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N° 39 - Novembre 2018
Commerce
International
5 produits-phares qui font
la renommée de Bruxelles
P.23
Les salons internationaux :
incontournables ?
P.27
MEXIQUE :
au carrefour des Amériques
P.32
Traduire pour conquérir
P.33
JOHN PORTER (Telenet)
Nous visons 40 %
du marché à Bruxelles
P.10
ISSN 2406-3738
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Porter Bruxelles
vers la réussite
Les élections communales ont livré leur verdict, avec
surprises, de renversements d’alliance, de changements
majorité. Les nouveaux conseils communaux peuvent
présent s’atteler à la tâche, avec l’ambition, la confianc
l’enthousiasme qui caractérisent les débuts. Souhaitons-leur
bonne chance et pleine réussite !
Mais à peine les urnes dépouillées, voici déjà que s’annonce
la prochaine échéance : les élections régionales et
fédérales (sans oublier les européennes) du 26 mai
2019. Dans six mois, notre paysage politique aura donc
été redéfini à tous les niveaux de pouvoir.
À la veille de ces enjeux, Beci a joué son rôle légitime en
faisant valoir l’avis des entrepreneurs actifs à Bruxelles.
Pour le formuler, nous avons amplement consulté nos
membres et sympathisants. Toutes ces contributions ont
alimenté la rédaction d’une charte communale et de quatre
mémorandums, déclinés en quatre thèmes : Mobilité, Cité du Futur,
Financement et Emploi. Quatre thèmes capitaux pour Bruxelles, ses habitants, ses
travailleurs et ses entreprises. Quatre documents largement étayés et soutenus, écrits avec
le souci de proposer des mesures concrètes et réalisables, qui apportent des solutions à la
situation spécifique de Bruxelles.
Nous avons été heureux de constater que ce travail était bien accueilli. Le 2 octobre
dernier, devant 250 entrepreneurs réunis pour l’événement Brussels Meets Brussels,
nos mémorandums ont été remis au Ministre-Président bruxellois, Rudi Vervoort, et à
trois membres de son gouvernement : Didier Gosuin (Économie et Emploi), Guy Vanhengel
(Finances) et Cécile Jodogne (Commerce extérieur).
Si Rudi Vervoort a plaidé une meilleure concertation interrégionale pour améliorer la mobilité
dans et autour de Bruxelles, Cécile Jodogne a évoqué l’importance du développement de
l’écosystème d’affaires à Bruxelles. Didier Gosuin a déclaré avoir déjà pris connaissance du
mémorandum et y retrouver de nombreuses convergences avec le Small Business Act. Guy
Vanhengel a quant à lui rappelé l’importance de mettre en avant les formidables atouts de
Bruxelles et de travailler davantage dans le contexte métropolitain. Du côté de l’opposition,
Christos Doulkeridis (Ecolo) nous a lui aussi fait part de son intérêt. Dans les communes
également, la charte présentée par Beci a bénéficié d’un excellent accueil.
Marc Decorte, Président de BECI
Cette remarquable convergence sur les objectifs et les actions
à réaliser tient sans doute à la maturation du fait régional, et
surtout à la nécessité de porter Bruxelles vers la réussite en
fédérant toutes les forces.
Beci est prête, quant à elle, à assumer ses responsabilités pour contribuer à édifier la Cité
du Futur. Tous ensemble, faisons performer Bruxelles !
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
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PSOMMAIRE
4
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Beci online
Digest
Think Tank
10 John Porter (Telenet) : « Nous visons 40 % du marché à
Bruxelles »
12 Open Source
15 Pour ou contre l'encadrement des loyers à Bruxelles ?
16 Le passage à la voiture électrique est une nécessité
18 Urbanisme : concilier rentabilité et patrimoine
Commerce international
23 Ils font la renommée de Bruxelles : 5 produits-phares
27 Les salons internationaux sont-ils incontournables ?
29 Bénédicte Wilders (hub.brussels) : l’Afrique et l’Asie au
cœur du plan export 2019
30 Accords de libre-échange : comment en tirer profit ?
32 Mexique : au carrefour des Amériques
33 Traduire pour conquérir
35 PME : quand faire appel à un interprète ?
36 10 opportunités d’affaires via be.connected
38 Simplifiez-vous l’exportation avec les carnets ATA
39 DigiChambers, vos certificats d’origine en trois clics
Entreprendre
40 Starter : Water l’Eau Aqua Club
41 Numérisation : la Belgique, bon élève d’une classe
toujours plus forte
42 Transition : Du car-sharing ? Oui, mais électrique !
44 Une meilleure gestion de temps, pour vendre mieux et
plus ?
45 Marchés publics : la sous-traitance, voie royale pour les
PME chez Bruxelles Mobilité
Community
47 L’actualité Beci en photos
49 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
51 Demandes d’admission
51 Index
52 Agenda
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 39 – Novembre 2018
Au mois
de décembre :
Gestion des risques
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Ania Barbé, Géry Brusselmans, Giles Daoust,
Thibaut Deckers, Marc Decorte, Ophélie
Delarouzée, Donatienne de Vleeschauwer,
Annabelle Duaut, David Hainaut, Gaëlle
Hoogsteyn, Marc Husquinet, Cédric Lobelle,
Laura Rebreanu, Morgan Van Cleven, Guy Van
den Noortgate, Stijn Vander Plaetse et Peter
Van Dyck.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
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Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
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Membre de
BRUXELLES
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ENTREPRISE
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ONDERNEMING
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label n. 2014/351/2
10-32-2225
PRINTED
ON
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BECI ONLINE
Social Media
C’était le 2 octobre au Cercle de Lorraine : l’événement
Business Meets Brussels, en présence
de plusieurs personnalités politiques bruxelloises
à qui Beci a remis son Memorandum.
Voir aussi p.47.
Que veulent les entrepreneurs bruxellois ?
Christiane Malcorps, Country Manager de
Solvay et administratrice de Beci, commente
le Memorandum ‘City of the Future’.
La société pharmaceutique Sterop Overseas fête 50 ans
d’affiliation à la Chambre de Commerce de Bruxelles.
On en parle avec la CEO Sophie Eykerman.
#BECImember : Notre nouveau membre PeterLily
est un cabinet de conseil spécialisé RH,
organisation et leadership, qui se veut socialement
engagé.
Voir peterlily.com.
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BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
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L’économie bruxelloise n’a jamais
produit autant d’emploi. Alors,
viser le plein-emploi est-il trop
ambitieux, irréaliste, utopique ?
Éléments de réponse dans notre
Memorandum, à télécharger.
Voir https://go.beci.be/emploi
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ligne : 5 conseils de pro pour bien
choisir votre nom de domaine.
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BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
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DIGEST
Krinkels a 50 ans et inspire ses clients
Voici quelques mois, dans le cadre de la Semaine verte européenne,
l’entrepreneur paysagiste Krinkels, qui célèbre
cette année ses 50 ans, a organisé un déjeuner-conférence
au Château de Val Duchesse à Bruxelles.
« Cette journée a été très intéressante et nous espérons
qu’elle a inspiré nos clients, tant les gouvernements que
les entreprises, et qu’elle les fera réfléchir à comment
obtenir un progrès numérique et vert », concluait Peter
Loyens. « Nous avons l’ambition d’y contribuer en tant
qu’entrepreneur paysagiste. »
Info : www.krinkels.be
Pour Peter Loyens, son directeur général, « Krinkels
a déjà connu une évolution fascinante pendant un demi-siècle.
Nous le retraçons sur notre mur ‘historique’
(photo ci-contre, ndlr). Nous restons ouverts à des idées
nouvelles et pétillantes, et nous souhaitons établir des
partenariats à long terme avec les autorités et les entreprises
pour aider à construire la ville du futur. »
Bianca Debaets, la Secrétaire d’État bruxelloise en charge
de l’informatique et de la transition numérique, a ouvert
ce déjeuner-conférence. Elle s’est exprimée sur une révolution
digitale et durable dans la capitale.
Pionnier des jardins verticaux, le botaniste français
Patrick Blanc, qui a notamment travaillé à Bruxelles
et Anvers, était l’orateur d’honneur de la conférence :
« Dans des villes de plus en plus grandes, il est difficile
mais toujours aussi important de créer des zones vertes.
Un mur végétal offre de nombreux avantages. Il apporte
non seulement une agréable sensation, il filtre l’air, mais
il absorbe aussi l’eau en cas de fortes pluies et permet
une meilleure isolation de votre bâtiment. »
Benjamin Caspar, de la DG Environnement de la Commission
européenne, était aussi présent : « En tant que
biologiste, j’ai vu les villes se développer, tout en réduisant
la biodiversité. Pour rendre nos villes plus vivables,
nous devons encourager les décideurs à s’attaquer aux
problèmes environnementaux à long terme et aussi largement
que possible. Faites un plan solide qui transcende
les domaines de compétences. Une approche ‘ville
intelligente’ transversale est déjà un pas dans la bonne
direction. »
Trois jeunes entreprises se sont présentées pendant la
conférence. Green City Solutions est une start-up allemande
qui plante des ‘City Trees’ dans les villes : des
murs de mousse qui purifient l’air. La start-up bruxelloise
Citizenlab a créé une plateforme en ligne pour une participation
citoyenne. Enfin, l’entreprise française Cultures
En Ville amène des solutions agricoles en ville : de petits
et de grands potagers pour rapprocher l’agriculture du
consommateur.
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BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
La Schtroumpfette (aussi) lit Bruxelles
Métropole !
Le 26 septembre dernier, le Job
Center Louise de Daoust était envahi
de nombreux Schtroumpfs venus
postuler pour la Schtroumpf
Experience. En attendant son tour,
la Schtroupfette s’est plongée dans
lecture de notre magazine.
La Schtroumpf Experience se tient
jusqu’au 27 janvier à Brussels
Expo.
Info : www.smurfexperience.com
La possibilité de vendre un immeuble
par e-mail confirmée
En juillet 2017, Judit Karlsson, avocate du bureau Crosslaw,
publiait une critique virulente dans Immospector
sur la jurisprudence de la cour d’appel d’Anvers, qui
estimait qu’un contrat de vente immobilière ne pouvait
pas se former de manière électronique eu égard aux articles
XII.15 et XII.16 du Code de droit économique (CDE).
L’article XII.16 du CDE liste une série d’actes juridiques
(dont la vente d’un immeuble) auxquels l’article XII.15 ne
s’applique pas et pour lesquels un écrit « papier » reste
donc nécessaire. Ladite cour d’appel n’acceptait même
pas la preuve d’un contrat verbal de vente immobilière
par un écrit électronique, faisant ainsi abstraction du
caractère consensuel de la vente (article 1583 du Code
civil). Le législateur a voulu clarifier les choses avec
la loi du 20 septembre 2018, entrée en vigueur ce 20
octobre, visant à harmoniser les concepts de signature
électronique et de support durable, et à lever des obstacles
à la conclusion de contrats par voie électronique.
Cette loi stipule que le juge ne peut refuser l’application
de l’article XII.15 du CDE qu’à la condition de constater
« l’existence d’obstacles pratiques à la réalisation d’une
exigence légale ou réglementaire de forme dans le cadre
du processus de conclusion d’un contrat par voie électronique
». Concrètement, pour la vente d’immeuble, la loi
interdit au juge d’écarter la preuve du contrat de vente
au seul motif que cette preuve se présente sous forme
électronique. Espérons que cette mesure législative permettra
de (r)établir la sécurité juridique en matière de
vente immobilière.
D.R.
D.R.
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DIGEST
Les retailers ne sont pas prêts à adopter
les nouvelles formes de livraison
L’Impact Scan Brexit fournit aux
entreprises des conseils adaptés à leurs
besoins
En moyenne, 5 % des livraisons à domicile sont soit tardives,
soit incomplètes. Cette proportion passe à un tiers pendant
les pics d’activités et se traduit par une augmentation des
coûts et un préjudice en termes d’image de marque. Un peu
plus de 60 % des retailers n’ont aucune visibilité en temps réel
de leurs processus logistiques d’e-commerce. Cela étant, ils
ne sont pas prêts à assimiler de nouvelles formes de livraison
plus écologiques. Telle est la conclusion dégagée par Zetes,
le spécialiste de la Supply Chain, dans un nouveau rapport.
Cette année, le marché européen de l’e-commerce dépasse
pour la première fois la barre des 600 milliards d’euros, soit
une augmentation de 13 %. Cette évolution augmente la
pression sur les retailers classiques, mais également sur
la mobilité et l’environnement. Près de trois quarts de la
population européenne vit en effet en zones urbanisées et,
selon les estimations, les livraisons de colis devraient afficher
une augmentation de 69 % à l’horizon 2021.
Selon une étude de McKinsey, les villes sont toujours plus
nombreuses à envisager la mise en place de points de livraison
centraux en périphérie de la ville. Les commandes sont
ensuite acheminées par quartier ou par rue, par exemple
avec des véhicules électriques. Les détaillants misent aussi
de plus en plus sur la formule ‘click & collect’, où les clients
commandent des produits en ligne et les enlèvent ensuite
dans le point de vente de leur choix. Par ailleurs, la ‘crowdsourced
delivery’ (livraison collaborative) gagne également
en popularité. Dans ce cadre, les détaillants collaborent avec
une communauté de transporteurs, souvent particuliers.
Dans l’ensemble de ces solutions de remplacement, les retailers
doivent pouvoir suivre de près les différentes étapes
du transport. « Les e-retailers de premier ordre gèrent les
commandes en maximum 20 minutes et communiquent en
permanence sur leur statut. Ils ont intégralement automatisé
la logistique du premier kilomètre pour le prélèvement,
l’emballage et le transport, et maîtrisent également la livraison
du dernier kilomètre. Ils fournissent 98 % des colis
intégralement et lors de la première présentation au client »,
constate Benjamin Anguille, Business Development Manager
Transport & Logistics chez Zetes Belgique.
Pour consulter le rapport :
www.zetes.com/en/white-papers
Le Vice-Premier ministre, Kris Peeters, et le président du
Groupe de Haut Niveau sur le Brexit, le Comte Paul Buysse,
ont présenté en octobre l’Impact Scan Brexit. Grâce à cet
outil en ligne, les entreprises pourront, à partir d’un questionnaire
détaillé, obtenir une analyse sur mesure de l’impact
du Brexit. De cette manière, elles pourront évaluer les
conséquences d’un Brexit sans accord et ce qu’elles peuvent
faire pour réduire cet impact.
