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LA DIVERSITÃ‰,
clÃ© de
LA RÃ‰SILIENCE
DÃ‰FI
DIGITAL :
hardi, les entreprises !
NÂ°50 / DÃ‰CEMBRE 2019
LE BONHEUR
au
TRAVAIL
UN CURATEUR
pour
Lâ€™Ã‰CONOMIE PRODUCTIVE
Dossier
GÃ‰RER
LES TALENTS
RÃ©dactrice
en chef invitÃ©e :
MARTINE
TEMPELS
ISSN 2406-3738
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ambitious
Think big this year, and let us
help you achieve your dreams.
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Et quâ€™en pensent les
actionnaires ?
DÃ©cembre est traditionnellement le mois des bons vÅ“ux, des rÃ©trospectiv t des
messages tournÃ©s vers lâ€™avenir. La conjoncture politique, Ã©conomique, soc
paraÃ®t instable et incertaine : Brexit, guerres commerciales, tensions internationales
taux nÃ©gatifs, croissance en berne, difficultÃ©s budgÃ©taires, rÃ©chauffement
difficultÃ©s de dÃ©gager des majoritÃ©s dans nos dÃ©mocraties europÃ©ennes
Cela dit, la rÃ©silience des entreprises, leur esprit de crÃ©ativitÃ© et dâ€™inno
volontÃ© dâ€™apporter des solutions sont autant de signes encourageants pour lâ€™annÃ©e
qui sâ€™annonce.
Quâ€™en est-il de notre situation politique ? Former un gouvernement qui r
majoritÃ© parlementaire stable est devenu un exercice compliquÃ© dans de nombr
pays europÃ©ens. La Belgique ne fait pas exception. Au niveau des RÃ©gions
saluer la relative rapiditÃ© avec laquelle Bruxelles sâ€™est dotÃ©e dâ€™un ex
Au niveau fÃ©dÃ©ral, faisons un exercice. Tout thÃ©orique, bien entendu,
que comparaison nâ€™est pas raison. Quâ€™en serait-il si la Belgique Ã©tait une
sociÃ©tÃ© anonyme et quâ€™en penseraient ses actionnaires ? Assur
actionnaires sâ€™inquiÃ¨teraient dâ€™une sociÃ©tÃ© sans direction, dâ€™une
mise hors dâ€™Ã©tat de prendre des dÃ©cisions stratÃ©giques. Certes, la ges
quotidienne est assurÃ©e, mais cette gestion ne suffit pas.
Les urgences tout dâ€™abord. Celles des obligations Ã  assumer. Par ex
celle de soumettre Ã  lâ€™Europe un budget 2020. Un Ã‰tat fondateur de
lâ€™Union EuropÃ©enne, qui abrite de surcroÃ®t la capitale de lâ€™UE, se doit
dâ€™Ãªtre exemplaire. Le marchÃ© serait fÃ©brile, et la cotation de la SA en
prendrait un coup. Dans la rÃ©alitÃ©, lâ€™absence dâ€™une direction de plein
exercice coÃ»te dÃ©jÃ  trÃ¨s cher au pays.
Comment la SA Belgique sera-t-elle en mesure dâ€™assurer son
approvisionnement Ã©nergÃ©tique, en maÃ®trisant ses coÃ»ts et ses
obligations ? Comment la SA Belgique fera-t-elle face aux coÃ»ts
engendrÃ©s par le vieillissement de sa population, tout en conservant
ses capacitÃ©s dâ€™investissement ? Comment rÃ©pondre aux dÃ©fis de
lâ€™emploi et de la formation, dans un contexte de mÃ©tiers en pÃ©nurie ?
Comment prÃ©server et stimuler nos exportations ? VoilÃ , parmi beaucoup
dâ€™autres, quelques prÃ©occupations des actionnaires qui restent sans rÃ©ponses
satisfaisantes Ã  lâ€™heure actuelle.
En tout cas, les actionnaires auraient convoquÃ© une assemblÃ©e, aur
sociÃ©tÃ© dâ€™une direction capable de prendre des dÃ©cisions importantes.
un ou deux mois de retard peuvent sâ€™avÃ©rer une Ã©ternitÃ©. Que dire de six
donc le souhait, largement partagÃ© par le monde Ã©conomique et la sociÃ©
il nous faut un gouvernement fÃ©dÃ©ral de plein exercice. Le plus tÃ´t ser
Marc Decorte, PrÃ©siden
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 1
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~Sommaire
Bruxelles mÃ©tropole
NÂ° 50 â€“ DÃ©cembre 2019
Au mois
de janvier :
Get ready
for tomorrow
Editeur responsable
Olivier Willocx â€“ ow@beci.be -
T +32 2 648 50 02
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
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RÃ©daction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
T +32 2 643 78 44
Ont collaborÃ© Ã  ce numÃ©ro :
Elisa Brevet, Giles Daoust, Nathalie De Cnijf, Marc
Decorte, Vincent Delannoy, Nancy Demaude,
SÃ©verine Deneubourg, Marie DeronchÃªne, Tim
Devriese, Adrian Hill, GaÃ«lle Hoogsteyn, OphÃ©lie
Legast, CÃ©dric Lobelle, Kathy Rosseel, Julien
Semninckx, Guy Van den Noortgate et Peter Van
Dyck.
Production
Layout db Studio.be
Design couverture Denis SÃ©guy
Impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 â‚¬ pour 10 numÃ©ros
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Bruxelles mÃ©tropole/Brussel Metropool est lu
chaque mois par plus de 21.000 dÃ©cideurs.
Tirage moyen par numÃ©ro : 15.000 ex.
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Membership
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BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
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DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
4
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IdÃ©es
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Beci online
Podcast : RaphaÃ«l de Borman
Digest
Martine Tempels
RÃ©dactrice en chef
invitÃ©e :
City Climate Challenge : lâ€™engagement des entrepreneurs
pour le climat
Pour ou contre la notation des avocats ?
Open Source
International
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Lâ€™Ã©colabel europÃ©en est-il pour vous ?
Quel impact des taxes US sur les entreprises bruxelloises ?
GÃ©rer les talents
18 Â« IntÃ©gration et flexibilitÃ©, les sÃ©sames du nouveau monde
du travail Ã  Bruxelles Â»
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La diversitÃ©, clÃ© de la rÃ©silience des entreprises
DÃ©fi digital : Â« Les entreprises doivent Ãªtre plus hardies Â»
Les compÃ©tences du 21e
La validation des compÃ©tences, un processus win-win
Les avantages de lâ€™externalisation des tÃ¢ches RH
Travailleurs Ã©trangers : vers la simplification grÃ¢ce au
permis unique
Le bonheur au travail : le droit de chacun et lâ€™affaire de tous
Optimiser la performance des Ã©quipes et garder le contrÃ´le
RÃ©tention : Ã  chaque gÃ©nÃ©ration sa valeur
La discussion de carriÃ¨re, pilier de loyautÃ©
Entreprendre
40
42
44
46
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
Community
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Index
Transition : un curateur pour lâ€™Ã©conomie productive
RÃ©forme du code des sociÃ©tÃ©s : quelles consÃ©quences ?
MarchÃ©s publics : loi du 17 juin 2016, oÃ¹ en sommes-nous ?
Starter : Space Laser Games
Lâ€™actualitÃ© Beci en photo
Bruxelles, dans les pas de Marguerite de Crayencour
Petites histoires de grands entrepreneurs
Demandes d'admission
Agenda
siÃ¨cle : comprendre avant dâ€™utiliser
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dans dâ€™autres pays ?
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Social Media
1.000 mÂ² dÃ©diÃ©s Ã  la mobilitÃ© urbaine : câ€™est le nouveau
Brussels Mobility Store inaugurÃ© par Beci et AG Real
Estate aux galeries Anspach. Voir aussi nos photos p. 47.
#BECImember : Vous envisagez
un investissement immobilier ?
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locatif ? Posez vos questions Ã  notre
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voilÃ  trois des dix conseils ressortis
du sÃ©minaire Brexit organisÃ© par
Beci. Dix conseils Ã  retrouver sur
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Les Â« members to members Â»,
ce sont des rencontres informelles et
dÃ©tendues entre membres de Beci,
comme câ€™Ã©tait le cas le 8 octobre dernier.
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4 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
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Dans vos newsletters
de novembre
Six ministres bruxellois partagent leur vision du dÃ©fi
climatique pour Bruxelles et ses entreprises.
Un tÃ©moignage vidÃ©o Ã  revoir sur notre site web.
Un dÃ©faut dans la lettre de licenciement ;
une motivation insuffisante ; un motif grave
contestable : trois cas oÃ¹ le non-respect des
obligations lÃ©gales en cas de licenciement
peuvent avoir des consÃ©quences financiÃ¨res pour
lâ€™entreprise. Jean-Luc Vannieuwenhuyse (SD Worx)
vous explique les piÃ¨ges Ã  Ã©viter.
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Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 5
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RaphaÃ«l de Borman,
CEO et co-fondateur
de Panora.me
Difficile de quitter une sociÃ©tÃ© quâ€™on a fondÃ©e et connue pendant plus de 15 ans pour tenter lâ€™aventure start-up.
En lanÃ§ant panora.me, RaphaÃ«l de Borman nous prouve que, lorsquâ€™on ne se sent plus Ã  sa place,
il faut savoir prendre le large. LancÃ©e en 2016, la jeune start-up connaÃ®t le succÃ¨s avec une nouvelle technologie :
le dÃ©clenchement Ã  distance dâ€™un dispositif ultra-zoom pour recevoir son selfie panoramique.
Tu es de ceux qui ont commencÃ© leur business en sortant
des Ã©tudes. Avec trois amis, tu lances Eventattitude, une
sociÃ©tÃ© spÃ©cialisÃ©e dans lâ€™Ã©vÃ©nementiel. Câ€™est un vÃ©ritable
succÃ¨s ; quâ€™est-ce qui fait quâ€™aprÃ¨s 15 ans, tu dÃ©cides de
tout arrÃªter ?
Je dois dire quâ€™aprÃ¨s 15 ans, jâ€™Ã©tais baignÃ© dans un
environnement qui peut Ãªtre assez usant. On avait une taille
assez importante, on Ã©tait bons, mais on avait forcÃ©ment des
events qui se passaient moins bien. Câ€™est Ã  ce moment-lÃ  quâ€™il
faut toujours avoir cette capacitÃ©, chaque semaine, Ã  rebondir,
solutionner les problÃ¨mes et garder les Ã©quipes motivÃ©es.
Tous ces aspects commenÃ§aient Ã  me peser : jâ€™Ã©tais devenu
manager malgrÃ© moi. Je pense que, dans ma nature, je suis un
entrepreneur, je ne suis pas un bon manager.
Quel a Ã©tÃ© le dÃ©clic ?
Câ€™est un peu malheureux Ã  dire, mais câ€™est lorsquâ€™on a eu un
problÃ¨me de trÃ©sorerie. Jâ€™ai dÃ» rÃ©injecter de lâ€™argent dans la
sociÃ©tÃ©, je me suis dit : Â« Si tu dois remettre de lâ€™argent aprÃ¨s
15 ans dans ta boÃ®te, câ€™est quâ€™il y a un problÃ¨me Â». Ã‡a a ouvert
une porte mentale. Pour la premiÃ¨re fois, je me suis autorisÃ© Ã 
penser que je pouvais faire autre chose, que je nâ€™avais peut-Ãªtre
pas suffisamment utilisÃ© mon temps et mes compÃ©tences de
la meilleure faÃ§on ces derniÃ¨res annÃ©es.
Que dÃ©cides-tu de faire ?
Je nâ€™ai pas agi comme jâ€™aurais dÃ» le faire. Quand on est
entrepreneur, on est la tÃªte dans le guidon, on ne sâ€™octroie
pas de recul. Je suis arrivÃ© Ã  un Ã©tat de lassitude que je nâ€™aurais
sans doute pas eu si jâ€™avais eu la clairvoyance de dire Ã  mes
associÃ©s : Â« Ã‰coutez, je trouve que jâ€™ai beaucoup sur les Ã©paules.
Je prends trois mois et je reviendrai plus fort, avec des nouvelles
idÃ©es. Â» En agissant ainsi, je nâ€™aurais pas quittÃ© Eventattitude.
6 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
Mon ras-le-bol a fait que jâ€™ai pris la premiÃ¨re bonne idÃ©e que jâ€™ai
eue et jâ€™ai dit Ã  mes associÃ©s que je nâ€™allais pas avoir le temps
de la dÃ©velopper au sein de la sociÃ©tÃ© ; il fallait donc que je la
quitte et que je me lanceâ€¦
Cette bonne idÃ©e, quelle Ã©tait-elle ?
Je suis trÃ¨s mÃ©fiant par rapport au mythe de la grande idÃ©e.
Je ne crois pas en lâ€™entrepreneur qui, tout Ã  coup, a lâ€™idÃ©e de
gÃ©nie. En passant du temps sur internet, jâ€™ai vu une action
promotionnelle faite par lâ€™office de tourisme australien Ã 
destination des touristes asiatiques. La vidÃ©o prÃ©sentait un
principe tout-Ã -fait ingÃ©nieux permettant de dÃ©clencher un
dispositif photo placÃ© Ã  distance. Quelques secondes aprÃ¨s,
on recevait depuis son tÃ©lÃ©phone non pas une photo, mais une
vidÃ©o en dÃ©zoom. Lâ€™idee de Panora.me, ce nâ€™est donc pas moi
qui lâ€™ai eue. La vidÃ©o sâ€™est avÃ©rÃ©e fausse, mais comme jâ€™avais
une veille technologique et crÃ©ativeâ€¦ â—�
Elisa Brevet
Une rencontre Ã  Ã©couter en
intÃ©gralitÃ© dans le podcast Next Step :
https://www.beci.be/podcast.
Lâ€™inspiration podcast :
Ã‰motions vous aide Ã  comprendre pourquoi
vous ressentez ce que vous ressentez et
vous aide Ã  dÃ©crypter vos sentiments. Trac,
souffrances, joie, amitiÃ©sâ€¦ Deux fois par
mois, AdÃ©lie Pojzman-Pontay dÃ©cortique
une Ã©motion avec des experts. Des histoires
humaines fortes, qui vous aideront sans
doute Ã  mieux vous connaÃ®tre.
D.R.
×‰	Ú 7cassandra://TgOcnbdaoBqvS30dcBKSu4OA8D_QwZ5wtV66nmVkCwoÍ%­Í`�ÌÊÍ �×]×¼<ä°V]ûg–‡×‰EÚÿNews
DÃ©cÃ¨s dâ€™Yvan Huyghebaert, ex-prÃ©sident de
Beci
Nous avons appris avec tristesse
le dÃ©cÃ¨s dâ€™Yvan Huyghebaert,
ancien prÃ©sident de Beci, survenu
le 6 novembre dernier Ã  lâ€™Ã¢ge de
75 ans.
IngÃ©nieur civil, dâ€™origine gantoise,
Yvan Huyghebaert avait
notamment exercÃ© des fonctions
de direction dans la sociÃ©tÃ©
dâ€™ascenseurs Schindler et la compagnie de cimenterie CBR.
PrÃ©sident de la Chambre de Commerce et dâ€™Industrie de
Bruxelles (CCIB), de 2001 Ã  2008, il avait contribuÃ© Ã  son
rapprochement avec lâ€™Union des Entreprises de Bruxelles
(UEB). Il fut le premier prÃ©sident de Beci lorsque les deux
organisations choisirent de se placer sous la mÃªme coupole,
en 2006. Â« Par son pragmatisme, Yvan Huyghebaert est
parvenu Ã  faire aboutir un projet ambitieux mais dÃ©licat,
lancÃ© longtemps auparavant. Ce quâ€™est Beci aujourdâ€™hui,
câ€™est un peu Ã  lui que nous le devons Â», rappelle lâ€™actuel
prÃ©sident de Beci, Marc Decorte.
NommÃ© prÃ©sident dâ€™honneur de Beci, Yvan Huyghebaert
avait Ã©galement prÃ©sidÃ© la FÃ©dÃ©ration belge des Chambres
de Commerce, ainsi que la CommunautÃ© Portuaire de
Bruxelles.
Ã€ sa famille et Ã  tous ses proches, Beci prÃ©sente ses trÃ¨s
sincÃ¨res condolÃ©ances.
Telenet fournit le Giga internet Ã  Bruxelles
Depuis le mois dâ€™octobre, les clients de Telenet peuvent
surfer Ã  des vitesses jusquâ€™Ã  1 gigabit par seconde (Gbps),
soit deux fois plus rapidement quâ€™avant. Câ€™est le rÃ©sultat
dâ€™un projet dâ€™investissement Ã  grande Ã©chelle intitulÃ© Â« les
Grands Travaux du RÃ©seau Â», dÃ©marrÃ© il y a cinq ans par
Telenet et dans lequel lâ€™entreprise a investi un demi-milliard
dâ€™euros pour doubler la largeur du rÃ©seau (â€˜speedboostâ€™).
ConcrÃ¨tement, 10 Ã©quipes de 30 personnes se sont rendues
dans toutes les rues pour remplacer plus de deux millions
de composants, opÃ©rant ainsi la modification la plus radicale
dans toute lâ€™histoire du gestionnaire. Telenet a dÃ¨s lors
pu prÃ©parer son rÃ©seau Ã  lâ€™augmentation constante du
trafic internet des clients et des entreprises (+60 % par
an). De plus, les applications innovantes telles que la
rÃ©alitÃ© virtuelle, les vÃ©hicules connectÃ©s et autonomes ou
la chirurgie Ã  distance exigent une vitesse, une qualitÃ© et
une rÃ©activitÃ© que seul un rÃ©seau trÃ¨s performant peut
fournir. Sans oublier que les images que nous envoyons et
visualisons deviennent de plus en plus lourdes. Un rÃ©seau
de qualitÃ© est donc indispensable au progrÃ¨s numÃ©rique.
Câ€™est pourquoi Telenet sâ€™affirme comme le moteur de ces
innovations et de leur valeur ajoutÃ©e sociale et Ã©conomique
pour la Belgique. En Ã©tendant le rÃ©seau Ã  plus de 3 millions
de foyers et dâ€™entreprises connectables Ã  Bruxelles et en
Flandre, Telenet crÃ©e la plus grande rÃ©gion Â« Giga internet Â»
dâ€™Europe. GrÃ¢ce Ã  cette opÃ©ration Ã  grande Ã©chelle, elle
permet Ã  Bruxelles dâ€™Ãªtre en tÃªte de liste des rÃ©gions
disposant de la meilleure infrastructure numÃ©rique en
Europe et de dÃ©jÃ  rÃ©pondre aux objectifs du plan dâ€™action
Digital Belgium, qui stipule que Â« dâ€™ici 2020, au moins la
moitiÃ© des connexions de notre pays doit avoir un dÃ©bit
allant jusquâ€™Ã  1 Gbps Â».
Â« Les rÃ©seaux Giga sont une tendance mondiale, mais ce
qui nous distingue, câ€™est que nous avons adaptÃ© lâ€™ensemble
de notre rÃ©seau cÃ¢blÃ©. Câ€™Ã©tait une tÃ¢che colossale, mais qui
nous a procurÃ© une visibilitÃ© considÃ©rable : ce rÃ©seau est
unique en Europe. Nous avons plus de cinq ans dâ€™avance
sur lâ€™Agenda numÃ©rique et nous nous conformons aussi
largement aux plans plus ambitieux que la Belgique a
prÃ©sentÃ©s. Nous entendons contribuer Ã  lâ€™avenir numÃ©rique
de Bruxelles. Nous en sommes convaincus : le passage au
numÃ©rique va changer fondamentalement notre faÃ§on de
travailler, de faire des affaires et de vivre ensemble. Nous
endossons donc un double rÃ´le : celui de moteur pour les
innovations numÃ©riques et de constructeur de lâ€™infrastructure
correspondante Â», conclut John Porter, CEO de Telenet.
Info :
www.telenet.be
Micha Berger (Ã  gauche) et John Porter, respectivement
Chief Technology et Chief Executive Officer de Telenet.
Deux Awards pour Bruxelles MÃ©tropole et
NextStep
Les BTOB Awards, remis le 22 octobre dernier, ont doublement
rÃ©compensÃ© les mÃ©dias de Beci, avec deux Silver Awards :
â€˜Best contentâ€™ pour le magazine Bruxelles MÃ©tropole et â€˜Best
launchâ€˜ pour le podcast NextStep, dans un concours qui fait
rÃ©fÃ©rence pour le secteur de la presse et de la communication
en Belgique.
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 7
D.R.
Â© Reporters
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Bruxelles MÃ©tropole a Ã©tÃ© primÃ© pour sa nouvelle formule de
Â« rÃ©dacteurs en chef invitÃ©s Â». Parmi eux, se sont notamment
succÃ©dÃ© ces derniers mois lâ€™architecte Luc Schuiten, le CEO
Giles Daoust, Bea Ercolini, ancienne rÃ©dactrice en chef
dâ€™Elle Belgique, les recteurs de lâ€™ULB et de la VUB, Yvon
Englert et Caroline Pauwels, Thierry Geerts, patron de
Google Belgique... Une formule dâ€™ouverture, qui a permis
de confronter les idÃ©es et renouveler les contenus. Bruxelles
MÃ©tropole avait dÃ©jÃ  remportÃ© un Bronze Award en 2018.
NextStep, le podcast des entrepreneurs inspirants, a Ã©tÃ©
lance en dÃ©cembre 2018 par Beci. Il propose Ã  ses auditeurs
de partir Ã  la rencontre de personnes passionnÃ©es, dâ€™Ã©couter
leurs parcours et de sâ€™en inspirer. Parmi les invitÃ©s des
15 premiers Ã©pisodes figuraient AmÃ©lie Alleman (Akros
Solution, Betuned), Valentin Richard (Menu Next Door,
Koudetat), Julie Foulon (Girleek), John Bogaerts (Zoute
People, Ecole 19), Haile Abebe (le Cercle des Voyageurs,
Toukoul)â€¦
Les BTOB Awards sont organisÃ©s depuis 2015 par Media
Marketing en collaboration avec la fÃ©dÃ©ration WeMedia.
Les prix sont scindÃ©s en deux catÃ©gories : Press (pour la
presse professionnelle) et Communication (rÃ©servÃ©e aux
annonceurs, agences et rÃ©gies).
Le grand vainqueur de la soirÃ©e, en BTOB Communication,
est l'agence Lucy, dont le jury a plÃ©biscitÃ© la campagne
â€˜The Curiosity Clickâ€™, rÃ©alisÃ©e pour Brightfish : Prix spÃ©cial
du jury, Gold Award Best Use of Direct et Bronze Best Use
of Interactive. Lucy a remportÃ© un Bronze supplÃ©mentaire
avec sa campagne pour De Lift (Best Use of Radio/Audio).
Dans la compÃ©tition BTOB Press, outre les deux Awards
remportÃ©s par Beci, le Gold est allÃ© Ã  la newsletter
personnalisÃ©e du Boerenbond (Best of Diversification).
L'association des agriculteurs flamands remporte Ã©galement
un Bronze avec le magazine Boer & Tuinder (Best Relaunch).
Info :
btobawards.com
Les migrations entre les rÃ©gions belges
augmentent
Une Ã©tude dÃ©mographique, menÃ©e conjointement par les
trois instituts rÃ©gionaux de statistique (lâ€™IBSA, lâ€™IWEPS et
Statistiek Vlaanderen) rÃ©vÃ¨le que le nombre de migrations
entre les trois rÃ©gions du pays a fortement augmentÃ© ces
20 derniÃ¨res annÃ©es. Cette hausse est surtout importante
pour les flux sortants de la RÃ©gion de Bruxelles-Capitale
(RBC) vers les communes environnantes, en particulier vers
la RÃ©gion flamande, mettant en Ã©vidence le rÃ´le de la RBC
comme moteur dâ€™une pÃ©riurbanisation. Au cours de lâ€™annÃ©e
2016, 24.000 habitants ont quittÃ© Bruxelles pour sâ€™installer
en Flandre, soit une augmentation de 55 % par rapport Ã 
1997. Ã€ noter, la part croissante des ressortissants des pays
tiers ou des pays entrÃ©s rÃ©cemment dans lâ€™UE parmi ces
migrants. La RBC a toutefois accueilli moins de migrations
quâ€™elle nâ€™en a envoyÃ© vers chacune des rÃ©gions ; de ce fait,
son solde migratoire interrÃ©gional est systÃ©matiquement
nÃ©gatif. Entre la Flandre et la Wallonie, les Ã©changes
migratoires sont moins nombreux et ont Ã©tÃ© au bÃ©nÃ©fice
de la Wallonie jusquâ€™en 2016 oÃ¹ lâ€™on observe une nette
hausse de migrations vers la RÃ©gion flamande, ce qui rÃ©sulte
pour la premiÃ¨re fois en un solde migratoire positif pour
cette derniÃ¨re. En dâ€™autres termes, il y a plus de Wallons qui
sâ€™installent en Flandre que lâ€™inverse. De maniÃ¨re gÃ©nÃ©rale,
les causes de ces migrations sont gÃ©nÃ©ralement expliquÃ©es
par le cycle de vie, un Ã©vÃ©nement (dÃ©cÃ¨s, sÃ©paration,
changement dâ€™emploiâ€¦), le coÃ»t de lâ€™immobilier, mais elles
peuvent Ã©galement Ãªtre liÃ©es Ã  des politiques diffÃ©rentes
en matiÃ¨re de logement, dâ€™amÃ©nagement du territoire et
de mobilitÃ© qui sont quelques-unes des compÃ©tences
rÃ©gionalisÃ©es en Belgique.
Info :
http://ibsa.brussels
8 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
D.R.
Â© Getty
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Un regard atypique sur
entrepreneuriat
e 10 janvier 2020 sort en librairie
emier livre de Giles Daoust,
ts dâ€™esprit dâ€™entreprendre.
en 1979, Giles Daoust est
diplÃ´mÃ© de la Solvay Brussels School
f Economics and Management.
le CEO de lâ€™entreprise de
essources humaines Daoust
(Entreprise de lâ€™AnnÃ©e
2016), et de la sociÃ©tÃ© de
production audiovisuelle
Title Media. Il est Ã©galement
le metteur en scÃ¨ne de
lâ€™Ommegang (spectacle
torique sur la Grand Place
de Bruxelles) et lâ€™un des partenaires
fondateurs de LN24 (premiÃ¨re chaÃ®ne belge
dâ€™information en continu). Giles Daoust est lâ€™auteur de
plusieurs scÃ©narios de films et de bandes dessinÃ©es,
ainsi que de nombreuses chroniques Ã©conomiques pour
le journal Lâ€™Echo et notre magazine Bruxelles MÃ©tropole,
dont il fut cette annÃ©e lâ€™un des Â« rÃ©dacteurs en chef invitÃ©s Â».
Dans Mots dâ€™esprit dâ€™entreprendre, Giles Daoust pose un
regard atypique sur lâ€™entrepreneuriat, la crÃ©ativitÃ© et la
sociÃ©tÃ© au sens large. Parmi les thÃ¨mes abordÃ©s : Donald
Trump, Emmanuel Macron, Mark Zuckerberg, Steve Jobs,
lâ€™AmÃ©rique, lâ€™esprit dâ€™entreprendre, les mÃ©dias, lâ€™intelligence
artificielle, le transhumanisme, la politique, la mobilitÃ©, la
flexibilitÃ©, lâ€™ego, lâ€™Ã©chec, la crÃ©ativitÃ©, la GÃ©nÃ©ration Y, lâ€™esprit
dâ€™entreprendre sa carriÃ¨re, et bien dâ€™autres. Le livre est
prÃ©facÃ© par Joan Condijts (Lâ€™Echo, LN24) et enrichi dâ€™une
illustration de Pierre Kroll.
