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e magazine des entreprises brux
Brussels Meets Brussels
José Zurstrassen et la guerre des talents
Pour ou contre
les allocations
d'insertion liées
au diplôme ?
Topic sécurité :
Prévenir et gérer les risques
ISSN 2406-3738
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Ensemble
Le 13 novembre à Paris, des gens sont morts, d’autres ont été gravement
blessés, dans une salle de spectacle, aux abords d’un stade ou à la terrasse
d’un café. Parce qu’ils ont eu le malheur de se trouver au mauvais endroit,
au mauvais moment. Parce qu’ils avaient décidé ce soir-là de se détendre, de
s’amuser ; ce soir où une barbarie aveugle les a frappés.
Comme tous ceux qui accordent de la valeur aux idéaux de liberté, d’égalité
et de fraternité, nous restons sous le choc. Nous sommes en deuil et
nous partageons la douleur des familles de victimes.
Par une sombre ironie, nous avions de longue date décidé de
consacrer ce numéro de décembre à la sécurité, au sens large –
pas seulement celle des personnes ou des bâtiments, mais aussi
celle des données ou encore la sécurité énergétique. Quand
ce thème avait été placé au calendrier rédactionnel, il y a plus
d’un an déjà, nous étions évidemment bien loin d’imaginer
qu’il prendrait une résonnance funeste. La plupart des articles
étaient déjà « bouclés » et mis en page quand l’effroyable nouvelle
des attentats parisiens nous est parvenue.
Thierry Willemarck, Président de BECI
Hélas, le nom de Bruxelles est associé à ces événements. À l’heure où nous écrivons,
il s’avère que plusieurs auteurs des attentats parisiens venaient de notre ville. Ce
n’est malheureusement pas la première fois que Bruxelles défraye la chronique terroriste,
après l’odieux attentat du Musée Juif et celui évité de justesse, dans un Thalys
parti de la gare du Midi.
Nous ne devons pas être naïfs. Les temps qui viennent s’annoncent difficiles. Nous
devons nous attendre à de nouvelles violences, à de nouveaux attentats, à de nouvelles
victimes, à une lutte éprouvante où Bruxelles sera concernée.
D’autres l’ont déjà dit : notre devoir est de refuser la fatalité, de continuer à vivre et à
travailler, aller au spectacle, au stade, au restaurant…
Nous devons surtout continuer à vivre ensemble, parce
que c’est le meilleur moyen de sauvegarder notre modèle
de société.
Ensemble, nous avons aussi la responsabilité de notre sécurité collective. Chacun à
notre place, pouvoirs publics, entreprises et citoyens, nous avons un rôle à jouer.
C’est en société que nous sommes attaqués ; c’est en société que nous devons réagir.
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
1
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Think Tank
4
Speaker’s Corner : l'actualité économique et politique
d’un autre œil
CHAMBRE DE COMMERCE &
6 Pour ou contre les allocations d’insertion liées au diplôme
?
8
Brussels Meets Brussels : Smart Cities, Smart Humans
12 Fiche réforme de l’Etat : les implantations commerciales
International
14
Partnership Database : des partenariats vous attendent
15 Bénédicte Wilders (BIE) : « Nous devons aller chercher
la croissance là où elle se trouve ! »
Topic : sécurité
17 Bruxelles, une ville sûre ? Oui et non…
20 Sécurité des bâtiments : une responsabilité partagée
22 Chapeau bas aux volontaires !
26 Prévenir les risques, un luxe ?
28 Cybersécurité : « Tout le monde est vulnérable »
33 Cloud : vous restez responsable de vos données
35 Merak : « La meilleure protection s’obtient toujours
hors ligne et hors site »
36 Gardez l’e-reputation à l’œil !
38 Délestage, black-out… Que risque-t-on à Bruxelles cet
hiver ?
Entreprendre
41 Vermicompostage : une solution terre-à-terre pour vos
« organiques »
42 Self-employed corner
43 Quels recours pour le sous-traitant impayé ?
44 Demandeurs d'asile et permis de travail
45 Un guichet pour vous faciliter la vie
47 Starter : Gling
48 La Fondation pour l’Enseignement en appelle aux entreprises
Community
51
News
53 Impression of a Brit
54 L’actualité BECI en photos
59 Conseil resto : Signora Ava
60 Demandes d'admission
61 Agenda
61 Index
Top des entreprises
bruxelloises
Le mois
prochain
Mai
dossier PME
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
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Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Production
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Photos Reporters,
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BRUXELLES
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BRUSSEL
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label n. 2014/351/2
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Au mois
de janvier
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
Décembre 2015
N° 00 Janvier 2015
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
2
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l’employeur. Le jour du jobdating,
l’employeur présente son entreprise
et les offres d’emploi. Il organise
également un entretien individuel
avec chaque candidat intéressé.
Tout est terminé en un jour !
Témoignage
Arnout Busscher
Responsable sélection Vente - Colruyt Group
Pouvez-vous nous raconter comment
s’est déroulé le premier contact
avec Select Actiris ?
Bruxelles reste une région à part.
Même un monde à part. C’est un
amalgame de cultures, de passés
professionnels et de langues. D’une
part, on y trouve de nombreux
chercheurs d’emploi désireux de
travailler, mais d’autre part, peu
d’entre eux trouvent le chemin
vers Colruyt Group, ce qui,
avec sa vingtaine de magasins
(Colruyt Meilleurs Prix, OKay et
OKay Compact), reste curieux.
Des offres d’emploi sont disponibles,
mais leur satisfaction tarde
quelquefois. Nous en avons parlé
à Actiris qui nous a proposé le
jobdating : un concept que nous
connaissions, mais qui n’avait pas
toujours fourni les mêmes résultats
par le passé. Nous étions sceptiques.
Combien de temps s’est écoulé entre
l’idée du jobdating et la mise en
œuvre concrète ?
Une fois que l’offre a été acceptée
et que les différentes offres d’emploi
ont été examinées, le jobdating a
eu lieu environ un mois plus tard.
Le suivi s’est fait rapidement.
Combien d’engagements avez-vous
réalisé dans le cadre du jobdating ?
Finalement, une dizaine de candidats
ont commencé dans les différents
magasins Colruyt Meilleurs Prix
à Bruxelles, ainsi que dans notre
magasin de proximité OKay.
Il relève de ma responsabilité de
trouver des collègues enthousiastes.
Il va donc de soi que j’étais très
content du résultat.
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LE MOIS POLITIQUE
LA MOBILITÉ BRUXELLOISE AU CARREFOUR
Ces derniers mois, la mobilité bruxelloise fait parler d’elle et pas uniquement pour ses embouteillages.
Viaduc Reyers, piétonnier, Uber. À chaque dossier sa polémique.
Début novembre, un quartier de
Bruxelles s’est découvert un nouveau
visage : le quartier Diamant/
Reyers. Après 45 années de bons
et mauvais services – c’est une
question de point de vue –, le viaduc
Reyers a disparu du paysage
schaerbeekois. Pour le plus grand
plaisir d’une majorité de riverains,
des piétons et des vélos, et au grand
dam d’une bonne partie des automobilistes
englués dans les travaux
depuis 2014. Un des symboles du
« tout à la voiture » des années 60 et
70 a rendu les armes. Et on entend
déjà poindre des questions concernant
le viaduc Hermann-Debroux…
Dans un genre un peu différent mais
au final assez similaire, la création
du piétonnier par la Ville de
Bruxelles attise aussi les tensions.
Quelque part pour les mêmes raisons.
Dans une volonté de rendre
l’espace urbain aux usagers faibles,
la majorité dirigée par Yvan Mayeur
a donné un sacré coup de canif
dans un partenariat passé de longue date
entre la voiture et le centre de la capitale.
Déchaînant les passions, les invectives
d’une part, mais aussi une large adhésion
de l’autre. Les premiers travaux
réels devraient commencer début 2016
et se terminer avant l’été. D’ici là, on
devrait encore assister à quelques joutes
entre pro et anti. Mais, contrairement à
ce que d’aucuns pensaient, des modifications
peuvent être apportées au projet.
Au niveau de la place De Brouckère, il
n’y a plus qu’une seule bande qui entre
sur la place, provenant du boulevard
Émile Jacqmain. Celle-ci va changer de
côté : elle viendra du boulevard Adolphe
Max, avec 40 % de place de parking
en plus. Certainement pour le plus
4 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
| Mateusz Kukulka
colère d’un bon nombre d’utilisateurs
du service américain.
Ce qui relie ces trois situations,
c’est la soif de nouveauté d’une
partie de la population. Plus de
place pour les piétons, les vélos,
les poussettes, moins de voitures,
moins de pollution, une nouvelle
mobilité. Le tout avec une
pointe de nouvelles technologies
et de fun. En même temps, nul ne
l’ignore, Bruxelles joue ces dernières
années les premiers rôles
au classement des villes les plus
embouteillées d’Europe. Il est de
plus en plus pénible de se rendre
au boulot avec sa voiture. Et dans
de nombreux cas, les transports en
commun ne répondent pas aux attentes
d'une partie des utilisateurs.
Les demandes de plus de parkings
sont légion. Les problèmes de mobilité
poussent des jeunes couples
vers les deux Brabants. Et par la
même précipitent le départ d’entreprises.
grand
plaisir des gestionnaires de l’Hôtel
Métropole, qui avaient esté en justice en
septembre dernier contre le piétonnier.
Un premier pas du politique vers les
commerçants.
Uber, lui aussi, a défrayé la chronique.
Cette multinationale américaine qui,
grâce à une application, met en relation
des particuliers avec voiture avec
d’autres sans véhicule. Concurrençant
ainsi directement le taxi en offrant des
tarifs moindres. Provoquant l’ire de tout
un secteur dans notre capitale, mais aussi
dans nombre d’autres villes d’Europe.
Finalement, la justice a donné raison aux
taximen et le service UberPop a été arrêté
par la firme californienne. Provoquant la
On se rend facilement compte du savant
jeu d’équilibriste que le politique va devoir
accomplir dans les prochaines années
: contenter les uns et les autres alors
que chaque groupe semble avoir des
aspirations opposées. Le gouvernement
bruxellois a annoncé la création d’une
nouvelle ligne de métro pour 2024. La
Ville de Bruxelles avait prévu de nouveaux
parkings dans son projet de piétonnier.
Un nouveau parc est sorti de terre à
Tour & Taxis. Les choses bougent. Mais
sera-ce assez ? Il serait par exemple judicieux
que Bruxelles parvienne à obtenir
de la SNCB qu’elle avance les travaux du
RER, au moins en intra-muros. Cela fait
un paquet de défis pour les élus bruxellois.
●
CORNER
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LE MOIS ÉCONOMIQUE
« J’SAIS PAS, M’SIEUR ! »
Les économistes et leurs relais politiques sont comme des potaches devant leur instituteur :
« Bon, tu te décides ? Au pluriel, bijou, ça prend un s ou un x ? »
| Jean Blavier
Mario Draghi fait penser à ces Alfistes
– je garde un souvenir morose du sale
caractère de l’Alfasud de ma jeunesse –,
qui donnent de coléreux coups de starter,
mais la machina refuse de démarrer. On
a dépensé et on va dépenser combien en
quantitative easing ? On a ruiné et on va
ruiner combien de rentiers avec ces taux
d’intérêt proches du point de congélation
? On va rendre hystériques combien
de candidats propriétaires qui pestent en
voyant les conditions historiquement favorables
auxquelles ils peuvent emprunter...
sans pouvoir le faire, parce que les
banquiers ne prêtent plus, ou plus suffisamment
? Des banquiers qui d’ailleurs
ne prêtent pas davantage aux entrepreneurs
: on est passés et on va passer à
côté de combien de créations et d’expansions
d’entreprises, parce que ces messieurs-dames
ne recyclent plus comme ils
le devraient le bel argent que nous, braves
citoyens, continuons à accumuler sur des
comptes qui rapportent des clopinettes ?
Le Belge a parfois l’impression qu’il est
visé par la chanson de Brel : « Les bourgeois,
c’est comme les cochons, plus ça
devient vieux, plus ça devient c... », alors
que c’est le monde qui est devenu fou.
On est en droit de se demander si nous
ne nous retrouverons pas un jour dans la
situation de ces Danois qui doivent payer
leur banquier pour déposer leur argent
chez lui.
Tout cela procède d’une seule et même
obsession : faire redémarrer le moteur
économique. Sans succès jusqu’ici. Un
économiste bien connu m’a dit : « Je parie
que Mario Draghi doit mal dormir en
ce moment ».
Le comble est sans doute qu’il y a une
économie qui marche, envers et contre
tout : les PME. Selon un indice calculé par
SD Worx, l’emploi structurel dans les
PME belges n’a jamais été aussi élevé.
Qui sont ces discrets employeurs qui recrutent
et dont on ne parle pas, parce que
les trains qui arrivent à l’heure, ça n’est
pas de l’info ? Des travailleurs acharnés,
le nez sur le guidon, qui imaginent,
construisent et vendent des produits et
des services que les autres n’imaginent,
ne construisent et ne vendent pas. Votre
serviteur a des capacités cérébrales limitées,
certes, mais il ne parvient pas à
comprendre pourquoi ces PME ne sont
pas la priorité de nos élus et de ceux qui
ont en main les manettes du pouvoir.
Pourquoi, pourquoi ? Il paraît que c’est
compliqué, que ça dépend de l’Europe,
qu’il y a d’autres priorités... Basta ! En
fait, cela tient en trois mots : « J’sais pas,
m’sieur ! »
Ce serait pourtant si facile. Prenons la
TVA. C’est arithmétique, la TVA. C’est
même un des rares impôts à l’être. Il y a
une simplicité dans le fait de collecter un
impôt sur la plus-value et d’en déduire,
avant de le transférer à l’administration,
la TVA que l’on a soi-même payée. Seulement
voilà, la bureaucratie est passée par
là. Quand vous payez au comptoir chez
Exki, pourquoi vous demande-t-on si
c’est pour consommer sur place ou pour
emporter ? Pour être sûr qu’il y a suffisamment
de places assises pour accueillir
chaleureusement votre honorable postérieur
? Que nenni. C’est parce que le taux
de TVA est différent. Deux taux différents
pour un snack, vous imaginez ce que ça
peut être dans une PME multiproduits qui
exporte à la fois dans l’Union et ailleurs ?
Des exemples comme cela, il y en a treize
à la douzaine. Le plus invraisemblable est
que l’on trouve des défenseurs de ces situations
ubuesques. Les bureaucrates sont
aussi de redoutables plaideurs. Ah ! J’allais
presque oublier : le consultant anversois
Brandhome a publié il y a quelques
semaines un e-book dans lequel il donne
cinq raisons pour lesquelles l’Europe
est un parc de dinosaures. L’une d’elles,
c’est « Bureaucracy: starting a company
in Europe is an uphill battle. Months of
paperwork are crippling Europe as a potentially
great economic force. » Capito,
M. Draghi et les autres ? Donnez-nous de
l’air, qu’on respire dans cette pièce qui
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BECI - Brussels Business - novembre 2015
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POUR OU CONTRE
La liaison des allocations
d’insertion au diplôme ?
Depuis le 1er septembre, les jeunes sans diplôme du secondaire ne peuvent plus
Adrien Dewez
Boris Dilliès, Député bruxellois,
Échevin des Finances, de
l'Économie, du Commerce et
de la Jeunesse à Uccle (MR).
Si on sort du dogmatisme, on peut se poser la question :
est-ce que, aujourd'hui, la situation est satisfaisante ?
Non. Si ça fonctionnait bien, ça se saurait. Un exemple ?
On compte plus de 25 % de chômage chez les jeunes
à Bruxelles et dans certaines parties du royaume. Il
faut souligner que nous sommes le dernier pays à avoir
conservé un système qui garantit des allocations d'insertion
sans expérience professionnelle ni diplôme.
L'OCDE, notamment, a recommandé à la Belgique de
s'adapter et de créer des mesures incitatives pour que
les jeunes décrochent un travail.
L'idée de conditionner les allocations est de valoriser
le diplôme ou la formation. Aujourd'hui, un jeune sans
qualification va rencontrer d'énormes difficultés à trouver
un emploi. Auparavant, le message que l'on envoyait
à ces jeunes, c'était : « de toute façon, tu auras tes allocations
». Ce qui n'encourage pas à décrocher un emploi.
Les mesures visent justement à éviter le fatalisme,
à empêcher qu'une génération entière et les suivantes
tombent dans l’assistanat.
Si vous parlez avec des indépendants, des PME et des
TPE, ils vous diront qu'ils font face à deux problèmes :
les charges et la difficulté de trouver du personnel
qualifié. Conditionner les allocations au diplôme va de
pair avec d'autres mesures du gouvernement fédéral,
et notamment la diminution des charges patronales et
sociales. Il s'agit d’accorder l’offre et la demande : faciliter
l'embauche pour les patrons et inciter les jeunes à
décrocher un diplôme ou suivre une formation. Sans oublier
qu'il existe des métiers en pénurie, qui n'attendent
que du personnel formé.
La mesure vise donc à arrêter l'engrenage de l'assistanat,
à encourager et valoriser auprès des jeunes l'importance
du diplôme et de la formation, tout en luttant
contre l'échec scolaire ; c’est indispensable aujourd'hui,
et particulièrement à Bruxelles.
La mesure entend supprimer le droit aux allocations
d’insertion pour les jeunes de moins de 21 ans qui n'ont
ni diplôme, ni formation en alternance. À mes yeux, c’est
une mesure à la fois idéologique et budgétaire. Idéologique,
car la plupart de ces jeunes ont déjà un parcours
semé d'échecs, de telle manière que, quels que soient
leurs efforts, l'obtention d'un diplôme est beaucoup plus
compliquée. Budgétaire aussi, parce qu’elle va surtout
dégager 35 millions d'euros d'économies.
À Bruxelles, ce ne sont pas moins de 1.500 personnes
qui seront touchées. Le risque est grand que les jeunes
Bruxellois visés par cette mesure ne s'inscrivent plus
auprès d’Actiris et deviennent des « DENI » : des demandeurs
d'emploi non identifiés. C’est contre-productif.
Comme la mesure est passée relativement inaperçue,
elle a, en outre, pris de court les organismes
régionaux, qui n'ont pas eu les moyens de prévenir ce
public. Je note aussi que cette disposition va clairement
à l'encontre de la Garantie Jeunes, mise en place par
le gouvernement bruxellois, qui s'est engagé à fournir
soit un stage, soit une formation, soit un emploi à tous
les jeunes, six mois après leur inscription chez Actiris.
C'est fondamentalement une mesure régressive qui,
additionnée aux autres dispositions du gouvernement
fédéral, indique que nous sommes désormais dans une
course à la moindre protection sociale. C’est un choix
de société…
Enfin, si les allocations sont désormais conditionnées
à l’obtention d’un diplôme, on risque de mettre les enseignants
dans une position inédite : celle de juger si un
jeune peut bénéficier d’allocations sociales. Et d’assister
à une sorte de « nivellement par le bas », certains
enseignants accordant un diplôme afin d’assurer une
protection sociale à un jeune fragilisé. La mesure ici
présentée risque, non pas de motiver les jeunes, mais
de les décourager et de les écarter
durablement des structures
d'aide à l’insertion socio-professionnelle.
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BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
Donnez-nous votre avis
Philippe Van Muylder,
Secrétaire Général de la FGTB
Bruxelles
bénéficier des allocations d’insertion. Incitation à la formation ou injustice envers
un public déjà fragilisé ? Deux avis bien tranchés.
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Smart Cities :
la technologie au service de la ville
La transition numérique et les « villes intelligentes » étaient au cœur de l’événement
Brussels Meets Brussels, organisé le 20 octobre dernier par BECI : un enjeu
de première importance pour l’avenir de Bruxelles, de ses entreprises, de ses travailleurs
et de ses citoyens.
Emmanuel Robert
P
our l’occasion, plus de 300 personnes avaient
rallié l’auditorium de la KBC – malgré une grève
du rail et d’effroyables embouteillages, statistiquement
parmi les pires de l’année. Voilà qui nous ramenait très
concrètement à l’une des premières préoccupations
bruxelloises : la mobilité. La veille, on avait appris que le
gouvernement régional renonçait à prolonger le métro
vers le parking C (et son futur grand stade ?) et reportait
l’automatisation de ce même métro à une date indéterminée…
Ce qui poussait le président de BECI, Thierry
Willemarck, à s’insurger : « Bruxelles et sa métropole ne
peuvent faire les frais d’économies en matière de mobilité.
Nous devons répondre à la croissance de la population
et à celle de la demande de déplacements. »
Mobilité : vive l’intermodalité
La mobilité, c’est précisément l’un des premiers domaines
impactés par la numérisation et l’un des principaux axes
de déploiement des smart cities, comme le soulignait Katarina
Wagner, responsable du développement européen
de car2go – qui propose un système de véhicules partagés
dans une douzaine de pays
du monde.
« Depuis 2010, la population
urbaine a dépassé
la population rurale
à l’échelle planétaire »,
rappelait Katarina Wagner.
« Cela signifie à la fois
plus de congestion, plus
8 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
de problèmes de parking, plus de CO2, alors même que la
demande de mobilité augmente. » La réponse passe notamment
par le partage de véhicules, mais aussi par l’intermodalité
et par des applis qui aident l’usager à choisir
le bon transport au bon moment, selon le lieu, l’heure, les
conditions de trafic – ce qui requiert bien entendu l’exploitation
de masses de données…
Katarina Wagner distingue encore deux tendances qui détermineront
l’évolution de la mobilité dans les prochaines
années : la propulsion électrique et les véhicules autonomes.
Dans les deux cas, les technologies existent déjà
mais leur déploiement est freiné, notamment, par les limites
actuelles des législations, qui doivent évoluer. Les
pouvoirs publics ont ici un rôle à remplir, mais Katarina
Wagner, très au fait des problématiques belges, a également
interpellé les entreprises présentes : « Les Belges
aiment beaucoup les voitures de société. Demandez-vous
ce que vous pouvez faire : pourquoi ne pas offrir plutôt un
budget mobilité, à géométrie variable ? ».
Katarina Wagner (car2go).
Smart Cities, super-tendance
L’essor des smart cities ne reposera pas seulement sur
la technologie mais aussi sur la gouvernance et sur l’implication
de toutes leurs parties prenantes : public, privé,
citoyens – tel était le sens de l’intervention d’Emanuel
Marreel, City Account Manager de Siemens. The Crystal,
le bâtiment modèle de Londres, qui abrite un centre de
connaissance sur le développement durable, en offre un
exemple : il est né de la volonté commune de Siemens et
de la mairie londonienne.
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THINK TANK
Emanuel Marreel (Siemens).
Pour Emanuel Marreel, les
smart cities constituent une
« super-tendance » alimentée
par le changement démographique,
le changement
climatique, l’urbanisation, la
mondialisation et la transformation
numérique. L’enjeu,
c’est notre qualité de vie à
tous. Et le fil conducteur de
ce changement, c’est l’analyse des données numériques
– générées par l’activité humaine.
Dans l’industrie, ces données ont déjà changé de statut
: d’élément de constat (descriptif du passé), elles
sont devenues un support de décision, un élément de
diagnostic, déjà prédictif et bientôt prescriptif. La même
évolution doit être attendue, à grande échelle, dans différents
domaines du développement urbain. Emanuel
Marreel en a fait la démonstration sur trois axes : énergie
(smart grids, consommation intelligente…), bâtiments
(domotique, techniques de construction, intégration
des technologies de sécurité, énergie, chauffage,
éclairage…) et mobilité (gestion du trafic et du stationnement,
multimodalité…). Un tel exemple d’intégration
est aujourd’hui en plein développement dans l’une des
premières smart cities européennes : Aspern Seestadt,
un nouveau quartier « intelligent » conçu pour 20.000
habitants, dans la banlieue de Vienne.
Jobs gap : comment le résoudre ?
Troisième orateur de la soirée, José Zurstrassen, « serial
entrepreneur », cofondateur de Skynet, Keytrade
Bank ou encore MyMicroInvest, a ouvert d’autres pistes
de réflexion sur l’avenir du travail, en évoquant le jobs
gap à venir : le vieillissement de la population signifie
qu’il va nous manquer des dizaines de milliers de personnes
sur le marché de l’emploi dans les prochaines
décennies. Des millions à l’échelle de l’Europe. Au passage,
il a salué « le courage des migrants » dont il se
déclare grand supporter. Dans le même temps, il observe
un déclin des tâches « automatisables » dans
notre économie tertiarisée et un skills mismatch : un
déficit de qualifications.
Dans un tel contexte, la
compétition sera féroce
entre les employeurs
pour recruter et retenir
les meilleurs talents – d’où
qu’ils viennent. Il faudra aller
les chercher plus loin
et leur offrir un travail qui
réponde à leurs attentes,
en termes de reconnaissance,
de relations avec les collègues et la hiérarchie,
d’équilibre travail-famille – car telles sont les priorités
que font aujourd’hui apparaître les enquêtes auprès des
travailleurs, bien avant le salaire. Il faudra aussi mettre
José Zurstrassen (MyMicroInvest).
Damien Van Renterghem,
CEO de KBC Brussels.
10 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
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en œuvre des stratégies d’apprentissage pour tous ces
collaborateurs, gérer le changement et la transformation
culturelle.
