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N° 37 - Septembre 2018
Emploi
& Formation
L’emploi à Bruxelles :
pas de quoi s’inquiéter ?
P.30
Alternance :
l’apprentissage de demain
P.41
Former des réfugiés
P.46
Un stagiaire, pour quoi faire ?
P.52
ENTRETIEN CROISÉ :
Maggie De Block et
Guy Vanhengel
P.12
ISSN 2406-3738
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La numérisation
n’est pas un choix
Imagine-t-on une seule entreprise qui, voici un siècle, aurait choisi
se raccorder au réseau électrique ? Ou de ne pas installer le téléphone
Et qui aurait survécu ?
La numérisation, c’est exactement cela : ce n’est pas une option
permettrait de se distinguer de ses concurrents – ou alors de manièr
très temporaire. Ce n’est pas un choix. C’est une nécessité pour
rester dans la course, tout simplement. Ou en d’autres mots :
dans un monde concurrentiel, il faut avancer pour… garder sa
place.
Mais au fait, de quoi parle-t-on ? Numériser, aujourd’hui, ce
n’est plus (seulement) installer un système CRM, ouvrir une
boutique en ligne ou adopter la facture électronique. C’est
intégrer la démarche numérique dans l’entreprise, au cœur
même de son activité, pour développer de nouveaux services, plus
efficaces, mieux ciblés, davantage personnalisés. C’est d’autant plus
vrai pour les entreprises de services qui constituent la trame du tissu
économique bruxellois.
Ne pas le faire, c’est renoncer à mieux connaître ses clients, c’est renoncer
à mieux communiquer avec eux, à leur être plus utile. Et c’est inévitablement
laisser la place à un concurrent qui développera ce potentiel à votre place, à
l’attention de vos clients. Ne pas se numériser, c’est accepter d’être bientôt
marginalisé, puis exclu.
Cette révolution digitale passe par une certaine dose d’intelligence artificielle,
mais aussi par de nouveaux outils collaboratifs, qui ouvrent les processus
de l’entreprise à ses clients, leur permettant d’y pénétrer et d’interagir
plus directement que jamais avec elle et avec ses collaborateurs. C’est une
révolution des mentalités, aussi bien qu’une révolution technologique.
Ce chemin, c’est celui que nous parcourons depuis plus d’un an chez Beci, avec
la mise en œuvre du projet The Cham. Dernière étape en date : le lancement
cet été de notre nouveau site web, qui offre notamment de nouveaux services
en ligne. Aujourd’hui déjà, près d’un tiers du chiffre d’affaires de Beci passe
par le web (délivrance des certificats d’origine, inscriptions à nos événements,
affiliations…). Nous continuerons à développer ce type de services, comme
nous l’avons fait cette année avec la plateforme be.connected, et comme nous
le ferons avec des webinaires, des prises de rendez-vous en ligne, etc.
Ce chemin, nous voulons aider les entreprises
bruxelloises à l’emprunter. Non seulement en les accompagnant,
là où nos réseaux et notre expertise peuvent leur être utile, mais aussi en
jouant notre rôle de représentation, là où doivent se prendre des décisions
cruciales pour numériser l’économie bruxelloise. Notamment en matière
de télécommunications, d’innovation, de financement, d’enseignement, de
formation, de politique d’emploi…
Il reste beaucoup à faire, ensemble, pour l’avenir numérique de Bruxelles.
Mais les bénéfices seront à la mesure des efforts.
Marc Decorte, Président de BECI
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
1
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4
6
Beci online
Digest
Think Tank
12 Entretien croisé : Maggie De Block/Guy Vanhengel
16 Mobilité : à Bruxelles, le vélo rattrape la voiture
18 Quelle place pour les restaurants bruxellois ?
22 Open Source: Digital detox
24 Pour ou contre un enseignement bilingue à Bruxelles ?
International
26 E-commerce : faites appel à un service juridique
27 Belgique-Canada : on surfe sur la vague du Ceta
28 Brussels Exporters’ Day
Emploi & formation
30 L’emploi à Bruxelles : pas de quoi s’inquiéter ?
32 Compétences en pénurie ?
34 Souplesse et qualification à l’épreuve pour relever la qualité
de l’emploi
37 La formation permanente, sésame de l’emploi
40 L’École 19 explore l’enseignement de demain
41 Alternance : l’apprentissage de l’avenir
44 « Bruxelles Formation est au service des employeurs qui
engagent »
46 Former des réfugiés
48 Faire connaître les métiers : un rôle pour les entreprises
51 Securitas : mieux former, pour mieux recruter
52 Un stagiaire, pour quoi faire ?
Entreprendre
54 Il y a très probablement un subside pour vous…
55 Transition : le joker « énergie » de KBC pour Bruxelles
58 Marchés publics ICT : l’avis expert du CIRB
60 Mieux vivre au quotidien grâce aux neurosciences
61 Starter : du rêve à la réalité pour Margaux Ponsoye
62 Faciliter le rebond : 7 recommandations
64 Médiation : passer du jugement à la recherche de solutions
Community
66
L’actualité Beci en photos
68 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
70 Demandes d’admission
71 Index
72 Agenda
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 37 – Septembre 2018
Au mois
d'octobre :
Smart cities, smart
companies
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Géry Brusselmans, Giles Daoust, Johan
Debière, Marc Decorte, Didier Dekeyser,
Ophélie Delarouzée, Donatienne de
Vleeschauwer, Stef Gyssels, Gaëlle Hoogsteyn,
Cédric Lobelle, Olivier Remels, Morgan Van
Cleven, Pierre Vandenheede, Guy Van den
Noortgate, Peter Van Dyck et Dimitri Van
Rossum.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
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Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
Membership
Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72
ctr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
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BECI ONLINE
Social Media
À quoi devrait ressembler Bruxelles dans un futur
proche ? Que faire pour y parvenir ? Et quelles sont les
propositions de Beci ? La Cité du Futur est le 2e
volet du
Memorandum publié par Beci en vue des élections 2019.
Plus d’info ? https://go.beci.be/futur
#BECImember : Un golf 18 trous à deux
pas de Bruxelles ? The National Golf et sa
National Brasserie se sont installés sur les
anciens terrains de l’hippodrome de Sterrebeek.
À
découvrir : www.thenationalgolf.be.
Le philosophe Philippe Van Parijs et l’échevine bruxelloise
Els Ampe seront les orateurs du Zinner Circle de
Beci, ce 11 septembre au Cinéma Palace.
Plus d’info ? www.beci.be
Début août, Beci recevait une délégation d’entreprises
pakistanaises. L’occasion de nouer des
contacts dans ce pays de 193 millions d’habitants,
à la croissance économique soutenue.
Voir aussi p. 67.
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BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
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BECI ONLINE
Dans votre
newsletter de juin
Depuis le 1er janvier, l’employeur
peut organiser la restitution de
voitures de société en échange
d’un montant en cash. Beci et le
cabinet d’avocats Claeys & Engels
vous proposent un module
de calcul ‘Cash for car’, qui vous
permet de déterminer, de manière
simple, le coût employeur
ainsi que le net de l’indemnité de
mobilité travailleur.
Voir www.beci.be/cash-for-cars
À lire sur
notre NOUVEAU
site web
Retrouvez ces articles sur www.beci.be
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
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DIGEST
KBC est la première institution
financière belge à émettre des
obligations vertes
KBC avait naguère déjà mis en place un cadre pour l’émission
d’obligations vertes (‘green bond’). Dans ce cadre,
KBC Groupe a lancé cet été une première émission de
500 millions d’euros sur une durée de 5 ans avec une
marge de 72 points de base au-dessus du taux de référence.
KBC est la première institution financière belge
à lancer sa propre obligation verte sur le marché. Cette
émission est réservée exclusivement aux investisseurs
institutionnels et professionnels. L’émission a généré
une forte demande et a été sursouscrite plus de 3 fois
auprès de 131 investisseurs différents.
La douane se prépare pour un Brexit
proche
L’Administration Générale des Douanes et Accises (AGD&A)
fait le nécessaire pour être prête d’ici le 29 mars
2019 pour un Brexit version « cliff-edge », en d’autres
termes sans transition. Différentes mesures ont été et
seront prises pour assurer la position concurrentielle de
la Belgique et pour garantir l’attractivité de notre pays
aux yeux des entreprises.
Pour élaborer une approche cohérente, la douane belge
se concerte de façon régulière avec ses voisins. De nombreuses
réunions avec la Commission européenne ont
également lieu.
Johan Thijs, CEO du groupe KBC, déclare : « Le produit de
cette première obligation verte servira à financer des prêts
pour des investissements durables. Le cadre d’émission
qui a été créé nous permettra également de lancer de
telles obligations vertes à l’avenir, augmentant encore
notre impact sur la réalisation une société durable. Nous
le faisons déjà aujourd’hui, par exemple en assistant les
entreprises dans l’émission d’obligations vertes ou en
leur proposant – en coopération avec Tractebel – un audit
énergétique complet avec une formule de financement
appropriée. »
Le marché des obligations vertes a connu une forte croissance
au cours des dernières années. Une obligation
verte (ou « green bond ») est une obligation qui respecte
les Green Bond Principles. Ces lignes directrices de l’International
Capital Markets Association (ICMA) stipulent
que les ressources financières levées par cette obligation
ne peuvent être utilisées que pour le financement et le
refinancement de projets durables.
Dans le cadre Green Bond de KBC, sept catégories d’investissement
ont été définies : énergies renouvelables,
efficacité énergétique, transports respectueux de l’environnement,
bâtiments écologiques, prévention et contrôle
de la pollution, gestion de l’eau et utilisation durable des
terres agricoles et forestières.
Info : www.kbc.com
En Belgique, les besoins des douaniers et les investissements
supplémentaires nécessaires ont déjà été calculés.
La procédure de sélection a déjà commencé pour la
première vague de recrutement de 141 futurs douaniers.
Le recrutement lui-même est prévu pour l’automne 2018.
Au cours de la première année de leur engagement, ces
effectifs seront formés afin d’être en mesure d’exécuter
leurs fonctions au plus tard en avril 2019.
Pour ne pas sous-estimer l’impact du Brexit sur les
centres logistiques en Belgique, tels que les ports et
les aéroports, l’AGD&A entretient des contacts réguliers
avec eux. Elle a ainsi pris part à des concertations avec
l’entreprise portuaire de Zeebrugge et avec certains acteurs-clefs.
Pour
venir en aide aux entreprises qui auparavant
n’étaient pas concernées par la réglementation en
matière de douane, l’AGD&A a créé plusieurs fiches de
produits. Ces fiches contiennent les informations succinctes
à propos des autorisations et des facilitations
douanières dont l’utilité ne saurait être négligée dans
le contexte du Brexit.
Info : finances.belgium.be/fr/douanes_accises/entreprises/brexit
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BECI
- Bruxelles métropole - septembre 2018
© Getty
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DIGEST
ESP A CE MEMBRE
Teampower : Formation,
Coaching et Consulting
Actif sur le marché depuis 1988, gage de stabilité et de
sécurité pour nos clients, Teampower a acquis et développé
son expérience dans les domaines de la Formation, du Coaching
et du Consulting, tant au Benelux, qu’en France et en
Bulgarie, dans de multiples secteurs d’activité.
Nos domaines d’intervention sont : le people management,
la communication, le développement personnel, la vente et
le marketing.
Notre ADN : formations (intra et inter-entreprises), coaching et
consulting réalisés « sur mesure » ; formateur back-up pour
chaque mission ; service hotline : « Formation assistance »
pour les participants ; méthodologie pragmatique ; consultants-formateurs
expérimentés et charismatiques ; références
en PME, ONG, en sociétés nationales et multinationales.
Vous garantir la qualité de nos prestations en adéquation
avec vos besoins est notre objectif.
Info : www.teampower.be
Place à la « Belgian Valley »
La Belgique prend de plus en plus une place de choix au
niveau international dans le domaine des fintechs et de la
technologie blockchain, notamment avec le lancement de
la première plateforme d’échange de crypto-actifs basée
à Bruxelles. En effet, le volume mondial des plateformes
de change génère aujourd’hui près de 400 milliards d’euros
de transactions mensuelles, dont 16 % sont générées
en Europe. La startup Belge Bit4You ambitionne de capter
une part de ce marché. La première transaction a été
effectuée le 29 août dans les locaux de Beci.
La « Belgian Valley », aussi, a ses étoiles montantes :
Sacha Vandamme, jeune prodige de 24 ans lance Bit4You,
la première plateforme d’échange de cryptoactifs belge.
Pour l’épauler dans cette aventure, deux entrepreneurs
bien connus des réseaux belges : Marc Toledo (Toledo
Telecom) et José Zurstrassen, (Skynet, Keytrade Bank,
Mymicroinvest).
L’atout de la plateforme : répondre à toutes les exigences
régulatoires européennes en offrant un visage humain,
fiable et géographiquement proche des milliers d’utilisateurs
intéressés par cette nouvelle technologie.
Selon une étude réalisée conjointement par B-Hive et
Roland Berger, la Belgique offre un contexte favorable
à la digitalisation de ce genre de services et se classe
même à la 5e place des fintechs européennes en termes
de transactions. Notre pays révèle aussi de bons scores
sur le plan de l’expertise et de l’innovation. La preuve
avec Bit4You qui profite de cette conjoncture.
La Région bruxelloise ouvre un bureau
à Tunis
Sur proposition de la Secrétair
au Commerce extérieur Cécil
dogne, le Gouvernement bruxell
a avalisé l’ouverture d’un bur
d’attaché économique et commer
cial bruxellois à Tunis. Ce bur
sera confié à l’attaché actuel
lement en poste à Alger. Il aur
juridiction sur la Tunisie pour
Région de Bruxelles-Capitale
et maintiendra juridiction
sur l’Algérie pour la Flandre,
la Wallonie et Bruxelles.
En tant qu’économie de services,
la Région bruxelloise
dispose d’un potentiel export
teur en Tunisie. Sa demande dans
des domaines tels que les nouv
technologies, les services banc
encore le tourisme correspo
bruxelloise. Les statistiques d
tions viennent confirmer cette
Depuis 2017, les échanges entr Région
bruxelloise et la Tunisie se sont intensifiés,
les exportations (de même que les importations)
faisant plus que doubler par rapport à 2015 et 2016.
Les exportations tournent aujourd’hui autour des 6,5
millions d’euros et les importations s’élevaient en 2017
à 7,4 millions d’euros.
« La Tunisie se positionne comme un hub pour le Maghreb,
ce qui génère des opportunités sur d’autres marchés,
la Libye par exemple. La structure de l’économie
tunisienne axée sur les services attire énormément
d’entreprises bruxelloises », estime Cécile Jodogne.
« L’ouverture de poste en Tunisie permettra donc de
renforcer la promotion des exportations bruxelloises
dans l’ensemble du Maghreb ».
L’organisation des missions économiques et des programmes
pour les entreprises sera coordonnée et suivie
par l’attaché économique et commercial, M. Sébastien
Hardy, qui disposera d’un bureau à l’Ambassade belge
à Tunis.
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
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DIGEST
ESP A CE MEMBRE
Vous avez un collaborateur
auquel vous tenez qui est
en Burn-out !
Vous ne savez pas comment vous y
prendre pour l’aider à reprendre son
travail dans les meilleures conditions ?
« Le problème de l'épuisement professionnel
ne se règle pas qu'avec des
médicaments et une thérapie. Il faut
absolument revoir l'organisation du
travail en collaboration avec l’employé. C'est la seule façon
qu'ont les employeurs de ramener leurs employés... et de
les maintenir en poste », affirme Tina Donadieu, coache
spécialiste du retour au travail après un burn-out , Membre
IPBO (Institut de prévention du Burn-out).
Info : tinadonadieu@gmail.com
Selon les fédérations d’employeurs, le Ceta est un accord
ambitieux et équilibré, qui facilite et dynamise les
échanges commerciaux pour les entreprises de toutes
tailles. Il ouvre de nouvelles perspectives sur le marché
canadien, et stimulera aussi les investissements entre
l’UE et le Canada.
Bien qu’il soit encore trop tôt pour présenter un bilan
chiffré des effets économiques suite à l’entrée en vigueur
provisoire du Ceta le 21 septembre 2017, on peut constater
un important regain d’intérêt pour le marché canadien
de la part des entreprises, comme en témoigne le succès
des récentes missions économiques et la Visite d’État
au Canada, et des premières retombées positives chez
les exportateurs et importateurs belges. L’Agence pour
le Commerce extérieur fait état d’une augmentation de
57 % des exportations belges à destination du Canada
pour les deux premiers mois de 2018.
Voir aussi notre article p. 27.
Le crowdlending facilité jusqu’à
5 millions d’euros pour les PME
Look&Fin, la plateforme de crowdlending leader du
marché belge, se réjouit de la nouvelle loi prospectus
adoptée au mois de juillet par la Chambre des représentants.
Cette loi permet désormais aux PME d’emprunter
jusqu’à 5 millions d’euros dans le cadre d’une offre au
public exemptée de prospectus. Auparavant, le seuil
permettant de bénéficier de l’exemption était plafonné
à 300.000 euros. Selon Look&Fin, il s’agit d’une véritable
révolution pour le secteur en Belgique.
Les PME qui structurent des financements via des plateformes
de crowdfunding réalisent, ce faisant, une offre
publique. Le principe est que les offres au public sont
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BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
Feu vert au Ceta : bonne nouvelle pour
les entreprises
Les différentes fédérations d’employeurs se sont réjouies
de la ratification de l’Accord économique et commercial
global entre l’Union européenne et le Canada (AECG –
Ceta) par la Chambre des représentants, au mois de
juillet.
Ce vote positif conforte la crédibilité de notre pays vis-àvis
de nos partenaires européens (douze États membres
ont ratifié le Ceta à ce stade) et canadiens. La sécurité
juridique des opérateurs économiques des trois régions
de notre pays, en relation avec le Canada, se voit ainsi
renforcée. La ratification de l’accord par la Chambre
des représentants constitue également un signal fort
en faveur du libre-échange basé sur des règles, à un
moment de tensions commerciales croissantes sur le
plan international.
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DIGEST
réglementées et requièrent la publication d’un prospectus
préalablement approuvé par l’Autorité des services et
marchés financiers, la FSMA. Cette démarche, contraignante
et onéreuse pour les PME, est mal adaptée pour
les financements structurés en crowdlending.
Le règlement européen 2017/1129 vise à unifier et harmoniser
le marché des capitaux en luttant contre le morcellement
du marché intérieur en Europe. Ceci va permettre
au marché du crowdlending de se développer. En Belgique
le seuil vient d’être porté à 5 millions €, plaçant le marché
belge sur un level playing field avec ses voisins français
et néerlandais où le seuil sera identique.
Info : www.lookandfin.com
Maes reprend 156 stations-service
d’Octa+
Le fournisseur d’énergie belge Octa+ cède l’intégralité de
son réseau de stations-service à Maes Energy & Mobility.
Grâce à cette vente, les stations restent entre les mains
d’une entreprise familiale belge. Avec la reprise, Maes
élargit son portefeuille de 125 à 280 stations-service.
Beci considère l’adoption de ce projet de loi comme un
pas dans la bonne direction. « Après tout, l’objectif du
budget mobilité est d’améliorer la mobilité pour tous.
Si l’entreprise et/ou l’employé sont en mesure de se
constituer un ensemble de solutions et d’équipements
de mobilité, tous deux bénéficient des gains d’efficacité.
Une large gamme d’offres de mobilité contribuera en
outre à fluidifier le trafic et à équilibrer la mobilité »,
déclare Olivier Willocx, administrateur délégué de Beci.
Pour Octa+, la vente constitue une nouvelle étape dans sa
transition de fournisseur multi-énergie à fournisseur de
solutions tout-en-un et de services d’énergie et d’électromobilité.
Pour mieux répondre aux besoins énergétiques
et de mobilité des clients de demain, Octa+ continuera
à investir dans les solutions énergétiques et la mobilité
durable dans les prochaines années : électricité verte,
gaz naturel et mazout par Octa+, électromobilité via Blue
Corner et mobilité par le biais de la start-up Modalizy et
la carte de carburant HybridCard.
Etienne Rigo, co-CEO d’Octa+ : « Nous sommes extrêmement
heureux que les stations-service Octa+ soient entre
les mains d’une entreprise qui présente de nombreuses
similitudes avec nous. Comme Octa+, Maes est une entreprise
familiale belge avec la structure flexible d’une
PME. Nous sommes convaincus que cette acquisition
bénéficiera à toutes les stations et à leurs clients. »
10
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
L’introduction d’un véritable budget de mobilité constitue
un des fers de lance de la vision de la mobilité de Beci.
Elle a donc été reprise dans le mémorandum relatif aux
élections. L’organisation patronale a toujours considéré
le programme Cash for Car comme insuffisant. « Cash
for Car est devenu une opération blanche qui rate la
cible. Pour réduire les embouteillages, l’employé doit
avoir le choix de se déplacer autrement qu’en voiture.
Cash for Car ne répond pas à cette exigence, alors qu’un
véritable budget de mobilité y parvient », explique Ischa
Lambrechts, conseiller en mobilité chez Beci.
Cependant, la location classique de voiture, n’est pas
incluse dans la liste des alternatives, ce qui pourrait
être une anomalie pour le système. « L’intégration de
la location classique de voiture dans le budget mobilité
pourrait en effet attirer ceux qui doutent des avantages du
système mis en place. Ceux qui optent pour une voiture
plus petite au quotidien auront ainsi la possibilité de louer
une voiture plus grande pour des vacances en famille à
Budget mobilité : un pas dans la bonne
direction
Le gouvernement fédéral a récemment approuvé le
projet de loi sur le budget mobilité. Les travailleurs
qui disposent d’une voiture de société pourront donc
bientôt l’échanger contre un véhicule plus respectueux
de l’environnement, contre des formes alternatives et
durables de mobilité (transports publics, vélo, voiture
partagée, bus-bureau, taxi) et même contre des frais de
déménagement si le travailleur se rapproche de son lieu
de travail. Le cas échéant, le solde du budget sera versé.
Le salarié doit payer 38,07 % de cotisations de sécurité
sociale sur les montants en question.
© Getty
© Getty
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DIGEST
l’étranger, ou pour un déménagement par exemple »,
explique encore Ischa Lambrechts.
Beci se réjouit que le projet de loi inclue la possibilité
d’intervenir dans les frais d’hébergement. L’organisation
patronale avait déjà avancé cette proposition en 2014.
« Une intervention dans les frais de déménagement pour
venir vivre près du lieu de travail est une solution de
mobilité efficace, dans la mesure où elle réduit considérablement
la distance entre le domicile et le travail.
Par ailleurs, elle permet de lutter à Bruxelles contre
l’exode urbain de la classe moyenne belge », conclut
Olivier Willocx, administrateur délégué de Beci.
Telelingua rejoint le groupe Technicis
Le groupe Technicis, leader européen du secteur de la
traduction professionnelle, poursuit sa stratégie de croissance
externe avec l’annonce du rachat de la société
bruxelloise Telelingua. Il s’agit de la troisième acquisition
réalisée par le groupe depuis le début de l’année
2018. Après TextMaster (digital) en mars et peu après HL
Trad (finance/légal), l’arrivée de Telelingua apporte une
nouvelle dimension au groupe, qui poursuit son ambition
d’intégrer le top 5 mondial de la traduction professionnelle
d’ici 2020.
Telelingua, qui figure dans le top 25 mondial des plus
grandes sociétés de traduction, dispose de plus de 30 ans
d’expérience internationale et d’une large palette d’expertises
telles que les sciences de la vie, l’IT, la finance,
le juridique ou encore l’énergie et l’environnement. Le
pôle sciences de la vie de Telelingua jouit notamment
d’une reconnaissance importante auprès des clients du
secteur médical et pharmaceutique, en Europe et aux
États-Unis. Le dernier venu du groupe Technicis compte
1 500 clients à travers le monde, plus de 220 collaborateurs
et travaille en étroite collaboration avec 5 000
traducteurs.
Benjamin du Fraysseix, CEO du groupe Technicis, souligne
: « Satisfaire nos clients, c’est avant tout bien cerner
leurs attentes. La mise en place de 5 divisions ‘métier’
fortes sur tout le groupe constituera désormais notre prochain
objectif : Digital & Luxe, Finance & Légal, Industrie
& Energie, Pharma & Médical et enfin Services. Après
TextMaster en mars dernier, les arrivées concomitantes
de HL Trad et de Telelingua en l’espace de quelques
semaines marquent un vrai tournant pour le groupe qui
s’impose dorénavant comme un solide acteur global aux
nombreuses présences locales. Un positionnement d’envergure
pour répondre aux besoins de l’ensemble de nos
clients à l’international. »
Info : www.telelingua.com
Assemblée générale
BECI - Chambre de Commerce de
Bruxelles asbl
Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale
de BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles
qui se tiendra au 500 Avenue Louise à 1050 Bruxelles
(salles de réunion), le mercredi 3 octobre 2018 à 16h.
Ordre du jour
• Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale
ordinaire du 18 octobre 2017
• Rapport du Conseil d'Administration
• Rapport du Commissaire-réviseur
• Approbation des comptes pour l'exercice 2017-2018
• Approbation du projet de budget et fixation du montant
de la cotisation pour l'exercice 2018-2019
• Décharge aux Administrateurs et Commissaire-réviseur
• Conseil d’Administration : nominations et démissions
• Allocution du Président
• Attribution de la Médaille de BECI – Chambre de
Commerce de Bruxelles
Marc Decorte
Président
Assemblée générale
BECI – Union des Entreprises de
Bruxelles asbl
Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale
de BECI – Union des Entreprises de Bruxelles
qui se tiendra dans les salles de réunion du 500, Avenue
Louise à 1050 Bruxelles le mercredi 3 octobre 2018
à 16h30.
Ordre du jour
• Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale
ordinaire du 18 octobre 2017
• Rapport du Conseil d'Administration
• Rapport du Commissaire-réviseur
• Approbation des comptes pour l'exercice 2017-2018
• Approbation du projet de budget et fixation du montant
de la cotisation pour l'exercice 2018-2019
• Décharge aux Administrateurs et Commissaire réviseur
•
Conseil d’Administration : nominations et démissions
• Allocution du Président
Marc Decorte
Président
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
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« Nous jonglons avec 10 assiettes à la fois »
ENTRETIEN : MAGGIE DE BLOCK/GUY VANHENGEL
Ils sont tous deux ministres et libéraux sociaux, avec une affection particulière pour
Bruxelles. Entretien avec Maggie De Block et Guy Vanhengel sur les atouts de la
ville, la solidité du système de soins de santé, les allocations familiales, entre autres
sujets.
Peter Van Dyck
E
lle est ministre fédérale des Affaires Sociales et
de la Santé Publique. Il est ministre bruxellois
des Finances, du Budget et des Relations Extérieures.
Il est aussi membre de l’Assemblée
Réunie de la Commission Communautaire Commune
(qui s’occupe entre autres de la santé publique), ce qui
lui confère des compétences qui se superposent à celle
de sa collègue Open Vld. Maggie De Block et Guy Vanhengel
sont proches. Ils se connaissent « depuis bien
longtemps déjà ».
Guy Vanhengel est un Brusseleir pur-sang. Maggie De
Block est originaire de Merchtem. « Mais dès l’âge de
huit ans, j’allais à l’école à Bruxelles, toute seule, en
train. En toute logique, j’ai poursuivi des études à la
VUB. Ensuite, j’ai exercé pendant 25 ans comme médecin
généraliste à Merchtem. Puis j’ai eu besoin d’une
alternative pour ne pas devenir acariâtre. Je ne me
voyais pas trop fleuriste. Je me suis donc tournée vers
la politique, un type d’engagement dont ma famille était
coutumière. Dès cet instant, Guy et moi nous sommes
rencontrés de plus en plus souvent. La collaboration est
facile avec des gens que l’on connaît bien. »
« Il fut un temps, avant la scission de l’arrondissement
de Bruxelles-Hal-Vilvorde, où nous figurions ensemble
sur les listes électorales », se souvient Guy Vanhengel.
« Cette période nous a appris que toute la zone métropolitaine,
jusque loin dans le Pajottenland, est beaucoup
plus consistante qu’on ne le pense. Beaucoup
d’habitants des environs de Merchtem ont été à l’école à
Bruxelles et y travaillent. »
12
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
Bruxelles Métropole : Quelles sont les raisons de
votre entente ?
MDB : « Une certaine communion de pensée. »
GVH : « Et une tournure d’esprit ‘no-nonsense’. Nous
n’avons rien de ce fanatisme de certains politiciens. Ceux
qui, comme nous, ont étudié à la VUB ou à l’école normale
Karel Buls, témoignent d’une ouverture sur le monde. »
MDB : « Nous sommes toujours prêts à améliorer ou
à réformer plutôt qu’à nous cramponner au statu quo.
Merchtem se trouve à 25 km de Bruxelles, mais cela ne
nous a jamais empêchés de vivre au diapason de la ville,
tant sur le plan culturel que professionnel. Il suffit de
voir combien de cliniques bruxelloises recrutent du personnel
en périphérie. »
GVH : « 30 % des patients de ces cliniques proviennent de
la même périphérie. D’ailleurs, trois grandes cliniques
universitaires sont situées à sa limite et font partie d’un
réseau inégalé de cliniques publiques et privées. On en
oublie parfois la plus-value : la disponibilité, à proximité
immédiate, de soins de santé de haut niveau, très accessibles
et garantissant la liberté de choix. »
La superposition des compétences vous oblige parfois
à la concertation. Comment cela se passe-t-il ?
MDB : « Via la conférence interministérielle Santé publique.
Nous y participons à des groupes de travail pour
les matières qui transcendent les entités fédérées et
les autorités fédérales. Nous avons déjà pu conclure de
nombreux accords, notamment en matière de plan d’intervention
médical, de réseaux de cliniques, etc. »
׉	 7cassandra://PuLMjHZYvWfaCguY9twGkYFeIXXika_JMF9mMYBSbfs`̵ [i*> ׉EGVH : « C’est incontestablement la conférence interministérielle
la plus active de toutes. Elle fonctionne impeccablement
grâce à la qualité des structures et de la
préparation assurée par le SPF Santé publique. Et on ne
s’y adonne pas trop aux petits jeux politiciens. Priorité à
la santé. »
MDB : « Nous progressons, même si ce n’est pas facile.
Nous sommes comme des jongleurs qui maintiennent
dix assiettes en l’air simultanément. Dans d’autres
conférences interministérielles, notamment en matière
de climat et de mobilité, le fonctionnement est nettement
moins évident. Quant à nous, nous sommes aussi
concernés par le transfert des allocations familiales, un
héritage de la sixième réforme de l’État. Le paiement
de ces allocations relève encore du fédéral via Famifed,
mais nous préparons le transfert vers les administrations
régionales. Nous effectuons des simulations dès à
présent, parce qu’à la fin 2019, la transition devra s’effectuer
en trois semaines. »
GVH : « Nous avons développé à Bruxelles un système
qui, selon les milieux académiques, offre les meilleures
chances de lutte contre la pauvreté enfantine. Nous répondons
mieux à la situation locale à présent, mais le
système a suscité pas mal de casse-tête. Saviez-vous
qu’au sein du gouvernement bruxellois, nous avons suivi
des cours de Tania Dekens, administratrice générale
de Famifed, sur le fonctionnement des allocations familiales
? Nous y avons consacré des conseils des ministres
entiers. Le système est éminemment complexe.
La modification d’un seul paramètre a des répercussions
immédiates sur les autres. N’oubliez pas que les allocations
familiales constituent une part importante des revenus
de nombreux ménages bruxellois. Si le système se
grippe, vous provoquez des catastrophes sociales. »
Quels sont les autres grandes priorités, après le
transfert des compétences en matière de travail
et de soins de santé ?
MDB : « Le taux d’emploi. Nous devons y travailler ensemble.
Trop de personnes restent peu compatibles avec
les besoins du marché du travail. Bruxelles tâche de
trouver des solutions en intervenant au niveau de l’enseignement
déjà. À l’échelon fédéral, nous créons des
possibilités de travailler plus longtemps, notamment
avec des emplois de fin de carrière. Et puis, nous stimulons
les jeunes. Nous avons par exemple créé le statut
d’étudiant-entrepreneur. Et nous espérons redynamiser
le secteur de l’horeca avec des flexi-jobs. Ce secteur a
beaucoup souffert suite aux attentats à Bruxelles. »
GVH : « Je souligne ici l’importance économique de
notre réseau de soins de santé. Il est un de nos principaux
employeurs. »
MDB : « Les soins de santé proposent aussi des jobs à
faible qualification. Et puisque nous évoluons dans un
environnement multiculturel, nous finançons aussi des
interprètes pour les cliniques et les médecins généralistes.