Mots dâ€™esprit dâ€™entreprendre (Ã©ditions Marque Belge) est
disponible Ã  partir du 10 janvier 2020 dans toutes les
bonnes librairies, chez Filigranes, Ã  la Fnac et sur Amazon.fr.
Info :
www.marquebelge.com
Plus de 50 % des travailleurs refuseraient
d'Ã©changer leur voiture contre une alternative
verte
Face au problÃ¨me de la mobilitÃ©, Tempo-Team a rÃ©alisÃ© une
enquÃªte auprÃ¨s des salariÃ©s belges pour voir sâ€™ils envisagent
des alternatives Ã  la voiture pour les dÃ©placements domiciletravail.
Or, malgrÃ© les embouteillages, l'impact Ã©cologique
et la croissance du tÃ©lÃ©travail, les salariÃ©s belges restent
fidÃ¨les Ã  leur vÃ©hicule. Ils se justifient par une mauvaise
accessibilitÃ© de leur entreprise en transports publics (35 %),
des services publics pas assez souples (24 %) et un besoin
de la voiture pour les dÃ©placements professionnels (23 %).
Seule une minoritÃ© est disposÃ©e Ã  y renoncer au profit d'une
alternative plus verte.
Â« L'auto reste le moyen de transport le plus utilisÃ© pour
se rendre au travail, car elle combine la rapiditÃ© de
dÃ©placement, la fiabilitÃ©, le confort et la souplesse pour un
coÃ»t plus avantageux. Un cinquiÃ¨me des salariÃ©s est prÃªt Ã 
abandonner sa voiture si son employeur offre de meilleurs
Ã©quipements pour cyclistes, des vÃ©los de sociÃ©tÃ© et un
incitant financier pour le deux-roues Â», explique SÃ©bastien
Cosentino, porte-parole de Tempo-Team.
Pour rÃ©soudre ce problÃ¨me de mobilitÃ©, un rÃ´le important,
reviendrait donc aux employeurs ; or la moitiÃ© propose
dÃ©jÃ  une indemnitÃ© vÃ©lo ou des possibilitÃ©s de tÃ©lÃ©travail
(48 %). Un sur trois a fait installer des Ã©quipements pour
cyclistes et un sur quatre fournit des vÃ©los de sociÃ©tÃ© et
veut diminuer les voitures de sociÃ©tÃ©. Enfin, les Belges
rÃ©clament une amÃ©lioration des transports publics et de
l'infrastructure pour cyclistes. D'aprÃ¨s eux, les autoritÃ©s
publiques devraient surtout investir dans des services plus
fiables (36 %), la diminution du prix des billets (29 %) et
l'augmentation des autoroutes cyclables (24 %).
Info :
www.tempo-team.be
BDO investit dans une Ã©quipe de stratÃ¨ges
douaniers
Ã€ partir de 2020, les entreprises belges devront se prÃ©parer
Ã  lâ€™impact numÃ©rique de la nouvelle lÃ©gislation douaniÃ¨re
europÃ©enne qui imposera de nouvelles obligations via le
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 9
Â© unsplash
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Code des Douanes (CDU). Les dÃ©fis qui coÃ¯ncident avec
cette lÃ©gislation nâ€™ont jamais Ã©tÃ© aussi importants pour les
entreprises belges au cours des 25 derniÃ¨res annÃ©es. Leur
stratÃ©gie commerciale risque dâ€™en subir les perturbations.
ConcrÃ¨tement, la loi modernise et numÃ©rise les procÃ©dures
douaniÃ¨res : dÃ©clarations Ã©lectroniques, tarifs douaniers
adaptÃ©s et nouvelles rÃ¨gles. Â« Presque aucune entreprise
belge ne sait exactement comment lâ€™arrivÃ©e du CDU
va modifier le marchÃ©. Ce qui est certain, câ€™est que la
numÃ©risation forcÃ©e obligera nos entreprises Ã  investir dans
les 3 prochaines annÃ©es. Sinon, dâ€™un jour Ã  lâ€™autre, elles ne
pourront plus importer ni exporter Â», met en garde Stefaan
Amling, Partner Customs Strategy & Customs Transition
Strategy chez BDO Belgique.
Câ€™est pour aider les entreprises Ã  se conformer aux
obligations lÃ©gales et Ã  identifier les opportunitÃ©s de
cette nouvelle lÃ©gislation douaniÃ¨re que BDO lance une
Ã©quipe de stratÃ¨ges douaniers. Le problÃ¨me aujourdâ€™hui
est que tout ce qui a trait aux douanes est fragmentÃ© et
non digitalisÃ©. Par consÃ©quent, les entreprises ne savent
pas exactement combien elles paient en taxes ni Ã  quel prix
mettre leurs produits sur le marchÃ© Ã©tranger. Â« Le potentiel
dâ€™une stratÃ©gie douaniÃ¨re intelligente nâ€™apparaÃ®t clairement
que lorsque les entreprises voient exactement combien
dâ€™euros sont dÃ©pensÃ©s dans lâ€™ensemble de leurs activitÃ©s
douaniÃ¨res et quâ€™elles combinent cela avec les opportunitÃ©s
offertes par le CDU. Des exemples pratiques montrent que,
dans certaines situations, les entreprises peuvent offrir
leurs produits jusquâ€™Ã  25 % moins chers Â», ajoute Stefaan
Amling de BDO.
Info :
www.bdo.be
La VUB Ã©tudie les Ã©lectrofuels
Dans le cadre du fonds de transition Ã©nergÃ©tique, le Conseil
des ministres fÃ©dÃ©ral a approuvÃ© dÃ©but septembre le projet
Best. Celui-ci rassemble des experts de cinq universitÃ©s,
dont la VUB, et vise Ã  assurer lâ€™approvisionnement du
systÃ¨me Ã©nergÃ©tique belge en Ã©lectrofuels durables. Les
Ã©lectrofuels ou Ã©lectro-carburants sont des carburants
synthÃ©tiques produits Ã  partir dâ€™Ã©nergies renouvelables. Les
Ã©nergies solaire et Ã©olienne peuvent, en effet, Ãªtre utilisÃ©es
pour produire de lâ€™hydrogÃ¨ne par Ã©lectrolyse. Lâ€™hydrogÃ¨ne
peut ensuite Ãªtre associÃ© Ã  dâ€™autres Ã©lÃ©ments ou molÃ©cules,
ce qui permet dâ€™obtenir dâ€™autres combustibles tels que le
mÃ©thane, lâ€™Ã©thanol, le mÃ©thanol ou lâ€™ammoniac.
Les Ã©lectrofuels sont un moyen efficace de stocker lâ€™Ã©nergie
solaire et Ã©olienne Ã  long terme, contrairement aux batteries
qui nâ€™offrent quâ€™une solution Ã  court terme. Ils produisent
donc de lâ€™Ã©lectricitÃ© ou de la chaleur plus longtemps (dans
des chaudiÃ¨res ou des turbines Ã  gaz). Pour autant que
les moteurs soient adaptÃ©s, ils peuvent Ã©galement Ãªtre
utilisÃ©s dans les transports. Comme ils sont produits Ã 
partir dâ€™Ã©nergies renouvelables, ils sont considÃ©rÃ©s comme
des carburants Â« verts Â».
Certaines questions se posent encore : quels sont les
Ã©lectrofuels les plus avantageux et comment garantir
lâ€™approvisionnement du systÃ¨me Ã©nergÃ©tique belge ? Câ€™est
pour y rÃ©pondre que les professeurs Francesco Contino et
Julien Blondeau du groupe de recherche Burn de la VUBULB
Ã©tudieront, avec le projet BEST, la production et la
consommation potentielle de ces carburants en termes
de coÃ»t et dâ€™efficacitÃ©, et veilleront ainsi Ã  dÃ©terminer leur
contribution potentielle au systÃ¨me Ã©nergÃ©tique belge.
Avec un budget total de 4 millions dâ€™euros, Best est lâ€™un
des deux plus grands projets approuvÃ©s par le fonds de
transition Ã©nergÃ©tique.
Info :
www.vub.be
10 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
D.R.
Â© unsplash
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üNews
Clap2 pour S.Kool : La boutique-Ã©cole de
City2 accueille dix nouveaux jeunes chercheurs
d'emploi
S.Kool, la boutique-Ã©cole de City2, a entamÃ© sa deuxiÃ¨me
Ã©dition au mois dâ€™octobre. AG Real Estate sâ€™associe Ã 
nouveau avec Actiris, Bruxelles Formation et le centre
commercial City2 pour un partenariat privÃ©-public au
bÃ©nÃ©fice de lâ€™emploi des jeunes bruxellois. Dix jeunes ont
ainsi Ã©tÃ© recrutÃ©s pour suivre une formation sur mesure
de 3 mois.
Ã  la fois, lâ€™idÃ©al pour apprendre un mÃ©tier ! Â», explique
GrÃ©gor Chapelle, Directeur GÃ©nÃ©ral dâ€™Actiris. Le matin, les
dix stagiaires suivent une formation aux techniques de
vente, en communication et en nÃ©erlandais et lâ€™aprÃ¨s-midi,
ils ont lâ€™occasion de la mettre en pratique dans le conceptstore
crÃ©Ã© spÃ©cialement pour eux.
Â« Suite au succÃ¨s de la premiÃ¨re Ã©dition, Bruxelles Formation
est ravi de reconduire ce projet innovant en proposant une
formation de vendeur hybride sur mesure ! Â», se rÃ©jouit
Olivia Pâ€™tito, Directrice GÃ©nÃ©rale de Bruxelles Formation.
DÃ¨s le dÃ©but du programme, chaque stagiaire est parrainÃ©
et encadrÃ© par un commerÃ§ant de City2 pour lui offrir une
formation complÃ©mentaire sur le terrain (FPIE â€“ Formation
professionnelle individuelle en entreprise) avec, Ã  la clÃ©, un
contrat de travail assurÃ© jusquâ€™Ã  la fin avril 2020.
Â« Le succÃ¨s de S.Kool se trouve certes entre les mains
des partenaires et des stagiaires mais Ã©galement des
visiteurs de City2. En venant dÃ©couvrir la boutique-Ã©cole
complÃ¨tement rÃ©novÃ©e et en y effectuant des achats, ils
soutiendront lâ€™initiative et participeront Ã  la continuitÃ© du
projet Â», conclut Serge FautrÃ©, CEO dâ€™AG Real Estate.
Â« Trouver des solutions innovantes pour mettre Ã  lâ€™emploi
des jeunes peu qualifiÃ©s est une responsabilitÃ© collective.
Ici, on leur propose une formation, un stage et un emploi
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hors 21% TVA
D.R.
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La soirÃ©e sâ€™est achevÃ©e par la remise de la Charte 2030, signÃ©e par les premiers partenaires du City Climate
Challenge : AG Real Estate, Brussels Airport Company, la ConfÃ©dÃ©ration Construction de la RÃ©gion de Bruxelles-Capitale,
Edenred, Engie, Europcar Mobility Group, G.M. Electronics (GME), ING, Interparking, Iris Group, Jeasy, LeasePlan,
Micropole, Pasha-Parking, Sibelga, SNCB/NMBS, Sodexo, Solvay, Total, Tractebel, Veolia et VINCI Energies Belgium.
City Climate
Challenge :
lâ€™engagement des
entrepreneurs
pour le climat
Fin juin, une douzaine dâ€™entreprises sâ€™Ã©taient rÃ©unies
Ã  lâ€™initiative de Beci pour lancer le projet City Climate
Challenge 303030. Le dÃ©fi : rÃ©duire de 30 % les Ã©missions
de CO2
bruxelloises dâ€™ici 2030, grÃ¢ce Ã  30 projets
collaboratifs. Trois mois plus tard, plusieurs centaines
dâ€™entrepreneurs Ã©taient prÃ©sents pour la remise de la
Charte 2030 aux membres du gouvernement bruxellois â€“
avec dÃ©sormais une vingtaine de partenaires engagÃ©s.
Â«P
lus de 600 personnes se sont inscrites pour assister Ã 
cette soirÃ©e oÃ¹ les entreprises bruxelloises rÃ©alisent
quâ€™il faut clairement agir en faveur du climat Â», entamait
Olivier Willocx, CEO de Beci. Â« Pour nos entreprises, cette
initiative privÃ©e nâ€™est pas considÃ©rÃ©e comme une contrainte
mais comme une volontÃ© de sâ€™impliquer, de passer Ã  lâ€™action. Â»
Devant le public rÃ©uni au Cercle de Lorraine, Peter Wittoeck,
chef du service Changements climatiques du SPF SantÃ© Publique,
a rappelÃ© les objectifs des Accords de Paris conclus
en 2015. Par ceux-ci, 195 pays et lâ€™UE se sont notamment
engagÃ©s Ã  limiter le rÃ©chauffement climatique Ã  1,5Â°C, diminuer
les Ã©missions de CO2
de 45 % entre 2010 et 2030, et
arriver Ã  la neutralitÃ© climatique vers 2050. Cela ne pourra se
faire que par une action rÃ©solue et collective, impliquant les
entreprises. Tel est bien le sens du City Climate Challenge
lancÃ© par Beci, auquel le bureau CO2logic, spÃ©cialisÃ© dans la
mesure et la rÃ©duction de lâ€™empreinte carbone, apportera son
expertise. Â« On Ã©met chaque annÃ©e 40 milliards de tonnes de
CO2
dans le monde Â», rappelait son CEO Antoine Geerinckx.
Â« Cela influence non seulement le climat, mais aussi divers
secteurs, parmi lesquels lâ€™agriculture. Dont coÃ»t : 220 Ã  417
euros par tonne Ã  la sociÃ©tÃ©, selon les estimations. Mais aujourdâ€™hui,
personne ne paie ces coÃ»ts. Et si personne ne le
fait aujourdâ€™hui, ce seront nos enfants et petits-enfants. Dâ€™oÃ¹
lâ€™idÃ©e de montrer lâ€™exemple au travers de 30 projets. Â»
Â« Sortir le diesel, le LPG et lâ€™essence de la ville Â»
Â« Le dÃ©fi climatique est inscrit dans la politique de mon gouvernement
et nous comptons sur la responsabilitÃ© des entrepreneurs
bruxellois pour nous aider Ã  le mener Ã  bien Â»,
abondait le ministre-prÃ©sident Rudi Vervoort, par vidÃ©o interposÃ©e,
devant la quasi-totalitÃ© du gouvernement bruxellois
prÃ©sent sur la scÃ¨ne (seule manquait la secrÃ©taire dâ€™Ã‰tat
Nawal Ben Hamou). Â« Dans cette optique, je fÃ©licite Ã©videmment
lâ€™initiative 303030. Â»
Dans le dÃ©bat qui a suivi, les ministres de la MobilitÃ© Elke Van
den Brandt (Groen) et de la Transition Ã©cologique Alain Maron
(Ã‰colo) ont dÃ©fendu lâ€™idÃ©e de privilÃ©gier les alternatives
Ã  la voiture : Â« Chaque matin, les gens qui viennent travailler
12 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
Â© Isopix
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dans Bruxelles sont coincÃ©s dans les embouteillages. Câ€™est
polluant, câ€™est embÃªtant et câ€™est du stress. Avec 20 % de
voitures en moins qui entrent dans la capitale, il nâ€™y a plus
dâ€™embouteillages. Pour les vÃ©hicules les plus polluants, il
existe dÃ©jÃ  la zone de basses Ã©missions. On sâ€™est aussi engagÃ©s
pour la sortie du diesel en 2030 ainsi que la sortie du
LPG et de lâ€™essence en 2035. Mais pour cela, il faut que le
rÃ©seau Ã©lectrique supporte ces mesures. Il convient notamment
dâ€™augmenter le nombre de bornes servant Ã  charger les
voitures Ã©lectriques. Du point de vue fiscal, on doit stimuler
lâ€™achat de voitures Ã©lectriques notamment par des taxes Ã 
lâ€™immatriculation plus avantageuses. Par ailleurs, il y a beaucoup
trop de stationnements hors voiries qui sont sous-utilisÃ©s.
Sans oublier quâ€™il faudra augmenter les parkings de
dissuasion aux entrÃ©es de la ville. Â»
Mais surtout, Elke Van den Brandt insiste sur les alternatives
Ã  la voiture : Â« Il faut plus de trains qui circulent, augmenter le
nombre de bus Ã©lectriques dans Bruxelles, stimuler lâ€™utilisation
du vÃ©lo classique ou Ã©lectrique, agir au niveau des vÃ©hicules
de livraisonâ€¦ Â». Et pour modifier les comportements, la
ministre de la MobilitÃ© nâ€™hÃ©site pas Ã  ressortir une idÃ©e certes
clivante : la taxe kilomÃ©trique, quâ€™elle souhaite voir remplacer
le systÃ¨me de taxe de circulation.
Lâ€™Ã©nergie, bientÃ´t un luxe ?
Quâ€™il sâ€™agisse de se dÃ©placer, de sâ€™Ã©clairer ou de produire,
dans un monde dÃ©carbonÃ©, la consommation dâ€™Ã©nergie ne
risque-t-elle pas de devenir un luxe ? Â« Oui et non Â», rÃ©pond
Alain Maron. Â« Ã€ lâ€™unitÃ©, il y a fort Ã  penser que cela va coÃ»ter
de plus en plus cher au kWh. Mais lâ€™enjeu consistera Ã 
consommer de moins en moins et Ã  Ãªtre proche du zÃ©ro carbone.
Car finalement, lâ€™Ã©nergie quâ€™on ne consomme pas, câ€™est
lâ€™Ã©nergie quâ€™on ne paie pas. Â»
Les procÃ©dures et calculs des taxes Ã©nergÃ©tiques nâ€™iront pas
vers la simplification : Â« Cela deviendra dâ€™autant plus complexe
que le prix est notamment fixÃ© en fonction de la disponibilitÃ©,
du moment de la consommation, de la quantitÃ© consommÃ©eâ€¦
Â» Un dÃ©fi que les entreprises peuvent
tourner Ã  leur avantage : Â« En emboÃ®tant
le pas Ã  ces dÃ©marches visant
Ã  consommer moins, les entreprises
sâ€™offrent des opportunitÃ©s
dâ€™emplois et Ã©conomiques Â»,
estime Barbara Trachte (Ã‰colo),
secrÃ©taire dâ€™Ã‰tat chargÃ©e de
la Transition Ã©conomique. Â« Il
existe dÃ©jÃ  des mesures et des
incitants sous forme de primes
pour les entreprises qui font lâ€™effort
Antoine Geerinckx
de rÃ©duire leur consommation Ã©nergÃ©tique.
Mais on va encore proposer
dâ€™autres incitants, des accompa
gnements ainsi des mesures
de financement. Et puis,
outre les aides publiques,
nâ€™oublions pas que des
rentrÃ©es peuvent venir
des ventes et commandes
publiques car la RÃ©gion et
les pouvoirs publics sont de
gros investisseurs. Et dans les
clauses dâ€™attribution de mar
chÃ©s publics, on peut mettre des
critÃ¨res environnementaux. Â»
Peter Wittoeck
Emploi, formation et numÃ©rique
Des entreprises qui, par ailleurs, regrettent de ne pouvoir
trouver suffisamment de candidats compÃ©tents pour combler
leurs postes vacants. Â« Bien sÃ»r, je prÃ©fÃ¨re quâ€™elles embauchent
des Bruxellois plutÃ´t que dâ€™autres Â», a soulignÃ© Bernard
Clerfayt (DÃ©fi), ministre de lâ€™Emploi et de la Formation
professionnelle. Â« Nous allons adapter les formations en relation
avec les secteurs en carence. Elles doivent correspondre
aux demandes des employeurs. Je souhaite aussi poursuivre
les formations en alternance qui fonctionnent avec beaucoup
de succÃ¨s dans les pays voisins. Â» Il a aussi abordÃ© la Transition
numÃ©rique qui figure dans ses compÃ©tences : Â« Il nâ€™est
pas certain que les administrations bruxelloises se soient
aussi bien prÃ©parÃ©es Ã  la digitalisation que nos entreprises.
Ce sera lâ€™un de nos objectifs afin de simplifier la vie des citoyens
et des entreprises Â».
Pascal Smet (one.brussels), secrÃ©taire dâ€™Ã‰tat Ã  lâ€™Urbanisme, a
embrayÃ© sur le sujet : Â« Il faut aider les entrepreneurs, notamment
dans la dÃ©livrance des permis. Pour que cela aille plus
vite, on va engager du personnel, digitaliser et automatiser
les demandes et procÃ©dures. Je me suis rÃ©cemment rendu
Ã  Lisbonne : aujourdâ€™hui, nous sommes dans un monde oÃ¹
la concurrence entre les villes est Ã©norme. Et câ€™est pour cela
quâ€™il faut aider au mieux les entreprises qui veulent rester ou
sâ€™implanter Ã  Bruxelles. Â»
Et Sven Gatz (Open Vld), ministre des Finances, dâ€™y ajouter
un plaidoyer pour la 5G : Â« Il faut que Bruxelles devienne une
ville numÃ©rique en exploitant la 5G. Sa mise en place doit se
faire de la faÃ§on la plus sÃ»re, en concertation avec le fÃ©dÃ©ral
et les partenaires privÃ©s. Â»
Au terme de ce dÃ©bat, câ€™est au prÃ©sident de Beci Marc Decorte
quâ€™est revenue la conclusion : Â« Le climat nâ€™est pas
quâ€™un dÃ©fi pour nous, entrepreneurs, mais une opportunitÃ©
de se montrer crÃ©atif et trouver des solutions innovantes. Â» â—�
Julien Semninckx
Info www.303030.eu
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 13
Â© Isopix
Â© Isopix
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Pour ou contre la
fin des paiements
en liquide ?
Vincent Coussement,
directeur des services aux
commerÃ§ants chez Worldline
Belgique
Tout le monde devrait avoir le droit de payer selon le mode
de son choix. De nos jours, les consommateurs souhaitent
pouvoir payer nâ€™importe oÃ¹, nâ€™importe quand et de nâ€™importe
quelle maniÃ¨re, avec leur carte ou leur smartphone, et ce quel
que soit le montant. Chez Worldline, nous constatons que les
Belges choisissent de plus en plus le paiement Ã©lectronique.
Une Ã©tude menÃ©e par Febelfin montre dâ€™ailleurs que 89 % des
Belges prÃ©fÃ¨rent payer de faÃ§on digitale.
Les atouts de ce mode de paiement sont multiples. Il y a bien
sÃ»r lâ€™aspect de la sÃ©curitÃ© et de la rapiditÃ©, mais encore bien
dâ€™autres points. La dimension hygiÃ¨ne nâ€™est pas Ã  dÃ©daigner,
notamment dans les commerces alimentaires oÃ¹ la manipulation
de billets et de piÃ¨ces nâ€™est pas trÃ¨s propre. Et puis, il y a le
coÃ»t : chaque transaction en cash coÃ»te 29 cents en moyenne,
car il faut notamment tenir compte de lâ€™alimentation des distributeurs,
la collecte, le transportâ€¦ Le paiement Ã©lectronique
quant Ã  lui reprÃ©sente un coÃ»t allant de 11 Ã  23 cents, selon
une Ã©tude de lâ€™Observatoire des prix.
Outre les paiements Ã©lectroniques traditionnels par carte, le
paiement sans contact se dÃ©veloppe Ã©galement de plus en plus.
Cette technologie NFC (Near Field Communication) reprÃ©sente
dÃ©jÃ  la moitiÃ© des transactions Ã©lectroniques en Europe : surtout
en Europe de lâ€™Est (oÃ¹ elle atteint prÃ¨s de 90 % des transactions
Ã©lectroniques en TchÃ©quie et en Slovaquie), moins en Belgique,
oÃ¹ elle nâ€™est que de 12 Ã  13 % (mais elle a doublÃ© en 6 mois).
Dans certains pays, principalement en Scandinavie, il nâ€™y a
presque plus de transactions en cash. En SuÃ¨de, oÃ¹ 85% des
paiements se font Ã©lectroniquement, certaines personnes dÃ©clarent
ne plus se rappeler de la derniÃ¨re fois oÃ¹ elles ont payÃ©
avec de lâ€™argent liquide.
Virements bancaires, achats en ligne, paiements par
carte de dÃ©bit ou de crÃ©dit, avec ou sans contact, applis
de paiement sur smartphoneâ€¦ Le cash ne cesse de
reculer au profit des Ã©changes Ã©lectroniques.
Alors, faut-il supprimer les paiements en espÃ¨ces ?
Antoine Akayyan, prÃ©sident
de lâ€™association des commerÃ§ants
Renouveau Quartier
Grand-Place
Nous sommes contre la suppression du cash. Dâ€™abord au nom
de la libertÃ© du mouvement financier et de la confidentialitÃ©
des transactions personnelles. Cela relÃ¨ve de la protection de
la vie privÃ©e qui est lâ€™un des droits majeurs de la dÃ©mocratie
et de la libertÃ©.
Ensuite, la Belgique, et certainement Bruxelles, perd une part
importante du marchÃ© du tourisme car les paiements en liquide
ne peuvent plus y dÃ©passer les 3.000 euros depuis cinq ans.
Contrairement Ã  de nombreux autres pays, mÃªme limitrophes,
oÃ¹ il nâ€™y a pas de limite pour les paiements en espÃ¨ce pour les
non-rÃ©sidents extra-europÃ©ens. Câ€™est surtout le tourisme de
luxe qui est impactÃ© : de nombreux touristes, principalement
russes et asiatiques, pour qui le cash fait partie de la culture,
prÃ©fÃ¨rent aller faire ces achats dans des pays frontaliers. Cette
concurrence dÃ©loyale ne devrait pas Ãªtre de mise en Belgique.
Ou alors, il faudrait la mÃªme rÃ¨gle partout en Europe.
Au niveau des jeunes, le cash est plus utile quâ€™une carte de
crÃ©dit pour leur apprendre Ã  gÃ©rer leur budget. Il y a dÃ©jÃ  le
toucher, le geste, le contact. Des billets ont plus de valeur sur le
plan psychologique que de simplement composer le montant
sur un terminal. Le cash fait prendre conscience de la valeur
du travail. Avec le contact physique, en manipulant les billets,
on est moins tentÃ©. On est moins dans lâ€™Ã©motionnel. Avec le
cash, on reste plus rationnel dans ses comportements dâ€™achat.
Et puis, il y a la coutume de lâ€™argent de poche offert par les
parents, grands-parents et autres pendant les pÃ©riodes des
fÃªtes. Lâ€™impact est moins fort avec un versement par carte
de crÃ©dit que la traditionnelle enveloppe avec les billets. â—�
Julien Semninckx
14 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
Â© Getty
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Open Source
Community
Â« Un esprit sain dans un corps sain Â», dit
lâ€™adage. Dans notre sociÃ©tÃ© moderne, le
corps fait lâ€™objet de toutes les attentions.
Il est en effet indispensable dâ€™Ã©duquer
la population quant Ã  lâ€™importance
dâ€™une activitÃ© physique rÃ©guliÃ¨re, nous
protÃ©geant contre les problÃ¨mes cardiovasculaires,
lâ€™obÃ©sitÃ©, les courbatures et
autres dangers de la vie moderne.
Mais lâ€™esprit, on nâ€™en parle pas assez.
Je ne vais pas me lancer dans une critique
de la qualitÃ© actuelle de lâ€™enseignement car,
malgrÃ© les nombreux dÃ©bats, on ne peut faire Ã  ce stade
quâ€™un grand constat dâ€™impuissance. Parlons de lâ€™esprit
des adultes.
quâ€™ils nâ€™ont pas le temps de lire, ou plus
exactement pas la concentration pour
lire lorsquâ€™ils rentrent chez eux. Bien
sÃ»r, maisâ€¦ si on se rÃ©fÃ¨re au concept
de plasticitÃ© cÃ©rÃ©brale, au plus on
lit, au plus notre cerveau dÃ©veloppe
Giles Daoust,
CEO de Daoust et Title Media
cette capacitÃ© de concentration qui
nous manque aujourdâ€™hui. Il faut donc
commencer par lire un petit peu, le soir,
au lit, le week-end, pour voir rapidement
se dÃ©velopper sa capacitÃ© Ã  lire. Câ€™est
un cercle vertueux.
