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& Union des Entreprises
de Bruxelles
LE MAGAZ I NE DES ENTREPRISES BRUXELLOISES
Le TOUR DE FRANCE
à Bruxelles,
J-100
CODE
DES SOCIÉTÉS :
le big bang
N°44 / AVRIL 2019
MARCHÉS PUBLICS
et
HÔPITAUX
JULIE FOULON,
icône de la
tech bruxelloise
BRUXELLES,
CAPITALE
CRÉATIVE
© Ibpyles
Rédactrice
en chef invitée :
BÉA
ERCOLINI
ISSN 2406-3738
׉	 7cassandra://IU7M60HOIGOc33lklU__R1FgLcj66KO5OYRJT7Ks-_Y0` \䰮Uŧ\䰮UŦבCט   ́u׉׉	 7cassandra://hnYNpW74yku_jerWwPTlB00yW9mqozG8E9ww1wmwSL4 `׉	 7cassandra://OOWYUl8ufee33J9JpeRoqwZQoKWBJJqPYWOn3EduxYod~`z׉	 7cassandra://71IOnDbP4C4-85FCq7plRQOzt8UIZvoFeZngjQpsC4w%` ׉	 7cassandra://pA2t8hi8PKQedgpucIQJkQ43J7-OUNlwEY-9RLN_2HQ 	͠y\䰮Uט  ́u׉׉	 7cassandra://VyRjDudICHq7egk8pv6rChO7pP41zv1b1AalRuW95Go /`׉	 7cassandra://ZHZ6iy3umPSfmEqrBbySaJs4sGuaoAaF41Wrdfj-J4Ej`z׉	 7cassandra://L5KKy-ZgB_Zmv8MtQwg7gjibrCFiBUkRV8DrSp6FhJU ` ׉	 7cassandra://JnvhssgBd6T2vbnF6jrMTlR-uzgeyddvprTZJHOAsHwc͠y\䰮Uנ\䰮U ̘	d9ׁHhttp://www.kbcbrussels.beׁׁЈ׉EVyour
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L’imagination au pouvoir ?
Notre rédactrice en chef de ce mois, Béa Ercolini, s’en étonne : qu’ a-t-il dans
l’eau de nos robinets qui fait de Bruxelles une ville aussi créativ
Bruxelles se distingue par la richesse et la variété de ses talents
ne présente plus Stromae, Philippe Geluck, Amélie Nothomb, Anne
Keersmaeker, Jaco Van Dormael ou les frères Schuiten, tous Brux
sance ou d’adoption. En revanche, on vous présente dans ce numér
talents qui appartiennent à la génération montante. Tous sont des
certains déjà connus, d’autres moins, qui s’apprêtent à faire la
Bruxelles – tant il est vrai que la réputation d’une ville tient à celle
Ce sont la romancière Adeline Dieudonné, les musiciens de Fugu
cy, les designers de Biskt et We Are Artists, la comédienne Babe
les créatrices Valentine Witmeur, Alexandra et Ségolène Jacmin,
et Élodie Ouédraogo, Sarah et son complice Steven de la marque
aurions pu vous en présenter bien d’autres encore : Gioia Segher
Thekla Boven, Pauline Capdo et Luis Bellenger, Ilke Cop, Tina
quatuor hip-hop Stikstof… Sans compter tous ceux, encore plus nombr
qu’il nous est impossible de citer ici… De jeunes femmes et hommes
différentes origines, dignes représentants d’une diversité bruxelloise
exprime sa créativité.
À la créativité de ces jeunes talents répond le dynamisme des entrepreneurs
: c’est toujours Bruxelles qui présente le plus haut
taux de création d’entreprises. On peut d’ailleurs y voir un lien.
Comme Giles Daoust l’a écrit un peu plus tôt dans nos colonnes,
« Un dirigeant est avant tout un créatif ». Selon lui,
c’est là que réside le plus grand talent d’un patron : dans
l’imagination, la faculté d’innover, de proposer des idées différentes.
Des idées qu’il faut ensuite être capable de développer
– mais c’est également le lot des créatifs, qui sont aussi, à leur
manière, des entrepreneurs.
Telle est la richesse de Bruxelles : sa capacité à engendrer
et à porter l’imagination au pouvoir. Une qualité indispensable
monde qui change rapidement, où il est nécessaire d’être capable
inventer constamment. Voilà une extraordinaire ressource à exploiter – naturelle
et renouvelable, qui plus est !
Marc Decorte, Président de Beci
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 1
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Sommaire
Bruxelles métropole
N° 44 – Avril 2019
Au mois
de mai :
Emploi &
Formation
Editeur responsable
Olivier Willocx – ow@beci.be -
T +32 2 648 50 02
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
T +32 2 643 78 44
Ont collaboré à ce numéro :
Alexis Bley, Elisa Brevet, Géry Brusselmans, Giles
Daoust, Johan Debière, Marc Decorte, Vincent
Delannoy, Béa Ercolini, Mehdi Ferron, David Hainaut,
Gaëlle Hoogsteyn, Catherine Langenaeken, Ophélie
Legast, Morgan Van Cleven, Guy Van den Noortgate
et Peter Van Dyck.
Production
Layout db Studio.be
Design couverture Denis Séguy, photo Ibpyles
Impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu
chaque mois par plus de 21.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.000 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
asc@beci.be
Membership
Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72
ctr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
4
6
7
Idées
10
14
15
18
19
Beci online
Podcast : Julie Foulon
Digest
Le Tour de France, cadeau pour Bruxelles
Bruxelles doit garder ses activités productives
Le Smart Mobility Hub, à la rescousse de la mobilité
bruxelloise
Open Source
Pour ou contre une taxation zonale des déplacements ?
International
20
21
Le Japon n’a jamais été si proche de l’Europe
Turquie, Russie, Chine : les principales destinations des
certificats d’origine belges
Sprout to be Brussels
24
26
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31
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33
34
36
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38
39
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44
46
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
50
51
52
53
55
56
57
Musique : Juicy
Génération slasheurs
La mode belge, c’est aussi Bruxelles !
Design : Studio Biskt
Design : We Are Artists
Cinéma : Babetida Sadjo
L’ADN des millennials : une génération changement
Entreprendre
40
Recyclage des voitures : Bruxelles a une carte verte à jouer
La petite reine en tête du budget mobilité ?
Starter : Tag-Ad
Du neuf dans les primes aux PME bruxelloises
Réforme du code des sociétés : le big bang aura bien lieu !
Marchés publics : quels défis pour le secteur hospitalier ?
Community
48
L’actualité Beci en photo
Petites histoires de grands entrepreneurs
Les bonnes adresses de Pierre Marcolini
Beci-CCIB : PV de l’Assemblée Générale du 3 octobre 2018
Beci-UEB : PV de l’Assemblée Générale du 3 octobre 2018
Demandes d'admission
Agenda
Index
Béa Ercolini, « Fière des petits choux de Bruxelles ! »
Bruxelles, capitale créative
Littérature : Adeline Dieudonné
Musique : Fugu Mango
Béa Ercolini
Rédactrice
en chef invitée
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A VENDRE
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4 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
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de mars
Les expatriés sont plus de 200.000 à Bruxelles et
dans ses environs. Comment les aider à s’installer ?
Article à lire sur notre site web.
En Belgique, les coopératives sont rares. Beaucoup
plus rares que chez nos voisins. Pourquoi ?
Et quelles sont les avantages de cette formule ?
À lire sur
notre site web
Retrouvez ces articles sur www.beci.be
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 5
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Julie Foulon : Icône de la
tech bruxelloise, fondatrice
de Girleek et Molengeek
De la France à la Belgique, de la finance à la tech, de Girleek à Molengeek,
Julie Foulon présente un parcours des plus atypiques. Destinée à une carrière
de trader, cette geekette a décidé de tout envoyer balader pour s’installer en
Belgique. Elle a fondé le site Girleek, un blog 100 % féminin dédié aux nouvelles
technologies et au code. Elle est aussi cofondatrice de l’incubateur Molengeek.
Tu es aujourd’hui une véritable icône de la tech
bruxelloise ; comment es-tu parvenue à faire ta place
– il y a maintenant une dizaine d’années – dans un
secteur si masculin ?
Il y a plusieurs années, j’ai eu l’opportunité avec un ami de
monter une boîte d’informatique. Petit à petit, je me suis
professionnalisée et j’ai pris conscience que ce monde
était intégralement drivé par des hommes. Tout le contenu
que je pouvais trouver sur le net pour parfaire mes
connaissances et évoluer, c’était du contenu essentiellement
orienté « homme » ; écrit par des hommes pour des
hommes.
C’est à ce moment-là que tu décides de lancer Girleek ?
Oui. C’est parti d’un constat simple que l’on peut comparer
à la voiture : en général, un homme s’intéresse plutôt
à la puissance d’un moteur et la femme plutôt au confort
de l’habitacle. Les nouvelles technologies et le code, c’est
à peu près la même chose : nous les femmes, nous allons
utiliser les outils à notre disposition comme un moyen
pour arriver à une fin. À l’inverse, un homme va plutôt
avoir tendance à les utiliser comme une performance. On
n’est donc pas du tout dans la même approche. Je me suis
dit que cette découverte était plutôt positive : il y avait la
moitié de l’humanité qui n’était pas dans le coup et qui
pourrait apporter une valeur extrêmement intéressante à
la société.
Lorsque tu as créé ton blog, tu t’es sentie soutenue ?
Bien sûr ! Ce qui est très drôle, c’est que la moitié de nos
lecteurs sont des hommes. Ce n’est pas tellement étrange,
ils aiment bien voir la manière dont les femmes parlent
des nouvelles technologies. Finalement, je pense que les
hommes ont été plutôt contents de nous voir débarquer.
À l’époque, à la création du site, on a pris le parti de faire
un site tout rose. L’idée, c’était de dire : « Nous aussi on a
une place et on a un rôle à jouer dans ce secteur ».
Ce site a été un véritable vecteur d’émancipation pour
toi et ta carrière ?
Grâce à Girleek, j’ai pu faire de la radio et j’ai commencé à
écrire dans La Nouvelle Gazette. J’avais enfin trouvé mon
fil conducteur : les femmes, les nouvelles technologies et
l’entrepreneuriat. De là, j’ai repris la tête du BetaGroup
qui était à l’époque la plus grande communauté de startups.
Son fondateur, Jean Derely, m’avait repérée et il aimait
ce que je faisais. Pour le BetaGroup, j’organisais des
événements tous les mois qui rassemblaient plus de 500
personnes. C’est comme ça que j’ai rencontré Ibrahim, qui
deviendra quelques années plus tard mon associé avec
Molengeek… ●
Elisa Brevet
Une rencontre à écouter en
intégralité dans le podcast Next Step :
https://www.beci.be/podcast.
Les podcasts à écouter…
« Salade Tout », c’est le podcast 100 % natif
et belge qui allie food et société. Les deux
présentatrices « taillent un bout de gras sur
ce qui se trouve dans nos assiettes, et tout
autour » et abordent toutes les nouvelles
tendances alimentaires. Une coproduction
de la RTBF et du Centre de l’Audiovisuel
et du Cinéma de la Fédération WallonieBruxelles
6
❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
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Une Manufakture sur le site des abattoirs
Le site d’entreprises des abattoirs d'Anderlecht est en
pleine mutation. Grâce en partie au soutien du Feder
(#EU in my Region), une première phase du plan directeur
a déjà été réalisée en 2015. Le Foodmet, un grand marché
couvert alimentaire, unique en Belgique, a ouvert ses
portes au grand public. Entretemps, la Ferme Abattoir, le
plus grand potager suspendu d'Europe, s’est nichée sur le
toit du Foodmet. Elle a récemment été élue « Brusseleir de
l'Année ».
Avec le projet Manufakture, la s.a. Abattoir franchit à présent
une nouvelle étape dans la réalisation du masterplan.
La Manufakture (cerclée de rouge sur la photo) sera un
nouveau bâtiment destiné au secteur de la production de
viande et d’alimentation. Sa réalisation s’inscrit dans le
cadre d’un appel à projets du programme Feder 20142020,
pour lequel la candidature d’Abattoir a été retenue.
Le gouvernement de la Région Bruxelles-Capitale a
consacré environ 10 millions d’euros au soutien du Feder
à cette fin.
On recherche des travailleurs bruxellois en
périphérie
Nombre d'entreprises flamandes en périphérie de Bruxelles
ont du mal à pourvoir leurs postes vacants, notamment
parce que les Bruxellois francophones demandeurs d'emploi
ne franchissent pas la frontière régionale. Afin de rapprocher
les deux parties, les services de l'emploi flamand
et bruxellois, VDAB et Actiris, organisent la campagne
« Nouveau job ? Le prochain stop ! ». La campagne a été
lancée le 12 mars avec un tour en bus emmenant les chercheurs
d’emploi bruxellois à la rencontre d’employeurs potentiels.
Le parcours passait par Brussels Airlines, bpost,
Colruyt Group, LSG Skychefs, G4S et Aviato.
La volonté d’Abattoir est de lancer ce projet par une vision
durable très prononcée, en faisant de ce bâtiment un modèle
en ce qui concerne l'énergie, l'environnement, l'économie
circulaire et la gestion rationnelle des déchets.
Le mercredi 13 mars, le concours d'architecture pour la
construction de la Manufakture a été lancé en collaboration
avec le Maître Architecte de Bruxelles. L’objectif est
que la Manufakture soit prête en 2023. Vous recherchez
un espace commercial casco pour des activités productives
dans le secteur de l’alimentation, près du centre de
Bruxelles ? Adressez-vous à info@abattoir.be.
Info :
www.abattoir.be
Les chiffres sont clairs : environ un cinquième de tous les
postes vacants du « Vlaamse Rand » restent ouverts. En
2018, le VDAB a recensé pas moins de 14.672 postes
vacants, tous secteurs confondus, dont 3.000 n'ont pas
encore été pourvus. En outre, le nombre total de postes
vacants a fortement augmenté au cours des trois dernières
années. Et cependant, la périphérie semble toujours
un territoire inconnu pour de nombreux Bruxellois francophones.
«
Beaucoup de gens à Bruxelles pensent que le fossé linguistique
ou la distance sont infranchissables. Rien n'est
plus faux », affirme Geert Pauwels, directeur du VDAB
Bruxelles. « Les emplois sont physiquement proches. Avec
les transports en commun, vous pouvez être chez votre
nouvel employeur en moins d'une demi-heure. Et des
cours de langues permettent, rapidement et facilement,
de jeter un pont entre les candidats et les employeurs flamands
potentiels. »
D'autre part, les chiffres les plus récents de Statbel
montrent que jamais autant de Bruxellois ne sont allés travailler
en Flandre : 51.173 en 2017. Toutefois, ce chiffre
peut encore être augmenté. Agoria, de son côté, évalue
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 7
© Belga
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à un million le nombre de Flamands qui prendront leur
retraite d'ici 2030. Pour Geert Pauwels, « Il s'agit en fait
d'un million d'opportunités pour les Bruxellois. En outre, le
Rand vieillit, tandis que Bruxelles continue de se rajeunir. »
Pour montrer qu'un emploi près de chez soi est chose possible,
la VDAB a lancé la jobmap : une carte interactive
en ligne qui montre tous les emplois dans la périphérie
bruxelloise. Le demandeur d'emploi introduit son lieu de
résidence à Bruxelles, choisit parmi différents secteurs et
indique un temps de voyage idéal, pour repérer les emplois
les plus proches. La jobmap est disponible en néerlandais
et en français sur le site web de la campagne :
www.nouveaujob.be.
Citydev.brussels développe ses occupations
temporaires
Les deux sites de Ropsy Chaudron à Anderlecht et de
BridgeCity à Bruxelles-Ville ont trouvé de nouveaux gestionnaires/coordinateurs
à la suite d’un appel à intérêt organisé
par Citydev. Les sociétés Communa, Superlab et
Sisyphe sont ainsi en charge de nouvelles occupations
temporaires depuis la mi-mars pour une période de deux
ans.
habitants, artistes ou entrepreneurs sociaux qui s’attaquent
aux enjeux sociétaux de notre époque. Leur vision
: transformer ces espaces, donner aux personnes qui
les occupent l’occasion de s’approprier et de cogérer ces
espaces, et ainsi contribuer aux nouveaux modes de fabrique
de la ville.
Toutes les parties prenantes au projet ont dans leur ADN
la recherche d’une implication forte dans la vie locale, et
ont vocation à nouer des liens étroits avec ses divers acteurs.
L’invitation est faire aux acteurs locaux (riverains,
associations, écoles…) de co-construire et co-réaliser ce
projet transitoire. Une partie du bâtiment pourra également
être destinée au logement des personnes sans-abri.
Les deux partenaires pour le développement de ce projet,
Superlab et Sisyphe, s’inscrivent également dans une démarche
de transformation et d’ouverture des espaces urbains.
Pour l’occupation de ce site, les deux sociétés sont à
la recherche d’une mixité de profils et d’offres afin de créer
le nouvel hot spot culturel et technique de Bruxelles. Les
partenariats s’articuleront autour de différents thèmes,
dans un souci d’équilibre des services et des expériences.
Seront mis à l’honneur la culture, la création, l’économie, le
sens de la communauté et du respect mutuel, ou encore
l’esprit de cocréation.
Info :
www.citydev.brussels
Ouverture de la première boutique-école de
Belgique
Le projet de boutique-école S.Kool a débuté le 1er
maris
et s’étendra sur une période de trois mois. Sa spécificité :
former 12 jeunes chercheurs d’emploi bruxellois tout en
alternant chaque jour théorie et pratique dans un vrai commerce
établi au sein du centre commercial City2.
Cela fait plusieurs années que les sites de Citydev, en attente
de développement, font l’objet d’occupations temporaires.
L’avantage d’un tel système : assurer une présence
sur les lieux, les faire connaître, éviter la taxe sur les immeubles
vides, mais aussi faire naître des projets. Le plus
gros exemple en date est celui du Studio CityGate, géré
par la SPRL Entrakt, où plus de 20.000 m² sont dédiés à
des ateliers d’artistes, à un pôle culturel, social et économique,
ou encore un skatepark.
L’ASBL Communa réhabilite les bâtiments vides de la
Région bruxelloise afin de les transformer en communs
urbains. Ceux-ci ont vocation de regrouper associations,
8 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
Pari lancé par AG Real Estate, Actiris, Bruxelles Formation
et City2, S.Kool cherche à offrir à ces chercheurs d’emploi
une formation en technique de vente et en néerlandais. Ils
seront par ailleurs encadrés par une gérante expérimentée
en charge de leur transmettre son savoir-faire. Enfin, ce
projet mise également sur le partage d’expérience, organisé
autour de workshops, afin de compléter ces apprentissages.
En complément à ces heures de formation, les
stagiaires sont encadrés par d’autres commerçants qui se
sont investis dans le projet : Cannage Republic, Casa, Histoire
d’Or, Hunkemöller, Kiabi, Lindt, Naf Naf, Pearle Opticiens,
SportsDirect.com, Switch et Unisa notamment. À la
clé, un contrat de travail assuré de juin à septembre 2019.
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au sein de l’entreprise.
L’opérateur bruxellois présente deux nouvelles cartes : Modalizy
Budget et Modalizy Flex. La Modalizy Budget Mastercard
s’inscrit parmi les solutions de gestion du budget
mobilité de l’entreprise. Choix d’un mode de transport plus
vert et moins polluant pour les collaborateurs ? Ils pourront
bénéficier d’un budget mobilité pour assurer leurs déplacements
avec des moyens de transport durables, et passer
facilement de l’un à l’autre avec une seule carte Modalizy
Budget. L’employeur définit la périodicité des budgets, et
la carte est prépayée, donc pas de risque de dépassement
de budget.
Le concept store, aménagé dans un style « loft urbain »,
proposera à la vente des marchandises provenant de ces
plusieurs commerçants-partenaires auxquels s’ajouteront
celles de Club, Di, Sostrene Grene, la créatrice Deborah
Velasquez qui mettra en location ses robes de soirée, ou
encore Petit Boulou, une nouvelle marque de vêtements
écoresponsables conjuguant l’art et la mode. Amaury de
Crombrugghe, Chief Investment Officer, commente : « AG
Real Estate est fier d’avoir pu susciter autant d’enthousiasme,
tant au sein de son équipe qu’auprès de tous les
partenaires. C’est un vrai projet à caractère sociétal. Le fait
de booster la dynamique d’embauche de manière originale,
en mettant en relation des jeunes chercheurs d’emploi
bruxellois et les commerces du centre-ville, permet en
outre à AG Real Estate de confirmer sa position, et celle de
City2, d’acteur majeur du commerce bruxellois ». Ce projet
innovant est aussi et avant tout une formidable aventure
humaine. Les quatre partenaires souhaitent d’ores et déjà
bonne chance à chacun des 12 stagiaires
Info :
www.actiris.be
Modalizy, partenaire idéal des entreprises pour
gérer le budget mobilité
Alors que le budget mobilité est entré en vigueur courant
mars 2019, Modalizy a développé une solution complète
qui permet d’attribuer et de gérer facilement chaque budget
mobilité.
Les entreprises ne savent souvent pas comment proposer
une mobilité intelligente afin de réduire l’empreinte
carbone de leurs employés. Cash for car, budget mobilité,
plan cafétaria… Modalizy se présente comme le partenaire
idéal des entreprises pour mettre en place ces solutions.
Son avantage : couvrir les besoins en matière de mobilité,
tout en simplifiant le traitement des frais de déplacement
La Modalizy Flex Mastercard se met au service d’un plan
cafétaria dans l’entreprise. Elle peut ainsi choisir parmi
un riche éventail d’avantages, mobilité ou au-delà. Il suffit
de sélectionner les services de mobilité que l’on souhaite
inclure dans un plan cafétéria et éventuellement y
ajouter d’autres services au choix.
Quant à la Modalizy Pass, elle est un véritable passeport
pour la mobilité en Belgique et en Europe. Elle donne un
accès direct et simplifié à tous les moyens de transport, de
la trottinette électrique au train. Mais peut également être
utilisée pour payer le parking en voirie ou des espaces de
coworking. Des options supplémentaires permettent aussi
de payer le carburant en Europe, un hôtel ou un avion.
L’utilisateur peut également compter sur l’application pour
faire les choix les plus pertinents, grâce à la géolocalisation
de l’utilisateur et de tous les points de service des partenaires.
Tout cela avec une gestion simplifiée, une facture
unique et la récupération de la TVA.
Info :
www.modalizy.be
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 9
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Le Tour de France, cadeau
économique pour Bruxelles
Cinquante ans après la première victoire d’Eddy
Merckx au Tour de France, Bruxelles accueille le
Grand Départ ce 6 juillet. Le troisième événement
sportif le plus suivi de la planète devrait accueillir
800 000 spectateurs à Bruxelles… et offrir un
excellent retour sur investissement à notre capitale.
«L
e départ du Tour de France est sans conteste
l’un des plus gros événements sportifs qu’a
connus Bruxelles. » Philippe Close, bourgmestre
de Bruxelles, a le sourire aux lèvres en évoquant
la perspective du « Grand Départ ». Voilà une véritable
aubaine économique pour notre Région et la Belgique en
général : pour célébrer comme il se doit la victoire d’Eddy
Merckx pour son premier Tour de France (c’était en
1969 !), la capitale accueille le départ du Tour de France
le 6 juillet prochain, avec une étape de quasi 200 kilomètres,
principalement dans les deux Brabants, suivie
d’un contre-la-montre le 7 juillet, qui traversera une dizaine
de communes bruxelloises.
