׉?ׁB! !בCט  ́u׉׉	 7cassandra://eZv4Dr_UmqAmP-6hNt5brw_U0k2cPTb2_Bo6Ii0OZP0 r`׉	 7cassandra://CPP4xr7W2yWov8iYuZ1K35Du6P4XkVv6EYC29SBhw1kh(`z׉	 7cassandra://4B1prCjjewehRxsUXvfJ3_ZNskeW5aDTvMo-NXuUpxQ%` ׉	 7cassandra://Ig1ybt1RpiK0MAw8pkT57IUcSW382WI8w-GL8rNht7E *$͠y\8)t>i׈E\8)t>'׉EtChambre de Commerce
& Union des Entreprises
de Bruxelles
LE MAGAZINE DES ENTREPR I SES BRUXELLOI SES
CA, BÉNÉFICES, CROISSANCE…
les Tops des
entreprises bruxelloises
N°41 / JANVIER 2019
SÉDUIRE
pour mieux
RECRUTER
LA NUMÉRISATION,
un passage obligé
Faut-il
RESTER À
BRUXELLES ?
GET READY
for TOMORROW
Rédacteur
en chef invité:
EMMANUEL
GOEDSEELS
ISSN 2406-3738
׉	 7cassandra://4B1prCjjewehRxsUXvfJ3_ZNskeW5aDTvMo-NXuUpxQ%` \8)t>(\8)t>'בCט   ́u׉׉	 7cassandra://7_Jhgqi29chyMqWym8UrnCjMnnhMu5ra_r3L26Oy82Y Fh`׉	 7cassandra://CYqLJCDUBhZZm4DTpe2v5LLVgv20rtZ0JuxnnPmeY6QW`z׉	 7cassandra://FlgYHJvXRW-KBU59UW_6HzLewfed-b4MU5s3gXsnFr4` ׉	 7cassandra://devgsU0fLiOTYHnw8pyvmiOvDyl4a4V85RBK8BQ5tSA /d4͠y\8)t>kט  ́u׉׉	 7cassandra://Gj-_U37ler4Els_a0hTjlLO4pc7VH0T4n3DbPjJlpew 
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Bruxelles Métropole,
un magazine augmenté
Chers lecteurs,
Votre magazine change. En 2019, il change de look : nouveau
plus maniable ; nouveau papier, à caractère naturel ; nouvelle
Voilà pour l’aspect le plus évident, le plus immédiat, qui vous
Mais votre magazine change aussi d’approche : il s’ouvre dav
extérieures. Dès ce numéro, nous avons proposé à un « rédac
prendre les rênes et d’élaborer avec nous le dossier du mois
renouveler les points de vue, bref, enrichir nos lecteurs. Emmanuel
Corporate Affairs) a été le premier à se prêter au jeu : il a pris
rédaction, proposé des sujets et des interlocuteurs, défini les
listes. Il s’est investi avec un bel enthousiasme, jusqu’à rédiger
tion du dossier « Get Ready for Tomorrow », lequel aurait
sa contribution. Au fil des prochains mois, nous proposerons
d’autres personnalités.
Votre magazine change (un peu) de contenu, avec de nouv
briques. Beci, qui s’est dotée d’un studio audiovisuel, lance
miers podcasts. Des interviews d’entrepreneurs, dont vous
lire les extraits dans nos pages, et que vous pourrez écouter
gralité sur notre site web – de même que nous publions des e
de nos lettres électroniques et de l’activité sur nos réseaux
ciaux. Une démarche « cross-médias », qui rapproche le papier
du numérique.
Vous trouverez aussi, en fin de magazine, deux autres
rubriques, plus ludiques : l’une vous fera découvrir
Bruxelles dans les pas des entrepreneurs ; l’autre vous
révélera les petites histoires qui font les grandes entreprises.
Bref,
votre magazine bouge. Il se renouvelle,
s’embellit, s’enrichit de nouvelles collaborations, de
nouveaux contenus, et trouve une nouvelle place parmi
les médias de Beci : celle d’un « magazine augmenté »,
résolument entré dans l’ère numérique. À l’image d’une
chambre de commerce qui évolue.
Nous espérons que cette évolution vous plaira et nous vous souhaitons
trouver plaisir à sa lecture. Tout comme nous vous souhaitons
de janvier, bonne année et plein succès !
Marc Decorte, Présiden
׉	 7cassandra://NjyS8JeBLduBypZYdr1hXMxQXyyoAs3KHBJxkPuDoqw` \8)t>*\8)t>)בCט   ́u׉׉	 7cassandra://VlrT8UtkSq_u6mDllrmlbXa_Gq0FCnD0h_TctNN8s-U m`׉	 7cassandra://lganxN2QaoTtUfS7E6-wIRXyfvFXH8fv4rxkqpcmYF4V`z׉	 7cassandra://4MvNoG-p2ElU0eIYrSJ9e-W6j9sQnbGXxVf8GwPCGs0` ׉	 7cassandra://ej9_1gIxk388R1N92nTIN4KqTi6Yd0NkB9GBsqst9Nw ͠y\8)t>oט  ́u׉׉	 7cassandra://zwPafWk4cSrnQVERILKQItRfPAjH6Tji9g0Kl6HsSVo v`׉	 7cassandra://F2m4ZFlZSzG3TeY8qrgGOnv2vAoRxGTBe2JSuSupGnU͂`z׉	 7cassandra://QCL6WqKYabHqKC08tHmGnXgvsz2Qaz7r_LAhGRHcEFU-` ׉	 7cassandra://LvkY1y8bHDINP8VyWWIOFrJlpAi-t2HqoJcyu1qGhmQ 6͠y\8)t>pנ\8)t>x GF9ׁHmailto:ctr@beci.beׁׁЈנ\8)t>w GcJ9ׁHmailto:asc@beci.beׁׁЈנ\8)t>v w49ׁHhttp://Group.beׁׁЈנ\8)t>u ̴=9ׁHmailto:er@beci.beׁׁЈנ\8)t>t GN9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈנ\8)t>s ̪Sg9ׁHmailto:owillocx@beci.beׁׁЈ׉E	<Sommaire
Bruxelles métropole
N° 41 – Janvier 2019
Au mois
de février :
Urbanisme
& Immobilier
Editeur responsable
Olivier Willocx – owillocx@beci.be -
T +32 2 648 50 02
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
www.beci.be
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Jean Blavier, Elisa Brevet, Géry Brusselmans,
Rachely Burgos Marin, Giles Daoust, Marc
Decorte, Johan Debière, Vincent Delannoy,
David Hainaut, Gaëlle Hoogsteyn, Chantal
Olivier, Morgan Van Cleven, Guy Van den
Noortgate et Peter Van Dyck.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool est
lu chaque mois par plus de
21.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.000 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
asc@beci.be
Membership
Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72
ctr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
News
4
11
Idées
14
15
16
18
20
Digest
Beci online
Pour ou contre un alourdissement de la taxe énergie ?
Open Source
Bruxelles, future ville pilote de la 5G ?
E40 : les questions en suspens
L’occupation temporaire des bureaux, plus qu’une mode
International
22
10 conseils pour faire du business au Japon
Get ready for tomorrow
24
27
29
32
33
36
Bruxelles, demain ? Ce sera bien !
Séduire pour mieux recruter
La numérisation, un passage obligé
SDG : la boussole des entreprises pour un développement soutenable
Faut-il rester à Bruxelles ?
« La réputation, c’est d’abord une affaire d’actes »
Top des entreprises bruxelloises
39
41
42
43
44
45
Introduction aux classements
Top 50 par chiffre d’affaires
Top 50 par bénéfice net
Top 50 par effectifs
Top des jeunes entreprises
Top 50 par croissance du chiffre d’affaires
Entreprendre
46
47
50
52
54
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
Community
55
56
57
58
59
60
Starter : Joyn Joyn
Au-delà de la faillite, reStart reste aux côtés des entrepreneurs
La réforme des subsides bruxellois est en marche
#DeLaRéussiteParmiVous : la diversité qui gagne !
Habitat groupé : un outil anti-gentrification
L’actualité Beci en photos
Au cœur de Bruxelles avec Marc Decorte
Petites histoires de grands entrepreneurs
Demandes d’admission
Index
Agenda
׉	 7cassandra://4MvNoG-p2ElU0eIYrSJ9e-W6j9sQnbGXxVf8GwPCGs0` \8)t>+׉E׉	 7cassandra://QCL6WqKYabHqKC08tHmGnXgvsz2Qaz7r_LAhGRHcEFU-` \8)t>,\8)t>+בCט   ́u׉׉	 7cassandra://8aTG3OdIjuKhfkLo9Z29fmOlIxjcXLnJenmXS7TGJ9I G`׉	 7cassandra://dPIygXloKxsoa1kjsWlXSAAwC5zo-P8fYN7m1tkAQow{`z׉	 7cassandra://5HiOhIVSs1CRI1ACS2ttmYs37EsAwMsnARW6c5JWmRE#4` ׉	 7cassandra://-Q8N8kKkxSGBh77Rm0ve3Bhx1Bbqgy-zuNd9Elwu0_o͟͠y\8)t>yט  ́u׉׉	 7cassandra://vsIXan3KCTZMMnypW0wdOlCDHACMsiInFopldkWg-l0 31`׉	 7cassandra://7h2R9ES3k9fvoXz-88oMbYAQvSC3Uls_XYvmfHsloeg<)`z׉	 7cassandra://udgdrts1Oj3FccY0jMcXmYFsAAB_SZf5P9-5RIDfgXs` ׉	 7cassandra://irJuNidZ7r4cNfRiskrHK4RU1LAJ24OdU1S2ngRHaW4͛c͠y\8)t>zנ\8)t>} j9ׁHhttp://www.amway.beׁׁЈ׉EfNews
● Digest
38 % des Belges se sentent prêt à devenir
entrepreneurs
Qu’est-ce qui anime l’esprit d’entreprise ? Quels sont
les facteurs qui conditionnent les attitudes et perceptions
quant à la possibilité de lancer une entreprise ?
Quels traits de personnalité les créateurs d’entreprises
pensent-ils posséder ? Tel est l’objet du 8e
« Amway
Global Entrepreneurship Report », publié par la société
de vente directe Amway, qui analyse l’entrepreneuriat
dans le monde.
Le rapport examine par ailleurs les capacités et attitudes
vis-à-vis de la création et de la conduite d’une
entreprise. En majorité, les répondants se perçoivent
comme soutenus par la société (76 %), capables de
s’engager dans leur projet (68 %), et à même de générer
des idées (56 %). Un peu plus de 50 % estiment
avoir le goût du risque (54 %), mais 45 % seulement se
sentent aptes à rassembler des fonds.
Quant au soutien dont les porteurs de projets estiment
avoir besoin, les trois domaines le plus souvent évoqués
concernent la finance, la fiscalité et les réglementations
(31 %), les ressources humaines (18 %) et la mise au
point de l’idée d’activité (17 %). Les aspects qui suscitent
le moins d’attente en termes de soutien sont les
levées de fonds (15 %) ainsi que le marketing et l’identification
des clients (18 %).
Info :
www.amway.be
Cette année, l’étude s’est penchée sur deux aspects qui
freinent ou encouragent les entrepreneurs : les facteurs
internes (engagement personnel, disposition au risque,
aptitude à la levée de fonds) et les facteurs externes
(environnement national, disponibilité des technologies,
système d’enseignement).
Selon le rapport 2018, 63 % des Belges interrogés
jugent que les technologies sont suffisamment disponibles
pour devenir chef d’entreprise. Près de la moitié
(47 %) estiment que la situation économique est favorable.
Ils ne sont toutefois que 42 % à considérer que le
système éducatif offre un bon soutien, 31 % à penser
que le gouvernement élabore des règles claires et faciles
à suivre et 27 % seulement à trouver la fiscalité
gérable.
L’Amway Entrepreneurial Spirit Index (AESI), qui mesure
trois facteurs influençant le choix de lancer une
entreprise (le désir, la faisabilité et la stabilité face à la
pression sociale) est légèrement en recul, de 50 à 47.
L’AESI belge (41) est inférieur à l’indice global mais aligné
avec la moyenne européenne (42). Parmi les Belges
sondés, 37 % expriment le désir de devenir chefs d’entreprise
et 38 % s’y sentent prêts.
Bruxelles se dote d’un centre de cybersécurité
Sirris, le Centre collectif de l’industrie technologique, a
instauré la Brussels Initiative on Cybersecurity Innovation
(Bici) afin de s’assurer que les nouvelles connaissances
en matière de cybersécurité soient plus rapidement
transmises aux entreprises. La Bici fédère le
savoir-faire des centres de recherche de l’UCL, de l’ULB
et de la VUB, de la haute école EhB, de Sirris, et d’autres
acteurs clés de la Région de Bruxelles-Capitale en matière
de recherche et d’innovation.
Deux entreprises sur trois sont aujourd’hui victimes de
cyberattaques. Comme les pirates informatiques recourent
à des méthodes toujours plus intelligentes, le
nombre de cyberattaques ciblant les entreprises est
4 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
© Getty
© Getty
׉	 7cassandra://5HiOhIVSs1CRI1ACS2ttmYs37EsAwMsnARW6c5JWmRE#4` \8)t>-׉EL’eau amène la vie
Brussels Airport épure elle-même ses eaux usagées avant de les rejeter dans le bassin du ruisseau le Barebeek.
Ainsi, l’aéroport améliore-t-elle la qualité de l’eau de ce ruisseau. Des rapports de la Vlaamse Milieumaatschapij
(Société flamande de l’Environnement) démontrent que le niveau d’oxygène dans le ruisseau augment, ravivant
l’écosystème. On y retrouve de plus en plus d’invertébrés et de poissons, comme l’épinoche et la tanche qui font
leur retour dans le Barebeek.
׉	 7cassandra://udgdrts1Oj3FccY0jMcXmYFsAAB_SZf5P9-5RIDfgXs` \8)t>.\8)t>-בCט   ́u׉׉	 7cassandra://hzk2TjGNPP376yQ-HblK5ROSmHnQVkDIzM-RweHsoqQ ~#`׉	 7cassandra://X04sUM8gi5D6E8gHq2VIWHJIdGLXqF8mqytMg3DmpAM{A`z׉	 7cassandra://qO8uNB7F1aH3ji9A6AtxVCy6xoSL9_QrbLRIR3ghGqI!J` ׉	 7cassandra://9O0kmWjV84a22Dqga7HYh-Ng1yIVdKgDIqugmJoCRYYͣ͠y\8)t>~ט  ́u׉׉	 7cassandra://bRvexP8hbG9ix6vh-5xVSTFNA3ET8_hPUgpvktSgbmU e`׉	 7cassandra://VufsWqeV_l5HmgRcRDTKZ1DF8IdMk-0DICDEJx_PIIcz`z׉	 7cassandra://zQipl5NXc2J9rQgmitOuESXJn_h30D7xPU-SXBVsujM"` ׉	 7cassandra://cuQe-WfHuhy4L3NpcZJMelUpBT__hNK2wpqTE3wkzLUͣN͠y\8)t>נ\8)t> ya̇9ׁHhttp://www.credendo.comׁׁЈ׉EONews
● Digest
encore appelé à augmenter. Si la Belgique possède
les connaissances universitaires nécessaires pour lutter
contre cette cybercriminalité, il n’en reste pas moins
que leur transfert aux entreprises demeure un défi. À la
faveur de la Bici, Sirris entend jeter une passerelle entre
les entreprises et les universitaires de quinze centres
de recherche.
Sirris coordonne déjà depuis 2015 SeCloud, un projet
de recherche en cybersécurité financé par Innoviris.
L’interaction entre les mondes industriel et universitaire
au sein de ce projet a permis de mettre en évidence le
potentiel de l’innovation en matière de cybersécurité en
Région bruxelloise.
« Le transfert des connaissances des universités aux
entreprises est plutôt difficile aujourd’hui. Les entreprises
ne parviennent pas à trouver les partenaires
d’expertise et de recherche appropriés. Des projets
de recherche comme SeCloud nous ont appris que les
mondes industriel et universitaire peuvent innover de
concert. Avec la Bici, nous voulons poursuivre sur cette
voie et faire de Bruxelles la capitale de l’innovation en
matière de cybersécurité », indique Philippe Thiran, Directeur
régional Bruxelles chez Sirris.
Info
www.sirris.be
Ubeeqo lance une flotte de voitures hybrides
en Région bruxelloise
Ubeeqo, une filiale d’Europcar Mobility Group, a lancé
fin novembre une nouvelle flotte de 40 voitures hybrides
à Bruxelles. La société dispose déjà d’une flotte
importante de voitures partagées, et a récemment acquis
Scooty, une société de e-scooters partagés, opérationnelle
à Bruxelles et Anvers.
Ubeeqo, active dans plusieurs grandes villes européennes,
parmi lesquelles Madrid, Londres, Paris, Berlin,
Milan et Bruxelles, possède 100 voitures qui se
trouvent dans 45 stations dans la région de Bruxelles.
Ces véhicules sont donc ‘station-based’ ; ils se trouvent
dans des stations spécifiques et doivent être ramenées
à leur lieu de départ à la fin de la réservation. La nouvelle
flotte hybride comprend 40 voitures Toyota C-HR,
Yaris et Auris, basées notamment à Ixelles, WoluweSaint-Pierre
et Uccle.
Avec son service de covoiturage, Ubeeqo a pour ambition
de remplacer, si pas le premier véhicule, du moins la
deuxième voiture de famille. Selon les autorités bruxelloises,
près de 370 000 voitures circulent chaque jour
dans la ville. Ces voitures restent inutilisées pendant
97% de leur durée de vie. De plus, un tiers de la circulation
dans les quartiers résidentiels de la capitale est
causé par la recherche d’une place de stationnement.
En plus d’être la cause principale de la congestion, les
voitures privées représentent également plus de 25%
des émissions de gaz à effet de serre.
« Les voitures hybrides réduiront notre dépendance
énergétique vis-à-vis des produits pétroliers, amélioreront
la qualité de l’air et réduiront le bruit en milieu
urbain », explique Bram Vandeperre, directeur général
d’Ubeeqo Belgique. Une transition vers des voitures
entièrement électriques reste néanmoins indésirable
pour l’instant : la société estime que la ville n’est pas
suffisamment pourvue d’infrastructures nécessaires,
telles que les bornes électriques, ce qui complique cette
transition. Ubeeqo reconnaît néanmoins l’importance
de l’énergie renouvelable dans la mobilité et se dirigera
davantage vers des solutions alternatives durables
dans le futur.
Info :
www.ubeeqo.com
Pour 4 entreprises belges sur 5, nous évoluons
vers un monde de plus en plus instable
C’est le résultat d’une enquête réalisée par TrendsTendances
pour le groupe d’assurance-crédit
Credendo, à laquelle 946 entreprises belges ont pris
part – et dont il a été question lors du Credendo Trade
Forum, à la mi-novembre, intitulé « America first or
America alone? ».
6 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
D.R.
׉	 7cassandra://qO8uNB7F1aH3ji9A6AtxVCy6xoSL9_QrbLRIR3ghGqI!J` \8)t>/׉EiNews
● Digest
N. Jijakli
D.R.
Selon Credendo, le climat économique mondial
est globalement bon. L’Asie reste en tête de
file, avec une croissance du PIB de plus 6 %.
Les pays émergents d’Europe et d’Afrique
subsaharienne continuent eux aussi d’enregistrer
une croissance qui dépasse les 3 %.
n’est donc pas étonnant que plus de quatre
entreprises belges sur cinq aient confiance en
l’avenir.
Toutefois, quatre entreprises sur cinq également pensent
que nous évoluons vers un monde de plus en plus instable,
ce qu’elles attribuent à la politique du président américain
Trump (72 %), la faiblesse de la politique européenne (68
%) et au changement climatique (41 %).
« Les taxes à l’importation sur l’acier, la guerre commerciale
avec la Chine, les États-Unis qui se retirent d’accords
commerciaux, le rétablissement des sanctions contre
l’Iran... La politique de Donald Trump laisse des traces
sur l’économie mondiale et a des conséquences pour les
exportateurs belges », précise Nabil Jijakli, Group Deputy
CEO de Credendo.
La tendance positive de ces dernières années pourrait
prendre une autre tournure. De nombreux risques persistent
ou augmentent. Les tensions géopolitiques demeurent
ou sont exacerbées dans plusieurs régions du
monde (Moyen-Orient, golfe persique, mer de Chine…,
mais aussi plus près de nous, en Ukraine). Le risque de défaut
de paiement est à nouveau en augmentation en raison
de nouvelles accumulations de dettes, des taux d’intérêt en
hausse, d’un renforcement du protectionnisme, etc.
« Tout n’est pas noir pour autant. L’Asie reste la région la
plus stable en termes de risque pays tandis que d’autres
pays font leur entrée parmi les destinations d’exportation
les plus prometteuses. La Chine, l’Inde, le Maroc, le
Botswana présentent un niveau de risque relativement
faible et des pays comme la Jamaïque, la Biélorussie et
l’Ouzbékistan montrent une diminution des risques. Toutefois,
il est important, à tout moment, de vous informer et
de vous faire couvrir contre le risque de non-paiement. En
effet, près la moitié des participants à l’enquête ont déclaré
avoir subi des dommages ou des pertes dans le passé à
cause de factures impayées », explique Nabil Jijakli.
Info :
www.credendo.com
Dans les sociétés confrontées à la pénurie de maind’œuvre,
le personnel se veut en effet plus ouvert à
l’idée de trouver un nouvel employeur. En outre, le salaire
a repris sa place au sommet des attentes, détrônant
l’équilibre travail/vie privée.
Plus de la moitié des entreprises belges sont
aujourd’hui confrontées à la pénurie de main-d’œuvre.
Et cela se ressent sur le terrain. 4 collaborateurs sur
10 déclarent avoir plus de travail qu’autrefois. Dans les
entreprises touchées par les carences en personnel,
l’évaluation moyenne de l’ambiance du travail et de
l’agrément entre collègues (respectivement 6,5 et
6,6 sur 10) est sensiblement moindre qu’ailleurs.
Quant au bonheur ressenti au travail, la moyenne, qui
était de 7,2 sur 10 en 2015, est tombée à 7,0 en 2017
et 6,5 en 2018.
D’après l’étude de Tempo-Team, il semblerait que la pénurie
de main-d’œuvre aille de pair avec une mobilité accrue
des travailleurs. Plus d’un tiers des patrons reconnaissent
éprouver des difficultés à conserver les talents.
Ce que confirment les travailleurs : 4 sur 10 peuvent aujourd’hui
envisager un nouvel emploi auprès d’un autre
employeur. Or ils n’étaient que 21 % en 2015 !
Plus d’un tiers des entreprises risquent de
perdre des talents
Outre de nombreux postes vacants, les carences du
marché du travail suscitent de grandes préoccupations
chez les employeurs, comme le confirme une enquête
menée pour le compte de Tempo-Team auprès d’un
échantillon représentatif de 2.904 travailleurs et employeurs.
Bruxelles
Métropole - janvier 2019 ❙ 7
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● Digest
Pour fidéliser le personnel, les travailleurs estiment que
leur entreprise doit avant tout leur proposer un meilleur
salaire (53 %) et plus d’avantages extralégaux (38 %).
On constate un lien évident entre salaire et pénurie : en
2015, un bon équilibre entre travail et vie privée trônait
encore en haut de la liste des priorités (50 %), mais le
salaire est redevenu l’argument numéro 1.
Un quart des patrons est disposé à consentir une augmentation
salariale pour les travailleurs performants.
Parmi les autres leviers proposés, plus d’autonomie
(38 %), davantage de moments d’évaluation (34 %),
des formations et un travail captivant (30 %). Mais malgré
les problèmes de carence, 1 entreprise sur 10 dit
ne faire aucun effort supplémentaire pour fidéliser son
personnel.
« Pour l’employeur, l’essentiel consiste à se positionner
favorablement. C’est possible par une meilleure rémunération
financière, mais pas uniquement. Le salaire
n’est clairement pas le remède miracle, il faut réfléchir à
une solution plus aboutie », explique Valérie Denis, manager
CSR et porte-parole chez Tempo-Team.
Info :
www.tempo-team.be
Les smartphones plus populaires que les
laptops chez les consommateurs belges
Selon la Mobile Consumer Survey de Deloitte, les
Belges possèdent plus de smartphones que de laptops
pour la toute première fois. 84 % des consommateurs
possèdent leur propre smartphone, soit une hausse
4 % par rapport à 2017 ; 82 % des Belges possèdent
un laptop, en hausse de 1 %. En 2013, seuls 38 % des
Belges possédaient un smartphone. Ces achats massifs
ont provoqué une saturation du marché : actuellement,
on observe un ralentissement des ventes dans toutes
les tranches d’âge.
« Le smartphone est devenu l’appareil préféré des Belges
et détrône le laptop pour toutes sortes d’opérations,
des transactions bancaires aux loisirs », déclare Vincent
Fosty, Industry Lead en matière de Technologies, Médias
et Télécommunications chez Deloitte Belgique. Le
smartphone est aujourd’hui l’appareil préféré des jeunes
pour regarder de courtes vidéos. C’est aussi leur dispositif
favori pour leurs achats et recherches en ligne.
Les consommateurs de tous âges conservent toutefois
leur téléphone plus longtemps : 55% des participants à
l’enquête déclarent garder leur smartphone 18 mois au
moins. « Toute nouvelle croissance interviendra dans la
tranche des 45 ans et plus qui souhaitent se mettre à
niveau », estime M. Fosty. « Pour les fabricants, le plus
haut taux de croissance potentiel des ventes se situe
dans la tranche des 65 ans et plus, où seul 69 % des
gens ont un smartphone. »
Globalement, les consommateurs dépenseront moins
pour l’appareil en soi, mais plus pour les services et les
contenus de communication. Ce changement d’habitude
implique une perspective positive pour les opérateurs
mobiles, les plateformes numériques et les développeurs.
