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le magazine des entreprises bruxelloises
Vincent Callebaut,
l'architecte qui veut sauver la ville
Quel rôle pour le
Port à Bruxelles ?
Topic Green
Et le développement durable, alors ?
ISSN 2406-3738
© Vincent Callebaut Architectures
Supplément
ResilieNtWEB
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litres/100 km: combined cycle 4.9. CO2
emissions: 129 g/km. The actual figure for fuel consumption and CO2
factors. CO2 is the main greenhouse gas responsible for global warming.
emissions: 114 g/km. Official fuel consumption figures for the Infiniti Q70 2.2d BVM in
emissions depends not only on the energy yield but also on the driver’s behaviour and on other non-technical
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Tax shift ou tax lift ?
Du café de la gare aux émissions politiques dominicales, tout le monde en
parle. Sur des pages entières de journaux, à travers les médias sociaux et
dans les interventions des uns et des autres en toute circonstance : plus un
seul endroit où la réforme fiscale tant promise et tant annoncée ne s’étale.
Bref, le « tax shift » est le sujet du moment.
C’est entendu : la Belgique est le troisième pays de l’OCDE en termes de
pression fiscale, avec un score de 44,6 % du PIB au dernier comptage,
tandis que, selon les méthodes de calcul, le coût du travail est chez
nous jusqu’à 16,5 % plus élevé que chez nos voisins. Et pour quels
retours ? Une croissance en berne…
Mieux (ou pire) encore : la pression fiscale augmente en Belgique
de 2,2 % par an, plus vite que dans la plupart des autres pays,
alors qu’elle a baissé dans 17 pays par rapport à 2007 – soit
avant la crise. Mais avec une dette publique qui tourne autour
des 105 % et un déficit annuel de 3 %, difficile de se mettre à
rêver…
Thierry Willemarck, Président de BECI
En de telles circonstances, l’exercice du tax shift s’assimile à la quadrature du
cercle : comment nos décideurs parviendront-ils à en sortir une formule miracle
? Une baisse des charges patronales serait la mieux à même de générer de
l’emploi, mais par quoi remplacer les pertes fiscales ? Les possibilités ne sont
pas légion…
Ce n’est pas tout – car il existe également une autre forme de compétition publique,
au sein même de notre petit pays : celle des fiscalités locales et régionales.
À ce jeu-là, Bruxelles est championne, particulièrement au niveau local
avec un différentiel de 28 à 38 %. Attention, pas avec La Roche-en-Ardenne ou
Knokke-le-Zoute, mais bien avec Diegem ou Waterloo.
La Région bruxelloise nous a également gratifiés d’une annonce en forme de tax
shift. Dans sa déclaration de politique régionale il y a bientôt un an, la majorité
en place a décidé le pourcent d’additionnel de l’agglomération qui frappe l’IPP,
ainsi que la taxe régionale de 89 euros dont on sait que nombreux l’éludent déjà,
en échange d’une révision du précompte immobilier.
Grosso modo, l’idée est d’élargir l’assiette fiscale aux propriétaires de biens ne
résidant pas à Bruxelles ou simples investisseurs dans la capitale, avec un retour
de 63 euros pour un ménage moyen – soit l’équivalent de deux tickets d’entrée
dans un parc d’attraction voisin. Tout ça pour ça, dirait Lelouch dans un film éponyme...
Pourquoi ne pas poursuivre plus loin l’analyse ?
Pourquoi ne pas envisager de mesures plus radicales
afin de renforcer l’attractivité de la Région et neutraliser
les vaines compétitions entre communes ? Ce serait
au profit des habitants, aux demandes de mobilité bien moindres pour une
qualité environnementale nettement meilleure – tout en évitant de rendre la ville
inabordable pour les travailleurs. Un vœu pieux ?
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
1
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Think Tank
4
CHAMBRE DE COMMERCE &
Speaker’s Corner : l'actualité économique et politique
d’un autre œil
6 Pour ou contre les mystery callers ?
8
Quel rôle pour le port à Bruxelles ?
10 Fiche réforme de l’Etat : le congé-éducation payé
International
13 Faire du business au Japon : suivez le guide
14 Dix conseils pour booster votre site web à l'exportation
Topic Green
17 Et le développement durable, on s’en fiche ?
18 Vincent Callebaut, l’architecte belge qui veut sauver la ville
20 Des business models durables – et qui marchent !
25 Entreprises écodynamiques : les champions verts
28 Céline Fremault : « Une production alimentaire durable
à Bruxelles, c’est possible ! »
32 Brussels Waste Network : des idées à ne pas jeter
34 Greenbizz : un incubateur vert à Bruxelles
35 Bâtiment exemplaire, un label de qualité
36 Dans la peau d’un Sustainable Development Manager
38 Pourquoi l’énergie va rester chère
Entreprendre
40 Élections sociales, union contre nature ?
42 Starter : MyBricoDesk
43 Exaris : du travail pour les jeunes infra-qualifiés
44 Diversicom, la compétence au-delà du handicap
46 Cession d’entreprise : aligner les intérêts du vendeur et
de l’acheteur
47 E-Day Brussels : table ronde sur l’e-commerce
Community
51 News
54 L’actualité BECI en photos
57 Impression of a Brit
58 Demandes d'admission
59 Agenda
60 Conseil resto
de septembre
Mobilité & Logistique
Le mois
prochain
Mai
Au mois
dossier PME
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Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
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Photos Reporters,
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Bruxelles métropole/Brussel metropool
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label n. 2014/351/2
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UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 6 Juin 2015 N° 00 Janvier 2015
2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
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LE MOIS ÉCONOMIQUE
LE MONSTRE DU LOCH NESS EXISTE
Nous l’avons rencontré pour vous au SPF Finances, dans les administrations régionales,
provinciales et communales.
| Jean Blavier
Vrai ? Vrai de vrai ? Oui. Le monstre
du Loch Ness existe bel et bien, sauf
que ce n’est pas dans les eaux noires
du célèbre lac d’Ecosse que son ombre
apparaît aux amateurs de whisky, mais
chez nous, dans les tréfonds tout aussi
sombres de notre fiscalité. Je veux parler
du revenu cadastral.
Il y a combien de temps qu’on en
parle ? Nicolas Sarkozy répondrait :
« Eh bien, je vais vous le dire : 1975 ».
Quarante ans. Avant, ce revenu en était
un comme tant d’autres et il était péréquaté
tous les cinq ans. Un beau jour, le
ministre des Finances de l’époque – ce
devait être feu Willy De Clercq – a raté
la marche et aucun de ses successeurs
n’a plus osé emprunter cet escalier-là,
dangereux sur le plan électoral, tandis
que l’administration faisait savoir avec
une insistance croissante qu’elle n’était
plus en mesure de procéder à ladite péréquation.
Pince-moi,
je rêve. Un ministre, pardon,
une succession de ministres des
Finances qui refusent d’augmenter
un impôt sur un revenu impossible à
délocaliser et une administration qui
abonde dans leur sens, is it in Belgium
? Difficile à croire.
Encore plus difficile à croire : quarante
ans après, comme si on avait farfouillé
dans le grenier, on va péréquater les revenus
cadastraux. Ou trouver quelque
chose d’équivalent dans le cadre du fameux
tax shift dont tout le monde sait
qu’il ressemblera étrangement à un tax
lift. Mais ce ne sera sans doute pas le
plus étonnant. Notamment en Wallonie.
4
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
Ô Lasne ! L’année à peine a fini sa
carrière
Et près des flots chéris qu’elle devait
revoir
Regarde ! Je viens seul m’asseoir...
(Lamartine)
Cette paisible Wallonie où, se vantait il
y a peu de temps encore André Antoine,
à l’époque ministre des Finances et du
Budget, il n’est pas nécessaire d’abaisser
les droits d’enregistrement sur les biens
immobiliers puisque le taux appliqué
sur la moitié des transactions est de 6 %.
Pourquoi ramener ce taux de 12,5 à 10 %
comme en Flandre, alors qu’il est déjà à
6 % dans un cas sur deux ? C’est arithmétiquement
imparable.
Mais, si un Wallon sur deux ne paie que
6 % de droits d’enregistrement, c’est
parce qu’en Wallonie, un revenu cadastral
sur deux est inférieur à 745 euros. Si le
gouvernement fédéral décide de péréquater,
crac boum hue, les droits d’enregistrement
vont chauffer. Et si dans la foulée
le gouvernement régional, les provinces
et les communes décident de profiter de
l’aubaine pour péréquater elles aussi leurs
additionnels, ça va devenir bouillant. Pas
étonnant que votre serviteur ait recueilli
les confessions de quelques citoyens de
Lasne : il est peut-être temps d’émigrer...
en Flandre.
Puisqu’on parle d’immigration – c’est
la même chose dans l’autre sens –, le
citoyen responsable et bien informé
n’aura pas manqué de lire attentivement
les études européennes sur les
aspects positifs de cette variante méditerranéenne
de la transhumance. Alors
qu’il ne se passe pas de semaine sans
qu’un rafiot bondé comme un tonneau
de harengs ne chavire au large de
Lampedusa, on entend trop souvent au
Café du commerce « On ne peut pas
accepter toute la misère du monde »,
« Qu’ils rentrent chez eux », « Il faut
les empêcher de partir. Et s’ils sont
partis, qu’on les ramène... »
Stop ! Et si on réfléchissait un peu ?
Ce n’est pas, hélas, au niveau belge
que l’on réfléchit à ce genre de chose,
mais au niveau européen. Votre serviteur
n’a pas l’intention de convaincre
qui que ce soit, il est bien trop hésitant
lui aussi. Mais ces familles qui
dérivent, ces enfants noyés, outre que
leurs cupides passeurs méritent une
raclée impitoyable, ne doivent-ils pas
nous inciter à penser : et si ces immigrés,
qui sont prêts à prendre les jobs
que les Européens ne veulent plus,
étaient une aubaine pour relever notre
démographie déficiente et payer nos
pensions ?
Cela s’appelle de la contrition imparfaite.
●
CORNER
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LE MOIS POLITIQUE
DICTIONNAIRE DES NOUVEAUTÉS
Le saviez-vous ? Les mots « anthropocène » et « écopastoralisme » viennent de faire leur entrée
au dictionnaire. On se gausse annuellement de ces petites nouveautés qui résonnent comme une
colère du capitaine Haddock.
| Michel Geyer
D’autres mots plus connus se sont simplement
vu ajouter un bout de définition. C’est
par exemple le cas de « responsable », qui
n’est plus seulement lié à celui qui « pèse
les conséquences de ses actes ». À présent,
il définit aussi celui qui « respecte les valeurs
de développement durable ». Du pur
politique donc. Voilà qui nous a donné l’envie
de rédiger notre propre contribution. Au
cas où les héritiers de ces Messieurs Larousse
et Robert nous liraient…
A comme « ambition » : Ce à quoi carburent
tous les politiques. Et c’est très sain.
Ambition pour leur parti, pour leur région
et leur commune (ne jamais oublier sa
première assise électorale). Et pour euxmêmes
? Surtout pas. Ils sont « à la disposition
de leur parti et de son président ».
NB : cette dernière phrase sonne plus juste
quand elle est prononcée avec un léger
sourire carnassier (avec un c, comme dans
« crédible »).
A – encore – comme « argent ». La pire
des choses. Car avant d’être le nerf de la
guerre, l’argent est le métal du deuxième.
C’est à dire de celui qui est poliment prié de
voir passer le premier sous son nez. Qu’il
s’agisse d’une élection, d’une nomination
ou d’une sortie médiatique, en politique
cela rime surtout avec déception, voire
humiliation. Abnégation ? Aussi, mais
quand celle-ci ne débouche sur rien (et deuxième,
c’est rien), cela rime surtout avec
frustration.
B comme « budget » : Il paraît que celui
de la Région bruxelloise est impossible à
boucler. Parce que le fédéral conteste les
montants qui lui sont dus, dans le cadre de
la loi spéciale de financement. On en parlait
déjà il y a un mois. Eh bien figurez-vous
que ça n’est toujours pas réglé. Et le mois
prochain ? Affaire à suivre !
E comme « échec » : Un peu comme ambition.
Tout le monde y a droit mais personne
ne peut le reconnaître. Ça fait mauvais
genre. Formulation suggérée : « avoir
voulu lancer le débat », ou « avoir été mal
compris mais ne pas vouloir insister ».
G comme « gueulante » : Mot vulgaire
et inapproprié, utilisé par les observateurs
pour décrire une réunion qui tourne mal. À
la sortie de celle-ci, il est plutôt recommandé
aux intéressés d’évoquer une « franche
discussion ». Il y en a dans tous les partis,
tous les gouvernements. Mais jamais face
aux caméras.
I comme « information » : Ensemble des
éléments donnés pour noyer un élément g
ênant (si pas clair, voir par ailleurs « désinformation
»).
R comme « retraite » : Pour le coup, ne
reprochons rien à nos dirigeants. Souvent
peu pressés de laisser la place aux jeunes,
ils n’hésitent pas à imposer la même règle à
l’ensemble des travailleurs : travailler plus
pour éviter de perdre gros. Attaque facile à
propos de la nécessaire réforme des pensions
? Sans doute, mais la beauté n’est pas
toujours dans l’effort.
S comme « sondages » : Toujours à
prendre avec des pincettes. Surtout les derniers.
En gros : s’ils sont bons, on y croit et
on remercie l’électeur de sa confiance, les
ministres de leur travail, la standardiste et
même son chien. Si on n’a pas de ministre,
le président fera l’affaire. Et si les prévisions
sont mauvaises ? On dit qu’on n’y
croit pas, que le seul sondage qui compte
c’est l’élection.
V comme… « visite » : Face émergée du
lobbying favorable à nos entreprises. Il paraît
que la visite de Charles Michel au Japon
servira à rééquilibrer nos relations avec
ce pays. Tant mieux. Mais sincèrement,
voir le premier ministre serrer la main d’un
robot et vendre des frites suffisait à notre
bonheur. ●
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BECI - Brussels Business - janvier 2015
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7\#.+ 7̑9ׁHhttp://www.actiris.beׁׁЈ׉ETHINK TANK
POUR OU CONTRE
Les mystery calls ?
Des appels mystère aux entreprises pour dépister la discrimination
: une fausse bonne idée ? L’initiative de Kris
Peeters fait débat. Deux rencontres, deux points de vue.
Gaëlle Hoogsteyn
Patrick Charlier, Directeur
Adjoint du Centre pour l’égalité
des chances
Nous sommes convaincus que les mystery calls sont un
outil nécessaire. Leur but est d’apporter la démonstration
qu’il y a discrimination – ou pas. Actuellement, cela
concerne principalement l’emploi, mais cela pourrait
par exemple être étendu au domaine du logement.
Naturellement, ces appels mystères doivent être juridiquement
encadrés. Le reproche qu’on leur fait, c’est
qu’ils sont comme une forme de provocation à commettre
un délit. Dans certaines situations controversées,
il est arrivé que le mystery caller pousse lui-même à la
discrimination, par exemple en se présentant comme un
candidat musulman et en demandant d’emblée un horaire
adapté pendant le ramadan. L’entreprise testée ne
peut en aucun cas être poussée à la discrimination par
ce type de question.
Mais si l’on mettait en place un système offrant toutes
les garanties d’objectivité, la question de leur bien-fondé
ne se poserait plus. L’encadrement pourrait, par
exemple, prévoir de ne recourir aux mystery calls que si
des plaintes ont déjà été déposées. Cela ne pourrait pas
se faire de façon systématique. Par la suite, des mystery
calls pourraient servir à vérifier si des mesures anti-discrimination
ont bien été prises par un employeur qui s’y
est engagé. Il faut mettre en place une méthodologie.
Autre avantage de ces mystery calls : ils peuvent être
mis en place pour une entreprise ou pour un secteur. En
France, par exemple, la chaîne de supermarchés Casino
a volontairement mis en place des mystery calls dans
le cadre de sa politique de diversité. Cette opération a
permis de détecter certains problèmes qui ont pu être
corrigés. Casino a ainsi réussi à sensibiliser les responsables
des différents sites à travers tout le pays. Ce fut
très positif pour leur image. Les mystery calls ne sont au
final rien d’autre que des radars qui placés pour inciter
les automobilistes à réduire leur vitesse et leur rappeler
la loi.
Bart Buysse, Directeur Général
de la FEB
La discrimination est inadmissible. Mais, selon nous,
le recours aux mystery calls n’est pas une solution.
Des mystery calls ont été réalisés dans le secteur
des titres-services et de l’intérim. Nous trouvons cela
particulièrement contre-productif car il s’agit de deux
secteurs « tremplins » pour l’insertion. Surtout par téléphone,
c’est particulièrement réducteur. Pour lutter
contre la discrimination, il faut se concentrer sur les
causes du problème, et pas sur les symptômes. Ici, on
a juste pointé du doigt les entreprises qui n’étaient pas
ouvertes à la diversité, sans apporter aucune solution.
Premièrement, lorsque l’on rencontre des chercheurs
d’emploi étrangers, on se rend souvent compte qu’il y
un manque de formation, une méconnaissance des langues,
des difficultés de mobilité… C’est d’abord à ce
niveau que les pouvoirs publics devraient investir. Deuxièmement,
recourir aux mystery calls est injuste. Il y a
de la discrimination dans tous les domaines, pas seulement
dans celui de l’emploi. Les mesures proposées ne
visent que les employeurs privés mais, du côté des pouvoirs
publics aussi, il y a de la discrimination. L’exemple
ne devrait-il pas venir d’en haut ? Troisièmement, il faut
sensibiliser. Il faut convaincre de la plus-value de la
diversité et non l’imposer. Différents moyens existent :
mener des campagnes pour sensibiliser les entreprises,
créer des workshops pour les responsables des ressources
humaines... Le plus grand défi est de changer
l’image que certains ont des allochtones, mais changer
les mentalités est un travail à long terme. Il faut miser
sur la concertation avec les pouvoirs publics et politiques,
les fédérations professionnelles, les partenaires
sociaux, les entreprises, la presse…
Aujourd’hui, on ne parle que de quotas, de sanctions
et cela mène à une polarisation. Nous souhaitons que
les mesures lancées soient positives et non coercitives.
Nous sommes convaincus que ce que les entreprises
cherchent chez leurs employés, ce sont les compétences,
le talent. Or, celui-ci est
universel !
6 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
Donnez-nous votre avis
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7\#..׉EQuel rôle pour le port à Bruxelles ?
Bruxelles dispose d’un port de mer, directement relié à celui d’Anvers – un atout
économique non négligeable, générateur d’activité et d’emploi. Pour autant, son
potentiel est-il exploité de manière optimale ? À l'heure où le redéploiement de la
zone du canal retient toute l'attention du gouvernement bruxellois, la question mérite
d’être posée.
Didier Dekeyser et Emmanuel Robert
O
n ne peut nier l’intérêt d’une voie navigable et
d’un port de mer pour une ville comme Bruxelles.
C’est tout à la fois un outil logistique pour les
entreprises, une « voie douce » propice au développement
durable, un vecteur d’activité et un pourvoyeur d’emplois.
Mais le Port est aussi gourmand en espaces, dans une
ville en plein boom démographique où la demande est
grande : logement, équipements collectifs, entreprises…
Plusieurs questions méritent d’être posées : Quel est
aujourd’hui l’impact réel du Port pour l’économie bruxelloise
et quel est son potentiel de croissance ? Combien
d’emplois peut-il offrir et de quelle qualité ? Le Port jouet-il
pleinement son rôle de facilitateur de transport par la
voie d'eau ? Son activité spécifiquement portuaire peutelle
croître sans augmenter nécessairement sa surface
d'exploitation ?
Voie d’eau, voie douce
Le Bureau du Plan prévoit une croissance de 64 % du
transport de marchandises en Belgique d’ici 2030. Compte
tenu de la congestion du trafic à Bruxelles, la voie d’eau
pourrait apporter une partie de la réponse à cette demande,
et ce de façon plus écologique que le transport
routier. À titre d'exemple, la seule navette hebdomadaire
de conteneurs en provenance d'Anvers permet d’éviter,
selon les chiffres mêmes du Port, 50.000 trajets de camions.
Globalement, toujours selon le Port, le transport
par voie d'eau dans la Région nous épargne le passage
de 618.000 camions par an et 100.000 tonnes de CO2
.
Toutefois, ces chiffres doivent être relativisés : Bruxelles
n’est pas forcément la destination finale des marchandises
qui y sont transbordées ; une bonne part y arrivent
ou en repartent… par camion, en provenance ou à destination
d’autres régions. Une situation due en partie à
la politique de subsides bruxelloise : en octroyant aux
8 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
affréteurs un subside pour chaque conteneur transbordé
sur le territoire de la Région, qu’il soit vide ou plein, en
transit ou non, on génère du trafic routier à Bruxelles
plutôt que de le réduire. Une étude détaillée de ces flux
aurait sans doute de l’intérêt.
Par ailleurs, il n’est pas sûr que le trafic fluvial soit appelé
à croître : la rupture de charge pèse défavorablement sur
ses coûts ; le volume de marchandises transitant par le
Port de Bruxelles est d’ailleurs resté stable au cours des
dix dernières années. Et pour autant qu’il puisse augmenter,
faudra-t-il pour cela investir ? Relever la hauteur des
ponts (voir encadré) ? Mobiliser de nouveaux terrains,
comme pour la future plateforme « Ro-Ro » (Roll-On,
Roll-Off), destinée au transport de voitures d’occasion
vers Anvers et qui devrait occuper 2,5 hectares ? En l’occurrence,
ce projet doit aussi permettre de réaffecter le
quartier Heyvaert et de fixer des emplois à Bruxelles.
Quels emplois ?
En 2008, date du dernier relevé, le Port revendiquait près
de 6.000 emplois directs et plus de 7.000 emplois indirects
– des chiffres toutefois remis en cause par l’Observatoire
bruxellois de l’Emploi. « Une bonne part des activités
localisées au Port de Bruxelles ne sont pas strictement
liées à la voie d’eau », commente Jan De Brabanter, Secrétaire
Général UEB. « Les chiffres d’emplois directs ou
indirects revendiqués par le Port sont basés sur la zone
portuaire définie par le PRAS ; mais une bonne part des
entreprises implantées dans cette zone pour des raisons
historiques ou par effet d’aubaine n’ont, en fait, rien à voir
ou très peu avec les activités portuaires. »
Au-delà de ces chiffres, la réalité du Port, c’est aujourd’hui
celle d’une vaste zone industrielle où se côtoient des activités
variées. Certes, on peut se réjouir de voir ces activités
implantées à Bruxelles et offrir de l’emploi parfois
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7\#./׉ETHINK TANK
De la hauteur des ponts
Faut-il relever la hauteur des ponts sur le canal,
en-deçà de l’avant-port
bruxellois,
pour
permettre
le passage de plus gros porte-conteneurs ?
La question a été soulevée fort à propos (surtout
en Flandre) à la veille des dernières élections. Elle
peut se résumer comme ceci : sous des ponts à
5,25 m, on peut faire passer des bateaux chargés
de deux conteneurs superposés ; à 7 m, la charge
passe à trois conteneurs – une augmentation des
gabarits encouragée par l’Union européenne.
D’Anvers à l’avant-port de Bruxelles, pas de problème
:
le canal est aux normes VIb (jusqu’à
9.000 t !) – c’est d’ailleurs ce qui fait de Bruxelles
un « port de mer », label peu courant pour une
ville continentale. L’avant-port, où se trouve le terminal
à conteneurs, est ainsi relié non seulement
à Anvers, mais aussi à Zeebrugge et Rotterdam.
En amont, direction Charleroi, on passe en classe
IV (1350 t). Pour augmenter ce gabarit, il faudrait
rehausser les ponts, mais à Bruxelles, ils sont pour
la plupart inférieurs à 7 m – il y en a même quatre
qui sont inférieurs à 5,25 m.
Hélas, il n’y a pas que les ponts ! À partir de
Bruxelles, le terrain s’élève… Les écluses de Molenbeek
et d’Anderlecht limitent de facto le trafic ;
plus loin, le canal est encore jalonné de cinq autres
écluses (quatre sur la portion flamande, une en
Wallonie), du plan incliné de Ronquières et de
l’ascenseur à bateaux de Strépy. Sans compter de
nombreux ponts inférieurs à 7 m…
« Modifier tous ces ouvrages nécessiterait des travaux
(et des investissements) considérables, que
les perspectives de transport par voie d’eau ne
justifient pas à cette heure », estime Lise Nakhlé,
Conseillère BECI en urbanisme. « La Région flamande
prévoit certes d’étudier l’augmentation
des gabarits vers la classe V – jusqu’à 3.000 t –
à l’horizon 2020-2030, pour le tronçon qui la
concerne ; mais quelques kilomètres en amont,
Ronquières apparaît comme une barrière infranchissable.
