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le magazine des entreprises bruxelloises
e magazine des entreprises brux
Bruxelles,
ville verte
Focus énergie
Topic
Développement durable
ISSN 2406-3738
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Are we smart enough?
Il n’est plus une ville qui ne souhaite être smart. Pour figurer au palmarès des
cités qui bougent dans le monde, il ne suffit plus d’être ce centre économique,
culturel ou politique incontournable, encore faut-il l’être avec intelligence.
Comment ? En utilisant massivement les technologies de l’information et de la
communication pour améliorer la qualité des services urbains ou réduire
leurs coûts. Plus encore, est qualifiée d’intelligente une ville qui parvient
à conjuguer plusieurs facteurs dans une logique systémique et
durable : les infrastructures, les flux, les talents et les capitaux. Sur
le papier, rien à redire. Tout-le-monde veut être smart. Pas vous ?
En ouvrant l’année sur ce thème, BECI ne pouvait pas se tromper.
Notre événement Brussels meets Brussels du mois d’octobre a
offert un premier bain de prospective rafraîchissante. Technologies
de pointe pour une gestion optimale de la ville, mobilité de
demain aux voitures partagées, avenir du travail avec ses nouvelles
options. La Région bruxelloise et ses communes affichent
une joyeuse volonté et des propositions, ici et là. Alors ? Heureux ? Eh bien pas vraiment,
quand on découvre la réalité derrière le miroir. Les tunnels sont de guingois, il
pleut dans les musées, les prisons sont en ruine, l’armée est dans les rues…
Les investissements publics ont chuté de 50 % en 25 ans. De 5 % du PIB injecté dans
les écoles, les hôpitaux, les transports, la sécurité, la justice, la Belgique est passée
à 2%. Pas un cas unique en Europe, mais aggravé par un modèle social qui ne tient
qu’avec une croissance digne des Trente Glorieuses. De quoi créer une énorme dette,
plus vraiment cachée. Tous les matins, chacun se demande ce que la presse va encore
révéler de l’État défaillant dans lequel nous vivons.
Vous avez dit smart ? Bruxelles n’est pas à la pointe en
cette matière, hélas, et tient encore quelques mauvaises
cartes en main. Peut-on faire pire ? Oui, c’est possible.
En janvier, la Cour constitutionnelle a validé l’ordonnance qui permet le déploiement
de la 4G, tout en respectant la norme la plus stricte d’Europe, 50 fois plus sévère que
celle préconisée par l’OMS. Où est le problème ? Un tout petit rien, un détail qui tient
désormais compte des terrasses et balcons pour entraîner une baisse de la puissance
d’émission de 20 à 35 %. À ce niveau, plus de 4G, sauf à démultiplier le nombre
d’antennes. Vous avez dit smart ?
Mais ce n’est pas tout : le Cisco Index annonce un doublement des besoins en 4G tous
les deux ans. Traitement de l’information, réseaux sociaux, gestion bancaire, divertissements
sont autant d’applications désormais quotidiennes. Plus fondamentales
encore sont celles liées à la télémédecine et à la sécurité. Avez-vous pu joindre vos
proches le 22 mars dernier et les rassurer ?
Un tiers des besoins en communication voix et données en Belgique passent par
Bruxelles. Et son réseau 4G ressemble étrangement au goulet Louise un jour de
soldes, tunnel fermé. Si Bruxelles veut vraiment être smart et ne pas creuser davantage
ses dettes cachées, il est grand temps d’agir. Pour les citoyens, les travailleurs
et les entreprises.
Thierry Willemarck, Président de BECI
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
1
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Think Tank
4
6
Speaker’s Corner : l'actualité économique et politique d’un
autre œil
Stronger.Brussels : rencontre avec Didier Gosuin
10 Un chou pour Bruxelles
12 Piétonnier : une analyse médiatique
14 Pour ou contre l’obligation de rapporter les données
non-financières ?
15 Le tour des communes : de Schaerbeek à Forest
International
18 L’Iran attend les entrepreneurs
20 Panorama de l’immobilier à Shanghai
23 EEN : nouveau règlement sur la protection des données
Topic : développement durable
25 Bruxelles, ville verte
28 Un sauvage dans la ville
29 « Prendre, fabriquer, jeter » : un modèle bon pour la poubelle
33
ResilieNtWEB : des outils pour les entreprises
37 Daoust : le réflexe vert bien ancré
38 Jardiner au travail
39 Fermes urbaines : un potentiel en croissance
40 Cycle management environnemental : c’est reparti !
Focus énergie
41 Le Facilitateur Bâtiment Durable
42 Engie Electrabel met l’accent sur la transition énergétique
44 Les énergéticiens se transforment
46 L’énergie urbaine, un peu plus durable ?
Entreprendre
48 Starter : Sportyverse
49 Transition : du recyclage au surcyclage
50 La transmission d'entreprises : déjà un succès !
52 Maestro Mobile : un challenge pour apprivoiser la mobilité
54 Qu’attend l’entrepreneur de son avocat ?
55 It’s Co-Solutions Time : l’heure des tribus
56 Self-employed corner
57 Agence commerciale et clause de non-concurrence
Community
58 News
60 L’actualité BECI en photos
61 Impression of a Brit
63 Tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
68 Agenda
69 Demandes d'admission
69 Index
Au mois de
septembre :
Mobilité & logistique
Le mois
prochain
Mai
dossier PME
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
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Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
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UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 00 Janvier 2015
N° 16 – Mai 2016
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
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ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
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DYNAMIQUE
10-32-2225
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2
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LE MOIS POLITIQUE
ON RACUSPOTE À BRUXELLES…
Bruxelles est la ville où tout le monde veut avoir quelque chose à dire mais où personne n’a de
comptes à rendre à personne.
Notre capitale a un genou à terre économiquement, ce
n’est plus un secret. D’abord sclérosée par une politique de
mobilité qui en fait l’une des villes les plus embouteillées
du monde – et qui offre aux navetteurs un magnifique
score de 55 heures perdues par an le nez dans le parechocs
de l’autre. Voilà la première composante de la salade
bruxelloise. C’est évidemment la faute à tout le monde
mais surtout à personne.
Et puis arrive le David Copperfield de la politique brusseleir,
notre inimitable Yvan Mayeur. De son chapeau, il nous
sort un piétonnier qu’il veut le plus grand d’Europe. Mise
devant le fait accompli, la STIB adapte dare-dare ses plans
de circulation. Tout cela dans une improvisation totale
qui plonge le Pentagone et ses commerces dans un chaos
total. En filigrane, on y lit une campagne d’étranglement
pour positionner les nouveaux malls commerciaux, Néo et Docks.
Pour ce cas-ci, la « bourde » est complètement assumée mais non
résolue. Et voilà une bonne dose de mayonnaise dans la salade.
Quand « nos » djihadistes attaquent le stade de France et le Bataclan,
le monde entier se tourne vers Molenbeek-Saint-Jean.
Flupke Moustache file chez le coiffeur pour présenter sa « Vérité
». La star des plateaux n’a de cesse de répéter « Avec moi, rien
ne se serait passé ». Zéro regret. De son côté, Jan Jambon jure de
« nettoyer Molenbeek ».
Nous découvrons alors une équipe méconnue qui s’appelle l’Ocam.
Le gouvernement se camoufle derrière. Nous vivons terrés chez
nous. Même Yvan fait les cent pas pour savoir si oui ou non, le
feu d’artifice du 31 décembre aura lieu. Pas de feux, mais ce n’est
pas lui : c’est l’Ocam. Voilà notre salade bruxelloise remplie de
sable, qui grince dans les dents.
La chandeleur nous amène son lot de fermetures de tunnels
bruxellois, faute d’entretien et de volonté politique. Bruxelles
est encerclée : en quelque sorte, on a rétabli les fossés de la Petite
Ceinture ; il ne manque plus que l’octroi. On a touché le fond,
mais on creuse encore : un ancien combattant croit se souvenir
que les plans ont été rangés dans une pile de pont – et sans doute
rongés par les rats.
Dans la précipitation, une commission parlementaire est mise
sur pied, présidée par le Grand Vizir Charles Picqué himself. On
lave la salade en famille. Résultats de cette commission ? C’est la
4
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
| Pierre Chaudoir
CORNER
faute à pas de chance. Bruxelles dénonce la Région. Pascal Smet
broubelle deux ou trois inepties. Toujours pas de responsables.
18 mars, cocorico : Salah Abdeslam est arrêté par un livreur de
pizza à 200 mètres de chez lui. À peine le temps pour un ministre
téméraire de tweeter « On l’a eu » et, patatras, nous voilà le
22 mars. C’est encore l’improvisation, mais dans l’horreur. L’Ocam
remonte au créneau. On ferme tout, sauf les écoles. À nouveau,
pas grand monde sur le banc des accusables. Quand Jan Jambon
et Koen Geens proposent leurs démissions, on leur trouve toutes
les excuses du monde. Pas une tête ne roule.
Alors que Bruxelles tente de remonter la tête hors de l’eau, nos
aiguilleurs du ciel nous font un petit caprice. C’est ensuite le tour
de nos geôliers de se mettre en travers des entrées de prison, tandis
que le premier magistrat du pays évoque un « État voyou », où la
justice est laissée à l’abandon. Mais, rien à faire : le petit cochon
de Koen Geens est vide…
C’est dans cette ambiance un peu plombée que Bruxelles a tenté
de se consoler pour son anniversaire – la fête de l’Iris –, où les
cousins du fédéral et des autres Régions et Communautés (Charles
Michel, Rudy Demotte, Paul Magnette, Geert Bourgeois…) ont
tous brillé par leur absence. On fait mieux comme fête de famille.
Pas de quoi attrister Bart De Wever, qui ne devra plus pousser
beaucoup pour enfoncer la porte du confédéralisme.
Tandis que la presse belge se demande : mais où est donc passée
la septième Kompany ? ●
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LE MOIS ÉCONOMIQUE
BARCAROLLE POUR LES TOUCHES NOIRES
L’économie, c’est utiliser avec efficience les facteurs de production dont on dispose. Il n’y a
plus de croissance parce que nous pratiquons un malthusianisme de terrain qui sous-utilise ces
facteurs. Un peu de théorie fait parfois du bien.
Les économies des pays avancés reculent (sic) alors que le taux
de croissance des économies africaines est de 4 à 5 % par an –
parfois plus. Manifestement, nous avons un problème. Et comme
toujours, lorsqu’il y a un problème, certains retombent dans la
logorrhée jeanlucdehaeniste dont la hauteur de pensée peut être
résumée en quelques mots : il ne faut pas faire d’un problème un
problème tant que ce n’est pas un problème.
Si les entreprises savent ce que coûtent un véhicule et son chauffeur
en kilomètres, en temps et en CO2
, les ménages n’en sont pas
là. Une amie française s’est étonnée un jour de voir tant de Belges
rouler carrosse : « Vous devez gagner un sacré pognon, vous les
‘Belches’, pour vous permettre quasi tous de rouler en béhème. »
À quoi votre serviteur a humblement répondu : « Mais c'est que la
bagnole est fiscalement déductible chez nous ! » Imaginez l’étonnement
de mon interlocutrice : « Dé-duc-ti-ble ? »
Comme toujours, lorsqu’il y a un
problème, certains retombent dans la
logorrhée jeanlucdehaeniste : il ne faut
pas faire d’un problème un problème
tant que ce n’est pas un problème.
Tout le monde roule en bagnole en Belgique. Et souvent en grosse
bagnole. Pour aller au boulot, pour faire ses courses, pour dropper
les enfants à l’école, pour aller jouer au golf ou taper la carte, peu
importe. Surtout que ce sont des salons sur roues et que c’est à peu
près le seul toit sous lequel on peut encore fumer sans se les geler.
Le coût ? Côté employé : « C’est dans mon salaire ! » Côté employeur
: « Ça me coûte moins cher que du vrai salaire ». Ah bon ?
Et les coûts induits que sont l’impact sur les infrastructures, les
embouteillages, le stress, le CO2
? Sais pas. Tout cela nous amène,
en fait, à travailler en surrégime mais en dessous de nos capacités.
Ce n’est pas un problème ? Si.
Freddy est électricien. Avant le tax shift, son ouvr... pardon, son
employé, lui coûtait 4.000 euros par mois, ce qui mettait net dans
la poche de l’intéressé un peu plus de 1.000 euros. Grâce au tax
shift, le coût de son ouvrier est descendu à 3.000 euros. « C’est
encore trop, dit Freddy, les gens épargnent. Ils ne réparent que
lorsqu’ils doivent. » En langage économique, cela veut dire que
Freddy et son employé travaillent en dessous de leurs capacités.
Les clients, au lieu d’entretenir et de rénover leur installation
électrique, thésaurisent tout ce qu’ils peuvent thésauriser, ce qui
pèse sur le chiffre d’affaires des fabricants, des importateurs et des
transporteurs de matériel électrique. Quant à Freddy, il freine et
pratique une sorte de malthusianisme de terrain, par crainte de voir
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| Jean Blavier
sa croissance entraîner des coûts qu’il ne pourrait assumer. En bon
français, cela revient bel et bien à sous-utiliser des capacités, non ?
Ce n’est toujours pas un problème ? Si.
La une du quotidien L’Echo, à la mi-mai, en a laissé plus d’un
sans voix : un malade contrôlé sur trois est pris en flagrant délit
de travail au noir. Il y a dans notre pays 500.000 demandeurs
d’emploi auxquels il faudrait ajouter, pour être de bon compte,
des (dizaines de) milliers de bénéficiaires (tant mieux pour eux)
d’emplois bidon dans les services publics. En face, si l’on peut
dire, il y a autant, si pas plus de jobs disponibles, dont certains ne
demandent pas énormément de qualification(s). Nous ne parvenons
pas à matcher ces deux pôles. Grégory est formateur dans la
construction, laquelle manque de bras : « Évidemment, il faut se
lever tôt le matin. Il fait froid en hiver, chaud en été. Et on préfère
travailler au noir... » Ce mauvais matching entre offre et demande
est d’un coût exorbitant. Cela revient à jouer la barcarolle pour les
touches noires d’Alexandre Glazounov, alors que le piano économique
peut faire infiniment mieux. C’est un vrai problème. ●
CORNER
Chambre de Commerce de Bruxelles
Kamer van Koophandel Brussel
Avenue Louise 500 Louizalaan
1050 Bruxelles-Brussel
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
5
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APRÈS LES ATTENTATS DU 22 MARS
« Il faut un projet mobilisateur pour
Bruxelles »
« Bruxelles connaît sa pire crise de l’après-guerre », titrait en avril le quotidien
français Le Monde. Sans céder au catastrophisme, il faut reconnaître que les attentats
qui ont endeuillé la capitale européenne ont aussi profondément meurtri
son économie. Dans la foulée de la campagne Stronger.Brussels, BECI a organisé
une rencontre entre les entreprises et le ministre bruxellois de l’Économie, Didier
Gosuin.
Emmanuel Robert
L'
émotion était palpable, dans les salons de l’hôtel
Métropole où une centaine d’entrepreneurs étaient
venus échanger avec Didier Gosuin. Des entrepreneurs
parfois désespérés, comme celui-ci qui avouait avoir
fermé « une affaire qui tournait depuis cinquante ans ».
Selon les estimations de BECI, les entreprises de la Région
bruxelloises ont enregistré une baisse de 20 à 40 % de leur
chiffre d’affaires depuis novembre. Un tiers de l’horeca et
des commerces présenteraient des risques faillite – singulièrement
dans le centre-ville. Et 10.000 emplois seraient
menacés.
Bien sûr, la menace terroriste n’est pas la seule cause
de ce marasme. « La souffrance est venue s’ajouter à une
souffrance qui était déjà là », soulignait une intervenante.
Au lockdown et aux attentats, il faut ajouter depuis janvier la
fermeture du tunnel Stéphanie, mais surtout, depuis un an,
la mise en œuvre d’un piétonnier qui cristallise désormais
les oppositions – comme on a encore pu le constater lors
de cette rencontre.
« Le politique a sa part de responsabilité », reconnaissait le
ministre, conscient que « l’impact est significatif ». « Ce que
nous avons mis en place après le 13 novembre s’est révélé
insuffisant depuis les attentats du 22 mars. » Certes, des
mesures ont été prises ou renforcées. Au fédéral : chômage
temporaire, chômage économique, report de cotisations,
baisse des paiements anticipés, dispenses… Au régional :
suspension de la « city tax », soutien aux trésoreries des
entreprises… Ce n’est pas tout : la Région met en place une
cellule pour accompagner et faciliter les démarches de financement.
Des contacts ont aussi été établis avec le secteur
financier pour mobiliser des moyens et créer un « effet de
levier », concentré sur les secteurs impactés.
Autant de mesures forcément bienvenues. Mais seront-elles
suffisantes ? « Nous ne devons pas écarter l’hypothèse pessimiste.
Ce qu’on a fait n’est peut-être pas tout-à-fait adapté, il
faudra peut-être le revoir ; c’est pourquoi nous avons besoin
de mettre en place un monitoring précis. Mais le vrai défi »,
poursuivait le ministre, « c’est de savoir quand les touristes
vont revenir, quand les habitudes de consommation vont se
rétablir – et les gens revenir au centre-ville. »
6 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
La rencontre se tenait symboliquement dans les
salons de l’hôtel Métropole, en plein centre-ville.
L’occasion de repenser nos modèles
Relativement optimiste pour le tourisme d’affaires, à moyen
terme, Didier Gosuin s’est montré plus inquiet pour le tourisme
de loisirs « qu’il faudra renforcer ». Et de plaider pour
une coordination des efforts en faveur de l’image de la Belgique
et de sa capitale. À cet égard, un intervenant regrettait
qu’au fédéral, « il ait fallu que Bruges commence à souffrir
pour qu’on s’inquiète du sort de Bruxelles ». Des propos qu’a
rejoint Didier Gosuin : « Ce pays n’a pas d’attachement pour
sa capitale – c’est vrai au nord comme au sud. Mais on doit
comprendre qu’en négligeant Bruxelles, qui est notre moteur
économique, on se tire une balle dans le pied. »
Reste que les attentats ont cruellement mis en lumière une
certaine fragilité de l’économie bruxelloise. Présent dans la
salle, le polyentrepreneur Michel De Kemmeter voit la crise
comme une occasion de repenser nos modèles : « Pourquoi
pas un projet mobilisateur ? Avec la jeunesse, qui a plein
d’idées ? » « Vous avez raison », répondait M. Gosuin, « il faut
un projet mobilisateur, mais cela ne se fait pas du jour au
lendemain. On a lancé Make.Brussels ; des projets arrivent
dans les quartiers. Mais au-delà du court terme, il faut une
démarche plus importante, plus novatrice. Nous devons la
réfléchir, et agir avec nos moyens. » ●
Du côté des entreprises, BECI et ses partenaires sectoriels
ont lancé Stronger.Brussels, avec un mini-site qui
centralise les informations critiques (en matière sociale,
fiscale, financière…) pour faire face à la crise.
Voir www.stronger.brussels.
׉	 7cassandra://okp_ehAjspYFpqs5UWjmEHDZMJ1fGpsg38Iw2PoXlhE`̵ WM6yy[)׉E0c’est simple et gratuit.
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Lu dans toutes les entreprises bruxelloises*
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Un chou pour Bruxelles
Frappée par les attentats du 22 mars, Bruxelles souffre encore – et ses entreprises
avec elle. Mais dans l’adversité, les Bruxellois n’ont perdu ni leur foi en l’avenir, ni leur
humour. La preuve par une campagne décalée, fièrement ralliée sous la bannière du
chou.
Pierre Chaudoir
L
e 23 mars dernier, notre capitale se réveillait extrêmement
triste. Les images nous hantent tous :
cela aurait pu être nous. On connaît tous quelqu’un
qui était dans la rame précédente ou qui devait prendre un
avion. Fascinés par la solidarité des Bruxellois. Fiers même.
Mais force est de reconnaître que la résilience collective n’a
pas connu le momentum dont nous avions tous envie. Très
faiblement, la place de la Bourse a frissonné. Pourtant, tous
les Bruxellois rêvaient de leur place de la République. Ils en
ont été empêchés.
Le secteur horeca souffre – en silence, par respect pour les
nombreuses victimes, mais l’heure est grave. Idem pour
les théâtres et les salles de spectacle. Tout ce qui est perdu
est impossible à rattraper. Tout le monde serre les dents,
attend, observe…
BECI, IZEO, la Brussels Hotels Association, la Belgian Restaurant
Association, le site Brusselslife… Tous accueillent
avec bienveillance les appels au secours de leurs membres,
clients, sympathisants. Ils font le pied de grue auprès de
tous les ministères pour solliciter de l’aide rapide, concrète
et forte. Les commerces ne peuvent attendre : le gouffre
est devant eux et on leur demande d’avancer… La situation
est intenable.
Le privé a mobilisé ses propres moyens : BECI et ses partenaires
ont créé Stronger.brussels ; un site qui globalise les
mesures de soutien aux entreprises et les alternatives au
licenciement. Des réunions criantes de vérité et extrêmement
émouvantes sont organisées pour les commerçants, via leurs
associations, avec l’ONSS, Partena, le Ministre bruxellois de
l’Économie, Didier Gosuin, le Premier Ministre…
Le journal L’Echo-De Tijd, de son côté, organise une opération
très sympathique pour renvoyer tout le monde au
10 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
restaurant en mettant le couvert sous la forme de Make
Love not War – et de prendre le tout en photo pour le publier
sous le hashtag #diningforbrussels. Une opération
à laquelle BECI s’est également associée.
Les hôtels bruxellois se rebiffent à leur tour, invitant les
clients à se présenter en pyjama dans le lobby d’un hôtel,
lors du week-end de l’Ascension, pour ne payer que la
moitié du prix. C’est la presse internationale qui se jette
sur l’opération : on a retrouvé l’esprit belge !
Zwanzeuse et surréaliste
Et puis jaillit le concept Sprout to be Brussels. L’idée, c’est
de revendiquer son amour de notre capitale dans l’esprit
I Love NY ou I Am Sterdam. Des artistes, des restaurateurs
et des commerçants déclinent le programme. Des badges
fleurissent sur le revers des vestons de personnalités.
Une page Facebook grandit et #sprouttobebrussels apparaît
sur les réseaux sociaux. Notre résilience collective
s’installe enfin.
Voilà Bruxelles comme on l’aime, zwanzeuse et surréaliste
– sans doute la seule ville au monde capable d’adopter un
légume universellement détesté des enfants (et même
des plus grands) pour en faire un emblème. Voilà aussi
qui nous éloigne de l’image d’une capitale administrative,
d’une place économique ou d’un hellhole (comme l’a dit
un candidat à la présidence US dont le nom m’échappe).
À Bruxelles, on n’a peut-être pas de Grosse Pomme, mais
on a des idées – et des petits choux !
Sprout to be Brussels est, on l’espère, le mouvement qui
devrait créer un nouveau lien symbolique entre Bruxelles,
ses habitants, ses visiteurs… Redorer un peu son image,
lui rendre un peu de sa fierté et lui permettre de repartir
sur de nouvelles bases. Vous aussi, plantez un chou pour
Bruxelles ! ●
Photos R.A.
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THINK TANK
Piétonnier : le criquet du centre-ville
Parmi les sujets du moment à Bruxelles, le piétonnier se taille une part de lion. À la
demande de BECI, The Cube a retracé l’évolution de sa présence dans les médias numériques
depuis le 1er
forums et Twitter.
M
avril 2015, en prenant en compte les sites d’information, blogs,
Adrien Dewez
édiatiquement, le piétonnier ressemble à un criquet.
De jour, on entend ci et là son bruissement.
Puis, il suffit d’un événement, la tombée de la
nuit, l’annonce le 20 avril 2015 du début de la phase test,
pour réveiller l’activité. Le piétonnier, comme le criquet,
va bruisser toute la nuit, en continu. De ce bruit de fond
émergent des pics d’activité : le début effectif de la phase
test le 28 juin, le lockdown, les attentats, puis le refus de
servir Yvan Mayeur chez Cécila. Ce dernier événement a
généré presque autant de contenus que le démarrage du
projet, mais moins que la semaine des attentats – record
de la période étudiée.
Loin d’être une affaire uniquement bruxelloise, la cartographie
de la production des contenus médiatiques,
principalement pour Twitter, montre que tout le monde
en Belgique a parlé du piétonnier. Si la majorité des commentaires
viennent bien sûr de la capitale, deux autres
villes se distinguent : Liège et Gand. L’intérêt pour le sujet
dépasse même les frontières belges : seule la moitié de
la production médiatique relative au piétonnier provient
Nombre de mentions liées au piétonnier dans les médias
numériques belges, du 01.04.2015 au 11.05.2016
3000
2500
Avril 2015:
Ouverture du piétonnier
2000
1500
Novembre 2015:
Lockdown
1000
500
51%
27%
0
01/04/2015
01/01/2016
Sources: Universal Insights (powered by the cube) – Digital media platform from 1/04/2015 to 11/05/2016
12 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
Week 1911/05/2016
Avril
2016:
Cecila refuse de
servir Yvan Mayeur
52%
Nombre de mentions par pays
1%1%
6%
14%
Australie 1%
Canada 1%
Pays-Bas 6%
France 14%
Autres 27%
Belgique 51%
Plus de 28.000 mentions
Mars 2016:
Attentats de Bruxelles
30%
de Belgique ! Les pays les plus « impliqués » sont nos
voisins, mais pas qu’eux : France, Pays-Bas… Australie
et Canada ! Mais sans prendre en compte le nombre de
contenus générés, on remarque que presque tous les
pays du monde ont, à un moment ou un autre, parlé du
piétonnier.
Si on se concentre sur Twitter, on remarque qu’il n’a pas
joué son rôle de perturbateur ou de créateur de contenu.
Il a été principalement réactif aux informations de la
presse online, générant lui-même très peu de contenu
original. Le premier influenceur de Twitter sur le sujet
n’est d’ailleurs autre… que le journal Le Soir.
Si le bruit du criquet ne dure qu’une nuit, celui du piétonnier
résonne depuis 13 mois et ne semble pas près de
s’arrêter. Autre différence notable : son bruit ne dérange
pas que quelques voisins, il se propage dans le monde
entier. Dans ce concert, il est peut-être temps de s’essayer
aux harmonies plutôt qu’à de dissonantes oppositions,
si l’image de Bruxelles veut retrouver de son lustre. ●
Nombre de mentions par langue
18%
Néerlandais 18%
Français 52%
Anglais 30%
insights & more
׉	 7cassandra://e878c8KOuDlp7OEzadsp0qzWMZVmZwllnazdfsdw8MAx`̵ WM6yy[5׉EPBRUXELLES PIÉTONNIER
Accessibilité mode d’emploi
Interparking dispose de 24 parkings à Bruxelles dont 7 à l’intérieur du pentagone,
aux abords de la zone piétonne étendue. Afi n d’y accéder aisément,
nous vous invitons à découvrir le trajet spécifi que recommandé
pour chacun via
parkingpietonnier.be
TOUJOURS PROCHE
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POUR OU CONTRE
L’obligation de rapporter
les données non-financières ?
Désormais, une directive européenne oblige les grandes
entités d’intérêt public (sociétés cotées, banques, compagnies
d’assurances…) de plus de 500 salariés à communiquer dans
leurs rapports de gestion des informations non-financières
(à caractère durable et/ou social). Faut-il étendre cette règle à
toutes les entreprises ?
Roland Van Malderghem
Administrateur de l’Unicef
La publication d’informations non-financières fournit aux
actionnaires et stakeholders une vue d’ensemble utile de
la situation et des performances des entreprises. Les investisseurs
sont de plus en plus nombreux à tenir compte
de ces données au moment de faire des choix. Par ailleurs,
au niveau du recrutement, plusieurs études démontrent
que les employés (surtout les jeunes) accordent
une importance grandissante aux valeurs de l’entreprise
pour laquelle ils travaillent. C’est donc un excellent outil
de recrutement et de fidélisation du personnel. Enfin,
pour avoir une vue à long terme sur leur rôle, leurs activités,
leur fonctionnement et leur pérennité, les chefs
d’entreprise doivent voir au-delà des chiffres financiers.
Je plaide donc pour une implantation de la directive européenne
et la création de standards minimum à remplir.
D’ici fin 2016, la Commission européenne donnera davantage
de lignes directrices méthodologiques. Selon moi,
c’est une avancée positive afin de rendre ces rapports
plus pertinents et plus lisibles pour tous.