Bonne nouvelle : « L’immense majorité de la population
mondiale a envie d’aller travailler ailleurs », mais, mauvaise
nouvelle… « Ce n’est pas en Belgique qu’ils veulent
aller. » Selon l’étude BCG Perspectives, sur laquelle se
base José Zurstrassen, Bruxelles n’arrive qu’en 25e
position
des destinations rêvées par les jeunes professionnels,
loin du trio de tête composé de Londres, New York
et Paris. Comment nous repositionner sur cette carte
mentale ?
« Nous devons créer de l’attractivité. Nous avons besoin
d’une stratégie commune aux gouvernants, aux
employeurs et à l’ensemble de la société pour attirer
la force de travail de demain », affirme-t-il. Dans cette
course, notre atout pourrait bien être notre qualité de
vie et celle de notre tissu social ; mais, pour les préserver,
il faut garantir la croissance économique.
Cap numérique à franchir
Olivier Willocx, administrateur délégué de BECI, s’interrogeait
en conclusion : « Nos entreprises ont-elles bien
pris la mesure des bouleversements qui s’annoncent ?
Google, Apple, Amazon, Facebook, Microsoft : les entreprises
technologiques ne sont malheureusement pas
européennes. »
De gauche à droite : Cécile Jodogne, Secrétaire d’État bruxelloise
au Commerce Extérieur, Thierry Willemarck et Olivier Willocx.
La transition numérique est lancée et la plupart des entreprises
qui l’ignorent ne survivront pas. On pourrait en
dire autant des villes, qui sont elles aussi en compétition
et doivent franchir ce cap numérique pour rester dans
la course.
L’émergence du big data nous donne l’opportunité d’un
développement urbain plus scientifique, appuyé sur des
technologies dont nous avons le plus grand besoin. Entreprises
et pouvoirs publics ont tout intérêt à y travailler
ensemble. ●
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
11
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RÉFORME DE L’ÉTAT
Les implantations commerciales
Les transferts de compétences et de budgets vers les Régions, dans le cadre de
la 6e
Pour vous aider à les comprendre, nous publions une série de fiches pratiques que
vous trouverez chaque mois dans notre magazine.
Qui est compétent en matière d’implantations commerciales ? Depuis juillet 2014, les
Régions et aussi, mais ce n’est pas neuf, les communes dans une certaine mesure.
Dans l’actualité, on a surtout retenu la guerre entre UPlace, Neo, Docks Bruxsel… Mais
c’est une autre histoire. Comment Bruxelles s’est-elle emparée de cette nouvelle compétence
?
Un peu d’histoire
En 2004 est votée la loi belge relative à l’autorisation d’implantations commerciales
(communément appelée loi Ikea). Parmi les critères d’établissement figure la prise en
compte des répercussions sur le commerce existant. Ce type de préoccupations avait
déjà inspiré dans le passé les lois « cadenas » (1975) et « anti-Lidl » (1994).
Mais depuis, l’Europe s’est aussi saisie de ces questions, à travers notamment la directive
services (ex-Bolkenstein) entrée en vigueur en 2006. Et, selon cette directive, un
test économique ne peut constituer un critère de refus à l’établissement. La loi fédérale
Ikea est donc revue et corrigée en 2009. Les critères prévus s’avèrent désormais des
exigences justifiées par des raisons d’intérêt général.
Qu’a fait Bruxelles ?
Bruxelles est la première Région à s’être emparée de cette nouvelle compétence, par
une ordonnance adoptée en mai 2014. Et aussi la première à le faire résolument par la
voie de l’urbanisme : c’est en effet le Code bruxellois de l’aménagement du territoire (Cobat)
qui a été modifié. Ce n’est pas anodin : l’instrument public aux mains de la Région et
des communes pour exercer une certaine régulation en matière de commerce de détail
et de distribution est celui de l’urbanisme.
Le principe est simple : tout projet portant sur une implantation commerciale d’une surface
commerciale nette supérieure à 400 m² constitue un nouveau fait générateur de
permis d’urbanisme, les autorités réservant « une attention particulière aux répercussions
[de ces] projets (…), notamment quant à la protection des consommateurs, à la
sécurité, à la salubrité des lieux et des abords, aux conditions de circulation, d’accessibilité
et de stationnement, ainsi qu’à l’intégration de tels projets dans leur environnement
urbanistique ».
Quelles obligations pour les commerçants ?
Pour les nouvelles implantations dont la surface commerciale nette est inférieure à
400 m², une simple déclaration auprès de la commune suffit. Entre 400 et 1.000 m², un
permis d’urbanisme doit être demandé à la commune. Au-delà de 1.000 m², la demande
de permis d’urbanisme est traitée par la Région. Le demandeur est alors dans l’obligation
de fournir un rapport d’incidence. Tel est aussi le cas pour les projets qui modifient
l’affectation ou la destination d’un commerce compris entre 400 et 1.000 m². Pour les
projets de plus de 4.000 m², le demandeur doit produire une étude d’incidences – qui
représente un investissement plus important que le rapport d’incidences.
12 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
réforme de l’État, ont aussi de multiples conséquences pour les entreprises.
Vincent Delannoy
L’avis de BECI
• Même si la régionalisation de
la « loi Ikea » paraît logique,
l’existence de trois dispositifs
sur le territoire belge risque
de générer de la complexité
et des disparités potentiellement
stériles, se traduisant
notamment par une charge
administrative très contraignante
pour les entreprises.
• S’il est légalement prévu une
concertation interrégionale
pour les magasins de plus de
20.000 m² situés à moins de
20 km d’une autre Région,
force est de constater qu’actuellement,
celle-ci ne donne
pas de résultats positifs.
• Les modes de consommation
évoluent plus rapidement
que la législation : par
exemple, aucun dispositif
spécifique n’est prévu pour
les implantations temporaires
(pop-up stores), en
plein essor, pour lesquelles
le délai de procédure est
bien plus long que la durée
d’ouverture du magasin.
• Il convient enfin de travailler
activement à la réduction
des délais de réponse aux
demandes de permis d’urbanisme,
tant communaux que
régionaux, qui sont actuellement
beaucoup trop longs.
FICHE
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Partnership Database :
des partenariats vous attendent
Voici quelques mois, Sébastien Mehats lançait son activité d’agent commercial
agro-alimentaire. Son rôle : prospecter les fabricants étrangers, trouver les produits
qui plairont à nos consommateurs et les placer dans la grande distribution.
La Partnership Opportunities Database lui a déjà permis de conclure deux partenariats.
Emmanuel
Robert
I
l y a peu encore, Sébastien Mehats était analyste
financier. S’il s’est installé à Bruxelles, en
2008, c’est un peu par le hasard d’une carrière
internationale : ce Français d’origine avait déjà vécu auparavant
en Espagne et travaillé dans de grandes entreprises
de différents secteurs, de l’automobile à l’énergie.
Fin 2014, il décide de changer d’horizon et de lancer
sa propre activité : « Dans une multinationale, on reste
l’élément d’une organisation et il est difficile de mesurer
son impact personnel. J’avais envie d’entreprendre
moi-même. » Affilié chez BECI, il participe à quelques
activités « starters » et, en janvier 2015, crée sa propre
société, Trade In World.
Son activité ? Sébastien Mehats se définit comme agent
commercial agro-alimentaire : « J’identifie des produits
intéressants, correspondant à la demande des
consommateurs sur mes marchés, qui sont en priorité
la France et le Belux. Je suis l’intermédiaire entre le fabricant
et le grossiste ou le distributeur : j’aide le premier
à trouver des débouchés, et le second à dénicher
des produits particuliers, rares ou originaux, à des prix
compétitifs. » Voilà qui semble bien éloigné de l’analyse
financière… « Mais ce n’est pas un hasard », confie-t-il.
« Mon frère et mon père sont tous deux agents commerciaux
dans ce même domaine : le premier en Colombie,
le deuxième rayonne sur les îles françaises d’outremer.
J’ai commencé avec mon père, en présentant làbas
quelques produits espagnols : du jambon ibérique
pata negra, du gaspacho, des confiseries… »
Energy drinks et fruits secs
Dans une activité internationale par nature, Sébastien
Mehats fait connaissance avec Enterprise Europe
Network. Il inscrit son entreprise dans la Partnership
Opportunities Database : la banque de données commerciales
d’EEN, qui renseigne plus de 20.000 profils.
« Le mien a été publié en avril et, très vite, j’ai reçu de
nombreuses expressions d’intérêt, jusqu’à dix par semaine.
Il a fallu faire un tri parmi ces pistes… J’ai finalement
conclu en septembre un premier partenariat avec
Wake Energy Drinks, un fabricant britannique de boissons
énergisantes. Il y a déjà beaucoup d’acteurs sur
ce marché, dont certains très puissants. Le point fort
de ce produit-ci, c’est qu’il ne contient pas la fameuse
14 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
Wake Energy Drinks : l’un des premiers
partenaires de Sébastien Mehats.
‘taurine’ et qu’il se positionne en ’premium’. J’aime aussi
beaucoup son packaging inspiré de l’Union Jack. » En
sens inverse, M. Mehats a utilisé la database EEN pour
chercher des partenaires potentiels. Là aussi avec succès
: « J’ai eu connaissance d’un appel d’offre à l’échelle
européenne, lancé par une grande enseigne de distribution
pour le marché des fruits secs ; il me fallait un producteur
pour y répondre. Encore une fois, je l’ai trouvé
en Grande-Bretagne, avec la société Zeina Foods, qui
fournit toutes sortes de fruits secs ou séchés : pistaches,
noix de cajou, amandes, abricots, dattes… »
En octobre, il a aussi participé à une rencontre avec
des fabricants polonais organisée en collaboration avec
EEN : charcuterie, spiritueux, mayonnaise, biscuits…
« J’ai vu des produits intéressants ; d’autres qui ne correspondent
pas à mes marchés ou aux volumes que
je recherche. Je reste en contact avec un fabricant de
cookies et de chocolats. »
Pour l’heure, il continue de prospecter pour trouver des
distributeurs : « Je suis en discussion avec un grossiste
intéressé par Wake Energy. Avec Zeina Foods, nous
sommes bien positionnés pour l’appel d’offre et j’ai bon
espoir d’obtenir une part du marché, car les produits
sont de très bonne qualité. » ●
Info EEN :
J.-Ph. Mergen ; Tél. : 02 210 01 77 – jpm@beci.be.
R.A.
׉	 7cassandra://coRFtGzaX8xOvPjGcQJdOobG7BX-sJc9kpOUCtMxuy0`̵ VV̸7N:V׉EfINTERNATIONAL
BRUXELLES INVEST & EXPORT
« Nous devons aller chercher la croissance
là où elle se trouve ! »
Alors que l’année touche à sa fin, Bruxelles Invest & Export présente son plan d’actions
2016. Quels en seront les grands axes ? Quels pays et secteurs seront privilégiés
? Bénédicte Wilders, directrice de Bruxelles Invest & Export, lève un coin du
voile.
Gaëlle Hoogsteyn
Bruxelles Métropole : Quels seront les grands
axes de votre plan d’actions 2016 ?
Bénédicte Wilders : Notre plan d’actions 2016 renforce
la tendance amorcée en 2015. Nous continuerons à travailler
selon une organisation géographique, approfondissant
notre expertise sur les marchés cibles tout en
accordant un soutien particulier à l’exportation des services.
Notamment les services juridiques et l’arbitrage
(très développés à Bruxelles grâce à la présence des
institutions internationales), les services informatiques,
les services liés à l’architecture et à la construction.
Nous ferons aussi un focus sur l’IT bancaire. L’exportation
de services est très importante pour Bruxelles ;
rappelons à cet égard l’existence de notre Vade-mecum
de l’internationalisation des services1
.
Plus de 80 actions sont au programme. Les invitations
d’acheteurs y sont à nouveau intégrées, mais de manière
plus réactive aux opportunités. À la demande des
entreprises, nous allons aussi participer à davantage de
foires internationales, par exemple CABSAT, la foire de
l’audiovisuel à Dubaï. Nous continuerons enfin nos programmes
de formation, aussi bien les BYEP2
demandeurs d’emploi universitaires que les AIE3
pour les
pour
les non-universitaires qui souhaitent travailler dans le
commerce international. Ces programmes sont performants,
avec un taux de mise à l’emploi des stagiaires
d’environ 70 %.
Quelles seront les régions visées ?
Nous continuerons à nous concentrer sur des régions
prometteuses, où l’accompagnement de l’exportateur
est un must : l’Afrique sub-saharienne (avec des
missions au Congo, en Côte d’Ivoire et en Tanzanie) et
l’Afrique du Nord (avec des missions au Maroc, en Algérie,
en Tunisie). Ce continent reste à prospecter. Le
Maroc est par exemple une valeur sûre, comme en témoigne
la fréquentation des missions qui y sont organisées.
C’est aussi une porte d’entrée pour toute l’Afrique.
Dans le cadre des 150 ans des relations diplomatiques
avec le Japon, divers accents seront mis sur ce pays,
dont une Brussels Week couplée à une mission économique
centrée sur les secteurs créatifs.
Quels sont vos objectifs ?
Augmenter le nombre d’actions n’est pas une priorité.
Les entreprises n’ont d’ailleurs pas les moyens de
1 À télécharger gratuitement sur www.brusselsinvestexport.be (publications)
2 Brussels Young Exporters Program
3 Assistant Import-Export
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
15
participer 4 fois par
an à une action collective.
C’est pourquoi
nos objectifs
sont plus qualitatifs
que quantitatifs.
Depuis 5 ans, notre
enquête de satisfaction
annuelle nous
permet d’évaluer
nos services et de
les affiner en fonction
des résultats. La
satisfaction générale
est très bonne. Un point sur lequel les entreprises souhaitent
que nous nous améliorions encore est la recherche
de débouchés, d’affaires concrètes. Nous allons donc nous
focaliser sur ce point. Nous constatons que, parfois, les
entreprises ne sont pas assez renseignées sur les besoins
réels du pays où elles souhaitent se développer. Nous
allons donc aussi les aider dans ce sens à recadrer leur
cible ou mieux adapter leur produit. Par ailleurs, nous
aimerions recueillir plus systématiquement leur feedback.
Bénédicte Wilders
Quels seront les principaux défis à relever ?
Il y aura, d’une part, les défis des entreprises liés au
ralentissement économique, notamment dans certains
des BRICS. Nous devrons les aider à aller chercher la
croissance là où elle se trouve, et parfois sur des marchés
où nous étions jusqu’à présent peu actifs, comme
Taiwan ou l’Amérique centrale. D’autre part, nous devons
continuer à faire évoluer nos formations et augmenter
encore la qualité de notre accompagnement,
tant à Bruxelles qu’à l’étranger. En interne, nous allons
aussi initier certains changements. Ainsi, nous allons
accroître la mobilité de nos attachés économiques et
commerciaux sur base volontaire. Nous devrons enfin
nous intégrer dans le nouveau paysage des organismes
économiques bruxellois. Ce sera un gros chantier, mais
notre volonté est de le mener à bien tout en continuant à
donner la priorité au service aux entreprises. ●
R.A.
׉	 7cassandra://3EJL6hXFk9JL4KelzY9lYIwv5vR_EybVWzJ9E3OtUX8`̵ VV̸7N:WVV̸7N:V#בCט   u׉׉	 7cassandra://T7KcmOm-0bqrrd_Ty8z8BBVSGwprQkdnU4oxxbZPlNI *!`׉	 7cassandra://k1V0ZXuLy7hTjt8jNZ4hcnn9dYT51sr1MxO60Hqk5x0f`S׉	 7cassandra://IVuEYnCyuQ8TxsiiZia-4cK23HY-Qs_20KcwzdvYHKU#`̵ ׉	 7cassandra://Qr9Bno4jjDXW9BiCXYbgbhnXKoyuzDyRTSrlYnj0aDo͋3͠VV̸7N:Zט  u׉׉	 7cassandra://snl0hFXKHFf1UhnTZT4Va0mmR4N1V4D5-BDNzB_v1Dk #`׉	 7cassandra://fGxZ0080F0WQanYSsDN0-PZ4n3u5LjnYDF9U9BQEok8u`S׉	 7cassandra://tTirUU7vbUzKSXwoKFL98v3f6DMzayKjRPTc1tQLipY#`̵ ׉	 7cassandra://cyUheHoiuVytraJ0Hy4nsx5vwRzIQ0j85I5PitkbzDw x͠VV̹7N:\נVV̹7N:` ?o9ׁH ,http://www.corporate.axa.be/employeebenefitsׁׁЈ׉ESAXA, une compagnie
d’assurance santé
“La santé d’une PME, c’est aussi
celle de ses employés”
90% des assurés sont satisfaits de la rapidité de remboursement et du traitement de
leur dossier, de l’accueil téléphonique et de la serviabilité des gestionnaires des sinistres.
81% des assurés octroient une note de 8 sur 10 ou plus aux services
d’AXA Assistance.
Avec 92% d’assurés “extrêmement satisfaits”, l’amabilité des personnes de contact est
l’aspect le plus apprécié en termes de satisfaction.
Les grandes entreprises et leurs travailleurs le savent depuis bien longtemps : AXA est une société
de premier plan dans le domaine des assurances santé. Lors d’une enquête de satisfaction menée
en décembre 2014, pas moins de 9 assurés sur 10 ont affirmé être satisfaits de la qualité des
services et de l’approche personnelle des collaborateurs d’AXA Assistance. AXA Belgium est en
outre un acteur stable du marché et fait partie d’un groupe international de premier plan.
Mais les petites et moyennes entreprises peuvent également tirer avantage de l’offre santé d’AXA.
Le plan santé essential for health permet en effet:
 d’offrir une protection financière aux collaborateurs à un tarif collectif plus intéressant que le
tarif individuel et ainsi pallier certaines lacunes de la Sécurité Sociale et compenser la perte
du pouvoir d’achat.
 de prévoir un atout essentiel en matière de recrutement, de motivation et de rétention du
personnel.
 de garantir une approche très efficace de la politique salariale pour les collaborateurs
salariés, à un budget acceptable pour l’entreprise.
 grâce à une (para)fiscalité avantageuse, une assurance collective est plus favorable qu’une
augmentation salariale, tant pour vous que pour vos collaborateurs.
www.corporate.axa.be/employeebenefits
׉	 7cassandra://IVuEYnCyuQ8TxsiiZia-4cK23HY-Qs_20KcwzdvYHKU#`̵ VV̹7N:]׉EBruxelles, une ville sûre ? Oui et non…
SÉCURITÉ
Bruxelles n’est pas Mexico City, Moscou, Djakarta ou même Washington DC, capitales
économiques parmi les plus dangereuses sur leurs continents respectifs. Mais elle
est également à bonne distance des villes les plus sûres du monde. Quels sont les
points à améliorer pour augmenter le sentiment de sécurité des entreprises et de
leurs collaborateurs ?
Olivier Fabes
D
eux études récentes donnent une lecture pour
le moins contrastée du « sentiment de sécurité
» des personnes vivant et travaillant dans la
capitale. La première source, locale mais liée aux pouvoirs
publics, provient de l’Observatoire bruxellois pour
la Prévention et la Sécurité. Créé cette année par le gouvernement
de la Région-capitale, il a publié en septembre
son premier rapport.
Une étude de The Economist laisse
perplexe : Bruxelles très bonne
pour la sécurité « santé » (accès
aux services de soins). En revanche,
c’est la lanterne rouge des capitales
européennes pour la sécurité des
personnes (agressions, vols, etc.).
Celui-ci indique que le sentiment d’insécurité a diminué
depuis une quinzaine d’années. À la question : « Vous sentez-vous
en sécurité seul le soir dans votre quartier ? »,
quatre Bruxellois sur cinq se disent « en sécurité ou tout
à fait en sécurité », soit, assez étonnamment, un score
supérieur à la moyenne nationale, basée notamment sur
d'autres grandes villes en Wallonie ou en Flandre. Symptomatique
de la difficulté à définir exactement le « sentiment
d’insécurité », le rapport pointe toutefois que ce dernier,
bien qu’en diminution donc, « reste globalement plus
important à Bruxelles que dans le reste du pays ». Le
paradoxe tient sans doute au fait que certains enjeux de
sécurité (gérer les mouvements de foule, les événements
supposés à risque, l'anonymat urbain, la propreté, etc.)
sont plus prégnants dans la capitale qu'ailleurs.
Bruxelles n’échappe pas ainsi à des maux spécifiques
aux grandes villes, tels que les menaces de violence
physique, les faits de cambriolage ou les problèmes de
circulation. Point qui concerne directement les entreprises,
« les agressions verbales envers le personnel »
restent trop nombreuses, tout comme les comportements
qualifiés d’inappropriés dans des lieux publics
(fumer, boire, uriner, faire du bruit…), en augmentation.
Les faits de violence, verbale ou physique, dans
les transports en commun, la STIB en l’occurrence,
seraient en augmentation tout simplement parce que
le nombre d’usagers est lui aussi en forte croissance.
La mauvaise pub de The Economist
L’autre source, internationale et « indépendante », est le
magazine britannique The Economist, qui publie chaque
année son index « safe cities ». Cet indice est lui-même
la compilation de quatre critères : la sécurité numérique
(cybersécurité), la qualité des soins de santé (disponibilité
et qualité des services de soins), la sécurité des
infrastructures (routes, gares, etc.) et enfin, la sécurité
des personnes (risques d’agression, cambriolages, etc.).
Globalement, Bruxelles n’a pas à rougir de sa 22e
place
au classement général, en milieu de peloton européen
derrière des rivales comme Amsterdam, Francfort,
Zurich, Londres ou Madrid, mais devant Paris, Milan
ou Rome. Toutefois, la capitale belge se démarque –
positivement ou négativement – sur certains critères
plus précis.
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
17
׉	 7cassandra://tTirUU7vbUzKSXwoKFL98v3f6DMzayKjRPTc1tQLipY#`̵ VV̹7N:^VV̹7N:]#בCט   u׉׉	 7cassandra://u_t6PAiB4ZiWfr7n6NDumaDeNE5kFrlOV-fCTe0Nqmo C`׉	 7cassandra://T9ncTX9T1lIM-WpZfX1A2-pBVHyWAsrj0LXq6BXPty4{`S׉	 7cassandra://S7JSTZyXK4fS9UImLfByjRCFd9ydxHiedR3pT_IxAOA"`̵ ׉	 7cassandra://pgcUPCMezsBBz6Ey4ZDg2uVgoh15OF7VoVFBqE_206Q͛/P͠VV̹7N:aט  u׉׉	 7cassandra://BuWUfj0QQfo131agaFrVY_TWl8_0qKfw9U-unrSif0E d` ׉	 7cassandra://roVGNsOs8yyNiPgbpBka7hXMKR5Lez8yqqwR_F2Rtyot`S׉	 7cassandra://g1trUybKPy-6mDMo1vL9P5ttYbQWGhno8TiX_g604GQ'`̵ ׉	 7cassandra://fzVLFw15tNr1mgKsy5iatOhRnFdZBTGplRM_b4VLtIE G͓͠VV7N:eנVV7N:i \̔9ׁHhttp://kinepolisbusiness.comׁׁЈ׉EQuatre entreprises belges sur dix hackées en 2014
En matière de cybersécurité, Bruxelles occupe une
22e
place de milieu de classement, entre les mondes anglo-saxon
(le plus à la pointe) et latin (traditionnellement
à la traîne), à en croire le classement des « safe cities » de
The Economist (ci-contre). Ce qui est une position plutôt
flatteuse quand on sait que Bruxelles – capitale diplomatique
et quartier général de lobbies en tous genres – serait
un véritable nid d’espions, concentrant la plus forte densité
d’agents secrets après New York.
Presque la moitié (47 %) des entreprises belges interrogées
considèrent les cyber-risques comme l’une des
10 principales menaces pour la bonne marche de leurs
affaires. La moyenne européenne n’est que de 28 %. Les
entreprises belges semblent donc bien sensibilisées au
risque, ce qui ne veut pas dire qu’elles en maîtrisent les
contours : seulement 15 % des répondants belges admettent
avoir une connaissance limitée, ou nulle des cyber-risques.
La moyenne européenne est à 30 %. Les institutions
financières, majoritairement basées à Bruxelles,
constituent une exception. Mais seules 50 % d’entre elles
comprennent exactement de quoi il s’agit.
Pas moins de 71 % des entreprises belges interrogées
considèrent que les cyber-risques relèvent exclusivement
de la responsabilité du département informatique (IT). La
moyenne européenne est, à ce niveau, plus basse, avec
65 %. Trop de sociétés pensent ainsi qu’elles sont protégées
contre le hacking tant qu’elles disposent de la bonne
technologie en interne. Rien n’est moins vrai. Encore plus
frappant: seulement 6% des entreprises y impliquent le
management. « Alors que ce sujet devrait pourtant figurer
tout en haut de l’agenda ‘risques’ des équipes dirigeantes
», estiment les experts de Marsh. Inquiétant : 76 %
des sociétés interrogées en Belgique n’ont jamais eu à
soumettre une norme de qualité en matière de cyber-sécurité
(contre 67 % en Europe). La raison ? La réglementation
européenne à ce niveau est encore en plein développement.
Aucune norme internationale de qualité n’est
actuellement en vigueur.