La plasticitÃ© cÃ©rÃ©brale est un principe important en
neurosciences, malheureusement mal connue du grand
public. Elle signifie que la capacitÃ© de notre cerveau (notre
intelligence) nâ€™est pas fixÃ©e dâ€™avance, et peut augmenter
(ou rÃ©duire) avec le temps â€“ ou plutÃ´t avec les bonnes
(ou mauvaises) pratiques.
Autrement dit, pour dÃ©velopper son intelligence, il
faut Â« entraÃ®ner Â» son cerveau. Bien Ã©videmment, tout
commence par une activitÃ© professionnelle, qui met la
machine cÃ©rÃ©brale en marche au quotidien (lâ€™apathie
intellectuelle rÃ©sultant dâ€™un chÃ´mage ou dâ€™une retraite
inactive, est toxique). Mais il faut se mÃ©fier du quotidien,
car toute routine suffisamment rÃ©pÃ©titive nuit au
dÃ©veloppement du cerveau. Il faut donc Â« sortir de sa
zone de confort intellectuelle Â», et aborder frÃ©quemment
de nouveaux horizons. Dans la sphÃ¨re professionnelle :
un nouveau job, gravir les Ã©chelons, un nouveau projet
ambitieux... Dans la sphÃ¨re privÃ©e : un nouveau hobby,
visiter un pays, apprendre une discipline artistiqueâ€¦ Ou
tout simplementâ€¦ lire. Lire, lire, lire.
Dans nos vies modernes, la lecture est parfois la seule
activitÃ© que lâ€™on peut encore Â« glisser Â» dans notre planning
chargÃ©. Ã‰videmment, nombreux sont ceux qui diront
Lire oui, mais lire quoi ? Peu importe ! Avant tout, il
faut lire ce qui nous intÃ©resse en ce moment. Bandes
dessinÃ©es, romans, essais, biographies, ouvrages
scientifiques, livres dâ€™artâ€¦ Si on ne trouve pas lâ€™inspiration,
aller se promener dans une librairie ou sur un site de
vente en ligne suffit Ã  la trouver rapidement. Il ne faut
jamais hÃ©siter Ã  acheter deux ou trois livres qui attirent
notre attention, sans forcÃ©ment savoir si on les lira tout de
suite. Et il ne faut jamais se forcer Ã  finir un livre quâ€™on
nâ€™aime pas. La lecture doit rester un plaisir.
Personnellement, je suis friand de biographies et dâ€™essais,
car ils permettent de dÃ©couvrir une personnalitÃ© ou un
sujet, et les rÃ©flexions de lâ€™auteur, mais surtout car ils
contiennent souvent des rÃ©fÃ©rences Ã  dâ€™autres livres. Ceci
crÃ©e une sorte de domino-cascade de lecture, un livre
en entraÃ®nant un autre, et ainsi de suite. Un vÃ©ritable
voyage de lâ€™esprit.
Il faut veiller Ã  Ã©duquer les deux parties de son cerveau :
lâ€™hÃ©misphÃ¨re gauche, en charge des activitÃ©s rationnelles
et logiques ; et lâ€™hÃ©misphÃ¨re droit, en charge des activitÃ©s
crÃ©atives et Ã©motionnelles. Il ne faut pas lire que des livres
Â« sÃ©rieux Â»â€¦ ni que des bandes dessinÃ©es. Il faut lire de
tout, au grÃ© des envies. Et sortir le plus souvent possible
de sa zone de confort intellectuelle.
Notre cerveau est notre organe le plus puissant. Sâ€™il est
fort, il nous fera vivre plus longtemps ! â—�
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 15
D.R.
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Lâ€™Ã©colabel europÃ©en est-il pour vous ?
Reconnaissable Ã  sa fleur Ã©toilÃ©e, applicable Ã  une trentaine de catÃ©gories de produits,
lâ€™EU Ecolabel identifie des produits et services qui se distinguent par leur impact rÃ©duit sur lâ€™environnement et la santÃ©.
Si vous remplissez ses critÃ¨res, pourquoi ne pas demander le label ?
L'
histoire de la petite fleur
europÃ©enne remonte Ã  1992.
Ã€ lâ€™Ã©poque, il existe dÃ©jÃ  des
labels Ã©cologiques plus ou moins bien
Ã©tablis, mais dont la portÃ©e reste souvent
nationale : Blauer Engel (Allemagne),
NF Environnement (France) ou encore
Nordic Swan (Scandinavie). Dâ€™autres
ne sâ€™appliquent quâ€™Ã  une catÃ©gorie de
produits (AB, pour lâ€™agriculture bio).
Lâ€™objectif de lâ€™Ã©colabel europÃ©en est
alors dâ€™amÃ©liorer lâ€™information et les
choix des consommateurs, mais aussi
dâ€™encourager les fournisseurs Ã  adopter
une dÃ©marche durable en leur offrant un
Ã©colabel significatif, identifiable partout
en Europe et pour un maximum de
produits.
Aujourdâ€™hui, 28 ans plus tard, plus de
37.000 produits vendus dans lâ€™Union
EuropÃ©enne affichent lâ€™EU Ecolabel.
Un label fondÃ© sur la rÃ©duction des
impacts nÃ©gatifs de la production et de
la consommation sur l'environnement, la
santÃ© publique, le climat et les ressources
naturelles, Ã  travers une sÃ©rie de critÃ¨res
stricts. Des critÃ¨res issus d'Ã©tudes
scientifiques et d'une vaste concertation
avec des ONG environnementales, des
associations de consommateurs, des
unions professionnelles, des PME et des
intermÃ©diaires.
Gage dâ€™excellence, lâ€™Ã©colabel europÃ©en
se veut en outre sÃ©lectif, en distinguant
les produits les plus performants : les
critÃ¨res sont donc rÃ©guliÃ¨rement revus de
sorte que seuls 10 Ã  20 % des produits
mis sur le marchÃ© puissent y prÃ©tendre,
dans un but dâ€™amÃ©lioration permanente.
La fleur europÃ©enne sâ€™applique Ã  une
trentaine de catÃ©gories de produits
rÃ©partis en sept groupes : appareils
domestiques, nettoyage et hygiÃ¨ne,
produits du papier, vÃªtements, maison
et jardin, lubrifiants, et enfin services
touristiques. Dâ€™autres catÃ©gories sont Ã 
lâ€™Ã©tude : produits financier, alimentation,
immeubles de bureauxâ€¦
La dÃ©marche de labellisation est
volontaire : lâ€™Ã©colabel nâ€™est pas attribuÃ©
dâ€™office ; câ€™est aux producteurs (fabricants,
importateurs ou intermÃ©diaires) de le
demander. Pour lâ€™obtenir, il faut procÃ©der
en trois Ã©tapes :
1
VÃ©rifiez s'il existe des critÃ¨res pour
votre produit : Lâ€™EU Ecolabel tient
compte du cycle de vie complet
du produit, depuis le prÃ©lÃ¨vement
des matiÃ¨res premiÃ¨res jusqu'au
stade du dÃ©chet, ce qui implique
des impacts diffÃ©rents, Ã  divers
stades du cycle et selon les familles
de produits. Câ€™est pourquoi les
critÃ¨res dâ€™attribution varient pour
chacune de ces familles. Pour les
produits imprimÃ©s, par exemple,
ils concernent notamment la
composition des encres, les produits
de lavage des presses, etc. La liste
des critÃ¨res, pour chaque catÃ©gorie,
se trouve sur le site europÃ©en de l'EU
Ecolabel. Vous y trouverez aussi
un â€˜User Manualâ€™ pour vous aider Ã 
prÃ©parer votre dossier.
2
16 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
Introduisez votre dossier auprÃ¨s de
l'instance nationale compÃ©tente :
En Belgique, il sâ€™agit du SPF SantÃ©
publique, SÃ©curitÃ© de la ChaÃ®ne
alimentaire et Environnement.
Elle peut Ãªtre consultÃ©e via le site
www.ecolabel.be. Lâ€™introduction du
dossier implique des frais uniques,
allant de 200 Ã  2000 euros selon
la taille de lâ€™entreprise, auxquels
sâ€™ajoutera une redevance annuelle,
soit forfaitaire, soit calculÃ©e selon
la valeur du produit, mais toujours
plafonnÃ©e. Les entreprises certifiÃ©es
EMAS ou ISO 14001 bÃ©nÃ©ficient de
rÃ©ductions.
3
Faites-vous labelliser : L'instance
nationale examine la demande ;
si les critÃ¨res sont respectÃ©s, l'EU
Ecolabel est attribuÃ© et un contrat
est Ã©tabli entre cette instance et
le demandeur, qui reÃ§oit aussi un
numÃ©ro de licence.
Les consommateurs, quant Ã  eux,
peuvent se rÃ©fÃ©rer au catalogue en
ligne des produits labellisÃ©s, sur
http://ec.europa.eu/ecat. â—�
Emmanuel Robert
Info : https://ec.europa.eu/
environment/ecolabel
www.ecolabel.be
D.R.
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Quel impact des
taxes US sur
les entreprises
bruxelloises ?
Depuis la mi-octobre, les Ã‰tats-Unis lÃ¨vent des taxes
dâ€™importation sur de nombreux produits europÃ©ens.
Quel en sera lâ€™impact pour lâ€™Ã©conomie belge et les
entreprises bruxelloises ?
Mais dâ€™autres produits, surtout alimentaires, sont concernÃ©s.
Les liqueurs et sirops produits par ces quatre mÃªme pays et
lâ€™Irlande se voient taxer de 25 %. MÃªme taux pour les vins
franÃ§ais, allemands et espagnols. Ã‰galement pour le whisky
et le textile venant du Royaume-Uni. Pour lâ€™Allemagne, mÃªme
tarif Ã  25 %, notamment sur le cafÃ© torrÃ©fiÃ©, diffÃ©rents matÃ©riels
optiques et photographiques, outils et produits industriels.
Les livres, biscuits et gaufres venant de ces deux pays seront
Ã©galement taxÃ©s Ã  25 %. Suivent encore dâ€™autres taxes pour
lâ€™ensemble des pays de lâ€™UE (ou certains dâ€™entre eux) sur lâ€™huile
dâ€™olive, divers fromages, le porc, le yaourt, le beurre, le saumon,
les moules et crustacÃ©s, diffÃ©rents fruits et jus.
L
e conflit remonte Ã  15 ans : en 2004, les Ã‰tats-Unis
dÃ©nonÃ§aient un accord europÃ©en de 1992 sur des
subventions dans lâ€™aÃ©ronautique. Washington accusait
la France, le Royaume-Uni, lâ€™Allemagne et lâ€™Espagne dâ€™accorder
des subventions illÃ©gales Ã  Airbus, faussant la concurrence
avec lâ€™AmÃ©ricain Boeing. Plainte avait Ã©tÃ© dÃ©posÃ©e auprÃ¨s
de lâ€™Organisation mondiale du commerce (OMC), rÃ©clamant
de pouvoir taxer en compensation des produits europÃ©ens Ã 
concurrence de 11,2 milliards de dollars. Ã€ celle-ci succÃ©dait
une plainte europÃ©enne contre les Ã‰tats-Unis pour une aide
similaire de 19,1 milliards Ã  Boeing.
Pour la premiÃ¨re plainte, lâ€™OMC a tranchÃ© ce 2 octobre 2019,
en faveur des Ã‰tats-Unis. Elle Ã©value le prÃ©judice Ã  7,5 milliards
de dollars et autorise lâ€™Oncle Sam Ã  lever des droits de douane
sur les produits europÃ©ens Ã  hauteur de ce montant. DÃ©cision
immÃ©diatement appliquÃ©e par Donald Trump : Washington a
publiÃ© la liste de 150 catÃ©gories de produits surtaxÃ©s dÃ¨s le
18 octobre.
Certaines taxes amÃ©ricaines visent lâ€™ensemble des pays de lâ€™UE,
dâ€™autres spÃ©cifiquement la France, lâ€™Allemagne, le RoyaumeUni
et/ou lâ€™Espagne. PremiÃ¨re taxe Ã  lâ€™importation (de 10 %) : les
avions civils fabriquÃ©s par ces quatre pays, partenaires dâ€™Airbus.
Un impact limitÃ© pour la Belgique
Quelles implications pour la Belgique ? TrÃ¨s limitÃ©s : selon le
SPF Finances, ces droits supplÃ©mentaires ne concernent guÃ¨re
que 0,1 % de nos exportations vers les USA, pour une valeur
moyenne de 13,6 millions d'euros par an (les produits belges
directement concernÃ©s comprenant des fruits et prÃ©parations
Ã  base de fruits, certains produits laitiers, les mollusques etâ€¦
les saucisses).
Fevia, la fÃ©dÃ©ration de lâ€™industrie alimentaire belge, prÃ©cise :
Â« Ces sanctions amÃ©ricaines auront des consÃ©quences sur
lâ€™exportation dâ€™une sÃ©rie de fromages frais belges, avec un
impact estimÃ© Ã  3 millions dâ€™euros. Une mauvaise nouvelle pour
ces entreprises, mais lâ€™impact direct nâ€™est pas trop Ã©levÃ© pour le
secteur Â». Et dâ€™ajouter : Â« Dans la liste des produits touchÃ©s (â€¦),
il est aussi question de la viande de porc. Mais selon la Febev,
la fÃ©dÃ©ration de la viande belge, il nâ€™y a plus dâ€™exportations de
viande de porc vers les Ã‰tats-Unis depuis 2001. Â»
Â« Au premier semestre 2019, 17 % des exportations bruxelloises
vers les Ã‰tats-Unis concernaient le secteur alimentaire Â», indique
hub.brussels, lâ€™Agence bruxelloise pour lâ€™Accompagnement
des Entreprises. Â« Nous ne voyons pas un seul produit qui
tomberait dans la catÃ©gorie des produits concernÃ©s par les
nouveaux droits dâ€™entrÃ©e. Cette annÃ©e, les produits que les
sociÃ©tÃ©s bruxelloises exportent dÃ©jÃ  ou dÃ©sirent exporter vers
les Ã‰tats-Unis sont, entre autres, le chocolat, les sauces, les
biscuits, les biÃ¨res, le champagne, le ketchup, les gaufres, lâ€™huile
dâ€™olive, les produits pour bÃ©bÃ© et le sel naturel. Ces produits
ne sont pas concernÃ©s par les mesures. Â»
Des taxes qui, en revanche, sont appliquÃ©es Ã  dâ€™autres pays
pour certains de ces produits. De lÃ  Ã  rendre les produits belges
et bruxellois plus concurrentielsâ€¦
Julien Semninckx
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 17
Â© Getty
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Â« IntÃ©gration
et flexibilitÃ©,
les sÃ©sames du
nouveau monde du
travail Ã  Bruxelles Â»
Martine Tempels dirige Telenet Business.
Elle est aussi, ce mois-ci, la rÃ©dactrice en chef
invitÃ©e de Bruxelles MÃ©tropole. Elle estime que les
entreprises bruxelloises sont confrontÃ©es aux dÃ©fis
RH de lâ€™intÃ©gration et de la diversitÃ©,
sans oublier les aspirations de libertÃ© des jeunes
travailleurs dans leur carriÃ¨re.
Quels sont les grands dÃ©fis dâ€™aujourdâ€™hui, selon
vous ?
Je constate le recul progressif du chÃ´mage Ã  Bruxelles, dâ€™annÃ©e
en annÃ©e. De nombreuses initiatives positives guident
les jeunes vers le marchÃ© de lâ€™emploi. Je pense notamment
aux formations numÃ©riques trÃ¨s accessibles quâ€™organisent
MolenGeek et BeCode, ou encore les initiatives de mise Ã 
lâ€™emploi chez Actiris. Le taux dâ€™emploi est montÃ© de 58 %
en 2014 Ã  61 % lâ€™annÃ©e passÃ©e. Câ€™est bon, mais encore trop
lent. Un des dÃ©fis consistera Ã  gÃ©rer lâ€™afflux de millennials
et leur procurer de la satisfaction professionnelle.
Il y a pourtant pÃ©nurie sur le marchÃ© de lâ€™emploi.
Les entreprises se dÃ©mÃ¨nent pour attirer les
talents. Quelle perception en avez-vous ?
Responsabilisons davantage les nouvelles gÃ©nÃ©rations, dÃ¨s
le stade du recrutement. Ã€ Bruxelles la cosmopolite, on se
cramponne encore trop souvent au bilinguisme obligatoire
franÃ§ais-nÃ©erlandais. Je reverrais ces exigences Ã  la baisse,
compte tenu du contexte international et multiculturel de
la capitale, avec lâ€™anglais comme â€˜lingua francaâ€™ dans de
nombreuses entreprises. Je prÃ©conise par ailleurs davantage
de coaching â€˜on the jobâ€™ et dâ€™attention pour les compÃ©tences
des travailleurs. Plus une entreprise opte pour la diversitÃ©
18 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
Martine Tempels, directrice de Telenet Business
et rÃ©dactrice en chef invitÃ©e de notre dossier RH,
travaille depuis prÃ¨s de 11 ans chez cet opÃ©rateur
tÃ©lÃ©com. Elle a crÃ©Ã© de nombreuses initiatives, ces
derniÃ¨res annÃ©es. Citons notamment CoderDojo
Belgium. Elle a Ã©galement Ã©tÃ© Ã©lue ICT Lady of the
Year. Martine Tempels est native du Limbourg mais
habite Ã  Bruxelles depuis plus de 40 ans.
des profils, des intÃ©rÃªts et des qualitÃ©s, plus elle gagne en
intÃ©gration, crÃ©ativitÃ© et innovation.
Les entreprises bruxelloises sâ€™engagent-elles
insuffisamment dans cette voie ?
Bruxelles nâ€™exploite pas suffisamment sa belle diversitÃ©. Je
prends lâ€™exemple de KBC, avec 39 nationalitÃ©s prÃ©sentes
dans son personnel. Le sait-on suffisamment ? Il a Ã©tÃ©
prouvÃ© que les entreprises qui jouent la carte de lâ€™intÃ©gration
sont plus performantes. La diversitÃ© Ã©largit le champ
de vision et ouvre de nouvelles perspectives. Cela stimule
lâ€™innovation et amÃ©liore les rÃ©sultats. Nous essayons, au
sein de Telenet, dâ€™intÃ©grer totalement la diversitÃ© dans
notre culture dâ€™entreprise. Nous nous efforÃ§ons, Ã  force
de formations, de sensibiliser essentiellement les cadres
moyens Ã  la plus-value de la diversitÃ©. Ils pourront ainsi
faire figure dâ€™exemples et de modÃ¨les, et diffuser cette
attitude au sein de leur Ã©quipe.
Â© Belga
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La diversitÃ© et lâ€™intÃ©gration sont donc plus
importantes que jamais ?
Oui, mÃªme si cela ne se fera pas du jour au lendemain.
Un management intÃ©grÃ© du personnel commence par une
bonne gestion des talents. On les attire idÃ©alement avec
une politique de recrutement trÃ¨s ouverte. Des partenariats
structurels avec des organisations de promotion de
la diversitÃ© peuvent faciliter la dÃ©marche. Sensibilisons
aussi les recruteurs Ã  cette dimension. Ou faisons appel
Ã  des recruteurs eux-mÃªmes issus de la diversitÃ©, ce qui
conduit automatiquement Ã  davantage dâ€™ouverture. Par leur
implantation dans la mÃ©tropole, les entreprises bruxelloises
dÃ©tiennent tous les atouts pour tirer profit de cette situation.
Je ne peux que le leur conseiller. Dâ€™autant plus que celui
qui refuse aujourdâ€™hui la diversitÃ© et lâ€™intÃ©gration, aura le
plus grand mal Ã  survivre dans lâ€™avenir.
Mais en soi, cela ne suffira pas Ã  faire la
diffÃ©rence ?
Non, les modes de travail doivent changer Ã©galement, avec
plus de flexibilitÃ©. Une nouvelle gÃ©nÃ©ration envahit le marchÃ©
du travail. Elle veut travailler et gÃ©rer son temps de faÃ§on
tÃ©lÃ©travail et des bureaux dÃ©centralisÃ©s, plus proches du
domicile. Les start-ups sâ€™alignent sur cette tendance. Elles
ont bien compris lâ€™enjeu.
Comment voyez-vous Ã©voluer notre mode de
travail, sur le plan des ressources humaines ?
Je vois surtout du potentiel dans le mode de travail â€˜agileâ€™,
par lequel lâ€™entreprise affecte des petites Ã©quipes multidisciplinaires
Ã  des projets spÃ©cifiques. Câ€™est ce que nous faiRÃ©union
de rÃ©daction avec, de gauche Ã  droite :
CÃ©cile Huylebroeck (ConseillÃ¨re Emploi Beci), GaÃ«lle
Hoogsteyn (journaliste freelance), Emmanuel Robert
(Media Coordinator Beci) et FrÃ©dÃ©ric Simon (Conseiller
Social Beci).
plus autonome. On doit donc lui permettre dâ€™harmoniser
au mieux la vie privÃ©e et le travail. Je vois des gens qui
quittent Bruxelles en raison de problÃ¨mes de mobilitÃ©. Les
entreprises doivent davantage sâ€™adapter Ã  la faÃ§on dont
la nouvelle gÃ©nÃ©ration perÃ§oit le monde, faute de quoi, le
jeune potentiel risque de leur Ã©chapper. Je recommande
une culture dâ€™entreprise davantage axÃ©e sur lâ€™initiative,
ainsi quâ€™un environnement de travail plus souple, avec du
De gauche Ã  droite : Xavier Dehan (Sr Corporate
Affairs Manager Telenet), AnaÃ«lle Gokalp (Sr Marketing
Manager Telenet), Martine Tempels (VP Telenet) et
Peter Van Dyck (journaliste freelance).
sons chez Telenet, avec succÃ¨s dâ€™ailleurs. Du coup, la communication
change Ã©galement ; elle se fait plus concrÃ¨te.
Les collaborateurs reÃ§oivent davantage de libertÃ© et de
responsabilitÃ©s. Ils ont envie de se dÃ©velopper davantage
et de rester dans lâ€™entreprise. VoilÃ  oÃ¹ se trouve lâ€™avenir,
surtout dans une mÃ©tropole telle que Bruxelles. Nous avons
les atouts. Ã€ nous de les exploiter au mieux ! â—�
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 19
Â© Belga
Â© Belga
Â© Belga
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Bruxelles est la deuxiÃ¨me ville la plus cosmopolite
du monde, aprÃ¨s DubaÃ¯. Ã€ la diversitÃ© des langues et
des origines se superposent la variÃ©tÃ© des niveaux de
formation et une population qui rajeunit. Cette diversitÃ©
est lâ€™une des clÃ©s de la rÃ©silience des entreprises, car
elle les prÃ©pare Ã  mieux affronter les dÃ©fis de lâ€™avenir.
MalgrÃ© tout, les chiffres prouvent que la diversitÃ© en
entreprise nâ€™est pas encore acquise. Pourquoi ?
Et comment faire changer les choses ?
C
aroline Mancel, Directrice gÃ©nÃ©rale adjointe dâ€™Actiris,
lâ€™affirme : Â« Assurer la diversitÃ© en matiÃ¨re dâ€™emploi
Ã  Bruxelles est essentiel, compte tenu de la rÃ©alitÃ©
de terrain. Il reste beaucoup de chemin Ã  parcourir, car
les inÃ©galitÃ©s sont Ã©normes. Â» Pour appuyer ses dires,
elle se base sur une enquÃªte rÃ©alisÃ©e par view.brussels
(lâ€™Observatoire bruxellois de lâ€™emploi et de la formation)1
:
Â« Le principal constat de cette Ã©tude est quâ€™il est vraiment
plus difficile de trouver un emploi quand on est dâ€™origine
Ã©trangÃ¨re, et ce, malgrÃ© le fait dâ€™avoir des qualifications.
Ã€ Bruxelles, 8 chercheurs dâ€™emploi sur 10 sont dâ€™origine
Ã©trangÃ¨re. Si lâ€™on y ajoute le fait dâ€™Ãªtre une femme, de porter
le voile, dâ€™Ãªtre jeuneâ€¦ la difficultÃ© augmente encore. Plus on
combine de facteurs de diversitÃ©, plus on est discriminÃ© Â»,
explique Caroline Mancel. Â« Ce sont les jeunes dâ€™origine
subsaharienne qui ont le plus de difficultÃ©s Ã  trouver un
travail malgrÃ© leur prÃ©sence plus importante dans les
formations. Le taux de chÃ´mage des personnes dâ€™origine
de la rÃ©silience des entreprises
maghrÃ©bine et africaine est par ailleurs 3 Ã  4 fois plus Ã©levÃ©
que celui dâ€™un â€˜Belgo-Belgeâ€™. Enfin, Ã  diplÃ´me Ã©gal, les
personnes dâ€™origine non-europÃ©enne ont plus de difficultÃ©s Ã 
trouver un emploi. Les femmes sont Ã©galement globalement
plus vulnÃ©rables. Â»
Cette discrimination ne concerne pas que lâ€™embauche. Dans
les hautes Ã©coles professionnalisantes oÃ¹ un stage est prÃ©vu,
elle apparaÃ®t dÃ©jÃ . Colette Malcorps, directrice-prÃ©sidente de
lâ€™Ephec, confirme : Â« Certains Ã©tudiants issus de la diversitÃ©
nous rapportent que, lorsquâ€™ils postulent pour des stages,
ce nâ€™est pas toujours simple. Jâ€™ai la faiblesse de croire quâ€™en
les prÃ©parant au mieux, en leur apprenant les codes de la vie
en entreprise, en les mettant dans un projet professionnel
durant leurs Ã©tudes, etc., on leur donne par la suite plus de
chance de franchir les diffÃ©rentes barriÃ¨res qui pourraient
se prÃ©senter. Â»
MÃªme lorsquâ€™on est bien diplÃ´mÃ©, la discrimination sÃ©vit.
Veronica Rocha, native du Grand-DuchÃ© de Luxembourg et
originaire des Ã®les du Cap-Vert, en est la preuve. ArrivÃ©e en
Belgique pour faire ses Ã©tudes, Veronica dÃ©bute sa carriÃ¨re
dans la communication tout en menant Ã  bien diffÃ©rentes
activitÃ©s journalistiques. Durant 9 ans, elle sera attachÃ©e
de presse puis coordinatrice de la cellule communication
du CNCD (la coupole des ONG). Depuis 2015, elle produit
une WebTV et est actuellement administratrice dÃ©lÃ©guÃ©e
1
Â« Profil et trajectoire des chercheuses et chercheurs dâ€™emploi en RÃ©gion de
Bruxelles-Capitale. Monitoring selon lâ€™origine nationale Â». Cette Ã©tude est la premiÃ¨re qui
intÃ¨gre la nationalitÃ© comme variable et la croise avec dâ€™autres Ã©lÃ©ments tels que genre,
Ã¢ge, niveau dâ€™Ã©tudes, etc.
20 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
Â© Belga
×‰	Ú 7cassandra://D25Rz6ky2uF0EoVJoetCPTlKR6wXJSZVtQnFu7v6e9gÍ-WÍ`�ÌÊÍ �×]×¼<ä°V]ûg–•×‰EÚ ,Ensemble, prenons le bien-Ãªtre au sÃ©rieux
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adjointe de FedeWeb, la FÃ©dÃ©ration des WebmÃ©dias. Un
beau parcours, qui a toutefois Ã©tÃ© semÃ© dâ€™embÃ»ches :
Â« Notamment par rapport Ã  mon envie dâ€™Ãªtre journaliste,
le fait dâ€™Ãªtre une femme de couleur mâ€™a vraiment freinÃ©e.
