׉?ׁB! !בCט  u׉׉	 7cassandra://sirIvvbsoJuwomJHLD-ebhwavq1gfLFvIOBqAai4bjU ``׉	 7cassandra://5gWJV6SGf27e-hAJN-0cnOy9tqA4A-HoUW8-ZvGE8RUMe`S׉	 7cassandra://ZN8am4PjHuR4JqIc-x-FxGhVAntBUzTqHKdD-d1TrsA`̵ ׉	 7cassandra://pXEGZxzVQRSZKzkOmx7ckM-vWgKhvLwAx5bcuzFePWg=?͠ZB!WG׈EZB!WH׉EN° 31 - Janvier 2018
le magazine des entreprises bruxelloises
Top des
entreprises
bruxelloises
Thibauld Jongen (Sabca) :
« Bruxelles devra prendre
un tournant industriel important »
Écosystème business :
sans réseau, vous n’êtes rien
P.24
Baromètre politique :
mobilité, mobilité, mobilité… et propreté ! P.38
Focus 2018 :
qu’est-ce qui change cette année ?
P.44
P.12
P.35
ISSN 2406-3738
׉	 7cassandra://ZN8am4PjHuR4JqIc-x-FxGhVAntBUzTqHKdD-d1TrsA`̵ ZB!WIZB!WH$בCט   u׉׉	 7cassandra://yh3dKIHLUJXowObUcXOWC9uQ3H0xjeBCtMRo1wnfMJs `3`׉	 7cassandra://pU6M21MAfKgamsZ4ytBuerNyI4J3BfFp2ZX2jnj-dqcky`S׉	 7cassandra://qlneZUSpeQjGQDC0UVZoUe02thpT32CTZ3vKJTzuk9w&N`̵ ׉	 7cassandra://IwprU57Fr6Yi_s66W2V08Szh28YxgBTZZTfpjhjeBIY ͠ZB!WJט  u׉׉	 7cassandra://5lMd3pcrZ2pRAnEZnmpA04oePbN_RNrsr0ibaYDhR30 !d` ׉	 7cassandra://pezT4K5qgpP8os8yqMOFb2XwLZTGs-V7CcR8IsU11-wM`S׉	 7cassandra://_UWDmG5cYO1tRIATfMhYMkqjJ-QPu5LC0LmofcF6TVc:`̵ ׉	 7cassandra://O4SEyML4KhaTYU4773PYVXmTaBfDsnfxz8iyszdzLoUv@͠ZB!WK׉E׉	 7cassandra://qlneZUSpeQjGQDC0UVZoUe02thpT32CTZ3vKJTzuk9w&N`̵ ZB!WL׉EEDITO
Au stade des projets…
« Organiser l’Euro 2020 à Bruxelles présentait un trop grand
Le désaveu, prononcé le mois dernier par Aleksandar Cef
président de l’Union européenne de football, ne pouvait être
clair. Le championnat d’Europe de foot ne passera donc pas
Bruxelles, capitale européenne, faute d’une infrastructure aux
normes internationales.
Bien sûr, on peut émettre des doutes sur le projet d’Eurostadium.
On peut se demander s’il fallait vraiment un nouveau
stade ; s’il fallait le bâtir à cet endroit et le construire
aussi grand. On a même le droit de ne pas aimer le football.
Ce n’est pas le débat.
Ce qui est préoccupant, dans ce dossier, c’est que Bruxelles
et la Belgique ont pris des engagements qu’elles se sont avér
incapables de tenir. C’est l’image du pays et de la ville qui sont en
jeu. La perte de crédit est impossible à chiffrer. Ce que l’on peut
chiffrer, par contre, c’est l’impact économique : accueillir quatre
matchs de l’Euro 2020 aurait entraîné, au bas mot, 80 millions d’euros de retombées
positives pour notre économie– à commencer par 240.000 nuitées d’hôtel.
Ce qui est préoccupant, c’est une certaine incapacité à mener de grands projets en
Belgique. On pourrait en citer d’autres : le RER, dont les prémisses remontent au début
des années 1990, ne sera pas achevé avant 2027. Le métro nord, en projet depuis
50 ans, devait entrer en service en 2025 mais vient de prendre trois ans de retard – et
d’aucuns semblent vouloir le remettre en cause. La Palais de Justice est couvert
d’échafaudages depuis 35 ans…
Pourquoi donc, une fois la décision prise, sommes-nous
incapables de la mettre en œuvre ?
La complexité institutionnelle belge et l’émiettement des compétences font certainement
partie des causes. Cette dilution des responsabilités impose une concertation
permanente qui fait la force du système belge, mais qui est aussi sa faiblesse tant elle
retarde les décisions et leur application.
On pourrait aussi pointer les lenteurs administratives, mais aussi les lenteurs judiciaires,
quand le moindre recours introduit par un particulier (et c’est son droit incontestable)
peut entraîner des années de retard sur un chantier d’intérêt public. Sans
oublier une certaine culture bureaucratique, quand un chemin vicinal enfoui sous
4 mètres de remblai, que plus personne n’a emprunté depuis un quart de siècle, et
qui n’a plus d’autre réalité que sur plan, empêche la délivrance d’un permis.
L’échec du stade national est cuisant. Espérons qu’il ait au moins une vertu pédagogique.
Parfois, le fiasco est nécessaire pour provoquer une prise de conscience, une
remise en question et un changement de mentalité.
Car des projets, nous sommes toujours capables d’en réaliser. Train World ou le Musée
Magritte sont de ceux-là. Deux projets qui ont connu leur lot de difficultés, qui ont
impliqué divers partenaires, publics et privés, mais qui ont abouti. Qui ont permis de
mettre en valeur un patrimoine belge et qui ont renforcé l’attractivité de Bruxelles.
Inspirons-nous plutôt de ces exemples-là.
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
1
Marc Decorte, Président de BECI
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6SOMMAIRE
News
4
Digest
10 BECI online
Think Tank
12 Thibauld Jongen (Sabca) : « Bruxelles devra prendre un
tournant industriel important »
14 Pour ou contre le Business International Business Court ?
16 Trop is te veel !
17 Open Source : Ray Kurzweil et la Singularité
18 La mobilité « comme un service » a de l’avenir
International
20 Beci ouvre les portes de Berlin aux start-up bruxelloises
22 Brokerage events : rencontres B2B sur mesure
23 Préserver le commerce, après le Brexit
Top des entreprises bruxelloises
24 Introduction aux classements
27 Top 50 par chiffre d’affaires
28 Top 50 par bénéfice net
29 Top 50 par effectifs
30 Top des jeunes entreprises
31 Top 50 par croissance du chiffre d’affaires
32 Économie bruxelloise : la tendance est à la hausse
35 Écosystème business : sans réseau, vous n’êtes rien
Focus 2018
38 Baromètre politique : mobilité, propreté, simplification
41 Économie bruxelloise : que nous réserve 2018 ?
44 Qu’est-ce qui change en 2018 ?
Entreprendre
48 Exit le commerçant, vive l’entreprise !
49 Google Analytics : connaissez-vous votre site web ?
50 Transition : ça pousse, à Bristol
51 Starter : Tastify, partage d’expériences
52 Cession d’entreprise : mission accomplie pour Spike
Community
54 L’actualité BECI en photos
56 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
59 Demandes d’admission
59 Index
60 Agenda
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 31 – Janvier 2018
Au mois de
février :
Financement de
l’entreprise
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Jean Blavier, Giles Daoust, Vincent Delannoy,
Johan Debière, Ophélie Delarouzée, Gaëlle
Hoogsteyn, Amy Kessels, Victor Lepoutre,
Jean-Philippe Mergen, Sophie Rase, Guy Van
den Noortgate, Peter Van Dyck et Morgan Van
Cleven.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
Membership
Émilie Croin – T +32 2 643 78 08
ecr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
׉	 7cassandra://87wRoO4gB2jELvcHRMgcWQ-9d_NL_J_MjRJnyJ3DVcc5`̵ ZB!WP׉E׉	 7cassandra://_2t2S8ljlhj4ceaMga9cb5sJ7QXXYh8ufNpg5df69wM4`̵ ZB!WQZB!WP#בCט   u׉׉	 7cassandra://SDN_hZgmAT6ecpf08bB6gNb_MC0si4RUZwejcLDsDqs m@`׉	 7cassandra://_Q8oeUgJDc4_PKsm_Y7ZvdQT5MRVBkRph961IzC6NIcg]`S׉	 7cassandra://T3o1S8ym0cLgIJxTtgxQvCmBl-NnaDc0R3-1FDy4JfQ`̵ ׉	 7cassandra://MQidIXT_FP02EDYZaFGsIO3vmN67lXqRWJ1kudmYDls ͠ZB!WRט  u׉׉	 7cassandra://KUcoaqYxsk-UJJ6DrflIueG1SwOb3ARfOJEvGgxH-4A ||`׉	 7cassandra://hideHkbU7ojsNnakPYawGT6XFTDU70miErbf42s2PxQn`S׉	 7cassandra://Q4RUMDezJoqmInkIOPA2HwaUyAmjmanZZE6M9VXK0zU\`̵ ׉	 7cassandra://sL4t4qMBNI4yW5YWu8QkeZnlHtuSP_gS_3KVqYSdoaw <Qk͠ZB!WSנZB!W F/9ׁHhttps://smartbelgium.belfius.beׁׁЈנZB!W ̏9ׁHhttp://www.avocatslenoir.comׁׁЈנZB!W  P̐9ׁHmailto:info@avocatslenoir.comׁׁЈנZB!W 7̑9ׁHhttp://www.avocatslenoir.comׁׁЈ׉ENEWS
DIGEST
Industrie 4.0 :
les fabricants sont-ils prêts ?
Économies de coûts, gain d’agilité, profit en hausse :
l’Industrie 4.0 – c’est-à-dire la numérisation complète
du processus de production – est considérée comme
un moteur d’amélioration interne et d’innovation dans
la production. Elle semble très prometteuse, mais en
est-on encore loin ? Certains seront peut-être surpris
d’apprendre que oui. Une nouvelle étude de Sapio Research,
commanditée par Zetes, en témoigne. Elle révèle
en outre l’ampleur des défis auxquels le secteur est
confronté et l’écart entre les objectifs opérationnels et
ce qui est réalisé concrètement aujourd’hui.
Seuls 29 % des fabricants déclarent savoir réellement
ce que sont les Digital Supply Chain Networks (DSN) et
moins de 15 % d’entre eux ont implémenté des DSN.
15 % des fabricants s’attendent à ce que les DSN deviennent
la norme au cours des cinq prochaines années.
Le principal défi à relever pour y parvenir ? Le manque
de visibilité de l’information, qui empêche les organisations
d’avoir accès à des informations pertinentes en
temps réel.
À l’heure actuelle, 80 % des fabricants déclarent ne pas
pouvoir recueillir des informations pertinentes de bout
en bout sur la chaîne d’approvisionnement. Le traitement
de l’information en temps réel (75 %) et la capacité
à traiter l’information sont également des obstacles
importants.
AVOCATS I ADVOCATEN I LAWYERS
La question est maintenant de savoir ce qui sera nécessaire
pour tirer profit des avantages du mouvement de
numérisation. Il s’agit notamment de créer une couche
d’information intégrée alimentée par des systèmes de
base, d’assurer la collaboration entre les services et
enfin de donner accès aux bonnes informations, au bon
moment et depuis n’importe quel maillon de la chaîne
d’approvisionnement. Mais surtout, l’appui de la direction
pour prendre des décisions importantes est indispensable.
SIMONT
BRAUN is a Belgian leading independent law firm.
We provide tailored solutions to our national and international
clients in all areas of business law:
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4
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
Avenue Louise 149 (20) Louizalaan I 1050 Brussels - Belgium
Tel. +32 (0)2 543 70 80 I info@simontbraun.eu I www.simontbraun.eu
« Les fabricants savent qu’ils doivent se concentrer davantage
sur la rapidité, la précision et l’agilité de leur
chaîne d’approvisionnement de bout en bout pour rester
compétitifs et atteindre l’idéal qu’est l’Industrie 4.0 »,
déclare Bruno Vandewalle, Country Manager Belgique
de Zetes. « La seule façon d’y parvenir est d’optimiser les
processus entre les systèmes existants et les nouveaux
systèmes et de donner une vue générale pertinente aux
principales parties prenantes au moyen de sources de
données en temps réel. Nous constatons d’ailleurs que
nos clients belges ont pris conscience de l’importance
de la numérisation. Cependant, ils ne sont pas encore
prêts à s’attaquer au processus complet d’approvisionnement
de bout en bout, et préfèrent donc le faire par
petit pas, à partir de leur propre infrastructure. »
Télécharger le rapport complet :
www.zetes.com/fr/press-manufacturing-report
׉	 7cassandra://T3o1S8ym0cLgIJxTtgxQvCmBl-NnaDc0R3-1FDy4JfQ`̵ ZB!WT׉ENEWS
DIGEST
Smart Belgium Services, pour une société
plus intelligente et plus durable
Belfius annonce la création, en partenariat avec Strategy&
(une entité de PwC), de la société Smart Belgium Services,
qui a pour ambition de devenir la référence pour l’élaboration
de stratégies et la concrétisation de projets « smart »
en Belgique. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique des
initiatives Smart Cities déjà en cours chez Belfius depuis
2014.
ESP A CE MEMBRE
LENOIR & ASSOCIES
Avocats
Parce que l’époque des
généraliste est révolue !
Smart Belgium Services a deux missions. La première
consiste à aider les villes et communes à définir une stratégie
Smart et à élaborer un plan d’actions concret pour
réaliser cette stratégie. La seconde mission est de mettre
sur pied un véritable écosystème « Smart Belgium » rassemblant
tous les intervenants impliqués dans le développement
des Smart Cities en Belgique : les pouvoirs publics,
les entreprises, le monde académique et la société civile.
Via Smart Belgium Services, Belfius et Strategy& entendent
répondre à la demande de nombreuses villes et communes,
entreprises et autres institutions, de travailler ensemble
pour relever les défis de l’évolution sociétale (vieillissement,
augmentation de la population, problèmes climatiques…),
l’évolution numérique (intelligence artificielle,
objets connectés…) et technologique (nouveaux modes de
production d’énergie, traitement des déchets…).
L’approche de Smart Belgium Services est originale à deux
égards. D’une part, celle-ci est globale, holistique, car articulée
autour de huit domaines principaux: l’énergie, la
mobilité, l’économie circulaire, l’environnement, le développement
urbain, les services Smart City, la santé et la
prévention et l’enseignement. D’autre part elle vise, à travers
l’écosystème, à faciliter la co-création de solutions
durables et innovantes, de manière à améliorer en permanence
l’offre de produits et services « smart » et à mettre
sur pied un réel marché pour les entreprises à l’intérieur
de cet écosystème. « Les villes se tournent de plus en plus
vers des stratégies innovantes et numériques pour faire
face aux défis croissants de notre temps tels que ceux de
l’énergie, la mobilité, l’environnement, etc. », commente
Dans le cadre de l’expansion de ses activités, le Cabinet
LENOIR & ASSOCIES a le plaisir de vous annoncer l’ouverture
de sa nouvelle structure sur Bruxelles située à 1180 Uccle,
rue Egide Van Ophem, 40a.
Comme vous le constaterez en visitant notre site
www.avocatslenoir.com, notre expertise couvre les différents
aspects du droit des affaires et du droit fiscal.
Opérationnels depuis 2011 dans le parc Créalys de Gembloux,
nous disposons également d’une antenne à Luxembourg.
L’ouverture
de notre nouveau Cabinet à Bruxelles nous permettra
d’être encore mieux à l’écoute des entreprises de la
région qui nous honorent déjà de leur confiance mais nous
laisse entrevoir aussi de nouvelles perspectives de développement
sur la place.
Nous serons également heureux de vous présenter notre
nouvelle formule d’abonnement que nous destinons aux
entreprises. Nous espérons avoir la joie de faire prochainement
votre connaissance et de vous assister pour tout
dossier que vous nous confierez
Droit commercial, droit fiscal, droit des
sociétés, droit du travail, droit des entreprises
en difficulté, droit pénal financier,
droit de la propriété intellectuelle et des
technologies de l’information…
Rue Egide Van Ophem, 40A – 1180 Uccle (Bruxelles)
T. +32 2 899 59 59 - F. +32 2 899 59 50
info@avocatslenoir.com - www.avocatslenoir.com
Fernand Dimidschstein, associé et directeur de Strategy&
en Belgique. « Comme stratèges orientés ‘pratique’,
notre rôle consiste à les aider à poser les bons choix pour
le long terme et à traduire des idées ingénieuses en projets
concrets capables d’atteindre des résultats tangibles. »
Dirk Gyselinck, membre du comité de direction de Belfius,
responsable Public & Corporate banking : « Avec la création
de Smart Belgium Services, nous sommes désormais
présents à tous les stades d’un projet Smart : de la mobilisation
des différentes parties prenantes – car la réponse
aux défis sociétaux se doit d’être collective – à la proposition
de solutions innovantes et finalement au financement
de leur mise en place. Belfius remplit ainsi l’un de ses engagements
sociétaux, à savoir aider à construire une société
belge plus intelligente et plus durable. »
Info : https://smartbelgium.belfius.be
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
5
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DIGEST
ESP A CE MEMBRE
The Adecco Group s’engage dans la
lutte contre le chômage des jeunes
Fin novembre, dans le cadre de l’European Vocational
Skills Week, The Adecco Group organisait une causerie
intitulée The Power of Partnerships: GAN as game-changer
in work-readiness programs. Le GAN (Global
Apprenticeship Network) est un réseau international
d’entreprises qui s’efforce d’augmenter activement les
chances d’accès à l’emploi des jeunes chômeurs ou des
jeunes diplômés. Son objectif global est d’encourager et
d’interconnecter les initiatives des entreprises concernant
les chances et les compétences au travail chez les
jeunes. En sa qualité de président du GAN, Alain Dehaze,
CEO de The Adecco Group Belgique, entend en l’occurrence
mieux préparer les jeunes au marché du travail.
En réunissant toutes les parties concernées autour de
la table et en identifiant ensemble les opportunités et
les obstacles de la formation en alternance, il espère
amorcer le débat en Belgique.
Au mois de juin, une délégation belge s’était rendue en
Suisse pour y étudier de plus près le système national
de formation en alternance, qui y connaît un vif succès.
Les participants ont tous été fortement impressionnés
et ont décelé des opportunités pour stimuler la formation
en alternance également en Belgique.
Depuis des années, la Belgique est à la traîne en Europe
en ce qui concerne la préparation de ses jeunes au marché
du travail, comme en témoigne le taux élevé de chômage
des jeunes dans notre pays. Un jeune Belge sur
dix âgé de 15 à 24 ans ne va pas à l’école, n’a ni diplôme
ni emploi et ne suit aucune formation (« neet » – Not in
Employment, Education or Training). La Belgique s’est
engagée vis-à-vis de l’Europe à réduire son pourcentage
de neets à 8,2 % d’ici à 2020. Il reste donc du pain sur
la planche.
« Notre objectif avec cette ‘Breakfast Causerie’ est de
poser les premiers jalons vers la création d’un GAN National
Network belge en identifiant, avec les différentes
parties participantes du secteur privé et public, les opportunités
et les obstacles des programmes de préparation
au marché du travail en Belgique », explique Alain
Dehaze.
Un premier pas indispensable pour la réussite de ce
projet, de cette plateforme de concertation. Mais les regards
se tournent néanmoins vers les pouvoirs publics
et le secteur de l’enseignement afin qu’ils prennent des
initiatives et des mesures pour atteindre les objectifs
fixés. « À présent que les opportunités et les obstacles
sont identifiés, il appartient aux ministres responsables
de mettre en place un cadre pour des programmes de
préparation au marché du travail. Je me réjouis d’ores
et déjà des initiatives qui seront prises à cet égard »,
conclut Alain Dehaze.
Info : www.adecco.be
6
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
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Look&Fin enregistre à nouveau une
forte croissance
Look&Fin, pionnier du prêt participatif en Belgique, a
fêté son cinquième anniversaire et poursuit sa croissance,
en dépassant les 25 millions d’euros collectés
depuis l’origine. La croissance estimée des montants
collectés en 2017 est de plus de 100 % par rapport à
2016.
Avec en moyenne plus d’un million d’euros de financement
par mois, la plateforme désormais agréée
PFA par la FSMA, confirme le succès du crowdlending
comme une forme de financement alternative et pérenne
pour les PME.
Au total, 118 PME ont été financées avec succès, dont
41 en 2017. Côté prêteurs, près de 9 millions d’euros
ont déjà été remboursés avec un rendement net de défaut
de 7,6 % brut par an.
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@NEWS
Architecture is a complex
journey. Let’s travel together.
DIGEST
De ces cinq premières années
d’existence, Look&Fin
tire trois enseignements
principaux :
1. Les PME reconnaissent
l’utilité du crowdlending :
En 2017, Look&Fin a reçu
4.000 demandes de financement
de la part de PME. Le
crowdlending, qui apparaît
comme une alternative au
prêt bancaire classique, séduit principalement les entreprises
de la distribution et du retail (28 % des PME
financées), des services B2B (12,5 %) et de l’immobilier
(11,1 %). Les montants qu’elles empruntent atteignent
une moyenne de 250.000 euros. Les principaux besoins
financés sont le fonds de roulement (35 %) et l’expansion
de leur activité (18 %).
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2. Des prêteurs toujours plus nombreux et fidèles : La clé de
la réussite pour le particulier qui investit via une plateforme
de crowdlending réside dans la diversification
de ses placements. Les prêteurs qui souscrivent via
Look&Fin prêtent en moyenne 2.400 euros par dossier
et se constituent un portefeuille moyen de 18.500 euros.
94 % d’entre eux disposent d’un rendement annuel
supérieur à 5 % (net de défaut).
3. Se tourner vers d’autres marchés pour continuer à grandir
: En 2018 Look&Fin entend poursuivre sa stratégie
de croissance initiée en 2015 avec l’ouverture de la
France, en poursuivant son expansion européenne.
« Nous sommes fiers du travail et du chemin parcouru
depuis cinq ans ! Notre ambition pour l’avenir est de
maintenir notre rythme de croissance à trois chiffres,
avec l’augmentation progressive de notre deal flow en
Europe. En effet, nous comptons ouvrir deux nouveaux
pays européens début 2018 », conclut Frédéric Lévy
Morelle, Fondateur et CEO de Look&Fin.
Info : www.lookandfin.com
44 % des professionnels en RH ne
connaissent pas le Règlement Général
sur la Protection des Données (RGPD)
Un sondage européen de SD Worx, prestataire de services
RH, révèle que parmi 1.800 professionnels du payroll
et des RH, 44 % ne savent pas en quoi consiste le Règlement
Général sur la Protection des Données (RGPD).
Cependant, parmi les 56 % qui savent en quoi consiste
le RGPD, 81 % estiment être préparés à appliquer ce règlement
au sein de leur secteur à partir de mai 2018, sa
date de mise en œuvre. Le sondage, réalisé dans neuf
pays européens, dont la Belgique, démontre des opinions
divisées concernant la nouvelle législation.
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BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
© Gabari
DDS+
Edition
Brussels
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DIGEST
Le Règlement Général sur la Protection des Données
est une nouvelle législation européenne qui renforce
et unifie la protection des données pour les individus.
Ce règlement est entré en vigueur en mai 2016, mais
les entreprises ont deux ans pour se conformer au règlement.
À partir de mai 2018, elles seront civilement
responsables et le non-respect du règlement peut impliquer
des amendes élevées, allant jusqu’à 20 millions
d’euros.
Les professionnels en RH ne sont pas tous au courant
de ce règlement, comme démontre l’enquête de SD
Worx. Sur les 56 % des professionnels du payroll et des
RH qui connaissent le RGPD, la majorité fait appel à
d’autres départements ou prestataires de services externes
afin d’être prête en mois de mai 2018, quand le
RGPD entrera en vigueur. 84 % des personnes interrogées
ont révélé être aidés par d’autres départements
de leur organisation, tandis que 73 % pensent qu’une
externalisation des RH et du payroll faciliterait la mise
en application du RGPD.
En Belgique, 67 % des professionnels en RH craignent
que le RGPD puisse poser un risque pour le secteur.
Par conséquent, 79 % se renseignent au maximum et
70 % mettent à jour les procédures existantes relatives
à la protection des données.
Gert Beeckmans, responsable Risque et Sécurité chez
SD Worx, commente : « Ce sondage révèle le clivage au
sein du secteur des RH. Même si ceux qui connaissent
le RGPD s’y préparent et pensent qu’ils seront prêts
pour la date de mise en œuvre, l’autre moitié du secteur
n’en a jamais entendu parler. On peut donc en déduire
que ceux qui ne connaissent pas le RGPD n’effectuent
pas les changements nécessaires. Ce sondage
nous apprend qu’il reste encore beaucoup de travail à
faire. Sinon, cela pourrait entraîner des conséquences
énormes pour ceux qui ne sont pas prêts à l’appliquer. »
Info : www.sdworx.be
Des moyens européens pour une mobilité
plus écologique
Le coup d’envoi a été officiellement donné à Benefic,
un projet européen par lequel la Flandre, la Région
bruxelloise et les Pays-Bas entendent développer une
infrastructure transfrontalière supplémentaire pour les
véhicules écologiques. Benefic, c’est une enveloppe de
7,58 millions d’euros pour investir dans une infrastructure
de recharge, dans des stations-service pour le
LNG-CNG et l’hydrogène, et dans des installations de
réseau électrique à quai. Le manque d’infrastructures
suffisantes pour recharger ou ravitailler son véhicule
en cours de route est un des obstacles au choix d’un
véhicule moins polluant.
Benefic (Brussels Netherlands Flanders Implementation
of Clean power for transport), financé par la
Commission européenne dans le cadre du programme
Connecting Europe Facility (CEF), mise sur une percée
définitive des technologies de transport propres et
vertes dans les pays/régions partenaires en prévoyant
un cadre attractif pour des investissements dans une
infrastructure de combustibles alternatifs. En mettant
l’accent sur les déplacements transfrontaliers et le réseau
européen TEN-T, la Flandre, la Région bruxelloise
et les Pays-Bas veulent combler les lacunes actuelles.
Début 2018, des partenaires publics et privés seront invités,
via un appel à projets conjoint, à introduire des
propositions de projet. Une fois sélectionnés, les projets
approuvés entrent en considération pour un co-financement
européen.
ESP A CE MEMBRE
Les places de parking
au coeur de la mobilité
professionnelle
Trouver rapidement des emplacements de parking pour
son entreprise à Bruxelles n’est pas une tâche aisée. Pour
contrer ce phénomène, BePark s’affirme comme spécialiste
de l’optimisation de l’espace urbain en proposant des solutions
de parking sur l’ensemble de la région bruxelloise.
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mais réduisent aussi leur perte de temps quotidienne
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vos emplacements inoccupés ou sous-exploités.
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BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
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BECI ONLINE
Social Media
Pfizer et Eurobussing, deux membres
de Beci, figuraient parmi les entreprises
bruxelloises distinguées d’un label diversité
en 2017. On les félicite !
Au mois de novembre, Beci accompagnait une
centaine d’entrepreneurs à la découverte du
tissu entrepreneurial berlinois. Voir aussi notre
article, p. 20.
Les séminaires Get Ready, organisés en décembre,
étaient diffusés en vidéo, live sur Facebook.
Une première pour Beci !
#BECImember : Certification, inspection,
contrôle d’équipements dans le
secteur de la construction : Be-Cert est
un nouveau membre de Beci.
Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter.
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BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
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BECI ONLINE
Dans votre newsletter de décembre
Vous l’aurez sans doute remarqué
: votre lettre électronique a
bénéficié en décembre d’un relooking.
But : plus de clarté et de
lisibilité, pour mieux vous informer.
Voir
www.beci.be/newsletter/
bm_online/
Droit des sociétés, protection des
données, mais aussi mobilité,
numérisation, financement… En
décembre, Beci organisait trois
jours de séminaires pour aider
les entrepreneurs à préparer les
évolutions de leur business.
