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le magazine des entreprises bruxelloises
Bruxelles, selon vous
P.29
C’est bruxellois et ça
marche : 10 fleurons
méconnus
P.40
Des idées pour la
mobilité bruxelloise
P.18
Hervé Hasquin :
« L’Europe peut
relancer Bruxelles »
P.12
ISSN 2406-3738
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plus verte chez les voisins
Sur son terrain de golf de Steenokkerzeel, le Brabantse Golf met tout en œuvre pour garder son green
parfaitement vert. De mai à septembre, c’est un système piloté par ordinateur qui fait en sorte que les greens
ne manquent pas d’eau. Car sans eau, pas de greens bien verts. Une opération qui entraîne une consommation
annuelle de quelque 6 000 à 8 000 mètres cubes d’eau. Jusqu’il y a quelques années, le Brabantse Golf utilisait
des eaux souterraines aussi rares que précieuses pour l’entretien des greens. Désormais, grâce à la collaboration
de Brussels Airport, l’herbe reste toujours bien verte sans plus devoir solliciter la nappe phréatique. Les eaux
usées de l’aéroport, dûment épurées, s’allient à l’eau de pluie provenant des toits et du tarmac et récupérée dans
des bassins d’attente pour maintenir les greens en parfaite condition.
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EDITO
Sprout to be Brussels!
Tout un numéro consacré à la fierté d’être Bruxellois, à ce qui
de Bruxelles, à ses habitants, aux succès de ses entreprises :
signal positif que nous avons voulu donner dans notre magazine.
D’abord en vous donnant la parole : nous vous avons interpellés,
via notre newsletter, en vous demandant ce qui vous rend,
vous, fiers d’être Bruxellois. Mais aussi ce vous souhaiteriez
améliorer dans votre ville. Et vous avez été nombreux à
prendre le temps de nous répondre, ce dont nous vous
remercions.
« Se promener dans Bruxelles, c'est entendre toutes
les langues, et faire le tour du monde sans s'éloigner du
Manneken Pis. »
« Le bon sens tranquille de la population et des entrepreneurs
après le Brussels bashing m’épate vraiment. »
« Il faudrait parvenir à mieux expliquer l’ensemble des actions
qui permettent de rendre Bruxelles plus attractive au travers
d'une communication fédératrice de toutes les belles initiatives. »
Voilà quelques-unes des réactions, souvent enthousiastes, parfois incisives, qui nous
sont parvenues – nous en publions une sélection, forcément limitée.
Invité d’honneur de ce numéro, Hervé Hasquin, l’un des pères de la Région bruxelloise,
nous a donné sa propre vision de Bruxelles : un discours fort, sans complaisance ; pas
avare de critiques, mais pas avare non plus de propositions.
Nous publions également les résultats d’une enquête menée par la Fondation Roi
Baudouin, qui démontre, s’il en était besoin, l’attachement des Bruxellois à leur ville.
Nous sommes aussi partis à la rencontre des « expats », ces citoyens du monde
venus s’installer à Bruxelles et qui portent sur leur ville d’adoption un regard plutôt
bienveillant.
« C’est Bruxellois, et ça marche ! » : notre dossier n’aurait pas été complet sans
un tour d’horizon de quelques entreprises bruxelloises, jeunes ou moins jeunes,
peu connues du grand public, mais qui ont pour point commun d’exceller dans leur
domaine et qui contribuent au dynamisme économique de notre ville.
Last but not least, nous avons étudié de plus près deux secteurs que l’on peut qualifier
de fleurons bruxellois : la culture et la construction durable. L’offre culturelle foisonne
à Bruxelles, comme dans peu d’autres villes de cette taille. Quant à la construction
durable, elle a fait de Bruxelles un exemple international.
Que retenir de ce dossier ? Que, malgré tout ce qui peut
laisser à désirer, nous aurions tort de dévaloriser notre
capitale. Car oui, il y a de quoi être « Sprout » d’être
Bruxellois !
Bonne lecture !
Marc Decorte, Président de BECI
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
1
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.d9ׁHhttp://Be.coׁׁЈ׉E
cSOMMAIRE
4
6
BECI online
Digest
Think Tank
12 Entretien avec Hervé Hasquin
14 Open source : appel aux médias !
15 Pour ou contre l’élargissement du Ring de Bruxelles ?
16 Trop is te veel !
17 21 mesures pour une mobilité du 21e
siècle
18 Une foule d’idées pour la mobilité bruxelloise
21 Carte blanche : enfin un préaccord sur le budget
mobilité !
22 L’immobilier sort de l’immobilisme
International
24 Entreprises et douanes : il faut qu’on se parle
25 Protégez-vous avec les Incoterms !
26 Be.connected : développez votre business en Belgique et
à l’étranger
27 Brexit : l’heure tourne
Sprout to be Brussels
28 Bruxelles en 7 chiffres-clés
29 Bruxelles, selon vous
36 BruVoices : une déclaration d'amour des Bruxellois à leur
ville
37 Points de vue d’expats
40 C’est bruxellois et ça marche !
44 Construction : Bruxelles montre la voie durable
46 L’offre culturelle : l’atout charme de Bruxelles
Entreprendre
48 Starter : Cabin3D
49 Salvatore Curaba : engagement, bonheur au travail et
croissance
50 Compteurs intelligents : un outil dans la transition « low
carbon »
51 Les fondamentaux du référencement naturel
52 Des marchés publics qui se numérisent
Community
54 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
57 L’actualité Beci en photos
58 Demandes d'admission
59 Agenda
60 Index
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 35 – Mai 2018
Au mois
de juin :
Green
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Charlotte Berard, Géry Brusselmans, Giles
Daoust, Marc Decorte, Aurélie Degrooff,
Xavier Dehan, Frans De Keyser, Vincent
Delannoy, Johan Debière, Ophélie Delarouzée,
Donatienne de Vleeschauwer, Gaëlle
Hoogsteyn, Kaya Josse, Amy Kessels, Ophélie
Legast, Victor Lepoutre, Laura Rebreanu,
Étienne Rigo, Morgan Van Cleven, Guy Van den
Noortgate et Loïc Vanhove.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
Membership
Pascale Govers – T +32 497 703 100
pgo@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
׉	 7cassandra://63X35iKIJ_D6dnlkHcuKU7-MWT1Q8q8ps0bnELzdmdM!`̵ Zw=׉E׉	 7cassandra://KtmV3k5eRTgGfY8-gaeUUc_jl6o5D_MhschyY-XuaZM`̵ Zw=Zw=#בCט   u׉׉	 7cassandra://R6fglGUEtoeRppUBqqRBv9t0DQ_iSpnTMB5BjvwrOcQ `׉	 7cassandra://svJ1SRU_eS1eubmo_Z7aJT3y9lX_6M4rXGwq75Go3gwH`S׉	 7cassandra://FGGmiUoYppbRRXTIJ1S5VPkJS_bRjawerwBfEEdKhpU`̵ ׉	 7cassandra://r61LCbJl_gZgqIU8ZuJNEqpAuoGZ76DuGIfDDxUS9aYͻ͠Zw=ט  u׉׉	 7cassandra://YXjBkboJmTE8_kP9qsQ6TDkgBJQ835SPlxDZZqIigl0 f`׉	 7cassandra://C4dBjWf8ddTSxrYsRw4zkZT_wlvu9QDy8M0vnL49kBkB`S׉	 7cassandra://aUTZgWlD5iy8zlf9DESpdESCmWskxjJA-fLWChZBg6w`̵ ׉	 7cassandra://cKmBzLdS69zXy79RMtKadtBOmCVPviBx5dudblfRTAQͣ+͠Zw=נZw= <9ׁH (http://www.beci.be/newsletter/bm_online/ׁׁЈ׉ENEWS
BECI ONLINE
Social Media
#BECImember : Parmi les membres de Beci, il y a aussi
des asbl, telle la Ligue Braille qui offre des services aux
personnes aveugles et défend leurs intérêts.
Voir www.braille.be.
Le programme ReStart, qui soutient les
entrepreneurs faillis et les aide à prendre un
nouveau départ, a fait l’objet d’un long reportage
dans le journal Le Soir, relayé sur Facebook.
Le 6 avril dernier, notre conseiller mobilité, Ischa
Lambrechts, était sur l’antenne de la RTBF radio pour
prendre part à un débat sur l’avenir de la mobilité
bruxelloise.
Nous vous en parlions dans notre numéro
d’avril : Beci et le CHU Bruxelles ont réalisé
une étude sur l’impact socio-économique de
ce dernier. Plus de 8.000 emplois directs et un
milliard d’euros de retombées économiques
pour la Région.
Voir http://impact-chubxl.be.
Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter.
4
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
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BECI ONLINE
Dans votre newsletter d'avril
Nous vous avons adressé un sondage
personnalisé, interpellant
chacun de nos destinataires sur
sa vision de Bruxelles. Vos réponses
en p. 29 de ce magazine.
8
Huit conseils issus de notre Social
Selling Forum pour exploiter le
potentiel commercial des réseaux
sociaux, bâtir votre e-reputation
et développer vos ventes.
Le vélo de société, comme alternative
ou complément à d’autres
modes de transport. Un article
proposé par notre membre Ahooga,
partenaire de Mo, le Mobility
Pop-up installé chez Beci. Voir
aussi p. 18.
Vous ne l’avez pas reçue ?
Retrouvez nos précédentes newsletters sur www.beci.be/newsletter/bm_online/
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
5
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DIGEST
Ça va schtroumpfer chez Daoust en
2018 !
Daoust annonce une collaboration avec les Schtroumpfs.
Ce partenariat s'inscrit dans les projets de développement
du prestataire de services RH, sponsor principal de l'exposition
« La Schtroumpf Expérience », qui ouvrira ses
portes le 9 juin à Brussels Expo. Les lutins bleus fêtent
en effet leur 60e
anniversaire en 2018. Ils occuperont une
place de choix dans les campagnes et Job Centers Daoust
tout au long de l’année.
travailleurs Daoust que l’entreprise met chaque jour au
travail chez ses clients dans toute la Belgique !
Info : www.daoust.be
Un Red Dot DesignAward pour Ahooga
La société bruxelQuel
lien peut-il bien y avoir entre Daoust et les Schtroumpfs
? Belgitude, famille et Valeurs, souligne le CEO Giles
Daoust. « Les Schtroumpfs font partie de la fierté de notre
pays. Notre collaboration avec les Schtroumpfs met en
valeur cet ancrage belge auquel notre entreprise familiale
tient tant. Au-delà de cette belgitude, ce sont les valeurs
communes de Daoust et des Schtroumpfs qui font de ce
partenariat une évidence : respect, convivialité et esprit
de famille… autant de valeurs qui sont au coeur même
de notre fameux ‘Welcome to the Family!’. »
Si les Schtroumpfs fêtent leurs 60 bougies cette année,
Daoust en soufflera 65 l’an prochain. Daoust est une entreprise
familiale de 3e
génération, active dans les principaux
domaines des ressources humaines dans toute
la Belgique. Fondée en 1954 par Albert Daoust, elle fut
ensuite dirigée par son fils Jean-Claude, qui a lui-même
transmis la direction à son fils Giles début 2015.
Daoust affiche depuis une dizaine d'années une croissance
annuelle à deux chiffres, et a grandi de 50% depuis
2015, passant de 135 à 205 millions de chiffre d’affaire
en 2017. L’entreprise est présente dans les trois régions
du pays avec près de 50 Job Centers, chiffre qui évolue
constamment puisque Daoust a ouvert 10 nouvelles
agences en 2017.
Pendant toute l’année 2018, Daoust arborera les couleurs
des Schtroumpfs. Vous retrouverez dès ce mois-ci
les Schtroumpfs mécaniciens, secrétaires, cuisiniers,
aide-ménager(e)s… représentant la grande famille des
6
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
loise Ahooga, qui
conçoit des vélos
pliants électriques
et hyperlégers, s’est
vue honorée du très
prestigieux Red Dot
Design Award. Cette
récompense vient
compléter le palmarès
de la scale-up,
déjà lauréate cette
année d’un German
Design Award et
d’un Cycle Award.
Ahooga s’est fixé pour mission « des villes plus intelligentes
et heureuses ». Conçu en Belgique, produit en
Europe, assemblé à Bruxelles, son Hybrid Bike est le
premier vélo au monde à la fois électrique et hyperléger,
pliant et performant. Pliant, donc intermodal. Cette combinaison
unique de fonctionnalités est ponctuée par un
cadre rigide sans charnières, un design pur et élégant,
et une disponibilité en 215 coloris. Contrairement à la
plupart des e-bikes, lorsque l’assistance électrique est
coupée, l’Ahooga demeure un vélo léger, facile et agréable
à conduire, rendant ainsi la notion d'autonomie étirable.
« Je tiens à féliciter sincèrement les lauréats pour leur
formidable succès dans le Red Dot Award Product Design
2018 », a déclaré Peter Zec, fondateur du Red Dot Award.
« Le succès du concours est la preuve de la bonne qualité
du design des produits et démontre une fois de plus que
les entreprises sont sur la bonne voie. Quand je parle
de bon design, je parle de plus qu'un produit attrayant.
Tous les produits sont caractérisés par une fonctionnalité
exceptionnelle. Cela démontre que les concepteurs
ont compris leurs clients et leurs besoins. » Le Red Dot
Award Product Design, dont les racines remontent à 1955,
détermine les meilleurs produits créés chaque année.
En 2018, les concepteurs et fabricants de 59 pays ont
soumis plus de 6300 produits à la compétition. Un jury
composé d'environ 40 membres a évalué les produits
individuellement, en fonction de critères stricts portant
notamment sur le niveau d'innovation, la fonctionnalité,
la qualité formelle, l'ergonomie et la durabilité.
Philippe Lefrancq, fondateur d’Ahooga, vient par ailleurs
de signer un article sur les avantages du vélo d’entreprise,
à lire sur notre site web, www.beci.be.
Info : www.ahooga.bike
© Reporters
© Hans Warreyn
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Brexit : le Comité des Régions
s’inquiète
Le Comité européen des Régions
(CoR) a publié un rapport
détaillant les conséquenc
du Brexit sur le commer
et l'économie des villes
régions de l'Union Européenne.
Le rapport, en
grande partie basé sur
des informations collectées
par un questionnaire
élaboré avec
Eurochambres, révèle
un manque d'information et
* Taux non actuariel correspondant aux sommes totales perçues
sur une période d’investissement de 18 mois.
indique que les entreprises
et autorités ne sont pas suffisamment conscientes
ni préparées aux conséquences du Brexit.
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Un an avant le départ prévu du Royaume-Uni de l'UE,
l'incertitude entourant la nature de la future relation
euro-britannique complique le processus d'ajustement
pour de nombreuses régions de l'UE. Cette incertitude,
que le dernier accord de transition n’a pas atténuée, est
encore aggravée par un manque d'analyse d'impact sur
les économies locales. Manque d’analyse qui, à son tour,
limite la capacité des autorités locales et régionales à
formuler des stratégies pour faire face aux effets négatifs
du Brexit.
« Les résultats de ce rapport montrent qu'il n'y aura
pas de gagnant du Brexit et que les autorités locales et
régionales d'Europe le savent déjà. Après le RoyaumeUni,
les régions irlandaises seront les plus touchées
économiquement et socialement. Les régions d'Allemagne,
des Pays-Bas, de Belgique, de France, d'Italie
et d'Espagne prévoient également un impact sévère,
bien qu'il soit encore difficile d'évaluer les conséquences
précises pour chaque région ou ville. Il est déjà possible
et nécessaire d'agir au niveau européen pour contrer
les impacts négatifs et atténuer le choc », déclare Michael
Murphy, chef de la délégation irlandaise au CoR
et membre du conseil du comté de Tipperary en Irlande.
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Le rapport conclut qu'il est nécessaire d'effectuer des
études d'impact plus spécifiques et localisées afin de
mieux comprendre l'impact potentiel du Brexit sur les
différents secteurs d'activité et entre ceux-ci. La sensibilisation
et le partage d'informations aideront les entreprises,
notamment les PME, à mieux se préparer à
faire face aux ajustements structurels et économiques
qui en résulteront.
Sur le même sujet, lire également notre article en p. 27.
Info : http://cor.europa.eu
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DIGEST
Les start-up belges peuvent-elles
conquérir le monde ?
La réponse à cette question est incertaine. Car, si le nombre
de nouvelles start-up a augmenté en Flandre (5,4 %), en
Wallonie (7 %) et à Bruxelles (4,3 %), leurs ambitions en
termes de croissance internationale restent faibles.
Le Rising Star Monitor, publié par Deloitte et la Vlerick
Business School, révèle que 50 % des start-up belges ont
l’intention de s'étendre. A contrario, cela signifie que l’autre
moitié de ces jeunes entreprises n’en a pas l’intention. Or
cette tendance implique des risques, puisque le marché
belge est trop limité pour permettre à autant d’entreprises
de rester viables.
Quant aux entreprisse qui veulent s’étendre, elles n’envisagent
pas forcément de le faire à un rythme soutenu. Autre
élément important révélé par le rapport : les fondateurs
négligent souvent de conclure un véritable pacte d'actionnaires,
ce qui est inquiétant puisqu’un fondateur sur
quatre quitte son entreprise au cours des trois premières
années. Afin de soutenir les entreprises à haut potentiel
sur le chemin de la croissance rapide, il convient de veiller
en particulier à attirer des employés potentiels de manière
plus professionnelle et à fournir aux employés existants un
meilleur feed-back et un plan de carrière clairement défini.
« La scène des start-up belge est dynamique, mais le
meilleur reste à venir », estime Sam Sluismans, Partner
Strategy & Innovation chez Deloitte Private. « Ces dernières
années, l’écosystème a fortement mûri, de nouveaux fonds
d’investissement ont été créés, la recherche et le milieu
académique jouissent d’une renommée internationale et le
gouvernement soutient les start-up au travers d’un certain
nombre de mesures. Nous constatons qu’un grand nombre
de start-up possèdent une équipe qualifiée, la technologie
adaptée et les bons investisseurs. Nous n’attendons plus
qu’une chose : les voir conquérir le monde. »
« Beaucoup d’entreprises belges ont un haut potentiel de
croissance, mais la grande majorité manque d’ambition »,
commente Veroniek Collewaert, professeure d’Entrepreneurship
à la Vlerick Business School. « Elles préfèrent
rester petites, évitant de procéder à plus de deux nouveaux
recrutements dans les cinq ans, pour pouvoir rester
parfaitement sous contrôle. Du côté positif, la proportion
d’entreprises qui souhaitent croître est passée de 38 % l'an
dernier à 44 % cette année. Nous sommes sur la bonne
voie, mais il faut encourager les fondateurs belges à placer
la barre plus haut. »
Le Rising Star Monitor a interrogé 152 jeunes entreprises à
haut potentiel en Belgique entre mars et mai 2017 et ainsi
collecté des données auprès de 300 fondateurs. Le rapport
fait partie de l’initiative Entrepreneurship 2.0, lancée par
la Vlerick Business School en collaboration avec Deloitte
Belgium dans le but d'acquérir des connaissances approfondies
sur les problèmes que rencontrent les jeunes
entreprises à haut potentiel.
Info : www.vlerick.com/risingstarmonitor
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tout, en se focalisant en priorité sur leurs passions, leurs
talents et leur expérience de vie, d’aider les participants à
tracer leur parcours professionnel.
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savoir général et des connaissances pratiques en matière
d’entreprenariat et d’aptitudes requises pour entreprendre ;
apprendre à utiliser les outils informatiques. Le module informatique
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BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
9
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DIGEST
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Faillites et santé économique des
restaurants en Belgique : impacts de la
black box ?
Après les faillites retentissantes des 11 restaurants
bruxellois des frères Beyaz, le bureau d’information business
Graydon et la Belgian Restaurants Association
(BRA) ont mené une analyse approfondie sur la santé
économique des restaurants en Belgique.
Premier constat de Graydon : le nombre de restaurants en
activité tend à augmenter sur les trois dernières années.
C’est le cas en Flandre (+ 2,5 % entre 2015 et 2017), en
Wallonie (+ 1 %), mais pas à Bruxelles où le nombre de
restaurants chute de 3,5 % sur la même période. Environ
la moitié des fermetures, de l’ordre de 500 restaurants
par an, est la conséquence d’une faillite. Des chiffres relativement
stables sur les trois années étudiées, quoique
la capitale se révèle ici aussi plus fragile, avec un pic dès
novembre 2016, qui perdure toute l’année 2017, et que la
chute des 11 restaurants du groupe Beyaz n’arrangera
pas pour le premier trimestre 2018.
L’analyse des experts de Graydon par rapport à cette
exception bruxelloise est claire : elle n’est que très faiblement
imputable à l’instauration de la Caisse enregistreuse
avec module fiscal (dite « black box »). Elle est
également moins liée qu’on a pu le lire aux conséquences
des attentats, du piétonnier, et des fermetures de tunnels.
Simplement, les commentaires un peu trop alarmistes,
voire les fausses informations qui ont circulé au printemps
et à l’été 2016 sur une prétendue hécatombe dans
les restaurants bruxellois, ont provoqué un phénomène
10
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
de prophétie autoréalisatrice : les fournisseurs, inquiets,
ont serré les délais de paiement pour tout le secteur à
Bruxelles et les structures les plus fragiles s’en sont
retrouvées asphyxiées. Le tribunal de Commerce de
Bruxelles a donné le coup de grâce.
En tant qu’association représentative du secteur des
restaurants en Belgique, la BRA formule plusieurs revendications,
concernant notamment la lutte contre la
concurrence déloyale, en veillant à ce que la « black box »
soit activée par tous. À cet effet, elle recommande de
donner priorité aux incitants fiscaux et à l’autorégulation
du secteur plutôt qu’aux sanctions et aux contrôles. La
BRA demande au ministre des Finances de clarifier les
règles du jeu : seul un ticket TVA issu d’une caisse enregistreuse
avec module fiscal doit être reconnu comme
preuve valide d’une dépense professionnelle déductible.
Elle demande aussi la simplification du ticket final délivré
au client. Enfin, la BRA continue à revendiquer des
baisses de charges sociales ONSS pour les employeurs
du secteur, une diminution de la TVA pour les boissons
non-alcoolisées et plus de flexibilité dans le temps de
travail.
Info : www.belgianrestaurantsassociation.be
Marianne de Critsal, le 16 mai à
Charleroi
La Marianne de Cristal distingue chaque année une entreprise
qui a particulièrement développé ses échanges
commerciaux avec la France. Au-delà de son caractère
prestigieux, la Marianne de Cristal permet d’ouvrir des
portes dans l’Hexagone, que ce soit dans les milieux
officiels, l’administration, l’industrie, l’artisanat et/ou
le commerce.
La soirée de gala durant laquelle sera remise la 23e
Marianne
de Cristal réunira les personnalités du monde économique,
politique et culturel, en présence de l’ambassadeur
de France, le 16 mai au Spiroudôme de Charleroi.
Info : www.mariannedecristal.be
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ENTRETIEN AVEC HERVÉ HASQUIN
« L’Europe peut relancer le dynamisme
économique à Bruxelles »
Ancien ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ex-recteur de l’ULB,
ex-ministre bruxellois dans les années 90, Hervé Hasquin dresse sa vision de notre
capitale. Parmi les points à améliorer : la mobilité et la propreté. Géry Brusselmans
À
75 ans, l’historien et homme politique Hervé
Hasquin n’a toujours pas sa langue en poche.
L’un des fondateurs, au début des années 90,
de la Région de Bruxelles-Capitale, fervent défenseur
de l’Europe, pointe une série de problèmes, notamment
au niveau de la mobilité, la propreté et la complexité
politique. Il livre à Bruxelles Métropole quelques
pistes de solution.
Bruxelles Métropole : Estimez-vous que les
attentats ont plombé l’image de Bruxelles ?
Hervé Hasquin : Pour fréquenter régulièrement les restaurants,
les cinémas et certaines salles de spectacle,
je n’ai pas le sentiment que l’image de Bruxelles ait été
plombée par les attentats, hormis les premiers mois qui
ont suivi le drame. L’amnésie est beaucoup plus grande
qu’on l’imagine. Un Belge ou un touriste qui passe par
Bruxelles ne pense pas forcément aux attentats. Ceux
qui ont vécu les événements de près sont toujours marqués,
mais ce n’est pas la majorité. Certes, un secteur
comme l’hôtellerie a été plombé, mais il s’est redressé
depuis.
Vu dans sa globalité, l’état actuel de Bruxelles
est donc satisfaisant ?
Bruxelles m’insupporte de plus en plus. J’y ai résidé 35
ans et j’ai été ministre bruxellois entre 1995 et 1999. En
1999, j’aurais pu être Ministre-Président de la Région
de Bruxelles-Capitale. Un an avant les élections, j’ai eu
une discussion avec Louis Michel, le Président de parti
de l’époque. Je lui avais dit que la ville serait ingouvernable
à cause de sa complexité : il y a 19 communes, 19
chefs de police, 19 règlements d’urbanisme… Il faut se
poser la question de qui gère la ville. La Région ou les
communes ? Bruxelles oublie également qu’elle est la
capitale du pays et qu’elle a des obligations envers la
Flandre et à la Wallonie.
La ville vous semble donc moins attractive que
par le passé ?
Je ne pense pas qu’elle soit moins attractive : les grands
musées et les commerces sont toujours là. Le problème
vient notamment de la mobilité. J’habite à Silly, à 45 km
de la capitale. Je mets chaque année plus de temps
pour arriver en ville. La mobilité y est désastreuse, la
faute entre autres à Pascal Smet mais pas seulement.
Il manque une réelle coordination des travaux entre le
fédéral, la Région et les communes. On veut supprimer
12
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
Les problèmes des travaux à Bruxelles
viennent de l’absence de coordination
entre les communes, la Région et le
fédéral.
des places de parking, on vous barre la route partout.
Comme alternative, les Belges plébiscitent de plus en
plus des villes comme Lille, Valenciennes ou Maubeuge.
Comment redoreriez-vous le blason de la ville à
l’étranger ?
Si l’aéroport de Zaventem fonctionne bien et qu’il y a
beaucoup de liaisons, les touristes viendront beaucoup
plus dans la capitale. Prenez l’exemple de Liège. Vous
rencontrerez beaucoup de Chinois car il y a des liaisons.
Il existe par ailleurs une culture anti-européenne au
sein du Parlement bruxellois et même chez certains ministres.
C’est pourtant l’Europe qui fait vivre notre capitale
; les Européens ont un pouvoir d’achat considérable.
Bruxelles doit également être beaucoup plus propre. Il y
a un vrai laisser-aller, particulièrement au centre-ville.