Info
:
https://mobile-consumer-survey.deloitte.be
L’enquête 2018 révèle toutefois que smartphone, laptop
et téléviseur coexistent comme trois appareils distincts
dont le Belge se sert quotidiennement pour l’actualité,
les loisirs, le shopping, les opérations bancaires
et la communication. La tablette n’est pas morte, mais
l’enquête 2018 montre qu’elle n’est l’appareil préféré
d’aucune tranche d’âge pour les activités dans les domaines
des médias, des loisirs et de la finance. Selon
Vincent Fosty, les entreprises suivent le phénomène de
près, les jeunes entre 18 et 24 ans étant le groupe le
plus important car ils utilisent les trois écrans tout naturellement.
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Julien Hannequart,
juriste dans une
multinationale
américaine et
vigneron
● Beci online
Julien, tu es ce qu’on appelle en jargon millennials un
« slasheur », c’est-à-dire une personne qui cumule
plusieurs jobs par envie. Quel a été le déclic ?
Tout est un peu arrivé en même temps, après plusieurs
années dans des cabinets d’avocats, j’en ai eu ma
claque : trop de hiérarchie et de structure, j’avais besoin
d’autre chose. On m’a proposé un job de juriste dans une
multinationale américaine à Bruxelles. Cela faisait neuf
ans que je travaillais à l’étranger et l’idée de rentrer dans
mon pays natal me plaisait bien. L’étape vigneron s’est
offerte à moi quelque temps après : on a un domaine
viticole familial et mes parents ne pouvaient plus s’en occuper.
Soit quelqu’un le reprenait, soit on le vendait. Moi,
ça m’avait toujours passionné et j’ai décidé de me lancer.
Comment es-tu parvenu à combiner les deux ?
J’ai commencé à me former tout en demandant de la
flexibilité à ma société. J’ai négocié un crédit-temps avec
mon employeur : ça permet de diminuer son temps de
travail, soit pour une raison précise et avec une compensation,
soit sans raison et donc sans compensation.
J’ai négocié un mi-temps, que j’ai pu réaliser en grande
partie à distance. À partir de là, une vie extrêmement
fatigante a commencé : c’était à la fois galvanisant et exigeant
de mener de front deux projets.
Aujourd’hui, les carrières ne sont plus linéaires, tu en
es un bel exemple. Comment vis-tu ce grand écart
permanent ?
Aujourd’hui, ma conclusion c’est qu’on vit dans un
monde qui ne suggère plus assez les passions. Si une
passion est suggérée et intégrée par la personne dès
Après une carrière d’avocat entre Rome, Milan et
Londres, Julien Hannequart devient juriste dans
une multinationale américaine à Bruxelles.
Il y a trois ans, il décide de demander un crédittemps
à son employeur pour reprendre
le domaine viticole familial, en France.
Ce jeune « slasheur » revient sur les raisons
qui l’ont poussé à changer de vie.
son plus jeune âge, il y a des possibilités infinies de faire
des choses magnifiques. Le gros problème actuellement,
c’est la hiérarchie : c’est vraiment ce qui rend les gens
malheureux. Parfois, il suffit de peu pour remettre un peu
de liberté dans le travail. Pour ma part, je suis vraiment
content de mon crédit-temps. On peut le voir comme une
belle fenêtre de dialogue dans la hiérarchie. Une fenêtre
qui permet de lever le voile sur son destin personnel et
sur son rôle au sein de l’entreprise. ●
Elisa Brevet
Écoutez Bruxelles Métropole en podcast
Bruxelles Métropole se lit sur papier ou
sur le site web de Beci, mais désormais,
on peut aussi l’écouter ! Pour découvrir
l’interview de Julien Hannequart dans son
intégralité et pour écouter les podcasts
que nous publierons régulièrement,
rendez-vous sur https://www.beci.be/
Media/podcast.
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 11
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Social Media
● BECI online
#BECImember : Réceptions professionnelles, événements sur mesure :
Consulting Business Events vous propose des solutions de 20 à 300 participants.
Voir www.consultingbusinessevents.com.
Vous étiez nombreux à nous rejoindre,
le 29 novembre au MAD Brussels Fashion
& Design Platform, pour un afterwork dédié
à l’économie circulaire.
Voir aussi nos photos p. 55.
Comment figurer en tête des résultats
de recherche sur Google ?
C’était l’objet d’une nouvelle formation
donnée par l’expert Mathieu Sodoir,
en décembre chez Beci.
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Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 13
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Pour ou contre
Un alourdissement de la taxe énergie ?
Quelques semaines après la mobilisation des gilets jaunes,
l’application d’une nouvelle couche taxatoire sur l’énergie
aux ménages, mais aussi à l’agriculture et à l’industrie, futelle
teintée de vert ou baptisée « taxe CO2
», pose question.
Antoine Geerinckx,
fondateur de CO2logic
Aujourd’hui, nous ne payons pas le coût réel des énergies
fossiles. En ce sens, on peut dire du secteur pétrolier
qu’il est subsidié... C’est en effet après avoir tenu compte
de ce que l’on appelle les ‘hidden costs’ (coûts en terme
de santé publique, inondations...) que l’on pourra établir
une comparaison valable avec le coût des énergies
renouvelables. Dès lors, je suis favorable à l’application
d’une taxe, à condition que son produit soit réaffecté à
celles et ceux qui en ont vraiment besoin. À cet égard, il
me semble essentiel de pouvoir agir à trois niveaux : celui
de l’effacement des consommations qui peuvent être
évitées, celui des gains d’efficience énergétique et celui
de la promotion du renouvelable. C’est un des registres
sur lesquels joue la vraie transition énergétique, la Trias
Energetica.
Dans le secteur privé, où les moyens financiers à la disposition
des entreprises sont considérables et les effets
d’échelle importants, ces investissements dans un changement
de paradigme ne posent aucun problème. Chez
les particuliers, les connaissances techniques nécessaires
à la maîtrise des questions énergétiques font souvent défaut.
Et l’on n’appréhende généralement pas ou pas bien
les conséquences positives qui peuvent se dégager de
cette Trias Energetica. Cela engage les citoyens dans
une spirale négative : les familles mal isolées, équipées
de systèmes de chauffage obsolètes et de voitures polluantes
voient leur budget énergétique exploser, ce qui
les empêche paradoxalement d’investir dans une isolation
performante ou dans des véhicules peu énergivores.
Le monde économique peut assurément trouver son
compte dans l’application de cette taxe qui engagerait les
gens à changer, tout comme le font déjà de nombreuses
entreprises.
14 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
Corentin de Salle,
directeur du Centre
Jean Gol
Chez les libéraux, nous sommes opposés au principe d’une
taxe CO2
, mais avec le tax shift, nous avons prouvé qu’il
était possible de faire évoluer les choses positivement en
appliquant le principe d’un transfert du produit de la fiscalité
sur l’énergie vers l’allègement des charges sur le travail.
C’est grâce à cela que nous avons réussi à créer 219.000
emplois en Belgique.
La hausse de la TVA sur l’énergie n’a eu qu’un effet dérisoire
sur le pouvoir d’achat (le gain est 15 à 20 fois supérieur à
la perte). La situation est différente en France, qui a adopté
la taxe carbone en plus d’une lourde pression sur les
accises. Mais, dans les deux pays, ce sont les ruraux qui
trinquent en raison des déplacements en voiture vu la rareté
de transports en commun. Cette imposition excessive sur
l’énergie fossile résulte d’un empressement excessif vers
la transition énergétique.
Je ne remets pas en cause celle-ci, mais le rythme irréaliste
avec lequel on veut l’imposer. Les solutions du renouvelable
intermittent ne sont pas encore matures. Avant d’imposer
l’éolien ou le photovoltaïque à grande échelle, il faut
résoudre le problème du stockage de l’énergie. Prétendre
soutenir efficacement ce secteur à coup de taxes CO2
est
un leurre. Le développement durable est à l’intersection
des préoccupations environnementales, sociales et économiques.
Or, les zélotes de l’écologie ont tendance à oublier
le social.
Il faut se donner le temps que ce changement se produise
sans heurts. Dans ce cas de figure, je ne doute pas que
les plus pauvres seraient soutenus à travers l’octroi de
chèques chauffage ou des tarifs sociaux. Et les industries
énergivores bénéficieraient, comme en Allemagne, de
prix réduits, mais quid alors de la classe moyenne ? Trop
« riche » pour être aidée, elle ferait inévitablement seule
les frais d’une taxe CO2
. Et cela, le libéral que je suis ne
peut l’accepter.
Johan Debière
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« Un dirigeant est avant
tout un créatif ! »
● Open Source
On demande souvent quelle est la caractéristique
essentielle des bons dirigeants. Intelligence,
talent commercial, leadership…
les réponses possibles sont légion. Pour
moi il n’y en a qu’une qui tienne : la créativité.
Partons de la start-up. La créativité en est évidemment
le moteur principal. Que l’on se lance
dans le domaine des produits ou des services,
et quel que soit le pays, tout commence avec
une bonne idée. Une idée différente, innovante. On peut
bien sûr se rêver en Thomas Edison, Steve Jobs ou Elon
Musk, mais en réalité la plupart des innovations se font
à une échelle bien plus modeste : un produit plus beau,
moins cher, plus facile d’utilisation ; un service plus rapide…
: certaines entreprises magnifiques sont parties de
concepts aussi simples que ça.
les « challenger ». Leur apporter des idées nouvelles,
les aider à penser « out of the box ».
Bref, les aider à être eux-mêmes… créatifs.
Qu’une entreprise soit petite, moyenne ou
grande, en croissance, en stagnation ou en
décroissance, les opportunités et menaces
ne peuvent pas être adressées « juste » en
Giles Daoust, CEO de
Daoust et Title Media
suivant les bonnes vieilles recettes apprises à
l’école de commerce, en lisant la Harvard Business
Review ou en écoutant son consultant
McDeBain. Le rôle du CEO n’est pas de gérer
Une fois l’entreprise créée, il faut la développer. Encore une
fois, c’est la créativité qui sera la meilleure arme du dirigeant.
Sinon, comment surmonter les innombrables questions
et défis auxquels personne dans l’entreprise n’a jamais
été confronté ? On ne sait pas tout, nos équipes non
plus, et on ne peut pas se faire conseiller (intelligemment)
sur tout. On doit donc bien souvent se reposer sur notre
créativité. C’est d’ailleurs ainsi que les nouvelles formes
d’organisation naissent, parce qu’on est obligé d’inventer
pour contourner un problème inédit. À ce sujet, la truculente
autobiographie de Ray Kroc, le fondateur (ou plutôt
développeur) de la chaîne McDonald’s, est à conseiller.
Okay, maintenant l’entreprise est grande, voire internationale.
La créativité reste-t-elle la meilleure arme de son dirigeant
? Évidemment ! Quelle est la valeur ajoutée du CEO
envers son Directeur Financier, son DRH ou son Directeur
Marketing ? Il n’est évidemment pas un expert dans leurs
domaines respectifs. Le CEO est (ou devient avec le temps
et la taille) un bon généraliste. Son rôle est de doter l’entreprise
d’une stratégie cohérente et ambitieuse (un exercice
on ne peut plus créatif), d’inspirer ses collaborateurs et de
le « prévu », mais bien l’imprévu. Et face aux surprises que
nous réserve la vie d’une entreprise, la connaissance ne
suffit pas, c’est la créativité qui nous fait avancer. Une créativité…
structurée.
Car sans structure, la créativité ne vaut rien. Distinguer
les bonnes idées des mauvaises, et les mettre en œuvre
efficacement, c’est là le plus grand défi. Walt Disney aurait
fait faillite cent fois sans son frère Roy, l’organisateur
(et financier) de la famille. Mais Roy, sans Walt, n’aurait
rien accompli du tout. Un Mark Zuckerberg ne pourrait
fonctionner sans une Sheryl Sandberg. Les exemples sont
nombreux. Et puis il y a le mouton à cinq pattes : le créatif
qui est lui-même structuré (ascendant schizophrène).
Si la créativité est l’apanage du bon dirigeant, on peut
déplorer qu’elle soit si faible dans le monde politique, ou
trop souvent mal utilisée. Alors qu’on reste pantois devant
la créativité utilisée dans les campagnes électorales,
dans l’utilisation des médias, voire dans notre remodelage
institutionnel… on a le droit d’être déçus sur le plan,
par exemple, de la réduction des dépenses publiques, de
l’usage des technologies, ou plus généralement de la vision
d’avenir. Peut-être que la structure des États modernes
est tellement rigide qu’elle restreint leur créativité ?
Serait-il même possible que ce soit ça la source des
troubles de notre temps, du populisme des extrêmes aux
mouvements anarchistes ? Dans un monde poussé par
des entreprises de plus en plus innovantes, le monde politique
ne manquerait-il pas… de créativité ?
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 15
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Bruxelles,
future ville
pilote de
la 5G ?
● Élections 2019
E
n octobre, le gouvernement
bruxellois annonçait le relèvement
de la norme d’émission à
14,5 volts par mètre, répondant ainsi
au constat du régulateur, l’IBPT, qui
établit que « la norme d’émission actuelle
ne permet pas d’assurer dans le
futur un réseau de qualité et performant
». Toutefois, si le gouvernement
entendait suivre l’avis de l’IBPT, il
conviendrait de définir une norme qui
garantisse une bonne couverture et
élimine les « zones blanches », tout en
respectant les recommandations de
l’Organisation Mondiale de la Santé
(OMS).
Dans ce contexte, la volonté affichée
par Alexander De Croo, ministre fédéral
des Télécoms et de l’Agenda
numérique, d’ouvrir le marché belge
à un quatrième opérateur mobile,
n’apparaît pas comme une bonne
nouvelle pour Bruxelles, ni pour les
clients belges dans leur ensemble.
En termes de déploiement, une telle
mesure reviendrait tout simplement
à annuler les possibilités offertes par
la révision des normes d’émission
bruxelloises. Comme le résumait le
ministre-président Rudi Vervoort, « si
un quatrième opérateur devait arriver,
on devrait recommencer tout le débat
à Bruxelles ».
Le scénario du quatrième opérateur
risque donc d’hypothéquer à court
terme la capacité de Bruxelles de déployer
la 5G sur son territoire. Un tel
scénario, par ailleurs, ne semble pas
rencontrer les préoccupations du secteur,
ni les intérêts des utilisateurs,
globalement satisfaits à très satisfaits
par la qualité et les prix offerts en Belgique
par leur opérateur mobile. En
revanche, une guerre des prix enclenchée
par l’arrivée d’un nouvel opérateur
entraînerait une baisse notable
de la capacité d’investissement des
opérateurs télécoms.
Alors que la Belgique doit massivement
miser sur le déploiement de
nouvelles infrastructures pour réaliser
son virage technologique, l’idée de
mettre sous pression les acteurs qui
peuvent y contribuer n’est pas très
heureuse. À titre d’exemple, en 2017,
les trois opérateurs actifs en Belgique
ont investi ensemble quelque 400
millions d’euros dans le maintien et
le développement de leur infrastructure.
Plutôt que de forcer l’entrée d’un
quatrième opérateur, avec un coût
d’infrastructure évalué à 1,3 milliard,
il semble plus judicieux de baliser les
investissements à réaliser avec les acteurs
en place.
Mais ce n’est pas tout : la fixation d’un
cadre légal et fiscal encourageant et
stable pour garantir l’attractivité et la
sécurité d’investissement dans la 5G
est tout aussi indispensable. Ainsi,
une exemption des antennes de toute
taxe communale est plus que souhaitable,
comme l’indique Beci dans
son mémorandum La Cité du Futur
et dans ses contacts avec les décideurs
politiques bruxellois. Stimuler
l’innovation est plus profitable que de
la taxer. Assurer un réseau de qualité
et performant, c’est aussi permettre
l’émergence de nouveaux services en
lien avec la santé, la mobilité, la sécurité,
la propreté, l’environnement, la
logistique et bien d’autres domaines
encore. C’est permettre l’existence et
le développement d’une vraie Smart
City. ●
Vincent Delannoy
Télécharger le mémorandum
Cité du Futur : http://go.beci.
be/futur
16 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
En tant que capitale européenne et capitale de la Belgique, Bruxelles est la ville tout
indiquée pour servir de pilote dans le déploiement de la 5G d’ici 2020 – un élément
important de la stratégie européenne de développement économique. Pour ce faire,
la révision de la norme d’émission, permettant le déploiement des futures
technologies, tout en garantissant la sécurité et la santé des citoyens, est en cours.
D’autres défis sont encore à relever.
© Getty
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E40 : les questions en suspens
L’intention du gouvernement
bruxellois de procéder rapidement
à une réduction du nombre
de bandes de l’E40 a suscité
l’émoi parmi les experts et les
organisations critiques envers
le projet. Des propos plus
rassurants circulent à présent :
rien d’important ne devrait se
passer dans ce dossier au cours de
l’année à venir.
Transformer l’entrée de l’E40 en boulevard
urbain ? Peut-être, mais pas avant 2020…
● Mobilité
son des distances plus courtes
entre les voitures. »
B
ruxelles veut reprendre la
main sur les voies d’accès à
la ville, notamment sur l’E40
et son statut très dérangeant d’autoroute
urbaine. Le gouvernement
bruxellois entend réduire la largeur
de la portion entre la périphérie et
le complexe Reyers. De quoi transformer
ce tronçon en boulevard urbain
et concrétiser deux objectifs :
d’une part aménager – selon le plan
directeur Parkway E40 approuvé en
2017 – les abords de cette portion
d’autoroute, aujourd’hui soumis à
une interdiction de bâtir, et d’autre
part instaurer une limitation de vitesse
à 70 km/h. « Ceci n’affectera
pas forcément le nombre de véhicules
que cette voirie est capable
d’absorber », signale Jo De Witte,
le porte-parole du cabinet du ministre-président
bruxellois Rudi
Vervoort. « La vitesse réduite des
véhicules permet au contraire de
gérer un trafic plus intense, en raiIl
n’empêche : bien des experts, entrepreneurs
et politiciens flamands
ne cachent guère leurs réticences.
Ni leur inquiétude lorsque la presse
évoque l’intention du ministre-président
Vervoort de procéder, avant
la fin de la législature, à la réduction
de six à quatre bandes de la portion
bruxelloise de l’E40. Devant
la Commission Mobilité et Travaux
Publics du Parlement flamand, le
ministre Ben Weyts a signalé avoir
réclamé à son homologue bruxellois
Pascal Smet des textes et explications
à ce propos. « Les informations
reçues révèlent qu’aucune
modification importante n’aura lieu
à l’E40 dans l’année à venir, en raison
des travaux en cours au boulevard
Reyers », a déclaré Ben Weyts.
« Le réaménagement de l’E40 n’est
vraiment pas pour demain : il n’y a
pas encore de permis et toutes les
procédures doivent encore être entamées.
»
Priorité aux tunnels Reyers
Les tunnels Reyers sont actuellement
en pleins travaux. Quatre de
leurs six extrémités subissent une
rénovation. Ce n’est qu’ensuite que
débutera vraiment le réaménagement
du boulevard Reyers. « Ces
travaux-là devraient se terminer fin
2019, mais c’est une prévision optimiste
», affirme Ben Weyts. « Le
projet Parkway ne ressortira des
cartons qu’en 2020 au plus tôt,
pour autant bien sûr que toutes les
procédures soient terminées d’ici
là. » Le cabinet Vervoort confirme
ce calendrier. « Le gouvernement
examine à présent les aspects juridiques
pour procéder à un reclassement
de l’E40 », explique Jo De
Witte. Ce qui l’amène à reformuler
avec plus de prudence les déclarations
parues dans la presse : « Nous
nous efforçons de progresser autant
que possible durant la législature en
cours. »
Grand spécialiste de la mobilité,
Touring, qui siège d’ailleurs à la
18 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
© Belga
׉	 7cassandra://6Cgp_rn1ya7Gah1YiATIDMJVpps4hv2XPOfm4EwPol8%` \8)t>;׉ErCommission Régionale de la Mobilité
(CRM) à Bruxelles, ne s’oppose
pas formellement aux plans bruxellois
: « Ce projet pourrait être positif
pour Bruxelles en amenuisant le trafic
automobile dans la ville », estime
le porte-parole Danny Smagghe,
même si ce projet requiert quelques
mesures
d’accompagnement.
« Pourquoi ne pas envisager un parking
de dissuasion ? », se demande
M. Smagghe. « Nous plaidons depuis
belle lurette en faveur d’une zone
Park & Ride (P+R) à cette porte de
Bruxelles, où l’E40 se transformera
en boulevard urbain. Cela devrait aller
de pair avec un meilleur développement
des transports en commun.
Il faut offrir au public des modes de
transport alternatifs, et de préférence
avant de réduire le nombre de
bandes. C’est la seule transition élégante
vers une autre forme de mobilité.
»
De nombreuses voix s’élèvent au sein
de la CRM pour demander une phase
de tests complétée de mesures d’impact.
« C’est parfaitement possible »,
dit Danny Smagghe. « Une solution
comparable est déjà opérationnelle
dans les environs de la basilique de
Koekelberg, pour y tester une modification
des sens de circulation. Dans
l’intervalle, des modifications ont déjà
eu lieu à la demande des riverains. Il
est toujours intéressant d’analyser
l’impact sur la fluidité du trafic, lors
de ces tests. Les mesures permettent
d’affiner la compréhension et de retoucher
les plans avant que le rétrécissement
de la voirie ne soit définitif.
Nous craignons pour notre part une
augmentation des encombrements
routiers en amont. Si cela se vérifie
lors de tests, il n’est que normal
que l’on en tienne compte. Il est utile
d’impliquer les experts. La CRM peut
y contribuer. Elle travaille avec des
bureaux d’études externes : autant
mettre leur savoir-faire à profit. »
Pascal Smet et Ben Weyts, les ministres bruxellois et flamand de la Mobilité.
Un impact réduit
Le cabinet Vervoort précise que le
bureau d’études chargé de la mise en
œuvre du plan directeur pour l’E40 a
étudié l’impact des diverses propositions.
« Il a été décidé de maintenir le
débit de trafic actuel, à savoir 6.000
véhicules particuliers ou assimilés
par heure, à l’heure de pointe », explique
Jo De Witte. « La proposition
n’influencera pas seulement l’accessibilité
du centre-ville : elle contribuera
aussi à la qualité de vie dans les
quartiers parce que les voitures rouleront
moins vite et généreront moins
de nuisances sonores. En outre, les
voitures qui entreront dans Bruxelles
bénéficieront d’une signalisation et
de marquages routiers plus efficaces,
pour une circulation plus fluide. »
Ben Weyts, ministre flamand de la
mobilité, confirme que, selon une
étude bruxelloise, il n’y aurait pas
d’impact sur le Ring de Bruxelles. « En
Flandre, l’E40 se compose de deux
fois trois bandes de circulation, avant
de passer à deux fois quatre, puis six
bandes à l’approche de Bruxelles »,
énonce-t-il. « Un impact sur le Ring
serait surprenant. Nous fonctionnons
aujourd’hui avec un entonnoir
inversé : il s’élargit à Bruxelles. Si le
gouvernement bruxellois décide de
réduire la largeur de l’E40, l’impact
sera plutôt modeste. Il reste à savoir
quelles seront les répercussions sur
les autres voies régionales et sur le
réseau secondaire. »
Une bonne concertation
Jo De Witte estime que la première
phase du rétrécissement (quelques
travaux de modification rapidement
effectués) pourra faire office de test.
Quant à d’éventuelles mesures complémentaires
telles que des investissements
dans les transports en commun
et les parkings de dissuasion, il
répond que la logique du réaménagement
s’intègre dans une démarche
globale. « Le gouvernement bruxellois
vient d’approuver officiellement
le Plan Régional de Développement
Durable. Il fera bientôt de même
avec le plan de mobilité Good Move.
Ces deux plans illustrent la même
vision de la qualité de vie dans les
quartiers, à Bruxelles. Dans cette
perspective, il faudra effectivement
que l’offre de transport en commun
poursuive son évolution et qu’elle intègre
le principe du P+R. »
Ben Weyts est d’avis qu’un projet
à l’essai n’est pas strictement nécessaire
pour autant qu’il existe une
bonne concertation entre les administrations.
Il dit faire preuve de souplesse
dans ses contacts avec son
collègue Pascal Smet et affirme partager
toutes informations utiles sur
ses propres plans concernant le Ring
de Bruxelles. « Mais alors, j’attends
en contrepartie une transparence
complète et l’ouverture à la concertation.
» ●
Peter Van Dyck
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 19
© Belga
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L’occupation temporaire des
bureaux, plus qu’une mode
Fin novembre, l’Executive Master Immobilier (EMI)
organisait un débat sur le thème de l’occupation
temporaire des bureaux. Une conférence tenue au
23e
étage de la tour WTC 1,
en plein quartier Nord.
Vue sur le quartier Nord : le « Manhattan bruxellois »
● Urbanisme & Immo
S
ur le plan immobilier, on le sait,
l’attractivité de Bruxelles est
au cœur de nombreux débats.
Pointés du doigt : les coûts globaux
des immeubles, la mobilité, les lenteurs
et complexités administratives
ou encore la fiscalité éloignent un
nombre croissant d’investisseurs. La
tendance à réduire l’occupation des
bureaux dans la capitale semble irréversible,
en marge du boom des espaces
de coworking, qui ont doublé en
un an, passant de 35 à 70 000 m². Que
l’occupation temporaire des bureaux
fasse l’objet de la conférence inaugurale
de la 8e
promotion de l’EMI, ce
22 novembre, faisait donc sens...
« Nous vivons une époque où tout
change extrêmement vite, et cela
touche évidemment l’immobilier. Mais
de plus en plus d’acteurs du secteur y
travaillent ! », indiquait en guise d’introduction
Anders Böhlke, un directeur
de programme heureux d’avoir
réuni dans son panel plusieurs experts
venus des secteurs public et privé.
Histoire de partager leurs expériences
et leurs réflexions. « Par réflexe, le
secteur immobilier reste encore friand
de visions à long terme, alors qu’aujourd’hui,
la durée moyenne d’un
couple et d’un ménage ne dépasse
plus ...7 ans ! », précisera-t-il même,
faisant rire l’auditoire. Avant de reprendre
son sérieux en évoquant le
lieu emblématique du jour, le WTC,
« Qui, s’il a connu quelques scandales
à une époque, est à présent aux prémices
d’une nouvelle utilisation optimale
de son espace ». Pour ensuite
céder la parole à Alain Deneef, animateur
de cette table ronde.
