement naviguer
avec deux co-capitaines… Il faut donner un seul cap. »
Flash-back : en 1986, Florent Everard, le père d’Henry,
entrepreneur dans l’âme, décide de quitter Xerox pour racheter
une petite société, Bibliofilm, jusqu’alors spécialisée
dans les systèmes d’archivage sur microfilm. Florent
Everard la réoriente vers la distribution de fax et copieurs,
en plein essor. Quelques années plus tard, il y ajoute encore
des systèmes de reliure et plastification, en obtenant
notamment la distribution de la marque coréenne GMP et
de l’américaine Powis Parker.
Aujourd’hui, GMP Bibliofilm, qui occupe une quinzaine de
personnes à Evere, reste spécialisée dans la distribution
des machines de finition auprès des bureaux et des entreprises
graphiques. Elle fournit aussi des solutions pour la
personnalisation de cartes plastiques – notamment utilisées
par la STIB et la SNCB pour les cartes Mobib.
Faire la part de l’affectif
« Travailler en famille est un bel idéal, mais ce n’est pas
toujours facile à vivre », confie Henry Everard. « Il y a une
part de relation affective, une dimension émotionnelle qui
se mêle au travail et qui peut interférer avec les exigences
d’une bonne gestion. »
Réussir une transmission familiale nécessite d’abord, à
ses yeux, beaucoup de réflexion et de dialogue : « Il faut
que chaque membre de la famille actif dans l’entreprise
s’interroge sur ses motivations et ses ambitions. C’est
ce que nous avons fait, mon frère et moi. Il est arrivé à la
conclusion qu’il préférait choisir une autre voie, ce qu’il
a fait, tandis que moi je souhaitais prendre le leadership.
Dans le même temps, en 2011, on a réorganisé l’actionnariat
en nous faisant aider par notre conseiller fiduciaire
et par une société spécialisée dans la transmission. Notre
père était resté actionnaire majoritaire ; mon frère et moi
ne disposions que de parts minoritaires. Tous deux m’ont
vendu leurs parts ainsi que l’immobilier, ce qui m’a donné
les moyens de mettre en œuvre ma propre vision stratégique.
On a évité les risques de fragmentation du capital et
de blocage, qui guettent souvent l’actionnariat familial. »
S’il reste un regret à Henry Everard, c’est d’avoir sousestimé
la communication avec les proches non actifs dans
Henry Everard
la société, « pour qui l’entreprise familiale représente aussi
quelque chose de fort. » « Il faut anticiper, surtout dans
le chef du cédant et du repreneur : prendre le temps de
bien communiquer, d’échanger sur les décisions et leurs
motivations sous-jacentes, prises dans un esprit d’équité,
de pérennité de l’entreprise, mais aussi de la bonne entente
familiale. Dans le même ordre d’idées, il faut également
rassurer les collaborateurs que la transmission peut inquiéter.
C’est important de préserver l’équipe. »
Ouvert à tous les scénarios
Qu’est-ce qui a changé pour Henry Everard, devenu actionnaire
principal ? « Les décisions sont plus rapides et
plus fluides. J’ai pu concrétiser rapidement certaines ambitions,
dont celle d’ouvrir un bureau à Paris, où travaillent
aujourd’hui deux personnes. »
Pour garantir une transmission « en douceur », l’attitude
de la génération précédente est également déterminante :
« Céder la responsabilité demande un certain cran. Mon
père reste toujours impliqué ; il s’enquiert régulièrement
de l’entreprise et il y reste forcément très attaché. »
Quant à Henry Everard, imagine-t-il déjà sa propre succession
? « J’ai trois filles, dont la plus grande n’a que
13 ans, et je ne les vois pas forcément reprendre le flambeau
un jour. Pour moi, tous les scénarios sont envisageables le
moment venu : rachat par un confrère, mais peut-être aussi
par des collaborateurs motivés. Leur transmettre l’entreprise
serait pour moi une forme d’aboutissement. » ●
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
31
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://pTWQN0fNT_v78IMqtFLUANKAmdRj7Q1nw5U0v8fRCdAr`̵ U_GR7\#.HU_GR7\#.G#בCט   u׉׉	 7cassandra://wc3bsOZl7VpKd74q1YGJWo_-frCQjMYNgz_BPooYSko ` 	K׉	 7cassandra://3VaylvGDRhhvI4cU0MT3G0NppdZ3KJ-h1hhd8GoWOKo-`̵ ׉	 7cassandra://bk1XUyHH0kSbdG_mV6VDlhxHf7LGulBEvgHa-E-WTI0wU̜͠U_G]7\#.Mט  u׉׉	 7cassandra://5cYj5RtxuhmlNEQqpPFblYt2yEjKXnYZ5REB9rC1X9A :`	K׉	 7cassandra://DseyYXOECX6FSKxE9dA1jKHzOCZRgLu7C_HTXHuI53A0`̵ ׉	 7cassandra://PNWwr8BMFWigkkkUIsB0CJM1cpc0tOo0I4Pb04c3nBA  ͠U_Gg7\#.VנU_Gi7\#.] 49ׁHmailto:monenergie@belpower.beׁׁЈנU_Gi7\#.\ S̷9ׁHhttp://www.belpower.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
« D’abord et avant tout bien s’entourer ! »
TRANSMISSION
La cession se prépare et plutôt deux fois qu’une. Et lorsque l’on envisage de céder
son entreprise, il convient de s’adjoindre les compétences de professionnels.
Guy Van den Noortgate
E
n 2004, Françoise Lanoizelet, Emmanuel
Hankard et Vincent Alexandre fondent une entreprise
– The Mailing Factory – dans un secteur
qu’ils connaissent bien : le marketing direct. Avec pour
objectif de la revendre dans les cinq ans. Chose faite en
2009. Si Vincent Alexandre a choisi de rester au sein de
The Mailing Factory, Françoise Lanoizelet et Emmanuel
Hankard ont décidé de voler de leurs propres ailes et se
sont lancés avec succès dans l’horlogerie, en créant une
boutique baptisée Hall of Time. Laquelle, en l’espace de
cinq ans, s’est imposée sur le marché. Interview avec
Emmanuel Hankard.
Dès la création de The Mailing Factory, vous
envisagiez la cession ?
