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׉	 7cassandra://a0S28v21waTKryPSdzOM0YLyADcrKXZ3JvzrcTJO9pY+` \Ip)t>A\Ip)t>AבCט   ́u׉׉	 7cassandra://-DyXgStkIfKPdkY1b-oEsYgkx2UnSSiwl6MRQxxMiUk 3`׉	 7cassandra://XevzoAe_OFbt6VRLN55TD3MlmC6D2tLnSCwO8iBVbgo\9`z׉	 7cassandra://OE_k0IVrov7LmgF-aODvYOB91gGdo61mL5knlUyIGM0` ׉	 7cassandra://DMcoRDMBZEncJ4IerX0ppbfwypUDHhzmCadWprc-wbI x ͠y\Ip)t>Aט  ́u׉׉	 7cassandra://SnA6HUEbzuPHbpAMvmT_N2UjVTdMvyUYTnd05y-cwNs `׉	 7cassandra://gwNzIY1H9SDJht2GF1REzwCaGw6wm4BZa1NQkciuQQ4b~`z׉	 7cassandra://RIOwuzt723nJWNlOT08SKm_I4uFMsxkhcftdq6Kaq_U` ׉	 7cassandra://YpWYcT7qDVAOtg7iVNwFbcBt4pobp1vLLMHPD5sFtEk̞ͮ͠y\Ip)t>Aהנ\Ip)t>A݁ U9ׁHhttp://at.beׁׁЈנ\Ip)t>A܁ 69ׁHhttp://www.fiׁׁЈנ\Ip)t>Aہ R89ׁHhttp://at.beׁׁЈנ\Ip)t>Aځ ̾49ׁHhttp://FIAT.BEׁׁЈ׉E?La vie change.
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Jules Cockx 12 a - 1160 Bruxelles. RPM : Bruxelles. BCE 0400.354.731. IBAN FCAB: BE 86 4829 0250 6150. Veuillez contacter votre concessionnaire Fiat pour en savoir plus. La photo présentée ne
correspond pas au loyer communiqué. Contactez votre concessionnaire pour plus d’informations et une offre sur mesure. Les véhicules illustrés ne correspondent pas à la version, ni au prix décrits.
www.fi at.be. E.R. : Yann Chabert. Annonceur : FCA Belgium S.A., Rue Jules Cockx 12a - 1160 Bruxelles. RPM : Bruxelles. BCE 0400.354.731. IBAN FCAB : BE 86 4829 0250 6150.
׉	 7cassandra://OE_k0IVrov7LmgF-aODvYOB91gGdo61mL5knlUyIGM0` \Ip)t>A׉EgÉdito
Urbanisme,
des utopies à construire
Chers lecteurs,
C’est bien votre magazine Bruxelles Métropole que vous tenez entr
Mais si ce numéro vous paraît – encore une fois ! – différent, c’est
avons invité, pour notre dossier « Urbanisme », un rédacteur en che
Vous l’aurez déjà reconnu à notre couverture, dans le style à
et futuriste qui lui appartient : il s’agit de Luc Schuiten. Architec
renom international, qui s’intitule lui-même « utopiste », il a développé
urbanistique originale et hardie.
Luc a répondu à notre invitation avec un formidable enthousiasme.
totalement aux côtés de l’équipe rédactionnelle, s’attelant non seulement
finir les sujets des articles et choisir les interlocuteurs, mais réclamant
droit d’illustrer le dossier et d’en réaliser lui-même la maquette !
laissé toute liberté pour évoquer les idées qui lui tiennent le plus
s’agisse des siennes ou de celles de ses « invités » – artistes, entr
porteurs de projets innovants.
L’approche qu’il nous propose dans ces pages est profondément
dans la réflexion sur l’homme, comme individu et comme « animal
cial », qui doit se mouvoir, se nourrir, se loger et partager son espace
et ses ressources avec ses pairs.
Du piétonnier Anspach au Tramapatte, de l’écoconstruction au
biomimétisme, de l’art urbain au relogement des sans-abri,
Luc Schuiten nous invite à changer de perspective, à ouvrir
nos esprits et penser la ville autrement. Une ville vivante,
reconnectée aux humains et à la nature – laquelle, avec ses
« 4,5 milliards d’années de recherche et développement » (qui
dit mieux ?), fournit la principale source d’inspiration de sa cité
idéale.
Utopie ? Plutôt une vision positive et encourageante du futur, qui
place à des projets concrets et réalistes pour aujourd’hui. Et qui,
chimère, peut être un trésor d’inspiration pour nous tous, entrepr
entreprendre, c’est aussi développer des solutions, innover
tiser des idées, quitte à repousser les limites du possible.
Bonne lecture !
Marc Decorte, Président de Beci
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 1
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Bruxelles métropole
N° 42 – Février 2019
Au mois
de mars :
Grow
your business
Editeur responsable
Olivier Willocx – ow@beci.be -
T +32 2 648 50 02
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
T +32 2 643 78 44
Ont collaboré à ce numéro :
Jean Blavier, Elisa Brevet, Géry Brusselmans,
Rachely Burgos Marin, Giles Daoust, Marc Decorte,
Johan Debière, Vincent Delannoy, David Hainaut,
Gaëlle Hoogsteyn, Chantal Olivier, Morgan Van
Cleven, Guy Van den Noortgate et Peter Van Dyck.
Production
Layout db Studio.be
Impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu
chaque mois par plus de
21.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.000 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
asc@beci.be
Membership
Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72
ctr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
News
4
8
Idées
12
13
15
17
Digest
Beci online
Pour ou contre le métro sud ?
Vers un meilleur contrôle des finances publiques
Un train S tous les quarts d’heure
Open Source
International
18
19
Urbanisme
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36
7 conseils pour bénéficier d’un financement européen
5 erreurs qui peuvent vous gâcher le voyage
Intro, par Luc Schuiten
Le piétonnier Anspach, un changement de perspective
Si nos trams avaient des pattes
Greenloop, le biomimétisme pour les entreprises
Archi Human, loger les sans-abri
Paille-Tech, l’innovation par le traditionnel
Urbike, la livraison sans essence
Quand Vincent Glowinski dialogue avec la ville
Entreprendre
38
39
40
42
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
Community
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45
46
47
48
Starter : Brussels Dry Gin
Des commodités au boulot, des nécessités au boulot ?
Faut-il former vos collaborateurs ?
Permis d’environnement : changements en vue
Bruxelles, dans les pas de Julien Vandeleene
Petites histoires de grands entrepreneurs
Demandes d'admission
Index
Agenda
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News
Orange Clignotant éco-compense désormais
toutes ses productions audiovisuelles
Selon les termes d’un accord passé entre WeForest et
l’agence audiovisuelle Orange Clignotant, cette dernière
verse désormais pour chaque film produit un montant financier
permettant de compenser les émissions de CO2
occasionnées par sa production. Ce montant est alors
investi dans un des programmes de reforestation très
concrets de l’organisme : dans le district de Luanshya,
dans la province du Copperbelt, en Zambie. La prise
en charge de ces coûts est exclusivement assumée par
Orange Clignotant ; ils n’ont aucun impact financier pour
les commanditaires de ses films.
de réaliser des films vidéo d’entreproise ou institutionnels
à très forte valeur ajoutée. L’agence espère que son
initiative sera suivie par la toute grande majorité de ses
confrères.
Info :
www.orangeclignotant.be
Les PME luxembourgeoises désormais financées
sur Look&Fin
Après la France, Look&Fin poursuit son expansion européenne
en finançant, pour la première fois, deux PME
luxembourgeoises, Autodis et Tsume. Ces dernières ont
levé, fin 2018, un montant total de 900.000 € via la plateforme
de crowdlending. Autodis SA, l’une des plus importantes
concessions Hyundai d’Europe, s’est financée
à hauteur de 500.000 €, tandis que Tsume SA, spécialisée
de la production de figurines mangas, a emprunté
400.000 €.
« Tout comme la Belgique, le Luxembourg se caractérise
par un tissu économique composé de petites et moyennes
entreprises », déclare Frédéric Lévy Morelle, Fondateur et
CEO de Look&Fin. « Comme partout en Europe, les PME
luxembourgeoises sont régulièrement à la recherche de
fonds pour financer leurs besoins. Or, l’offre en terme de
crowdlending est actuellement quasiment inexistante au
Luxembourg. »
« Il me semble impensable qu’une entreprise puisse
aujourd’hui encore se contenter d’exister à travers la
poursuite exclusive de son profit », commente Alexis de
la Croix, co-fondateur et Managing Director d’Orange
Clignotant. « Loin d’une morale pesante, il s’agit avant
tout d’un engagement enthousiaste et porteur de sens,
pour toute l’entreprise, son personnel et ses clients. Il y
a quelques années, j’avais été frappé par les mentions
d’éco-compensation déjà faites aux génériques des films
d’Arthus Bertrand. Lorsque nous avons rencontré par
l’entremise d’un de nos clients l’association internationale
WeForest, nous étions vraiment ravis : à travers ses
projets très concrets, elle nous permet de concrétiser ce
rêve. »
Constituée en Janvier 2005 par Alexis de la Croix, homme
de marketing et spécialiste en communication B2B, et par
Marie-Paule Dehou, psychologue clinicienne et ex-DRH
dans un groupe multinational, Orange Clignotant est une
agence audiovisuelle dont la vocation est de concevoir et
Look&Fin a terminé l’année en dépassant la barre des
50 millions € de fonds levés depuis sa création, dont
4 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
© Zei
© Getty
׉	 7cassandra://iBeju2_EzgXfqVSihI3xcOho2YhE8vmcwASsblLCZR8#!` \Ip)t>A׉ENews
26 millions € pour la seule année 2018, pour une soixantaine
de PME. Depuis son lancement en 2012, c’est au
total près de 200 PME qui ont pu emprunter directement
auprès de particuliers.
Cette croissance s’explique par la hausse des montants
empruntés, passés de 280.000 € en 2017 à 430.000 € en
2018, mais également par la hausse du nombre d’entreprises
financées. C’est afin de soutenir ce second relais
de croissance que Look&Fin avait commencé à financer
des PME françaises dès 2015, avant de répondre aux besoins
des PME luxembourgeoises.
Selon Look&Fin, l’expansion européenne des plateformes
de crowdlending est cependant encore freinée par des
réglementations nationales, en l’absence d’harmonisation
européenne. Un projet de règlement visant à créer un
statut européen pour les plateformes de crowdfunding a
néanmoins été présenté par la Commission européenne
en 2018. Son adoption à l’échelon européen facilitera
considérablement l’activité cross border des plateformes.
Info :
www.lookandfin.com
5 visages pour affirmer la fierté de se former
Les stagiaires Israa, Zhor, Ibrahim, Koffi et Jean, le formateur,
sont les visages d’une nouvelle campagne de communication
lancée le mois dernier par Bruxelles Formation
et axée sur la fierté, pour sensibiliser les chercheurs
d’emploi à la formation. À travers eux, ce sont cinq métiers
qui sont mis en avant : développeur.net, dispatcheur,
coffreur-ferrailleur, agent de maintenance et codeur d’applications
mobiles.
Pourquoi ces cinq formations ? Parce que quatre d’entre
elles sont liées directement à des fonctions critiques à
Bruxelles, identifiées par l’Observatoire bruxellois de
l’Emploi et de la Formation. La cinquième formation, celle
de coffreur-ferrailleur, fait partie des professions en forte
demande dans le secteur de la construction. Ces cinq
professions sont couvertes par une ou plusieurs formation(s)
organisée(s) par Bruxelles Formation ou l’un de
ses partenaires.
« Après quatre ans d’études, j'ai suivi la formation de développeuse
certifiée organisée par Bruxelles Formation
afin d'obtenir le titre MCSD (Microsoft Certified Solutions
Developer) », témoigne Zhor, la développeuse.net. « À la
fin de la formation, j'ai eu la chance de rencontrer plusieurs
entreprises et de me faire embaucher. Deux mois
plus tard, je commençais à travailler au Ministère des Affaires
Etrangères en tant que consultante. »
Jean, le formateur en dispatching, explique : « Je suis
formateur des métiers de la logistique depuis de nombreuses
années. Je m’occupe des dispatcheurs depuis un
an à Bruxelles Formation. Mes deux plus grands plaisirs
sont d’entendre en fin de formation : ‘J’ai appris plein de
trucs’, et surtout : ‘Ça y est, j’ai un boulot !’. C’est à ce moment-
là que je me sens fier d’avoir investi du temps et de
l’énergie pour eux. »
La campagne de communication sous forme d’affichages
urbains, spots tv, radio, et sur les réseaux sociaux a démarré
le 8 janvier.
Info :
fier.formation.brussels
Goujons, dernière phase du programme
CityGate I
Le projet Goujons, à Anderlecht, a franchi début janvier
une nouvelle étape : le marché de promotion a été
attribué à l’Entreprises Immo Louis De Waele et au bureau
d’architecture BAEB. Le projet Goujons fait partie
du programme CityGate I, constituant lui-même la
première étape du vaste programme CityGate de city -
dev.brussels, qui transformera le quartier Biestebroek
(plus de 100.000 m² développés dont principalement
du logement, des équipements, des activités économiques
et des espaces publics). CityGate I a pour objectif
de répondre aux besoins du quartier en logements, en
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 5
׉	 7cassandra://fNiCecdJ3VIVZTnodJQb3h0GHpVcSzYTSmKbuIsZ4EM!` \Ip)t>A\Ip)t>AבCט   ́u׉׉	 7cassandra://_jbCoXVAPWNR3j1fb3uu4DsgyObD3zlrSY0J0V9ypOw Zl`׉	 7cassandra://9URAwM-zkuZwlTFmMyoyjjWfVNaW9lLtXgZt6HPlbYQ}I`z׉	 7cassandra://8aXnf0SC2Lxd3ZYwsiLk_svvQXwPXmNZSZWJ5NB1pD4#` ׉	 7cassandra://VWOy8y5C7isuE3pfiVyqKNEhVzsOPkoV0SVlASKoDfQ͠y\Ip)t>Aט  ́u׉׉	 7cassandra://Vyz2nwd9wSsNThl8DMvs59zvvcVbgTHw6QutIbdkuAo b` ׉	 7cassandra://CbN3XsHE2VVLAiiw7UOBZmMVFiIp3WnDxGtvbMPZIk8|`z׉	 7cassandra://D2VQ6Lu_YT3T1GjYxCaEjxAb9vdrOY5lTBiFFpTpnKw'R` ׉	 7cassandra://PhArdH-jrzak9Q7UECH9Tx3dAfT_Q-6BjfThynCsLco fP͠y\Ip)t>Aנ\Ip)t>A z̣9ׁHmailto:b2bbrussel@kinepolis.comׁׁЈנ\Ip)t>A ́9ׁHhttp://business.kinepolis.beׁׁЈנ\Ip)t>A R9ׁHhttp://federgon.beׁׁЈנ\Ip)t>A H-z9ׁHhttp://www.be.total.comׁׁЈ׉EhNews
activités économiques et en équipements afin d’en faire
un « quartier charnière » entre le quartier Cureghem, la
gare du Midi et les projets à venir le long du canal.
La particularité architecturale du bâtiment repose sur sa
forme en fer à cheval, qui permet l’aménagement d’un
intérieur d’îlot favorisant l’intimité des habitants tout en
évitant les nuisances dues à la proximité du chemin de
fer.
Ce projet est le résultat d’un partenariat inédit entre citydev.brussels
et Médecins du Monde. Outre 35 logements
conventionnés, le projet Goujons accueillera au rezde-chaussée
un Centre Social-Santé Intégré (CSSI) de
1.500 m², géré par Médecins du Monde. Ce centre va
améliorer l’offre de santé dans les quartiers en difficulté
de Bruxelles mais aussi proposer d’autres services.
« Médecins du Monde a vu que le quartier était en pleine
évolution et que l’offre de santé allait devoir s’adapter.
Nous avons voulu que cette adaptation soit conçue avec
les habitants du quartier et les forces vives locales », déclare
Pierre Verbeeren, directeur exécutif de Médecins du
Monde.
« Ce projet crée le lien entre l’ancien et le nouveau quartier
Biestebroek. Au centre du projet global CityGate,
Goujons complètera l’offre d’équipements déjà programmés
grâce à son centre social-santé. Cela répond indéniablement
à un besoin dans ce quartier et contribuera
donc très positivement à sa revitalisation », ajoute Benjamin
Cadranel, administrateur général de citydev.brussels.
Info :
www.citydev.brussels
Cette offre intégrée et flexible du groupe Total sera proposée
à l’ensemble des clients B2B belges et intégrera
la fourniture d’électricité verte, combinée à des solutions
de solarisation selon les besoins du client ; la conception,
la fourniture, l’installation et la supervision de bornes de
recharge électrique sur le lieu de travail et à domicile ; un
accès à un large réseau de plus de 70.000 bornes de recharge
en Europe ; enfin, une solution unique de gestion
de flotte combinant l’électrique aux carburants conventionnels
à travers la Total Card.
« Le développement exponentiel du parc automobile
électrique nécessite une nouvelle approche de la mobilité
», explique Nicolas Paris, responsable du développement
des véhicules électriques chez Total Gas & Power
Belgium. « Il est essentiel pour les entreprises de pouvoir
bénéficier de solutions intelligentes et durables. Celles
proposées par toutes les composantes du groupe Total
6 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
Total lance une solution intégrée de
recharge pour véhicules électriques pour les
professionnels en Belgique
Total lance la commercialisation d’une offre intégrée de
recharge pour véhicules électriques en Belgique appelée
EasyCharging, à destination des professionnels. À travers
la fourniture d’électricité verte, une offre de solutions
intelligentes de recharge électrique et, enfin, une offre de
gestion de flotte multi-énergies, le groupe met à disposition
son savoir-faire interne visant à proposer une offre
lisible et clé en main pour tous ses clients professionnels.
La récente acquisition de G2mobility, un des leaders français
des solutions de recharge intelligentes complète désormais
le positionnement de Total sur le marché de la
recharge électrique en Belgique.
© Asymetrie BAE
© Getty
׉	 7cassandra://8aXnf0SC2Lxd3ZYwsiLk_svvQXwPXmNZSZWJ5NB1pD4#` \Ip)t>A׉E	News
en Belgique intègrent aujourd’hui efficacement les questions
de production et de fourniture d’électricité verte,
d’infrastructure de recharge adaptée au domicile ou au
lieu de travail et d’accès à un large réseau de bornes publiques.
»
Info :
www.be.total.com
Bientôt des intérimaires dans les services
publics fédéraux
En 2019, les services publics fédéraux pourront à leur
tour faire appel à des travailleurs intérimaires. Tout
comme en Flandre, les employeurs publics au niveau
fédéral pourront désormais employer des intérimaires
afin de faire face rapidement aux aléas : remplacement
imprévu, accroissement soudain de la charge de travail,
circonstances exceptionnelles. Sont concernés dans la
fonction publique fédérale non seulement les services
publics fédéraux, mais aussi les entreprises publiques
autonomes telles que Bpost, Proximus…
Herwig Muyldermans, directeur général de Federgon,
parle d’une avancée historique : « De nombreux employeurs
du secteur public demandaient depuis très longtemps
déjà la possibilité de recourir au travail intérimaire,
car ils ont besoin, au même titre que toute autre organisation,
d’avoir un accès rapide et flexible au marché du travail.