Cela fonctionne bien. On ne peut pas demander à
Nous devrions davantage insister sur
‘Brussels, capital of Europe’. Nous
constituons le meilleur marché test
que l’on puisse imaginer pour réaliser
des projets en Europe.
Guy Vanhengel
une sage-femme de maîtriser une vingtaine de langues.
»
GVH : « Les réformes que Maggie met en œuvre pour
regrouper davantage toutes les spécialités médicales
continueront de nous renforcer. Nous sommes une
ville cosmopolite et pourtant, bien des choses passent
inaperçues. Saviez-vous que nous figurons parmi les
meilleurs experts internationaux de la fertilité ? Nous
exploitons insuffisamment de tels atouts, qui pourraient
renforcer notre tissu économique. »
De quelle façon ?
GVH : « En nous positionnant plus efficacement sur le
marché. Nous devrions davantage insister sur ‘Brussels,
capital of Europe’. Nous constituons le meilleur
marché test que l’on puisse imaginer pour réaliser des
projets en Europe. Voici 20 ans que nous collaborons
avec la ville chinoise de Chengdu. Nous n’imaginons
par exemple pas la valeur de marché de nos Diables
Rouges. Vincent Kompany est célèbre aux quatre coins
du monde. »
La politique des groupes cibles a été réformée
à Bruxelles, l’an passé. Certaines mesures
visent à combattre le chômage des jeunes, mais
des études montrent que de nombreux seniors
sont également actifs professionnellement à
Bruxelles. Le maintien à l’emploi des plus de 55
ans ne mérite-t-il pas, lui aussi, une attention
constante ?
MDB : « Il est faux de croire que les jeunes s’accaparent
des jobs des aînés. Ils ont d’autres compétences et un
autre type d’expérience. Il reste de très nombreux emplois
vacants. »
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
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© Beci/Reporters
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GVH : « Nous employons annuellement 700.000 personnes
en Région bruxelloise. C’est une proportion gigantesque,
pour une population de 1,2 million d’habitants.
Notre chômage des jeunes continue de diminuer :
nous en sommes actuellement à 15 %. C’est mieux qu’à
Anvers. Les efforts consentis par l’enseignement néerlandophone
y contribuent certainement. 20 % des enfants
suivent l’enseignement néerlandophone et seront
multilingues à la sortie. La connaissance des langues
facilite l’obtention d’un emploi. »
MDB : « L’engagement de Vincent Kompany, qui encourage
l’apprentissage des deux langues nationales, est
très important. C’est un exemple. »
Un des points du programme de l’Open Vld de
Bruxelles pour les élections communales est
l’arrêt de la construction d’habitations sociales.
Est-ce une bonne idée ?
MDB : « Je pense qu’il subsiste un besoin d’habitations
sociales, mais il faut que la combinaison soit équilibrée.
Il est également possible de soutenir certains acteurs
du marché privé pour que l’habitat reste abordable. Certains
quartiers, dans le centre de Bruxelles, sont saturés.
Il n’est plus possible d’y ajouter d’autres habitations
sociales. »
GVH : « Il subsiste des endroits où cela reste possible,
surtout si on prend en considération la zone métropolitaine.
Contrairement à ce qui se passe dans certains
pays limitrophes, le marché privé fonctionne parfaitement
chez nous. Nous ne sommes pas confrontés à une
pénurie de logements, comme aux Pays-Bas. Nous disposons
d’un vaste réseau de logements sociaux – environ
40.000 – mais il faut utiliser d’autres techniques
également, comme l’a expliqué Maggie. Nous avons
rendu plus accessibles les subventions à la location,
pour permettre aux personnes qui figurent sur les listes
d’attente pour un logement social, de tenter aussi leur
chance sur le marché privé. »
Terminons par le débat autour des pensions.
Les syndicats se voient reprocher de freiner
l’évolution. Comment relancer ce dossier ?
MDB : « Si on fait croire aux gens que nous devrons tous
travailler moins longtemps et que nous pourrons compter
sur une pension garantie de 1500 euros, c’est du
mensonge. Le gouvernement actuel a pris des mesures
importantes pour augmenter le taux d’activité des seniors.
Nous avons, dans ce domaine, un retard considérable
sur les pays voisins. Il faut regarder à long terme,
vers les deux générations suivantes. Si chacun travaille
un peu plus longtemps, nous générons un budget qui
permet une meilleure couverture sociale. Il faut évidemment
que ce travail reste faisable. Les emplois de fin de
carrière répondent déjà à ce besoin. »
GVH : « Si l’on veut que les gens travaillent plus longtemps,
il faut remédier à la précipitation et au stress
caractéristiques de la vie en entreprise. Je suis grand
partisan du travail à domicile. J’encourage cette formule
au sein de mes administrations. »
© Beci/Reporters
Défiler dans la rue avec des slogans
qui sèment la confusion et faire des
promesses impossibles à tenir, c’est
de la malhonnêteté intellectuelle. Ne
créons pas d’attentes irréalistes.
Maggie De Block
14
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
MDB : « Nous prenons nos responsabilités en tant que
politiciens. Nous planifions et réformons la sécurité
sociale pour qu’elle reste le fondement de notre prospérité.
Pourtant, les syndicats portent aussi une grande
responsabilité. Défiler dans la rue avec des slogans
qui sèment la confusion et faire des promesses impossibles
à tenir, c’est de la malhonnêteté intellectuelle.
Ne créons pas d’attentes irréalistes. Notre objectif n’est
en aucun cas de mettre à mal notre prospérité. Nous
sommes des libéraux sociaux, mais il y a des limites. »
●
© Beci/Reporters
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vélo-cargo dans la logistique urbaine.
À Bruxelles, le vélo rattrape la voiture
MOBILITÉ
Au propre comme au figuré, le vélo récupère peu à peu le retard qu'il avait sur la
voiture. Tout bon pour la qualité de l'air à Bruxelles, mais aussi pour la compétitivité
des entreprises et la bonne humeur des travailleurs cyclistes. La petite reine ose
même désormais le transport de colis par conteneur.
Johan Debière
L
entement mais sûrement, le vélo engrange des
points à Bruxelles. Qu'il s'agisse des initiatives
prises par le ministre de la Mobilité Pascal
Smet, du lobbying des organisations comme
Pro-Vélo ou encore des initiatives prises par Beci pour
faire découvrir le vélo à ses membres, le deux-roues bénéficie
enfin de soutiens dans toutes les sphères.
Dans le registre des transport de personnes, le vocabulaire
emprunté par Michel Lagasse, fondateur et CEO
de C-Tec Leasing et de Bike Square, illustre ce changement
de paradigme : « Nous gérons des flottes de vélo
Indemnité vélo
À raison de 0,23 euro maximum par kilomètre
parcouru pour se rendre de son domicile à son
lieu de travail, et en imaginant un trajet de 10 kilomètres
à l'aller et autant au retour (environ 1h15 à
1h30 de temps de parcours aller-retour), un travailleur
qui utiliserait le vélo chaque jour pour se
rendre au travail peut se voir octroyer par son
employeur un petit bonus d'un millier d'euros,
totalement exonérés d'impôts. Autre élément
intéressant, en particulier pour les navetteurs :
l'indemnité vélo est combinable avec l'intervention
de l'employeur dans l'abonnement aux transports
en commun. Il est toutefois impossible de cumuler
l'intervention « vélo » et l'intervention « transports
en commun » pour le même trajet. Cela signifie
que le cumul des deux devra se faire dans une
logique de complémentarité : vous commencez le
trajet en train, en bus et/ou en tram et terminez
les derniers kilomètres avec le vélo pliant que vous
aurez emporté dans les transports en commun,
par exemple.
16
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
pour le compte de sociétés comme Athlon ou Belfius ;
ces deux compagnies sont attentives à la place que peut
prendre le vélo dans une ‘mobility policy’ ; et à celles
et ceux qui veulent bénéficier d'un très bon vélo à un
prix avantageux, nous proposons depuis peu des vélos
de direction. Il s'agit de vélos qui ont quelques centaines
de kilomètres au compteur et qui sont en parfait état
dans la mesure où ils ont bénéficié des programmes
d'entretien assurés par nos équipes ». Pour expliquer
le succès grandissant du vélo auprès des sociétés, Michel
Lagasse pointe évidemment les problèmes de circulation
et de parking, mais d'autres initiatives comme
le Plan Mobilité tout récemment adopté par le Fédéral
apportent à chaque fois une pierre à l'édifice.
Ce succès, c'est surtout à Bruxelles, en périphérie
proche de la capitale et en Flandre que Michel Lagasse
le remarque. Au-delà, c'est encore le calme plat. « De
mon point de vue, on ne voit presque rien à Namur et
à Liège » souligne le responsable de C-Tec, qui insiste
pour voir les choses en positif : « Cela signifie aussi qu'il
nous reste dans ces zones un énorme potentiel à exploiter
».
Bike Brussels
Quelle serait donc la recette de Bruxelles-Capitale et,
partant, de la Flandre ? « Difficile de répondre » pour
Étienne Bertrand, l'initiateur de Bike Brussels, un salon
organisé pour la deuxième année à Tour & Taxis, et
qui est plus un salon dédié à la mobilité en vélo qu'au
vélo lui-même : « Si vous venez à Bike Brussels, vous
ne verrez pas tout l'éventail des vélos proposés sur le
marché. On y retrouve presque exclusivement des vélos
électriques et des vélos pliables, ainsi que des vélos-cargo
», explique l’organisateur de l’événement.
C'est d'ailleurs la même formule qu'Étienne Bertrand
a appliquée en Flandre à Bike Flanders, le rendez-vous
© SIB
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donné par le vélo à celles et ceux qui sont déjà utilisateurs
au quotidien, et dont il a organisé la première édition
à Gand en avril dernier. En lançant cette formule, il a
fait un fameux pari : celui de s'écarter de la formule d'un
salon qui parle aux passionnés et aux rouleurs du dimanche
pour se concentrer sur une formule plus terreà-terre
où chacun, particulier comme entreprise, aurait
sa place. De ce point de vue, le fondateur de Bike Brussels
et Bike Flanders estime avoir apporté sa pierre en
vue d'imposer le vélo comme une pièce incontournable
du mix-mobilité, aussi bien auprès des utilisateurs potentiels
que des politiques, « un peu comme je l'avais
fait il y a 20 ans en lançant le salon Bois & Habitat, à
une époque où personne ne construisait de maisons en
bois ».
Ahooga : le petit prodige pliant designé à Bruxelles
Faire en sorte que les vélos circulent mieux à Bruxelles,
c'est bien. En fabriquer, c'est encore mieux... Ce défi,
c'est celui qu'Ahooga s'est lancé avec un modèle pliant
à assistance électrique qui a rencontré un beau succès,
à Bruxelles et à l'étranger : « Depuis le lancement
d'Ahooga, 500 vélos ont été vendus la première année,
1.000 la deuxième année, et nous avoisinons les 800
pour cette année. Nous sommes donc à 2.300, principalement
en Belgique, en France et en Allemagne, essentiellement
dans des zones urbaines », explique Philippe
Lefrancq, co-fondateur d'Ahooga. Pour porter ce magnifique
vélo pliant à assistance électrique, totalement
pensé en Belgique et en partie assemblé dans notre plat
pays, Ahooga mise sur le multi-channels : « Nous avons
notre propre show-room, une boutique en ligne que
nous complétons par un réseau de revendeurs. Il s'agit
de magasins indépendants qui sont spécialistes du vélo.
Notre volonté, c'était de modestement amener des gens
de la voiture de société vers ce mode de transport, de
leur faire abandonner une grosse voiture pour une plus
petite, complétée par un vélo pliant comme Ahooga.
C'est très exactement dans ce sens-là que nous avons
pensé notre vélo. Il est léger et facile à manipuler, ce
qui permet de se rapprocher de la destination finale en
quatre roues pour effectuer les derniers kilomètres en
deux-roues, là où la voiture passe plus difficilement.
Alors oui, ce n'est pas aussi évident que ce que l'on avait
imaginé, mais nous avons néanmoins déjà touché une
belle clientèle en B-to-B, une centaine d'entreprises allant
de la PME à des entreprises plus grandes. »
Un marché qui se complète chaque jour
Ce que pense Philippe Lefrancq de l'arrivée de nouveaux
services comme les vélos à assistance électrique
en libre service ? « Nous voyons cela comme un marché
qui se crée et s'étend, plutôt que comme une menace.
Cela permettra de mettre plus de gens à vélo. Leurs besoins
évolueront sans doute ensuite avec leur travail et
leur famille. Et un jour ou l'autre, ils feront la connaissance
d'Ahooga...».
Quels sont éléments qui permettraient de mettre plus
radicalement les entreprises au vélo ? « Ce qui a fait le
succès de la voiture de société en Belgique, c'est très
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
17
Philippe Lefrancq (à gauche) et Frédéric
Mertens, les fondateurs d’Ahooga.
clairement l'avantage fiscal. Et j'ai bien peur que cet
avantage fiscal soit le seul et unique moyen de pousser
davantage de gens vers le vélo », analyse Philippe
Lefrancq. « La voiture de société était une manière bon
marché pour l'entreprise de récompenser les employés.
Et de la même manière, on pourra pousser les moyens
de transport alternatifs auprès des employeurs et des
employés. » L'indemnité vélo ? « Sans doute, mais ce
n'est pas le seul élément qui doit jouer en faveur du vélo.
Ce doit être un avantage pour l'employeur également.
Pour cette raison, la déductibilité à 120 % est également
importante. Un autre élément qui me semble important,
c'est de donner de la visibilité à cet élément du vélo de
société lorsque l'employé rentre dans l’entreprise. Que,
dans toutes les formules de leasing possibles, le vélo
soit bien représenté, que les différentes possibilités offertes
dans ce créneau soit mises clairement en avant
par les sociétés de leasing avec, par exemple, des catalogues
en ligne, comme pour les voitures. »
115.000 livraisons effectuées à vélo d'ici 2020
Autre développement intéressant et particulièrement
prometteur : celui du transport de fret sur le territoire
de Bruxelles-Capitale. Ici, c'est Philippe Lovens qui est
à la manœuvre à travers Urbike, la coopérative bruxelloise
de livraison de marchandises et BCklet, un living
lab retenu par Innoviris dans le cadre de l’appel à projets
Test-it Smart Mobility Challenge. Outre les 500 tonnes
de CO2
qui seraient évitées avec l'utilisation du vélo-cargo
pour la livraison en conteneurs, près de 17 emplois
seraient créés à partir d'un modèle où les livreurs déjà
en place, comme Hush Rush ou Molenbike, auraient
voix au chapitre, dans la mesure où ils seraient partie
prenante du projet. Les détracteurs de l'ubérisation seront
donc rassurés... ●
Infos :
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➜ https://www.ahooga.bike
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D.R.
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IMMO & URBANISME
Quelle place pour
les restaurants
bruxellois ?
Les restaurants souffrent à Bruxelles, où
le nombre de fermetures dépasse celui
des ouvertures. La faute à la blackbox ?
Son application partielle entraîne une
régulation chaotique du marché, mais
derrière la persistance du travail au noir
se dégage la question de la rentabilité.
Les prix de l'immobilier atteignent des
sommets à Bruxelles et la frilosité des
communes envers l'horeca est critiquée.
Ophélie Delarouzée
L
a chute de grands noms de la restauration à
Bruxelles s'est inscrite dans l'actualité de ce
début d'année. « Derrière l'affaire médiatisée
des frères Beyaz, dont on peut mettre en cause
la mauvaise gestion, il y a une réalité : un restaurant sur
quinze fait faillite en Région bruxelloise chaque année,
avec une focalisation dans le centre-ville, et nombre de
ceux qui restent aimeraient déménager mais sont retenus
par le coût de l'investissement initial. » Sombre tableau
dépeint par Miguel Van Keirsbilck, secrétaire général
de la Belgian Restaurants Association, qui pointe
le choc des attentats et le traumatisme engendré par
la brutalité de l'irruption du piétonnier. Mais pas seulement.
Les
restaurants proprement dits suivent la courbe
ascendante en Flandre et en Wallonie, mais descendante
en Région bruxelloise, avec des fermetures qui
surpassent les ouvertures ces trois dernières années.
Les problèmes de mobilité isolent ces commerces de
destination à Bruxelles, où le delivery apporte un complément
de revenus. La petite restauration, elle, est
en expansion sur le marché bruxellois, contrairement
aux cafés qui diminuent en nombre. Les sandwicheries
classiques s'effacent au bénéfice de chaînes comme
Exki et le Pain Quotidien, qui proposent des snacks de
qualité à des prix quelque peu supérieurs.
« Les restaurants qui ont le plus souffert des difficultés
de mobilité conjuguées aux difficultés touristiques sont
enlisés dans une espèce de cercle concentrique qui part
du cœur de la ville », commente Miguel Van Keirsbilck.
« Par contre, sur la grande ceinture bruxelloise et dans
les communes périphériques du Brabant wallon et flamand,
les restaurants se portent très bien. On dit qu'il
y a trop de restaurants en Belgique : quelque 22.000
sur les 60.000 établissements horeca pour 11 millions
18
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
La Chaloupe d’Or, sur la Grand-Place, faisait partie des
11 restaurants des frères Beyaz mis en faillite début
2018. Mais elle a vite trouvé repreneur.
d'habitants, soit 1 restaurant pour 500 personnes. Le
tissu économique était déjà plus fragile à Bruxelles
avant la crise financière. En cette période de régulation
du marché poussée par la black box, il vit un turnover
important et souffre d'un phénomène de distorsion
de concurrence. Si la Flandre a réagi de manière disciplinée,
Bruxelles est la région où la pénétration de la
caisse enregistreuse est la plus lente. Les bons élèves
endurent la concurrence déloyale des mauvais. »
Élever les ambitions et viser les étoiles
Il plaide pour que le Fédéral impose le fair-play en ramenant
dans le rang ceux qui traînent des pieds. La rentabilité
étant difficilement au menu, surtout à Bruxelles
où le prix de l'immobilier s'envole alors que le ticket
moyen et la fréquentation sont similaires à ceux des
autres régions, la Belgian Restaurants Association demande
le rapprochement de la TVA de celle des pays
frontaliers et la réhabilitation de la déductibilité à 100 %
pour les repas d'affaires, moyennant production d’un
ticket issu d’une black box.
« Des chefs hautement qualifiés se contentent d'un restaurant
de 20 couverts où ils travaillent seuls derrière
le comptoir pour éviter de se mettre en danger, et certains
disent préférer ouvrir un fast-food plutôt que de
continuer à s'épuiser économiquement », déplore Miguel
Van Keirsbilck. « Le marché se polarise autour de
grands acteurs structurés en chaîne qui jouent sur leur
volume d'achat et trouvent une place au soleil, et de très
petits concepts familiaux, avec la liberté horaire que
cela donne. Ne pas restaurer les conditions minimales
de rentabilité, c'est nuire à la liberté d'entreprendre. »
Peu encensées dans les guides, les cuisines bruxelloises
ont pourtant des forces et le charme de leur diversité.
« Soutenir l'émergence, le maintien ou le rayonnement
de bons restaurants à Bruxelles, sachant que dans leurs
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sillages ils entraîneraient de plus petits concepts innovants,
serait une politique intéressante sur le plan de
l'attractivité touristique », conseille-t-il encore.
Les pièges d'un parc immobilier fermé
Les marges étant faibles, les restaurateurs sont plus
souvent locataires de leurs murs. « Les prix de vente
sont souvent aberrants, et c'est difficile de convaincre
les cédants de les revoir à la baisse », remarque Marie
Lefebvre, représentante commerciale au Bureau immobilier
Gérard. « La volonté d'implanter des concepts
de soirée rue Neuve ne peut se rencontrer que si les
propriétaires font un effort, car les loyers que peuvent
se permettre les grandes enseignes commerciales qui
vendent beaucoup sont hors de portée pour un bar ou
un restaurant. C'est un milieu où il y a énormément de
faillites et un client me disait que les banques ne souhaitent
plus nécessairement investir dans un horeca. Il
faut donc un concept qui tienne la route pour se lancer.
Certains clients reviennent déjà un an après leur investissement
pour vendre, mais c'est plus difficile quand
le restaurant ne tourne pas bien. La vente d’un fonds
de commerce se fait de moins en moins, car il est plus
avantageux de créer une société avec les primes octroyées.
On parle plus facilement d’un pas de porte ou
d’un droit au bail, qui se justifie plutôt si le loyer est inférieur
au prix de marché. Plus bas sera l’un, plus haut
pourra être l’autre. »
La commune de Saint-Gilles détient la moitié des commerces
situés au Parvis, dont elle a choisi de faire un « pôle horeca ».
Elle constate que les communes se montrent plus réticentes
aujourd'hui à autoriser des transformations
d'affectation commerciale en horeca : « Chacune a ses
règles propres, ce qui complique la constitution des
dossiers, et obtenir un permis prend du temps. On doit
alors faire comprendre au client que son établissement
n'ouvrira peut-être que dans un an. C'est difficile pour
un entrepreneur d'être freiné par des lenteurs administratives,
et le coût va retomber sur une des parties :
l'acheteur, le propriétaire s'il accepte de ne pas percevoir
de loyers le temps des démarches, ou l'actuel locaNOS
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20
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
Bien plus que du cinéma.
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SEMINAIRE
COMÉDIE
FILM
CONGRÈS
CULTURE
׉	 7cassandra://e06H4jK8kHvufQPWeMnCquaKOvhCLjVNdkKwG-X1mOY$`̵ [i*> ׉Etaire qui souhaite partir. Souvent, l'accord ne se
fait pas, le propriétaire préférant par exemple
renoncer à un horeca novateur si un simple
magasin de chaussures est prêt à ouvrir. »
La sortie des sentiers battus est rendue si hasardeuse
que l'immobilier horeca tourne principalement
en parc fermé. « Il n'est pas sain
que la régulation se fasse par la limitation des
places et non par la qualité des concepts », estime
Miguel Van Keirsbilck. « Les communes
ne sont pas encore assez modernes dans leur
gestion et peu enclines à voir investir des lieux
inhabituels. Il faudrait distinguer les cafés, qui
offrent un espace social, des restaurants, qui
ne ferment pas si tard et sont moins bruyants.
Saint-Gilles s'est transformée grâce à son renouveau
culturel mais aussi horeca. Ça fait
partie du bien vivre d'une commune. »
L'exemple de Saint-Gilles
« On a pris la main sur le commerce pour être
un levier sur l’horeca », se targue l'échevine Cathy
Marcus, chargée de la Régie foncière. « Au
début, notre seule priorité était le logement et
on donnait surtout aux associations les petits
rez commerciaux difficilement exploitables,
puis on a acheté des immeubles mitoyens pour
remembrer des rez-de-chaussée et en faire de
grands commerces. On développe une stratégie
avec Atrium pour déterminer le type de
commerce à installer. »
Les petits rez-de-chaussée commerciaux sont
monnaie courante sur le territoire régional.
Marie Lefebvre tient pour exemple les vitrines
de l'Ilot Sacré, où la difficulté de créer une
entrée séparée pour les logements du dessus
condamne souvent les étages. « Des tas
de petites surfaces vivotent sur la chaussée
d'Alsemberg, qui a fort périclité, et on essaie
en remaniant les rez commerciaux, mais aussi
en rénovant la voirie, de ramener de grandes
enseignes pour relancer la dynamique et que
d'autres suivent », continue Cathy Marcus. « On
a une offre très diversifiée et on travaille par
pôles. Au Parvis, on est propriétaire de la moitié
des commerces et on a mis des cafés pour
en faire un pôle horeca. On a décidé d'y faire un
piétonnier et on vient d'acheter des machines
pour le nettoyage afin de répondre à l'intensité
du passage. On s'est aussi montré ouverts à
des idées nouvelles en acceptant par exemple
un horeca dans une ancienne pompe à essence.
On développe rue du Fort une stratégie dirigée
vers les petits artisans culturels et on va autoriser
la décoration artistique des façades. »
La commune, qui compte plus de 400 cafés et
restaurants, va aujourd'hui freiner quelque peu
ses élans pour pérenniser ses développements
et penser ses futures avancées. ●
Quelles tendances sur le marché de
bureaux bruxellois ?
La périphérie bruxelloise connaît une demande croissante
pour les bâtiments de bureaux récents. Quels critères sont
pris en considération lors de l’évaluation d’un emplacement
de bureau ?
Structura.biz, expert en immobilier d’entreprise, a sondé le
marché des bureaux dans la périphérie bruxelloise. Profil :
150 dirigeants d’entreprise. On a tenu compte de la taille de
l’entreprise (à partir de 10 employés). Sur 150 répondants, on
dénombre 61% de locataires et 39% de propriétaires.
Le prix (22 %) et l'accessibilité en voiture (19 %) constitueraient
les critères les plus importants. L’état de vieillesse du
bâtiment, la réputation et la visibilité se partagent la troisième
place (12 %). La durabilité du bâtiment se retrouve
également dans le top 5 des critères de recherche. L’âge du
bâtiment entre lui aussi en ligne de compte : les recherches
se portent principalement sur des bureaux récents. Ce n’est
pas une sinécure en périphérie, où il y a peu de nouveaux
bâtiments sur le marché.
Comment les propriétaires de bâtiments existants peuventils
dès lors faire la différence ? D’une part, le prix joue toujours
un rôle important. D'autre part, des éléments comme
des commodités supplémentaires, par exemple la présence
de coffee corners, service de linge… entrent également en
ligne de compte. Structura.Biz le remarque aussi dans la pratique
: les bâtiments qui offrent des commodités sont loués
plus rapidement. Il y a notamment The Bridge à Anderlecht,
le Pegasus Park et le Greenhouse à Diegem.
Structura.Biz remarque que cette tendance se développe
en parallèle à l’augmentation de la demande d’espaces de
co-working. Par co-working, on entend un espace où différentes
entreprises travaillent conjointement. Elles partagent
non seulement leur espace de travail, mais aussi les salles
de réunion, les coffee corners et les espaces détente. La plupart
des concepts prévoient des options flexibles allant du
co-working total à la location de bureaux privatifs avec utilisations
des installations.
La moitié des répondants connaît bien le concept de co-working.
Les deux tiers du groupe ont recours à cette nouvelle
manière de travailler. De plus, 57 % de ces entreprises sont
confiants dans les avantages de cette forme de travail offre :
le partage du réseau, l’expérience communautaire...
Les entreprises interrogées sont des PME. On peut donc imaginer que les résultats soient
différents pour des multinationales. La plupart des répondants sont implantés en périphérie
et sont décentrés par rapport à Bruxelles. Les résultats d'un sondage sur les entreprises du
centre de Bruxelles par exemple pourraient aussi être différents.
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
21
׉	 7cassandra://XGhmOb-lz2BemCtWfqvS7uaUi8GIdTerynaYwqv4WrM`̵ [i*> ݁[i*> ܁#בCט   u׉׉	 7cassandra://6Ix1PEHWIZ-GKieqx_HEjvR3-aLJ-tUXpLdMnumj3dQ v`׉	 7cassandra://gEkbVvsiVlo2cXt-Yqvoau3w7JG5TwDfKoTkNkVMbdki,`S׉	 7cassandra://NU1JN5nHe_coXS96-qofJ6Mm6TTjKT7WBDqRw5cOXE4`̵ ׉	 7cassandra://X8AObGErxiGUVDgq3a5NsABraBHwtrwW63FKXNhGrMA_͠[i4> cט  u׉׉	 7cassandra://ytzbBebh3quw9CZs07EqsFXgXBpsaCcAtEWTWSBgXYc $`׉	 7cassandra://JZlz3UTMvg9dSI3KaOL-PYYqwzkhY-GGtUoDoYWYaBgm`S׉	 7cassandra://CrRWWQv8lMA_PrvCcRQ0U85PYGS80Z0I38gQ8nym0hU!C`̵ ׉	 7cassandra://OUJ4AVXqAT2f--oTu_ohV9bXRYBKEzkUf8SWiAQlHew͜dH͠[i4> dנ[i4> f 0̓9ׁHhttp://www.hrweb.soׁׁЈ׉E%THINK TANK
Revenons à nos smartphones. Vous allez me dire, il ne
faut pas jouer les rétrogrades : on a dit la même chose
de la télévision lors de son arrivée dans les années 1950.
Elle allait détruire la culture, rendre les gens idiots, on
ne lirait plus, etc. C’était finalement assez faux, car elle
a permis au contraire de répandre la culture et d’ouvrir
notre esprit à des horizons nouveaux.
L’énorme différence, c’est la durée quotidienne et
l’intensité d’utilisation. De la même manière que ce
ne serait pas une grande idée de regarder la télévision
12 h par jour (pas plus que de lire 12 h par jour), il n’est
pas bon d’être connecté à son smartphone 12 h par jour.
Or… nous le sommes.
OPEN SOURCE
Giles Daoust, CEO de Daoust
et Title Media
Digital detox
Durant les mois d’été, la plupart d’entre
nous a eu l’occasion d’apprécier au moins
quelques jours de repos et de détente.
L’occasion peut-être de diminuer l’intensité
de la relation fusionnelle avec notre
patron à tous : le smartphone. Force est de
constater qu’en l’espace d’une dizaine d’années
seulement (l’iPhone ayant été créé en
2007), le smartphone est en train de dompter
l’homme.
Parallèle amusant : dans son livre Sapiens, Yuval
Noah Harari explique la manière dont l’homme est
tombé dans le piège de la culture du blé au cours de
la préhistoire. Auparavant, l’homme était chasseurcueilleur,
nomade se déplaçant de zone en zone au
fil des saisons et de la disponibilité des ressources.
Avec la culture du blé, l’homme devient sédentaire.
Une récolte pouvant être mauvaise (ou détruite),
l’homme doit produire plus qu’il ne consomme. Il
a besoin de plus de mains, donc de plus d’enfants.
Pour nourrir ces bouches additionnelles il faut plus
de blé. Une partie de l’excédent de production peut
être vendue au village voisin. Et ainsi de suite, avec
des conséquences irréversibles sur le style de vie de
l’humanité, le commerce, l’économie, la politique et
même la religion.
Il faut bien évidemment distinguer la partie professionnelle
et la partie loisirs. Il est évident que toute personne
exerçant des responsabilités trouve un avantage majeur
à pouvoir être joignable à tout instant, et à disposer d’une
information en temps réel. Certainement, mais il y a deux
limites à ce raisonnement : l’obsession et la stupidité.
Lors de la généralisation de l’e-mail à la fin des années
1990, la vitesse de croisière du monde du travail a
augmenté de manière impressionnante. Avant cette
époque, un échange de courriers papier prenait des jours,
voire des semaines à l’international. Ce temps de latence
permettait, littéralement, de « dormir dessus ». On prenait
soin de ne pas écrire des idioties, et on n’avait pas le luxe
de rentrer dans des détails inutiles.
Depuis l’avènement des e-mails (et à fortiori ceux rédigés
entre deux portes sur un smartphone), je peux échanger
50 communications écrites par jour avec la même
personne (voire un groupe de personnes). Ces emails sont
souvent peu réfléchis, et se perdent dans une quantité
de détails inepte.
De la même manière que la réunionite est une maladie grave
des entreprises aujourd’hui, la « communicationnite »
n’apporte ni qualité ni efficience. Ce qui compte, ce
n’est pas de beaucoup communiquer, mais de bien
communiquer. Il vaut mieux répondre intelligemment à
une demande, quitte à ce que – oh mon Dieu ! – cela
prenne 24 h.
Tant pour la partie professionnelle que pour les loisirs, il
serait pertinent de choisir une tranche horaire pendant
laquelle nous sommes joignables. En dehors de ces
heures, est-il vraiment important de répondre à un mail
ou de vérifier qui a « liké » nos posts Facebook ? Faut-il
vraiment découvrir la dernière ineptie de Trump avant
d’aller se coucher, où est-ce que ça peut attendre demain ?
Nos enfants doivent-ils grandir en présence de parents
avachis sur leurs smartphones, leur répondant à demimot
en mode multi-tasking ?
