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N° 40 - Décembre 2018
!
Gestion
des R!SQUES
BRUNO COLMANT
Nous allons entrer
en période de haute turbulence
P.23
Internet black-out :
exercice théorique ou vrai risque ?
P.26
Ne vous brûlez pas les ailes
aux fake news !
P.30
Changement climatique
et assurance :
défi s et opportunités
P.33
ISSN 2406-3738
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La force de la proposition
La concertation, c’est depuis l’origine l’une des raisons
chambres de commerce. Si notre organisation existe,
notamment pour donner son conseil aux décideurs politiques,
souvent demandeurs d’échanges constructifs avec le monde
de l’entreprise.
Rencontrer les ministres, c’est donc l’un de nos métier
Et pas uniquement les ministres. Nous rencontrons les
femmes et hommes politiques à tous les niveaux de
pouvoir : fédéral, régional, communautaire,
communal, que ce soit dans une fonction exécutive ou
représentative, que ce soit en tant que membre de la
majorité ou de l’opposition.
Récemment, nous avons remis les mémorandums de
Beci à quatre membres du gouvernement bruxellois qui
assisté à notre événement annuel Brussels Meets Brussels.
Ces demandes des entrepreneurs bruxellois ont été très bien
reçues, tant de la part de partis de la majorité que de l’opposition.
Globalement, les constats et les pistes de solution font l’objet de nombreuses convergences.
Le défi, dans les mois et années à venir, consistera à traduire les bonnes résolutions en
politiques à déployer sur le terrain, en déclaration de gouvernement, en textes de loi,
en arrêtés d’exécution, en budgets dégagés pour soutenir les entrepreneurs et l’emploi
bruxellois.
Marc Decorte, Président de BECI
D’ici le mois de mai, notre programme de rencontres est chargé. Avec un panel
d’entrepreneurs, nous avons discuté avec le ministre Gosuin de priorités partagées sur la
base de notre mémorandum consacré à l’emploi. Parmi celles-ci, pointons l’importance
de la mobilité interrégionale sur le marché du travail, la validation des compétences,
l’équivalence des diplômes, la stimulation de la création d’emploi, le développement des
formations technologiques, l’entreprenariat féminin.
Un groupe de travail ad hoc s’est spécialement penché sur les starters et le rebond
entrepreneurial. Les programmes de soutien à ces politiques ont été reconduits. Lors de
ces échanges, les entrepreneurs ont fait part de leurs besoins, mais aussi souligné les
progrès réalisés grâce à certaines politiques récentes. Par exemple les dispositifs de stage,
qui donnent d’excellents résultats dans toute une série d’entreprises.
Autre exemple ? Une entreprise désirait engager davantage de femmes dans des métiers de
la logistique mais ne trouvait pas de candidates formées. Difficulté qui a pu être surmontée
en collaboration avec Bruxelles Formation.
Tout récemment, nous avons aussi eu l’occasion d’échanger avec le ministre-président, Rudi
Vervoort, sur les priorités des entreprises pour se développer à Bruxelles. Certes, les
échéances électorales sont propices à ce genre d’exercices.
Mais construire une relation se fait avant, pendant et après
les élections. C’est cela aussi notre métier : relayer vos
préoccupations auprès des décideurs politiques.
Nous vous donnons rendez-vous en 2019 et vous souhaitons déjà bonne année et plein
succès !
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
1
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4
6
Beci online
Digest
Think Tank
12 Pour ou contre la liaison des salaires à l'ancienneté ?
15 Élections 2019 : une économie circulaire à stimuler
16 Un « Smart Mobility Hub » pour connecter Tour & Taxis
18 Open Source
International
21 Travailleurs détachés : ce qui va changer en 2020
Gestion des riques
23 Bruno Colmant : « Nous allons entrer en période de
haute turbulence »
26 Internet black-out : exercice théorique ou vrai risque ?
28 PME et cyber-menace : tous contre un, seul contre tous
30 Ne vous brûlez pas les ailes aux fake news !
33 Changement climatique et assurance : défis et opportunités
36
Indépendants : l’assurance revenu garanti est-elle vraiment
utile ?
37 Assurance d’entreprise : une approche humaine en ces
temps numériques
38 Accidents du travail : mieux vaut prévenir
Entreprendre
40 Starter : All4One consulting
42 5 raisons d’installer un chatbot pour votre entreprise
43 Bruxelles-Propreté : ‘big picture’ d’un parastatal
du quotidien
45 Recyclage des batteries : l'Europe prend enfin sa place
Community
46 L’actualité Beci en photos
48 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
50 Demandes d'admission
51 Agenda
52 Index
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 40 – Décembre 2018
Au mois
de janvier :
Get ready
for tomorrow!
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Michel Claes, Marc Decorte, Johan Debière,
Didier Dekeyser, Vincent Delannoy,
Donatienne de Vleeschauwer, David Hainaut,
Tarik Hennen, Gaëlle Hoogsteyn, Marc
Husquinet, Julien Knoepfler, Cédric Lobelle,
Sophie Rase, Morgan Van Cleven, Guy Van den
Noortgate et Peter Van Dyck.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
Membership
Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72
ctr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
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BECI ONLINE
Social Media
Des interviews d’entrepreneurs en podcast ?
C’est désormais possible dans le nouveau studio
installé chez Beci.
#BECImember : Besoin de soutien dans vos
tâches administratives ? C’est la spécialité
d’Adminion, nouveau membre de Beci. Voir
adminion.be.
Les managers de mobilité se sont retrouvés chez Beci
pour parler de politique de stationnement en entreprise.
Réunion du Club Afrique, qui s’est penché sur
les opportunités d’affaires en Afrique du Sud,
Ouganda, Malawi et Mozambique.
Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter.
4
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
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BECI ONLINE
Dans vos newsletter
de novembre
Les médias de Beci élargissent
leur champ : à notre newsletter
Bruxelles Métropole Online
sont venues s’ajouter,
en novembre, deux nouvelles
lettres d’information
thématiques,
l’une consacrée à
l’économie et à
la politique régionale,
l’autre
aux ressources
humaines et aux
questions juridiques.
Une nouvelle rubrique sur notre site :
les portraits-express de nos membres, à découvrir !
À lire sur
notre site web
Retrouvez ces articles sur www.beci.be
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
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DIGEST
Didier Gosuin réitère son engagement
envers les reStarters
Le 12 novembre dernier, une délégation de reStarters
(entrepreneurs en rebond) de Beci s’est rendue au cabinet
du Ministre bruxellois de l’Emploi et de l’Économie Didier
Gosuin. L’objectif de la rencontre : faire le point sur le
programme reStart et présenter les attentes des reStarters.
Au terme d’un dialogue constructif, Didier Gosuin a
réitéré son soutien et proposé des avancées concrètes.
sertion de ces profils particuliers que sont les reStarters
(des entrepreneurs à haut potentiel comme j’aime à leur
rappeler) pour qu’ils redeviennent des ressources-clés
en matière de dynamisme économique pour la Région
bruxelloise. »
Info : https://go.beci.be/restart
Bruxelles Métropole remporte un
BTOB Award
Bruxelles Métropole, a été récompensé d’un award de
bronze dans la catégorie Press, lors de la remise des
BTOB Awards, qui s’est déroulée ce 23 octobre au Docks
Bruxsel. Notre magazine s’était porté candidat avec le
dossier rédactionnel « Sprout to Be Brussels » de mai
2018.
Depuis presque deux ans, Beci accompagne humainement
et professionnellement les entrepreneurs faillis
pour les aider à rebondir via le programme reStart. Ce
trajet d’accompagnement a vu le jour en mars 2017, avec
le soutien de la Région bruxelloise, dans le cadre du Small
Business Act, lancé par le Ministre Gosuin.
Depuis le lancement du programme, près de 100 entrepreneurs
répartis sur 6 promotions ont été accompagnés
par Beci. Pour Eric Vanden Bemden, son coordinateur, le
programme, reStart joue le rôle de cellule de transition
entre la faillite et la réinsertion professionnelle. « Hub.
brussels et le 1819 mettent en œuvre les synergies au sein
de l’écosystème entrepreneurial, pour faciliter l’accès à
la création d’entreprises, accompagner les indépendants,
développer des systèmes de financement adaptés et bien
d’autres choses encore. ReStart vient compléter ces offres
en valorisant l’expérience de l’échec et en orientant l’entrepreneur
vers le partenaire adapté à son rebond, que
celui-ci soit entrepreneurial ou salarial. »
Didier Gosuin a indiqué son engagement à soutenir les
entrepreneurs faillis. Outre le programme reStart, diverses
initiatives vont être mises en place. Dans le cadre
de MyBusinessPass, un nouveau pass sera entièrement
dédié aux entrepreneurs en rebond. Une attention particulière
sera aussi accordée à la transmission d’entreprises,
avec le lancement récent du site affairesàsuivre.be
qui compte l’ensemble des entreprises à reprendre. La
réforme en cours de finance.brussels devrait également
faciliter l’accès au crédit.
Le Ministre a clôturé la rencontre en insistant sur la nécessité
de changer les mentalités et le regard porté sur
les entrepreneurs faillis, car « l’échec fait partie de la
vie ». Un point de vue que partage totalement Eric Vanden
Bemden : « Ensemble, nous pouvons accélérer la réin6
BECI
- Bruxelles métropole - décembre 2018
Quatre autres Awards ont été remis en Press, dont l’or
pour Roularta Healthcare, deux awards d’argent pour
Maison Moderne et Media Marketing, ainsi qu’un bronze
pour Publicarto. Beci, seule organisation parmi les lauréats
dont l’édition ne soit pas le core-business, est particulièrement
fière de partager le palmarès avec des
entreprises de référence dans ce domaine.
22 awards ont également été attribuées dans la catégorie
Communication. Grand vainqueur de la soirée, LDV United
a remporté trois awards d’or et un d’argent. L’agence Air
a elle aussi gagné un award d’or et un autre d’argent.
Les autres lauréats dans la compétition Communication
sont Propaganda (deux awards d’argent), TBWA (argent
et bronze), Dallas (argent et bronze également), Maison
Moderne (argent), BBDO, Onlyhumans, Comith, The
Crew Communication, Head Office, Brightfish, Mediahuis
Connect, SBS Belgium et Mediafield (tous bronze).
Les BTOB Awards, conjointement organisés par Media
Marketing et par We Media, récompensent chaque année
les meilleurs supports de presse, d’une part, et les
meilleures campagnes de communication, d’autre part,
dans le domaine business-to-business. Bruxelles Métropole
avait déjà été nominé en 2015, lors du lancement
de notre magazine.
Info : www.mm.be
D.R.
D.R.
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Trône 1, B-1000 Bruxelles (Belgique) Internet : www.axa.be - Tél. : 02 678 61 11 - Fax : 02 678 93 40 - N° BCE : TVA
BE 0404.483.367 RPM Bruxelles - E.R. : G. Uytterhoeven, AXA Belgium S.A., Place du Trône 1, 1000 Bruxelles.
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Trophée de l’Assurance-Vie Decavi
2018 dans la catégorie «Innovation»
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DIGEST
Ahooga lance son Modular Bike, un
vélo modulable truffé d’innovations
Ahooga Bike, le fabricant bruxellois de vélos électriques
hyperlégers, lance son nouveau modèle : l’Ahooga Modular
Bike, un vélo modulable, qui combine à la perfection
innovations et aspects pratiques. Ce nouveau modèle permet
le transport d’un adulte supplémentaire
ou d’un grand enfant, à l’instar d’un
scooter. Une autre fonctionnalité est
de pouvoir être rangé facilement
dans des endroits étriqués.
Ce nouveau vélo est parfaitement
adapté aux besoins d’une vie de
famille urbaine et moderne. Sa
compacité permet de le ranger
aisément dans un couloir, appartement
ou garage et ainsi diminuer
son encombrement de 65 %
en largeur. En outre, l’Ahooga bike
est un des plus légers et un des
plus forts du marché avec 13 kg.
Philippe Lefrancq, co-fondateur
d’Ahooga Bike, explique que ce
vélo est le fruit d’une réflexion commencée
il y a plus de deux ans, peu après de la sortie
du premier modèle. « Ce vélo est directement inspiré
par nos vies de citoyens urbains. Il complète bien notre
gamme car il répond à d’autres contraintes que celles que
couvre le vélo pliant électrique léger : la vie de famille,
le transport d’objets et de personnes, et le manque de
place dans les appartements. »
atique n’est pas la seule innovation
Parmi les innovations disponibles –
imposées – citons un moteur connecté
téléphone via Bluetooth qui, à l’instar des
hybrides, se recharge par récupération
en descente et rétropédalage. L’apation
mobile permet de verrouiller l’acélo,
de le localiser en cas de vol, et
de vérifier l’état de la batterie, entre
autres exemples. Le confort n’est
pas en reste non plus, avec un cadre
mixte qui convient aux cyclistes
féminins et masculins.
Ahooga Bike a vendu 500 vélos
en 2016, 1000 en 2017 et vise les
1500 à 2000 unités cette année.
L’objectif en 2019 est de s’aligner
Emploi :
Trop de préjugés
sur les personnes avec
un handicap visuel.
La Ligue Braille accompagne
les personnes aveugles et malvoyantes
sur le marché de l’emploi.
Faites appel à notre expertise !
© Ahooga
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DIGEST
sur 2018 et de doubler encore la croissance. Philippe
Lefrancq précise : « Comme pour le premier modèle,
nous sommes fiers de maintenir une production 100 %
européenne, et de proposer un écosystème ouvert, donnant
une totale liberté à nos utilisateurs et partenaires. »
Info : www.ahooga.bike
Névé-Delacroix : une nouvelle aventure
qui vise métier et professionnalisme
Non loin de la station de métro Delacroix, le long du canal,
au 3e
étage de l’immeuble de Coop-Entreprises, un
groupe d’une quinzaine d’hommes et de femmes de tous
âges, de toutes origines et, au départ, de tous niveaux de
compétences combinent leurs diversités pour acquérir
ensemble et individuellement la capacité d’installer des
ordinateurs, les réparer, en effectuer la maintenance,
diagnostiquer des problèmes sur site ou à distance, dépanner,
reconditionner. Ils utiliseront leurs compétences
fraîchement acquises au service de personnes victimes de
la fracture numérique et au service d’organismes privés
et publics locaux. La formation développe l’aptitude à
communiquer et transférer des savoirs dans un contexte
d’enseignement mutuel et d’assistance aux clients.
Le travail de terrain et un encadrement de haut niveau
visent des validations de compétences métier. L’asbl
Névé (du Non-Emploi Vers l’Emploi) mettra en présence
employeurs et travailleurs en fin de parcours. Elle s’intéresse
aux besoins concrets des employeurs et des
travailleurs et organise leur rencontre.
L’expérience se prolongera jusqu’au 5 juillet 2019.
Info : neve@neve-edu.org ou 0484 02 86 55.
NOS FORMULES CADEAUX FONT NON SEULEMENT PLAISIR MAIS IL Y
EN A ÉGALEMENT POUR TOUS LES GOÛTS ET DE TOUTES LES TAILLES.
ENCORE UNE CHOSE QUE VOUS IGNORIEZ PEUT-ÊTRE À NOTRE SUJET.
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Bien plus que du cinéma.
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
9
D.R.
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DIGEST
Schneider Electric et le Centre Scolaire
Asti Moulin récompensés aux Sésames
2018 d'Agoria
Les rapprochements entre enseignement et entreprises
sont depuis des années le cheval de bataille d'Agoria : alternance,
stages, travaux de fin d'études... Ces différentes
formules ont des objectifs communs : mieux former les
jeunes à la réalité des métiers technologiques, soutenir
les entreprises dans leur recrutement et lutter contre
les pénuries d'emploi de manière générale.
Récompenser ces partenariats est pour Agoria une manière
de soutenir les entreprises et les écoles/hautes
écoles/universités déjà actives sur ce terrain et de sensibiliser
les autres à l'importance de développer de nouveaux
projets.
Schneider Electric et le Centre Scolaire Asti Moulin de
Namur avaient déposés en duo une candidature aux Sésames
2018 dans le cadre de leur collaboration pour
l’organisation de l’Electromecanix Challenge. L’objectif
de ce challenge est d’encourager les jeunes à accéder
aux métiers de l’énergie. La 6e
IBanFirst élue Fintech Scale-up de
l'année
La platforme de paiement en ligne iBanFirst a remporté le
prix Fintech Scale-up of the Year lors du sommet annuel
Fintech Belgium au Bozar, à Bruxelles, en présence des
ministres fédéraux Alexander De Croo (Digital Agenda) et
Johan Van Overtveldt (Finances). IBanFirst, qui, grâce à
sa plateforme de paiement en ligne, permet aux entreprises
d'effectuer des paiements et des transactions en
25 devises étrangères en utilisant les taux de change en
temps réel, a remporté le prix après une bataille acharnée
contre cinq autres fintechs : Digiteal, Bit4you, POM,
Seraphin et Vadis Technologies.
Avec le prix Fintech Scale up of the Year, l’association
Fintech Belgium reconnaît la forte croissance d'iBanFirst
ces dernières années. En 2018, l'entreprise bruxelloise
a ouvert un bureau à Anvers. Depuis 2016, l'effectif
d'iBanFirst est passé de 16 à 90 personnes et doublera
son chiffre d'affaires en 2018 par rapport à 2017.
IBanFirst a déjà reçu le prix de l'innovation financière
en 2017 et a été récemment nommé au Technology Fast
50 de Deloitte en 2018. Le mensuel Management Team
a également mentionné iBanFirst en septembre 2018
comme l'une des 10 Fintechs à surveiller.
Patrick Mollard, Managing Director et Chief Operating
Officer d'iBanFirst : « iBanFirst se réjouit du prix Fintech
Scale-up of the Year. En répondant à la révolution
technologique, notre plateforme de paiement permet
d'offrir aux entreprises une véritable alternative à un
service jusqu'alors uniquement réservé aux banques :
les paiements et transactions en devises étrangères.
Cet award montre que nous sommes considérés comme
l'une des entreprises les plus prometteuses en Belgique
et que nous avons un rôle de leader au sein de la communauté
fintech. »
Info : www.ibanfirst.com
édition, prévue cette année
degré proscolaire
2018-2019, est ouverte à toutes les écoles et
classes de l’enseignement technique du 2e
fessionnel, de qualification et de transition, quel que
soit le réseau d’enseignement et à la condition que des
cours de mécanique et d'électricité soient intégrés dans
le programme officiel de leur formation. Le vainqueur
sera connu au mois de mai.
Pour participer à ce concours, les étudiants doivent imaginer,
créer et présenter un prototype de machine en ayant
simultanément recours à l’énergie électrique, l’énergie
pneumatique et à une série d’éléments électriques et
mécaniques imposés et fournis gracieusement par des
entreprises partenaires.
Chaque année, plus de 20 écoles de l’enseignement techniques
s’inscrivent au challenge.
Info : www.schneider-electric.be
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BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
L’ULB se dote de la plus grande
installation de panneaux solaires sur
un campus belge
Un chantier d’installation de 3.870 panneaux photovoltaïques
d’une puissance de 1.3 MW, sur plusieurs campus
de l’ULB, s’achèvera à la fin de l’année. Il s’agira de la
plus grande installation de panneaux solaires pour une
université en Belgique. Ce projet est développé, financé
et installé par Engie Sun4Business 2, la nouvelle filiale
créée par Engie Electrabel en partenariat avec les sociétés
Alfin et Sequoia. Il traduit la volonté de l’ULB de
mettre en place une nouvelle politique énergétique ambitieuse
ainsi que son engagement de longue date dans
une démarche de campus durable.
« Pour répondre aux défis climatiques et réduire significativement
notre impact sur les émissions de gaz à
effet de serre, l’ULB libère 10.000 m² de toitures plates
pour l’installation de panneaux photovoltaïques. Près
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DIGEST
de 4.000 panneaux seront ainsi répartis sur trois campus
: Solbosch, Erasme et La Plaine. Ils seront installés
sur les toits de 10 bâtiments de l’Université », explique
Emery Karege, Directeur du Département des Infrastructures
de l’ULB. Ces panneaux produiront 1.200 MWh/an,
l’équivalent de la consommation de 371 ménages et permettront
d’éviter l’émission de 480 tonnes de CO2
par an.
Pour l’ULB, cela permettra une réduction de 4 % de sa
consommation annuelle d’électricité.