La deuxième vie d’un site, profitable
pour tous
Premier intervenant, le Français Frank
Gauthier (CEO de Captown), a d’abord
parlé de sa vision du marché : « Soit on
le choisit, soit on le subit. Aujourd’hui,
de nouvelles économies arrivent et
donc, de nouveaux acteurs. On doit
tous réfléchir à la place du vide, à la
potentialité d’un site, et ce qu’on peut
en faire », tout en montrant à l’écran
quelques-unes de ses expériences,
comme des bâtiments historiques
laissés à l’abandon qu’il a revitalisés,
grâce à des partenariats politiques
et à la motivation de riverains. « Le
vide suscite un enthousiasme chez
les nostalgiques, mais pas chez les
riverains, qui y voient un problème
d’image pour leur quartier. Or, pouvoir
donner une deuxième vie à un site,
s’il est bien pensé, cela profite à tous :
d’une exposition à un événement, en
passant par des ateliers ou des parcours
d’artistes. »
Le parcours d’un artiste, Jacques
Lefèvre (CEO du groupe BPI) connaît.
Ce passionné d’art, qui a depuis longtemps
saisi la mutation du marché
résidentiel (comme les Jardins de la
Couronne) et les avantages de projets
mixtes urbains (comme le Musée
Belvue), a évoqué son actualité liée à
l’exploitation de l’ancien siège de Solvay,
illustration parfaite d’une occupation
temporaire : « Là-bas, on a donné
vie à un quartier en mettant l’art au
centre. À travers le travail personnel
d’un artiste, Denis Meyers, ce sont
25 000 m² qui ont été peints, des
20 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
© Belga
׉	 7cassandra://lX-Li43ZVBjJlLphqNKfTXn2grErnEhcwLJXktsXTyk&` \8)t>=׉Emurs aux plafonds. Il a pris possession
du lieu pendant six mois, et
même amené d’autres artistes. Résultat
? Des milliers de visiteurs, avec des
retombées évidentes aux alentours,
pour les commerces, etc. Au final, l’artiste
s’est fait connaître, le lieu est devenu
une marque et nous, nous avons
même obtenu le Caïus de l’Entreprise
mécène de l’année ! » Enthousiaste et
maîtrisant son sujet, Lefèvre dira plus
tard : « Il est toujours temps de trouver
des solutions. L’occupation temporaire
a certes encore parfois une mauvaise
image et coûte, notamment en sécurité,
mais ce type d’initiative impacte
grandement et positivement la société.
D’autres idées vont encore surgir.
Et il le faudra, pour offrir de nouvelles
opportunités aux investisseurs, étrangers
compris. Des rencontres restent
à faire pour encore mieux faire marcher
notre écosystème, trouver de
nouvelles fonctionnalités et de nouveaux
partenaires. Tout cela mène
au mieux vivre-ensemble et ce, pour
toute les couches de la société. De nos
jours, la réflexion tend vers la notion
de communauté : on doit se retrouver.
Et les jeunes vivent tout à fait autrement
! »
De nombreux espaces encore
exploitables
Gilles Delforge (Directeur de SAU,
Société d’Aménégament Urbain),
soucieux de longue date de mettre
en valeur des bâtiments contribuant
au rayonnement de Bruxelles (Mediapark,
Citroën, Hippodrome de Boitsfort...),
a évoqué les 48 000 m² des
anciennes casernes d’Etterbeek, dont
Bruxelles-Capitale est l’actionnaire.
« L’ULB et la VUB s’y sont mises au
travail, en développant des logements
étudiants et familiaux, ainsi que des
équipements universitaires. L’état de
ce site étant préoccupant, il s’agissait
d’y aller vite pour que le quartier
puisse se le réapproprier, et que l’occupation
puisse anticiper ce qui s’y
déroulera à l’avenir. » Aussi optimiste
que ses comparses, il enchaînait :
« D’après moi, l’occupation temporaire
est un phénomène qui va durer,
à l’heure où des nouvelles start-ups
arrivent et créent une nouvelle dynamique
économique. N’oublions pas
qu’il y encore de nombreux espaces
à disposition, comme les friches ferroviaires,
par exemple. »
L’occupation temporaire, un but
sociétal
Benoit De Blieck (CEO de Befimmo,
société immobilière et propriétaire
du WTC) a de son côté dressé une
histoire du lieu où il œuvre : « Initialement,
il était destiné à rehausser
la vie de cette ancien quartier populaire,
mais les multinationales n’y
sont... jamais arrivées ! Aujourd’hui,
les choses bougent. Au-delà de cette
Tour WTC – théâtre de diverses activités
ou événements –, l’Espace Nord
se transforme et s’assimile de moins
en moins à un lieu de travail, ce qui
modifie la vie de ce quartier si proche
du centre historique, simple d’accès et
où les compagnies technologiques se
plaisent. On y réinstaure un intérêt, en
tâchant de bien comprendre le quartier,
de faire participer tout le monde,
et en se focalisant sur les atouts multiculturels
et multifonctionnels. C’est
un vaste projet qui aura une suite. »
Benoît De Blieck complétera son propos
en faisant écho aux précédents :
« L’occupation temporaire n’est pas
une mode, ni un cas général. C’est un
but social, voire sociétal, même si la
rentabilité n’est pas toujours directe.
Dans les années à venir, l’utilisation
des bâtiments va encore se modifier,
leur image aussi. Sachons nous
l’avouer, ces immenses immeubles de
bureaux ont fait leur temps. L’époque
est à la flexibilité et à la convivialité ! »
Dernier invité, Serge Fautré a dirigé
pendant dix ans la société immobilière
Cofinimmo ; il est aujourd’hui
CEO d’AG Real Estate, par ailleurs
président de l’UPSI et du comité de
pilotage de l’EMI. « Osons, soyons
audacieux, ayons une créativité débordante
», concluait-il. « Prenons des
risques, même en s’il faut commettre
des erreurs. Tablons sur les multi-disciplines,
et continuons de donner une
autre image à l’immobilier, en l’inscrivant
dans un contexte plus large :
celui du développement global de la
ville ! » ●
David Hainaut
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 21
D.R.
D.R.
׉	 7cassandra://sf4qtLKU5xdpjWl6XGFW3w11be-uA-E3Sckm9GQoeqw(\` \8)t>>\8)t>=בCט   ́u׉׉	 7cassandra://Psr0J4LSbR7jwcvYK__SwqhfU631xXd3ZpNN5lHNhjc {%` ׉	 7cassandra://lZs0HXje46aUrpRut5p4TfgKSHmUcWXGJikYj7KNWUI}`z׉	 7cassandra://Gr_oAvms9zxcrnojBzZ81B40GYINhoDLInEt-lncdiQ$` ׉	 7cassandra://oRHpgAgunU8Cz5HrLPmNcvY3sLWoPmsqCVrXgjkg7Qo͠y\8)t>ט  ́u׉׉	 7cassandra://H493-GE4OqBOPBTQWgFy4jJ9Fu25Ew3xDTwqkLpSxSQ `׉	 7cassandra://STqLk8a5sNnfJIzJj1yREZf2Bk9AFFhz6qvLuXn6WrI[`z׉	 7cassandra://1dl_wtZuiWu0VNbKHzU1FQYXDSkMKuSgN5M1o1sgC3s-` ׉	 7cassandra://FxDrgOn5pznzX1wocl-Om9cVPAKAWPo25KlyJ0nVCbE\͠y\8)t>נ\8)t> )j9ׁHhttp://hub.brׁׁЈ׉E2International
10 conseils pour faire
du business au Japon
Pour les Occidentaux, le Japon est comme un autre
monde : autre langue, autre culture, mais aussi une
autre façon de faire des affaires, qui exige d’être
bien appréhendée. Tel était l’objet d’un séminaire
récemment organisé chez Beci en collaboration avec
l’EU-Japan Centre for Industrial Cooperation.
que, pour formelle qu’elle soit, la hiérarchie dans l’entreprise
japonaise est en fait très égalitaire et démocratique.
Quand une décision est prise, elle l’est collectivement. Les
cadres supérieurs ne sont là que pour s’assurer que tout le
monde a participé au processus et que la décision finale
est mise en œuvre.
6. Attention à la communication : Les Japonais préfèrent
● Enterprise Europe Network
D
ans « Lost In Translation », Bob Harris (joué par
Bill Murray) a bien du mal à obtenir ce qu’il veut.
En « état de choc culturel », il ne comprend rien du
mode de vie japonais. Pour éviter de vous « perdre dans
la traduction » quand vous traiterez avec vos homologues
japonais, suivez les conseils donnés par Mme Chieko Nakabayashi
!
1. Apportez des cadeaux ! À la première rencontre,
vos homologues japonais auront prévu de vous faire un
cadeau, alors n’arrivez pas les mains vides. Que choisir ?
Pour des Belges, c’est facile : apportez une boîte de chocolats.
Au Japon, les cadeaux qui peuvent être partagés sont
les plus appréciés.
2. Prévoyez suffisamment de cartes de visite, idéalement
avec votre photo. Mieux encore : à côté de votre
nom, indiquez sa prononciation phonétique. Traitez bien
les cartes de visite que l’on vous donne : c’est le reflet
de votre comportement en affaires et dans la vie. Procurez-vous
une petite boîte pour les ranger précieusement.
3. Évitez de donner un contrat d’exclusivité ! Il est rare
qu’un partenaire soit bien introduit dans tout le pays. Établissez
un contrat équilibré et évitez de changer de partenaire,
ce qui est mal vu.
4. Misez sur l’engagement à long terme :Les patrons
japonais apprécient peu les projets à court terme. Ils accordent
du prix à la confiance, laquelle demande du temps.
5. Évitez l’esbroufe : Pas besoin de vous présenter
comme « le patron ». Les Japonais représentent leurs entreprises
et leurs équipes ; restez donc humble. Et sachez
22 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
résoudre leurs problèmes à huis clos, avec les seuls collègues
concernés, afin que personne ne « perde la face ».
Ne confrontez pas votre équipe devant l’équipe japonaise.
De même, évitez de mettre vos partenaires japonais dans
l’embarras, soit vis-à-vis de vous, soit en interne au sein
de leur entreprise.
7. Présentez des références ; elles vous garantiront une
certaine crédibilité et faciliteront le contact.
8. Étudiez les spécificités du marché japonais avant de
lancer un produit. Les Japonais aiment les petits emballages
soignés, respectueux de l’environnement ; si possible
personnalisés.
9. Si vous êtes une femme cheffe d’entreprise : Soyez
consciente que la société japonaise reste dominée par les
hommes. À la première rencontre avec vos confrères japonais,
laissez-vous présenter par un collègue masculin.
C’est contrariant, mais cela vous vaudra le respect.
10. Un plus : Embauchez un collaborateur japonais dans
votre entreprise ou lors de vos entretiens. Faites appel à un
intermédiaire capable de traduire, mais aussi de convaincre
vos interlocuteurs.
Un nouvel accord UE-Japon entrera en vigueur en 2019,
facilitant les relations commerciales, notamment par une
diminution des tarifs d’import-export sur toute une série
de biens. EU-Japan Centre for Industrial Cooperation,
point de contact Enterprise Europe Network pour le Japon,
dispose d’outils et d’informations, notamment des ‘factsheets’
sur l’accord de partenariat économique, et organise
des webinars ainsi que des événements de matchmaking
pour aider les entreprises européennes dans leur
approche du marché japonais. ●
Rachely Burgos Marin
Info :
www.eu-japan.eu
www.eubusinessinjapan.eu
׉	 7cassandra://Gr_oAvms9zxcrnojBzZ81B40GYINhoDLInEt-lncdiQ$` \8)t>?׉EGet hub, stand hub for
Il y a 366 jours, la Région bruxelloise
se penchait sur le berceau de hub.brussels.
Fruit de la fusion entre Atrium, Impulse
et Bruxelles Invest & Export, notre toute jeune Agence
disposait ainsi déjà, dès son premier souffle, d'une triple expertise.
Combiné à une expérience de terrain et un amour de Bruxelles,
ce savoir permet aujourd'hui à nos équipes d'offrir
un accompagnement trois fois plus efficace à destination
des entreprises, de leur gestation à leur évolution,
de leur innovation à leur internationalisation.
Cette nouvelle année marque notre premier anniversaire.
Avec vous, nous visons de nouveaux horizons,
s'étendant bien au-delà des frontières bruxelloises.
Vous avez un projet pour 2019 ?
Stand hub for Brussels !
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Bruxelles, demain ?
Ce sera bien !
À l’heure où nous nous sommes tous souhaité les meilleurs vœux et avons
pris de bonnes résolutions (rarement tenues), que faut-il souhaiter aux
entreprises bruxelloises pour 2019 ?
D
Bruxelles Métropole a inauguré une
nouvelle forme de partenariat, en
confiant la direction de son numéro
mensuel à une personnalité du
monde entrepreneurial. Emmanuel
Goedseels a été notre premier
« rédacteur en chef invité ».
es élections auront lieu
en mai et dessineront les
contours d’un nouveau pouvoir
politique dans la Région, c’est
une certitude. Mais la vie économique
ne dépend pas que de la politique,
et c’est une bonne chose pour
les entreprises. Que peut-on dès
lors souhaiter à notre métropole ?
Qu’elle continue à rayonner en Belgique
et hors de nos frontières !
Beaucoup de villes entretiennent
des relations « amour-haine » avec
leurs citoyens, leurs navetteurs,
leurs entreprises et commerces, et
pourtant, c’est souvent quand nous
sommes loin de notre ville que nous
commençons à la regretter. À son
corps défendant, Bruxelles a trop
donné dans le chapitre négatif ces
dernières années ; il est temps de
regarder de l’autre côté du miroir.
Bruxelles est une capitale régionale,
nationale, européenne et mondiale.
Quiconque voyage aux Etats-Unis
ou en Asie se rend vite compte que
« Brussels » est souvent plus connu
que « Belgium », sauf quand le nom
de notre pays est associé à la bière
et au chocolat.
Sous forme de vœux de sujets à
traiter, nous voudrions définir les
atouts et les défis du monde économique
bruxellois pour 2019 et les
années à venir.
24 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
Une première question de base
pour une entreprise porte sur le
choix d’un lieu où s’implanter ou
demeurer, en évaluant l’intérêt de
disposer d’un siège ou de bureaux
à Bruxelles. Le nom de Bruxelles
est-il un atout commercial ? Une recherche
rapide sur les sites web des
sociétés basées en périphérie flamande
et wallonne révèle qu’elles
se revendiquent toutes d’une proximité
avec Bruxelles, quand elles ne
créent pas une confusion (« Diegem-Brussels
» pour ne citer qu’un
exemple).
Disposer de bureaux à Bruxelles
requiert également de s’interroger
sur les atouts d’un lieu en termes
d’attractivité pour l’emploi, pour les
Bruxellois mais aussi pour les navetteurs
belges, les expatriées et les
visiteurs d’un jour, en tenant compte
des sempiternels problèmes de mobilité
qui ne sont pas – loin s’en faut
– une exclusivité locale.
Et puis, l’attractivité d’une capitale
est également liée à la réputation
des entreprises qui y exercent
des activités. Sont-elles toutes
conscientes d’enjeux réputationnels
? Y accordent-elles un intérêt
majeur ou à l’inverse, confondentelles
réputation et communication,
alors que ce sont les actes qui font
la réputation ?
© Reporters
׉	 7cassandra://ges7pvYEsN8-_p7ECXQ7lk8rcseHJ79Gv5IkxiX9-zIl` \8)t>A׉ERéunion de rédaction, le
19 octobre dernier chez Beci.
Ci-dessus, de gauche à droite :
Salima Serouane (Conseillère Beci),
Gery Brusselmans (journaliste
indépendant), Emmanuel
Goedseels, Emmanuel Robert
(Media Coordinator Beci), Laurie
Verheyen (Events Planner Beci) et
Catherine Tricot (Partnerships &
Business Development Beci).
Bruxelles est une région institutionnelle
mais aussi une région de service
par ses commerces et ses entreprises.
Quelle est sa place dans
le monde numérique, qui semble
s’imposer comme notre futur à
tous ?
Enfin, si l’activité économique et la
croissance sont des moteurs, une
métropole ne peut pas évoluer sans
tenir compte d’un développement
durable, tant au niveau social et
sociétale qu’au niveau environnemental.
Ce
sont tous ces défis majeurs de
demain que nous abordons avec
vous dans les articles qui suivent.
S’ils sont relevés, Bruxelles renforcera
son attractivité en répondant
aux besoins d’une capitale internationale,
avec les dimensions et les
charmes qui la caractérisent.
Emmanuel Goedseels
Partner
Whyte Corporate Affairs
Rédacteur en chef invité
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 25
En compagnie d'Olvier Willocx,
CEO de Beci (à droite)
© Reporters
© Reporters
© Reporters
׉	 7cassandra://6_dbTjjXUbY7BpscPqDIM068-JEmZl73z-nytr4QcU4)` \8)t>B\8)t>AבCט   ́u׉׉	 7cassandra://Y3-siSD31nkCleiMESFgfGUHFx2JQ4h7uiWbQZcJ-uQ `׉	 7cassandra://McnWqK-ktKcl8VKRAbxPEKr9tHw04wiu_oNCwUeRmm0͇8`z׉	 7cassandra://ioTXkIIQsFxeJzYdWIlmYSkef_UgnmgOft61BJmOCow.` ׉	 7cassandra://UN3qSFdmV50sLoqX6-ekn3AAIFvKHVZ8xDTYLXZ9wJQ m0͠y\8)t>ט  ́u׉׉	 7cassandra://IhAuqnMSzL4NkJqKml6T535V8leDFQORg2BsegP-skU ;`׉	 7cassandra://0qibKqkJ93MDx9R4UWquFI1fZpWc2XZ8uwkP2tl2mOo{t`z׉	 7cassandra://m1mjt_s8ABXE3wdyuyDLmpn_B_4VCBEboe--xAZUF9Q%b` ׉	 7cassandra://YahlSvzm7XWNOcLFVqYmbD0PnJtYLj8FATjVekuXFCc m.͠y\8)t>׉E׉	 7cassandra://ioTXkIIQsFxeJzYdWIlmYSkef_UgnmgOft61BJmOCow.` \8)t>C׉EWTopic
Séduire pour
mieux recruter
Trouver la perle rare est un parcours
du combattant pour les entreprises.
En cause, entre autres : l’accès à Bruxelles,
le bilinguisme et la digitalisation des emplois.
● Get ready for tomorrow
«L’
une des premières questions
posées par un employeur
à un candidat est
désormais de savoir si venir tous les
jours à Bruxelles est un problème. »
Ce constat est posé par Karsten De
Clerck, Managing Partner chez Egon
Zehnder, cabinet spécialisé dans le
recrutement des cadres dirigeants. En
effet, la mobilité n’est plus seulement
un problème pour les employés, c’est
aussi une épine dans le pied du recruteur.
Aujourd’hui,
dénicher la perle rare ne
se résume plus à opérer un screening
de CV pour embrayer vers les traditionnels
entretiens d’embauche. Il faut
être réactif et innover dans la manière
de « vendre » un poste. « Cette difficulté
de recruter la bonne personne
se remarque assez fort pour les entreprises
bruxelloises », assure Grégory
Renardy, directeur de Michael Page
Belgique. « Cela s’explique par trois
raisons. D’abord le bilinguisme, voire
le trilinguisme, relativement complexe
à trouver, surtout si ce critère s’ajoute
à un profil déjà rare. Citons également
l’accessibilité de Bruxelles. C’est particulièrement
vrai pour des candidats
néerlandophones, qui ont du mal
à accepter de venir tous les jours à
Bruxelles, surtout que leur Région est
économiquement forte. Enfin, l’ouverture
internationale de Bruxelles et
la forte taxation de l’emploi peuvent
pousser certaines entreprises à délocaliser
plutôt que d’engager localement.
À valeur égale, un employeur
va toutefois toujours privilégier un
candidat résidant déjà en Belgique. »
Ajoutez à ces difficultés la baisse du
chômage et une véritable complexification
du marché du travail. « En
dix ans, le marché s’est énormément
complexifié, notamment avec la création
de jobs qui n’existaient pas au
début des années 2000 », poursuit
Grégory Renardy. « On ne cherche
pas un simple responsable marketing
ou informaticien, il y a désormais différents
profils pour un même métier.
Le marché est particulièrement tendu
depuis trois ans environ. »
70 % des employeurs estiment
qu’il y a pénurie
Une étude publiée fin 2019 par le bureau
d’intérim Tempo-Team annonce
que « 70 % des employeurs en Belgique
estiment qu’il y a une pénurie
sur le marché du travail. » Selon les
spécialistes que nous avons interviewés,
il ne s’agit pas d’un ou deux
secteurs en particulier mais d’un problème
plus général. Parmi les fonctions
problématiques, citons la gestion
des risques, les top managers
ou encore les services d’aide à la personne,
comme les médecins ou les infirmières.
Sans oublier les métiers liés
aux nouvelles technologies et à la digitalisation.
Face au manque de main
d’œuvre qualifiée en Belgique, des
candidats d’Asie ou d’Inde viennent
régulièrement gonfler les rangs des
entreprises.
Tous ces facteurs entraînent une situation
paradoxale : « Le chômage
baisse, mais nous nous retrouvons
face à un chômage structurel », explique
Karsten De Clerck. « Il existe un
‘mismatch’ entre l’offre et la demande.
Pour une annonce publiée, nous recevons
énormément de candidatures,
mais les compétences sont rarement
en rapport avec ce qu’on demande. »
Comme l’explique Michel Verstraeten,
spécialiste en gestion RH et professeur
à l’ULB, « Les bons candidats
sont beaucoup plus sollicités qu’avant
car ils sont visibles sur les réseaux
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 27
© Getty
׉	 7cassandra://m1mjt_s8ABXE3wdyuyDLmpn_B_4VCBEboe--xAZUF9Q%b` \8)t>D\8)t>CבCט   ́u׉׉	 7cassandra://rwK2FrLgGvVNjXFSmlhOZn8dHlzPc8HbgpjHXZNufkA `` ׉	 7cassandra://43IVdC1oa8KoydQgZryZskx7g36i2qTYHjUSSbKu_Fo|`z׉	 7cassandra://WO9R9nL-nfkxwjhg4uWx7O9JzHRv-HGMvENoXbLOPeM"` ׉	 7cassandra://00Jnkqz9LEEbKNpp9q1azItWL5pkPQqd4UY1H_Mmsrkͨl͠y\8)t>ט  ́u׉׉	 7cassandra://JlZzHVzwTmsg5kGuGcSLYMeWuEjvl5LU7izqK7WGCo0 `׉	 7cassandra://Xuv5k55CZzwR5aDzZxJUEwf8YCGOCrPQJ5aPUYmunEwm`z׉	 7cassandra://WI2pwVuin7SGrGQ4ErQsXnXX3quHRmAvz4aCrZf_vLI"` ׉	 7cassandra://7bE-o5ZhkWH_FphP96Yw6xkY8HqjIwqbt46CjXloavI  ͠y\8)t>׉Esociaux, tel LinkedIn. Ajoutez-y une
certaine lenteur du processus de recrutement
des entreprises, ce qui
complexifie encore le processus. »
En parallèle, les motivations des candidats
ont évolué. « Voici dix ans, ils
avaient des exigences encore traditionnelles
», estime Grégory Renardy.
« Les motivations pour intégrer une
entreprise tournaient autour de l’évolution
de carrière, des responsabilités
ou du salaire. Aujourd’hui, les futurs
employés sont en quête de sens. Ils
se posent des questions sur les valeurs
de l’entreprise, l’équilibre entre
vie privée et professionnelle, ou encore
la possibilité de faire du télétravail.
Ces exigences ne sont pas uniquement
posées par les millennials ;
elles concernent les candidats de tous
âges. »
Offrir de la flexibilité
Comment trouver la perle rare dans un
marché si étriqué ? « Il faut apprendre
à connaître les exigences du candidat,
en résumé le séduire », estime Karsten
De Clerck. « Un futur employé
recherche généralement plus de flexibilité
: réduction du temps de travail,
possibilité de démarrer la journée plus
tôt pour terminer plus tôt. Aménager
les horaires permettra par exemple
d’attirer des candidats résidant en périphérie
bruxelloise. »
Autre atout à valoriser dans une offre
d’emploi : le transport. Pas seulement
en proposant une voiture de fonction,
mais aussi un leasing vélo ou un
abonnement de train, par exemple.
À Bruxelles, la question du logement
n’est plus non plus à négliger. « Le
coût du logement à Bruxelles devient
également un problème majeur, surtout
pour des jobs avec des salaires
pas forcément élevés », précise Karsten
De Clerck. « À Londres, les employeurs
payent une prime pour les
personnes qui logent en ville, prime
qui peut être déplacée vers le trans28
❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
port en commun pour ceux qui habitent
hors de la ville. »
Il n’y a toutefois pas de recette toute
faite pour trouver le bon candidat.
Nos experts l’assurent : le bouche-àoreille
ou le réseautage n’ont pas perdu
en efficacité, pas plus que l’appel
à un cabinet de recrutement. « Les
agences de recrutement auraient pu
disparaître avec l’arrivée de LinkedIn
et des autres réseaux sociaux, mais
je constate l’inverse, car nous avons
une vraie plus-value, essentiellement
basée sur l’humain », affirme Grégory
Renardy. Selon l’étude Tempo-Team
déjà citée, l’une des solutions pour
résorber la pénurie serait de voir si
l’employé a le profil de l’entreprise
plutôt que si le candidat correspond
au poste ou à la fonction (37 % des
répondants). Une autre solution serait,
pour le recruteur, de se concentrer davantage
sur les talents ou les compétences
que sur le diplôme (35 % des
répondants). ●
Géry Brusselmans
Grégory Renardy
(Michael Page Belgique)
Pr Michel Verstraeten (ULB)
Karsten De Clerck
(Egon Zehnder)
Des robots qui facilitent le recrutement
Il n’est pas rare qu’une offre d’emploi publiée sur internet génère
plus de 500 candidatures, dont 80 % sont souvent peu pertinentes.
Pour accélérer le traitement des candidatures, certains responsables
RH s’aident désormais de robots. Il s’agit plus concrètement de
programmes qui examinent les CV grâce à des algorithmes et
qu’on appelle généralement OSC (Outil de Suivi de Candidature).