Il faut faire la part des choses entre ce qui est important
et urgent, et ce nous rend tout simplement malheureux.
Si le smartphone est un outil de travail magnifique, il
est important et urgent de parvenir à le dompter… avant
qu’il ne nous dompte !
22 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
׉	 7cassandra://NU1JN5nHe_coXS96-qofJ6Mm6TTjKT7WBDqRw5cOXE4`̵ [i*> ׉Empleo PAR HRWEB SOLUTIONS :
l’application RH en ligne, modulaire et 100% belge
Pour accompagner les entreprises dans toutes les
étapes d’un projet lié aux ressources humaines, la
société belge HRWeb Solutions a mis au point une
solution à la fois totalement intégrée et modulaire qui
fonctionne en mode SaaS (Software-as-a-Service ou
logiciel en tant que service). De quoi allier richesse
de fonctionnalités, facilité de déploiement et d’utilisation,
et coûts de mise en œuvre réduits.
Fondée voici exactement dix ans par Stefan Baele, Christian
Beaujean et Alain Demarcke, managing partners,
HRWeb Solutions s’est d’emblée positionnée comme le
partenaire RH des entreprises dans la réalisation et l’implémentation
de projets en ressources humaines. L’entreprise
prend comme point de départ l’écoute du client pour
identifier précisément ses besoins, détecter les facteurs
bloquants, analyser correctement les processus existants
et, enfin, définir le schéma directeur et le périmètre précis
de mise en œuvre. Après quoi une cartographie précise des
processus transversaux et opérationnels est établie, ainsi
que du flux des processus pour proposer une solution RH
qui corresponde au mieux aux attentes du client.
Dès l’origine, HRWeb Solutions a décidé de développer en
interne la plateforme mpleo en s’appuyant sur la technologie
100 % web et de la commercialiser en direct, le produit
étant hébergé sur une infrastructure informatique externe
totalement sécurisée, tandis que le client paie à l’utilisation.
Autre choix stratégique : mpleo est un logiciel modulaire
bâti sur un framework commun et dont les différents
modules de gestion sont répartis selon deux grands axes :
la partie administrative (dossier digital du personnel, présences/absences,
notes de frais, etc., avec intégration de
la paie) et ‘soft HR’ (gestion des talents, recrutements, formations,
gestion des performances, etc.). Par ailleurs, des
interfaces sont prévues vers d’autres solutions de gestion
RH du marché, notamment les systèmes de paie des secrétariats
sociaux.
Entièrement développé en Belgique, mpleo répond parfaitement
aux exigences légales et réglementaires locales
(notamment la nouvelle réglementation RGPD ou règlement
général sur la protection des données), tout en étant
extrêmement proche des besoins des utilisateurs (chaque
nouvelle fonctionnalité ajoutée est directement accessible
à tous les clients). Et comme la solution est totalement en
mode SaaS, toute amélioration apportée profite directement
et sans frais à l’ensemble des utilisateurs. Ainsi, une
nouvelle version prévue dans les prochains mois apportera
encore davantage de richesse fonctionnelle, de convivialité
et de réactivité.
L’aspect sécurité n’a évidemment pas été négligé, tant au
niveau de l’accès aux données par les utilisateurs que du
traitement des données (cryptage SSL et stockage dans un
cloud privé dédoublé et hébergé dans un datacenter tier 4
certifié iso 27001, avec réplication en temps réel et sauvegardes
quotidiennes). En outre, la convivialité est l’un des
points forts de mpleo, faisant de chaque collaborateur un
véritable acteur des RH.
HRWeb Solutions propose par ailleurs des formations standard
et sur-mesure à son produit dans les locaux du client
ou dans son propre centre. Et pour fournir un service optimal,
une équipe d’assistance assure un suivi permanent et
réactif par le biais d’une hotline.
Aujourd’hui, HRWeb Solutions dessert près de 300 sociétés
et compte plus de 30.000 utilisateurs quotidiens. La
société cible typiquement les entreprises de 50 à 500 collaborateurs
environ, mais séduit un nombre croissant de
grandes organisations. Grâce à sa modularité, mpleo est
facile et rapide à implémenter, tandis que le paramétrage
peut se faire par l’utilisateur lui-même, ce qui limite les coûts
de déploiement. Le produit se veut également convivial et
est accessible au départ de tout appareil disposant d’un navigateur
internet, l’outil étant full responsive !
Totalement autofinancée et indépendante, la société est
surtout présente en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg
(30 clients gagnés sur deux ans de présence) et
réussit, pour l’instant, à convaincre 3 à 4 nouveaux clients
par mois. Du fait de sa technologie web et de son multilinguisme
(tant au niveau des écrans que du contenu), mpleo
se prête parfaitement à une internationalisation.
HRWeb Solutions
Lozenberg 1
1932 Zaventem
www.hrweb.solutions
׉	 7cassandra://CrRWWQv8lMA_PrvCcRQ0U85PYGS80Z0I38gQ8nym0hU!C`̵ [i*> ߁[i*> ށ#בCט   u׉׉	 7cassandra://_eLubWlupv1W5aC3pAqZuDKJkhvGPioZt3b_uwTHtXc ?` ׉	 7cassandra://s2ur1TDYCbBtdqQA_zyfKgktA8kTA2EXFuL_gMshqLsk`S׉	 7cassandra://imTH14wwp2_NLsFD2SaD0Zmi0UaHsuPVcAMgweVgTLU`̵ ׉	 7cassandra://D4hqM-GRug9cZCnG1U27LSQaX1Y-Nz_gfVlHKLjMzy4t͠[i4> gט  u׉׉	 7cassandra://9Ii1n7BfnefGZZt_IpV1-WGcWU6P6figBMplsS2Ho6Y `׉	 7cassandra://2AWQkua_mjMYdSUGPoBhRjkETshoHgeNeES99rGF_RMw`S׉	 7cassandra://MTwfVZM_V5J4EKoOhUDekF4bFamsMpER7d8tAkqpxjE(`̵ ׉	 7cassandra://QJHDzDYstMhEWttHwlDwiky_1kKiUGmuxvvmaAjRD-Y l͠[i5> hנ[i5> m Qс̥$9ׁHhttp://www.eeaward.beׁׁЈנ[i5> l pځ`9ׁHhttp://citydev.brׁׁЈנ[i5> k Xp9ׁHmailto:info@eeaward.beׁׁЈ׉E6THINK TANK
POUR OU CONTRE
Un enseignement bilingue à Bruxelles ?
Créer des places pour répondre au boom démographique à
Bruxelles ou se concentrer sur la maîtrise d'une première
langue nationale pour les élèves issus de l'immigration sont
autant d'objectifs qui ont participé au recul du bilinguisme,
un prérequis pourtant capital sur le marché de l'emploi. Si le
débat sur un enseignement bilingue, voire trilingue, n'est pas
jeune, il est loin d'être devenu trivial. Ophélie Delarouzée
Guy Vanhengel, Ministre
bruxellois des Finances et
président du Collège de
la Commission communautaire
flamande (VGC), en charge de l'Enseignement
L’enseignement a besoin d’innovation. Dans le contexte
spécifique de Bruxelles, notre volonté est de continuer
à stimuler l’enseignement multilingue, avec une attention
pour le français chez les enseignants et les élèves
non-francophones afin d'en faire des Bruxellois. Les
élèves, les écoles et les parents doivent être encouragés
à s’inscrire dans une pédagogie présupposant le multilinguisme
et l’esprit civique. Si l’on veut réaliser quelque
chose en Belgique, il faut tenir compte de la structure
étatique du pays, avec les Communautés, les Régions et
le pouvoir fédéral.
En ce qui concerne la création d’une formation bilingue
pour enseignants, tant dans les accords gouvernementaux
du fédéral, de Bruxelles-Capitale, de la CoCom, de
la VGC que de la CoCof, vu le besoin en enseignants bilingues
dans notre ville, on retrouve l’ambition de soutenir
ce projet. L’amorce importante a été donnée l'an
dernier avec une formation bilingue d’enseignants à
Bruxelles. Les départements Onderwijs en Pedagogie
de l’Erasmushogeschool Brussel et de la Haute École
Francisco Ferrer ont pris l’engagement de collaborer
pour leur formation d’enseignants du primaire. Ils réaliseront
un parcours de « bidiplomation » qui permettra
aux étudiants, à l’issue de leur formation initiale de
bachelier, de suivre une formation continue raccourcie
auprès de l’institution partenaire, où l’accent sera mis
sur le perfectionnement linguistique, de sorte qu’ils
décrochent deux diplômes d’enseignant. Ils pourront
donner cours tant dans l’enseignement primaire francophone
que néerlandophone. Ces enseignants plurilingues
seront en mesure de répondre aux besoins des
élèves bruxellois.
En ce qui concerne la présence d’élèves francophones
dans l’enseignement néerlandophone à Bruxelles, on
prétend que nombreux sont ceux qui ne maîtrisent pas
suffisamment la langue de l’école, ce qui entraîne un
retard d’apprentissage. L’inspection note que les écoles
bruxelloises affinent continuellement leurs politiques
linguistiques.
24
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
C'est une fausse bonne idée. L'enseignement néerlandophone
contribue largement à disséminer le bilinguisme
dans Bruxelles. Faire des écoles néerlandophones des
écoles bilingues ferait chuter le niveau de néerlandais
des élèves francophones. On voit déjà aujourd'hui qu'avec
100 % des cours en néerlandais ces enfants ont des difficultés
avec la langue. C'est donc en renforçant le néerlandais
dans les écoles néerlandophones que les enfants deviendraient
vraiment bilingues et combleraient leur retard
d'apprentissage. Il faut encore renforcer la qualité de notre
enseignement pour rehausser le niveau. Ce n'est pas en
tirant le niveau du néerlandais vers le bas qu'on va réussir.
Concernant l'enseignement francophone bruxellois, j'ai
fait une évaluation de l'apprentissage des langues et il y a
vraiment une évolution négative pour le néerlandais. J'ai
introduit il y a un an et demi une résolution pour demander
à la Communauté française d'investir plus fortement
dans l'apprentissage du néerlandais à travers le Pacte
d'excellence, mais elle n'est pas encore à l'agenda de la
Commission. Je trouve les écoles d'immersion très bien,
mais il est dommage qu'il y en ait si peu à Bruxelles,
comparativement aux autres provinces.
Si toutes les écoles de la Communauté francophone devenaient
bilingues, cela y relèverait bien sûr le niveau
de néerlandais. Mais, si on organise un enseignement
bilingue dans les écoles francophones et néerlandophones
et si on choisit de transférer des compétences
des Commissions communautaires francophone et néerlandophone
vers la Région et la Cocom, cela va devenir
ultra-francophone, comme toutes les choses à Bruxelles
qui sont tirées vers la Cocom. Seule la Communauté flamande
est, je pense, capable de maintenir un enseignement
fort du néerlandais pour les enfants bruxellois. De
plus, tous les Bruxellois peuvent profiter de la qualité de
l'enseignement flamand, qui est remarquable au regard
des résultats Pisa, ce qui n'est pas le cas de l'enseignement
francophone.
Liesbet Dhaene,
députée bruxelloise N-VA
© Belga
׉	 7cassandra://imTH14wwp2_NLsFD2SaD0Zmi0UaHsuPVcAMgweVgTLU`̵ [i*> ׉EPalmarès de la 13ème
édition du
Prix belge de l’Energie et de l’Environnement
Depuis 2006, le Prix belge de l’Energie et
de l’Environnement met à l’honneur tous
les belges qui, à titre individuel ou via leur
organisme, contribuent au travers de leur
projet ou réalisation, à la construction d’un
avenir durable à l’échelle locale, régionale
et nationale. Plus de 2.300 dossiers ont été
analysés par un jury d’experts et plus de 140
lauréats récompensés.
Un Prix ouvert à tous
Le concours national est ouvert à toutes les catégories
d'acteurs actifs et innovateurs en matière de
développement durable : citoyens, entreprises, écoles
et universités, villes et communes, associations,...
La prestigieuse cérémonie
La cérémonie de remise des trophées, s’est déroulée
ce 7 juin au BEL (Site de Tour & Taxis) en présence
de nombreuses personnalités du monde politique,
scientifique, économique et associatif.
Une soirée riche en émotions pour les lauréats et
nominés des Awards 2018 ainsi que pour le large
public venu les applaudir.
Conférence exceptionnelle
Invité d’honneur de cette 13ème
édition,
le
charismatique Gunter PAULI a donné en prémices
de la cérémonie, une conférence de haut vol sur son
concept révolutionnaire de « Blue economy ».
Les projets gagnants de l’édition 2018
Infos :
Anne-Julie Lambion
0499 40 10 86
info@eeaward.be
PrEMIUM PArtnEr
PArtnErS
Référence Média
Creative Events
SUStAInABLE EdUCAtIon AwArd
Lauréate : Hidrodoe
Nominés : Empreintes asbl et Mobiel 21 vzw
Nominé : Bruxelles Environnement – BELEXPO
SUStAInABLE MoBILIty AwArd
Lauréate : Gemeente Bonheiden
Nominé : Triviatech Sprl -CovEvent
Nominé : Cycloserrurier
SUStAInABLE EnErGy AwArd
Lauréate : Nexans Euromold
Nominé : Coretec Energy
Nominé : Zonnewind CVBA
SUStAInABLE BUILdInG AwArd
Lauréate : citydev.brussels- Tivoli GreenCity
Nominé : Homeco
Nominés : ULiège – CHU et GRE de Liège
CIrCULAr EConoMy AwArd
Lauréat : Groupe François
Nominé : Retrival scrl
Nominés : InOpSys NV et Janssen Pharmaceutica NV
SUStAInABLE trAnSPort & LoGIStICS AwArd
Lauréate : Vincent Logistics sa
Nominé : Remitrans NV
Nominé : Rayon9
SUStAInABLE It AwArd
Lauréat : Connect2Move
Nominé : Mangez Local!
SUStAInABLE Food AwArd
Lauréat : FruitCollect
Nominé : Universiteit Antwerpen
Nominé : Stad Gent
SUStAInABLE wAtEr MAnAGEMEnt AwArd
Lauréate : IGRETEC
Nominé : Stream And River Consult sprl
Nominé : Tilia pressing
LUMInUS PrEMIUM PArtnEr AwArd
Lauréats : ULiège –CHU et GRE de Liège
IPM GroUP PrEMIUM MEdIA PArtnEr AwArd
Lauréat : Agricovert
IntErnAtIonAL PoLAr FoUndAtIon AwArd
Lauréate : Zonnewind CVBA
SPECIAL JUry AwArd
Lauréate : Worms asbl
MAGAZINE
retrouvez tous les
résultats et les résumés
des projets gagnants sur
www.eeaward.be
׉	 7cassandra://MTwfVZM_V5J4EKoOhUDekF4bFamsMpER7d8tAkqpxjE(`̵ [i*> [i*> #בCט   u׉׉	 7cassandra://i-hCNbhI3GKHekRkUgt1bHSt6V-AjEIfOigKPlBBfyQ ` ׉	 7cassandra://WPiRRxnmfQV9JyByqHOHyoQdwlodq4wzo8bxeswxYbgk`S׉	 7cassandra://H0CXs4f7EorVTRiJbiXeELD5ZtBg4KSj6iJ_31F3r5Q`̵ ׉	 7cassandra://YKzXweUXHdSPY-RmeriyWHMnu4aDzeGzzVoIeIGzPqU\͠[i6> nט  u׉׉	 7cassandra://1_9f7oGQOdfoksSL2bckuaWefZSI88HPfnuF-fJTy5g ` ׉	 7cassandra://GvPQEoJb7telOZY9M_YWi62v1BubCSxOdSAEozEtcion`S׉	 7cassandra://GEypJ1xI_0sfGzed2mJGjM1AEHdEALaSJf0UoWCNrCU`̵ ׉	 7cassandra://QcSuvGth8SA8nS_tS2OuRQOTxZKIUItmR9561tSMcGId.͠[i6> oנ[i6> q E̟9ׁHmailto:international@beci.beׁׁЈ׉EHINTERNATIONAL
ENTERPRISE EUROPE NETWORK
E-commerce : « Faites appel à un service
juridique avant de vous lancer »
Avocate au Barreau de Paris et collaboratrice au sein du Cabinet Ulys (spécialisé
dans le droit à la création et l’innovation), Camille Bourguignon précise quelques
principes essentiels dont devront tenir compte les porteurs de projets e-commerce,
notamment à vocation internationale.
Cédric Lobelle
Au moment de lancer un projet
e-commerce, quelles sont les principales
contraintes légales et réglementaires ?
« Première question à se poser : le produit
ou le service que l'on veut proposer
en ligne est-il réglementé ? C'est le cas
du médicament, réglementé en pharmacie
physique comme en ligne. Ensuite, la
réglementation européenne impose de
mentionner un ensemble d’informations :
l'identité du vendeur, son adresse géographique,
comment le contacter, les caractéristiques
essentielles du produit ou du
service. Il y a l'obligation de bien préciser
les étapes de l'achat en ligne, la possibilité de retour
en arrière avant de finaliser la commande, les langues
disponibles du contrat d'achat. Plus important : toutes
les infos sur le droit de rétractation (14 jours) doivent
se trouver facilement sur le site. Et le commerçant doit
mettre un place une logistique performante pour récupérer
le produit. »
Camille Bourguignon
générale : là où c'est possible, chaque
consommateur a droit à un traitement similaire.
Toute différenciation doit être justifiée
autrement que par sa nationalité ou
sa résidence. Par exemple, se rendre sur
le site espagnol ou français d'une entreprise
de commerce en ligne, et se voir redirigé
automatiquement vers le site belge
ne sera plus autorisé : j'ai le droit de comparer
les trois sites. De même, le site espagnol
n'a pas le droit de m'imposer des
CGV différentes de ses clients espagnols.
Sauf si, par exemple, pour des questions
logistiques, il n'est pas possible de livrer
en Belgique. Ou encore : un site français ne peut pas interdire
à un consommateur belge d'employer un moyen
de paiement qui serait disponible pour un Français. Il
y a une exception notable sur les droits d'auteur et la
propriété intellectuelle, mais elle fait couler beaucoup
d'encre. »
La récente réglementation européenne GDPR a-t-elle
un impact direct ?
« Évidemment. Le GDPR entraîne une plus grande
responsabilisation de l'e-commerçant, obligé d'avoir
une connaissance approfondie des données traitées.
Prenons un vendeur de chaussures, qui ne peut demander
que les données nécessaires : vos mail, téléphone,
adresse de livraison et de facturation. Il n'a pas
à connaître la composition de votre ménage. Sauf pour
préparer une pub ciblée, mais alors il devra obtenir votre
consentement spécifique. S'il y contrevient, la sanction
peut monter jusqu'à 20 millions d’euros ou 4 % du
chiffre d’affaires ! Il y a aussi des droits nouveaux : droit
à l'oubli, droit à la portabilité des données. L'e-commerçant
est également obligé de mettre en conformité
sa charte vie privée, qui indique comment les données
seront traitées, dans quel but, etc. Le GDPR clarifie
l'exigence du consentement spécifique du consommateur
sur le traitement de ses données, distinct de son
consentement aux conditions générales de vente (CGV).
Il est fortement recommandé de prévoir, par exemple,
deux cases à cocher. »
Sans oublier la nouvelle législation européenne sur
le géoblocage.
« Elle entre en vigueur en décembre 2018. La logique
26
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
Quid des sites e-commerce à vocation internationale ?
« En général, les sites européens sont ‘réglo’ vis-àvis
des consommateurs. Maintenant, je ne peux que
conseiller aux porteurs de projets de faire appel très
tôt à un service juridique. L'aspect juridique paraît fastidieux,
mais il évite de perdre du temps. Beaucoup de
futurs e-commerçants s'y intéressent un peu tard. Et
surtout, quand on veut trouver des clients hors Europe,
il faut bien se renseigner (fiscalité, TVA...), analyser les
risques, et se faire accompagner par des juristes spécialisés
car, la plupart du temps, le droit des consommateurs
y est différent. Même si un site e-commerce
est basé en Belgique, il n’est pas impossible qu’in fine,
en cas de litige avec un consommateur
américain par exemple, ce soit la loi
américaine qui soit applicable. » ●
Pour aller plus loin : participez au séminaire
EEN « Commerce électronique, comment en
faire un levier de croissance pour mon entreprise
? », le 23 novembre.
Info et inscriptions :
+32 2 210 01 77 - international@beci.be
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BELGIQUE-CANADA
On surfe sur la vague du Ceta
En mai dernier, Beci a emmené une délégation d’entreprises belges prospecter
au Canada. Cette mission économique a remporté un franc succès avec, déjà, des
projets de collaboration concrets. À l’heure de l’économie 2.0, on peut pourtant se
poser la question de l’utilité de telles missions… Ont-elles encore une plus-value ?
Avis d’expert et de participants.
«C
ette mission économique a été organisée dans
le cadre de la mise en œuvre du Ceta », commence
Sybille Motte, International Trade Advisor
chez Beci. En effet, ce traité de libre-échange entre
la Belgique et le Canada ouvre de nouvelles opportunités
aux entreprises belges. « Par ailleurs, la Mission
d’État belge organisée au Canada a amené beaucoup
de visibilité sur la Belgique et nous voulions surfer sur
cette vague pour aider des PME, des TPE et des indépendants
souhaitant développer leurs activités au Canada.
»
En collaboration avec CanCham et la CCI Wallonie, Beci
a donc emmené 15 entreprises en mission de prospection.
Parmi elles, des entreprises issues des secteurs
ferroviaire, pharmaceutique, mobilité urbaine, horeca,
événementiel, propriété intellectuelle… « La diversité
des entreprises était un réel atout, d’autant qu’elles
étaient issues de toutes les régions du pays », assure
Sybille. La délégation belge a passé trois jours à Montréal
et deux jours à Québec. « Nous nous sommes limités
au marché francophone car c’était celui-là qui
présentait le plus d’attrait pour les participants. »
Au programme, de nombreuses plages horaires dédiées
aux rendez-vous B2B organisés par nos attachés
économiques et commerciaux au Canada (principalement
des représentants de l’Awex, de Bruxelles Invest &
Export, de Québec International et Montréal international)
entrecoupées par des activités de groupe : une réception
à la résidence du consul général de Belgique à
Montréal, un événement de networking avec les Belges
implantés au Canada, ou encore une rencontre avec des
avocats d’affaires canadiens.
Pour Sybille, la clé d’une mission économique réussie
est sans aucun doute la préparation : « Plus la mission
est préparée, plus elle est porteuse de résultats ». Et
avec cette mission, Beci a voulu innover. C’est ainsi que
des rencontres virtuelles sur Skype ont par exemple été
organisées préalablement au voyage. Chaque entreprise
avait 15 minutes avec chaque partenaire pour se
présenter individuellement, parler de vive voix et préciser
ses attentes. « Apprendre à connaître les participants
avant leur venue était vraiment un plus pour nos
partenaires sur place », assure Sybille.
À l’heure de l’économie 2.0, on peut toutefois se poser
la question de l’utilité des missions économiques. Aujourd’hui,
des coordonnées des attachés commerciaux
à celles des ambassades ou des cercles d’affaires, tout
est sur internet ! Et Sybille d’expliquer : « Un voyage
de prospection, ça demande beaucoup de préparation
Gaëlle Hoogsteyn
et d’organisation. Se greffer à une chambre de commerce,
c’est profiter de tous ses contacts et s’assurer
que le voyage sera porteur de résultats. Par ailleurs, la
dynamique de groupe est aussi un atout : en plus des
rencontres faites sur place, ces missions permettent
aussi de nouer des relations avec d’autres entreprises
belges. Enfin, toute la logistique est prise en charge par
la chambre de commerce. Il n’y a plus qu’à se laisser
porter. Pour des entrepreneurs qui ont la tête dans le
guidon c’est vraiment l’idéal. » ●
L’avis des participants
« Nous avons fait de belles rencontres et pu
nouer des contacts intéressants. Je ne savais
pas trop à quoi m’attendre en participant et au
final tous les rendez-vous qui avaient été organisés
pour moi étaient vraiment très pertinents
avec de belles possibilités de collaboration. »
Vinciane Morel de Westgaver,
Business Director & Partner chez Vo Event
« Mon carnet de rendez-vous sur place était
bien rempli et j’ai rencontré des gens très intéressants.
J’ai eu des contacts de grande qualité
avec des décideurs ayant débouché sur plusieurs
perspectives de collaboration concrètes
qui me ramèneront au Canada cet automne.
Je me suis par ailleurs vraiment nourri des
échanges avec les autres participants. »
Thierry Delperdange,
Manager chez Coaching & Développement
27
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BRUSSELS EXPORTERS’ DAY
Des attachés dans le monde entier pour
servir les entreprises bruxelloises
Le 7 juin dernier, l’effervescence régnait à l'Hotel Plaza. Hub.brussels, la nouvelle
agence bruxelloise pour l’accompagnement de l’entreprise, dans laquelle est désormais
intégrée Brussels Invest & Export, y organisait une journée de « speed trading
». D'un côté, 85 attachés économiques et commerciaux venus du monde entier.
De l'autre, des entrepreneurs bruxellois désireux de se développer à l'international.
Et au centre, plus de 800 rendez-vous aux accents prometteurs.
Cédric Lobelle
L
e passage groupé à Bruxelles des attachés économique
et commerciaux (AEC) était une belle occasion
de rencontrer certains d’entre eux, comme
l’ont fait les entrepreneurs, pour évoquer leur travail, les
particularités de leurs régions d'adoption et les opportunités
de celles-ci pour nos exportateurs.
L'Afrique de l'Est et la valeur ajoutée
Ivan Korsak est basé à Nairobi, en charge depuis 2010 des
pays de la Communauté de l'Afrique de l'Est : Kenya, Ouganda,
Tanzanie, Rwanda et Burundi. « Ils sont unis par un
accord de coopération économique, incluant la libre circulation
des produits locaux, des capitaux et des personnes.
Ils viennent de créer un passeport commun ! »
Et c'est un marché en croissance : plus de 6 % annuels.
« Ces économies en transformation intègrent rapidement
les nouvelles technologies. À commencer par le smartphone
: l'outil est à la fois intégré et développé. Le Kenya fut
le premier à introduire les paiement et transfert d'argent
par sms via le système M-Pesa. »
Nairobi est un véritable hub régional et le siège de plusieurs
agences de l'ONU. Des entreprises bruxelloises sont déjà
actives sur place : « Une start-up a développé une application
de gestion de budget intégrée à M-Pesa. Une autre
entreprise implémente une solution de navigation en mer
et de transfert de données en lien avec internet, via satellite.
Une troisième a installé un système de purification d'eau
par gravité, fournissant 65.000 foyers. »
Des exemples de la demande locale ? Des produits et services
à haute valeur ajoutée. « Ils sont friands de technologies,
de produits de qualité. Si vous ne proposez pas ça,
vous perdez votre temps. »
28
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
De gauche à droite : Mattias Debroyer
(AEC Shanghai), Mounif Kilani (AEC Londres), Kathlijn
Fruihof (AEC New York) et Ivan Korsak (AEC Nairobi).
La Chine et les petits pas
Autre marché en croissance : la Chine. Mattias Debroyer,
attaché à Shanghai depuis 2014, avait étudié la langue et
la culture avant sa nomination. Des affinités qui ont aidé à
établir des contacts avec le géant de l'e-commerce Alibaba,
aboutissant notamment à un accord pour un grand centre
de distribution en Belgique.
« Il a fallu plusieurs rencontres, dont une entre son CEO
et le roi Philippe, et des projets intermédiaires. La Chine,
c'est le marché des petits pas : ils créent la confiance entre
les partenaires. Ces premiers pas semblent parfois futiles,
mais sont essentiels. »
Bruxelles et la Belgique sont très attractifs pour les investisseurs
chinois. « Ils les reconnaissent comme un centre
de décision européen et comme un hub logistique de premier
rang. Ainsi, Huawei va installer à Bruxelles un centre
de cyber-sécurité. »
Le marché chinois offre également beaucoup d'opportunités
aux exportateurs, notamment dans les secteurs food &
beverage, les produits de beauté, la mode, le design… « Le
© SPRB
׉	 7cassandra://JbVOehibIgBAks1ZgxfP14oHjsRGgsEGSzWqYI7NxHE#;`̵ [i*> ׉ELCes entrepreneurs désireux
de booster leurs contacts
internationaux
marché est énorme, tout est possible et difficile en même
temps. Même si le produit belge y est gage de qualité, je
conseille de réaliser un gros travail préparatoire. Les attachés
aident à préparer les dossiers, amorcer les contacts
avec les partenaires locaux. Passer par des instances officielles
et politiques, par exemple en participant aux missions
économiques, aide aussi à créer la confiance. »
Les USA au temps de Donald Trump
Une approche qui change des usages avec les États-Unis
et New York, où est basée Kathlijn Fruithof. « Je suis arrivée
en même temps que le président Donald Trump. Les
entreprises ont ressenti de l'incertitude liée à son début
de mandat, à ses déclarations et à la peur d'une guerre
commerciale. Mais, pour l'heure, il n'y a pas plus de freins
qu'avant. »
Bref, les AEC soutiennent les PME bruxelloises comme
avant. « Les grandes entreprises ont déjà leurs réseaux.
Nous répondons aux questions des PME, nous leur cherchons
des clients et distributeurs, nous les mettons en relation
avant un éventuel voyage de prospection dont nous
fixons l'agenda. »
Les États-Unis restent donc une terre d'opportunités, notamment
dans le secteur de la durabilité : « Le passif intéresse
beaucoup New York, qui veut prendre Bruxelles pour
exemple et aller vers les mêmes critères de construction.
En réalité, cela va beaucoup plus loin que le cadre des accords
de Paris. Il y a de réelles opportunités pour nos architectes
et bureaux d'ingénieurs. »
Le marché américain est vaste et très différencié. « Il faut
y aller étape par étape. New York et le reste des USA sont
deux marchés différents, réussir ici n'est pas la garantie de
conquérir le reste. Par exemple, dans l'alimentation, il y
a une vraie attirance pour la nouveauté à New York. Alors
qu'ailleurs, la consommation reste traditionnelle. »
Londres et le flou du Brexit
Rayon incertitudes, le Brexit reste un cas à part. Mounif
Kilani est attaché à Londres depuis septembre 2016, juste
après le scrutin. On prédisait alors les pires maux pour les
économies locale et européenne.
« La seule chose qui a réellement augmenté, c'est l'incertitude.
On connaît la date du Brexit : le 29 mars 2019,
transition vers on ne sait encore trop quoi. Mon rôle, c'est
informer et mettre en garde ceux qui veulent attaquer le
marché local car ils risquent d'être confrontés à des tarifs
douaniers. Mais il faut aussi rassurer : la situation ne sera
pas plus compliquée qu'avec un pays comme la Suisse. »
La grosse part du travail de Mounif Kilani, c'est... la promotion
de Bruxelles. « Nous la vantons comme point de chute
idéal sur le marché européen pour les entreprises basées
à Londres. Le lobbying est centré sur nos centres d'excellence
: fintech, audiovisuel, R&D dans les soins de santé.
Et assurances : on pointe l'arrivée d'acteurs majeurs tels
Lloyd's, Cube, MS Amlin. »
La coopération entre les politiques et fédérations professionnelles
est tout aussi importante. « Des autorités publiques
qui souhaitent leur arrivée, cela rassure les investisseurs.
Tout comme notre discours : on ne leur dit pas de
déménager, mais plutôt de garder leur base à Londres et
d'ouvrir un siège chez nous. Entre les deux capitales, il n'y a
que deux heures de train ! » ●
Qu'il s'agisse d'exporter des produits, des services, ou
de nouer des contacts, nombreux sont les entrepreneurs
à faire appel aux attachés économiques et commerciaux.
La
jeune startup EDPO (European
Data Protection Office)
aide les sociétés non-européennes
à se conformer au
fameux RGPD. Elle sert d'intermédiaire
et de point de
contact avec les consommateurs
et les Data Protection
Authorities. « Elles n'ont pas
de bureau ici, mais gèrent
des données privées de citoyens de l'UE et doivent
donc se conformer au RGPD », explique Athena Van
Migem, business development manager. Rencontrer
des attachés est essentiel pour faire des connexions:
« C'est plus simple lors d'un tel événement. Ils peuvent
faciliter le contact avec des clients potentiels. Nous visons
notamment Hong-Kong et Singapour. Le travail
ne manque pas : beaucoup d'entreprises ne sont pas
encore RGPD-compliant ! »
Athena Van Migem (EDPO)
« Nous nous appuyons sur eux pour trouver de nouveaux
partenaires et marchés », explique Luc Jacobs,
CEO de Nixxis, éditeur de logiciels pour centres d'appels.