Au départ, nous avions en effet l’idée de revendre dans
un horizon plus ou moins proche, de l’ordre de cinq ans,
mais cela pouvait être aussi bien trois ans et demi que
sept. En outre, notre premier objectif avant la cession
était de développer la société pour qu’elle soit rentable.
Prenons l’image du promoteur immobilier : construit-il
une maison telle qu’il aimerait qu’elle soit pour y vivre,
ou simplement pour la revendre ? Nous avons d’abord
opté pour développer une société dans laquelle nous
étions contents de travailler, et non pas dans le but exclusif
de la revendre rapidement, fortune faite.
Vous ne vous imaginiez pas demeurer trente
ans dans le marketing direct ?
Non. J’estime pour ma part en avoir fait le tour. Il faut
préciser qu’il y a dix ans, vous aviez globalement deux
types d’acteurs sur ce marché : les artisans qui faisaient
du « sur mesure » et les grosses sociétés qui privilégiaient
le volume. Nous avons voulu prouver que l’on
pouvait mener les deux de front.
Alors que la cession s’est déroulée en pleine
crise, vous avez finalement revendu relativement
rapidement ?
En effet. La société était saine et surtout avait encore
un beau potentiel de progression. C’est facile à dire évidemment,
mais il vaut mieux vendre une société qui a
de l’avenir qu’une entreprise en difficulté. L’acheteur,
Philippe Massin, se félicite d’ailleurs de son acquisition
et a fusionné son entreprise avec The Mailing Factory
dont il a conservé le nom. C’est une belle reconnaissance.
32
BECI - Bruxelles Métropole -février 2015
Emmanuel Hankard et Françoise Lanoizelet.
Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur
qui souhaite céder sa société ?
D’abord et avant tout de bien s’entourer. C’est particulièrement
vrai pour des sociétés de moins de 50 personnes.
Au-delà, vous disposez souvent de compétences
en interne. On ne peut pas être bon en tout. Or,
la cession d’une société est plus complexe que l’achat
d’une voiture ou d’une maison. Notre contrat de cession
comptait 150 pages. Il faut tenir compte d’aspects
légaux, fiscaux, financiers, environnementaux, etc. Il
convient de bien évaluer la société sur la base du passé
mais également du présent et du futur. Et accepter de se
faire auditer et contrôler.
Y-a-t-il un moment privilégié pour vendre ?
Oui. Quand vous continuez à progresser et surtout que
vous avez des perspectives. Si vous devez céder votre
entreprise le couteau sous la gorge, la donne n’est pas
la même. De manière générale, il faut préparer la cession
et se dire que cela ne se fera pas en un jour. Dans
notre cas, le processus – entre la mise en vente et la
vente effective – s’est déroulé en huit mois.
Y-a-t-il des freins à la cession ?
Personnellement, j’en vois deux. D’une part, le contexte
familial ou entre associés. D’autre part, l’absence de
projet du cédant une fois qu’il a vendu son entreprise.
Beaucoup rechignent à céder leur entreprise car ils ne
savent pas ce qu’ils vont faire après. C’est beaucoup
plus courant qu’on ne le croit.
Ce n’était pas votre cas ?
Absolument pas. Quand nous avons mis l’entreprise en
vente, nous savions très bien ce que nous allions faire
par la suite. Et en 2009, nous avons mené de front la
cession de The Mailing Factory et le lancement de Hall
of Time. ●
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Testez la voiture électrique et plug-in !
MOBILITÉ
Dès janvier 2015, BECI, D’Ieteren et Interparking lancent dans le cadre du Hub Mobilité
une action de promotion de la voiture électrique et plug-in en conditions réelles, c’est-àdire...
dans et autour de Bruxelles. Vous aussi, prenez part à l’essai ! Vincent Campeol
D
urant plusieurs mois, les membres de BECI auront
l’occasion de s’essayer à la mobilité électrique en
VW e-Golf, 100 % électrique, ou en Audi A3 e-tron
et VW Golf GTE, deux hybrides plug-in. Les trois modèles
seront équipés de cartes Interparking Pcard et du système
de partage de véhicules OTA Keys (voir article ci-contre).
Contraints à réduire drastiquement les émissions moyennes
de leurs gammes, les constructeurs automobiles n’auront
sans doute jamais autant innové qu’aujourd’hui pour nous
proposer des véhicules toujours plus efficaces, propres et
économiques. Les Régions ne sont pas en reste, avec des
objectifs environnementaux ambitieux également dictés par
l’Europe. Résultat, la fiscalité s’essaie au « vert », et certains
centres-villes se veulent low emission...
Et pourtant, même dans ces conditions, la voiture électrique
peine à décoller... En Belgique, en tous cas : 500 immatriculations
à peine en 2013. Faute de conditions favorables à son
expansion ou « simple » méconnaissance du produit et de
ses avantages ? Sans doute un peu des deux. Les craintes
liées à l’autonomie ( ou range anxiety ), le surcoût ou encore
le manque d’infrastructures sont des arguments souvent
entendus. À raison ?
95 % des trajets en électrique ? Chiche !
Si l’on s’en tient aux déplacements des Belges, pas vraiment
! Avec une distance moyenne domicile-lieu de travail
de 22 km, le Belge est considéré comme un « gros rouleur
». Mais, même chez nous, le véhicule électrique peut
satisfaire à 95 % des trajets. Et pour le reste ? Des alternatives
existent : location, carsharing... Rappelons qu’en
moyenne le Belge ne fait que trois déplacements de plus de
100 km par an.
D’un point de vue financier, par contre, on ne peut pas
dire que l’électrique d’aujourd’hui jouisse, pour les particuliers,
de la même attractivité qu’un diesel de moins de
105 grammes de CO2
minimale de 25,10 euros.
VW e-Golf et Audi A3 e-tron : deux voitures que vous
pourrez tester avec BECI ces prochains mois.
d’emplacement de parking en entreprise ou à domicile.
À cet égard, les véhicules test de D’Ieteren seront équipées
de cartes Pcard pour recharger sans contrainte sur les
nombreuses bornes Interparking.
/km d’hier... Pour les entreprises en
revanche, il reste très intéressant fiscalement : frais et
loyers sont déductibles à 120 % à l’impôt des sociétés, pas
de taxe de mise en circulation en Flandre et « cotisation »
CO2
Restent les infrastructures qui, il est vrai, tardent à se développer.