Ces programmes analysent les CV et écartent ceux qui sont
trop éloignés de la fonction, en se basant par exemple sur les
diplômes ou les compétences. Ils notent les profils pour fournir un
classement au responsable RH. Le recruteur peut ainsi accorder plus
d’importance à un facteur en particulier. « Le futur du recrutement
serait ainsi de combiner le ‘big data’ avec ces programmes », estime
le professeur Michel Vertsraeten (ULB). « Une grande entreprise
pourrait analyser des infos dans un CV et les croiser avec des
informations reprises dans d’autres bases de données. Un type
de hobby pourrait par exemple mettre en avant la qualité d’un
candidat. » Attention toutefois : selon une étude récente menée par
l’agence d’intérim Tempo-Team, plus d’une entreprise belge sur dix
utiliserait des robots pour évaluer les lettres de candidature… mais la
moitié des candidats désapprouveraient ce système.
׉	 7cassandra://WO9R9nL-nfkxwjhg4uWx7O9JzHRv-HGMvENoXbLOPeM"` \8)t>E׉ETopic
La numérisation,
un passage obligé
● Get ready for tomorrow
Au cœur des réunions
de management,
la digitalisation divise.
La majorité des entreprises
bruxelloises ont déjà
un pied dans le numérique,
mais pas complètement.
En cause notamment :
le coût et le manque
de ressources humaines.
N
umérisation. Le terme est tellement
mis à toutes les sauces
qu’il est parfois difficile de comprendre
ce dont on parle. Pour une
entreprise, il s’agit autant de la mise
en place d’un système de facturation
électronique que de la centralisation
des données ou de l’implémentation
d’un système d’intelligence artificielle.
« De manière générale, il s’agit de la
mise en œuvre des technologies digitales
radicalement différentes de ce
qui était mis en place voici vingt-cinq
ans », résume Bernard De Cannière,
CEO d’Audaxis, société qui propose
des solutions digitales aux entreprises,
et responsable à Solvay d’une
nouvelle formation en transformation
digitale.
Malgré le caractère très global du
mot « digitalisation », des vérités s’imposent
: que vous soyez petit commerçant,
responsable d’une grande
papeterie ou gérant d’une compagnie
de taxis, vous devez envisager d’une
manière ou d’une autre la numérisation.
Ne pas le faire peut vous pousser
à mettre la clé sous le paillasson !
Premier constat, plutôt optimiste :
un pan de la digitalisation a déjà été
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 29
© Getty
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face à des problèmes
techniques ou
informatiques, il y a un
vrai défi d’innovation.
Bernard De Cannière,
CEO d’Audaxis
opéré par bon nombre d’entreprises
bruxelloises. Il concerne généralement
le volet ‘paperless’, notamment
l’envoi de factures par mail plutôt que
par la poste ou encore la mise en place
d’un système d’inscription en ligne
plutôt que sur bulletin papier. L’autre
constat, plus pessimiste, est qu’une
entreprise, de quelque nature soitelle,
doit parvenir à prendre le train
en marche dans un contexte assez
concurrentiel… et mondial.
5 conseils
pour réussir sa digitalisation
Bernard De Cannière, CEO d’Audaxis et professeur en
transformation digitale à Solvay, livre cinq bonnes pratiques
pour réussir sa digitalisation :
1. Comprendre ce dont on parle :
Informez-vous pour comprendre la digitalisation, les
différentes étapes et les possibilités dans votre secteur
d’activité. La blockchain (technologie de stockage et
transmission d’information), terme fort à la mode, n’est pas
indispensable dans de nombreux secteurs.
2. Prendre position :
Une compagnie de taxis, une entreprise de travaux publics
ou une banque ne vont pas adopter les mêmes technologies.
Dans son propre secteur, il faut choisir d’être pionnier ou
accepter d’être un suiveur.
3. Maîtriser ses processus internes :
Si une entreprise n’a pas une bonne vision du planning, du
respect des délais ou des coûts, passer par la digitalisation
présente un risque. L’entreprise doit d’abord avoir une
ossature stable.
4. Agir sur trois niveaux :
La digitalisation est utile sur trois niveaux : transformer
l’expérience client, transformer le processus métier ou
changer de business model. Il faut pouvoir déterminer à quel
niveau est destinée la digitalisation.
5. S’inspirer :
Il faut regarder autour de soi, au niveau local ou international,
pour éventuellement s’inspirer de technologies, même dans
un autre secteur d’activité. On peut aménager la signalisation
dans un hôpital en s’inspirant d’une gare, par exemple.
30 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
Mais quelles sont les priorités en matière
de digitalisation ? Grégory Cosman,
consultant chez Pyco Group,
spécialiste en changement digital,
dégage trois tendances : « Premièrement,
la mise en place des technologies
destinées au téléphone mobile ;
deuxièmement, tout ce qui est lié aux
datas. Troisièmement, la robotisation.
»
Une entreprise de taille
moyenne appréhendera mieux la
numérisation
Mais pourquoi la numérisation estelle
si complexe à appréhender ?
« D’abord, la digitalisation englobe
des centaines de métiers différents »,
reprend Bernard De Cannière. « Une
personne qui connaît la blockchain
ne connaît pas le domaine des objets
connectés, et inversement. Il est
donc compliqué de trouver les bonnes
personnes et de savoir par quel bout
commencer. Deuxièmement, les codes
des entreprises occidentales, où
le management est généralement
sensé rassurer, sont complètement
chamboulés par la digitalisation. Nous
ne sommes plus face à des problèmes
techniques ou informatiques, il y a un
vrai défi d’innovation. »
Une table ronde menée fin septembre
par Beci, qui réunissait une douzaine
de responsables d’entreprises, a permis
de constater que les difficultés
de la digitalisation sont fréquemment
׉	 7cassandra://0fMgRr4IDRqD8yK0i9NF7YVMwEkxePRIZWWG_-32cDA` \8)t>G׉EGrégory Cosman,
consultant Pyco Group
Aujourd’hui, une vraie
guerre des talents
digitaux règne en Europe.
C’est bien de se lancer
dans l’e-commerce, mais
il faut déjà voir si on
trouve la main d’œuvre
nécessaire.
soin, et deuxièmement de rassembler
des informations pour aider les décisions
cliniques », évoque Vic De Corte,
directrice de la Clinique Saint-Jean.
« Nous avons déjà opéré tout le volet
dématérialisation et centralisation des
données. Nous cherchons maintenant
à mieux accompagner le patient dans
son trajet de soin. Les possibilités sont
nombreuses. Cela peut par exemple
se concrétiser par la mise en place
d’un système de contrôle à distance
du patient, depuis son domicile. »
liées au management, souvent peu
enclin à entreprendre une forme de
numérisation si ce rôle s’écarte de sa
mission première.
Autre constat de cette table ronde,
les entreprises publiques sont plus
souvent sur la réserve, faute de ressources
financières suffisantes allouées
à la digitalisation. La mentalité
est différente selon la taille et la
structure de l’entreprise et « l’agilité »
est clairement le maître mot. Les entreprises
de taille moyenne, entre
1000 et 2000 employés, seraient les
plus ouvertes au changement. Les
sociétés les moins impactées par la
numérisation seraient quant à elle les
petites entreprises, essentiellement
dans le secteur immobilier, les services
et l’horeca.
D’autres secteurs, notamment le domaine
médical, sont confrontés à de
plus gros défis. « Dans le secteur des
soins de santé, le but ultime de la digitalisation
est premièrement de faire
participer le patient dans son trajet de
1600 euros par jour pour un
développeur
Étonnamment, selon nos experts, l’un
des plus gros défis ne résiderait pas
dans la technologie elle-même, mais
plutôt dans le choix de la technologie
et dans les ressources humaines
nécessaires au déploiement. « Une
entreprise qui veut passer vers une
forme de numérisation n’en a souvent
pas les ressources en interne », avance
Grégory Cosman (Pyco Group). « Aujourd’hui,
une vraie guerre des talents
digitaux règne en Europe, aussi bien
dans le domaine du business digital
que de la chaîne des valeurs. C’est
bien de se lancer dans l’e-commerce,
mais il faut déjà voir si on trouve la
main d’œuvre nécessaire. En Belgique,
très peu d’écoles ou d’universités
forment les talents digitaux. Il
existe notamment l’École 19 mais
le pouvoir public devrait développer
d’autres écoles dans ce style. La génération
Y ou Z doit entraîner cette
évolution des entreprises. »
Pour bénéficier de bonnes ressources
humaines, il faut débloquer les
moyens. Les entreprises doivent ainsi
se tourner vers des consultants externes,
dont certains coûtent jusqu’à
1600 euros par jour. « Pour passer
à une vraie forme de digitalisation, il
est nécessaire de faire des investissements
plus importants que ne le font
les entreprises actuellement », estime
Bernard De Cannière. « Je remarque
que les demandes des entreprises
de taille moyenne n’ont fondamentalement
pas changé. Elles implantent
des logiciels ERP et mettent en place
un système de facturation électronique.
C’est essentiel, mais cela ne relève
pas d’une transformation digitale
profonde. »
Combien coûte vraiment la digitalisation
? Impossible de le dire. Cela varie,
de quelques milliers d’euros pour
l’achat d’un programme de gestion
Vic De Corte, directrice
de la Clinique Saint-Jean
Pour l’hôpital SaintJean,
le budget tourne
autour d’une dizaine
de millions d’euros sur
plusieurs années . Cette
numérisation doit nous
apporter un rendement.
à quelques millions d’euros pour des
changements globaux. « Pour l’hôpital
Saint-Jean, le budget tourne autour
d’une dizaine de millions d’euros sur
plusieurs années », avance Vic De
Corte. « Le budget n’a pas été finalisé,
il est donc difficile d’être plus précis.
Cette numérisation doit nous apporter
un rendement. » Pour rassurer
certains entrepreneurs, notons que la
digitalisation peut se faire en douceur,
il faut juste savoir où placer les priorités
●
Géry Brusselmans
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 31
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SDG : la boussole
des entreprises pour un
développement soutenable
Lutter contre le réchauffement climatique, les inégalités
sociales, les discriminations de genre ou de race ou la faim : les
entreprises répondent désormais « présent ». Une évolution qui
semble inscrite dans une belle dynamique depuis la publication
par l’ONU des Sustainaible Development Goals (ou SDG).
● Get ready for tomorrow
C
es SDG, dont on a beaucoup parlé cette année dans
le monde entrepreneurial, consistent en 17 chantiers
que chacun s’attache à faire progresser, à son
niveau et selon ses moyens, là où l’on est le plus efficace.
« Qu’il s’agisse de poursuivre la ‘faim zéro’, l’égalité entre les
sexes ou la production et la consommation responsables,
tous ces objectifs ont du sens pour nos membres. Ils permettent
d’orienter leurs actions de manière proactive », indique
Gaëlle Janssens, chargée de relations au sein de The
Shift, une plateforme résultant de la fusion en 2015 de plusieurs
associations actives dans le développement durable
(dont Business & Society, Kauri et Argus). En quelque sorte,
on dépasse enfin le simple ‘reporting’ qui caractérisait les
rapports de responsabilité sociale pour se projeter dans
l’’acting’. « Bref, on ne se regarde plus le nombril, mais on
prend en compte l’intérêt commun en appliquant le triple
principe cher à The Shift : connect, commit, change. »
Pour les entreprises, ces enjeux sont d’un intérêt vital. Plus
aucun acteur économique ne peut espérer se développer
de manière fluide sans tenir à l’œil au moins une partie de
ces 17 points. De manière positive, l’entreprise peut ainsi
établir des relations harmonieuses avec les autorités, avec
l’administration, avec les riverains qui sont parfois ses premiers
clients, avec ses ressources humaines, mais aussi,
bien au-delà de son pré carré, avec le vaste monde qui l’entoure.
Ce
n’est pas par hasard si les mondes syndical et patronal
se sont intéressés aux SDG, comme ils l’avaient fait avec
l’ISO 14001 ou l’EMAS (deux systèmes de management
environnemental). Comme au sein du syndicat libéral
CGSLB où Jan Moens s’attache à répertorier les initiatives
prises au sein des entreprises pour orienter davantage l’ac32
❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
tion économique vers l’entrepreneuriat durable. Pour ce
faire, la CGSLB s’appuie sur Sustatools, une méthode mise
au point sur le principe PDCA (Plan Do Check Act). Ou
comme Beci qui a été partie prenante, au même titre que
la FEB et l’UWE, du SDG Forum organisé pour la première
fois à Bruxelles en octobre dernier.
Management juste
Dès le lancement de la charte SDG au niveau fédéral, le
vice-Premier ministre et ministre de la Coopération de
Développement, Alexander De Croo, en avait identifié les
enjeux. Il avait aussi parfaitement senti l’adhésion que ce
processus nécessitait dans l’ensemble de la société civile,
entreprises incluses, en indiquant que « sans coopération
avec le secteur privé, une politique de développement international
ne peut jamais être durable », ajoutant que la
signature de cette charte marquait le début d’échanges
« fructueux », avec un accent placé précisément sur l’entrepreneuriat
durable, mais aussi sur les thèmes de la santé,
des énergies renouvelables, de la numérisation, de l’agriculture
et de l’alimentation. À l’image d’un Sodexo, qui fidélise
sa clientèle en intégrant une offre juste de produits
un peu plus chers, mais labellisés Fairtrade, les entreprises
ne jouent pas la carte de l’honest marketing. Elles prennent
simplement le pari de fonctionner de manière profitable,
mais juste et donc honnête. Leur maintien est à ce prix.
Thierry Nadisic ne dit rien d’autre dans le livre « Le management
juste », publié tout récemment aux Presses Universitaires
de Grenoble : « De même que les peuples anciens
avaient besoin, avant toute chose, d’une foi commune pour
vivre ensemble, nous avons de nos jours un besoin primordial
de justice » ●
Johan Debière
1 https://diplomatie.belgium.be/sites/default/files/downloads/charter_sdg.pdf
© Getty
׉	 7cassandra://sJ7zE6d_tP-YPMm39M03txzwNJpGX9MOYNTfwT1hKqs%` \8)t>I׉E	.Topic
Faut-il rester à Bruxelles ?
● Get ready for tomorrow
A
Choisir la localisation de son
entreprise est une étape
importante, voire cruciale.
Si Bruxelles, en tant que capitale
de l’Europe, offre de nombreux
atouts, les contraintes sont aussi
nombreuses. Les avantages d’une
implantation en ville sont-ils
supérieurs aux inconvénients ?
Faut-il rester à Bruxelles ? Quatre
entreprises nous répondent.
vec 20 organisations européennes
et 42 organisations
intergouvernementales,
Bruxelles est la capitale de l’Europe.
La présence de nombreuses institutions
politiques fait de la ville un
centre décisionnel majeur. Pour Marco
Ranieri, CEO de l’agence photo Reporters,
la proximité de toutes ces institutions
est très importante. « Dans
notre domaine, et en particulier pour
les missions que nous réalisons pour
la presse, être au plus près des instances
de décision est très important.
Beaucoup d’évènements se déroulent
à Bruxelles et c’est très pratique d’y
être installé. Nous sommes directement
au cœur de la ville pour aller faire
les reportages qu’on nous commande.
Cela nous permet d’être très réactifs. »
En termes d’image, le fait d’être situé
dans la capitale est aussi primordial.
« Reporters dispose d’un studio en
plein cœur de Bruxelles, et nos clients,
notamment ceux venus d’autres provinces
ou d’autres pays, apprécient ce
cadre. Nous ne troquerions pas nos
studios dans le centre contre des studios
plus grands en périphérie. Cela
n’a pas le même cachet », assure-t-il.
Nicolas Tancredi, avocat-associé chez
Younity, abonde : « Pour un cabinet
d’avocats, la localisation est déterminante
pour l’image. Lorsque l’on vise
une renommée nationale, voire internationale,
être situé à Bruxelles est
indispensable. Avoir une localisation
centrale permet également d’avoir
une meilleure visibilité et cela dénote
aussi d’une capacité sur le plan
linguistique. Offrir à nos clients des
services de conseil au sein de la capitale
et dans différentes langues nous
ouvre déjà de nombreuses portes. »
La situation centrale de Bruxelles en
Europe est aussi un atout. Bruxelles
dispose en effet de liaisons aériennes
et ferroviaires aisées. Plus de 60 millions
d’Européens vivent à moins de
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 33
© Getty
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9ׁHhttp://www.messe-karlsruhe.deׁׁЈנ\8)t> ̞
9ׁHhttp://www.messe-karlsruhe.deׁׁЈ׉E300 km de Bruxelles. Paris, Londres,
Cologne et Amsterdam sont toutes
situées dans un rayon de 2 h par train
à grande vitesse. « Avoir ses bureaux
à Bruxelles permet d’offrir une situation
centrale et une bonne accessibilité
aux clients, qu’ils soient nationaux
ou internationaux. Cela permet aussi
une certaine neutralité par rapport à
une localisation en Flandre ou en Wallonie.
Par ailleurs, en termes d’image,
c’est plus attractif d’avoir une adresse
dans la capitale de l’Europe qu’en dehors
», explique Marjolaine Gailly, Managing
Partner chez PeterLily.
Bruxelles, pas si immobile ?
Contrairement à ce que l’on aurait pu
croire, aucune des entreprises que
nous avons interviewées ne s’est
appesantie sur la question de la mobilité.
Même si toutes reconnaissent
que l’accès à la capitale n’est pas toujours
aisé aux heures de pointe, les
multiples possibilités de transport en
commun permettent, selon elles, de
se déplacer facilement malgré tout.
Marco Ranieri : « Ces dernières années,
les transports en commun ont
fortement évolué. Nos photographes
effectuent de plus de plus de missions
en transport en commun, ce qui permet
de rallier facilement un point ou
l’autre de la ville. » Pour lui, le coût du
stationnement est davantage un problème.
« Depuis quelques années, la
politique du ‘tout payant’ nous impose
de payer à la fois des taxes sur nos véhicules,
mais aussi des abonnements
de stationnement là où nous avons
nos bureaux et des frais de parcmètre
lorsque nous nous rendons en voiture
chez nos clients. Ce système de stationnement
n’a vraiment pas été pensé
pour les entreprises qui travaillent
à Bruxelles. Les modalités et moyens
de paiement sont différents selon les
communes, on n’a pas toujours de la
monnaie sur nous, parfois notre mission
dure plus longtemps que prévu…
Bref, ce n’est vraiment pas pratique. »
« Notre situation à Boitsfort nous permet
de ne pas être trop éloignés des
différentes instances judiciaires, tout
en bénéficiant d’un environnement
de travail très agréable, dans une
commune moins congestionnée par
le trafic que le centre-ville », indique
Nicolas Tancredi. « L’accessibilité est
importante, pour nos clients bien sûr,
mais aussi pour nos collaborateurs.
Nous avons donc choisi un endroit qui
puisse répondre aux préoccupations
de chacun. Par ailleurs, nous pratiquons
aussi le télétravail et le travail
décentralisé de manière à ne pas imposer
à nos collaborateurs venus des
autres régions de faire la navette tous
les jours. »
Un atout pour le recrutement ?
Pour Vincent Joye, Reputation Ambassador
chez Axa, une situation au
cœur de Bruxelles est aussi un véritable
atout de recrutement. L’entreNOS
SALLES ONT ÉTÉ CONÇUES POUR
LA PROJECTION DES FILMS. CELLES-CI
CONVIENNENT, PARFAITEMENT, À BIEN
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prise, qui emploie près de 2.500 personnes dans son
siège social à Bruxelles, est revenue s’installer dans
le centre-ville l’année dernière. « Notre principale
motivation était de garantir une meilleure accessibilité
à nos employés par rapport à la localisation en
périphérie qui était la nôtre », explique-t-il. Le nouveau
siège social de l’assureur se trouve à quelques
minutes à pied de la gare centrale et de la gare du
Luxembourg, ainsi qu’à proximité d’une bouche de
métro et d’une station Villo. La majorité des employés
viennent travailler en transports en commun. « En
plus de nous donner un avantage concurrentiel sur
le plan du recrutement, cela nous permet de réduire
notre empreinte écologique. Aujourd’hui, ce sont près
de 1.000 employés en moins qui utilisent leur voiture
pour rejoindre les bureaux. Nous encourageons d’ailleurs
sans cesse nos collaborateurs à opter pour les
transports en commun au lieu de la voiture, en leur
offrant la gratuité de ceux-ci d’une part, et en rendant
payante l’utilisation du parking. »
Selon l’Union des Associations Internationales (UAI),
Bruxelles est aussi la première ville européenne et
deuxième ville mondiale de congrès. Les possibilités
de réseauter, d’accéder aux services d’affaires et de
recevoir des conseils d’experts dans de nombreux
domaines d’action sont donc nombreuses. Marjolaine
Gailly apprécie particulièrement le côté multiculturel
de la ville. « À Bruxelles, il y a une grande diversité
culturelle. Les possibilités d’entraide et de réseautage
sont nombreuses, nous permettant d’entrer facilement
en contact avec d’autres entreprises de l’écosystème
bruxellois. Même si Bruxelles est plus chère
que d’autre villes (notamment en termes de loyer et
de stationnement), je considère ce surcoût comme un
investissement. » Et Nicolas Tancredi d’ajouter : « Aux
alentours de nos bureaux, il y a de nombreuses possibilités
de se restaurer, de faire des courses, de se
divertir… C’est très apprécié par les clients et par les
collaborateurs. »
Bruxelles, capitale de choix pour les
entreprises étrangères
Enfin, La Région de Bruxelles-Capitale est aussi très
prisée par les entreprises étrangères. Elle abrite les
sièges de nombreuses multinationales telles que
Solvay, Orange, Ferrero, Audi, Carrefour, etc. Dans
le dernier classement des villes européennes d’affaires
« European Cities Monitor », Bruxelles se situait
en 4e
position, devant Barcelone et Francfort. ●
Gaëlle Hoogsteyn
Karlsruhe | Salons Beurzen
Parc des expositions de Karlsruhe
Expositiepark van Karlsruhe
LEARNTEC
27ème
29 – 31/1/2019
Salon international et congrès
Europe‘s #1 in digital learning
27e internationale vakbeurs en congres
Europe‘s #1 in digital learning
art KARLSRUHE
21 – 24/2/2019
Art moderne et contemporain
Klassieke, moderne en
hedendaagse kunst
REHAB
16 – 18/5/2019
Réhabilitation | Thérapie |
Soins | Inclusion
Rehabilitatie | Therapie | Zorg | Integratie
LOFT
24 – 26/5/2019
LOFT – Le grand magasin du design
Meubles. Décoration intérieure.
Mode. Bijoux.
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Meubels. Woonaccessoires.
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24 – 26/5/2019
05 – 07/9/2019
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traitement des déchets et le recyclage
Demonstratiebeurs voor Afvalverwijdering
en Recycling
TiefbauLIVE
05 – 07/9/2019
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routière et les travaux publics
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Pour des informations et des dates actualisées,
consultez le site: www.messe-karlsruhe.de
Tel.: +49 721 3720-0
Voor actuele informatie en data gelieve de webpagina’s
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Karlsruher Messe- und Kongress-GmbH
Festplatz 9 | 76137 Karlsruhe | Germany
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 35
Mise à jour / Stand : 12 / 2018 | Sous toute réserve de modification / Onder voorbehoud van wijzigingen.
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« La réputation, c’est d’abord
une affaire d’actes »
À l’heure du numérique, des
réseaux sociaux et des fake news,
réputation et communication
semblent indissociables. Mais si
toutes deux sont intimement liées,
la réputation reste d’abord une
affaire d’actes.
Communication chez Carrefour, de
rebondir : « Nous avons la chance
d’être chaque jour en contact direct
avec 700.000 clients. C’est une
source d’informations extrêmement
précieuse. Nous pouvons évaluer au
quotidien le ressenti de nos clients.
Si les études nous informent sur des
points précis, en matière de réputation,
tout commence selon moi par
le sentiment. »
● Get ready for tomorrow
T
oute entreprise qui souhaite
travailler à la gestion de sa
réputation doit d’abord savoir
comment elle est perçue par ses
parties prenantes (ses ‘stakeholders’).
«
Chez Engie, nous nous basons essentiellement
sur la satisfaction de
nos clients et sur la perception que
des non-clients ont de la marque »,
explique Florence Coppenolle, responsable
de la communication chez
Engie Benelux. Et Baptiste van
Outryve, Director PR & Corporate
Gérer la réputation à 360°
Une fois que l’entreprise sait sur
quels axes elle doit travailler pour
améliorer sa réputation, elle peut
mettre en œuvre un plan d’action.
Baptiste van Outryve : « Fin 2017,
Carrefour a décidé de faire des choix
afin de clarifier son positionnement.
Faire des choix, cela veut dire créer
des choses, mais aussi en abandonner.
Nous avons choisi de nous
concentrer sur deux piliers (la numérisation
et la transition alimentaire
via la plate-forme Act for Food). Ne
pas s’éparpiller est primordial pour
donner une image claire de nos valeurs
et de notre mission. » Florence
Coppenolle poursuit : « La gestion
de la réputation se fait à 360°. Ce
n’est pas un champ à part dans la
vie de la société. C’est tout à fait
intégré dans la façon dont les collaborateurs,
le management, la direction…
présentent notre métier.
Travailler à sa réputation implique
de prendre des décisions, d’adopter
un certain comportement, de définir
des priorités. La réputation, ça ne se
décrète pas. Elle se forge dans les
actes, les preuves, les attitudes… »
Dans ce cadre, nos experts s’accordent
sur la nécessité d’impliquer
tous les collaborateurs, quel que
soit leur niveau hiérarchique. Pour
Florence Coppenolle, la gestion
de la réputation commence par le
sentiment d’appartenance. « Notre
groupe compte 17.000 collaborateurs
en Belgique. Tous, quel que
soit leur fonction, sont en partie responsables
de notre réputation. Dans
le domaine industriel, il faut être
très pédagogique et expliquer sans
cesse ce que l’on fait. L’adhésion
des collaborateurs à notre projet
d’entreprise est primordiale. » Même
son de cloche chez Carrefour : « En
36 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
© Getty
׉	 7cassandra://uTTj9UxIJGHjoPl5lGHlmOYe5HKiWrBd10VkX7L0iI0&K` \8)t>M׉EBelgique, nous comptons 10.000
salariés et autant de collaborateurs
franchisés. Toutes ces personnes
sont les premiers ambassadeurs
de nos valeurs. Il ne s’agit pas seulement
de les informer, mais aussi
de veiller à leur bien-être au travail,
de les convaincre et de leur transmettre
nos valeurs afin que tous les
appliquent au quotidien dans l’entreprise
», assure M. van Outryve.
