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& Union des Entreprises
de Bruxelles
LE MAGAZINE DES ENTREPR I SES BRUXELLOI SES
Pour ou contre
la limitation de
l’AFFICHAGE PUBLICITAIRE ?
CITY
OF THINGS,
à Anvers
N°48 / OCTOBRE 2019
MOBILITÉ :
des applis
pour désengorger la ville
Un diagnostic pour
ANTICIPER
VOS RISQUES
SMART CITIES
Dossier
Rédacteur
en chef invité :
THIERRY
GEERTS
ISSN 2406-3738
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E.R. : Yann Chabert. Annonceur : FCA Belgium S.A., Rue Jules Cockx 12a - 1160 Bruxelles. RPM : Bruxelles. BCE 0400.354.731.
IBAN FCAB : BE 86 4829 0250 6150. Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.jeep.be.
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Prêts pour le
City Climate Challenge ?
Au cœur de la chaîne de valeur socio-économique, les entreprises occupent une
position cruciale, qui leur donne à la fois la possibilité et la responsabilité d’agir en
faveur du climat. C’est le sens du City Climate Challenge lancé par Beci, dont nous
vous parlions dans notre récent rapport d’activités : 30 projets
les émissions de CO₂ à Bruxelles d’ici 2030. Une initiative qui s’inscrit
de nos précédents engagements, et qui a réuni fin juin une diz
d’entreprises bruxelloises pour réfléchir ensemble, centraliser des
leurs efforts.
Pourquoi cette action aujourd’hui ? Pas seulement parce que le
commun : chacun est désormais bien conscient que de sa préser
avenir. Mais aussi parce que l'environnement est notre capital, dont dépendent no
prospérité et l’avenir de nos entreprises.
Comme la digitalisation, la durabilité représente un challenge dé
les prochaines décennies. Face à ce défi, nous avons le choix :
la durabilité comme une menace, et en avoir peur, ou décider d’
opportunité, et la saisir à pleines mains.
Faire de la Région bruxelloise une zone à faibles émissions de
CO₂ pourrait stimuler l'économie, créer des emplois et renf
la compétitivité. Les entreprises ont un rôle prépondérant
à jouer, en proposant et en soutenant la transformation
durable de la ville grâce à l’innovation collaborative.
Les circonstances n’ont peut-être jamais été aussi favorables : la
prise de conscience collective dans la société, le volontarisme
d’un certain nombre d’acteurs économique et la nouvelle
configuration politique à Bruxelles peuvent se conjuguer
pour favoriser la réussite d’une initiative commune.
Pour y parvenir, nous devons mettre en avant l’impact
sociétal global plutôt que les pertes ou profits individuels,
identifier et partager les meilleures pratiques pour définir des
priorités communes, et passer d’une logique de compétition à une
pensée collaborative.
Telle est bien la philosophie du City Climate Challenge, qui miser
sur l’intelligence collective et les synergies, comme nous les avons déjà
développées avec succès autour des questions de mobilité.
Relever les défis, voilà qui stimule l’entrepreneur ! Nous sommes impatients
de partager avec vous cette réflexion, qui sera au cœur de notre é
annuel Brussels Meets Brussels, ce 16 octobre au Cercle de Lorr
Marc Decorte, Président de Beci
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 1
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Sommaire
Bruxelles métropole
N° 48 – Octobre 2019
Au mois
de novembre :
International
News
4
6
8
Idées
10
11
13
Editeur responsable
Olivier Willocx – ow@beci.be -
T +32 2 648 50 02
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
T +32 2 643 78 44
Ont collaboré à ce numéro :
Géry Brusselmans, Elisa Brevet, Giles Daoust, Marc
Decorte, Nancy Demaude, Thierry Geerts, David
Hainaut, Gaëlle Hoogsteyn, Olivier Kahn, Ophélie
Legast, Frédéric Petitjean, Pierre Rode, Julien
Semninckx, Guy Van den Noortgate, Peter Van Dyck
et Beatriz Vilchez-Silva.
Production
Layout db Studio.be
Design couverture Denis Séguy
Impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Publicité
Bruxelles Métropole/Brussel Metropool est lu
chaque mois par plus de 21.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.000 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
asc@beci.be
Membership
Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72
ctr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
Beci online
Podcast : Jérémy Foucray
Digest
Open Source
Bâches publicitaires : quel est le pouvoir d’une commune ?
Pour ou contre la limitation de l’affichage publicitaire en ville ?
14 MO, vitrine de toutes les mobilités
International
16
Smart Cities
20
23
25
26
27
28
30
31
32
EEN : un réseau pour doper votre croissance à l’international
18 « La Belgique et la RDC ont encore bien des choses à faire
ensemble ! »
Thierry Geerts : Réinventons Bruxelles, au cœur de Digitalis
City of Things, à Anvers
Toronto accueillera la ville de demain
Législation : trouver l’équilibre entre vie privée et utilisation des
données
Mobilité : des applis pour désengorger la ville
« Le citoyen peut améliorer la propreté de Bruxelles »
Administration : succès croissant pour le guichet Irisbox
Santé : le digital au service du patient
Société : « 4 citoyens sur 10 risquent l’exclusion numérique »
Entreprendre
33
34
36
37
39
40
42
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
44
45
46
47
48
Responsabilité d’entreprise : de la raison d’être au droit
d’exister
L’économie circulaire au service de votre entreprise ?
Quelle place pour l’humain en cas de faillite ?
Les affaires marchent ? Prenez quand même le temps de
vérifier…
Transmission : préparez-vous à temps
Marchés publics et recours : y a-t-il des abus ?
Starter : Coucou
Community
43
Bruxelles, dans les pas de Pierre-Yves Bossard
Petites histoires de grands entrepreneurs
L’actualité Beci en photo
Demandes d'admission
Index
Agenda
Thierry Geerts
Rédacteur en chef
invité :
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1.000.000 de Daoustiens !
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Social Media
Plus de 85 % des certificats d’origine belges passent par
Digichambers, la plateforme développée par les chambres
de commerce belges. Encore plus pratique, la version 2.0
a été présentée le mois dernier.
#BECImember :
Magazine, site web, newsletters,
études, événements… Media
Marketing est la référence du secteur
de la communication et du marketing
en Belgique. Voir www.mm.be.
Nous vous en parlions le mois
dernier dans nos pages :
Beci soutient le projet « Demain
Egmont », porté par les acteurs
économiques des quartiers Louise
et Toison d’Or. Le débat s’est
poursuivi sur les réseaux sociaux.
C’était le 16 septembre dernier au Cercle
de Lorraine : un lunch autour des priorités
des entreprises bruxelloises, en regard du
programme du nouveau gouvernement
régional.
Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter.
4 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
׉	 7cassandra://m43h0x87ixdT73ULWa6uSJprFM5_XRDjyDrIJ95dG7kx` ]䰴fGmU׉EBeci online
Dans vos newsletters
de septembre
À ne pas manquer, le 16 octobre prochain :
l’événement Brussels Meets Brussels, consacré aux
opportunités du défi climatique, avec les décideurs
économiques et politiques bruxellois.
Voir agenda.beci.be/brussels-meets-brussels.
Quand faut-il informer les travailleurs en cas
d’implantation d’une nouvelle technologie ?
À quelles conditions peut-on utiliser l’intelligence
artificielle dans le processus de recrutement ?
À quand une personnalité juridique pour les robots ?
Réponses avec l’avocat Christophe Delmarcelle.
À lire sur
notre site web
Retrouvez ces articles sur www.beci.be
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 5
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Jérémy Foucray, 25 ans,
entrepreneur et chasseur d’outils digitaux
Mercury, Rising Lab, Zetoolbox :
avec trois sociétés à son actif à
seulement 25 ans, Jérémy Foucray
est déjà un « serial entrepreneur ».
Rencontre avec celui pour qui
« Le travail, c’est toute (ma) vie
et c’est surtout une passion ».
L’entrepreneuriat constituait
une voie évidente pour toi ?
Tout a commencé par une
frustration : j’ai toujours adoré
travailler. Depuis mes 16 ans,
j’ai enchaîné plein de petits
boulots, dans le nettoyage,
dans des grandes surfaces… Puis, je suis entré dans une
école de marketing et de médias. J’ai réalisé mon premier
stage dans l’événementiel et les relations publiques. La
deuxième année, je me suis retrouvé dans le milieu du
recrutement et des chasseurs de têtes. Un environnement
extrêmement puissant où il fallait travailler beaucoup. Je
me suis dit : « Dans un environnement comme celui-ci, on
te demande beaucoup sans vraiment te le rendre. Alors,
quitte à bosser comme un dingue, autant le faire pour moi. »
C’est ce déclic qui t’a poussé à créer Mercury ?
À ce moment-là, je suis fasciné par les réseaux et par leur
capacité à capter l’attention des gens. J’ai songé à créer
du contenu pour des ‘grands’, en tant qu’étudiants. Je suis
allé voir la directrice de mon école et, quelques semaines
plus tard, on disposait d’un local, du réseau de l’école et
on était motivés comme jamais. On se disait : « Puisque les
diplômes ont l’air de ne servir à rien et qu’avec un diplôme,
tout le monde fait la même chose, il ne nous reste plus qu’à
travailler. C’est notre expérience qui fera la différence… ».
On a fini par décrocher des petits contrats pour Guerlain,
Qatar Airways… c’était passionnant !
Aujourd’hui, tu es diplômé de l’ECS et tu as quitté Mercury
pour voguer vers de nouvelles aventures…
Lorsque j’étais étudiant, j’ai compris que l’éducation était
fondamentale et que ça pouvait tout à fait se ‘scaler’ (sic)1
.
NDLR : capacité d’adapter un produit à un changement d’ordre de grandeur de la demande.
6 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
J’en suis arrivé à me dire
qu’il fallait absolument faire
comprendre aux entreprises
que produire du contenu pour
les réseaux sociaux, ce n’est
pas juste faire des photos
et des vidéos. Il faut créer
une culture avec ce même
contenu. Les boîtes oublient
parfois qu’il peut également
être produit en interne et
que ça ne doit pas forcément
coûter. Tout ça, c’est souvent
une question d’outils…
D.R.
Tu es en train de nous raconter
la genèse de Zetoolbox,
ta nouvelle société ?
On est partis de ce constat :
à chaque époque, on a disposé d’outils. Le problème est
qu’aujourd’hui, les gens ont du mal à accepter les outils
digitaux de l’ère dans laquelle on vit. Pourtant, de plus
en plus de choses sont possibles grâce aux logiciels.
Zetoolbox, c’est notre manière d’essayer de changer
ça. Nous voulons faire découvrir des outils et permettre
aux gens qui les utilisent de les comprendre. Souvent,
de simples usages qui fonctionnent particulièrement
bien vous permettent d’arriver très vite à des
résultats ! ●
Elisa Brevet
Une rencontre à écouter en
intégralité dans le podcast Next Step :
https://www.beci.be/podcast.
L’inspiration podcast :
How I built this : (en anglais) : Si vous êtes
fasciné par les grands entrepreneurs qui ont
révolutionné le monde, ce podcast est pour
vous. À chaque épisode, Guy Raz rencontre
les plus grands, d’Instagram à Airbnb
(un coup de cœur pour l’épisode consacré
à Joe Gebbia), en passant par Linkedin ou
Buzzfeed.
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Abattoir choisit Baukunst pour le projet
Manufakture
D’ici à janvier 2023, un nouveau bâtiment d’une superficie
d’environ 6.000 m² va faire son apparition sur le site
d’Abattoir à Anderlecht. La Manufakture, cofinancée par la
Région bruxelloise et le Fonds européen Feder, combinera
diverses fonctions.
Un concours d’architecture pour sa conception avait été lancé
l’année dernière en collaboration avec le Maître-Architecte
bruxellois. Abattoir a finalement porté son choix sur Baukunst
et son architecte Adrien Verschuere.
Baukunst a décidé de jouer sur les challenges spatiaux : de
par sa position sur le site, la Manufakture permet la création
d’un nouvel espace public et dialogue directement avec la halle
historique. Ce qui fait la singularité du projet de Baukunst, c’est
son extrême neutralité en termes de contenu, ce qui permet
une incroyable flexibilité.
Avec ce bâtiment, Abattoir entend continuer à miser sur la
durabilité. Ceci signifie non seulement miser sur une production
neutre en CO₂, mais aussi opérer un choix responsable en
termes de matériaux, préparer dès aujourd’hui la flexibilité
d’affectation du bâtiment et continuer à stimuler le mix des
activités sur le site.
Le bâtiment en lui-même est formé de deux duplex empilés
d’une hauteur de 16 mètres. Deux grandes loggias, côté nord,
organiseront la circulation verticale. L’avant, orienté vers la halle
classée et qui accueillera par la suite une grande esplanade
urbaine, prendra la forme d’une façade activée permettant des
échanges avec les visiteurs du site.
et englobera un mix d’espaces commerciaux ainsi que des
logements étudiants et des flats.
Info :
www.abattoir.be
Uber lance Bike Lane Alerts
Pour célébrer la Semaine de la Mobilité, Uber a lancé au mois
de septembre Bike Lane Alerts en Belgique. Une nouvelle
fonctionnalité de sécurité qui utilise les données cartographiques
disponibles pour déterminer la présence d'aménagements
cyclables séparés, ou la nécessité pour les cyclistes de partager
la route avec les automobilistes. Tout passager pris en charge
ou déposé à proximité ou le long d'une piste cyclable recevra
ainsi une notification lui rappelant d'être attentif aux cyclistes
lorsqu'il ouvre la portière. Cette fonction est déjà proposée aux
États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en France. Elle vise
à éviter les situations dangereuses lorsque l'utilisateur monte
ou quitte le véhicule.
© Getty
©Baukunst
Le rez-de-chaussée accueillera des ateliers de découpe de
viande ou d’autres activités de production alimentaire. Audessus
des ateliers, deux étages seront occupés par un parking
public d’environ 420 places, destiné aux visiteurs du marché le
week-end. En semaine, il servira à d’autres utilisateurs du site ou
des environs immédiats, comme l’Erasmushogeschool Brussel.
L'investissement total est estimé à environ 18 millions d'euros.
Abattoir SA prévoit également la réalisation du Kotmet vers
2022. Ce projet immobilier prendra place aux côtés du Foodmet
8 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
Le porte-parole d'Uber confirme : « Bike Lane Alerts est la
dernière fonctionnalité d'Uber dans le domaine de la sécurité
routière. Il s'agit d'un bel exemple de contribution positive
de la technologie à plus de sécurité sur nos routes. La
Belgique compte de très de nombreux cyclistes qui risquent
éventuellement d'être blessés par des personnes qui ouvrent
imprudemment une portière. Ces alertes aideront les passagers
à être plus attentifs. »
Bike Lane Alerts est la dernière fonctionnalité intégrée à
l'application Uber, qui vise plus de sécurité routière. Elle
complète une gamme de fonctionnalités de sécurité toujours
plus large. Plus tôt cet été, Uber a ainsi lancé Check Your
Ride, une fonction permettant à l'utilisateur de vérifier qu'il
monte dans le bon véhicule. Depuis novembre dernier, Uber
propose également plusieurs autres fonctionnalités comme les
« contacts de confiance » (la possibilité de partager son trajet
avec des membres de la famille ou des amis), l'anonymisation
des données de contact entre le chauffeur et le passager et un
bouton d'urgence en cas de besoin.
Info :
www.uber.com
׉	 7cassandra://VK78VUAcQMFFJnP-MrpNbDsiZdJyr1fakM7GdmuWyQU#b` ]䰴fGmU׉ENews
Les entrepreneurs manquent de temps pour se digitaliser
L'économie digitale belge est à la traîne. Selon les derniers
chiffres du DESI de l'Union européenne, ce sont les PME
qui détiennent la clé de la poursuite de notre transformation
numérique. Telenet Business veut contribuer à faire changer les
choses. À travers son programme « Accélération Digitale », lancé
en 2017, l'entreprise investit plus d'un demi-million d'euros
dans une plateforme en ligne sur laquelle les entrepreneurs
peuvent trouver des experts digitaux dans différents domaines,
et dont la version 2.0 vient d’être présentée.
Créer un site web ou une boutique en ligne solide, gérer un
profil sur les médias sociaux, faire de la publicité en ligne... : pour
de nombreuses entreprises, ce n'est pas encore une évidence.
Grâce à « L'Accélération Digitale », les entrepreneurs pouvaient
déjà compter sur l'assistance d'un expert digital indépendant
pendant deux heures. Près de 3 000 entreprises ont profité de
cette opportunité – grâce à quoi, 6 entrepreneurs sur 10 ont vu
leur clientèle s'accroître. Les entreprises qui n’ont pas progressé
estiment que c’est par manque de temps (29 %) ou par besoin
d'aide supplémentaire (23 %). 85 % des entrepreneurs ont affirmé
encore vouloir continuer à travailler avec un expert du digital.
Telenet Business veut répondre à ces besoins avec une version
2.0 de « L’Accélération Digitale ». La société est continuellement
à la recherche d'experts digitaux indépendants : médias
sociaux, branding, publicité en ligne, outils en ligne, sécurité
numérique… Les experts partagent des tendances et des trucs
et astuces sur la plate-forme www.accelerationdigitale.be. Les
entreprises qui le souhaitent peuvent choisir parmi un certain
nombre d'experts locaux indépendants. Ensuite, l'entrepreneur
et l'expert digital déterminent une collaboration sur mesure.
« L'entrepreneuriat digital offre plus d'avantages que le simple
fait d'atteindre plus de clients ou de les servir plus facilement »,
déclare Martine Tempels, vice-présidente de Telenet Business.
« Il permet également aux entreprises d'améliorer leur efficacité
et leur service à la clientèle. En mettant simplement les
entreprises en contact avec des experts du digital, ils peuvent
passer à la vitesse supérieure. »
Info :
www.accelerationdigitale.be
Ahooga propose une édition limitée
« réfléchissante » de son Modular Bike
Ahooga Bike, start-up bruxelloise reconnue pour ses vélos
électriques pratiques et ultralégers, prend au sérieux la sécurité
à vélo et la visibilité des cyclistes en faible luminosité, avec une
édition limitée de son Modular Bike. Le modèle a été révélé
au public durant Bike Brussels, le mois dernier à Tour & Taxis.
Voici un an, Ahooga annonçait la sortie de son Modular Bike :
un vélo électrique léger, adaptatif, cargo compact. À seulement
16 kg, il offre une surprenante capacité de charge (155 kg), qui
en fait le compagnon idéal de la vie moderne pour transporter les
courses de la semaine, du matériel pour le travail et / ou déposer
les enfants à l’école. Son poids plume et sa fonction « gain de
place » le rendent compatible avec des espaces de rangement
étriqués comme un couloir, studio ou garage. Son nom lui
vient également des nombreuses options de configuration
disponibles : courroie, boîtier de vitesses automatique, guidon
sport ou confort...
Avec cette édition limitée, Ahooga introduit quelques
nouveautés : une peinture aux propriétés réfléchissantes afin
d’accroître la visibilité du vélo, surtout en hiver ; un cadre ‘Low
Step’ ou enjambement bas, qui permet de porter la jupe ou de
pédaler avec une souplesse musculaire réduite ; et en option,
un cadenas électronique permettant de faciliter le prêt ou la
location de vélo en entreprise. Cette édition limitée produite à 300
exemplaires est disponible pour un prix concurrentiel de 1995 €.
Fondée en 2015, Ahooga Bike a déjà commercialisé près de
4500 vélos. En 2018, l’entreprise a atteint un chiffre d’affaires
de 2,2 millions d’euros. La société bruxelloise Ahooga s’est,
dans un premier temps, spécialisée dans une offre de solutions
intermodales, proposant des vélos pliants, performants,
électriques et hyper légers, qui répondent aux barrières
ralentissant l’adoption du vélo comme le relief, la transpiration,
le vol, la pluie ou les longues distances.