En 2018, le taux de base de l’impôt
des sociétés passe de 34 à
29 %. C’est l’un des changements
qui concerneront les entreprises
cette année, et que nous passons
en revue dans ce numéro (voir p.
44).
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
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THIBAULD JONGEN (SABCA)
« Bruxelles devra prendre un tournant
industriel important »
Initiateur d’un remaniement managérial important au sein de son entreprise, le CEO
de la Sabca estime que l’industrie bruxelloise devra évoluer si elle veut survivre au
développement des entreprises de service.
Bruxelles Métropole : Selon vous, n’est-il pas
possible de concilier industrie et service dans la
capitale ?
Thibauld Jongen : C’est une question vaste et délicate.
En tant que citoyen et en tant qu’ingénieur, je vois évidemment
que, dans les pays développés, en particulier
la Belgique, l’industrie manufacturière est en train de
disparaître. Je pense qu’il est essentiel de garder des
jobs à haut caractère industriel, bien qu’ici, à Bruxelles,
comme dans le reste de la Belgique, le prix du travail
soit assez élevé. Concilier industrie et service est pour
moi une mission essentielle. Cela nous évitera d’acheter
nos produits plus cher à l’étranger, et notamment
en dehors de l’Union Européenne. Pour moi, c’est un
challenge dont le succès passera par une plus grande
partie d’automatisation, de digitalisation et de robotisation.
Dans ces domaines, les entreprises et l’ingénierie
belges peuvent réellement trouver leurs compétences.
Nous avons un bel historique dans le domaine de l’innovation.
Par contre, l’industrie d’assemblage pure ou
à moindre valeur ajoutée sera de plus en plus difficile
à maintenir. Nous devrons prendre un tournant industriel
important. L’industrie bruxelloise et belge pourra
continuer à offrir des produits manufacturés, mais les
conditions de production seront différentes. Nous n’aurons
plus de lignes de production comme aujourd’hui,
où les ouvriers font un travail répétitif. Ces tâches seront
sûrement automatisées ou délocalisées, là où la
main d’œuvre coûte moins cher. Il faut donc que l’on se
redéfinisse.
L’automatisation ou la numérisation ne sontelles
pas synonymes de moins d’emploi ?
Certains disent que l’automatisation va supprimer des
emplois, d’autres qu’elle va en créer de nouveaux, et je
pense que les deux ont raison. On aura moins besoin
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BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
d’opérateurs, et d’ouvriers qui font un travail répétitif,
mais d’autant plus d’ingénieurs et de techniciens spécialisés,
capables de réparer les robots et de les maintenir.
Les institutions auront aussi leur rôle, qui est d’aider
à cette transformation et de probablement redéployer
un certain nombre de personne pour les requalifier
dans d’autres types de métiers.
Quel est l’état actuel des choses à Bruxelles ?
Bruxelles possède un tissu de PME innovantes. Les entreprises
bruxelloises sont capables d’offrir ces services
de robotisation et de digitalisation. Les solutions sont de
plus en plus prêtes, mais pas encore sur l’étagère. Il
faut donc que les mentalités changent et que les industriels,
comme Sabca, dégagent les moyens financiers et
les moyens humains pour mettre ça en place.
Cette transformation numérique, vous essayez
donc de la mettre en œuvre chez vous ?
C’est notre intention ; on a lancé un grand plan de transformation
de Sabca. Nous sommes en perte depuis trois
ans et nous avons de gros enjeux en termes de robustesse,
de compétitivité et de profitabilité. Ma mission,
pour l’instant, est donc de redresser la situation pour
dégager des moyens et investir dans la transformation
digitale.
Comment Sabca fait-elle pour se redresser, dans
un domaine très compétitif où l’innovation est
primordiale ?
Nous nous basons sur la motivation et la compétence
du personnel. Sabca est l’une des plus vieilles entreprises
aéronautiques n’ayant pas changé de nom en
Belgique, et la deuxième la plus vieille du monde après
Boeing. Nous allons d’ailleurs fêter notre centenaire
dans trois ans. Ce qui veut dire que nous avons dû pasInterview
par Victor Lepoutre
© Sabca
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ser par beaucoup de transformations, de crises... Celle
que nous rencontrons est une crise majeure, car un
certain nombre de contrats solides vont se terminer
dans quelques années. Il nous faut donc trouver des
relais de croissance mais, pour cela, il faut qu’il y ait
un marché porteur et qu’on y soit compétitifs. On trouve
dans l’aviation civile un carnet de commande assez exceptionnel,
mais la chaîne d’approvisionnement a déjà
été déterminée et les gros marchés sont attribués. La
difficulté est donc, pour les entreprises contractées, de
pouvoir livrer leurs commandes à temps. On ne verra
pas de nouvelles commandes d’avion avant quelques
années ; nous devons donc être prêts à redémarrer au
moment où de nouveaux programmes d’avions seront
lancés. Pour cela, nous travaillons avec le personnel
et les partenaires sociaux pour augmenter la productivité
et revoir le taux d’activité, c’est-à-dire le nombre
d’heure de productivité par rapport au nombre d’heures
de présence sur site. Nous avons beaucoup d’enjeux en
termes de mentalité, d’attitude et de discipline, et on
cherche à recréer le contexte de performance qui était
le nôtre, pour remettre Sabca parmi les meilleurs du
monde dans le secteur aéronautique.
Souhaitez-vous un modèle de free entreprise où
le pouvoir décisionnaire pencherait davantage du
côté de la production ?
C’est bien notre intention ! Je ne sais pas si on y est déjà,
mais le plan de transformation lancé il y a un an vise à
renforcer la culture d’entreprise et remettre le client au
centre, comme s’il était présent dans l’atelier. C’est une
image, bien sûr, mais nous avons de nouveaux processus
et des programmes qui défendent l’intérêt du client
à l’intérieur de nos sites. C’est le cœur de notre changement
: les programmes de productivité deviennent la
colonne vertébrale de Sabca. Ils permettent aux clients
de rentrer virtuellement chez Sabca et deviennent la
source de processus. Les programmes fournissent également
des objectifs en termes de coûts, de délais, de
qualité aux unités de production. Ils sont donc aussi responsables
de la performance économique. Il nous faut
trouver l’équilibre entre la satisfaction client et les intérêts
économiques de l’entreprise.
Nous avons remodelé fortement l’organisation et l’organigramme
de l’entreprise. Sabca est maintenant divisée
en unités de production qui délivrent leurs services et
leurs produits aux programmes, qui eux les délivrent
aux clients finaux. Mon objectif est également que les
gens rapportent au plus haut niveau hiérarchique possible,
pour que celui-ci ait l’empreinte la plus large possible.
Dans ce but, nous avons lancé One Sabca, qui regroupe
le management de nos quatre sites de Bruxelles,
de Gosselies, du Limbourg et de Casablanca au Maroc,
alors que nous avions jusqu’à présent un Head Manager
par site. Je trouvais ça un peu excessif, alors que Sabca
n’est pas une si grosse entreprise : nous sommes 1200
personnes en tout. Tout cela a permis de rendre l’organisation
plus plate, d’avoir des contacts plus forts et
de responsabiliser la hiérarchie. Mon rôle à moi est de
fournir les moyens pour que cela fonctionne, en termes
de ressources, en termes financiers, mais aussi de compétences,
pour que les gens soient capables de prendre
leurs responsabilités. Idéalement, je ne devrais prendre
aucune décision pour inciter les autres à les prendre.
Avec quels résultats ?
Il est encore trop tôt pour voir des résultats alors que
le plan, lancé en janvier 2017, doit porter sur trois ans.
Jusqu’à présent, les paramètres sont au rendez-vous
quant aux actions prises et aux résultats. Typiquement
sur le projet A350, nous avions beaucoup de retard et
Airbus était très mécontent. Nous avons maintenant
deux livraisons d’avance. Mais cela reste fragile. Il reste
beaucoup à faire pour que Sabca devienne encore plus
robuste. Cela passe aussi par une réorganisation du
temps industriel. Il faut que nous réfléchissions sur les
métiers que Sabca doit conserver, ceux sur lesquels
nous ne sommes pas les meilleurs et que nous devrions
sous-traiter. Nous avons donc une grosse action de révision
stratégique.
Vous avez annoncé au salon du Bourget, en
juin, une extension de vos activités aux drones.
L’innovation n’a donc pas disparu de chez Sabca ?
Nous n’avons pas mis l’innovation sur le côté, mais
notre priorité est de nous redresser pour travailler correctement.
Nous nous sommes lancés dans les drones
récemment pour poser des actes et prendre des positions.
Les drones sont une expansion assez naturelle
de nos métiers historiques : ce sont des avions sans
pilote et ils représentent donc toute une suite de services
pour lesquels nous avons une expertise. Nous
sommes pour l’instant en train d’explorer le marché et
espérons passer assez vite à des choses plus concrètes.
Nous sommes convaincus d’avoir la taille idéale pour
cela. Nous ne sommes pas trop petits – ce qui veut dire
que nous avons tout de même une crédibilité et une
image de marque sur le marché aéronautique – mais
nous gardons une taille humaine. Nous restons donc
flexibles, à l’écoute du client, et nous parvenons à être
suffisamment agiles pour prendre des positions dans
les marchés émergents. ●
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
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© Reporters
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POUR OU CONTRE
Un tribunal anglophone des affaires à
Bruxelles ?
Fin octobre, le Conseil des ministres a approuvé un avant-projet
de loi instaurant la création du Brussels International
Business Court (BIBC), qui traitera les litiges commerciaux
internationaux entre entreprises. Si le Conseil d’Etat rend
un avis positif, la BIBC pourrait voir le jour très rapidement.
Pourtant, les avis sont partagés…
Gaëlle Hoogsteyn
Philippe Lambrecht,
administrateur-secrétaire
général de la FEB
Ces dernières années, les échanges internationaux ont
connu une évolution considérable, entraînant une augmentation
du nombre de litiges internationaux. Et ce n’est pas
près de s’arrêter… Selon les prévisions, la sortie future du
Royaume-Uni de l’Union européenne ne fera qu’accroître le
nombre de litiges de ce type.
Par ailleurs, un nombre croissant de contrats est rédigé
en anglais. Or, pour les procédures devant nos tribunaux
belges, nous en sommes restés au français ou au néerlandais.
Jusqu’il y a peu donc, les parties qui souhaitaient régler
un conflit en anglais devaient recourir à l’arbitrage privé
ou à des tribunaux étrangers. Le BIBC permettra aux parties
de choisir Bruxelles pour régler en anglais leurs litiges
commerciaux internationaux. Si l’on veut ériger Bruxelles
en plaque tournante des affaires internationales, les acteurs
concernés doivent pouvoir faire trancher leurs litiges
autrement que par arbitrage ou à l’étranger. La création du
BIBC valorisera Bruxelles comme une place juridique internationale.
L’anglais ne sera pas le seul avantage de la BIBC.
Le regroupement des conflits commerciaux internationaux
devant un seul tribunal spécialisé améliorera la qualité et la
rapidité des procédures. Des juges, sélectionnés parmi des
experts dans les matières que le BIBC traitera, y siégeront.
En tant que capitale européenne et ville d’accueil de nombreuses
institutions internationales, Bruxelles ne manque
pas de juristes ni d’experts internationaux. Ce degré de spécialisation
doit garantir une juridiction de pointe et rapide,
ne permettant aucun recours.
Enfin, ce projet peut être lancé à moindre coût, à l’image
d’une start-up. En effet, le BIBC ne touchera pas aux
moyens publics et s’autofinancera, en partie par les droits
d’inscription conséquents dont devront s’acquitter les deux
parties afin d’entamer une procédure. Sans oublier les activités
économiques qui se créeront autour du BIBC, dans le
secteur hôtelier par exemple. Ainsi, les Pays-Bas ont calculé
qu’une initiative similaire rapporterait à terme entre 60 et
75 millions d’euros par an.
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BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
La justice belge n’a que (trop) peu de moyens. Face à
cette justice pauvre, il y a la justice privée dont fera partie
le Brussels International Business Court, puisqu’il sera
financé en majorité par les frais dont devront s’acquitter
les parties.
En arbitrage international, le coût moyen d’une procédure
s’élève à 2 millions d’euros. Les litiges traités par le BIBC
recéleront par essence un élément d’extranéité et devront
donc concerner une certaine valeur. Un commerçant qui
fait 150.000 euros de chiffre d’affaires par an, impliqué
dans un litige international, ne peut évidemment pas se
permettre de faire appel à cette justice privée.
Sur le principe, l’idée est bonne bien sûr. Mais cette juridiction
ne touchera qu’un nombre très restreint d’acteurs,
de grosses entreprises, très riches. Or, 90 % du tissu économique
bruxellois est composé de petites et moyennes
entreprises. En tant qu’avocat de PME, je constate chaque
jour qu’un grand nombre d’affaires, qui arrivent en bout
de course devant le tribunal, auraient pu être réglées
par d’autres méthodes. Il est nécessaire d’investir, par
exemple, pour faire connaître les modes alternatifs de
règlements des conflits : médiation, conciliation… Cela
permettrait de désengorger les tribunaux qui pourraient
se consacrer davantage aux affaires qui demandent le
recours à une expertise plus pointue.
Si l’on peut saluer cette proposition, je m’interroge encore
sur les chances de succès à Bruxelles d’une instance
similaire à ce qui existe déjà, notamment à Londres et
à Paris.
Julien Ciarniello, juriste et
avocat de PME
© Reporters
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Evitez le pire.
Grâce au contrôle comptable externe et indépendant !
Cette affirmation semble témoigner d’un enthousiasme
béat. Comment ? Me réjouir qu’un contrôleur
vienne me casser les pieds pour deux, trois
justificatifs manquants, pour quelques imputations
pas tout à fait correctes ? Ce genre de futilités, on
peut s’en passer, on ne s’en portera pas plus mal !
Et pourtant ! Un contrôle indépendant peut sauver
une société florissante, établie depuis 100 ans, avec
de nombreux employés et clients, d’une faillite retentissante.
C’est une réalité. Mieux vaut dépenser
une somme relativement limitée que de couler à pic
comme le Titanic.
Comment ça ? Il suffit qu’un des associés vienne se
servir dans les caisses, comptabilise les sommes à
son compte courant débiteur. Pour peu qu’il s’occupe
de la comptabilité et que la société se dispense de
recourir à un contrôle externe, cet associé indélicat
et ses détournements, pour des montants astronomiques,
peuvent échapper à la vigilance des autres
associés. Et arrive ce qui doit finir par arriver : une
cessation de paiement. Le paquebot prend l’eau.
C’est le début de la fin. L’orchestre joue, le bateau
coule. L’usage de faux, le détournement d’actifs ont
percuté la coque de cette société. Un drame économique
et un drame humain. Avec des pertes et des
victimes. Et dire que tout ce drame aurait pu être
évité avec cette mesure de prudence : faire contrôler
ses comptes par un comptable externe et indépendant.
Nul n’est à l’abri d’un iceberg à la dérive.
B. Russel
Simplifi ez-vous l’entreprise !
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N’oubliez pas de vous inscrire à la
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BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
Trop is te veel
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pourra donc à terme interagir avec la machine par simple
pensée, augmenter ses capacités intellectuelles grâce à
elle, et surtout un jour, downloader son esprit dans la machine.
Elon Musk (Tesla, SpaceX) vient de lancer la start-up
Neuralink dans ce but précis, et Facebook travaille dessus
également.
➜ Robotique : son évolution permettra de remplacer de
plus en plus de parties de son corps par des équivalents
artificiels. Un jour peut-être… toutes les parties.
➜ Biotechnologies : on progressera dans l’analyse du
génome humain, les organismes génétiquement modifiés,
la réparation de gènes abîmés ou malades, voire le remplacement
de gênes.
OPEN SOURCE
Giles Daoust, CEO de Daoust
Ray Kurzweil et
la Singularité
Pour cette première chronique dans Bruxelles
Métropole, je voudrais vous parler d’un livre :
The Singularity Is Near, de Ray Kurzweil.
Comment présenter Kurzweil ? Futuriste, écrivain, figure
emblématique du transhumanisme ? Cadre chez Google
depuis 2012 ? Stephen Hawking de la technologie ?
Dans The Singularity is Near, Kurzweil fait un exposé
extrêmement détaillé et scientifiquement étayé, de
l’évolution future de ce que l’on appelle en français les
NBIC : Nanotechnologie, Biotechnologie, Informatique,
et sciences Cognitives :
➜ Informatique : Kurzweil prédit leur évolution
fulgurante dans les prochaines décennies, avec pour
événement majeur la Singularité, soit la création d’une
intelligence artificielle (IA) immensément plus puissante
que toute l’intelligence humaine réunie. À partir
de la Singularité, l’intelligence machine à disposition
de l’homme sera telle que des problématiques totalement
insolubles jusque-là (vaincre le cancer...) seront
adressées dans les décennies qui suivent. D’autant
plus que cette nouvelle intelligence aura la capacité de
s’améliorer elle-même, acquérant donc des capacités
exponentielles.
➜ Sciences Cognitives : la connaissance du cerveau
humain et de son fonctionnement évoluera aussi
fortement (notamment grâce à l’IA), jusqu’à ce que l’on
puisse même interfacer le cerveau et la machine. On
➜ Nanotechnologies : au lieu de médicaments, ce
seront un jour des « nanobots » ou « nanites » (robots
intelligents microscopiques à l’échelle moléculaire) qui
viendront « réparer » nos corps, déboucher une artère,
reconstruire un foie (à l’aide de matériaux organiques ou
artificiels). Ils évolueront en permanence dans nos corps
pour les réparer, les améliorer, voire même un jour… les
remplacer ?
L’aboutissement des théories transhumanistes, c’est la
conjugaison de toutes les sciences ci-dessus, avec pour
résultat la possibilité de transférer l’esprit humain, marié
à l’IA, dans un corps artificiel, qu’il soit robotique ou composé
de « nanites ». Autrement dit, et à long terme : la
« fusion » de l’homme avec la machine, peut-être jusqu’à
l’échelle moléculaire.
Ray Kurzweil prétend que ceci pourrait se produire…
avant la fin du 21e
siècle. Évidemment, cette prédiction
a l’air complètement folle aujourd’hui. Il le dit lui-même.
Mais Kurzweil s’appuie sur le postulat que la Singularité
est proche : cette intelligence artificielle serait d’une
puissance telle qu’elle accélérerait de manière exponentielle
les découvertes scientifiques de l’humanité. Cette
Singularité, Kurzweil pense qu’elle pourrait avoir lieu
aussi tôt que… 2045.
Alors ? Complètement irréaliste ou peut-être possible ?
Même si Kurzweil se trompe de quelques décennies,
quelle importance ? Lorsqu’on se plonge dans The Singularity
is Near, cela donne une irrépressible envie de se
mettre à penser à très long terme, de se demander quel
sera le monde de nos petits-enfants.
Il y a 20 ans le GSM était une nouveauté, que beaucoup
considéraient comme un gadget futile. Il y a 10 ans
l’iPhone était inventé, et il a révolutionné notre quotidien.
Alors à quoi ressemblera la technologie dans 30 ans… ?
Quoi qu’on en pense au final, lorsqu’on lit ce livre, on réfléchit,
on imagine, on rêve. Et il est inutile de dire que les
implications économiques et politiques d’une telle théorie
sont immenses. À quoi ressemblerait une entreprise
dans un tel univers ? Et une école ?
Si je vous ai donné l’envie de lire ce livre, écrivez-moi à
gdaoust@daoust.be. J’ai 20 exemplaires à vous offrir (en
anglais, la version française étant malheureusement
épuisée).
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
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CRITICAL MAAS
La mobilité « comme un service » promise
à un bel avenir à Bruxelles
Fin novembre, en faisant salle comble sur un événement consacré aux nouveaux
modes de consommation de la mobilité, Beci et la FEB ont rappelé l’urgence de
mettre en place des solutions innovantes pour mieux faire circuler les gens en Région
bruxelloise, mais aussi partout dans le pays.
Johan Debière
E
n parvenant à réunir François Bellot, ministre
fédéral de la mobilité, le cabinet de Pascal
Smet, son alter ego bruxellois, et de nombreux
chefs d’entreprises de toutes tailles, Beci et la FEB ont
d’une certaine manière obtenu confirmation que le sujet
de la mobilité est de plus en plus inscrit dans le viseur
des décideurs politiques.
De fait, la mobilité efficace est devenue un enjeu économique
majeur. Elle préoccupe désormais tous les
employeurs, quels que soient leur secteur d’activité ou
leur localisation. Une étude menée par le bureau Inrix
en 2014 en atteste : chaque année, le Belge perd en
moyenne 44 heures dans les embarras de circulation,
contre 39 heures pour le Hollandais et 38 pour l’Allemand,
engendrant en Belgique une perte située entre 1
et 2 % du PIB, soit 4 à 8 milliards d’euros1
.
Entrer dans une nouvelle ère
L’offre de transports en commun, l’aménagement de
pistes cyclables, le développement de voitures partagées
ne suffisent plus. Il s’agit désormais d’entrer dans
une nouvelle ère : celle de la Mobility as as Service
(MaaS) – la mobilité comme un service. Ce crédo, c’est
celui de Xavier Tackoen, le Managing Director d’Espaces
Mobilités : « Il s’agit désormais de se placer du point
de vue de l’utilisateur, de lui faire découvrir tout ce qui
existe ». Et Xavier Tackoen de montrer au public réuni à
la FEB une photo cocasse prise quelques jours plus tôt
à la Gare du Nord. Celle-ci montrait à voir un panneau
écrit à la main et placé devant un guichet de la Stib, qui
annonçait aux voyageurs: « Nous ne vendons pas de
tickets de train et nous ne savons pas vous renseigner
sur les retards de la SNCB ». Rires dans la salle…
Devenir maître de sa mobilité
Pour le responsable d’Espaces Mobilités, il est aujourd’hui
grand temps que le navetteur puisse devenir
maître de sa mobilité : « Ce qui intéresse la personne qui
a à se déplacer dans Bruxelles et vers l’extérieur, c’est
de pouvoir planifier ses déplacements personnels, ceux
de sa famille, de ses collègues, d’interagir avec tous les
acteurs de sa mobilité (…) En outre, s’il oublie son ordinateur,
son sac, son agenda dans un taxi, il doit pouvoir
les retrouver facilement. De même, si un train est en
retard, il doit pouvoir en être avisé et disposer des informations
utiles pour pouvoir s’organiser autrement. »
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BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
Idéalement, il doit aussi pouvoir « monitorer » sa mobilité,
c’est-à-dire voir ce qu’il a consommé, ce que ça lui a
coûté, les émissions de CO2
Bruxelles teste le Critical MaaS
Experience
Afin d’éprouver l’adéquation d’une approche Mobility
as as Service par rapport aux réalités du
navetteur amené à se déplacer dans et au départ
de Bruxelles, en conciliant les besoins spécifiques
liés à ses vies familiale et professionnelle,
Espaces-Mobilités/Maestro Mobile/Beci/FEB ont
mis en place un test et y ont associé une cinquantaine
de personnes qui ont pu tester le concept sur
une base volontaire. L’expérience leur a donné la
possibilité de mixer une dizaine de services de
mobilité dans la semaine. Des services aussi divers
que des trajets courts ou grandes lignes, effectués
en transports en commun par des acteurs comme
la STIB ou la SNCB, mais aussi le vélo, les voitures
partagées, les déplacements piétons... En complément,
ces personnes ont bénéficié de séances de
coaching et d’un briefing personnalisé pour aborder
l’expérience dans les meilleures conditions.
Une expérience qui leur a fait découvrir beaucoup
de choses dont ils ignoraient jusqu’à l’existence,
comme l’application 100 % bruxelloise Modalizy.
Et devinez quoi ? 83 % se sont dits prêts à changer
leurs habitudes.
générées ; il doit aussi pouvoir
mesurer sa consommation par rapport aux années
׉	 7cassandra://8yifnNnHzMNftB0PERkhsvKudMaaW9rg6y3pHRjs2OwD`̵ ZB!Wp׉E>Où en est le budget mobilité ?
précédentes. Des informations qui seront également
très utiles à son entreprise, dans le cadre d’une saine
gestion des dépenses, mais aussi dans le contexte d’une
politique de mobilité moderne et durable.
Les exemples de Göteborg, Helsinki et Vienne
Idéaliste, penserez-vous? C’est pourtant cette voie
qu’ont emprunté des villes comme Göteborg en Suède
ou Helsinki en Finlande. « À Göteborg, ce sont 70 familles
qui ont pu tester le concept très important du budget de
mobilité (ndlr : une autre revendication du monde patronal;
lire notre encadré à ce sujet). On part d’un simple
phénomène de curiosité, mais ce genre d’expérience
permet bien vite aux participants de voir que le mélange
des moyens de transport est bien pratique », souligne
Xavier Tackoen. Cette approche a également été développée
à Helsinki, à Amsterdam et à Vienne.
C’est de l’expérience viennoise qu’est venu parler Gerald
Stöckl, Head of Business chez Upstream/Next Level
Mobility : « Dans la capitale autrichienne, nous avons
réussi à fédérer autour d’une plate-forme commune
tous les acteurs de la mobilité, des sociétés qui gèrent
les transports en commun (Wiener Linien, en charge des
transports, et Wiener Stadtwerke, société détenue par
la ville de Vienne, en charge des travaux d’infrastructure)
aux sociétés de taxis, en passant par les sociétés
spécialisées dans les déplacement alternatifs : voitures
ou vélos partagés, co-voiturage, taxis, DriveNow... Désormais,
la seule chose qui importe à Vienne, c’est le
Après avoir laissé en jachère le domaine de la multimodalité,
le fédéral a mis sur la table le projet
« Cash for Car ». Grâce à ce mécanisme, le fédéral
veut permettre aux bénéficiaires d’une voiture de
société d’échanger celle-ci contre de l’argent (pour
autant que l’employeur offre cette possibilité).
Une approche très différente du budget mobilité,
pour lequel les organisations patronales ont plaidé
depuis le début, et que les partenaires sociaux
ont approuvée le 5 septembre dernier. À l’heure
d’écrire ces lignes, le dispositif « Cash for Car »
butait d’ailleurs sur un sacré obstacle, puisque le
Conseil d’Etat lui a délivré un avis négatif, pointant
en particulier la difficulté de contrôler l’affectation
de la somme. Selon le Conseil d’État, le risque que
ce budget soit détourné de son objet (c’est-à-dire
la couverture de dépenses de déplacements opérés
en transports en commun ou via des solutions alternatives
comme les voitures partagées, le taxi, le
vélo...) est bien réel. Reste donc au gouvernement
à prendre des mesures pour que ce mécanisme
soit bien utilisé pour rendre les déplacements plus
fluides, comme le souhaitent les organisations
patronales.
souhait de répondre aussi vite et aussi efficacement que
possible à un voyageur qui souhaite aller d’un point A à
un point B. Peu importe comment ». En d’autres mots,
la smart mobility renverse le paradigme, comme le relève
Xavier Tackoen : « On parle désormais d’un service
assorti d’une panoplie de produit plutôt que de produits
assortis de services. »
Identifier les effets pervers
Bien sûr, une telle organisation nécessite beaucoup
d’investissements, mais aussi une énorme confiance
des différents partenaires. Les effets pervers doivent
également être pris en compte. Dans la salle, un participant
a relevé qu’un tel système pouvait amener certains
navetteurs à arrêter l’utilisation des transports en
commun, voire de la marche, pour privilégier le seul
usage des voitures partagées. Dans ce cas, les embouteillages
risquent d’être à nouveau au rendez-vous... Un
risque de dérive que Gerald Stöckl a visiblement pris
en compte. D’autres dérives, non identifiées à ce jour,
peuvent surgir. Il s’agit selon lui de rester vigilant et
d’apporter les correctifs quand cela s’avère nécessaire.