En comptant la présentation des équipes et la préparation
du Tour, la ville vibrera durant quasi une semaine
en jaune. Rien que pour l’organisation, 4500 personnes
sont attendues (y compris équipes et journalistes) et…
pas moins de 800 000 participants. « L’estimation a été
établie en analysant les retombées pour les villes d’Utrecht
et de Düsseldorf, qui ont respectivement accueilli le
Grand Départ du Tour en 2015 et 2017 », avance Jeroen
Roppe, porte-parole de Visit Brussels, l’organisme qui
assure la promotion de la Région de Bruxelles-Capitale.
« Nous n’avons pas encore calculé l’impact direct mais
l’événement offrira indéniablement un coup de boost à
l’économie bruxelloise. »
Si les instigateurs n’avancent pas de chiffres, c’est surtout
parce qu’il est difficile d’évaluer objectivement l’impact.
Il y a l’impact direct, qui pourra être déterminé quelques
semaines après l’événement, et l’impact indirect, qui se
traduit dans la visibilité de la destination de Bruxelles à
l’étranger et des retombées sur les prochaines années.
Au niveau direct, le Grand Départ s’annonce d’ores et
déjà gagnant pour le secteur hôtelier : « La période du
début du mois de juillet est habituellement calme pour
le secteur hôtelier à Bruxelles », avance Rodolphe Van
Weyenbergh, porte-parole de la Brussels Hotels AssoRodolphe
Van Weyenbergh (BHA)
ciation. « Grâce à au Grand Départ, nous espérons être
complet toute la semaine qui entoure le Tour de France.
Nous estimons à 25 000 le nombre de personnes qui logeront
en hôtel sur la semaine. Il y a déjà 4500 personnes
uniquement pour l’organisation, les équipes et la presse.
Ceux-ci ont déjà pour la plupart réservé leur chambre. Il
faudra également compter sur les touristes, qui réservent
plutôt en ‘last minute’. Sur la Région bruxelloise, il y a
18 000 chambres d’hôtels. »
Seulement 8 % d’étrangers pour Utrecht
L’autre secteur qui devrait profiter de l’affluence est bien
évidemment celui des restaurants et des cafés. On ne
10 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
© D.R.
© Belga
׉	 7cassandra://AZk-lIDr0gakW0ttDJ0S_2k9oIfg5cV5OW_ldcH3B-4+` \䰮UŲ׉Eparle pas ici seulement des cafés du centreville,
mais aussi des communes bruxelloises
où passeront les cyclistes, notamment
Etterbeek, les deux Woluwe, Ixelles,
Schaerbeek ou Laeken.
Philippe Close :
« L’impact du Tour
se vérifiera dans
2 à 3 ans »
« L’impact du passage du Tour sur les restaurants
et cafés est très difficile à estimer »,
tempère toutefois Philippe Trine, responsable de
la Fédération Horeca Bruxelles. « Il y a plus de 4000
restaurants et cafés à Bruxelles, mais il y a pas mal d’impondérables.
L’effet Tour de France est indéniable mais la
période de début juillet peut être excellente tout comme
elle peut être compliquée. Pour un événement sportif
en plein air comme le Tour de France, même s’il y a du
monde attendu, une pluie continue peut changer complètement
la donne. »
Il est par ailleurs possible d’avoir une idée du retour
économique en analysant les statistiques d’éditions
précédentes. En 2017, la ville de Düsseldorf en
Allemagne a accueilli le départ du Tour de France,
tout comme la ville d’Utrecht en 2015. Avec plus de
600 000 habitants pour Düsseldorf et seulement
350 000 habitants pour Utrecht, on peut dire que
Bruxelles présente une petite longueur d’avance en
termes de public potentiel. En 2017 à Düsseldorf, 500
000 fans ont ainsi encouragé les cyclistes le samedi 1er
juillet, pour une étape de contre-la-montre… sous la pluie.
Pour la deuxième étape, dont l’arrivée prenait d’ailleurs
place à Liège, 800 000 personnes ont applaudi les cyclistes.
Pour la ville d’Utrecht, qui accueillait le Grand
Départ en 2015, les analyses sont plus précises. Durant
les deux jours d’étape, pas moins de 750 000 touristes
se sont déplacés, dont 365 000 personnes pour la première
étape du 4 juillet. Les statistiques avancent que
39 % des visiteurs habitaient la ville, contre 61 % hors
d’Utrecht, dont une majorité de Néerlandais. Ce Grand
Départ n’a en fait accueilli que 8 % d’étrangers, dont en
majorité des Allemands (25 %) et des Belges (21 %).
Parmi les rentrées économiques clairement chiffrables, la
simple présence du staff (équipes, journalistes, organisation)
en termes de nuitées et restauration a représenté
1,2 millions d’euros, soit 267 euros par personne. Il s’agit
déjà d’un beau retour… dont Bruxelles a indispensablement
besoin. La Ville de Bruxelles a en effet déboursé
5 millions d’euros pour avoir le droit d’accueillir le Tour
de France !
Un dispositif à 100 jours du départ
Les organisateurs des étapes du Tour ont l’habitude de
Optimiste, le bourgmestre de
Bruxelles vise surtout les retombées
du Tour sur le long terme.
➜ Combien coûte le Grand Départ à la Ville de
Bruxelles ?
Pour accueillir le Grand Départ, la Ville paye
5 millions d’euros à l’organisation du Tour
de France. À quoi il faut ajouter entre 2 et
3 millions pour les animations autour du Tour.
La Région bruxelloise investit en parallèle 1,5 à
2 millions d’euros. Nous ne comptons pas dans
ces dépenses les frais de sécurité, de police ou
de personnel défrayé pour l’événement. Comparé
au coût d’autres événements, le retour sur
investissement est extrêmement important. La
stratégie amorcée depuis plus de dix ans, à savoir
rendre une image positive de Bruxelles, devient
payante. La Ville accueille désormais plus de 8
millions de touristes par an.
➜ Avez-vous déjà calculé l’éventuel retour sur
investissement ?
À l’heure où je vous parle, je ne peux pas vous
donner un chiffre mais ce retour est assurément
payant. Le retour direct est indéniable au niveau
de l’horeca, même si on sait que le tourisme de
loisirs rapporte moins que le tourisme business.
Le cyclisme est un des seuls sports où les gens
découvrent la destination, contrairement au football
ou au tennis. De plus, le Tour de France est le plus
grand événement sportif gratuit du monde. Nous
avons fait appel aux entreprises et organismes pour
qu’ils participent à la fête en se mettant tous en
jaune.
➜ Comment pourrez-vous déterminer l’éventuel
impact du Tour ?
Nous misons sur un effet retard : il faudra estimer
le nombre de touristes qui viennent à Bruxelles d’ici
deux à trois ans. Le Tour, c’est un énorme plus dans
notre stratégie permanente de rendre Bruxelles
positif. Il y a dix ans, Bruxelles avait une image
ennuyeuse, voir négative. Nous avons travaillé pour
que Bruxelles ait une image dynamique. J’ai croisé
pas mal de personnes (responsables politiques,
organisateurs…) qui ont eu l’occasion d’organiser le
Tour dans leur ville. Toutes ont été ravies d’accueillir
le Tour.
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 11
© Belga
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pièces en produits
dérivés »
Jeroen Roppe (Visit Brussels)
dire qu’un euro investi en rapporte 1,5 de manière directe
à la ville hôte. Sur le long terme, il en rapporterait même
4 à 10. Les responsables politiques l’affirment : c’est surtout
la visibilité de la ville à l’étranger qui prend tout son
sens. Le Tour de France est en effet le troisième événement
le plus suivi de la planète. Diffusé dans pas moins
de 190 pays, dont un direct pour 60 chaînes de télévision,
l’événement est vu au total par 1 à 3,5 milliards
de téléspectateurs dans le monde. « Cette visibilité est
sans commune mesure avec des matches de football ou
une compétition d’athlétisme, où la ville hôte n’est pas
forcément mise en avant », avance le bourgmestre Philippe
Close.
Pour faire vivre l’événement comme il se doit, la Ville de
Bruxelles a surtout misé sur un programme de festivités
démarré 100 jours avant le départ, soit le 28 mars. Citons
notamment parmi les activités la mise en place de
la Maison du Tour à De Brouckère, l’inauguration de la
place Eddy Merckx à Woluwe-Saint-Pierre, un week-end
d’activités mi-mai pour célébrer 50 jours avant le Grand
Départ, une fête du vélo 2 juin ou encore le BXL Tour le
16 juin prochain. « Grâce à ces événements, nous nous
focalisons sur un public local », avance Jeroen Roppe (Visit
Brussels).
Coup de pub pour Bruxelles, opportunité économique
pour les acteurs horeca, le Tour de France devra par
ailleurs être envisagé avec des inconvénients : les embouteillages
occasionnés, la mobilisation du personnel
policier, les dépenses énergétiques (une étape du Tour
génère pas moins de 20 tonnes de déchets et 410 000
tonnes de CO2
!) et l’image de moins en moins positive
véhiculée par le cyclisme, à cause des multiples affaires
de dopage. Enfin, un facteur incontrôlable fera surtout
de cet événement une véritable aubaine économique, ou
pas : la météo ! ●
Géry Brusselmans
Le secteur horeca ne sera pas le seul à
profiter de l’affluence pour le Grand Départ.
Un touriste dépenserait en moyenne 20 euros
lors d’une journée passée sur le Tour. Il y a
la nourriture mais également les produits
dérivés, dont certains commerces profiteront
pour booster leur chiffre d’affaires. C’est la
société ASO, qui organise le Tour de France,
qui gère les stands de vente situés dans un
périmètre de 500 mètres autour du départ
et de l’arrivée. Au-delà, la société française
Holiprom gère des stands de vente et
propose surtout aux commerçants intéressés
des t-shirts, casquettes et autres mugs
estampillés Tour de France. « Nous sommes
les seuls à pouvoir vendre les produits
officiels », avance Jean-François Hogrel,
PDG d’Holiprom. « Un de nos représentants
passera d’ailleurs ce mois de mai à Bruxelles
pour proposer aux commerçants nos
produits. » Certains commerces de souvenirs
ou même le secteur de la grande distribution
peuvent y voir une belle opportunité
financière. Une casquette ou un t-shirt est
vendu environ 8 euros HTVA par Holiprom…
et peut être revendue le double. « Suivant le
type de commerce, un t-shirt est vendu en
prix public entre 15 et 22 euros », poursuit
Jean-François Hogrel. « Un commerce bien
placé peut vendre facilement sur une journée
une centaine d’articles. De plus, les ventes
sont meilleures pour les départs à l’étranger
car les touristes achètent plus. Pour Bruxelles,
nous tablons sur une vente de 10 à 15 000
pièces sur les deux journées du Tour. »
12 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
© Belga
© Belga
׉	 7cassandra://uNoW7OEei2NacGliaMiAe9dWqdl3b4wxSvVaLS5fLGE#` \䰮UŴ׉EKVous souhaitez former un futur
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Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
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Bruxelles doit garder et promouvoir
ses activités productives
Dans la capitale de l’Europe, les secteur primaire et
secondaire représentent grosso modo 10 % de la
création de valeur ajoutée, la part du lion revenant
aux services marchands (70 %). L’industrie constitue
pourtant un maillon essentiel dans la chaîne de
valeur de l’économie bruxelloise, les autres secteurs
(services, ventes, soin de santé…) dépendant
considérablement de son activité. Indispensable au
métabolisme urbain, cette industrie s’avère un facteur
essentiel de croissance et d’innovation.
La zone du canal concentre la plus grande partie des espaces industriels bruxellois.
L'
industrie à Bruxelles, au-delà des sites emblématiques
d’Audi à Forest et de la Sabca à Haren, c’est aussi
Viangro qui alimente les supermarchés de la ville,
Leonidas, Godiva, Vanparys, Delacre, de nombreuses brasseries,
Plasma Industry, RvB Robinetterie, Umicore, Fabricom,
Elia, Sibelga, Danone, Roche, Veolia, Kone, Pfizer, Schneider,
Schindler, Ceres, Aquiris, Recupel, Suez, Spie, Fluxys, Cegelec
Industry, la Stib, Inter-Beton, Établissement Antoine, Solvay
Industry, Rebeton… pour ne citer que quelques exemples.
De quoi ces industries ont-elles besoin ? Fondamentalement
d’espace et de main-d’œuvre qualifiée. Commençons
par l’espace. Avec ses 162 km² et ses innombrables institutions,
Bruxelles ne dispose pas de grandes réserves foncières
pour ses activités industrielles. Ces espaces, pour la
plupart, se trouvent dans la zone du canal et sont de plus en
plus confrontés à des demandes de mixité fonctionnelle. Or,
certaines activités sont et resteront incompatibles en zones
mixtes. Il faut donc réserver et préserver suffisamment d’espaces
dédiés exclusivement aux activités productives.
Par ailleurs, la forte occupation des espaces et bâtiments mis
à disposition par Citydev, qui totalise un patrimoine de près
de 200 hectares de terrain et de 190.000 m² de bâtiments
pour activités économiques, témoigne du dynamisme des
activités productives en ville et du besoin criant d’espaces.
Faute de suffisamment de possibilités d’activité et d’extension,
des entreprises quittent la Région, comme l’actualité
nous le rappelle trop régulièrement.
14 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
Là où des zones de mixité ont été créées (les fameuses
ZEMU, les Zone d’Entreprises en Milieu Urbain), il faut permettre,
pratiquement, la mise en œuvre de cette mixité. Pour
ce faire, il est indispensable d’assouplir le cadre réglementaire
(PRAS, RRU, normes environnementales) afin de permettre
l’établissement effectif d’industries nouvelles en cohabitation
harmonieuse avec la fonction résidentielle. À destination des
développeurs immobiliers, un guide de bonnes pratiques
devrait être proposé afin de les orienter sur la manière de
répondre à l’exigence de construction d’espaces productifs
dans les ZEMU.
Quant aux besoins de main-d’œuvre qualifiée, quantité d’entreprises
productives à Bruxelles cherchent des profils qu’elles
ne parviennent pas à trouver : travailleurs dans l’industrie alimentaire,
travailleurs dans l’industrie chimique, techniciens
en construction, conducteurs de travaux, mécaniciens industriels,
chauffagistes, ingénieurs et ingénieurs-techniciens,
pour se limiter à quelques exemples tirés d’une longue liste
de fonctions critiques. Au plan de l’enseignement et de la
formation, les jeunes doivent être mieux formés aux métiers
de l’industrie et de la technologie sur du matériel répondant
aux derniers standards du marché. Pour relever les défis de
demain, Bruxelles a besoin de davantage d’espaces dédiés
exclusivement aux activités productives et de mieux former
les jeunes aux métiers de l’industrie et de la technologie. ●
Vincent Delannoy
© Belga
׉	 7cassandra://qfcug1Xz4Y0V5yYUe0vGnqPZkaWjUNaqLw4qFtoZoBg)` \䰮UŶ׉EIdeeën
Le Smart Mobility Hub, à
la rescousse de la mobilité
bruxelloise
Mi-février, la mobilité était au centre
des attentions sur le site de Tour & Taxis,
où différents intervenants du secteur de la mobilité
ont participé à un Smart Mobility Hub,
sorte de laboratoire destiné à solutionner
ce qui constitue le fléau numéro un
pour les entrepreneurs bruxellois.
Resté vingt ans à l’abandon, Tour & Taxis se convertit
en nouveau quartier aux fonctions multiples,
avec de nouveaux besoins de mobilité.
F
in octobre, Tour & Taxis, Extensa et Beci s'unissaient
pour convier des entrepreneurs à une visite
des installations de Tour & Taxis — doublée d'une
réunion de travail — préfigurant ce Smart Mobility Hub
(voir notre magazine de décembre). Le vocable désigne
un vaste pôle, carrefour de différents modes de transport,
dans lequel se concentrent une pléiade d'activités autour
de thématiques diverses allant du travail au logement, en
passant par les loisirs et le shopping. On rappellera au
passage que l'idée d'organiser le Smart Mobilty Hub au
sein de cet incontournable site bruxellois, avec la collaboration
de l'ensemble des acteurs de la mobilité donc, faisait
également sens pour inspirer et développer d'autres
projets similaires dans la capitale.
Trouver des solutions concrètes et rapides
C'est pour poursuivre ce chantier que les mêmes intervenants
se sont longuement réunis mi-février, cette fois
pour mettre en place des ateliers collaboratifs et un ‘living
lab’, soit une méthodologie moderne et participative impliquant
les utilisateurs du site. L'objectif était de trouver à
la fois des pistes concrètes et des fournisseurs de mobilité,
afin d'effectuer des tests au cours des prochains mois.
Car, sans grande surprise, les récents sondages effectués
par Beci confirment que la résolution des soucis de mobilité
constitu — plus que jamais — la priorité première
pour l'ensemble entrepreneurs bruxellois. « C'est de loin
la préoccupation numéro une du moment. On est même
passé de 60 à 89 % en trois ans ! », détaillait dans son introduction
Ischa Lambrechts, conseiller mobilité de Beci et
co-organisateur de l'événement avec Cécile Huylebroek
(conseillère emploi de Beci) et la consultante Isabelle
Castellyn. « L'objectif, ici, est d'évoquer l'accessibilité des
navetteurs et de réfléchir à la meilleure façon d’exploiter
des pistes pour combiner l'emploi et la mobilité », indiquait
la première, alors que la deuxième complétait : « Ce rendez-vous
a pour but mettre en place de nouvelles choses
à très court terme ; pas dans 30 ans ! »
L'atelier, qui regroupait près d'une trentaine d'entrepreneurs
durant l'après-midi, se scindait en deux parties.
La première – la plus longue – croisait les participants,
tant francophones que néerlandophones, en trois tables
de travail. Il s'agissait pour chacun de décrire au mieux
la situation actuelle de Tour & Taxis, en identifiant toutes
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 15
© Belga
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concernant la mobilité. En
somme, comment mieux penser
cet immense et important site
bruxellois, afin qu'il fonctionne
de la manière la plus intelligente
et la plus pratique possible. La
deuxième, plus brève, consistait
à garder les éléments dominants
et les plus concrets des discussions.
rimente
les mobilités d'aujourd'hui
et de demain), tout en établissant
plusieurs parallèles avec son prédécesseur,
s'exprimait ainsi :
« Tour & Taxis est un site magnifique
et qui progresse, mais
il souffre encore d'un certain
isolement et de certaines difficultés
de lisibilité. Une meilleure
signalétique compenserait son
éloignement des gares et du méEn
guise de présentation, chacun des
participants devait préciser de quelle manière
il s'était rendu à ce rendez-vous, ce qui a permis
de constater la grande variété des modes de transport
: de la voiture personnelle – désormais loin d'être prééminente
– au train, en passant par la marche, le bus, le
co-voiturage, le métro, le train, le vélo et les voitures partagées.
Entre autres !
Ischa Lambrechts, conseiller
mobilité de Beci.
tro, d'autant que, géographiquement,
elles ne se situent pas tellement loin. Puis,
cela permettrait de sécuriser une avenue
du Port réputée dangereuse. Autre point : le site est
« Tour & Taxis évolue mais reste encore un site
difficile »
Au terme de discussions longues et passionnées, il a été
demandé, dans un premier temps, à trois ambassadeurs
de présenter à l'assemblée les éléments les plus significatifs
de leur groupe. Ainsi, Pierre Bertin, Manager chez
Traject (bureau conseil spécialisé en circulation et en mobilité),
était le premier porte-parole : « Aujourd'hui, Tour &
Taxis est encore un site difficile à plusieurs niveaux, notamment
pour ses problèmes de circulation et les nombreux
événements qui s'y déroulent. Il y a des soucis de
clarté et de sécurité, ce qui complique parfois la cohabitation,
sans oublier des infrastructures routières qui ne
sont pas toujours optimales. Nous aimerions donc voir à
l'avenir un plan de circulation plus clair, avec plus d'information
et de communication. Dans l'idéal, nous verrions
d'un bon œil la création d'une application mobile, avec
une stratégie commune à toutes les entreprises du site,
pour mieux organiser les nombreux transports. »
Rappelant au passage une culture belge « compliquée »,
Pierre Bertin proposait la mise en place d'un comité spécifique,
capable de s'occuper de la problématique de la
mobilité sur le site même. Tout en espérant davantage de
facilités quant à l'usage des transports. « Avec, pourquoi
pas, une philosophie positive, telle qu'on peut la trouver
dans une ville comme Amsterdam. »
Un quartier qui ne demande qu'à prendre forme
Ambassadeur de la seconde tablée, Guillaume Servonnat,
directeur de MaestroMobile (une société qui expé16
❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
également complexe pour ses livraisons ; il manque des
bornes de chargement électrique, ainsi que des espaces
de stationnement pour les deux roues. Nous avons pleinement
conscience des incertitudes politiques auxquelles
doit faire face la Ville de Bruxelles, qui constituent parfois
un frein pour chacun, mais nous espérons dans le futur de
meilleures connexions, à tout niveau, afin que cette mini-ville
puisse réellement prendre forme ! »
Enfin, Ischa Lambrechts (Beci) a lui-même bouclé cet oral
comme troisième porte-parole, en insistant lui aussi sur
la signalétique. « Dans l'état actuel des choses, il faut reconnaître
qu'il est difficile de promouvoir les nouvelles
mobilités. Il serait donc important de pouvoir bien définir
les modes de transport (voitures partagées, transports
publics...) circulant autour Tour & Taxis, avec davantage
d'interconnexions possibles entre ceux-ci, tout en prévoyant
une zone de mobilité douce. » Lui aussi se déclarait
largement favorable à une plateforme digitale spécifique
au site, qui informerait chacun des nombreux événements
ponctuels se déroulant sur le site.
Les pistes
Le deuxième exercice, suivi d'un vote, a permis de définir,
trier et isoler les principaux axes retenus de la journée.
C'est ainsi qu'ont émergé les éléments suivants : une
stimulation de la mobilité douce et partagée, un meilleur
aménagement de l'avenue du Port (avec un plan adéquat),
davantage d'informations et de signalisation autour
du site, ou encore sa sécurisation. Le canevas de
travail ayant clairement été défini, tout semble au point
pour poursuivre le travail sur le terrain. Pour aller plus loin,
d'autres ateliers seront organisés chaque mois (22 mars,
26 avril, 17 mai et 14 juin), jusqu'à la fin de cette saison. ●
David Hainaut
© Reporters
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RÉDUIRE LES COÛTS
DE PERSONNEL ET
EMBAUCHER DES
EMPLOYÉS COMPÉTITIFS ?
activa.brussels a fait d'Elaine la candidate rêvée
Erwin Heusburg est le responsable des RH chez All Team Services,
une entreprise qui propose des aides ménagères via des titres-services.
Dans un secteur où les marges sont étroites, Erwin doit bien surveiller ses coûts de
personnel. Il a néanmoins réussi à constituer une équipe performante sans devoir
perdre en qualité au niveau des conditions de travail.
Grande équipe, marges étr
Investir dans le bien-êtr
Erwin Heusburg est le responsable des RH chez All Team Services.
« Chaque jour, nous envoyons 400 aides ménagères dans Bruxelles
et aux alentours », raconte-t-il. « Pour bien gérer leur agenda et leur
rémunération, nous avons au bureau une équipe de douze conseillers qui
gèrent le planning. »
« Vous devez savoir que dans le secteur des titres-services les marges
sont étroites. C’est pourquoi, il est très important que je surveille bien les
coûts de personnel de nos employés. Il est évident qu'il est essentiel de
constituer une équipe performante, et cela dès l'engagement de nouveaux
collaborateurs. »
Le CV qui sort du lot
Erwin a cherché un nouveau conseiller ménager avec Select Actiris.