Que le fédéral, après la Flandre, ouvre à son tour les
portes de ses services publics au travail intérimaire est
entièrement à mettre au crédit du cabinet de la Fonction
publique Vandeput/Loones, et cela ne peut que bénéficier
à la gestion des ressources humaines au sein de la fonction
publique fédérale. »
L’arrêté royal qui est paru au Moniteur belge précise dans
quels cas le travail intérimaire peut être utilisé et pour
quelle durée, et définit également les cadres de décision
à respecter.
Info :
federgon.be
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LE SUR-MESURE POUR NOS CLIENTS.
ENCORE UNE CHOSE QUE VOUS IGNORIEZ
PEUT-ÊTRE À NOTRE SUJET.
Il existe toutes sortes d’évènements. Exubérants ou intimes. Petits
ou grands. Avec ou sans restauration. Avec ou sans fi lm… Il est
donc parfaitement logique que nous proposions toujours une
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Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 7
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#BECImember : Notre nouveau membre Parkpnp propose une appli pour trouver
une place de stationnement ou en mettre une à disposition.
Voir parkpnp.com.
Le programme reStart de Beci continue en 2019, pour
accompagner les entrepreneurs en faillite et les aider à
rebondir. Retrouvez les témoignages des reStarters sur le
canal Beci de Youtube.
Beci et les autres organisations patronales, FEB,
UWE et Voka, ont lancé un appel commun en
faveur d’une vision interfédérale de la mobilité,
exigeant un accord de coopération performant
au service d’une vision commune.
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8 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
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Dans vos newsletters
de janvier
Dernière phase du « tax shift », droit des sociétés,
bail commercial de courte durée, aides bruxelloises
à l’expansion économique…
Notre newsletter a fait le point sur les principales
nouveautés de cette année 2019.
À lire sur
notre site web
Consultez les portraits et les communiqués
de nos membres sur www.beci.be/category/member-news.
Retrouvez ces articles sur www.beci.be
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 9
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Amélie Alleman lance son
entreprise à 27 ans, gagne
un award et vend sa boîte !
En 2009, Amélie Alleman crée Akros Solution,
une agence de recrutement, chasseur de têtes et consultance ICT.
La société cartonne, grandit et, en 2013,
Trends Tendances la couronne « Meilleure femme chef d’entreprise de Belgique ».
Récemment, elle vend sa boîte et se lance un nouveau défi !
Vous avez lancé votre propre entreprise à l’âge de
27 ans, les études n’étaient pas loin et vous étiez très
jeune. À quel moment avez-vous décidé de vous jeter
dans le bain ?
Avant de créer Akros, je travaillais dans une agence américaine
de consultance en informatique. J’ai beaucoup appris
et j’ai rapidement senti qu’il me manquait quelque
chose. Je voulais aller plus loin.
J’avais l’impression d’être
brimée, je désirais apporter plus de valeur ajoutée. La
seule façon de sortir de cette position, c’était de créer
mon propre job. Je me suis associée avec mon ancien
directeur et l’aventure Akros était lancée. Très vite, on a
grandi, on a eu l’opportunité de recruter une bonne quarantaine
de personnes et de créer une deuxième SPRL.
Chez Akros, vous pratiquiez notamment la chasse de
têtes en IT. On sait qu’aujourd’hui le secteur est en
pénurie, est-ce l’unique manière d’approcher ce type
de candidats ?
En effet, on s’inspire beaucoup des techniques anglo-saxonnes
de chasse de têtes. Si l’appellation fait parfois
peur, il s’agit simplement de trouver le candidat idéal
pour un poste, et ce, de manière très active. Concrètement
: on oublie la vieille technique qui consiste à mettre
une annonce et attendre d’être contacté. Depuis la crise,
le secteur est en pénurie et les profils convoités difficiles
à trouver. Ici, l’objectif est d’aller chercher les candidats à
la source en utilisant différentes techniques qui nous permettent
de trouver la bonne personne rapidement. Par
exemple, il peut s’agir de contacter les personnes avec
des messages très personnalisés sur les réseaux sociaux.
Votre boîte cartonne, si bien qu’en 2013 vous
remportez un prix. J’imagine que ce fut un moment
décisif dans votre carrière…
Ça m’a un permis de m’ouvrir au monde du networking
et de l’entrepreneuriat. Jusque-là, on travaillait énormément
enfermés dans notre bureau. Je ne connaissais pas
vraiment d’autres entrepreneurs, d’autres femmes qui
avaient elles aussi créé leurs boîtes. J’ai pris conscience
de l’importance du networking et ça, c’est quelque chose
que je pratique beaucoup aujourd’hui… ●
Elisa Brevet
Une rencontre à écouter en intégralité dans le
podcast Next Step :
https://www.beci.be/podcast.
Les podcasts à écouter…
The Tim Ferriss Show: auteur, investisseur
et entrepreneur célèbre, Tim Ferriss conduit
des interviews comme personne ! Dans son
Tim Ferriss Show, il reçoit des scientifiques,
des entrepreneurs et des chercheurs. Un
podcast vraiment inspirant !
Foundation : Kevin Rose (North
Technologies, Google Ventures, Digg) anime
un podcast où il analyse en détail les profils
d’entrepreneurs lors d’une conversation. Un
podcast instructif et des invités de haut vol
tels que Elon Musk ou Jamie Oliver.
Le café LiveMentor : l’école nouvelle
génération lance son podcast : des
conversations avec des entrepreneurs
passionnés qui sont au début de leur
succès. Une vision créative et inspirante de
l’entrepreneuriat.
10 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
D.R.
׉	 7cassandra://64TSYkNLX4T-b8ycdLKdP7uPNZ9z68bR4VuXcNkcy3w%` \Ip)t>A׉EEntreprise :
comment optimiser votre patrimoine ?
Qu’on soit un starter, un entrepreneur en phase de croissance ou bientôt prêt
à céder son entreprise, il est toujours possible d’optimiser son patrimoine et de
payer moins d’impôts. Pour vous y aider, pourquoi ne pas faire appel à un courtier
en solutions financières ? Les explications de Charles Walrant, Advisor Wealth
Management chez WilinkInsurance.
Un courtier en solutions financières, c’est quoi ? « C’est un
spécialiste qui conseille et accompagne ses clients sur le
plan financier », répond Charles Walrant. Et ce, où que vous
en soyez dans le développement de votre société. « Beaucoup
de jeunes entrepreneurs qui viennent nous consulter
sont établis en personne physique et se demandent si et
quand ils doivent passer en société. Lorsqu’ils se sont bien
développés, on les aide à optimiser leur situation fiscale.
Ensuite, quand les bénéfices deviennent plus importants,
nous étudions avec eux comment utiliser ces bénéfices.
Enfin, nous conseillons aussi les entrepreneurs sur tout
ce qui touche à la succession de façon à ce qu’ils puissent
transmettre leur patrimoine de la façon la plus intéressante
possible. »
Un courtier en solutions financières, pour quoi
faire ?
Faire appel aux services d’un courtier est-il vraiment utile
quand on a déjà un comptable, une banque et un avocat ?
Pour Charles Walrant, la réponse est clairement oui. « Les
chefs d’entreprise ont généralement le nez dans le guidon.
Ils n’ont pas le temps ni le recul nécessaires pour analyser
leur situation financière en profondeur. Ils prennent alors
le risque de passer à côté de belles opportunités ou de se
rendre compte a postériori qu’ils auraient pu payer moins
d’impôts depuis 10 ans. » Pour lui, l’une des grandes forces
des courtiers en solutions financières est d’être compétents
dans différentes matières. « Avec votre courtier, vous pouvez
parler de fiscalité, d’immobilier, de placements, d’assurances,
de rémunération, de succession… Plus besoin de
multiplier les interlocuteurs. » Et comme ce dernier a une
vue d’ensemble sur votre situation, il vous propose des solutions
cohérentes à long terme.
Un conseiller toujours à jour
Autre avantage : le courtier est toujours au courant des
dernières nouveautés. « Dans un domaine qui change
sans cesse, c’est important pour l’entrepreneur de pouvoir
confier la gestion de son patrimoine à une personne de
confiance qui se tient à jour et qui agira proactivement si
la législation change. ». En 2018, de nombreuses nouvelles
règles sont entrées en vigueur dont les entreprises doivent
tenir compte. Charles Walrant pense en particulier à la réforme
du droit de succession et à l’impôt sur les sociétés,
qui est passé de 33 ,99% à 20%.
Autre question essentielle pour les entreprises, comment
développer son patrimoine ? « Actuellement, le marché
boursier est très compliqué tandis que les taux d’intérêt
des prêts hypothécaires sont très bas. L’immobilier est
donc un très bon moyen d’obtenir une rente une fois le bien
totalement payé. Comment financer l’achat d’un bien immobilier
? À quels rendements peut-on s’attendre ? Dois-je
acheter en privé ou via ma société et avec quelles conséquences
? Voilà autant d’aspects que nous étudions avec le
client afin qu’il choisisse la meilleure voie possible. »
Info :
www.wilink.be ; charles.walrant@wilink.be
Payer moins d’impôts, c’est possible !
Le 26/2, chez Beci, Charles Walrant vous présente
4 opportunités concrètes reprenant les dernières réformes
fiscales de 2018.
➜ Le passage en société est-il encore intéressant (et à
partir de quel montant) ?
➜ Quels sont les leviers financiers les plus performants
pour augmenter mon patrimoine en fin d’activité
professionnelle ?
➜ Investissement immobilier, une pension complémentaire
?
➜ Nouvelles réformes du droit successoral : quels impacts
pour moi et mes héritiers ?
Infos et inscriptions sur www.beci.be
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ט  ́u׉׉	 7cassandra://Kx40QR7FscEOCxuWN9bNAFZs2aB3MCO0B-2zSAJk2OI 4`׉	 7cassandra://RcbLvKN97h29PvEzjUx0yNbOjbEm6-RJDlOdl-mpsQYu!`z׉	 7cassandra://2oYv1i5JC4llKLjOFlNc7PMRnB5hW7NOpJEvzMt6O1Y"` ׉	 7cassandra://LKA2rXatvARhUg0F1x_pufMaos8_OMjApVxtm_ky__A͠y\Ip)t>B׉EIdées
Pour ou contre
le métro sud ?
La ligne de métro Albert-Bordet, reliant le sud au nord
de Bruxelles, devrait voir le jour d’ici 2030. Une suite est
déjà à l’étude, avec la possibilité de prolonger le métro de
plusieurs stations vers le sud, à Uccle.
Laurent Schiltz,
Secrétaire Général de la
Confédération Construction
Bruxelles-Capitale
La mise en place d’un métro au sud de Bruxelles représente
un vrai plan de développement pour le futur. Nous comprenons
que certains l’estiment inutile aujourd’hui, mais il
faut voir plus loin. Le taux de fréquentation du potentiel
métro d’Uccle est calculé en fonction de la population locale
actuelle et des transports en commun existant en surface.
Or, l’arrivée de stations de métro devrait entraîner l’implantation
d’entreprises et des pôles commerciaux.
On néglige aussi l’impact psychologique du métro, bien plus
important que celui d’un bus ou d’un tram. La combinaison
du trajet train-métro est souvient mieux considérée par les
navetteurs que la combinaison train-bus-tram. Certains
oublient aussi le facteur prospérité. Prenons l’exemple du
« Grand Paris ». Le plan est d’abord de construire des stations
de métro pour ensuite attirer des nœuds économiques
et des logements. Bruxelles est depuis de très nombreuses
années dans un sous-investissement chronique en matière
de transports en commun. C’est l’une des raisons qui ont
entraîné la congestion de Bruxelles. Il était temps que le
pouvoir politique envisage l’extension du métro vers Uccle.
Certains disent que c’est plus coûteux. C’est en effet plus
coûteux à la construction mais beaucoup moins coûteux
à l’exploitation que plusieurs lignes de trams et de bus.
Sur la durée de vie du transport en commun, le métro est
plus intéressant. Si on veut offrir un vrai développement
économique à Bruxelles, nous devons envisager une ligne
de métro au sud pour faciliter le transport.
Jean-Michel Bleus,
chargé de mission à l’Arau
(Atelier de Recherche et
d’Action Urbaines)
L’éventuelle extension du métro vers le sud représente un
certain coût. Le projet de la ligne de métro reliant Albert
à Bordet est estimé à près de 2 milliards d’euros, c’est du
jamais vu à Bruxelles. La construction de stations à Uccle
demanderait également énormément de temps. D’autre
part, le prolongement du métro à Uccle ne se justifie pas
car la population n’est pas aussi dense qu’au centre-ville
et il n’y a pas de véritable pôle d’activité ou noyau commercial
assez important. Avec l’arrivée de la nouvelle
ligne de métro reliant Bordet à Albert, cette dernière station
deviendrait le terminus. Cela signifie que ceux qui
empruntent le tram 4 ou 51 d’Uccle pour aller au centreville
devront prendre une correspondance ; cela ne facilite
pas les choses.
Cette éventuelle extension du métro sud signifierait la
suppression d’autres lignes. Pour alimenter la fréquentation
du métro, il faudrait condenser le trafic et donc enlever
des lignes en surface. Cela engendrera des ruptures
de charge et des correspondances. L’intérêt du métro est
évidemment la rapidité pour les longs trajets et l’évacuation
de transports en commun en surface pour laisser
plus de place pour l’automobile.
Chez Arau, nous prônons plutôt un réseau maillé avec le
moins de correspondances possibles. Nous ne sommes
donc pas contre le développement des transports en
commun. Nous voulons des solutions plus rapides à
mettre en œuvre et moins coûteuses. Nous optons donc
plutôt pour la rénovation des lignes de bus et trams déjà
existantes. Ce projet de métro vers Uccle est toutefois à
l’étude mais il n’est pas sûr qu’il soit réalisé. ●
Géry Brusselmans
12 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
© Belga
׉	 7cassandra://D-ukMQv45hYCA8TmwuYOPi5CDI06GO9V3KgHSnxaSI8'i` \Ip)t>A׉EÉlections 2019
Vers un meilleur contrôle
des finances publiques
Pourquoi, à Bruxelles, un ministre peut-il décider
unilatéralement de prélever des montants consacrés
à la mobilité pour les affecter à l’acquisition
d’un bâtiment pour le Samusocial ?
Un budget a été voté, mais son utilisation semble
relever du pouvoir discrétionnaire d’un ministre,
hors du cadre fixé par le Parlement.
Comment éviter de tels abus ?
L
es règles existent pourtant ! En matière de contrôle
des comptes, notamment. Ainsi, à Bruxelles, les organismes
publics que l’on appelle des organismes
administratifs autonomes (OAA) doivent présenter leurs
comptes au Parlement et font l’objet d’un projet d’ordonnance
qui doit être voté par ce même Parlement, conformément
à la législation1
.
Or, voilà dix ans que le Parlement bruxellois est de facto exclu
de ce contrôle, comme le constate la Cour des Comptes,
chargée de certifier la régularité, la sincérité et la fidélité du
compte général de l’entité régionale et des comptes généraux
des OAA. En effet, dans son dernier rapport2
, la
Cour des Comptes constate : « Au 30 septembre 2018,
le Parlement n’a encore voté, ni donc approuvé, aucun
compte d’organisme administratif autonome depuis l’exercice
2008 » ; avant de poursuivre : « Il n’a pas non plus voté
les comptes 2014 à 2016 des services du gouvernement,
les comptes consolidés 2014 à 2016 de l’entité régionale
ni les comptes 2008 à 2016 de la Commission communautaire
commune. »
Bref, comme Beci le rappelle dans son Mémorandum « Financer
ses ambitions », mesure 24, voilà près de dix ans
que le Parlement n’a plus la possibilité d’exercer le contrôle
de ces comptes. Pour Beci, le prochain gouvernement, et
avec lui, chacun des ministres et des secrétaires d’État qui
le composeront, doivent s’engager à respecter cette obligation
: soumettre les comptes des OAA au Parlement.
Comme le rappelle la Cour des Comptes, « le vote des
comptes par l’autorité budgétaire (le Parlement) est nécessaire
pour mettre un terme au cycle budgétaire et
comptable ainsi que pour régulariser les éventuels dépassements
des crédits de dépenses des budgets. En outre, la
publication de ces ordonnances permet d’assurer la publicité
des comptes. »
Pour rappel, et sans rentrer dans le détail, sur 21 comptes
(2017) d’organismes bruxellois, seuls 6 ont été approuvés
sans réserve ; ceux d’Actiris, du Fonds bruxellois de
garantie, du Conseil économique et social de la Région
de Bruxelles-Capitale, du Fonds régional bruxellois de
refinancement des trésoreries communales, de Bruxelles
Environnement et du Fonds pour le financement de la
politique de l’eau. Pour l’avenir, les finances publiques
bruxelloises méritent davantage d’ambition : 21 comptes
approuvés sans réserve et présentés, dans les temps, au
parlement. ●
Vincent Delannoy
1 Loi du 16 mai 2003 fixant les dispositions générales applicables au budget, au
contrôle des subventions et à la comptabilité des communautés et des régions ainsi
qu’à l’organisation du contrôle de la Cour des comptes ; Ordonnance organique du
23 février 2006 portant les dispositions applicables au budget, à la comptabilité et
au contrôle (OOBCC)
2 23e cahier de la Cour des Comptes adressé au Parlement de la Région de
Bruxelles‐Capitale et à l’Assemblée réunie de la Commission communautaire
commune.
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 13
© Belga
׉	 7cassandra://2oYv1i5JC4llKLjOFlNc7PMRnB5hW7NOpJEvzMt6O1Y"` \Ip)t>A\Ip)t>AבCט   ́u׉׉	 7cassandra://MCeQB67-CTXIAJ7YFA0IwRz03xGiSGThH8laFWh1r88 a}`׉	 7cassandra://E-SCIRi3par3PPRqnF11-s_Vzn2lVRDfzl7Yml9p1Cs͒`z׉	 7cassandra://xCN-VFa5iTXL9fCVMmCo8aNe2Ffy-HP56HvTj1JxgTU/` ׉	 7cassandra://FlQlzUA_dqrOlEofJIorRmUB69K6T739hdWuGC6364Q Qy͠y\Ip)t>Bט  ́u׉׉	 7cassandra://G5w81LMRupkYLW0O25f9XhlyxsKydYIdPVVdTUS-NcA `׉	 7cassandra://Jenru_4gaNM-b37IMmOn2l4sIzgUfUzsaVLU_1YHycc̓`z׉	 7cassandra://E3TeEPIlIg5LmeHrEGkdS8FwxqP-aqToSgY52ByB1dY&` ׉	 7cassandra://iS7-6ANzdtRe3zn0oV6XVQQ9-gTk6lMZYswli5o9Sd4͠y\Ip)t>Bנ\Ip)t>B I.̋9ׁHhttp://select.actiris.brׁׁЈ׉EPUBLIREPORTAGE
OÙ TROUVER
DES COLLABORATEURS MULTILINGUES
QUI ONT DE L’EXPÉRIENCE ?