Aujourdâ€™hui, on parle de plus en plus de diversitÃ© dans les
mÃ©dias, mais Ã  lâ€™Ã©poque ce nâ€™Ã©tait pas le cas. En 2001, la
tÃ©lÃ©vision nâ€™Ã©tait pas vraiment prÃªte Ã  mettre des personnes
de couleur Ã  lâ€™antenne. Venant du Luxembourg, ma
premiÃ¨re impression Ã©tait que Bruxelles Ã©tait une ville trÃ¨s
multiculturelle oÃ¹ les choses seraient diffÃ©rentes. Toutefois,
jâ€™ai vite constatÃ© quâ€™il y avait encore du chemin Ã  parcourir Â»,
raconte-t-elle.
Des mesures existent dÃ©jÃ 
Les chiffres sont lÃ  et les problÃ¨mes ne sont pas neufs. Câ€™est
pourquoi, depuis de nombreuses annÃ©es, diverses mesures
ont Ã©tÃ© mises en Å“uvre pour encourager la diversitÃ© (de
nationalitÃ©, mais aussi de genre, dâ€™Ã¢ge ou de niveau de
diplÃ´me) au sein des entreprises.
Ainsi, Actiris rÃ©alise depuis 2008 des plans de diversitÃ©.
Â« 225 plans diversitÃ© ont Ã©tÃ© rÃ©alisÃ©s, touchant prÃ¨s de
90 000 travailleurs en RÃ©gion bruxelloise. Toutes les actions
qui dÃ©coulent des plans sont cofinancÃ©es par Actiris Ã 
concurrence de maximum 10 000 â‚¬. Dans la dÃ©claration
gouvernementale bruxelloise, on peut lire que les aides
publiques pourraient, Ã  lâ€™avenir, Ãªtre conditionnÃ©es Ã  la mise
en place dâ€™un plan diversitÃ©. Cela pourrait Ãªtre une belle
avancÃ©e, mais nÃ©cessiterait que lâ€™on nous donne plus de
moyens Â», explique Caroline Mancel. Actiris dispose par
ailleurs dâ€™un guichet anti-discrimination, oÃ¹ les chercheurs
dâ€™emploi qui sâ€™estiment discriminÃ©s peuvent consulter un
conseiller. Â« Nous-mÃªmes essayons dâ€™Ãªtre exemplaires
en matiÃ¨re de diversitÃ© Â», assure Caroline Mancel.
Â« Actiris compte aujourdâ€™hui 1 582 employÃ©s issus de 25
nationalitÃ©s. Un employÃ© sur deux est dâ€™origine Ã©trangÃ¨re.
Nous employons par ailleurs 66 % de femmes et cellesci
sont aussi reprÃ©sentÃ©es au sein de la direction. Lâ€™une
de nos recommandations est dâ€™ailleurs que cette diversitÃ©
soit accrue au sein des autres institutions publiques pour
montrer lâ€™exemple aux entreprises. Â»
Veronica Rocha confirme : Bruxelles-Capitale soutient
de nombreuses initiatives pour stimuler lâ€™Ã©conomie. Â« Il
existe de nombreuses aides financiÃ¨res, notamment pour
ceux qui souhaitent lancer leur projet, comme la couveuse
dâ€™entreprises. Pour les personnes issues de la diversitÃ©
qui ne trouvent pas leur place sur le marchÃ© de lâ€™emploi
parce quâ€™elles subissent des discriminations, câ€™est sans
aucun doute une piste Ã  suivre. Jâ€™invite ces personnes, qui
se sentent bloquÃ©es ou discriminÃ©es, Ã  rÃ©flÃ©chir Ã  leurs
22 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
Colette Malcorps (Ã  gauche) et
Emmanuelle Havrenne.
passions, Ã  leurs talents et Ã  se demander comment en faire
quelque chose qui crÃ©era de la valeur. Mais jâ€™invite Ã©galement
les employeurs Ã  se demander si le potentiel issu de la
diversitÃ© doit forcÃ©ment se traduire en entreprenariatâ€¦ Â»
Sensibiliser les jeunes, acteurs de demain
En dehors de la nationalitÃ©, les diffÃ©rents niveaux de formation
posent aussi problÃ¨me Ã  Bruxelles : Â« Nous sommes une
Ã©conomie tertiaire oÃ¹ le diplÃ´me est important. Mais dÃ¨s
lors que lâ€™on ne peut pas faire reconnaÃ®tre son diplÃ´me, cela
pose problÃ¨me Â», explique Caroline Mancel. Actuellement, la
reconnaissance dâ€™un diplÃ´me Ã©tranger coÃ»te cher et prend
du temps, sans garantie de rÃ©sultat. Â« Nous plaidons pour
la gratuitÃ© de la procÃ©dure ainsi que pour une validation
plus simple. Nos conseillers sont parfois ahuris de voir des
mÃ©decins spÃ©cialisÃ©s dâ€™origine Ã©trangÃ¨re travailler comme
veilleurs de nuit, car ils nâ€™arrivent pas Ã  faire reconnaÃ®tre leur
diplÃ´me. Â» Emmanuelle Havrenne, administratrice dÃ©lÃ©guÃ©e
de lâ€™Ephec, partage cet avis : Â« Ã€ Bruxelles, il y a une grande
disparitÃ© dans le niveau de formation des travailleurs.
Dans ce cadre, toutes les formations en promotion sociale
organisÃ©es dans les Ã©tablissements scolaires ou par
Bruxelles Formation constituent une partie de la solution.
Au sein de lâ€™Ephec, nous constatons que la population en
promotion sociale tend Ã  rajeunir, ce qui prouve que les
jeunes sont de plus en plus dÃ©sireux de se former, mÃªme
sâ€™ils ont Ã  un moment donnÃ© quittÃ© le systÃ¨me. Â» Et Kristien
Depoortere, directrice de lâ€™Ephec - Promotion sociale,
dâ€™ajouter : Â« Dans nos formations de promotion sociale,
je constate que lâ€™intÃ©gration de tous se fait naturellement.
Les Ã©tudiants viennent chacun avec leur vÃ©cu, leur culture,
leurs croyances. Les compÃ©tences acquises permettent
de sâ€™insÃ©rer ou de se rÃ©orienter assez facilement dans le
monde professionnel et ceci indÃ©pendamment de certains
Ã©lÃ©ments qualifiÃ©s de discriminatoires. Â»
D.R.
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Les Ã©coles jouent un rÃ´le-clÃ© dans la sensibilisation des
futurs travailleurs. Colette Malcorps explique : Â« Ã€ lâ€™Ephec,
nous avons une approche volontariste par rapport Ã  la
diversitÃ©. Ainsi, nous avons ajoutÃ© Ã  notre programme des
compÃ©tences Ã  lâ€™international, y compris lâ€™international â€˜at
homeâ€™. Nous avons un public dâ€™Ã©tudiants trÃ¨s diversifiÃ©.
Dans la pratique, nous faisons en sorte que ces Ã©tudiants
soient obligÃ©s de travailler ensemble, de coopÃ©rer, dâ€™Ã©couter
dâ€™autres faÃ§ons de travailler et de rÃ©agir. Nous intÃ©grons
la notion de diversitÃ© comme un Ã©lÃ©ment important
dâ€™apprentissage et nous demandons Ã  nos professeurs
dâ€™aborder spÃ©cifiquement cet aspect durant leurs cours. Â»
Et Emmanuelle Havrenne de poursuivre : Â« Il faut inculquer
lâ€™importance de la diversitÃ© dÃ¨s les Ã©tudes, car dâ€™ici 10 ou
15 ans, ce seront peut-Ãªtre ces Ã©tudiants qui seront amenÃ©s
Ã  recruter du personnel. On veut Ã©veiller leur conscience
et leur faire vivre une vie Ã©tudiante oÃ¹ la diversitÃ© est
importante, ce qui la rendra plus tard beaxucoup plus
naturelle au travail. Â»
Les entreprises ont tout Ã  gagner
Face Ã  ces diffÃ©rents constats, Caroline Mancel estime
quâ€™Actiris doit agir radicalement et utiliser les accordscadres
sectoriels pour renforcer les actions contre la
discrimination. Â« MÃªme si nous avons dÃ©jÃ  fait beaucoup,
nous devons aller plus loin. En dehors de lâ€™injustice pour
les personnes concernÃ©es, la discrimination a aussi pour
consÃ©quence de ralentir lâ€™Ã©conomie et dâ€™augmenter le
â€˜mismatchâ€™ entre lâ€™offre et la demande dâ€™emploi. Â» De
nombreuses offres dâ€™emploi restent en effet vacantes.
Pour Caroline Mancel, il faut se demander pourquoi : estce
parce que les employeurs sont trop focalisÃ©s sur les
â€˜Belgo-Belgesâ€™ ? Ont-ils peur quâ€™une femme fasse mauvaise
impression au client ? Â« Notre message aux employeurs est
que nous sommes lÃ  pour les aider Ã  mettre en place un
plan diversitÃ© Â», dit-elle.
Assurer la diversitÃ©
en matiÃ¨re dâ€™emploi est
essentiel compte tenu de
la rÃ©alitÃ© de terrain. (â€¦) Ã€
Bruxelles, 8 chercheurs
dâ€™emploi sur 10 sont
dâ€™origine Ã©trangÃ¨re.
Par ailleurs, contrairement
Ã  Bruxelles, la population en
Flandre est vieillissante. Le flux
Caroline Mancel (Actiris)
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 23
de navetteurs vers Bruxelles diminue dÃ©jÃ . Â« Notre souhait
est que les trains qui amÃ¨nent les navetteurs de Flandre et
Wallonie Ã  Bruxelles repartent dans lâ€™autre sens remplis de
travailleurs Â», reprend Mme Mancel. Â« La Flandre a besoin
de Bruxelles, mais ce nâ€™est pas facile Ã  faire comprendre
aux employeurs, Ã  cause des prÃ©jugÃ©s et Ã©galement pour
des raisons linguistiques. Mais lÃ  aussi, des solutions sont
mises en place. Â»
Â« De maniÃ¨re assez naturelle, lâ€™homme rÃ©siste au
changement. Pourtant, la diversitÃ© est une opportunitÃ© pour
les entreprises Â», assure Veronica Rocha. Â« Les entreprises
dâ€™aujourdâ€™hui ont besoin de crÃ©er de la valeur dans un
monde aux ressources limitÃ©es et en pleine mutation. La
Les entreprises
dâ€™aujourdâ€™hui ont besoin
de crÃ©er de la valeur
dans un monde aux
ressources limitÃ©es et
en pleine mutation. La
diversitÃ© peut Ãªtre la clÃ©
de leur rÃ©silience.
diversitÃ© peut Ãªtre la clÃ©
de leur rÃ©silience car elle est
source dâ€™innovation, elle facilite des
approches diffÃ©rentes. Par ailleurs,
la diversitÃ© en entreprise fait vraiment partie des attentes
de la nouvelle gÃ©nÃ©ration de travailleurs. Câ€™est donc un outil
de recrutement et de rÃ©tention important. Mais cela ne se
fera pas du jour au lendemain. Les entreprises doivent
opÃ©rer un changement profond en matiÃ¨re de stratÃ©gie
et de philosophie. Â»
Veronica Rocha
Emmanuelle Havrenne conclut : Â« Le premier principe en
matiÃ¨re de ressources humaines est de mettre la bonne
personne Ã  la bonne place. Toutefois, dans un monde qui
se complexifie et devient plus global, assurer la diversitÃ©
est primordial. Car elle peut accroÃ®tre la crÃ©ativitÃ©, lâ€™agilitÃ©,
la comprÃ©hension de certaines problÃ©matiques, des
attentes des clients, etc. Ã€ compÃ©tences Ã©gales entre deux
candidats, il faut se demander ce qui est le plus souhaitable
pour lâ€™organisation, en fonction des profils dÃ©jÃ  prÃ©sents
au sein de lâ€™entreprise. Â» â—�
GaÃ«lle Hoogsteyn
D.R.
D.R.
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� ÍùÍM�Ì¿�9×�HÚ "http://www.accelerationdigitale.be×�×�Ðˆ×‰EÚúGÃ©rer les talents
Â« Les entreprises
doivent Ãªtre
DÃ©fi digital :
plus hardies
et sâ€™Ã©pauler
mutuellement Â»
Elles ont une passion et une ambition en commun :
rassembler des jeunes et les immerger avec plaisir dans
lâ€™univers digital. Martine Tempels, Ã  la tÃªte de Telenet
Business et prÃ©sidente de CoderDojo Belgique, et Karen
Boers, dirigeante de BeCode, se sont rÃ©unies pour Beci.
Virtuellement, par vidÃ©o interposÃ©e. Â« Car, dans
un monde bourrÃ© de technologie, il est absurde de
sâ€™infliger des embouteillages pour une interview
parfaitement faisable par voie digitale. Â»
Vous rassembler physiquement Ã©tait compliquÃ©,
Ã  cause de vos agendas respectifs, fort chargÃ©s.
Heureusement quâ€™il y a Skype ! Pour vous, cela
va de soi. Mais pas pour tout le monde, nâ€™est-cepas
?
Martine Tempels : En effet. Lâ€™entreprise qui se digitalise
sÃ©rieusement doit donner lâ€™exemple. DÃ¨s lâ€™instant oÃ¹ une
conversation est possible via Skype ou Google Hangouts,
pourquoi demander aux gens de sâ€™aventurer dans les
embouteillages ? La digitalisation sert Ã  rendre les
entreprises plus innovantes et efficaces.
Karen Boers : Plus cela se concrÃ©tise dans lâ€™environnement
de travail, plus les atouts deviennent Ã©vidents et
convaincants pour les entreprises et leur personnel. Mais
il subsiste des doutes.
Pourquoi les entreprises nâ€™adoptent-elles pas
totalement la digitalisation ?
Karen : De mon expÃ©rience chez BeCode â€“oÃ¹ nous
formons des demandeurs dâ€™emploi gratuitement Ã  la
programmation â€“ je retiens que beaucoup dâ€™entreprises
24 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
â€˜tententâ€™ de digitaliser leurs processus dâ€™entreprise, par
exemple leur administration RH. Pour le cÅ“ur de mÃ©tier,
elles ne progressent guÃ¨re et ne trouvent pas de solution.
Elles se demandent ce que deviennent les services au client
dans leur secteur Ã  lâ€™Ã¨re digitale. Elles attendent souvent
la venue dâ€™un intervenant extÃ©rieur (parfois une start-up)
qui examine leur secteur sous lâ€™angle de la digitalisation,
fournit une solution et puis file avec des clients. Alors que
les entreprises auraient pu rÃ©gler tout cela elles-mÃªmes.
Souvent, elles nâ€™osent pas, tergiversent trop longtemps.
Elles devraient y rÃ©flÃ©chir de faÃ§on plus proactive.
Martine : Les entreprises doivent Ãªtre plus audacieuses sur
le plan digital, et oser se rÃ©inventer. Chez Telenet Business,
nous aidons les indÃ©pendants Ã  quitter leur zone de confort
digital. Nous les conseillons gratuitement pendant quelques
heures sur des sujets qui leur posent problÃ¨me. Nous les
inspirons en mettant en avant des personnes audacieuses
en digital, comme ce boucher qui a construit lui-mÃªme un
frigo pour des colis Ã  enlever. GrÃ¢ce Ã  un site internet et une
application, les gens peuvent commander leurs viandes et
charcuteries 24 h sur 24 et aller les chercher dans ce frigo.
Entretemps, divers boulangers, poissonniers et fromagers
ont commandÃ© ce frigo chez le boucher en question. Ils
suivent la nouvelle tendance. Fantastique, cette influence
rÃ©ciproque entre entrepreneurs !
Vous appelez les entreprises Ã  oser la digitalisation
!
Karen : Trouvons dâ€™autres maniÃ¨res de suivre la vague
digitale. Le secteur du notariat mâ€™a agrÃ©ablement surprise.
La FÃ©dÃ©ration du Notariat (Fednot) pressent quâ€™une partie
du travail rÃ©alisÃ© aujourdâ€™hui encore par les notaires, se fera
autrement dans un futur proche. Je pense notamment aux
modÃ¨les en ligne oÃ¹ les clients enregistrent leurs donnÃ©es
et qui rÃ©digent automatiquement les actes et contrats. Le
Â© Getty
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notaire nâ€™est plus nÃ©cessaire pour ce type dâ€™opÃ©ration. En
revanche, les notaires disposent dâ€™une kyrielle de donnÃ©es
valorisables : qui achÃ¨te quoi et oÃ¹ se trouve lâ€™essentiel du
capital, par exemple. Ils expÃ©rimentent Ã  prÃ©sent dâ€™autres
moyens dâ€™utiliser ces donnÃ©es pour fournir des services
totalement neufs aux entreprises et particuliers. Câ€™est assez
intelligent comme dÃ©marche !
Martine : Il ne sâ€™agit pas seulement dâ€™oser, mais aussi dâ€™Ãªtre
plus hardi et dâ€™innover avec de nouveaux produits qui vont
faire Ã©voluer notre sociÃ©tÃ© positivement. Pour cela, il faut
oser faire le saut, penser hors du cadre et prendre dâ€™autres
chemins. Citons la digitalisation des services de santÃ© :
des robots peuvent veiller Ã  ce quâ€™un patient prenne ses
mÃ©dicaments, tenir la porte ouverte pour des personnes
Ã  mobilitÃ© rÃ©duite ou les aider Ã  se dÃ©placer. Cela ne peut
quâ€™amÃ©liorer notre qualitÃ© de vie.
Mais comment inciter concrÃ¨tement les entreprises
Ã  prendre part Ã  cette rÃ©volution digitale ?
Martine : Nous avons rÃ©alisÃ© une Ã©tude auprÃ¨s de plus
de 500 gÃ©rants belges. Au moins 66 % des PME belges
nâ€™ont pas de programme pour entreprendre par la voie
digitale. Cela ne sâ€™explique pas toujours par un manque
dâ€™ambition ; plutÃ´t par manque de connaissances et de
temps. Elles nâ€™ont pas toujours accÃ¨s aux entreprises qui
peuvent les seconder. Nous avons lancÃ© en 2017 notre
projet â€˜AccÃ©lÃ©ration Digitaleâ€™ : une vingtaine dâ€™experts
indÃ©pendants se rendaient gratuitement chez des
entrepreneurs et PME et les aidaient Ã  promouvoir leur
affaire en ligne. Un vrai succÃ¨s. Nous avons aidÃ© plus de
2.500 entrepreneurs. Telenet Business tentera dâ€™ici 2025
dâ€™aider deux PME sur trois Ã  Ã©tablir un plan de digitalisation.
Karen : Nous devons surtout continuer Ã  sensibiliser et
Ã  accompagner les PME, car la digitalisation reste trop
vague pour elles. Lâ€™accompagnement se
ait en partie par des bureaux-conseils,
mais les entreprises nâ€™ont souvent
pas les budgets requis ou le retour
sur investissement est insuffisant
et elles nâ€™entreprennent pas la
dÃ©marche. Câ€™est aux grandes
entreprises, Ã  mon sens, de leur
montrer la voie dans lâ€™Ã©conomie
digitale. Câ€™est ce que fait Telenet
: elle relÃ¨ve le dÃ©fi et partage une
partie de ses connaissances.
Martine Tempels
(Telenet)
On sent de la rÃ©sistance de la
part des travailleurs.
Martine : Il manque un modÃ¨le de coaching. Les pouvoirs
publics et les entreprises devraient collaborer pour introduire
ce coaching dans les entreprises et chez les employeurs
qui en ont besoin. Certainement Ã  Bruxelles. Notre capitale
regorge de petites entreprises digitales ; il faut en tirer
parti. PrÃ©voyons des moyens, collaborons, Ã©changeons
les savoirs. Ajustons les compÃ©tences des employeurs
pour quâ€™ils puissent suivre. RÃ©cemment, une entreprise
luxembourgeoise a donnÃ© Ã  plusieurs de ses responsables
financiers une formation en cybersÃ©curitÃ©. Câ€™est une faÃ§on,
pour une entreprise, dâ€™Ãªtre dans le mouvement.
Karen : Il
faut Ã©galement que les
entreprises communiquent
ouvertement et clairement Ã 
leurs employÃ©s les raisons des
changements digitaux. Câ€™est
la seule maniÃ¨re de chasser
lâ€™angoisse et lâ€™incertitude.
Des entreprises qui ont une
culture de communication
ouverte, se digitalisent plus
facilement. Dans celles qui
ne communiquent pas dans la
transparence ou qui favorisent le
top-down, beaucoup dâ€™employÃ©s
sont inquiets ou sâ€™en vont. Plus une entreprise est productive
dans ce domaine, plus les employÃ©s participent au projet
de digitalisation.
Karen Boers (BeCode)
Comment les entreprises bruxelloises peuventelles
Ãªtre digitalement meilleures dans lâ€™avenir ?
Martine : Beaucoup dâ€™entreprises bruxelloises qui
privilÃ©gient la diversitÃ© acceptent plus facilement le
tournant de la digitalisation. Dans une ville multiculturelle
comme Bruxelles, une souplesse envers le bilinguisme
obligatoire permettrait dâ€™attirer plus de talents compÃ©tents
en digitalisation, tout en rÃ©duisant la pÃ©nurie sur le marchÃ©
de lâ€™emploi.
Karen : La rÃ©orientation et la formation des travailleurs et
jeunes est cruciale. Je rencontre chez BeCode beaucoup de
jeunes gens qui sâ€™estimaient incapables de programmer. Ces
personnes avaient souvent de gros problÃ¨mes et aucune
perspective dâ€™avenir. Il est donc assez Ã©mouvant de voir
comment, via notre Ã©cole, ces jeunes rÃ©ussissent Ã  dÃ©marrer
une carriÃ¨re prometteuse. Nous avons dÃ©marrÃ© BeCode
en 2017. Au dÃ©but, nous nâ€™avions quâ€™une quarantaine
dâ€™Ã©tudiants diplÃ´mÃ©s. Ã€ la fin de cette annÃ©e, nous en
comptons dÃ©jÃ  500 ! Cela dÃ©montre, une fois de plus, quâ€™en
investissant dans la rÃ©orientation digitale des travailleurs,
on leur redonne confiance en eux. Ils partent enthousiastes
au-devant du monde digital. â—�
Info : www.accelerationdigitale.be
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 25
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En collaboration avec :
Ã‰diteur responsable : Olivia Pâ€™tito â€“ rue de Stalle, 67 Ã  1180 Bruxelles
×‰	Ú 7cassandra://jltVF1CNT1ArFF5Er9WeZyhA2PH-Vh14EH-6ptjJ2MsÍ$xÍ`�ÌÊÍ �×]×¼<ä°V]ûg–›×‰EÚGÃ©rer les talents
Comprendre
avant dâ€™utiliser
Â« Les entreprises tiennent encore trop peu compte des
compÃ©tences modernes. Il manque une vÃ©ritable culture
de lâ€™apprentissage. Â» Guy Tegenbos, expert du STEM,
et Caroline Pauwels, rectrice de la VUB, dÃ©battent des
compÃ©tences du 21e
siÃ¨cle.
L
e journaliste Guy Tegenbos se penche sur les
compÃ©tences du 21e
siÃ¨cle, en sa qualitÃ© de viceprÃ©sident
de la plate-forme STEM (Science, Technology,
Engineering & Mathematics). Cette plate-forme conseille le
ministÃ¨re flamand de lâ€™Enseignement et voudrait remÃ©dier
Ã  la pÃ©nurie de diplÃ´mÃ©s scientifiques et techniques. Â« Nous
voudrions que, dâ€™ici 2025, chaque jeune acquiÃ¨re des
compÃ©tences technologiques par lâ€™enseignement Â», dÃ©clare
Guy Tegenbos. Â« La Flandre encourageait jadis la pensÃ©e
critique et les compÃ©tences sociales, dans toutes les matiÃ¨res.
Cela nâ€™a pas toujours fonctionnÃ©. RÃ©flÃ©chissons donc Ã  la
transmission de ces compÃ©tences multidisciplinaires. Cela
justifie une approche sous lâ€™angle de projets. Lâ€™Ã©ducation
aux mÃ©dias ? Oui, mais câ€™est aussi une question de pratique.
Nous avons besoin dâ€™autres formes dâ€™apprentissage que le
transfert classique de connaissances. Â»
Les jeunes ont une longueur dâ€™avance parce quâ€™ils sont des
digital natives. Ils jonglent avec les TIC, mais manquent
souvent dâ€™Ã©ducation aux mÃ©dias.
Ce que lâ€™histoire nous enseigne
Caroline Pauwels, rectrice de la Vrije Universiteit Brussel,
met en garde contre une prÃ©pondÃ©rance des compÃ©tences.
Elles sont indissociables de la connaissance et de lâ€™attitude,
dit-elle. Elle plaide donc pour la rÃ©partition des compÃ©tences
du 21e
siÃ¨cle en quatre catÃ©gories. La premiÃ¨re englobe
la pensÃ©e critique, crÃ©ative, analytique et axÃ©e sur la
rÃ©solution de problÃ¨mes ; en soi la base de toutes les autres
compÃ©tences. Â« La pensÃ©e crÃ©ative implique dâ€™apprendre Ã 
utiliser son imagination. La connaissance et les compÃ©tences
sâ€™acquiÃ¨rent, mais ne servent Ã  rien sans lâ€™imagination. La
critique historique est tout aussi indispensable. Lâ€™histoire nous
aide Ã  dÃ©masquer les â€˜fake newsâ€™. Montrez combien de fois
les gens ont dÃ©jÃ  Ã©tÃ© induits en erreur dans le passÃ© : cela
nourrira la pensÃ©e critique et analytique. Lâ€™histoire facilite
aussi la rÃ©solution de problÃ¨mes. Elle nous enseigne que les
meilleures solutions sont nÃ©es de la volontÃ© de personnes
de collaborer. Quant Ã  la pensÃ©e analytique, elle sâ€™enrichira
par la grammaire. La prioritÃ© Ã  lâ€™enseignement des langues
â€“ y compris du langage mathÃ©matique â€“ ne me pose pas
problÃ¨me, mais il faut bien connaÃ®tre les rÃ¨gles sous-jacentes
des langues pour les comprendre. Â»
Il en va de mÃªme pour la deuxiÃ¨me catÃ©gorie, celle des
compÃ©tences numÃ©riques. Â« Lâ€™utilisation des technologies
digitales implique la comprÃ©hension des mÃ©canismes qui les
rÃ©gissent. Lorsque je donne cours, jâ€™explique abondamment la
black-box derriÃ¨re ce qui se voit. Il faut ouvrir cette boÃ®te avant
dâ€™utiliser quoi que ce soit. Ce nâ€™est quâ€™ainsi que la technologie
aide vraiment Ã  aller de lâ€™avant. Ã€ la VUB, nous avons lancÃ©
un â€˜DataBuzzâ€™ : nous nous rendons dans des Ã©coles primaires
pour inciter les Ã©lÃ¨ves Ã  rÃ©flÃ©chir Ã  la vie privÃ©e, au temps
passÃ© devant les Ã©crans, mais aussi aux possibilitÃ©s dâ€™utiliser
la technologie pour lâ€™analyse de donnÃ©es et pour les sciences
de la citoyennetÃ©. Les Ã©lÃ¨ves apprennent Ã  dÃ©tecter la logique
et les algorithmes derriÃ¨re les appareils et Ã  rÃ©flÃ©chir Ã  euxmÃªmes.
