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N° 38 - Octobre 2018
Données publiques :
le nouveau pétrole pour tous ?
P.20
La blockchain,
source d’opportunités
pour les entreprises belges
P.24
Bureaux intelligents :
l’arme ultime pour séduire
les collaborateurs
P.29
Smart mobility :
quand l’intelligence
prend le volant
P.32
ISSN 2406-3738
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Scrutin communal,
développement local
Dans quelques jours, nous voterons pour élire les gestionnair
nos communes pour les six prochaines années. Un enjeu
intéresse le citoyen, mais aussi l’indépendant, l’entrepreneur,
l’enseignant, l’étudiant, le travailleur, le demandeur d’empl
qui sont eux aussi des acteurs de la commune – qu’ils y aient
ou non le droit de vote.
Premier échelon politique, au plus près du terrain, les
communes ont un impact direct sur la vie des entreprises
à travers de nombreuses matières : fiscalité locale,
bien sûr, urbanisme, commerce, mais aussi propreté
publique, chantiers, stationnement, sécurité…
À travers le baromètre politique que nous organisons
deux fois par an, et auquel nous avons ajouté un volet
communal, et via la concertation avec nos membres, nous
avons sondé les attentes des entrepreneurs. Sur cette base,
nous avons élaboré une charte articulée autour de cinq points,
que nous avons soumise voici quelques semaines aux bourgmestres
bruxellois, à leurs collèges et aux sections locales des partis politiques.
Que demandons-nous ?
➜ Que la vie des entreprises soit facilitée par un meilleur accueil dans les services
communaux, une information de qualité, la réduction des formalités et le recours aux
technologies modernes ;
➜ Que l’accessibilité soit améliorée pour les travailleurs, notamment par une politique de
stationnement cohérente et en encourageant l’offre de transports en commun, tout en
accordant une priorité aux livraisons et aux services mobiles ;
➜ Que l’équilibre soit assuré entre une fiscalité raisonnable et les services offerts aux
entreprises, tout en stimulant la création d’emplois et le développement ;
➜ Que la sécurité des personnes, travailleurs et visiteurs, soit garantie, comme celle des
biens, par le développement de la convivialité, le respect de la loi, la sensibilisation à la
propreté et l’aménagement des espaces publics aux abords des entreprises ;
➜ Que le développement local soit encouragé, en stimulant la relation entre les entreprises
locales et les communes, mais aussi en diffusant systématiquement leur information sur
les marchés publics – et en privilégiant l’achat de proximité pour réduire leur empreinte
carbone.
Ces engagements offrent à la fois une vision, des objectifs mesurables ainsi que des
moyens d’action modulés en fonction des réalités locales. À l’heure d’écrire ces lignes, les
premières réactions à notre appel étaient très encourageantes. L'enjeu est désormais de
faire adopter cette charte par les nouvelles majorités – et d’assurer sa mise en œuvre.
Le volet socioéconomique du développement local s’inscrit
naturellement dans la mission de Beci. Nous espérons
pouvoir y travailler en partenaires, aux côtés des communes
bruxelloises.
Marc Decorte, Président de BECI
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
1
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4
6
Beci online
Digest
Think Tank
10 Open Source
12 Beci-Voka : la mobilité ne s'arrête pas aux frontières
régionales
15 Pour ou contre la généralisation des zones 30 ?
International
16 4 outils pour l’import/export hors de l’UE
17 Innovation : difficiles à obtenir, les subventions européennes
?
Smart Cities, Smart Companies
20 Données publiques : le nouveau pétrole pour tous ?
22 Alexander De Croo : « La numérisation de la Belgique se
passe comme prévu »
23 Bianca Debaets : « Il est plus important de créer un cadre
que de tout vouloir faire soi-même »
24 La blockchain, source d’opportunités pour les entreprises
belges
26 L’intelligence artificielle, jusque dans les PME
28 Applis mobiles : pour mieux travailler et vivre à Bruxelles
29 Bureaux intelligents : l’arme ultime pour séduire les
collaborateurs
32 Smart mobility : quand l'intelligence prend le volant
Entreprendre
34 Commerce équitable : l’engagement des entreprises
37 « Il faut désacraliser l’accès aux marchés publics »
40 Starter : Envie du jour
Community
42 L’actualité Beci en photos
44 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
46 Demandes d'admission
47 Agenda
48 Index
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 38 – Octobre 2018
Au mois
de novembre :
Commerce
international
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Édouard Cambier, Marc Decorte, Johan
Debière, Adrien Dewez, Donatienne de
Vleeschauwer, Stef Gyssels, Gaëlle Hoogsteyn,
Marc Husquinet, Caroline Mair, Gilles
Quoistiaux, Morgan Van Cleven, Guy Van
den Noortgate, Peter Van Dyck et Matthias
Vanheerentals.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
Membership
Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72
ctr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
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BECI ONLINE
Social Media
Bit4You, la nouvelle plateforme belge d’échange de
crypto-actifs, a été lancée chez Beci en présence du
ministre Alexander De Croo. Lire également p. 8.
#BECImember : Nouveau membre de
Beci et partenaire de MO, le pop-up de la
mobilité urbaine, Troty propose le partage
de trottinettes électriques pour traverser
Bruxelles en mode « cool ».
Voir www.troty.be.
Encore une opportunité d’affaires publiée sur
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les chambres de commerce de huit pays – gratuite pour
les membres de Beci.
Plus d’info ? beconnected.tiao.world.
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c’était le SEO Camp Day, le 14 septembre chez
Beci.
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BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
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BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
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DIGEST
Pacte d’investissement : vers un taux
d’investissement de plus de 3 %
Depuis des années
déjà, la Fédération
des Entreprises de
Belgique (FEB) préconise
des investissements
publics
plus ciblés susceptibles
de stimuler
la croissance économique
et ainsi de
créer plus d’emploi. Avec le pacte d’investissement, le
Comité stratégique a fait du bon travail. « Néanmoins, il
ne pourra aboutir que si tous les partis, de la majorité et
de l’opposition, de tous les niveaux de compétences et au
fil des différentes législatures, s’engagent à collaborer à
sa mise en œuvre », affirme la FEB.
En 2011-2015, les investissements publics en capital fixe
s’élevaient à seulement 2,4% du PIB en Belgique, soit 0,6
point de pourcent de moins que la moyenne des trois pays
voisins et environ 0,4 point de pourcent de moins que la
moyenne de l’UE. C’est également moitié moins que sur
la période 1970-1983. Pour le dire en boutade, cela suffit
tout juste pour combler les trous dans nos routes.
Les domaines où le Pacte d’investissement juge qu’il faut
intensifier les investissements publics ne sont pas choisis
au hasard : la digitalisation, la cybersécurité, l’enseignement,
les soins de santé, l’énergie et la mobilité.
Ce Pacte d’investissement accorde également l’attention
voulue à bon nombre de facteurs contextuels, tels une
adaptation de la politique en matière d’autorisations, un
cadre plus simple et plus souple pour les partenariats
public-privé, ou encore une réforme des règles budgétaires
européennes.
Le Pacte suggère quelque 150 milliards € d’investissements
au cours de la période 2019-2030, dont les pouvoirs
publics prendront à leur charge environ 45%, soit
65 milliards € (5 milliards € par an). Cela porterait notre
taux d’investissement annuel à 3, voire 3,5% du PIB, nous
ramenant ainsi au cœur du peloton européen.
« Chez nous, une plus grande prudence budgétaire est de
mise compte tenu du niveau élevé de la dette publique.
Cependant, il serait souhaitable d’amorcer un mouvement
de rattrapage en matière d’investissements publics.
Dans ce cadre, il sera essentiel de veiller à retenir les
projets qui, à terme, contribueront le plus à accroître le
potentiel de croissance de l’économie belge. Étant donné
l’état déplorable de notre réseau routier et ferroviaire et
les besoins importants au niveau de notre infrastructure
énergétique et numérique, d’importants investissements
s’imposent en tous cas dans ces domaines », conclut
Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.
Pieter Timmermans
Info : www.vbo-feb.be
Info : www.e-tron.audi
6
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
Mise en production de l’Audi e-tron
Audi Brussels a lancé début septembre la production en
série de l’Audi e-tron, le tout premier SUV entièrement
électrique de la marque aux quatre anneaux. Grâce à des
bornes de recharge d’une puissance pouvant atteindre
les 150 kW, l’Audi e-tron sera rechargée en une trentaine
de minutes pour pouvoir parcourir sa prochaine étape.
Rouge misano et prête à prendre la route : Peter Kössler,
membre du directoire d’Audi AG, en charge de la production
et de la logistique, et Patrick Danau, porte-parole du
comité de direction d’Audi Brussels, n’ont pas manqué
d’observer le départ silencieux de la ligne de montage
des premières Audi e-tron. « L’Audi e-tron est une vraie
pionnière », déclare Peter Kössler. « Elle est dotée de
technologies novatrices comme les miroirs extérieurs
virtuels et réunit les qualités intrinsèques d’Audi telles
que le comportement routier et la dynamique propres
à l’avance par la technologie. C’est dans cet esprit que
notre unité de production à Bruxelles a été entièrement
modernisée pour accueillir la production du véhicule
électrique. Il s’agit de la première usine automobile au
monde du segment haut de gamme qui assure une production
de série à grande échelle certifiée ‘neutre en CO2
’.
Tous les processus de production sont couverts par des
énergies renouvelables et toutes les autres émissions
générées par l’usine sont compensées par des projets
environnementaux. »
« Audi a développé de nombreuses compétences au sein
de l’usine même pour fabriquer l’Audi e-tron. Tant la
technologie des batteries que la propulsion ont été développées
par Audi. Nos spécialistes ont repensé, planifié
et réalisé de nombreuses applications de fabrication au
sein du département de la production », précise Patrick
Danau, porte-parole du comité de direction d’Audi Brussels.
Depuis l’été 2016, l’usine de Bruxelles a fondamentalement
modernisé les ateliers de tôleries, de peinture
et de montage et a créé sa propre unité de production
de batteries. Des systèmes de transport autonomes
acheminent la batterie de chaque véhicule électrique
à l’endroit précis de la ligne de montage. Les employés
du site de Bruxelles ont suivi au total plus de 200.000
heures de formation afin d’être parfaitement préparés
au démarrage de la production du premier véhicule entièrement
électrique.
׉	 7cassandra://SuwNAEWcaFjYZ0pxw7F-yOXEdbtC9KYSl0GSNv9IHVo`̵ [o> ׉E,Vous accueillir
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238 destinations du monde entier, il off re à ses 25
millions de passagers annuels ce que la Belgique
a de plus remarquable: la gastronomie, l’amour
de la musique, la créativité dans les domaines de
l’art et et de la mode et un sens de l’humour à
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DIGEST
Zone de basses émissions : à partir
d’octobre attention aux amendes
Depuis le 1er
janvier 2018, la Région de Bruxelles-Capitale
est devenue une zone de basses émissions (‘Low Emission
Zone’ ou LEZ) et les anciens véhicules diesel ne sont plus
autorisés à entrer sur le territoire. Une période transitoire
de 9 mois a été fixée – au cours de laquelle seuls
des avertissements seront donnés, mais les premières
amendes seront envoyées à partir de ce mois d’octobre.
Le contrôle aura lieu sur base de la plaque d’immatriculation
du véhicule et sera effectué à l’aide de caméras.
Le non-respect des critères d’accès à la zone de
basses émissions bruxelloise entraînera une amende
de 350 €. Vous trouverez ci-dessous un certain nombre
de mesures importantes pour vous assurer que vous êtes
bien préparé :
La startup bruxelloise Bit4You ambitionne de capter une
part des 400 milliards d’euros qui s’échangent chaque
mois sur la planète. Elle propose une solution européenne
qui se veut rassurante pour l’utilisateur de par sa conformité,
non seulement à la législation belge existante, mais
aussi aux nouvelles directives en matière de lutte contre
le financement du terrorisme et du blanchiment d’argent
(AMLD5) qui devraient être d’application en 2019.
1. Vérifier si le véhicule est conforme ou non via le site
lez.brussels ou via le site http://sim.lez.brussels/intro
2. Pour les véhicules non conformes, l’achat d’un pass
d’accès d’une journée est possible pour circuler à
Bruxelles (maximum de 8 jours/an)
3. Pour tous les véhicules immatriculés à l’étranger,
l’enregistrement est obligatoire. Cette demande
d’enregistrement est gratuite et doit être effectuée
au préalable via le formulaire électronique disponible
sur Irisbox. L’enregistrement du véhicule est
valable trois ans pour autant que les informations
relatives au véhicule ne changent pas.
Info : www.lez.brussels
Bit4You, la première plateforme belge
pour l’échange de bitcoins, lancée chez
Beci
Fin août, une nouvelle page s’est écrite dans le monde des
fintechs belges. C’est chez Beci que Sacha Vandamme,
CEO de Bit4You et jeune informaticienne de 24 ans, a
inauguré la première plateforme belge d’échange de crypto-actifs
(Bitcoin, Ether...) en présence du vice-premier
ministre et ministre de l’Agenda numérique, Alexander
De Croo, qui a effectué la première transaction.
8
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
Pour l’épauler dans ce projet, Sacha Vandamme s’est
adjoint les services de deux ‘serial entrepreneurs’ bien
connus des réseaux belges : Marc Toledo (Toledo Telecom)
et José Zurstrassen (Skynet, Keytrade Bank, Mymicroinvest).
Elle évolue très rapidement dans cet univers
hyper-régulé de la finance, non seulement grâce aux
50 ans d’expériences cumulées des deux partenaires,
mais aussi grâce aux technologies les plus modernes
d’identification de Belgian Mobile ID, créateur de l’application
mobile itsme, et grâce aux solutions innovantes
de paiement développées par la société Worldline. Cette
dernière permettra aux clients de Bit4You d’acheter des
crypto-actifs avec leur carte de paiement d’une manière
quasi instantanée, très simple et sécurisée.
Les crypto-actifs, aussi appelés crypto-devises, sont le
cœur de cette nouvelle économie digitale qui se veut
simple à utiliser, instantanée et centrée sur les besoins
précis de leurs clients. Les sociétés actives dans les
technologies du futur (blockchain, biométrie, recherche
mutualisée, big data…), vont de plus en plus utiliser ces
systèmes de monétisation de leurs services et devront
recourir à des plateformes comme celle de Bit4You.
Afin d’assurer sa croissance, la startup compte réaliser
un tour de table auprès d’autres investisseurs professionnels
et engager très rapidement une dizaine de collaborateurs.
Elle espère attirer en 2019 près de 50.000
clients pour un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros.
Info : www.bit4you.io
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DIGEST
Un Belge sur trois veut changer
d'emploi à cause du stress des
déplacements
C'est ce qui ressort d'une étude en ligne menée pour
le compte de Tempo-Team, à l'occasion de la Semaine
européenne de la mobilité. Sept Belges sur dix font la navette
en voiture entre leur domicile et leur lieu de travail,
cinq fois par semaine. Mais ces déplacements ne sont
pas une sinécure : un tiers des répondants les qualifient
de stressants et d'imprévisibles, les poussant même à
envisager de chercher un autre emploi dans une entreprise
plus accessible.
En cause : la durée du voyage et l'encombrement des
routes (respectivement 48 et 46 %). Une proportion similaire
de travailleurs reconnaît que ce problème de mobilité
et le stress qu'il génère ont un impact significatif sur la
charge de travail. Ceux qui se rendent au boulot en train,
en bus, en tram ou en métro s'expriment souvent de façon
plus négative envers leurs déplacements que ceux
qui viennent en voiture (50 % contre 30 %). Pour 36 %
des travailleurs belges, la mauvaise accessibilité de leur
lieu de travail est une raison importante pour changer
d'emploi – ils n'étaient encore que 23 % à penser ainsi en
2015. C'est devenu le second argument en importance,
après un meilleur salaire (62 %), pour quitter leur poste
actuel au profit d'un autre.
Les employeurs sont conscients du problème : six sur dix
investissent dans la mobilité de leur personnel et plus
de la moitié encouragent les collaborateurs à rejoindre
leur poste de travail en vélo ou en transports publics
plutôt qu'en voiture, par exemple en intervenant dans
le coût (65 %) ou en mettant gratuitement un véhicule
à disposition (35 %). Un employeur sur dix a également
dégagé un budget mobilité, et un sur cinq envisage de
le faire. Deux tiers des travailleurs sont favorables à un
tel système.
Enfin, l'étude montre qu'une organisation du travail plus
souple apporte aussi une ébauche de solution : les travailleurs
qui ne doivent pas rejoindre chaque jour leur lieu
de travail sont souvent plus satisfaits de leur équilibre
entre vie professionnelle et vie privée que leurs collègues
qui font la navette chaque jour (70 % contre 54 %). C'est
apparemment de bon augure pour un répondant sur trois,
qui a la possibilité de travailler de la maison.
Des investissements dans les modes de transport alternatifs,
un budget de mobilité, la combinaison de différents
modes de transport et le choix de l'heure et du lieu de
travail sont des efforts qui s'imposent.
Info : www.tempo-team.be
Quelle est l’influence de l’e-commerce
sur le retail traditionnel ?
C’est une affirmation qu’on entend souvent : l’e-commerce
détruit les magasins physiques. Une rue commerçante sans
vacance ? Inexistante ! Début 2017 il y avait 20.095 d’immeubles
vides en Belgique ; un an plus tard on en comptait
21.027. Ce qui signifie que la vacance a atteint le cap des
10 %.
L’e-commerce a-t-il
tellement changé le
marché qu’il n’y a plus
de futur pour le commerce
traditionnel ?
La réponse est courte
et claire : non. Le marché
évolue de plus en
plus vers un modèle
combiné. Dans le jargon,
on parle d’un modèle
« phygyital » (physical
+ digital) ou le
modèle « brick-andclick
» (les « bricks »
physiques et les « clicks » en ligne). Hunkemöller en est un
exemple, qui offre à sa clientèle des promotions via deux canaux
: online et offline. Quelques promotions ne sont valables
que via le webshop ou dans les magasins physiques. De cette
façon, les clients achètent via les deux canaux.
L’aspect physique reste important pour les clients. Une étude
révèle que 6 consommateurs belges sur 10 veulent voir et
toucher les produits avant d’acheter. De la sorte, le magasin
traditionnel connaît une véritable évolution vers le showroom.
Le processus d’achat devient une expérience qui parle à tous
les sens.
Bien sûr, les enseignes doivent faire face à quelques défis.
Les analyses du stock doivent être correctes - nous parlons
du stock offline et online. Le vendeur veut éviter de rater une
transaction parce que la rupture de stock est affichée incorrectement.
D’un autre côté, il ne veut pas non plus que son
client fasse un achat en ligne pour un produit qu’il n’a plus
en stock.
Le client a l’accès à l’information en ligne en abondance. Résultat
? Il est mieux informé que le vendeur au moment où
il entre dans le magasin. Les vendeurs doivent essayer de
garder leur avance sur leur cible.
Par ailleurs, l’expérience client doit être constante à travers
les différents canaux de contact. Cela signifie que la façon
d’interagir avec les clients offline et online doit être similaire.
Et quel est le résultat pour les magasins physiques ? Les enseignes
se focalisent de plus en plus sur les artères commerciales
pour positionner leurs ‘flagship stores’. Les localisations
moins attrayantes sont négligées, ce qui crée une
vacance commerciale. De plus, le besoin de flexibilité augmente
: il y a de plus en plus de demande pour la location à
court terme, notamment des pop-ups où les clients peuvent
faire connaissance avec certains produits pendant une période
limitée.
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
9
© Shutterstock
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Le choix de faire du vélo pour moi est assez neuf ; il était
devenu quasiment impossible de me déplacer dans la ville,
de me garer et d’éviter les PV de parking, les PV d’excès
de vitesse et les PV pour mauvaises manœuvres. J’ai donc
changé de mobilité et acheté un vélo électrique en 2016.
Je crois que si je n’y avais pas été obligé, je serais toujours
au volant de ma voiture – et au téléphone. Aujourd’hui à
52 ans, sans enfant à déposer à l’école, sans obligation
de faire des courses ou de me déplacer en province, je
circule à vélo entre l’ULB-VUB, les Casernes et la chaussée
de Waterloo.
OPEN SOURCE
Édouard Cambier, Co-Owner de Seed
Factory et Président de la Belgian
Workspace Association
La voiture en ville,
quelle punition !
Je me transforme, mais pas sans peine.