NULLE PART, VOUS LES FORMEZ
VOUS-MÊME
Tom Rommens est responsable du recrutement chez Securitas.
Chaque année, il cherche environ 1300 agents de
gardiennage. La liste des conditions auxquelles les candidats
doivent répondre n’est pas à sous-estimer : ils doivent être
motivés, avoir de l’expérience et aussi être multilingues.
Au lieu d’attendre la bonne personne, Tom a commencé
à travailler avec Select Actiris pour former lui-même le
candidat idéal.
Une r
« Grâce à Actiris, j’ai suivi une FPI en entreprise, ou formation
Tom Rommens, responsable du recrutement chez Securitas, est toujours
à la recherche de nouveaux collaborateurs. « Nous sommes une grande
entreprise et nous employons beaucoup d’agents de gardiennage. Nos
agents sont vraiment partout : ils gardent des bases militaires, des aéroports,
ils sont dans les supermarchés ou dans les centres commerciaux, nous
travaillons pour des entreprises et des particuliers, tant en journée que
pendant la nuit. C’est pourquoi, nous cherchons chaque année environ 1300
personnes, dont la plupart sont des agents de gardiennage. La recherche de
l’agent de gardiennage idéal n’est pas si évidente, raconte Tom : « Nous
nous trouvons à Bruxelles où il y a beaucoup de chercheurs d’emploi, mais
pourtant nous n’avons pas l’embarras du choix au niveau des candidats. »
Le candidat idéal
« Un agent de gardiennage doit notamment avoir reçu une formation
approfondie pour pouvoir débuter en étant bien préparé. En plus, il doit
être multilingue, surtout à Bruxelles. Les agents sont souvent la première
personne à qui l’on s’adresse. Il est donc important qu’ils puissent s’exprimer
en plusieurs langues. »
Les profils que Tom recherche ne se trouvent pas facilement sur le marché du
travail. « C’est pourquoi nous avons élaboré une collaboration avec Select
Actiris. Ils ont sélectionné 150 chercheurs d’emploi motivés que nous avons
ensuite formés au gardiennage. En plus de cela, le VDAB a organisé les cours
de néerlandais. »
Former avantageusement
Soufiane Ouzza a été formé de cette manière afin dedevenir un agent
parfait. « Cet emploi m’intéressait beaucoup mais je n’avais pas la bonne
formation », raconte Soufiane.
professionnelle individuelle en entreprise, de quatre mois chez Securitas. »
Pendant la formation, Soufiane a suivi un agent de gardiennage expérimenté.
« Ainsi, j’ai pu acquérir beaucoup d’expérience avant d’être recruté de façon
permanente. »
Tom approuve. « Cette FPI en entreprise est en fait la mesure idéale
pour nous pour former nos collaborateurs en collaboration avec
Select Actiris. Nous pouvons leur proposer de l’expérience sur le terrain à des
conditions avantageuses et après ils peuvent tout de suite commencer leur
carrière chez nous. Le candidat idéal existe donc bel et bien : nous le formons
tout simplement avec Select Actiris. »
FAITES CONFIANCE
À L’EXPERTISE DE SELECT ACTIRIS
POUR VOS RECRUTEMENTS
Comme Tom, vous souhaitez recruter le profil idéal
à Bruxelles ? Avec Select Actiris, c’est possible.
Select Actiris combine une sélection approfondie à des
primes et formations pour vous proposer le candidat qui
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Un train S tous les quarts d’heure
Après des années de palabres
financiers, le gouvernement fédéral
et les Régions se sont finalement
entendus sur les investissements
qui restent à consentir pour
développer le Réseau Express
Régional (ou réseau S).
« Ce réseau est essentiel : la grande
majorité des navetteurs vivent dans
une zone de 25 kilomètres autour
de Bruxelles. »
La station Germoir, à Ixelles :
l’une des nouvelles gares de Bruxelles.
L
e dossier du RER ou réseau S –
un réseau de banlieue qui couvre
Bruxelles et les environs – traîne
en longueur depuis de nombreuses
années. La mauvaise gestion a entraîné
des retards et des coûts disproportionnés
(déjà le double de ceux initialement
prévus au budget). Les autorités
compétentes ont pinaillé à l'infini sur
la répartition des budgets. Le Brabant
wallon a rencontré des problèmes de
permis et d'aménagement du territoire....
En
janvier 2017, la Cour des Comptes
sonnait l'alarme dans un rapport demandé
par la Chambre. Le contenu
dévastateur incriminait une mauvaise
approche des travaux et un suivi insuffisant
aux niveaux politique et administratif.
Le rapport pointait l’insuffisance
de fonds pour terminer les travaux
comme prévu. « J'ai immédiatement
proposé l’emprunt d’un milliard d'euros
supplémentaires – le milliard dit ‘vertueux’
– pour terminer le RER », déclare
François Bellot, ministre fédéral de la
Mobilité. « La clé de répartition financière
permet de faire d'une pierre deux
coups : nous dégageons un budget
suffisant pour achever le RER et les Régions
peuvent réaliser une bonne part
de leurs investissements ferroviaires. »
Pas sans engagement
Fin 2018, on a appris que le gouvernement
fédéral avait signé avec les Régions
un accord de coopération sur le
RER. « J'ai délibérément choisi l'accord
de coopération parce qu'il garantit la
durabilité de l'enveloppe », explique le
ministre Bellot. « L'accord doit recevoir
l’approbation des quatre parlements. Il
ne s'agit donc pas d'un accord politique
non contraignant qu'un futur gouvernement
fédéral pourrait se permettre
d’ignorer. »
Pascal Smet, ministre bruxellois de
la Mobilité, explique qu'il a signé trois
paquets d'accords de coopération. « Il
y a eu l'accord entre le gouvernement
fédéral et les régions sur le financement
d'une infrastructure ferroviaire
stratégique, qui doit encore recevoir
l’aval des parlements. Ensuite, un accord
de coopération exécutive entre les
quatre autorités pour l'achèvement des
travaux du RER. Il ne nécessite pas
l'approbation du Parlement. Cela vaut
aussi pour le troisième paquet, un accord
bilatéral de coopération exécutive
entre le gouvernement fédéral et
chaque Région individuellement. Dans
le cas de la Région bruxelloise, il s'agit
d'identifier et de financer divers projets
ferroviaires à Bruxelles. »
La part de Beliris
Voilà l'obstacle le plus difficile pour
Bruxelles. Pascal Smet : « Nous avons
trouvé problématique que le gouvernement
fédéral n'apporte que 19 millions
d'euros. De ceux-ci, 6 étaient déjà utilisés
pour les quais de Bruxelles-Midi, en
fait une gare nationale et internationale.
Il ne restait plus que 13 millions d'euros
pour le RER ou réseau S, comme nous
l'appelons maintenant. »
En outre, 10 millions d'euros du budget
de mobilité de Beliris, le maître d’ouvrage
fédéral pour Bruxelles, sont affectés
à l'équipement des gares S. « Au
total, nous disposons donc de 23 millions
d'euros », calcule le ministre Smet.
« Cela reste insuffisant pour assurer le
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 15
© Belga
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Des ressources supplémentaires sont
nécessaires pour assurer un accueil de
qualité aux voyageurs et rentabiliser
les grands investissements dans l'infrastructure
ferroviaire. Il importe toutefois
que nous collaborions pour déterminer
où vont les investissements.
Pour nous, c'est clair : ils doivent être
utiles au voyageur. »
Guère d’enthousiasme
Le RER combine tous les modes de
transport : train, métro, tram et bus.
Pour convaincre les usagers, il faut une
intégration tarifaire : un tarif unique
pour tous les transports en commun
dans et autour de la Région de
Bruxelles-Capitale. Dans une première
phase, la formule s'appliquera aux tarifs
traditionnels, suivis des tarifs scolaires
et sociaux. Les divers pouvoirs publics
sont d'accord sur le principe. « À ce
stade, la dynamique vient principalement
de Bruxelles et de la Flandre »,
observe Pascal Smet. « Le gouvernement
fédéral a beaucoup tardé à agir
dans ce domaine, mais heureusement,
le ministre Bellot adopte une attitude
constructive. Même si nous estimons
que nous recevons trop peu de moyens
des transports publics en seraient les
premières victimes. »
Le ministre bruxellois déplore le peu
d'enthousiasme pour le RER au sein
du Parlement fédéral. « Cela vaut pour
tous les partis au cours des 30 dernières
années, même Ecolo/Groen. Le
réseau S n'a jamais fait figure de priorité.
C'est pourquoi je me réjouis que le
ministre Bellot ait réussi à économiser
un milliard d’euros de moins en 2016,
en faveur du réseau, malgré les importantes
économies réalisées précédemment.
»
Pistes cyclables et chemins de
promenade
80 % du réseau S a déjà été réalisé. À
quels travaux d’infrastructure Bruxelles
doit-elle encore s’attendre ? Pascal
Smet : « Ce seront surtout les gares.
Il y a quelques mois, nous avons en
outre conclu un accord avec Infrabel
pour l’aménagement de voies cyclables
et piétonnes sur les talus des voies
ferrées. Cela permettra de traverser
Bruxelles très rapidement à vélo. Nous
avons déjà entamé le développement
de ce système. Nous venons d’ouvrir
un premier tronçon, au départ d'Asse.
Nous continuerons systématiquement.
Nous préparons les dossiers, avec tous
les permis de construire nécessaires. »
Pascal Smet
pour le RER et que le gouvernement fédéral
a globalement trop économisé sur
les chemins de fer – ce qui nuit à la mobilité
et à la qualité de l'air – il n’y jamais
eu de petits jeux politiciens au sein du
gouvernement bruxellois. Les usagers
16 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
Le ministre bruxellois sait aussi que les
lignes S nécessitent davantage de marketing.
« Beaucoup de gens ignorent
encore qu'ils peuvent voyager de Jette
à Bruxelles-Nord en dix minutes. Nous
avons déjà élaboré des initiatives avec
la SNCB, qui doivent maintenant être
mises en œuvre au plus vite. »
Besoin de plus de trains
À quel point la chute du gouvernement
freine-t-elle ce dossier ? « Je suis
optimiste », déclare François Bellot.
« Aucun parti ne voudra assumer la
responsabilité d'arrêter les investissements
essentiels et qui bénéficient d'un
François Bellot
soutien généralisé dans les Régions. »
Son collègue bruxellois pense également
que cela n'aura aucun impact,
puisque tout a été signé. « Ce sont des
affaires courantes », estime-t-il. « Le
prochain gouvernement fédéral devra
pourtant prendre ses responsabilités
et veiller à davantage de trains. La fréquence
des trains S doit être portée à
au moins un train toutes les 15 minutes
aux heures de pointe. J'espère que le
RER pourra enfin accélérer et que chacun
aura le courage de délivrer les permis
de bâtir nécessaires. Ce réseau est
essentiel quand on sait que la grande
majorité des navetteurs vivent dans un
rayon de 25 km autour de Bruxelles. »
Le réseau S devrait être complètement
achevé d'ici 2031. Ce que confirme
François Bellot : « Les derniers travaux
du RER sur la ligne Waterloo-Bruxelles
doivent être achevés en 2031. Mais
c’est là l’extrême limite. De grandes
portions du RER sont déjà en service.
Ces dernières années, trois nouvelles
gares ont été ouvertes à Bruxelles : Tour
& Taxis, Germoir et Arcades. Depuis la
mise en œuvre du plan de transport en
décembre 2017, 72 trains de banlieue
supplémentaires ont été mis en service
à Bruxelles et dans ses environs. Il y a
quelques semaines, nous avons inauguré
les 3e
et 4e
Bruxelles sur la ligne Gand-Bruxelles.
Et sur la ligne Ottignies-Bruxelles, nous
prévoyons un train toutes les 15 minutes
à partir de 2023. Nous n'attendons
pas 2031 pour améliorer le service.
» ●
Peter Van Dyck
voies entre Ternat et
© Belga
© Belga
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« Divorcez vite ! »
A l’occasion de la Saint-Valentin, je ne résiste pas à la
tentation de vous parler de… divorce ! Professionnel,
bien sûr. Quoique.
Comme les mariages, plus de 50% des engagements
professionnels se soldent par une séparation. Le contrat
de mariage et le contrat de travail ont ceci en commun
qu’ils nécessitent un consentement mutuel, mais sont généralement
rompus de manière unilatérale.
Un travailleur commence un nouveau job. Dans la majorité
des cas, quelques semaines plus tard, il sait pertinemment
si ça va fonctionner ou pas. Son chef aussi. Une
entreprise ou un département, c’est une tribu, et en tant
qu’être humain intuitif, on « sent » rapidement si on est
chez soi ou pas. Il est évident que toutes les entreprises
ne conviennent pas à tout type de travailleur, et inversement.
Pourtant,
la plupart du temps, même si le travailleur
ou le chef sont persuadés que ça ne marchera pas, ils
s’accrochent. Cédant à la doctrine populaire, ils « font un
effort », « donnent une deuxième chance », « laissent le
temps au temps ». Parfois, ça dure des mois voire des années
avant de se résoudre, de guerre lasse, à l’inévitable
rupture que tout le monde attendait depuis longtemps.
Mon expérience professionnelle me pousse à croire qu’ils
commettent là une erreur.
Car comme pour tout mariage mal calibré qui dure trop
longtemps, une collaboration bancale qui s’éternise
fait du tort autour d’elle. Les collègues en souffrent, de
même que l’ambiance de travail dans l’équipe, pourtant
cruciale. La productivité baisse, non seulement pour le
travailleur mais souvent aussi pour ses collègues et son
chef. Les relations se dégradent. Quand la rupture finit
par arriver, elle fait encore plus mal. La durée du préavis
s’est entretemps considérablement allongée, les retards
dans le département doivent être compensés par les
autres collègues, les dommages collatéraux sont nombreux.
Un peu comme dans le cas du vrai divorce, où ce
sont les enfants qui trinquent le plus.
On reproche parfois aux
gens de la Génération
Y leur côté « job hopper
», avec leurs CV aux
12 références pour un
travailleur de moins de
30 ans. En fait, ils ont
parfaitement
raison.
Comment savoir si j’ai
fait le bon choix avant
d’avoir essayé ? En trois interviews
d’embauche (au
mieux), comment je sais
si j’ai choisi le bon job ou
le bon collaborateur ? Illusoire
!
Giles Daoust, CEO de Daoust
et Title Media
Alors, mieux vaut ne pas trop traîner quand on sent que
ça ne va pas aller. Mettre fin au plus vite à une collaboration
bancale, c’est finalement pour le mieux de tous. Des
entreprises, des jobs, des travailleurs, il y en a plein. Ce
qui importe c’est de trouver chaussure à son pied, pas de
passer 7h36 par jour le cul entre deux chaises.
Évidemment, au travail comme en amour, il y a un temps
pour butiner, et un temps pour se poser : si vous passez
votre vie à changer de job tous les trois mois dans une
quête de l’idéal absolu, aucune entreprise ne misera sur
vous. Idem dans l’autre sens, si un manager remplace ses
collaborateurs tous les trois mois, aucun travailleur compétent
ne lui fera confiance.
En amour comme au travail, il est question de faire les
bons choix, et une fois qu’on est suffisamment sûr de
son choix, de s’engager corps et âme, sur le long terme,
dans une relation épanouie.
Bonne Saint-Valentin, les amoureux ! ●
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 17
D.R.
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` ׉	 7cassandra://aioJcPQed3h4651UVphca3ucVzak5XjXTIXg3uJiqiQ́`z׉	 7cassandra://68-70vHwXaw54p4A4x7PGPsF9t-9NBp1aqxpjwlr8RE#` ׉	 7cassandra://kzoWqKCOLZMRg5JzxilF2t9_II9EwkRLUDk_G3iIN9Ub͠y\Ip)t>Bט  ́u׉׉	 7cassandra://Dq1m-0M5k7cV4W6hp85Wal6E3-BZDMn_6xKOTBMsdWU #0`׉	 7cassandra://2rWGzsz-BGep_vpYJoCDB0GI6LaJtyBZPzDPKUirbDQ~`z׉	 7cassandra://3mOTQ23Bdy9b2fZA-YCZrLBq0Xtv8PVPLEPmwUgCjII'J` ׉	 7cassandra://dKYm2UVxKChmsWtMAd3bZ8666kFhhSc2TzpZtfMkLF8 ͠y\Ip)t>Bנ\Ip)t>B d9ׁH %mailto:chantal.olivier@omniatravel.beׁׁЈ׉EInternational
7 conseils pour bénéficier
d’un financement européen
Vous souhaitez développer un projet d’innovation,
d’internationalisation de vos produits ou services, mais
vous n’en avez pas les ressources financières ? Barbara
Andreani, coordinatrice EEN Brussels, Manoëlle Joos et
Dimitris Kokkalis, experts en financements européens
au sein de Troosan, vous livrent quelques conseils pour
maximiser vos chances d’obtenir un subside européen.
tion du fonds européen
adapté à votre projet,
vous informer sur
les critères d’éligibilité,
et effectuer une
relecture de votre proje
vous accompagner dans
le montage et l’introduc
sier, il est conseillé de fair
consultant spécialisé.
4. Faites briller vos atouts
L
e 14 décembre dernier a eu lieu chez Beci une formation
pour les PME souhaitant financer leur projet. Pour certains,
obtenir un financement auprès de la Commission
européenne, c’est comme chasser la licorne, c’est tout bonnement
impossible. Il y a des avantages : financier, réseau,
label européen… mais aussi des contraintes, notamment les
ressources humaines pour monter le dossier et le mettre en
œuvre, le principe de co-financement, le timing à moyen
terme… Pourtant, ce ne pas aussi difficile qu’on le croit.
1. Identifiez et analysez votre marché : Dans un premier
temps, il est important d’identifier le financement et l’appel
à propositions qui correspond le mieux à votre projet. Les
financements, programmes et règles peuvent varier selon
l’ampleur du projet (local, sectoriel, hors UE etc.). Une analyse
du marché vous aidera ensuite à connaître vos possibles
concurrents ; cela vous permettra de mettre le doigt sur vos
forces et vos faiblesses.
2. Partenaire ? Cette première étape vous aidera à mieux
discerner si vous pouvez atteindre vos objectifs seul ou avec
un partenaire. Former un consortium est assez commun dans
ce type de démarche. Trouver un partenaire complémentaire
renforcera votre projet et augmentera votre chance d’obtenir
un financement. Utilisez les outils EEN : la plateforme de mise
en relation, mais aussi les événements de matchmaking pour
trouver votre alter ego.
3. Laissez-vous coacher : Obtenir un financement n’est
jamais facile. Ne vous lancez pas dans les démarches sans
quelqu’un pour vous guider. Les experts EEN, au sein de
Hub.brussels pour les projets d’innovation et de Beci pour les
autres financements, pourront vous guider dans l’identificaté
du projet par rapport
finies dans l’appel à pr
examinée et cotée par les évaluateurs
de la Commission européenne. Vous devez démontrer que
votre projet est innovant et apporte une réelle valeur ajoutée.