Au-delà de cas qui ont défrayé la chronique comme la découverte
d’appareils d’écoute au Juste Lipse, cœur des
institutions européennes, ou la cyberattaque contre Belgacom
en 2013, le spécialiste du courtage en assurances et
en gestion de risques Marsh a sondé une quarantaine de
(grandes) entreprises belges sur leur comportement face
à la cybersécurité.
Il ressort de ce European Cyber Risk Survey, publié début
octobre, que près de 4 entreprises belges sur 10 ont été
hackées l’année dernière. Les sociétés en question estiment
leurs pertes financières à plus de 5 millions d’euros
par incident.
D’abord les menaces internes
On ne peut bien se protéger que contre ce que l’on connaît.
7 entreprises belges sur 10 ont déjà identifié un ou plusieurs
cyber-incidents (contre 57 % en Europe). Sans surprise,
le secteur le plus visé est celui des institutions financières,
qui aurait au moins fait l’effort dans 80 % des
cas d’identifier les menaces cybernétiques. A l’inverse,
67 % des entreprises dans le secteur des soins de santé,
pourtant sensible, n’auraient pas encore identifié les menaces
cybernétiques les plus importantes. Quelles sont
ces menaces ? En Europe, le top 3 comprend les menaces
internes, par ex. son propre personnel (29 %), les erreurs
opérationnelles, y compris la perte d’appareils mobiles
(28 %) et les « hacktivistes » (23 %), à savoir des pirates
avec des visées politiques. Le terrorisme ou les attaques
par d’autres états ne viennent que loin derrière.
O.F.
Commençons par le positif : Bruxelles décroche la médaille
de bronze pour la « sécurité santé », comprenez
notamment le nombre de lits d’hôpitaux ou de médecins
par mille habitants, ainsi que l’espérance de vie. Seules
Zurich et… New York font mieux que Bruxelles dans cette
catégorie.
Là où le bât blesse, en revanche, c’est sur le critère de la
sécurité des personnes (agressions, vols, etc.), calculée
sur la base de statistiques de criminalité et des effectifs
18 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
policiers. Bruxelles occupe une peu enviable 41e
position,
juste derrière Rome. Bruxelles est ainsi la lanterne rouge
des capitales européennes. The Economist rappelle au
passage que le Département d’État américain met en
garde les voyageurs US sur ce risque de « crimes et délits
mineurs » lorsqu’ils prennent l’avion vers la capitale de
l’Europe. Sans préjuger de la pertinence des statistiques
bruxelloises utilisées pour cette enquête, on avouera qu’il
y a meilleure publicité pour notre ville à l’étranger, notamment
auprès de potentiels investisseurs. ●
׉	 7cassandra://S7JSTZyXK4fS9UImLfByjRCFd9ydxHiedR3pT_IxAOA"`̵ VV7N:f׉EETOPIC
Safe Cities Index 2015 : les villes les plus sûres du monde1
Classement général
Ville
1 Tokyo
2 Singapour
3 Osaka
4 Stockholm
5 Amsterdam
6 Sydney
7 Zürich
8 Toronto
9 Melbourne
10 New York
22 Bruxelles
Pays
Japon
Singapour
Japon
Suède
Pays-Bas
Australie
Suisse
Canada
Australie
États-Unis
Belgique
Sécurité numérique
Ville
1 Tokyo
2 Singapour 83,85
3 New York 79,42
4 Hong Kong 78,78
5 Osaka
77 ,00
22 Bruxelles 64,60
1 Source : The Economist Intelligence Unit Limited 2015
Espérance de vie moyenne Population (millions d’hab.) Score/100
85,63
84,61
82,36
80,02
79,19
78,91
78,84
78,81
78,67
78,08
71,72
›10
5 à 10
›10
‹5
‹5
‹5
‹5
5 à 10
‹5
81
Sécurité sanitaire
Score/100
87,18
Ville
1 Zürich
Score/100
79,05
2 New York 78,52
3 Bruxelles 77,63
4 Francfort 77,38
76,95
76,55
5 Paris
6 Osaka
›10
‹5
Sécurité des
infrastructures
Ville
1 Zürich
Score/100
92,63
2 Melbourne 92,28
3 Sydney
91,40
4 Amsterdam 91,27
89,79
5 Tokyo
17 Bruxelles 84,34
Sécurité des personnes
Score/100
Ville
1 Singapour 90,42
2 Osaka
3 Tokyo
5 Taipei
90,20
89,31
4 Stockholm 87,51
85,67
41 Bruxelles 60,31
82
82
83
82
79
81
84
81
86
81
IL N’Y A PAS QUE NOS FILMS QUI CRÉENT
LA SURPRISE. NOS FORMULES-CADEAUX
LE FONT AUSSI.
ENCORE UNE CHOSE QUE VOUS
IGNORIEZ PEUT-ÊTRE À NOTRE SUJET.
Vous saviez déjà que vos collaborateurs apprécient toujours un
cadeau cinématographique. Mais vous ignoriez peut-être encore
que chez Kinepolis Bruxelles, vous pouvez choisir parmi un
vaste éventail de formules-cadeaux. Les chèques-cinéma 2D et
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versions… un choix d’une diversité surprenante.
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ou appelez Melanie Lisanti ou Alisson Sinéchal au 02 474 26 30.
Bien plus que du cinéma.
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
19
CADEAU
׉	 7cassandra://g1trUybKPy-6mDMo1vL9P5ttYbQWGhno8TiX_g604GQ'`̵ VV7N:gVV7N:f#בCט   u׉׉	 7cassandra://ehdYZefSn3NdW1x23KiQ4KXWi12I8YgLo5NxBHzXyG4 4`׉	 7cassandra://bXg6zSFTTWUdidt0mmtCStOb5kJI9pq0ZuP8UNiy1uId`S׉	 7cassandra://2kZ48ed_89fHoW0iotTlYEQmrWmIWLIZZvpT4oSCLdA`̵ ׉	 7cassandra://XTE1vTDPMmvOgEt0FHMYDLbihGQ8uKy0bCYXdmguMXU̠͠VV7N:jט  u׉׉	 7cassandra://D64CyR78j5TB6s7AN6NY-0IP307aBa-JPjJDyYQwgc0 Q` ׉	 7cassandra://Xp1mCffJTpZWGL_rcKICd0CWJLH9ZqFkqtinZcdn318m#`S׉	 7cassandra://ryJ5B3l-Od5_3ihMHGFbTa5MNOMiEuW7lpwvME48Gsgt`̵ ׉	 7cassandra://3paH8hHuGbWcumbfv5ePlWTRn1v_m6Ey4ShXiix6CDo͋\͠VV7N:kנVV7N:p Zt9ׁH %http://aee.irisnet.be/web/aee/systemeׁׁЈ׉E© Thinkstock
SÉCURITÉ
Sécurité des bâtiments :
une responsabilité partagée
« Trop d’entreprises commandent un système de sécurité un peu au hasard sur
internet. Ce n’est jamais une bonne solution. » L’avis des entreprises de gardiennage
privées G4S, GardaWorld et Securitas sur la sécurisation des bâtiments à
Bruxelles.
Peter Van Dyck
Q
uelles menaces les bâtiments (de bureaux) bruxellois
doivent-ils redouter ? Les statistiques de la zone
de police Bruxelles Capitale-Ixelles regorgent de
délits dans la catégorie intentional assault : des pickpockets
ou des bandes qui s’introduisent dans des bâtiments pour voler,
mais aussi des agresseurs dans des parkings souterrains.
Sans oublier les vols de liquides (citernes de mazout par
ex.) et la falsification de badges par des bandes organisées.
Cela n’empêche pas Didier Ranchon, Managing Director de
la société de gardiennage GardaWorld, d’agiter l’étude Safe
Cities de l’Economist (lire par ailleurs), qui classe Bruxelles
parmi les 50 villes les plus sûres du monde. Il reconnaît
toutefois que « les paradigmes de la sécurité ont changé
avec les événements récents : les attentats au Musée Juif
de Bruxelles et contre Charlie Hebdo à Paris. Ils ont tout
chamboulé, en Occident. Tout le monde, du quidam inconnu
à la plus puissante des entreprises, constitue une cible
potentielle. »
Jusqu’où aller ?
La panique est mauvaise conseillère. La sécurisation doit
correspondre aux dangers. Comme le dit M. Ranchon, « La
menace, floue et latente dans un bâtiment, sera réelle et précise
dans un autre. Le Palais Royal, Brussels Expo et la RTBF
n’ont pas besoin des mêmes protections, car les risques
diffèrent. D’autres mesures s’imposent et les objectifs et les
budgets ne sont pas les mêmes. L’erreur fatale de Charlie
Hebdo résidait dans un danger connu et l’inadéquation des
mesures prises par l’État et les victimes (les journalistes). »
« Précisons notre propos et l’objectif à atteindre », dit Didier
Ranchon. « Le contrôle d’accès est aujourd’hui facilité
par la combinaison très efficace d’un personnel bien
20 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
formé et de nouvelles
technologies telles
que les scanners. Pareil
système peut être
en principe infaillible si
l’on contrôle, scanne et
fouille tout le monde.
Le tout est de savoir
jusqu’où aller en
termes de budget et
de ralentissement des
flux. Un contrôle total
provoque des retards,
comme en attestent les
aéroports, les gares et
le Palais de Justice. »
Didier Ranchon (GardaWorld)
Le Palais de Justice de Bruxelles a longtemps posé problème
jusqu’à ce qu’en juin 2015, le SPF Justice charge
G4S du contrôle d’accès du public. Pour ce faire, l’entreprise
de gardiennage a pu disposer du système de
contrôle existant : un scanner avec bande transporteuse
et détecteur de métaux. Les vigiles de G4S, forts de leur
expérience à l’aéroport national et dans diverses institutions
de l’UE, ont réussi à éviter les files d’attente à
l’accueil. « Tout se déroulait tellement bien que la mission
a été prolongée », explique Fernand Hollevoet, Senior
Advisor chez G4S.
Le contrôle d’accès des bâtiments relève du service sur
mesure, selon Fernand Hollevoet. « Le client décide si
nous demandons les identités et/ou si nous inspectons
les bagages. L’inspection est possible, mais uniquement
du regard, sans toucher. »
R.A.
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Une prime à la sécurisation
Depuis 2013, le service public bruxellois Économie
et Emploi propose jusqu’à 10.000 euros de prime aux
entreprises qui investissent dans la sécurisation de
leur commerce, usine ou bureaux. L’aide publique
« sécurisation » porte uniquement sur les systèmes
de protection contre une intrusion physique : système
d’alarme, volet, grillage, système de vidéosurveillance,
etc. La prévention des risques de cybersécurité
n’entre pas en ligne de compte. L’investissement
doit s’élever à au moins 5.000 euros. L’aide de base
est de 40 %, plafonné à 10.000 euros par an, avec un
bonus de 5 % si votre entreprise détient la certification
EMAS, ISO 14000 ou le label « entreprise éco-dynamique
» de la Région de Bruxelles-Capitale.
Infos et formulaire de demande sur :
http://aee.irisnet.be/web/aee/systeme-de-securite
O.F.
par un grand afflux de personnes en peu de temps. « Nous
effectuons donc toujours une analyse de risque pour identifier
des faiblesses éventuelles. La plupart des sites bénéficient
déjà d’une excellente protection électronique.
Les tourniquets qui s’ouvrent après avoir scanné un badge
ou un billet d’entrée constituent un contrôle d’accès très
efficace. Nous savons pourtant d’expérience que la présence
de vigiles classiques en uniforme contribue aussi à
réguler les flux du public, à l’entrée comme à la sortie. »
Les parkings souterrains attirent les voleurs et les agresseurs.
Que peut faire une société de gardiennage pour
protéger une employée qui quitte les bureaux à une heure
tardive ? Securitas propose de faire appel à la salle de
contrôle. « Nous utilisons à distance le système de caméra
pour vérifier si le bâtiment ou l’environnement est
sûr », explique Erik Wilms. « En cas d’élément suspect,
nous envoyons quelqu’un pour conduire cette personne
à sa voiture. »
Erik Wilms (Securitas)
Tout dépend de la sévérité
demandée par
le client, confirme
Erik Wilms, Branch
Manager Real Estate
chez Securitas.
« Entre la journée
portes ouvertes et
le bâtiment fortifié,
on cherche souvent
le compromis
adéquat. Securitas
privilégie une démarche
en quatre
étapes : d’abord une
analyse de la sécurisation
existante,
ensuite des mesures
concrètes. On peut par exemple décourager des cambrioleurs
avec des serrures renforcées, du verre anti-effraction
et des autocollants qui annoncent la surveillance
par caméra. La troisième étape est celle des systèmes
d’alarme électroniques. Et la quatrième, celle du monitoring,
via notre salle de contrôle à Neder-Over-Heembeek.
Ces quatre éléments forment un ensemble cohérent. Or,
nous voyons encore trop d’entreprises commander un
système de sécurisation un peu au hasard, sur internet.
Ce n’est jamais une bonne solution. »
Salons et parkings
Qu’en est-il des événements et salons qui attirent un
public diversifié ? Le contrôle d’accès habituel suffit-il ?
Dans 90 % des cas, estime Fernand Hollevoet de G4S.
Une fois de plus, les missions se définissent en concertation
avec le client. « Des services complémentaires s’y
ajoutent parfois pour des salons spécialisés qui exposent
du matériel coûteux. Il s’agit alors d’une surveillance de
nuit ou de la demande de ranger les sacs et les bagages
dans des casiers sécurisés. »
D’où l’importance de bien se mettre d’accord, ajoute Erik
Wilms de Securitas, car ces événements se caractérisent
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
21
Pour Didier Ranchon, la sécurité est une responsabilité
partagée. « La direction de l’entreprise doit assurer un
bon éclairage du parking souterrain, effectuer une analyse
correcte des dangers et risques, prendre les mesures
requises et impliquer les acteurs publics et privés dans
la protection de tous », déclare-t-il.
Mise à jour de la loi-cadre
Le Managing Director de GardaWorld s’exprime sur la
répartition des rôles entre l’entreprise de gardiennage
et la police : « La sécurité est une chaîne dont chaque
maillon doit avoir la même solidité, faute de quoi le maillon
faible fragilise le tout. À quoi bon un bâtiment dont l’entrée
principale destinée au public est soumise à une foule de
procédures et de contrôles professionnels par la police et
l’État, si l’entrée de service pour le personnel et les fournisseurs
est confiée à une équipe de surveillance réduite
et mal équipée ? Il faut de la cohérence et la coordination
entre les divers acteurs, mais avec respect et professionnalisme.
L’État n’est plus en mesure de tout sécuriser. Il
doit donc faire appel à des partenaires privés. »
Les entreprises de gardiennage privées étudient actuellement
avec le Ministère de l’Intérieur une nouvelle loicadre
qui remplacerait la loi Tobback de 1990. Celle-ci
interdit aux services de gardiennage privés d’exercer des
contraintes, de recourir à la violence (le port d’arme n’est
autorisé que pour les transports de fonds) et de surveiller
des personnes dans les espaces publics. « Quand
on sait que demander la carte d’identité d’une personne
relève déjà de la contrainte, il faut bien admettre que
la loi actuelle est plutôt restrictive », constate Fernand
Hollevoet de G4S. « Nous ne demandons absolument pas
à pouvoir utiliser la violence, mais passer les menottes à
quelqu’un devrait tout de même être possible dans certaines
circonstances ? Un détective en magasin ne peut
pas intervenir lorsqu’un voleur s’enfuit. Nous plaidons en
outre pour une autre définition, plus souple, de la notion
d’espace public. » ●
R.A.
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Chapeau bas aux volontaires !
SÉCURITÉ
Le 5 décembre est la Journée Internationale des Volontaires. L’occasion de remercier
les collègues et employés qui s’investissent bénévolement dans la sécurité des
entreprises. Qui sont-ils ? Quels rôles jouent-ils ? Comment sont-ils sélectionnés
et formés ? Petit tour d’horizon.
Gaëlle Hoogsteyn
I
ncendie, malaise, blessure, agression… Au travail
comme ailleurs, un accident est vite arrivé. Afin
de garantir la sécurité de son personnel, chaque
employeur est tenu de mettre en place des mesures définies
dans l’arrêté royal du 15 décembre 2010. « Cet arrêté
définit le cadre de l’organisation des premiers secours dans
l’entreprise, sur base d’une analyse de risques réalisée
par le conseiller en prévention », explique Lucy Coibion,
responsable commerciale à la Croix-Rouge.
Ceux qui se portent volontaires pour être secouristes en
entreprise doivent suivre (et réussir !) une formation de
base aux premiers secours de 15 heures minimum auprès
d’un opérateur agréé par le SPF Santé Publique – et
4 heures de recyclage chaque année. La formation comprend
notamment les règles essentielles d’intervention,
la réanimation cardio-pulmonaire avec défibrillateur, la
désobstruction, les hémorragies, les plaies, les brûlures…
« La Croix-Rouge utilise la ‘pédagogie active’, basée sur
des mises en situation proches de la réalité. Nos formations
se veulent essentiellement pratiques. Lors des recyclages,
nous organisons des simulations d’accidents et/ou
de malaises plus complexes, selon la réalité de l’entreprise,
afin que les secouristes puissent mettre en pratique leurs
connaissances et mieux réagir », précise-t-elle. À la CroixRouge,
les contenus des formations sont revus tous les
5 ans selon les normes européennes.
Premiers maillons des secours
Le rôle du secouriste est de limiter les conséquences d’un
accident ou d’un malaise dans l’attente, si nécessaire, des
secours spécialisés. « Avoir des secouristes en entreprise
est une nécessité », assure Lucy Coibion. « Le premier
maillon de la chaîne de secours est très important. Quand
on sait qu’à Bruxelles, une ambulance met en moyenne
22 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
8 minutes à arriver,
on imagine facilement
les conséquences
pour une personne
qui ferait un arrêt cardiaque
et ne recevrait
aucun soin durant ce
délai… »
Mais qui sont ces secouristes
et quelles
compétences spécifiques
doiventils
avoir ? « Tout le
monde peut être secouriste.
Souvent, les
collaborateurs sont intéressés car c’est une formation qui
leur est aussi utile dans le cadre privé. Rien qu’à la CroixRouge,
nous formons près de 32.000 personnes chaque
année. Leur rôle est d’appliquer les règles essentielles
d’intervention et de garder leur sang-froid », poursuit Lucy
Coibion, qui insiste sur le fait que le rôle de secouriste ne
doit pas être imposé. « Les secouristes d’entreprise doivent
vraiment être volontaires, car apporter les premiers soins
nécessite une implication, une assiduité lors de la formation
continue, une capacité à se maîtriser et intervenir dans
toutes les situations. Pour les entreprises qui ont du mal
à trouver des volontaires, proposer de courtes sessions
de sensibilisation aux premiers secours permet de mieux
comprendre la plus-value de cette mission et peut susciter
des vocations. »
Lucy Coibion
(Croix-Rouge de Belgique)
Et en cas d’incendie ?
En plus des obligations liées aux premiers secours, les
entreprises doivent aussi mettre en place des procédures
R.A.
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Plus de 600 volontaires chez
Belfius Banque et Assurances
En plein cœur de Bruxelles, la tour Rogier abrite près
de 4.000 travailleurs sur 32 étages. « Garantir leur
sécurité, tant en cas de problème de santé qu’en cas
d’incendie, nécessite une véritable stratégie », explique
Régis Duez, conseiller en prévention du service
interne de prévention et de protection du travail
(SIPPT). « La sécurité du personnel est un élément
primordial pour Belfius. C’est pourquoi la banque ne
lésine pas sur les moyens et va même au-delà de ce
que la loi impose. »
« Compte tenu de la taille du bâtiment, le risque d’incendie
est notre plus grande crainte. Nous ne comptons
pas moins de 340 équipiers de première intervention,
qui ont reçu une formation de base et doivent
suivre un recyclage annuel. Chaque année, nous faisons
aussi venir un ‘bus formation’ dans lequel nos
volontaires font des exercices pratiques sur le feu.
Nous avons aussi formé 13 équipiers de deuxième
intervention. Leur mission est d’aller rechercher les
collègues moins valides qui seraient coincés dans le
bâtiment et guider les pompiers en cas de besoin.
Ce sont en quelque sorte des ‘mini-pompiers’. Ils
connaissent le bâtiment sur le bout des doigts et ont
reçu une solide formation à l’incendie. »
Belfius dispose aussi de 85 secouristes formés par
la Croix-Rouge et de 40 aidants psycho-sociaux.
« Ces derniers sont formés à la gestion des chocs
post-traumatiques. Lors de l’accident de train de
Buizingen en 2010, par exemple, plusieurs membres
du personnel étaient dans le convoi. L’un d’entre eux
a vu des choses insoutenables et nous a demandé de
l’aide. »
« Globalement, les collaborateurs sont plutôt solidaires
chez Belfius. Lorsque nous recrutons des volontaires
via intranet, nous n’avons pas de difficultés
à en trouver. Nous recherchons des gens motivés,
disponibles, engagés et résistants au stress. En cas
d’alerte, ils sont tous sur le pont. Par ailleurs, ils
jouent un rôle de prévention et sont là pour détecter
les risques potentiels. Nous pouvons vraiment compter
sur eux ! »
d’évacuation et d’intervention en cas d’incendie. C’est là
qu’interviennent les « équipiers de première intervention
».
« Régulièrement, des incendies touchent des entreprises
de toute taille. Des salariés peuvent être atteints physiquement
et psychologiquement, voire perdre la vie. Pour
l’éviter, le législateur a mis en place des obligations visant
à réduire les risques d’incendie et leurs effets sur
les personnes », explique Jean-Pierre Cosy, adjoint à la
direction de Cresept, un organisme de formation.
Le 28 mars 2014, un nouvel arrêté royal concernant la
prévention incendie en entreprise a été publié. « La législation
‘incendie’ en Belgique est très compliquée parce
que tous les niveaux de pouvoir sont concernés. Il n’est
pas toujours facile de s’y retrouver », commente l’expert.
Le fil rouge de cet arrêté, traduit dans la loi du bienêtre
au travail, est la
prévention. Certaines
mesures sont obligatoires
pour tous les
employeurs, même
s’il n’y a qu’un employé.
« Par exemple,
toutes les portes sur
le chemin de l’évacuation
doivent s’ouvrir
dans le sens de
l’évacuation », illustre
Jean-Pierre Cosy.
La nouvelle législation
impose aussi que
chaque intervention soit effectuée au minimum par deux
personnes. « Dans les PME, cela peut parfois poser des
problèmes. S’il n’y a que dix personnes dans l’entreprise,
comment garantir que deux personnes formées soient
toujours présentes, en tenant compte des congés ou des
absences ? L’employeur doit alors garantir par la formation
de son personnel qu’à tout moment une intervention ou
une évacuation soit réalisable. Il peut lui aussi se former ».
Pour le reste, chaque entreprise doit rédiger son propre
plan d’urgence interne, ce qui n’est pas toujours évident…
Vaut-t-il mieux avoir des gens capables d’éteindre un début
d’incendie ou évacuer d’office le bâtiment ? À chaque
employeur de définir ses priorités, tout en respectant au
mieux les obligations légales.
Jean-Pierre Cosy (Cresept)
En Belgique, on dénombre
10.000 incendies par an dont
20 à 30 % en entreprise.
Une fois ces plans définis, il faut les mettre en œuvre et
former des collaborateurs au rôle d’équipiers d’intervention.
La formation comprend un volet évacuation et un
volet « lutte incendie ». « Plus l’entreprise est grande,
plus l’évacuation est critique. Les équipiers de première
intervention doivent apprendre les procédures propres à
leur société et être capables de les mettre en application.
Au niveau incendie, nous dispensons la théorie, mais nous
nous basons surtout sur des exercices pratiques. Nous
apprenons aux stagiaires à détecter les risques spécifiques,
à utiliser les équipements de protection, à éteindre un incendie
naissant... Un autre point important est d’apprendre
au volontaire à reconnaître les limites de ses compétences
et à ne pas intervenir si l’incendie est trop important. »
Malheureusement, Jean-Pierre Cosy constate que beaucoup
d’entreprises considèrent encore la prévention incendie
comme une obligation pesante. « Il y a un réel travail de
sensibilisation à faire. Les entreprises devraient considérer
cela comme un investissement. Car, au-delà du fait de
sauver des vies, savoir réagir en cas d’incendie, c’est aussi
parfois sauver son business », conclut-il. ●
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
23
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BRUXELLES FORMATION
Bruxelles Formation s’est doté d’un but ambitieux-:
former des chercheurs d’emploi à des métiers
d’avenir pour répondre aux attentes des
entreprises bruxelloises.
Que ce soit à l’issue de leur formation à Bruxelles
Formation ou de leur formation en entreprise avec un
suivi de nos équipes pédagogiques, les résultats sont
au rendez-vous.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que de nombreuses
sociétés ont joué le jeu, à leur avantage et au bénéfice
de la Région bruxelloise.
Cette expérience ne peut qu’amener de nouvelles
solutions à la croissance des entreprises bruxelloises et
leur fournir la main-d’œuvre adéquate, qui recèle plus
d’avantages que l’on ne pense.
Nous souhaitons aujourd’hui les remercier
de nous avoir fait confiance.