Au-delà de ces problèmes, l’utilité – et même l’utilité
publique – d’Upstream ne fait pas débat. « Dès 2020,
une partie significative de la population aura plus de 60
ans. Nous aurons dès lors besoin de services, plus que
de voitures », souligne encore Gerald Stöckl qui ajoute
qu’à un ou deux ans, la plate-forme MaaS sera proposée
à l’ensemble de l’Autriche avant, pourquoi pas, de
s’exporter. « À ce stade, l’aboutissement d’un projet
comme MaaS est certes indécis à Bruxelles, mais il est
certain que les pouvoirs publics et les acteurs privés
gagneraient à être impliqués dans le développement
de ce projet, tant au niveau local qu’au niveau régional,
national et même international à travers de nouveaux
modèles de gouvernance », conclut Jan De Brabanter,
Secrétaire Général de Beci-UEB. ●
1 Source : OCDE 2013
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
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INNOVATION PLANE TO BERLIN
Beci ouvre les portes de Berlin aux start-up
bruxelloises
Croissance et internationalisation. La centaine d’entrepreneurs belges, emmenés
par Beci, Co.Station et Brussels Creative, ont goûté à l’innovation berlinoise. Au
menu ? Des opportunités, du capital et surtout de l’inspiration.
B
ienvenue à bord de l’Innovation Plane en direction
de Berlin, la capitale allemande, célèbre
pour son écosystème technologique. Après Paris
il y a quelques mois, une centaine d’entrepreneurs
bruxellois représentant plus de 60 organisations ont
embarqué pour un voyage d’inspiration et de rencontres
enrichissantes. À leurs côtés, la présence de Marc
Decorte, nouveau président de Beci, est un signal fort
d’engagement en faveur de la croissance et l’internationalisation
des start-up.
Ces dernières années, un nombre grandissant de startup
ont placé la capitale allemande sous les feux des
projecteurs : HelloFresh, Delivery Hero, Zalando ou encore
BillPay, le PayPal européen, vendu pour 75 millions
de dollars début 2017. « Berlin, c’est trois mots : tech,
party et gouvernement », commente Hugo Amsellen,
le directeur de The Family à Berlin, qui a accueilli nos
entrepreneurs belges. Environ 20 % de la croissance
économique de la capitale allemande proviendrait de
l’économie digitale.
Façonné par l’industrie technologique, l’écosystème
berlinois est plutôt décentralisé. Les initiatives privées y
ont pris le pas sur le support public, même si ce dernier
ne lésine pas sur les moyens pour soutenir son tissu
économique. Autant de sources d’opportunités intéressantes
pour nos start-up bruxelloises
Fast-track
Avec ses loyers abordables, son style de vie qui marie si
bien culture classique et musique alternative, et sa politique
d’ouverture en matière de visa de travail, Berlin
attire toujours plus d’entrepreneurs et de talents étrangers.
À titre d’exemple, environ 60.000 Israéliens transitent
par Berlin tous les jours. Et la capitale accueille
en moyenne 48.000 nouveaux résidents par an.
Les entrepreneurs bruxellois ont eu le choix entre trois
thèmes principaux : économie circulaire, scaling-up
et IA/Mobilité. Ils ont notamment été accueillis par la
Chambre du Commerce allemande, le campus Euref,
Google, The Family, etc., avant de finir en beauté à
l’ambassade belge à Berlin. « Ce voyage m’a permis de
rencontrer en un temps très court plein de personnes
intéressantes qui vont ouvrir des portes. C’est une sorte
de fast-track qui va nous faire gagner plusieurs mois,
c’est certain », commente Matthieu Leroy, Co-founder
et CEO de Strata.
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BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
S.G.
Généralement présenté comme le marché idéal pour y
baser ses opérations d’exploitation, là où Londres est
«the place for money», Berlin est une véritable porte
d’entrée sur l’Europe et doit beaucoup de sa réputation
internationale à l’un de ses fleurons : Rocket Internet.
Le groupe, qui crée des start-up en copiant les concepts
porteurs de l’internet américain, a réalisé son IPO en
2014 et continue de tirer la croissance de l’écosystème
– il a encore levé 1 milliard de dollars en 2016. « Rocket
Internet a créé Berlin en attirant beaucoup de monde
de l’industrie technologique », estime Hugo Amsellen.
Ces deux dernières années, la capitale a vu fleurir une
bonne quinzaine de venture capitalists (DN Capital, DST
Capital, Index Ventures, …). Environ 77 % des rounds en
capital-risque en Allemagne sont réalisés au profit de
start-up à Berlin, mais d’autres villes tirent leur épingle
du jeu, comme Francfort qui fait figure de proue en matière
de fintechs, ou Munich pour tout ce qui concerne la
mobilité et l’industrie automobile.
Il n’empêche : Berlin reste incontestablement le centre
de gravité de l’écosystème numérique allemand. On y
trouve tous les bons ingrédients d’un écosystème performant
: des talents, du capital, des initiatives privées
et publiques, des infrastructures, et surtout, un mouvement
qui vient de la base. De quoi favoriser l’innovation
chez nos start-up bruxelloises et les soutenir dans leur
processus de développement à l’étranger et plus précisément
sur le marché allemand. ●
D.R.
׉	 7cassandra://3hwxJ0IcJDHEVUCM6Rr740pnPphuf8_az85M44OWX38b`̵ ZB!Wt׉EL’eau amène la vie
Brussels Airport épure elle-même ses eaux usagées avant de les rejeter dans le bassin du ruisseau le Barebeek.
Ainsi, l’aéroport améliore-t-elle la qualité de l’eau de ce ruisseau. Des rapports de la Vlaamse Milieumaatschapij
(Société flamande de l’Environnement) démontrent que le niveau d’oxygène dans le ruisseau augment, ravivant
l’écosystème. On y retrouve de plus en plus d’invertébrés et de poissons, comme l’épinoche et la tanche qui font
leur retour dans le Barebeek.
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ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Brokerage events : rencontres B2B sur mesure
Les foires professionnelles sont des occasions idéales pour rencontrer des clients,
des prospects et des partenaires potentiels. Mais il y a mieux : les brokerage events,
en marge de ces salons internationaux, permettent de cibler et d’optimiser vos
rencontres d’affaires.
I
dentifier des prospects à l’international et les
rencontrer en meeting individuel représente un
challenge pour la plupart des entreprises qui
sortent de leurs frontières. Les foires restent le moyen le
plus efficace pour rencontrer des entreprises dans son secteur
d’activités, mais le modèle présente des limites. Pour
être visible, il faut occuper un stand à un coût souvent (très)
élevé pour une PME, même si la Région bruxelloise octroie
des subsides. Même problématique pour vos prospects,
qui ne disposent pas forcément d’un stand. Mais, que l’on
soit visiteur ou exposant, il n’est pas possible d’identifier
les (autres) visiteurs. Bref, les meilleurs contacts, les plus
utiles à votre business, risquent fort de vous échapper.
La clé : une bonne préparation
« Méfiez-vous de la première impression, c’est la bonne »,
assurait Talleyrand. Pour transformer le premier contact
en une possible collaboration, une bonne préparation est
la clé. Prenez le temps de bien rédiger votre profil, en mettant
en évidence votre activité, la coopération et le type de
partenaire que vous recherchez. Regardez régulièrement le
catalogue des participants qui s’enrichit de nouveaux inscrits.
Beci vous accompagnera également pour attirer votre
attention sur des profils qui correspondent à votre cible.
Une fois vos rendez-vous fixés, préparez vos entretiens en
examinant le profil de vos interlocuteurs. Préparez également
le pitch de votre société et de ce que vous proposez ou
recherchez, en mettant en avant vos avantages compétitifs.
Et n’oubliez pas de faire le suivi de vos contacts après l’événement.
●
Prochains brokerage events EEN/Beci
Tavola : l’une des prochaines opportunités de
participer à un brokerage event.
C’est ici que les brokerage events d’Enterprise Europe
Network (EEN) ont toute leur valeur ajoutée. De quoi s’agitil
? De rencontres d’affaires personnalisées, organisées
le plus souvent sur les grandes foires internationales, en
Europe et au-delà. Y participer vous permet de cibler des
sociétés qui visitent la foire, d’en sélectionner et d’en rencontrer
un certain nombre dans un temps limité, de tester
le potentiel de votre produit ou service en le présentant à
des prospects, et d’accroître votre visibilité sur l’événement.
Sur la plupart des salons, ces brokerage events se tiennent
dans un espace dédicacé, où des rendez-vous de 30 minutes
sont fixés, groupés sur un ou deux jours. Auparavant,
chaque société poste un profil sur le site web de l’événement,
en décrivant son activité et sa proposition de coopération
(offre et/ou demande). Le brokerage event est ouvert
aux exposants comme aux visiteurs. Lorsque les inscriptions
sont clôturées, chaque participant peut solliciter des
rendez-vous avec les sociétés qu’il a ciblées. Chacun peut
accepter ou refuser les rendez-vous. Une fois ceux-ci confirmés,
chaque participant reçoit à l’avance son planning.
22
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
21 et 22.01 Fashion Match (Amsterdam) : Dans le
cadre du salon Modefabriek – la foire professionnelle
de la mode dans le Benelux. Les exposants
sont des marques et des agents, les visiteurs des
acheteurs et des détaillants.
26 et 27.01 Lifestyle Industry Business Meetings
at HOMI (Milan) : HOMI est le salon du lifestyle.
Une dizaine de secteurs connexes sont concernés :
Livings habits, Wellness & Beauty, Fragrances &
personal care, Fashion & jewels, Gift & events,
Garden & outdoor, Kid style…
12 et 13.03 Tavola Food Business meetings (Courtrai)
: Pour la 4e
dont Beci, coorganisent un brokerage event sur le
rendez-vous du secteur alimentaire professionnel
en Belgique, le salon Tavola.
Plus d’info : https://events.b2match.com
Voir aussi tous les brokerage events organisés
par EEN :
http://een.ec.europa.eu/tools/services/EVE/Event/
ListEvents
Contact : J.-Ph. Mergen ; Tél. : 02 210 01 77 –
jpm@beci.be.
fois, les partenaires belges d’EEN,
׉	 7cassandra://a_co8TpSCtac-jj-daSGIBdqI7vBxgWKuWuliRua4jQ`̵ ZB!Wx׉EcINTERNATIONAL
Préserver le commerce, après le Brexit
EUROPE - GRANDE-BRETAGNE
Le 11 décembre dernier, dans une démarche exceptionnelle, sept chambres de commerce
européennes, dont Beci et Voka, ont lancé un appel commun aux négociateurs
du Brexit pour encourager un accord qui préserve les intérêts commerciaux des deux
côtés de la Manche. Les entreprises qui travaillent avec la Grande-Bretagne doivent
toutefois se préparer à une relation différente. Amy Kessels et Emmanuel Robert
D
ébut décembre, les négociateurs européens et
britanniques sont parvenus à un compromis qui
ouvre la voie à une deuxième phase de négociation
du Brexit. La perspective est désormais celle d’une
sortie « ordonnée » de la Grande-Bretagne, avec une
période de transition jusqu’en 2021. Certes, la dynamique
semble constructive, mais beaucoup reste à faire
et les écueils sont encore nombreux.
C’est dans ce contexte que sept chambres de commerce
de la zone nord-européenne, représentant 344 milliards
d’euros d’échanges transmanche en 2016, soit 70 %
du commerce UE-Royaume-Uni, ont lancé un appel
conjoint aux négociateurs. Un appel à la clarté sur la future
relation euro-britannique, et à l’organisation d’une
transition réaliste, qui maintienne le statu quo jusqu’à la
mise en œuvre d’un accord définitif. Une telle transition
est nécessaire pour laisser aux entreprises le temps de
s’adapter. Pour les signataires de l’appel, une chose est
claire : l’absence d’accord serait « extrêmement indésirable
» pour toutes les parties, car un tel scénario signifierait
inévitablement des tarifs plus élevés, des procédures
douanières plus lourdes, des délais plus longs…
Rappelons que plus de 500 navires traversent quotidiennement
la Manche, véritable trait d’union de l’Europe.
Tout autour de la mer du Nord, de très nombreuses entreprises
européennes sont intégrées dans les mêmes
chaînes de valeurs, hautement dépendantes d’une gestion
« juste à temps » que le moindre changement réglementaire
peut gravement perturber. Toutes ces entreprises,
qui participent directement ou indirectement
au commerce euro-britannique, mais aussi intra-européen
et euro-irlandais via la Grande-Bretagne, doivent
se préparer dès que possible aux changements à venir
dans la relation commerciale.
Cependant, la plupart des grandes questions qui préoccupent
les entreprises n’ont pas encore été abordées
par les négociateurs. Des questions telles que les futures
procédures douanières, l’étendue de l’alignement
réglementaire entre le Royaume-Uni et l’UE, ou encore
la reconnaissance mutuelle des agences de contrôle
des normes et de la sécurité.
Les sept chambres signataires appellent donc les négociateurs
à entamer dès que possible la discussion afin
de définir, dans les grandes lignes, la future relation
commerciale euro-britannique. Une nouvelle relation
qui, estiment-ils, « devrait respecter pleinement tous
les aspects de l’intégrité du marché unique », dans la
mesure où une Europe « ouverte et unie » est dans l’intérêt
de tous.
« À l’heure de la numérisation et de la mise en réseau,
l’émergence de freins douaniers potentiels est un obstacle
et un défi qu’il convient de surmonter dans les
plus brefs délais, et ce, dans l’intérêt de Bruxelles et de
toutes les parties concernées », ajoute le président de
Beci, Marc Decorte.
Des questions pour l’entrepreneur
Mais, même si cet accord définitif est encore lointain,
et même si l’incertitude reste grande, l’entrepreneur
peut déjà poser les premiers jalons pour se préparer à
la réalité « post-Brexit » – peu importe que ce Brexit
soit « dur » ou « doux ». D’abord en définissant ses objectifs
: le Royaume-Uni restera-t-il un partenaire commercial
majeur, quoi qu’il arrive, ou bien l’entreprise
a-t-elle intérêt à développer davantage d’autres marchés
européens ? Et même si le Royaume-Uni reste un
partenaire majeur, il y a sans doute intérêt à réfléchir
déjà aux aspects juridiques des relations : quelle sera
la loi applicable et dans quel cas ? Quelles seront les
juridictions de recours ? Enfin, il faut aussi envisager
l’adaptation à d’éventuelles fluctuations des prix, en
fonction de possibles droits de douane.
Beci, qui reste engagée dans le « High Level Group »,
chargé de conseiller les gouvernements belge et
bruxellois dans leur stratégie Brexit, veillera à tenir les
entrepreneurs bruxellois informés, mais aussi à les accompagner,
pour les aider à se préparer aux implications
du Brexit. ●
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
23
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TOPS DES ENTREPRISES
Vous avez sous les yeux la 4e édition du classement des entreprises bruxelloises,
fondé sur les informations collectées à la Banque Nationale. Pour rappel, il s’agit
de chiffres non consolidés. Autre précaution : nous n’avons pas repris les chiffres
des entreprises ayant clôturé leur exercice avant le 1er
avril 2016 (elles ont dépassé
le délai de dépôt). Enfin, mais cela vaut pour tous les comptes annuels, ce classement
est fondé sur des chiffres « à un moment donné ». C’est un « instantané »,
dont la date de prise de vue est le 1er
C
omme l’an passé nous vous proposons cinq classements
fondés chaque fois sur les critères suivants:
chiffre d’affaires, bénéfices, croissance,
effectifs et jeunes entreprises (de moins de dix ans).
Importante précision : parmi les entreprises de moins
de dix ans, il y a beaucoup de poulains qui, sans leur
mère, n’auraient non seulement pas vu le jour – c’est
une lapalissade – mais aussi n’auraient pas survécu.
Ces poulains doivent bien souvent leur naissance à une
réorganisation. Si HR Rail a moins de dix ans, les rails,
eux, sont séculaires. Quant à l’aéroport de Bruxelles, s’il
n’est pas (encore) séculaire, ce n’est pas non plus une
jeune pousse !
Bruxelles est une capitale et, en tant que telle, elle abrite
de nombreux sièges sociaux. Il faut donc relativiser la
notion d’entreprise bruxelloise (c’est le fameux « effet de
siège », dont question plus loin). Lorsque nous parlons
des plus grandes entreprises en termes d’effectifs par
exemple, cela comprend aussi les entreprises dont le
siège est établi à Bruxelles mais dont l’activité s’étend
à tout le pays. C’est le cas des chemins de fer, de la
Poste, alias bpost, ou de Proximus par exemple. C’est
le cas aussi des grands noms du travail intérimaire que
sont Randstad et Manpower. Inversement, une entreprise
dont le siège est à Anvers ou à Liège et dont les activités
s’étendent à tout le pays, Bruxelles compris, n’apparaît
pas dans notre classement. C’est le cas par exemple dans
certains secteurs industriels comme la pétrochimie ou la
chimie. Mais pas la sidérurgie, le siège d’Arcelor Mittal
étant situé à Bruxelles.
24
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
décembre 2016 dans la plupart des cas.
Jean Blavier
Le statut de capitale internationale et le rayonnement
dont bénéficie Bruxelles expliquent que nos classements
comptent beaucoup d’entreprises étrangères ou d’origine
étrangère, de filiales d’entreprises étrangères, d’entreprises
dont le centre de décision est à l’étranger, etc.
Il est normal que, dans un petit pays à l’économie très
ouverte comme la Belgique, les entreprises de ce type
pèsent lourd. Ce n’est pas une raison pour exagérer leur
poids. Sur les dix entreprises bruxelloises qui dégagent
le plus de bénéfices, la majorité est belgo-belge.
Les chemins de fer en tête
Les cinq plus gros employeurs bruxellois occupent ensemble
quelque 110.000 personnes – exactement comme
l’an passé – et trois d’entre eux sont des entreprises belgo-belges
(HR Rail, bpost et Proximus). Les deux autres
sont des filiales de groupes étrangers – Randstad et
Manpower. Leur présence dans le Top 5 des plus gros
employeurs de la capitale montre, davantage encore que
l’an dernier, que le secteur des ressources humaines est
en plein bouleversement. On peut lire tous les jours que
les employeurs privilégient de plus en plus les contrats
de travail les plus souples, ce qui revient à dire qu’ils
recourent de manière croissante au travail intérimaire,
à la consultance et aux freelances. C’est un constat que
l’on ne peut ignorer.
Les géants du chiffre d’affaires sont Toyota – loin en tête
avec 23,6 milliards € –, Total Petrochemicals & Refining et
Electrabel – en un touchant duo avec respectivement 13 et
12 milliards € –, suivis par un autre duo constitué de Total
© Reporters
׉	 7cassandra://ro0DuCtl1ljkREHuhtO773_S-mZv9wPmA1II2s1UyMI\`̵ ZB!W|׉ELVous souhaitez former
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Liste des abréviations utilisées dans nos
classements :
Belgium et Proximus avec respectivement 4,8 et 4 milliards €
de chiffre d’affaires. Vous l’aurez constaté comme moi :
le chiffre d’affaires du n° 1 est quasiment six fois plus
important que celui du n° 5. C’est ce que l’on appelle
« un top 5 en pente raide ».
La croissance, mot galvaudé
Les champions des bénéfices sont des entreprises
connues et reconnues pour leur dynamisme et leur capacité
à relever des défis de taille mondiale. C’est important
à souligner, alors que tant de nos concitoyens croient – à
tort – que la Belgique n’a pas de multinationales. Si, elle
en a ! Et elles ont leur quartier-général à Bruxelles, qu’il
s’agisse d’AB InBev, de KBC ou d’UCB Pharma. On trouve
aussi, dans le top 10 des entreprises aux bénéfices les plus
élevés, des noms surprenants comme Apetra, la société
qui gère les stocks stratégiques pétroliers de notre pays.
Ou comme Verlinvest, le holding des familles de Mévius
et de Spoelberch, deux des principaux actionnaires… d’AB
InBev. Le secteur financier retrouve des couleurs puisque,
parmi les costauds des bénéfices, il y a KBC déjà citée,
mais aussi Ageas et GBL.
Jean Blavier
« La croissance » :
n’est-ce pas le mot
plus galvaudé en ce
moment ? N’est-ce
pas le chiffre mythique
derrière lequel
tout le monde
court ? Si la pertinence
du critère
est discutable sur
le plan macroéconomique,
dans le
monde des entreCela
veut dire que Bruxelles crée de
la richesse, mais que plus de la moitié
de cette richesse part dans les deux
autres Régions du pays.
Jean Blavier
prises elle est et reste un indicateur de premier plan. Qui
se distingue parmi les entreprises bruxelloises ? Le top 5
comprend UCB Pharma, Derby (jeux et paris), Mercedes
Belux, Ansell Healthcare Europe (pharmacie) et Servauto
(pièces de rechange, accessoires pour véhicules). Ces
entreprises ont des champs d’activités fort différents
et, chose intéressante à mentionner, le top 10 va encore
plus loin dans la diversification avec CFE (construction),
Randstad, Scarlet (télécoms) et Solvay Specialty Polymers
AISBL Association Internationale Sans But Lucratif
ASBL Association Sans But Lucratif
EUP Etablissement d’Utilité Publique
GIE
SA
Groupement d’Intérêt Économique
Société Anonyme
SAFS Société Anonyme à Finalité Sociale
SCA
Société en Commandite par Actions
SCRIS Société Coopérative à Responsabilité Illimitée
et Solidaire
SCRL Société Coopérative à Responsabilité Limitée
SCS
Société en Commandite Simple
SPRL Société Privée à Responsabilité Limitée
SPRLU SPRL Unipersonnelle
Belgium, malgré la présence à la 7e
(jeux et paris comme Derby).
place de Sagevas
Il faut évidemment tenir compte de la présence dans
ces classements d’entreprises ou d’organismes qui ne
doivent ce statut qu’aux chiffres. C’est le cas de Familiehulp,
le géant flamand de l’aide sociale, 8e
employeur
bruxellois (9.000 personnes). C’est le cas aussi de DBFM
Scholen van Morgen, qui fait son entrée dans le top
5 des entreprises en croissance. Il s’agit de l’organisme
qui gère le partenariat privé public (PPP) des constructions
scolaires de la Communauté flamande. On peut se poser
le même type de question à propos d’Apetra, l’entreprise
publique qui gère les stocks stratégiques pétroliers, déjà
évoquée, classée 7e
dans le hit-parade des champions
des bénéfices.
Bruxelles enrichit le reste du pays
Ce que les économistes appellent – l’expression est hideuse
– « l’effet de siège » est une des caractéristiques
principales des capitales, a fortiori des capitales internationales
comme Bruxelles. Le malheur veut que la présence
des grands noms cités plus haut, si elle suscite
l’envie pour des raisons stratégiques que tout homme
universel peut comprendre, n’est pas appréciée à sa juste
valeur par le Bruxellois moyen. Cette attitude n’est en
fait que la version émotionnelle d’un constat purement
économique : si Bruxelles assure à elle seule quelque 20
% du produit intérieur brut (PIB = la richesse créée en
un an) de notre pays, le bon million de Bruxellois vivant
dans les 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale
ne représente même pas 10 % de l’ensemble de l’impôt
des personnes physiques (IPP) collecté dans notre pays.
En bon français, cela veut dire que Bruxelles crée de la
richesse, mais que plus de la moitié de cette richesse part
dans les deux autres Régions du pays. Cela se confirme
sur un autre plan – même si les spécialistes trouveront
la comparaison hardie : plus de la moitié des 700.000
emplois que compte le bassin bruxellois sont occupés
par des personnes inscrites dans les deux autres Régions
du pays. La bravoure économique de Bruxelles est
remarquable. ●
26
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
© Reporters
׉	 7cassandra://6Rl1johzNS2sPuJluFwpwasJJgoBBIupq3kxhBT6fAM|`̵ ZB!W׉EjChiffre d’affaires : Top 50
Nom
1
2
= TOYOTA MOTOR EUROPE
= TOTAL PETROCHEMICALS & REFINING
3 = ELECTRABEL
4 = TOTAL BELGIUM
5 +1 PROXIMUS
6 +1 CARREFOUR BELGIUM
7 +1 ARCELOR MITTAL BELGIUM
8 +3 D'IETEREN
9 = EDF LUMINUS
10 = UMICORE
11 +5 UCB PHARMA
12 = SNCB
13 -8 DELHAIZE LE LION
14 -1 BPOST
15 = UCB BIOPHARMA
16 -2 HR RAIL
17 = CARREFOUR BELGIUM RETAIL ASSOCIATES
18 +3 MERCEDES-BENZ BELGIUM LUX.
19 NEWINBEV BELGIUM
20 = WABCO EUROPE
21 -2 BELGACOM INT. CARRIER SERVICES
22 -4 AUDI BRUSSELS
23 -1 SOLVAY CHEMICALS INT.
24 +10 ENGIE ENERGY MANAGEMENT
25 NEWCOCA-COLA EUROPEAN PARTNERS BEL.
26 +1 LOTERIE NATIONALE
27 -4 BELGIAN SHELL
28 = ORANGE BELGIUM
29 -5 INFRABEL
30 -4 ELECTROLUX HOME PRODUCTS CORP.
31 +8 BESIX
32 -2 KBC GROUPE
33 = RANDSTAD BELGIUM
34 -2 BRUSSELS AIRLINES
35 +1 INOVYN BELGIUM
36 +1 FABRICOM
37 NEWDBFM SCHOLEN VAN MORGEN
38 +2 FORD MOTOR CY (BELGIUM)
39 -1 INEOS SALES BELGIUM
40 NEWELIA SYSTEM OPERATOR
41 +8 DERBY
42 -13 AXUS
43 -2 TELENET GROUP
44 +2 INOVYN MANUFACTURING BELGIUM
45 NEWINOVYN TRADE SERVICES
46 NEWALCODIS
49 -5 INT. BUSINESS MACHINES OF BELGIUM
50 NEWEUROPEAN OWENS CORNING FIBERGLAS
CP
1140
1040
1000
1040
1140
1000
1050
1000
1000
1070
1080
Forme jur.
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
NACE
BEL
2008
Clôture
derniers
comptes
CA kEUR
VA nette
kEUR
70100 31/03/2017 23.653.375 571.216
46710 31/12/2016 13.026.019 540.786
1030 SA de droit public 61100 31/12/2016 4.034.986 2.513.372
47115 31/12/2016 3.968.386 558.191
24100 31/12/2016 3.949.995 975.453
45113 31/12/2016 3.014.155 209.405
35140 31/12/2016 2.920.769 299.891
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46460 31/12/2016 2.228.644 588.134
1070 SA de droit public 49100 31/12/2016 2.193.217 56.295
47114 31/12/2016 2.148.538 375.753
SCA
1000 SA de droit public 53100 31/12/2016 2.115.139 1.573.527
1070
SPRL
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1200
1070
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1000
1190
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1000
1070
1000
1140
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1200
1080
1082
1050
1140
1000
1000
1082
1120
1000
1160
1140
1200
1140
1140
1170
47 = VLAAMSE MAATS. VOOR WATERVOORZIENING 1030
48 = BELMEDIS
1000
1130
1170
SA
SA
1060 SA de droit public 49100 31/12/2016 1.978.486 1.949.340
46900 31/12/2016 1.769.574 41.376
SPRL
SPRL
SA
SA
SA
SCRL
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
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64200 31/12/2016 1.570.959 280.228
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1040 SA de droit public 92000 31/12/2016 1.183.368 356.535
46710 31/12/2016 1.182.903 541.654
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1060 SA de droit public 52210 31/12/2016 1.128.717 57.987
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92000 31/12/2016 654.588
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32.882
10.992
98.708
45.041
SPRL
SA
SA
SA
SCRL
SA
SPRL
SPRL
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46751 31/12/2016 583.001
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9.860
10.608
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46510 31/12/2016 542.031 226.516
13200 31/12/2016 538.619
53.699
Bén./perte
après impôts
kEUR
114.550
443.013
35110 31/12/2016 11.933.907 1.222.578 -1.161.536
31/12/2016 4.823.834 1.808.318
55.203
478.651
65.513
264.532
67.748
54.869
148.537
491.749
-249.742
4.036
308.683
72110 31/12/2016 2.005.180 1.106.907 -1.183.899
-4.235
8.093
18.966
2.553.075
127.989
74.398
32.013
33.798
340.839
78.937
1.786
-4.642
82.042
-11.580
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61.324
1.181.963
273.452
15.015
3.845
-29.933
8.846
3.668
2.179
137.172
11.663
12.607
-249.043
75.016
4.611
5.254
23.128
1.919
-28.612
23.395
Personnel
2.069
470
4.771
602
12.761
8.522
6.766
1.378
956
2.644
936
n.d.