Il y a eu également des erreurs politiques, notamment
autour du deal, que je résumerais en « Je te donne le
terrain de football et tu me laisses faire le piétonnier »
(à propos de la polémique autour de la construction du
futur stade national et du projet de piétonnier lancé par
Yvan Mayeur, ex-bourgmestre bruxellois, ndlr).
© Reporters
׉	 7cassandra://h2KFKkvzlGHk4RotRJBei4Kf2rUlFZ4wQVCNFiwDIso;`̵ Zw=׉EEn parlant du piétonnier, qu’en pensez-vous ?
Je ne dis pas que le piétonnier est une erreur. Il aurait
toutefois dû être étudié avec des plans. Il n’y a par
exemple plus de magasins de luxe le long du boulevard
Anspach. Pas mal de gens y circulent, notamment des
jeunes qui viennent se défouler. Tant mieux, mais il faut
aussi attirer des personnes avec un pouvoir d’achat. Si
on veut rendre la façade de la ville attirante, il faudrait
installer des commerces de standing.
Politiquement parlant, que réformeriez-vous à
Bruxelles ?
Il manque un préfet régional de police, qui puisse superviser
l’aspect sécurité et organisation. Je vais dire
une chose qui va déplaire à certains de mes amis bourgmestres
: 19 communes, ce n’est pas tenable. Je ne verserais
pas de larme s’il n’y avait qu’une seule Région.
Serait-il possible d’entamer une profonde
réforme de Bruxelles, voire de supprimer les
communes ?
C’est compliqué évidemment. 6 à 7 % de néerlandophones
résident à Bruxelles. C’est beaucoup moins qu’il
y a vingt ans mais ils bénéficient d’une protection. C’est
une bonne chose ; les francophones bénéficient de cette
même protection. Pour toutes les matières régionales,
il y a huit ministres : cinq ministres et trois secrétaires
d’État. Le ministre-président est quant à lui asexué linguistiquement
parlant. La décision se prend au consensus
et si vous n’avez pas l’accord des néerlandophones,
vous ne vous pouvez pas décider. Il suffirait qu’un ministre
s’oppose pour que rien ne se fasse. Les Bruxellois
doivent en être conscients.
Quelques personnalités politiques parlent de
supprimer la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Vous êtes à la base de sa création et vous la
défendez ardemment. Quels sont ses vrais
atouts ?
Globalement, on peut se dire que les Bruxellois, isolés
en Flandre, ont eu la chance d’avoir bénéficié du soutien
de la Wallonie. Deuxièmement, Namur est une jolie
ville mais ne rivalisera jamais avec Bruxelles. La Fédération
Wallonie-Bruxelles investit également beaucoup
sur Bruxelles. Je pense toutefois que les Régions vont
absorber les compétences de la Fédération, ce que je
regrette. N’oublions pas qu’il y a 15 % de chômage dans
la capitale. Cela devra se payer, et Bruxelles est amenée
à recevoir moins d’argent dans les années à venir.
Dans un autre domaine, il y a eu une réflexion
autour d’une éventuelle fusion entre l’ULB et
de l’UCL. En tant qu’ancien recteur de l’ULB,
estimez-vous cette fusion pertinente ?
Non. J’ai été recteur de l’ULB durant treize ans, doyen
de faculté et vice-recteur. Ce qui a toujours fait la force
des universités en Belgique, c’est l’émulation et un minimum
de concurrence. Prenez l’exemple de la France.
Toutes les universités y sont à peu près étatisées et
contrôlées politiquement. La plupart des universités
françaises sont au-dessous du niveau des écoles. Il n’y a
pas de concurrence et la France veut faire la démarche
inverse.
Comment voyez-vous Bruxelles dans dix ans ?
La Belgique existera toujours, tout comme la Région
de Bruxelles-Capitale. Difficile de prédire sa santé financière
et son taux de chômage. J’espère surtout que
Bruxelles rattrapera son retard en matière de formation
de la jeunesse. Il faut régler les problèmes de culture
et de langue. Les Belges d’origine étrangère ne parlent
pas forcément français et néerlandais. Le délit de sale
gueule, dans le cadre d’une offre d’emploi, est une réalité.
Ces problèmes doivent être réglés pour créer de
l’embauche.
Quel axe développeriez-vous pour apporter
à notre capitale un nouveau dynamisme
économique ?
Je suis profondément européen et nous avons la chance
d’avoir la capitale de l’Union Européenne. Nous devons
nous sentir plus européens. Il faut que les politiques arrêtent
de développer une stratégie ultra locale. J’ai été
ministre de l’urbanisme. À l’époque, pas mal de groupes
politiques disaient non à l’extension européenne. La
seule ville qui pourrait se substituer à Bruxelles est
Anvers, avec Bart De Wever. Je ne dis pas que l’Europe
pourrait s’installer à Anvers. Par ailleurs, la capitale
sans Zaventem deviendrait un grand village, ne l’oublions
pas.
À court terme, que changeriez-vous
concrètement si vous étiez encore au
gouvernement ?
Je continuerais à développer le métro, dont j’étais à la
base en 1995, époque où le gouvernement n’en voulait
pas. J’aurais aimé construire une ligne de métro qui
partirait de l’avenue Louise, puis passerait au-dessous
de l’avenue Roosevelt et finirait vers Watermael-Boitsfort.
Cela dégagerait tout un axe de la ville sans gêner
l’environnement et sans casser de maisons. Les bourgeois
d’Uccle n’ont pas voulu du métro, ni du périphérique.
Je le regrette : Uccle devient une des communes
les plus embouteillées et, a fortiori, la plus polluée de
la ville. ●
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
13
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plus large au bosseur, celui qui s’éclate dans son job et
en fait une fierté et un moteur de son existence. Ceuxci
sont peu mis en valeur, et très rarement présentés
comme des exemples à suivre.
Le cadre médiatique actuel n’encourage pas les gens
à se dépasser, se lancer dans une carrière ambitieuse,
voire même, soyons fous, entreprendre. Attention, je
parle bien ici des médias généralistes, car les initiatives
et médias spécialisés sont nombreux, du présent
magazine Bruxelles Métropole au journal L’Écho en
passant par la Start Academy – mais leur audience est
ciblée. À la télévision, à la radio, et dans la presse grand
public, c’est une autre histoire.
OPEN SOURCE
Giles Daoust, CEO de Daoust
Appel aux médias !
« Au village, sans prétention
J'ai mauvaise réputation
(…)
Tout le monde médit de moi
Sauf les muets, ça va de soi
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi
(…)
Je ne fais pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux »
… chantait Georges Brassens.
Dans le paysage médiatique actuel, le bosseur et
l’entrepreneur souffrent un peu de ce syndrome : ils
ont mauvaise réputation.
En effet, les médias généralistes consacrent
depuis quelques années déjà un espace important
à des notions telles que l’équilibre vie privée / vie
professionnelle, la protection des acquis sociaux,
les métiers pénibles, le burnout, voire même l’utopie
de l’allocation universelle. Lorsque des difficultés ou
changements se produisent dans une entreprise, on
donne prioritairement la parole à la critique.
Ces mêmes médias généralistes donnent trop peu
souvent la parole à l’entrepreneur, ou d’une manière
14
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
Le bosseur et l’entrepreneur sont donc de plus en plus
vus comme des anomalies. Oui, il faut bien travailler
pour gagner sa vie, mais attention à ne pas en faire trop,
au risque de se faire mal ou pire, de se faire exploiter.
Alors il ne faut pas non plus être naïf en croyant que
chacun peut exercer un métier passionnant. Mais, étant
actif notamment dans le domaine de l’outplacement, je
suis témoin de nombreux cas de personnes ayant perdu
leur emploi, et dont le quotidien s’effondre littéralement
sous leurs pieds. Car ils ont perdu leur « drive », leur
socle, la fondation de leur quotidien. Nombre d’entre
eux tombent dans une profonde déprime, voire pire, une
dépression.
L’écrivain de science-fiction Isaac Asimov nous met en
garde contre une société qui donnerait la part belle à
l’oisiveté (et confierait toute tâche pénible à la machine,
au robot, voire à l’intelligence artificielle). Une telle
société, où les bosseurs et les entrepreneurs seraient
devenus rarissimes, serait vouée à la dépression, à la
régression et ultimement à la destruction.
Alors j’en appelle aux médias généralistes : il faut
valoriser le travail et l’effort ! Mettre en évidence les
bosseurs, les entrepreneurs. Donner aux jeunes – et aux
enfants ! – l’envie de se dépasser !
Les fédérations professionnelles ont elles aussi un
rôle majeur à jouer. Elles répondront qu’elles le font
déjà et c’est exact : les initiatives sont nombreuses.
Mais celles-ci visent trop souvent leurs seuls membres
et les entrepreneurs en général. Les fédérations
professionnelles devraient parler plus au grand public, en
utilisant les médias généralistes. Par la communication,
mais aussi par la publicité. Pour réussir, elles devront
y consacrer des moyens financiers importants, aussi
importants que ceux consacrés par certains organismes
publics, partis politiques et syndicats dans leur
communication, souvent extrêmement percutante.
À bon entendeur !
PS : Si vous n’avez pas aimé ce texte, donnez-moi au
moins un bon point pour avoir cité Georges Brassens et
Isaac Asimov dans un seul et même article !
׉	 7cassandra://-XekVO-mlfSsO3rOIZ4CM7172thlFzf6ZCeQSZekVzM`̵ Zw=׉EvTHINK TANK
POUR OU CONTRE
L’élargissement du Ring de Bruxelles ?
Le gouvernement flamand entend réaménager le grand Ring
de Bruxelles l’année prochaine. Ses plans prévoient une séparation
des trafics local et de transit. Bref, un élargissement du
Ring. Le développement économique bruxellois a-t-il besoin
d’un tel chantier ? Et quel en sera l’impact sur l’environnement
et la santé publique ?
Peter Van Dyck
Jean-Paul Van Avermaet,
managing director de G4S et
président du Voka Metropolitan
La modernisation du Ring de Bruxelles est une nécessité.
L’infrastructure date des années 70 avec, depuis lors,
quelques aménagements. Comparez les statistiques de
trafic d’il y a 40 ans avec celles d’aujourd’hui : vous comprendrez
que des changements s’imposent. Prenons le
réaménagement à bras-le-corps en scindant les flux locaux
et de passage. Ces travaux sont essentiels pour la
sécurité, surtout sur les tronçons de l’E40 vers la côte et
vers Liège. Sur ce tracé, il y a de nombreuses entrées/
sorties d’autoroute ; de quoi susciter de nombreux mouvements
dangereux. Les entrées et sorties ralentissent
les flux, augmentent les accidents – et donc les encombrements.
La saturation du Ring encourage le trafic parasite
via les communes avoisinantes : Jette, Wemmel,
Vilvorde, Zaventem, Woluwe et Evere.
Pensons aux alternatives. Convaincre 10 % des automobilistes
de ne plus utiliser leur voiture améliore immédiatement
la fluidité. Les entreprises établies à proximité
du Ring demandent que les autorités définissent
des solutions. Puisque les travaux au Ring provoqueront
énormément de nuisances, ces alternatives devraient
être au point avant le début des chantiers. Une enquête
menée auprès du personnel de G4S indique qu’un quart
des collaborateurs envisagent les transports en commun,
les vélos électriques ou le carpooling. Les choses
bougent : trois nouvelles lignes de tram sont à l’étude et
des voies cyclistes rapides vont être aménagées.
À long terme, il faudra à la fois mettre en œuvre ces
alternatives et élargir le Ring pour résoudre la congestion
du trafic dans et autour de Bruxelles. Pensons aux
conséquences de projets tels que Néo ou un nouveau
stade de football – des projets difficilement refusables
d’un point de vue économique. Ne rien changer, c’est
opter pour le blocage. La logistique est un employeur
majeur en région bruxelloise (en témoignent Brucargo
et le nouveau centre de tri postal Bruxelles X). Ils ne
peuvent pas fonctionner sans trafic fluide sur le Ring.
Son élargissement est donc indispensable pour prévenir
un ralentissement économique.
Marina Dehing, conseillère
communale ProGanshoren
Une étude commandée par le gouvernement bruxellois
en 2013 conclut qu’un élargissement du Ring provoquerait
l’arrivée de 54.000 voitures supplémentaires sur le
territoire bruxellois. Il faut s’attendre à une augmentation
du trafic, notamment dans la perspective de grands projets
commerciaux tels que Néo et Docks Bruxsel. L’étranglement
de l’accès à l’E40 via l’avenue Charles Quint
subsistera, puisque ce tronçon ne sera pas élargi. Nous
demandons depuis longtemps la prolongation du tunnel
Léopold II sous l’avenue Charles Quint, qui retrouverait
sa beauté d’antan. Nous craignons donc que le nombre
de véhicules sur le Ring ne fera qu’augmenter, alors que
la solution réside dans l’adoption de moyens de transport
alternatifs. Les plans du gouvernement flamand
prévoient des lignes de tram et davantage d’infrastructures
cyclistes, mais ils accordent trop peu d’attention au
changement de mentalité nécessaire à un mobility shift.
Il y a d’autres façons de combattre les embouteillages.
Récemment encore, un expert affirmait qu’une limitation
de vitesse à 90 km/h nous éviterait beaucoup d’encombrements,
tout en réduisant la production de particules
fines. Voilà qui mérite au moins d’être examiné. L’ennui,
c’est que nous ne disposons pas d’informations objectives
sur l’impact que peut avoir le trafic automobile sur notre
environnement. C’est pourquoi nous demandons des appareillages
de mesure. Je sais que certaines écoles, dont
le Collège du Sacré-Cœur de Ganshoren, s’inquiètent de
la pollution de l’air. Des communes telles que Jette, Zellik
et Ganshoren aimeraient que l’on combine économie et
écologie.
Nous souhaitons une meilleure concertation entre les
régions et davantage d’implication des communes. Nous
avons aujourd’hui l’impression que tout se décide sans
nous. Nous ne savons rien des nuisances que provoquerait
un tel chantier. Les travaux à l’avenue de l’Exposition
ont déjà généré d’importants flux de trafic parasite et des
pertes de chiffre d’affaires pour les commerçants. Les
chantiers ont engendré de gros désordres et la communication
laissait à désirer.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
15
© Reporters
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Davantage de respect pour les entrepreneurs !
De temps à autre, rarement, parfois ou beaucoup, l’administration
est amenée à contrôler l’activité d’une
entreprise. Elle doit le faire selon certaines règles légales,
mais aussi dans le respect. Parfois, ce respect
est totalement inexistant et les contrôles effectués ne
se font plus dans une logique de bonne gestion, mais
d’intimidation ou de rétorsion envers une société qui a
osé s’opposer aux agissements unilatéraux et fautifs de
l’ONSS – et qui a obtenu gain de cause. C’est que cette
administration offre à ceux qui la dirigent quantité d’opportunités
d’imposer brimades, intimidations, tracasseries
en invoquant le bien commun : l’argent doit rentrer
dans les caisses, bon sang ! Verse tout de suite le pognon,
sinon tu vas le regretter ! Une forme d’intimidation
bien huilée. Le pire, c’est que cet argent est bien rentré
dans les caisses : l’ONSS l’impute de manière erronée
et « facture » son erreur vers la société accusée d’un
retard qui n’existe pas. Un exemple ? Un paiement ONSS
effectué le 4 juillet 2012, enregistré par cette dernière
en date du 14 janvier 2014 et imputée sur le premier
trimestre 2013. Cela passe par des fiches rectifiées au
Tipp-ex. Ce serait mieux que nos entreprises puissent
se concentrer sur le développement de leurs affaires,
l’engagement et la formation de leur personnel, au lieu
de subir l’incompétence, l’amateurisme et l’arbitraire
de certaines personnes à la direction d’administrations
publiques. Parce qu’il y a moyen d’imposer des tracasseries,
comme la tenue de trois contrôles fiscaux successifs
avec, à chaque fois, des questions identiques sur
des années identiques, avec le même travail qui doit
être fourni trois fois. Autre exemple d’amateurisme de
l’administration ? Le SPF Emploi qui envoie un courrier
le 29 avril pour annoncer une inspection le 22 avril, finalement
fixée au 12 mai. Le jour en question, l’inspecteur
ne prévient personne et ne se présente pas. Au sein de
la société, c’est une personne mobilisée pour rien. En
définitive, l’inspection aura lieu le 16 juin. Ce n’est pas
avec de telles pratiques que notre pays va gagner la bataille
de l’emploi et de la bonne gouvernance…
B. Russel
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BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
Trop is te veel
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MEMORANDUM BECI
21 mesures pour une mobilité du 21e
L
e gouvernement Vervoort II sera-t-il jugé sur sa
capacité ou ses difficultés à répondre aux défis
de la mobilité bruxelloise ? Vaste question.
Il serait sans doute injuste et réducteur de répondre
par l’affirmative, mais ce thème pèse largement
dans la balance et dans la perception du citoyen. Pour
Beci, la mobilité est non seulement un thème politique
majeur, mais aussi un thème économique et sociétal de
la première importance.
Comment rédige-t-on un mémorandum sur la mobilité
? En écoutant les entreprises, les acteurs de la
mobilité, les usagers, les secteurs ; en s’inspirant des
meilleurs exemples et pratiques dans d’autres grandes
villes en Europe et dans le monde. En tâchant de rester
réalistes et en visant la mise en place de solutions. En
intégrant une nouvelle vision de la mobilité : celle de la
mobilité comme un service. En intégrant les solutions
offertes par les nouvelles technologies. En surmontant
des obstacles qui relèvent de la gouvernance de nos institutions.
Qu’observe-t-on
? Là où d’autres capitales réussissent
à mettre des solutions en œuvre, les réponses dans et
autour de Bruxelles semblent se faire attendre. Voilà
notre message principal : des solutions existent ; il faut
le courage et la volonté de les appliquer. Des solutions
du 21e
siècle, pour une mobilité du 21e
siècle
Le mémorandum Beci sur la mobilité vient de paraître. Un document accessible
en un clic. À diffuser et à commenter largement en cette période pré-électorale.
En résumé ? Pas de solution miracle, mais un ensemble de 21 mesures concrètes,
pragmatiques, multimodales, innovantes, volontaristes et réalistes.Vincent Delannoy
Le gouvernement Vervoort II sera-t-il jugé sur le
dossier de la mobilité bruxelloise ?
vice, sans oublier l’importance de la mobilité internationale
pour l’attractivité de Bruxelles. Elles concernent à
la fois des mesures préconisées de longue date et des
mesures identifiées plus récemment.
siècle. Une mobilité
sans tabou qui vise à trouver des solutions et à non
à désigner des coupables.
Pour rappel, le coût d’une heure perdue dans les embouteillages
se chiffre à 8,25 euros pour le trafic de
passagers et entre 50 et 80 euros pour le transport de
marchandises. À l’échelle de notre pays, on s’attend à
ce que le coût sociétal de la mobilité atteigne les 6 milliards
d’euros par an à l’horizon 2020. Ce montant englobe
les coûts des conséquences de la congestion du
trafic : pertes de temps, nuisances sonores, accidents
de la route et pollution atmosphérique.
Fiscalité, infrastructures, partage de la voie
publique…
Que propose le mémorandum ? Pour Beci, il n’y a pas de
solution unique aux problèmes de mobilité ni de solution
miracle, mais bien un faisceau de mesures qui, combinées
et mises en œuvre de manière cohérente et volontariste,
offrent une véritable solution. Ces 21 mesures
ont trait à la fiscalité, aux infrastructures, au partage
de la voie publique, à la mobilité conçue comme un serBECI
- Bruxelles métropole - mai 2018
17
Et si la mobilité bruxelloise était, avant tout, affaire de
gouvernance ? On en revient alors à notre interrogation
de départ : le gouvernement Vervoort II sera-t-il jugé
sur sa capacité ou ses difficultés à répondre aux défis
de la mobilité bruxelloise ? Réponse en mai 2019. ●
Vincent Delannoy,
Centre de Connaissance Beci – vd@beci.be
Plus d’info : Mémorandum Beci sur la mobilité, disponible
en un clic : https://go.beci.be/mobility
6
© Gracq/Thomas Mercier
8,25 EUROS/H pour les passagers et
50 À 80 EUROS/H pour les marchandises :
c’est
LE COÛT DE L’IMMOBILITÉ,
qui atteindra
6 MILLIARDS D’EUROS
par an pour l’ensemble de la
BELGIQUE D’ICI 2020.
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MOBILITÉ
Une foule d’idées pour la mobilité
bruxelloise
Mo, le pop-up dédié à la mobilité urbaine, a été inauguré fin mars chez Beci. Un espace
temporaire où cohabitent divers partenaires, qui cogitent ensemble à des solutions
pour la mobilité bruxelloise. Présentation de quelques idées mobiles à exploiter
Guy Van den Noortgate
Stigo, la micro-mobilité avec un scooter électrique :
« Stigo est le compromis de micro-mobilité idéal entre
des distances trop courtes pour les moyens de transport
classiques (voiture, bus, métro) et trop longues pour un
déplacement à pied », explique Alexandre
commun, en faisant office de carte Mobib Basic, ainsi que
les vélos urbains Villo ! Parmi les autres services d’Interparking,
pointons la mise à disposition d’emplacements
dédiés aux vélos et/ou motos, une app afin de trouver
le parking le plus proche (810 parkings en Europe), des
accords avec des opérateurs de car-sharing, le car-wash
ou encore des bornes de recharge électrique.
Keolis, le transport en commun « Office on Wheels » : En
dehors de la Stib, d’autres transports collectifs, comme le
ramassage scolaire ou les navettes d’entreprises offrent
une alternative à la voiture. Un autocar
Dworkin, General Manager de MS Europe. « Stigo
est un scooter électrique pliable, léger (14 kg), d’une
autonomie qui varie entre 20 et 40 km selon le modèle,
qui prend peu de place et s’intègre dans des offres
multimodales. »
Commuty, une app de gestion de parking : « Nous souhaitons
aider les entreprises bruxelloises à gérer leur flux de
voitures. Avec notre app de gestion de parking, l'entreprise
maîtrise et optimise la gestion des accès à son parking,
et offre aux conducteurs des alternatives à la voiture (covoiturage,
vélo, véhicules en partage, télétravail etc.). Le
conducteur peut choisir super facilement le transport
le plus adapté à ses besoins journaliers, et l’entreprise
optimise/réduit l’utilisation et les coûts de son parking.
Un win-win-win travailleur-entreprise-Bruxelles », selon
Anne-Claire Vanfleteren, Managing Partner.
Interparking propose des services complémentaires :
Avec son produit exclusif qu’est la Pcard+, Interparking
offre des avantages tels que réductions ou tarifs soirée,
mais également la possibilité d’utiliser les transports en
18
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
peut remplacer jusqu’à 50 voitures sur la route. « Keolis
propose des ‘Offices on Wheels’ (bureau-bus) pour grouper
les travailleurs dans leur trajet tout en leur permettant
de commencer leur journée de travail dès leur montée
dans l’autocar qui les mènera à l’entreprise », détaille
Simone Popon, responsable marketing et communication.
« Ils sont aménagés avec un équipement spécifique :
prises pour ordinateurs et téléphones, imprimante, wifi,
distributeur de café, etc. »
Bestarter, un soutien aux nouveaux business : Parmi
les entrepreneurs qui suivent le programme intensif de
6 semaines, basé sur la méthodologie active lean, ils sont
de plus en plus nombreux à porter des idées qui traitent
de la mobilité. On peut mentionner certains aspects plus
précis tels que le parking à Bruxelles, la mobilité autour
Mo, le pop-up de la mobilité urbaine, a été inauguré au 500 avenue Louise.
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des écoles, les livraisons écologiques ou encore l’optimisation
des trajets. Bestarter apporte un accompagnement
à toute startup qui souhaite innover dans le domaine de
la mobilité.
Via Mobilé, pour accroître la mobilité des entreprises :
Bureau de mobilité indépendant, Via Mobilé offre aux entreprises
différents produits et services pour les aider à
augmenter la mobilité de leurs employés. Enquêtes de
mobilité approfondies, établissement de plans de mobilité
durable, coaching, sensibilisation et training des collaborateurs,
assistance temporaire de managers de mobilité
seniors ; passage d’une gestion de flotte à une gestion
de mobilité, soutien aux projets innovants.
CarAsap, la voiture avec chauffeur privé : CarAsap est
une plateforme et une application qui permet de réserver
une voiture avec chauffeur pour se rendre d’un point A vers
un point B et qui s’adresse au marché corporate. Comme
l’explique son fondateur et CEO, Jonathan Guzy, « Nous
nous positionnons comme une alqui
répondent aux facteurs ralentissant l’adoption du vélo
comme le relief, le vol, la pluie ou les longues distances.
« Notre vélo élimine toutes ces contraintes », explique
Philippe Lefrancq, cofondateur d’Ahooga. « Il est adapté
à l’infrastructure urbaine et péri-urbaine en place et
est personnalisable aux couleurs et logo de l’entreprise,
renforçant ainsi son image. »
Connect2Move, le calculateur d’itinéraire multimodal :
Connect2Move développe des solutions informatiques de
mobilité intelligente pour les entreprises. « La solution que
nous proposons est un calculateur d'itinéraire multimodal
vous indiquant, en temps réel, selon vos besoins (rapide,
écologique, économique) et vos contraintes (je n'ai pas de
voiture, j'ai un vélo pliable, je ne veux pas conduire...), la
meilleure combinaison de transport pour vous déplacer »,
résume Mathieu Jaspard, CEO de Connect2Move.
CityMove, une approche centrée sur l’utilisateur : La
startup CityMove développe une approche intermodale
complète centrée sur l’utilisateur. Elle a pour objectif de
ternative partielle aux taxis classiques et à la voiture de
société. Grâce à notre technologie de pointe (mobile, web,
call), nous offrons un service personnalisé. Par exemple,
nous fournissons un reporting détaillé de l’utilisation de
notre service et sur cette base, nous proposons des solutions
spécifiques et adaptées à l’entreprise. »
Renault favorise la mobilité durable : Renault Belgique/
Luxembourg (marques Renault, Dacia et Alpine) s’appuie
sur un réseau de 225 points de vente et services. En
tant que pionnier de la mobilité électrique en Europe, le
constructeur entend devenir un acteur des écosystèmes
électrique et énergétique intelligents. Dans ce cadre, le
groupe Renault s’associe à des partenaires du secteur
de l’énergie et de la mobilité durable afin de sensibiliser
les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics aux
enjeux mais surtout aux solutions de la mobilité durable.