Le CV d’Elaine Ramirez s’est tout de suite démarqué. « Elaine était la
candidate parfaite pour notre poste vacant. Elle était motivée, pouvait suivre
une formation pour se perfectionner, mais elle avait aussi un autre atout »,
raconte Erwin. « Elaine entrait en ligne de compte pour la mesure
activa.brussels, ce qui signifie que nous recevons une intervention pour son
salaire. »
Elaine a d'ailleurs mentionné explicitement sur son CV qu’elle entrait
dans les conditions pour bénéficier d’activa.brussels. « J'ai essayé ainsi
d’attirer l’attention des employeurs, et je leur ai donné une raison
supplémentaire de m’engager », explique-t-elle. « C’est vraiment
gagnant-gagnant », confirme Erwin. « Via Select Actiris nous recevons un
soutien financier pour son salaire, pour que nous puissions investir dans
d’autres projets importants. »
Ainsi, les employés bénéficient aussi du soutien de Select Actiris.
« Le but final n’est pas de faire des bénéfices, mais de pouvoir investir dans
des conditions de travail optimales pour notre équipe. Nous proposons des
formations à notre personnel, renouvelons leurs vêtements et investissons
dans du matériel. »
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Comme Erwin, vous souhaitez recruter le profil idéal
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Open Source
Idées
D
ans cette chronique Entreprises,
je vais vous parler… de musiques
de films.
On peut affirmer que Hans Zimmer
est le compositeur de musiques de
films le plus « successful » de tous
les temps. Les puristes diront que c’est
John Williams (Star Wars, les films de
Spielberg), mais force est de constater que
la carrière de Zimmer lui fait une ombre
écrasante. Quel est le secret de son succès
?
bien qui composait quoi sur ses films.
Les mauvaises langues disent en effet
que Zimmer n’a plus de mérite, qu’il
se contente de piloter des jeunes
talents qui font le travail à sa place.
C’est pourtant particulièrement
faux, comme on le constate en observant
la carrière solo de ses disciples :
sans tonton Hans, leur originalité a ses
Giles Daoust, CEO de
Daoust et Title Media
Le grand public découvre Hans Zimmer avec sa bande
originale pour Rain Man (1988), qui lui vaut une première
nomination aux Oscars. Par la suite, ses innovations mariant
éléments orchestraux et électroniques, font de lui
la coqueluche d’Hollywood : Le Roi Lion, The Rock, Gladiator,
Pirates des Caraïbes, The Dark Knight, Inception,
Sherlock Holmes, Interstellar et Dunkirk… sont quelquesunes
de ses innombrables références. Il a même lancé
récemment une tournée de concerts, dont celui de
Bruxelles a rempli le Palais 12.
Le secret de son succès, c’est que Hans Zimmer sait
s’entourer. Pour chaque film, il constitue une véritable
équipe projet, s’adjoignant plusieurs compositeurs additionnels
et musiciens d’horizons divers. Ce travail en
équipe lui permet de continuer de se renouveler et d’innover,
film après film, plus de 30 ans après ses débuts.
Ce faisant, il a également lancé la carrière de nombreux
autres compositeurs tels que Harry Gregson-Williams,
John Powell ou Tom Holkenborg, qui firent d’abord leurs
armes avec tonton Hans avant de voler de leurs propres
ailes. L’écurie Zimmer domine aujourd’hui le secteur, tant
en termes d’influence stylistique que de nombre de films.
Ce travail en équipe a valu à Hans Zimmer un succès
immense… et les plus virulentes critiques. Dont celle
de l’Académie des Oscars, qui lui refusa pendant dix
ans toute nomination, prétextant qu’on ne savait pas
limites, et leur carrière aussi. C’est lui qui
leur insuffle une créativité débridée, et non
pas l’inverse. Il a donc toute sa légitimité.
Avec un peu de recul, ce qui caractérise la méthode Zimmer,
c’est le passage d’un mode « artisanal » à un mode
« entrepreneurial ». Il fut le premier à réaliser qu’en travaillant
seul, il lui était inévitable de se répéter. En fonctionnant
en mode « écurie », non seulement il a lancé la
carrière de jeunes compositeurs, mais il a pu se renouveler.
C’est ainsi qu’à chaque film, on peut découvrir une
autre innovation, ce qui fait qu’il reste, encore et toujours,
le meilleur.
Tout ceci nous ramène bien entendu au monde de l’entreprise,
puisque les managers sont confrontés aux
mêmes défis que Hans Zimmer. Comment se renouveler
? Comment apporter des nouvelles idées dans l’entreprise,
tout en conservant son identité ? En entreprise également,
la clef réside dans de bonnes collaborations :
identifier les jeunes talents, et les guider, les orienter,
les challenger. Plus important encore : leur donner des
opportunités de se développer, de prendre progressivement
plus de responsabilités, et de voler de leurs propres
ailes. De devenir à leur tour managers.
Pour réussir, il faut donner une chance aux autres, se
mettre en danger, et accepter que les mauvaises langues
disent : « Il n’a pas fait ça tout seul ». Évidemment
que non, un manager ne réussit jamais seul. Une entreprise
n’est pas un atelier d’artisan.
Think like Hans ! ●
18 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
׉	 7cassandra://AEDyPU55fUhsDY4FTlPzh9crCgQIrBIire3qjyKcGZs&X` \䰮Uź׉EPour ou contre
une taxation
zonale des
déplacements ?
Tim Cassiers,
collaborateur mobilité et
qualité de l’air à l’ASBL Bral
Nous estimons qu’il faut taxer tout déplacement motorisé,
aussi court soit-il, dans un environnement urbain. Il ne
s’agirait pas d’un cordon qui n’imposerait que ceux qui
rentrent dans Bruxelles, les navetteurs donc. Nous considérons
qu’une taxation zonale est une priorité absolue
pour la mobilité dans une ville telle que Bruxelles, où il est
aisé d’utiliser d’autres modes de transport. Celui qui veut
éviter cette taxe urbaine laissera par exemple son véhicule
sur le parking d’une station RER.
La gestion de la taxation zonale incombe à la Région bruxelloise,
qui peut instaurer cette taxe même si la Wallonie et
la Flandre n’emboîtent pas le pas. Nous ne sommes pas a
priori opposés à une taxation kilométrique intelligente, pour
autant qu’elle se combine à la taxation des déplacements
au sein même de la ville. Le bien-être et la qualité de l’air
ont autant d’importance que la résolution des encombrements
routiers.
L’engorgement du trafic sur le Ring de Bruxelles pourrait
inciter à taxer lourdement, mais il ne faudrait pas provoquer
un détournement du trafic via les quartiers résidentiels.
La combinaison avec une taxation zonale empêchera les
gens de s’infiltrer dans la ville. L’usager de la route doit
comprendre ce qu’on attend de lui. Il ne peut donc être
question d’un modèle dont la multiplicité des paramètres
sème la confusion. Or, une taxation zonale a l’avantage de
la clarté : nous voulons moins de déplacements motorisés
en ville. Nous constatons d’ailleurs qu’une telle taxation
zonale exerce un impact positif sur le commerce de détail
à Stockholm. Nous pensons en outre qu’il deviendrait plus
attrayant pour les entreprises d’investir en ville si nous nous
attaquions à la prédominance écrasante de l’automobile.
Voici peu, l’idée d’une taxe kilométrique suscitait
beaucoup de réticences, mais de plus en plus
d’entreprises entrevoient les atouts d’une taxe définie
en fonction de l’endroit, du moment, de la distance
parcourue et du niveau de pollution du véhicule.
Faudrait-il la combiner à une taxation zonale ?
Joost Kaesemans,
directeur de la
communication à la Febiac
Plus de 50 % des taxes automobiles ont trait à la possession
du véhicule, sans tenir compte de sa fréquence d’utilisation.
Cela doit changer. Si les gens comprennent qu’ils font des
économies quand ils délaissent leur voiture, une rationalisation
devient possible. Dans les zones et aux heures où il
y a suffisamment d’alternatives, la taxe kilométrique intelligente
doit rendre l’usage de la voiture peu attrayant. Il est
logique de payer davantage quand on circule en voiture en
ville pendant la journée, mais il n’est pas indispensable de
décourager totalement l’usage de la voiture. Il faut le tolérer
en heures creuses.
Le concept d’une taxation zonale nous semble par ailleurs
moyenâgeux. Une ville n’est une ville que si elle combine diverses
fonctions : habitat, travail, commerce et détente. Environ
un tiers des automobilistes ont plus de 60 ans. N’attendez
pas d’eux qu’ils fassent tout à vélo, a fortiori dans
le trafic bruxellois. Et puis, les transports en commun ou le
vélo ne sont pas toujours idéaux pour faire du shopping.
Le péage urbain est une complication inutile. Si des habitants
du Pajottenland veulent se garer en périphérie et
prendre les transports en commun pour éviter le péage, qui
aménagera les infrastructures nécessaires ? Je me désespère
du manque de places de stationnement au terminus
du métro, à l’hôpital Érasme. Une taxe kilométrique intelligente
me laisserait le choix d’entrer en ville jusqu’à un endroit
où je pourrais prendre le tram ou le bus. En cas de
péage urbain, je serai en revanche traité de la même façon
que celui qui traverse toute la ville en voiture. L’exemple
de Londres démontre qu’une taxation zonale revient à
construire un mur autour de la ville. Avec pour corollaire
d’avoir souvent besoin de plus de temps pour rejoindre la
destination finale. ●
Peter Van Dyck
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 19
© Getty
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Jefta : le Japon
n’a jamais été
si proche de
l’Europe
L’accord de partenariat économique UE-Japon (Japan
Europe Free Trade Agreement ou Jefta) est entré en
vigueur le 1er
février. Un accord de libre-échange dit
Tokyo ou Bruxelles ?
Vous aurez reconnu la Tour
Japonaise, à Laeken !
M
ême s’il a été moins médiatisé que le Ceta, le Jefta
pourrait avoir un impact nettement plus important
: le Japon, ce n’est rien moins que la 3e
économie
mondiale et le 3e partenaire économique de l’UE.
En valeur, les entreprises européennes exportent annuellement
pour 58 milliards d’euros de marchandises et
28 milliards de services vers le pays du Soleil Levant. À
l’échelle belge, le Japon est notre 5e
partenaire commercial
hors UE, avec près de 2.000 entreprises belges (surtout
des PME) exportant vers le Japon, pour une valeur de
3,3 milliards d’euros.
En négociation depuis 2011, le Jefta vise à dynamiser les
échanges et créer des opportunités d’investissement. En
particulier, l’accord supprime la plus grande partie des droits
de douane dont s'acquittent les entreprises de l'UE qui exportent
vers le Japon, notamment sur des produits tels que
les fromages ou les vins – tout en garantissant la protection
de plus de 200 indications géographiques européennes.
Au total, on estime que le Jefta permettra aux exportateurs
de l’UE d’économiser environ 1 milliard d’euros en droits de
douane par an.
Les négociations UE-Japon ont également concerné des barrières
non-tarifaires qui préoccupaient les entreprises européennes,
comme certaines exigences techniques japonaises
ou des procédures de certification qui rendaient souvent difficile
l’exportation des produits européens au Japon. L’accès
au marché japonais, très réglementé, sera ainsi facilité pour
une série de produits tels que produits pharmaceutiques,
cosmétiques, automobiles, bière, textiles et habillement, etc.
de « nouvelle génération » (à l’instar du Ceta eurocanadien)
qui devrait dynamiser les échanges et les
opportunités d’investissement.
L’accord élargit aussi l’accès des entreprises européennes
aux marchés de services, en particulier pour les services financiers,
le commerce électronique, les télécommunications
et les transports. Autre chapitre important : le Jefta ouvre aux
entreprises de l'UE les grands marchés publics de 54 villes japonaises,
et élimine des obstacles aux marchés publics dans
le secteur ferroviaire notamment.
Last but not least, le Jefta est le premier accord de ce type à
faire explicitement référence à l’accord de Paris sur le climat.
Il contient un chapitre complet sur le commerce et le développement
durable, fixe des normes très rigoureuses en matière
de travail, de sécurité ainsi que de protection de l'environnement
et des consommateurs.
Et pour votre entreprise ?
Vous voulez identifier les avantages potentiels du Jefta pour
votre entreprise ? Enterprise Europe Network peut vous y aider.
Le Centre UE-Japon pour la coopération industrielle, qui
fait partie du réseau EEN, a mis en place un service d’assistance
pour fournir des informations actualisées et répondre à
des questions liées à l’accord. Il va organiser des séminaires
en ligne et publier des dossiers d’information, dont un guide
pratique sur des sujets précis ou des secteurs de l’accord. ●
Emmanuel Robert
Plus d’info :
https://www.eu-japan.eu/epa-helpdesk .
Contact EEN : Jean-Philippe Mergen,
tél. : 02 210 01 77, jpm@beci.be.
20 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
© Belga
׉	 7cassandra://7Qz9Uldli5Tk6579F1l6TcyIQ0RMhPtn0_2l1MOZQPA&` \䰮Uż׉EInternational
Turquie, Russie, Chine :
les principales destinations
des certificats d’origine belges
La Turquie est le premier pays de destination
des certificats d’origine belges, selon les derniers
chiffres publiés par Belgian Chambers,
la Fédération belge des chambres de commerce.
Des chiffres qui témoignent du dynamisme
des exportations belges sur les marchés émergents.
A
u mois de janvier 2019, les chambres de commerce
belges ont émis plus de 31.000 certificats
d’origine (CO), soit une augmentation de 2,1 %
par rapport à l'année précédente et le meilleur mois de
janvier jamais enregistré. Comme au mois de décembre,
la Turquie, où la demande de CO est en forte croissance,
occupe la tête du classement devant la Russie, la Chine,
l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, dans cet
ordre. Suivent encore l’Inde, l’Égypte, l’Ukraine, le Qatar
et l’Algérie, qui complètent le « Top 10 ».
Les CO, qui attestent de la « nationalité » d’un produit
exporté, ne sont pas toujours nécessaires : il n’en faut
pas pour les échanges intérieurs au marché unique européen.
Hors Europe, cette nécessité varie selon les pays,
les types de produits et l’existence d’éventuels accords
de libre-échange. Pour savoir si un pays exige ou non un
certificat d’origine et si vos produits peuvent y bénéficier
d’un traitement préférentiel, vous pouvez vous référer à la
Market Access Database mise en ligne par la Commission
Européenne.
Marchés émergents : des opportunités à l’export
Les chiffes des CO publiés par Belgian Chambers, et la
composition du « Top 10 » des pays de destination, témoignent
du dynamisme des exportations belges sur
les marchés émergents. Le constat vaut pour les exportations
bruxelloises, qui stagnent en direction des pays
partenaires de la zone euro, malgré une hausse des débouchés
aux Pays-Bas ainsi qu’au Luxembourg ces dix
dernières années.
Une entreprise qui se destine à l’export ne peut qu’être
tentée de tourner son regard vers les marchés émergents.
Et l’on constate que les entreprises bruxelloises ont saisi
cette opportunité, aussi bien sur le marché asiatique, représentant
236 millions d’euros (soit une hausse de 150
% en moins de dix ans), qu’en Amérique du Sud où le
montant des exportations bruxelloises a quant à lui quadruplé
au cours de la même période. Cette dynamique est
par ailleurs facilitée par la consolidation de la croissance
économique des marchés émergents, bénéficiant à la
fois d’une politique monétaire de taux bas et de contrôle
de l’inflation, et d’une hausse de la demande intérieure.
Celle-ci se situe autour des 6,5 % en Asie du Sud et de
l’Est, et de 3,3 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord,
croissance portée par un regain de confiance chez les entreprises
et les consommateurs dans des marchés marqués
par l’expansion d’une classe moyenne jeune1
.
Formalités : des risques liés à la conformité
Les risques « traditionnels » que sont la fluctuation des
taux de change ou le défaut de paiement semblent maîtrisés,
tant grâce aux améliorations du climat des affaires
dans les marchés émergents que grâce à une consolidation
des dispositifs assurantiels. D’autres risques (et opportunités)
se situent au niveau de la « compliance », à
savoir le respect des règles appliquées tant par le pays
d’exportation que par le pays d’importation.
1 Communiqué de presse n : 2018/174/DEC, https://www.banquemondiale.org
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 21
© Getty
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iQuant au pays d’importation, les éventuelles règles et
preuves d’origine préférentielle et non-préférentielle demandent,
de la part de l’exportateur, une maîtrise approfondie
de ces exigences particulièrement techniques. Il
est également possible que des preuves d’origines soient
exigées par votre client ou par les banques impliquées
dans la lettre de crédit.
En matière d’origine préférentielle, les exigences relatives
à la certification d’origine sont très précises et peuvent
varier en fonction du pays de destination. Par exemple,
les deux accords de libre-échange les plus récents (avec
le Canada et le Japon) prévoient l’utilisation de « statements
on origin » différentes. Non seulement les déclarations
ne sont pas uniformes, mais les conditions relatives
à leur utilisation ne le sont pas non plus. Pour les « anciens
» accords, l’exportateur devait avoir obtenu de la
part des douanes le statut d’« exportateur agrée », alors
que pour les accords plus récents tels que ceux avec le
Canada et le Japon, il bénéficie d’une procédure simplifiée
via l’enregistrement dans la banque de données REX.
De surcroît, les anciens accords de libre-échange ne prévoyaient
rien en termes de digitalisation.
DigiChambers : vos certificats en un clic
Le cadre juridique est beaucoup moins complexe en ce qui
concerne l’origine non-préférentielle, et la digitalisation
est plus avancée. En 2018, 86 % des CO délivrés en Belgique
l’ont été via le système DigiChambers, qui permet
aux exportateurs d’obtenir en ligne un certificat d’origine
non-préférentielle. Après approbation par la Chambre de
Commerce, l’entreprise peut imprimer elle-même le certificat
ou l’échanger sous forme de PDF sécurisé avec son
client. De la même manière, des factures peuvent être
visées. Pour les entreprises qui disposent d’un système
SAP/ERP ou d’un logiciel douanier, il est en plus possible
de l’intégrer avec DigiChambers, aujourd’hui via FTP et
bientôt via un webservice (API). La nouvelle plateforme
DigiChambers 2.0 est par ailleurs annoncée pour le courant
de l’année 2019. ●
Mehdi Ferron
Pour aller plus loin :
Voir www.digichambers.be
Market Acces Database : madb.europa.eu
Formalités à l’export sur le site de Beci :
www.beci.be/e-services
Prenez contact avec le Customs Center de Beci,
ata@beci.be ; tél. +32 2 6437 806..
Les certificats d'origine belge
en 2018, par destination
Turquie
Emirats Arabes Unis
Arabie Saoudite
Chine
Russie
Ukraine
Egypte
Inde
Algérie
Qatar
0
5000
10000
15000
20000
25000
30000
35000
40000
22 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
׉	 7cassandra://mWWuQebc0haHPdh8YO7tV7TmwytEWpIQvYZdP7Iv0kY` \䰮Už׉EConférence transmission d’entreprises
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BRUXELLES !
Journaliste, féministe, entrepreneuse,
Bea Ercolini a été rédactrice en
chef du magazine Elle Belgique
( jusqu’en 2016). Elle a fondé en
2012 l’association Touche Pas À
Ma Pote (TPAMP) puis, en 2017,
le cercle d’affaires féminin Beabee,
basé avenue Louise. Marollienne
d’adoption, Bea Ercolini est la
rédactrice en chef invitée de notre
dossier « Sprout to be Brussels ». Vous
pouvez aussi écouter son interview
en podcast sur notre site web :
www.beci.be/podcast/bruxellesmetropole/.
24
❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
׉	 7cassandra://BdCssGl4MNAkM7YFxv-khsEOn5T2j9MmGOt7BhP2JAg{` \䰮U׉ESprout to be Brussels
I
l doit y avoir quelque chose dans l’eau du robinet. Un
micro-organisme de plus dans celle de la Senne. Comment
expliquer que Bruxelles comptabilise un nombre
si anormalement élevé de gens créatifs au mètre carré ?
Par l’habitude de faire avec rien ? Une crotte de nez, un
élastique : à Bruxelles, les McGyver de l’innovation vous
en font un disque ou une palme d’or. Avant, il fallait passer
par la case « étranger » pour faire ses preuves. Vous
vous appeliez Jacques Brel, Philippe Geluck ou Jeanne
Toussaint1
vous rendait fréquentable.
Mais aujourd’hui, plus ça va, plus ça va. Gaëlle Hoogsteyn
l’explique très bien dans son article en p. 26 : « Bruxelles,
capitale créative » doit sans aucun doute son essor actuel
aux nombreux talents locaux, mais aussi aux mécanismes
de soutien et d’incubation mis en place et financés par les
institutions européennes, les autorités publiques de tous
les niveaux du mile-feuille institutionnel, plus les partenaires
privés.
Sans oublier la base : la qualité et l’accessibilité de l’enseignement.
Tony Delcampe, coordinateur du département
Modes de l’Ensav La Cambre, a une manière toute
personnelle d’en parler. « Paris, capitale de la mode ? »,
s’étonne-t-il. « Une ville en tout cas où la sélection de potentiels
jeunes créateurs se fait par le carnet de chèques
des parents. » En même temps, il secoue un carnet virtuel
et pointe le minerval élevé des écoles privées, là où
la sienne, publique, propose une formation accessible
financièrement, et basée sur un solide examen d’entrée.
Aujourd’hui, qu’ils sortent de La Cambre ou de l’Insas,
de Saint-Luc ou du Conservatoire, les petits choux de
Bruxelles qui y ont poussé essaiment dans le monde entier.
Spontanément,
on pense à Romeo Elvis, à Claire Laffut
qui est sans conteste la prochaine sensation belge à Paris
et ailleurs. Personnellement, je me souviens d’Angèle,
qui transformait une après-midi d’enfants en moment de
grâce en jouant sur mon piano pourtant désaccordé. De
Charlotte Abramow qui fit, à 18 ans, sa toute première
couverture de magazine féminin au Elle Belgique.
Verser dans la nostalgie n’est pas mon genre, mais
puisqu’on m’a dit que ce numéro était le mien… ;-) Je suis
super heureuse qu’il vous présente une nouvelle récolte
de petits choux de Bruxelles : le duo girrrrl powa des Juicy
(chères à mon cœur et mes oreilles, vous devinez pourquoi),
la sublime comédienne Babetida Sadjo, les Biskt
1 La créatrice (belge) des bijoux Cartier durant les années 30.
, mais seule la triangulation du désir avec Paris
dont j’adore le travail… Et enfin, dans un secteur que j’ai
bien fréquenté, celles et ceux qu’on pourrait appeler « les
6 de Bruxelles » : Valentine Witmeur et sa maille graphique
et fraîche ; Façon Jacmin des sœurs éponymes ;
Steven et Sarah des chaussures Rivka ; enfin Sport 4254,
l’athleisure des championnes olympiques Olivia Borlée
et Elodie Ouédraogo. Je profite de cet édito pour pointer
une talentueuse absente : Gioia Seghers. Si vous ne
connaissez pas son travail, allez le découvrir chez Stijl,
rue Dansaert.