5. Pas de « Copy Paste » : Si votre projet n’a pas été sélectionné,
mais que vous souhaitez retenter votre chance
lors d’un nouvel appel à projet, dans le même programme
de financement, mieux vaut renforcer la qualité du dossier.
Le panel d’évaluateurs change : ce qui a pu marcher une première
fois ne fonctionnera pas forcément la deuxième fois.
De plus, revenir avec le même projet peut être perçu comme
un manque de créativité.
6. Les qualités du candidat idéal : Outre l’ambition de dépasser
les frontières, l’entreprise qui a une dimension innovante
forte et une bonne connaissance de son marché devra
avoir une vision de développement à moyen terme et les
ressources humaines requises pour maximiser ses chances
d’obtenir un financement.
7. Last but not least : donnez-vous le temps, mais agissez
à temps ! Oui, vous avez besoin de temps pour identifier et
analyser votre marché, votre concurrence, votre futur partenaire…
Mais si vous faites appel à un expert, ne le contactez
pas trois semaines avant la remise du dossier. Pour construire
votre projet, il vous faut du temps. Aucun expert ne vous répondra
en dernière minute…. ●
Rachely Burgos Marin
Info :
www.brusselsnetwork.be
18 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
© Getty
׉	 7cassandra://68-70vHwXaw54p4A4x7PGPsF9t-9NBp1aqxpjwlr8RE#` \Ip)t>A׉ERInternational
5 erreurs qui peuvent
vous gâcher le voyage
Que ce soit en business trip ou
dans le cadre de vos loisirs,
vous préférez sans doute
éviter le stress et les mauvaises
surprises en voyage ?
1. Ne prenez pas de libertés avec
votre billet d’avion ! Décider de ne pas
utiliser une partie du billet réservé à
votre nom engendre en effet l’annulation
automatique de tous les autres
vols de votre itinéraire.
Un exemple ? Pour rentrer de Québec
à Bruxelles, avec correspondance à
Montréal, un voyageur décide de zapper
le premier avion et de faire Québec-Montréal
par la route, sans prévenir
qui que ce soit. Mauvaise idée : à
l’aéroport de Montréal, il apprend que
son billet pour Bruxelles a été annulé,
puisqu’il a « raté » son premier vol !
2. Toujours bien communiquer vos
nom et prénom exacts, c’est-à-dire
ceux qui figurent sur les documents officiels
d’identité que vous emporterez
en voyage (carte d’identité ou passeport).
Pas de diminutif, ni de surnom !
Un exemple ? Oui, c’est chouette de
faire un booking sous le nom de « Stromae
», mais si c’est « Paul Van Haver »
qui se présente à l’embarquement, il
ne pourra pas monter dans l’avion.
Et si vous vous appelez « Elisabeth »,
n’indiquez pas « Elisa » ou « Beth », ça
ne passe pas non plus !
3. Toujours vérifier les dates de
voyage et la destination du billet émis
à votre nom. Ça semble évident, et
pourtant…
Un exemple ? Aux États-Unis, beaucoup
de villes situées dans des États
différents portent des noms identiques.
Par exemple, il existe pas moins
de 26 « Springfield », dont la capitale
de l’Illinois. Pire encore : au Canada,
quelques voyageurs croyant partir à
St. John’s (Terre-Neuve) ont déjà atterri
à Saint John (Nouveau Brunswick),
à 1700 km de là…
4. Toujours vérifier la localisation
exacte de votre hôtel, car il se peut
que plusieurs hôtels portent le même
nom dans une même ville.
Un exemple ? Pourrez-vous différencier
le Faro Boutique Hotel et l’Hotel
Faro & Beach Club, tous deux situés
dans le centre de Faro, au Portugal ?
Il est déjà arrivé que des clients réservent
l’un pour l’autre… et se présentent
à la mauvaise réception !
5. Toujours vérifier la validité de
votre passeport ou carte d’identité
avant le départ. Sans oublier que,
ALL WAYS ABOUT YOU
même si votre passeport est encore
valable à la date de votre départ, cela
ne suffit pas forcément selon les pays.
Un exemple ? Certains pays exigent
un passeport valable au moins
3 mois, voire 6 mois après votre date
de retour. C’est le cas par exemple
des Émirats Arabes Unis. Autant le
savoir : vous risqueriez d’être refoulé
à l’embarquement.
Ne croyez pas que cela n’arrive qu’aux
autres : ces cinq erreurs ont déjà été
commises par des voyageurs peu
avertis. En tant que professionnels du
voyage, nous sommes persuadés que
ces quelques conseils vous éviteront
de très désagréables surprises. ●
Chantal Olivier
Branch Manager Omnia Travel
Prendre contact avec l’auteur :
chantal.olivier@omniatravel.be
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 19
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20
Bruxelles Métropole - février 2019
׉	 7cassandra://Q_6EeNjlgUC1y-0KTgccsScOzZBW63uCkjaVYWITADo&h` \Ip)t>A׉E
Les temps changent perpétuellement. Petit
à petit un autre monde se met en place
et s’apprête à remplacer l’ancien. Même
si ces changements nous paraissent aujourd’hui
encore trop ténus par rapport aux
urgences
climatiques et environnementales,
il reste encourageant de porter son
regard sur l’avant-garde des précurseurs qui
s’attèlent à mettre en place de nouveaux
paradigmes, soutenables pour la planète et
neutres en carbone, utilisant au maximum
les matériaux biosourcés et les énergies
renouvelables. Riches d’une sensibilité à
l’impact de leurs actions sur la planète, ces
pionniers ont commencé par s’attaquer à
un domaine particulier d’un mode de production,
de consommation, de service ou
d’art, lié à leurs secteurs d’activités, pour ensuite
être logiquement amenés à considérer
les conséquences sur l’ensemble du réseau
auquel ils appartiennent. Ainsi, il leur est très
vite apparu que le modèle de la course
effrénée à l’enrichissement personnel, cher
au capitalisme, ne pouvait plus trouver une
place cohérente dans un modèle basé
sur la qualité de la vie, la bienveillance et
l’empathie envers l’humain et l’ensemble
du vivant. L’économie sociale et solidaire
s’est donc très vite imposée comme une
des composantes indissociables du changement
de paradigme.
À travers ce numéro de Bruxelles Métropole
un peu particulier, car la direction m’a laissé
carte blanche pour y exprimer les nouvelles
orientations d’un monde en devenir, j’ai
choisi de mettre en évidence quelques personnes
porteuses de projets innovants à l’impact
positif sur l’environnement urbain de
Bruxelles, à valeur d’exemples pour ceux qui
on gardé espoir et foi dans l’avenir de la ville.
La revue m’a aussi proposé de joindre à la
présentation de mes invités quelques-uns de
mes projets bien concrets. Ce changement
de rédacteur en chef m’a amené à envisager
d’emblée d’adapter la mise en page et
la présentation à la particularité des propos,
car je considère que le fond et la forme sont
indissociables et doivent se renforcer mutuellement.
Dans un souci de rendre cette
communication d’un abord plus attractif
et de faciliter la compréhension, j’ai opté,
dans la mesure du possible, pour des croquis
en remplacement de textes d’explication.
Un petit dessin parle instantanément toutes
les langues du monde, alors ce serait bête
de s’en priver (pardon à ma grande famille
des bêtes pour l’utilisation péjorative de
notre nom générique).
21
׉	 7cassandra://7sByhVg-zpBXcAeZPPZS0UF6-xt43qfonZ2CFOd4b3Q` \Ip)t>A\Ip)t>AבCט   ́u׉׉	 7cassandra://ouVXRGLCb1nAeTa1vPc34Rc5wlCKvFoVc5Glrbebfrk `׉	 7cassandra://KXmSonhVjD9rTW6onOJRzHTL-RQw2qpBXQXa99bpCEMv`z׉	 7cassandra://NrrjjilbaZbdv2As4vV4UWRL3HHYV1sJbnhbytzNDiI#}` ׉	 7cassandra://F8evzaYNsQOwBMGSRRtX8sV5WyBAA5Z0kXnOLPJ6DD0 6T͠y\Ip)t>Bט  ́u׉׉	 7cassandra://1Xz-PkOu9F_RxgYJCvwRBJhCPu78wfv7hSYhaVOpSIc :`׉	 7cassandra://vSCfGfDATgUvsD1vIqYSAmTATuEPD6Zfc-cQD8JV3Ng~`z׉	 7cassandra://yfnaore94ejV0WE4a5CuG_BQADkt722aIHiHf3FzGD0!` ׉	 7cassandra://KRTPsYcq4h-PrXW2D43OWYo0bilf4irq5m_Mc-Td8qs L͠y\Ip)t>B׉E6La place de la Bourse
Dossier conçu, illustré et mis en page par Luc Schuiten
Textes : Ophélie Delarouzée / Coordination : Lise Nakhlé
Le cœur de Bruxelles, quand redessiné par
Luc Schuiten, est projeté à l’avant-garde.
L’architecte utopiste édifie sur papier des
cités futuristes, vertes et organiques, suggérant
une prise de conscience de la profonde
mutation qui doit être. En laissant la nature
s’enchevêtrer dans ses villes, elles semblent
prendre racine, mais l’inspiration est plurielle,
de l’urbanisme à la mobilité. La refonte des
boulevards centraux de Bruxelles en piétonnier
crée la circonstance rêvée pour éprouver
sa vision idéalisée de l’aménagement
des espaces publics. « Un lieu à identité forte
génère en nous une émotion quand on le
côtoie, fait qu’on se sent vivre, tisse du lien
et nous fait entrer en empathie avec lui »,
dépeint Luc Schuiten. « Il nous parle, nous
22
raconte quelque chose par la voix de nos
sentiments. C’est ce qui fait qu’il devient
familier et qu’on se l’approprie. » Il faudrait
selon lui répondre au besoin d’espaces de
vie, avant que la densification des villes et
la contraction des habitats n’atteignent un
degré de constriction insupportable.
Une ‘coulée verte’ en centre-ville
Le piétonnier a été annoncé fin 2013 par
Yvan Mayeur (PS), nouveau bourgmestre
de Bruxelles. C’est de cette décision précipitée
de chasser le tintamarre automobile
du boulevard Anspach, et dans le barouf
contestataire des commerçants qui s’ensuiBruxelles
Métropole - février 2019
׉	 7cassandra://NrrjjilbaZbdv2As4vV4UWRL3HHYV1sJbnhbytzNDiI#}` \Ip)t>A׉Evit, qu’est né le collectif Anspark. Il a rassemblé
des riverains et des citoyens engagés
autour de l’opportunité d’une réflexion sur
le devenir du cœur battant de Bruxelles. Sollicité,
Luc Schuiten s’est mêlé à la cacophonie.
L’idée d’une « coulée verte » a germé
sur le tracé de l’axe nord/sud, comme pour
panser cette fracture dans la ville. Un passage
arboré entre les trois places majeures
du piétonnier, dont les caractères seraient
réaffirmés. Un filet d’eau qui sillonne entre
ses pieds, couché sur le lit de la Senne avant
qu’elle soit voûtée. Des auvents le long des
façades pour amener les passants à oublier
la pluie et se laisser séduire par le charme
des petits commerces. Un joli mirage.
Le piétonnier s’est ouvert fin juin 2015. Les
travaux ont peiné à démarrer en 2016-2017.
L’orientation qui se dessine aujourd’hui rejoint
l’envie du collectif Anspark de verduriser
et de détremper l’espace, mais l’habillage
envisagé manque de personnalité et
laisse des zones presque totalement dénudées,
selon Luc Schuiten : « Quand un lieu
est désertifié par un non-investissement de
l’État, personne ne peut l’aimer car il n’y a
pas matière à ça. Les trois places doivent
dégager une identité forte, propre à chacune,
pour que les citoyens puissent s’attacher
à elles. Pour le ‘parc linéaire’, il y a de
petites plantations le long du boulevard,
mais on va vers l’insipide. »
La pergola de place Fontainas
Le collectif Anspark regorge toutefois
d’idées pour supporter l’ambition de la Ville
qui prend tournure. La promesse d’un appel
à projet pour une œuvre place Fontainas,
lancée lors d’une réunion de citoyens en
octobre ; un engagement post-électoral à
passer la main à Ecolo pour mettre à profit
l’expertise de ce parti en matière de politique
participative, sont autant de signes
d’ouverture dans le chef du bourgmestre
Philippe Close (PS).
Une agora place de la Bourse
Elle a pleuré aux côtés des Bruxellois, célébré
avec eux les grands événements et
porté haut et fort les débats d’opinion qui
ont agité le pays. Grâce à ses escaliers en
gradins, la Bourse est un forum naturel. Pour
amplifier l’implantation de ce Speakers’
Corner bruxellois, Luc Schuiten propose de
respecter son aspiration centrifuge et de disposer
sur son pourtour extérieur élargi « des
blocs de pierre et de verre aux formes multiples
où les passants peuvent pique-niquer,
s’attabler sans obligation de consommer,
s’installer confortablement pour écouter les
débats ou simplement parler entre eux ».
Dans son prolongement, se présente alors
une balade propice à poursuivre les discussions
en flânant devant les boutiques des
créatifs de la rue Dansaert ou en allant se
retrouver au chaud dans ses cafés.
׉	 7cassandra://yfnaore94ejV0WE4a5CuG_BQADkt722aIHiHf3FzGD0!` \Ip)t>A\Ip)t>AבCט   ́u׉׉	 7cassandra://up1LCNdBWo3VhyYn1xJyjOjzE2ePtRe2ua_uUBvo8HQ yV`׉	 7cassandra://q_xfK_OPYhc5dv5M_9IUU8BVxcts6LafvGo_mDgqGjct`z׉	 7cassandra://VO4jmByvWlCoxfwSVpe6K9KcmtUCxt-OhhzK-puLmGk` ׉	 7cassandra://a-w1x0gow5iVjMEkE6OiPOP1wawnb1a98fRCYUDcIOU͋tP͠y\Ip)t>B!ט  ́u׉׉	 7cassandra://5M1AL-Tn-yQvocpaPhT_gTuTSp9IE5qvLB3RzOorLC4 *"`׉	 7cassandra://O1hVGe6ykvA9wba9AI2pgaZR72Ef5bvr62hrdqIdKtU͋`z׉	 7cassandra://kHZM5qKaAIWkErBVguvv-cHC5QRUGyPZv6QCyG0AfRw&` ׉	 7cassandra://ovmmK9POiRJ7cilDuwgANr5Jje2E0XiiauGsuJXKUNM P͠y\Ip)t>B"נ\Ip)t>B$ a9ׁHhttp://visit.brׁׁЈ׉ELes colonnes Morris, place De Brouckère
Quant au monument iconique de la Bourse,
c’est une toute autre histoire. La Région a
délivré en novembre un permis d’urbanisme
pour le projet de la Ville, présenté comme
un pôle touristique, commercial, patrimonial
et culturel. Les critiques visent surtout les
atteintes au bâti et l’accent touristique trop
prononcé au goût de ses détracteurs, qui
vivent l’expérience proposée autour de la
bière comme une rupture identitaire assassine.
Le temps dira si les Bruxellois continueront
à faire parler la place.
Un îlot vert place Fontainas
Sur le square arboré en construction, Luc
Schuiten suggère, en souvenir de la Senne,
« une pergola au milieu d’une île accessible
par trois chemins en étoile. Depuis les pieds
des colonnes pousseraient des plantes
grimpantes qui s’entrelaceraient sur le fer à
béton jusqu’à le faire disparaître. Des jardinières
disposées en hauteur compléteraient
la couverture de la structure. Sous la tonnelle,
des sièges et bancs ajouteraient au
caractère romantique de l’œuvre. Par sa
conception ouverte sur la place publique et
son jeu de lumières LED entres les branches
de métal, le public épris de nature s’y sentirait
en sécurité ».
Cette œuvre végétale serait prolongée par
un parc pour enfants implanté sur la plaine
24
Sur l’étendue délaissée, il raviverait les voix
des crieurs publics et parfumerait l’ambiance
de l’odeur du papier en faisant pousser « une
forêt de colonnes Morris contemporaines où
serait affichée l’offre culturelle de la ville, les
manifestations à venir, un aperçu des nouveautés
du design, des estampes en provenance
des écoles d’art... Entre théâtres,
opéra et cinémas, la place De Brouckère
renouerait avec le prestige fin XIXe du Métropole
et l’image populaire chantée par
Jacques Brel ». À l’arrière, près du Continental,
un kiosque à musique. À l’entrée, un
pavillon pour accueillir visit.brussels. Chaque
colonne serait abritée du soleil et de la pluie
par une coupole de toile qui réfléchirait
l’éclairage en soirée. Le décor serait planté.
Le piétonnier laisserait transparaître son passé
et se tournerait résolument vers l’avenir.
de jeu Fontainas. Des sculptures ludiques,
à interpréter et explorer, seraient laissées à
leur imagination. « Les enfants n’ont plus de
place dans les villes trop organisées », s’attriste-t-il.
« Leur poser une balançoire dans un
coin tient du sinistre. Il pourrait y avoir des terrains
d’aventure, des endroits où ils peuvent
commencer à construire un monde à eux et
y mettre leur créativité ». À l’arrière du parc,
des espaces clôturés accorderaient aussi
aux chiens des moments de liberté.
Une place De Brouckère culturelle
Bruxelles Métropole - février 2019
׉	 7cassandra://VO4jmByvWlCoxfwSVpe6K9KcmtUCxt-OhhzK-puLmGk` \Ip)t>A׉E	Il attire les regards et décroche immanquablement
des sourires sur son passage dans
le tout Bruxelles. Le tramapatte amuse. À la
manœuvre pour sa conception : les frères
Luc et François Schuiten. L’architecte et le
dessinateur BD ont réinventé à 4 mains les 2
côtés d’un tram, l’un diurne et l’autre nocturne,
entremêlant leurs univers. Le résultat
est hybride. Les mille pattes qui semblent le
faire avancer paraissent tantôt plutôt faites
d’os, tantôt plutôt de métal. Cette bête
étrange a vu le jour en septembre au sein
du festival d’art nouveau Artonov et la Stib,
attendrie par son caractère attachant, l’a
adoptée pour la vie.
Du rire aux larmes
Ce mille-pattes disparu, l’émotion devient
plus partagée et, bizarrement, une atmosphère
nostalgique s’installe. Ce quelque
chose qui titille en vient à se laisser appréhender
: l’œuvre mastodontesque impose
à voir, juxtaposés, le squelette animal et la
machine de fabrication humaine. Un malaise
se fait ressentir et la sympathie que
cette bête venait à peine d’inspirer attriste
d’autant plus. « C’est un monument funéraire
à la perte de la biodiversité et à la 6e
extinction des espèces », explique Luc Schuiten,
qui incrimine l’anthropocène. « Avec le
centenaire de la 1re
Guerre mondiale, on
montre des monuments funéraires partout
et il y en a beaucoup d’autres, mais la biodiversité
n’en a pas. C’est pourtant un des
plus grands massacres qui ait jamais eu lieu,
dont nous sommes responsables et sur lequel
nous fermons les yeux. Il est temps d’en
parler. » Si ce mausolée se déplace pour
être largement vu, c’est aussi pour ouvrir
une réflexion nouvelle sur une mobilité autre.