Le dispositif sera financé par Engie Sun4Business 2 via
le mécanisme de tiers investisseur. L’ULB, sans investir,
deviendra propriétaire des panneaux après 10 ans et
recevra, dès la première année, la production verte des
panneaux. Le projet représente un investissement de
plus d’un million d’euros.
Philippe Van Troeye, CEO d’ENGIE Benelux : « Cette nouvelle
installation sur les campus de l’ULB ainsi que la
création d’une nouvelle filiale qui va se charger de ce
projet confirment notre volonté de contribuer à un progrès
harmonieux avec une énergie toujours plus verte et
plus locale. Nous croyons plus que jamais au potentiel
de l’énergie solaire et les projets que nous développons
chez nos clients B2B nous encouragent à intensifier ces
activités. »
Info : www.ulb.be/environnement
Quand le coworking fait de la mobilité
Vélos de société en leasing, abonnements de transport en
commun, ou à des voitures partagées... les entreprises
bruxelloises cherchent d’autres solutions pour améliorer
la mobilité de leurs employés. Près de 370.000 voitures
circulent quotidiennement dans Bruxelles. Par ailleurs,
les voitures sont garées dans la ville durant 97 % du
temps et 30 % du trafic dans les quartiers est généré par
la recherche d'une place de parking. Avec pour conséquence
de nombreux embouteillages, des rues remplies
de voitures et une mauvaise qualité de l'air. Aujourd'hui,
70 % de l'espace public bruxellois est d'ailleurs réservé
aux voitures.
L’espace de coworking Seed Factory, situé dans le quartier
Pétillon à Auderghem, a décidé de travailler sur les deux
axes : mobilité et coworking. Comment ? En lançant le
premier tarif de coworking au monde basé sur le moyen
de transport du travailleur indépendant. L’utilisateur qui
se déplace à vélo ou en transports en commun paiera son
espace de travail moins cher que le travailleur motorisé.
Établi sur 2.000 m², avec un forum de 400 m² pouvant
accueillir jusqu’à 100 personnes pour des conférences
de presse et des événements business-to-business, Seed
Factory propose un espace convivial dédié aux métiers
de la communication.
Info : http://seedfactory.be/coworking/
Pénurie de candidats et numérisation :
deux grands défis pour le recrutement
Le secteur du recrutement et de la sélection (Recruitment,
Search & Selection, RSS) connaît cette année une forte croissance.
Au cours du premier semestre 2018, le nombre de
candidats placés a augmenté de 16,75 %. C’est ce qu’annonce
Federgon, la fédération des prestataires de services
RH, qui représente le secteur RSS. Le secteur poursuit ainsi
résolument sa courbe ascendante entamée à la fin de 2014.
« Les chiffres confirment qu’en période de pénurie, les entreprises
font davantage appel à des partenaires professionnels
pour rechercher, sélectionner et recruter les talents dont
elles ont besoin », précise Ann Cattelain, Coordinatrice du
secteur RSS chez Federgon. Le secteur profite notamment
de l’augmentation de la demande de talents du côté des
entreprises. Cette demande est en partie liée à des facteurs
conjoncturels, mais l’évolution démographique, en l’espèce le
vieillissement de la population, joue aussi un rôle puisqu’elle
entraîne une hausse de la demande de remplacement.
Le secteur pourra-t-il maintenir cette forte croissance ? « La
réponse à cette question n’est pas si simple », fait remarquer
Paul Verschueren, Directeur Research & Economic Affairs
chez Federgon. « Pour nos entreprises aussi, la pénurie de
candidats sur le marché du travail est un énorme défi. »
Indice des candidats placés
S1 2011 = indice 100
D’autre part, de nombreux membres RSS sont sur leurs
gardes face au défi de la digitalisation, comme le montre une
enquête réalisée par Federgon auprès de ses membres RSS.
« Dans la mesure où les outils digitaux soutiennent la rapidité
et l’efficience des procédures, ils constituent un instrument
apprécié qui permet d’offrir des services plus performants
et de lutter contre la pénurie de candidats », souligne Paul
Verschueren. Bien que la majorité des cabinets RSS recourent
effectivement à ces outils, ils sont tout de même sur leurs
gardes face aux nouveaux concurrents numériques qui se
profilent dans un avenir proche. « En ce qui nous concerne,
il est positif que nos entreprises soient vigilantes dans ce
contexte. Elles investissent aujourd’hui pour pouvoir affronter
les défis de demain. En tant que fédération, nous prenons
aussi des initiatives, comme par exemple Foresight2020,
afin d’informer nos membres sur le sujet et de les aider à
relever ces défis avec succès », conclut Paul Verschueren.
Info : https://federgon.be
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
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POUR OU CONTRE
La liaison des salaires à l'ancienneté ?
L'été dernier, le gouvernement fédéral annonçait la fixation
d'un calendrier concret avec les partenaires sociaux,
afin d'abandonner la rémunération des salaires en fonction
de l'ancienneté. Celle-ci concerne deux employés
sur trois en Belgique.
David Hainaut
Marie-Noeëlle
Vanderhoeven, Premier
conseiller à la Fédération des
entreprises de Belgique (FEB).
Le problème, à l'heure actuelle, c'est qu'il n'y a aucun
lien entre la performance du travailleur et le coût du travail,
la productivité des employés n'augmentant pas au
même rythme que leur salaire. Non pas que son expérience
soit sans impact sur sa productivité, mais il y a
toujours une période d'adaptation nécessaire, qu'on situe
entre 0 et 10 ans, voire plus. À un certain niveau, cela
plombe le coût salarial d'une entreprise, ce qui a des
effets pervers sur les travailleurs, car cela fait diminuer
son attractivité et pousse alors l'employeur à utiliser un
jeune travailleur pour un salaire moindre. Puis, pour
ces jeunes, ces barèmes sont souvent perçus comme
injustes.
Un autre problème, c'est qu'on ne peut pas faire d'augmentation
ciblée pour les travailleurs les plus performants.
Il y a donc un risque de discrimination et aussi
un frein à l'incitation à acquérir ou entretenir des compétences.
C'est en fait une matière délicate et un sujet
dont on parle depuis des années. C'est donc difficile de
passer du jour au lendemain d'un système de salaires
liés à l'ancienneté à un autre, car il faut aussi prendre
en compte la problématique des droits des travailleurs,
et trouver comment faire en sorte que le coût salarial
n'augmente pas d'un seul coup. Il y a donc un juste milieu
à trouver, mais ça coûtera d'office plus cher, car
vous ne pourrez pas diminuer les salaires des plus âgés.
D'ici les élections en mai, cela risque d'être court, car
cette matière capitale devrait normalement être traitée
par le secteur. Or, si le gouvernement – ou le législateur
– vient interférer dans ces discussions, ce sera compliqué
à gérer. Changer les mentalités prend du temps et
le processus est lent, surtout en Belgique.
À mes yeux, ces barèmes gardent donc un sens pendant
une période d'acquisition de compétences, mais le
problème majeur reste le coût pour les entreprises et le
risque de laisser de côté les travailleurs âgés. Mais un
travail se fait néanmoins, et des réflexions sont menées
un peu partout.
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BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
Nabil Sheikh Hassan,
économiste au service d'études
de la Centrale nationale des
employés (CNE).
D'abord, j'aimerais rappeler qu'on considère que pour
chaque fonction exercée, il doit toujours y avoir un salaire
égal, même si un travailleur bosse 2 % plus vite qu'un
autre. C'est essentiel pour éviter les discriminations et
faire face au coût de la vie.
Après, des personnes peuvent exercer, apprendre et
progresser à des rythmes différents. Mais certains acquièrent
davantage d’expérience à travers leur fonction,
non pas pour faire plus vite et mieux, mais pour aider les
gens d'une équipe et d'autres corps de métiers. C'est
pour ça que cette rémunération à l'expérience existe !
Notre héritage historique fait que l'on ne peut signifier
à des jeunes qu'ils gagneraient plus et aux plus âgés
qu'ils gagneraient moins. La masse salariale serait de
toute façon plus élevée et les travailleurs perdraient de
l'argent sur toute leur carrière !
Si les employeurs veulent changer, il faudrait trouver
un moyen de payer les employés de la même façon. On
peut imaginer un système où l'on verrait les salaires
progresser moins, mais il ne faut pas tomber dans un
débat sur des économies à réaliser, ce qui est souvent
un souci. Une fois qu'on négocie les chiffres, on arrive
toujours à la conclusion que les gens devraient changer
plus vite de travail. Mais du coup, sans ces barèmes, il y
a la contrainte de recommencer à zéro ailleurs.
Enfin, je me méfie de l'agenda « bis » derrière le débat
officiel, car le cœur du problème, c'est d'abord ces centaines
de milliers chômeurs qu'il y en Belgique, dans
une économie n'offrant pas assez d'emplois disponibles.
L'idée serait de faire baisser les salaires, mais ceux-ci diminuent
déjà chez nous depuis quatre ans ! La question à
se poser, c'est comment augmenter les gens pour relancer
l'économie et créer des emplois, tout en continuant à
mieux reconnaître l'expérience pour favoriser la mobilité
dans le monde du travail. Car si l'ancienneté est mieux
reconnue et qu'un travailleur a la certitude de poursuivre
ailleurs sans perdre d'argent, il bougera plus facilement !
© Getty
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Une économie circulaire à stimuler
ÉLECTIONS 2019
Dans son mémorandum Cité du Futur, Beci insiste sur ce point (mesure 6). Ce qui
se fait déjà à Bruxelles est un exemple à suivre et à développer. Les initiatives à
mettre en évidence ne manquent pas. Parmi celles-ci, soulignons le réemploi des
céréales utilisées dans le brassage par Brussels Beer Project (BBP). Un projet
soutenu par le programme be.circular. Explications.
Vincent Delannoy
P
our la brasserie bruxelloise
de la rue Dansaert, l’économie
circulaire n’est pas
une découverte ; elle est inscrite
dans ses gènes depuis sa création
en 2013. Au rang de ses produits
se trouve la Babylone, la première
bière brassée à partir d’invendus
de pains frais. Un bel exemple de
lutte contre le gaspillage alimentaire,
une autre priorité reprise au
mémorandum Beci Cité du Futur
(mesure 7).
Le projet que BBP vient de mettre
en route consiste à donner une
deuxième vie aux céréales utilisées
dans le brassage en les retransformant
en pain. Avec 1 tonne de
drêches générée sur son site de
BBP d’investir dans un déshydrateur
thermique et dans un atelier de
production ainsi que d’engager un
De notre côté, la demande la plus intéressante du
mémorandum est celle qui précise : ‘continuer à
soutenir les initiatives privées visant la réduction du
gaspillage alimentaire’. Pas mal de choses ont déjà été
faites, mais il faut pouvoir continuer et aller plus loin
dans cette direction.
Olivier de Brauwere, CEO de BBP
production, la capacité de revalorisation
n’est pas négligeable. Pendant
plus d’une année, Brussels
Beer Project a procédé à des recherches
et des tests sur la composition
de ses drêches, sur leur
potentiel de revalorisation et sur les
différentes techniques de séchage
afin de développer une farine riche
et stable dans le temps.
Une démarche qui a été soutenue
par la commune de Bruxelles et le
fonds be.circular, ce qui a permis à
nouveau plein temps pour sécher
les drêches et les moudre en farine.
Objectif affiché : sécher jusqu’à
800 kg par semaine, soit 80% de la
production, pour donner une deuxième
vie aux drêches dans l’alimentation
humaine !
Le Brussels Beer Project collabore
avec deux artisans boulangers
bruxellois pour utiliser ces farines
dans leurs pains, en y incorporant
entre 10 et 20% de farine de
brasserie. Si le succès est au rendez-vous,
plus de 1.000 pains par
semaine pourraient être ainsi produits
à partir de farine de brassage
et vendus dans Bruxelles. À côté du
pain, il est possible de réutiliser les
drêches pour en faire des biscuits,
du granola, des gaufres. Le BBP
commercialise ses drêches sous
forme brute ou en farine dans son
magasin rue Antoine Dansaert 188,
accessible au public tous les jeudi,
vendredi et samedi de 14h00 à
22h00.
Mémorandum Beci Cité du Futur
disponible à https://go.beci.be/
futur ●
En pratique : Beci aide votre entreprise à trouver ce genre de solutions
propre à votre business. Notre helpdesk vous répond et l’un de nos
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BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
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Un « Smart Mobility Hub » pour connecter
Tour & Taxis
Lieu emblématique et patrimonial de Bruxelles, le site de Tour & Taxis connaît
ces dernières années un développement rapide. Une évolution qui va redéfinir les
fonctions de ce quartier dans la ville et, dans la foulée, les solutions de mobilité qui
s’agrégeront autour d’un Smart Mobility Hub, né de la collaboration entre le propriétaire
de Tour & Taxis, Extensa, et Beci.
Guy Van den Noortgate
F
ondé à l’aube du siècle dernier, Tour & Taxis est
à l’origine une plateforme logistique connectée
au réseau ferroviaire. Elle contribuera au
développement économique de Bruxelles, qui
fut jusqu’à la fin des années 1960 la première ville industrielle
du pays. Sur une trentaine d’hectares ont été
construits de véritables joyaux architecturaux tels que
l’Entrepôt Royal, l’Hôtel de la Poste, l’Hôtel des Douanes,
la Gare Maritime, etc. Comme l’explique Kris Verhellen,
administrateur délégué d’Extensa, « deux événements
vont provoquer la fin des activités du site. D’abord l’arrivée
du container, qui va révolutionner la logistique et
privilégier le camion au détriment du train ; ensuite, le
marché unique qui rendra les douanes pour une large
part obsolètes. »
Un quartier participatif et visionnaire
Rome ne s’est pas construite en un jour, Tour & Taxis
ne se rénove pas non plus d’un seul coup, mais tous
ceux qui ont l’occasion d’y travailler ou de s’y rendre
au détour de l’une des multiples manifestations qui s’y
déroulent peuvent constater l’évolution permanente et
régulière du site. Réalisées sous l’impulsion d’Extensa,
les rénovations de divers bâtiments ainsi que de nouvelles
constructions inscrivent le lieu dans une nouvelle
dynamique. D’un côté, on peut pointer l’Entrepôt Royal
qui accueille nombre de sociétés, l’Hôtel de la Poste où
sont organisés divers événements, ou encore l’Hôtel des
Douanes qui abrite pour le moment l’agence Publicis.
De l’autre, le bâtiment de Bruxelles Environnement et
celui de l’administration de la Communauté Flamande.
Sans oublier la promenade verte qui permet de relier
Laeken et Molenbeek au centre-ville à travers les parcs
Tour & Taxis et Béco.
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BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
Tour & Taxis est un quartier dans la
ville. C’est un véritable laboratoire et
surtout un projet ambitieux.
Kris Verhellen, CEO d’Extensa
Parmi les projets en cours figurent l’aménagement de
la Gare Maritime, la rénovation de l’Hôtel de la Poste,
la reconversion de l’Hôtel des Douanes en… hôtel, et
la construction de logements. Autant de futures réalisations,
dont les premières devraient être inaugurées
dès 2019. À terme, le site devrait présenter un mix de
bureaux, logements, commerces et espaces de loisirs.
La rénovation de la Gare Maritime s’affiche comme le
grand chantier en cours. « C’était la plus grande gare
© Reporters
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׉ETHINK TANK
de marchandises d’Europe », explique le CEO. « C’est
une structure exceptionnelle qui s’étend sur 4 hectares
sous toit, d’une longueur de 270 mètres. Nous allons
aménager un rez-de-chaussée commercial avec une
offre axée sur trois points : boire et manger, la santé et
le bien-être, et la technologie. Aux étages, on retrouvera
des espaces de travail. Sans prétention, il n’y avait plus
eu de projet de cette envergure à Bruxelles depuis l’Atomium.
» Un Brussels Food Campus devrait également y
voir le jour.
Penser la mobilité…
À côté de la Gare Maritime sont également prévus des
immeubles de logement ainsi qu’une maison de repos
et de soins, sans oublier un parking souterrain de
quelques 900 places. « Tour & Taxis est un quartier dans
la ville », reprend Kris Verhellen. « C’est un véritable laboratoire
et surtout un projet ambitieux pour la ville. Et
comme je le répète, nous aurons besoin de toute l’aide
possible pour le mener à bien. Toutes les idées sont
les bienvenues, certainement en termes de mobilité. »
D’autant que tous ces nouveaux développements vont
entraîner et entraînent déjà de nouvelles manières de
se déplacer.
Si la voiture demeure le mode de transport souvent
privilégié pour se rendre à Tour & Taxis, qui dispose de
quelque 3.500 emplacements de parking, il est déjà loin
d’être le seul. Outre le vélo qui s’affirme d’année en année,
des navettes sont également disponibles entre la
Gare du Nord et le site, également accessible en transports
en commun. Toutefois, si des solutions de mobilité
existent déjà, il faudra les développer dans le futur pour
répondre aux besoins des quelques 9.000 personnes
qui seront présentes quotidiennement sur le site (6.000
travailleurs et 3.000 résidents). Une estimation basse,
d’autant qu’il conviendra d’y ajouter les visiteurs lors
d’événements ainsi que les touristes qui ne manqueront
pas de venir découvrir la nouvelle Gare Maritime.
…en compagnie de multiples acteurs
En ce qui concerne plus spécifiquement la mobilité, Extensa
s’implique également. Notamment avec ce qu’elle
appelle provisoirement le « pont Picard », qui devrait
enjamber le canal à hauteur de la rue Picard et rejoindre
le projet résidentiel Riva mené par Extensa en face.
Ce pont-passerelle permettra de relier en ligne droite
Tour & Taxis et la Gare du Nord, réduisant encore la distance
entre la gare et le site. Pour celles et ceux qui
voudront effectuer le déplacement à pied, cela représentera
moins d’un kilomètre à parcourir - mais qui semble
pour le moment toujours « immense » pour une grande
majorité de personnes travaillant à Tour & Taxis. « Une
enquête effectuée auprès des fonctionnaires flamands
présents sur le site leur a demandé quels étaient les
sports qu’ils souhaitaient y pratiquer de préférence »,
note Kris Verhellen. Les deux activités citées étaient le
jogging et la marche à pied. « Pour la première, nous
avons aménagé le parc ; pour la seconde, nous avons
mis des navettes à disposition. »
Présentation du projet « Smart Mobility Hub »,
le 26 octobre dernier sur le site de Tour & Taxis.
« En fait, la mobilité est souvent et d’abord une question
de comportement », poursuit-il. « Pour l’une des sociétés
dont les bureaux sont installés à l’Entrepôt Royal,
nous avons dû diminuer les emplacements de parking.
Cela a été un tollé au début mais, moins d’un an après,
les employés avaient trouvé des solutions de rechange
et plus personne n’en parlait. » Parmi les partenaires
« privilégiés » figurent les transports en commun. Si
l’on peut mentionner la SNCB avec la réouverture de la
station Tour & Taxis, il faut également souligner le rôle
que la Stib peut jouer pour améliorer l’accessibilité du
site. Différents projets sont, ou ont été à l’étude comme
une ligne de tram depuis la Gare du Nord. Kris Verhellen
plaide également pour l’ouverture d’une station de
métro, qui a été construite mais jamais utilisée, sous
la place Sainctelette. Située entre les stations Yser et
Ribaucourt (trop proches selon la Stib pour ouvrir une
station intermédiaire), cette station fantôme pourrait
trouver une utilité dans le futur avec le développement
programmé de Tour & Taxis.
Mobility Hub
Comme le souligne son CEO, Extensa est ouverte à toute
proposition et idée quant à la mobilité. Tant les solutions
« classiques », telles que le vélo ou le covoiturage, que
les plus « originales » telles qu’un téléphérique ou un
monorail entre la Gare du Nord et le site, « mais cellesci
ne sont pas intéressantes en ce qui nous concerne,
pour différentes raisons, notamment à cause de la distance
qui est trop courte pour rentabiliser le coût d’un
tel projet ».