Ses clients: des hôpitaux, fournisseurs d'énergie,
sociétés de télécom, taxis, banques.... « Nous sommes
surtout présents dans l'UE, avec 40% de notre CA en
France. Nous développons le marché francophone
d'Afrique du Nord et de l'Ouest. » L'idée, en rencontrant
un maximum d'AEC le même jour, était de préparer
les prochaines interactions : « Voyages d'affaires,
de prospection, conférences et salons... C'est plus facile
quand la dizaine d'AEC qui m'intéressent sont présents
! J'ai aussi revu des exportateurs qui m'avaient
accompagné en mission économique. Ils peuvent devenir
des partenaires ou clients. »
Geneviève Roberti, gérante de Buster & Cie, exporte
des spécialités belges (boulangerie, biscuiterie, pâtisserie
et chocolaterie) vers l'Asie, l'Angleterre et les
USA. « Les attachés sont les ambassadeurs de nos
produits et aident à trouver des importateurs. Aujourd'hui,
j'ai beaucoup appris sur le marché indien :
l'importance du véganisme, les taxes à l'importation
de 50 %. Ce sont donc les magasins pour expatriés que
je dois cibler. » Avec des produits de qualité et l'obligation
de se différencier. « Il faut convaincre ses interlocuteurs,
disons japonais, qu'une gaufre belge, certifiée
d’origine, sera meilleure qu'un produit local. Et justifier
la différence de prix, en raison du cahier de charges,
l'emballage, les certifications, le transport... »
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
29
© SPRB
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EMPLOI & FORMATION
L’emploi à Bruxelles : pas de quoi
s’inquiéter ?
Hiva-KU Leuven vient de publier une étude sur l’évolution de l’emploi à Bruxelles. Elle
suscite des critiques de la part de Didier Gosuin, ministre bruxellois de l’Économie
et de l’Emploi. Selon lui, cette étude suggère que la création d’emplois ne progresse
pas dans la région. Les contacts pris des deux côtés sont toutefois rassurants :
l’emploi se porte bien.
Peter Van Dyck
D
ynam-Reg constitue un protocole
de collaboration entre
l’ONSS, Hiva-KU Leuven et
trois institutions régionales.
L’objectif consiste à déterminer annuellement
combien d’emplois ont
été créés dans les régions et combien
ont disparu. Selon la dernière
étude en date, le taux brut de création
d’emplois à Bruxelles est comparable
à celui des autres régions, à savoir
56 nouveaux emplois pour 1000 emplois
existants (58 en Wallonie et 57
en Flandre). Ces résultats donnent
l’impression que Bruxelles ne fait
guère mieux que les deux autres
régions, ce qui a eu le don d’agacer
Didier Gosuin, ministre bruxellois de
l’Économie et de l’Emploi. Il déplore
que les chiffres avancés par Dynam
soient incomplets. « L’étude Hiva
tient exclusivement compte des salariés,
alors qu’il y a à Bruxelles de
très nombreux indépendants et des
milliers de travailleurs avec un statut
étranger. On ne peut pas écarter ces
deux catégories quand on dresse le
bilan de l’emploi dans notre ville »,
réfute le ministre.
Le Pr. Ludo Struyven, de l’Hiva, se justifie
: « Nous n’examinons pas la dynamique
des entreprises, mais celle de
l’emploi. Nos statistiques reprennent
uniquement les indépendants qui, durant
la période analysée, ont engagé
un premier salarié. Nous n’avons pas
intégré les emplois en détachement,
alors qu’à Bruxelles, ils sont nombreux,
notamment dans le secteur
du bâtiment. Si nous avions intégré
l’emploi international, le taux d’emploi
aurait augmenté de 4 %. Nous
avons mis en évidence l’importance
de cet aspect dans une autre étude,
réalisée du concert avec l’IBSA. Toutefois,
l’emploi auprès d’institutions
30
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
internationales telles que l’Union
européenne et l’Otan est particulièrement
stable dans la durée. Il n’a
donc pas d’impact sur la dynamique
de l’emploi. »
Bruxelles, un laboratoire
Le ministre Gosuin constate que la
Labour Force Survey du SPF Économie
(une enquête trimestrielle
sur les travailleurs) renvoie une tout
autre image que les résultats Dynam.
Cette enquête conclut que le
nombre d’emplois a connu sa plus
forte augmentation dans la Région
bruxelloise entre 2016 et 2017 (1,4 %,
© Beci/Reporters
Nous devons appréhender Bruxelles comme
un laboratoire de l’économie de demain
Didier Gosuin
comparé à 0,9 % en Région flamande
et 0,3 % en Région wallonne). Autres
commentaires du ministre sur les
données d’Hiva-KU Leuven : « Elles
concernent le mois de juin 2016, juste
après les attentats, le lockdown et les
réparations de tunnels. Il va de soi
que ces événements ont eu un impact
important sur le développement
économique et donc sur la création
d’emplois à Bruxelles. »
Pour sa part, le professeur Struyven
met en exergue le phénomène des
déplacements internes de personnel.
« Il s’agit d’entreprises également
actives dans une autre région.
C’est notamment le cas de grandes
institutions financières. Les nouveaux
collaborateurs bénéficient par
exemple d’une formation au siège à
Bruxelles pendant leur première année,
avant d’aller travailler dans une
filiale en province. Et puis, il y a les
petites entreprises bruxelloises qui
voudraient se développer, mais qui,
par manque d’espace ou en raison
de prix excessifs à Bruxelles, vont
migrer une partie de leurs activités
vers des implantations à l’extérieur
de la ville. »
« Nous devons appréhender Bruxelles
comme un laboratoire de l’économie
de demain », pose le ministre Gosuin.
Il ne s’inquiète pas du départ de certaines
entreprises en expansion.
« Du moment que nous assurons la
dynamique entrepreneuriale de notre
région. À la fin 2017, nous comptabilisions
104.705 entreprises, contre
101.131 en 2016. Cela représente
4.230 nouvelles unités. Tant que nous
accueillons chaque jour des dizaines
׉	 7cassandra://MBxeO8OsFw8cJFEfNQVP_A9V-_6wwbfWpPrXv31vZM8`̵ [i*> ׉E
nTOPIC
de start-up, il n’y a aucune raison de
s’inquiéter. »
Toujours plus d’emplois
Le Pr. Ludo Struyven craint qu’une
focalisation sur l’évolution nette, telle
qu’elle figure dans l’étude Dynam,
puisse créer un malentendu. Dynam
utilise cette évolution nette pour
mettre en évidence les mouvements
sous-jacents, qui n’apparaissent dans
aucune autre statistique. Par ailleurs,
Dynam adopte le point de vue de l’employeur
– et donc du lieu de travail – et
ne prend pas en compte le domicile,
comme le font d’autres statistiques.
« La disparition d’emplois n’est pas
grave en soi, tant que d’autres sont
créés en suffisance, ce qui est bel
et bien le cas », constate le professeur.
Didier Gosuin souligne pour sa
part le message positif qui émerge
des chiffres du dernier recensement
des travailleurs : « Nous avons créé
10.000 nouveaux emplois en Région
bruxelloise entre 2016 et 2017, ce qui
nous porte à un total de 726.350 jobs.
Les Bruxellois sont les premiers à en
bénéficier. Le nombre de Flamands
et Wallons qui viennent travailler à
Trop souvent,
l’emploi à Bruxelles
est présenté
injustement de
manière négative.
Ludo Struyven (Hiva)
Bruxelles est d’ailleurs en recul. Nous
constatons en outre que des Bruxellois
partent à la conquête du marché
du travail en Flandre et en Wallonie.
Plus de 50.000 Bruxellois travaillent
en Flandre. En 2017, près de 77.000
habitants de Bruxelles ont trouvé un
emploi en dehors de notre région, soit
10.000 de plus qu’en 2012. »
Le professeur Struyven arrive lui aussi
à la conclusion que Bruxelles remplit
avec brio son rôle de moteur économique
– ce que plusieurs études
confirment. « Nous avons notamment
examiné les start-up technologiques.
Même à l’échelon international,
Bruxelles constitue une région essentielle
dans ce domaine. Nous savons
aussi que de toutes les régions de
D.R.
Belgique, Bruxelles se distingue par
la plus forte évolution de la population
active depuis 2000. Le taux d’emploi
y évolue plus favorablement depuis
2013 qu’en Flandre et en Wallonie. La
croissance du nombre d’indépendants
y est également plus marquée. Nous
autres chercheurs donnons donc raison
au ministre Gosuin : trop souvent,
l’emploi à Bruxelles est présenté injustement
de manière négative. » ●
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BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
31
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Plusieurs métiers des TIC figurent sur la liste des
fonctions critiques. Pour ces technologies, Bruxelles
Formation travaille notamment avec Molengeek.
Compétences en pénurie ?
EMPLOI & FORMATION
350.000 chômeurs complets indemnisés, sans les exclus, et environ 133.000 emplois
vacants1
: peut-on effectuer la soustraction, docteur ? Le problème de vases communicants
est plus ardu qu’il n’y paraît et les chiffres plus loquaces que parlants2
,
mais il n’en demeure pas moins que des emplois ne trouvent pas preneurs. Pour
y remédier, le patronat insiste sur la nécessité d’une adéquation plus étroite entre
l’enseignement au sens large et les besoins des entreprises ; nous avons recueilli
les avis de Bruxelles Formation et d’Actiris. Propos recueillis par Didier Dekeyser
Olivia P’tito, Directrice Générale
de Bruxelles Formation
Le débat sur les métiers en pénurie
véhicule, notamment, l’idée qu’il y a
un déficit de compétences et donc de
formation à ces compétences.
« Soulignons d’abord que, si les métiers
en pénurie font la une, ils ne
concernent pas que Bruxelles, qui
s’en sort assez bien eu égard aux caractéristiques
de sa population et de
l’accès à l’emploi qui est sans doute
plus difficile dans notre Région que
dans d’autres – je songe notamment
à l’exigence de multilinguisme. »
Olivia P’tito
« Il y a en effet des offres d’emploi
qui ne trouvent pas preneurs, ou du
moins pendant un certain temps,
ce qui est compréhensible dans un
contexte de croissance et donc de
création d’emplois, tel celui que nous
connaissons actuellement. Mais il va
de soi que, chez Bruxelles Formation,
nous analysons les listes de ces
fonctions pour décider du choix des
formations que l’on peut proposer.
Nous sommes particulièrement réactifs
sur ce point car Bruxelles Formation
à un rôle double : la formation
32
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
pour une mise à l’emploi mais aussi
le développement économique de
Bruxelles. Ceci explique notre faculté
de rebondir et notre obligation
de fait de mettre sans cesse à jour
notre offre de formations : par définition
de nos missions, elle ne peut
être statique. La liste des vacances
est évidemment notre base de travail
privilégiée. »
Quelques chiffres, quelques données
qui illustrent les tâches de
Bruxelles Formation ?
« Nous proposons quelques 19.000
places de formation dans les secteurs
les plus divers et accessibles aux profils
et niveaux les plus variés. 76 % des
gens que nous formons trouvent un
emploi grâce à leur formation et 6 %
poursuivent des études ou d’autres
1 18.000 à Bruxelles, 30.000 en Wallonie et 85.000 en Flandre
2 « Difficultés de recrutement ? Le tableau est moins sombre », Le Soir, 07/07/2018
D.R.
D.R.
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formations. Le site web www.dorifor.
brussels, qui regroupe nos offres, déploie
un éventail impressionnant de
formations, issues de tous types de
formateurs – alternance PME, privé,
promotion sociale… Presque tous les
profils peuvent y trouver chaussure à
leur pied. Un gros effort est fait également
sur les diplômes étrangers
non reconnus (qui concernent près
de 40 % des chercheurs d’emploi
inscrits chez Actiris) pour lesquels
nous organisons des tests de compétences.
»
Fumée sans feu, alors, lorsque l’on
pointe du doigt l’enseignement de
façon globale ?
« Notre taux de conversion à l’emploi
et notre réactivité sont positifs
mais il va de soi que nous aimerions
que toutes les offres d’emploi soient
pourvues, et que tous les chercheurs
d’emploi trouvent un travail ! Ceci
dit, nous ne sommes pas les seuls
à pouvoir jouer un rôle : je songe
aux entreprises. Nous pouvons, par
exemple, ‘construire’ des formations
spécifiques, sur mesure, pour les entreprises
(lire p. 44, ndlr). C’est un
outil précieux, or il est peu utilisé.
Les entreprises devraient aussi ouvrir
plus largement leurs portes, établir
plus de partenariats pour la formation
en alternance, etc. Un travailleur
formé en entreprise est en général
un travailleur productif et dévoué, car
offrir une formation, un travail, c’est
aussi offrir une insertion sociale qui
faisait parfois défaut (pour moitié,
notre public est très précaire) et cela
a un impact certain. »
Anaïs Sorée, porte-parole d’Actiris
Les
emplois vacants semblent
stables à Bruxelles ; est-ce dû à
un manque de réactivité des organismes
dédiés à l’emploi ?
« La tension augmente lorsque l’on
compare au fil des années le rapport
entre réserve de main-d’œuvre et
offres d’emplois vacantes. Rappelons
que Bruxelles a quelques spécificités
par rapport à d’autres villes du pays,
notamment le fait que la Région vit
essentiellement d’une économie de
services qui requiert des qualifications
particulières et des connaissances
linguistiques. On part donc
d’une plus grande incompatibilité
de base entre l’offre et la demande
d’emplois. Par exemple, à Bruxelles,
une offre d’emploi sur deux requiert
des connaissances en néerlandais.
Or, à peine 7 % des chercheurs d’emploi
bruxellois déclarent avoir une
bonne connaissance de l’autre langue
nationale. Et 66,1 % des chercheurs
d’emploi n’ont pas leur certificat
d’enseignement secondaire supérieur
(CESS), alors que les besoins
en emplois faiblement qualifiés ne
sont aujourd’hui que de 10 %. »
« La nature et l’attrait relatif de certains
emplois proposés – travail de
nuit, bas salaires – expliquent aussi
la persistance de pénurie pour certains
emplois. Malgré cela, la part
de jeunes au chômage décroît et est
moins importante qu’à Anvers, Charleroi
ou Liège. »
Quelles actions concrètes portez-vous
face à ces métiers en pénurie
?
« D’abord, nous incitons à la formation
car, statistiques à l’appui, c’est
payant. Pour cela, la Région bruxelloise
élargit les conditions de dispenses
(le nombre de dispenses pour
des formations dans des métiers en
pénurie a plus que doublé, et les
conditions d’octroi de dispenses vont
être encore assouplies cette année).
Nous augmentons aussi, progressivement,
avec Bruxelles Formation et les
entreprises, les places de formation,
avec un objectif de 20.000 stagiaires
formés par an. Mais si une part du
défi est d’attirer les chercheurs d’emplois
vers ces stages, une autre est
de décider les entreprises à assumer
ces stagiaires : si un employeur sur
dix formait un stagiaire, c’en serait
fini du chômage des jeunes ! »
« Ensuite, nous proposons des solutions
originales, comme notre service
Select avec lequel nous offrons, littéralement,
une panoplie de services
destinés à aider les employeurs à
recruter facilement. Cela inclut la
sélection de candidats, l’assistance
de nos professionnels, le relevé des
éventuelles primes à l’embauche, etc.
Avec Select, nous simplifions grandement
le processus long et complexe
du recrutement ; si les entreprises
ont des difficultés à recruter, qu’elles
n’hésitent pas à faire appel à nos services.
Ils sont gratuits. »
Vous pointez par deux fois une
certaine responsabilité des entreprises…
«
Chacun a un rôle à jouer. Les pouvoirs
publics et les entreprises. Pour
ces dernières, au lieu de chercher
désespérément la perle rare, nous
leur conseillons d’investir un peu de
temps dans la formation des candidats.
Et nous pouvons les aider à le
faire. Par exemple, en collaborant
avec les pouvoirs publics bruxellois,
la société de gardiennage Securitas a
intégré des cours des langues et des
formations pratiques dans son dispositif
de recrutement pour, in fine,
viser l’engagement de 150 personnes
(lire p. 51, ndlr). » ●
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
33
© Belga
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EMPLOI & FORMATION
Souplesse et qualification à l'épreuve pour
relever la qualité de l'emploi
« Jobs, jobs, jobs ! », la formule du Premier ministre Charles Michel (MR) sied à la
hausse du taux d'emplois sous cette législature. Derrière ce résultat flamboyant,
l'Institut pour un Développement Durable (IDD) s'est intéressé à la qualité de l'emploi
créé. Son bilan est plus mitigé.
Ophélie Delarouzée
L'
économiste Philippe Defeyt
(Ecolo), administrateur de
l'IDD, comme le ministre
bruxellois de l'Économie et
de l'Emploi Didier Gosuin (DéFI) s'accordent
sans ciller. Il y a de quoi se
réjouir devant l'augmentation de la
proportion de la population à l'emploi.
Les vents de la reprise économique
étaient favorables et les politiques se
sont imprégnées dans les chiffres,
notamment la mise à l’emploi des
bas salaires et des faiblement qualifiés
ainsi que le maintien en poste
des travailleurs âgés. Le cap doit être
maintenu. Selon le rapport de juin 2018
du Conseil Supérieur de l'Emploi, la
Belgique comptait toujours en 2017
moins de personnes de 20 à 64 ans
en emploi (68,5 %) que la moyenne
européenne (72,1 %) et des défis,
comme le passage à la retraite des
baby-boomers et le ralentissement
de la croissance, pointent à l'horizon.
« La priorité quand on se trouve avec
un chômage structurel aussi important
que celui dont j'ai hérité il y a 4
ans, est de le faire baisser, mais je
ne suis pas dupe sur le fait que tous
ces emplois ne sont pas nécessairement
de qualité », souligne le ministre.
« En Région bruxelloise, nous avons
d'ailleurs conditionnées avec succès
les aides à l'emploi à une durabilité.
Mais une reprise économique s'accompagne
toujours d'une hausse de
la précarisation des emplois dans un
premier temps. Vaut-il mieux rester
au chômage en attendant l'emploi de
qualité ou tenter de se construire un
projet professionnel, même s'il n'est
pas celui rêvé ? Sortir les gens du chômage
structurel n'est pas simple ».
Les contours de la précarisation
de l'emploi
La détérioration de la qualité de l'emploi
n'est pas propre à la Belgique, qui
s'en sort d'ailleurs mieux que ses voisins
européens avec 10,4 % d'emploi
temporaire chez les salariés en 2017,
contre 12,9 en Allemagne, 16,8 % en
France et 21,7 % aux Pays-Bas.
En assimilant les emplois saisonniers,
les intérimaires et le travail
occasionnel à du temps partiel, l'IDD
estime que l'emploi à temps partiel
en Belgique représente en moyenne,
sur les 4 derniers trimestres disponibles,
37,5 % de l'emploi salarié et
La stabilité de l'emploi s'érode pour
Philippe Defeyt : « La part des CDD,
en forte augmentation chez les jeunes,
tend à diminuer au profit de l'intérim.
Il faudra voir dans quelle mesure leur
augmentation était liée à la suppression
de la clause d'essai, qui a été réintroduite,
mais la multiplication des
petits statuts va continuer. Si ceux qui
ont un CDI, par exemple dans une entreprise
en difficulté, peuvent aussi
craindre pour leur emploi, le marché
du travail va de plus en plus se dichotomiser
entre ceux qui ont des petits
salaires, pas de garantie d'emploi et
pas d'avantages complémentaires, et
ceux qui malgré tout vont garder ces
avantages, même si on les rogne. Il
est évident que les inégalités sur le
marché du travail sont en train de se
creuser ».
Il estime qu'il faut ramener à leur juste
proportion les emplois « ubérisés »,
qui occupent une part infime de l'emploi.
Comme lui, Didier Gosuin s'attend
à une clarification des règles pour extraire
ces faux indépendants du flou
On ne peut pas faire l'économie de l'analyse de
ce qui se passe au sein des ménages. Quand un
des deux a une forme de stabilité, il est plus facile
pour l'autre d'accepter du temps partiel. Seul, c'est
différent
Philippe Defeyt
64,2 % des créations d'emplois entre
fin 2014 et début 2018. S'ajoutent aux
138.000 postes salariés créés sur la
période, 37.000 indépendants, dont
la flexibilité a aussi un attrait certain.
34
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
juridique exploité : « Le gouvernement
fédéral est trop atone et cela brouille
son message ‘Jobs, jobs, jobs’ par l'impression
qu'ils sont au rabais. Ce n'est
© Belga
׉	 7cassandra://RcgkhFQ043te1LrtDAJqb8_RAYT3r8lKJo0CmuF-QYU`̵ [i*> ׉EUTOPIC
pas parce qu'on veillera au respect des
règles aux niveaux fédéral et européen
que ces nouvelles technologies et ces
économies de plateformes ne vont pas
se développer ».
L'IDD a calculé que le salaire horaire
moyen réel n'a pas encore retrouvé,
en ce début 2018, son niveau de fin
2014. « La baisse de la qualité de l'emploi
entraîne une baisse de la qualité
de la vie », poursuit Philippe Defeyt.
« Certains revenus, comme ceux des
aides-soignantes, restent trop faibles
par rapport à la difficulté du travail et
les personnes qui cumulent petits salaires
et temps partiel, surtout quand
il est involontaire, sont prises dans les
pièges à l'emploi. Le gouvernement a
amélioré l'écart entre les salaires nets
et les allocations sociales pour les personnes
qui travaillent à temps plein,
pas pour celles à temps partiel ».
La flexibilité appelle de la
souplesse
Selon lui, « une bonne partie des tendances
en cours vont continuer avec
une limite : progressivement, un maximum
en termes de pourcentages de
temps partiel est en train d'être atteint
». Si les temps partiels masculins
se développent, notamment en fin de
carrière, ce type de contrat concerne
toujours quatre fois plus de femmes.
« Comme pour les autres contrats
temporaires, pour le temps partiel,
il est difficile de distinguer ce qui est
volontaire ou à peu près volontaire de
ce qui est totalement imposé ou à peu
près imposé. Des gens se retrouvent
très bien dans la mobilité du marché
du travail. Les syndicats gagneraient
à s'attaquer plus clairement au temps
partiel imposé. Je pense que, dans
toute une série d'évolutions sociales
et économiques, on ne peut pas faire
l'économie de l'analyse de ce qui se
passe au sein des ménages. Quand
un des deux a une forme de stabilité,
il est plus facile pour l'autre d'accepter
du temps partiel, pour un projet
personnel, une formation... Seul, c'est
différent ».
Didier Gosuin remarque que le fractionnement
dans la fonction publique
reflète plus largement le temps partiel
choisi : « La sécurité d'emploi
le permet. Dans le secteur privé, on
ose moins demander un 4/5e
ou un
mi-temps de peur d'être renvoyé. La
flexibilité est aussi prenante pour les
travailleurs et ce serait productif pour
l'entreprise que de l'intégrer, d'en
faire une force. Elle ne doit pas être
uniquement vue comme un moyen de
contraindre le travailleur pour soulager
l'entreprise, mais aller dans les
deux sens ».
Philippe Defeyt adopte une approche
similaire pour le malaise lié au travail
: « Le bien-être est influencé par
le stress au travail qu'on importe à
la maison et par les difficultés perLa
Belgique est en mauvaise place pour la
qualification moyenne des personnes. Aux
entreprises de réfléchir par exemple à faire décoller
l'alternance ou à mettre sur pied un système de Jobs
protection comme au Danemark.
Didier Gosuin
sonnelles qu'on garde en tête au travail
: l'agenda des enfants, les problèmes
financiers qui découlent des
séparations... » Plutôt que de voir un
faux-fuyant dans cette évolution des
ménages, il préconise de « coupler la
flexibilité demandée par l'entreprise
et la souplesse attendue par le travailleur.
On sait par exemple que les
travailleurs acceptent plus volontiers
une flexibilité dans les horaires quand
ils ont la possibilité de les échanger
entre eux ».
« Qualifications, qualifications,
qualifications ! »
À l'oreille moins vendeuse, la formulation
est pour Didier Gosuin
celle à promouvoir pour la vigueur
économique du pays comme pour
la qualité de l'emploi, la raréfaction
des compétences permettant de négocier
son contrat : « Les politiques
sont souvent enferrées dans des débats
idéologiques qui sont l'expression
des grandes formations politiques de
gauche ou de droite, où d'un côté on
ne veut toucher à rien et, de l'autre, on
n'est soucieux que de performances.
Ces postures sont relativement sclérosantes.
J'espère tenir un discours
plus rafraîchissant ». Il est en tout cas
en accord avec les recommandations
du Conseil Supérieur de l'Emploi, pour
qui mobiliser les groupes participant
le moins à l'emploi ne suffira pas à
alimenter l'économie de la connaissance
en construction.
Le ministre régional en charge de
la formation professionnelle se démène
à son niveau et s'époumone
pour convaincre de la plus-value
d'un pacte fédéral de la qualification
qui rallierait Fédéral comme entités
fédérés : « La limite du credo du Premier
ministre est lisible au nombre
d'emplois vacants. La Belgique est en
mauvaise place pour la qualification
moyenne des personnes. Aux entreprises
de réfléchir par exemple à faire
décoller l'alternance ou à mettre sur
pied un système de Jobs protection
comme au Danemark. Il permet à un
travailleur de prendre un congé formation
financé par les pouvoirs publics.
Pendant qu'il s'upgrade, l'entreprise
engage une personne ayant une formation
théorique et la dote d'une expérience
pratique. Il faut aujourd'hui
accepter qu'un travailleur augmente
sa qualification tout au long de sa
carrière, quitte à ce qu''il aille dans
une autre entreprise, car macroéconomiquement
la société y gagne. Des
entreprises ne viennent pas dans nos
régions faute des compétences dont
elles ont besoin pour se développer
Investir dans la qualification, c'est investir
dans la croissance ». ●
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
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© Belga
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׉	 7cassandra://1ugPX11Lobj5DEzXESdECxECCdGKaJv97RJMPQ_UX94%`̵ [i*> ׉ELa formation permanente, sésame de l’emploi
EMPLOI & FORMATION
Beci dispose de deux institutions d’enseignement (la VTI néerlandophone et l’EPFC
francophone) pour encourager la formation en continu. Les carrières ne sont plus
linéaires, d’où l’intérêt de ces écoles, disent leurs présidents. « Les formations d’aujourd’hui
garantissent plus d’autonomie dans le développement des connaissances. »
Peter Van Dyck
L
e ministre président flamand Geert Bourgeois déclarait
l’année passée que la formation continue
est certes essentielle, mais qu’il incombe aussi
aux entreprises d’y contribuer. Voilà qui n’est tombé dans
l’oreille d’un sourd ni chez Beci, ni chez Guido Vissers, le
président de la Volwassenenonderwijs Taal en Informatica
(VTI), une école subventionnée par le ministère flamand de
l’enseignement. « Le pourcentage que les entreprises en
Flandre et, par extension en Belgique, consacrent à la formation
continue est inférieur à la moyenne européenne »,
constate Guido Vissers. « Signalons en outre que 240.000
étudiants suivent des cours dans des centres de formation
pour adultes en Flandre. On parlait dans le temps d’enseignement
de promotion sociale. Et c’est bien de cela
qu’il s’agit : investir dans des personnes qui n’ont pas eu
suffisamment de possibilités d’étudier ou qui souhaitent
élargir leurs compétences. »
En Flandre, le budget public plafonne et les autorités
veulent dépenser plus efficacement les fonds disponibles,
y compris les 400 millions d’euros alloués annuellement
à l’enseignement aux adultes. Le financement de cours
axés sur les loisirs diminuera progressivement. Comme
le dit Guido Vissers, « les décideurs politiques soutiennent
totalement les cours de néerlandais deuxième langue (NT2)
qui aident les nouveaux arrivants à s’intégrer, de même
que l’enseignement de seconde chance, destiné aux personnes
qui, par lassitude ou pour d’autres raisons, auraient
abandonné leurs études secondaires. Si nous aidons ces
personnes à obtenir ce diplôme et par ailleurs des compétences
directement employables, elles accéderont plus
facilement au marché du travail ou à l’enseignement supérieur.
Le NT2 et l’enseignement de seconde chance sont
donc des nouvelles sections importantes, outre notre offre
déjà existante de cours de langues et d’informatique. »
Une offre variée
Michel Loeb est président de l’Enseignement de Promotion
et de Formation Continue (EPFC). Il partage les opinions
de son collègue flamand en matière de formation
permanente. Il cite deux arguments pour en souligner
l’importance. Primo, les carrières ne sont plus linéaires,
aujourd’hui, car elles changent régulièrement d’orienOn
parlait dans le temps
d’enseignement de promotion sociale.
Et c’est bien de cela qu’il s’agit :
investir dans des personnes qui n’ont
pas eu suffisamment de possibilités
d’étudier ou qui souhaitent élargir
leurs compétences.
Guido Vissers, président de VTI
tation. « Les programmes d’études actuels offrent aux
étudiants plus d’autonomie dans le développement de
leurs connaissances », estime M. Loeb. Secundo : l’EPFC
n’est pas le seul dispensateur de formation permanente.
C’est aussi le cas des universités, des hautes écoles et des
écoles de promotion sociale qui, en Communauté Wallonie-Bruxelles,
organisent notamment l’enseignement de
seconde chance et près d’un million d’heures de cours par
an. « En quoi l’EPFC se différencie ? Par la richesse du
catalogue : 10 langues, enseignées chacune à 10 niveaux,
dans l’enseignement de niveau secondaire ainsi que dans
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
37
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motivé, convaincu et réactif. C’est très gratifiant pour l’enseignant,
qui s’engage dès lors à fond. »
De beaux succès
Le recrutement d’enseignants se révèle plus compliqué du
côté de l’EPFC. Michel Loeb : « Comme dans d’autres types
d’enseignement, nous sommes confrontés à une pénurie
de professeurs pour les langues (plus de la moitié de notre
catalogue) et les matières scientifiques. Il est également
difficile de trouver des experts pour des formations dans
des matières très spécifiques telles que la réassurance. ».
Mais M. Loeb reste très positif. L’EPFC peut se targuer de
résultats particulièrement stables. Depuis plusieurs années
déjà, l’école totalise 10.000 étudiants, 400 modules et
150.000 heures de cours. Elle délivre chaque année quelque
le supérieur de type court. D’une part nous décernons des
diplômes d’enseignement secondaire et des certificats de
compétence, et d’autre part des diplômes de bachelier
et de bachelier spécialisé », explique Michel Loeb. « En
outre, nos cours se distinguent par leur grande variété.
Vous pouvez les suivre le matin, l’après-midi ou en soirée
et nous proposons quatre moments au cours de l’année
scolaire pour entamer une formation. »
La philosophie de l’EPFC résulte de cette flexibilité. « Nous
offrons à nos étudiants un parcours individualisé, mais aussi
de la continuité. La personne qui achève une formation
secondaire en comptabilité peut ensuite s’orienter vers un
bachelier en comptabilité. L’organisation des cours permet
de surcroît aux étudiants d’obtenir un diplôme dans un délai
minimum d’un an. » L’EPFC constitue son catalogue en
concertation partielle avec les employeurs. « Nous cherchons
régulièrement des réponses aux suggestions de
nos partenaires. Nous avons par exemple, à l’instigation
de Beci, créé une formation d’account manager. Et nous
avons suivi la suggestion de l’Hôpital Érasme d’organiser
une formation de médiateur pour la coordination locale
des dons d’organes. Nous lançons aussi des modules qui
répondent à l’évolution du marché du travail, notamment
le développement d’applications et de logiciels, la fiscalité
dans ses versions les plus récentes et des cours intensifs
de français et d’anglais. »
Des étudiants motivés
L’offre de VTI s’est également étoffée au fil des ans, avec
les ajustements nécessaires. « À un moment donné, nous
avons lancé une formation en informatique à Vilvoorde,
mais il s’est avéré qu’il n’y avait là guère de demande,
contrairement à Bruxelles », se rappelle Guido Vissers.
« Il y a 20 ans, nous avons lancé des cours de chinois, que
nous avons été contraints d’abandonner. Idem pour l’arabe.