Une avancée positive
Dans les PME, c’est sans doute moins nécessaire. Malgré
tout, elles peuvent y trouver un intérêt. C’est une occasion
pour elles de se positionner sur le marché et d’améliorer
leur image. Ayant participé au jury des Best Belgian
Sustainability Reports, j’ai eu l’occasion de voir des rapports
non-financiers de PME extrêmement pertinents.
En quelques pages, le lecteur a une vision très claire de
ce qui est réalisé par l’entreprise. Les PME ne doivent
donc certainement pas aller autant dans le détail que les
grandes entreprises, mais peuvent malgré tout faire un
reporting très intéressant.
Enfin, j’estime que les ONG, qui sont par nature engagées
dans le développement durable, devraient être exemplaires
dans ce domaine, certainement au niveau des
donateurs. En dehors de quelques grandes ONG, malgré
une grande bonne volonté, il y a encore beaucoup d'amateurisme.
Disposer de guidelines les aiderait à être plus
structurées.
14 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
Gaëlle Hoogsteyn
© Thinkstock
Jean-Marie Postiaux
Public Affairs, Solvay Belgium
En tant qu’entreprise internationale active dans le secteur
chimique, Solvay a, dès 2006, voulu rapporter ses données
de développement durable. Il nous semble logique
d’être transparents et de montrer ce que nous mettons
en œuvre pour réduire notre empreinte écologique. Depuis,
la démarche a bien évolué puisque nous publions
aujourd’hui un rapport intégré basé sur les directives du
Global Reporting Initiative 4 et de la norme ISO 26000.
Un reporting sur base
volontaire
De façon générale, rapporter ces données est très positif
pour les entreprises. De plus en plus de stakeholders
(investisseurs, actionnaires, clients, fournisseurs,
employés, ONG…) s’y intéressent car elles donnent une
vision à bien plus long terme que les résultats trimestriels
ou annuels. Pour l’entreprise elle-même, cela permet
aussi de voir comment utiliser durablement les ressources
dont elle a besoin tout en préservant la création
de valeur économique.
Actuellement, ce reporting se fait sur base volontaire et,
selon moi, il est important que cela reste ainsi. Près de
80 % des grosses entreprises cotées en bourse font déjà
l’exercice. Dès lors, en faire une obligation est-il vraiment
nécessaire ? Pour les entreprises de petite taille, ce serait
extrêmement lourd. Dans les PME, les patrons sont
déjà au four et au moulin, il me semble donc irréaliste de
les obliger à faire ce reporting.
Par ailleurs, si une obligation devait s’imposer, elle ne
pourrait se faire qu’au niveau européen. Au niveau national,
cela n’aurait aucun sens. Cela rendrait tout benchmarking
avec le reste du marché impossible et poserait
un gros problème aux entreprises qui, comme la nôtre,
ont des filiales dans différents pays. On ne doit pas perdre
de vue que l’objectif de ce reporting est de montrer ce
que les entreprises font ou non pour l’environnement – et
pas de remplir des colonnes de chiffres de manière automatique,
sans réflexion.
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TOUR DES COMMUNES À MI-MANDAT
De Schaerbeek à Forest
BECI poursuit son tour des communes bruxelloises, trois ans après avoir proposé
sa « Charte communale » aux partis politiques. Propos recueillis par Olivier Fabes
Schaerbeek, du très grand au très
petit (et typique)
Feder, de construire un hôtel d’entreprises « médias »
au sens large. Soit dans l’ex-bâtiment Mobistar, soit dans
un bâtiment neuf.
Un peu plus à l’ouest, un autre projet de redéploiement
urbain se prépare...
Oui, l’ancien site de la gare Josaphat va être complètement
transformé pour accueillir, dans sa zone ouest,
du logement, des crèches, des écoles, des commerces
et des bureaux et, dans sa zone est, un parc industriel.
Cette partie (ndlr : où se situe notamment l’Event Lounge)
héberge déjà des sociétés d’entreposage. Nous allons
accompagner la transformation de ces PME vers des
fonctions plus riches en emplois.
Bernard Clerfayt
Schaerbeek, deuxième commune la plus peuplée de la
Région, navigue entre deux extrêmes sur le plan économique
: d’un côté, les mastodontes RTBF-VRT du côté de
Reyers - moteurs d’un futur pôle audiovisuel – et une tour
Proximus. De l’autre, des milliers de petits commerces et
TPE. Entre les deux, très peu de PME d’une certaine taille.
Rencontre avec son bourgmestre, Bernard Clerfayt (DéFI).
Ce pôle Reyers est un énorme enjeu pour la
commune ...
Le projet public-privé « mediapark.brussels » vise en
effet à conforter et étendre ce site comme pôle audiovisuel
de la Région bruxelloise. Outre la construction de
nouveaux bâtiments pour les deux chaînes publiques,
l’intention est d’y polariser une série de fonctions
liées aux médias et à la communication, sur un site
de 400.000 m², dont la moitié consacrée au logement,
un bon quart à des entreprises et le reste à des équipements.
Il y aura des salles de cinéma, ainsi qu’une
« place des médias » qui pourra accueillir des émissions
à l’extérieur et des concerts. Nous avons la volonté d’y
attirer aussi des écoles supérieures. Et la commune envisage
d’y créer une école professionnelle liée aux métiers
de la communication et des médias.
À quel horizon ?
On parle de 2020-2021. Les demandes de permis de bâtir
sont en cours.
Vous rêvez d’y attirer combien d’entreprises ?
Ce n’est pas le nombre qui compte, mais bien que ce
pôle soit le centre vibrant de l’audiovisuel dans la capitale.
Par ailleurs, il y a un projet, financé par les fonds
D’autres pôles économiques présents ou futurs
?
J’ai beau réfléchir, il n’y pas ou prou de grandes PME à
Schaerbeek. La commune est très peu industrielle, avec
essentiellement des TPE. Épinglons tout de même nos
deux centres d’entreprises : la Lustrerie, axé sur l’économie
sociale et solidaire, qui regroupe 55 emplois, et
M-Brussels, qui abrite plus de 200 emplois. Et puis il y a
le commerce, bien sûr...
Comment se porte-t-il ?
Avec la rue de Brabant, nous avons l’un des pôles commerciaux
les plus animés et cosmopolites de Bruxelles.
Sa zone de chalandise atteint 400 km ! Il faut y aller le
dimanche, c’est « vollenbak ». (prend une étude réalise
par l’agence pour le commerce Atrium) Flux de piétons
moyen par jour... entre 12.000 et 17.000. C’est trois fois
plus que la rue du Bailli à Ixelles, et pas si éloigné de la
rue Neuve (26.000) !
Ce qui est intéressant, c’est que les commerçants allochtones
de première génération passent la main à leurs
enfants nés ici, qui ont une vision plus contemporaine
de leur commerce. Il y a une montée en gamme, même
si cela reste bon marché. Ce n’est plus le souk. L’endroit
attire d’ailleurs un public plus mélangé qu’avant. Notre
rêve est de réaliser une continuité de la rue Neuve à la rue
de Brabant, artificiellement coupée du centre-ville par la
petite ceinture. Pour ce faire, nous allons être aidés par
la nouvelle ligne de métro vers Bordet, qui aura quatre
arrêts sur Schaerbeek.
Le quartier de la rue de Brabant alimente pas
mal de légendes urbaines sur son commerce
très peu officiel...
Tout cela est bien contrôlé, rassurez-vous... Bon, il se
fait que, dans une célèbre rue parallèle (ndlr : la rue
d’Aarschot), on trouve un commerce un peu particulier,
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
15
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qui attire aussi pas mal de chalands... Depuis que je suis
là, nous n’avons pas chassé la prostitution – ce serait la
déplacer vers la rue, dans les quartiers environnants – mais
nous ne l’avons pas autorisée à s’étendre. Nous avons pris
des règlements de police, d’urbanisme et de taxe, inspirés
d’Anvers. Si vous allez vous promener, vous verrez que les
établissements sont moins misérables qu’auparavant...
Pour en revenir rue de Brabant, ce sont tout de
même des commerces très fragiles, non ?
Non, sur 250 commerces, il n’y a pratiquement pas une
enseigne vide. Le quartier avait périclité dans les années
70, mais c’est désormais une des zones les plus dynamiques
de Bruxelles.
Outre ce pôle commercial très (a)typique,
qu’est-ce qui bouge au niveau du commerce ?
Un petit pôle dynamique « bio-bobo » émerge au croisement
de l’avenue Louis Bertrand et de la chaussée de Haecht. La
commune a récupéré d’anciens ateliers de réparation de
trams, où se tiennent maintenant un marché bio. Le quartier
a accueilli le premier « café-poussette » à Bruxelles.
Que pensez-vous du futur shopping center
Docks, juste en dehors de la commune ?
Je pense que notre tissu commercial, souvent très caractéristique
et avec très peu de chaînes, sera peu mis en
concurrence. Ce sont plutôt d’autres shopping centers qui
vont souffrir. Le vrai enjeu porte sur la mobilité. Il faudra
veiller, avec des projets comme Docks et mediapark, à
ce que la traversée de Schaerbeek ne devienne pas un
cauchemar. Le futur métro pourra désengorger, mais pas
avant 2024-25.
Forest : la Région en miniature
Forest, c’est bien sûr Audi, mais aussi pas mal
d’autres entreprises industrielles. De moins
en moins ?
La décrue semble se stabiliser. On constate même à
nouveau des investissements, notamment dans le parc
SDRB, chaussée de Ruisbroek. De nouveaux types de
PME se développent : une boulangerie industrielle, un
fabricant de châssis et menuiserie haut de gamme, ou
des sociétés dans l’événementiel comme Tempora ou
VO Communications, qui s’installent dans d’anciens ateliers
ou entrepôts. De l’autre côté du chemin de fer, nous
avons toujours Unilever et le groupe allemand de grande
distribution Metro (Makro). Parallèlement, il y aussi un
basculement de zones industrielles en zones de logement,
comme en témoigne l’inauguration récente d’un
ensemble de logements sociaux dans l’ancien bâtiment
de Diamant Boart.
Constatez-vous des évolutions sectorielles ?
Il y a toujours pas mal de sociétés d’entreposage, mais
j’ai l’impression d’une montée en gamme, illustrée par
exemple par le développement du laboratoire pharmaceutique
Labima, avenue Van Volxem. Les fonctions logistiques
aussi se font plus complexes. Et bien sûr Audi,
bien que la cohabitation avec les riverains ne soit pas
toujours facile à gérer, est une énorme source de fierté
pour la Région et la commune. Cette usine a relevé à
chaque fois un défi, en misant sur la qualité et l’innovation.
Maintenant, ce sera la construction d’un nouveau
SUV. Les retombées sont importantes pour toute une
série de sous-traitants. Cela représente 3.000 à 4.000
emplois. De ce côté, on est rassurés jusqu’en 2028.
Même si le regret éternel, c’est que peu de ces emplois
bénéficient aux Forestois...
Que faire pour booster l’emploi local dès lors ?
Il est important, parallèlement, d’en revenir à de plus
petites structures économiques, importantes pour le
tissu économique et la cohésion sociale. Nous pouvons
nous inspirer de notre voisine Saint-Gilles, où pas mal
de nouvelles PME, des coopératives aussi, se mettent en
place. Un bar à soupe, c’est chaque fois quelques emplois
de proximité et cela crée du lien social. Le potentiel
horeca de Forest est sous-exploité... Un autre vecteur
de développement et de création d’emplois, ce sont les
maisons de repos. Pas mal d’institutions privées dynamiques
ont construit ou rénové dans notre commune.
Marc-Jean Ghyssels
Le bourgmestre Marc-Jean Ghyssels (PS) en convient. Au
vu de ses chiffres-clés (revenus moyens, chômage, âge
moyen), Forest et ses 55.000 habitants est une sorte de
miniature de la Région dans son ensemble. Avec des défis
aussi emblématiques : cohabitation de l’industrie restante
avec les habitants, emplois locaux, revitalisation des quartiers
commerçants, etc.
16 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
Quelles sont les impulsions économiques que
vous avez apportées ?
Soyons clairs, le principal défi que nous n’avons pas encore
réussi à relever, c’est le redéveloppement de trois
pôles commerciaux clés : VanPé/Saint-Denis, Wielemans-Ceuppens
et Altitude Cent. Comme ailleurs dans
la Région, ils souffrent de la concurrence des shopping
centers, d’Anderlecht à Nivelles. On vient de lancer un
marché le mercredi après-midi pour que les gens redécouvrent
les charmes du commerce de proximité, loin
des embouteillages. À certains endroits, une diversification
des commerces commence à s’opérer. Des coopératives
d’achat se mettent en place. La Ruche qui dit
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Oui, coopérative de distribution de produits bio, c’est
chez nous.
Pour beaucoup de Belges, votre commune,
c’est Forest National, que l’on disait condamnée
il y a quelques années...
La salle tourne à un rythme de croisière de 80 à
100 spectacles par an. C’est bien, mais insuffisant pour
la viabilité des commerces du coin, malgré les problèmes
de parking. La viabilité du modèle économique
de Forest National devra être démontrée dans les années
à venir, vu la concurrence du Palais 12 du Heysel.
Bon, les capacités ne sont pas tout à fait les mêmes
(ndlr : jusqu’à 15.000 au Heysel, 8.400 à Forest) et il peut
donc y avoir une certaine complémentarité. Et pas mal
d’artistes restent attachés à Forest National.
Avez-vous pris des actions pour faciliter la vie
des entrepreneurs ?
Le collège se veut à l’écoute pour trouver des solutions
particulières. Nous sommes conscients que la législation
est de plus en plus complexe. Nous essayons
d’avoir un positionnement clair, avec un oui ou un non
rapide lors d’une demande de permis.
Vous évoquiez les problèmes de stationnement
autour de Forest, mais visiblement aussi dans
des zones d’entreprises...
Globalement, la mobilité a toujours été complexe à Forest,
vu la mixité entre zones industrielles et résidentielles.
Nous avons instauré un plan de stationnement
payant qui a en effet suscité une levée de boucliers.
Mais vu la proximité de la gare du Midi, certaines personnes
laissaient leur voiture plusieurs jours à l’Altitude
Cent par exemple... En journée, ce plan porte ses fruits,
mais en soirée, il y a toujours de difficultés à se garer
dans certaines zones.
Les incivilités sont aussi source de soucis...
Il y a un an, nous avons mis sur pied une brigade Silva,
forte de 35 hommes, pour lutter spécifiquement contre
la petite criminalité, avec une chute drastique. Les petits
voyous ont compris que Forest n’est pas une bonne
commune pour eux. Mais pour l’instant, cet effort est
passé au second plan... Depuis 24 jours (ndlr : nous
étions le 18 mai), j’ai entre 80 et 100 policiers qui se relaient
à la prison de Forest (ndlr : dont il évoque l’état
de délabrement extrême). Il faudra des années pour réparer
les dégâts de cette grève. Et l’énergie perdue sur
ce dossier ne va pas ailleurs. Ce gouvernement fédéral
coûte très cher à l’économie bruxelloise ! ●
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L’Iran attend les entrepreneurs
Les sanctions économiques qui frappaient l’Iran depuis une dizaine d’années ont
en grande partie été levées. Fort de ses immenses ressources et de son potentiel
humain, le pays est en attente de technologies et d’investissements. Il veut retrouver
son rang dans l’économie internationale. C’est ce qu’est venu expliquer l’ambassadeur
Peiman Seadat au public de BECI.
Emmanuel Robert
Q
mies mondiales. Le pays possède les 3e
lières et les 2e
uelques chiffres : avec 400 milliards de dollars
de PIB (et une croissance prévue de 5,8 % cette
année), l’Iran figure dans le top 30 des éconoréserves
pétroréserves
gazières de la planète – sans
oublier d’importantes ressources de cuivre et de zinc,
mais aussi de fer, chrome, or, etc. Grand comme l’Allemagne,
la France et l’Espagne réunies, c’est aussi un
carrefour géographique entre l’Europe, le Moyen-Orient
et l’Asie. C’est un pays jeune (70 % de ses 80 millions
d’habitants ont moins de 30 ans) et éduqué (son indice
de développement humain est supérieur à celui du Brésil
ou de la Chine). En bref, l’Iran a tout d’une grande
puissance économique. Mais c’est un géant assoupi :
les sanctions économiques l’ont tenu à l’écart des circuits
d’affaires internationaux pendant dix ans.
Depuis juillet 2015 et la résolution 2231 du Conseil de
Sécurité de l’ONU, ce régime de sanctions est en grande
partie levé – même si la mesure n’a pas encore pleinement
produit ses effets. Or, les besoins sont immenses :
l’Iran veut investir tous azimuts, dans ses industries
(pétrochimie, industrie agroalimentaire, construction
automobile…), dans le secteur du tourisme, dans les
télécommunications, la gestion de l’eau, la gestion des
déchets… Selon les estimations, le commerce entre
l’Iran et l’Union Européenne, qui vaut aujourd’hui 8 milliard
de dollars, devrait quadrupler dans les deux prochaines
années.
Le mouvement de rattrapage est amorcé, confirme
Jolyn Debuysscher, analyste de risque du groupe Credendo
(l’ex-Ducroire) : à moyen terme, les experts s’attendent
à une sérieuse poussée de l’économie iranienne
– et cela malgré des prix pétroliers stagnants. La levée
des sanctions, qui rétablira l’accès au circuit financier,
facilitera les transactions et abaissera les coûts commerciaux.
Voilà pour les bons points. Credendo persiste
cependant à considérer l’Iran comme un pays à risque :
la situation géopolitique régionale est instable et l’environnement
d’affaires reste « assez difficile » (complexité
juridique, incertitude réglementaire, corruption, inflation
élevée…). Toutefois, des réformes sont en cours.
« Nous devons retisser des liens »
Pas de quoi décourager les entrepreneurs, car le moment
est idéal pour découvrir l’Iran : en 12 mois, le
pays vient d’accueillir plus de missions étrangères que
pendant les 25 années précédentes ! Jean-Philippe De
Groote (Eole Engineering), qui a participé à la mission
18 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
Téhéran, une capitale hyperactive.
économique de novembre 2015, en témoigne : les besoins
sont grands et les Iraniens apprécient les produits
européens. Bien sûr, il reste certaines difficultés (en
matière de paiements internationaux notamment), mais
les Iraniens sont de bons partenaires en affaires, avec
une réputation de sérieux et de fiabilité. « L’accueil est
excellent », dit-il, avant de glisser un conseil : « Avant de
faire des affaires, il faut faire connaissance, commencer
par prendre le thé et discuter. »
Nous laissons la conclusion à l’ambassadeur Peiman
Seadat : « Il faut nous laisser un peu de temps », plaidet-il.
« Nous pouvons avoir l’air démodés dans notre façon
de traiter les affaires, mais nous avons besoin de
retisser des liens. » ●
Mission économique au printemps 2017
BECI a noué des liens privilégiés avec le monde économique
iranien : depuis 2014, Sabine Soetens, International
Business Development Manager de BECI, a pris
part à trois missions en Iran. Dans le même temps, la
Chambre de Commerce de Bruxelles a reçu deux délégations
iraniennes et signé des protocoles d’entente
avec ses homologues de Téhéran et d’Ispahan, tandis
qu’elle partage ses locaux bruxellois avec la Chambre
de Commerce Iran-Belgique-Luxembourg.
Une nouvelle mission économique
se rendra en Iran au printemps 2017.
Intéressé ? Contactez Sabine Soetens :
sso@beci.be ou 02 643 78 12.
© Thinkstock
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nos vols locaux
La diminution constante de la population des abeilles est un phénomène préoccupant.
Elle a un impact sur la nature et sur la production alimentaire. Il nous semblait important
d’agir. C’est pourquoi, Brussels Airport a installé deux ruches pouvant chacune accueillir
100 000 ouvrières, 5 000 faux bourdons et 2 reines. Les abeilles sauvages ont également
4 hôtels à abeilles à leur disposition. Une belle manière de participer à la préservation
de la biodiversité de notre environnement immédiat.
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Panorama de l’immobilier à Shanghai
En avril, BECI a pris part au voyage d’étude de l’Executive Master en Immobilier à
Shanghai, encadré par la représentation belge – Mattias Debroyer, délégué économique
et commercial pour Brussels Invest & Export, et son équipe. L’occasion de
découvrir la ville sous l’angle d’une de ses activités les plus trépidantes : l’immobilier.
L’occasion aussi d’échanges instructifs avec des acteurs locaux et internationaux,
comme avec des entrepreneurs belges partis à la conquête de cette ville
tentaculaire de 24 millions d’habitants.
Lise Nakhlé,
Conseillère Urbanisme/Immobilier BECI
L
a Shanghai Tower – 128 étages de verre et
d’acier – est la seconde tour la plus haute du
monde après le Burj Khalifa de Dubaï. Depuis
l’observatoire, à 561 m de hauteur, on peut voir la rivière
Huangpu et Puxi, le centre historique. Le long de la rive,
le Bund, artère bordée d’édifices coloniaux ; entre les
ponts Nanpu et Lupu, le site de l’Expo Universelle 2010 ;
à l’est du fleuve, Pudong et ses gratte-ciel ont vu un développement
fulgurant.
Le modeste port, dopé au 19e
siècle par le commerce de
l’opium, est devenu un centre financier puis industriel,
avant de se profiler dans les années 90 comme un centre
d’affaires et devenir la mégapole que l’on connaît. Même
sur la maquette du Centre d'exposition de la planification
urbaine, impossible d’embrasser la ville d’un regard :
avec ses 5 000 tours, et 120 gratte-ciel de plus chaque
année, la ville est en constante mutation.
Des mutations rapides qui posent question : les tours
sont-elles une nécessité au regard de la pression démographique
et de la disponibilité foncière, ou une course au
« toujours plus haut » ? Pour Daniel Safarik, représentant
en Asie du Council of Tall Buildings and Urban Habitat,
situé à l'Université Tongji, les tours sont une réponse aux
défis de demain : elles permettent une densité verticale
au profit d’un espace public horizontal, elles sont le moteur
d’innovations techniques, elles offrent des capacités
de résilience et de durabilité nécessaires aux ambitions
de réduction de l’empreinte carbone.
Des tours par milliers, et pourtant, une superficie de bureau
étonnement comparable à celle de Bruxelles : environ
11 millions de m² à Shanghai contre 13 millions de
m² bruxellois. Une rencontre avec Joe Zhou, Head of Research
JLL Shanghai, éclaire ce paradoxe : un taux d'occupation
des bureaux très bas et une forte décentralisation,
compensée par une forte occupation du retail et du
résidentiel, en constante expansion. Tendance confirmée
par Cushman & Wakefield, qui focalise ses développements
sur l’immobilier résidentiel de luxe avec services,
tel que le projet The Springdale.
La société financière et d’assurance Taiping Asset Management
concentre également une partie de ses investissements
dans un complexe de maisons de retraites,
véritable ville dans la ville. Un investissement en ligne
avec le profil de développement de la Chine : une classe
moyenne émergente et une pyramide des âges dangereusement
vieillissante.
20 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
Des opportunités pour les Belges ?
Ces évolutions, associées à un dynamisme économique
largement encouragé par l’État, classent Shanghai parmi
les villes les plus compétitives du monde : son PIB, pointé
à la 9e
la 3e
place en 2010, devrait passer à la 5e
en 2030.
La Chine a décidé d’opérer un changement qui aura certainement
des conséquences sur l’économie mondiale
(comme en témoignent de nouveaux acteurs tels que
Xiaomi) : le made in China dans sa version low quality doit
faire place à la qualité et à la durabilité. Une transition
plus facile à opérer sur programme que dans la réalité,
mais qui témoigne de cette volonté de répondre aux attentes
de consommateurs de plus de plus exigeants.
Une exigence de qualité qui devra également s’appliquer
au secteur de la construction. Avec l’augmentation des
prix des matériaux, de la main d’œuvre et de l’énergie,
l’obsolescence rapide des bâtiments devient un vrai défi.
Les entreprises belges, fortes de leur expertise, ont
certainement une place à prendre, à l’instar du bureau
d’architectes JDS, qui a conçu en périphérie le Hangzhou
Gateway, un complexe de bureaux original.
Des opportunités donc, mais non sans écueils : entre
spéculation, tension politique et contrainte administrative,
l’instabilité du système chinois reste un facteur de
risque à mesurer avec prudence avant de plonger dans
l’aventure shanghaienne. ●
Info : Lise Nakhlé,
lna@beci.be, 02 643 78 21.
en 2020, et à
R.A.
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Votre société est-elle active sur internet ou sur les réseaux sociaux ? Faites-vous de la
vente en ligne ? Utilisez-vous une caméra de surveillance ? Envoyez-vous des (e-)mailings
de marketing direct, en votre nom ou au bénéfice de vos clients ? Ou traitez-vous des
données personnelles d’une autre manière ? Alors préparez-vous au nouveau RGPD : le
Règlement Général européen sur la Protection des Données.
Emmanuel Robert
A
dopté par le Parlement Européen le 14 avril 2016,
le RGPD doit mettre fin, en les harmonisant, à la
confusion des législations nationales sur la protection
des données, jusqu’alors extrêmement variées – voire
inexistantes dans certains pays. Comme tout règlement, il
n’a pas à être transposé en droit national pour entrer en
application, ce qui sera effectivement le cas dès 2018. Il est
donc grand temps de s’y préparer. C’est pourquoi BECI a
consacré au RGPD un workshop animé par Sabine Mersch,
du cabinet Legal Consulting & Management.
Toutes les entreprises – et même toutes les organisations,
publiques ou privées – sont potentiellement concernées,
grandes ou petites, dès lors qu’elles collectent des données
concernant des personnes physiques identifiables : internautes,
clients, employés ou collaborateurs.
Protection renforcée
L’esprit de ce nouveau règlement est de garantir le respect
de la vie privée et la protection des données personnelles,
sans pour autant entraver l’activité économique. Dans cette
logique, il renforce les droits des individus sur le contrôle de
leurs données, instaure un « droit à l’oubli », prévoit la portabilité
des données pour les utilisateurs, établit une « majorité
numérique » à 16 ans pour l’utilisation de certains
services sans autorisation parentale. En outre, il étend ces
règles à toutes les sociétés qui fournissent leurs services
dans l’UE, même si elles n’y ont pas leur siège – et il englobe
leurs sous-traitants.
Pour les entreprises, cela implique par exemple de nommer
un délégué à la protection des données ; d’élaborer
un registre des activités de traitement, qui établit quelles
données personnelles sont collectées, à quelles fins et avec
quels accès ; de mettre en place une « politique vie privée » ;
d’établir un plan de réponse en cas de pertes de données
(qui devront être signalées sous 72 heures) ; de déterminer
préventivement l’impact de nouvelles technologies, etc.
Toutes les organisations ne sont cependant pas concernées
au même degré : si votre entreprise ne traite pas de données
à grande échelle ou de données sensibles, vous n’aurez
pas à nommer un délégué ; de même, si vous êtes une
PME de moins de 250 personnes et que vous ne traitez de
données personnelles que de manière occasionnelle (et pas
de données sensibles), vous n’aurez pas à tenir un registre.
Le RGPD donne aussi un rôle central aux régulateurs nationaux
– en Belgique, il s’agit de la Commission de la protection
de la vie privée (CPVP) – érigés en véritables « guichets
uniques » et dont le pouvoir de sanction est considérablement
renforcé.
Attention : les sanctions peuvent être lourdes. Les contrevenants
pourront se voir infliger des amendes allant jusqu’à
20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial
de l’entreprise.
Des opportunités commerciales ?
Quoi donc, direz-vous ? Encore des contraintes et des sanctions
? Certes, mais on peut aussi voir de belles opportunités
dans le RGPD. Tout d’abord parce qu’il représente une
avancée vers le « marché unique numérique », qui facilitera
grandement la tâche des entreprises opérant au niveau de
l’UE – on songe notamment à la vente en ligne et à l’exportation
de services. Mais aussi parce qu’il consacre une « différence
européenne » dans l’approche des données personnelles
– différence qui a déjà été révélée par quelques
conflits juridiques, dont le « cas Facebook » en Belgique.
La législation européenne sera plus protectrice des citoyens
et plus sévère à l’égard des contrevenants que la législation
américaine équivalente – quelques grands acteurs numériques
US l’ont d’ailleurs bien compris et s’en inquiètent
ouvertement. Les entreprises européennes peuvent y voir
l’occasion de se profiler sur le marché mondial, avec une
expertise différente. ●
Info : Jean-Philippe Mergen, 02 210 01 77 – jpm@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
23
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9ׁHhttp://www.environnement.brׁׁЈ׉EKFinancer l’alimentation durable
Lorsque fin 2014, Innoviris a lancé sa nouvelle action Co-Create-Living Labs, le choix de la
thématique «Systèmes d’Alimentation Durable» est apparu comme une évidence. Afin d’ancrer
localement ce thème, Innoviris a bien conscience que la participation des différentes parties
prenantes est primordiale.