L’heure n’est plus à se demander s’il faut faire confiance
aux jeunes créateurs entrepreneurs, mais plutôt à s’inspirer
de leur pratique. Travailler en collectif, co-worker, penser
diversité. Ne pas envisager un projet sans y inclure
le web, les réseaux sociaux, le storytelling. J’ajouterais le
networking, évidemment, l’une de mes spécialités de slasheuse…
Et pratiquer le « lean startup » une méthode qui
consiste à commencer petit avec peu de moyens. C’est
ainsi que j’ai lancé mon nouveau business. McGyver ?
C’est moi. ●
Béa Ercolini
Rédactrice en chef invitée
Fondatrice de Beabee, Cercle féminin
Présidente de TPAMP, solutions contre
le harcèlement sexiste dans l’espace public
Dans notre numéro de mai
Le mois prochain, ils seront deux aux commandes
de Bruxelles Métropole : Caroline Pauwels
(rectrice de la VUB) et Yvon Englert (recteur
de l’ULB) seront rédacteur et rédactrice en chef
invités de notre dossier Emploi & Formation.
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 25
׉	 7cassandra://UCE79kJ0yWjbssMZ9JLZzK6d9VVVEFcup6pzQvFpTFI$` \䰮U\䰮UבCט   ́u׉׉	 7cassandra://sEV2UO9S0i64FlptaeB1bgEFh9DJDxttmMERzWTYNgw `׉	 7cassandra://PusIrPvQv672oj23FKQIOogf0civ0iHrGQOeicptKEA|[`z׉	 7cassandra://Zc6fjs3DBlwOzB5hdBtzQOdGwmgqSWfYmYMrjve0db8&#` ׉	 7cassandra://C-nHEBk1MMmB3SQX62ScvJyBYIIpujsyNK3nfkr3pj4 /^͠y\䰮UAט  ́u׉׉	 7cassandra://SOJrB6g4Ks40s2RqAl4Z23Hawwv2pev8PFwm7Jj3OCw O"` ׉	 7cassandra://DBxdeVM1Ht_03-L3LarCUtgsL14wpUeNgd2kb4CGrqc͐`z׉	 7cassandra://fyjsAsAeHylgKXNEf067oLywwDVvN-TdMORFT9JJDPQ$` ׉	 7cassandra://u6DsNDdjmJE4tzMQo1VGyc_v-BIdfHBMWUAZ3gZFU3U͌͠y\䰮UBנ\䰮UD %~O9ׁHhttp://hub.brׁׁЈ׉ESprout to be Brussels
Bruxelles, capitale créative
Mode, design, BD, cinéma, littérature, street art…
Bruxelles regorge de talents artistiques.
D’où vient toute cette créativité ? Est-elle dans l’air
bruxellois ? Que doit-elle à l’enseignement ?
Aux mécanismes des pouvoirs publics ?
Ou à l’action entrepreneuriale ? Et pourquoi tant
d’artistes étrangers choisissent-ils Bruxelles comme
terrain de jeu ?
munautés se côtoient. Par rapport à la France, par exemple,
nous avons une structure d’État moins forte et moins centralisée.
Tout cela crée une diversité d’approche de l’art. Ainsi,
quand on parle du cinéma belge, on parle d’un cinéma qui
s’est construit non pas sur une industrie mais sur une base
extrêmement artisanale, avec peu de moyens, pour devenir
ce qu’il est aujourd’hui. Il n’y a pas de canon culturel auquel
tout le monde doit se conformer. »
C
apitale et carrefour de l’Europe, au cœur d’une Belgique
elle-même multiple, ville cosmopolite, polyglotte
et haute en couleurs, Bruxelles se présente comme un
lieu où l’on peut tout tester, tout expérimenter. À Bruxelles, il
n’y a ni normes, ni frontières : un terrain de jeu magnifique.
« Par rapport à d’autres grandes capitales, Bruxelles est une
ville où de nombreux projets n’ont pas encore été imaginés,
réalisés, construits », commente Alexandra Lambert, directrice
du MAD. « Dès lors que l’on a une idée créative, on a
souvent un boulevard devant soi pour la mettre en œuvre.
Je l’ai moi-même expérimenté en créant le centre du design
et de la mode, véritable laboratoire au service des enjeux urbains.
» « La Belgique est un pays un peu à part », confirme
Laurent Gross, directeur de l’Insas. « Nous sommes un pays
mixte et Bruxelles est une ville frontière où plusieurs com26
❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
Un soutien public efficace
Alexandra Lambert estime qu’en tant que capitale de l’Europe,
Bruxelles doit se positionner comme un pôle créatif important.
D’une part, parce que notre pays regorge de talents,
et d’autre part parce que le soutien public est important :
« À Bruxelles, nous sommes à la porte des institutions européennes,
où l’on peut aller chercher les moyens nécessaires à
la création. Si l’on combine cela avec le soutien des autorités
publiques et des partenaires, les créatifs peuvent vraiment
trouver des opportunités de réaliser leur art et de s’exprimer.
»
Ces dix dernières années, le gouvernement a donné une
place de plus en plus importante aux industries créatives
dans ses plans d’action, ce qui n’était pas le cas auparavant,
commente Alexandra Lambert. Le secteur privé aussi s’y intéresse
et soutient davantage la créativité qu’il y a dix ans.
Par ailleurs, de plus en plus de structures destinées à aider
les artistes à se lancer voient le jour et se professionnalisent :
© Belga
׉	 7cassandra://Zc6fjs3DBlwOzB5hdBtzQOdGwmgqSWfYmYMrjve0db8&#` \䰮U׉Epar exemple la Smart ASBL, qui permet aux artistes d’avoir
un statut, le fonds Start, le pôle Taste de hub.brussels ou encore
le pôle médias qui va être créé à la RTBF. « Des acteurs
de tous les secteurs audiovisuels s’y rassembleront et cela
donnera à Bruxelles une force de représentation supplémentaire
», assure Alexandra Lambert. Cette mission, c’est aussi
celle poursuivie par le MAD. « Depuis quelque temps, nous
disposons d’un bâtiment architectural exemplaire, un lieu
physique où l’on peut venir voir et palper la création en direct.
Nous gérons aussi des résidences-ateliers centrés sur l’innovation
sociale, sociétale et durable, qui sont fantastiques et
qu’on souhaite ouvrir davantage au public. »
Enfin, il y a plus d’outils pour mettre à l’emploi les diplômés
en art, pour favoriser l’entrepreneuriat des jeunes et pour que
ces derniers se sentent moins seuls lorsqu’ils se lancent dans
la vie active. On leur donne aussi plus de visibilité. Ainsi, les
médias doivent, selon leur contrat de gestion, donner une
place importante aux talents belges. Avec les médias sociaux
et la digitalisation, un jeune artiste peut obtenir très facilement
une visibilité publique immédiate. « La médiatisation est
beaucoup plus rapide et tout cela facilite la connaissance et
la reconnaissance de ces jeunes talents », assure Alexandra
Lambert, selon qui Bruxelles présente une grande ouverture
d’esprit par rapport au monde créatif. « Il faut parfois pousser
plusieurs portes, voire les enfoncer, mais si on persévère,
elles s’ouvrent. »
Un enseignement accessible et de qualité
La Belgique est également très attractive pour les étudiants.
La Fédération Wallonie-Bruxelles compte 16 écoles supérieures
des arts. Et d’après les chiffres de l’Académie de recherche
et d'enseignement supérieur (Ares), plus de 7.000
jeunes ont entamé une formation dans une école d’art pour
l’année académique 2017-2018. En Flandre aussi, des établissements
tels que LUCA, la Karel de Grote Hogeschool,
le Conservatoire Royal d’Anvers ou encore l’Université de
Gand (qui propose plusieurs baccalauréats en art) attirent
de nombreux étudiants chaque année. En 2017, 7,13 % des
étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en Communauté
flamande suivaient ainsi une formation artistique, soit
plus de 1.400 étudiants.
Dans la majorité des écoles supérieures d’art, les candidats-étudiants
doivent passer des épreuves d’admission. En
revanche, certaines filières artistiques, créatives ou encore
techniques, comme l’infographie, les arts graphiques ou les
techniques de la photographie et du cinéma, sont organisées
en hautes écoles et ne nécessitent pas la présentation d’une
épreuve d’admission.
S’ils sont très sélectifs, ces tests d’entrée sont indispensables.
« Compte tenu des moyens dont nous disposons, si
l’on veut organiser correctement une formation en art, on est
obligés de limiter les accès. Sur les 600 candidats qui passent
les épreuves d’entrée à l’Insas chaque année, nous en gardons
uns soixantaine », déclare Laurent Gross. À l’Insas, ces
épreuves d’admission s’étalent sur trois semaines, de quoi
se donner le temps d’évaluer les aptitudes des candidats
à devenir des professionnels dans le domaine choisi. À La
Cambre, elles durent une semaine et l’école a mis en place
des programmes d'acclimatation pour les élèves de 5e
et 6e
secondaire. A Sint-Lucas, les épreuves d’admission comportent
par ailleurs un travail à réaliser à domicile.
En dehors de ces épreuves d’entrée, les études d’art en Belgique
sont ouvertes à un panel social très large. Contrairement
à la France, l’enseignement est essentiellement d’ordre
public, c’est-à-dire subventionné par les Communautés française
et flamande. « Il n’y pas d’accessibilité par l’argent. Les
droits d’inscription sont raisonnables et il y a des mécanismes
d’aide pour les étudiants en difficulté », assure Laurent Gross.
Indépendance et ouverture d’esprit
Par ailleurs, l’enseignement se veut libre et indépendant. « À
l’inverse de certains pays, dont la France, où l’industrie du
cinéma préexistait à la création des écoles de cinéma, en Belgique
ce sont les écoles qui ont formé la grande majorité des
travailleurs du cinéma, de la télévision et de la radio », poursuit
Laurent Gross. Cela explique leur grande autonomie et
liberté par rapport au monde professionnel bien que, paradoxalement,
la grande majorité des enseignants sont des professionnels
en exercice. « À Bruxelles, il n’est pas nécessaire
de se conformer à des stéréotypes pour entrer dans le monde
professionnel. Le monde de l’art a une plus grande ouverture
d’esprit par rapport à des genres différents », assure-t-il.
Pour le directeur de l’Insas, les écoles sont là pour permettre
aux jeunes d’expérimenter, d’amener de nouveaux types de
création. Et à Bruxelles, elles répondent tout à fait à ce type
L’art, un secteur
qui pèse lourd
Statut international de Bruxelles, ouverture
et diversité culturelle, soutien public,
accessibilité et qualité de l’enseignement,
loyers abordables : la combinaison de tous ces
facteurs fait de Bruxelles un terrain de jeu très
attractif pour les artistes. Résultat : dans de
nombreux métiers artistiques, la production
belge s’intensifie de manière importante. Le
secteur des industries créatives et culturelles
pèse lourd, tant en termes d’activité
économique que de financement. En 2015,
il représentait déjà plus de 45.000 emplois
en Région bruxelloise et générait un chiffre
d’affaire de 12,9 milliards d’euros, soit 6,3%
du chiffre d’affaire total de Bruxelles.
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 27
׉	 7cassandra://fyjsAsAeHylgKXNEf067oLywwDVvN-TdMORFT9JJDPQ$` \䰮UÁ\䰮UבCט   ́u׉׉	 7cassandra://MjEOpIyWJj--WqkiWyK41AlFAZmM8xtkgCdx_8dRd4w k`׉	 7cassandra://LYvHcre1_hq0qVPHsP6SdL0mezsNQWf3JaUB8M3WzAó`z׉	 7cassandra://gwmTkJ4RmII0F0-u98HF3b78XKZRoZP0WkhClRYXTBo)` ׉	 7cassandra://wI0vwZOLbpZSepXAjuWvfz4ZhzcxQvqHmi4iYGnTVVA ?}t͠y\䰮UEט  ́u׉׉	 7cassandra://cROdq9RhFGZe9bMNtZUw3GDCSTGOosfQxPI89aEws5o `׉	 7cassandra://ePJbb7Vx7Gy8eV4_jaa0Vo3JxDu5i6P53_WZnVg-Gxg|o`z׉	 7cassandra://fnAgBIiDdSlg1yX6wyuGBDzfNs9sFtVf7dbjtl7afW8,g` ׉	 7cassandra://ZwkfVp73EVd1F4XmDF5N6kar8ErltrCXR0gJd1c9gH4 E8͠y\䰮UFנ\䰮UI ">9ׁHhttps://go.beci.be/subsidesׁׁЈ׉E de fonctionnement. « Nos écoles ont la force de savoir se remettre
en question, d’évoluer avec les nouvelles pratiques et
technologies, d’offrir une grande liberté de création et de recherche
tout au long des cursus. »
La combinaison de ces différents facteurs a généré une tradition
d’excellence et une reconnaissance de la qualité de
l’enseignement artistique en Belgique. Le fait que Bruxelles
soit la capitale de l’Europe renforce encore l’attractivité et
la notoriété de nos écoles. Plusieurs écoles d’art bruxelloises
telles que La Cambre, le Conservatoire de Bruxelles,
Sint-Lucas, Saint-Luc pour la bande dessinée, etc. ont ainsi
acquis une renommée internationale. Elles attirent d’ailleurs
de nombreux étudiants étrangers. Toujours d’après l’Ares, un
étudiant en arts sur trois serait d’origine étrangère. À SaintLuc
à Bruxelles, par exemple, 28 % des 723 étudiants sont
français. Une proportion qui grimpe à 56 % dans certaines
sections particulièrement prisées comme I’illustration ou la
BD. « Ce qui est important à mentionner, c’est qu’un grand
nombre de ces étudiants restent ensuite en Belgique. L’investissement
de la fédération Wallonie-Bruxelles pour leur
permettre de se former crée de l’activité en Belgique », assure
Laurent Gross.
Des loyers accessibles
L’accessibilité des loyers
est aussi un bel avantage
pour attirer les artistes
dans notre région. « À
Bruxelles, il y a de plus
en plus de galeries qui
s’installent, parce qu’on
a un niveau de loyers qui
permet encore de prendre
des risques, ce qui n’est
pas le cas partout. On
peut encore s’installer
dans certains quartiers
pour y ouvrir un atelier
ou une boutique », explique Alexandra
Lambert. Elle estime toutefois que des
efforts pourraient encore être consentis.
« Beaucoup de bâtiments sont inoccupés
alors que, parallèlement, de nombreux
artistes cherchent des lieux pour
créer. Pourquoi ne pas les leur louer
pour un montant symbolique ? Beaucoup
d’artistes internationaux viennent
à Bruxelles et en repartent en disant
que c’est une ville fantastique où ils aimeraient
beaucoup s’établir. Pour moi, il
faut de plus en plus donner l’opportunité
à ces gens-là de venir. »
Ces loyers accessibles sont aussi importants pour permettre
aux étudiants de s’installer en ville le temps de leur cursus, ce
qui n’est pas le cas dans d’autres capitales européennes. ●
Gaëlle Hoogsteyn
Studio Biskt, p. 36
We Are Artists,
p. 37
28 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
Rivka, p. 35
4254, p. 34
Fugu mango, p. 31
Juicy, p. 32
Façon Jacmain, p. 35
Valentine Witmeur,
p. 34
Babetida
Sadjo, p. 38
Adeline Dieudonné, p. 30
D.R.
D.R.
© Gwladys Louiset
© Patricia Khan
© Guillaume Cayacan
D.R.
© O.Donnet
© Belga
D.R.
D.R.
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Quels subsides à Bruxelles
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Pour s’y retrouver dans le domaine des subsides à Bruxelles pour les
entreprises, l’expérience nous apprend que le recours à un spécialiste, à
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pour gagner un temps précieux et pour trouver son chemin dans les
meilleures conditions possibles.
Dimitri Van Rossum,
Head of Subsidia@KBC Brussels
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et nécessaire avec un gros travail de correction. À cette
étape-ci, on ne change plus le texte puisqu’il est terminé,
mais les correcteurs pointent quelques problèmes tels
que les fautes d’orthographe, les tics d’écritures et
certaines répétitions. Ensuite vient le tirage des premiers
services de presse et l’envoi des épreuves aux libraires…
Petit à petit, le texte prend vie. C’est galvanisant !
Adeline
Dieudonné :
le jour où sa vraie
vie a basculé
Son roman « La Vraie Vie » est une vague
qui déferle sur le monde littéraire francophone,
raflant les prix sur son passage.
À 32 ans, la Bruxelloise Adeline Dieudonné est
la révélation littéraire de l’année 2018.
En quelques mois, elle est devenue la coqueluche
des médias belges et français.
Alors, comment faire pour garder la tête froide ?
Nettoyer chaque soir la litière de son chat Gus,
par exemple !
Le succès de « La vraie vie » est incroyable.
Qu’est-ce que cela fait de recevoir un prix, puis
deux, puis six… ? C’est complètement dingue ! J’ai
une formation de comédienne et je dois reconnaître que
je n’ai pas forcément réussi ; en tous cas, je n’ai jamais
gagné ma vie. C’est un monde difficile, la plupart du
temps : tu te présentes au casting où on te dit que tu es
sur la liste, que le réalisateur t’adore et finalement, ce
n’est jamais toi. J’ai tellement l’habitude de ne pas avoir
été choisie. Alors oui, recevoir ces prix, c’est incroyable :
tout à coup, c’est moi qu’on choisit parmi des centaines
de livres.
Comment gérez-vous cette nouvelle notoriété ?
Parfois cela peut être un tout petit peu étourdissant. Le
fait de parler beaucoup de soi, d’être un peu le centre de
l’attention, je sens bien que ce n’est pas vraiment naturel
chez moi. Après, je reconnais que c’est aussi super d’être
reconnue pour son travail. C’est d’ailleurs exactement ce
qu’on recherche quand on produit une œuvre. Heureusement
qu’après quelques envolées, quand on rentre chez
soi et qu’on doit vider la litière du chat et s’occuper de
ses enfants, on s’ancre de nouveau dans le réel. ●
Elisa Brevet.
Vous souvenez-vous du jour précis où tout a
basculé ? Le moment précis où tout a basculé, c’est
quand j’ai eu mon éditrice au téléphone qui m’a annoncé
: « C’est bon, on le prend, ton livre sera publié » ! Tout
ce qui m’arrive, je le dois à Stéphane Levens, la mère de
la meilleure amie de ma fille. Un jour, au détour d’une
conversation, elle m’a appris qu’elle était attachée de
presse. Quelques jours plus tard, je lui ai donné une de
mes nouvelles à lire. Elle a adoré et m’a présenté à Julia
Pavlovitch, l’éditrice de L’Iconoclaste.
Accoucher d’un premier livre ce n’est pas rien.
Comment s’est passée la période de gestation ?
Entre la rencontre avec la maison d’édition et la sortie du
livre, il se passe presque un an. C’est une période longue
30 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
C’est un pavillon qui ressemble à tous ceux
du lotissement. Ou presque. Chez eux, il y a
quatre chambres. La sienne, celle de son petit
frère Gilles, celle des parents, et celle des
cadavres. Le père est chasseur de gros gibier.
La mère est transparente, amibe craintive,
soumise aux humeurs de son mari. Le samedi
se passe à jouer dans les carcasses de voitures
de la décharge. Jusqu’au jour où un violent
accident vient faire bégayer le présent. Dès
lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans,
voudrait tout annuler, revenir en arrière.
Effacer cette vie qui lui apparaît comme le
brouillon de l’autre. La vraie.
« La vraie vie », Adeline Dieudonné,
L’Iconoclaste, 2018.
« La vraie vie » sera adapté prochainement
au théâtre par Georges Lini. Un film devrait
également voir le jour.
© Gwladys Louiset Photography
׉	 7cassandra://cFPWoB8x1VHwyB7yhL3eeNAuOECTiGLVXpZ7zb6s-m4%` \䰮U׉EMusique
Fugu Mango :
« Remplir une salle
aussi mythique
que l’AB, c’est
incroyable ! »
Fugu Mango, c’est l’histoire d’un groupe bruxellois aux
consonances exotiques, à l’univers musical atypique et
éclectique, rondement mené par deux frères, Vincent
et Jean-Yves Leontie. En Belgique, en Allemagne, en
Suisse et en France, Fugu Mango enchaîne les concerts
et électrise une communauté de fans de plus en plus
internationale. Rencontre avec Jean-Yves, le guitariste.
Fugu Mango : Jean-Yves, Anne et Vincent.
Comment est née l’aventure Fugu Mango ? On a créé
Fugu il y a six ans avec mon frère. Si on reste les instigateurs
principaux du projet, on est plusieurs musiciens à faire partie
de l’aventure. On fait de la musique depuis plus de 15 ans.
Aujourd’hui, nos influences ont évolué, on est passé par
plusieurs phases : brit-pop, rock et puis maintenant, grâce à
beaucoup de voyages, on s’est ouvert à beaucoup d’autres
styles.
Quel est l’ADN de groupe ? Notre groupe, c’est tout
d’abord un projet live. On a toujours voulu mettre l’accent
sur le contact avec le public : c’est à la fois un voyage et une
expérience à part entière. Pour l’aspect créatif, on aimer explorer
et expérimenter. Il peut nous arriver de partir de rien,
et de tester des sons. Si ça nous plaît, alors on le garde !
Travaillez-vous avec un label ? On travaille uniquement
en autoproduction ; on possède notre propre label : la White
Negro Agency. Il s’agit d’une ASBL que j’ai moi-même créée
il y a une dizaine d’années. Elle nous sert à gérer tous les
contrats du groupe avec des clients et les contrats de musiciens
au sein même du groupe. On investit nous-mêmes
dans la production, le mixage et le mastering de notre
musique.
Cette liberté et cette autonomie, c’est une volonté ?
Totalement ! Quand on a commencé à faire de la musique,
on se doutait bien que l’industrie du disque était un milieu
compliqué. Et puis, on a un parcours atypique : on est tous
les deux universitaires ; je suis ingénieur agronome et mon
frère est ingénieur polytechnicien. Le fait de se lancer dans
une aventure entrepreneuriale et de lancer une boîte d’organisation
et événementielle nous plaisait beaucoup.
Êtes-vous à temps plein sur le projet ? Non, je suis
aussi consultant dans l’industrie chimique un jour et demi
par semaine. Je travaille beaucoup à distance ; parfois je
fais même des mails en tournée, dans le van. Je facture mes
clients à l’heure. C’est vraiment pratique, je peux travailler
quand je veux, où je veux. Mon frère a quant à lui le statut
d’artiste et se dédie totalement au projet.
Un souvenir mémorable ? L’année passée, on a fait un
concert sold-out à l’Ancienne Belgique. Quand tu remplis
une salle aussi mythique que l’AB, c’est incroyable ! Plusieurs
fois, lorsque j’allais moi-même voir des concerts, je me disais
que peut-être un jour nous aussi on y arriverait… ●
E. Bv.
Voir www.fugu-mango.com
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 31
© O. Donnet
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années 90. Si les morceaux pouvaient être crus, on essayait
de mettre de l’autodérision et, sorti de nos bouches, c’était
complètement différent. Le projet de cover a cartonné, si
bien qu’on a tourné pendant trois ans avec lui.
Comme beaucoup d’autres artistes et musiciens
millennials, vous travaillez exclusivement en autoproduction.