Et en ce qui concerne l’allemand, nous constatons un regain
d’intérêt après quelques années difficiles. Les cours
NT2, gratuits pour les nouveaux arrivants, se développent
aujourd’hui à toute allure. »
Il n’est pas trop difficile de trouver des enseignants, déclare
M. Vissers. Ils bénéficient de contrats à durée déterminée
parce qu’une nomination n’est possible qu’après cinq
ans. L’école parvient à fidéliser ses enseignants. « Pas
de potaches qui lancent des avions en papier, dans nos
classes. Les gens viennent pour apprendre, vraiment. Les
enseignants sont confrontés à un public adulte et critique,
38
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
Les programmes d’études actuels
offrent aux étudiants plus d’autonomie
dans le développement de leurs
connaissances.
Michel Loeb, président de l’EPFC
17.000 certificats et 70 % des étudiants trouvent du travail.
L’école se situe depuis le mois d’août 2017 à une nouvelle
adresse au cœur de Bruxelles, à l’avenue de l’Astronomie,
juste à côté d’Actiris, ce qui n’est pas un hasard, comme en
témoigne le partenariat conclu entre les deux acteurs. Ils
accordent tous deux une grande priorité à la connaissance
des langues, puisque le bilinguisme est un atout majeur
pour qui cherche du boulot à Bruxelles.
VTI enchaîne également les réussites et quelques changements
significatifs, tout récemment. « Lorsque Beci a créé
l’école il y a plus de 20 ans, nous avions tout au plus 300
étudiants. Ils sont 15.000 aujourd’hui », se réjouit Guido
Vissers. « Nous avons un campus à Vilvoorde et avons
pu acheter le rez-de-chaussée du bloc D de la VUB. Beci
contribue de façon plus active, nous donne des impulsions
positives et s’intéresse réellement à ce qui se passe sur nos
campus. Les autorités flamandes qui nous subventionnent
restent attentives et encouragent les fusions. C’est dans
ce cadre que nous avons repris le CVO Strombeek-Grimbergen.
L’extension de la VTI nous permet de réduire l’encadrement
et de travailler plus efficacement. »
La VTI est désormais implantée également à Grimbergen,
en périphérie nord, et attire de nouveaux publics. « Nous
constatons clairement que chaque campus à son public
propre », dit M. Vissers. « Nous ressentons à Vilvoorde un
lien étroit avec la ville. Nous y sommes appréciés parce que
notre enseignement de seconde chance influe positivement
sur les chiffres du chômage à Vilvoorde. Nous utilisons à
Bruxelles le campus universitaire, dont nous bénéficions
du rayonnement. Je suis favorable à la poursuite de la
croissance. Nous ne sommes qu’une petite organisation
qui doit saisir les opportunités, notamment des acquisitions
de centres d’enseignement trop petits pour survivre seuls.
L’immobilité, c’est faire marche arrière. » ●
׉	 7cassandra://f0udiV1qlUD6oHXD0uv4YsXRWNJW-etQo_J1XRJ12Tw`̵ [i*> ׉E20 SAMEDIS DE PERFECTIONNEMENT SUR UN CYCLE DE 2 ANS
POUR LES TRAVAILLEURS DU SECTEUR DE LA CONSTRUCTION
FORMEZ VOS TRAVAILLEURS
Séance d’information et de tests le samedi 22 septembre 2018
à 8h à bf.construction, chaussée de Vilvoorde, 68 à 1120 Bruxelles
Le cycle de formation débutera le 6 octobre 2018
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• Lecture de plans introduction
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Fonds social européen
Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles - juin 2018
׉	 7cassandra://eeTMQ8NWbYsPBfAnXhV8YOQflolnyBirlA_fvbx45vAd`̵ [i*> [i*> #בCט   u׉׉	 7cassandra://oscBIByxO_6SyAN7gKhUUgk_C4uLS_DTxnqzJ9s11s8 H`׉	 7cassandra://kth7_BXHNWa1nB1Z_iwVg0kEiaJQRHVYwZwY2dqpmN0e`S׉	 7cassandra://D7aseOXTBtxBuoJ2j0IBOsR2X5jNG0GTh6Z481xEPxE`̵ ׉	 7cassandra://qjtwgN5HRzNwQU2LbQWSxPJUEx7LYRQqJQ1YQRwoR3I͔̜͠[i:> ט  u׉׉	 7cassandra://qqGnt85TfRhZ3BwCPfgU-lcpXTIkM2qZ5NGvcLrN23M b`׉	 7cassandra://8qweXjlj9rHT-_VLJY-U6iA-qlTmkXiu8QYogkdcWMYs`S׉	 7cassandra://UkO_SHx1XSKgXmuIpvxNCCq5UqWfsH2QmkXq-Utbwto"`̵ ׉	 7cassandra://BA_XyihmjP3iMtllEd8H_RzoI4CI-zQivn0PMkC6CpE &̬͠[i:> ׉ETOPIC
L’École 19 explore l'enseignement de l'avenir
EMPLOI & FORMATION
John Bogaerts et Ian Gallienne, respectivement fondateur du club d’affaires B19
et administrateur délégué de GBL, viennent d’ouvrir l’École 19, une franchise
de l'École 42 de Paris qui forme au codage sur le modèle peer-to-peer. L'occasion
est donnée de sonder une vision de la formation aux métiers de l'avenir.
Ophélie Delarouzée
L
a sélection est ouverte aux jeunes de 18 à 30 ans,
sans exigence de diplôme. Des « piscines » ont
été organisées en mai, juillet et août. Quelque
150 étudiants feront leur rentrée début octobre. « Pourquoi
la piscine ? Parce qu'on te jette à l'eau et, si tu ne sais
pas nager, tu as intérêt à trouver rapidement un moyen,
sinon tu coules », explique John Bogaerts. « Les candidats
codent 16 h par jour durant un mois. En général,
50 abandonnent relativement vite et on en garde 1 sur
2 parmi les 100 restants. On préférera quelqu'un qui n'a jamais
codé une ligne et qui passe du niveau 0 à 4 à quelqu'un
qui passe de 7 à 8 ».
La démarche est altruiste, un gage de foi en une nouvelle
génération toujours meilleure que la précédente. « Mon
père a créé des écoles privées pour enfants privilégiés,
que mon frère David continue à développer, mais il donnait
cours gratuitement à 200 étudiants car il estimait qu'ils
méritaient d'être aidés », confie John Bogaerts. « Il était
fils d'ouvrier et a commencé de zéro. Depuis son décès en
2007, je cherchais à lui rendre hommage avec une formule
pour aider des jeunes à potentiel, partis sur la mauvaise
voie. Le jour de mai 2017 où j'ai mis un pied dans cette école
de Paris, j'ai su qu'il fallait le faire à Bruxelles ». La réunion
de 12 mécènes qui donnent 60.000 euros par an pendant
trois ans a permis de concrétiser l'envie.
Son fondateur est ouvert à passer la main au public :
« Jean-Claude Marcourt (ministre de l'Enseignement
supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles) avait visité
l'École 42 car il trouvait le concept intéressant, mais nos
institutions sont lourdes et lentes. Dans une discussion
avec Alexander De Croo, ministre fédéral de l'Agenda
numérique, j'expliquais que nous avons la licence pour
6 ans, mais que je serais honoré si une université décidait
par la suite d'intégrer l'École 19. »
John Bogaerts, cofondateur de l’École 19
Cette formation, entièrement gratuite et non diplômante,
dure 2 à 5 ans. « Il n'y a pas de professeurs », continue John
Bogaerts. « Les étudiants apprennent par eux-mêmes, ce
qui est la meilleure façon d'apprendre. Ils ont 21 niveaux
à compléter. A partir du niveau 7, ils passent dans des sociétés
et ils sont généralement engagés entre les niveaux
10 et 14. Sachant qu'il n'y a pas de diplôme, ils ne sont pas
contraints d'attendre la fin de la formation. Il y a un manque
de codeurs. À Paris, le taux d'embauche est de 100 % et ce
sera pareil chez nous. Nous avons déjà énormément de demandes
alors que les ‘piscineux’ n'en sont qu'au niveau 1 ».
40
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
Remettre l'enseignement en question
« On est une des pierres de l'enseignement de demain,
mais je n'ai pas la prétention d'avoir la solution. Je crois
qu'il faut oser changer les choses. J'ai parfois l'impression
que les universités vivent toujours sur des acquis d'il y a
50 ans. Jamais, vous n'auriez cru il y a 10 ans que 80 %
de votre trafic internet passerait par votre téléphone. On
ne peut pas en vouloir aux universités et aux écoles supérieures
; pas d'avoir raté le virage, mais de ne pas l'avoir
vu arriver si vite ».
Historien de formation, il va jusqu'à questionner la persistance
des facultés de sciences sociales. « On donnait à
l'origine congé juillet et août pour que les enfants puissent
aider leurs parents aux champs. Je ne dis pas qu'il faut
mettre les étudiants au travail 11 mois et demi sur 12 et 38 h
semaine, mais il y a peut-être des choses à revoir. Quand on
sort du monde de l'éducation, on débarque sur une planète
de science-fiction. Mettre un jour par semaine les étudiants
de première année en entreprise les confronterait au fait que
ne pas parler néerlandais leur ferme les portes du monde
du travail. Cela les inciterait à s'orienter vers des formations
porteuses d'emplois. Dans la veine intellectuelle de mai
68, on a dénaturé les métiers d'artisans, mais il faut une
société qui tienne la route, pas une société de snobisme où
on préfère dire qu'on a fait science politique. » ●
© Belga
׉	 7cassandra://D7aseOXTBtxBuoJ2j0IBOsR2X5jNG0GTh6Z481xEPxE`̵ [i*> ׉E© Audi
Alternance : l’apprentissage de demain
EMPLOI & FORMATION
L’enseignement en alternance raffermira le marché du travail et la motivation des
étudiants. Audi Brussels en est totalement convaincu.
P
as facile de trouver des talents pour des métiers en
pénurie tels que technicien en électromécanique
ou soudeur-construction. Par manque de compétences
techniques, les rares candidats tardent à devenir
opérationnels. D’où l’engouement pour la formation en
alternance, partiellement dispensée dans l’environnement
professionnel. Les Communautés flamande et française
ont pris, à Bruxelles, une série d’initiatives en ce sens.
Les instances flamandes de Bruxelles ont lancé plusieurs
écoles pilotes en 2016. Le décret flamand relatif à l’enseignement
en alternance entrera en vigueur en septembre
2019, permettant à toutes les écoles d’intégrer
le système. Aujourd’hui, le 3e
degré du secondaire technique
et professionnel organise déjà cet enseignement
en alternance dans les secteurs de l’électromécanique,
de la soudure-construction et de la mécanique. Dans
l’intervalle, des entreprises bruxelloises telles qu’Audi
et ThyssenKrupp accueillent des étudiants. Dès l’année
scolaire prochaine, l’entreprise Schindler, confrontée à
une pénurie de techniciens d’ascenseur, fera de même.
La Flandre envisage d’élargir l’enseignement en alternance
à la 7e
année de spécialisation et à l’enseignement supérieur
(dans des spécialités telles que l’automatisation industrielle,
la maintenance industrielle,
etc.). En Communauté française,
la formation en alternance
concerne notamment
des soudeurs, électriciens ou
encore techniciens en électromécanique.
Deux hautes écoles
(Ecam et Ichec) organisent par
ailleurs un ‘master en alternance’
de business analyst IT
pour 25 étudiants. Ils seront
deux fois plus nombreux dès
l’année prochaine.
René Konings
Peter Van Dyck
Une attitude plus posée
Audi Brussels collabore avec une
école néerlandophone (TA Halle)
et une francophone (Don Bosco
Woluwe-Saint-Pierre). Les étudiants
en électromécanique se
familiarisent à la robotique en
usine et reçoivent une formation
aux programmable logic
controllers (des dispositifs à microprocesseur
pour piloter des
machines). Audi met ces équipements
à la disposition des deux
écoles et d’Iris Tech+ (le centre de référence des métiers
du métal et de la technologie). « Dans le temps, certains
jeunes apprenaient à travailler sur des machines un peu
dépassées », explique René Konings, responsable pour la
Région de Bruxelles auprès de la fédération technologique
Agoria. « Avec la nouvelle démarche, les enseignants aussi
suivent les évolutions technologiques et les modes opératoires
des entreprises d’aujourd’hui. »
Se familiariser aux techniques de pointe est un atout,
mais par le seul, selon Heleen Devriese, coordinatrice
de l’apprentissage en alternance chez Audi. « Les jeunes
sans expérience professionnelle découvrent l’importance
des ‘soft skills’ : ponctualité, attitude, connaissance des
langues… Si des problèmes se posent dans ces domaines,
nous tentons d’y faire face le plus tôt et le plus positivement
possible. »
Maggy Vankeerberghen, la directrice du Technisch Atheneum
Halle, constate que dans l’enseignement en alternance,
les élèves peinent parfois à soutenir le rythme
et le niveau qui prévalent chez Audi. « Ils remarquent
rapidement que les retards ne sont par exemple pas appréciés.
Par ailleurs, ils découvrent par l’enseignement
pratique ce à quoi sert réellement tout ce qu’ils ont appris
à l’école. Cela les incite à adopter une attitude plus posée.
Ils deviennent plus rapidement adultes. »
Heleen Devriese
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
41
׉	 7cassandra://UkO_SHx1XSKgXmuIpvxNCCq5UqWfsH2QmkXq-Utbwto"`̵ [i*> [i*> #בCט   u׉׉	 7cassandra://xEsMvx2BqDKeDLJfVXr8xDXa6e_hyBVA0fPUoKD6Pl8 `׉	 7cassandra://IjgBqTIqSGPaGTWdH4gWvM-kIGJZQdT384e8lN3MHloo`S׉	 7cassandra://om3Td2YpbqqqkXBb5_C0nMjjOO20IlqGyvPo0VHBrwU`̵ ׉	 7cassandra://ZGHaBnse1CMDVbkVKLJRtbhGyRHUTFl7jVa65koDeP4H͠[i:> ט  u׉׉	 7cassandra://2FVK0kzI98OldQUEtXJlpjvwp8D3jgwrX_7hxfDvfHI `׉	 7cassandra://unjpM15Ey01sMMHYFjIYUUMhxuoQnq0dpHMnOwh-iuAr`S׉	 7cassandra://eR3vK7aCY1SJako7YA24kp8Cg2xi8gp7bSaTv7Ai_2k"&`̵ ׉	 7cassandra://C15txT34VqqN1KP5mbIPQIJgwmxXmt96xk-fmV7YBmM}'L͠[i:> נ[i:>  09ׁH $https://coursdelangues.mariehaps.be/ׁׁЈנ[i:>  9ׁH (mailto:Coursdelangues.mariehaps@vinci.beׁׁЈ׉ETOPIC
Le mentor et l’interlocuteur
Les élèves du TA Halle passent environ cinq semaines
chez Audi. Ils y reçoivent d’abord des exercices pratiques
sur des appareils de l’entreprise, sous la supervision d’un
instructeur d’Audi ou de leur propre professeur. Vient ensuite
un stage de deux semaines, où ils appliquent ce qu’ils
ont appris au cours. « La sécurité reçoit évidemment une
attention toute particulière. L’attitude correcte et la discipline
sont essentielles », estime Maggy Vankeerberghen.
Les jeunes travaillent aussi en groupes restreints pendant
quatre jours, le temps d’une épreuve intégrée qui consiste
à analyser un problème et à améliorer le processus.
Les collaborateurs d’Audi qui encadrent les étudiants
suivent une formation de mentor. « Leur mission consiste
à donner des explications techniques aussi structurées
et simples que possible, pour que les jeunes puissent les
intégrer », explique Heleen Devriese. « Ils doivent savoir
également comment donner du feed-back aux élèves. Le
mentor est leur premier interlocuteur. Ils débouchent dans
une vaste usine et il n’est pas question qu’ils s’y perdent,
au propre comme au figuré. » Le mentor, lui, se réfère à
ses fiches pédagogiques : elles mentionnent les critères
d’évaluation et la matière à aborder.
Les enseignants reçoivent dès lors un autre rôle. « Ils
interviennent plutôt comme des coaches qui encadrent
les élèves individuellement », dit Maggy Vankeerberghen.
« Ils les guident dans la mesure où la matière ne provient
plus exclusivement de l’école. Bref, où trouver quelles
connaissances et comment appréhender l’information de
manière critique ? La numérisation réoriente l’enseignement
vers les compétences du XXIe
siècle, notamment la
flexibilité et la capacité à travailler en équipe. »
Auto-évaluation
La concertation est continue. La coordinatrice Heleen
Devriese se réunit plusieurs fois par mois avec les écoles
pour assurer un suivi rapproché. « Nous réexaminons le
programme d’apprentissage chaque année. Étant donné
que nous lançons la production de l’Audi e-tron 100 %
électrique, nous adaptons aussi la formation des jeunes.
Précédemment, nous avons déjà modifié l’évaluation des
‘compétences douces’. Nous venons par exemple d’instaurer
l’auto-évaluation. »
Heleen Devriese est formelle : l’apprentissage en alternance
a déjà permis à Audi de détecter des talents qui
seraient sans doute passés inaperçus. Aujourd’hui, environ
la moitié des étudiants qui réussissent leur formation
décident de poursuivre leurs études (une 7e
année ou
l’enseignement supérieur). L’autre moitié signe un contrat
chez Audi. « Nous voulons réellement offrir des perspectives
», déclare la coordinatrice. « Nous gardons aussi le
contact avec ceux qui entament des études supérieures.
Nous suivons leur parcours parce que leur profil pourrait
être intéressant pour nous dans l’avenir. »
Pas la panacée contre le ras-le-bol scolaire
René Konings estime, chez Agoria, que les entreprises
souhaitent davantage d’écoles bruxelloises dans l’enseignement
en alternance. « Ce type d’enseignement est
fondamental dans le secteur technologique. Il renforce
le marché du travail et améliore la motivation des élèves.
42
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
© Audi
Ces jeunes développent de meilleures compétences. Ils
nous disent qu’après avoir expérimenté l’enseignement
en alternance, ils ne veulent plus retourner à l’enseignement
classique. Nous considérons cette nouvelle formule
comme l’apprentissage de demain. »
Aux responsables politiques, René Konings adresse ce
message : ne considérez pas seulement l’enseignement en
alternance comme une solution pour les jeunes sous-qualifiés
et ceux qui sont au chômage. Ce n’est certes pas la
panacée contre le ras-le-bol et l’échec scolaires. Maggy
Vankeerberghen abonde : « L’enseignement en alternance
peut induire un changement de paradigme. L’école qui,
aujourd’hui, se cramponne au tableau noir et à la craie est
condamnée à perdre des élèves. Et puis, ne feignons pas
d’ignorer que les élèves d’une classe présentent des niveaux
différents. Si l’enseignement est conçu pour l’élève
moyen, vous sacrifiez les meilleurs et les moins bons.
Nous devons être ouverts au monde des jeunes et leur
donner davantage de responsabilités. L’objectif est qu’ils
s’approprient davantage le processus d’apprentissage. »
L’apprentissage en alternance doit recevoir le même label
de qualité qu’en Allemagne et en Suisse, où ce système
s’appuie sur une longue tradition. Les écoles qui veulent
le mettre en œuvre ont besoin d’au moins un an pour s’y
préparer. « Au cours de cette période, l’école et l’entreprise
constituent une communauté d’apprentissage où on
réfléchit à la façon d’organiser concrètement la formation
dans l’environnement professionnel », dit René Konings.
« Cela demande un engagement considérable de tous les
intervenants. L’apprentissage en alternance doit bénéficier
de l’appui de tous et d’une grande confiance entre l’école et
l’entreprise. » Les entreprises ou les écoles qui veulent intégrer
l’enseignement en alternance doivent comprendre
qu’il s’agit d’un projet particulièrement prenant. Comme
le dit Heleen Devriese, « tout est une question de communication.
Si vous n’y croyez pas à 100 %, il vaut mieux
ne pas vous lancer. » ●
׉	 7cassandra://om3Td2YpbqqqkXBb5_C0nMjjOO20IlqGyvPo0VHBrwU`̵ [i*> ׉E]MARIE HAPS, le monde vous parle
Avec 3 implantations au cœur du quartier européen,
2.500 étudiants chaque année, 70 professeurs et plus
de 20 langues enseignées, le Centre de Langues Marie
Haps est l’une des écoles de langues les plus renommées
du pays. Alors que le Centre fête ses 50 ans
d’existence, revenons ensemble sur ses spécificités
et son offre de formation aux entreprises.
Situé Place du Luxembourg à Ixelles, l’Institut Marie
Haps proposait historiquement des cours pour jeunes
filles en psychologie et psychiatrie, ainsi que des cours
de traduction et interprétation. D’autres formations se
sont ajoutées telles que la logopédie, l’audiologie et la
psychomotricité.
Dès le début, le succès a été au rendez-vous. Parallèlement
aux formations de jour, l’Institut Marie Haps
a créé, au sein de l’asbl Recherche et Formation, un
Centre de langues destiné à l’enseignement des langues
aux particuliers et aux entreprises.
« Cette asbl est composée de deux piliers », explique
Nathalie Bayet, directrice de l’Institut Marie Haps et
de l’asbl Recherche et Formation. « Le premier est le
Centre de Langues où une vingtaine de langues sont
enseignées en journée, le soir ou le samedi. Ces cours
sont destinés aux particuliers, aux associations et aux
entreprises ».
Le 2e pilier de l’asbl Recherche et Formation est le
Centre de Langue et de Culture chinoises (CLCC). Créé
en 2005, le CLCC propose un ensemble d’activités visant
à promouvoir la connaissance de la langue et de la
culture chinoises. « Nous sommes en effet convaincus
que l’apprentissage d’une langue est intimement lié à
la découverte et à la connaissance de la culture sousjacente
», explique Patricia Giot, adjointe à la direction
pour l’asbl Recherche et Formation et professeure de
mandarin. « Une meilleure connaissance de la culture
chinoise représente une aide conséquente à l’étude du
mandarin et permet d’acquérir davantage de finesse
pour sa traduction », poursuit-elle.
Des formations intra-entreprises
sur mesure
Parmi les cours proposés aux entreprises, ce sont
les formules Forte et Vivace qui remportent le plus de
succès. « Les cours à thème spécifique peuvent, par
exemple, porter sur l’argumentation dans les affaires,
l’actualité, la correspondance commerciale, l’anglais
et le néerlandais des affaires, etc. », illustre Nathalie
Bayet. Le programme des cours personnalisés, de son
côté, est établi en fonction des besoins de l’apprenant
et de l’entreprise.
Ces formules sur mesure s’adressent aussi bien aux
grandes entreprises qu’aux PME, aux associations et
aux indépendants. « Parmi les entreprises qui font appel
à nos services, nous pouvons citer des entreprises
du secteur agro-alimentaire, de l’horeca, des sociétés
d’import-export, mais aussi des diplomates ainsi que de
nombreux fonctionnaires des diverses institutions européennes
», commente Patricia Giot.
L’autre grande force de Marie Haps est son équipe de
70 enseignants. Tous les professeurs du Centre de Langues
sont des « natives speakers » et disposent d’une
grande expérience dans l’enseignement de leur langue
maternelle. « Nos enseignants sont tous des passionnés
», assure Nathalie Bayet. « Ils exercent ce métier
car ils ont envie de transmettre leurs connaissances et
la culture associée à leur langue. Nous leur laissons par
ailleurs une grande liberté, ce qui rend l’équipe motivée
et soudée. »
Dans un contexte de mondialisation, nos deux expertes
estiment que la maîtrise des langues est de plus en
plus indispensable dans le monde du travail. « Même
si l’anglais reste la langue véhiculaire des affaires, dans
certains pays, être capable d’utiliser la langue du pays
même est un gros avantage dans les relations commerciales
», avance Patricia Giot. Les entreprises en
sont de plus en plus conscientes et, depuis 3 ans, la
demande des sociétés pour des formations en langues
s’est vraiment amplifiée.
La directrice constate d’ailleurs qu’en fonction du
contexte géopolitique et économique, la demande de
cours pour de nouvelles langues est constante : « Le
coréen, le japonais, le hindi, le grec et le persan, par
exemple, ont pris beaucoup d’ampleur ces dernières
années ». Chaque année, le Centre de Langues Marie
Haps revoit donc son programme pour répondre
aux nouveaux besoins. « À la rentrée académique, de
nombreux projets spécifiques seront lancés », peut déjà
nous dire Nathalie Bayet.
Centre de Langues Marie Haps
Rue d’Arlon 11, 1050 Bruxelles
02/793.40.40
Coursdelangues.mariehaps@vinci.be
https://coursdelangues.mariehaps.be/
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EMPLOI & FORMATION
« Bruxelles Formation est au service des
employeurs qui engagent »
Olivia P'tito, à la tête de Bruxelles Formation depuis cinq ans, a été reconduite fin
juin dans ses fonctions par le gouvernement bruxellois pour un second mandat.
Elle se penche sur le bilan d'une année 2017 « plutôt positive », en gardant en tête
les objectifs du contrat de gestion 2017-2022. Et surtout, elle tient à faire passer
un message aux employeurs bruxellois : Bruxelles Formation est leur partenaire.
Cédric Lobelle
«N
otamment, nous construisons, avec les entreprises,
des programmes de formation sur mesure pour
celles qui engagent », lance Olivia P'tito. « C'est
tout spécialement vrai pour les employeurs qui souhaitent
recruter dans les métiers en pénurie, ou simplement dans
des fonctions pour lesquelles ils ne trouvent pas de candidat.
Nous couvrons 80 % des métiers critiques. En 2016, 3.000
chercheurs d'emplois ont été formés dans ces métiers. Je
demande ceci aux employeurs : regardez parmi nos stagiaires,
nous avons peut-être un candidat qui vous convient. Et si ce
n'est pas le cas, nous pouvons, si c'est faisable, proposer une
formation sur mesure. »
L'an dernier, diverses collaborations ont abouti à des engagements
fermes. « Ainsi, pour Keolis (ndlr : le plus grand
opérateur privé belge dans les transports de passagers),
nous avons formé un groupe de chauffeurs de bus et cars,
capables de parler néerlandais. Tous ont été engagés. » Pour
la STIB, Bruxelles Formation a formé des agents de sécurité
et prévention, en partenariat avec Actiris et VDAB Bruxelles.
Securitas et G4S ont ensemble recruté 250 personnes en
collaboration avec Bruxelles Formation.
« Il y a également ULB-Érasme, qui avait besoin de secrétaires
médicales avec des compétences en gestion du stress, des
conflits et communication positive pour les contacts avec les
« Arrêtons le Bruxelles
bashing »
Olivia P'tito pointe un phénomène qui pénalise aussi
bien les entreprises que les chercheurs d'emplois :
« Les compétences acquises en amont ne sont pas
assez reconnues. Arrêtons le Bruxelles bashing.
Saviez-vous qu'en 2014, 47,5 % des Bruxellois de la
tranche 30-34 ans était diplômés du supérieur, alors
que l'objectif européen est de 40 % ? Et qu'en 2017,
43 % des demandeurs d’emploi inscrits chez Actiris
avaient un diplôme non reconnu en Belgique ? Principalement
des citoyens européens et dans des métiers
qui intéressent nos entreprises. C'est un gâchis. La
fédération Wallonie-Bruxelles et la Communauté Flamande
doivent régler ces problèmes d'équivalence et
de reconnaissance des diplômes. »
44
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
Partenaire de Bruxelles Formation, Veolia propose
des stages sur chantier, qui mènent à l’embauche.
patients. Nous leur avons trouvé des candidates et fourni la
formation sur ces compétences particulières dans des locaux
d’Érasme, qui se chargeait de la partie médicale.»
Ou encore, pour Audi Forest, désireux d'équilibrer son recrutement
hommes-femmes : « Nous proposons depuis
quelques années une formation clé sur porte de techniciennes
de maintenance, qui aboutissent systématiquement à des
engagements. » Autre exemple : Veolia (ex-Vivendi Environnement),
qui cherche des électroniciennes industrielles.
« Veolia est notre partenaire et propose, via le système FPIE
(Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise), des
stages de début et fin de formation sur ses chantiers, et
qui se transforment en job. Le deal, avec le FPIE, c'est que
l'employeur bénéficie d'avantages financiers importants afin
de former quelqu'un ayant déjà des compétences, à un poste
qui correspond aux besoins de l'entreprise. En échange, il
doit engager cette personne pour une durée équivalente à
la durée de la formation. »
Au sein de ses pôles, avec ses divers partenaires, via des
stages ou formations en entreprise ou le programme First
(géré par Actiris depuis l'an dernier), Bruxelles Formation a
participé en 2017 à la formation de 16.001 stagiaires chercheurs
d'emploi et 4.148 stagiaires travailleurs. Dans ses
formules « sur mesure » pour les entreprises, 2.000 stagiaires
ont été formés, dont 1.700 chercheurs d'emploi et 300 déjà
actifs dans un métier, par exemple inscrits dans des formations
du samedi. « Et parmi ces chercheurs d'emploi, environ
300 personnes ont été formées et engagées dans le cadre
des FPIE. Pour 2020, notre objectif est de monter à 2.000
FPIE par an. Et plus largement, nous voulons former 20.000
stagiaires chercheurs d'emploi. » ●
D.R.
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EMPLOI & FORMATION
Former des réfugiés : de l’enthousiasme pour
pallier à l'arriéré d'apprentissage
Des peintres industriels, des techniciens télécoms qui interviennent au sommet
des pylônes ou d’autres qui entretiennent des éoliennes ? La demande pour ce
genre d'emplois augmente constamment, alors que les candidats se font rares.
L'organisation Rising You prépare aujourd’hui de jeunes réfugiés à ces métiers
physiquement exigeants. Leur motivation énorme représente un atout majeur.
Peter Van Dyck
U
ne première constatation : la terrible pénurie sur le
marché du travail. Et une deuxième : à Bruxelles,
quatre réfugiés sur cinq sont au chômage. Benjamin
Gérard, de l'organisation Nature (qui, via des
camps d'aventure, renforce les compétences (sociales)
et la confiance en soi de jeunes) a trouvé une idée pour
résoudre ces deux problèmes de front : former des réfugiés
au travail en altitude.
Benjamin Gérard a établi un premier contact avec de
jeunes réfugiés il y a huit ans. Malgré leurs traumatismes
(guerre, abus, exploitation économique), ceux-ci front
preuve d’une résilience, d’une motivation et d’une indépendance
peu communes. Il constate aussi que ces jeunes
gens sont souvent des poids légers bien musclés. C'est
ainsi que Rising You a vu le jour. Sa vocation : mettre en
œuvre les talents de ces réfugiés et les guider vers des
emplois stimulants, adaptés à leurs qualités. La création
d'un club d'escalade à Bruxelles en septembre 2015 a
été une étape importante. Il accueille des réfugiés dès
l'âge de 12 ans. Ils y développent leurs compétences de
manière très informelle (aptitudes linguistiques, relations
sociales, attention à la sécurité, etc.).
Une grande responsabilité
Ceux qui le désirent passent du club d'escalade au centre
de formation. La Rising You Academy se fonde toujours
sur des postes vacants. Elle examine les compétences
requises pour les emplois, en étroite collaboration avec
les entreprises qui s'intéressent au groupe-cible. Ceci
permet d’établir un profil du candidat et le programme de
formation requis. Les entreprises participent activement
46
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
à la sélection. Les candidats sont d’ailleurs invités à une
journée de sélection, où un test d'escalade les attend.
L'attention se porte aussi sur la sécurité, l'attitude d'apprentissage
et la capacité à travailler en équipe.