Par ailleurs, n’oublions pas que Tour & Taxis est situé
juste à côté du canal : on peut envisager un arrêt Tour &
Taxis pour le Waterbus qui va relier Vilvorde et le centre
de Bruxelles. Ce ne sont ici que quelques idées pour
un quartier qui évolue considérablement ces dernières
années, des deux côtés du canal, et qui va nécessiter de
(re)penser la mobilité. L’idée du « Smart Mobility Hub »,
en collaboration avec Beci et l’ensemble des acteurs
de la mobilité, est de créer un projet qui puisse servir
d’exemple et inspirer le développement d’autres projets
pour le futur de la ville. ●
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des restaurants (souvent gastronomiques) installés dans des
endroits bucoliques. Pourtant, le restaurateur novice tend
à implanter son premier établissement en ville. Selon ses
ambitions et son budget, l’adresse choisie sera préférablement
un lieu de passage (voire de grand passage). Car faute de
choisir un bon emplacement, une belle décoration et une
belle carte suffisent rarement. De même, un restaurant étoilé
ne serait pas viable s’il était installé en plein champ ; ces
établissements sont en général faciles d’accès, disposent
d’un parking aisé, etc.
OPEN SOURCE
Tarik Hennen, Digital Strategy Consultant
Négliger le
référencement web,
c’est comme ouvrir
un commerce en
plein champ
« Connaissez-vous le référencement
web ? » À cette question posée fréquemment
aux porteurs de projets, lors de
rencontres au sein de la Chambre de commerce,
la réponse la plus fréquente est :
« Oui, je crois »…
En général, « je crois » révèle en réalité une méconnaissance
de ce qu’est le référencement web (dit ‘SEO’ pour ‘Search
Engine Optimisation’). Ce que l’on pense connaître se
résume à quelques notions du genre : il faut créer
« des liens sur internet » ou « viser des mots-clés ». En
pratique, cette connaissance présumée du SEO se résume
à quelques actions à prendre quand on a le temps (ou
jamais…).
Pour avoir moi-même négligé l’utilité pratique du
référencement pendant de nombreuses années, je
voudrais profiter de cette chronique pour faire comprendre
les enjeux du référencement par une métaphore : il faut
soigner votre SEO, comme vous soignez le choix de la
localisation de votre commerce.
Il ne viendrait à personne l’idée de s’implanter au milieu
d’un champ. Prenons l’exemple d’un restaurant : il existe
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BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
« Location, location, location »
Pour reprendre le jargon de l’investissement immobilier, ce
qui compte c’est la localisation. Comme disent les AngloSaxons
: « location, location, location ». Ceci explique les
loyers parfois exorbitants des lieux les plus fréquentés (et
pourquoi, à l’inverse, un loyer commercial trop bas peut être
de mauvaise augure).
Sur le web, la localisation, c’est la première page des moteurs
de recherche. Comparons le cas du restaurant à celui d’un
site web : beaucoup d’entreprises disposant d’un site web
espèrent en retirer des visites et des ventes. Pourtant, une
brève analyse du référencement du site web moyen, tant
celui de PME établies que celui de nouvelles entreprises,
trahit souvent un référencement sous-exploité, voire négligé.
La priorité est souvent donnée à réalisation d’un « beau »
site web, mettant bien en valeur les produits ou services de
l’entreprise. Il n’est pas rare que la quasi-totalité du budget
marketing y soit affectée.
Vous devinez le problème ? Avoir un beau site mal référencé,
c’est tout à fait comparable à ouvrir un beau restaurant dans
un champ. Peu importe le design de votre site, si personne
ne le trouve ou ne le visite, il vous sera d’une faible utilité.
Pire, s’il n’est pas ergonomique (il est facile d’y naviguer, de
prendre un rendez-vous, de faire un achat…), vous aurez peu
de visiteurs et l’expérience offerte sera désagréable.
Une fois que l’on comprend ce qu’est le référencement web,
plusieurs avantages apparaissent par rapport à une adresse
physique. Tout d’abord, il est possible (et souvent souhaitable)
de débuter avec une « petite » adresse et de faire grandir le
trafic. Chaque mot-clé est une opportunité de capter des
visiteurs qualifiés sur votre site.
Le référencement « naturel » consiste à optimiser une page
(ou plusieurs) de votre site web pour les faire apparaître en
première page des moteurs de recherche. Gardez à l’esprit qu’il
s’agit non pas d’avoir le nom de votre entreprise en première
page, mais bien les expressions de recherche fréquemment
utilisées par vos clients potentiels. À la différence d’un loyer,
votre budget référencement est modulable.
Ensuite, à la différence d’une adresse physique où vous devez
faire le choix, soit d’une adresse propre, soit par exemple
d’une implantation dans un centre commercial, vous pouvez
cumuler votre site web et un référencement sur diverses
« places de marchés ». Ainsi, vous pouvez non seulement
vendre vos produits ou services sur votre site, mais également
sur des plateformes de vente en ligne ou des annuaires
spécialisés. Dans bien des cas, vous gagnerez rapidement
en visibilité en optimisant votre présence dans les résultats
de recherche locaux de Google. ●
© Ralitza Photography
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ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Travailleurs détachés :
ce qui va changer en 2020
Comment tempérer la concurrence économique et sociale liée au détachement de
travailleurs, au sein des pays de l’UE ? Une nouvelle législation européenne tente
de répondre à cette question. Elle était au centre d’un séminaire organisé début
novembre chez Beci.
Cédric Lobelle
L
e cadre juridique européen sur les travailleurs
détachés au sein des États de l'UE est actuellement
réglementé par la directive 96/71 et la
directive d'exécution 2014/67. À partir de juillet 2020,
elles seront remplacées par une nouvelle directive « révisée
», numérotée 2018/957, votée en juin dernier afin
d'améliorer les conditions d'une concurrence loyale
entre les entreprises et la protection des travailleurs
détachés eux-mêmes.
« Il faut d'abord resituer le contexte », expliquait Fernando
Pereira, chef d'équipe « détachement des travailleurs
» à la Commission Européenne, lors du séminaire
organisé chez Beci dans le cadre d’Enterprise Europe
Network. « La directive de 1996 codifiait un détachement
européen existant depuis 1958. Mais c'est l'élargissement
aux pays du centre et de l'est de l'Europe
qui a provoqué dès 2004 un afflux massif de travailleurs
détachés. Et avec un différentiel de salaire minimum
conséquent : on est passé d’un rapport de 3-1 à 10-1, et
même à 12-1 pour le salaire moyen ! »
Le salaire « minimum » du pays d'accueil étant d'application
pour les travailleurs détachés, ils coûtent beaucoup
moins cher à leur employeur que le travailleur
local. Sans parler de la question des impôts et des cotisations
sociales. « C'est assez vite devenu conflictuel.
On a vu fleurir des expressions comme ‘concurrence
déloyale’, ‘dumping social’ ». La directive d'application
2014/67 n'a que modérément amélioré les choses.
Fin du « salaire minimum local »
Le point majeur de la nouvelle directive, c’est de
prévoir que tout système de rémunération applicable
au travailleur local sera aussi applicable au travailleur
détaché ; on ne parle donc plus de salaire minimum
local. La Belgique a pris de l'avance : depuis 2002 déjà,
l'employeur du travailleur détaché est tenu de respecter
l'intégralité des conditions de travail, de rémunération
(avec les avantages évaluables, primes, heures sup, etc.)
et d'emploi prévues par les dispositions légales, y compris
les conventions collectives qui s’appliquent à 90 % des
salariés en Belgique. Avec des sanctions pénales à la clé
en cas d'infraction.
Les conditions de transparence et d'échange
d'informations sont également renforcées. Si les
indemnités de détachement restent fixées par le pays
d'origine, de nouvelles règles ont été ajoutées au « noyau
dur » de 1996, concernant les conditions d'hébergement
du travailleur détaché, mais aussi les allocations ou le
remboursement des dépenses dans le pays d'accueil
(déplacement, logement, nourriture, etc.). Rien de neuf
en Belgique : c'est déjà fixé dans le point « rémunération »
actuel.
Autre nouveauté : les régimes d'application pour les
cotisations sociales et les impôts des travailleurs détachés.
Actuellement, les cotisations sont fixées et réglées dans le
pays d'origine pendant les 24 premiers mois (et davantage
en cas d'accord bilatéral). Une fois ce délai dépassé, c’est
la législation locale qui s’applique. Quant aux impôts,
les six premiers mois peuvent actuellement être fixés
dans une convention bilatérale. Ensuite, on bascule
automatiquement dans la réglementation locale. « Ce
n'est d'ailleurs pas par hasard que dans certains pays,
le détachement ne dépasse pas les six mois », signale
Fernando Pereira. De ce fait, le coût salarial d’un travailleur
détaché reste de 10 à 50 % inférieur pour l’employeur.
Ce qui va changer en 2020 : après 12 mois (ou 18, si
les employeurs le demandent), les travailleurs détachés
basculent intégralement dans la législation locale : toutes
les conditions de travail et d'emploi leur deviennent
applicables. Restent deux exceptions : la conclusion du
contrat de travail (fin, licenciement, durée de préavis), ainsi
que le régime professionnel de pension complémentaire
dépendront toujours du pays d'envoi. Cas particulier,
déjà appliqué : pour les détachements les plus courts
(moins d’un mois au total sur une période d'un an), le pays
d'accueil accepte en général que le travailleur détaché
reste soumis à la législation de son pays d'origine. ●
Contact : Jean-Philippe Mergen ;
jpm@beci.be
Tél. 02 210 01 77
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
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Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
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GESTION DES RISQUES
Bruno Colmant : « Nous allons entrer en
période de haute turbulence »
Économiste de renom, ancien président de la Bourse de Bruxelles, aujourd’hui
responsable de la recherche économique chez Degroof Petercam, Bruno Colmant
observe et commente les évolutions socio-économiques de nos sociétés
avec une acuité souvent teintée de pessimisme – même s’il s’en défend.
Qui mieux que lui pouvait aborder un dossier consacré au « risque » ?
Propos recueillis par Didier Dekeyser
Bruxelles Métropole : Sur le thème du risque, le
champ de dissertation est vaste ; sans se limiter à
la finance, qu’est-ce qui fait peur à Bruno Colmant
aujourd’hui ?
Bruno Colmant : Depuis dix la onfrontation de
deux modèles économiques
deux sont capitalistiques
différents, à savoir le capit
de l’État paternaliste et
connaissons, et le capit
on peut voir aujourd’hui
(dans les excès d’un T
hélas, pas exclusivement)
prédatrice.
La crise de 2008 et sa
ont amplifié les inégalités
plus largement les
sociétaux existants ou
puissance. La confrontation
d’un capitalisme européen
de nature catholique
d’un capitalisme angl
saxon de fondement
protestant n’est pas
neuve mais 2008 a
notifié, en quelque
sorte, la prévalence
du modèle anglosaxon
sur le nôtre.
Notre éloignement
du modèle socialdémocrate
qui
appartient à notre
tradition engendre
un profond malaise
social et politique.
Cela se traduit
de part et d’autr
par un raidissement
des populations et
politique dans une sor
de désir de verticalisation
du pouvoir. Aujourd’hui,
populations européennes sont amères et en colère contre
leurs États et contre l’Europe elle-même. Elles ne se
sentent pas protégées contre la mondialisation, c’està-dire
contre les forces du marché. Un des risques
majeur que j’identifie donc aujourd’hui, c’est
onscience sociale qui nous échappe,
ement du sens de l’intérêt général et
e tradition de bienveillance sociale.
apitalisme anglo-saxon n’est-il
simplement l’extension naturelle
apitalisme européen que la
mondialisation, la déterritorialisation
de la bride que tenait serrée un
-pouvoir de type syndical qui n’a,
ésent, de puissance que locale ?
rents dans leurs fondements. Le
de nature protestante considère que
Depuis dix ans, la
confrontation de deux
modèles économiques
s’exacerbe ; tous deux sont
capitalistiques mais de
fondements différents.
out est un marché avec des facteurs
production, travail et capital,
instables ; ils ne sont pris en compte
que sous l’angle d’une rentabilité
ultérieure instable également, donc
sous l’angle de leur utilité future,
sans ancrage ou égard pour un
passé. La preuve par le futur est
requise en permanence, tandis
que dans nos sociétés, dans notre
culture capitalistique, la tendance
est à la mesure de ce qui a été
accompli et au partage sur cette
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
23
© Studio Dann
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base ; nous avons une vision rétrospective et responsable
de l’économie tandis que la leur est presque exclusivement
prospective.
De plus, ce capitalisme anglo-saxon – c’est en tous cas
valable pour les nouveaux acteurs digitaux, mais ils ont
un poids si excessif qu’ils pèsent lourd dans la balance
– est fondé sur le monopole ou le duopole : ce n’est plus
du tout un modèle économique de concurrence parfaite,
tel qu’on avait voulu le promouvoir dans le passé. On est
dans une économie beaucoup plus impulsée, dirigée,
contrôlée par de très, voire trop puissants opérateurs.
Si on accepte ceci comme prémisses de ce qui se passe
actuellement, alors beaucoup de choses s‘expliquent,
comme l’augmentation des inégalités, l’endettement des
États… Et un avenir se dessine qui sera fait de chocs
sociétaux extrêmement importants, avec des États qui
ne seront pas là où on les attend. Nous connaîtrons une
volatilité sociale et politique extrême, due à la demande
simpliste d’une grande partie de la population de pouvoirs
Nos populations européennes sont
amères et en colère contre leurs
États et contre l’Europe elle-même.
(...) Un des risques majeurs que
j’identifie donc aujourd’hui, c’est
cette conscience sociale qui nous
échappe.
forts pour s’exonérer de l’angoisse suscitée par un monde
qui va trop vite, et due aux réponses lapidaires que le
politique sera tenté d’y apporter.
Dans cette hypothèse, qui met en jeu des forces
économiques supranationales trop puissantes
et des acteurs politiques qui acceptent donc leur
suprématie, comment conjurer la menace ?
L’Europe pourrait être la clé car toute solution ne peut être
que supranationale mais, aujourd’hui, paradoxalement,
l’Europe se minimalise, elle s’effrite même sous nos yeux,
au grand dam des citoyens qui croient en une certaine
Europe. De plus, alors que nous sommes dans la prise
de conscience individuelle de l’imminence de choses
qui ne vont pas, on est en même temps confrontés à
l’impuissance de l’action individuelle contre cette idéologie,
contre l’individualisme, le communautarisme des peuples
et des religions… Nous allons entrer en période de haute
turbulence.
Tout le monde n’a pas cette appréhension de
dangers imminents ; seriez-vous catastrophiste ?
Aurait-on été cru si l’on avait dit, il y dix ans, que l’Europe
allait être ce qu’elle est maintenant ? Si on avait dit qu’un
Salvini allait dire ce qu’il dit ? Si on avait dit que l’AfD
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BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
allait être le deuxième parti d’Allemagne ? Mais, en même
temps, il est vrai, le progrès technologique permet de
vivre mieux, plus longtemps, etc. Alors, ai-je raison de
m’alarmer ? Ma « génétique » familiale me met peutêtre
en alerte des mouvements collectifs, et je fais partie
des gens qui s’articulent dans des scenarii du futur et
peut-être envisagent des malheurs pour les conjurer.
Cependant, il est indéniable que les inégalités sociales
croissent. Les difficultés sociales également : si le capital
s’est maintenu depuis 2009, le travail lui s’est de plus en
plus fragmenté, précarisé, déterritorialisé du fait de la
mondialisation et la digitalisation ; il glisse aujourd’hui
comme le capital autrefois (Amazon n’a, par exemple,
aucun travailleur en Belgique) et les gens sont appelés à
se réinventer professionnellement ; mais tous le peuventils
? Tout cela fragilise considérablement la population
et nos sociétés, c’est un fait.
Une bienveillance sociale que l’on n’observe plus,
cela peut aussi se traduire en termes économiques
(baisse globale de consommation intérieure,
chômage de masse, etc.). L’Italie le croit et réfute
aujourd’hui cet avenir austère qu’impose en quelque
sorte l’Allemagne et que symbolise un euro sacrosaint.
L’idéologie anglo-saxonne serait-elle contreproductive
?
Le capitalisme anglo-saxon est devenu une idéologie
politique, en effet, et idéologie n’est pas pragmatisme.
Tout le modèle de développement de l’Europe se fonde
sur cette idée d’un libéralisme comme règle dominante
absolue. Ce n’est pas notre tradition. C’est précisément
cette idéologie qui a présidé à la création de cette monnaie
unique, qui vise d’abord sa propre stabilité au détriment du
travail. Il n’est dès lors pas étonnant que cette monnaie, et
la rigidité du modèle imposé, soient aujourd’hui réfutées –
modestement – par certains pays comme l’Italie. Jusqu’à
un certain point, ils ont raison de dire qu’ils ont une vision
différente. ●
« Le Prêtre et l’Économiste »
Bruno Colmant est l’auteur ou co-auteur de nombreux
ouvrages. Le dernier en date, « Le Prêtre et
l’Économiste » vient de paraître à la Renaissance
du Livre. Écrit à quatre mains avec le prêtre et
philosophe Éric de Beukelaer, il interroge le capitalisme,
le rôle de l’État, la numérisation, la place
de l’idéal et le sens du bien commun – entre autres
questions.
.
D.R.
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Internet black-out :
exercice théorique ou vrai risque ?
Aujourd’hui, l’internet est indissociable de la vie économique, tant des entreprises
que des particuliers. Il est synonyme non seulement de commerce en ligne et d’ebanking
pour le grand public, mais aussi de processus et d’échanges numériques
pour les entreprises dans le cadre de la digitalisation. Mais un black-out de l’internet,
à l’image d’une coupure généralisée de l’électricité, est-il possible ? Avec quelles
conséquences ?
Marc Husquinet
A
vec l’arrivée de l’hiver et les problèmes récurrents
que connaissent nos centrales nucléaires, la
Belgique s’interroge sur un possible blackout
énergétique et ses conséquences pour la
population et l’économie. Mais désormais, cette économie
est aussi étroitement liée au bon fonctionnement de
l’internet, ce réseau mondial de télécommunications qui
sous-tend une grande partie des échanges commerciaux
et de la vie sociale. L’émergence progressive de l’internet
des objets (IoT), qui devrait connecter les objets par
milliards, rendra plus critique encore l’accès à ce
réseau des réseaux. Car demain (et même aujourd’hui
déjà), caisses-enregistreuses, stations-service et feux
de signalisation notamment seront gérés par internet,
sans parler de l’approvisionnement des grandes surfaces,
de la gestion du trafic aérien ou même du contrôle de…
l’approvisionnement électrique.
Bref, l’internet semble plus que jamais le nouvel or
noir. Et toute coupure risque d’être catastrophique pour
l’économie mondiale. Un point de vue confirmé par le
professeur britannique Andrew Ellis, qui estime que
l’internet pourrait s’effondrer d’ici 2023 – tandis que
l’ensemble de la production énergétique du RoyaumeUni
sera absorbée d’ici 2035 par ce même internet !
Alarmisme prématuré
Chronique d’une mort annoncée ? Précisons d’emblée
que l’internet a déjà résisté à plusieurs prétendues
catastrophes, comme le fameux bug de l’an 2000 et le
boom de l’internet mobile début 2010. De fait, le réseau
s’adapte aux situations nouvelles, non seulement en
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BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
augmentant constamment ses capacités de transmission,
mais aussi grâce à des technologies comme le déport
des données au plus près des utilisateurs, sachant par
ailleurs que les applications se veulent toujours moins
gourmandes en bande passante.
En outre, la consommation énergétique de l’internet –
entendez des centres de données qui supportent le réseau
– est en constante diminution pour une qualité de service
sans cesse améliorée, grâce notamment aux réseaux à
fibres optiques, aux décodeurs plus économes en énergie
et aux efforts des concepteurs de data centers pour réduire
la consommation électrique de leurs plateformes. « Dans
nos data centers, nous utilisons un système avancé de
refroidissement par évaporation, qui extrait les eaux grises
du canal industriel voisin, ce qui entraîne une réduction
globale de la consommation d’énergie », précise ainsi
Michiel Sallaets, porte-parole de Google Belgique, qui
exploite à Saint-Ghislain un gigantesque centre de
données. « Ainsi, notre meilleur site peut se vanter d’un
indicateur d’efficacité énergétique PUE [Power Usage
Effectiveness, ndlr] de moins de 1,06 pour utiliser une
interprétation communément admise dans l’industrie. »
Google précise encore que son centre de données de Mons
est équipé de générateurs de secours, tandis que l’équipe
opérationnelle de Google « est prête à faire face à une
panne de courant prolongée de plus d’une semaine. […]
L’infrastructure de Google est très résistante et nous nous
engageons à maintenir nos services opérationnels pour
tous nos utilisateurs du monde entier. Nous travaillons
également avec nos clients pour développer des plans de
© Getty
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reprise adaptés à leurs besoins spécifiques. Et comme
d’autres data centers localisés en Belgique, dont ceux
ce Proximus, nous utilisons des sauvegardes conformes
aux normes de l’industrie pour combler les pannes
d’électricité », insiste encore un Michiel Sallaets qui se
veut rassurant.