Le ministre Peeters : « Ces dernières semaines, des négociations
intenses ont eu lieu entre Michel Barnier et ses
interlocuteurs britanniques. Les obstacles majeurs n’ont
toutefois pas encore été éliminés. Voilà pourquoi nous devons
être prêts. Sans fatalisme, mais avec détermination. Le fait
de se préparer à toutes les éventualités, donc également
au scénario du pire des cas, constitue dès lors un acte de
bonne administration. »
Le Comte Buysse, président du Groupe de Haut Niveau sur
le Brexit : « En décembre 2017, le Groupe de Haut Niveau
sur le Brexit calculait l’impact d’un scénario ‘no deal’ sur
l’économie belge. Un tel ‘cliff edge’ nous coûterait 2,2 milliards
d’euros et des dizaines de milliers d’emploi. Quoique
nous ayons donc tout intérêt à éviter un tel scénario, il reste
malheureusement une possibilité réelle. Il incombe donc à
nos entreprises de se préparer. L’Impact Scan Brexit leur
permettra de faire une analyse de l’impact sur leur entreprise
et de prendre des mesures appropriées sur cette base. »
L’impact scan est par ailleurs un outil vivant. Si certains problèmes
sont encore solutionnés en cours de négociation,
l’outil sera rapidement adapté, de sorte que le scan donnera
toujours un résultat actualisé.
Le Vice-Premier ministre Peeters et le Groupe de Haut Niveau
sur le Brexit soulignent enfin qu’ils n’émettent pas de signal
fataliste avec cet impact scan. Ils ont toujours bon espoir
d’éviter un Brexit dur, dans l’intérêt de notre économie et
de nos entreprises.
Info : brexit.belgique.be
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
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DIGEST
L’offre de produits alimentaires plus
équilibrée qu’il y a 5 ans
Sans que vous ne l’ayez peut-être remarqué, le secteur
alimentaire a réduit ces cinq dernières années la teneur
en sucres et en graisses saturées dans les produits alimentaires,
tout en accroissant la part des fibres. Ce faisant,
le secteur respecte les accords qu’il a passés avec la
ministre de la Santé publique, Maggie De Block, et le SPF
Santé publique dans le cadre de la Convention Alimentation
Équilibrée. Le secteur entend dès lors poursuivre
sur cette voie en collaboration avec les autorités.
quer aux sauces froides pour les marques propres ainsi
que, en collaboration avec les fabricants de marques,
aux salades à tartiner et plats préparés. Nous allons en
outre poursuivre nos efforts sur les boissons rafraîchissantes
et les produits laitiers d’ici 2020. »
Info : www.conventionalimentationequilibree.be
Belfius lance Smart Building &
Renovation Solution
Avec une consommation moyenne supérieure à 250 kWh/
m², le parc immobilier belge est parmi les moins performants
au niveau énergétique en Europe. En cause :
son ancienneté manifeste avec 50 % de bâtiments de
Les fédérations sectorielles Fevia (industrie alimentaire
belge) et Comeos (commerce), ont entamé en 2012 un
parcours visant à appréhender les régimes alimentaires
déséquilibrés. Le secteur s’est engagé à amorcer, en
collaboration avec les autorités, un changement dans
les 5 ans et à rendre les choix sains plus faciles pour le
consommateur. Pour ce faire, le secteur alimentaire a
suivi trois pistes : l’adaptation de la composition nutritionnelle,
des tailles des portions, du marketing et de la
communication à destination du consommateur.
En 2016, Fevia, Comeos, le SPF Santé publique et la
ministre de la Santé publique Maggie De Block ont formalisé
cette approche dans la Convention Alimentation
Équilibrée. Les chiffres des secteurs montrent que, non
seulement l’assortiment parmi lequel le Belge peut aujourd’hui
choisir est différent d’il y a 5 ans, mais également
ses apports en nutriments. Autrement dit, la première
évaluation met une tendance positive en évidence.
Parmi les chiffres rapportés par le secteur, on retient
notamment : 5,8 % de sucres en moins et 13 % de fibres
en plus qu’il y a cinq ans dans les céréales pour petit-déjeuner
; une réduction globale des graisses saturées de
1,2 % et 3,2 % respectivement, dans les produits de chocolat
et biscuiterie ; une réduction de la teneur en sucre de
7 % en moyenne dans les boissons rafraîchissantes, etc.
Jean Eylenbosch, président de Fevia : « Nos entreprises
ont adapté la composition des produits que vous achetez
au quotidien, souvent sans que vous ne le remarquiez. Il
s’agit d’une tendance positive que nous entendons continuer
à renforcer. »
Dominique Michel, CEO de Comeos : « Nous voulons poursuivre
sur cette voie. Nous allons désormais nous atta8
BECI
- Bruxelles métropole - novembre 2018
plus 70 ans, dont la plupart ne sont pas correctement
– voire pas du tout – isolés. Face au défi climatique, la
modernisation et la rénovation en profondeur de nombreux
bâtiments s'imposent de façon urgente, pour les
rendre plus intelligents et surtout moins énergivores et
ainsi réduire nos émissions de CO2. C'est dans ce but que
Belfius lance Smart Building & Renovation Solution, une
formule ‘all-in’ sur mesure pour aider et accompagner,
de A à Z, les écoles, institutions de soins, entreprises et
pouvoirs locaux aux différents stades de leurs projets
(à partir d’environ 1 million d’euros). Depuis les audits
technique et énergétique jusqu’à la réception définitive
du bâtiment. Belfius répond ainsi à l’appel des autorités
dans l’un des principaux piliers du Pacte national d’investissement
et aux besoins urgents de la Belgique en
matière de désimperméabilisation et de végétalisation.
Mais par quels bâtiments commencer ? Vaut-il mieux
rénover ou opter directement pour une construction
écoénergétique flambant neuve? Quelle est actuellement
l’efficacité énergétique des différents bâtiments
et quels types de travaux effectuer en priorité pour réaliser
des économies d’énergie? Vers quels architectes,
concepteurs et autres partenaires se tourner? Certains
subsides peuvent être sollicités. Mais quelles formules
de financement peuvent être envisagées pour concrétiser
ces projets, ceci en parfaite conformité avec la Loi sur les
marchés publics et compte tenu des règles comptables
applicables? Autant de questions qui requièrent une approche
globale, des compétences pointues et diverses,
pas toujours disponibles en interne.
C’est pourquoi Belfius lance Smart Building & Renovation
Solution, une formule «all-in» unique comprenant
notamment un audit énergétique, un audit technique
et physique de la construction, la détermination de la
valeur du patrimoine immobilier, un volet subsides, un
accompagnement dans la sélection des partenaires, un
accompagnement complet tout au long des travaux, et
bien sûr un financement via une formule classique de
crédit ou via un crédit immobilier.
Info : belfius.be/smartimmo
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JOHN PORTER, CEO DE TELENET
« Nous visons 40 % du marché à
Bruxelles »
John Porter, patron de Telenet depuis cinq ans, construit l’expansion de l’opérateur
à Bruxelles face à son concurrent Proximus.
P
remier opérateur télécom en Flandre, Telenet
détient 60 % du marché fixe et mobile au nord
du pays. Son nouveau terrain de jeu s’appelle
désormais Bruxelles, région dont le marché est occupé
majoritairement par Proximus. Arrivé en 2013 à la
tête de Telenet après une carrière de plus de dix ans
dans une compagnie de télécom en Australie, l’Américain
John Porter a déployé la force de frappe de Telenet
grâce à un réseau fixe et mobile très compétitif.
« Telenet est actif depuis 24 ans Flandre mais il faudra
désormais nous considérer comme une entreprise
d’envergure nationale », avertit en anglais le patron. Le
pied est déjà mis à l’étrier. Grâce aux rachats récents
de Base et SFR BeLux, Telenet a engrangé pas moins
de 400.000 abonnements à Bruxelles et vise… une présence
de 40 % sur le marché bruxellois d’ici deux ans !
Les gros chantiers de l’opérateur : le développement
de nouveaux contenus, l’optimisation de la vitesse de la
bande passante et le passage en ‘digital first’ au niveau
interne. John Porter lève un coin de voile sur sa stratégie
à Bruxelles.
Bruxelles Métropole : Telenet occupe depuis
peu le marché à Bruxelles. Que représente
aujourd’hui son activité ?
John Porter : Telenet est arrivé sur le marché bruxellois
en 2008, avec une présence sur quelques communes
seulement. Nous avons développé nos activités notamment
grâce à deux acquisitions importantes : Base
en 2016 et SFR Belux en 2017. Aujourd’hui, 400.000
clients à Bruxelles ont opté pour Telenet : 100.000 pour
le réseau fixe et 300.000 pour le réseau mobile. Pour
Bruxelles, cela représente 20 % d’un marché toujours
dominé par Proximus. Dans les deux prochaines années,
nous avons l’ambition d’occuper 40 % du marché
à Bruxelles, tant du côté consommateur que B2B.
Vous parlez d’un développement en B2B. De
quelle manière ?
Jusqu’ici, les petits commerçants ne savaient pas qu’il
existait une alternative à Proximus. Orange et Base
existent depuis un certain temps, mais Proximus reste
dominant. Via un investissement de centaines de millions
d’euros, Telenet a développé le réseau physique
le plus rapide du marché, tout comme la vitesse de
téléchargement la plus rapide pour le réseau mobile.
Nous proposons de nombreuses solutions pour les entreprises
: un prix global pour le mobile et la ligne fixe
ou encore le programme « accélération digitale », qui
aide les entreprises pour leur présence sur les médias
10 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
Géry Brusselmans
Nous avons déjà les produits et nous
devons réinventer une stratégie pour
faire grandir Telenet.
sociaux, le développement de la publicité digitale et
l’e-commerce.
Comment Telenet pourra-t-il prendre des parts
de marché à Proximus à Bruxelles ?
Le développement de Telenet est fondé sur trois axes.
Premièrement notre réseau, qui propose des avantages
comme l’utilisation de n’importe quel support physique
dans n’importe quel endroit ; des contenus télé exclusifs
ou même un accompagnement en cas de problème
pour la télédistribution. Le deuxième pilier est le divertissement
: nous proposons du contenu international, du
sport premium, de la vidéo à la demande et du contenu
local. Nous avons produit des séries flamandes comme
« De Dag » et « Chaussée d’amour », ce que nous aimerions
également développer du côté francophone. Le
troisième pilier est l’expérience client, que nous tentons
chaque fois d’améliorer.
Telenet n’a jamais caché son envie de racheter
Voo pour s’étendre en Wallonie. C’est toujours
dans vos projets ?
D’opérateur uniquement présent en Flandre voici
24 ans, Telenet est aujourd’hui fournisseur national. En
Belgique, 70 % des personnes sont reliées à la ligne fixe
© Reporters
׉	 7cassandra://54ezyHtG8quWeJS-zGujpB7lDK_IBZtkstrq7oBrGWwO`̵ \-֏u4VF׉EzL’Australie avant la Belgique
Le 2 octobre dernier, John Porter s'adressait au plublic de
Beci lors de l'événement Brussels Meets Brussels.
et 100 % passent par le mobile, ce qui offre une belle
perspective. Nous voulons proposer des services fixes
au sud. Étant donné que la vente de Voo n’est pas d’actualité,
il est difficile de parler d’une véritable implantation
en Wallonie. Si ce n’est pas le cas, nous continuerons
à trouver plus de clients au sud du pays autrement.
Pourquoi ne pas s’étendre également à l’étranger si une
opportunité se présente ?
Les prix de la téléphonie fixe et sans ligne
en Belgique sont plus élevés que la moyenne
européenne. Telenet peut-il prétendre à une
baisse des prix ?
Le marché est assez compétitif : un abonnement mobile
varie entre 5 et 100 euros. Vous pouvez opter pour une
connexion illimitée et les consommateurs ont le choix
entre Proximus, Scarlet, Orange ou Telenet/Base. Depuis
trois ans, le prix des abonnements pour mobiles
baisse d’environ 10 % chaque année. À un moment, il
sera difficile d’aller plus bas. Par ailleurs, le nombre de
téléchargement de données double chaque année. Dans
cinq ans, tout le monde pourra télécharger des données
de façon illimitée, ce qui nous poussera à développer
d’autres segments : des applications Smartphone, des
vidéos ou encore améliorer le service client.
Vous dites que la Belgique possède un des
meilleurs réseaux au monde. Quelle en est la
raison ?
Il y a cinq ans, le réseau belge était plus ou moins dans
la moyenne. Tout a changé quand nous avons décidé de
reconstruire un réseau capable de se développer pour
les dix, voire quinze années à venir. Nous avons développé
la technologie HFC : le réseau Hybride Fibre Coaxial.
Il s’agit de la technologie qui combine la fibre optique
et le câble coaxial. Ce réseau possède une architecture
très dynamique, qui permet d’accroître la capacité et la
vitesse.
Vous affirmez que des experts étrangers
viennent en Belgique, en particulier chez
Telenet, pour trouver de l’inspiration. Pourquoi ?
Telenet mise beaucoup sur l’innovation, notamment avec
un ‘digital lab’. Notre entreprise est la première à avoir
proposé une solution unique pour l’abonnement fixe et
mobile. Telenet a lancé la première télévision digitale et
fut la première à lancer de la vidéo à la demande à un
Un patron américain à la tête d’une entreprise
100 % active sur le sol belge, c’est assez atypique.
La raison pour laquelle John Porter a posé ses valises
au Plat Pays tient à l’actionnariat de Telenet.
Après une carrière aux États-Unis, notamment en
tant que Président de Time Warner Communications,
John Porter a géré durant treize ans le réseau
public australien Austar. Un réseau en partie
détenu par Liberty Global, société américaine de
télécommunication qui possède 60 % de Telenet.
« J’avais jusque-là toujours dirigé des compagnies
publiques de télécommunication. Quand Austar a
été vendu, je pensais rediriger mes activités en-dehors
de la direction d’une société. On m’a proposé
la gestion de Telenet, challenge que j’ai accepté. »
Le patron de 61 ans a d’ailleurs quelques liens avec
notre pays… « Mon grand-père est décédé lors de
la bataille d’Ypres en 1915. J’ai par ailleurs étudié
l’histoire, je connais donc les grands événements
qui se sont déroulés en Belgique. » Féru de la
philosophie du Vieux Continent, qui « correspond
à (sa) sensibilité pour son approche plus sociale »,
John Porter ne cache pas son affection pour la ville
de Bruxelles, qu’il ne connaissait pas avant d’atterrir
chez nous voici cinq ans. « J’aime beaucoup
les espaces verts à Bruxelles, notamment la Forêt
de Soignes. J’aime par ailleurs faire du sport et
écouter de la musique. Certains pourront d’ailleurs
me croiser à un concert à l’Ancienne Belgique ! »
prix local. Citons également des innovations en interne.