Info :
www.ahooga.bike
Kobe Verdonck devient CEO de SD Worx Group
Kobe Verdonck, jusqu’alors membre du conseil d’administration
de SD Worx Holding SA, conseiller stratégique et membre du
management team de SD Worx Holding, a succédé le mois
dernier à Steven Van Hoorebeke au poste de CEO de SD Worx
Group SA. Né à Gand en 1971, Kobe Verdonck est titulaire
d’une maîtrise en droit (UGent) et en gestion d’entreprise (UCL).
Tout au long de sa brillante carrière, il a occupé divers postes à
responsabilité au sein d’entreprises internationales de paie et
RH dans plusieurs pays, dont, tout récemment, celui de CEO
de Raet (2014-2018) et, auparavant, celui de directeur général
des ventes et de directeur exécutif de Northgate Arinso pour
l’Europe et l’Amérique latine (2007-2014).
Info :
www.sdworx.com
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 9
׉	 7cassandra://I0zVdBhAkVZBI3sJlw7FVKibQeneleOzQo4DpnuZQhA!=` ]䰴fGmU]䰴fGmUבCט   ́u׉׉	 7cassandra://VWbHm3GF804Kn-2IKLnKPf4XN4edCSDUPGzNIgBcacw ` ׉	 7cassandra://rJdwo1r0pOA6QC3gGEhRper_2_nU39fW4eVK7t7hg9c%`z׉	 7cassandra://kHQN14xWlvqDGt5RUJ3CbeSI_9l_lVfquikJEHtp4wo$0` ׉	 7cassandra://4g3VMMpjnApMsRxyMj8NsNKvfWvyQQevgy0TTcorfhoͬR͠y]䰴fGmV<ט  ́u׉׉	 7cassandra://z8pn3rj6mKFGI5eOtGLN0Lis_DnTD-B4CFOsqWAj76A ``׉	 7cassandra://iQ62RdzkF2un3ktUq2yLwH1PrWWnF5Jdst5KHEUugXö́`z׉	 7cassandra://nieSgfL8WCZY9oYacj717mb-VGtDNtX0x53X5juIPs4'` ׉	 7cassandra://7iRH21mjDLDLlS7klotexwE7G4Y-Hrq-WSCcG_oX8RA ͠y]䰴fGmV=׉ELe piège des hommes
Open Source
O
n le sait, énormément d’entreprises ont démarré
leur transformation digitale. Dans les pires des
cas, cela se traduit par un bain de sang social.
Dans d’autres cas, et souvent dans les plus petites
entreprises, la transformation digitale peut se faire en
douceur, sur un plus long terme, et avec moins, voire
peu de conséquences sociales négatives.
Qu’en est-il de l’État et de ses multiples subdivisions
(régions, communes, ministères, parastataux…) ? Pour
l’instant, il n’en est (presque) rien. Le fonctionnement de
l’appareil de l’État dépend toujours, et à 99 %, d’armées de
fonctionnaires qui gèrent avec bienveillance l’application
des milliers de lois, règles, exceptions, subsides et taxes.
Le taux de digitalisation des pouvoirs publics est très
faible. Or, il est inutile de répéter une énième fois que les
dépenses de l’État doivent diminuer. Le taux de taxation,
qui dépasse très largement les 50 %, ne pourrait plus
augmenter. Une manière de réduire ces dépenses serait
d’automatiser ou digitaliser toute une série d’opérations
réalisées actuellement par des humains.
Évidemment, ceci reviendrait à diminuer le nombre
de fonctionnaires ou devoir les réaffecter à autre
chose. Supprimer des fonctionnaires serait une mesure
extrêmement impopulaire (n’oublions pas qu’il s’agit d’une
partie importante de l’électorat), et de toute manière,
le statut de fonctionnaire nommé à vie est encore bien
présent dans de nombreux organismes publics. Reste
alors la possibilité de former ces fonctionnaires à d’autres
métiers si le leur venait à être digitalisé. Malheureusement,
comme d’ailleurs dans beaucoup d’entreprises, l’inertie
sociale rend ceci difficile, car on reste encore trop souvent
dans un rêve d’emploi à vie, où tout changement majeur
est vu comme une menace. Ce problème est-il sans
issue, et l’État condamné à devenir de moins en moins
compétitif en comparaison avec le fonctionnement de
plus en plus optimisé des entreprises ?
Que ce soit dans le public ou
dans le privé, la vraie solution
pour éviter soit le bain de
sang social, soit l’inéluctable
perte en efficacité, est de se
projeter à dix ans (allez, au
moins cinq !) et d’imaginer
le fonctionnement de demain,
digitalisé et optimisé. L’idéal
serait que les dirigeants (publics
ou privés) parviennent à se mettre
à table avec les travailleurs pour
expliquer leur vision du futur, en proposant un plan qui
amènerait les changements en douceur et de manière
progressive. Malheureusement, et certainement dans
les grands organismes (publics et privés), ceci est
rendu impossible par la teneur des relations entre
dirigeants et syndicats, qui a souvent des allures de
pièce de théâtre.
Giles Daoust,
CEO de Daoust
Comme le conseillent depuis des années les articles du
type Harvard Business Review aux grandes entreprises :
pour éviter de se faire disrupter, il faut se disrupter soimême.
Le problème – et il est mondial – est que ce qui
va se faire disrupter dans les prochaines décennies…
c’est l’humain. Toute résistance est futile : il ne faut
pas résister, il faut évoluer. Or, les crises politiques à
rallonge et à répétition, et les oppositions patrons /
syndicats qui commencent à dater d’un autre temps,
sont autant d’obstacles majeurs à toute évolution
significative de notre société.
Si les humains ne s’entendent jamais entre eux, comment
pourraient-ils survivre face à la machine ? C’est ça, le
« piège des hommes » évoqué dans mon titre, et il est
grand temps de nous serrer les coudes pour nous en
sortir ensemble. ●
10 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
D.R.
׉	 7cassandra://kHQN14xWlvqDGt5RUJ3CbeSI_9l_lVfquikJEHtp4wo$0` ]䰴fGmU׉E~Idées
Une publicité qui a fait parler d’elle : cet été, la commune d’Ixelles a voulu faire
enlever une bâche Martini, malgré le permis d’urbanisme, en raison de son contenu.
Bâches publicitaires :
quel est le pouvoir d’une commune ?
Une commune peut-elle faire
retirer une bâche au seul motif
de son contenu ? Et selon quels
critères ? Le débat est ouvert
depuis que le nouveau collège
d’Ixelles a ordonné le retrait d’une
publicité pour une marque d’alcool.
À
l’issue des élections
communales d’octobre
2018, de nouvelles majorités
se sont mises en place dans les
différentes communes de Bruxelles
et du royaume. Dans sa déclaration
de politique générale, le nouveau
collège des bourgmestre et échevins
d’Ixelles (Écolo-PS) a notamment
marqué sa volonté de promouvoir
« un espace public non soumis à
l’emprise publicitaire ». Parmi ses
priorités, « réduire progressivement
la publicité dans l’espace public lors
du renouvellement des marchés de
mobilier urbain, ne plus accepter de
nouvelles installations publicitaires,
imposer l’interdiction de toute
publicité sur écran animé, sonore,
odorante ou intégrant une caméra,
ainsi qu’analyser la façon la plus
pertinente d’éviter toute publicité
en contradiction avec les valeurs
défendues par la commune (dont, par
exemple, le sexisme, la malbouffe, ou
encore la publicité en contradiction
avec les objectifs de lutte contre le
changement climatique) ».
Permis d’urbanisme délivré
Des points qui, aujourd’hui, font
particulièrement débat depuis que
la commune d’Ixelles a décidé de les
mettre en application. Début juillet,
elle a ordonné à un annonceur, Martini,
d’enlever sa large bâche publicitaire
couvrant un immeuble en rénovation
situé sur la place Flagey. Or, un permis
d’urbanisme avait préalablement été
délivré pour son installation. Une
bâche qui permettait au propriétaire
de partiellement financer les travaux
de rénovation et, accessoirement, à la
commune de percevoir une taxe.
L’entreprise ayant placé la bâche
ne s’en est pas laissé conter. « La
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 11
D.R.
׉	 7cassandra://nieSgfL8WCZY9oYacj717mb-VGtDNtX0x53X5juIPs4'` ]䰴fGmU]䰴fGmUבCט   ́u׉׉	 7cassandra://z4s-m342yZpdafMro4PhooFW01r2FnwT2fQBjS9PQ5s v`׉	 7cassandra://LHvXbzQr0H3bTWW-ryNdwhft-o3KJVrOXiFxyaLeW5I͇`z׉	 7cassandra://CoQ0txY-mJA2cc_TMI-1bPvCaSng-Lb7l1Rmqwfcomc&	` ׉	 7cassandra://N3S7AWIgcRD_xoifk7NSi1KU2vbacbQDMVnvXgi-VSc 2C͠y]䰴fGmV@ט  ́u׉׉	 7cassandra://3zKSQ2IBNkaknOiBbTl1pitrXR1cy3ef2a9QVhsENQs `׉	 7cassandra://3A5Ts3FJEFC0cj78aO7nqp4JYD0QBTskpXZNMk2VoiA͚R`z׉	 7cassandra://mgu-u5e9rEWvB09oav-6CnWl812Nw66HzPwff_TPQHk*@` ׉	 7cassandra://BRPJUFIeceCtvdgM-BhnWlcZxv8468HoaZr-P-zX0FM 	͠y]䰴fGmVA׉EyIdées
d’urbanisme, mais sous conditions. La
principale étant celle du contenu, qui
ne pouvait promouvoir la ‘malbouffe’
(ou plus précisément une ‘ongezonde
voeding’, puisque le permis était
rédigé en néerlandais). Ainsi, le permis
délivré prévoyait que le contenu de
la publicité devait être approuvé
ultérieurement par la commune.
Frédéric van den Bosch,
avocat (cabinet Janssens)
D.R.
A priori, la réglementation
de la publicité pour le secteur
spécifique de l’alcool ne relève
pas de la compétence
communale et encore moins
de la police administrative
de l’urbanisme.
commune nous a délivré le permis
d’urbanisme, et maintenant que la
bâche est placée, elle nous demande
de la retirer sous le seul motif qu’elle
prône la consommation d’alcool »,
s’offusque Martijn Stefels, directeur de
la société Blow Up, installée à Anvers.
« D’abord, la publicité pour de l’alcool
n’est pas interdite en Belgique. Ensuite,
se prononcer sur le contenu inapproprié
d’une pub n’est pas de la compétence
de la commune ». Et d’ajouter : « On n’y
comprend rien d’autant qu’à d’autres
endroits de la commune, on a placé de
la publicité pour de l’alcool sans que cela
suscite une réaction. Et cela vaut dans
d’autres communes et pour d’autres
confrères. C’est la première fois qu’on
rencontre ce genre de situation et on a
décidé de se défendre ».
La campagne Martini est à présent
terminée. Du côté de la commune,
on reconnaît avoir délivré le permis
12 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
Éléments subjectifs
Mais qu’en est-il du point de vue légal ?
Si la pose d’une bâche publicitaire
sur un immeuble en cours de
rénovation est effectivement soumise
à l’obtention préalable d’un permis
d’urbanisme délivré par la commune,
ses règles générales sont cependant
définies par la Région (article 14
du titre VI du Règlement régional
d’urbanisme ou RRU). Et pour ce qui
concerne le contenu de la pub, cette
disposition ne vise que son caractère
esthétique. Dès lors, qu’en est-il des
conditions imposées par la commune ?
« À mon sens, ces conditions sont
illégales, dans la mesure où un permis
doit être exécutoire (pouvoir être mis en
œuvre), lorsqu’il est délivré », indique
Frédéric van den Bosch, avocat
spécialisé en droit immobilier et en
droit de l’urbanisme (cabinet Janssens).
« Or, les conditions fixées par la
commune d’Ixelles impliquent qu’après
la délivrance du permis, le bénéficiaire
devrait obtenir une nouvelle autorisation
quant à la validation du contenu de la
publicité. De plus, la jurisprudence du
Conseil d’État a rappelé à de multiples
reprises que les conditions d’un permis
doivent être précises et ne peuvent
se référer à un événement futur ou
incertain. Ici, les conditions sont
imprécises puisque l’appréciation de la
conformité de la publicité aux valeurs
défendues par la commune relève de
son pouvoir discrétionnaire. »
Compétence communale ?
Et si une commune venait à demander
préalablement un descriptif du visuel ?
« A priori, la réglementation de la
publicité pour le secteur spécifique de
l’alcool ne relève pas de la compétence
communale et encore moins de la
police administrative de l’urbanisme »,
précise Maître van den Bosch. « La
Commune devrait donc invoquer
ses compétences de police générale,
en matière de ‘tranquillité, salubrité,
sécurité et propreté’ qui lui permettent,
par exemple, d’imposer des horaires
d’ouverture et de fermeture des
débits de boissons. Pour ce faire, elle
devrait démontrer que l’affichage de
D.R.
Martijn Stefels (Blow Up)
On n’y comprend rien
d’autant qu’à d’autres endroits
de la commune, on a placé de la
publicité pour de l’alcool sans que
cela suscite une réaction. Et cela
vaut dans d’autres communes et
pour d’autres confrères.
publicités visant une marque d’alcool
serait en contrariété avec ces impératifs
sur le domaine public de la commune.
La tâche me semble malaisée dans la
mesure où, en tant que telle, la publicité
pour l’alcool n’est pas interdite. » ●
Julien Semninckx
׉	 7cassandra://CoQ0txY-mJA2cc_TMI-1bPvCaSng-Lb7l1Rmqwfcomc&	` ]䰴fGmU׉E3Idées
Média efficace et économiquement utile, ou vecteur
de « pollution visuelle » ? L’affichage publicitaire fait
débat et certains pouvoirs locaux aimeraient réduire
son emprise dans la ville. Deux avis de professionnels.
© Getty
Jérôme Blanchevoye,
Directeur Général adjoint
chez JC Decaux Belux
À Bruxelles, une meilleure concertation entre la Région, les
19 communes, la Stib et les différents acteurs de la publicité,
permettrait de diminuer la pression publicitaire, tout en garantissant
à l’ensembles des acteurs un maintien voire une hausse
de leur niveau de service ou de revenu.
Prenons le nouveau projet de RRU, qui entend limiter le nombre
de dispositifs publicitaires sur la voie publique – ce que je trouve
une bonne chose. Ce règlement régional s’avérera cependant
inopérant si les communes y dérogent et si aucune ressource
n’est donnée à l’administration pour en vérifier l’application. Or,
c’est le cas aujourd’hui. Par ailleurs, en délimitant des zones et
des formats arbitrairement, ce projet de RRU génère un risque
de voir le niveau de revenu baisser (redevances, taxes) ou de
voir des services associés (Villo, abribus…) se retrouver sans
financement. Ce serait d’autant plus dommage que l’argent
s’investira dans d’autres médias, dont certains ne redistribuent
pas un euro à l’État belge.
L’affichage local est vertueux pour la ville ; c’est le plus ancien
média du monde. C’est un outil de communication efficace,
offert aux acteurs économiques et culturels. Il crée de l’emploi
local, il dynamise l’économie locale et il finance les services
aux citoyens.
Oui, nous sommes favorables à la limitation de l’affichage en
ville, mais de façon intelligente et harmonieuse. C’est un des
médias les plus apprécié de la jeune génération qui le perçoit
comme sympathique, créatif et dynamique. Je suis convaincu
qu’avec la Région, la Stib et les communes, nous pouvons être
plus ambitieux afin de permettre une meilleure intégration de
la publicité en ville tout en préservant la qualité de vie des citoyens
et les bénéfices qu’apporte ce média à la communauté.
Charles Dejean,
Administrateur
chez Belgian Posters
On est contre la limitation de l’affichage publicitaire, mais de
façon nuancée. La Région bruxelloise souhaite faire voter un
nouveau texte réglementant la publicité. Mais ce RRU, dans sa
première mouture, n’est pas très rassurant pour des sociétés
comme la nôtre. Il est beaucoup trop drastique et ne permet
pas le maintien de beaucoup de dispositifs dans la capitale.
Proportionnellement, sur 100 panneaux, on ne pourrait en
garder qu’une quinzaine. Ce n’est pas acceptable !
Notre recommandation est de laisser un espace de liberté
aux afficheurs afin qu’ils s’adaptent à de nouvelles donnes.
Comme autrefois, où il a fallu réduire la quantité de panneaux
qui étaient alors certes trop nombreux. Mais ici, il n’y a quasiment
pas de concertation. Les afficheurs n’ont pas été invités
à la table des négociations.
Cette réglementation risque d’occasionner de nombreuses
pertes. L’affichage rapporte beaucoup d’argent : pas tellement
à l’afficheur, mais surtout aux communes (dont les taxes sont
très élevées) ou encore à la SNCB (qui perçoit des loyers importants
pour la location de ses talus de chemins de fer). De
plus, on estime que le chiffre d’affaires réalisé par l’affichage
est réinjecté à 80 % dans l’économie locale, contrairement à
d’autres médias, dont l’internet.
La disparition de nos dispositifs sera synonyme de pertes
d’emplois, souvent peu qualifiés et géographiquement dépendants
de nos périmètres d’activité, mais également de pertes
de revenus pour la Région, pour les communes et le secteur
public, Stib et SNCB. Pour toutes ces raisons, une concertation
entre les autorités et le secteur est très souhaitable. Il
serait bon qu’on nous invite au débat, qu’on nous écoute et
qu’on nous laisse du temps afin de pouvoir nous adapter. ●
Julien Semninckx
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 13
׉	 7cassandra://mgu-u5e9rEWvB09oav-6CnWl812Nw66HzPwff_TPQHk*@` ]䰴fGmU]䰴fGmUבCט   ́u׉׉	 7cassandra://7RNe_CpR8T43F_P8Vo29IB6EDnSlApRlA76O-s9qwAg o`׉	 7cassandra://DjG6cvMXlsRyh28wlqd5xZLUiqhRrTcZH_Ll8BbasG4͌C`z׉	 7cassandra://f7BjPPBqkgD-ReayTV6P9hKiLo1kGel-TmXBRGXxYXE(A` ׉	 7cassandra://NHwM5LmgArlUOi5sqISfj871Ho8jzFTbDlcpGjVWnV4 _a͠y]䰴fGmVCט  ́u׉׉	 7cassandra://bNyZzJEY8EZmQiag7wo64BBcdzRt0Q7lVHkOVrauHWc ~]` ׉	 7cassandra://menfB_XtlnHSoOoQVFboXNeG8sG2TtIQ4IP9TyBNblM͖l`z׉	 7cassandra://HTOsfD_h8Snn955TNdEyTQ7-fhsIOxsJO8BS9X3nuDs&` ׉	 7cassandra://dbzTNxJV3Z6rFg3DWh-Tenf8X7Qfe5P4zevq_ShyEpg D͠y]䰴fGmVD׉EIdées
MO,
vitrine de toutes
les mobilités
Inauguré en mars 2018 chez Beci, le pop-up MO, dédié à la mobilité
urbaine, va s’installer pour quelques mois au Centre Anspach.
Soyons de bon compte : la mobilité
à Bruxelles, c’est un sac de nœuds.
Trop de voitures dans la ville, une
infrastructure insuffisamment
développée et des formules
alternatives mal assorties. De plus
en plus d’intervenants se rendent
compte, heureusement, que ce n’est
pas une fatalité et qu’il faut changer.
Beci y apporte sa contribution
en inaugurant un nouveau grand
‘Mobility Shop’ au Centre Anspach.