Risques réels… ou pas
D’un point de vue technique, il semble difficile de ‘faire
tomber’ totalement l’internet, vu les dispositions en
matière de sécurité et de résilience inhérentes au
système. En effet, il s’agit d’un réseau distribué, constitué
de multiples couches, routeurs, commutateurs et nœuds
notamment. De plus, les réseaux fixes sont séparés des
réseaux mobiles. Cela dit, dans certains cas extrêmes,
l’internet pourrait devenir inaccessible, par exemple si le
gouvernement d’un pays venait à couper toute connexion,
si l’alimentation électrique devait s’interrompre (même
si les réseaux électriques sont interconnectés au niveau
supranational), si des terroristes devaient attaquer
l’infrastructure ou des pirates s’en prendre aux protocoles
de base. Selon Jon Crowcroft, professeur à l’Université
de Cambridge (UK), « la violence constitue le risque le
plus grave de panne de l’internet ».
Autre danger majeur : une attaque massive de DDoS
ou ‘distributed denial-of-service’, même si Crowcroft
considère que ce type de risque pourrait être assez
facilement isolé et contré. En revanche, le même
expert estime que le système de routage n’est pas
suffisamment robuste et représente donc un point
faible majeur.
Cela étant, quand bien
même l’internet
viendrait à être
inac c es sibl e
durant plusieurs
jours, la vie courante
ne devrait pas être
fondamentalement
impactée. Encore faut-il que
les services d’urgence puissent
continuer à fonctionner. Car en général, s’ils disposent
d’un réseau propre, l’internet est utilisé par ces services
comme solution de repli. Il ne serait dès lors pas inutile
d’envisager la mise en place d’un réseau radio totalement
indépendant en cas d’urgence. À cet égard, on a appris
récemment que le réseau Astrid des services d’urgence
serait à terme démantelé au profit des réseaux GSM, ce
qui pose évidemment la question de sa disponibilité en
cas de panne d’électricité.
Par ailleurs, certains types d’activités, comme les banques
ou les distributeurs pour leurs paiements électroniques,
ont mis en place leurs propres réseaux indépendants de
l’internet.
Qu’en est-il sur le terrain ?
Au niveau des pouvoirs publics, le nouveau plan de
délestage de l’été 2018 se limite à évoquer l’impact d’une
coupure d’électricité de plus ou moins grande ampleur et
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
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à prévoir différents scénarios. Si l’on y évoque les risques
de perturbation du réseau de téléphonie fixe puis mobile,
de même que la possibilité que les distributeurs de billets
ne fonctionnent pas, il semble que rien ne soit prévu au
niveau de l’internet, pourtant vital dans certains secteurs.
Pour sa part, la banque Belfius précise, par la voix de sa
porte-parole Ulrike Pommée, que « notre infrastructure
service provider, PI², travaille avec plusieurs fournisseurs
d’accès internet en Belgique et au Luxembourg. Nous ne
sommes donc pas dépendants d’un seul fournisseur pour
notre accès à internet. Par ailleurs, Belfius dispose au
Luxembourg de deux data centers distincts, indépendants
l’un de l’autre. La connexion réseau entre nos sièges et
agences, ici en Belgique, et les data centers, transite
en outre par des lignes louées indépendantes de
l’internet. Donc, s’il devait y avoir une panne d’internet
en Belgique et au Luxembourg, nous serions malgré tout
en mesure de continuer à travailler sur
nos applications critiques depuis nos
sièges et nos agences. Enfin, pour
ce qui est de nos apps (Belfius
Direct Mobile, Direct Tablet,
Direct Net…), l’impact d’une
éventuelle panne
d’internet se
situerait plutôt
du côté des clients
pour qui nos apps seraient
temporairement
inaccessibles. Mais
les apps, ellesmêmes,
resteraient
opérationnelles et
donc accessibles
pour les personnes
non touchées
par la panne
d’internet. »
Scénario du pire
Quel que soit l’impact éventuel d’une
panne de l’internet, une chose est claire : aucun plan n’a
été vraiment réfléchi pour parer à ce type d’éventualité,
que ce soit au niveau du gouvernement, des entreprises
ou des associations sectorielles, ni à l’échelle nationale, ni
supranationale. Ainsi, la fédération professionnelle Agoria
précise ne pouvoir répondre à cette question, ajoutant que
« les opérateurs télécoms n’ont pas reçu d’information
officielle concernant un éventuel black-out de l’internet. »
Bref, si l’on s’inquiète pour l’instant d’un risque de coupure
de l’électricité, l’internet n’apparaît pas comme une
priorité. Pourtant, quid si demain, l’acheminement du
carburant vers les stations-service devenait impossible ?
Ou que les grandes surfaces n’étaient plus approvisionnées
durant plusieurs jours ?… ●
© Getty
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GESTION DES RISQUES
PME et cyber-menace : tous contre un, seul
contre tous
Les cyberattaques ne sont pas nouvelles et gagneront en fréquence du fait de l’omniprésence
de l’informatique dans nos vies, de l’invasion des objets connectés, de
la multiplication extraordinaire du volume de données échangées et recueillies, de
la transformation numérique qui dématérialise de plus en plus d’activités, et, enfin,
de « l’attrait » d’une criminalité à moindre risque car déployée dans un cyberespace
transnational.
Didier Dekeyser
T
out un chacun sait, du moins se doute, qu’une
armée de mercenaires cybercriminels hantent
la toile. Il apparaît cependant que les dirigeants
de PME prennent les choses à la légère. Bien sûr,
des connaissances
l a c u n a i r e s e n
informatique, un
manque de temps,
l’allocation d’un budget
dédié… sont autant de
mauvaises raisons de
se mettre la tête dans le
sable. Il faut ici se faire
peur, à bon escient :
un vol de données, un
blocage d’accès, une
usurpation de codes,
de mots de passe,
d’identité, un piégeage
de logiciels… peuvent
coûter cher,
voire très cher
si d’aventure
l’entreprise
attaquée sert aussi de relais vers une autre cible, parmi ses
clients ou fournisseurs par exemple : dédommagements
à des tiers, frais d’enquête, manque à gagner par vols de
savoir-faire, voire faillite…
De bonne foi, certains dirigeants estiment-ils peut-être
qu’ils n’ont rien qui puisse intéresser les pirates, et donc
rien de « menaçable ». Outre qu’ils négligent le fait qu’ils
peuvent subir les conséquences d’une attaque qui ne les
visait pas directement – à l’instar de l’invasion du ver
Blaster – ils s’exposent à des pertes de données, à leur
indisponibilité temporaire ou définitive ou encore à la
corruption d’intégrité de leurs fichiers.
Le web, Far-West sans sheriff
La question n’est pas de savoir si vous serez attaqué mais
quand (peut-être même l’avez-vous déjà été, sans le savoir
et sans même gonfler les statistiques qui comptabilisent
déjà 53 % de PME victimes d’attaques, car un vol
d’informations est très aisé à dissimuler). L’espionnage
industriel ou de services lui-même n’est pas réservé aux
28
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
grands groupes. Dès qu’il y a concurrence, l’espionnage
est une potentialité, favorisée du fait des connexions
grandissantes entre sphère professionnelle et privée,
par le recours à de la sous-traitance non liée par clause
de confidentialité, par
le turn-over des cadres
et travailleurs… Un
stagiaire qui travaille
sur un projet-client,
un cadre qui fait son
back-up sur un disque
externe, un travailleur
qui installe sur son PC
un dossier cloud qui
pousse à la mise en
ligne… sont autant de
portes d’entrée et de
sortie de vos données,
et d’indices quant à
Apocalypse LOL : le ver Blaster se
moquait même Bill Gates…
leur sécurisation.
Avec le numérique,
toute entreprise
sort de ses
murs… Si le
système pyramidal et clos d’autrefois a vécu, au profit de
la transversalité et de l’ouverture, il convient en retour que
chaque entreprise protège solidement ses informations
critiques. La question qui se posera alors au dirigeant de
PME néophyte en cybersécurité, et tout à coup conscient
des dangers multiples qui le menacent, sera sans doute
de savoir par quoi commencer… Georges Ataya, viceprésident
de la coalition belge de la cyber sécurité, et
par ailleurs CEO de la société ICT Control, nous donne
son avis.
Bruxelles Métropole : Comment les PME peuventelles
aborder le sujet de la cybersécurité,
connaissant le manque de temps des dirigeants,
leur non-spécialisation en informatique ?
Georges Ataya : La question de la sécurité est en effet
délicate pour les PME : elles courent les mêmes risques
que les plus grosses entreprises car les pirates attaquent
tout ce qui bouge ! Mais elles n’ont, le plus souvent,
pas de responsable sécurité, voire pas de responsable
D.R.
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informatique ou même de consultant qui les assiste.
Elles doivent d’abord s’informer pour cerner l’ampleur
du problème, ce qui devrait les décider à agir, mais aussi
pour constater que l’on n’est pas nu contre cela. Le site
safeonweb1
que nous avons créé remplit cette tâche :
c’est une source précieuse d’informations et de conseils
proposée par la coalition belge de la cyber-sécurité en
collaboration avec le bureau du premier ministre, la FEB
et quelques grandes entreprises.
Il faut bien entendu adopter les précautions de base
applicables à tout usage de l’informatique : protéger
ses données globalement par un anti-virus performant,
activer un bon firewall et recourir à des back-ups. Il faut
ensuite veiller à structurer son approche pour pouvoir
agir efficacement et ne pas gaspiller ses ressources et
son temps. Je préconise d’articuler cette structuration
en divers axes qui permettent de clarifier les besoins
et les approches. Au préalable, il faut faire la part des
informations que l’on détient et, parmi celles-ci, distinguer
celles qui sont essentielles et critiques, c’est à dire celles
que je ne peux perdre en aucun cas. Faute de cela, on ne
sait ce qu’il faut protéger ni de quelle façon et on risque de
bouleverser inutilement son organisation ou de protéger
inadéquatement ses données.
Le premier axe que je propose est celui de la confidentialité :
il faut sélectionner, parmi mes informations critiques,
celles qui ne peuvent être divulguées. Des contrats, des
recettes de fabrication, des accords divers… De telles
informations devront idéalement être cryptées (à condition
de ne pas oublier la clef de cryptage !). Le deuxième est
celui de la continuité : je possède des données que je
dois pouvoir consulter, qui doivent être disponibles dans
le temps et être toujours sous la main. Dans ce cas, le
cryptage n’est d’aucune utilité. Au contraire, il augmente
les risques de non-continuité. Je dois m’assurer que
l’information dont j’ai et aurai besoin est toujours là,
bien que j’aie changé dix fois d’ordinateur entretemps.
Le troisième axe est celui de l’intégrité des données : des
informations importantes comme des calculs essentiels,
des carnets d’adresses, des relevés de paiement, etc. Dans
ce cas, un fichier corrompu peu être une catastrophe.
Comment aborder le GDPR en termes de sécurité,
car il fait peser une lourde responsabilité sur les
entreprises ?
G.A. : Dans le cas du GDPR, il faut en quelque sorte
protéger les autres et leurs données contre nous. Il y a un
ensemble de principes, comme minimiser la sauvegarde
des données, mais c’est assez complexe et parfois vague.
Par exemple, si je suis une société de parking et que je
garde les numéros de plaque de mes clients, il faut que
je puisse prouver l’utilité que j’ai de les garder ; de plus,
il faut selon le GDPR que ces données soient mises à
jour : tel client change de plaque, je dois ou devrais le
savoir ! Il y a donc une responsabilité double dans ce cas
de figure : il faut donc bien s’interroger sur la pertinence
de conserver de telles données. À la clef d’infractions,
des audits, la justice, des amendes : prudence donc. Beci
organise des formations à ce sujet, que je ne puis que
conseiller de suivre.
1 https://www.safeonweb.be
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
29
Conseilleriez-vous aux
PME de s’attacher les
services d’un consultant
agréé ?
G.A. : Certainement aux
entreprises qui n’ont pas de
responsable informatique
ou ont recours à un
conseiller externe, une
dizaine de jours par an. S’il
n’y a pas de responsable,
cela va de soi ; mais un
consultant va également
Georges Ataya
Un responsable de PME ne peut plus
considérer qu’il ne peut pas investir
et s’investir dans son informatique ;
il doit avoir une stratégie digitale
minimum. C’est une question de
survie, tout simplement.
prémunir des abus possibles d’un conseiller externe, qui
peut avoir intérêt à vendre (trop) de services inutiles ou
qui ne me permet pas d’évoluer correctement dans ma
gestion du risque. Il n’y a pas d’agrégation dans ce domaine
mais il y a des standards de gestion de l’informatique
utilisés dans le monde entier à partir desquels un standard
PME peut être créé. C’est la méthode que je suis. Il y
a 37 métiers de l’informatique : la gestion de projet,
l’acquisition de système, l’analyse, le développement…
C’est donc très vaste : la question préliminaire est de
pouvoir déterminer de quel(s) métier(s) a besoin telle
entreprise lambda, question à laquelle seul un consultant
indépendant pourra répondre impartialement. Il va
évaluer le nombre de processus que doit rencontrer cette
entreprise et le nombre de jours qu’il faudra y dédier. Ainsi,
tout est stratégiquement planifié et budgété, avec un coût
nettement moindre que ce celui d’un responsable dédié.
La sécurité devrait se voir comme un investissement,
en tant que partie du déploiement informatique
d’une entreprise ; or elle est vue comme un coût.
G.A. : En effet. Depuis presque 30 ans, la manne
informatique a bénéficié aux entreprises, permettant une
augmentation de productivité sans précédent. Mais un jour
il faut bien payer la note du contrôle, de la gouvernance
et de la gestion optimisés que permet une informatique
sécurisée. Il n’y a pas une instance transcendante qui
fera cela pour nous. Un responsable de PME ne peut plus
considérer qu’il ne peut pas investir et s’investir dans son
informatique ; il doit avoir une stratégie digitale minimum.
C’est une question de survie, tout simplement. ●
D.R.
׉	 7cassandra://zPdI2H6IgHGNVdsP8CNHBlKP-Q3ncbHxgFau1VIfpz8`̵ \-u4Y\-u4Y#בCט   u׉׉	 7cassandra://xplKHUnPbwADXqwE7-UbYKp-TTA5nmMerh6mElvkCbo !`׉	 7cassandra://weiOhJDg8Q5vt2BAEvSk9LmppXnBDBluW2ORShDSuVol`S׉	 7cassandra://9jtZncKJf65bCjHwrzB9cELhmYTDGNKXvdxNocyEFKU G`̵ ׉	 7cassandra://aa2dvIDkbkK4I102L05Zzdf_86YfBL2EQSzDIekvWsIͳw̘͠\-u4Yט  u׉׉	 7cassandra://_N5ESjh7rvaEPckoEXS_Sq_oTAPGzmZDwBKucHzeu3M ` ׉	 7cassandra://Y0ohKXujywJhfN5Jt_UaQJWub_J0ilG_HH9a1V3qEPU``S׉	 7cassandra://pjX3kCo5nrpF57spBZhuUlrPyMU79aRG4ixoe3-7cUsw`̵ ׉	 7cassandra://xBjs7sLDkpX6cJdMukRcpLoTjhcwj5PIMFvaVItsrTUm͠\-u4Yנ\-u4Y ;b9ׁHhttp://booking.comׁׁЈ׉E0Ne vous brûlez pas les ailes aux fake news !
GESTION DES RISQUES
Rien ne vous empêche en principe de diffuser de faux messages sur les médias
sociaux pour rehausser votre propre image ou, à l’inverse, pour dénigrer des
concurrents. Les professionnels de la communication vous mettent toutefois en
garde : l’entreprise qui répand des mensonges ne le fera pas en toute impunité.
Peter Van Dyck
« L
es fake news ? Un terme à la mode, utilisé à tort
et à travers », déplore Gert Van Mol, conseiller en
communication et entrepreneur auprès du Future
Leadership Institute. « Les fake news ne sont qu’un nouveau
synonyme des mensonges. Une organisation peutelle
recourir à des informations bidon pour discréditer
un concurrent ? Oui, bien sûr. C’est ce que l’on appelle
le Black PR : des messages négatifs dont personne ne
réalise qu’ils proviennent d’un concurrent. Les gens reçoivent
ces messages sur leur timeline ou sur Instagram
en pensant qu’ils ont été envoyés par des internautes de
leur bord – donc des sources fiables. Des multinationales
telles que Gazprom, le géant gazier russe, agissent ainsi
pour décrocher des contrats. »
Un peu de bon sens
Selon Sofie Verhalle, experte en médias sociaux, le concept
de fake news est peu usité dans un contexte économique,
même s’il existe diverses façons de se mettre en valeur ou
de dénigrer des concurrents via des informations mensongères.
On pense notamment à la diffusion d’avis positifs
(mais faux) sur soi-même, d’évaluations négatives pour
torpiller un concurrent ou encore aux attaques dûment
orchestrées qui diffusent des masses de messages sans
intérêt (flooding). Certains secteurs diffusent davantage
d’allégations fausses sur des concurrents : entre autres
l’horeca et le retail, où le customer care revêt une importance
particulière.
Comment se prémunir d’une attaque sous la forme de
messages exagérément négatifs ? Sofie Verhalle : « Il est
difficile de réagir vous-même, sur Facebook. Vous pouvez
bien sûr désactiver la fonction d’avis, ce qui les fera tous
disparaître. Il n’est pas possible d’éliminer uniquement
les avis négatifs, parce que cela créerait une image in30
BECI
- Bruxelles métropole - décembre 2018
dûment positive. Par ailleurs, vous rejetez ainsi la liberté
d’expression du client, un des fondements des médias
sociaux. Je suis convaincue que dans la plupart des cas,
vos clients comprendront que ce déferlement est exagéré
et temporaire. L’apparition subite d’un grand nombre de
messages négatifs – ou positifs – est suspecte et fait
tiquer la plupart des internautes. Le système des avis se
maintient de lui-même : la plupart des évaluations sur
Facebook ou booking.com sont sincères. Et si vous êtes
victime d’une campagne de dénigrement intentionnelle,
vous pouvez dénoncer cet abus auprès de la plate-forme
elle-même. »
Témoignages
Il y a peu, le tenancier d’un établissement horeca à
Nieuport s’est pris une volée de bois vert sur Facebook
parce qu’il ne souhaite pas d’enfants dans son restaurant.
Il a décidé de réagir via les médias classiques. Sofie
Verhalle estime judicieux de ne pas réagir directement
sur Facebook. « Devenir la cible de critiques sur les médias
sociaux vous met au centre de l’actualité du jour,
c’est vrai, mais une semaine plus tard, la plupart des
gens ont oublié. La controverse s’estompe presque aussi
vite qu’elle surgit, surtout si vous, en tant que victime,
n’y prêtez guère d’attention. Un concurrent diffuse de
fausses rumeurs à votre sujet ? La meilleure réplique
est d’accorder beaucoup d’attention à votre clientèle très
satisfaite. Les témoignages de bons clients sont précieux.
Je comprends que les entrepreneurs encaissent mal les
critiques, mais il faut toujours les contrebalancer par la
satisfaction de la majorité des clients. Et si vous constatez
une réelle insatisfaction, alors, corrigez la trajectoire ! »
Gert Van Mol: « Dans le temps, les gens envoyaient une
lettre de réclamation au service clientèle. Aujourd’hui,
© Getty
׉	 7cassandra://9jtZncKJf65bCjHwrzB9cELhmYTDGNKXvdxNocyEFKU G`̵ \-u4Y׉ETOPIC
ils diffusent une vidéo en ligne. Par exemple celle de ce
musicien qui, aux États-Unis, prend un vol Southwestern
Airlines et voit un bagagiste lancer sa guitare sur le tas.
Il filme la séquence et compose ensuite une chanson
tellement amusante qu’elle en devient virale. Voilà une
seule personne qui met tout le département relations
publiques de la compagnie aérienne dans l’embarras.