12.309
23.395
884
31.745
n.d.
534
2.723
52
429
2.437
42
91
2.209
406
230
1.417
n.d.
29
580
4.021
28.351
2.534
218
3.293
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55
15
288
225
238
778
558
n.d.
23
1.400
344
1.443
112
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
27
© Reporters
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Nom
1 INBEV BELGIUM
2 KBC GROUPE
3 TELENET GROUP HOLDING
4 GROUPE BRUXELLES LAMBERT
5 AGEAS
6 INTERNATIONAL POWER
7 APETRA
8 UCB PHARMA
9 VERLINVEST
10 PROXIMUS
11 TOTAL PETROCHEMICALS & REFINING
12 SOLVAY
13 RANDSTAD GROUP BELGIUM
14 ENGIE ENERGY MANAGEMENT
15 BPOST
16 RANDSTAD BELGIUM
17 LOUIS DELHAIZE
18 ARCELOR MITTAL BELGIUM
19 DRAKKAR GROUP
20 UNION FINANCIERE BOEL
21 SANOFI EUROPEAN TREASURY CENTER
22 EDF INVESTISSEMENTS GROUPE
23 SAPEC
24 VINCI AIRPORTS INTERNATIONAL
25 PROXIMUS GROUP SERVICES
26 KBC CREDIT INVESTMENTS
27 IBA PHARMA
28 RAYVAX SOCIETE D'INVESTISSEMENTS
29 UCB
30 VOLKSWAGEN INTERNATIONAL BELGIUM
31 SCHNEIDER ELECTRIC SERVICES INT.
32
SOC. FIN. & IND. FABRIC. ACIDE CARBONIQUE PUR &
PROD. ALIMENTAIRES
33 UMICORE
34 LE PEIGNE
35 SOFINA
36 SOC. DE GESTION FINANCIERE ET IMMOB. BELGE
37 ELIA SYSTEM OPERATOR
38 REDEVCO RETAIL BELGIUM
39 ACCOR HOTELS BELGIUM
40 WABCO EUROPE
41 FLUXYS
42 SOC. DE PARTICIPATIONS INDUSTRIELLES
43 ENGIE CC
44 CARREFOUR FINANCE
45 ENI FINANCE INTERNATIONAL
46 ELECTROLUX HOME PRODUCTS CORP.
47 TOYOTA MOTOR EUROPE
48 VISA BELGIUM
49 COMPAGNIE BENELUX PARTICIPATIONS
50 SOC. FED. DE PARTICIPATIONS ET D’INVEST.
28
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
CP
1070
1080
1200
1000
1000
1000
1000
1070
1050
1040
1120
1082
1000
1082
1000
1000
1040
1000
1040
1050
1050
1050
1030
1080
1060
1200
1070
1050
1050
1170
1000
1050
1040
1180
1000
1000
1000
1160
1040
1000
1000
1050
1040
1130
1140
1040
1000
Forme jur.
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SAFS
SA
SA
SA
SA
SA
NACE
BEL
2008
Clôture
derniers
comptes
CA kEUR
VA nette
kEUR
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31/12/2016
0
64200 31/12/2016
64200 31/12/2016
71121 31/12/2016
1.685
0
28.790
52100 31/12/2016 127.952
1.015
-5.423
-11.787
-65.366
-5.277
43.134
46460 31/12/2016 2.228.644 588.134
64200 31/12/2016
-9.745
1030 SA de droit public 61100 31/12/2016 4.034.986 2.513.372
46710 31/12/2016 13.026.019 540.786
10.832
70100 31/12/2016
SCRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
272.724
70220 31/12/2016 211.224 155.479
64200 31/12/2016 1.300.897 320.789
1000 SA de droit public 53100 31/12/2016 2.115.139 1.573.527
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20.839
64200 31/12/2016
10.263
0
1.812
7
1.222
120
14.141
24100 31/12/2016 3.949.995 975.453
70220 31/12/2016
64200 31/12/2016
64999 31/12/2016
64929 31/12/2016
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64200 31/12/2016
70100 31/12/2016
64200 31/12/2016
64200 31/12/2016
30/06/2016
2.111
-869
890
-1.087
10.453
-807
SPRL
SA
SA
SA
SA
SPRL
SA
SCS
SA
SPRL
SA
SA
SCRL
SA
SA
SA
SA
SCRL
SA
64200 31/12/2016
70100 31/12/2016
64200 31/12/2016
70100 31/12/2016
1.628
2.404
4.156
0
0
46.900
0
200
88
1.200
-4.541
4.706
-114
25.675
44.862
273.101
-2.352
20140 31/12/2016 2.303.762 351.071
64200 31/12/2016
64200 31/12/2016
31/12/2016
-223
1.431
0
35120 31/12/2016 714.732
95.905
7.310
0
-6.659
-1.110
98.708
41102 28/02/2017 148.192 140.386
55100 31/12/2016
64.771
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35220 31/12/2016
64200 31/12/2016
-1.204
-121
70100 31/12/2016 146.481
70220 30/12/2016
70100 31/12/2016
4.985
1.070
1050 SA de droit public 64200 31/12/2016
642
337
0
67.143
3.568
-2.692
47540 31/12/2016 1.063.149 145.229
70100 31/03/2017 23.653.375 571.216
64922 30/09/2016
64200 31/12/2016
-147
-3.425
17.571
Bén./perte
après impôts
kEUR
2.553.075
1.181.963
1.071.967
985.030
696.151
530.361
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220.964
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201.141
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181.186
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154.436
154.433
152.109
148.537
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137.172
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126.821
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117.542
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116.557
114.550
113.984
112.836
111.592
Personnel
2.723
4.021
1
34
86
119
5
936
12
12.761
470
790
1.765
91
23.395
28.351
14
6.766
1
5
23
5
6
2
18
4
2
n.d.
142
60
18
n.d.
2.644
3
40
n.d.
288
41
878
52
37
n.d.
362
17
33
29
2.069
n.d.
19
11
© Reporters
׉	 7cassandra://qcbVmSRvXL_-zhzwnO_wMMyHVIp65A-lY5g0xzqXaGs!`̵ ZB!W׉EEffectifs du personnel : Top 50
Nom
1 HR RAIL
2 RANDSTAD BELGIUM
3 BPOST
4 MANPOWER (BELGIUM)
5 PROXIMUS
6 DELHAIZE LE LION
7 TEMPO-TEAM
8 FAMILIEHULP
9 CARREFOUR BELGIUM
10 STIB
11 ARCELOR MITTAL BELGIUM
12 DAOUST
13 ISS FACILITY SERVICES
14 ELECTRABEL
15 SECURITAS
16 CLINIQUES UNIVERSITAIRES SAINT-LUC
17 KBC GROUPE
18 THUISHULP
19 G4S SECURE SOLUTIONS
20 FABRICOM
21 SODEXO BELGIUM
22 CHIREC
23 INBEV BELGIUM
24 UMICORE
25 BRUSSELS AIRLINES
26 AUDI BRUSSELS
27 COCA-COLA EUROPEAN PARTNERS BEL.
28 VL. RADIO- EN TELEVISIEOMROEPORG.
29 TOYOTA MOTOR EUROPE
30 COFELY SERVICES
31 IRIS CLEANING SERVICES
32
FONDS DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE-FNRS
33 H & M HENNES & MAURITZ
34 DECATHLON BELGIUM
CP
1082
Forme jur.
SA
NACE
BEL
2008
Clôture
derniers
comptes
CA kEUR Personnel
1060 SA de droit public 49100 31/12/2016 1.978.486
78200 31/12/2016 841.909
1000 SA de droit public 53100 31/12/2016 2.115.139
78200 31/12/2016 280.245
SA
SCA
SA
ABL
SA
Soc. à fin. soc.
SA
SA
SA
SA
SA
ASBL
SA
ASBL
SA
SA
SA
ASBL
SPRL
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
1130
38 EUROCLEAR
39 SMALS
40 COMPASS GROUP BELGILUX
41 ARMONEA
42 BRICO BELGIUM
43 RANDSTAD HOUSEHOLD SERVICES
44 VIVAQUA
45 PRODUCTIONS ASSOCIEES
46 MULTIPHARMA
47 INT. BUSINESS MACHINES OF BELGIUM
48 ORANGE BELGIUM
1082
1070
1210
SA
SA
78200 31/12/2016 293.890
88101 31/12/2016
52.087
47115 31/12/2016 3.968.386
49310 31/12/2016 263.977
24100 31/12/2016 3.949.995
78200 31/12/2016 177.691
81220 31/12/2016 269.658
35110 31/12/2016 11.933.907
80100 31/12/2016 290.478
86220 31/12/2016 514.934
70100 31/12/2016 859.120
88101 31/12/2016
41.364
80100 31/12/2016 168.873
42220 31/12/2016 757.946
56290 31/08/2016 347.348
68203 31/12/2016 449.684
11050 31/12/2016 1.594.563
20140 31/12/2016 2.303.762
51100 31/12/2016 820.565
29100 31/12/2016 1.443.627
47252 31/12/2016 1.184.452
81100 31/12/2016 308.622
81220 31/12/2016
1000 EUP, Fondation
1000
35 FONDS VOOR WETENSCH. ONDERZOEK - VL. 1000 EUP, Fondation
36 RANDSTAD GROUP BELGIUM
37 ATALIAN
SA
SA
SA
1130
1080
1082
1082
1000
1060
1070
1130
1140
49 VLAAMSE MAATS. VOOR WATERVOORZIENING 1030
50 D'IETEREN
1050
SA
SA
SA
SA
72190 31/12/2016
89.161
0
47716 30/11/2016 412.686
47640 31/12/2016 404.695
72190 31/12/2016
0
70220 31/12/2016 211.224
81210 31/12/2016
85.602
64200 31/12/2016 510.541
1060 ASBL de droit privé 63110 31/12/2016 251.452
56290 30/09/2016 158.107
87301 31/12/2016 125.162
47521 31/01/2017 432.096
81210 31/12/2016
68.740
Intercom.
ASBL
SCRL
SPRL
SA
SCRL
SA
36000 31/12/2015 292.416
90032 31/12/2016
8.511
47730 31/12/2016 413.322
46510 31/12/2016 542.031
61200 31/12/2016 1.167.773
36000 31/12/2016 567.050
45113 31/12/2016 3.014.155
1200
1030 SA de droit public 61100 31/12/2016 4.034.986
47114 31/12/2016 2.148.538
1080
1082
1210
1140
1000
1000
1050
1000
1000
1120
1200
1080
1000
1020
1000
1050
1160
1070
1000
1050
1190
1070
1030 SA de droit public 60200 31/12/2016 425.193
70100 31/03/2017 23.653.375
1140
1000
1140
VA nette
kEUR
31.745 1.949.340
28.351
704.904
23.395 1.573.527
280.428
14.165
12.761 2.513.372
12.309
9.201
9.150
8.522
8.223
6.766
6.166
5.641
4.771
4.758
4.611
4.021
3.672
3.505
3.293
2.822
2.739
2.723
2.644
2.534
2.437
2.209
2.139
2.069
1.969
1.948
375.753
243.764
341.813
558.191
567.372
975.453
169.116
224.829
1.927
1.891
1.822
1.796
1.765
1.751
1.749
1.674
1.671
1.636
1.578
1.572
1.513
1.500
1.470
1.443
1.417
1.400
1.378
190.927
95.513
102.827
106.500
155.479
69.933
285.250
157.553
85.748
91.517
106.874
58.531
196.728
116.171
106.214
226.516
406.845
219.287
209.405
Bén./perte
après impôts
kEUR
-4.235
273.452
308.683
2.074
478.651
4.036
108.316
4.997
65.513
825
264.532
5.833
7.223
1.222.578 -1.161.536
253.938
378.070
441.128
130.128
160.267
216.003
158.691
195.022
719.374
351.071
238.588
263.132
356.941
195.544
571.216
146.686
71.333
10.139
9.653
1.181.963
4.990
8.182
-29.933
4.998
17.325
2.553.075
148.537
15.015
32.013
78.937
-3.729
114.550
4.895
1.296
23.774
4.692
10.235
-18.673
395.431
-939
39.931
n.d.
34.955
-4.846
-950
1.833
11.327
-1.828
3.721
-28.612
82.042
23.128
67.748
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018 29
© Reporters
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Nom
1 UCB BIOPHARMA
2 HR RAIL
3 ENGIE ENERGY MANAGEMENT
4 DBFM SCHOLEN VAN MORGEN
5 INOVYN TRADE SERVICES
6
SOC. EUROPEENNE DE GESTION DE
L'ENERGIE
7 BRUSSELS AIRPORT COMPANY
8 THI FACTORY
9 CELIO INTERNATIONAL
10 CM-CIC LEASING BENELUX
11 AXUS FINANCE
12 BIOWANZE
13 HUAWEI TECHNOLOGIES (BELGIUM)
14 HENKEL BELGIUM
15 GROUPM BELGIUM
16 PHILIPS BELGIUM COMMERCIAL
17 APETRA
18 ARMONEA
19 SAGEVAS
20 PFIZER PFE BELGIUM
21 BIALIM BELGIQUE
22 AXPO BENELUX
23 CPS AFRICA
24 BRUSSELS NETWORK OPERATIONS
25
26 SKF BELGIUM
27 YPTO
28 L&L RETAIL BELGIUM
29 UMEDIA PRODUCTION
30 BASIC-FIT BELGIUM
31 RIG EQUIPMENT MARITIME
32 UNILEVER BCS BELGIUM
33 KRINKELS
34 VLAAMS ENERGIEBEDRIJF
35 CEGELEC INDUSTRY
36 EIT DIGITAL
37 ALIAXIS GROUP
38 SILVA MEDICAL
39 NYX PROFESSIONAL MAKEUP
40 ALLEGIS GROUP (BELGIUM)
41 TROPICORE SA RPM
42 STHREE BELGIUM
43 CAF-DCF
44 AUTOREDO
45 BLUE CUBE BELGIUM
46 SPV 162
47 SOC. BRUXELLOISE GESTION DE L'EAU
48 ENGIE GLOBAL BUSINESS SUPPORT
49 PARTENA BUSINESS CENTER
50 ENGIE MANAGEMENT COMPANY BELGIUM
30
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
BNP PARIBAS PARTNERS FOR INNOVATION
BEL.
CP
1070
1000
1000
1140
Forme jur.
SPRL
SCRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SAFS
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
1130
1140
1060
1000
1050
1090
1050
1190
1030
1000
1130
1040
1050
1170
1082
1000
1150
1000
1120
1000
1000
1060
1000
1000
1000
SCRL
SPRL
SA
SA
SA
SPRL
SPRL
SPRL
SA
SA
SA
SA
AISBL
SA
ASBL
SPRL
SA
SA
SA
SPRL
SA
SPRL
SA
SCRL
GIE
NACE
BEL
2008
Date
création
Clôture
derniers
comptes
VA
CA kEUR Personnel
72110 20/12/2013 31/12/2016 2.005.180
1060 SA de droit public 49100 04/11/2013 31/12/2016 1.978.486
64200 02/12/2010 31/12/2016 1.300.897
41102 09/06/2010 31/12/2016 746.526
46751 19/03/2014 31/12/2016 583.001
1130
1030
1060
1060
1000
1140
1150
1150
1020
1160
1070
1000
1080
1040
1050
1000
1050
1050
1000
70220 29/07/2011 31/12/2016 514.589
52230 13/06/2007 31/12/2016 457.331
49100 05/11/2013 31/12/2016 430.101
46423 18/04/2006 31/01/2017 408.711
64921 23/02/2007 31/12/2016 304.716
64921 14/01/2014 31/12/2016 226.291
10910 13/07/2006 28/02/2017 215.704
46520 11/04/2014 31/12/2016 211.612
46442 14/11/2014 31/12/2016 211.295
73110 15/12/2008 31/12/2016 184.231
46460 16/06/2015 31/12/2016 130.829
52100 09/10/2006 31/12/2016 127.952
87301 11/05/2007 31/12/2016 125.162
92000 24/12/2010 31/12/2016 121.774
21201 08/05/2014 30/11/2016 118.210
70100 14/05/2007 31/12/2016 115.008
35140 27/03/2009 30/09/2016 113.381
45113 06/01/2015 31/12/2016 109.768
35140 11/05/2006 31/12/2016 102.375
62010 16/11/2012 31/12/2016 96.259
46699 28/10/2010 31/12/2016 89.343
62020 07/12/2009 31/12/2016 87.367
47711 22/01/2013 31/01/2017 85.448
59111 23/03/2010 31/12/2016 84.724
93130 25/02/2009 31/12/2016 83.259
46460 28/01/2010 31/12/2016 83.042
46170 12/05/2015 31/12/2016 76.873
81300 14/12/2009 30/04/2016 69.528
73200 25/01/2012 31/12/2016 68.552
43212 30/09/2013 31/12/2016 62.729
72190 21/10/2010 31/12/2016 60.114
64200 03/12/2015 31/12/2016 56.736
18/03/2014 31/12/2016 54.240
46450 22/06/2016 31/12/2016 51.143
78100 06/12/2013 31/12/2016 50.625
46190 22/10/2010 31/12/2016 46.504
78100 26/09/2007 30/11/2016 46.247
21201 21/10/2015 31/12/2016 46.093
45111 13/07/2011 31/12/2016 45.656
46751 02/07/2013 31/12/2016 44.475
42110 28/12/2006 31/12/2016 44.222
1000 SA de droit public 84112 27/10/2006 31/12/2016 44.079
70100 14/11/2014 31/12/2016 43.243
SCRIS
82110 17/10/2013 31/12/2016 42.918
70220 17/05/2010 31/12/2016 42.863
884
31.745
91
2
n.d.
9
778
44
28
5
n.d.
122
119
248
26
174
5
1.636
11
36
n.d.
6
13
965
n.d.
113
230
426
5
400
1
8
450
17
513
9
80
n.d.
n.d.
56
1
92
8
32
n.d.
n.d.
39
302
260
97
nette
kEUR
Bén/perte
après
impôts
kEUR
1.106.907 -1.183.899
1.949.340
320.789
68.865
9.860
-4.235
340.839
8.846
4.611
14.105
327.232
29.238
-6.308
9.189
137.240
75.524
37.503
56.228
2.078
21.491
43.134
91.517
5.164
24.614
-109
1.575
7.657
97.760
12.727
15.891
21.525
20.690
5.298
49.949
1.132
1.901
34.400
828
33.552
1.262
16.419
42.619
2.428
7.181
730
4.785
5.430
2.258
5.100
7
39.865
30.132
27.932
40.201
3.781
51.627
-24.071
21.610
834
10.455
34.737
6.758
17.052
-116
919
518.631
-4.846
8
4.806
-42
107
3.785
1
641
1.680
-314
458
370
6.253
931
804
4.719
-1.799
1.636
0
419
340
399
1.868
330
246
2.295
-2.961
139
0
-2.120
n.d.
n.d.
0
© Thinsktock
׉	 7cassandra://B_9ScDFBOtLEom2gu-6RtFrZLhEOumyJoZToQrzcqcQ"y`̵ ZB!W׉EOCroissance du chiffre d’affaires 2013-2016 : Top 50
Nom
1 UCB PHARMA
2 DERBY
4 ANSELL HEALTHCARE EUROPE
5 SERVAUTO BELGIUM
CP
1070
1160
3 MERCEDES-BENZ FINANCIAL SERV. BELUX 1200
1070
1040
1170
1040
1082
1140
1120
1050
1000
1090
6 CFE BATIMENT BRABANT WALLONIE
7 SAGEVAS
8 RANDSTAD GROUP BELGIUM
9 SCARLET BELGIUM
10 SOLVAY SPECIALTY POLYMERS BELGIUM
11 AXPO BENELUX
12 SOC. BELGE COMBUST. NUCLEAIRES
13 MEDTRONIC BELGIUM
14 BASIC-FIT BELGIUM
15
SAFRAN AIRCRAFT ENGINE SERVICES
BRUSSELS
16 RENT 4 LESS
17 IMMOBEL
18 MAXUS BELGIUM
19 DELVAUX CREATEUR
20 SUEZ R&R BELGIUM
21 CHAMBON
22 GROUPE VLAN
23 CLUSTER CHAMBON
24 EUROSTATION
25 FLABEL CORPORATION
26 BNP PARIBAS FORTIS FILM FINANCE
27 PROXIMEDIA
28 EFFIK INTERNATIONAL
29 PARCOURS BELGIUM
30 SOPRA STERIA BENELUX
31 EGOV
32 JOBMATCH
33 HERBALIFE INTERNATIONAL BELGIUM
34
35 THE REZIDOR HOTEL GROUP
36 BESIX REAL ESTATE DEVELOPMENT
37 BURGER BRANDS BELGIUM
38 ALTEN BELGIUM
39 ARC EUROPE
40 SECURITAS DIRECT
41 VOXBONE
44 ROLEX BENELUX
45 WILDCO
46 CHATEAU CHENOIS GESTION
47 ADNEOM
48 TOWERS WATSON
49 GOOGLE BELGIUM
50 HOME SEBRECHTS
ELECTROTECH. ET MECANIQUE PUTMAN
FRERES
1000
Forme
jur.
NACE
BEL
2008
Clôture
derniers
comptes
CA kEUR
Année - 3
214.719
190.762
204.309
31.819
CA kEUR
Année - 2
304.754
262.234
241.569
33.470
CA kEUR
Année - 1
129.314
31.847
146.197
57.861
543.642
314.342
284.460
157.734
210.498
89.853
CA kEUR
132.759
49.027
119.586
56.933
190.716
80.977
100.830
49.299
101.173
68.343
1090 SPRL 93130 31/12/2016
SA 33160 31/12/2016
1200 SPRLU 45111 31/12/2016
SA 41101 31/12/2016
SA 70210 31/12/2016
SA 47722 31/12/2016
SA 64200 31/12/2016
SA 41101 31/12/2016
SA 58130 31/12/2016
SA 41102 31/12/2016
SA 41201 31/12/2016
SA 30300 31/12/2016
SA 59111 31/12/2016
SA 59113 31/12/2016
SA 46460 31/12/2016
SA 45113 31/12/2016
SA 62020 31/12/2016
1000
1160
1040
1082
1000
1000
1000
1070
1030
1000
1070
1070
1140
1050
1000 ASBL 63110 31/12/2016
SA 78200 31/12/2016
SA 46450 31/12/2016
1070
1200
1050
1140
1130
1050
42 LES ETS GEN. FERNAND GILLION ET FILS 1190
43 ASPAC INTL
1050
1060
1160
1040
1080
SA 43211 31/12/2016
1130 SPRL 55100 31/12/2016
SA 41102 31/12/2016
SA 56102 31/12/2016
1060 SPRL 71121 31/12/2016
SA 64200 31/12/2016
SA 80100 31/12/2016
SA 62090 31/12/2016
SA 41201 31/12/2016
1050 SPRL 70220 31/12/2016
SA 46480 31/12/2016
1050 SPRL 46180 31/12/2016
1180 SPRL 87101 31/12/2016
SA 71121 31/12/2016
SA 70220 31/12/2016
SA 62090 31/12/2016
SA 87301 31/12/2016
1070
1000
212.274
30.952
22.271
85.609
76.574
26.556
0
23.200
55.783
2.937
18.607
10
53.290
25.928
3.618
3.235
0
10.376
34.853
41.778
21.980
18.066
35.195
32.053
24.096
4.296
32.284
6.589
16.994
21.197
16.050
9.414
24.832
4.919
12.009
19.032
24.544
16.740
6.917
175.274
25.041
52.644
85.375
75.286
23.319
11.271
24.889
58.341
5.574
18.801
18.968
55.947
38.814
6.910
3.372
8.738
11.704
36.129
43.118
25.958
26.495
28.630
31.451
30.219
4.296
33.965
7.806
20.621
23.999
17.685
10.873
26.801
10.283
12.272
22.291
22.788
18.442
14.363
220.258
122.614
165.768
27.637
67.401
654.588
478.315
363.727
164.945
225.865
121.774
211.224
120.313
166.682
113.381
276.172
93.613
83.259
144.568
133.026
23.417
83.909
39.483
10.933
31.552
17.950
13.130
54.055
51.453
30.838
35.099
44.830
56.178
39.139
4.071
36.029
21.510
26.599
31.372
26.471
21.301
36.029
9.870
22.817
26.707
24.001
25.408
17.833
81.757
50.044
70.926
95.764
42.157
55.570
35.632
88.499
60.675
35.525
31.237
27.073
37.126
59.524
66.448
45.194
41.210
58.054
54.656
46.490
26.511
53.398
25.203
35.342
39.248
33.604
25.848
41.263
21.342
27.759
34.756
39.892
32.008
22.046
Croissance
2013-2016,
kEUR
SA 46460 31/12/2016 1.149.668 1.285.089 1.858.058 2.228.644 1.078.976
SA 92000 31/12/2016
SA 77110 31/12/2016
SA 46423 30/06/2016
SA 47300 31/12/2016
SA 41202 31/12/2016
SA 92000 31/12/2016
SA 70220 31/12/2016
SA 61200 31/12/2016
SA 22210 31/12/2016
SA 35140 30/09/2016
SA 24460 31/12/2016
SA 46460 30/04/2016
439.868
287.553
159.419
133.126
96.551
89.927
78.465
71.285
65.852
64.082
63.898
62.661
60.988
126.855
87.278
39.507
35.914
44.383
81.894
3.815
6.441
58.959
56.452
55.201
50.044
47.725
39.981
39.219
36.963
35.622
35.208
34.747
31.908
28.002
27.073
26.750
24.671
24.670
23.215
23.144
22.860
22.603
22.394
22.216
21.114
18.614
18.348
18.052
17.554
16.434
16.431
16.423
15.749
15.724
15.347
15.268
15.129
Croissace
annuelle
moy.
24,7%
45,0%
35,9%
21,2%
73,1%
20,4%
56,4%
16,7%
34,9%
18,2%
32,0%
9,2%
44,6%
55,2%
19,1%
20,2%
45,5%
NC
45,1%
19,7%
143,0%
44,0%
1433,8%
18,4%
32,8%
114,1%
112,9%
NC
52,9%
19,5%
16,7%
27,2%
31,6%
18,2%
19,5%
24,5%
83,4%
18,3%
56,4%
27,6%
22,8%
27,9%
40,0%
18,4%
63,1%
32,2%
22,2%
17,6%
24,1%
47,2%
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
31
© Thinsktock
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TOP DES ENTREPRISES
Les projections sur les cinq prochaines années sont assez favorables à l’économie
bruxelloise. Regards croisés sur sa santé relative au niveau national avec Pierre-François
Michiels, expert Emploi et Économie à l’Institut Bruxellois de Statistique et
d’Analyse (IBSA), et Benoît Bayenet, professeur de politique économique à l’Université
Libre de Bruxelles (ULB).
Ophélie Delarouzée
Population : + 0,6 % en 2016-2040
(Croissance annuelle moyenne de la population)
20002016
20162040
Région
de
Bruxelles-Capitale
Région flamande
Région wallonne
L
stables. Les départs interrégionaux pour la Flandre et
la Wallonie, toujours plus nombreux que les arrivées à
Bruxelles, continueraient à ralentir l’accroissement global.
20402060
1,3
% 0,6 % 0,5 %
0,5 % 0,5 % 0,2 %
0,5 % 0,5 % 0,2 %
(Source : Perspectives démographiques 2016-2060, BFP-DGS)
e boom démographique, qui a fait tant parler de
lui à Bruxelles ces 15 dernières années, prend
fin. Si le rythme de croissance de la population
bruxelloise sera moins soutenu à l’avenir, il restera cependant
relativement plus élevé que dans les deux autres
Régions.