Des 21.000 bornes fixées à 2020 par directive européenne
pour le territoire belge, on en dénombrerait moins
de 500. Pas de quoi motiver tous ceux qui ne possèdent pas
34 BECI - Bruxelles Métropole -février 2015
En attendant, l’hybride plug-in associe sans doute le meilleur
des deux mondes : un moteur électrique couplé à une
batterie rechargeable, dont l’autonomie peut atteindre les
50 kilomètres, et un moteur classique qui prendra le relais
au-delà. De quoi contribuer à une meilleure qualité de l’air
tout en profitant de la flexibilité du moteur thermique. ●
Réservez votre essai
Vous souhaitez essayer cette solution ? Réservez
sans tarder un test de véhicule électrique ou
hybride plug-in en envoyant un e-mail à Vincent
Campeol, vc@beci.be.
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MOBILITÉ
Partager l’usage d’une voiture de société pour en faire une voiture de service : voici
l’idée géniale portée par des sociétés comme OTA Keys et Ubeeqo.
Johan Debière
À
l’heure où les voitures de société deviennent de
plus chères en raison d’une fiscalité de moins en
moins avantageuse, les entreprises peuvent désormais
opter pour une solution intelligente : le partage de
voitures entre plusieurs collaborateurs, voire entre travailleurs
d’entreprises différentes. Très bien, mais qu’en est-il
de l’accès aux véhicules ? Et comment être sûr de pouvoir
compter sur un véhicule partagé au jour et à l’heure dite ?
C’est pour répondre à ces questions qu’OTA Keys (acronyme
d’Over The Air Keys) est née.
Virtualiser la clé de voiture
Constituée en joint-venture avec les groupes D’Ieteren et
Continental, OTA Keys propose la virtualisation de la clé de
voiture. Désormais, celle-ci est stockée sur le smartphone
des conducteurs. Pour pouvoir partir au volant du véhicule, il
leur suffit d’activer l’ouverture des portes et le démarrage au
moyen de leur téléphone ; la réservation du véhicule ayant
été effectuée au préalable sur une plateforme et/ou une app
mobile également mises à disposition. Steven Verheecke,
Sales and operations manager chez OTA Keys : « Nous
sommes pour l’instant actifs dans huit pays européens, dont
les Pays-Bas et l’Allemagne, avec des clients qui ont déjà
fait une offre commerciale à partir de notre solution. Notre
but ultime est d’avoir dans chaque pays un représentant qui
connaît bien la mobilité dans sa zone, et qui a des compétences
et/ou des liens avec des sociétés qui peuvent faire
l’installation. » L’installation prend entre une demi-heure et
une heure en fonction des options choisies par le client. Et
si le véhicule est pourvu d’un dispositif keyless start, l’installation
peut même être ramenée à un quart d’heure pour
certains modèles.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la solution
convient à tout type d’entreprise. Dès lors que le véhicule
est utilisé pour deux ou trois personnes, l’avantage est déjà
perceptible : « Nous facturons un prix par véhicule, plus une
licence mensuelle d’utilisation pour toutes les fonctionnalités,
sans limitation du nombre d’utilisateurs pour ce véhicule
», explique Steven Verheecke. La solution revient à la
modique somme de 15 euros mensuels, outre le placement
du boîtier pour lequel il faut payer une soixantaine d’euros
(ndlr : en Belgique, où OTA Keys procède elle-même à l’installation).
Ceci dit, tout utilisateur peut aussi décider d’acheter
le boîtier chez OTA Keys et de le faire placer par son garagiste
habituel.
Des arguments en béton
La solution est idéale pour une entreprise qui dispose de
véhicules de service, mais elle convient également pour les
sociétés qui disposeraient d’un parc de voitures de société.
« La plupart du temps, la voiture de société est utilisée pour
effectuer le déplacement domicile-lieu de travail, mais le
plus souvent, elle reste sans bouger d’un millimètre sur son
emplacement de parking toute la journée. OTA Keys permet
d’en faire un véhicule de ‘pool’, mis à la disposition des collaborateurs
d’une même entreprise, voire d’utilisateurs d’un
même parc d’entreprises, avec répartition des frais liés à
l’utilisation réelle du véhicule », souligne M. Verheecke. En
outre, dans un environnement urbain où les places de parking
deviennent chères, cette fonction du partage de véhicules
permet de limiter au strict minimum le nombre d’emplacements,
donc les frais liés à ce type de mobilité. Dans ce
créneau, OTA Keys évolue en compagnie du français Ubeeqo,
qui offre la même possibilité du partage automatisé des
véhicules agrémenté de services complémentaires. Concurrent
plutôt solide à en croire Emmanuel Nedelec, Managing
Director France and Benelux chez Ubeeqo, puisque la société
fait partie du groupe Mobivia, lui-même dépendant de la
constellation Mulliez (ndlr : Auchan, Décathlon...).
Info : http://otakeys.com ; http://ubeeqo.com
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
35
OTA Keys
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NEWS
ESP A CE MEMBRE
Moonpeel : le nouveau
réseau professionnel pour
artistes
Les lauréats du Grand Prix aux côtés du Ministre Gosuin.
Avec Moonpeel.com, une nouvelle plateforme internet avec
un concept innovant, les artistes de tous types peuvent enfin
facilement se promouvoir, trouver des collaborateurs, et
être engagés localement, ou n’importe où dans le monde.
Contrairement aux autres sites internet et réseaux sociaux
existants, elle permet de résoudre de nombreux problèmes
que les artistes rencontrent au quotidien dans leur carrière
artistique.
Comment ? Moonpeel réunit et connecte professionnels de
l’industrie, fans et artistes de tout art (arts scéniques, cinéma
& télévision, danse, dessin, littérature, mode, musique, peinture,
photographie, radio, et sculpture) sur une même plateforme
unique en son genre, et leur offre des fonctionnalités
essentielles et des outils professionnels adaptés.
Les artistes peuvent se promouvoir ainsi qu’offrir leurs services
à l’aide d’un portfolio d’images, vidéos, fichiers audio,
écrits, événements, cours et bien plus encore. Moonpeel sert
alors également de plateforme multimédia « à la carte ».