Ahooga, un vélo pliant, électrique et hyperléger : Ahooga
s’est spécialisée dans une offre de solutions intermodales
proposant des vélos pliants, électriques et hyperlégers
relier les points de transports
publics et privés en adaptant ses propositions aux besoins
spécifiques du voyageur afin qu’il puisse prendre les décisions
intelligentes et pertinentes en termes de mobilité
urbaine. En d’autres termes, CityMove a pour ambition de
lui offrir des propositions et un trajet hyper-personnalisé
en temps réel.
Europcar/Scooty/Ubeeqo, mobilité partagée : Spécialiste
depuis plus de 60 ans dans la location de voitures et de
véhicules utilitaires, Europcar s’est associée avec Scooty
et Ubeeqo afin de diversifier les solutions de mobilité
urbaine au bénéfice des utilisateurs. La startup Scooty
propose système de scooters électriques partagés et
en libre-service qui fonctionne avec une app qu’il faut
télécharger. Ubeeqo propose, pour sa part, un système
d’autopartage à Bruxelles ainsi que dans d’autres métropoles
européennes.
Ctec gère les flottes de vélos : Ctec propose aux entreprises
des vélos (souvent électriques) en location long terme sous
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
19
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͠Zw=נZw= XW9ׁHmailto:er@beci.beׁׁЈ׉ETHINK TANK
forme de renting/leasing. « Nous proposons à nos clients
des solutions pour leurs déplacements domicile-travail,
mais pas seulement », explique Michel Lagasse, Associate
et Managing director. « Nous nous occupons de
tout : de la maintenance aux réparations en passant par
les assurances, les accessoires, les infrastructures, les
applications diverses, etc. Nous aidons les entreprises, à
partir d’une dizaine d’utilisateurs, à mettre en place une
‘bike policy’ qui corresponde à ce qu’ils souhaitent en
termes de mobilité
douce. »
Joyn Joyn, l’assistant
personnel de
mobilité : Joyn Joyn
aide à choisir en
temps réel la meilleure
solution de
BePark partage les places de parking : BePark s’adresse
aux gestionnaires de mobilité afin de leur permettre de
mieux partager leurs espaces de parking ; le parking
étant le point d’entrée de la mobilité des employés dans
le bâtiment, quel que soit le moyen de transport personnel
utilisé. Il doit donc répondre aux nouveaux besoins tels
que le covoiturage, le time-sharing de places, les vélos
en libre-service, les scooters, etc. BePark propose des
solutions aux employés pour qu’ils planifient leur mobilité
en fonction de leur droit
d’usage du parking.
Artepub/Bikeep, le parking
à vélo sécurisé : Rouler à
vélo c’est bien, pouvoir le
garer en toute sécurité c’est
mieux. Active dans la promotion
culturelle et initiatrice
du développement de
parkings vélos à Bruxelles,
déplacement dans un environnement urbain. Comme
l’expliquent ses concepteurs, « Chacune de nos recommandations
se veut intelligente, locale et personnalisée.
Intelligente en tenant l’utilisateur au courant des meilleures
options via les informations fournies par les partenaires
et en tenant compte de l’environnement (météo,
mobilité, pollution, etc.) ; locale, car chaque ville a sa
propre dynamique ; personnalisée afin de répondre au
mieux aux attentes de chacun et ainsi lui proposer les
recommandations adéquates à ses besoins. »
Drive My Kids connecte les parents taximen : Quand
les écoles sont fermées, le trafic est plus fluide. C’est à
partir de ce constat, et du fait qu’un parent consacre en
moyenne 42 minutes à conduire ses enfants à l’école, que
DriveMyKids a décidé d’en faire un taximan. « Ce que nous
proposons, c’est que les parents s’entraident », déclare
Thibaut Piraux, fondateur. « Nous avons développé une
plateforme web, et bientôt une application, qui permet
aux parents dont enfants sont dans la même école de se
partager les trajets. DriveMyKids trouve automatiquement
avec qui partager les trajets selon les disponibilités et
horaires de chacun. »
20
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
jourd’hui avec Bikeep une solution sécurisée, connectée
et fiable pour que le cycliste puisse garer son deux-roues
en toute tranquillité. Chaque station est équipée de capteurs,
d’une alarme haut-parleur, d’un renvoi de signal
de détresse et d’une caméra de surveillance.
Micropole/Movin’city, mix transport et tourisme : Entreprise
française de services du numérique, Micropole a
développé en 2017 Movin’city, une solution qui permet aux
acteurs et opérateurs publics et privés, d’une part, d’optimiser
de manière rentable l’utilisation de leurs réseaux
de transport, et d’autre part, de développer davantage le
tourisme urbain. Une dizaine de villes françaises bénéficient
déjà de cette solution. L’évolution des infrastructures
est inéluctable d’autant que, selon l'ONU, d'ici 2050, la
population mondiale atteindra 9,6 milliards d'habitants,
regroupés à 70 % dans les agglomérations. ●
Info : https://go.beci.be/mo/fr
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CARTE BLANCHE
Enfin un préaccord sur le budget mobilité !
Mais le temps presse !
Le projet de loi concernant l’instauration
d’une allocation de mobilité en remplacement
d’une voiture de société (cash
for car) a été approuvé majorité contre
opposition. La loi ne tardera plus à être
publiée au Moniteur belge, avec une application
rétroactive au 1er
janvier 2018.
M
ais la bonne nouvelle que nous attendions
avec impatience est le préaccord du gouvernement
fédéral pour l’alternative au cash for
car, à savoir le budget mobilité. Cette alternative,
recommandée par le Groupe des Dix, préconise
de substituer à la voiture de société un budget mobilité
que l’employé utiliserait à sa guise pour se déplacer au
moyen de transports durables : l'achat de vélos (électriques),
de mono-roue, de scooters électriques, l'utilisation
de voitures ou vélos en systèmes de partage,
l'abonnement aux transports en commun, le stationnement
à proximité de la gare, le covoiturage ou encore
l'utilisation de taxis agréés.
Il s’agit d’un premier pas concret vers la décongestion
des routes belges. Car rappelons-le, le nombre
de voitures de société ne cesse d’augmenter
selon les derniers chiffres de
belge de l’automobile (Febiac),
velles voitures de société ont
trées en 2017, soit une hausse
rapport à 2016. Et ce, dans un
embouteillages coûtent à l’État
2 % du PIB, d’après l’OCDE.
Nous ne pouvons donc que saluer
tiative du gouvernement que nous
attendions depuis plus d’un
an. En effet, une étude récente
du bureau Traject
estime que l’adoption d’un
budget mobilité, proposant
un large éventail de
moyens de transport et intégré
dans un plan de déplacements
d’entreprise,
permettrait de réduire de
15 % les déplacements en
voiture. L’adoption au sein
de notre propre groupe d’un
plan de mobilité conforte ces
estimations. Nous constatons
clairement que de plus en plus
d’employés changent progressivement
leurs habitudes pour
privilégier des moyens et services
de transport alternatifs à la voiture : train, tram,
bus, voiture partagée, vélo, etc.
Veillons à ne pas perdre un an !
Mais attention à ne pas perdre trop de temps ! L’accord
final devra expliciter de manière détaillée le fonctionnement
du budget mobilité. Ainsi, tous les acteurs
impliqués, à savoir les employeurs, les directeurs des
ressources humaines, les comptables, les secrétariats
sociaux et j’en passe, devront comprendre l’accord et
le mettre en place. Le budget mobilité fonctionnant sur
base annuelle et de manière difficilement rétroactive, il
ne faut en aucun cas perdre un an de plus. Ma recommandation
aux politiques est de ne pas rester sur ce
préaccord, mais de le finaliser. Pour qu’il soit opérationnel
au 1er
janvier 2019, il est plus que grand temps !
Une autre recommandation est d’impliquer les quatre
opérateurs des transports publics et surtout de veiller à
ne pas inclure dans le budget mobilité les seuls abonnements.
Les sociétés de transports publics, en collaborant
étroitement, peuvent faire bouger les choses.
Elles doivent s’associer afin de créer un système moderne
et ouvert qui facilite aussi l’utilisation occasionnelle,
comme le système d’e-ticketing par exemple.
En effet, pour que des changements de mentalité
aut surtout pousser à l’esailleur
la possibilité de faire
mobilité alternative et lui
éventail complet de posdès
lors incité à tester les
solutions et à adopter celles qui
ses besoins. Plutôt que de
d’un abonnement, que le trapeut-être
pas, favorisons plula
carte… qui débouchera
’achat d’un abonnement.
ord sur le budget mobilité,
pose un geste fort sur le
onnemental. C’est un premier
bonne direction, surtout pour
objectifs de l’Accord de Paons
à ne pas perdre un an !
Etienne Rigo
CEO d’OCTA+ et de Modalizy
Un avis à partager ? Une
oposition pour Bruxelles et ses
eprises ?
ez à la rédaction : er@beci.be.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
21
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L’immobilier sort de l’immobilisme
URBANISME & IMMOBILIER
Depuis quelques années, l’immobilier prend un virage déterminant vers les nouvelles
technologies. L’objectif : améliorer les services et les produits immobiliers et
répondre aux nouveaux besoins des usagers. La course à l’innovation est déjà bien
lancée. La preuve par trois.
L
ongtemps, le secteur de
l’immobilier a été considéré
comme un dinosaure, passif
et immobile. Pourtant,
depuis quelques années, on observe
une prise de conscience de la nécessité
d’aller de l’avant, que ce soit via
des projets mixtes, des espaces communs,
des nouvelles technologies….
Pour répondre aux nouvelles attentes
du public, de nombreuses petites sociétés
ont profité de la digitalisation
pour lancer leur start-up et profitent
pleinement de ces nouveaux outils.
Nous avons été à la rencontre de trois
d’entre elles.
La colocation 2.0
Créée en 2016, Cohabs est un réseau
de maisons partagées qui offre des
solutions de logements entièrement
meublés, flexibles, pour les jeunes
actifs à Bruxelles. « La colocation,
ce n’est pas neuf », commente Youri
Dauber, fondateur et CEO de Cohabs.
« Mais beaucoup de colocations sont
exploitées de façon opportuniste. Avec
mes associés, nous voulions mettre
en place un projet qui soit vraiment
communautaire et adapté aux besoins
de la génération Y. » Les jeunes
entrepreneurs ont donc repensé le
concept de la colocation et son modèle
économique, en misant sur les
nouvelles technologies pour se différencier
de leurs concurrents et attirer
une cible bien
précise.
« Notre approche
est presque entièrement
basée
sur les nouvelles
technologies »,
explique Youri. « En pratique, tout
se fait via notre site et notre application.
» Le candidat locataire pose
sa candidature et demande un rendez-vous.
Il reçoit une réponse par
mail et, si sa candidature est acceptée,
le bail est envoyé et signé en
ligne… Bref, tout est automatisé. « Le
choix des nouveaux colocataires, par
contre, est laissé aux membres de la
colocation. Ce sont eux qui vivent ensemble,
c’est donc à eux de voir si le
candidat convient à l’état d’esprit de la
maison ou pas », précise Youri.
Une fois qu’on est membre de la colocation,
l’app’ permet plein de choses :
ouvrir la porte de la maison, régler le
thermostat, commander des services
comme du nettoyage ou du repassage,
signaler un incident, un déménagement,
créer un évènement, etc.
« Avec Cohabs, nous souhaitons professionnaliser
la colocation, la rendre
plus crédible et plus sûre. » Pour Youri,
plus le processus de colocation est
structuré et bien pensé, plus les gens
seront enclins à opter pour ce type de
La technologie, bien implémentée, prend beaucoup
de sens dans la nouvelle façon de vivre des gens.
Youri Dauber (Cohabs)
22
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
Gaëlle Hoogsteyn
Le Building Information Modeling (BIM) permet
de simuler un « chantier numérique », à l’usage
de tous les corps de métiers du bâtiment.
logement. « Nous recevons pas mal
de demandes d’entreprises pour des
locations à long terme, mais ce n’est
pas vraiment notre créneau. Ce que
nous souhaitons, c’est lier des gens
à priori isolés qui ont envie de créer
des liens. »
Youri est convaincu que les nouvelles
technologies sont l’avenir de l’immobilier.
« La technologie, bien implémentée,
prend beaucoup de sens
dans la nouvelle façon de vivre des
gens. Dans notre cas, ce qui est un
peu paradoxal, c’est que c’est justement
cette technologie (a priori plutôt
impersonnelle) qui permet de créer
l’esprit communautaire recherché.
Avec notre offre de co-living, on essaye
de rencontrer les valeurs de la
nouvelle génération. »
Travailler, vivre et sortir en ville
Smartflats, c'est une start-up made in
Brussels qui propose des résidences
de tourisme en s'appuyant sur les
nouvelles technologies pour offrir un
maximum de services à ses clients.
Le concept : accueillir des hôtes de
passage dans des logements où ils
peuvent se sentir comme chez eux.
« Les habitudes de consommation
changent au niveau mondial, y compris
dans le secteur de l’immobilier »,
commente Alexandre Szmaj, cofondaD.R.
D.R.
׉	 7cassandra://a2m_jlIsgqiAUEmqh-Q9dDd_JG0JRFfqa4Z_mNm7ebo`̵ Zw=!׉ETHINK TANK
teur et administrateur-délégué
de
Smartflats.
L’idée de base est
donc de proposer
de vrais logesible
de développer ce type de projets
mixtes et de redonner un second
souffle à ces quartiers. » Deuxième
ville la plus cosmopolite du monde,
Bruxelles est un lieu où la demande
pour ce type de service est giganLes
nouvelles technologies sont nécessaires pour
sortir l’immobilier de son inertie.
Alexandre Szmaj (Smartflats)
ments dans des centres urbains pour
de courtes ou de longues durées, avec
de la flexibilité dans la vérification des
disponibilités, dans la réservation,
l’accès au bien, la commande de services
supplémentaires, etc. « Nous
proposons un processus beaucoup
plus court et rapide que celui de la location
classique, sans état des lieux,
sans rendez-vous, sans bail à enregistrer,
etc. Nos différents services
sont disponibles 24 h/24 et notre application
nous permet de chatter avec
nos clients partout et tout le temps.
La conciergerie est dématérialisée :
plus besoin d’attendre sous la pluie
que quelqu’un vienne vous remettre
la clé de votre appartement. La technologie
nous permet d’offrir à nos résidents
les services qu’ils attendent »,
développe-t-il.
Indépendamment des appartements,
Smartflats propose aussi des espaces
de co-working tout près de ses logements.
« Dans les hypercentres urbains,
il y a une demande mondiale
de pouvoir à la fois travailler, se loger
et se divertir au même endroit, que
ce soit pour de courtes ou de longues
durées », assure Alexandre. Lancée
en 2012, la société n’a pas cessé de
se développer et dispose aujourd’hui
d’implantations dans les principales
villes de Belgique.
Le jeune entrepreneur est convaincu
que l’immobilier, comme les autres
secteurs, ne peut pas passer à côté
de la numérisation. « Les nouvelles
technologies sont nécessaires pour
répondre aux nouveaux besoins des
consommateurs et sortir l’immobilier
de son inertie », se réjouit-il. « On
sent qu’une nouvelle dynamique est
en train de se créer. La rue Neuve, le
Meir à Anvers sont de très chouettes
localisations où il est tout à fait postesque.
« Ce serait donc dommage de
rater le coche ! »
Concevoir, construire et maintenir
en 3D
Spécialisée dans les solutions informatiques
pour l'architecture,
l'ingénierie et la construction, Tase
Solutions propose des solutions de
modélisation des données du bâtiment
(BIM). Issue du monde de
l’aéronautique et de l’automobile,
la méthode BIM consiste à créer un
prototype digital de ce que l’on veut
construire en 3D et à simuler tout ce
qui est possible et imaginable. « Ainsi,
dans le secteur de l’immobilier, on va
simuler en 3D la construction, créer
un chantier numérique sur lequel
tous les corps de métier vont pouvoir
intervenir et construire virtuelser
des marges ou des suppléments
importants au client.
Concrètement, Tase Solutions aide le
secteur de la construction à travailler
selon la méthode BIM. « On conseille
les entreprises du secteur. On les informe,
on les forme et on les accompagne.
Nous déléguons aussi du personnel
pour renforcer des équipes de
projet. » Pour que les utilisateurs potentiels
se rendent compte des avantages
de cette méthode, Tase a créé
à Bruxelles un centre d’expérience
BIM. « Au Bimex, on pourra tester la
réalité virtuelle et augmentée, créer
et optimiser un protocole BIM, simuler
l’interaction entre le chantier et
le bureau d’étude... », développe M.
Petit. Autre projet en cours : créer un
espace de travail pour des professionnels
qui veulent utiliser et approfondir
le BIM mais ne disposent pas de
la technologie et des logiciels nécessaires.
« Notre objectif sera de mettre
à leur disposition des stations de travail,
des technologies et des spécialistes
pour qu’ils puissent produire
leurs dossiers, collaborer, présenter
leur projet. »
Depuis dix ans,
l’équipe de Tase
Solutions sensibilise
le secteur
de la construction
à l’utilisation des
À long terme, les acteurs du secteur de la
construction qui ne travaillent pas avec la méthode
BIM seront exclus de toute une série de projets.
Emmanuel Petit (Tase Solutions)
lement », explique Emmanuel Petit,
Managing Director.
Les avantages de cette méthode de
travail sont nombreux. « Cela permet,
notamment, d’améliorer la compréhension
du projet et le processus de
prise de décision, de partager et utiliser
les mêmes données, de façon
homogène, dans l'ensemble du cycle
de vie du projet et de réagir rapidement
en cas de besoin », précise Emmanuel
Petit. Utiliser le BIM permet
aussi de remettre au client des devis
extrêmement précis et ne plus imponouvelles
technologies. « Les enjeux
sont majeurs. Dans une réglementation
récente, la Commission européenne
autorise les pays membres à
rendre l’utilisation du BIM obligatoire.
Concrètement, à long terme, les acteurs
du secteur de la construction
qui ne travaillent pas avec la méthode
BIM seront exclus de toute une série
de projets », assure-t-il. Selon lui, la
méthode BIM est la clé de la numérisation
du secteur de la construction
et devra de plus en plus faire partie de
la vision de l’entreprise. ●
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
23
D.R.
D.R.
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ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Entreprises et douanes : il faut qu’on se parle
Les exportateurs belges sont-ils prêts pour le Brexit ? Sont-ils bien informés du
Ceta ? Disposent-ils d’informations claires et complètes sur les procédures douanières
? Ces questions, et d’autres, étaient au cœur d’une enquête menée par
Beci en prélude au Forum Douanes régional. Conclusion : les entreprises sont
demandeuses d’une meilleure communication de la part des services douaniers.
Emmanuel Robert
L
e 27 mars dernier se tenait la 2e édition du Forum
Douanes bruxellois, organisé conjointement
par Beci et les services douaniers. Une rencontre
entre les entreprises bruxelloises et les services des
douanes, avec pour objectif d’instaurer le dialogue et
de cerner d’éventuels problèmes, tandis que le nouveau
CDU (le Code des Douanes de l’Union européenne)
entre progressivement en vigueur : il sortira pleinement
ses effets d’ici la fin 2020.
Pour préparer cette rencontre, Beci a consulté des
entreprises bruxelloises actives à l’international. Un
échantillon limité mais représentatif, composé de
quelques grandes entreprises et de PME exportatrices,
interrogées sur leur perception des procédures douanières
et sur quelques questions d’actualité internationale,
dont le Brexit et le Ceta.
Sur ces deux sujets, un constat étonnant : les entreprises
s’estiment généralement
formées du Brexit, dont les t
encore en négociation, que du
traité de libre-échange Europe-Canada,
lequel est déjà en vigueur
« Le paradoxe n’est qu’apparent
estime Jean-Philippe Mergen,
directeur Enterprise Europe
Network chez Beci. « C’est
probablement le reflet des in
térêts des entreprises bruxel
loises, beaucoup plus concernées
par le commerce avec la
Grande-Bretagne qu’avec le Canada.
Belgique est d’ailleurs particulièr
exposée aux risques du Brexit ; les études indiquent
que nous serons le 2e
pays européen le plus
impacté, après l’Irlande. Pour certaines grandes sociétés
belges, cet impact s’évalue en dizaines de millions
d’euros. Il est logique que nos entreprises y soient attentives.
»
Dans ce contexte, Jean-Philippe Mergen s’inquiète
des réponses reçues à une autre question : seule une
entreprise sur trois affirme avoir pris les mesures
nécessaires pour préparer le Brexit. « La sortie de la
Grande-Bretagne du marché unique, c’est dans un an !
Il est temps pour les entreprises d’analyser en profondeur
leur chaîne de valeur et leurs processus de production
pour situer les risques et les prévenir. Si vous
exportez des biscuits vers le Royaume-Uni, vous êtes
24
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
forcément concerné. Mais vous l’êtes aussi si vous importez
du beurre anglais pour fabriquer vos biscuits :
il pourrait vous coûter plus cher l’an prochain. Et vous
l’êtes encore si vous faites appel à un laboratoire de
Manchester ou de Birmingham pour tester vos produits
et vous faire certifier. Comment évolueront les
prix des prestations de ce laboratoire ? Les normes britanniques
seront-elles demain différentes des normes
européennes ? Ce labo sera-t-il encore agréé pour le
marché UE ? Il vous faudra peut-être prévoir des alternatives.
L’analyse de la chaîne est très importante. »
Un centre d’appel douanier ? Bonne idée !
Autre enseignement de l’enquête : on pourrait croire
les entreprises bruxelloises sensibles aux avantages du
transport multimodal, dans une ville à la fois connectée
à la route, au rail, à la voie d’eau et aux voies aéelles
ne semblent guère y déplus-value.
« C’est un constat
mais il est là. Peut-être estce
lié à l’impact des transbordements
? Ou à l’inefficacité
elative de certains modes de
transport à l’international ? »
Enfin, l’enquête met en
évidence la demande des
eprises, en attente d’une
eure communication et d’un
eur service client de la part des
douanes. Ainsi, elles sont très maement
favorables à la création
d’appel par l’Administration
Générale des Douanes et Accises (AGDA). De
même, la moitié de nos interlocuteurs souhaitent
des éclaircissements sur l’auto-certification en matière
d’origine préférentielle (le système Rex, sur lequel nous
reviendrons dans un prochain article).
« Des efforts importants ont déjà été faits », reconnaît
Jean-Philippe Mergen. « Il existe par exemple un point
de contact avec les clients au sein des services douaniers.
Mais il reste un potentiel d’amélioration. » ●
Info :
Jean-Philippe Mergen –Tél. 02 210 01 77,
jpm@beci.be
Contact douanes régional :
da.klama.gc.bruxelles@minfin.fed.be
׉	 7cassandra://uP3-VAZz1ma2_JmTlu4027TwtI3u2n5EgdivmOOzhJw`̵ Zw=%׉E4IMPORTATION-EXPORTATION
Protégez-vous avec
les Incoterms !
À l’ère de la mondialisation, on pourrait
penser qu’exporter est très simple. Force
est pourtant de le constater : conclure des
contrats internationaux n’est pas une formalité
et les différends, notamment lors de
la livraison, sont nombreux. Pour les éviter,
une solution : les règles Incoterms.
Gaëlle Hoogsteyn
D
epuis la nuit des temps, on a fait venir, par bateau,
puis par train et par avion, des denrées exotiques
des quatre coins du monde. Avec la mondialisation,
de plus en plus de produits sont fabriqués ailleurs pour
être importés ou transiter par chez nous. La Belgique est,
elle aussi, exportatrice de biens et de services. Mais si le
commerce international est un fer de lance de l’économie, il
n’est pas toujours simple pour autant. Les manières de travailler
varient d’un pays à l’autre tandis que les langues, les
douanes, les différents systèmes judiciaires et les barrières
non-tarifaires peuvent compliquer les échanges. Dans ce
cadre, les Incoterms constituent souvent une bonne solution
et offrent un avantage indéniable : la prévisibilité.
Les règles Incoterms définissent les obligations réciproques
du vendeur et de l'acheteur dans le cadre d'un
contrat d'achat/vente international. Reconnues partout
dans le monde, elles constituent un langage commun pour
les entreprises qui travaillent à l’international. À l’origine,
ces règles ont été créées par la Chambre de Commerce
Internationale à Paris, en 1936 ; leur dernière version, Incoterms
2010, est en vigueur depuis le 1er
janvier 2011.
Il existe actuellement 11 Incoterms répartis en 4 familles
(E, F, C et D) qui engendrent, pour le vendeur, un ordre
croissant d’obligations en termes de coûts et de risques.
Le choix de la règle Incoterms devra tenir compte de la nature
des marchandises, mais aussi d’un ensemble d’autres
paramètres. Une transaction qui porte sur l’acier n’est pas
la même que celle qui porte sur la livraison de chocolat ou
autre denrée périssable.
Des responsabilités partagées et limitées
Les règles Incoterms définissent les obligations relatives à
la livraison des marchandises et le partage des responsabilités
entre vendeur et acheteur. Plus particulièrement, elles
précisent le lieu et le moment où le vendeur exécute son
obligation de livraison ; le transfert de risque (le moment où
le risque de perte ou de dommage est transféré du vendeur
à l'acheteur) ; la répartition des frais relatifs à la marchandise
(transport, vérification, emballage, assurances…) ; enfin,
les responsabilités relatives à certains documents administratifs
(formalités douanières).
Les Incoterms visent également à diminuer les risques liés
au commerce international, tels que les malentendus liés à
la culture, au comportement ou à la langue, mais aussi les
risques politiques, les risques de pertes ou de dommages,
les risques financiers, etc. Les mêmes règles définissent
aussi qui doit prendre en charge et accomplir les formalités
liées aux opérations d’exportation et d’importation.
Grâce aux règles Incoterms, vendeur et acheteur savent
ainsi à quoi s’attendre, sont protégés, et on élimine toute
ambiguïté dans la livraison des biens résultant d'un contrat
ou d'une entente : une transaction internationale ne peut
se faire avec succès que si le vendeur et l’acheteur savent
précisément à quels coûts, risques et formalités ils s’engagent.
Dans les faits, beaucoup de différends surviennent
par méconnaissance du transfert des risques ou des coûts,
mais aussi par ignorance de ses propres obligations de livraison.
Travailler avec des règles Incoterms doit permettre
d’éviter ces désagréments. ●
Avec la collaboration de Mathieu Maes, Secretary General
ICC Belgium .