Même avec des ponts à 7 m, les gros
bateaux n’iraient guère plus loin que Tubize… »
« À Bruxelles, relever les ponts à 7 m n’aurait pas
de sens. Il faudrait opter pour des ponts levants ou
très inclinés, qui augmenteraient l’effet ‘barrière’
du canal – quid de leur franchissement par les
trams ? Et quel impact pour la qualité paysagère ?
Par contre, il serait sans doute utile d’envisager le
rehaussement des quatre derniers ponts inférieurs
à 5,25 m. »
Le pont de Cureghem : l’un des quatre derniers
ponts bruxellois inférieurs à 5,25 m.
peu qualifié, mais on doit tout de même se demander si
leur nature et leur intensité de main d’œuvre justifie leur
emprise, à cet endroit, sur le territoire urbain.
Et demain ?
Une étude en cours, pour le compte du Port et de la Région,
compare de nombreux ports urbains européens et tire
quelques conclusions qui peuvent s'appliquer, a minima,
au Port de Bruxelles. Elle relève que, dans ces ports, « de
nouveaux métiers de la logistique se développent, principalement
en lien avec la logistique urbaine et le report
multimodal », décrit comme un facteur de compétitivité,
qui permet aux ports urbains d’étendre leur zone d’activités
au-delà du domaine portuaire proprement dit. « Quant à
la logistique urbaine, elle répond en partie à la problématique
de la mobilité et met à disposition d’entreprises des
espaces de stockage. Des projets liés à cette thématique
émergent dans de nombreux ports mais ne produisent pas
toujours de réels effets de levier (...). »
L’étude observe que – comme à Bruxelles – les nouvelles
activités développées dans ces zones ne sont pas nécessairement
liées à la voie d’eau : on voit ainsi émerger des
« pôles thématiques », qui toutefois « semblent davantage
se développer pour des raisons d’opportunité et de disponibilités
d’espace à réaffecter que suite à une réflexion
économique. (…) Les fonctions de logement et de loisirs
émergent dans tous les noyaux urbains et coexistent plus
ou moins bien avec les autres fonctions. L’activité purement
industrielle tend, elle, à être déplacée dans les zones moins
densément urbanisées. »
Les auteurs appellent à mener une réflexion sur les grappes
industrielles et souligne encore que les évolutions du cadre
réglementaire peuvent accélérer l’évolution des activités
dans les zones portuaires, « notamment en qui concerne
le transport ».
Dans la zone du canal comme ailleurs, le dynamisme économique
et démographique dont Bruxelles fait preuve pousse
à s’interroger sur la cohabitation des fonctions dans la ville,
l’allocation des moyens et l’occupation des espaces. À cet
égard, la Région bruxelloise ne pourra pas faire l’économie
d’une réflexion en profondeur sur son port. Des pistes
existent pour en faire l’outil moderne dont les entreprises
bruxelloises ont besoin. Elles doivent être explorées. ●
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
9
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RÉFORME DE L’ÉTAT
Le congé-éducation payé
Les transferts de compétences et de budgets vers les Régions, dans le cadre de
la 6e
Pour vous aider à les comprendre, nous publions une série de fiches pratiques que
vous trouverez chaque mois dans notre magazine.
Comment ça marche ?
Le dispositif actuel permet à des travailleurs du secteur privé de bénéficier de congés
pour suivre des formations reconnues ou agréées. Le travailleur reste employé par son
entreprise et continue à toucher son salaire. Jusqu’à présent, l’employeur était remboursé
a posteriori par le SPF Emploi. Avec la 6e
réforme de l'État, des aspects importants du
congé-éducation payé (CEP) sont passés du fédéral vers les Régions et Communautés,
en même temps que d'autres compétences liées à l'emploi.
Qu'est-ce qui est transféré ?
Le transfert du CEP concerne tant la réglementation que le contrôle et l'inspection, la
reconnaissance des congés, les formations prises en considération, le nombre d'heures
et les remboursements. Selon leur nature, les formations ressortissent aux Régions ou
aux Communautés. Par contre, les aspects liés au droit du travail et à la concertation
sociale restent dans le giron fédéral.
Le cas bruxellois
En 2011-2012, 13.518 travailleurs domiciliés à Bruxelles ont bénéficié de la mesure, tandis
que 1.402 employeurs bruxellois ont demandé un remboursement, le tout pour un
budget de 16.896.000 €. Pour 2015, Bruxelles a inscrit 18.749.000 € à son budget. En
tant que Région bilingue, Bruxelles est confrontée à tous les cas de figure : ainsi, un
travailleur attaché à une communauté linguistique peut souhaiter suivre une formation
dans l'autre langue nationale. Sera donc concernée une compétence communautaire
flamande ou française, ou régionale (flamande, bruxelloise ou wallonne).
Qui se chargera à Bruxelles du dispositif CEP ? Le Service public régional Bruxelles
Économie et Emploi pour l'ensemble des aspects transférés : commission d'agrément,
contrôle des formations, gestion des demandes de remboursement, etc. Pour l’année
scolaire 2013-2014, ces dernières doivent être introduites avant le 30 juin.
Où va-t-on ?
Pour l’employeur, la régionalisation va inévitablement compliquer le système, puisque
les demandes devront être introduites en fonction du siège d’exploitation (et non du siège
social).
Dans sa note de politique générale, le Ministre bruxellois de l'Emploi, Didier Gosuin,
indiquait : « Le premier soin du gouvernement (…) sera donc de s'accorder avec les
autres entités fédérées avec la volonté d'éviter de pénaliser les travailleurs bruxellois
suivant des formations pointues organisées dans les autres Régions et de pénaliser les
entreprises bruxelloises soucieuses d'assurer la formation continue de leurs travailleurs
d'où qu'ils viennent. » Dans cette même note, le Ministre précisait : « Le principal moyen
pour maîtriser les coûts est de davantage concentrer le champ des formations agréées
sur des formations réellement utiles pour les travailleurs et les employeurs bruxellois ».
Pour l'heure ne sont prévues à Bruxelles que des mesures de stabilisation du dispositif.
Entretemps, tout se déroule selon les modalités antérieures. Le Ministre annonce que
« toute modification sera soumise à l'avis des partenaires sociaux. À moyen et long
termes, nous analyserons (…) les opportunités de l'adapter aux besoins spécifiques de
la Région bruxelloise ».
10 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
• Les partenaires sociaux
doivent rester associés à toute
réflexion sur le CEP ;
• Un lien doit être établi entre
les formations reconnues et
l’activité de l’entreprise, ce qui
est aussi la clé de la maîtrise
budgétaire ;
• Les budgets du CEP doivent
rester exclusivement consacrés
à la formation des travailleurs
;
• BECI estime que la clé de
répartition actuelle, entre
promotion sociale, formation
sectorielle et syndicale, ne doit
pas être modifiée ;
• Aucune commission d’agrément
n’a encore été mise
en place à Bruxelles, ce qui
pourrait compromettre l’agrément
de certaines formations
nouvelles. BECI réclame son
installation au plus vite ;
• Des accords interrégionaux
et intercommunautaires sont
impératifs pour garantir la
cohérence du système.
réforme de l’État, ont aussi de multiples conséquences pour les entreprises.
Vincent Delannoy
FICHE
9
L’avis de BECI
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Faire du business au Japon : suivez le guide
À qui dois-je m’adresser dans une entreprise japonaise ? Pourquoi mes partenaires
japonais évitent-ils le débat en réunion ? Pourquoi ne me donnent-ils pas de feedback
? Ces questions, et bien d’autres, beaucoup d’entrepreneurs européens se les
sont posées au moment d’aborder le Japon. Un récent séminaire EEN a tenté d’y
répondre.
C
ombien d’entreprises européennes n’ont-elles
pas éprouvé un véritable « choc culturel » en
traitant avec des partenaires japonais ? Les différences
de mentalité entre Occident et Orient sont la source
de nombreux malentendus qui peuvent ruiner la relation,
alors qu’ils pourraient être évités. C’est ce qu’est
venu expliquer Olivier van Beneden, fondateur de Japan
Consulting Office, aux participants d’un séminaire EEN,
exemples et exercices pratiques à l’appui. L’événement
était organisé en collaboration avec le centre EU-Japon
pour la coopération industrielle – le point de contact local
d’EEN.
« L’erreur de nombreux Occidentaux est d’aborder le
Japon de leur propre point de vue. Je l’ai moi-même
commise », confie M. van Beneden, qui a vécu et travaillé
au pays du Soleil-Levant. « Pour comprendre la
mentalité japonaise, il faut partir du contexte historique
et géographique », poursuit-il. « Le Japon est une île
où s’est développée une culture originale, en vase clos.
Le pays n’a jamais été envahi ; il est resté longtemps
fermé aux échanges et il a donc été très peu influencé.
Par ailleurs, c’est un pays où la densité de population
est élevée et qui est soumis aux aléas de la nature : volcanisme,
tremblements de terre, raz-de-marée… Tout
cela a forgé une mentalité autarcique, une grande discipline
sociale, une identité très forte, ainsi qu’un caractère
à la fois fataliste et persévérant. »
Quatre clés
Olivier van Beneden évoque quatre concepts-clés sur
lesquels repose la culture japonaise : le groupe, la hiérarchie,
l’harmonie et la forme. L’individu, explique-t-il,
se définit à travers les groupes : l’université, l’entreprise,
le club sportif… La force de ce lien impose l’attitude du
groupe à l’individu. Le Japon est par ailleurs une société
fortement structurée, où l’âge, la position hiérarchique,
les statuts de senior et junior, sont beaucoup plus déterminants
qu’en Occident.
Les Japonais accordent aussi beaucoup d’importance
à la notion d’harmonie – voilà pourquoi on évite de
confronter publiquement les opinions, et comment il
est possible d’exprimer deux opinions différentes : l’une
personnelle, en privé, et l’autre collective, par fidélité
au groupe et souci d’harmonie. Le formalisme, enfin :
les Japonais restent beaucoup plus attachés que les
Européens au respect des formes – qui ont au moins
autant d’importance que le résultat final – mais aussi
aux procédures de travail. On dira que, là où les Européens
sont orientés « résultat », les Japonais sont davantage
orientés « process » – ce qui se traduit notamment
dans leur sens de la planification.
Comprendre ces fondamentaux peut éviter bien des déconvenues.
Vous saurez ainsi pourquoi un projet n’est
jamais débattu en réunion : le débat pourrait nuire à
l’harmonie du groupe et il est de toute façon impensable
de contredire publiquement un sempai (senior). Pour
les mêmes raisons, un collègue qui partage votre point
de vue en privé ne vous soutiendra pas forcément en public.
Vous comprendrez aussi pourquoi un fournisseur
japonais n’oppose jamais de refus net à un client – et
pourquoi les relations client-fournisseur sont beaucoup
plus fidèles qu’en Europe.
Le séminaire s’est achevé par un jeu de rôles, M. van
Beneden endossant celui du client japonais ; à charge
pour un participant de lui expliquer pourquoi son stock
de chocolats belges lui serait livré en retard. L’échange
a mis en évidence la barrière de la langue, la recherche
du « bon ton », la nécessité d’expliquer le contexte au
client – mais surtout de lui présenter une solution. Un
dernier conseil ? « Ne soyez pas effrayé par les silences
dans une conversation téléphonique, c’est normal :
votre interlocuteur prend le temps de réfléchir avant de
parler. » ●
Plus d’info :
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BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
13
Emmanuel Robert
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͠Ue7\#.GנUe7\#.L Ue9ׁHhttp://www.ethiasservices.beׁׁЈ׉E4INTERNATIONAL
EXPORT DAY BRUSSELS
Dix conseils pratiques pour booster votre
site web à l'exportation
Vous souhaitez ouvrir votre site web à l'international et booster vos ventes ? Stéphane
Bouchez, CEO et fondateur de l'agence de marketing Stratenet, a proposé lors de
l'Export Day dix conseils et outils pratiques.
«L
a réalité de l'entrepreneur est en général fort
différente de la réalité du web. Et souvent, un
projet web – à l'exportation ou non – est mal
analysé au départ », lance d'emblée Stéphane Bouchez,
CEO et fondateur de Stratenet. « Or quelques conseils
et outils permettraient à l'entrepreneur de valider son
idée, puis de la tester. Avec comme point de départ cette
question primordiale : comment comptez-vous gagner
de l'argent? Trop souvent encore, l'entrepreneur
confond les moyens et les objectifs business. » D'où ces
dix conseils pratiques.
1.
2.
3.
4.
5.
Parlez de votre idée autour de vous, afin de la
confronter à la réalité. Et ne vous retranchez pas
derrière la confidentialité, la crainte de voir votre
idée (géniale ?) être copiée. « Pourquoi pas même
mener une petite enquête sur Facebook ? », ose
Bouchez.
Évaluez la demande pour votre produit ou service.
Et Bouchez de conseiller pour ce faire l'outil
Keyword Planner de Google qui permettra de comprendre
le comportement des (futurs) consommateurs,
un élément d'autant plus important à l'exportation
que les habitudes peuvent différer d'un
pays à l'autre.
Évaluez la taille de votre marché par pays. Ici également,
Bouchez suggère d'utiliser l'outil Google
Global Market Finder qui permet de faire une rapide
étude de marché dans la langue du pays que
vous ciblez.
Identifiez vos concurrents et leur notoriété.
À nouveau, le CEO de Stratenet conseille de recourir
à l'outil Google Trends qui offre différents
graphiques sur le type de concurrence que vous
pourriez rencontrer par pays.
Sachez qui sont vos clients. Grâce à l'outil Consumer
Barometer de Google par exemple, il est aisé
de comprendre comment les gens utilisent l'internet
dans le monde et quels sont les comportements
d'achats locaux. À cet égard, Bouchez insiste
sur la nécessité de prendre en compte l'internet
mobile, puisqu'un nombre croissant de clients se
connectent via leur tablette ou smartphone, d'où la
nécessité de prévoir un site mobile friendly et réactif.
À ce stade, Bouchez a proposé différents outils
permettant de (re)modeler un projet et une campagne
marketing, ainsi que de vérifier la faisabilité
d'un tel projet. Ce qui permettra, si le potentiel est
avéré, de passer aux étapes suivantes.
14 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
6.
7.
8.
9.
10.
Testez et validez votre idée face à la réalité. Pour
ce faire, il suffit de créer un nom de domaine et
de prévoir un hébergement (possible à partir de
1,99 €/mois), de créer ensuite une landing page
(pour inciter le prospect/client à l'achat), puis d'y
greffer une campagne Adwords pour améliorer
la visibilité du site. À ce niveau, Bouchez propose
l'outil Unbounce de création d'une landing page
avec possibilité de test A/B pour optimiser la proposition.
Mesurez
et analysez le résultat de vos actions.
Car la formule magique du commerce en ligne
est simple : trafic X taux de conversion X prix du
panier = chiffre d'affaires ! Une fois ces métriques
enregistrées, le dosage idéal pourra être adapté.
Ici également, Google offre un outil performant
avec Google Analytics, indispensable à tout site de
vente en ligne.
Planifiez votre business plan et évaluez la proposition
de valeur de votre activité (notamment à
l'étranger). Car toute ouverture sur l'exportation
doit se traduire par de la création de valeur pour
l'entreprise.
Investissez. « Faites développer votre site web sur
base d'un cahier des charges solide et en fonction
de vos besoins actuels et non futurs », recommande
encore Bouchez. « Ne gaspillez pas votre
temps et votre argent ! » Car il est possible de
se construire un site de qualité pour 5.000 € (par
exemple avec Shopify).
Exécutez enfin les cinq phases du performance
marketing : stratégie (de vente), acquisition (de
visiteurs), conversion (en acheteurs), rétention (fidélisation)
et mesure du succès.
Au final, un bon site web (à l'exportation) tient en un objectif
: augmenter toujours le nombre de visiteurs. ●
Marc Husquinet
׉	 7cassandra://fbh0D0GWCJZ89DdxhnMmT7R8AOM6oCXLbTeMhV9RQlc`̵ Ue7\#.H׉EOConseils et gestion
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BRUXELLES,
VILLE PORTUAIRE
AU CŒUR DE
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SITUATION PRIVILÉGIÉE Situé à cinq heures de navigation d’Anvers,
le port de Bruxelles offre une accessibilité exceptionnelle à la navigation fluviale
et maritime jusqu’à 4 500 tonnes. Le port est situé au centre d’un réseau dense
d’autoroutes et de voies ferrées. OUTIL PERFORMANT Un terminal
à conteneurs est opérationnel à l’avant-port, desservant les quatre modes de
transport présents sur le site portuaire: fluvial, maritime, rail et route. Outre les
terrains situés le long de la voie d’eau, le Port de Bruxelles offre 160 000 m2
d’entrepôts au centre TIR. AU SERVICE DE BRUXELLES Le domaine
portuaire bénéficie d’un hinterland de plus de deux millions d’habitants et
représente un poids économique important: près de 350 entreprises génèrent 12
000 emplois directs et indirects, et un trafic annuel par la voie d’eau de plus de
6,6 millions de tonnes.
625 000 camions en moins dans la ville chaque année – 97 000 tonnes de CO2
économisées chaque année
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T : +32 (0)2 420 67 00
׉	 7cassandra://o8taIuHNQsa6nkvnKv4bG5p0iS7poeR5AVNn2z4OpqA!#`̵ Ue7\#.N׉EGREEN
Et le développement durable,
on s’en fiche ?
Où se situe le développement durable sur le radar des entreprises ? Voici une dizaine
d’années, pour beaucoup d’entre elles, la durabilité représentait surtout des contraintes
réglementaires – donc des coûts –, d'éventuels subsides aux investissements et parfois
un argument commercial. Très peu en faisaient un élément cardinal de leur stratégie.
La question environnementale – climatique, surtout – s’est davantage imposée à partir
de 2007 avec le 4e
rapport du GIEC et le film Une vérité qui dérange d’Al Gore. Deux
documents-chocs pour le grand public, conjointement récompensés d’un Prix Nobel de
la Paix. Dès lors, plus question de rester dans l’expectative : le développement durable
a grimpé quelques échelons dans les priorités des entreprises, qui ont été plus nombreuses
à installer des systèmes de gestion environnementale et à publier des rapports
de durabilité.
On pouvait craindre que ce bel élan soit brisé par le krach de l’automne 2008 et par la
récession qui a suivi. En situation de crise aiguë, les entreprises atteintes dans leur
rentabilité risquaient de se replier vers des objectifs à court terme et de repousser la
durabilité à plus tard…
En fait, les résultats d’enquêtes internationales indiquent le contraire : les CEO du
monde entier interrogés par McKinsey dans son Global Survey montrent, d’année en
année, un souci croissant de la durabilité. En 2010, ils étaient 34 % à la placer parmi
leurs trois premières priorités. L’année dernière, ils étaient 49 % – dont 13 % pour qui
c’est désormais la première priorité stratégique.
De même, selon le Global CEO Survey de PwC, 46 % des CEO interrogés en 2014 voyaient
la raréfaction des ressources et le changement climatique comme une tendance majeure
qui va transformer leur activité – dans le domaine de l’énergie, ils étaient même
76 %. Enfin, selon une étude récente du réseau PRI (Principles for Responsible Investment),
soutenu par les Nations-Unies, 88 % des investisseurs voient dans la durabilité
l’opportunité d’un avantage compétitif et 78 % la perçoivent comme un facteur de différenciation
– mais ils sont aussi 91 % à estimer que la durabilité devrait être mieux
intégrée dans le dialogue investisseurs-entreprises.
Les entreprises en sont de plus en plus conscientes : la limitation des ressources disponibles
en eau, en énergie ou en matières premières, dans un monde en croissance,
signifie la rareté et donc l’accroissement des coûts. Les épisodes météo extrêmes
(tempêtes, inondations…), liés au changement climatique, entraînent quant à eux des
risques de ruptures d’approvisionnement et de production.
Les entreprises ont identifié ces risques comme un facteur de transformation. Au-delà
des instruments de mesure d’empreinte environnementale ou des politiques de responsabilité
d’entreprise que certaines ont déjà mis en place, elles ont besoin de nouvelles
approches et de nouveaux outils pour améliorer leur résilience face au changement.
C’est exactement le propos du projet ResilieNtWEB, dont BECI est partenaire et dont
vous trouverez la brochure en supplément à ce numéro.
Plus qu’un simple argument de marketing, plus ou moins fondé, la durabilité devient
pour les entreprises une priorité stratégique, qui doit trouver son ancrage dans les processus
de mesure des performances, de gestion et de décision. Certaines en ont fait
leur business model – comme vous le lirez dans notre dossier. Nous vous le proposons
comme une source d’inspiration.. ●
Laura Rebreanu,
Coordinatrice développement durable BECI
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GREEN
Vincent Callebaut, l’architecte belge qui veut
sauver la ville
Après un parcours académique plutôt remarqué et un début de carrière qui l’a vu couronné
de nombreux prix, cet architecte d’origine louviéroise a posé ses valises à Paris
d'où il nous a expliqué sa conception des bâtiments urbains et du rôle qu'ils peuvent
jouer dans l’alimentation de ses habitants. Rencontre avec un idéaliste qui a... la tête
bien sur les épaules.
Johan Debière
Comment expliquer que vos idées et vos plans
sur la ville de demain se concrétisent dans les
pays d'Asie du sud-est ou au Moyen-Orient,
mais pas encore en Europe ?
Je pense que les pays émergents ont plus de besoins
et en même temps plus de potentiel économique pour
développer ce type de projets. Au contraire, j'ai souvent
vu dans la réaction des promoteurs immobiliers européens
une forme de tiédeur. Chez eux, ce sont les raisonnements
à court terme qui prévalent pour voir si cela
vaut la peine d'investir ou pas dans des projets comme
ceux que je défends. Ceci dit, je ne désespère pas. Depuis
quelques années, les thèmes de la construction
verticale et de la végétalisation des bâtiments en ville
montent en force en France, mais aussi en Allemagne,
au Luxembourg, ainsi qu’en Belgique...
Les promoteurs européens restent-ils tous
sourds ou indifférents aux projets que vous
développez ?
Non, heureusement... Depuis un an, les choses sont en
train de bouger. Le programme Paris Smart City 2050
a par exemple sensibilisé pas mal d'acteurs aux défis
importants que devront relever les villes de demain, y
compris au plan alimentaire. Paris Smart City 2050 est
une commande directe de la Ville de Paris, qui a été sélectionnée
sur candidature et non par concours, pour
sensibiliser la population au principe de la construction
verticale. Il s'agit par ailleurs de montrer que des alternatives
existent, à la fois pour préserver le bâti existant,
répondre à crise du logement et développer une
architecture résiliente par rapport à la problématique
climatique. On ne peut plus se voiler la face : dans les
prochaines décennies, l'augmentation des températures,
les épisodes de fortes pluies, les vents violents
etc., seront devenus des réalités.
Quel est votre concept pour une ville comme
Paris ? On dit la ville lumière assez réticente
à l'idée de voir des tours sur son territoire...
En réalité, le concept porteur de mon propos, c'est celui
de la solidarité énergétique. C’est le fait de dire qu'à Paris
comme dans toutes les autres villes européennes à forte
charge patrimoniale, avec des couches de population de
plus en plus riches, on veut construire des bâtiments
métaboliques. J'entends par là des bâtiments innovants
18 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
Utopiques, les projets de Vincent Callebaut ? La tour végétalisée Tao
Zhu Garden est actuellement en cours de construction à Taiwan
qui produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment.
Et qui redistribuent l'énergie non consommée aux bâtiments
historiques. À Paris, je pense notamment aux
grands bâtiments haussmanniens qui sont protégés,
que l'on ne peut isoler et qui souffrent de fortes déperditions
énergétiques. Avec nos projets, c'est le smart
grid, le réseau électrique intelligent, qui va procéder à
la redistribution de l'énergie autoproduite non consommée,
à travers une sorte de Facebook de l'énergie, où
chaque copropriété prendra sa place sur l'échiquier de
la décentralisation énergétique. La même logique prévaudra
pour la production de fruits et légumes que l'on
pourra cultiver sur des espaces spécialement destinés
à cet effet sur nos immeubles, avec le développement
de techniques comme la culture hydroponique.