Nous devons Ã©tendre cette dÃ©marche Ã  toutes les
tranches dâ€™Ã¢ge. Â»
Critique des prÃ©jugÃ©s
La troisiÃ¨me catÃ©gorie regroupe les compÃ©tences
socioculturelles requises dans un monde toujours plus
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 27
Â© Getty
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globalisÃ©. Caroline Pauwels sâ€™en explique : Â« Des compÃ©tences
linguistiques, bien sÃ»r, mais aussi la capacitÃ© Ã  critiquer ses
propres prÃ©jugÃ©s. Les interactions socioculturelles sont
plus simples quand on comprend le contexte et parfois les
traumatismes qui induisent les rÃ©actions des gens. Sans
cela, pas de dialogue. Lâ€™apprentissage de la communication
interculturelle reÃ§oit trop peu dâ€™attention. On rencontre au
travail des groupes de personnes auxquels on nâ€™est pas
forcÃ©ment confrontÃ© dans la vie privÃ©e. Il faut pouvoir discuter
des diffÃ©rences ethniques, sociales et de genre pour Ã©viter la
politique de lâ€™autruche face aux problÃ¨mes de la diversitÃ©. Â»
La quatriÃ¨me catÃ©gorie, enfin, est celle de lâ€™autorÃ©gulation.
Â« On sâ€™attend aujourdâ€™hui Ã  ce que vous rÃ©agissiez rapidement
aux messages Ã©lectroniques, mais est-ce toujours le bon
rÃ©flexe ? Si on vous envoie de la boue, rÃ©flÃ©chissez Ã  votre
rÃ©action. Vous seriez tentÃ© de rÃ©pondre dans le mÃªme registre,
mais vous pourriez dÃ©cider de ne pas le faire. Notre utilisation
des mÃ©dias sociaux nÃ©cessite davantage de contrÃ´le de soi,
mais nous sommes encore loin dâ€™y parvenir. Â»
Guy Tegenbos conÃ§oit lâ€™autorÃ©gulation comme un
apprentissage autodirigÃ©. Â« Donnons aux jeunes les moyens
de dÃ©velopper leurs propres connaissances et compÃ©tences,
Ã  leur rythme et avec des accents qui leur sont propres. Ils
devront de toute faÃ§on le faire au cours de leur carriÃ¨re.
Celui qui est manipulÃ© et docile en permanence nâ€™apprend
pas lâ€™autorÃ©gulation. Des entraÃ®neurs appliquent dÃ©jÃ  ce
principe dans les clubs de sport, mais dans le systÃ¨me
scolaire, beaucoup reste Ã  faire. Â»
Offline, sans remords
Lâ€™apprentissage des compÃ©tences du 21e
siÃ¨cle concerne
aussi les travailleurs seniors, par lâ€™apprentissage permanent.
Quel est le rÃ´le des entreprises, Ã  cet Ã©gard ? Guy Tegenbos
cite une Ã©tude rÃ©cente sur les compÃ©tences du 21e
siÃ¨cle
dans les zones portuaires : Rotterdam, Terneuzen, Vlissingen,
Anvers, Gand et Zeebrugge. Â« Lâ€™examen des postes
vacants et des critÃ¨res a rÃ©vÃ©lÃ© que les ports nÃ©erlandais
mentionnaient en moyenne quatre
compÃ©tences Ã  dÃ©tenir, alors quâ€™en
Belgique, il nâ€™y en avait que deux.
Les entreprises rÃ©flÃ©chissent
encore trop peu en termes
de compÃ©tences modernes.
Il nâ€™existe pas de vÃ©ritable
culture de lâ€™apprentissage.
Trop peu dâ€™employeurs ont
dÃ©veloppÃ© une politique de
Guy Tegenbos
carriÃ¨re. Ils ne rÃ©flÃ©chissent donc
pas systÃ©matiquement avec le
28 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
personnel au dÃ©veloppement des compÃ©tences.
Des rumeurs circulent chez Microsoft
Google selon lesquelles les entreprises
ne suivent pas les logiciels les plus
rÃ©cents. Et les travailleurs ne seraient
pas suffisamment incitÃ©s Ã  se former
en continu. Les employeurs estiment
que les collaborateurs prennent euxmÃªmes
lâ€™initiative de se familiariser avec
les derniÃ¨res versions des programmes
Microsoft. Â»
Caroline Pauwels
Pas question, pour Caroline Pauwels, de culpabiliser les
travailleurs. Â« Il y a beaucoup dâ€™angoisse et donc aussi de
rÃ©sistance, chez les gens. Lâ€™employeur doit savoir quâ€™une
mise Ã  jour des compÃ©tences peut Ãªtre anxiogÃ¨ne. Certaines
personnes refusent explicitement de poursuivre dans cette
voie, au point de crÃ©er un problÃ¨me. Proximus et les banques
en sont un bel exemple : ces entreprises licencient du
personnel pour engager dâ€™autres personnes qui dÃ©tiennent
les compÃ©tences digitales requises. Peu dâ€™entreprises
dÃ©veloppent un parcours permettant aux collaborateurs de
suivre les dÃ©veloppements tout en douceur. Â»
Les entreprises devraient Ã©galement Ãªtre attentives aux
modes de coopÃ©ration et dâ€™interaction diffÃ©rents quâ€™induit
lâ€™informatique. Â« Nous avons une politique e-mail Ã  la
VUB. Parfois, il faut Ãªtre capable de ne pas rÃ©agir Ã  de tels
stimuli. La communication Ã  distance peut gÃ©nÃ©rer des
messages mal perÃ§us. Nous constatons lâ€™importance dâ€™un
bon Ã©quilibre. Depuis que la vie privÃ©e et le travail empiÃ¨tent
lâ€™un sur lâ€™autre, il faut Ãªtre capable de se dÃ©connecter. Cela
nÃ©cessite Ã©galement des compÃ©tences, pour ne pas se sentir
coupable. Â»
Peter Van Dyck
Les compÃ©tences du
21e
siÃ¨cle selon lâ€™OCDE
âžœ la pensÃ©e critique
âžœ la pensÃ©e crÃ©ative
âžœ la rÃ©flexion axÃ©e sur la rÃ©solution de problÃ¨mes
âžœ la rÃ©flexion informatique (comprendre comment
la technologie peut rÃ©soudre les problÃ¨mes)
âžœ des compÃ©tences en information
âžœ des compÃ©tences informatiques de base
âžœ lâ€™Ã©ducation aux mÃ©dias
âžœ la communication
âžœ la collaboration
âžœ les compÃ©tences sociales et culturelles
âžœ lâ€™autorÃ©gulation
D.R.
D.R.
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La validation
des compÃ©tences,
un processus win-win
Marie DeronchÃªne (Ã  gauche)
et SÃ©verine Deneubourg.
V
aloriser les compÃ©tences, câ€™est
investir dans son personnel et
dans les talents. En termes de
gestion des ressources humaines, cela
permet de faire Ã©valuer et certifier vos
employÃ©s par un organisme externe,
dâ€™identifier des besoins en compÃ©tences
et dâ€™optimiser les parcours de formation,
dâ€™amÃ©liorer vos processus de recrutement
et de mobilitÃ© internes et de vous assurer
dâ€™une bonne transmission des savoirs
et savoir-faire, grÃ¢ce Ã  des tuteurs en
entreprise certifiÃ©s.
La validation des compÃ©tences
reprÃ©sente aussi une professionnalisation
de votre entreprise et de vos travailleurs.
Ce processus permet une amÃ©lioration
de la performance individuelle et
collective, augmente la motivation et la
fidÃ©litÃ© de vos travailleurs qui se sentent
reconnus et soutenus dans leur Ã©volution
professionnelle. Cela renforce aussi
lâ€™image de marque et la compÃ©titivitÃ©
de votre entreprise et vous permet de
vous positionner comme un employeur
attractif.
Par ailleurs, la validation des compÃ©tences
satisfait Ã  des obligations lÃ©gales propres
Ã  votre secteur (certification, hygiÃ¨ne,
sÃ©curitÃ©â€¦) et peut constituer une preuve
de la maÃ®trise de compÃ©tences pour les
assurances en cas dâ€™accident.
Plus de 50 mÃ©tiers concernÃ©s
ConcrÃ¨tement, les Ã©preuves de validation
Formations non diplÃ´mantes, formations en entreprise,
expÃ©rience de terrainâ€¦ Actuellement, de nombreux travailleurs
disposent de compÃ©tences qui ne sont pas reconnues.
La validation des compÃ©tences permet dâ€™officialiser ces derniÃ¨res
au travers dâ€™un Titre de CompÃ©tence et apporte de nombreux
avantages aux acteurs de lâ€™entreprise.
peuvent avoir lieu au sein dâ€™un des
Centres de validation agrÃ©Ã©s, ou au
sein mÃªme de votre entreprise suite
Ã  la signature dâ€™une convention avec
un Centre agrÃ©Ã©. La validation des
compÃ©tences en entreprise prÃ©sente de
nombreux avantages ; notamment un
gain de temps, des Ã©preuves rÃ©alisÃ©es
dans un environnement familier et, dans
la mesure du possible, en situation rÃ©elle
et, enfin, une aide financiÃ¨re de 600 â‚¬/
Ã©preuve pour les entreprises ayant
un site dâ€™exploitation en RÃ©gion de
Bruxelles-Capitale.
LancÃ©e en 2003, la validation des
compÃ©tences permet de certifier
officiellement les compÃ©tences
professionnelles. Issu dâ€™un accord
de coopÃ©ration entre les trois
gouvernements francophones (RÃ©gion
wallonne, CommunautÃ© franÃ§aise et
Commission communautaire franÃ§aise),
et encadrÃ© par les partenaires sociaux et
les cinq opÃ©rateurs publics de formation
professionnelle continue, le dispositif
est paritaire, fiable et construit sur
une dÃ©marche qualitÃ©. En 2019, plus
de 50 mÃ©tiers (employÃ© administratif,
maÃ§on, coiffeur, cuisinier, conducteur
de chariot Ã©lÃ©vateur ou des mÃ©tiers
plus intersectoriels comme le tuteur en
entreprise) sont accessibles dans plus de
15 secteurs diffÃ©rents. Plus de 48 000
titres de compÃ©tence ont Ã©tÃ© dÃ©livrÃ©s ces
dix derniÃ¨res annÃ©es.
Aujourdâ€™hui, la validation des
compÃ©tences peut Ãªtre une action
personnelle Ã  lâ€™initiative dâ€™un travailleur
ou dâ€™un chercheur dâ€™emploi, ou une
action initiÃ©e et portÃ©e par les acteurs
de lâ€™entreprise, intÃ©grÃ©e Ã  la politique
de gestion des ressources humaines,
dans une relation gagnant-gagnant
employeur-travailleur.
Valoriser les talents de vos collaborateurs,
câ€™est investir dans vos talents et dans
votre avenir ! â—�
SÃ©verine Deneubourg et Marie
DeronchÃªne, ChargÃ©es de mission
pour le Consortium de validation
des compÃ©tences.
Pour aller plus loin
Vous souhaitez en savoir plus sur
la validation des compÃ©tences du
personnel en entreprise ?
Rendez-vous sur le site du Consortium
de validation des compÃ©tences
ou prenez contact avec SÃ©verine
Deneubourg (s.deneubourg@cvdc.
be - 0490/52 45 77) et/ou Marie
DeronchÃªne (m.deronchene@cvdc.
be - 0475/34 57 48).
Voir www.cvdc.be/entreprises
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 29
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Les avantages
de lâ€™externalisation
des tÃ¢ches RH
Le service RH est la clÃ© de voÃ»te de lâ€™entreprise.
Mois aprÃ¨s mois, il assure le calcul des salaires et
lâ€™administration du personnel avec exactitude et prÃ©cision.
Mais cet exploit mensuel requiert toujours plus de temps.
De ce fait, certains projets stratÃ©giques sont de plus en plus
souvent reportÃ©s Ã  une date ultÃ©rieure. Comment allÃ©ger
l'agenda de votre Ã©quipe RH, sans nuire Ã  la continuitÃ© de
lâ€™administration du personnel ?
(Coproduction)
Lâ€™externalisation peut offrir une solution
Pour nombre dâ€™entreprises, lâ€™externalisation des RH nâ€™a toujours
rien dâ€™une Ã©vidence. On objecte encore souvent que les rÃ©sultats
sont (gÃ©nÃ©ralement) meilleurs lorsque les tÃ¢ches sont effectuÃ©es
en interne. Pourtant, l'externalisation prÃ©sente toute une sÃ©rie
dâ€™avantages pour votre sociÃ©tÃ© et vos collaborateurs RH.
1 Croissance stratÃ©gique : Lâ€™externalisation de tÃ¢ches
chronophages et rÃ©pÃ©titives permet de libÃ©rer du temps
et des ressources pour les tÃ¢ches stratÃ©giques essentielles
et les projets RH spÃ©cifiques Ã  lâ€™entreprise, qui lui apportent
une rÃ©elle valeur ajoutÃ©e. Peut-Ãªtre votre politique salariale
doit-elle Ãªtre revue ou devez-vous vous concentrer
davantage sur la guerre des talents. L'externalisation vous
apportera assurÃ©ment un ballon d'oxygÃ¨ne.
2 Garantie de continuitÃ© : Le recours Ã  un consultant
RH externe vous permet de garantir la continuitÃ©
de lâ€™administration du personnel, y compris en cas
dâ€™augmentation de la charge de travail, de congÃ©s,
dâ€™absences pour cause de maladie ou de grossesse, etc. :
les renforts se tiennent toujours prÃªts.
3 De lâ€™expertise en plus : GrÃ¢ce Ã  lâ€™aide dâ€™un consultant
RH, non seulement vous rÃ©duisez sensiblement la charge
de travail, mais vous pouvez compter sur une expertise
supplÃ©mentaire. La lÃ©gislation sociale est en constante
Ã©volution. Avoir un spÃ©cialiste Ã  vos cÃ´tÃ©s n'est donc pas
un luxe. Vous Ãªtes ainsi assurÃ© de respecter chaque mois
les nombreuses obligations lÃ©gales en matiÃ¨re de salaires.
Quelles tÃ¢ches externaliser ?
Les tÃ¢ches RH peuvent Ãªtre externalisÃ©es en tout ou partie.
Vous dÃ©cidez quelles tÃ¢ches vous souhaitez confier ou non Ã  un
spÃ©cialiste externe. Certains processus sont plus frÃ©quemment
externalisÃ©s que d'autres. Curieux de connaÃ®tre les 4 tÃ¢ches
les plus populaires ? Les voici :
1 Calcul du payroll : Largement en tÃªte des tÃ¢ches RH les
plus externalisÃ©es, le versement des salaires en temps et
en heure est essentiel pour une bonne entente avec vos
collaborateurs. Mais il s'agit Ã©galement d'une tÃ¢che trÃ¨s
complexe.
2 Administration du personnel : Qui dit calcul des salaires
3 Administration des congÃ©s : Chaque type de congÃ© doit
dit administration. RÃ©daction des contrats de travail, saisie
des horaires, enregistrement des heures supplÃ©mentairesâ€¦
Des sous-processus souvent chronophages, complexes et
source dâ€™erreurs.
Ãªtre demandÃ©, approuvÃ© et saisi dans le systÃ¨me payroll. En
consÃ©quence, des erreurs ont vite fait de se glisser dans le
processus. Raison de plus pour faire appel Ã  des spÃ©cialistes
externes disposant de lâ€™expertise juridique adÃ©quate.
4 Questions de droit social : Elles font peut-Ãªtre un peu figure
dâ€™exception, mais nâ€™en constituent pas moins un processus
RH souvent externalisÃ©. Ce qui nâ€™a rien de surprenant :
chaque jour, le service du personnel reÃ§oit dâ€™innombrables
questions de la part de collaborateurs et de supÃ©rieurs
hiÃ©rarchiques. Et si un manque de connaissance ou
dâ€™attention entraÃ®ne des erreurs, certaines actions peuvent
avoir des consÃ©quences juridiques ou financiÃ¨res.
Lâ€™externalisation, une bÃ©nÃ©diction
Vous pouvez externaliser ces quatre processus RH en mÃªme
temps, mais aussi nâ€™en choisir quâ€™un ou deux. Car en la matiÃ¨re,
la rÃ¨gle dâ€™or est la suivante : câ€™est vous qui dÃ©cidez. Vous Ãªtes
curieux de dÃ©couvrir les autres avantages de lâ€™externalisation
des tÃ¢ches RH ? TÃ©lÃ©chargez notre e-book et devenez, en un
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Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 31
Â© Shutterstock
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Travailleurs Ã©trangers : vers la
simplification grÃ¢ce au permis unique
Vous employez ou souhaitez employer des
travailleurs non ressortissants de lâ€™UE ?
Vous devrez obtenir pour eux ce que lâ€™on
nomme aujourdâ€™hui le Â« permis unique Â»,
Ã  la fois permis de travail et de sÃ©jour.
Les explications de Martin Laurent et Violette
Mouvet, avocats chez Claeys & Engels.
Quels sont les grands principes de cette rÃ©forme ?
V. M. : Le permis unique est une initiative europÃ©enne pour
la simplification des demandes de sÃ©jour et dâ€™occupation des
ressortissants issus de pays tiers Ã  lâ€™UE. Auparavant, il y avait
deux autorisations diffÃ©rentes Ã  obtenir pour ces travailleurs
en Belgique. En premier lieu, lâ€™entreprise devait demander un
permis de travail auprÃ¨s de la rÃ©gion compÃ©tente. Une fois
celui-ci obtenu, le travailleur devait lui-mÃªme demander une
autorisation de sÃ©journer en Belgique. Avec le permis unique,
il nâ€™y a plus quâ€™une seule demande et unicitÃ© du permis.
Quelle est la diffÃ©rence entre un permis unique et un
titre unique ?
M. L. : Le permis unique est destinÃ© aux personnes qui
viennent travailler en Belgique pour une durÃ©e supÃ©rieure Ã 
90 jours, tandis que le titre unique est destinÃ© aux personnes
autorisÃ©es Ã  travailler en Belgique en raison dâ€™une situation
particuliÃ¨re de sÃ©jour. Par exemple les personnes reconnues
comme rÃ©fugiÃ©s, les Ã©tudiants Ã©trangers ou des personnes
qui bÃ©nÃ©ficient du regroupement familial. Le public est donc
diffÃ©rent et la procÃ©dure Ã©galement.
Peut-on parler de simplification ?
V M. : Oui, avec toutefois un bÃ©mol puisque
la durÃ©e de la procÃ©dure est passÃ©e
de quelques semaines Ã  4,5 mois.
Travailleurs et employeurs doivent
donc sâ€™y prendre bien Ã  lâ€™avance,
y compris pour le renouvellement
des permis. Par ailleurs, comme
la demande est centralisÃ©e, il est
dÃ©sormais nÃ©cessaire de rÃ©colter tous
les documents nÃ©cessaires en mÃªme
Violette Mouvet
temps.
32 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
Les RÃ©gions ont adoptÃ© leurs propres rÃ¨gles de
fond. Comment Bruxelles se positionne-t-elle ?
M. L. : Tout ce qui touche Ã  la migration Ã©conomique a Ã©tÃ©
rÃ©gionalisÃ©, mais jusquâ€™Ã  prÃ©sent, aucune initiative nâ€™avait
Ã©tÃ© prise. Les RÃ©gions ont profitÃ© de la rÃ©forme du permis
unique pour modifier leurs rÃ¨gles de fond. Ainsi, la Flandre
et la Wallonie ont mis en Å“uvre des rÃ©formes ambitieuses,
notamment pour les mÃ©tiers en pÃ©nurie.
Bruxelles, de son cÃ´tÃ©, a simplifiÃ©
certaines formalitÃ©s administratives
pour les employeurs, par exemple
en permettant aux profils
hautement qualifiÃ©s dâ€™obtenir une
autorisation de travail de trois ans
au lieu dâ€™un. En outre, les RÃ©gions
ont Ã©tÃ© contraintes de transposer
certaines directives europÃ©ennes
relatives notamment aux transferts
intra-groupes et aux stagiaires.
Martin Laurent
Cette rÃ©gionalisation nâ€™entraÃ®ne-t-elle pas un risque
de Â« shopping Â» ?
V. M. : En effet. LÃ©galement, pour dÃ©terminer la RÃ©gion
compÃ©tente, on tiendra compte en premier lieu de lâ€™unitÃ©
dâ€™Ã©tablissement oÃ¹ le travailleur exercera. Si on ne peut
pas le dÃ©terminer, ce sera la localisation du siÃ¨ge central.
Toutefois, une entreprise qui dispose de plusieurs sites
pourrait, en quelque sorte, choisir la RÃ©gion la plus favorable
pour lâ€™Ã©ligibilitÃ© de sa demande. Plus les rÃ¨gles diffÃ©reront
dâ€™une RÃ©gion Ã  lâ€™autre, plus ce risque de shopping sera
important. Veillez tout de mÃªme Ã  ce que le lieu de la
demande corresponde Ã  la rÃ©alitÃ©.
Comment se passe la transition ?
V. M. : Comme pour tout changement, le passage Ã  ce
permis unique demande une pÃ©riode de transition. Au sein
des communes, par exemple, les employÃ©s ne sont pas
toujours Ã  lâ€™aise avec cette nouvelle procÃ©dure. Au niveau
des entreprises, le problÃ¨me majeur est celui du nouveau
dÃ©lai ; les employeurs se trouvent parfois un peu pris de
court. â—�
GaÃ«lle Hoogsteyn
D.R.
D.R.
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Avez-vous des difficultÃ©s Ã  recruter du personnel qualifiÃ©
? Avez-vous dÃ©jÃ  songÃ© Ã  la formation en alternance ?
Une formation complÃ¨te, qui allie hard et soft skills, dans le
contexte entrepreneurial. Une solution souple et adaptable,
qui offre le soutien nÃ©cessaire aux entreprises pour former
les perles rares dont elles ont besoin, le tout Ã  faible coÃ»t.
Vous avez tout Ã  y gagner !
La formation en alternance Ã  Bruxelles :
un tremplin vers lâ€™emploi
La formation en alternance, câ€™est sans conteste le meilleur
apprentissage pour entrer dans la vie active avec
un bagage de compÃ©tences concrÃ¨tes. Lâ€™alternance se
compose dâ€™un temps de formation en centre, mais surtout
dâ€™une intÃ©gration professionnelle dans une entreprise.
Cette articulation des savoirs et des savoir-faire dÃ©veloppÃ©s
dans ces deux pÃ´les offre ainsi la possibilitÃ© aux
apprentis dâ€™intÃ©grer le monde de lâ€™emploi avec toutes les
cartes en main.
Mais devenir un vrai professionnel, ce nâ€™est pas simplement
maÃ®triser des compÃ©tences techniques, câ€™est Ã©galement
maÃ®triser des savoir-Ãªtre, des soft skills. Sâ€™intÃ©grer
dans une structure, partager avec ses collaborateurs,
prendre du recul sur ses forces et ses faiblesses, tous
ces aspects sont au cÅ“ur de la formation en alternance.
Ã€ cela, on peut Ã©galement ajouter la dimension entrepreneuriale
trÃ¨s prÃ©sente dans la formation en alternance au
sein des PME de Bruxelles.
La formation en alternance, pour quel profil ?
La formation sâ€™ouvre aux jeunes et aux moins jeunes, aux
chercheurs dâ€™emploi, aux chercheurs dâ€™emplois, aux personnes
en reconversion professionnelle, aux employÃ©s
ou aux chefs dâ€™entreprises dÃ©sireux de renforcer leurs
compÃ©tences.
En RÃ©gion Bruxelloise, plus de 80 mÃ©tiers sont reprÃ©sentÃ©s
dans lâ€™offre dâ€™alternances. Plus de 3.000 entreprises
partenaires de lâ€™efp et du sfpme, accueillent et forment
aujourdâ€™hui des personnes qui ont optÃ© pour lâ€™alternance.
Les Ã©volutions qui touchent le monde du travail ont Ã©galement
conduit Ã  proposer chaque annÃ©e plus de 10 nouvelles
formations. Celles-ci visent Ã  proposer aux candidats
Ã  lâ€™alternance un apprentissage dans les mÃ©tiers qui
constituent lâ€™avenir du travail Ã  Bruxelles et au-delÃ  : on y
compte notamment les nouveaux mÃ©tiers du numÃ©rique
ou des professions inscrites dans une logique Ã©coresponsable.
La
souplesse qui caractÃ©rise le systÃ¨me de formation,
permet notamment de crÃ©er de nouvelles formations trÃ¨s
rapidement. Ainsi, lâ€™efp et le sfpme restent Ã  lâ€™Ã©coute des
structures innovantes pour adapter en permanence ses
offres de formation.
Lâ€™efp et le sfpme souhaitent Ã©tendre leur partenariat
avec de nouvelles entreprises
Bien que le nombre de 3.000 entreprises partenaires soit
important et permette dâ€™offrir une offre de formation en
alternance honorable, lâ€™efp et le sfpme restent nÃ©anmoins
Ã  la recherche de nouvelles entreprises avec qui collaborer.
Les grandes absentes du dispositif de formation en
alternance restent les grandes entreprises et les grandes
institutions.
Si des entreprises, de tous secteurs, souhaitent que
lâ€™efp et le sfpme crÃ©ent de nouvelles formations ou quâ€™ils
adaptent les formations existantes pour rÃ©pondre Ã  un
besoin de leur marchÃ©, alors quâ€™elles nâ€™hÃ©sitent prendre
contact. Le sfpme et lâ€™efp trouveront la meilleure solution
pour faire avancer les choses et rÃ©pondre aux demandes.
La formation en alternance, au final, câ€™est un partenariat
profitable tant Ã  lâ€™entreprise quâ€™aux apprenants, dont les
avantages se situent tant au niveau du secteur privÃ© que
du secteur public.
Franchissez le pas, osez lâ€™alternance !
Info :
www.efp.be
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le droit de chacun et lâ€™affaire de tous
Tout le monde veut Ãªtre heureux, y compris au travail.
AprÃ¨s tout, nous y passons la majeure partie de notre
temps. Mais quâ€™est-ce qui fait que nous nous y sentons
bien ? Nous avons donnÃ© la parole Ã  deux expertes et
Ã  quelques travailleurs.
C
e nâ€™est pas un scoop, le monde du travail devient de
plus en plus stressant. Trop de travailleurs subissent
trop de pression, ont trop de choses Ã  faire, trop peu de
collÃ¨gues, etc. Le stress est presque permanent et cela peut
mener Ã  de vrais problÃ¨mes de santÃ©. Les chiffres le prouvent :
le taux dâ€™absentÃ©isme liÃ© au stress toxique, au burnout, Ã  la
charge mentaleâ€¦ augmente sans cesse. Aujourdâ€™hui, pour Griet
Deca, Chief Happiness chez Tryangle, Â« La loi sur le bien-Ãªtre
au travail ne suffit plus Ã  protÃ©ger les travailleurs. Â»
En cause, notamment, l'hyperconnectivitÃ© et la disparition de
la frontiÃ¨re entre vie privÃ©e et vie professionnelle. Â« On fait un
peu de tout en permanence et cela a un effet trÃ¨s nÃ©faste sur
notre santÃ© car notre cerveau nâ€™est pas programmÃ© pour Ãªtre
constamment sur-sollicitÃ© Â», explique StÃ©phanie van de Perre,
coach, consultante et formatrice chez Growing Attitude. Â« Le
perfectionnisme ressort aussi fortement comme Ã©lÃ©ment de
stress car il est difficilement compatible avec le rythme et la
charge de travail imposÃ©s aux travailleurs. Â»
Pour Griet Deca, lâ€™une des solutions est
dâ€™encourager un maximum dâ€™entreprises
Ã  agir prÃ©ventivement : Â« Le bonheur au
travail doit Ãªtre une des prioritÃ©s des
entreprises Â». StÃ©phanie van de Perre, qui
prÃ©fÃ¨re parler de qualitÃ© de vie au travail,
abonde : Â« Les entreprises doivent intervenir
avant que les travailleurs se sentent mal.