Est-ce un choix délibéré ? Pour l’instant
oui, puisqu’on n’a pas encore fait LA rencontre qui nous
permet de travailler autrement. Concrètement, on paye tout
et ça nous permet de garder la main mise sur le projet. On
fait vraiment ce qu’on veut. Après, on doit reconnaître que
cette liberté à un prix…
Juicy : « On paye
tout ; ça nous
permet de garder
la mainmise sur
le projet »
Le duo féminin R'n'B Juicy est l’un des cocktails
musicaux bruxellois les plus vitaminés du moment. Elles
n’ont peur de rien, s’appellent Julie et Sacha et incarnent
avec brio le mouvement Girl Power. Après avoir
enflammé la scène lors d’une centaine de concerts, elles
s’apprêtent à sortir un second EP en mars prochain.
Ce prix justement, comment se manifeste-t-il ? On
est obligées de travailler à côté. Juicy nous permettrait de
vivre confortablement, mais ne nous permettrait pas de
financer le projet et de subvenir à la fois à nos propres besoins.
Du coup, en parallèle, on a toutes les deux un job dans
l’horeca. Le mois prochain, on lance un nouvel EP (format
musical plus long que le single et plus court qu’un album).
Pour l’instant, on n’a pas encore le budget pour s’offrir un
album.
Quel est l’ADN de votre groupe ? Quand on a arrêté le
projet de cover pour se dédier à l’écriture et à la réalisation
de notre EP, on a dû garder cette patte hip-hop un peu ‘old
school’ pour ne pas perdre notre public. Aujourd’hui, notre
musique est un mélange de plein de choses : il y a des influences
jazz dans les harmonies, des influences R’n’B dans
les mélodies et même parfois des influences classiques.
Tous vos instruments sont électroniques, ça doit
vous changer de votre formation acoustique ? Oui,
tous les éléments qu’on utilise pour faire de la musique sont
des instruments électroniques. D’ailleurs, c’était un vrai
challenge de parvenir à travailler avec un ordinateur, un pad
et le logiciel Ableton. Nous, on vient de l’univers acoustique
du jazz, donc c’était une sacrée aventure ! On a beaucoup
d’amis musiciens qui nous ont aidées, notamment pour les
arrangements.
Comment est né votre duo ? On s’est rencontrées au
Conservatoire royal de Bruxelles dans la section chant-jazz.
Déjà à cette époque, on jouait ensemble dans des projets
jazz ou gospel. Il y a cinq ans, une amie nous a demandé
de faire un concert lors d’une exposition sur l’inconfort.
On a décidé de reprendre des tubes hip hop et R’n’B des
32 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
Vous voyez-vous ailleurs qu’à Bruxelles ? Non, on est
trop bien à Bruxelles ! C’est une ville incroyable où beaucoup
de choses sont possibles. Il y a une véritable énergie, on
peut vite emmener des gens dans des projets un peu fous.
Et puis, le milieu est assez petit, on connaît facilement tout le
monde, tout va vite et tout est accessible ! ●
E. Bv.
Voir www.facebook.com/juicyrnb
© A$ian Rocky
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Génération slasheurs / Des vies
professionnelles sur mesure
Millennials : profession slasheurs.
Voilà comment on pourrait qualifier cette génération
qui a l’art de combiner plusieurs activités rémunérées.
Par choix ou par nécessité, cette pratique devient
de plus en plus fréquente chez les 25-35 ans
L
e terme slash fait écho au signe t
servant à séparer plusieurs mo
une séquence. Si les millennials
apprécient la flexibilité d’organisati
et l’autonomie, ils peinent toutefois
assumer une forme de travail qui peut
parfois s’avérer isolante et instable. Les
plus chanceux parviendront à trouver
le dénominateur commun à toutes
leurs casquettes pour combiner activités
professionnelles et aspirations
personnelles.
Les exemples de pluriactifs
abondent dans ce dossier du mois :
musiciens-consultants tels que Fugu
Mango, l’artiste-entrepreneuse et architecte
d’intérieur Isabelle Derecque,
ou encore la comédienne-écrivaine
Adeline Dieudonné. Si au départ, on
serait tenté de croire que le statut de
« slasheur » s’expliquerait plutôt par le
soin de parvenir à un niveau de vie satisf
sant en combinant plusieurs activités e
plusieurs salaires, on se rend compte qu
les millennials, il s’agit également de
l’utile à l’agréable. En faisant le choix
pas en faire, la génération Y se crée une
professionnelle sur mesure : cumuler
trois activités lui permet d’éviter les concessions.
À l’inverse des salariés qui tentai
concilier vie professionnelle et vie priv
mélangent tout : leur vie doit être en par
adéquation avec leur bien-être personnel.
Joindre l’utile à l’agréable
Cette pratique du slashing n’est pas récente : en 2007, l’auteur
Marci Alboher publiait un livre intitulé « One Person/
Multiple Careers : A new model for Work. Life Sucess ».
années plus tard, Seth Godin, le pape améebmarketing
vulgarisait le concept par
finition inspirée de son propre vécu : « Mon
e a fait le même travail toute sa vie, mon
e a eu sept emplois différents tout au long de sa
moi, j’ai eu sept emplois en même temps ».
atique incarne à la fois un espoir – maximisation
du revenu, diversité des activités et
baisse du chômage – et une inquiétude –
une situation instable et fragile.
Une étude française du salon des microentreprises
dénombrait 4,5 millions
de travailleurs pluriactifs en 2015. Dans
cette même étude, 31 % des slashers
sondés (soit environ 1,4 million d’actifs)
sont majoritairement freelances
(10 %), auto-entrepreneurs (10 %),
associés (6 %) ou dirigeants d’une
entreprise (5 %). Aussi, 7 % des pluriactifs
profitent de ce mode de fonctionnement
pour tester une idée avant
de créer une entreprise. « Plus aguerris,
avec un réseau plus dense et efficace et
des premières références, ils augmentent
leurs chances de succès », commente Alain
tti, serial entrepreneur et fondateur du
Salon des Micro-Entreprises.
chose est sûre : l’entrepreneuriat et le freeont
le vent en poupe dans nos sociétés.
nombreuses questions se posent : Que
slasheurs ? Sont-ils une opportunité ou
menace ? À l’heure de l’open innovation « exles
slasheurs représentent une énergie
à exploiter afin de mobiliser de noucompétences.
Si le chantier demeure vaste,
age incontestablement les entreprises à
s pratiques managériales. ●
Elisa Brevet
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 33
© Getty
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Mode
La mode belge, c’est aussi Bruxelles !
Une trentaine d’années après les fameux « Six d’Anvers »
la mode belge ne cesse de se renouveler et la relève est dignement assurée.
Découverte de quatre jeunes créateurs visionnaires et prometteurs. Leur stratégie ?
Une mode de niche et un savoir-faire incontestable.
Valentine Witmeur : la maille ou rien !
Le secret de la réussite de Valentine Witmeur ? Un mono-produit qui a de
l’allure et de l’élégance : « L’idée m’est venue en pleine nuit. J'ai compris que
le vêtement que l’on porte presque les trois quarts de l’année et sur lequel je
devais miser c’était le pull ». De cette réminiscence nocturne est née la marque
éponyme Valentine Witmeur Lab. La jeune créatrice a commencé par une première
collection de six pulls en taille unique. Très vite, elle connaît un véritable
carton et se fait rapidement un nom en Belgique et à l’international : « Aujourd’hui,
je dois préparer les collections en amont, un an à l’avance pour pouvoir
les présenter à Paris avant la livraison en boutiques. C’est chaque saison
une réelle course contre la montre ! »
Voir valentinewitmeurlab.com
4254, l’athleisure belge des championnes olympiques
Complices sur les pistes d’athlétismes, les deux athlètes olympiques
Olivia Borlée et Élodie Ouédraogo ont décidé d’unir leur
énergie pour créer 4254, une marque qualifiée d’athleisure
(contraction traduite d’athlétisme et de loisirs). Le nom 4254 fait
référence à leur record national du 4x100m aux Jeux Olympiques
de Pékin en 2008, qui leur a valu une médaille d’argent. L’objectif
des deux créatrices est simple : elles veulent créer une marque
de vêtements de sport qui permette aux femmes de continuer
leurs vies en dehors du sport : « Nous voulons offrir aux femmes
la possibilité de porter des vêtements qui se transforment et
s’adaptent aux différents rythmes de la journée ».
Les fondatrices Olivia Borlée et Elodie
Ouedraogo (au centre) avec leur équipe.
La marque en est à sa septième collection et connaît un succès international. Les jeunes femmes sont présentes un
peu partout à travers le monde : « L’Asie est un très gros marché pour nous et nous allons prochainement avoir un
premier point de vente aux États-Unis, à Miami ». Si, en Belgique, la marque se vend très bien sur son e-shop, elle ne
possède pas encore de points de vente : « Le consommateur belge a encore du mal à comprendre cette tendance du
sportswear pourtant très présente aux USA et en Asie. Je crois que c’est dû au rôle du sport dans la société, qui n’est
pas aussi présent chez nous ».
Voir www.4254sport.com
34 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
D.R.
D.R.
׉	 7cassandra://VAn3pd8CakEip8WBK1JKs1oLAoeswcmcKOnc9duf37k  ` \䰮U׉EFaçon Jacmin, le denim est légion
En 2016, quand les jumelles Ségolène et Alexandra
Jacmin lancent Façon Jacmin, elles font le pari de créer
une garde-robe moderne pour femmes, exclusivement
en denim. Le duo est idéal : Ségolène est entrepreneuse
et Alexandra, diplômée de La Cambre, a faits
ses armes chez Margiela et Jean-Paul Gaultier. Aussitôt,
elles décident de rompre avec les contraintes de
la mode en sublimant et en diversifiant une matière
souvent cantonnée à des ‘basics’. Elles offrent une
collection de vêtements réalisée en denim japonais et
confectionnée en Europe par des artisans et spécialistes
du denim : « Le Japon est mondialement réputé
pour la qualité de ses denims et a su préserver un savoir-faire
traditionnel incomparable ».
Pour se faire connaître, les sœurs Jacmin ont acheté
un camion vintage et opté pour une boutique mobile.
Chaque mois, elles vont à la rencontre de leurs clientes
à Bruxelles et Anvers : « À Bruxelles, on s’installe sur le
trottoir de la place Sainte-Catherine. Je parle à tout le
monde, les clientes peuvent essayer dans la camionnette.
Les gens adorent le concept et ça nous permet
d’agrandir notre visibilité ». En parallèle, elles disposent
d’un e-shop, de plusieurs points de vente et possèdent
deux boutiques physiques, à Saint-Gilles et Anvers. Investies
dans la recherche de la matière, elles partagent
leur nouveau studio anversois avec le Laboratoire du
Denim.
Voir www.faconjacmin.com
Rivka, des souliers intemporels
Proposer une alternative à la basket qualitative et abordable,
telle est la philosophie de Rivka. Le couple qui se
cache derrière la marque est investi du soulier : la famille
de Steven est dans la chaussure depuis quatre générations
; quant à Sarah, elle a décidé de plaquer sa carrière
d’avocate pour le suivre dans la création de la marque.
Les chaussures sont créées à Bruxelles et fabriquées en
Alexandra (la brune) et Ségolène
(la bonde) : jumelles créatrices
et entrepreneuses.
Espagne avec des cuirs italiens et français : « On avait
envie de créer un mix entre une chaussure anglaise classique
avec de belles matières et patines, twistée avec une
semelle extrêmement légère et colorée ». Le couple propose
deux collections : « On propose des pièces intemporelles.
Aujourd’hui, on a un peu perdu cette tradition
de s’occuper de ses chaussures pour les faire durer, c’est
dommage ».
Le couple a fait le choix de la vente en ligne : « Souvent,
on pense qu’une boutique en ligne occasionne moins de
coûts, mais c’est faux. Contrairement à une boutique physique,
personne ne passera devant chez vous. Aussi, tout
l’argent que vous ne mettez pas dans un loyer, il faut le
consacrer à la communication ». Aujourd’hui, Steven et
Sarah cherchent à être également distribués dans plusieurs
points de vente physiques. ●
Voir www.rivka.shoes
E. Bv.
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 35
D.R.
© Patricia Khan
׉	 7cassandra://MM24VL0RI4mRyFW4jSPj_-r_sRK4xSjHAadwBnNK0N0#` \䰮Uˁ\䰮UʁבCט   ́u׉׉	 7cassandra://nPdDeDQeGLsEX8IPAs45T2Ga9w03RCNBxgU7CpQ3BcE `׉	 7cassandra://v523tEUE_mHNqOxdhAGvAH4uCtDroLeXhx8y7Xl0pY8͈`z׉	 7cassandra://Q0RP5p9lMAjNY44VPd_rlNU8yY1a0KoL5ygwdnn7TjI'=` ׉	 7cassandra://vbsHeLuyNL4R_N1dy3ZsP0MY8njdsioQiWvHFj0QMO4 23͠y\䰮UYט  ́u׉׉	 7cassandra://FCD5mgatIyaMHUBIDSFNWzw1NbUbHky6SG5YJ00QYfg ``׉	 7cassandra://8Fj28uGHvJ3sOYSX9gRAA9AI2kNgCi8ExBqjVal6Vf4̓`z׉	 7cassandra://q_CqBzVYduwztXx0UiLKhvW3K60D8FvZiqf2BYsvygU%` ׉	 7cassandra://dwMU_4YM4tgsRpplxnxWEtcM961AI7ALueuKpdc2lwM GO͠y\䰮UZנ\䰮U] M̫9ׁHhttp://www.waaweareartists.comׁׁЈ׉E^Design
Studio Biskt :
« Grâce à notre coach,
on a réorienté notre
business model »
Charlotte et Martin se sont
rencontrés à La Cambre.
L’un étudiait la céramique,
l’autre le design industriel.
En couple au quotidien et
au travail, ces millennials
touche-à-tout ont créé Biskt,
leur studio de design et
de recherche sur
le matériau céramique.
Quelle est l’histoire de votre Studio Biskt ?
Martin : Nous avons eu envie d’unir nos forces et nos compétences
pour créer un studio de design et de recherche autour
du matériau céramique. On explore, on essaye de combiner
des procédés industriels de manière artisanale. On retourne
ces procédés dans tous les sens ! Quant au choix des couleurs,
on essaye de prendre le contre-pied des grosses entreprises
de carrelage. On propose un large panel de coloris
grâce aux savoir-faire d’émaillage de Charlotte.
Avant Biskt, il y’avait Biscuit. Comment avez-vous
opéré ce changement de positionnement et de
marque ?
Martin : C’est vrai qu’on a commencé par lancer le studio Biscuit.
On travaillait exclusivement de la vaisselle en céramique :
bols, tasses, plats… Et puis, on s’est rendu compte que c’était
vraiment un milieu compliqué. On ne parvenait pas à gagner
suffisamment notre vie : c’était beaucoup d’énergie, beaucoup
de salons, peu de ventes et beaucoup de concurrence.
On a gagné une bourse du MAD, qui nous a permis d’acheter
du matériel et qui nous a offert un coaching. Grâce à notre
coach, on a réorienté notre business model.
Quels services proposez-vous actuellement ?
Charlotte : Un service à l’architecte où on propose du carrelage
sur mesure, en petite série. Les architectes et les clients
peuvent choisir les émaux et dessiner leurs angles. On récupère
également des briques que l’on émaille, ce qui permet
de les rendre non poreuses et de les utiliser dans une salle
de bain par exemple. Elles deviennent hermétiques à l’eau
36 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
et ça ouvre de nouveaux usages architecturaux particulièrement
intéressants. L’autre branche, c’est la création d’objets
comme un banc modulaire et des luminaires. On espère être
présents dans des salons internationaux prochainement…
Votre studio est-il votre unique activité ?
Martin : Non, on multiplie les projets et les expériences. Je
viens de lancer le projet Léonar avec deux amis : on développe
de l’outillage open source, les plans sont gratuits et
accessibles en ligne pour qui veut se les fabriquer. On vend
également des kits d’outils à monter soi-même, un peu
comme Ikea.
Charlotte : Je donne des workshops ; je propose également
des services pour des artistes qui viennent émailler et cuire
dans notre four.
Bruxelles, ça vous plaît ?
Charlotte : On se sent 100 % Bruxellois ! Cette ville est accessible
et possède un réel dynamisme. Il suffit de regarder
notre atelier situé à La Vallée : l’espace appartient à la Smart
et on le partage avec une centaine d’artistes. La Smart nous
a également aidés à financer sous forme de leasing notre four
quand je venais de sortir de l’école. Le MAD nous a aidés et
accompagnés dans notre projet. Nous avons pu acheter une
machine pour fabriquer les carrelages grâce à la bourse. La
force de cette ville, c’est qu’on peut très vite faire des choses
quand on en a l’envie !
E. Bv.
Voir studiobiskt.com
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We Are Artists :
« On trouvait que la sélection par
l’argent n’avait pas sa place »
Isabelle Derecque est une artiste et architecte
d’intérieur bruxelloise. Slasheuse et entrepreneuse dans
l’âme, cette passionnée d’art à l’énergie débordante a
créé le collectif We Are Artists avec son amie artiste
Barbara Greindl. Cette année, la 7e
édition accueille
gratuitement 57 peintres et sculpteurs de nationalités
différentes à l’Espace Vanderborght.
I
l y a quelques mois, Isabelle Derecque fêtait ses 10 ans en
tant qu’indépendante. Entrepreneuse, elle a décidé de devenir
indépendante aussitôt après avoir terminé ses études
d’architecte d’intérieur et de design : « Quand je suis sortie de
là, je voulais faire du design, mais je devais gagner ma croûte.
Je suis devenue architecte d’intérieur, je me suis mise à mon
compte et j’ai pris des petits chantiers à gauche à droite ».
Isabelle Derecque
À 27 ans, le besoin de créer pointe une nouvelle fois le bout
de son nez : Isabelle a de nouveau besoin de s’exprimer. C’est
à ce moment précis qu’elle trouve l’idée de ses tableaux.
À l’époque, elle est occupée sur un chantier de relooking
d’agences bancaire pour BNP : « Sur le chantier, on travaillait
beaucoup avec des bandes de vinyle. Le matériau m’a tout de
suite inspiré ». L’artiste se lance alors dans une formation de
dorure à la feuille, associe ces deux procédés et trouve son
support : le miroir. « Le miroir est un dessin par lui-même, il
apporte une lumière constante. On ne voit jamais le tableau
deux fois de la même façon, c’est impossible de s’en lasser ».
Petit à petit, Isabelle expose ses tableaux avec son amie artiste
Barbara Greindl, rencontrée pendant la formation de
dorure. À chaque fois, les deux femmes affrontent des problèmes
: « Par exemple, on remarquait que souvent, on devait
payer pour exposer et on trouvait que cette sélection par
l’argent n’avait pas sa place. On choisit un artiste pour son art
et pas pour ses moyens financiers ».
À force de lister les points négatifs, elles décident de créer
We Are Artists, leur propre collectif d’artistes. Les participants
ne payent pas pour exposer, les jeunes femmes sélectionnent
des personnalités différentes : « Tous
les styles, âges et nationalités sont représentés.
On intègre aussi des événements culturels au sein
de l’expo pour maximiser la visibilité des participants ».
Isabelle et Barbara se rémunèrent uniquement via les commissions
sur les ventes. Si la première édition WAA était déjà
un franc succès avec plus d’une quinzaine d’artistes, sept ans
plus tard, ils seront presque une soixantaine à défendre les
valeurs et les couleurs du collectif.
Quand on demande aux jeunes femmes ce qu’elles pensent
des jeunes artistes millennials qu’elles exposent, leur avis est
unanime : « Ils représentent une nouvelle génération, ils sont
dynamiques et n’ont peur de rien. On a clairement la sensation
qu’aujourd’hui, on peut faire beaucoup de choses avec
peu, rien qu’en osant et en y croyant ».
L’édition 2019 de We Are Artist s’intitule La Délirante, un
peu comme l’énergie de Barbara et Isabelle qui osent et se
démènent pour faire bouger les codes du monde de l’art
bruxellois.
E. Bv.
Zie www.waaweareartists.com
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 37
D.R.
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Babetida Sadjo :
« Personne
ne peut m’enlever
ce métier ! »
Babetida Sadjo est l’une des révélations cinéma du
moment. On ne voit qu’elle : des planches des théâtres
bruxellois au film Netflix « And Breathe Normally »
d’Isold Uggadottir, où elle tient le premier rôle.
Un seul dénominateur commun à tous ces rôles :
des personnages poignants, une niaque sans pareille et
un investissement sans failles.
Comment le métier de comédienne est-il arrivé
dans votre vie ? Je suis montée sur les planches pour
la première fois lorsque j’étais à Hanoi, au Vietnam.
J’étudiais à l’école française et je m’étais inscrite au club
de théâtre de mon école. Quand j’ai croisé le regard des
spectateurs sur moi, ce fut tout de suite une révélation :
je n’étais plus dans mon rôle, je les observais m’observer.
Quelques années plus tard, je suis entrée au Conservatoire
de Bruxelles.
La grande première en tant que comédienne ? Je
jouais « Le Masque du Dragon » de Philippe Blasband au
Théâtre des Martyrs, mon premier rôle au théâtre. C’était
une journée particulièrement forte et symbolique puisque
c’est aussi le jour où le président Obama a été élu !
Un rôle marquant ? J’ai la chance d’avoir porté des
rôles très forts et intenses. J’ai été particulièrement
marquée par le rôle d’Adama, que j’ai joué dans la pièce
« L’Initiatrice » de Pietro Pizzuti. C’était la première fois
qu’un rôle me confrontait à autant d’émotions ; et puis
j’étais enceinte. C’est une pièce que j’ai moi-même
commandée à Pietro. Je voulais aborder le sujet délicat et
sensible qu’est l’excision. S’il s’agit du sujet principal, j’y
aborde également le corps des femmes, la sensualité, le
mystère, la jouissance, l’érotisme et le plaisir !
Une anecdote ? J’étais dans le tramway, je me rendais
au casting du film « Waste Land » de Pieter Van Hees. Au
dernier moment, je me suis dit que je n’incarnais pas assez
mon personnage. Je suis rentrée chez moi, je me suis
changée et j’ai conduit jusqu’à Matonge pour acheter une
perruque. Je suis retournée passer le casting et quand le
réalisateur m’a vu, il m’a dit qu’il avait vu le personnage.
J’ai obtenu le rôle aux côtés de Jérémie Renier. Je suis
toujours très exigeante et jusqu’au-boutiste à chaque
casting, c’est ma façon d’aborder les rôles. ●
« Girl », un succès
partagé à Bruxelles
Comment faire un dossier sur les petits
choux du cinéma bruxellois sans évoquer
l’équipe du film « Girl » ? À seulement 27 ans,
son réalisateur Lukas Dhondt a remporté la
Caméra d’Or et le prix Fipresci au Festival de
Cannes 2018. Le film a fait un carton dans
les cinémas bruxellois et parisiens pendant
plusieurs semaines. « Girl » retrace l’histoire de
Lara (Victor Polster, jeune acteur bruxellois),
15 ans, qui rêve de faire carrière en tant que
danseuse étoile. Le problème, c’est que Lara
est née dans un corps de garçon. Le film
est basé sur l’histoire vraie de la danseuse
flamande Nora Monsecour, qui s’est plusieurs
fois confiée à Lukas Dhont avant qu’il se
décide à écrire le scénario, en collaboration
avec Angelo Tijssens. Depuis sa sortie, « Girl »
a reçu plus d’une quinzaine de distinctions
internationales et devient un bel ambassadeur
pour le cinéma flamand.
38 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
© Belga
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L’ADN des millennials :
une génération changement
La génération Y est la « génération changement »,
comme la qualifie Viviane de Beaufort,
professeur chercheuse à l’Essec et
directrice du Centre Européen de Droit et d’Économie.