Auparavant, une lettre de réclamation se noyait dans le
reste du courrier. Aujourd’hui, une telle vidéo termine sur
le bureau du CEO. »
Un nouveau secteur d’activité
Les grandes entreprises disposent déjà d’équipes qui
surveillent les médias sociaux en continu. « C’est devenu
un secteur d’activité en soi », estime Gert Van Mol. « Les
agences de communication savent bien que leurs spots
publicitaires onéreux glanent moins d’attention que ces
petites séquences vidéo que n’importe qui peut diffuser
sur les médias sociaux. Ces agences ont donc créé des
départements de gestion de la réputation. Elles y emploieront
de plus en plus de techniciens chargés d’affiner les
analyses. En Belgique, malheureusement, nous avons des
années de retard. À l’étranger, les entreprises considèrent
le monitoring des médias sociaux comme une nouvelle
discipline scientifique. »
De grands acteurs belges tels que Telenet, la SNCB et
Kinepolis l’ont bien compris. Ils ont souvent encaissé
des commentaires (négatifs) sur Twitter et Facebook,
bien avant leur propre présence sur ces réseaux. Dans
l’intervalle, ces entreprises ont appris à écouter ce qui
se passe en ligne et ont développé une stratégie avant
d’entamer à leur tour un dialogue avec les clients finaux
sur les réseaux sociaux. Mais que peuvent faire les PME à
ce niveau ? Sofie Verhalle : « Il n’est pas inutile pour une
PME de passer au scanner tous les semestres. Il suffit
de saisir sur Facebook et Google le nom de la marque, le
produit ou le nom du CEO pour découvrir ce qui se dit. Les
résultats peuvent être édifiants. De deux choses l’une :
soit les commentaires sont particulièrement élogieux et
vous constatez qu’à ce stade, vous n’en avez pas encore
vraiment tiré profit, soit vous constatez que vous avez
loupé pas mal d’attentes de vos clients par votre manque
d’activité sur ces canaux. Face à des demandes ou des
questions récurrentes, vous pourriez envisager de vous
investir dans le customer care sur les médias sociaux.
Considérez les critiques négatives comme une source
d’apprentissage. Quoi qu’il en soit, un scan est toujours
riche en enseignements. »
Black hat SEO
Le chanteur néerlandais Dotan a voulu améliorer son
image en faisant appel à une armée de trolls pour créer
de toutes pièces des témoignages. Notamment cette rencontre
avec un fan handicapé, ou cet admirateur assis à
côté du chanteur dans l’avion et qui écoutait son CD sans
reconnaître l’artiste. Démasqué, le chanteur semble bel
et bien grillé. Il s’est d’ailleurs réfugié dans l’anonymat.
Très peu d’entreprises s’aventurent dans les faux témoignages
– ou alors de manière tellement subtile que cela
passe inaperçu. « Une bonne raison de s’abstenir est que
l’on découvre rapidement le
pot aux roses », avertit Sofie
Verhalle. « Le temps et les
moyens financiers investis
dans ce genre de pratiques
rapporteraient davantage
s’ils étaient utilisés de
manière positive. Cela s’applique
également au ‘black
hat marketing’, l’opposé du
‘white hat marketing’. Le
‘black hat SEO’ consiste à
influencer l’algorithme de
Google de manière négative
en n’optimisant pas le site
Il n’est pas inutile pour une PME de
passer au scanner tous les semestres.
Il suffit de saisir sur Facebook et
Google le nom de la marque pour
découvrir ce qui se dit.
(Sofie Verhalle)
web selon les règles de Google. C’est tricher pour obtenir
un meilleur ranking dans les résultats de recherche.
Mais vous pourriez tout aussi bien utiliser correctement
les techniques destinées à attirer les visiteurs vers votre
site. Et là, c’est du ‘white hat marketing’. »
N’ayez pas peur
Sofie Verhalle constate avec bonheur qu’au sein des réseaux
sociaux, davantage d’énergie est investie dans le
marketing positif que dans le dénigrement des autres.
« Celui qui est surpris à utiliser ces techniques négatives
en subira les conséquences. »
Madame Verhalle relativise le danger des médias sociaux
et des forums pour la réputation des entreprises. « Comparez
toujours les messages négatifs avec la quantité
de réactions positives et posez-vous cette question : les
clients parviendront-ils à distinguer le faux de l’authentique
? Schématisez tout cela dans un diagramme de
flux. Si vous arrivez à la conclusion que la plupart des
gens distinguent le vrai du faux et que l’impact négatif
est plutôt réduit, voilà de quoi vous inciter à davantage
d’activité sur ces plates-formes. Votre présence sur les
réseaux est déjà un début de solution, car elle permet
aux gens de vous trouver s’ils ont quelque chose à vous
dire. Et si un feed-back négatif devait vous parvenir, vous
serez suffisamment actif pour en atténuer l’impact. » ●
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
31
D.R.
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Changement climatique et assurance :
des défis et de sacrées opportunités
En Europe, les compagnies d’assurance resserrent les boulons afin de s’ancrer encore
plus solidement sur leurs fondations. Dans le secteur non-vie, mais aussi dans le
secteur vie, cela amène certaines d’entre elles à faire preuve de créativité. Jusqu’à
lier des actions contre le réchauffement climatique, le profit de la compagnie et la
sécurité du client.
C'
est au Canada que les professionnels du monde
de l’assurance parlent le plus et le mieux des liens
entre assurance et réchauffement climatique. Làbas,
lorsque vous « magazinez » pour choisir l’assureur qui
va vous permettra de garantir vos vieux jours, on constate
bien vite que le réchauffement est un sujet très souvent
inscrit sur les tablettes. Il faut dire qu’on est là à quelques
kilomètres seulement de la frontière américaine, du règne
de Donald Trump et de son climato-scepticisme. Par ses
positions, sans doute le président américain a-t-il amené
ses voisins canadiens à s’arc-bouter davantage dans la
lutte contre le réchauffement climatique...
Un enjeu immense
Revenons en Belgique et poursuivons notre recherche
d’acteurs au fait de la question. Un simple mail envoyé au
leader du marché Ageas suffit à mobiliser son CEO : « En
tant que leader du marché du secteur vie, Ageas ne peut
pas faire abstraction du milieu dans lequel la compagnie
évolue », commence Bart De Smet. À ce titre, l’assureur
belge est bien évidemment au fait de toutes les questions
quasi existentielles que se posent les dirigeants et les
citoyens. Quid de la viabilité des placements en branche
21 ? Quid de l’évolution de notre environnement et des
charges de plus en plus importantes que font peser sur
nos sociétés les conséquences – aujourd’hui avérées –
liées au dérèglement climatique ? Au-delà des défis, quid
aussi des opportunités qui peuvent se présenter, pour
une compagnie comme Ageas, dans le registre de la lutte
directe ou indirecte contre le réchauffement climatique ?
L’enjeu n’est pas mince. Il s’agit tout d’abord de contrôler
autant que possible les manifestations climatiques ou
Johan Debière
tout au moins d’en limiter les effets dévastateurs : « Depuis
les six premiers mois de l’année 2018, le secteur de
l’assurance a déjà déboursé 200 millions d’euros pour
indemniser des dégâts liés au dérèglement climatique.
Et sur ces 200 millions d’euros, 55 ont été versés par AG
Insurance, filiale belge d’Ageas ». Fort heureusement, ces
200 millions versés sur les six premiers mois de l’année
ne représentent en réalité que 7 % des primes d’assurance
incendie encaissées par le secteur de l’assurance
en Belgique. En d’autres termes, si les conséquences
du dérèglement climatique ne sont plaisantes pour personne,
cela représente – dans l’état actuel des choses
– une problématique qui reste tout à fait gérable pour un
assureur comme Ageas.
Non pas dire, mais faire
Ageas a développé à l’égard de la problématique du réchauffement
une réflexion et une stratégie sobre mais
efficace, réaliste par rapport à la donne de ce que l’on
appelait encore il y a quelques années d’ici le « développement
durable » : « Chez Ageas, nous nous sommes inscrits
dans la démarche des SDG, les Sustainable Development
Goals lancés par l’Organisation des Nations Unies ». Non
pas globalement comme le font de nombreuses multinationales
soucieuses de restaurer leur image, mais en
précisant les seules actions sur lesquelles la compagnie
pensait pouvoir apporter sa contribution. Aux belles paroles,
Ageas préfère l’action : « Non pas dire, mais faire »,
souligne Bart De Smet.
Au-delà de cet engagement concret et du challenge que
représente le développement d’activités dans le secteur
vie, l’assureur Ageas est conscient des opportunités que
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
33
© Getty
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Depuis les six premiers mois de
l’année 2018, le secteur de l’assurance
a déjà déboursé 200 millions d’euros
pour indemniser des dégâts liés au
dérèglement climatique.
Bart De Smet, CEO d’Ageas
peut receler la thématique de la lutte contre le réchauffement
sur le plan de ses affaires. Ainsi, la filiale d’Ageas AG
Real Estate s’est engagée dans un ambitieux plan Scholen
voor Morgen. « Il s’agit d’un investissement important
consenti dans la construction de bâtiments peu énergivores,
conçus avec des matériaux durables et pensés
dans une optique de long, voire de très long terme, et
qui donnent dans le même temps à AG Insurance et AG
Real Estate la garantie d'une rentabilité suffisante pour
un niveau de risque sous contrôle. »
D’autres idées positives, Bart De Smet en a encore plein
sa besace. Et nombre d’entre elles permettent de lier de
manière encore plus évidente croissance des activités
actuarielles et contrôle des manifestations du dérèglement
climatique. Le patron d’Ageas nous dit avoir abordé
avec des politiques la question du financement par une
institution comme la sienne, et d’autres acteurs dans le
secteur, d’un réseau d’égouttage performant, c’est-à-dire
étanche et séparatif (ndlr: avec des dispositifs permettant
de séparer eaux pluviales et eaux usées), qui serait doté
d’un système de rétention d’eau de longue durée. Bart De
Smet : « Pendant les jours pluvieux, l’eau serait stockée
dans des bassins de rétention au lieu de provoquer des
inondations. Et en été, comme lors de la longue période
sèche que nous avons connue cette année, l’eau pourrait
être utilisée en agriculture. » Autres pistes possibles :
l’investissement dans l’énergie durable avec par exemple
des engagements financiers à hauteur de 250 millions
d’euros dans des parcs éoliens offshore.
Des produits qui doivent rester payables
Le lien avec l’assurance-vie, demanderez-vous ? Il est
présent dans chacun des détails auxquels veillent les
compagnies d'assurance. Car c’est en agissant sur cha34
BECI
- Bruxelles métropole - décembre 2018
cun de ces détails que les produits d’assurance pourront
rester payables, en non-vie et plus encore en vie. Ainsi
les prescriptions de Solvency II, comme les opérations
spéculatives hasardeuses qui sont désormais strictement
proscrites, mais aussi des éléments qui semblent beaucoup
plus indirects comme des épisodes de sécheresse
de plus en plus marqués, la conjonction de températures
plus élevées et de la formation d'anticyclones qui forment
de véritables « cloches à polluants » sur de vastes zones
urbanisées, amenant d'importants dépassements des
seuils fixés par les autorités. Ou encore la résurgence de
maladies virales comme l'hantavirus, la maladie de Lyme,
voire même la dengue dont la fréquence a augmenté de
manière significative en Europe, y compris en Belgique.
Ce sont ainsi toutes les tranches de population qui sont
touchées, et plus seulement les personnes réputées fragiles
comme les jeunes enfants ou les personnes âgées1
.
Ces éléments sont de nature à affecter directement et
indirectement la profitabilité des compagnies. Et donc, les
conditions dans lesquelles les clients peuvent bénéficier
de contrats non-vie et vie à des conditions intéressantes.
Raison pour laquelle les assureurs doivent désormais y
accorder une importance capitale. ●
Quand les réassureurs font
la chasse au carbone
Les grands réassureurs que sont Munich Re et
Swiss Re sont particulièrement attentifs aux conséquences
du changement climatique sur l'évolution
des risques dans les activités vie, mais aussi
non-vie de leurs clients. Ces manifestations ont en
effet des conséquences dont les deux réassureurs
ont pu éprouver le poids (financier, entre autre)
au fil des ans. Ils ont d'ailleurs été les premiers
à se lancer dans l'action, en mobilisant d'importantes
équipes de spécialistes – parmi lesquels
des scientifiques – afin de mieux appréhender les
risques liés à cette évolution et les adaptations
qui s'imposent. Par la force des choses, ils sont
même considérés aujourd'hui comme les premiers
militants institutionnels de la lutte contre le changement
climatique. À ce titre, Swiss Re est très
proactif à l'égard de tous les actes qui l'engagent
à titre personnel. Son QG de New-York vient de
bénéficier d'un plan d'investissement permettant
d'alléger de 115 tonnes par an ses émissions de
CO2
. Un effort que le réassureur aimerait bien
évidemment voir dupliqué chez tous ses clients
assureurs et chez tous leurs assurés.
1 Surveillance des Maladies Infectueuses par un Réseau de Laboratoires
de Microbiologie 2010 - Tendances Epidémiologiques 19832009,
Institut Scientifique de Santé Publique, DO Santé publique et
Surveillance 2011. Rapport: D/2011/2505/21.
© David Plas
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GESTION DES RISQUES
Indépendants : l’assurance revenu garanti
est-elle vraiment utile ?
En tant qu’indépendant, vous travaillez dur pour bien gagner votre vie. Jusqu’au jour
où une maladie ou un accident interrompt brutalement votre capacité à travailler.
Comment vous protéger d’une perte de revenu qui mettrait à mal votre équilibre
financier ? L’assurance revenu garanti est-elle la solution ?
Gaëlle Hoogsteyn
A
ccident, maladie… Les indépendants, comme tout
le monde, encourent le risque de n’être plus en
mesure de travailler durant certaines périodes de
leur vie. Mais savez-vous à combien s’élèverait votre allocation
de sécurité sociale en cas d’incapacité de travail ?
À… rien les deux premières semaines. Après, le montant
de votre indemnité oscillera entre 34,47 à 59,85 euros
bruts par jour, en fonction de votre situation familiale.
Après un an, vous toucherez des allocations d’invalidité
plus ou moins équivalentes. Ces indemnités sont calculées
par rapport à un plafond légal, sans tenir compte de vos
revenus réels antérieurs. Vous courez donc le risque de
vous retrouver avec des indemnités légales éloignées de
vos revenus habituels.
La question se pose alors : ces interventions suffisent-elle
à maintenir votre niveau de vie et celui de votre famille ?
À payer votre crédit hypothécaire, votre facture d’énergie,
la crèche du bébé ou les études de l’aîné ? Bien souvent,
la réponse est non.
De solutions pour vous protéger
Plusieurs solutions existent pour vous protéger contre la
perte de revenu :
➜ L’assurance revenu garanti assure le paiement d'une
rente compensatoire en cas d'incapacité économique (la
diminution de la capacité physique nécessaire à l'exercice
d'une profession) ou physiologique (la diminution de
l'intégrité corporelle constatée par décision médicale).
➜ L’assurance individuelle accidents vous offre une protection
financière en cas d’accident survenant dans
le cadre de la vie privée. Pour les indépendants, cette
assurance couvre généralement aussi les accidents
survenant dans l'exercice du travail et remplace, en
quelque sorte, l’assurance accidents du travail dont
bénéficient les salariés.
➜ Si vous exercez en personne physique, vous pouvez
aussi construire votre assurance revenu garanti en
vous appuyant sur votre pension libre complémentaire
pour indépendant. Celle-ci propose en effet souvent
également un volet assurances complémentaires contre
le risque d'invalidité (ACRI).
Les assureurs mettent souvent en avant la grande flexibilité
de l’assurance revenu garanti. Quels types de risques
souhaitez-vous couvrir ? Préférez-vous des primes men36
BECI
- Bruxelles métropole - décembre 2018
suelles, trimestrielles ou annuelles ? Jusqu’à quel âge
voulez-vous être couvert ? Autant de paramètres qui vous
permettent de choisir une formule sur mesure. Sachez
toutefois qu’avant de conclure un contrat et en fonction du
type de couverture souhaité, vous devrez vous soumettre
à une série de vérifications médicales. Cela permet à l’assureur
d’évaluer les conditions tarifaires qu’il proposera
au client et de limiter ses risques.
Mais moi je suis jeune et en bonne santé…
Vous ne voyez pas directement l’intérêt de consacrer une
partie de votre budget à une assurance revenu garanti ?
Pourtant, que vous ayez 30, 40 ou 50 ans, vous n’êtes pas
plus à l’abri qu’un autre d’avoir un accident de voiture ou
de vous découvrir un cancer. On dit souvent qu’il n’est
jamais trop tôt pour penser à sa pension. Dans le cas
des indépendants, il est aussi conseillé de se couvrir dès
le début contre la perte de revenus. Et plus jeune vous
souscrivez, moins le montant de la prime à payer durant
toute la durée du contrat sera élevé.
Une option fiscalement intéressante
Last but not least, les cotisations versées pour l’assurance
revenu garanti peuvent être déduites jusqu’à 100 % des
revenus professionnels, dans le cadre des frais professionnels
réels. Le revenu de remplacement distribué par
l'assureur, de son côté, est taxable au même titre que
les autres revenus de remplacement, c’est-à-dire à un
barème de taxation plus favorable. ●
© Getty
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GESTION DES RISQUES
Assurance d’entreprise : une approche
humaine en ces temps numériques
La numérisation du secteur financier bat son plein et ne fera que s’accélérer dans
les années à venir. Quelles peuvent en être les répercussions sur le service que les
assureurs offrent aux entreprises ?
L
es jeunes générations grandissent avec un smartphone.
Quoi de plus normal pour elles que de
commander sur internet ? Admettons toutefois
que la révolution numérique va mettre à l’épreuve les
business models des banques et assurances : la Belgique
n’échappera pas à ce qu’on appelle l’insurtech, avec son
cortège de nouveaux acteurs. Ceux-ci collaboreront avec
les entreprises de la nouvelle économie pour soumettre
au client final des propositions commerciales en temps
réel, fondées sur les données.
Cette évolution se fera surtout sentir dans les assurances
à court terme. Par exemple une assurance annulation
voyage ou une couverture omnium pour véhicule de location.
Les assureurs ont tout intérêt à concevoir la numérisation
comme une chance, plutôt qu’une menace.
Cette nouvelle donne leur permettra de se focaliser sur
la valeur ajoutée qu’ils peuvent apporter plutôt que sur
les processus sous-jacents : ils passent encore trop de
temps à régler des aspects administratifs.
Soulager
Les développements technologiques ne rendront sans
doute pas l’intermédiaire superflu. L’approche humaine
fondée sur la confiance restera pertinente, a fortiori dans
des dossiers complexes, comme ceux des assurances
d’entreprise. Car que veut le chef d’entreprise ? La tranquillité
d’esprit. Il n’a pas le temps de gérer sur internet
ses polices d’assurance et les éventuels sinistres. L’assureur
conserve son rôle de conseiller et de prestataire
de services, partenaire au quotidien de l’entrepreneur. À
cet effet, il veut comprendre vers quel avenir son client
s’oriente et de quelle protection il a besoin.
Le conseil pertinent se fonde sur une étude approfondie
de l’entreprise. L’assureur procède à une analyse de
risque pour définir les principaux besoins et la formule
qui y correspond le mieux. Une assurance incendie pour
PME nécessite par exemple du travail sur mesure. Bien
des chefs d’entreprise ne réalisent pas suffisamment
que les conséquences financières d’un sinistre sont souvent
bien plus lourdes que les seuls dégâts matériels. Le
calcul du montant à assurer et l’évaluation de la période
d’indemnisation (le temps qu’il faut à l’entreprise pour
redevenir opérationnelle), tout cela nécessite beaucoup
de savoir-faire et de dialogue. Voilà des dossiers impossibles
à standardiser.
[Coproduction]
La prévention
L’assureur a une mission de
sensibilisation. La solution
qui émergera ne sera pas
d’office une assurance, car
il est également possible
d’éliminer des risques par
la prévention. Par exemple,
tout le monde n’est pas
conscient des risques liés à
la cybercriminalité. De plus
en plus d’entreprises font le choix de l’e-commerce, qui
les expose au piratage. Or, elles sous-estiment souvent
les conséquences d’une indisponibilité de l’infrastructure
TIC, du vol de données, des plaintes de clients et des
répercussions sur le chiffre d’affaires et l’organisation.