Lâ€™entreprise porte une responsabilitÃ© : faire
en sorte que le collaborateur soit dans un environnement
optimal pour mener Ã  bien les tÃ¢ches qui lui ont Ã©tÃ© confiÃ©es
dans un contexte constructif. Â»
Griet Deca (Tryangle)
Des entreprises conscientes de leurs responsabilitÃ©s
Nos deux expertes se rÃ©jouissent toutefois de voir que les
entreprises sont de plus en plus sensibilisÃ©es Ã  lâ€™importance du
bien-Ãªtre et du bonheur au travail. Â« MÃªme si cela va lentement,
les mentalitÃ©s changent Â», explique Griet Deca. La Semaine du
bonheur au travail, organisÃ©e en septembre par Tryangle, le
prouve : Â« Ã‰normÃ©ment dâ€™entreprises ont participÃ©, organisÃ©
une action et signÃ© notre manifeste du bonheur au travail. Â»
Â« De plus en plus dâ€™entreprises investissent dans ce domaine,
mÃªme si elles ne savent pas toujours par quel bout le prendre Â»,
ajoute StÃ©phanie van de Perre. Les entreprises ont compris
les enjeux, mais aussi les bÃ©nÃ©fices quâ€™elles peuvent en tirer.
De nombreuses Ã©tudes dÃ©montrent le lien existant entre
performance et qualitÃ© de vie au travail. Â« Le capital humain
doit Ãªtre valorisÃ© et prÃ©servÃ©. Se positionner comme une
34 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
Â© Getty
D.R.
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organisation attentive au bien-Ãªtre de ses travailleurs est aussi un
vÃ©ritable outil de recrutement et de rÃ©tention des travailleurs. Â»
Mais quâ€™est-ce qui influe sur notre bien-Ãªtre au travail ?
StÃ©phanie van de Perre identifie trois piliers de qualitÃ©
de vie au travail. Dâ€™abord le management, câ€™est-Ã dire
tout ce qui touche Ã  lâ€™organisation, Ã  la gestion
des flux, Ã  la charge de travail, au contenu de la
fonction, Ã  la communication et aux mÃ©thodes
de management. Ensuite lâ€™interpersonnel :
lâ€™ambiance entre les collaborateurs et avec
la hiÃ©rarchie, ainsi que le soutien apportÃ© par
celle-ci. Enfin, lâ€™individu lui-mÃªme. Le travail quâ€™il
StÃ©phanie van de Perre
(Growing Attitude)
rÃ©alise a-t-il du sens pour lui ? Est-il en adÃ©quation
avec ses valeurs ? Quelles sont ses possibilitÃ©s
dâ€™Ã©volution ? A-t-il un bon Ã©quilibre vie privÃ©evie
professionnelle ? Dâ€™un collaborateur Ã  lâ€™autre, ces piliers peuvent
avoir une importance diffÃ©rente.
En tant que Chief Happiness, Griet Deca constate que ce qui rend
les gens malheureux au travail, câ€™est dâ€™abord lâ€™impression dâ€™Ãªtre un
numÃ©ro, sans aucune vue sur lâ€™ensemble de lâ€™organisation. Â« Quand
on ne trouve pas de sens Ã  son travail, on ne peut pas y trouver de
bonheur Â», explique-t-elle. Autre point important : la communication
destructive, entre collÃ¨gues mais surtout avec son responsable. Notre
experte insiste aussi sur lâ€™importance de cultiver lâ€™aspect humain et de
ne pas penser uniquement performance et productivitÃ©. Â« Au travail,
on doit aussi pouvoir parler de la pluie et du beau temps, de ses
vacances et de ses enfants. Â» StÃ©phanie van de Perre confirme que la
formation des managers aux soft skills est un domaine dans lequel les
entreprises devraient encore investir : Â« Certaines personnes, expertes
dans leur domaine, se retrouvent parfois Ã  la tÃªte dâ€™une Ã©quipe et
responsables du bien-Ãªtre de celle-ci sans y avoir Ã©tÃ© formÃ©es. Les
sensibiliser Ã  lâ€™importance de leur rÃ´le et leur donner des outils pour
y parvenir est donc nÃ©cessaire. Â»
Trouver le juste milieu
Quand on parle de bien-Ãªtre ou de bonheur au travail, le grand dÃ©fi
est de trouver le juste milieu, tant du cÃ´tÃ© des entreprises que des
travailleurs. On ne vit pas chez les Bisounours ; il y aura toujours des
aspects du travail moins roses que les autres. Et StÃ©phanie van de Perre
dâ€™expliquer : Â« Chaque individu doit avoir une balance positive entre
ce quâ€™on appelle les â€˜stresseursâ€™ (tous les Ã©lÃ©ments qui lui prennent de
lâ€™Ã©nergie) et les â€˜donneursâ€™ (tout ce qui donne de lâ€™Ã©nergie). Â» Chacun
devrait faire lâ€™exercice de savoir comment il se sent, en prenant aussi
en compte sa vie privÃ©e. Â« Si vous avez de gros stresseurs Ã  la maison,
cela aura forcÃ©ment un impact sur le travail et inversement. Â» Cet
exercice peut aussi se faire en entreprise : chaque collaborateur reÃ§oit
un bilan personnalisÃ© tandis que la hiÃ©rarchie reÃ§oit un reporting
anonymisÃ© de lâ€™Ã©tat Ã©nergÃ©tique de ses collaborateurs et des points
dâ€™attention sur des thÃ©matiques spÃ©cifiques. Â« De quoi donner aux
organisations et aux travailleurs des pistes pour avancerâ€¦ Â», conclut
StÃ©phanie van de Perre. â—�
GaÃ«lle Hoogsteyn
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 35
La parole aux
travailleurs
â€¢ MaÃ«lle, 35 ans, organisatrice d'Ã©vÃ©nements :
Â« Je suis heureuse au travail quand on clÃ´ture un
gros projet et que celui-ci sâ€™est bien passÃ©. AprÃ¨s
des semaines de rush et de stress, je me dis que
je vais enfin pouvoir souffler. Â»
â€¢ Axelle, 27 ans, employÃ©e administrative :
Â« Je ne suis pas trÃ¨s heureuse dans mon travail car
son contenu nâ€™est pas trÃ¨s valorisant. Par ailleurs,
mon responsable sous-estime en permanence
le temps que prennent les tÃ¢ches quâ€™il me confie
et ne comprend pas que je sois si souvent
dÃ©bordÃ©e. Â»
â€¢ AndrÃ©, 55 ans, responsable logistique :
Â« Jâ€™ai toujours aimÃ© mon travail jusquâ€™Ã  lâ€™arrivÃ©e
il y a deux ans dâ€™une nouvelle responsable qui,
du haut de ses 30 ans, pense tout savoir et
nous impose des changements qui nâ€™ont aucune
valeur ajoutÃ©e. Je suis loin dâ€™Ãªtre rÃ©fractaire au
changement, mais jâ€™estime que notre expÃ©rience
et notre savoir-faire devraient aussi Ãªtre pris en
compte. Â»
â€¢ Cassandra, 38 ans, comptable :
Â« Ce que jâ€™apprÃ©cie le plus dans mon travail, câ€™est
que mon Ã©quilibre vie privÃ©e-vie professionnelle
soit respectÃ©. Par ailleurs, jâ€™ai une relation de
confiance avec mon patron, qui ne va jamais
rechigner Ã  mâ€™octroyer une journÃ©e de tÃ©lÃ©travail
si, pour des raisons personnelles, je dois rester Ã 
la maison. Il sait quâ€™il peut compter sur moi pour
que le travail soit fait. Â»
â€¢ Alain, 50 ans, community manager :
Â« Le bonheur au travail dÃ©pend de nombreux
facteurs. Pour moi, le plus important est une
bonne entente et une collaboration collÃ©giale
et sincÃ¨re avec mes collÃ¨gues directs, la
reconnaissance, le respect et la transparence de
la hiÃ©rarchie, et enfin un travail dans lequel je crois
et qui est plaisant. Â»
â€¢ AmÃ©lie, 42 ans, marketeer :
Â« Les relations avec mes collÃ¨gues et avec mon
management sont trÃ¨s importantes pour moi. Il
faut que je trouve un sens dans leur maniÃ¨re de
travailler et que je me sente respectÃ©e dans nos
Ã©changes. Jâ€™ai besoin de savoir clairement ce que
mon manager attend de moi tout en pouvant
Ã©galement innover en me sentant soutenue par
lui. Â»
D.R.
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Optimiser la performance
des Ã©quipes et garder
le contrÃ´le
Dâ€™aprÃ¨s Gallup, 6 % des salariÃ©s se sentent impliquÃ©s dans leur travail.
Le bien-Ãªtre au travail en souffre. Ce chiffre interpellant conduit
inÃ©vitablement Ã  se pencher sur ses causes.
(Coproduction)
T
out dâ€™abord le Â« management
archaÃ¯que Â» ou Â« command &
control Â», basÃ© sur la performance
et le rÃ©sultat des collaborateurs : ce
management-lÃ  nâ€™est plus adaptÃ© Ã 
lâ€™humain, ni Ã  lâ€™Ã©closion dâ€™une intelligence
collective. Un signe : les gÃ©nÃ©rations Y et
Z reprÃ©senteront 70 % de la population
active en 2030. Leur bien-Ãªtre au travail
passe loin devant leur salaire : 56 %
nâ€™envisagent aucune collaboration avec
certains employeurs en raison de leur
Ã©thique et 49 % ont dÃ©jÃ Ì€
refusÃ© des
missions qui vont Ã  lâ€™encontre de leurs
valeurs.
Ensuite, la planification organisationnelle :
par souci de performance, lâ€™entreprise
sâ€™est structurÃ©e de maniÃ¨re rationnelle,
mais cela coince au niveau du
manque dâ€™agilitÃ© entre collaborateurs/
dÃ©partements. Une des causes : lâ€™emailing.
Lâ€™accumulation instantanÃ©e
de nouvelles tÃ¢ches dÃ©clenche chez
les collaborateurs un sentiment de
frustration. Pire : une incapacitÃ© Ã  gÃ©rer
le flux et un sentiment de ne pas Ãªtre
respectÃ©. Dâ€™oÃ¹ stress et dÃ©motivation, qui
peuvent mener Ã  lâ€™absentÃ©isme.
Enfin, la peur de lâ€™Ã©chec, consÃ©quence
ultime de la crainte dâ€™Ãªtre jugÃ©
nÃ©gativement.
Bien que le nombre de coaches en
accompagnement individuel ne cesse
dâ€™augmenter, les cas de burn-out ont
progressÃ© de 39 % en 5 ans en Belgique.
Afin de pallier cette spirale nÃ©gative, le
dirigeant dâ€™entreprise est confrontÃ© Ã 
36 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
une nuÃ©e dâ€™injonctions : il se doit dâ€™Ãªtre
innovant, comprÃ©hensif, motivant,
encadrant, leader, visionnaireâ€¦
Adopter un programme spÃ©cifique
en entreprise peut Ãªtre porteur,
mais lâ€™est-il pour toute lâ€™Ã©quipe ?
Contribue-t-il au bien-Ãªtre au travail ?
En revanche, Â« autoriser Â» son Ã©quipe
Ã  dÃ©tecter, analyser et solutionner les
problÃ©matiques est le summum de
lâ€™efficience !
Les 4 piliers de lâ€™intelligence
collective
1 Sâ€™Ã©couter, sâ€™accepter, sâ€™organiser :
Chaque collaborateur doit se
sentir en sÃ©curitÃ© psychologique
et pouvoir exprimer ses Ã©motions.
Pour cette raison, il est impÃ©ratif de
fixer ensemble un cadre basÃ© sur la
fiabilitÃ© (engagement de chacun), la
clartÃ© (tÃ¢ches), la structure (rÃ´les) et
lâ€™impact (objectifs).
2 Faire converger les diffÃ©rences : Les
forces, faiblesses, compÃ©tences de
chacun sont acceptÃ©es et reconnues
car elles sont au service du collectif.
3 Faire Ã©merger les solutions : Quand
lâ€™Ã©coute respective est atteinte, le
Â« je Â» est au service du Â« nous Â». Le
Â« nous Â» est au service de la vision
de lâ€™entreprise et des objectifs. Dans
ce cas, mis en Å“uvre par Henri
Ford, les Ã©quipes des diffÃ©rents
dÃ©partements sont soucieuses de la
fluiditÃ© transversale dâ€™exÃ©cution. La
productivitÃ© ne cesse dâ€™augmenter.
4 Laisser la place Ã  lâ€™optimisation des
process : Rien nâ€™est jamais figÃ© ! Les
KPI dÃ©finis collectivement doivent
permettre de mesurer lâ€™efficacitÃ©
des process et chacun est en droit
de proposer des amÃ©liorations. Ã€ ce
dernier stade, le dirigeant dâ€™entreprise
gÃ¨re une Ã©quipe sage et lÃ¢che prise.
Pour rÃ©duire lâ€™absentÃ©isme, remotiver
les troupes, assurer la croissance en
mode durable, il faut donc permettre
aux cerveaux dâ€™aborder les dÃ©fis
ouvertement et collectivement. Cela
ne signifie pas que le patron ne dirige
plus son entreprise : il ne sâ€™agit pas dâ€™un
modÃ¨le Â« libÃ©rÃ© Â». Il sâ€™inscrit dans lâ€™humilitÃ©
et garde le contrÃ´le total dâ€™un chemin
que chaque collaborateur sâ€™engage Ã 
emprunter en toute conscience. Cela
dans un cadre de fonctionnement strict,
communÃ©ment acceptÃ©, avec pour but de
participer Ã  la performance dâ€™une Ã©quipe
complÃ©mentaire, en mission vers une
vision commune.
Nathalie De Cnijf,
facilitatrice en intelligence
collective en entreprises
nathalie.decnijf@
pinwheelscommunity.com
www.pinwheelscommunity.com
D.R.
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Ã€ chaque gÃ©nÃ©ration sa valeur
FidÃ©liser le personnel implique de
maintenir des dÃ©fis suffisants, tant pour
les plus jeunes que pour les seniors.
Chaque gÃ©nÃ©r
et continuer Ã  appr
L
e scÃ©nario
connu
un jeune, finance sa formation,
puis le voit filer chez un concurrent
qui paie bien mieux. Selon Acerta, un
collaborateur sur trois change de job
aprÃ¨s un an. Comment lâ€™employeur
doit-il sâ€™y prendre pour garder des
jeunes de la gÃ©nÃ©ration Z ? Lâ€™entreprise
Exellys, qui forme et envoie en mission
des consultants techniques, a menÃ©
lâ€™enquÃªte auprÃ¨s de ses collaborateurs
Ã¢gÃ©s de 22 Ã  28 ans. Â« Il est essentiel
que les jeunes se sentent reconnus et
entendus Â», dÃ©clare An Siebens, Talent
Development Manager chez Exellys.
Â« Il faut quâ€™ils fassent partie intÃ©grante
de lâ€™entreprise et quâ€™ils aient voix au
chapitre. Â»
Gerrit Sarens, Director Strategic
Alliances chez Exellys, estime que les
employeurs doivent Ãªtre disposÃ©s Ã 
changer de mentalitÃ©. Â« Il est bon que les
gens dÃ©veloppent leur expÃ©rience dans
dâ€™autres contextes et dâ€™autres emplois.
Le collaborateur qui, Ã  35 ans, retourne
chez un ancien employeur, apporte un
fameux bagage. Les changements de
Un candidat qui se prÃ©sente aprÃ¨s
avoir goÃ»tÃ© Ã  de multiples entreprises a
bien des atouts Ã  offrir. Ce changement
de mentalitÃ© reste malheureusement
lâ€™exception chez les employeurs. Ils
devraient pourtant accueillir de tels
candidats Ã  bras ouverts. Â»
Impatients
La gÃ©nÃ©ration Z est vorace. Ces
jeunes veulent apprendre de maniÃ¨re
transversale, multidisciplinaire et
ultrarapide. Exellys a dÃ©jÃ  tÃ¢tÃ© de
leur impatience : Â« Ils risquent de
dÃ©crocher aprÃ¨s trois ou quatre
mois dÃ©jÃ  parce quâ€™ils trouvent que
cela ne va pas assez vite Â», constate
Gerrit Sarens. Â« Il faut y Ãªtre attentif
et rÃ©agir de maniÃ¨re appropriÃ©e.
Les collaborateurs Ã  haut potentiel
â€“ que nous visons, prÃ©cisÃ©ment â€“
ont empreints de la culture du â€˜moiâ€™:
whatâ€™s in it for me? Sâ€™ils sentent que
lâ€™apprentissage ralentit ou se tarit, ils ont
besoin dâ€™une nouvelle dose de dÃ©fis. Â»
M. Sarens donne ce conseil pour gÃ©rer
lâ€™impatience : Â« Confiez-leur des projets
annexes, pour quâ€™ils puissent goÃ»ter
dâ€™autres choses Ã  cÃ´tÃ© de leur job
habituel. Impliquez-les activement dans
des projets novateurs, en examinant
ce quâ€™ils peuvent apporter. Ils sâ€™en
sentiront valorisÃ©s, du moins si la
hiÃ©rarchie sâ€™abstient de peser de tout
son poids, ce qui reste trop souvent
la norme, surtout dans les grandes
entreprises. Â»
Des attentes claires
Silke Wagemakers, team manager
chez le prestataire de services RH
Hays, confirme. Rencontrer les attentes
des jeunes requiert une politique de
rÃ©tention efficace. Â« Cela dÃ©bute par
des discussions dâ€™Ã©valuation sÃ©rieuses
qui abordent autant les aspects
positifs que ceux qui mÃ©ritent dâ€™Ãªtre
optimisÃ©s. On y rattachera idÃ©alement
un plan de formation personnalisÃ©
et Ã©ventuellement du coaching. Les
jeunes apprÃ©cient Ã©normÃ©ment que lâ€™on
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 37
Â© Getty
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Les six
caractÃ©ristiques
de la gÃ©nÃ©ration
Z*
1. Value driven. Le besoin de se
sentir connectÃ© aux objectifs et
valeurs de lâ€™entreprise. Le besoin de
percevoir le job comme une facette
de sa propre identitÃ©.
2. Global mindset. ÃŠtre hyper
connectÃ© et soucieux dâ€™acquÃ©rir une
expÃ©rience internationale.
3. ME culture. Estimer essentiel le
dÃ©veloppement de soi. Souhaiter un
coaching personnalisÃ© et du feedback
frÃ©quent.
4. WE culture. DÃ©sirer la connexion
aux
autres. Vouloir
ensemble.
5. Entrepreneurial mindset.
Croire que chacun peut innover.
Vouloir entreprendre au sein de
lâ€™organisation, par exemple via des
projets annexes.
6. Blurred lifestyle. Avoir plusieurs
passions. Faire preuve de flexibilitÃ©
dans la combinaison travail/vie
privÃ©e.
* Selon une Ã©tude conduite par
Exellys auprÃ¨s de ses consultants
Ã¢gÃ©s de 22 Ã  28 ans.
innover
sâ€™intÃ©resse Ã  leur situation personnelle. Â»
Un plan de carriÃ¨re individualisÃ©
qui dÃ©taille leur avenir suscite
habituellement lâ€™enthousiasme. Â« Il
est bon de sâ€™intÃ©resser aux ambitions
personnelles du collaborateur Â»,
remarque Silke Wagemakers. Â« Les
attentes varient beaucoup dâ€™une
personne Ã  lâ€™autre parce que tout
le monde nâ€™a pas le mÃªme niveau
dâ€™ambition. Il est plus facile de guider
les collaborateurs quand on sait
clairement Ã  quoi ils aspirent. Â»
Ouverture dâ€™esprit
FidÃ©liser la gÃ©nÃ©ration Z, câ€™est bel et
bien, mais il ne faudrait pas oublier les
collaborateurs seniors : leur expÃ©rience
vaut de lâ€™or. Comment lâ€™employeur
peut-il faire en sorte que les jeunes
autant que les quasi-quinquagÃ©naires
se sentent bien au travail ? An Siebens,
dâ€™Exellys, constate : Â« Nos jeunes
consultants travaillent souvent chez
nos clients avec des collaborateurs
plus Ã¢gÃ©s. Les seniors apprÃ©cient
lâ€™arrivÃ©e de la jeunesse. DÃ¨s lâ€™instant
oÃ¹ ils sâ€™entendent â€“ notamment en
faisant du fitness ensemble Ã  lâ€™heure
du midi â€“ câ€™est positif pour tout le
monde. Leurs vÃ©cus peuvent Ãªtre trÃ¨s
diffÃ©rents. Il importe donc que chacun
fasse un pas vers lâ€™autre. Â»
Lâ€™ouverture dâ€™esprit peut faire
merveille. Gerrit Sarens (Exellys) : Â« La
confrontation peut Ãªtre enrichissante
pour les aÃ®nÃ©s. Câ€™est ce quâ€™on appelle
le â€˜reverse mentoringâ€™ : les anciens
peuvent aussi apprendre des plus
jeunes. Faites travailler plusieurs
gÃ©nÃ©rations sur les mÃªmes projets.
Nâ€™oubliez pas que des initiatives plus
informelles crÃ©ent Ã©galement des liens.
Je prends lâ€™exemple de ces clients oÃ¹
tout le monde prend le cafÃ© ensemble
Ã  10 heures. Cela semble ringard, mais
ce ne lâ€™est pas. Â»
Synergie
La politique de rÃ©tention doit
sâ€™adresser Ã  tout le monde, jeune ou
38 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
moins jeune, parce que chacun aime
que sa participation soit reconnue.
Et chacun veut pouvoir continuer Ã 
apprendre. Â« Les seniors sont devenus
des experts par lâ€™expÃ©rience, mais je
trouve quâ€™ils doivent aussi pouvoir
redÃ©couvrir dâ€™autres talents Â», estime
Silke Wagemakers, chez Hays.
Â« Des formations aux hard skills
sont nÃ©cessaires pour rester Ã  jour
et suivre les nouveautÃ©s. Mais les
Ã©tudes dÃ©montrent quâ€™il faut aussi
entretenir les soft skills, notamment
en raison de lâ€™arrivÃ©e de la nouvelle
gÃ©nÃ©ration. Pensons notamment Ã  la
crÃ©ation dâ€™empathie envers les jeunes
collÃ¨gues. Sans ouverture dâ€™esprit, pas
de synergie. Â»
Silke Wagemakers prÃ©conise de tenir
compte dâ€™une possible confrontation
des gÃ©nÃ©rations. Â« Les jeunes croient
tout savoir parce quâ€™ils viennent de
terminer leurs Ã©tudes. Et les aÃ®nÃ©s
sâ€™estiment omniscients en raison de
leur expÃ©rience. En rÃ©alitÃ©, ensemble,
ils savent encore beaucoup plus.
Pour concilier deux gÃ©nÃ©rations,
il faut reconnaÃ®tre la valeur de
chacune. Il faut aussi que lâ€™une soit
disposÃ©e Ã  apprendre de lâ€™autre,
rÃ©ciproquement. Â»
Silke Wagemakers travaille surtout
dans la distribution, oÃ¹ la synergie
comporte bien des atouts. Â« On voit,
dans le secteur des supermarchÃ©s,
des gens trÃ¨s expÃ©rimentÃ©s Ã©voluer
dâ€™une fonction de vendeur vers celle
de manager. Et puis dÃ©barquent
des jeunes issus dâ€™une Ã©cole de
management et donc bien au courant
des nouvelles tendances dans le retail.
Et que voit-on ? Le senior expÃ©rimentÃ©
fait preuve dâ€™ouverture et est disposÃ© Ã 
adapter la faÃ§on de travailler Ã  laquelle
de nombreuses annÃ©es dâ€™expÃ©rience
lâ€™ont pourtant habituÃ©. Il accepte de
nouveaux concepts. Inversement, les
jeunes peuvent apprendre beaucoup
de leurs collÃ¨gues plus Ã¢gÃ©s en termes
de people management. Â» â—�
Peter Van Dyck
Â© Getty
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La discussion
de carriÃ¨re, pilier
de loyautÃ©
Une bonne carriÃ¨re commence par une bonne
discussion. Et puisque les carriÃ¨res changent
constamment, autant ne jamais la terminer, cette
discussion. Il y a tant de possibles dans lâ€™entreprise
quand lâ€™employeur et ses collaborateurs discutent en
adultes de leurs attentes et de leurs ambitions !
P
areille discussion semble lâ€™Ã©vidence mÃªme, mais dans
bien des entreprises, ce nâ€™est pas le cas. Bien des
aspects restent tabous. Et la multitude de non-dits
engendre des frustrations, qui sont pourtant assez faciles
Ã  Ã©liminer.
Parler, câ€™est efficace. Tant pour le collaborateur que son
employeur. Le travailleur qui peut parler ouvertement de
ses aspirations professionnelles aide son employeur Ã  mieux
tenir compte des souhaits et besoins. Bref, pas une petite
papote vite expÃ©diÃ©e en fin dâ€™annÃ©e, mais un Ã©change de
vues rÃ©gulier entre lâ€™employeur et son collaborateur.
Lâ€™entretien de carriÃ¨re contribue Ã  la rÃ©activitÃ© de
lâ€™entreprise. Prenons le cas dâ€™un collaborateur trÃ¨s occupÃ©
et souvent en dÃ©placement. Tout se passe bien jusquâ€™Ã  ce
que subitement un membre de sa famille ou un proche ait
besoin dâ€™aide, par exemple. Le collaborateur doit prÃ©voir
une pause dans sa carriÃ¨re, mais ne souhaite pas que cela
compromette son avenir au sein de la sociÃ©tÃ©. Que faire ?
Une conversation adulte permet aux interlocuteurs de
trouver un terrain dâ€™entente. Une carriÃ¨re nâ€™a rien de statique
et parfois, elle emprunte un chemin de traverse avant de
revenir sur la grand-route. Une telle discussion donne aussi
au collaborateur le sentiment dâ€™Ãªtre Ã©coutÃ©. Lâ€™attention est
au rendez-vous. Cela contribue Ã  fidÃ©liser les travailleurs.
Des dÃ©parts qui pourraient Ãªtre Ã©vitÃ©s
La discussion de carriÃ¨re â€“ et une culture ouverte â€“ sont
aujourdâ€™hui fondamentales pour garder les talents. Les
entreprises doivent comprendre que les ambitions et
attentes des personnes Ã©voluent au fil de leur carriÃ¨re.
Il faut que lâ€™employeur, mais aussi son collaborateur en
prennent conscience. Il faut leur donner les outils pour
trouver les mots et les approches adÃ©quates afin de
dÃ©battre correctement des plans de carriÃ¨re.
Bien des dÃ©parts pourraient Ãªtre Ã©vitÃ©s en discutant
rÃ©guliÃ¨rement avec le collaborateur. Comment peut-il luimÃªme
modeler sa carriÃ¨re, tant en termes de contenu que
dans les modalitÃ©s pratiques ? Quels sont ses compÃ©tences
actuelles et vers quoi veut-il Ã©voluer ? Câ€™est bÃ©nÃ©fique
Ã©galement pour lâ€™employeur, parce quâ€™il connaÃ®t son
personnel, sait sur qui il peut compter et qui nâ€™est pas Ã 
sa place. Tout le monde y gagne.
La professionnalisation dâ€™une culture de la discussion aide
lâ€™employeur Ã  mieux exploiter les changements au sein de
lâ€™entreprise. Par la mÃªme occasion, le personnel perÃ§oit
davantage de respect et de confiance.
Ã‰videmment, les gens doivent Ã©galement comprendre
quâ€™une telle discussion ne mÃ¨ne pas forcÃ©ment Ã  la
rÃ©alisation de tous les souhaits. Toutes les entreprises
sont diffÃ©rentes et certaines permettent plus que dâ€™autres.
La discussion est pourtant trop importante pour Ãªtre
nÃ©gligÃ©e. Une culture de la discussion ouverte aidera aussi
le collaborateur Ã  admettre que certaines choses ne sont
pas possibles Ã  brÃ¨ve Ã©chÃ©ance, mais plutÃ´t Ã  long terme.