Les centres de formation du VDAB apportent les compétences
techniques que requièrent les métiers spécifiques
en question : des techniques de peinture industrielle ou
d'assemblage, par exemple. À la fin du processus d'apprentissage,
les candidats effectuent un stage au sein
de l'entreprise. Rising You reste en stand-by pour guider
les réfugiés jusqu'à leur première année d'emploi. « Nos
instructeurs doivent être à l'écoute et veiller à préserver
la motivation », dit Benjamin Gérard. « Certains de
ces jeunes réfugiés portent une lourde responsabilité
économique envers la famille qu'ils ont laissée derrière
eux. Les familles et même des communautés villageoises
économisent de l'argent pour assurer le voyage du plus
fort d’entre eux. Ces garçons sont supposés renvoyer de
l'argent dans leur pays d'origine. Il y a dès lors beaucoup
de pression sur leurs épaules. Certains menacent
de sombrer, en raison du stress. »
Trouver sa place dans la société
En tout état de cause, l'énorme dynamisme des jeunes
réfugiés constitue un atout majeur. « Nous nous concentrons
plutôt sur les personnes peu qualifiées », explique
Benjamin Gérard. « Il y a parmi elles des bergers afghans,
par exemple, qui ont à peine fréquenté l'école pendant
quelques années, à cause de la guerre. Malgré cela, nous
affichons un taux de réussite de 100 %. Personne ne décroche
; tous ont la volonté de réussir, malgré l’arriéré
d'apprentissage. »
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« La motivation est le critère clé au cours du processus
de sélection, de même qu'une connaissance de base du
néerlandais, du français ou de l'anglais. Nous pouvons
leur enseigner tout le reste », déclare Lotte Clijsters, partenaire
RH du groupe Iris. L'entreprise recherche pour Iris
Anticorrosion des peintres industriels qui grimpent jusqu'à
150 mètres pour appliquer un traitement anticorrosion
aux pylônes à haute tension. Les gens qui acceptent un
travail aussi exigeant physiquement sont rares. Dès lors,
The Shift (une organisation qui promeut une coopération
durable entre les secteurs marchand et non-marchand)
a mis Iris en contact avec Rising You, dans le but de recruter
des réfugiés.
Cadre déficient
Les douze réfugiés qui ont entamé leur formation pour un
premier projet Iris ont tous, dans l’intervalle, un contrat
à durée indéterminée. Lotte Clijsters s’en réjouit. « Les
superviseurs sont venus nous dire à quel point ces jeunes
gens sont impatients d'apprendre. Quel beau moment
pour nous. Il existe tellement de préjugés à l'égard des
réfugiés. Ceux qui travaillent chez nous font tout leur
possible pour s'intégrer. Je me souviens d'avoir demandé
à l'un d'eux : ‘How are you doing?’ Sa réponse ne se fit
pas attendre : ‘Nederlands spreken, aub’. »
Un seul point noir, malheureusement : le cadre légal
actuel pour l'emploi des réfugiés. Lotte Clijsters : « Je
comprends que le gouvernement prenne des mesures de
protection pour prévenir les abus, mais elles constituent
souvent un obstacle. Lorsque les réfugiés en centre d'asile
reçoivent un salaire, ils doivent renoncer à 70 % de ce
montant et doivent avoir trouvé un autre lieu de résidence
dans les trois mois de leur entrée en fonction. Mais avec
si peu d'argent, comment payer la garantie locative d’une
habitation ? Nous trouvons souvent un terrain d’entente,
mais au prix de quels efforts ! » ●
D.R.
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EMPLOI & FORMATION
Faire connaître les métiers : les entreprises
aussi ont un rôle à jouer
Les entreprises sont confrontées à des pénuries de main d’œuvre. Beaucoup de jeunes
ne connaissent pas les métiers ou manquent de compétences après l’école. L’évolution
rapide des métiers, notamment la numérisation, nécessitent d’approfondir certaines
disciplines et d’en enseigner de nouvelles, dès l’école primaire. Le futur « tronc commun
polytechnique et pluridisciplinaire » du Pacte d’Excellence le prévoit pour l’école francophone.
Un sondage Beci révèle les attentes des entreprises, qui en sont assez proches.
Olivier Remels, Secrétaire général de la Fondation pour l’Enseignement
L
a perception des entreprises confirme des résultats
mitigés de l’école francophone. Les performances1
de
notre enseignement francophone
sont insuffisantes, avec de forts écarts entre des écoles
scolarisant pourtant des publics similaires, et il est très
inégalitaire puisque les résultats sont très corrélés aux
origines socio-économiques des élèves.
voudraient aussi que l’école amène les élèves à de nouvelles
compétences : l’interdisciplinarité et les applications
concrètes, les règles de savoir-vivre en entreprise,
la gestion de projet en autonomie, les technologies (dont
le numérique) ...
Début 2018, un sondage réalisé par Beci et l’UWE, en partenariat
avec la Fondation pour l’Enseignement, concernant
la « perception et les attentes des entreprises sur les
contenus à enseigner en priorité dans le tronc commun
polytechnique » (du primaire au milieu du secondaire, selon
le Pacte pour un Enseignement d’excellence) confirme
assez largement les orientations de la réforme en cours.
Les entreprises ressentent le manque de préparation
des élèves à l’issue du secondaire. L’insuffisance des
acquis de base est aigüe dans les langues étrangères
et dans les compétences entrepreneuriales. Les autres
branches peu satisfaisantes sont la langue maternelle,
la logique mathématique, les sciences, l’informatique
et les savoirs pratiques. 6 entreprises sur 10 estiment
que l’enseignement général ne prépare pas assez aux
« Sciences, Technologies, Engineering et Mathematics »
(STEM). 8 sur 10 pour l’enseignement qualifiant.
Pour l’avenir, les entreprises demandent une meilleure
maîtrise des savoirs de base (mathématiques, français
et sciences) et des savoir-être. Viennent ensuite les disciplines
technologiques et scientifiques. Les entreprises
48
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
Les entreprises sont prêtes à aider !
La plupart des entreprises estiment avoir un rôle informatif
à jouer dans l’orientation des élèves et se déclarent
disponibles pour jouer ce rôle plus activement aux côtés
des écoles, mais de manière encadrée, car les écoles
ne font pas assez appel aux acteurs socio-économiques
pour informer les élèves sur les métiers. Pour cela, les
interlocuteurs à privilégier sont d’abord les enseignants,
mais également les pouvoirs organisateurs, les cités des
métiers et les salons de l’emploi.
Elles suggèrent de faire visiter des entreprises aux élèves
et aux enseignants. Mais aussi d’apporter aux parents
une information complète sur les perspectives offertes
par les différents métiers et filières d’enseignement, ou
d’intégrer cette information de manière pertinente aux
disciplines scolaires. 6 entreprises sur 10 se disent prêtes
à participer à des actions d’information aux métiers (seule
1 sur 10 est contre cette implication).
Ces résultats jettent les bases de possibles collaborations,
pour une meilleure information sur les métiers et
des formations qualifiantes ancrées dans la réalité. La
Fondation pour l’Enseignement met déjà en œuvre des
projets concrets, mais est disponible développer de nouvelles
approches fédérant écoles, entreprises et acteurs
associatifs avec la collaboration de Beci. ●
Résultats PISA en français, maths et sciences inférieures aux
performances flamandes et sous la moyenne OCDE, un niveau
souvent insuffisant à la fin du secondaire et un taux d’échec important
à l’entame des études supérieures.
1
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Jacques Spelkens,
Head of CSR -
Frédéric Rouvez,
Co-fondateur d’Exki :
« Chez EXKi, la diversité est
quelque chose de naturel.
L’inclusion de personnes
différentes est une richesse qui
nourrit nos équipes au quotidien
et qui nous apporte beaucoup
sur le plan humain. Le prix CAP
48 que nous avons reçu ne fait
que montrer que nous sommes
sur la bonne voie. »
Engie Electrabel :
« Si je puis donner un conseil
à mes confrères dans d’autres
entreprises, c’est vraiment
d’y aller à fond parce que ça
donne un sentiment de fierté et
d’appartenance à l’entreprise.
Cela soude également
socialement les salariés autour
de thématiques qui sont
des thématiques humaines
fondamentales et ça leur permet
de se réaliser, de donner un sens
à leur travail. »
Une enquête réalisée auprès des
lauréats a démontré l’influence
Lilly Wahba, responsable
des ressources
humaines McDonald’s
Namur/Ixelles/Marche :
« On est fiers d’avoir gagné
ce prix car nos efforts sont
récompensés et on veut aussi
montrer aux autres entreprises
qu’il ne faut pas avoir peur,
qu’il faut se lancer, que c’est
possible. »
Ces entreprises prouvent, par
leurs initiatives, qu’il est possible
de travailler ensemble même si
on est différent.
positive du prix sur l’entreprise. La
majorité d’entre eux a poursuivi
ses projets d’intégration des
personnes handicapées au sein
de sa structure tandis que plus
de la moitié a pu y apporter des
nouvelles dimensions
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Securitas : mieux
former, pour mieux
recruter
Incontournable dans le secteur de la sécurité,
Securitas a établi le constat que,
malgré un siège et près d'un client sur
deux basés à Bruxelles, à peine 10 % de
son personnel était issu de la capitale.
Raison pour laquelle la société a imaginé
un nouveau plan de recrutement.
David Hainaut
À
une époque où la sécurité est mise en avant et où
le taux de chômage à Bruxelles avoisine encore
les 15 %, vouloir amener jeunes (et moins jeunes)
vers une société de gardiennage de référence,
avec la garantie d'un emploi durable, a inévitablement
du sens. Mais pouvoir identifier les potentiels et « placer
les bonnes personnes aux bonnes places » reste un
travail qui réclame une certaine minutie. Tel est celui
exercé par Johan Deleuze chez Securitas, entreprise où
ce manager de 44 ans officie avec passion depuis bientôt
seize années. Il évoque le vaste processus d'embauche
de la société, mis en place l'an dernier : « Il a nécessité
des démarches qui ont pris du temps car, pour travailler
le plus intelligemment possible, il a fallu nouer un
partenariat ‘quadrimoteur’ win-win, réunissant Actiris,
son équivalent flamand (le VDAB), Bruxelles Formation
et bien sûr, Securitas. »
« Bruxelles ne manque pas de talents ! »
Convaincu par le potentiel encore large de collaborateurs
bruxellois, et soucieuse de favoriser l'emploi, Securitas
forme en ce moment même de futurs employés. Une formation
passant par la réussite d'un examen, qui englobe un
test au Selor et divers apprentissages, allant des compétences
comportementales aux techniques d'auto-défense,
en passant par l'apport des premiers soins, et surtout la
connaissance – honorable – d'une deuxième langue (le
néerlandais, mais aussi l'anglais), qui constituait jusqu'ici
l'un des principaux freins d'embauche. Cinq à dix semaines
de cours sont prévues dans l'agenda des candidats, selon
leur niveau. « C'est du sérieux : il faut étudier pour réussir,
et donc être assidu. Mieux on est formé, mieux on aborde
une carrière. Parce que l'objectif, c'est aussi d'assurer
des emplois durables. Mais nous restons convaincus que
Bruxelles ne manque pas de talents pour ce domaine-là »,
reprend M. Deleuze. Ainsi, en novembre dernier, dans une
première vague de 450 candidats, seul le tiers a été invité
à suivre la formation garantissant un contrat à durée indéterminée.
Pour un travail réclamant intégrité, patience,
vigilance et flexibilité, avec des missions allant de 3 à 12 h
et une certaine souplesse dans le travail, grâce aux conventions
collectives.
Grâce à ces formations, le taux de réussite s'est vu multiplié
par... huit ! « Securitas, ce sont plus de 6.000 collaborateurs.
Il est logique qu'on veille à représenter la société belge en
général. D'avoir en quelque sorte un échantillon dans nos
rangs », explique Mr Deleuze. « Selon l'âge, le sexe (le personnel
féminin, grandissant, est prisé aux postes de sûreté
aéroportuaire et de réception), l'origine, etc. C'est donc
essentiel d'élargir au maximum le spectre, tout en continuant
à dénicher les personnes les plus adéquates pour
les différents postes, qu'il s'agisse d'un bâtiment fermé,
de l'extérieur d'un grand magasin, d'une institution, etc... »
Notre interlocuteur tient à souligner l'apport d'Actiris dans
son travail de présélection de profils, et celui de Bruxelles
Formation. « L'employeur est ainsi bien épaulé pour savoir
quand, qui et combien de profils il aura besoin. Idéalement,
nous devrions encore mieux cibler cela à l'avenir, pour
encore mieux former les gens. Notre travail, finalement,
c'est surtout de la programmation et de la création de
réserves de recrutement. »
Toujours plus professionnel, surtout depuis la loi sur
la sécurité privée (« loi Jambon ») entrée en vigueur en
2017, le secteur a de belles perspectives, avec 1.000 personnes
engagées par an depuis 2015. Comme le confirme
M. Deleuze : « Si tout dépend du rapport que chacun a visà-vis
de la sécurité, un agent de gardiennage apporte en
général de la sérénité. Et de nouveaux marchés s'ouvrent
à nous, où nous offrons de plus en plus une combinaison
entre des agents et des solutions technologiques. Je songe
récemment au gardiennage d'une caserne militaire, d’un
parking de camions sur l'E40, etc. Nous pouvons donc être
assez confiants pour les années à venir ! » ●
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018 51
© Securitas
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EMPLOI & FORMATION
La rentrée académique est là et peut-être recevrez-vous prochainement des candidatures
d’étudiants désirant faire un stage. En effet, les stages font de plus en
plus partie intégrante de la formation en hautes écoles, dans l’enseignement en
alternance ou professionnalisant. Pour les étudiants, c’est l’occasion d’acquérir
une expérience professionnelle. Mais les entreprises peuvent aussi y gagner.
Gaëlle Hoogsteyn
L
e stagiaire constitue une main d’oeuvre précieuse.
En fonction de son expérience et de la durée du
stage, il pourra s’acquitter de tâches plus ou
moins complexes. Un stagiaire peut aussi être l’occasion
de travailler sur des projets intéressants, en attente par
manque de temps. Alexandra Van Hemeldonck, secrétaire
générale de Belfius Foundation, raconte : « La Fondation
Belfius a accueilli une stagiaire en dernière année de
Master durant deux mois. Dès le troisième jour, elle se
sentait comme un poisson dans l’eau. Je lui ai confié deux
projets et elle a réalisé un travail formidable. Une vraie
opportunité pour moi. »
Un stagiaire, c’est un vent nouveau sur l’entreprise. Les
stagiaires (bien choisis) sont généralement pleins d’enthousiasme.
Ils ont envie d’apprendre et de montrer de
quoi ils sont capables. Issus de la nouvelle génération et
riches de connaissances fraîchement acquises, les stagiaires
peuvent présenter de nouveaux outils de travail.
« Nos étudiants en communication, par exemple, peuvent
utiliser leur expertise pour
présenter de nouveaux outils
pas encore utilisés par
la société et ainsi toucher
les jeunes parfois peu représentés
dans l’entreprise
», explique Murielle
Schiltz, coordinatrice de la
pratique professionnelle en
section communication de
la Haute école Ichec-ISFSC.
Murielle Schiltz (Ichec-ISFSC)
52
Faire appel à des stagiaires
est aussi un excellent outil
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
de recrutement. Tout au long du stage, vous avez l’occasion
d’apprécier le travail et les compétences de votre
stagiaire. Si le stagiaire se montre à la hauteur, pourquoi
ne pas l’embaucher ? « Les stages créent par ailleurs des
ponts entre les écoles et les entreprises. Pour peu que
le maître de stage permette au stagiaire d’exploiter son
potentiel, les entreprises découvrent parfois des perles »,
ajoute-t-elle.
Paroles d’étudiant
« J’ai débuté mon parcours académique par deux
ans à l’université. Mais rapidement, j’ai eu envie
de mettre en pratique les compétences acquises
et je me suis réorienté vers une formation plus
professionnalisante. Un stage de 10 semaines –
que j’ai effectué dans une agence de publicité –
était prévu en dernière année. J’ai eu la chance de
tomber dans une entreprise très ouverte et j’ai pu
rapidement avoir des responsabilités et mener à
bien mes propres projets. Faire un stage permet
de s’entraîner aux entretiens d’embauche, de découvrir
le monde du travail et ses codes, d’étoffer
son CV, de se créer un réseau et parfois de montrer
certaines réalisations. C’est un véritable atout
pour se lancer ensuite dans le monde du travail.
La preuve : j’ai décroché un premier contrat dans
l’agence où j’ai été stagiaire. »
Augustin Ide, 24 ans,
jeune diplômé en communication à l’ISFSC.
© Getty
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À quoi penser sur le plan
légal ?
Les étudiants amenés à accomplir un stage en
entreprise en vue de leur diplôme ou certificat
d’études sont couverts par leur institution d’enseignement
supérieur. Pour éviter toute source
de conflit ou de désillusion, l’entreprise conclut
une convention tripartite avec le jeune et l’établissement
d’enseignement. On y détermine, par
exemple, les modalités du stage telles que la durée,
les tâches du stagiaire, les horaires, les conditions
de rupture et les modalités d’évaluation.
Ces stages sont non rémunérés. L’employeur ne
peut donc pas octroyer de salaire au stagiaire. Il
est néanmoins possible légalement de rembourser
les frais encourus par le stagiaire pour l’accomplissement
du stage (frais de déplacement, frais
de repas, frais de logement).
Attention : les règles concernant les stagiaires
étrangers sont plus strictes. En fonction de
leur pays d’origine, certains étudiants doivent
par exemple obtenir un permis de travail. Vous
trouverez plus d’infos sur le site du SPF Emploi :
www.emploi.belgique.be.
Les stages sont aussi un bon moyen de donner une image
positive de votre entreprise et de ses valeurs. « Montrer
que l’on est une entreprise socialement engagée et désireuse
de partager son savoir-faire avec les étudiants est
bénéfique pour sa réputation », assure Murielle Schiltz.
Les conditions de la réussite : avant le stage
Que vous ayez reçu une candidature spontanée ou que
vous recherchiez vous-même proactivement des stagiaires,
il est impératif de vous poser au préalable certaines
questions. « Tout d’abord, celle des objectifs »,
explique Murielle. « Pourquoi ai-je envie de prendre un
stagiaire ? Qu’est-ce que je vais pouvoir transmettre à
l’étudiant et qu’est-ce qu’il peut m’apporter ? Contactez
l’école pour comprendre les objectifs pédagogiques du
stage, peut-être différents des objectifs opérationnels ».
Ensuite, on réfléchit aux missions et aux tâches à confier.
« Plus l’offre de stage sera détaillée, plus facile il sera
de trouver le bon stagiaire. Suite à la candidature de ma
stagiaire, j’ai discuté avec elle des tâches à effectuer, des
objectifs poursuivis, du contexte dans lequel elle allait
évoluer… Je voulais être sûre que ces missions l’intéressaient
et voir avec elle si elle disposait des compétences
requises (par exemple une aisance rédactionnelle), même
si, bien sûr, elle était là aussi pour apprendre », explique
Alexandra Van Hemeldonck.
Divers moyens existent pour recruter des stagiaires. L’un
des plus efficaces consiste à adresser directement votre
offre de stage aux écoles dont les cursus correspondent
aux profils recherchés. Vous pouvez aussi publier l’offre
de stage sur votre site, ou sur des plateformes spécialisées,
faire circuler votre offre sur les réseaux sociaux et
la publier en interne pour
profiter du réseau de vos
employés.
Enfin, identifiez qui seront
les personnes relais du
stagiaire. Qui va le recruter
? Qui va l‘encadrer ?
« Désigner une personne
qui sera le référent du stagiaire
est indispensable,
tant pour l’entreprise que
pour le stagiaire », assure
Murielle Schiltz. D’un point
de vue pratique, n’oubliez
pas de préparer en amont
l’arrivée du stagiaire en prévoyant, entre autres, un poste
de travail, un badge, une boîte mail, etc.
Alexandra Van Hemeldonck,
secrétaire générale de
Belfius Foundation
Pendant le stage
En début de stage, il faudra encadrer le stagiaire. Il doit
apprendre et intégrer beaucoup d’éléments nouveaux.
« Ce temps, il faut le voir comme un investissement »,
déclare Alexandra Van Hemeldonck. « Un stagiaire qui
a acquis de bonnes bases est d’une aide précieuse. J’ai
pu encadrer une étudiante qui est rapidement devenue
autonome. Mais j’étais toujours disponible quand elle
avait des questions ».
Si vous sentez que votre stagiaire a du potentiel, proposez-lui
davantage de responsabilités. « Le mot-clé est
la confiance : dans les capacités du stagiaire et dans sa
progression. Si vous ne donnez à votre stagiaire que des
tâches répétitives et/ou dénuées d’intérêt, il se démotivera
rapidement », développe Murielle Schiltz. Alexandra Van
Hemeldonck partage cette opinion : « Les trois gages du
succès sont la motivation du stagiaire (et le dynamisme
en découle), ses compétences et sa capacité d’adaptation.
J’ai laissé beaucoup d’autonomie à ma stagiaire et
tout le monde en a été récompensé : elle, car elle a pu
concevoir des projets de A à Z, et moi car cela m’a permis
d’obtenir une étude préalable au lancement d’un projet
qui me tenait à cœur et de réaliser des petits projets que
je n’avais pas le temps de prendre en charge. »
Pendant le stage, il est important de prévoir des moments
d’évaluation réguliers. Murielle Schiltz précise : « Redresser
la barre, si nécessaire, permet à l’étudiant de
se reprendre afin que l’expérience soit positive tant pour
lui que pour la société. Sans perdre de vue toutefois que
les stagiaires sont des jeunes encore en construction.
On peut les mettre face à leurs faiblesses mais aussi les
féliciter pour leurs forces. »
Après le stage
Pour que le stage porte ses fruits, une évaluation ou un
feedback est nécessaire. À la fin du stage, faites le point
avec votre stagiaire sur ses résultats et les missions accomplies.
Montrez-vous ouvert et interrogez le stagiaire
sur son ressenti, sa vision de l’entreprise, les conditions
de travail etc.. ●
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
53
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AIDES AUX ENTREPRISES
Il y a très probablement un subside pour vous…
…mais il y a beaucoup de chances que vous l’ignoriez, d’autant qu’une réforme des
subsides bruxellois se dessine pour la fin de l’année avec quelques aménagements
à la clé.
[Coproduction]
E
n matière de
subsides, la Région
bruxelloise
est favorisée par rapport
aux autres régions. Bon
an mal an, c’est une enveloppe
de 31 millions
qui est allouée aux aides
et subsides destinés
aux micro, petites et
moyennes entreprises.
Une microentreprise
compte moins de 10
ETP, affiche un CA ou un
total du bilan inférieur à
2 millions d’euros. Pour
une petite, les critères
d’éligibilité sont de moins de 50 ETP, moins de 10 millions
de CA ou de total du bilan. Et pour une moyenne, on ne
peut dépasser 250 ETP, 50 millions de CA ou 43 millions
de total du bilan. Les grandes entreprises ne sont pas
retenues pour les investissements généraux mais bien
pour les investissements spécifiques.
Pourtant, la moitié des entrepreneurs ne sont pas au
courant de ces multiples et diverses aides. Quand ils
le sont, certains ne les sollicitent pas, estimant les démarches
trop complexes ou pensant que ces aides ne
les concernent pas. Par ailleurs, 50 % des dossiers de
demandes de subsides à la Région bruxelloise n’aboutissent
pas. Les causes ? Un dossier mal ficelé, incomplet,
mal suivi, introduit hors délai ou en retard... Introduire
une demande de subsides demande une expertise qui
fait défaut dans la plupart des PME.
Toutefois, avant de songer à solliciter un subside, il
convient de bien garder à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un
financement. Une aide publique doit être davantage considérée
comme un refinancement qui permet d’alléger le
coût d’un investissement et soulager dans la foulée la
trésorerie. Autre point important, n’investissez pas avant
de vous informer quant à un subside éventuel. Renseignez-vous
d’abord. À cette fin, le numéro d’appel gratuit
1819, mis à disposition par la Région, pourra vous permettre
d’obtenir un premier diagnostic précieux.
Les subsides sont divers et vous aurez très probablement
une aide pour votre investissement. Que ce soient
les aides aux investissements généraux (démarrage ou
extension d’une activité, augmentation de la surface d’un
commerce, achat d’outils de production, etc.), les aides
aux investissements spécifiques (économies d’énergie,
systèmes de sécurité…), ou encore les aides à la consul54
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
tance (juridique, marketing…) accessibles également aux
projets en pré-activité pour des dépenses de quelques
milliers d’euros.
En outre, de nouvelles aides spécifiques vont être créées
d’ici la fin de l’année. Elles concerneront d’une part
l’e-commerce et, d’autre part, le recrutement. L’idée de
la Région est d’affiner son offre afin de mieux répondre
à l’évolution de la société et mieux relever les défis de la
numérisation. L’e-commerce concerne la vente en ligne
et le recrutement certains quartiers bruxellois compris
dans la Zone d'Economie Urbaine Stimulée (ZEUS). ●
Contacter l’auteur :
Dimitri Van Rossum, Head of Subsidia@
KBCBrussels
dimitri.vanrossum@kbcbrussels.be
Quelques conseils
• Faites appel à un consultant spécialisé : ce
peut être un « chasseur de primes » qui se
rémunère généralement en prélevant un
pourcentage sur la prime obtenue. Des fiduciaires
proposent également ce service.
Bien moins onéreuse, une banque a également
développé ce service à sa clientèle.
• Faites-vous conseiller pour les aspects fiscaux
et juridiques : L’obtention d’une aide
fait partie d’un tout. N’hésitez pas à consulter
un expert fiscal pour voir si l’avantage
d’un subside ne va pas créer un désavantage
fiscal ou si un avantage fiscal ne va pas à
l’encontre d’un subside. Veillez également à
bien évaluer les questions juridiques.
• Faites preuve de patience : Quand le diagnostic
a bien été établi par rapport au secteur,
à l’objet, au lieu et au montant de l’investissement,
et que vous avez rentré un dossier
avec un service spécialisé, vous obtiendrez
votre subside sans problème. Mais il faudra
faire preuve de patience, même pour un petit
montant. La liquidation de la prime prendra
facilement quelques mois voire davantage.
• Faites votre shopping à Bruxelles : Avant
de partir dans une autre région, pensez aux
avantages de Bruxelles. Notamment de la
zone de développement– une large bande
urbaine qui s’étale le long du canal, d’Anderlecht
à Evere – où de nombreuses aides
peuvent être doublées. Bon à savoir quand
on doit choisir son implantation.
© Getty
׉	 7cassandra://Ko6J9MD53oRPj-WEWw_OLF6WFdBsDsDzMbTECuP7xCg `̵ [i*> ׉E`ENTREPRENDRE
TRANSITION
Le beau joker « énergie » de KBC pour
Bruxelles
Ces derniers mois, profitant de la persistance des taux bas sur le marché, plusieurs
institutions bancaires ont décidé de mettre en avant leurs formules de crédit à la
rénovation et, pour certaines, de crédit vert. KBC y a ajouté une initiative particulièrement
pertinente: le check-up Energy.
I
nvestir dans de l'isolation ou miser sur une installation
de production d'énergie renouvelable,
c'est une bonne idée pour le particulier et pour
les entreprises. En effet, malgré une tendance généralisée
à la disparition ou la diminution des primes, tout ce qui
permet d'économiser l'énergie est bon à prendre. D'abord
parce que cela permet de réduire sensiblement une facture
énergétique qui a tendance à grimper. Ensuite, parce
qu'il s'agit d'un enjeu vital dont chacun a désormais pris
conscience (l'été caniculaire que nous venons de connaître
nous l’a rappelé). Avec son taux de 1,59 % proposé pour
les prêts énergie verte, KBC a bien compris l'urgence
de relever ce double défi en assortissant son prêt d’un
« check-up Energy ». Si l'on en croit le communiqué de
presse de KBC, il s'agit d'un instrument « simple d'utilisation,
qui permet aux clients de rendre leur habitation
future-proof au niveau de la consommation d'énergie et
de l'efficacité énergétique ». Restait à le vérifier...
Concrètement, le check-up Energy fonctionne sur base
des paramètres encodés par le client. Les économies
d'énergie possibles sont alors calculées automatiquement
et les investissements pertinents proposés. Voilà
qui peut compléter utilement les outils publics de diagnostic
énergétique proposés par homegrade.brussels.
Autre avantage intéressant du check-up proposé par la
KBC : l'avis rendu est totalement neutre. À part le crédit
proposé (qui contribue davantage à donner de la visibilité
à l'institution financière qu'à faire grossir ses marges),
la formule est totalement libérée de toute contingence
commerciale : aucun installateur photovoltaïque, aucun
vendeur de système de chauffage alternatif ou économique
ne se trouve à l'affût derrière l'offre de KBC.
Avant d'être proposée au marché en phase approfondie de
test, la formule a en outre été testée auprès des collaborateurs
de l'institution financière. Ce n'est que depuis peu
que le check-up Energy est proposé aux clients de KBC/
CBC et de KBC Brussels en étant intégrée à KBC Touch,
l'interface qui permet aux clients d'effectuer leurs opérations
bancaires en ligne. Enfin, l'initiative a été montée
grâce à l'expertise reconnue du Vlaamse Instelling voor
Technologisch Onderzoek (Vito).
40 euros rendus au décuple, voire au centuple
L'application, d’abord gratuite, est devenue payante :
depuis ce mois de septembre, il faut s'acquitter de 40
Johan Debière
euros pour l’utiliser et bénéficier d'un conseil complet
et totalement personnalisé. Évidemment, ce check-up
Energy ne dispense pas le particulier de passer par la
case certification dans le cas de la vente ou de la mise
en location d'un bien, mais à la différence du certificat
PEB, le check-up propose des scénarios d'investissement
qui vont parler au propriétaire1
. Que celles et ceux qui
n'ont pu profiter du check-up alors qu'il était gratuit se
rassurent : les 40 euros investis leur seront rendus au
décuple, voire au centuple, en fonction de leur situation.
Cette proposition est adaptée aux zones urbaines comme
Bruxelles. Selon Leen Govaerts, Unit Manager Smart
Energy & Built Environment chez EnergyVille/Vito, le
passage à un approvisionnement énergétique durable
pour Bruxelles est un défi qui exige des choix judicieux :
« Les bâtiments représentent 40% de la consommation
d'énergie », souligne-t-elle. En plaçant l'optimisation
énergétique du bâti et plus particulièrement du résidentiel
au cœur de leurs recherches, les initiateurs du projet
EnergyVille/Vito ont visé juste pour une zone aussi hétérogène
que Bruxelles avec « un juste équilibre entre
efficacité énergétique, énergies renouvelables et flexibilité
tout en recherchant un équilibre optimal entre accessibilité
économique, respect de l'environnement et sécurité
d'approvisionnement ».
Last but not least : le check-up Energy et les prêts énergie
verte peuvent être parfaitement combinés avec les mesures
régionales de soutien à la rénovation énergétique.
Bon à savoir. ●
L'algorithme de recherche sur lequel se base l'outil de KBC s'appuie
sur la norme européenne EN13790 utilisée pour les calculs du
CPE et du PEB.
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
55
1
© Getty
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SALES
Marchés publics ICT : l’avis expert du CIRB
Le CIRB (comprenez : le service ICT des pouvoirs publics bruxellois) apporte son
soutien à de nombreux projets et dossiers informatiques. Les marchés publics y
figurent en belle place. C’est pour les rendre plus efficaces et les optimiser qu’une
centrale d'achat a vu le jour. Elle tente de regrouper autant de missions que possible.
S’y ajoute l’e-catalogue, dans lequel les fournisseurs peuvent proposer
leurs produits et services, parmi lesquels les services publics feront leur choix.
Stef Gyssels
L
e CIRB – Centre d'Informatique pour la Région
bruxelloise – est le partenaire de confiance
pour tout ce qui touche aux ICT en Région de
Bruxelles-Capitale. Il peut s’acquitter de toute tâche de
développement et de soutien des technologies de l'information,
de la télématique et de la cartographie pour le
compte des institutions publiques régionales, locales et
communales, des cabinets des ministres et secrétaires
d'État du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale
et des institutions d'intérêt public de la Région. Le
CIRB s'efforce toujours de trouver les meilleures solutions
sans renoncer à sa neutralité technologique. Le Centre
entend tester et mettre en œuvre de manière proactive
des technologies ICT innovantes, d'une part pour rendre
son propre fonctionnement plus efficace et d'autre part
pour assurer des services conviviaux aux Bruxellois, entreprises
et visiteurs.
Des marchés regroupés et simplifiés
Une centrale d'achat a été mise sur pied au sein du CIRB
pour faciliter et simplifier les processus de commande
de matériel et de services ICT. Divers services publics
peuvent regrouper leurs demandes via cette centrale.
Voilà qui allège sensiblement la charge administrative,
tant pour les administrations que pour les fournisseurs
d’ailleurs. Les produits et services susceptibles d’être
achetés de cette façon concernent les équipements de
bureau (PC, imprimantes, écrans, matériel multimédia,
etc.), les serveurs et le matériel de stockage, ainsi que
les licences Microsoft et autres, le câblage et même des
services topographiques.