N’occultons pas les atouts de la numérisation. Grâce à
elle, les processus qui se déroulent entre le courtier/assureur
et le client gagnent en vitesse, en transparence et
en efficacité. Le datamining est une ressource appréciable
pour un conseil sur mesure. L’échange d’informations
rendu possible par la technologie blockchain facilitera la
collaboration avec des prestataires de services externes
et permettra d’élargir l’offre de services. En témoignent
les applis grâce auxquelles le client peut introduire luimême
une déclaration de sinistre. Celui qui dispose d’une
assurance omnium et qui est impliqué dans un accident
de la circulation n’a rien d’autre à faire que signaler le
lieu de l’accident via l’appli. Plus qu’à attendre la dépanneuse
et le véhicule de remplacement, livré sur place.
Après réparation, le garagiste déposera son véhicule à
domicile et reprendra la voiture de remplacement. Un
fameux progrès pour la 'customer experience'. Par ailleurs,
l’automatisation libère du temps pour l’assureur,
qui peut davantage s’investir dans le conseil – son vrai
cœur de métier. ●
Michel Claes, assureur indépendant
auprès de la KBC Brussels
Prendre contact avec l’auteur :
claes.gosseye@kbcbrussels.be
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
37
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GESTION DES RISQUES
Un accident est vite arrivé, au travail comme ailleurs. D’après Fedris, l’Agence fédérale
des risques professionnels, plus de 160.000 déclarations d’accident de travail
ont été enregistrées en 2017, soit 2,5 % de plus que l’année précédente. Quels sont
les accidents les plus fréquents ? Comment s’en prémunir ? Quelles sont vos obligations
en tant qu’employeur ? Réponses d’experts.
Gaëlle Hoogsteyn
E
n Belgique, toute entreprise est tenue de souscrire
un contrat d’assurance auprès d’une compagnie
privée pour protéger ses employés en cas d’accident
du travail. Cette assurance permettra à l’employé
d’être remboursé de ses frais médicaux, d’être rémunéré
pendant son incapacité de travail et d’être indemnisé en
cas d’invalidité permanente... Pour autant que l’accident
du travail soit reconnu comme tel…
Selon la loi du 10 avril 1971, un accident est défini comme
tout événement soudain qui se produit sur le chemin du
travail ou lors de l’exécution du contrat de travail et qui
cause une lésion au travailleur. S’il n’y a pas de lésions
physiques ou psychosociales, l’événement ne sera pas
reconnu comme un accident du travail. « Cela suppose
aussi que le travailleur soit dans l’exercice de ses fonctions
au moment de l’accident. Si un travailleur va faire
une séance de shopping sur son temps de midi et tombe
dans l’escalier roulant, ce ne sera pas reconnu comme un
accident du travail », précise Johan Olbrechts, Manager
Conseil Prévention chez Axa.
Top des accidents les plus fréquents
Selon le secteur d’activité et la fonction, les risques d’accidents
de travail peuvent être différents. Certains secteurs
sont naturellement plus touchés. Ainsi, en 2016, 60 % des
accidents de travail enregistrés par Fedris concernaient
des ouvriers. D’après une enquête menée par Axa, entre
2013 et 2017, les chiffres sont très stables. « Malgré l’apparition
de nouveaux métiers et de nouvelles technologies,
on ne voit pas de nouvelles tendances apparaître dans
les incidents déclarés. Tant le type d’accident, que les
blessures ou encore le nombre de jours d’incapacité de
travail restent stables », explique Brigitte Bert, Ingénieur
Prévention chez Axa.
38
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
Parmi les causes d’accidents de travail les plus fréquentes
on retrouve ainsi :
1. Un faux mouvement (30 %)
2. La perte de contrôle d’une machine (20 %)
3. Un accident lié à un produit chimique (16,2 %)
4. Une chute de plain-pied (13,8 %)
5. Une rupture ou chute d’objet (12,2 %)
Les accidents liés à l’électricité, au feu ou à une explosion
comptent, pour leur part, parmi les circonstances les plus
rares (moins de 2%).
L’âge et l’ancienneté jouent un rôle dans les accidents
du travail. Ainsi, 18 % des accidents entraînant une incapacité
surviennent au cours de la première année de
travail. Un chiffre qui grimpe à 53 si on élargit le scope
aux travailleurs ayant moins de 5 ans d’ancienneté. « Ces
chiffres prouvent l’importance d’un bon accompagnement
en matière de sécurité et de prévention dès l’accueil
dans une entreprise », constate Kleopatra Van den
Bergh, conseillère en prévention chez Mensura. En ce
qui concerne l’âge des travailleurs, les 30-50 ans sont
les plus touchés.
Toujours d’après l’enquête d’Axa, 40 % des accidents de
travail n’entraînent pas d’incapacité de travail. 25 % des
accidents engendrent une semaine d’incapacité et seuls
7 % des accidents de travail entraînent une incapacité de
travail de plus de 3 mois.
Le chemin du travail, potentiellement plus
mortel
Les accidents sur le chemin du travail représentent pour
leur part 15 % de la totalité. Ils sont souvent plus graves
et plus souvent mortels que les accidents sur le lieu de
© Getty
׉	 7cassandra://M0ySOu3Pq-TwRYQuofLUEALtWlrDjW72CYEh-i8cCEs`̵ \-u4Y ׉E5 conseils pour éviter les
accidents de travail
Brigitte Bert
travail. Ainsi, en 2016, plus
de 4.150 accidents du travail
se sont produits dans
la circulation, entraînant
près de 112.200 jours d’incapacité.
Environ 400 de
ces accidents ont entraîné
une incapacité permanente
et 9 ont entraîné la mort.
Brigitte Bert de commenMalgré
l’apparition de nouveaux
métiers et de nouvelles technologies,
on ne voit pas de nouvelles tendances
apparaître dans les incidents déclarés.
ter : « Les habitudes des travailleurs changent. Les vélos
électriques, les Segway et autres nouveaux moyens de
transport alternatifs sont sources de nouveaux accidents
sur le chemin du travail. Le fait que la circulation se densifie
de plus en plus est aussi un facteur aggravant. »
Nouvelles tendances
Même si, globalement, les causes d’accident du travail
restent stables, certains risques sont en baisse. Les accidents
liés aux agents chimiques, par exemple, ont diminué,
passant de 18 à 14 %. « La nouvelle législation sur les
agents chimiques a permis de sensibiliser les entreprises
et d’augmenter les mesures de sécurité nécessaires »,
commente Johan Olbrechts. Kleopatra Van den Bergh
se réjouit pour sa part de constater que les accidents de
travail chez les intérimaires sont aussi en baisse.
La conseillère en prévention souligne par contre une forte
complexification des dossiers : « Citons par exemple le cas
de petites structures qui travaillent avec un sous-traitant,
qui lui-même emploie des travailleurs temporaires…. Tous
ces éléments rendent la gestion et l’évaluation du dossier
de plus en plus compliquée. Nous sommes aussi de plus
en plus fréquemment confrontés à des travailleurs d’origine
étrangère, qui ne parlent pas toujours notre langue
et ne connaissent pas les lois belges », assure-t-elle.
Focus sur la prévention
Sur plus de 140.000 accidents du travail déclarés chez Axa
entre 2013 et 2016, 85 ont connu une issue fatale et plus
de 8.000 ont entraîné une invalidité permanente. « Bien
que ce chiffre paraisse encore élevé, il faut garder en tête
que le nombre d’accidents mortels sur le lieu de travail
a diminué de 71 % en 30 ans, grâce aux politiques de
prévention mises en place », commente Johan Olbrechts.
Il attire toutefois notre attention sur le fait que la donne
n’est pas la même pour toutes les entreprises : « On
constate malheureusement que certaines petites entreprises
ont moins de moyens en matière de sécurité et ne
sont parfois même pas au courant de leurs obligations
➜ Gardez les postes de travail propres, dégagez
les allées, nettoyez immédiatement les produits
déversés... L'ordre et la propreté sont à la base
de la prévention des accidents du travail.
➜ Donnez des instructions de sécurité claires.
Assurez-vous que les employés connaissent ces
consignes. Répétez-les régulièrement. Faites
parrainer les nouveaux employés par des collègues
expérimentés.
➜ Achetez du matériel de travail sûr et des équipements
de protection de bonne qualité. Impliquez
le conseiller en prévention dans la procédure
d’achat et veillez au confort des travailleurs.
➜ Veillez à disposer de suffisamment de matériel
de premiers secours et de personnel qualifié
pour pouvoir fournir les premiers soins.
➜ Enregistrez et enquêtez sur les incidents et les
accidents. Cela vous permettra d’en trouver les
causes et de prendre des mesures correctives.
Enquêter sur les « quasi-accidents » est aussi
très utile pour éliminer les causes d'éventuels
futurs accidents.
légales. C’est pourquoi il est très important de les sensibiliser
et de leur faire connaître les aides auxquelles
elles ont droit, notamment via leur service externe de
prévention. Ainsi, des organismes tels que Mensura aident
les petites entreprises dans la gestion de leurs risques. »
Kleopatra Van den Bergh (Mensura), indique pour sa
part : « Nous donnons des
conseils et organisons des
visites d’entreprises, nous
avons aussi un médecin
d’entreprise et des conseillers
psycho-sociaux… Nous
avons vraiment un rôle important
à jouer dans la gestion
des risques au sein des
petites entreprises. »
Johan Olbrechts
Malheureusement, certaines petites
entreprises ont moins de moyens
en matière de sécurité et ne sont
parfois même pas au courant de leurs
obligations légales.
Les assureurs privés tiennent aussi à apporter leur pierre
à l’édifice. Ainsi, Axa développe depuis plusieurs années
des approches de prévention sectorielles pour mieux
aider ses assurés. « On développe des fiches ludiques,
des brochures d’accueil, des affiches de prévention… Ces
mesures doivent aider les petites entreprises qui n’ont
pas les moyens de créer ce type d’outils elles-mêmes »,
conclut Brigitte Bert. ●
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018 39
׉	 7cassandra://D3nARgkOAb_mcOqr1tPnLwHu45pQzvSnabG72FWsnDg`̵ \-u4Y!\-u4Y #בCט   u׉׉	 7cassandra://RWPVE_sukeWwZx_Tj5duoHdpj611WK871grd_i93c6g (` ׉	 7cassandra://8AdlrUUCnZdfcN_Zs9stDeDFbMUTXirtzlWz40wNvFUf`S׉	 7cassandra://uisUTE5f4pTCkAxK4AGQwRqyo6cJXlJ-zPgade5I7KA`̵ ׉	 7cassandra://gkBIo5YXeuUJ2r-WHhowxslRFg-lDrH2q7Nwj6XWhtc ]!͕͠\-u4Yט  u׉׉	 7cassandra://BTv_eENITK5kw-1bemkfWYM7qSj7WCu59PrJN8ENRes 
`׉	 7cassandra://TRhO9KHZxBHcwZ--KcaK6TvqvUG-cF4s0oub_OkbslsP`S׉	 7cassandra://3Wmr8KMSHxoXTYy4GgBqyJK7sUVM_rSTMIz5KIQon3M`̵ ׉	 7cassandra://iua8Equ9O0LiYdvlWtWU6HjHeR-yH09g37Gy5poqrD4 EHL͠\-u4Yנ\-u4Y ̰9ׁHhttps://starters.beci.be/ׁׁЈנ\-u4Y {9ׁHmailto:starters@beci.beׁׁЈנ\-u4Y Mǁ)9ׁH (https://all4one-consulting.com/services/ׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
STARTER
All4One consulting : la route du large
Avec les business games basés sur la course au large développés par Alain
Lanckbeen, les entreprises vont pouvoir tester leur projet dans un environnement
concurrentiel et imprévisible tout en favorisant et consolidant l’esprit d’équipe.
Guy Van den Noortgate
L
es parallèles et similitudes sont
nombreux entre les mondes
de l’entreprise et de la voile.
Du bateau à l’entreprise, de l’équipe à
l’équipage, du dirigeant au capitaine, ou
encore un environnement imprévisible
qui nécessite une constante adaptation.
Avec aussi quelques différences : sur
un bateau, on ne peut pas se cacher
ni se faire porter pâle. « La voile est un
grand intégrateur humain », explique
Alain Lanckbeen, fondateur d’All4One
consulting. « On est forcé à collaborer
et le bateau aide à faire passer l’équipe
avant l’individu. Or, quand on doit gérer
un projet, on ne peut pas réussir sans
que tous les membres de l’équipe soient
impliqués. Une équipe, c’est de l’intelligence
collective. »
L’idée d’All4One consulting a pris forme fin 2016, mais
cela faisait déjà longtemps qu’Alain Lanckbeen songeait à
combiner ses compétences professionnelles à sa passion
de la voile. Après avoir travaillé 22 ans au sein du groupe
Shell où, durant sa carrière, il eut à piloter et à évaluer
de multiples projets, il a ainsi développé des business
games basés sur la course au large afin d’augmenter la
compétitivité des projets et la performance d’équipe. « Le
bateau est une allégorie de l’entreprise », poursuit-il. « Il
s’agit ici de fixer des objectifs, d’élaborer une stratégie,
de tenir compte des concurrents, de gérer les risques,
de s’adapter à un environnement qui change à chaque
instant, etc. Autant de facteurs que l’on va retrouver dans
la ‘vraie vie’ de l’entreprise. »
Ces 'serious games' simulent la préparation et la participation
à une course à la voile autour du monde ou à
une traversée de l’Atlantique. La préparation intègre la
définition des projets ainsi que celle du bateau qui va
concourir. Ensuite, en fonction des aléas de la course,
des actions devront être menées afin de corriger le tir.
Enfin viendra le debriefing pour comprendre les raisons
d’un succès et/ou d’un échec. Ces jeux ont été validés
par des professionnels de la voile mais sont totalement
accessibles à des personnes qui n’ont jamais mis les pieds
sur un bateau. Pour les termes techniques utilisés dans
le jeu, un petit pop-up apparaît et en donne une définition
claire et succincte.
« Ces jeux permettent aux gens de sortir de leur confort et
de se remettre en question », explique Alain Lanckbeen.
« Nous fonctionnons par automatisme et là nous sommes
plongés dans un monde que l’on ne connaît pas. Après
40
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
cette expérience, on verra ses collègues
de manière différente. C’est l’humain
Alain Lanckbeen
qui est à bord. Une bonne entente entre
les individualités est essentielle à la
réussite d’un projet. Globalement, on a
observé que l’échec d’un projet est dû,
soit à une mauvaise appréciation au départ,
soit à une mauvaise entente entre
les membres de l’équipe. Le succès
d’équipe, c’est quand l’objectif collectif
prime sur l’objectif individuel. »
Outre les jeux qui s’adressent aux PME, aux
grandes entreprises – notamment leurs
départements projets et innovation -,
aux sociétés publiques, aux start-ups en
croissance et aux business schools, All4One
consulting conçoit et organise des
formations en gestion de projets et des
séminaires sur un, deux ou trois jours pour des dirigeants
reposant sur un apprentissage expérientiel unique, basé
sur la course au large. Ils sont organisés en France, en
Belgique, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, au Danemark
et en Suisse, en collaboration avec des partenaires
« voile » réputés. Lors de ces séminaires et formations,
les participants auront l’occasion de monter réellement
sur un bateau et de se frotter aux éléments. En France,
l’opportunité leur est même offerte d’embarquer sur un
bateau de course piloté par un skipper professionnel des
grandes écuries participant à la Route du Rhum. ●
Info : https://all4one-consulting.com/services/
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
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Bruxelles
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shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
https://starters.beci.be/
D.R.
׉	 7cassandra://uisUTE5f4pTCkAxK4AGQwRqyo6cJXlJ-zPgade5I7KA`̵ \-u4Y"׉E׉	 7cassandra://3Wmr8KMSHxoXTYy4GgBqyJK7sUVM_rSTMIz5KIQon3M`̵ \-u4Y#\-u4Y"#בCט   u׉׉	 7cassandra://1mwwuOGIO9MCCTzdS1j4_lpdrX0N_GKhr2c7TRnrz_U ` ׉	 7cassandra://0XB4rVFsnaXm3las-zdhBRgmG7BM7VpDjjsPfedW7AUeP`S׉	 7cassandra://5FcEofc9uq9FVke9gaF9LAPYAcB6cDMUXrj3_HZnRxw`̵ ׉	 7cassandra://lrzoJB6kt1fc7vgUh42q6wFuW-CbALvRRSiDXj3NUmY̰͐͠\-u4Yט  u׉׉	 7cassandra://na-gWgyjvhJv9WieOkZ5l9LemrH5EbUaVdBfacehLRY a`׉	 7cassandra://i05CToeNegFBuASyqGlx94fn5lS9g_TDoBRl7Qc4c0Yo`S׉	 7cassandra://22ayYthnRFU9VZutuxANqrX0qlx6msn1p6igl3cpxs0I`̵ ׉	 7cassandra://KfLIPYyxqmjYUThVTb9VCu0C6nnqVpk7Xw9VPmUBHgk ̠͠\-u4Yנ\-u4Y -]9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈנ\-u4Y ̂9ׁHmailto:trainings@beci.beׁׁЈנ\-u4Y h̘9ׁHmailto:Sophie@follow-us.euׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
DIGITAL
5 raisons d’installer un chatbot pour votre
entreprise
Vous entendez de plus en plus parler de « chatbots » autour de vous ? Mais à quoi
cela correspond-t-il concrètement ? Est-ce une solution marketing à implémenter
au sein de votre entreprise ? Comment pouvez-vous améliorer l’efficacité de votre
service client grâce à cet outil ?
U
n chatbot est un agent conversationnel installé
sur votre site web et/ou vos plateformes de
messageries instantanées comme Facebook Messenger.
Grâce à un paramétrage prédéfini, le chatbot est capable
de tenir une conversation avec les utilisateurs qui
le contactent. Il s’agit en réalité d’une FAQ interactive
automatisée. Certains bots sont également dotés d’intelligence
artificielle afin de réagir à un plus large panel
de situations.
Actuellement, il existe plusieurs outils permettant aux
entreprises, y compris les PME, de créer un chatbot sans
connaissance informatique.
Pourquoi installer un chatbot ?
1. Établir une relation individuelle et personnalisée avec
les prospects : Depuis 2016, le nombre d’utilisateurs actifs
sur les messageries instantanées a dépassé celui des
utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux. C’est donc
sur ces messageries que votre cible se trouve. L’appel
téléphonique devenant anxiogène pour de nombreuses
personnes, les conversations instantanées sont devenues
une solution optimale.
Les chatbots vous offrent également la possibilité d’établir
une relation unique avec vos clients et/ou prospects via
des conversations personnalisées. Les utilisateurs n’ont
pas le sentiment de recevoir des messages génériques :
ils reçoivent une réponse personnalisée en fonction de
leur besoin et de leurs caractéristiques tels que leur nom
ou prénom.
2. Disponible 24/24 et 7/7 : Souvent, des utilisateurs initient
des conversations sur ces messageries sans obtenir
une réponse rapide. Deux raisons principales expliquent
le manque de réactivité des entreprises : soit la demande
est initiée en dehors des heures d’ouverture et aucun
employé n’est en mesure de répondre instantanément ;
soit d’autres priorités au sein de l’entreprise vous obligent
à laisser la question en suspens. Le chatbot peut
quant à lui répondre aux questions tous les jours de la
semaine, à n’importe quelle heure. Il est également capable,
à l’inverse de nous, de tenir plusieurs conversations
simultanément. Il assure donc un suivi client (de base)
de manière instantanée !
3. Poser les premières questions du service client : Dans
un souci d’efficacité, le chatbot vous permet de récolter les
premières informations nécessaires avant qu’un membre
du service clientèle ne reprenne le relais. Par exemple, il
peut demander les coordonnées personnelles et la raison
42 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
principale de la demande. Ces données seront ensuite
automatiquement notifiées à l’employé par e-mail ou via
le CRM.
4. Faciliter le processus d’achat : Mais un bot n’est pas
seulement utile au niveau du service client ! Il peut également
conseiller les utilisateurs dans leur décision d’achat.
En posant les questions utiles, le chatbot peut proposer
des solutions qui correspondent au besoin de son interlocuteur
en redirigeant le client vers certaines pages
spécifiques de votre site ou en proposant certains produits/services.
5.