P
as étonnant que la mobilité
compte tellement pour Beci,
déclare son Conseiller Mobilité
Ischa Lambrechts. « Cela fait bien
cinq ans que le sujet figure à l’agenda
de Beci. Et pour cause : la mobilité
est un paramètre économique
important. Notre baromètre
politique semestriel interroge les
entrepreneurs bruxellois quant aux
conditions d’une économie saine.
La réponse ‘une bonne mobilité’ se
renforce d’année en année. »
14 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
Think tank
Beci a créé un ‘Mobility Hub’ en 2015
déjà. Ce ‘think tank’ pour une meilleure
mobilité à Bruxelles a notamment
produit un ‘Livre blanc de la Mobilité’
et une toolbox pleine de solutions.
« Nous avons compris, début 2018,
que nous ne pouvions pas en rester là »,
explique M. Lambrechts. « Puisque les
problèmes sont connus, il est temps de
les résoudre. Trop de discussions sur
la mobilité s’enlisent sur qui fait quoi.
Passons d’un ‘think tank’ à un ‘do tank’. »
Et Beci créa ‘MO’ (comprenez
‘Mobility/Movement’). La collaboration
avec 30 partenaires privés et publics
a donné le jour à un pop up-store
dans les bureaux de Beci, à l’avenue
Louise. L’endroit présente et promeut
toutes les solutions possibles aux
problèmes de la mobilité bruxelloise.
« De nombreux entrepreneurs étaient
déroutés », raconte Ischa Lambrechts.
« Il y a en Belgique plus de 500 produits
et services axés sur la mobilité :
voitures partagées, applis de parking,
trottinettes, taxis, transports en
commun et j’en passe. MO s’est efforcé
de rassembler un maximum d’acteurs
dans une communauté de la mobilité. »
Le pop up-store visait aussi la mise
en contact des divers partenaires et
les fertilisations croisées. « Pourquoi
pas un partenariat entre un loueur de
voitures et une société qui propose
des vélos en leasing ? Pas besoin
qu’ils soient concurrents, de nos
jours. C’est de la co-création entre
des organisations publiques et
privées ou entre entreprises privées
que surgissent les meilleures idées »,
déclare M. Lambrechts
1.000 m²
MO a connu un vif succès et suscité
beaucoup d’intérêt de la part des
entrepreneurs et décideurs bruxellois.
Beci a bien vite réalisé que le concept
méritait davantage de développement
et de promotion encore. C’est ainsi
qu’est né MO 2.0, un espace de
1000 m² qui s’ouvrira le 24 octobre au
Centre Anspach, au cœur de Bruxelles.
Là encore, de nombreux partenaires
ont été invités à soutenir le projet :
non seulement la FEB et le Voka,
mais aussi AG Real Estate (qui met
l’espace à disposition) et l’organisation
MaestroMobile. Le nouveau MO sera
ouvert jusqu’au 9 janvier 2020.
©AG Real Estate
׉	 7cassandra://f7BjPPBqkgD-ReayTV6P9hKiLo1kGel-TmXBRGXxYXE(A` ]䰴fGmU׉EEIdées
« Le premier projet s’adressait surtout
aux entreprises. Le nouveau MO est
destiné à un public beaucoup plus
vaste », confie M. Lambrechts. « D’où
le choix du site. Le Centre Anspach voit
passer quelque 6 millions de personnes
par an. Pas besoin de rendez-vous pour
visiter cet espace. Chacun entre et sort
en toute liberté. Il y aura un préposé
en permanence pour répondre aux
questions et guider les visiteurs. »
Le MO nouvelle mouture doit devenir
une vitrine de toutes les possibilités
de mobilité à Bruxelles. Il doit aussi
convaincre les visiteurs que la mobilité
ne se limite pas à un déplacement
d’un point à un autre : elle influence
aussi directement l’économie urbaine,
l’emploi et le bien-être dans la ville,
sans oublier l’impact sur
onnement et la
santé publique.
Tous ces
aspec ts
feront l’objet
d’explications
aux comptoirs
d’information,
XavierTackoen
ans les salles
de cours et lors
d’ateliers. On abordera
évidemment les
aspects concrets du transport. Sans
oublier des démos, notamment de
trottinettes et de vélos électriques,
qui pourront être essayés sur un
circuit indoor. La ‘gamification’ et la
réalité virtuelle guideront les visiteurs
dans le dédale des solutions de
mobilité. Signalons encore le ‘Mobility
Passport’, une expérience d’une durée
de trois semaines qui permettra à
400 personnes de tester tous les
moyens de transport à Bruxelles.
Une appli suivra ceux qui testeront
le maximum de modes de transport
et qui obtiendront dès lors le plus de
points. Le gagnant remportera un
beau prix.
Une bonne gestion du trafic et de la
mobilité ne contribue pas seulement
à rendre notre ville plus vivable : elle
sert aussi à freiner le réchauffement
climatique. « L’espace MO sera donc
aussi une vitrine de notre projet 30-3030
», poursuit Ischa Lambrechts. « Ce
projet veut contribuer aux objectifs
climatiques bruxellois. Il s’agit d’un
ensemble de 30 projets qui veulent
réduire de 30 % les rejets de CO₂ d’ici
2030. Hasard des chiffres ? Ce sont
aussi 30 % des rejets totaux de CO₂
dans la capitale qui sont imputables
au transport et à la mobilité. »
Ce que coûte un bon cadenas
MaestroMobile installera dans
l’espace sa ‘Mobiline’, une plateforme
d’information qui répond à toutes les
questions possibles en matière de
transport à Bruxelles. « Ce service
n’est normalement accessible que
par téléphone, e-mail, WhatsApp et
Facebook Messenger », nous dit Xavier
Tackoen, de MaestroMobile, « mais
nous allons aussi installer un point
de contact physique, spécifiquement
pour MO. Les questions les plus
diverses et trouveront réponse. Du
style ‘Que coûte un bon cadenas
pour un vélo ?’ ou ‘Quel train doisje
prendre pour aller de A à B ?’, ou
même des questions sur les incitants
fiscaux liés à certains modes de
transport. »
Beci et MaestroMobile se connaissent
bien, explique M. Tackoen. Ils
collaborent depuis un moment déjà
sur la problématique de la mobilité.
« Sans doute sommes-nous un
partenaire évident du MO en raison
de l’expertise appréciable que nous
avons développée en matière de
mobilité. Notre plate-forme est
un instrument axé sur la pratique
pour surmonter les réticences tant
physiques que psychologiques qui
empêchent les gens d’utiliser des
modes de transport alternatifs. »
Xavier Tackoen
estime qu’en
termes de
mobilité,
Brux elles
a
effectué
un fameux
parcours en une
décennie, mêm
si les défis restent
considérables. « Il y
a dix ans, il n’y avait,
entre les divers intervenants, pas de
consensus quant à la façon d’aborder
les problèmes. Aujourd’hui, les
opinions convergent. Il faut plus
de transport en commun. Il faut
réaménager l’espace public et
donner la priorité aux usagers faibles.
Il faut encourager le vélo. Tout le
monde est aujourd’hui d’accord sur
ce type de solutions. Nous avons
aujourd’hui atteint à Bruxelles le
stade où se trouvait Copenhague il
y a 15 ans. Mais je suis convaincu
que nous rattraperons rapidement
ce retard. »
Ville et périphérie
Le grand défi consiste à présent à
mettre en œuvre ces solutions et à
effectuer la transition. « Beaucoup
de gens ne sont pas encore
prêts », déplore M. Tackoen. « La
tentation reste grande de prendre
la voiture. L’évolution n’est pas
encore suffisamment visible, mais
je suis convaincu qu’elle finira par
s’imposer, si nous lui en laissons le
temps. Je suis franchement optimiste
en ce qui concerne le Grand
Bruxelles. Mais pour la périphérie,
il subsiste de grands défis. Nous
devons éviter une fracture entre la
ville et la campagne. Si la ville évolue
beaucoup plus vite, on n’obtient
rien d’autre qu’un déplacement des
problèmes. Il y a donc encore du pain
sur la planche. » ●
Frédéric Petitjean
Ischa Lambrechts
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 15
© Reporters
© Reporters
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EEN : un réseau pour
doper votre croissance
à l’international
© Getty
Comment exploiter au mieux les possibilités du marché
unique européen ? Quelles sont les normes applicables
à l’exportation chez nos voisins ? Où trouver du soutien
pour prospecter à l’étranger ? Autant de questions
auxquelles Enterprise Europe Network vous aide à
répondre.
publics internationaux, l’identification des opportunités
sur ces marchés publics transfrontaliers et européens
et l’aide dans la soumission aux appels d’offre. Un autre
volet concerne les droits de propriété intellectuelle (IPR),
l’aide à la protection et à l’extension de ces droits et au
développement de stratégies d’exploitation de brevets.
2
M
ême si les frontières sont tombées depuis
longtemps au sein du marché unique européen,
trop d’entreprises – et surtout de PME – hésitent
encore à s’aventurer hors de leurs frontières nationales. C’est
encore plus vrai quand il s’agit de sortir des frontières de
l’UE. Il est vrai aussi que s’exporter n’est pas facile pour
une PME : il faut du temps et des moyens pour étudier les
marchés, prospecter, s’informer sur les réglementations
locales, développer un réseau de distribution… Du temps
dont manquent bien souvent les PME. Mais c’est pourtant
dans l’exportation que résident, pour beaucoup d’entreprises,
les meilleures perspectives de croissance.
C’est pour les accompagner dans ce parcours qu’a été
fondé en 2008 le réseau Enterprise Europe Network
(EEN). Cofinancé par la Commission européenne, le réseau
groupe plus de 3000 experts liés à 600 organisations
(dont de nombreuses chambres de commerce,
agences locales de développement, etc.), actives dans
plus de 60 pays, jusqu’en Chine ou au Qatar. En dix ans,
le réseau a déjà accompagné près de 3 millions d’entreprises.
Beci en fait partie en tant que point de contact
EEN à Bruxelles, en consortium avec hub.brussels.
Les services offerts aux PME par le réseau EEN s’articulent
principalement sur trois axes :
1
L’accès aux marchés internationaux : en aidant les
entreprises à identifier des marchés appropriés pour
leur croissance et en les conseillant sur les conditions
de marchés locales, mais aussi en les mettant en
relation avec des partenaires étrangers adéquats. Cette
assistance concerne également l’accès aux marchés
16 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
3
L'accès aux financements : il s’agit d’identifier
les sources de financement disponibles et de
s’assurer que l’entreprise est prête pour bénéficier
d’investissements. Cela concerne bien entendu les
sources de financement privées et publiques, mais
singulièrement les programmes européens (COSME,
Horizon Europe, etc.), ainsi que le conseil pour la
soumission.
Le conseil en réglementation européenne : afin
d’aider les entreprises à appliquer les réglementations
européennes et les normes, par exemple le marquage
CE, la réglementation sur le détachement de
travailleurs, les règles environnementales, la TVA
intracommunautaire… ●
Info : www.brusselsnetwork.be
Contact : Jean-Philippe Mergen,
Directeur Internationalisation EEN
Brussels – jpm@beci.be ; +32 2 210 01 77.
L’accompagnement EEN
• Prise de connaissance de votre activité et de votre projet
de développement à l’international ;
• Check-up internationalisation et support à l’élaboration
d’un business plan à l’international ;
• Définition de l’objectif à atteindre sur un à trois ans pour
développer la croissance de votre entreprise à l’international
et identification de vos besoins ;
• Accompagnement et conseils adaptés aux besoins de
votre entreprise et définition de l’impact espéré sur le
développement de votre entreprise ;
• État d’avancement et adaptation éventuelle tous les 3
à 6 mois.
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Entreprises
Emploi
Riverains
Mobilité
Brussels Airport
où se croisent des millions de vies
Un aéroport off rant du travail à près de 120.000 personnes, soit deux fois plus qu’à l’heure actuelle. Un lieu de
rencontre entre personnes et entreprises propice au développement de nouveaux services.Brussels Airport
joue ainsi un rôle de premier plan dans la croissance économique de notre pays. Voilà la vision stratégique de
Brussels Airport à l’horizon 2040. Elle ne pourra être un succès qu’en étant à l’écoute des besoins de chacun
tout en veillant à maintenir un équilibre entre croissance et durabilité.
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Brussels Meets Brussels
LE rendez-vous des entrepreneurs.
Avec les CEO et décideurs économiques de la Région,
ainsi que les membres du gouvernement bruxellois et
les décideurs politiques.
Sur le thème :
Initiatives et préoccupations des entreprises
concernant les défis climatiques.
Posez vos questions directement aux ministres.
303030.eu
Une initiave de Beci
Quand : 16 octobre 2019, 18h00
Où : Cercle de Lorraine
6, Place Poelaert à Bruxelles
Inscriptions : events@beci.be
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« La Belgique et la RDC ont encore
bien des choses à faire ensemble ! »
Mi-septembre, en marge de la visite officielle du président
congolais Félix Tshisekedi, Beci recevait une délégation
congolaise d’une douzaine d’entrepreneurs emmenée par
le Président de la Fédération des Entreprises du Congo – et
président du CA de la Gécamines –, Albert Yuma.
Vous l'avez vous-même déclaré, l'entrepreneuriat
congolais actuel reste méconnu. Cette visite aurait-elle
pour but de corriger cette impression ?
En effet. Concédons-le, les rapports entre la Belgique et
la République Démocratique du Congo se sont distendus
avec le temps, pour des raisons que chacun peut imaginer.
Or, l'entrepreneuriat congolais est actif, les Congolais sont
de vrais entrepreneurs ! Mais voilà, le monde et les relations
économiques évoluent : les investissements ne peuvent
forcément plus être les mêmes aujourd'hui qu'hier ; raison
pour laquelle nous sommes venus voir quels secteurs
pourraient à la fois intéresser la Belgique et être utiles
pour nous. Et puis, c'est peut-être le moment de mesurer
quels sont les capitaux belges qui peuvent être investis
au Congo.
Vous semblez croire à un futur radieux entre la Belgique
et la RDC ?
Oui, cela doit nécessairement s'envisager. Désormais,
le capitalisme est planétaire. De nouveaux domaines
prennent de l'importance, avec de nouveaux partenaires
et de nouveaux besoins. Les secteurs porteurs sont
nombreux : du numérique au bois en passant notamment
par l'alimentaire, via la diversification de l'agriculture. On
continue donc de s'éloigner de nos relations historiques,
basées essentiellement sur le secteur minier.
Concrètement, qu'attendez-vous de cette visite ?
D'abord, que la perception de la RDC et de ses hommes
d'affaires change. Car je suis navré de le dire, mais il subsiste
une ‘mauvaise propagande’ autour de notre pays, et les
véritables informations sur ce qu'il s'y passe ne circulent
pas. Certes, il y a des vérités à dire ; nous-mêmes nous
plaignons parfois du climat des affaires ou de relations
© Belga
Albert Yuma
difficiles avec le partenaires-État, mais la situation est
souvent exagérée. Notre but premier est donc de véhiculer
un message plus réel, plus positif donc, tout en observant
les domaines pouvant être intéressants de part et d'autre.
Car il y a encore bien des choses à faire ensemble !
Tout en trouvant un juste équilibre dans nos façons de
voir les choses?
Absolument. Même si l'expression de win-win est parfois
galvaudée, elle me semble tout à fait réalisable. Nous ne
voulons plus de relations avec des partenaires où le Congo
ne serait pas gagnant. On a envie de créer des choses où
chacun puisse tirer profit de l'autre, ce qui n'est pas toujours
été le cas. Pour moi qui ai été formé en Belgique, je sais
que votre pays garde une culture d'excellence, et elle n'est
pas à négliger. Et puis, toujours pour parler d'économie, on
souhaiterait le retour d'une coopération dans les domaines
de la formation et de l'éducation. C'est pour moi là aussi
quelque chose d'essentiel. ●
David Hainaut
Contact Club Afrique Beci :
Jean-Philippe Mergen
jpm@beci.be ; +32 2 210 01 77.
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 19
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Réinventons Bruxelles,
au cœur de Digitalis
Vous pensez habiter à Bruxelles ou en Belgique,
mais vous êtes en fait tous citoyens de Digitalis,
un pays de 4 milliards d'habitants reliés entre eux
grâce à internet. Bruxelles n’est qu’un maillon dans
cette nouvelle communauté humaine.
D.R.
20 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
׉	 7cassandra://TPoC7nGRBg2oguAwPINOmEqVh58e_bCom8U7eznanlU&` ]䰴fGmU׉EVSmart Cities
D
e la même manière que chaque Bruxellois est
connecté avec 4 milliards d’autres terriens, chaque
habitant est aussi connecté à sa ville et la ville
se connecte aux citoyens grâce à la technologie digitale.
La digitalisation permet – enfin – de faire face aux défis
majeurs en matière de santé, de bien-être, d'éducation ou
de mobilité que Bruxelles connaît comme bien d’autres
villes.
Tout comme la technologie digitale change notre vie de tous
les jours, elle transforme les villes où nous vivons. On parle
aujourd’hui de smart cities ou villes intelligentes. Il s’agit
de villes où la technologie de l’information et l’internet des
objets sont utilisés pour la gestion urbaine, tant au niveau
de l’administration que des infrastructures comme les
bibliothèques, les hôpitaux, les transports et les services
d’utilité publique. L’objectif est de la rendre plus durable,
inclusive et meilleure à vivre en l’organisant plus efficacement
et en rapprochant les habitants de l’administration.
Cloud computing et big data
Deux évolutions technologiques permettent de réaliser
le
rêve d’une
ville
plus humaine et
personnalisée,
impensable il y a peu : le ‘cloud computing’, qui permet
de traiter des quantités immenses de données (‘big data’)
et les appareils connectés, tel que votre smartphone,
qui devient votre ‘commande à distance’ de votre ville.
Cependant, nos villes datent du Moyen Âge et ont connu
leur boom pendant l'ère industrielle. Il faut donc les
repenser avec les possibilités de l'ère digitale.
Une ville intelligente possède une parfaite vision du
nombre de places de stationnement occupées et envoie
à ses résidents et aux navetteurs une notification sur leur
smartphone, les avertissant de l’endroit où ils peuvent
se garer. Les feux de signalisation sont commandés
automatiquement pour optimiser le trafic, ou passent
au vert à l’approche d’une ambulance ou des transports
en commun. Une ville intelligente enregistre également
quand la demande en eau ou en énergie se fait plus
forte ou plus faible, en vue d’adapter la fourniture
en conséquence. Cela permet de gérer la production
décentralisée, les foyers et les entreprises ayant des
panneaux solaires sur leur toit ou des éoliennes qui leur
permettent de produire leur propre énergie.
À Toronto, Alphabet (la société mère de Google) développe
en collaboration avec la ville un tout nouveau quartier
totalement connecté, via sa filiale Sidewalk Labs. Une sorte
de laboratoire de ville moderne avec pour but de prouver la
faisabilité et la pertinence d’une ville high-tech, développée
en étroite collaboration avec les habitants et avec des règles
très strictes au niveau sécurité et respect de la vie privée.
Il y aura des voitures autonomes, du wifi omniprésent, des
solutions de soins à domicile et de santé préventive, une
gestion optimale de l’énergie, de l’éclairage public, de l’eau,
et des bâtiments passifs au niveau énergétique.
La mobilité en exemple
La numérisation offre également des opportunités
uniques au niveau mobilité. En effet, le terme mobilité a
en fait perdu tout son sens à Bruxelles, et la solution ne
réside plus dans une multiplication ou un élargissement
des voies rapides. Ce qu’il nous faut, c’est réinventer
la mobilité avec la technologie dont nous disposons
actuellement. Les voitures autonomes ne sont plus un
gadget futuriste : Waymo, filiale d’Alphabet, en a déjà
600 qui parcourent les routes américaines et nul doute
qu’elles se généraliseront chez nous d’ici cinq à dix ans. Il
y a déjà une Lexus autonome qui circule dans le quartier
européen depuis l’été, et ce n’est qu’un début.