Pensez-vous pouvoir nourrir la population d'une
ville à partir des fruits et légumes produits sur
les immeubles de ce type?
Il faut être pragmatique. Une ville qui nourrirait 100 %
de la population avec une production exclusivement
urbaine de fruits et légumes n'est pas imaginable.
Personnellement, je suis plutôt sur une logique qui
tenterait de trouver un équilibre entre une agriculture
permettant de développer à la fois des biofuels de 3e
génération
(ndlr : où seule la partie non comestible est exploitée
pour la production de carburants) et des cultures
© Vincent Callebaut Architectures
׉	 7cassandra://Q46WvJDbigjRlEyiMFdfjK5ja1R2kM8tThDUsGcDk94`̵ Ue7\#.U׉ETOPIC
vivrières. J'ajouterais qu'à Singapour, entre 10 et 20 %
de la population peut d'ores et déjà être nourrie à partir
des productions issues des fermes verticales. Ce type de
développement est intéressant car il permet d'économiser
le territoire, de réduire fortement la consommation
d'eau, de développer des cultures sans pesticides.
Je vois tout cela comme des cercles vertueux.
Plus près de chez nous, ces réalisations ne
tiennent-elles pas du fantasme?
Le co-développement de fermes étagées, accolées à
des immeubles de bureaux, a au contraire beaucoup
de sens dans les villes d'Europe. S'il y a production de
fruits et de légumes, il y a automatiquement beaucoup
de déchets. Qui dit déchets fermentescibles, dit biométhanisation,
électricité et chaleur. On pourrait très bien
avoir des tours jumelles qui bénéficient de tous ces bénéfices
dans les deux sens : l'unité de biométhanisation
installée sur les fermes étagées enverrait de l'électricité
vers les bureaux. Et la chaleur récupérée dans les bureaux
pourrait être acheminée vers les serres. Au bout
du compte, en réintroduisant de l'intelligence dans la
ville, on peut réduire de 50 % la consommation énergétique
globale. C'est précisément ce que nous avons
proposé à Paris sur le projet « Pont Aval », avec une tour
de logements et une tour occupée par des bureaux.
Comment voyez-vous l'équilibre entre ville/
campagne concernant la production alimentaire
?
On pourrait partir d'un postulat à 50/50 entre ville et
campagne. Car, je dois bien avouer que viser le 100 %
de production en ville n'est évidemment pas possible.
Comment pourrions-nous faire pousser des champs de
blé à la verticale ? Ce dont je suis sûr en revanche, c'est
qu’un certain pourcentage des Parisiens deviendront
producteurs de leurs fruits et de leurs légumes dans
leur propre jardin.
Et quant à la transformation des légumes, de la
viande, des laitages ? Celle-ci peut-elle aussi
se produire en milieu urbain ?
Tout à fait. J'ai traité cet aspect dans le cadre de Dragonfly,
le projet que j'ai développé à New-York. Il s'agit
d'une tour en forme d'ailes de libellule dans laquelle
nous avons intégré la production de fruits et légumes,
mais où nous avons aussi réservé une place de choix
aux fermes urbaines, à l'élevage de poulets et même
de vaches. C'est avec ce genre de projets de R&D que
l'on avance, les portes grandes ouvertes. D'ici 2050, ce
genre de projet pourra devenir réalité. Et c'est dans ce
genre de bâtiment que l'on pourra transformer tout ce
qu'on produit, directement là où on va le consommer. ●
Info : http://vincent.callebaut.org
Vincent Callebaut à
travers quelques projets
emblématiques
Parmi les projets du jeune architecte, Dragonfly
est sans conteste un des plus impressionnants.
Dessiné en 2009 par Vincent Callebaut et ses collaborateurs,
ce projet autosuffisant sur le plan
énergétique s’est également donné pour objectif
(théorique) de nourrir ses 50.000 habitants et plus
100.000 personnes situées aux alentours. Localisé
à New-York sur Roosevelt Island, le projet se déployait
globalement sur une surface de quelque
350.000 m² pour une hauteur totale de 700 m
(antenne comprise...). Pourvue de 132 étages,
la tour a surtout surpris par l’incorporation de...
28 champs agricoles. À Paris, c’est plus récemment
que Vincent Callebaut s’est illustré en déposant
pas moins de huit projets dans le cadre du
concours Paris 2050, tous plus étonnants les uns
que les autres. Ce sont surtout les Bamboo Nest
Towers qui lui ont à nouveau donné l’occasion de
prouver qu’il avait résolument la main verte. Ce
projet incorpore en effet des tours maraîchères
thermodynamiques enrobées par un maillage en
bambou de jardins potagers. Et à Bruxelles ? Notre
capitale n’abrite encore rien qui soit signé de notre
architecte « exilé » à Paris, à l'exception d'un intéressant
projet de remise à l’air libre de la Senne et
de la transformation de la zone du canal en une
sorte de Manhattan, qui n’a cependant jamais vu
le jour.
« J'ai quitté Bruxelles en 2000. D’une part parce
que j’avais envie de voyager. D’autre part parce
que Bruxelles était à l’époque un peu figée sur le
plan architectural, avec certains bureaux d’architectes
qui tenaient notre capitale par le collier »,
confie Vincent Callebaut. L’eau a-t-elle, depuis,
suffisamment coulé sous les ponts ?
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
19
© Vincent Callebaut Architectures
׉	 7cassandra://q23LNBUlJAsEKiaClRzNkpIo9G7zMkeGqjckxvpPQTAX`̵ Ue7\#.VUe7\#.U#בCט   u׉׉	 7cassandra://u-x0ZXJpUp5oASzcZhVFzyPPwMjIVJ9Wm_lLKJv9pyk dG`	K׉	 7cassandra://S_ApfR_LtMVo0gfQOxFb4In9vK0ARTAnrvSz7ZbnAp8`̵ ׉	 7cassandra://O79g7QJJeZaSgrK0Ycth8zKLy3VAv9QQFY865eUErZk̠ͪ͠Ue7\#.Yט  u׉׉	 7cassandra://2QZs7DpjP2TTJzYnSi7VMNs-jN6bKypXW37HEHi01HA `	K׉	 7cassandra://UKvaoWfYVR0oXgnIyskglscsFFZYmAGXiLvwQPvfMEo b`̵ ׉	 7cassandra://F4ukInY1FE2QQ8f9VnMUI2g_eAZz8U7U-hAONh8mFsc͠Ue7\#.ZנUe7\#.^ cE	9ׁHhttp://www.valorlub.beׁׁЈ׉ETOPIC
Des business model durables – et qui marchent !
GREEN
Des entreprises qui ont tourné le dos à leur modèle conventionnel pour se réorienter
vers un business model résolument inscrit dans la veine durable, cela devient de plus
en plus fréquent. À l'étranger, mais aussi en Belgique et en particulier à Bruxelles, où
ce sont les entreprises de petite taille ou de taille moyenne qui montrent parfois le plus
de dynamisme à cet égard.
Johan Debière
D
oit-on y voir un effet de la
crise ? Ou une conséquence
de la nécessité de mieux
respecter nos ressources ? Peutêtre
un peu des deux ? En tout état de
cause, un rapide tour de la planète
business permet de comprendre assez
rapidement que les lignes sont
en train de bouger dans le monde
des affaires. Fini le temps où l'on se
contentait du modèle « produire-jeter
». Aujourd'hui, de plus en plus
souvent, il cède la place à des formules
situées aux antipodes – et pas
moins florissantes.
cible est également faite auprès des
acteurs du secteur de l’horeca, mais
le Project Manager de Sita reconnaît
que l’espace limité et la petite taille
des acteurs rendent souvent cette démarche
plus compliquée dans la réalisation.
Matériaux
et technologies
durables
Et en Région de Bruxelles-Capitale,
trouve-t-on des exemples de ces belles
inversions de paradigme ? On pourrait
Yves Decelle, Project Manager Sita
On privilégie désormais l'économie des ressources et
l’économie de la fonctionnalité, en lieu et place de la
vente pure et simple d’un bien. Parmi les entreprises
aux avant-postes de ce changement de paradigme, on
trouve évidemment le traitement de déchets, à l’exemple
de Sita. « Les villes sont de plus en plus peuplées et produisent
de plus en plus de déchets. Du papier, du carton,
du plastique ou même des déchets organiques »,
énumère Yves Decelle, Project Manager : différents flux
que Sita s’attache à valoriser au mieux.
Le jeu en vaut la chandelle
Un exemple ? Yves Decelle reprend : « En France, Sita
collabore avec le producteur de câbles Nexans pour la
récupération de cuivre ». Voilà comment on exploite,
parmi les déchets urbains, une ressource par ailleurs
devenue rare.
La tâche est loin d’être simple, dans la mesure où les
câbles sont enrobés d’isolants qu’il faut pré-traiter avant
que n’intervienne le recyclage proprement dit, mais le
jeu en vaut la chandelle. Pour la collecte de déchets organiques,
c’est visiblement auprès des collectivités ou de
grandes institutions que ce système fonctionne le mieux.
« Nous collectons des déchets fermentescibles auprès
du marché matinal Mabru, ainsi qu’auprès du Centre européen
de fruits et légumes. Et nous acheminons le tout
vers des centres de compostage et de biométhanisation
qui produisent du compost de qualité et du biogaz. »
Malgré le succès de ce type de collecte, Yves Decelle reste
prudent. Cette offre de collecte de déchets fermentes20
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
Pourquoi acheter en Chine ou aux États-Unis les terres
rares que l’on pourrait extraire de nos déchets ?
parler d'Umicore, dont le siège mondial
– excusez du peu – se trouve à la rue
du Marais, en plein cœur de Bruxelles.
Bien sûr, à cet endroit, on ne trouve aucune activité de production.
C'est néanmoins là qu'a été prise la fameuse décision
de tourner le dos à un business model classique pour
un nouveau modèle, qui fait pénétrer le groupe de plainpied
dans l'univers de l'économie circulaire.
Marc Grynberg, CEO du groupe, explique : « Nous avons
tenu à nous distancer de l'entreprise que nous étions
dans le passé, une société qui était alors considérée
comme un pollueur. » Progressivement, le groupe a tourné
le dos à ses activités dans le cuivre et le zinc pour
se concentrer sur des activités plus « positives » sur le
plan de la durabilité. Comme chacun le sait, le scope du
groupe s'est alors concentré sur les matériaux nécessaires
à la fabrication de pots catalytiques, de batteries
lithium-ion et de technologies photovoltaïques. Le groupe
s'est également profilé comme un spécialiste de l'urban
mining, discipline consistant à récupérer le maximum de
vieux GSM ou de vieux laptops.
׉	 7cassandra://S_ApfR_LtMVo0gfQOxFb4In9vK0ARTAnrvSz7ZbnAp8`̵ Ue7\#.[׉EMFaire reprendre ses huiles usagées
par un collecteur agréé, ça roule !
Une seule goutte d’huile usagée peut polluer 1.000 litres d’eau. C’est pourquoi, en tant qu’utilisateur
professionnel d’huile, vous avez l’obligation de faire reprendre vos huiles usagées par un collecteur
agréé. Encore faut-il y satisfaire de manière adéquate. En effet : les seules procédures de collecte
qui permettent de recycler vos huiles en respectant l’environnement, sont celles de l’OWD, du BEL
et de l’OVAM. Par exemple, il ne faut pas mêler vos huiles à d’autres déchets, car cela complique
sérieusement le recyclage. La collecte de vos huiles usagées est également avantageuse pour votre
portefeuille. Les petites quantités collectées vous donnent en effet droit, sous certaines conditions,
à des compensations forfaitaires. Et ça, c’est toujours bon pour lubrifier les affaires !
D’ABORD LUBRIFIER,
PUIS RECYCLER
Vous trouverez les collecteurs homologués
par Valorlub sur www.valorlub.be
Valorlub est une initiative du secteur privé avec
le soutien des trois régions.
׉	 7cassandra://UKvaoWfYVR0oXgnIyskglscsFFZYmAGXiLvwQPvfMEo b`̵ Ue7\#.\Ue7\#.[#בCט   u׉׉	 7cassandra://I4AWYEPIyJBqL3-HGy752NWrws06MoFXTm6nzsoB0ds H`	K׉	 7cassandra://3gddkKTU0lNm7jTS39qXy-nyUvBnKa-Ny7FGrN0Ax4A`̵ ׉	 7cassandra://Uf2AarkEchc-3uGsnb-KvqxeAJSesaAXnaLScJt_JhQ}SX͠Ue7\#._ט  u׉׉	 7cassandra://sz2GE8LWBPtI2mCyRl-fxCB7fCPMvaJpn39Fl1d76-c `	K׉	 7cassandra://_1T8yrgqZ_Zo_1R3E58HWFRqVYsaYSVJWqv_nLE3yr8$`̵ ׉	 7cassandra://bm8B1i3P_KlW2JHUZlN6uy-kNZT6o_l71FImq92fh6wͧ͠Ue7\#.aנUe7\#.f s9ׁHhttp://eneco.be/business/fr/eׁׁЈ׉ETOPIC
Des investisseurs parfois allergiques au
changement
« Nous avions un certain nombre de compétences que
nous avons accumulées au fil des ans dans les domaines
des sciences des matériaux, de la chimie, de la
métallurgie etc. Et nous avons décidé de nous appuyer
sur ces connaissances pour exploiter une série d'opportunités
de marché », explique Marc Grynberg. Un
choix stratégique opéré il y a quelques années et que
le groupe ne regrette visiblement pas, tant la demande
croissante pour les métaux rares et pour les technologies
pauvres en émissions de CO2
a progressé au cours
des derniers mois.
Pourtant, comme chez Sita, les choses étaient loin
d'être évidentes. De l’aveu même du management
d’Umicore, l’évolution n’a pas toujours été de tout repos.
À ceux qui auraient envie de marcher dans les traces
du groupe, Marc Grynberg donne d’ailleurs le conseil
suivant: « Vous ne pouvez pas engager un contingent
de scientifiques et d'ingénieurs et leur demander de
changer le profil du groupe en une
seule nuit. » Pour Marc Grynberg,
les évolutions de ce type sont lentes,
elles interviennent graduellement
et nécessitent des efforts consentis
sur le long terme. Un autre élément
doit également être pris en ligne
de compte lorsqu’on opère de tels
changements de paradigme : c’est
celui des investisseurs. À leur sujet,
le CEO d’Umicore rappelle qu’au
départ, ils ne se montraient guère
chauds… « Nombreux sont ceux qui
ont témoigné leur scepticisme »,
confie-t-il.
Recyclage de terres rares chez Solvay
Malgré sa taille, l’entreprise belge Solvay a elle aussi
prouvé sa capacité à remettre en question ses vieux
modèles. Ainsi, il y a pile un an, Solvay a consenti un
investissement de plus de quinze millions d’euros pour
recycler les terres rares issues de la « mine urbaine»,
inaugurant deux unités de recyclage dans l’Hexagone.
Grâce au développement d’un procédé pour récupérer
les terres rares contenues dans les équipements en
fin de vie tels que les lampes à économie d’énergie, les
batteries ou les aimants, le groupe a désormais la possibilité
d’économiser la ressource, en se concentrant
dans un premier temps sur les lampes économiques,
dont la filière de collecte existait déjà. Ces lampes sont
riches en six terres rares différentes – le lanthane, le
cérium, le terbium, l'yttrium, l'europium et le gadolinium
– qu’il ne faudra plus acheter au prix fort en Chine
(premier producteur mondial), en Inde (deuxième réservoir
mondial potentiel) ou aux États-Unis. À cet élément
pécuniaire s’en ajoute un autre, de taille : le respect de
D'Ieteren propose un service de voitures
partagées à travers la société OTA keys.
l’environnement et de la ressource. À quoi bon exploiter
des gisements naturels s’il suffit de récupérer les terres
rares dans nos déchets ?
Renault et D’Ieteren en exemples
Dans un tout autre registre – celui de la mobilité – il
faut évoquer deux exemples frappants : celui du groupe
Renault, qui a été le premier à comprendre que l’idée
de posséder une voiture n’avait peut-être autant l’attrait
qu’auparavant. Et celui de D’Ieteren, qui a mis en place
une palette de solutions pour faire
avancer la mobilité en même temps
que son chiffre d’affaires, en proposant
une série de solutions alternatives.
Marc
Grynberg, CEO d’Umicore
Chez le constructeur au losange, on
a développé une belle gamme de véhicules
électriques. Et pour contenter
les conducteurs qui ne peuvent
se réduire à l’autonomie forcément
limitée des batteries électriques, le
constructeur français propose des
solutions de location de véhicules
thermiques à des tarifs préférentiels,
pour effectuer les trajets plus
longs. Même rupture sur le plan commercial, avec des
plans qui proposent précisément des offres de location
des batteries plutôt que leur achat.
On retrouve le même caractère disruptif chez D’Ieteren,
où l’on a développé, voici quatre ans, un service MyMove
qui reposait alors sur le principe d’une voiture partagée
par une communauté de conducteurs. D’Ieteren a
ainsi testé auprès de six partenaires répartis au sein de
la Région bruxelloise (Cofinimmo, Home Invest, Groupe
Trevi, les Ateliers des Tanneurs, la Ville de Bruxelles et
IBM) un système télématique embarqué. Le système
en question, aujourd’hui devenu une source de revenus
complémentaires pour le groupe sous le nom Keyzee,
est proposé à travers la société OTA keys, joint-venture
entre D’Ieteren et Continental. Ici encore, un sérieux
mieux pour les affaires et pour l’environnement. ●
22 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
R.A.
׉	 7cassandra://3gddkKTU0lNm7jTS39qXy-nyUvBnKa-Ny7FGrN0Ax4A`̵ Ue7\#.b׉EEneco s’investit dans la
mobilité durable, avec e-drive
La voiture électrique contribuera à dessiner l’avenir du
secteur automobile. Telle est la conviction de Joost
Kaesemans (FEBIAC, la fédération belge de l’automobile
et du cycle). La conduite électrique reste modeste aujourd’hui,
mais elle connaît une croissance indéniable au
sein du Benelux et dans toute l’Europe. D’autres technologies
feront leur apparition – notamment l’hydrogène – tandis
que l’essence et le diesel se maintiendront encore un
temps. Toujours est-il qu’il n’est plus possible aujourd’hui
d’ignorer les motorisations sans émissions.
La généralisation de la conduite électrique est une question
de responsabilité partagée. Il faut bien entendu davantage
de modèles sur le marché, mais cela ne dispense
pas les pouvoirs publics de stimuler cette technologie. Les
incitants ne doivent pas se limiter à une fiscalité avantageuse
: pensons aussi à des avantages dans la circulation
quotidienne, notamment le stationnement gratuit, l’accessibilité
des bandes de bus aux véhicules électriques et l’installation
de bornes de recharge en nombre suffisant.
Avantages financiers
Les entreprises sont de plus en plus attentives à la mobilité
durable, ce qui n’a rien d’étonnant. Michel Davidts
d’Eneco explique ce que la conduite électrique peut signifier
pour une entreprise.
Pourquoi une entreprise devrait-elle adopter des véhicules
électriques ?
Les voitures électriques gèrent l’énergie avec beaucoup
d’efficacité. L’électricité provient de diverses sources –
éoliennes, panneaux photovoltaïques, biomasse et centrales
au gaz – et réduit de ce fait notre dépendance à l’égard
du pétrole. En réalité, les entreprises s’intéressent tout autant
au coût d’exploitation, le total cost of ownership. Il est
particulièrement avantageux avec les véhicules électriques
en raison des faibles coûts d’énergie et de maintenance et
de l’écofiscalité. Les véhicules électriques se révèlent également
particulièrement respectueux de l’environnement
grâce à des émissions réduites de CO2
, NOX, SOX et de
particules fines. Bref, ces véhicules sont particulièrement
indiqués en milieu urbain.
Soyons objectifs : certains aspects restent à améliorer...
Les véhicules électriques restent onéreux. Et pour se
généraliser, il faudra que leur autonomie augmente et que
le coût des batteries diminue.
Indemnités automatiques
Il y a aussi le problème des bornes de recharge. Il y en a
800 en Belgique actuellement. Eneco envisage-t-elle de
remédier à cette situation ?
Eneco propose les solutions énergétiques e-drive. Nous
nous occupons de l’installation intégrale de bornes de recharge
dans les entreprises, chez les particuliers et dans
Plus d’informations : eneco.be/business/fr/e-drive
les services publics. Ce processus comprend une inspection
préalable, pour que le client connaisse la situation,
puis l’installation elle-même et enfin, la certification par
un organisme agréé. Par ailleurs, Eneco a mis en place
un système entièrement automatique qui indemnise le
propriétaire de la borne de recharge en fonction du courant
prélevé. Les sociétés de leasing apprécient notre démarche
dans la mesure où nous leur ôtons tout souci et
nous leur garantissons un paiement correct. Nous avons
également conclu des accords de roaming avec tous les
grands prestataires du Benelux. La carte de recharge
Eneco permet ainsi à nos clients de refaire le plein d’énergie
à la plupart des bornes.
La voiture électrique ne percera vraiment que lorsque
les pouvoirs publics y auront apporté leur contribution,
comme le disait déjà Joost Kaesemans de la Febiac. S’agira-t-il
d’incitants fiscaux ?
Ils ont certainement une influence, bien qu’aucune déductibilité
fiscale ne soit plus prévue pour l’exercice 2014.
Signalons tout de même que la taxe de roulage et la taxe
de mise en circulation sont minimes. Nous invitons donc
les pouvoirs publics à encourager les véhicules électriques,
comme cela se fait aux Pays-Bas, où l’on compte
déjà 17.000 voitures de ce type.
Et si nous devions tous passer en masse à la voiture
électrique, cela aurait-il une influence sur notre production
d’électricité ?
Non. Sauf que la voiture électrique contribuera à équilibrer
le réseau de distribution. À l’instar des panneaux
photovoltaïques capables d’injecter du courant dans le réseau,
la voiture électrique peut servir de réserve et, le cas
échéant, procurer de l’électricité au réseau.
׉	 7cassandra://_1T8yrgqZ_Zo_1R3E58HWFRqVYsaYSVJWqv_nLE3yr8$`̵ Ue7\#.cUe7\#.b#בCט   u׉׉	 7cassandra://WaLDQdZpGsJM9U3HmIWAxIWIWQqPIVEgfjZK1EGobdQ M`	K׉	 7cassandra://xW-cHa9q2lqXaT3owPBSn9BFHVpO99jZn56G5j0orZc`̵ ׉	 7cassandra://NHfqO5sNaP1609zPvRNBMHtQykny9cxhea2FGgatpEM (͠Ue7\#.eט  u׉׉	 7cassandra://DTUCfvl78ajwi1viEtKBfWjJoKodr3-E9x3kPua2aq4 yB`	K׉	 7cassandra://R1395MqI8Ujgr2cuVtmFWhYx1HI4A5HRBySsE8zvlLU!`̵ ׉	 7cassandra://ws2IKEaBnD1JmRuSy3aBKhSFzWU__Q1bLeCPqwELkek @̤͠Ue7\#.g׉E׉	 7cassandra://xW-cHa9q2lqXaT3owPBSn9BFHVpO99jZn56G5j0orZc`̵ Ue7\#.h׉EK© R. Schrobiltgen/Bruxelles Environnement
Champions écodynamiques : les lauréats « 3 étoiles » en 2015.
Les champions verts
GREEN
Elles ont placé le développement durable au cœur de leur stratégie et mis en œuvre des
actions pour réduire leur empreinte écologique. 32 sociétés sont aujourd’hui labellisées
« écodynamiques » 3 étoiles par l’IBGE. Mais qu’est-ce qui motive leur démarche ?
Nous sommes allés à la rencontre de quatre d’entre elles.
Gaëlle Hoogsteyn
S'
engager dans le développement
durable et demander
le label écodynamique n’est pas une
décision qui se prend du jour au lendemain.
Dans la plupart des cas, la
démarche de labellisation s’inscrit
dans un programme de Responsabilité
Sociétale des Entreprises
(RSE). « Diminuer notre empreinte
écologique répond à un objectif
stratégique. Il s’agit d’un besoin
réel pour nos clients et pour nous,
c’est la raison pour laquelle Altran a
créé un département RSE pour gérer
tous ces projets », explique Caroline
Ernoult, Communication Manager chez Altran
Benelux.
Trois axes prioritaires
Chaque entreprise concentre ses efforts
sur des aspects différents, en
fonction de son activité et de ses spécificités.