Se différencier de la concurrence : L’utilisation du chatbot
reste un phénomène assez récent. Son implémentation
a réellement connu une augmentation significative
mi-2016 avec l’ouverture de l’API Facebook Messenger, la
première plateforme de messagerie instantanée. Si vous
souhaitez devancer vos concurrents, installez donc votre
premier chatbot ! Grâce aux outils en ligne disponibles,
leur utilisation est ouverte à tous : depuis la TPE jusqu’aux
grandes entreprises.
Sophie Rase
Partner & Marketing Manager – Follow Us
Prendre contact avec l’auteur : Sophie@follow-us.eu
Pour aller plus loin
Découvrez comment créer un chatbot via
le Messenger Facebook, en 3 h de formation.
Quand ? Le 13 décembre, de 9h à 12h30
Où ? Beci, 500 av. Louise, 1050 Bruxelles
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www.beci.be
© Getty
׉	 7cassandra://5FcEofc9uq9FVke9gaF9LAPYAcB6cDMUXrj3_HZnRxw`̵ \-u4Y$׉EBruxelles-Propreté, c’est notamment
399 km de voiries à entretenir.
MARCHÉS PUBLICS
Bruxelles-Propreté : ‘big picture’ d’un
parastatal du quotidien
Après avoir déjà éclairé les stratégies d’achat public de plusieurs « bras armés »
de la Région bruxelloise (CIRB, SLRB, BE, etc.), notre série sur les marchés publics
met en lumière le secteur de la propreté publique. Mathieu Vrebosch, responsable
de la Cellule Achats au sein de Bruxelles-Propreté, tient à rendre les entrepreneurs
bruxellois attentifs aux diverses opportunités d’affaires que son OIP propose,
et ce, dans de nombreux secteurs.
Julien Knoepfler
D
ifficile de vivre ou de travailler dans la Capitale
sans connaître l’Agence Bruxelles-Propreté ! Tant
il est vrai que produire des déchets – et donc, être tenu
de contribuer à les éliminer - est notre lot à tous… Il n’en
est pas moins utile de rappeler quelques éléments à son
sujet. Ainsi, l’agence est un gros employeur, marqué au
surplus par un fort développement : depuis 1999, le nombre
d’agents est passé de 1500 à près de 2800. Bruxelles-Propreté,
c’est aussi – répartis sur tout le territoire
régional — 11 sites d’exploitation, 4 parcs à conteneurs,
un garage central et un siège administratif. En termes
de nettoyage, enfin, 399 km de voiries sont entretenus
par l’agence.
Pour faire tourner ce « monstre » et lui donner les moyens
de ses missions, d’innombrables commandes de travaux,
fournitures et services sont indispensables. Comme le
précise M. Vrebosch, 22 millions d’euros sont annuellement
affectés au budget à cette fin, « au seul niveau
des achats logistiques, sans le charroi ni l’infrastructure,
donc ! » Charroi dont le budget s’élève, en 2018, à 16
millions TVAC pour l’achat de véhicules et 8,5 millions
pour l’entretien et les réparations.
Pour mettre en œuvre cette politique d’achats, l’agence
dispose d’une solide équipe d’acheteurs, rompus à la
législation sur les marchés publics et bons connaisseurs
de la réalité – économique, cette fois – du marché des différents
équipements. « Chez nous », précise M. Vrebosch,
« quand un acheteur s’est vu confier un marché, il en
devient – sauf exception liée à des sujets très techniques,
comme l’informatique, par ex. – la personne de référence
d’un bout à l’autre, exécution comprise. C’est là un point
qui nous démarque de plusieurs autres OIP bruxellois,
chez qui l’exécution des marchés est abandonnée aux
équipes de terrain. »
Des obstacles à franchir ? Entre freins effectifs et
légendes urbaines…
Des budgets considérables, une grande diversité de secteurs,
la garantie d’une parfaite solvabilité inhérente à un
OIP, un suivi qualifié : a priori, tout devrait plaider en faveur
d’une véritable « ruée » des entrepreneurs bruxellois
vers les offres de marchés publiées par l’agence ! Or, le
tableau n’est pas aussi rose. La faute à un certain nombre
d’obstacles régulièrement cités par les entreprises. Mais
ces écueils en sont-ils vraiment ? Quelle est leur part de
réalité ? Et qu’est-ce qui relève de la mécompréhension,
voire de la franche… « légende urbaine » ? Pour nous
permettre d’y voir plus clair, notre interlocuteur a accepté
de se livrer au jeu du « vrai ou faux ».
➜ Des procédures inutilement complexes ? De plus en
plus FAUX ! Pour beaucoup d’entrepreneurs, la cause est
entendue : en dépit de leur attractivité, concourir à des
marchés publics équivaudrait à un véritable « parcours
du combattant », décourageant les plus tenaces. Notre
invité nuance : « Certes, les marchés publics ont leurs
règles et leurs exigences – notamment documentaires.
Mais c’est le corollaire des nombreuses garanties qu’ils
amènent, d’un autre côté ».
À cela s’ajoute la nouvelle loi de 2017 sur les marchés
publics, qui a précisément pour ambition de simplifier
les procédures. Notamment via le caractère obligatoire
désormais lié à la procédure électronique : avec l’abandon
du courrier postal, toute une série de délais, de coûts et
de facteurs d’opacité sont aujourd’hui supprimés.
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
43
© belgaimage
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Mathieu Vrebosch
➜ Une concurrence de
façade ? Pour le coup,
totalement FAUX ! Autre
croyance ayant la vie dure :
la conviction que les pouvoirs
adjudicateurs auraient
« leurs habitudes » et
travailleraient systématiquement
avec les mêmes
entreprises, les autres
concurrents étant destinés
à « faire tapisserie » pour
les besoins de la loi. Ici,
Mathieu Vrebosch hésite
entre rire et se fâcher. « Si
ce genre de manège a pu
avoir cours par le passé
dans certaines administrations
– ne nous voilons pas la face –, c’est par essence
le genre de pratiques que rendent impossibles le renforcement
récent de la législation et, plus spécifiquement
encore, son basculement sur un régime électronique ! »
➜ Des prix impossibles à tenir sur toute la procédure ? En
partie VRAI, mais des astuces existent ! Que les marchés
publics soient caractérisés par une lenteur certaine par
rapport au privé, on ne peut le nier… Mais c’est un fait
suffisamment connu pour qu’il ne surprenne plus grand
monde ! On dira simplement qu’il ne faut pas compter
sur ce genre de marché pour « remplumer » en urgence
un carnet de commandes anémique !
M. Vrebosch pointe cependant la difficulté rencontrée par
certains soumissionnaires quant à la durée de validité
des offres. Il n’est pas rare que certains prestataires lui
opposent que les durées de validité exigées pour le prix
(à savoir 90, 120 voire même 180 jours) seraient bien
trop longues en regard de la volatilité des prix sur les
marchés en question (tels les prix de l’électricité ou du
fuel). Entre la demande de ces prestataires – dont l’horizon
usuel d’offre est souvent d’une dizaine de jours – et
la lenteur « sénatoriale » de la machine institutionnelle
à l’œuvre dans le secteur public, un compromis doit être
trouvé. Quitte à ce que le montant proposé inclue une
marge de prudence.
À l’inverse, des facilités trop souvent méconnues
Non content de nuancer considérablement les obstacles
généralement cités, M. Vrebosch rappelle quelques
précieux filons, de nature à simplifier la tâche des soumissionnaires
:
➜ Des offres aisément consultables : Certaines PME
n’ont pas forcément le réflexe de consulter le Bulletin
des Adjudications (BDA). D’autres n’en ont pas le temps.
Comme le rappelle notre interlocuteur, « il existe des entreprises
qui – sur base des codes NACE, comme on les
appelle – reprennent tous les appels d’offres, par secteurs
d’activité. Pour moins de 1000 € par an, ça peut bien aider
à rester ‘sur la balle’ ! »
➜ Les démarches de prospection menées par Bruxelles-Propreté
: Rien de plus vexant et problématique qu’un
appel d’offre qui reste sans candidats (de qualité) ! Pour
s’assurer de disposer d’offres compétitives, l’agence an44
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
ticipe en menant – in tempore non suspecto – des opérations
de prospection. « Ainsi, quand on sait qu’on aura,
d’ici six mois ou un an, divers petits travaux de rénovation
à mener sur certains bâtiments, on contacte – de manière
systématique, via les Pages d’Or – les sociétés qui
nous semblent de nature à inspirer confiance. On sollicite
alors un rendez-vous, puis on met en avant les avantages
de faire affaire avec une structure comme la nôtre,
au premier rang desquels notre parfaite solvabilité. Aux
entreprises bruxelloises de ne pas rater le train le jour
de notre appel ! »
➜ L’obligation d’allotir, favorable aux petits prestataires :
Notre invité met l’accent sur une troisième facilité, spécifiquement
introduite dans la loi dans l’intérêt des PME.
Il s’agit de l’obligation faite aux commanditaires publics
d’allotir, c’est-à-dire de prendre soin, chaque fois que
cela est possible (et dans les limites du raisonnable !),
de « découper » le marché en un maximum de lots. Par
exemple, en confiant à deux sociétés distinctes la démolition
d’une ruine et la construction d’un nouveau bâtiment.
Cette obligation est relativement contraignante, car
l’organisme public est tenu de se justifier chaque fois
qu’il entend y déroger... Pour Mathieu Vrebosch, l’idée
n’est pas encore bien fonctionnelle ; et il n’est pas exclu
qu’elle rejoigne le cimetière des « beaux-principes-difficilement-applicables
» ! Force est d’admettre que cette
obligation de fractionnement complique considérablement
la vie des administrations commanditaires. Cela
suppose de construire « x » marchés différents, puis d’en
suivre l’exécution en parallèle. Et en cas de conflit, de
mener autant de dossiers de contentieux distincts ! C’est
peu dire que l’idée est mal accueillie dans les différents
services… À cette objection pratique s’en ajoute une autre,
plus symbolique, qui tient dans la relative antinomie
entre l’obligation d’allotir, d’une part, et l’intérêt croissant
marqué pour les centrales d’achats, d’autre part. On sent
bien qu’on ne peut prôner le découpage d’un côté et le
regroupement de l’autre…
En conclusion, M. Vrebosch fait confiance à la jurisprudence
autant qu’à la pratique pour décider du sort des
marchés publics. Sachant qu’elle n’est pas appelée à
« changer la face du monde », non plus. Car, comme on
s’en sera rendu, candidater auprès des pararégionaux
bruxellois – Agence Bruxelles-Propreté en tête – est en
réalité bien plus simple et stimulant qu’on pourrait l’imaginer
! ●
D.R.
׉	 7cassandra://LoTQLuNiL7qLCvHE-yCVwlobz_CBiPbmPgUF2Ly02ig`̵ \-u4Y&׉EENTREPRENDRE
TRANSITION
Recyclage des batteries : l'Europe prend
enfin sa place
On se lassait de voir l'Asie occuper tout l'espace médiatique dans le domaine
de la production des batteries. Umicore, Solvay et le suédois Northvolt
viennent de prendre des décisions qui semblent de nature à rétablir un équilibre.
Johan Debière
vec l'interdiction des véhicules diesel dans de
nombreux centres villes (ndlr : en Région bruxelloise,
les moteurs diesel Euro 5 devront avoir
disparu de la circulation au 1er septembre 2025 sous
A
peine d'amende), et avec l'augmentation des accises
sur le diesel, les motorisations électriques voient enfin
leur horizon s'éclaircir. Cette évolution représente pour
Umicore et pour Solvay une opportunité incroyable : celle
de voir enfin les conditions réunies pour un déploiement
en Europe d'une filière industrielle consistante, axée à la
fois sur la production de cellules et sur le recyclage des
batteries une fois celles-ci arrivées en fin de vie.
En réalité, l'intervention d'un acteur belge comme Umicore
dans le créneau n'est pas neuve. Jan Tytgat, Director
Government Affairs Benelux chez Umicore : «Umicore
fournit déjà depuis longtemps à des acteurs coréens ou
chinois des matériaux dont ils ont besoin pour fabriquer
leurs batteries. Ce qui change ici, c'est la volonté d'Umicore
et de quelques autres acteurs industriels européens
directement concernés de faire émerger une filière industrielle
durable en Europe en s'appuyant sur l'association
des compétences de chacun: chimie cellulaire, production
des cellules et enfin, recyclage. »
250 milliards d'euros à l'horizon 2025
Il n'y aura pas, demain, un seul et unique grand fabricant
européen pour alimenter les constructeurs automobiles
en batteries électriques ‘made in Europe’, mais bien plusieurs,
fédérés au sein d'une Alliance européenne des
batteries. Et bien décidés à rafler aux Chinois, aux Coréens
et aux Japonais une part du marché de la batterie
lithium-ion estimé à 250 milliards d'euros à l'horizon 2025.
Portée depuis septembre 2017 par le vice-président de
la Commission européenne Maros Sefcovic, l'Alliance
avait toutefois intérêt à se démarquer. C'est désormais
chose acquise sur le plan stratégique, puisque l'objectif
est désormais de doter l'Europe de dix à vingt giga-usines
capables de proposer des batteries éco-conçues. D'ores
et déjà, sans attendre l'arrivée de ces usines, c'est avec
Northvolt en tant que partenaire axé sur la production
durable, et avec le groupe BMW en tant que constructeur,
qu'Umicore a décidé de s'associer. « Au sein de
cette alliance, Umicore sera le partenaire responsable
du développement et du recyclage de matériaux actifs
d'anodes et de cathodes », explique Jan Tytgat.
L’unité de recyclage d’Umicore à Hoboken.
R&D à Olen et démantèlement en Allemagne
Concrètement, en terme d'emplois, ces nouveaux développements
permettront de renforcer le pôle de recherche
d'Umicore basé à Olen, au cœur de la province d'Anvers,
les opérations de démantèlement des batteries étant
quant à elles effectuées en Allemagne. En septembre
dernier, Umicore a par ailleurs consenti un investissement
dans sa nouvelle usine de Nysa, dans le sud de la
Pologne. « Notre site d'Olen est principalement axé sur
la recherche et le développement (R&D) de technologies
propres, et sur la production de matériaux de pointe à
base de cobalt et de nickel », précise Jan Tytgat.
Les opérations engagées avec BMW et Northvolt devraient
rapidement être complétées par d'autres. En effet, si les
vagues électrique et hybride sont pour l'heure encore
réduites, le raz-de-marée devrait pouvoir se produire rapidement
au vu de la conjonction des différentes composantes
du dossier : hausse des accises sur le diesel,
interdiction dans les villes, régime fiscal intéressant pour
le tout électrique, etc. ●
Info : Laura Rebreanu, Sustainable Development Coordinator
- lr@beci.be, tél. +32 2 643 78 26
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
45
© Umicore
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L’actualité BECI en photos
Beci a pris part à une table ronde consacrée
à l’égalité des genres au travail, en
présence de la Secrétaire d’État bruxelloise
Bianca Debaets, en charge de l’égalité des
chances. Objectif : cerner les facteurs-clés
de cette problématique. Une conférence
sera organisée en février.
46
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
© Reporters
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Dans le cadre de la concertation
en vue des élections de
mai 2019, Beci a rencontré
successivement le Ministre
bruxellois de l’Économie et
de l’Emploi, Didier Gosuin,
et le Ministre-Président Rudi
Vervoort.
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
47
© Reporters
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͠\-u4Yט  u׉׉	 7cassandra://qF7Ofptbo78idVdIEBWXqxCtHrGjPA9cTdnBdD5Ewf0 >`׉	 7cassandra://KbjY8qwn4RArvj4UytzEm--A6M79q1p1gJCMY_qMDZ4c`S׉	 7cassandra://zWp0gAcC05b1cZZ4xQ8PpheMDx5CneqQM3NcusBjNT0`̵ ׉	 7cassandra://g8Fo3LwhTuW6wtGJnkeDov97NouLFpVV2ePro3CQDQc&͠\-u4Yנ\-u4Yρ ̄9ׁHhttp://www.fcknyefestival.beׁׁЈנ\-u4Y΁ ̨9ׁHhttp://www.zatopekmagazine.comׁׁЈנ\-u4Ý IS9ׁHhttp://www.bozar.beׁׁЈנ\-u4Ý 6فI9ׁHhttp://www.ctej.beׁׁЈנ\-u4Yˁ kX9ׁHhttp://Hub.brׁׁЈנ\-u4Yʁ m̚9ׁHhttp://www.lejourlepluscourt.beׁׁЈנ\-u4YɁ 9~9ׁHhttp://www.ticketmaster.beׁׁЈנ\-u4Yȁ ̓9ׁHhttp://www.naturalsciences.beׁׁЈנ\-u4Yǁ ~9ׁHhttp://www.plaisirsdhiver.beׁׁЈנ\-u4YƁ ]9ׁH  http://www.brusselscitymuseum.brׁׁЈ׉EpLES
ADRESSES
PIPAILLON
Quai au Bois à Brûler 11, 1000 Bruxelles
www.pipaillon.com
LE FROMAGEON
Rue Vanderkindere 309, 1180 Uccle
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www.migsworldwines.be
LE
ZOOM BRUSSELSLIFE
Des épiceries fines à découvrir
pour les fêtes de fin d’année
Que préparer pour les fêtes ? Quels produits utiliser ?
Brusselslife vous propose des adresses d’épiceries fines
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Pour commencer, rendez-vous dans le quartier
Saint-Catherine chez Pipaillon. Cette conserverie artisanale
bio propose un large choix de conserves sucrées
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grande diversité de fruits et d’agrumes dans le respect
des saisons et de l’environnement.
Si vous optez pour un plateau de fromages pour la fin du
repas, poussez la porte du Fromageon, à Uccle. Il vous
présente plus de 400 variétés de fromages de qualité,
affinés avec soin. Laissez-vous conseiller par le personnel
pour le vin et le pain afin de ravir au maximum les
papilles et les narines de vos invités.
Que servir, et avec quoi ? Pour accompagner vos plats,
faites-vous conseiller par des professionnels !
Rendez-vous à Auderghem au Cellier de Vinalgros. Vinalgros
est un spécialiste des vins tranquilles ou pétillants
et de spiritueux de tous les continents. Le personnel
pourra vous conseiller autant pour l’achat des
produits que dans l’art de les déguster.
Mig’s World Wines, à Saint-Gilles, est une véritable caverne
d’Ali Baba pour tous les amateurs de boissons alcoolisées.
À quelques pas de la place Stéphanie, venez
découvrir une large variété de vins, de spiritueux et de
bières de toutes origines et à tous les prix.
48 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
FRESHMED
Rue de l'Escadron 35, 1040 Etterbeek
www.freshmed.be
SAPORI MEDITERRANEI
Rue Wayez 27, 1070 Anderlecht
LA DOLCE VITA
Rue de l’Eglise 102, 1150 Woluwe-StPierre
www.ladolcevita-traiteur.be
TRAITEUR
PANDIN
Rue de la Fourche 47, 1000 Bruxelles
www.pandin.be
Mettez du soleil dans vos assiettes !
Envie de faire voyager vos invités grâce à un repas exotique
à base de produits venus d’ailleurs ? Brusselslife
vous propose trois adresses pour vous aider à mettre du
soleil dans vos assiettes.
Freshmed, situé à deux pas de Montgomery, est un supermarché
qui propose de très nombreux produits du
Sud, qu’ils proviennent de Grèce, de Turquie, du Portugal
ou encore d’Italie. Plongez-vous dans cette atmosphère
colorée de la méditerranée.
Ensuite, prenez la direction d’Anderlecht pour vous
rendre chez Sapori Mediterranei. Cette entreprise familiale
vous propose les meilleurs produits italiens, pour
la plupart introuvables en grande distribution.
À Woluwe-Saint-Pierre, ne manquez surtout pas la
Dolce Vita. Tous les produits sont rassemblés pour retrouver
les saveurs de l’Italie dans votre cuisine. Faites
confiance aux conseils du patron !
Pas envie de cuisiner pendant les fêtes ? Et si on décidait
cette année d’en profiter pleinement et de faire
appel à un traiteur ?
La Maison Pandin, dans le centre de Bruxelles, est une
adresse à ne pas rater ! Cette boutique, active depuis
plus de 40 ans, vous propose des produits de qualité et
de saisons.