Suite à l’appel à projets, 7 projets regroupant une trentaine de partenaires ont été sélectionnés.
Ils seront financés pendant trois ans pour un montant total de près de 5 millions d’euros.
Partons à la rencontre de 3 de ces bénéficiaires passionnés : Alexis Descampe - cofondateur de Färm,
Caroline Denis - Corporate Social Responsibility Manager chez Sodexo et Aurélie Labarge, Administratrice
de Poids Gourmand.
Pourquoi investir dans l’alimentation durable est
primordial ?
Alexis Descampe : Depuis le XXe siècle, l’alimentation et la
production agricole ont quelque peu perdu la boule… Les
principales activités dans ces secteurs sont devenues financières,
elles ne sont plus entrepreneuriales au sens noble du terme. De
plus, l’alimentation est à tel point devenue un secteur insensé
que nous parvenons à nous empoisonner nous-mêmes ainsi
que notre environnement.
Aurélie Labarge : Car aujourd’hui le consommateur
s’interroge davantage, et le fait de soutenir des petits producteurs
permet de soutenir une démarche : celle du bon et du juste. Un
changement de paradigme est en route. Il y a eu une prise de
conscience chez certains consommateurs. Aujourd’hui, cette
prise de conscience est en action dans le monde agricole, les
soutenir en achetant responsable et durable c’est prendre une
part active à la revitalisation de nos campagnes et à retrouver
le chemin du goût.
Pourquoi la Région doit-elle mettre en place des
actions allant dans ce sens ?
Alexis Descampe : L’accès à l’alimentation durable est un
véritable défi en milieu urbain pour des raisons logistiques
mais aussi éducatives. Le lien à la nature et à son alimentation
a été perdu au fil des décennies. Si l’on veut cultiver une
génération de citoyens responsables de leur propre vie, et avec
un sens du collectif, il est essentiel de commencer à le faire via
l’alimentation de qualité et durable.
Caroline Denis : Aujourd’hui, le consommateur veut savoir
ce qu’il y a dans son assiette et devenir ainsi un acteur
conscient et engagé. La stratégie de la Région permet de
fédérer l’ensemble des acteurs autour d’initiatives communes
et surtout d’harmoniser la démarche. Parallèlement, elle a un
rôle important d’exemplarité.
Pourquoi est-il intéressant de travailler en cocréation
?
Caroline Denis : Nous recherchons le dialogue et les actions
menées de manière participative et collaborative avec nos
parties prenantes. Celles-ci nous aident à définir et à affiner
notre stratégie et nous permettent d’aller bien au-delà de ce
dont nous serions capables seuls. Dans le cadre de l’action CoCreate
d’Innoviris, Sodexo participe au projet Choud’Bruxelles
en partenariat avec Qalinca Labs/ULB, Dart Consulting,
RABAD, BeesCoop et les Gasap. L’objectif du projet est la
recherche d’une solution logistique et informatique permettant
l’approvisionnement de produits locaux en circuit-court vers et
en Région de Bruxelles-Capitale.
Aurélie Labarge : La co-création est un réel facteur de
motivation. Elle nous permet de nous interroger sur nos
pratiques, de s’ouvrir à l’autre et de le comprendre, mais aussi
de fédérer nos énergies et fixer des objectifs communs. Le
nôtre est ambitieux : définir une grille d’analyse pour définir
la durabilité d’un projet. Il faut aujourd’hui intégrer tous les
éléments de la chaîne de production et de livraison afin de
définir la durabilité.
Vous souhaitez en apprendre davantage sur le programme
Co-Create d’Innoviris ? www.innoviris.brussels
www.farmstore.be
www.poids-gourmand.be
be.sodexo.com
INNOVIRIS – Institut bruxellois pour la Recherche et l’Innovation
Chaussée de Charleroi 110, 1060 Bruxelles
info@innoviris.brussels – 02/6005036 - www.innoviris.brussels
׉	 7cassandra://PN-Es-7otxDQAqVieky4nTcFU5wRV8K-WxVs1B3EIQM`̵ WM6yy[M׉EBruxelles : l’une des capitales les plus vertes d’Europe.
Bruxelles, ville verte
DURABILITÉ
Avec près de la moitié de ses 160 km² occupés par des espaces verts, la Région de
Bruxelles-Capitale est assurément l'une des grandes villes européennes les mieux loties
sur ce plan. Une situation privilégiée qui profite à tous, et qui génère au surplus une
activité économique insoupçonnée..
Johan Debière
E
n 2009, Bruxelles avait eu le privilège de figurer
en 9e
position de l'European Green City Index,
établi par l'Economist Intelligence Unit et prenant
en compte différents critères comme la qualité de l'air,
la consommation énergétique, les émissions de CO2
. Et
en 2015, Bruxelles-Capitale avait raté de peu (juste derrière
Bristol) le titre d’European Green Capital, décerné
à l'initiative de la Commission européenne.
Parmi les douze points d'évaluation de l'European Green
Capital, trois sont liés aux espaces verts : le point 3 identifie
les zones vertes intégrant le concept d'utilisation
durable du sol ; le point 4 concerne la préservation de la
nature et de la biodiversité ; le point 8 concerne quant à
lui la gestion de l'eau, au-delà des aspects strictement
liés au traitement des eaux usées. Ces éléments constituent
une base d'évaluation idéale pour qui veut « faire
son marché » lorsqu'il doit choisir d'implanter son activité
dans telle ou telle grande ville – et y attirer les talents.
Le cadre fiscal de la Belgique produit évidemment
son effet, mais il y a autre chose, en particulier pour
Bruxelles : comme le relevait la journaliste française
Béatrice De Rochebouet dans les colonnes du Figaro en
2013, Bruxelles ne souffre plus désormais de la comparaison
avec d'autres grandes capitales européennes,
bien notées sous tous rapports parce que globalement
« agréables à vivre »1
.
« Ne pas transformer les gens en robots »
Au-delà du pouvoir d'attraction que Bruxelles-Capitale
exerce auprès des couches aisées, le nouveau visage de
Bruxelles permet de maintenir cette mixité sociale si
chère à Serge Kempeneers, le responsable de la division
espaces verts à Bruxelles Environnement : « Si nous
voulons avoir de plus en plus de gens venant d'horizons
différents en ville, il est évident qu'il faut maintenir, voire
créer des zones qui permettent aux citoyens de se libérer
à un moment ou à un autre. Des zones propices qui permettent
aux corps et aux esprits de se reconnecter à la
nature, de sentir le rythme biologique. Avoir des espaces
qui permettent de se dépayser, de pouvoir faire jouer
ses cinq sens, de toucher des éléments naturels humides,
de sentir les odeurs de la nature. Avoir accès à
des espaces verts à moins de 400 mètres pour toutes
les familles... Si on n'a pas ça, les gens vont devenir
de vrais robots. »
La Parckfarm anime le nouveau parc de Tour & Taxis.
1 www.environnement.brussels/thematiques/espaces-verts-et-biodiversite-0
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
25
À cet égard, est-il encore possible d'aller de l'avant
malgré l'extrême exiguïté du territoire de Bruxelles-Capitale
? Serge Kempeneers en est persuadé. Et de citer
le cas tout récent du parc de Tour & Taxis, que son
département vient d'aménager à la limite du territoire
de Molenbeek et de Bruxelles-Ville. « Cette réalisation a
permis aux habitants de cette zone de pouvoir accéder
à un espace qui était jusque-là inaccessible puisque
privatif SNCB. »
ESPACES POSSIBLES
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Plan Nature
En avril dernier, sur proposition de Céline Fremault,
ministre en charge de l’Environnement, le gouvernement
bruxellois a validé le premier Plan Nature
à Bruxelles. Un plan important, puisqu'il vise à faire
sortir la nature de ses réserves et la rendre disponible
aux Bruxellois pour améliorer leur cadre de vie.
Avec des objectifs à moyen terme (2020) et une vision
à long terme (2050).
Le Plan Nature ne sera vraisemblablement pas sans
incidence pour les entreprise, puisqu’on relève notamment,
parmi ses objectifs, une meilleure intégration
des enjeux nature dans les plans et projets
(y compris en dehors des zones protégées), ainsi
qu’une amélioration de la gouvernance en matière
de nature, en développant notamment les échanges
entre les acteurs publics et privés du développement
et de l’aménagement de la Région.
« En matière d'eau, on oublie souvent que Bruxelles ne
serait pas Bruxelles si elle n'avait été façonnée par les
nombreux cours d'eau qui sillonnent son territoire. On
y compte neuf rivières importantes, dont la Senne, à laquelle
s'ajoutent de très nombreux affluents. » Cette particularité
de Bruxelles a amené depuis peu les autorités
à considérer le développement urbain en tenant compte
de manière plus consistante de ce fameux « axe bleu ».
Une des réalisations les plus abouties est certainement
celle du bassin de la Woluwe qui a été repensé, y compris
dans l'aménagement du boulevard éponyme. « Ces
réaménagements viennent renforcer l'intégration des
reprises d'eau pluviale. L'idée générale est de privilégier
des scénarios différents du tout-à-l'égout, en gardant
ces eaux en surface, en ralentissant leur écoulement, en
leur permettant de réinfiltrer plus facilement le sous-sol
pour nourrir d'avantage les nappes et pour, en fin de
compte, perturber aussi peu que possible le cycle naturel
de l'eau », souligne le professeur de l'UCL.
De l'emploi pour les jardiniers
À Bruxelles, l'emploi directement généré par la gestion
de ces espaces verts est loin d'être négligeable. Serge
Kempeneers n'est pas peu fier de l'emploi qu'il contribue
à créer à travers sa mission de création et d'entretien
des espaces verts : « 50 % des travaux sont assurés par
des entreprises privées qui fonctionnent sur base
de la mécanique bien huilée des marchés publics.
Et les 50 % restants sont réalisés par les équipes
de Bruxelles Environnement. Nous avons ainsi une
centaine de jardiniers. Notre équipe monte même
à 130 personnes si on y ajoute les travailleurs qui
s'occupent de la forêt de Soignes », détaille-t-il. Un
chiffre qui continue à progresser chaque année grâce
aux nouveaux espaces verts déployés sur des zones
autrefois en friche, comme sur le site de Tour & Taxis.
Parmi les fournisseurs de la Région bruxelloise,
qui interviennent par l'intermédiaire des marchés
publics, on trouve toutes sortes de sociétés : de la
plus petite à la plus grosse comme Iris Groupe. À
travers Greencare, ce groupe fort de quelque 3.500
personnes peut mobiliser une quarantaine de travailleurs
sur les espaces verts de la capitale. « Bruxelles
est évidemment le terrain de jeu privilégié de notre
entreprise, mais notre savoir-faire s'exporte sans peine en
dehors des frontières de la Région bruxelloise. Il nous arrive
assez fréquemment d'envoyer des hommes en mission en
province de Hainaut et même jusque dans le Namurois...
même si 80% de notre charge de travail reste concentrée
sur le territoire de Bruxelles-Capitale », souligne Olivier
Jamar, Project Manager chez Greencare.
Du vert, mais aussi du bleu,
du brun, l'air, le sol...
L'entretien des espaces verts est un défi important, mais
il y en a bien d'autres. « Bruxelles doit aussi s'occuper de
la gestion des eaux, de la terre, de l'air… Car la nature
dans la ville, c'est bien sûr le vert, mais aussi le bleu, le
brun, l'air, le sol... », explique Pierre Vanderstraeten, Coordinateur
scientifique au Centre de recherche et d’étude
pour l’action territoriale (CREAT), qui s'est maintes fois
penché sur le sujet2
.
26 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
Maillage bleu : un potentiel économique
Il est malheureusement impossible de dégager un chiffre
unique du potentiel d’emplois pour les activités liées à la
gestion « alternative » de l’eau à Bruxelles. « Les usages
et la gestion de cette ressource sont multiples et souvent
La Senne à la sortie de Bruxelles.
en compétition les uns avec les autres », explique pour
sa part Anne-Claire Dewez, fonctionnaire au sein de département
eau, à la division autorisations et partenariats
de Bruxelles Environnement. Et d'évoquer des activités
liées à l’infiltration des eaux de pluie ou à leur stockage,
l'installation de toitures vertes ou de toitures stockantes...
Dans le document exploratoire rédigé en 2014 dans le
cadre de l'Alliance-Emploi-Environnement, on constate
effectivement que le développement de dispositifs comme
les toitures vertes, les zones de stockage ou encore les
chaussées dites « à structure réservoir » peuvent contribuer
de manière très notable à la création d'emplois. Le
document estime ainsi qu'à l'échéance de 2020, le nombre
d'équivalents temps plein pourrait osciller de 200 à 250.
Certes, pour atteindre ce potentiel, il faudrait compter sur
l’exportation du savoir-faire des entrepreneurs bruxellois,
en dehors des limites de Bruxelles-Capitale, mais n'estce
pas là un pli qu’ils ont déjà pris ? ●
2 Notamment dans l'article Bruxelles, ville durable publié en 2009 par Brussels Studies : www.brusselsstudies.be/medias/publications/FR_72_EGB4.pdf
׉	 7cassandra://mEpE54vRr1Pq9Ct8pmRSW2zHYe0IucwlF80rPBgsWTM`̵ WM6yy[Q׉ENous recyclons pour votre plus grand profi t.
Nous demandons à un collecteur agréé de reprendre nos huiles usagées.
Les huiles usagées sont des déchets dangereux. C’est pourquoi il existe des règles strictes pour leur stockage, leur
transport et leur traitement. Ce n’est que si vos huiles usagées sont collectées selon les procédures prescrites par
l’OWD, BE ou l’OVAM qu’elles seront recyclées dans le respect de l’environnement. Faites appel à un collecteur agréé
pour reprendre vos huiles usagées. Et ça, pour votre entreprise, c’est une vraie plus-value.
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Un sauvage dans la ville
DURABILITÉ
Bruxelles ville sauvage ? Le qualificatif peut sembler saugrenu, voire paradoxal :
une vie sauvage peut-elle s’épanouir, même se développer, au sein du milieu urbain
ordonné ? Et partant, comment Bruxellois et animaux sauvages cohabitent-ils ?
Adrien Dewez
L
a RTBF a récemment diffusé
le reportage de Bernard
Crutzen Bruxelles Sauvage, Faune Capitale
– un long travail de deux ans sur
le sujet1
. Et la réponse semble claire :
oui, avec une moitié de son territoire
non bâti, la Région bruxelloise abrite
une nature diverse, en interaction avec
les habitants de la ville, heureuse ou
malheureuse selon les cas.
Le renard, particulièrement, fascine ;
sans doute rappelle-t-il l’état pré-domestique
de nos chiens et chats. Sa
présence en bordure de la forêt de
Soignes n’est plus un secret. Il n’est pas rare d’en croiser,
à la nuit tombante ou même en plein jour, à Auderghem,
Watermael-Boitsfort, Uccle… Plus étranges sont ces renardeaux
trouvés dans le quartier européen, ou encore d’autres
goupils aperçus au Parc Royal, en plein centre-ville.
De l’autre côté du canal, au cimetière de Ganshoren, se sont
développées des colonies de lapins. Leur activité a de quoi
froisser la bonne humeur des riverains : ils creusent nombre
de trous sous les pierres tombales. À Woluwe-Saint-Pierre,
le conducteur du tram 44 a déjà vu un daim franchir les voies,
tandis qu’ailleurs, des habitants appellent parfois Bruxelles
Environnement pour un cervidé égaré dans un jardin.
Natura 2000 : 2.300 hectares de
nature protégée à Bruxelles
Bruxelles tient sa première zone Natura 2000 ! Fin 2015,
le gouvernement bruxellois a formellement désigné sous
ce label les 134 ha de la « Zone Spéciale de Conservation
(ZSC) II», Verrewinkel-Kinsendael, à Uccle. Deux autres
sites sont en voie de classement : les zones boisées et zones
humides de la vallée du Molenbeek (ZSC III), et surtout la
forêt de Soignes, avec ses lisières et la vallée de la Woluwe
(ZSC I). Au total, 2.300 ha, soit 14 % du territoire bruxellois.
Avec un peu de chance, vous pourrez y observer pas moins
de 28 espèces protégées, dont le grand rhinolophe (une
chauve-souris), le triton crêté (un amphibien) ou le vertigo
étroit (un mollusque !).
Ces zones Natura 2000 ne sont pas des réserves fermées
mais des « sites protégés » ouverts, avec pour objectif de
préserver les milieux naturels sans exclure les fonctions
socio-économiques. En bref, des lieux de développement
durable.
28 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
Du ciel à la terre
Les ornithologues en herbe ne sont pas en reste. Si le
couple de faucons pélerins de la cathédrale Sainte-Gudule
est bien connu – et filmé 24h/24 – on compte 14 individus
à Bruxelles. Ils préfèrent les endroits perchés, souvenir de
leur habitat naturel, comme les églises, pour s’occuper de
leur progéniture. Ces rapaces sont considérés comme les
animaux plus rapides du monde : en piqué, ils atteignent
300 km/h. Et ils ne sont pas seuls : ceux qui lèvent les yeux
au ciel sont susceptibles d’apercevoir ci et là des chouettes
hulottes, des éperviers d’Europe, des buses… et même des
chauves-souris ! Avec 19 espèces sur les 23 recensées en
Belgique, Bruxelles peut se vanter d’accueillir une riche
diversité de ces mammifères volants.
Au travers du documentaire, on s’aperçoit que la faune
bruxelloise se cache dans les meilleurs recoins. Le parc
roi Baudouin, peu fréquenté du public, s’est transformé en
véritable sanctuaire d’espèces rares dont la couleuvre à collier,
tout à fait inoffensive. Ailleurs, la diversité s’exprime :
batraciens dans des points d’eau à la qualité restaurée, un
sanglier ucclois baptisé Suske, perruches à la robe verte…
La question qui se pose face à cette diversité sauvage, outre
sa protection, est-celle de sa relation avec les êtres humains.
Certains, par tendresse, bonté ou simplement pour briser
la solitude, les nourrissent – ce qui cause parfois des problèmes.
Le pain jeté aux canards entraîne le botulisme, particulièrement
ravageur ; quant au renard, il n’est pas dans
sa nature de limiter son territoire… au jardin d’un habitant
généreux.
Bruxelles Environnement a créé un site particulièrement ergonomique
rassemblant informations générales et conseils,
à destination des curieux et des passionnés. Mais la question
mérite d’être posée : comment articuler la place de l’animal
sauvage dans la ville et comment développer cette relation
qui semble tellement antinomique ? ●
1 Le documentaire est en commande à la RTBF.
PHOTO R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://ovxRjUTHegmi2RVoWAymVFWvHC3ghePypmWJfMcbBYM`̵ WM6yy[U׉EAudi a renforcé sa démarche environnementale
par une certification Emas.
DURABILITÉ
« Prendre, fabriquer, jeter » :
un modèle bon pour la poubelle
S'il est une fédération persuadée du potentiel énorme de l'économie circulaire, c'est
bien Agoria. Au sein de la fédération des entreprises de l'industrie technologique,
Patrick Van den Bossche est intarissable sur le sujet.
Johan Debière
A
ctif chez Agoria depuis près de vingt ans, Patrick
Van den Bossche officie à la tête du département
environnement et technologie des matériaux.
Cet ingénieur de formation a dès lors été confronté aux
défis immenses posés par les directive Reach (pour les
produits chimiques), Weee (pour les déchets électriques
et électroniques) et RoHS (visant à limiter l'usage de
substances dangereuses). Il a ainsi été amené à explorer
de nombreuses pistes alternatives pour aider les
entreprises belges à se conformer à l'évolution de la
législation et envisager toutes les solutions permises
par le recyclage. C'est cette contrainte qui l'a amené à
découvrir très tôt les postulats de l'économie circulaire,
à une époque où celle-ci laissait perplexes la plupart
des observateurs économiques.
Sabca et Audi : des réalisations concrètes
Interrogé sur les exemples
bruxellois à citer, Patrick
Van den Bossche pense immédiatement
à la Sabca et
au constructeur automobile
Audi : « À Haren, la première
est amenée à recycler une
partie de l'aluminium de
haute qualité qu'elle utilise
pour la fabrication des fusées
Ariane et des Airbus.
Et à Forest, le constructeur
automobile se distingue par
une politique environnementale
particulièrement
bien structurée sur les volets énergie, mais aussi sur l'utilisation
rationnelle de l'eau ». L'usine Audi utilise aussi efficacement
que possible l'énergie thermique, en chauffant
l'air froid entrant grâce à l'air chaud sortant, constituant
ainsi une boucle. Elle nettoie une partie des eaux usées à
l’aide de bactéries, réussissant ainsi à se passer de produits
chimiques. On pourrait également parler de la cogénération
(qui produit 2 MW d'électricité, tout en permettant
de valoriser la chaleur produite), ou des panneaux solaires
qui font d'Audi le plus gros fournisseur d'électricité photovoltaïque
de Bruxelles-Capitale – une électricité qu’elle
consomme d’ailleurs elle-même. Une série de démarches
environnementales que l'entreprise a décidé d'encadrer
par une certification Emas.
Patrick Van den Bossche, Agoria
La Sabca recycle une partie de l'aluminium
utilisé sur les pièces des fusées Ariane.
Le potentiel des entreprises de services
« À part ces deux entreprises, j'ai bien peur qu'aucun
autre acteur industriel ne puisse être cité. Les spécificités
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
29
R.A.
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géographiques de Bruxelles en font plutôt une terre de
services », reprend Patrick Van den Bossche. À l'image de
Desso, ce producteur de moquette et de tapis qui considère
désormais son activité dans une démarche résolument
circulaire, en insistant sur le service. « Quand une
dalle doit être remplacée, il lui suffit de l'enlever et de
la nettoyer ou de la recycler », explique notre interlocuteur.
Le modèle linéaire du « prendre, fabriquer et jeter » a
cédé la place à un modèle circulaire qui positionne Desso
comme un fournisseur de pointe.
Dans ce registre des services, le responsable d'Agoria
pressent un énorme potentiel en Région bruxelloise, avec
des milliers d’autres acteurs susceptibles de fonctionner
sur ce modèle. Ou qui n’ont pas attendu que Desso
se mette au travail. Des entreprises et/ou des start-ups
comme AgainAgain (leasing de jouets pour enfants),
Tournevie (prêt d’outils de bricolage) ou la déjà très connue
Tale Me (location de vêtements de qualité pour enfants)...
L’internet des objets, une révolution
En dehors des exemples déjà cités, les membres d’Agoria
n’auraient-ils pas trouvé la voie de l’économie circulaire ?
Loin s’en faut. Car Agoria, c’est aussi une impressionnante
Le circulaire passe à la vitesse
supérieure avec Irisphère 2
Lancé dans le cadre d’Interreg
entre 2010 et 2014, le projet
Irisphère a été le premier
à encourager les logiques
circulaires dans le tissu socioéconomique
bruxellois. Financé
cette fois par les fonds Feder sur
la période 2015-2020, le projet
a été rebaptisé Irisphère 2 et
sa zone d’intervention élargie
à toute la Région de BruxellesCapitale.
Le nombre de
partenaires a lui aussi augmenté
puisqu’Irisphère 2 rassemble
désormais le Port de Bruxelles,
la communauté portuaire et
douze autres partenaires qui mettront tout en œuvre pour
trouver des synergies, en s’appuyant sur un budget d’1,5
million d'euros. « Un premier projet concret concerne la
création d'un parc à matière sur le site de la Ferme Nos
Pilifs. On y acheminera les déchets organiques provenant
de l’horeca, de cantines scolaires, de restaurants collectifs
afin de les transformer à partir de processus qui seront
impérativement durables », explique Benjamin Cadranel,
l’administrateur délégué de Citydev. Il s’agira en l’espèce
de transformer ces déchets en quelque chose d'utile pour
d'autres types d'activités économiques ; par exemple du
compost.
Benjamin Cadranel
Voir aussi : elecfile/PROG_160308_PREC_DEF_FR
30 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
500.000 euros pour
le circulaire à Bruxelles en 2016
À travers le Programme Régional en Economie
Circulaire (PREC), les autorités bruxelloises entendent
proposer aux Bruxellois une alternative permettant
la mise en phase de l’économie locale avec les
besoins des citoyens. Sont spécialement ciblées les
thématiques liées au logement, aux déplacements,
au divertissement... Mais les entreprises sont elles
aussi visées puisque le PREC a également pour
objectif de leur permettre de s’engager dans des
logiques parallèles de réduction des coûts et de
création d’emplois (ndlr : deux matières qui étaient
souvent jusqu’ici totalement antinomiques), mais
aussi de développement, d’innovation...
Voir aussi :
http://document.environnement.brussels/opac_css/
elecfile/PROG_160308_PREC_DEF_FR
liste d’entreprises actives dans l’IT. Et qui dit IT dit appareils
intelligents, capables de communiquer entre eux. Patrick
Van den Bossche voit dans cet « internet des objets »
un autre fort potentiel pour l’économie circulaire : « Les
équipements intelligents peuvent fournir de nombreuses
informations relatives à la localisation, à l’état et à la disponibilité
des produits et des matériaux. Ces informations
pourraient contribuer à leur réutilisation. Elles facilitent
en outre une réintroduction des matériaux recyclés dans
le circuit économique. »
Et d’évoquer les capteurs qui permettent d’assurer la
traçabilité de matériaux précieux dans la perspective de
l’urban mining, ou les possibilités en matière d’entretien
prédictif. « Actuellement, les équipements médicaux fournis
dans le cadre d’un contrat de service sont par exemple
remplacés automatiquement, et peut-être inutilement,
une fois qu’ils ont atteint une certaine durée de vie. Or,
des appareils intelligents pourraient indiquer si et quand
précisément ils devraient faire l’objet d’un entretien, d’une
réparation ou d’un remplacement. » Une évolution qui permet
aux entreprises et aux collectivités de réduire significativement
l’empreinte carbone liée à leur activité – tout
en réalisant de sacrées économies.
Débloquer le potentiel de l’économie circulaire
Pour nourrir toutes ces réflexions, Patrick Van den
Bossche évoque volontiers les travaux de la Fondation
Ellen MacArthur. En particulier, il ne manque pas d’évoquer
le rapport Intelligent Assets: unlocking the circular
economy potential1
, présenté lors du Forum économique
mondial : « Ce document analyse la façon dont la liaison
entre les principes de l’économie circulaire et les informations
générées par des appareils intelligents peut
constituer un terreau d’innovation et favoriser une utilisation
plus efficace des matières premières. » Un rapport
dans lequel figurent notamment des témoignages de Cisco,
Philips, HP et IBM – toutes quatre membres d’Agoria !
●
1 https://www.ellenmacarthurfoundation.org/publications/intelligent-assets
R.A.
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pour incubateur d’entreprises
« Greenbizz.brussels » est un bâtiment de 8.305 m2
, financé dans le cadre de la programmation
FEDER 2007-2013, dont citydev.brussels est propriétaire et maître d’ouvrage.
Lauréat « bâtiment exemplaire » dans le cadre de l’appel à projets « Batex » porté par Bruxelles
Environnement, c’est aussi et surtout un incubateur d’entreprises actif dans les secteurs
économiques liés à l’éco-construction, à l’environnement et au développement durable. Il a été
inauguré le 26 avril dernier.
Il peut accueillir plus de 60 start-up. Les infrastructures
et services proposés sont les suivants :
■ 19 ateliers de production modulables (bail locatif
sans service) allant de 120 à 550 m² – basse énergie
■ 36 modules d’incubation « full services » allant de
11 à 50 m2 - construits selon les normes passives
■ 5 salles de réunion comprises dans le forfait « module
d’incubation ».
Fiche technique :
■ Bâtiment exemplaire
Le caractère exemplaire du bâtiment revient aux
espaces de bureaux ; cette partie « incubateur » du
complexe a par ailleurs été construite au standard
passif (les ateliers, livrés casco, répondent aux critères
basse énergie). Le choix des matériaux est fait parmi
les meilleures classes environnementales. Les toitures
vertes favorisent la biodiversité et la gestion de l'eau
de pluie. La flexibilité du projet (espaces, installations
techniques) permet une durée de vie prolongée du
bâtiment. Le critère passif bruxellois sera atteint
non seulement grâce à la qualité de l’étanchéité à
l’air et de l’isolation, mais également en orientant au
maximum la géométrie du bâtiment sur la valorisation
des gains solaires en hiver. La présence d’une
protection solaire extérieure garantit simultanément
que le besoin en refroidissement reste limité. Des
panneaux photovoltaïques sont par ailleurs placés
sur le toit.