En un mot comme en cent, MERCI !
TÉMOIGNAGES
Alexis Renard,
8 Trust, société de web
development et consulting
J’ai tout de suite eu un bon contact
avec les conseillers de Bruxelles
Formation. Ils se déplacent, sont
proactifs et connaissent nos
attentes. J’ai reçu plusieurs cv au
sein desquels j’ai fait une sélection en tombant sur des
perles.
Le principe, c’est une situation win-win: pour nous,
la ressource est plus accessible d’un point de vue
financier et en échange, nous la formons en interne.
Ces stages peuvent également servir de test avant un
engagement définitif. En effet, cela nous permet d’avoir
le temps d’évaluer le stagiaire, de lui expliquer l’esprit
de l’entreprise et la façon de travailler au sein de celle-ci.
Cela s’avère très pratique suite à la période d’essai.
Pour une jeune société de deux ans, ce programme nous
a permis de grandir plus vite et de manière structurée.
Il ne faut pas oublier que ces jeunes sont passés par
une formation, ils ont envie d’apprendre, d’évoluer, deux
choses très importantes dans notre secteur.
Et, surtout, ils savent que c’est une opportunité et ont
envie de la saisir !
Philippe Watticant,
El Metteko, restaurant
à la Bourse
Je suis passé par Actiris qui m’a
directement orienté vers Bruxelles
Formation. J’avais besoin d’une
personne pour la salle et d’une
personne en cuisine. Il fallait former les deux stagiaires
que j’ai reçus, ils ne connaissaient pas grand-chose,
mais ils étaient motivés, doués de l’envie d’apprendre.
Ils se sont rapidement fondus dans mon équipe, dont la
tranche d’âge tourne autour des 30-40 ans. Ils les ont
accueillis et tout de suite intégrés.
A la fin du stage, j’ai engagé la personne de la salle. Le
commis de cuisine a été proactif et a trouvé un emploi
de son côté, sinon je l’aurais engagé.
À chaque contrat de formation, une conseillère de
Bruxelles Formation s’est déplacée jusqu’à mon
entreprise. En quinze minutes, c’était fait. Et chaque
mois, elle passait voir si tout allait bien, 5 minutes pas
plus.
Je suis prêt à renouveler l’expérience dès maintenant,
pour la salle et la cuisine. Il n’y a que du positif.
Martin Germeau,
PermaFungi, Coopérative
productrice de pleurotes
sur la base de marc de
café
Le système de stages proposé
nous paraît tout à fait bénéfique
pour chaque partie et nous en sommes globalement
ravis. Les candidats sont présélectionnés par Bruxelles
Formation.
Sur les 3 premiers candidats rencontrés, nous avons
sélectionné Jean, notre premier stagiaire.
Ce dernier a maintenant trouvé un contrat de travail
et en est fort heureux. L’avantage pour nous est bien
entendu la réduction des charges mais également un
enrichissement au niveau de la diversité humaine que
nous apportent ces stagiaires.
En contrepartie, nous encadrons chaque stagiaire et
offrons une formation complète et professionnalisante à
des jeunes avec très peu d’expérience professionnelle.
Aujourd’hui, nous avons engagé notre deuxième stagiaire
et nous attendons le troisième.
׉	 7cassandra://8p8WzsfixZjQZQtLi_1uVXmHYv3lowYpGLg6pvUYkwU ,`̵ VV7N:x׉EPRATIQUEMENT
L’envie de faire ses preuves
Une équipe de conseillers mobiles
Chaque employeur bruxellois peut dès aujourd’hui
accueillir un stagiaire dans son entreprise. En échange
de
conditions
de
rémunération
particulièrement
avantageuses, la société s’engage à former le jeune qui a
peu ou pas d’expérience dans le monde de l’entreprise.
Une force de travail économique pour l’employeur, une
première expérience professionnelle pour le jeune pour
qui c’est une opportunité de faire ses preuves, chez vous.
Le but est de réaliser une opération win-win : vous
formez un jeune à votre réalité de travail, vos objectifs,
votre qualité durant une période dont vous choisissez la
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BRUXELLES
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Prévenir les risques, un luxe ?
SÉCURITÉ
Une nouvelle réglementation sur la prévention des risques est entrée en vigueur
et elle insiste sur les risques psycho-sociaux dans les entreprises. Quels sont les
devoirs des employeurs, face à une législation sans cesse plus complexe ? Et quel
est l'intérêt d’une politique de prévention ? Nous avons rencontré quatre experts de
deux sociétés spécialisées en la matière : Axa et Partena.
Adrien Dewez
A
ujourd'hui, la nouvelle législation sur la prévention
des risques couvre des domaines très divers
: les accidents de travail bien sûr, mais aussi
l'ergonomie, l'adaptation du lieu et du poste de travail,
le stress... Les dispositions légales s'articulent autant
sur la protection physique que psychique des employés,
soit une approche qui se veut globale. Et le législateur
demande à l'employeur de ne pas se contenter d'une
politique réactive face à un accident, mais bien préventive.
Car si les accidents au travail diminuent chaque année,
« nous recensons 70 à 80 accidents mortels par an en
Belgique », selon Marie-Pierre Dawance d'Axa. Le nombre
de maladies psycho-sociales, lui, augmente. La cause est
à chercher « dans la désindustrialisation de la Belgique
et la part croissante de métiers intellectuels », décrit
Rony Baert, General Counsel chez Partena. Les maladies
psycho-sociales deviennent donc un problème de plus en
plus aigu, et ce, pour toutes les entreprises.
Selon une étude menée par Wolters Kluwer, la moitié des
travailleurs négligeraient leur propre bien-être afin de terminer
une tâche à temps. De plus, seuls 17 % des sondés
déclarent qu'une politique en la matière est bien diffusée
au sein de l'entreprise. Pour un employeur, surtout, il
importe de correctement mesurer l'impact économique
que représentent la maladie et l'absentéisme. Selon Dirk
De Clercq, Safety Manager chez Partena, « les coûts indirects
sont de facteur trois par rapport aux coûts directs »
d'une personne absente. Par coûts indirects, on entend
la charge de travail supplémentaire chez les collègues,
la perte de connaissance au sein de l'entreprise...
26 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
Agir, oui, mais
comment?
La politique à mener en
matière de prévention,
en particulier en ce qui
concerne les risques psycho-sociaux,
est délicate et
doit être adaptée en fonction
de l’entreprise concernée.
« Pour mener une
véritable politique de prévention,
il faut convaincre
le dirigeant. Tant qu'il n'est
Les coûts indirects de
l’absentéisme sont de facteur trois
par rapport aux coûts directs.
Dirk De Clercq (Safety Manager Partena)
pas convaincu, la politique restera limitée. Plus que du
temps et des moyens, il faut de la volonté », dit-on chez
Axa. Pour Dirk De Clercq, « Il est nécessaire de prévoir
un plan d'action global sur cinq ans et un plan d’action
annuel avec des objectifs et un budget. Évidemment, les
moyens et les objectifs dépendent de la taille et du risque
de l'entreprise, mais le temps prévu pour le conseiller en
prévention est défini avec l'employeur et le comité dédié
à cette thématique. »
R.A.
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Lieve Paredis (Axa)
De nombreux exemples
d'actions existent : « Pour
Partena, qui dispose d'un
personnel sur de nombreux
sites différents et
parlant différentes langues,
nous allons prévoir
un site internet avec
comme slogan ‘I change
my...’ et huit rubriques :
stress, mood, move, food,
weight, drinking, smoking
et sleep », explique Dirk De
Clercq. « Les visites sur
le site seront anonymes,
l'employeur ne peut pas
savoir qui regarde quoi et, si quelqu'un le souhaite, il
peut recevoir un coaching personnalisé. Pour Randstad,
où j’ai réalisé un projet similaire, nous avons d'ailleurs
remarqué que le site était utilisé le plus souvent le dimanche
soir. »
Chez Axa, des actions similaires ont été menées, toujours
dans un souci de confidentialité, détaille Lieve Paredis :
« Via un partenaire, nous pouvons offrir une plateforme
d'aide psychologique qui répond aux problèmes des employés
et, éventuellement, les renvoyer vers un spécialiste.
Totalement anonyme, elle permet par exemple de
prévenir le burn-out. Cela peut aider des personnes qui
ressentent un déséquilibre entre leur vie privée et leur vie
professionnelle. Dans le cas d'un burn-out, il faut prévenir
avant son arrivée, sinon c'est trop tard. »
Pour Rony Baert, la loi impose de faire un diagnostic des
risques et le mieux est de faire appel à un conseiller en
prévention ; quelqu'un d'extérieur, de neutre, plus facilement
accepté au sein de l'entreprise et par les syndicats.
« Il ne faut pas non plus négliger l'entretien d'évaluation,
qui est une occasion d'échange personnalisé, pour détecter
des problèmes et valoriser une personne. Il faut prêter
attention au sens donné à la fonction et à la responsabilisation
du travailleur, diversifier les tâches et éviter la
monotonie, ce qui diminuera la charge mentale liée à la
fonction. Sans oublier d'offrir de la flexibilité, particulièrement
avec les jeunes générations Y et Z. Cela change
le paradigme, mais cela suppose aussi que l'entreprise
fasse confiance au travailleur. »
Prévenir pour être compétitif
« Vous ne pourrez jamais me convaincre que la continuité
d'une entreprise passe par les accidents », prévient Marie-Pierre
Dawance. « Outre l’aspect humain, les coûts
directs et indirects des dysfonctionnements justifient
la nécessité de mener des actions. Et la prévention est
corrélée à la compétitivité : selon l’Organisation Internationale
du Travail, plus l’indice de compétitivité d’un
pays est élevé, moins il y a d'accidents de travail. Au sein
d'une entreprise, on remarque une relation directe entre la
marge bénéficiaire et une politique de prévention forte. »
Si une telle politique peut
sembler de prime abord
chronophage et coûteuse,
plusieurs intervenants insistent
sur les répercussions
positives que sa mise
en place peut engendrer :
diminution des accidents
et de l'absentéisme, augmentation
de la productivité
et même de la qualité des
produits ou services donnés.
Et, naturellement, cela
joue sur l'image de l'entreprise
à l'extérieur.
Il faut prêter attention au sens
donné à la fonction et à la
responsabilisation du travailleur.
Rony Baert (General Counsel Partena)
Si la décision d'introduire une politique de prévention revient
au management, son application a tendance à se
diffuser ensuite chez les employés. L'étude de Wolters
Kluwer révèle que 81 % des sondés avertissent leurs collègues
qui ont un comportement dangereux. Et de préciser
qu'« en les impliquant dans les analyses des risques et en
leur donnant les bons outils pour détecter les situations
dangereuses, les entreprises peuvent vraiment faire la
différence ». À l'image de la ceinture de sécurité, devenue
légalement obligatoire dans les années 70, et aujourd'hui
parfaitement intégrée chez tous les automobilistes…
Sans oublier les dégâts
Si de nombreuses politiques de prévention peuvent sembler
destinées uniquement aux grandes entreprises, la
démarche ne doit pas être omise par les PME. « Une étude
française a démontré que sept entreprises sur dix qui subissent
un incendie disparaissent dans les trois ans. Elles
négligent de prévoir un plan de redémarrage rapide ou
d'avoir une assurance en perte d'exploitation. Sans oublier
les frais liés à un accident grave et les conséquences de
la désignation de l’entreprise comme un risque aggravé »,
conclut Marie-Pierre Dawance.
À l'écoute de tous nos interlocuteurs, un plan de prévention
des risques selon la nouvelle législation se révèle être
une démarche d'analyse globale. Du poste de travail à la
mobilité et à l'accessibilité, des relations managériales
à celles entre collègues ou encore jusqu'aux risques liés
à l'intégrité physique... Si le champ est vaste, cette réflexion
peut offrir une image nouvelle du fonctionnement
d'une société, quelle que soit sa taille, afin de détecter en
amont des problèmes, jouer sur le bien-être et donc la
productivité, l'engagement et la motivation. Un outil de
croissance... qui concerne tout le monde. ●
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
27
R.A.
R.A.
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SÉCURITÉ
Cybersécurité : « Peut-être avez-vous déjà
perdu des dizaines de milliers d’euros »
La PME moyenne est à peu près impuissante face à la cybercriminalité et l’espionnage.
Même les plus grandes entreprises résistent mal aux risques informatiques. La
seule façon de gagner un jour cette bataille réside dans une collaboration intensive
entre les pouvoirs publics, le monde académique et le secteur privé. La Cybersecurity
Coalition en constitue un bel exemple.
Stef Gyssels
«T
out a commencé il y a un an environ », se souvient
Georges Ataya (Solvay Brussels School of Economics),
« lors d’une réunion avec des spécialistes
de la sécurité et des personnes du monde de l’entreprise.
Nous discutions d’une série de piratages récents. Nous
étions conscients que n’importe quelle entreprise, de la
plus grande à la plus petite, est vulnérable. La question
n’est pas de savoir si nous serons piratés un jour, mais
quand. »
Cette réunion informelle a proposé une coalition de représentants
des secteurs public, académique et privé,
qui se réunirait à intervalles réguliers pour comparer et
discuter des expériences respectives et, bien entendu,
les partager avec d’autres entreprises et organisations.
C’est ainsi que naquit en février 2015 la Cybersecurity
Coalition, dirigée par Nathalie Dewancker. « C’est une
ASBL », insiste Mme Dewancker, « elle n’a donc aucune
ambition de générer un bénéfice pour les entreprises et
organisations participantes. »
Sensibiliser, encore et toujours
La priorité absolue réside dans une conscientisation des
entreprises et travailleurs face aux multiples dangers
informatiques qui les guettent, nous explique Nathalie
Dewancker : « Le facteur humain constitue habituellement
le maillon faible. Peu importe dès lors combien vous
investissez dans l’infrastructure de sécurisation, si vous
ne renforcez pas ce maillon faible. Notre coalition
entend faire le maximum pour appeler les entreprises
et leurs collaborateurs à
et à la prudence, tout en montrant
mesures relativement simples
pour améliorer sensiblement
la situation. »
Nathalie Dewancker cite en
exemple l’utilisation de « phrases
de passe » au lieu de mots de pas
Elles sont aussi simples à retenir
quelques signes spéciaux (un «
à la place d’un « a », par exempl
rendent ces séquences infiniment
plus difficiles à violer. « De nom
breux membres y ont déjà r
cours et nous tâchons de diffuser
28 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
le message à grande
échelle. » Cette diffusion
passe entre autres par la
collaboration avec CERT.
be, l’équipe d’intervention
informatique fédérale, qui
souhaite aussi prévenir la
criminalité informatique.
Une campagne de sensibilisation
commune nationale
a débuté au 1er
octobre, notamment
pour promouvoir
les « phrases de passe »
(voir encadré).
Tout le monde est vulnérable,
quelle que soit la taille de
l’entreprise ou son secteur. Il faut
être préparé et vigilant.
Nathalie Dewancker
Événement national, la Belgian Internet Cybersecurity
Conference s'est tenue à la fin novembre, en collaboration
avec CERT.be et d’autres partenaires. Des experts
de divers pays et secteurs y sont venus partager
leurs expériences et leur vision. « Une fois de
ent est mis sur une sensibilisation
crue », nous dit Nathalie Dewancker,
en plus de l’opportunité pour les
participants en provenance des
secteurs académique, privé
et public de se rencontrer et
de discuter de collaborations
éventuelles. »
’échange d’informations en
oute confiance
Cybersecurity Coalition entend
aussi élaborer une plateforme au
ein de laquelle des participants
de diverses entreprises (parfois
oncurrentes) pourront échanger
R.A.
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Problème et remèdes
Quelques résultats d’une enquête menée par les
pouvoirs publics auprès de 1000 citoyens ont été
divulgués à l’occasion de la campagne lancée le 1er
octobre pour promouvoir des mots de passe plus sécurisés.
Quelques conclusions édifiantes :
• Les Belges sont moyennement ou fortement préoccupés
par leur sécurité en ligne lors de l’utilisation
de l’e-commerce (57,5 %), des réseaux wifi publics
(55,6 %) et des médias sociaux (48,4 %).
• Près de la moitié des Belges (46,2 %) utilisent des
mots de passe de 8 signes ou moins.
• 1 Belge sur 3 communique son mot de passe à des
tiers. Chez les jeunes de 18 ans, le pourcentage atteint
42,9 %.
• 1 Belge sur 4 utilise le même mot de passe pour
des applications professionnelles et privées.
Vous trouverez sur www.safeonweb.be une série de
conseils et un test de sécurité de votre mot de passe.
Voici les cinq principaux :
1. Plus un mot de passe est long, plus il est sûr. Préférez
une phrase de passe : elle est longue et au
moins aussi facile à retenir.
2. Utilisez des signes de ponctuation, des chiffres et/
ou des majuscules dans votre phrase de passe.
3. N’utilisez pas le même mot de passe pour diverses
applications.
4. Ne transmettez vos mots de passe à personne.
5. Ne rassemblez pas vos mots de passe dans un document
sur votre ordinateur ou smartphone et ne
les écrivez pas sur un post-it à proximité de votre
appareil.
des informations en toute confiance. Quatre sessions sont
prévues autour de thèmes concrets tels que la gestion
des incidents, la gouvernance, les aspects légaux et les
réglementations.
Le troisième objectif réside dans des actions communes
de lutte contre la cybercriminalité. Enfin, la coalition entend
soutenir les pouvoirs publics et autres instances dans
l’élaboration de politiques de sécurité et de plans de mise
en œuvre. La collaboration avec les pouvoirs publics se
situe d’ailleurs aussi à d’autres niveaux, signale Georges
Ataya : « Nous nous réunissons régulièrement avec les
cabinets du ministre De Croo, du premier ministre Michel
et de Bart Tommelein pour échanger des informations et
discuter d’éventuelles initiatives à prendre par les pouvoirs
publics. La présence d’instances publiques telles que
Fedict dans cette coalition constitue un facteur essentiel
dans la concrétisation de nos objectifs. » Les pouvoirs
publics ne se limitent pas à une politique de présence,
constate Nathalie Dewancker : « Les gouvernements wallon
et flamand y ont chacun un représentant ICT, et non
l’un ou l’autre fonctionnaire du parlement, mal renseigné
sur cette problématique. »
Atteindre les organisations représentatives
La Cybersecurity Coalition totalise déjà plus de
50 membres qui contribuent activement à diffuser les
« Ceux qui veulent se faire membre de la Cybersecurity
Coalition sont les bienvenus s’ils sont disposés à payer
la cotisation et à contribuer activement aux activités de
la coalition », déclare Nathalie Dewancker.
En conclusion
Nous avons demandé à nos deux interlocuteurs de
conclure par un conseil à tous les membres de BECI.
Nathalie Dewancker met surtout en garde contre une
sous-estimation du danger pour les PME : « Tout le monde
est vulnérable, quelle que soit la taille de l’entreprise
ou son secteur. Il faut donc être préparé et vigilant, en
prenant toutes les mesures possibles pour réduire au
maximum les dangers inhérents aux facteurs humains.
Il est essentiel d’informer les collaborateurs autant que
possible. »
Georges Ataya va plus loin encore : « Il faut en moyenne
150 jours avant de détecter un accès par effraction aux
données. Les réparations coûtent en moyenne plusieurs
dizaines de milliers d’euros. Il se peut donc que vous soyez
actuellement en passe de prendre une sacrée dégelée
financière. La seule façon de prévenir cette situation ou
d’en réduire les conséquences est de faire procéder dans
les meilleurs délais à une analyse de votre infrastructure
sécuritaire et de prendre les mesures qui s’imposent. » ●
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
29
messages vers les grandes
entreprises et les PME. Il
faudrait hélas une éternité
pour sensibiliser et armer
les entreprises contre les
menaces informatiques,
si l’organisation devait se
contenter de ses moyens
modestes. « Nous avons
besoin de l’assistance d’organisations
représentatives
des employeurs, telles que
le VOKA et BECI », clame
Georges Ataya : « Elles nous
aideront à diffuser le message
via leurs réseaux aussi
Il faut en moyenne 150 jours avant
de détecter un accès par effraction
aux données. Les réparations
coûtent en moyenne plusieurs
dizaines de milliers d’euros
Georges Ataya
puissants qu’étendus. Nous nous réjouissons donc de
l’attention que BECI nous porte. C’est la meilleure manière
de sensibiliser les entreprises aux risques multiples
et au rôle qu’elles peuvent jouer elles-mêmes dans ce
combat. »
© CIONET
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SÉCURITÉ
Cloud :
vous restez responsable de vos données
La plupart des entreprises, quand elles entrevoient les avantages de la sous-traitance,
ne tardent pas à faire appel au cloud. La sécurisation de leurs données et
applications continue néanmoins de les inquiéter. On comprend pourtant que peu
d’entreprises parviennent à créer dans leurs murs un environnement aussi sécurisé
qu’un fournisseur de services cloud. Quoi qu’il en soit, la vigilance reste de mise,
ne fût-ce que parce que les données relèveront toujours de votre responsabilité.
Stef Gyssels
P
hilippe Waslet, propriét
IT Services & Solutions,
puis de longues années
clients dans la gestion stratégique
de leur informatique. « Chez
client moyen, avec un budget
formatique interne de 90.000
ros, nous pouvons comprimer
les coûts à concurrence de
30.000 euros par l’externalisation
de l’infrastructure.
Et si nous faisons un pas
de plus en confiant une
partie de cette infrastructure
au cloud, nous pouvons
même ramener le coût total
32.000 euros », estime-t-il.
Bien des chefs d’entreprise continuent de se méfier du
cloud pour des questions de sécurité. Philippe Waslet
s’en étonne : « C’est bizarre, non ? Les gens comprennent
qu’ils ne pourront jamais investir autant dans leurs infrastructures
internes que ne pourrait le faire un fournisseur
de services cloud, qui répartit les coûts entre de
nombreux clients. » Cédric Pierrard, CEO du fournisseur
de logiciels CRM Efficy, abonde : « Je m’amuse de voir
les utilisateurs et les clients se préoccuper de la sécurité
dans le cloud, alors qu’ils ne tiennent pas compte de la
sécurité de leur propre infrastructure sur place, qui laisse
souvent à désirer : pas de https/ssl, pas de firewall digne
de ce nom... »
Le logiciel CRM Efficy est disponible en versions on site
et cloud. M. Pierrard constate heureusement une amélioration
progressive de l’acceptation du cloud par les
entreprises : « Ce sont surtout les dirigeants de PME qui
comprennent que la sécurisation d’un environnement
cloud sera d’office supérieure à ce qu’ils peuvent avoir
chez eux. »
Confidentialité des données
Les réticences pourraient s’expliquer par la confidentialité
des données. Comment une entreprise peut-elle
que ses données et celles
clients ne sont pas utilisées à
es fins ? Lorsque les donse
retrouvent à l’étranger,
entreprises s’inquiètent daage
d’un usage inapproprié.
a la menace continuelle
des prestataires de services
cloud américains,
qui ne peuvent pas garder
le secret vis-à-vis
de leurs pouvoirs publics.
Et puis, il existe de
nombreux risques dans
es pays moins regardants
matière de vie privée et qui
n’hésitent pas à revendre les données
des clients. « Il subsiste pas mal de cow-boys sur le marché
international », constate Robert Kloots, propriétaire du
bureau Trusting the Cloud, spécialisé en sécurité cloud.
« Il faut en tenir compte dans le choix d’un partenaire
cloud. »
Qui plus est, la législation n’est pas toujours de votre
côté, dans ces cas-là, parce que vous dépendez aussi
de la législation du pays où les données sont stockées,
c’est-à-dire souvent à l’étranger. Cédric Pierrard plaide
donc pour le choix d’un fournisseur dont on sait qu’il
stocke les données dans une contrée où la vie privée et
les citoyens sont protégés des abus. Il affirme même
qu’il « faudrait interdire à tous les grands prestataires
cloud de stocker les données dans un pays où il n’existe
aucune réglementation pour les protéger ».
En Belgique ou en Europe ?
Faut-il tout garder à l’intérieur de frontières ? « Cela n’a
pas beaucoup de sens dans le contexte européen », estime
Cédric Pierrard : « Je plaide plutôt pour une législation
européenne qui garantit un même niveau de protection
des données partout en Europe. Il est essentiel, pour
des entreprises qui, comme la nôtre, déploient des activités
internationales, de recourir en toute flexibilité à des
centres de données sur le territoire européen. »
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
33
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Sécurisation mobile : une
dimension supplémentaire
Une des meilleures raisons de choisir le cloud est
le confort des collaborateurs mobiles. Ils peuvent
consulter leurs données et leurs applications n’importe
où et sur n’importe quel appareil. D’où les
inquiétudes : « Les systèmes et données de l’entreprise
dans le cloud sont de plus en plus souvent approchés
par les appareils mobiles qui appartiennent
aux collaborateurs. Cela tracasse de nombreuses
entreprises », constate John Yeoh, Research Analyst
de la Cloud Security Alliance.
Cédric Pierrard (Efficy).
Dans l’attente d’une telle unification européenne, certains
prestataires cloud vous garantissent que vos données ne
quitteront jamais le territoire belge. D’autres, tels que
Cloudbizz, ont recours à des centres de données en Belgique
et au Luxembourg, un pays limitrophe auquel la plupart
des entreprises belges osent confier leurs données.