Dans son livre, « Génération #startuppeuse »,
elle tente de dresser les tendances-phares
des millennials.
L
es millennials ont le sens du collectif : ils aiment les projets
communs, le partage (share) et la prise de risque
(dare) à plusieurs. Ils prônent la mixité, la diversification,
le coworking et le travail en réseau permis par la bulle
digitale. lls ont la particularité d’intégrer la dimension web
dès le départ d’un projet ou d’une initiative. Ils maîtrisent les
réseaux sociaux, le storytelling et les moteurs de recherche.
Ils trouvent des informations, nourrissent leurs projets, amplifient
la notoriété de leurs actions et parfois même leur notoriété
personnelle.
Sortir de leur zone de confort ne leur fait pas peur. Dans
la plupart des cas, ils travaillent quelques années dans
une entreprise pour mettre de l’argent de côté puis, dès
qu’ils s’estiment prêts, ils quittent leur job et se lancent
dans leur propre projet.
Les ‘digital natives’ font preuve de créativité. Ils sont
adeptes du ‘lean startup’, une méthode qui consiste à
commencer petit avec peu de moyens. Ainsi, ils lancent
leur projet avec un minimum d’argent en poche, testent,
analysent et réajustent. Grâce aux Moocs (cours en ligne)
et aux tutoriels YouTube, le web devient une mine d’or
pour qui veut se former et acquérir de nouvelles compétences
à moindre coût. L’idéation, la visualisation de
contenus, de données, la conception graphique ne sont
plus réservées aux experts. Aujourd’hui, tout le monde
peut acquérir un minimum de maîtrise et de connaissances
techniques.
Cesser le gâchis
Une enquête réalisée en ligne par la RTBF en juillet 2016
(« Génération Quoi ? Autoportrait des 18-34 ans en Belgique
francophone ») a montré que les jeunes étaient
majoritairement préoccupés par l’environnement (46 %),
l’accès à l’emploi (44 %) et la crise économique et financière
(26 %). Face à ces crises, certains prennent la
marge pour revenir à des conditions de travail plus en accord
avec leurs idéaux ; d’autres inventent des systèmes
solidaires qui laissent une place à l’individu.
En 2018, tout ou presque peut désormais être partagé :
AirBnB, Uber, Blablacar, TrocMaison, Tale Me, ou encore
TooMuch, une application belge lancée en février
2018 qui lutte contre le gaspillage alimentaire. En 2012,
le philosophe Michel Serre parlait d’un « changement
de monde » dans « Petite Poucette ». Au fil des pages, il
explique comment l’économie collaborative prônée par
les jeunes générations permet, en cessant le gâchis, de
rendre les objets plus utiles et donc plus rentables.
Les Y sont nombreux à se demander « Comment faire des
économies et/ou transformer notre société de consommation
? ». Cette jeunesse semble être en marche vers un
avenir nouveau. ●
Elisa Brevet
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 39
© Getty
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Recyclage
des voitures :
Bruxelles a une
carte verte à jouer
L'export de voitures d'occasion n'est plus ce qu'il était.
Alors que les transferts via Anvers se comptaient encore
par centaines de milliers il y a deux ou trois ans,
ce marché n'est plus que l'ombre de lui-même
aujourd'hui. En cause : le durcissement des législations
africaines sur l'importation de voitures.
Mais il y a aussi les aspects positifs.
O
n aurait pu croire que le durcissement des normes
anti-pollution, en particulier l'introduction de zones
« basses émissions » dans de grandes villes comme
Bruxelles, allaient permettre d'améliorer le tableau des voitures
expédiées vers l'Afrique. C'était sans compter un brusque
durcissement de la législation africaine : désormais, à
l'exception du Bénin par où peuvent encore transiter de vieux
véhicules, les autres pays d'Afrique de l'Ouest interdisent
l'importation de voitures de plus de cinq ans.
Première victime de ce brusque ralentissement des exportations
: le projet de terminal « roll-on roll-off », que le Port
de Bruxelles rêvait encore de lancer voici quelques mois. Il
devait permettre de déplacer les activités de revente de véhicules
du centre de Molenbeek et d'Anderlecht, en particulier
du quartier Heyvaert, vers la zone portuaire. Il y a désormais
trop peu de véhicules à transporter. Fin 2018, le conseil d'administration
du Port de Bruxelles a été contraint d’arrêter la
procédure d’attribution d’une concession pour l’exploitation
du terminal.
Afin de maintenir des flux positifs entre l'Afrique de l'Ouest
et l'Europe, le port d'Anvers a de son côté lancé Carloop.
« Il s'agissait de tester une année durant le rapatriement de
voitures hors d'usage en provenance du Bénin, plaque tournant
de ce commerce en Afrique, afin de les recycler dans
les règles de l'art », explique Catherine Leenaerts, General
Manager de Febelauto. « Le hic, c'est que le poids total des
conteneurs au départ du Bénin était supérieur à leur poids à
l'arrivée... ». Lorsqu'ils rentrent en Afrique, les véhicules importés
sont pris d'assaut par des pilleurs qui les désossent à
la sortie du bateau. Et ce phénomène s’est visiblement reproduit
lors du rapatriement des véhicules hors d'usage (VHU)
réexpédiés d'Afrique vers l'Europe en vue d'y être recyclés.
Résultat : les flux sur lesquels comptaient Campine, Galloo
Recyclage ou encore Toyota ont été bien moins élevés qu'attendus.
Pièces
détachées d'occasion : une relocalisation verte ?
Plutôt que de filer vers l'Afrique, ces véhicules semblent donc
devoir boucler leur réincarnation chez nous. Et c'est là que
nous relevons peut-être les premières évolutions positives
de ce dossier : « En captant un plus grand nombre de véhicules
à démanteler, dépolluer et recycler, les affaires de nos
membres vont encore mieux marcher. Car plus de voitures
hors d'usage à recycler et à valoriser, ce sont des infrastructures
qui peuvent être maximalisées », souligne Catherine
Lenaerts. Bonne pioche potentielle également pour le Prec,
avec la possibilité de faire émerger une filière de pièces détachées
d'occasion encore plus consistante.
Quand l’exportation d’une voiture entière vers l’Afrique génère
un chiffre d'affaires de 1.000 euros, la re-commercialisation
de chacune de ses pièces dans un des quinze centres
de démontage agréés par Bruxelles Environnement génère
quant à elle un chiffre d'affaires trois à quatre fois plus élevé,
tout en alimentant les marchés européens et africains en
pièces détachées d'occasion de qualité et en permettant la
mise à l'emploi de démanteleurs et de mécaniciens qualifiés,
opérant dans le respect de la législation environnementale.
Bref, une relocalisation verte qui profite à l'ensemble des parties
prenantes, y compris africaines. ●
Johan Debière
40 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
© Getty
׉	 7cassandra://6rVr9qj-Z863FPWqm4d5LOb0LJ_cyu49VnffYrkmpKw$` \䰮U׉EEntreprendre
La petite reine en
tête du budget
mobilité ?
Le vélo va-t-il devenir l’alternative de transport
économique par excellence ? Sa popularité est en
tout cas en hausse. Les employés l’apprécient et le
considèrent comme une solution de mobilité confortable
dans leur package de rémunération flexible. Côté
employeurs, cela peut aussi avoir des avantages. Reste
à savoir comment bien l’introduire dans l’entreprise.
(Coproduction)
E
mbouteillages ou pas, les habitudes du Belge ont
la vie dure : environ un employé sur cinq dans notre
pays conduit toujours une voiture de société. L'utilisation
du vélo et des transports en commun est certes en
hausse, mais il reste nécessaire de promouvoir davantage le
deux-roues comme solution alternative dans le trafic urbain.
un succès plus que mitigé, le budget mobilité constitue une
mesure plus avancée : les travailleurs qui renoncent à la voiture
dont ils disposent (ou à laquelle ils peuvent prétendre)
reçoivent un budget à consacrer à un ou plusieurs moyens
de transport. Ils peuvent ainsi choisir l’option mobilité la plus
adaptée à leur trajet, la bonne nouvelle étant que le montant
brut du budget mobilité est plus élevé que l’allocation brute
de mobilité, et les choix de dépense sont plus variés. Ces
différents choix sont regroupés sous trois piliers bénéficiant
d’un traitement (para)fiscal spécifique.
Confort pour l’employé, responsabilité sociétale
pour l’employeur
Si un employé décide d’utiliser son budget mobilité pour un
vélo (électrique) et un abonnement de transports en commun,
cette partie du budget est exonérée. Outre les avantages
évidents pour la santé (un collègue en bonne santé et
détendu est un collègue productif et agréable), le budget d’un
vélo perçu en vue d’une meilleure mobilité, à dépenser par
exemple pour un vélo électrique ou pliant afin de combiner
différents transports, peut être très gratifiant pour l’employé.
L’intégration du budget mobilité dans une politique RH représente
en outre un bon argument d’embauche pour l’employeur.
L’intégration
du vélo dans un budget mobilité est une alternative
fiscalement avantageuse qui peut prendre différentes
formes. Diverses organisations spécialisées ont pris les devants
et conclu des accords avec des banques pour organiser
le leasing de vélos (généralement électriques) : une option
intéressante si les distances à parcourir sont assez longues
pour les employés. Les entreprises situées dans ou à proximité
d’un centre-ville peuvent quant à elles envisager un
abonnement à un service de vélos partagés, qui est aussi une
solution pratique pour les employés se rendant au travail en
train ou en bus.
Le nouveau budget mobilité peut certainement y contribuer.
Les dirigeants d’entreprises et responsables RH confirment
d’ailleurs que les employés sont de plus en plus demandeurs
d’une mise à disposition par l’employeur de vélos d’entreprise,
électriques ou non. Pour éviter un blocage total et faire
preuve d’une saine responsabilité sociétale, il est temps de
faire de ce souhait une réalité. C’est une belle carte moderne
et durable pour l’employeur, qui peut en plus la jouer sans
augmenter ses coûts salariaux.
Le budget mobilité est entré en vigueur le 1er
mars dernier.
Par rapport à la réglementation « cash for car » qui a connu
Le vélo a donc la cote auprès des employés. Le baromètre
de mobilité Acerta de 2018 indiquait d’ailleurs une hausse
du nombre d'employés se rendant au travail à vélo (de 22,4
à 24,2 % en un an). 13,8 % des travailleurs de notre pays ne
jurent que par le vélo. À l’heure où les employés demandent
davantage de flexibilité dans leur package salarial, la petite
reine sort du peloton et se démarque comme une solution de
mobilité saine et confortable. Les employeurs qui envisagent
l’intégration du vélo feraient en outre preuve d’un bel esprit
d’initiative pour renforcer leur responsabilité sociétale. ●
Catherine Langenaeken
Senior consultant legal & reward Acerta
legal.bruwal@acerta.be, www.acerta.be
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 41
© Getty
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Tag-Ad : communication urbaine
Tag-Ad propose une série de
techniques pour communiquer en
milieu urbain de manière originale
tout en réduisant l’impact sur
l’environnement.
C
omme son nom l’indique, TagAd
réalise des tags. Mais pas
n’importe lesquels : des ‘cleantags’.
« Il s’agit d’un marquage publicitaire
propre sur le sol », précise Cyril
Henin qui a lancé la société en avril
2017 avec Brandon Schoufs. « Nous
concevons des pochoirs par découpe
laser, avec le message du client, que
nous posons ensuite sur le sol. Nous
projetons alors de l’eau à haute pression
sur le sol, qui va laisser apparaître
le message par contraste. Il restera visible
de quatre à huit semaines, selon
l’intensité et la fréquence des passages
et des intempéries. Nous n’utilisons aucun
produit chimique, et l’eau provient
de la récupération d’eau de pluie. » Pour
les clients qui souhaitent de la couleur,
Tag-Ad propose une solution à base de
craie, le ‘chalk-tag’.
Cyril Henin se souvient de son tout
premier client, à Louvain-la-Neuve :
Stoemp. « Nous avions fait le tour des
commerçants du piétonnier de Louvain-la-Neuve.
Après une cinquantaine
de refus, nous avons poussé les portes
du magasin de vêtements et de skates
qui nous a accordé sa confiance. » Depuis
ce premier contrat, les commandes
se sont multipliées, parmi lesquelles
les TEC, l’Esplanade de Louvain-laNeuve
et de nombreux commerces qui
trouvent ici une manière originale de
se différencier sur le plan marketing.
« Dans la prospection de la clientèle,
les événements de networking sont
très intéressants », glisse Cyril Henin.
« C’est lors d’un event organisé par Beci
que nous avons décroché un contrat
avec Bruxelles Mobilité, par exemple. »
Tag-Ad est active en Belgique et dans
le nord de la France, ainsi que sporadiquement
à Paris. Basée à Wavre, elle
compte une petite équipe de 5 personnes
dont un technico-commercial
à Lille. Elle travaille soit en direct, soit
via des agences de communication qui
intègrent ses services dans leur offre.
Parmi ses services, justement, outre le
clean-tag et le chalk-tag, la jeune société
propose également du buzz urbain,
des animations de rue, de l’affichage
sauvage, etc. Elle a ainsi développé
une action pour la Croix-Rouge avec
deux personnages, un globule blanc
et un globule rouge, qui sont équipés
d’une tenue moulante et vont à la rencontre
des passants pour les inviter à
donner leur sang. Une seconde action
concerne le don de plasma.
Le clean-tag s’adresse naturellement
aux commerces et trouve son utilisaInvest
in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be • https://starters.beci.be/
42 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
tion maximale lors des soldes ou l’ouverture
de nouvelles boutiques, mais il
peut également être utilisé par des acteurs
de l’e-commerce. Tag-Ad a ainsi
réalisé une campagne pour un site de
rencontres libertines. Média de masse
qui s’adresse aussi bien à l’indépendant
qu’aux chaînes commerciales et
aux acteurs institutionnels, le clean-tag
jouit également de l’avantage de son
caractère écologique et éphémère. Car
s’il n’est pas autorisé d’appliquer de la
matière au sol sans autorisation préalable,
le clean-tag consiste à nettoyer
le sol ; il n'abîme donc pas la surface.
Et le nettoyage du sol n’enfreint aucune
règle en vigueur. En revanche,
le chalk-tag est considéré comme du
graffiti publicitaire et est donc soumis
aux demandes d’autorisations dans les
espaces publics. ●
Info : www.tag-ad.be
Guy Van den Noortgate
׉	 7cassandra://7VyJzrRGpeI9rbJJ5YnD82Ip2r1M8CjKSsRBqjvUqes$` \䰮U׉EYEntreprendre
Du neuf dans les primes
aux PME bruxelloises
Une vingtaine de primes sont disponibles
pour les PME situées en Région de Bruxelles-Capitale
grâce à Bruxelles Économie et Emploi.
Voici un récapitulatif des nouvelles aides.
(Coproduction)
Q
ue vous gériez un service traiteur, une société informatique
ou un bureau d’architecture, vous pouvez
bénéficier d’aides financières grâce à Bruxelles
Économie et Emploi. Il s’agit toujours de remboursements
octroyés si votre entreprise correspond à certains critères,
dont le premier est bien évidemment d’avoir votre
siège d’exploitation (et donc pas uniquement votre siège
social) en Région de Bruxelles-Capitale. Ces aides ne
sont pas nouvelles, mais une refonte a été opérée depuis
l’investiture du gouvernement en 2014. « Pour planifier
cette refonte, nous avons organisé des rencontres
et ateliers entre les différents acteurs clé, dont des PME,
des banques ou des responsables de cabinets », avance
Stéphanie Sauvage, directeur de la Direction Aides aux
Entreprises. « Ces discussions et ateliers ont donné lieu à
une nouvelle ordonnance, votée en mai 2018. »
Quatre primes sont ainsi effectives depuis le 1er décembre
2018. Vous pouvez par exemple obtenir un remboursement
si vous achetez un terrain ou faites construire ou
aménager un bâtiment. Vous pouvez également obtenir
un remboursement entre 5 et 30 % du montant total si
vous achetez des machines, du matériel ou même un fonds
de commerce. Une autre aide, nouvelle celle-ci, concerne
le soutien aux indépendants et petites entreprises pour le
remplacement d’anciens véhicules utilitaires qui ne pourront
plus rouler en Région de Bruxelles-Capitale, devenue
zone de basses émissions (LEZ). Les micro et petites
entreprises actives dans certains secteurs peuvent ainsi
bénéficier d’une aide de 3000 euros maximum pour remplacer
un véhicule utilitaire léger de la catégorie N1.
6000 subventions par an aux entreprises bruxelloises
Une douzaine de primes sont par ailleurs entrées en vigueur
ce 25 mars. Certaines existaient déjà mais ont été
réformées, dont la prime à la formation et la prime à la
consultance. La réelle nouveauté ? Un
soutien plus poussé aux starters.
« Nous remboursons un pourcentage
des frais à l’entreprise. Ce
pourcentage est plus élevé pour
les starters », poursuit Stéphanie
Sauvage. Quant à la prime pour
la création d’un site internet et site
e-commerce, elle a été élargie. Vous
pouvez être remboursé de maximum
5000 euros (40 à 60 % du montant
total) pour la création de votre site
internet, mais désormais aussi pour la refonte d’un site
web, le positionnement ou le repositionnement de vos
ventes en ligne ou encore de la réalisation d’un audit. Une
autre aide, nouvelle celle-ci, consiste à l’aménagement
d’infrastructures pour les personnes à mobilité réduite.
Vous pourrez ainsi obtenir un remboursement jusqu’à
40 % si vous aménagez des rampes d’accès, une porte
spéciale ou toute autre facilité. Citons également les
aides au commerce extérieur : pour le voyage de prospection
à l’étranger, la participation à une foire à l’étranger,
la location temporaire d’un bureau de prospection hors
de Belgique ou encore les conseils concernant le dépôt
d’une marque ou la certification à l’étranger. Les primes
pour les mises aux normes HACCP (secteur horeca) sont
toujours d’actualité et des soutiens à l’économie circulaire
sont proposés. « Au total, nous octroyons environ 6000
subventions par an pour les PME bruxelloises », conclut
Stéphanie Sauvage. Sachez toutefois que ces primes
sont chaque fois octroyées sous certaines conditions,
qu’il faut en faire la demande avant d’engager les frais et
qu’elles sont toujours payées sous justification des factures,
donc après le service/investissement fourni. ●
Géry Brusselmans
Plus d’info : www.primespme.brussels
Une présentation des nouvelles aides aux
entreprises aura lieu ce 4 juin chez Beci dans le
cadre du programme starters (avenue Louise, 500).
Info et inscriptions : events@beci.be.
Stéphanie Sauvage
❙ 43
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Réforme du code des sociétés :
le big bang aura bien lieu !
En gestation depuis de nombreux mois, la réforme
du code des sociétés a été votée le 27 février dernier.
Elle sera rapide – l’entrée en vigueur est prévue au 1er
mai –
et radicale : le nombre des formes de sociétés passe de
17 à 4 ; il ne faudra plus qu’un seul administrateur pour
diriger une SRL et l’obligation de disposer d’un capital de
départ est supprimée ! Nous vous proposons un premier
« tour de la réforme » en cinq questions.
La réforme du droit des sociétés s’inscrit dans un mouvement
plus large de refonte du droit touchant aux entreprises.
En effet, au 1er
réforme du droit de l’insolvabilité ; au 1er
mai 2018 est entrée en vigueur la
novembre 2018,
la réforme du droit des entreprises ; et maintenant, au 1er
mai 2019, entrera en vigueur la réforme du droit des sociétés
et des associations. Trois réformes qui modifient
profondément l’ensemble de la législation applicable aux
entreprises.
1. Pourquoi une réforme du droit des sociétés belge ?
Le droit des sociétés est devenu une matière particulièrement
complexe après avoir été fréquemment modifié,
réparé et à nouveau modifié. Le droit actuel ne répond
plus aux besoins du monde entrepreneurial. L’objectif de
la réforme est de simplifier le droit des sociétés et de le
moderniser. Ainsi, le gouvernement espère rendre la Belgique
plus attirante et donc plus compétitive comme pays
d’établissement des entreprises.
44 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
2. Qu’est-ce qui change pour les entreprises avec l’entrée
en vigueur de la réforme ?
En premier lieu, le nombre de types de sociétés est drastiquement
réduit, passant de 17 à 4, ce qui simplifie le
choix de la structure adéquate pour l’entrepreneur. On ne
distinguera plus que la société simple, qui pourra maintenant
également avoir la personnalité juridique, la société
anonyme (SA), la société à responsabilité limitée (SRL)
et la société coopérative (SC). Avec moins de types de
sociétés, il sera possible de profiter d’une plus grande
souplesse juridique. En effet, le nouveau code offre d’importantes
opportunités d’adapter le cadre juridique aux
besoins et souhaits réels des entrepreneurs. Ceci ira cer©
Getty
׉	 7cassandra://WCKHqwzjAXqeUj-c1Zi3jGRv_jw8wOXxNKo8AkwR8O0#` \䰮U׉EILegal
tainement de pair avec un accroissement des besoins
d’expertise juridique, dans la mesure où cette souplesse
contraint les entrepreneurs à s'interroger sur les nombreuses
facettes juridiques associées au lancement et au
développement d'une entreprise.
3. Quel est l’impact pour les entreprises déjà existantes
?
Les sociétés et associations existantes auront jusqu’au
1er
janvier 2024 pour modifier volontairement leurs statuts.
Toutefois, dès le 1er
janvier 2020, elles seront tenues
de le faire dès la modification suivante de leurs statuts.
Certaines dispositions importantes entreront également
en vigueur à partir de cette date. Pour éviter toute incertitude,
mieux vaut que les sociétés et associations existantes
n’attendent pas trop longtemps avant de procéder
à une révision de leurs statuts après l’entrée en vigueur
du nouveau code.
À partir du 1er
janvier 2024, les sociétés dont la forme
n’existera plus se verront automatiquement attribuer la
forme qui se rapproche le plus de la leur. Les administrateurs
de la société doivent néanmoins toujours prendre
l’initiative de modifier les statuts, faute de quoi ils commettraient
une erreur dont ils pourraient être tenus responsables.
4.
Quelles seront les différences entre l’ancienne SPRL
et la nouvelle SRL ?
Tout d’abord, un seul actionnaire suffit pour ériger une
SRL, contre deux auparavant. Ce peut être aussi bien une
personne physique que morale. De même, la notion de
capital est supprimée. L’obligation d’un capital minimum
de 18.550 euros n’est donc plus exigée. Il faut encore bien
faire un apport mais le poste « capital » dans les comptes
annuels disparaît. La notion de capital est remplacée
par celle de « patrimoine », que la société doit mettre en
œuvre pour financer ses activités et payer ses créanciers.
En contrepartie, afin de rassurer les créanciers, le plan
financier doit être plus détaillé et la distribution de bénéfices
ou de réserves ne peut s’effectuer qu’après un test
de bilan ou de liquidité. Sinon, la responsabilité des administrateurs
risque d’être fortement engagée.
5. Y a-t-il aussi des changements pour les administrateurs
de sociétés ?
En effet, et non des moindres, dans la mesure où la responsabilité
des administrateurs sera allégée afin de
permettre à la Belgique d’être plus compétitive quant
au recrutement d’administrateurs talentueux, dans un
contexte de forte pression concurrentielle à l’échelle interQuel
accompagnement
pour les entreprises ?