Depuis quelques mois, j’ai trois bureaux
sur Bruxelles : ma base est Seed Factory, à
Etterbeek. Le matin, je travaille chez Beci,
avenue Louise, et souvent l’après-midi pour
la Belgian Workspace Association dans la
tour Generali, avenue Louise également.
Une journée à vélo fait 16 km en moyenne.
Moi qui, fin des années 90, avais choisi de
travailler chez Roularta pour le challenge,
le secteur et surtout la belle auto couleur
bleu « lagoon ». J’ai bien changé.
Je démarre place Saint-Job vers 8 h du matin pour
un premier rendez-vous au Café de la Presse, avec un
collègue ou un client. La route sur mon vélo électrique
est agréable, à travers le bois de la Cambre. Dans les
années 80, c’était encore la chasse gardée des Golfs
GTI. Aujourd’hui, avec la transformation de la ville, il
est devenu confortable de rouler dans cette partie de
Bruxelles en journée. Mais vers 8h30, c’est beaucoup
moins agréable : le bois est très encombré par les
voitures venant de Waterloo. Il faut faire attention car
deux tiers des conducteurs sont sur leur smartphone.
Ils sont tendus, agressifs, capables de vous écraser
pour gagner 3 secondes.
10 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
Le vélo à Bruxelles demande une concentration de chaque
instant. Entre la mauvaise conduite des uns, les cyclistes
qui ne s’arrêtent plus aux feux rouges, les trous dans les
routes et les 4X4 qui ne souhaitent pas vous voir, c’est
plus que sportif ; ). En fin de journée, je tousse. Mauvaise
santé ? D’après moi, c’est plutôt le temps passé derrière
les pots d’échappement qui irrite mes cordes vocales.
Je constate aussi que, dans la très grande majorité des
voitures, il n’y a qu’une personne. Si chaque conducteur
embarquait un passager, nous n’aurions tout simplement
plus de problèmes d’embouteillages dans Bruxelles.
Il y a 30 ans, je vivais à Washington. À ce moment déjà, sur
les autoroutes, il y avait des bandes réservées aux voitures
avec 2 ou 3 personnes, et une seule bande pour les voitures
avec une seule personne... Ceux qui souhaitaient voyager
seuls (ce que je respecte) devaient tout simplement quitter
leur domicile un peu plus tôt !
La mobilité pourrait être solutionnée assez simplement.
Voyez cet été : nous n’avons (presque) pas eu de problèmes
à Bruxelles, alors que beaucoup continuaient à travailler.
Il suffit de quelques milliers de personnes qui adaptent
leurs horaires et c’est réglé.
De toute façon, les grandes villes continueront à se
développer. Il y aura à Bruxelles plus de jeunes, plus
d’internationaux et plus de créativité. Si chaque habitant
faisait une petite pause, analysait sa façon de se mouvoir et
adaptait sa mobilité, nous atteindrions l’objectif. Quelques
exemples ? Pourquoi déposer votre enfant individuellement
alors qu’il existe une application (Koalift) pour déposer trois
enfants par voiture? Pourquoi venir seul en auto et payer
un parking prohibitif alors qu’il existera prochainement des
bus B2B avec wifi pour travailler sur la route du bureau ?
Pourquoi monter sur Bruxelles ou Anvers tous les matins
alors qu’il y a 144 espaces de travail entre Knokke et PoixSaint-Hubert
? Pourquoi ne pas travailler de chez vous
en demandant à votre patron de vous faire confiance ?
D’après l’institut Vias, nous serions 42 % à disposer des
moyens nécessaires pour bosser régulièrement de chez
nous – mais seulement 8 % à le faire.
Dites, vous les patrons, si vous laissiez travailler vos
collaborateurs en toute confiance depuis leur privé ou
depuis un tiers-lieu ? Cela nous permettrait de circuler
plus rapidement, merci d’avance. ●
D.R.
׉	 7cassandra://akovro5KUh3APW4oIq-flLomFo6FDWnQTMdzHw5QuFM`̵ [o> ׉EmBOÏNG
Bien assuré pour Bruxelles ?
À Bruxelles, un petit accident est vite arrivé : un accrochage entre deux voitures, une
chute à vélo, une fenêtre brisée par un ballon… Et il n’est pas toujours facile de gérer ces
situations. Voilà pourquoi les experts de KBC Brussels vous proposent KBC Brussels Assist,
une application permettant de déclarer facilement votre accident en ligne, de contacter
directement votre agent d’assurances ou d’y conserver les photos de vos biens.
www.kbcbrussels.be/assurer
E.R. : KBC Group SA, Avenue du Port 2, 1080 Bruxelles, Belgique. TVA BE 0403.227.515, RPM Bruxelles.
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MOBILITÉ
La mobilité ne
s'arrête pas aux
frontières régionales
Le Voka et Beci s'associent pour informer
les entreprises bruxelloises et
celles de la périphérie sur les travaux
en cours dans le tunnel Léopold II et
sur le Ring. Les deux organisations inciteront
les entrepreneurs à élaborer
un plan de mobilité durable et à rechercher
des alternatives à l'autosolisme.
Matthias Vanheerentals
automatiquement toutes les informations à Beci pour
les distribuer aux entreprises bruxelloises, et vice versa.
Quant aux travaux dans les tunnels bruxellois, il faut
que les entreprises du Brabant flamand sachent à quoi
s'attendre. Le trafic cherchera ainsi moins d’itinéraires
alternatifs et provoquera moins de pagaille. »
La rénovation du tunnel Léopold II, qui avale
80 000 voitures par jour, durera jusqu’en 2020.
L
es travaux du tunnel Léopold II dureront
jusqu'en 2021 et coûteront 463 millions d'euros
au gouvernement bruxellois. Ce tunnel avale
chaque jour 80 000 voitures, dont une moitié de navetteurs.
Le gouvernement flamand investit quant à lui
3 milliards d'euros dans le réaménagement du Ring de
Bruxelles, du Brabantnet et de diverses pistes cyclables
et liaisons entre Bruxelles et sa périphérie. Des travaux
sont déjà en cours ci et là pour les lignes de tram et
les pistes cyclables. Les travaux du Ring ne débuteront
qu'en 2021 au plus tôt et prendront plusieurs années.
Le Voka et Beci veulent informer conjointement toutes
les entreprises de Bruxelles et de la périphérie dès
avant l’entame de ces travaux. « La communication et
l'accessibilité constituent des priorités absolues pour
les entreprises. Nous mettrons dès lors un maximum
de données à la disposition des entrepreneurs et des
navetteurs, en temps réel », déclare Jan De Brabanter,
secrétaire général de Beci. « Un entrepreneur veut savoir
à l'avance la durée de ces travaux, ce qui changera
concrètement et s'il atteindra encore un rendement
suffisant par la suite. Nous voulons lui offrir cette sécurité.
» Peter Van Biesbroeck, directeur général du
Voka Brabant flamand, abonde : « Le gouvernement
flamand nous a donné le mandat d’informer les entreprises.
Notre manager de l'accessibilité transmet
12 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
Les alternatives
90 à 95 % des employés d’entreprises de la périphérie
se rendent au travail en voiture. Ce trafic se compose à
parts égales de voitures de société et de véhicules privés.
« Si tout le monde continue d'utiliser sa voiture au
taux d'occupation de 1,1 personne, la circulation sombrera
dans le chaos, surtout lorsque les travaux débuteront
sur le Ring », explique Peter Van Biesbroeck. « Un
tel chaos en RBC a des répercussions sur l'ensemble du
pays. Il faudra d’ailleurs bien plus que des travaux sur le
Ring pour résorber les problèmes de circulation. Nous
incitons dès à présent les entreprises à envisager des
alternatives durables à l'autosolisme. La solution réside
dans un transfert modal : amener les gens au travail
d'une manière différente. Nous combinons toutes les alternatives
intéressantes à la voiture et les adaptons aux
besoins des entrepreneurs et de leur personnel. Cela
leur permet de faire les bons choix en fonction de leur
situation géographique et de leur taille. Nous les aiderons
ensuite à changer la mentalité de leurs employés.
Modifier des habitudes est le plus grand des défis. »
Selon les organisations patronales, il y a de nombreuses
alternatives à la voiture, bien qu'elles ne soient pas toujours
bien connues. « SNCB, Stib et De Lijn proposent
des abonnements intéressants. Il est surprenant de
constater que si peu d'entreprises sont au courant », dit
M. Van Biesbroeck. « En outre, il y a les vélos partagés
et une foule d'applis. Les entreprises peuvent utiliser
l’allocation ou la prime vélo, ou proposer l'achat
d'un vélo d'entreprise à des conditions fiscales intéressantes.
Sans oublier le covoiturage. Nous avons pris en
© Studio Dann
׉	 7cassandra://tdQ6wQoOr3_aH6YiY821bv5P9sD58GBlqHbAXiNerh8!O`̵ [o> ׉Echarge, dans la zone de Zaventem-Diegem, une appli de
covoiturage multi-entreprises. Nous comptons déjà 600
participants après un an. Les conducteurs bénéficient
de places de stationnement et d'un avantage fiscal. On
peut rêver d'un acteur unique qui verrait la mobilité
comme un service et qui intégrerait tous ces modes de
transport dans une seule appli. » Kasper Demol, responsable
de l'accessibilité, voit également des opportunités
via des partenariats : « 10 entreprises qui utilisent
conjointement une navette pour 50 employés sont plus
efficaces que 10 entreprises qui exploitent chacune un
tel service pour 5 employés. Nous voulons mettre en
place cette coopération entre les entreprises avant le
début des travaux sur le Ring. Les PME, en particulier,
ont tout intérêt à s'associer aux initiatives de grandes
entreprises ou à des partenariats. »
Fin mars, Beci a pour sa part lancé Mo, l’Urban Mobility
Popup, en collaboration avec 24 partenaires privés.
« Mo, c’est notre volonté de promouvoir la multimodalité
urbaine, à savoir le choix de transport le plus approprié
pour un itinéraire donné, à un moment donné. Les
défis de la mobilité ont considérablement changé, alors
que de nombreuses solutions innovantes ont émergé :
mobilité partagée, navigation multimodale, micro-mobilité...
Le sujet est complexe, mais il existe de multiples
solutions. Notre mission consiste à conduire les
entreprises vers les partenaires qui réussissent sur le
terrain. Un autre objectif important est de faire collaborer
les divers acteurs de la mobilité, privés et publics.
Bref, il s’agit de faire mûrir l'écosystème de la mobilité
bruxelloise et de créer une dynamique de collaboration.
La solution ne peut être trouvée qu’en combinant des
initiatives et des mesures », déclare Ischa Lambrechts,
conseiller en mobilité chez Beci.
Promotion et gamification
Place au dialogue pour informer les entreprises sur
toutes les initiatives existantes. « Nous visiterons cette
année une centaine d’entreprises de la périphérie »,
déclare Peter Van Biesbroeck. « Au départ, nous visons
les entreprises de plus de 100 employés. Nous collaborons
en outre avec notre manager de l'accessibilité pour
tenter d'informer toutes les entreprises de la périphérie
par des séances d'information et des partenariats. Il
est très important que les entreprises testent diverses
solutions de mobilité et s'y familiarisent. Nous mettons
également en place un réseau apprenant où nous réunissons
les entreprises pour partager leurs connaissances
et leur expérience. Il y a un réel désir de travailler
ensemble. »
Beci continuera d'organiser la Critical MaaS en coopération
avec Maestromobile. « Chaque entreprise participante
nomme un responsable qui consacre une semaine
à l'utilisation de différents modes de transport »,
explique Jan De Brabanter. Le participant peut utiliser
tous les services disponibles à Bruxelles et en périphérie,
et même sa voiture, mais l’objectif est d'essayer de
nouvelles façons de se déplacer et de découvrir la multimodalité.
De
gauche à droite : Ischa Lambrechts, Peter Van
Biesbroeck, Kasper Demol et Jan De Brabanter.
Sur le plan juridique
Ces dernières années ont vu surgir de nombreux nouveaux
modes de transport. Le Voka et Beci adressent
un message aux autorités. « Tant qu'il n'y aura pas de
cadre fiscal et légal clair, il n'y aura pas de sécurité juridique
pour les entreprises », déclare Jan De Brabanter.
« Nous appelons les autorités à aligner le cadre légal
sur toutes ces solutions de transport durable. L'introduction
d'un véritable budget mobilité est l'un des
fers de lance de la vision de Beci. Nous avons toujours
considéré la formule cash-for-car comme insuffisante.
La nouvelle proposition de loi est un pas dans la bonne
direction, mais elle n'est pas encore optimale. La proposition
n'incluait par exemple pas la location de voitures
classique. Il est en outre important que nous disposions
de données en temps réel sur les chantiers à Bruxelles.
Nous pouvons convertir cette information et la communiquer
aux entreprises et aux navetteurs. Après tout, la
mobilité ne s'arrête pas aux frontières régionales. C'est
pourquoi nous voulons que notre collaboration transcende
ces frontières. » ●
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
13
L'employeur peut certes créer un cadre, mais l’important,
c’est que les employés finissent par modifier leur
comportement. « Ils doivent s’astreindre à un changement
de mentalité », dit M. Van Biesbroeck. « Les
jeunes ne considèrent plus la voiture de fonction comme
une priorité. Ils ne se préoccupent guère des moyens de
transport qu'ils empruntent, pourvu qu'ils parviennent
rapidement à destination. Nous appelons également les
partenaires sociaux et les syndicats à contribuer à ce
projet. Les embouteillages sont source de frustration
pour les travailleurs et perturbent l'équilibre travail-vie
personnelle. Il devient donc plus difficile pour les employeurs
de retenir ou d'attirer des employés. Cela entraîne
parfois des délocalisations, ce que Beci et nousmêmes
déplorons. L'investissement dans une meilleure
mobilité se compense amplement par la valeur ajoutée
d'une main-d'œuvre satisfaite et motivée. »
© Studio Dann
׉	 7cassandra://-dIxs1ucOOk9R-IlZ5woi9tP6jDaEX-7x-slnbCygEg t`̵ [o> [o> #בCט   u׉׉	 7cassandra://hmfTi9fn7MJQHRIFL61Q-KYX8GWciyBrRYCSiczsDGM L`׉	 7cassandra://F92Mvro2lu4ZgDv0VhRk5M03qlDsxDCUvnAiLvYVSaÚ`S׉	 7cassandra://WkxoTJcQ7jY6QTkndLanm2fgcBhSlCuIiMYK00gTtSU!]`̵ ׉	 7cassandra://_Rdu2Lv_fmSJVFd8lW3UMZkeA8dHRXbFb_FTmqE7PD8͎1͠[o> ט  u׉׉	 7cassandra://_BREzJQ-ntDRbK-SL4l7NY7Fx2uZj1eRrDxogiOovug 8` ׉	 7cassandra://CjZjCCparT731eNFZIIvCyte4B-XJUd3CqYNKXuZmo4bn`S׉	 7cassandra://qaNUHKYcDHUrJtuSyIBBJq1Bh4UY3N_LOv9jpzJEUos`̵ ׉	 7cassandra://SR91HzYreyxfUNGQcIt6zYbcOlgi11FK49wBbCCxTT4zST͠[o> נ[o>  ̰9ׁHhttp://circulareconomy.brׁׁЈ׉ELL’économie circulaire à Bruxelles :
une opportunité pour votre entreprise !
87% des entreprises de la Région de Bruxelles-Capitale, qui ont participé à un
baromètre du Programme Régional en Économie Circulaire (PREC), considèrent
que l’économie circulaire est une opportunité pour les prochaines années. Vous
n’êtes pas encore convaincus ? Vous souhaitez mieux connaître les opportunités
offertes par l’économie circulaire ? Découvrez-les dans ce résumé !
L’économie circulaire, késaco ?
L’économie circulaire se différencie de la traditionnelle économie linéaire caractérisée par les
phases "extraire, fabriquer, consommer, jeter". Elle vise à augmenter l'efficacité de l'utilisation
des ressources et réduire l'impact sur l'environnement à tous les stades du cycle de vie des produits
et services. Pour ce faire, elle s’appuie notamment sur la réutilisation, le réemploi, la réparation
et le recyclage de celles-ci à chaque étape de la production. Avec pour modèle celui
des écosystèmes naturels, les ressources circulent alors en « boucle » et sont donc préservées.
Plus concrètement, une entreprise qui fait le choix de l’économie circulaire va réduire ses coûts
et augmenter ses revenus, œuvrer à l’effort collectif de la protection environnementale et
conquérir de nouveaux marchés auprès de ses clients.
Réduction des coûts et augmentation des revenus
En privilégiant le recyclage des déchets ou encore la réduction de la consommation d’énergie,
l’économie circulaire permet de diminuer drastiquement sa dépendance et sa facture associées
à l’achat de matières premières. Ces dernières ne sont pas inépuisables et vont donc
devenir de plus en plus onéreuses. Par exemple, si une entreprise du secteur de la construction
automobile réutilise un levier de vitesse au lieu d’en produire un nouveau, elle pourra ainsi se
passer de 80% des matériaux normalement nécessaires à sa fabrication.
Le recyclage des déchets en ressources sur le site même de l’entreprise permet également de
limiter les coûts de transport. Dans le même temps, des revenus supplémentaires peuvent être
engrangés. Au lieu de garder une machine qui sert uniquement quelques mois de l’année, une
société va la louer à d’autres, grâce à des plateformes web dédiées à cette fin. La principale
conséquence, avec la réduction des coûts de production, est une sensible progression de la
compétitivité pour l’entreprise.
Protection environnementale et conquête de nouveaux marchés
Ces considérations économiques se justifient avant tout par l’impératif écologique auquel
nous devons tous répondre. En sortant d’un modèle linaire pollueur en termes de bilan carbone,
les entreprises bruxelloises pourront apporter leur contribution à la lutte contre le changement
climatique.
Par exemple, la fabrication d’un ordinateur est à l’origine de 24 fois plus d’équivalent CO2 que
toute l’énergie qu’utilise ce même appareil durant une année. Réparer un PC ou un Mac au
lieu d’en acheter un nouveau prend alors tout son sens écologique. La généralisation de la
transformation des déchets en ressources est également pourvoyeuse d’emplois locaux, qui
œuvrent au tissu économique.
Une entreprise bruxelloise ajustera ainsi son offre par rapport aux exigences de nouveaux
clients, qui sont à la recherche d’une façon innovante de consommer. Elle pourra de la sorte
conquérir de nouveaux marchés. Dans le même temps, la participation à des marchés publics
de notre Région répondra de plus en plus à des critères associés à l’économie circulaire :
beaucoup d’entre eux correspondant aux secteurs clés de l’économie circulaire – construction,
ressources et déchets, logistique, commerces – incluront, d’ici 2019, des clauses environnementales
spécifiques.
Avec la réduction des dépenses associées à l’achat de matières premières,
une entreprise bruxelloise pourra plus facilement se concentrer sur le recrutement
de nouveaux employés pour assurer son développement.
Vous souhaitez rentrer dans la boucle de l’économie circulaire et en savoir plus sur ses opportunités ?
N’hésitez pas à découvrir les offres d’accompagnement de la Région de Bruxelles-Capitale
sur circulareconomy.brussels, #beCircular ainsi que les dispositifs de financement proposés.
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POUR OU CONTRE
La généralisation des zones 30 ?
Mettre l’ensemble des voiries communales en zone 30 km/h, à
l’exception des grands axes ? Ixelles s’y met et Schaerbeek va
suivre. Mais cette idée rencontre-t-elle les objectifs poursuivis
d’une diminution des accidents et d’une meilleure fluidité du
trafic ?
Adrien Dewez
Pieter Fannes, membre du
collectif 1030/0
Lorenzo Stefani ,
Porte-parole de Touring
Le point de départ de notre réflexion,
c’est que chaque mort, ou chaque blessé grave
sur la route, c’est un de trop. Les statistiques sur les accidents
sont claires quant à la corrélation entre la gravité
de l’accident et la vitesse : à 50 km/h, les chances
de survie sont de 55 %, tandis qu’elles grimpent à 95 %
à 30km/h. Les fautes humaines ne pouvant jamais être
évitées, il est nécessaire d’adapter notre réglementation
et nos infrastructures pour éviter les accidents dramatiques.
On
rétorque souvent qu’une telle politique entraîne de
plus gros embouteillages et, par ricochet, une dégradation
de la qualité de l’air. Alors qu’en réalité, la fluidité
du trafic augmente avec une limitation à 30 km/h.
Quant à la pollution, une étude belge menée en 2007 n’a
pas noté de différences dans la qualité de l’air avant et
après l’introduction de zones 30 dans plusieurs villes.