Mais un fil rouge peut malgré
tout être dégagé. Dans chacune des
entreprises, trois piliers sont traités :
Serge Deck (Silken Berlaymont Brussels)
1. L’énergie : « Les analyses environnementales
de nos hôtels ont révélé
que la consommation d’énergie était
un aspect significatif de nos activités.
Nous y avons donc consacré une attention
toute particulière. Entre 2011
et 2014, nous avons déjà fait de beaux
« Le respect de l'environnement est une composante
essentielle des missions de notre entreprise »,
confirme Serge Deck, du Silken Berlaymont Brussels.
« Notre hôtel s’engage à garantir une gestion responsable
d'un point de vue écologique et à limiter l’impact
de nos activités sur l’environnement. »
Olivier Meulemans, Director of Sales & Marketing des
Martin’s Hotels, partage son point de vue : « Nous
avons mis en place un projet global qui englobe 4 volets
stratégiques et complémentaires : les clients, le
staff, les actions humanitaires et équitables et la planète.
Inédit dans le secteur hôtelier belge, notre projet
se résume en une phrase devenue slogan : Tomorrow
Needs Today. Notre choix s’est porté sur un plan d’actions
conforme aux normes EMAS et ISO14001 pour
leur crédibilité et leur efficacité reconnue. »
progrès. Des objectifs plus ambitieux ont donc été fixés
pour 2018. Afin de les atteindre, Martin’s Hotels a planifié
différents investissements dont le remplacement de
certains châssis et menuiseries, un changement hydraulique
sur les circuits de chauffage, des isolations diverses,
etc. », explique Olivier Meulemans. Serge Deck abonde :
« Nous contrôlons la consommation d’eau et d’énergie de
notre établissement afin d’améliorer continuellement nos
réglages, nos infrastructures et nos équipements. Nous
assurons ainsi une gestion de l’énergie plus économe tout
en garantissant un niveau de confort optimal à nos résidents.
»
2. La gestion des déchets : « Pour la gestion de ses déchets,
Mobistar a fait réaliser un audit. Nous tentons de
réduire au maximum l’utilisation de papier, en interne
bien sûr, mais aussi vis-à-vis de nos clients en les incitant
à opter pour une facturation électronique. Nous
travaillons aussi beaucoup sur le recyclage des GSM
et encourageons nos clients à rapporter leurs anciens
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
25
© R. Schrobiltgen/Bruxelles Environnement
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téléphones au magasin. Chaque année,
nous participons aussi à la Semaine de
Réduction des Déchets », déclare Sabine
Desmette, Corporate Social Responsibility
Manager chez Mobistar. Et
Serge Deck de confirmer : « Grâce à des
systèmes de gestion et de contrôle efficaces,
nous nous attelons à réduire toujours
plus notre production de déchets
et à recycler le maximum de ceux-ci. »
Même son de cloche aux Martin’s Hotel
où 60% des produits d’entretien sont rechargeables,
éco-labellisés ou en doses
concentrées ce qui réduit le volume de
déchets.
Olivier Meulemans (Martin’s Hotels)
3. La mobilité : « La mobilité est notre poste d’émission de
CO2
Quel Return ?
Si l’objectif premier est bien sûr écologique, entrer
dans une logique de diminution de l’empreinte
environnementale a aussi des avantages pour l’entreprise,
notamment en termes de réduction des
coûts énergétiques. Ainsi, chez Altran, la consommation
d’électricité a diminué de 6 % entre 2012
et 2013. Martin’s Hotels, de son côté, a réduit sa
consommation en électricité de 15,73 % entre
2011 et 2014 et celle d’eau de 16,45 %. Les économies
en termes de papier ne sont pas négligeables
non plus : 30 % de moins entre 2010 et
2013 chez Altran.
Au-delà des économies financières, c’est surtout
une reconnaissance officielle encourageante pour
les entreprises et positive pour leur image. « S’inscrire
dans cette démarche d’obtention du label
était un acte volontaire. Cela traduit le souci de
Mobistar de travailler dans le respect de l’environnement,
mais aussi de s’améliorer en permanence.
Cela nous a permis d’être évalués sur ce
qu’on avait réalisé, mais aussi de voir les points sur
lesquels nous pouvions faire mieux. Nous l’avons
vu comme une réelle opportunité d’apprentissage.
Notre challenge aujourd’hui est de garder ces trois
étoiles », assure Sabine Desmette. « Obtenir le label
Entreprise Ecodynamique était important pour
nous. C’est une reconnaissance officielle en Région
de Bruxelles-Capitale qui récompense le dynamisme
environnemental et les progrès en matière,
notamment, de gestion et prévention des déchets,
d’utilisation rationnelle de l’énergie, de gestion de
la mobilité des travailleurs... Nous sommes fiers de
l’avoir reçu et comptons bien poursuivre sur cette
lancée », conclut Olivier Meulemans.
26 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
ont été mises en œuvre, comme la
participation à la Semaine Européenne
de la Mobilité. Autre exemple : plus
nos employés choisissent des voitures
polluantes, moins ils ont droit à des
options », déclare Sabine Desmette.
« Altran a mis sur pied un plan de
mobilité pour inciter les employés à
la mobilité douce et des leviers pour
diminuer la consommation (prise en
compte de l’éco-score dans le choix
des véhicules, utilisation de voitures
hybrides, obtention de jours de congé
en contrepartie du choix d’une voiture
moins énergivore, etc.). Nous avons
le plus important. Pour le réduire, différentes actions
notamment créé ‘Smart-Move’, un projet de mobilité alternative
pour les employés qui a gagné le prix éco-booster
aux Prix belges de l’énergie et de l’environnement », illustre
Caroline Ernoult.
Bien choisir ses fournisseurs
Le choix de fournisseurs et de partenaires qui partagent
leurs valeurs est également une constante au sein des différentes
sociétés que nous avons rencontrées. Martin’s Hotels,
par exemple, travaille avec une blanchisserie éco-labellisée
et l’entièreté du linge (draps, serviettes, linge de
restaurant) est loué ou labellisé « éco-fairtrade ». 50 % des
achats alimentaires sont des achats de proximité. Mobistar,
de son côté, achète depuis 2008 de l’énergie verte uniquement.
Objectif
Carbone Zéro
Devenir neutre en CO2
est aussi un objectif de plus en plus
deviennent
fréquent dans les entreprises. En effet, une fois un certain
niveau de réduction atteint, les émissions de CO2
incompressibles. Pour les compenser, de plus en plus de
sociétés financent des projets verts dans des régions moins
favorisées du monde. Ainsi, depuis 2010, Mobistar a établi
un partenariat avec l’entreprise CO2logic: « La première
étape a été de réaliser un bilan énergétique puis de mettre
en œuvre des actions pour les réduire, explique Sabine
Desmette. En 2014, nous nous sommes rendu compte que
nous ne pourrions plus compresser davantage nos émissions
de CO2
. Mobistar a alors décidé de les compenser via
le financement d’un projet vert en Ouganda. Nous sommes
aujourd’hui neutres en CO2
. »
Impliquer le personnel
Autre point commun : l’envie de fédérer le personnel autour
des projets verts. D’après Caroline Ernoult, « suite à l’introduction
d’une série de voitures hybrides ainsi que du programme
Smart-Move, nous avons remarqué une augmentation
de l’implication des employés. Nous menons aussi
plusieurs actions annuelles, comme une collecte de jouets
à l’occasion de la Saint-Nicolas, pour lesquelles notre personnel
se mobilise. Lors des 20 km de Bruxelles de 2014,
l’équipe Altran a couru au nom d’Handicap International.
L’argent collecté a permis de financer des programmes
de réadaptation physique. Nos employés savent qu’Altran
se soucie du bien-être de ses employés et de l’environnement
et ils s’impliquent de plus en plus dans les actions et
R.A.
׉	 7cassandra://EmBkz3LePmMBQx3d6Hi4btCreSftNuwBaXN6_c1RJdsU`̵ Ue7\#.o׉ETOPIC
les programmes liés à la RSE. Chaque
nouvel employé reçoit d’ailleurs une
formation en développement durable. »
Il en est de même au Silken Berlaymont
Brussels où le personnel et les
étudiants en gestion hôtelière sont
formés au respect de l’environnement.
« Tous les membres de notre personnel
assument leurs fonctions en accord
avec les procédures et la politique environnementale
en vigueur au sein de
notre établissement », confirme Serge
Deck.
Sabine Desmette (Mobistar)
Et Olivier Meulemans de poursuivre :
« Le personnel étant le moteur de l’activité de notre groupe,
celui-ci participe au quotidien à la diminution de l’impact
des activités sur l’environnement avec des gestes simples
qui constituent de bonnes pratiques. Ces bonnes pratiques
ont été transcrites sur des cartes d’identité environnementales
remises individuellement à chaque collaborateur.
Une communication avec le personnel sur les différentes
thématiques de l’environnement est également assurée
notamment lors de l’engagement du personnel, des quick
check mensuels et des audits internes annuels ainsi que via
un affichage ciblé, une boîte à idées et une adresse e-mail
permettant de contacter le Comité restreint pour toute
question ou suggestion en matière environnementale. »
Chèques-Cadeaux.
Altran, de son côté, a développé plusieurs solutions pour
aider ses clients à atteindre leurs objectifs de développement
durable (accompagnement pour maximiser les performances
environnementales, santé et sécurité au travail,
responsabilité sociétale des entreprises…). ●
Et du côté des clients…
Mais les collaborateurs ne sont pas
les seuls à être sollicités. De plus en
plus d’entreprises essayent aussi de
conscientiser leur clientèle. Ainsi,
Martin’s Hotels propose à ses clients
de réduire l’impact environnemental
de leur séjour à l’hôtel via cinq actes
simples (par exemple, demander un
léger rafraîchissement de la chambre
au lieu d’un nettoyage complet ou le
non-remplacement quotidien des serviettes
de bain). En posant ces actes
simples, le client est récompensé par
des Eco-Bons qu’il pourra échanger en
Prévention et gestion des
déchets d’emballages
VOS EMBALLAGES, VOUS EN ÊTES RESPONSABLE
Emballez-vous des produits? Importez-vous des produits emballés? Mettez-vous
des emballages de service sur le marché? Dans ce cas, vous êtes probablement
responsable d’emballages, avec des obligations légales à respecter pour les
emballages que vous mettez sur le marché belge. Vous devez notamment recycler
80% de tous les emballages que vous avez mis sur le marché belge. Vous pouvez
faire éventuellement appel à un organisme agréé à cet effet. Pour plus d’information,
n’hésitez pas à contacter la Commission interrégionale de l’Emballage, qui est
l’administration compétente à ce sujet.
Av. des Arts 10-11 - 1210 Bruxelles • Tél.: +32 (0)2 209 03 60 • Fax: +32 (0)2 209 03 98 • info@ivcie.be • www.ivcie.be
R.A.
׉	 7cassandra://62d2lO1HOYYV7vWUvgUqScrV0A3lm3dF68GTy0Df8Rk`̵ Ue7\#.pUe7\#.o#בCט   u׉׉	 7cassandra://SXpGLrH503XkW1K1w27VF9N-aW-AkD2E3IkuxUVOmm8 #`	K׉	 7cassandra://zKy_OnNZ4MKklxDjb2jQQqwcPETCDR8U1LJAjqzQpDU`̵ ׉	 7cassandra://Yy21lyhBn7rUsUR8sfZ06bPspNNYj7S6TF34ZgqdUJs͂D͠Ue7\#.tט  u׉׉	 7cassandra://rwGGGWEhvKg8fv87TGuCXwLNfxy59qevvY23tWtoVzE CW`	K׉	 7cassandra://GZ3yXkP7rPbJj0NjH9wgxPR8IQdIViCqsGa8DmPaF28R`̵ ׉	 7cassandra://KlcbKlzPtQtOnWGM-ALQ7t0WzYlvt4Tu5WnxL0c5kjMʹ%̬͠Ue7\#.u׉E?TOPIC
GREEN
Céline Fremault : « Une production alimentaire
durable à Bruxelles, c’est possible ! »
Ministre bruxelloise chargée du Logement, de la Qualité de Vie, de l’Environnement
et de l'Énergie, Céline Fremault nous a expliqué ses projets quant au déploiement
d’une production agricole durable en Région de Bruxelles-Capitale. Johan Debière
Vous avez affirmé à plusieurs reprises votre
conviction que l'agriculture avait sa place sur
le territoire de Bruxelles-Capitale. À quels
types d'exploitation agricoles songez-vous ?
Céline Fremault : À tous les types de projets d’agriculture
urbaine, qu’il s’agisse de cultures hors-sol et en
pleine terre, de cultures déployées sur les toitures, dans
les caves... Il existe une très grande variété d’agricultures
urbaines et je pense que chacune a sa place à
Bruxelles. Tous les types de productions seraient envisagées,
en recourant à différents types d’acteurs, qu’ils
soient professionnels ou pas. Sur ce dernier point, je
pense par exemple au développement des potagers collectifs
de quartier.
Disposez-vous d'un cadastre des parcelles
susceptibles d'être exploitées ?
La cellule agriculture du SPRB (Service public régional de
Bruxelles) est en train d’étudier le potentiel des surfaces
disponibles sur le territoire de la Région bruxelloise afin
d’y développer ces projets.
Comment comptez-vous inciter les entreprises
bruxelloises à exploiter les surfaces en
toitures ou les mettre à disposition des agriculteurs
urbains, comme à Montréal ou Chicago
?
Cette réflexion fait partie de la stratégie « vers un système
alimentaire plus durable », qui sera présentée au
Gouvernement pour la fin de cette année 2015. En termes
économiques, l’agriculture urbaine permet la stimulation
de l’économie locale à travers la création de nouvelles
entreprises, et donc la création de nouveaux emplois,
que ce soit à travers la production ou la transformation
de produits alimentaires locaux. Des projets d’agriculture
urbaine peuvent également faire partie du business plan
d’une entreprise afin d’augmenter le bien-être de ses
travailleurs et de stimuler la créativité au sein de celle-ci.
Vous avez évoqué la future stratégie régionale
en la matière. Pouvez-vous nous en dire plus ?
La stratégie régionale pour un système alimentaire plus
durable abordera tant les questions d’évolution de la demande,
pour une alimentation locale et saine des Bruxellois,
que l’évolution de l’offre des produits et services
locaux à Bruxelles, en travaillant sur les secteurs de la
transformation, la distribution, l’horeca et finalement la
production et l’agriculture en ville. Le double portefeuille
28 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
Céline Fremault était en octobre dernier chez BECI pour
une rencontre avec les entrepreneurs bruxellois.
« environnement-agriculture » que j’ai à gérer permettra
de travailler sur l’ensemble des systèmes alimentaires,
de la production à la consommation.
Dans quelle mesure le grand public pourrait-il
être associé au développement de cette activité
?
À travers les projets d’agriculture urbaine « non-professionnels
» tels que les potagers individuels et collectifs,
via les circuits courts qui seront mis en place pour une
vente directe aux consommateurs bruxellois des produits
agricoles de la Région...
Votre objectif est d'orienter préférentiellement
cette agriculture urbaine vers une consommation
locale. Disposez-vous déjà de canaux de
distribution ?
La question des canaux de distribution est également prévue
dans la future stratégie régionale. Toutefois, certains
canaux de distribution existent déjà aujourd’hui. C’est
par exemple le cas pour la vente directe via les Groupe
d’Achats Solidaires de l’Agriculture Paysanne (GASAP). Il
s’agit dès lors de les développer en lien avec la production
agricole à Bruxelles.
Vous pensez promouvoir les productions régionales
par l'instauration d'un label, mais ne
risque-t-il pas de rester anecdotique?
Les sondages montrent que les Bruxellois (et les Belges
en général) aiment les produits locaux : le succès des
streekproducten en Flandre et des produits Agriculture
de Wallonie le montrent bien. Ma volonté de créer un
label Made in Brussels n’est donc pas quelque chose
d’anecdotique, mais cadre dans une logique économique,
׉	 7cassandra://zKy_OnNZ4MKklxDjb2jQQqwcPETCDR8U1LJAjqzQpDU`̵ Ue7\#.v׉E]TOPIC
afin de stimuler l’économie locale et les circuits courts.
Le développement de ce label sera fait en concertation
avec tous les secteurs et acteurs concernés. Une étude
de faisabilité est d’ailleurs actuellement en cours.
Vous associez la lutte contre le gaspillage alimentaire
à la production agricole localisée à
Bruxelles. Quels sont les projets identifiés ou
activables pour lutter contre ce gaspillage?
La problématique du gaspillage alimentaire doit être
abordée dans son ensemble. Chaque étape de la chaîne
alimentaire, de la production à la consommation, doit faire
l’objet d’une analyse afin d’identifier les « moments » de
gaspillage. La lutte contre le gaspillage alimentaire sera
une thématique prioritaire et transversale dans les années
à venir et ce, notamment à travers son inscription dans
la stratégie régionale.
De quel budget global disposez-vous pour mener
votre politique à bien, et dans quel délai ?
Le budget alloué en matière d’alimentation durable fera
l’objet de discussions en 2016. Même si je m’engage dans
cette thématique pour cette législature, il est essentiel de
mobiliser une vision à long terme, en se demandant par
exemple comment nous pouvons imaginer notre système
alimentaire à l’horizon 2035.
Pensez-vous pouvoir bénéficier d'aides européennes
pour ces projets ?
Oui, tout comme d’autres sources de financement, nous
pourrions envisager des projets/financement européens.
Je pense notamment à LIFE, Horizon2020, au Feder... ●
Agriculture urbaine : plus qu’une mode
L'
agriculture urbaine est bien plus qu’une nouvelle
tendance ou un effet de mode. Malgré la
quasi-absence d’activités agricoles dans les
villes d’Europe, l’agriculture urbaine représente aujourd’hui
plus d’un quart (!) de la production agricole
mondiale. Hong Kong, par exemple, consacre 6 % de sa
superficie à l’agriculture urbaine, et la production satisfait
une bonne partie de la demande locale (2 % de la demande
en légumes, 27 % de fleurs fraîches et 60 % de la
volaille). Plus près de chez nous, certaines études estiment
que l’agriculture urbaine pourrait générer jusqu’à
2 .900 emplois à Bruxelles.
bâti urbain, particulièrement sur les aspects architecturaux.
Sur les aspects « agriculture / écologie », le centre
de conseil en agriculture urbaine de Gembloux Agro-Bio
Tech (ULg) se profile de plus en plus comme un acteur
incontournable. Il a contribué au développement de plusieurs
projets bruxellois, tels que Kessels 20 (immeuble
de logements, Batex 2009) et le quartier durable Tivoli.
Au-delà de l’économie locale et du potentiel d’emplois,
des projets d’agriculture peuvent aussi accroître la valeur
des projets immobiliers en améliorant l’esthétique
des bâtiments, le cadre de vie des occupants et les performances
environnementales des immeubles « végétalisés
». Ce dernier aspect est d’ailleurs pris en compte
dans les certifications de bâtiments tel que Batex (label
bruxellois pour les bâtiments exemplaires) et BREEAM,
le standard international de référence en termes de
construction durable.
L’agriculture en ville peut également renforcer le tissu
social, en créant des espaces de rencontre, de formation
et de reconnexion à la nature. Améliorer l’environnement
local et la biodiversité, c’est aussi améliorer le
cadre et donc la qualité de vie des habitants.
Un exemple de culture urbaine en
toiture, à Long Island (New York).
Cependant, la production agricole durable au cœur
d’une ville n’est pas simple et demande des compétences
pointues en architecture, agronomie, écologie,
économie, etc. Cette expertise commence à se développer
en Belgique aussi. Ainsi, Bruxelles Environnement
a mené une étude poussée sur les fermes intégrées au
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
29
Cette production agricole ultra-locale ne pourra évidemment
pas assurer l’auto-suffisance alimentaire des
grandes villes. Toutefois, elle peut avoir de nombreux
autres bénéfices économiques, sociaux et environnementaux
pour tous les acteurs de la ville – simples citoyens
ou entreprises. ●
Laura Rebreanu
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à l’obligation de Plan de Déplacements d’Entreprise
(PDE). L’objectif du PDE est double : réduire l’impact sur
l’environnement du trafic généré par votre entreprise
et améliorer la mobilité à Bruxelles. Pour vous aider à
répondre à cette obligation, Bruxelles Environnement,
en collaboration avec Bruxelles Mobilité, propose
différentes formations et différents outils. Pour en être
tenu informé régulièrement : www.environnement.
brussels/pde/enews.
Les activités économiques qui sont soumises aux permis
d’environnement ainsi qu’à toutes les règlementations
internationales, européennes et régionales en
matière d’environnement et d’énergie sont également
surveillées par Bruxelles Environnement. C’est le
rôle de l’Inspectorat. L’objectif est avant tout que
les entreprises s’adaptent au mieux aux exigences
de la réglementation, si possible grâce à une bonne
information en amont et à une bonne collaboration.
Parmi les chantiers suivis par l’Inspectorat :
désamiantage, suivi des plaintes, contrôle de
l’application de la réglementation PEB (performance
énergétique des bâtiments ,…
Bruxelles Environnement est l’appellation publique de l’Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement (IBGE), l’administration bruxelloise de
l’environnement et de l’énergie. Dans tous les actes administratifs et juridiques, c’est l’appellation légale « IBGE » qui est utilisée
Photo : © Xavier Claes
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Bâtiment de Bruxelles Environnement - photo : © Yvan Glavie - architectes: Cepezed/Samyn&Partners
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PROFESSIONNELS
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L’économie
circulaire pour
tisser des liens
vertueux
Petit lexique
de l’économie
circulaire
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Tabler sur l’usage
plutôt que sur
la possession.
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             
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GREEN
Brussels Waste Network :
des idées à ne pas jeter
Brussels Waste Network sensibilise, aide et conseille les entreprises bruxelloises dans
la gestion d'une problématique déchets qui prend de plus en plus d'importance. Elle
les invite aussi à participer à des projets pilotes qu'elle soutient d'une aide financière et
méthodologique. Le dernier appel à projets a couronné des idées particulièrement ambitieuses
et innovantes.
Didier Dekeyser
D
eux millions de tonnes : c'est le poids de la
montagne de déchets que nos entreprises
bruxelloises produisent chaque année ! Si l'intérêt de
certains entrepreneurs pour la préservation de l'environnement
n'est pas éveillé par ce chiffre, leur intérêt
financier pourrait l'être. En effet, face à l'augmentation
du volume des déchets, difficilement soutenable pour
les opérateurs publics responsables de la collecte, du
stockage et du traitement de ces déchets, la Région impose
déjà des obligations de contrat et de tri pour les
entreprises. Qu'en sera-t-il demain ? Nul doute que le
principe du « pollueur-payeur » s'imposera de plus en
plus aux entreprises qui n'auront pris aucune initiative
en cette matière, facture à la clef.
L'innovation en ce domaine est, en effet, appelée à jouer
un rôle important, chaque activité spécifique pouvant
être pionnière dans le contexte du jour, en rupture nette
avec l'insouciance qui a prévalu durant des décennies.
C'est cette innovation que soutient BECI via son département
Brussels Waste Network qui a récemment clos
son 3e
appel à projets.
3e appel à projets
Brussels Waste Network a déjà un beau palmarès à faire
valoir, avec 13 projets menés en 4 ans qui ont permis à
140 entreprises de la Région d’être accompagnées dans
leurs initiatives. Laurie Verheyen, responsable du BWN,
nous présente le résultat du 3e
sont produits ainsi que la manière la plus appropriée de
les traiter, en conformité avec la réglementation. L'outil
permettra à la fois de sensibiliser la profession à une
bonne gestion de ses déchets spécifiques, souvent très
polluants, et de rendre accessible la législation assez
complexe qui réglemente leur pratique. »
« Autre projet ambitieux, celui de R3dacto qui entend
récupérer diverses sortes de déchets en plastique courants,
comme les bouteilles d'eau, pour les recycler en
filaments de matière servant aux imprimantes 3D. Le
projet propose une solution intéressante pour le recyclage
d'emballages et, au-delà, rencontre divers objectifs
chers à la Région, comme la relocalisation d'une
activité sur notre territoire et le développement d'une
filière technologique d'avenir. »
« D'autres projets retenus ont à première vue moins
d'éclat mais proposent des solutions qui auront un impact
significatif, comme celui de la S.A. Abattoirs d'Anderlecht
qui veut rendre son marché beaucoup plus
propre en proposant notamment de réduire puis d'interdire
les sacs en plastique jetables sur son périmètre.