Nous allons par exemple changer notre système financier
et le back office en mode digital. Nous adoptons la
philosophie du ‘digital first’ et un développement plus
agile. Nous ne misons plus seulement sur un système
hiérarchique de style pyramidal mais plutôt horizontal.
Vous avez dirigé des entreprises de
télécommunication aux États-Unis et en
Australie. Quelle différence voyez-vous avec le
système européen ?
Je trouve que le gouvernement européen est beaucoup
trop proactif, il essaye de réguler le secteur. Le secteur
de la télécommunication en Europe connaît un bon développement.
Nous avons connu récemment 18 initiatives
régulatoires prises au niveau belge et européen
qui ont coûté à notre business. Ces mesures poussent
certains à ne plus investir. Nous devons l’accepter, mais
j’espère que cela changera.
Vous avez 61 ans. Avez-vous un challenge
personnel par rapport à la gestion de Telenet ?
J’aime les challenges. Je suis venu en Belgique car
j’aime travailler dans un milieu multiculturel et apprendre
d’autres langues. Pour moi, Telenet n’est plus
juste une compagnie de téléphonie mais bien une plateforme
multimédia. Modestement, j’espère réinventer le
business model de Telenet. Nous avons déjà les produits
et nous devons réinventer une stratégie pour faire
grandir Telenet. N’attendez pas de moi que je regarde le
coucher de soleil. ●
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
11
© Reporters
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OPEN SOURCE
Giles Daoust, CEO de Daoust et Title Media
Uber
+ Waze
+ voiture autonome
+ voiture partagée
= Mobilité
Lors de son événement « Brussels Meets
Brussels », Beci a mis l’accent, une fois de
plus, sur la mobilité comme enjeu majeur
pour Bruxelles. Dans ce cadre, j’aimerais
rebondir sur une des (bonnes) idées de
l’Appel des XI organisé par L’Écho au début
de l’année : « faire de la Belgique (mais
surtout de Bruxelles) la championne de la
voiture autonome. »
Je vais commencer par un exemple idiot : récemment,
partant de notre siège place Louise, je devais me rendre
avec deux collègues chez un partenaire, boulevard du
Souverain. Pour ce faire, nous avons bien entendu pris…
nos trois voitures de société. Vous allez nous traiter d’idiots.
La réalité, c’est que ceci était la seule solution logique. En
effet, nous aurions parfaitement pu nous rendre du point A
au point B dans une seule voiture. Le hic, c’est qu’à l’issue
de la réunion, chacun d’entre nous rentrait chez lui, dans
trois directions différentes. Exemple idiot ? Pas du tout !
Car il illustre parfaitement la réalité de nombreux habitants
12 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
et travailleurs de Bruxelles : la mobilité ne se résume pas
uniquement à se rendre d’un point A à un point B le matin
pour revenir au point A en fin de journée.
Il est dommage que, dans les différentes campagnes
électorales de ces dernières années, la technologie n’ait joué
aucun rôle majeur. Car, comme dit l’adage, ‘technology will
save us’, et les politiques d’ici et d’ailleurs tardent à s’y mettre.
Les utilisateurs d’Uber (toute considération socio-lobbyiste
mise à part) et de Waze attesteront que ces deux « apps »
révolutionnent le concept de mobilité. Mais ce n’est pas
assez. On peut se torturer les méninges dans tous les sens
pour résoudre le problème de mobilité en 2020, c’est inutile.
Pour résoudre le problème de mobilité, il faut se projeter
suffisamment loin dans l’avenir, pour ensuite mieux revenir
vers le présent. Faire un rétro-planning, quoi. Comme dans
une entreprise.
Nous sommes en 2040. Selon toutes les prévisions, la voiture
autonome est une réalité. Qu’elle tourne à l’essence, à
l’électricité, à l’hydrogène ou au chocolat Jacques, mettons
ça de côté pour l’instant, ça n’impacte pas le raisonnement.
Suite à l’avènement des voitures autonomes, le métier de
chauffeur de taxi (qu’il soit Vert, Uber, ou à petit pois) a
disparu. C’est dommage, mais c’est la réalité. Uber a investi
massivement dans la voiture autonome, et a probablement
racheté ou fusionné avec Waze (ou quels que soient leurs
successeurs respectifs dans 20 ans). Toutes ces voitures
autonomes sont désormais partagées, puisque quand je tapote
sur Uber pour aller d’un point A à un point B, je me fiche pas
mal qu’il y ait quelqu’un assis à côté de moi (du moment
que c’est moins cher), étant donné qu’il y a inévitablement
quelqu’un qui va (approximativement) au même endroit
que moi au même moment (ou plus ou moins), et que c’est
l’ « app » qui programme tout ça pour optimiser le temps de
déplacement et le coût.
Nos trois caballeros mentionnés plus haut se déplaceront
donc de la manière suivante : Uber autonome partagé à trois,
sous Waze, pour aller du point A au point B (tous ensemble),
suivi d’un Uber autonome (partagé chacun avec d’autres
personnes), toujours sous Waze, pour rentrer chez soi après la
réunion. Reste à déterminer le coût du trajet pour l’entreprise,
celui-ci étant lié bien sûr à la fiscalité des voitures de société
(si ça existe encore) et des solutions de mobilité en général.
Ça, c’est le monde dans 20 ans. Tous les constructeurs
automobiles s’y préparent. Uber a déjà déclaré sa volonté
d’investir massivement dans la voiture autonome « le jour où ».
Alors, pourquoi ne pas s’y préparer ? Pourquoi ne pas faire
de Bruxelles une ville pionnière de la voiture autonome
partagée ? De par sa taille et sa localisation, Bruxelles est
le « labo » idéal pour toute nouvelle technologie ou évolution
sociétale.
Force est de constater qu’aujourd’hui on n’en fait rien, de
ce labo. Pourquoi ? À cause de la lasagne institutionnelle :
mettre en œuvre une telle politique disruptive à Bruxelles
demanderait l’aval des différents échelons de pouvoir qui « cogèrent
» ou impactent la ville (communes, régions, fédéral,
etc.). Et ça, c’est pas pour demain !
Nous dépêtrer de la lasagne institutionnelle est un prérequis
majeur à toute politique de mobilité cohérente pour Bruxelles.
C’est ça, le grand chantier auquel les politiques devraient
s’atteler dès maintenant, pour être prêts… dans 20 ans ? ●
D.R.
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5 RAISONS POUR LESQUELLES VOUS DEVEZ
COMMENCER À PRÉPARER LES ÉLECTIONS
SOCIALES 2020 DÈS MAINTENANT
1. VOUS DEVEZ PENSER À PRÉVOIR LA PROCÉDURE
DANS VOTRE BUDGET 2019
Les prochaines élections sociales auront lieu en mai 2020. Cela
vous semble peut-être encore loin, mais les préparatifs doivent, eux,
commencer bien avant.
En effet, pour permettre à votre Conseil d’Entreprise et/ou à votre
Comité pour la Prévention et la Protection au Travail nouvellement élu
de se mettre rapidement au travail, vous devez lancer la procédure
dès le mois de décembre 2019.
Il s’agit d’une tâche de longue haleine. Tenez-en compte. Si vous
souhaitez être prêt pour décembre 2019, mieux vaut vous y mettre le
plus tôt possible.
2. C’EST L’EFFECTIF DE VOTRE PERSONNEL EN 2019 QUI
DÉTERMINERA SI VOUS DEVEZ ORGANISER OU NON
DES ÉLECTIONS SOCIALES
Vous employez en moyenne au moins 50 équivalents temps plein en
2019 ? Dans ce cas, vous devez organiser les élections sociales pour
un Comité pour la Prévention et la Protection au Travail (CPPT).
Votre effectif est d’au moins 100 travailleurs en 2019 ? Alors, vous
êtes dans l’obligation d’organiser également l’élection d’un Conseil
d’Entreprise, en plus du CPPT.
Soyez attentif : tous vos collaborateurs ne sont pas logés à la même
enseigne concernant le comptage des équivalents temps plein. Il existe
des règles bien précises qui déterminent si un employé doit être pris en
compte à 100 % ou pas. Donc, si vous envisagez d’engager quelqu’un
ou de modifier des horaires de travail, tenez-en compte.
3. VOUS DEVEZ PRENDRE EN COMPTE LES TRAVAILLEURS
INTÉRIMAIRES
Si vous faites appel à des intérimaires en 2019 au cours du 4e trimestre,
vous devez les indiquer dans un registre particulier. Cela permet d’établir
le nombre d’intérimaires entrant en ligne de compte pour déterminer
l’effectif du personnel en vue des élections sociales 2020.
Dans le registre, chaque intérimaire se voit attribuer un numéro selon une
numérotation continue, dans l’ordre chronologique de la mise à disposition
dans votre entreprise.
Vous devez tenir compte des intérimaires qui ont travaillé chez vous au
cours du dernier trimestre 2019 dans le comptage du personnel. Selon les
cas, il pourrait être intéressant d’opter pour un contrat de travail à durée
(in) déterminée. Examinez les options possibles pour aborder correctement
ce sujet complexe.
4. LA STRUCTURE DE VOTRE ENTREPRISE DÉTERMINE
L’ORGANISATION DES ÉLECTIONS SOCIALES
Pour savoir si vous devez organiser des élections sociales, vous devez
considérer la structure de votre entreprise au sens d’« unité technique
d’exploitation » (UTE) et vérifier si, au sein de celle(s)-ci, le seuil de 50 ou
100 travailleurs est atteint ou pas. Le concept d’UTE n’est pas légalement
défini, mais peut être décrit comme une unité se basant sur des « critères
sociaux et économiques ».
Ce n’est pas parce que vous avez deux entités juridiques distinctes que
vous devez partir du principe que vous disposez de deux unités techniques
d’exploitation différentes. Il se pourrait que vous soyez tenu, sur la base
de critères sociaux et économiques, de les réunir. Ce qui vous amènerait
malgré tout à atteindre le seuil de 50 ou 100 travailleurs. Veillez donc
bien à faire analyser votre situation à temps pour éviter toute surprise, et
examinez d’éventuelles alternatives.
5. LICENCIER UN TRAVAILLEUR PENDANT LA
PÉRIODE ÉLECTORALE PEUT AVOIR DE LOURDES
CONSÉQUENCES
Vous envisagez de restructurer votre entreprise et cela risque d’entraîner
des licenciements ? Vous n’êtes pas satisfait d’un travailleur, mais vous
préférez encore différer votre décision ? C’est le moment ou jamais de
trancher dans le vif. Car les règles de protection spécifiques en vigueur
pendant la période électorale rendent un licenciement particulièrement
risqué.
VOUS AVEZ DES QUESTIONS ?
PARTENA PROFESSIONAL EST À VOTRE
DISPOSITION POUR TOUT CONSEIL
PERSONNALISÉ.
Vous l’aurez compris, organiser des élections sociales n’est pas chose
simple. Et prendre vos précautions à temps n’est certainement pas un
luxe. Ces quelques conseils pourront déjà vous aider en cours de route.
Vous pouvez bien entendu toujours nous contacter si vous avez des doutes
ou pour une approche personnalisée.
N’hésitez pas à prendre contact avec
notre Cellule Élections Sociales via
esv2020@partena.be
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POUR OU CONTRE
L'encadrement des loyers à Bruxelles ?
Si, concernant la fixation d'un loyer bruxellois, il existe
une grille réglementaire, elle n'est pour l'heure qu'indicative.
Pour mieux encadrer les loyers de la capitale,
faudrait-il rendre son utilisation obligatoire ?
David Hainaut
Ambroise Thomson,
Chargé de communication du
Rassemblement bruxellois
pour le droit à l'habitat (RBDH)
Mettre en application une grille dite « contraignante »
plutôt que simplement indicative fait partie de nos principales
revendications. Car actuellement, les propriétaires
peuvent fixer le prix d'un loyer un peu comme ils
l'entendent, sans qu'il y ait le moindre rapport avec la
qualité ou de lien avec la réalité du marché. Nous défendons
également les logements abordables, car en ce
moment, il y a une pénurie à Bruxelles.
Une grille officielle permettrait des prix plus réalistes et
plus en rapport avec la qualité d'un logement, de sorte
à ce qu'un montant reste raisonnable. Depuis quinze
ans, on constate aussi une augmentation des loyers
beaucoup plus forte que l'index ou le revenu. Il y a là un
décrochage évident, qu’il serait donc bon de résoudre.
La crise du logement s'accentue, les logements abordables
– ou accessibles, soit équivalents à un tiers d'un
revenu – se réduisent : à peine 8 % des logements sont
réellement abordables pour… la moitié des Bruxellois !
Puis, la grille actuelle est basée sur le marché ; or nous,
nous critiquons justement ce marché, car il est désormais
prouvé qu'un logement de mauvaise qualité est
plus cher qu'un logement moyen, ce qui est anormal.
Une partie de la population est donc obligée d'accepter
des locations de mauvaise qualité voire trop petites,
d'une part ; et d'autre part, il y a une absence de critères
de qualité (nombre de lumières, qualité des murs, espaces...),
ce qui a un effet pervers, puisque cela n'aide
en rien les négociations, un propriétaire ayant alors tous
les pouvoirs !
On aimerait en fait qu'il existe une commission paritaire
locative, soit une sorte d'administration qui puisse permettre
de saines négociations entre propriétaire et locataire.
Mais quoiqu'il en soit, la grille actuelle, que nous
analysons, est insuffisante. Il faut aller beaucoup plus
loin. Malgré des questions qui sont également politiques
voire idéologiques, nous gardons espoir, car cette réflexion
serait tout simplement positive pour l'ensemble
du marché !
Tant à Bruxelles qu'en Wallonie, les autorités ont prévu
une grille indicative, car il est normal qu'on connaisse
le prix d'un loyer, comme le prix du pain, de la viande
ou d'une voiture. La mise en place d'une nouvelle grille
objective est complexe. Prenons un boulevard bruxellois,
avec deux appartements du même niveau dans un même
immeuble et avec un même nombre de chambres : ceuxci
peuvent avoir un prix différent, simplement parce que
l’un comporte une cuisine équipée, du marbre au sol et
des portes en chêne. Raison pour laquelle il existe aujourd'hui
une marge de négociation de 20 % à la hausse
ou à la baisse, qui tient compte de ces éléments-là.