Proactivité et réactivité
Vincent Joye, Reputation Ambassador
cheze Axa, insiste sur le fait
que la gestion de la réputation est
intimement liée aux actions de l’entreprise
: les consommateurs ne
choisissent plus seulement un produit
ou un service pour ce qu’il est
ou pour son prix. L’entreprise qui le
propose est un facteur de plus en
plus déterminant dans leur choix.
Baptiste van Outryve : « Les missions
sociétales reviennent de plus
en plus au cœur des préoccupations
et des actes des entreprises. Et s’il
y a 10 ans, la RSE était souvent gérée
par un département spécifique
et assez théorique, elle s’inscrit
aujourd’hui de façon généralisée
dans les actes des entreprises. ‘Act
for Food’ n’est pas une plateforme
de communication mais bien une
plateforme qui nous permet de gérer,
centraliser et évaluer nos actions.
C’est ce que nous réalisons
qui nous permet de communiquer
et d’améliorer notre réputation. Les
actes sont à la base de tout. »
Au-delà de ce qu’est l’entreprise et
de ce qu’elle fait, on ne peut toutefois
exclure la communication de la
gestion de la réputation. Comme le
disait Warren Buffet, « Il faut 20 ans
pour se construire une réputation et
5 minutes pour la détruire ». C’est
d’autant plus vrai à l’heure d’internet.
Autrefois, le bouche-à-oreille négatif
d’un client mécontent ne touchait
que peu de personnes. Avec les réseaux
sociaux, ce sont des milliers
de personnes qui peuvent être touchées
en quelques heures. Vincent
Joye : « Qu’on le veuille ou non, les
gens parlent de votre entreprise sur
les réseaux sociaux. Faire un monitoring
efficace et continu permet
de savoir ce qui se dit et de réagir
aux questions. Nous essayons de
résoudre les problèmes et, souvent,
les personnes concernées nous en
remercient. Il n’y a rien de plus gratifiant
que d’avoir un détracteur, ou
un détracteur potentiel, qui finalement
poste un avis positif. »
Chez Engie, une communication
transparente et efficace participe
totalement à la façon dont on crée
une réputation conforme à son
identité. « Nous écoutons très attentivement
l’ensemble de nos parties
prenantes. Par rapport à nos clients,
nous avons beaucoup investi dans
la multiplication des canaux leur
permettant d’entrer en contact avec
nous. Nous travaillons aussi proactivement
en tentant d’anticiper les
questions que nos clients pourraient
se poser. C’est dans ce cadre que
nous avons lancé un mini-site sur
l’approvisionnement en électricité
pour cet hiver », illustre Florence
Coppenolle.
Un travail de longue haleine
Enfin, la gestion de la réputation est
un travail dont les résultats s’inscrivent
dans la durée. « Quand on
veut améliorer sa réputation, la pire
erreur est de vouloir évaluer le résultat
des actions en se basant sur le
chiffre d’affaires », avance Baptiste
van Outryve. Une réputation, ça ne
se mesure pas en monnaie sonnante
et trébuchante. C’est quelque
chose qui se travaille et s’évalue sur
le long terme. Florence Coppenolle
confirme que la réputation n’est jamais
acquise. « L’une des clés pour
Florence Coppenolle
(Engie Benelux)
Baptiste van Outryve (Carrefour)
Vincent Joye (Axa)
garder une bonne réputation, c’est
de rester cohérent entre ce qui
est dit et ce qui est fait. Il faut être
conforme aux valeurs de l’entreprise
même si celles-ci évoluent. »
Vincent Joye, de son côté, pense aux
risques réputationnels qu’il ne faut
jamais perdre de vue. « L’un des défis
dans la gestion de la réputation
est la complexification de l’environnement
légal, notamment pour tout
ce qui touche à la gestion et à la protection
des données. Aujourd’hui,
une fuite de données représente un
risque énorme pour la réputation, et
cela va sans aucun doute continuer
dans les années à venir. » ●
Gaëlle Hoogsteyn
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 37
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Bruxelles, le poumon
économique de la Belgique
© Getty
C’est devenu une tradition. Comme chaque année à
pareille époque, vous trouverez dans les lignes qui
suivent cinq classements des entreprises bruxelloises
fondés sur… cinq critères : chiffre d’affaires, bénéfices,
croissance, effectifs et entreprises jeunes (moins de dix
ans). Il en ressort ceci : le dynamisme des entreprises
bruxelloises ou situées à Bruxelles fait plaisir à voir -
donc à lire. C’est ce que nous vous souhaitons.
● Top des entreprises bruxelloises
B
eci, Chambre de commerce et Union des Entreprises
de Bruxelles, représente les deux tiers de l’emploi
à Bruxelles et plus de 35.000 entreprises. Comme
beaucoup de nos membres ne cessent de le dire, il faut encore
et toujours rappeler que la Région de Bruxelles-Capitale
est le premier bassin d’emplois du pays avec 702.000
unités, soit 16 % de l’emploi belge alors que les 19 communes
ne représentent qu’un peu plus de 10 % de la
population belge. Comme le révèle une étude d’Actiris, le
nombre des emplois bruxellois occupés par des Bruxellois,
c’est-à-dire des personnes travaillant sur le territoire de
Bruxelles Capitale et y avant leur résidence, est aujourd’hui
de 361.000 unités. Bref, plus d’un emploi bruxellois sur
deux est occupé par un Bruxellois1
.
Bruxelles et une capitale à géométrie variable : capitale
européenne, capitale belge, capitale de la Communauté
Wallonie Bruxelles, capitale de la Flandre et… capitale
d’elle-même, la bien nommée Région de Bruxelles-Capitale.
Attention donc à ce que les économistes appellent
« l’effet de siège ». Il y a à Bruxelles beaucoup d’entreprises
étrangères ou d’origine étrangère, de filiales d’entreprises
étrangères, d’entreprises dont le centre de décision est à
l’étranger, etc. Est-ce que cela fausse les chiffres ? Non.
Dans le Top 10 des entreprises bruxelloises affichant les
plus gros bénéfices, 9 sont belgo-belges. Dans le Top 10
des entreprises bruxelloises occupant le plus grand nombre
de personnes, il y a… dix entreprises dont le siège est établi
à Bruxelles mais dont l’activité s’étend à tout le pays.
C’est le cas de Randstad Belgium, de HR Rail2
, de bpost, de
Proximus, de Delhaize Le Lion ou de Carrefour Belgium, etc.
L’intérim en tête
Au 31 décembre 2017, les dix plus gros employeurs
bruxellois occupaient ensemble quelque 155.000 personnes.
C’est énorme : 22 % des emplois recensés dans
la capitale sont le fait de ces dix employeurs dont sept
sont de constitution belgo-belge (HR Rail, bpost, Delhaize
Le Lion, Familiehulp (le géant flamand de l’aide sociale),
Proximus, la Stib (Société des transports intercommunaux
bruxellois) et Daoust. Les trois autres, Randstad Belgium,
Tempo-Team et Carrefour Belgium, sont contrôlés par
deux groupes étrangers, Tempo-Team ayant été repris par
Randstad. Avec 49.000 emplois, soit plus de 30 % du toBruxelles
Métropole - janvier 2019 ❙ 39
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tal, la présence des trois entreprises
de travail intérimaire dans notre Top
10 montrent que ce type d’activité est
– ce n’est pas nouveau - la principale
variable d’ajustement sur un marché
de l’emploi où la flexibilité est devenue
stratégique.
Jean Blavier
Quels sont les géants du
chiffre d’affaires, LE
critère le plus souvent
retenu pour
rendre compte du
poids d’une entreprise
? Comme l’an
passé, Toyota Motor
Europe est loin en tête
avec 25,3 milliards d’euros, suivie par
Total Petrochemicals & Refining avec
15,9 milliards et Electrabel avec 11,3
milliards. Ceci exige un double commentaire.
Primo, l’écart entre le premier
d’une part, le deuxième et le troisième
de l’autre, est gigantesque. Il l’est encore
davantage entre le trio de tête et
les sept autres entreprises de notre
Top 10. L’image que l’on peut en retenir
est celle d’une course cycliste avec
un champion nettement en tête, deux
poursuivants puis un peloton dont les
chiffres d’affaires vont de 5 à 3 milliards
d’euros. Attention aux mirages
juridiques. Si Toyota est largement en
tête, l’addition des chiffres d’affaires du
n° 2, Total Petrochemicals & Refining,
et du n° 4, Total Belgium, est de 21
milliards d’euros. Un des poursuivants
et un des champions en tête du peloton
appartiennent donc à la même équipe.
Les multinationales belges
Combien de fois n’entend-on pas
dire qu’il n’y a pas de multinationales
belges ? C’est faux ! Pour nous limiter
à Bruxelles, dans le Top 10 du chiffre
d’affaires il y a quatre multinationales
(= ayant des activités à l’étranger) d’origine
belge, même si leur actionnariat
est peu ou prou étranger : Electrabel,
Delhaize Le Lion, Proximus et D’Ieteren.
Lorsqu’on s’intéresse aux bénéfices,
40 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
Avertissement préliminaire
Vous trouverez dans les pages suivantes la 5e
édition du
classement des entreprises bruxelloises, établi sur la base des
chiffres de la Banque nationale de Belgique (BNB). Ces chiffres
ne sont pas consolidés, ils ne comprennent pas les données des
entreprises ayant clôturé leur exercice avant le 1er avril 2017, ni
(pour les entreprises de moins de dix ans) celles des entreprises
créées avant le 1er avril 2007. En ce qui concerne le Top des
entreprises en croissance, le critère retenu est la croissance en
valeur absolue sur trois ans.
l’image se renforce. Deux entreprises
ayant des activités à l’étranger
trônent en tête de notre Top 10 des
bénéfices, Sofina et KBC Group, avec
un peu plus de 1 milliard d’euros.
Delhaize Le Lion n’est pas loin avec
930 millions, de même que InBev
Belgium – la filiale belge du groupe
Anheuser-Busch InBev, le leader
mondial de la brasserie – avec 834
millions. Il n’échappera pas à ceux qui
ont de la mémoire que, cette année,
le Top 10 des entreprises bruxelloises
faisant le plus de bénéfices ne
compte que des vedettes alors que
l’année précédente on y trouvait des
noms plus discrets comme Apetra
(gestion des stocks pétroliers stratégiques
de notre pays) ou Verlinvest
(le holding des familles de Mévius et
de Spoelberch).
Les deux derniers critères de notre
Top 10 sont la croissance (voir «
Avertissement préliminaire ») et les
entreprises de moins de dix ans.
Pour ce qui est de la croissance, les
premières places reviennent au secteur
de la santé avec le doublé UCB
Biopharma et UCB Pharma. Ce n’est
pas tout : les entreprises chimiques
Inovyn Trade Services (8e
Alcodis (9e
place) et
) fournissent entre autres
des matières premières au secteur
1
En bonne arithmétique, le nombre des navetteurs est donc de 341.000 unités.
Source : « Le marché de l’emploi à Bruxelles », Actiris 2016.
2 HR Rail est l’employeur juridique des chemins de fer belges.
de la santé, ce qui accroît encore la
présence de celui-ci dans le Top 10
des entreprises bruxelloises à la forte
croissance. La mobilité y est également
présente avec Mercedes-Benz
Financial Services, Mercedes-Benz
Belgium Luxemburg (3e
et 4e place)
et Brussels Airlines (7e), de même
que le secteur de la brasserie avec
Anheuser-Busch InBev (5e) et InBev
Belgium (6e
).
Quant au Top des entreprises de
moins de dix ans, il n’échappera à
personne qu’on n’y trouve guère de
vrais adolescents mais beaucoup de
faux jeunes comme UCB Pharma,
HR Rail, Engie Energy Management,
Eurelec Trading (centrale d’achats
des groupes de grande distribution
français Leclerc et allemand ReWe),
la Société européenne de gestion de
l’énergie (filale du groupe français Air
Liquide), Brussels Airport Company
ou Thi Factory (groupe SNCB). Les
vrais ados sont nettement moins
bien classés, mais il ne faut pas en
tirer de conclusions hâtives. Par
contre, une chose est sûre : tous ces
grands noms confortent le statut de
Bruxelles en tant que poumon économique
de notre pays.
Jean Blavier
׉	 7cassandra://FjTY_kM-y9UvO41h-9jIe4FCEOyo9AmZypk9oAJUgYY#` \8)t>Q׉EFocus
Chiffre d’affaires : Top 50
Nom
1. TOYOTA MOTOR EUROPE
2. TOTAL PETROCHEMICALS & REFINING
3. ELECTRABEL
4. TOTAL BELGIUM
5. ARCELOR MITTAL BELGIUM
6. DELHAIZE LE LION
7. PROXIMUS
8. CARREFOUR BELGIUM
9. D'IETEREN
10. EDF LUMINUS
11. UMICORE
12. UCB BIOPHARMA
13. UCB PHARMA
14. AURUBIS BELGIUM
15. SNCB
16. MERCEDES-BENZ BELGIUM LUX.
17. BPOST
18. HR RAIL
19. INBEV BELGIUM
20. WABCO EUROPE
21. ANHEUSER-BUSCH INBEV
22. BRUSSELS AIRLINES
23. SOLVAY CHEMICALS INT.
24. AUDI BRUSSELS
25. BELGACOM INT. CARRIER SERVICES
26. BELGIAN SHELL
27. LOTERIE NATIONALE
28. MERCEDES-BENZ FIN. SERVICES BELUX
29. COCA-COLA EUROPEAN PARTNERS BEL.
30. ORANGE BELGIUM
31. INFRABEL
32. ENGIE ENERGY MANAGEMENT
33. ELECTROLUX HOME PRODUCTS CORP.
34. RANDSTAD BELGIUM
35. FABRICOM
36. ALCODIS
37. KBC GROUPE
38. EURELEC TRADING
39. BESIX
40. ELIA SYSTEM OPERATOR
41. FORD MOTOR COMPANY (BELGIUM)
42. DERBY
43. INOVYN BELGIUM
44. INEOS SALES BELGIUM
45. AXUS
46. SOC. EUROPEENNE DE GESTION DE L'ENERGIE
47. INOVYN MANUFACTURING BELGIUM
48. VLAAMSE MAATS. VOOR WATERVOORZIENING
49. FCA BELGIUM
50. VIVAQUA
CP
1140
1040
1000
1040
1000
1080
1140
1050
1000
1000
1070
1070
1000
1200
Forme jur.
SA
SA
SA
SA
SA
SCA
SA
SA
SA
SA
NACE
BEL
2008
Clôture
derniers
comptes
CA kEUR
VA nette
kEUR
70100 31/03/2019 25.394.209 598.261
46710 31/12/2017
35110 31/12/2017
31/12/2017
11.354.554
5.515.097
24100 31/12/2017
47114 31/12/2017
1030 SA de droit public 61100 31/12/2017
47115 31/12/2017
45113 31/12/2017
35140 31/12/2017
20140 31/12/2017
72110 31/12/2017
46460 31/12/2017
24440 30/09/2017
SPRL
SA
SA
1070 SA de droit public 49100 31/12/2017
45111 31/12/2017
SA
1000 SA de droit public 53100 31/12/2017
1060 SA de droit public 49100 31/12/2017
11050 31/12/2017
64200 31/12/2017
64200 31/12/2017
51100 31/12/2017
64200 31/12/2017
29100 31/12/2017
61200 31/12/2017
46710 31/12/2017
SPRL
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
1040 SA de droit public 92000 31/12/2017
77110 31/12/2017
47252 31/12/2017
61200 31/12/2017
1200
1070
1140
1000
1130
1082
1000
1170
SPRL
SA
1060 SA de droit public 52210 31/12/2017
64200 31/12/2017
47540 31/12/2017
78200 31/12/2017
42220 31/12/2017
46120 31/12/2017
70100 31/12/2017
94110 31/12/2017
41201 31/12/2017
35120 31/12/2017
45111 31/12/2017
92000 31/12/2017
46751 31/12/2017
46751 31/12/2017
77110 31/12/2017
70220 31/12/2017
20110 31/12/2017
36000 31/12/2017
45111 31/12/2017
36000 31/12/2017
1080
1000
1200
1000
1082
1160
1140
1120
1140
1130
1140
1030
1160
1000
SCRL
SA
SA
SA
SA
SA
SCRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SCRL
SA
SCRL
15.909.566 505.406
997.062
1.926.662
834.241
Bén./perte
après impôts
kEUR
96.212
360.183
-290.497
63.515
5.036.989 1.239.093 473.296
4.860.616
4.058.644 2.513.749
3.951.971
3.195.041
3.020.491
2.838.051
562.716
209.033
215.785
409.196
772.742
73.948
78.024
79.498
930.056
334.152
69.868
814.403
-21.525
149.816
1070
1160
1000
1050
1120
1190
1000
1000
2.354.920 1.296.541 -933.734
2.333.592
2.291.147
2.277.349
2.150.575
2.114.748
1.958.302
1.801.850
1.684.738
1.674.116
1.354.745
1.351.502
1.345.239
1.299.958
1.289.362
1.275.206
1.219.117
1.215.328
1.180.536
1.129.055
1.050.589
967.225
934.713
864.855
842.861
837.486
812.060
798.732
792.246
719.595
699.115
566.654
17.173
58.632
14.039
1.541.442 290.963
1.933.532
703.720
343.375
1.144.983
245.575
22.141
756
259.518
173.739
553.543
393.883
34.043
364.828
431.264
84.594
72.480
121.523
788.354
251.996
19.102
432.013
3.482
693.500
687.174
682.354
661.427
636.041
613.983
599.319
598.495
168.691
132.987
17.995
49.881
39.952
15.334
162.055
13.030
248.601
245.405
24.173
532.419
834.655
128.516
126.952
-61.870
-11.281
13.900
67.273
730
11.167
8.521
88.859
31.827
47.922
-28.904
81.344
6.052
15.907
9.160
1.037.917
182
89.844
96.908
1.186
15.366
-5.680
1.316
11.553
3.607
90.123
31.726
-252
35.462
Personnel
2.107
460
4.694
597
6.416
12.153
12.218
8.553
1.378
953
2.683
916
984
582
n.d.
544
23.393
30.763
2.855
61
205
2.671
44
2.437
436
210
406
61
2.103
1.399
n.d.
101
28
30.794
3.278
23
3.883
3
606
316
53
239
197
17
239
10
591
1.379
112
1.456
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 41
׉	 7cassandra://Vvm-pMVFtylgYEGOGenN_arqggbrsBxCAOe9V-BMLxk'e` \8)t>R\8)t>QבCט   ́u׉׉	 7cassandra://51wSdT14laRQBWP3hCg1VsCFwIl8iiN8AJOKHo4tW9E r` ׉	 7cassandra://lsfgiZOSsMZWmBmMl54hBZvW_uBta4K_AYIXRCQXemo̓`z׉	 7cassandra://a4fD7kSeYfb30w1xC1A8qBrv0ePitnPcwnlTX16tBuQ&` ׉	 7cassandra://OsuoYpGllPoo_yopQ3KedhG5F1wR5rj9mn9jxzuHFK4ͷ͠y\8)t>ט  ́u׉׉	 7cassandra://Tpno8JRGWJQZxXhL930ou7lEVnEa52B727IcZEKSYNI Z` ׉	 7cassandra://BbJ2MHm89On4t1Z2xjtzohM06HnrtvN1MryeJFISJys̈́=`z׉	 7cassandra://l_lLFv3QNQ_u7PR-5S33JoYN6zyDufx0Skzr-08Eag0'` ׉	 7cassandra://wEYKCmTM7LRA-S9JJyIBRBPDj1u3p2FOOUbbYiileuIͽ͠y\8)t>׉EFocus
Bénéfice net : Top 50
Nom
1 SOFINA
2 KBC GROUPE
3 AXA HOLDINGS BELGIUM
4 DELHAIZE LE LION
5 INBEV BELGIUM
6 D’IETEREN
7 SOLVAY
8 GROUPE BRUXELLES LAMBERT
9 UCB PHARMA
10 ARCELOR MITTAL BELGIUM
11 TOTAL PETROCHEMICALS & REFINING
12 PROXIMUS
13 BPOST
14 AGEAS
15 NEW MAGNA INVESTMENTS
16 ERGON CAPITAL PARTNERS III
17 DRAKKAR GROUP
18 FONDATION ROI BAUDOUIN
19 EXTENSA GROUP
20 SANOFI EUR. TREASURY CENTER
21 EDF INVEST. GROUPE
22 AG REAL ESTATE
23 KBC CREDIT INVESTMENTS
24 INSI
25 INTERNATIONAL POWER
CP
1040
1080
1000
1080
1070
1050
1120
1000
1070
1000
1040
Forme jur.
SA
SA
SA
SCA
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
NACE
BEL
2008
Clôture
derniers
comptes
64200 31/12/2017
70100 31/12/2017
31/12/2017
CA kEUR
2.330
837.486
0
47114 31/12/2017 4.860.616
11050 31/12/2017
45113 31/12/2017
70100 31/12/2017
64200 31/12/2017
46460 31/12/2017
1.801.850
3.195.041
8.502
2.241
2.333.592
VA nette
kEUR
-5.342
432.013
-1.015
834.241
703.720
209.033
421.055
-11.326
772.742
24100 31/12/2017 5.036.989 1.239.093
46710 31/12/2017
15.909.566 505.406
1030 SA de droit public 61100 31/12/2017 4.058.644 2.513.749
1000 SA de droit public 53100 31/12/2017
64200 31/12/2017
64200 31/12/2017
64300 31/12/2017
70220 31/12/2017
SA
SA
SA
SA
1000
26 LOUIS DELHAIZE CIE FRANCO-BELGE D’ALIMENTATION 1000
27 COMPAGNIE BENELUX PARTICIPATIONS
28 UMICORE
29 SCHNEIDER ELECTRIC SERVICES INT.
30 WABCO EUROPE
31 ANHEUSER-BUSCH INBEV
32 EDENRED BELGIUM
33 VERLINVEST
34 FEDERALE PARTICIPATIE- EN INVESTERINGSMAATS.
35 SOC. DE PARTICIPATIONS INDUSTRIELLES
36 APETRA
37 PROXIMUS GROUP SERVICES
38 SERB
39 SOLVAC
40 PUBLIGAZ
41 EUROGRID INTERNATIONAL
42 ALIAXIS HOLDINGS
43 ATLAS SERVICES BELGIUM
44 ELIA SYSTEM OPERATOR
45 CARREFOUR FINANCE
46 TOYOTA MOTOR EUROPE
47 JUVEST
48 B.S.A. INTERNATIONAL
49 EUROCLEAR
50 INOVYN MANUFACTURING BELGIUM
42 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
1000
1000
1050
1160
1000
1160
1050
1000
1000
1030
1050
1050
1000
1000
1050
1140
1000
1050
1140
1050
1070
1210
1140
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
-41.891
-529
-15.137
-301
1000
1040
1050
1000
1080
1170
5.393
1.761
10
22.094
3.171
0
SPRL
SPRL
SA
SA
SA
SA
64200 31/12/2017
64200 31/12/2017
20140 31/12/2017
64200 31/12/2017
64200 31/12/2017
64200 31/12/2017
64200 31/12/2017
64200 31/12/2017
1050 SA de droit public 64200 31/12/2017
64200 31/12/2017
52100 31/12/2017
70100 31/12/2017
46460 31/12/2017
64200 31/12/2017
64200 30/09/2017
70220 30/06/2019
31/12/2017
SAFS
SA
SA
SA
SCRL
SCRL
SA
SA
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
64200 31/12/2017
35120 31/12/2017
70220 30/12/2017
60.604
25.504
367
2.838.051
0
1.684.738
1.674.116
42.397
358
0
0
110.715
977
18.377
0
0
844
0
1.547
792.246
4.652
766
252.374
232
1.639
-737
10.490
-5.084
-15
43.871
11.915
-3.949
409.196
294.112
343.375
1.144.983
31.595
-7.374
326
-106
44.429
483
7.517
-1.108
-211
609
-31
-550
132.987
3.153
70100 31/03/2019 25.394.209 598.261
70220 31/12/2017
64200 31/12/2017
64200 31/12/2017
20110 31/12/2017
206
113.209
547.710
636.041
32.261
287.428
248.601
1000 EUP, Fondation 66300 31/12/2017
64910 31/12/2017
64999 31/12/2017
64929 31/12/2017
68203 31/12/2017
64200 31/12/2017
64190 31/12/2017
31/12/2017
71121
3.326
10.376
400
1000
1000
1000
1040
2.114.748 1.541.442
0
0
Bén./perte
après impôts
kEUR
1.079.572
1.037.917
933.776
930.056
834.655
814.403
732.577
638.108
566.654
473.296
360.183
334.152
290.963
289.707
272.056
271.690
246.865
240.631
179.416
172.770
169.917
166.766
161.113
157.607
156.948
153.307
150.876
149.816
129.152
128.516
126.952
124.046
119.655
115.215
114.919
112.182
111.565
110.255
108.669
105.678
105.470
101.915
98.481
96.908
96.541
96.212
93.217
91.264
90.922
90.123
Personnel
41
3.883
n.d.
12.153
2.855
1.378
816
35
984
6.416
460
12.218
23.393
89
n.d.
1
2
88
9
22
4
115
5
n.d.
132
19
22
2.683
20
61
205
143
15
13
n.d.
4
14
2
2
n.d.
6
n.d.
12
316
16
2.107
n.d.