L’objectif est d'étendre cette bonne pratique à l'ensemble
des marchés de la Région en développant des
outils pratiques, objectif atteignable dès lors qu'il est
soutenu par un acteur aussi important de notre paysage
économique. »
appel à projets : « Nous
avions porté notre attention sur des projets innovants
dans trois secteurs prioritaires pour la Région : les
garages, l’événementiel et le service aux entreprises.
Nous avons reçu et évalué 12 dossiers de qualité et
6 lauréats ont été désignés. »
« Parmi ces projets, retenons l'initiative de Federauto
qui va créer un outil 3D de visualisation
interactive d’un garage, permettant aux professionnels
du secteur d'étudier des points précis
de leur atelier et d'y découvrir les déchets qui y
Laurie Verheyen, responsable Brussels Waste Network.
32
Une enveloppe de 105.000 euros était disponible pour
cette 3e
édition de l’appel à projets BWN. Vu leur ampleur
et leur portée, plusieurs projets seront soutenus
à concurrence du plafond maximum de 25.000 euros.
Un bon cru ! ●
Info : www.brusselswastenetwork.eu
Contact : Laurie Verheyen – Conseiller Déchets -
lv@beci.be – 02 210 01 75.
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Greenbizz : un incubateur vert à Bruxelles
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Un vent frais souffle-t-il sur Bruxelles? Cela en a toutes les apparences avec l'ouverture
imminente de l'incubateur Greenbizz à proximité de Tour & Taxis.
Didier Dekeyser
N
os acteurs institutionnels semblent avoir pris la
mesure des concepts nouveaux qui animent le
discours économique actuel et en ont retenu ce
qui pouvait être profitable à notre Région en mutation. Économie
circulaire et durabilité promettent de beaux jours à
certaines configurations socio-démographiques et économiques
dont Bruxelles semble l'archétype : pourquoi ne pas
tenter de prendre le train en marche ?
Par l’effet de choix politiques appuyés sur une expertise
reconnue, Bruxelles a déjà acquis une spécialisation en
construction passive. Le superbe bâtiment de l'IBGE à
Tour & Taxis en est l'emblème. Il était donc judicieux d'installer
à proximité immédiate le nouvel incubateur d'entreprises
Greenbizz, dédié à l'économie verte. Les deux grands
acteurs de ce partenariat public-privé nous confirment la
pertinence du projet.
« Travailler à Bruxelles et y vivre est rationnel », affirme
Benjamin Cadranel, administrateur général citydev.brussels
. « Dans les faits, le coût du logement et la difficulté
d'employer certaines compétences poussent à l'exode ; en
témoigne le solde migratoire négatif de la Région. Parmi
les près de 400.000 navetteurs qui entrent dans Bruxelles
chaque jour, il y a beaucoup d'ex-Bruxellois qui auraient
probablement préféré ne pas dilapider leur temps à s'agglutiner
dans nos embouteillages… Problème consécutif
pour la ville : ces expatriés n'y paient plus leurs impôts. Le
développement du quartier multifonctionnel Tivoli (crèches,
parc, 450 logements moyens et sociaux, commerces, voiries
nouvelles, etc.) est donc un choix pertinent de la Région.
L'insertion du projet Greenbizz le complète parfaitement,
étant entendu qu'il procurera à terme 200 emplois que nous
espérons voir occuper par des gens qui habiteront ce quartier.
»
« À côté des fonds européens Feder qui ont permis de financer
le bâtiment, plusieurs acteurs bruxellois se sont impliqués
dans le projet Greenbizz et aideront à son succès :
34 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
Impulse, l'IBGE, le CSTC (centre scientifique et technique
de la construction), Innoviris, la SRIB… Là aussi, la Région,
à travers sa volonté de créer des synergies plus fortes entre
ses institutions, montre son pragmatisme. Autant de gages
de succès pour l'incubateur et le quartier. »
« On ne peut mieux faire »
Gilles Vanden Burre, directeur de Greenbizz, abonde : « Le
projet est très complet et toutes les chances de réussite
sont données aux entreprises qui s'y installeront à partir
de septembre 2015. Il y a d'abord le fait qu'une multiplicité
d'acteurs de qualité y participent. Grosso modo, cet épaulement
se décline en trois axes : le coaching pour la création
d'entreprises avec Impulse ; le coaching et le partage
de connaissances proposés par Innoviris et le CSTC qui
s'installera sur le site ; et enfin le pôle financement assuré
par la SRIB. À la base, bien sûr, il y a tout le travail de
citydev.brussels sous l'autorité de laquelle s'érige le quartier.
Bref, sur ce plan, on ne peut mieux faire. »
« Ensuite, nous proposerons 19 ateliers de production de
surfaces diverses allant de 125 à 500 m2
, ce qui devient difficile
à trouver à Bruxelles. Atout supplémentaire : leur localisation
est excellente car elles disposeront d'un environnement
économique riche, de solutions logistiques variées et
multiples (dont un port !) et de facilités quant à la mobilité
(transports publics, proximité de la gare du Nord, etc.). »
« Notre cible est double : d'une part, les entreprises qui
ont déjà quelques années d'existence ou qui disposent de
fonds propres suffisants et auxquelles seront proposé les
ateliers ; d'autre part, les start-up avec une offre de 36 modules
d’incubation ‘all inclusive’. L'idée est qu'une start-up
se développe puis occupe un jour une de nos surfaces de
production. Dans l'ensemble, le projet a été bien pensé afin
d'assurer le succès et la pérennité de Greenbizz mais aussi
du quartier environnant dont il doit être le moteur. » ●
Info : www.greenbizz.be
© B.Maindiaux
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Bâtiment exemplaire, un label de qualité
GREEN
À Bruxelles, les « bâtiments exemplaires » offrent de nouvelles perspectives dans le
secteur de la construction. Bâti en 2013, le siège de la société Elia fait partie des immeubles
dits « améliorés ».
David Hainaut
D
ans un monde changeant dont, progressivement,
chacun mesure l’importance de mieux le préserver,
de nombreuses initiatives louables voient le jour.
La mise en place en 2007 d’un label « bâtiments exemplaires
», octroyé à tout immeuble atteignant un haut niveau
de performance, tant environnementale et qu’énergétique,
en est une belle illustration.
Actuellement, la Région de Bruxelles-Capitale mène diverses
actions en vue d’optimiser l’efficacité énergétique
des bâtiments, tout en mettant en valeur des techniques
de rénovation et de construction durables. De quoi contribuer
à pas mal d’avancées. On rappellera qu’en moins
d’une décennie, la consommation énergétique par habitant
a baissé de 16 % à Bruxelles. Un pas encourageant,
lorsqu’on sait que le secteur est responsable de 75 % de
la consommation d’énergie et 70 % des émissions de CO2
.
La reconnaissance d’un « bâtiment exemplaire » se juge
à travers quatre axes principaux. Le premier est celui de
la plus haute performance énergétique réalisée, qui vise à
limiter la demande en énergie classique (chauffage, éclairage,
ventilation…) et à mettre en avant les énergies renouvelables
(photovoltaïque, solaire…). Le deuxième vise
à minimiser l’impact environnemental : comment utiliser
les ressources (eau, matériaux, techniques de construction…)
le plus efficacement ? Le troisième évalue la qualité
architecturale, tant sur les plans esthétique et pratique,
que sur celui de la qualité de vie – et même quant
à son accessibilité générale. Enfin, un quatrième axe est
celui, plus épineux sur papier, de la reproductibilité et de
la rentabilité des solutions envisagées : jusqu’où une labellisation
« bâtiment exemplaire » peut-elle permettre la
création de projets similaires dans les environs ?
Le bâtiment d’Elia
Achevé fin 2013 par Arcadis et Architectes Associés, le
Monnoyer, véritable modèle du genre, est le nom commun
du nouvel immeuble d’Elia, la société gestionnaire
du réseau belge à haute tension. D’une surface de 10 000
mètres carrés, il abrite 350 employés travaillant dans
l’administratif et avec les technologies.
Dynamique, l’immeuble est assez représentatif de l’évolution
actuelle du secteur : l’ancien site de 3 ha, autrefois
pollué et recouvert d’une dalle étanche, a laissé place à
une architecture cadrant idéalement avec son époque, qui
offre de nombreuses solutions énergétiques. L’ensemble
est parfaitement ancré dans son environnement économique,
social et urbain. Et bien sûr humain, puisque le
Formé en V, à front de canal, le bâtiment profite
au maximum de la lumière naturelle.
bâtiment, modulable à souhait, sans piliers ni cloisons,
offre la possibilité d’agencer les bureaux selon la nature
du travail : il n’y a pas exemple pas de place attitrée pour
les employés. « En fait, la question du bien-être du personnel
reste primordiale », explique Michel Nederlandt,
Manager Methods & Support chez Elia. « Nous veillons à
une maximisation de l’espace. Nous nous préparons par
là au monde du travail de demain. Au sein de ce bâtiment
écologique, l’homme, avec son ordinateur, est l’unique
véritable source de chaleur. »
Par ailleurs, le Monnoyer jouit d’un espace de stockage,
d’un parking couvert de panneaux photovoltaïques et d’un
aménagement spécifique, incluant un bassin de traitement
de l’eau. Sa situation géographique est idéale : au
Nord, il est en relation directe avec le canal et le Port de
Bruxelles, tout en profitant, au Sud, de la lumière et du
paysage de la ville. Puis, l’axe Est/Sud permet de relier le
site industriel existant et le paysage de la Senne. Formé
en V, le bâtiment profite aussi d’une lumière naturelle.
« Chaque échelon a été pensé pour aborder l’avenir au
mieux », ajoute Michel Nederlandt.
350 000 m² d’ici 2017
Né quelques années après le site d’Aéropolis (7500 m²
en 2010), qui fut le premier projet passif belge de grande
taille, le projet d’Elia a par exemple précédé le nouveau
siège de Bruxelles-Environnement (16 000 m²), à
Tour & Taxis. Alors que la Région bruxelloise ne comptait
aucun bâtiment passif en 2007, la superficie des « bâtiments
exemplaires » atteindra 350 000 m² d’ici 2017. ●
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
35
© Renaud Callebaut/Architectes Associés
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GREEN
Dans la peau d’un Sustainable Development
Manager
À Bruxelles, ils seraient environ 900. En quelques années, les Sustainable Development
Manager (SDM) se sont peu à peu fait une place dans les entreprises. Mais
qui sont-ils et que font-ils ? Petit tour d’horizon.
Gaëlle Hoogsteyn
«S
ouvent, l’histoire commence
avec une personne passionnée
et concernée par l’environnement.
Cette personne arrive avec des
solutions pratico-pratiques. Elle met le
pied dans la porte et finit par convaincre
la direction qu’il y a un réel intérêt », explique
Marcel Van Meesche. Directeur
de 21 Solutions, il propose aujourd’hui,
en collaboration avec BECI et Bruxelles
Environnement, une formation spécialement
conçue pour les SDM. « Après
plus de 10 ans d’accompagnement en
éco-gestion dans les entreprises, nous
avons constaté que les sociétés étaient
très demandeuses de ce type de compétences.
»
Enfin, il est de plus en plus demandé aux
entreprises de publier des informations
sur les questions de durabilité. « C’est
une autre grande partie de mon travail.
Je dois veiller à ce que notre rapport répond
bien aux attentes de nos parties
prenantes. Pour cela, j’assure notre
alignement avec des standards internationaux
comme le Global Reporting
Initiative » ajoute-t-elle.
Marcel Van Meesche,
directeur de 21 Solutions
Ses missions
La mission principale du SDM est
d’élaborer la politique de développement
durable de l'entreprise. Pour ce
faire, il identifie les axes stratégiques et
les orientations sur lesquels le groupe
souhaite affirmer son engagement. Leila
Jmili, Corporate Sustainability Project
Manager chez Solvay, précise : « Chez
Solvay, on travaille avec une équipe centrale,
en collaboration avec un réseau interne
mondial de plus de 200 personnes
et nos propres experts en hygiène, santé
et environnement. Notre approche
Solvay Way est basée sur un référentiel précis comportant
49 pratiques d’amélioration continue. »
Une fois les principaux objectifs identifiés, le SDM décline un
plan d’action en accord avec la stratégie globale. Une fois ce
plan validé par la direction, le SDM, en collaboration avec ses
collègues, en assure le suivi. C’est également à lui que revient
la charge de diffuser le plan de développement durable auprès
des différents acteurs de l'entreprise, favoriser l'échange de
bonnes pratiques, sensibiliser les collaborateurs, etc. Leila
Jmili : « Nous recherchons l’implication de l’ensemble de nos
employés pour satisfaire nos engagements. Par exemple,
150 collaborateurs du site de Solvay Campus ont été impliqués
dans la démarche Solvay Way. »
Leila Jmili, Corporate Sustainability
Project Manager chez Solvay.
Comment devient-on SDM ? Pour Leila
Jmili, il s’agit vraiment d’une passion qui
la suit depuis ses études. Dans d’autres
cas, c’est une personne interne à l’entreprise
qui postule pour le job. « Il existe de
nombreuses formations qualifiantes qui
mènent au métier de conseiller en environnement
et de SDM. Nous constatons
auprès de nos membres que les professionnels
de l’environnement traitent de
plus en plus des matières économiques
et sociales en plus des matières environnementales
au sein des entreprises »,
explique Denis Vasilov de l’Abece. « Notre
formation est ouverte à tous, ayant une
formation de base ou non », précise
Marcel Van Meesche. « Elle se veut pratique,
axée sur les toutes les activités de
l’entreprise ayant des impacts environnementaux
: énergie, mobilité, alimentation,
déchets, mais aussi monitoring,
construction d’indicateurs, etc. … Nous apprenons aux futurs
SDM à travailler sur base des législations, du comportement
humain, des procédures de travail. »
Quels liens avec la direction ?
Pour se distinguer dans son domaine, le SDM doit bien sûr
faire preuve de créativité et d’innovation, tout en restant réaliste.
« C’est là que ses rapports avec la direction entrent
en jeu », avance Marcel Van Meesche. « Plus le SDM est
soutenu par la direction, plus il pourra mener des projets à
bien, changer des procédures, débloquer des budgets, communiquer
vers l’extérieur, etc. » ●
36 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
R.A.
R.A.
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GREEN
Le pétrole est au plus bas, la demande de gaz est en baisse, les prix du charbon
s’effondrent… Et pourtant, la facture d’énergie est au plus haut – et elle risque bien
d’y rester ! Pourquoi ?
Laura Rebreanu et Emmanuel Robert
C'
est Philippe Van Troeye, le patron d’Electrabel,
qui le déclarait récemment dans les colonnes de
Trends-Tendances : « Le prix de marché de l’électricité n’a
jamais été aussi bas, en recul de 40 % par rapport à 2007.
Mais pour le client, il n’a vraisemblablement jamais été aussi
élevé depuis des années. »
Derrière ce paradoxe apparent se cache une multitude de
facteurs dont la combinaison est particulièrement complexe
à démêler. Si on se focalise uniquement sur les prix des combustibles,
la situation actuelle paraît en effet incompréhensible
: le pétrole, qui culminait à 145 dollars le baril à la veille
du krach de 2008, et qui restait tout de même aux alentours
des 100 dollars ces dernières années, cotait le mois dernier
à 50 dollars. Le prix du charbon est en baisse constante depuis
plusieurs années, et aucune reprise à la hausse n’est
prévue à court ou moyen terme. L’essor du gaz de schiste
aux États-Unis, une réglementation environnementale de
plus en plus stricte au niveau mondial (y compris en Chine
et aux États-Unis), ainsi qu’un ralentissement de l’économie
chinoise ont entraîné une baisse de la demande et un surplus
de production qui ne semble pas près de se résorber.
La demande de gaz naturel, quant à elle, a chuté d’environ
11 % en un an dans l’ensemble des pays européens. Bref,
l’énergie paraît abondante et bon marché…
Transport et distribution
Mais alors, qu’est-ce qui cloche ? Depuis les années 2000,
les politiques européennes ont libéralisé les marchés du gaz
et de l'électricité. Toutefois, seule une partie des activités a
été ouverte à la concurrence : la production et la fourniture
(qui représentent, en gros, 40 % de la facture du consommateur
belge). Le transport et la distribution, par contre, restent
strictement encadrés et pèsent ensemble près de 50 % de
cette même facture. Ils relèvent respectivement d’Elia (pour le
transport) et Sibelga (pour la distribution à Bruxelles). Le reste
(12 % de la facture environ), ce sont les taxes et prélèvements,
ainsi que des charges liées à l’obligation de service public.
38 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
Ajoutons-y les différentiels de taux de change et l’inertie des
contrats d’approvisionnement à long terme : on comprendra
que les convulsions des prix, sur le marché, peuvent se traduire
de manière très inattendue dans la facture.
Et le prix du CO2
?
Pour encourager le développement des énergies
renouvelables – et surtout pour décourager les
énergies fossiles – des accords internationaux entre
différents groupes de pays ont limité, par voie réglementaire,
les émissions de CO2
. Celles-ci ont été
soumises à des quotas tandis que, parallèlement,
était organisé un marché d’échange pour attribuer
un « prix » à la tonne de CO2
. Le contingentement
des émissions devait mécaniquement faire
augmenter ce prix, donc peser sur les énergies fossiles,
les rendre moins attractives, et permettre aux
énergies renouvelables de les concurrencer.
Aujourd’hui, la tonne de CO2
« coûte » environ 7 €
sur les marchés européens, mais ce facteur reste
relativement faible. Pour qu’il augmente, il faudrait
que la révision du système européen d’échange de
quotas soit efficace et qu’un accord international
contraignant sur le changement climatique soit
conclu en décembre 2015, lors de la conférence
de Paris sur le climat. En attendant les réformes et
un éventuel accord, le prix du CO2
restera faible et
n’incitera certainement pas les producteurs à passer
à des technologies moins polluantes.
׉	 7cassandra://9MStMW8D1Na__WBcNqUOPUIRVWCviHf5sOgVW4m602kY`̵ Ue+7\#.ͨ׉ELe marché de l’électricité
décodé
TOPIC
L'électricité fait l'objet d'un marché spécialisé, où
elle est vendue et achetée avant même d'être produite,
transportée et livrée. En Belgique, il est supervisé
par la CREG (autorité de régulation fédérale).
Différents types de transactions coexistent :
en bourse (Belpex pour la Belgique), entre partenaires
directs (producteur et fournisseur) ou encore
via les transactions d'importation et exportation.
Il existe trois marchés spécifiques:
◗ Forward Market ou « marché à long terme » :
l'électricité y est négociée jusqu'à trois ans avant
livraison. Ce marché draine la majorité des
achats, ce qui explique en partie le décalage observé
entre les prix des combustibles et la facture
finale.
◗ Day Ahead Market (DAM, veille de la livraison
physique) : il permet aux opérateurs d'optimiser
le « mix énergétique » en fonction des prévisions
de la demande. Le DAM permet aussi d’optimiser
le parc de production au niveau de toute la
zone CWE (Central West Europe), pour autant
qu'il y ait assez de capacité d'interconnexion disponible,
et favorise la convergence des prix entre
pays limitrophes.
◗ Continuous Intraday Market (CIM, marché
du jour de livraison) : l'électricité y est négociée
jusqu'à cinq minutes avant la livraison physique.
Il permet d’ajuster l’offre à la demande et de
répondre à tout imprévu (technique, météorologique,
autre), préservant ainsi l’équilibre du
réseau.
Les réseaux de transmission (GRT) et de distribution
(GRD) doivent toujours rester en équilibre. Les
surcharges éventuelles (déséquilibres demande/
offre) peuvent avoir des conséquences lourdes, allant
jusqu’au black-out. Pour faire face au risque
de pénurie, Elia, le GRT belge, peut acquérir des
capacités de réserves – moyennant des frais de
réservation. Mais il doit aussi payer des frais d'activation
au moment où il utilise réellement ces réserves.
Des
centrales qui ferment
Par ailleurs, la faiblesse actuelle des prix des combustibles
a des effets pervers : elle pèse sur la rentabilité des
centrales, qui ferment partout en Europe. Les capacités
de production sont en recul, ce qui accroît la dépendance
énergétique de l’Europe et les risques de délestage. Autre
paradoxe : alors que l’Europe veut réduire ses émissions
de CO2
, les fermetures touchent surtout les centrales au
gaz ou gaz-vapeur, qui sont les moins émettrices mais
les moins rentables, voire même les centrales à biomasse.
Ainsi, Electrabel et son partenaire AvH n’excluent
pas la fermeture de Max Green, à Gand. Conséquence :
le charbon, moins cher, reprend des parts de marché.
Max Green, ancienne centrale au charbon convertie à la biomasse
en 2011, risque bien de fermer faute de rentabilité.
Les politiques de sortie du nucléaire dans plusieurs pays
– dont surtout l’Allemagne – entraînent le même effet :
les émissions de CO2
augmentent...
En Belgique aussi, où le « mix énergétique » est caractérisé
par une forte présence du nucléaire (46 % de la production
domestique), les autorités ont choisi la voie de la sortie en
programmant les arrêts de Doel 1 et 2. Problème : l’arrêt
temporaire de Doel 4 d’abord, puis la découverte de défauts
dus à l’hydrogène à Doel 3 et Tihange 2, ont encore
réduit la production. Dans une situation aussi tendue, à
capacité réduite, le moindre élément prend des proportions
démesurées : l’arrêt de Tihange 3 pour un entretien
programmé, fin mars, a provoqué une envolée des prix en
Belgique, alors même que, dans les pays voisins, les prix
baissaient en suivant la courbe du pétrole !
Prévisions à la hausse
Mauvaise nouvelle pour le consommateur : aucun élément
ne permet d’espérer une baisse de la facture à court ou
moyen terme, au contraire. La faiblesse actuelle des prix
du pétrole ne devrait pas durer, d’autant que la situation
économique s’améliore, entraînant une reprise de
la demande : les analystes le voient remonter à près de
70 dollars d’ici la fin de l’année. Sur le marché du gaz, la
douceur de l’hiver 2015 en Europe a modéré la demande,
mais l’incertitude prévaut. Les relations politiques conflictuelles
avec l’État russe font peser une menace latente
sur les réserves stratégiques européennes – il faut donc
espérer que l’hiver 2016 soit clément, à son tour…
Au niveau belge, enfin, rappelons que la réduction de la
TVA à 6 % est temporaire. À moins d’une décision en sens
contraire, elle devrait repasser à 21 % en mars 2016. Par
ailleurs, les intercommunales – dont celles du secteur
énergétique – vont désormais être imposées. Plusieurs
gestionnaires des réseaux de gaz et d’électricité ont déjà
fait savoir qu’ils répercuteraient cette charge fiscale dans
leurs tarifs.
Pour diminuer les coûts énergétiques, il serait nécessaire
d’agir à plusieurs niveaux : assurer la sécurité d’approvisionnement
(quitte à revoir la politique nucléaire), investir
dans l’infrastructure, investir dans les énergies renouvelables
et les technologies qui s’y rapportent et, last but not
least, se pencher sur les coûts de réseau et aux charges
qui y sont liés. ●
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
39
© AvH
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Élections sociales, union contre nature ?
«
C'
est la formule qui introduit mes cours à l’Ichec
entreprise », entame Alain Lancelot, Principal
Consultant et mentor auprès de Partena Professional.
« Elle traduit l’union contre nature de l’entreprise,
contrainte à l’exigence de rentabilité, et des organisations
syndicales chargées de veiller aux intérêts des salariés,
mais qui ont aussi leurs propres intérêts idéologiques et
financiers. Tenue d’organiser des élections sociales, l’entreprise
se trouve dans la position de l’officier d’état civil célébrant
son propre mariage avec les syndicats – et contraint
à payer la célébration ! »
Pour les entreprises qui doivent organiser ces élections, la
période qui va s’ouvrir à la fin de l’année s’annonce intense,
mobilisatrice de moyens financiers et humains. Il faudra
s’informer des dispositions juridiques, s’équiper d’un logiciel
d’organisation, gérer le processus électoral lui-même,
répondre aux organisations syndicales qui interpelleront le
comité d’organisation, délivrer les documents à afficher et
à transmettre au SPF Emploi, Travail et Concertation sociale…
«
L’entreprise organisatrice n’a pas droit à l’erreur », poursuit
M. Lancelot. « La procédure est complexe et la moindre
faute peut donner lieu à une action en justice. » Sans aller
jusque-là, la bonne tenue des élections sociales conditionnera
dans une large mesure les rapports à venir avec
les organisations syndicales. « Or, les chausse-trappes ne
manquent pas. »
À tout le moins, la période requiert de clarifier bien des
choses : « Un certain nombre de concepts doivent être précisés
pour rendre simplement l’élection possible – concepts
mis en œuvre au travers de règles de droit qui ne sont pas
aisément transposables du Code à l’entreprise. Il s’agit
principalement de la notion même d’entreprise, de fonctions
de direction et de cadres qui seront au cœur de la période
préélectorale, à partir de décembre 2015. »
Qu’est-ce que l’entreprise ?