Une solution sur pattes
Pourquoi la nature n’a pas créé la roue ? De
cette bête question à Gauthier Chapelle,
ingénieur agronome et docteur en biologie,
a démarré toute l’histoire du tramapatte. « Il
m’a répondu : ‘La roue coûte trop cher à la
planète’ », raconte Luc Schuiten. « C’était
évident ! Il faut lui faire des routes, des ponts,
des tunnels… Mais ils coupent les réseaux
racinaires et hydrauliques et limitent les déplacements
de la faune. Les pattes sont une
invention plus intelligente. Elles n’ont pas
besoin d’infrastructures car elles sont toutterrain.
Elles courent, grimpent et sautent les
obstacles. Notre technologie est peut-être
assez avancée pour commencer à concevoir
des déplacements à pattes efficaces. »
Une histoire à suivre.
׉	 7cassandra://kHZM5qKaAIWkErBVguvv-cHC5QRUGyPZv6QCyG0AfRw&` \Ip)t>A\Ip)t>AבCט   ́u׉׉	 7cassandra://nyCB-psxcDfoO5NlCrokC4GhLSegCHguDE1bMgYcg_E H`׉	 7cassandra://MEcKJ4r0vusU9eGFxK6DtflbtefmJWWUyxTqcGecgiIi,`z׉	 7cassandra://SY0d6V7PKW_FRq-qfwIPiCD_takeqFqA3nNdHuANLaw` ׉	 7cassandra://LYnvoOLHLcxXDg4bZ0vv3h1bn4FU6l6NylkRYYusjpEͯ`͠y\Ip)t>B%ט  ́u׉׉	 7cassandra://AI1DLecWtONnPxwyY9b5ufQ-7JO8eCHWk7582D3T5YM l`׉	 7cassandra://c0mWzPr3RCb_2euZfOxNf-s5W_yF-BVuTrtqMKFtlOQ͋b`z׉	 7cassandra://1F6Fn_54DMfCrnO2SzGsj5GeXn54XL_bkUt0v5Nsbds"` ׉	 7cassandra://EkxgE_hCwAKrXOl1WKjtMpjNjvZFBZRPkU3qRxsN-Oo͠IX͠y\Ip)t>B&׉EAu retour d’un séminaire suivi en 2003 avec
la scientifique américaine Janine Benyus, diplômée
en gestion des ressources humaines,
Gauthier Chapelle s’est adonné à la traduction
de son livre fondateur sur le biomimétisme
afin de diffuser sa théorie en Europe.
L’idée est de remodeler et redévelopper la
technologie en copiant le fonctionnement
de la nature, perçue comme une source
d’inspiration et non plus seulement comme
une terre de ressources. « Les principes des
sociétés industrielles sont systématiquement
opposés à ceux de la nature », compare
Gaëtan Dartevelle, co-fondateur
avec
Gauthier Chapelle du bureau d’études
Greenloop ancré à Bruxelles. « L’une ferme
les boucles des matériaux quand les autres
les laissent complètement ouvertes. On est
arrivés très vite à un moment de crise et on
n’a plus le temps de chercher par nousmêmes
des solutions qui exploitent les énergies
naturelles. Le vivant est un livre ouvert
accessible à tous ». D’une intelligence complexe
perfectionnée des millénaires durant,
les mécanismes du vivant s’érigent en modèle
pour enraciner durablement les activités
humaines dans l’environnement.
L’urgence de la mobilité
À la suite du tramapatte, Luc Schuiten développe
un vélo à pattes, même si la roue
n’est pas le départ idéal et même s’il va très
mal marcher : « Ce qui m’intéresse, c’est
Eolienne érable, dessin copyleft
26
qu’en le voyant tourner, d’autres avec des
connaissances plus pointues embrayent sur
des réflexions qui vont plus loin ». Les grandes
inventions sont biomimétiques. Ne pas définir
l’approche a juste limité la compréhension
et a fait perdre en efficacité dans les
avancées du progrès. Passer par les airs en
imitant le vol des oiseaux pour les longs déplacements
est un exemple pertinent. Aborder
la traversée des océans à la façon d’un
canard sur une mare, en affrontant les turbulences
à la rencontre de deux milieux, est
par contre plus déconcertant. Les animaux
évoluent eux sous l’eau, et la variété de
leurs modes de propulsion ondulée pourrait
en apprendre aux sous-marins, déjà profilés
Bruxelles Métropole - février 2019
׉	 7cassandra://SY0d6V7PKW_FRq-qfwIPiCD_takeqFqA3nNdHuANLaw` \Ip)t>A׉Esur la forme des grands mammifères marins
et armés de radars.
Dans les villes, Luc Schuiten propose de s’inspirer
de la fourmilière avec son chenillard
pour annihiler l’esprit de compétition qui
anime les rues, où le roi de la jungle urbaine
double et redouble de vitesse, en appuyant
compulsivement sur son klaxon, gesticulant
des signes et vociférant des mots qui affirment
haut et fort son agressivité : « On s’appuie
sur un modèle de coopération, où de
petite unités automatisées s’emboîtent l’une
à la file de l’autre pour profiter de l’énergie
cinétique de l’ensemble et consommer
moins. Le courant se prend sur un rail électrique,
plus dans des batteries individuelles
qui ont un coût écologique élevé, surtout
que le stockage est encore un point faible.
Rotatif, le moteur électrique est supérieur
au moteur à explosion, qui prend de la vitesse
dans un sens puis repart dans l’autre. »
L’énergie est constitutive de l’univers ; elle
est partout et prend de multiples formes.
C’est une force de vie. Mais sa mobilisation
par l’homme est encore primaire et dévastatrice.
Une
évolution technologique et
spirituelle
Greenloop s’est d’abord orienté vers le biomimétisme
technique et s’est lié à des universités
pour piéger le CO2 à la manière du
vivant. « En faisant passer le CO2 qui sort des
cheminées dans une douche bactérienne,
on veut le transformer en une pâte calcaire
liquide, qui constituera, une fois séchée, un
matériau de construction », explique Gaëtan
Dartevelle. « On a trouvé des bactéries
qui précipitent ce CaCO3 quand elles
vivent en symbiose avec l’arbre iroko et on
a réalisé une plantation en Haïti. Ces résultats
étaient prometteurs, mais la recherche
appliquée devait être poussée ; les industriels
les estimaient insuffisants pour investir. »
Afin d’ouvrir les entreprises au biomimétisme,
il a proposé via Greenloop d’optimiser leur
fonctionnement et leur résilience – la capacité
de leur système à renouer avec une
durabilité – en s’inspirant de 30 principes du
Le tramodulaire
vivant qui régissent notamment les relations
de groupe chez les animaux : « Par exemple,
en suivant les étourneaux sur un software, on
voit que chaque oiseau a en permanence
7 voisins dans sa ligne de mire. Si 4 vont à
gauche, il suit le mouvement. Cette intelligence
collective permet une réaction en
chaîne ultra rapide. Imaginez une entreprise
et 7 de ses partenaires qui avancent vers un
objectif précis, se revoient pour se coordonner
et sont liés plus largement en ce sens à
d’autres acteurs. Si la destination est certaine
– créer un monde compatible avec la
biosphère – le chemin n’est pas encore tout
à fait connu. On a besoin d’agilité. Le vol
des étourneaux contourne rapidement les
obstacles, s’adapte constamment. »
Renoncer à la culture de l’ego fondée
sur des croyances aveugles offre à voir le
monde du vivant sous l’œil de l’observation
scientifique, et à pressentir la conscience
qui l’habite en se laissant guider par son instinct.
Voire, en marge de cette approche
biologique, à appréhender par la voie de la
physique la réalité du plein comme étant le
reflet du vide. Le biomimétisme « change le
regard que nous avons sur les ‘autres’ organismes
vivants », selon Gauthier Chapelle.
« Avec l’humilité revient aussi le sentiment de
‘reconnexion’... Nous rappeler notre ascendance,
c’est nous conduire à prendre du
recul sur notre civilisation industrielle. Nous
souvenir de la jeunesse de notre espèce. »
27
׉	 7cassandra://1F6Fn_54DMfCrnO2SzGsj5GeXn54XL_bkUt0v5Nsbds"` \Ip)t>A\Ip)t>AבCט   ́u׉׉	 7cassandra://f7fkZcpyCCqhVLIWEmUjBzg5yYuoPed6qlTyoHY1vmA ,`׉	 7cassandra://C5WIWPNJbEKQ1a5U2ORy9F6YfQqAoffZ860XhVypDzIJ`z׉	 7cassandra://dUjeb2YZr1BqbfmfrVTQUoHFJpnHdRhEaD0iabsqE8I@` ׉	 7cassandra://vkSiYcqqLCHuX-dgDsBU-_UcmIewuqU9zKeC9W75resͼP͠y\Ip)t>B(ט  ́u׉׉	 7cassandra://vHZCy74T5KJMK5ic5RSde9ch1dEzhKFMC-BLB7IjpRM D`׉	 7cassandra://NjLHXLvBpc9CA76xt2WCDMloRkVyIUNLSoKa_nlbbws͉`z׉	 7cassandra://BPf8muwfYlUr_BwhMgr1cVWPKTGzS-G0oNwkLlcxau4$` ׉	 7cassandra://pvjQ_buV1E4MwkLkiRJY4056Y1fQgy1TfxpjSfOqmkYؕT͠y\Ip)t>B)׉EAu pied des foules en mouvement, certains
sans-abri leur parlent encore et leur
tendent une main pour mendier quelques
pièces. D’autres s’agenouillent au milieu de
leur passage dans un geste désespéré pour
attirer leur attention et finissent noyés dans
la masse. Ceux qui disparaissent sous des
tas de couvertures et de cartons semblent,
eux, s’être détachés de tout amour de soi
et s’être repliés dans le silence. Plus de pancarte,
ni même de gobelet laissé visible.
Projet de trois logements Archi Human à Evere
Dans ces recoins isolés, le froid de l’asphalte
auquel ils résistent encore leur fait pressentir
celui de la mort.
Au cœur de l’ouvrage
C’est dans ce type de coins délaissés que
Luc Schuiten a développé des jardins verticaux
dans les années 90. Le temps passant
dans ces chancres urbains, la possibilité
d’occuper plus largement ces espaces rési28
Bruxelles
Métropole - février 2019
׉	 7cassandra://dUjeb2YZr1BqbfmfrVTQUoHFJpnHdRhEaD0iabsqE8I@` \Ip)t>A׉E~duels avec des abris écologiques apparaissait
réalisable. Des refuges d’appoint pour
les gens de la rue ? En mobilisant des associations
de terrain autour de la question, il
s’est avéré que le besoin exprimé par les
sans-abri chroniques était celui de dénicher
des petits logements où se retrouver. Au travers
de ces rencontres, le projet Archi Human
s’est constitué autour de Luc Schuiten,
d’Emmanuel Hupin, président de la société
de logements Urbani, qui vise à améliorer
la qualité de la vie par l’habitat, ainsi que
des associations psycho-sociales SMES, Infirmiers
de Rue et Diogènes qui assureront un
accompagnent des locataires. À l’horizon,
l’opportunité de remettre l’humain au cœur
des villes en offrant à ceux qui refusent
l’anonymat des centres d’hébergement
une construction exemplaire, où leurs individualités
seraient à nouveau mise en valeur.
Un premier projet verra le jour dans le courant
de l’année au coin du quai des Charbonnages
et de la rue Vandermaelen, le
long du canal, sur un terrain mis à disposition
par la commune de Molenbeek-SaintJean
à travers un bail emphytéotique. Une
agence immobilière sociale garantira un
loyer modéré et assurera la gestion des
biens. « Le parcours des sans-abri étant un
peu chaotique, on est entré dans quelque
chose de plus normatif : 3 petites unités de
28 m² et une de 22 m² au rez-de-chaussée
», détaille Luc Schuiten. « Des dessins
réalisés sur les portes selon leurs envies leur
permettront de s’identifier au lieu et de se
faire reconnaître de l’extérieur. Les sans-abri
ont pendant des années regardé passer
les gens de bas en haut et ce regard a été
déterminant dans leur attitude vis-à-vis des
autres. On a créé des balcons qui vont leur
permettre de garder un contact avec la
rue mais dans un regard inversé qui change
complètement la posture. Ils vont prendre
de la hauteur, de l’importance. Ils pourront
bien sûr vivre avec leurs animaux chez eux.
Beaucoup refusent d’aller dans les dortoirs
parce qu’il leur est impensable d’abandonProjet
de quatre logements, Quai des Charbonnages, Molenbeek
ner leurs compagnons. Il y a lieu de créer
maintenant des nouveaux espaces d’aménité,
chargés d’empathie, renouant des
liens affectifs avec le vivant, tant humain
qu’animal et végétal ; des lieux chargés de
rêve et de poésie. »
Plus de 320 coins résiduels ont été repérés
dans Bruxelles par les acteurs d’Archi Human.
Le choix du mécénat pour financer les
300.000 euros de cette première construction
biosourcée étant difficilement reproductible,
François Marty, le président de la
Foncière Chênelet, qui propose en France
des habitats écologiques pour les personnes
à très bas revenus, est entré dans le jeu.
Les prochains projets naîtront au sein d’une
coopérative, qui dégagera de petits retours
sur investissement pour les investisseurs.
29
׉	 7cassandra://BPf8muwfYlUr_BwhMgr1cVWPKTGzS-G0oNwkLlcxau4$` \Ip)t>A\Ip)t>AבCט   ́u׉׉	 7cassandra://UjzA8nNgDE2Te9Av12xj13fiwPpmPuMXUK-bqqhawpg `׉	 7cassandra://3MreDMrk9SmYfvmLcbLqK7V7Mmyy9_3uttH21PXN24sQ`z׉	 7cassandra://6HyO3Z5WUNQJHcoNSAls1PMEl8xCP_7qsOX_bRs-4Cc` ׉	 7cassandra://TAtSPkMcxhVjomVHjP6dGD1_G4cKKrVke2LF7IyQoRo t͠y\Ip)t>B+ט  ́u׉׉	 7cassandra://cYNbSi6SETX3AMMFqF2eMyzt2q4EfSP4wis7P1VNc28 I&`׉	 7cassandra://cV4jPBya8fgxZIxHxkpUoQxYFF1GUT0bGvZVK3MrJtsr{`z׉	 7cassandra://KuxjgNO-blmpx3lebRCIpitzOUZv8c3Str9Ykz8e9m4` ׉	 7cassandra://ObqcFdX7WA1sHOapKckT3NJMVjSoVOSX6jFO99F2jOs͂oP͠y\Ip)t>B,׉E (30
Bruxelles Métropole - février 2019
׉	 7cassandra://6HyO3Z5WUNQJHcoNSAls1PMEl8xCP_7qsOX_bRs-4Cc` \Ip)t>A׉E'Des maisons bâties dans le vivant, faites
d’une peau qui respire. La coopérative wallonne
Paille-Tech a donné vie en 10 ans à
un rêve auquel aucun investisseur classique
n’a voulu croire. Pourtant, les plus porteurs
d’avenir sont justement ceux qui dérangent
les schémas habituels de pensée. « Faire des
maisons passives en polyuréthane semblait
un non-sens et de là est née l’idée d’une
maison positive », raconte Julien Lefrancq,
administrateur chez Paille-Tech. « On isole
très bien aujourd’hui. Il suffit de prendre la
bonne épaisseur d’isolant. Le gros de la
consommation énergétique n’est plus l’utilisation
mais la construction. La paille permet
de travailler en circuit court, stocke du carbone
au lieu d’en émettre et elle est compostable.
»
Une hérésie de quelques réactionnaires ?
Pour Luc Schuiten, c’est une utopie nécessaire.
Plutôt que de s’imaginer glisser vers le
durable sur les normes actuelles, il faudrait selon
lui les revoir en profondeur jusqu’en leurs
fondations : « Notre vision est fragmentaire.
Il faut commencer à voir la beauté d’une
construction dans la manière dont elle s’inscrit
dans l’environnement et pas simplement
de façon superficielle. Si notre construction
coûte cher à la planète au moment où on
fabrique les matériaux et qu’après usage
elle devient un déchet, l’acte de construire
devient excessivement laid, abominable. En
travaillant avec le vivant, on s’inscrit dans un
processus mis en œuvre par la nature depuis
des milliards d’années et on peut procéder
en quelque chose qui entraîne une réflexion
réelle sur le durable. Ça change tout ! »
Des matériaux dénaturés au péril
du vivant
À travers ce prisme, chauffer la roche calcaire
à des hautes températures, en dégageant
le CO2
qu’elle a mis des années
à stocker, et puiser des quantités gargantuesques
de sable aux abords des plages,
pour produire à outrance du béton, recèle
davantage de folie que de bâtir avec divers
matériaux biosourcés comme Paille-Tech
s’évertue à le concevoir. Mais cela heurte
le besoin d’investir dans du dur pour consolider
un sentiment de sécurité. « Les gens
qui entrent dans nos maisons s’étonnent en
demandant si ça tient et on leur répond :
‘Êtes-vous déjà entrés dans une maison en
parpaings de plus d’un siècle ?’ », s’amuse
Julien Lefrancq. « Ça n’existe pas, mais on
a peur de constructions pour lesquelles on
a plus de recul qu’avec nos matériaux actuels.
La laine minérale finira après 20 ans au
fond de la structure. L’étude thermique de
la maison Feuillette, construite en paille en
1920 près de Paris, montre qu’en changeant
seulement les châssis et en faisant une étanchéité
à l’air, on est proche d’une maison
passive et l’isolant a un siècle ! ».
31
׉	 7cassandra://KuxjgNO-blmpx3lebRCIpitzOUZv8c3Str9Ykz8e9m4` \Ip)t>A\Ip)t>AבCט   ́u׉׉	 7cassandra://BnWukp1_7Fm2Rm0o2KxzRYxKsd3i6_ezG1_INZaMuQ0 {`׉	 7cassandra://wSwdjU2tWdj9HdfWDwJyuXrpFsuCZwMDOT065vEHz_k~P`z׉	 7cassandra://2kQl0tyMPPl2lhi_itCBwuWSY-U5I64yiO4zTNdfOVY#` ׉	 7cassandra://WuXqzkFO8my8i7waBC8mfVk9QsOkiIjYwjcZd9NnbT8EX͠y\Ip)t>B.ט  ́u׉׉	 7cassandra://nWQSLSeZZVHyhFa_JZa5w1dblwqPvyVBgP1-T013uS0 `׉	 7cassandra://qfGr10IKU-5eN22FziJ8DKUwvRKQKxpykWj16nQOnsg͐`z׉	 7cassandra://Mtn-XwoHwiFv9ycC11DuOCqf444D_P6J33Kzu8kzxBo&` ׉	 7cassandra://GsHKXsb2ICSaSBeXCzLS-ADrVrhgMT_WVh6oJupVhM4P͠y\Ip)t>B/׉EAtelier à Uccle, Architecte Md de Merode, 2013
© Michel Lefrancq
Question sécurité, il se targue de tests au
feu allant de 60 à 90 minutes pour ses parois
en bois, paille et enduit : « Il y a une grosse
capacité thermique car l’eau qui compose
l’enduit d’argile met du temps à s’évaporer
complètement. La terre se transforme
ensuite en terre cuite et seulement après
ces étapes, le feu commence vraiment à
prendre. Si les laines restent intactes, elles
laissent passer la chaleur à une grande vitesse.