■ Incubateur et offre de services
Greenbizz est une structure d’accueil, d’hébergement
et d’accompagnement aux créateurs d’entreprises
issus du monde académique et du secteur privé.
Cet espace d’incubation intègre des surfaces de
prototypage et de production au rez–de-chaussée.
■ Adresse : Rue Dieudonné Lefèvre 17, 1020 Laeken
■ Maître d’ouvrage : citydev.brussels
■ Architecte : Architectes Associés
■ Bureaux d’études : Flow Transfer International
sa - Cenergie cvba - Daidalos Peutz – Setesco
Un tiers des ateliers sont déjà réservés ou occupés. Les
actionnaires de la SA BRUSSELS GREENBIZZ sont la
Région de Bruxelles-Capitale (62,5%), citydev.brussels
(31,25%) et le CSTC (6,25%). Impulse et Bruxelles
Environnement sont également partenaires. Il est
prévu que ces différents partenaires et les Cabinets
de tutelle fourniront à Greenbizz des critères en
économie circulaire afin d’orienter les choix du Comité
de sélection vers plus de circularité. Par ailleurs, la
diversité et les synergies entre entreprises hébergées
seront constamment recherchées.
Plus d’info
Sur le bâtiment : www.environnement.brussels,
mot-clé bâtiment exemplaire/ lauréats 2013
Sur l’incubateur d’entreprises :
www.greenbizz.brussels
info@greenbizz.brussels
tél. 02/233 81 00
Photo : Denia Zerouali.
׉	 7cassandra://G6xJFqZMhCTTOHQBeNeLbtnT-yK7WZqeUQEpFTDmU8Q`̵ WM6yy[]׉E$Le toolkit ResilieNtWEB offre de multiples outils d’analyse et de stratégie,
pour aider les PME à développer des modèles d’affaires résilients.
DURABILITÉ
ResilieNtWEB : des outils pour les entreprises
Rendre les petites et moyennes entreprises plus autonomes dans leur démarche
vers une économie plus durable et résiliente. Tel était l'objectif de ResilieNtWEB,
un programme Interreg IVB auquel participait BECI – et dont le Programme Régional
d’Économie Circulaire (le PREC bruxellois) veut aujourd'hui pérenniser la
diffusion.
A
ujourd'hui, tout le monde ou presque s’accorde
sur l'absolue nécessité de développer ses affaires
dans un cadre de développement durable
qui dépasse la seule préservation de l'environnement,
alliant l'économie et le social. Mais aussi dans une perspective
résiliente, qui permette d’anticiper et de s’adapter
rapidement aux changements du marché et au contexte
socio-économique.
Reste que de nombreux obstacles se dressent dans cette
voie. En particulier, les outils nécessaires pour identifier
rapidement les opportunités sont encore peu nombreux,
et rarement adaptés aux PME. C'est précisément pour
permettre aux entrepreneurs de dépasser cette difficulté
que ResilieNtWEB a été développé. « Ce programme européen,
initié dans le cadre d'Interreg IVB, a été mené de
concert par des partenaires bruxellois, luxembourgeois,
français et britanniques », explique Gaëtan Dartevelle, le
directeur de Greenloop, consultant bruxellois et partenaire
technique associé au programme, avec Bruxelles
Environnement et BECI.
Le rôle moteur de Bruxelles
Gaëtan Dartevelle l’affirme sans fausse modestie : le rôle
des acteurs bruxellois a été moteur pour la réussite de
ResilieNtWEB. Les chiffres lui donnent d'ailleurs raison :
sur la soixantaine d'entreprises touchées, plus d’un tiers
proviennent de la Région bruxelloise. Choux de Bruxelles
(restauration événementielle), PlantDesign (verdurisation
verticale) ou encore la success-story PermaFungi (kits de
culture de pleurotes dans une logique circulaire) ont notamment
pu éprouver la qualité de la méthodologie et des
outils proposés dans le cadre de ResileNtWEB. Ainsi, le
CEO de Choux de Bruxelles Marc Van Der Haegen a pu
s'appuyer sur ces outils pour peaufiner un projet de serre
de production de légumes.
Toujours dans le registre
alimentaire, l'entreprise
Viangro a eu recours aux
outils ResilieNtWEB pour
réduire la quantité de produits
carnés perdus, en
orientant les invendus encore
propres à la consommation
vers des associations
à vocation sociale.
La boîte à outils de
ResileNtWEB
La boite à outils conçue dans le cadre de ResileNtWEB
comprend le Resilience Quick-Scan, qui fait ressortir les
forces et faiblesses d'une entreprise en matière de développement
durable et de résilience – et les points à travailler
en priorité.
Gaëtan Dartevelle (Greenloop)
Les Resilience Design Cards, quant à elles, mettent à la
portée de toutes les entreprises des principes de conception
résiliente directement inspirés de la nature – on
parle ici de « biomimétisme », un concept jusqu’à présent
réservé à quelques visionnaires. Ces cartes posent
des questions-clés et offrent des exemples concrets pour
orienter la réflexion. Elles sont à utiliser en lien avec le
Business Model Canvas (BMC), un outil reconnu internationalement
pour créer de manière collaborative un modèle
économique solide pour l’entreprise. Elles peuvent
également être utilisées seules, comme base d’une réflexion
approfondie sur le développement ou l’amélioration
des produits et services de l’entreprise.
Pour alimenter les réunions de réflexion, les créateurs du
toolkit ont aussi mis au point des dispositifs ultra-simples,
➤ p. 36
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
33
Johan Debière
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dont 30 Resilience Design Magnets à placer et déplacer
sur un tableau, au fil des échanges. Plus « théorique »,
la Resilience Principles Ecosystem Map est là, quant à
elle, pour rappeler les principes parfois très simples ou
plus complexes qui interagissent dans le monde du vivant.
Le Resilience Design Game est un véritable jeu à
vocation pédagogique, qui repose sur la découverte des
principes enseignés par la nature. Enfin, le Resilience Design
Handbook est un manuel qui expose la méthodologie
applicable lorsqu'on évolue dans des situations particulières.
Selon que vous soyez une start-up, une PME avec
dix, vingt ou trente ans d'existence, il vous indiquera le
chemin à suivre de manière adaptée.
Mais quelle est la spécificité des outils proposés à travers
le toolkit du design résilient ? De nombreuses autres démarches
n'existaient-elles pas déjà ? Gaëtan Dartevelle
opère une distinction entre les outils ressortant du management
environnemental, comme les certifications ISO,
EMAS ou encore le label Entreprise Écodynamique promu
par Bruxelles Environnement, et les outils ResileNtWEB :
« Au contraire des systèmes de management environnemental,
qui procèdent d'une approche quantitative où
l'on va mesurer des paramètres comme la consommation
d'eau, d'énergie, l'exposition au nuisances sonores,
ResilieNtWEB va quant à lui se concentrer sur le principe
de résilience. On va bien évidemment retrouver les thématiques
environnementales, mais aussi économiques et
sociales. En s'aidant de la boîte à outils, on permet à l'entrepreneur
de s'adapter aux changements de son environnement
: qu'ils soient verts, mais aussi liés aux évolutions
sociétales... Par exemple les évolutions liées à l'économie
collaborative. » Ensuite, il s'agit de faire bon usage
de ces enseignements : « C'est là qu'un système de management
comme le label Entreprise Écodynamique est
intéressant, en complément des outils, car il permettra
d'assurer un suivi, de distribuer les responsabilités, de
mesurer l'évolution des paramètres... »
Et la suite ?
Chez BECI, Laura Rebreanu souligne que la question clé
touche désormais à la diffusion et à la formation des accompagnateurs
autour des outils conçus dans le cadre
de ResilieNtWEB. « C’est un enjeu important ; un objectif
que nous pourrons atteindre en réussissant à introduire
les outils dans des filières comme celle de l'Ichec, par
exemple. »
Chez Bruxelles Environnement,
Étienne Aulotte indique
que le PREC, adopté
récemment par la Région
de Bruxelles-Capitale, joue
un rôle essentiel : « L'idée
est aujourd'hui de passer
à la vitesse supérieure,
d'encourager des acteurs
comme Impulse ou les guichets
d'économie locale à
aller au contact des PME
et TPE. Dans ce cadre-là,
36 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
Les six étapes de la méthodologie
ResilieNtWEB
Étape 1 : Administration d'un Quick Scan en ligne
permettant de dresser le profil de l’entreprise
en termes de pratiques durables et de
résilience ;
Étape 2 : Sur base des résultats du Quick Scan,
élargissement du périmètre et focus sur
les problématiques pertinentes ainsi que
sur les opportunités d’amélioration et/ou de
nouvelles activités ;
Étape 3 : Conception d'un plan d’action ;
Étape 4 : Mise en oeuvre du plan d’action ;
Étape 5 : Évaluation des résultats ;
Étape 6 : Amélioration de l’approche de coaching,
de la méthodologie et des outils.
l'adoption du PREC et les moyens débloqués pour sa mise
en œuvre sont une vraie bénédiction pour l'aspect Resilient
Design : cela va nous permettre d'offrir 3 à 4 jours
de coaching à un maximum de PME, de monter en puissance
et, pourquoi pas, de passer de 26 (ndlr : le nombre
d'entreprises déjà passées par les outils ResileNtWEB)
à une centaine d'entreprises formées, et de 15 à 20 bureaux-relais
qui pourront à leur tour utiliser l'outil intelligemment.
»
L'essaimage semble déjà bien engagé, comme nous
le confirme Gaëtan Dartevelle : « Après avoir mené nos
tests et formé les entreprises et les organisations bruxelloises,
nous avons été approchés par les responsables de
Wikipreneurs, plateforme qui propose de relayer tous les
outils utiles aux entrepreneurs et aux starters. » Étienne
Aulotte abonde : « Derrière Wikipreneurs, il y a plus de
18.000 entreprises et une bonne centaine de relais, dont
dix bruxellois. Y placer les outils proposés dans le cadre
de ResilieNtWEB, à côté d'autres outils économiques, est
tout simplement providentiel car cela leur donnera une
belle visibilité. »
De manière plus structurelle, on peut aussi noter l'évolution
d'une administration comme Bruxelles Environnement,
qui est aujourd'hui amenée à tisser des liens plus
étroits, encore plus dynamiques, avec les entrepreneurs.
« C'est là une évolution fondamentale de l'administration
pour laquelle je travaille. Il y a huit ans, lorsque je suis arrivé
à Bruxelles Environnement (l'IBGE à l'époque), c’était
une administration à laquelle on s'adressait pour des
questions liées aux permis environnementaux, aux autorisations...
Et personne ne soupçonnait qu'un jour notre
rôle puisse évoluer au point que les entrepreneurs, les
porteurs de projet puissent s'adresser à nous pour mieux
avancer dans leurs affaires. » ●
Étienne Aulotte
(Bruxelles Environnement)
Info :
Laura Rebreanu, 02 643 78 26 - green@beci.be
http://resilientweb.eu
https://www.wikipreneurs.com
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DURABILITÉ
Daoust : le réflexe vert bien ancré
Les efforts que Daoust consent depuis des années pour réduire son empreinte écologique
lui ont valu, l’année passée, le titre « d’Entreprise écodynamique », décerné par
Bruxelles Environnement. Coup d’œil sur la stratégie environnementale de Daoust.
Peter Van Dyck
E
st « écodynamique » l’entreprise qui mesure son
impact sur l’environnement dans le but de le
réduire, à terme. La dynamique réside dans le
caractère progressif et durable des améliorations
escomptées.
Bien avant de recevoir ce label, Daoust s’était déjà lancée
dans la responsabilité sociale des entreprises. Cette stratégie
RSE a été affinée en 2011. « En tant qu’entreprise
RH, nous devions d’abord focaliser sur nos collaborateurs
et mettre l’accent sur la diversité. Mais nous avons aussi
estimé que notre souci de l’environnement avait sa place
dans notre politique RSE », explique Leila Opdebeeck, CSR
& Job Academy Manager.
Paperless
Le programme Daoust Green a vu le jour en 2012, avec la
rénovation du Job Center Bruxelles Louise, à la Galerie de
la Porte Louise. « Notre fibre écologique et notre souci du
développement durable en ont fait le premier Job Center
‘paperless’ », se souvient Leila Opdebeeck. « Nous avons
réussi à réduire notre consommation de papier de plus de
90 %. Cela a servi d’exemple à tous nos Job Centers en
Belgique. »
Daoust ambitionnait ensuite le label « Entreprise écodynamique
» pour son siège social bruxellois. Ce label couvre
trois aspects : la mobilité, la gestion énergétique et la gestion
des déchets. En matière de mobilité, Daoust a réduit
de 16 % les émissions de CO2
de son parc de véhicules à
partir de 2012. « Nous avons toujours opté pour les modèles
les moins polluants », nous dit Leila Opdebeeck.
« Nous suivons constamment les évolutions écologiques
des constructeurs automobiles, pour être prêts à réagir. »
Le siège social de Daoust se distingue aussi par sa gestion
énergétique. Sa consommation d’électricité est inférieure
de moitié à la moyenne d’autres bâtiments analogues.
Et sur le plan du chauffage, la consommation est 3,5
fois plus basse que la moyenne bruxelloise. « La première
étape vers le label nous a fourni des données exactes
sur la consommation énergétique de notre siège social
à Bruxelles. Un bureau conseil extérieur nous a appris à
interpréter ces données correctement, en tenant compte
de variables telles que les circonstances climatiques et le
taux d’occupation des bureaux, le tout sur une durée de
plusieurs années. Il en est ressorti que nos performances
étaient excellentes, dès le départ. En bon père de famille,
nous avions déjà remplacé tous les châssis de fenêtres.
Ceci explique cela. »
Leila Opdebeeck
Légumes de saison
Daoust a pu réduire sa production de déchets grâce à
des experts, contactés via le Brussels Waste Network de
BECI. La prudence accrue lors de la commande de produits
s’est combinée à une dématérialisation des services.
« Pour travailler ‘paperless’, les conseillers de nos
Job Centers incitent les candidats à envoyer leur CV par
e-mail ou en format numérique, via notre site web. Ceux
qui ne disposent pas d’un accès à l’internet peuvent utiliser
les ordinateurs mis à leur disposition dans tous les Job
Centers. Nous privilégions aussi la voie électronique pour
l’administration : les fiches de salaire de nos intérimaires
et aide-ménagères, les factures aux clients ou encore la
communication avec les clients et intérimaires. »
Ce n’est jamais fini. De nouvelles dispositions s’ajoutent
régulièrement. Par exemple le choix de légumes de saison
cultivés localement, pour réduire l’empreinte écologique
des menus, lors des événements. Daoust est conscient de
donner l’exemple en tant qu’employeur. « Le programme
Green nous incite à stimuler une prise de conscience chez
les travailleurs. Ils vivent ce projet intensément et de façon
très visible, notamment en utilisant davantage les
transports en commun ou le tri des déchets, possible à
chaque étage. Nous sommes heureux que nos collaborateurs
soient aujourd’hui demandeurs d’une priorité accrue
à l’écologie. » ●
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
37
R.A.
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Jardiner au travail
DURABILITÉ
Profiter de sa pause pour jardiner un peu, planter, arroser, désherber… permettrait
de réduire le stress tout en favorisant l’agriculture urbaine. Outre-Atlantique et en
France, la tendance est bien implantée. Quid en Belgique ?
Gaëlle Hoogsteyn
A
ux États-Unis, le phénomène
est tel que l’on
parle « d’orthithérapie ». Toyota,
PepsiCo, Kohl, Google, Yahoo et
bien d’autres incitent leurs employés
à consacrer une partie de
leur pause au jardinage. Mettre les
mains dans la terre pour ensuite
savourer les fruits de son travail
serait une activité relaxante, susceptible
d’améliorer le bien-être
des salariés, pour un coût minime.
En Europe aussi, les corporate
gardens se font petit à petit une
place.
Et en Belgique ?
Elise Gillet (Thon Hotel), explique :
« Au milieu de notre hôtel, nous
disposons d’un grand patio. Plutôt
que d’y planter un simple jardin,
nous avons décidé d’y installer
également un coin potager. Nous
disposons de plusieurs bacs pour
les fruits et légumes (potirons, tomates,
poivrons, groseilles, etc.) et d’autres pour les herbes
aromatiques. L’entretien est entièrement géré par le personnel,
du semis à la récolte, en passant par l’arrosage.
Personne n’est obligé de participer, mais nous constatons
que c’est une activité très appréciée. Ce que l’on récolte est
utilisé par le bar ou le restaurant de l’hôtel. Nous proposons
ainsi des potages, confitures et salades issus de notre potager.
Leur provenance est indiquée sur notre carte. Mais,
davantage que la récolte, l’objectif est surtout éducatif : avec
ce potager, nous essayons de sensibiliser notre personnel et
nos clients au fait que, chez eux aussi, ils peuvent cultiver des
aliments. » Encouragé par ce succès, le Thon Hotel a été plus
loin en installant deux ruches. « Pour des raisons de sécurité,
elles sont gérées par la Société Royale des Apiculteurs de
Bruxelles. L’an dernier, nous avons récolté près de 80 kilos
de miel qui a été proposé au petit-déjeuner de l’hôtel. »
Pierre Léger, Eco-Conseiller au Village Partenaire : « Il y a
3 ans, nous avons créé un potager dans notre cour intérieure.
Travaillant dans un environnement tout en béton, nous avons
opté pour 12 bacs d’agriculture. Leur gestion est confiée
aux entreprises du site. Chaque entrepreneur y plante ce
qu’il veut et nous profitons ensemble de la récolte. Nous
récoltons environ 30 à 50 kilos de légumes chaque année,
mais l’aspect production est secondaire. Nous souhaitons
38 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
avant tout permettre aux entrepreneurs
de faire connaissance
autour d’une activité informelle
et se détendre un peu sur leur
lieu de travail. » Le côté original
de ce potager, c’est l’aquaponie :
« Nous élevons des poissons. L’eau
des aquariums sert d’engrais aux
légumes, puis, une fois filtrée, elle
retourne dans les aquariums.
Chaque année, nous élevons ainsi
10 kilos de poissons, utilisés pour
un grand repas collectif. »
Au Thon Hotel, la récolte est servie
au bar ou au restaurant.
Entreprises,
ouvrez la voie !
Au vu de ces deux exemples, on
se demande pourquoi les entreprises
sont si peu nombreuses
à se lancer… Pour Cédric Jules,
co-fondateur de Macadam
Gardens, une start-up toulousaine
spécialisée dans les potagers
urbains, beaucoup de
sociétés se laissent décourager
par la structure de leur bâtiment. Une erreur, selon lui :
« Toit plat, jardin, terrasse… tout est possible. Même sur
des petites surfaces, on peut concevoir de beaux projets.
» Autre frein : la pollution. « Mais en ville, elle est
surtout constituée de métaux lourds qui ne montent pas
à plus de 5 mètres du sol. En hauteur (sur nos buildings
bruxellois par exemple), pas de risque de contamination. »
Enfin, le climat belge décourage également. « Il est vrai
que la qualité des récoltes dépend de l’ensoleillement.
Mais, même avec un climat tempéré, toutes sortes de
fruits et légumes peuvent être cultivés. Il suffit de bien
sélectionner. »
Des associations telles que Lateral Thinking Factory soutiennent
ce type d’initiatives. En 2013, elle a réalisé pour
l’IBGE une étude sur le développement de l’agriculture
urbaine à Bruxelles et identifié une série de sites potentiels.
L’association Le Début des Haricots a lancé un projet
pour aider les entreprises qui souhaitent créer un potager.
Cédric Jules conclut : « Ces dernières années, nous
constatons un véritable regain d’intérêt pour le jardinage
et le ‘home-made’. Plus que jamais, les gens se soucient
de ce qu’il y a dans leur assiette. Les potagers d’entreprise
pourraient donc avoir de beaux jours devant eux. » ●
PHOTO R.A.
׉	 7cassandra://sKAi4tSLXSs8QvI5RAYQxnYSTg_YNFGZd7stBH5qKbUj`̵ WM6yy[i׉ErTOPIC
DURABILITÉ
Fermes urbaines :
un potentiel qui augmente chaque année
Les fermes urbaines étaient un phénomène hype il y a quelques années encore.
C’est aujourd’hui devenu un véritable business, capable de nourrir une partie de plus
en plus significative de la population. Et de remettre des personnes précarisées à
l’emploi.
Johan Debière
O
n connaît les fermes urbaines qui ont poussé à
New-York. Les premières ont été aménagées sur
les toits des immeubles par Ben Flanner en 2009.
Cet entrepreneur visionnaire peut aujourd'hui s'enorgueillir
d'atteindre à lui seul une surface cultivée totale de quelque
33.000 m2
(3,3 hectares, tout de même). Parmi les nombreuses
autres exploitations qui sont apparues depuis à
New-York, certaines ont décidé de pousser un peu plus
loin la démarche. Comme le projet Gotham Greens qui
privilégie quant à lui la culture hydroponique de différentes
variétés de salades et d'herbes aromatiques, et qui a travaillé
à l’élaboration d’un réseau de distribution dans une
trentaine de supérettes. Il livre aussi des restaurants à
travers le service Fresh Direct.
Un rendement multiplié par cent
Le mouvement s'est depuis étendu à d'autres grandes
villes. On pense notamment à Singapour qui a vu naître
Comcrop. Ou à Tokyo et l'étonnante ferme de Shigeharu
Shimamura. « Comcrop est une ferme urbaine de 6.000 m²
logée sur un toit du centre-ville. C’est l’une des premières
fermes de Singapour qui utilise l’aquaponie, un mélange
d’aquaculture verticale et d’hydroponie », nous a confié
Allam Lim, co-fondateur de Comcrop, depuis Singapour.
Une technique que le scientifique japonais Shigeharu
Shimamura a également utilisée au Japon en portant la
verticalité jusqu'à son paroxysme. Installée dans un bâtiment
déserté par le fabricant de semi-conducteurs Sony
Sendai, avec l'aide des subsides du ministère japonais de
l'économie, sa ferme a été conçue comme une superposition
de vastes plateaux éclairés par des rampes de LED,
le tout sur pas moins de 15 niveaux. Chaque jour, la ferme
pensée par le scientifique peut ainsi produire jusqu'à 10.000
laitues. Si l'on considère la surface occupée (près de 8.000
m², pour une empreinte au sol réduite à 2.300 m² seulement),
sa ferme affiche des rendements étonnants, jusqu'à
cent fois supérieurs à ceux d'une exploitation classique
en pleine terre. Selon les estimations de General Electric,
partenaire technique du projet, cette ferme verticale génère
un chiffre d'affaires annuel de 300 millions de yens
(2,5 millions d'euros).
Récupérer la chaleur des frigos
La petite Belgique n'a pas à rougir de sa position. C'est
en effet chez nous, et en particulier à Bruxelles, que
sont nés les projets qui semblent les mieux pensés et
les mieux charpentés. Notamment celui de la ferme
Une ferme urbaine a pris possession
des toits du Foodmet, à Anderlecht.
urbaine aménagée sur le toit du Foodmet, déjà évoquée
dans ces colonnes. Depuis, beaucoup d'eau a encore
coulé sous les ponts. Comme l’expliquait en 2014 Eric
Haubruge, Président du comité de pilotage du projet
Verdir et premier vice-recteur de l'ULg, à notre confrère
Valentin Dauchot, « la culture nécessite d'importantes
quantités d'énergie et, à tout le moins, de chaleur. Or, dans
les villes, cette chaleur peut facilement être récupérée
au-dessus de certains bâtiments, en particulier ceux qui
abritent des data centers. Ou qui ont à évacuer la chaleur
produite par différents process. » Cette logique de
boucle est précisément celle qu'a choisie Big à Bruxelles :
« Nous allons chauffer nos serres en récupérant la chaleur
dégagée par les groupes frigorifiques des bouchers
qui sont installés juste en-dessous », explique Mathieu
Bonin. Le projet poursuivi par Big s'appuie à la fois sur
la production de poisson, sur celle de micro-pommes de
terre et de « micro-greens » (herbes aromatiques très
prisées des restaurants étoilés). « 400.000 unités de micro-greens
vont être produites chaque année, ainsi que
300.000 micro-pommes de terre. » Quand on sait que
celles-ci peuvent être vendues 40 à 50 centimes pièce
aux restaurateurs, le jeu en vaut donc la chandelle. On
comprend mieux la facilité avec laquelle Big a réussi tout
récemment à lever 4 millions d’euros... ●
Info :
Laura Rebreanu
02 643 78 26
green@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
39
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DURABILITÉ
Cycle management environnemental : c’est reparti !
En 2015, BECI lançait un nouveau cycle de formation pour aider les entreprises à améliorer
leur gestion environnementale. L’idée de mettre en place ce cycle est née de notre
expérience directe dans le cadre du label Entreprise Écodynamique. Il est le fruit d’une
collaboration étroite avec Bruxelles-Environnement et notre partenaire 21 Solutions, et
a bénéficié du soutien de Suez.
Laura Rebreanu, Sustainable Development Coordinator BECI
P
ourquoi mettre en place un système de gestion environnementale
(SME) dans votre société ? La réponse
est très simple : il s’agit de bien gérer votre
entreprise, tout comme vous vous préoccupez de la gestion
de la qualité ou de vos finances. La démarche est d’ailleurs
similaire : le but est de s’améliorer en continu, mais aussi
de tracer les coûts cachés de votre impact environnemental.
Des coûts qui peuvent peser lourd sur vos finances mais qui,
correctement évalués et contrôlés, peuvent être transformés
en bénéfices.
Mieux gérer vos ressources, notamment énergétiques, prévenir
et réduire la production des déchets, améliorer la mobilité
dans l’entreprise, etc. : autant de quick wins à réaliser. Un
simple exemple : selon une étude de TomTom de 2015, un trajet
domicile-travail de 30 minutes en voiture se trouve allongé
de 25 minutes dans les bouchons bruxellois. Cela signifie que
les automobilistes ayant un trajet d’une durée moyenne de
30 minutes perdent 94 heures par an dans les embouteillages…
Le coût n’est pas seulement financier pour l’entreprise
; il se paie aussi en termes de bien-être et de rétention du
personnel. Et c’est encore plus préoccupant lorsqu’il s’agit
du transport des marchandises ou des déplacements professionnels.
Comme
on le voit, la gestion de l’environnement recouvre
beaucoup d’aspects, plus ou moins complexes, plus ou moins
faciles à gérer. S’y attaquer est une simple question de bon
sens. La plupart des entreprises l’ont d’ailleurs bien compris
et beaucoup ont mis des actions en place. Certaines
possèdent déjà une certification environnementale ; pour
celles-là, la question qui se pose est comment aller loin. Le
cycle en management environnemental proposé par BECI
a justement pour but de les aider à mieux structurer leur
démarche et continuer à s’améliorer.
Un nouveau cycle, un programme revu
La première année de ce cycle a été particulièrement intensive
et enrichissante, tant pour les participants que pour
nous, organisateurs. Vu le succès rencontré, BECI a décidé
de poursuivre l’aventure et lancer un nouveau cycle dès septembre
2016.
Forts de l’expérience engrangée, nous avons revu en partie le
programme. Le but est de prendre en compte les dernières
40 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
La première promotion du cycle en management environnemental.
évolutions dans le secteur de l’environnement, d’intégrer de
nouveaux outils et concepts, et rester ainsi à la pointe dans le
domaine. Nous en profiterons pour intégrer les suggestions
de nos participants et nos propres observations, pour que le
contenu reste pertinent et réellement adapté aux besoins des
entreprises. Nous avons ainsi intégré une journée consacrée
au design résilient (y compris le biomimétisme) et aux nouveaux
business models (économie du partage, « écolonomie »,
product to service systems, etc.). Nous nous intéresserons
plus en profondeur aux aspects législatifs et sécuritaires de
la dématérialisation, ainsi qu’au green IT. De même, nous
approfondirons les aspects « communication interne et gestion
du changement ».
Au-delà de la formation proprement dite, d’autres bénéfices
s’offrent aux participants. Tous reçoivent le Guide du Bureau
Ecoresponsable, ont un accès privilégié aux événements organisés
par la cellule Green de BECI et bénéficient d’un accompagnement
continu au-delà de la formation. Ainsi, les
participants au cycle de cette année recevront des outils mis
à jour et nous resterons à leur écoute, prêt à les guider et
à les conseiller dans leurs démarches environnementales.