Par contre, si la zone 30 est accompagnée d’autres mesures
visant à décourager l’usage de la voiture, comme
à Gand, les effets sont remarquables. Récemment encore,
une étude du Vlaamse Milieumaatschappij a montré
que la pollution au NO2 (un gaz toxique émis par les
voitures) a baissé d’un cinquième au centre-ville depuis
l’introduction du nouveau plan de circulation.
La vitesse représente également un frein au développement
de transports comme la marche à pied et, surtout,
le vélo. On oublie souvent que la voiture a un énorme
impact social : si on préfère garder les enfants à la maison,
qu’on ne veuille pas qu’ils aillent à l’école ou au
parc seuls… c’est par peur d’un accident. La liberté qui
est offerte aux voitures est une liberté que l’on enlève à
d’autres et en premier lieu aux enfants.
Nous sommes donc demandeurs d’une politique régionale
de 30 km/h et d’une mise en place rapide. Des villes
comme Berlin, avec des artères à plusieurs bandes, ont
simplement adapté la vitesse maximale et celle-ci est
respectée grâce à des contrôles stricts. Bien que nécessaires,
les aménagements d’infrastructure ne sont pas
un préalable obligatoire à l’introduction d’une zone 30.
Touring est partisan d’une politique
de mobilité efficace, logique et harmonieuse qui
soit respectée par les automobilistes. Bruxelles n’est pas
un village mais une capitale : la généralisation des zones
30 passe par une approche régionale, intégrée, et non
commune par commune. La région doit uniformiser les
réglementations afin de disposer d’une politique unique,
facilement reconnaissable et à destination de tous.
Les communes adoptent chacune leur propre politique
de mobilité, que ce soit la réglementation, les contraventions
ou les parkings. Ces différences demandent au
conducteur de constamment faire attention à la signalisation,
peuvent éventuellement créer du stress mais,
surtout, réduisent son attention vis-à-vis d’un piéton ou
d’un obstacle.
L’important n’est pas de mettre des panneaux zone 30,
mais que la vitesse soit effectivement respectée. Si vous
mettez un panneau zone 30 et que tout le monde roule
à 50 km/h, cela ne sert à rien. Les pays scandinaves utilisent
du matériel qui analyse la vitesse moyenne de 85 %
des voitures sur un tronçon. Et la législation est adaptée
en fonction des résultats. Si 85 voitures respectent une
limitation, les 15 % de « Fangio » seront bien obligés de
s’y conformer. En Allemagne ou aux Pays-Bas, on promeut
des vitesses différentes en fonction du jour ou de
la nuit et du trafic réel.
Nous sommes donc tout à fait partisans de zone 30 dans
des quartiers résidentiels, proches des écoles et partout
où cela s’impose pour le confort de chacun ; tant que
certains tronçons prioritaires demeurent à 50 et 70 km/h.
Ce que nous demandons, c’est une logique de mobilité
unifiée à la Région, avec des règles claires, friendly user,
des infrastructures routières adaptées à cette réglementation
et des contrôles pour vérifier son application.
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
15
© Belga
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ENTERPRISE EUROPE NETWORK
4 outils pour l’import/export hors de l’Union
Européenne
Commercer dans l’UE est une chose : les règles communes et les outils du marché
unique facilitent considérablement les échanges. Sortir des frontières européennes
est un autre défi. Voici 4 outils pour vous aider à le relever.
1. La Market Access Database : La MADB - http://madb.
europa.eu - fournit des informations en ligne sur les marchés
d’exportation et les barrières commerciales en dehors de
l’UE. Vous y trouverez notamment des informations sur les
tarifs douaniers auxquels votre produit sera soumis, les
différentes procédures, les documents requis et les formalités
d’importation, et ce pour une centaine de pays hors UE !
Vous pourrez ainsi estimer si le prix de votre produit est
compétitif, en tenant compte des taxes d’importation. Les
mesures sanitaires et phytosanitaires ainsi que les règles
d’origine sont également reprises.
Vous pouvez en outre obtenir des statistiques sur les
échanges commerciaux entre l’UE (ou l’un de ses membres)
et le pays de destination pour votre catégorie de produit, en
cliquant sur « Statistiques ». Vous pourrez ainsi estimer
la taille du marché et la concurrence existante. La section
« Barrières commerciales » reprend, par pays ou par secteurs,
les barrières commerciales qui pourraient affecter
vos exportations et un aperçu des mesures prises par la
Commission européenne pour les retirer.
Dernière nouveauté : un onglet sur les accords de libreéchange
entre l’UE et des pays tiers. L’objectif est que les
PME puissent bénéficier pleinement de ces accords et de
tarifs préférentiels dans leurs négociations et transactions
avec des partenaires dans les pays concernés. Enterprise
Europe Network met actuellement en place des outils et
des formations accessibles aux PME pour qu’elles puissent
profiter pleinement de ces accords commerciaux.
2. Le Trade Helpdesk, un support pour les importateurs
européens : En sens opposé, l’UE a mis en place un
helpdesk pour les importateurs européens et exportateurs
non européens. On y trouve de l’information sur les
conditions d’importation dans l’UE, les tarifs douaniers, les
réductions tarifaires et, là encore, des chiffres et statistiques
commerciales. Les importateurs européens pourront l’utiliser
pour informer leurs fournisseurs extra-européens sur les
formalités et réglementations au sein de l’UE.
Voir : http://trade.ec.europa.eu/tradehelp/
3. Des helpdesks pour protéger vos droits de
propriété intellectuelle : La Commission européenne
soutient différents helpdesks voués aux droits de propriété
intellectuelle (protection des marques et brevets) en Asie du
Sud-Est, en Chine et en Amérique latine. D’autres offrent
un support pour l’accès au marché local, comme l’EU SME
Centre China. Ils donnent des conseils pratiques et répondent
aux questions en ligne pour protéger votre marque ou brevet
dans le pays cible. Voir : http://www.ipr-hub.eu/
16
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
4. Cube in : pour se préparer à faire des affaires dans des
économies émergentes. Les PME qui s’internationalisent
se dirigent en priorité vers les pays limitrophes, plus
généralement en Europe, voire encore vers les États-Unis : des
marchés importants et culturellement proches. Les marchés
émergents peuvent offrir des marges plus importantes et
un potentiel de croissance rapide, en fonction du secteur et
des besoins du marché local ; cependant, les entreprises
qui veulent les explorer doivent surmonter des barrières
culturelles et gérer une approche plus complexe du marché.
Cube in répond à ces contraintes en proposant une plateforme
en ligne gratuite, où les PME peuvent se familiariser à
l’approche culturelle des affaires dans les pays émergents.
Parmi les outils proposés : un test d’évaluation de
connaissances culturelles, des conseils pratiques en ligne,
des webinaires sur la négociation dans un contexte culturel
différent, un forum questions/réponses.
Voir : https://programs.cubein.eu/
Pour vous aider à maîtriser tous ces outils, les experts
Enterprise Europe Brussels au sein de Beci sont là pour vous
accompagner. Ajoutons qu’à travers les outils mis en place
par Enterprise Europe Network, notamment la plateforme de
mise en relation en ligne et les événements de matchmaking,
ils peuvent également vous aider à identifier de nouveaux
partenaires commerciaux dans vos pays cibles.
Voir : www.brusselsnetwork.be. ●
Info : Jean-Philippe Mergen ; jpm@beci.be
Tél. 02 210 01 77
© Getty
׉	 7cassandra://LI7RbzbQRZRJ2OQ_1KJW2LarhFYnNoGE0fpD4-Gfv_c `̵ [o> ׉EINNOVATION ET R&D
Difficiles à obtenir, les subventions
européennes ?
À Bruxelles, trop peu de PME et d'entreprises en croissance tentent d'obtenir des
subventions européennes à l'innovation par le biais de l'instrument PME. Quelle
qu'en soit la complexité, cela en vaut pourtant la peine. « Dans tous les cas de figure,
vous améliorez votre entreprise. »
Peter Van Dyck
L
es PME belges utilisent (trop) peu les aides
européennes pour stimuler leur croissance
internationale. Notre pays se classe en la matière
19e sur la liste des 33 États membres. Le journal
économique L'Écho est arrivé à cette conclusion il y a
quelque temps, sur la base d'un rapport de la Commission
européenne. Non la Belgique, pourtant connue comme
une pépinière de PME, mais l'Italie et l'Espagne semblent
être les championnes de l'obtention d'aides européennes.
L'Écho rapporte également que la Flandre reçoit 88 %
des fonds alloués à notre pays. Conclusion : les petites
entreprises wallonnes et bruxelloises ne se débrouillent
pas très bien.
De quoi s'agit-il ? Dans le cadre du programme de
subventions Horizon 2020, qui met l'accent sur la
recherche, le développement et en particulier l'innovation,
l’Europe a lancé en 2014 l'instrument PME. Cette initiative
a pour but de stimuler la croissance internationale des
petites entreprises européennes. Et pour cause : entre le
démarrage d'une entreprise et sa croissance, il y a souvent
un manque de financement direct. L'Europe alloue donc
3 milliards d'euros à 7.500 projets sur la période 20142020.
Le soutien par le biais de l'instrument PME se
déroule en deux phases. En phase 1, l’entreprise recevra
50.000 euros pour réaliser une étude de faisabilité de
son projet. Si celui-ci se révèle réalisable, la phase
2 suit, avec 1 à 2 millions d'euros supplémentaires pour
le développement d'un produit prêt à être lancé sur le
marché international.
Seal of Excellence
Barbara Andreani, coordinatrice d'Enterprise Europe
Bruxelles à hub.bruxelles, nuance les propos de L'Écho.
« Les chiffres du programme de R&D Horizon 2020
ne doivent pas être assimilés à ceux des subventions
européennes générales. En outre, les chiffres de
l'instrument PME, qui s'élèvent à 2,73 milliards d'euros,
ne doivent pas être confondus avec ceux du programme
H2020 dans son ensemble, dont le budget se chiffre
à 80 milliards. Les montants cités dans l'article sont
incomplets et ne reflètent pas la réalité. »
« Si nous examinons les statistiques annuelles et les
chiffres officiels de la Commission européenne, l'intérêt
et la réussite des acteurs bruxellois dans le programme
de R&D H2020 sautent aux yeux. Le taux de réussite
de la Région bruxelloise atteint 19,4 %, bien mieux que
les moyennes belge et européenne, respectivement de
16 % et 11,7 %. Bruxelles reçoit 36 % des financements
alloués à la Belgique, tandis que la Région de BruxellesCapitale
représente 13 % des dépenses nationales brutes
en R&D. » Mme Andreani souligne également que sur la
seule année 2017, cinq entreprises bruxelloises ont obtenu
un label d'excellence (Seal of Excellence) pour la qualité
de leurs innovations. Malheureusement, la CE n'a pas
été en mesure de leur allouer le budget nécessaire. En
2018, deux sociétés bruxelloises ont reçu l'approbation
pour l'instrument PME : une pour la phase 1 et une pour
la phase 2.
Disruptivité
Admettons-le : l'instrument PME est assez méconnu. Loin
des yeux, loin du cœur. Autre problème : la demande de
subvention implique beaucoup de paperasserie, ce qui
effraie les PME : elles n'ont ni du personnel, ni du temps
à y consacrer. Ajoutez-y la complexité de l'instrument
et vous comprendrez que les start-up et PME ont tout
intérêt à se faire assister par des professionnels pour
introduire une demande. Le cas de Workero l’illustre
bien. L'entrepreneur Dirk Paelinck a lancé Workero il y
a un an. Cette plateforme numérique entend promouvoir
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
17
© Getty
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Dirk Paelinck (Workero, 3e
Juan Manuel Revuelta Pérez (Finnova, à gauche de la photo) et
à partir de la gauche), aux côtés de leurs
collaborateurs. Ensemble, ils ont qualifié Workero pour la phase 1 des
subsides européens H2020.
la co-création en offrant des lieux de travail créatifs à
des entreprises de divers secteurs. L'idée de demander
des subventions européennes n’avait jamais effleuré
M. Paelinck avant sa rencontre avec le professeur Juan
Manuel Revuelta Pérez, par l'intermédiaire de Beci. Quand
il a expliqué au professeur ce qu'il faisait, la réponse a
fusé : « Un dossier sur mesure pour l'instrument PME
de H2020 ! »
Juan Manuel Revuelta Pérez est directeur général de
Finnova, une organisation à but non lucratif qui promeut la
coopération internationale au sein de l'Union européenne
et aide les jeunes entreprises et les PME à trouver des
financements. « J'ai tout de suite compris que Workero
est un concept disruptif et évolutif ; il détient un potentiel
mondial », explique-t-il. « C'est exactement ce que
cherche H2020. Le programme veut détecter de futurs
grands acteurs qui créeront des emplois. »
Le temps de la réflexion
Dirk Paelinck admet que la procédure de candidature
à l'instrument PME est particulièrement ardue. « De
toutes les demandes reçues par la CE cette année, 3 %
à peine ont été approuvées. Sans l'aide de Finnova, nous
n'aurions pas pu obtenir le feu vert pour la phase 1 dès la
première tentative. Nous préparons maintenant la suite :
nous devrons bientôt présenter notre proposition pour la
phase 2. Nous devons élaborer un bon plan qui démontre
le potentiel de Workero pour l'ensemble de l'Europe. »
Il n'y a pas que l'argent qui compte. Comme le dit M.
Paelinck : « L’entreprise bénéficie également du vaste
réseau de la CE. Les portes s'ouvrent devant elle. Elle
sera invitée à des ateliers potentiellement utiles et pourra
même recevoir du coaching. Un bon produit, c’est bien,
mais il faut aussi savoir comment le propulser sur les
marchés internationaux. Besoin de partenaires ? Faut-il
créer des joint-ventures ? »
Le professeur Revuelta confirme : « La subvention
n'est qu'une partie du coup de main. Dans le cas de
Workero, nous avons repensé le concept. Une start-up
veut accélérer, par instinct de survie, mais il faut parfois
s'arrêter pour réfléchir au business model. Nous avons
écrit à la proposition ensemble. Il fallait, en dix pages,
expliquer clairement en anglais ce que l’entreprise
voulait réaliser : pas facile. N'oublions pas que les jeunes
entreprises sont dans une situation beaucoup plus difficile
en Europe qu'aux États-Unis, où l'écosystème fonctionne
bien et où tout se fait en une seule langue. »
18
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
Lancement rapide
Pourquoi les entreprises belges participent-elles si peu
aux programmes européens ? Dirk Paelinck soutient que
notre mentalité nationale nous dicte d'essayer tout seuls.
« Si c'est le cas, vous perdrez beaucoup d'opportunités »,
souligne Revuelta. « Qui sait ? Peut-être qu’à Tokyo
quelqu’un élabore actuellement la même idée que Dirk.
Si vous la testez d'abord localement, vous arriverez
trop tard. La mondialisation exige un lancement rapide
sur le marché. Aujourd'hui, nous parlons beaucoup de
FinTech. Demain, il s’agira de PropTech : la technologie
de l'immobilier. Notamment la technologie numérique
utilisée pour la sécurité, l'efficacité énergétique, etc.
Beaucoup d'immobilier n'est pas encore ‘smart’, mais
cela va changer rapidement. »
M. Paelinck : « D'où proviennent les ‘licornes’ – ces startup
qui valent d’emblée plus d'un milliard de dollars ?
Jusqu'à présent, elles étaient américaines – pensez à
Google ou Facebook – ou asiatiques. La Commission
européenne veut que cela change. C'est pourquoi Workero
et Finnova ont décidé conjointement d'organiser les EU
PropTech Awards l'année prochaine. Nous partons à la
recherche des plus grands talents de l'immobilier et les
amenons à Bruxelles, où se trouve le capital européen. »
Des évaluations riches en enseignements
Les normes de la CE mettent effectivement la barre
très haut. Seule la crème de la crème peut espérer une
subvention. « Et pourtant, cela vaut la peine de tenter
sa chance », dit M. Paelinck. « Vous améliorez votre
entreprise de toute façon. En rédigeant notre proposition,
j'ai relancé plus de cent fois la réflexion sur notre projet.
J'ai eu d'innombrables discussions avec l’équipe, nous
nous sommes posé des questions qui ne nous étaient
jamais venues à l'esprit auparavant. Avec le recul, je
constate que nous avons déjà procédé à de nombreux
ajustements. Chaque évaluation que nous recevons de
la CE est riche en enseignements. »
Quoi qu’il en soit – et c'est important – on n’y parvient
pas tout seul. « Vous avez besoin de conseils. Avant de
soumettre votre demande, vous devrez vous farcir 200
pages de littérature bureaucratique. Lancez-vous, c'est
tout. Quand vous voyez ce qui vous attend, vous vous dites,
en tant que start-up, que vous n’aurez pas le temps. Mais
les Espagnols et les Italiens le font en masse. Ils ont
pourtant la même charge de travail. »
« En tant que Belge, vous avez, contrairement aux
Italiens ou aux Espagnols, toujours l'atout de connaître
plusieurs langues », dit le professeur Revuelta. Il attire
également l'attention sur les initiatives de la Région de
Bruxelles-Capitale pour utiliser davantage les subventions
européennes. Enterprise Europe Brussels organise,
en collaboration avec NCP Brussels, des sessions
d'information et des séminaires thématiques. Si vous
souhaitez soumettre un dossier pour l'instrument PME,
vous pouvez également demander une analyse. « Cela
s'inscrit dans le cadre d'une politique proactive de
soutien à l'esprit d'entreprise innovant. Cette politique
veut aussi contribuer à une plus grande sensibilisation
et à de meilleures performances au sein du programme
européen de R&D », conclut Barbara Andreani. ●
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Données publiques : le nouveau pétrole
pour tous ?
Peu de pouvoirs publics osent encore soumettre un projet numérique sans y faire
figurer le terme 'open data'. Tout le monde est convaincu de l’utilité des données
publiques, mais des éléments législatifs et des entraves pratiques constituent toujours
des obstacles. Beci a décidé de ne pas en rester là et de donner l’exemple.
Stef Gyssels
'O
pen data’ signifie littéralement ‘données disponibles
au public’. Ces données peuvent provenir
d’instances privées, d’institutions scientifiques ou
de services publics. Dans la pratique, les pouvoirs publics
en sont la principale source.
Pourquoi les autorités mettent-elles leurs données
à disposition ?
La diffusion de données vers le grand public cadre dans la
tendance actuelle à la transparence à l’égard du citoyen.
Cette transparence permet en outre aux pouvoirs publics
d’inciter davantage les citoyens à participer à la gestion :
« Puisque vous en savez autant que nous, vous pouvez à
votre tour contribuer à de nouvelles perspectives et de
meilleures solutions. » Ce qui revient à dire qu’en diffusant
ces informations, les pouvoirs publics espèrent que la
population viendra enrichir les données.
Signalons encore que de nombreux pouvoirs publics
comptent exploiter les effets positifs des données sur
l’économie et sur la quête de l’innovation dans les
entreprises. Les données sont devenues une matière
première de grande valeur. En témoigne le slogan 'data is
the new oil', certes un peu galvaudé, mais pas sans raison.
Les entreprises qui parviendront à exploiter ces données
s’enrichiront elles-mêmes, mais devraient aussi rendre
la vie de chacun un peu plus agréable. Selon les chiffres
de la Commission européenne en 2011, l’ensemble des
avantages économiques résultant de la mise à disposition
des données des pouvoirs publics pourrait atteindre
40 milliards d’euros par an dans l’UE. Sept ans plus
tard, les attentes à l’égard du potentiel économique des
données n’ont fait que croître.
20
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
Qu’est-ce qui entrave encore leur diffusion et leur
exploitation ?
À l’instar de toutes les initiatives mises en œuvre avec
les meilleures intentions, il subsiste la crainte que seule
une minorité en bénéficie. Si quelques entreprises
seulement entrevoient le potentiel des données publiques
et commercialisent ensuite des solutions novatrices à
un coût très élevé, l’impact positif sera réduit. D’où la
question de savoir s’il faut utiliser les deniers publics
pour enrichir quelques-uns – en l’occurrence, l’argent
investi pour stocker les données et en améliorer la qualité.
Il y aura malheureusement toujours des gens mal
intentionnés. Rendre publiques des données, c’est aussi
s’exposer. Si un architecte rendait publics les plans d’un
pont, il est possible que des individus ou des groupes
peu recommandables utilisent ces données à des fins
criminelles. La diffusion de données doit dès lors être
une initiative réfléchie, par une évaluation comparative
des avantages et des risques éventuels.