Selon nous, une grille contraignante ne se justifierait pas
dans un marché belge équilibré, où les loyers sont même
à la baisse et bon marché par rapport à d'autres pays,
ce qui est rarement dit. Le souci, ce sont les revenus.
Dans le privé, un loyer n'est pas fixé en fonction d'un revenu,
mais par rapport au juste retour qu'un propriétaire
peut espérer. Quand vous percevez un revenu d'intégration
ou d'un isolé à 890 euros, un appartement d'une
chambre à 600 euros sera toujours trop cher, sans parler
des charges locatives qui elles aussi coûtent – ce à quoi
le bailleur ne peut rien. L'expérience montre aussi que
l'encadrement des loyers conduit à un désintérêt pour
le locatif privé, ce qui provoque alors une diminution de
l'offre, une augmentation de la demande et, indirectement,
une hausse des loyers !
Mieux vaut envoyer un message positif aux particuliers
pour investir dans le privé, mais aussi et surtout inciter
les preneurs à payer un loyer à temps et en heure. Car
cela devient parfois un sport d'inciter un locataire à... ne
pas payer, et celui-ci n'est jamais fautif ! Prétendre que
si un loyer est moins cher les gens paieraient mieux,
c'est un discours qui n'est pas cohérent. Dans les logements
sociaux, malgré la fixation de loyers qui existe,
il y a des arriérés d'une vingtaine de millions d'euros :
c'est énorme !
Olivier Hamal,
Président du Syndicat des
Propriétaires (SNPC)
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
15
© Getty
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Le passage à la voiture électrique est une
nécessité
Peu d’entreprises bruxelloises savent qu’elles seront dispensées de taxe
de stationnement si elles installent des bornes de recharge sur leur parking.
L’échevine de la Mobilité à la Ville de Bruxelles, Els Ampe – qui va toutefois
quitter ses fonctions dans la foulée d’élections défavorables à son parti,
l’Open VLD – a voulu suivre l’exemple londonien en accélérant le passage à
la voiture électrique Une politique que la nouvelle majorité devrait poursuivre.
Peter Van Dyck
L
e centre piétonnier constituait sans doute la mesure
la plus spectaculaire du plan de mobilité ambitieux,
présenté en 2014 par Els Ampe. Au point
d’occulter d’autres propositions. Parmi elles, la
dispense de taxe de stationnement lorsqu’une entreprise
installe des bornes de charge pour véhicules électriques.
Dommage. Cette mesure relativement simple pourrait
sérieusement favoriser l’abandon des voitures diesel et
essence au profit de véhicules électriques, plus durables.
« C’est l’histoire de l’œuf et de la poule », constate Els
Ampe, qui était encore l’échevine bruxelloise de la Mobilité
au moment de cet entretien. « Sans bornes de charge,
les gens n’achètent pas de véhicules électriques. Les sociétés
de leasing suivent la même logique : tant qu’il n’y
aura pas de bornes de charge sur les parkings des entreprises,
il sera très difficile de rendre le parc automobile
plus vert. C’est pour casser cette spirale que nous avons
décidé de renoncer à la taxe de stationnement sur les
parkings dotés de bornes. »
Cette initiative annoncée il y a quatre ans déjà n’a
convaincu qu’un petit nombre d’entreprises. L’incitant
pourrait pourtant soutenir une ambition du plan soumis
par la Région de Bruxelles-Capitale en avril de l’année
passée, à savoir l’installation de 200 bornes de charge
publiques à Bruxelles. Nous disposons aujourd’hui de
44 points de charge de véhicules électriques dans des
parkings publics, 27 dans des parkings d’immeubles
de bureaux et encore quelques-unes dans les parkings
souterrains de certains hôtels. « Nous invitons les entreprises
à participer de manière nettement plus volontariste.
D’autant plus que la mesure présente un beau
16
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
potentiel », argumente Els Ampe. « Le gain est double :
la taxe de stationnement disparaît et les collaborateurs
passent plus facilement au véhicule électrique. »
Communication insuffisante
L’objectif, en fin de compte, est d’améliorer la qualité de
l’air à Bruxelles. Les autorités de la ville se sont donc
lancées dans la promotion de bornes de charge sur la
voie publique. Toutes les entreprises ne disposent en
effet pas d’un parking privé. Els Ampe : « La ville encourage
l’installation de bornes de charge sur la voie
publique, mais ne s’en occupera pas elle-même. Dans
le passé, nous ne nous sommes pas davantage investis
dans la construction de stations-service. En revanche,
nous pouvons faciliter l’installation. Les entreprises qui
veulent exploiter des bornes de charge peuvent introduire
une demande à cet effet auprès de la ville grâce à
un formulaire disponible sur le site web. Nous vérifierons
alors si la capacité du réseau électrique est suffisante et
nous délivrerons dès que possible un permis d’installation.
Nous voudrions que le secteur privé s’acquitte luimême
de la maintenance et de la gestion des bornes – et
supporte en conséquence les frais qui en découlent. La
société EV-Point a été la première à introduire pareille
demande. Elle a installé un point de charge près de l’Atomium
au début octobre. »
Une rapide enquête auprès des entreprises nous apprend
que la mesure qui prévoit l’exonération de taxe de
stationnement dans les parkings d’entreprise est largement
méconnue. Els Ampe admet que la communica©
Getty
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tion n’a sans doute pas été suffisante, à ce stade. « Le
Salon de l’Auto qui se tiendra en janvier attachera un
peu plus importance aux véhicules électriques. Ce n’est
en effet qu’au cours de cette dernière année que la voiture
électrique suscite davantage d’intérêt. La prise de
conscience est relativement récente. Sans doute notre
initiative arrivait-elle trop tôt, en 2014. Il faut laisser aux
entreprises le temps de s’adapter. »
À chacun sa méthode
Il ressort de notre enquête que les entreprises se préoccupent
réellement d’une mobilité plus verte et d’une
meilleure qualité de l’air, mais chacune travaille à sa
propre solution. Certaines entreprises, notamment Axa,
déconseillent totalement l’usage de la voiture. Pour sa
part, la société immobilière Befimmo privilégie une
approche stratégique de la mobilité. Elle ne veut rien
imposer à ses collaborateurs et maintient toutes les
possibilités. Quelques membres du personnel circulent
déjà à bord d’une voiture électrique. Befimmo a donc
installé des bornes de charge à leur intention sur le parking.
L’entreprise met également à disposition une ‘pool
car’ électrique, que les collaborateurs peuvent utiliser
en journée (et parfois même ramener chez eux le soir).
Selon la même logique, Befimmo propose également
quelques ‘pool bikes’ électriques à partager. D’autres
locataires de l’immeuble de bureaux peuvent également
en faire usage.
La Banque Nationale de Belgique a fait installer dès 2013
deux bornes doubles de charge rapide sur son parking.
Certains emplacements réservés aux véhicules électriques
ou hybrides disposent par ailleurs de prises de
courant 220 V ordinaires, sur un circuit réservé. Le parc
de véhicules de la BNB est pourtant très réduit (une dizaine
de voitures seulement). À peine 15 % du personnel
se rend au travail en voiture.
La BNB bénéficie depuis dix ans du label Entreprise Écodynamique
(décerné par Bruxelles Environnement). D’où
une politique qui encourage chacun à utiliser les transports
en commun. Le fait qu’à cette période, la BNB ait
fermé les agences réparties sur tout le territoire national
a sans conteste contribué à réduire les déplacements.
La multiplication des possibilités de travail à domicile
réduit à son tour les besoins de transport. Enfin, la localisation
des bureaux de la BNB en plein centre-ville, à
quelques pas de la Gare Centrale et de plusieurs lignes
de métro et de bus, encourage l’usage des transports
en commun. Les déplacements en train, tram ou bus
constituent la formule idéale pour éviter les encombrements
routiers à Bruxelles et dans la périphérie. Nous
apprenons que le vélo gagne également en popularité
au sein de la BNB, d’autant plus que les prix des vélos
électriques sont devenus plus abordables. L’entreprise
propose un parking à vélos (équipé de prises électriques
pour les e-bikes), des douches, des vestiaires et des espaces
de rangement pour le confort des collaborateurs
qui ont opté pour le deux-roues. Quatre e-bikes sont par
ailleurs à disposition pour les déplacements professionnels
à l’intérieur de la ville.
L’inspiration en provenance d’autres villes
d’Europe
Le parc de véhicules électriques se développe lentement
dans notre pays. Le réseau de bornes de charge se
développe plus vite en Flandre que le nombre de voitures
électriques. En Wallonie, l’installation de ces bornes de
charge reste problématique. On en vient à se demander
si un parc de véhicules électriques est vraiment une
solution d’avenir. La formule ouvre des perspectives sur
le plan écologique, mais ne réduira pas les embouteillages.
Des
alternatives telles que le vélo et les transports en
commun sont-elles plus prometteuses? Els Ampe : « La
réglementation de ces modes de transport alternatifs
est déjà relativement sévère. Aujourd’hui, les immeubles
de bureaux sont obligés de disposer d’un local pour
les vélos. Les pistes cyclables se multiplient. J’estime
pour ma part qu’il faut davantage investir dans le métro,
quand on sait que 10 des 19 communes bruxelloises ne
sont pas desservies. Il reste beaucoup à faire. Exemple :
80.000 voitures rentrent à Bruxelles tous les jours via
Grand-Bigard. L’installation d’un parking en périphérie
et d’une station de métro pourrait atténuer cette invasion
quotidienne. Il faudrait vraiment que la Région de
Bruxelles-Capitale développe un plan de métro digne de
ce nom. Des villes telles que Londres, Paris, Amsterdam,
Madrid, Helsinki et Copenhague prouvent que c’est
possible. Elles travaillent simultanément à l’extension
du parc automobile électrique et au développement des
lignes de métro. La densité de population de la ville de
Londres n’est que la moitié de celle de Bruxelles. Pourtant,
la ville dispose d’un réseau de métro de grande
ampleur, auquel 42 km supplémentaires vont s’ajouter
bientôt. » Ne soyons pas naïfs : il y aura toujours des
voitures en circulation. « Mais il faut mettre un terme à
leurs émissions toxiques. Le passage à la voiture électrique
est indispensable », conclut Els Ampe.
Les élections ont rejeté l’Open VLD dans l’opposition à
Bruxelles, contraignant l’échevine à quitter ses fonctions.
Qu’adviendra-t-il de sa politique en matière de
mobilité électrique ? L’avenir le dira, mais on voit mal la
nouvelle majorité abandonner le développement de cette
alternative ‘urban friendly’. ●
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
17
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URBANISME & IMMO
Concilier rentabilité et patrimoine :
un équilibre à anticiper
L'idée de développer un projet économique dans un bâtiment classé est séduisante,
mais sa réalisation n'est pas une mince affaire. Christian Frisque, président ff de la
Commission Royale des Monuments et Sites (CMRS), délivre quelques conseils. Les
développeurs des projets Aegidium et Drohme y ajoutent un regard entrepreneurial
affûté par leurs expériences.
S
i la conciliation entre protection du patrimoine
et mise en œuvre d'un projet économique n'est
pas chose aisée, elle est un gage de pérennité
pour le bâti. « La meilleure garantie de survie d'un bâtiment
est qu'il soit utile à la société dans des conditions
économiques viables », remarque Christian Frisque.
Reste que tout n'est pas acceptable pour autant. Les
instances telles que la CRMS veillent à ce que les nouveaux
tracés qui redessinent la ville n'effacent pas
les marques de son histoire. Des réflexions globales
s'ouvrent, comme celle sur la considération de l'aménagement
paysager dans la rénovation des grands axes
de mobilité ; des problèmes récurrents se distinguent,
comme la division anarchique de maisons unifamiliales
en appartements. Mais la commission travaille toujours
au cas par cas. « Pour la Bourse par exemple, nous
avons émis des réserves quant à la traduction architecturale
de l'entrée projetée sur l'angle », continue Christian
Frisque. « Ce bâtiment a quand même une logique
constructive et un angle fait souvent l’objet d’un traitement
particulier. »
Une réflexion patrimoniale trop tardive
À travers les avis émis pour préserver ces lieux classés
emblématiques, il constate que des erreurs dommageables
se répètent : « Il faut d'abord chercher l'adéquation
qui peut exister entre un programme architectural
et la capacité d'absorption du bâtiment quand il
est classé. Parce que ce qu'on voit souvent, c'est qu'on
essaie de mettre au chausse-pied des programmes
extrêmement complexes dans des volumes trop petits
pour les accueillir. Et là, ça coince évidemment dès le
départ ».
Selon lui, la réflexion patrimoniale arrive généralement
trop tard. Il conseille de s'en inquiéter dès la mise en
œuvre du projet avec un bureau d'architecte spécialisé
et de rencontrer les différentes instances concernées,
à commencer par la Direction des Monuments et Sites
(DMS), pour déterminer des orientations.
Une gestion durable nécessairement inventive
Christian Frisque attire aussi l'attention sur l'importance
de penser à l'isolation du bâtiment, un aspect fréquemment
considéré sur le tard, alors que les contraintes
18
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
Ophélie Delarouzée
Un trésor architectural méconnu, au cœur de Saint-Gilles : l’Aegidium.
liées à la préservation des façades, des murs et boiseries
appellent des solutions créatives et coûteuses.
Michel Culot, CEO de Drohme Invest, en sait quelque
chose. Son projet récréatif de sensibilisation à la nature
à l'ancien hippodrome de Watermael-Boitsfort subit des
problèmes d'humidité et d'isolation. « La grande tribune
n’est pas isolée contre l’humidité, qui est dès lors très
présente. Les grandes portes-fenêtres du bâtiment
en souffrent et se déforment, au point qu’on ne peut
plus les fermer. En attendant, on chauffe. La charge de
chauffage est disproportionnée et on est là en contradiction
avec nos ambitions de gestion écologique. Dans
le bâtiment du Pesage, la CRMS impose aussi qu'on
n'utilise pas de double vitrage pour respecter le bombage
d'origine du carreau de la vitre de l’ajout Breydel,
du nom de l'architecte qui l'a conçu dans les années 50,
mais c'est une énorme déperdition énergétique. »
Le coût du cachet
Abandonné depuis une trentaine d'années, l'Aegidium
est un joyau architectural au cœur de Saint-Gilles, dont
s'est emparé en février dernier Youri Dauber, co-fondateur
et CEO de la société de colocation Cohabs. S'il s'agit
de sa première aventure patrimoniale – et il reconnaît
lui-même ne pas avoir pris conscience de la lourdeur
de la tâche au préalable –, il s'est très vite tourné vers
l'architecte spécialisé Francis Metzger, qui venait de développer
un projet de restauration avorté de l'Aegidium,
© Anthony Rauchen — www.flickr.com/photos/lekorbo/ CC BY-SA 4.0, commons.wikimedia
׉	 7cassandra://xM8XdWO4NF9VOxzbx3xXhNsPntoO3DDJ10-kKUC1pIwU`̵ \-֏u4VN׉E	LE PACK ENERGIE :
un coaching énergétique gratuit pour les
PME et le secteur non marchand
Dans le cadre de ses actions contre le réchauffement climatique, Bruxelles Environnement lance un nouveau service, le Pack Energie.