© Reporters
Thierry Geerts, directeur de Google Belgique, est
aussi l’auteur de « Digitalis » (éd. Racine), un ouvrage
où il explore l’avenir de notre monde connecté.
C’est à ce double titre que nous l’avons invité à
diriger la rédaction de notre dossier Smart Cities.
La révolution numérique ? « On en est au début du
commencement », dit-il.
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 21
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Smart Cities
évités grâce à la vidéoconférence ou au cloud computing.
Une connexion internet et un appareil mobile tels qu'un
smartphone, une tablette ou un laptop suffisent pour
organiser depuis chez soi une réunion avec des collègues
se trouvant à Gand, Liège ou Shanghai. Nous pourrions,
dès aujourd’hui, réduire le nombre de navetteurs de
l’ordre de 10 à 20 %, uniquement en généralisant le
télétravail, à la maison ou dans des bureaux satellites.
© Reporters
Autour de la table, de gauche à droite :
Tarik Hennen (Digital Strategy Consultant),
Aline Gilson (Lewis PR), Thierry Geerts, Vincent Delannoy
(Conseiller Economie et Politique générale Beci), Emmanuel
Robert (Media Coordinator Beci) et Géry Brusselmans
(journaliste freelance).
Quand le déplacement s’impose, de nouvelles formes de
transports partagés tels que Villo, Scooty, Felix, Jump,
Lime et autres font leur apparition. Même s’ils souffrent
encore de maladies de jeunesse, ils participent activement
à la réduction du nombre de voitures individuelles en
mouvement dans Bruxelles.
Bruxelles a tout intérêt à prendre les devants sur le thème
‘smart city’. Pour régler des problèmes essentiels tels que la
Dans un premier temps, elles rendront surtout la conduite
plus agréable tout en optimisant le flux du trafic. Mais les
voitures autonomes vont rendre superflue la possession
d’un véhicule personnel. C’est ainsi que s’ouvrira une ère
où il ne sera plus nécessaire de s’acheter une voiture,
mais où une simple appli permettra d’en avoir toujours
une à disposition. Comme les voitures autonomes vous
déposent où vous devez être et continuent leur route, plus
besoin de parkings dans Bruxelles. Imaginez notre ville
sans aucune voiture parquée ! Ainsi, les grands parkings
pourront être transformés en cultures urbaines de légumes
et assurer l’approvisionnement en circuit court.
La numérisation est déjà là
La numérisation nous offre dès à présent nombre de
solutions : de nombreux déplacements peuvent être
22 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
mobilité, la pollution ou l’inclusion. Mais aussi pour rester à
la page et mériter sa vocation de capitale européenne. Pas
uniquement parce que les institutions s’y trouvent, mais par
son caractère innovant et à la pointe du progrès. Nous avons
toujours été en tête lors des bouleversements économiques
et sociaux précédents
(de la révolution industrielle
à l'invention d'internet). Il est
temps de reprendre la main de
la révolution digitale actuelle.
●
Thierry Geerts
Si cet article vous a
intéressé, vous pouvez en
lire plus dans « Digitalis,
Comment réinventer
le monde », paru chez
Racine en 2018.
׉	 7cassandra://jRRcOjKFO0VBsP4a9Qx09pWqNgRDDJMAk_c4kSpiBP4'S` ]䰴fGmU׉E D.R.
L’expérimentation conjointe par
des chercheurs, des entreprises,
© Getty
les pouvoirs publics et des citoyens
contribue rapidement à la
City of Things, à Anvers
N
ous rencontrons Claude Marinower, échevin
anversois de la digitalisation et de l’innovation, et Jan
Adriaenssens, chef de projet City of Things chez imec.
Rendez-vous à ‘The Beacon’, le tout nouveau hub d’innovation
pour l’Internet des objets (IoT) et l’intelligence artificielle (AI), à
deux pas de l’Escaut. « Anvers a vu l’émergence d’un puissant
écosystème alliant innovation numérique et économie, ce
qui a induit une croissance spectaculaire du
nombre de start-up en scale-up », annonce
d’emblée l’échevin Marinower. « La ville
d’Anvers veut se hisser dans le top 10
international. »
Le centre de recherche technologique
imec a perçu cette ambition
D.R.
Claude Marinower
et a déployé son très stratégique
programme City of Things à Anvers.
La ville dispose ainsi depuis 2017 du
plus grand labo de technologie intelligente
de Flandre.
Banc d’essai
Imec coordonne depuis le centre interdisciplinaire The Beacon
ses initiatives smart city pour toute la Flandre. Comme le dit
Jan Adriaenssens, « Nous combinons recherche et banc d’essai
création d’une ville intelligente.
En témoigne City of Things, le labo
smart city d’Anvers.
de solutions smart city. Nous commençons même souvent par
un ‘proof of concept’ dont le feedback guide nos chercheurs.
Cela nous renseigne rapidement sur ce dont on a besoin sur
le terrain. »
City of Things aborde aujourd’hui les domaines de l’être humain,
de la mobilité, du lieu de vie et de l’architecture technique.
Jan Adriaenssens insiste d’ailleurs sur l’interopérabilité
de cette architecture : pas de problème si les systèmes intelligents
proviennent de plusieurs constructeurs, tant qu’ils se
laissent interconnecter facilement. « L’interopérabilité n’est
pas évidente. D’où l’importance d’un banc d’essai à Anvers. »
Ils donnent leur avis
Premier proof of concept, la ‘Smart Zone’, vitrine de la smart
city, est implantée dans le quartier populaire Sint-Andries
d’Anvers. « Pas simple à lancer », admet M. Marinower. « Les
habitants de Sint-Andries sont connus pour leur curiosité et
leur franc-parler. Imec a pourtant répondu à chacune de leurs
questions. » Toutes ces caméras dans les rues ont suscité
des questions sur la vie privée des citoyens. Imec a expliqué
qu’un abus des données était impossible et a créé le groupe
d’experts Privacy Ethics Trust & Security (PETS) pour y veiller.
Les habitants du quartier se révèlent finalement d’excellents
partenaires, conscients des atouts de la Smart Zone pour leur
propre développement et celui du quartier.
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 23
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Claude Marinower cite ce dicton africain: « Si tu veux avancer
vite, marche seul. Si tu veux aller loin, marche en groupe. »
M. Adriaenssens est conscient du risque d’essoufflement du
projet. Il explique sa vision de l’implication : « Imec utilise une
méthodologie de ‘living lab’, qui implique l’utilisateur final (le
citoyen) dans les tests, la création et l’évaluation qui ponctuent
le processus d’innovation. Du concept jusqu’à l’interface utilisateur,
nous privilégions le dialogue à chaque phase. Il faut
même aller un rien plus loin dans le cas d’un projet smart city,
puisqu’il concerne aussi les citoyens. Dans le contexte international,
les ‘hackable cities’ émergent et donnent aux citoyens la
possibilité de s’approprier la ville. On voit des gens qui achètent
de la technologie pour installer des stations météo dans leur
jardin. Notre architecture smart city doit pouvoir soutenir ce
type d’initiatives citoyennes. »
Éclairage public flexible
Les capteurs sensibles et gateways sans fil de la Smart Zone
permettent notamment un éclairage intelligent de la place
Sint-Andries. M. Adriaenssens explique : « Nous pilotons
l’éclairage public via diverses données en temps réel, tels que
le nombre de passants, les conditions météo et les activités sur
place. Si le terrain de basket est occupé, par exemple, l’éclairage
doit être un peu plus puissant. »
Autre application : le carrefour compliqué à cinq branches
sur la Nationalestraat, à hauteur de l’Institut de Médecine
Tropicale. Les trams y côtoient un trafic dense. « Nous avons
d’abord analysé le comportement de traversée à hauteur d’un
passage pour piétons. Ensuite, nous avons stimulé un changement
de comportement via du ‘nudging’ – par exemple un
quiz ou un écran qui informe sur les comportements de traversée
», explique Jan Adriaenssens. « Un passage intelligent
pour piétons peut être utile à proximité d’écoles ou de pôles
d’attraction touristiques. »
L’union fait la force
L’idée d’une Smart Zone digitale a surgi lorsqu’il y a un an
et demi, les chercheurs s’efforçaient de trouver des moyens
d’accélérer les tests. C’est ce qui a donné naissance à Digital
Twin, un modèle en 3D de la ville d’Anvers tout entière. « Nous
pouvons y visualiser des modèles et appliquer des scénarios
de conditions particulières », raconte M. Adriaenssens. « Qu’en
est-il de la qualité de l’air ou des nuisances sonores quand on
réduit la vitesse ou ferme une rue ? Nous avons monté des
capteurs sur des camionnettes bpost qui mesurent pour nous
la qualité de l’air. Le couplage de ces données à celles de la
mobilité est particulièrement instructif. »
City of Things stimule les entreprises et les organisations. Les
pompiers d’Anvers ont notamment décidé avec des partenaires
24 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
de résoudre un problème opérationnel (le manque de données
détaillées sur les inondations). Les entreprises peuvent tirer
avantage du scanning des piétons et des capteurs sonores
installés dans les rues. M. Adriaenssens s’en explique : « L’entreprise
qui participe au programme doit pouvoir partager
ses données sur la Smart Zone avec d’autres intervenants.
Exemple : le commerce de détail utilise de
nombreux scanners bluetooth et wifi,
alors que sur la route, on rencontre
de nombreuses caméras ANPR.
Tous ces systèmes produisent
leurs propres données. Via la
plate-forme CityFlows, nous
voulons les combiner pour en
extraire un seul modèle. Les entreprises
constateront avec intérê
combien les données peuvent contri
buer à un système plus perfectionné, qui
leur permet d’optimiser leurs services.
Cette convergence des données ouvre des perspectives en
termes de mobilité, de planification des services d’urgence,
d’activités touristiques et de commerce de détail. »
Jan Adriaenssens
D.R.
Par-delà la frontière
Les expériences à Anvers peuvent-elles profiter à Bruxelles ?
Selon M. Adriaenssens, « la complexité de Bruxelles pourrait
bénéficier d’une interopérabilité des flux de données. Même si
les communes font appel à des prestataires différents, cela ne
pose pas problème tant que le marché public impose la conformité
aux mêmes normes. Ce serait un grand pas en avant. »
« Certains quartiers de Schaerbeek pourraient utiliser les passages
intelligents pour piétons », dit M. Marinower. « Si vous
souhaitez traverser des rails de tram à Amsterdam et qu’un
tram arrive à ce moment-là, un signal d’alarme s’enclenche.
De nombreux accidents tragiques sont évitables avec un peu
de technologie. »
« En Flandre, nous regardons aussi par-delà les frontières »,
ajoute M. Adriaenssens. « Il y a quelque temps, les Pays-Bas
ont lancé le programme Talking Traffic, avec notamment des
feux de circulation intelligents. Nous en avons repris les éléments
intéressants dans le programme Mobilidata flamand.
Le but est de concevoir un système qui peut être connecté à
son homologue néerlandais. J’invite donc aussi la Région de
Bruxelles-Capitale à s’inspirer de ce qui se passe en Flandre. » ●
Géry Brusselmans
Les partenaires structurels d’imec et de la ville
d’Anvers dans le projet City of Things sont
notamment Telenet, Robovision, Orange et TNO.
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Toronto accueillera la ville de demain
Sidewalk Labs, filiale de Google,
planche sur la construction à Toronto
d’un prototype de ville durable et connectée.
P
our connaître le visage de Bruxelles dans 30 ans, il
faudra s’envoler… du côté de Toronto. C’est dans la
métropole canadienne de 3 millions d’habitants que
la direction de Sidewalk Labs, le département de recherches
d’Alphabet, maison mère de Google, a choisi d’implanter son
siège social canadien. Les infrastructures devraient surtout
donner un bon exemple de ce que seront les villes du futur.
Parmi les innovations technologiques, citons la construction
de routes bordées de capteurs pour accueillir des voitures
connectées, des rues chauffées pour éviter le traitement
du verglas et de la neige en hiver, ou encore des galeries
souterraines destinées à optimiser les livraisons. Parmi les
innovations durables, citons le chauffage grâce au compost, des
bâtiments entièrement en bois et en matériaux renouvelables,
ou encore le placement de panneaux photovoltaïques. À terme,
Sidewalk Labs entend réduire sa facture énergétique de
85 % par rapport aux infrastructures classiques, promet d’être
« zéro émission CO2
» et compte en parallèle dérouler le tapis
rouge à la mobilité douce en favorisant les voies pour piétons,
trottinettes ou vélos.
« Ce projet devrait avoir un impact considérable sur la vie
urbaine », se félicitait récemment Dan Doctoroff, patron de
Sidewalk Labs et coordinateur du projet. Ce n’est plus un
secret : les revenus de Google, en grande partie générés grâce
aux rentrées publicitaires sur internet, sont réinvestis dans les
filiales de recherche et développement. Le siège national de
Google à Toronto devrait ainsi s’inscrire comme un condensé
de toutes les innovations actuellement développées en interne
par Google.
Des logements 40 % moins chers
que le prix du marché
À l’heure où vous lisez ces lignes, aucun bâtiment n’est encore
sorti de terre. Sidewalk Labs a cependant déjà franchi
un premier pas, en remportant en 2017 l’appel à projet lancé
par Toronto pour occuper le quartier de Quayside, une
friche industrielle située aux abords du lac Ontario. C’est
sur cette friche de près de 5 hectares que seront construits
D.R.
différents bâtiments destinés à accueillir plusieurs milliers
de personnes. Dans le meilleur des cas, le premier coup de
pelle devrait être donné en 2021.
Un dossier de pas moins de 1500 pages a été rendu public
en juin dernier. Il donne un aperçu des contours du projet,
mais affronte encore une certaine réticence populaire.
Selon certaines associations d’habitants, ce projet urbain
futuriste pourrait mettre en péril l’écosystème immobilier de
la ville, alors que pour d’autres, le projet porterait atteinte
à la protection des données privées.
« Nous continuons à croire que les données ont un énorme
rôle à jouer dans la manière d’améliorer la qualité de vie des
personnes », s’est récemment défendu Dan Doctoroff. Des
réponses optimistes sont même données aux habitants
de Toronto. Sidewalk Labs promet en effet de développer
l’inclusion : le prix des logements sont annoncés à un
tarif inférieur à 40 % du prix moyen à Toronto, et les
infrastructures ne seront pas uniquement dédiées aux
employés de Google. Le projet s’annonce mixte, comportant
à la fois des bureaux, des commerces et des logements.
Une seule certitude : la construction de cette ville intelligente
se fera par étapes. Dans un premier temps, la
direction de Sidewalk Labs planche sur la construction
d’un site de dix bâtiments, dont le plus haut mesurerait
30 mètres. L’infrastructure pourrait accueillir 4500 habitants
et 3900 employés, pour un coût total estimé à 3 milliards
de dollars US. La direction de Sidewalk Labs espère,
d’ici 2040, étendre la construction du quartier Quayside
à un plus large territoire et ainsi promettre la création de
44 000 emplois directs. ●
Géry Brusselmans
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 25
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Législation : trouver l’équilibre entre
vie privée et utilisation des données
Jean-François Henrotte (Lexing Belgium), avocat spécialisé dans
les questions relatives à la protection des données, explique que
la 'smart city' ne pourra être développée qu’en respectant le RGPD.
Le RGPD, règlement européen qui protège les données
personnelles, est en vigueur depuis mai 2018. Pourriezvous
nous rappeler les grands principes ?
« La Commission européenne a mis en place le RGPD pour
donner plus d’importance à la protection des données tout
en tenant compte du développement des technologies, dont
l’arrivée de sociétés comme Google ou Amazon. Le principe
de base du RGPD est de protéger les données d’une personne
physique identifiée ou identifiable : une personne physique
a droit à un encadrement protecteur de tout traitement de
ses données. Une plaque d’immatriculation est par exemple
liée à une personne identifiable et son traitement est donc
encadré par le règlement. »
Les entreprises désireuses de développer des applications
utilisant les données sont-elles limitées ?
« Le RGPD, applicable dans les 28 états membres de l’UE,
encadre mais interdit peu. En pratique, une entreprise
doit désormais mettre en place un registre qui indique les
conditions dans lesquelles les données sont traitées : leur
type, la durée de conservation… Il impose également la
communication d’informations préalables au traitement dans
une politique de confidentialité, ou parfois la désignation d’un
délégué à la protection des données. Avec la mise en place
de l’Autorité de protection des données depuis mai dernier,
les contrôles se sont intensifiés et de premières sanctions
vont tomber. Une entreprise peut se voir condamner à une
amende jusqu’à 4 % de son chiffre d’affaire mondial mais,
dans la réalité, les amendes sont graduées. »
Y a-t-il des applications smartphone qui ne respectent
pas le RGPD ?
« Pour que les applications respectent le RGPD, il faut entre
autres que la politique de protection des données soit
assez claire pour que les personnes concernées puissent
comprendre le traitement et parfois donner leur accord.
Pour prendre l’exemple de la politique de Facebook, certains
paragraphes sont tellement longs et incompréhensibles que
c’est problématique. Il se pourrait que certaines politiques
doivent être clarifiées. »
26 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
D.R.
Jean-François Henrotte
Entre respect de la vie privée et utilisation des données,
comment la situation évoluera-t-elle ?
« Les applications développées dans le cadre d’une 'smart
city' se nourrissent des données personnelles, et les gens ne
prennent pas toujours conscience de leur utilisation. Étant
donné que ces applications sont amenées à se développer,
il faudra trouver une sorte d’équilibre afin de permettre
un développement sans dépasser les bornes. Il existe des
interdictions : les données médicales ou pénales ne peuvent
par exemple pas être utilisées par n’importe quelle entreprise,
ce qui donne des balises. » ●
Géry Brusselmans
Les données pseudonymisées
offrent une protection
« Le risque de parvenir à identifier des personnes suite à
l’utilisation des données est relativement faible si le RGPD
est respecté », estime Nicolas Roland (Younity), avocat
spécialisé dans les questions liées à l’utilisation des données
personnelles. « Ce règlement a défini trois types de données :
les données personnelles, les données anonymes et les
données pseudonymisées, qui se situent à mi-chemin entre
les deux premières. Il s’agit de données codées pour lesquelles
l’identification des personnes concernées est rendue compliquée
mais pas impossible, contrairement aux données anonymes. Le
RGPD encourage en fait leur utilisation plutôt que des données
personnelles facilement accessibles ‘en clair’. Un concepteur de
programme doit également appliquer ce qu’on appelle le principe
de ‘privacy by design’. Cela impose de s’interroger sur la manière
dont les données sont collectées et traitées. Le RGPD, en tant
que tel, n’empêche donc pas l’innovation. »
׉	 7cassandra://I1KBoyJDoLmENFvw_RdNKlJQc_bGYbwTf2NEAnwKfBQ"8` ]䰴fGmU׉EqMobilité :
des applis pour
désengorger la ville
Les voitures partagées et trottinettes électriques facilitent
la mobilité dans la capitale, mais il reste à faire évoluer les
mentalités des Bruxellois, estiment certains spécialistes.
D.R.
E
t si les embouteillages pouvaient
être évités grâce au digital ?