Commençons par déterminer le périmètre de l’élection :
c’est la communauté économique et sociale qui réunit les
activités de l’entreprise ou des entreprises liées, et les collaborateurs
qui contribuent à ces activités. On la dénomme
« unité technique d’exploitation » (UTE). « L’entreprise ne
correspond pas obligatoirement à l’entité juridique. Une entité
juridique peut parfois contenir plusieurs UTE, ou plusieurs
entités juridiques peuvent être réunies en une seule
UTE. »
La direction, ensuite : « Il s’agit des personnes qui constitueront
le banc patronal pour représenter l’employeur.
40 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
Alain Lancelot
À ce titre, ils ne pourront être ni électeurs, ni candidats. On
comprend que les entreprises puissent être tentées de ranger
la moitié de leur personnel dans cette catégorie pour
les élections – et seulement pour elles ! C’est pourquoi la
loi a circonscrit de manière restrictive qui peut être considéré
comme membre de la direction : les gestionnaires de
l’entreprise et leurs collaborateurs adjoints les plus directs
», explique Alain Lancelot.
La définition des cadres est beaucoup plus floue, lorsqu’il
s’agit de constituer leur représentation dans le cadre d’un
Conseil d’entreprise. Ici, on parle simplement de fonctions
« supérieures » (mais inférieures à celles de la direction).
« D’expérience, je peux vous garantir que la détermination
est délicate et dangereuse, car il y a fort à parier que des
travailleurs qui se pensent cadres, parce qu’assez souples
sur les heures de travail, vont réagir quand ils réaliseront
qu’aux yeux de leur direction, ils ne sont qu’employés ! » Un
piège parmi d’autres, à éviter… ●
Affûtez vos crayons !
Pour vous assister dans la préparation du processus
électoral, BECI et Partena Professional
vous proposent deux journées de séminaire, les
9 octobre 2015 et 21 janvier 2016. Ces journées,
principalement animées par Alain Lancelot (Partena),
Jean-Philippe Cordier et Sébastien Roger
(du cabinet d’avocats Younity), accueilleront aussi
des invités RH et syndicaux. Bloquez déjà vos
agendas !
Info :
Frédéric Simon, tél. +32 2 643 78 17 – fs@beci.be.
Alain Lancelot compte trente ans d’expertise dans l’organisation d’élections
sociales – et il sera encore à l’œuvre dans quelques mois, pour les élections 2016.
Mais, pour lui, l’exercice tient toujours du « mariage entre la carpe et le lapin ».
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Consultez nos publications sur les marchés publics:
www.bruxellesformation.be (onglet marchés publics)
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STARTER
My Brico Desk : un nouvel espace de bricolage
Nos villes, et singulièrement Bruxelles, voient ces dernières années leur population
croître et les espaces se réduire. Nombreux sont les Bruxellois qui ont optimisé
l’aménagement de leur habitation et ne disposent plus nécessairement
d’un grenier ou d’une cave. Parallèlement, le bricolage et plus largement le do-ityourself
continuent à se développer. C’est au départ de ces constats que Baudouin
Vannoorbeeck a imaginé un tout nouvel espace consacré au bricolage, qu’il a pour
l’instant baptisé « My Brico Desk ».
Guy Van den Noortgate
idée consiste à proposer
à tout un chacun un
«L' espace de travail comprenant
plusieurs ateliers »,
explique-t-il. « Il y aurait ainsi
un atelier menuiserie, un atelier
mécanique auto et un atelier
mécanique moto/vélo. Si l’on
prend l’atelier menuiserie, par
exemple, on disposera de trois
plans de travail équipés de tout
l’outillage de base (visseuse, perceuse,
clés Allen, etc.), ainsi que
d’outils plus spécifiques comme
un établi avec une scie circulaire
ou une table destinée à la peinture.
De plus, on aura également
à disposition toutes les diverses
fournitures indispensables au
bricoleur (vis, écrous, clous, etc.).
Tous ces outils étant évidemment
des outils professionnels. »
Baudouin Vannoorbeeck
Dans une autre partie de l’entrepôt,
Baudouin Vannoorbeeck
entend également développer un atelier spécifiquement
dédié aux voitures. Il ne s’agit pas ici d’effectuer
de grandes réparations mais bien des petites interventions
telles que le changement d’essuie-glace ou de
pneus. Idem pour l’atelier moto/vélo. « En fait, l’objectif
vise à offrir aux personnes qui ne disposent pas chez
elles d’un espace suffisant – un lieu couvert où elles
pourront travailler sur leur véhicule sans être soumises
aux aléas climatiques. Ces petits travaux pourront être
réalisés dans un environnement propre et conçu à cet
usage et évitera ainsi aux clients de le faire dans la rue
comme c’est souvent le cas. »
Avec l’aide d’un expert
Pour l’instant, Baudouin Vannoorbeeck et son associé
sont en quête d’un bâtiment où ils pourront installer
leurs divers ateliers. Géographiquement, ils privilégient
des endroits avec une population importante, qui habite
des logements disposant de peu d’espaces. Pour les
divers ateliers, ils ont également imaginé un système
42 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
de transport qui permettra au
client potentiel de ramener chez
lui la table ou la bibliothèque
qu’il aura réalisées à l’atelier.
« De la même manière, nous pouvons
également nous charger de
commander et d’amener les différents
éléments dont il a besoin
pour la réalisation de son meuble
à l’atelier, ou encore des pièces
de rechange pour son véhicule »,
précise-t-il. « Ainsi dès que le
client arrive, il peut se mettre au
travail sans perdre une minute. »
Dans le bâtiment qui comprendra
les divers ateliers, il est prévu
qu’un « expert » soit présent, en
l’occurrence une personne qui
dispose de connaissances professionnelles
en matière de menuiserie
et de mécanique afin de
conseiller les clients et veiller à
ce qu’ils utilisent correctement
les équipements mis à leur disposition.
Il va de soi que My Brico Desk est amené à
être ouvert sept jours sur sept. « Nous évaluerons avec
le client le temps dont il a besoin en atelier pour effectuer
ses travaux. Ce temps sera facturé à l’heure, à la
demi-journée ou à la journée. Il est difficile pour le moment
de donner un tarif précis car cela dépend vraiment
du type de travail. »
Aujourd’hui actif dans la coordination logistique d’événements,
Baudouin Vannoorbeeck aborde ce défi de
manière très professionnelle. Dans le cadre du BECI
Start'Hub Challenge, il a pu déjà structurer différents
aspects de son projet tels que, entre autres, la communication
ou la recherche de financements. À terme,
si l’idée prend à Bruxelles, il envisage de la reproduire
dans d’autres villes du pays, notamment à Liège et
Anvers. Il suffit juste de trouver le premier lieu. ●
Plus d’infos :
vannoorbeeckb@gmail.com.
R.A.
׉	 7cassandra://O8-OjJtx3xndu0IpdqZjV2ZxPOHbNs-7mPYkZQrCA_U(`̵ Ue-7\#.ʹ׉EENTREPRENDRE
Exaris :
du travail pour les jeunes infra-qualifiés
Exaris est une société d’intérim social unique en son genre. Son objectif : la mise
au travail des jeunes chercheurs d'emploi bruxellois moins qualifiés, en utilisant
l'intérim comme tremplin. Rencontre avec Marie-Cécile Jacques, directrice.
Gaëlle Hoogsteyn
L
a majorité des chômeurs bruxellois sont des
jeunes infra-qualifiés (sans CESS et parfois même
sans le CEB). En 2006, face à ce constat, un appel
à projets était lancé par le Ministre Benoît Cerexhe. Un an
plus tard, le projet Exaris, initié par Daoust, P&V et Actiris,
voyait le jour. En tant que SARL à finalité sociale, Exaris
Interim est l'interlocuteur privilégié entre le demandeur
d'emploi infra-qualifié et l'employeur. Depuis sa création,
elle a mis au travail plus de 2.300 personnes. En plus de
la directrice, l’équipe compte aujourd’hui trois personnes :
deux jobcoaches et une coordinatrice.
Qu’est-ce que l’intérim social ?
Marie-Cécile Jacques : L'intérim social se différencie de
l'intérim classique par son action de jobcoaching, avant,
pendant et après la mission. Lorsqu’un intérimaire fait appel
à nous, il est coaché, encadré, conseillé par un consultant
et un jobcoach. En fonction du candidat, le jobcoaching
pourra comprendre la rédaction d'un CV, la préparation et
la simulation d'entretien, le relooking, le savoir-être, etc. Un
lien de confiance se crée, permettant une connaissance approfondie
du profil du candidat et améliorant l'adéquation
entre l'offre et la demande.
Quel est le profil de vos candidats ?
Cela peut être des jeunes qui ont décroché très tôt de
l’école, mais nous avons aussi beaucoup de primo-arrivants
qui ne savent ni lire ni écrire, ni en français ni en néerlandais
et qui, parfois, les parlent à peine. Nous regroupons
aussi entre 60 et 70 nationalités.
Comment touchez-vous votre public-cible ?
Nous avons tissé un réseau de partenariats avec, notamment,
Actiris, les CPAS, des missions locales, des organismes
de formation… Beaucoup de jeunes passent aussi
spontanément la porte. Nous sensibilisons mille personnes
par an et actuellement, nous gérons une quarantaine d’intérimaires
au travail chaque jour.
Comment trouvez-vous les employeurs potentiels
?
C’est l’une des tâches les plus difficiles. Toutes les entreprises
ne sont pas prêtes à travailler avec ce type de jeunes.
Notre mission est d’identifier des entreprises qui, par leur
démarche de responsabilité sociétale, sont sensibles à l'intégration
et au recrutement de personnes de qualité mais
ayant peu ou pas d'expérience professionnelle. L’employeur
doit avoir la fibre sociale car, avec ce public-cible, il n’est
pas rare de devoir donner une seconde, voire une troisième
Marie-Cécile Jacques, Lilou Alexandre, Christophe Lekien et
Virginie Dumont de Chassart.
chance. Nous travaillons surtout avec des PME et des petits
commerces actifs dans la restauration et la distribution,
mais nous avons aussi des partenariats de longue durée
avec Quick, Exki, GB Express, Dandoy, Proxy Delhaize, Guapa
et Novela.
Un suivi est-il assuré pendant la mission ?
Oui et c’est l’une de nos forces. La veille d’une mission, on
vérifie avec le jeune s’il a repéré l’itinéraire, ce qu’il va porter…
Si possible, nous l’accompagnons pour le présenter à
l’équipe. Ensuite, si le jeune rencontre des difficultés d’insertion,
de stabilité… on peut intervenir. Si certaines choses
dysfonctionnent, nous essayons aussi d’intervenir. Durant
toute la mission, nous restons donc en contact avec l’intérimaire
et l’employeur. Parfois, l’employeur a du mal à formuler
ses remarques et préfère passer par nous. Cela le
rassure d’avoir notre jobcoach comme intermédiaire.
Que se passe-t-il quand la mission touche à sa
fin ?
Notre objectif est qu'au terme de la plupart des missions
d'intérim, le travailleur puisse signer un contrat auprès de
l'entreprise partenaire. Si ce n’est pas le cas, nous l’aidons
à trouver une autre mission. D’après une étude de l’Observatoire
pour l’emploi, suite à une mission via Exaris, 75 %
des intérimaires ont trouvé un emploi fixe dans l’année. ●
Info : www.exaris.be
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
43
R.A.
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La compétence au-delà du handicap
Lancée en 2014 par des amis engagés depuis plus de 20 ans dans l’accompagnement
de jeunes handicapés, ou eux-mêmes porteurs d’un handicap, DiversiCom
est une association unique en son genre. Sa mission : promouvoir la diversité au
travail et faciliter la mise à l’emploi des personnes handicapées sur base de leurs
compétences. Rencontre.
Gaëlle Hoogsteyn
L'
idée germait depuis quelques mois dans la tête de
Marie-Laure Jonet, la fondatrice. En 2014, alors
responsable communication à la Commission européenne
et mère de trois enfants, elle décide de prendre
une pause carrière pour lancer son projet avec quelques
amis convaincus : « En Belgique, handicap et emploi ne font
pas bon ménage. Depuis l’âge de 17 ans, je suis bénévole
active dans l’accompagnement de personnes handicapées.
Approchant les 40, j’ai voulu joindre cette expertise de terrain
et les acquis professionnels de quinze années en entreprise
pour relever ce défi de taille. »
Snoy, qui a rapidement rejoint DiversiCom en tant que
co-gérante. « Cela génère des préjugés tels que perte de
rentabilité, manque de performance, absentéisme… et inquiète
l’employeur potentiel. » Par ailleurs, les politiques
d’emploi et handicap réparties sur différents niveaux de
compétences compliquent les choses. Les quotas, enfin,
ne sont appliqués que dans le secteur public, qui ne parvient
pas à atteindre ses objectifs. Le secteur privé, lui,
reste libre de mener une politique RH ouverte au handicap...
ou non.
Afin de lever ces freins, DiversiCom organise des formations
à destination des entreprises. « Nous constatons une
vraie volonté d’en savoir plus pour faire mieux. Communiquer
sur les aides existantes et les facteurs de succès de
la diversité au travail, c’est encourager d’autres à y croire.
C’est contribuer à l’évolution des comportements face au
handicap, dans l’entreprise et au-delà. C’est responsabiliser
l’entreprise et le travailleur handicapé en tant que
porte-parole de leur réussite commune », commente Marie-Laure
Jonet.
L’équipe DiversiCom, de gauche à droite : Eléonore
Snoy (co-gérante), Elisabeth Doulcet (responsable
projets) et Marie-Laure Jonet (fondatrice).
En effet, si le handicap concerne 15 % de la population
belge en âge de travailler, leur taux d’emploi dépasse péniblement
les 35 %, contre une moyenne de 50 % dans l’Union
européenne. Or, la force de travail des personnes handicapées
est avérée dans de nombreux cas et les employeurs se
disent le plus souvent satisfaits de ces collaborateurs.
Les bénéfices de leur intégration professionnelle sont reconnus.
Pour le travailleur handicapé, c’est jouer un rôle
socio-économique, avoir une vie relationnelle et gagner en
autonomie financière. Pour l’entreprise, c’est renforcer sa
diversité, bénéficier des compétences spécifiques développées
au-delà du handicap, créer un esprit d’équipe et
d’exemplarité, bénéficier d’une potentielle diminution de
charges salariales grâce aux primes à l’emploi. Pour la société,
c’est être plus inclusive tout en allégeant les charges
sociales. L’impact économique de la mise à l’emploi d’une
personne en situation de handicap constitue une économie
moyenne de 20.000 euros par an.
Craintes et préjugés
Mais qu’est-ce qui freine alors les entreprises ? « Il y a une
grande méconnaissance du handicap », explique Eléonore
44 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
DiversiCom : un double point d’entrée
L’équipe DiversiCom se compose aujourd’hui de trois jeunes
femmes qui allient expérience en entreprise et connaissance
du handicap. L’une d’elles est
d’ailleurs personnellement concernée,
atteinte d’une maladie invalidante survenue
au cours de sa carrière.
DiversiCom travaille avec les chercheurs
d’emploi handicapés en leur
proposant un jobcoaching gratuit. Celui-ci
comprend un bilan des compétences
et des aspirations, une analyse
des besoins (formations,
mobilité, aménagement
matériel et immatériel,
mentor), la préparation
du CV et de l’entretien
d’embauche,
la recherche ciblée
d’offres
d’emploi… «
Chaque cas
est unique,
c’est pourquoi
nous
adoptons
une apR.A.
׉	 7cassandra://bBY_wONTJdFCl20D3wElD-vPWXoZZSiYqbHr175i6XI`̵ Ue07\#.ͻ׉EENTREPRENDRE
Les compétences d’abord !
Chez DiversiCom, la philosophie est de faire engager une
personne pour sa compétence et non par générosité. Marie-Laure
Jonet : « On part toujours de la compétence recherchée
– que ce soit des diplômes universitaires ou une
efficacité à toute épreuve pour monter des meubles Ikea,
peu importe – et de la personnalité. Les personnes handicapées
ont souvent des personnalités très fortes. Leur handicap
les a forcées à sur-développer certaines aptitudes qui
peuvent devenir des valeurs ajoutées en entreprise ».
proche personnalisée et cherchons les réponses spécifiques
aux besoins de la personne », précise Marie-Laure Jonet. Six
mois après son lancement, l’association accompagne déjà
40 candidats. « Pour faire connaître nos services, nous collaborons
avec les bureaux d’aide aux étudiants handicapés des
universités et avec des associations qui interviennent sur
d’autres aspects de la vie, comme le logement, le transport,
les loisirs... Enfin, le bouche-à-oreille fonctionne très bien »,
ajoute Eléonore Snoy.
L’association propose aussi ses services aux entreprises
qui souhaitent favoriser la diversité et ouvrir leurs postes à
des candidats handicapés. « Bien souvent, les entreprises
ont envie de s’engager dans cette voie, mais elles ne savent
pas comment s’y prendre », reprend Marie-Laure Jonet. Le
rôle de l’association est alors de les conseiller aux différentes
étapes du recrutement. Cela va du plan d’action et
de la présentation de candidats aux aménagements (durée
de contrat, horaires, mentoring, matériel adapté…), à l’analyse
des risques, en passant par la demande de primes à
l’emploi et la sensibilisation en interne. « À ce stade, nous
avons formé 22 employeurs, créé 16 ‘matchings’ ayant donné
lieu à un projet professionnel et élaboré des plans d’action
pluriannuels pour deux entreprises. »
Préparer les futurs collègues est primordial. Il n’est pas
toujours facile de savoir comment réagir face au handicap,
d’autant que celui-ci peut prendre beaucoup de visages
différents. On pense naturellement à la chaise roulante,
mais le handicap est le plus souvent invisible (surdité,
autisme, maladie invalidante…). Une personne autiste,
par exemple, peut être très directe dans ses propos car
elle ne dispose pas du « filtre social » généralement attendu.
Rien ne servirait de s’en formaliser. Parler la main
devant la bouche empêche la personne sourde de lire sur
les lèvres ; bouger la chaise roulante d’une personne à mobilité
réduite sans son accord peut être mal reçu. « Nous
constatons aussi que responsabiliser les collègues a un impact
positif sur le ‘team spirit’. Tout le monde relativise un
peu ses bobos et ses soucis. Il y a un esprit beaucoup plus
solidaire, une envie de se recentrer sur l’humain et sa part
de fragilité », témoigne Eleonore Snoy.
Le candidat doit pouvoir présenter son handicap de façon
honnête et réaliste, avec ses limites. Mais surtout, il doit
mettre en avant les qualités et compétences qu’il possède :
« Nous suivons des personnes non voyantes qui ont développé
une oreille et une mémoire incroyables, cumulant les
diplômes et parlant jusqu’à six langues. Nous avons créé
la rencontre entre un jeune diplômé de l’École d’Hôtellerie
de Lausanne, qui a récemment perdu la vue, et le patron
d’une start-up de location d’appartements incluant un service
d’hôtellerie. Autre exemple, un jeune autiste peu qualifié
a une compétence unique : il connaît le réseau de la STIB
par cœur ainsi que son historique et ses horaires ! Son rêve
était d’y tenter un stage. Nous espérons l’obtenir grâce à
l’accueil favorable de la STIB. Beaucoup d’autres attendent
de trouver leur place. C’est passionnant de les y aider ! » De
façon plus générale, toute personne qui surmonte un handicap
est mentalement formatée à la recherche de solutions.
Elle ne se laisse pas décourager et a une très grande
capacité d’adaptation. Engager une personne handicapée
permet parfois de trouver la perle rare…
Next steps
« Il y a six mois, nous n’imaginions pas que le projet serait
à un tel point porté, tant par les candidats que l’on suit que
par les entreprises qui nous font confiance. Sans parler de
nos précieux premiers partenaires publics et privés, sans
qui DiversiCom n’aurait pu voir le jour ! Pour pérenniser le
projet, les défis, notamment financiers, sont encore nombreux.
Mais les portes s’ouvrent et nous avons très envie d’y
croire », concluent les deux femmes. ●
Info : www.diversicom.be.
Quelques chiffres :
• 1 famille sur 4 est touchée par le handicap en
Europe.
• Dans 80 % des cas, le handicap survient dans le
courant de la vie.
• 15 % : le nombre des personnes en situation de
handicap et en âge de travailler en Belgique.
• 35 % : le taux d’emploi des personnes handicapées
travaillant en Belgique.
• 41 % : le nombre de personnes handicapées
belges inactives qui s’estiment aptes à travailler.
•
91 % : le taux d’entreprises belges satisfaites de
leurs collaborateurs handicapés.
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
45
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9ׁHhttp://www.eday-brussels.beׁׁЈנUe37\#.ʁ \M9ׁHhttp://Kadolog.beׁׁЈנUe37\#.Ɂ ld9ׁHhttp://Didoodam.comׁׁЈ׉EhENTREPRENDRE
Cession d’entreprise : aligner les intérêts
du vendeur et de l’acheteur
La faiblesse des taux d’intérêts - couplée à une reprise (bien que faible encore) de
l’économie - rend la période actuelle propice à la cession/reprise d’entreprise. Que
ce soit du côté du vendeur ou de l’acheteur, on ne peut que conseiller à ceux-ci de
bien s’entourer pour mener à bien cette transaction et éviter toute mauvaise surprise.
La matière est, en effet, complexe et les intérêts respectifs du vendeur et de
l’acheteur sont, sur certains points, opposés.
Cession de fonds de commerce
versus cession d’actions
Le vendeur a intérêt à céder les actions
de son entreprise. En règle générale,
les plus-values sur actions ne sont, en
effet, pas taxées. L’acheteur est, quant à
lui, plutôt intéressé à rependre le fonds
de commerce qu’il logera dans une société
existante ou à constituer. De cette
façon, le fonds de commerce pourra
être amorti sur base du prix payé au
vendeur, et non sur base de sa valeur
historique, ce qui réduira la base imposable
de sa société sans aucune sortie
de cash. De plus, en achetant le fonds
de commerce, on n’achète qu’un actif
alors qu’en achetant des actions c’est à
la fois l’actif et le passif (en ce compris le passif latent)
d’une société qu’on achète.
En cas de cession du fonds de commerce, le vendeur
est cependant imposé lourdement. Si le fonds de commerce
est logé dans sa société, la plus-value réalisée
est soumise à l’impôt des sociétés et le vendeur subit le
précompte mobilier de 25 % (en règle) lors de la liquidation
de sa société. Si le fonds de commerce est détenu
par le vendeur personne physique (cas rare dans ce type
de transaction), la plus-value est taxée à 16,5 % ou 33 %
(plus additionnels communaux et uniquement si le vendeur
cesse définitivement son activité). Le prix demandé
par le vendeur s’en fera certainement ressentir…
Le problème du prix et du financement
Souvent, dans les cessions de PME, c’est le prix qui
est un frein à l’investissement. Les banques ne prêtent
que très rarement plus de 70 à 75 % du prix de cession.
Il n’est pas toujours évident pour le repreneur de financer
les 25 à 30 % restants.
Acheter des actions plutôt qu’un fonds de commerce
permet de réduire l’ardoise. Mais, même dans ce cas,
le repreneur ne sera pas toujours en mesure de financer
ces 25 à 30 %. La cession d’entreprise via un mécanisme
d’OBO (entendez Owner Buy-Out) peut être une
solution dans ce cas. Ce mécanisme permet au vendeur
à la fois de dégager du cash (la holding lui rachète une
46 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
part de ses actions) et de rester actionnaire
(pour un temps) de la société
qu’il cède en partie. La mise de l’acheteur
pour racheter les actions cédées
par le vendeur via la holding est, dans
ce cas, nettement moins importante.