Imaginez une sorte de YouTube boosté et dédié à l’art, avec
bien plus que des vidéos, que vous pouvez filtrer comme
jamais auparavant avec des centaines de catégories et
sous-catégories de votre choix : type d’art, genre, langue,
domaine, style, etc.
Moonpeel Ltd
www.moonpeel.com
info@moonpeel.com
des États à travers le monde), tandis que le Prix des Experts
a été attribué à Brieuc Thoumsin et Vasileios Vallas
pour leur projet Odyseed (une serre d’intérieur connectée
qui permet de cultiver toutes sortes de fruits et légumes
biologiques dans un environnement automatisé et contrôlé).
Le
MIC Brussels et le cluster lifetech.brussels lancent
par ailleurs en ce début février un nouveau programme
d’accélération de quatre mois pour startups e-Health de
la région Bruxelloise. Du 27 février au 1er
mars, le Cluster
lifetech.brussels et ses partenaires organisent le premier
Startup Weekend thématique « Ageing Population ».
Ce sera l’occasion de sensibiliser les entrepreneurs et de
contribuer et générer des idées et projets pour répondre
au défi de vieillissement de la population.
I.M.M. décroche un méga contrat en
Algérie
Sonelgaz, l’opérateur public algérien d’électricité, a
confié à International Montage Maintenance s.a. (I.M.M.)
la réalisation d’un ensemble de neuf centrales électriques
dans le grand sud du pays.
Prix Boostcamp :
l’innovation récompensée
Les lauréats du 6e
Boostcamp, organisé par le Microsoft
Innovation Center (MIC) et qui récompense les projets innovants
dans le domaine ICT, ont été révélés. Le Grand
Prix, doublé du Prix innoviris doté de 3.000 €, est revenu à
Jonathan Guzy pour son projet CarASAP (un service – légal,
insite le communiqué – de transport à la demande de
personnes). Les premiers véhicules CarASAP circuleront
dans Bruxelles dès ce mois de février. La réservation se
fait via application mobile, sur ordinateur ou par téléphone.
Le Prix de la Région de Bruxelles-Capitale a été remis à
Edoardo Camilli, pour son projet hozint (qui aide les « analystes
risques-pays » en suivant la stabilité et la sécurité
36
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
Attribué à l’issue d’un appel d’offres international,
ce contrat de plus de 83 millions d’euros consiste en
l’étude, la fourniture et l’installation de 34 moteurs thermiques
ainsi que tous les auxiliaires composant des
centrales complètes pour une puissance totale installée
de 65 MW ISO. Les neuf sites concernés se situent dans
le sud-ouest et l’extrême sud du pays. Ces installations
sont destinées à un fonctionnement continu en base. Un
accent particulier a donc été mis par I.M.M. sur la fiabilité
et la robustesse, permettant l’exploitation optimale
de ces équipements dans les conditions climatiques très
sévères de ces localisations. La mise en service de ces
centrales est prévue au printemps 2015, selon un planning
de réalisation extrêmement serré de dix mois.
Ce contrat important se place dans la continuité d’une
collaboration fructueuse de plus de 20 ans entre I.M.M.
et le groupe Sonelgaz.
www.immsa.be
R.A.
׉	 7cassandra://TCN_Mir4aGe_ARH1mmRsdknSdy5FYMNmddCqKM85mf0`̵ U_Gl7\#.k׉ECOMMUNITY
L’actualité BECI en photos
Notre nouveau magazine, Bruxelles Métropole,
dont vous tenez en main le deuxième numéro, a été
présenté en avant-première le 6 janvier – jour de la
galette des rois !
Le 18 décembre, BECI organisait son
traditionnel Christmas Afterwork dans
les salons de l’hôtel Warwick Barsley,
avenue Louise.
BECI a pris part, au mois de novembre dernier, à la mission
économique conduite par la Princesse Astrid en
Malaisie et à Singapour. À cette occasion, un protocole
d’entente (Memory of Understanding) a été signé à Kuala
Lumpur avec la Chambre nationale malaisienne de commerce
et d’industrie.
De gauche à droite : Sabine Soetens (International Business Development
Manager, BECI), Simon Whitelaw (Vice-President Malaysia National Chamber
of Commerce & Industry) et Johann Leten (Vice-President Belgian Chambers).
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
37
© Belga Images
© Belga Images
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objectifs, ras-le-bol !
11.02.2015
60’chrono : Les conditions d’une association
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24.02.2015
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Fiscalité et Finances
11.03.2015
60’ chrono : Comment (re)faire du cash
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Afterwork
➜ Beci Events
+32 2 643 78 13 – events@beci.be
** Uniquement en Néerlandais
12.02.2015
EU priorities for financing projects in Central
and Eastern countries
17.02.2015
Opportunités du marché Halal
24.02.2015
Mission des autorités douanières
13.03.2015
Vos formalités à l’export
17.03.2015
TVA en matière d’import/export
19.03.2015
Certifier ses produits aux USA : mode
d’emploi
➜ Beci’s International Department
+32 2 643 78 02 - sso@beci.be
10.02.2015
Origine des marchandises
11.02.2015
Découvrez Enterprise Europe Network
Cycle de formation : l’immobilier bruxellois et la cohabitation
des fonctions urbaines
De mars à juin 2015, BECI vous propose, en partenariat avec l’USL-B*, un cycle de 6 journées de formation
sur la thématique « L’immobilier bruxellois et la cohabitation des fonctions urbaines », qui se
conclura par une synthèse autour de cette question essentielle : quelles tendances pour l’immobilier
à Bruxelles en 2025 ?
L’objectif est d’aborder, de manière dynamique, les différents
aspects impactant le marché immobilier dans les dix
années à venir, en mettant l’accent sur la cohabitation des
fonctions urbaines.
Une occasion pour les professionnels de l’immobilier et
de l’urbanisme, mais aussi les architectes, juristes ou les
entreprises publiques, de développer leurs connaissances
dans ce domaine à la lumière des grandes évolutions économiques
et démographiques.
Les journées se diviseront en cours ex cathedra et en visite
de terrain.
*L’Executive Master en Immobilier de l’Université Saint-Louis, Bruxelles propose une formation de haute qualité
reconnue et accréditée par la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS).