14
1.783
591
׉	 7cassandra://a4fD7kSeYfb30w1xC1A8qBrv0ePitnPcwnlTX16tBuQ&` \8)t>S׉EFocus
Effectifs : Top 50
Nom
1. RANDSTAD BELGIUM
2. HR RAIL
3. BPOST
4. PROXIMUS
5. DELHAIZE LE LION
6. TEMPO-TEAM
7. FAMILIEHULP
8. CARREFOUR BELGIUM
9. STIB
10. DAOUST
11. MANPOWER (BELGIUM)
12. ARCELOR MITTAL BELGIUM
13. ISS FACILITY SERVICES
14. SECURITAS
15. ELECTRABEL
16. CLINIQUES UNIVERSITAIRES SAINT-LUC
17. G4S SECURE SOLUTIONS
18. THUISHULP
19. FABRICOM
20. KBC GROUPE
21. INBEV BELGIUM
22. CHIREC
23. UMICORE
24. BRUSSELS AIRLINES
25. SODEXO BELGIUM
26. AUDI BRUSSELS
27. ATALIAN
28. VLAAMSE RADIO- EN TELEVISIEOMROEPORG.
29. TOYOTA MOTOR EUROPE
30. COCA-COLA EUROPEAN PARTNERS BEL.
31. IRIS CLEANING SERVICES
32. FONDS VOOR WETENSCH. ONDERZOEK - VL.
33. DECATHLON BELGIUM
34. COFELY SERVICES
35. RANDSTAD GROUP BELGIUM
36. H & M HENNES & MAURITZ
37. FONDS DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE-FNRS
38. ARMONEA
39. SMALS
40. COMPASS GROUP BELGILUX
41. TEMPO-TEAM AT HOME
42. BRICO BELGIUM
43. SPIE BELGIUM
44. MULTIPHARMA
45. VIVAQUA
46. ORANGE BELGIUM
47. CLINIQUES DE L'EUROPE
48. VLAAMSE MAATS. VOOR WATERVOORZIENING
49. D'IETEREN
50. VEOLIA
CP
1082
Forme jur.
SA
NACE
BEL
2008
Clôture
derniers
comptes
78200 31/12/2017
1060 SA de droit public 49100 31/12/2017
1000 SA de droit public 53100 31/12/2017
1080
1082
1210
1140
1000
1050
1200
1000
1000
1120
1000
1200
1020
1000
1000
1080
1070
1160
1000
1050
1050
1190
1070
SCA
SA
CA kEUR
934.713
1.958.302
VA nette
kEUR
788.354
1.933.532
1030 SA de droit public 61100 31/12/2017 4.058.644 2.513.749
47114 31/12/2017 4.860.616
78200 31/12/2017
88101 31/12/2017
47115 31/12/2017
49310 31/12/2017
78200 31/12/2017
78200 31/12/2017
ASBL
SA
Soc. à fin. soc.
SA
SA
SA
SA
SA
SA
ASBL
SA
ASBL
SA
SA
SPRL
ASBL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
323.825
52.545
3.951.971
269.345
203.779
287.367
283.213
288.327
834.241
274.086
345.607
562.716
587.312
194.298
287.084
11.354.554
546.394
177.418
41.957
864.855
837.486
1.801.850
450.157
2.838.051
1.354.745
337.474
1030 SA de droit public 60200 31/12/2017
1140
1070
1140
SPRL
SA
1000 EUP, Fondation
1130
1000
1082
1000
SA
SA
SA
SA
1000 EUP, Fondation
1080
1060
1130
1082
1082
1070
1070
1000
1140
1180
1030
1050
1070
SA
ASBL
SA
SA
SA
SA
SCRL
SCRL
SA
ASBL
SCRL
SA
SA
1.345.239
88.700
447.666
1.215.328
93.192
0
440.747
317.908
220.832
407.812
0
233.949
256.420
997.062
390.207
170.135
130.269
251.996
432.013
703.720
187.728
409.196
245.575
154.025
259.518
70.498
219.147
Bén./perte
après impôts
kEUR
6.052
756
2.114.748 1.541.442 290.963
334.152
930.056
4.334
-2.113
69.868
-535
7.778
2.103
24100 31/12/2017 5.036.989 1.239.093 473.296
81220 31/12/2017
80100 31/12/2017
35110 31/12/2017
86220 31/12/2017
80100 31/12/2017
88101 31/12/2017
42220 31/12/2017
70100 31/12/2017
11050 31/12/2017
68203 31/12/2017
20140 31/12/2017
51100 31/12/2017
56290 31/08/2017
29100 31/12/2017
81210 31/12/2017
9.761
6.923
-290.497
10.099
7.809
4.242
15.907
1.037.917
834.655
17.770
149.816
-61.870
971
13.900
217
70100 31/03/2019 25.394.209 598.261
47252 31/12/2017
81220 31/12/2017
72190 31/12/2017
47640 31/12/2017
81100 31/12/2017
70220 31/12/2017
47716 30/11/2017
72190 31/12/2017
87301 31/12/2017
63110 31/12/2017
56290 30/09/2017
81210 31/12/2017
47521 31/01/2019
43999 31/12/2017
47730 31/12/2017
36000 31/12/2017
61200 31/12/2017
86101 31/12/2017
36000 31/12/2017
45113 31/12/2017
96099 31/12/2017
133.778
288.630
158.516
67.445
417.372
265.062
427.446
598.495
1.180.536
235.293
613.983
3.195.041
158.030
364.828
74.240
69.559
106.553
148.275
162.147
95.949
180.253
100.009
165.168
88.100
57.846
109.169
109.566
105.404
532.419
431.264
102.076
245.405
209.033
82.854
64.462
96.212
88.859
2.074
-38.220
14.680
8.498
-17.007
4.590
-1.910
-92
n.d.
17.605
1.263
-3.539
6.984
-50.762
35.462
31.827
-358
31.726
814.403
-824
Personnel
30.794
30.763
23.393
12.218
12.153
11.111
9.297
8.553
8.450
7.057
7.010
6.416
5.825
4.747
4.694
4.660
3.704
3.572
3.278
3.883
2.855
2.762
2.683
2.671
2.647
2.437
2.193
2.130
2.107
2.103
2.027
1.997
1.984
1.950
1.902
1.851
1.842
1.786
1.725
1.645
1.642
1.605
1.571
1.517
1.456
1.399
1.399
1.379
1.378
1.357
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 43
׉	 7cassandra://l_lLFv3QNQ_u7PR-5S33JoYN6zyDufx0Skzr-08Eag0'` \8)t>T\8)t>SבCט   ́u׉׉	 7cassandra://AxZWzoO94l793HNIBKH5ba2PBhblhVna-fo0Czd1BZA }` ׉	 7cassandra://-HlDFsLl5qud8elUPC8KR8Y92CUP_Hle2B0hp7wDpzk͈Q`z׉	 7cassandra://lMw3uNzwcc30RFdeU8G2GW51Zd1L8YsgzupZxWgxeqg({` ׉	 7cassandra://KQ2xALf-svF7aCwDu5C7EPfPHo-jMCqZtaUdmcRVi4cͿ7͠y\8)t>ט  ́u׉׉	 7cassandra://6YBGmHXWgA0qYGmt34ljvFTuCqCieNaX-CvlU1lTHu8 o` ׉	 7cassandra://7ORswI6xTq2qEH8h4M4eKNOu4JPnvrF-FM_ffhbk1m8͓b`z׉	 7cassandra://MZgqMElJPUbyVI1-wTk5utRtyyPIFboH5-bYjDeQL0M)` ׉	 7cassandra://Bmv0vHnHEDY_0JNRrOuKx2-ut73xf8W_RWt9B4NP6Ss͠y\8)t>׉EFocus
Sociétés de moins de 10 ans : Top 50
Nom
1 UCB BIOPHARMA
2 HR RAIL
3 ENGIE ENERGY MANAGEMENT
4 EURELEC TRADING
5 SOC. EUR. DE GESTION DE L'ENERGIE
6 INOVYN TRADE SERVICES
7 BRUSSELS AIRPORT COMPANY
8 THI FACTORY
9 SCABEL
10 CM-CIC LEASING BENELUX
11 INTERNATIONAL TRADE
12 DBFM SCHOLEN VAN MORGEN
13 AXUS FINANCE
14 AXPO BENELUX
15 HENKEL BELGIUM
16 CPS AFRICA
17 GROUPM BELGIUM
18 HUAWEI TECHNOLOGIES (BELGIUM)
19 PHILIPS BELGIUM COMMERCIAL
20 ARMONEA
21 VLAAMS ENERGIEBEDRIJF
22 PFIZER PFE BELGIUM
23 BIALIM BELGIQUE
24 UMEDIA PRODUCTION
25 BNP PARIBAS PART. FOR INNOVATION BEL.
26 BASIC-FIT BELGIUM
27 SKF BELGIUM
28 ZTE BELGIUM
29 SPECIALTY METALS RESOURCES
30 ACCOR INVEST BELGIUM
31 KRINKELS
32 L&L RETAIL BELGIUM
33 YPTO
34 UPFIELD SPREADS BELGIUM
35 INEOS SOLVENTS BELGIUM
36 ALLEGIS GROUP (BELGIUM)
37 TROPICORE SA RPM
38 CEGELEC INDUSTRY
39 EIT DIGITAL
40 ENGIE MANAGEMENT COMPANY BEL.
41 SILVA MEDICAL
42 ALIAXIS GROUP
43 TRAMCONTRACTORS
44 BLUE CUBE BELGIUM
45 TRASYS INTERNATIONAL G.E.I.E.
46 PARTENA BUSINESS CENTER
47 DIRECT ENERGIE BELGIUM
48 VALIPAT
49 AUTOREDO
50 APPLE RETAIL BELGIUM
44 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
CP
1070
1000
1000
1130
1140
1030
1060
1000
1000
1000
1000
1140
1050
1020
1050
1160
1150
1070
1080
1000
1050
1000
1050
1130
1090
1140
1200
1050
1000
1030
1000
1060
1190
1120
1000
1150
1130
1040
1000
1170
1050
1120
1000
1040
1000
1050
1060
1000
1000
Forme jur.
SPRL
SCRL
SCRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
NACE
BEL
2008
Clôture
derniers
comptes
72110 31/12/2017
1060 SA de droit public 49100 31/12/2017
64200 31/12/2017
94110 31/12/2017
70220 31/12/2017
46751 31/12/2017
52230 31/12/2017
49100 31/12/2017
46190 31/12/2017
64921 31/12/2017
70220 31/12/2017
41102 31/12/2017
64921 31/12/2017
35140 30/09/2017
46442 31/12/2017
45113 31/03/2019
73110 31/12/2017
46520 31/12/2017
46460 31/12/2017
87301 31/12/2017
73200 31/12/2017
21201 30/11/2017
70100 31/12/2017
59111 31/12/2017
62010 31/12/2017
93130 31/12/2017
46699 31/12/2017
62020 31/12/2017
46720 31/12/2017
55100 31/12/2017
81300 30/04/2019
47711 31/01/2019
62020 31/12/2017
46170 31/12/2017
46751 31/12/2017
78100 31/12/2017
46190 31/12/2017
43212 31/12/2017
72190 31/12/2017
70220 31/12/2017
86103 31/12/2017
64200 31/12/2017
43299 31/12/2017
46751 31/12/2017
62020 31/12/2017
82110 31/12/2017
35110 31/12/2017
82990 31/12/2017
45111 31/12/2017
47410 30/09/2017
SPRL
SA
SPRL
SPRL
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
AISBL
SCRIS
ASBL
SA
SA
SPRL
GEIE
GIE
SA
SA
SA
SPRL
CA kEUR
VA nette
kEUR
1.933.532
72.480
3.482
13.030
12.721
384.974
95.186
1.005
14.991
3.561
23.154
141.261
1.588
50.573
14.128
2.977
Bén./perte
après impôts
kEUR
2.354.920 1.296.541 -933.734
1.958.302
1.050.589
812.060
661.427
548.801
521.759
474.115
406.691
313.987
302.099
295.146
238.136
223.307
217.680
206.831
183.241
183.181
139.508
133.778
132.240
118.552
114.553
109.566
106.850
103.948
102.739
100.574
97.944
96.569
89.201
84.719
81.736
74.983
67.946
64.521
63.740
63.335
60.803
55.787
54.516
50.408
49.850
49.647
46.723
45.532
45.267
45.007
44.173
44.087
756
-28.904
182
3.607
6.113
59.166
26.146
52
872
786
8.673
11.856
121
13.039
6.824
400
33.436
26.117
100.009
-1.226
19.490
-59
1.694
24.671
63.510
17.948
4.785
2.450
48.924
36.769
20.063
25.047
1.204
303
8.830
803
31.063
3.516
53.018
42.882
13.231
2.689
-2.848
39
28.058
-4.636
12.680
2.101
9.975
3.661
1.436
-92
-1.929
2.056
-109
382
193
3.904
2.084
1.319
2.040
745
4.696
-324
-758
485
172
1.532
99
424
1.832
0
266
6.948
-1
153
n.d.
0
-7.364
5.282
714
542
Personnel
916
30.763
101
3
10
n.d.
788
50
4
3
3
2
n.d.
7
247
20
27
106
195
1.786
19
37
n.d.
12
5
496
111
13
8
444
481
432
252
6
n.d.
61
2
490
13
95
n.d.
85
n.d.
n.d.
n.d.
249
n.d.
74
23
116
׉	 7cassandra://lMw3uNzwcc30RFdeU8G2GW51Zd1L8YsgzupZxWgxeqg({` \8)t>U׉E$Focus
Croissance 2014-2017 : Top 50
Nom
1. UCB BIOPHARMA
2. UCB PHARMA
CP Forme jur.
1070
1070
3. MERCEDES-BENZ FINANCIAL SERVICES BELUX 1200
4. MERCEDES-BENZ BELGIUM LUX.
5. ANHEUSER-BUSCH INBEV
6. INBEV BELGIUM
7. BRUSSELS AIRLINES
8. INOVYN TRADE SERVICES
9. ALCODIS
10. DERBY
11. PHARMA BELGIUM - BELMEDIS
12. ENGIE ENERGY MANAGEMENT
13. VIVAQUA
14. AXUS
15. FCA BELGIUM
16. BAM CONTRACTORS
17. PEUGEOT DISTRIBUTION SERVICE
18. AXPO BENELUX
19. SERVAUTO BELGIUM
20. SOC. BELGE COMBUST. NUCLEAIRES
21. BRISTOL - MYERS SQUIBB BELGIUM
22. RANDSTAD GROUP BELGIUM
23. SOLVAY SPECIALTY POLYMERS BELGIUM
24. DAOUST
25. ES-FINANCE
26. SPECIALTY METALS RESOURCES
27. ZTE BELGIUM
28. TICKETMASTER BELGIUM
29. HEIDELBERG BENELUX
30. BASIC-FIT BELGIUM
31. ALLEGIS GROUP (BELGIUM)
32. SUEZ R&R BELGIUM
33. SCARLET BELGIUM
34. DELVAUX CREATEUR
35. UMEDIA PRODUCTION
36. SAFRAN AIRCRAFT ENGINE SERV. BRUSSELS
37. JEAN GOLDSCHMIDT INTERNATIONAL
38. B.S.A. INTERNATIONAL
39. RENT 4 LESS
40. RADISSON HOSPITALITY BELGIUM SPRL
41. IMMOBEL
42. EGOV
43. SOPRA STERIA BENELUX
44. ALTEN BELGIUM
45. MAXUS BELGIUM
46. OGILVY SOCIAL LAB
47. BESIX REAL ESTATE DEVELOPMENT
48. UMEDIA PRODUCTION SERVICES
49. AKKA BELGIUM
50. WILDCO
1200
1000
1070
1050
1140
1170
1160
1200
1000
1000
1140
1160
1120
1030
1050
1040
1000
1170
1082
1120
1050
1082
1050
1200
1020
1140
1090
1000
1082
1140
1040
1050
1000
1000
1070
1200
1130
1000
1000
1050
1060
1160
1000
1200
1050
1140
1050
SPRL
SA
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SCRL
SCRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SPRL
SPRL
SA
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SPRL
SPRL
SA
ASBL
SA
SPRL
SA
SA
SA
SPRL
SA
SPRL
NACE
BEL
2008
Clôture
derniers
comptes
CA kEUR
Année
- 3
CA kEUR
Année
- 2
CA kEUR
Année
- 1
CA kEUR
Croissance
2014-2017,
kEUR
72110 31/12/2017 1.260.749 1.860.171 2.005.180 2.354.920 1.094.171
46460 31/12/2017 1.285.089 1.858.058 2.228.644 2.333.592 1.048.503
77110 31/12/2017 262.234 314.342 478.315 1.219.117
45111 31/12/2017 1.324.312 1.477.857 1.716.855 2.150.575
64200 31/12/2017 957.888 1.120.582 414.753 1.674.116
956.884
826.263
716.228
11050 31/12/2017 1.164.041 1.184.512 1.594.563 1.801.850 637.809
51100 31/12/2017 762.143 830.062 820.565 1.354.745 592.601
46751 31/12/2017
87.108 579.630 583.001 548.801
46120 31/12/2017 389.777 433.776 570.535 842.861
92000 31/12/2017 304.754 543.642 654.588 699.115
21201 31/03/2019 127.256 498.981 508.008 516.617
Croissance
annuelle
moy.
461.693
453.083
394.361
389.361
64200 31/12/2017 695.526 788.954 1.300.897 1.050.589 355.063
36000 31/12/2017 309.739 321.163 292.416 598.495
77110 31/12/2017 431.685 977.969 633.941 682.354
45111 31/12/2017 355.533 426.245 478.124 599.319
41203 31/12/2017 166.782 171.279 393.178 380.408
45113 31/12/2017 153.687 141.200 312.232
332.157
35140 30/09/2017 68.343 122.614 113.381 223.307
47300 31/12/2017
33.470 157.734 164.945 176.249
24460 31/12/2017 175.274 165.768 276.172 316.655
46460 31/12/2017 116.260 144.810 154.528 252.309
70220 31/12/2017 119.586 190.716 211.224 220.832
22210 31/12/2017
78200 31/12/2017 135.564 158.239 177.691
41.311
35.061
101.173 220.258 166.682 196.746
203.779
64910 31/12/2017 112.998 126.596 149.435 181.058
46720 31/12/2017 30.747
97.944
62020 31/12/2017 34.483 10.935 28.978 100.574
79909 31/12/2017
46620 31/03/2019 18.300 64.754
93130 31/12/2017
78100 31/12/2017
52.644 67.401
64200 31/12/2017 58.341
61200 31/12/2017
27.026 107.659 120.210
76.530
83.259
15.225 45.790 50.625
91.665
74.995
103.948
64.521
81.894 95.764 106.797
47722 31/12/2017 24.889 44.383 70.926
59111 31/12/2017
33160 31/12/2017 85.375
46720 31/12/2017
64200 31/12/2017
45111 31/12/2017
55100 31/12/2017
41101 31/12/2017
63110 31/12/2017
62020 31/12/2017
31/12/2017
71121
70210 31/12/2017
56.933 80.977 120.313 104.351
70.892
63.979 50.023 84.724 109.566
126.855 144.568 128.264
66.429 94.332 78.594 105.870
73.785 85.795 102.806 113.209
75.286
31.451
23.319
43.118
87.278
56.178 54.656
39.507
81.757
36.129 54.055 59.524
51.453 66.448
133.026 113.332
66.589
57.814
77.304
66.963
33.965 36.029 53.398 64.304
11.271
73110 31/12/2017 20.858
41102 31/12/2017 30.219
59113 31/12/2017
31/12/2017
2.924
71121
46180 31/12/2017
35.914 50.044 40.782
7.389
39.139
13.257
36.132 38.010
10.283
9.870
20.278 8.669
42.913
21.342
49.597
46.490 58.208
30.609
63.680
37.222
288.756
250.669
243.786
213.625
178.470
154.964
142.779
141.381
136.049
101.246
95.572
68.216
68.060
67.198
66.091
64.639
56.695
51.303
49.296
48.457
47.418
46.003
45.588
42.888
39.441
39.424
38.046
35.138
34.495
34.186
30.834
30.340
29.511
28.739
27.990
27.685
27.549
26.939
23,2%
22,0%
66,9%
17,5%
20,5%
15,7%
21,1%
84,7%
29,3%
31,9%
59,5%
14,7%
24,6%
16,5%
19,0%
31,6%
29,3%
48,4%
74,0%
21,8%
29,5%
22,7%
24,8%
14,6%
17,0%
47,1%
42,9%
50,2%
60,0%
25,5%
61,8%
22,3%
22,4%
41,8%
19,6%
14,5%
16,8%
15,3%
14,6%
28,4%
35,3%
21,5%
22,8%
23,7%
53,5%
33,5%
24,4%
118,8%
20,8%
53,5%
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 45
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Joyn Joyn :
l’assistant
personnel
de mobilité
L’application Joyn Joyn aide à choisir en temps réel la
meilleure solution de déplacement dans un environnement
urbain. Gratuite, elle intègre tous les moyens de
transport disponibles autour de vous.
● Starter
S
ujet de prédilection des Bruxellois, la mobilité est
devenue un véritable casse-tête. Se déplacer en milieu
urbain s’apparente à un parcours du combattant
semé d’embûches. Pour l’affronter, une application vient à
votre secours : Joyn Joyn, lancée en septembre 2019, s’inscrit
dans l’éventail des solutions qui sont notamment développées
et testées au sein de Mo, l’espace pop-up dédié à
la mobilité urbaine, chez Beci.
« Nous avons d’abord travaillé avec un chatbot mais cela
n’a pas fonctionné pour trois raisons », explique Sébastien
Curnel, CEO de Joyn Joyn. « D’abord, peu de gens savent
ce que c’est, à la différence des États-Unis où cette interface
est très populaire. Ensuite, c’est une technologie qui
est, il est vrai, peu ‘user friendly’. Enfin, elle n’est pas personnalisable.
» Sans abandonner l’agent conversationnel,
Joyn Joyn a remis son ouvrage sur le métier et sorti une
solution gratuite, disponible sur iOS et Android, qui intègre
l’ensemble des moyens de transport disponibles dans la
ville. Actuellement, elle compte déjà quelques milliers d’utilisateurs,
essentiellement à Bruxelles.
En pratique, Joyn Joyn aide chaque utilisateur à visualiser
en temps réel les meilleures solutions de mobilité partagée
autour de lui. L’application compare les possibilités de
transport (voitures et vélos partagés, train, tram, bus, taxis,
scooters électriques, etc.) et fournit les meilleures recommandations
en termes de temps de déplacement. « Actuellement,
la première recommandation qui apparaît est la
plus rapide. À terme, seront également proposés le trajet le
plus économique et le trajet le plus écologique. » Comme
46 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
l’expliquent ses concepteurs, « Chacune de ces recommandations
se veut intelligente, locale et personnalisée.
Intelligente en tenant l’utilisateur au courant des meilleures
options via les informations fournies par les partenaires et
en tenant compte de l’environnement (météo, mobilité, pollution,
etc.) ; locale, car chaque ville a sa propre dynamique ;
personnalisée afin de répondre au mieux aux attentes de
chacun et ainsi lui proposer les recommandations adéquates
à ses besoins. »
Dans le futur, Joyn Joyn permettra d’acheter un titre de
transport en ligne et de le sauvegarder sur son smartphone.
Actuellement, l’application intègre déjà une petite
vingtaine de solutions – Zipcar, DriveNow, Cambio, Zen
Car, STIB, SNCB, De Lijn, TEC, Villo, Billy, Scooty, Troty,
Taxis Verts, Pickme-Up, Uber, Ubeeqo, BePark et Europcar
– et son offre ne cesse de croître. Étant neutre, elle offre le
même service à tous ces acteurs, qui y trouvent un moyen
de se promouvoir.
En proposant des solutions intelligentes, Joyn Joyn apporte
une aide précieuse à la mobilité et s’inscrit dans le développement
d’un transport toujours plus multimodal et intermodal.
Au fil de ses utilisations, l’application devient aussi
de plus en plus précise. En s’ouvrant à toute nouvelle solution
de mobilité proposée, elle s’enrichira constamment au
bénéfice de ses utilisateurs, dont le nombre ne peut qu’aller
croissant. Mobilité oblige ! ●
Guy Van den Noortgate
www.joynjoyn.com
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce
au « tax shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
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׉	 7cassandra://wW3IJuqL6jQQvPUq1i3AgvEArgnx0AOkfLqogVGlGSw'` \8)t>W׉EEntreprendre
Au-delà de la faillite, reStart reste
aux côtés des entrepreneurs
Depuis le lancement
du programme reStart en 2017,
près de 120 entrepreneurs faillis,
répartis sur 6 promotions,
ont été accompagnés
par Beci dans leur relance.
Une 7e
promotion
vient d’être lancée,
preuve que le programme
répond à de véritables attentes.
● Rebondir
C
haque année, de trop nombreux
entrepreneurs font faillite.
Bruxelles n’est évidemment
pas épargnée. C’est pourquoi,
depuis près de deux ans, Beci les
accompagne humainement et professionnellement
pour les aider à rebondir,
via le programme reStart. Un
programme soutenu par la Région
bruxelloise dans le cadre du Small
Business Act, lancé par le ministre de
l’Économie Didier Gosuin.
Depuis le lancement de reStart, en
mars 2017, près de 120 entrepreneurs
ont été aidés avec succès. Et au
fil du temps, le programme n’a cessé
de s’enrichir pour mieux répondre aux
besoins des reStarters et aux réalités
du terrain. Des synergies ont été
créées au sein de Beci avec les programmes
Starters, le Centre pour Entreprises
en difficulté (CEd) et le Hub
Transmission. Des contacts privilégiés
ont par ailleurs été établis avec différentes
structures de l’écosystème
bruxellois (hub.brussels, MicroStart,
les Guichets d’Économie Locale, JobYourself,
Team4job, etc.). Enfin, au
travers de tables rondes et de conférences,
reStart a également sensibilisé
l’opinion publique et les « prescripteurs
» de candidats au programme
tels que les curateurs, les acteurs du
Tribunal de l’Entreprise, les CPAS, Actiris,
etc.
Pour Eric Vanden Bemden, coordinateur
du programme, reStart est bien le
seul outil de rebond à Bruxelles. « Hub.
brussels et le 1819 mettent en œuvre
les synergies au sein de l’écosystème
entrepreneurial, pour faciliter l’accès
à la création d’entreprises, accompagner
les indépendants, développer
des systèmes de financement adaptés
et bien d’autres choses encore.