Grâce aux conseillers Energie des fédérations BRUXEO, UCM, Comeos et santhea, les PME et le secteur non marchand pourront
dorénavant bénéficier d’un coaching entièrement gratuit en vue de réduire leurs consommations énergétiques.
Le Pack Energie vise à soutenir la mise en œuvre de mesures
énergétiques concrètes dans le cadre de l’aménagement
ou de la rénovation de bâtiments. Quel que soit le stade de
réflexion ou d’action, le projet invite les responsables des
entreprises et des associations sans but lucratif à mettre en
place différentes mesures de diminution des consommations
dans une perspective de gestion rationnelle de l’énergie
à long terme. Les conseillers Énergie apporteront leur
expertise grâce à l’organisation de visites in situ, d’un suivi
et d’un coaching énergétique. Il s’agit d’aider à identifier
les vraies opportunités, les priorités d’investissement et
les aides financières disponibles.
Cet accompagnement énergétique est destiné à un public
large allant de l’épicerie du coin à l’hôpital accueillant des
centaines de patients quotidiennement. Les petites et
moyennes entreprises jusqu’à 250 ETP peuvent contacter
UCM ou Comeos alors que le secteur non marchand peut
joindre BRUXEO (qu’ils soient membres ou non) et santhea.
C’est suite à un appel à projet lancé en juillet 2017, que
le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a
sélectionné ces quatre organisations et a décidé d’octroyer
une subvention totale (jusqu’en 2021) de 4 millions €
pour offrir ce service aux entreprises et organismes non
marchands.
Secteurs couverts par le Pack Energie
PME
‹ 250 ETP
TPME/TPMI/Services
Indépendant
Franchisé
Profession libérale
...
Grande distribution
Commerce
Chaine de magasins
Service
...
Non Marchand
Santé, Handicap,
Crèche, Education,
Culture, AAJ, ISP,
Hôpitaux, MRS,
...
Hôpitaux
MR / MRS
Santé mentale
...
UCM
Comeos
victoria.whitelaw@ucm.be
+32 (0)2 743 83 93
Sophie.Tielemans@comeos.be
+32 (0)473 88 34 71
BRUXEO
energie@bruxeo.be
+32 (0)2 210 53 03
santhea
denis.herbaux@santhea.be
+32 (0)486 55 53 15
PLUS D’INFO :
www.environnement.brussels • bauquier@environnement.brussels
tél. 02 563 43 25
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et qui a travaillé main dans la main avec la Région et les
administrations. Il a de plus racheté le permis d'urbanisme
pour une restauration à l'identique.
Un départ sur de bons rails, mais la note du chantier
s'élève à 12 millions d'euros. Si les aides publiques
peuvent aller jusqu'à 80 % du coût total d'un projet, Youri
Dauber assure que c'est loin d'être le trésor convoité
dans ce type d'entreprise, les biens classés étant moins
rentables à exploiter du fait de l'amortissement de l'investissement
initial et des frais d'entretien spécifiques :
« C'est beaucoup plus valorisant en termes architectural
qu'un projet classique, mais c'est beaucoup plus
de travail, plus complexe et moins rentable. » Il vise à
mettre du ‘co-living’ dans la partie logement annexe à
l’Aegidium et à créer du communautaire, de l'événementiel
et des bureaux en intérieur d''ilôt. « La rentabilité
d'un espace où on peut faire ce qu'on veut n'est pas
comparable à celle d'un espace où on doit à chaque fois
faire appel à des artisans spécialisés dans la menuiserie,
le carrelage ou même la peinture. On a beaucoup
d'obligations qui coûtent cher et ce n'est pas parce que
le lieu a du cachet qu'il va pouvoir rapporter infiniment
plus. Si on fait une salle événementielle dans une des
deux salles classées de l'étage, on va pouvoir gonfler un
peu les prix, mais pas les tripler ! »
Des contraintes en cascade
Les conditions imposées par les différentes instances
concernées peuvent alourdir la facture et mettre en péril
la rentabilité d'un projet. Michel Culot cherche ainsi à
Drohme s’est installé à l’entrée de la forêt de Soignes,
sur le site de l’ancien hippodrome de Boitsfort.
rétablir l'équilibre financier de Drohme : « C'est la Région
qui a lancé un appel d'offres il y a sept ans, avec
un cahier des charges précis qui prévoyait des objectifs
en matière de préservation du patrimoine, mais aussi
d'occupation du site, d'animations et de pluralité des
activités. On a fait la meilleure offre, tant au niveau du
contenu que de la vision stratégique. Mais, à travers les
différentes étapes – dont l'étude d'incidence qui a duré
huit mois, qui compte 1.500 pages et 300 recommandations
– les nouvelles contraintes et les retards se sont
accumulés. L'investissement de départ a plus que doublé,
passant de 1 à 2,5 millions d'euros. »
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BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
© Drohme
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Le rejet de la patinoire synthétique, malgré ses performances
écologiques, représente une perte évaluée à
1,5 million sur dix ans, et l'imposition d'une heure de
fermeture à minuit limite l’organisation de soirées pour
un manque à gagner estimé à plus de 30 % du revenu
global. Mais c'est aussi la définition de « porte de
la forêt » qui est remise en question, moins dans ses
aspects d'observation et pédagogiques que dans ses
activités sportives et de découverte active, la protection
du patrimoine naturel et le respect de la faune en balance.
La tyrolienne qui relie le point d'observation du
belvédère au parcours des cimes reste en questionnement.
« C'est une approche nouvelle de la découverte
de la nature à Bruxelles et l'aspect ludique interpelle et
sucite des réticences », appréhende Michel Culot. « La
tyrolienne pourrait pourtant attirer des jeunes qui seraient
plus largement incités à monter en haut du belvédère
pour observer la faune et la flore sous un angle
plus ludique. C'est encore un des aspects du projet qui
doit être reconnu. »
Il déplore moins les conditions imposées que leur formulation
en cascade: « Ce qui a manqué dès le départ,
c'est un alignement de toutes les administrations et
parties prenantes. On a dû faire un travail de sensibilisation,
d'échanges et d'objectivation durant pratiquement
deux ans après la signature de la convention de
concession. Cela ne va pas assez vite. Les contraintes
imposées sont toujours plus fortes et cela freine l'entrepreneuriat
et l'envie. Ce n'est pas moteur pour une ville.
On a tous intérêt à s'allier pour voir émerger de grands
projets. Les différentes parties devraient voir le projet
plus largement qu'à travers leurs prismes propres, pour
le regarder dans son ensemble en privilégiant l'intérêt
commun. Cela faciliterait le dépassement des divergences.
Voir le patrimoine à l'abandon est malheureux,
mais le voir sanctuarisé l'est aussi. »
Si la CRMS n'a jamais prôné l'immobilisme, son président
ff rejoint Michel Culot sur la nécessité d'améliorer
l'articulation au niveau administratif, ce qui repose
autant selon lui sur des problèmes de hiérarchie que de
bon esprit de collaboration entre les différents fonctionnaires.
Les réunions de projet, telles que prévues à l’article
188/12 du Cobat, ont justement été récemment réformées
afin de ramasser l'énonciation des contraintes.
Encore faut-il que les acteurs immobiliers y fassent appel
en temps voulu. ●
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COMMERCE INTERNATIONAL
Ils font la renommée de Bruxelles :
5 produits-phares
Bruxelles rayonne à l’étranger grâce à des produits de bouche comme les gaufres,
la bière et le chocolat. Mais notre capitale brille également sur la scène internationale
avec des secteurs plus pointus comme la chimie ou l’ingénierie. Voici pourquoi.
Géry Brusselmans
U
n touriste en séjour à Bruxelles fait forcément
une halte par la Grand-Place, déguste une gaufre
et repart avec un ballottin de pralines. C’est
caricatural mais force est de constater que ces produits
de bouche font toujours autant la réputation de notre
chère capitale. En marge de ces best-sellers grand public,
d’autres secteurs placent Bruxelles en pole position sur la
scène internationale. On pense à l’ingénierie et ses grands
projets de construction à l’étranger, à la pharmacie et ses
médicaments phares vendus partout à travers le monde
ou encore à la chimie, à l’image de Solvay qui compte
bien renforcer son implantation grâce à un tout nouveau
centre, situé à Neder-Over-Heembeek.
Même le secteur des matériels de transport (conteneurs,
moteurs, carrosseries…), dont les exportations ont
augmenté de 24 % entre 2016 et 2017, peut aussi briguer
une place dans le peloton de tête. Pour démontrer ce
dynamisme bruxellois, nous avons retenu cinq secteursphares
et autant de témoins. Nous ne parlons pas
seulement ici de valeur ou de volume, mais également
de reconnaissance et d’expertise.
1. LE CHOCOLAT :
un savoir-faire reconnu et Marcolini comme
locomotive
Comment un produit comme le chocolat, réalisé à partir
de fèves qui poussent essentiellement en Afrique de
l’Ouest, est-il devenu un des emblèmes de la Belgique ?
La réponse tient d’abord dans les liens historiques qu’ont
tissés la Belgique et l’Afrique, puis deuxièmement dans
un savoir-faire développé dès le début du vingtième siècle
dans la capitale. En 1915, un certain Jean Neuhaus et
son épouse, gérants d’une officine installée galerie de la
Reine, imaginent ce qui deviendra le premier ballottin de
pralines. Quand on parle de chocolat belge professionnel
aujourd’hui, on cite évidemment Barry-Callebaut, une
entreprise internationale, désormais suisse, mais dont la
production se fait toujours à Wieze, en Flandre-Orientale.
Pour Bruxelles, la renommée vient surtout des fabricants
de pralines comme Godiva, Neuhaus et Corné. La vraie
« brussels touch » est toutefois insufflée par des artisans
chocolatiers situés au cœur de Bruxelles à l’instar de
Frédéric Blondeel, Laurent Gerbaud et Pierre Marcolini,
probablement notre meilleur ambassadeur à l’étranger.
« Aujourd’hui, nous exportons plus de 40% de notre
production à l’étranger, essentiellement dans les pays
asiatiques, mais également en France et en Angleterre »,
dit-il. « Ce qui étonne toujours nos clients étrangers,
c’est que toute la production est réalisée dans notre seul
atelier, situé à Haren. »
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Fier d’arborer sur ses boîtes le label « Brussels », Pierre
Marcolini estime toutefois que le secteur du chocolat
en Belgique a tendance à se reposer sur ses lauriers.
« Actuellement, une armada de Français sont très actifs sur
le chocolat de dégustation. La concurrence est compliquée,
d’autant plus que les Français investissent beaucoup dans
la formation et la recherche et le développement. Nous
nous retrouvons en bout de course, la Belgique est très
en retard sur l’innovation. Il faut redynamiser le secteur,
notamment la formation. »
2. LA BIÈRE :
dynamisme des micro-brasseries
Les bières belges à l’étranger riment souvent avec Jupiler
et Stella. Les boissons made in Inbev ne sont pourtant pas
les seules à occuper une place de choix à l’international.
Il faut également compter sur les bières trappistes et
de dégustation, secteur sur lequel Bruxelles connaît un
renouveau. Voici quinze ans, la seule brasserie active en
Région de Bruxelles-Capitale était Cantillon. Un nouvel
élan fut donné en 2003 avec la création de la Brasserie de
la Senne. Cette enseigne a vu venir dans sa roue d’autres
jeunes pousses, dont la nanobrasserie de l’Ermitage,
En Stoemelings ou encore le Brussels Beer Project,
société implantée dans le quartier Dansaert. « Notre
croissance à l’exportation grimpe chaque année, elle a
atteint 30 % de nos ventes en 2017 », annonce Olivier de
Brauwere, fondateur du Beer Project. « Nous privilégions
trois marchés actuellement : la France, les Pays-Bas et le
Japon. L’idée, est d’installer un bar dans chaque pays sur
lequel nous développons le marché, ce qui nous permet de
mieux expliquer d’où nous venons et ce que nous faisons.
Nous voulons apporter au milieu de la bière un côté plus
moderne et cosmopolite. »
Au niveau des exportations bruxelloises, la bière Cantillon
reste une référence, avec une excellente renommée sur le
marché américain, tandis que les produits de la Brasserie
de la Senne s’exportent eux aussi. En termes de parts de
marché, les bières made in Brussels restent relativement
confidentielles à
l’export mais
elles séduisent
un marché de
passionnés. Bonne
nouvelle pour
l’avenir des bières
bruxelloises : la
Brasserie de la Senne
vient d’emménager
sur un nouveau site
de production à
Tour & Taxis tandis que
le Brussels Beer Project inaugurera fin 2020 une toute
nouvelle brasserie située au bassin de Biestebroeck,
le long du canal à Anderlecht. La production atteindra
l’équivalent de 10 millions de bouteilles par an !
3. LE SECTEUR BIOPHARMA :
un grand nom et des jeunes pousses
En 2017, la valeur totale des exportations belges de
médicaments et de vaccins s’élevait à 40,5 milliards
d’euros ! « Ce chiffre impressionnant est notamment dû à
la position géographique unique de la Belgique », explique
Catherine Rutten, CEO de Pharma.be, l’Association
Générale de l’Industrie du Médicament. « Les raisons
sont multiples : la Belgique permet un accès au marché
étranger via de vastes infrastructures routières, portuaires
et aéroportuaires. Signalons également l’excellence des
services des partenaires logistiques, qui assurent la
distribution optimale des traitements innovants. »
Grâce à 31 sites de production sur son territoire, notre
pays exporte en Europe et surtout aux États-Unis, un
des grands partenaires de la Belgique avec 17,2 % des
exportations pour 2017. Sur le secteur biopharmaceutique,
une des plus grandes entreprises est UCB Pharma, qui
développe la recherche et la commercialisation des
produits pharmaceutiques et biologiques. Son siège est
toujours situé à Bruxelles, plus précisément à Anderlecht.