La problématique se complète d’un autre débat, très
actuel : celui du respect de la vie privée. Il ne suffit pas
de rendre anonymes les noms et prénoms. Une question
telle que « combien de personnes sont nées à Uccle le 24
mars 1974 ? » ne nécessite pas beaucoup d’informations
complémentaires pour obtenir un flot de renseignements
sur une personne bien précise. En cas de doute, il peut
être judicieux de contacter la commission Vie Privée.
Et puis, il faut veiller à ce que les données disponibles
ne soient pas interprétées de manière erronée. À
défaut de contexte, les données peuvent conduire à des
conclusions divergentes et à des interprétations erronées,
© Getty
׉	 7cassandra://uoAOOAkY14Shlar0-fNP0xipnb_3oqGJPBN0-v_be14`̵ [o> ׉ETOPIC
intentionnelles ou non. Ceci peut être évité en fournissant
suffisamment d’informations complémentaires autour
d’un lot de données.
Quels sont les données publiques internationales ?
Les diverses initiatives nationales à l’étranger se complètent
aussi de projets de données publiques transfrontaliers.
Les Nations Unies disposent d’un site web de données
publiques contenant des statistiques sur les divers États
membres ainsi que sur les diverses agences de l’ONU.
De son côté, la Commission européenne a créé pour l’UE
deux sites portails : l’EU Open Data Portal, qui donne accès
aux données publiques de diverses institutions, agences
et autres organes européens, et le portail PublicData, qui
concentre les lots de données des services publics locaux,
régionaux et nationaux dans toute l’Union européenne.
Les données ne sont pas seulement disponibles
publiquement : elles s’accompagnent d’informations
sur la manière de les diffuser. Ainsi, l’Open Government
Partnership a lancé ce qu’il appelle l’International Open
Data Charter, qui contient une série de principes de base
et de bonnes pratiques pour la diffusion de données
publiques par les pouvoirs publics. Des dizaines de pays
ont déjà adopté cette charte, mais malheureusement pas
encore la Belgique.
Quelles données publiques à l’échelle nationale ?
Une des ambitions du gouvernement fédéral est de mettre
à disposition un maximum de données détenues par les
pouvoirs publics. Ces données sont dites 'open by default' :
elles seront toujours disponibles en tant que données
publiques, sauf raison valable (vie privée, sécurité etc.).
Tout cela constitue un fameux volume, disponible via le
site portail fédéral data.gov.be. Ce portail ne se limite
pas aux données fédérales : il propose aussi des données
par région et même par ville. Un des lots de données les
plus récents nous parvient en direct de la ville de Namur.
Cet apport en provenance de la Région wallonne est
encourageant parce qu’à ce stade, la majorité des
données publiques disponibles proviennent de Flandre.
Des près de 10.000 lots de données disponibles en
ligne lors de la rédaction de cet article, plus de 7.500
étaient d’origine flamande et moins de 1.500 de source
francophone. Si nous les répertorions par catégorie, ce
sont l’environnement (5.225) et le secteur public (4.102) qui
prédominent. Signalons toutefois que Bruxelles s’investit
de plus en plus dans les données publiques, comme il
ressort d’ailleurs de l’interview de Bianca Debaets (lire par
ailleurs). Le site http://opendatastore.brussels propose
par exemple plus de 150 lots de données.
Ce portail est intéressant non seulement pour la liste
des données publiques disponibles, mais aussi pour
l’information étoffée sur l’utilisation de ces données et
le cadre légal à respecter pour les consulter et les utiliser.
Vous y trouverez également de multiples présentations,
des actualités et même un manuel des données publiques.
Beci a inauguré un « data wall » qui compile les données
publiques relatives à la mobilité à Bruxelles.
Que fait Beci ?
Beci, en tant que représentant des entreprises
bruxelloises, est aussi intéressée par le potentiel des
données publiques. Dès 2014, Beci était partie prenante
d’un hackathon qui avait pour mission d’élaborer une
application intéressante et fonctionnelle au départ de
données publiques. Quatre ans plus tard, Beci dispose de
sa propre application qui exploite les ‘open data’. Il s’agit
d’une sorte de data wall (http://datawall.connect2move.
be/) qui rassemble toutes les données publiques relatives
à la mobilité à Bruxelles. On peut notamment y voir où
se situent les encombrements routiers, où subsiste
de la place dans les parkings publics, etc. Toutes ces
informations peuvent contribuer à réduire la saturation
du trafic à Bruxelles, selon Ischa Lambrecht, conseiller
mobilité chez Beci : « Les véhicules à la recherche d’une
place de stationnement représentent 30 % de l’ensemble
du trafic à Bruxelles. Un système efficace permettant de
détecter les places libres peut contribuer concrètement
à réduire la densité du trafic. »
Cette application fournit aussi des informations utiles
aux cyclistes et aux transports en commun, notamment
la disponibilité des Villo aux diverses stations, ou
un récapitulatif des trains en retard. « Ce data wall
constitue notre contribution à la 'mobility as a service'
à Bruxelles. Ce service rassemble les informations sur
les divers modes de transport et fournit des conseils sur
les moyens d’arriver à destination. Le regroupement de
toute l’information disponible débouche sur une véritable
compréhension et permet de proposer des solutions »,
explique Ischa Lambrecht. « Ceci nécessite toutefois une
bonne collaboration à tous niveaux, une bonne gestion des
impératifs de la législation en matière de vie privée et la
prise en compte d’autres considérations. Nous sommes
convaincus que Beci, en sa qualité d’acteur neutre, peut
jouer un rôle important dans cette démarche. Quoi qu’il
en soit, Beci est disposée à jouer un rôle de médiateur
ou de coordinateur pour rendre possible la 'mobility as
a service'. » ●
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
21
D.R.
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SMART SMART COMPANIES
Alexander De Croo : « La numérisation de
la Belgique se passe comme prévu »
Le ministre fédéral Alexander De Croo, en charge notamment de l’agenda numérique,
des télécoms et de la poste, dévoila en avril 2015 son plan d’action 'Digital Belgium',
avec des objectifs concrets en matière de numérisation des pouvoirs publics et de
la société. La Belgique devait figurer dans le top européen et créer par la même
occasion 50.000 emplois.
Stef Gyssels
R
encontré début
2018, Alexander De
Croo avait fait avec
nous le bilan de ce
qui avait été réalisé et de ce
qui restait à faire.
1. Numérisation de
l’économie belge : Des
adaptations de la législation
et d’autres initiatives
permettent aux start-up et aux autres entreprises
d’évoluer de manière optimale dans la nouvelle économie
numérique, déclarait M. De Croo : « Je pense à l’économie
partagée, dont nos start-up doivent tirer profit. Et puis,
le tax shelter pour start-up, qui signifie jusqu’à 45 %
de réduction d’impôt pour le particulier qui investit
directement dans une jeune entreprise. »
Les pouvoirs publics ont créé, en matière de 'mobile
health' ce qu’ils appellent une 'sandbox' pour des projets
novateurs. Il s’agit d’un espace protégé au sein duquel
des e-entrepreneurs peuvent lancer leurs projets, notamment
des applis mobiles pour tablette ou smartphone.
Par ailleurs, la législation a été modifiée pour qu’un document
numérique possède la même valeur légale que
son équivalent papier.
2. Accès à l’infrastructure numérique : Les objectifs
étaient une norme de connexion Internet fixe jusqu’à
1 Gb/s d’ici 2020, la Belgique championne de l’Internet
mobile 5G et la suppression de la fracture numérique.
« La concurrence entre les grands acteurs qui investissent
continuellement dans les nouvelles technologies devrait
contribuer à la faisabilité de ces objectifs », estime
Alexander De Croo.
3. Numérisation des pouvoirs publics : Des initiatives
réussies telles que le tax-on-web ont donné naissance à
‘just-on-web’, pour numériser intégralement le monde
de la justice. Le ministre De Croo veut aussi utiliser la
carte d’identité électronique pour rendre mobile toute
interaction entre le citoyen et les services publics : « Le
succès d’itsme, l’identification numérique sur appareil
mobile pour les applications financières, démontre que
c’est la voie à suivre pour les transactions des pouvoirs
publics. »
22
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
4. Développer des compétences numériques :
L’amélioration des compétences numériques des jeunes
reste un grand défi, notamment à cause de son intégration
difficile dans les projets pédagogiques de l’enseignement
actuel. M. De Croo croit dès lors à des initiatives
d’entreprises commerciales et d’organisations bénévoles
telles que Coderdojo, pour familiariser notre jeunesse de
manière ludique à des compétences numériques comme
la programmation et le développement d’interfaces.
5. Cybersécurité : La numérisation poussée nécessite
une sécurisation suffisante du monde numérique et en
ligne. D’où des initiatives telles que le BC-Centre, une
collaboration entre les pouvoirs publics et notamment la
KU Leuven et le Centre pour la Cybersécurité Belgique
(CCB) à des fins de sensibilisation, de coordination de la
politique belge en la matière et de gestion de crise en
cas d’incidents numériques. ●
Et en 2018 ?
« La numérisation va connaître une forte accélération
dans l’année qui vient ! », avait promis
Alexander De Croo début 2018. Nous avons donc
repris contact avec son cabinet pour connaître
les résultats de ladite accélération. En insistant
beaucoup, nous avons obtenu une liste laconique :
➜ Élaboration d’un ’plan d’action zones blanches’
pour les communes mal desservies en télécoms.
Il subsiste 16 des 39 ‘zones blanches’.
➜ Un cadre législatif permet à un quatrième opérateur
mobile d’accéder au marché belge lors des
enchères de licences en 2019. Ceci doit stimuler
la concurrence, comprimer les prix et offrir plus
de choix aux consommateurs. Autre mesure
favorable à la concurrence : l’accès simplifié aux
réseaux câble et fibre optique pour des opérateurs
alternatifs.
➜ Création d’un groupe d’experts ‘fake news’, qui
a formulé une série de recommandations à la
mi-2018 pour combattre la désinformation.
Nous sommes donc impatients de découvrir les
résultats des trois derniers mois !
© Belga
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SMART CITIES, SMART COMPANIES
« Il est plus important de créer un cadre
que de tout vouloir faire soi-même »
La création d’un Secrétariat d’État à l’informatique et la numérisation était une
première historique. Bianca Debaets, dont c’est l’une des attributions au Gouvernement
bruxellois, a pris cette mission à cœur. En voici les résultats au terme d’un
mandat.
Stef Gyssels
« J’
ai voulu savoir, en début de mandat, où en était
Bruxelles et ce que nous pouvions et devions
atteindre. Le besoin de cohérence était évident,
face à l’émiettement des compétences. J’ai été
voir ce que faisaient des villes prétendument exemplaires
telles qu’Amsterdam, Barcelone et Berlin. En réalité,
Bruxelles n’avait pas de réel retard sur elles. Mais la
perception était différente là-bas, par un marketing plus
efficace. Conclusion : nous devions mieux communiquer
sur nos réalisations et nos perspectives. »
« D’où l’une de nos premières initiatives : un site portail
qui explique ce que nous faisons (la numérisation de
nos services) ainsi que les services numériques mis à
la disposition du monde académique, des entreprises
et de tous les citoyens. Nous voulions impliquer chacun
et montrer les multiples possibilités, y compris pour
les entrepreneurs. Nous avons vite compris que nous
obtiendrions un impact maximal en ne concevant et ne
développant pas toutes les applis nous-mêmes, mais en
créant un environnement dans lequel d’autres pourraient
exprimer leur créativité. »
Quelques exemples de la manière dont vous
stimulez les entrepreneurs ?
« Le plus bel exemple est notre politique
‘open data’. En mettant toutes les
données des pouvoirs publics à la
disposition de chacun, nous suscitons
de nombreuses initiatives qui s’appuient
sur ces données pour développer des
applications novatrices. Nous avons
créé ainsi un climat favorable aux startup.
Le succès ne s’est pas fait attendre :
plus d’une nouvelle start-up sur quatre
est basée à Bruxelles. Agoria, la fédération
des entreprises technologiques, estime
que la disponibilité des open data génère
annuellement 1500 nouveaux emplois en
Belgique et 180 millions d’euros de chiffre
d’affaires supplémentaire. »
Vous avez beaucoup insisté sur la
5G. Où en est-on ?
« Nous avons finalement obtenu
un accord de principe et nous avons
entamé le travail. Il a fallu beaucoup de
Bianca Debaets
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
23
temps et d’énergie pour concilier les multiples intérêts.
Mais l’accord est équilibré et Bruxelles peut devenir la
première ville qui déploie la 5G à très grande échelle,
tout en respectant les normes de l’Organisation Mondiale
de la Santé en matière de rayonnement. Chacun devient
ainsi plus facilement joignable que jamais, y compris les
services de sécurité. Nous avons équipé de wifi gratuit 204
sites, dont l’ensemble des stations de métro bruxelloises.
De quoi satisfaire toujours plus d’habitants et de visiteurs.
Qui plus est, les volumes d’open data disponibles battront
tous les records si chacun est connecté en permanence. »
D’autres réalisations ou résultats obtenus lors de
cette législature démontrent-ils que Bruxelles est
devenue une 'smarter city' ?
« Par où commencer ? Notre Irisbox contient plus de
350 documents en ligne, de plus en plus utilisés par
les entreprises pour une communication plus efficace
avec les pouvoirs publics. Nous visons plus de 15.000
téléchargements en 2018. Fiber-to-the-school, la
connexion fibre optique pour les écoles secondaires
bruxelloises, dessert aujourd’hui 124 établissements.
Dans l’intervalle nous avons raccordé 204 sites
à wifi.brussels et 124 écoles à fiber-to-theschool.
Fix-my-street, qui permet de
signaler en ligne des problèmes sur la voie
publique, est passé en deux ans de 20.000
à 26.000 messages. Nous avons fait
de Bruxelles la plus grande LEZ (Low
Emission Zone) d’Europe, desservie
par 180 caméras ANPR qui scannent les
plaques minéralogiques aux frontières et
à l’intérieur de la Région. Des initiatives
telles que Molengeek parviennent petit
à petit à intéresser toutes les couches de
la population aux emplois TIC. Un des
plus beaux moments a été celui où des
mamans de jeunes allochtones ont
soudainement réalisé ce que leurs
enfants parvenaient à faire avec cette
plate-forme numérique. Voilà qui ouvre
des perspectives. N’oublions pas que
le père de Steve Jobs était un immigré
syrien. »
Voir : https://irisbox.irisnet.be ●
D.R.
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La blockchain, source d’opportunités pour les
entreprises belges
La technologie prometteuse de la blockchain pourrait bientôt bouleverser des secteurs
économiques comme la banque, l’assurance ou le transport. Start-up et grandes
entreprises commencent à s’y intéresser de près.
C’
est l’une des technologies les
plus en vue du moment. La
blockchain (chaîne de blocs
en français) est en passe de
bousculer toute une série de secteurs
économiques. « La quatrième révolution
numérique est en marche »,
plante Marc Toledo, spécialiste de
la blockchain et managing director
de Bit4You. Invité en juin dernier par
Beci à l’occasion d’une conférence
consacrée à la blockchain qui a réuni
une soixantaine d’entrepreneurs
à Bruxelles, le chef d’entreprise a
donné au public présent un premier
aperçu des opportunités offertes par
cette technologie de rupture. Une
présentation complétée par les interventions
de Rudi Strobbe (Axa) et
José Zurstrassen (Leansquare).
La blockchain permet de stocker et
sécuriser des données numériques
de manière quasiment infalsifiable.
Cette technologie peut être comparée
à une sorte de registre en ligne
où différentes parties inscrivent progressivement
des informations. Ces
informations ne peuvent être retirées
de ce registre et sont donc authentifiées
à destination de l’ensemble des
utilisateurs de la blockchain.
Fonctionnement décentralisé
La particularité essentielle de cette
technologie est son fonctionnement
24
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
José Zurstrassen
décentralisé. La blockchain n’est
pas contrôlée par une entité unique,
comme c’est le cas par exemple pour
un système de stockage de données
dans le cloud, de type Dropbox. Elle
est contrôlée par une multitude d’utilisateurs,
qui « prêtent » une partie
des capacités informatiques de leurs
ordinateurs pour assurer la validité
des opérations réalisées sur la
chaîne de blocs.
Pour modifier des données inscrites
sur la blockchain, un pirate informatique
devrait prendre le contrôle d’au
Gilles Quoistiaux
moins la moitié de ces ordinateurs
disséminés un peu partout dans
le monde qui valident les transactions.
Ce qui est quasiment impossible.
C’est la raison pour laquelle
on peut estimer que cette technologie
est quasiment inviolable. C’est
l’une des clés de son attrait pour
toute une série de secteurs économiques,
à commencer par la banque
et la finance. Les applications les
plus connues sont en effet liées aux
cryptomonnaies et notamment à la
plus connue d’entre elles, le bitcoin.
Le côté sulfureux de cette monnaie
virtuelle, très volatile, dont l’usage
actuel se concentre essentiellement
sur la spéculation et qui est fortement
critiquée par les régulateurs du
secteur financier, ne doit pas masquer
le potentiel de sa technologie
sous-jacente.
Ce n’est pas un hasard si de nombreuses
institutions bancaires
planchent aujourd’hui sur des solutions
de paiement intégrant le
processus de la chaîne de blocs. La
banque américaine Goldman Sachs
vient d’annoncer la création prochaine
d’un service dédié aux investissements
dans certains produits
liés aux cryptomonnaies. Quant à la
banque Santander, elle fait actuellement
des tests sur la technologie
Ripple – qui a donné son nom à une
D.R.
© Getty
׉	 7cassandra://uMIcu5BTW4-WxZ9TxxdWdfdpr_h-DmGHu0Dqy0KWDyY`̵ [o> ׉ETOPIC
lote devrait être lancé en novembre
prochain.
Marc Toledo
des principales cryptomonnaies en
circulation – afin d’améliorer l’efficacité,
la rapidité et la traçabilité de ses
paiements internationaux. « Au sein
de beaucoup de grandes banques,
c’est un des sujets du moment. Les
applications concrètes ne vont pas
tarder à émerger », confirme José
Zurstrassen, executive chairman
chez Leansquare et fondateur de
Keytrade Bank.
Carte verte numérique
Du côté des assurances, les choses
bougent également. En partenariat
avec B-Hive, qui rassemble l’écosystème
fintech (technologies de
la finance) à Bruxelles, Assuralia et
plusieurs compagnies d’assurance
planchent sur un projet de carte verte
numérisée. L’idée est de créer une
version digitale de la carte verte, qui
sera authentifiée sur la blockchain.
« Cela permet d’éviter les risques
de fraude sur la version papier de
ce document, et du coup cela permet
aux assureurs d’économiser de
l’argent », avance Rudi Strobbe, en
charge de l’innovation chez Axa. Ce
projet pourrait offrir de nouveaux
débouchés aux assureurs dans le
cadre de l’essor des voitures partagées,
pointe Rudi Strobbe. Une carte
verte numérique permettrait de commercialiser
des contrats d’assurance
sur de très courtes durées, pour une
journée voire une heure de conduite.
Les assureurs ont commencé à plancher
sur ce concept de carte verte
digitale en juin dernier. Un projet piUn
autre projet est en cours dans le
domaine de l’assurance, lié cette fois
aux produits d’assurance vie. L’idée
est de digitaliser et d’authentifier
en ligne l’ensemble des informations
qui ont trait au décès d’une
personne (certificat de décès, acte
notarié, contrat d’assurance, etc.).
« Entre le décès et le versement
de la prime d’assurance, il s’écoule
souvent huit semaines voire plus. Si
toutes les informations nécessaires
étaient inscrites sur la blockchain,
cela pourrait se faire en quelques
jours, de manière beaucoup plus
simple », explique Rudi Strobbe (Axa).
Des métiers menacés ?
Vu son caractère décentralisé, la
technologie de la blockchain est souvent
présentée comme une révolution
pour certaines professions intermédiaires.
Selon certains, elle pourrait
même permettre aux utilisateurs de
se passer du tiers de confiance. Certaines
professions, comme les banquiers,
les notaires ou les courtiers
d’assurance seraient menacés par
l’émergence de cette technologie. À
l’heure actuelle, ce scénario n’est pas
encore écrit, même si la digitalisation
de toute une série de tâches a déjà
des conséquences indéniables sur
un nombre de plus en plus important
de secteurs économiques. Il est
par contre intéressant de constater
que les professionnels de ces secteurs
commencent à tester voire à
intégrer ces nouvelles technologies,
afin d’éviter de se faire dépasser par
des acteurs extérieurs. C’est le cas
de la fédération des notaires, qui a
annoncé fin 2017 le lancement d’un
test de validation de certaines opérations
notariées sur la chaîne de blocs.