Programme** L’immobilier de bureaux et l’Europe
• L’implantation en ville des équipements à la population
(écoles, centre sportifs,…)
• Adaptation de l’offre immobilière en regard de l’évolution
démographique
• La logistique urbaine et la mobilité utilitaire
• Impacts de l’économie du partage sur l’immobilier
• Perspectives de l’immobilier touristique et de congrès
• Conclusion : Quelles tendances pour l’immobilier à
Bruxelles en 2025 ?
** L’inscription peut porter sur le programme complet ou sur des modules individuels.
Info : Lise Nakhlé – lna@beci.be
39
׉	 7cassandra://d9heJkmHpwzwEGli7rFIQkPTNEvxeQ6c265xO8PmJ_oi`̵ U_Gp7\#.wU_Gp7\#.v#בCט   u׉׉	 7cassandra://YPPZ_ZV4W5b-SPJo_RbKkJEgUWqWynDzoVFZbEXE0zw `	K׉	 7cassandra://0u-rpf3ADT0FAgoBuf7jLP5H5rkNo21_I5UhTX5cbwg'w`̵ ׉	 7cassandra://NRxeGzETkt-4V8uZmgHOjVHVS9Cc8AK2PGTA0MOamfg ͠U_Gq7\#.{ט  u׉׉	 7cassandra://XdpV1zsb3JMyZzfCfCCdQjqxwWM42nIRgB1feu1Z7fU "K`	K׉	 7cassandra://jvyROYAXwpOGa17VPq9ZvcdZzwz1g0Diy-MuLvS30tk%`̵ ׉	 7cassandra://A87V3KZFrSZBEKxpqe9NF1zeuyhy0atRWZ7bagVTKDg 	͠U_Gq7\#.נU_Gr7\#. 9ׁH &http://www.radissonblu.com/palacehotelׁׁЈנU_Gr7\#. 9ׁH %mailto:info.spapalace@radissonblu.comׁׁЈנU_Gr7\#. S̭9ׁHhttp://www.chateaudelaposte.beׁׁЈנU_Gr7\#. S̭9ׁHmailto:info@chateaudelaposte.beׁׁЈ׉EEDécouvrez un secteur
MICE plein de
Meetings & Events Hainaut
contrastes surprenants !
Avec ses villes d’art, son patrimoine Unesco, ses voies d’eau et une vie
culturelle intense et créative, le Hainaut est un endroit unique pour organiser
des réunions, des séminaires ou tout autre type d’événement d’entreprise. La
région possède une situation idéale entre Bruxelles et Lille et dispose d’un
réseau de transport performant.
En outre, le Hainaut est, cette année, le centre de toutes les attentions
avec Mons - Capitale Européenne de la Culture et ses centaines d’activités
culturelles programmées en 2015. Son nouveau centre de congrès, le
MICX et ses nouveaux hôtels permettent à Mons d’offrir des infrastructures
particulièrement adaptées aux besoins des entreprises à la recherche de
confort et de convivialité.
Meetings & Events Hainaut vous prodigue gratuitement aide et conseils lors de
l’organisation d’événements dans l’ensemble de la région.
Contact :
meetings.events@hainaut.be
www.meetingsandevents.be
01.
02.
Action Team Training
Action Team Training est spécialisée dans la création et l’organisation d’événements de
team-building destinés aux entreprises. « Apprendre, créer et agir » sont les concepts clés
de leur approche.
Action Team Training possède plus d’une vingtaine d’années d’expérience dans le secteur
du team building et n’est pas peu fière de son programme d’apprentissage Action Team
Learning : il s’agit d’une autre manière de concevoir les sessions de team building, fondée
sur l’apprentissage.
En bref, cette entreprise gère l’organisation d’un événement qui conjugue les expériences
humaines avec des résultats concrets.
Contact :
vincent@actionteamtraining.com
www.actionteamtraining.com
Action, apprentissage et
expériences humaines !
׉	 7cassandra://0u-rpf3ADT0FAgoBuf7jLP5H5rkNo21_I5UhTX5cbwg'w`̵ U_Gq7\#.׉E©Jonathan Berger
Château de la Poste
Aux portes de l’Ardenne, notre hôtel trois étoiles de 42 chambres est posé au milieu
d’un parc de 42 hectares, à 45 minutes de Bruxelles. Décoration moderne, style
confortable et élégant, sans chichi.
Les nombreux salons du rez-de-chaussée invitent à la réunion familiale. Le restaurant
propose une cuisine de saison et des produits du terroir. Nombreuses infrastructures
pour les séminaires, disponibles sans obligation de résidence dans l’hôtel. Dix salles
modulables. Possibilités de pratiquer différents sports d’extérieur et équipements
récréatifs. Logement insolites : cabane perchée, bivouac de trappeurs et « loftcube »
unique.
Nouveau: Formule séminaire « Anti-Crise » et « Clins d’œil » en option pour vos
séminaires (Detox, Un peu de sport, Bol d’air).
Infrastructures :
• Château dans un domaine de 42 hectares
• Chambres : 42
• Salles de réunion : 10
• Capacité de réunion : JUSQU’À 250
• Nombreux équipements sportifs
Contact :
info@chateaudelaposte.be
www.chateaudelaposte.be
04.
Radisson Blu Palace Hotel Spa
Situé dans le centre animé de la station thermale de spa, cet hôtel est muni de toutes les infrastructures
modernes et directement relié aux thermes de Spa par un funiculaire privé. Profitez de la terrasse chauffée
et des spécialités de la brasserie Les Saisons de Spa.
Deux salles entièrement aménagées, pouvant être chacune scindée en quatre salles séparées, accueillent
jusqu’à 300 invités lors de réunions, cocktails ou banquets. La vaste terrasse privée est idéale pour vos
pause-café, un buffet ou un apéritif. Finissez la journée par un barbecue dans le bois ou par un dîner de
gala au casino ou au circuit de Spa-Francorchamps.
Conjuguez harmonieusement les affaires et le bien-être.
Infrastructures :
• Chambres : 120
• Réunions : 8 salles/300 personnes
• Liaison directe avec les thermes de Spa
• Parking souterrain
Contact :
info.spapalace@radissonblu.com
www.radissonblu.com/palacehotel-spa
Un séjour dans la nature,
une expérience inoubliable !