Pour aller plus loin
Les Incoterms : transferts des risques, des
coûts et aspect douanier
Quand ? Le 30 mai
Où ? Beci, 500 av. Louise, 1050 Bruxelles
Info et inscriptions :
Amy Kessels, +32 2 643 78 32 – ake@beci.be
www.500.be
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
25
© Thinsktock
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BE.CONNECTED
Développez votre business en Belgique et à
l’étranger
Toute entreprise est à la recherche de nouveaux marchés et de nouvelles opportunités
commerciales ; que ce soit pour gagner des parts de marché localement
ou se développer à l’international, les entreprises doivent pouvoir étendre leur réseau
de clients, fournisseurs, distributeurs, etc. Encore faut-il trouver le partenaire
de confiance. Et identifier les marchés les plus propices à votre expansion.
Charlotte Berard
C'
est pour faciliter ces démarches
que Beci a décidé
de mettre be.connected
à disposition des entreprises :
une nouvelle plateforme de matchmaking
B2B. Vous pouvez y faire
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le réseau Beci, mais également
dans ceux de huit chambres de
commerce partenaires en Europe :
Finlande, Bulgarie, Belgique,
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Sur be.connected, vous pouvez
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distributeurs, etc.) et profiter de trois atouts-clés de la
plateforme : confiance, efficacité et visibilité.
Confiance, parce que les profils d’entreprises inscrites
sur be.connected sont modérés par les chambres de commerce
partenaires. Concrètement, ceci implique que les
sociétés membres de la plateforme ont bien « pignon sur
rue » et que leur identité est vérifiée : pas de faux profils
à craindre. Ce n’est pas tout : si vous avez la moindre
hésitation ou difficulté à entrer en contact avec un partenaire,
vous pouvez compter sur l’aide du modérateur de la
chambre de commerce actif sur le réseau be.connected.
Efficacité, parce que là où le « business development »
peut s’avérer long, difficile et coûteux par des méthodes
traditionnelles, be.connected vous permet de trouver des
partenaires en France, Belgique, Lituanie ou d’autres
pays encore, sur une seule et même plateforme. De plus,
vous pouvez prospecter de nouveaux contacts à l’aide
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leaders mondiaux) et identifier les contacts nécessaires
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bénéficient en outre d’une solide visibilité auprès des huit
chambres de commerce partenaires en Europe, mais aussi
auprès d’un réseau de 4.000 membres actifs à travers
le continent. Et ces opportunités sont souvent relayées
sur les réseaux sociaux (profils Facebook, Linkedin et
Twitter de be.connected). Enfin, l’équipe be.connected
assure un suivi proactif des opportunités et contacts afin
de donner un maximum de succès à vos projets.
26
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
Comment s’inscrire (gratuitement)
?
L’utilisation de be.connected est
gratuite pour les membres de
Beci (la plateforme s’ajoute à la
gamme de services offerts aux
membres). Si vous n’êtes pas encore
membre de Beci, vous pouvez
profiter d’un essai gratuit de
30 jours. Vous aurez amplement
l’occasion de tester le potentiel
de la plateforme. Après ces
30 jours d’essai, le prix du
service est de 8,3 euros par
mois (100 euros HTVA par an).
N’attendez plus, créez votre profil sur be.connected et
développer de nouvelles opportunités d’affaires dès aujourd’hui
! ●
Info : www.beci.be/be_connected/
Deux exemples
➜ Une compagnie basée en Grande-Bretagne
souhaitait développer ses services en Lituanie.
Cette société a répondu à une opportunité
business créée par la Chambre britannique en
Lituanie sur la plateforme Cobcoe Connects, le
volet britannique de be.connected. L’entreprise
et la chambre ont entamé des échanges en vue
d’une collabortation.
➜ Une entreprise belge était à la recherche d’un
expert de la législation fiscale israélienne. Avec
l’aide de Beci, cette entreprise a publié une opportunité
sur be.connected. Via la Chambre de
commerce franco-britannique, elle a été mise en
contact avec les chambre de commerce britanniques
en Israël, qui lui ont fourni des contacts.
׉	 7cassandra://OHOG_ZRGpYJ9VZsokFmJv7mn-OGiqG01XbKuAeoqy_ME`̵ Zw=)׉E[INTERNATIONAL
EUROPE - ROYAUME-UNI
Brexit : l’heure tourne
L’élément majeur du Brexit ? Le temps qui s’écoule. Le vendredi 29 mars 2019 à
11 heures s’approche inexorablement. Mais à moins d’un an de l’échéance, rien ne
bouge, ou alors si peu.
L
es négociateurs européens proposent des scénarios
et posent des questions précises, telles
que l’organisation des contrôles douaniers. Dans son
allocution de la Mansion House, début mars, la première
ministre May plaidait quant à elle pour une reconnaissance
mutuelle et des mesures de transport
transfrontalier aussi souples que possible entre l’UE et
le Royaume-Uni.
Cette question du contrôle frontalier révèle les contradictions
du Brexit. En effet, un Brexit (dur) impliquerait
que le Royaume-Uni reprenne le contrôle de ses frontières,
sauf entre l’Irlande du Nord et la République
d’Irlande. Et sans le spectre de files interminables de
camions de part et d’autre du Chunnel ou dans les ports
de Zeebruges et de Douvres. Les secteurs du transport
et de la production craignent dès lors des pertes de
chiffre d’affaires et militent en faveur d’un Brexit souple.
Beci a rencontré Jolyon Drury, du Chartered Institute of
Logistics and Transport – CILT. Il négocie avec le ministère
des transports et d’autres départements sur
les conséquences d’un Brexit dur sur le transport international
de marchandises. Il rappelle que, chaque
année, 4 millions de camions, dont 90 % en provenance
de l’UE, entrent au Royaume-Uni via le Chunnel et la
M20. Avec le temps et l’union douanière, 38 instances
gouvernementales britanniques sont aujourd’hui impliquées
dans l’importation, le contrôle et le traitement
de multiples marchandises (véhicules, pièces, produits
agricoles, animaux vivants, etc.). Le Brexit oblige
le Royaume-Uni à développer un système propre qui
transmettra toutes ces données directement à ces 38
instances. Jolyon Drury estime que c’est techniquement
possible. Il propose que toutes les données des transports
routiers vers le Royaume-Uni soient transmises
numériquement aux instances britanniques via un système
de reconnaissance de plaques minéralogiques,
tel qu’en Allemagne- ce qui permettrait aux camions
de traverser sans s’arrêter la frontière UE-UK, comme
aujourd’hui. Techniquement possible, certes, mais un
investissement très lourd qui ne pourra jamais être prêt
pour mars 2019. Il nécessiterait au moins deux années
de plus, pour autant que l’UE accepte pareil investissement.
M.
Drury précise que ce problème technique n’est pas
lié au Brexit, stricto sensu. Beaucoup de transporteurs
agréés échangent déjà des données numériques. La
mise en œuvre d’un système pour tous les types de
transport aura lieu de toute façon, dans le futur. Le
Brexit se limiterait à accélérer son implémentation, si
un accord est obtenu.
Frans De Keyser, conseiller missions externes Beci
Et nous revoilà au tic-tac de l’horloge. Il n’y a pas encore
l’ombre d’un accord sur une solution technique. Que
faire, le vendredi 29 mars à midi, de tous les camions qui
attendront de traverser le Chunnel ? Sans oublier les
questions fondamentales du Brexit : toutes les règles du
marché unique européen en matière d’exigences qualitatives,
de protection des consommateurs etc., s’appliqueront-elles
encore à l’importation de marchandises
au Royaume-Uni ? Et celui-ci appliquera-t-il des tarifs
douaniers minimaux ou nuls sur les marchandises importées
de l’UE ? Que fera l’Europe des marchandises
importées du Royaume-Uni ?
Lors de l’entrée en vigueur du Brexit, une frontière s’instaurera
de facto, avec des réglementations qui ne seront
pas d’office identiques de part et d’autre. Mme May et
le gouvernement britannique proposent l’instauration
de cette frontière, mais sans effet sur la validité des
réglementations européennes en matière de transport
de marchandises et de douane. En échange, le pays du
Brexit demande un système coordinateur de reconnaissance
réciproque. Bref, une sorte d’instance bilatérale
au-dessus des réglementations et institutions européennes,
par laquelle des accords contraignants pourront
être conclus entre le gouvernement britannique
et la Commission européenne. Cela n’est possible que
si l’UE devient une fédération politique véritable. Mais
aucune majorité ne se dégage en ce sens au sein des
27 membres.
Il semble que le Brexit ne débouchera pas sur une
guerre, mais sur un enlisement. Pour les entreprises, il
s’agira plutôt de choisir entre la peste et le choléra. ●
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
27
© Thinsktock
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Bruxelles en 7 chiffres-clés
Dynamisme
entrepreneurial
Par ailleurs, selon
les estimations de
Visit.brussels2
,
on parlerait dans notre capitale
pas moins de
, Bruxelles
serait la 2e
108 langues.
Selon l’Organisation Internationale
pour les Migrations3
ville la plus cosmopolite
du monde après Dubaï.
12.461
nouvelles
entreprises ont vu le
jour à Bruxelles en 2017, soit
13,2 % des starters belges.
C’est le taux d’entrepreneuriat
est le plus élevé du pays :
Bruxelles, ville verte
Avec
la nature occupe plus de 50 %
de la superficie de la Région
bruxelloise6
, ce qui en fait l’une
des métropoles les plus vertes
du monde.
10,5 starters pour
1.000 habitants
(contre 8 en Flandre et
6,8 en Wallonie). 4
8.000
hectares
d’espaces
verts
Savoir
Avec 59 implantations universitaires
ou d’enseignement supérieur et
5
90.000 étudiants ,
dont 21 % d’étudiants étrangers,
Bruxelles est la première ville étudiante de Belgique.
ir
Les hôtels bruxellois ont recensé
6,65 millions
de nuitées
de nuitées en 2017 (+21 %).
Bruxelles est même devenue la première ville internationale de congrès8
en 2016, avec 906 événements organisés.
28
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
Bruxelles est ainsi revenue
à son niveau de 2015, avant
les attentats. Ces nuitées se
répartissent en 45,6 % de
tourisme de loisir et 54,4 %
de tourisme d’affaires7
.
étaient hébergés en 2017
sur la plateforme agenda.
brussels (+2,25 %).
20.430
ÉVÉNEMENTS CULTURELS
Culture
Bruxelles est située
en plein milieu de la
« banane bleue »,
la zone la plus
urbanisée et la plus
riche d’Europe :
plus de 100 millions
d’habitants sur un arc
d’environ 1500 km,
avec un PIB/habitant
généralement compris
entre 100 et 125 % de
la moyenne de l’UE.
1 Chiffres IBSA
2 Selon Visit.brussels, Bruxelles Europe en Chiffres 2016
3 World Migration Report 2015
4 Atlas du Créateur Graydon/Unizo/UCM
5 ADT, État des lieux de la vie étudiante
6 Chiffres Bruxelles Environnement
7 Visit.brussels, baromètre touristique
8 Selon l’UIA (Union des Associations Internationales)
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D
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Position géographique
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Bruxelles, selon vous
SPROUT TO BE BRUSSELS
Le mois dernier, dans notre newsletter, nous en avons surpris plus d’un ! Un sondage
personnalisé sur le thème de « Sprout to be Brussels » a en effet été lancé
afin de connaître votre avis sur notre capitale. Vous êtes nombreux à avoir répondu,
et pour cela merci ! Après avoir collecté l’ensemble de vos réponses, nous avons
choisi de vous faire partager les plus significatives d’entre elles. Découvrez ce qui
a rendu fiers les Bruxellois ces 12 derniers mois ! Ophélie Legast et Victor Lepoutre
1. Quel est selon vous le meilleur atout de Bruxelles?
« Bruxelles est un centre névralgique
diplomatique ; le
centre de décisions de lobbies,
de fédérations. C’est
aussi le siège de l’OTAN, de
l’Union Européenne, et de
nombreux think tanks, ce qui
lui donne une place centrale
en Europe et dans le monde. »
Michel de Kemmeter,
Conseil en prospective
économique
« Bruxelles jouit d’une diversité
intellectuelle, artistique,
culturelle, urbanistique et
gastronomique, qui en fait
une ville particulièrement
complète et intéressante. »
Jessica Herfurth,
indépendante
« Le multilinguisme et le
bilinguisme sont de grands
atouts pour Bruxelles. Ils en font
une ville super diversifiée et qui ne
peut être habitable que si toutes les
cultures sont respectées. Cela nous
permettra ensuite de devenir un
exemple pour l'ensemble de l'Europe.
»
Bert Anciaux,
Président d’Actiris
« Ce qui fait la force de Bruxelles,
c'est sa multiculturalité et le dynamisme
que cela crée au quotidien.
Se promener dans Bruxelles, c'est
entendre toutes les langues, et faire
le tour du monde sans s'éloigner du
Manneken Pis. »
Grégoire Van Cutsem,
secteur des services
« Le meilleur atout de Bruxelles, c’est
sa diversité architecturale, son cosmopolitisme,
la diversité populaire et
l'éclectisme de ses activités culturelles.
Bien qu'elle soit la capitale de
l'Europe, il règne encore à Bruxelles
une ambiance provinciale sympathique,
qui est bien loin du bruit, du
stress et du fourmillement d'autres
capitales européennes. »
Nathalie Waty,
active dans le logement social
« Bruxelles, c’est la capitale de
l’Europe ! On y trouve la présence
de plusieurs parties prenantes, et
c’est malgré tout une ville relativement
modeste et non génératrice
d'opposition, comme peuvent l’être
les ‘grands’ pays. »
Oliver Van Ende,
ICT
« Bruxelles a la chance d’avoir son
folklore et l'originalité de ses habitants,
les Bruxellois. »
Diana Collinet,
secteur postal
« Être la capitale d'Europe fait que
Bruxelles a attiré
beaucoup
d'entreprises
étrangères, ce
qui nous donne
une certaine
importance à
l’international »
Nadereh
Nazarikia,
commerce
international
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
29
Jean-Pierre Goeseels,
certification gustative
« Bruxelles dispose d'une
position géographique idéale
qui la rend accessible. On y
trouve une population cosmopolite
de qualité, avec qui
il est particulièrement facile
de nouer de liens. »
Ben Vandergeeten,
commerce international
« Le meilleur atout de Bruxelles c’est
le nombre important de personnes
d'origine étrangère qui y cohabitent
assez pacifiquement. »
François
Dumortier,
informaticien
dans le secteur
public
« Le meilleur atout de
Bruxelles ? Sa taille
humaine. »
Eddy Caekelberghs
journaliste
« La force de Bruxelles
c’est la convivialité des Bruxellois,
la multiculturalité et l'internationalisme
de sa population ; sa place centrale
en Belgique et en Europe ; son
caractère bourguignon et épicurien. »
D.R.
D.R.
D.R.
D.R.
D.R.
D.R.
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de vie particulièrement
agréable. Je pense que
c’est pour cela que de plus
en plus de gens d’autres
villes et d’autres pays
viennent s’installer ici. »
Brigitte Feys,
université
« Bruxelles est belle, elle est cosmopolite,
théâtrale, elle bouge ! C’est ça,
son meilleur atout. »
Isabelle Housieaux,
hôtellerie
2. Qu'est-ce qui vous a rendu fier de Bruxelles ces 12 derniers mois ?
«Je suis très fière de la création de
pistes cyclables le long de la petite
ceinture ; une initiative qui va dans
le sens de la mobilité dont Bruxelles
a besoin pour continuer sa transformation
en une ville du 21e
siècle. »
Tiphaine de Portbail,
secteur des services
François Dumortier,
informaticien dans
le secteur public
« Les événements qui y sont créés ; la
diversité des formations ; les parcs ;
les efforts pour une ville plus durable
et écologique ; les aides proposées
aux entrepreneurs… »
Émilie Mouton, psychologue
clinicienne et coach de vie
«Pour moi, le Salon de l'Auto
m’a rendu particulièrement
fier de Bruxelles cette année!
Le Brussels Motor
Show est la référence de
tous les salons de l’auto
dans le monde!»
Luc Bontemps,
fédération sectorielle
« Je suis fier qu’il y
ait enfin la concrétisation
d'un musée
d'art contemporain
tel que Kanal, dans
les murs de l’ancien
garage Citroën. »
Elias Papoudaris,
producteur de
documentaires
30
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
« Je suis fier
de l'initiative de
créer un Centre
de consolidation
de la construction,
en collaboration
avec des entreprises
privées.
Un premier pas
vers une solution
de mobilité
des biens à Bruxelles, qui
se base sur la collaboration de ceux
qui travaillent dans la capitale. »
Mark Goossenaerts,
logistique.
« Après les attentats,
Bruxelles a su montrer
qu'elle vivait plus
que jamais. De nombreuses
initiatives ont
été prises et le retour
rapide des touristes
prouve que la capitale
est redevenue attractive.
»
Isabelle Housieaux,
hôtellerie
« Ce qui me rend fière de Bruxelles
et ce qui fait sa force, c’est l'offre
culturelle variée qu’elle propose.
La réaction positive des touristes
est la preuve que c’est une réelle
force pour la capitale et que cela
la rend attractive. »
Chantal Auquier,
indépendante
« Je suis particulièrement fier
du nombre croissant de cyclistes
quotidiens et de la plateforme
d'hébergement de migrants
créée récemment. »
Mikaël Van Eeckhoudt,
ONG active dans le secteur de
la mobilité
« J’aime le fait que l’on observe une
augmentation de commerce mettant
en œuvre les circuits courts à
Bruxelles ainsi que la vente de produits
bio et/ou issus du commerce
équitable. »
« Je suis fier de
nos deux grandes
universités qui se
reconnectent au
paysage urbain par
le biais du projet
Konekt.brussels et
qui permettront aux
étudiants de suivre
leurs cours dans
différents lieux de la Région bruxelloise.
»
Alain Heureux,
créativité et innovation
« Je suis fière de la façon dont
Bruxelles a réagi positivement aux
attaques de 2016, et de la manière
dont elle a su se reconstruire par la
suite. »
Brigitte Coppé,
graphologue pensionnée
« Le bon sens tranquille
de la population
et des entrepreneurs
après le
Brussels bashing
m’épate vraiment.
»
Erik Buelens,
services
linguistiques
«Le sentiment de
sécurité a été renforcé grâce aux
mesures prises à la suite des attentats,
c’est une vraie réussite
pour Bruxelles. »
Ben Vandergeeten,
commerce international
« Je suis fier de toutes les initiatives
privées prises à Bruxelles dans les
alternatives de transport des personnes
et des biens. »
Lorenzo Stefani,
services à la mobilité
D.R.
D.R.
D.R.
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«Je suis fière du dynamisme de
Bruxelles en ce qui concerne l’entrepreneuriat
féminin. Au cours des
12 derniers mois, de nombreuses initiatives
ont été lancées pour soutenir
les femmes qui souhaitent devenir
entrepreneur. »
Nadia Elabbouti,
secteur alimentaire
« J’aime me sentir en sécurité à
Bruxelles, surtout après les attentats
et le climat qui s’en est suivi. »
Jos Stas,
services commerciaux
aux entreprises
« Ma grande fierté lors des
12 derniers mois, c’est
l'inauguration du nouveau
quartier général de
l'OTAN, à Evere, et la brochette de
dirigeants internationaux qui y étaient
présents. Cela montre la nouvelle renommée
de notre capitale.»
Jean-Pierre Goeseels,
certification gustative
« Je suis fier de Bruxelles pour la
mobilisation de ses citoyens sur différents
sujets mais surtout en ce qui
concerne l'accueil des migrants. »
Guillaume Meeus,
services à l’environnement
3. Quelle serait la première mesure à prendre pour rendre
Bruxelles plus attractive ?
« Il faudrait réfléchir davantage
pour rendre la ville plus accessible.
On pourrait par exemple proposer
de meilleures installations pour les
piétons pendant les travaux de circulation,
et les améliorations dans le
paysage urbain à Bruxelles. »
Glynis Whiting, développement
de plateformes en ligne
« Je pense qu’il faudrait proposer un
urbanisme de qualité dans certains
quartiers comme celui de la Gare du
Midi, première impression des voyageurs
internationaux qui arrivent à
Bruxelles. »
Mikaël Van Eeckhoudt,
ONG active dans le secteur
de la mobilité
« Une ambition urbanistique
clairement définie et audacieuse,
comme à Berlin. Il faut
une vision claire pour l’avenir et
le monde politique bruxellois,
dans sa pauvreté, n’en est pas
capable. »
Xavier Teichmann, conseil et
format en stratégie commerciale
«
J’aimerais voir des zones piétonnes
plus propres et plus agréables. Il est
difficile de prendre du plaisir à se
balader dans certains quartiers de
Bruxelles. »
Brigitte Coppé,
graphologue pensionnée
« Je pense que
Bruxelles a besoin
d’une vraie
architecture urbaine
intégrée et
fluide avec un programme
de chantiers
qui tiennent
compte des réalités
socio-économique et des populations
qui vivent dans différents quartiers. »
Eric Eberhaerd, conseil en
organisation d'entreprise
« Il faudrait prévoir des parkings de
dissuasion, à l’extérieur de Bruxelles
et à proximité de grandes correspondances
de transports en commun,
pour pousser les navetteurs à emprunter
ceux-ci. »
Guy Goetghebuer,
secteur automobile
« Bruxelles a
besoin d’une
réelle approche
pour améliorer
les conditions
de circulation
et subvenir aux
problèmes de
propreté. Ce sont
deux sujets qui
m'ennuient particulièrement
dans
ma vie quotidienne. »
Bert Anciaux,
président d’Actiris
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
33
« J’aimerais voir une meilleure infrastructure
à Bruxelles, qui amènerait
des routes moins chaotiques et
moins de déviations. Il faudrait revoir
le plan de signalisation des grandes
artères bruxelloises et la coordination
des pouvoirs publics pour éviter
les retards dans les travaux et proposer
une meilleure mobilité. »
Oliver Van Ende, ICT
« La première mesure
à prendre, ce serait de
mettre au travail une
solide équipe afin de
nettoyer et d'embellir
Bruxelles. »
Étienne Rigo,
secteur de l’énergie et
services de mobilité
« Je souhaite que l’on consolide une
vision d'avenir économique et sociétal
à Bruxelles. Ces visions doivent
venir de Bruxelles. Les gens nous
observent sur ce genre d'éléments ;
il faut que nous comprenions les
grands enjeux et que nous offrions de
vraies solutions pour les entreprises,
les personnes exclues de la société
et les différentes communautés. Je
pense aussi qu’il faudrait plus d'événements
pour ressouder et valoriser
la diversité des communautés
bruxelloises. »
Michel de Kemmeter,
conseil en prospective économique
« L'offre en matière culturelle
et le maintien d'un ‘bon vivre’
malgré le contexte sécuritaire.
Voilà ce qui me rend fier
de Bruxelles. »
Hugues Delescaille,
secteur de la santé
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« On pourrait faire plus pour régler
le problème de congestion du trafic
à Bruxelles, comme par exemple
rendre les transports en commun
gratuits et plus fréquents, faire en
sorte qu'il n'y ait aucune gêne à
prendre le tram ou le métro, tout
comme cela se passe à Paris ou à
Londres. »
Jean-Pierre Goeseels,
certification gustative
« Je propose la création d'un
organisme indépendant ayant
le pouvoir et les moyens sur
le long terme de regrouper,
créer et développer toutes
les initiatives et besoins liés
directement ou indirectement
aux transports des personnes
et des biens, pour l'implémentation
d'une mobilité performante
à Bruxelles. Cela permettrait
de regrouper les initiatives indépendantes
déjà présentes dans le paysage
bruxellois. »
Lorenzo Stefani,
services à la mobilité
« Je pense que
Bruxelles doit passer
par un grand nettoyage.
J’aimerais aussi
que les francophones apprennent
davantage le néerlandais et que
l’on donne moins d’importance
à l’anglais! »
Leo Camerlynck,
traducteur-interprète et
guide touristique
« L’avenir de Bruxelles passe par
l'amélioration de la mobilité ! Il faudrait
multiplier les pistes cyclables et
proposer de vrais plans de mobilité
pour chaque employeur. La mobilité
à Bruxelles est la clé du bien vivre et
du développement de l'activité économique
de la capitale. »
Grégoire Van Cutsem,
secteur des services
« Il faudrait parvenir à mieux expliquer
l’ensemble des actions qui
permettent de rendre Bruxelles plus
attractive au travers d'une communication
fédératrice de toutes les belles
initiatives. Cela aurait beaucoup
plus d’impact sur les Bruxellois
et les touristes qui nous rendent
visite. »
Alain Heureux,
créativité et innovation
« Pour résoudre les problèmes
de mobilité, on pourrait refuser
l'accès au centre-ville aux
voitures avec moins de deux
personnes à bord, ça éviterait
l’encombrement des grands
axes. »
Philippe Deliège,
social selling personal
branding
« J’aimerais que l’on diminue les
taxes sur les ventes, et que l’on favorise
l'implantation des commerces.
Cela accélérerait le développement
de Bruxelles et on verrait beaucoup
plus de diversité dans les enseignes
présente sur le territoire de la Région.
»
Zarra Jellouli,
secteur public
Culture et nourriture : la recette de Haile Abebe pour faire
renaître le centre-ville
Ingénieur de formation, Haile Abebe s’est reconverti dans l’horeca pour accomplir un vieux
rêve : apporter à Bruxelles l’exotisme de la cuisine de son pays d’origine, l’Éthiopie. En
2007, il ouvre le Kokob, qui sera très vite suivi d’un petit frère, le Toukoul, et de trois autres
établissements mêlant culture et nourriture : le Café des Voyageurs, le Café Begin et tout
dernièrement le Loft 58, nouvelle cafétéria de l’Ihecs ouverte en février dernier.
Grâce à son asbl Mondo Culture, Haile Abebe propose donc des événements culturels de type festif, des présentations
de livres, des projections cinéma, des expositions. « On fonctionne parfois en faisant payer l'entrée,
sinon en prenant un pourcentage sur l'addition. On essaye d'expliquer aux clients la démarche dans laquelle
ils se trouvent. Ce n’est pas toujours évident, mais la plupart des gens comprennent. »
Pour Haile Abebe, la demande d’exotisme reste forte chez les Bruxellois. « On s'est rendu compte que les
gens avaient besoin de divertissement, de lieux où la nourriture est de qualité, et qui leur permettent de
découvrir des choses qu’ils ne connaissent pas au sein d’événements culturels. Il faut donc créer des lieux
uniques pour qu’ils deviennent de réelles destinations. » Une idée qui séduit ! De nombreux commerçants
n’hésitent pas à faire appel à Haile pour lui demander conseil. Ce dernier s’est d’ailleurs allié avec plusieurs
d’entre eux pour lancer un événement interactif de « rivière tactile » qui se tiendra sur la Place du Samedi
de juin à septembre. Clin d’œil au bras de la Senne qui coulait jadis sous cette place.