Du côté de l’État aussi, de premières
initiatives commencent à voir le jour.
L’administration des finances est particulièrement
concernée : on pourrait
imaginer un jour que l’ensemble de
nos données fiscales soient authentifiées
sur la blockchain. Le cabinet
du ministre Johan Van Overtveldt
a récemment demandé un rapport
(attendu pour le printemps 2019)
sur les possibilités offertes par cette
technologie pour alléger le travail de
son administration. Les contrôles TVA
des entreprises et les contrôles douaniers
pourraient faire l’objet d’une
première expérimentation.
Une vingtaine de start-up belges
Les secteurs concernés par le potentiel
de la blockchain sont très nombreux
: « La santé, les objets connectés,
la logistique, le transport… »,
énumère Marc Toledo (Bit4You).
Exemple frappant dans le domaine
des transports : le géant de l’automobile
VW vient d’annoncer que 300
personnes travaillaient en interne sur
des projets intégrant la technologie
de la chaîne de blocs. VW pense notamment
équiper ses véhicules d’un
système de clé digitale authentifiée
sur la blockchain, mais aussi protéger
ses voitures connectées (et demain
ses voitures autonomes) des pirates
informatiques grâce à la technologie
ultra-sécurisée de la blockchain.
Au-delà des grands groupes industriels
ou de services, de plus en plus
de start-up développent également
des concepts et des produits utilisant
le potentiel de la chaîne de blocs. Pas
étonnant quand on sait que les investissements
dans cette technologie
pèseront 12 milliards de dollars en
2022, d’après les dernières estimations
du consultant spécialisé IDC.
En Belgique, une étude publiée par
Thomas Vanderstraeten, CTO de la
fintech Seraphin, a recensé plus de
200 personnes travaillant sur de nouveaux
projets estampillés blockchain.
Une vingtaine de start-up ont déjà
été créées, dans toute une série de
domaines : financier (Keyrock, qui
vient de lever 900.000 euros), juridique
(Stampify), objets connectés
(Settlemint), réseaux sociaux (Hey),
consultance (Oceanlab), santé (Flycare)…
Un véritable écosystème belge
est en train de se créer autour de
cette technologie, qui commence à
inspirer et intriguer les entrepreneurs
à la recherche de nouveaux
défis et de nouvelles opportunités. ●
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
25
D.R.
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SMART CITIES, SMART COMPANIES
L’intelligence artificielle,
jusque dans les PME
Exploiter l'intelligence artificielle (IA) et les données sans être Tesla, Facebook ou
une start-up innovante : possible ?
[Coproduction]
D
epuis l'éclosion de l'Internet des objets (IoT), les
capteurs collectent de grandes quantités de données.
Ils s’installent aisément dans toutes sortes
d’environnements (hôpitaux, maisons, bureaux...)
ou sur des machines et mesurent de multiples paramètres.
Les entreprises obtiennent, de cette façon, des
données intéressantes à propos des personnes, produits
et processus.
La science des données (data science) et l'IA sont de
puissants outils d’innovation : pensez aux nouvelles perspectives
à partir de données, au profilage de produits et
de clients, à l’optimisation de la production, aux solutions
de gestion intelligente du trafic, aux recommandations
médicales... La technologie est disponible et pourtant,
tout le monde n’est pas familier avec son potentiel et
certainement pas les PME.
L'innovation des données et l'intelligence artificielle,
c’est quoi ?
La notion d'IA remonte aux années 50 mais connaît aujourd’hui
une révolution. Les données envahissent presque
tous les secteurs de l’économie. Ceci résulte des progrès
accomplis en termes de puissance de calcul (connectivité,
capteurs, collecte de données...), de technologies et
d'algorithmes (apprentissage profond, apprentissage par
renforcement...). La réussite de grandes entreprises telles
que Facebook, Google ou Amazon rend l’IA et la science
des données attractives, certes, mais les PME ne savent
pas toujours comment elles peuvent réaliser cela.
La simple application d'un algorithme à un jeu de données
n'aboutit presque jamais à des résultats exploitables et
tangibles. Des données de qualité doivent être collectées,
intégrées, filtrées et prétraitées avant de pouvoir être
exploitables. Cela prend beaucoup de temps.
La qualité des données prime toujours sur la quantité.
De petits volumes de données qualitatives livrent souvent
de meilleures informations que de grandes quantités.
Vous avez déjà une part d'expertise nécessaire pour
obtenir des résultats exploitables !
Une compréhension du domaine d'application est nécessaire
pour déterminer si les résultats sont pertinents.
D’où le besoin de collaboration entre le spécialiste des
données et l'expert du domaine. Heureusement, beaucoup
d’entreprises possèdent déjà en interne une partie de
l'expertise requise en science des données et IA.
26
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
L'IA s’implique dans les aspects commerciaux. Les entreprises
investissent du temps et de l'argent pour obtenir
des données. C’est pourquoi il est important, avant même
d’innover avec des données, de comprendre les objectifs
et exigences opérationnels du projet. Dresser le profil
des clients permet, d’une part, par exemple de leur offrir
des avantages (leur faire acheter/essayer de nouveaux
produits). Investir dans la maintenance prédictive de machines
est, d’autre part, essentiel pour réduire les coûts
de maintenance à l'avenir et faire des économies. ●
Caroline Mair, Project Manager Data Innovation – EluciDATA
Lab, the data and AI competence Lab of Sirris
Depuis 2009, Sirris aide, avec le soutien d’Innoviris,
les entreprises bruxelloises dans la mise en œuvre
d’innovations dans leurs produits et services par
le biais de la science des données et de l'IA. Ces
services à l'industrie (mise en place de projets de
R&D, sessions de formation, projets industriels
bilatéraux...) nourrissent la connaissance approfondie
que Sirris a des besoins et des défis de
l'industrie en matière de science des données et
d'IA. Dans la continuité de cet engagement, Sirris
a lancé le 17 septembre dernier son « Data and
Artificial Intelligence Competence Lab ».
Plus d’info : elucidatalab.sirris.be ;
elucidatalab@sirris.be ; +32 491 34 53 77
© Getty
׉	 7cassandra://EFhQfWxuuItSnBR3U4dgjiOxewPSjLAi4tz3cp7b5wM_`̵ [o> ׉EVous souhaitez former
un(e) futur(e) collaborateur (trice)
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La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de former
vous-même un(e) futur(e) collaborateur(trice) afin qu’il ou elle corresponde au
profil professionnel recherché.
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Qui pouvez-vous engager en FPIE ?
Le ou la futur(e) collaborateur(trice) doit être inscrit(e) comme chercheur(euse) d’emploi inoccupé(e) auprès d’un
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Durée : 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la fin de la FPIE
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et d’assurance, vous payez directement au (à la)
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rémunération brute pour la fonction
moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%)
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BRUXELLES
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Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
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SMART CITIES, SMART COMPANIES
Applis mobiles : pour mieux travailler et
vivre à Bruxelles
Au-delà des applis indispensables (d’ailleurs souvent installées d’origine sur tout
nouveau smartphone), de nombreuses applis spécifiques peuvent vous faciliter la
vie et le travail à Bruxelles. Tour d’horizon non exhaustif.
À
l’achat d’un smartphone, de nombreuses applis
sont déjà préinstallées ou fortement recommandées
par le constructeur. C’est ainsi que
l’on n’échappera pas aux Facebook, Instagram, Twitter,
Snapchat, WhatsApp, Skype, Messenger, Foursquare ou
autres Hangouts, notamment pour entretenir son réseau,
tant privé que professionnel.
Travail
De même, Gmail
ou Outlook pour la
consultation des
mails, ou encore
LinkedIn pour le
réseautage professionnel
feront
partie des outils indispensables
tant dans le cadre privé qu’au bureau. Outre
évidemment les applis pour regarder des vidéos (YouTube
par ex.), prendre, retoucher et/ou synchroniser des photos
(notamment Flickr), naviguer (Google Maps e.a.), l’utilisateur
ne devra pas oublier de songer à des outils pour
ouvrir et gérer ses dossiers, avec notamment ES File Explorer
ou Astro, qui permettent d’ouvrir différents formats
de fichiers et surtout de se connecter à des espaces de
stockage en ligne dans le cloud, comme Dropbox, Google
Drive ou OneDrive.
Au niveau du travail, des outils comme Google Docs (qui
fonctionne hors ligne) ou Microsoft Office Mobile et WPS
Office permettront d’ouvrir et d’éditer des documents
Word, Excel ou PowerPoint avant de les sauvegarder en
ligne, tandis que Tiny Scanner se chargera de numériser
des documents. Pour entretenir et optimiser son smartphone,
CCleaner et Clean Master sont deux utilitaires à
recommander.
Il va de soi que toutes les grandes banques belges proposent
des applis de gestion de vos finances, tandis qu’un
outil comme Payconiq vous permettra de payer avec votre
smartphone sans devoir sortir votre portefeuille (avec en
plus la possibilité d’enregistrer ses cartes de fidélité).
Déplacements
Outil permettant de combiner à la fois activité professionnelle
et loisirs, le smartphone servira aussi à améliorer
ses déplacements en ville avec des solutions comme les
applis des transports en commun STIB, SNCB et De Lijn,
outre NextRide (pour combiner les TEC et la STIB) et Moovit
(appli de transports en commun basée sur des données
28
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
open source). Pour
les ‘individualistes’,
Djump permettra de
trouver rapidement
un chauffeur, les Taxis
Verts un taxi (avec une
appli Splyt pour partager
un même taxi) ou
encore Villo, sans oublier AllBikesNow pour le vélo. Il va
de soi que l’on n’oubliera pas Google Maps, Citymapper
ou Waze pour éviter autant que faire se peut les embouteillages,
de même que l’appli parking.brussels qui
facilitera la recherche rapide d’une place de parking et,
tout récemment, la solution Pasha (Parking Sharing) de
la startup éponyme.
Et si la route sur laquelle vous circulez est en mauvais
état, FixMyStreet vous permettra de signaler toute dégradation
de la chaussée.
Vie sociale
Pour découvrir les
coins verts de la capitale,
rendez-vous
sur Brussels Garden.
Et si vous êtes sportif,
Belgium Running vous
permettra de vous entraîner
pour les 20 km
de Bruxelles, tandis que Strava s’adresse tant aux joggeurs
qu’aux cyclistes. Avant peut-être de prendre un
petit en-cas en consultant notamment TheFork qui classe
les restaurants à Bruxelles et offre des réductions sous
forme de yums. Ou plus simplement Fritkots pour trouver
les meilleures friteries. À moins que vous ne préfériez
rester à la maison et utiliser Frinder, l’appli de partage
alimentaire entre voisins.
N’hésitez pas également à télécharger l’une des nombreuses
applis de santé du style Andaman, Moveup ou
Yagram Health.
Pour (re)découvrir Bruxelles, VisitBrussels apparaît
comme un incontournable, tandis que dans le domaine
social, Bruxelles Propreté propose l’appli pratique Recycle!
pour s’y retrouver dans la collecte des déchets.
Et si votre facture mobile explose, quand bien même les
forfaits deviennent toujours plus avantageux, Instabridge
vous permettra de trouver un wifi gratuit ouvert. Même
si la Région propose avec Wifi.brussels un réseau wifi
officiel gratuit… ●
Marc Husquinet
׉	 7cassandra://XqEcg93CfEtJdnxVmJt80X7hjfU85pxzawg-fLRCFGg+`̵ [o> ׉ESMART CITIES, SMART COMPANIES
Bureaux intelligents : l’arme ultime pour
séduire les collaborateurs
La guerre des talents fait plus que jamais rage, vous en conviendrez. Dès lors, aucun
moyen de recruter et de conserver ses meilleurs collaborateurs ne doit être négligé.
Et notamment l’environnement de travail intelligent qui offre à l’employé un confort
optimal au bureau, surtout s’il appartient à la génération Y.
S
elon une récente étude de l’école de commerce
française Essec, pas moins de 93 % des jeunes
actifs ne voudraient pas d’un bureau classique,
tandis que 73 % des salariés français privilégieraient les
espaces de travail collaboratif. Par ailleurs, pour 40 % des
salariés hexagonaux, le lieu de travail est crucial dans le
choix d’un nouvel emploi. De son côté, une étude de Dell/
Intel sur l’espace de travail du futur indique que 44 % des
travailleurs estiment que leur espace de travail n’est pas
assez intelligent. Or l’employé moyen passe environ un
tiers de son temps sur son lieu de travail…
Trois couches
La mise en place d’un environnement de bureau intelligent
s’inscrit dans un processus de transformation numérique
de l’ensemble de l’organisation. En pratique, le passage
d’un espace de travail physique vers un bureau numérique
implique trois piliers.
D’abord, le déploiement d’une infrastructure adaptée, permettant
d’assurer une connectivité tant en interne que vers
l’extérieur, qu’il s’agisse de réseaux LAN et WAN, mais
aussi de convergence téléphonique fixe-mobile. Outre bien
sûr des solutions de stockage de données, idéalement dans
le cloud, pour permettre un accès à distance sécurisé et une
continuité d’activité garantie. Par ailleurs, cette approche
permet des investissements de type opex (dépenses d’exploitation)
plutôt que capex (dépenses d’investissement).
Cela dit, une infrastructure sur site pourrait aussi être
envisagée, de même qu’une solution hybride combinant
des plateformes sur site et dans le cloud. Sachant évidemment
que la sécurité devra constituer dans tous les
cas une priorité majeure.
Ensuite, l’organisation devra se doter d’équipements capables
de supporter les collaborateurs dans leur travail
(sur place ou à distance), essentiellement mobile donc.
Il s’agira en l’occurrence de PC portables, tablettes et
autres smartphones, lesquels seront sécurisés et adaptés
à l’activité des différents types de collaborateurs. De
même, les plateformes de communication devront intégrer
la communication vocale aux ressources informatiques,
voire – pourquoi pas ? – opter pour les communications
unifiées (UC).
Enfin, il conviendra de prévoir des applications spécifiquement
conçues pour le travail en équipe et à distance. À
nouveau, ces outils pourront être soit installés en interne,
soit accessibles en mode SaaS (Software-as-a-Service
ou logiciel en tant que service), où les applications sont
hébergées sur des systèmes externes et accessibles à
distance, avec paiement à l’utilisation. Outre les outils de
création et de partage de fichiers, l’entreprise mettra en
place des solutions de visioconférence ainsi que d’agenda et
de calendrier partagés et de communication en temps réel,
sans parler évidemment des applications « classiques »
de bureautique (dites « de productivité »).
Au-delà de ces trois couches indispensables, l’entreprise se
devra d’évoluer vers une organisation agile en impliquant
étroitement les utilisateurs par le biais de campagnes de
sensibilisation et de formations. Car la réussite d’un tel
projet passe par une gestion du changement et une adhésion
de chacun au projet.
Avantages
La numérisation du poste de travail s’inscrit à la fois dans
une démarche volontariste de rupture, mais s’impose aussi
comme une nécessité pour les entreprises, compte tenu
notamment des problèmes de mobilité. Ainsi, le quotidien
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
29
Marc Husquinet
© Getty
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De Standaard estimait voici peu qu’à conditions égales,
il faudra 25 minutes en plus d’ici 2030 pour effectuer un
trajet de 50 kilomètres, soit une vitesse moyenne qui diminuera
de 25 %.
Les avantages d’un bureau intelligent profitent globalement
tant à l’employeur qu’à l’employé. Ainsi, pour l’entreprise, la
diminution du temps passé dans les trajets permet d’avoir
des collaborateurs plus productifs, tandis que les frais de
bureau baissent grâce à une optimisation des espaces de
bureaux. Quant aux collaborateurs, ils se disent en général
plus épanouis dans leur travail étant donné qu’ils disposent
d’outils mieux adaptés, tout en bénéficiant d’un meilleur
équilibre entre travail et vie privée.
Par ailleurs, le bureau intelligent devra permettre de renforcer
la relation avec les partenaires économiques de
l’entreprise, et en premier lieu les clients. En effet, une
organisation connectée sera susceptible d’améliorer l’expérience
client, voire de déboucher sur de nouveaux modèles
économiques. À cet égard, il peut même être question de
technologie de rupture, comme l’ont prouvé les Amazon,
Uber, Airbnb et autres Netflix. Car les clients modernes
exigent toujours plus d’accessibilité, de réactivité et de
personnalisation dans leurs contacts avec l’entreprise.
Cela dit, le bureau intelligent impose certaines contraintes,
essentiellement la difficulté de gérer des travailleurs à
distance, ces équipes virtuelles nécessitant de repenser
la manière de communiquer et de collaborer.
Génération Y
Selon le cabinet de conseil PwC, un travailleur sur deux
sera issu de la génération Y d’ici 2020. Un constat qui a
amené le groupe Schneider Electric (spécialisé dans la
transformation numérique de la gestion de l’énergie et
des automatismes dans le résidentiel, les bâtiments, les
centres de données, les infrastructures et les industries) à
s’intéresser de près aux bâtiments intelligents en général,
et au bureau intelligent en particulier. « Car le smart building
est indissociable du smart office », estime d’emblée
Philippe Manche, Sales Manager chez Schneider Electric.
« En effet, le smart building permet de rendre l’environnement
de travail plus attractif pour ses occupants, mais
permet également à l’entreprise de maîtriser ses coûts,
notamment énergétiques et d’occupation des espaces.
C’est ainsi qu’au sein de notre Hive (Hall de l’Innovation
– Vitrine de l’Énergie, le siège de l’entreprise à Paris, qui
se veut la vitrine des nouvelles technologies de Schneider
Electric, NDLR), nous avons défini trois profils d’employés,
avec pour chaque type des espaces optimisés. Des capteurs
associés à des badges permettent ainsi de mesurer
en temps réel les usages et d’anticiper toute modification
dans l’organisation du travail. »
En pratique, différentes couches sont prévues, notamment
pour les produits interconnectés, pour le pilotage des insSimplifi
ez-vous l’entreprise !
Vous vous installez sur Bruxelles ?
N’oubliez pas de vous inscrire à la
Banque-Carrefour des Entreprises
pour obtenir votre n° d’entreprise.
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30
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
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tallations et pour l’analytique des données avec des algorithmes
permettant d’anticiper et d’optimiser l’usage des
espaces. « Pour optimiser l’environnement, il faut d’abord
pouvoir mesurer à l’aide de capteurs. À cet égard, Schneider
Electric s’appuie sur des protocoles ouverts qui permettent
d’associer des produits et applications du marché à l’aide
de web services », ajoute Philippe Manche.
Plus concrètement, Schneider Electric a structuré son
offre EcoStruxure sur trois niveaux : les produits connectés
dotés d’une intelligence intégrée pour permettre une
meilleure prise de décision ; les dispositifs de contrôle
permettant de gérer les opérations sur site ou à distance
via le cloud ; et les applications, outils d’analyse et services
pour la mise en œuvre des systèmes connectés, ouverts
et communicants.
Le siège parisien de Schneider abrite le Hive (Hall de
l’Innovation – Vitrine de l’Énergie).
« L’ambition est de concevoir des bâtiments où les occupants
gagnent du temps et travaillent de manière plus
efficace », résume encore Philippe Manche. « Avec la guerre
des talents qui fait rage, il est important d’attirer les jeunes
ainsi que de les fidéliser. Car l’attractivité de l’entreprise
est devenue essentielle et passe par un cadre de travail
intelligent. »
Défis
En conclusion, le bureau intelligent ne pourra être une
réussite que si trois éléments sont réunis : le choix de
technologies adaptées à l’organisation, la formation/senFORMATION
EN ALTERNANCE PME
sibilisation des collaborateurs aux nouveaux outils numériques
et l’adaptation des processus et méthodes de travail
à ce nouvel environnement.
Mais chaque entreprise devra y aller à son rythme, compte
tenu du degré de maturité numérique de ses collaborateurs.
Et avoir conscience que la numérisation est une
feuille de route, et pas un objectif figé. D’où la nécessité de
se fixer des priorités compte tenu de la stratégie définie,
en commençant par un projet qui nécessite peu d’efforts
pour un impact maximum. ●
L’ALTERNANCE, c’est
TRANSMETTRE son savoir et son savoir-faire ;
PARTAGER son expérience ;
DONNER LA CHANCE à un jeune d’apprendre son métier ;
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du « péage inversé »
SMART CITIES, SMART COMPANIES
Smart mobility :
quand l'intelligence prend le volant
La nécessité de faire circuler les biens et les personnes de manière plus fluide est
une évidence dont les responsables politiques et publics sont bien conscients à
Bruxelles. Pour aller plus loin, sans doute n'est-il pas inutile de regarder ailleurs,
pour voir ce qui se fait dans d'autres grandes villes.