Parmi ses innovations, signalons notamment le lancement
en 2006 du premier patch visant à traiter la maladie de
Parkinson. En 2008, UCB Pharma a lancé un médicament
destiné au traitement de la maladie de Crohn. L’autre
particularité à Bruxelles, c’est le développement de jeunes
pousses ou d’entreprises plus matures, actives à la fois
dans le développement de médicaments et tout ce qui
entoure le secteur pharmaceutique. Citons notamment
deux entreprises anderlechtoises, Ansell Healthcare
et Sterop Overseas : la première développe des gants
médicaux et des masques faciaux pour laboratoires ; la
seconde commercialise des suppléments alimentaires,
des produits cosmétiques et d’hygiène, des spécialités et
d’autres produits pharma. Autre exemple : Fishertrade, à
Woluwe-Saint-Pierre, propose des produits pour améliorer
l’immunité ou consolider les os et articulations. Notons
toutefois que de jeunes start-ups actives dans l’innovation
pharmaceutique et médicale sont également installées
dans le Brabant wallon.
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BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
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4. L’INGÉNIERIE :
de grands projets à l’international
L’expertise belge en matière d’ingénierie n’est plus à faire.
De grandes entreprises belges rayonnent à travers le
monde mais, souvent, tout est parti de Bruxelles. Prenons
l’exemple de Tractebel : la société, détenue aujourd’hui
par Engie mais dont le siège social est toujours situé à
Bruxelles, développe actuellement plus de 600 projets
d’infrastructure dans pas moins de 84 pays ! La société
CFE, dont un des pôles d’activité est l’ingénierie marine,
s’est quant à elle fait une spécialité dans les activités
d’approfondissement de canaux et de ports. L’entreprise
CIT Blaton, située à Schaerbeek, travaille sur des
chantiers, plus proches de chez nous mais de grande
envergure également. CIT Blaton, à travers sa filiale située
au Luxembourg, a notamment conçu le Centre de Congrès
de Mons et le Siège de BGL, filiale luxembourgeoise de
BNP Paribas.
5. LA CHIMIE :
renforcement du positionnement à Bruxelles
TPF, une autre entreprise leader dans le secteur de
l’ingénierie, implantée à Forest, a pris rapidement une
envergure internationale… alors qu’elle est née en 1991 !
« Nous avons de gros projets en Belgique mais la grosse
majorité de nos activités est centrée à l’étranger »,
affirme Thomas Spitaels, directeur de TPF. « Sur les
4200 personnes que nous employons, seulement 5 %
résident en Belgique. Nous sommes implantés dans 49
pays. Il y a de très bons ingénieurs en Belgique mais notre
principe consiste à développer des filiales à l’étranger en
engageant des ingénieurs locaux. » Dans les grands pôles
de compétence de TPF, citons les réseaux de transport, à
l’instar des lignes de train et des transports en commun
comme le métro. La société développe par exemple de
grands projets en Espagne, en Algérie, en Arabie Saoudite,
en Amérique du Sud ou encore aux États-Unis, avec la
conception d’un tronçon du nouveau TGV californien.
Aujourd’hui, force est de constater que les grandes
sociétés d’ingénierie exportent, si pas le savoir-faire
belge, en tout cas leurs compétences en développement
de projet. Selon les experts interviewés, « les entreprises
bruxelloises spécialisées en ingénierie doivent s’exporter
car il n’y a plus de gros projet en Belgique, vu que quasi
tout est déjà construit. »
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
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Au niveau mondial, Solvay est sans conteste une référence
dans plusieurs de ses domaines d’activité. Comme
l’explique Jean-Marie Postiaux, directeur des affaires
publiques chez Solvay, le conseil d’administration a
décidé, voici deux ans, de réorienter un grand pan de la
recherche sur son siège bruxellois et sur le développement
de nouveaux matériaux légers, essentiellement les
matériaux composites présents dans les avions et les
voitures. « Le CA de Solvay a ainsi considéré que Bruxelles
avait la capacité d’être au centre de cette activité. D’abord
car nous avons tout autour de Bruxelles des centres de
recherche de haut vol : l’ULB, la VUB et les universités
de Gand, Louvain, Leuven ou encore Liège. Ensuite car
Bruxelles se situe au centre d’un écosystème nord-ouest
européen où l’innovation dans ces secteurs clés est la plus
avancée. » Ces raisons ont poussé le groupe à plancher
sur la construction d’un bâtiment de 40 000 mètres
carrés. Il verra le jour fin 2021 et sera situé à Neder-OverHeembeek.
Tous les collaborateurs de Solvay travailleront
dans ce bâtiment alors que d’autres entreprises et jeunes
start-ups actives dans ce secteur s’implanteront elles
aussi sur le site. Fort de ces changements, le groupe
pourra se targuer de renforcer encore un peu plus sa
position de leader dans la chimie des matériaux légers.
Il n’y a toutefois pas que Solvay qui excelle dans le domaine
de la chimie à Bruxelles. Citons notamment Chemical
Partners, prestataire spécialisé en revêtement par
pulvérisation, dont le siège se trouve à Molenbeek, mais
également Univar, une entreprise américaine qui dispose
d’une expérience de plus de 85 ans en approvisionnement,
gestion et production de produits chimiques. Le siège
d’Univar Benelux est situé à Anderlecht. ●
© Getty
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׉	 7cassandra://R_4WldEPbO94amU5tpeBJQfOFeEhSTjTfsKResITaqg"`̵ \-֏u4VV׉ETous les deux ans, Bruxelles accueille la Labelexpo :
le plus grand salon mondial de l’industrie de l’étiquette.
COMMERCE INTERNATIONAL
Les salons internationaux sont-ils
incontournables ?
Pour nouer des contacts à l’étranger, rien de tel qu’une présence lors d’un salon
international. Oui mais… À l’ère du numérique, n’est-il pas plus simple et surtout
plus rentable de bénéficier des opportunités sur internet ?
L
e prix d’un stand au Salon du Chocolat à Paris
avoisine les 5.000 euros HTVA. Les entreprises du
secteur connaissent l’importance d’une présence
au plus prestigieux salon de leur domaine. Mais si
vous ajoutez à la réservation du stand les frais de transport,
le logement et la nourriture, le coût de l’opération pour
mobiliser trois personnes pendant les cinq jours du
salon dépasse facilement les 10.000 euros ! Certaines
entreprises préfèrent donc opter pour une alternative
plus low-cost : la présence en ligne. Via des sites internet,
l’envoi régulier de newsletters ou une activité marketing
soutenue sur leur compte Facebook, certains accrochent
de gros clients à l’autre bout du monde. Une nouvelle
tendance a même fait son apparition sur la toile : le salon
virtuel. Pour quelques centaines d’euros, votre entreprise
bénéficie d’un stand virtuel, où vous déposez vous-même
du contenu vidéo et des documents de présentation de
votre projet. Le visiteur surfe sur le site du salon, découvre
en trois dimensions les allées, clique sur votre stand
pour s’informer et entame si besoin la conversation
avec un collaborateur par messagerie. Certains salons
français sont même 100 % virtuels : le salon des écoles
de commerce, celui des franchises et certains dédiés à
l’emploi. Les avantages sont nombreux : gain de temps
et d’argent, facilité de trier les interlocuteurs et même
bénéfice écologique. Pas de déplacement, pas d’émission
de CO2
! Seul bémol : ces salons virtuels sont assez peu
nombreux et n’ont pas tous pignon sur rue. Le bon vieux
salon professionnel est-il pour autant dépassé ?
Présence indispensable pour l’alimentaire et la
mode
« Je ne pense pas », estime Isabelle Hamburger, Présidente
de Vervloet, société belge de création de ferrures d’art.
« Participer à un salon international représente en effet
un coût conséquent mais nous rencontrons environ
Géry Brusselmans
300 personnes sur un
seul événement. Parmi
ces personnes, il y a des
entreprises avec qui nous
travaillons déjà et d’autres
que nous rencontrons pour
la première fois. Imaginez
le nombre de voyages à
organiser si nous devions
arranger des rencontres
individuellement. »
L’importance d’une
présence physique sur un
salon est défendue par tous
les acteurs interrogés :
« Jamais les rencontres virtuelles ne remplaceront le
contact humain ». Surtout dans certains domaines où la
rencontre est tout simplement indispensable.
Isabelle Hamburger
(serrurerie d’art Vervloet)
« En tant qu’entreprise active dans l’alimentaire, il me
serait inconcevable de ne pas participer à un salon
physique », avance Catherine Bodson, responsable de
la conserverie Pipaillon, qui produit notamment des
confitures. « Les gens ont besoin de voir, sentir, toucher
et goûter mes produits. » Comme l’explique Jean-Philippe
Mergen, directeur Enterprise Europe Network chez Beci,
« ces secteurs pour lesquels une présence physique est
indispensable sont la mode, la décoration d’intérieur
ou encore la construction. A contrario, des secteurs
comme l’IT sont plus prompts à participer à un salon
virtuel. » Autre constat partagé par la majorité des acteurs
interrogés : un salon prend surtout de la valeur en fonction
de la pertinence et de la qualité des contacts.
La Belgique, 6e nation sur les salons français
Quant au succès des salons internationaux, impossible
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
27
© Labelexpo
D.R.
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5 conseils pour réussir
son salon
Catherine Bodson
(conserverie Pipaillon)
de connaître la situation
aux niveaux bruxellois
et belge, faute de
statistiques. Certains
chiffres témoignent tout
de même d’une tendance,
si pas positive, en tout
cas stable. La France par
exemple, qui accueille pas
moins de 450 salons par an,
dont 320 pour le secteur
professionnel, a connu en
2017 une augmentation
du nombre d’exposants et
de visiteurs étrangers. Du
côté des exposants, la Belgique est la 6e
nation la mieux
représentée sur les salons français, derrière l’Italie,
le Royaume-Uni et la Chine. Côté visiteurs, les Belges
occupent le 2e
rang des salons français (8,3 %), juste
derrière les Italiens (9,4 %) mais devant les Espagnols et
les Britanniques. « Sur certains salons français, les Belges
sont même les visiteurs numéro 1, comme par exemple
pour le salon de l’optique », évoque Gaëtan Lachapelle,
directeur de Promosalons, le réseau partenaire des salons
français. D’autres tendances s’imposent. « D’année en
année, les entreprises ont tendance à se déplacer avec
moins de collaborateurs », poursuit-il. « A contrario, un
plus grand nombre d’entreprises se mobilisent sur un
salon. La raison est évidemment de faire des affaires,
mais également de se rendre compte de la concurrence
et de découvrir de nouvelles tendances. Il y a vingt ans,
certaines entreprises pouvaient encore se permettre de
se montrer. Aujourd’hui, il faut concrétiser. »
Le stand collectif, une solution low-cost efficace
Selon Promosalons, 1 euro investi par une entreprise dans
un salon lui en rapporte 10 euros en moyenne, en chiffre
d’affaires. Un quart du chiffre d’affaires est réalisé durant
le salon ; les trois quarts sont réalisés dans les trois à
dix mois qui suivent. « Un salon évite à une entreprise
d’organiser des rendez-vous aux quatre coins du monde »,
estime Gaëtan Lachapelle. « L’entreprise ne doit pas
se disperser dans des showrooms et des tournées de
prospection. »
Pas non plus besoin de débourser des sommes folles pour
être présent sur un événement. Brussels Invest & Export
propose aux entreprises une présence collective sur des
salons. En 2016, l’organisme régional a mis en place
22 stands collectifs. « Le coût d’un stand géré par la Région
de Bruxelles-Capitale revient à environ 10 % du coût total
d’un ‘vrai’ stand », explique-t-on du côté de Brussels Invest &
Export. « En plus, la Région peut intervenir à raison de
75 % dans les frais de déplacement et d’hébergement
pour les starters. Nous estimons qu’une entreprise doit
être présente sur trois éditions au moins du salon pour
concrétiser des contacts. » Le stand collectif mené par la
Région bruxelloise est une excellente solution pour des
jeunes pousses et petites entreprises. « C’est même quasi
la seule option possible pour une micro-entreprise comme
la mienne », avance Catherine Bodson, responsable de
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BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
Les experts que nous avons interrogés proposent
cinq points à prendre en compte pour concrétiser
sur un salon international :
1. Sélectionner son salon : Pour un seul secteur
d’activité, il existe des dizaines de salons, tous
d’envergure différente. Le plus grand salon n’est
pas toujours le plus approprié. Certains événements
plus petits sont parfois mieux ciblés pour
toucher une clientèle précise.
2. Préparer en amont : Au plus tôt vous réservez
votre emplacement, au mieux vous serez placé.
Pareil pour les trajets et les logements : réservez
tôt vous coûtera moins cher. Préparez également
les contacts que vous serez susceptibles de rencontrer
et informez-les à l’avance de votre présence.
3. Être proactif : Il ne suffit plus seulement d’être
physiquement présent sur un stand. Les possibilités
d’un salon sont nombreuses. Vous pourriez
participer à un forum ou donner une conférence
pour augmenter votre audience. Renseignez-vous
auprès des organisateurs.
4. Prévoir une nouveauté : La nouveauté présentée
par votre entreprise attirera des clients intéressés
par les tendances. Elle permet également d’amorcer
un échange pour présenter une gamme plus
large de vos produits et services.
5. Assurer le suivi : Vous avez glané de nombreux
contacts et cartes de visites ? Ne les laissez pas
dormir. Relancez vos contacts par mail et faites
déjà des offres de prix dès votre retour. Et n’oubliez
pas qu’un salon ne s’arrête pas à la fermeture :
le site web du salon vous offre une visibilité toute
l’année.
Pipaillon. « Cela me permet à la fois d’être visible et de
bénéficier de l’expérience et du contact des attachés
économiques et commerciaux de Brussels Invest & Export.
J’ai même rencontré mes plus gros clients belges sur le
salon BioPhac en Allemagne. » Outre l’organisme régional,
Beci est un autre partenaire de premier plan : « Beci fait
partie d’Enterprise Europe Network », explique JeanPhilippe
Mergen. « Nous pouvons facilement organiser
des rendez-vous d’affaire en marge du salon. »
Même si les salons virtuels deviennent une réalité dans
certains secteurs, le salon physique semble encore avoir
un bel avenir devant lui. La présence virtuelle est tout
simplement complémentaire. ●
D.R.