Ce boom n’est pas étranger au rôle de capitale européenne
de Bruxelles. Entre 2005 et 2016, le nombre de ressortissants
européens en Région bruxelloise a augmenté
de 72 % alors que l’ensemble de la population résidant à
Bruxelles a progressé de 18 %. Sur 10 Bruxellois n’ayant
pas la nationalité belge (plus de 414.000 au 1er
janvier
2017), près de 7 sont ressortissants de l’UE (275.000). Les
Français (63.000) caracolent en tête devant les Roumains
(38.700 personnes).
Bruxelles est plus jeune et, contrairement aux deux autres
régions, rajeunit en termes d’âge moyen. À l’horizon 2021,
les naissances deviendraient le premier moteur de la
croissance de la population et prendraient le pas sur les
migrations internationales, qui resteraient soutenues mais
32
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
Croissance : 1,3% en 2019-2022
(Croissance du PIB en volume, taux moyen par année)
20022008
20092015
Belgique
Région
de
Bruxelles-Capitale
Région flamande
Région wallonne
2,1
1,6
2,3
2,1
(Source : BFP, IBSA, IWEPS, SVR-DKB – HERMREG)
Dans un contexte général de reprise, la croissance de
l’activité économique à Bruxelles devrait se redresser
nettement en 2017 (+1,4 %). « La croissance à Bruxelles
reste cependant moins soutenue que dans les deux autres
régions », remarque Pierre-François Michiels. « En période
de relance, ce sont généralement les industries qui
redémarrent en premier lieu et qui alimentent la croissance
via les exportations. Bruxelles, dont la structure
d’activité est plus orientée vers les services, profite donc
moins de la reprise actuelle. »
Les taux de croissance du PIB reste cependant inférieur
à ceux d’avant crise. « Diverses études montrent qu’il
existe encore de nombreuses incertitudes sur les marchés
financiers et qu’on pourrait avoir un revers de la politique
monétaire ultra-accommodante mise en œuvre », pondère
Benoît Bayenet. « Il n’est pas certain qu’on soit à l’abri
0,8
0,1
1,2
0,3
20162018
1,5
1,1
1,7
1,3
20192022
1,5
1,3
1,6
1,3
׉	 7cassandra://c6BKrNUCNSgbCZqrQ7WVPoPeuWG5FPp2WMgI_2aFkXg"w`̵ ZB!W׉ETOPIC
Revenus : +0,7% en 2016-2022
(Revenu disponible par tête, taux moyen par année)
Montant
2006
Région de Bruxelles-Capitale
Région flamande
Région wallonne
(Source : BFP, IBSA, IWEPS, SVR-DKB – HERMREG)
d’une nouvelle crise, mais ce qui est à-peu-près sûr, c’est
que le modèle économique est en train d’évoluer. Certains
économistes parlent de stagnation séculaire, c’est-à-dire
que les taux de croissance resteraient relativement faibles
par rapport aux 2, 3, voire 4 % qu’on a pu connaître à certaines
périodes. Le modèle économique devra aussi être
moins consommateur d’énergie et de matières premières
et se tourner vers un modèle dit d’économie circulaire. »
Si le PIB par habitant de Bruxelles (205 %), exprimé en
standards de pouvoir d’achat, était en 2015 le 4e
pour 276
régions comparées à la moyenne de l’UE, derrière Inner
London-West (580 %), le Grand-Duché de Luxembourg
(264 %) et Hambourg (206 %), cette mesure hybride n’est
pas représentative du niveau de revenu de la population
bruxelloise. « Les navetteurs qui viennent faire tourner
la machine économique bruxelloise repartent avec leurs
revenus dans leurs régions de résidence », explique Benoît
Bayenet. « C’est d’abord le propre de toutes les grandes
villes et capitales. On est de plus sur un secteur tertiaire à
très haute valeur ajoutée qui demande des compétences
très spécifiques, et Bruxelles compte un chômage important
chez les jeunes qui ont peu de qualifications ».
Pierre-François Michiels ajoute que « si un emploi sur
deux est occupé par un travailleur flamand ou wallon, on
a ces dernières années une augmentation de la part des
Bruxellois dans l’emploi intérieur. Cette évolution devrait
se confirmer dans les années à venir ». En 2016-2022,
la croissance de la « population en emploi » serait plus
dynamique à Bruxelles (1,4 % par an) qu’en Flandre (0,9 %)
et en Wallonie (0,8 %). « Depuis le milieu des années
1980, le revenu disponible par tête progresse moins vite
à Bruxelles qu’en Flandre et en Wallonie », continue M.
Michiels. « La position relative de la Région bruxelloise
s’est donc fortement dégradée. Ces dernières années,
on observe cependant une certaine stabilisation. Cette
tendance devrait se confirmer selon les projections. Le
ralentissement de la croissance de la population par rapport
à la décennie précédente pénalise moins Bruxelles
que par le passé. »
Entre 2016 et 2022, le chômage baisse plus fortement à
Bruxelles, mais reste plus important que dans les autres
régions. « Historiquement, on disait qu’il fallait un taux de
croissance de 3 % pour que le taux de chômage baisse.
On voit aujourd’hui qu’il y a une corrélation moins forte
entre le taux de croissance et la baisse de chômage ou
la création d’emplois », observe Benoît Bayenet. « C’est
positif au niveau quantitatif. La question se pose de la
qualité des emplois qui se cachent derrière, notamment
sur la part des emplois à temps partiel. »
Sur la période 2016-2022, les créations nettes d’emploi
s’élèveraient en moyenne à 30.100 unités par an en
Flandre, 10.700 en Wallonie et 5.100 à Bruxelles. « La
croissance de l’emploi est somme toute plutôt robuste »,
estime Pierre-François Michiels. « Cette hausse est notamment
soutenue par les récentes mesures qui ont visé
à maîtriser les coûts du travail et des réductions de cotisations
sont encore prévues dans les années à venir. »
Bruxelles se démarque toujours en matière de croissance
de l’emploi indépendant, avec en moyenne 1,6 % par an
sur 2016-2022, contre 1,2 % en Flandre et 0,8 % en Wallonie.
La vitalité de ces dernières années dans le secteur
de la construction est notamment à lier à l’arrivée des
travailleurs des pays de l’est. La croissance de l’emploi
salarié au cours de la période 2016-2022 devrait s’établir
à 0,6 % par an à Bruxelles, contre 1,1 % en Flandre
et 0,9 % en Wallonie. M. Michiels souligne ici que « par
le passé, le secteur public a largement contribué à la
création d’emplois, mais les mesures de limitation des
effectifs de ces dernières années impactent plus fortement
la capitale administrative ».
Emploi : chute du chômage annoncée à 14,5 % en 2022
(Taux de chômage, en pourcentage)
Belgique
Région de Bruxelles-Capitale
Région flamande
Région wallonne
(Source : BFP, IBSA, IWEPS, SVR-DKB – HERMREG)
2016
11,2
18,4
7,8
15,1
2017
10,5
17,4
7,3
14,3
2018
10,0
16,5
6,9
13,8
2019
9,8
16,2
6,8
13,5
2022
8,2
14,5
5,1
11,9
en euros, prix courant
2014
16.019
17.730
15.161
16.906
19.868
17.073
2022
20.018
23.856
20.398
Taux de croissance réelle
Moyennes
2002-2008 2009-2015 2016-2022
-0,4
0,4
0,2
-1,5
-0,7
-0,5
0,7
0,9
0,8
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
33
׉	 7cassandra://AfgY4_vU2g2t6x4JoLZmkJIeh9NS0lekdhzjQJbZewY`̵ ZB!WZB!W#בCט   u׉׉	 7cassandra://InAD3cuc3WhEL09t2d3bUbXLdeNP2TH3wa_wUc9VYvc f`׉	 7cassandra://y4rqAbDFM_IaM7PFTs8uNdLbRYzLvGbaM-xxmaEJ0G4``S׉	 7cassandra://IP6I-kUnZ1S181hVwY663j6KoIXlaXD65Fv1r9y99ys`̵ ׉	 7cassandra://WzCe-OBi6DHOqOyTc5Mg23AtO_9TJrx54GCD98_P6P4 lx͠ZB!Wט  u׉׉	 7cassandra://NGhaBtVUnCjEQ4kOoWyo373-WsveEgHaQo0axGC_o7E Z`׉	 7cassandra://vb__wzYRD1XGH6MWkbx80yAQP0L_0oWa0rXpqppqCuE^j`S׉	 7cassandra://Wb332l37ZClpxUekUkGhukF6V9Pe_a2pKxs77lt1uy0`̵ ׉	 7cassandra://lKJQE9jn41o2AVzh6Aln-x8ttai4KPsYawbxozOIEaEl͠ZB!WנZB!W (K9ׁHhttp://Co.StׁׁЈנZB!W hP9ׁHhttp://Co.StׁׁЈ׉ETOPIC
Le secteur tertiaire représente plus de 90 % de l’économie
régionale quant à la valeur ajoutée, contre environ 80 %
à l’échelle nationale. La branche d’activité des « autres
services marchands », qui regroupe un grand nombre
de services aux entreprises, est celle qui devrait contribuer
le plus en 2016-2022 à la croissance économique de
chacune des trois régions (0,6 point de pourcentage (pp)
par an en Flandre et 0,5 pp en Wallonie et à Bruxelles).
Viendraient ensuite la branche du « crédit et assurances »
à Bruxelles et l’industrie manufacturière, tant en Flandre
qu’en Wallonie.
« Beaucoup de services sont centralisés à Bruxelles, mais
cela ne date pas de la régionalisation », rappelle Benoît
Bayenet. « C’est aussi ‘la place financière belge’, et cette
concentration d’activités financières et d’assurance est
d’ailleurs essentielle au développement économique des
autres régions. C’est un secteur aujourd’hui en pleine évolution,
qui doit se réinventer et se repositionner par rapport
aux évolutions technologiques. Il a subi de nombreuses
restructurations et il est soumis à un cadre réglementaire
très strict depuis la crise. » Selon Pierre-François
Michiels, ce secteur renoue en projection avec une croissance
positive de son activité, après plusieurs années
difficiles dans le sillage de la crise de 2008.
La contribution de l’industrie manufacturière à la croissance
est à l’opposé très faible à Bruxelles. M. Michiels
note « un atterrissage par rapport à la décroissance du
secteur de ces deux dernières décennies. On semble atteindre
un palier ». Des réflexions ont été lancées par
le gouvernement bruxellois pour identifier les secteurs
intéressants à redéployer. ●
Valeur ajoutée : 0,5 pp pour les « autres services marchands » en 2016-2022
Contribution des branches d’activité à la croissance de la valeur ajoutée en points de pourcentage en Région de
Bruxelles-Capitale (taux moyen par année)
Crédit et assurances
Autres services marchands
(Source : BFP, IBSA, IWEPS, SVR-DKB – HERMREG)
2002-2008
0,2
0,5
2009-2015
0,1
0,3
2016-2022
0,2
0,5
© Reporters
׉	 7cassandra://IP6I-kUnZ1S181hVwY663j6KoIXlaXD65Fv1r9y99ys`̵ ZB!W׉ETOP DES ENTREPRISES
Écosystème business : sans réseau, vous
n’êtes rien
L’avènement des écosystèmes multiplie les fertilisations croisées entre petites et
grandes sociétés. Les contacts intensifs ont pour corollaire d’induire une métamorphose
de ces deux types d’entreprises.
« L’
avenir est à l’écosystème business », déclarait
Marc Decorte dans sa première interview en tant
que président de Beci, voici deux mois dans nos colonnes.
« Je suis persuadé que nous évoluerons de plus en plus
dans un tel écosystème, où les entreprises de toutes tailles
ont un rôle à jouer. On le voit très bien dans le domaine
de l’innovation, où elles ont de plus en plus besoin de
collaborer. »
Il y a 15 ans, Édouard Cambier, pionnier de l’écosystème
belge, assistait à la mutation profonde du monde de l’entreprise
à Bruxelles. De grandes organisations abandonnaient
le centre-ville. À cette époque déjà, l’économie
partagée avait bouleversé le monde musical. Il restait
à savoir si les autres secteurs allaient suivre. Édouard
Cambier y perçut un signal et acheta le business center
Seed Factory à Bruxelles, pour le transformer en écosystème.
« Ce bâtiment était occupé par quatre entreprises
du secteur de la communication, je l’ai reconverti en un
groupe média d’une trentaine de firmes. Je n’ai veillé qu’à
une chose, dans cette initiative : la complémentarité. »
Seed Factory organisait mensuellement des meet-ups –
des mini-conférences auxquelles étaient aussi conviées
de grandes entreprises telles qu’Accor Group et Sodexo.
« C’est au terme d’une de ces réunions que Sodexo manifesta
son intérêt pour un concept », se rappelle M. Cambier.
« C’est devenu Bien-Être à la Carte. Nous avons créé,
pour ce projet, un site web où les entreprises accédaient
à une série de services axés sur le bien-être sur le lieu de
travail. Il était difficile, dans les années 2000, de trouver
des cadres féminins dynamiques âgés de 25 à 35 ans et
pouvant faire état d’une formation approfondie. La société
Unilever, par exemple, cherchait très activement de tels
‘young potentials’. Or, les candidats jetaient plutôt leur
Peter Van Dyck
dévolu sur des employeurs tels que Microsoft, IBM ou
Yahoo. Les services proposés sur le site web devaient donc
contribuer au confort de vie des collaborateurs d’Unilever.
Caddy Home assurait notamment le service ‘emplettes’. »
Bureau gratuit
Il y a quatre ans, M. Cambier fit la connaissance, chez
Seed Factory, de quatre gaillards de 22 ans. Ils avaient
une bonne idée, mais rien dans le porte-monnaie. « Je
leur ai proposé d’être leur corporate partner pendant un
an, avec Seed Factory. J’ai mis gratuitement à leur disposition
un bureau, une secrétaire, le wifi et des espaces de
parking. » Le quatuor a développé Sortlist, très utile pour
les entreprises qui n’ont guère de notions de marketing.
Sortlist s’appuie sur un algorithme et met ces entreprises
en relation avec un bureau de marketing qui leur propose
du temps, des compétences et un tarif justifié. De quoi
développer une solution sur mesure à leur problème. La
formule a fait mouche. « Dans l’intervalle, ces garçons
ont généré quelques millions d’euros et ils disposent à
présent de bureaux à New York, Paris et Madrid », annonce
Edouard Cambier, non sans fierté.
Notre pionnier de l’écosystème planta en 2013 la semence
de ce qui deviendrait Co.Station. La numérisation
s’apprêtait alors à bouleverser le monde financier. Des
banques telles que BNP Paribas Fortis et ING craignaient
de se voir confrontées à de nouveaux concurrents : des
entreprises fintech capables de combiner de manière
novatrice technologie et services financiers, mais aussi
des géants de l’internet tels que Facebook et Google. BNP
Paribas Fortis considère aujourd’hui Co.Station comme
une plate-forme qui prépare la banque à l’avenir. « Dans
le temps, la banque développait tout par elle-même, alors
qu’aujourd’hui, il existe davantage de volonté d’engager
des partenariats avec des acteurs externes plus petits »,
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
35
© Thinsktock
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L’ère des écosystèmes
constate Michaël Anseeuw, responsable du retail banking
chez BNP Paribas Fortis Belgique. « L’ouverture a augmenté
de part et d’autre. Il y a peu, les entreprises fintech
passaient pour le grand Satan qui allait dévorer toutes les
banques. Aujourd’hui, nous constatons que nous pourrons
tirer profit de l’élargissement d’échelle, du fichier clients
et de la confiance que les banques ont dans l’offre. Le
changement de mentalité est évident. »
Prendre le pouls
Au sein de Co.Station, la banque accueille toutes les startup
et scale-up, même si elles travaillent dans d’autres
secteurs. Comme le dit M. Anseeuw : « Cela nous donne
l’opportunité de suivre l’écosystème. Dès qu’une entreprise
s’inscrit pour faire appel à Co.Station, nos collaborateurs
sur place – ceux qui travaillent dans les Innovation
Hubs – sont prêts à aider. Si nos collaborateurs détectent
des opportunités d’affaires, nous examinons les possibilités
de collaboration
éventuelle. »
Cet engagement de BNP
Paribas Fortis était-il
animé par d’autres motivations
que la survie ?
« Une banque a pour
vocation de soutenir
l’économie. Il n’a jamais
autant été question de
start-up et de scaleup
qu’aujourd’hui. Une
banque qui veut garder
sa raison d’être doit
soutenir cette nouvelle
D.R.
En prenant le pouls de cette économie,
nous découvrons des entreprises
intéressantes. J’y vois une évolution
logique de notre mission.
Michaël Anseeuw
BNP Paribas Fortis Belgique)
économie. Et puis, la tendance est à l’ouverture. En prenant
le pouls de cette économie, nous découvrons des
entreprises intéressantes. J’y vois une évolution logique
de notre mission. »
Dans le même esprit, le groupe KBC a développé un réseau
de structures d’accueil et d’accompagnement des
start-up, Start it @KBC. Son pôle bruxellois vient d’ailleurs
d’emménager dans un nouvel espace de 800 m², dans le
quartier de Tour & Taxis.
Des exemples d’innovations qui auraient échappé à BNP
si la banque s’était repliée sur elle-même ? Hello Crowd
36
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
Une étude de Finpower démontre que les écosystèmes
s’appuient sur les New Ways Of Working et
connaissent une progression spectaculaire dans
notre pays depuis 2010. Le nombre de business et
coworking centers a passé le cap des 300 en 2016, soit
une croissance de 25 %. La part de ces ‘service office
centers’ sur le marché total des surfaces de bureaux
est passée de 1,6 à 2 %, cette année. La Belgique est
en retard par rapport à la Grande-Bretagne et aux
Pays-Bas, où cette part de marché se situe entre 3
et 5 %. À Londres, 25 % des immeubles de bureaux
neufs abritent des écosystèmes. À New York, on atteint
même 33 %. Le chiffre d’affaires des business
et coworking centers a franchi le cap des 100 millions
d’euros en 2016. La rentabilité laisse toutefois encore
à désirer en raison des frais de démarrage élevés des
nouveaux écosystèmes. En revanche, les centres qui
ont surmonté les maladies de jeunesse affichent une
rentabilité de 3 à 5 %. Les écosystèmes se révèlent
rentables à partir de 2.000 m².
et Gambit Financial Solutions, notamment. « Hello Crowd
est une plate-forme de crowdfunding que nous avons
lancée il y a deux ans, au sein de Hello Bank », explique
Michaël Anseeuw. « À ce moment-là, proposer un financement
alternatif aux clients dans l’environnement
bancaire traditionnel impliquait un projet qui aurait pris
des mois, voire des années. Nous avons décidé de collaborer
avec une plate-forme française de crowdfunding. La
technologie API (application program interface) a permis
une intégration relativement rapide à la plate-forme de
la banque. Bref, il faut vraiment saisir l’opportunité de
collaborer avec une entreprise spécialisée, à la pointe de
la technologie. C’est ainsi qu’avec le rachat de Gambit
Financial Solutions, nous bénéficions des services d’un
spécialiste robo-advisory (conseil financier fonctionnant
avec très peu d’intervention humaine), bien plus avancé
dans ce domaine qu’un généraliste qui voudrait intégrer
pareil service à un portefeuille déjà bien rempli. »
Plus qu’une vache à lait
Outre ses investissements directs dans de petites entreprises,
BNP Paribas Fortis suit les flux d’innovation en
participant à des fonds tels qu’Imec.Istart Fund, proche
des milieux universitaires, et Fortino Capital, le nouveau
fonds de l’ancien patron de Telenet Duco Sickinghe, qui
s’adresse spécifiquement aux scale-up. « Ces acteurs sont
essentiels sur notre marché », confie M. Anseeuw. « Nous
les soutenons dans leur passage au niveau suivant. Ces
entreprises ont souvent des ambitions internationales,
d’où découlent des besoins plus complexes auxquels la
banque peut apporter des solutions appropriées. Si elles
visent la France ou l’Italie par exemple, nous pouvons les
aider via notre réseau international. »
Même réflexion du côté de KBC : « Bruxelles est une base
d’opérations très attractive pour les start-up venues des
cinq continents. Notre communauté de start-up compte
actuellement plus de 40 nationalités », explique Lode
Uytterschaut, fondateur de Start it @KBC. « Depuis peu,
nous faisons également partie du GAN (Global Accelerator
Network), un club qui rassemble les meilleurs accélé׉	 7cassandra://h1l6tOPDs47SNgY_wDE5lUu3TNdzpuhJROzGYMFHNno`̵ ZB!W׉ETOPIC
rateurs du monde entier.
Nous pouvons ainsi
offrir quelques avantages
supplémentaires
à nos start-up et leur
permettre notamment
d’explorer gratuitement
de nouveaux marchés
internationaux. »
D.R.
Édouard Cambier estime
que l’innovation
ouverte, propre aux
écosystèmes, incite
les entreprises bien
établies à évacuer proLa
structure pyramidale aura
disparu d’ici cinq à dix ans, au profit
d’une organisation ‘moléculaire’
Édouard Cambier
gressivement leurs conceptions traditionnelles de la
concurrence. « Le travail en écosystème est une évidence
pour les digital natives. Mes deux fils en attestent : ils
ne rêvent pas d’une maison et d’une BMW. Ils aspirent
plutôt à prendre part à un écosystème tel que le Plug
and Play Tech Center de la Silicon Valley ou Station F à
Paris. Notre monde est devenu à ce point complexe, et la
technologie évolue si vite, qu’on ne peut plus se replier
sur soi-même. Sans réseau, on n’est rien. Bien sûr, dans
le passé déjà, les entreprises se rencontraient au sein
d’un business club, mais ces contacts étaient mensuels,
alors qu’un écosystème fonctionne sans interruption. »
Les échanges intenses influencent petites et grandes
entreprises, dans les deux sens. « On pourrait dire que
les ‘grosses boîtes’ ont l’argent et les structures, et les
petites plutôt les idées et le dynamisme », estime M.
Cambier. « Les start-up perçoivent parfois les entreprises
bien établies comme des vaches à lait, alors qu’elles ont
plus à offrir que des moyens financiers : la réflexion à long
terme, l’industrialisation, les processus etc. En revanche,
ces grandes entreprises recourent encore trop souvent
à des techniques obsolètes et une approche top-down
dépassée. Les start-up ont une structure plus horizontale
et une communication beaucoup plus directe. Mon associé
Tanguy Peers, ancien numéro deux d’eBay, habite à San
Francisco. On y travaille différemment. La moyenne d’âge
des CEO est de 42 ans. Ils sont plus jeunes et plus innovants.
Les entreprises d’ici suivront l’exemple ; ce n’est
qu’une question de temps. La structure pyramidale aura
disparu d’ici cinq à dix ans, au profit d’une organisation
‘moléculaire’. »
Plutôt un speed boat qu’un superpétrolier
« En tant que PME, nous préférons rester petit pour éviter
les pesanteurs. Nous voulons être un speed boat qui
se déplace très vite vers où l’entreprise et les clients
veulent aller, plutôt qu’un superpétrolier pataud, que de
multiples procédures empêchent de réagir rapidement
à l’inattendu », dit Suyin Aerts, qui dirige avec son partenaire
Dan Vandevoorde l’entreprise X-treme Creations
(fournisseur depuis près de 25 ans de supports de communication
gonflables tels que les arches publicitaires
lors de courses cyclistes ou des décors de scène pour
le festival Tomorrowland). « Je vois, dans notre pays, de
nombreuses start-up qui tombent dans le piège. Elles
sont poussées à la croissance. On leur fait croire qu’elles
doivent devenir toujours plus grandes. L’essentiel pour
moi est de rester aligné sur sa propre passion de chef
d’entreprise et sur celle des collaborateurs. Si à un moment,
le personnel ne suit plus, vous avez un problème.
Peu importe la taille de l’entreprise : tout tourne autour
des personnes. Certains chefs d’entreprise décident sans
concertation. Ils ne doivent donc pas s’étonner du refus
et de la rébellion des collaborateurs, dont l’avis n’a pas
été entendu. »
Suyin Aerts s’implique depuis des années dans le projet
Plato du Voka, d’abord en tant que participante, aujourd’hui
aussi comme marraine. Des représentants de grandes et
petites entreprises s’y retrouvent régulièrement en divers
groupes pour réfléchir. D’après Mme Aerts, Plato est en
quelque sorte un écosystème. « C’est une combinaison
idéale de réseautage et
de formation. Les participants
apprennent
à se connaître mutuellement.
Et cela
vaut aussi pour leurs
activités. Il en résulte
parfois des symbioses,
mais surtout beaucoup
d’apprentissage par la
confrontation aux récits
des autres. Chacun
est contraint de
ralentir et de prendre
le temps de la réflexion
stratégique : ‘Que faisje
? Où en suis-je ?’ »
D.R.
Je vois de nombreuses start-up qui
tombent dans le piège. On leur fait croire
qu’elles doivent devenir toujours plus
grandes. L’essentiel pour moi est de
rester aligné sur sa propre passion.
Suyin Aerts (X-treme Creations)
Faciliter la création d’écosystèmes ; créer l’environnement
où la startup pourra travailler en symbiose avec la grande
entreprise, c’est aussi le rôle d’une organisation telle que
Beci, par la mise en relation et l’accompagnement. ●
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
37
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FOCUS
FOCUS 2018
Baromètre politique :
mobilité, mobilité, mobilité… et propreté !
Plus que jamais, la mobilité est la préoccupation majeure des sondés, toujours plus
nombreux à juger qu’il s’agit là du thème ultra-prioritaire. La propreté également
fait une percée fulgurante dans notre baromètre semestriel1
des entrepreneurs au gouvernement bruxellois.
1. Le politique : les scores bruxellois restent faibles
Cotez de 1 à 5 l’efficacité des Ministres de la RBC en matière de développement
économique de la région.
3,5
, parmi les demandes
Vincent Delannoy
3,0
Didier Gosuin
Guy Vanhengel
2,5
Céline Fremault
Cécile Jodogne
Rudy Vervoort
Bianca Debaets
2,0
Fadila Laanan
Pascal Smet
1,5
nov. 2014
juil. 2015
nov. 2015
juin 2016
nov. 2016
juin 2017
déc. 2017
Quelles sont les tendances les plus
notables de notre baromètre politique
? Par rapport à l’année précédente,
toutes les femmes au sein
du gouvernement bénéficient d’une
appréciation significativement meilleure,
à l’exception de Fadila Laanan
(1,69), lanterne rouge du classement.
La secrétaire d’État Cécile Jodogne
(2,59) en charge du Commerce extérieur,
occupe désormais la troisième
place, à la suite de Guy Vanhengel
(Budget et Finances, 2,86) et Didier
Gosuin (Economie et Emploi, 2,72).
L’épisode des sacs triés envoyés à
l’incinérateur a manifestement laissé
des traces. Plus globalement, le baromètre
a également manifesté une
très nette hausse des préoccupations
en matière de propreté à côté d’une
accentuation, quasi paroxystique,
concernant tous les thèmes de mobilité.
1.1
Quel est votre degré de confiance vis-à-vis du gouvernement
bruxellois dans sa gestion des problèmes actuels ?
1%
3%
11%
35%
13%
Confiance totale
Plutôt confiant
Neutre
Peu confiant
Pas du tout confiant
40%
20%
34%
28%
15%
Confiance totale
Plutôt confiant
Neutre
Peu confiant
Pas du tout confiant
1.2 Quel est votre degré de confiance vis-à-vis du
gouvernement fédéral dans le cadre de sa gestion des
problèmes actuels ?
Le degré de défiance des entrepreneurs envers les gouvernements reste très élevé : à 75 % envers le gouvernement
bruxellois et 48 % pour le fédéral. Le taux de répondants qui se déclare confiant, quant à lui, reste stable pour le
gouvernement bruxellois (12 %) mais passe à 37 % pour le gouvernement fédéral (+4 %).
1 Enquête en ligne réalisée entre le 23 novembre et le 4 décembre 2017 auprès des membres
et sympathisants de Beci ; 476 réponses.