De surcroît, ce qui tue les gens, c’est
d’abord la fumée. Et plus elle est toxique,
comme c’est particulièrement le cas avec
le polyuréthane, plus le risque d’intoxication
et d’explosion est grand ».
Le génie des constructions animales
« Tous les animaux construisent en terre – des
nids, des termitières... - et il y a toujours une
réflexion bioclimatique », continue Julien
Lefrancq. « L’orientation est pensée en fonction
de l’exposition aux vents, au soleil... En
fait, c’est juste une question de bon sens ».
Luc Schuiten vante la logique de ces habitats
: « Un bâtiment qui correspond à nos
besoins doit pouvoir réagir comme une
peau vivante. Quand on fait une paroi avec
de la terre, de la chaux, de la paille ou du
chanvre, les matériaux absorbent l’humidité
et la rejettent vers l’extérieur de manière
naturelle. Cela se ressent quand on est dans
un bâtiment respirant. L’atmosphère est
chaleureuse. Quand on a des parois avec
des matériaux étanches comme du béton
ou de l’acier, on doit créer une ventilation
mécanique pour évacuer l’humidité. Si elle
est mal réglée ou en panne, on se sent mal.
Pour moi, une habitation est comme un
macro-vêtement. Si un plastique enveloppe
notre corps, notre transpiration contenue va
nous amener à nous sentir mal ».
Une vue primitive ? Plus qu’asseoir sa suprématie
dans le règne animal, l’homme a
toujours voulu penser qu’il transcendait sa
condition, comme si la distanciation héritée
de l’évolution n’était pas une précellence
suffisante pour son ego et qu’il lui fallait se
défaire de ses racines pour prétendre comAtelier
à Uccle, Architecte Md de Merode, 2013
32
© Michel Lefrancq
Bruxelles Métropole - février 2019
׉	 7cassandra://2kQl0tyMPPl2lhi_itCBwuWSY-U5I64yiO4zTNdfOVY#` \Ip)t>A׉Emunier avec un esprit divin désincarné. Ce
refus de reconnaître une conscience partagée
avec le monde du vivant, qui suscite
le besoin de renier ses origines, peut être en
cause dans l’élaboration d’une vision collective
d’un progrès si peu respectueux de
la nature. Progrès dont la marche engendre
des espaces mortifiés où approcher son
fantasme.
« L’industrie battue à chaud par les deux
grandes guerres a permis de reconstruire
massivement les villes », rappelle Julien Lefrancq.
« La modernité, c’est des briques,
c’est la vitesse. Tout le monde a été bercé
par l’histoire des 3 petits cochons ». Ce dessin
animé produit en 1933 par les studios Disney
trahit l’élan qui a façonné les mentalités des
Trente Glorieuses. La paille et le bois ne font
plus le poids face aux briques. « Ils jettent
aujourd’hui en masse les constructions en
terre en Afrique pour vivre sous des toits en
tôle, en acier ou en béton où la chaleur
est étouffante », amplifie Julien Lefrancq.
« Avec l’inertie thermique, il pourrait faire
frais à l’intérieur, mais notre vision de la modernité
est désormais globalement partagée.
»
Dérouter la course du progrès
Abhorrer jusqu’à abjurer le développement
technologique, le rejeter en bloc, et se laisser
aller à la colère, les émotions pour guide
et la conscience pour soi, pour se battre au
nom d’un retour à la terre appelé par l’urgence
climatique, ferait perdre du temps sur
la recherche de l’équilibre à négocier. Sur le
temps long, la connaissance va de l’avant,
à l’imitation de l’évolution, mais le primat
de l’environnement doit être posé. Un acte
de déférence. « On marche sur la tête : On
met du solaire sur des maisons qui ne sont
pas isolées et les gens se disent que c’est le
top ! », pointe Luc Schuiten. « Ça va plus loin.
Plus une firme de rénovation ne veut refaire
les joints s’il y a 2 cm de jour sous la porte. Il
faudrait changer la porte ! » « On va jusqu’à
climatiser des maisons en Belgique, à cause
de défauts dans la conception technique et
l’orientation », renchérit Justine Aerts, architecte
dessinatrice chez Paille-Tech.
Outre une inversion des valeurs dans la
marche du progrès, Julien Lefrancq plaide
pour un mouvement de recul, le temps de se
réapproprier les techniques du passé délaissées
par la mémoire sélective en chemin :
« On a oublié le savoir-faire local. Aucun ingénieur
ne veut aujourd’hui s’engager à faire
des fondations romaines avec de la chaux,
bien que des ponts et des cathédrales âgés
de plusieurs siècles défient tous les calculs
des spécialistes. Résultat, on a dû se fabriquer
des outils low-tech, par exemple pour
tasser la paille, parce que des électromécaniciens
demandaient des sommes folles
pour des machines automatisées, et ce sans
certitude d’efficacité ». Forte d’une préfabrication
des murs en atelier, d’un transport
unique et d’un assemblage de l’ossature sur
chantier, Paille-Tech a malgré tout réussi à
développer une méthode de travail lui permettant
de construire en seulement 2 mois
des maisons ou des écoles jusque dans les
villes. Mais, tout reste à réinventer...
Atelier Paille-Tech, à Franières
׉	 7cassandra://Mtn-XwoHwiFv9ycC11DuOCqf444D_P6J33Kzu8kzxBo&` \Ip)t>A\Ip)t>AבCט   ́u׉׉	 7cassandra://LTgblJc5rutEbXXSEhSGHu6GJhGVAkKJjb-nq3wN6U4 إ`׉	 7cassandra://SB8EGnfpim2cTiVnKgdND0V_yF2ONxAvGQtHaez1GU4m`z׉	 7cassandra://uKr3PQNhHURz4MomKUWA6RHtmGVELT4bstcO2ylmHbU` ׉	 7cassandra://DjRACJZvF24XZ4mzE9FPHrvvyebHCtMI0Elboy9VWsAͩ\͠y\Ip)t>B1ט  ́u׉׉	 7cassandra://wYDgE75w6X8ELFZ23rCZIDTu6MCgIF449oJyTqYcvuY 3`׉	 7cassandra://jxI9Ux-x2klyuuobjbVixySZ1KdzUn8PLAxBUU0TxYU͇`z׉	 7cassandra://kyLVT0iunUndGfcvIU45qrSaszAsxl4XpbVDAQXqUVA#` ׉	 7cassandra://dn3xMJqycIOzpv-DjWJlTEfxcmcOt386tRkB-_1I9zcˤT͠y\Ip)t>B2נ\Ip)t>B4 *~9ׁHhttp://finance.brׁׁЈ׉E	Les voitures conçues pour allier vitesse et
sécurité afin que chacun puisse s’affranchir
des distances s’agglutinent aujourd’hui
dans les grandes villes. Des poids lourds, dimensionnés
à la hauteur de leurs charges,
leur emboîtent le pas et les transports en
commun, pensés sur ces modèles au long
cours, s’insinuent dans leur course à bas régime.
Dans un pays aussi dense que la Belgique,
et a fortiori dans une petite capitale si
réputée pour ses embouteillages, l’équation
devient incompréhensible et l’atmosphère
étouffante. La pollution pour ciel, les Bruxellois,
comme bien d’autres métropolitains,
survivent en respirant des gaz d’échappement,
mortels en des lieux clos, et en se méfiant
de l’insécurité générée sur leurs trajets.
Plus ces engins sont imposants, plus le choc
d’une rencontre est violent.
« On a fait des concessions sur ce qui est
primordial : l’air qu’on respire », observe Luc
Schuiten. « Les véhicules lourds, c’est le fioul,
et on épuise nos ressources rapidement. La
conception d’une mobilité nouvelle passera
par le renouvelable. Et pour être performant
avec le peu qu’on a, elle devra être légère,
souple et modulable. »
Des vélos en relais des camions
Grâce au soutien d’Innoviris, du fonds
SE’nSE, de finance.brussels et de sympathisants,
la coopérative Urbike s’aventure
avec des vélos-cargos – des deux roues
électriques tirant des remorques – à fluidifier
le transport de marchandises en ville. « On
est loin d’avoir épuisé les possibilités qu’on
a avec un simple pédalier, surtout que la
technologie fait qu’on ne ressent presque
plus l’effort », songe Philippe Lovens, co-fondateur
avec Delphine Lefebvre et Renaud
Sarrazin. « On veut transposer le principe de
la conteneurisation maritime au dernier kilomètre
en jouant avec la standardisation et
la multi-modalité. » Après avoir développé
la remorque et des conteneurs utilisables et
modulables à souhait par n’importe quel
maillon de la chaîne de la logistique, Urbike
a approché quatre grosses entreprises de
secteurs variés – de la grande distribution
alimentaire à la livraison de colis, en passant
par le pharmaceutique et les services
à domicile pour seniors –, plutôt que de se
cantonner aux convaincus, dans l’espoir
d’impulser un large changement. « Les villes
n’osent pas fermer leurs portes aux camions
34
Bruxelles Métropole - février 2019
׉	 7cassandra://uKr3PQNhHURz4MomKUWA6RHtmGVELT4bstcO2ylmHbU` \Ip)t>A׉EDet camionnettes de peur de porter atteinte
leurs cœurs économiques. Tant que des limites
ne contraignent pas les transporteurs,
ils maintiendront leurs habitudes », poursuit-il.
« La solution est de commencer à développer
des alternatives. »
Pour ce faire, les coopérateurs analysent
le fonctionnement de ces quatre premiers
clients dans le but d’optimiser leurs déplacements
en y intégrant au printemps des
premiers vélos-cargos, par exemple sur les
trajets embouteillés ou ceux cumulant des
arrêts voisins sur de courtes distances. Une
publicité mouvante, vecteur de sympathie
pour ces entreprises. « On rechallenge aussi
l’idée d’avoir des dépôts fixes en se montrant
créatifs », esquisse Renaud Sarrazin.
« Les mètres carrés coûtent cher en ville ;
il faut faire garder les lieux, alors qu’on n’a
plus vraiment besoin de centres logistiques
intra-urbains, vu que les marchandises sont
déjà triées et conteneurisées. Les conteneurs
pourraient être attachés entre eux, roues
bloquées, sur un emplacement de voiture,
stationnés dans les gares, les parkings de dissuasion,
sur les quais, voire indifféremment
sur les parkings des différents clients si les
entreprises adoptent une attitude collaborative...
» En se greffant sur l’informatique de
ces quatre ‘gros’ de la livraison, Urbike met
aussi au point son futur système de gestion
intelligente qui s’appuiera sur des modules
de tournées existants et des fonctionnalités
smartphone. Fin 2020, une évaluation des
scénarios testés amorcera un déploiement
des vélos-cargos dans la ville.
Une course à la rentabilité risquée
Des coûts de livraison toujours plus compétitifs,
une pression sur les coursiers qui
va jusqu’à les payer au stop… Le secteur
est difficile à investir pour qui veut soigner
l’humain, selon Philippe Lovens : « Dans le
consortium, un de nos membres a aidé Take
Eat Easy puis Deliveroo à créer leurs flottes,
mais le liant social s’est complètement perJamais
d’embouteillage sur les pistes cyclables
du. On a choisi de prendre la forme d’une
coopérative pour se prémunir d’un rachat,
mais aussi pour permettre aux livreurs de
partager les risques pris sur la route au sein
du groupe, d’être propriétaires de la solution
qu’ils développent et de devenir dépositaires
des bénéfices. »
Urbike s’est entouré du prestataire Smart
afin d’assurer un paiement à l’heure et des
conditions salariales à ses travailleurs autonomes,
de l’Université Saint-Louis pour appréhender
les possibilités laissées par le droit
du travail, de la VUB pour considérer l’aspect
social dans son étude d’impact et de
Febecoop pour constituer la gouvernance
de la coopérative. Luc Schuiten estime
que la coopérative préfigure un modèle
d’équité : « Au passage de coursiers du type
Uber, on est gêné de ressentir cette relation
exploitants/exploités. Une mauvaise gestion
de l’humain empiète sur la valeur d’une action
et la dégrade. Il est essentiel de trouver
un équilibre entre les composantes d’un système
pour l’apprécier dans son ensemble. »
35
׉	 7cassandra://kyLVT0iunUndGfcvIU45qrSaszAsxl4XpbVDAQXqUVA#` \Ip)t>A\Ip)t>AבCט   ́u׉׉	 7cassandra://3wo6QuwLXOzihgyRuM28tMjtWjwMW9WzzmoibfDncN8 w`׉	 7cassandra://0RRwEWvtva8LSIOjM6D0zo09GczsIrVfahEP6uLua6cz`z׉	 7cassandra://wLNGbbwduyb9_HYFsh49iCQoYKeuxz7V584zpTgONEI %` ׉	 7cassandra://S0PXTZdmDw3JbLZlAWp65c8z89ob5Su49eXRJ41hXP0͠>X͠y\Ip)t>B5ט  ́u׉׉	 7cassandra://cDRR-HkQFL2HH7E9NDILeCAA4CqISIWI6blZaoP9Owc `׉	 7cassandra://GMYEOoujO58DecoUXo1OeQKo8pkhNb3gVVYuCmoINska`z׉	 7cassandra://F1ZnSrxMy9duM7k2W3DtwQ2kbUPkaZz7lCns7Pu-mzky` ׉	 7cassandra://UTZVv_ruc_3ODP14kbvmh4Grytjb3zaJWhEZiF4pCco 	L͠y\Ip)t>B6׉E9Au milieu d’une architecture appauvrie,
froidement technique, glacée de hauteurs
vitrées et moulée de béton, Luc Schuiten
apprécie le langage de Vincent Glowinski,
dit Bonom, emprunté par la ville pour faire
percer un cri dont la peine imprègne et
entache les murs : « C’est un engagement
corps et âme, car il intègre dans chacune
de ses œuvres une dimension acrobatique
et furtive. Dans l’évolution de nos villes, de
leurs modes d’expression de plus en plus
mercantiles et de leur insondable vacuité,
le travail d’un artiste urbain est devenu une
œuvre de salubrité publique. »
Une transgression libératrice
Juché sur les toits de Bruxelles, le singe qui
s’éveille en Bonom ne perçoit plus sur le gris
du bitume que des reliquats d’une nature
contrainte, et de rares animaux domestiqués
au sein d’une marée d’hommes ne
laissant paraître que des têtes et des mains
nues, seules jugées dignes de l’intelligence
et du pouvoir créateur qu’ils véhiculent.
« J’imagine un singe qui tire la langue »,
s’égare Bonom. « Il ne dit rien, il se moque
de nous. Plutôt que d’articuler de beaux
concepts pour être en discussion avec nous,
il n’utilise sa langue que pour nous la montrer.
Ce singe est un dessinateur. Son œuvre,
c’est la trace de sa marche à la surface du
monde. Le singe fait la grimace pour nous
retirer notre savoir et notre prétention. Il nous
dit encore en d’autres mots que nous pensons
posséder quelque chose – le langage
en premier lieu – mais que nous n’avons
rien. » En refoulant son animalité, l’homme
perd peut-être ce qu’il se plaît à nommer
son humanité. Bonom passe à côté des
murs qui composent son paysage quotidien,
se surprend à s’arrêter devant l’un d’eux, y
revenir, tourner autour, grimper dessus et le
dévisager en tous sens jusqu’à débusquer
l’âme qui rôde en quête d’un espace où
s’épancher. « Si des murs ont une sorte de
présence invisible, c’est qu’il y a une âme
qui demande un corps », visualise l’artiste
qui envisage dans ses œuvres une intention
de « les fixer, les ancrer à une pierre funéraire,
coudre l’ombre de Peter Pan... ».
Singer sans signer
Le mouvement qui anime ces êtres s’imprime
dans la trace laissée par leur passage. Des
squelettes d’animaux faisant la course avec
des trains. Un vieillard nu rendu honteux. Une
envolée de colombes suggérant la liberté
qui émanerait d’une spiritualité défaite de
ses normes. Chacun lit ce qu’il y entend. « Je
ne signe pas mes œuvres », conclut l’auteur.
« Le seul nom qui pourrait être mis serait celui
de l’autre. Autant dire personne. Ce que je
dessine existe seul, hors de moi, et ils sont
eux-mêmes le visage de ce qu’ils sont ».
Siège social de Médecins Sans Frontières, Ixelles
36
Bruxelles Métropole - février 2019
׉	 7cassandra://wLNGbbwduyb9_HYFsh49iCQoYKeuxz7V584zpTgONEI %` \Ip)t>A׉E ,Basilique de Cointe, Liège. © Ian Dykmans
׉	 7cassandra://F1ZnSrxMy9duM7k2W3DtwQ2kbUPkaZz7lCns7Pu-mzky` \Ip)t>Aā\Ip)t>AÁבCט   ́u׉׉	 7cassandra://DISkdCGHNJELP6EjUgtFDbt24yTZRzL9fEhsnBIjf7Q `׉	 7cassandra://XUBck8Fn_IRrKvOO0rBxC4DcmWH9srmDcIJrYpLVh-Y͋`z׉	 7cassandra://V8jTxsIbrigZ_L58XQdiZAHh_kaDAyZfwYg48x9RPCU'` ׉	 7cassandra://eFAI7Q5r4B9KPBioB9hnpfVY603bFfMjEM8NNz4oPis |͠y\Ip)t>B8ט  ́u׉׉	 7cassandra://KLDOC-laKXLP1R2lwFpVuH9P9oR3GpLW7npJacJJ5FI `׉	 7cassandra://mIkRTBMSpKBSKrZM0ELe3QQ-WIwLR1nFTbQ1FQHOjJ4ͅL`z׉	 7cassandra://CaoR_KvSdb-uNuRuQimNvoYaPzhyvqtEciphk4cI2I8'` ׉	 7cassandra://AmaTt2kIeoF1LcN3M8_aWnbMOuKHxA8m10Uwb3JoJCE nf4͠y\Ip)t>B9נ\Ip)t>B@ w́9ׁHhttp://www.structura.bizׁׁЈנ\Ip)t>B? e̍9ׁHmailto:office@structura.bizׁׁЈנ\Ip)t>B> A\9ׁHhttp://Structura.bizׁׁЈ׉El’eau de vie bruxelloise
Starter
Brussels Dry Gin :
Avec le Brussels Dry Gin, élaboré et mis en bouteille à Bruxelles par Philippe
Mercier, les Distilleries Bruxelloises remettent au goût du jour une boisson typique
de chez nous. Qui ambitionne de séduire autant les touristes que les locaux.