ReStart vient compléter ces offres en
valorisant l’expérience de l’échec et en
orientant l’entrepreneur vers le partenaire
adapté à son rebond, que celui-ci
soit entrepreneurial ou salarial. »
Un engagement renouvelé pour
2019
Fin 2019, une délégation de reStarters
a rencontré le ministre Gosuin.
Au travers de leurs témoignages, les
reStarters ont évoqué des problématiques
telles que l’accès au crédit, le
fichage de 10 ans à la Banque Nationale,
les difficultés à l’embauche liées
aux préjugés sur la faillite, la lenteur
administrative du Tribunal de l’Entreprise,
le règlement collectif des dettes,
les critères de sélection d’Actiris, etc.
« Avec ces témoignages, nous souhaitions
donner au Ministre des exemples
concrets sur les difficultés rencontrées
sur le chemin du rebond. Nous
voulions aussi lui faire part d’idées
et de pistes de solutions pour que ce
chemin devienne moins aride et que
les entrepreneurs en rebond puissent
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 47
© Getty
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de l’économie et de l’emploi en
Région bruxelloise », commente Eric
Vanden Bemden.
Paroles de reStarters
Au terme de ces échanges, Didier
Gosuin a indiqué son engagement
à soutenir les entrepreneurs faillis.
Outre le programme reStart, diverses
initiatives seront mises en place par la
Région bruxelloise pour aider les entrepreneurs
à rebondir. Dans le cadre
de MyBusinessPass, un nouveau pass
sera dédié aux entrepreneurs en rebond.
Une attention particulière sera
aussi accordée à la transmission d’entreprises,
avec le lancement récent du
site affairesàsuivre.be. La réforme en
cours de finance.brussels devrait également
faciliter l’accès au crédit.
Le ministre a clôturé la rencontre en
insistant sur la nécessité de changer
les mentalités et le regard porté sur
les entrepreneurs faillis car « l’échec
fait partie de la vie ». Un point de vue
partagé par Eric Vanden Bemden :
« Ensemble, nous pouvons accélérer
la réinsertion de ces profils particuliers
que sont les reStarters (des entrepreneurs
à haut potentiel, comme
j’aime le leur rappeler) pour qu’ils
redeviennent des ressources-clés en
matière de dynamisme économique
pour la Région bruxelloise ».
Bientôt un label reStart ?
Au cœur des idées pour pérenniser
le projet : la création d’un « label
reStart » afin d’ancrer la visibilité et
le sérieux du programme. Ce pourrait
être un sésame pour les futurs
employeurs et organes de financement
des entrepreneurs en rebond.
L’ambition de Beci : accompagner
150 entrepreneurs en rebond en
2019 et 300 l’année suivante. ●
Gaëlle Hoogsteyn
Fin 2019, une délégation de reStarters
a rencontré le ministre Gosuin.
Emmanuelle : « Participer au programme reStart, pour un
entrepreneur en faillite, c’est vraiment une chance. Dans un
premier temps, cela permet de rompre l’isolement. Grâce
aux différents outils proposés, nous pouvons retrouver une
dynamique et redevenir une valeur ajoutée pour le marché de
l’emploi. »
Michèle : « Participer à reStart m’a vraiment permis de me
retrouver en tant que personne. Car même si la faillite est
professionnelle, elle a aussi énormément d’impact sur la vie
privée. ReStart nous aide à nous relancer sans faire deux fois
les mêmes erreurs. Toutefois, les obstacles au rebond sont
nombreux. Participer au programme devrait nous donner une
vraie nouvelle chance via une filière qui intègre les reStarters
comme des partenaires d’affaires et d’emploi dignes de confiance.
Au niveau administratif, c’est aussi très compliqué : la Capac,
Actiris, les CPAS, etc. ne se parlent pas. Pour faciliter la vie
du failli, très malmené et très perdu, il faudrait centraliser leur
dossier. »
Myriam : « L’accès au crédit est un frein important au rebond.
Pour nous permettre de relancer une nouvelle activité, il
faudrait faciliter cet accès et limiter dans le temps la période
de fichage auprès de la BNB. En plus, la caution personnelle
est exigée. Autre souci : la durée du règlement collectif des
dettes. Légalement, on ne peut pas être indépendant tant que
la procédure n’est pas finie. Mais celle-ci prend parfois plusieurs
années. Comment rembourser nos dettes si on nous empêche de
gagner notre vie ? »
Jamal : « Retrouver un job après une faillite est un autre parcours
du combattant, complètement déshumanisé. Joindre un recruteur
devient tout bonnement impossible tant les filtres sont nombreux.
Tout est devenu automatique et impersonnel. On ne reçoit pas
de réponse ou alors ça prend trois mois ! L’âge ferme carrément
les portes. Les plateformes sont inefficaces et Actiris nous juge.
N’est-il pas temps de mettre des critères de qualité du côté des
recruteurs ? ».
48 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
D.R.
׉	 7cassandra://nRvwKk7IlibXURYfvh7ZsQgIxsOALDprVVhuWbgU63U#` \8)t>Y׉EPublireportage
Gestion de patrimoine :
des solutions pour les entrepreneurs et les indépendants
KBC Private Banking & Wealth accompagne
ses clients pour la planification successorale
en ouvrant des pistes de réflexion et en
imaginant les solutions les mieux adaptées
à chacun. Des conseils qui s’adressent
autant à l’entreprise qu’à l’indépendant.
On s’intéresse souvent aux causes de l’enrichissement, moins
à celles de l’appauvrissement. Il est pourtant intéressant de
noter que, chez les Anglo-Saxons, les principales causes sont
au nombre de trois : le divorce, la transmission du patrimoine à
la deuxième génération, enfin de mauvais choix en termes de
placements. « C’est pourquoi il est important de bien planifier sa
succession », enchaîne Xavier de Bergeyck, expert KBC Private
Banking & Wealth. « Chaque personne devrait se poser la question
suivante : ‘Que se passerait-il s’il m’arrivait quelque chose en ce
qui concerne mon entreprise et plus largement mon patrimoine ?’.
Nous sommes là pour les conseiller et leur permettre d’avoir une
vue globale sur cette question. »
oblématique est assez
imoine peut être
, immobilier, financier,
outre,
la
législation
esse et offre une
crue en termes de
tion successorale. « Par
end Xavier de Bereut
aujourd’hui, lorsque
, répartir l’héritage
ties égales, ou bien
oriser l’un des trois
qui aura 4/6 et les deux
es chacun 1/6. Notre
onsiste à ouvrir des
es de réflexion qui
ermettre d’aboutir
x meilleures solutions.
écisons que nous ne nous
substituons évidemment
x avocats fiscalistes
x notaires qui vont
e en place ces solutions.
»
Si KBC Private Banking est très attentive aux entreprises
et plus particulièrement aux transitions au sein des entreprises
familiales, elle l’est également pour les indépendants.
En témoigne la nouvelle convention de pension
pour les indépendants en personne physique. Outre la
traditionnelle Pension Complémentaire Libre pour Indépendants
(PLCI), il est aussi possible de conclure chez KBC
Private Banking une Convention de Pension pour Travailleurs
Indépendants (CPTI). La PLCI permet déjà aux indépendants
en personne physique de se constituer une pension
complémentaire fiscalement avantageuse, d’autant
que certains d’entre eux peuvent récupérer jusqu'à 60 % de
leurs primes. Seul bémol : la prime à constituer est limitée à
un maximum de 8,17 % du revenu net imposable, pour un
maximum absolu de 3.187,04 euros.
La nouvelle CPTI supprime cette restriction et offre de
nombreux avantages : les primes sont versées selon la règle
des 80 %, dont le calcul se base sur le revenu de référence
moyen, lui-même calculé selon les bénéfices ou revenus
des trois derniers exercices. Cette règle des 80 % implique
que la pension totale (légale et complémentaire) ne peut
dépasser 80 % du revenu de référence, avec une réduction
d'impôt de 30 % sur les primes moyennant le respect de
cette limite. La CPTI offre en outre l’assurance d’un rendement
garanti, éventuellement complété par une participation
bénéficiaire ; un impôt sur les revenus favorable de 10
% (+ taxe communale) en cas de paiement du capital final
lors du décès ou du départ à la retraite ; ou encore la possibilité
de souscrire une couverture décès supplémentaire.
Si vous voulez savoir ce qu'une CPTI implique pour vous,
vous pouvez demander une simulation auprès de KBC Private
Banking. Il suffit de fournir votre revenu de référence
des trois derniers exercices. Enfin, sachez que même avec
un revenu de référence relativement faible, vous pouvez
conclure une CPTI. Il n'est donc pas nécessaire de gagner
énormément pour constituer une pension complémentaire.
Sachez aussi que vous pouvez commencer par retirer
l'avantage fiscal maximum de votre PCLI et le compléter
ensuite par l'avantage fiscal de la CPTI. L'avantage d'un versement
dans le cadre d'une PCLI peut facilement atteindre
le double de celui dans une CPTI.
Info : xavier.debergeyck@kbc.be
www.kbcprivatebanking.be
Xavier de Bergeyck
׉	 7cassandra://xu9j64S6duvBq3ichT9TA7OlKx7xdeaGdVVcB0UlduU'J` \8)t>Z\8)t>YבCט   ́u׉׉	 7cassandra://gqUuLrBADxIcmjZlnEhe9ZuhdNkWfgHBtuMUq0RMsQE K`׉	 7cassandra://g8NeXNcrbyCMWbsd73NqyM33nRZe8-TJLVczN8AiI-Yw`z׉	 7cassandra://UdsdbE4c38N21-YehxpDiW9LrK3jBJmIqpTIi4nzDwU#p` ׉	 7cassandra://PV940omk3uWyNFn6tbN6lku2YnyvXU_jFNcRrlfvfW8ͨF͠y\8)t>ט  ́u׉׉	 7cassandra://Pl4a_HaRhplE-fi3fHp6-YVvRnM0whkkHBFDB7QAmn8 `׉	 7cassandra://5sSdF9WxnttEr_kCl5yTpql1o6kzA4x8jOACYi1garg})`z׉	 7cassandra://T9Q4fNH9cTk12M9L4UuNT2Hd0qvjKSn5ZYCYJsrjUIw#` ׉	 7cassandra://3ehbftZFwsuzZaXJ2ftTjRYPBvT7ub6mrb7kEdK9Ja0^͠y\8)t>נ\8)t> |WL9ׁHmailto:jsu@beci.beׁׁЈנ\8)t> |9ׁHmailto:info@1819.brusselsׁׁЈנ\8)t> g9ׁHhttp://www.mybusinesspass.brׁׁЈ׉E'Entreprendre
La réforme des subsides
bruxellois est en marche
Le 28 novembre dernier, chez Beci,
le ministre Didier Gosuin présentait
le nouveau dispositif d’aides aux
entreprises, dans la lignée de
l’annonce gouvernementale
faite en mars 2017.
Des aides parfois méconnues...
● Économie
E
n ce dernier mercredi de novembre,
plusieurs dizaines d’entrepreneurs
étaient venus écouter
Didier Gosuin, le Ministre bruxellois
de l’Emploi de l’Économie, ainsi qu’un
panel de cinq intervenants. Le moment
était important puisqu’après
plus d’une décennie, la réforme des
aides aux entreprises s’officialisait.
« Le dispositif datait et devenait inadapté,
car trop lent. L’heure est au
dépoussiérage, avec un nouveau fil
rouge et de nouveaux objectifs nous
permettant de mieux envisager l’avenir
», entamait Didier Gosuin, avec sa
fougue habituelle.
Le digital, enfin !
D’emblée, le ministre évoquait la mise
en place d’une nouvelle plateforme
numérique (Mybusinesspass, voir encadré),
créée pour simplifier les démarches
administratives, rendre les
demandes d’aides plus accessibles,
lisibles et forcément plus utilisées. « Il
fallait oser cette réforme », commentait
son artisan. « Cette plateforme,
via son aspect digital, aidera tout le
monde. Elle est le fruit d’un travail de
coordination entre l’administration et
les partenaires privés. Il nous fallait un
regard critique pour revoir ces aides,
certaines semblant parfois si inadéquates
qu’elles n’ont... jamais été utilisées
en dix ans ! Ou très peu, comme
l’aide au recrutement. » Par ailleurs,
certaines aides seront transférées,
comme celles consacrées aux entreprises
subissant des travaux publics –
désormais reprises dans le cadre d’une
ordonnance spécifiques aux chantiers
en voirie – ou encore les aides en matière
d’énergie, qui migreront vers un
mécanisme géré par Bruxelles-Environnement,
en collaboration avec les
fédérations patronales.
E-commerce, coworking et
pré-activité
Rappelant que notre monde économique
change à tout vitesse, Didier
Gosuin a ensuite détaillé les fonctionnalités
du site, précisant que
cette réorganisation s’inscrivait dans
une rationalisation des outils économiques
de la Région bruxelloise, qui
a notamment vu des organes comme
Atrium, Impulse et Brussels Invest &
Export (BIE) s’unir au sein de la nouvelle
Agence bruxelloise pour l’accompagnement
de l’entreprises (ABAE,
mieux connue sous le nom hub.brussels).
« Les besoins des entrepreneurs
sont aujourd’hui très variés », ajoutait-il.
« C’est aussi pour cela qu’il fallait
un dispositif plus facile et utilisable en
permanence. Puis, cette modernisation
va permettre l’octroi de nouvelles
primes, dans l’e-commerce notamment
où, reconnaissons-le, Bruxelles
était un peu à la traîne. À présent,
les PME s’y retrouveront mieux grâce
à ces conditions allégées, et certains
domaines seront encouragés. »
Comme le coworking, qui bénéficiera
de sa prime, tandis qu’une bourse de
pré-activité sera créée.
29 millions alloués par an
Didier Gosuin a rappelé que ces modifications
étaient une suite logique à la
réforme récente des aides à l’emploi :
« Notre but est de continuer à aider
et encourager tous les entrepreneurs,
50 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
׉	 7cassandra://UdsdbE4c38N21-YehxpDiW9LrK3jBJmIqpTIi4nzDwU#p` \8)t>[׉Emême s’ils sont de plus en plus nombreux.
Des balises continueront bien
sûr d’exister. Mais les effets se ressentent
déjà, puisque nous traitons
plus de 4000 dossiers, et le chiffre devrait
encore grimper. Et c’est logique,
vu le nombre d’opportunités encore à
développer ou à saisir, en marge de la
croissance qui a repris au sein de notre
capitale. Cela, grâce au travail d’une
législature où on a gommé quelques
erreurs et optimisé nos moyens (29
millions alloués annuellement vers
les PME). Et ce, rappelons-le, dans un
cadre de règles qui reste limité : les
lois européennes en la matière sont
strictes, nous ne faisons évidemment
pas toujours ce que nous voulons. »
Le ministre a aussi mentionné l’importance
du soutien global à l’économie
circulaire, dans le cadre du développement
durable.
« Des soutiens formidables »
Cinq entrepreneurs expérimentés,
ayant déjà bénéficié de subsides régionaux,
ont ensuite témoigné de
leur expérience avec l’administration.
Parmi eux, Sébastien Curnel, de Joyn
Joyn, une start-up orientée vers des
solutions digitales pour la mobilité, ou
encore Julien Vandeleene (Bepark),
dont la société en constante évolution
demande ponctuellement des aides
(consultance, commerce extérieur...).
Ce dernier conseillait ainsi « de ne
pas demander des aides à n’importe
quel moment, et de bien les cibler en
amont, en adoptant si possible une
stratégie adéquate ». Naomi Smith,
œuvrant dans l’économie sociale (Envie
Atelier, qui emploie d’anciens chômeurs),
se félicitait de ses récents débuts,
parlant « de soutiens formidables
et d’experts à l’écoute, (l’)ayant toujours
bien aiguillée ». Alain Gillieaux,
administrateur délégué de RVB (fournisseur
de robinetterie haut gamme),
ne disait rien d’autre : « Ces aides nous
font gagner un temps précieux, ce qui
est idéal pour booster sa société. »
Mybusinesspass :
une plateforme originale
La plateforme Mybusinnesspass, qui offre donc un accès simple
et privilégié à différentes aides privées et publiques dans
la capitale, fonctionne de manière assez originale, avec des
« pass » délivrés selon l’itinéraire entrepreneurial de chacun. Le
premier, le Pass Fly, est spécialement conçu pour les nouveaux
entrepreneurs, ayant lancé leur société depuis moins de trois ans.
Le second, le Pass Sail, aide les entreprises de plus de trois ans
à passer à la vitesse supérieure. Le troisième, le Pass Back on
Track, sera utile à une entreprise en perte de vitesse ou faisant
face à quelques difficultés, afin de faire rebondir l’activité. Enfin,
le Pass Relay se destine aux entrepreneurs désireux de passer le
relais dans les meilleures conditions possibles.
On l’aura compris, chaque « pass » a été imaginé pour couvrir
l’intégralité des objectifs de base de l’entrepreneuriat, en
proposant du conseil, de l’information, des outils (dont un
« testing » pour lutter contre les discriminations), des programmes
d’accélération ou encore du réseautage. Le tout impliquant des
partenaires actifs en accompagnement, en coaching, en emploi
et formation, en financement ou en localisation. Bref, de quoi
entreprendre !
Voir www.mybusinesspass.brussels
Info : Numéro d’information 1819, disponible du lundi au vendredi de
8h30 à 13h, et le mardi de 17 à 19h30. E-mail : info@1819.brussels.
L’infopoint 1819 (chaussée de Charleroi 110, 1060 Bruxelles) est ouvert
de 13 à 17h.
Dans ce contexte, le rôle de Beci est
d’être aux côtés des entrepreneurs
pour répondre à leurs questions ou les
aider à trouver l’aide qui correspond le
mieux à leur besoin. ●
David Hainaut
Contact Beci :
Jacqueline Suain, assistante
conseil aux entreprises
jsu@beci.be
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 51
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Management & RH
Nous sommes au 21e
siècle.
Et pourtant, aujourd’hui, en 2019,
être noir, arabe ou autres – biffez
les mentions inutiles – est encore
un facteur discriminant dans bien
des domaines. Ils sont cependant
nombreux, ces « étrangers »,
à avoir brillamment réussi !
La preuve avec la campagne
#DeLaRéussiteParmiVous.
#DeLaRéussiteParmiVous :
la diversité qui gagne !
● Diversité
C
houna Lomponda est experte
en communication et médias,
porte-parole du Musée Juif
de Belgique et Présidente de l’ASBL
Success DiverStory. Un matin, alors
qu’elle parcourt sa revue de presse,
la jeune femme tombe sur un article
à propos du manque de diplômes
chez les jeunes, illustré par des photos
de personnes noires et de type
arabe. « Ce genre de stéréotype, j’en
vois tout le temps. Même les médias
n’y échappent pas », commente-t-elle.
« Cela a fait jaillir en moi l’idée d’une
grande campagne de marketing sociétal
pour lutter contre la discrimination.
» C’est ainsi que le projet #DeLaRéussiteParmiVous
voit le jour.
52 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
La preuve par l’exemple
Le concept de campagne : banaliser
les réussites des personnes issues
de la diversité, au travers d’une photo
glamour qui présente 18 parcours
inspirants.
Parmi ces ‘roles-models‘, on retrouve
par exemple Insaf Bo, une jeune
trentenaire née à Casablanca. Active
dans le milieu de la communication
financière, elle sensibilise les jeunes
générations à l’importance de leurs
finances personnelles tout en suscitant
la prise de conscience quant aux
enjeux économiques mondiaux. Originaire
de la République Démocratique
du Congo, Richard Zita est quant à lui
titulaire d’un master en finance et d’un
diplôme d’études spécialisées en gestion
des risques financiers. Avec près
de 20 ans d’expérience bancaire, Richard
Zita est un consultant confirmé,
actuellement en mission au sein du
groupe BNP Paribas Fortis. Enfin, la
Belgo-Japonaise Maya Yamaguchi est
directrice financière, des ressources
humaines et de l’administration au
sein de l’ONG internationale SOS Villages
d’Enfants.
Ces modèles, Chouna les a sélectionnés
sur base du caractère inspirant
de leur parcours : « Les jeunes d’origine
étrangère ont besoin de pouvoir
s’identifier à d’autres modèles de
réussite que ceux issus du sport ou de
la musique. Avec ces 18 profils, notre
objectif n’est pas de faire l’éloge de la
réussite, mais bien de la banaliser, la
sortir de l’exception et montrer qu’elle
est partout dans la diversité. » La
force de cette campagne est en effet
de présenter des cas réels, qui, malgré
les difficultés rencontrées, ont réussi
à matérialiser les rêves auxquels ils
croyaient.
© Vaya Sigmas Success Diver Story ASBL
׉	 7cassandra://KIV3UxZAW7mlCdHDN4z8g1XCwpKhsYOHEoGKTtA68NA(` \8)t>]׉EInspirée de la photo des Oscars, l’affiche
de la campagne se veut glamour, loin du
misérabilisme habituellement utilisé lorsqu’on
traite le sujet de la diversité. « #DeLaReussiteParmiVous
consiste en une
réponse élégante, constructive, et surtout
pédagogique à l’adresse des jeunes,
des médias, du grand public et des décideurs.
»
Rachid Azaoum, viceprésident
de Beci, est l’un des
18 visages de la campagne
#DeLaReussiteParmiVous.
Natif du Maroc, il est arrivé en
Belgique à 7 ans. Il a débuté sa
carrière au sein du groupe Quick
Restaurants comme étudiant et a ensuite
gravi les échelons. Aujourd’hui, Rachid est patron de 5 franchises
de la chaîne où il emploie environ 160 travailleurs et projette
d’en ouvrir prochainement une 6e
sous la bannière Burger King.
En pratique…
Cette grande campagne de sensibilisation
– qui s’étalera sur un an – est un projet
transmédia qui se décline par un site web,
où sont présentés les parcours via des
capsules vidéo, une communication digitale
appuyée par des partenaires de taille
tels que Google et Semetis. Une expo
photo organisée en collaboration avec
Visit.Brussels dans le cadre de Mixity.be
se tient aussi Place des Palais jusqu’au
15 janvier.
Des workshops et des sessions d’information
sont également organisés dans
les entreprises. « Nous souhaitons en effet
toucher directement les entreprises et les
décideurs économiques, car ce sont eux
qui pourront solliciter les compétences et
les talents de ces travailleurs issus de la
diversité », explique Chouna.
Des partenariats ont aussi été mis en
place avec des écoles, hautes écoles et
universités. Tout au long de l’année, des
conférences, lors desquelles certains de
nos ‘role-models’ viendront raconter leur
parcours, seront organisées. Un dossier
pédagogique a aussi été prévu pour les
enseignants souhaitant aborder cette
thématique avec leurs élèves. Un projet
du livre de la campagne est en cours
Vous souhaitez en savoir plus, soutenir
la campagne ou organiser des sessions
d’info sur le thème de la diversité au sein
de votre société ? Rendez-vous sur le site
www.sdstory.org pour plus d’infos. ●
Gaëlle Hoogsteyn
Engagé socialement, il est l’un des membres fondateurs de la
deuxième antenne du réseau Entreprendre Bruxelles, qui a pour
but d’accompagner les jeunes start’up.
« Avec cette campagne, nous voulons montrer que les personnes
d’origines étrangères et diverses installées en Belgique sont aussi
des citoyens à part entière et qu’ils participent à la vie de notre
société. Pour ma part, j’aime vivre dans ce pays qui a accueilli
mes parents il y a de nombreuses années. J’ai eu la chance
d’y grandir, d’y faire mes études et aujourd’hui d’y travailler. Je
voudrais montrer aux jeunes générations qui sont, comme moi,
issues du milieu ouvrier, qu’on peut faire un très beau parcours
professionnel si on s’en donne les moyens. Beaucoup de jeunes
se cherchent et je suis fier d’avoir été choisi comme une figure
inspirante pour ces jeunes en quête de modèles. »
Pour Rachid, les problèmes de discrimination sont profondément
ancrés dans la société et, au-delà de la sensibilisation, il y a de
nombreuses actions à entreprendre. « Les entreprises devraient
mettre en place de vraies politiques de diversité. » Certaines le
font déjà, mais elles sont encore minoritaires. « Or, mixer des
équipes, tant en termes de genre que d’âge ou de culture, est un
vrai plus pour les entreprises. La double culture des personnes
d’origine étrangère devrait être considérée comme un atout
et non comme un frein. Dans des villes très multiculturelles,
comme Bruxelles, avoir des équipes représentatives de sa
clientèle permet aussi de mieux l’approcher et la comprendre.
Les entreprises qui font un pas vers la diversité en retirent des
bénéfices, à la fois sur le plan humain mais aussi sur le plan
économique. »
Il estime aussi que la diversité sur le marché de l’emploi ne pourra
être réussie que si elle est portée par l’ensemble des acteurs
publics et privés. « Les actions menées pour lutter contre la
discrimination doivent s’inscrire dans la société toute entière. Il
y a des améliorations à apporter au niveau de l’enseignement,
notamment en gardant en poste des personnes qualifiées,
mais aussi en visant la réussite de chaque élève. Du côté
des entreprises, les responsables des ressources humaines
pourraient suivre des formations à la diversité afin de sortir
de leurs réflexes inconscients. » Il suggère aussi de mettre en
place des politiques pour favoriser l’engagement de jeunes non
qualifiés et ensuite les former en entreprise. « Cela encouragerait
les entreprises à engager ce profil de jeunes. » Une dernière
piste, mais pas la moindre, est de soutenir ceux qui souhaitent
entreprendre. Face à la difficulté de trouver un emploi, beaucoup
de jeunes issus de l’immigration décident en effet de lancer
leur propre affaire.
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Habitat groupé :
un outil
anti-gentrification
L’habitat groupé a-t-il sa place dans les grands centres
urbains, et en particulier à Bruxelles ? La vitalité des
mouvements de fond comme celui du Community Land
Trust Bruxelles (CLTB) semble l’indiquer.
● Transition
M
atthieu Lietaert est aujourd’hui l’heureux propriétaire
d’un logement dans le bâtiment L’Échappée,
à Laeken : « Il s’agit d’un projet d’habitat groupé
rassemblant 18 unités de vie destinées à des familles, des
couples ou des célibataires qui ont décidé de se regrouper au
sein d’une copropriété. Nous sommes donc tous ensemble
propriétaires du terrain et des briques ».