Le pouvoir décisionnel des vendeur et
acheteur dans la nouvelle structure (et
donc indirectement sur la société cible)
se règle facilement dans une convention
d’actionnaires. Cette structure de reprise
est, par ailleurs, de nature à rassurer
les banques quant à la qualité du
projet de reprise.
Emilie Delsaux
La plus-value dégagée par le vendeur à
l’occasion de la cession de ses actions
ne devrait pas être taxée. Cependant, il faudra veiller à
la manière dont l’opération est effectivement structurée,
notamment si le vendeur ne cède qu’une part minoritaire
de ses actions et reste actif dans la gestion de
la société cible ; le fisc pourrait, en effet, être tenté de
considérer l’opération comme taxable (au taux de 33 %,
au titre de revenus divers).
Un dernier conseil ?
Nous ne pouvons que rappeler l’importance de s’entourer
de conseillers sérieux. Une cession d’entreprise heureuse
est une cession qui n’apporte pas de mauvaises
surprises. C’est le rôle des conseillers financier et fiscal
de s’assurer que chaque détail ait fait l’objet d’une analyse
pertinente. A cet égard, nous attirons l’attention
du lecteur sur le nouveau projet de la Chambre de commerce
de Bruxelles : le HUB Transmission. Son objectif
est de permettre aux vendeurs comme aux acheteurs de
trouver l’encadrement nécessaire à leur projet. ●
Emilie Delsaux
Tax Manager – Deloitte
Tél. + 32 2 800 29 71
Mobile + 32 470 20 45 93
edelsaux@deloitte.com
R.A.
׉	 7cassandra://S3dikknNzx9px4qBkDwb2xqPeQeqdNpgXIIpyNvhQjUC`̵ Ue27\#.׉EENTREPRENDRE
SELF-EMPLOYED CORNER
E-Day : table ronde sur l'e-commerce
En prélude au 2e e-Day (journée du web pour indépendants et PME, organisé parallèlement
à l’Export Day), IZEO proposait une table ronde réunissant, autour
d’Olivier Kahn, quatre entrepreneurs de l’e-commerce et un expert. Pour aborder
cinq aspects du web : humain, stratégie, logistique, commercial et financier.
Marc Husquinet
A
utour de la table : Olivier Brisac, fondateur de
KillMyBill, un comparateur d'offres en énergie, télécoms
et banques ; Laurence Nazé, créatrice de
Didoodam.com qui vend des pantoufles sur internet ; Jérôme
Gobbesso, instigateur de la pharmacie en ligne NewPharma
; Olivier Riesen, patron de Kadolog.be, qui propose
des listes de mariage, naissances et anniversaires ; et Alain
Ejzyn, professeur à l'ICHEC et expert en e-commerce1
.
Pour la plupart des intervenants, créer leur entreprise était
une évidence, que ce soit pour des raisons personnelles
ou de parcours professionnel. Même si cela nécessite de
bien s'entourer en termes de compétences, mais aussi
« pour partager les bons et mauvais moments », dixit Jérôme
Gobbesso. « Il faut avoir des idées, être visionnaire »,
note Olivier Riesen, qui ajoute que la technologie est un levier
et qu'il faut être à l'écoute de son évolution. Autres mots
clés: la confiance et la communication.
Pour Olivier Brisac, « L’e-commerce permet d'aborder des
marchés très segmentés et de s'ouvrir aisément à l'international
», même s'il faut surmonter « les problèmes de
logistique et de crainte du consommateur. » Beaucoup d'entrepreneurs
avouent ne pas avoir fait d'étude de marché préalable,
ni établi de business plan, mais être partis de leurs
propres besoins, avec des moyens limités. Sauf pour Jérôme
Gobbesso qui a étudié le profil des clients. « Car, dans le
pharma, il importe de rassurer les acheteurs. » Et Alain Ejzyn
d'ajouter : « Tout produit peut se vendre sur l'internet,
sauf bien sûr s'il existe des restrictions légales. » Reste que,
toujours selon Jérôme Gobbesso, « les compétences sont
totalement différentes entre un magasin physique et une
e-boutique. » Et les intervenants d'insister : il est désormais
indispensable d'adapter son site aux appareils mobiles (qui
représentent jusqu'à 40 % des achats).
« Il est important de bien comprendre le client et ses attentes
», note Alain Ejzyn. « Nous sommes partis d'un modèle
‘lean’ », ajoutent Olivier Brisac et Olivier Riesen. Tous
les entrepreneurs s'accordent à dire qu'il est possible de
commencer avec peu de moyen, à condition d'être agile. Sauf
Jérôme Gobbesso pour qui la logistique est un élément capital
(pas moins de 30.000 produits au catalogue, dont 9.000 en
stock). « Nous avons tout développé d'une page blanche »,
insiste-t-il, précisant que la logistique, la gestion des stocks
1 Retrouvez ce débat en streaming sur www.eday-brussels.be.
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
47
et le customer support se font en interne (35 personnes).
Les intervenants ajoutent qu'il faut être flexible, exhaustif
sur le web (le concurrent n'est qu'à un clic de souris) et offrir
une réponse rapide aux demandes des consommateurs.
« Six Belges sur dix achètent désormais sur internet »,
précise Alain Ejzyn, sachant qu'il n'existe pas de profil type
d'e-acheteur. Pour tous les entrepreneurs, le service est une
priorité. Certains se différencient encore par une approche
pédagogique (Olivier Brisac et son comparateur en ligne),
par la fidélisation des acheteurs (Laurence Nazé, qui tient
également un blog), par un dialogue direct avec l'internaute
(susciter la réaction et répondre aux demandes, voire aux
attentes) ou par des produits à plus forte marge. « Il faut
rassurer à tous les niveaux et être très transparent », insiste
encore Alain Ejzyn. De même, il importe de toujours améliorer
sa plate-forme.
« Il faut aimer l’aventure »
« Le coût de départ de l'infrastructure est très faible », précisent
encore Olivier Riesen et Olivier Brisac : quelques
dizaines de milliers d'euros. Mais l'investissement – indispensable
– en marketing (notamment chez Google) est plus
conséquent. Seule exception, le site Pharma.be où Jérôme
Gobbesso investit « 300.000 à 500.000 € par an en informatique
». Et Alain Ejzyn d'enchaîner : « Il n'y a pas de réponse
universelle sur le coût et les sources de financement d'un
site web. »
« Il faut aimer l'aventure et maîtriser les risques », concluent
en chœur les intervenants. ●
׉	 7cassandra://EBbVCD4AeyU-6azlVKMmnvg0W6bWo6CBYt33kl8TfuAU`̵ Ue27\#.āUe27\#.Á#בCט   u׉׉	 7cassandra://E2xXk_Nxj7e70Rnvf_4plNH2_shaTU6SLaYj0ID-bV4  `	K׉	 7cassandra://tYffe8M6T-s9xtIKOI9dnb64i4LTzvKPGo3ezSJoO4w,<`̵ ׉	 7cassandra://RUIu9BOPugd_Rtttx6jjVm2v3lbGkZSGhtksYUucCxw {̄͠Ue37\#.ט  u׉׉	 7cassandra://SYjba5wdbLKVElPzyATSOTo358IXO69g4ROBoRHtIm0 	`	K׉	 7cassandra://srDC9sEMYHPAz0ZLauxn69PG0-3h6GtVld7Kv021prA'`̵ ׉	 7cassandra://4lJzAUMMuPSGLakV3QZBS3a1huFYhFwMvGixrWWrT0k ̀͠Ue37\#.ΔנUe37\#.܁ u9ׁHhttp://www.chateaudesthermes.beׁׁЈנUe37\#.ہ u̹9ׁH  mailto:info@chateaudesthermes.beׁׁЈנUe37\#.ف P̘9ׁHhttp://www.legardechasse.beׁׁЈנUe37\#.؁ Pp9ׁHmailto:info@wildtrails.beׁׁЈ׉EConvention Bureau Ardenne Meetings &
Incentives
01.
Meet in green : vous êtes amenés à organiser un colloque, un séminaire
résidentiel, une formation …
L’Ardenne compte une grande diversité de lieux et d’hébergements de
toute catégorie qui satisferont vos besoins. Gîte d’affaires, hôtel charmant,
complexe d’hébergement, châteaux… tous avec un point commun un cadre
verdoyant et paisible propice à la réflexion.
Team in green : vous cherchez des idées innovantes, originales pour
renforcer l’esprit de vos équipes… Notre jardin grandeur nature offre un
cadre de ressourcement et d’innombrables possibilités d’activités sportives,
fun et parfois inédites…
Events in green : soirée de gala, fête du personnel …, nos fermes et
châteaux rénovés offrent un cadre magique et luxueux. Quant aux foires
et événements de grande envergure, ils trouveront infrastructure adaptée
dans nos 2 centres de foires et de congrès implantés dans un cadre
verdoyant.
Besoin de conseils avisés et gratuits : contactez notre Convention
Bureau Ardenne Meetings ou visitez notre TOUT nouveau site
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02.
Brandsport
Brandsport possède près de 30 ans d’expérience dans l’organisation
d’activités de team-building. Le choix vous est laissé entre diverses
formules : formation en management, pistes de corde en forêt ou La Roche
Team Adventures. Une nouvelle formule à cheval est attendue dans un
proche avenir. Selon la philosophie de Brandsport, il n’existe pas de meilleur
moyen de souder une équipe ou d’améliorer sa performance que de lui
faire vivre des expériences fortes en extérieur. La coopération sert à se faire
mutuellement confiance, à remettre son sort aveuglément entre les mains
de nos partenaires. Mener et être mené nous permet de mieux connaître
nos collègues. Ces expériences, les poussées d’adrénaline et la mise en
compétition entre les équipes incitent tous les participants à livrer le meilleur
d’eux-mêmes.
Contact :
info@brandsport.be
www.brandsport.be
Gagner en confiance en se
jetant dans l’aventure !
Mise au vert en
Luxembourg belge !
׉	 7cassandra://tYffe8M6T-s9xtIKOI9dnb64i4LTzvKPGo3ezSJoO4w,<`̵ Ue37\#.׉E03.
Le Garde-Chasse – Wildtrails
Le Garde-Chasse est un centre de séminaire chaleureux et luxueux, situé sur
les rives de l’Ourthe à Jupille, près de La Roche-en-Ardenne. La demeure
dispose de plusieurs salles de réunions spacieuses, d’un agréable salon avec
feu ouvert, d’une cave à vin transformée en bar lounge, d’une magnifique
cuisine et d’une terrasse offrant une vue imprenable sur la vallée ! Au GardeChasse
vous bénéficiez toujours de l’exclusivité totale du bâtiment. Vous
profitez en outre d’un encadrement professionnel pour vos réunions et services
annexes tels que le catering, l’organisation d’activités… Si vous le désirez,
nous nous chargeons d’élaborer avec vous un programme d'activités variées :
teambuilding original, support pour des activités outdoor, downhill Quadbike
(exclusif en Belgique), teamcooking ou barbecue dans un endroit étonnant...
et bien d’autres choses encore selon votre demande.
Contact :
info@wildtrails.be
www.legardechasse.be
04.
Une liste de références
pour chaque lettre de l’alphabet !
Château des Thermes
Le Château des Thermes est un endroit hors du commun dans un cadre reposant qui allie
bien-être et plaisirs gastronomiques. Profitez des bienfaits des sources d’eau thermale dans
un décor somptueux consacré à l’harmonie et la détente. Toutes les salles de réunion sont
modulables et éclairées par la lumière du jour. Chaque salle est climatisée et s’ouvre sur
une terrasse extérieure. Toutes les pièces sont munies d’un écran, d’un tableau à feuilles
volantes, d’une connexion Wifi et d’un téléphone. Sur demande, un projecteur, un pupitre,
des microphones et d’autres accessoires peuvent être fournis. Un centre professionnel équipé
d’infrastructures de bureau et de secrétariat est également disponible. Cet hôtel quatre
étoiles compte 47 chambres et suites chaleureuses et confortables.
Infrastructures :
• Chambres : 47
• Salles de réunion : 4
• Capacité de réunion : de 12 à 120
• Excellent centre de bien-être
Contact :
info@chateaudesthermes.be
http://www.chateaudesthermes.be
T. +32 (0) 4 / 367 80 67 - F +32 (0) 4 / 367 80 69
La magie d’un cadre
hors du commun !
©Chateau des Thermes
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05.
Le site des lacs de l’Eau d’Heure se prête à merveille aux incentives, team building,
aux journées en famille et aux événements. Parcours de survie, tyrolienne audessus
du lac et saut à l’élastique, tour en bus amphibie ou en segway, initiation à la
voile, kayak, ski nautique, saut en parachute, balade en vélo, vols en hélicoptère…
Les lacs de l’Eau d’Heure forment un superbe domaine centré sur l’eau, qui dispose
d’un vaste parking et d’un auditoire où divers événements peuvent être organisés.
On peut aussi s’y restaurer et y passer la nuit dans un cadre naturel, toute l’année
durant. 2015 est l’année des nouveautés aux lacs de l’Eau d’heure :
• Bike Park, aquagolf et Parc aquatique relooké,
• Nouveau toboggan garanti unique en Belgique,
• Nouveau Centre Wellness et de balnéothérapie,
• Tour en bus amphibie, en segway ou en Croco express,
• Le Spray Park : nouvel espace extérieur de 500m² avec
jardins, terrasse, transats et bar.
Découvrez les plus grandes infrastructures nautiques
de Belgique et étonnez vos clients et vos collaborateurs
avec cet endroit original !
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reservation@lleh.be
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06.
Découvrez le Point Centre, l’image du
Hainaut du 21è
siècle !
Au cœur de l’Aéropole de Gosselies, à 2 pas d’un important nœud
autoroutier et de l’aéroport de Charleroi, nous mettons à votre disposition
des salles de réunion modernes, un parking de 220 places et une équipe
professionnelle à votre écoute tout au long de votre événement.
N’hésitez pas, contactez-nous, vous ne pouvez être qu’heureusement
surpris de votre découverte ! N’oubliez pas d’utiliser votre code cadeau :
BECI2015 lors de votre prochaine réservation.
Infrastructure :
• Auditorium : 180 places.
• Salles de réunion : de 2 à 85 places.
• Un hall de réception lumineux pouvant accueillir 180 personnes.
• Au printemps 2016, une terrasse fleurie.
• Parking ; proximité des autoroutes, de l’aéroport et de la gare de
Charleroi – Sud.
Contact :
Info@biopole.be
www.pointcentre.be
T. +32 (0) 71 / 378.658
Un souffle de modernité
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aventureux au cœur de 1800 ha
de lacs, de nature et de sports!
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Lu dans l’E-mag
CityDepot, créée en 2011 par Marc Schepers, a été la
première à lancer un système de distribution urbaine à
Hasselt tout d’abord, puis également à Bruxelles. Les
marchandises sont regroupées dans des dépôts aux
abords de la ville et de là partent ensuite en direction du
centre-ville des moyens de transport plus petits et plus
respectueux de l’environnement. CityDepot livre actuellement
par an 70.000 paquets et 15.000 palettes à approximativement
2.000 clients.
Vivement dimanche !
Une entreprise, ça se transmet
L’export. Et vous ?
Les entreprises bruxelloises paient plus rapidement
e-commerce : comment faire ?
Retrouvez ces articles sur notre site web :
www.beci.be/newsletter/e_mag
NEWS
Bpost et CityDepot unissent leurs forces
Bpost et CityDepot ont décidé d’unir leurs forces, leurs expériences
et leur présence géographique pour assumer,
ensemble, un rôle de leaders sur le marché de la distribution
urbaine et étendre leurs services vers d’autres villes en
Belgique.
En 2014, bpost a lancé un service comparable à Anvers :
City Logistics. Des transporteurs routiers, qui doivent
livrer des marchandises à différents endroits du centre
et au port, les déchargent dans un dépôt de bpost. Pour
l’heure, City Logistics assure quotidiennement 100 expéditions
vers le centre-ville pour le compte de 5 transporteurs.
ESP
A CE MEMBRE
l'optimisation des relations
propriétaires-locataires
Créé à l'initiative d'un entrepreneur
bruxellois confronté
depuis de nombreuses années à
la problématique inhérente aux
relations contractuelles conflictuelles
entre les propriétaires et
les locataires de biens immobiliers, le club Securenting a vu
le jour cette année. Securenting est un site internet inédit
regroupant des propriétaires et locataires et offrant à ces
derniers des solutions permettant de maximiser et d'optimiser
leurs relations contractuelles.
Securenting offre aux membres propriétaires, inscrits sur son
site, la possibilité d'accroître leurs chances d'entrer en relation
avec des locataires dignes de confiance. Par ce biais,
les propriétaires pourront désormais louer leur bien en toute
tranquillité.
Securenting offre aux locataires membres de son site la possibilité
de prouver leur crédibilité, leur sérieux vis-à-vis d'un
futur propriétaire. Ce gage de sérieux est renforcé par le système
de commentaires que les propriétaires peuvent laisser
au sujet de leurs locataires.
Securenting,
Marc Schepers
Ensemble, elles ont créé une nouvelle entité : CityDepot
SA. Bpost en devient le principal actionnaire et augmentera
encore ses parts dans les années à venir. C’est Marc Schepers,
fondateur de CityDepot, qui prend la direction de la
nouvelle entité. Celle-ci reprend les activités et les quelque
25 collaborateurs des actuelles sociétés CityDepot et City
Logistics.
L’objectif pour CityDepot SA, actuellement active à Bruxelles,
Anvers et Hasselt, est de proposer progressivement ses
services dans d’autres grandes ou moyennes villes du pays.
Securenting offre à ses membres la possibilité de communiquer
entre eux, via une adresse mail dédiée. Ce système facilite
considérablement la communication entre les membres
pour toutes les questions ou problèmes relatifs à l'immeuble
loué.
La société place ses membres au centre de son activité en
vue de réaliser son objectif premier qui est d'assurer une
relation propriétaire-locataire paisible, saine et durable.
Infos : www.securenting.com • info@securenting.com
Avenue Montjoie, 58 • 1180 Uccle
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
51
׉	 7cassandra://d_VxaKoaTq92VPsnjjkejdZqBMAzlfWcZbb2gVRmnPE`̵ Ue57\#.Ue57\#.߁#בCט   u׉׉	 7cassandra://j5vjsvem3Qt5Oi-thKj1oh6LEpuZTObEkG9OhMTx-dU \` 	K׉	 7cassandra://QuOgkAIgs7YMi2cPjjeCzK8GYuqw6EqxF25vf4Qka34`̵ ׉	 7cassandra://QAaEFuZTB-JRmgY-ffkeqVCqR_65uJUppIvtrA1BN5gZ&͠Ue67\#.ט  u׉׉	 7cassandra://pbsS70KKVvSbxWit-eCC9BEKvb6MJs358DSNHFVpGFo W `	K׉	 7cassandra://vLeO6p4HDlj8hSBmBJuo3SPVcE8poma-rQ9GdRdq5G8"j`̵ ׉	 7cassandra://hJGA5OuKkAYcEFJ12vUYPQnZJIgtlG1vpaShWbxIUyA ͠Ue77\#.נUe77\#. &99ׁHhttp://www.tournette.comׁׁЈנUe77\#. 9ׁHmailto:info@tournette.comׁׁЈ׉ErCOMMUNITY
NEWS
Participez à la Journée Découverte
Entreprises !
BECI sera associée à la Journée Découverte Entreprises,
qui se déroulera le 4 octobre prochain. La JDE
– le plus grand événement tous publics d’un jour en
Belgique – permet chaque année à des centaines
d’organisations d’ouvrir leurs portes au grand public
et leur donne l’occasion de mettre en lumière leur
travail quotidien. La JDE représente pour elles une
belle opération de communication interne et externe
qui leur permet d’atteindre des objectifs significatifs
en termes d’image et de notoriété, de motivation du
personnel, de recrutement, de développement de relations
d’affaire et plus encore.
Les visiteurs y trouvent eux l’occasion de découvrir
comment leurs produits favoris sont fabriqués,
comment les entreprises fonctionnent, où leurs voisins
travaillent... C’est aussi, pour les clients potentiels, l’occasion
de poser toutes leurs questions, de tester, de
goûter, voire de participer à l’élaboration du produit, ce
qui renforce la motivation d’achat. Et si certains visiteurs
n’ont pas besoin d’un produit ou d’un service dans l’immédiat,
ils reviendront vers vous lorsque ce besoin se
présentera ; en effet, ils se souviendront bien plus facilement
de votre nom après avoir visité l’entreprise et
échangé avec vous !
Envie de participer ? En échange du prix de participation
(établi selon le nombre d’employés dans l’entreprise),
l’entreprise profite à la fois d’un suivi personnalisé et de
conseils en communication, d’un package complet de
matériel de promotion et d’une vaste campagne média.
Plus d’info : www.jde.be, tél. 069 66 15 04 ou info@jde.be .
Attention, les inscriptions seront bientôt clôturées !
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
BECI - Chambre de
Commerce de Bruxelles asbl
Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée
Générale de BECI - Chambre de Commerce de
Bruxelles qui se tiendra au 500 Avenue Louise (salles
de réunion) le jeudi 1er
octobre 2015 à 16 h.
Ordre du jour :
● Approbation du procès-verbal de l'Assemblée
Générale ordinaire du 1er
octobre 2014
● Rapport du Conseil d'Administration
● Rapport du commissaire réviseur
● Approbation des comptes pour l'exercice
2014-2015
● Approbation du projet de budget et fixation du
montant de la cotisation pour l'exercice
2015-2016
● Décharge aux administrateurs et commissaire
réviseur
● Nomination du Conseil d’Administration
● Allocution du Président
● Attribution de la Médaille de BECI
Thierry Willemarck
Président
52 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
BECI – Union des Entreprises de
Bruxelles asbl
Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée
Générale de BECI – Union des Entreprises de
Bruxelles qui se tiendra au 500 Avenue Louise (salles
de réunion) le jeudi 1er
octobre 2015 à 16 h 30.
Ordre du jour :
● Approbation du procès-verbal de l'Assemblée
Générale ordinaire du 1er
octobre 2014
● Rapport du Conseil d'Administration
● Rapport du commissaire réviseur
● Approbation des comptes pour l'exercice
2014-2015
● Approbation du projet de budget et fixation du
montant de la cotisation pour l'exercice
2015-2016
● Décharge aux administrateurs et commissaire
réviseur
● Nominations statutaires
● Nomination du commissaire réviseur
● Allocution du Président
Thierry Willemarck
Président
׉	 7cassandra://QuOgkAIgs7YMi2cPjjeCzK8GYuqw6EqxF25vf4Qka34`̵ Ue77\#.׉ELA TOURNETTE
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Venez découvrir le golf dans
l’un des plus beaux Clubs du pays,
situé près du ring au sud de Bruxelles:
APRES-MIDI DECOUVERTE
tous les dimanches !
Programme (2h15):
• 14h45 Accueil des participants
• 15h00 INITIATION DE GOLF
• 16h30 Boisson et infos: comment débuter le golf?
€ 5,- p.p. – nombre de places limité – Tenue correcte exigée (pas de jeans).
Inscrivez-vous !
info@tournette.com • 067-894 266
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Chemin de Baudemont 21 - 1400 Nivelles
׉	 7cassandra://vLeO6p4HDlj8hSBmBJuo3SPVcE8poma-rQ9GdRdq5G8"j`̵ Ue77\#.Ue77\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://Rqzy7yxkmg4noIcA_5VKj3Nr7XGGZgZHOIvdDuT19W8 Rt`	K׉	 7cassandra://1Q0_vRD4wO9r5iCVFe0GQuojnihAXHKyz3O3ja4AtLo.`̵ ׉	 7cassandra://-MtfBDp79pEh_y9OrNdMTNzeBel_FBOPVoVnB4q6T3w y͠Ue87\#.ט  u׉׉	 7cassandra://PKq24rX4ARyHrKVuIOm2xGbaoV7a1PjnSsjoeip4Bpk `	K׉	 7cassandra://0AONw66Wu6N1minLT6Oa5A-75PB7mTqwyqvdH65LGXg*G`̵ ׉	 7cassandra://3OXJ2-BlUuSnkxvaBpf53B2EBVdLkdCkc1RDT3GnH7w &9͠Ue97\#.נUe97\#. ́I9ׁHmailto:vc@beci.beׁׁЈ׉E&COMMUNITY
Plus de 1.400 visiteurs se sont pressés,
le 7 mai à Brussels Expo, pour prendre
part à deux événements organisés en
parallèle par BECI et IZEO : l’Export
Day (journée de l’export et de l’entrepreneuriat
international) et l’e-Day (la
journée du web pour les indépendants
et les PME). Outre 26 stands, 46 ateliers
et une table ronde, le double
événement a permis d’accueillir
60 sessions de coaching et, dans le
cadre du Synergy Day , 133 rencontres
B2B entre des entreprises de Belgique,
du Luxembourg et du Nord de
la France. La journée s’est clôturée
par une conférence en présence de
Willy Borsus (Ministre fédéral des indépendants
et PME) et Cécile Jodogne
(Secrétaire d’État bruxelloise au commerce
extérieur).