L’hypothèse devient chaque mois
un peu plus réelle, grâce aux nouvelles
applications de 'smart mobility'. En
2017, l’importateur et distributeur
automobile D’Ieteren appuyait sur
l’accélérateur en créant Lab Box, un
‘start-up studio’ dédié à la mobilité
connectée. « Le start-up studio est
une sorte de laboratoire, dans lequel
une équipe en interne développe des
projets d’application destinés à faciliter
la mobilité dans les villes », explique
Michaël Grandfils, responsable de Lab
Box. Six projets sont actuellement en
développement, dont le plus connu est
probablement Poppy, remplaçant de
Zipcar, autour des voitures partagées.
Citons également Skipr (photo cidessus),
service qui offre différentes
solutions (métro, voiture, trottinettes…)
pour aller d’un point A à un point B,
ou encore MyMove, qui propose
aux employés d’une entreprise une
alternative à la voiture de société.
Lab Box n’est pas la seule initiative
en matière de mobilité connectée. Il
y a évidemment le MO, promu par
Beci, espace destiné à promouvoir les
initiatives 2.0 en termes de mobilité,
mais également Bruxelles Mobilité,
service public de la région bruxelloise.
« L’idée de Bruxelles Mobilité est
surtout d’utiliser la technologie pour
gérer des services, dont les feux de
signalisation, la coordination des
chantiers ou l’intensité des lumières
dans la ville », précise Camille Thiry,
responsable communication chez
Bruxelles Mobilité. « En parallèle, nous
partageons des open data, telles que
les endroits où sont situées les zones
30 ou les infrastructures cyclables,
afin d’aider les start-up à développer
leurs propres applications. »
Il est clair que la mobilité n’est pas
le point fort à Bruxelles mais les
lignes bougent, notamment grâce
à l’adoption en mars dernier du
budget mobilité, dont l’idée générale
est de proposer aux employés une
alternative à la voiture de société.
Bruxelles peut s’inspirer de
Madrid, Lyon ou Vienne
Il reste des freins au développement
de la 'smart mobility', estime Michaël
Grandfils : « À Bruxelles, l’utilisateur a
accès à la plupart des applications existantes
ailleurs en Europe, que cela soit
les trottinettes, les vélos électriques partagés
ou les services de déplacement
multimodal. Une étude a toutefois révélé
que la Belgique était parmi les pays
où il est le plus difficile d’implanter une
application mobile. Les Belges, donc
aussi les Bruxellois, sont encore fort
attachés à leur voiture et ne sont pas
tous forcément ouverts aux nouvelles
applications de mobilité partagée. Il faut
encore faire évoluer les mentalités, notamment
en parvenant à convaincre les
secrétariats sociaux et les responsables
des ressources humaines, en expliquant
l’intérêt de la mobilité connectée. »
Pour changer la mobilité, les experts
n’hésitent pas à s’inspirer de tendances
à l’œuvre dans d’autres villes européennes.
« Des métropoles comme
Madrid ou Moscou font déjà office
d’exemples », observe Michaël Grandfils.
« Par ailleurs, des applications
peuvent encore arriver à Bruxelles, dont
par exemple la start-up ViaVan, service
de transport en commun en voiture ou
en van. » Du côté de Bruxelles Mobilité,
Camille Thiry explique que la Région
bruxelloise « travaille surtout sur
la connectivité de la ville en essayant
d’accentuer la coordination des feux de
signalisation ou des zones de chantier
grâce au numérique. Nous regardons
également les initiatives réalisées dans
des villes à la structure relativement
similaire à Bruxelles, comme Vienne ou
Lyon. Nous avons notamment fait cet
exercice dans le cadre de Good Move,
le plan régional de mobilité, qui s’inscrit
dans une démarche dynamique et
participative. » ●
Géry Brusselmans
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 27
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« Le citoyen peut améliorer la propreté
de Bruxelles »
L’application Fix My Street, qui permet aux citoyens
de dénoncer certaines infractions publiques,
est un exemple en termes de citoyenneté responsable.
V
ous êtes tombé sur un tas d’immondices sur le pas
de votre porte ? Grâce à l’application mobile et au
site web Fix My Street, développés par le CIRB,
Centre informatique de la Région de Bruxelles-Capitale,
vous pouvez signaler cette incivilité en postant une photo
et un commentaire, qui alerte ainsi Bruxelles Propreté.
« Fix My Street a été créée en 2013 par Bruxelles Mobilité
à l’initiative de la ministre Brigitte Grouwels, qui gérait à
l’époque les dossiers mobilité et informatique », explique
Michaël Timmermans, coordinateur de l’application Fix My
Street. « Elle a été créée pour dénoncer les problèmes sur les
voiries. Des modifications ont été régulièrement apportées et
nous avons surtout ouvert en 2017 l’application aux services
liés à Bruxelles Propreté. » C’est d’ailleurs depuis cette année
que l’application connaît un vrai boom d’utilisation.
« En 2018, nous comptabilisions 40 000 infractions dénoncées
via Fix My Street et, ce mois de septembre 2019, nous
avons déjà dépassé les 40 000 infractions. Chaque mois, le
nombre d’utilisateurs augmente. Parmi ces 40 000 infractions
dénoncées, 17 000 incidents sont liés aux déchets, c’est la
thématique n° 1. » D’autres infractions peuvent être signalées
via l’application, dont celles liées au marquage au sol
(passages piétons, avertissement pour un carrefour etc.), à
la signalisation, à l’éclairage ou encore au mobilier urbain.
« L’application est utilisée par les citoyens mais également de
plus en plus de professionnels », poursuit M. Timmermans.
« Depuis 2018, 65 % des utilisateurs sont des citoyens et 35 %
sont des professionnels, notamment des gardiens de la paix,
des agents communaux et des agents de police. Nous tentons
régulièrement de les convaincre les professionnels de l’utiliser. »
Une plateforme de vidéosurveillance par le citoyen
Fix My Street est la preuve qu’un habitant peut s’impliquer
dans sa ville, grâce à la 'smart city'. D’autres exemples d’applications
citoyennes, dont certaines ne sont pas encore
opérationnelles sur le territoire, peuvent améliorer d’autres
domaines d’intérêt général, à l’instar de la sécurité. La startD.R.
Un
cas concret tiré de l’appli : un dépôt clandestin
signalé par cette photo, Quai aux Briques. Résolu.
up israélienne Carbyne a ainsi développé l’application c-Now,
destinée à avertir les services d’ordre lors de délits. Si vous
assistez par exemple à une agression dans un métro, vous
pouvez filmer une vidéo avec votre smartphone, enregistrer
un son ou envoyer un SMS. Ces informations sont ensuite
envoyées sur la plateforme c-Now, connectée aux services
de sécurité de la ville. Un responsable de la start-up souligne
que « cette application réduit à 50 secondes en moyenne le
temps qu’il faut à un opérateur de centre d’urgence pour décider
d’intervenir. »
Déjà activée dans des pays comme les États-Unis ou Israël,
l’application fait débat. Certaines associations parlent
d’une atteinte aux libertés. Un citoyen anonyme peut-il ainsi
dénoncer un fait qu’il considère lui-même comme dangereux,
sans jugement préalable de la police ? Qu’en est-il
des citoyens filmés à leur insu dans un lieu privé ? En 2018,
soit deux ans après les attentats de Nice, le maire Christian
Estrosi avait lancé une phase-test, en proposant à 2000
volontaires d’essayer l’application. « Chacun d’entre nous
doit devenir un citoyen engagé, acteur de sa propre sécurité
et donc de sa sécurité collective », avait-il défendu à l’époque.
« Lorsque les nouvelles technologies le permettent, pourquoi
s’en priver ? » Deux mois plus tard, la phase-test était toutefois
interrompue par la Cnil, sorte de gendarme du numérique
en France, considérant l’implication comme intrusive. Selon
nos informations, l’arrivée d’une application de ce type n’est
pas à l’ordre du jour en région bruxelloise.●
Géry Brusselmans
28 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
׉	 7cassandra://WRGjqEKwDh1Vc-cOJet7lj4rjkP33mgwTtrXpte1OKw$` ]䰴fGmU׉E BRUXELLES A DE L’OR
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Administration :
succès croissant
pour le guichet
Irisbox
Depuis 2006, le guichet électronique Irisbox facilite les démarches
administratives en Région de Bruxelles-Capitale. La plateforme
devrait atteindre 280 000 demandes pour la fin de l’année 2019.
D.R.
I
l n’est plus forcément nécessaire de prendre une
demi-journée de congé pour obtenir un document à la
commune. En quelques clics, vous pouvez télécharger
via Irisbox votre composition de ménage, un certificat
de naissance ou une carte de riverain. Plus de 300
documents communaux et régionaux sont disponibles
via l’application et le site internet. Ce service, lancé en
2006, connaît un succès croissant. « L’année du lancement
du guichet électronique, nous recensions 131 demandes
de documents », avance Céline Vanderborght, Smart City
Manager au CIRB, Centre d’informatique pour la région
bruxelloise. « Fin juillet 2019, nous avons dépassé le nombre
de demandes établies sur toute l’année en 2018, soit 162 000.
Nous avions déjà connu une augmentation de 50 % entre 2017
et 2018 et nous tablons sur un total de 280 000 demandes
pour 2019. »
Les principaux utilisateurs sont les citoyens, mais également
les entreprises. « Les demandes qui connaissent une belle
croissance sont les cartes de stationnement, les demandes
pour les occupations temporaires de voirie (déménagement,
tournage de film, etc.), mais également les changements
d’adresse », poursuit Céline Vanderborght. « Nous apportons
régulièrement des évolutions à l’application. Nous avons
dernièrement implémenté des formulaires intelligents, des
nouveaux systèmes d’authentification et nous tentons
d’accentuer les collaborations avec les communes : la
plateforme est une porte d’entrée unique pour les demandes
de documents régionaux et communaux. » Le défi sera surtout
« de continuer à faciliter la compréhension des documents
administratifs. »
Easy.brussels simplifie les démarches
administratives
Fin 2015, une administration bruxelloise a même été créée
pour simplifier ces démarches. Son nom ? Easy.brussels.
30 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
« Le rôle d’Easy.brussels est de créer un réseau pour que
tous les fonctionnaires dirigeants des administrations se
parlent », évoque Cathy Marcus, directrice d’Easy.brussels.
« Nous organisons ainsi des comités de pilotage tous
les deux mois avec les représentants de toutes les
administrations. Certains responsables nous font part de
leurs besoins de simplification. Un processus administratif
dit ‘compliqué’ s’analyse sur la base de deux critères : le
nombre de démarches à effectuer pour un citoyen et le
nombre d’administrations par lesquelles transite un seul
document. Une fois le besoin établi, nous lançons alors une
étude de mesures de charges administratives, afin de voir
comment simplifier. »
Easy.brussels, dont le rôle s’étend également aux communes
bruxelloises, passe ensuite la main aux administrations
concernées pour appliquer la méthode la plus adéquate.
Concrètement, Easy.brussels a déjà mise en œuvre au
niveau régional certaines règles européennes (marchés
publics, e-facturation, etc.) et facilité certaines démarches
administratives pour le compte d’Actiris, Bruxelles
Environnement et dernièrement le Siamu (Service d’Incendie
et d’Aide Médicale Urgente). Grâce à la nouvelle ordonnance
Once only, prochainement en vigueur en Région bruxelloise,
cette démarche de simplification devrait s’intensifier.
« L’idée de l’ordonnance est qu’une personne ne doive plus
passer que par une seule administration pour remplir les
données d’un document », souligne Cathy Marcus. « Une
administration sera ainsi chargée de compléter des données
demandées par d’autres administrations bruxelloises. »
Selon une étude d’Easy.brussels, les Bruxellois effectueraient
en moyenne 2,3 démarches administratives par an – et
71 % des Bruxellois n’aimeraient pas envoyer les mêmes
renseignements pour différents documents. Attention
toutefois : 69 % des Bruxellois aimeraient préserver le
guichet « physique ». ●
Géry Brusselmans
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Santé :
le digital au
service du patient
Avec le vieillissement de la population et la croissance
de l’hospitalisation à domicile, le développement
de la santé digitale devient une nécessité à Bruxelles.
D.R.
U
n patient immobilisé sur un lit
d’hôpital peut chuter sans que
le personnel soignant ne soit
au courant. « Or, pour un infirmier ou
un médecin, il est indispensable savoir
quand un patient chute, même s’il se
relève de lui-même », observe Jérôme
Laurent-Michel, l’un des fondateurs de
la start-up bruxelloise MintT. Cet ancien
infirmier a développé à Bruxelles, avec
une petite équipe, une solution de
détection de chutes (photo ci-dessus).
Via un capteur 3D installé dans le coin
de la chambre du patient, il est ainsi
possible de connaître les moments et
la fréquence des chutes d’un patient.
« Détecter le nombre de chutes
permet de connaître l’état de fragilité
d’un patient et donc de prodiguer les
meilleurs soins », poursuit-il.
En
commercialisation
depuis
janvier 2019, l’application MintT
est notamment utilisée par l’hôpital
Saint-Pierre à Bruxelles et le centre
hospitalier de Wallonie picarde à
Tournai (CHWapi). « Nous avons déjà
une centaine de chambres connectées
et nous développons le marché en
Belgique et en France », s’enthousiasme
Eric Krzeslo, CEO. Le service développé
par MintT est une des concrétisations
des nombreuses start-up actives dans
ce qu’on appelle l’e-santé, autrement
dit la « santé digitale ». Certaines
se sont même déjà fait un nom à
l’étranger, à l’instar de LindaCare, qui
développe un système de surveillance
cardiaque des patients à distance, ou
encore MoveUp, application qui permet
aux patients de suivre des exercices de
réhabilitation à la maison. Un cluster,
autrement dit un centre dédié à fédérer
et développer les initiatives, a même
été créé en 2013 dans le domaine
de l’e-santé en Région bruxelloise.
« Quand nous avons commencé voici
six ans, nous comptions une dizaine
d’entreprises actives dans l’e-santé.
Il y en 55 aujourd’hui », note Azèle
Mathieu, coordinatrice du cluster
Lifetech.brussels.
« Bruxelles est assez ouverte
aux start-up de l’e-santé »
La majorité des experts l’affirment : la
santé digitale est vouée naturellement à
la croissance, notamment car le volume
de données à traiter ne peut plus être
pris en charge par des humains. Même
à l’échelle belge, quelques indicateurs
permettent de dire que l’e-santé a un
bel avenir devant elle. La société belge
est en effet vieillissante et le fédéral,
sous l’impulsion de Maggie De Block,
pousse à l’hospitalisation à domicile
pour désengorger les hôpitaux.
« Les soins à domicile sont en effet
amenés à croître ces prochaines années »,
estime Azèle Mathieu. « D’abord pour
une raison politique, mais également
parce qu’on observe un développement
des maladies chroniques et des malades
de plus longue durée. Les gens n’ont pas
toujours envie d’être hospitalisés, raison
pour laquelle la technologie a un rôle à
jouer pour faciliter l’hospitalisation à la
maison. »
La Région bruxelloise est-elle
toutefois pionnière en matière d’esanté
? « On ne peut pas dire que
Bruxelles soit précurseur mais elle se
positionne relativement bien à l’échelle
européenne », relève Azèle Mathieu.
« Nous sommes sollicités par d’autres
hubs européens pour participer à des
échanges d’idées et notre écosystème
est vivant et dynamique. Il y a une
ouverture à des financements publics
et nous attirons aussi des start-up
étrangères. Bruxelles est par ailleurs au
top au niveau de l’échange de données
sécurisées. »
Eric Krzeslo, CEO de MintT, estime quant
à lui que la Belgique est une bonne terre
d’accueil. « On pourrait penser que la
Belgique, petite et régionalisée, n’est
pas forcément le meilleur endroit pour
développer une start-up dans l’e-santé.
Or, quand on observe l’écosystème,
pas mal de start-up se développent
et connaissent un certain succès. De
plus, ces start-up peuvent bénéficier
de soutiens financiers publics. » ●
Géry Brusselmans
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 31
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Société : « 4 citoyens sur 10
risquent l’exclusion numérique »
Coordinatrice de l’inclusion numérique
pour la Région de Bruxelles-Capitale,
Tania Maamary a le rôle de donner accès
au numérique à tous les publics.
Vous êtes la première coordinatrice pour
l’inclusion numérique en Région de BruxellesCapitale.
En quoi consiste votre rôle ?
« En décembre 2018, le gouvernement
bruxellois a approuvé un plan d’action
destiné à l’inclusion numérique, à savoir offrir
l’accès au digital aux personnes en ‘fracture
numérique’. Ce plan comporte quatre axes
majeurs : le développement d’actions au
niveau de la Région, la recommandation au
niveau des communes, la structuration des EPN, à savoir les
Espaces Publics Numériques, et la communication autour de
toutes ces actions. En tant que coordinatrice de l’inclusion
numérique, poste qui a été créé en février dernier, je suis
chargée de mettre en place ces quatre axes. »
D.R.
Tania Maamary, coordinatrice
pour l’inclusion numérique.
Comment définit-on la fracture numérique ?
« Le terme est utilisé pour rendre compte des inégalités
concernant l’accès aux technologies numériques (accès
à un ordinateur, à une connexion internet de qualité...),
leur utilisation et la capacité des personnes à comprendre
ces usages. Même si la part des ménages équipés d’une
connexion internet tend à augmenter significativement, la
maîtrise de l’outil informatique reste problématique pour une
partie de la population. Il existe plusieurs types de publics
potentiellement en fracture numérique selon l’âge, le genre,
le niveau d’éducation, le niveau de revenus... Une personne
isolée de plus de 65 ans risque par exemple d’y être plus
exposée, tout comme des personnes aux revenus bas ou
avec un faible niveau d’études. »
Existe-t-il des statistiques
sur l’inclusion numérique à Bruxelles ?
« Récemment, l’IBSA (perspective.brussels) a publié des
chiffres sur l’accès aux TIC et leur utilisation par les Bruxellois.
Selon cette étude, en 2018, 8 ménages sur 10 bénéficient en
Région bruxelloise d’une connexion internet à large bande.
Une étude publiée par la Fondation Roi Baudouin annonce
32 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
par ailleurs que 4 personnes sur 10
risquent l’exclusion numérique et que
12 % des Belges n’ont pas de compétences
ou ne sont pas utilisateurs d’internet. »
Quels sont les objectifs 2019 pour
l’inclusion numérique à Bruxelles ?
« L’idée est de toucher les publics
les plus fragilisés, notamment pour
leur donner accès aux démarches
administratives en ligne. Cela passera
par le développement des EPN, les
Espaces Publics Numériques : des
centres où des ordinateurs sont mis à
disposition gratuitement ou à un tarif
socialement acceptable, et où des
formateurs peuvent dispenser des conseils. Nous avons
établi une charte qui permet de labelliser les EPN répondant
à des critères de qualité. Il y a actuellement une dizaine d’EPN
labellisés par la Région et nous aimerions en créer 25 pour la
fin 2019. Citons également le développement de Caban, le
Collectif des Acteurs Bruxellois de l’Accessibilité Numérique,
qui référence les EPN, ou encore les possibilités de formations
liées au numérique. Nous développons également une partie
communication afin de faire connaître les services à tous les
acteurs intéressés : homes, écoles, Actiris, CPAS ou encore
Bruxelles Formation. » ●
Géry Brusselmans
Molenbeek,
commune la plus fragile
Fin 2017, trois chercheuses de l’ULB ont livré une analyse
sur la fracture numérique en Région de Bruxelles-Capitale.
Elles ont notamment établi pour chacune des 19 communes
bruxelloises un score de « vulnérabilité numérique ». Sur la
base de critères tels que l’âge, le niveau d’instruction, le
taux de chômage ou encore la part de logements sociaux,
cette étude livre des cotes de 1 à 5 (5 correspondant à la
plus grande vulnérabilité numérique). Il est apparu que les
communes les plus exposées étaient Molenbeek (4,3/5) et
Saint-Josse (4,1) ; les moins vulnérables étant Ixelles (2,1) et
Woluwe-Saint-Pierre (1,9).