03.
L’alliance parfaite entre
affaires et bien-être !
©Jonathan Berger
׉	 7cassandra://jvyROYAXwpOGa17VPq9ZvcdZzwz1g0Diy-MuLvS30tk%`̵ U_Gq7\#.U_Gq7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://y53O39rVzVykHvCKhTI3pHTBVA332T80m1gQIbQxXS4 S`	K׉	 7cassandra://BGI0VatNGVFHzUF4WahAGY1DEdo1Z6FZ7Mr5GYzKfl4(p`̵ ׉	 7cassandra://ztyc2QxgGjtwnDHzlqnsH6EicCyPLe2qrqHwjezNv9E 5͠U_Gr7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://SRc85qbWy4HEZXR7Hq4VoHvw80Cwp6MFBGmZTrKpwhw `	K׉	 7cassandra://d2nz-EWKronJn0mYI9VHk1GpMgi6rae6zEwGBQNmYMk`̵ ׉	 7cassandra://tzrBXYub0a8YZSRxATuX5tNNazHI3AZVA-c4wwkrpDo*2͠U_Gs7\#.נU_Gs7\#. ̚
9ׁHhttp://www.martinshotels.comׁׁЈנU_Gs7\#. ̠9ׁHmailto:mice@martinshotels.comׁׁЈנU_Gs7\#. ?Ɓ̭9ׁHhttp://www.abbayedestavelot.beׁׁЈנU_Gs7\#. @̾9ׁH "mailto:p.erler@abbayedestavelot.beׁׁЈ׉EL’abbaye de Stavelot
05.
L’abbaye de Stavelot – la plus ancienne de Belgique – se dresse au coeur d’une région
magnifique marquée par l’omniprésence de l’eau. Trois musées ont pris place dans les
bâtiments, notamment le musée historique de la principauté de Stavelot-Malmedy.
Chaque musée a reçu cinq soleils, ce qui les classe parmi les meilleures attractions
de la Wallonie. En ce moment, vous pouvez admirer une collection constamment
renouvelée de voitures de course au musée de l’automobile de Spa-Francorchamps.
Des endroits chargés d’authenticité tels que le réfectoire des moines ou la cave des
Blancs Moussis sont disponibles pour l’organisation d’événements ou de réunions.
Infrastructures :
• Superbe site historique
• Trois musées sur place
• Six salles disponibles
• Capacité : de 15 à 500
Contact :
p.erler@abbayedestavelot.be
www.abbayedestavelot.be
06.
Martin’s Hotels
Les Martin’s Hotels offrent, pour chaque événement, des infrastructures parfaites qui se caractérisent
par leur élégance, leur identité particulière et leur charme. Martin’s Manoir à Genval est un authentique
hôtel de charme capable d’accueillir jusqu’à 70 hôtes dans trois salles de réception.
Des salles plus spacieuses sont à disposition dans le Château du Lac, situé à proximité. La salle Argentine,
complètement rénovée, équipée et modulable, peut contenir jusqu’à 1 050 personnes. Martin’s Spa ou
le jeu de rôles Crime Scene Investigation viendront conférer une touche particulière à votre événement,
tandis que le Martin’s Grand Hotel à Waterloo et son restaurant La Sucrerie feront de chaque séminaire
une expérience historique inoubliable.
Tous les hôtels du groupe Martin’s proposent des services professionnels d’événements.
Infrastructures :
• Trois sites différents dans les environs
• Capacité de la plus grande salle à manger : 850
• Capacité de la plus grande salle d’événement : 1 050
• Incentives
Contact :
mice@martinshotels.com
www.martinshotels.com
Rencontres divines dans la plus
ancienne abbaye de Belgique
La solution adéquate pour
une réunion parfaite !
© Martin’s Hotels
׉	 7cassandra://BGI0VatNGVFHzUF4WahAGY1DEdo1Z6FZ7Mr5GYzKfl4(p`̵ U_Gs7\#.׉EThe Belgian commune: democracy or demagoguery?
IMPRESSION OF A BRIT
There’s a lot to be said for the Belgian commune – after all, this modest but self-engrossed
body is the closest you can get to the public, and it attempts to represent the standards and
attitudes of the local community. At the same time, the commune tends to shape a style of
life that is not representative of everyone in the community, while enforcing sanctions for petty
infringements in an authoritarian way.
Richard Hill
T
he Merriam-Webster dictionary
describes a commune as
“the smallest division of local
government in some countries especially
in Europe”. According to the Government
website, there are 589 communes
in Belgium, i.e. 589 opportunities to do or
get things wrong! Speaking of the capital’s
19 communes in his book Brussels,
André de Vries says “The city authorities
wanted jurisdiction over the surrounding
suburbs on the basis that the canal system
and ports could not be run efficiently
by several communes.” How right they
were, but public sentiment in support
of localism prevailed! The communes,
which already existed before the creation
of the Belgian state, were formally recognised
in the 1831 Constitution, according
to the Government website. “Their
organisation is laid down in the law of
1836. (…) From the time they were set
up, reference was made to ‘communal
autonomy’.” “That does not mean that
the local politicians can do anything they
like”, the website explains, “but they do
have extensive autonomy in the context
of the powers that they exercise, under
the supervision of higher authorities.”
Indeed they do have the autonomy, but
how effective is the supervision? Some
communes are decidedly authoritarian
in their creation and application of trivial
regulations. Early in 2014, one Brussels
commune introduced a ‘règlement
général’ imposing a fine of up to 350
euro on persons allowing weeds to grow
on the pavement outside their home.
And in November 2014 the burgomaster
of Tournai imposed the civic obligation
to apply for official permission before installing
a window box on the sidewalk in
front of a house. Only totalitarian states,
the communes, aspire (or descend) to
this level! They also have a local police
force to ensure these regulations
are respected… Communal officials, as
many expatriates here have noted, often
seem to be apologetic when telling you
that what you are doing infringes these
regulations… Part of their embarrassment
may be due to the fact that many
of these regulations are incoherent, or
at least inconsistent in the way they are
applied. Even day-to-day relationships
with and between local administrations,
including the police, can be Kafkaesque.
Take the regulations relating to dogs for
example (there are a lot of Belgians with
little idea of how to train and discipline
a dog, which contributes to the confusion).