Johan Debière
N
e nous attardons pas sur le cas de
Paris dans la mesure où la ville lumière
a une taille bien différente de
Bruxelles : on y compte 2,2 millions d'habitants
(Paris intra-muros), mais surtout une
densité trois fois plus élevée qu'à Bruxelles
(7.500 hab./km² à Bruxelles contre plus de
20.000 à Paris). En revanche, avec sa densité
de 5.000 hab./km², la mobilité bordelaise
évolue dans un contexte assez proche de
notre région. Autre élément intéressant : la
capitale du vin a un petit lien avec Bruxelles
dans la mesure où, en cas d'embouteillages,
l'accès « goutte-à-goutte » à sa rocade (équivalent
de notre Ring) est géré en partie grâce
au savoir-faire de Macq, une entreprise...
bruxelloise, forte d'un effectif de 100 personnes et capable
de fournir et d'installer dans un mode 'turnkey'
des caméras intelligentes adaptées à l'analyse du trafic.
Macq propose aussi, comme elle l'a fait à Bordeaux, de la
télé-gestion d'accès aux voies de circulation: « Une fois
placées, nos caméras peuvent voir leurs fonctions complétées.
On peut commencer avec des fonctions conventionnelles
de contrôle de vitesse et ensuite passer à des
contrôles adaptés à la détection des véhicules polluants,
dans le cadre de la gestion de zones d'émissions ou à la
détection de camions ADR, etc. », nous explique François
Macq.
L'effet fou des escaliers et des escalators
D'autres exemples totalement méconnus sont également
très inspirants. Comme celui de Bilbao, au pays basque
(350.000 habitants pour une densité de 8.300 hab./km²).
Cette ville figure parmi celles d'Espagne où le nombre
32
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
François Macq
de déplacement à pied est le plus élevé et
la possession de véhicules à moteur le plus
bas. Une étude menée en 2014 par l'Observatory
of Metropolitan Mobility a permis
d'établir que 62,3 % des déplacements se
faisaient à pied et seulement 10,9 % en véhicule
à moteur. Selon l'Observatoire, cela
tient à la grande mixité du tissu urbain avec
un mélange inédit d'activités liées à des
fonctions économiques, résidentielles et
récréatives du noyau urbain. Pour soutenir
les modes de déplacement alternatifs, ce
sont des recettes simples mais éprouvées
que Bilbao a décidé d'appliquer. Comme le
développement de grands trottoirs ou d'un
large réseau de pistes cyclables, mais aussi
la suppression de ce que les urbanistes appellent les
« barrières architecturales ». À cet égard, l'aménagement
d'escaliers et d'escalators a grandement contribué
à résoudre le problème, en évitant les cassures dans les
trajets des piétons et des cyclistes.
Péage inversé à Rotterdam et Lille
À Lille, le développement des nouvelles mobilités n'est
évidemment pas neuf. On y a déjà développé un beau réseau
de pistes cyclables, des services de vélos partagés
en libre service (V'Lille), des aides à l'achat de vélos traditionnels
et électriques (respectivement plafonnées à
150 et à 300 euros), qui peuvent être comparées aux 500
euros octroyés à celles et ceux qui font le choix du vélo à
Bruxelles (qu'il soit électrique ou non), à cette différence
qu'à Bruxelles, cela implique de faire radier sa plaque
d'immatriculation. C'est également à Lille que l'on a décidé
de passer au braquet supérieur en matière de mobilité,
D.R.
© Belga
׉	 7cassandra://lvi4ZLny4a5MHyY0V44YjO3VH_3Py7Zj9uLOGoq-n-8g`̵ [o> ׉EeTOPIC
avec une démarche de péage inversé porté par la Métropole
Européenne de Lille (MEL).
Inspiré de ce qui se fait déjà à Rotterdam et à Stockholm
depuis 2010, le péage inversé sera déployé à Lille dès la
fin de cette année sur les deux premiers axes importants
que sont l'A1 et l’A23. Il permettra aux conducteurs « intelligents
» de bénéficier de 2 euros par trajet « évité ».
Concrètement, une première phase permettra d'identifier
les conducteurs empruntant ces axes de manière régulière.
Les plaques d'immatriculation seront reconnues
et les adresses des conducteurs retrouvées. Il leur sera
ensuite proposé de participer en tant que volontaires à
une expérience d'un mois pendant laquelle ils recevront
2 euros chaque fois qu’ils laissent leur voiture au garage
(au moins en heure de pointe), avec un maximum de 80
euros par mois. Le contrôle sera effectué par la combinaison
de données GPS et de la lecture des plaques.
Autre différence notable entre Lille et Bruxelles, mais
au niveau du métro et des bus cette fois : la tolérance
vis-à-vis du vélo semble y être plus importante. Même
plié, il faut savoir que le vélo n'est admis dans le métro
bruxellois qu'en dehors des heures de pointe. Inutile donc
de l'emporter avec vous du lundi au vendredi de 7h à 9h
et de 16h à 18h30 : vous risquez en effet d'être refoulé. À
Lille par contre, le vélo est admis sur toutes les lignes de
Transpole quelle que soit l'heure, pourvu qu'il soit plié.
L'ingéniosité d'un ancien de Google
Au rang des innovations technologiques, il faut citer cette
initiative ambitieuse d'Amat Yusuf. Après un passage par
Google, Amat a développé Citymapper dès 2011 : une
application mobile permettant de consulter l'ensemble
de l'offre pour les déplacements urbains et de calculer
accessoirement les durées d'itinéraires. Au départ,
l'application se limitait à quelques très grandes villes
comme Londres, Berlin, Tokyo, Paris ou New-York, mais
aujourd'hui, elle couvre un très large éventail, y compris
à des villes plus « petites » comme Bruxelles ou Toronto
(2 millions d'habitants pour une densité de 1.000 hab./km²).
Un test effectué au départ du domicile de votre serviteur
(à Villers-la-Ville, en Brabant wallon) s'est montré très
concluant, preuve que l'appli dépasse les seules frontières
de Bruxelles-Capitale. Nous avons même essayé des trajets
qu'un navetteur emprunterait vers la capitale au départ
d'endroits improbables comme Houte-Si-Plou (Neupré).
Là encore, le test a permis de bénéficier d'une description
complète et exacte du trajet à effectuer et des transports en
commun à emprunter pour atteindre la destination. L'appli
donne en outre, en temps réel, toutes les combinaisons
des modes de transport, en ce compris vélo, Villo, taxis,
Uber etc. Récemment, Citymapper a décidé d'aller un pas
plus loin en tirant parti des infos collectées
sur base des utilisateurs pour mettre en
place SmartRide à Londres, un service
de transport hybride à mi-chemin entre
le bus et le taxi.
Le MaaS comme modèle disruptif
À Oslo, les décideurs politiques ont
réalisé qu'il fallait transformer la mobilité
en quelque chose de spontané, d'aussi naturel que
la consommation d'énergie : « Lorsqu'on doit recharger
son portable, on entre dans un café ou dans une galerie
commerçante et on trouve sans peine une prise électrique
pour recharger son équipement. Les choses devraient être
aussi simples avec l'offre de transport », résume Endre
Angelvik, le vice-président chargé des services de mobilité
de Ruter, l’autorité du transport public de la région d’Oslo.
Et pour parvenir à instiller cette fluidité, Oslo s'est penchée
sur l'analyse de quatre grandes tendances : l’urbanisation,
le développement durable, la digitalisation et l’individualisation,
qui restait encore jusqu'il y a peu le vrai point fort de
la voiture. Il semble que le ressort principal du processus
de décision repose sur la libération importante du budget
jusque-là consacré à la voiture, et qui peut être désormais
affecté à d'autres postes plus intéressants (lire à ce sujet
les rapports des experts californiens Tony Seba et James
Arbib, ‘Clean Disruption of Energy and Transportation’ et
‘Rethinking Transportation 2020-2030’).
L’appli Citymapper permet de consulter toute
l'offre de déplacements urbains d’une ville.
Minicars sur pilote automatique
Les Norvégiens vont plus loin encore : le pays pousse
des modèles toujours plus disruptifs, comme à Oslo ou
Stavanger, où des minicars automatiques proposés par
les français Navya et EasyMile ont été introduits dans
la circulation. À Forus, district industriel de la ville de
Stavanger, le minicar proposé par EasyMile et géré par
Kolombus (l’équivalent de la Stib) opère ainsi depuis juin
en conditions réelles. Sur un tronçon de 1,2 km, il dessert
à intervalles réguliers des zones fréquentées par des entreprises,
l'idée étant de faciliter l'accès aux transports en
commun depuis le lieu de travail. Électrique, le minicar
peut emmener jusqu'à 12 personnes à une vitesse maximale
de 25 km/h. Il était prévu que la législation norvégienne
évolue. Ce sera le cas... avec toutefois la mise en
place de quelques garde-fous : ainsi, la vitesse maximale
sera limitée à 12 km/h, le minicar devra limiter à six
le nombre de passagers transportés ; en
outre, un opérateur de la société
de transport devra toujours être
à bord pour intervenir en cas de
problème. ●
En Norvège, un minicar EasyMile dessert une zone
d’activité où sont implantées des entreprises.
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
33
D.R.
D.R.
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TRANSITION
Commerce équitable : l’engagement des
entreprises
« It’s trade, not aid ! » Fairtrade et tous les acteurs du commerce équitable en sont
convaincus : le commerce est un formidable instrument de développement et peut
contribuer à la lutte contre les inégalités économiques et sociales. À condition que
les règles du commerce soient équitables, respectueuses de l’humain et de son
environnement.
S
elon le système Fairtrade, les
agriculteurs dans les pays du
sud s’organisent en coopératives et en
réseaux de producteurs locaux. Ceci
leur permet de mieux défendre leurs
intérêts dans les relations commerciales.
Le système Fairtrade garantit
également un prix minimum et une
prime. Ce seuil de sécurité est essentiel
pour que les producteurs puissent
prendre en main leur propre avenir.
Fairtrade Belgium œuvre à sensibiliser
les consommateurs et travaille
en collaboration étroite avec des compagnies
belges et des partenaires
commerciaux qui ont la possibilité
de changer la norme.
Les entreprises prennent également
leur responsabilité. Parmi elle, Sodexo
propose une large gamme de produits
issus du commerce équitable depuis
bientôt dix ans. « Sodexo souhaite
aider ses clients à instaurer une alimentation
durable sur base de différents critères comme
la santé, l’agriculture durable, le respect du bien-être
animal, sans oublier l’aspect social. Ce dernier critère
se traduit sur le terrain, entre autres en proposant un
assortiment de produits issus du commerce équitable »,
explique Jonathan Martens, Corporate Responsability Manager
Sodexo. « Nous avons même développé un concept
café/thé (exclusivité Sodexo), nommé Aspretto, qui propose
un coffee corner avec café, thé et chocolat issus
du commerce équitable et bio. Ces produits permettent
d’avoir une alternative durable pour des produits qui sont
très peu ou pas cultivés de nos régions. »
L’équitable ne se limite pas aux denrées alimentaires :
les chefs Sodexo portent des tabliers en coton certifié
Fairtrade qui, en plus d’être d’excellente qualité, respectent
des standards environnementaux limitant l’utilisation
de produits agrochimiques et encourageant la
production durable. Un choix qui s’inscrit dans la feuille
de route de Sodexo en matière de développement durable,
Better Tomorrow 2025, instaurée dans les 85 pays
où l’enseigne est implantée. Jonathan Martens : « Pour
chacun de nos rôles en tant qu'employeur, prestataire de
34 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
services et entreprise citoyenne, nous
avons pris l'engagement d'influencer
positivement les personnes, les communautés
et l'environnement. »
Bien au-delà du café équitable
Bruxelles est une ville cosmopolite au
public très diversifié, qui apprécie l’alternative
avec des produits répondant
aux critères sociaux et environnementaux.
Cependant, les consommateurs
ne sont pas toujours prêts à payer plus
pour un produit issu du commerce
équitable. C’est ainsi que Sodexo endosse
un rôle de chef de file, qui peut
inspirer ses clients. Cet engagement
s’inscrit dans la campagne Fairtrade@
Work, de Fairtrade Belgium : un programme
spécifiquement développé
pour introduire les produits équitables
sur le lieu de travail. La campagne
permet aux entreprises belges d’inscrire
le commerce équitable dans leur
stratégie et de contribuer ainsi directement aux Objectifs
de Développement Durable (Sustainable Development
Goals ou SDG) des Nations Unies. Au fil des ans, la
Chambre des représentants, Triodos, KBC, Swift, Ethias,
Vivaqua et Credal ont également vu leurs efforts récompensés
par un Fairtrade Award, pour un engagement qui
va bien au-delà de la consommation de café équitable.
Nicolas Lambert, Directeur de Fairtrade Belgium : « Plus
les employés peuvent bénéficier de produits issus du
commerce équitable, plus les agriculteurs et employés
dans le Sud perçoivent un meilleur prix et un soutien à
long terme. Les moyens supplémentaires sont investis
par les producteurs eux-mêmes dans le développement
économique de leurs opérations et social de leurs communautés.
Les engagements des entreprises sont dès lors
particulièrement précieux : plus les acteurs s’engagent
dans le Nord, plus l’impact pour les producteurs dans le
Sud sera important. » ●
Info :
www.fairtradebelgium.be ; www.fairtradeatwork.be
׉	 7cassandra://nWCGWVwnFwZLEoAUqApH65CtTUDpb2-uaIpwBP_HVWg`̵ [o> ׉EDVotre solution pour le recyclage des appareils
électro professionnels à Bruxelles
Nos entreprises et organisations bruxelloises sont les garantes d’une véritable mine urbaine.
Elles possèdent un grand potentiel de déchets électr(on)iques, souvent oubliés ou
inutilisés, qui n’attendent qu’à être collectés en vue d’être recyclés ou réutilisés. « Déchets
électro professionnels », de quoi parle-t-on au juste ? « Cela comprend tous les grands appareils
utilisés dans un cadre professionnel tels que les photocopieuses d’une certaine taille, les
distributeurs de boissons ou les appareils médicaux », souligne Ingrid Nolet, porte-parole de
Recupel. Le réseau de Recycleurs agréés Recupel offre une solution de collecte durable et
permet, en fin de process, la récupération des matières premières.
L’asbl Recupel coordonne la collecte et le traitement
des déchets électroniques et électriques
en Belgique depuis 2001. En 2017,
Recupel a collecté et traité près de 111.000
tonnes d’électro ‘ménager’ et plus de 6.000
tonnes d’électro ‘professionnel’. Un chiffre
impressionnant, qui fait de notre pays un pays
à la pointe en ce qui concerne le recyclage
de l’électro.
La Belgique est un bon élève en matière de
collecte et de recyclage des déchets électr(on)
iques. Actuellement, Recupel collecte plus
45% du volume d’appareils électro qui sont
mis sur le marché belge. Ce qui est plutôt
une bonne nouvelle comparée aux impératifs
européens en matière de déchets qui exigent
de collecter 65% du volume d’appareils électriques
et électroniques mis sur le marché
en vue de les réutiliser ou de les recycler
d’ici 2019.
Collecte pour électro
professionnels
Le souhait de Recupel est que chaque entreprise
ou organisation puisse trouver le canal
de collecte qui lui convient, adapté à chaque
type de déchet électro. Les recycleurs agréés
concluent une convention avec Recupel pour
la collecte des vieux appareils électr(on)iques
professionnels auprès des entreprises. Le recycleur
ou collecteur agréé satisfait ainsi aux
exigences les plus strictes en matière de recyclage
correct, de permis d’environnement,
et se fait un point d’honneur à respecter les
législations belges et européennes des déchets.
Il garantit que les appareils collectés
par ses soins soient acheminés vers un centre
de traitement lié à Recupel, qui se chargera de
la dépollution, du recyclage et du traitement
de ces déchets.
« Nous avons collecté plus
de 6.000 tonnes de matériel
professionnel à destination du
recyclage ou de la réutilisation
en 2017. Nous souhaitons
continuer à sensibiliser les entreprises
quant à l’importance
de la collecte des déchets électro
à usage professionnel. Votre
imprimante est défectueuse ou
inutilisée, voire encombrante,
faites appel à un recycleur
agréé. Il se chargera de vous en
débarrasser en toute sécurité.
Nous avons en effet pour ambition
que tous ces vieux électro
arrivent dans notre circuit de
collecte », cite Ingrid Nolet.
Informez-vous
La liste des recycleurs agréés se trouve sur le site web de Recupel. Grâce au système de mapping des recycleurs
agréés, il est possible de découvrir en un seul clic quels sont les partenaires disponibles à Bruxelles.
Pour de plus amples informations :
www.recupel.be
www.recupel.be/recupel-recycleur
׉	 7cassandra://FJsqD97Y61iNoI8G584gwDL6ZvnyxGrgg7N8HAGZSl0 `̵ [o> ҁ[o> с#בCט   u׉׉	 7cassandra://o0bQsPBgPw59UdRLzdiBwjUwH2AiBEzuJ9at92ckFtQ oe` ׉	 7cassandra://12Px6b6S072ZOVjUgqPllfAs-K9nlX6FJUrV2b_TTWoam`S׉	 7cassandra://56y8Vcx6agy_pSrmTEDDMGM1QykhefmE83_NEE1OUJ4*`̵ ׉	 7cassandra://0fYQ0OO5sJz9dWEpr15Mai5CGPuUT-bNMZPagpuDlOg N͠[o> Zט  u׉׉	 7cassandra://ZXZ3s7Lj4CrN_PzYTTYKKbyXNDw_6FkF9epUUqNPvGo H` ׉	 7cassandra://AUIh_X-DpRJeeZY8H9IjATfkhVgPDFHVxBjz9_UfMXoee`S׉	 7cassandra://zxD9QzlRU5bRbmW54MyAp0nN4oH_El-6LWNPaNBh-fk`̵ ׉	 7cassandra://vSOfwT8qUSqwGUzDcSZwkTCluRFna5P5ve2LsgPNHWk͠m̸͠[o> [נ[o> _ }9ׁH #mailto:plage@environnement.brusselsׁׁЈנ[o> ^ Z}79ׁHhttp://www.environnement.brׁׁЈנ[o> ] %9ׁHhttp://www.environnement.brׁׁЈ׉EPLAGE : Une obligation pour
les grands parcs immobiliers
dès juillet 2019
A partir du 1er
juillet 2019, les occupants et propriétaires de grands parcs immobiliers devront réaliser un PLAGE (Plan Local d’Action
pour la Gestion Energétique) afin de réduire la consommation d’énergie de leurs bâtiments. Plus qu’une obligation, le PLAGE est
également un des leviers qui va permettre à la Région de respecter ses engagements internationaux en matière de climat et d’énergie.
Une session d’information se tiendra le 16 octobre à Bruxelles Environnement pour répondre à toutes vos questions sur le sujet.
Objectif du PLAGE
L’objet de la nouvelle règlementation « PLAGE » est de
pousser les propriétaires et/ou occupants de grands
parcs immobiliers bruxellois à mettre en place des actions
visant à mieux maîtriser les consommations énergétiques
de leurs bâtiments et à atteindre un objectif chiffré de
réduction de ces consommations. Pour atteindre cet
objectif, les organismes ont le libre choix des moyens qui
leur conviennent le mieux.
Qui est concerné ?
Tout organisme qui est propriétaire et/ou occupe des
bâtiments qui représentent ensemble un parc immobilier
dont la superficie est supérieure ou égale à :
➜ 100.000 m² pour toute entreprise ou association, dit
« secteur privé » ;
➜ 50.000 m² pour les pouvoirs publics, dit « pouvoirs
publics » ;
➜ sauf pour les autorités fédérales, régionales ou
communautaires pour lesquelles aucun seuil ne s’applique
et qui sont donc directement soumises au PLAGE, dit
« gouvernements centraux ».
Des sanctions pénales sont prévues en cas de non-respect
de la procédure. Une amende administrative est possible
en cas de non-respect de l’objectif PLAGE.