Câ€™est du donnant-donnant. Et câ€™est bon pour la confiance.
Sâ€™il est vrai que les collaborateurs ont parfois du mal Ã 
exprimer leurs ambitions, les employeurs ne sont pas
toujours plus clairs quant Ã  leurs objectifs. De nombreux
employeurs estiment que les possibilitÃ©s dâ€™Ã©volution au
sein de lâ€™entreprise sont limpides, alors quâ€™en rÃ©alitÃ©, ce
nâ€™est vraiment pas le cas.
En fait, câ€™est trÃ¨s simple : tout est constamment en
mouvement. La sociÃ©tÃ©, les entreprisesâ€¦ Et aussi les
carriÃ¨res, qui ne sont plus aussi statiques quâ€™auparavant.
EfforÃ§ons-nous tous dâ€™en tirer le meilleur ; ce sera sans
aucun doute tout bÃ©nÃ©fice pour lâ€™environnement de travail.
Kathy Rosseel,
Career Management Manager chez Daoust
krosseel@daoust.be
www.daoust.be
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 39
Â© Getty
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Un curateur pour
lâ€™Ã©conomie productive
L'Ã©conomie productive renaÃ®t Ã  Bruxelles.
Au fil des cinq derniÃ¨res annÃ©es, elle a connu un
vÃ©ritable essor, avec un nombre croissant de projets et
de start-ups. Comment Bruxelles peut-elle soutenir ces
entreprises manufacturiÃ¨res innovantes, sans perdre de
vue les autres besoins urbains ?
L
a production est inscrite dans l'ADN de Bruxelles,
depuis l'industrie textile mÃ©diÃ©vale jusquâ€™Ã  l'apogÃ©e de la
rÃ©volution industrielle au 19e
siÃ¨cle. AprÃ¨s un demi-siÃ¨cle
de dÃ©clin, cette Ã©conomie productive urbaine est de retour :
biÃ¨re, chocolat, voitures sont produits Ã  Bruxelles, sans oublier
la construction, les nouvelles technologies ou la gestion des
dÃ©chets. Le secteur productif crÃ©e Ã  nouveau des emplois
en ville. Les Bruxellois redÃ©couvrent leur passÃ© industriel et
rÃ©apprennent Ã  vivre avec des industriels pour voisins.
L'intÃ©rÃªt pour lâ€™Ã©conomie productive s'est accru, grÃ¢ce Ã  un
certain nombre d'initiatives publiques et privÃ©es. Bruxelles
a Ã©tÃ© l'une des premiÃ¨res villes Ã  lancer son propre plan en
faveur de l'Ã©conomie circulaire et, plus rÃ©cemment, en faveur
de l'industrie. Cette politique s'est traduite par la croissance du
nombre de start-ups et de projets innovants, notamment dans
la construction et l'agroalimentaire. L'Abattoir, par exemple, est
aujourd'hui l'un des plus grands bÃ¢timents d'Europe Ã  possÃ©der
des serres urbaines intÃ©grÃ©es, mais aussi une champignonniÃ¨re
souterraine, tout en abritant un micro-incubateur vert et une
entreprise qui transforme les lÃ©gumes invendus en soupes.
Greenbizz offre un autre exemple de hub de production.
Le succÃ¨s de lâ€™industrie urbaine crÃ©e cependant des tensions
avec d'autres fonctions. Logement, parcs, bureauxâ€¦ : l'espace
est rare et les acteurs se le disputent. Selon les recherches de
Sarah De Boeck, Ã  la VUB, Bruxelles a perdu environ 16 %
des surfaces consacrÃ©es Ã  la logistique ou Ã  la production au
cours des 18 derniÃ¨res annÃ©es.
Un curateur pour le territoire
Le projet â€˜Cities of Makingâ€™ identifie comme principal dÃ©fi
lâ€™isolement et le manque de coordination dont souffre le secteur
productif. Aujourd'hui, il n'y a pas dâ€™acteur unique mandatÃ©
pour le soutenir et accompagner son dÃ©veloppement. Pas
dâ€™acteur unique qui rÃ©unisse les entreprises, fournisse une
meilleure infrastructure ou relie l'Ã©conomie de la connaissance Ã 
l'Ã©conomie de production. Et pas dâ€™acteur unique pour contrarier
la gentrification des sites de production et offrir des alternatives
afin de rÃ©amÃ©nager des sites industriels abandonnÃ©s.
Un tel acteur, un Â« curateur du territoire Â», pourrait rÃ©unir des
Â« penseurs Â», des Â« faiseurs Â», le secteur public et le privÃ©.
C'est un rÃ´le essentiel. Ce curateur pourrait contribuer au
dÃ©veloppement du secteur productif, mais surtout prÃ©senter
une vision et des objectifs alignÃ©s. Mais comment ? S'agirait-il
d'une agence publique, d'une asbl ou d'une entreprise privÃ©e ?
Voyons Ã  l'Ã©tranger. Vienne, la capitale autrichienne, ville
pionniÃ¨re dans la protection de son secteur manufacturier,
lancera en janvier 2020 un partenariat public-privÃ© entre
l'agence Ã©conomique publique de Vienne et la Chambre
de Commerce dâ€™Autriche. RÃ©sultat : les 'Vienna Business
Districts', qui divisent la ville en trois zones, chacune avec
un directeur commercial. L'asbl londonienne The Guardian
of the Arches, fondÃ©e aprÃ¨s la vente des anciens ponts
ferroviaires, contribue Ã  installer de petites entreprises sur les
sites les plus accessibles. Les parcs d'activitÃ©s flamands ont
leur propre gestionnaire, avec des rÃ©sultats intÃ©ressants. Et
aux USA, l'Urban Manufacturing Alliance fournit soutien et
connaissances aux PME.
Bruxelles ne doit pas attendre que le secteur productif s'aide
lui-mÃªme. Les acteurs sont nombreux, mais il nous faut une
organisation qui soit investie des intÃ©rÃªts du secteur. Nous
devons tirer parti de nos atouts et veiller Ã  ce que lâ€™Ã©conomie
productive participe Ã  construire le Bruxelles du 21e
siÃ¨cle. â—�
Adrian Hill,
Coordinateur de Cities of Making
40 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
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quelles consÃ©quences pour les
entrepreneurs ?
En vigueur depuis le 1er mai, le code des sociÃ©tÃ©s
rÃ©formÃ© implique bon nombre de changements pour
les (futurs) entrepreneurs. Ainsi, le nombre de formes
de sociÃ©tÃ©s a Ã©tÃ© rÃ©duit, et la constitution de la SRL, qui
succÃ¨de Ã  la SPRL, est facilitÃ©e : un administrateur suffit,
et il ne faut plus de capital de dÃ©part. Au mois dâ€™octobre,
Beci organisait une table ronde dâ€™experts pour Ã©voquer
les contours et les consÃ©quences de cette rÃ©forme.
L
e nouveau code des sociÃ©tÃ©s est marquÃ© par trois
grandes lignes directrices, selon Paul-Alain Foriers,
avocat Ã  la Cour de Cassation et avocat associÃ© chez
Simont Braun, qui a Ã©tÃ© trÃ¨s impliquÃ© dans cette rÃ©forme.
Modernisation, simplification, flexibilisation
La premiÃ¨re ligne directrice, c'est une modernisation
nÃ©cessaire. Â« Les textes originaux du code des sociÃ©tÃ©s
remontent Ã  1999, et furent modifiÃ©s Ã  plusieurs reprises.
Des incohÃ©rences sont apparues. Il fallait donc repenser
le droit des sociÃ©tÃ©s, mais aussi celui des associations,
devenu assez proche. De plus, il fallait rendre le droit belge
sur la crÃ©ation de sociÃ©tÃ© concurrentiel par rapport au droit
Ã©tranger. Ainsi, la nouvelle SRL, sans capital obligatoire,
est comparable Ã  d'autres formes de sociÃ©tÃ©s en Europe. Â»
Ensuite, la rÃ©forme portait sur une simplification juridique :
Â« Le nombre de types de sociÃ©tÃ©s diminue. La dÃ©finition de
la sociÃ©tÃ© a Ã©galement Ã©tÃ© bouleversÃ©e : elle ne doit plus
avoir nÃ©cessairement et exclusivement un but de lucre,
mais peut avoir un but dÃ©sintÃ©ressÃ©, pour autant qu'elle
puisse donner quelque chose aux associÃ©s. Il y aussi une
simplification pratique : les SRL et les SA peuvent Ãªtre
constituÃ©es d'un seul associÃ©, sans aucune restriction de
nombre. Â»
Mais surtout on assiste Ã  une flexibilisation : Â« La rÃ©forme
induit l'existence d'une SRL tout Ã  fait flexible, avec des
titres multiples : actions avec droit de vote unique, multiple
ou sans droit de vote, plus de limite Ã  la possibilitÃ© d'avoir
des actions sans droit de vote, des obligations convertibles,
avec droit de souscription... On peut avoir trÃ¨s peu de parts
dans la redistribution des bÃ©nÃ©fices, tout en ayant un trÃ¨s
grand nombre de droits de vote. Â»
ResponsabilitÃ© revue et corrigÃ©e
La responsabilitÃ© des associÃ©s est Ã©galement modifiÃ©e
avec la SRL, comme l'explique Jean-Pierre Riquet,
juriste-fiscaliste, expert auprÃ¨s du SPF Ã‰conomie : Â« La
responsabilitÃ© des fondateurs demeure, mais avec une
diffÃ©rence. Du temps de la SPRL, tous les fondateurs
Ã©taient responsables pendant la pÃ©riode de fondation.
Avec la SRL, si on a 7, 8 ou 9 fondateurs, certains peuvent
avoir la responsabilitÃ©, d'autres peuvent Ãªtre de simples
apporteurs de capital, comme dans la SA. Â»
Mais la portÃ©e de cette responsabilitÃ© change Ã©galement :
la somme maximum dÃ©pend du chiffre d'affaires et
du bilan de l'entreprise. Â« Elle varie entre 125.000 et
12 millions â‚¬ Â», prÃ©cise Paul-Alain Foriers. Â« Pour le reste,
cette limitation a perdu un peu de son contenu. En pratique,
elle ne s'applique plus qu'Ã  la faute lÃ©gÃ¨re occasionnelle,
mais Ã  l'exclusion de la faute lÃ©gÃ¨re rÃ©pÃ©titive, la
faute lourde et la fraude bien entendu. En revanche, il
subsiste l'interdiction d'Ã©tablir une clause limitative de la
responsabilitÃ© avec les administrateurs. Â»
42 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
Â© Getty
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La dÃ©finition de la nature de la faute est laissÃ©e Ã 
l'apprÃ©ciation des tribunaux : Â« Par exemple, le fait de ne
pas payer, involontairement ou non, ses cotisations ONSS,
la TVA, etc. pendant deux ou trois trimestres, n'est plus
considÃ©rÃ© comme une faute lÃ©gÃ¨re Â», prÃ©cise Jean-Pierre
Riquet. Â« On paye d'abord l'Ã‰tat, ensuite les fournisseurs.
Or, tout le monde fait l'inverse. Ne pas payer les indemnitÃ©s
de rupture Ã  un travailleur licenciÃ© n'est plus une faute
lÃ©gÃ¨re non plus. Mais avec cette limitation de responsabilitÃ©
sur les fautes lÃ©gÃ¨res, celle de l'administrateur devient un
peu plus assurable. Â»
CrÃ©dit et plan financier
Les reprÃ©sentants du secteur bancaire, pourvoyeur de
crÃ©dits, ne perÃ§oivent pas cette rÃ©forme comme un sÃ©isme
majeur. Â« Cela n'a pas changÃ© fondamentalement notre
politique crÃ©dit Â», constate Nancy Godfroid, Business &
Innovation Banker - Starters, IndÃ©pendants et PME, Banque
ING. Â« Au niveau des starters, on est toujours trÃ¨s attentifs
au capital apportÃ©, Ã  ce qu'il y ait le minimum nÃ©cessaire.
L'analyse va se porter sur l'effort propre de l'entrepreneur,
sa formation, son historique, ses compÃ©tences de gestion.
Je mets quand mÃªme toujours les starters en garde quant
Ã  leurs responsabilitÃ©s, la logique et la faisabilitÃ© de leur
activitÃ© aujourd'hui en fonction de leur capital de dÃ©part.
Cela dit, si nous avons constatÃ© Ã©normÃ©ment d'ouvertures
de comptes de nouvelles sociÃ©tÃ©s, leur crÃ©ation ayant
Ã©tÃ© facilitÃ©e, nous n'avons pas encore eu beaucoup de
demandes de financement au dÃ©marrage. Â»
Les contraintes dans la composition du plan financier
ont par contre Ã©tÃ© renforcÃ©es, selon Jean-Pierre Riquet :
Â« Deux nouvelles obligations sont apparues. D'abord, il faut
dÃ©tailler prÃ©cisÃ©ment toutes les hypothÃ¨ses qui ont menÃ©
au chiffre d'affaire prÃ©visionnel Ã  12 et 24 mois, mais il
faut aussi dÃ©tailler les plans de trÃ©sorerie aprÃ¨s 12 et 24
mois. Beaucoup le faisaient dÃ©jÃ  sÃ©rieusement, d'autres
plus lÃ©gÃ¨rement. Et cela pouvait poser problÃ¨me quand la
faillite intervenait dans la pÃ©riode de fondation. Â»
L'importance des statuts
Autre nouveautÃ© du code des sociÃ©tÃ©s : les apports en
industrie et en know-how sont maintenant autorisÃ©s dans
les SRL.
Â« Cela rÃ©pond Ã  une vraie demande Â», analyse Sophie
Maquet, Notaire, AssociÃ©e chez Sophie Maquet & Stijn
Joye. Â« Par exemple, du cÃ´tÃ© du Bois de la Cambre et de
toutes ces sociÃ©tÃ©s universitaires, oÃ¹ le chercheur apporte
ses idÃ©es, mais pas vraiment de capital. L'apport en
industrie est simplement un engagement, du chercheur
en lâ€™occurrence. La question importante est comment
obliger cette personne Ã  libÃ©rer son apport. On ne parle pas
d'argent, mais de bras, de cerveau. Cela doit Ãªtre clairement
indiquÃ© dans les statuts. Â»
Et en cas de conflit ? Il peut se rÃ©gler via une clause de
mÃ©diation ou d 'arbitrage, Ã©galement prÃ©cisÃ©e dans les
statuts. Â« Et de prÃ©fÃ©rence les deux, si la mÃ©diation ne
fonctionne pas, et si on veut Ã©viter une trÃ¨s longue procÃ©dure
en justice. La procÃ©dure d'arbitrage est normalement bien
plus courte Â», prÃ©cise Paul-Alain Foriers.
La rÃ©forme a justement induit une plus grande libertÃ©
dans la rÃ©daction des statuts. MÃªme si une chose ne
change pas : tout doit y figurer, selon Sophie Maquet.
Â« Environ 80% des sociÃ©tÃ©s ont des statuts standard. Mais
parfois, une personnalisation est nÃ©cessaire, par exemple
pour les sociÃ©tÃ©s familiales ou les start-ups. Ainsi, dans
le cas oÃ¹ le fondateur veut garder son pouvoir et attirer
des investisseurs, on peut renforcer son droit de vote,
diminuer celui des investisseurs, donner un droit de veto
sur certains investissements... Tout cela doit Ãªtre prÃ©cisÃ©
dans les statuts. Â»
Â« Dans le cas contraire, ce sont les rÃ¨gles supplÃ©tives qui
s'appliqueront Â», avertit Jean-Pierre Riquet. Â« Il faut bien
rÃ©flÃ©chir Ã  rÃ©diger des statuts qui correspondent Ã  son
business, et les changer le cas Ã©chÃ©ant. Â»
CrÃ©er une sociÃ©tÃ© Â« en quelques clics Â»
Cette rÃ©forme du code des sociÃ©tÃ©s permet aussi d'accÃ©lÃ©rer
la procÃ©dure de constitution, notamment par le biais des
publications lÃ©gales. Â« ThÃ©oriquement, cela va plus vite Â»,
confirme Sophie Maquet. Â« On constitue la sociÃ©tÃ© Ã  9h
du matin, et elle est en ligne une heure aprÃ¨s. On va aussi
dans cette direction pour les modifications des statuts. Â»
La constitution de sociÃ©tÃ©s qui n'exigent pas d'acte
authentique, comme les ASBL, les sociÃ©tÃ©s en commandite,
etc., peut se faire dÃ©sormais en un seul clic ou presque, via
le portail www.e-greffe.be. Â« Un portail qui gagne Ã  Ãªtre
connu. Mais dÃ¨s que vous avez besoin d'un acte authentique,
par exemple pour une SRL, une AISBL, une fondation, il y
a obligation de passer par une Ã©tude notariale Â», rappelle
M. Riquet. Â« Pour complÃ©ter la constitution de la sociÃ©tÃ©,
le site www.startmybusiness.be permet Ã  l'entrepreneur
de remplir ses statuts en ligne, avec envoi vers la boite
mail du notaire de son choix, qui le convoquera alors pour
achever cette crÃ©ation. Â» â—�
CÃ©dric Lobelle
Contact et info : Alexis Bley, conseiller juridique Beci ;
+32 473 13 05 18, ab@beci.be
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 43
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MarchÃ©s publics :
loi du 17 juin 2016,
oÃ¹ en sommes-nous ?
EntrÃ©e en vigueur le 30 juin 2017, la nouvelle loi sur les marchÃ©s publics a
apportÃ© de grands changements Ã  une matiÃ¨re dÃ©jÃ  complexe.
Un peu plus de deux ans plus tard, oÃ¹ en sommes-nous ?
Le point avec Christophe Dubois, avocat associÃ© chez Equal Partners.
Â«Lâ€™
une des grandes difficultÃ©s engendrÃ©es par
cette nouvelle loi est que les pouvoirs adjudicateurs
nâ€™ont pas eu un temps suffisant
pour se prÃ©parer Ã  son entrÃ©e en vigueur, notamment en
termes dâ€™exÃ©cution du marchÃ© Â», commence Christophe
Dubois. En effet, les rÃ¨gles en matiÃ¨re dâ€™exÃ©cution du
marchÃ© nâ€™ont Ã©tÃ© disponibles que dÃ©but juin 2017, laissant
moins dâ€™un mois aux pouvoirs adjudicateurs pour les
assimiler et changer leur faÃ§on de procÃ©der. Â« Ils ont donc
Ã©tÃ© dÃ©sarÃ§onnÃ©s, en particulier par les mesures contre le
dumping social en matiÃ¨re de sous-traitance et surtout
par les causes de rÃ©examen et par les modifications autorisÃ©es.
Cela a Ã©tÃ© trÃ¨s difficile pour eux de sâ€™approprier
cette matiÃ¨re. Et deux ans et demi aprÃ¨s, câ€™est toujours
le cas. Â» Aujourdâ€™hui, par exemple, beaucoup de pouvoirs
adjudicateurs se contentent de reproduire les clauses de
rÃ©examen qui sont prÃ©vues dans la rÃ©glementation, sans
en prÃ©voir certaines qui leur seraient propres. Â« Il aurait
Ã©tÃ© opportun de produire lâ€™arrÃªtÃ© royal beaucoup plus tÃ´t
afin que les pouvoirs adjudicateurs puissent se familiariser
avec la matiÃ¨re. Â»
Plus de risques et plus de travail
Christophe Dubois cite une deuxiÃ¨me difficultÃ©, celle de
devoir inclure des clauses sociales, environnementales
et Ã©thiques dans les cahiers des charges. Â« Les pouvoirs
adjudicateurs ne savent pas comment faire et se servent
alors en toute bonne foi de modÃ¨les quâ€™ils trouvent sur
internet ou quâ€™on leur a fournis, mais qui contiennent des
erreurs. Â» Enfin, au niveau des clauses dâ€™exclusion, notre
44 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
expert estime que lâ€™on a doublÃ© le travail administratif
des pouvoirs adjudicateurs pour les marchÃ©s supÃ©rieurs
au seuil europÃ©en. A contrario, rien nâ€™a Ã©tÃ© prÃ©vu pour
les tout petits marchÃ©s. Â« En grossissant le trait, mÃªme
pour acheter un bouquet de fleurs Ã  30 euros, le pouvoir
adjudicateur est censÃ© consulter au moins 3 opÃ©rateurs
Ã©conomiques et conserver les preuves Â», explique
Christophe Dubois, qui estime que lâ€™on a poussÃ© le bouchon
un peu loin. Â« Dans ce cadre, la mutualisation
de la commande publique est une
piste de solution intÃ©ressante. Â» Par
ailleurs, Ã  partir de janvier 2020,
la dÃ©matÃ©rialisation totale des
marchÃ©s publics va obliger les
opÃ©rateurs Ã©conomiques (dont
les PME) Ã  dÃ©poser leur offre par
voie Ã©lectronique. Â« Cela implique
que ces personnes soient outillÃ©es
et compÃ©tentes, et augmente le risque
que des offres soient Ã©cartÃ©es de la
sÃ©lection Ã  cause dâ€™une Ã©ventuelle
erreur informatique. Â»
Christophe Dubois
Pour Christophe Dubois, cette nouvelle loi inclut une
sÃ©rie de mesures pour faciliter lâ€™accÃ¨s de marchÃ©s aux
PME, mais qui font courir plus de risques aux pouvoirs
adjudicateurs. Citons, par exemple, le fait que le pouvoir
adjudicateur doive rÃ©flÃ©chir Ã  lâ€™allotissement du marchÃ©.
Â« Sâ€™il ne le fait pas et que quelquâ€™un sâ€™en plaint, il court
un risque. Â» Autre exemple, lâ€™examen de la rÃ©gularitÃ© des
Â© Getty
D.R.
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doit vÃ©rifier la conformitÃ© des prix.
Â« Fondamentalement, ce nâ€™est pas son
rÃ´le et cela lui rend la vie trÃ¨s difficile,
voire impossible, tout en augmentant
le risque de recours. Â»
Une matiÃ¨re de plus en plus
complexe
Du cÃ´tÃ© des soumissionnaires, il y a
Ã©galement des mÃ©contentements.
Â« Eux aussi ont dÃ» sâ€™adapter Ã  la
nouvelle loi, mais contrairement
aux pouvoirs adjudicateurs, ils ont
rarement pu suivre des formations en
la matiÃ¨re. MÃªme si des offres existent,
il faut avoir le temps et les moyens. Â»
Les petits marchÃ©s sont une mine
dâ€™or pour les PME, mais la procÃ©dure
sâ€™est tellement complexifiÃ©e quâ€™il
y a une sorte de dÃ©couragement.
Notre expert invite donc les petites
entreprises Ã  travailler dans une
optique aussi locale que possible et
Ã  se faire connaÃ®tre auprÃ¨s de leurs
pouvoirs adjudicateurs locaux, qui
ont beaucoup de marchÃ©s Ã  attribuer
avec des mesures de passation plus
souples.
Et Christophe Dubois de conclure :
Â« Assez paradoxalement, les
avancÃ©es de la nouvelle loi ne profitent
pas directement aux marchÃ©s publics.
Certaines mesures sont bien sÃ»r
positives, mais elles nâ€™impactent
pas les procÃ©dures de passation
en tant que telles. Aujourdâ€™hui,
tant les pouvoirs adjudicateurs que
les soumissionnaires manquent
clairement de compÃ©tences pour
pouvoir rÃ©pondre Ã  ces nouvelles
exigences. La matiÃ¨re sâ€™est tellement
complexifiÃ©e au fil des ans quâ€™il
nâ€™est pas Ã©vident, pour les acteurs
de la commande publique, de
maÃ®triser la lÃ©gislation et de suivre la
jurisprudence y relative. Â» â—�
GaÃ«lle Hoogsteyn
En route vers la facturation Ã©lectronique
Suite Ã  la transposition dâ€™une directive europÃ©enne, depuis
avril 2019, toutes nos administrations doivent accepter
lâ€™e-facturation dans le cadre de leurs marchÃ©s publics.
Les explications de Brahim Ammar Khodja, chargÃ© de
projet chez Easybrussels, lâ€™Agence bruxelloise pour la
simplification administrative.
Quâ€™est-ce quâ€™une facture Ã©lectronique ? Il sâ€™agit
de toute facture Ã©mise, transmise et reÃ§ue sous
une forme Ã©lectronique structurÃ©e (format XML) qui
permet son traitement automatique et Ã©lectronique.
ConcrÃ¨tement, ce type de facture passe directement
du logiciel comptable du fournisseur vers celui de son
client, sans intervention humaine. Les factures scannÃ©es
ou sous format PDF envoyÃ©es par e-mail ne sont donc pas considÃ©rÃ©es
comme des factures Ã©lectroniques selon cette dÃ©finition.
Brahim
Ammar Khodja
(Easybrussels)
Quels sont les avantages de lâ€™e-facturation pour les entreprises ?
PremiÃ¨rement, câ€™est une simplification administrative : ce mode de
facturation Ã©limine des tÃ¢ches manuelles en plus de lâ€™encodage de crÃ©ation
de la facture. Cela permet donc de rÃ©aliser des Ã©conomies, tant Ã  lâ€™envoi
quâ€™Ã  la rÃ©ception. Lâ€™Agence fÃ©dÃ©rale pour la simplification administrative
a calculÃ© quâ€™un passage Ã  100 % de factures Ã©lectroniques reprÃ©senterait
une Ã©conomie annuelle de plus de 3 milliards dâ€™euros en Belgique.
Lâ€™automatisation permet aussi une rÃ©duction du dÃ©lai de paiement,
particuliÃ¨rement apprÃ©ciable pour les indÃ©pendants et les petites entreprises
qui ne peuvent pas se permettre dâ€™attendre trop longtemps avant de se faire
payer. Enfin, lâ€™e-facturation rÃ©duit lâ€™impact nÃ©gatif sur lâ€™environnement par
rapport Ã  la facture sous format papier ou envoyÃ©e par e-mail.
Est-ce que les entreprises sont obligÃ©es dâ€™envoyer des factures
Ã©lectroniques aux administrations ? Il nâ€™existe pas encore dâ€™obligation
gÃ©nÃ©rale en Belgique, mais certaines administrations lâ€™imposent dÃ©jÃ  Ã 
leurs fournisseurs, notamment en Flandre. En RÃ©gion bruxelloise, il y a
aussi une volontÃ© dâ€™aller de lâ€™avant dÃ¨s 2020, tout en mettant en place un
accompagnement pour les indÃ©pendants et les petites entreprises.
Comment les indÃ©pendants et les PME qui ne disposent dâ€™aucun
outil informatique peuvent-ils envoyer des factures Ã©lectroniques ?
Il existe aujourdâ€™hui des dizaines de solutions pour la gestion comptable
qui incluent la possibilitÃ© dâ€™envoi de factures Ã©lectroniques conformes Ã 
la rÃ©glementation. Il est recommandÃ© aux entreprises non Ã©quipÃ©es de se
renseigner auprÃ¨s de leur fournisseur actuel ou sur internet.
Quelles recommandations adressez-vous aux PME bruxelloises
pour la facturation Ã©lectronique ? Le passage Ã  la facturation
Ã©lectronique est une vÃ©ritable opportunitÃ© de modernisation et dâ€™Ã©conomie.
Je les invite donc Ã  se renseigner dÃ¨s aujourdâ€™hui et choisir la solution la plus
adaptÃ©e Ã  leur situation.
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 45
D.R.
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Space Laser Games :
Ã©vÃ©nements
ludiques et fun
JÃ©rÃ´me Desombre propose Ã  Etterbeek un espace
polyvalent ouvert tant aux particuliers quâ€™aux
entreprises pour leurs Ã©vÃ©nements, qui vient de
sâ€™enrichir dâ€™une nouvelle attraction : Space Team Games.