Mettre en valeurs les autres atouts de Bruxelles
Arrivé à Bruxelles à l’âge de 5 ans, Haile Abebe connaît bien notre ville. Il symbolise d’ailleurs lui-même ce
qu’il reconnaît comme le principal atout de Bruxelles : sa diversité. Une caractéristique qu’il faudrait selon
lui mettre mieux en valeur. Sa fierté ? L’effacement des clivages linguistiques, qu’il faut poursuivre. « Nos
enfants devraient pouvoir apprendre le français et le néerlandais dès le départ, sans devoir choisir une
langue. Ce choix, c’est la base de la division », explique-t’il. Quant à l’image extérieure de Bruxelles, si elle
s’améliore, l’entrepreneur assure qu’elle bénéficierait d’une centralisation régionale de la communication
et des aménagements publics, pour une meilleure coordination.
Victor Lepoutre
34
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
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Tops des entreprises bruxelloises
BECI PAPER 2018
5
Le statut de capitale internationale et le rayonnement dont
bénéficie Kruxelles expliquent que nos classements comptent
beaucoup d’entreprises étrangères ou d’origine étrangèreè de
filiales d’entreprises étrangèresè d’entreprises dont le centre de
décision est à l’étrangerè etcê Il est normal queè dans un petit pays
à l’économie très ouverte comme la Kelgiqueè les entreprises de
ce type pèsent lourdê Ue n’est pas une raison pour exagérer leur
poidsê Sur les dix entreprises bruxelloises qui dégagent le plus de
bénéficesè la majorité est belgoCbelgeê
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s concitoyens croient – à tort – que la Kelgique n’a pas de
multinationalesê Siè elle en a ) 't elles ont leur quartierCgénéral à
Kruxellesè qu’il s’agisse d’IK InKevè de KKU ou d’UUK Pharmaê On
trouve aussiè dans le top 63 des entreprises aux bénéfices les plus
élevésè des noms surprenants comme Ipetraè la société qui gère
les stocks stratégiques pétroliers de notre paysê
110.000
représente le
nombre de
personnes
employées par les B
plus gros
employeurs
bruxellois
m23,6ds euros
représente le
chiffre dvaffaires de
Toyota
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TOPIC
SPROUT TO BE BRUSSELS
BruVoices : une déclaration d'amour des
Bruxellois à leur ville
La cohésion sociale influant sur la capacité de résilience des villes, la Fondation
Roi Baudouin s'est portée à l'écoute des Bruxellois au lendemain des attentats.
À travers l'initiative BruVoices, c'est une déclaration d'amour qui s'est fait entendre.
Empreinte d'une affection mature, cette ode à Bruxelles rend aussi visibles les travers
de la ville.
L
es universités VUB, UCL et ULB ont échafaudé ce
diagnostic commun fait par des Bruxellois. Au total,
1.026 personnes ont parlé de leurs liens avec la ville
et ses habitants, à compter de fin janvier 2017 : 500
en participant à 51 groupes de conversation et 526 durant
des interviews de 30 à 45 minutes.
« À la première question, ‘Pour vous, Bruxelles c'est quoi ?’,
il ressort d'abord du positif », remarque Marie Scheid,
coordinatrice de projet à la Fondation Roi Baudouin. « Les
habitants ont envie de mettre en avant son ouverture, sa
diversité. Quand on commence à creuser, il y a évidemment
des sujets plus contrastés, mais de nouveau en fin de
conversation, on revient sur du positif en disant : ‘Tout n'est
pas rose, mais il y a beaucoup de bonnes choses à Bruxelles
et on y est bien.’ » Près de 80 % des sondés estiment qu'il y
a de quoi être fier d'être Bruxellois. Ils voient en Bruxelles
une ville diversifiée, passionnante et progressiste.
Une ville à taille humaine
Derrière la saleté, le trafic et le chaos apparents, la capitale
européenne révèle une qualité de vie appréciée. La vie
culturelle et l'anonymat attrayants des grandes villes se
conjuguent avec une vie à petite échelle qui offre une proximité
des commerces et services dans un écrin de verdure.
Dans cette ville-village ouverte à l'international, le quartier
prend une connotation particulièrement positive. Il est vécu
en tant que noyau de solidarité et les Bruxellois appellent
à faire plus largement rayonner cette manière de vivre. Ils
s'y sentent aussi plus en sécurité que dans le reste de la
ville. « En matière de sécurité, le constat est plus diffus »,
ajoute Marie Scheid. « Il y a une tendance à se sentir moins
en sécurité la nuit. Certains facteurs amènent aussi à se
sentir moins à l'aise : l'effet du genre avec le harcèlement
de rue, l'orientation sexuelle, les personnes âgées... »
Une vie en bulles
Le sentiment de chaos et d'insécurité est plus fortement
ressenti en s'approchant du centre, les communes de la
périphérie étant perçues comme plus sûres et calmes. À
cette carte des différences sociales s'en superpose une
autre. « Il y a des cartes mentales. Le canal est le Nord/
Sud de Bruxelles pour beaucoup de personnes », précise
Marie Scheid. « D'un côté comme de l'autre, les gens ont
du mal à franchir cette ligne de fracture ».
36
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
Ophélie Delarouzée
Qu'ils soient du nord(-est) plus peuplé ou du sud(-ouest)
plus riche, les répondants ont tous évoqué un certain
malaise à traverser les espaces homogènes qui composent
Bruxelles quand ils sont trop éloignés de ce qu'ils
connaissent. Les chercheurs ont préféré la vision imagée
d'une « vie en bulles » au terme communautarisme, trop
communément réducteur, les « bulles » formées dans
Bruxelles étant autant le fait de minorités ethniques que
de catégories aisées. « Il ne faut pas supprimer une bulle »,
estime Marie Scheid. « De toute façon, je ne pense pas
que ce serait possible. Une bulle permet à des gens de
créer des solidarités, de tisser des liens et un réseau. Ces
petits mondes font la diversité de Bruxelles, lui donnent
son cachet. Il n'y a pas de volonté d'uniformiser Bruxelles
de la part des personnes interrogées. On veut cette multiculturalité
; on veut ce relief, mais on veut que ces bulles
soient plus ouvertes. Il est important de créer du lien entre
elles, de partir à la découverte du Bruxelles des autres ».
Le sentiment d'être étranger est rassembleur parce que
largement partagé. Navetteurs de la périphérie, fonctionnaires
européens ou encore enfants d'immigrés, tous ont
déjà ressenti cette « condition » qui façonne le caractère
hospitalier de la ville. La différence y est normalisée et la
ville revient à tous.
Mixité scolaire, création d'espaces de rencontre dans les
quartiers... Des stratégies visant à intensifier les échanges
ont émergé de l'étude et des 150 têtes de l'assemblée citoyenne
du 17 mars. Elles seront soumises en juin au Parlement
bruxellois. ●
© Reporters
׉	 7cassandra://k2asYRc1Vnu6VxwBAt0wJiOlSu_Le2mzVIUs-a3kWVU#`̵ Zw==׉E(SPROUT TO BE BRUSSELS
Points de vue d’expats : Bruxelles gagne à
être connue !
On trouve à Bruxelles pas moins de 20 organisations de l’Union Européenne,
29 écoles internationales, 5.400 diplomates et au moins 20.000 lobbyistes. Notre ville
porte donc bien son nom de capitale de l’Europe. Selon les dernières statistiques
de l’Institut Bruxellois de Statistiques et d’Analyse (IBSA), on observe une recrudescence
du nombre d’habitants venus d’autres parties du monde, notamment d’Asie.
Comment vit-on en tant qu’expatrié à Bruxelles ? Nous avons posé la question à
5 Bruxellois d’adoption.
Lynn Wei, 34 ans, originaire de Shanghai (Chine)
Docteur en médecine chinoise à Shanghai, Lynn habite à
Bruxelles depuis 6 ans. Elle y est venue pour un cursus
de spécialisation à la VUB et travaille aujourd'hui en tant
qu'acupunctrice au La Cambre Medical Center.
Quelle image aviez-vous
de Bruxelles avant d'arriver
? Comment cette
image a-t-elle évoluée
aujourd'hui ?
Je ne connaissais rien
de Bruxelles ni de la
Belgique avant d'arriver.
La seule chose dont
j'avais entendu parler,
c'est l'architecture de
Bruxelles et les beaux
bâtiments que l'on
trouve ici. Durant mes
6 années de vie ici, j'ai
trouvé beaucoup de
choses intéressantes à
faire. Il y a aussi beaucoup de concerts, d'événements culturels…
Je m'intéresse beaucoup à la littérature française
également, et à la philosophie. Et j'apprends beaucoup sur
la ville via la Brussels Academy. J'ai découvert le surréalisme
et la belgitude, le design de meubles flamands. J'aime
aussi la diversité de cuisines que l'on trouve à Bruxelles.
Sinon, il y a beaucoup de magasins de seconde main, des
Victor Lepoutre
librairies, des voitures partagées... Toutes ces choses que
l'on ne trouve pas nécessairement à Shanghai.
Comment comparez-vous Bruxelles et Shanghai ?
Les deux villes sont très différentes, principalement de
par nos cultures. La population de Shanghai est bien plus
importante que celle de Bruxelles – et même de la Belgique
toute entière. Mais Shanghai, comme Bruxelles,
est très cosmopolite. On a des gens de toute l'Asie qui
viennent travailler chez nous ; nous sommes très ouverts
d'esprit, mais il y a beaucoup de compétition, et beaucoup
d'opportunités. La plus grande différence, je pense, c'est
qu'à Shanghai la vie va très vite. On mange rapidement, on
marche rapidement. Ici, c'est plus relax. Sinon, je trouve
qu'à Bruxelles, il y a aussi beaucoup d'expats. Ceux qui
travaillent pour les institutions européennes, bien sûr, mais
aussi des étudiants, notamment des étudiants chinois, qui
sont de plus en plus nombreux.
Est-ce qu'il y a des choses que vous n'aimez pas à propos
de Bruxelles ?
Je pense qu'il n'est pas si facile de se faire des amis. Mais,
si vous avez réussi à rentrer dans l'intimité d’un Belge, vous
serez amis pour la vie ! Au début, j'ai trouvé que les gens ici
étaient assez conservateurs et pas si faciles à approcher.
Pour moi, au début, c'était difficile car je ne parlais pas
du tout le français, et la culture était très différente de la
mienne. Mais heureusement, j'ai été aidée par l'université,
et je me suis fait des amis belges, souvent plus âgés que
moi, qui m'ont donné beaucoup de conseils pratiques.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
37
D.R.
© Thinsktock
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Y a-t-il des choses qui vous manquent de Chine? Est-il
agréable, en tant que Chinoise, de vivre à Bruxelles ?
Ma famille, mes parents me manquent, donc je retourne en
Chine une à deux fois par an. Mais sinon, je trouve presque
tout ce dont j'ai besoin à Bruxelles. D'ailleurs, je vois que la
communauté chinoise grandit à Bruxelles. Il y a beaucoup
d’étudiants car les universités créent des masters exprès
pour eux, mais aussi des familles de classe moyenne et
parfois même assez huppées, qui viennent ici pour bénéficier
d'une meilleure éducation pour leurs enfants, d'un
air moins pollué, et d'une nourriture saine.
Combien de temps pensez-vous rester à Bruxelles ? Pensez-vous
retourner en Chine plus tard ?
Je ne sais pas si je resterai ici toute ma vie, mais pour
l'instant je suis contente. J'ai deux jobs dans des cliniques,
je continue mes cours de français et j'apprends aussi le
violon. J'aimerais aussi faire un doctorat et je cherche un
superviseur. Si je le trouve, je resterai 4 à 5 ans de plus.
Massimo et Lucia Serpieri (50
ans), de Rome, Italie
Massimo travaille pour la Commission
européenne et Lucia travaillait pour le
lobby Telecom Italia jusqu’à l’an dernier.
Ils vivent à Bruxelles depuis 18 ans. Ils
ont trois enfants, une fille de 17 ans et
des jumeaux de 13 ans.
Comment comparez-vous Rome et
Bruxelles ?
Massimo : Rome est une ville assez
chaotique alors que l’on voit en
Bruxelles une ville humaine où il est
plus facile de planifier sa vie. En Belgique, nous remarquons
que les gens vivent dans une dimension locale, ils sont très
attachés à leur commune et pourtant il y a, à Bruxelles,
une forte présence d’expatriés comme nous. Les expats
pensent parfois que les Belges sont plutôtfermés et qu’il
est parfois un peu difficile d’établir un pont entre les deux
mondes.
Lucia : D’un autre côté, il est vrai qu’il est parfois plus
simple de retrouver des amis qui parlent votre langue et
comprennent votre humour lorsque vous sortez du boulot,
mais nous avons des amis de partout.
Y a-t-il des choses qui vous plaisent ou vous déplaisent
à Bruxelles?
Lucia : J’aime beaucoup l’offre artistique que l’on trouve
ici. On peut aller à l’académie communale et prendre des
cours de ce que l’on veut pour pas cher. Nous avons trois
enfants et pour eux, c’est génial ; il y a beaucoup de sports
et de loisirs. Ils grandissent aussi dans une ambiance moins
stressante que dans d’autres villes comme Paris ou Rome,
et ici on les laisse facilement prendre le bus pour se rendre
à leurs activités.
Massimo : Il est vrai cependant que, depuis les attentats,
il règne un sentiment de nervosité et d’insécurité dans la
communauté des expats. Les sujets de l’immigration et
du terrorisme restent sensibles.
38
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
Lucia : Moi, ce sont les lenteurs administratives qui me
préoccupent. On paye pourtant près de 50 % d’impôts sur
nos salaires et dernièrement, pour refaire ma carte de
résidente, j’ai dû attendre très longtemps. Je pense que
tout cela est dû à une multiplication de décisions et de
coûts qui organisent des retards.
Pensez-vous rester à Bruxelles toute votre vie, ou rentrer
en Italie à la fin de votre carrière ?
L’Italie nous manque beaucoup durant la belle saison ; la
météo belge est souvent capricieuse. Nous pensons donc
garder un pied à terre ici, mais vivre en Italie la majeure
partie de l’année. C’est vrai qu’avoir un petit appartement
dans la capitale de l’Europe, c’est pratique. Nous sommes
habitués à la vie culturelle ici et je pense qu’elle nous manquera,
puis ça nous permettra, à nous et à nos enfants, de
venir voir nos amis à Bruxelles.
Meisoon Nasralla (39 ans), originaire de
Manchester, Grande-Bretagne
Arrivée à Bruxelles il y a 5
ans, Meisoon travaille pour
une agence de communication.
Quelle
idée aviez-vous de
Bruxelles avant d'arriver ?
Quand j'ai visité Bruxelles
pour la première fois, avant
de décider de m'y installer, je
ne connaissais personne ici,
c'était il y a presque 16 ans.
À l'époque je n'ai pas vraiment été impressionnée par la
ville. La Grand-Place et tout ce quartier, c'est très beau,
mais ça ne m’avait pas vraiment convaincue de venir vivre
ici. Puis après, je suis revenue plusieurs fois et mes amis
m'ont montré des quartiers de la ville que je ne connaissais
pas, comme Matongé, le quartier Saint-Boniface, et
le Châtelain qui est juste à côté. Tous ces quartiers ont
leur propre caractère et je pense que c'est le secret de
Bruxelles : on ne voit pas sa beauté au premier coup d'œil,
comme à Paris, Rome ou Londres, mais cette ville a un
vrai charme. Il se passe énormément de choses ici. Si vous
grattez un peu, vous pouvez être sûr de trouver quelque
chose qui vous intéresse.
Et si on compare avec d'autres villes où vous avez vécu ?
Je pense que si j'aime tant Bruxelles, c'est parce qu'elle me
rappelle Manchester d'un certain côté. Bruxelles est très
facile à vivre, il y a beaucoup de choses qui s’y passent. C'est
une ville qui a son identité propre et je pense que les gens
qui choisissent d'habiter ici gagnent à être connus. Ici, j'ai
rencontré des gens de plein de nationalités et de cultures
différentes, et donc on apprend tellement des autres. Cette
année, par exemple, j'ai célébré la Pâque grecque et j'ai
offert des cadeaux à mes collègues de travail pour fêter le
nouvel an iranien. On vit dans une grande diversité. J'ai aussi
rencontré beaucoup de Belges au travail, car je travaille
dans une entreprise belge. J'ai de la chance, parce que je
sais que, si on évolue autour des institutions européennes,
c'est parfois difficile.
D.R.
׉	 7cassandra://5PZ107MM9GmvQdjoGdVvLJx5kLEF3t91T4z7ZdpUiA4 `̵ Zw=A׉ETOPIC
Et vous êtes sur le point de demander la double nationalité
belgo-britannique. Pourquoi ?
C'est principalement dû au Brexit. Les conséquences de
la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne n'étant
pas encore claires, je voulais être sûre de pouvoir rester
ici, voyager en Europe pour mon travail, et retourner au
Royaume-Uni pour voir mes parents. Je ne me suis pas
encore lancée dans la démarche administrative, mais je
suis sûre que ça va être une expérience intéressante.
Pensez-vous rester à Bruxelles toute votre vie, ou rentrer
en Angleterre à un moment donné ?
Je souhaite rester ici à long terme. J'aime beaucoup
Bruxelles, je me sens chez moi, j'ai un très bon groupe
d'amis et j'aime de plus en plus la Belgique à mesure que
le temps passe. Je pense qu'on a une meilleure qualité de
vie qu'en Angleterre.
Thomas Beardslee (41
ans), vient de Colombus,
Ohio, États-Unis
Professeur de guitare
et d’ukulélé, Thomas
Beardslee vit à Bruxelles
depuis 6 ans.
Pourquoi être venu à
Bruxelles ?
Pour suivre ma copine,
qui est maintenant devenue
ma femme. J'ai
fait un stage ici, puis j'ai décidé de rester. Je trouve que
Bruxelles et la Belgique en général sont des endroits très
faciles à vivre, et qu'il est particulièrement facile de venir
s'installer ici en venant d'un autre pays. Ma femme est allemande,
et l'immigration est un peu moins amicale là-bas.
J'ai des amis américains qui sont partis s'y installer et ils
ont eu beaucoup de problèmes. Quant aux États-Unis, n'en
parlons pas. C'est horrible pour les nouveaux arrivants.
Quelle était votre image de Bruxelles avant votre arrivée ?
Et comment voyez-vous la ville maintenant ?
Je ne savais presque rien de Bruxelles. Juste que c'était
une ville européenne où on parlait beaucoup le français.
Maintenant, ça fait 6 ans que je suis ici, et je trouve qu'en
général c'est une ville bien plus sûre et amicale que Colombus,
d'où je viens, dans l'Ohio. Les armes à feu n'ont pas
leur place ici, c'est une ville assez diversifiée et le niveau
de violence est bien plus bas que chez moi. Cependant,
tous les dysfonctionnements dont parlent les gens me font
un peu perdre patience. Je pense notamment au fait que
les communautés présentes à Bruxelles ne se parlent pas
toujours. Il y a aussi 6 zones de police qui ne travaillent pas
toujours ensemble, même chose pour les 19 communes
qui ont parfois du mal à communiquer entre elles… Mais
à part ça, je trouve que Bruxelles est une ville superbe.
Comment s’est passée votre intégration ici ? Vous sentez-vous
bien installé ?
Je me suis fait beaucoup d'amis rapidement, car ma femme
était déjà installée ici. Mais comme je suis musicien, je me
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
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La newsletter de l’entrepreneur bruxellois !
des listes de prospection pertinentes
des modèles de contrats utiles
plein de conseils et d’astuces
les dernières mises à jour
légales
... et bien plus encore
suis fait beaucoup d'autres amis très vite ! J'ai entendu
d'autres personnes me dire qu'il était parfois difficile de
se faire de amis belges, en particulier si vous travaillez
dans la « bulle européenne », mais, personnellement, je
n'ai eu aucun problème de ce côté-là. Par contre, pour
jouer de la musique, ce n’est pas toujours évident. Il faut
constamment se battre avec les autorités qui veulent faire
respecter des régulations sonores. Le bon côté des choses,
c'est que la sécurité sociale belge et le statut d'artiste, ici
en Belgique, nous permettent un bien meilleur train de vie
qu'aux États-Unis, où les musiciens ont souvent du mal à
payer leur assurance maladie ou leur retraite.
Pensez-vous rester longtemps à Bruxelles ?
Oui, bien sûr, nous ne sommes pas près de partir ! On
a acheté une maison, ma femme attend des jumeaux et
doit accoucher dans deux semaines. Nous avons d'ailleurs
choisi de les mettre à l'école néerlandophone. J'enseigne
la musique à des élèves néerlandophones et je sens que la
manière dont ils apprennent les choses à l'école ressemble
plus à l'éducation que j'ai reçue. Il semble y avoir moins
de mémorisation et plus d'enseignement pratique et de
réflexion critique. ●
Recevez la newsletter de la Chambre de Commerce de Bruxelles
www.beci.be/sign_up_to_newsletter/
D.R.
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C’est bruxellois et ça marche !
SPROUT TO BE BRUSSELS
Voici dix jeunes et moins jeunes entreprises bruxelloises méconnues du grand public…
mais qui excellent dans leur domaine d’activité. Souvent au-delà de nos frontières.
O
n
connaît les fleurons bruxellois comme les biscuits
Dandoy ou les sacs Delvaux, ou encore, dans un
genre différent, le chimiste Solvay. D’autres entreprises,
moins connues du grand public, se taillent elles
aussi une place au soleil dans un domaine d’activité parfois
très pointu. Certaines sont jeunes et surfent sur un nouveau
modèle né grâce au numérique. D’autres sont plus installées
et exercent une activité plus conventionnelle, mais tout aussi
porteuse. Nous avons sélectionné dix d’entre elles, qui présentent
chacune un point commun : elles sont dynamiques
et performantes dans leur domaine d’activité.
L’aviation est l’un des domaines d’application de Numeca.
Tapptic : solutions digitales innovantes
C’est en 2009 que Christophe Chatillon, entrepreneur français
installé en Belgique, fonde Tapptic. Son idée ? DévelopNumeca
: simulation de mécaniques de fluides
Fondé en 1993, Numeca est le troisième plus grand acteur
mondial dans le domaine de la simulation de la mécanique
des fluides, juste derrière deux sociétés américaines. Concrètement,
cette société basée à Watermael-Boitsfort conçoit des
programmes capables d’élaborer des maquettes qui analysent
l’effet de fluides (eau, vent, huile…). Les engins pour lesquels
sont effectués ces tests sont aussi variés que des coques de
bateaux, des carrosseries de voiture, des éoliennes ou même
des bâtiments. Numeca compte d’importants clients dans
l’industrie aéronautique et automobile (Boeing, Airbus, Mitsubishi
ou Rolls-Royce) et a même travaillé sur les moteurs
d’une fusée Ariane. Aujourd’hui, pas moins de 120 personnes
dans le monde travaillent pour Numeca, dont les activités
principales restent concentrées au siège bruxellois, où travaillent
80 personnes.
per des applications pour mobiles et tablettes. La société
installée boulevard de la Cambre collabore au départ avec
des clients de la sphère médias comme RTL, le groupe
IPM ou M6. L’entreprise, qui occupe aujourd’hui pas moins
de 80 collaborateurs, a étendu ses domaines d’expertise
aux télévisions connectées et à la réalité augmentée. Elle
s’adresse également à des clients actifs dans les domaines
des banques, des assurances, du luxe et du sport. La société
ne développe pas seulement le produit mais propose également
la promotion et la monétisation de l’application. En
moins de dix ans, Tapptic s’est taillé une place sur le marché,
essentiellement en Belgique, en Suisse et en France.
Si le siège social est toujours basé à Bruxelles, la société
est désormais présente à Liège, Paris, Berlin, Genève et
Gdansk (Pologne). Le chiffre d’affaires de 2017 s’élève à 8
millions d’euros.
Telelingua International s.a. : société de traduction
multilingue
La société Telelingua présente un atout imparable par rapport
à ses concurrents : elle propose la traduction de tous types
de formats (textes, logiciels, sites internet…) dans plus de
100 langues différentes et pour tous types de domaines
Géry Brusselmans
Telelingua traduit dans plus de 100 langues.
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D.R.
D.R.
D.R.
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une indemnité calculée comme suit :
rémunération brute pour la fonction
moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%)
moins les éventuels revenus sociaux du (de la) stagiaire
= Indemnité
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(sciences de la vie et pharmaceutique, finance, environnement,
industrie, juridique…). Sa force de frappe vient notamment
de son réseau international de plus 5000 traducteurs
qualifiés (chaque traducteur habite dans le pays de la langue
cible) mais surtout de sa maîtrise des nouvelles technologies
pour optimiser la qualité du suivi. Fondée en 1985 à Bruxelles,
cette société basée à Uccle grandit chaque année. Elle occupe
aujourd’hui 250 collaborateurs et son chiffre d’affaires s’élève
à 30 millions d’euros en 2017, un record. Le groupe possède
des filiales dans neuf villes du monde (Paris, Londres, Munich,
Stuttgart, New York et Shenzhen, entre autres). Le groupe
Telelingua fait désormais partie des 25 plus grandes sociétés
de traduction dans le monde. Ses projets pour l’avenir ?
Consolider sa position en Europe et renforcer sa présence
aux États-Unis.
Nalys : conseils en technologie
Nalys s’adresse autant à la jeune start-up qu’au grand
groupe industriel. Cette société créée en 2011 mobilise par
exemple un de ses ingénieurs en technologie durant un
temps défini dans une entreprise pour développer une technologie
spécifique. La société est spécialisée dans quatre
grandes activités en particulier : les systèmes embarqués,
les applications web, la production et les sciences de la vie.
Les ingénieurs collaborent avec plus de 50 entreprises en
Europe, dans des domaines aussi variés que la santé, les
dispositifs médicaux, les télécommunications, l’automobile
ou encore l’aéronautique. La croissance de Nalys est assez
à votre service comptabilité. Ce programme est disponible en
pas moins de 30 langues et s’adapte à pratiquement tous les
pays du monde (MobileXpense intègre par exemple les lois de
taxation et le per diem des différents pays). Depuis sa commercialisation
en 2010, le fournisseur MobileXpense a géré
environ 1300 implémentations dans plus de 80 pays pour des
clients comme Engie, Canon et Bridgestone. Pour donner un
ordre de grandeur : le système MobileXpense a géré en 2017
14 millions de transactions et compte 70 employés à travers le
monde (Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Roumanie, Canada et
Italie). Fin 2017, la société a bénéficié d’un investissement de
20 millions d’euros de la part du fond d’investissement Fortino.