38 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
׉	 7cassandra://QpHSmUaNa9tgX69CMSuHNL5mqYULzKTFDOmOUhjNuHg`̵ ZB!W׉E#FOCUS
2. Les acteurs régionaux
Impulse (ABE)
Bruxelles Invest & Export
VDAB
STIB
Actiris
Bruxelles Formation
Citydev (SDRB)
Innoviris
Finance.brussels (SRIB)
3,05
3,00
2,90
2,76
2,73
2,73
2,73
2,67
2,60
Bruxelles environnement (IBGE) 2,56
Bruxelles Mobilité
1,80
➚
➚
=
➘
➘
=
➚
NEW
➚
➘
➘
Le classement reste quasiment identique par rapport à la
dernière édition, mais les écarts s’accentuent. Les deux
premiers classés, ABE et BI&E montent, tandis que le dernier
classé, Bruxelles Mobilité, baisse davantage encore.
À noter qu’Innoviris, pour son entrée dans le baromètre,
occupe la huitième place. Actiris et la STIB sont également
en baisse.
Indéniablement, les problèmes récurrents de mobilité et
de gestion de chantiers impactent négativement la perception
de Bruxelles Mobilité. La bonne tenue de l’ABE et
de BI&E est probablement à mettre sur le compte de la
réforme en cours et d’une meilleure offre de services. La
baisse d’Actiris est difficile à interpréter. Serait-elle le fruit
d’une campagne Activa qui met l’accent sur la diminution
du coût du travail et moins sur la qualité intrinsèque du
demandeur d’emploi ? L’interprétation de la baisse de la Stib
est également hypothétique. Serait-elle liée aux difficultés
de circulation en surface ? Ou bien à celles de la mise en
œuvre de la ligne de métro 3 ? Ou encore à la saleté de
certaines stations ?
3. Priorités régionales : mobilité, propreté, simplification
On assiste à d’importants glissements de tendances. La
mobilité, qui se trouvait déjà à son niveau le plus élevé
à 65,5 %, a encore augmenté pour passer à un nouveau
record : 72,7 %. La propreté fait un bond impressionnant
et s’invite à la deuxième place avec 27,5 %, tandis que la
troisième place reste occupée par la simplification des
procédures administratives à 25,2 % (contre 33,7 %) précédemment.
Plus
loin dans les préoccupations de nos sondés, l’image
de Bruxelles comme centre d’affaires avance pour représenter
24,5 %. La diminution de la fiscalité régionale
et communale reste citée par environ un répondant sur
quatre (24,1 %), contre un répondant sur trois (34,1 %)
précédemment. Enfin, la sécurité monte à 21,6 % et l’aide
à l’investissement enregistre 16,9 %.
Le résultat record de la mobilité est sans nul doute la
traduction de problèmes irrésolus et d’une incapacité à
les surmonter de manière satisfaisante, couplée à une
gestion de chantiers erratique, comme l’actualité a pu
l’illustrer.
Le recul de la fiscalité, parmi les attentes des entrepreneurs,
doit probablement s’analyser dans un contexte de
réduction de l’impôt des sociétés et d’autres mesures
tendant à diminuer la charge fiscale sur les entreprises
au profit d’une nouvelle urgence à Bruxelles : celle de
la propreté. Peut-être y faut-il aussi déceler l’impact
de l’actualité dans ce domaine : audit des comptes de
Bruxelles-Propreté par la Cour des comptes, incinération
des sacs triés, impression de saleté du piétonnier
du centre-ville…
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
39
Aide à l’investissement
Sécurité
Diminution de la fiscalité
régionale et communale
Image de Bruxelles comme
centre d’affaires
Simplification des
procédures administratives
Propreté
Mobilité
׉	 7cassandra://ZowjrLiQm7Lqu0K3ZwiVcb7--uBYFGp8hKuMmyRTlwE-`̵ ZB!WZB!W#בCט   u׉׉	 7cassandra://BsQBbnw8zSr1jA5BSSirk48ezLTkaQD0BlN7FgKzgjQ ` ׉	 7cassandra://7TrtDbymiiRvSVSwx97rFVLUJF6xgRRZLZsM3N7MPqgF`S׉	 7cassandra://Mc6P2YIkfmeKUDUNzdImLperj9TLEiYYEqTd5BVv7_4w`̵ ׉	 7cassandra://ojkJzCJiyNDMBQsdJP-rmEuo9UFtun7ZMcqTBjC9I1o[6m͠ZB!Wט  u׉׉	 7cassandra://5msx7Ix-yLphzOhfRwHcXWf-dcHumpGF-SvH008iU0Q U`׉	 7cassandra://rtmFU0_OdcxdARP34ULApaEzlT8TSoGgeZgCBBmVzSoc`S׉	 7cassandra://Ek0uJEu7Vg3_LVNxiRyOCMuH9JgJP74dEIJuU2C1afA`̵ ׉	 7cassandra://5TtucGPiyZRdIzHGVSl_LfDcIrF-JU2J7WPLXrfOMOM +XA͠ZB!W׉EFOCUS
4. Mobilité : le baromètre s’affole !
Comment évalueriez-vous la politique de mobilité
du gouvernement bruxellois ?
2%
8%
22%
Très satisfaisante
Satisfaisante
Peu satisfaisante
68%
Pas du tout
satisfaisante
La mobilité dans et autour de Bruxelles s’est-elle
améliorée en 2017 par rapport à 2016 ?
1%
2%
10%
Sans avis
Oui, la situation
s'est améliorée
Non, la situation
est restée stable
87%
Non, la situation a
empiré
Comment évalueriez-vous la politique fédérale
de mobilité ?
0%
12%
48%
40%
Très satisfaisante
Satisfaisante
Peu satisfaisante
Pas du tout
satisfaisante
Au point que nous pensions avoir commis des erreurs de
comptage. Mais, non, les indicateurs sont de plus en plus
dans le rouge avec des écarts impressionnants par rapport
à notre dernier baromètre.
➜ 67,88 % des répondants se disent totalement insatisfaits
de la politique régionale de mobilité à Bruxelles, soit une
augmentation de 10 % par rapport à juillet 2017 (57,34 %).
➜ 48,29 % des répondants se déclarent totalement insatisfaits
de la politique fédérale de mobilité, contre 41,14 %
en juillet 2017.
➜ 87,02 % des sondés estiment que la circulation dans et
autour de Bruxelles a empiré comparativement à 2016.
En juillet 2017, 76,58 % des répondants étaient de cet avis.
Ici aussi, on assiste à une augmentation d’environ 10 %.
➜ 70,02 % des répondants se déclarent totalement insatisfaits
de la gestion des travaux par la Région de Bruxelles-Capitale.
Comment
considérez-vous la création d’une taxe
kilométrique intelligente ?
➜ 33,80 % des personnes interrogées estiment également
que la mobilité doit être le thème prioritaire d’intervention
dans la commune où ils travaillent. ●
Comment évaluez-vous la gestion des chantiers par la RBC ?
13%
8%
Une idée
intéressante
46%
41%
Une idée
inacceptable
Je ne sais pas
70%
16%
Tout-à-fait satisfait
Satisfait
Neutre
Insatisfait
Très insatisfait
3% 3%
Cadre Fiscal
Dans la commune où vous travaillez, quels sont les
domaines à améliorer en priorité ?
Relations avec les services communaux (permis, etc.,)
Autres
Organisation des Chantiers
Parking
Sécurité
Mobilité
Propreté
0
5
10
15
20
25
30
35
40 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
׉	 7cassandra://Mc6P2YIkfmeKUDUNzdImLperj9TLEiYYEqTd5BVv7_4w`̵ ZB!W׉E3FOCUS 2018
Économie bruxelloise : que nous réserve
2018 ?
C’est la question que nous avons posée aux secteurs en ce début d’année. Plus
précisément : quelles opportunités se présentent pour vous à Bruxelles ; quels
sont les risques et dangers ; quelles recommandations voudriez-vous formuler ?
Tourisme, digitalisation de l’économie, enseignement et formation, recrutement,
soutien à l’industrie, mobilité, piétonnier, robotisation sont autant de thèmes au
cœur des préoccupations.
Vincent Delannoy
Technologie et formation
Pour René Konings, d’Agoria, la numérisation de l’économie
constitue le moteur de croissance pour nos entreprises
technologiques. C’est elle qui crée de nouveaux services,
de nouveaux produits et de nouveaux emplois. Une analyse
partagée par Charles Petit, de Comeos, qui insiste sur la
robotisation qui constitue le futur des entreprises, également
pour celles actives dans le commerce : « De nouveaux
profils seront nécessaires pour travailler au sein des entreprises.
» Et dans la foulée, de plaider pour la formation :
« Bruxelles doit former ses jeunes pour pouvoir répondre
à ces défis et attirer des entreprises technologiques. » Là
encore, même son de cloche chez Agoria, qui pointe le
manque de gens suffisamment formés dans le domaine
technologique comme le frein principal aux opportunités
de croissance.
« Nous devons investir dans l’infrastructure et dans les
gens », résume René Konings. « L’infrastructure de l’avenir
sera technologique. Le déploiement d’un réseau 5-G, cent
fois plus rapide que l’actuel réseau 4-G est pour ce faire
indispensable. Pour l’instant, en raison d’une législation trop
contraignante, cela n’est pas encore possible à Bruxelles.
Nous avons besoin de technologie et d’un réseau plus performant
si nous voulons édifier une smart city avec l’internet
des objets, la gestion intelligente du trafic, les voitures autonomes,
la sécurité et d’autres applications intelligentes
pour les pouvoirs publics, les entreprises et les ménages.
Pour faire de Bruxelles une smart city, nous avons également
besoin de gens. La formation des Bruxellois, avec un
accent sur les compétences digitales et technologiques :
telle est la clé du succès et d’un accroissement d’emplois
pour les Bruxellois. »
Le défi du recrutement
Pour Federgon, la raréfaction
des candidats sur le marché
du travail bruxellois est à la
fois une menace et une opportunité.
« Il est de plus en
plus difficile de trouver les
bons candidats », estime Arnaud
Le Grelle, « mais l’expertise
des spécialistes RH et
leur savoir-faire en matière
René Konings (Agoria)
La formation des Bruxellois, avec un
accent sur les compétences digitales
et technologiques : telle est la clé
du succès et d’un accroissement
d’emplois.
René Konings (Agoria)
d’intelligence du marché du travail et de leurs connaissances
en sourcing et techniques de recrutement les mettent en
capacité de fournir les entreprises. Du point de vue des canBECI
- Bruxelles métropole - janvier 2018
41
D.R.
© Thinsktock
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didats, nos entreprises sont également les mieux placées
pour valoriser leurs avantages et les accompagner dans la
gestion de carrière. »
Plan industriel
Fevia appelle de ses vœux la mise en place par le gouvernement
bruxellois d’un véritable plan industriel bruxellois.
« Pas seulement sur papier », explique Guy Gallet, « mais
avec une vraie perspective d’avenir pour les entreprises
alimentaires bruxelloises.
Il est important que les entreprises
industrielles se
sentent toujours accueillies,
désirées. Il est également
important de maintenir l’industrie
à Bruxelles afin de
pouvoir fournir de la maind’œuvre
pour les professions
techniques et les salariés peu
scolarisés. Bruxelles posCharles
Petit (Comeos)
Il est grand temps que Bruxelles
retrouve une image positive aux
yeux des médias et des touristes.
Bruxelles doit être vue comme
une ville dynamique en matière de
culture, de business et commerce.
Charles Petit (Comeos)
sède certainement des atouts tels que sa position centrale,
son rayonnement ; on ne pourra néanmoins jouer ces atouts
que lorsqu’une série d’obstacles auront été éliminés. »
Commerce et tourisme
Sur ce plan, 2018 sera tout d’abord l’année du tourisme UEChine,
selon un accord signé entre les deux régions, souligne
Rodolphe Van Weyenbergh de la Brussels Hotels Association.
« La Chine reste l’un des marchés à la plus forte croissance à
Bruxelles, en Belgique et en Europe. Cette initiative constitue
également une incitation à réaliser des progrès rapides en
ce qui concerne la facilitation de la délivrance de visas et la
connectivité aérienne entre l’UE et la Chine. »
« L’année 2018 sera également rythmée par la dynamique
muséale et événementielle en cours dans la capitale », complète
Rodolphe Van Weyenbergh : « La première grande
exposition en collaboration avec le Centre Pompidou dans
l’ancien garage Citroën, en préfiguration du nouveau musée
d’art moderne et contemporain ; la réouverture du Musée
royal de l’Afrique, après une rénovation de trois ans, et dont
la superficie aura pratiquement doublé ; le début des travaux
de transformation de la Bourse en Beer Temple, pour
une ouverture prévue en 2020 et près de 400.000 visiteurs
attendus par an ; les 60 ans de l’Atomium ; le développement
du projet Néo… »
42 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
Sans oublier, non plus, les enjeux de la revalorisation
du centre-ville, mis en avant par Comeos, par la voix de
Charles Petit : « Nous considérons que le rafraîchissement
du centre-ville, avec la mise en place du piétonnier, sera
une opportunité pour le commerce. Ce piétonnier devra
être un lieu de fun-shopping où les fonctions culturelles,
commerciales et de restauration se complètent et se renforcent.
Le piétonnier doit absolument voir le jour en 2018. »
Mais ce n’est pas tout. Pour le responsable de Comeos, « Il
est grand temps que Bruxelles retrouve une image positive
aux yeux des médias et des touristes. Bruxelles doit être
vue comme une ville dynamique en matière de culture, de
business et commerce. »
Dangers et menaces
Outre son lot d’opportunités, 2018 représente aussi un certain
nombre de risques, dangers et écueils à éviter. Pour
Comeos, la fédération du commerce et des services, la
gestion de la mobilité reste le risque majeur. « Les citoyens
ont perdu confiance dans les gouvernements régionaux et
fédéral pour régler la problématique de l’accessibilité de
Bruxelles. Le gouvernement bruxellois doit agir rapidement
sur plusieurs fronts : une amélioration de l’efficacité
des transports en commun, passer pour les véhicules
particuliers vers un système de taxation selon le principe
d’utilisateur-payeur et enfin, ensemble avec les deux autres
régions, mettre en place un plan d’action pour permettre
aux navetteurs et aux clients des magasins de relier et de
se garer dans la capitale plus facilement. »
Problèmes de mobilité auxquels Federgon, la fédération
des prestataires de services
RH, tente de faire face en
organisant des systèmes de
mobilité collectifs pour les
travailleurs les plus fragiles
à l’aide de vélos, mobylettes,
bus. « Notre secteur », commente
Arnaud Le Grelle,
« est non seulement reconnu
comme l’un des grands orgaGuy
Gallet (Fevia)
Il est important que les entreprises
industrielles se sentent toujours
accueillies, désirées.
Guy Gallet (Fevia)
nisateurs de la mobilité professionnelle mais également
physique dès l’instant où elle fait défaut. »
Rodolphe Van Weyenbergh, quant à lui, pointe le niveau
des charges patronales, l’un des plus élevés d’Europe, qui
hypothèque toujours la rentabilité de l’ensemble de l’horeca.
« Un secteur à très forte intensité de main-d’œuvre
comme le nôtre ne peut supporter un tel niveau de charges
patronales. Faut-il s’étonner que ce secteur connaisse un
nombre record de faillites, particulièrement à Bruxelles ?
Si on veut y maintenir et y augmenter l’activité économique,
D.R.
D.R.
׉	 7cassandra://AL0zXnfM114oYZzP94-KNb8VcKOMfCfF6xzSNuzTjqI`̵ ZB!W׉EkFOCUS
avant toute autre mesure, il faut régler ce problème de
charges dans le secteur, un des seuls à pouvoir fournir de
l’emploi à de nombreux jeunes Bruxellois. »
Quant à la fédération de
l’industrie alimentaire, Fevia,
elle souligne la très
forte pression qu’elle subit
à Bruxelles : manque d’espace
pour le développement
d’activités de production en
raison de la concurrence
d’autres affectations (logement,
services, etc.) ; coûts
Rodolphe Van Weyenbergh
(Brussels Hotel Association)
Si on veut maintenir et augmenter
l’activité économique, il faut régler
le problème des charges dans le
secteur horeca, un des seuls à
pouvoir fournir de l’emploi à de
nombreux jeunes Bruxellois.
Rodolphe Van Weyenbergh
(Brussels Hotel Association)
de production plus élevés en comparaison avec les autres
Régions, essentiellement en raison de la taxe sur les bureaux,
de la taxe kilométrique, de l’absence de convention
énergie ; comparativement aux autres régions, la mobilité
y est moins fluide et la logistique plus chère ; manque de
personnel qualifié ; structure complexe des organisations
gouvernementales bruxelloises.
Et Guy Gallet, de Fevia, de préciser : « Outre ces éléments
relatifs au développement d’une industrie alimentaire sur
Bruxelles, la politique en matière de déchets d’emballages
menace également les entreprises du secteur. Les coûts
en la matière risquent d’exploser en cas de mise en place
d’un système de consigne pour les emballages de boissons
à usage unique. Via Fost plus, l’industrie alimentaire
va investir dans une collecte élargie des emballages en
plastique, ce qui facilitera le tri à Bruxelles. Néanmoins,
ce projet ambitieux ne peut réussir que si l’ensemble des
parties prenantes y participent de manière constructive. »
Recommandations
Quelles sont les mesures que les secteurs voudraient
mettre en avant pour le développement de leurs activités
à Bruxelles en 2018 ? Voici quelques-unes de leurs propositions.
Pour la BHA, il faut une prise en main radicale des
lieux d’accueil des visiteurs que sont les gares bruxelloises,
particulièrement celle du Midi. Il est en effet urgent de réinvestir
dans ces lieux d’arrivée des voyageurs nationaux et
internationaux et dans leurs alentours. « Quelle première et
dernière image souhaite-t-on renvoyer à nos visiteurs ? »,
interpelle Rodolphe Van Weyenbergh.
Développer une mobilité plus intelligente en coordination
avec les trois régions : tel est le souhait de la fédération du
commerce et des services. Garder les moyennes et grandes
entreprises à Bruxelles est pour elle un autre enjeu de
taille, car elles ont tendance à se diriger vers la périphérie.
« Aujourd’hui, beaucoup est fait pour les start-up et c’est
positif », précise Charles Petit. « Mais n’oublions pas que
les grandes entreprises sont aussi les grands pourvoyeurs
d’emploi et qu’elles sont nécessaires pour faire vivre notre
capitale. »
L’union professionnelle du secteur immobilier pointe le
traitement fiscal désavantageux en ce qui concerne le
neuf, dans un contexte, précisément, de grands besoins
de création nette de logements. Il en appelle aussi, en tout
cas à Bruxelles, à une plus grande collaboration entre le
public et le privé.
La fédération des prestataires de services RH, Federgon,
plaide pour sa part pour des adaptations réglementaires.
« L’éligibilité du travail intérimaire aux aides à l’emploi ne
serait que justice vu l’importance du secteur dans la mise
à l’emploi et sans en limiter, comme actuellement, le bénéfice
aux contrats de plus de 6 mois », explique Arnaud Le
Grelle. Autres demandes : la reconnaissance de l’usage de
l’intérim dans le secteur public, le recours plus important
des structures publiques aux appels à projets et la mise
en œuvre du principe de « same level playing field » pour
cesser toute concurrence déloyale entre public, non-marchand
et marchand.
Les demandes de Fevia,
quant à elles, mettent en évidence
l’urgence de l’élaboration
et de la mise en œuvre
d’un véritable plan industriel
à Bruxelles. Les demandes
de l’industrie alimentaire
portent sur de multiples
aspects qui illustrent, en
réalité, le besoin de soutien
de la fonction industrielle en
Arnaud Le Grelle (Federgon)
L’éligibilité du travail intérimaire aux
aides à l’emploi ne serait que justice.
Arnaud Le Grelle (Federgon)
Région bruxelloise. Plus concrètement, Guy Gallet souhaite
une collaboration public-privé autour de quatre piliers :
les coûts ; les facteurs environnementaux ; la rapidité et
le service orienté client ; la durabilité environnementale et
l’éco-efficacité. Parmi les priorités, l’industrie alimentaire
épingle la diminution des taxes communales et régionales,
l’investissement dans l’enseignement technique et le plurilinguisme,
la disponibilité et l’accessibilité des lieux de
production, un guichet unique pour les entreprises alimentaires
bruxelloises, un plan d’action contre le gaspillage
alimentaire, une politique des déchets d’emballages plus
efficace. Tout un programme ! ●
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
43
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FOCUS 2018
À chaque nouvelle année ses nouveautés. Qu’est-ce qui vous attend sur les plans
légal, fiscal, environnemental ? À quels changements devez-vous vous préparer
dans le cadre de l’organisation quotidienne de votre entreprise ? Quoi de neuf
pour vos employés ? Petit aperçu des grands changements prévus cette année.
Gaëlle Hoogsteyn
Sur le plan légal
Suite aux accords de l’été dernier au sein du gouvernement
Michel, la réforme de plusieurs lois est au menu. Objectif
principal : mieux coller à la réalité de notre société et répondre
plus efficacement à ses besoins.
Le CoBAT fait peau neuve
Un nouveau droit des sociétés
La Région bruxelloise s’est lancée dans une réforme
ambitieuse qui touche à tous les aspects du développement
territorial : planification, procédures
de permis d’urbanisme, permis d’environnement,
évaluation des incidences, patrimoine, etc. L’objectif
est la simplification des règles d’urbanisme.
Le défi : mieux répondre aux attentes du secteur,
des citoyens et des professionnels, tout en respectant
la jurisprudence du Conseil d’État et les
directives européennes. Les axes principaux du
Code Bruxellois de l’Aménagement du Territoire
(CoBAT) comprennent notamment la simplification
du processus de planification et de l’instruction
des demandes de permis d’urbanisme, l’assouplissement
des outils d’aménagement communaux,
une rationalisation de la gestion des projets mixtes
et une nouvelle procédure de classement de
patrimoine.
44 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
Sur proposition du ministre de la Justice Koen
Geens, le Conseil des ministres a approuvé un
avant-projet visant à réformer en profondeur le
droit belge des sociétés en suivant trois lignes
directrices :
1. Une simplification de grande envergure, grâce,
par exemple, à la suppression de la distinction
entre les actes civils et les actes commerciaux,
à une intégration en un seul code du droit des
sociétés et du droit des associations et à une
limitation du nombre de dispositions pénales ;
2. Une flexibilité poussée, en étant toutefois attentif
aux intérêts des tiers, parmi lesquels les
créanciers ;
3. De nouvelles règles qui doivent permettre de
faire face aux évolutions et aux nouvelles tendances
européennes, telles les sociétés plus
« mobiles ».
Le Conseil d’Etat doit encore rendre son avis sur
ce projet.
© Reporters
© Thinsktock
׉	 7cassandra://kXhMoi--SyzcM7liXCRk0BDKn4XhtTGYxVSVejgYlRA`̵ ZB!W׉E!FOCUS
L’économie collaborative dans votre déclaration fiscale
De nouvelles cases vont encore apparaître cette année dans la déclaration fiscale. Elles portent sur l’économie
collaborative, en plein boom. De plus en plus de particuliers s’y essaient. Afin de leur réserver un régime fiscal
favorable, les plateformes électroniques ont, depuis l’an dernier, la possibilité de demander un agrément.
Le nouveau régime fiscal concerne uniquement les revenus qui sont payés par les plateformes à partir de
la date de leur agrément et, au plus tôt, en 2017. Concrètement, les personnes qui obtiennent des revenus
via une plateforme agréée devront les mentionner pour la première fois dans la rubrique appropriée de leur
déclaration relative à l’exercice d’imposition 2018 (revenus de l’année 2017).
Sur le plan fiscal et financier
2018 s’annonce mouvementée sur le plan fiscal. La poursuite
de la mise en œuvre des mesures du tax-shift engendrera
de nombreux changements. Une attention particulière sera
aussi apportée aux PME.
Tax shift, phase 2
Moins d’impôts pour les PME, plus pour les
multinationales ?
Il y a deux ans, le gouvernement annonçait un
glissement fiscal (tax shift) visant à réduire les
charges qui pèsent sur le travail et à doper le
pouvoir d’achat. À cette fin, un train de mesures
incluant notamment la diminution des cotisations
patronales, l’augmentation des frais professionnels
forfaitaires, etc. avait déjà été adopté en 2016.
À partir de 2018, la mise en œuvre de certaines
mesures sera poursuivie. Citons, par exemple, la
disparition de la réduction générale des charges.
Les efforts spécifiques déployés pour les bas salaires
seront par ailleurs renforcés.
Dans ce contexte, les cotisations patronales de
base pour les employés sont passées de 30 à 25 %
au 1er
janvier, afin que les travailleurs puissent
bénéficier d’un salaire net plus élevé. Cette baisse
se poursuivra jusqu’au seuil de 24,2 % en 2020.
Des facilités de crédit pour les PME
En 2013, une loi relative au financement des PME avait instauré de nouvelles règles en matière de crédit, dans
le but de créer un cadre spécifique favorable au crédit pour les PME. Des mesures d’amélioration de cette loi
entreront bientôt en vigueur. Elles portent notamment sur une amélioration de l’information précontractuelle
et l’accompagnement des PME, sur la diminution des lourdeurs administratives pour les microcrédits et sur
l’encadrement du recours à des sûretés et garanties. Une augmentation du plafond des indemnités de remploi
de 1 à 2 millions d’euros est également prévue.
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
45
Le taux d’imposition théoriquement payé par les
sociétés passe de 33,99 à 29 % en 2018 et descendra
encore à 25 % en 2020. Quant au taux des PME,
il passe de 24,5 à 20 % sur la première tranche de
100 000 €. Les entreprises vont donc payer moins
d’impôts en Belgique. L’objectif sous-jacent : favoriser
le taux d’emploi et les investissements.
Parallèlement, le gouvernement instaure un impôt
minimum pour les sociétés à 7,5 %, afin de réduire
l’avantage de certaines entreprises bénéficiant
de niches fiscales ou d’autres réductions, frôlant
parfois le 0 % d’impôt. De même, les sociétés ne
pourront plus bénéficier de déductions fiscales
que pour 70 % de leur bénéfice. Entre un impôt
des sociétés qui diminue et un impôt minimum
qui apparaît, le gouvernement fédéral assure que
la réforme sera budgétairement neutre.
© Thinsktock
© Thinsktock
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Au quotidien
Diverses nouvelles règlementations vont entrer en vigueur,
qui concernent les entreprises. Le bien-être des travailleurs
semble être au cœur des préoccupations cette année avec,
notamment, la mise en œuvre d’un plan anti burn-out et de
nouvelles mesures salariales attractives.
Protection des données :
de nouvelles obligations
Un préavis court pour remplacer la période
d’essai
Depuis 2014, la loi sur le statut unique avait introduit
des délais de préavis harmonisés pour
chaque travailleur, quel que soit son statut (ouvrier,
employé ou travailleur domestique). Dès
le 1er
janvier 2018, dans le cadre de ses travaux
budgétaires, la période de préavis est réduite à
une semaine pendant les trois premiers mois du
contrat de travail. Cela équivaut, en quelque sorte,
à réintroduire une période d’essai de trois mois.
Ces délais s’appliqueront à tous les travailleurs,
tant pour les contrats à durée déterminée que pour
ceux à durée indéterminée.
Le Règlement Général sur la Protection des Données
(RGPD) entrera en vigueur le 25 mai 2018.
Le développement du commerce électronique, de
l’e-gouvernance et des réseaux sociaux a rendu
nécessaire une adaptation du cadre existant pour
renforcer les droits des personnes et responsabiliser
les acteurs traitant des données.
Le RGPD confirme des principes de protection des
données déjà existants en Belgique et prévoit de
nouveaux droits et nouvelles obligations. Désormais,
les autorités pourront demander à toute organisation
de dresser un tableau des flux d’entrée
et de sortie des données informatiques, quelle (s)
est (sont) la (les) personnes responsable(s) qui
les fait (font) entrer et sortir de l’organisation, etc.
Les PME qui traitent régulièrement des données
informatiques personnelles devront donc s’adapter.