Séance d’information
Pour vous permettre
d’anticiper au mieux la
mise en place de cette
future réglementation
PLAGE à l’horizon
de juillet 2019, une
séance d’information
sera organisée le mardi
16 octobre 2018, de
8h30 à 12h30, au BEL
Auditorium, à Bruxelles
Environnement. Lors
de cette matinée,
l’équipe PLAGE vous
présentera les grandes
lignes de la nouvelle
réglementation et les actions qu’il vous faudra mettre en
œuvre pour réaliser un Plan Local d’Actions pour la Gestion
Énergétique.
Passez
au PLAGE
Le Plan Local d’Action pour la
Gestion Énergétique (PLAGE) :
une obligation pour les grands
parcs immobiliers
Adresse : BEL Auditorium – Avenue du Port 86C/3000
B-1000 Bruxelles
Inscription gratuite et obligatoire, formulaire d’inscription
sur www.environnement.brussels/plage
LES BÉNÉFICES DU PLAGE
Le PLAGE existe sur base volontaire en Région bruxelloise depuis 2006. Adopté par de nombreux gestionnaires
de bâtiments (notamment des communes, des écoles, des hôpitaux ou des sociétés de logements
sociaux), le PLAGE a permis :
Une baisse moyenne de 15 à 20 % des
consommations de chauffage
10 000 à 16 000 tonnes d’émissions évitées
en 4 ans
Une stabilisation voire une baisse jusqu’à
- 0,6% de la consommation électrique
€
Un retour sur investissement en 5 ans en
moyenne
Sans perte de confort pour les occupants
Une baisse de la facture énergétique ou
une dépense évitée malgré la hausse du
prix de l’énergie
PLUS D’INFO :
www.environnement.brussels/plage • plage@environnement.brussels
©Bernard Boccara
׉	 7cassandra://56y8Vcx6agy_pSrmTEDDMGM1QykhefmE83_NEE1OUJ4*`̵ [o> ׉EhENTREPRENDRE
MARCHÉS PUBLICS
« Il faut désacraliser l’accès aux marchés
publics »
Dans le domaine des travaux, les marchés publics sont nombreux et offrent de belles
opportunités aux PME. Pourtant, elles sont encore peu nombreuses à se lancer
sur ce terrain. Le point avec Damien Magerat, administrateur délégué de Jacques
Delens.
« À
Bruxelles, dans le domaine des travaux, il existe
beaucoup de marchés publics », commence Damien
Magerat. Et contrairement aux idées reçues,
il ne s’agit pas uniquement de gros chantiers réservés aux
grandes entreprises. « Beaucoup de marchés publics sont
ouverts et accessibles aux petites entreprises », poursuit
Damien Magerat qui cite, par exemple, la rénovation des
sanitaires d’une école, le réaménagement d’une salle
des profs, la création d’un nouveau hall d’entrée dans un
hôpital, l’installation d’un ascenseur, des rénovations de
gouttières, etc. « Autant d’offres qui ne nécessitent pas
forcément de disposer de beaucoup de personnel ou de
machines imposantes. »
Par ailleurs, au-delà des petits chantiers de classe 1, il y
a toute une série de chantiers plus importants auxquels
les PME peuvent avoir accès en s’associant momentanément
à une autre entreprise de classe supérieure. Ainsi,
les entreprises peuvent gravir les échelons et avoir accès
à de nouveaux marchés.
Des PME encore frileuses
Il y a très clairement un marché à prendre pour les PME
bruxelloises. Et pourtant, celles-ci sont encore peu
nombreuses à se lancer dans ce domaine. Pour Damien
Magerat, cette frilosité peut s’expliquer par différents
facteurs. « Il y a selon moi une méconnaissance des offres
disponibles et des règles/procédures à suivre. Les PME
peuvent être effrayées par la lourdeur administrative
qu’elles associent aux marchés publics », avance-t-il,
bien que lui-même ne voie pas beaucoup de différences
au niveau administratif entre un marché public et un
marché privé. Les PME peuvent aussi craindre d’être
mises à l’amende et redouter l’inertie de décision de la
part du maître d’ouvrage. Par ailleurs, quand on fait une
offre pour un marché public, on ne sait jamais quand le
projet va commencer. Enfin, les échéances de paiement
peuvent aussi être un frein pour les PME. « Être payé à
60 voire à 90 jours peut être compliqué pour la trésorerie
d’une PME, d’autant que la législation ne permet pas de
demander une avance au moment de la commande »,
confirme M. Magerat.
Toutefois, il encourage vraiment les PME à se lancer :
« Quand je vois le nombre d’appels d’offre, je me dis qu’il
y a clairement du travail pour des entreprises matures et
organisées. Les marchés publics peuvent aider les PME
à pérenniser leur business et même à croître. » Au fil
Gaëlle Hoogsteyn
Beaucoup de marchés de travaux sont accessibles aux PME :
rénovations de bâtiments ou installations d’ascenseurs, par exemple.
du temps, les entreprises se familiariseront aussi avec
les procédures. « Si l’offre est chaque fois différente, la
marche à suivre et les documents à joindre sont presque
toujours les mêmes… Plus on répond à des offres publiques,
plus on est à l’aise avec la procédure. Il faut
vraiment désacraliser le contexte des marchés publics
tant au niveau de l’accessibilité pour les PME que de la
gestion. »
L’avis de Frédéric Loriaux,
Président de l’ADEB1
« Les marchés publics sont régulés par le fait de
disposer d’agrégations diverses en fonction de
l’importance du marché. Dès lors que les PME
font les démarches nécessaires pour obtenir ces
agrégations, on peut considérer que les marchés
publics leur sont accessibles. La question à se
poser est : ‘en ont-elles besoin’ ? Les marchés
publics nécessitent une compétence et une rigueur
administrative et juridique qu’une PME n’a pas
forcément. C’est d’abord et avant tout une question
d’éducation. Une meilleure information dans une
démarche didactique pourrait encourager les PME
à se lancer. »
1 Association des entrepreneurs belges de grands travaux
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
37
© Getty
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B2G : trois recommandations
du bureau BDO
Conseils pour franchir le pas
Si se lancer dans les marchés
publics n’est pas compliqué, cela
demande toutefois une certaine
rigueur. Damien Magerat conseille
de désigner une personne chargée,
chaque semaine, de regarder
l’ensemble des marchés publics
qui se présentent. « Il faut faire
cela de façon structurelle, toujours
au même moment ».
Ensuite, il conseille de prendre le temps d’examiner toutes
les pièces, d’étudier les limites, le contexte administratif…
de façon à déterminer si, oui ou non, la PME est capable
de respecter le cadre général des marchés publics.
« Les marchés publics sont dictés par un nombre de règles
simples, mais dès l’instant où l’une d’entre elles n’est
pas respectée, l’offre est considérée comme nulle et non
avenue. » Il faut notamment donner exactement le prix
pour chacun des éléments du bordereau, conformément
au cahier des charges, et y ajouter toute une série de
documents administratifs comme la déclaration d’ONSS,
un certificat de bonne vie et mœurs… S’il manque un seul
document, le marché sera refusé, même si le prix est très
compétitif. « Il faut donc s’assurer que chaque dossier est
parfaitement complet, au risque d’avoir investi beaucoup
de temps dans la rédaction d’une offre pour rien. »
Damien Magerat (Ets
Jacques Deelens)
Une fois le marché obtenu, il y a aussi des règles d’organisation
générale à respecter sur le chantier. Il faut par
exemple remplir quotidiennement un journal des travaux
que l’on fait signer par le commanditaire. Il faut bien sûr y
noter la météo car, dans certaines conditions climatiques,
on ne peut pas travailler. Les circonstances imprévisibles
découvertes sur chantier doivent quant à elles être déclarées
dans les 30 jours. Chaque élément neuf en cours de
chantier devra aussi être signalé par courrier au maître
d’ouvrage. « Cela peut paraître contraignant, mais cela
permet à l’entreprise d’être protégée. Plus elle ira dans
le détail, plus elle pourra prouver sa bonne foi en cas de
problème », précise Damien Magerat. « Il ne faut pas voir
cela comme des contraintes mais comme des réflexes à
acquérir. Le marché public ne prive en aucun cas l’entreprise
de son âme. On peut tout à fait respecter les règles
tout en gardant l’approche d’entreprise qui préexistait »,
conclut-il. ●
Une question ? Appelez le 1819 !
Programme de séminaires
Beci organise en 2018 un cycle de séminaires
« marchés publics ». Prochaines dates :
17.10 Les opportunités de marchés dans le secteur
propreté
22.10 S’organiser pour répondre à des marchés
publics
Info et inscriptions :
Caroline Coutelier, 02 643 78 13 — cco@beci.be
38 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
1. People : BDO recommande de disposer d’une
équipe qui aura, d’une part, une affinité avec les
valeurs du secteur public (service au citoyen, profit
social) et qui, d’autre part, devra développer une
connaissance spécifique du fonctionnement et des
structures de l’État et de ses composantes, afin de
bien comprendre leurs attentes. Comme tous les
secteurs d’activités, le secteur public possède son
propre fonctionnement et ses procédures. Un personnel
sensibilisé à cette réalité saura comment
répondre aux marchés publics de manière adaptée.
2. Organisation : Primo, il s’agit de détecter les
marchés pour lesquels l’entreprise dispose des
compétences et du temps nécessaires. Cela passe
par une qualification minutieuse des marchés trouvés
dans le bulletin des adjudications ou par une
démarche de prospection centrée sur des clients
publics qui pourront vous consulter prioritairement
dans le cadre de procédures restreintes. Deuxio,
il faut prévoir le temps nécessaire à la rédaction
de l’offre dans des délais stricts (c’est souvent du
temps non facturable). Tertio, constituez-vous une
base de données avec tous les documents administratifs
nécessaires (DUME, attestations, etc.).
Enfin, relisez-vous et vérifiez. In fine, il s’agit de
développer un processus opérationnel allant de
l’identification de l’opportunité à l’envoi final de
l’offre. N’oubliez pas, à titre d’exemple, qu’une offre
non signée de manière conforme au cahier des
charges ne sera tout simplement pas recevable.
3. Gestion financière : Comme tout contrat, les
marchés publics contiennent des dispositions financières.
La différence fondamentale est qu’ici
elles sont souvent imposées et non renégociables.
Selon les clauses du marché, il se peut que les encours
ou les coûts opérationnels soient supportés
par l’entreprise sur plusieurs mois : il n’est pas rare
que la facturation aux pouvoirs publics n’ait lieu
qu’en fin de prestation. À mesure que l’entreprise
augmente son portefeuille de contrats publics, le
besoin de fonds de roulement et le ‘work-in-progress’
sont mis sous tension, ce qui est encore plus
vrai si le marché exige le versement d’une caution
pour en garantir la bonne exécution. Il est donc
important de savoir comment financer les projets
et de mobiliser des moyens de préfinancement. Il
est nécessaire que la gestion financière reste sous
contrôle à travers un monitoring régulier.
Contact : rudy.gardiole@bdo.be
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STARTER
Envie du jour : le partenaire familial de vos
repas
Avec Envie du jour, Habib Chawki propose des repas ultra-frais livrés à domicile
destinés aux familles mais également aux entreprises. Dans un premier temps, il
commence dès ce mois ses activités dans l’ouest du Brabant wallon avant de les
étendre en fonction des demandes.
Guy Van den Noortgate
C'
est l’histoire d’un rebond. Après
avoir dû cesser ses activités de
traiteur après 24 ans, Habib Chawki a décidé
de rebondir et de se relancer dans
le domaine qu’il connaît et maîtrise le
mieux : la cuisine. « J’ai lancé en 1994
le Pré Vert à Ixelles, où je fournissais déjà
un service traiteur », explique-t-il. « Tout
fonctionnait très bien mais, suite aux travaux
qui ont duré deux ans au boulevard
Général Jacques, je me suis retrouvé
en faillite. » Avec l’appui du programme
reStart de Beci, qui aide les entrepreneurs
en faillite à rebondir, Habib Chawki se
relance dans un nouveau projet qui prend
forme dès ce mois.
« Je ne suis pas seul, poursuit-il. Je bénéficie
du soutien et des compétences d’une équipe. Moira,
qui est coach certifiée et experte en stratégie marketing,
m’apporte ses compétences en la matière. Michèle, pour
sa part, est spécialisée dans l’accompagnement des indépendants
dans le monde de l’entreprise bruxelloise et
m’aide pour tout ce qui concerne la communication. Enfin,
Eric va me donner un coup de main dans le lancement
du projet, notamment en ce qui concerne les livraisons. »
Mais justement, quel est le projet baptisé provisoirement
Envie du jour ?
« Il s’agit d’un service traiteur basé sur la préparation
de produits frais cuisinés à la minute », explique Habib
Chawki. Chaque jour de la semaine deux plats, un
froid et un chaud, seront proposés au départ de produis
frais, de saison et privilégiant les circuits courts. « Pas
de conserves ni de surgelés. Nous serons d’ailleurs livrés
deux fois par jour par nos fournisseurs. Dans la pratique, il
faut commander la veille pour midi et dans la journée
avant midi pour le repas du soir, avec un minimum de
quatre plats. Chaque jour et chaque semaine, la carte
des plats change. »
Quelques exemples de plats concoctés par Envie d’un
jour : trio de tartare de bœuf et sa garniture, tajine
d’agneau légumes et olives, saumon mariné et sa garniture,
salade orientale, sauté de volaille thaï et riz, ou
encore bouillabaisse au poisson du jour. Les prix tournent
autour de 9 à 10 euros (livraison comprise). Comme le
service est basé sur une cuisine à la minute, le rayon
pour les livraisons sera de l’ordre d’une quinzaine de
kilomètres et ces dernières seront assurées à moto. Dans
40
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
Habib Chawki, fondateur d’Envie du jour
un premier temps, Envie du jour couvrira
les communes de Lasne, Waterloo, La
Hulpe, Genval et Rixensart. Dans un second
temps, il est prévu que les activités
s’étendent. « Nous développerons alors
d’autres ‘points de cuisson’ afin de garantir
la qualité de nos services », précise
Habib Chawki.
L’offre d’Envie du jour s’adresse d’abord
aux familles qui souhaitent bénéficier
d’un repas frais, sain et élaboré par un
chef à des prix démocratiques. Et qui
n’ont pas le temps de cuisiner. Mais elle
ne se limite pas à ce segment : Habib
Chawki vise également les entreprises.
Par ailleurs, il peut sans problèmes
assurer toute la palette des services
classiques offerts par un service traiteur tels que pains
surprises, verrines, buffets froids et/ou chauds et autres
barbecues. Par ailleurs, il va également proposer une
carte de vins dont s’occupera Philippe Crombé.
Le projet que propose Envie du jour s’inscrit parfaitement
dans l’air du temps. De plus en plus de personnes sont
aujourd’hui sensibles à la qualité des plats qu’ils consomment
ainsi qu’aux produits qui les composent, comme
en témoigne l’essor continu du marché bio. Fort de son
expérience, Habib Chawki s’est également bien entouré
de diverses compétences qui devront lui permettre de
rebondir en se positionnant comme le partenaire familial
de vos repas. Sans oublier les sociétés. ●
Invest in starters
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pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
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L’actualité BECI en photos
C’était au Golf de Pierpont,
le 6 septembre
dernier : le Beci Golf
Trophy by Iris Group.
Une journée de networking
tout en détente et
au grand air !
42
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
© Eventer – Rafael Duarte
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Els Almpe, échevine bruxelloise de la mobilité, et le philosophe
Philippe Van Parijs, se sont adressés aux membres néerlandophones
de Beci, à l’occasion d’un Zinner Circle au Cinéma Palace.
Le 6 septembre, le politologue Dave Sinardet
ouvrait un cycle de rencontres
préélectorales organisé par Beci et le
Cercle de Lorraine.
Green Summer Afterwork, le 30 août au Martin’s Hotel
Brussels EU. Un afterwork thématique consacré
aux labels environnementaux, dans un hôtel certifié
EMAS, ISO 14001, Clé Verte et Entreprise Écodynamique.
BECI
- Bruxelles métropole - octobre 2018
43
© Belga
© Cercle de Lorraine
© Belga – Christophe Ketels
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9ׁHhttp://www.oceanfilmfestival.beׁׁЈנ[o> w r̐
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ADRESSE
FOOD DISTRICT - CITY2
Rue Neuve, 123 - 1000 Bruxelles
www.city2.be
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Le premier « Food District » s'est installé à City2
Un Food District, c’est un lieu dédié à la nourriture. Le centre commercial City2 a ouvert,
le 17 août dernier, son premier food market. Il se situe au sous-sol, le temps des travaux
d'aménagement du métro, et fermera en mai 2019.
Le Food District de City2 a comme leitmotiv « authenticité,
convivialité et accessibilité ». Les 40 000 visiteurs quotidiens
peuvent profiter des 650 m² proposant de la nourriture
saine et locale. Ce Food District surfe sur la tendance
du « bien manger » avec sept propositions alimentaires
différentes : sucré, salé, vegan, sans gluten, healthy...
En plus de ces sept comptoirs très gourmands, le cadre
de ce nouveau Food District est très cosy ! Les clients
peuvent profiter d'un cadre undergound et végétal. Le
béton côtoie un plafond végétal avec de la décoration en
bois, néon...
Qui sont les 7 comptoirs gourmands ?
Fresh Box et ses salades en folie sont à l’honneur. Tout se
choisit de A à Z : une base (kalé, roquette, salade verte…)
agrémentée de crudités et protéines, l’ensemble fatigué
par une vinaigrette adéquate et faite maison.
Chicken Republic est la rôtisserie rêvée où le poulet est
cuit à la rôtissoire durant près de 1h30. Il y est proposé
de composer son assiette en choisissant tout d’abord la
partie du poulet souhaitée : blanc ? aile ? cuisse ? Ensuite,
pommes de terre rissolées et légumes frais du jour
complèteront le menu. Emporter un poulet entier pour le
repas du soir est également possible.
Chez Sub & Co, le pain est roi ! Mais pas n’importe lequel…
On oublie les sandwichs traditionnels pour des pains fraîchement
et joliment revisités, version chaude ou froide.
Asian Street est le comptoir asiatique du Food District. On
compose son repas de A à Z avec comme base du riz, des
pâtes larges, fines ou complètes et on y ajoute sa protéine,
ses légumes et sa sauce.
Point Bar invite de grand matin à savourer des petit-déjeuners
sains et gourmands : viennoiseries, bowls, yaourts,
granola, fruits frais…
Pizza Club, le comptoir où le célèbre plat italien est décliné
avec goût. Un assortiment de pizzas carrées à la découpe
font saliver les plus gourmands.
Sweet Corner accueille les amoureux de douceurs le
temps d’un dessert. L’offre est variée : donuts, bonbons,
macarons, ice pop de différents goûts à base de fruits
frais…
Tous les comptoirs proposent une formule "sur place" ou
"à emporter" et les prix varient de 6 à 8 €. Le Food District
est ouvert du lundi au samedi, de 8 à 19 h.
Donatienne de Vleeschauwer
44 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
© Tribe Agency
׉	 7cassandra://lhET8i2OjN-qs6CwJhzG73MECWqY-fxlyRCfyMjFPqM`̵ [o> ׉EBRUSSELSLIFE
PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
21.09 | 20.01.18
BEYOND KLIMT
Découvrez l'histoire de l'entre-deuxguerres
par les œuvres de Gustav Klimt,
Egon Schiele, Josef Capek et 75 autres
artistes | BOZAR | 14-16€ | www.bozar.be
12.10 | 13.10
BRUSSELS FASHION DAYS
L’événement propose un panorama de la
mode belge avec quatre défilés présentant
les plus grands créateurs et talents de demain
| Tour&Taxis | Prix non communiqué |
www.brusselsfashiondays.be
17.10 | 20.10
S.PELLEGRINO®CULINARIA
Ce festival gastronomique revient pour
faire vivre aux visiteurs des expériences
gastronomiques uniques par le partage et
le savoir-faire de grands chefs
Digue du canal n°8 | 70-115€ |
wwww.culinaria.brussels
09.10 | 14.10
FESTIVAL ARTONOV
Imaginez les plus belles maisons et hôtels
de maître bruxellois réinvestis par des
artistes dans un florilège de musique, de
danse, de théâtre, d’arts plastiques et de
mode | Lieux divers |18-20€ |
www.festival-artonov.eu
18.10 | 20.10
OCEAN FILM FESTIVAL
Découvrez les meilleurs films internationaux
qui ont été filmés en surface ou sous
l’eau, promouvant l’éthique et le développement
durable en mer | Wolubilis | 17€ |
www.oceanfilmfestival.be
27.10
100% SOUNDS FOR RESEARCH
Les plus grands chanteurs belges seront à
la Madeleine pour donner un concert afin
de soutenir la recherche contre la leucémie
et le Fonds Ariane | Madeleine Brussels |
35,75€ | www.la-madeleine.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Pimp My Street 2
Adresse :
Rue des Éperonniers
1000 Bruxelles
Pimp My Street est un projet de la
Ville de Bruxelles, de l'association des
commerçants Renouveau du Quartier
Grand-Place et Entreprendre.brucity
pour redynamiser la rue des Éperonniers,
située en plein cœur de la zone
Unesco.