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BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
׉	 7cassandra://1Q0_vRD4wO9r5iCVFe0GQuojnihAXHKyz3O3ja4AtLo.`̵ Ue97\#.׉ECOMMUNITY
L’actualité BECI en photos
En collaboration avec Febetra, l’UPTR et TLV, BECI a réuni les
organisations patronales et le secteur du transport et de la logistique
pour écouter une large présentation du projet de prélèvement
kilométrique poids-lourds par Viapass, le fournisseur de
service. L’occasion d’un échange de points de vue et d’une prise
de position commune.
À l’occasion de sa réception annuelle,
le 8 avril, le personnel
de BECI a pu visiter les coulisses
de l’Atomium.
D’Ieteren et Interparking, membres du Hub Mobilité BECI, poursuivent
leur action de promotion de la voiture électrique et plug-in hybride :
BECI a pris livraison d’une VW Golf GTE et d’une Audi A3 e-tron, toutes
deux équipées du système de partage Keyzee. Envie d’essayer ?
Envoyez un mail à vc@beci.be.
Le 29 avril dernier, BECI
et Traject formaient
15 entreprises à la mobilité
partagée, le temps
d’une matinée.
After Work BECI, le 2 avril
dernier au Thon Hotel Bristol
Stéphanie.
Chaque printemps, la Bike
Experience propose aux
Bruxellois, pendant deux
semaines, de rejoindre leur
travail à vélo. Ci-contre
une partie de l’équipe cycliste
BECI : de gauche à
droite, Geneviève Boxus,
Emmanuel Robert et Laurie
Verheyen.
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
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Exotic escapism
It’s not surprising that the best way to describe a longing for something one doesn’t
have is a German word: Sehnsucht. According to Wikipedia, it is “difficult to translate
adequately and describes a deep emotional state.” Its meaning is somewhat similar to
the Portuguese word saudade, but without as much emotional content. Richard Hill
T
he Sehnsucht factor suggests
the unarticulated conviction
that life in Germany
is less than ideal, what Gregor von
Rezzori, the author of An Ermine in
Czernopol, called “a restless delusion
welling from a melancholy deep within.”
It may have something to do with
the weather, but I think it’s more likely
to be a reaction to the dullness of German
everyday life.
You have to go some way back to explain
the intensity of the Sehnsucht
factor and the closely associated cult
of romanticism. As in other national
cultures, nature plays an important
role. Germans have an almost mystical
relationship with their environment
of hills and forests, and these certainly
helped shape the German psyche. A
study made in the 1980s by the military
surveyors of the Bundeswehr found
that the average horizon across 80 per
cent of what was then West Germany
was only one kilometre, because of all
those hills and trees…
Romanticism was an important element
of German cultural life in the
18th
and 19th
centuries, thanks to the
Brothers Grimm, Schiller, Goethe,
Tieck, Novalis and others less famous.
The impulse took an upward tack in
the early-20th
century with short-lived
and ultimately unsuccessful forays
into sub-Saharan Africa, and the arrival
of exotic animals in German zoos
and circuses. The trend was reflected
in the works of contemporary German
expressionist artists.
Today, German TV throws more light
on this romantic instinct. There’s rarely
a weekend that goes unadorned with
a dramatisation of a fairy story (from
Grimm or a source somewhere deep
in Mitteleuropa). Sunday morning programmes
also frequently feature overblown
outdoor lets-have-fun events
where the good cheer and the clapping
seem to be slightly forced, even if the
weather is good (most often it’s not).
Drama programmes are often set in
significantly escapist surroundings and
sunny climes – most often the eastern
Mediterrean, if not African safari
country, or cooler but romantic settings
like the Irish coastline, Scottish
moors or Cornish villages, all involving
elitist things like thoroughbred horses,
Range Rovers and manor houses.
Uniforms have always appealed to
the German psyche but these days,
for reasons difficult to fathom for a
foreigner, German TV viewers are
most excited by police officers in green
or blue (depending on the state) and
medical personnel and pharmacists in
white. Maybe the daily late-afternoon/
early-evening bombardment of advertising
spots promoting a wide range of
cures for a wide range of ailments has
something to do with this.
The ultimate TV environment is a
cruise-ship scenario where the programme-makers
have the econ omic
advantage of being able to blend a
German cast into an appropriately
exotic setting. In all these scenarios,
which are invariably upmarket and
elitist (to add to the exoticism), everybody
including even a few token natives
speaks fluent German. The only
exceptions are the horses.
In short, German TV viewers seem
to associate with the over-privileged
even when their own status falls far
short. For them, the exotic has irresistible
charms.
Maybe this compelling taste for exoticism
is best explained by Paolo Ciucani,
an Italian who renovates vacation
homes for Germans in Tuscany: “We
almost feel sorry for the Germans.
They are so wealthy yet so unhappy.
Maybe they come here to try and learn
how to enjoy life. But they end up going
back to the same miserable place, so
they never really change.” ●
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Ue>7\#.	#בCט   u׉׉	 7cassandra://cAKMYo3nq6vhP_d0IuxASSKDXfJWMT9y25kyiGqEE5o ` 	K׉	 7cassandra://8vDdKB_diqwr6fOaD-dMEusOT-05goPPnVGOfTL-WkE}`̵ ׉	 7cassandra://P4FtZ1eoCirnwwgHec6_bfBu2LiUmD4GsceF6zwRA4cw͠Ue?7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://mVHjAOSo24iG9n9x-_Tzp6_3sxTNDW5NepANM-F2o8s Y` 	K׉	 7cassandra://TouQ0zUKPYN-jJBLH88J-GV5LQf4Y3qMlJbjRXaNLxo`̵ ׉	 7cassandra://wEm6GCbE8eWC6WR22Jj2koxoYwuNyjkm7OLg-gtl6TMh͠Ue@7\#.נUe@7\#. 6e9ׁHmailto:events@beci.beׁׁЈנUe@7\#. 5qQ9ׁHmailto:sso@beci.beׁׁЈנUe@7\#. KW9ׁHmailto:bem@beci.beׁׁЈנUe@7\#. O9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈנUe@7\#. F9ׁHmailto:fs@beci.beׁׁЈנUe@7\#. ^9ׁHmailto:bvdm@beci.beׁׁЈ׉ECOMMUNITY
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Abouzeid Shipping SA
Avenue de la Croix du Sud 27 - 1410 Waterloo Code
Nace : 29201 - Fabrication de carrosseries de véhicules
automobiles 45113 - D Commerce de détail
d'automobiles et d'autres véhicules automobiles
légers ( = 3,5 tonnes ) 50200 - ransports maritimes
et côtiers de fret del. : Dany Abouzeid
ADS Group SA
Drève Soetkin 59 - 1070 Bruxelles Code Nace :
46341 - Commerce de gros de vin et de spiritueux
46349 - Commerce de gros de boissons, assortiment
général del. : Jean-Luc Watteau
Ambassade d'Israël en Belgique et au Luxembourg
AMB
Avenue de l'Observatoire 40 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 99000 - Activités des organisations et organismes
extraterritoriaux del. : Gal Mor
Aq Rate SPRL
Chaussée de Waterloo 255 - 1060
Bruxelles Code Nace : 73200 - Études
de marché et sondages d'opinion del. :
Laurent Moreau
Art'Emi SPRL
Avenue Louise 367 - 1050 Bruxelles Code Nace :
32123 - Fabrication d'articles de joaillerie et de bijouterie
32130 - Fabrication d'articles de bijouterie
de fantaisie et d'articles similaires 46480 - Commerce
de gros d'articles d'horlogerie et de bijouterie
del. : Artemi Vasilakis
Arvia
Avenue Victor Rousseau 100 - 1190 Bruxelles:
del. : Frédéric Toussaint
Aymax SPRL
Rue des Palais 320 - 1000 Bruxelles Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils
de gestion del. : Grégory Deslondes
Balkan Investing SPRL
Chaussée d'Ixelles 202 - 1050 Bruxelles del. : Azelio
Fulmini
BC Interactive (be-connect) SA
Boulevard de la Woluwe 46 - 1200 Bruxelles Code
Nace : 62020 - Conseil informatique del. : Olivier
de Decker
BCCN - Belgium Cellular Communication
Network SPRL
Avenue de l'Emeraude 41 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 46900 - Commerce de gros non spécialisé
del. : Ali Syed
Brain Power Corporation SPRL
Avenue de Janvier 11 - 1200 Bruxelles Code Nace :
62020 - Conseil informatique 62090 - Autres activités
informatiques 70210 - Conseil en relations publiques
et en communication del. : Marius Naum
Brussels by Water ASBL
Quai des Péniches 2 - 1000 Bruxelles Code Nace :
50300 - Transports fluviaux de passagers del. : David
Kuborn
Chamber of Commerce of Spain - Delegation to
the European Union
Rue du Luxembourg,19 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 94110 - Activités des organisations patronales
et économiques del. : Héctor Benítez López
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CNCD - 11.11.11 ASBL
Quai du Commerce 9 - 1000 Bruxelles Code Nace :
88999 - Autres formes d'action sociale sans hébergement
n.c.a. 94995 - Associations pour la coopération
au développement del. : Arnaud Zacharie
Cocktail 15 SPRL
Rue d'Alost 7 - 1000 Bruxelles Code Nace : 1811001
- l'Impression de journaux, y compris les journaux
publicitaires. 1813001 - Composition, par exemple
de textes et d'images, sur film, sur papier photographique
ou papier normal 7311001 - Conception
et réalisation de campagnes publicitaires pour
del. : Gisèle Omanyondo Tshale
Digital Advice Group SPRL
Chaussée de Vleurgat 206 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 1813012 - Préparation de données digitales
: l'enrichissement, la sélection, la liaison
de données digitales stockées dans des appareils
de traitement électronique de données 62020 -
Conseil informatique 70210 - Conseil en relations
publiques et en commu del. : Sacha Waedeman
Dimitrios Koukasis - Sportyverse.com
Place Jourdan 35 - 1040 Bruxelles del. : Koukasis
Dimitrios
EIG - Gold Investment Group SA
Avenue des Croix du Feu 241 - 1020 Bruxelles del. :
Guylain De Decker
Equal-Partners SCRL
Place Eugène Flagey 18 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Eric Gillet
Freeman & Greenwood SCRL
Village Partenaire Rue Fernand Bernier 15 - 1060
Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique
62090 - Autres activités informatiques 70210
-Conseil en relations publiques et en communication
del. : Dan Azria
G.T. Management & Consulting SPRL
Chaussée d'Alsemberg 842 - 1180 Bruxelles
Code Nace : 4110211 - Promotion immobilière de:
centres commerciaux et industriels, hôtels, zones
d'activités et marchés, ports de plaisance, stations
de sports d'hiver, etc. 70210 - Conseil en relations
publiques et en communication 70220 - Conseil
pour les affair del. : Tim Govaert
Inexsa SPRL
Chaussée de Waterloo 880 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 78100 - Activités des agences de placement
de main-d'oeuvre del. : Annick Declercq-Kloppert
Irabel SPRL
Chemin de la Maison du Roi 32 - 1380 Lasnes
Code Nace : 96011 - Activités des blanchisseries
industrielles 96012 - Activités des blanchisseries
et des salons-lavoirs pour particuliers del. : Hossein
Akhlaghi
Key to Belgium - Stetco SPRL
Rue des Liniers 48 - 1300 Wavre Code Nace : 64200
- Holdings - Activités des sociétés holding 66199
- Autres activités auxiliaires de services financiers
n.c.a., hors assurance et caisses de retraite 70220
- Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Alexis Cloquet
Life Mate SPRL
Rue des Pères Blancs 4 - 1040 Bruxelles del. : Ivan
Boole
Louis De Waele (Les Entreprises) SA
Avenue Jean Dubrucq 175 - 1080 Bruxelles Code
Nace : 41201 - Construction générale de bâtiments
résidentiels del. : Alain Lebens
Nimva BVBA
Nijverheidstraat 15 - 9620 Zottegem del. : Geert De
Vleeschouwer
One Day Driver SPRL
Rue de l'industrie 20 - 1400 Nivelles Code Nace :
49390 - Autres transports terrestres de voyageurs
n.c.a. del. : Françoise Zonemberg
Papery
Avenue Winston Churchill 59 - 1180 Bruxelles del. :
Stefania Di Paolo
PG Invest SA
Rue Defacqz 126 - 1060 Bruxelles Code Nace :
46180 - Intermédiaires spécialisés dans le commerce
d'autres produits spécifiques del. : Gérard
Nys
Ponti Coffee SPRL
Rue des Marlières 3 - 1476 Houtain-le-Val Code
Nace : 4619001 -Intermédiaires non spécialisés
du commerce 46370 - Commerce de gros de café,
de thé, de cacao et d'épices 7739904 - la location
et la location-bail d'autres machines et matériels
à usage scientifique, commercial et industriel, y
compris les machines automatiques de vente de
produits, sans opérateu del. : Dimitri Povolotsky
Pro Unity SA
Avenue Roger Vandendriesche 18 - 1150 Bruxelles
del. : David Muyldermans
r'Art Gallery - Store & Gallery
Rue Edith Cavell 210 - 1180 Bruxelles del. : Alba
Pregja
Réservoir A Architectes SPRL
Rue du Commerce 1 - 6000 Charleroi Code Nace :
71113 - Activités d'architecture d'urbanisme, de
paysage et de jardin del. : Julien Dailly
Stile di Vita SPRL
Rue Willems 45 - 1210 Bruxelles Code Nace :
4329901 - l'Installation de systèmes d'éclairage
et de signalisation pour chaussées, voie 4333101
- Pose dans des bâtiments ou d'autres projets de
construction: revêtements muraux ou carrelages
en céramique, en béton ou en pierre de taille; revêtements
de sols et de murs en granit, etc. del. :
Antonino Cascato
Suami Kevin PPE
Avenue de Saturne 17 - 1180 Bruxelles del. : Kevin
Suami
Thelis SA
Rue de la Gare de Naninne 55 - 5100 Namur Code
Nace : 26200 - Fabrication d'ordinateurs et d'équipements
périphériques 33200 - Installation de machines
et d'équipements industriels 62010 - Programmation
informatique del. : Romain Gijsens
Time4Society VZW
Jef Denijnplein 14 - 2800 Mechelen Code Nace :
94999 - Autres associations n.c.a. del. : Nathalie
Bekx
ToB1 Office Services PPE
Blijde Inkomstlaan 10 - 1560 Hoeilaart del. :
Sophie Rans
׉	 7cassandra://8vDdKB_diqwr6fOaD-dMEusOT-05goPPnVGOfTL-WkE}`̵ Ue@7\#.׉EDCOMMUNITY
Van den Brulle François PPE
Rue François Vervloet 33 - 1180 Bruxelles del. :
François Van den Brulle
VHM consult SPRL
Rue de Chebais 30 - 1370 Jodoigne Code Nace :
46190 - Intermédiaires du commerce en produits
divers 4741001 - Le commerce de détail d'ordinateurs
et de logiciels non personnalisés 47910
- Commerce de détail par correspondance ou par
Internet del. : Philippe Moris
Vivaldi software BVBA
Engelse Wandeling 2 K02V - 8500 Kortrijk Code
Nace : 46510 - Commerce de gros d'ordinateurs,
d'équipements informatiques périphériques et
de logiciels 62010 - Programmation informatique
62020 - Conseil informatique del. : Sibren Missiaen
VRC Bedrijfsrevisoren / Réviseurs d'Entreprises
SCRL
West Point Park 't Hofveld 6 C3 - 1702 Groot-Bijgaarden
Code Nace : 69203 - Activités des réviseurs
d'entreprises del. : André Geeroms
World Trade Centre Winnipeg Inc
Boulevard Provencher 219, 3rd floor - R2H 0G4 Winnipeg,
Manitoba - CANADA del. : Virginie De Visscher
Zabala - Innovation consulting Soc.
Rue Belliard 20 - 1040 Bruxelles Code Nace : 70220
- Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion
72190 - Recherche-développement en autres
sciences physiques et naturelles 82990 - Autres activités
de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Ainhoa
Zabala
AGENDA
Management & RH, Personal improvement
09.06.2015
Présentez-vous, présentez un projet, un
concept en 120 mots ou 45 secondes, ou
l’Elevator Pitch
10.06.2015
60’ chrono : Il n’y a que 4 manières de
faire croître son entreprise
19.06.201
Excel : Tips ands Tricks
Fiscalité et Finances
Jusqu’au 10.06.2015
Cycle gestion et compta (4 modules) :
La gestion, j’adore
10.06.2015
Faire son budget et optimiser ses
ressources
Droit commercial
Août à décembre 2015
Opleiding Bemiddeling/Mediation te
Gent**
Septembre 2015 à février 2016
Cycle de formation à la médiation civile
et commerciale - Bruxelles
➜ Brigitte van der Mensbrugghe
+32 2 643 78 30 – bvdm@beci.be
Législation sociale
09.06.2015
Les nouvelles obligations des employeurs
en matière d'égalité salariale
hommes/femmes
12.06.2015
BECI HR Lunch
02 et 03.07.2015
Négociation avec les syndicats :
atelier pratique
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
Environnement, urbanisme, mobilité
15.06.2015
Perspectives de l'immobilier touristique
et de congrès
22.06.2015
Quelles tendances pour l'immobilier à
Bruxelles en 2025 ?
Jusqu’à juin 2016
Cycle management environnemental
15.06.2015
Votre facture énergétique décryptée,
économies à la clé
18.06.2015
Stop au gaspi ! Prévenir et gérer les
excédents alimentaires
24.06.2015
Cycle Management Environnemental –
La mobilité en entreprise
26.06.2015
Tram 71, Tram 9, Métro Nord... Pascal
Smet et Brieuc de Meeûs vous disent
tout
➜ Erick Thiry
+32 2 643 78 36 - eth@beci.be
Diversité
21, 22, 23.09.2015
Management de la Diversité
➜ Bouchra El Mkhoust
+32 2 643 78 20 - bem@beci.be
09.06.2015
Business breakfast avec M. Denis
Robert, Ambassadeur du Canada
10.06.2015
Accueil d’une délégation d’hommes
d’affaires marocains
11.06.2015
Financements européens :
une réponse pour la compétitivité des
PME bruxelloises ?
17-18.06.2015
Greater Region Business Days –
Luxembourg
24.06.2015
Le marché Halal : des opportunités
pour vous !
➜ Beci’s International Department
+32 2 643 78 02 - sso@beci.be
08.06.2015
CEO Meeting
17.06.2015
Entrepreneurs Night
25.06.2015
Garden Party
30.06.2015
Speed Business Lunch
09.07.2015
Afterwork
10.09.2015
Afterwork
➜ Beci Events
+32 2 643 78 13 – events@beci.be
** En néerlandais uniquement
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Le conseiL resto du magazine agenda
racines •••
Bientôt, il ne servira plus à rien d’aller
en Italie, du moins en matière
de gastronomie. Bien sûr, on force
le trait, ce que l’on veut dire par là,
c’est qu’avec le temps, les enseignes
transalpines qui s’ouvrent en cascade
à Bruxelles restituent cette mosaique
inimitable de régions au plus
proche de sa réalité. Dernier coup de
cœur en date : Racines. Cette adresse
nous ouvre à une dimension supplémentaire
du pays de Dante. On
le sait, le défi aujourd’hui n’est plus
de trouver les bons produits : puntarelle,
fromage stracciatella et autre
pain carasau sont proposés dans
de nombreux endroits. Racines l’a
bien compris en initiant le convive
bruxellois à… la parole. La parole et
le dialogue sont des axes forts de l’identité
italienne. Le lieu s’ouvre sur
une belle épicerie aux rayonnages
bien garnis, entre pâtes et anchois.
Le décor qui s’étire en « L » fait place à
une belle cuisine ouverte, une scène
où se produisent des musiciens ainsi
que quelques tables. Le soir, moment
où nous l’avons visité, le lieu prend
la configuration d’un bar à vins. Dès
l’entrée, les deux propriétaires engagent
la conversation : Ugo s’occupe
de la cuisine, tandis que Francesco
est sommelier. Pour faire son choix,
il ne propose pas de carte mais ouvre
grand les oreilles pour comprendre
vos attentes. Pour y répondre,
cet hôte prévenant passe en revue
les terroirs de son pays et vous fait
goûter jusqu’à l’approbation. Il en
ressort, par exemple, un Coldaia 2011
(44 euro), soit un pinot noir toscan
aux contours veloutés. Pour accompagner
les vins, le mur du fond fait
place à quelques suggestions, façon
tapas, écrites à la craie : crespelle fiorentine
alla caprese (10 euro), soit
AGENDA, c’est Le magazine des sorties à Bruxelles, lu chaque semaine par plus de 150.000
personnes. Les lecteurs y trouvent un panorama complet de ce que la ville a à offrir: concerts,
expositions, films, restos et bien plus encore. En plaçant votre annonce dans AGENDA,
vous touchez des Bruxellois actifs francophones, néerlandophones et anglophones. Vous
trouverez plus d’information sur www.agendamgazine.be/pub
60
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
une crêpe fourrée à la ricotta ; cartoccio
di palamita (14 euro), à savoir
de la bonite préparée en papillote
saupoudrée d’herbes. En dessert, la
torta caprese (8 euro) est un modèle
du genre, panachant fruits secs et
chocolat d’une belle manière. Testé
après seulement quelques jours
d’ouverture, Racines est certes perfectible
mais également riche de très
belles promesses.
michele verlinden
Info
353, chaussée d’Ixelles, Ixelles,
02-642.95.90, www.racinesbruxelles.com,
Shop: ma/lu/Mo > vr/ve/Fr 8.30 > 22.00,
Restaurant: ma/lu/Mo > vr/ve/Fr 12 >
14.30 & 18.30 > 21.30, zo/di/Su 11 > 15.30
(brunch)
Pour plus de conseils resto :
agendamagazine.be
© Saskia Vanderstichele
׉	 7cassandra://kyBj2mycM1SmRg62PX_bZwbM-VZKPtn6bBb-CByouFE$`̵ UeA7\#.׉E vONI SH SUNDAYS
Dorénavant, les boutiques du centre-ville ouvrent pour vous le dimanche !
www.ishoponsundays.brussels
׉	 7cassandra://wTyXny94jcOhDybZrRqMjsTCTo7tbr2UIK-9-86VF8g`̵ UeA7\#.UeA7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://heh9Z8tNbSwiQz5AGE5v7Tjzpqy2asjIcuUYGFitCJQ H`	K׉	 7cassandra://MSU-Ehuik8c834otYV58VJKB-lHjjlM8xtuCiDhM_PU `̵ ׉	 7cassandra://yzx3YYXObVCLvMIjX5s_ueRqRVaJ_Q_uzI_QUtcs3ps z8͠UeC7\#.!נUeC7\#.& L
9ׁHhttp://www.peugeot.beׁׁЈנUeC7\#.% V 9ׁH "http://www.professional.peugeot.beׁׁЈ׉Ewww.professional.peugeot.be
RÉVEILLEZ L’ÉNERGIE QUI EST EN VOUS
NEW PEUGEOT 208
PEUGEOT i-COCKPIT MOTEURS PureTech et BlueHDi ACTIVE CITY BRAKE
ATN NET*
57€/MOIS
DÉDUCTIBILITÉ FISCALE
JUSQU’À 90%
*L’avantage toute nature net est calculé sur une new 208 1.6 BlueHDi 100 ch 79 g de CO2
/km. Le calcul de l’ATN net est une estimation de la contribution mensuelle que
l’employé aura à faire sur base du taux d’imposition maximum de 53,5% sur l’avantage toute nature. Visuel non contractuel.
NEW PEUGEOT 208
3,0 - 5,4 L /100 KM
79 - 125 G /KM
Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.peugeot.be
E.R.: Peugeot Belgique-Luxembourg S.A., n° BCE 0403.461.107, Avenue de Finlande 4-8 à
B-1420 Braine-l’Alleud. Tel: 078 15 16 15.
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