Bien que le sujet ait déjà fait couler beaucoup
d’encre, il ressort d’une enquête menée par SerdaLab
que 55 % des organisations ne sont pas
correctement informées et que seules 24 % d’entre
elles mesurent complètement l’impact que le
RGPD aura sur leur fonctionnement.
Une participation au bénéfice via la prime
bénéficiaire
Depuis le 1er janvier 2018, la prime bénéficiaire a
fait son apparition dans le package salarial des travailleurs
belges. Cette prime permet aux sociétés
d’octroyer à leurs travailleurs un bonus sur leur
bénéfice distribuable. Afin de rendre la mesure
attrayante, un traitement social et fiscal avantageux
a été prévu. La nouvelle mesure est insérée dans
la loi du 22 mai 2001 qui prévoit déjà les régimes
de participation des travailleurs au capital et au
bénéfice des sociétés, mais qui reste peu utilisée.
46 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
Des coaches anti-burn-out dans les
entreprises
Le burn-out, c’est la maladie professionnelle du
siècle : le nombre de travailleurs absents de longue
durée a progressé de 80 % entre 2005 et 2015.
En 2015, on en a dénombré près de 123.000 en
Belgique, dont un tiers pour des raisons de santé
mentale ou psychosociales. Afin de préserver la
santé des travailleurs et les prémunir des risques
psychosociaux, les entreprises doivent désormais
mettre en place un « plan anti-burn-out », avec
deux mesures phares : reconnaître le droit des
travailleurs à la déconnexion et désigner des coaches
anti-burn-out dans les entreprises de plus
de 100 personnes. Le principe de déconnexion
(le droit pour les travailleurs de ne pas répondre
par mail ou téléphone en dehors des heures de
bureau) doit permettre une meilleure séparation
entre la sphère professionnelle et la sphère privée.
Les coaches anti-burn-out, quant à eux, devront
accompagner les travailleurs en burn-out, mais
surtout agir de manière préventive pour détecter
toute menace d’épuisement professionnel.
© Thinsktock
© Thinsktock
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De nouveaux flexi-jobs… aussi pour les retraités
Le gouvernement a donné son feu vert à l’extension du système des flexijobs
: une forme d’emploi permettant au travailleur occupé à 4/5e
temps au
moins de bénéficier de revenus complémentaires. Les travailleurs en flexi-job
ne font dès lors pas partie du personnel fixe de leur employeur occasionnel.
Celui-ci fait appel à eux pour travailler durant les jours d’intense activité ou
pour un travail exceptionnel. S’il satisfait à toutes les conditions, l’occupation
d’un « flexi-jobiste » est soumise à un régime social et fiscal avantageux.
Dès à présent, il est possible de recourir aux flexi-jobs dans l’horeca, mais
aussi dans d’autres secteurs, notamment celui du commerce de détail. Les
pensionnés aussi peuvent désormais exercer un flexi-job. Bonne nouvelle
pour des seniors qui ont parfois du mal à boucler leurs fins de mois.
En termes de mobilité et de développement
durable
La mobilité reste encore et toujours un grand défi pour le
gouvernement. De nouvelles mesures vont être mises en
œuvre afin de réduire l’engorgement de Bruxelles.
La fin de véhicules polluants ?
Pour les Bruxellois, janvier
2018 rime avec zone de
basses émissions. Depuis
le 1er
janvier, les voitures
diesel de norme Euro 1 et
zéro sont interdites de circulation
dans les 19 communes.
Sont concernées :
les voitures immatriculées
avant 1997. Ensuite, chaque année, une autre catégorie
de diesel sera interdite. Des caméras intelligentes
contrôleront les véhicules et des sanctions pouvant
aller jusqu’à 350 euros sont prévues. L’un des objectifs
principaux est d’améliorer la qualité de l’air.
Échanger sa voiture contre du cash
Après près de deux ans de discussions, l’allocation
mobilité a été validée par le Conseil restreint des ministres.
L’allocation de mobilité consiste en une somme
d’argent que le travailleur reçoit en remplacement de
sa voiture de société. Elle implique donc la disparition
de la voiture de société utilisée par le travailleur,
ainsi que de tous les autres avantages qui y sont liés
: assurance, carte carburant, pneus hiver, etc.
Cette allocation doit être mise en place de façon volontaire.
Tant l’employeur que le travailleur peuvent donc
choisir s’ils y participent ou non. Le système doit par
ailleurs rester « budgétairement neutre » pour tous
: l’employeur, l’employé et les caisses de l’État. L’allocation
remplaçant le véhicule de fonction sera calculée
en fonction de sa valeur et rehaussée de 20 %
si l’utilisateur bénéficie d’une carte essence.
Le projet a été transmis pour avis au Conseil d’État,
pour une entrée en vigueur en 2018.
Des voitures de société fiscalement moins
attrayantes
Dès 2020, la déductibilité des frais de voiture et
de carburant va être quelque peu chamboulée.
Les règles vont changer pour la déduction fiscale
et l’avantage toute nature pour les voitures
de sociétés. Si la fiscalité des voitures de société
restera fortement liée au niveau d’émission de
CO2, elle sera plus linéaire. Sur le parc roulant
actuel de voitures de société, la diminution moyenne
de déductibilité devrait passer de quelque
78 % à environ 65 %.
Les véhicules hybrides sont aussi concernés et
ce, dès ce 1er janvier. Jusqu’à présent, le taux de
déductibilité des voitures hybrides oscillait entre
50 et 100 %, voire 120 % pour les véhicules
totalement électriques. Ce taux va être resserré
en fonction des émissions de CO2 avec, parfois,
de fameuses différences puisqu’une « fausse hybride
» sera taxée comme son homologue sans
batterie. La réforme fiscale a en effet établi un ratio
poids/puissance de la batterie pour différencier les
« fausses hybrides » des « vraies ». Cela aura un
impact à la fois sur le taux de déductibilité et, pour
l’utilisateur, sur l’avantage toute nature et donc
sur sa contribution retenue sur sa fiche de paie.
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
47
© Thinsktock
© Thinsktock
© Thinsktock
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DROIT DES SOCIÉTÉS
Exit le commerçant, vive l’entreprise !
La nouvelle loi du 11 aout 2017 sur l’insolvabilité des entreprises a été intégrée au
Code de droit économique. Son entrée en vigueur est prévue pour le 1er
mai 2018.
Cette loi a pour objectif de rendre plus cohérentes et plus compréhensibles les législations
relatives à l’insolvabilité des entreprises. Mais au fait, qu’est-ce qu’une
entreprise ?
L
ongtemps, le droit de l’insolvabilité a été déterminé
par la notion de « commerçant », défini
comme la personne qui exerce des actes commerciaux
et qui en fait sa profession habituelle, dans un
but lucratif. L’un des principaux bouleversements de la
nouvelle loi est l’extension de son champ d’application. Le
droit de l’insolvabilité ne concerne plus les seuls « commerçants
», mais bien toutes les entreprises afin de mieux
coller à leur réalité économique. L’idée est de permettre
au plus grand nombre de bénéficier des possibilités de
réorganisation judiciaire ou d’être soumis à une liquidation
sous forme de faillite.
Qu’entend-on par entreprise ?
Le Code de droit économique offre sa propre définition
de l’entreprise, qui inclut quatre possibilités. Premièrement,
toute personne physique qui exerce une activité
professionnelle à titre indépendant. Deuxièmement, toute
personne morale, à l’exception des personnes morales
de droit public. Troisièmement, toute autre organisation
sans personnalité juridique, à l’exception de celles qui ne
poursuivent pas un but de lucre. Et pour finir, les titulaires
de professions libérales réglementées.
Les associations et les fondations sont donc dorénavant
considérées comme des entreprises, tout comme les
agriculteurs et les professions libérales. Une remarque
doit toutefois être soulevée pour les professions libérales.
En effet, lorsque les titulaires ces dernières sont concernés
par une procédure d’insolvabilité, ils seront soumis à
des règles spécifiques, notamment pour assurer la sauvegarde
du secret professionnel propre à leur profession.
Par professions libérales, il faut notamment entendre
les comptables, réviseur d’entreprises, conseillers fiscaux,
architectes, agents immobiliers, avocats, notaires,
médecins, dentistes, kinésithérapeutes, vétérinaires et
pharmaciens.
La notion d’entreprise est enfin applicable aux organisations
n’ayant pas la personnalité juridique. Par exemple,
les sociétés de fait (lorsque deux ou plusieurs personnes
physiques ou morales se comportent comme des associés
entre elles, alors qu’aucune formalité n’a été remplie pour
constituer une société conforme au droit belge) et les
sociétés momentanées (société dont la durée est limitée
dans le temps pour effectuer une ou plusieurs opérations
commerciales déterminées) tomberont dans la définition
d’entreprise.
48 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
Un tribunal des entreprises
Le remplacement de la notion de commerce par celle
d’entreprise aura également un impact sur le tribunal de
commerce, qui s’appellera désormais tribunal des entreprises.
Les juges consulaires (qui ne sont pas des juges
de profession et qui font partie du monde de l’entreprise)
pourront également appartenir à toutes les nouvelles professions
qui entrent dans la nouvelle notion d’entreprise,
et plus uniquement de commerçants.
En conclusion, il faut souligner l’avantage, pour un plus
grand nombre d’acteurs de la vie économique, de pouvoir
bénéficier des dispositions liées aux procédures de réorganisation
judiciaire. Celles-ci permettent aux entreprises
de disposer d’une véritable seconde chance et d’éviter que
des difficultés ponctuelles sonnent leur glas.
En revanche, ce nombre élargi d’acteurs se verra aussi
appliquer les dispositions propres aux faillites des entreprises.
Si la faillite sur aveu ne pose pas de problème
en soi, puisqu’elle suppose une démarche volontaire, les
citations en faillite lancées à l’initiative des créanciers en
vue de faire « pression » sur l’entreprise seront désormais
légion dans de plus vastes secteurs encore. À bon
entendeur… ●
Inspiré d’un article de Valérie Vandiest, publié sur
www.lex4u.com.
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GOOGLE ANALYTICS
Connaissez-vous votre site web ?
Savez-vous si votre site web est performant ? S’il attire du trafic ? S’il est bien référencé
sur les moteurs de recherche ? Savez-vous qui sont vos visiteurs ? Et quelles
sont les pages qui les intéressent le plus ? Si vous avez répondu « non » à 3 questions
sur 5, c’est probablement que vous ne connaissez pas Google Analytics – ou
que vous ne savez pas comment l’utiliser. Dommage : c’est gratuit.
G
oogle Analytics, c’est un outil encore trop peu
connu des entreprises et pourtant si précieux
pour optimiser leur présence et leurs ventes sur
le web.
Au départ, Google l’a développé pour inciter les entreprises
à utiliser Google AdWords – la « régie publicitaire » de
Google, qui permet de sponsoriser des liens parmi les
résultats de recherche des internautes, en fonction de
certains mots-clés. Google Analytics devait convaincre
les sceptiques de l’efficacité des campagnes AdWords,
en leur permettant de mesurer le trafic d’un site et de
comparer les sources : SEO (Search Engine Optimization)
vs SEA (Search Engine Advertising). Ou, pour le dire
autrement, les résultats du référencement « naturel »
comparés au référencement « dopé » par les campagnes
AdWords payantes.
Mais, outre le fait de connecter Analytics à votre site pour
mesurer les résultats des campagnes Adwords, vous
pouvez en faire un véritable outil pour améliorer la performance
et le référencement naturel de votre site web.
Concrètement, avec Analytics, vous pouvez déterminer le
profil de vos visiteurs (par langue, pays, centres d’intérêts…),
savoir quels mots-clés dans Google (payants ou
non payants) ont généré des visites vers votre site, savoir
combien de temps l’utilisateur navigue sur chaque page
de votre site, quelles sont les pages les plus visitées, quels
sont les liens qui génèrent le plus de clics, etc.
Si vous remarquez qu’une page est plus visitée qu’une
autre, c’est que le contenu est particulièrement pertinent
et intéressant : il répond à un besoin des internautes. Mais
cela peut également signifier que la page est correctement
construite et optimisée pour le SEO (référencement
naturel). À vous d’en tirer des conclusions ! Elles peuvent
être de deux types : ce produit intéresse les internautes (à
vous d’en tirer profit !) ; mais aussi : cette page est beaucoup
plus riche en contenu que les autres pages de mon
site (à vous de travailler les autres pages pour que leur
popularité augmente…).
En analysant les sources de trafic, vous pourrez déterminer
si les campagnes que vous menez sur d’autres
supports numériques sont efficaces et répondre à vos
questions. Vous pourrez apprendre, par exemple, quel
est le pourcentage de trafic en provenance de votre page
Facebook, combien de visites a généré votre dernière
newsletter, combien de personnes recherchent directement
votre entreprise via son url, ou encore, combien
de temps les visiteurs arrivés via la dernière publicité
Facebook ont-ils passé sur la page de destination.
En paramétrant votre compte selon vos besoins et vos
objectifs, vous pourrez donc mesurer efficacement les
campagnes que vous menez et mieux déterminer vos
futurs budgets. Vous saurez si votre site fonctionne ; s’il
peut être amélioré à peu de frais ou si une refonte complète
s’impose ; s’il est facilement accessible sur mobile ;
quels sont les produits ou services qui plaisent le plus (et
qui méritent peut-être d’être développés) et – last but not
least – si les campagnes d’e-marketing mises en place
génèrent des résultats. Qui sait, peut-être manquez-vous
une information capitale en n’analysant pas le trafic de
votre site ?
Si Google Analytics fait peur aux premiers abords, après
une bonne prise de connaissance et un paramétrage efficace,
vous prendrez plaisir à analyser les résultats de
vos actions ! ●
Sophie Rase, Partner & Marketing Manager, Follow Us
(Ace computer Group)
Pour aller plus loin
Google Analytics sera au cœur d’une formation organisée
le 15 janvier prochain.
Où ? Beci, 500 av. Louise, 1050 Bruxelles
Quand ? Le 15.01.2018, de 9h à 12h30
Info et inscriptions : Émilie Lessire, ele@beci.be
tél. 02 643 78 11
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
49
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TRANSITION
Dermot O’Regan : ça pousse, à Bristol
La ville serait-elle le berceau de l’activité circulaire, l’endroit de tous les possibles,
en particulier pour ce qui touche à l’alimentation et à la production de végétaux
alimentaires ? C’est l’avis de Dermot O’Regan, un licencié en sciences environnementales
qui s’est lancé il y a quatre ans dans la production de micro-végétaux en
aquaponie à Bristol.
Johan Debière
G
row Bristol, c’est une ferme inaugurée en 2015
par Dermot et son ami Peter Whiting grâce à un
beau savoir-faire acquis dans l’agriculture urbaine – en
particulier les fermes verticales. À Bristol, cette technologie
permet aujourd’hui de produire du micro-coriandre,
une herbe qui est consommée localement par les habitants
et que de nombreux restaurants de cette grosse ville
du sud-ouest de l’Angleterre inscrivent à leur menu, en
prenant bien soin de mentionner son origine...
On est pourtant parti de loin : outre son passé de production
de tabac (totalement stoppée en 2015, depuis que
Bristol est devenue smoke-free), la ville a beaucoup souffert
du phénomène de globalisation. Celui-ci a contraint
de nombreuses PME actives dans l’agro-alimentaire à
fermer leurs portes, laissant des milliers de travailleurs
sur le carreau et des dizaines de sites de production à
l’abandon. Par chance, les autorités ont décidé de ne pas
céder à la fatalité en s’engageant dans la voie du durable.
À force de détermination et grâce au soutien politique
local, Bristol a ainsi réussi à faire partie du Top 100 des
villes les plus résilientes au monde. La lutte contre la
pauvreté fait d’ailleurs partie intégrante d’une stratégie de
(re)développement à long terme, qui semble se jouer de
tous les clivages politiques : « Nous y travaillons chaque
jour, avec des structures comme Fry (ndlr: un hub dédié
à l’accueil de producteurs indépendants de nourriture,
qui s’est installé sur le site d’une ancienne fabrique de
chocolat) », confie fièrement le jeune maire de Bristol
Marvin Rees, qui a succédé à George Ferguson en 2016
en poursuivant dans la même voie que son prédécesseur.
L’activité qui y a été déployée a d’ailleurs valu à Bristol de
recevoir en 2016 l’Award d’argent des Sustainable Food
Cities (http://sustainablefoodcities.org).
Micro-légumes, herbes, salades et tilapia
C’est dans ce contexte propice à toutes les formes de
croissance durable que Dermot a décidé de poursuivre le
développement de Grow Bristol et d’affiner sa méthode
de travail, aboutissant à LettUs Grow (un jeu de mots
associant laitue et croissance). Il développe aujourd’hui
des systèmes innovants et durables de culture alimentaire
urbaine, produisant des micro-légumes, herbes et
salades de feuilles, ainsi que du poisson (tilapia), en utilisant
l’aquaponie et des techniques agricoles verticales
dans un environnement contrôlé.
50 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
Dermot O’Regan et Pete Whiting.
Comme Dermot et son ami ne font rien à moitié, ils ont
décidé de s’installer sur un site industriel désaffecté
(tout comme Bruxelles, Bristol n’en manque pas) et d’y
développer ce qu’il appelle la « Grow Box » : une ferme
urbaine dont la productivité n’a rien à envier aux chaînes
de production des multinationales de l’agro-alimentaire.
L’avenir de Grow Bristol ? Regan continue à le voir en rose,
ou plutôt en vert : « Nous développons notre nouveau site
sur la Feeder Road, en construisant notre nouvelle Grow
Box, en attirant autour de notre projet des partenaires actif
dans l’agro-alimentaire, dans l’énergie et dans le social
et en améliorant notre représentation sur les marchés,
en nous rapprochant plus encore du public, pour une ville
encore plus durable, heureuse et en meilleure santé. » ●
Info : http://growbristol.co.uk
100 Resilient Cities
Lancé par la fondation Rockefeller, le concours
100 Resilient Cities encourage les villes du monde
entier à devenir physiquement, socialement et économiquement
plus résilientes face aux stress et aux
chocs inhérents aux environnements urbains. Pour
permettre aux candidats de progresser, la fondation
met à disposition des fonds permettant de mobiliser
un CRO, ou Chief Resilience Officer, qui opère pendant
deux ans dans la ville qui en bénéficie.
Info : www.100resilientcities.org
׉	 7cassandra://y1jXhvS6Db6kXOdtMeobqUPqSbEU0066w6HFo5BI1kk`̵ ZB!W׉EgENTREPRENDRE
STARTER
Tastify : partage d’expériences
Application pour tablette, Tastify permet aux clients d’une entreprise de donner
leur avis sur le projet de celle-ci et de le partager sur les réseaux sociaux. Un
outil qui peut être décliné selon l’imagination des agences de communication.
Guy Van den Noortgate
L’
idée de Tastify est née il y a deux ans et la première
version testable est sortie en octobre 2015. « Il a fallu
mettre sur pied une bonne équipe », confie François
Depelchin, concepteur de l’application. « De 2015 à 2017,
nous avons travaillé à l’amélioration de notre produit. Nos
premières ventes ont commencé à l’été 2017. Nous continuons
à faire évoluer le produit mais cherchons maintenant
à nous faire connaître. » Deux autres partenaires participent
à l’aventure, Thomas et Michael – ce dernier étant le développeur.
Pour l’instant, chacun est occupé à plein temps et se
consacre à Tastify en dehors de ses heures de travail. Mais
tous les trois souhaitent donner un coup d’accélérateur à
l’application qui est aujourd’hui pleinement opérationnelle.
En pratique, Tastify est une application pour tablette qui permet
aux clients d’une entreprise de donner leur avis sur un
projet de celle-ci et de le partager sur les réseaux sociaux,
en l’occurrence Facebook. À terme, d’autres réseaux sociaux
sont envisagés. Par projet, on entend, par exemple, le
lancement d’un produit. Ainsi, chacun des participants peut
donner son avis en répondant à trois questions (évaluation
de 1 à 5), laisser un commentaire et prendre une photo, de
lui avec le nouveau produit, par exemple. Ensuite, il peut
partager son expérience sur Facebook, s’il le souhaite. Ses
amis trouveront, d’une part, les avis postés sur Tastify et,
d’autre part, ils pourront aller directement sur le site de
l’entreprise.
« L’intérêt de Tastify est triple », explique François Depelchin.
« D’abord, il permet de valoriser la relation client en
marquant en quelque sorte le coup avec l’expérience qu’il
a vécue. Ensuite, cela permet à l’entreprise de collecter ces
différentes expériences et de les valider auprès de prospects.
Enfin, cela facilite le bouche-à-oreille et permet de créer un
lien en ligne via les réseaux sociaux. Concrètement, Tastify
aide l’entreprise à augmenter l’implication de ses clients
en les incitant à réfléchir sur le projet et en les fidélisant
à travers un mailing à plus long terme. Dans ce dernier,
l’entreprise pourra approfondir sa connaissance du client
en lui proposant, par exemple, de participer à une enquête
de satisfaction plus approfondie. Grâce aux évaluations,
commentaires et photos choisies, l’entreprise comprendra
également mieux ses clients. »
L’une des originalités de Tastify est le couplage de la photo
partagée sur Facebook avec l’impression papier de cette
dernière lors de l’événement. Ainsi, chaque participant peut
repartir avec une photo sur laquelle figure le nom de l’entreprise
et son logo. À côté de Tastify, application B2B, François
Depelchin et son équipe ont également lancé Fiesta Pics,
destinée au B2C. Ici, un particulier organise une soirée et, via
cette application, transforme sa tablette en kiosque photos.
Thomas et François, deux des trois créateurs de Tastify.
Chacun des convives peut prendre des photos et les partager
ainsi que les recevoir via mail et les imprimer. Si un photographe
est présent, il peut également choisir parmi les photos
qu’il a prises. Un petit film ludique et explicatif figure sur le site
www.fiestapics.be.
Afin de faire découvrir son application, Tastify entend la proposer
aux agences de communication pour que celles-ci
l’intègrent à leur offre. Avec cet outil, la palette de possibilités
est infinie et il ne manque pas de créatifs au sein de
ces agences pour explorer de nouvelles voies. « En ce qui
concerne Fiesta Pics, cette dernière s’adresse aux particuliers
mais également aux professionnels de l’événementiel
qui souhaitent fournir une solution personnalisable abordable,
tout en pouvant apporter un service supplémentaire
de mise en place de location de matériel », conclut François
Depelchin.
Info : www.tastify.be ●
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de
Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax
shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
51
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TRANSMISSION
Cession d’entreprise : mission accomplie
pour Spike
La transmission d’entreprises reste un enjeu important de l’économie belge pour
les années à venir. D’ici dix ans, plusieurs dizaines de milliers d’entreprises devraient
changer de mains. Mais on ne le répétera jamais assez, céder ou reprendre
une entreprise, ça se prépare… Pour mener à bien leur propre cession, Bruno Decamps
et Alain Jeanty ont fait appel au Hub Transmission de Beci. Zoom sur cette
success story…
Gaëlle Hoogsteyn
Envie de changement
C’est dans leurs agréables bureaux situés à Uccle que
nous avons rencontré les désormais ex-propriétaires de
l’agence de communication Spike, Bruno Decamps et
Alain Jeanty, pour revenir sur la cession de leur entreprise
en compagnie d’Erick Thiry, responsable du Hub
Transmission de Beci. Il y a presque 20 ans, ces deux
entrepreneurs ont fondé Spike. Le succès a vite été au
rendez-vous et, au fil des ans, leur société est devenue
une PME comptant une grosse dizaine d’employés.
Au bout de deux décennies, Bruno et Alain souhaitaient
donner une nouvelle orientation à leur carrière et ont
décidé de chercher un repreneur pour leur entreprise.
La nécessité de se faire accompagner
Mais céder une entreprise n’est pas une mince affaire et
se faire accompagner est indispensable. Bien conscients
de cela, nos deux chefs d’entreprise ont fait appel successivement
à plusieurs sociétés spécialisées pour les
aider dans leurs démarches. « Ce fut un vrai flop », se
souvient Bruno. « Nous n’avons rencontré que peu de
candidats repreneurs, et ceux qu’on nous a présentés
ne répondaient pas à nos attentes ».
Nous ne voulions pas être repris
par une autre entreprise qui aurait
englouti nos activités dans les
siennes. Nous cherchions plutôt une
personnalité qui vienne s’implanter
dans l’agence.
Un jour, Bruno et Alain reçoivent une invitation de Beci,
leur proposant de participer à un panel de discussion du
Hub Transmission. Bien qu’un peu échaudés par leurs
précédentes expériences, les deux entrepreneurs décident
toutefois d’accepter. Et Alain de commenter : « Très
vite, nous nous sommes rendu compte que la structure
existante répondait tout à fait aux attentes d’une PME
52 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
Bruno Decamps (à gauche) et Alain
Jeanty, les fondateurs de Spike.
comme la nôtre. Nous avons pris rendez-vous avec Erick
Thiry afin de voir dans quelle mesure le Hub pouvait nous
aider. Comme nous étions à la recherche d’un repreneur
depuis quelque temps, nous avions déjà préparé toutes
les données nécessaires à la cession et mis en œuvre
ce qui devait l’être. La collaboration avec Beci a donc pu
démarrer sous les meilleurs auspices. »
Un processus rapide et efficace
Grâce à sa base de données, le Hub Transmission dispose
d’un grand nombre de contacts pour mettre en relation cédants
et repreneurs. Bruno explique : « Nous ne voulions
pas être repris par une autre entreprise qui aurait englouti
nos activités dans les siennes. Nous cherchions plutôt
une personnalité qui vienne s’implanter dans l’agence
pour prendre les rênes de Spike. Quelqu’un qui assure
la continuité de l’équipe et développe notre business
dans un contexte ‘familial’. Nous cherchions aussi un
vrai manager, qui puisse apporter une plus-value à la
société, en termes de gestion des ressources humaines
et d’organisation, par exemple. Nous voulions évidemment
aussi trouver quelqu’un ayant de l’expérience en
communication, puisque c’est notre core business. »
Là où les autres sociétés avaient échoué, le Hub a tout de
suite mis dans le mille. « Le premier candidat qu’on nous
a présenté était le bon. Impossible de faire mieux ! Le Hub
nous a vraiment trouvé un repreneur sur mesure », raconte
Alain. « Par ailleurs, le Hub nous avait aussi très bien
préparés à la première entrevue avec le repreneur poten׉	 7cassandra://sdhN-VEslgliwYGSBuY2-kzxhm_FcyzigLthh_cUrxw`̵ ZB!W׉E+ENTREPRENDRE
tiel. Lorsque nous
l’avons rencontré,
nous avions déjà
une idée du profil
du personnage et
l’envie d’engager
une vraie discussion
», ajoute
Bruno.
Erick Thiry, responsable
du Hub Transmission.
Tout a ensuite été
très vite… « Une
fois la décision
prise de céder
Spike à ce candidat, nous avons confié la suite des opérations
à un avocat spécialisé recommandé par Beci »,
raconte Alain. Aidées de leurs avocats respectifs, les
deux parties se sont mis d’accord sur un montant. Puis,
les avocats ont rédigé les conventions de cession et de
collaboration. Cela a nécessité beaucoup de travail car
Bruno et Alain tenaient à ce que tout soit mis sur papier
dans les moindres détails. « Bien que fastidieux, ce
travail est un véritable investissement pour la suite »,
commente Bruno. « Et c’est important de le faire faire
par des experts externes, car toute une série de risques
(qu’on n’imagine pas toujours) découlent de ce qui sera
écrit dans la convention. »
Tout est bien qui commence bien
Au terme de nombreuses réunions, discussions et négoCe
n’est pas si facile de passer la
main. C’est tout un pan de notre vie
qu’on laisse derrière nous. Il faut
se préparer psychologiquement à
une vie nouvelle tout en travaillant
intensivement sur
le processus de vente.
ciations, Bruno et Alain ont finalement conclu la cession
de Spike. Une période de transition est prévue. Et Alain
d’expliquer : « Pour l’instant, nous nous occupons de la
gestion à trois, pour préparer le transfert. Bruno quittera
l’entreprise dans quelques mois, dès que tout sera prêt.