À raison d’ailleurs, parce que le Luxembourg ne dispose
pas seulement des centres de données les mieux sécurisés
(Tier 4), mais propose en outre la loi de « protection
contre la faillite ». Le Grand-Duché est le premier pays
européen qui garantit aux clients de centres de données
en faillite qu’ils pourront récupérer leurs données.
Votre responsabilité
Tout se paie. Une répartition plus restrictive de données
coûtera davantage au client qu’un stockage qui peut se
faire n’importe où. Mais vous gardez l’entière responsabilité
de vos données, quel que soit le contrat conclu
avec le prestataire, prévient Robert Kloots : « Plus moyen
de déléguer. Autant en tenir compte quand vous signez
le contrat. Quant au prestataire cloud, il doit être très
explicite et transparent à propos de trois facteurs essentiels
pour vos données : la disponibilité, l’intégrité et
la confidentialité. »
Rien ne vous empêche évidemment d’optimiser la sécurité
des données, puisque les collaborateurs restent le
Il va de soi que les appareils mobiles, surtout quand
ils sont la propriété privée des collaborateurs, sont
moins bien contrôlés par l’employeur et donc beaucoup
plus exposés que les ordinateurs desktop de
jadis. La perte de ces appareils, la déferlante de
malware mobile et l’insécurité des hotspots wifi sont
quelques exemples parmi d’autres de la dimension
supplémentaire que les appareils mobiles ont donnée
à la problématique de la sécurisation.
Il existe heureusement sans cesse plus de techniques
pour contrer l’usage abusif de données sur
les appareils mobiles. « Le cryptage de toutes les
données d’entreprise qui partent vers le cloud ou en
reviennent, constitue une bonne manière de prévenir
le détournement de l’information », explique Philippe
Waslet. « Sans oublier l’utilisation de systèmes d’authentification
(tels que le Digipass des applications
bancaires ndlr), qui constituent une excellente protection
contre les abus. »
chaînon le plus faible de la sécurisation. Sachez que de
nombreux services cloud sont utilisés à l’insu du département
ICT. « Il faut donc ramener cette ‘informatique
de l’ombre’ au plus vite sous le contrôle de l’entreprise »,
insiste Robert Kloots. « Ensuite seulement vous pourrez
évaluer le risque, le coût et la convivialité, des critères
essentiels dans le choix d’un prestataire et d’un type de
service cloud. » M. Kloots insiste sur d’autres démarches
indispensables pour renforcer le maillon faible : « Les
collaborateurs doivent comprendre que la sécurité est
une nécessité, quitte à réduire quelque peu le confort
d’utilisation. Ils doivent aussi accepter qu’il ne faut pas
répondre à chaque e-mail et pas ouvrir n’importe quel
fichier joint. »
Philippe Waslet (Waslet IT).
34 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
Conclusion
Pour de nombreuses entreprises, et tout spécialement
les PME, le cloud est une bonne manière de réduire les
coûts et de se concentrer davantage sur les activités qui
contribuent directement à leurs résultats. Cela ne signifie
pas pour autant qu’il faut expédier les données dans le
cloud n’importe comment. Il y a lieu de tenir compte de
multiples facteurs (le cloud, oui ou non ; et si oui, dans
quelle mesure ?), mais en fin de compte, il s’agit d’évaluer
la valeur de vos données et le niveau de risque que vous
tolérez. Tous les experts en sécurité vous le diront : la
question n’est plus de savoir si vous serez piraté, mais
plutôt quand, comment et pendant combien de temps. ●
R.A.
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Merak : « La meilleure protection s’obtient
toujours hors ligne et hors site »
Besoin de protéger des biens précieux de votre entreprise ? Merak peut probablement
vous aider. Les documents papier et électroniques, mais aussi les échantillons
de laboratoire sont traités et conservés de manière idéale et légale. La protection
et le stockage s’inscrivent au plus profond des gènes de Merak. Et cela représente
tellement plus que le stockage d’une bande magnétique dans un vaste espace.
Stef Gyssels
L
es délais de conservation
légaux des archives de laboratoire
atteignent parfois
10 ans après que le retrait du produit
du marché. Dans l’intervalle, Merak
conserve le matériel dans des conditions
optimales et conformes aux réglementations
les plus sévères. Cela
signifie concrètement que Merak
dispose de locaux climatisés spéciaux
capables, le cas échéant, de
congeler à -86°C. Des installations
de secours garantissent, quoi qu’il
arrive, la continuité du stockage.
Merak traite les documents papier et
numériques avec le même soin, pour
le compte d’entreprises de divers
secteurs qui souhaitent les archiver
et/ou les garder en réserve. Malgré
l’ère numérique, la généralisation de
la sauvegarde dans le cloud et l’archivage
en ligne, bien des entreprises
considèrent toujours la conservation
hors ligne et hors site de fichiers et
de documents comme un service essentiel. « La demande
s’accroît même », constate Nicolas Uyttenhove, marketing
et sales manager chez Merak, « Rien d’étonnant à cela :
l’obligation de stocker tous les documents en sécurité
pendant de longues années s’applique non seulement
aux petites et grandes entreprises mais aussi aux professions
libérales : médecins, avocats et notaires. Ceux-ci
constituent d’ailleurs une clientèle fidèle. »
« La meilleure protection s’obtient toujours hors ligne et
hors site », déclare Nicolas Uyttenhove. D’où la nécessité
d’une entreprise telle que Merak : « Les pirates informatiques
sont sans cesse plus ingénieux dans la détection, le
vol ou la destruction de sauvegardes en ligne. Et puis, il y
a tous les autres dangers qui menacent vos documents :
les crashes de serveurs, des catastrophes naturelles...
Même Google a perdu des données, il y a quelques semaines,
lors d’un impact de foudre. »
Abri antiatomique
Personne ne peut garantir que les documents papier
ou électroniques sont 100 % en sécurité chez Merak.
Toutefois, les précautions prises
à l’intérieur et aux alentours des
espaces de stockage permettent
d’approcher ces 100 % de très près.
« Notre e-bunker à Vilvoorde est
en réalité un abri antiatomique »,
précise Nicolas Uyttenhove. « Il
est entouré d’une cage de Faraday
qui empêche les interférences
électriques, pour plus de sécurité
des disques et bandes numériques
qui y sont stockés. » Les précautions
maximales s’appliquent aussi
lors de la collecte des matériaux,
et aux détails, qui peuvent faire la
différence. Les sauvegardes sont
transportées dans une cellule climatisée,
à une température permanente
de 18 à 20° Celsius. « La
bande magnétique est ainsi directement
opérationnelle, dès qu’elle
quitte le véhicule. »
La protection de documents papier
contre les regards indiscrets reçoit
une attention particulière. De gros lots de papiers sont
ainsi répartis sur divers sites de stockage, arborant seulement
un code à barres qui précise où se trouvent les
diverses fractions des lots. Toute personne étrangère,
mais aussi les collaborateurs non autorisés sont ainsi
dans l’impossibilité de s’emparer de l’intégralité des
documents.
Coût réduit
Le principe de base qui anime Merak et d’autres fournisseurs
de services d’archivage et d’infrastructure, est
toujours le même. Les entreprises qui souhaitent ou
doivent investir dans de la sauvegarde et de l’archivage
hors site et hors ligne ne pourront jamais le faire à un
coût aussi bas que les entreprises spécialisées. « Les
coûts de notre infrastructure et de nos activités se répartissent
sur d’innombrables clients », explique Nicolas
Uyttenhove. « Nous pouvons ainsi offrir à nos clients un
service de sauvegarde hebdomadaire hors site à un prix
inférieur à celui d’un ordinateur portable par an. Voilà
un montant fort acceptable pour une tranquillité d’esprit
totale, non ? ». ●
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
35
© Merak
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Gardez l’e-reputation à l’œil !
SÉCURITÉ
Apparue avec le net, l’e-réputation prolonge en ligne la réputation. Elle concerne
tout le monde, tant les entreprises que les personnes. Comment la protéger, comment
l’évaluer, comment la corriger si elle a été entachée ? Autant de questions
abordées avec nos interlocuteurs, Miguel Van Keirsbilck, secrétaire général d’IZEO,
et Edouard Cambier, directeur général de Seed Factory.
Guy Van den Noortgate
I
nternet et les réseaux sociaux
font aujourd’hui partie de notre
quotidien, tant professionnel
que privé. Et à l’instar du monde réel,
nous possédons également dans le
monde virtuel une réputation numérique
ou e-réputation ; plus personne
ne peut se payer le luxe de l’ignorer.
Une évidence que souligne d’emblée le
secrétaire général d’IZEO, Miguel Van
Keirsbilck : « Pour les entrepreneurs
et dirigeants de PME, l’e-réputation –
la leur et celle de leur entreprise – est
devenue en quelques années un enjeu
crucial, qu’ils en soient conscients ou pas. Le plus souvent,
on remarque que la préoccupation commence à
vivre dans l’esprit de ces dirigeants d’entreprise, mais
qu’ils adoptent une attitude assez passive par rapport à
ce risque : espérer échapper aux vagues et aux remous.
Alors qu’aujourd’hui, le maître-mot devient l’anticipation,
la veille active, la préparation des réactions, la gestion
proactive de l’e-réputation ».
« L’e-réputation est le prolongement de la réputation tout
court, avec une puissance potentiellement décuplée, et
une amplification incontrôlable. Voyez le scandale VW :
au départ, c’est une atteinte directe à la réputation du
constructeur automobile pour des faits qui ne relèvent
pas stricto sensu de l’e-réputation. Par contre, dès que
le pot aux roses fut connu, la déferlante négative a été
immédiatement propagée dans les médias et les médias
sociaux, avec une couche supplémentaire sur les réseaux
sociaux. Les dégâts, potentiellement judiciaires et financiers,
deviennent alors très vite des risques commerciaux,
ou de marché ! À leur échelle, et pas uniquement pour des
36 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
faits objectivement répréhensibles ou
intentionnellement frauduleux, toutes
les entreprises sont susceptibles de
connaître une pareille déflagration. »
Scénarios de risque
Il est donc essentiel que les dirigeants et
les collaborateurs prennent pleinement
conscience de cet enjeu d’autant que des
atteintes éventuelles à leur e-réputation
peuvent rapidement influencer et détériorer
celle de l’entreprise. Mieux vaut
donc anticiper. À cet égard, Miguel Van
Il faut prendre le soin et le temps de
réfléchir aux causes d’exposition
possibles de la réputation d’une
entreprise ou de son dirigeant.
Miguel Van Keirsbilck (IZEO)
Keirsbilck distille quelques précieux conseils : « D’abord,
il faut prendre le soin et le temps de réfléchir aux causes
d’exposition possibles de la réputation d’une entreprise
ou de son dirigeant, aux agents de communication, aux
canaux, à l’impact possible d’une atteinte à la réputation.
Il faut idéalement écrire des scénarios de risque. ‘Si je
fabrique, j’importe, je vends des yaourts, ou des crèmes
solaires, ou n’importe quel autre bien ou service, quelle
information, avérée ou fausse, pourrait-elle me causer du
tort ? Comment dois-je alors éviter que cette information
mauvaise prenne naissance et circule ? Avant tout, bien
׉	 7cassandra://NJ1jTxr4Q5WjdnrW3piJsm-dCJenW2HxToIzsJJWQDwd`̵ VV7N:ܝ׉EeTOPIC
entendu, en agissant sur la réalité de
mes process de qualité et de précaution.
Mais si, malgré cela, une rumeur
naît et enfle, quelles sont mes armes ?‘
C’est d’autant plus délicat que l’entreprise
a intérêt, commercialement, à
ce qu’on parle d’elle. Toutefois, cette
visibilité recherchée augmente aussi
l’exposition, au risque de perte de
contrôle ! »
de l’incohérence, car le retour de flamme
peut être dévastateur. Même si c’est une
évidence, il faut faire ce que l’on dit, dès
le moment où on l’a dit. De même, il ne
faut pas mentir sur ses compétences
(diplômes, expériences, etc.) car on découvrira
tôt ou tard, et souvent plus tôt
qu’on ne le pense, les éventuels mensonges
ou oublis.
Lorsque l’e-réputation est entachée,
il convient de réagir rapidement.
Pour certains profils, tels que des
postes de management, être absent
d’internet est impensable.
Edouard Cambier (Seed Factory)
De la simple erreur à l’action malveillante, de la vengeance
d’un salarié à une manœuvre déloyale d’un concurrent,
les atteintes à la réputation électronique peuvent avoir de
multiples sources qui ne diffèrent guère de celles, déjà
bien connues, du monde réel. La rumeur est le plus vieux
média du monde. Mais deux grandes différences opèrent
sur le net : la vitesse et la persistance. Comment peut-on
rectifier son e-réputation lorsqu’elle a été malmenée ?
« C’est là qu’est tout le défi actuel », répond Miguel Van
Keirsbilck. « Lors de la construction du canal de Panama, il
a fallu des mois pour que les nouvelles de banqueroute de
la Compagnie du Canal traversent l’Atlantique et alarment
les petits investisseurs français. Aujourd’hui, tout se sait
et se répète instantanément. Nier une contre-vérité peut
avoir pour effet d’augmenter encore la résonnance du ‘bad
buzz’, en vertu du très injuste mais impitoyable principe
qu’il n’y a pas de fumée sans feu… Quant au recours en
justice, civile ou pénale, il produira ses effets bien après
l’incendie et apportera pour éventuelle mais très aléatoire
consolation une réparation au civil ou une condamnation
au pénal de l’auteur, si… Donc, indépendamment de la
réaction en justice, il faut pouvoir éteindre le feu naissant
avant qu’il se propage… »
Assurance collective
Et, puisqu’il vaut mieux vaut prévenir que guérir, IZEO a
apporté dans son package de services à ses membres, dirigeants
de PME et indépendants, la première assurance
collective de leur e-réputation. Difficilement accessible
pour un entrepreneur isolé, ce service devient abordable
dans une formule collective qui mutualise le risque. Cette
assurance prévoit à la fois des recours civils ou des poursuites
pénales, mais aussi des interventions de nettoyage
ou de noyage des informations vénéneuses sur internet
au sens le plus large (sites web, forums, blogs, réseaux
sociaux, etc.).
Outre s’assurer, on peut déjà veiller à soigner son e-réputation
sur le web tout en évitant de l’embellir au risque
L’e-reputation des autres
Voilà pour ce qui concerne la protection
de sa propre réputation virtuelle.
Et quand il s’agit de la réputation des
autres ? Comment évaluer l’utilité et la fiabilité des
sources électroniques ?
Le CV bidonné ou le faux diplôme ne sont pas neufs mais
ils semblent cependant se répandre davantage avec internet.
Sans oublier les profils sur les réseaux sociaux
qui peuvent nous en apprendre beaucoup sur les postulants
à un emploi. Ainsi, Edouard Cambier, directeur
général de Seed Factory, et son équipe sont très attentifs
à ces aspects lors de recrutements. « Nous vérifions si
l’e-réputation de la personne correspond bien à sa ‘vraie’
réputation », explique-t-il. « Cela se fait en recoupant ce
qu’il dit ou fait sur les réseaux sociaux comme Facebook
auprès de deux ou trois personnes qui le connaissent.
Ce n’est pas seulement ce qu’il dit ou fait qui est intéressant
mais également le temps qu’il passe sur ces
réseaux sociaux. Si vous voyez que quelqu’un est inscrit
à de multiples groupes et intervient tout le temps, vous
vous posez automatiquement la question : ‘mais quand
travaille-t-il ?’. De même sur LinkedIn, il faut regarder
les recommandations. Si elles proviennent uniquement
d’employés subalternes, elles ont moins de valeur que si
elles sont le fait de collègues ou encore de supérieurs. »
Se cacher n’est pas une solution
Être absent du web peut-il être une solution pour que
son e-réputation ne soit pas entachée ? Nos deux interlocuteurs
sont formels, il n’est plus possible de ne pas
être présent sur internet. « Il est clair que pour certains
profils, tels que des postes de management, c’est impensable
», poursuit Edouard Cambier. « En revanche, ce
n’est pas nécessairement le cas pour d’autres fonctions
comme le catering et le nettoyage. Ce qui est important
également, c’est de continuer à vérifier régulièrement
l’e-réputation des personnes que l’on a embauchées, car
leur réputation engage celle de l’entreprise qui les emploie.
» Même son de cloche chez Miguel Van Keirsbilck
qui précise qu’« il faut gérer son e-réputation et celle de
son entreprise. Se cacher n’empêchera jamais d’autres
personnes de répandre des informations négatives. Et
dans ce cas, ne pas avoir un profil web rassurant sera
une faiblesse supplémentaire ».
Conclusion : il faut être vigilant sans être paranoïaque.
Même si, comme aimait le répéter l’ancien PDG d’Intel,
Andrew Grove, « seuls les paranoïaques survivent ». ●
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
37
R.A.
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SÉCURITÉ
Délestage, black-out…
Que risque-t-on à Bruxelles cet hiver ?
Il y a dix ans à peine, la Belgique se payait encore le luxe d’exporter 10 à 30 % de
l’électricité qu’elle produisait. Aujourd’hui, nous dépendons en grande partie de la
production électrique des pays étrangers, avec son lot d’incertitudes. En janvier
dernier, le gouvernement augmentait sensiblement la réserve stratégique. Mais
avec l’arrivée du froid, la question des plans de délestage et de possibles black-out
refait surface. Si l’hiver devait être rude, quel serait l’impact pour les entreprises ?
Julien Ide
M
i-novembre, Bruxelles. Un air de vacances flotte
dans la capitale. Bonnets et écharpes sont encore
au fond du placard. Il fait exceptionnellement doux,
mais nul ne sait combien de temps cela va durer. Bien que la
probabilité d’avoir un hiver très froid soit relativement faible,
le risque n’est pas exclu. En cas de pic prolongé, le fameux
plan de délestage pourrait-il être activé en Belgique ?
La Belgique en manque d’énergie
Selon Peter Claes, Managing
Director chez Febeliec, l’appauvrissement
énergétique
en Belgique est dû à trois
facteurs : « Premièrement,
il n’y a presque plus d’investissements
dans des unités
de production qui offrent une
garantie de livraison. Il n’y a
rien de neuf depuis longtemps
au niveau du nucléaire, et très
peu au niveau des centrales
thermiques. Deuxièmement,
plusieurs centrales nucléaires
sont à l’arrêt total
Les chances de pénurie sont très
faibles. Il n’y a pas de quoi paniquer.
Peter Claes (Febeliec).
38 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
dans notre pays (ndlr : le redémarrage de Doel 2 et Tihange
3 n’était pas encore décidé au moment de cette interview).
Et enfin, les énergies renouvelables sont de plus en plus
utilisées, mais leur efficacité dépend de l’imprévisibilité de
l’ensoleillement et du vent. » Malgré cela, Peter Claes reste
relativement optimiste : « Il faut rester serein et rationnel.
Les chances de pénurie sont très faibles. Il n’y a pas de quoi
paniquer. »
Prévenir la pénurie
Elia joue un rôle central dans le paysage belge puisque la société
a en charge le transport de l’électricité dans tout le pays.
Quel est son rôle en cas de problème d’approvisionnement ?
Ingvild Van Lysebetten, directrice de la communication chez
Elia, nous répond : « Nous pouvons faire appel à l'éventuelle
capacité de production restante de toutes les centrales disponibles.
Si nécessaire, nous avons par exemple recours à la réduction
contrôlée de la consommation de clients industriels.
Si la situation l'exige, Elia peut envisager une coordination
avec d'autres gestionnaires de réseaux de transport de pays
voisins, pour augmenter davantage la capacité d'importation
possible de la Belgique. Si tout cela ne fonctionne pas, il ne
reste que le plan de délestage, activé par le gouvernement. »
Du côté des producteurs d’électricité, des solutions technologiques
sont mises en œuvre afin d’équilibrer la balance
énergétique. André Neugroschl est B2B marketing manager
chez EDF-Luminus : « Une centrale thermique peut être à
l’arrêt en fonction des besoins du marché. En cas de besoin
urgent d’électricité, le temps de démarrage des machines est
R.A.
׉	 7cassandra://pYjS3kJb-pH-O4dr6QPBUwwrcG7HxU9Wb31EDKXg-xc!+`̵ VV7N:ܢ׉E-VOUS VOYEZ UN POIVRON.
NOUS VOYONS DE L’ÉNERGIE.
CHEZ EDF LUMINUS, NOUS CONCEVONS
L’ÉNERGIE AUTREMENT
Pour faire pousser ce poivron, il faut de la chaleur. Notre client
maraîcher se la procure en produisant lui-même son électricité.
Nous, nous avons vu qu’il y avait moyen de gérer encore mieux
son énergie. En prenant la main sur sa production quand
il n’en a pas besoin, nous la valorisons dans le réseau au meilleur
moment. Et nous le payons pour cela. Pendant ce temps,
lui peut consacrer toute son énergie à l’essentiel. Cultiver les
plus beaux poivrons.
LES DÉFIS D’AUJOURD’HUI
SONT DES OPPORTUNITÉS POUR DEMAIN
Nous ne fournissons pas seulement de l’électricité et du gaz
à 1,8 million de clients sous le nom Luminus. Chaque jour,
nos 1 500 collaborateurs réinventent nos services et moyens
de production pour vous apporter progrès et confort. Tous sont
mobilisés pour lutter contre le changement climatique et convaincus
que les défis d’aujourd’hui sont des opportunités pour demain.
Et ça, c’est essentiel quand on est le 2e
producteur d’électricité
du pays et le premier challenger du marché belge de l’énergie.
#powertoprogress
Pour en savoir plus sur nos solutions aux entreprises : E-mail : business.services@luminus.be - Tél. : 078/155.232
www.edfluminus.be
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Les plans de délestage et
les black-out
souvent trop long (plusieurs
heures). Nous avons adapté
certaines de nos centrales
thermiques de manière à ce
qu’elles démarrent beaucoup
plus rapidement, en
10 minutes maximum. Leur
rendement est bien moins
bon, mais elles peuvent être
utilisées en cas de pic important
et ainsi éviter une
pénurie. Certaines sont
d’ailleurs utilisées pour la
réserve stratégique. »
Il semble bien que les capacités de
production hors frontières soient
moins favorables cet hiver et que
les centrales thermiques belges
produiront plus que l’an dernier
Philippe Massart (Sibelga).
Et depuis quelques temps, de nouvelles alternatives ont
été développées afin d’optimiser l’injection de l’électricité
dans le réseau électrique belge. André Neugroschl nous
éclaire : « Nous avons mis en place une plateforme de
‘trading’ de l’énergie électrique. Celle-ci nous permet de
récupérer de l’électricité auprès d’auto-producteurs ou de
consommateurs. Dans le premier cas, il s’agit par exemple
d’industries qui produisent elles-mêmes leur énergie
grâce à des centrales de cogénération. Mais l’électricité
produite est parfois largement sous-exploitée. Nous pouvons
alors leur racheter le surplus. Nous avons également
installé des systèmes qui nous permettent de démarrer
ces centrales à distance si le besoin est urgent. Dans le
deuxième cas, chez les consommateurs, notre plateforme
permet de réduire le régime de certains appareils afin de
récupérer de l’électricité. Par exemple, avec une entreprise
de produits surgelés, nous laissons la température des
frigos remonter de quelques degrés pendant une durée
limitée. Ceci n’altère pas la qualité des aliments et permet
de belles économies énergétiques et financières. »
Quand vient l’hiver
Pendant l’hiver 2014-2015, la Belgique a dû constamment
importer un tiers de ses besoins électriques. Philippe Massart,
directeur de la communication chez Sibelga, nous
donne son point de vue sur les causes de ce manque :
« Tout d’abord, il faut bien sûr tenir compte de la mise
à l’arrêt de certaines centrales nucléaires. De plus, certains
producteurs n’ont pas fait tourner certaines centrales
thermiques pour des questions de rentabilité. Il était plus
intéressant pour eux d’acheter l’électricité hors frontières
plutôt que de la produire en Belgique ».
Selon Philippe Massart, c’est à ce niveau que se trouve
un des nœuds du problème énergétique : « Il faut bien
40 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
• Un black out énergétique survient accidentellement
et n’est donc pas prévisible. Il peut se produire
en cas de défaillance ou d’incident technique
ou de mauvaise gestion de l’équilibre production/
consommation sur le réseau.
• Un plan de délestage est une mesure prise par le
gouvernement fédéral en cas de pénurie d’électricité.
L’approvisionnement en électricité est alors
coupé pendant les heures où la demande est la
plus forte, c’est-à-dire entre 16 et 20 h les jours
ouvrables. Une semaine avant la possible mise en
place d’un plan de délestage, le risque est annoncé,
invitant les entreprises et les citoyens à réduire
leur consommation. Si les efforts fournis ne suffisent
pas, le plan de délestage est alors annoncé
dans les médias, au plus tard la veille de son activation,
avant 19 h. Dans le nouveau plan de délestage
proposé cette année par la ministre de l’Énergie
Marie-Christine Marghem, les grandes villes du
pays comme Bruxelles, Liège, Charleroi ou Anvers
seront en grande partie épargnées. A Bruxelles,
par exemple, seule une petite partie d’Uccle est
concernée par un éventuel délestage.
comprendre qu’aujourd’hui, l’énergie fait partie d’un marché
à l’échelle européenne. Cela signifie qu’un fournisseur
achète à un producteur, plus d’un an à l’avance, la majeure
partie de l’électricité qui sera hypothétiquement consommée
par ses clients. Le moment venu, le fournisseur devra
acheter au cours du jour les quantités manquantes ou, le
cas échéant, revendre le surplus sur ce même marché.