׉	 7cassandra://qXXTAKjGOpPVAl-m2vZQbdy95vQ9L9sKaqlx9wfpcco",` ]䰴fGmU׉ExEntreprendre
Responsabilité
d’entreprise :
de la raison d’être
au droit d’exister
D.R.
Réaliser des profits suffit-il pour justifier la raison d’être
d’une entreprise ? De moins en moins. Aux humains
de la planète, aux citoyens, à ses clients, salariés ou
actionnaires, l’entreprise doit désormais apporter
les preuves des transformations qu’elle opère pour
enrayer l’accélération des changements climatiques
et sociétaux1
. Alors tout le monde se jette à l’eau pour
définir sa « nouvelle raison d’être », avec plus ou moins
de succès.
[Coproduction]
Q
1
uelques études et statistiques2
récentes suffisent
à se convaincre que l’avenir appartient à celles et
ceux qui endossent leur part de responsabilité,
à titre individuel et collectif, dans une transformation de
l’économie compatible avec l’urgence climatique. Cette
conviction est partagée par des acteurs économiques à
tous niveaux, comme en témoigne l’intérêt grandissant
pour la responsabilité sociétale d’entreprise (RSE ou CSR
pour ‘Corporate Social Responsibility’). Parmi les derniers à
sortir du bois, le Medef (syndicat patronal français), très fier
d’« agir pour une croissance responsable »… avec un taux
de crédibilité qui paraît assez faible, non ? D’autant que la
rhétorique paraîtra suspecte à ceux pour qui la « croissance »
devrait au moins être redéfinie.
On ne peut pas tricher
Le green washing ne passe plus. On a galvaudé les valeurs
en les rendant insignifiantes, noyé la RSE dans une littérature
pléthorique et souvent pauvre en preuves, mais, sur cette
question de « raison d’être », il y a blocage : on ne peut
pas tricher. À ce jeu-là, de nombreuses marques vacillent.
Adidas aux États-Unis frôle ainsi la catastrophe depuis que
le New York Times a fait émerger, en juillet 2019, l’idée
d’une discrimination raciale au sein de l’entreprise, alors
qu’elle a axé sa communication sur les leaders d’opinion de
la communauté noire. Emmanuel Faber, directeur général
de Danone, a lui aussi senti le vent du boulet à travers un
boycott de la marque au Maroc. Il prêche aujourd’hui la
responsabilité des marques : « Lorsqu’une entreprise comme
Danone abandonne les OGM, assène-t-il, on parle de millions
d’hectares concernés ». La marque est un repère, et on voit
celles qui dérivent, mais quand l’une d’elles va dans le bon
sens, elle a tout à y gagner.
La « raison d’être » n’est pas une promesse de plus. Elle
engage pleinement la marque en expliquant ce qu’elle porte,
au sens propre. Elle l’engage mais aussi la défend, dès lors
qu’elle est en cohérence avec son fonctionnement, ses
projets et ambitions. Si la formulation d’une nouvelle raison
d’être, adaptée aux crises dérivées du contexte climatique,
relève au premier regard de la communication, celle-ci exige
une réflexion bien plus profonde : il s’agit d’un véritable projet
d’entreprise. Un enjeu passionnant, qui exige du courage
pour affronter une remise en question et un repositionnement
en profondeur. ●
Dernier Rapport du GIEC : en moyenne, la planète s’est réchauffée de 0,87°C. Donnée
obtenue en comparant la période 1850-1900 à 2006-2015. Sur la période de référence, les
continents ont vu leur température de surface croître de 1,53°C en moyenne.
2
2015 The Sustainable Imperative Nielsen & 2017 Edelman Earned Brand : 66 % des
consommateurs sont prêts à payer plus cher pour des marques durables, et 67 %
achètent une marque pour la 1re fois parce qu'ils sont d'accord avec leur prise de
position sur un sujet.
2016 Deloitte Millennial Survey : sur un échantillon de 7 700 “millenials” interrogés dans 29
pays, 88 % des “millenials” qui prévoient de rester au moins 5 ans dans leurs organisations
déclarent que celle-ci a une raison d’être.
2016 Purpose at Work, LinkedIn : sur un échantillon de 26 151 membres interrogés dans 40
pays, 73% des personnes 'purpose oriented' sont satisfaites de leur travail.
Beatriz Vilchez-Silva et
Pierre Rode - La Colmena
hi@la-colmena.eu
https://la-colmena.eu/en/
+32 487 96 07 82
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 33
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L’économie circulaire au service
de votre entreprise ?
Modèle économique à vision systémique, l’économie
circulaire a le vent en poupe. S’inspirant du cycle
de la nature où tout est réutilisé, elle vise à réintroduire
les déchets dans le cycle de production, les transformant
ainsi en véritable ressource. Elle a déjà permis
à de nombreuses entreprises de faire des économies
et de créer de l’emploi. Alors, pourquoi pas vous ?
C
ette philosophie du zéro déchet, cela fait déjà 35
ans que la Ferme Nos Pilifs la met en pratique. Ces
5 ha de nature situés au nord de Bruxelles regorgent
de projets pilotes en matière d’écologie, de recyclage,
d’alimentation durable et d’éco-jardinage. Entreprise de
travail adaptée, assurant un emploi à 145 travailleurs
handicapés, cette ferme urbaine ne cesse d’innover.
Bout2Bois, lauréat BeCircular 2016
« En 2017, Nos Pilifs a lancé Bout2Bois. Ce projet s’inscrit
pleinement dans l’économie circulaire puisqu’il est
entièrement basé sur la récupération de bois voué à être
détruit pour créer de nouveaux objets. Ceux-ci sont soit
revendus à la jardinerie, soit créés sur mesure à la demande
d’entreprises dans le cadre de projets B2B », explique Éric
Frère, l’un des initiateurs du projet. Élu lauréat BeCircular
2016 par Bruxelles Environnement, le projet Bout2Bois
part du constat que trop souvent, les déchets de jardin, de
construction ou de conditionnement finissent au container
alors qu’ils n’attendent que d’être revalorisés. « L’idée de base
était de recycler les déchets de jardinage qui atterrissaient
chaque jour à la ferme. Mais on s’est très vite rendu compte
que, pour être efficace au niveau de la production, il fallait
étendre le projet à des partenariats extérieurs. »
La Ferme Nos Pilifs entreprend alors des démarches auprès
des chantiers bruxellois et des entreprises de transport dont
l’activité produit des déchets de bois, auxquels elle redonnera
une deuxième vie. « Nous récupérons gratuitement du bois,
tandis que les entreprises réduisent leurs coûts de traitement
des déchets. Afin que le bois récupéré ne devienne pas à son
tour un déchet, nous utilisons le bois de meilleure qualité
pour créer des objets ‘made in Pilifs’, comme des nichoirs,
tandis que les chutes sont fendues pour en faire du bois
d’allumage, des copeaux de litières ou encore de la sciure pour
le nettoyage des chantiers. La boucle est donc bien bouclée. »
34 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
D.R.
Nos Pilifs récupère des déchets de bois pour les
transformer en nouveaux objets, comme ce nichoir.
Cette logique circulaire nous invite à repenser notre système
économique pour le sortir de sa trame linéaire, « extraireproduire-consommer-jeter
». À l’heure ou l’économie et les
ménages belges produisent un peu plus de 63 millions de
tonnes de déchets par an, le politique et les institutions
financières ont pris conscience de la nécessité d’un
changement. C’est pourquoi on voit fleurir les financements
alloués à des projets qui favorisent cette économie repensée.
La Commission européenne, pour sa part, a défini cinq
secteurs prioritaires pour accélérer la transition : matières
plastiques, déchets alimentaires, matières premières
critiques, construction, biomasse et biomatériaux. « Grâce
à l’enthousiasme suscité par le projet Bout2Bois, c’est déjà
13 tonnes de bois qui ont pu être revalorisées et 5 emplois
créés. En plus, nous vous proposons probablement les objets
en bois à la plus faible incidence carbone de Bruxelles. » C’est
sourire aux lèvres qu’Éric achève la visite dans une odeur
de sciure fraîche, à l’intérieur du cabanon que lui et Joël, le
menuisier de la ferme, ont réaménagé en menuiserie deux
ans plus tôt. ●
Nancy Demaude
Où trouver des financements ?
• Auprès de la Région bruxelloise, en soumettant
votre projet : jusqu’à 50 % de financement et 80.000 €.
Plus d’info sur www.circulareconomy.brussels
• Auprès des banques : certaines banques comme
Belfius ont créé des lignes de crédit dédiées aux
projets liés à l’économie circulaire.
• Auprès des programme LIFE et Horizon 2020 de la
Commission européenne.
׉	 7cassandra://Z_hEI6XKatLur8L_E_Y3nOTFDyM4AnuLbRKT4ERRSps'o` ]䰴fGmU׉EtC’est logique.
Trier les PMC
au travail, aussi.
Trier les PMC, c’est facile,
bon pour l’environnement
et surtout, obligatoire.
Le lieu de travail possède sa propre logique.
Mais le plus logique, c’est d’y trier les PMC,
comme à la maison. Alors mettez-vous au
tri et bénéficiez d’une prime de bienvenue.
Plus d’infos et conditions sur
laboutiquedetri.be
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Quelle place
pour l’humain
en cas de faillite ?
Pour l’entrepreneur, faire faillite est à la fois un échec
professionnel et personnel. Pourtant, ce qu’on en retient,
ce sont souvent les chiffres, les dettes, les pertes.
Quelle place accorde-t-on au facteur humain dans les
procédures de faillite ? Nicolas Keszei, journaliste pour le
quotidien financier L’Écho, nous donne son point de vue.
D.R.
F
ort de nombreuses heures passées au Tribunal de
l’Entreprise, Nicolas Keszei a assisté à beaucoup de
procédures de faillite. Pour lui, la question de la place
de l’humain au cœur de cette procédure est assez ambiguë.
« Les juges sont en général des personnes très humaines
et à l’écoute, mais au tribunal, il n’y a pas vraiment de
place pour les sentiments dans les déclarations de faillite.
Une procédure de faillite, ça ne dure que 5 minutes :
l’entrepreneur fait aveu de faillite et celle-ci est prononcée
dans la foulée. »
Donner la parole aux personnes concernées
Par contre, là où pour lui le facteur humain est énorme,
c’est dans les procédures de réorganisation judiciaire (PRJ).
« Autrefois, la PRJ (appelée ‘concordat’ à cette époque) était
considérée comme l’antichambre de la faillite. Aujourd’hui,
les choses ont bien changé et les PRJ ont vraiment pour
objectif de sauver les entrepreneurs en difficulté, de
maintenir l’activité et l’emploi. »
Une PRJ bien introduite et à temps a énormément
de chances de succès. En réduisant les créances des
entreprises jusqu’à 15 % de leur valeur initiale, l’entreprise
a de fortes chances d’être sauvée. « Ce qui est délicat, c’est
que bien souvent ce sont les petits fournisseurs de ces
entreprises qui en font les frais et se retrouvent à leur
tour en difficulté à cause d’une perte sèche parfois très
élevée », nuance Nicolas Keszei. « Lors d’une PRJ, les juges
donnent la parole à tous ces fournisseurs ou aux employés
de l’entreprise. Même si, au final, le tribunal tranchera en se
basant, par exemple, sur ce qui permettra de sauvegarder
un maximum d’emplois ou ce qui comblera le plus de passif
de l’entreprise en PRJ, c’est tout de même appréciable de
permettre aux personnes concernées de prendre la parole,
de faire part de leurs craintes, etc. »
36 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
Un problème culturel et générationnel
De façon générale, Nicolas Keszei constate que l’image de la
faillite dans la société reste excessivement négative. « La faillite
est considérée comme un échec et personnellement je ne suis
pas du tout d’accord avec cette vision. Pour moi, la faillite fait
partie d’un parcours professionnel au cours duquel tout le
monde peut trébucher. Il faut arrêter de tirer à boulets rouges
sur les entrepreneurs qui ont fait faillite. » Il se réjouit toutefois
de voir que les mentalités évoluent, en particulier du côté du
monde politique et judiciaire. « Il y a une bonne volonté évidente
d’aider les entrepreneurs en faillite et de leur permettre de
relancer une nouvelle activité. La nouvelle directive européenne
et la loi sur la seconde chance en sont la preuve. »
Ce changement de mentalités se fait cependant très
lentement. « Le problème est culturel et générationnel.
Je pense que l’une des clés du changement dépendra de
la nouvelle génération, qui a une vision beaucoup moins
linéaire des carrières et travaille plus par projets. Ces jeunes
entrepreneurs développent une activité, lancent une start-up,
essayent et recommencent autre chose si ça ne marche pas.
Dans le domaine des nouvelles technologies par exemple, il
y a beaucoup plus d’échecs, mais qui sont mieux acceptés. »
Des programmes comme reStart visent notamment à la
sensibilisation et au changement de mentalités. « Cela
prendra du temps, mais il faut y croire. Il y a cent ans, les
mères célibataires étaient traînées dans la boue ; ce n’est
plus le cas aujourd’hui. On peut donc espérer que cela ira
dans ce sens aussi pour les entrepreneurs faillis. Ce que je
vois aujourd’hui au tribunal est déjà très encourageant. » ●
Gaëlle Hoogsteyn
Info : Eric Vanden Bemden, Conseiller reStart ;
02 563 68 56 - evb@beci.bem
׉	 7cassandra://Xnce6CLzMfBqYwuXjnDBNOsPUXMZEsXDIkCVRySRoII'}` ]䰴fGmV ׉EEntreprises en difficulté
Vos affaires tournent à peine moins
bien que d’habitude, votre trésorerie
est peut-être un peu plus tendue,
mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter ?
Voire… Comme pour une grippe, les
premiers symptômes de la « maladie
d’entreprise » ne sont pas forcément
criants. Pour vous aider à détecter le
danger, le CEd (Centre pour Entreprises
en difficulté), soutenu par la Région de
Bruxelles-Capitale et par Beci, a élaboré
un diagnostic préventif des risques.
Pour pouvoir réagir à temps !
Les affaires marchent ?
Prenez quand même le temps
de vérifier…
S
ix mois : selon les experts du CEd, ce délai suffit pour
redresser une situation compromise, ou pour que celleci
se dégrade au point d’entraîner la perte de l’entreprise.
Mais ces mêmes experts sont formels : si les entrepreneurs
réagissaient plus vite aux premières turbulences, 80 % des
problèmes pourraient être résolus. Il
suffit donc de consacrer régulièrement
de petits moments à faire le point,
et d’éventuellement prendre un avis
extérieur. Cela permet de confirmer
certaines choses, d’en découvrir d’autres
et surtout de poser un regard différent,
critique, neutre sur une situation. De
nombreuses idées ressortent souvent de ces rencontres, outre
le fait de redonner de l’énergie aux équipes.
6 mois suffisent pour
redresser une situation
compromise ou pour
entraîner la perte
de l’entreprise.
© Getty
aller chez le médecin si je ne suis pas malade ? La réponse est
simple : pour éviter de le devenir !
Pour faire le point efficacement, la première étape est de
se poser, seul, les bonnes questions, ou de parcourir celles
qui ont été pensées par des professionnels. Et d’y apporter
des réponses franches. Ensuite, l’intérêt
est de comparer les réponses et résultats
dégagés avec l’équipe, ou avec un
conseiller externe. Les mêmes questions
posées à celui-ci permettront de générer
des réponses peut-être semblables, mais
qui parfois peuvent se révéler différentes.
Et de lancer une réflexion, un débat, de nouvelles solutions.
Pourquoi faire le point quand tout va bien ?
C’est la question que se posent (ou non) nombre
d’entrepreneurs… Or, les observations sont malheureusement
précises : on ne le fait certainement pas quand tout va bien
et très rarement quand cela ne fonctionne plus. On tente
plutôt d’activer des mesures d'urgence, souvent sur de faux
problèmes. Le parallèle avec la santé est évident : pourquoi
Refaire le diagnostic au fil du temps, par exemple annuellement,
est tout aussi intéressant pour mesurer les évolutions. Aussi,
comparé aux autres entreprises du secteur, de votre région,
de votre taille, le diagnostic réalisé prendra une nouvelle
dimension.
Bref, prendre le temps de faire le point, c’est assurer son avenir,
anticiper les soucis et trouver, sans pression, les meilleures
pistes pour restructurer ou développer sa boîte.
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 37
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Quels indicateurs ?
Le diagnostic aura tout intérêt à être transversal et mesurer
des indicateurs tant financiers que logistiques, stratégiques
ou de management. Les aspects légaux sont également
visés. Les symptômes visibles pourront être expliqués et
de vraies solutions pourront être trouvées. Des solutions
axées sur les causes des difficultés ou sur les risques réels.
Les indicateurs à contrôler dépendent du profil de l’entreprise :
un commerce, une PME en B-to-B ou une petite entreprise en
artisanat méritent une attention particulière et différenciée.
Parmi les paramètres à checker, citons : la vision, la force
de l’équipe, les difficultés à s’adapter, les conflits latents
entre associés, la part du chiffre d’affaires représentée par de
nouveaux produits, le poids des clients ou des fournisseurs, la
position à l’égard de la concurrence, la rentabilité, l’évolution
des ressources, la mouvance des dispositions légales, les
effets de la mobilité...
Diagnostic « flash » ou approfondi
Grâce aux subsides de la Région de Bruxelles-Capitale et aux
ressources de Beci, un diagnostic préventif a pu être élaboré à
destination de tous les entrepreneurs de la Région. Organisé en
plusieurs versions, il permet de faire le point en 15 questions
« flash » ou plus, pour la version approfondie. Il propose des
recommandations selon les résultats et guide l’entrepreneur
vers une multitude de solutions, événements ou partenaires.
Le diagnostic a pu être réalisé grâce à l’observation au quotidien
des entrepreneurs au sein du CEd. Plusieurs milliers d’entre eux
y apportent, depuis bientôt 15 ans, leurs expériences, difficultés,
défis, questionnements… pour y trouver des solutions adaptées.
Au quotidien aussi, Beci veille sur les tendances, les dangers,
les opportunités et a pu détecter les facteurs-clés pour réussir
demain. Le diagnostic est amené à évoluer avec le temps, les
nouveaux mouvements, les expériences qui seront partagées,
les nouvelles contributions d’experts.
Les premiers tests sont concluants. L’ajustement de la
couverture de risques, le renforcement de la proposition de
valeur, l’intégration du digital et des nouvelles technologies,
l’élaboration de tableaux de bord simples et pratiques, la
création d’effets d’échelle, la mise en place d’une logistique
agile, la révision des canaux de distribution, le rééquilibrage
du portefeuille de produits, la révision des coûts de
production… sont des exemples de résultats obtenus avec
les entrepreneurs suite à une démarche de diagnostic.