De mon côté, je continuerai à m’investir dans Spike, mais
davantage dans le développement de la clientèle et la
direction créative. Je souhaitais arrêter de m’occuper de
la gestion pour revenir à mon métier de base. Je suis très
motivé à l’idée de participer à la nouvelle orientation que
le repreneur va donner à la société. Je suis content de
pouvoir apprendre de nouvelles choses, avec quelqu’un
de plus jeune, et aussi de pouvoir lui distiller mes propres
compétences et mon expérience. »
Pour nos deux entrepreneurs, cette période de transition
est indispensable afin de permettre au repreneur de s’intégrer
au mieux dans l’équipe en place, de faire connaissance
avec les clients et de découvrir les spécificités de
l’agence. Tous deux sont heureux d’avoir été accompagnés
par le Hub Transmission tout au long du processus : « Les
conseils prodigués par le Hub Transmission, et notamment
Erick Thiry, nous ont vraiment été très utiles. Nous
avons pu bénéficier d’une grande disponibilité, d’une vraie
écoute et d’un excellent ciblage du candidat. L’équipe qui
a nous a accompagnés était super enthousiaste. Le fait
aussi que cet accompagnement soit gratuit était pour
nous un gage de neutralité. Nous savions que le Hub
Transmission n’allait pas nous pousser à la vente pour
toucher au plus vite sa commission », assure Bruno.
Les deux cédants précisent aussi avoir apprécié les
conseils qui leur ont été prodigués sur le plan humain.
« C’est un volet souvent négligé alors qu’il est primordial »,
commente Alain. « Ce n’est pas si facile de passer la main.
Nous avons créé Spike à partir de rien il y a 20 ans. C’est
tout un pan de notre vie qu’on laisse derrière nous. Il faut
se préparer psychologiquement à une vie nouvelle tout
en travaillant intensivement sur le processus de vente.
Grâce au Hub, nous avons compris l’importance de nous
préparer aussi à la phase post-cession. » ●
Le Hub Transmission, pour qui,
pourquoi ?
Face aux défis que représente la transmission d’entreprise,
la Chambre de Commerce de Bruxelles a mis
sur pied en 2015 un Hub Transmission qui a pour but
d’accompagner les cédants et acquéreurs dans cette
étape importante de la vie d’un entrepreneur. L’équipe
d’experts et les partenaires du Hub Transmission vous
permettront d’évaluer votre degré de préparation à la
cession/reprise d’entreprises et de vous préparer en
vue d’une transmission éventuelle à court, moyen ou
long terme.
Des sessions d’information, formations, accompagnements,
proposés dans un environnement professionnel
et confidentiel et où chacun peut développer
et préparer son projet, sont organisés tout au long de
l’année.
Intéressé ? Contactez le Hub Transmission en toute
confidentialité pour que nous puissions ensemble mener
vos projets avec succès !
Plus d’info : Erick Thiry - eth@beci.be - 02 643 78 36
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
53
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L’actualité BECI en photos
Rencontre avec une délégation
haïtienne conduite par le
Président de la République,
M. Jovenel Moïse, le 13 décembre
dernier dans les salons
du Cercle de Lorraine.
Conférence sur la
prévention du burn-out
animée par Anne Habets,
fondatrice de
Stress-Out, dans le
cadre du programme
ReStart qui accompagne
els entrepreneurs
faillis.
© Reporters
Que faire de vos vieux électros ? Visite du nouveau
centre de réemploi bruxellois Recy-K,
avec le Brussels Waste Network.
Alors que le Ceta est entré (provisoirement)
en vigueur, Beci recevait, le 12 décembre
dernier, l’attaché économique et
commercial de Brussels Invest & Export
au Québec, M. Gilles Brédas.
54
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2017
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Trois journées, 40 experts,
7 thématiques,
20 h de conseil gratuit :
c’était l’opération Get
Ready For Tomorrow,
au mois de décembre.
Beci a mis ses compétences
à disposition des
entrepreneurs pour les
aider à préparer le futur
proche.
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2017
55
© Isopix
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9ׁHhttp://www.salondesvacances.euׁׁЈנZB!W9 5q9ׁHhttp://www.autosalon.beׁׁЈ׉ELES
ADRESSES
C’EST BON C’EST BELGE
Rue de Rollebeek 3, 1000 Bruxelles
02/512.29.99
www.cestboncestbelge.be
NÜETNIGENOUGH
Rue du Lombard 25, 1000 Bruxelles
02/513.78.84
www.nuetnigenough.be
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Où manger de bonnes
carbonades à Bruxelles ?
Voilà un vrai plat d’hiver, roboratif et réconfortant !
Un plat typiquement belge, très prisé des restaurateurs
de la capitale, quoique tous ne se valent pas...
Voici quelques bonnes adresses pour déguster cette
recette de viande de bœuf mijotée et de bière.
Victor Lepoutre et Emmanuel Robert
BIER CIRCUS
Rue de l’Enseignement 57, 1000 Bruxelles
02/218.00.34
www.bier-circus.be
RESTOBIÈRES
Rue des Renards 9, 1000 Bruxelles
02/511.55.83
www.restobieres.eu
VOLLE GAS
Place Fernand Cocq 21, 1050 Ixelles
02/502.89.17
www.restaurant-volle-gas-bruxelles.be
LE CLAN DES BELGES
Rue de la Paix 20, 1050 Ixelles
02/511.11.21
www.leclandesbelges.com
AU VIEUX BRUXELLES
Rue Saint-Boniface 35, 1050 Ixelles
02/503.31.11
www.auvieuxbruxelles.com
AU CORBEAU
Rue Saint-Michel 18, 1000 Bruxelles
02 219 52 46
www.lecorbeau.be
Que vous l’appeliez « carbonade » ou « stoofvlees », ce plat
typiquement belge se retrouve sur un grand nombre de menus
à Bruxelles. Et si la réalisation de cette recette peut paraître
relativement simple, il ne faut pas vous y fier. Il s’agit avant tout
d’un savant mélange entre les différents ingrédients que sont
le bœuf, les oignons, la bière, le pain d’épice et la cassonade.
On vous emmène dans les meilleurs restaurants bruxellois,
spécialistesde ce fameux ragoût.
Aux abords du Sablon, C’est Bon, C’est Belge est l’adresse par
excellence des plats typiquement belges. Accueil convivial et
bonne ambiance garantie. Nüetnigenough est une autre très
bonne adresse en ce qui concerne les plats belges, dont fait partie la
carbonade flamande. On y trouve aussi une large carte de
bières. Au Bier Circus aussi, la bière est reine. On en trouve
un large choix et l’ensemble des plats, dont la carbonade bien
sûr, sont à base de bière. Toujours dans le centre de Bruxelles,
le Restobières vous propose un véritable voyage gustatif
à travers le paysage culinaire belge. La carbonade en fait
évidemment partie et elle est particulièrement réussie.
La commune d’Ixelles n’est pas moins riche en références
culinaires : Volle Gas, sur la Place Fernand Cocq, est
une brasserie typique où vous pourrez également goûter la
56 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
carbonade et un bon nombre d’autres plats locaux pour suivre
vos envies. Dans le quartier Saint-Boniface, deux adresses
sont à recommander : le Clan des Belges vous propose sa
carbonade à la Chimay Bleue avec frites maisons – un délice !
– tandis que le Vieux Bruxelles affiche au menu des carbonades
à la gueuze, à déguster dans un vrai décor d’estaminet.
Dans le centre, allez faire un tour au Corbeau. Vous avez peutêtre
déjà dansé sur ses tables le samedi soir... Mais le midi, on
y trouve une ambiance bien plus posée et tout aussi chaleureuse…
Et la carbonade est toujours aussi bonne !
Mais s’il fait vraiment trop froid pour sortir, pourquoi pas des
carbonades maison ? Chacun a sa recette ; voici la nôtre,
pour quatre convives : dans une cocotte à fond épais, faites
revenir deux gros oignons émincés ; ensuite, faites-y dorer un
kilo de viande de bœuf à braiser, coupée en cubes de 5 cm.
Salez, poivrez, saupoudrez d’un peu de cassonade. Quand
la viande est colorée, couvrez d’une bonne bière brune pas
trop sucrée (la Bertinchamps est parfaite !), ajoutez quelques
baies de genièvre et laissez mijoter deux (ou trois) bonnes
heures. Avant de servir, n’oubliez pas d’y jeter une tranche
de pain d’épices et une bonne cuillère à soupe de moutarde.
Servez avec des frites, bien sûr !
© Thinkstock
׉	 7cassandra://f_L5NCHcrSauM9LurKc60ydHXxd0PhgvwduSNgT0SYI`̵ ZB!W׉EBRUSSELSLIFE
PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
12.01 | 21.01
SALON DE L’AUTO
Plus de 100.000 m² dédiés aux plus grandes
marques de voitures, motos et véhicules lourds.
Brussels Expo | 15 € | www.autosalon.be
01.02 | 04.02
SALON DES VACANCES
Envie d’évasion ? Des centaines d’exposants
vous vous attendent pour vous proposer des
vacances insolites, en famille, pas trop loin
ou à l’autre bout du monde.
Brussels Expo | 5 € en ligne, sinon 10 € |
www.salondesvacances.eu
27.01 | 04.02
BRAFA
Plus de 130 galeries et marchands d’art originaires
de 16 pays vous attendent en ce début d’année
pour l’une des plus grandes foires d’art au monde.
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11.01 | 20.01
BRUSSELS JAZZ FESTIVAL
Dix jours de festival avec des concerts,
mais également des ateliers pour enfants et
des films au rythme du jazz ! On y annonce
des grands noms tels Archie Shepp Quartet
et Brussels Philharmonic & Uri Caine.
Flagey | 35€ -65€ | www.flagey.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Deux ‘community radios’
viennent de naitre à Bruxelles
Fin 2017, Bruxelles a vu naître ces deux premières
‘community radios’, comprenez des radios
indépendantes diffusant sur le web et via
Facebook. Depuis novembre, Kiosk Radio diffuse
depuis un kiosque... implanté au beau milieu
du Parc de Bruxelles. Tous les après-midi,
des DJ de la nuit bruxelloise se relaient aux
Liens :
http://kioskradio.com/
https://www.mixcloud.com/TheWordMagazine/
platines
et voyagent à travers les styles musicaux
en allant de la funk au hip-hop en passant
par la house music. Un projet ayant répondu
à l’appel d’offre de la Ville de Bruxelles
pour la revalorisation des kiosques des parcs
de la ville, et qui comprend également la
« guinguette royale ». On peut donc également
venir au kiosque et mêler les sons et saveurs
bruxelloises, ces dernières étant fournies par
des établissements partenaires, notamment
Peck Bxl, le chocolatier Laurent Gerbaud ou
encore les bières de la Brasserie de la Senne.
Une manière de faire vivre la culture locale
bruxelloise sur la toile et donner l’opportunité
aux internautes du monde entier de découvrir
la bande sonore de notre vie nocturne. Le 1er
décembre, The Word Magazine, un bimensuel
anglophone spécialisé dans la culture et le
lifestyle belges, a également lancé sa propre
webradio. « Une radio que les producteurs, artistes,
directeurs musicaux, labels et collectifs
pourront vraiment s’approprier », indique Nicholas
Lewis, le rédacteur en chef du magazine.
Une plateforme qui, selon lui, complète l’offre
des radios associatives locales comme Radio
Campus ou Radio Panik tout rassemblant une
cible plus internationale.
Victor Lepoutre
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
57
29.01 | 04.02
LA SEMAINE DU SON
Des événements auront
lieu du lundi
au dimanche pour aiguiser
votre ouïe et découvrir
la ville différemment.
Région Bruxelloise | 7 € |
http://lasemaineduson.be/
20.01
GRIBOUJAZZ
Présenter le Jazz aux enfants, c’est le défi
qu’ont relevé Thomas Champagne, Guillaume
Vierset, Nicholas Yates et Fabio Zamagni.
Dans une approche novatrice, ils traduisent
les idées qui sont à la racine du Jazz par des
images en mouvement.
Théâtre Marni | 9 € | lamontagnemagique.be
EN SOIRÉE
13.01 | 16.01
DJANGOFOLLIES
Devenu le rendez-vous incontournable du
début d’année, le festival de jazz Djangofolllies
se déroulera dans près de 30 endroits différents.
Lieux Divers | www.brossela.be
25.01 | 28.01
ELLES TOURNENT
Le Festival « Elles tournent »
propose des films réalisés
par des femmes.
Des courts, des fictions, des
documentaires… Au total, une
vingtaine de films seront projetés durant 4 jours.
Cinéma Vendôme | apd 3 € |
http://ellestournent.be
29.01 | 02.02
PROPULSE
5 concerts par soir au Botanique.
À l’affiche : des artistes pop, rock, électro,
mais aussi du jazz et des musiques du monde.
Botanique | 8 €/soirée |
http://propusefestival.be
©
© Emmanuel Crooy
© Shutterstock
© Elles tournent
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LE BRUXELLOIS DU MOIS
Hugues Henry : créateur de
Home Frit’Home, le musée de la frite bruxellois
Tout a commencé par la création de
frites.be, un site belge d’actualité décalée
et d’autodérision, en 1997. Aujourd’hui,
Hugues Henry et sa femme sont gérants
d’un micro-musée de la frite et d’un gîte
urbain aux couleurs noir-jaune-rouge.
Retour sur le parcours peu commun de
ce passionné de la Belgique.
C’est un peu par hasard qu’Hugues Henry,
journaliste de formation, s’est lancé dans
cette aventure. En nommant son webzine
belgo-belge frites.be, ce Bruxellois se rend
compte de l’intérêt que l’allumette dorée
LE SAVIEZ-VOUS ?
Au XIXe siècle,
le parc Léopold était un zoo
Le saviez-vous ? À l’emplacement
du parc Léopold, il y a eu un jardin
zoologique entre 1851 et 1878.
L’objectif était d’imposer le zoo de
Bruxelles comme une institution
scientifique et pédagogique pour les
Bruxellois de la bonne société. Une
initiative sapée par l’arrivée du bois
de la Cambre.
Au début du XIXe
siècle, Bruxelles se
peuple et s’industrialise. Les bourgeois
de la ville cherchent des lieux de loisirs où
l’on respire encore et où l’on peut surtout
être vu. En 1847, l’aristocratie de la capi58
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
tale décide de créer un zoo moderne où
les fonctions scientifiques et éducatives
s’appuyaient sur une partie récréative.
Mais rapidement le parc va se dégrader,
la gestion n’est pas à la hauteur… Les
animaux meurent, le pôle scientifique
ne tient pas ses promesses. Résultat :
les visiteurs se lassent et préfèrent très
vite parader sur l’avenue Louise et dans
le bois de la Cambre réaménagé en 1862.
Le zoo ferme donc ses portes 27 ans
après son ouverture en 1878. Il devient
le parc Léopold en 1880, à l’occasion du
50e
anniversaire de l’indépendance de la
Belgique et accueille un musée d’histoire
naturelle, le futur Institut royal belge des
sciences de la nature.
Victor Lepoutre
génère au sein du public. Pour répondre
à la demande, il rencontre des frituristes,
s’intéresse à l’histoire des fritkots et découvre
tout un univers…
Passionné, il emmagasine de nombreux
objets, documents et témoignages en lien
avec la frite qu’il trouve dans les brocantes,
sur des sites d’enchères et de seconde
main, ou grâce à des dons de particuliers
et de professionnels du secteur. Quelques
années plus tard, le site frites.be n’a jamais
aussi bien porté son nom. Il est devenu une
source inépuisable d’information sur ce
mets emblématique de la Belgique. Mais
Hugues Henry souhaite aller plus loin dans
le partage de sa passion. Avec son épouse,
il acquiert une maison en copropriété au
242, rue des Alliés à Forest, et transforme
les niveaux inférieurs en musée et en
chambres d’hôtes 100 % belges. Au sud,
on loge dans une chambre aux couleurs
de la Wallonie ; au nord, aux couleurs de la
Flandre. La salle de bain, elle, est aux couleurs
bleu-jaune de la Région bruxelloise.
Et on s’éclaire avec des lampes en forme de
cornet de frites !
Immersion garantie donc, ainsi que tranquillité
car le musée attenant aux chambres
d’hôtes ne se visite que sur rendez-vous et
durant des portes ouvertes, organisées
tous les premiers week-ends du mois.
L’histoire de la frite, la frite dans l’humour,
dans la chanson, dans la bande dessinée,
ou encore dans la mode : c’est tout un
univers que l’on découvre dans le musée.
En vous guidant, Hugues ne manque pas
de vous raconter ses « anecdotes frituresques
». Vous pourrez aussi regardez
la télé-frite. Tentez le défi « Seul contre un
coupe-frites », en coupant le plus de patates
à la minute à l’aide d’un coupe-frites
ancienne génération. Prenez place sur le
trône de la frite le temps d’un « sel’frite »,
ou encore admirez les œuvres de Gilis Houben
surnommé « le peintre des fritkots ».
Les œuvres exposées sont renouvelées
tous les quatre mois, ce qui vaut au gîte de
se métamorphoser au rythme des saisons
et selon l’inspiration des artistes invités.
De plus, les objets s’exportent ! Hugues fait
régulièrement des prêts à des expositions
itinérantes, comme « Patates » présentée
au Musée Bruxellois du Moulin et de l’Alimentation
à Evere jusqu’au 31 août prochain,
vous en retrouverez donc sûrement
en dehors du musée.
Victor Lepoutre et Chloé Hennicken
© Wikipedia commons
© Hugues Henry
׉	 7cassandra://PR5fQuOJiG9RMUIoyIrvt3yM170SI0YGvVKpY7tr3W8`̵ ZB!W׉EfCOMMUNITY
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Aurelie Jacques Designer PPE
Rue de Verneuil 54 - 75007 Paris -
France del. : Aurélie Jacques
BCN Consulting SPRL
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sauf activités des photographes de
presse 74209 - Autres activités photographiques
del. : Bernard Cornet
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Psychosociologiques ASBL
Avenue Louis Gribaumont 153 - 1200
Bruxelles Code Nace : 85592 - Formation
professionnelle del. : Marc Drèze
Debaisieux Anne-Laure PPE
Avenue de Versailles 220 - 1120
Bruxelles Code Nace : 69109 - Autres
activités juridiques 93127 - Activités de
clubs équestres 9604001 - Services liés
au bien-être et confort physique fournis
dans les établissements de thalassothérapie,
stations thermales, bains
turcs, saunas, bains de vapeur, solariums,
salons de massages, etc. del. :
Anne-Laure Debaisieux
Favel SPRL
Rue Van Lint 36 - 1070 Bruxelles Code
Nace : 10820 - Fabrication de cacao, de
chocolat et de produits de confiserie
1512001 - Fabrication d’art. de voyage,
de maroqu. et art. simil. en cuir naturel,
recstitué ou tt autre matériau : les mat.
plastiques, tex., carton, etc. pr autant
que la technol. soit la même que pr le
cuir 46190 - Intermédiaires du commerce
en produits divers del. : Benjamin
Favel
Habets Anne PPE
Rue H. De Mol 15 - 1780 Wemmel Code
Nace : 70210 - Conseil en relations
publiques et en communication 70220
- Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion 82990 - Autres activités
de soutien aux entreprises n.c.a.
del. : Anne Habets
Hôtel Le Plaza SA
Boulevard Adolphe Max 118-126 - 1000
Bruxelles Code Nace : 55100 - Hôtels et
hébergement similaire del. : Laurent De
Kerf
Jahdou Hanane PPE
Rue De Bonne 56 - 1080 Bruxelles del. :
Hanane Jahdou
Laboratoire Nustyl SPRL
Avenue Winston Churchill 237 - 1180
Bruxelles Code Nace : 46900 - Commerce
de gros non spécialisé 47789
- Autre commerce de détail de biens
neufs en magasin spécialisé n.c.a.
Accor Group
Ace Computer Group
Actiris
Adecco Group, The
Ageas
Agoria
Ansell Healthcare Europe
Apetra
Arcelor Mittal
Be-Cert
Belfius
BePark
Bier Circus
BillPay
BNP Paribas Fortis
Botanique
Bpost
Brussels Expo
Brussels Waste Network
Bruxelles Mobilité
Caddy Home
Cercle de Lorraine
C’est Bon, c’est Belge
CFE
Cinéma Vendôme
Clan des Belges, Le
Co.Station
24-26
35-37
49
38-40
4-9
24-26
41-43
24-26
24-26
24-26
10
4-9
4-9
56-58
20
35-37
56-58
24-26
56-58
Brussels Hotel Association 41-43
Brussels Invest & Export
54-55
54-55
38-40
35-37
54-55
56-58
24-26
56-58
56-58
20 ; 35-37
Comeos
Corbeau, Au
41-43
56-58
20
Electrabel
Enterprise Europe Network
Espaces Mobilités
Eurobussing
Facebook
Familiehulp
Family, The
FEB
Federgon
Fevia
Flagey
Fondation Rockefeller
Fry
GBL
Google
Grow Bristol
HelloFresh
Home Frit’Home
HR Rail
IBM
IBSA
Impulse
ING
KBC Group
24-26
35-37
24-26
22
18-19
10
35-37
24-26
20
14 ; 18-19
41-43
41-43
56-58
50
50
24-26
17 ; 35-37 ; 49
50
20
56-58
24-26
35-37
32-34
38-40
35-37
24-26 ; 35-37
Kiosk Radio
47910 - Commerce de détail par correspondance
ou par Internet del. : Guy
Pariente
Mercuri Urval NV
Hippokrateslaan 16 - 1932 Sint-StevensWoluwe
Code Nace : 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Nathalie Mazy
Pol Cuvelier PPE
Chaussée d’Alsemberg 993 - 1180
Bruxelles del. : Pol Cuvelier
Sassi Karima PPE
Rue des Crapauds 5 - 1640 RhodeSaint-Genèse
Code Nace : 1813001 -
Composition, par exemple de textes et
d’images, sur film, sur papier photographique
ou papier normal 63990 - Autres
services d’information n.c.a. 70210 -
Conseil en relations publiques et en
communication del. : Karima Sassi
Utopix Pictures SA
Rue Emile Francqui 6 - 1435 Mont Saint
Guibert Code Nace : 59113 - Production
de films autres que cinématographiques
et pour la télévision 59120
- Post-production de films cinématographiques,
de vidéo et de programmes
de télévision 74201 - Production photographique,
sauf activités des photographes
de presse del. : Maxime Arcari
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
AB InBev
DBFM Scholen van Morgen 24-26
Delivery Hero
Derby
eBay
Lenoir & Associés
Look&Fin
Maestro Mobile
Manpower
Mercedes Belux
Micropole
Microsoft
Modalizy
Nüetnigenough
Pfizer
Proximus
PwC
Radio Campus
Radio Panik
Randstad
Restobières
Sabca
Sagevas
Sapio Research
Scarlet
SD Worx
Seed Factory
Servauto
Smart Belgium Services
SNCB
Sodexo
Solvay Specialty Polymers
SpaceX
Spike
56-58
4-9
4-9
18-19
24-26
24-26
4-9
35-37
18-19
56-58
10
24-26
4-9
56-58
56-58
24-26
56-58
12-13
24-26
4-9
24-26
4-9
35-37
24-26
4-9
18-19
35-37
24-26
17
52-53
Stib
Strategy&
Stress-Out
Tastify
Tesla
Word Magazine, The
Théâtre Marni
Total Belgium
Tour & Taxi
Toyota
UCB Pharma
ULB
Unilever
Vieux Bruxelles, Le
Voka
Volle Gas
X-treme Creations
Yahoo
Zalando
Zetes
18-19 ; 38-40
4-9
54-55
51
17
56-58
56-58
24-26
Total Petrochemicals & Refining
24-26
56-58
24-26
24-26
32-34
35-37
Upstream – next level mobility 18-19
Verlinvest
24-26
56-58
23 ; 35-37
56-58
35-37
35-37
20
4-9
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
59
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AGENDA
Efficacité
05.02.2018
Management & RH, Personal
improvement
10 & 11.01.2018
Co-Solutions Workshop
15.01 au 18.06.2018
Co-Solutions for the boss -
Entrepreneurs et Managers
18.01 au 21.06.2018
Co-Solutions for Executive/
Personal Assistants
18.01 au 26.06.2018
Co-Solutions for free
entrepreneurs - Indépendants
accomplis et débutants
Vente, marketing & Communication
15.01.2018
Google Analytics : comment
analyser la performance d’un site
web
19.01.2018
Le pitch commercial
19.01.2018
Découverte de Prestashop :
atelier pratique
22.01.2018
Collecte d’e-mails, e-mailings,
concours en ligne : quelles sont
les règles à respecter ?
25.01.2018
LinkedIn Start : découvrez les
1001 facettes de ce réseau social
incontournable dans votre vie
professionnelle !
08.02.2018
Facebook : Comment gérer et
animer une page d’entreprise
20.02.2018
Mesurer les performances de vos
campagnes e-marketing : Mythe
ou réalité ?
05.03.2018
Simplifiez la gestion de vos
réseaux sociaux grâce à
Hootsuite !
05.03.2018
Le Kit de survie du
référencement naturel sur
Google
06.03.2018
Le pilotage commercial
60
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer votre temps !
ICT
09.01.2018
Un assistant personnel gratuit,
ça existe ? Oui, son nom est
Outlook !
05.02.2018
Excel : Apprenez à utiliser les
fonctions Lookup, If et leurs
dérivées
26.02.2018
Créer des présentations
captivantes, persuasives
et mémorables grâce à
PowerPoint !
➜ Emilie Lessire +32 2 643 78 11 –
ele@beci.be
Formations sur mesure
Vous souhaitez développer
vos compétences, accroître la
performance de vos collaborateurs,
renforcer l’esprit d’équipe de votre
entreprise ? Nos formations peuvent
se décliner dans votre entreprise.
Vous ne trouvez pas la formation que
vous cherchez ? Contactez-nous !
Notre programme de formations est
établi en fonction des demandes que
vous nous formulez.
➜ Emilie Lessire +32 2 643 78 11 –
ele@beci.be
Législation sociale
29.01.2018
Quelle optimisation de revenus
pour les sociétés créatives ?
30.01.2018
La nouvelle prime bénéficiaire
09.02.2018
Actualités « Compensation &
Benefits »
26.02.2018
Concurrence déloyale et contrat
de travail
27.02.2018
Durée et horaires de travail :
mettez à jour vos connaissances
09.03.2018
Comment conclure une CCT
d’entreprise et quels pièges
éviter
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
– fs@beci.be
Droit commercial
11.01.2018
Comment procéder au passage
en société ?
31.01 & 13.02.2018
General Data Protection
Regulation : trucs et astuces se
mettre en conformité
09.02.2018
Réforme de l’Isoc : point de la
situation et nouveaux réflexes
15.02.2018
Droits de propriété intellectuelle
et protection des secrets
d’affaires
➜ Danai Siakoudi +32 2 563 68 58
– dsi@beci.be
21 & 22.01.2018
EU FashionMatch 7.0 @
Modefabriek, Amsterdam
26 & 27.01.2018
Lifestyle Industry Business
Meetings at HOMI, Milan
28.02 & 01.03.2018
Mission for wine & food
importers to La Rioja, Spain
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
16.01.2018
Speed Business Lunch
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
Inscrivez-vous à une ou plusieurs
formations et bénéficiez des subsides
à la formation
Région Bruxelloise: 50% de subsides:
(investissement min. = 1.000 €)
** En néerlandais uniquement
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Le Hub Transmission de BECI, première
organisation de la Région Bruxelles Capitale en
cession/acquisition d’entreprises, publie ses
nouvelles offres.
> Vous souhaitez reprendre une entreprise ?
Nos cédants proposent :
Activité
Agence de communication et de print management, mise à disposition de contenu
multimedia, stands, impressions, …
Production et distribution de chocolats et confiseries personnalisés. Vente vers le
B2B à travers l’Europe. Fort potentiel de développement à l’étranger et vers le B2C.
Production et distribution d’un produit alimentaire de niche (réseau de distribution
« ethnique »). Potentiel de développement et de diversification dans la distribution
de produits frais.
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