Si l’on ajoute à ceci la limite des capacités techniques de
transit sur les infrastructures de réseaux aux frontières,
on comprend mieux la complexité de veiller à un approvisionnement
stable du pays. Enfin, l’essentiel des centrales
électriques du pays sont la propriété d’entreprises
internationales qui disposent de moyens de production
partout en Europe. Il leurs appartient de faire tourner ces
moyens de production de la manière la plus profitable pour
leurs actionnaires. »
Mais Philippe Massart tempère le risque de pénurie en
Belgique pour cet hiver : « Il semble bien que les capacités
de production hors frontières soient moins favorables cet
hiver et que les centrales thermiques belges produiront
plus que l’an dernier ». Un deuxième argument devrait
nous rassurer pour cette année : « Les hypothèses de
calcul pour la couverture de l’approvisionnement du pays
ne sont plus basées sur l’hiver 2010-2011, un des plus
froids de l’histoire, mais sur les données météorologiques
moyennes de ces dernières années. Cela change
la donne. »
Il semblerait donc que la production électrique au niveau
national soit mieux assurée cet hiver. Parallèlement, le
risque de pénurie associé aux statistiques climatiques
est moins élevé. En conséquence, il ne devrait pas y avoir
d’inquiétude particulière pour 2016. ●
R.A.
׉	 7cassandra://eD3Ger-51E5pBGI7kMZBTj5yoAYFez-q16deyPBNd4AG`̵ VV7N:ܬ׉EwENTREPRENDRE
TRANSITION
Vermicompostage : une solution terre-àterre
pour vos « organiques »
Vous connaissez sans doute le compostage. En revanche, il y a moins de chances
que vous connaissiez le vermicompostage. Cette technique de réduction des déchets
organiques peut pourtant rendre de grands services à votre entreprise.
Johan Debière
U
n rapide sondage téléphonique
le démontre : la technique
du vermicompostage est mal
connue des entrepreneurs bruxellois :
« Faire du vermicompost, ça sent mauvais
», « ça prend du temps », « ça propage
des maladies »... Toutes ces idées
reçues, vous pouvez les jeter au bac.
Comme le confirme Eric Pellerin, coordinateur
au sein de l'asbl bruxelloise
Worms, une vermicompostière ne prend
guère de place et ne sent pas, pas plus
qu’elle ne propage des maladies... Par
ailleurs, elle s’utilise assez simplement :
« Il faut éviter d’y placer trop d'agrumes
pour éviter l’acidification du substrat ; en
été, il faut veiller à limiter l’apport en fruits pour éviter
l’apparition de moucherons ; et, de temps en temps, vérifier
qu’elle ne déborde pas».
À part ces quelques précautions, la présence d’une vermicompostière
(voir photo) ne se remarquera pas plus
qu’un point de collecte PMC. Par ailleurs, elle a toute sa
raison d’être dans une entreprise, dans la mesure où les
vers raffolent des déchets qui y sont classiquement produits.
Eric Pellerin : « Vous pouvez y jeter votre marc de
café, vos sachets de thé, vos trognons de pommes, votre
papier essuie-tout, vos cartons, boîtes à œufs... » Ces
derniers éléments sont d'ailleurs bien utiles lorsque le
compost tend à devenir trop humide. Ils contribuent à
lui apporter le carbone qui fait parfois défaut lorsqu'on
se contente d'y jeter fruits et légumes.
Au bout du processus, on obtient un compost de qualité
supérieure à celui d’un composteur classique, riche en
azote, phosphore, potassium, calcium et magnésium.
Sa structure permet d'aérer le sol lorsqu'on l'épand
dans les jardinières ou les parterres que l'on retrouve
assez couramment dans les entreprises.
Outre le compost, le vermicompostage donne également
un percolat, lui aussi très riche en éléments minéraux
et organiques. « C’est un produit liquide qui fait
merveille pour donner un petit coup de fouet aux plantes
d'appartement », ajoute Eric Pellerin. Enfin, une vermicompostière
ne vous mettra pas sur la paille. Il est
possible d’en fabriquer une assez facilement avec des
matériaux de récupération : des bacs en
frigolite, quelques seaux en plastique...
Et pour ceux qui n’ont pas le temps ou
ne se trouvent pas l’âme d’un bricoleur,
il est possible d’en acheter une. « On en
trouve entre 50 et 100 euros. Les prix
montent parfois plus haut, mais pour
un fonctionnement et un résultat identiques.
»
Des entreprises intéressées ?
Jusqu’ici, les expériences tentées par les
entreprises sont restées rares. « À ma
connaissance, nous n’avons accompagné
qu’une filiale de BNP Paribas Fortis
qui a décidé d’installer une vermicompostière
», admet Eric Pellerin. Ceci dit, l’idée semble
faire son chemin. En dehors de la sphère de l’asbl
Worms, le Centre d’Entreprises de Saint-Gilles a installé
une vermicompostière qui fait merveille. Éco-conseiller
au sein du centre, Pierre Léger est chargé du suivi de
l’installation : « Pour l’instant, il s’agit d’une petite unité
dans laquelle nous mettons aussi régulièrement que
possible de petits déchets comme du marc de café, des
restes de légumes ou de fruits. Le percolat est réutilisé
de temps en temps par des entreprises du centre en
guise d’amendement pour les plantes vertes. Quant aux
vers de compost, ils alimentent l’élevage de poissons de
notre installation d’aquaponie, couplée à une production
de légumes. »
Grâce au soutien du Brussels Waste Network, la couveuse
d’entreprises étudie d’autres projets avec le nouveau
gérant de la cafétéria du centre. S’ils se concrétisent,
la cause du vermicompostage fera un nouveau
petit pas dans la bonne direction : celle de la valorisation
locale et circulaire des résidus organiques. ●
Info :
www.wormsasbl.org ; www.villagepartenaire.com
Info déchets et recyclage :
Laurie Verheyen, conseillère Brussels Waste Network –
lv@beci.be ; 02 210 01 75
www.brusselswastenetwork.eu
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
41
R.A.
׉	 7cassandra://hp0OyUGAhHN7WZEfQ2m6seBpNKz72zSR7YpZZfPvs_I`̵ VV7N:ܭVV7N:ܬ#בCט   u׉׉	 7cassandra://w4aIZ2Al76Fc_1ouycOt323H2zDVlWYVysUEftKpZO4 ^4` ׉	 7cassandra://o0KvwLR9qpj1nTNh235aSerwAL9aKIQ2duq_mnKZlhkb`S׉	 7cassandra://GCSt9UawZh78w3HXirT-QucnNXAjD9RGKDd4cchWaf0`̵ ׉	 7cassandra://Z5KbwqHX-dTBla884lP5sOQo_FISvVw6SaGnMIkghF4͚:͠VV7N:ܳט  u׉׉	 7cassandra://upVPZQJBBWCe7m9VJttbZROumpi-IC0w706O8u3HuGo [`׉	 7cassandra://OuvRbTa2Lka0EJVusdcsMKq3oUvtskhyzzPmdbNY2Xoh`S׉	 7cassandra://5knzwPIy_PJYfZx467dMF6W_8YtGU1pPUiwqBc__hxQ`̵ ׉	 7cassandra://vIwBwrVDbzPiU2sWAbB_WDVpnvH1Btt9JwdYJzP_qr4Ͱ͠VV7N:ܴנVV7N:ܸ rr=9ׁHmailto:lne@beci.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
SELF-EMPLOYED CORNER
2016 : le fardeau des indépendants
doublement allégé !
Pour plus d’un million d’indépendants en Belgique, 2016 amorce une diminution
attendue du taux des cotisations sociales. Et s’ils engagent leur premier travailleur
salarié, cet emploi bénéficiera d’une exonération de cotisations sociales ONSS
« à vie ». Tour d’horizon des récentes mesures en faveur des indépendants et PME.
Miguel Van Keirsbilck
R
appelons qu’en 2014, les quelque 516.000 PME du
pays représentaient 99 % des entreprises belges,
53,5 % des emplois privés et 42,9 % du PIB. Parallèlement,
le nombre de travailleurs indépendants en
Belgique a passé la barre du million : 1.005.167 fin 2014,
contre 857.694 en 1994.
On le voit, le poids économique des indépendants (commerçants,
artisans, professions libérales, dirigeants
de PME) n’est pas négligeable. IZEO n’aurait pas compris
qu’ils soient oubliés dans les décisions découlant
de la volonté de déplacer une partie de la charge fiscale
et parafiscale du travail vers d’autres revenus : le « tax
shift ». On aurait pu le craindre en observant dans un
premier temps que la fameuse augmentation du pouvoir
d’achat de 100 € par mois, annoncée par le gouvernement,
repose sur des mécanismes qui, par définition,
ne bénéficient pas aux indépendants (augmentation des
forfaits de frais professionnels déductibles, bonus à l’emploi),
tandis que la réduction des cotisations à l’ONSS de
33 vers 25 % ne change rien pour ceux qui n’occupent pas
encore de salariés.
Fort heureusement, deux bonnes nouvelles ont apporté cet
automne une éclaircie dans le ciel des indépendants : une
diminution de leurs cotisations sociales personnelles, et
un coût moindre pour engager un premier travailleur.
Cotisations sociales des indépendants :
diminution de 1,5 %.
C’est historique : les cotisations sociales n’avaient plus
baissé depuis 20 ans. Cette mesure a notamment pour objet
de soutenir le pouvoir d’achat des indépendants. Elle
Type
1er travailleur (*)
2e
3e
travailleur
travailleur
4e travailleur
5e travailleur
6e travailleur
0 € cotisation
1550 €/trim.
1050 €/trim.
1050 €/trim.
1000 €/trim.
1000 €/trim.
(*) Si le premier travailleur est engagé à partir du 1/1/2016, les cotisations à zéro sont acquises à durée indéterminée.
42 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
L’un des objectifs du « tax shift » est d’encourager
la première embauche par les indépendants.
se déroulera en 3 temps : baisse de 22 à 21,5 % dès 2016,
puis à 21 % en 2017. En 2018, il n’y aura plus qu’un seul
taux pour tous : 20,5 % pour l’indépendant qui a un revenu
inférieur à 55.576,94 €. Pour la partie des revenus qui
dépassent ce seuil, le taux actuel de 14,16 % reste d’application.
Par
exemple, pour un revenu net imposable de 10.000 €,
la diminution sera de 50 € en 2016, 100 € en 2017 et 150 €
en 2018. Pour un revenu de 40.000 €, elle sera de 200 € en
2016, 400 € en 2017 et 600 € en 2018.
Pas de cotisations patronales sur le premier
engagement
Autre mesure-phare proposée et décidée par le gouvernement,
et qui se veut un véritable coup de fouet pour l’emploi
: l’absence de cotisations sociales patronales sur le
premier engagement. En effet, à partir de 2016 et jusqu’à
fin 2020, tous les employeurs qui engagent un premier travailleur
bénéficieront d’une exonération des cotisations sociales
patronales à vie pour ce premier employé.
Montants des réductions pour premiers emplois en 2016
5 trimestres
4 trimestres suivants 4 derniers trimestres
0 € cotisation
1050 €/trim.
450 €/trim.
450 €/trim.
400 €/trim.
400 €/trim.
0 € cotisation
450 €/trim.
450 €/trim.
0 €
0 €
0 €
© Thinkstock
׉	 7cassandra://GCSt9UawZh78w3HXirT-QucnNXAjD9RGKDd4cchWaf0`̵ VV7N:ܵ׉ESi c’était vous…
Attention, seules les cotisations dites « de base » sont
concernées par cette mise à zéro. Certaines cotisations
complémentaires ou sectorielles pourraient subsister.
L’avantage n’en est pas moins impressionnant : pour un
salaire brut de 2.500 €, l'employeur paiera 8.930 € de
charges en moins par an, à vie…
Cette dispense est liée à l'entreprise et non pas à la personne
du salarié. Elle est donc valable quel que soit son
profil, et la suppression des cotisations persiste en cas
de remplacement de ce premier travailleur par un autre.
Seuls en bénéficieront les employeurs qui engagent un
premier travailleur (hors apprentis et stagiaires). Si l’employeur
a occupé un ou plusieurs travailleurs par le passé,
il retrouve la qualification de « nouvel employeur » après
quatre trimestres d’affilée sans occupation de salariés.
Cette disposition a pour but d’aider un maximum d’indépendants
à franchir le « premier pas » de l’engagement.
646.093 indépendants travaillent seuls aujourd’hui
et pourraient être tentés d'embaucher. Toutes les études
témoignent que le principal frein à l’embauche d’un premier
collaborateur salarié est le coût de l’opération. En
allégeant franchement ce coût, le Ministre Willy Borsus
espère susciter 32.000 nouveaux engagements en premier
emploi.
Enfin, signalons que l’indépendant qui aurait engagé un
premier travailleur cette année bénéficiera lui aussi du
« taux zéro »… mais seulement pour le solde des trimestres
de la mesure « premier emploi » 2015 (13 au départ), ce qui
est certes moins puissant que la formule « à vie ».
Conseils d’IZEO aux indépendants qui pensent embaucher
leur premier travailleur salarié : attendez le 1er
janvier 2016
pour l’engager (le cas échéant, en ayant recours à l’intérim
pour les dernières semaines de 2015) et, si vous recrutez
plusieurs travailleurs simultanément, veillez à ce que celui
qui aura le plus haut salaire soit le premier engagé !
Réduction des cotisations du 2e
leur
Les avantages actuels du 1er
au 6e travailau
5e emploi « glissent », dès
le 1er janvier 2016, du 2e au 6e travailleur (c’est un travailleur
de plus : l’idée est de stimuler la croissance et l’emploi).
Ici non plus, les entreprises ayant créé leurs premiers
emplois courant 2015 ne sont pas oubliées. Les nouveaux
montants prévus par ces deux mesures sont en effet applicables
à l'ensemble des trimestres de réduction auxquels
les entreprises ont encore droit, sur base du régime en vigueur
au moment de l'embauche (voir tableau).
Conclusion d’IZEO : ces mesures se cumulent avec les
réductions structurelles de charges patronales du « tax
shift ». Il faut saluer cette politique audacieuse mais nécessaire
en faveur du million d’indépendants et de TPE de
notre pays. Si la demande est au rendez-vous, nul doute
qu’ils seront encouragés à créer de l’emploi. ●
Quels recours pour le soustraitant
impayé ?
M. Stéphane G. est entrepreneur.
Il travaille en tant
que sous-traitant à l’aménagement
d’un entrepôt
en immeuble de bureaux.
Il est plus particulièrement
chargé de superviser le revêtement
du sol avec son
équipe. M. G. est régulièrement
confronté à des
retards de paiements et sa
dernière facture n’a jamais
été payée. Quels sont ses
moyens d’action ?
Commençons par remettre les choses dans leur
contexte : il existe une première relation contractuelle
entre le porteur de projet (le maître d’ouvrage) et l’entrepreneur
principal (contrat d’entreprise), et une deuxième
relation entre l’entrepreneur principal et le sous-traitant
(contrat de sous-traitance). En effet, c’est l’entrepreneur
principal qui a engagé M. G. et qui paye ses factures.
Le principe de la relativité des contrats veut qu’une
convention n’ait d’effets qu’entre les parties contractantes
: toute personne qui n’a pas exprimé son consentement
à être liée par contrat doit être considérée comme
un tiers au contrat. Dans le cas présent, il n’existe aucune
relation contractuelle entre le maître d’ouvrage et
le sous-traitant, de sorte qu’en cas de défaillance de l’entrepreneur,
M. G. ne pourrait en principe pas se retourner
contre le maître d’ouvrage.
Le législateur est toutefois intervenu pour améliorer
la situation du sous-traitant, souvent en position faible
dans cette relation en chaîne. L’article 1798 du Code civil
confère la possibilité au sous-traitant d’intenter une action
directe à l’encontre du maître d’ouvrage. Pour cela,
la créance du sous-traitant à l’égard de l’entrepreneur
doit être certaine (incontestable et non contestée) et exigible.
Elle doit relever du même contrat d’entreprise et le
maître d’ouvrage ne sera débiteur que de la somme qu’il
doit lui-même à l’entrepreneur.
À retenir :
En cas de factures impayées, le sous-traitant peut intenter une
action envers le maître d’ouvrage directement. Dès qu’il reçoit
la notification claire du sous-traitant de le payer directement, le
maître d’ouvrage ne peut plus payer l’entrepreneur pour le travail
concerné, au risque de devoir payer deux fois. Cependant,
le maître d’ouvrage ne procédera au paiement que s’il est redevable
de montants à l’égard de l’entrepreneur. S’il a déjà payé
les sommes dues, l’action directe ne sera pas d’une grande aide,
mais elle reste un levier à disposition du sous-traitant. À l’inverse,
le maître d’ouvrage ne dispose pas d’une telle action envers un
sous-traitant défaillant. Attention à n’user de cette faculté qu’en
cas de nécessité afin de ne pas détériorer les relations de travail…
et à le faire avant toute faillite de l’entrepreneur.
Laila Nejar, conseiller juridique BECI
lne@beci.be ; 02 563 68 58
׉	 7cassandra://5knzwPIy_PJYfZx467dMF6W_8YtGU1pPUiwqBc__hxQ`̵ VV7N:ܶVV7N:ܵ#בCט   u׉׉	 7cassandra://tq8LAKGSaRlw1TPtLSRieZdcJL9-JBRRs-DcStNG7C0 8`׉	 7cassandra://RzXkHwCEUD_1Vf-wrnw6vCk8qGs3P1XYowOO-xClMT0h.`S׉	 7cassandra://-GtyFKVe-ccLwL59MEWixWllsXcapwCxKGKPo4f_gOA`̵ ׉	 7cassandra://By-JMSW6sWv5QselB4vOKTMt-2ffYMyA63XtY_kyrdM͹͠VV7N:ܹט  u׉׉	 7cassandra://LHD-aqM79LNtmcsjuGwVh3jWV1VXQDlTU9GIwRiOgmg |o`׉	 7cassandra://SFdkORZo8yvJ59QBdZYlGBxv-E6RfDA_gefWKe7TuN0i`S׉	 7cassandra://bBBZjpYowQFPa1wPMx2s7pNiQqCHs6jYYWhFRYosSQg{`̵ ׉	 7cassandra://vm531qp_XSV8cbe1mwXKeStt9VOWR-cIGCM_fIwqpjgͪ&̘͠VV7N:ܺנVV7N:ܾ D`9ׁHmailto:desk@beci.beׁׁЈ׉EDemandeurs d'asile et permis de travail :
quelques règles de base
Ces derniers temps, la vague de réfugiés entraîne une explosion du nombre de
demandes d'asile introduites en Belgique. Beaucoup d'employeurs et d'organisations
patronales souhaitent pouvoir faire (plus rapidement) appel à ces demandeurs
d’asile. Sur la base des règles actuelles, ces derniers ne peuvent fournir des
prestations de travail que s'ils disposent d'un permis de travail C.
L
e permis de travail modèle C permet aux ressortissants
étrangers qui réunissent les deux
conditions suivantes d'avoir accès au marché du travail
belge : ils ont introduit une demande d'asile et
4 mois après l'introduction de leur demande, ils n’ont
pas reçu de décision du Commissariat général aux Réfugiés
et aux Apatrides (CGRA). Ils peuvent travailler
dans le cadre du permis de travail C dans l'attente de
la signification de la décision du CGRA ou du Conseil du
Contentieux des Étrangers.
Les détenteurs d'un permis de travail C entrent en ligne
de compte pour n'importe quel engagement comme
travailleur salarié par n'importe quel employeur. La
durée de validité du permis de travail C est clairement
mentionnée sur le permis. Elle varie en fonction de la
durée du droit de séjour en Belgique mais ne peut jamais
être supérieure à 12 mois.
Un employeur peut immédiatement engager un travailleur
qui dispose d'un permis de travail C et d'un
document de séjour valable. Il n'est pas soumis à des
obligations supplémentaires particulières sur le plan
administratif. Il ne doit donc pas demander d’autorisation
d'occupation. Il doit uniquement vérifier si la prolongation
du permis de travail C et des documents de
séjour a été introduite à temps et a effectivement été
obtenue.
Procédure de demande
En fonction de la région où il habite, le demandeur d'asile
doit introduire sa demande de permis de travail C auprès
de l'Administration de l'Économie et de l'Emploi (Région
de Bruxelles-Capitale), du Dienst Arbeidsmigratie de sa
province de résidence (Région flamande) ou du Service
44 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
main d'œuvre étrangère de la direction générale du
FOREM de sa commune de résidence (Région wallonne).
Le dossier de demande doit être accompagné de
différents documents (formulaire de demande, feuille
de renseignements, copie du titre de séjour,...). Le service
compétent vérifie ensuite si le demandeur satisfait
à toutes les conditions.
Si le résultat de cet examen est positif, le service compétent
établira un permis de travail modèle C, qui sera
envoyé à la commune de résidence du demandeur
d'asile. Celle-ci informera le demandeur d'asile de la
disponibilité du permis de travail C.
Délai réduit à quatre mois
Les partenaires sociaux et le ministre de l'emploi Kris
Peeters ont convenu de ramener à 4 mois le délai d’attente
pour les demandeurs d’asile, afin de leur donner
un accès plus rapide au marché de l'emploi. L’arrêté
royal a été publié début novembre et les premiers demandeurs
d'asile qui relèvent de ce système pourront
demander un permis C à partir du mois de février.
Quid des réfugiés reconnus ?
Contrairement aux candidats réfugiés, les réfugiés reconnus
sont dispensés de l'obligation d'obtenir un permis
de travail. À noter que cette disposition s'applique
aux réfugiés reconnus en Belgique, et non aux réfugiés
reconnus à l'étranger. ●
׉	 7cassandra://-GtyFKVe-ccLwL59MEWixWllsXcapwCxKGKPo4f_gOA`̵ VV7N:ܻ׉EENTREPRENDRE
Un guichet pour vous faciliter la vie
Au 500 avenue Louise, siège de BECI, un guichet d’entreprise vous accueille pour
vous permettre d’effectuer, en une seule unité de temps et de lieu, la quasi-totalité
de vos formalités administratives. Visite guidée.
Emmanuel Robert
D
epuis dix ans déjà, plus besoin pour les entreprises
et les indépendants d’ouvrir un
« registre » auprès du tribunal de commerce.
Même si le vocable est resté, le registre de commerce a
été supprimé en 2003 et remplacé par un simple enregistrement
auprès d’un « guichet d’entreprise agréé »,
compétent pour de nombreuses formalités. Il en existe
un chez BECI, qui se combine aux multiples services
fournis par la Chambre de Commerce.
La fonction première du guichet est d’accueillir les
créateurs d’entreprise et nouveaux indépendants. Sur
base de leurs documents (carte d’identité, diplômes requis
pour les indépendants, statuts pour les sociétés),
le guichet vérifie qu’ils remplissent bien les conditions
d’accès à la gestion et, le cas échéant, d’accès à la profession.
Le guichet les enregistre auprès de la BCE (la
Banque Carrefour, qui centralise les données des entreprises
et de leurs sièges d’exploitation) et active leur
numéro d’entreprise – indispensable pour s’identifier
dans les relations avec les administrations (ONSS et
TVA notamment). Le tout en 45 minutes de chrono !
« Vérifiez vos données, ce n’est pas un luxe ! »
Le guichet centralise et accélère de nombreuses formalités
qui étaient auparavant éparpillées entre différents
interlocuteurs. Mais il peut faire beaucoup plus encore,
y compris pour les entreprises existantes, en commençant
par un « check-up » de leurs données.
« Le numéro d’entreprise est lié à de multiples renseignements
: adresse de l’entreprise, dénomination
commerciale, noms des administrateurs, codes NACE
qui définissent ses activités, etc. », explique Erick Thiry,
responsable du guichet BECI. « Ces données doivent absolument
être maintenues à jour. Si elles ne le sont pas,
l’entreprise risque de rencontrer des problèmes administratifs,
par exemple pour l’obtention de primes ou de
subsides, voire d’encourir des sanctions. Or, beaucoup
d’entreprises qui se croient à jour ne le sont pas. Par
exemple, il arrive qu’on oublie de rapporter la démission
d’un administrateur, ou le transfert d’un siège
d’exploitation – c’est même très fréquent. Les conséquences
peuvent être sérieuses ; la vérification n’a donc
rien d’un luxe ! » Dans la plupart des cas, si des modifications
sont nécessaires, elles peuvent être effectuées
immédiatement au guichet.