Beci, la Chambre de Commerce et d’Industrie de
Bruxelles, organise des formations thématiques
permettant aux entrepreneurs d’anticiper les
principaux changements en fonction de leurs
besoins. Ci-dessous le calendrier et le programme
des prochains séminaires :
nationale. La principale nouveauté réside dans le fait que
la responsabilité des administrateurs se limite à un montant
maximal, tant à l’égard de la société que des tiers.
Ce montant varie en fonction de la taille de la société. La
responsabilité des administrateurs de « petites » sociétés
serait par exemple plafonnée à 250.000 euros ; celle des
administrateurs de grandes sociétés pourrait être engagée
jusqu’à concurrence de 12 millions d’euros. Cette limite
pourrait faire l’objet d’exceptions, par exemple pour
les dettes fiscales et sociales et en cas d’intention frauduleuse
ou de fraude fiscale grave. Ce plafonnement devrait
également favoriser l’assurabilité de la responsabilité de
l’administrateur. ●
Alexis Bley,
Conseiller juridique Beci
Contact : ab@beci.be ;
02 563 68 58
➜ Fin avril (à confirmer) : Réforme du code
des sociétés : Quels changements pour votre
entreprise ? Introduction
➜ 07/05 : Quels changements pour les
actionnaires ?
➜ 15/05 : La responsabilité des administrateurs
➜ 22/05 : Les principaux impacts fiscaux pour
votre entreprise
Restez attentifs : les dates et sujets des
formations sont susceptibles d’évoluer.
Consultez aussi notre site web : www.beci.be
Infos et inscriptions : trainings@beci.be
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 45
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Marchés publics : quels défis pour
le secteur hospitalier ?
Depuis le 1er juillet 2013, les hôpitaux sont soumis à la
réglementation des marchés publics.
Objectif : plus de transparence, une gestion des
hôpitaux qui se professionnalise et une meilleure
allocation des ressources.
Six ans après, où en sommes-nous ?
D
epuis l’entrée en vigueur de la réglementation « marchés
publics » dans le secteur non marchand, tous les
hôpitaux sont soumis au droit de la commande publique.
Une situation qui présente des avantages, mais aussi
des inconvénients. « Travailler avec des appels d’offres publics
permet une ouverture des marchés à une plus grande
concurrence. Cela permet également plus de transparence et
oblige ceux qui passent le marché à cadrer leur besoin avec
précision », commence Jean-Marc Derep, chef du service des
achats aux Cliniques Saint-Luc. « Par contre, cela augmente
considérablement le volume de travail. » Jean-Christophe
Gautier, Directeur Approvisionnement & Logistique aux Hôpitaux
Iris Sud, partage son opinion : « Dans le temps, on définissait
notre besoin en interne et on partait en prospection
de marché. On pouvait discuter avec les fournisseurs et, au
fur et à mesure de ces discussions, le besoin s’affinait. Cela
nous permettait parfois de trouver des solutions auxquelles
nous n'avions pas pensé, qui étaient parfois techniquement
plus intéressantes ou moins coûteuses. »
Les soins de santé à
Bruxelles c’est :
➜ 23 hôpitaux
➜ Près de 9.000 lits
➜ 1.500 médecins généralistes et 3.800
médecins spécialistes
➜ Près de 10.000 infirmiers et 8.000 aidesoignants
Source
: chiffres IBSA 2018
46 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
Vers une complexification des achats
Par ailleurs, entre la rédaction du cahier des charges, la diffusion
du marché, la réception des offres, le rapport d’attribution,
le choix du prestataire… le cycle d’achat est plus long
qu’autrefois. Et certains délais, fixés par la loi, sont incompressibles.
« Tout mis bout à bout, il peut s’écouler une bonne
année entre l’expression du besoin initial et l’arrivée de l’équipement
attendu. Dans certains cas, cela peut être problématique.
Même les procédures pour urgences impérieuses
restent moins rapides qu’un appel à un fournisseur qu’on
connaît et en qui on a confiance. » À ce processus s’ajoutent
encore les règles administratives propres à chaque hôpital.
Dans les hôpitaux publics, au-delà de certains montants, il
faut parfois attendre que le conseil d’administration ou de
direction se réunisse, voire obtenir l’accord de l’autorité de
tutelle. « Quand on ouvre un marché de haute technologie
très évolutive, par exemple, c’est difficile de prévoir un instant
T, un cahier des charges extrêmement précis et qui permettra
de couvrir toutes les possibilités durant la durée du marché »,
ajoute Jean-Marc Derep.
Recrutement et culture d’entreprise
Pour Jean-Christophe Gautier, l’un des gros défis pour les hôpitaux
est de faire entrer les marchés publics dans la culture
d’entreprise, en particulier auprès du corps médical. Pour
beaucoup de dossiers, les acheteurs doivent travailler avec
les médecins. « Pour autant, les impliquer dans la rédaction
du cahier des charges n’est pas toujours évident. Avant, on
définissait une solution ; aujourd’hui, on définit un besoin qui
va être mis sur la place publique et toutes les sociétés qui
sont capables d’y répondre ont une chance de remporter ce
© Belga
׉	 7cassandra://8mvs4-tGpayGvMIiTxdTh1kDOLDf2l_euzLtPBye61E"W` \䰮U׉EEntreprendre
marché. C’est une révolution culturelle pour les médecins et
ce n’est pas encore vraiment assimilé. » Autre défi : le recrutement
du personnel. Depuis l’entrée en vigueur de la réglementation,
nos experts ont tous deux dû renforcer leurs
équipes ; mais la difficulté est de trouver les bons profils.
En hôpital, on achète aussi bien des fournitures de bureau
que des appareils de résonance magnétique nucléaire. « Nos
acheteurs doivent avoir une connaissance du milieu hospitalier,
des connaissances techniques sur un maximum de produits,
des connaissances financières, une aptitude à négocier
et un bagage juridique », explique Jean-Christophe Gautier.
« Il devient difficile de trouver des personnes ayant toutes ces
compétences. »
Des marchés très variés
Les marchés sont nombreux et portent sur des domaines très
variés tels que des appareils médicaux, des médicaments
et produits stériles, des fournitures diverses, des consommables,
des travaux de rénovation, des services de consultance,
etc. « Nos marchés peuvent être intéressants pour
tous les types d’entreprises », assure Jean-Marc Derep. Les
entreprises ont accès aux offres via la plateforme e-Procurement.
Si, sur le principe, les marchés publics sont ouverts
à toutes les entreprises, nos deux experts s’accordent sur le
fait qu’il est plus facile pour les grosses sociétés d’y répondre.
Et Jean-Christophe Gautier d’expliquer : « Les grosses entreprises
font souvent appel à des cabinets spécialisés en marchés
publics qui s’occupent de détecter les avis de marché
potentiellement intéressants pour leurs clients. En comparaison,
les petites sociétés ont donc plus de mal à accéder
aux marchés. » La partie de la rédaction de l’offre, avec ses
annexes, pose elle aussi de vrais problèmes. « Pour certaines
entreprises, c’est vraiment abstrait et parfois, cela nous empêche
de conclure le marché avec un prestataire qui proposait
pourtant un excellent produit ou service à un prix tout à
fait compétitif. » Mieux faire connaître la procédure à suivre
auprès des entreprises et les aider à répondre correctement
aux offres devrait être une priorité, estime-t-il.
Un secteur qui pèse lourd à Bruxelles
D’après une enquête réalisée par Beci, l'économie bruxelloise
a profité, en 2016, de 428 millions d'euros de flux monétaires
grâce aux quatre hôpitaux universitaires du CHU Bruxelles.
L'effet d'entraînement sur l'économie locale porte à plus d’un
milliard d’euros l'impact global du groupe implanté sur le territoire
de Bruxelles. Si l’on extrapole ces résultats aux autres
hôpitaux, il est clair que le secteur hospitalier est un acteur
socio-économique majeur pour la capitale. Dans ce contexte,
Jean-Marc Derep estime que le volume des marchés publics
au sein des hôpitaux ira sans aucun doute en augmentant.
« S’il y a une croissance des investissements, il y aura une
Au-delà du matériel médical, les marchés publics
des hôpitaux, ce sont aussi les consommables, la
consultance, les travaux de rénovation…
croissance des marchés publics. Le défi pour les établissements
hospitaliers sera de gérer ce volume de marchés et
pour nos interlocuteurs, d’y répondre. » ●
Gaëlle Hoogsteyn
« Les hôpitaux se sont
rapidement adaptés »
« L’entrée en vigueur de la réglementation des
marchés publics a constitué une petite
(r)évolution au sein des hôpitaux. On n’achète
plus aujourd’hui comme autrefois et cela, il
a fallu s’y habituer. Confiance et dialogue
doivent s’installer entre le corps médical et les
responsables des achats. Mais le processus est
définitivement en marche…
En effet, même si les hôpitaux se sentent parfois
restreints par cette loi, ils ont pris les choses
en mains sans se voiler la face : ‘Nous sommes
désormais soumis à la loi sur les marchés
publics, comment faire avec’ ? En se structurant
différemment pour répondre aux étapes d’un
marché public, les hôpitaux ont réussi très
rapidement à s’adapter à la situation et cela ne
peut aller qu’en s’améliorant encore.
Les acheteurs publics dans les hôpitaux se sont
professionnalisés dans la commande et les
hôpitaux se sont mis à jour dans un laps de temps
très court. Et ce, bien que le travail soit de grande
ampleur. Les hôpitaux achètent quantité de
choses. Lorsque la loi est entrée en vigueur, on ne
pouvait pas exiger d’eux qu’ils aient des cahiers
des charges pour tout, du jour au lendemain.
Ils se sont donc focalisés sur les achats les plus
urgents, les contrats qui arrivaient à terme, etc.
Ils ont dû rationaliser leurs activités et prioritiser.
Aujourd’hui, le défi est de capitaliser ce processus
pour l’ensemble de leurs besoins. »
Christophe Dubois, avocat-associé chez Equal
❙ 47
© Belga
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L’actualité Beci en photo
Parfois, les entrepreneurs font une gaffe. Les plus grandes
leçons viennent de vos erreurs, ou encore mieux : des erreurs
des autres ! En collaboration avec le réseau Womenpreneur
et dans le cadre du programme reStart, Beci accueillait
quatre entrepreneurs venus raconter leur plus grand échec
professionnel : qu’est-ce qui a mal tourné ?
Et qu'ont-ils appris ?
48 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
D.R.
׉	 7cassandra://gdNCBlC9TWEcG5B49qgvEpNOYlhg8NI-fYqpchrgG1w/` \䰮U׉Ej© Reporters
En vue des élections du 26 mai prochain,
Beci a organisé une série de rencontres avec
les responsables politique bruxellois.
Le 19 février, c’était au tour de la Ministre bruxelloise
de l’Énergie et de l’Environnement Céline Fremault
(cdH), suivie le 12 mars d’Elke Van den Brandt (Groen)
et Alain Maron (Ecolo).
De gauche à droite : Michel de Bièvre (Président
de la Communauté Portuaire), An Nachtergaele
(Fevia) et Xavier Dehan (Telenet).
Jean-Christophe Vanderhaegen et Laurent
Schiltz, de la Confédération Construction.
Elke Van den Brandt
et Alain Maron.
Marc Toledo (Bit4You).
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䰮U{׉E
Community
Petites histoires de grands entrepreneurs
Ce que vous ignoriez
de Jeff Bezos,
le patron le plus
riche du monde
Il est l’homme le plus adulé et le plus détesté de la planète. À 55 ans, le patron d’Amazon est l’entrepreneur le plus
riche du monde avec une fortune évaluée à plus de 150 milliards de dollars. Si on entend beaucoup parler de lui dans
les médias, on parie que vous ne savez pas tout !
Amazon était une librairie en ligne : Jeff Bezos démarre
son entreprise d’e-commerce en 1995. Il décide
d’abord d’en faire une librairie en ligne. Il choisit le nom
d’Amazon en référence au plus grand des fleuves et à la
hauteur de ses ambitions.
Il embauche des inventeurs : Quand le patron d’Amazon
embauche des nouvelles recrues, il leur fait passer un
test en demandant au candidat de citer une chose que ce
dernier a inventée. Pas forcément une invention brevetée ;
il peut s’agir d’une méthode ou d’un processus qu’il aurait
mis en œuvre. Évidemment, le PDG retiendra le profil le
plus « outside the box ».
Il a créé le classement intégral des ventes et la recommandation
implicite d’achat : Pourquoi s’arrêter
à un top 100 quand on peut aller jusqu’au millionième des
ventes ? Jeff Bezos a bien compris que les classements
devaient être complets et transparents. Il a également été
l’un des premiers à proposer sur son site une recommandation
implicite d’achat : les internautes ont pu voir ce que
d’autres internautes ont également acheté…
Il peut se payer quasiment tout ce qu’il veut : Selon
le site d’actualités et magazine Capital, avec ses
150 milliards, Jeff est tellement riche qu’il pourrait acheter
tout ce qui se vend sur Amazon, Boeing et Wal-Mart. Une
seule question se pose alors : jusqu’où ira cet homme dont
la richesse est si déroutante qu’elle ne signifie plus grandchose
d’un tant soit peu tangible à l’échelle humaine ? ●
Elisa Brevet
L’Étoile du Nord :
Écrit à partir des
faits réels, ce thriller
d’espionnage sur la
Corée du Nord est
rondement mené. Un
des polars les plus
délicieux de l’année sur un pays peu
accessible et aux secrets bien gardés.
Equinox, Les Arènes
50 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
Nomadland : Entre enquête et
témoignage, ce roman épatant fait
la part belle aux « sous-cultures » du
travail de l’Amérique d’aujourd’hui.
Des personnages accidentés, souvent
retraités, dociles, qui payent le prix
fort de leur liberté à coup de jobs mal
payés et épuisants.
Globe
San, Le tour
du monde en
75 recettes :
Le chef belge
étoilé Sang Hoon
Degeimbre nous
offre un livre de cuisine qui décline
de belles recettes sucrées et salées
inspirées de ses voyages. Un pur
bonheur visuel et gustatif ! Racine
© Steve Jurvetson
׉	 7cassandra://lDI8wiUNoOsJoadprU7wWAvS7SZ6oMF-H9Fa5wGAD2A&` \䰮U׉E
Community
Le Bruxelles des entrepreneurs
Les bonnes adresses
de Pierre Marcolini
Bruxellois emblématique, Pierre Marcolini rayonne bien au-delà de la
Belgique. Ce maître-chocolatier à la maison éponyme, au savoir-faire et
à l’excellence incomparables est également un grand épicurien…
Dans notre dernier numéro, on l’interviewait
dans le cadre de notre
dossier « Grow your business ». À la
question : « Quel est votre restaurant
bruxellois favori ? », le chocolatier
nous répondait : « Impossible de vous
en donner une, j’en ai plein ! Tenez,
voici ‘La bonne adresse’, mon dernier
livre. Il vous les révélera toutes… »
Voilà donc une sélection des bonnes
adresses bruxelloises de Pierre Marcolini
et René Sépul, son fidèle acolyte
en matière de gastronomie.
La friterie : Friture René
Une adresse historique ! Depuis
1932, ce bistrot bruxellois n’a rien
perdu de son lustre. Affublée de ses
nappes à carreaux et de ses banquettes
en bois, cette affaire familiale
est bichonnée depuis 1987 par son
propriétaire et excellent rôtisseur,
Dirk Piolon. On y mange une entrecôte
d’Imanol Jaca et des frites maison
avec un soupçon de mayo.
Le bistrot : Le 203
Considéré comme « la bonne nouvelle
des derniers mois » par Pierre et
René, le 203 est l’établissement de
Mathilde et Richard. Le couple propose
une cuisine « slow food » à petit
prix. Et qui de mieux que Richard
pour incarner le concept de cuisine
du monde ? Moitié Sud-Africain,
braisée pendant plusieurs heures à
la Kriek Cantillon.
L’étoilé : La Paix
Ouvert en 1893, cet établissement
est d’abord une friture située juste
en face des abattoirs d’Anderlecht.
Aujourd’hui, ce sont deux étoiles au
guide Michelin qui viennent auréoler
le chef David Martin, son propriétaire.
Élu chef de l’année par Gault &
Millau, ce chef à la cuisine singulière
parvient à proposer des nuances et
des subtilités incroyables dans ses
plats. On y mange une tartelette
moscovite servie avec poulpe de
moules de bouchot crues.
moitié Australien, le chef s’est imprégné
de son métissage pour produire
une cuisine jeune et créative. À
déguster : un espadon purée de carottes
et abricots secs.
La brasserie : Les Brigittines
Maître cuisinier de Belgique, Dirk
Myny a su revoir et corriger certains
classiques de la cuisine belge. Le
credo de la maison ? Des produits
locaux, de la slow food et des revisites
efficaces. Le cuisinier fait luimême
ses frites sur place en deux
cuissons : une première au Blanc de
Boeuf et une seconde à l’huile végétale.
Il sert aussi une joue de veau
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 51
Sélection d’après « La bonne
adresse », Pierre Marcolini et René
Sépul, SH-OP Editions, 2018 ●
׉	 7cassandra://KFEErsDRjG_nv0kxGP3LYQXix61alKZAgl8SQ2eptqU%` \䰮Uہ\䰮UځבCט   ́u׉׉	 7cassandra://U6Goe4gGeUpgDwxVG2grtZedHEqLIpr3FiqHxUOu7X4 ` ׉	 7cassandra://RTLWiCaVgrL-ckstY60H-3vN12jGEl1MGFm4WZUXmXU`z׉	 7cassandra://CFkZfcIyA1FkrrdSatxXpq_2QOfhlrKwVLmE6HDMtCU#` ׉	 7cassandra://x2wNCqHJnxXUGxZ33fx34mUoKJRsu9dsef_y7JDbja0 ͠y\
䰮U}ט  ́u׉׉	 7cassandra://c-QytDQMkTIaTAijHvEQAvjpBUQEFVKq-XRy6-6LtQY N` ׉	 7cassandra://Bbh8tv8JPNpxxJXYQfHAkQn2OrKZLe_scZkb--Wx3kQ́x`z׉	 7cassandra://mxRUgTf6DnuqHuYabdV9XU9VvBjOMLjWYfsf3WfLIo4"` ׉	 7cassandra://45tMWnHBJ9mkbiE0tpErnRFl5EUXd6MRzK06pUoo8mkͥ#͠y\䰮U~נ\䰮Uƀ mt9ׁHhttp://Finance.brׁׁЈ׉ECommunity
Procès-verbal de l’Assemblée Générale du 3 octobre 2018
Beci-Chambre de Commerce de Bruxelles
Constitution du bureau de
l’Assemblée
La séance est ouverte à 16h par
M. Marc Decorte, Président, qui préside
l’assemblée. Les membres qui
n’auraient pas encore signé la liste de
présences sont invités à s’acquitter de
cette formalité statutaire. Quelques
membres se sont excusés. Leurs lettres
ont été classées au dossier de la séance.
Siègent au côté du Président : M. Michel
De Bièvre, Vice-Président, M. Christian
Sanders, Trésorier, M. Olivier Willocx,
Administrateur-Délégué et Mme Joëlle
Evenepoel, Administrateur-Secrétaire
Général. Mme Joëlle Evenepoel est désignée
comme secrétaire de séance.
Prescriptions statutaires
La date et l'ordre du jour de l’Assemblée
Générale ont été fixés conformément
aux statuts. La convocation
contenant l'ordre du jour a été publiée
dans nos revues Bruxelles Métropole
et Brussel Metropool des mois de juin
et septembre 2018. Ces revues ont été
adressées individuellement à tous les
membres par courrier.
1. Approbation du procès-verbal de
l’Assemblée générale ordinaire
du 18 octobre 2017
Le procès-verbal de l’Assemblée Générale
ordinaire du 18 octobre 2017
a été publié dans nos revues Bruxelles
Métropole et Brussel Metropool d’avril
2018. Ce procès-verbal est approuvé à
l’unanimité.
2. Rapport du Conseil
d’Administration
Le rapport annuel a été reproduit intégralement
dans nos revues du mois de
septembre 2018. L’Assemblée marque
son accord complet sur le rapport d’activité.
3.
Approbation des comptes pour
l’exercice 2017-2018
A. Présentation des comptes
Les comptes de l’exercice écoulé et le
projet de budget de Beci-Chambre de
Commerce de Bruxelles ont été distriCATÉGORIE
A
C
D
E
2018-2019
et fixation du
montant de la cotisation pour
l’exercice 2018-2019
Se basant sur les prévisions les plus objectives
quant aux recettes et dépenses
pour l’exercice 2018-2019, le Conseil
d’Administration a établi un projet de
budget, dont M. Willocx donne lecture
à l’Assemblée. Le Conseil propose d’indexer
les montants des cotisations de
2 % :
ENTREPRISE OCCUPANT
Personne physique
Entreprise jusqu’à 19 personnes
Entreprise de 20 à 49 personnes
Entreprise de 50 à 99 personnes
bués à l’entrée de la salle de réunion.
Par ailleurs, conformément aux statuts,
le détail des comptes et du budget a
été mis à la disposition des membres
au siège de Beci-CCIB, huit jours avant
la date de l’Assemblée Générale. Le
Trésorier, M. Christian Sanders, présente
et commente les résultats pour
l’exercice écoulé.
B. Rapport du Commissaire Réviseur
Le rapport rendu par E&Y Réviseurs
d’entreprise conclut sans réserve que
le bilan clôturé au 30 juin 2018 donne
une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et des résultats
de Beci-CCIB. L’Assemblée Générale
approuve les comptes pour l’exercice
2017-2018 à l’unanimité.
4. Projet de budget pour l’exercice
52 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
PROPOSITION
2017-2018 HTVA
220 €
621 €
1.005 €
2.800 €
Quant aux associations professionnelles,
leur cotisation HTVA est,
comme les années précédentes, calculée
en fonction du nombre de membres
affiliés.
L’Assemblée Générale approuve à
l’unanimité le projet de budget et l’indexation
des montants des cotisations.
5. Décharge des Administrateurs et
des Commissaires
À la demande du Président, l’Assemblée
Générale vote à l’unanimité la décharge
des membres du Conseil d’Administration
ainsi que du Commissaire
Réviseur. Le Président remercie l’Assemblée
de sa confiance.
6. Élection du Conseil
d’Administration
La rigueur des statuts fait que 9
׉	 7cassandra://CFkZfcIyA1FkrrdSatxXpq_2QOfhlrKwVLmE6HDMtCU#` \䰮U׉Emembres du Conseil d’Administration
partent en année sabbatique. Il s’agit
de Sandrine Agie, Georges Ataya, Roland
Cracco, Michel De Bièvre, Hugues
Delescaille, Philippe Lhomme, Frédéric
Loncour, Christian Sanders et Philippe
van Perlstein.
Deux membres du Conseil d’Administration
nous quittent. Il s’agit de JeanClaude
Vandenbosch et Julien Ciarniello.
Le
Président tient à les remercier pour
le concours actif qu’ils ont apporté à
nos travaux dans un esprit particulièrement
constructif. Il lui est agréable
de pouvoir leur rendre publiquement
hommage et il propose de les applaudir
pour le dévouement dont ils ont fait
preuve.
Enfin, le Président donne lecture des
candidatures valablement présentées
pour la formation du nouveau Conseil
d’administration :
Retour d’année sabbatique : Alexandre
Cleven et Mohammed Mechbal.