Dans la pratique, il y aura toujours un adjudicateur principal
et des adjudicateurs participants. L'adjudicateur
principal assure la bonne gestion de l'ensemble du processus.
Il conclut un contrat avec les autres parties en vue
du traitement correct de la commande et pour d'autres
aspects tels que la rémunération, la durée, la confidentialité,
etc.
« Un service public qui recourt à une centrale d'achat
réduit immédiatement sa charge administrative. Mais
ce n’est pas tout », explique Geert Royberghs, service
manager de la centrale d'achat et de l’e-catalogue au
CIRB : « Nos clients peuvent faire leur choix dans une
58 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
large gamme de produits, qu'ils peuvent parfois tester
à l'avance. La centrale d'achat offre généralement les
solutions les plus avancées sur le plan technologique – et
les plus durables. Et en raison de l’ampleur des commandes,
nous pouvons généralement obtenir des prix
très compétitifs ». Selon M. Royberghs, les fournisseurs
bénéficient d'autres avantages, notamment la durée des
contrats (généralement quatre ans), des procédures professionnelles
et un suivi structuré.
E-catalogue
Autre outil de professionnalisation et d’efficacité, l’e-catalogue
offre un aperçu en ligne de tous les produits et
services que les pouvoirs publics peuvent commander
via ce site, du moins s’ils se sont affiliés à la centrale
d’achat. Par-delà une vue d'ensemble plus transparente et
l'uniformité des contrats, les pouvoirs publics ont surtout
l'avantage de pouvoir placer leurs marchés n’importe
quand et n'importe où.
Le fournisseur bénéficie à son tour d’un processus administratif
simplifié : tous les documents pertinents pour la
commande et le traitement sont automatiquement créés
avec mention des données correctes de chaque service
public concerné. Le fournisseur devra toutefois consentir
© Getty
׉	 7cassandra://LbHEs8puHOS3DxOazq6MVO5S6mL5kaYHMzvxNTCBZFA`̵ [i*> ׉E,5 conseils pour participer
aux marchés publics
un certain effort : comme pour d’autres marchés publics,
la procédure d'attribution devra être menée à son
terme. Cela n’a pas empêché de nombreux fournisseurs
et services publics de s’être déjà familiarisés avec cette
plateforme en ligne : depuis sa création en 2011, elle a
vu passer des commandes de produits et services pour
près de cent millions d'euros.
Un exercice d’équilibre à niveaux multiples
Quelle que soit la manière dont les adjudications et les
offres se déroulent – centrale d'achat, e-catalogue ou marché
individuel (pour des besoins très spécifiques tels que
la pose d’un plancher dans un centre informatique) – l’élaboration
d'un marché public et surtout les nombreuses
spécifications relèvent souvent d’un exercice d’équilibriste
à plusieurs niveaux. Geert Royberghs en donne quelques
exemples : « En tant que plaque tournante des achats
informatiques de tous les services publics bruxellois, nous
essayons de concilier de nombreux intérêts. Nous ne voulons
pas favoriser qui que ce soit par une formulation
biaisée dans les marchés publics, mais nous ne voulons
pas davantage qu'un environnement Microsoft Windows
soit escamoté du jour au lendemain. Nous devons penser
et acheter en fonction de l'avenir, mais en même temps,
nous voulons que toutes les infrastructures existantes
continuent à fonctionner sans investissements excessifs. »
M. Royberghs note en outre que cette préoccupation
concerne aussi la centrale d'achat et l’e-catalogue : « Ces
outils sont bien utiles pour les grosses commandes génériques.
En revanche, les services qui ont des besoins très
spécifiques peuvent avoir du mal du mal à se regrouper
avec d’autres. » ●
Info : https://cirb.brussels/fr
Programme de séminaires
Beci organise en 2018 un cycle de séminaires
« marchés publics ». Prochaine date :
27.09 Les marchés publics de Bruxelles Mobilité
: études et services, acquisition
de matériel, travaux publics.
lieu : Beci, de 14h à 18h.
Info et inscriptions : Caroline Coutelier,
02 643 78 13 — cco@beci.be
Participer aux marchés publics n'exige pas de
technologie de pointe ou de parcours académique
impressionnant. Tout le monde peut y
prendre part ; la majorité des propositions rejetées
sont dues à des formulaires mal remplis
ou incomplets. Geert Royberghs comprend
fort bien qu’une participation qui n’aboutit pas
puisse susciter de la frustration. Il donne donc
une série de conseils et attire l’attention sur
certains aspects :
1. Lisez le cahier des charges attentivement et
intégralement. Assurez-vous d'avoir lu toutes
les annexes : elles contiennent souvent des
informations très pertinentes et cruciales. Tâchez
de voir si cette mission vous correspond
vraiment, souligne Geert Royberghs : « Des
petites entreprises s'inscrivent parfois pour un
contrat-cadre où elles sont censées fournir des
dizaines ou des centaines de PC chaque mois.
Fournir une douzaine de PC une seule fois n’a
pas grand-chose à voir avec la configuration
et la livraison de centaines d'appareils chaque
mois. Évaluer honnêtement si une mission est
à votre portée peut faire gagner beaucoup de
temps – à vous et à nous. »
2. Répondez à chaque volet. « Vous n’imaginez
pas combien de candidatures nous devons
écarter parce que le document n'a pas été complété
de A à Z », soupire M. Royberghs.
3. Sachez que vous avez le droit de poser des
questions. « Beaucoup de gens pensent encore
que les pouvoirs publics sont une tapée de fonctionnaires
rigides et bourrus. C’est totalement
faux. Nous sommes toujours prêts à fournir les
informations ou les éclaircissements nécessaires,
ne serait-ce que parce que nous savons
que cela conduit à des offres de meilleure qualité.
»
4. Respectez la date limite ! Les pouvoirs publics
font, en la matière, montre d’une grande sévérité,
notamment parce que la loi les y oblige. La
date limite est en fait la toute dernière date (attention
à l'heure !) à laquelle un devis peut leur
parvenir. Ce n'est absolument pas négociable.
Bref, autant être rapide et ponctuel !
5. Apprenez à marcher avant de courir. Concrètement,
cela signifie que vous devriez participer
à quelques procédures de négociation pour
maîtriser le processus et les règles du jeu.
M. Royberghs explique : « Vous apprendrez ainsi
toutes les ficelles et astuces avec des marchés
qui ne correspondent pas forcément à
100 % à votre cœur de métier. Et lorsqu’arrivera
à la mission qui vous convient vraiment, vous
ne devrez plus craindre de vous enliser dans
les formalités. Autre avantage : notre centrale
d'achat apprendra ainsi à vous connaître un peu
et il y a plus de chances qu'elle vous informe
spontanément si la mission vous correspond
parfaitement. »
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
59
׉	 7cassandra://2hPE4QfWKrNPwy0BmWpYTARS0ZKZ3VzalKS3HMq8Fecy`̵ [i*> [i*> #בCט   u׉׉	 7cassandra://VT2FDaVQYlyrdyYoBMM5ocB5eof1mbZXBrFbGFgwVMo vh` ׉	 7cassandra://oaXarydPuDnDdnvFA6RUmsnk2F1CCY2hvGWC0IFo-VMc`S׉	 7cassandra://Az9-vp39PyCWAg7w2KZl5Rbxgv3TDv-W2Kw1iCdyzTE`̵ ׉	 7cassandra://aAS39n3kaM-enyxQD5iM01Dncq9ks-XUhCj7afsTKfU͈V͠[iG> ט  u׉׉	 7cassandra://2aDIAxCdTPO61I0J8MIzhNQPLZ3lT-GtVFa80R9prNc n` ׉	 7cassandra://dT0vh7gwyXJ-VL3sby3J4RXV4mlI7CBQ6DR6vcXCEZYk`S׉	 7cassandra://3kJAvp-0dQpZdb2ojNIqCSbQD6UTyCKy8kQ86Z3APo8`̵ ׉	 7cassandra://VyJsH0u4T-MzeVb4mDcYdfc4kBUUiWMYmFv1JLLzIzo i͕͠[iI> נ[iI> Á {9ׁHmailto:starters@beci.beׁׁЈנ[iI>  F9ׁHhttp://aucomptoirdemargaux.com/ׁׁЈ׉EsENTREPRENDRE
LA CHARGE MENTALE DU MANAGER
Mieux vivre au quotidien grâce aux
neurosciences
Loin de l’image idyllique d’un parcours de golf ou de séminaires de stratégie, le
quotidien du manager est plutôt fait de 1001 tâches brèves et fragmentées ou de
réflexions interrompues par les urgences du quotidien. Au sein de cette tempête,
vouloir se reposer sur les capacités du cerveau est loin d’être une évidence. Notre
système a beau être puissant, il n’en est pas moins fragile !
L
e cerveau du manager est sollicité en permanence.
On lui demande de prendre des décisions, arbitrer,
construire, négocier, imaginer… Malheureusement,
les conditions dans lesquelles il est placé sont loin d’être
optimales. Là où chaque tâche demanderait de la maturation,
on lui demande de réfléchir et d’agir en même temps,
tout en étant constamment interrompu. « Multitasking », le
mot est devenu à la fois une devise et une injonction. Les
sollicitations multiples et simultanées (collaborateur, mail,
smartphone…) sont devenues la norme. Dans ce contexte, il
faut apprendre à mobiliser son cerveau afin qu’il rende les
services qu’on attend de lui !
Loin de nos espoirs, des chercheurs de premier plan comme
Jean-Philippe Lachaux ont montré que nous ne sommes
guère capables de nous concentrer beaucoup plus de 3 minutes
d’affilée. Pire : notre cerveau a surtout du talent pour
se laisser distraire. Il suffit d’un rire de l’autre côté de la paroi
de notre bureau et notre esprit prend le chemin des écoliers.
Dans un tel contexte, il est indispensable de mieux comprendre
le fonctionnement de nos neurones. L’attention est
un phénomène largement étudié : c’est grâce à elle que nos
ancêtres chasseurs-cueilleurs ont été capables de poursuivre
une gazelle des heures durant. Pourtant, cette formidable
capacité n’aurait rien été sans son corollaire : une petite
alarme au fond du cerveau qui nous avertit d’un événement
particulier, comme la présence d’un prédateur ou au contraire
d’un allié susceptible de nous aider dans notre traque.
Cette double caractéristique de l’attention est toujours présente
dans le quotidien d’un manager qui s’attelle à sa mission…
tout en étant interrompu par 1001 sollicitations. Cette
faculté de distraction était vitale mais périphérique pour nos
ancêtres. Elle est devenue centrale et toxique aujourd’hui,
car nous passons plus de temps à être distraits qu’à avancer
sur nos projets !
Comment se concentrer ?
Face à cette réalité, nous devons réapprendre à nous concentrer.
Abordons cette question à deux niveaux : comment éviter
d’être distrait, et quel est le processus de la concentration ?
Nous savons tous intuitivement qu’il vaut mieux éviter les
sujets de distraction. Par exemple, un simple pop-up nous
avertissant d’un mail « occupe » le cerveau plusieurs minutes…
et rend d’autant plus difficile notre concentration. Il
est donc nécessaire de supprimer un maximum d’alertes sur
nos ordinateurs et nos téléphones (mails, Facebook, Twitter).
60 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
Jean-Philippe Lachaux a résumé le processus de la concentration
en trois étapes : perception, intention, manière d’agir.
Tout d’abord, il est indispensable de diriger son attention afin
de percevoir un maximum d’éléments. Imaginez prendre
une décision en n’ayant entendu que la moitié de l’explication
d’un collaborateur ! Ensuite, la concentration demande
d’orienter l’ensemble de ses ressources dans une direction :
être conscient des enjeux et avoir une intention claire est le
meilleur moyen de se focaliser en vue d’un but précis. Enfin,
Jean-Philippe Lachaux insiste sur le lien entre concentration
et action. De même que le joueur de tennis peut rester
concentré de très longues périodes quand il joue, un manager
en action peut entretenir sa concentration durant de longues
réunions… à condition qu’il prenne part aux échanges.
Si la charge mentale des managers est une réalité, une meilleure
connaissance de son cerveau et du fonctionnement de
la concentration est précieuse pour gagner en efficacité et
en sérénité. ●
Pierre Vandenheede, Directeur pédagogique,
Institute of NeuroCognitivism BeLux
Contacter l’auteur :
pierre.vandenheede@neurocognitivism.com
Info : www.neurocognitivism.com
Pour aller plus loin
Participez à la formation sur la mobilisation du
cerveau, le développement de la concentration
et de la mémoire, donnée par Pierre Vandenheede.
Quand
? Le 20 novembre, de 9 à 12h30
Où ? Chez Beci, 500 av. Louise, 1050 Bruxelles
Info et inscriptions :
trainings@beci.be - 02 210 01 72
׉	 7cassandra://Az9-vp39PyCWAg7w2KZl5Rbxgv3TDv-W2Kw1iCdyzTE`̵ [i*> ׉E5ENTREPRENDRE
STARTER
Devenir indépendant(e) : du rêve à la réalité
pour Margaux Ponsoye
Changer de vie. Ouvrir son propre commerce de boulangerie-pâtisserie. Pour Margaux
Ponsoye, jeune française de Montpellier, diplômée en management de l’hôtellerie,
arrivée à Bruxelles il y a huit ans, ce n’était pas nécessairement une voie
toute tracée.
Miguel Van Keirsbilck, Starters Program Coordinator Beci
A
près un an passé en Australie, c’est
sa carrière pour de grands groupes
hôteliers qui l’a amenée à Bruxelles, ville
dont elle apprécia d’emblée la qualité de
vie, malgré une météo pas toujours au beau
fixe. Travaillant pour une grande agence de
communication, elle passait tous les jours
devant une boulangerie un peu atypique
mais joyeuse dans sa décoration, au bas
de la chaussée de Wavre à Auderghem. Il y
a quelques mois, une affichette sur un volet
fermé réveilla un rêve de l’enfance un peu
enfoui : tenir sa propre maison d’hôtes, partager
son goût pour les produits de qualité
dans un cadre qui refléterait sa personnalité.
Un endroit humain, simple et convivial.
Instantanément, Margaux eut le sentiment que c’était une
chance à saisir. Elle remonta les filières vers l’ancienne
exploitante, partagea avec elle son projet, et se mit en
lice pour la reprise de ce commerce de quartier. Bien sûr,
un tel projet nécessitait qu’elle quitte son job de salariée
pour se lancer à son compte.
Face aux questions que suscite immanquablement la reprise
d’un commerce – racheter le fonds de commerce
ou reprendre les parts d’une société ? Quid du bail commercial
? – son premier réflexe fut d’appeler la Chambre
de Commerce de Bruxelles, département création
d’entreprises.
Entre la première lettre d’intention en janvier 2018 et l’ouverture
programmée en avril 2018, il fallait que tout aille
très vite. Les experts de Beci se mobilisèrent : conditions
pour quitter son emploi, rachat du fonds de commerce,
reprise du bail commercial… Le plus stressant, se
souvient Margaux, était de ne pas pouvoir commencer
les travaux avant la reprise du bail. Or, sa volonté était
de transformer radicalement le lieu ! Quand le premier
menuisier qu’elle avait retenu pour fabriquer son comptoir
et ses meubles la lâcha à quelques jours du début
des travaux, il fallut trouver d’urgence un autre artisan.
Débrouillardise de l’indépendant : elle posta une demande
sur une page Facebook « Entraide des entrepreneurs » et
la communauté se mobilisa pour lui proposer une solution
presque miraculeuse !
La date de réouverture était fixée au 10 avril 2018… « Et
le 8 avril, j’étais prête », dit Margaux en se souvenant des
week-ends et des nuits passés à terminer les peintures
et la décoration.
Margaux Ponsoye.
Le résultat est à la hauteur des efforts : le
Comptoir de Margaux est une magnifique
boulangerie-pâtisserie dans un style simple
et authentique, une salle de consommation
qui respire la zénitude, et même
une salle de réunion et séminaire qui peut
accueillir 12 personnes. Le lieu idéal pour
un workshop ou une réunion, dans un cadre
différent.
Trois mois après l’ouverture, Margaux a
la satisfaction d’avoir réalisé un rêve de
toujours. Elle a renouvelé la carte en y
ajoutant des tartes salées et des quiches.
Elle savoure le plaisir de rencontrer ses
clients, parmi lesquels ses anciens collègues,
elle sourit de la joie des enfants qui salivent devant
tant de bonnes choses, apprécie les relations humaines
simples qui se nouent dans cet endroit qu’elle a façonné
selon ses goûts.
C’est une belle aventure humaine et professionnelle, mais
c’est aussi un immense investissement personnel : des
heures de travail qu’on ne compte plus, un boulot très tonique
où on est debout de l’aube au crépuscule… Beaucoup
d’efforts pour ne pas nécessairement gagner mieux sa vie …
« Mais c’est le prix de la liberté », conclut-elle.
Si vos pas vous amènent au 1705 de la chaussée de Wavre
à Auderghem, poussez la porte du Comptoir de Margaux,
et vous retrouverez comme par enchantement des souvenirs
du bonheur de la boulangerie de votre enfance. ●
Info : http://aucomptoirdemargaux.com/
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de
Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax
shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
61
D.R.
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Faciliter le rebond : 7 recommandations
Avec le programme reStart, Beci aide les entrepreneurs en faillite à rebondir. Ce
n’est pas toujours facile, car les obstacles sur la route sont nombreux. Pourtant,
fort des leçons qu’il a pu tirer, un entrepreneur en rebond a plus de chance de succès
qu’une entreprise qui démarre. Que pourrait-on mettre en place pour faciliter
le rebond ? Nos recommandations.
D
ans notre culture entrepreneuriale,
la faillite est
encore quelque chose de
tabou, contrairement aux pays anglo-saxons
où elle est considérée
comme un apprentissage. Pourtant,
les chiffres prouvent que les entreprises
créées après une première
faillite réussissent mieux et ont
une durée de vie plus longue que la
moyenne des starters. Malheureusement,
force est de constater que
rebondir n’est pas aisé et que la route
des entrepreneurs qui souhaitent se
relancer est semée d’embûches. De
nombreuses voies pourraient être explorées
sur les plans financier, légal,
fiscal, médiatique… pour faciliter le
redémarrage d’entrepreneurs en
faillite et favoriser cette politique de
la deuxième chance. Le point avec
Eric Vanden Bemden, conseiller rebond
chez Beci et coordinateur du
programme reStart.
Nous souhaiterions qu’un délai
plus court soit instauré – 5 ans
par exemple – au-delà duquel
le fichage de l’entrepreneur
à la Banque Nationale serait
supprimé.
62 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
1 Distinguer les faillites
économiques des faillites
organisées ou
frauduleuses
D’après une analyse réalisée
par reStart en concertation
avec des curateurs,
environ deux tiers des faillites
prononcées en région
bruxelloise en 2017 pourraient
être considérées
comme frauduleuses ou
assimilées, citées en faillite
par l’État belge ou organisées.
Mais comment
distinguer les « véritables »
faillites des faillites organisées
?
« Dans le cas où la faillite
ne résulte pas d’une
fraude ou d’une faute grave
et caractérisée, le failli en
personne physique ‘malheureux
et de bonne foi’
peut obtenir l’excusabilité, qui le libère
envers les créanciers du solde
des dettes non apurées par le curateur
», explique Eric. « Les juges
et les curateurs peuvent assez vite
opérer la distinction entre les deux,
notamment grâce au mémoire que
les curateurs doivent remettre au
juge commissaire et aux rapports qui
suivent », précise-t-il. « L’accord du
Eric Vanden Bemden
tribunal sur l’effacement des dettes1
devrait donner un signal positif aux
banques et aux fournisseurs concernant
l’ancien failli, qui pourrait plus
facilement démarrer une nouvelle
activité. »
2 Diminuer la méfiance des organismes
financiers
Une fois qu’on a fait faillite, il est
très difficile de trouver à nouveau
© Getty
D.R.
׉	 7cassandra://3sdJHpEUJ_I_Sc6YdSpA2fUwDHPc5dJunj-SC5DVMqE`̵ [i*> ׉EENTREPRENDRE
une banque prête à vous faire confiance. Pourtant, on
peut postuler qu’un entrepreneur ayant connu un échec
se montrera plus prudent dans le développement et la
gestion de sa nouvelle activité. « Dans ce cadre, il serait
utile que les banques mettent en place une procédure plus
individualisée et puissent s’élever au-dessus de l’attitude
négative qui prévaut actuellement », explique Eric. En
d’autres termes, sauf mesure d’interdiction prononcée à
l’encontre du failli, ou sauf décision lui refusant totalement
ou partiellement le bénéfice de l’effacement des dettes, la
volonté du failli de redéployer des affaires ne devrait plus
susciter la méfiance des organismes financiers.
3 Faciliter l’accès aux crédits
Une fois cette confiance restaurée, il faut faciliter l’accès
au crédit. Actuellement, tout entrepreneur qui a fait faillite
est fiché pendant maximum dix ans à la Banque Nationale.
Cela signifie qu’il lui est aujourd’hui impossible de
demander une quelconque aide financière auprès d’une
banque classique, même des années après sa faillite. Or,
sans fonds, impossible de lancer une nouvelle activité.
« Nous souhaiterions qu’un délai plus court soit instauré
– 5 ans par exemple – au-delà duquel le fichage de
l’entrepreneur à la Banque Nationale serait supprimé »,
développe le spécialiste. « Dans un second temps, des
facilités d’accès aux crédits pourraient être accordées
aux faillis ‘malheureux et de bonne foi’ ayant bénéficié de
l’effacement des dettes ou d’un rapport d’honorabilité, et
suivi le programme d’accompagnement reStart. » Ainsi,
il serait par exemple envisageable de créer un fonds de
garantie, voire un crédit reStart.
4 Mieux informer l’entrepreneur sur la faillite
Il n’est jamais agréable de devoir penser à sa faillite et
réfléchir à la façon, si nécessaire, de s’y préparer. « Pourtant,
être suffisamment informé sur la législation et les
procédures à suivre permet de rendre le processus moins
difficile, moins long et, on l’espère, un peu moins douloureux
», avance Eric. L’une des recommandations de
Beci est donc de créer un « kit de la faillite » reprenant
les bonnes pratiques à adopter avant et après un dépôt
de bilan. Citons, par exemple, un tableau expliquant les
manières d’arrêter une activité, les informations légales,
les droits et obligations, les aides existantes, un accès
aux documents officiels, une liste des adresses utiles, un
formulaire pour se faire accompagner, etc. « Avec ce kit,
nous souhaitons aider l’entrepreneur à gérer proprement
et plus rapidement sa faillite. Être bien informé permet
d’économiser de l’argent, de minimiser les répercussions
sur les créanciers, le fisc, la TVA, l’ONSS… et permettre
un redémarrage plus rapide. »
5 Changer la perception de la faillite grâce aux médias
et à la sensibilisation
L’un des fers de lance du programme reStart, c’est la
sensibilisation. « La société en général a toujours une
vision très négative des entrepreneurs faillis », assure Eric
Vanden Bemden. Par le biais de conférences, de séances
d’information, mais aussi d’ateliers de résilience économique
et des tables rondes d’échange avec des experts
et des entrepreneurs, reStart tente de faire évoluer la
perception de la société sur l’échec de l’entrepreneur.
« Pour aller plus loin, nous aimerions pouvoir transmettre,
via les médias, une image plus positive de l’après-faillite
en mettant par exemple en évidence des cas de rebond
réussis », explique-t-il.
6 Pérenniser le programme reStart
Depuis sa création, 70 entrepreneurs « en rebond » ont
participé au programme reStart et les résultats sont au
rendez-vous. Afin de continuer sur cette lancée, assurer
la pérennité du programme d’accompagnement est nécessaire.
Pour Eric, cela pourrait par exemple se faire au
travers d’une labellisation du programme. « Nous souhaiterions
aussi remettre un certificat officiel attestant la
participation et la contribution de l’entrepreneur en rebond
en fin de programme. Une autre piste est l’organisation
d’un reStart Day et la remise du prix du meilleur reStarter
de l’année, à l’instar du Prix de l’Entrepreneur de l’année
», illustre-t-il. Enfin, un déploiement du programme
au niveau national devrait être envisagé. La recherche
de partenaires et le maintien des subsides accordés est
aussi primordial.
7 Renforcer la prévention
Parce que mieux vaut prévenir que guérir, la prévention
doit aussi être au cœur des préoccupations. De nombreuses
structures d’accompagnement existent, mais
elles sont parfois peu connues des entrepreneurs. « Il
faudrait mieux faire connaître les dispositifs mis en place
pour éviter la faillite tels que le Centre pour Entreprises en
difficultés, la maîtrise et le fonctionnement des Chambres
d’enquêtes commerciales, les Procédures en Réorganisation
Judiciaire (PRJ), la possibilité de faire appel à un
mandataire de justice, les plans d’apurement, les formations,
etc. ».
Par ailleurs, pour le spécialiste, une bonne gouvernance
permet de minimiser les risques d’échec. C’est pourquoi
il est important de renforcer les connaissances et
compétences en gestion/comptabilité des entrepreneurs
et d’améliorer leur accompagnement au cours des premières
années. Des mesures gouvernementales pourraient
aussi être prises pour réduire le coût du travail, la
fiscalité et les délais de paiement notamment des autorités
publiques. « Enfin la création d’outils pour détecter
plus rapidement les entreprises en difficulté et les aider
à rebondir avant la faillite doivent devenir une priorité »,
conclut Eric Vanden Bemden. ●
Info : Eric Vanden Bemden, conseiller reStart –
evb@beci.be, Tél. +32 2 563 68 56
1 Le nouveau régime du droit de la faillite, en vigueur depuis le 1er mai 2018 et repris dans le Code de droit économique au chapitre XX, sous
le titre « insolvabilité des entreprises », a supprimé la notion d’excusabilité et lui a substitué la notion d’effacement des dettes du failli. Cette
notion nouvelle est reprise à l’article XX 173.
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
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La médiation, pour passer du jugement à la
recherche de solutions
BMediation, l’ASBL bruxelloise qui promeut la médiation comme méthode de résolution
durable de conflits, vient de nommer à sa tête Gérard Kuyper, avocat et médiateur
agréé chez Alterys. Alors que l’ASBL va bientôt fêter ses 20 ans, on profite
de notre rencontre avec le nouveau président pour faire le point sur l’avenir de la
médiation.
Gaëlle Hoogsteyn
A
vocat de formation, Gérard Kuyper a commencé
sa carrière au barreau de Bruxelles il y a 25
ans. Actif depuis de nombreuses années dans le
conseil d’administration et le comité stratégique, Gérard
Kuyper connaît bien bMediation puisqu’il y était également
responsable des formations francophones. En juin dernier,
il a été nommé président, succédant ainsi à Pierre
Schaubroeck.
« J’ai attrapé très tôt le virus du droit », nous raconte Gérard
Kuyper, avocat et médiateur agréé chez Alterys, que
nous rencontrons dans ses bureaux à Watermael-Boitsfort.
Véritable passionné, il nous explique s’intéresser
aux modes de résolution alternatifs des confits depuis de
nombreuses années. « Un jour, j’ai perdu un procès que
j’étais persuadé de gagner », se souvient-il. « Cet échec
a été pour moi une révélation : nous, avocats, avons nos
propres perceptions du conflit mais celles-ci ne sont pas
forcément les mêmes que celles des juges. On ne peut
jamais garantir à 100 % à un client qu’il va gagner. Peu de
temps après, j’ai gagné une affaire pour une PME. Quand
je l’ai annoncé à mon client, il ne voyait plus du tout de
quoi je parlais. Son entreprise avait doublé de volume et
allait bientôt être rachetée. Cette vieille affaire n’avait
donc plus aucun sens pour lui. »
À partir de là, Gérard Kuyper a commencé à s’interroger
sur le sens du conflit et sur le rôle que les avocats doivent
avoir dans sa résolution. Le procès est-il nécessairement
la meilleure façon de répondre au besoin du client ? Fort de
ces réflexions, il décide de suivre une formation de médiateur
et commence à travailler dans ce domaine. En 2011,
le barreau de Bruxelles lui demande de le représenter
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au conseil d’administration de bMediation. « C’est ainsi
qu’a débuté pour moi l’aventure bMediation et je suis ravi
de reprendre la présidence pour les trois ans à venir. »
Faire de bMediation l’acteur de référence
Pour le nouveau président, trois ans, c’est une durée de
mandat idéale : « Ce n’est pas trop long tout en l’étant
suffisamment pour bâtir de vrais projets, mettre en place
une nouvelle orientation et constituer une équipe. »
Le premier objectif de Gérard Kuyper est de mettre en
place – dans le prolongement de ce qui a été fait par ses
prédécesseurs – des structures et des outils permettant
de former les meilleurs médiateurs en matières
civiles et commerciales. « Chaque année, bMediation
forme une centaine de médiateurs. On veut mériter la
confiance de toutes ces personnes ainsi que celle de
nos membres fondateurs et cela passe par un niveau
d’exigence élevé pour la formation et la certification
des futurs médiateurs », explique-t-il. Son ambition :
faire de bMediation le partenaire de référence des tribunaux
et des entreprises. « Je veux pouvoir proposer
aux juges des noms de médiateurs en qui ils pourront
totalement avoir confiance et, par la même occasion,
donner du travail aux médiateurs, les aider à bâtir leur
réputation. »
Gérard Kuyper souhaite aussi que bMediation soit connu
et reconnu par les entreprises comme un organisme fiable
et efficace pour le règlement de leurs conflits. « J’ai une
vision assez entrepreneuriale de bMediation qui, pour
moi, doit être un outil à la disposition des membres de
Beci », précise le président.
© Getty
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Promouvoir la médiation
Autre grand objectif : mieux faire connaître la médiation et
encourager le recours à cette méthode de règlement des
conflits. « Actuellement, en Belgique, il y a une véritable
surconsommation du système judiciaire », explique-t-il.
D’après une étude du Conseil de l’Europe, en 2014, il y
avait en Belgique un peu moins de sept nouveaux dossiers
par an pour cent habitants, contre moins de un au
Luxembourg, un aux Pays-Bas, moins de deux en Allemagne
et moins de trois en France. Le volume d’entrée
des dossiers est énorme, tandis que le nombre de juges
reste le même. Résultat, la durée de traitement des litiges
est de plus en plus longue. La seule façon de raccourcir
durablement les délais de traitement est donc de diminuer
le nombre de dossiers entrants. L’introduction de la TVA
sur les prestations d’avocats a d’ailleurs entraîné une
diminution du nombre de dossiers entrants.
« Toutefois, l’arriéré judiciaire ne doit pas être le moteur de
la promotion de la médiation », commente Gérard Kuyper.
Pour lui, l’élément phare à mettre en évidence, ce sont
surtout les bénéfices que les citoyens et les entreprises
peuvent tirer de la médiation. « Un procès, c’est lourd,
long et compliqué. Cela mobilise de très gros moyens, il
y a beaucoup d’enjeux et le résultat est toujours aléatoire.
Le procès devrait donc être à la justice ce que l’opération
chirurgicale est à la médecine : le dernier recours. »
Gérard Kuyper poursuit en nous expliquant qu’il y a des
conflits qu’un juge, avec la meilleure volonté du monde,
ne pourra jamais résoudre de façon satisfaisante. Dans
le cas d’un conflit de voisinage, par exemple, un des deux
voisins sera forcément frustré et la mésentente perdurera
au-delà du procès. C’est aussi valable pour les différends
entre partenaires/associés d’une entreprise, pour
les désaccords qui peuvent apparaître au moment des
transmissions familiales ou encore pour les problèmes
entre clients et fournisseurs. « Un conflit tient parfois à
pas grand-chose. En médiation, les gens sont obligés de
se parler, d’échanger. Cela permet de recréer du lien et
de débloquer la situation d’une façon rapide et acceptable
pour tous », assure-t-il. Prenons l’exemple d’une entreprise
active sur le web, qui rencontre un problème avec un
fournisseur à qui elle a acheté un logiciel. Le logiciel ne
fonctionne pas et c’est toute l’entreprise qui est à l’arrêt.