Prenez-le temps de faire le point. Cela ne coûte rien et peut
rapporter gros ! ●
Olivier Kahn,
coordinateur du Centre pour Entreprises en difficulté
Les observations du CEd
➜ 80% des problèmes pourraient trouver des
solutions optimales s’ils avaient été anticipés ;
➜ Il n’y a plus de secteurs « pépères » : tous les
métiers sont en mouvement, de plus en plus
rapides ;
➜ Faire le point semble inutile : « On sait ce qui va et
qui ne va pas ». Or, les résultats démontrent qu’il
y a toujours un intérêt à y consacrer un peu de
temps ;
➜ Les forces, les faiblesses, les leviers sont mal
identifiés ;
➜ Le temps est le premier allié des entrepreneurs ;
tant pour la résolution de problèmes que pour le
développement d’activité ;
➜ Trop d’ouvertures sont laissées aux concurrents
par excès d’optimisme ou par déni ;
➜ Le digital reste balbutiant dans les TPE (et PME)
alors qu’il permet de décupler les forces ;
➜ Les entrepreneurs considèrent encore peu les
effets de la mobilité sur leur activité ;
➜ La réaction face à un chantier (travaux urbains)
est souvent tardive, après plusieurs semaines ou
mois dans des situations extrêmes ;
➜ Les TPE/PME ne contrôlent pas leurs coûts : les
entrepreneurs de petites entreprises ont tendance
à se baser sur des indicateurs superficiels et
faciles d’accès : l’état de leurs comptes bancaires,
leur chiffre d’affaires... La comptabilité n’est pas
lisible pour beaucoup et n’est pas suffisamment
axée sur le futur. Peu d’entreprises présentent une
comptabilité analytique ne fût-ce que sommaire ;
➜ Les formalités administratives, financières ou
sociales sont souvent traitées au second plan, les
dirigeants privilégiant leur activité de base sans
penser aux conséquences que cela engendrera
(refus de permis…) ;
➜ Beaucoup d’entrepreneurs ignorent encore toute
l’offre offerte par la Région, dont les subsides
auxquels ils peuvent prétendre ;
Pour aller plus loin :
Un nouvel outil de diagnostic est mis gratuitement
à votre disposition (www.beci.be/business-test).
Il peut constituer la première étape d’une belle réflexion
en équipe, avec vos experts habituels ou avec les
conseillers de BECI et du CEd.
Contacter le CEd : Jacqueline Suain,
js@beci.be - 02 643 78 48
38 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
׉	 7cassandra://cH_Sbw9aThjGUKAoLXYqJG_JWSQaIMZEgYjTpgosSgA"` ]䰴fGmV׉EEntreprendre
Transmission :
préparez-vous
à temps
D.R.
Jean-François Puissant
Q
uelle que soit la raison qui amène le chef d’entreprise
à envisager la cession de son activité, il est important
de se poser la question de la transmission à temps.
Il semblerait que l’idéal soit de le faire entre 55 et 60 ans.
Y songer quand on n’est pas dans l’urgence permet de bien
préparer ce passage de témoin qui ne concerne pas que le
chef d’entreprise, mais également le (ou les) actionnaire(s),
les collaborateurs, les clients ou encore les fournisseurs. C’est
justement à l’âge de 55 ans, en 2015, que Jean-François
Puissant-Baeyens s’est interrogé sur une cession de la
société dont il était alors administrateur délégué, Building
Management.
« Building Management était une société constituée de 5
personnes », explique-t-il. « Elle s’occupait de chantiers
importants où nous accompagnions les maîtres d’ouvrages
dans la gestion de leur projet. Avec l’évolution du secteur, il
est apparu que notre structure était trop petite pour continuer
dans le métier. Non seulement, nous devions nous occuper
des chantiers mais également mener de la prospection
commerciale pour en décrocher de nouveaux. De plus, vu notre
taille, nous ne pouvions pas candidater pour certains dossiers
importants. La réflexion s’est alors imposée de savoir ce que
nous allions faire. Pour ma part, j’ai estimé qu’il convenait que
nous vendions l’entreprise. »
Encore fallait-il convaincre ses collègues, dont certains étaient
également actionnaires, sans oublier deux actionnaires non
actifs. Jean-François Puissant-Baeyens s’est tourné vers le
Hub Transmission : « Leur rôle a été précieux, notamment
pour régler les questions entre actionnaires et la répartition
des parts. De plus, avoir un œil externe et neutre nous a été
profitable lorsqu’il s’est agi de valoriser l’entreprise. Enfin, grâce
au Hub, nous avons bénéficié d’une bonne préparation pour
la négociation de la reprise de la société. »
Comme le souligne Jean-François Puissant-Baeyens qui
a cédé Building Management en 2018, il est important de
bien préparer la transmission et de se faire accompagner
par des spécialistes.
Un plus grand navire
Building Management a été acquise en 2018 par la société
Advisers, active dans le même domaine mais d’une taille plus
importante. « La négociation en tant que telle a duré un peu
plus d’un an et a permis de mettre en ordre les choses d’un
point de vue administratif. Cela a pris finalement peu de temps
et nous avons pu finaliser rapidement l’opération. Il est vrai
que nos comptes étaient clairs et je connaissais déjà le futur
acheteur, avec qui nous avions déjà collaboré par le passé. Le
secteur immobilier est un petit monde. La cession s’est aussi
bien déroulée car les deux entités sont actives dans le même
métier technique. » Les cinq associés actifs ont alors intégré
une plus grande équipe qui était de 23 personnes en 2018
et qui est montée à 75 aujourd'hui, depuis qu’Advisers a ellemême
intégré il y a quelques mois le groupe flamand Bopro.
Au final, l’intégration de Building Management au sein
d’Advisers se révèle un succès. D’autant que tous les
collaborateurs poursuivent l’aventure sur un plus grand navire,
qui leur ouvre de nouvelles perspectives professionnelles.
« Nous pouvons dorénavant travailler sur des projets de plus
grande envergure, comme les Cliniques Saint-Luc, chose
qui était impossible lorsque nous n’étions que cinq. Au
sein d’Advisers, nous disposons d’une plus large palette de
compétences, bien utile dans un secteur qui se complexifie sans
cesse », analyse Jean-François Puissant-Baeyens. En se posant
les bonnes questions, ce dernier a pu anticiper positivement la
question de la transmission, assurer la pérennité de l’entreprise
et surtout de l’équipe qui la composait. Conclusion : une bonne
réflexion au bon moment, suivie d’une bonne préparation
avec des experts, constituent les clés essentielles pour une
transmission réussie. ●
Guy Van den Noortgate
Contact : Salima Serouane, Hub Transmission
transmission@beci.be, 02 643 78 49m
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 39
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Marchés publics
et recours :
y a-t-il des abus ?
Cahiers de charges laissant trop de place à l’interprétation,
suspicion de favoritisme, attribution insuffisamment motivée…
Toute entreprise qui s’estime lésée dans l’attribution d’un
marché public peut introduire un recours. Des recours qui
retardent l’avancée des projets, parfois au détriment de l’intérêt
collectif. Comment trouver le juste équilibre entre le droit de
chacun et le bien commun ?
© Getty
«L
a problématique des recours dans le domaine
des marchés publics s’inscrit dans celle,
plus générale, des recours contre tout acte
administratif », commence Stéphan Sonneville, CEO chez
Atenor. Dans une approche démocratique, il est tout à
fait légitime de pouvoir défendre des intérêts individuels,
fessionnels ou privés. L’origine de ce
oit de recours ne doit donc pas,
selon lui, être remise en cause.
Si l’on constate un recul des
recours en suspension, certains
recours en annulation ont fait
les gros titres au cours des mois
écoulés et pas toujours dans le
sens des pouvoirs adjudicateurs.
Stephan Sonneville
(Atenor)
Dans le cadre d’une procédure
de marché public, il arrive que des
autorités publiques utilisent des
raccourcis afin d’octroyer le marché
à une entreprise en particulier », avance Stéphan Sonneville.
« Le pouvoir adjudicateur peut par exemple rédiger le cahier
des charges de sorte que seule l’entreprise de son choix soit
à même d’y répondre, ou encore diffuser l’appel d’offres à
un moment où tout le monde est ‘endormi’. Dès lors, on ne
peut pas reprocher aux autres acteurs qui concouraient de
dénoncer ces tentatives de favoritisme. Quand il y a un vice
de forme manifeste, il est de bon aloi de recommencer la
procédure. »
De fait, lors de certains recours en annulation, lorsque la
procédure est reprise depuis le début, les attributions de
marché peuvent changer : c’est bien la preuve que certains
40 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
recours sont fondés. Frédéric Loriaux, président du conseil
d’administration de l’ADEB (Association des entrepreneurs
belges de grands travaux) et administrateur-directeur de
CIT Blaton, ajoute : « Répondre à un appel d’offres demande
énormément de temps et les coûts d’étude sont parfois
importants. Aussi, quand cela a coûté cher et qu’on estime
que l’attribution n’est pas celle qu’elle aurait dû être, on ne
peut pas reprocher aux entreprises d’introduire un recours. »
Il n’a toutefois pas l’impression qu’il y ait une utilisation
abusive des recours, en tout cas pas au sein des membres
de l’ADEB. « Il y a eu une période où l’on a vu beaucoup de
recours de suspension, mais ceux-ci sont plutôt en baisse
ces derniers mois. Ces recours ont pour effet de retarder
les projets, conduisent à un report de l’activité dans sa
globalité et diminuent les chiffres d’affaires des entreprises
du secteur : cela ne donne évidemment pas un blanc-seing
aux pouvoirs adjudicateurs quant aux justes motivations
d’attribution auxquelles ils doivent se soumettre. »
Des recours au détriment du bien
commun
Serge Fautré, CEO d’AG Real Estate,
a une vision un peu différente de la
problématique et se dit frappé par
le caractère répétitif et abusif de
certains recours : « La législation
sur les marchés publics devient de
plus en plus complexe. Rien que la
publication de ces offres dans les deux
langues constitue parfois une difficulté
énorme. Et certaines entreprises profitent de
la complexité liée à la rédaction et à la gestion
Frédéric Loriaux
(CIT Blaton)
D.R.
D.R.
׉	 7cassandra://O77bKk15iO5-lYDZ70w4Nkxrz7EhXMwFWpvQ0F-Vaq4+` ]䰴fGmV׉E1Entreprendre
de ces marchés publics pour introduire des recours. Leur
objectif : faire rouvrir le marché pour obtenir une deuxième
chance ou parfois bloquer des dossiers par pure déception
de ne pas avoir été l’adjudicataire. »
Tout comme les prisons ne seront jamais vides, il y aura
toujours des recours abusifs. Pour Stéphan Sonneville,
l’important est de veiller à ce que ces écarts ne soient pas
intempestifs et ne contrarient pas l’évolution d’un pays, d’une
région ou d’une ville. Serge Fautré partage son opinion :
« Introduire des recours freine l’avancement de ces marchés
qui sont censés bénéficier à l’entièreté de la population, par
exemple dans le domaine de la voirie, des hôpitaux, des
écoles, etc. Dans un certain nombre de cas, on oublie le bien
commun ou l’intérêt de l’Etat. »
Se prémunir des recours abusifs
Pour nos experts, il existe heureusement des moyens pour
se prémunir contre les recours abusifs. « D’une part, il faut
sensibiliser les personnes qui introduisent un recours aux
conséquences pour l’ensemble de la population si le projet est
retardé, et prévoir des sanctions en cas de recours infondés »,
avance Stéphan Sonneville. D’autre part, il faudrait revoir
les procédures de recours qui actuellement sont plutôt bon
marché pour les entreprises qui les introduisent, mais dont
le traitement demande beaucoup de temps. « Dans nos
économies occidentales un peu en panne de croissance,
l’hyperbureaucratie est un vrai danger car elle freine la
croissance. Au final, on risque de se retrouver dans une
économie sclérosée où 1 % de croissance est rapidement
perdu de ce fait. Il faut donc saisir le gouvernement fédéral
pour qu’il mette la problématique des recours à l’agenda,
avec un souci de ne pas freiner la croissance. Bien sûr, on
doit veiller au respect des droits démocratiques, mais en
fluidifiant l’économie et l’évolution du monde dans lequel on
vit. » Une autre piste serait qu’une juridiction indépendante
puisse juger en amont si le recours est fondé ou non : « Une
sorte de filtre pour faire le tri avant d’entamer une procédure
judiciaire ».
Pour Serge Fautré, les pouvoirs adjudicateurs ont eux
aussi un rôle à jouer dans la diminution du nombre de
recours : « La grande difficulté, dans des marchés publics
complexes, c’est que la rédaction du cahier des charges
ne permet pas toujours d’anticiper tout ce qui va se passer
ni les différentes propositions qui pourraient être faites. »
Pour lui, le formalisme des marchés publics, qui laisse peu de
place à l’imagination, établit un cadre qui n’est pas toujours
adapté. « Quand on rédige un cahier des charges, il est facile
d’oublier l’une ou l’autre petite chose et beaucoup de marchés
publics sont cassés pour des
raisons de forme davantage
que pour des raisons de fond.
L’une des urgences est donc de
recruter du personnel qualifié
afin de rédiger des offres aussi
professionnelles que possible. »
Frédéric Loriaux abonde : «
constate en effet que les dossiers
sont de moins en moins bien construits
et laissent libre cours à une série
d’éléments qui peuvent conduire à des interprétations
différentes. Si les autorités veulent éviter les recours, il faut
que les critères d’attribution soient plus précis et laissent
moins de place à l’arbitraire, de sorte que ceux qui répondent
à l’offre sachent exactement comment ils vont être jugés.
Chaque partie prenante doit prendre ses responsabilités. » ●
Serge Fautré
(AG Real Estate)
Gaëlle Hoogsteyn
Que dit la loi ?
La loi « recours » fixe les règles en matière de
motivation et d’information des candidats et
soumissionnaires et encadre les voies de recours
dans les marchés publics.
➜ Le recours en annulation peut être introduit
par toute personne estimant avoir été lésée
dans l’attribution motivée du marché public.
La section du contentieux administratif du
Conseil d’État peut alors annuler les décisions
prises par les autorités adjudicatrices. Le délai
pour introduire la procédure en annulation est
de 60 jours, à compter de la publication, de la
communication ou de la prise de connaissance
de l’acte, selon le cas.
➜ Le recours en suspension est possible dans
les mêmes conditions que l’annulation, à la
différence que le délai de recours est de 15
jours. Le Conseil d’État va pouvoir, en présence
d’un moyen sérieux ou d’une apparente
illégalité, suspendre l’exécution des décisions.
Ce n’est cependant pas automatique :
l’instance de recours peut décider de ne pas
accorder la suspension d’exécution de la
décision, ou les mesures provisoires, lorsque
leurs conséquences négatives pourraient
l’emporter sur leurs avantages, notamment
quant à l’intérêt collectif.
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 41
D.R.
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Coucou :
dressing de rêve
et durable
Avec Coucou, plus de 800 vêtements sont disponibles
pour habiller les femmes à l’occasion d’un événement
ou d’une soirée chic, le temps d’une location.
Isabelle d'Otreppe et Marie Berlier
C'
est la question qui hante chaque femme qui doit
s’habiller pour un événement (mariage, soirée,
bal, etc.) : « que vais-je mettre ce soir ? ». Coucou
y apporte une réponse ou plus précisément une multitude
de réponses qui s’exposent à la boutique sise place du
Châtelain, à Ixelles. « Coucou », comme l’expliquent Isabelle
d’Otreppe et Marie Berlier, cofondatrices, « c’est une histoire
de copines qui aiment la mode, les bons plans et la planète.
Quand on sait que chaque vêtement contribue à hauteur de
20 fois son poids en gaz à effet de serre, on se dit que revoir
son mode de fonctionnement ne serait pas du luxe. L’idée
de Coucou, c’est de mettre en commun les jolies robes qui
dorment dans les dressings, pour pouvoir louer à petit prix
des tenues différentes pour chaque occasion, et investir dans
de belles pièces durables pour tous les jours. »
Une idée dans l’air du temps circulaire, qui rencontre un
succès grandissant. Née en 2015 dans une cave, Coucou
jouit aujourd’hui d’un bel espace lumineux où l’on peut
trouver son bonheur parmi un peu plus de 800 vêtements,
dont 80 % de seconde main. « Le solde est constitué d’une
part de tailles – petites ou grandes – qui sont plus difficiles
à dénicher, et d’autre part quelques marques qui marchent
bien », précise Isabelle. L’offre de Coucou ne se limite pas
aux robes, on peut également y trouver divers accessoires
tels que chaussures, chapeaux, headbands, etc. « On peut
s’habiller des pieds à la tête en passant chez nous. En outre,
certains accessoires comme des bijoux, des cosmétiques ou
encore des headbands sont aussi disponibles à l’achat. Pour
ces produits, nous privilégions des producteurs locaux, bio
et éthiques. » Et les hommes ne sont pas oubliés avec trois
accessoires disponibles chez Coucou : nœuds papillon,
cravates et bretelles.
En l’espace de quatre ans, la boutique a régulièrement
augmenté sa clientèle, qui provient à 75 % de la région
bruxelloise. Coucou habille grosso modo de 16 à 77 ans,
même si la majorité des ‘aficionadas’ se recrute dans la
42 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
tranche 25-45 ans. Le succès a contribué à étoffer l’effectif :
aux côtés des deux fondatrices, on compte déjà une petite
demi-douzaine de collaboratrices. Une réussite qui s’explique
d’abord par le bouche à oreille, auquel il convient d’ajouter les
réseaux sociaux qui jouent à plein leur rôle. Coucou compte
ainsi déjà plus de 15.000 followers sur Facebook et 10.000
sur Instagram, sans oublier son site web. Parmi les objectifs
fixés pour 2020 figure en première place le lancement d’un
e-shop avec un catalogue en ligne.
« On nous a demandé de dupliquer le concept dans d’autres
villes belges, mais cela n’a guère de sens puisqu’il faudrait
refaire un magasin et reconstituer un stock », poursuit Isabelle
d’Otreppe. « Nous préférons lancer un site d’e-commerce sur
lequel les clientes pourront venir choisir leur tenue, qui sera
ensuite livrée chez eux. À cette fin, nous sommes actuellement
en train de finaliser une levée de fonds qui va nous permettre
de réaliser ce projet dans le courant de l’année prochaine. »
Avec un concept qui s’inscrit clairement dans l’économie
circulaire et qui répond à un réel besoin, Coucou a toutes
les cartes en main pour poursuivre une croissance solide
et durable. ●
Guy Van den Noortgate
Info : www.coucoushop.be
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de
Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter »
pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be • https://starters.beci.be/
D.R.
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Community
Le Bruxelles des entrepreneurs
Dans les pas de
Pierre-Yves Bossard
D.R.
Pierre-Yves Bossard est co-fondateur d’Eventer,
l’application belge qui permet de partager des contenus
d’événements en direct, sur une seule et même plateforme.
Avec 2000 nouveaux utilisateurs par mois, Eventer a le vent
en poupe et Pierre-Yves n’a pas le temps de chômer.
Entre deux événements, il nous a livré ses bonnes adresses.
Le gastro : Origine, situé tout près de la place Jourdan,
ravira les gastronomes qui apprécient une touche de
créativité dans l’assiette. À l’arrivée, les plats se présentent
en 4 services efficaces et lisibles : froid, tiède, chaud et
doux. Que vous soyez terre ou mer, vous trouverez votre
bonheur avec, en prime, un rapport qualité-prix garanti !
Entre potes : Holy Smoke à Saint-Gilles, LE spécialiste
du Texas BBQ à Bruxelles !
Bistro : le Charlotte Café, à Uccle. Il a tout du bistro
de quartier convivial et idéal : une cuisine ouverte, des
produits frais et de saison et ce petit twist d’originalité qui
fait qu’on est toujours agréablement surpris. Une belle
revisite des classiques de la cuisine belge et une terrasse
qui vaut le détour (bien exposée, c’est un plus) !
Le spot idéal pour boire un verre : le Café Pastel, situé
en plein cœur du Sablon. L’endroit idéal pour boire un verre,
se restaurer et danser ! Un combo assez rare à Bruxelles.
Avec un peu de chance, vous découvrirez le talentueux
Simon LeSaint aux platines. DJ et producteur, il est l’ancien
collaborateur de Stromae. Pour les friands de digestifs,
vous trouverez du génépi et de la chartreuse à la carte.