One expatriate known to me found
himself embroiled in a situation where
the regulations cited on the communal
website conflicted with the ones actually
applied by the commune! When another
hapless expatriate walked unannounced
into his communal offices for an identity
card, he was told that he had to apply for
a formal appointment. He asked how to
apply, and the official said the quickest
way would be by phone. So the expatriate
went out to the lobby where there
was a public phone and called back
to the office he had just left. He got an
appointment right away – much to the
surprise and disgruntlement of the official
when he presented himself a few
seconds later… Frustrating formal procedures
add to the opportunities for pettifogging
bureaucrats to flout individual
democratic rights. This state of anarchy
is reinforced by a network of communal
spies – often shopkeepers and publicans
who curry favour with their friends in the
communal administration (“scratch your
back and you’ll scratch mine”). The result
is a state of co-conspiratorial cronyism
which is in complete contradiction to
the founding spirit of the Belgian commune.
More damaging is the fact that
the communal system militates against
effective concerted action on matters of
real importance. This was dramatically
illustrated last December when the
president of the Brussels’ CPAS social
assistance NGO had to appeal for intercommunal
cooperation in providing
shelter for the homeless people. “We
are witnessing a blockage by the communal
administrations,” she said with
finality. ●
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
43
׉	 7cassandra://d2nz-EWKronJn0mYI9VHk1GpMgi6rae6zEwGBQNmYMk`̵ U_Gs7\#.U_Gs7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://DHl7F33owaC4BPD9L9n1QEn8WHHrkFOty8X5nLyRUeU `	K׉	 7cassandra://hF5f8405CQ6Xi4yIVhXTXUtzzzuwlYxObQnf-ksQX8w`̵ ׉	 7cassandra://0L06onCYIKR0G78QM31-PnOZ8tHov_aasnnYG42OcAs *͠U_Gu7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://Qv9eiTbxOEHkRxCd3dQUjecSVrhsCCTjj-i_WVBzDm4 ` 	K׉	 7cassandra://e_RCfYbS4sHLLhqs-apiul-Rvd6x8VOi3Zl680xD0Yg-`̵ ׉	 7cassandra://o9b9FGn_TO7N6B-8xWlRBU_l5aiYNMwZqSYKja90bwkp,͠U_Gv7\#.נU_Gw7\#. ׁ̀9ׁHhttp://agendamagazine.beׁׁЈנU_Gw7\#. ̕9ׁHhttp://www.gaspar-bistrot.comׁׁЈנU_Gw7\#. BW̶9ׁHhttp://www.agendamgazine.be/pubׁׁЈ׉E
ALe conseiL resto du magazine agenda
gaspar •••
Pour dire la vérité, c’est à reculons
que l’on s’est rendu chez Gaspar. En
cause, un 13/20 attribué par le guide
Gault&Millau… alors que l’adresse
était à peine rodée et que les échos du
début étaient pour le moins contrastés.
Tout cela flairait un peu trop les
petits arrangements entre amis. Du
coup, on a voulu voir ce que l’endroit
avait vraiment dans le ventre. Tuons
le suspens dans l’œuf : ce déjeuner
fut l’un des meilleurs de l’année.
Le cadre est celui d’une brasserie
classieuse qui joue avec les matières
nobles, le tout éclairé par des luminaires
hétéroclites. Le service est
efficace et courtois, il manque toutefois
un peu de chaleur. La cuisine ?
Épatante. On en a eu la preuve avec
un lunch deux services à 18 euros.
Sur la table, trois gougères au fromage
sont offertes pour ouvrir l’appétit.
Bingo : l’équilibre pâte à choux et
comté est idéal. En entrée, le chef
Michel Borsy interprète le vitello
tonnato à sa façon, c’est-à-dire ponctué
de virgules de poivrons marinés.
Ceux-ci ajoutent une note vinaigrée
à la viande de veau déjà soulignée
par la sauce au thon. Une sauce qui
se tient et qui se marie parfaitement
avec les quelques croûtons ajoutés
pour apporter un relief croquant. Le
plat, généreux, pousse le curseur du
bon un cran plus loin. Il s’agit d’une
joue de bœuf finement tranchée
accompagnée de potiron braisé. La
rondeur de la composition atteint
son paroxysme grâce à une sauce
peu épaisse mêlant des petites olives
AGENDA, c’est Le magazine des sorties à Bruxelles, lu chaque semaine par plus de 150.000
personnes. Les lecteurs y trouvent un panorama complet de ce que la ville a à offrir: concerts,
expositions, films, restos et bien plus encore. En plaçant votre annonce dans AGENDA,
vous touchez des Bruxellois actifs francophones, néerlandophones et anglophones. Vous
trouverez plus d’information sur www.agendamgazine.be/pub
noires italiennes et le jus des joues.