En bref, suivre le cycle ME, c’est aussi s’intégrer dans un
réseau d’entreprises écoresponsables, pour échanger avec
des collègues et confrères qui partagent vos préoccupations,
créer des nouveaux contacts, de nouveaux liens et améliorer
ainsi les performances et la résilience de votre entreprise. ●
Info : Laura Rebreanu, 02 643 78 26 -
green@beci.be
׉	 7cassandra://9ICy1I61okeRm59OIw0slStbTf0XzVMtuKI2VW0o96Q`̵ WM6yy[m׉EFOCUS
ÉNERGIE
Le Facilitateur Bâtiment Durable, un service
utile et en pleine expansion
Parce qu'il concilie gain d'énergie – et donc d'argent - pour les entreprises, le service Facilitateur
Bâtiment Durable de Bruxelles Environnement suscite de plus en plus d'attention.
En six ans, plus de 14 000 demandes ont été introduites auprès de cet organisme précieux,
entièrement gratuit, qui aide à gérer, rénover, voire même construire les bâtiments
bruxellois. Rappel.
David Hainaut
E
n phase avec une époque toujours plus soucieuse
des questions liées à la durabilité, le service Facilitateur
Bâtiment Durable – distinct de la Maison
de l’Énergie, destinée elle au grand public – s’adresse aux
professionnels bruxellois (architectes, concepteurs de bâtiments,
entrepreneurs...) se posant cette question cruciale :
comment construire ou rénover, en tenant compte du facteur
énergétique ? « Plus largement même, cette interrogation
englobe pour nous autant l'énergie, l'environnement et
l'éolien, que l'utilisation rationnelle de l'énergie », complète
Margareth Fracas, personne clé de la coordination au sein
du service Facilitateur.
Concrètement, le processus est simple : après un premier
contact téléphonique ou virtuel répondant aux questions
générales, le service oriente l'entrepreneur vers des spécialistes
adéquats. « Si une installation est obsolète ou
qu'une conception est en cours, nous pouvons répondre en
joignant descriptions ou plan. Mais pour des questions plus
pointues, nos experts se déplacent alors sur le terrain. » De
manière toujours gratuite, indépendante et neutre, précisons-le.
Trop
de bâtiments inutilement chauffés
En matière d'efforts énergétiques à fournir, la marge de
progression de Bruxelles est évidente. Les demandes sont
pour l'heure issues de tous les secteurs, et quelques célèbres
clients ont déjà fait appel au service. « La société
pharmaceutique Pfizer, par exemple, nous a demandé d'intervenir
pour ses bâtiments, datant pourtant des années
2000. Comme dans beaucoup d'entreprises, la régularisation
de la ventilation y était indispensable. Dans la capitale,
on chauffe encore inutilement trop de plateaux entiers de
bureaux inoccupés. »
La demande est pour l'heure régulière, avec une soixantaine
de visites annuelles. « Oui, car finalement, nous faisons
passer une sorte de visite médicale aux bâtiments. En
2016, l'énergie se gère différemment, car il y a une prise de
conscience générale de la part de tous les entrepreneurs. »
Avec des gestes parfois simples et peu coûteux, ceux-ci
peuvent en effet réduire de moitié (!) leur facture énergétique.
« Le gain est évident. Nous pouvons aussi donner
des conseils faciles pour une meilleure utilisation des bâtiments,
de la ventilation, ou encore dans la gestion de l'eau,
les toitures vertes, etc. »
Alléger le travail administratif
Dans un secteur où la législation est en perpétuelle évolution,
le service est également utile pour aiguiller l'entrepreneur
vers des aides souvent méconnues. « Le travail
administratif est lourd à gérer pour les entreprises,
mêmes les plus pointues. Là encore, nous aidons chacun
à mieux connaître toutes les aides existantes, ainsi que les
déductions fiscales possibles. Nous faisons aussi office de
traducteurs d'exigences : un texte de loi, même passé à la
moulinette, cela reste complexe. C'est important de pouvoir
le traduire pour bien le mettre en pratique sur le terrain. »
Trop de bâtiments sont encore inutilement chauffés.
Parmi ses prochains chantiers, le Facilitateur Bâtiment Durable
entend continuer à se faire connaître, faire interagir
davantage son réseau et continuer à intervenir via l'une ou
l'autre formation présentant ce service d’accompagnement.
Toujours dans le but d'augmenter le nombre d'actions susceptibles
de diminuer les factures énergiques. Et surtout,
aider les professionnels bruxellois à se rapprocher toujours
plus des normes en vigueur. « Notre équipe est soudée
dans cette tâche, qu'elle estime plus que jamais utile par
les temps qui courent ! »
Le Facilitateur Bâtiment Durable s’inscrit, à côté des formations
et séminaires et du guide bâtiment durable, dans
un ensemble d’outils mis à disposition des professionnels
de la construction par Bruxelles Environnement.
Plus d’info :
0800 85 775 ou facilitateur@environnement.brussels
www.environnement.brussels/facilitateur
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
41
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ÉNERGIE
Engie Electrabel : nouveau nom, nouvel
accent mis sur la transition énergétique
Le 1er janvier 2016, Electrabel a adopté un nouveau nom et une nouvelle mission. Engie
Electrabel mise désormais sur une transition « en 3D » : durabilité, décentralisation
et digitalisation – en plaçant l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables
au centre de ses priorités. Au programme : une augmentation du nombre de petites
unités de production locales, mais aussi l’internet des objets, qui permet une gestion
plus intelligente de l’énergie. Quels avantages pour les entreprises ? Entretien avec
Philippe Van Troeye, directeur général d’Engie Benelux.
Pourquoi ce changement de cap ?
Philippe Van Troeye : Nous voulions avant tout mieux répondre
aux besoins de nos clients et de nos partenaires
dans le cadre de la transition énergétique. C’est pourquoi
nous avons décidé de renforcer nos Business Units
et de mieux harmoniser les différentes activités de notre
organisation. Ces synergies accrues nous apportent la
dynamique nécessaire pour proposer des solutions complètes.
En
tant que groupe, nous couvrons l’ensemble de la
chaîne de valeur énergétique. La nouvelle stratégie d’Engie
Electrabel exploite donc pleinement l’expertise de nos
sociétés sœurs dans le Benelux. Il s’agit d’Engie Cofely
pour la gestion facilitaire, d’Engie Fabricom pour les installations
techniques et d’Engie Axima pour la réfrigération
et la protection incendie. L’association de toutes ces
connaissances ouvre la porte aux nouvelles technologies.
Et à une offre de services renouvelée pour les entreprises.
Ce changement s’accompagne d’un nouveau nom pour
Electrabel : Engie Electrabel. Indépendamment de nos
efforts, nous avons besoin d’un cadre réglementaire
solide et d’une vision à long terme stable. La transition
énergétique nécessite, en effet, une nouvelle économie.
En quoi consiste exactement la transition
énergétique ?
Les combustibles fossiles s’épuisent peu à peu. Si nous
voulons que notre économie continue à tourner demain,
nous devons produire de l’énergie plus durablement et
l’utiliser de manière plus parcimonieuse. C’est pourquoi
Engie Electrabel met l’accent sur les trois D : durabilité,
décentralisation et digitalisation.
Engie Electrabel entend avant tout multiplier les énergies
renouvelables. Nous comptons ainsi doubler la capacité
éolienne à l’horizon 2020. Nous sommes, par ailleurs,
partenaires du parc éolien Mermaid, un projet d’électricité
verte en mer du Nord. Et avec une capacité de
523 mégawatts, nous sommes actuellement le plus
grand producteur d’électricité verte en Belgique. Les
efforts que nous consentons en matière de durabilité
ouvrent la voie à une énergie plus verte et moins chère
dans le monde des entreprises.
42 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
Philippe Van Troeye, directeur général d’Engie Benelux.
Le deuxième D est celui de « décentralisation » : Engie
Electrabel assure un approvisionnement énergétique
continu en exploitant plusieurs centrales. Il n’y a, en effet,
pas toujours suffisamment de soleil et de vent pour
faire fonctionner les moyens de production d’énergie renouvelable.
Lors
de ces fluctuations, nous devons donc pouvoir
compter sur des capacités de back-up. La centrale hydroélectrique
de Coo mais également les centrales au
gaz jouent un rôle important dans ce contexte. Ces unités
de productions turbines compensent les diminutions de
la production pour que le réseau reste alimenté en électricité.
Le
troisième D renvoie à la « digitalisation » (ou numérisation).
À l’instar des individus, de plus en plus d’objets
sont aujourd’hui connectés à internet. Engie croit
dans l’internet des objets ou la communication machine-to-machine
et dans les perspectives d’avenir qu’ils
offrent à ses clients, notamment pour une gestion énergétique
individuelle intelligente et efficace.
© Engie Electrabel
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Mais en quoi consistent précisément ces 3 D ? Engie
Electrabel veut garantir un approvisionnement énergétique
stable aux entreprises. Leur permettre de réaliser
des économies sur l’énergie et les coûts grâce à des
conseils et des audits. Les aider à atteindre des objectifs
environnementaux ambitieux. Et faire en sorte qu’elles se
développent en s’appuyant sur des technologies intelligentes
et sur l’internet des objets.
Comment Engie Electrabel contribue-t-il
à l’approvisionnement énergétique ?
Un approvisionnement énergétique optimal est indispensable
aux entreprises. Engie Electrabel souhaite donc
accompagner ses clients via les canaux et les services
adéquats. Pensez par exemple à la collaboration entre
Engie Electrabel et Engie Cofely, qui offre une assistance
technique 24 h/24 à nos clients en cas de pannes d’électricité.
Ou au service HV Cabin, qui contrôle et modernise
les cabines à haute tension des entreprises pour accroître
leur niveau de sécurité et leur durée de vie. Nous
organisons, en outre, de nombreuses formations intéressantes,
notamment des formations générales sur les
installations électriques et des formations spécifiques
sur la haute tension, le gaz naturel et la cogénération.
En tant que groupe, nous couvrons
l’ensemble de la chaîne de valeur
énergétique. L’association de toutes
ces connaissances ouvre la porte
aux nouvelles technologies. Et à une
offre de services renouvelée pour les
entreprises.
Comment aidez-vous les entreprises à optimiser
le coût de leur énergie ?
Environ 38 % des dépenses des entreprises sont consacrées
à l’énergie, ce qui représente une part considérable
du budget. D’où l’importance de disposer d’informations
sur l’évolution des marchés de l’énergie et sur le moment
opportun pour acheter. Nos spécialistes des marchés
établissent des liens entre l’actualité et les prix de l’énergie,
puis en informent les entreprises.
Les chefs d’entreprise peuvent ainsi suivre chaque semaine
les récents pics sur le marché de l’énergie et vérifier
comment ils influencent les prix de l’énergie, ce qui
leur permet de réduire leurs coûts énergétiques. Engie
Electrabel fait également part des évolutions du marché
de l’énergie aux entreprises via des webinaires, des
e-books et les médias sociaux.
Vous aidez aussi les entreprises à atteindre
leurs objectifs environnementaux.
C’est exact. De nombreuses entreprises s’engagent à
épargner les ressources. L’énergie joue aussi un rôle clé
dans la recherche de processus de production durables
et de nouveaux matériaux. Pensez aux éoliennes et à la
biomasse. Engie Electrabel accompagne les entreprises
dans la production d’énergie éolienne – à terre et en
mer. Seanergy, le nouveau produit vert destiné aux entreprises,
est une nouveauté en la matière. L’électricité
verte provient des éoliennes installées au large de la côte
belge. Il s’agit d’énergie éolienne 100 % verte et belge.
Quel est le rapport entre l’Internet des objets et
l’énergie ?
De plus en plus d’objets sont connectés sans fil à internet,
ce qui offre une multitude de possibilités aux entreprises.
Celles-ci peuvent, par exemple, travailler à
moindres frais et économiser préventivement sur leurs
coûts. Pensez à la planification des entretiens. Si les appareils
communiquent facilement et rapidement entre
eux, ils peuvent transmettre des informations sur leur
emplacement et leur état.
Bref, l’internet des objets constitue un énorme progrès en
vue d’une organisation avantageuse et plus efficace des
processus. C’est pourquoi Engie Electrabel s’est associé
à Telenet fin 2015 pour mettre en place le réseau Engie
M2M, un réseau bas débit longue portée qui consomme
peu d’énergie. L’objectif d’Engie M2M est de relier cent
mille objets ensemble en trois ans.
Et qu’en est-il des véhicules électriques ?
S’inscrivent-ils dans votre stratégie ?
Absolument ! Si nous voulons que la transition énergétique
soit un succès, nous devons également envisager
les transports. La mobilité représente, en effet, un cinquième
des émissions de CO2
de l’homme. À l’échelle
mondiale.
Nous promouvons par exemple les voitures à l’électricité
et au gaz naturel. Engie Electrabel construit déjà des
stations-service au gaz et des bornes de recharge pour
véhicules électriques. L’an dernier, nous avons installé
21 points de recharge chez Swift, une entreprise de
protection des données bancaires basée à La Hulpe. Les
entreprises font aussi appel à Engie Electrabel pour des
conseils en matière de mobilité durable.
Le nombre de véhicules électriques est encore limité,
mais la technologie et une fiscalité automobile de plus en
plus verte donneront très certainement un coup de pouce
à ces voitures de demain. La gestion de la charge gagne
elle aussi en importance. C’est pourquoi nous proposons
des produits et des services qui donnent aux entreprises
une meilleure idée de leur consommation énergétique et
des frais afférents.
En quoi Engie Electrabel se distingue-t-elle d’un
fournisseur classique ?
Nous voulons aussi aider les clients à réduire leur
consommation énergétique et leur impact sur l’environnement
tout en accroissant leur confort. Cette mission
détermine notre position sur le marché et permet à toutes
les entreprises d’accéder à l’efficacité énergétique. ●
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
43
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ÉNERGIE
Rien ne se perd, rien ne se crée :
les énergéticiens se transforment
La transition énergétique est en marche : dans un secteur en mutation, les professionnels
de l’énergie adaptent leurs services. Ils ne se limitent plus à offrir du gaz et
de l’électricité. Mais ils installent aussi des chaudières à condensation et des panneaux
photovoltaïques, des appareils connectés et bientôt des compteurs intelligents.
Un pas de plus vers les smart grids ?
Julien Ide
D
epuis 2007, le marché du gaz et de l’électricité
est totalement libéralisé. Le consommateur
a maintenant le droit de choisir son fournisseur
d’énergie. Il peut également en changer quand il
le souhaite. Cette métamorphose a entraîné une transformation
complète du paysage énergétique. Beaucoup
de nouveaux prestataires sont apparus sur le marché.
Le développement des énergies renouvelables, combiné
à une concurrence féroce, conduit progressivement ces
énergéticiens vers de nouveaux business models orientés
vers leurs clients.
Autoproduction et stockage
Selon Bruxelles Environnement, entre 2012 et 2013, la
production d’électricité à partir de panneaux photovoltaïques
(PV) a crû de 162 %. En 2013, elle représentait
32 % du total de l’électricité d’origine renouvelable
produite en Région bruxelloise. Une tendance qui se
confirme dans tout le pays.
Les consommateurs sont devenus également des producteurs.
On les appelle désormais les « prosumers ».
Ceux-ci continuent à consommer une partie de l’énergie
du réseau. L’électricité produite et non consommée y est
injectée. L’apparition de solutions de stockage, à l’insL’autoproduction
rend les clients
actifs et participe au développement
des énergies renouvelables
Raoul Nihart, Sr. Project Manager
en Stratégie et Innovation
chez EDF Luminus.
Les réseaux intelligents, au cœur des futures smart cities.
44 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
tar de la batterie Tesla Powerwall, rend les autoproducteurs
moins dépendants du réseau électrique. Philippe
Massart, directeur de la communication chez Sibelga,
met en garde contre ce phénomène : « L’énergie du réseau
est un bien collectif, surtout dans une ville comme
Bruxelles. Tout le monde doit pouvoir l’utiliser. Il faut
aussi impérativement tendre vers une réflexion globale
qui intègre une réduction de la consommation. » Chez
EDF Luminus, les propos vont dans le même sens. Raoul
Nihart, Sr. Project Manager en Stratégie et Innovation :
« L’autoproduction rend les clients actifs et participe au
développement des énergies renouvelables. C’est une
très bonne chose ! Toutefois, le stockage d’énergie localement
n’est pertinent que dans certains cas. Il ne faut
© Thinkstock
׉	 7cassandra://TDmcOHMr4bl4e4VH307QA_ILu4vJveQRnPHcDF3UHck`̵ WM6yy[u׉ESFOCUS
pas oublier que l’électricité est un produit de première
nécessité. Elle a donc un intérêt sociétal. Tout le monde
n’a pas les moyens de devenir indépendant du réseau
électrique. Si trop de gens vont dans ce sens, le coût du
réseau électrique sera porté par les autres consommateurs.
» Kevin Welch, Chief Strategy Officer chez Engie,
envisage une approche plus globale : « Les consommateurs
paieront l’accès au réseau et le décompte sur base
de la consommation réelle disparaîtra. Afin de donner le
plein potentiel aux solutions distribuées, il faudra permettre
aux buildings d’appartements d'autogérer leur
production et consommation. Le fait que chaque appartement
dispose de son compteur limite le développement
de solutions nouvelles. Le ‘netmetering’ – injection
de son électricité sur le réseau – va donc être amené à
disparaître. »
Business to customer
Dans ce contexte concurrentiel, les fournisseurs d’énergie
tentent de se démarquer au maximum et vont au-delà
de la simple mise à disposition d’énergie. Ils proposent
de plus en plus de solutions technologiques adaptées à
leurs clients. Par exemple, Engie, EDF Luminus et Lampiris
offrent des thermostats intelligents. Chez Engie, le
petit boîtier s’appelle Boxx. Celui-ci contrôle le chauffage
mais offre aussi un aperçu en temps réel de la consommation
électrique. Le système peut être couplé à des
extensions, comme la lampe Philips Hue ou des prises
intelligentes. Il est possible de le contrôler via une application
mobile.
Eneco propose l’installation de batteries Tesla Powerwall
et de PV. L’offre comprend le couplage des deux systèmes
et une gestion automatisée de la consommation électrique.
Tous ces exemples confirment une tendance B2C
assez nette dans le secteur, comme le souligne Raoul
Nihart (Luminus) : « Nous avons adapté notre stratégie
de développement à l’évolution du marché. Nous nous
orientons de plus en plus vers un service personnalisé
pour nos clients. Par exemple, avec notre filiale Dauvister,
nous installons des panneaux photovoltaïques et assurons
leur maintenance. Nous plaçons également des
chaudières à condensation et offrons un service d’entretien
à nos clients. »
L’énergie 3.0
Le secteur de l’énergie est amené à intégrer de plus
en plus les technologies de l’information et de la communication.
Les compteurs intelligents – ou smart meters
– ont fait leur apparition depuis quelques années.
Ces petits appareils numériques transmettent des informations
entre les installations électriques (ou au gaz)
d’un bâtiment et le réseau. Ils permettent de fournir des
relevés plus précis et réguliers. La facturation, basée
sur des consommations réelles, écarte les erreurs de
relevés manuels des compteurs analogiques. L’objectif
écologique est clair : diminuer les consommations énergétiques
et donc encore réduire les émissions de gaz à
effet de serre.
C’est précisément pour ces raisons qu’en 2009, une directive
européenne prônait un déploiement des compteurs
intelligents, avec un objectif de 80 % d’équipement
d’ici 2020. En Italie, plus
de 27 millions de compteurs
d’électricité intelligents
ont été placés.
En Suède et en Finlande,
presque tous
les bâtiments en sont
équipés. En France et
Pays-Bas, des plans d’installation à grande échelle ont
déjà commencé. En Belgique (comme en Allemagne),
rien de concret n’est encore à l’ordre du jour. Les régions
ont en effet émis quelques réserves. Elles ont évoqué
notamment un coût trop élevé, une durée de vie trop limitée
des compteurs et le problème de la confidentialité
des données. Aucune décision officielle n’a donc été
prise pour le moment. Par contre, le distributeur wallon
Ores a annoncé en novembre dernier son intention de
collaborer avec EDF afin de placer des smart meters un
peu partout au sud du pays. Mais cette décision n’est
pas du goût de Sibelga, comme le confiait Philippe Massart
à L’Echo : « Tous les gestionnaires de réseau avaient
entamé des discussions pour développer un cahier de
charges commun et se mettre d’accord sur des normes
et des fonctionnalités qui permettraient une interopérabilité
entre les différents compteurs. Même si Ores a
décidé de faire cavalier seul, nous prévoyons d’ailleurs
toujours de lancer un marché public au printemps avec
Eandis, Infrax et Resa. »
Le netmetering – injection
de son électricité sur le réseau –
est amené à disparaître.
Kevin Welch,
Chief Strategy Officer chez Engie.
Et pourtant, il semble que la tendance générale mène,
via ces smart meters, à la mise en place de smart grids,
des réseaux intelligents. Le développement de cette gigantesque
toile interconnectée est motivé par plusieurs
facteurs qui complexifient la gestion actuelle du réseau
électrique. Raoul Nihart (Luminus) nous éclaire à ce
sujet : « Tout d’abord, le développement d’énergies renouvelables,
bien que très positif, rend l’équilibrage du
réseau plus difficile de par leur caractère intermittent.
Ensuite, la consommation électrique est amenée à augmenter,
surtout dans les villes. La démographie ne cesse
de croître et de nouvelles demandes en électricité se
multiplient (climatisation, voitures électriques, pompes
à chaleur…). Et enfin, il faut réaliser que jusqu’ici l’offre
était simplement adaptée à la demande. Les smart meters
permettront une gestion active de la demande en
incitant les utilisateurs à déplacer leur consommation
aux moments les plus opportuns. »
Ainsi se dessineraient les traits de notre avenir énergétique.
Tous les acteurs seraient en constante interaction,
avec des objectifs écologiques et économiques clairs.
Reste à voir si nos pouvoirs publics parviendront à s’entendre
sur des stratégies à long terme. ●
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
45
R.A.
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L’énergie urbaine, un peu plus durable ?
ÉNERGIE
À l’échelle européenne, notre pays est à la traîne en matière environnementale – en témoigne
le « Prix Fossile » reçu à la COP 21. Mais depuis quelques années, la Région bruxelloise
tente de se démarquer : elle a fixé une réduction de 30 % des émissions de gaz à effet
de serre d’ici 2025. Les solutions potentielles pour y parvenir se multiplient : bâtiments
passifs, panneaux solaires, mini-éoliennes, cogénération, géothermie…
Julien Ide
D'
après le rapport 2015 de l’Agence européenne
de l’environnement, 24 pays
de l’UE ont atteint leurs objectifs intermédiaires
de réduction des gaz à effet de serre.
La Belgique n’en fait pas partie… Elle n’a pas
non plus respecté ses engagements en matière
d’efficacité énergétique. Tout au plus a-t-elle pu
éviter un score négatif au niveau du développement
des énergies renouvelables.
Dans ce contexte difficile, Bruxelles serait-elle
en train de se démarquer ? D’après Bruxelles
Environnement, la métropole ferait partie du
top 5 des villes européennes cumulant la plus
grande superficie de bâtiments passifs (toutes
proportions gardées). Par ailleurs, la production
issue d’énergies renouvelables dans
la capitale aurait presque triplé depuis 1990.
Même si elle ne représente encore aujourd’hui
que 2,1 % de la consommation d’énergie finale brute.
Le renouvelable aujourd’hui
D’après Bruxelles Environnement,
entre 1990 et
2013, la production bruxelloise
d’électricité à partir
de sources renouvelables
a presque triplé. En 2013,
celles-ci se répartissent
comme suit : 30 % de photovoltaïque,
60 % de déchets
brûlés (incinérateur
régional) et 10 % de solaire
thermique et de pompes à
chaleur.
Tous les résultats ont montré
que les effets d’une éolienne installée
sur le toit d’un bâtiment sont minimes.
Mark Runacres,
VUB
Selon Kevin Welch, Chief Strategy Officer d’Engie Benelux,
le photovoltaïque (PV) a le meilleur avenir dans les
villes : « La technologie est aujourd’hui déjà très efficace
et ne va faire qu’évoluer. Elle s'intégrera de plus en plus
46 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
L’un des deux moteurs de cogénération du Cinquantenaire.
sur les surfaces des bâtiments. Sur les toits et même sur
les murs. À ce niveau, nous offrons à nos clients industriels
un service complet qui comprend l’installation, la
maintenance et le monitoring. Nous développons également
une offre PV pour nos clients résidentiels qui sera
prochainement disponible. »
Le potentiel géothermique de Bruxelles n’est pas énorme,
mais pas non plus négligeable. Quelques constructions de
la capitale sont déjà pourvues d’installations de ce type. Par
exemple, Bruxelles Environnement est équipée de 4 puits
géothermiques de 80 m de profondeur. Engie Bruxelles
est dotée de 180 puits de géothermie creusés à 100 m
de profondeur. Ceux-ci couvrent la moitié des besoins en
chaleur et en refroidissement du bâtiment. Dans le quartier
européen, le nouvel immeuble « Wilfried Martens », qui
ouvrira ses portes en 2017, sera lui aussi alimenté par
géothermie. Les forages descendent jusqu’à 250 m de
profondeur.
Un projet d’usine de biométhanisation dans le Port
de Bruxelles est à l’étude depuis plusieurs années au
gouvernement bruxellois. Il permettrait de produire de
l’énergie totalement verte à partir des déchets agricoles
flamands et du compost des Bruxellois. Mais le dossier
est actuellement bloqué, pour des raisons de nuisances
olfactives et de pollution liée au transport des déchets.
Demain, des hélices sur les toits ?
Depuis quelque temps, des éoliennes ont été installées
sur des bâtiments dans quelques villes, comme
à Londres, Groningue ou Lyon. Mark Runacres est
R.A.
R.A.
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professeur d’énergie éolienne et de mécanique des fluides
à la faculté des ingénieurs de la VUB. Il travaille sur des
projets d’éoliennes urbaines. Une première étude lui a
permis de constater qu’au sommet des tours bruxelloises
de plus de 100 m d’altitude, le vent souffle aussi fort qu’à
la côte belge au niveau du sol. Lors d’une deuxième étude,
il a examiné les impacts potentiels inhérents à l’installation
d’éoliennes sur le toit de bâtiments. Le chercheur est
ravi : « Nous avons analysé les nuisances sonores, la gêne
visuelle, les influences sur la biodiversité, et surtout, la
question des vibrations. Tous les résultats ont montré que
les effets d’une éolienne installée sur le toit d’un bâtiment
sont minimes. »
Les éoliennes sur lesquelles travaille le professeur
Runacres ont une puissance maximale de 10 kW. Cela
signifie qu’une machine peut alimenter trois ménages.
L’investissement de base tourne autour de 20 000 € et
serait rentabilisé en moins de 10 ans. Alors, verra-t-on
bientôt fleurir des éoliennes dans le ciel de Bruxelles ?
Mark Runacres répond à la question :« Nous avons
déjà effectué des études de faisabilité pour la tour du
Midi et The Hotel. Suite aux résultats concluants, les
propriétaires se sont montrés fortement intéressés.
Il est très probable que les premières éoliennes soient
installées d’ici deux ans. »
Vers un meilleur rendement énergétique
À l’instar d’une centrale électrique classique, la centrale à
cogénération produit de l’électricité à partir d’un combustible,
généralement du gaz. Avec une nuance qui a toute
son importance : la chaleur des gaz d’échappement n’est
pas perdue mais est récupérée et utilisée pour alimenter
un bâtiment. Le système produit ainsi conjointement de
l’électricité et de la chaleur. Le rendement d’une centrale
à cogénération peut atteindre 90 %, contre 30 % pour une
centrale électrique classique. La même quantité de gaz
brûlé génère autant de CO2
, mais produit trois fois plus
d’énergie ! L’intérêt écologique est donc essentiel.
Philippe Massart, directeur de la communication chez
Sibelga, distingue trois types de centrales à cogénération
: « Au niveau industriel, on utilise des turbines de la
taille des plus gros réacteurs
d’avion. Sibelga a installé
plusieurs centrales de cogénération
de taille moyenne
pour alimenter, entre autres,
l’ensemble des musées du
Cinquantenaire, le Parlement
flamand et le campus du Solbosch
de l’ULB. Il existe également
la micro-cogénération
pour les besoins individuels,
mais le rendement n’est pas
encore idéal. »
L’équilibre énergétique repose
sur trois piliers incontournables :
la réduction de la consommation,
la combinaison optimale des sources
d’énergie et l’utilisation des technologies
économiquement abordables.