Groupe CFE : ingénierie marine, contracting, immobilier.
Fondée en 1880, la société CFE a diversifié ses activités au fil
des décennies. Citons notamment parmi ses secteurs phares la
construction de bâtiments (bureaux, logements, hôtels, écoles,
centres commerciaux, hôpitaux, constructions industrielles…)
ou encore la promotion immobilière. Le groupe Deme, filiale
à 100 % de CFE, s’occupe quant à lui de toutes les activités de
impressionnante. Après huit ans d’activité, la société compte
aujourd’hui pas moins de 250 employés, est implantée dans
cinq pays et développe des projets avec environ 50 clients en
Europe. La force de Nalys vient notamment de son système
de management collaboratif : chaque employé peut prendre
un rôle actif dans le développement de l’entreprise.
MobileXpense : gestion de frais de voyage
Vous remettez probablement des notes de frais à votre service
comptabilité lorsque vous rentrez d’un voyage d’affaires. Le
fournisseur bruxellois MobileXpense propose une automatisation
de ce processus grâce à un programme dédié. Lors
d’un voyage d’affaires, vous pouvez ainsi envoyer vos frais en
temps réels via internet. Ceux-ci sont transmis instantanément
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BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
Installer des éoliennes en mer ou poser des rails de
chemin de fer font partie des métiers de CFE.
dragage et d’ingénierie marine, une des compétences historiques
de CFE. Deme est d’ailleurs un des leaders mondiaux
dans son domaine. Sur l’ensemble de ses activités, le groupe
CFE emploie près de 8700 personnes sur les cinq continents.
Son chiffre d’affaires a atteint plus de 3 milliards d’euros en
2017, ce qui représente une progression de près de 10 % par
rapport à 2016. Coté sur Euronext Brussels, CFE est un des
plus grands groupes industriels en Belgique. Son siège est
installé à Auderghem.
UCB : biopharmaceutique
Créée en 1928, l’entreprise UCB se consacre à la recherche
et au développement de nouveaux médicaments. Elle se desD.R.
D.R.
D.R.
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tine principalement à trouver
des solutions innovantes pour
les personnes atteintes de
maladies graves du système
nerveux central ou immunitaire.
Après avoir centré ses
activités sur le domaine de la
chimie, l’entreprise basée à
Anderlecht se réoriente plus
tard vers la biopharmaceutique,
notamment à travers
la création en 1972 d’une usine de développement et de production
à Braine-l’Alleud. Ce centre occupe 1600 personnes
(plus de 400 personnes travaillent au siège anderlechtois).
UCB est notamment connue pour avoir lancé en 1980 le Zyrtec
(antihistaminique) ainsi que le Keppra dans les années 90.
Aujourd’hui, UCB est leader mondial dans les médicaments qui
traitent l’épilepsie. Son chiffre d’affaires s’élève à 4,5 milliards
d’euros et près de 99 % de ce chiffre est généré par des exportations.
Au total, UCB occupe pas moins de 7500 employés dans
40 pays dans le monde.
Collibra : gouvernance de données pour les
entreprises
Créée en 2008 par quatre
étudiants de la VUB, la
société Collibra est active
dans un domaine très neuf
appelé la gouvernance de
données. Concrètement,
Collibra aide les grandes
entreprises à mieux gérer
le flux de leurs informations,
à découvrir leur
importance et à les utiliser
à bon escient. Certaines
grandes banques américaines
sont clientes de
Collibra. Sa notoriété a si
bien évolué que Collibra a
bénéficié tout récemment
d’un investissement à hauteur de 48 millions d’euros auprès
de deux sociétés d’investissement américaines, dont l’une
gère notamment le capital de Mark Zuckerberg, le créateur
de Facebook. La société compte aujourd’hui 250 employés,
dont 70 travaillent au siège social à Bruxelles et le reste à
New York. La société a récemment annoncé rechercher pas
moins de 120 nouveaux collaborateurs.
Felix Van de Maele, le
(jeune) patron de Collibra.
SatADSL : communication par satellite dans des
endroits excentrés
Beaucoup d’endroits dans le monde ne sont pas encore
connectés à internet. C’est la raison d’être de la société SatADSL,
créée en 2010. Cette entreprise basée à Auderghem
propose à tout type de société, et même à des clients privés,
un accès facile et rapide à internet, via le satellite. Par son
expertise, elle offre une connexion fiable et sécurisée dans
des pays reculés, essentiellement en Afrique subsaharienne,
mais également en Asie. Ses clients sont aussi variés que
Contribuer au développement de pays émergents :
c’est l’un des objectifs de SatADSL.
des banques, des institutions financières, des ONG, des gouvernements,
ou encore des petites entreprises. Grâce à SatADSL,
certains petits villages reculés bénéficient d’un accès
à internet et des élèves peuvent suivre des cours. SatADSL
compte plus de 800 connexions actives dans le monde. La
société exporte ses services dans une quarantaine de pays
et emploie 16 personnes.
ERTMS Solutions : logiciels pour la signalisation
ferroviaire
ERTMS est l’abréviation anglophone de Système Européen
de Gestion du Trafic Ferroviaire. C’est le créneau dans lequel
est spécialisée la société ERTMS Solutions, créée en
2008. Cette entreprise propose des produits informatiques
et électroniques destinés à optimiser la maintenance, le
test et l’intégration informatique de clients actifs dans le
milieu du rail.Des sociétés comme Alstom ou Siemens
utilisent ces programmes à la pointe de la technologie,
exportés parfois jusqu’en Asie. La société est en croissance
depuis dix ans. Elle est passée de 4 à 19 personnes et la
direction procède actuellement à un recrutement actif de
nouveaux profils orientés technologie. La société vient
d’acheter pas moins de 2000 m² de bureaux à Bruxelles. Le
chiffre d’affaires en 2017 s’élève quant à lui à 2,5 millions
d’euros, en croissance de 35 % par rapport à 2016. ●
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D.R.
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couvert d'une dalle végétalisée.
Construction : Bruxelles montre la voie durable
SPROUT TO BE BRUSSELS
Bruxelles n’est pas seulement une ville verte (elle recense 8000 hectares d’espaces
verts). La capitale de l’Europe est aussi devenue une référence en matière de
construction durable, grâce à des politiques publiques volontaristes et à l’implication
de tout un secteur.
L
orsque Bruxelles s’est décidée à favoriser l’écoconstruction,
au début des années 2000, elle était
pratiquement la dernière de la classe européenne
en la matière. Moins de 15 ans plus tard, plus d’un million
de m² ont été écoconstruits à Bruxelles, dont 400.000 m2
de
bâtiments labellisés à haute performance énergétique et
environnementale, soit près de 130 certifications Breeam
ou Leed. Les toitures vertes se multiplient, avec 5000 m²
installés par an, et l’énergie solaire a le vent en poupe :
38 hectares de panneaux photovoltaïques sur toitures et
de plus en plus de bâtiments équipés de cellules photovoltaïques
intégrées. On peut l’affirmer : le savoir-faire
bruxellois en matière d'écoconstruction est désormais
reconnu à l’étranger et les techniques mises au point
sont citées en exemple dans d'autres pays, tels que les
projets Treurenberg B4f ou Greenbizz.
Les choses ont commencé à bouger avec la création du
cluster Ecobuild en 2006, et l’adaptation progressive de la
réglementation pour imposer des critères de durabilité et
de performance énergétique pour les nouveaux bâtiments
et les rénovations lourdes. L’Alliance Emploi-Environnement,
mise en œuvre à partir de 2011 sous l’ancienne
majorité, a ensuite joué un rôle moteur. Le gouvernement
bruxellois de l’époque a fait le pari que l'amélioration de
l'environnement pourrait soutenir la création d'emplois – y
compris pour les moins qualifiés –, en particulier en s'appuyant
sur des secteurs comme celui de la construction.
« La Commission européenne avait posé des exigences
plus strictes en matière de contrôle des consommations
dans les habitations », explique Hugues Kempeneers,
coordinateur à la Confédération Construction
Bruxelles-Capitale pour l'environnement, l'énergie et
l'économie circulaire. « Des règles ont été édictées en
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Johan Debière
matière d'optimisation des consommations énergétiques ;
on commençait à parler de passif, de Nearly Zero Energy
(NZE). Pour permettre au secteur de faire les choses dans
les règles de l'art, il s'agissait de former tout le monde.
Les ouvriers, mais aussi les cadres. »
Une démarche bottom-up
Pour atteindre cet objectif, les politiques ont mis en place
une approche de type bottom-up : « Le gouvernement a
demandé aux acteurs de terrain ce qu'il leur semblait
le plus opportun de mettre en place. C'est le premier
élément qui a contribué à faire de l'AEE une réussite. Le
deuxième élément positif a été d'associer à la fois les
acteurs publics et privés dans la démarche », poursuit
Hugues Kempeneers.
Dans un premier temps, le secteur de la construction a
été informé des différentes possibilités offertes dans ce
cadre. Ensuite, de manière plus précise, des aides ont été
octroyées pour permettre aux entreprises du secteur de
travailler dans le respect des nouvelles règles, en particulier
celles qui permettent de limiter les émissions
de gaz à effet de serre. Grâce à ces mises à niveau, des
agréments ont pu être obtenus plus facilement. « Dans
certains domaines sensibles, comme l'étanchéité à l'air,
l'AEE a permis d'engager des formations qui ont permis
aux ouvriers et aux cadres d'assurer une maîtrise parfaite
de la technique », précise M. Kempeneers.
Gestionnaire de projets chez Gillion Construct, Thierry Demoustier
a ainsi pu profiter d'une de ces formations : « À
partir d'une maquette, en utilisant une caméra thermique
et en appliquant un blower door test, nous avons compris
comment éviter les erreurs habituellement commises sur
ce genre de chantier ».
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Une attention pour l'emploi et la formation
Et les demandeurs d'emploi dans tout ça ? « On a travaillé
avec Actiris et Bruxelles Formation », assure Hugues
Kempeneers, qui ne dispose toutefois d’aucun chiffre
quant au nombre de personnes réinsérées. Mais à Molenbeek,
l'échevin du Logement et des Propriétés communales
Karim Majoros ne tarit pas d'éloges lorsqu'on le
questionne sur le sujet : « Ce mouvement nous a permis
concrétiser de nombreux chantiers passifs ou zéro énergie
dans des programmes de construction de logements
sociaux ». Aujourd'hui, Molenbeek continue sur sa lancée.
Tout comme les autres communes bruxelloises d'ailleurs.
« Une fois que l'on a touché à la construction durable
dans une ville, on ne peut plus s'en passer », commente
pour sa part ce responsable de Bruxelles Environnement.
En 2012, on évoquait pas moins de 30.000 heures de formation
dispensées dans le domaine de la construction
durable. Après quatre années, le bilan est plus enthousiasmant
encore puisque la soixantaine d'actions engagées
sur ce seul axe s'est en fin de compte traduite par près de
184.000 heures de formation, dont 32.000 heures dispensées
aux seuls demandeurs d'emplois. L'axe construction
durable a également représenté près de 30 nouveaux
modules de formation professionnelle, 800 chercheurs
d'emplois formés, presque 2.000 entreprises de toute
taille accompagnées, soutenues ou impliquées dans cette
transition. Enfin, de manière encore plus enthousiasmante,
c'est près de 50 % de jeunes diplômés qui ont pu
trouver un emploi ou une formation complémentaire au
bout de leur parcours.
Du bureau au logement et vice versa
Des défis techniques de taille attendent désormais ces
travailleurs formés, ainsi que ceux qui viendront encore en
grossir les rangs. Car construire durable est une chose,
mais penser à la mobilité des affectations des usages des
bâtiments est une autre paire de manches.
Comme le confirme Nathalie Renneboog, directrice de
Citydev.Brussels, la grande diversité de Bruxelles et les
changements permanents qui s'y jouent nécessitent de
concevoir les constructions de nouveaux immeubles de
façon « fonctionnellement neutre » afin de permettre
une réaffectation à tout moment de leur cycle de vie, ce
qui participe évidemment de la durabilité d'un bâtiment.
Cette opération, dite de « retrofit », trouve parfaitement
sa place à Bruxelles où l'on compte un grand nombre
de bâtiments, historiques ou pas, susceptibles de devoir
être réaménagés.
C'est dans cette veine que la chaîne Lidl a pensé son développement
sur le territoire de Bruxelles-Capitale. Ainsi,
Lidl a récemment annoncé trois nouveaux points de vente
sur le territoire régional, dont celui de Molenbeek, ouvert
le 20 février dernier, qui présente la particularité d'être
adossé à une vingtaine d'appartements neufs. « L'opération
permet tout à la fois à la Région bruxelloise de se
débarrasser d'un chancre, de soutenir la création d'activités
économiques et de proposer du logement conforme
aux dernières normes en vigueur en terme d'isolation
thermique », souligne encore
Karim Majoros.
La touche durable
globale de Lidl
Sur le plan durable, Lidl a
tenu compte de la spécificité
du territoire bruxellois
en faisant végétaliser la
dalle surplombant le magasin.
« Un espace de vie
commun y a été créé pour
les habitants (...) La végétalisation
impacte favorablement
d'autres facteurs
Hugues Kempeneers
(Confédération Construction)
Le gouvernement a demandé aux
acteurs de terrain ce qu'il leur semblait
le plus opportun de mettre en place.
C'est le premier élément qui a contribué
à faire de l'AEE une réussite.
environnementaux puisqu'elle sollicite moins les réseaux
d'égouttage en captant une bonne partie des eaux de
pluie. Cette eau est d'ailleurs récupérée pour couvrir une
partie de besoins du bâtiment qui est en outre couvert de
168 panneaux photovoltaïques permettant de répondre
à la consommation annuelle de 10 ménages », explique
Sébastien Segers, Senior Expansion Manager chez Lidl
Belgium & Luxemburg.
Une approche qui a également été initiée à Anderlecht,
avec un nouveau point de vente de l'enseigne situé au
Square Albert Ier
, sur l’emplacement de l’ancien garage
Renault. Ici aussi, le bâtiment mixte et recouvert d'une
toiture verte aménagée, ouverte aux habitants, témoigne
de la volonté du groupe de concevoir « des magasins intégrés
au tissu urbain ». Il sera équipé de 200 panneaux
photovoltaïques susceptibles d'alimenter 12 ménages
en électricité et de bornes de rechargement électrique
pour voitures et vélos. Le projet a en outre été pensé en
tenant compte du souhait de Bruxelles Environnement de
récupérer autant que faire se peut les bâtiments existants.
Avec le PREC, c'est désormais dans une dimension encore
plus pointue que les porteurs de projets immobiliers vont
pouvoir plonger : celle de la récupération des matériaux,
de l'économie circulaire, comme en témoigne par exemple
le projet BRIC (Building Reversible In Construction), soutenu
dans le cadre de Be Circular et ouvert au public ce
3 mai1
●
http://www.confederationconstruction.be/bruxellescapitale/Agenda/Agendadetail/tabid/2531/language/fr-BE/Default.aspx?no_reference=06017559
1
BECI
- Bruxelles métropole - mai 2018
45
D.R.
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SPROUT TO BE BRUSSELS
Bruxelles présente une offre culturelle abondante et variée, qui est même exceptionnelle
pour une ville de sa taille. C’est le reflet de son identité multiple, mais aussi du travail
de ses acteurs culturels. En collaboration avec Brussels Life, Bruxelles Métropole a
voulu mettre en lumière cette offre enrichissante pour tous les Bruxellois, qui est aussi
un argument attractif pour la ville et peut s’avérer une opportunité pour les entreprises.
Donatienne de Vleeschauwer
Quelle offre culturelle ?
Bruxelles est connue pour avoir deux cultures, à la fois
francophone et néerlandophone – une double identité qui
remonte au moins au 15e
siècle. Mais, dans la capitale européenne
d’aujourd’hui, devenue l’une des villes les plus
multiculturelles du monde, cette culture n’est plus seulement
double. Elle s’étend sur de multiples axes, nés d’influences
étrangères.
Il n’y a pas moins de 1,2 million d’habitants en région bruxelloise,
dont 30 %1
sont d’origine étrangère. Pour répondre aux
attentes de cette population grandissante et offrir un lieu
d’expression à toutes les cultures, la Ville de Bruxelles dispose
de pas moins de 8 musées, 9 centres culturels et 12 théâtres
et salles de spectacles. Sans oublier tous les lieux et galeries
d’arts privés sur le territoire bruxellois, dont certains ont la
chance de bénéficier de subventions. À l’échelle de la Région,
si nous comptabilisons les lieux culturels publics et privés,
Bruxelles dispose de 200 musées, centres d’art et galeries.
La création artistique et les expositions organisées à Bruxelles
jouissent d’une réputation européenne ; sans oublier les artistes
dont les noms sont indéfectiblement attachés à notre
ville : Hergé, Peyo, Victor Horta, René Magritte, Amélie Nothomb,
Brel, Stromae… Ce sont tous ces éléments qui ont
donné à Bruxelles une richesse culturelle sans commune
mesure avec sa petite superficie, par rapport à d’autres
grandes villes européennes.
Comment la culture bruxelloise est-elle valorisée ?
Bruxelles a souffert, comme on le sait, des tragiques événements
de 2015 et 2016, qui ont aussi affecté son image
et, par voie de conséquences, les activités touristiques et
culturelles. La capitale a toutefois repris du poil de la bête.
Visit.brussels, l’opérateur public chargé de sa promotion, s’est
associé avec des musées, bars et restaurants afin d’offrir une
46
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
L’Ommegang compte notamment KBC
Brussels parmi ses partenaires.
carte proposant des réductions pour une durée déterminée.
Cette « Brussels Card » est valable 24, 48 ou 72 h. Elle offre un
accès à 39 musées partenaires et de nombreuses réductions
pour des attractions, visites guidées, bars, chocolatiers et
librairies. Le même organisme vient de lancer, début mars,
le premier annuaire en ligne « Spots.brussels ». Un catalogue
qui permet de trouver toutes les salles et scènes culturelles
situées sur le territoire bruxellois. Spots.brussels indique la
disponibilité ainsi que les informations pratiques de toutes
les salles et scènes publiques et privées. De quoi offrir un
meilleur résultat de recherche à toutes les entreprises ou
personnes qui souhaiteraient organiser une conférence ou
un événement à Bruxelles.
Il y a aussi des actions citoyennes qui mettent en valeur la
musique et les lieux bruxellois via la vidéo et les outils numéSource:
Visit.Brussels https://visit.brussels/fr/article/Bruxelles-pratique-et-en-chiffre
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Reporters
© Reporters
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lieux culturels bruxellois, dont le Théâtre de la Toison d’Or, le
Centre Culturel Bruegel, le festival Propulse et bien d’autres !
L’ING Art Center accueillait l’an dernier une
rétrospective Christo & Jeanne-Claude.
riques. Ainsi « Bruxelles ma belle », qui veut faire découvrir
des (nouveaux) talents et de les faire jouer dans des lieux
insolites bruxellois. L’Archiduc, Mini-Europe, la gare Centrale,
le Centre belge de la BD se sont déjà prêtés à l’expérience
avec des artistes belges tels que Girls in Hawaii, Sharko,
Noa Moon…
Un facteur d’attractivité pour les entreprises ?
L’offre culturelle est un réel facteur d’attractivité et un atout
charme sans égal pour certains secteurs. Si vous êtes actif
dans le domaine du tourisme ou de la restauration, s’associer
avec les lieux culturels proches de votre entreprise peut être
un argument de vente.
Le Théâtre de Poche, situé dans le Bois de la Cambre, s’est
par exemple associé avec la Brasserie de la Patinoire afin de
proposer des forfaits spectacle/restaurant. Les spectateurs
et clients peuvent dîner et voir une pièce de théâtre, le même
soir, pour un prix fixe.
L’asbl Un Soir… Un Grain, organisateur du « Be Film Festival »
et du « Brussels Short Film Festival », propose des city-trips
à Bruxelles aux touristes étrangers afin de découvrir à la fois
la ville et un festival. L’asbl s’associe avec un hôtel bruxellois
et une marque de bière belge afin de proposer aux touristes
un city-trip de deux nuits, avec petit-déjeuner et dégustation
de bières belges.
Si vous travaillez dans un secteur plus marchand, Bruxelles
et son offre culturelle sont autant d’arguments pour attirer
des collaborateurs non-Bruxellois ou étrangers.
Certaines entreprises ont même dédié leurs compétences à
servir le secteur culturel. C’est le cas de UTick, qui a développé
un logiciel de billetterie « cloud », lequel s’adapte aux
besoins de ses clients. L’entreprise s’est spécialisée dans la
billetterie pour les lieux culturels. Toute vente de billets se
fait en ligne via une plateforme dédiée, customisée à l’image
du lieu culturel en question. UTick a déjà séduit de nombreux
Et le sponsoring culturel ?
Les acteurs culturels sont en recherche permanente de soutien
financer. Si, en tant qu’entrepreneur, vous souhaitez
soutenir une activité culturelle, pourquoi ne pas penser au
sponsoring ? En règle générale, les acteurs culturels offrent
une grande visibilité à leurs sponsors. Ainsi, la Banque Delen
soutient la foire internationale d’art Brafa ; Ethias sponsorise
le Brussels Summer Festival ; KBC Brussels est partenaire
de l’Ommegang, Thalys et Brussels Airlines se sont associés
au festival Banad Art Nouveau/Art Déco, pour n’en citer que
quelques-uns… Et sans oublier ING, qui possède son propre
Art Center, place Royale.
Qu’en pensent les acteurs concernés ?
Nous avons interrogé Léa Lambert, responsable de la communication
au Centre Culturel Bruegel, situé dans les Marolles
et financé par la Ville de Bruxelles. Pour elle, la culture
est un point d’entrée afin de découvrir Bruxelles et c’est un
réel atout pour les entreprises basées dans la capitale.
Le Centre Culturel Bruegel reçoit beaucoup de demandes
Bruxelles est aussi connue pour ses événements :
ci-dessus le Brussels Summer Festival.
de la part d’entreprises afin de privatiser les lieux pour des
événements corporate, team buildings, ateliers créatifs… Le
Bruegel organise notamment des team buildings en intégrant
la culture du lieu : visite de l’exposition en cours, historique du
lieu, atelier créatif comme des joutes verbales en association
avec la Ligue professionnelle d’impro.
L’équipe du Bruegel s’associe avec les commerçants du
quartier afin de créer des collaborations lors d’événements
tels que la Fête de la Musique. Cela permet de proposer une
offre complète aux visiteurs et de faire découvrir l’ensemble
du quartier et de s’entraider pour la visibilité.
En conclusion, Bruxelles est une ville attrayante par son histoire,
sa multiculturalité et ses habitants. Son offre culturelle
et le travail fourni par les acteurs bruxellois, tous secteurs
confondus, sont le reflet de son dynamisme humain et économique.
Un dynamisme à exploiter, dans un cadre professionnel
comme privé, afin de comprendre son importance. ●
Le musée Magritte : l’un des fleurons
touristiques de Bruxelles.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
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STARTER
Cabin3D : trois produits en trois dimensions
Avec son système de vue qui permet de modéliser les personnes en 3D, Cabin3D
propose trois produits – event, studio et fashion – qui embrassent l’événementiel,
le particulier et la mode. Un triptyque en trois dimensions. Guy Van den Noortgate
U
tilisée depuis des années dans l’industrie où on
la retrouve dans une foultitude d’applications, notamment
dans le médical, l’impression 3D commence
à percer dans le grand public. Nous n’en sommes
pas encore à disposer chacun d’une imprimante 3D à domicile,
mais cette idée ne relève plus aujourd’hui de la
science-fiction. En attendant, le créneau de la modélisation
et de l’impression 3D suscite de plus en plus d’intérêt. C’est
dans cette optique que Jonathan Pauwels a créé fin 2015
Cabin3D. « Cabin3D développe des systèmes de prise de
vue qui permettent de modéliser des personnes en 3D »,
explique-t-il. « Le premier produit que j’ai lancé concerne
l’événementiel. Dans le cadre d’un événement, nous offrons
aux entreprises une expérience innovante. Elle permet à des
marques de créer une interaction forte avec leur audience
et de disposer ainsi d’un outil marketing original et efficace.
La marque est associée à une innovation. Les personnes
qui ont participé à l’événement recevront un souvenir de ce
dernier et cela crée un lien émotionnel avec la marque. »
Cabin3D est active dans le Benelux ainsi qu’en France via
des partenaires. « Ce produit s’adresse spécifiquement au
B2B », reprend Jonathan Pauwels. « Nous envisageons
de nous développer en Europe dans un premier temps. Je
continue d’ailleurs de prospecter afin de trouver de nouveaux
partenaires. »
Parallèlement à ce service destiné aux agences événementielles
et aux entreprises, Cabin3D s’est également intéressée
au secteur de l’habillement avec son produit baptisé
« fashion ». « Il s’agit d’offrir en boutique une nouvelle expérience
au client. Nous proposons une solution ‘phygitale’,
c’est-à-dire qui associe univers physique et univers digital.
Actuellement, les magasins physiques sont de plus en plus
concurrencés par internet mais on constate qu’il y a un fort
taux de retour pour les ventes en ligne. En disposant d’un
fichier modélisé de la personne, celle-ci pourra essayer
le vêtement sans l’essayer en quelque sorte, ce qui aura
un impact positif sur le taux de retour. De plus, ici aussi,
l’expérience en boutique crée un lien avec celle-ci qui se
prolonge sur internet. »
Mais la cabine 3D ne se limite pas aux événements et à la
mode. Une troisième application a été mise au point par
Jonathan Pauwels. À la différence des deux premières,
orientées B2B, celle-ci s’adresse aux particuliers. Il s’agit
du produit « studio », qui permet de créer des figurines en
3D ; par exemple, l’ensemble des membres d’une famille,
animaux de compagnie compris, dans une taille de 15 à 25
cm. « L’idée est d’installer une série de cabines 3D dans
différents endroits où les personnes seront modélisées.
Elles pourront ensuite venir y chercher leur figurine. Cette
dernière est particulièrement soignée et reproduit parfaitement
les détails de la personne. »
48
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
Jonathan Pauwels
Si Cabin3D a déjà réalisé de multiples figurines, dont, par
exemple, celles des petits-enfants offertes aux grands-parents,
elle ne disposait pas encore d’un point de vente.