L’Échappée a pu se construire à partir d’une feuille blanche :
« Nous avons acquis un terrain sur lequel était installé un
hangar, qui a été détruit. Nous avons fait reconstruire un
immeuble en béton ». Matthieu l’admet, le béton n’est pas
le matériau par excellence lorsqu’on veut construire « vert »,
mais c’est moins cher, et donc adapté au développement d’un
projet susceptible d’accueillir des gens aux profils sociaux
différents. L’Échappée se rattrape plutôt bien sur d’autres
aspects : « La chaufferie est commune, le toit est tapissé d’une
soixantaine de panneaux solaires et les parkings qui nous
étaient légalement imposés par la législation ont été revendus
à des voisins. » Pour leur part, les occupants de L’Échappée
se déplacent surtout en mode doux et en privilégiant les
transports en commun.
Belle percée du CLTB de part et d’autre du canal
À la différence de L’Échappée, les projets montés par le CLTB
scindent propriété du terrain et briques. Avantage : cela permet
de se prémunir de la spéculation tout en luttant contre
le phénomène de ‘gentrification’ (l’embourgeoisement des
quartiers, qui en chasse les moins fortunés). Aujourd’hui,
sur le radar du CLTB et dans le registre de l’habitat groupé,
on recense pas moins de huit projets qui ont abouti ou sont
en voie d’aboutir, tous situés sur l’axe nord-sud de part et
d’autre du canal, en construction ou en rénovation : Abbé
54 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
Cuylits, Transvaal, Tivoli (en montage des partenariats) ; les
projets Liedts, Vandenpeereboom/Arc-en-ciel, Verheyden-Le
Nid (en chantier), Anvers Lumière du Nord (en montage) et
enfin Mariemont-L’écluse, qui a été le tout premier projet
CLT concrétisé en Europe continentale...
Parallèlement, on remarque d’autres initiatives : il y a peu,
Coarchi tenait une réunion d’information à propos du beau
projet de réhabilitation d’un immeuble situé rue de Menin.
Jeanne Nguyen, chargée de la communication au sein
de Twyce, le bureau d’architectes qui cornaque Coarchi :
« Coarchi est un service complet de création et d’accompagnement
de projets d’habitats collectifs et participatifs.
Dans le cas du projet Menin, nous travaillons sur la réaffectation
d’un immeuble et d’une grande annexe situés à
Molenbeek, datant du début du 20e
siècle et de style Art
Nouveau, à l’inventaire du patrimoine immobilier – et à ce
titre préservés des velléités de certains promoteurs à la recherche
de biens à abattre... ».
Jusqu’ici divisé en une cinquantaine de kots, le bâtiment
avant sera remis en conformité avec les normes en vigueur
et transformé en appartements d’une à trois chambres, le
bâtiment arrière étant quant à lui valorisé sous forme de
lofts. Dans ce cas-ci, c’est un agent immobilier qui a fait le lien
avec la cellule Coarchi. Une diversité de modèles qui n’est
pas pour déplaire à Matthieu Lietaert. Des modèles d’accès
au co-habitat qui se diversifient, c’est en fin de compte la
garantie d’une meilleure mixité sociale à Bruxelles.
Info :
https://cltb.be ;
www.echappee.collectifs.net
Les personnes intéressées par la démarche du co-habitat
peuvent obtenir gratuitement un livret PDF écrit par
Matthieu Lietaert sur les leçons tirées de l'habitat groupé :
contact@echappee.collectifs.net.
׉	 7cassandra://vQr-fENOfkBKSXk0CEs7FKPt_FD5WtKb703dZC8y-ZI( ` \8)t>_׉EJCommunity
L’actualité BECI en photos
Comment traduire les concepts de l’économie
circulaire dans vos relations avec vos fournisseurs
et dans votre business au quotidien ?
C’était l’objet d’un Green After Work organisé
au MAD Brussels, un lieu rayonnant de finesse
esthétique et de design durable.
Alexandre McCormack (Shayp)
Amandine Sellier (Bruxelles Environnement)
Xavier Marichal, de la société
Usitoo, qui propose une
bibliothèque d’objets à emprunter.
Jordi Tió et sa société Isatió, qui transforme
les chutes de tissu en pièces de mode.
Mimoun Ali-Belarbi présente l’activité
de sa société GRSE à Michèle Pasture
et Catherine Tricot (Beci)
De gauche à droite : Marc Renson
(Citydev), Alexandre Le Grelle (Beci)
et Philippe Vasseur (ID’CO Studio)
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 55
© Belga
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Au cœur de Bruxelles
avec Marc Decorte
Bruxellois pure souche, Marc Decorte, président et CEO de Shell Belgique
et Luxembourg, et président de Beci, est un citoyen du monde. S’il n’est pas
à l’étranger pour le business ou les loisirs, Marc aime tester de nouvelles
adresses. Curieux, cet épicurien déteste la routine. Son background
d’entrepreneur, sa vision internationale et son ancrage bruxellois
font de lui un guide idéal pour (re)découvrir Bruxelles.
● Le Bruxelles des entrepreneurs
Bruxelles, une ville aux talents cachés
« Bruxelles, je la nomme la ville aux talents cachés. Lors de
mes voyages à travers le monde, je me suis rendu compte
que Bruxelles était mieux connue que la Belgique. Quand
on a une ville plus célèbre que le pays, je pense qu’il faut
en être fier et parvenir à amplifier ce phénomène à l’échelle
locale. Je suis convaincu qu’on a beaucoup de potentiel à
exploiter à bien des niveaux : je ne parle pas uniquement
des grandes entreprises, je pense aussi aux petites entreprises
et au tourisme. »
Le coup de cœur : la Grand-Place
« J’affectionne particulièrement le quartier de la GrandPlace,
à la fois pour son héritage historique qui rassemblait
autrefois toutes les grandes fédérations des entreprises et
parce que, quand j’y vais, j’y retrouve le caractère international
de Bruxelles. À tout moment de l’année, vous pouvez
apercevoir des dizaines de nationalités qui s’y rassemblent.
Cette place a su se développer au cours du temps tout en
gardant son charme d’antan et sa superbe. Elle connecte
Bruxelles au reste du monde et c’est ce qui me plaît. D’ailleurs,
j’ai toujours grandi et vécu dans cet environnement. »
Le meilleur ambassadeur : Horta
« Je suis un passionné des maisons Horta. Cet architecte
était incroyablement en avance sur son temps. Par exemple,
il est à l’origine de la première maison avec électricité sur
l’avenue Louise, dont il avait également réalisé les lustres.
Victor Horta a su créer des maisons à la fois superbes et
fonctionnelles. J’ai une réelle admiration pour la réflexion
technique, au-delà même de l’aspect esthétique. Et, quand
on peut joindre les deux, cela devient vraiment fascinant.
56 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
Horta prouve une nouvelle fois que Bruxelles a toujours détenu
un grand potentiel. »
Un livre à lire, dans un parc
« Je lisais énormément quand j’étais jeune, je vouais une
grande passion aux livres de Jules Verne. D’ailleurs, c’est
probablement grâce à lui que je me suis intéressé à la technologie
et que j’ai choisi des études d’ingénieur. Ce qui est
fou avec Jules Verne, c’est qu’il était incapable de réaliser la
plupart de ses inventions, mais son imaginaire était si incroyable
que d’autres ingénieurs bien plus tard ont pu s’en
inspirer et rendre possible l’impossible ! Alors oui, j’emporterais
un de ses livres, car ils m’ont façonné. » ●
Elisa Brevet
SES ADRESSES COUP DE CŒUR…
Un café : le Tavernier. « C’est un bar vraiment
cool où je retrouve une startup digitale que je coache.
On y vend les bières du Brussels Beer Project.
Quand j’y suis, inutile de vous dire que je fais monter
en flèche la moyenne d’âge car c’est le repaire par
excellence des étudiants de l’ULB ! »
Une épicerie fine : la Maison du Thé.
« C’est une belle adresse, le choix est vraiment
impressionnant et, comme je ne bois que rarement
du café, j’y trouve toujours mon bonheur. »
Du shopping au Woluwe Shopping Center.
« J’aime beaucoup ce centre commercial. C’est ici
que je me rends la plupart du temps pour faire les
boutiques. C’est facile d’accès et on y trouve de
belles enseignes. »
D.R.
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Community
Sam Walton,
le pape du discount
Fondateur de la célèbre chaîne de magasins Wal-Mart, Sam Walton est considéré comme « l’entrepreneur
du XXe
siècle ». Il est parvenu à transformer 25 000 $ en 476 milliards et faire d’une petite boutique
de l’Arkansas, le premier distributeur mondial devenu première entreprise de la planète.
● Petites histoires de grands entrepreneurs
S
i aujourd’hui Wal-Mart possède
11 000 magasins et est considéré
comme le 3e
employeur au
monde avec ses 2,2 millions de salariés
(juste après les armées chinoise
et américaine), il est difficile de croire
que l’histoire a commencé un 2 juillet
1962 à Bentonville, une petite ville
perdue de l’Arkansas. À l’époque,
ses habitants étaient loin de s’imaginer
qu’elle deviendrait le berceau de
l’une des plus spectaculaires réussites
commerciales de l’histoire.
En 1945, c’est avec la modeste
somme de 25 000 $ empruntée à
son beau-père que le jeune Walton
achète une franchise Ben Franklin à
Newport. Petit à petit, il découvre le
monde de la grande distribution et
développe une quinzaine de magasins.
Contrairement à son franchiseur,
l’homme est convaincu de l’immense
potentiel des zones rurales. Après
quelques altercations, il décide de se
lancer seul et ouvre sa première boutique
Wal-Mart, issue de la contraction
de Walton et Market.
Le succès est au rendez-vous : l’entrepreneur
a su capitaliser sur l’incroyable
aspiration à consommer des ÉtatsUnis
de l’après-guerre. Le modèle est
simple : ouvrir des magasins dans les
petites villes rurales négligées par les
grands distributeurs. Walton a une
philosophie : « un sou est un sou ». Il
abandonne l’aspect esthétique et tout
est pensé à moindre coût pour miser
sur une logistique imparable.
Dès 1972, Wal-Mart est introduit en
Bourse et, 9 ans plus tard, il devient
le n° 1 américain de la distribution : le
discount est né. ●
Elisa Brevet
Economix, la première histoire
de l’économie en BD : de la
mondialisation à l’impact des guerres
en passant par les grands défis
actuels. Claire, précise et drôle,
c’est l’indispensable à avoir dans sa
bibliothèque, Les Arènes.
À travers les montagnes
d’Europe, Johan Lolos est le
photographe belge aux 500 000
abonnés sur Instagram. Découvrez
son périple de 5 mois à travers les
plus beaux paysages montagneux :
de la Crète à la Scandinavie, en
passant par les Balkans, l’Écosse et la
France, Glénat.
Les frères
Lehman,
une épopée
saisissante et
trépidante au
cœur du culte
de la finance.
Levez le
voile et vivez
l’ascension et la chute de Lehman
Brother. L’un des romans les plus
ambitieux de l’année, Globe.
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 57
D.R.
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9ׁHhttp://Hub.brׁׁЈ׉EfCommunity
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Africa Food World SPRL
Boulevard Louis Schmidt 24 –
1040 Bruxelles Code Nace :
94995 Associations pour la
coopération au développement
Del. : Liehui He
Alamia Ismaele PPE Clos Medicis
8 – 1050 Bruxelles Code Nace :
46190 Intermédiaires du commerce
en produits divers 47910 Commerce
de détail par correspondance ou par
Internet 90032 Activités de soutien
à la création artistique Del. : Alamia
Ismaele
Amar K SPRL Rue Verte 61
- 1210 Bruxelles Code Nace :
47221 Commerce de détail de
viandes et de produits à base de
viande en magasin spécialisé, sauf
viande de gibier et de volaille
Del. : Karim El Morabet
aSmartWorld SPRL rue de
l’Industrie 20 - 1400 Nivelles
Code Nace : 46520 Commerce
de gros de composants et
d’équipements électroniques et
de télécommunication 47793
Commerce de détail de biens
d’occasion en magasin, sauf
vêtements d’occasion 47910
Commerce de détail par
correspondance ou par Internet
Del. : Geoffroy Van Humbeeck
Belgian Bankers Academy
ASBL Avenue Louise 500 - 1050
Bruxelles Code Nace : 69201
Activités des experts-comptables
et des conseils fiscaux
Del. : Frédéric Lernoux
CMI - Cockerill Maintenance &
Ingenierie SA Avenue Greiner
1 – 4100 Seraing Code Nace :
2011001 la fabrication de gaz
élémentaires 24510 Fonderie de
fonte 24520 Fonderie d’acier
Del. : Eric Franssen
58 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
Decafé SPRL Rue Lebeau 73
- 1000 Bruxelles Code Nace :
33140 Réparation d’équipements
électriques 46370 Commerce de
gros de café, de thé, de cacao et
d’épices 4643101 le commerce de
gros d’appareils électroménagers
Del. : Valéria Sanna
Ebury Partners Belgium SA
Boulevard du Régent 37-40 -
1000 Bruxelles Code Nace :
66120 Courtage de valeurs
mobilières et de marchandises
Del. : Guillaume Giovannoni
Flywheels NV Schoendalestraat
148 - 8793 Sint-Eloois-Vijve
Code Nace : 45401 Intermédiaires
du commerce et commerce de gros
de motocycles, y compris les pièces
et accessoires 52290 Autres
services auxiliaires des transports
Del. : Patrick De Cooman
Hamoudi Mahdjoub Mana PPE
Rue Américaine 146 - 1050
Bruxelles Code Nace : 86909
Autres activités pour la santé
humaine n.c.a. 90031 Création
artistique, sauf activités de soutien
Del. : Mana Hamoudi Mahdjoub
Huizinvest SA Avenue des
Pâturins 13 - 1180 Bruxelles
Code Nace : w64190 Autres
intermédiations monétaires 64200
Activités des sociétés holding
68201 Location et exploitation
de biens immobiliers résidentiels
propres ou loués, sauf logements
sociaux Del. : Luc Meeùs
Immo Wiels SPRL Avenue Van
Volxem 327 - 1190 Bruxelles
Code Nace : 41101 Promotion
immobilière résidentielle 68311
Intermédiation en achat, vente et
location de biens immobiliers pour
compte de tiers
Del. : Jean-Paul Wouters
Instituto Cervantes Soc. Avenue
Louise 140 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 85599 Autres formes
d’enseignement 99000 Activités
des organisations et organismes
extraterritoriaux
Del. : Felipe Santos Rodriguez
ITZU Ilgatlaan 15/0.01 -
3500 Hasselt
Code Nace : 58290 Édition
d’autres logiciels 62010
Programmation informatique
85599 Autres formes
d’enseignement Del. : Eef Hermans
jBam PPE Rue Général Gratry 84B
bte 13 - 1030 Bruxelles
Del. : Jean-Bastien Voisin
KevlinX Belgium BVBA Avenue
Louise 279 – 1050 Bruxelles
Code Nace : 62030 Gestion
d’installations informatiques
63110 Traitement de données,
hébergement et activités connexes
63120 Portails Internet
Del. : Barro Luitjes
Maxime de Schaetzen (BoltStop)
PPE Chaussée de Bornival 2 -
7181 Arquennes
Del. : Maxime de Schaetzen
PAMS Expertise et Propreté SA
Route de Satigny 42 –
1217 Meyrin – Suisse
Del. : Mourad El Magrebi
Robertson Associates SPRL
Avenue Louise 367 -
1050 Bruxelles
Code Nace :
62010 Programmation
informatique 62020 Conseil
informatique 62090 Autres
activités informatiques
Del. : Pierre Collowald
׉	 7cassandra://X3Q8qXHNCXJ5nsGYQr-SgteqOonrS_Dxsg9nKBNnZNc` \8)t>c׉ECommunity
S.A.P. international trade
Avenue de la Toison d’Or 24 -
1050 Bruxelles
Code Nace : 46214 Commerce
de gros d’autres produits agricoles
46370 Commerce de gros de café,
de thé, de cacao et d’épices 64992
Activités des sociétés de bourse
Del. : Pamela Anyoti
Samiramis SPRL Chaussée de
Stockel 197 - 1200 Bruxelles
Code Nace : 10712 Fabrication
artisanale de pain et de pâtisserie
fraîche Del. : Karam Fattal
Smart Office PPE Rue du
Doyenne 130 - 1180 Bruxelles
Del. : Jean-Bruno Madoki
Wikitree SCRL Rue de l’Arbre
14 - 1000 Bruxelles Code Nace :
62020 Conseil informatique 70210
Conseil en relations publiques et
en communication 70220 Conseil
pour les affaires et autres conseils
de gestion Del. : Philippe Afendulis
YTP Consult SPRL
Rue du Centre 36 - 1450 Chastre
Code Nace : 70220 Conseil pour
les affaires et autres conseils
de gestion 71209 Autres
activités de contrôle et analyses
techniques 85599 Autres formes
d’enseignement
Del. : Johan Deleuze
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
AG Real Estate
Alcodis
Amway
AnheuserBusch
InBev
Apetra
Atrium
Audaxis
Audi
Axa
Befimmo
BePark
Billy
Bpost
Brussels Airlines
Brussels Airport
Company
Brussels Invest
& Export
Bruxelles
Environnement
Burger King
Cambio
Captown
Carrefour
Centre Jean Gol
CGSLB
Citydev
CO2logic
Coarchi
Cofinimmo
Banque Nationale
de Belgique
20-21
39-40
4-8
39-40
39-40
50-51
29-31
33-35
33-35 ; 36-37
39-40
20-21
46 ; 50-51
46
BNP Paribas Fortis 52-53
BPI
20-21
39-40
39-40
39-40
50-51
55
52-53
46
20-21
33-35 ;
39-40 ; 36-37
14
32
55
Clinique Saint-Jean 29-31
CLTB
54
14
54
20-21
Consulting
Business Events
Credendo
D’Ieteren
Daoust
De Lijn
DriveNow
Egon Zehnder
EhB
Electrabel
Engie Energy
Management
Engie
Envie Atelier
12
4-8
39-40
15 ; 39-40
46
Delhaize Le Lion
Deloitte
39-40
4-8
46
27-29
4-8
39-40
39-40
36-37
50-51
EU-Japan Centre for
Industrial Cooperation 23
Eurelec Trading
Europcar
39-40
Familiehulp
FEB
Ferrero
Google
GRSE
HR Rail
Hub.brussels
IBPT
ID’CO Studio
Impulse
InBev Belgium
Inovyn Trade
Services
Isatió
JobYourself
Joyn Joyn
KBC Group
4-8 ; 46
39-40
32
33-35
52-53
55
39-40
47-48 ;
50-51
16
55
50-51
39-40
39-40
55
47-48
46 ; 50-51
39-40
MAD Brussels
McDonald’s
12 ; 55
15
Mercedes-Benz
Belgium Luxemburg 39-40
Mercedes-Benz
Financial Services 39-40
Michael Page
Belgique
MicroStart
NautaDutilh
Omnia Travel
OMS
Orange
PeterLily
Pickme-Up
Proximus
Pyco Group
RVB
Scooty
Semetis
Shayp
Shell Belgique
Shift, The
Sirris
SNCB
Sodexo
Sofina
Solvay
SOS Villages
d’Enfants
Stib
27-29
47-48
13
22
16
33-35
33-35
46
39-40
29-31
Quick Restaurants 52-53
Randstad Belgium 39-40
Reporters
33-35
50-51
4-8 ; 46
52-53
55
56
32
4-8
46
Société d’Aménagement
Urbain
20-21
32
39-40
33-35
52-53
39-40 ; 46
46
Success DiverStory 52-53
Taxis Verts
Team4job
TEC
Tempo-Team
Thi Factory
Title Media
Total Belgium
Touring
Twyce
Ubeeqo
Uber
UCB Biopharma
UCB Pharma
UCL
ULB
Total Petrochemicals
& Refining
47-48
46
4-8 ;
27-29 ; 39-40
39-40
15
39-40
39-40
18-19
Toyota Motor Europe 39-40
Troty
46
54
4-8 ; 46
46
39-40
39-40
4-8
4-8 ; 20-21 ;
27-29
Union des Associations
Internationales
UPSI
Usitoo
UWE
Verlinvest
Villo
Visit.Brussels
VUB
Wal-Mart
Younity
Zen Car
Zipcar
Whyte Corporate
Affairs
33-35
20-21
55
32
39-40
46
52-53
4-8 ; 20-21
57
1 ; 24
33-35
46
46
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 59
׉	 7cassandra://W_l2kDSZX7eMUA4dpKDB2Vv3d1w7iN-ZvMoexBDijWU.` \8)t>d\8)t>cבCט   ́u׉׉	 7cassandra://ZycOJp4-wnRsTd_PSiOOMtb--Eq2n2qyFLDMl3InueY }?` ׉	 7cassandra://ioazFwJNQGydScHFiiBq5j6spfDeugu3M3jxO6s8sYs\`z׉	 7cassandra://tDIEmZXfJAPjmmUkpe9CnG9nr29RJt8OYSf6wNBwV1U` ׉	 7cassandra://gEDWqHQuWU1wOJLxjFBLV92w3wT3wEFUh4j10AZqQpU͋x͠y\8)t> ט  ́u׉׉	 7cassandra://GT8HFdBsrNCNoFmxSzzD0uMIkfjhvqsDIvY76Ti_m2U cK`׉	 7cassandra://QnbtYbNgRrPBJy11todSaNxj-hbUOUy0WFsHsZ6QVoke`z׉	 7cassandra://RJcS4SQ3nz2SzNRAdP5UuExPvocTehNjuLWLfkZUYNo%S` ׉	 7cassandra://kFHuoczCejOEAWoWAWNhvCwnS0HZLxpKxqIGgXuxtus͡͠y\8)t> נ\8)t>  ̈9ׁHhttp://www.beci.be/eventsׁׁЈנ\8)t>  T9ׁHmailto:sse@beci.beׁׁЈנ\8)t>  S9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈ׉E
dAgenda
MANAGEMENT & RH, PERSONAL
IMPROVEMENT
18.01.2019
Meer dan 90 praktische tips om
uw tijd beter te beheren**
VENTE, MARKETING &
COMMUNICATION
21.01.2019
Lunch & learn : le contrat de
concession de droit d’auteur
23.01.2019
Le pilotage commercial
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+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
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est établi en fonction des
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➜ Caroline Coutelier
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LÉGISLATION SOCIALE
25.01.2019
Les vendredis de l’actualité sociale
31.01.2019
Actualité de droit social dans la
fonction publique
MÉDIATION JURIDIQUE
Jusqu’au 22.02.2019
Cycle de formation de base et
spécifique à la médiation civile et
commerciale
23.05.2019
Actualité de droit social dans la
fonction publique
24.05.2019
Les vendredis de l’actualité sociale
07.06.2019
Actualités « compensation
& benefits »
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
DROIT COMMERCIAL
24.01.2019
Insolvabilité : comment faire face
aux difficultés de son entreprise ?
➜ Alexis Bley
+32 2 563 68 58 – ab@beci.be
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Région Bruxelloise:
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(investissement min. = 1.000 €)
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60 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
**En néerlandais uniquement
29.01.2019
Speed Business Lunch
04.02.2019
Zinner Circle
28.03.2019
Speed Business Lunch
14.05.2019
Speed Business Lunch
27.06.2019
Speed Business Lunch
04.07.2019
Garden Party
14.02.2019
Cycle statut et contrat de travail
dans le secteur public :
l’engagement des agents
contractuels et statutaires
22.02.2019
Actualités « compensation
& benefits »
28.02.2019
Cycle statut et contrat de travail
dans le secteur public : les
obligations principales des parties
et la flexibilité au cours du contrat
de travail
14.03.2019
Cycle statut et contrat de travail
dans le secteur public : le régime
disciplinaire et la rupture de la
relation de travail
17.01.2019
Gardez votre agrément de
médiateur : séance de supervision
12.03.2019
Ni éponge, ni autruche : se
protéger et prendre du recul
➜ bMediation
+32 2 643 78 47
info@bmediation.eu
TRANSMISSION
29.01.2018
Petit-déjeuner conférence : réussir
une transmission, les pièges à
éviter
➜ Erik Thiry
+32 2 643 78 36 – eth@beci.be
׉	 7cassandra://tDIEmZXfJAPjmmUkpe9CnG9nr29RJt8OYSf6wNBwV1U` \8)t>e׉ELe Hub Transmission
fête ses 4 ans !
Le Hub Transmission, c’est :
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dans leurs projets de transmission
● L’expertise de partenaires de qualité, au service des cédants et des acquéreurs
● La confidentialité garantie par un tiers de confiance
● Plus de 80 entreprises accompagnées en 4 ans
● 26 entreprises transmises depuis 2015
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Erick Thiry, Coordinateur du Hub Transmission • eth@beci.be • +32 2 643 78 36
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Parce qu’une transmission réussie
ne s’improvise pas !
Prochain rendez-vous :
Petit-déjeuner conférence : réussir une transmission, les pièges à éviter
Le 29/1 chez Beci, à partir de 7h15
Voir www.beci.be/events ou coordonnées ci-dessus
Créé au début 2015, le Hub
Transmission est la première
organisation de la Région de
Bruxelles-Capitale en cession/
acquisition d’entreprises.
׉	 7cassandra://RJcS4SQ3nz2SzNRAdP5UuExPvocTehNjuLWLfkZUYNo%S` \8)t>f\8)t>eבCט   ́u׉׉	 7cassandra://uALAyc1OQoWNnI9fRrcZubHD4yeoNore2jWuJ5ucRb4 Y`׉	 7cassandra://bytqk_tgALvfMLfMmF9K2CSC2u5Ck67g0gKJmvHEMlMa`z׉	 7cassandra://D11dMmmEEXb9Ht_cKXYBn4hzIuJNwKwPZx1txzNpEsA ` ׉	 7cassandra://mtr-iAhi4Iix3h5FwXPfX2Sl39Zjyh2FCmKETfEvZn0 ͠y\8)t> ׉E׉	 7cassandra://D11dMmmEEXb9Ht_cKXYBn4hzIuJNwKwPZx1txzNpEsA ` \8)t>g׈E\8)t>h\8)t>gͼ2019.01 Bruxelles Métropole\8Ui4-