Une balade insolite : Partir sur les traces de la Senne
et des anciens canaux de Bruxelles. On l’oublie parfois,
mais Bruxelles s’est construite autour d’une rivière.
Si vous voulez partir à sa recherche, je vous conseille
de commencer par la cour du restaurant O Lion d'Or.
Vous y découvrirez un ancien bras de la Senne, insolite
à coup sûr.
Pour les viandards, c’est le spot idéal made in USA. La
viande cuit à basse température pendant des heures (de 4
à 20 h selon les pièces de viande), dans un fumoir appelé
« pit ». À ne pas rater : le délicieux bœuf black angus et
la belle sélection de bourbons à la carte (72 références).
La routine dominicale : Dans la famille, le dimanche
rime souvent avec une balade dans le parc Tenbosch, le
plus beau parc de la ville. Ensuite, on prend la direction
du Garage à manger, le resto du Pêle-Mêle, pour se
restaurer avant de flâner dans les rayons de la meilleure
librairie de seconde main de Bruxelles. Bien entendu, il
est difficile de repartir sans un livre (ou deux…). ●
Elisa Brevet
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 43
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Petites histoires de grands entrepreneurs
Ursula Burns :
la première PDG afroaméricaine
aux commandes
d’une multinationale
© Belga
Coup de projecteur sur une des plus grandes
success-stories des USA : Ursula Burns a commencé
sa carrière en tant que stagiaire chez Xerox Corp.
pour devenir la première PDG afro-américaine
à la tête d’une société Fortune 500.
Connue pour sa détermination et son franc-parler, Ursula
Burns s’est donné pour mission d’emmener le géant des
photocopieurs au plus haut. Entrée comme stagiaire dans
la société en 1980, elle était sans doute loin de se douter
que, trente ans plus tard, elle en prendrait la tête.
Selon Forbes, elle figure aujourd’hui dans le top 20 des
femmes les plus puissantes de la planète. Contrairement
à Michelle Obama ou Oprah Winfrey, inutile de l’interroger
sur le symbole qu’elle représente pour la communauté
afro-américaine : « L’essentiel n’est pas de savoir si je suis
noire ou blanche, c’est que je sois à la hauteur de la tâche »,
répond-elle continuellement aux journalistes qui lui posent
la question.
Comment cette femme issue des quartiers défavorisés
du Lower East Side a-t-elle pu se hisser aussi haut ? En
évoluant discrètement jusqu’à ce jour de 1990, où elle
se fait remarquer en participant à un groupe de travail…
sur le thème de la diversité. À la fin de la réunion, elle
manifeste promptement son désaccord envers la façon
dont un dirigeant de Xerox, Wayland Hicks, a répondu à ses
questions. Séduit par son audace, il en fait son assistante.
Quelques mois plus tard, elle interpelle cette fois le PDG
de Xerox en personne, Paul Allaire, qui lui proposera lui
aussi de travailler à ses côtés.
De poste en poste, Ursula Burns parviendra jusqu’au
conseil d’administration. Nommée CEO, Ursula enchaîne
ensuite les coups gagnants, en se donnant pour mission
de repositionner la société. À l’image d’IBM ou de HewlettPackard,
Xerox s’éloigne de la vente au profit des services,
qui représentent désormais plus de la moitié du chiffre
d’affaires. Cela, c’est l’héritage laissé par Ursula Burns,
qui a quitté Xerox l’an dernier pour un nouveau défi aux
commandes de Veon, l’un des plus grands opérateurs de
réseaux mobiles. ●
Elisa Brevet
Frichti
Découvrez les recettes
de Frichti, la start-up
française spécialisée dans
la livraison à domicile de
plats faits maison et sains !
En 3 ans, Frichti a créé
plus de 300 emplois et décide
(enfin) de dévoiler ses secrets.
Marabout
Vigneronnes
Un livre passionnant pour en découdre
avec les clichés sur les femmes et
le vin. Caviste et journaliste belge,
Sandrine Goeyvaerts tire le portrait
de 100 femmes qui font aujourd’hui la
différence dans les vignes et les chais
français. Parcours
étonnants, force
et ténacité sont au
rendez-vous !
Nouriturfu
Rouge impératrice
Nouveau coup de
coeur de la rentrée
littéraire, nous
sommes en 2100 à
Katiopa. Le continent
africain est prospère,
presque entièrement unifié à l’image
des futurs « États-Unis d’Afrique ».
La « vieille Europe » s’est effondrée et
une histoire d’amour interdite est en
route. Un livre miroir particulièrement
captivant !
Grasset
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L’actualité Beci en photo
C’était le 5 septembre dernier :
l’Afterwork Beci accueilli
chez Spaces, rue Belliard.
Un espace événementiel
et de coworking au cœur
du quartier européen.
© Isopix
En marge de la visite officielle du président
Tshisekedi, Beci a reçu au mois de septembre
une délégation de la Fédération des Entreprises
du Congo. Lire aussi notre entretien avec
Albert Yuma, président de la FEC, p. 19.
© Belga
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 45
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Aeronautica SPRL, Rue Walcourt
150 - 1070 Bruxelles Code Nace :
35140 - Commerce d'électricité
82990 - Autres activités de soutien
aux entreprises n.c.a. Del. : Nakhle
Dany
Alpes d'Or SPRL, Bahnhofstrasse
21 - 6300 Zug - Suisse Del. :
O'Donovan Michael
Andrisse Samuel PPE, Fabriekstraat
67 - 1601 Ruisbroek Code
Nace : 46190 - Intermédiaires du
commerce en produits divers 46900
- Commerce de gros non spécialisé
49320 - Transports de voyageurs
par taxis Del. : Andrisse Samuel
Gerson
Auyan Team SPRL, Chaussée
d'Alsemberg 1031 - 1180
Bruxelles Code Nace : 71121 -
Activités d'ingénierie et de conseils
techniques, sauf activités des
géomètres 72190 - Recherchedéveloppement
en autres sciences
physiques et naturelles 82990
- Autres activités de soutien aux
entreprises n.c.a. Del. : Borges
Carrizales Fabricio
Bechtold SCS, Avenue Coghen
53 - 1180 Bruxelles Code Nace :
82990 - Autres activités de soutien
aux entreprises n.c.a. Del. : Bechtold
Birgitta
BeCommerce ASBL, Place SainteGudule
5 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 47910 - Commerce de détail
par correspondance ou par Internet
Del. : Geeroms Sofie
Beelen Axel PPE, Avenue Huart
Hamoir 44 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 63120 - Portails Internet
82990 - Autres activités de soutien
aux entreprises n.c.a. Del. : Beelen
Axel
Catamini SPRL, Avenue Dr. Decroly
47 - 1180 Bruxelles Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion Del. : de
Mahieu Sophie
Cercle de Lorraine ASBL, Place
Poelaert 6 - 1000 Bruxelles Del. :
Simon Isabelle
46 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
Christophe Sanglier PPE, Boulevard
Auguste Reyers 70 - 1030 Bruxelles
Del. : Sanglier Christophe
Cricket & Co - Allona Belgium SPRL,
Avenue Edison 17 - 1300 Wavre
Code Nace : 46190 - Intermédiaires
du commerce en produits divers
46422 - Commerce de gros de
sous-vêtements 4771601 - le
commerce de détail de vêtements
de dessus, y compris les vêtements
de travail Del. : Türköz Mehmet
David Urbain PPE, Rue Gratès 17 -
1170 Bruxelles Del. : Urbain David
De Henau Sophie PPE, Rue Joseph
Bens 126 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 63990 - Autres services
d'information n.c.a. 74201 -
Production photographique, sauf
activités des photographes de
presse 86909 - Autres activités
pour la santé humaine n.c.a. Del. :
De Henau Sophie
Dinali Trade SPRL, Rue des Anciens
Etangs 40 - 1190 Bruxelles Code
Nace : 46180 - Intermédiaires
spécialisés dans le commerce
d'autres produits spécifiques Del. :
Jebabli Salah
Enez Julie PPE, Rue Vanderkindere
566 - 1180 Bruxelles Code Nace :
58110 - Édition de livres 70220
- Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 90031 -
Création artistique, sauf activités de
soutien Del. : Enez Julie
EVC IT Solutions PPE, Rue Sainte
Catherine 3 - 1341 OttigniesLouvain-la-Neuve
Code Nace :
62010 - Programmation
informatique 62020 - Conseil
informatique 62030 - Gestion
d'installations informatiques Del. :
Van Cangh Eric
Exprom PPE, Avenue de la
Héronnière 90 - 1170 Bruxelles
Code Nace : 70220 - Conseil pour
les affaires et autres conseils de
gestion 82990 - Autres activités de
soutien aux entreprises n.c.a. 85592
- Formation professionnelle Del. :
Azzam Rafic
Fabiano Silva Gislaine PPE, Dr. Emile
Gallemaertstraat 9 - 1500 Halle
Code Nace : 88911 - Activités des
crèches et des garderies d'enfants
96040 - Entretien corporel Del. :
Fabiano Silva Gislaine
Frizby SPRL, Avenue van
der Meerschen 93 - 1150
Bruxelles Code Nace : 62010 -
Programmation informatique 70210
- Conseil en relations publiques et
en communication 82990 - Autres
activités de soutien aux entreprises
n.c.a. Del. : Boribon Sam
Gasarabwe Oscar PPE, Rue Cesar
de Paepe 9 - 1060 Bruxelles Del. :
Gasarabwe Oscar
Gilardi Nsele Bangwala PPE,
Salaartsbos 16 - 9300 Alost Del. :
Nsele Bangwala Gilardi
Guillaume Houssay PPE, Avenue
Louise 65 - 1050 Bruxelles Del. :
Houssay Guillaume
Lawal Groupe Industrie - Europe
SPRL, Chaussée du RisquonsTout
75 - 7700 Mouscron Code
Nace : 46190 - Intermédiaires du
commerce en produits divers 46349
- Commerce de gros de boissons,
assortiment général 46441 -
Commerce de gros de porcelaine
et de verrerie Del. : Lawal Amada
Youssouf
Light To Light SPRL, Boulevard des
Invalides 253 - 1160 Bruxelles
Code Nace : 71121 - Activités
d'ingénierie et de conseils
techniques, sauf activités des
géomètres Del. : Nameche Florenzo
Mabo SPRL, Nieuwe
Gentsesteenweg 21 - 1702 Dilbeek
Code Nace : 47112 - Commerce de
détail en magasin non spécialisé à
prédominance alimentaire (surface
de vente < 100m²) 53200 - Autres
activités de poste et de courrier
Del. : Mangunza Bobongo Yael
׉	 7cassandra://hqD3JoyzWUSK3APD5ySss1z5zwHNvp_VM2IjlAF3bTg"` ]䰴fGmV
׉ECommunity
ManShine SPRL, Rue de Savoie 31 -
1060 Bruxelles Code Nace : 70210
- Conseil en relations publiques et
en communication 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils
de gestion Del. : Balbaert Michaël
Marie-Agnes Djate PPE, Rue Anoul
10 - 1050 Bruxelles Del. : Djate
Marie-Agnès
Ruta&Baga SPRL, Clos du chemin
creux 4 - 1030 Schaarbeek Del. :
Verschueren Wim
Sarah Tshikuna Mbuyi PPE,
Stoofstraat 3 - 1785 Mechelen Del. :
Tshikuna Mbuyi Sarah
Schidlowsky Maxime PPE, Avenue
Louise 367 - 1050 Bruxelles Del. :
Schidlowsky Maxime
Sen Sarbani PPE, Avenue Montana
29 - 1180 Bruxelles Code Nace :
70210 - Conseil en relations
publiques et en communication
70220 Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion Del. : Sen
Sarbani
ThePlugIn Company SPRL, Avenue
Jules Bordet 13 - 1140 Bruxelles
Code Nace : 46693 Commerce
de gros de matériel électrique, y
compris le matériel d'installation
46699 - Commerce de gros d'autres
machines et équipements n.c.a.
Del. : Stubbe Jonathan
Wethinkbeautiful SPRL, Rue de
Livourne 36 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 62010 - Programmation
informatique 62020 - Conseil
informatique 70210 - Conseil en
relations publique Del. : Froment
Fabrice
White-Stone Group SPRL, Rue Henri
Marichal 28 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 68311 - Intermédiation en
achat, vente et location de biens
immobiliers pour compte de tiers
68312 - Estimation et évaluation de
biens immobiliers pour compte de
tiers Del. : Daxhelet Patrick
Your Brand Story SPRL, Boulevard
Général Jacques 34 - 1050
Bruxelles Del. : Martinez Dorr Maria
Zetoolbox SA, Rue De Penthievre
10 - 75008 Paris - France Del. :
Foucray Jeremy
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
30
Abattoir
Actiris
ADEB
Adidas
Advisers
AG Real Estate
Ahooga
Alphabet
Atenor
Baukunst
Belgian Posters
Blow Up
Bopro
Bruxelles Environnement
Bruxelles Formation
Bruxelles Mobilité
Building Management
Caban
Café Pastel
Carbyne
Centre pour Entreprises
en difficulté
Cercle de Loraine
Charlotte Café
CHU Saint-Pierre
CHWapi
CIRB
CIT Blaton
Cliniques Saint-Luc
Coucou
D’Ieteren
Danone
Daoust
8-9
30 ; 32
40-41
33
39
14-15 ; 40-41
8-9
20-22
40-41
8-9
13
11-12
39
30 ; 34
32
27
39
32
43
28
37-38
4-5
43
31
31
28 ; 30
40-41
39
42
27
33
10
Easy.brussels
Enterprise Europe Network
Erasmushogeschool Brussel
FEB
Fédération des Entreprises
du Congo
Felix
Fondation Roi Baudouin
Garage à manger
Gécamines
Google
Guerlain
Holy Smoke
Imec
Janssens
JC Decaux Belux
Jump
L’Écho
La Colmena
Lab Box
Lateral Thinking Factory
Lewis PR
Lexing Belgium
Lifetech.brussels
Lime
LindaCare
MaestroMobile
Martini
Media Marketing
Mercury
MintT
MoveUp
Northgate Arinso
16
8-9
14-15
19 ; 45
20-22
32
43
19
20-22 ; 25
6
43
23-24
11-12
13
20-22
36
33
27
4-5
20-22
26
31
20-22
31
14-15
11-12
4-5
6
31
31
8-9
Nos Pilifs
O Lion d’Or
Orange
Origine
Pêle-Mêle
Perspective.brussels
Poppy
Qatar Airways
Raet
Rising Lab
Robovision
Scooty
SD Worx
Siamu
Sidewalk Labs
Skipr
Spaces
Stib
Telenet
TNO
Uber
ULB
Veon
ViaVan
Ville d’Anvers
Voka
Waymo
Xerox Corp.
Younity
Zetoolbox
Zipcar
34
43
23-24
43
43
32
27
6
8-9
6
23-24
20-22
8-9
30
25
27
45
4-5
23-24 ; 8-9
23-24
8-9
32
44
27
23-24
14-15
20-22
44
26
6
27
Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 47
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STRATÉGIE & GESTION
08.11
Tour d’horizon des subsides à
Bruxelles
06.12
Tour d’horizon des subsides à
Bruxelles
VENTE, MARKETING &
COMMUNICATION
10.10
Instagram**
21.10
Smartphone film academy**
22.10
Social media strategie**
23.10
Social selling : l’efficacité de la
prospection
24.10
Google my business: maak je
vindbaar voor je (potentiële)
klanten!**
24.10
Réussir son projet CRM en 5 étapes
05.11
E-mailmarketing**
07.11
Formation Facebook & Instagram
12 & 26.11
Social selling : l’efficacité de la
prospection
14.11
Google optimalisaties (SEO & SEA)**
19.11
Netwerk slimmer met LinkedIn!**
21.11
Instagram**
17.12
Social selling : l’efficacité de la
prospection
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
LÉGISLATION SOCIALE
10.10
Congé parental, congé pour
assistance médicale et congé
palliatif : principes et nouveautés
48 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019
04, 11, 18 & 25.1
Lunch Starter
02, 09, 16 & 23.12
Lunch Starter
➜ Emmanuelle Einhorn
starters@beci.be
11.10
Statut et contrat de travail dans
le secteur public – cycle de 3
formations : le régime disciplinaire et
la rupture de la relation de travail
14.10
Inspection sociale : doit-on en avoir
peur ?
17.10 au 14.11
Cycle : l’essentiel du droit du travail
18.10
Actualités « compensation & benefits »
22.10
Élections sociales 2020 et mise en
place des organes sociaux
22.10
Élections sociales 2020 : tout savoir
sur le processus électoral
14.11
Actualités de droit social dans la
fonction publique
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
DROIT COMMERCIAL
11.10
Le bail commercial :
nouveautés et conseils
➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58 –
ab@beci.be
MÉDIATION JURIDIQUE
Jusqu’au 21.02.2020
Cycle de formation de base
et spécifique à la médiation civile
et commerciale
➜ bMediation +32 2 643 78 47 –
info@bmediation.eu
WORKSHOPS GRATUITS STARTERS
& RESTARTERS
14, 21 & 28.10
Lunch Starter
Inscrivez-vous à une ou plusieurs
formations et bénéficiez des
subsides la formation
Région Bruxelloise:
50% de subsides:
(investissement min. = 1.000 €)
**En néerlandais uniquement
Retrouvez notre agenda complet
sur www.beci.be
16.10
Brussels Meets Brussels / City
Climate Challenge
16, 23 & 30.10
Beci Welcome Breakfast
06, 13, 20 & 27.11
Beci Welcome Breakfast
04, 11 & 18.12
Beci Welcome Breakfast
➜ Beci Events
+32 2 643 78 13 – events@beci.
be
14.10
B2B matchmaking : BioXpo
VitaSana, the trade fair for the
organic sector, Brussels
17.10
Forum Douanes Bruxelles
18.10
B2B meeting avec des agents
commerciaux en France
21.10
Brexit or not Brexit, quels impacts
sur votre business ? Atelier pratique
28.11
Appréhender le risque de corruption
dans les relations commerciales de
mon entreprise
➜ Beci’s International
Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
׉	 7cassandra://WFGX8TJ2EbL9Ivcu_-OQYDsxBSeNi73MWKA4siTJYbE` ]䰴fGmV׉EEntreprises
et transmission
> 3 entreprises à remettre
Encadrement,
restauration d’œuvres,
vente de mobilier
d’exception
CA : < 1 Mo €
1 à 10 employés
Imprimerie
digitale
CA : 2 à 3 Mo €
10 à 20 employés
Agence d’études de
marché, de mystery
shopping et marketing
CA : < 1 Mo €
1 à 10 employés
> Pour nos repreneurs-investisseurs, le Hub Transmission recherche
Une entreprise active
dans le marketing, communication,
production
Bruxelles, Wallonie, Flandre
Valeur d’acquisition : 500.000 € max.
> Une entreprise B2B active
dans la distribution ou l’agro-alimentaire
ou les soins de santé
Bruxelles, Wallonie, Flandre
Valeur d’acquisition : 2.000.000 € min
Note : Le repreneur investit en fonds propres et souhaite s’impliquer
dans la gestion journalière de l’entreprise.
Le Hub Transmission de BECI,
première organisation de la
Région Bruxelles Capitale
en cession/acquisition
d’entreprises, publie ses
nouvelles offres.
Vous souhaitez céder votre entreprise, en partie ou totalement ? Vous êtes intéressé(e) par l'une de ces
entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l'un de ces secteurs?
Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou d’acquisition.
Salima Serouane + 32 2 643 78 49 ●
transmission@beci.be
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mais jeunes et motivés en bénéficiant
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JOËLLE DE GROX, RESPONSABLE RH CHEZ AUTO5,
A ENGAGÉ GRÂCE AU STAGE FIRST.
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