P
arallèlement à sa carrière professionnelle,
qu’il a effectuée
dans les ressources humaines,
Philippe Mercier a toujours été passionné
par les spiritueux et les multiples
facettes de leur élaboration : « J’ai
suivi des formations de distillation en
France, auprès de petites distilleries artisanales,
ainsi qu’en Suisse à l’École du
vin de Changins, près de Nyon. Cette
dernière organise en collaboration avec
les douanes un cours sur les boissons
distillées qui englobe la fabrication, la
dégustation et la législation. »
Le projet de Philippe Mercier vise à recréer
une vraie distillerie à Bruxelles. Il
faut savoir qu’à une époque, Bruxelles
mais également la Flandre et la Wallonie
n’en manquaient pas, surtout
de genièvre. Au milieu du 19e
siècle,
Bruxelles comptait ainsi une cinquantaine
de petites distilleries. « Le gin
est un dérivé du genièvre d’origine
belgo-hollandaise », poursuit Philippe
Mercier. « C’est lors de guerres avec
les Pays-Bas que les Britanniques ont
découvert le ‘ginniver’, qui a donné
chez eux le gin. » À chacun sa recette
en termes d’assemblage d’épices. Une
seule condition : la présence de baies
de genévrier.
Le gin a connu son heure de gloire
dans l’après-guerre, avant de voir sa
38 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
consommation stagner dans les années
1970. Depuis quelques années, il
est revenu au goût du jour. « La boisson
séduit à nouveau. Pour la confection de
cocktails mais également pour les qualités
gustatives du gin en tant que tel. »
Dans l’attente de sa propre distillerie
qui nécessite un investissement de
l’ordre de 300 à 350.000 euros, Philippe
Mercier a commencé à travailler
« à froid ». En d’autres termes, il ajoute
à de l’alcool de seigle différentes épices
qui donnent au Brussels Dry Gin son
cachet propre. Une première production
a été réalisée fin 2017 et, tout au
long de l’année dernière, il a écoulé plus
de 500 bouteilles dans une dizaine de
boutiques à Bruxelles. Dans un premier
temps, il a voulu tester le marché.
Le Brussels Dry Gin titre à 37,5° et est
actuellement disponible en bouteilles
de 70, 20 et 5 cl. Outre quelques magasins
dont la liste est disponible sur
le site de Brussels Dry Gin, on peut
notamment déguster le gin bruxellois
dans 5 Thon Hotels, dont le Stanhope,
ainsi qu’au restaurant Palo Alto.
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce
au « tax shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
https://starters.beci.be/
Les Distilleries Bruxelloises ont également
noué un partenariat avec
Schweppes Premium Mixers. À terme,
Philippe Mercier souhaite développer
sa commercialisation aussi bien dans la
distribution que dans l’horeca. D’autant
qu’il a encore d’autres idées pour son
alambic.
Mais avant de les distiller, il lui faut disposer
de sa propre installation. Outre
le financement, il doit trouver une surface
de 400 à 450 m². Seul impératif :
le lieu doit être situé dans l’une des 19
communes bruxelloises. « On ne peut
pas s’appeler Brussels Dry Gin et aller
distiller en dehors de Bruxelles. L’idée
est de proposer une distillerie que le
public puisse visiter et ainsi découvrir le
processus de distillation. » Le business
plan élaboré avec le soutien de Beci est
prêt. Il reste à convaincre les investisseurs
potentiels. ●
Guy Van den Noortgate
Info :
brusselsdrygin.be
D.R
׉	 7cassandra://V8jTxsIbrigZ_L58XQdiZAHh_kaDAyZfwYg48x9RPCU'` \Ip)t>A׉EfImmo
Des commodités au boulot,
des nécessités au boulot ?
Salle de fitness, services de repassage, car-wash… :
les employés apprécient ce genre de services qui
améliorent leur confort et leur facilitent la vie.
Une tendance dont les propriétaires d’immeubles
doivent tenir compte.
L
es besoins des employés changent, et pas seulement
sur le plan de l’organisation du travail, avec par
exemple une augmentation du télétravail. De même,
sur le plan de l’environnement de travail, on s’aperçoit
que les attentes des employés et de leurs employeurs
évoluent. Les commodités supplémentaires, comme des
salles de réunion partagées ou une cafétéria, deviennent
de plus en plus importantes.
Le fait que ces commodités soient souvent offertes par
les multinationales est pour une grande partie à la base
du changement des attentes : « Si les voisins qui travaillent
pour Coca-Cola ont une salle de fitness, pourquoi
n’est-ce pas possible chez nous ? » De plus, les employés
accordent une importance croissante à l’équilibre entre
la vie privée et professionnelle. Ces commodités supplémentaires
peuvent y contribuer. Un service de repassage
au boulot ? Check !
Les avantages pour l’employeur et ses employés sont divers.
Les immeubles de bureaux où de telles facilités sont
disponibles offrent un package total aux entreprises grâce
à des services comme des coffee corners, le car-wash…
Résultat ? Une solution « all-in-one » pour le locataire.
De plus, ces commodités permettent une gestion
flexible des salles de réunion et des postes de travail. Un
exemple : plusieurs locataires peuvent partager les salles
de réunion grâce à un système de réservation. Avantage
supplémentaire : un usage de l’espace plus efficace, ce qui
peut abaisser le coût de location.
Pour les propriétaires des immeubles, la pression monte
pour répondre à ces demandes en constante évolution, qui
signifient des frais supplémentaires – frais dont on pense
automatiquement que le propriétaire doit les supporter.
Ce dernier doit être attentif : les facilités supplémentaires
ne sont souvent rentables que pour des espaces assez
importants, sans négliger la vacance locative dont il faut
aussi tenir compte dans cette nouvelle réalité.
Prenons l’exemple d’une cafétéria dans un immeuble. Quand
celle-ci n’est utilisée que par une poignée d’employés, il
se peut que son occupation soit trop faible pour payer les
frais généraux. Si elle se trouve dans un immeuble abritant
peu d’employés (à cause d’une surface limitée ou avec une
vacance locative importante), cela peut peser lourd pour
le propriétaire.
Heureusement, tout n’est pas perdu pour lui. Toutes les
entreprises ne cherchent pas ces services supplémentaires.
Certains propriétaires ne doivent pas s’inquiéter. Mais pour
les entreprises qui sont sensibles à ce type de services,
le propriétaire peut créer un avantage concurrentiel par
rapport aux autres. Surtout dans certaines régions, ces
services lui permettent de faire la différence.
Notre étude réalisée fin 2017 démontre que la périphérie
bruxelloise n’offre pas beaucoup de nouvelles constructions.
En conséquence, les bâtiments de bureaux, très standardisés,
se ressemblent tous. La solution ? En se focalisant sur les
besoins du marché et la différenciation par des commodités
supplémentaires, le propriétaire peut accélérer le processus
de location. ●
Vous avez des questions ou cherchez des
solutions ? N’hésitez pas à contacter Structura.biz.
Notre équipe Bureaux est à votre écoute !
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❙ 39
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Faut-il former vos collaborateurs ?
Non, si vous préférez l’incompétence
« Que se passe-t-il si on forme nos collaborateurs et qu’ils
quittent la société ? » demande le CFO dans un cartoon
bien connu. « Mais que se passe-t-il si on ne les forme pas
et qu’ils restent ? », répond le CEO. Derrière la boutade, il y
a un impératif pour l’entreprise : s’adapter aux réalités
d’un monde en évolution permanente.
F
ormer son personnel, à raison de 5 jours en moyenne
par an et par équivalent temps plein, c’est d’abord une
obligation légale : celle qu’impose la loi du 5 mars 2017
concernant le travail faisable et maniable, Chapitre 2, section 1re
« Investir dans la formation ». Selon l’organisation, la réalisation
de cet objectif d’entreprise peut se faire sous différentes déclinaisons
: formation formelle, formation informelle, compte formation
individuelle. Vu sous cet angle contraignant et quelque
peu bureaucratique, la formation n’a rien de bien séduisant.
Sauf si on la considère d’abord comme un outil de résilience
pour l’entreprise. Un moyen de s’adapter et, tout simplement,
de survivre dans un monde qui change.
« Dans une métropole comme Bruxelles où 7.000 entreprises
se créent chaque année, où les défis économiques sont importants,
les acteurs doivent avoir des collaborateurs formés,
par conséquent compétents et qui se sentent bien dans ce
qu’ils font ! », atteste Johan Deleuze, Training Coordinator Beci.
L’offre ne manque pas : le plateau des formations disponibles
à Bruxelles est alléchant ; un peu comme un buffet de hors
d’œuvre à volonté, avec les mêmes inconvénients : comment
éviter l’indigestion ? Et surtout, que choisir ?
Nouveaux défis, nouvelles compétences
Johan Deleuze répond sur deux axes distincts mais complémentaires
: « D’une part, développer les soft skills reste un
impératif pour beaucoup de collaborateurs. Augmenter ses
compétences en leadership, en communication verbale ou encore
mieux gérer son temps restent des nécessités car, si elles
ne sont pas maîtrisées, les manquements peuvent réellement
devenir une source de stress pour le collaborateur lui-même
et une source probable de distorsion dans l’organisation : absentéisme,
turnover... »
40 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
D’autre part, Bruxelles, comme toute grande métropole, a
ses défis pour ses entreprises et institutions publiques. Que
l’on parle de mobilité, d’économie circulaire, de supply chain
management, de commerce électronique, de réglementation,
d’ubérisation, d’agile management, de blockchain… Voilà autant
de concepts auxquels beaucoup de nos décideurs sont déjà
confrontés à l’heure où se rédigent ces lignes et avec lesquels
ils doivent déjà composer, malgré qu’ils n’aient pas toujours le
recul et la connaissance suffisants.
« Suivre des formations sur tous ces concepts de manière
conventionnelle serait chronophage et même, pour certains,
inutile », estime Johan Deleuze. Selon notre expert, les packages
de formation se déclineront à l’avenir en un ensemble
de modules comprenant des formations sous forme classique
(présentielle, en classe), mais également des formations en ligne
à l’aide de tutoriels modulaires que le participant aura le loisir
d’activer à la demande, quand il aura le temps et la sérénité pour
le faire, avec pour option complémentaire la possibilité d’approfondir
certains aspects, certaines connaissances avec des
modules complémentaires. « Ces compléments se déclineront
probablement sous forme classique et sous forme numérique. »
La formation reste à ce jour un élément important pour permettre
aux entreprises de rester performantes et de faire face
à leurs défis, car elles dépendront toujours des compétences
de leurs collaborateurs ! ●
Emmanuel Robert
Info :
Johan Deleuze, Training Coordinator Beci
trainings@beci.be
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׉	 7cassandra://SxIJ22ZvvWqT4Lfyi_chrhcPDurGiG-O1LxnoSzUEAc%D` \Ip)t>A׉EPRIMES ENERGIE 2019 :
un régime stable et quelques nouveautés
Vous consacrez une part importante de votre budget à votre consommation d’énergie
et cette année vous avez décidé d’y remédier ? Les Primes Energie de la Région de
Bruxelles-Capitale vous aident fi nancièrement à opter pour les techniques et appareils
les plus performants.
Adopté par le Gouvernement bruxellois le 27 septembre 2018, le régime des primes 2019
est fi xé à hauteur de 18 millions d’euros, pour vous soutenir dans vos investissements.
Comme annoncé en 2016, la stabilité du régime vous permet de programmer la
rénovation énergétique de votre bien immobilier, en ajoutant en 2019 quelques
nouveautés, à découvrir dans les colonnes ci-dessous.
Depuis 2016, le régime des Primes Energie a permis
d’optimiser l’effi cience des moyens disponibles et de
simplifi er les procédures de demande et d’octroi. Il a
également permis à un plus grand nombre d’en bénéfi cier,
via l’extension de la catégorie faibles revenus à de nouveaux
publics (propriétaires bailleurs, copropriétés, écoles, crèches,
universités et hautes écoles, …).
Le régime des Primes Energie 2019 mise sur la stabilité
annoncée et reste cette année encore axé sur les 3 domaines
les plus effi caces : études et audits – isolation et ventilation –
chaleur. Un régime stable ne veut pas dire un régime inchangé
et, en 2019, un certain nombre d’améliorations voient le jour.
Création d’une nouvelle prime pour le contrôle
périodique PEB des appareils au gaz
Cette nouvelle prime de la catégorie « chaleur » est à
destination des ménages précaires (ménages en catégorie
C) et s'inscrit notamment dans le cadre de la conversion du
réseau bruxellois du gaz pauvre vers le gaz riche, nécessitant
de contrôler si les installations sont compatibles avec le gaz
riche. La prime C8 – contrôle périodique sera octroyée aux
ménages eff ectuant le contrôle PEB de leur chaudière ou
chauff e-eau au gaz, et ce à hauteur de 100 € par attestation
de contrôle périodique PEB.
Hausse du montant des primes pour les
chaudières et l’isolation des murs par l’extérieur
En janvier 2018, il avait été décidé d’augmenter le montant
de la prime isolation du toit, qui est souvent le premier
investissement pour débuter une rénovation. En 2019, et
toujours dans l’objectif d’optimiser les moyens disponibles en
rendant les Primes Energie encore plus attractives, c’est au
PRIMES ENERGIE
2019
PRIMES ENERGIE 2019
tour des primes « chaudières à condensation » et « isolation
des murs » d’être augmentées.
La prime pour le placement d’une chaudière à condensation
permet à tout demandeur de considérer sérieusement
l’abandon de sa chaudière à mazout ou d’opter pour
une chaudière au gaz plus performante. De plus, elle est
complémentaire à la nouvelle prime C8 dans le cas où le
contrôle périodique de l’installation actuelle révèlerait que
l’appareil au gaz nécessite d’être remplacé dans le cadre de
la conversion du réseau gazier. En 2019, les montants sont
revus à la hausse comme suit :
➜ Catégorie A : 700 € (au lieu de 500 € en 2018)
➜ Catégorie B : 800 € (au lieu de 600 € en 2018)
➜ Catégorie C : 1200 € (au lieu de 700 € en 2018).
Comme pour la prime chaudière, la prime isolation des murs
par l’extérieur est également revue en 2019 et voit donc ses
montants augmentés comme suit :
➜ Catégorie A : 55 €/m² (au lieu de 40 € en 2018)
➜ Catégorie B : 65 €/m² (au lieu de 45 € en 2018)
➜ Catégorie C : 75 €/m² (au lieu de 50 € en 2018).
Accessibilité des primes améliorée
Dans l’optique d’une amélioration constante du régime de
primes, deux changements d’ordres technique et administratif
sont également mis en place en 2019 :
➜ la simplifi cation des conditions administratives entre
primes à la rénovation et Primes Energie en alignant les
catégories de revenus entre les deux systèmes ;
➜ l’élargissement de l’accès des Primes Energie pour les
extensions dans le cadre d’une rénovation lourde, comme
ce fut le cas pour les rénovations simples en 2018.
1
PLUS D’INFO :
www.environnement.brussels voir la partie « Les Primes Energie en 2019 »
info@environnement.brussels ou 02/775 75 75
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Permis d’environnement :
changements en vue
Le permis d’environnement est un passage incontournable pour tous les exploitants d’installations « classées » :
des activités, équipements ou produits qui peuvent avoir un impact sur l’environnement et le voisinage.
Il a été récemment modifié dans le but de simplifier les procédures et de faciliter la vie
des entreprises et autres organismes qui y sont soumis.
C
es modifications à la législation des permis d’environnement
entreront en vigueur le 20 avril 2019.
Nous vous présentons ci-dessous trois des principales
nouveautés :
1. Liste des installations classées1
: La liste a été quelque
peu dépoussiérée, avec un certain nombre d’activités
déclassées, voire supprimées. Par exemple, et c’est
une bonne nouvelle, si vous rêvez de lancer une microbrasserie,
vous n’aurez plus besoin d’un permis 1B (qui
implique une procédure longue et relativement lourde
administrativement), mais juste d’un permis de classe 2,
dont la demande est plus simple, plus rapide et moins chère.
De même, les classes pour les parkings sont modifiées ;
il n’y a plus de différence entre parkings couverts ou à
l’air libre et le nombre de places est relevé (par exemple,
la classe 1A concerne désormais les parkings de plus de
400 places, au lieu de 200).
2. Demande du permis d’environnement : La demande de
permis n’est pas profondément modifiée et le permis unique,
combinant permis d’urbanisme et environnement, se fait
toujours attendre. Toutefois, un petit pas dans la bonne
direction a été fait : pour les projets mixtes, nécessitant
ces deux permis, une demande unique est à introduire
auprès de Bruxelles Urbanisme et Patrimoine. Autre petite
modification, la demande ne doit plus nécessairement se
faire par envoi recommandé, mais par voie électronique,
sauf en cas de procédure de recours.
Une simplification notable est introduite au niveau des
études d’incidences, nécessaires pour les permis les plus
complexes (classe 1A). Désormais, un modèle-type de
cahier des charges est prévu et l’enquête publique sur ce
cahier est supprimée, ce qui devrait réduire quelque peu
la durée d’obtention du permis.
À noter également : l’augmentation du délai de mise
en œuvre du permis, qui passe de deux à trois ans. Si
un problème intervient dans le projet, postposant son
démarrage, mais sans qu’il soit modifié, il ne faudra pas
demander un nouveau permis. Il suffira de demander sa
prolongation auprès de l’administration qui l’a délivré ou,
s’il s’agit d’un projet mixte, auprès de Bruxelles Urbanisme
et Patrimoine.
3. Prolongation du permis d’environnement : Jusqu’à
présent le permis devait être renouvelé tous les 30 ans,
avec tous les tracas administratifs que cela entraînait. Pour
faciliter la vie des entreprises, il est désormais possible de
prolonger son permis tous les 15 ans via une procédure
simplifiée. La demande doit être introduite au plus tôt deux
ans avant et au plus tard un an avant l’expiration du permis
existant. L’avis du Service d’Incendie reste obligatoire, mais
il est désormais présumé favorable s’il n’est pas obtenu
dans les délais légaux.
Ceci n’est qu’un bref résumé des principales modifications
concernant le permis d’environnement. Pour en savoir
plus, n’hésitez pas à vous adresser à nos conseillers, via
green@beci.be. Nous organiserons, comme chaque année,
une formation complète sur le permis d’environnement pour
comprendre son contenu et les obligations qui en découlent. ●
Laura Rebreanu,
1
Sustainable Development Coordinator Beci
http://app.bruxellesenvironnement.be/listes/?nr_list=IC_LIST
42 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
Autre nouveauté : l’avis du Servie d’Incendie est
désormais requis une fois que le dossier de demande est
déclaré complet. Auparavant, cet avis devait être joint
anticipativement, ce qui posait souvent des problèmes de
délais et de retards.
© Getty
׉	 7cassandra://HpXtlBvm87c-MGJ7l7xBHhgTBYNMhZa6ENl0NG4WAw0 ` \Ip)t>A׉E{Prix belge de l’Energie
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se déroulera le 6 juin 2019 au BEl,
tour & taxis (Bruxelles).
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Prix belge de l’Energie et de l’Environnement
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Chacun
peut agir !
remise des dossiers pour le 24 avril 2019 au plus tard
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Le Bruxelles des entrepreneurs
Dans les pas de…
Julien Vandeleene
Julien Vandeleene est le créateur de BePark, la société bruxelloise qui a
développé le concept de « parksharing » : la mise à disposition de parkings
privés non utilisés. BePark a le vent en poupe, et Julien peu de temps devant
lui. En bon épicurien, il n’hésite toutefois pas à ralentir pour dénicher les
adresses les mieux cachées de la ville.