La mise à jour des données permet non seulement de
réduire des risques ; elle peut aussi se révéler avantageuse
: « Certaines réductions des cotisations ONSS
sont liées au siège d’exploitation ; si l’adresse n’est
pas à jour, vous n’en bénéficierez pas. Le guichet peut
aussi, en fonction de vos codes NACE, vérifier vos possibilités
d’accès à de nouvelles activités. Un exemple,
parmi d’autres ? L’arrêté royal du 1.09.2007 a modifié les
conditions d’accès aux métiers de la construction. La
pose de cloisons sèches en plâtre, si elle est antérieure
à sa publication, peut vous ouvrir l’accès aux activités
de plafonnage, cimentage et pose de chape. C’est plutôt
bon à savoir, non ? »
Le guichet est également compétent pour la délivrance
des cartes de commerçant ambulant et des cartes professionnelles
pour les étrangers – les demandes sont
nombreuses à Bruxelles. Les entreprises étrangères
qui s’installent en Belgique peuvent aussi s’adresser à
lui pour faire traduire leurs statuts (c’est vrai également
pour les entreprises flamandes ou wallonnes qui doivent
les faire traduire dans l’autre langue de la Région…),
pour s’affilier à une caisse d’assurance sociale, à une
mutuelle, entrer en relation avec l’Afsca, la Sabam…
Enfin, le guichet d’entreprise se combine avec les
autres services administratifs proposés par la Chambre
de Commerce : extraits de la BCE (nécessaires pour
prendre part à des marchés publics), publications au
Moniteur Belge, attestations de non-faillite, dépôt
d’actes, etc. Sans oublier les formalités internationales
: documents d’exportation, obtention de visas… En
bref, BECI vous offre un « guichet unique » pour toutes
vos formalités administratives. ●
Info guichet d’entreprise :
02 643 78 09 – desk@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
45
׉	 7cassandra://bBBZjpYowQFPa1wPMx2s7pNiQqCHs6jYYWhFRYosSQg{`̵ VV7N:ܼVV7N:ܻ#בCט   u׉׉	 7cassandra://kX-4sQa2iOMTCYU1ZGt_IcZcEOwMKa9-LHhqQ64O7P8 E`׉	 7cassandra://ND7NnS4Fi939KM-kqKxFnZ1SGzI30EyC6709RuFV9_4y`S׉	 7cassandra://L7vy5zJ7x83m3tP6gkjd5Kzy-7Nd7QadOdsprfCc53c'`̵ ׉	 7cassandra://RxvnXWOUSA-vJlTVpeWx_ws7AkbNQhF-w4dppRdNme0 W1͆͠VV7N:ܿט  u׉׉	 7cassandra://1-FuHtbEoMs95C_LwhP_2JOg89NfX3S0uEGbaF5I_9k ` ׉	 7cassandra://Dm2Ut0mNIn5Fwb9BO5APazQGMeM0SuTt_0zDfQ2zd7ce`S׉	 7cassandra://Fjmsw5S-vdwq2t6NbMcqcO1DA1fmMD6nIFOfj94gLrs``̵ ׉	 7cassandra://JzLNqSSdY1Z95qaUl2ZBB3-_OzgGtkT07ZSHexvxOUo͔`͠VV7N:נVV7N:ǁ 8y9ׁHmailto:starters@beci.beׁׁЈנVV7N:Ɓ D+c9ׁHhttp://www.gling.beׁׁЈ׉EProfitez de l’expérience
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STARTER
Gling : promotion du commerce local
O
n ne cesse de souligner l’importance des petits
commerces dans la vie de nos quartiers et plus
globalement de nos villes. Mais, confrontés à une
concurrence en ligne toujours plus vive, la plupart de ces
petits commerces se trouvent un peu dépourvus face à
l’inexorable évolution numérique. Ils sont toutefois bien
conscients qu’ils doivent adopter ces nouvelles technologies
qui bousculent le commerce classique. C’est ici
qu’intervient Gling.
Fondée par Greg Malcause et Gil Knops, rejoints par la
suite par Florian Jeanmart, cette start-up inscrite au
Start’Hub Challenge de BECI a lancé, en octobre dernier,
une application éponyme, en commençant par Auderghem.
Dans la pratique, il s’agit d’une plateforme de
communication dynamique entre commerces et consommateurs.
Une
vingtaine de besoins
« Notre objectif vise à fournir aux commerçants un outil
simple et rapide, et que ce soient eux qui le gèrent »,
explique Greg Malcause. « Pour les consommateurs, il
s’agit de leur offrir la possibilité de suivre l’actualité de
leurs commerces favoris, comme les promotions, de les
conserver en mémoire et de les trouver grâce à la géolocalisation.
» Grande originalité de cette application : la
recherche d’un commerce ne se fait pas par mots-clés
mais via des besoins comme, par exemple, « J’ai faim »,
« C’est l’heure de l’apéro », « Je prends soin de moi ! » ou
encore « Mes grosses courses à petits prix ». Au total, une
vingtaine de besoins ont déjà été répertoriés. Cette liste
embrasse tous les types de commerces : de la librairie au
restaurant en passant par la fleuriste, l’espace de détente
ou encore le centre culturel, pour en citer quelques-uns.
« Le fil rouge de notre application est de fournir une information
instantanée entre un commerce et un consommateur
», enchaîne Greg Malcause. « Les commerçants
peuvent l’utiliser pour, selon leur type de commerce,
donner le plat du jour, annoncer une promotion, lancer
une invitation, etc. Nous nous concentrons sur les commerces
de proximité qui éprouvent des difficultés dans le
monde numérique. Soit ils ne font rien, soit ils ont un site
– mais encore faut-il qu’il y ait une visibilité – soit encore
ils utilisent des réseaux sociaux comme Facebook. Mais
ces différentes solutions ne sont pas toujours efficaces et
coûtent souvent de l’argent. Chez nous, il n’y a pas non
plus de mentions style ‘j’aime’ ou la possibilité de laisser
des commentaires. C’est vraiment un lien direct et dynamique
entre commerce et consommateur. »
Avec sa plateforme de communication entre commerçants et consommateurs,
Gling a créé une application simple, rapide et peu onéreuse destinée à soutenir les
petits commerces.
Guy Van den Noortgate
De gauche à droite : Gil Knops,
Greg Malcause et Florian Jeanmart.
À Bruxelles et au-delà
Dans un premier temps, Gling lance donc son application
à Auderghem. Par la suite, elle envisage de s’étendre à
d’autres communes de la capitale en commençant par
Schaerbeek, Etterbeek et Woluwe-Saint-Pierre qui se
sont montrées intéressées. L’application concerne les
commerces mais également les centres culturels et les
établissements sportifs qui éprouvent aussi un besoin de
communication. Dans un premier temps gratuite, elle
deviendra éventuellement payante pour les commerçants
qui l’utilisent régulièrement à fins de publicité et de
communication. Elle est actuellement disponible sur le
web, playstore et prochainement pour app store. Pour le
consommateur, elle est évidemment gratuite.
Avec cette plateforme de communication instantanée,
les commerçants disposent d’un outil leur permettant de
fournir des informations dynamiques vers les consommateurs.
Les initiateurs du projet se donnent maintenant
une bonne année pour transformer leur essai auderghemois
et faire tache d’huile. D’abord à Bruxelles, avant de
viser progressivement d’autres villes du pays ●
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BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
47
R.A.
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Les stages Entr’apprendre : un projet-phare pour renforcer les
bonnes pratiques dans la relation écoles-entreprises.
La Fondation pour l’Enseignement lance un
appel aux entreprises
Une quinzaine d’entreprises ont rejoint la Fondation pour l’Enseignement, pour
participer à la 2e
édition des stages Entr’apprendre. Comme tous les projets de la
Fondation, celui-ci vise à jeter des ponts entre l’école et l’entreprise, pour améliorer
l’adéquation des parcours scolaires avec les attentes du monde du travail.
Soucieuse de développer son action, la Fondation lance un appel aux employeurs
bruxellois et les invite à se joindre aux efforts communs.
Vincent Galuszka
L
es stages Entr’apprendre, c'est reparti ! Dès janvier
2016. Une dizaine de nouvelles entreprises se sont
jointes aux huit pionnières qui ont ouvert la voie au printemps
2015 (voir encadré). Le projet de la Fondation pour
l’enseignement poursuit donc son objectif : resserrer les liens
entre le monde de l’entreprise et celui de l’enseignement,
afin d’améliorer l’adéquation de la formation prodiguée dans
les écoles techniques et professionnelles francophones avec
les attentes des entreprises (compétences, attitudes face au
travail et comportements).
Retour en arrière. Entre mars et juin 2015, une soixantaine
de professeurs, chefs d’atelier et formateurs, issus de
17 écoles, tous réseaux francophones confondus, se plongent
dans le bain des 8 entreprises participantes. Concrètement,
un fois inscrits auprès des instituts de formation continue de
l’enseignement1
, les professeurs-stagiaires sont accueillis
par l’une des entreprises ouvrant des places de stages dans
les métiers visés. D’abord dans le cadre d’une journée d’observation
; ensuite dans le cadre d’un stage d’immersion de
deux ou trois jours, au cours duquel ils travaillent sous la
responsabilité de formateurs internes ou de responsables
de lignes de production.
Dans le bain de l’entreprise
Les entreprises participantes au projet 2015 ont souligné
l’extrême utilité de ces stages. D’une part, elles y voient la
possibilité de confronter les professeurs avec leurs attentes,
et, d’autre part, de prendre conscience de certaines difficultés
de l’enseignement en Belgique francophone. De leur côté,
les enseignants se sont réjouis
de concrétiser une mise
en abîme des compétences
vers lesquelles ils s’efforcent
d’emmener leurs élèves.
« Je n’ai pas perçu la nécessité
de renforcer les compétences
des enseignants que
nous avons reçus », comPour
élargir notre action et amplifier
nos projets, il est essentiel que les
entreprises continuent à se mobiliser
et viennent renforcer notre base, tant
au niveau financier qu’opérationnel.
Olivier Remels
(Fondation pour l’Enseignement)
mente François Constant, Technical School & Knowledge
Manager de la STIB. « Nous n’avions pas fixé d’objectif, ni
voulu faire passer de message spécifique. Notre démarche
a simplement consisté à les plonger dans le bain, de sorte
qu’ils puissent faire leurs propres constatations et véhiculer
cela par eux-mêmes vers leurs élèves. »
1 La Formation en cours de carrière (FCC), le Centre catholique de formation en cours de carrière (Cecafoc) et l’Institut de formation en cours de carrière (IFC).
48 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
׉	 7cassandra://Q0ig6J3ZkepDMWvVi4_CASq8L0rYxQuJ9An0ERS8p7c `̵ VV7N:׉E'Un rapprochement bénéfique
À Bruxelles, certaines entreprises comme la STIB
développent depuis longtemps des relations avec
les écoles, pour les aider à préparer les futurs candidats
à l’emploi. Les stages Entr’apprendre ont
permis de renforcer cette démarche et, parfois,
d’aller plus loin. « Ces stages ont créé des liens »,
explique Catherine Vandepopeliere,
responsable
Communication & Corporate Social Responsability
de D’Ieteren. « Nous avons établi une relation
avec l’institut des Arts et Métiers de Bruxelles. Des
professeurs ont profité de leur stage chez nous
pour exprimer leurs besoins. Ils nous ont demandé
d’accueillir des élèves, notamment pour les former
aux procédures de préparation des véhicules
neufs, qu’ils n’ont pas l’occasion de faire dans leur
école. Nous avons également accueilli des élèves
en stage de carrosserie. C’est un lien que nous ne
pouvons malheureusement pas consacrer à toutes
les écoles. C’est une petite goutte d’eau, par rapport
aux défis énormes que nous avons pu découvrir
à l’occasion de ces stages. »
D’autres entreprises ont choisi de communiquer leurs besoins,
soulignant parfois l’obsolescence du contenu de certaines
options par rapport à l’évolution technologique. « Mais
pas uniquement », enchaîne Audrey-Ann Toogood, Human
ENTREPRENDRE
Resources Director Benelux de Heidelberg Cement. « En plus
de l’évolution rapide des techniques, qui ne sont pas toujours
suivies par les écoles pour toutes sortes de bonnes raisons,
nous avons insisté sur la culture d’entreprise, le monde réel
du travail, avec le besoin pour tous de pouvoir s’adapter aux
changements et à la flexibilité nécessaire. »
Les stages Entr’apprendre ont été l’occasion pour les entreprises
de mettre l’accent sur les attitudes et comportements
sur le lieu de travail, qu’elles estiment ne pas être suffisamment
intégrés à l’école. Par exemple le respect des consignes
de sécurité, ou les exigences du travail en équipe. Beaucoup
de professeurs ont ainsi réalisé l’importance de la sécurité
sur le lieu de travail et se sont engagés à la répercuter auprès
de leurs élèves.
Un appel pour soutenir la Fondation
« Les retours de la première édition ont globalement été très
très positifs », explique Olivier Remels, secrétaire général de la
Fondation pour l’Enseignement. « Et cela malgré que ce projet
ait pris forme au fur et à mesure de son déroulement sur le
terrain. Les entreprises ont eu l’occasion de faire remonter
leur vécu, directement et via leur fédération sectorielle. Nous
avons, je pense, fait très attention à bien les écouter pour
améliorer le modus operandi et professionnaliser encore
davantage l’approche. La fidélité des participants est notre
TÉGI
TÉGIE
GEMENT
GEMEN
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Nouvelles entreprises,
nouveau secteurs, nouvelles
filières
Les entreprises participantes
à l’édition 2016
d’Entr’apprendre sont D’Ieteren Auto, la STIB,
Techspace Aero, la Sonaca, Heidelberg Cement et
Carmeuse, et, du côté des nouvelles venues, IBA,
AGC, Delacre, Lutosa, Lantmannen Unibake, Kluber,
Innovyn, Lidl, Cofely Fabricom et Ores. Avec
ces nouvelles entreprises, Entr’apprendre entre
dans une phase de croisière et se déploie vers de
nouveaux secteurs, comme les technologies médicales,
le verre, l’agroalimentaire, la chimie, la
distribution... « Cela nous permettra de construire
une expérience plus large », se réjouit Olivier Remels,
« et de répondre à des besoins de formation
dans plusieurs autres options de l’enseignement,
correspondant souvent à des métiers en demande
dans nos entreprises, en plus des métiers déjà intégrés
au projet lors de la phase pilote. »
meilleur baromètre : 7 entreprises sur 8 poursuivent le projet,
outre les nouvelles qui montent à bord. »
Entr’apprendre est un des projets-phares menés par la Fondation
pour l’enseignement pour renforcer les bonnes pratiques
en matière de relation écoles-entreprises. Pour optimiser
l’impact de son action, il est indispensable que davantage
d’entreprises rejoignent la Fondation. Celle-ci a besoin de
leur expérience par rapport à la formation des jeunes diplômés
qui un jour frapperont à leur porte – notamment dans
les métiers en pénurie – et de leur participation active à ses
projets de terrain. Et pour pérenniser son action, elle a également
besoin de leur soutien financier.
« La Fondation peut travailler grâce à un soutien financier
dont la charge est répartie sur un grand nombre d’entreprises,
de fédérations et de fondations privées, à Bruxelles et en
Wallonie », précise M. Remels. « Cela nous permet d’asseoir
notre action sur une base large, impliquant un grand nombre
d’acteurs du monde socioéconomique et scolaire, sans peser
financièrement sur les uns ou les autres2
. Mais pour élargir
notre action et amplifier nos projets, il est essentiel que les
entreprises continuent à se mobiliser et viennent renforcer
notre base, tant au niveau financier qu’opérationnel. »
Appel est donc lancé aux entreprises bruxelloises, afin qu’elles
soutiennent l’action de la Fondation pour l’Enseignement.
Celle-ci poursuit un objectif essentiel, dont les effets touchent
à la qualité et à l’équité de l’enseignement en Belgique francophone,
qui sont des conditions nécessaires au renforcement
global du tissu socio-économique bruxellois. ●
Info :
Olivier Remels, tél. +32 477 20 26 65 ;
or@fondation-enseignement.be ;
www.fondation-enseignement.be.
Our partners make it possible.
2
Dès 2016, le Fonds social européen apportera un soutien complémentaire à la Fondation pour l’enseignement,
dans le cadre du support à la formation continue des enseignants.
50 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
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NEWS
ESP A CE MEMBRE
Lu dans l’E-mag
Programme exécutif
en gestion de l’innovation
(certificat universitaire)
En 13 jours, devenez un Champion de l’innovation!
Prochaine session : 29 janvier 2016 – les inscriptions sont
ouvertes!
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Contact: gestion-innovation@uclouvain.be
Réduction de 10% pour toute inscription
avant le 1er
décembre
Droit de réponse de Pascal Smet,
Ministre de la Mobilité
La Smart City, construisons-la tous ensemble
D’un tax shift à un job lift
Votre avocat fait-il du bon boulot ?
Un stage doit rester un stage
Comment pénétrer un marché à l’étranger ?
Retrouvez ces articles sur notre site web :
www.beci.be/newsletter/e_mag
Propriété intellectuelle :
gare aux escrocs
Le Bureau Bockstael, spécialisé dans la protection des
droits de propriété intellectuelle, met en garde les chambres
de commerce et leurs membres sur des tentatives d’escroquerie
en la matière.
Le Bureau Bockstael indique être régulièrement confrontés
aux questions de clients qui ont reçu une facture ou une invitation
au paiement pour la livraison d’un certain service,
comme le renouvellement d’un titre de propriété intellectuelle
(octroi, marque, modèle…), ou la mention d’un titre
de propriété dans une banque de données inconnue, voire
inexistante. Ces pratiques semblent souvent provenir de sociétés
sans aucune autorisation dans le domaine du droit de
propriété intellectuelle, qui essaient d’extorquer de l’argent
par de pseudo-services sans utilité pour l’entreprise. Elles
sont passées maîtres dans la production de factures aux allures
très officielles. Le Bureau Bockstael conseille aux entreprises
qui recevraient de telles factures de ne rien payer,
ni apposer aucune signature, ou de les contacter en cas de
doute.
Info (en néerlandais seulement) :
http://www.bockstael.be/nl/nieuws.
Exemples sur le site web de la World Intellectual Property
Organisation :
http://www.wipo.int/pct/fr/warning/pct_warning.html.
ESP A CE MEMBRE
Ubeeqo : le one-stop-shop
pour tous vos besoins en
mobilité et gestion de flotte
Ubeeqo (groupe Europcar) est un fournisseur de solutions de
mobilité innovantes pour les entreprises. Présente en France,
en Allemagne, au Luxembourg, en Belgique, et au RoyaumeUni,
Ubeeqo propose des offres visant à optimiser la flotte
automobile des entreprises tout en facilitant les déplacements
des collaborateurs.
Avec “Bettercar connected”, Ubeeqo assure la gestion
quotidienne de vos véhicules et le service aux collaborateurs
dans le but d’optimiser les dépenses de l’entreprise.
La télématique embarquée permet à Ubeeqo de réaliser une
analyse très fine de l’utilisation des véhicules (données kilométriques
réelles, consommation carburant réelles, style
de conduite, voyants tableau de bord, etc.). Ce système allié
à l’expertise métier des équipes, permet de générer des
économies sur le TCO (jusqu’à 10 %), de limiter l’empreinte
écologique de l’entreprise et d’augmenter la sécurité des
conducteurs.
“Bettercar sharing” est une offre d'autopartage sur mesure
qui a été adoptée par des clients tels qu’Airbus, Michelin
ou L'Oréal. Les véhicules partagés sont disponibles sur
le parking de l’entreprise, sur réservation en ligne et accessibles
grâce au badge employé ou smartphone. Cette offre
permet une réduction de 20 à 40 % de la flotte de véhicules
de service/pool ainsi que la réduction des coûts de transport
hors flotte. A noter, 58 % des clients d’Ubeeqo ont intégré
des véhicules électriques ou hybrides dans leur parc.
En outre, Ubeeqo installe et assure la gestion d’une solution
de “Budget Mobilité” au sein des entreprises qui souhaitent
prendre en compte l’évolution des besoins de leurs
collaborateurs.
Info : www.ubeeqo.be
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
51
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͠VV7N:נVV7N: </̉9ׁHhttp://www.proximus.comׁׁЈנVV7N: yK9ׁHhttp://www.mobilii.beׁׁЈנVV7N: ̢yK9ׁHmailto:info@mobilii.beׁׁЈ׉ECOMMUNITY
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Les principales variables qui expliquent la profitabilité
sont la part des dettes dans le bilan de l'entreprise,
le taux de croissance moyen du chiffre d'affaires, la valeur
ajoutée nette par employé et le facteur de liquidités.
L’étude montre aussi une forte corrélation entre elles des
variables liées à la position géographique (salaire moyen,
taux de chômage et densité de population), montrant
l'imbrication de ces phénomènes.
Une étude plus poussée, appliquée à certains secteurs
spécifiques (construction, secteur financier...), pourrait
cependant apporter une réponse plus nuancée. Il serait
alors intéressant de prendre en compte la stratégie de
taxation des communes/régions envers ces secteurs.
Proximus lance une offre commerciale
pour l'internet des objets
Il existe actuellement
14,4 milliards
d'objets connectés
dans le monde, et
la barre des 50 milliards
devrait être
franchie d'ici 2020
– ce qui qui fait de
l’internet des objets
(IdO) l'un des développements
économiques
les plus
prometteurs.
Proximus s’y prépare
en déployant, en collaboration avec Actility, le réseau LoRa
(Long Range, low power, technologie radio longue portée).
Profitabilité et localisation des
entreprises : quel lien ?
La Vlerick Business School a récemment publié, avec
le soutien de BECI, une étude sur le lien potentiel entre
la profitabilité des entreprises et leur localisation géographique.
En d’autres mots : les entreprises profitables
sont-elles plutôt situées dans les communes « riches »
et faut-il subventionner l’implantation d’entreprises
dans des communes « pauvres » ?
L'étude, qui a porté sur 3.600 entreprises de la Région
bruxelloise et des deux Brabant, extraites de la banque
de données Bel-First, révèle qu'aucune des variables
géographiques sélectionnées n'a d'influence significative
sur la profitabilité d'une entreprise (mesurée en
termes de profitabilité opérationnelle, jugée ici la plus
représentative car en lien avec les activités de l’entreprise,
plutôt qu'exclusivement liée à des paramètres financiers).
52
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
Le réseau LoRa, qui complète l'offre IdO déjà proposée
par Proximus sur son réseau fixe et mobile existant, a été
spécialement conçu pour connecter à internet des objets
tels que bâtiments, machines, voitures ou appareils électroménagers,
à l’aide de capteurs. Ceux-ci récoltent de
précieuses informations sur l’état ou l'environnement de
ces objets ; informations qu’ils transmettent ensuite via le
réseau LoRa et internet afin de permettre la surveillance,
le contrôle et les commandes à distance.
Proximus a déjà testé avec succès plusieurs solutions
IdO avec plusieurs entreprises : entretien intelligent des
bureaux avec la société MCS (à l’aide de capteurs qui signalent
notamment la fréquence d’utilisation des salles
de réunion) ; surveillance à distance des chariots à bagages
à l'aéroport de Zaventem, avec Swissport ; parking
intelligent dans la ville d’Aarschot ou encore surveillance
des réfrigérateurs de certains restaurants et entreprises
du secteur alimentaire.
Info : www.proximus.com
׉	 7cassandra://0gdFvM1BFTYnBLtYOs7X6X_wM9QWbhdKtbhvqoRPZLo`̵ VV7N:׉E-British humour icons: the Monty Pythons.
IMPRESSION OF A BRIT
Season of Cheer: what makes Europeans laugh?
The problem with humour is that what sounds right to a Brit isn't necessarily funny
to a German and is almost certainly unfunny to a Frenchman. Humour is one of the
subtlest expressions of culture. As Peter Collett, a research psychologist at Oxford
University, says in his insightful and entertaining book ‘Foreign Bodies’, "because of
their reliance on shared assumptions, most jokes travel very badly".
Richard Hill
A
cademics still argue about
the fundamentals of humour.
One school, with
which I have a lot of sympathy,
maintains that the most effective
humour is based on the shock effect
of the association of things that are
incongruous – but what is incongruous
to one culture may be congruous
to another…
A second school of thought asserts
that humour is essentially derisive
and debunking, extending at its extreme
to the Schadenfreude that is
by no means the exclusive domain
of the Germans. Yet another school
identifies humour less by its origins
than by its intention to serve as a
social safety valve.
Whichever theory makes sense -
the answer is probably an amalgam
of all three - Europe is conclusive
proof that humour is culture-related.
For the Nordic and Germanic
cultures, it essentially means telling
jokes. For the French it means
spiritualité, for the Italians it means
bawdy slapstick… For the English, it
tends to be all these things.
Contrary to the folklore, the English
are not the only ones who can laugh
at themselves. It comes as a shock
to many of my fellow-countryfolk to
discover that the Italians and even
the Germans (but generally not the
French!) are equally capable of such
eccentric behaviour, though it's
better if the joke comes from them
rather than from the other party.
If you can't resist the temptation
to be jokey then, I suggest, do two
things as a general rule, when
dealing with people of another culture
than your own. First, tell true
stories (that at least gives you an
alibi) and, second, laugh gently when
you've finished (that will tell your
host that you're being funny and, out
of sympathy, there's a chance he or
she will laugh too). Whatever happens,
don't keep a straight face as
a lot of English people do, and don't
laugh uproariously as the Nordics
and Germanics are inclined to do.