C’est chose faite depuis le mois dernier, avec une première
cabine installée dans un magasin de souvenirs et d’objets
design, rue de la Madeleine, au cœur de Bruxelles. D’autres
devraient suivre dans les mois qui viennent, pour constituer
à terme un réseau.
Afin de poursuivre son développement tant en Belgique qu’à
l’étranger, Cabin3D est toujours en quête d’investisseurs
et de partenaires. Le secteur de la 3D grand public commence
doucement à émerger et à se structurer et, avec son
produit studio, Cabin3D entend bien jouer un rôle dans ce
futur marché qui se dessine. Sans oublier les deux autres
axes de sa stratégie, event et fashion. Un triptyque qu’elle
espère bien transformer en tiercé gagnant.
Info : www.cabin3d.com ●
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de
Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax
shelter » pour startups
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׉	 7cassandra://NxTjrVtrozQDfJXTpsmfB4ror7D6b05Nic5C00bodNY`̵ Zw=U׉E!ENTREPRENDRE
SALVALTORE CURABA (EASI)
« Le bonheur des employés augmente les
performances de l’entreprise »
Salvatore Curaba, CEO de la société informatique Easi, développe une vision atypique
et collaborative du management. Son entreprise a obtenu ces quatre dernières
années le prix « Best Workplaces ». Explications.
Géry Brusselmans
Easi n’a cessé de croître depuis
1999. En deux mots, quelles
sont vos activités ?
Easi est une société informatique basée
à Nivelles. Nous développons des
programmes informatiques, dont un
outil de gestion de comptabilité et un
outil de gestion de mails. La société
compte actuellement près de 200
employés ; nous engageons chaque
année environ 20 nouvelles personnes
et nous rachetons une entreprise tous
les deux à trois ans. Nous sommes une
des rares sociétés présentes tant en
Wallonie qu’en Flandre. Grandir n’est
pas une obsession et nous n’avons pas
la prétention de proposer un produit
révolutionnaire. Nous fonctionnons
surtout par projets.
Easi a reçu quatre fois de suite
le prix « Best Workplaces » et
vous êtes connu pour miser sur
le bonheur de vos employés. En
quoi cela consiste-t-il ?
J’estime que le bonheur des employés
augmente les performances de l’entreprise.
Si tous les collaborateurs
sont dans le même état d’esprit, tout
le monde tire la société vers le haut. Le
succès se produit quand tout le monde
participe et se sent concerné, pas
seulement moi et le management. Le
bonheur n’est pas le seul axe. J’adore
partager, faire confiance et être dans
la bienveillance. Je suis par contre très
exigeant et je peux être très dur.
Que proposez-vous à vos
employés ?
Quand nous recrutons une personne
de 22 ans avec un haut potentiel, nous
donnons notre énergie pour le former
et le faire évoluer. Pour des postes à
haute fonction, nous n’irons jamais
chercher ailleurs que dans l’entreprise.
Le collaborateur évolue, se sent
ainsi plus concerné. Nous y gagnons
deux fois. Pour vous donner un autre
exemple, il y a sept personnes dans
mon comité de direction, dont cinq ont
commencé leur carrière chez Easi voici
quinze ans.
Certains employés sont
également actionnaires. Une
manière de les impliquer encore
plus ?
Un employé, pour autant qu’il ait travaillé
au moins deux ans chez Easi et
réussi un examen sur ses valeurs humaines,
peut prendre part à l’actionnariat.
Peu importe sa fonction. Nous
devons également sentir que la personne
veut terminer sa carrière chez
nous. Sur près de 200 employés, il y a
49 actionnaires. Aujourd’hui, je reste
actionnaire à majorité absolue, à savoir
63 %. Je ne serai sans doute plus
actionnaire majoritaire d’ici quelques
années. Cela peut sembler bizarre à
dire, mais je ne pourrais pas être fier
de moi si j’avais cette ambition de garder
la majorité absolue.
Dans vos conférences, vous
évoquez les piliers du succès
d’Easi. Quels sont-ils ?
Nous voulons recruter des gens qui
ont des valeurs humaines. Ce n’est
pas parce qu’une personne est compétente
que nous allons la recruter.
Ces valeurs sont le respect, l’esprit
positif, la loyauté, le sens des responsabilités,
l’égalité ou le partage.
Je partage moi-même toutes les actions,
le bonheur ou encore la connaissance.
J’aime bien sortir de ma zone
de confort et me lancer de nouveaux
challenges.
Vous êtes un ancien footballeur
professionnel. Dans quel
contexte vous êtes-vous
reconverti ?
J’ai arrêté le football en tant que semi-professionnel
à l’âge de 25 ans. J’ai
souvent privilégié mon métier à ma
carrière sportive, ce qui peut sembler
paradoxal. À 20 ans, j’ai passé mon
graduat en informatique et je suis devenu
commercial. À 35 ans, je travaillais
dans une société internationale
(IBS, ndlr) et j’allais être nommé directeur
du site de Bruxelles. J’ai choisi de
fonder ma propre société. J’avais envie
de prendre ce risque. J’ai la chance
d’être naturellement un leader et j’ai
toujours eu envie d’être responsable
des gens qui m’entourent. ●
Engagement, bonheur au travail et croissance
Venez
écouter Salvatore Curaba lors d’une conférence-lunch.
Quand ? Le 8 juin, de 11 à 14h.
Où ? Beci, 500 av. Louise, 1050 Bruxelles
Info et inscriptions : trainings@beci.be ; 02 648 50 02. www.500.be
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
49
D.R.
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TRANSITION
Compteurs intelligents : un outil dans la
transition vers une société bas carbone
Pour limiter le réchauffement climatique à moins de 2° C, la transition vers une
société « bas carbone », limitant les émissions de CO2
devra être rapide et globale. Les compteurs intelligents sont indispensables pour y
parvenir.
P
lus on attend, plus les efforts à fournir seront importants
: en 2012, PwC estimait à 5,1 % le taux
annuel de décarbonisation nécessaire pour rester
sous les 2° C ; en 2016, ce chiffre passait à 6,5 %. C’est la
transition énergétique qui est l’élément-clé dans le passage
vers une société bas carbone. Pour y arriver, il faudra travailler
sur trois aspects : une production d’électricité basée
sur les énergies renouvelables et le gaz, avec capture du
CO2
(CCS) ; l’électrification du transport, du chauffage et de
certains processus industriels ; ainsi que l'amélioration de
l’efficacité énergétique.
C’est ici qu’intervient le compteur intelligent : un appareil
électronique qui mesure avec précision et enregistre automatiquement
la consommation d'électricité, de gaz, d'eau ou
de chaleur, et la transmet au fournisseur. La communication
peut être bidirectionnelle, du client vers le fournisseur et
inversement.
Les compteurs intelligents peuvent ainsi aider à sensibiliser
et responsabiliser le consommateur, et lui permettre
d’agir rapidement sur les problèmes et les gaspillages. La
généralisation de ces compteurs parmi les PME pourrait les
aider à réduire leur consommation et l’adapter à la production
renouvelable. Ils permettraient également aux entreprises
d’identifier leurs habitudes de consommation et les
économies potentielles, les fuites ou encore les appareils
fonctionnant mal. Autre avantage, la facturation directe de
la consommation réelle sera désormais possible pour tout le
monde – sans oublier le développement de nouveaux services.
Ces appareils offrent aussi la possibilité de gérer et contrôler
finement la demande d’électricité, et de relier la production
renouvelable intermittente au potentiel de stockage d'énergie
(véhicules électriques, batteries…). Ils augmentent ainsi la
flexibilité du réseau, encouragent la production décentralisée
et la micro-génération d'énergie, transformant le consommateur
en producteur d'énergie ou prosumer. Des développements
similaires peuvent être imaginés – et certains sont
déjà en cours – pour l’eau.
Coût, sécurité : des défis à relever
Toutefois, le déploiement massif des compteurs intelligents
pose aussi certains défis. Tout d’abord la sécurité de la vie
privée, et plus largement la cybersécurité. Les compteurs
permettent une mesure très fine de la consommation, et
donc l’analyse des habitudes des clients (quelle heure, quels
appareils…). Des données qui pourraient être abusivement
exploitées, quoique ce risque soit limité par la législation
sur la vie privée.
50 BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
et autres gaz à effet de serre,
Laura Rebreanu
Plus important est le risque de piratage de ces données, ainsi
que des appareils eux-mêmes. Le législateur, comme les
opérateurs, devront se montrer particulièrement prudents
et mettre en place les mesures de protection indispensables.
Autre problème : le coût d’installation, a priori supporté par
l’utilisateur. Pour beaucoup d’entreprises, les économies
d’énergie et d’eau pourraient largement compenser les coûts
d’installation. Toutefois, il faudrait prévoir un mécanisme de
soutien pour les consommateurs privés, pour qui les gains
seront plus limités. De quoi faciliter le déploiement des compteurs
intelligents, d’autant que leur durée de vie est inférieure
à celle des compteurs classiques.
L’Union Européenne prévoit de remplacer 80 % des compteurs
d'électricité par des compteurs intelligents d'ici 2020, chaque
fois que ce sera rentable. Compteurs et réseaux intelligents
pourraient réduire les émissions européennes de CO2
jusqu'à
9 % et la consommation annuelle d'énergie des ménages dans
la même mesure. Sous l’impulsion européenne, la Belgique
s’est aussi lancée dans le déploiement de cette technologie.
Il faudra toutefois s’inspirer de ce qui s’est déjà fait ailleurs,
pour éviter des erreurs et reproduire les bonnes pratiques.
Il faudra un cadre législatif adapté ; il faudra également un
soutien et un accompagnement adéquat des entreprises et
citoyens, afin de maximiser les bénéfices pour tout le monde –
et pour l’environnement. ●
Plus d'info : Laura Rebreanu, coordinatrice développement
durable Beci, lr@beci.be, 02 643 78 26.
© U.S. Air Force/Sara Vidoni
׉	 7cassandra://493Y5Aoo7dUCEfGcSEEgncKiGHxA-B_KK0jr14wYsZg`̵ Zw=Y׉EENTREPRENDRE
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les résultats de recherche ?
Être bien positionné dans les résultats de recherche, voici le principal
défi de votre société. Et pour cause : si plus de 90 % des sessions de
surf en ligne commencent sur un moteur de recherche, ce sont plus de
65 % des clics qui portent sur les 5 premiers résultats affichés.
O
r, vous remarquez un léger problème : votre site
web est loin de figurer sur la première page de résultats.
Autant dire que très peu de vos clients potentiels le
verront. Et comme un site web invisible (qui n’apparaît pas
sur la première page des résultats) est un site web qui n’atteint
pas ses objectifs (attirer de nouveaux clients, générer
des ventes…), vous devrez réaliser un travail d’optimisation
de votre référencement naturel (SEO, pour Search Engine
Optimization).
Les éléments importants du SEO
Ces dernières années, l’univers de la recherche sur Google
a subi plusieurs évolutions : mises à jour de l’algorithme
de classement (certaines plus importantes que d’autres) et
enrichissements des pages de résultats de recherche (SERP,
pour Search Engine Research Pages). Toutefois, même si
ces éléments ont engendré quelques perturbations dans
le référencement naturel, les piliers du SEO n’ont pas vraiment
changé. Ce sont eux qui représentent la première phase
d’analyse et de travail lorsque vous souhaitez améliorer le
positionnement des pages de votre site dans les résultats
naturels de recherche. Parmi les éléments fondamentaux
qui impactent directement la qualité de ce référencement
naturel, citons :
➜ Le contenu texte : Les mots importants (mots clés) dans
les contenus de votre site. Ils sont généralement retenus en
tenant compte des requêtes saisies par les internautes que
vous souhaitez toucher. L’optimisation d’une page consiste
à placer dans le contenu ces mots, des combinaisons, et
des synonymes, sans exagération.
➜ La balise Title : Si une page de votre site était un fichier
Word, sa balise Title serait le nom que vous donneriez à ce
fichier. Il s’affiche en bleu dans les résultats de recherche.
➜ Les balises Hn : Comme dans un document Word, les
balises H1, H2… représentent les différents niveaux de
titres que vous pouvez utiliser pour hiérarchiser et découper
votre contenu.
➜ Les backlinks : Historiquement, ce sont les premiers critères
de classement de Google. Les backlinks sont des
liens postés sur d’autres sites pointant vers une ou plusieurs
pages de votre site. Plus vos pages reçoivent de
backlinks provenant de sites de qualité, plus elles sont
populaires aux yeux de Google.
Cette liste n’est pas exhaustive : nous pourrions parler de la
balise Meta Description, de la balise Alt pour les images, etc.
L’algorithme de Google prend en compte plus de 200 critères
pour classer les résultats de ses SERP.
Pour aller plus loin
Participez à la journée de formation « Auditer
et améliorer le référencement de votre site sur
Google » animée par Damien Jacob, consultant
et professeur en e-commerce, e-business
et stratégies web.
Quand ? Le 7 juin, de 9h à 17h.
Où ? Beci, 500 av. Louise, 1050 Bruxelles
Info et inscriptions :
trainings@beci.be ; 02 648 50 02.
www.500.be
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
51
Comme on le voit, plusieurs
éléments
(techniques et non
techniques) influencent
la qualité
du référencement
naturel
de votre site.
En y travaillant,
vous
devriez remonter
de quelques places dans les résultats de recherche.
Mais un autre facteur doit dorénavant figurer au cœur de
votre stratégie d’amélioration de votre SEO : la satisfaction
de l’internaute. L’idée est simple : l’objectif de Google est de
proposer le meilleur résultat à l’internaute en situation de
recherche. Pour y arriver, Google déploie donc beaucoup
d’efforts afin d’identifier l’intention de recherche de l’internaute
et mesure dès lors le degré de pertinence du contenu
des pages proposées. Réfléchir de cette manière, en plaçant
l’internaute au cœur de votre stratégie SEO, vous permettra
très certainement d’atteindre une audience de qualité (intéressée
et plus facile à convertir en clients). ●
Loïc Vanhove
Consultant pour Retis,
cabinet d’experts en e-commerce
www.retis.be
En savoir plus ?
Lire aussi notre fiche thématique :
https://www.retis.be/referencement/
© Thinsktock
׉	 7cassandra://8DTtdbq2z7nY3kcEVBL5W8rGzcuSo1MAdGIuiOyH8KI`̵ Zw=ZZw=Y#בCט   u׉׉	 7cassandra://nN8TL31YHP3UoOjQV9_kc8SQ3ml_KViwl5TKpySiNEQ `׉	 7cassandra://L5ALB-mAcVCSCSxNxRMZLxdl667IgC6gPCOqXcz2X00b`S׉	 7cassandra://_YZZnPsfocbPPRLPwQ-PwtOTPL7rmW-9Q1YVH-BqKk4Q`̵ ׉	 7cassandra://KJsEVL4lS9_IxBiOo02xx9883doekgaiFUchKrL7igI͑͠Zw=[ט  u׉׉	 7cassandra://P4eHzges6NM8vjQUjMuFd46XHsLk0rIX2IG0wFVNEcQ d` ׉	 7cassandra://_kaa9GoZchVXljQbXlb66UPtyKvxwxAhEJZsbvgM73Yj?`S׉	 7cassandra://DS4tidI1QVdVdhot03LXCuk6Ts2JQDzYMG2SpkKySfI`̵ ׉	 7cassandra://p6lIf07cAmiHlQiKH2IT9w33bKWnCryyLIKX-iBr1Y4ͤ͠Zw=\נZw= ^4^9ׁHmailto:cco@beci.beׁׁЈנZw= ̎9ׁHmailto:info@1819.brusselsׁׁЈנZw= ̡9ׁHhttp://www.1819.brׁׁЈנZw= =9ׁHhttp://ment.beׁׁЈנZw= +k̧9ׁHhttp://e.proׁׁЈנZw= X̌9ׁHhttp://www.easy.brׁׁЈנZw=
 9ׁH !https://enot.publicprocurement.beׁׁЈנZw=	 9ׁH "http://www.publicprocurement.be/frׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
E-PROCUREMENT
Des marchés publics qui se numérisent
À l’instar du B2B ou du B2C, le B2G (business-to-government) possède ses propres
codes et pratiques. La réglementation en matière de marchés publics a été améliorée
et les seuils de publication des appels d’offres revus (voir notre édition de
mars). Trouver un marché qui correspond à l’offre de votre entreprise est désormais
facilité par une plateforme unique. Encore faut-il pouvoir s’en servir correctement,
puis répondre à un cahier de charges.
E
n 2015, le gouvernement de la Région bruxelloise a
décidé de créer une agence pour la simplification
administrative. Easybrussels, placée sous la tutelle
de la Secrétaire d’État chargée de la simplification administrative,
Fadila Laanan, présente annuellement un rapport
de suivi des projets au gouvernement. Citons par exemple
l’e-guichet, la facturation électronique ou l’e-Procurement.
Cette dernière plateforme est destinée à la publication et à
la gestion en ligne des marchés publics.
Easybrussels organise notamment depuis plusieurs années
des formations pour les agents publics et, depuis 2018, mène
des actions de sensibilisation auprès des entreprises en collaboration
avec Beci et les administrations bruxelloises. Cathy
Marcus, déléguée au gouvernement bruxellois à la simplification
administrative, qui dirige Easybrussels, a répondu à
nos questions.
Pouvez-vous rappeler ce que sont les marchés
publics et ce qu’ils représentent en termes de
montants ?
Du point de vue légal, le marché public est un contrat conclu
à titre onéreux entre un pouvoir adjudicateur (administration
communale, ASBL financée majoritairement par les pouvoirs
publics, entreprise publique…) et un opérateur économique
(une entreprise ou un indépendant). Il existe trois grandes
catégories de marché public : les fournitures, les services et
les travaux. L’ensemble des commandes publiques en Belgique
représente chaque année environ 15 % du PIB, soit
plus de 50 milliards d’euros.
Comment faire la distinction entre marchés publiés
et ceux qui ne doivent pas l’être ?
Deux types de marchés publics sont à distinguer : ceux qui
tombent sous l’obligation légale de publication officielle (tout
marché dont le montant est supérieur ou égal à 144.000 €
HTVA sauf exceptions) et tous les autres marchés (dont le
montant est inférieur). Dans ce deuxième cas, le pouvoir adjudicateur
peut inviter à participer les opérateurs économiques
de son choix (au moins trois).
Où trouver l’ensemble des marchés publics qui
tombent sous l’obligation légale de publication ?
Existe-t-il des différences entre Bruxelles, la
Flandre et la Wallonie ?
Tous les marchés soumis à cette obligation sont publiés sur
la plateforme e-Procurement, dans l’environnement « Bul52
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
Cathy Marcus, directrice
d’Easybrussels.
letins des adjudications » (BDA). Cette publication s’effectue
grâce au module e-Notification (voir encadré « Pour aller plus
loin »). Les opérateurs économiques peuvent aussi utiliser ce
module gratuitement pour retrouver des marchés ou créer des
profils de recherche automatique avec notification par e-mail.
Des marchés de 144.000 € HTVA ou plus, cela peut
sembler « trop gros » pour beaucoup de PME et
d’indépendants en Région bruxelloise… Quelles
sont les opportunités pour ce type d’opérateurs
économiques ?
Pour encourager leur participation, la loi du 17 juin 2016 sur
les marchés publics a mis en place un système d’allotissement
obligatoire. Le pouvoir adjudicateur qui lance un marché
supérieur à 144.000 € HTVA a aujourd’hui l’obligation de le
diviser en lots (minimum deux). La plateforme e-Procurement
propose également l’environnement « Free Market »,
qui permet aux organismes publics de publier leurs marchés
inférieurs à 144.000 € HTVA. Plusieurs administrations
bruxelloises (régionales et locales) ont commencé à l’utiliser
pour différentes catégories de marché.
Pour les marchés bruxellois qui ne doivent pas
être publiés, quel conseil pouvez-vous donner aux
petites entreprises pour les inciter à participer ?
La meilleure méthode reste la prospection « traditionnelle ». Il
ne faut pas hésiter à contacter directement les responsables
׉	 7cassandra://_YZZnPsfocbPPRLPwQ-PwtOTPL7rmW-9Q1YVH-BqKk4Q`̵ Zw=]׉EENTREPRENDRE
Marchés publics :
4 règles d’or
des marchés publics au sein des administrations afin de faire
connaître l’expérience et les références de l’entreprise dans
le domaine visé. Si cette méthode n’offre aucune garantie
d’être recontacté, il ne faut pas sous-estimer le besoin des
administrations de trouver de nouveaux fournisseurs ou prestataires
pour mieux répondre à leurs attentes.
Quels derniers conseils pour l’utilisation de la
plate-forme e-Procurement ?
Lancez-vous ! Même si l’outil informatique en général peut
parfois susciter des réserves, il n’a jamais été aussi facile
de participer à des marchés publics en Belgique. Pour les
entreprises et les indépendants qui n’ont jamais utilisé e-Procurement,
il est recommandé d’utiliser directement le module
e-Notification pour effectuer des premières recherches
correspondant au secteur d’activité. L’application est assez
simple d’utilisation et, en cas de besoin, des supports (manuel,
check-list…) sont disponibles en ligne. Le SPF Stratégie
et Appui organise également des sessions d’information gratuites
à la demande. Sur base de ces premières recherches,
l’entreprise peut décider de s’inscrire sur e-Procurement
et configurer des profils de recherche automatique, ce qui
lui permettra de recevoir directement des opportunités de
marché dans sa boîte mail. ●
Un marché public est un véritable parcours du
combattant. Il faut passer tous les obstacles et ne
pas oublier une étape pour obtenir le marché. Il est
donc utile de s’arrêter un instant sur les erreurs
les plus fréquentes commises par les entreprises.
1. La signature de l’offre : L’offre doit être signée
par la personne qui est compétente ou mandatée
à représenter la société. Quand l’offre est déposée
par une personne physique, celle-ci doit signer
elle-même. Quand l’offre est déposée par une société,
la signature doit émaner de son représentant
organique (conseil d’administration pour une SA
ou deux administrateurs si les statuts le prévoient
– gérants d’une SPRL), ou d’un mandataire muni
d'une procuration spéciale. La signature d’une
offre n’est pas en soi un acte de gestion journalière.
À cet égard, il faut rappeler qu’un scan de signature
ne suffit pas et que, quand l’offre doit être
déposée sous format électronique, la signature
électronique s’applique. En d’autres termes, c’est
la personne qui dépose l’offre sur la plateforme
électronique (et dont la carte d’identité est utilisée)
qui signe l’offre.
Pour aller plus loin
➜ www.publicprocurement.be/fr ;
➜ https://enot.publicprocurement.be (la
plateforme e-procurement fonctionne
mieux avec certains navigateurs web ; l’administration
recommande MozillaFirefox) ;
➜ www.easy.brussels ;
➜ Helpdesk fédéral : e.proc@publicprocurement.be
; 02 790 52 00 ;
➜ Helpdesk régional, en collaboration avec
Beci : www.1819.brussels/fr ;
info@1819.brussels
➜ À l’agenda : dans le cadre du cycle « marchés
publics », Beci organise le 12.06 un
séminaire petit-déjeuner sur les opportunités
de marchés en traitement des sols
pollués. Info et inscriptions : Caroline
Coutelier, 02 643 78 13 — cco@beci.be.
2. Le dépôt d’une offre : Toute demande de participation
ou offre doit parvenir au pouvoir adjudicateur
avant la date et l’heure ultimes de dépôt
prévues dans les documents du marché. Les demandes
de participation et offres tardives ne sont
pas acceptées. Soyez donc vigilants.
3. La régularité : La régularité d’une offre implique
que celle-ci soit conforme à toutes les exigences
prévues par le pouvoir adjudicateur dans
les documents du marché, ainsi qu’à la réglementation
relative aux marchés publics (arrêté royal du
14.01.2013). Si un soumissionnaire s’écarte de ce
que le pouvoir adjudicateur exige, il y a une chance
réelle que son offre soit écartée. C’est pourquoi les
soumissionnaires ne peuvent en aucun cas déclarer
leurs conditions générales applicables au marché
lancé. En effet, celles-ci différeront de manière
trop importante des règles générales prévues par
l’AR du 14.01.2013.
4. La possibilité de poser des questions : Un soumissionnaire
a le droit de poser des questions au
pouvoir adjudicateur au plus tard dix jours avant la
date ultime de réception des offres. En pratique,
trop peu de soumissionnaires le font. Or, faute de
questions, le pouvoir adjudicateur peut par la suite
déclarer qu’un soumissionnaire n’a plus d’intérêt
à contester la décision d’attribution du marché,
parce que ce dernier a participé au marché sans
faire de remarques préalables. Les soumissionnaires
ne doivent donc pas hésiter à poser des
questions sur certains points ou éléments qui ne
seraient pas clairs.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
53
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9ׁHhttp://www.kfda.beׁׁЈנZw= j5H9ׁHhttp://www.viage.beׁׁЈנZw= ̵
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9ׁH (http://www.brusselsfoodtruckfestival.comׁׁЈנZw= ~9ׁHhttp://www.veganizerbxl.comׁׁЈנZw= ,Ic9ׁHhttp://www.jaminjette.beׁׁЈנZw=  gf9ׁHhttp://www.zinneke.orgׁׁЈנZw= I\9ׁHhttp://www.cmireb.be/ׁׁЈ׉ELES
ADRESSES
CHYL
Rue de Belle-Vue 62, 1000 Bruxelles
Avenue de la Toison d’Or 26/28, 1050 Bruxelles
02/648.34.76
Prix : 23€
www.chyl.be
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Les spots où bruncher le
weekend à Bruxelles !
Vous êtes un(e) adepte des petits-déjeuners ? Pour vous,
le dimanche rime avec brunch : café, œufs au plat ou
brouillés, croissants et jus d’orange pressé ? À Bruxelles,
de nombreux endroits chaleureux vous accueillent le dimanche
pour un moment gourmand et de détente. Découvrez
quelques adresses aux quatre coins de la capitale.
Chloé Hennicken et Donatienne de Vleeschauwer
Depuis plusieurs années, la capitale a vu naître de
nombreux endroits intimistes et chaleureux prônant
une cuisine réalisée à partir de produits bio, healthy ou
locaux. Plus de doute, la tendance s’est bien installée à
Bruxelles et le brunch du dimanche est devenu le rendez-vous
à ne pas manquer. Une fois la date réservée et
les personnes invitées, il ne reste plus qu’à trouver l’endroit
parfait où profiter d’un menu gourmand ou santé,
de produits frais et d’un accueil chaleureux.
Dans le quartier des universités de Bruxelles, laissez-vous
tenter par Coffee College, l’endroit idéal où
bruncher, se retrouver entre amis et, pourquoi pas, travailler.