Nouvelles candidatures : Marc-Antoine
de Schoutheete de Tervarent (BNP
Paribas), Pascal Dujardin (Istaffit),
Gabriel Goffoy (BMW Brussels), Pierre
Hermant (Finance.brussels), Gérard
Kuyper (bMediation) et Peter Van Biesbroeck
(Voka Vlaams Brabant).
Leur nombre n’étant pas supérieur à
celui des mandats à conférer, il n’y a
pas lieu à scrutin.
Le Conseil d’administration serait ainsi
composé comme suit pour l’exercice
2018-2019:
Azaoum, Rachid; Battaille, Laurence;
Berdikyan, Natalia; Bissen, Jean-Paul;
Borremans, Brigitte; Cleven, Alexandre;
De Beir, Theo; Decorte, Marc; Delens,
Jean-Jacques; Delforge, Denis; de
Schoutheete de Tervarent, Marc-Antoine;
de Troostembergh, Baudouin;
Dujardin, Pascal; Evenepoel, Joëlle;
Eyletters, Murielle; Goffoy, Gabriel;
Govaerts, Michel; Hermant, Pierre;
Jaucot, Jean-Pierre; Konings, Pierre;
Kuyper, Gérard; Leclercq, Sophie; Lehman,
Bernd; Loyens, Peter; Marcolini,
Pierre; Martens, Marie; Mechbal,
Mohammed; Ozcan, Yilmaz; Rouvez,
Frédéric; Salat, Jennifer; Tempels, Martine;
Tilleux, Anne; Turkoz, Mehmet;
Van Biesbroeck, Peter; Van de Brande,
Philippe; Van Thournout, Marc; Willemarck,
Thierry; Willocx, Olivier;
Zurstrassen, José;
L’Assemblée approuve à l’unanimité
les candidatures et la composition du
Conseil d’Administration pour l’exercice
2018-2019
Conformément aux statuts, les mandats
que vient d’attribuer l’Assemblée
Générale sont valables pour un an. Il
appartiendra au Conseil d’administration
ainsi constitué de désigner en
son sein un Président, trois Vice-Présidents
et un Trésorier et de nommer les
membres du Comité Exécutif.
7. Allocution du Président
Le Président se réfère à son allocution
pendant l’évènement Brussels Meets
Brussels qui a eu lieu la veille de l’Assemblée
Générale.
8. Attribution de la médaille de
Beci-Chambre de Commerce de
Bruxelles
Le Président remet la médaille de Beci-Chambre
de Commerce de Bruxelles
à des entreprises affiliées depuis respectivement
50, 40 et 25 ans. Il tient à
leur adresser au nom du Conseil d’Administration
de vibrantes félicitations et
de chaleureux remerciements. Il invite
l’assemblée générale à les applaudir.
Après avoir remercié l’Assemblée, le
Président de séance lève la séance à
16h30.
Marc Decorte,
Président
Olivier Willocx,
Administrateur délégué
Procès-verbal de l’Assemblée Générale du 3 octobre 2018
Beci-Union des Entreprises de Bruxelles
Constitution du bureau de
l’Assemblée
La séance est ouverte à 16h30 par
M. Marc Decorte, Président, qui préside
l’Assemblée. Les membres qui
n’auraient pas encore signé la liste
de présences sont invités à s’acquitter
de cette formalité statutaire. Quelques
membres se sont excusés. Leurs
lettres ont été classées au dossier de la
séance. Siègent au côté du Président :
M. Michel De Bièvre, Vice-Président,
M. Christian Sanders, Trésorier, M.
Olivier Willocx, Administrateur-Délégué
et Mme Joëlle Evenepoel, Administrateur-Secrétaire
Général. Mme
Joëlle Evenepoel est désignée comme
secrétaire de séance.
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 53
׉	 7cassandra://mxRUgTf6DnuqHuYabdV9XU9VvBjOMLjWYfsf3WfLIo4"` \䰮U݁\䰮U܁בCט   ́u׉׉	 7cassandra://YyI_bIQ8cvpTYLOPXQDHe11tEklzPzasAUOP8NODZUs g` ׉	 7cassandra://FgPVAIU1RQ2nj0ujPeSI56vPTfnFJnO2Gi70FQFtyO0͆`z׉	 7cassandra://fbPLz4BbLrBVA_g32GUD0L0-n2BZD8SOFvzz9XM4xxg"` ׉	 7cassandra://79UaUAl78q9NN0z5lyPF5ck1qEakzFtdK-HdXp5K-Wk͝ ͠y\䰮UƁט  ́u׉׉	 7cassandra://ReuYeydjcQ_nirZ2f68JeHthHp6-upwDnelcecFJV8A ` ׉	 7cassandra://DOrp51qrddBnstZPRHQ5h13vsQ40Hm7l-XfECzkA69g `z׉	 7cassandra://cOC1fhXtv4gGogrYjc8fe5SqmJyFN3qkZI2p7SweQ1E!` ׉	 7cassandra://8Ra6ekHlwv02tUwuV2JqLkMeVtAyBdyvc_bpFyEPMEEpd͠y\䰮UƂ׉EPrescriptions statutaires
La date et l'ordre du jour de l’Assemblée
Générale ont été fixés conformément aux
statuts. La convocation contenant l'ordre
du jour a été publiée dans nos revues
Bruxelles Métropole et Brussel Metropool
du mois de juin et septembre 2018. Ces
revues ont été adressées individuellement
à tous les membres par courrier.
1. Approbation du procès-verbal de
l’Assemblée Générale ordinaire
du 18 octobre 2017
Le procès-verbal de l’Assemblée Générale
ordinaire du 18 octobre 2017
a été publié dans nos revues Bruxelles
Métropole et Brussel Metropool d’avril
2018. Ce procès-verbal est approuvé à
l’unanimité.
2. Rapport du Conseil
d’Administration
Le rapport annuel a été reproduit intégralement
dans nos revues du mois de septembre
2018. L’Assemblée marque son
accord complet sur le rapport d’activité.
3. Approbation des comptes pour
l’exercice 2017-2018
A. Présentation des comptes
Le Trésorier, M. Christian Sanders, présente
et commente les résultats pour
l’exercice écoulé.
B. Rapport du Commissaire Réviseur
Le rapport rendu par E&Y Réviseurs
d’Entreprises conclut sans réserve que
le bilan clôturé au 30 juin 2018 donne
une image fidèle du patrimoine, de la situation
financière et des résultats de Beci-UEB.
L’Assemblée Générale approuve
les comptes pour l’exercice 2017-2018
à l’unanimité.
4. Projet de budget pour l’exercice
2018-2019 et fixation du
montant de la cotisation pour
l’exercice 2018-2019
Se basant sur les prévisions les plus objectives
quant aux recettes et dépenses
pour l’exercice 2018-2019, le Conseil
54 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
d’Administration a établi un projet de
budget, dont M. Willocx donne lecture
à l’Assemblée. Le Conseil propose d’indexer
les montants des cotisations de
2 %. L’Assemblée générale approuve à
l’unanimité le projet de budget et l’indexation
des montants des cotisations.
5. Décharge des Administrateurs et
des Commissaires
À la demande du Président, l’Assemblée
Générale vote à l’unanimité la décharge
des membres du Conseil d’Administration
ainsi que du Commissaire Réviseur.
Le Président remercie l’Assemblée de
sa confiance.
6. Élection du Conseil
d’Administration
Le Président informe l’Assemblée que
les personnes suivantes ont démissionné
ou n’ont pas introduit leur candidature
au terme de 6 ans : André Bouffioux,
Bernard Broze, Michel Eeckhout, Regis
Gaspar, Denis Gorteman, Bernard
Gustin, Pierre Hajjar, Christophe Petit,
Gaëtan Piret et Christian Sanders.
Le Président tient à remercier ces collègues
pour leur implication et leur collaboration,
et en particulier Christian
Sanders qui, non seulement, a participé
activement aux travaux du Conseil d’Administration
depuis 2007 mais qui a aussi
fait un excellent travail de Trésorier.
Il soumet les nouvelles candidatures
suivantes : Sandrine Agie (Whyte), Rachid
Azaoum (Quick), Marc-Antoine de
Schoutheete (BNP Paribas), Frédéric
Druck (Essencia), Alain Martin (Siemens),
Caroline Pauwels (VUB) et Laurent Nys
(Mabru).
En renouvellement de mandat pour 6
ans : Patrick Janssens, Marc Noppen et
Serge Peeters.
Le Conseil d’Administration pour l’exercice
2018-2019 sera donc composé
comme suit :
Agie, Sandrine; Azaoum, Rachid; Beaude,
Guy-Marc; Borremans, Brigitte; Cleven,
Alexandre; Colmant, Bruno; Cracco,
Roland; Craeninckx, Herman; Cremer,
Andreas; Croisé, Michel; Daoust, JeanClaude;
De Beir, Theo; de Bièvre, Michel;
Debussche, Marc; Decadt, Hilde; Decorte,
Marc; de Crombrugghe, Amaury;
Dehennin, Philippe; Delen, Jean-Claude;
Delens, Jean-Jacques; Delforge, Denis;
De Meeüs, Brieuc; de Schoutheete,
Marc-Antoine; Dessart, Paul-Marie; De
Vry, Mario; Dewulf, Etienne; Druck, Frédéric;
Everard, Eric; Fautré, Serge; Feist,
Arnaud; Flausch, Alain; Govaerts, Michel ;
Hujoel, Luc; Janssens, Alain; Janssens,
Patrick; Jongen, Thibauld; Joseph, Véronique;
Konings, Pierre; Konings, René;
Lacroix, Philippe; Lambrechts, Philippe;
Léchaudé, Didier; Loyens, Peter;
Malcorps, Christiane; Malherbe, Didier;
Mariën, Ine; Martin, Alain; Mercelis, Philippe;
Miller, Jean-Pierre; Moeykens, Filip;
Moris, Chris; Noppen, Marc; Nys, Laurent;
Pauwels, Caroline; Peeters, Serge; Petit,
Charles; Pierlet, Xavier; Platieau, Jacques;
Potvliege, Claire; Rigo, Etienne; Rouvez,
Frédéric; Sonneville, Stéphan; Tempels,
Martine; Toledo, Marc; Vancamp, Franck;
Vanderhaegen, Jean-Christophe; Vanderroost,
Chris; Van Dijk, Jean-Pierre;
van Innis, Emmanuel; Van Ro, Nicolas;
Van Weyenbergh, Rodolphe; Velge,
Baudouin; Velten-Jameson, Christian;
Willemarck, Thierry; Willocx, Olivier;
L’Assemblée approuve à l’unanimité
les candidatures et la composition du
Conseil d’Administration pour l’exercice
2018-2019.
7. Allocution du Président
Le Président se réfère à son allocution
pendant l’évènement Brussels Meets
Brussels qui a eu lieu la veille de l’Assemblée
Générale.
Après avoir remercié l’Assemblée, le
Président lève la séance à 17h.
Marc Decorte,
Président
Olivier Willocx,
Administrateur délégué
׉	 7cassandra://fbPLz4BbLrBVA_g32GUD0L0-n2BZD8SOFvzz9XM4xxg"` \䰮U׉ECommunity
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
ABA - Artistic Booster Academy
PPE Rue Coenraets 72 - 1000
Bruxelles del. : Ghys Olivier
Alto International SPRLU Avenue
Edouard Bénès 201 - 1080 Bruxelles
Code Nace 4617001 - Intermédiaires
du commerce en denrées alimentaires
et en tabac del. : Joris Tom
BDO SCRL Avenue Louise 326 -
1050 Bruxelles Code Nace 70100 -
Activités des sièges sociaux del. : Van
den Bulck Vincent
Book@time SPRL Avenue Coloniale
15 - 1170 Bruxelles Code Nace
82110 - Services administratifs
combinés de bureau del. : Entzeroth
Steffen
Ez-Pass SPRL Faubourg de Mignault
(R) 23 - 7070 Le Roeulx Code Nace
58290 - Édition d'autres logiciels
62010 - Programmation informatique
63120 - Portails Internet del. : Lecoq
Gauthier
FCR Media SA Uitbreidingstraat 82
- 2600 Berchem Code Nace 62020 -
Conseil informatique 62030 - Gestion
d'installations informatiques 62090
- Autres activités informatiques del. :
Vincent Thibaut
Hello Tyro SA Place Sainte-Gudule
5 - 1000 Bruxelles Code Nace 70210
- Conseil en relations publiques et
en communication 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils
de gestion 82300 - Organisation de
salons professionnels et de congrès
del. : Pantusa Laurent
Ignace Bral SPRL Rue Léon Lepage
41 - 1000 Bruxelles Code Nace
69101 - Activités des avocats del. :
Bral Ignace
Impacthorizon SPRL Avenue
Montjoie 180 - 1180 Bruxelles del. :
Jans Olivier
Jack's Meatball Café SPRL Avenue
du Forum 15 - 1020 Bruxelles del. :
Jacquet Marc
Komitika SPRL Avenue Pierre Devis
30-32 - 1160 Bruxelles del. : Libito
Merry
Legal Vest SPRL Avenue Louise 523
- 1050 Bruxelles Code Nace 69109
- Autres activités juridiques 70220
- Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion del. : Cassiers
Donatien
Leonidas Confiserie SA Boulevard
Jules Graindor 41-43 - 1070 Bruxelles
Code Nace 10820 - Fabrication de
cacao, de chocolat et de produits
de confiserie del. : de Selliers de
Moranville Philippe
Lielens & partners SA rue Henri
Evenepoel 9 - 1030 Bruxelles Code
Nace 73110 - Activités des agences
de publicité del. : Dusausoy André
Osialis SPRL Rue de l'Hospice
Communal 6 - 1170 Bruxelles Code
Nace 62020 - Conseil informatique
7311001 - Conception et réalisation
de campagnes publicitaires pour
des tiers, en utilisant tous les médias
7311003 - La conception de textes et
de slogans publicitaires (copywriters)
del. : Decroix Ronald
Political Edge SCS Square de Meeus
35 - 1000 Bruxelles Code Nace
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion del. : Orsini
Dominique
Qvovadis SPRL Avenue Louise
523 - 1050 Bruxelles Code Nace
68312 - Estimation et évaluation de
biens immobiliers pour compte de tiers
74104 - Décoration d'intérieur del. :
Lambert Marc
Real Gestion - Ortegat Wine
Consult SC Avenue Ernestine 14 -
1050 Bruxelles Code Nace 47251
- Commerce de détail de vins et de
spiritueux en magasin spécialisé
68100 - Activités des marchands
de biens immobiliers del. : Ortegat
Philippe
Reyes Sanchez Leticia PPE Rue de
la Station 74 - 1410 Waterloo Code
Nace 86909 - Autres activités pour
la santé humaine n.c.a. del. : Reyes
Leticia
SNCB-NMBS SA Rue de France
56-58 - 1060 Bruxelles Code Nace
49100 - Transport ferroviaire de
voyageurs autre qu'urbain et suburbain
80100 - Activités de sécurité privée
del. : Annane Jihane
Talentis Group SA Chaussée de
la Hulpe 150 - 1170 Bruxelles
Code Nace 46510 - Commerce de
gros d'ordinateurs, d'équipements
informatiques périphériques et de
logiciels 58290 - Édition d'autres
logiciels 62010 - Programmation
informatique del. : Cariano Joey
Tarik Hennen SPRL Chaussée
d'Alsemberg 400 - 1180 Bruxelles
Code Nace 69109 - Autres activités
juridiques 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion
del. : Hennen Tarik
The Shift ASBL Rue Haute 139 -
1000 Bruxelles Code Nace 94999
- Autres associations n.c.a. del. :
Janssens Gaëlle
Théâtre National de la Communauté
Française UP Boulevard Emile
Jacqmain 111-115 - 1000 Bruxelles
Code Nace 90012 - Réalisation
de spectacles par des ensembles
artistiques 90041 - Gestion de salles
de théâtre, de concerts et similaires
del. : Dubois Nicolas
Van Calster Aurore SPRL Val des
Seigneurs 26 - 1150 Bruxelles Code
Nace 69101 - Activités des avocats
del. : Van Calster Aurore
Velopakk Avenue Armand Huysmans
140 - 1050 Bruxelles del. : Vargas
Arnaldo
Wide Shot Photography PPE Grande
rue au Bois 55 - 1030 Bruxelles del. :
Van Battel Alexandre
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 55
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13.05 & 06.06
SEO : passez en tête de page
Google
MANAGEMENT & RH, PERSONAL
IMPROVEMENT
09.05 & 13.06
Lunch gestion des risques : est-ce
que mon business tient la route ?
06.06
Agile for Managers
05.06
Améliorer les performances
de votre entreprise avec la
communication non-violente (CNV)
07.06
Obtenez l’adhésion des millenials
dans votre équipe
VENTE, MARKETING &
COMMUNICATION
11.04 & 16.05 & 13.06
Instagram : valorisez votre image de
marque
11.04 & 16.05 & 13.06
Chatbot : créez une expérience
client ininterrompue
16.04 & 21.05 & 18.06
LinkedIn : créez votre réseau
d’affaires
18.04 & 23.05
Optimisez vos campagnes
e-mailing
18.04 & 23.05 & 20.06
Digital analytics : tips & tricks
30.04
Publier sur LinkedIn – développez
votre notoriété
07.05 & 04.06
Google my business : aidez vos
clients potentiels à vous trouver
14.05 & 11.06
Facebook : créez une communauté
engagée
14.05 & 11.06
Capsule vidéo : filmer et monter une
vidéo, initiation pratique
21.05 & 18.06
Sublimez vos photos avec votre
smartphone
04.06
Facebook local : localisez-moi
facilement
06.06
Facebook : mettez en place une
bonne stratégie publicitaire
ICT
23.04
23.05
Réalité virtuelle et réalité
augmentée
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
LÉGISLATION SOCIALE
24.04
Rémunérations et aides financières
06.05
Les pécules de vacances : questions
clés
07.05
Reprise du travail après une période
de maladie et trajet de réintégration
23.05
Actualité de droit social dans la
fonction publique
24.05
Les vendredis de l’actualité sociale
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
Oser l’authenticité pour un succès
durable
30.04
Comment élaborer mon Business
Model Canvas
07.05
Mieux vaut prévenir que guérir
14.05
Statut social et cotisations sociales
21.05
Un regard juridique sur mon statut
social
28.05
Quelles solutions de financement à
Bruxelles ?
04.06
Tour d’horizon des subsides à
Bruxelles
11.06
Et si la reprise était une
opportunité ?
18.06
Sales DNA© : développer votre
talent
DROIT COMMERCIAL
Cycle de séminaires : réforme du
code des entreprises
07.05
Quels changements pour les
actionnaires ?
15.05
La responsabilité des
administrateurs
22.05
Les principaux impacts fiscaux pour
votre entreprise
➜ Alexis Bley
+32 2 563 68 58 – ab@beci.be
WORKSHOPS GRATUITS
STARTERS & RESTARTERS
56 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019
׉	 7cassandra://eP41O-XFec1PV2_DNfbRHUb8uqw9ltORq_Rpi1dH0SMR` \䰮U׉E	CommunityAgenda
25.06
Les composantes d’un branding fort
➜ Emmanuelle Einhorn
starters@beci.be
TRANSMISSION
14.05
23.04
Value Coaching : stimulez la valeur
de votre PME
➜ Salima Serouane
+32 2 643 78 49 – sse@beci.be
Speed Business Lunch
14.05
Lunch restarter
04.06
Lunch restarter
Inscrivez-vous à une ou plusieurs
formations et bénéficiez des
subsides la formation
Région Bruxelloise:
50% de subsides:
(investissement min. = 1.000 €)
Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be **En néerlandais uniquement
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
203, Le
51
Abattoir
Acerta
Actiris
AG Real Estate
Amazon
Antoine, Établissements
Aquiris
ASO
Audi
Aviato
Belgian Chambers
BetaGroup
Bpost
Bral
Brigittines, Les
Brussels Airlines
Bruxelles Formation
Campine
Cegelec Industry
Ceres
CHU Bruxelles
City 2
Citydev
Cliniques Saint-Luc
Colruyt Group
Communa
Conservatoire de Bruxelles
26-28 ; 32
Conservatoire Royal d’Anvers 26-28
Croix-Rouge
Danone
Delacre
Elia
Ensav
Enterprise Europe Network
42
14
14
14
24-25
20
7-9
41
7-9
7-9
50
14
14
10-12
14
7-9
21-22
6
7-9
19
51
7-9
Brussels Hotel Association 10-12
Bruxelles Économie et Emploi
43
7-9
40
14
14
46-47
7-9
7-9
46-47
7-9
7-9
Entrakt
Equal
Esplanade Louvain-la-Neuve
EU-Japan Center
Extensa
Fabricom
Façon Jacmin
Febelauto
Febiac
Friture René
G4S
Galloo Recyclage
Girleek
Hôpitaux Iris Sud
Hub.brussels
Insas
Inter-Beton
La Cambre
Laboratoire du Denim
Leonidas
LSG Skychefs
MAD
MaestroMobile
Modalizy
Molengeek
Paix, La
Pfizer
Plasma Industry
Port de Bruxelles
Rebeton
Recupel
Rivka
Roche
7-9
46-47
42
20
15-16
14
24-25 ; 34-35
40
19
Fédération Horeca Bruxelles 10-12
Fluxys
14
51
7-9
40
6
46-47
26-28
24-25 ; 26-28
14
Karel de Grote Hoogeschool 26-28
Kone
14
24-25 ; 26-28
34-35
14
7-9
26-28
15-16
7-9
6
51
14
14
40
14
14
24-25 ; 34-35
14
RTBF
RvB Robinetterie
Sabca
Saint-Luc
Schindler
Schneider
Sibelga
Sint-Lucas
Sisyphe
Smart
Solvay Industry
Spie
Sport 4254
Stib
Stijl
Studio Biskt
Suez
Superlab
Tag-Ad
TEC
Théâtre des Martyrs
Tour & Taxis
Toyota
Traject
ULB
Umicore
Université de Gand
Upcom
Valentine Witmeur Lab
Vanparys
VDAB
Veolia
Viangro
VUB
We Are Artists
White Negro Agency
Womenpreneur
24.04
Beci Welcome Breakfast
08.05
Beci Welcome Breakfast
27.06
Speed Business Lunch
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
26-28
14
14
24-25
14
14
14
26-28
7-9
26-28
14
14
24-25 ; 34-35
14
24-25
24-25 ; 36
14
7-9
42
42
38
15-16
40
15-16
24-25
14
26-28
4
34-35
14
7-9
14
14
24-25
37
31
48-49
Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 57
׉	 7cassandra://WKSeOlxh1mjilyfg1-HMVSGGPslbPLzuUa0zbNOGL_o` \䰮U\䰮UבCט   ́u׉׉	 7cassandra://h4JmSrz2xn9RJNzB2ekt_0iOwenJnh0CfJmxAM4LJT4 `׉	 7cassandra://5NFpL6eczm0XfyQJPZ-1t6NB92QuGD0UK-vXOMuVBrAͨ`z׉	 7cassandra://Fd1Y_aI4AwdgeVRtp_d6JTl8zuN46VkHxoY5M1ZvDsI7` ׉	 7cassandra://LZvPaBMgJqSm3Y_jbqHdAbb6JhDZXARL1smJZ9jNLLg *{|.͠y\䰮UƏ׉E׉	 7cassandra://Fd1Y_aI4AwdgeVRtp_d6JTl8zuN46VkHxoY5M1ZvDsI7` \䰮U׈E\䰮U\䰮Uͼ2019.04 Bruxelles Métropole\ٷiښ