« Plutôt que de se lancer dans un procès long et coûteux,
il est beaucoup plus pertinent d’opter pour la médiation
et de trouver rapidement une solution. »
Une nouvelle loi comme levier d’action
Pour faire connaître et encourager le recours à la médiation,
une nouvelle loi a été votée et entrera prochainement
en vigueur. À partir du 1er
Gérard Kuyper
Le procès devrait donc être à la justice
ce que l’opération chirurgicale est à la
médecine : le dernier recours.
proposent spontanément à leurs clients (PME ou services
juridiques de plus grosses sociétés) d’avoir recours à
la médiation. Enfin, avec la nouvelle loi, les personnes
morales de droit public vont également pouvoir recourir
à la médiation, ce qui n’était pas le cas auparavant. Cela
permettra de proposer des mécanismes de médiation de
manière beaucoup plus large.
Gérard Kuyper estime que cette nouvelle loi peut vraiment
changer la donne dans le recours à la médiation, dans
l’implication des juges et dans le regard des citoyens.
« L’action des juges va être déterminante. Si les juges
– qui sont considérés comme des acteurs neutres et de
confiance – se muent en prescripteurs de la médiation,
cela encouragera le recours à celle-ci avec un effet boule
de neige. » Plus il y aura de médiations réussies, plus les
gens auront envie d’avoir recours à celle-ci. L’objectif final
étant que la médiation devienne un mode de résolution
comme une autre, et plus une méthode « alternative ».
Un travail de sensibilisation devra aussi être fait au niveau
des organisations représentatives et professionnelles,
mais aussi auprès des entreprises et du grand public. « Il
faut changer la mentalité et passer du ‘j’ai droit à’ à ‘j’ai
besoin de’. Avec la médiation, on est dans la recherche de
solutions et non dans le jugement. La logique est tout à
fait différente, mais c’est une solution gagnante », conclut
Gérard Kuyper. ●
Info : www.bmediation.eu
janvier 2019, les juges pourront
jouer un rôle beaucoup plus actif dans la prescription de
la médiation. Concrètement, s’il estime que l’affaire peut
être résolue autrement que par un procès, le juge pourra
dire aux parties de d’abord chercher d’autres moyens de
résolution du conflit. Dès le 1er
janvier 2019, les avocats
auront par ailleurs l’obligation de proposer à leurs clients
les diverses solutions existantes et non plus d’aller directement
au tribunal. Actuellement, très peu d’avocats
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L’actualité BECI en photos
Malgré la Coupe du monde et le match Belgique-An
gleterre, vous étiez plus de 400 participants à la
Garden Party de Beci, le 28 juin dernier au Cercle
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© Reporters
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Début août, Beci recevait une délégation d’entreprises pakistanaises.
L’occasion de nouer des contacts dans ce pays de
193 millions d’habitants, à la croissance économique soutenue.
Le cycle de séminaires « marchés publics »
organisé par Beci s’est poursuivi en juin, avec
trois séances respectivement consacrées
aux marchés publics dans le secteur de la
construction, des sols pollués et de l’informatique.
Prochaine session : les marchés
publics de Bruxelles Mobilité, le 27 septembre.
Voir aussi notre article p. 58.
La révolution blockchain était l’objet
d’un séminaire, fin juin. Les invités
de notre nous ont fait partager ce que
représente cette technologie dans tous
les secteurs : soins de santé, assurance,
finance, énergie, logistique et
même le service public. 80 % des participants
désirent continuer de travailler
avec Beci et Bit4you sur l’intégration du
blockchain dans leur business.
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D.R
© Isopix
D.R.
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LES
ADRESSES
AU VIEUX BRUXELLES
Rue Saint-Boniface 35,
1050 Ixelles
02/503.31.11
www.auvieuxbruxelles.com
LA ROUE D’OR
Rue des Chapeliers 26,
1000 Bruxelles
02/514.25.54
www2.resto.be/rouedor
LE SCHELTEMA
Rue des Dominicains 7,
1000 Bruxelles
02/512.20.84
www.scheltema.be
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Où manger des moules à
Bruxelles ?
Que vous aimiez les moules-frites avec ou sans
mayo... Il y en a pour tous les goûts ! La moule de
Zélande, la seule et unique moule pour de nombreux
Belges, arrive dans votre assiette.
Donatienne de Vleeschauwer
Les restaurants bruxellois pour déguster des
moules
1. Au Vieux Bruxelles : Dans le tour du monde culinaire
offert du côté de la place Saint-Boniface, on oublie parfois
de s’arrêter Au Vieux Bruxelles pour goûter à des
saveurs plus locales. Les moules y sont comme la madeleine
de Proust, c’est en bouche qu’elles prennent
toutes leurs saveurs. On les prépare ici à la bière, au vin
et même au champagne !
2. La Roue d’Or : C’est le mix parfait entre deux clichés
bien belges : les moules et la Grand-Place. De midi à
minuit, les casseroles sortent de la cuisine de La Roue
d’Or pour régaler les echt Brusseleirs, les hommes politiques
s’accordant une pause et les touristes de passage.
Aux murs, une fresque née d’un hommage à Magritte.
3. Le Scheltema : Si l’Îlot Sacré et la rue des Bouchers
sont souvent décriés, il y subsiste quelques adresses
authentiques et savoureuses qui font aussi bien le bonheur
des véritables Brusseleirs que celui des touristes.
Le Scheltema est l’une d’entre elles. En saison, la moule
LE ZINNEKE
Place de la Patrie 26,
1030 Schaerbeek
02/245.03.22
www.lezinneke.be
FRITURE RENÉ
Place de la Résistance 14,
1070 Anderlecht
02/523.28.76
www.eating.be/friture-rene_fr_57
y trouve toutes ses lettres de noblesse. Quoi de plus naturel
pour un resto homonyme d’un peintre hollandais.
4. Le Zinneke : Voici sans doute la carte de moules la
plus longue de la capitale, avec 69 recettes différentes.
Les grands appétits craqueront pour la portion Kastar
d’un kilo et demi tandis que les enfants feront comme
maman et papa avec une portion de 500 grammes seulement.
5.
Friture René : Des moules dans un fritkot ? Pas du
tout ! Friture René c’est un restaurant, un vrai, avec une
carte dédiée aux spécialités belges. Et quand la casserole
de moules débarque sur la nappe vichy, on comprend
vite ce que spécialité veut dire !
6. Du côté de Sainte-Catherine : On file du côté des anciens
quais du Port de Bruxelles et leurs nombreux restaurants
de poissons qui rappellent le passé maritime
du quartier. Parmi nos adresses coup de cœur pour les
moules : Bij den Boer, Chez Jacques, La Marée et La
Belle Maraîchère.
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׉	 7cassandra://jz6xwWAxmXxoyFB6fGFqEqvRmdoFJuZtwE7Hf92JJR8`̵ [i*> ׉EBRUSSELSLIFE
PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
15.09 | 16.09
JOURNEES DU PATRIMOINE
Thème de cette année : « Le Patrimoine,
c’est nous ! ». Découvrez les différents patrimoines
de la capitale européenne.
Divers lieux à Bruxelles | Gratuit |
www.journeesdupatrimoinebruxelles.be
16.09 | 22.09
MOBILITY WEEK - CAR FREE SUNDAY
C’est la Semaine de la Mobilité, l’occasion
de tester des transports plus durables. Elle
s’achève avec le dimanche sans voiture.
Bruxelles |Gratuit | www.mobilmix.brussels
23.09 | 30.09
EXPOSITION LOL LA CAMBRE MODE[S]
Le musée Mode & Dentelle donne carte
blanche à l’école bruxelloise La Cambre
Mode[s], dont l’ADN est d’analyser mais
aussi de détourner et déplacer les codes du
vêtement.
Musée Mode & Dentelle | 4-8€
www.fashionandlacemuseum.brussels
14.09 | 16.09
FETES MEDIEVALES DE FOREST
Durant trois jours, l’Abbaye de Forest vous
replonge dans le passé. Chevaliers, damoiselles,
troubadours vous feront revivre une
page de notre histoire.
Abbaye de Forest | Gratuit |
www.forest.irisnet.be
14.09 | 16.09
FÊTE DE LA BD
Un week-end entier dédié à la bande
dessinée. Cet événement a été imaginé
pour faire découvrir gratuitement au public
l’une des plus belles vitrines du savoir-faire
créatif belge et bruxellois.
Parc de Bruxelles | Gratuit |
www.visit.brussels/fr/sites/comicsfestival
16.09
BRUXELLES CHAMPETRE
À l’occasion de la journée sans voiture,
la gastronomie de terroir est à l’honneur
aux alentours du Parc Royal. L’occasion de
découvrir tous ces goûts qui font Bruxelles.
Parc de Bruxelles | Gratuit
www.bruxelles-champetre.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Brussels Museums Nocturnes
Adresse :
Divers lieux à Bruxelles
www.brusselsmuseumsnocturnes.be
Depuis 18 ans, de nombreux musées
vous accueillent tous les jeudis soir
d’automne. L’édition 2018 des Brussels
Museums Nocturnes vous permettra
de découvrir 74 musées bruxellois, du
13 septembre au 6 décembre. En plus
d’offrir un accès de nuit, l’événement
proposera des tarifs très attractifs : les
moins de 26 ans bénéficieront de certaines
entrées gratuites ou à 2€ et le
tarif adulte reviendra à 4€.
Tous les jeudis soir de 17 à 22 h, entre
5 et 8 musées inviteront les Bruxellois à
découvrir la culture et leur patrimoine.
L’ensemble des musées participants
proposeront des visites guidées, des
ateliers, des afterworks... De quoi satisfaire
toutes les envies.
Trois nouveaux musées font leur apparition:
KANAL – Centre Pompidou, le MoMuse
– Musée Communal de Molenbeek
Saint-Jean et le Musée de la Banque
Nationale de Belgique (ci-contre). Le
nouveau PASS (prix non communiqué ;
en vente sur le site de l’événement, chez
Visit Brussels et au Muntpunt) permettra
de visiter 5 nocturnes durant toute la
saison ou lors d’une même soirée.
La programmation sera connue le
13 septembre lors du vernissage qui se
déroulera au Palais d’Egmont, au Musée
Juif de Belgique et au cœur d’un Village
des Musées installé pour l’occasion
au Sablon.
Donatienne de Vleeschauwer
EN SOIRÉE
07.09 | 10.09
EAT! BRUSSELS
Festival culinaire bruxellois eat!BRUSSELS,
drink!BORDEAUX met à l’honneur les mets
de chez nous et le vin de Bordeaux.
Parc Royal | 9€ | www.eatbrussels.be
13.09 | 29.09
BOZAR ELECTRONIC ARTS FESTIVAL
Festival pluridisciplinaire des arts électroniques,
à la croisée des chemins entre art
et technologie.
BOZAR | 10€-25€ | www.bozar.be
22.09
BRUSSELS NIGHT RUN
Course à pied de 8 km en pleine nuit dans
les rues bruxelloise. Durant une soirée,
c’est l’occasion de faire du sport autrement.
Grand-Place de Bruxelles | 30€
www.sport.be/brusselsnightrun/2018
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
8trust SPRL
Rue du Mail 50 - 1050 Bruxelles Code Nace :
62010 - Programmation informatique 62020
- Conseil informatique 70220 - Conseil pour
les affaires et autres conseils de gestion del. :
Renard Alexis
AAH Law SPRL
Rue de Stassart 48 bloc C/6 - 1030 Bruxelles
Code Nace : 69101 - Activités des avocats
del. : Hendrickx Alain
Belga News Agency SA
Quai aux Pierres de Tailles
29 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 63910 - Activités des
agences de presse del. :
Delbrouck Olivier
Blachère Illumination Belgique SA
Rue du Fond des Fourches
41 - 4041 Vottem Code
Nace : 2740206 - Fabrication
de guirlandes électriques
de types utilisés
pour la décoration des
arbres de Noël 46473 -
Commerce de gros d’appareils
d’éclairage 47592 - Commerce de détail
d’appareils d’éclairage en magasin spécialisé
del. : Mathoul François-Xavier
BlackFrame SCS
Rue des Sables 31 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 6420011 - Activités de gestion de holdings
: intervention dans la gestion journalière,
représentation des entreprises sur base
de la possession ou du contrôle du capital
social, etc. 70210 - Conseil en relations publiques
et en communication 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de gestion
del. : Baron Pierre
CBD-BKV - Chambre Belge des
Déménageurs ASBL
Rue Stroobants 48A - 1140 Bruxelles Code
Nace : 49420 - Services de déménagement
94110 - Activités des organisations patronales
et économiques del. : Vangoidsenhoven
Koenraad
Christophe Delmarcelle PPE
Clos Baudelaire 2 - 1410 Waterloo Code
Nace : 69101 - Activités des avocats del. :
Delmarcelle Christophe
Clicpublic SPRL
Rue du Bosquet 21 - 1400 Nivelles Code
Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce
en produits divers 68100 - Activités des marchands
de biens immobiliers 74909 - Autres
activités spécialisées, scientifiques et techniques
del. : Ceccarini Lorenzo
de Leest Daniel PPE
Rue Tenbosch 94 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce
en produits divers 85510 - Enseignement de
disciplines sportives et d’activités de loisirs
93199 - Autres activités sportives n.c.a. del. :
De Leest Daniel
Dejehansart Amandine PPE
Rue des Pêcheries 79 - 1170 Bruxelles del. :
Dejehansart Amandine
Design Permaculture Consulting PPE
Av. du Préau 22 - 1040 Bruxelles del. : Richer
Alice
70
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
Dolphin Club - Jouary Farah PPE
Rue du Vignoble 37 - 1190 Bruxelles del. :
Jouary Farah
Elegio SA
Rue de Namur 21 - 1300 Wavre Code Nace :
18200 - Reproduction d’enregistrements
62010 - Programmation informatique 62020
- Conseil informatique del. : Dorchy Hugues
Fabulous Id SPRL
Rue de la Moisson 12 - 1480 Tubize Code
Nace : 1629103 - La fabrication de coffrets,
écrins et étuis pour bijouterie ou orfèvrerie et
ou 32123 - Fabrication d’articles de joaillerie
et de bijouterie 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion del. : Curcio
Domenico
Fassi-Fihri Sarah PPE
Rue de l’Hospice Communal 75 - 1170
Bruxelles del. : Fassi-Fihri Sarrah
Film & Com SNC
Rue du Craetveld 23 - 1120 Bruxelles Code
Nace : 59111 - Production de films cinématographiques
59113 - Production de films
autres que cinématographiques et pour la
télévision 82300 - Organisation de salons
professionnels et de congrès del. : Vanbesien
Zouzou
Flower Attitude PPE
Chée de Forest 86 - 1060 Bruxelles del. :
Wcislo-Triollet Monika
Fédérale Assurance MUTU DP
Rue de l’Etuve 12 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 66220 - Activités des agents et courtiers
d’assurances del. : Meeus Tom
Hamoir Anne-Marie Consulting PPE
Av. Champ du Peuplier 4 - 1310 La Hulpe
Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion del. : Hamoir
Anne-Marie
ID Neuro SPRL
Rue des Confédérés 27 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 86220 - Activités des médecins spécialistes
del. : Declercq Inge
IIT SPRL
Av. Groelstveld 29 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 1072003 -La fabrication de produits
«apéritifs» sucrés ou salés. 47241 - Commerce
de détail de pain et de pâtisserie en
magasin spécialisé (dépôt) 5610104 - Les
restaurants disposant de quelques chambres
(max. 5) à usage de leur propre del. : Luchs
Bernard
In the Air SPRL
Rue de l’Yser 81 - 4430 Ans Code Nace : 47630
- Commerce de détail d’enregistrements musicaux
et vidéo en magasin spécialisé 90012 -
Réalisation de spectacles par des ensembles
artistiques del. : Bougard Philippe
Institut Musulman des Viandes et de l’AgroAlimentaire
SPRL
Route Gouvernementale 37 - 1150 Bruxelles
Code Nace : 46321 - Commerce
de gros de viandes
et de produits à base de
viande, sauf viande de volaille
et de gibier 96099 -
Autres services personnels
del. : Bouakaz Ahmed
Keystone Solutions SPRL
Av. des Arts 10-11 - 1210 Bruxelles Code
Nace : 62010 - Programmation informatique
62020 - Conseil informatique 62030 - Gestion
d’installations informatiques del. : Dubois
Frédéric
Laufti Krai PPE
Keperenbergstr. 4 - 1700 Dilbeek Code Nace :
47910 - Commerce de détail par correspondance
ou par Internet 58120 - Édition de
répertoires et de fichiers d’adresses 62010
- Programmation informatique del. : Krai
Lautfi
Le Fermoir SA
Chée de Gand 732-734 - 1080 Bruxelles Code
Nace : 25991 - Fabrication d’articles métalliques
à usage ménager et sanitaire del. :
Smets Gilles
Les Assurances Fédérales CAISSE COM.
D’ASSU.
Rue de l’Etuve 12 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 65112 - Activités des entreprises d’assurances
multibranches à prédominance
vie 65122 - Activités des entreprises d’assurances
multibranches à prédominance nonvie
del. : Meeus Tom
Limo Pestige SPRL
Av. Joseph Baeck 70 - 1080 Bruxelles Code
Nace : 45112 - Intermédiaires du commerce
en automobiles et autres véhicules automobiles
légers( ‹ 3,5 tonnes ) 45113 - Commerce
de détail d’automobiles et d’autres véhicules
automobiles légers ( › 3,5 tonnes ) 49320 - Exploitatie
van taxi’s del. : Mokhtari Fays
Malo Olivier PPE
Rue du Drapeau 53 - 1070 Bruxelles del. :
Malo Olivier
Management & Advisory Services SPRL
Av. Lambeau 90 - 1200 Bruxelles Code Nace :
62020 - Conseil informatique 62090 - Autres
activités informatiques 63990 - Autres services
d’information n.c.a. del. : Verwilghen
Nadia
Manistal SPRL
Av. Louise 500 - 1050 Bruxelles Code Nace :
62020 - Conseil informatique 62030 - Gestion
d’installations informatiques 70210 - Conseil
en relations publiques et en communication
del. : Gailly Marjolaine
Meinertzhagen Elisabeth PPE
Av. Léopold 55 - 1330 Rixensart Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques et en
communication 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion 82110 -
Services administratifs combinés de bureau
del. : Meinertzhagen Elisabeth
Mely / Homedrop SPRL
Bd de la 2 eme Armée Britannique 45 - 1190
Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations
publiques et en communication 70220
- Conseil pour les affaires et autres conseils
de gestion 85592 - Formation professionnelle
del. : El Yakoubi Mohamed
Muyldermans Elisabeth / Elysian PPE
Rue Emile Claus 9 - 1000 Bruxelles del. :
Muyldermans Elisabeth
Pasha-Parking SPRL
Rue Bara 6 - 1070 Bruxelles Code Nace :
׉	 7cassandra://ZvMNu0jVzaz7HYHxZAGW7noz1BtO53XVqPmqC5IV1cM`̵ [i*> ׉ECOMMUNITY
6120004 - L’entretien des réseaux 68203 -
Location et exploitation de biens immobiliers
non résidentiels propres ou loués, sauf terrains
del. : Arrigo Salvatore
PeterLily SPRL
Av. Louise 500 - 1050 Bruxelles Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion 82300 - Organisation de
salons professionnels et de congrès 85599 -
Autres formes d’enseignement del. : Gailly
Marjolaine
Pierre Paulus SA
Allée des Artisans 29 - 5590 Ciney Code
Nace : 10850 - Fabrication de plats préparés
47222 - Commerce de détail de viande
de gibier et de volaille en magasin spécialisé
56210 - Services des traiteurs del. : Dumoulin
Bruno
RGF - RG Finances SCRL
Rue Pierre Henvard 107 - 4053 Embourg
Code Nace : 66220 - Activités des agents et
courtiers d’assurances 68100 - Activités des
marchands de biens immobiliers 70220 -
Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Gauthier Raoul
Saghir Hicham PPE
Chée de Gand 1102 - 1082 Bruxelles del. : Saghir
Hicham
Seaters Belgium SPRL
Jan Emiel Mommaertslaan 16 - 1831 Diegem
Code Nace : 63110 - Traitement de données,
hébergement et activités connexes 79909 -
Autres services de réservation del. : Gosuin
Jean-Sébastien
Traiteur Lefevere SA
Rue des Tanneurs 60 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 56101 - Restauration à service complet
56210 - Services des traiteurs del. : Grignard
Thomas
Sophia Group SPRL
Chée de la Hulpe 187 - 1170 Bruxelles Code
Nace : 64200 - Activités des sociétés holding
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion 82990 - Autres activités
de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Hendrickx
Pascal
Talentec - El Youssfi Hassania PPE
Antwerpsest. 644 - 9040
Gent Code Nace : 71121 -
Activités d’ingénierie et de
conseils techniques, sauf
activités des géomètres
72190 - Recherche-développement
en autres
sciences physiques et naturelles
85599 - Autres formes d’enseignement
del. : El Youssfi Hassania
Taxistop ASBL
Rue Thérésienne 7 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 94994 - Associations pour l’environnement
et la mobilité del. : Van Kesteren David
Tradecorp Benelux SA
Av. Louise 500 - 1050 Bruxelles Code Nace :
20150 - Fabrication de produits azotés et
d’engrais 20200 -Fabrication de pesticides et
d’autres produits agrochimiques 21201 - Fabrication
de médicaments del. : Claux Vincent
Tremblay Jasmin PPE
Rue Konkel 93 N5 - 1150 Bruxelles Code
Nace : 13960 - Fabrication d’autres textiles
techniques et industriels 14199 - Fabrication
d’autres vêtements et accessoires n.c.a.
16291 - Fabrication d’objets divers en bois
del. : Tremblay Jasmin
Troty SCRL
Chée de Vleurgat 15 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 77399 - Location et location-bail
d’autres machines, équipements et biens
matériels del. : Goethals Frédéric
Vanis SA
Drève Aleyde de Brabant 21 - 1150 Bruxelles
Code Nace : 6920101 Etablissement de déclarations
fiscales pour les particuliers et
les entreprises 73200 - Études de marché et
sondages d’opinion del. : Van Ingelgem Xavier
X-Monitor SPRL
Kaudenaardestr. 76 - 1700 Dilbeek Code
Nace : 62010 - Programmation informatique
63110 - Traitement de données, hébergement
et activités connexes 63120 - Portails Internet
del. : Monchicourt Xavier
Zipcar Belgium SPRL
Kouterverldstr. 14 - 1831 Diegem Code Nace :
68204 - Location et exploitation de terrains
77110 - Location et location-bail d’automobiles
et d’autres véhicules automobiles légers
(‹ 3,5 tonnes) 77120 - Location et location-bail
de camions et d’autres véhicules automobiles
lourds (› 3,5 ton) del. : Faucq Fanny
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Actiris
AGD&A
Agoria
Ahooga
Audi Brussels
B19
Banque Nationale de Belgique
BCklet
Belfius Foundation
Bike Brussels
Bike Square
Bit4You
bMediation
Boer, Bij den
Bozar
Brussels Invest & Export
Bruxelles Formation
Bureau Gérard
Buster & Cie
Claeys & Engels
Coaching & Développement
Comptoir de Margaux, Au
C-Tec Leasing
Cube
CVO Strombeek-Bever
Daoust
Don Bosco
Ecam
École 19
École 42
Cercle de Lorraine
CIRB
32-33 ; 44 ; 51
6-11
41-42
16-17
41-42
40
62-63
16-17
52-53
Belgian Restaurants Association 16-17
Belle Maraîchère, La
B-Hive
68-69
6-11
16-17
16-17
6-11 ; 66-67
64-65
68-69
68-69
28-29
32-33 ; 44 ; 51 ; 66-67
18-21
28-29
66-67
58-59
4-5
27
61
16-17
28-29
37-38
22
41-42
41-42
40
40
EDPO
EnergyVille
Enterprise Europe Network
EPFC
Fondation pour l’Enseignement
Friture René
GBL
Hiva-KU Leuven
HL Trad
Huawei
Hub.brussels
Hush Rush
Ichec
ICMA
Innoviris
Institute of NeuroCognitivism
Iris Tech+
Iris
ISFSC
Jacques, Chez
Kanal-Centre Pompidou
KBC
KBC Brussels
Keolis
Lloyd’s
Look&Fin
Maes
Marée, La
Modalizy
Molenbike
MoMuse
MS Amlin
Musée de la Banque Nationale
Musée Juif de Belgique
28-29
55
26
37-38
48
68-69
40
30-31
6-11
28-29
28-29
16-17
41-42 ; 52-53
6-11
16-17
Institut pour un Développement Durable
34-35
60
41-42
46-47
52-53
68-69
68-69
6-11 ; 55
54 ; 55
44
28-29
6-11
6-11
68-69
6-11
16-17
68-69
28-29
68-69
68-69
Nature
Nixxis
Octa+
Palace (Cinéma)
Plaza, Hotel
Pro Vélo
Rising You
Roland Berger
Roue d’Or, La
Scheltema, Le
Schindler
Securitas
Shift, The
STIB
Structura.biz
Teampower
Technicis
Technisch Atheneum Halle
Telelingua
TextMaster
Title Media
ULB-Érasme
Ulys
Urbike
UWE
VDAB
Veolia
Vieux Bruxelles, Au
Visit.brussels
Vito
Vo Event
VTI
VUB
Zinneke, Le
Musée Mode & Dentelle
National Golf, The
68-69
4-5
46-47
28-29
6-11
4-5
28-29
16-17
46-47
6-11
68-69
68-69
41-42
32-33 ; 51
46-47
44
18-21
6-11
6-11
41-42
6-11
6-11
22
44
26
16-17
48
44 ; 46-47 ; 51
44
68-69
68-69
55
27
37-38
37-38
68-69
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
71
׉	 7cassandra://b9XN6PRfRnTqTFjrj67cUymv4hFb3e7GdTVhDQgm4uM`̵ [i*> [i*> #בCט   u׉׉	 7cassandra://bjRCBkhJFX49UPhJxMfDj58BKF67KwzXBXbZ_k1Yn4Y ` ׉	 7cassandra://cBMb-KIEuF8lVEz2pD07FW6FOymfQ7_5MTm1h2bNGgQY`S׉	 7cassandra://W-ijXllo28-JUulYEaeIPHiQ26U_LbNJmT9kehxkEXk`̵ ׉	 7cassandra://Q_jvL-4gOWEc4sHCRIflQn0O2a21XRpRMr_vxye2Xxw]^̰͠[iL> ט  u׉׉	 7cassandra://yYzVMGLalahAM9qCdl6RHQ3vrpKZRPQQxeiKqzZnyuA Ո`׉	 7cassandra://74SWfOLfH0eR9dcSrFUebZ3QNiR9E0BcfLn0axgbtGYOd`S׉	 7cassandra://ZL5yQXqadaZNJyB56GGqPS-wYswL9S57nEg0oROyvQU`̵ ׉	 7cassandra://QTnTpR6jzAKmH80q_sH0frwemEfKJZJqZuFUKP0u230 ͠[iL> נ[iL>  e9ׁHmailto:sse@beci.beׁׁЈנ[iL>  2e9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈ׉ECOMMUNITY
AGENDA
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
Management & RH, Personal
improvement
Jusqu’au 16.10.2018
Cycle : comment choisir son CRM
et motiver son équipe à l’utiliser
Vente, marketing & Communication
18.09.2018
Comment faire votre 1re
campagne
Facebook
18.09.2018
Prospection digitale sur LinkedIn
20.09.2018
Accélération digitale : get the basics
right on social media
21.09.2018
Vendre pour bien (re)démarrer
25.09.2018
Le point sur la réglementation
e-commerce
05.10.2018
Marketing automation : comment
créer des e-mailings automatisés
08.10.2018
Comment devenir manager
commercial ?
09.10.2018
Gérez efficacement les relations
avec la presse
11.10.2018
Instagram pour votre business
12.10.2018
Transformez les caractéristiques
de vos produits ou services en
message de vente
19.10.2018
Apprendre l’anglais pour prospecter
et vendre
Efficacité
01.10.2018
Réussir son passage au télétravail
15.10.2018
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer son temps
ICT
04.10.2018
Excel : Faire parler n’importe quelle
base de données en 3 clics
15.10.2018
Vous migrez vers Office 365 ?
Qu’est ce qui change ?
72
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2018
19.09.2018
Club Export Brussels-USA :
éviter les pièges juridiques dans
l’approche du marché américain
Législation sociale
27.09.2018
CCT 109 : Comment gérer vos
licenciements à la lumière de la
jurisprudence
28.09.2018
Les vendredis de l’actualité sociale
04.10.2018
Gérer la diversité convictionnelle et
religieuse au travail
05.10.2018
Élections sociales 2020 : venez
découvrir la possibilité du vote
électronique
11.10.2018
Actualités de droit social dans la
fonction publique
19.10.2018
Actualités Compensation &
Benefits
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
fs@beci.be
Droit commercial
27.09.2018
Cycle de formation à la médiation
civile et commerciale
17.10.2018
The changing face of legal practice:
the lawyer as a dispute resolution
professional
18.10.2018
Comment prévenir et recouvrer vos
impayés ?
➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58
ab@beci.be
Cycle marchés publics
27.09.2018
Les marchés publics de Bruxelles
Mobilité
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 — cco@beci.be
30.09 au 02.10.2018
Mission économique en Lituanie (en
partenariat avec la CCI Wallonie)
01.10.2018
Atelier Amérique centrale
02.10.2018
Entrepreneuriat à l’international et
développement durable
03.10.2018
Club Afrique - Financement de
projets d’investissement
04.10.2018
Export Experience : financement,
paiements internationaux et
techniques bancaires (CCIBW)
09.10.2018
EEN - Visite d’une délégation
tchèque : intelligence artificielle,
robotique et industrie 4.0
10.10.2018
Club Export : « German day »
11.10.2018
Export Experience : la douane,
les documents, les techniques et
formalités douanières (CCIBW)
16.10.2018
Club Export Brussels : les
instruments financiers Finexpo
pour exporter hors UE
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
14.09.2018
Rencontre avec Olivier Maingain
20.09.2018
Rencontre avec Benoît Cerexhe
25.09.2018
Rencontre avec Boris Dilliès
28.09.2018
Rencontre avec Guy Vanhengel
20.09.2018
Fiscalité des placements en
sociétés
11.09.2018
Zinner Circle @ Cinema Palace
02.10.2018
Brussels Meets Brussels
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
׉	 7cassandra://W-ijXllo28-JUulYEaeIPHiQ26U_LbNJmT9kehxkEXk`̵ [i*> ׉EENTREPRISES en TRANSMISSION
Le Hub Transmission de BECI, première
organisation de la Région Bruxelles Capitale en
cession/acquisition d’entreprises, publie ses
nouvelles offres.
> 4 entreprises à remettre
Distribution boissons
CA < 30 Mo €
10 à 20 personnes
> 4 acquéreurs
Recherche syndic
immeubles
Bruxelles
CA < 2 Mo €
Courtier en
assurances
Bruxelles
CA < 2 Mo €
Production
industrielle
Belgique
CA < 30 Mo €
Technologies
communication
Belgique
CA < 50 Mo €
Communication
CA < 20 Mo €
10 à 20 personnes
Cours de langues
CA < 1 Mo €
1 à 10 personnes
Encadreur,
restaurateur
CA < 1 Mo €
1 à 10 personnes
Vous êtes intéressé par l’une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l’un
de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou
d’acquisition.
Erick Thiry, Coordinateur du Hub Transmission • eth@beci.be • +32 2 643 78 36
Salima Serouane, Conseillère Transmission • sse@beci.be • + 32 2 643 78 49
׉	 7cassandra://ZL5yQXqadaZNJyB56GGqPS-wYswL9S57nEg0oROyvQU`̵ [i*> [i*> #בCט   u׉׉	 7cassandra://A233VnFVxqmIM492AIo7UfzpOdh-UERNq0I6Q_UUyok `׉	 7cassandra://rrLrwBVxBP9ymMetF_DlxhkplmJ4iEpFlI8KVwuWNogT`S׉	 7cassandra://0QWLIoD8PydS53d18C9QDpb8i4iguMRY_FjNLwWCH_Q`̵ ׉	 7cassandra://B3kIkGcd7X977D4HvdyHRwaH_AWnlZBJoo0mRtlVNRc ͠[iL> ׉E׉	 7cassandra://0QWLIoD8PydS53d18C9QDpb8i4iguMRY_FjNLwWCH_Q`̵ [i*> ׈E[i*> [i*> $ͼ2018.09 Bruxelles Métropole[i$Bb㍿