J’
aime cette ville : elle incarne la mixité, qu’elle
soit culturelle, linguistique ou architecturale.
Contrairement à plusieurs capitales européennes,
c’est une métropole à taille humaine que l’on
peut facilement s’approprier. Les Bruxellois sont spontanés,
directs et pragmatiques. Ici, on ne fait pas de chichis
et c’est ce qui fait le charme et la convivialité de la ville.
Dévorer un livre dans le parc d’Egmont: Le parc
d’Egmont est un lieu que j’affectionne tout particulièrement
; c’est le jardin idéal pour dévorer un livre. Je suis
en grand lecteur, j’aime lire des parcours inspirants de
grands entrepreneurs. Le dernier en date ? « Rework » de
David Heinemeier Hansson et Jason Fried. C’est un livre
sur l’entrepreneuriat bourré de conseils clés pour lancer
sa boîte et la faire perdurer.
L’ambassadeur, Pierre Marcolini: Pour incarner une
capitale, il faut un rayonnement au-delà de nos frontières.
Dans son secteur, Pierre Marcolini est l’ambassadeur
idéal : c’est un grand entrepreneur qui a su sublimer le
chocolat tout en créant sa propre marque éponyme. Il est
aujourd’hui présent dans le monde entier. Cette marque,
c’est plus que du chocolat, c’est une expérience client
unique et exclusive.
S’évader dans la réserve naturelle des Enfants
Noyés: J’habite à Boitsfort ; je trouve la forêt de Soignes
magique, et plus particulièrement la réserve naturelle
des Enfants Noyés. Elle se compose d’une incroyable
mosaïque d’étangs, de cours d’eau, de végétaux et d’animaux.
Ce paysage bucolique est plus dépaysant que certaines
Ardennes belges. Quand on pense qu’on se trouve
44 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
à seulement dix minutes du centre-ville, c’est encore plus
fou.
Ricciocapriccio, le meilleur italien de Bruxelles:
Voilà une cuisine dont j’aurais du mal à me passer. Je suis
un véritable aficionado de la cuisine italienne. Le meilleur
italien de Bruxelles ? Ricciocapriccio, sans hésiter ! Un
conseil : optez pour le lunch du midi et si vous avez de la
chance, on vous servira en entrée un carpaccio de poulpe
avec une délicieuse crème de cèpes ! ●
Elisa Brevet
SES ADRESSES COUP DE CŒUR…
La Buvette : C’est le
restaurant hors du temps de
Bruxelles, installé dans une
ancienne boucherie de style
Art déco. Si vous voulez un bon
gastro convivial avec une cuisine moderne et efficace,
c’est l’adresse idéale.
La Maison des Vins : Mon caviste de la place
Keym propose toujours une belle sélection. Vous
trouverez aussi bien des grands noms que des belles
découvertes.
Privejoke : Une bonne adresse shopping près de la
Grand-Place, ce multimarques propose une sélection
pointue et des créateurs belges. L’établissement est
même ouvert le dimanche après-midi !
© Bepark
©Luc Viatour
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Petites histoires de grands entrepreneurs
Hiroshi Yamauchi : des jeux
de cartes à l’empire du jeu vidéo
Figure emblématique peu connue du grand
public, Hiroshi Yamauchi est considéré comme
le père de Nintendo. Il est l’héritier d’une société
familiale devenue, sous sa direction, l’un des
premiers fabricants de jeux vidéo au monde.
Entrepreneur discret, il est pourtant le créateur
de la Game Boy, de Mario, Zelda et de Pokémon,
pour ne citer qu’eux.
L’
histoire commence au Japon,
en 1887. À l’époque, Fusajiro
Yamauchi, l’arrière-grand-père
d’Hiroshi, crée une petite fabrique de
« hanafuda », un jeu de cartes traditionnel
japonais. Le Japon est en
pleine ère Meiji et commence à s’ouvrir
à l’Occident. L’entrepreneur comprend
qu’il y a là un marché à saisir.
Il crée Nintendo : « Laissez la chance
au ciel », en japonais. Le succès est au
rendez-vous, notamment grâce à l’explosion
des salles de jeu clandestines
contrôlées par la mafia.
En 1929, Fusajiro se retire des affaires.
Les successeurs s’enchaînent
jusqu’au jeune Hiroshi Yamauchi.
Dissipé et peu diplômé, l’héritier de la
société de cartes à jouer n’est a priori
pas le patron idéal. À 22 ans, Hiroshi
prend la décision de licencier tous
les cadres de l’entreprise : personne
n’osera désormais contester son autorité.
En
1966, il crée un jouet révolutionnaire
: l’Ultra Hand, une main mécanique
permettant de jouer avec des
balles. Du jeu mécanisé au jeu électronique,
il n’y a qu’un pas. Ce pas, il se
fera lors d’un dîner chez des amis, autour
de la réussite d’Atari. Le PDG découvre
le potentiel du marché des jeux
vidéo. Le lendemain, il décide de créer
une console : la Color TV Game 6.
Le véritable tournant pour Nintendo a
lieu en 1989, lorsque Hiroshi décide
de lancer la première console portative
à bas prix. La Game Boy, première
console de poche et véritable révolution
sur le marché des jeux vidéo, se
vendra à 118 millions d’exemplaires.
Jusqu’à son départ de la société en
2002, Hiroshi Yamauchi gouvernera
son empire d’une main de fer. Chaque
décision, il la prendra seul et n’aura de
cesse de citer l’importance décisive de
l’intuition de l’entrepreneur. ●
Elisa Brevet
La langue de Trump :
Faut-il traduire Trump comme il
parle, au risque d’être illisible ?
La traductrice de presse
Bérangère Viennot était une
habituée des discours d’Obama.
Elle a pris une sacrée douche froide
lors de la dernière élection et se
lâche à travers un essai percutant et
passionnant. Les Arènes.
Road Trips : L’heure des bonnes
résolutions a sonné : et si on partait
faire le tour de l’Islande par la fameuse
Ring Road ? Le dernier-né des beaux
livres du Routard offre les 40 itinéraires
des plus belles routes du monde.
Dépaysement garanti !
Hachette
Tourisme
Guides.
Becoming : Depuis
le quartier du South
Shore de Chicago
jusqu’à la MaisonBlanche,
« Becoming »
retrace le parcours
vertigineux de Michelle Obama. Une
lecture inspirante et galvanisante d’une
figure emblématique de notre époque.
Fayard
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 45
D.R
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del. : Medeiros Romao Carlos
Apsiloc - Arena Claudia PPE Rue
du Villageois 28 - 1160 Bruxelles
Code Nace : 82990 - Autres
activités de soutien aux entreprises
n.c.a. del. : Arena Claudia
BCC Corporate SA Bd de
l'Impératrice 66 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 64999 - Autres
activités des services financiers
65111 - Opérations directes
d'assurance vie 6629001 - autres
auxiliaires d'assurances del. : Fuerer
Michael
Besix SA Av. des Communautés
100 - 1200 Bruxelles Code Nace :
2511001 - Fabrication de cadres
métalliques ou d'ossatures pour la
construction - 38222 - Traitement
et élimination des déchets
dangereux 41201 -Construction
générale de bâtiments résidentiels
42911 - Travaux de dragage del. :
Ryckewaert Mathieu
By dewez SA Chée de Forest 176 -
1060 Bruxelles Code Nace : 56101
- Restauration à service complet
56102 - Restauration à service
restreint del. : Dewez Adrien
Carlos Silvero Haba PPE Av. des
Statuaires 121 - 1180 Bruxelles
Code Nace : 46190 - Intermédiaires
du commerce en produits divers
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 82990
- Autres activités de soutien aux
entreprises n.c.a. del. : Silvero Carlos
Distilleries Bruxelloises - Philippe
Mercier PPE Venelle de l'Alchimiste
4 - 1120 Bruxelles Code Nace :
1011011 - Production de viandes
surgelées ou congelées, en
carcasses ou en morceaux - 41102
- Promotion immobilière non
résidentielle 46349 - Commerce
de gros de boissons, assortiment
général del. : Mercier Philippe
Ecole Mashiya des Amis du Sport
ASBL Rue de l'Agriculture 182 -
1030 Bruxelles Code Nace : 56301
- Cafés et bars del. : Kabeya Diba
Minzangi
Export USA SPRL Rue de
l'Aqueduc 119 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 70100 - Activités des
sièges sociaux 70220 - Conseil pour
les affaires et autres conseils de
gestion 82990 - Autres activités de
soutien aux entreprises n.c.a. del. :
Breda Anne
Ezee Europe SPRL Rue Leeman
T-LA-G 25A - 1320 Beauvechain
Code Nace : 47785 - Commerce
de détail de cycles en magasin
spécialisé del. : Nguyen Thi
Flokk SA Rue Neerveld 109 - 1200
Bruxelles Code Nace : 46510 -
Commerce de gros d'ordinateurs,
d'équipements informatiques
périphériques et de logiciels 46660
- Commerce de gros d'autres
machines et équipements de bureau
4741002 - Le commerce de détail
de matériel et mobilier de bureau
del. : Clays Tom
Hassayoun Esma PPE Rue Ernest
Discailles 11 - 1030 Bruxelles del. :
Hassayoun Esma
ichigo Rollebaan 63 - 1640 RhodeSaint-Genèse
del. : Sarton Jérémie
Joseph Dardenne SPRL Rue de
Namur 49 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 68311 - Intermédiation en
achat, vente et location de biens
immobiliers pour compte de tiers
68312 - Estimation et évaluation
de biens immobiliers pour compte
de tiers 68321 - Administration de
biens immobiliers résidentiels pour
compte de tiers del. : Dardenne
Geneviève
Lab Louise SA Av. Louise 520 -
1050 Bruxelles Code Nace : 56301
- Cafés et bars del. : Barrière Sophie
Lazzarini Matteo PPE Rue des
Cannas 32 - 1170 Bruxelles
Code Nace : 63110 - Traitement
de données, hébergement et
activités connexes 70210 - Conseil
en relations publiques et en
communication 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils
de gestion del. : Lazzarini Matteo
Malepeire Company SPRL Drève
Richelle 161 - 1410 Waterloo del. :
Malé Pierre
MBS Construct SPRL Av. Dailly
152 - 1030 Bruxelles Code Nace :
46 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
׉	 7cassandra://OfmbPwAJ0AW4r7W2YcsugYL0cxllXCHOgUhV2lyOCAM ` \Ip)t>A׉E"Community
43995 -Travaux de restauration des
bâtiments del. : Ferreira De Souza
Pedro
Peugeot Distribution Service SA
Av. Jacques Georgin 15-19 - 1030
Bruxelles Code Nace : 45111 -
Commerce de gros d'automobiles
et d'autres véhicules automobiles
légers ( = 3,5 tonnes ) 45113 -
Commerce de détail d'automobiles
et d'autres véhicules automobiles
légers ( = 3,5 tonnes ) 45191
- Commerce de gros d'autres
véhicules automobiles (del. :
Fernandez Gongora Arturo
Pitchbar SPRL Av. Louise 367
- 1050 Bruxelles Code Nace :
1813013 - Autres activités
graphiques. 58190 - Autres
activités d'édition 62090 - Autres
activités informatiques del. :
Depardieu Olivier
Pregiotek SPRL Rue Borrens 51 -
1050 Bruxelles Code Nace : 62010
- Programmation informatique
62020 - Conseil informatique 62090
- Autres activités informat del. : Di
Giorgio Nicola
Prométhéa ASBL Quai Fernand
Demets 23 - 1070 Bruxelles Code
Nace : 94999 - Autres associations
n.c.a. del. : Provost Benoit
Revolut LTD 7 Westferry circus -
E14 4HD Londres - United Kingdom
del. : Geclowicz Steven
Sarah Audrey Schmidt PPE
Elsboslaan 22 - 9840 De Pinte
Code Nace : 47599 - Commerce de
détail d'autres articles de ménage
en magasin spécialisé n.c.a. 63120
- Portails Internet 63990 - Autres
services d'information n.c.a. del. :
Schmidt Sarah-Audrey
Slovenian Bussines and Research
Association ASBL Av. Lloyd George
7 - 1000 Bruxelles Code Nace :
94110 - Activités des organisations
patronales et économiques del. :
Veselinovič Draško
Upcom SPRL Bd Louis Schmidt
16 - 1040 Bruxelles Code Nace :
46510 - Commerce de gros
d'ordinateurs, d'équipements
informatiques périphériques et de
logiciels 6311001 - Traitement
en continu ou non de données à
l'aide, soit du programme du client,
soit d'un programme propre à un
constructeur: service de saisie del. :
Flokos Konstatinos
Urbike SCRL Av. Van Volxem 233
- Bruxelles Bruxelles Code Nace :
28220 - Fabrication de matériel de
levage et de manutention 30920
- Fabrication de bicyclettes et de
véhicules pour invalides 46495 -
Commerce de gros de cycles del. :
Lovens Philippe
Vandermeulen Bruno PPE Av.
Louise 235 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 69101 - Activités des avocats
del. : Vandermeulen Bruno
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Akros Solution
10
Anspark
Arau
Archi Human
Autodis
BAEB
Beliris
BePark
Bpost
Bruxelles Formation
Citydev
Confédération Construction
Cour des Comptes
Deliveroo
Diogènes
Distilleries Bruxelloises, Les
École du vin de Changins
Enterprise Europe Network
FEB
22-23
12
28-29
4-7
4-7
15-16
44
4-7
4-7
Bruxelles Urbanisme et Patrimoine
Buvette, La
42
44
4-7
12
13
34-35
28-29
38
38
18
8
Febecoop
Federgon
Finance.brussels
Foncière Chênelet
Greenloop
Hyundai
Infirmiers de Rue
Innoviris
Look&Fin
Louis De Waele
Maison des Vins, La
Médecins du Monde
Nintendo
Omnia Travel
Orange Clignotant
Paille-Tech
Palo Alto
Parkpnp
Privejoke
Proximus
Ricciopatriccio
Samusocial
34-35
4-7
34-35
28-29
25-26
4-7
28-29
34-35
4-7
4-7
44
4-7
45
19
4-7
31-33
38
8
44
4-7
44
13
Schweppes
SE’nSE
Smart
SMES
SNCB
Stanhope
Stib
Structura.biz
Take Eat Easy
Thon Hotels
Total
Transautomobile
Tsume
Uber
Université Saint-Louis
Urbani
Urbike
UWE
Voka
VUB
WeForest
38
34-35
34-35
28-29
15-16
38
24
39
34-35
38
4-7
9
4-7
34-35
34-35
28-29
34-35
8
8
34-35
4-7
Bruxelles Métropole - janvier 2019 ❙ 47
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;Agenda
LÉGISLATION SOCIALE
12.02.2019
MANAGEMENT & RH, PERSONAL
IMPROVEMENT
25.02.2019
Gagnez du temps en un claquement
de doigts !
VENTE, MARKETING &
COMMUNICATION
12.02.2019
Digital Track : créez du lien avec
votre cible sur Instagram
20.02.2019
Digital Track : découvrez toutes les
ficelles d’une campagne Facebook
gagnante
27.02.2019
Digital Track : créez votre premier
chatbot en 3 heures
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
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➜ Caroline Coutelier
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➜ Alexis Bley
+32 2 563 68 58 – ab@beci.be
La loi sur les pensions
complémentaires pour le secteur
public
14.02.2019
Cycle statut et contrat de
travail dans le secteur public :
l’engagement des agents
contractuels et statutaires
22.02.2019
Actualités « compensation &
benefits »
28.02.2019
Cycle statut et contrat de travail
dans le secteur public : les
obligations principales des parties
et la flexibilité au cours du contrat
de travail
14.03.2019
Cycle statut et contrat de travail
dans le secteur public : le régime
disciplinaire et la rupture de la
relation de travail
23.05.2019
Actualité de droit social dans la
fonction publique
24.05.2019
Les vendredis de l’actualité sociale
07.06.2019
Actualités « compensation &
benefits »
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
DROIT COMMERCIAL
01.03.2019
Lunch & Learn : le contrat de
concession de droit d’auteur
(CCDA)
Inscrivez-vous à une ou
plusieurs formations et
bénéficiez des subsides à la
formation
Région Bruxelloise:
50% de subsides:
(investissement min. = 1.000 €)
MÉDIATION JURIDIQUE
Jusqu’au 22.02.2019
Cycle de formation de base et
spécifique à la médiation civile et
commerciale
12.03.2019
Ni éponge, ni autruche : se protéger
et prendre du recul
➜ bMediation
+32 2 643 78 47
info@bmediation.eu
FISCALITÉ & FINANCES
26.02.2019
Conférence : fiscalité en entreprise
➜ Erik Thiry
+32 2 643 78 36 – eth@beci.be
28.03.2019
Speed Business Lunch
14.05.2019
Speed Business Lunch
27.06.2019
Speed Business Lunch
04.07.2019
Garden Party
➜ Beci Events
+32 2 643 78 13 – events@beci.be
Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be
48 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2019
**En néerlandais uniquement
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en transmission
> 3 entreprises à remettre
Laboratoire de
prothèses dentaires
CA : 1 à 2 Mo €
10 à 20 employés
Imprimerie digitale
grands formats
CA : 2 à 3 Mo €
10 à 20 employés
Grande distribution de
boissons
CA : 20 à 30 Mo €
10 à 20 employés
Sécurité, accès
sécurisés, alarmes,
vidéo-surveillance…
CA : 1 à 2 Mo €
1 à 10 employés
> Pour nos clients acquéreurs, le Hub Transmission recherche
Une entreprise active
dans le nettoyage
d’immeuble-syndic
Bruxelles
Valeur d’acquisition :
300 K à 1 Mo €
Une société de
logistique et transport
spécialisé
Bruxelles et Brabants
Valeur d’acquisition :
5 à 12 Mo €
Le Hub Transmission de BECI,
première organisation de la
Région Bruxelles Capitale
en cession/acquisition
d’entreprises, publie ses
nouvelles offres.
Vous êtes intéressé par l’une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l’un de ces secteurs?
Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou d’acquisition.
Erick Thiry +32 2 643 78 36 • Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • transmission@beci.be
׉	 7cassandra://l2vhL9nSa4zmh5Rk_QtXpen7WjUpEMGOzCCjdYXG5N4"` \Ip)t>AЁ\Ip)t>AρבCט   ́u׉׉	 7cassandra://KXL2E50sZEXiRP_nPA9XydS-DIh3Yd9v-KO4TXdCJmY `׉	 7cassandra://ki2qTY9dxL1lm3UbNk3jyuBs12wYp2KPZ_jvwGT3A00ͅ`z׉	 7cassandra://CNfpPh_NUllihY1InHBqyTaCSuUJCyzx8pWjIlyGmuU.` ׉	 7cassandra://unWSO-TWgzifRbigawRVgwm1CDSKmfZISCpWUUPak1k ͠y\Ip)t>Bfנ\Ip)t>Bh 39ׁHhttp://select.actiris.brׁׁЈ׉EpLes bons profils sont rares.
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