Philippe Massart ,
Sibelga
Philippe Massart insiste par ailleurs sur une politique
d’utilisation et de production optimales. « La meilleure
énergie est celle qui n’est pas consommée. C’est pour
cette raison qu’à côté des nouvelles constructions passives,
l’isolation des bâtiments existants reste la priorité.
L’équilibre énergétique repose sur trois piliers incontournables
: la réduction de la consommation, la combinaison
optimale des sources d’énergie et l’utilisation des
technologies économiquement abordables. »
L’énergie en autarcie
Depuis quelques mois, il est possible en Belgique d’acquérir
la fameuse batterie Tesla Powerwall. Elle offre le
meilleur rapport stockage/prix du marché (6 000 € minimum,
installation et raccordement compris par Eneco).
Mais est-ce rentable à Bruxelles ?
La capacité de la batterie est de 10 kWh. Utilisée à son
volume maximal, elle pourrait donc stocker 3 650 kWh
par an. Selon Solavari, 1 m2
an en Belgique. Il faudrait donc au minimum 36,5 m2
de PV produit 100 kWh par
de
Au sommet des tours bruxelloises, le vent souffle
aussi fort qu’à la côte belge au niveau du sol.
PV. Tesla offre une garantie de dix ans sur son produit.
Calculons donc la rentabilité sur cette période : si le kWh
fourni par le réseau coûte 0,20 €, cela reviendra finalement
à 3 650 x 10 x 0,20 = 7 300 €. Ce calcul ne tient pas
compte de l’investissement dans les PV. La rentabilité de
la Powerwall mérite donc une analyse plus approfondie.
Ce genre de système reste toutefois un moyen efficace
pour les entreprises qui veulent investir dans des solutions
de secours. ●
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
47
R.A.
R.A.
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Sportyverse : le réseau social sportif
STARTERS
Lancée à Bruxelles par Dimitrios Kourasis, Sportyverse ambitionne de devenir la
plateforme du sport en connectant les athlètes à l’ensemble des professionnels.
Guy Van den Noortgate
«O
n peut comparer Sportyverse
à une sorte de LinkedIn pour
le monde du sport », lance
d’emblée Dimitrios Kourasis, fondateur
de la start-up. « L’idée est née
en 2014. Le projet a pris forme en
2015 avec la création de la société
et, aujourd’hui, nous sommes actifs
avec déjà 800 membres. Nous en visons
10.000 pour septembre. Nous
sommes différents d’un media social
comme Facebook car nous sommes
entièrement dédiés au sport. Il existe
quelques projets similaires aux
États-Unis et en Grande-Bretagne
mais ils sont limités à une série de
sports, voire à un seul sport comme
le football. Nous visons toutes les activités
sportives. »
Aux côtés de Dimitrios Kourasis, qui vit à Bruxelles
depuis huit ans, gravitent de nombreux partenaires indépendants
répartis en Belgique ainsi que dans divers
pays européens et aux États-Unis. Ils s’occupent tant
du développement que du contenu et de la mise à jour
du site. L’investissement de départ se monte à quelque
50.000 euros dont une moitié a été consacrée à la mise
sur pied de la plateforme, l’autre moitié étant destinée à
assurer la promotion du site, via différentes opérations
comme la réalisation de flyers. Le fondateur a choisi
Bruxelles pour lancer son site car « c’est le cœur de
l’Europe et un excellent écosystème pour le développement
de start-ups. » Il est actuellement en discussion
avec un investisseur américain qui envisage d’apporter
300.000 dollars de financement.
« À l’heure des médias sociaux, le monde du sport
est encore fragmenté », enchaîne Dimitrios Kourasis.
« Avec Sportyverse, les gestionnaires peuvent se
connecter avec les athlètes et les entraîneurs, les fans
avec les clubs sportifs, les écoles et les collèges, ou les
joueurs avec les médecins et kinés. Sportyverse vise à
combler les lacunes du réseautage pour les amateurs,
semi-professionnels, clubs, équipes scolaires, etc. Les
gestionnaires et les clubs peuvent l'utiliser comme un
outil pour la recherche de talents. Les athlètes et les
joueurs peuvent publier des informations sur leurs réalisations
sportives, des articles de presse, des vidéos,
des photos ou toute autre chose qu'ils estiment pouvoir
les aider à atteindre leurs objectifs ou augmenter leur
valeur de marché. »
La communauté du sport est très large : chacun
de nous, au-delà du monde professionnel, peut s’y
48 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
retrouver peu ou prou, qu’il soit
fan, sportif amateur ou administrateur
de club. Le potentiel pour
Sportyverse est immense ; encore
faut-il le réaliser dans un premier
temps et l’exploiter dans un second.
Pour l’instant, le site n’est
disponible qu’en anglais ; l’essentiel
des premiers membres
et utilisateurs proviennent
du nord du pays ainsi que de
Grande-Bretagne. À terme, le
français, le néerlandais et l’allemand
devraient s’ajouter. Devenir
membre de Sportyverse est gratuit
: le business model s’appuie
sur les rentrées publicitaires.
Dimitrios Kourasis
« Dans réseau social, il y a social »
Toutefois, Dimitrios Kourasis n’entend pas réduire son site
à une simple activité commerciale : « Dans réseau social,
il y a social. Dans le futur, je souhaite consacrer un pourcentage
de nos bénéfices à des associations sportives. Je
suis d’ailleurs en pourparlers avec de nombreuses fédérations.
Par ailleurs, nous souhaitions également soutenir
les sports paralympiques. » Dans la foulée, il évoque
également un Belge qui a changé la face du sport il y a
plus de 20 ans : Jean-Marc Bosman. « L’arrêt Bosman » a
provoqué une révolution dont profite aujourd’hui, en partie,
un site comme Sportyverse. Et Dimitrios Kourasis souhaiterait
rencontrer Bosman pour lui proposer de devenir un
ambassadeur de son site. L’appel est lancé. ●
Info : www.sportyverse.com
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique
de Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au
« tax shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
R.A.
׉	 7cassandra://YU-dow35aCfk7IqoMbVqPMLH-ybvjXUtzXqY3XJdGP4`̵ WM6yy[}׉EENTREPRENDRE
TRANSITION
Réutilisation et récupération ont le vent en poupe
Le tri des déchets est devenu une habitude pour tous, à la maison comme en entreprise.
Papier, verre, PMC, batteries, ampoules : aujourd’hui, tout peut et doit
être collecté séparément en vue du recyclage. On ne parle même plus de déchets,
mais de ressources secondaires. Les matériaux qui autrefois finissaient à la décharge
ont aujourd’hui une vraie valeur. Et en termes de recyclage, les Belges sont
champions d’Europe ! Les chiffres nous placent devant la Suède et l’Allemagne.
Laurie Verheyen
D
e nombreuses actions et initiatives expliquent cette
performance. Ainsi, le tri est désormais obligatoire
pour tous, entreprises et citoyens. Fost Plus, l’organisme
chargé de promouvoir et financer le tri sélectif et le recyclage
des déchets d’emballages ménagers en Belgique,
organise régulièrement des campagnes de communication
et propose de nombreux outils pour aider les entreprises à
sensibiliser leurs employés au tri. Résultat : près de 80 %
des emballages ménagers mis sur le marché belge sont recyclés.
Le dernier rapport de Fost Plus précise que 99 % de
ces emballages ont été transformés en matières premières
recyclées, dont 75,8 % traités en Belgique. Il y a là un potentiel
économique non négligeable, y compris à Bruxelles.
La même tendance s’observe pour d’autres flux : en 2015,
120.000 tonnes de vieux vêtements ont été recyclés en Belgique,
comme le rapporte Coberec Textiles, qui représente
les récupérateurs de vêtements usagés. Un secteur qui
compte 50 entreprises en Belgique, employant ensemble
plus de 1.000 personnes – principalement des travailleurs
peu qualifiés.
Le défi du tri et de la valorisation est sans fin et les projets
nombreux, tant privés que publics, au niveau national
comme régional. Bruxelles a ainsi lancé un ambitieux Programme
Régional d’Économie Circulaire (le PREC), dont
l’un des axes porte sur le recyclage et la réutilisation.
Fost Plus, de son côté, a lancé en 2016 un projet pilote dans
six communes belges pour tester de nouveaux scénarios de
collecte, permettant d’élargir le nombre d’emballages acceptés
dans le sac bleu. « Les filières de recyclage existent »,
indique Christine Levêque (Suez), « et les collecteurs sont
prêts. » Ainsi, Suez dispose des capacités nécessaires pour
améliorer le traitement des déchets collectés, maximiser
le recyclage et la valorisation des ressources. L’entreprise
a développé une vision de l’économie circulaire et, dans ce
cadre, offre des services qui vont bien au-delà de la collecte.
Suez propose un accompagnement en éco-design
pour aider ses clients à développer des produits prévoyant
déjà, en fin de vie, le recyclage maximal des ressources. Elle
propose aussi un « écoscan » pour aider les entreprises à
prendre conscience du potentiel économique d’une bonne
gestion des déchets et ressources.
Surcyclage
Recycler, c’est bien, mais il y a mieux : la réutilisation. Il
est très possible de prolonger la durée d’utilisation de
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
49
Quand la création se conjugue avec la
réutilisation : c’est « l’upcycling ».
nombreux produits. Ordinateurs ou imprimantes en bon
état, par exemple, peuvent être réutilisés par des écoles.
Idem pour les meubles. Des sociétés comme NNOF, Nearly
New Office, proposent de donner une seconde jeunesse aux
meubles de bureau. Bien que Bruxelles soit encore en retard
par rapport à d’autres villes européennes, les initiatives
en la matière se multiplient. Re-Creation Hall (www.recreationhall.net),
le « marché de l’upcycling », se déroule tous
les deuxièmes dimanches du mois à l’Atelier des Tanneurs.
Toujours à Bruxelles, l’ASBL Rotor a mis en place le site
Opalis (www.opalis.be) pour faciliter le réemploi des matériaux
de construction. Il rassemble les revendeurs professionnels
de matériaux de réemploi et s’adresse aux architectes,
aux particuliers ou encore aux entrepreneurs.
L’utilisation rationnelle des ressources et le réemploi sont
aujourd’hui une nécessité. Alors que les prix des ressources
fluctuent constamment, il ne s’agit plus d’idéalisme environnemental,
mais de bon sens économique. Le secteur
de l’upcycling et du réemploi est encore à ses débuts, mais
son potentiel est très important, tout comme celui du recyclage.
Les entreprises entendent bien saisir cette opportunité,
comme le montre le dynamisme dont elles font preuve,
qu’elles soient petites ou grandes, B2C ou B2B. ●
Info :
Laurie Verheyen, Conseiller Économie Circulaire,
lv@beci.be, 02 210 01 75.
© Thinkstock
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La transmission d'entreprises : déjà un succès !
Imaginé il y a un peu plus d'un an pour aider des milliers d'entrepreneurs à céder
leur affaire de la meilleure façon possible, le Hub Transmission de BECI croule sous
les demandes. Sans grande surprise.
David Hainaut
C
réé début 2015 et déjà évoqué à plusieurs reprises
dans ces colonnes, le Hub Transmission de
BECI est né pour répondre à une problématique
entrepreneuriale : faire face au grand nombre de sociétés
bruxelloises à céder (près de 40 000 dans la décennie à
venir !), conséquence directe du « papy boom ».
L’heure est au premier bilan, dressé par son dynamique
coordinateur Erick Thiry, lequel confirme que la transmission
d'entreprises est « un sujet qui reste encore très tabou
dans notre culture, sur les plans familial, personnel et
professionnel. Mais la problématique va fortement évoluer
grâce à la nouvelle génération, poussée par des influences
anglo-saxonnes. » Car si, dans nos contrées, céder sa
société, souvent en fin de carrière, reste vécu comme un
problème, il n’en va pas de même ailleurs. Dans d’autres
pays comme les États-Unis ou la Grande-Bretagne, cela
représente plutôt une fierté et un symbole de réussite.
peu plus de 80 sociétés ; des entreprises qui représentent
un large éventail de domaines d’activités, certaines allant
jusqu'à 140 millions de chiffre d'affaires ! La grande
majorité des sociétés retenues est effectivement aidée
par le Hub. On peut donc parler d’un franc succès, qui
dépasse même de loin nos espérances. » Voilà qui est
encourageant, dans une Région de Bruxelles-Capitale
où six entreprises sur dix ne trouvent pas d'acquéreur,
une fois mises en vente.
Un diagnostic pour mieux revendre
Mais concrètement, que peut apporter le Hub à une
entreprise sélectionnée ? « Outre l'accompagnement
classique, nous fournissons un important travail de (re)
développement avant la vente, pour d'abord aider chaque
entreprise à fonctionner à 100 % de ses capacités. Grâce
à nos partenaires, nous avons à notre disposition des
experts capables d'évaluer le processus de fonctionnement
interne et le projet à long terme. Quand on reçoit un
entrepreneur cédant, on fait donc une sorte de diagnostic
général, pour pouvoir revendre au meilleur moment. Cela
peut prendre de six mois à trois ans avant la revente. »
La confidentialité est un autre élément-clé pour tout
entrepreneur désirant passer le relais – et c’est aussi
une garantie essentielle que peut apporter le Hub, par
sa neutralité.
Panel de discussion du Hub Transmission, le 17 mars dernier.
De gauche à droite : Luc de Soignies (Federgo), Thierry Paquit (Identic),
Jacques Delaere (Aganeri), Olivier Kahn, Valérie Denis (Familles en
Entreprises) et Louis Amory (Maison Blavier).
Plus de 200 sociétés rencontrées
Grâce à une première année de réflexion et une communication
importante, le Hub Transmission a su, en peu de
temps, faire parler de lui à Bruxelles. Il peut notamment
se targuer d’avoir fédéré un large panel de partenaires
à l’expertise reconnue (Deloitte, KBC Brussels, Partena,
CAP Consultance et différentes PME spécialisées)
et d’avoir créé un levier financier de plus de 250 millions
d'euros pour soutenir les transmissions sur la Région
bruxelloise.
La prise de conscience est à présent quasi générale chez
les entrepreneurs qui, avec intérêt, ont participé en masse
aux premiers événements du Hub. « Depuis mars 2015,
nous avons reçu dans nos locaux plus de 200 entreprises.
Sachant que nous ne travaillons pas avec les commerces,
qui se vendent facilement sans notre aide, et que nous
privilégions les entreprises génératrices d'emplois jouissant
d'un chiffre d'affaires d'au moins 500 000 euros, la
sélection a été ramenée dans un deuxième temps à un
50 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
Une demande croissante
On l'imagine, avec des séances informatives qui se poursuivent
(voir encadré) et une demande forcément exponentielle,
le Hub Transmission risque d'avoir du pain sur la
planche dans l’avenir proche. « Dans les trois prochaines
années », confirme Erick Thiry, « il risque de se passer
énormément de choses pour nous. Car, si nous nous
concentrons évidemment sur Bruxelles, des acquéreurs
potentiels peuvent tout aussi bien venir de l'extérieur.
Dernièrement, une société parisienne nous a contactés
dans le but d'acquérir une société bruxelloise. De même
que des entreprises de Charleroi. Récemment aussi, une
association de vingt-cinq grands entrepreneurs turcs nous
a sollicités pour élargir son panel de sociétés bruxelloises.
23 juin – Panel de discussion
Animé par des professionnels de tous les domaines ayant
connu la cession ou la reprise, cette réunion est destinée
aux dirigeants d'entreprises souhaitant transférer leur
société à moyen et à long terme, aux dirigeants voulant
céder leur entreprise à leur(s) enfant(s) ou aux éventuels
repreneurs.
BECI - Avenue Louise 500, 1050 Bruxelles, le 23 juin de
16h à 19h30
Info : Erick Thiry - eth@beci.be, 02 643 78 36
׉	 7cassandra://Fe0Mn7Dgzc2Zy2L0dMQ88M6Dmq-Yoj_3kPAqcNvP8xU`̵ WM6yy[׉EENTREPRENDRE
Le potentiel de développement dans l'accompagnement
des entreprises reste donc énorme ! »
Éviter des drames
Dans une société où la jeune génération aspire au(x)
changement(s), à tester de nouvelles choses, et surtout
à éviter la monotonie, la transmission d'entreprises a de
beaux jours devant elle. « Au Hub, nous sommes pour
l'heure surtout confrontés à la génération des 60-65 ans.
Mais lorsqu'on interroge de jeunes entrepreneurs, on se
rend très bien compte que la succession dans l’entreprise
familiale n’est pas une priorité, pour 80 % d’entre eux.
Très souvent donc, on assiste à des désillusions chez
les entrepreneurs seniors qui, depuis le départ, étaient
persuadés de voir un de leurs enfants reprendre l'affaire.
Ces patrons peuvent alors se retrouver dans des
situations économiques dramatiques, y compris pour leur
retraite. Cela nous donne le sentiment d’avoir aussi une
mission sociétale à remplir, en tentant d'aider au mieux
ces chefs d'entreprises, d'une part en suscitant leur curiosité,
d'autre part en les rencontrant individuellement. »
Vu l'évolution des mentalités, il y a fort à parier que la
Erick Thiry
transmission d'entreprise, encore assimilée – à tort –
comme une petite mort, constituera au final une formidable
opportunité de renouveau et de redynamisation
économique. « Le changement, s'il n'est pas radical, est
certain », conclut Erick Thiry. « Une chose est sûre, nous
avons constaté en un an une immense méconnaissance
du processus de préparation. On envisage donc activement
de poursuivre cette noble mission. L'optimisme règne ! »
Qui s'en plaindra ? ●
MANA TÉGI
FINANCE – CONTRÔLE
FISCALITÉ – DROIT
TÉGIE
MARKETING – 2.0 – VENTE
RH – PEOPLE MANAGEMEN
ENTREPRENARIAT – PME
GEMENT
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Maestro Mobile : un challenge pour apprivoiser
la mobilité à Bruxelles
Bruxelles verra naître en septembre son premier Maestro Mobile. Un concept ludique
qui, dans le but de tester de nouvelles manières de se déplacer, verra s’affronter des
équipes de quatre personnes. Avec un trophée de prestige à la clé. Xavier Tackoen,
l'un de ses instigateurs, par ailleurs administrateur délégué chez Espaces Mobilités,
nous en parle.
David Hainaut
Bruxelles Métropole : D'où provient l'idée de ce
concept ?
Xavier Tackoen : Dans mon travail, j'ai la chance de donner
des cours à différents types de public, sur le thème
de la mobilité. J'essaie de mettre chacun en situation,
sur base d'un parcours réalisé dans une ville. L'idée du
Maestro Mobile, un jeu grandeur nature à Bruxelles,
est partie de là. C'est pour moi la meilleure façon d'apprendre
aux gens que, si prendre le bus, le métro ou le
tram reste intéressant, ils peuvent s'organiser autrement.
Et souvent mieux ! De manière aussi intégrée et
moderne, on peut dire que notre capitale sera la première
ville à lancer ce challenge, pour lequel nous visons
plusieurs centaines de participants.
En somme, votre objectif serait de faire changer
quelques-unes de nos habitudes de déplacement ?
Oui. Nous partons du principe que la mobilité du futur
est déjà, aujourd'hui, sous nos yeux. Sous nos pieds,
même ! Une ville entourée d'autoroutes avec un vaste réseau
métro, c'est beau, mais cela reste utopique. Notre
envie, c'est de dire aux gens qu'on doit apprendre à se
déplacer différemment. Ce n'est certes pas évident, car
cela nécessite une autre gestion du temps et de l'organisation.
Mais ce Maestro Mobile va tenter de nous faire
représenter la ville autrement.
Provoquer le déclic, cela reste un beau défi, non ?
Oui, mais nous sommes là dans une approche de sensibilisation
par l'expérimentation. Si beaucoup connaissent
les nouveautés de ces dernières années (Cambio, Villo...),
il reste encore un « gap mental » quant à leur utilisation.
S'il n'y a pas d'accompagnement, c'est difficile.
Cela dit, nous ne sommes pas là pour faire sortir les
gens des voitures, présentes encore en masse : nous
voulons faire comprendre à des gens qui, par exemple,
prennent toujours le métro, qu'ils pourraient circuler de
manière plus adaptée (vélo, train, bus...), s'ils connaissaient
mieux toutes les facettes de la mobilité.
Concernant les entreprises, on parle de plus
en plus d'intégrateurs, ces intermédiaires qui
optimisent les déplacements professionnels et
personnels des salariés. Il en sera aussi question ?
Bien sûr. Une société comme Ubeeqo, filiale d'Europcar,
s'est bien rendu compte qu'il fallait investir dans
ce type de nouvelles mobilités. Via une plateforme web,
cette société permet de centraliser tous les modes de
52 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
transport disponibles dans
treprise, du véhicule de société
au train en passant par le taxi
et la location de voitures. Pour
les sociétés, c'est une évolution
essentielle.
On imagine que votre conc
reste évolutif ?
Oui. Notre ambition est de
rer le maximum de monde.
Nous sommes persuadés
que c'est en poussant
les gens dans leurs derniers
retranchements
qu'ils changeront. Raison
pour laquelle le Maestro
Mobile pourrait tout à fait
devenir un rendez-vous
annuel. Nous comptons sur beaucoup de partenaires
importants (BECI, Bruxelles Mobilité, Cambio, Regus,
Uber, Villo...), ainsi que sur les médias et les réseaux
sociaux. Si on parvient à rassembler à un maximum
d'acteurs, ce sera formidable. Mon objectif personnel,
c'est que chacun se rende bien compte de la réalité
du terrain. Créer ce challenge est un challenge en soi,
mais je reste persuadé qu'il fera connaître de nouveaux
modes à tous les participants, parmi lesquels,
espérons-le, quelques hommes politiques et chefs
d'entreprises. Nous sommes à l'aube d'une nouvelle
dynamique ! ●
Xavier Tackoen
Expérimentez aussi avec B-mobility
Le Hub Mobilité de BECI lançait, il y a six mois, B-mobility,
la plateforme de promotion des alternatives de mobilité.
Le covoiturage (Commuty), le télétravail (Regus), le taxi
pooling (Splyt) et le carsharing (Zen Car) sont les premières
alternatives à avoir été mises en avant. Cette année, les
membres BECI bénéficient d’une réduction de 10 % sur
les packs Zen Car, et d’une réduction de 15 € sur votre
premier voyage avec Splyt en rentrant le code BECI15 dans
l’application.
Info : www.beci.be/mobility.
Vincent Campeol, Mobility Advisor BECI,
vc@beci.be, 02 640 93 28
׉	 7cassandra://zcvpYX_ZQAI5YDwqdPGYYBURPL3yfSbHG5kqKU9VB2I}`̵ WM6yy[׉Ewww.beci.be
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Qu’attend l’entrepreneur de son avocat ?
Par nature, la relation entre le chef d’entreprise et l’avocat est compliquée : le premier
est un fonceur ; le second est prudent et rationnel. Et quand l’entrepreneur
fait appel à l’avocat, c’est forcément dans un contexte problématique. Une enquête
menée par BECI vient d’y apporter un éclairage.
L
a relation entre le dirigeant de PME et son avocat
est une histoire a priori pleine de rebondissements
et chargée le plus souvent d’émotions.
En termes de perception, l’avocat est presque toujours
associé à l’image du conflit, qu’il soit social, commercial,
ou autre. Quant aux émotions, elles relèvent du registre
de la colère, de la frustration, de la peur ou de la rancune.
Quand le chef d’entreprise s’adresse à un avocat, c’est
pour se débarrasser d’un problème : il dépose son conflit
chez son avocat, un peu comme on déposerait son sac,
le chargeant de tout jusqu’au moment où l’affaire lui reviendra.
L’avocat est utilisé comme un agent de défense
face à une agression, ou à l’opposé, un agent d’agression
pour rendre à la partie adverse la monnaie de sa pièce.
L'avocat est trop rarement utilisé comme médiateur,
comme agent de résolution de conflit. Force est aussi
de constater que l’avocat ne cherche pas toujours à éviter
le conflit en calmant le jeu…
Le profil de l'avocat
D'après une étude américaine1
, les avocats présenteraient
un profil de très bons élèves, aimant apprendre
et appréciant les activités scolaires, critiques à l’égard
d’eux-mêmes et capricieux. Mais surtout, ils seraient
totalement dépourvus de sensibilité relationnelle ; ils
Quand le chef d’entreprise
s’adresse à un avocat, c’est pour
se débarrasser d’un problème : il
dépose son conflit, un peu comme
on déposerait son sac.
seraient focalisés sur les tâches et diront ce qu’ils pensent
de manière froide, critique et argumentée. Les avocats
auraient aussi, le plus souvent, des difficultés à comprendre
le ressenti de leur interlocuteur et à agir avec
tact. Du mal aussi à maîtriser le stress, et ils privilégieraient
le plus souvent les stratégies d’évitement. Enfin,
l’avocat américain hésiterait à prendre des risques et des
décisions et n’aimerait pas l’autorité…
Qu'en est-il en Belgique ? Selon une enquête menée par
BECI en 2016, les patrons bruxellois sont clairs : à 94 %,
ils préfèrent un avocat qui est prêt à s’opposer à eux dans
1 Étude Hildebrandt sur 2000 avocats américains 2012
leur intérêt… Du moins, c’est ce qu’ils disent. De là à
savoir si c’est vrai… Le gros souci dans les PME, comme
chez les avocats eux-mêmes, se trouve du côté des honoraires
; dans 63 % des cas, ces derniers sont jugés
surévalués ! Les patrons jugent les avocats comme étant
compétents, plutôt à l’écoute, persévérants, plutôt francs
et rationnels. Mais ils les critiquent sur leur manque de
disponibilité, leur prudence excessive ainsi que sur leur
manque d’empathie et leur absence d’émotions. En deux
mots, les patrons voient en leurs avocats tout l’inverse
d’eux-mêmes. C’est peut-être pour cela que la relation
est compliquée, mais aussi qu’elle a tout son sens !
Quel rapport à la justice ?
Mais il est clair aussi que le peu de succès des procédures
alternatives de résolution de conflit est dû tant aux
patrons de PME qu’aux avocats. Les premiers se débarrassent
de leurs problèmes pour avancer, tandis que les
seconds, en raison de leur profil de personnalité, sont
plus enclins à procéder qu’à transiger. Le plus rassurant,
c'est d'apprendre que 63 % des patrons bruxellois sont,
le plus souvent, d’accord avec les décisions de justice.
Par contre, la personnalité du juge est un élément qui
attire l’attention, plus particulièrement l’expérience professionnelle
en dehors du métier de juge qui semble jouer
un élément prépondérant (79 %). La justice serait-elle
réellement aveugle ?
Qu'en conclure ? Construire la relation entre les PME et
les avocats ne se fera pas en un jour. Il est temps qu’un
vrai dialogue s’installe. Nous devons apprendre à gérer
l’émotionnel ensemble. Il faut que l’avocat s’intéresse
davantage à son client et le comprenne - et pas seulement
le dossier qu’il traite. ●
54 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
׉	 7cassandra://RTXnFpaGf_cktRTBahIe-8hoEh1Bfz3LPyqs0WPh2EM:`̵ WM6yy[׉EENTREPRENDRE
It’s Co-Solutions Time : l’heure des tribus
L’une est experte en webmarketing, l’autre en e-learning. Lui est avocat et son interlocuteur
vend du vin. Au bout de la pièce, un gars entend révolutionner la téléphonie ;
à ses côtés, un banquier qui veut adapter son métier. En face, d’autres personnes
discutent, s’exercent, s’encouragent, se donnent du feedback. Ils ? Elles ? Ce sont
les deux nouvelles tribus fédérées par BECI dans ses Co-Solutions Times.
A
vec ses Co-Solutions Times, BECI a mis sur pied
début de cette année un tout nouveau concept : le
« cotraining », lequel est à la formation ce que le coworking
est au bureau individuel. À l’heure du collaboratif et de l’économie
du partage, ce choix repose sur une certitude : celle
que des solutions existent en abondance. Et que, s’il suffit de
les trouver, ce sera plus facile en partageant la réflexion.
Sans tabou, sans pudeur. P
« Nous », c’est un même statu
tribu, « Free » ou indépendants
pour la seconde. Un même
statut, les mêmes soucis.
Les mêmes angoisses
parfois, ou les mêmes aspirations.