Une caresse pour le palais. Pour tout
dire, le lunch était à ce point copieux
que l’on n’a plus eu de place pour le
dessert. Mais, pour les avoir testées,
on recommande chaudement les
glaces qui viennent de chez Stephen
Vandeparre. Enfin, mention pour la
carte des vins qui panache classique
– Jaboulet, Drouhin… - et flacons
de vignerons – Souhaut, Coume Del
Mas. michel verlinden
Info
165 rue Franz Merjay, Ixelles
02-344.37.12, www.gaspar-bistrot.com
ma > sa 12 > 23.00, di 10 > 18.00
Pour plus de conseils resto :
agendamagazine.be
© Saskia Vanderstichele
׉	 7cassandra://hF5f8405CQ6Xi4yIVhXTXUtzzzuwlYxObQnf-ksQX8w`̵ U_Gv7\#.׉EdDEMANDES D’ADMISSION
DEMANDES D’ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D’ADMINISTRATION
4 All Services Group SPRL
Rue Picardie 43 - 1140 Bruxelles Code
Nace : 14120 - Fabrication de vêtements
de travail 33110 - Réparation d’ouvrages
en métaux 42130 - Construction de ponts
et de tunnels del. : Abdulkadir Sakrci
Allo Nounou Services SNC
Rue Verrept-Dekeyser 60 - 1080 Bruxelles
Code Nace : 88911 - Activités des crèches
et des garderies d’enfants 88912 - Activités
des gardiennes d’enfants del. : Abdelilah
Elmahsini
Bati-Tout SPRL
Rue de Picardie 43 - 1140 Bruxelles Code
Nace : 25110 - Fabrication de structures
métalliques et de parties de structures
43110 - Travaux de démolition del. : Selami
Sakizci
Bisnode Belgium SA
Allée de la Recherche 65 - 1070 Bruxelles
Code Nace : 58120 - Édition de répertoires
et de fichiers d’adresses 63110 - Traitement
de données, hébergement et activités
connexes 70210 - Conseil en relations
publiques et en communication del. : Martine
Bayens
Bonne pioche PPE
Rue Georges Lorand 28 - 1050 Bruxelles
del. : Erwan Douarinou
C43 Management SPRL
Rue de Gages 5 - 7866 Bois-de-Lessines
Code Nace : 63120 - Portails Internet
70210 - Conseil en relations publiques et
en communication 73110 - Activités des
agences de publicité del. : Charles D’Yve
Carlier Thomas- Tous chantiers PPE
Rue Veydt 11 - 1060 Bruxelles Code Nace :
46190 - Intermédiaires du commerce en
produits divers 46731 - Commerce de gros
de matériaux de construction, assortiment
général del. : Thomas Carlier
CMJC SPRL
avenue de l’Escrime 116 - 1150 Bruxelles
Code Nace : 62010 - Programmation informatique
70210 - Conseil en relations
publiques et en communication 70220 -
Conseil pour les affaires et autres conseils
de gestion del. : Christophe Caudron
Dapesco SPRL
Fleming Science Park Rue Granbonpré 4 -
1348 Louvain-la-Neuve Code Nace : 43211
- Travaux d’installation électrotechnique de
bâtiment 70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 71121 - Activités
d’ingénierie et de conseils techniques, sauf
activités des géomètres del. : Tanguy Detroz
Dedeur & Degroodt SPRL
avenue Legrand 88 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 62010 - Programmation informatique
62020 - Conseil informatique 63120
- Portails Internet del. : Philémon Dedeur
Dimo Services SPRL
Rue de Hesbaye 8 - 4347 Fexhe-le-HautClocher
Code Nace : 43910 - Travaux de
couverture 3320001 - Conception, assemblage
et entretien de systèmes de contrôle
des processus industriels continus
4321101 - l’installation de câbles et appareils
électriques del. : Mohamed Khelil
Explor Business Projects SPRL
Rue du Moulin 228 - 5350
Ohey Code Nace : 73200
- Études de marché et sondages
d’opinion del. : Gérard
Mélot
Fast Forward Architects- Wdog Architecten
BVBA
Rue du Houblon 47 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 71111 - Activités d’architecture de
construction del. : Wim Tielemans
Garnet Consulting SPRL
avenue Prekelinden 93 - 1200 Bruxelles
Code Nace : 62020 - Conseil informatique
del. : Thomas Happel
Geo Transit SA
Cocody Riviera 3 Lot 9063 - Abidjan – Côte
d’Ivoire del. : Patrick Davy Mdlindhala
Gil Van Den Berghe - Easy Way Consulting
PPE
Route de Lennik 451 - 1070 Bruxelles Code
Nace : 63990 - Autres services d’information
n.c.a. 70210 - Conseil en relations
publiques et en communication 70220 -
Conseil pour les affaires et autres conseils
de gestion del. : Gil Van den Berghe
Global Lingua Services SPRL
Boulevard Barthélémy 31 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 74300 - Traduction et interprétation
del. : Khadim Samb
Mikolajczak & Associates SPRL
avenue Louise 367 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 7021001 - Conseils et assistance
opérationnelle aux entreprises dans les
domaines des relations publiques et de la
communication 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion del. :
Christophe Mikolajczak
Mpoy Wa Beya Patrice
Rue Steenvelt 30 - 1180 Bruxelles del. :
Patrice Mpoy Wa Beya
Partners Assurances Verzekering SA
Avenue Gustave Demey 66 - 1160 Bruxelles
Code Nace : 65121 - Opérations directes
d’assurance non-vie del. : Paul Vogelgesang
Recupel
ASBL
Boulevard Auguste Reyers 80 - 1030
Bruxelles Code Nace : 38322 - Récupération
de déchets métalliques 38323 - Récupération
de déchets inertes 82990 - Autres
activités de soutien aux entreprises n.c.a.
del. : Peter Sabbe
SEFF Creative Production SCRL
Rue du Bien-Faire 32 - 1170 Bruxelles Code
Nace : 1814001 - Pliage, assemblage, agrafage,
reliure, collage, massicotage, dorage
de feuillets imprimés à insérer dans des
livres, brochures, périodiques, catalogues,
etc. 46510 - Commerce de gros d’ordinateurs,
d’équipements informatiques périphériques
7311001 - Conception et réalisation
de campagnes publicitaires pour
des tiers, en utilisant tous les médias del. :
Françoise Demarez
Soielegante SPRL
Rue de Russie 7 - 1060 Bruxelles del. : Fathia
Abdillahi
The Core Concept/Amina Langedijk PPE
Chaussée de Louvain 87 - 1932 SintStevens-Woluwe
Code Nace : 70210
- Conseil en relations publiques et en
communication 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion 73200
- Études de marché et sondages d’opinion
del. : Amina Langedijk
Transcomat - Avenir Vert Recycling SPRL
Rue de Ligne 11 - 7903 Chapelle-à-Wattines
Code Nace : 38110 - Collecte des déchets
non dangereux 38211 - Prétraitement
avant élimination des déchets non dangereux
38213 - Traitement et élimination des
déchets non dangereux, sauf boues et déchets
liquides del. : Mélina Van Kerckhem
Urbina Karina - Bring the Business
Chemin du Stoquoi 28 - 7822 Meslinl’Evêque
del. : Karina Urbina
Virginie Depreay PPE
Rue Van Meyel 28 - 1080 Bruxelles del. : Virginie
Depreay
VLM Airlines NV
Antwerp Airport - Airtport Building Luchthavengebouw
B50 - 2100 Antwerp Code
Nace : 51100 - Transports aériens de passagers
52230 - Services auxiliaires des
transports aériens del. : Nathalie Devos
BECI - Bruxelles Métropole - février 2015
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