Passez un moment de détente dans cette atmosphère
bercée par les covers de vos chansons préférées et
dégustez, au choix, un brunch sucré ou salé.
La tendance est au bio
Une cantine bio branchée à la décoration verte et
moderne, une épicerie bio et un espace bien-être. Chyl
est the place to be pour les adeptes du brunch et de la
tendance bio, healthy et zero waste. Vu l’engouement que
suscite cet endroit au charme champêtre, Chyl vient
d’ouvrir sa deuxième cantine dans le centre de la ville.
Pour les gourmands et les fans de produits locaux et bio,
passez sous un long porche vers la cour de la Maison des
54 BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
COFFEE COLLEGE
Boulevard Général Jacques 124-126, 1050 Ixelle
0470/65.19.24
Prix : 17€
www.coffeecollegebrussels.com
L’ESTAMINET
Chaussée de Haecht 147, 1030 Schaerbeek
0498/59.72.27
Prix : 22€
www.lestami.net
COOK & BOOK
Place du Temps-Libre 1, 1200 Bruxelles
02/761.26.00
Prix : 25€
www.cookandbook.be
LA TRICOTERIE
Rue Théodore Verhaegen 158, 1060 Saint-Gilles
02/537.96.69
Prix : 18€
www.tricoterie.be
Arts à Schaerbeek et découvrez un petit coin de paradis :
L’Estaminet. Servi à raison d’une fois par mois à 11h et
13h30, le buffet-brunch proposé par ce petit café vintage
et chaleureux vaut le détour.
Des lieux insolites
Amoureux des livres, que diriez-vous de déguster votre
brunch du dimanche dans une librairie pas comme
les autres ? Déambulez dans les différents univers de
Cook & Book et déjeunez parmi les romans dans l’espace
littérature ; dans une serre ; dans une véritable cucina
italienne ou dans l’univers atypique de Charles Dickens
et du full english (le déjeuner des pays anglophones).
Profitez-en pour dévorer le livre de votre choix une fois
l’estomac bien rempli.
Dans un espace à l’historique industriel, La Tricoterie
vous accueille pour des activités basées sur la cohésion
et l’économie sociale. De nombreux événements sont
organisés pour les adultes comme pour les enfants,
le dimanche également… La Tricoterie vous donne
l’opportunité de passer une journée en famille autour
d’un brunch et, après avoir mangé, de laisser les enfants
jouer librement ou de participer aux activités proposées.
Chloé Hennicken et Donatienne de Vleeschauwer
© Shutterstock
׉	 7cassandra://EopFnNn8jUQSN9bAuZg23u2r0U3uimsCkgNx5zqaqRM!T`̵ Zw=a׉EBRUSSELSLIFE
PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
02.05 | 04.06
CONCOURS REINE ELISABETH
Cette année, c’est le chant qui est mis à
l’honneur lors de cette édition d’un concours
parmi les plus prestigieux du monde.
Bozar & Flagey | 16€-380€ (Bozar) & 7€-66€
(Flagey) | www.cmireb.be/
12.05
ZINNEKE PARADE
Tous les deux ans, la Zinneke Parade met en
scène les idées artistiques et sociales originales
des habitants, associations, écoles et artistes.
Le thème de cette dixième parade : Illégal.
Différents lieux à Bruxelles | Gratuit |
www.zinneke.org
31.05 | 03.06
BRUSSELS FOOD TRUCK FESTIVAL
Pour sa 5e
18.05 | 19.05
JAM’IN JETTE FESTIVAL
Durant deux jours, vivez au rythme de la musique !
Le Jam’in Jette festival, ce sont trois scènes, une
panoplie d’artistes bruxellois et internationaux
ainsi qu’une programmation musicale variée.
Parc de la Jeunesse | Gratuit | www.jaminjette.be
26.05
VEGAN STREET FESTIVAL
À la recherche de nouvelles saveurs ? Rendez-vous
au Vegan Street festival. Vous y trouverez des
foodtrucks, vêtements et même du maquillage 100 %
vegan. L’occasion de consommer différemment.
Lieu non communiqué | Gratuit |
www.veganizerbxl.com
édition, le plus grand food
truck festival d’Europe pose ses valises
au cœur de la capitale. L’occasion de découvrir
les restaurants mobiles les plus
originaux, rassemblés pendant 4 jours.
Boulevard Roi Albert II | Gratuit |
www.brusselsfoodtruckfestival.com
03.06
FESTIVAL DE L’ENVIRONNEMENT
Faites le plein d’informations et rencontrez
les acteurs de l’environnement à Bruxelles
à travers de nombreuses animations ludiques.
La journée se clôturera en beauté
avec un grand concert gratuit.
Parc du Cinquantenaire | Gratuit |
www.environnement.brussels
EN SOIRÉE
03.05 | 27.09
LÀ-HAUT
En mai, c’est le retour des afterworks au 7e
étage
du Grand Casino de Bruxelles ! Là-Haut Viage
vous fixe rendez-vous chaque jeudi dès 17h.
Grand Casino de Bruxelles | Gratuit | www.viage.be
04.05 | 26.05
KUNSTENFESTIVALDESARTS
Cette année, le festival international consacré
à la création contemporaine revient pour la 23e
édition ! Théâtre, cinéma, danse et performances
seront au rendez-vous durant 3 semaines.
Différents lieux à Bruxelles | Tarifs divers |
www.kfda.be
25.05 | 27.05
BRUSSELS JAZZ WEEKEND
Durant 3 jours, venez écouter gratuitement
du jazz belge et international sous
toutes ses formes.
Différents lieux à Bruxelles | Gratuit |
www.brusselsjazzweekend.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Un plan jogging pour encourager la pratique :
les 20km de Bruxelles !
Lieu de départ :
Parc du Cinquantenaire
1000 Bruxelles
www.20kmdebruxelles.be
Chaque année depuis 1980, la célèbre
course des 20 km est organisée à Bruxelles.
Au fil des éditions, le parcours a évolué
mais l’engouement des joggeurs amateurs
ou affirmés n’a cessé de croître. En effet,
l’année dernière, près de 40 000 participants
s’étaient réunis pour l’occasion : des Bruxellois,
des Belges mais aussi des étrangers
venus du monde entier. Le départ 2018 sera
donné le 27 mai à 10 h au Parc du Cinquantenaire,
et nul doute que cette 39e
édition
accueillera encore beaucoup de monde prêt
à suivre ce parcours à travers les différentes
communes de la capitale de l’Europe.
Récemment, le Parlement bruxellois a
même adopté une résolution visant à encourager
la pratique du jogging. Notre
capitale se verra donc prochainement dotée
de nouvelles infrastructures, au même titre
que d’autres grandes villes internationales.
Selon le député SPa Jef Van Damme, à
l’origine de ce texte, le « plan jogging »
comprendrait l’installation de fontaines
à eau, de toilettes et de casiers à des endroits
stratégiques fréquentés par les
joggeurs. Il prévoirait également la création
de nouveaux parcours balisés, qui n’existent
actuellement qu’au nombre de deux.
Depuis le début du printemps, de nombreuses
courses étaient organisées dans la
ville : à Alma, à Uccle, à Woluwe-Saint-Lambert.
Si vous les avez manquées, il n’est
pas trop tard pour découvrir cette pratique
et vous lancer un challenge à la mesure de
votre ambition en participant aux 20 kilomètres.
Chloé
Hennicken et Aurélie Degrooff
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
55
© Reporters
© Reporters
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LE BRUXELLOIS DU MOIS
Angèle Van Laeken,
une grande chanteuse à en devenir !
Angèle Van Laeken, plus connue sous
son prénom, est une chanteuse bruxelloise
de 22 ans. Elle est l’interprète
de « La Loi de Murphy », qui a cumulé
près de 4 millions de vues sur Youtube
dès sa sortie. Angèle est issue d’une
famille d’artistes, fille de la comédienne
Laurence Bibot et du chanteur Marka, et
sœur du rappeur Roméo Elvis.
Par son environnement familial, Angèle
a grandi avec une éducation artistique.
Elle a étudié le piano classique et fait
ses études au Jazz Studio d’Anvers. Sa
formation lui a donné une connaissance
LE SAVIEZ-VOUS ?
60e
anniversaire
du Square du Mont des Arts
Le saviez-vous ? En forme de cube de
verre et haut de trois étages, le Square
du Mont des Arts, anciennement connu
sous le nom de « Palais des Congrès
de Bruxelles », fête ses 60 ans. Situé
entre le haut et le bas de la ville, le
Square se définit comme un lieu de
découverte, de partage et de détente.
Situé au Mont des Arts depuis 1958,
année lors de laquelle l’Exposition
universelle s’est déroulée à Bruxelles,
le Square est principalement implanté
en sous-sol et dispose actuellement
de 13 500 m², soit l’équivalent
56 BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
de cinq auditoires, six halls, vingtcinq
espaces modulables et 4 000 m²
réservés aux expositions. Cet espace
permet d’accueillir de nombreux
événements comme des congrès
internationaux, des sommets, des
conventions, des lancements de
produit, des événements d’entreprise,
des spectacles, des dîners de
gala, des défilés de mode ou encore,
des expositions. A l’occasion de son
60e
anniversaire et pour être en
cohérence avec ses activités, le
Square a choisi un nouveau logo
ainsi qu’une nouvelle appellation à
consonance plus internationale :
« Brussels Convention Centre ».
Kaya Josse
théorique et pratique du milieu musical.
Angèle s’est spécialisée dans le clavier,
qui l’accompagne dans toutes ses
créations.
Angèle a commencé à se faire connaître
via le réseau social Instagram, en publiant
des reprises musicales sur son compte.
En plus de ces reprises, elle affiche son
univers artistique, très décalé, qui lui a
permis de sortir du lot. Ses reprises sont
diffusées sous forme de petites capsules
vidéo, avec différentes prises de vue qui
leur donnent une dynamique.
Cette jeune chanteuse possède un atout
par rapport à d’autres artistes s’affichant
sur les réseaux sociaux : Angèle n’est pas
tombée dans le narcissisme que peuvent
engendrer les réseaux. Elle a un très
grand recul envers elle-même et un sens
de l’autodérision peu commun.
Son dynamisme, son univers et son
talent musical ont permis à Angèle de se
faire connaître sur toute la toile et d’être
repérée par les amateurs de bonne
musique. Son univers et ses capsules
vidéo sont une vraie bouffée d’air frais
dans le paysage musical bruxellois.
Vu l’engouement des internautes pour
ses reprises et sa personnalité bien à
elle, Angèle a gagné en notoriété dans
toute la Belgique et en France. Son frère
Roméo Elvis, rappeur très connu, lui a
proposé de faire une collaboration sur le
titre « J’ai vu » en 2017 – énorme succès
dans les pays francophones.
Fin de cette même année, Angèle a sorti
son premier titre, « La Loi de Murphy »,
qu’elle a entièrement écrit et composé.
Le clip a été réalisé par la photographe
et vidéaste belge Charlotte Abramow.
La chanson et le clip ont eu un très grand
succès en France et en Belgique.
Un deuxième titre, « Je veux tes yeux »,
dont le clip vidéo est encore réalisé par
Charlotte Abramow, a suivi, en attendant
un premier album pour cet été, où elle
sera également
présente dans de nombreux festivals tels
que Rock Werchter, Les Ardentes, Dour...
Une belle occasion de découvrir son
univers et ses compositions.
Donatienne de Vleeschauwer
© Reporters
© Charlotte Abramow
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L’actualité BECI en photos
Les salons de l’hôtel Plaza accueillaient, le 29 mars
dernier, le Luxurious Afterwork de Beci. Un lieu d’exception
pour un moment convivial.
L’identification des marchés et les
marchés liés à l’environnement
étaient les sujets du séminaire
organisé chez Bruxelles Environnement,
dans le cadre de notre
cycle « marchés publics ». Lire
aussi notre article en p. 52.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
57
© Isopix
© Reporters
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Acquadesign Studio SPRL
Chemin des Postes 151 A - 1410 Waterloo
Code Nace : 46742 - Commerce de
gros de fournitures pour plomberie et
chauffage 47527 - Commerce de détail
d'articles et de matériels d'installations
sanitaires en magasin spécialisé del. :
Eric Clément
Antares For Water & Fire SRL
Via Degli Alpini 144 - 55100 Lucca - Italie
del. : Francesco Gargani
Bevalwin SPRL
Rue Jean-Baptiste Meunier 11 - 1050
Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil
en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion 96099 -
Autres services personnels del. : Frederic
Foucard
C & S Holding CY SPRL
Place Guy d'Arezzo 17 bte 4 - 1180
Bruxelles Code Nace : 64200 - Activités
des sociétés holding 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de
gestion 73200 - Études de marché et
sondages d'opinion del. : Xavier Culot
City Food SA
Chaussée de Boondael 255 - 1050
Bruxelles Code Nace : 10711 - Fabrication
industrielle de pain et de pâtisserie
fraîche 47241 - Commerce de détail de
pain et de pâtisserie en magasin spécialisé
(dépôt) 56102 - Restauration à
service restreint del. : Frédéric Gérard
CompanyWriters.be SPRL
Rue de la Croix 7 - 4600
Visé Code Nace : 70210
- Conseil en relations
publiques et en communication
74300 - Traduction
et interprétation 85599 - Autres
formes d'enseignement del. : Bernadette
Pâques
Fagou SPRL
Chaussée d'Alsemberg
842 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 46170 - Intermédiaires
du commerce
en denrées, boissons et
tabac 46311 - Commerce de gros de
pommes de terre de consommation
46392 - Commerce de gros non spécialisé
de denrées non-surgelées, boissons
et tabac del. : Eric Fombasso
Formyfit SPRL
Avenue Jean Burgers 2 - 7850 Enghein
Code Nace : 4615009 - Intermédiaires
du commerce en articles de sport et
matériel de camping, jeux 47910 - Commerce
de détail par correspondance ou
par Internet 62010 - programmation informatique
del. : Laurent Baijot
Frimgle SPRL
Avenue Jules Bordet 13 - 1140 Bruxelles
Code Nace : 18130 - Activités de prépresse
70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion 73110 -
Activités des agences de publicité del. :
Stefan Ifrim
Geolink SARL
Avenue des Platanes 1280 - 3497 Lattes
- France del. : Léa Berçot
Ghisdal Marie-Noëlle PPE
Avenue de la Couronne 431 - 1050
Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil
en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion 73200 -
Etudes de marché et sondages d'opinion
del. : Marie-Noëlle Ghisdal
Groupe Jamar SPRL
Boulevard Saint-Michel 47 - 1040
Bruxelles Code Nace : 41201 - Construction
générale de bâtiments résidentiels
41202 - Construction générale d'immeubles
de bureaux 41203 - Construction
générale d'autres bâtiments non
résidentiels del. : Frédéric Jamar
GTL - Groupement National des
Entreprises de Taxis et des Services
de Location de Voitures avec
chauffeur ASBL
Avenue de la Métrologie - 1130 Bruxelles
Code Nace : 82990 - Autres activités de
soutien aux entreprises n.c.a. 94120 -
Activités des organisations professionnelles
del. : Pierre Steenberghen
Hubert Hilaire PPE
Rue Général Henry 93 - 1040 Bruxelles
Code Nace : 5110014 - les excursions
aériennes, les baptêmes de l'air, etc.
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 73200 -
Études de marché et sondages d'opinion
del. : Hilaire Hubert
kingsley & Partners SPRL
Avenue Louise 279 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion
78100 - Activités des agences de placement
de main-d'oeuvre 82990 - Autres
activités de soutien aux entreprises
n.c.a. del. : Malik Gourara
Inbox SARL
Avenue des Volontaire 19 - 1160
Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil
Informatique 73110 - Activités des
agences de publicité - 63120 - Portail
internet del. : Albert Derasse
Lejeune Alexandre PPE
Rue des Sables 31 - 1000 Bruxelles
del. : Alexandre Lejeune
Maestro-Lift PPE
Avenue Georges Henri 393 - 1200
Bruxelles Code Nace : 49410 - Transports
routiers de fret, sauf services de
déménagement 49420 - Services de
déménagement 7711003 - Location à
court terme ou la location-bail de véhicules
utilitaires légers (max. 3,5 t) sans
conducteur del. : Jérome Larcher
Renault Belgique Luxembourg SA
Avenue W.A Mozart 20 - 1620 Drogenbos
Code Nace : 30910 - Fabrication de
motocycles 45111 - Commerce de gros
d'automobiles et d'autres véhicules automobiles
légers ( = 3,5 tonnes ) 46495
- Commerce de gros de cycles del. :
Jean-Paul Renaux
Titres Services Pérou PPE
Chaussée de Waterloo 736 - 1180
Bruxelles Code Nace : 78100 - Activités
des agences de placement de maind'oeuvre
81210 - Nettoyage courant des
bâtiments 88999 - Autres formes d'action
sociale sans hébergement n.c.a.
del. : Judith Ayala Huamani
58
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
׉	 7cassandra://hNYxa9Vumd-t_d9IiTSfk16iCvMiJdglDrFBYMASem8&`̵ Zw=i׉E
COMMUNITY
AGENDA
Management & RH, Personal
improvement
08.05 au 12.06.2018
Cycle : comment choisir son CRM
et motiver son équipe à l'utiliser
14.05.2018
Faites de votre équipe le moteur
du changement
15.05.2018
Prévenir l’absentéisme et gérer
les entretiens lors du retour
22.05.2018
Manager à distance
24.05.2018
Transformer ses entretiens
d'évaluation en outils de
motivation durables
04.06.2018
Leader inspirant, manager
efficace, coach motivant :
apprenez à gérer vos casquettes
12.06.2018
Motiver et préparer son équipe au
changement
14.06.2018
Comment recruter avec
LinkedIn ?
Vente, marketing &
Communication
31.05.2018
C’est vrai puisque c’est dans le
journal : gérer efficacement les
relations avec la presse
07.06.2018
Auditer et améliorer le
référencement de votre site sur
Google ?
07.06.2018
Comment faire votre première
campagne Facebook ?
11.06.2018
GDPR : la nouvelle législation
va-t-elle « tuer » votre activité
marketing ?
14.06.2018
Google Analytics : comment
analyser la performance d’un site
web
14.06.2018
Facebook : comment gérer et
animer une page d’entreprise
15.06.2018
Apprenez à utiliser Instagram
pour votre business
26.06.2018
Facebook : créer et engager votre
communauté
Efficacité
28.05.2018
Pour utilisateurs de Mac :
Doublez l’efficacité de vos
réunions grâce à OneNote !
07.06.2018
Doublez l'efficacité de vos
réunions grâce à OneNote !
12.06.2018
Réussir son passage au
télétravail
09.07.2018
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer votre temps !
ICT
25.05.2018
Créer des présentations
captivantes grâce à PowerPoint !
05.07.2018
Un assistant personnel gratuit, ça
existe ? Oui, son nom est Outlook
➜ Emilie Lessire +32 2 643 78 11 –
ele@beci.be
Formations sur mesure
Vous souhaitez développer
vos compétences, accroître la
performance de vos collaborateurs,
renforcer l’esprit d’équipe de
votre entreprise ? Nos formations
peuvent se décliner dans votre
entreprise.
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
fs@beci.be
Droit commercial
28.05.2018
Comment protéger vos créations
par la propriété intellectuelle et
les secrets d'affaire ?
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
59
Vous ne trouvez pas la formation
que vous cherchez ? Contacteznous
! Notre programme de
formations est établi en fonction
des demandes que vous nous
formulez.
➜ Emilie Lessire +32 2 643 78 11 –
ele@beci.be
Législation sociale
17.05.2018
La prime d'innovation :
récompensez vos travailleurs
créatifs par une prime 100 %
nette !
18.05.2018
Actualités Compensation &
Benefits
25.05.2018
Les forfaits de frais : points
d'attention et recommandations
pratiques
03 & 05.07.2018
Atelier d’apprentissage à la
négociation avec les syndicats
21, 23, 28 & 30.08.2018
L'essentiel du droit du travail
׉	 7cassandra://IABAh8FZ9Ciaajtv5OZ5XqmFiRU-aJvc0ni3GioOiHo,`̵ Zw=jZw=i#בCט   u׉׉	 7cassandra://syhQooSot-H_XGPqA_jeEWQ8PyesXW2f2JohhEm7Cjo ,`׉	 7cassandra://aBEFJZRjl_ul4mjUYHQ0c74a54W_1yy1HYFGu4WvIs4X`S׉	 7cassandra://fl9z8jEiW8yMf2Bm_cWuaaQCaxoKCA7w7U-U_lEpTto,`̵ ׉	 7cassandra://WQgNKfA6EK8WtiqmACNiW7Wi6B9sHoZkzTnrIRQ9wHY͝)̔͠Zw=kט  u׉׉	 7cassandra://qyhiStUnkG7BX2btqJeszhtNZ9FHiXHwO2zzmBAT8bE _`׉	 7cassandra://QDfhwjSkYCIrcHlMI3m0qhSLE69G10abxnq3fQ9bJKsR`S׉	 7cassandra://wP0da6AcNg1yqLRNg1Mo7g-SRItiQe891vPbfImpUKw `̵ ׉	 7cassandra://teii1J6uzeiS--zTFaXa0kfBjdpNqx9A2R3EVp8ONtkͨ͠Zw=lנZw= e9ׁHmailto:sse@beci.beׁׁЈנZw= 2e9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈ׉E*COMMUNITY
Digital ! » - Luxembourg
27.06.20158
Digital transformation
matchmaking event in Liverpool
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
17.05.2018
Foot & Cartoon AfterWork
13.06.2018
11.09.2018
Comment passer des anciennes
formes de sociétés aux nouvelles
suite à la réforme du code des
sociétés ?
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
fs@beci.be
Russia, Belarus and Eurasian
Economic Union!
22 & 23.05.2018
Paris Smart cities business
meetings – meet the buyers
30.05.2018
Les Incoterms : transferts des
risques, des coûts et aspect
douanier
17.05.2018
Customs and certifications,
be updated about new rules in
21 & 22.06.2018
Forum économique
transfrontalier « Greater Region
4.0 : The Greater Region goes
Lunch dating Phd
14.06.2018
Precious AfterWork
19.06.2018
Speed Business Lunch
28.06.2018
Vintage Garden Party
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
** En néerlandais uniquement
Inscrivez-vous à une ou plusieurs
formations et bénéficiez
des subsides à la formation
Région Bruxelloise: 50% de
subsides: (investissement min.
= 1.000 €)
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Actiris
44-45
Ahooga
Airbus
Archiduc (L’)
Artepub
Belgian Restaurants Association
BePark
Bestarter
Boeing
Brasserie de la Patinoire
Bridgestone
Brussels Academy
Brussels Airlines
Brussels Convention Center
Bruxelles Environnement
Bruxelles Formation
Cabin3D
Canon
CarAsap
CFE
CHU Bruxelles
Chyl
CILT
Citydev.brussels
CityMove
Coffee College
Cohabs
Collibra
Comité européen des Régions
Commuty
Confédération Construction
Connect2Move
Cook & Book
60
BECI - Bruxelles métropole - mai 2018
5 ; 6-10 ; 18-20
40-43
46-47
18-20
6-10
18-20
18-20
40-43
46-47
40-43
37-39
46-47
54-56
44-45 ; 57
44-45
48
40-43
18-20
40-43
4
54-56
27
44-45
18-20
54-56
22-23
40-43
6-10
18-20
44-45
18-20
54-56
Ctec
Daoust
Delen
Deloitte
Drive My Kids
Easi
Easybrussels
Engie
Enterprise Europe Network
ERTMS Solutions
Estaminet (L’)
Ethias
Europcar
Fondation Roi Baudouin
G4S
Gillion Construct
Google
Graydon
IBS
IBSA
ING
Interparking
IPM
Joyn Joyn
KBC Brussels
Keolis
Lidl
Ligue Braille
M6
Micropole
Mini-Europe
Mitsubishi
MobileXpense
18-20
6-10
46-47
6-10
18-20
49
52-53
40-43
24
40-43
54-56
46-47
18-20
36
15
44-45
51
6-10
49
37-39
46-47
18-20
40-43
18-20
46-47
18-20
44-45
4
40-43
18-20
46-47
40-43
40-43
Numeca
ONSS
Plaza (Le)
PwC
Renault
Retis
Rolls-Royce
RTBF
RTL
SatADSL
Scooty
Smartflats
Stigo
Tapptic
Tase Solutions
Telecom Italia
Telelingua
Thalys
Théâtre de Poche
Tricoterie (La)
Ubeeqo
UCB
UCL
ULB
Un Soir… Un Grain
UTick
Via Mobilé
Visit.brussels
Vlerick Business School
VUB
YouthStart
Musée de la BD
Nalys
46-47
40-43
40-43
16
57
50
18-20
51
40-43
4
40-43
40-43
18-20
22-23
18-20
40-43
22-23
37-39
40-43
46-47
46-47
54-56
18-20
40-43
36
12-13 ; 36
46-47
46-47
18-20
46-47
6-10
36
6-10
׉	 7cassandra://fl9z8jEiW8yMf2Bm_cWuaaQCaxoKCA7w7U-U_lEpTto,`̵ Zw=m׉EENTREPRISES en TRANSMISSION
Le Hub Transmission de BECI, première
organisation de la Région Bruxelles Capitale en
cession/acquisition d’entreprises, publie ses
nouvelles offres.
> 4 entreprises à remettre
Marketing direct et
communication
CA de 2 à 5 Mo €
1 à 10 personnes
> 4 acquéreurs
Revendeur de
photocopieurs,
solutions
informatiques,
mobilier de bureau
pour le B2B ou B2C
Belgique
CA de 1 à 5 Mo €
Industrie, artisanat
industriel, nouvelles
technologies
Digital marketing,
communication,
événementiel
Import/Export,
Industrie
Maintenance
informatique,
réparation de
smartphones
CA < 1 Mo €
11 à 30 personnes
Import-export
d’articles de
maroquinerie, tissus
d’ameublement
CA < 1 Mo €
1 à 10 personnes
Imprimerie digitale
grands formats
CA < 2 Mo €
1 à 10 personnes
Bruxelles, Wallonie
CA de 1 à 2,5 Mo €
Belgique
CA de 2 à 3 Mo €
Bruxelles, Wallonie
CA max. 20 Mo €
Vous êtes intéressé par l’une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l’un
de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou
d’acquisition.
Erick Thiry, Coordinateur du Hub Transmission • eth@beci.be • +32 2 643 78 36
Salima Serouane, Conseillère Transmission • sse@beci.be • + 32 2 643 78 49
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