Des expériences
ou des tentatives différentes
en parle, on les jauge, on
critique, on apprécie. Et
on prend tout ce qui est
prenable. Tout est pour
tout le monde dans les
Co-Solutions Times.
Parce qu’une grande qualité
morale règne dans
ces tribus : la confiance.
Celle-ci crée le lien entre
membres et favorise la solidarité.
Tout à coup, on n’est plus
dire, tout envisager. J’ai un collaborateur qui dysfonctionne.
Que puis-je lui dire et comment ? Je ne suis pas
content de mon pitch. Comment puis-je l’améliorer ? Mon
agenda est plus que rempli, et ma femme s’en plaint. Que
puis-je faire ?
Quelqu’un avance un problème et tous les autres planchent
sur les solutions. Qu’on passe au crible du pour, du contre,
des conséquences. Et aussi des émotions.
Concrètement
Chacun choisit son groupe, selon son statut. Un agenda de
rencontres est fixé pour un semestre. Dix séances. Huit soirées,
de 18 à 22 h ; un résidentiel de 24 heures ; et une journée
complète. Pour un total de 50 heures.
Lors de la première séance, on se présente. Avec un output :
un badge inédit qui facilitera l’entrée en contact lors de toute
rencontre professionnelle. Ensuite, le résidentiel consolide
les contacts : 24 heures ensemble, avec beaucoup de rire et
de sincérité, ça soude. Le groupe en revient tribu. Chacun
y aura défini un objectif concret et mesurable, à évaluer au
terme du processus. Les sept soirées suivantes décortiquent
les besoins ou demandes intermédiaires, autant d’étapes
pour atteindre l’objectif. Des appels à l’équipe. Pour une mise
en œuvre, juste après, des solutions envisagées et testées.
L’avant-dernière rencontre est une journée qui réunit les deux
groupes. C’est la journée « Solutions » où, par petits groupes,
on échange sur des questions concrètes, en s’autorisant un
maximum de créativité.
Entre les séances, chacun hérite d’une responsabilité à
d’un collègue : celui d’être son
on ». Celui qui rappelle les engagements,
avec bienveillance
empathie, pour un meilleur
ésultat, et pour que les inentions
ne restent pas vœux
pieux.
Enfin, chacun bénéficie de
deux séances de coaching individuel,
pour affiner sa vision et
onsolider sa posture.
L’équipe
« Toubib d’entreprise »,
Pierre Guilbert est le chef
d’orchestre des Co-Solutions
Times. Sa boîte à
outils de formateur en management
et en communication est
erte en permanence. Mais
emier rôle reste l’animation des
discussions, en vue de la co-création
des solutions. À ses côtés, l’aiguillonneuse
en chef, Patricia Mignone, qui est la mémoire du groupe
et dès lors la garante de la cohérence et de la cohésion. Enfin,
Brigitte Durruty et Frederik Leloup sont les coaches. Par
leurs questions, tout autant pertinentes qu’impertinentes,
ils permettent que les postures se consolident.
Les Co-Solutions Times terminent leur première édition. Mais
d’autres tribus vont se constituer. Dans la même recherche
de solutions concrètes. Une « tribu des tribus » se constituera
alors. Comment ? Ça appartiendra à leurs membres.
Ensemble, ils constitueront autour de BECI un réseau fort,
construit de liens tissés et expérimentés. À partir d’une
conviction : il y a abondance de solutions. Il suffit d’y penser.
Info : Frederik Leloup – fle@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
55
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 s`9ׁHhttp://www.izeo.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
SELF-EMPLOYED CORNER
PME, je t’aime, moi non plus
Qui n’a pas déjà entendu ces vieilles formules bien connues ? « Le fisc s’en prend
aux PME mais ne fait rien à l’encontre des multinationales ! », « C’est toujours les
petits qui trinquent ! » Bon sens populaire ou raccourcis démagogiques ? L’exigence
de vérité, comme toujours, appelle à la nuance. Mais, disons-le franchement, on
éprouve aujourd’hui un sentiment de malaise.
C
ar derrière les discours
enflammés de nos élus et
du ministre des Finances,
qui ne cessent de marteler en tous
lieux et à toute heure que les PME
doivent être soutenues car elles
sont les plus grandes créatrices
d’emplois et forment l’essentiel
notre tissu économique, l’attitude
de l’administration fiscale à leur
égard est quelquefois fort surprenante,
voire ambiguë.
Certes, de très nombreuses et
belles initiatives ont été prises
récemment par le législateur
fiscal pour les soutenir. Nous
avons recensé à ce jour plus de
18 dispositions fiscales qui leur
sont spécifiquement dédiées et
qui sont toutes excellentes : possibilité
de constituer une réserve de
liquidation, dividendes à taux réduits, « tax shelter » pour
entreprises débutantes, déduction pour investissement
portée à 8 %, déduction à 120 % de certains frais en
matière de sécurisation, taux majoré pour la déduction
de 0,50 % pour capital à risque… Incontestablement, le
gouvernement a « mouillé sa chemise ». Ces mesures fiscales
favorables étaient nécessaires
et elles ont été saluées
par tous, IZEO en premier.
© Thinkstock
Les PME belges consacreraient plus de 140 h par an à leurs obligations fiscales.
Pierre-François Coppens
Mais, d’un autre côté, on peine
à comprendre les raisons
pour lesquelles l’administration
fiscale dépense parfois
tant d’énergie à contrôler et
recontrôler des petites entreprises
et leurs dirigeants, alors
même que le résultat de ces
investigations est bien souvent
dérisoire.
Bienvenue en absurdie
Récemment encore, un contrôleur s’excusait auprès d’un
client (patron d’une PME) de consacrer tant d’heures à
examiner tous les comptes de sa société, car il savait
pertinemment qu’il n’y avait rien ou si peu à trouver. Mais
56 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
les fameux critères de sélection des dossiers de l’administration
centrale l’avaient contraint à cet exercice,
qu’il reconnaissait être inutile. Et d’ajouter, pour se justifier,
qu’étant désormais soumis au « contrôle de qualité
» de sa hiérarchie, il lui fallait vérifier poste par poste
la totalité des comptes d’une société dont il avait déjà
compris qu’elle était parfaitement en ordre. Bienvenue
en absurdie ! Quelle étrange allocation des ressources
humaines au sein de la maison « SPF Finances » ! Mais
surtout, quelle perte de temps et d’énergie pour tous ces
dirigeants de PME qui ont d’autres chats à fouetter que
de regarder leur contrôleur caresser durant des heures
des factures de ventes et d’achats, et d’écouter les commentaires
désabusés d’un inspecteur que le data mining
a rendu mélancolique.
Un autre exemple nous vient du Service des Décisions
Anticipées (SDA), noble institution destinée à conférer
de la sécurité juridique à chaque contribuable souhaitant
accomplir un acte juridique ou une opération déterminée
ayant des incidences fiscales. On assiste aujourd’hui à une
véritable opération de charme de la part des dirigeant de
ce service, invitant davantage de PME et de professionnels
du chiffre à venir frapper à leur porte : « Non, non, nous
ne sommes pas au service des grandes entreprises mais
bien de toutes les entreprises. »
R.A.
׉	 7cassandra://QiZDIofQ4i2cTcfye0lymVvbM_4SxyKklKpUC6s67DQ`̵ WM6yy[׉E!IZEO a développé un bouclier
fiscal pour les dirigeants de PME !
Si vous ou votre société de management subissez un
contrôle fiscal et que vous n’êtes pas d’accord avec
le redressement, l’assurance en protection juridique
fiscale souscrite par IZEO vous garantit la prise en
charge des honoraires d’un comptable ou d’un expert-comptable,
et/ou d’un avocat fiscaliste, pour
vous défendre aussi bien en phase administrative
qu’en phase judiciaire. Les capitaux assurés relatifs
à la phase administrative s’élèvent à 6.250 €. Les capitaux
assurés relatifs à la phase judiciaire s’élèvent
à 20.000 €.
Cette assurance fait partie du package offert à
nos membres dirigeants de PME pour seulement
149 € par an. Affiliez-vous en quelques clics sur
www.izeo.be.
À nouveau, derrière les mots, voici la réalité : dès qu’une
demande de décision anticipée est formulée par un dirigeant
d’une PME, la machine administrative se met en branle : les
agents du SDA chargés d’instruire la demande bombardent ce
courageux candidat de courriels, de questions, de demandes
d’information et de documents en tous genres (dont on se
demande parfois à qui ils servent). Et s’il vient à manquer
un seul papier, rien ne démarre. Il n’y a aucune intention de
nuire de la part de ces fonctionnaires, mais leur souci du
détail, leur besoin de disposer d’un dossier plus que complet,
leur exigence de conditions nouvelles (dont certaines ne sont
d’ailleurs pas prévues par la loi fiscale) ont pour effet de décourager
bien des dirigeants ou les obligent à rémunérer un
conseiller qui, naturellement, leur facturera le temps passé
à les assister pour répondre aux questionnaires à rallonge
qui leur sont adressés. Que de temps et d’énergie gaspillés
pour des demandes parfois très simples et souvent légitimes !
Les PME ont mieux à faire !
D’après une enquête publiée par un grand cabinet d’audit, il
paraît que les PME belges consacrent plus de 140 heures par
an à veiller au respect de toutes leurs obligations fiscales. Le
comportement méticuleux de certains fonctionnaires aggrave
encore ce constat et a des effets dommageables pour notre
économie.
À quoi sert-il de consentir tant d’avantages fiscaux à des
PME, si le gain fiscal qu’elles en retirent est détruit par tant
d’heures perdues à subir les conséquences d’une désorganisation
administrative, à délivrer des tonnes d’informations
à des fonctionnaires qui, de toute façon, ne sauront pas quoi
en faire ?
Dans un monde qui bouge à la vitesse de la lumière, les
PME ont vraiment mieux à faire que cela ! En un mot, quelle
stratégie absurde que de faire pire en croyant bien faire.
Pierre-François Coppens
Conseil fiscal IEC (www.coppensfiscaliste.be),
Secrétaire Général de l'OECCBB
Cas vécu
Agence commerciale et clause de
non-concurrence
Christophe T est l’administrateur délégué
d’une société active à l’international. Il doit
signer un contrat d’agence commerciale
avec une société italienne, afin de négocier
des contrats pour celle-ci dans certains
pays. À cet effet, la société italienne lui remet
un contrat d’agence commerciale, qui
stipule une clause de non concurrence de
deux ans à dater de la fin du contrat. Il est également prévu
que Monsieur T ne pourra travailler avec des concurrents
qu’avec l’autorisation de son partenaire italien – y compris,
pour un certain temps, après la fin du contrat. Estimant ces
clauses fortement restrictives, Monsieur T nous consulte.
Auparavant régi par la loi du 13 avril 1995, le contrat
d’agence commerciale trouve aujourd’hui sa base légale
dans le livre X du Code de Droit économique. Il met en
avant deux protagonistes : un commettant (la société italienne)
et un agent (Monsieur T). Ce contrat consiste pour
l’agent à négocier des affaires (et éventuellement d’en
conclure) au nom et pour le compte du commettant, de
façon permanente, et moyennant rémunération.
Lorsque l’on signe un tel contrat, la vigilance s’impose
sur plusieurs points : l’existence ou non d’une clause de
non-concurrence, le droit à l’indemnité d’éviction et les
manières d’y mettre un terme.
La validité d’une clause de non-concurrence est sujette au
respect de plusieurs conditions. Premièrement, elle doit
être prévue par écrit : la clause de non-concurrence ne se
présume pas. Deuxièmement, elle doit être en lien avec les
affaires dont était chargé l’agent : le commettant ne pourrait
imposer à son agent de ne pas lui faire concurrence,
concernant des affaires dont il n’était de toute façon pas
chargé. Ensuite, elle ne peut viser que le secteur géographique
qui lui était confié. Enfin, la clause ne peut aller
au-delà de six mois suivant le terme du contrat.
Attention : cette clause sera sans effet si le commettant
met fin au contrat sans invoquer de « circonstances exceptionnelles
rendant définitivement impossible toute collaboration
» avec son co-contractant, ou un « manquement
grave » de celui-ci à ses obligations. Il en va de même si
c’est l’agent qui met un terme au contrat, mais cette fois
en invoquant ces mêmes raisons.
À retenir
La clause de non-concurrence est autorisée dans un contrat d’agence
commerciale, mais doit répondre à des conditions précises.
Par ailleurs, elle n’a pas que des aspects négatifs pour l’agent :
elle présume que celui-ci a apporté une clientèle à son commettant ;
ce faisant, elle lui ouvre la possibilité d’une indemnité d’éviction.
Laila Nejar, conseiller juridique BECI
lne@beci.be ; 02 563 68 58
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NEWS
Lu dans l’E-mag
vienne d'un particulier, d'un indépendant ou d'une PME.
Que ce soit pour réparer un écran de smartphone, obtenir
un conseil ou gérer un parc informatique de 20 utilisateurs.
»
Jérôme Paquot, directeur commercial de Mister Genius,
ajoute : « Beaucoup d'indépendants et de PME n'ont pas
les moyens d'avoir un IT Manager en interne. Nous pouvons
jouer ce rôle en prenant en charge tout challenge lié
à l’informatique ou à la technologie. »
Stronger Brussels
Bruxelles, un laboratoire de la mobilité ?
Données personnelles :
jusqu’à 20 millions d’euro d’amende !
Wanted : femmes d'affaires prospères
Le ROI, votre GPS social
Retrouvez ces articles sur notre site web :
www.beci.be/newsletter/e_mag
Mister Genius ouvre deux nouveaux
magasins
Après Bruxelles, la chaîne de services informatiques et
technologiques continue son expansion en Wallonie. Elle
vient d'ouvrir deux nouvelles agences – les neuvième et
dixième – à Wavre et à Namur. L'ambitieux plan de croissance
de Mister Genius, qui comprend déjà sept magasins
dans l'agglomération bruxelloise et un à Waterloo, prévoit
sept autres ouvertures en Wallonie et une couverture nationale
d'ici trois ans.
Le succès de Mister Genius se traduit par l'évolution de
ses résultats : d'un chiffre d'affaires d'environ 500.000
euros en 2007, l'entreprise est passée à 1,25 million en
2010 et 2,5 millions en 2015. Elle prévoit de franchir la
barre des 3 millions cette année. Dans le même temps,
les effectifs sont passés de 5 salariés à près de 30.
Info : www.mistergenius.be
ESP A CE MEMBRE
Faites-vous plaisir…
Le Mont-de-Piété organise des ventes publiques 30 mardis
et 5 samedis par an (ventes de prestige). Les ventes débutent
toujours à 13h et sont toujours précédées d’une exposition
des lots. Il est préférable d’y participer car les biens vendus
ne sont pas garantis.
90 % des objets vendus aux enchères sont des bijoux ou de
l’argenterie mais il y a également des tableaux, du vin, des
bronzes, des cristaux, et même des bandes dessinées, des
sacs de marque, des vélos, etc.
Il existe plusieurs manières de participer à une vente :
• En vous rendant physiquement en salle de vente (c’est le
mieux)
• Moyennant enregistrement préalable, par téléphone ou
par ordre d’achat.
Que ce soit pour déposer un objet qui vous est précieux ou
pour un renseignement, nous sommes à votre disposition le
lundi de 10h à 15h30 et du mardi au vendredi de 8h30 à
15h30 sans interruption.
En deux mots : Le Mont-de-Piété est aujourd’hui le seul
acteur autorisé à pratiquer le prêt sur gage.
Les clients
amènent un objet précieux qu’ils laissent en garantie d’un
prêt consenti pour 6 mois. Le prêt est de 30 euros minimum
et n’excèdera jamais 70 % de la valeur du gage en vente
publique. Si l’emprunteur ne respecte pas ses engagements,
l’objet est mis en vente publique. Une fois la dette déduite
du prix obtenu, le solde revient au propriétaire de l’objet.
Le Mont-de-Piété est un projet porté par la Ville et le CPAS
de Bruxelles.
« Nous ne sommes pas un magasin d'informatique », déclarent
en chœur les gérants des deux nouvelles agences,
Félix Dupuis à Wavre et Julien Coutelle à Namur. « Notre
rôle, c'est d'être l'interlocuteur de référence pour toute
question liée de près ou de loin à la technologie. Qu'elle
58 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
Mont-de-Piété de la Ville de Bruxelles
21 rue Saint- Ghislain 1000 Bruxelles
02/512 13 85 - info@montdepiete.be
www.montdepiete.be
׉	 7cassandra://3tf0yeemK1Vb8wXoS1rzjJQrYcwV8xFK95w-8wFOejU`̵ WM6yy[׉ECOMMUNITY
NEWS
Point de contact fraude sur internet :
pas trop tôt
Comeos, la fédération du commerce et des services, se
félicite du lancement du « point de contact fraude sur
internet ». Le commerce espère que l’on va ainsi enfin
s’attaquer à la diffusion de faux bons de valeur et à la
vente en ligne de produits contrefaits.
Il s’agit d’un phénomène que quasiment tous les internautes
connaissent : des offres semblant émaner
de grandes chaînes de magasins inondent les boîtes
mail : « Bon de valeur de 500 euros » ou « 1000 euros
de shopping gratuit ». Les mails sont envoyés par des
organisations qui ont pour but de collecter un maximum
de données des internautes, pour les revendre ensuite.
Pour les chaînes de magasins, l’avalanche de faux bons
de valeur pose de gros problèmes d’image et coûte cher
en traitement des plaintes, sans oublier qu’elle mine
leurs propres actions de marketing.
« Il était grand temps qu’un point de contact soit mis en
place pour s’attaquer à de telles pratiques », indique Dominique
Michel, CEO de Comeos. « Depuis la fin d’e-cops,
qui traitait toutes les plaintes en ligne au sein de la police
fédérale, il n’existait plus de point de contact, ni pour le
consommateur, ni pour le commerçant. Maintenant qu’il
existe un point de contact au sein du SPF Économie, nous
ne sommes plus obligés de contacter la police locale à
chaque plainte. Nous espérons cependant que les signalements
seront effectivement exploités, que le problème
sera cartographié et qu’on interviendra effectivement,
de sorte que les bandes criminelles qui organisent ces
pratiques soient mises hors d’état de nuire. »
NCI Translation certifiée ISO 17100
À la suite d'un audit externe effectué par QMS International,
NCI Translation a obtenu le certificat ISO 17100. La
norme ISO 17100 est la première norme internationale
pour les services de traduction et pose des exigences relatives
aux processus, aux ressources et à d'autres aspects
nécessaires à une prestation de traduction de qualité.
La relation entre le prestataire de services de traduction et
le client est au cœur de la norme ISO. La communication
et la transmission d'informations entre ces deux parties y
occupent donc une place de choix : de la demande de devis
à la livraison et au traitement du feed-back, en passant par
toutes les étapes intermédiaires du processus de traduction.
«
La certification ISO marque une étape importante pour
NCI Translation. Ce certificat n'atteste pas seulement de la
qualité de nos traductions, mais également de celle de nos
processus. Ce sont ces processus qui nous permettent de
garantir un service de qualité en toutes circonstances », se
félicite Marc Verhoogen, Managing Director de NCI Translation.
Fondée
en 1998 à Bruxelles, NCI Translation est spécialisée
dans les projets de traduction multilingues destinés au
marketing et à la communication numériques dans les domaines
technique, financier, pharmaceutique et juridique.
Info : www.ncitranslation.com
Steelcase et Alternativ signent un partenariat
stratégique
Depuis le 1er
mars, Alternativ, spécialiste en « design et
build », représente Steelcase en qualité de dealership partner
stratégique pour Anvers-Bruxelles et la Wallonie.
Alternativ est actif depuis 1993 sous la direction de son fondateur,
Philippe D’Archambeau, et en forte croissance depuis
2008 grâce à son département « solutions intégrées » qui
propose des solutions d’aménagement personnalisées et
intégrées de l’environnement de travail. Cette collaboration
de la plus haute importance pour Steelcase va permettre de
proposer à travers Alternativ une large gamme de services
de qualité.
Alternativ, bien connu dans le monde belge de l’aménagement
de bureaux, s’adresse tant aux utilisateurs finaux
qu’aux architectes. En tant que partenaire de Steelcase, outre
une approche conceptuelle d’espaces de travail, Alternativ
offrira des solutions globales tant au niveau de la conception
que de la réalisation, la gestion de projets et bien évidemment
la fourniture de mobilier.
« Alternativ et Steelcase ont la même approche globale
des espaces de travail contemporains », déclare Philippe
D’Archambeau, directeur d’Alternativ. « Les solutions que
Steelcase propose s’inscrivent parfaitement dans notre approche
du marché. »
Info : www.alternativ.be
ESP A CE MEMBRE
Cet espace est le vôtre
Vous êtes membre de BECI ? Vous désirez parler de votre
activité ? Vous avez une info à diffuser ? Envoyez-nous
un communiqué, nous le publierons gratuitement* !
Pour tout renseignement : er@beci.be.
*à concurrence de l’espace disponible
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
59
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L’actualité BECI en photos
BECI - Chambre de Commerce Bruxelles a
signé le 19 avril un mémorandum d’entente
avec son homologue d’Athènes, à l’occasion
de la visite d’une délégation d’entreprises
grecques, accompagnée par le vice-ministre
des Affaires étrangères, M. Dimitrios Mardas.
C’était la première visite d’une délégation
étrangère chez BECI après le 22 mars.
Le 28 avril dernier, BECI accueillait
les bourgmestres et échevins
des communes bruxelloises pour
un déjeûner. L’occasion de faire le
point à mi-mandat communal et
revenir avec les élus sur la situation
des entreprises bruxelloises.
After work BECI, le 28 avril dernier au
Thon Hotel City Centre, voisin de la
place Rogier.
Les 25 et 28 avril ont eu lieu deux
séminaires sur les mesures en
matière de cotisations sociales,
ONSS et TVA, dans le cadre de la
crise post-attentats. Ont également
été abordées toutes les alternatives
au licenciement.
60
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
R.A.
R.A.
׉	 7cassandra://wFLsYSymcuKdm6px8-83EOdIv7Crw-VzZa0zNQjdOlY0Z`̵ WM6yy[׉E(IMPRESSION OF A BRIT
History is made of Guilty Silences
O
ver 60 years ago, in 1948, I was
drafted into national service in
the British army. After training
in Northern Ireland (in the company of
IRA sympathisers on the run from the
Irish Republic police), I was transferred
to the British Zone of the Allied Forces
in Austria, where I served in the Intelligence
Corps.
Only three years earlier, Lienz had seen
the forced repatriation to the USSR of
Cossacks, the frontiersmen of the old
Russian empire. Enemies of ‘the Reds’
from the time of the Bolshevik Revolution,
they had thrown their lot in with
the Germans in WWII. So, as the Soviets
advanced westwards, the Cossacks
backed into Austria and ended up in the
Drau Valley section of the British Zone.
By May 1945 there were already 2,500
Cossack soldiers and their families living
in the Peggetz displaced persons
camp in Lienz. As described on the
website http://www.cossacks-lienz.
net/lastride.html, “Brigadier Patrick
Scott, 38th Irish Brigade, reassured
the Cossacks that they would not be
handed over to the Soviets… On May
26, official talks began between the
British and the Cossacks. The very
same day, the British confiscated the
Cossack Field Bank, estimated value
at the time six million British Pounds.
This was an illegitimate act, since the
bank was composed mostly of private
funds.”
That was only the beginning. On May
28, the British Lieutenant-General Sir
Alexander Galloway invited about two
hundred disarmed Cossack officers
to a conference in the nearby town of
Spittal. Twenty minutes after leaving
Lienz, a British armoured escort joined
the convoy and conducted them to a
military camp, where their personal
documents were confiscated. The
following day, they were driven further
eastwards. “In three days, a total
of one thousand, six hundred and
eighty-three officers were evacuated
and handed over to the Soviets. A few
days later in a nearby mine, hundreds
of them were executed.”
The rest of the Cossacks, many of them
herded into the Peggetz camp in Lienz,
were joined by other refugees fleeing
from the Soviets. Colonel Malcolm,
commander of the British Lienz garrison,
had orders to evacuate all Soviet
citizens to the east, where they would
be handed over to the Soviet military.
“On May 30, 1945, the first contingent
of Cossacks camped in nearby Lavant
were evacuated and handed over to the
Soviets in Judenburg.” Alarmed by
these developments, the Cossacks in
Peggetz decided the next day “to hold a
Liturgy and create a shield of peaceful
human defiance.
“A congregation of five thousand, three
hundred and seventeen individuals had
assembled. Men and cadets stood on
the outer perimeter, circling themselves
around the praying women,
children, elderly and teenagers to form
a passive, defensive human barrier.”
Minor yet significant events are easily swallowed up in the digestive tract of history.
Personal tragedies get buried under the steamroller of power politics. Richard Hill
To counter this resistance a British officer,
a Major Davis, ordered his troops
to evacuate the camp by force.
According to the website, “the Cossacks,
men, women and children of
all ages were beaten with riot batons
and rifle butts. They were shot at and
run over with vehicles. The wounded
were slung like a sack of potatoes
into the back of the waiting trucks. In
the resulting mass panic, women and
children were trampled to death. Some
Cossacks chose to commit suicide before
they would accept deportation to
the Soviet Union; women jumped into
the torrential river Drau still holding
their children. Some even succeeded
in escaping. When this mass evacuation
procedure was complete, four
thousand, four hundred and twentyfive
victims had been transported to
Judenburg. A sorrowful cloud hung
over the Peggetz undertaking. Operation
Keelhaul had claimed its first
victims.”
All this happened only three years before
I found myself in Lienz during the
British occupation. And yet I returned
to civilian life blissfully unaware of this
tragedy. So much for being a member
of the Intelligence Corps! However I
was also a victim of the conspiracy
of silence conjured up by my British
predecessors and compounded by the
indifference of the authorities and the
good people of Lienz. The local community,
and the world, preferred to
forget. ●
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
61
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Venez découvrir le golf dans
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Les marchés à Bruxelles ?
Le Bruxellois aime faire ses emplettes au marché. Flâner à la rencontre de producteurs
locaux, acheter son fromage de brebis préféré, boire un verre de vin à l’heure de l’apéro …
Oui, le marché c’est convivial et il adore ça ! Vous n’avez pas encore
succombé à la tendance ? Devenez, vous aussi, un echte bobo et
découvrez tous les rendez-vous hebdomadaires près de chez vous.
Bio, branchés, spécialisés, les marchés ont depuis longtemps investi
Bruxelles, et les maraîchers ne sont pas prêts d’abandonner
leurs étals. BrusselsLife.be vous emmène pour une chasse au
marché dans Bruxelles, pour vous aider à remplir votre cabas.
Marchés incontournables
L’un des marchés les plus appréciés (des Bruxellois et des touristes)
est sans aucun doute le marché du Midi. Tous les dimanches,
le long du Boulevard du Midi, ils sont 450 commerçants
à y exposer leurs trésors. Connu pour ses produits exotiques des
quatre coins du monde, le marché du midi est aussi apprécié pour
son offre de fleurs et de plantes.
Ne parlez plus du marché des Abattoirs d’Anderlecht mais du
Foodmet (rue Ropsy Chaudron). Immense, il propose une panoplie
de produits différents. Au total, plus de 600 marchands vous
attendent les vendredis, samedis et dimanches de 7h à 14h.
Marchés « bio »
On trouve de plus en plus de produits bio sur les marchés classiques.
Comme à Flagey, les samedis et dimanches matin ou au
Châtelain, le mercredi. Certains marchés bruxellois vont encore
plus loin. Ils ont fait du bio leur spécialité.
L’Atelier des Tanneurs propose, du mardi au dimanche, un marché
couvert entièrement bio : fruits, légumes, pains, produits laitiers,
charcuterie etc. Toute la marchandise vient directement de
chez nos producteurs locaux.
Le marché bio de La Tricoterie n’est plus. Dites maintenant Marché
des Heureux et rendez-vous rue des glacières n°16 à SaintGilles.
Ce tout petit marché couvert est ouvert les samedis de 10h à
15h. Vous pourrez y composer votre panier bio de fruits et légumes
de saison.
Le mercredi matin, Place Sainte-Catherine et le dimanche Place
Homère Goossens à Uccle, se trouvent également des marchés
qui privilégient le bio.
Et petit dernier à pointer le bout de son nez, depuis ce 19 avril 2016,
la Place du Luxembourg accueille un marché bio, tous les mardis,
de 12h30 à 20h30.