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COMMERCE INTERNATIONAL
L’Afrique et l’Asie au cœur du plan export
2019
Alors que l’année touche à sa fin, Bénédicte Wilders, directrice de l’accompagnement
à l’internationalisation chez hub.brussels, présente son plan d’actions 2019.
On lève un coin du voile.
Gaëlle Hoogsteyn
Bruxelles Métropole : Quels
seront les grands axes de votre
plan d’actions 2019 ?
Bénédicte Wilders : Notre plan
renforce les tendances amorcées ces
dernières années. Il n’y aura pas de
révolution, mais une évolution pour
mieux répondre aux besoins des
entreprises. 122 actions collectives
sont au programme, soit 25 % en plus
que l’an dernier. Suite à l’intégration
de Bruxelles Invest & Export dans
hub.brussels et aux liens privilégiés
que nous entretenons avec les
clusters publics bruxellois, nous
bénéficions d’un effet levier qui nous
permet de multiplier les actions. Un
focus important sera mis, comme les
années précédentes, sur l’exportation
des services. En effet, l’économie
bruxelloise est une économie de
services. D’après les chiffres du
1er
semestre 2018, les balances
commerciales de la Belgique et de
la Région bruxelloise s’améliorent,
et les services sont toujours en
croissance, représentant plus de 50 %
des exportations de la Région. Parmi
ceux que nous promouvons le plus
à l’étranger, citons l’architecture,
l’éco-construction, l’audiovisuel, les
services juridiques et financiers...
Sur quelles régions allez-vous
vous concentrer ?
On se concentrera sur l’Asie et
l’Afrique avec 18 actions sur chacun de
ces continents. C’est sur les marchés
lointains, culturellement différents
et émergents, que les entreprises
ont le plus besoin de soutien. Nous
allons d’ailleurs ouvrir un nouveau
bureau à Dakar. En Afrique, nous
nous concentrerons sur la région
sub-saharienne, et en Asie, nous
serons très présents en Corée (avec
4 actions) ainsi qu’en Chine. Nous
testerons aussi quelques marchés
asiatiques moins classiques afin
de détecter d’éventuels débouchés.
Toutefois, l’Europe restant le
vase d’expansion naturel de nos
entreprises, nous y serons aussi
très présents. Via des actions très
pointues (comme en Pologne, en
suivi de notre action à Camerimage
en 2017, dans le domaine de la coprodution
en audiovisuel), mais aussi
via de nombreux salons ayant une
portée mondiale (comme Medica à
Düsseldorf).
Certaines thématiques serontelles
mises à l’honneur ?
L’an prochain, nous accorderons
une importance toute particulière
à la thématique de l’exportation
auprès des organismes et institutions
internationaux. Huit actions centrées
sur l’approche de ces marchés
seront organisées, notamment à la
Banque Africaine de Développement,
à la Banque Mondiale et à l’Agence
Spatiale Européenne. Nous mettrons
aussi l’accent sur l’export au féminin,
en collaboration avec la plateforme
Women in Business, gérée par le
service 1819, ainsi que sur l’export
durable.
Pouvez-nous nous citer quelques
moments-clés pour l’année à
venir ?
Il y aura tout d’abord les visites d’État
en Corée et au Luxembourg, ainsi que
les missions princières au Mexique et
en Chine. Un autre moment fort sera
celui des Brussels Days, organisés à
Madrid en collaboration avec Visit.brussels
et Brussels International.
En juin, nous organiserons notre
traditionnel Exporters Day, durant
lequel tous les attachés économiques
et commerciaux recevront en B2G
des entreprises belges, et nous
organiserons également une soirée
« hub.awards », qui nous permettra de
remettre le prix du « Best Exporter ».
Quels défis aurez-vous à relever ?
L’un de nos principaux challenges
est de faire davantage connaître
nos actions auprès des entreprises,
notamment des néo-exportateurs.
Avec la néo-exportation, nous
souhaitons soutenir les entreprises
qui veulent exporter dès le début ou
très rapidement après leur création.
Cela se fera au travers des subsides
à l’exportation, majorés depuis 2018
pour les néo-exportateurs, et nous
allons aussi amplifier la promotion
de nos actions via les clusters
ou lors des « Exporters’ lunchs »
mensuels. Dans ce cadre, les
opportunités de synergies offertes
grâce à la nouvelle structure hub.
brussels va certainement nous aider
à toucher encore plus d’entreprises
bruxelloises. Nous allons par
ailleurs poursuivre nos actions de
sensibilisation sur l’impact du Brexit,
dont personne ne sortira indemne,
quelle qu’en soit l’issue. ●
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
29
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COMMERCE INTERNATIONAL
Accords de libre-échange : comment en
tirer profit ?
À l’heure où certains sont tentés par le protectionnisme, l’Union Européenne est en
train d’assembler autour d’elle la plus grande zone mondiale de libre-échange. Après
le traité avec le Canada (Ceta), un accord vient d’être signé avec le Japon (le Jefta).
D’autres FTA (Free Trade Agreements) sont en voie de finalisation avec le Vietnam,
le Mexique et les pays du Mercosur (Amérique du Sud). Comment les entreprises
européennes peuvent-elles en tirer profit ?
Emmanuel Robert
L'
Union européenne a développé ou négocie actuellement
de nombreux accords de libre-échange (FTA)
avec des pays ou des espaces économiques à travers
le monde. L’expérience montre cependant qu’il faut plus de
temps aux entreprises européennes qu’à leurs concurrentes
internationales pour exploiter les termes préférentiels de
ces accords. Comment peuvent-elles en maximiser les bénéfices
?
L’objectif des FTA, en abaissant les barrières tarifaires et
réglementaires, est de faciliter les relations commerciales,
encouragées par des accords préférentiels. De tels accords
réduisent ou éliminent les droits de douane pour certaines
catégories de biens commercialisés entre les pays contractants,
au sein d'une zone de libre-échange.
Seuls les biens originaires des pays couverts par l’accord
peuvent bénéficier de ces tarifs préférentiels. L’impact des
FTA pour les entreprises est donc déterminé par les règles
d’origine : comment définit-on qu’un bien est originaire d’un
pays signataire ? La réponse n’est pas simple, car les règles
d’origine peuvent varier selon les accords et les codes douaniers
appliqués.
À cet égard, il ne faut pas confondre le pays d’origine avec le
pays de provenance, qui est le dernier pays d’où provient la
marchandise importée. Les biens entièrement fabriqués ou
obtenus dans un seul pays bénéficient bien évidemment de
son origine. Pour les biens transformés après importation
d’un pays tiers, il faut déterminer si la transformation est
suffisante pour que le bien soit considéré comme originaire
du pays de transformation. Il faut préciser le code douanier
qui s’applique au produit pour connaître le tarif en vigueur et
l’éventuelle exemption de droits d’importation. Notons que,
pour les sociétés qui ne travaillent qu’en Europe mais commercent
avec la Grande-Bretagne, il faudra, Brexit oblige,
connaître les règles d’origine…
40 accords de libre-échange avec 70 pays
Les accords de libre-échange dits de « nouvelle génération »,
comme le Ceta, couvrent à la fois les biens et les services et
comprennent également des volets relatifs aux quotas, aux
marchés publics, aux investissements, au règlement des
conflits commerciaux ou encore aux standards. En l’occurrence,
on estime à 590 millions d’euros par an les économies
de droits douaniers générées, grâce au Ceta, pour les entreprises
européennes. L’accord avec le Japon (Jefta) devrait
30
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
quant à lui doper les exportations de biens et services de 24 %.
Dans l’exemple du Ceta, la première condition pour bénéficier
du tarif préférentiel est que le produit exporté au Canada
présente une origine européenne. Il faudra ensuite que
l’exportateur s’enregistre dans le REX (Registered Exporter
System ; uniquement si la valeur de la marchandise dépasse
6000 euros). Enfin, il devra faire une déclaration d’origine du
produit sur le document commercial, notamment la facture.
L’UE possède une quarantaine d’accords de libre-échange,
bilatéraux ou multilatéraux, avec 70 pays. Un conseil : dans
le choix de vos pays-cibles pour développer vos exportations,
prenez en compte l’existence d’accords de libre-échange.
Plus d'info sur les accords de libre-échange, les règles d’origine
et les tarifs douaniers sur la market access database :
http://madb.europa.eu. ●
Comment bénéficier des
FTA ? Consultez-nous !
Enterprise Europe Network informe et conseille
les entreprises, en particulier les PME, afin de les
aider à améliorer leurs performances à l’import/
export en exploitant les accords de libre-échange.
Contact : Jean-Philippe Mergen – jpm@beci.be ;
+32 2 210 01 77
© Getty
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de Zaventem
Saviez-vous que les champignons jouent un rôle primordial dans le fonctionnement de l’écosystème ?
Natuurpunt*
a recensé 49 sortes de champignons des prés autour de l’aéroport. Saviez-vous aussi que le terrain
de Brussels Airport constitue la plus grande surface de prairies sèches, pauvres en substances nutritives et
permanentes en Flandre ? Ces précieuses prairies historiques ne sont plus fertilisées depuis longtemps, et sont
sporadiquement fauchées. Les champignons des prés, tels que les hygrophores coniques, sont signes d’une plus
grande valeur naturelle des prairies. L’on peut même trouver le rare agaric des prés salés, qui pousse principalement
grâce au sel d’épandage.
* Natuurpunt est une association indépendante de bénévoles qui veille à la protection de la nature fragile et en danger en Flandres.
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Mexique : au carrefour des Amériques
COMMERCE INTERNATIONAL
Du 16 au 23 février 2019, dans le cadre d’une mission économique princière, des
entreprises du plat pays mettront le cap vers le Mexique. Mise sur pied, notamment,
par l’Agence pour le Commerce extérieur et Brussels Invest & Export (hub.brussels),
cette visite à Mexico City et Monterrey sera l’occasion de sonder les nombreuses
opportunités qu’offre le marché mexicain.
Annabelle Duaut
P
ays charnière entre deux continents et deux
cultures, le Mexique abrite près de 125 millions
d’habitants (dont 80 % vivent en zone urbaine).
Quinzième économie mondiale, deuxième pays d’Amérique
latine en termes de PIB et de population1
, le Mexique
possède une économie ouverte, dynamique et au potentiel
élevé. Pour preuves : le PIB par habitant y est de l’ordre
de 8.200 USD et la croissance enregistrée ces dernières
années, stable, avoisine les 2,3 %. Outre la qualité et le
faible coût de sa main d’œuvre, la proximité géographique
du Mexique avec les États-Unis constitue l’un de ses principaux
atouts. Grâce à de nombreux accords de libreéchange,
les principaux fournisseurs de l’Etat mexicain
sont les USA (46,3 %), la Chine (17,6 %) et le Japon (4,6 %).
Classé dans le Top 50 du ranking « Doing Business 2018 »2
établi par la Banque Mondiale, le Mexique doit cette position
à plusieurs facteurs : la mise en œuvre de réformes
structurelles ambitieuses, une politique d’ouverture ainsi
qu’une grande diversification commerciale.
Diversification à tous les niveaux
Alors que, ces dernières années, le président Nieto avait
libéralisé les derniers pans de l’économie nationale (médias,
télécoms, énergie), le nouveau président élu (Andrés
Manuel López Obrador) s’est engagé à lutter activement
contre la corruption et la criminalité liée au trafic de drogues.
Suite à l’élection de Donald Trump, le Mexique tend
en outre à diversifier ses relations économiques internationales,
tout en ayant négocié une modernisation de
l’Alena (l’Accord de libre-échange nord-américain entre
le Canada, le Mexique et les États-Unis). Un traité commercial
avec l'UE est par ailleurs en voie de finalisation.
Dans le cadre de leur visite au Mexique, les entreprises
belges réaliseront deux étapes : une à Monterrey (capitale
de l’État du Nuevo León, frontalier du Texas) et une à
Mexico City. Capitale industrielle du Mexique, Monterrey
enregistre le plus haut PIB par habitant du pays, soit
15.000 USD. En 2016, l’Etat a attiré 10,1 % des investissements
directs étrangers, soit 2,7 milliards USD. Outre les
3.500 entreprises étrangères qui y sont établies, le Nuevo
León dispose d’une population qui parle majoritairement
anglais ainsi que d’un pôle d’innovation reconnu.
Quant à Mexico City, elle représente l’un des plus importants
centres culturels et financiers d’Amérique centrale.
Ville la plus compétitive du pays, la capitale apparaît éga32
BECI
- Bruxelles métropole - novembre 2018
Monterrey : l’une des deux étapes
de la future mission économique.
lement dans le top 10 des villes les plus riches au monde.
Et pour cause : son économie représente 16,9 % du PIB national
et sa croissance économique fulgurante est censée
tripler d’ici 2020 ! En 2017, la capitale du Mexique a attiré
4,5 millions de dollars, soit 15,4 % des investissements
directs étrangers. Parmi les secteurs les plus favorables,
on recense les énergies (notamment renouvelables), l’aérospatial,
l’automobile, la construction, l’agroalimentaire,
les TICS, la santé et la mode/le design.
Active dans le secteur agroalimentaire, la société bruxelloise
Handary exporte une partie de sa production au
Mexique depuis plus de sept ans. Cyril Savarese, Sales &
Marketing Director, en retire beaucoup de positif. « Le
marché mexicain possède un haut potentiel et, comme
les Etats-Unis et le Mexique obéissent à la même réglementation
- en matière d’alimentation notamment
- c’est d’autant plus simple de s’y implanter. Je conseillerai
cependant aux entreprises d’être particulièrement
attentives quand elles choisissent leurs partenaires sur
place, car le Mexique abrite beaucoup de distributeurs
plus attirés par le profit que par la qualité des produits
qu’ils commercialisent. » ●
Plus d’info : international@beci.be
http://invest-export.brussels/fr_FR/-/mexico-prinselijke-economische-zending-02-2019?inheritRedirect=true&redirect=%2Fhttp://francais.doingbusiness.org/fr/rankings
- lien vérifié le 26
septembre 2018
1
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2
© Getty
׉	 7cassandra://6ZbuHn8p_G7ZFlXMb6hfis5ng8QAkFKXp6a0a8cKk5g`̵ \-֏u4V\׉ETraduire pour conquérir
COMMERCE INTERNATIONAL
Bruxelles, avec les institutions européennes et les nombreux sièges internationaux
d’entreprises et d’organisations, est une capitale de la traduction. Un service
qui s’exporte et qui aide les entreprises à s’exporter. Comment les bureaux belges
sont-ils reconnus à l’étranger ? En quoi leurs services peuvent-ils aider les entreprises
belges ? Quels sont les défis du secteur ? Le point avec trois experts.