JÃ©rÃ´me Desombre en action
A
prÃ¨s une carriÃ¨re dans le monde de la finance, JÃ©rÃ´me
Desombre a totalement changÃ© dâ€™activitÃ© il y a
maintenant deux ans et demi, en ouvrant Ã  Etterbeek
le Space Laser Games.
Câ€™est Ã  Paris, auprÃ¨s de connaissances, quâ€™il dÃ©couvre cette
activitÃ© et quâ€™il dÃ©cide de tenter lâ€™aventure Ã  Bruxelles, oÃ¹ il
est installÃ© depuis quelques annÃ©es. Depuis son lancement
au printemps 2017, Space Laser Games rencontre un succÃ¨s
sans cesse croissant, tant auprÃ¨s des particuliers que des
entreprises. Les premiers Ã©tant surtout prÃ©sents les weekends
et les secondes durant la semaine. Â« Avec un espace
polyvalent de quelque 750 mÂ² dont 500 de labyrinthe, nous
proposons le plus grand laser game de Bruxelles Â», confie-til.
Â« Lâ€™espace est privatisable et peut Ãªtre utilisÃ© pour un team
building, avec une salle de rÃ©union disponible tant pour le travail
que la restauration. Â»
Attraction phare, le laser game est selon JÃ©rÃ´me Desombre
Â« 150 % fun Â» : Â« Câ€™est une activitÃ© qui permet de dÃ©stresser
et qui procure du plaisir. On est dÃ©connectÃ© et on sâ€™Ã©clate
le temps dâ€™une partie. Les participants choisissent un nom
de super-hÃ©ros de lâ€™espace et sont ensuite plongÃ©s dans la
pÃ©nombre du labyrinthe et dans une ambiance dÃ©lirante avec
des fumigÃ¨nes, de la musique, etc. On constate que sâ€™il y a
parfois des personnes, lors de team buildings notamment, qui
ne sont pas intÃ©ressÃ©es au dÃ©but, elles mordent trÃ¨s vite au
jeu. Et puis, comme jâ€™aime souvent le dire : le laser game est
la seule activitÃ© qui vous permettra de tirer sur votre chef(fe),
sans lui faire de mal et surtout sans vous risquer de vous faire
virer ! Câ€™est une activitÃ© trÃ¨s prisÃ©e par les entreprises, qui est
par ailleurs trÃ¨s ludique et favorise les discussions entre les
gens quand ils dÃ©couvrent leurs rÃ©sultats et comparent leurs
feuilles de score Â».
Dans ce registre, Space Laser Games vient de lancer une toute
nouvelle activitÃ© dans un espace insolite, baptisÃ©e Space Team
Games. Â« Câ€™est une sorte de mini escape game ou Fort Boyard,
sans animaux ni sorcier Â», dÃ©taille JÃ©rÃ´me Desombre. Â« On
peut avoir jusquâ€™Ã  11 Ã©quipes de 2 Ã  6 personnes, qui doivent
rÃ©ussir une sÃ©rie de 11 Ã©preuves interactives, chronomÃ©trÃ©es,
combinant sport, observation, action et adresse. Ce sont des
jeux rÃ©els, dynamiques, non-violents, collaboratifs et inclusifs, oÃ¹
chacun peut apporter sa compÃ©tence et contribuer Ã  la rÃ©ussite
du groupe. Cette nouvelle activitÃ© convient parfaitement pour
un team building car elle permet dâ€™amÃ©liorer la communication
et la cohÃ©sion entre les membres dâ€™un groupe. Câ€™est vraiment
un travail dâ€™Ã©quipe qui est demandÃ©, avec des talents diffÃ©rents
et complÃ©mentaires. Â»
Avec cette nouvelle activitÃ©, le lieu devient Space Fun Games,
regroupant Space Laser Games et Space Team Games. Un
espace multi-activitÃ©s pour organiser des Ã©vÃ©nements pour
entreprises mais aussi pour des particuliers, par exemple lors
d'anniversaires. Devant lâ€™intÃ©rÃªt et le succÃ¨s croissant que
rencontre son espace, JÃ©rÃ´me Desombre songe Ã  dÃ©cliner le
concept ailleurs dans Bruxelles et plus tard dans dâ€™autres villes.
Surtout pour le Space Team Games, qui est tout nouveau sur
le marchÃ©. â—�
Info : www.space-laser-game.com
Guy Van den Noortgate
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Bruxelles !
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46 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
D.R.
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Lâ€™actualitÃ© Beci en photo
Former deux millions de Bruxellois et
de navetteurs Ã  la mobilitÃ© de demain :
câ€™est lâ€™objectif du Brussels Mobility
Store, inaugurÃ© par Beci et AG Real
Estate dans la galerie Anspach, au
centre-ville. MultimodalitÃ©, durabilitÃ©
et mobilitÃ© intelligente sont au cÅ“ur
de ce nouvel espace de
1.000 mÂ², qui prÃ©sente
des solutions de
mobilitÃ© urbaine et offre
aussi une piste dâ€™essai.
Â© Reporters
Comment aider les femmes Ã  financer
leur activitÃ© entrepreneuriale Ã 
Bruxelles ? Ã€ quels freins sont-elles
confrontÃ©es ? Quelles sont leurs
opportunitÃ©s ? Tel Ã©tait lâ€™objet dâ€™un
sÃ©minaire â€˜Women & Investment:
Key to Successâ€™ organisÃ© par Beci
et le rÃ©seau Womenpreneur.
D.R.
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 47
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Le Bruxelles des entrepreneurs
Dans les pas de
Marguerite de Crayencour
AprÃ¨s des Ã©tudes de droit et une annÃ©e au Barreau de Bruxelles,
Marguerite de Crayencour prend conscience quâ€™elle nâ€™est pas lÃ  oÃ¹ elle
devrait Ãªtre. Un court sÃ©jour entre amis Ã  la ferme biologique du Bec
Hellouin la dÃ©cide Ã  tout arrÃªter et Ã  se former pendant prÃ¨s de trois ans
en agriculture biologique et plantes aromatiques. Aujourdâ€™hui, elle est
Ã  la tÃªte du Jardin des Sens, oÃ¹ elle cultive plus dâ€™une cinquantaine de
variÃ©tÃ©s de fleurs comestibles.
Marguerite travaille et collabore avec plusieurs restaurants
bruxellois, lâ€™occasion pour nous de lâ€™interroger sur ses
bonnes adresses culinairesâ€¦
Le resto pour voyager : Mumtaz. Franchissez la porte
de ce restaurant ixellois (en photo) et, en un clin dâ€™Å“il,
lâ€™Inde et ses saveurs sâ€™invitent Ã  votre table ! Le poulet
tikka massala est la spÃ©cialitÃ© de la maison. Pour les
vÃ©gÃ©tariens, je conseille le dhal de lentilles avec le riz
royal, une tuerie ! Service rapide et bon rapport qualitÃ©/
prix.
propose, sur la table, les plats dans la poÃªle. La carbonara
aux asperges et la pasta al ragÃ¹ font partis des classiques
de la maison. La cuisine est juste et savoureuse. Plaisir
garanti !
La meilleure ambassadrice : ChloÃ© Roose ! En sept
ans, elle a su sâ€™imposer comme la rÃ©fÃ©rence food Ã 
Bruxelles. Son blog, Brussels Kitchen, rÃ©pertorie les
meilleures adresses oÃ¹ manger Ã  Bruxelles. Elle vient tout
juste de publier son deuxiÃ¨me guide papier, Ã  retrouver
aux Ã©ditions Racine.
La boutique branchÃ©e : Kure (ci-dessous), un concept
store bruxellois parfait pour admirer les vÃªtements haut
de gamme de diffÃ©rentes marques internationales, en
stock limitÃ©. Difficile de ne pas craquer pour une piÃ¨ceâ€¦
â—�
Elisa Brevet
Le resto des copains : Old Boy, sans hÃ©siter ! Pour
moi, câ€™est lâ€™une des meilleures adresses de Bruxelles ! Si
vous aimez dÃ©couvrir de nouvelles saveurs, cette cantine
asiatique devrait vous plaire. Le chef a dÃ©cidÃ© de miser
sur une cuisine aux influences variÃ©es, et notamment
chinoises, Ã  travers une carte courte et efficace.
La cantine idÃ©ale : lâ€™italien Nuovo Rosso, oÃ¹ lâ€™on vous
48 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
D.R.
D.R.
D.R.
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Petites histoires de grands entrepreneurs
Lâ€™incroyable histoire de
Daniel Ek : de la SuÃ¨de
ouvriÃ¨re Ã  Spotify
Daniel Ek, le puissant et secret patron suÃ©dois de Spotify, vit aujourdâ€™hui son â€˜American dreamâ€™. EntrÃ© en bourse Ã 
Wall Street, il est considÃ©rÃ© par le magazine Billboard comme Â« lâ€™homme le plus puissant de la musique Â» et gagne
des milliards de dollars. ItinÃ©raire en quatre temps.
Sa premiÃ¨re entreprise Ã  14 ans : Ã€ 13 ans, Daniel
Ek commence Ã  crÃ©er ses premiers sites internet. Sa
rÃ©putation grandit aux quatre coins du pays et les
demandes affluent. Ã€ 14 ans, il crÃ©e sa premiÃ¨re entreprise
et gagne jusquâ€™Ã  15 000 â‚¬ par mois. Sa technique ? Casser
les prix du marchÃ© en proposant des sites Ã  5000 â‚¬, trois
fois moins chers que la plupart de ses concurrents. Ek a
pour habitude de dire que sa passion pour lâ€™informatique
et la musique sont nÃ©es lorsquâ€™il nâ€™avait que cinq ans :
quand son pÃ¨re lui a offert une guitare et son tout premier
ordinateur.
Sa folie des grandeurs : Ã€ 23 ans, Tradedoubler,
une agence de pub sur internet, fait appel Ã  lui pour
dÃ©velopper un programme de gestion de ses clients en
ligne. Il vend son CRM pour 2 millions de dollars. Avec
lâ€™argent, il se paie un bel appartement Ã  Stockholm et une
Ferrari Modena rouge cerise. Jet set et folie des grandeurs
finissent par avoir raison de lui. Ã€ 24 ans, Ek est
en pleine dÃ©pression, il vend tout et sâ€™installe
dans une cabane au cÅ“ur de la forÃªt. Il passe
plusieurs mois seul, Ã  sâ€™interroger sur son
avenir et Ã  jouer de la guitare.
Pourquoi les
spaghetti bolognese
nâ€™existent pas ? Un
livre idÃ©al pour secouer nos neurones
et nos croyances sur la cuisine en
prÃ¨s de 700 pourquoi et explications.
Chacune des rÃ©ponses repose sur les
Ã©tudes et expÃ©riences scientifiques les
plus rÃ©centes, ponctuÃ©es dâ€™une bonne
dose dâ€™humour ! Marabout
Sa rencontre avec Martin Lorentzon : De passage
Ã  Stockholm, Daniel Ek retrouve Martin Lorentzon, le
patron de Tradedoubler. PassionnÃ©s de musique et de
nouvelles technologies, les deux hommes ont la brillante
idÃ©e dâ€™une plateforme proposant de la musique en ligne,
Ã  la demande et en accÃ¨s illimitÃ©. AprÃ¨s plusieurs mois
de rÃ©flexion, ils sâ€™associent : Lorentzon vend sa sociÃ©tÃ© et
Daniel Ek investit jusquâ€™au dernier denier : Spotify est nÃ©.
Ses menaces de quitter la SuÃ¨de : Fin 2016, le patron
de Spotify signe une lettre ouverte sur le site de Medium.
Pour lui, le pays manque cruellement de logements et
les prix sont beaucoup trop Ã©levÃ©s pour attirer de jeunes
ingÃ©nieurs. Il ajoute quâ€™en interdisant les stock options, le
systÃ¨me fiscal suÃ©dois est trop contraignant. Le patron
de Spotify appelle son pays Ã  des rÃ©formes libÃ©rales sous
peine quâ€™Ã  terme, son entreprise se dÃ©veloppe bien plus Ã 
lâ€™Ã©tranger. Ek nous offre lÃ  une vision bien diffÃ©rente dâ€™un
modÃ¨le scandinave souvent plÃ©biscitÃ©. Affaire Ã  suivre. â—�
Elisa Brevet
Glou Guide 2 : Une petite bible
du vin naturel qui ne vous quittera
plus. Plus de 150 chroniques au ton
dÃ©calÃ© et 300 vignerons Â« nature Â»
rÃ©fÃ©rencÃ©s dans
toute la France.
Le concept ?
150 bouteilles Ã 
15 â‚¬ maximum !
Cambourakis
Juan Arbelaez
â€“ CuisinezPartagez
: Ã€ 31 ans,
lâ€™ancien de Â« Top Chef Â»
Juan Arbelaez vient de
sortir son premier livre : une cuisine
de tous les jours, des inspirations
culinaires venues des quatre coins du
monde. IdÃ©al pour rÃ©volutionner son
repas de NoÃ«lâ€¦ Marabout
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 49
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÃ‰SENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Abdillahi Fathia pp, avenue du
Capricorne 222 - 1200 Bruxelles Del. :
Abdillahi Fathia
ADS Consult, Rue du Lac 37 - 1000
Bruxelles Code Nace : 69201 -
ActivitÃ©s des experts-comptables et
des conseils fiscaux Del. : De Staercke
Marie Laure
Apydel SPRL, Rue de la ChÃªnaie
6 bte A - 7000 Mons Code Nace :
46769 - Commerce de gros d'autres
produits intermÃ©diaires n.c.a. Del. :
Delvaux Yves
Argel International SPRL, Rue du
TrÃ´ne 177 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 01610 - ActivitÃ©s de soutien
aux cultures, 43999 - Autres activitÃ©s
de construction spÃ©cialisÃ©es, 46442
- Commerce de gros de produits
d'entretien, 46610 - Commerce de
gros de matÃ©riel agricole, 46739 -
Commerce de gros d'autres matÃ©riaux
de construction Del. : Luzolo Arnaud
Ben&Art Construct SPRL, Rue SaintDenis
136/7 - 1190 Bruxelles Code
Nace : 43320 - Schrijnwerk - Travaux
de menuiserie Del. : Challe FranÃ§ois
CE+T - Constructions Electriques
+ Telecommunications S.A., Rue
du Charbonnage 12 - 4020 Wandre
Code Nace : 27110 - Fabrication
de moteurs, de gÃ©nÃ©ratrices et de
transformateurs Ã©lectriques Del. :
Afsarian VahÃ©
ControlCase LLC, Lee Jackson
Memorial Highway Suite 520, 12015 -
22030 Fairfax, Virginia Del. : Holsters
Karolien
d'Otreppe de Bouvette Thierry
(Balance Event Design) pp, 49 rue de
toulouse - 1040 Bruxelels Code Nace :
77392 - Location et location-bail de
tentes, 82300 - Organisation de
50 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
salons professionnels et de congrÃ¨s,
90022 - Conception et rÃ©alisation de
dÃ©cors Del. : d'Otreppe de Bouvette
Thierry
Dijana Zoric PPE, Avenue de la
Renaissance - 1000 Bruxelles Del.
Zoric Dijana
Earth Avocats Brussels SCRL,
Avenue Louise 140 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 69101 - ActivitÃ©s des
avocats Del. : Viseur FranÃ§ois
Engineering-ConstructionConsulting
WorldWide SPRL, avenue
Daniel Boon 60 - 1160 Bruxelles Code
Nace : 41201 - Construction gÃ©nÃ©rale
de bÃ¢timents rÃ©sidentiels, 43211 -
Travaux d'installation Ã©lectrotechnique
de bÃ¢timent, 71121 - ActivitÃ©s
d'ingÃ©nierie et de conseils techniques,
sauf activitÃ©s des gÃ©omÃ¨tres Del. :
Banu Gabriela
HR Intelligence SPRL, avenue Paul
De Merten 52 - 1090 Bruxelles Code
Nace : 78100 - ActivitÃ©s des agences
de placement de main-d'oeuvre Del. :
Esgain Anne
IMB-Professionals CSC, Rue de la
Science 14 / B - 1000 Bruxelles Code
Nace : 62020 - Conseil informatique,
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion, 73110 -
ActivitÃ©s des agences de publicitÃ©
Del. : Mukenge Emmanuel
Kostiuk Inna PPE, avenue des Villas
75 - 1190 Bruxelles Del. : Kostiuk Inna
La Passante SPRL, rue de Cotibeau
44 - 5100 Namur Code Nace : 47721
- Commerce de dÃ©tail de chaussures
en magasin spÃ©cialisÃ© Del. : Goethals
Nathalie
Le Monde AprÃ¨s BE SA, Place
Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion
Del. : Giannini Maxime
Lease Plan Fleetmanagement NV,
Excelsiorlaan 8 - 1930 Zaventem
Code Nace : 64910 - CrÃ©dit-bail,
77110 - Location et location-bail
d'automobiles et d'autres vÃ©hicules
automobiles lÃ©gers (< 3,5 tonnes)
Del. : Portier Johan
Mabel SPRL, Place du Champ de
Mars 5 - 1050 Bruxelles Code Nace :
53200 - Autres activitÃ©s de poste et
de courrier Del. : Oturan Iris
Manymore SPRL, avenue de
Broqueville 12 bte Nestwork - 1150
Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de
gestion Del. : Stichelmans Patrick
Prosonix SPRL, Rue DieudonnÃ©
LefÃ¨vre 2 - 1020 Bruxelles Code
Nace : 46190 - IntermÃ©diaires du
commerce en produits divers, 70220
- Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion, 85592 - Formation
professionnelle Del. : Dhen Serge
Quentin Gailly - GG Smile pp, Rue
N. Anrys 5 - 6280 Gerpinnes Del. :
Gailly Quentin
Space Refinery BVBA, Da Vincilaan 1
- 1930 Zaventem Code Nace : 41201
- Construction gÃ©nÃ©rale de bÃ¢timents
rÃ©sidentiels Del. : Sterken Roel
for people SCS, Rue
DodonÃ©e77 bte A - 1180 Bruxelles
Del. : Dorsimont Fred
Tools
YoungThinkers ASBL, avenue des
Taillis 17 - 1170 Bruxelles Code
Nace : 94999 - Autres associations
n.c.a. Del. : Poullet Eleonore
×‰	Ú 7cassandra://mO1N7KhHFr4cLzodKR4izPkFlMgMjRl2GWXWSPakXgMÍ"tÍ`�ÌÊÍ �×]×¼<ä°V]ûg–³×‰EÚ	 Community
MÃ‰DIATION JURIDIQUE
Jusquâ€™au 04.02.2020
Praktijkworkshops met case studies
over bemiddelen en collaboratief
onderhandelen**
> bMediation +32 2 643 78 47
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FISCALITÃ‰ & FINANCES
11.12
LÃ‰GISLATION SOCIALE
VENTE, MARKETING &
COMMUNICATION
Jusquâ€™au 19.12
Social selling coaching : 4 semaines
pour obtenir des leads qualifiÃ©s via
LinkedIn
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Apprenez Ã  rÃ©seauter et franchissez
la barriÃ¨re de la communication
17.12
Social selling : lâ€™efficacitÃ© de la
prospection
âžœ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 â€“ cco@beci.be
FORMATIONS SUR MESURE
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vos compÃ©tences, accroÃ®tre la
performance de vos collaborateurs,
renforcer lâ€™esprit dâ€™Ã©quipe de votre
entreprise ? Nos formations peuvent
se dÃ©cliner dans votre entreprise.
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que vous cherchez ? Contacteznous
! Notre programme de
formations est Ã©tabli en fonction
des demandes que vous nous
formulez.
âžœ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 â€“ cco@beci.be
24.01.2020
Les vendredis de lâ€™actualitÃ© sociale
06.02.2020
HR-vinger aan de pols: update
sociaal recht**
21.02.2020
ActualitÃ©s Â« compensation &
benefits Â»
05.03.2020
ActualitÃ©s de droit social dans la
fonction publique
17.03.2020
Remboursement de frais Ã  vos
travailleurs
28.05.2020
Missions et fonctionnement des
organes sociaux
04.06.2020
ActualitÃ©s de droit social dans la
fonction publique
05.06.2020
Les vendredis de lâ€™actualitÃ© sociale
12.06.2020
ActualitÃ©s Â« compensation &
benefits Â»
18.06.2020
HR-vinger aan de pols: update
sociaal recht**
24.09.2020
Temps et facilitÃ©s accordÃ©s aux
reprÃ©sentants syndicaux : la
contradiction surmontÃ©e ?
âžœ FrÃ©dÃ©ric Simon
+32 2 643 78 17 â€“ fs@beci.be
DÃ©jeuner-confÃ©rence : Aides dâ€™Ã‰tat,
piÃ¨ges et opportunitÃ©s
âžœ Erick Thiry +32 2 643 78 36
eth@beci.be
ENVIRONNEMENT, URBANISME,
MOBILITÃ‰
10.12
Green afterwork â€“ mobilitÃ©
alternative durable
âžœ events@beci.be
STARTERS & RESTARTERS
10.12
Comment passer de lâ€™Ã©chec au
succÃ¨s ?
10.12
Workshop : Oser lâ€™authenticitÃ© pour
un succÃ¨s durable
12.12
ApÃ©ro Starters et reStarters : venez
pitcher votre projet
16, 23 et 30.12
Lunch Starter
19.12
ApÃ©ro Starters et reStarters :
entreprendre, câ€™est bon pour la
santÃ© !
âžœ Emmanuelle Einhorn
starters@beci.be
Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019 â�™ 51
×‰	Ú 7cassandra://t7TsMurzzLJLzQEzzaR_EsJ37jfS3e3ZWTVaYWcDVk8Í ÐÍ`�ÌÊÍ �×]×¼<ä°V]ûg–´�×]×¼<ä°V]ûg–³�Í‘ÍÌ×‘C’×˜š�   �ÍÉÍÌ�u×‰œ”×‰	Ú 7cassandra://KSdKe7lDfKmMZ0mDwtoOA1s1vbwucDWWh1ST7e9Zm_kÎ “3Í` �ÍÍž×‰	Ú 7cassandra://f4PatjaWvAWfHd0kHkxYhCKZTvFa4hx0F5cl1s6m9FoÍf„Í`�ÍzÍß×‰	Ú 7cassandra://LvEw1ogkgZO9bxKQryMEkFRsCRFZKnd5LHSM4wSSF7gÍ8Í`�ÌÊÍ ×‰	Ú 7cassandra://8oyYSCJo6oxgEqm_JI_CxsY_zihwxXcrht4sqhKrER8Í�V$Í �ÍyÍñ�×]×¼Lä°V]ûg—P×˜š� ÍÉ �ÍÉÍÌ�u×‰œ”×‰	Ú 7cassandra://M51QmrSRUqbsMvLKtDbSbNaxTzQwQG8wxp5D6j3kTp8Î øøÍ`�ÍÍž×‰	Ú 7cassandra://3982CmLNTg6trjOkxSDrBHo8qteGlmJj8v_trAVNHDoÍYòÍ`�ÍzÍß×‰	Ú 7cassandra://p8pK5SMs5-LPu6g6wKx3RQNR8ZserakAQrzuifIr4XgÍ!ÌÍ`�ÌÊÍ ×‰	Ú 7cassandra://KzmpeOHzAhEghZ7wZA1VWZ7NBsynAFtEkjLdPdkLhmsÎ d¤ÍæÍ �ÍyÍñ�×]×¼Mä°V]ûg—Q‘× ��×]×¼Mä°V]ûg—Y� Í·Í	�Ì’�9×�H»mailto:transmission@beci.be×�×�Ðˆ×‰EÚ
!Community
âžœ Beci Events +32 2 643 78 13 â€“
events@beci.be
12.12
Quoi de neuf avec les Incoterms
2020 ?
âžœ Beciâ€™s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
10.12
Discovery Meeting
11 & 18.12
Beci Welcome Breakfast
12, 17 & 19.12
Beci Welcome Lunch
Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be
**En nÃ©erlandais uniquement
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÃ‰ES DANS CE NUMÃ‰RO
Abattoir
40
Actiris
AG Real Estate
Airbus
4-5 ; 7-11 ; 12-13 ; 47
17
Akros Solution
Amazon
Axel Beelen
BDO
BeCode
Betuned
Boeing
Boerenbond
Brightfish
CBR
Cercle des Voyageurs, Le
Chambre de Commerce
dâ€™Autriche
Claeys & Engels
CNCD
CO2logic
CoderDojo
CommunautÃ© Portuaire
de Bruxelles
7-11
7-11
Association Renouveau Quartier
Grand-Place
14
4-5
7-11
18-19 ; 24-25
7-11
17
7-11
7-11
Brussels Airport Company 12-13
Bruxelles Formation
7-11
7-11
7-11
40
32
20-23
12-13
24-25
7-11
ConfÃ©dÃ©ration Construction 12-13
Consortium de validation
des compÃ©tences
Daoust
Easybrussels
Ã‰cole 19
Edenred
Engie
Enterprise Europe Network
Ephec
Equal Partners
7-11 ; 15 ; 39
44-45
7-11
12-13
12-13
16
20-23
44-45
52 â�™ Bruxelles MÃ©tropole - dÃ©cembre 2019
29
7-11 ; 20-23
Europcar Mobility Group
Eventattitude
Exellys
FEB
Febev
12-13
6
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4-5
17
FÃ©dÃ©ration belge
des Chambres de Commerce 7-11
FedeWeb
Fednot
Fevia
Filigranes
Fnac
Gallup
Gestion Loc.
Girleek
G.M. Electronics
Greenbizz
Growing Attitude
Guardian of the Arches, The
Hays
Hub.brussels
IBSA
ING
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IWEPS
Jardin des Sens
Jeasy
KBC
Koudetat
Kure
LeasePlan
LN24
Lucy
Marque Belge
Media Marketing
Menu Next Door
Micropole
MolenGeek
20-23
24-25
17
7-11
7-11
36
4-5
7-11
12-13
40
34-35
40
37-38
17
7-11
12-13 ; 42-43
12-13
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48
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18-19
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12-13
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Mumtaz
Nuovo Rosso
Old Boy
OMC
Panora.me
Pasha-Parking
Pinwheels
Schindler
SD Worx
Sibelga
Simont Braun
SNCB
Sodexo
Solvay
Solvay Brussels
School of Economics
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formations et bÃ©nÃ©ficiez des
subsides Ã  la formation
RÃ©gion Bruxelloise:
50% de subsides:
(investissement min. = 1.000 â‚¬)
48
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6
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Sophie Maquet & Stijn Joye 42-43
Space Laser Games
Spotify
Statistiek Vlaanderen
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Total
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VUB
WeMedia
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Worldline Belgique
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18-19 ; 24-25
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Urban Manufacturing Alliance 40
Veolia
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7-11
47
14
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en transmission
Fiduciaire
(cession de parts)
CA : < 0,5 Mo â‚¬
1 Ã  10 employÃ©s
Marketing, Ã©tudes
de marchÃ©, mystery
shopping
CA : < 1 Mo â‚¬
10 Ã  20 employÃ©s
Le Hub Transmission de BECI,
premiÃ¨re organisation de la
RÃ©gion Bruxelles Capitale
en cession/acquisition
dâ€™entreprises, publie ses
nouvelles offres.
> entreprises Ã  remettre / cessions de parts
CrÃ©ation, impression de
livres pour enfants
CA : 2 Ã  3 Mo â‚¬
1 Ã  10 employÃ©s
> Pour nos repreneurs-investisseurs,
le Hub Transmission recherche
> Une entreprise active dans la manutention,
le faÃ§onnage, lâ€™emballage, lâ€™assemblage
Bruxelles
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> Une sociÃ©tÃ© de fabrication, production
Bruxelles, Wallonie, Flandre
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Salima Serouane + 32 2 643 78 49 â€¢ transmission@beci.be
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