Peter Collett lists five key characteristics
of English humour in his
book: bitter-sweetness, dryness,
stoicism, childishness and nonsense.
Variations include 'gallows
humour' and (as a recent development
thanks to Monty Python and
others,) 'alternative humour' which
both makes fun and makes a point.
Television is helping to europeanise
this and other versions of the art: it
is remarkable how British TV comedy
shows like Benny Hill (slapstick)
and 'Allo Allo' (farce based on cultural
stereotypes) have jumped the
cultural divide of the Channel.
Of course many of these jokes have
an ethnic slant directed at domestic
Aunt Sallies or at close neighbours.
But the apparent contempt conceals
both familiarity and fondness. Ethnic
jokes can be brilliantly revealing,
like this Belgian bon mot which tells
you as much about the Belgians as
it does about the French:
"The surest way to make a
profit is to buy a Frenchman for what
he's worth and sell him for what he
thinks he's worth"
Where jokes originate is often hard
to tell. I like to think the following is
a German joke. Certainly the Germans
enjoy telling it:
"Sir Alec returns to his London club,
fresh from his holiday in France.
'Did you have a good time?', his
friends ask him. 'Yes, excellent', he
says. 'Did you have any problems
with the language?'. 'No', says Sir
Alec, 'I didn't, but the French did'."
I guess that might even make a
Frenchman laugh. I'm still looking
for a good Luxembourg joke... ●
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
53
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9ׁH  http://www.adrenaline-events.comׁׁЈנVV7N: m̸9ׁH !mailto:info@adrenaline-events.comׁׁЈנVV7N: ̘9ׁHhttp://www.meetinbelgium.comׁׁЈנVV7N: 9ׁH (mailto:meetings.incentives@wbtourisme.beׁׁЈנVV7N: w̓9ׁHhttp://www.meetinbelgium.comׁׁЈ׉ECOMMUNITY
L’actualité BECI en photos
Plus de 150 jeunes professionnels de différentes
nationalités et carrières ont participé
à la 3e
« Young Professionals Networking
Night », le 5 novembre dernier. Au
programme : des speeches plein d’inspiration,
des idées et surtout beaucoup de
connexions professionnelles.
Le cycle de formation en
management environnemental
se poursuit. Le 4e
module était
consacré à la gestion de l’énergie
en entreprise : décrypter sa
facture d’énergie, optimiser son
éclairage, découvrir les outils
de facilitation, comprendre la
législation…, autant d’aspects
abordés par nos experts et
à travers les témoignages
d’entreprises.
Dans le cadre de son Club Infrastructures
Afrique, BECI organisait en octobre une
conférence sur le Sénégal, en collaboration
avec le Raïs, Réseau d’accompagnement
des investisseurs vers le Sénégal. Parmi les
intervenants, le directeur de l’Apix (Agence
de Promotion des Investissements et des
Grands Travaux), M. Mountaga Sy, a notamment
présenté les opportunités sénégalaises
en termes de projets d’infrastructures.
BECI a de nouveau fait salle comble
le 12 novembre, pour la Start'Hub
Night. Partena et ING nous ont fait
découvrir leurs sélections et leurs
recommandations pour surfer sur la
vague de la réussite dans les matières
sociales, fiscales et financières.
54 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
׉	 7cassandra://boJg0obxf4ckhavhpmWH-VT6YoL5kl1zg5ZnKUNh1jE+"`̵ VV7N:׉EhPlus de 800 idées
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9ׁHhttp://www.ceme.beׁׁЈנVV7N: :̠9ׁHhttp://www.paysdecharleroi.beׁׁЈנVV7N: ;|9ׁH #mailto:maison.tourisme@charleroi.beׁׁЈ׉EAlleluias Events
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l’expérience
02.
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exauce vos souhaits les plus ambitieux.
Peu importe la taille du budget : vos
attentes sont toujours dépassées. Les
sessions de team building peuvent se
tenir à l’extérieur, mais sont aussi modulables en fonction des caprices de la
météo belge.
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Les soirées sont basées sur une multiplicité de thèmes et de jeux. Diverses
sessions de formation visant à améliorer la concentration, à gérer le stress ou
à accroître la confiance en soi sont prodiguées par une équipe expérimentée.
Expérience, sens du détail et humour sont des petits plus auxquels Alleluias
tient énormément. « La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on n’a
pas ri », disait Nicolas Chamfort.
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03.
L’Hôtel Horizon de Ghislenghien
Découvrez un hôtel idéalement situé sur l’axe Lille-Tournai-Bruxelles,
parfait pour vos séjours d’affaire et vos events les plus divers. Les salles
de réunions sont toutes ouvertes vers l’extérieur et profitent ainsi
de la lumière du jour. Une grande salle de réunion de 300m², modulable
en deux parties, peut accueillir 120 à 250 personnes. Chaque
module est équipé d’un écran, beamer, internet. La salle s’ouvre sur la
terrasse du restaurant, avec possibilité, pour les groupes, de restauration
à l’extérieur par beau temps. Deux petites salles ou boardrooms
peuvent accueillir de plus petits groupes de maximum 25 personnes
et sont également équipées d’un écran, beamer (LCD), flipchart et système
wifi. Au total, l’Hôtel Horizon peut accueillir jusqu'à 250 personnes
par jour en séminaires. L’hôtel se situe à 30 minutes de Bruxelles,
25 minutes de l'aéroport de Lille, 25 minutes de Roulers, 20 minutes
de Saintes, Tubize, Wauthier-Braine et de Feluy Seneffe.
Infrastructures :
• Aisé d’accès
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Avenue des Artisans, 1 • 7822 Ghislenghien.
+32 (0) 68 44 51 11 • reception@bestwesternhorizon.be
L’Hôtel Horizon de Ghislenghien,
fleuron de la chaîne Best Western !
׉	 7cassandra://B3B_2OfJbLk065XVloSKdG4Ol_z_HxqZTpSREeIYL7M+`̵ VV7N:׉E?04.
Charleroi for Events
En tant que principale métropole de Wallonie, située à moins de
50 km de Bruxelles, Charleroi dispose de nombreuses infrastructures :
le CEME, spécialisé dans l’organisation de congrès, le Point Centre
de l’Aéropôle de Gosselies, le Bois du Cazier, inscrit récemment à
la liste du patrimoine mondial de l’Unesco… Ou encore Charleroi
Expo qui convient à toutes sortes de congrès, séminaires ou salons
réunissant de 20 à 200 000 visiteurs, voire davantage.
Si vous souhaitez organiser une réunion, un congrès, un colloque
ou une exposition, vous trouverez à Charleroi la solution idéale pour
faire de votre événement un véritable succès.
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grande ville de Wallonie !
05.
Dinant Evasion
En Ardenne belge, au coeur des vallées de la Lesse et de la Meuse, une équipe
dynamique vous accueille au coeur d’une nature sauvage préservée, pour vous
offrir une journée inoubliable.
Au choix :
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de la Lesse sous la forme d’un Lesse Trophy…
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combiné détente et culture, ….
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la Lesse en kayak, 100 % de plaisir pour tous !
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de la nature, un bateau de prestige, un chapiteau au décor personnalisé, ….
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un programme personnalisé qui répond à vos besoins et votre budget !
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DINANT EVASION s.a. • Place Baudouin 1er ,n°2 • 5500 DINANT
Tel : 082 22 43 97 • www.dinant-evasion.be • info@dinant-evasion.be
Dinant Evasion :
30 activités variées !
©Tourisme Charleroi-Gina Santin
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06.
Leonardo Hotels est une chaîne active en
Europe depuis 2006. Elle possède plus de 55
hôtels dans le segment des 3 et 4 étoiles situés
dans plus de 25 destinations. En Belgique,
L’art du « comme chez soi »
deux d’entre eux sont particulièrement bien équipés pour répondre à tous
les besoins des voyageurs d’affaires et des organisateurs d’événements. À la
campagne mais non loin de Bruxelles, Leonardo Wavre propose 102 chambres
modernes et six salles de réunion pour 200 personnes. À proximité du Brussels
South Airport, le Best Western Leonardo Hotel Charleroi met à disposition
57 suites junior et chambres de confort, ainsi que six salles de réunion pouvant
accueillir jusqu’à 250 personnes. Chaque hôtel dispose de son restaurant, de
son bar et de ses espaces de détente. Une équipe de professionnels est à
votre disposition pour que vos événements soient une réussite.
Contact :
info.wavre@leonardo-hotels.com
info.bestwesterncharleroi@leonardo-hotels.com
www.leonardo-hotels.com
07.
visitMons
Capitale européenne de la Culture en 2015, la ville de Mons est située au SudOuest
de la Belgique. Ville pleine d’histoire, Mons accueille dorénavant un
Centre de Congrès ainsi qu’un Hôtel de Congrès****. Mons vous propose des
infrastructures adaptées à vos demandes ! L’héritage culturel de Mons est aussi
riche que varié : il comprend pas moins de 5 chefs d’œuvres inscrits au Patrimoine
Mondial de l’UNESCO. Le Beffroi, les Minières Néolithiques de Spiennes,
le Doudou, le Mundaneum et le site du Grand-Hornu. De plus, Mons est
également doté de nombreux musées comme par exemple le Mons Memorial
Museum, le BAM (Beaux-Arts Mons) ou encore les Anciens Abattoirs. Autant de
musées qui pourront accueillir vos évènements !
Infrastructures :
1 MICX
2 LOTTO MONS EXPO
3 CONGRES HOTEL MONS****
4 BAM (Beaux-Arts Mons)
5 MONS MEMORIAL MUSEUM
Contact :
Adresse : Grand-Place, 27 – 7000 Mons - Belgium
Mail : meetingsmons@ville.mons.be • Site web : www.visitmons.be
Téléphone : +32 (0) 65 / 40.53.52
Mons, a mi(c)x of mice!
©F.Mainil
©F.Mainil
©visitMons – Grégory Mathelot
©Leonardo Hotels.
©visitMons – Grégory Mathelot
©Leonardo Hotels.
©Leonardo Hotels.
©Leonardo Hotels.
©visitMons – Grégory Mathelot
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 COMMUNITY
LE CONSEIL RESTO DU MAGAZINE AGENDA
Signora Ava ••••
D
éjà entendu parler du rasoir
d’Ockham ? Il s’agit
d’un principe de raisonnement
philosophique que l’on pourrait
résumer par « pourquoi faire
compliqué lorsqu’on peut faire
simple ? » Malheureusement, il est
inconnu de nombreux restaurateurs
qui se sentent obligés d’en
rajouter des couches pour dissimuler
combien leur projet est creux.
Bonne nouvelle, Signora Ava, c’est
tout le contraire. Logée dans un
ancien bistrot de la rue de Flandre,
cette enseigne est dédiée à la cuisine
italienne. Elle est signée par
un chef, Enzo, qui a viré sa cuti en
délaissant le prestigieux Bocconi
pour cet endroit sans prétention.
Le décor du lieu est à lui seul un
manifeste de bon goût : comptoir
d’épicerie fine avec salaisons et
produits cisalpins, étagères en bois
recyclé, objets trouvés aux puces,
luminaires chinés, sets à carreaux…
Un vrai modèle de simplicité. En
phase avec cette profession de foi,
la cuisine épouse l’esprit même de
la gastronomie italienne, soit des
produits supérieurs exprimés avec
justesse. Pour preuve, le lunch à
15 euros – comprenant une planche
d’antipasti, un plat et un verre de
vin – est imparable. La planche livre
quelques tranches de caciocavallo,
un fromage à pâte filée du sud
du pays, de la coppa et un peu de
mortadelle aux pistaches. Le tout
tranché minute comme il se doit
et parsemé de fleurs d’origan. Le
plat ? Des paccheri, sortes de tubes
courts à la cuisson radicale, ce qui
peut constituer un choc pour le palais
belge pas habitué… mais qui est
un ravissement pour les amateurs.
Ces pâtes sont accompagnées de
AGENDA est le magazine des sorties à Bruxelles. Il propose un calendrier pratique, le programme
des cinémas et des articles entre autres sur les concerts, expositions, restaurants... Procurez-vous
ce magazine trilingue gratuit dans l’un des présentoirs répartis en ville ou recevez-le avec le
journal Brussel Deze Week: envoyez votre adresse à abo@bdw.be.
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
59
pecorino finement râpé et d’une juteuse
saucisse de buffle émiettée
dans une sauce tomate à l’acidité
maîtrisée. Mentionnons encore la
parfaite sélection des vins, tous italiens,
à l’image du sangiovese de
chez Caldora dans les Abruzzes.. ●
Michel Verlinden
Info :
92 rue de Flandre, Bruxelles
0466-33.59.25
ma 18.30 > 22.30 ;
me > sa 12 > 14.30 & 18.30 >
22.30
Pour plus de conseils resto :
agendamagazine.be
© Saskia Vanderstichele
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Andreas Beerts SPRL
Rue du Président 56 - 1050 Bruxelles del. :
Andreas Beerts
Applefield SPRL
Rue de Ruysbroeck 67 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 69202 - Activités des comptables et des
comptables-fiscalistes del. : Ibrahim Ouassari
Artexis Easyfairs NV
Maaltekouter 1 - 9051 Ghent Code Nace : 82300
- Organisation de salons professionnels et de
congrès del. : Dirk Van Roy
Avverde - ICT Consulting SPRL
Avenue du Gibet 4 - 1200 Bruxelles Code Nace :
58290 - Édition d'autres logiciels 62010 - Programmation
informatique 62020 - Conseil informatique
del. : Alain Vereecke
Beelingwa PPE
Avenue Laennec 2 - 1020 Bruxelles Code Nace :
63120 - Portails Internet 70210 - Conseil en relations
publiques et en communication 74300
- Traduction et interprétation del. : Raphaël
Choppinet
C-cube SPRL
Rue Emile Francqui 6 - 1435 Mont-Saint-Guibert
Code Nace : 62020 - Conseil informatique
62030 - Gestion d'installations informatiques
70210 - Conseil en relations publiques et en
communication del. : Anne-Claire Vanfleteren
CityLab VZW
Scheepvaartkaai 5b - 3500 Hasselt Code Nace :
52100 - Entreposage et stockage, y compris frigorifique
del. : Philippe Lovens
Dacota Consulting SPRL
Rue Mont-Lassy 38 - 1380 Ohain Code Nace :
63110 - Traitement de données, hébergement et
activités connexes 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion del. : Xavier
Darmstaedter
Devos Contracting SARL
Avenue du Peuple Belge 31 - 59800 Lille -
France del. : Aksel Souris
Euseco Agency SA
Lieudit Vialla - Le village - 31420 Aulon - France
del. : Claude Custinne
FI Engineering SPRL
Avenue de Tervueren 55 - 1040 Bruxelles Code
Nace : 43211 - Travaux d'installation électrotechnique
de bâtiment 71121 - Activités d'ingénierie
et de conseils techniques, sauf activités
des géomètres del. : Ionel Stanica
Gidee BVBA
Spechtenpark 17 - 9840 De Pinte Code Nace :
73110 - Activités des agences de publicité 73200
- Études de marché et sondages d'opinion
90011 - Réalisation de spectacles par des artistes
indépendants del. : Thiry Giedo
60 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
Global food Services SPRL
Avenue de Roodebeek 187 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en
produits divers 6499904 - les activités des sociétés
de football-invest del. : Lasaad Bejaoui
Homefield SPRL
Avenue de l'Optimisme 95 - 1140 Bruxelles
Code Nace : 46473 - Commerce de gros d'appareils
d'éclairage 4759201 - Le commerce de
détail d'appareils d'éclairage 90023 - Services
spécialisés du son, de l'image et de l'éclairage
del. : Hilde Van den Bossche
Huybens Advocatenkantoor SPRL
Boulevard Général Wahis 268 - 1030 Bruxelles
Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. :
Guy Huybens
Iklima SPRL
Chaussée de Louvain 187 - 1210 Bruxelles
Code Nace : 56102 - Restauration à service restreint
81210 - Nettoyage courant des bâtiments
8122002 - Le nettoyage des vitres del. : Kayhan
Erdem
Impacta - HU-BU SPRL
Clos du Champ d'Abeiche 20 - 1420 Braine-l'Alleud
Code Nace : 63110 - Traitement de données,
hébergement et activités connexes 70210
- Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion del. : Filip Van Mullem
Intercarbo BVBA
Koninklijke Kasteeldreef 36 - 1860 Meise Code
Nace : 46473 - Commerce de gros d'appareils
d'éclairage del. : Yannick De Bom Van Driessche
L'Ere de la Terre SPRL
Rue des Tanneurs 58-62 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 56101 - Restauration à service complet
56210 - Services des traiteurs 56290 - Autres
services de restauration del. : Armand Hahn
Litis S SPRL
Rue Egide Van Ophem 40C - 1180 Bruxelles
Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. :
Vincent Chiavetta
LSM Conseil ASBL
Place des Doyens 1 - 1348 Louvain-la-Neuve
Code Nace : 73200 - Études de marché et sondages
d'opinion del. : Sacha Navez
Politics Matters - The Polit Bureau BVBA
Boulevard Auguste Reyers 80 - 1030 Bruxelles
Code Nace : 64200 - Activités des sociétés holding
70100 - Activités des sièges sociaux 70210
-Conseil en relations publiques et en communication
del. : Peter Tulkens
Que Bueno SPRL
En Neuvice 49 - 4000 Liège Code Nace : 46389
- Commerce de gros d'autres produits alimentaires
n.c.a. 46900 - Commerce de gros non spécialisé
47890 - Autres commerces de détail sur
éventaires et marchés del. : Francesco Perez
Waterwash SA
Rue Champ Rodange 40 - 1410 Waterloo Code
Nace : 70210 - Conseil en relations publiques
et en communication 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion 73200 -
Études de marché et sondages d'opinion del. :
Martin Popowski
Wolff E.A.G.T./Wolff Security SPRL
Avenue Prekelinden 136 - 1200 Bruxelles Code
Nace : 2740203 - Fabrication de lampes-réclames,
d'enseignes lumineuses, de plaques
indicatrices lumineuses, etc. 4321102 - Installation
de systèmes de télécommunication et installations
informatiques 4321103 - Installation
de systèmes de surveillance et d'alarm del. :
Jean-Marc Wolff
Simple Wash
Avenue du Val d'Or 4 - 1150 Bruxelles del. :
Pierre Maloteau
Stevia Paraguaya Europe JSC
61A Pirinski Prohod str., entr.B, fl.3, office 1 -
1680 Sofia - Bulgaria del. : Ioannis Karmiris
Transforma bxl SPRL
Avenue Jules Bordet 13 - 1140 Bruxelles Code
Nace : 4110201 - Promotion immobilière de
bureaux 70210 - Conseil en relations publiques
et en communication 82300 - Organisation de
salons professionnels et de congrès del. : Anis
Bedda
Tribes Brussel SPRL
Avenue Louise 279 - 1050 Bruxelles del. : Alain
Brossé
Uplace NV
Kasteel van Bever Boechoutlaan 221 - 1853
Strombeek-Bever Code Nace : 41101 - Promotion
immobilière résidentielle 41102 - Promotion
immobilière non résidentielle 68201 - Location
et exploitation de biens immobiliers résidentiels
propres ou loués, sauf logements sociaux del. :
Kristof Lemahieu
Van Os -Sonnevelt BVBA
Industriepark Weverstraat 12 - 1840 Londerzeel
Code Nace : 46494 - Commerce de gros d'articles
ménagers non électriques 77399 - Location
et location-bail d'autres machines, équipements
et biens matériels del. : Gerard Van Os
Venture Shipping SPRL
Rue Louis Hymans 9B - 1050 Bruxelles Code
Nace : 3212301 - Fabrication d'art. de bijouterie
en métaux précieux, en plaqués ou en doublés
de métaux précieux ou de pierres gemmes
sur des métaux communs, ou en assembl. de
métaux précieux et de pierres gemmes 46480 -
Commerce de gros d'articles d'horlogerie del. :
Mathilde Danglade
׉	 7cassandra://JTPoZC9MkxkbiMMuEyBhu9j364OlD2c0tZ8hyMQh-PU?`̵ VV7N:׉EIAGENDA
11.03.2016
BECI HR Lunch
Management & RH, Personal improvement
Jusqu’à
juin 2016
It’s Co-Solutions Time for the Boss
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for Free Entrepreneurs
09.12.2015
60’
chrono : Les 4 façons de faire croître
votre entreprise
Droit commercial
Mars à juillet 2016
Opleiding Bemiddeling/Mediation te
Hasselt**
Stratégie et Gestion
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for the Boss
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for Free Entrepreneurs
Vente,
marketing & Communication
Jusqu’à juin 2016
It's Co-Solutions Time ! For Sales…
➜ Brigitte van der Mensbrugghe
+32 2 643 78 30 – bvdm@beci.be
Législation sociale
10.12.2015
Coûts liés au licenciement en Belgique
et à l'étranger : comment les estimer et
les optimiser
21.01.2016
Elections sociales : affûtez vos crayons !
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
Environnement, urbanisme, mobilité
18.12.2015
La dématérialisation et la réduction de
votre consommation de papier
08.01.2016
Vos obligations légales en matière d’environnement
29.01.2016
Suivre
et contrôler votre gestion environnementale
26.02.2016
La
communication du programme environnemental
en interne et en externe
➜ Laura Rebreanu
+32 2 643 78 26 – lr@beci.be
Transmission
10.12.2015
Comment organiser mes différents
services
17.12.2015
Mettre en place un projet d’entreprise
23.02.2016
Aspects fiscaux : comment préparer la
vente de mon entreprise
01.03.2016
Mettre en place un plan d’action commercial
17.03.2016
Optimiser
la gestion financière de mon
entreprise et sa valeur marchande
08.12.2015
e-Législation International: Astuces,
pièges, risques juridiques d'un e-business?
10.12.2015
Business
opportunities with Hungarian
companies focusing on the ICT sector
4-5.01.2016
International B2B Matchmaking event
CES 2016
12.01.2016
Incoterms – quels coûts et risques
devez-vous couvrir? Débutant
18.02.2016
Incoterms – Quels coûts et risques
devez-vous couvrir ? Expert
➜ Beci’s International Department
+32 2 643 78 02 - sso@beci.be
17.12.2015
After Work Xmas Edition
18.12.2015
Job Days – Logistique & Transport
19.01.2015
Speed Business Lunch
27.01.2015
Les B.A-Ba du succès
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Actiris
6
AGC
Axa
Belfius Banque et Assurances
BNP Paribas Fortis
Brandhome
Brussels Expo
Brussels Waste Network
Bruxelles Invest & Export
Bureau Bockstael
car2go
Carmeuse
CERT.be
Cloud Security Alliance
Cofely Fabricom
Commissariat général aux Réfugiés
et aux Apatrides (CGRA)
Cresept
Croix-Rouge de Belgique
Cybersecurity Coalition
D’Ieteren Auto
Delacre
EDF-Luminus
Efficy
Elia
Exki
Febeliec
48-50
26-27
22-23
41
5
20-21
41
15
51
8-11
48-50
33-34
33-34
48-50
44
22-23
22-23
33-34
48-50
48-50
38-40
33-34
38-40
5
38-40
Fedict
FGTB
Fondation pour l’Enseignement
G4S
GardaWorld
Gling
Heidelberg Cement
IBA
ING
Innovyn
IZEO
KBC Brussels
Keytrade Bank
Kluber
Lantmannen Unibake
Lidl
Louvain School of Management
Lutosa
Merak
Mobilii
MyMicroInvest
Observatoire bruxellois pour
la Prévention et la Sécurité
OCDE
Ores
Partena
Proximus
33-34
6
48-50
20-21
20-21
47
48-50
48-50
54
48-50
36-37, 42-43
8-11
8-11
48-50
48-50
48-50
51
48-50
35
52
8-11
17-19
6
48-50
26-27, 44, 54
52
RTBF
SD Worx
Securitas
Seed Factory
Sibelga
Siemens
Signora Ava
Skynet
Solvay Brussels School of Economics
Sonaca
STIB
Techspace Aero
The Economist
Trade In World
Trusting the Cloud
Ubeequo
Uber
Village Partenaire -
Centre d’Entreprises de Saint-Gilles
Vlerick Business School
VOKA
Wake Energy Drinks
Waslet IT
Wolters Kluwer
Worms asbl
Zeina Foods
**En néerlandais uniquement
20-21
5
20-21
36-37
38-40
8-11
59
8-11
33-34
48-50
48-50
48-50
17-19
14
33-34
51
4
41
52
33-34
14
33-34
26-27
41
14
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2015
61
➜ Erik Thiry
+32 2 643 78 36 – eth@beci.be
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NEW PEUGEOT 308 GTi
JUSQU’OÙ IREZ-VOUS ?
BY PEUGEOT SPORT
NEW PEUGEOT 308 GTi
6,0 L /100 KM 139 G /KM
Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.peugeot.be
E.R.: Peugeot Belgique-Luxembourg S.A., n° BCE 0403.461.107, Avenue de Finlande 4-8 à B-1420 Braine-l’Alleud. Tel: 078 15 16 15.
׉	 7cassandra://vU4rM5mXSCRR6tnwWVcju6u20Si2-Gvpo_f5UQkJaRoI`̵ VV7N:׈EVV7N:VV7N:$,2015.12 Bruxelles MétropoleVṾ.t/L]