Donatienne de Vleeschauwer
© Shutterstock
׉	 7cassandra://jTnbHJWJ5u_-qJCHBJAGOSYLogh7NtVwBgV47DipOZ4`̵ \-u4Y*׉E*BRUSSELSLIFE
PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
04.10 | 29.12.19
THE GRAND-PLACE TO BE
La Grand-Place de Bruxelles a été reconnue
il y a 20 ans par l’Unesco. À cette
occasion, le Musée de la Ville lui dédie une
exposition.| Musée de la Ville de Bruxelles |
4€-8€ | www.brusselscitymuseum.brussels
30.11 | 06.01
PLAISIRS D’HIVER
Pendant plus d’un mois, la magie de Noël
s’empare du centre-ville. Plus de 200 chalets,
des manèges, une grande roue, etc. |
Bruxelles | Gratuit | www.plaisirsdhiver.be
18.10 | 01.09.19
OURS ET NOUNOURS
Plongez dans l'univers des ours à l'Institut
Royal des sciences naturelles de Belgique.
Avec votre doudou ou non, découvrez leur
mode de vie et leurs rapports complexes
avec les hommes | Institut Royal des
sciences naturelles de Belgique | 7€-9,50€
| www.naturalsciences.be
23.12
LE SHOW DE NOEL
Maya l’abeille, Bumba, Mega Mindy, Pat le
Pirate, Fred & Samson, le Lutin Plop... vous
emmèneront à la découverte d’une fête foraine
pas comme les autres. | Cirque Royal
| 20,50€-33€ | www.ticketmaster.be
21.12
LE JOUR LE PLUS COURT
En une journée, découvrez l’univers du
court métrage. | Lieux divers | 7€ |
www.lejourlepluscourt.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
XL Upcycling Tour :
un parcours artistique pour soutenir les commerçants ixellois
Adresse :
Chaussée d’Ixelles et
place Fernand Cocq - Ixelles
Comment garder ses clients pendant
les travaux de voirie ? Comment les
faire venir quand tout le quartier est en
chantier ? Ce sont les questions que
de nombreux commerçants se posent
quand ils doivent faire face à un réaménagement
de la voie publique devant
leur porte...
Hub.brussels a créé l'événement XL
Upcycling Tour. Ce parcours artistique
met en relation des artistes bruxellois
avec des commerçants, afin de créer
ensemble des œuvres d'art qui correspondent
à l'univers de chaque enseigne.
La première édition, parrainée par le
street artiste ixellois Denis Meyers,
se déroule dans les commerces de la
chaussée d'Ixelles et de la place Fernand
Cocq, qui subissent des rénovations
de voirie depuis quelques semaines...
Dix-neuf commerces se sont
vus attribuer un artiste. Chaque artiste
a dû imaginer un concept pour la vitrine
et l'intérieur du magasin. L'objectif est
de rendre l'enseigne plus attrayante,
d'amener les Bruxellois à découvrir ces
magasins grâce à ce parcours artistique...
et malgré les travaux !
Les dix-neuf commerces participant
à ce parcours artistique sont des restaurants,
des supermarchés, des magasins
de vêtements, de chaussures...
Vous y trouverez des univers complètements
différents !
XL Upcycling Tour est visible jusqu'au
22 décembre.
Donatienne de Vleeschauwer
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
49
26.12 | 30.12.19
FESTIVAL NOEL AU THEATRE
La première semaine de vacances, les
théâtres et lieux culturels vous proposent
24 spectacles pour petits et grands. | Lieux
Divers | 7,50€ le spectacle | www.ctej.be
EN SOIRÉE
21.12 | 23.12
CASSE-NOISETTE
Assistez au spectacle Casse-noisette
interprété par la compagnie de ballet de
Saint-Pétersbourg à BOZAR. | BOZAR |
40€-60€ | www.bozar.be
26.12
MANNEKEN-PIS CORRIDA
Éliminez vos calories de Noël lors d’une
course caritative nocturne de 4 ou 8 km
dans les rues illuminées du centre-ville. |
Place d’Espagne| 19€-21€
www.zatopekmagazine.com
31.12
FCKNYE FESTIVAL
Profitez de la Saint-Sylvestre pour découvrir
les meilleurs artistes de la nuit belge
et bruxelloise. De quoi danser toute la nuit,
pour un réveillon inoubliable. | Palais 12 |
45€ | www.fcknyefestival.be
© damien paul
© shutterstock
׉	 7cassandra://zWp0gAcC05b1cZZ4xQ8PpheMDx5CneqQM3NcusBjNT0`̵ \-u4Y+\-u4Y*#בCט   u׉׉	 7cassandra://QruTWS2uV3fr-7VVnact7fKZBTGqCrDMtaVn056D3ys ` ׉	 7cassandra://_ldJPq4bMwe3H-cW1Jdc9nkl7Pp4Hzvrmfu9otJzomcp`S׉	 7cassandra://Y96_e2yUrcQvsKhhiGWx3sD5T0ZbjVQJ8_RwuVyK6sI`̵ ׉	 7cassandra://jOQqtyojv14VCU05Vbd7DLmFmUtdlg9nN5g9SyruyNoaYD͠\-u4Yט  u׉׉	 7cassandra://FYtIJQWUBuvvLB6X_oQz5gYp0M9LVifcdM5yyTVsBHA `׉	 7cassandra://Q7glyZJuOkFKJ5S-iSznbiyTJZyCb6taGmQhUZvoNFQYH`S׉	 7cassandra://xJZwJHD0Ev3ZGesy-vsOi3ms2iJNvOSnEq1zPxqFfCU`̵ ׉	 7cassandra://wxR8G0i3moVNh2n-5aRTzqYQ0p3OHJdX-w6iQebFgTc͒.͠\-u4Yѕנ\-u4Yׁ U9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈנ\-u4Yց ̏9ׁHmailto:info@bmediation.euׁׁЈנ\-u4YՁ M9ׁHmailto:fs@beci.beׁׁЈנ\-u4Yԁ 'X9ׁHmailto:cco@beci.beׁׁЈנ\-u4YӁ <X9ׁHmailto:cco@beci.beׁׁЈ׉EOCOMMUNITY
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Africa Food World SPRL
Avenue Joseph Baeck 68 - 1080
Bruxelles Code Nace : 10200 -
Transformation et conservation de
poisson, de crustacés et de mollusques
46110 - Intermédiaires du
commerce en matières premières
agricoles, animaux vivants, matières
premières textiles et produits
semi-finis del. : Mukoie Dandja
Auffret Jean-Marie et Cie SC
Avenue Louise 149 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 46370 - Commerce de
gros de café, de thé, de cacao et
d'épices del. : Auffret Jean-Marie
Bit4You SA
Avenue Charles-Quint 292 B - 1083
Ganshoren Code Nace : 46180 - Intermédiaires
spécialisés dans le
commerce d'autres produits spécifiques
64190 - Autres intermédiations
monétaires 66191 - Activités
des agents et courtiers en services
bancaires del. : Toledo Marc
Building Intergrated
Greenhouses Holding SCA
Rue Bara 175 - 1070 Bruxelles Code
Nace : 64200 - Activités des sociétés
holding 71111 - Activités d'architecture
de construction 71121 -
Activités d'ingénierie et de conseils
techniques, sauf activités des géomètres
del. : Goes Frank
D-Side Akawa SA
Avenue L. Mommaerts 24 - 1140
Bruxelles Code Nace : 79110 - Activités
des agences de voyage 82300
- Organisation de salons professionnels
et de congrès 85592 - Formation
professionnelle del. : d'Alcantara
Fabrice
DCDM Group / Chocolat GuérinBoutron
SPRL
Rue de la Tourelle 32 - 1040
Bruxelles Code Nace : 10820 - Fabrication
de cacao, de chocolat et de
produits de confiserie 46360 - Commerce
de gros de sucre, de chocolat
et de confiserie 47242 - Commerce
de détail de chocolat et de confiserie
en magasin spécialisé del. : Domas-Conzemius
Johann
Duo for a Job ASBL
Rue de Stassart 48 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 47789 - Autre com50
BECI
- Bruxelles métropole - décembre 2018
merce de détail de biens neufs en
magasin spécialisé n.c.a. 85592
- Formation professionnelle del. :
Simonart Frédéric
Ekolo Facility Services SPRL
Rue de Paris 101 - 1140 Evere Code
Nace : 81210 - Nettoyage courant
des bâtiments 81220 - Autres activités
de nettoyage des bâtiments;
nettoyage industriel 81290 - Autres
activités de nettoyage del. : Ntamack
Nlend Luc Lionel
EOX Management Partner
SPRL
Avenue Louise 279 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 70210 - Conseil en relations
publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion
78100 - Activités des agences de
placement de main-d'oeuvre del. :
Dumbi Michael
Fineum Conseil Belgique SPRL
Rue de Ramskapelle 11 - 1040
Bruxelles del. : Bellaari Zohir
Gymlib SPRL
Avenue Louise 54 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 62020 - Conseil informatique
63120 - Portails Internet
del. : Viora Eleonora
Hoang Tanh / Ambelle PPE
Rue Vandershrick 12 - 1060
Bruxelles del. : Hoang Thanh
ICGO - Initial Coin Gold Offering
SPRL
Rue des Colonies 11 - 1000 Bruxelles
del. : Callebaut Vincent
Joyn Joyn SCRL
Chaussée de Vleurgat 15 - 1050
Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation
informatique 62020 -
Conseil informatique 62090 - Autres
activités informatiques del. : Curnel
Sébastien
Juleva SPRL
Place Pierre Delannoy 50 - 7850 Enghien
Code Nace : 10320 - Préparation
de jus de fruits et de légumes
10392 - Transformation et conservation
de fruits, sauf fabrication de
fruits surgelés 10520 - Fabrication
de glaces de consommation del. :
Ba Eva
Kim Sang Agricultural Produce
JSC
21/17 Le Truc, Ward 7 District Binh
Thanh - Ho Chi Minh City - Vietnam
del. : Malik Sang
Maris Coatings SA
Chaussée de La Hulpe 178 - 1170
Bruxelles Code Nace : 46731 -
Commerce de gros de matériaux
de construction, assortiment général
46733 - Commerce de gros de
papiers peints, de peintures et de
tissus d'ameublement del. : Yaramishyan
Valérya
Shopping & Dreams SA
Rue Thomas Edison 64 - 1402
Thines Code Nace : 41101 - Promotion
immobilière résidentielle
47251 - Commerce de détail de vins
et de spiritueux en magasin spécialisé
47910 - Commerce de détail
par correspondance ou par Internet
del. : Depraetere Frédéric
Stapes and Inclus SPRL
Zuidlaan 12 - 1560 Hoeilaart Code
Nace : 33130 - Réparation de matériels
électroniques et optiques
86905 - Activités de revalidation
ambulatoire - 86909 - Autres activités
pour la santé humaine n.c.a.
del. : Teixeira Pinto Micaél
Studio Baxton SPRL
Place de la Vieille Halle aux Blés
29 - 1000 Bruxelles Code Nace :
47782 - Commerce de détail de matériel
photographique, d'optique et
de précision en magasin spécialisé
74201 - Production photographique,
sauf activités des photographes de
presse 74209 - Autres activités photographiques
del. : Lambert Nicolas
The New Europeans - Les
Nouveaux Europeens AISBL
Rue Washington 40 - 1050 Bruxelles
del. : Casale Roger
Wiltor SPRL
Avenue Louise 523 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 62010 - Programmation
informatique 63120 Portails
Internet 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion
del. : Detry William
׉	 7cassandra://Y96_e2yUrcQvsKhhiGWx3sD5T0ZbjVQJ8_RwuVyK6sI`̵ \-u4Y,׉E	COMMUNITY
AGENDA
Management & RH, Personal
improvement
Jusqu’au 15.12.2019
Co-Solution for the boss –
entrepreneurs et managers
11.12.2018
Le Bonheur au travail… Leurre ou
réalité ?
13.12.2018
Neurosciences : motivez
votre équipe et développez
l’engagement de vos
collaborateurs
14.12.2018
Le management agile, est-ce
pour vous ?
Vente, marketing & Communication
11.12.2018
Le pilotage commercial
11.12.2018
Your digital track : Google My
Business, aidez vos clients à vous
trouver !
13.12.2018
Your digital track : Créer votre
premier chatbot en 3 heures !
18.12.2018
LinkedIn, l’efficacité de la
prospection digitale
18.12.2018
Your Digital Track : Instagram
15.01.2019
Auditer et améliorer votre
référencement sur Google
07.02.2019
Facebook : comment gérer et
animer une page d’entreprise
ICT
11.12.2018
Réussir son CRM en 6 étapes
19.12.2018
Excel : faire parler n’importe
quelle base de données en 3 clics
15.01.2019
Auditer et améliorer le
référencement de votre site sur
Google
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
Formations sur mesure
Vous souhaitez développer
vos compétences, accroître la
performance de vos collaborateurs,
renforcer l’esprit d’équipe de votre
entreprise ? Nos formations peuvent
se décliner dans votre entreprise.
Vous ne trouvez pas la formation que
vous cherchez ? Contactez-nous !
Notre programme de formations est
établi en fonction des demandes que
vous nous formulez.
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
Législation sociale
25.01.2019
Les vendredis de l’actualité
sociale
31.01.2019
Actualité de droit social dans la
fonction publique
22.02.2019
Actualités « compensation &
benefits »
23.05.2019
Actualité de droit social dans la
fonction publique
24.05.2019
Les vendredis de l’actualité
sociale
07.06.2019
Actualités « compensation &
benefits »
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
– fs@beci.be
Médiation juridique
Jusqu’au 22.02.2019
Cycle de formation de base et
spécifique à la médiation civile et
commerciale
12.03.2019
Ni éponge, ni autruche : se
protéger et prendre du recul
➜ bMediation +32 2 643 78 47 –
info@bmediation.eu
Transmission
29.01.2018
Petit-déjeuner conférence :
réussir une transmission, les
pièges à éviter
➜ Erik Thiry +32 2 643 78 36
eth@beci.be
11.12.2018
NKVK: Zakendoen in het
buurland? Cultuurverschillen
tussen België en Nederland**
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
51
׉	 7cassandra://xJZwJHD0Ev3ZGesy-vsOi3ms2iJNvOSnEq1zPxqFfCU`̵ \-u4Y-\-u4Y,#בCט   u׉׉	 7cassandra://Tod9bBx7Yf9zemcnS9wsCRTNvwgq_-UtJimndGWavW4 `׉	 7cassandra://BrnwEK7d83hrXnCRLegUajt7Mxc6IyfeJzW9ilxUO1oZ+`S׉	 7cassandra://zgDbd-WF3WA_D5e7DYwZZDaFEZTaZ_fll1yfM6amLq0`̵ ׉	 7cassandra://fEJx2eFQGRoC3Nv4pLhNvOUsqqWdHweixZaJ2N-uryI͹̈͠\-u4Yט  u׉׉	 7cassandra://r5kOryX5V6ZYgVx-ho-dsl4pGeqyjKGCsjAqlMGQZUw `׉	 7cassandra://15malRLljqsR58iFYfofvAswrhN_UIZlTTlz-4iCd_gPq`S׉	 7cassandra://IoTp1NeT4BeyFFtWcCLnb0m5-Zx4fMVY3R8vBw3KhrIZ`̵ ׉	 7cassandra://L2VsMIqHYPe7siOj2IRbNvZmdVH4JB4Z6roU5ogGbvo >͠\-u4Yْנ\-u4Y߁ e9ׁHmailto:sse@beci.beׁׁЈנ\-u4Yށ /e9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈ׉EkCOMMUNITY
AGENDA
13 & 14.12.2018
NKVK: Handelsmissie
Nederlandse Metaalunie in
Belgie**
14.12.2018
Les fonds européens, est-ce pour
moi ?
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
18.12.2018
Xmas Afterwork
04.07.2019
Garden Party
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides
à la formation
Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be
Région Bruxelloise: 50% de subsides: (investissement min. = 1.000 €)
**En néerlandais uniquement
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Adminion
Ageas
Agoria
Ahooga Bike
Air
All4One consulting
Axa
BBDO
Belfius
Bit4you
BMW
Brightfish
4-5
33-34
6-11
6-11
6-11
40
38-39
6-11
26-27
6-11
45
6-11
Brussels Beer Project 15
Bruxelles-Propreté 43-44
Cellier de Vinalgros,
Le
48-49
Centre Scolaire Asti
Moulin
CNE
Comith
52
6-11
12
6-11
Crew Communication,
The
Dallas
Digiteal
Dolce Vita, La
Engie Electrabel
Enterprise Europe
Network
Extensa
FEB
Federgon
Follow us
Freshmed
Fromageon, Le
Future Leadership
Institute
Google Belgique
Head Office
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2018
iBanFirst
6-11
6-11
Degroof Petercam 23-24
Deloitte
6-11
6-11
48-49
6-11
21
17-18
12
6-11
42
48-49
48-49
30-31
26-27
6-11
ICT Control
KBC Brussels
Kinepolis
LDV United
Maison Moderne
Media Marketing
Mediafield
6-11
28-29
37
30-31
6-11
6-11
6-11
6-11
Mediahuis Connect 6-11
Mensura
38-39
Mig’s World Wines 48-49
Munich Re
Névé-Delacroix
Northvolt
Onlyhumans
Pipaillon
POM
Publicarto
33-34
6-11
45
6-11
48-49
6-11
6-11
Roularta Healthcare 6-11
Sapori Mediterranei 48-49
SBS Belgium
Seraphin
Shell
SNCB
Solvay
Stib
Swiss Re
TBWA
Telenet
Traiteur Pandin
ULB
Umicore
Université de
Cambridge
6-11
Schneider Electric 6-11
Seed Factory
6-11
6-11
40
17-18 ; 30-31
45
17-18
33-34
6-11
30-31
48-49
6-11
45
26-27
Vadis Technologies 6-11
We Media
6-11
׉	 7cassandra://zgDbd-WF3WA_D5e7DYwZZDaFEZTaZ_fll1yfM6amLq0`̵ \-u4Y.׉EENTREPRISES en TRANSMISSION
Le Hub Transmission de BECI, première
organisation de la Région Bruxelles Capitale en
cession/acquisition d’entreprises, publie ses
nouvelles offres.
> 3 entreprises à remettre
Achat, vente,
produits alimentaires
Bio
CA : 2 Mo € - 3 Mo €
10 à 20 personnes
Articles et mobilier
de décoration
CA : 5 Mo € - 10 Mo €
20 à 30 personnes
Atelier de production
de pâtisseries
CA : 1 Mo € - 2 Mo €
10 à 20 personnes
> 1 acquéreur, groupe étranger recherche pour son
implantation en Belgique
Pour un de nos clients, un groupe étranger actif dans le transport spécialisé,
le Hub Transmission recherche une entreprise de déménagement visant les
secteurs de niche
Bruxelles, Wallonie
Valeur d’acquisition : de 3 Mo € à 5 Mo €
Vous êtes intéressé par l’une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l’un
de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou
d’acquisition.
Erick Thiry, Coordinateur du Hub Transmission • eth@beci.be • +32 2 643 78 36
Salima Serouane, Conseillère Transmission • sse@beci.be • + 32 2 643 78 49
׉	 7cassandra://IoTp1NeT4BeyFFtWcCLnb0m5-Zx4fMVY3R8vBw3KhrIZ`̵ \-u4Y/\-u4Y.#בCט   u׉׉	 7cassandra://EJbXxx7EgeWXl6gyIxxfIA8SzTNe6xeBx-CGKWodl44 `׉	 7cassandra://HdTFDw8m8lUmiI96zN7NJp4EcoLzFsnj-YPEmn1Ps-0Y>`S׉	 7cassandra://pbzxH2TaZqrjVq2ewjRnbiTDdYoCq9e-fvnf67OZv9M`̵ ׉	 7cassandra://hJe8L_3tHaR3Rzw8ykGPxu-KYs2tvXTayGqbJQb8cxQ f92͠\-u4Yנ\-u4Y yk
9ׁHhttp://W.INT/SO/RS/RE.22ׁׁЈנ\-u4Y ̆9ׁHhttp://www.daoust.beׁׁЈ׉EComme le
Schtroumpf à Lunettes,
rejoignez la grande famille
des travailleurs Daoust !
Bienvenue chez Daoust, Welcome to the Family !
Spécialiste en Intérim et Titres-Services, Daoust est animée, depuis 1954, par un véritable esprit de famille.
Daoust accompagne chaque jour ses intérimaires dans l’Industrie, l’Horeca, le Retail ou encore les métiers de
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Titres-Services. Rejoignez-nous dans l’un de nos JobCenters partout en Belgique ou sur www.daoust.be
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à partir de juin 2018 - Brussels Expo
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