Cette rue présentait de nombreux locaux
commerciaux vides, et les visiteurs,
acheteurs étaient de moins en
moins nombreux à s'y rendre. Pour y
remédier, Pimp My Street s'est associé
avec les propriétaires des magasins afin
de proposer à des jeunes entrepreneurs
d'y installer leur concept. Les jeunes entrepreneurs
bénéficient de locaux commerciaux
à des tarifs avantageux, allant
jusqu'à moins 50 %. Pimp My Street se
tiendra jusqu'à la fin de l'année et permettra
aux entrepreneurs de tester leur
concept sans prendre de risque.
Différents commerces créatifs, originaux
et qualitatifs ont vu le jour grâce
à Pimp My Street. Vous y trouverez une
papeterie de qualité, un espace de créateur
et un commerce de vêtements et
accessoires de seconde main. La majorité
de ces commerces ont déjà une
présence en ligne mais Pimp My Street
leur offre aujourd'hui la possibilité d'un
commerce physique.
La rue des Éperonniers bénéficie d’une
décoration florale et végétale réalisée
par l'artiste Sarah Maheu, qui a installé
des rideaux de lierre. Ces décorations
florales dureront jusque fin novembre,
quand elles céderont la place aux illuminations
de fin d'année.
Découvrez sans plus attendre la deuxième
jeunesse de la rue des Éperonniers
et les créateurs présents pour
Pimp My Street 2.
Donatienne de Vleeschauwer
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
45
EN SOIRÉE
04.10 | 14.10
FESTIVAL FRANCOFAUNE
Festival de musique 100 % francophone à
Bruxelles| Lieux divers | 8-49€ |
www.francofaune.be
12.10 | 14.10
BRUSSELS ELECTRONIC MARATHON
Cette année encore, plus de 30 collectifs
musicaux investissent 20 lieux bruxellois
pour vous faire découvrir la scène électro
de la capitale | Lieux divers | Gratuit |
www.bem.brussels
18.10 | 27.10
FESTIVAL DES LIBERTES
De concerts en documentaires, le festival
se fait le témoin de la situation des droits
de l’homme et des libertés dans le monde |
Théâtre National| 0-35€ |
www.festivaldeslibertes.be
© Le 79
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Bruxelles Code Nace : 11050 - Fabrication
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1150 Bruxelles Code
Nace : 18130 - Activités
de prépresse 70220
- Conseil pour les affaires
et autres conseils
de gestion 73110 - Activités
des agences de publicité del. : de
Baenst Stéphane
BD MyShopi SA
De Kleetlaan 12B - 1831 Diegem Code
Nace : 70100 - Activités des sièges sociaux
del. : De Witte Tim
Beltug - Belgian Telecommunications
Users Group VZW
Prins Boudewijnlaan 97 - 9100 SintNiklaas
Code Nace : 80100 - Activités de
sécurité privée 94999 - Autres associations
n.c.a. del. : Jacobs Danielle
BMC - Business Management
Consulting SA
Avenue Louise 149 bte 24 - 1050
Bruxelles Code Nace : 46190 - Intermédiaires
du commerce en produits divers
73200 - Études de marché et sondages
d'opinion del. : Azbel Daniel
Bola Consulting SCS
Boulevard Louis Mettewie 260 - 1080
Bruxelles Code Nace : 64991 - Activités
d'affacturage (Factoring) 70100 - Activités
des sièges sociaux 82110 - Services
administratifs combinés de bureau
del. : Bolangier Jo
Brussels Football ASBL
avenue Houba de Strooper 145 - 1020
Bruxelles Code Nace : del. : Vasseur
Benjamin
CAP Aster SPRL
Rue Pierre Delacroix 13 - 1150 Bruxelles
Code Nace : 46190 - Intermédiaires du
commerce en produits divers 62090 -
Autres activités informatiques 70220
- Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion del. : Parmentier
Antoine
Chevalier Julie - Studio Lashes &
Brows PPE
Rue 't Kint 60 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 5621002 - Organisation de noces,
banquets, cocktails, buffets, lunches et
réceptions diverses 73110 - Activités
des agences de publicité 82300 del. :
Chevalier Julie
Eating Point SPRL
Rue de Theux 81 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 56210 - Services des traiteurs
70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion 93299 -
Autres activités récréatives et de loisirs
n.c.a. del. : Verstraete Jean-Benoît
Ebrard Véronique PPE
avenue de la Jonction 55B - 1190
Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil
en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion 82990 -
Autres activités de soutien aux entreprises
n.c.a. del. : Ebrard Véronique
Editions Caramel SA
avenue Jacques Georgin 2 - 1030
Bruxelles Code Nace : 46900 - Commerce
de gros non spécialisé 58110
- Édition de livres del. : d'Oultremont
Jean-Michel
Excel & Co SA
Avenue Louise 380 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 66220 - Activités des
agents et courtiers d'assurances del. :
Sohr Thierry
Fairtrade Belgium SCRL
Rue d'Edimbourg 26 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion
77400 - Location-bail de propriété intellectuelle
et de produits similaires,
à l'exception des oeuvres soumises au
droit d'auteur del. : Defraeije Matilde
Image&3D Europe ASBL
Boulevard d'Anvers 40 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 70210 - Conseil en relations
publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 90032 - Activités
de soutien à la création artistique
del. : Gallez Alain
Joyn Employment Law SPRL
Chaussée de la Hulpe 181 - 1170
Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités
des avocats del. : Delporte Christiaan
Lobbyz SPRL
Rue Bruyn 36 - 1120 Bruxelles Code
Nace : 2823001 - Fabrication de machines
à écrire électriques ou manuelles
70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion
73110 - Activités des agences de publicité
del. : Van Autgaerden Stéphane
Manure-Colli BVBA
Grote Plaats 51 - 2323 Hoogstraten
Code Nace : 38212 - Traitement physico-chimique
des boues et des déchets
liquides 52100 - O Entreposage et stockage,
y compris frigorifique del. : Peeters
Christophe
MSIE - Make Sole in Europe BVBA
Boulevard Louis Schmidt 29 - 1040
Bruxelles Code Nace : del. : Van
Ginneken Marc
Nice Solutions SPRL
Brouck à l'Abbaye 12 - 4690 Bassenge
Code Nace : 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion
73200 - Études de marché et sondages
d'opinion 82200 - Activités des centres
d'appels del. : Wilmots Sophie
Occupy The Tech Brussels SPRL
Rue d'Alost 7 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 62020 - Conseil informatique
63990 - Autres services d'information
n.c.a. 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion del. : Naranjo
Andrea
Ors Europe en Organ Recovery
Systems NV
Leonardo Da Vincilaan 2 - 1831 Machelen
Code Nace : 4646001 - Le commerce
de gros de produits pharmaceutiques
72190 - Recherche-développement en
autres sciences physiques et naturelles
del. : Daman Geneviève
Royale Botanique Estate SPRL
Rue de Spa 46 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 41101 - Promotion immobilière
résidentielle 41102 - Promotion immobilière
non résidentielle 68100 - Activités
des marchands de biens immobiliers
del. : Filippi Laurent
Sophie Chocolat SPRL
Rue des Drapiers 27/29 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 5610201 - Vente au comptoir
ou par téléphone, fax, internet d'aliments
et de boissons : établissements
de restauration rapide (snack-bars,
sandwiches-bars, etc.) del. : Veryepe
Sophie
Teychene Invest Belgique SPRL
avenue Louise 480 - 1180 Bruxelles
Code Nace : 64200 - Activités des sociétés
holding 66199 - Autres activités
auxiliaires de services financiers n.c.a.,
hors assurance et caisses de retraite
66300 - Gestion de fonds del. : Harakat
Younes
46
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
׉	 7cassandra://B-HeBo_uKBYXkvqOAIjyZqsohb-o1hmgtIf83FrAPJM`̵ [o> ׉ECOMMUNITY
AGENDA
Management & RH, Personal
improvement
Jusqu’au 13.11.2018
Cycle : choisir son CRM et
motiver son équipe à l'utiliser
06.11.2018
Transformer ses entretiens
d’évaluation en outils de
motivation durables
19.11.2018
Manager plus efficacement votre
team commerciale !
20.11.2018
Neuroscience : Développez votre
concentration et votre mémoire
29.11.2018
50 % des départs sont dus à un
conflit non résolu : plus chez
nous !
Vente, marketing &
Communication
6.11.2018
Instagram, outil 58 fois plus
puissant que FB pour créer du
lien avec votre cible
14.11.2018
Transformez les caractéristiques
de vos produits ou services en
message de vente
16.11.2018
Apprendre le néerlandais pour
prospecter et vendre
30.11.2018
Time Management pour
commerciaux !
Efficacité
15.10.2018
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer son temps
27.11.2018
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer son temps
ICT
24.10.2018
Google my business : Aidez vos
clients potentiels à vous trouver !
6.11.2018
Instagram, outil 58 fois plus
puissant que FB pour créer du
lien avec votre cible
9.11.2018
Optimisez vos campagnes
emailing : simplifiez,
automatisez, mesurez et
augmentez vos conversions!
13.11.2018
Facebook – créer et engager
votre communauté
15.11.2018
Gamification : engagez vos
utilisateurs grâce aux techniques
de jeu
20.11.2018
Réalisation de votre capsule vidéo
20.11.2018
Digital Meet & Share
28.11.2018
Découvrez les ficelles d’une
campagne Facebook gagnante et
rentable !
29.11.2018
Créer des présentations
captivantes et persuasives grâce
à PowerPoint
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
Législation sociale
11.10.2018
Actualités de droit social dans la
fonction publique
19.10.2018
Actualités Compensation &
Benefits
22.10.2018
Assuétudes et addictions
au travail : des risques
psychosociaux à ne pas négliger
25.10.2018
Les actualités du second pilier de
pension
08.11.2018
Les nouvelles règles
européennes de détachement
12 & 17.11.2018
Négociation avec les syndicats :
atelier pratique
15 & 22.11.2018
Stress et burn-out : une approche
psycho-médicale et juridique
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
fs@beci.be
Droit commercial
17.10.2018
The changing face of legal
practice: the lawyer as a dispute
resolution professional
18.10.2018
« Les impayés… plus une
fatalité ! » : comment prévenir et
recouvrer vos impayés ?
➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58
ab@beci.be
Cycle marchés publics
17.10.2018
Les opportunités de marchés
dans le secteur de la propreté
22.10.2018
Se mettre en ordre pour répondre
à des marchés publics
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 — cco@beci.be
09.10.2018
EEN - Visite d’une délégation
tchèque : IA, robotique et
industrie 4.0
10.10.2018
Club Export Brussels -
Allemagne
11.10.2018
Export Experience : la douane,
les documents, les techniques et
formalités douanières (CCIBW)
16.10.2018
Club Export Brussels :
instruments financiers mis en
place par Finexpo pour soutenir
les exportations vers les pays en
développement
16.10.2018
Met NKVK-Beluned naar de
voetbalderby België-Nederland**
21 au 25.10.2018
EEN – Matchmaking event
avec des acheteurs du secteur
alimentaire au salon SIAL
23.10.2018
NKVK: Boekhouden, fiscaliteit en
BTW in Belgie**
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
47
׉	 7cassandra://EovIO_tJu6jHputoeTIcz2uhNNLfzFnOR7tWR3Kd2TU@`̵ [o> ށ[o> ݁#בCט   u׉׉	 7cassandra://62viOnlbRq-ehuQHbPlsfeam3GoISLMFk3O3vepJuqQ O` ׉	 7cassandra://zAdJpuiZElRrvfTW_AKetjF7McwhcO5VFIMOi2p_NyAS`S׉	 7cassandra://tsvrMqe1RkWYKykzJJ_eZj9loVZXRZ-a-0mped8UT80)`̵ ׉	 7cassandra://VlDkuiKlRWDzZ9_lFUT7wartwUj3ml2tTTSDVv_tqb8b	̜͠[o> ט  u׉׉	 7cassandra://5v3Q6saEuQYRS-ScJZdKvN1b9GayvnnV1WI9QvADibE 
` ׉	 7cassandra://nl7O_3IUhVxTG004yY9kjU1DrdCS-9DvDOmiGQufCwgY`S׉	 7cassandra://ypWnAjZaJvGjoz9iCcVTCLuxqMnn6M3JJPpTHeQUnCU!B`̵ ׉	 7cassandra://ATv3zQ4NfjpIDBT0tUJ4G7YpmYZXAV0C8ra-vHn0q-sCr͠[o> נ[o>  q9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈנ[o>  l9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈ׉ECOMMUNITY
25.10.2018
NKVK: Een Belgische vestiging
opzetten: waarom, hoe en
waar?**
25.10.2018
Export Experience: TVA et
commerce international
08.11.2018
EEN –Directive sur le
Détachement des travailleurs,
qu’est ce qui change ?
08.11.2018
Export Experience : Contrats
internationaux, de l’offre aux
négociations, partie 1 (CCIBW)
08.11.2018 :
NKVK: Uitvoeren van werken in
België
12.11.2018
Forum Douanes Bruxelles -
Comment vous préparer au
Brexit ?
13.11.2018
Club Afrique – Opportunités en
Afrique du Sud, au Malawi, au
Mozambique, en Ouganda, et au
Rwanda
13.11.2018
NKVK : Sociaal overleg in België
15.11.2018
Export Experience : Contrats
internationaux, de l’offre aux
négociations, partie 2 (CCIBW)
15 & 16.11.2018
EEN – North Buy Southwest :
Matchmaking event avec des
producteurs français de produits
alimentaires et de vins
21.11.2018
EEN – About Japan ! Cross
cultural workshop
22.11.2018
Export Experience – Logistique &
transport à l’exportation
22.11.2018
NKVK: Boekhouden, fiscaliteit en
BTW in Nederland**
23.11.2018
EEN – Commerce électronique :
quel levier de croissance pour
mon entreprise ?
28.11.2018
Rencontrez des entreprises
québécoises !
29.11.2018
NKVK: Werken met Nederlands
personeel? Belangrijke
aspecten**
07.12.2018
NEDwerk Antwerpen met
12.10.2018
Club DRH
15.10.2018
Discovery Lunch
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
** En néerlandais uniquement
Inscrivez-vous à une ou plusieurs
formations et bénéficiez
des subsides à la formation
Région Bruxelloise: 50% de
subsides: (investissement min.
= 1.000 €)
Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
1030/0
15
ADEB
Airbnb
Amazon
Asian Street
Assuralia
Audi Brussels
Axa
BDO
Belgian Workspace Association
B-Hive
Bit4You
Bruxelles Propreté
Bureau Gérard
Cercle de Lorraine
Chicken Republic
Credal
De Lijn
Djump
EasyMile
Enterprise Europe Network
Envie du jour
Ethias
Fairtrade Belgium
FEB
Finnova
Flickr
Flycare
48
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2018
37-38
29-31
29-31
44
24-25
6-9
24-25
37-38
10
24-25
4 ; 6-9 ; 24-25
28
6-9
42-43
44
34
12-13 ; 28
28
32-33
16
40
34
34
6-9
17-18
28
24-25
Fresh Box
Golf de Pierpont
Google
Hey
Hub.brussels
Innoviris
Iris Group
Jacques Delens
KBC
Keyrock
Keytrade Bank
Leansquare
Macq
Maestromobile
Martin’s Hotel
Microsoft
Mymicroinvest
Navya
NCP Brussels
Netflix
Pasha
Pizza Club
Point Bar
PwC
Ruter
44
42-43
28 ; 32-33
24-25
17-18
26
42-43
37-38
34
24-25
6-9 ; 24-25
24-25
32-33
12-13
42-43
28
6-9
32-33
17-18
29-31
Observatory of Metropolitan Mobility
32-33
Oceanlab
24-25
28
44
44
29-31
32-33
Settlemint
Sirris
Skynet
SNCB
Sodexo
Stampify
Stib
Sub & Co, Chez
Sweet Corner
Swift
Taxis Verts
TEC
Tempo-Team
Toledo Telecom
Touring
Triodos
Troty
Uber
Visit.brussels
Vivaqua
Voka
VW
Workero
Youtube
Bert van Dijk, CEO Mercy ships
Belgium**
7.12.2018
Week van de internationale
ondernemen - themadag
Nederland met Voka**
11.12.2018
NKVK: Zakendoen in het
buurland? Cultuurverschillen
tussen België en Nederland**
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
Schneider Electric
Seraphin
29-31
24-25
24-25
26
6-9
12-13 ; 28
34
24-25
12-13 ; 28
44
44
34
28
28
6-9
6-9
15
34
4
29-31 ; 32-33
28
34
12-13
24-25
17-18
28
׉	 7cassandra://tsvrMqe1RkWYKykzJJ_eZj9loVZXRZ-a-0mped8UT80)`̵ [o> ׉EtConférence transmission d’entreprises
Organisée par le
JEUDI 25 OCTOBRE 2018,
DE 15H30 À 21H30
◗ Présentation de résultats d’enquêtes
sur le financement des reprises
d’entreprises et sur la reprise de la
société par les employés
◗ Témoignages d’entrepreneurs
cédants et acquéreurs
◗ Débats interactifs
◗ Intervention de Didier Gosuin,
Ministre bruxellois de l’Emploi et de
l’Economie
◗ Possibilité de rencontres en tête-àtête
avec nos experts
◗ Drink de networking
INFO ET INSCRIPTIONS :
Erick Thiry,
Coordinateur Hub Transmission
T +32 2 643 78 36
M +32 475 68 15 15
eth@beci.be
www.beci.be
HUB TRANSMISSION DE BECI
dans le cadre de la Semaine Nationale de la Transmission
CHEZ BECI, 500 AV. LOUISE, 1050 BRUXELLES
Événement réservé aux candidats à la cession ou acquisition.
Anonymat garanti ; pas de badge ni de liste de participants.
׉	 7cassandra://ypWnAjZaJvGjoz9iCcVTCLuxqMnn6M3JJPpTHeQUnCU!B`̵ [o> [o> ߁#בCט   u׉׉	 7cassandra://EJbXxx7EgeWXl6gyIxxfIA8SzTNe6xeBx-CGKWodl44 `׉	 7cassandra://HdTFDw8m8lUmiI96zN7NJp4EcoLzFsnj-YPEmn1Ps-0Y>`S׉	 7cassandra://pbzxH2TaZqrjVq2ewjRnbiTDdYoCq9e-fvnf67OZv9M`̵ ׉	 7cassandra://hJe8L_3tHaR3Rzw8ykGPxu-KYs2tvXTayGqbJQb8cxQ f92͠[o> נ[o>  yk
9ׁHhttp://W.INT/SO/RS/RE.22ׁׁЈנ[o>  ̆9ׁHhttp://www.daoust.beׁׁЈ׉EComme le
Schtroumpf à Lunettes,
rejoignez la grande famille
des travailleurs Daoust !
Bienvenue chez Daoust, Welcome to the Family !
Spécialiste en Intérim et Titres-Services, Daoust est animée, depuis 1954, par un véritable esprit de famille.
Daoust accompagne chaque jour ses intérimaires dans l’Industrie, l’Horeca, le Retail ou encore les métiers de
l’Offi ce. Sans oublier ses milliers d’aide-ménagèr(e)s qui satisfont plus de 20.000 clients via son département
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INTERIM • SELECTION • TITRES-SERVICES • OUTPLACEMENT • COACHING • PUBLIC SECTOR
Partenaire offi ciel de
à partir de juin 2018 - Brussels Expo
Agréments: Wallonie: W.INT/SO/RS/RE.22, Flandre: VG.163.BUOP, Bruxelles: 00391. Agréments Titres-Services: Bruxelles: B40063, Wallonie: W40063, Flandre: V40063.
׉	 7cassandra://pbzxH2TaZqrjVq2ewjRnbiTDdYoCq9e-fvnf67OZv9M`̵ [o> ׈E[o> [o> $ͼ2018.10 Bruxelles métropole[oBb