Les marchés branchés du soir
Les marchés de l’après-midi sont à la mode depuis quelques
temps à Bruxelles. Eh oui, quoi de plus convivial, après le boulot,
que de se retrouver devant l’échoppe du marchand de vin du marché
pour trinquer entre amis. Le tout rehausser de quelques olives
et rondelles de saucisson achetées au maraîcher d’à côté, l’apéro
promet d’être réussi.
Quels sont ces endroits branchés ? Lundi, le marché de la Place
Van Meenen permet aux Saint-Gillois de boire un verre et de se
remplir l’estomac jusque 20h (l’été). Le mercredi au Châtelain,
c’est la cohue. A tel point que la commune a du sévir ! Il n’est désormais
plus permis de boire hors des terrasses et échoppes des
commerçants au risque de payer une amende de 110 euros.
A Woluwe-Saint-Pierre, un marché durable s’est installé à l’avenue
des Eperviers. Il est ouvert jusque 21h chaque jeudi. Le même
jour, de 15h à 21h, sur le parvis de l’église du Sablon, venez découvrir
le marché gourmet.
Pour finir la semaine en beauté, le marché de la Place des Chasseurs
Ardennais à Schaerbeek et le tout nouveau marché du terroir
d’Etterbeek (rue Général Leman) sont les rendez-vous des
Bruxellois, heureux de fêter l’arrivée du week-end…
Hélène Remy
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
63
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9ׁH $http://www.bruxellesfaitsoncinema.beׁׁЈנWM6yy\@ Xua9ׁHhttp://www.bruxellons.beׁׁЈנWM6yy\> i
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PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
01.07 | 07.08
BRUXELLES LES BAINS
Plongez dans l’ambiance estivale d’une plage en plein
cœur de Bruxelles ! La 15e
édition de Bruxelles Les
Bains vous embarquera pour une croisière urbaine
sous le signe des bateaux et de la fête...
Place Sainctelette |Gratuit |
www.bruxelleslesbains.be
05.08 | 14.08
BRUSSELS SUMMER FESTIVAL
Le festival a 15 ans et met les petits plats
dans les grands ! Au programme : 10 jours
de musique rock, pop, électro… en plein
centre de Bruxelles
Pl. des Palais, Mont des Arts et La Madeleine
| 55 euros le pass 10 jours | www.bsf.be
12.08 | 15.08
TAPIS DE FLEURS
En août, la Grand-Place revêtira une nouvelle fois
son majestueux costume floral. Cette année, le
Tapis de Fleurs (de 1800 m2
) nous fera voyager au
Japon pour célébrer les 150 ans d’amitié entre la
Belgique et le pays du Soleil-Levant.
Grand-Place | Gratuit | www.flowercarpet.be
03.06 | 09.09
ROLLER BIKE PARADE
Avec le retour des beaux jours, les voitures sont
chassées des rues et tunnels pour laisser la
place aux aficionados des patins à roulettes.
Amateurs ou professionnels, les parcours sont
adaptés selon les niveaux.
Région Bruxelloise | Gratuit |
www.belgiumrollers.com
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Les Musées royaux des Beaux-Arts dans le Top 100
Avec plus de 750.000 visiteurs en 2015, les
Musées royaux des Beaux-Arts figurent
dans le Top 100 des musées les plus fréquentés
au monde !
Rue de la Régence, 3 — 1000 Bruxelles
Place Royale, 1 — 1000 Bruxelles
Rue de l’Abbaye, 59 — 1050 Ixelles
Rue Vautier, 62 — 1050 Ixelles
www.fine-arts-museum.be
64
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
767.355 visiteurs, voilà précisément le nombre
de personnes qui ont foulé les allées des Musées
royaux des Beaux-Arts de Belgique, en
2015. C’est 12,5 % de plus en un an ! Ce record
de fréquentation pousse les MRBAB à la
82e
place du classement mondial publié par
The Art Newspaper. Au niveau européen, ils
grimpent même dans le Top 50.
Du 15e au 21e siècle
Peintures, sculptures, dessins, les Musées
royaux des Beaux-Arts, ce sont 20.000
œuvres d’art réparties dans six établissements
différents. Le Musée Old Masters,
le Musée Modern, le Musée Wiertz, le Musée
Meunier, le Musée Magritte et le nouveau
Musée Fin-de-Siècle retracent l’histoire
des arts plastiques du 15e
à aujourd’hui.
Nombreuses activités
A côté du succès des expositions temporaires,
les Musées proposent différentes
activités qui suscitent l’intérêt du public. Des
cours de yoga entre les œuvres monumentales
de Gao Xingjian ou encore des visites
guidées gratuites tous les premiers mercredis
du mois.
16.07 | 21.08
FOIRE DU MIDI
Plus de 135 attractions vous attendent ! Sensations
fortes ou plutôt pêche aux canards ou
croustillons : il y en aura pour tous les goûts !
Boulevard du Midi | www.foiredumidi.be
01.05 | 31.10
WATERBUS BALADE SUR LE CANAL
Embarquez à bord du Waterbus entre Vilvoorde
et Sainctelette pour une balade dans Bruxelles. A
bord, il est possible d’apporter son vélo, de déjeuner,
de travailler, de lire son journal, de surfer sur
le wi-fi ou de profiter d’un court moment de répit.
Région Bruxelloise | Entre 2€ et 3€ |
www.waterbus.be
EN SOIRÉE
01.07 | 03.07
COULEUR CAFE
Couleur Café est un festival de musique unique
en son genre, où se croisent hip-hop, world, ska,
reggae, ragga, soul, mais aussi blues, r&b, funk,
latin, salsa, rock, electro... Cette année encore, la
musique, la dance et la bonne ambiance envahiront
le site de Tour & Taxis pendant 3 longs jours d’été.
Tour & Taxis | 95€ le pass 3 jours |
www.couleurcafe.be
11.07 | 27.09
FESTIVAL BRUXELLONS
Comme chaque année, le Festival Bruxellons prendra
ses quartiers d’été au Château du Karreveld. Au
programme du théâtre et encore du théâtre : une
centaine de spectacles dont de grandes comédies,
de l’humour, des «seuls-en-scène», des spectacles
de magie, une soirée conte et une programmation
spéciale pour le jeune public.
Château du Karreveld| Apd 10€ | www.bruxellons.be
08.07 | 22.07
BRUXELLES FAIT SON CINEMA
Treize projections gratuites en plein air, dans
treize lieux, parfois méconnus, de différentes
communes... Une belle occasion de redécouvrir
Bruxelles dans toute sa diversité !
Région bruxelloise | Gratuit |
www.bruxellesfaitsoncinema.be
© Pelegrie
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&culers
qqualité&service
׉	 7cassandra://RZzyk6KZ89j5mZ68OVA26xepLWoJQ0Pqqujgd8XLaD8 E`̵ WM6yy\"WM6yy\!#בCט   u׉׉	 7cassandra://qKyVH_LJhdg7IkgFguwjXHVxc1Qa2Ff-6BfCIdR-ldM :`׉	 7cassandra://JsNcoquvbEARfBhGMYK5GJX_BiPUZWcPt4nQpJUF7TQ],`S׉	 7cassandra://H89aBFrDGknRM6Hl9TOOizESJKHkDAYuIZZW99B4PFI`̵ ׉	 7cassandra://28-q57pAV2jQKSN_h7JTCy5m5T3nuQksijOcwCnDq7AͦQ-͠WM6yy\#ט  u׉׉	 7cassandra://0LUQ3n-njjeLIgxhwEBzf6wCvJcSNsH0W7l7ebDTeIk c`׉	 7cassandra://-pdf7sD7Q9Skzp_gz65a9kq74ocaXrmJeZ9IiffNPqMj``S׉	 7cassandra://R7F0c52TlaY9JBRRaLD_UyV9gK-qKFDurrtHzrKNQq0!`̵ ׉	 7cassandra://lmWECTR-Js1TE0UWhc7ofAKR-XkrhIybpHawZ4qUG58 +<͠WM6yy\$נWM6yy\C H̚9ׁHhttp://BrusselsLife.beׁׁЈ׉EBRUSSELSLIFE
Et Viva le Grand Jojo
LE BRUXELLOIS DU MOIS
A l’instar de l’Ommegang, de la Zinneke
Parade ou du Meyboom, le Grand Jojo
fait partie du folklore bruxellois. Echte
Brusseleir, le petit Jules Jean Vanobbergen
est né le 6 juillet 1936 à
Bruxelles. Amateur de grands voyages,
il est toujours revenu vers sa Belgique
natale et vers les Marolles. C’est là
qu’il a passé une partie de son enfance
entouré de ses grands-parents. Il a
d’ailleurs été nommé Marollien d’honneur
en ce début 2016.
A 80 ans, le Grand Jojo
reste plus que jamais
une icône en Belgique.
Un nouvel album est sorti
l’automne dernier et la
scène reste sa maison
*Le Grand Jojo dans l’émission Hep Taxi sur la RTBF
De dessinateur à chanteur
Si la fête n’a aucun secret pour lui, le
Grand Jojo (ou Lange Jojo comme on
l’appelle au nord du pays), n’a pas toujours
côtoyé la scène. Avant la chanson,
il s’essaya aux dessins publicitaires et de
bandes dessinées. Tour à tour vendeur de
juke box et disquaire, il trouvera sa voi(e)x
à la fin des années soixante avec « La
Folle Ambiance ». Sur ce premier 45 tours,
une immense farandole. Il raconte qu’à
cette époque il manquait de musiques
populaires, celles qui font danser dans
les bistrots*. Il avait trouvé sa marque de
fabrique. S’en suivent des tubes comme
« le Tango du Congo », « On a soif », « Victor
le Footballiste » ou encore « Jules César ».
LE SAVIEZ-VOUS ?
Le Griffon,
mascotte de Bruxelles
Le saviez-vous ? Comme les Bretons
ou les Bernois, les Bruxellois ont eux
aussi leur race de chien : le griffon.
Selon toute vraisemblance, le griffon
bruxellois est issu d’une race de petits
chiens appelés « Smousje ». Originaire
des environs de Bruxelles, le « Smousje »
était utilisé pour garder les carrosses et
chasser les rats des écuries.
C’est en 1883 que les premiers griffons
bruxellois sont inscrits au Livre des
Origines Saint-Hubert. Pour rappel, le
66
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
Livre des Origines recense les chiens de
race et leur descendance. Pour recevoir
l’appellation « chien de race », l’inscription
y est obligatoire.
Vers 1900, les griffons bruxellois deviennent
très populaires. L’intérêt que
leur porte la reine Marie-Henriette de
Belgique n’y est sans doute pas pour
rien. A cette époque, la race commence
même à s’exporter à l’étranger et trouve
un certain succès à travers le monde.
Pour l’anecdote, il parait que le griffon
bruxellois aurait servi d’inspiration à
George Lucas pour créer les Ewoks de
Star Wars.
Frédéric Solvel
Cinquante ans plus tard, à 80 ans (le 6
juillet prochain), le Grand Jojo continue
de faire danser les générations. Avec
son dernier album « Tout va très bien » le
chanteur populaire prouve - s’il le fallait
encore – qu’il n’a pas fini de faire la fête
avec son public.
A travers le monde
Icône en Belgique, le Grand Jojo est bien
évidemment connu hors de nos frontières
depuis le printemps 1986 et sa célèbre
chanson « E viva Mexico ». Les supporters
de football du monde entier entonnent
alors en chœur le célèbre « olé, olé, olé,
olé ». Son tube sera commercialisé dans
plus de 50 pays et repris au générique de
plusieurs grands films. L’Américain Clint
Eastwood l’a utilisé dans son film sur
Mandela, « Invictus » sorti en 2009.
Pour l’Euro 2016 (du 10 juin au 10 juillet
2016), l’hymne des Diables est signée Lou
Deprijck. En duo avec Miss Belgique, il interprète
(en anglais) « Come on Belgium ».
Apprenez déjà les paroles: « Come on Belgium,
Come On Belgium, gave us what we
really want : goal, goal, goal ! »
Hélène Remy
© photo : www.legrandjojo.be
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BRUSSELSLIFE
TOP BRUSSELSLIFE
TOP 5 des Apéros de l’été
L’après-midi touche à sa fin. Le soleil brille. Votre gorge est desséchée. Mais que faire
dans une telle situation de crise ? Prendre un pot pour l’apéro, tiens donc ! Bruxelles
soit louée ! En été, les apéros en plein air envahissent la ville. BrusselsLife.be vous
guide dans ce dédale de rendez-vous arrosés à la grosse louche d’Apérol Spritz…
Olivia Regout
Sortez votre agenda, lancez Google Map et laissez vos
clés de voiture au crochet ! La douce saison des apéros
a commencé…
1
Les incontournables Apéros Urbains
La référence bruxelloise de ces rendez-vous arrosés de
l’été, c’est sans aucun doute les Apéros Urbains. Depuis
plus de dix ans, ils squattent l’espace urbain chaque vendredi de mai
à septembre, de 17h à 23h. Chaque semaine le rendez-vous est différent
: Cinquantenaire, Parc de Forest, Place Poelaert, Place Wiener,
Parc de la Woluwe… Si la pluie ne vient pas mettre son grain de sel,
les rendez-vous mobilisent une foule de Bruxellois prêts à commencer
le week-end en fanfare.
2
3
Les Apéros de Koekelberg ou Koek’s Apéro
Pour la troisième saison, à Koekelberg, les
Koek’s Apéro font partie de la danse interminable
des apéros d’été. Tous les vendredis de l’été (à
partir du 3 juin 2016), l’esplanade de la Place Simonis et
du Parc Elisabeth accueille de 16h à 22h les travailleurs
fatigués et les amis impatients de se retrouver.
Les Apéros du Boulevard à Auderghem
Moins connus que les Apéros Urbains, les apéros
du Boulevard à Auderghem proposent un
cadre plus intime pour siroter un mojito ou deux, ou
trois... Dès le 5 mai 2016, rendez-vous tous les jeudis de
16h à 21h sur l’aire centrale du boulevard du Souverain,
à hauteur du Carrefour et du Cactus.
BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
67
4
5
Apéros branchouilles à la terrasse
de l’Hippodrome à Boitsfort
Palmiers, piscine, sable fin et pétanque, comme
chaque année, la très branchée terrasse de l’Hippodrome se
mue en un véritable oasis inattendu à Boitsfort. De midi à minuit,
tous les jours du 19 mai au 20 juillet, ça va « chiller » dans
les transats…
Apéro Saint-Gilles
Depuis quelques années, la commune de SaintGilles
est rentrée dans la grande danse des apéros
estivaux. Les vendredis de fin mai à août, la Place Van
Meenen est envahie de transats et de parasols. A l’ombre
des platanes, l’ambiance de l’Apéro Saint-Gilles est décontractée
et un peu bobo.
© Apéros Urbains au Cinquantenaire
© Apéros Saint-Gilles
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AGENDA
Management & RH, Personal improvement
21.06.2016
Donner
un feedback constructif
pour motiver vos travailleurs
04.07.2016
Apprendre les comportements et
les émotions qui sauvent
04.07.2016
Formation certifiante aux gestes
qui sauvent et à la réanimation
08.07.2016
Accompagner son personnel pour
prévenir le stress et l’épuisement
Droit commercial
09.2016 à 02.2017
Devenir médiateur en matière
civile et commerciale
Strategie en gestion
09.2016 à 06.2017
It’s Co-Solutions Time for the Boss
09.2016 à 06.2017
It’s Co-Solutions Time for Free
Entrepreneurs
Vente, marketing & Communication
20.06.2016
Accompagner son personnel pour
prévenir le stress et l’épuisement
21.06.2016
Donner un feedback constructif
pour motiver vos travailleurs
29.06 & 08.07
Des réunions efficaces, productives
et agréables, en fait c’est facile !
04.07.2016
Apprendre les comportements et
les émotions qui sauvent face à
une menace
04.07.2016
Formation certifiante aux gestes
qui sauvent et à la réanimation
Efficacité
07 & 16.06.2016
La formation qui vous fait gagner 1
heure par jour
14.06.2016
Doublez l’efficacité de vos réunions
grâce à OneNote !
21.06.2016
Donner un feedback constructif
pour motiver vos travailleurs
68 BECI - Bruxelles métropole - juin 2016
29.06.2016
Excel : Comment faire parler n’importe
quelle base de données en
3 clics ?
29.06 & 08.07.2016
Des réunions efficaces, productives
et agréables, en fait c’est facile !
➜ Emilie Lessire
+32 2 643 78 11 – ele@beci.be
Formations sur mesure
Vous souhaitez développer vos compétences,
accroître la performance
de vos collaborateurs, renforcer
l’esprit d’équipe de votre entreprise ?
Nos formations peuvent se décliner
dans votre entreprise.
Vous ne trouvez pas la formation que
vous cherchez ? Contactez-nous !
Notre programme de formations est
établi en fonction des demandes que
vous nous formulez.
➜ Emilie Lessire
+32 2 643 78 11 – ele@beci.be
Législation sociale
13.06.2016
Remboursements forfaitaires de
frais propres à l'employeur : votre
entreprise est-elle à risque ?
17.06.2016
BECI HR Lunch
05 & 07.07.2016
Négociation avec les syndicats :
atelier pratique
23/25/30.08 & 01.09.2016
Recyclage d'été en droit social
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
Environnement, urbanisme, mobilité
28.06.2016
Formation
Management Environnemental
– Session 2016-2017 –
Séance d’information
28.06.2016
Formation Management Environnemental
– Séance de clôture de la
session 2015-2016
28.06.2016
Green After Work Economie Circulaire
08
& 09.08.2016
Formation Management Environnemental
– Module 1 & 2 –
09.06.2016
After Work
15.06.2016
Les B.A.-Ba du succès
21.06.2016
Garden Party
28.06.2016
Start’hub Night
25.08.2016
Summer After Work
08.09.2016
Speed Business Lunch
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
**En néerlandais uniquement
Les fondamentaux du management
environnemental
09.2016-06.2017
Formation Management Environnemental
23.09.2016
Colloque
Entrepreneuriat & Mobilité
chez KBC Brussels
➜ Laura Rebreanu
+32 2 643 78 26 – lr@beci.be
Transmission
14.06.2016
Comment me différencier de mes
concurrents et proposer une offre
unique de vente
➜ Erik Thiry
+32 2 643 78 36 – eth@beci.be
09.06.2016
Oser l’Allemagne, oui, mais comment
?
21.06.2016
Les pays émergents dans sa stratégie
d’expansion
27.09.2016
Rencontres avec les attachés
douaniers
05.2017
Voyage d’affaires en Iran
➜ Beci’s International Department
+32 2 643 78 02 - sso@beci.be
׉	 7cassandra://1m53RSHlJGQiMIGWRxFeFgrG-nIKskOopidVaaqTYEYD`̵ WM6yy\)׉EwCOMMUNITY
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Angiuoni Sara
Avenue Louise 399 - 1000 Bruxelles del : Sara Angiuoni
Brasserie Vanderlinden SA
Rameistraat 62 - 3090 Overijse Code Nace : 11050 - Fabrication
de bière 46349 - Commerce de gros de boissons,
assortiment général del : Robert Poidlin
Bureau Horeca Conseils - Bistromania.be SPR
Avenue des Bouleaux 6 - 1420 Braine-l'Alleud Code
Nace : 68201 - Location et exploitation de biens immobiliers
résidentiels propres ou loués, sauf logements
sociaux 73200 - Études de marché et sondages d'opinion
del : Philippe Wilbers
Canalo Gat SPRL
Avenue de la Chasse 135 - 1040 Bruxelles Code Nace :
56102 - Restauration à service restreint 56210 - Services
des traiteurs del : Arnaud Durandin
CM4A Consulting SPRL
La Closière 11 - 1332 Genval Code Nace : 70210 -
Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion 82110 - Services administratifs combinés de
bureau del : Bernard Guenet
Great Food Solutions SPRL
Chaussée d'Alsemberg 93 - 1060 Bruxelles Code
Nace : 46180 - Intermédiaires spécialisés dans le commerce
d'autres produits spécifiques 56101 - Restauration
à service complet 56210 - Services des traiteurs
del : François De Meester
ID Neuro - SleepWell&StressLess SPRL
Rue des Confédérés 27 - 1000 Bruxelles Code Nace :
86220 - Activités des médecins spécialistes del : Inge
Declercq
JB Invest
Rue des Egyptiens 2 - 1050 Bruxelles Code Nace :
43299 - Autres travaux d'installation n.c.a. 43999 -
Autres activités de construction spécialisées 68100
- Activités des marchands de biens immobiliers del :
Jean Denys
Lambot Patrick - Bedeart PPE
Rue Florémond 89 - 1325 Chaumont-Gistoux Code
Nace : 18130 - Activités de prépresse 47787 - Commerce
de détail d'objets d'art neufs en magasin spécialisé
74104 - Décoration d'intérieur del : Patrick
Lambot
Look and Fin SA
Allée de la Recherche 12 - 1070 Bruxelles Code Nace :
61900 - Autres activités de télécommunication 70210
- Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion del : Frédéric Lévy Morelle
Mike Ferry Italia SRL
Via Lenin 132/P - 56017 San Guliano Terme (PI) - Italia
del : Tiziano Benvenuti
My Sherpa SPRL
Rue de Stalle 65 - 1180 Bruxelles Code Nace : 82300
- Organisation de salons professionnels et de congrès
85592 - Formation professionnelle 85599 - Autres
formes d'enseignement del : Michael Houben
Net Work Mining SA
Rue des Palais 44 - 1030 Bruxelles Code Nace : 58290 -
Édition d'autres logiciels 62020 - Conseil informatique
62090 - Autres activités informatiques del : Roland
Leners
SMG Belgium SPRL
Chaussée de Saint-Job 672 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en
communication 70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 82990 - Autres activités de
soutien aux entreprises n.c.a. del : Stephen Hellon
Studio 43 SPRL
Rue de la Victoire 84 - 1060 Bruxelles Code Nace :
59120 - Post-production de films cinématographiques,
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
21 Solutions
40
AgainAgain
Aganeri
Agence Européenne de l’Environnement
Agoria
Alternativ
Ateliers des Tanneurs (Les)
Audi
Belgian Restaurant Association
Big
Brussels Hotel Association
BrusselsLife
Bruxelles Environnement
Bruxelles Invest & Export
Bruxelles Mobilité
CAP Consultance
Cécila
Centre de Recherche et d’Études
pour l’Action Territoriale (CREAT)
Choux de Bruxelles
Cisco
Citydev
Coberec Textiles
Comcrop
Comeos
Commission de la protection de la vie privée
Communauté portuaire
Commuty
Coppens Fiscaliste
Credendo
Cube (The)
Cushman & Wakefield
Daoust
Début des Haricots (Le)
Deloitte
Economist Intelligence Unit
EDF Luminus
Eneco
Engie Axima
Engie Cofely
Engie Electrabel
Engie Fabricom
25-26 ; 28 ; 33-36 ; 40 ;41 ; 44-45 ;46-47
20
52
50-51
12
25-26
33-36
29-30
29-30
49
39
58-59
23
29-30
52
56-57
18
12
20
37
38
50-51
25-26
44-45
44-45
42-43
42-43
42-43 ; 44-45 ; 46-47
42-43
29-30
50-51
46-47
29-30
58-59
63-67
15-17 ;29-30
10
39
10
10
Eole Engineering
Espaces Mobilités
Europcar
Facebook
Familles en Entreprises
Federgo
Foodmet
Forest National
Fost Plus
General Electric
Google
Gotham Greens
Greenloop
Hotel (The)
HP
IBM
Identic
Institut des Experts-Comptables
Iris Groupe
IZEO
JDS
JLL Shanghai
KBC Brussels
Kohl
Labima
Lampiris
Lateral Thinking Factory
Legal Consulting & Management
Macadam Gardens
Maison Blavier
Metro
Mister Genius
Mont-de-Piété
Musées Royaux des Beaux-Arts
NCI Translation
NNOF
OCAM
ONSS
ONU
Partena
PepsiCo
PermaFungi
Pfizer
18
52
52
10 ; 23
50-51
50-51
39 ; 63-67
15-17
49
39
38
39
33-36
46-47
29-30
29-30
50-51
56-57
25-26
10 ; 56-57
20
20
50-51
38
15-17
44-45
38
23
38
50-51
15-17
58-59
58-59
63-67
58-59
49
4
10
18
10 ; 50-51
38
33-36
41
Philips
Plant Design
Port de Bruxelles
Proximus
Regus
Rotor
RTBF
Sabca
Sibelga
Sony Sendai
Splyt
Sportyverse
Steelcase
STIB
Suez
Swift
Taiping Asset Management
Tale Me
Tempora
Tesla
Thon Hotel
TomTom
Tournevie
Toyota
Ubeeqo
Uber
UCL
ULB
ULg
Unicef
Université Tongji
Viangro
Village Partenaire
VO Communications
VRT
VUB
Xiaomi
Yahoo
Zen Car
Société Royale des Apiculteurs de Bruxelles
Solvay
de vidéo et de programmes de télévision 7410501 - les
activités d'étalagiste 90023 - Services spécialisés du
son, de l'image et de l'éclairage del : Pierre Ducaju
TakeEatEasy.be SA
Rue Vandenbranden 1 - 1000 Bruxelles Code Nace :
63990 - Autres services d'information n.c.a. 79909 -
Autres services de réservation 82990 - Autres activités
de soutien aux entreprises n.c.a. del : Jonathan Lefèvre
The Captainey Gérest House
Quai à la Chaux 8 - 1000 Bruxelles del : Karel Mondt
Toogezer SPRL
Avenue des Sorbiers 6 - 1180 Bruxelles Code Nace :
4741001 - Le commerce de détail d'ordinateurs et de
logiciels non personnalisés 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion del : Isabelle
Meynier-Grimaldi
Tridea SPRL
Avenue de l'Héliport 7A - 1000 Bruxelles Code Nace :
38329 - Récupération d'autres déchets triés del : Philippe
Merillet
Valdenaire Damien
Rue de la Longue Haie 35 - 1000 Bruxelles del : Damien
Valdenaire
Vision Graphique SPRL
Rue Théodore Roosevelt 13 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 73110 - Activités des agences de publicité del :
Patrick Anthonis
Wiser Hare SPRL
Avenue du Frioul 36 - 1140 Bruxelles Code Nace :
62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil
informatique 62030 - Gestion d'installations informatiques
del : Stephan Huez
29-30
33-36
29-30 ; 46-47
15-17
52
49
15-17 ;28
29-30
44-45 ; 46-47
38
14
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48
58-59
4
40 ; 49
42-43
20
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15-17
44-45 ; 46-47
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52
25-26
46-47
39
14
20
33-36
38
15-17
15-17
46-47
20
38
52
69
׉	 7cassandra://uefUiHGKAzHIhzT4QPTaX97TypwmYJ8sKiHc0HknSt09`̵ WM6yy\*WM6yy\)#בCט   u׉׉	 7cassandra://wJfuAIgFBa5IvG6LAbk7P8umFkrQAUn7SNBpzE8dmFs }<`׉	 7cassandra://B0XnCJhrqtjfo_53bcSB8dzzaZyNC36rs2pRnllaeEYW`S׉	 7cassandra://P_K_NId8lkV3CS5n6kz9LM0kHP0jV4q1JQ_c0zBmVL4`̵ ׉	 7cassandra://92TM_kDEfBtF-S8acMUlv34xMx7qoJQwHaTrMF3Qj0Q S9͠WM6yy\+נWM6yy\9 N9ׁHhttp://www.peugeot.beׁׁЈנWM6yy\6 <9ׁH "http://www.professional.peugeot.beׁׁЈ׉Ewww.professional.peugeot.be
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. La contribution nette mensuelle sur l’Avantage de toute Nature
(ATN) est à payer par un employé utilisateur d’un véhicule de société, sur base du taux maximal de précompte professionnel de 53,5%; ces valeurs sont communiquées à titre purement informatif et
n’engagent pas la responsabilité de Peugeot Belgique-Luxembourg en cas de différence entre l’avantage communiqué et l’avantage réellement obtenu.
NEW PEUGEOT 2008
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97 - 114 G /KM Avenue de Finlande 4-8 à B-1420 Braine-l’Alleud. Tel: 078 15 16 15.
Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.peugeot.be
E.R.: Peugeot Belgique-Luxembourg S.A., n° BCE 0403.461.107, IBAN : BE81 2710 0450 0024,
׉	 7cassandra://P_K_NId8lkV3CS5n6kz9LM0kHP0jV4q1JQ_c0zBmVL4`̵ WM6yy\,׈EWM6yy\-WM6yy\,$ͼ2016.06 Bruxelles MétropoleWړ5i