Gaëlle Hoogsteyn
E
n Belgique, la traduction est un secteur qui
marche. Tout d’abord, parce que notre pays luimême
est multilingue. Ensuite, parce que notre
capitale compte de nombreuses institutions européennes
et les sièges internationaux de multiples sociétés internationales.
C’est d’ailleurs souvent via celles-ci que les
bureaux de traduction belges se font connaître à l’étranger.
« Mon premier gros client était une société multinationale
de télécommunications. J’ai beaucoup travaillé pour
celle-ci et ensuite le bouche à oreille a fait son œuvre.
Quand je travaille pour une filiale belge, je suis contacté
tôt ou tard par des filiales étrangères du même groupe »,
commence Erik Buelens, du bureau Litteris.
Pour les entreprises belges qui souhaitent conquérir un
marché étranger, faire appel aux services d’un traducteur
est une étape indispensable. « Même si on considère
l’anglais comme la langue véhiculaire, il est clairement
établi que les personnes préfèrent être informées dans
leur propre langue », explique Ania Barbé, d’Ubiqus Belgium.
Sites web, manuels d’utilisation, fiches produits,
contrats, textes rédactionnels… sont autant de textes qui
doivent être traduits lorsqu’une entreprise veut s’adresser
à une autre communauté linguistique. Cela va aussi dans
l’autre sens, quand une entreprise reçoit des textes d’une
filiale étrangère et qu’elle souhaite les réutiliser sur son
propre marché.
Des services de plus en plus larges
Nos trois experts s’accordent sur le fait que le temps où
l’on se contentait de « traduire » est révolu depuis longtemps.
« Les traducteurs et interprètes sont le trait d’union
entre l’entreprise et ses différents interlocuteurs (clients,
fournisseurs, partenaires, prospects, etc.) », assure
Ania Barbé. Aujourd’hui,
les bureaux de traduction
se positionnent comme
de véritables partenaires
des entreprises et leur
proposent des services de
plus en plus variés.
Raphaël Choppinet, de
l’agence Beelingwa, explique
ainsi que ces dernières
années, il a adapté
son offre afin d’accompagner
au mieux les entreprises dans leur processus d’internationalisation
et de mieux répondre aux besoins de
ses clients. « Outre nos services de traduction, nous
proposons désormais des services de webmarketing international
et de communication multilingues au sens
large, tels que le SEO international, la gestion multilingue
des réseaux sociaux, le marketing de contenu à l’international,
etc. », explique-t-il. Lorsqu’on s’adresse à un
marché étranger, traduire ne suffit pas. « Il faut adapter
sa stratégie de communication au marché que l’on vise »,
explique Raphaël Choppinet. En effet, ce qui fonctionne
sur le marché belge ne va pas forcément fonctionner sur
un marché italien ou asiatique. Par ailleurs, pour séduire
un public étranger, il faut connaître ses valeurs, sa façon
de communiquer, ses canaux préférentiels de communication,
son humour… et adapter sa communication en
fonction de tout cela. « Dans ce cadre, connaître la culture
du pays dans lequel on veut s’implanter est très important
et la présence sur place de nos traducteurs est un atout
majeur », ajoute-t-il.
Raphäel Choppinet (Beelingwa)
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
33
D.R.
© Getty
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Les big data au service
des traductions
Ania Barbé confirme que
les missions confiées à
Ubiqus sont très variées :
« Nous faisons bien sûr de
la traduction de textes pour
tous types de support et du
sous-titrage (pour les films
d’entreprise par exemple),
mais nous proposons aussi
des services d’interprétation
qui sont de plus en plus
demandés. »
Ania Barbé (Ubiqus Belgium)
Qualité et crédibilité
Erik Buelens, de son côté,
estime que le premier service
à offrir au client est un
regard critique sur ses textes : « Je constate que les
compétences en expression écrite – pour ceux dont ce
n’est pas la spécialité – sont en baisse de façon généralisée,
quel que soit le niveau de fonction de la personne.
L’orthographe, le style, la structuration du contenu… tout
cela a régressé. » Un produit ou service peut être génial, si
la communication est maladroite, c’est cette impression
qui rejaillit et prévaudra dans la tête du client potentiel.
Pour lui, proposer au client des améliorations du texte,
en amont de la traduction, constitue une valeur ajoutée.
Une communication de qualité pour une meilleure crédibilité
de leur entreprise, voilà bien ce que les traducteurs
veulent garantir à leurs clients. Cette qualité, tous
la cherchent via différents moyens. « Lorsque l’on soustraite
des textes, nos linguistes les vérifient toujours. Cela
permet de garantir la qualité de nos services et d‘offrir au
client un service après-vente. Nos traducteurs sont par
ailleurs tous des ‘natives speakers’ », assure Ania Barbé.
« Pour certains domaines qui nécessitent de maîtriser un
vocabulaire spécifique, comme le droit ou la médecine,
nous faisons aussi appel à des linguistes spécialisés »,
poursuit Raphaël Choppinet. Et Erik Buelens d’ajouter :
« Plus la relation avec le client est personnelle, plus le
travail fourni sera bon. J’essaye donc toujours d’apprendre
à connaître le client pour mieux cerner ses attentes. Cela
crée un climat de confiance. »
Vers une automatisation des traductions ?
Si le secteur de la traduction est en pleine expansion, les
défis à relever sont toutefois nombreux. La multiplication
des canaux d’information, tout d’abord. Avec la numérisation,
les supports digitaux sont de plus en plus utilisés
et représentent une part importante des demandes de
traduction. Mais on n’écrit pas pour le web comme pour
le papier. « Les textes destinés à Internet doivent être
rédigés différemment et respecter certaines règles de la
lecture sur écran. Il faut tenir compte des habitudes des
internautes. Par ailleurs, on nous demande aussi souvent
de respecter des règles SEO », explique Ania Barbé. Un
constat partagé par Raphaël Choppinet qui précise : « À
l’ère du numérique, les agences de communication multilingues
ne doivent pas se contenter de traduire du contenu.
Elles doivent accompagner leurs clients afin d’améliorer
34
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
De Google Translate à des outils professionnels
payants, de plus en plus de programmes permettent
d’automatiser une partie des traductions…
avec des résultats plus ou moins concluants. Une
partie de cette automatisation est rendue possible
par l’utilisation des big data, notamment les textes
des pouvoirs publics accessibles à tous. Erik Buelens
explique : « On utilise des modules statistiques
pour dégager des tournures de phrase et des choix
terminologiques pertinents. Plus le module travaille,
plus il développe et affine ses algorithmes.
La machine apprend à choisir les mots les plus
appropriés plutôt que d’utiliser le premier synonyme
venu. » L’exercice a ainsi été fait récemment
sur le thème du RGPD avec de très bons résultats.
la visibilité et le taux de conversion de ce contenu ». Ania
Barbé souligne aussi que les délais souhaités par les
entreprises sont de plus en plus courts et les formats
informatiques de plus en plus variés. « Cela nous oblige
à nous former pour pouvoir continuer à répondre aux
attentes de nos clients », explique-t-elle.
L’autre grand défi est celui
de l’automatisation des
traductions. En effet, grâce
à l’intelligence artificielle,
de nombreux outils de traduction
automatique se
développent et se perfectionnent.
Doit-on dès lors
craindre une disparition
du métier de traducteur ?
Pour nos trois experts, la
réponse est clairement non.
Mais s’adapter sera sans
aucun doute nécessaire…
Et Ania Barbé d’expliquer :
« On va de plus en plus aller
vers un service de traduction qui combine le travail de
la machine à celui de l’homme. » Pour certains textes
très factuels, les logiciels de traduction peuvent en effet
fournir une bonne base de travail. Pour d’autres, pas du
tout. « L’intervention humaine sera toujours nécessaire.
Il y a, dans les textes rédactionnels et littéraires, des
exigences stylistiques qu’aucune technique ne rencontre.
La numérisation a ses limites », estime Erik Buelens. Il
faudra cependant veiller à en convaincre les entreprises.
« Certaines sociétés n’arrivent plus à percevoir la valeur
ajoutée de l’intervention humaine et cela crée une pression
importante sur les délais et les prix », conclut Ania
Barbé. ●
Erik Buelens (Litteris)
D.R.
D.R.
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PME : quand faire appel à un interprète ?
COMMERCE INTERNATIONAL
« J’ai abandonné les États-Unis », déclarait le président américain Jimmy Carter
lors d’un voyage officiel en Pologne, en 1977. C’est du moins ce que lui fit dire un
interprète peu compétent. Traduire instantanément, par exemple lors d’une négociation
commerciale, n’est pas donné à tout le monde et peut même mener au fiasco.
Autant se tourner vers des gens dont c’est le métier.
T
out d’abord, savez-vous ce
qui différencie le traducteur
de l’interprète ? C’est simple :
le premier travaille essentiellement
par écrit tandis que le second traduit
oralement les propos. On peut donc
dire que l’interprète est aussi un « traducteur
» (au sens où il traduit), tandis
que les traducteurs ne sont pas tous
des interprètes. Loin de là.
L’interprétation est un métier très
spécialisé, reposant sur un savoir-faire
spécifique et une vaste
culture générale. Dans notre pays,
on devient interprète au bout de cinq
années d’un parcours exigeant, bien
nécessaire pour acquérir des automatismes,
une capacité d’anticipation,
une forte résistance au stress et l’aptitude
consistant à écouter et parler
en même temps.
L’interprétation est-elle pour autant
réservée aux grandes organisations
internationales, telles que l’OTAN ou
l’Union européenne ? Certes non : négociations
commerciales, accueil de
fournisseurs, conférences de presse,
différends juridiques... Les interprètes
professionnels servent aussi de traits
d'union entre des entreprises et leurs
partenaires étrangers lors d’échanges
qui requièrent une communication
sans faille.
Une large gamme de formules
On recense quatre types de prestations
d’interprétation, dont la plus
courante est l’interprétation simultanée.
Dès qu’elle s’adresse à plusieurs
personnes, elle requiert une
installation audio appropriée. L’interprète
traduit en temps réel dans un
micro, tandis que l’assistance écoute
au moyen d’un casque individuel, où
chacun choisit son canal. Pour plus
de confort, l’interprète est installé en
cabine, où il peut travailler à l’abri des
nuisances sonores.
Forme particulière de l’interprétation
simultanée, l’interprétation chuchotée
se prête aux dialogues impliquant
un nombre réduit de personnes. L’interprète
prend place aux côtés d’un
participant et lui chuchote la traduction
à l’oreille.
L’interprétation consécutive, quant à
elle, consiste à restituer a posteriori
les propos d’un locuteur. Bien souvent,
l’interprète note et prend la parole
quand l’intervenant a fini de parler.
Enfin, dans le cas de l’interprétation
de liaison, l’interprète se tient au
milieu du groupe et traduit, phrase
après phrase, les propos des uns et
des autres. Un exercice particulièrement
adapté aux négociations commerciales.
Au-delà
de l’interprétation elle-même,
il ne faut pas négliger la dimension logistique
de l’événement. Surtout dans
le cas de la traduction simultanée, il y
a du matériel technique à prévoir. Et la
question peut se révéler assez complexe,
au point de requérir la présence
d’un ou de plusieurs techniciens.
En fonction du déroulement de l’évé[Coproduction]
nement,
du nombre de participants
et du type d’interactions entre eux, on
prévoira ainsi des micros pour tous
ou seulement pour l’orateur principal.
S’il s’agit d’une visite guidée, par
exemple, il faudra prévoir du matériel
portatif. ●
Prendre contact avec l’auteur :
Ania Barbé, CEO Ubiqus Belgium
Tél.: +32 2 725 23 70
abarbe@ubiqus.com
Quelques conseils pour terminer :
1. S’y prendre à l’avance afin de réserver les interprètes et le matériel
le plus tôt possible ;
2. Prendre tous les renseignements utiles auprès des organisateurs de
l’événement : horaire et durée exacts, déroulement, sujet, superficie
de la salle, nombre de participants, langues et, si possible, le budget
disponible ;
3. Fournir des documents préparatoires aux interprètes : un dossier
sur le sujet traité, les éventuelles présentations PowerPoint, un site
web de référence, un glossaire, la biographie des intervenants, etc. ;
4. Installer correctement les interprètes, avec une vue sur les intervenants
et, à défaut, un bon retour vidéo. En l’absence de cabine, on
leur prévoira une place à l’abri des nuisances sonores ;
5. Choisir le matériel adapté à l’événement : faut-il casquer le public ou
prévoir une retransmission de l’interprétation dans la salle ? L’orateur
doit-il s’exprimer dans un micro-main, à un pupitre ou lui faut-il un
micro-cravate ?
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
35
© Getty
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10 opportunités d’affaires via be.connected
COMMERCE INTERNATIONAL
À la recherche de nouvelles opportunités commerciales à l’étranger ? De services
ou de partenaires pour votre entreprise ? Vous trouverez sûrement votre
bonheur sur be.connected, la plateforme de matchmaking B2B. La preuve par 10.
Gaëlle Hoogsteyn
B
e.connected est une nouvelle
plateforme dédiée à la mise en
relation et au développement
d’opportunités d’affaires au sein d’un
réseau international. Animée par 10
chambres de commerce et associations
professionnelles, be.connected
combine les avantages d’un réseau
en ligne et les qualités de l’environnement
des chambres de commerce
(fiabilité, transparence).
Par ailleurs, cette plateforme
vous donne aussi accès à la base de données de contacts
Kompass : le plus gros fournisseur de données commerciales
et d’entreprises au niveau mondial. Curieux d’en
savoir plus ? Voici quelques exemples d’offres récemment
mises en ligne sur be.connected :
1. Une société bruxelloise vous propose des services
et solutions pour optimiser votre parc automobile.
Vous souhaitez proposer des voitures de société à vos
employés ? Via un programme de flotte, vous pourrez
bénéficier de réductions sur les véhicules, des services
après-vente, des voitures de remplacement gratuites,
etc.
2. Une entreprise italienne spécialisée dans le jardinage,
la petite agriculture, la construction et la désinfection
souhaite développer ses ventes en Belgique et
recherche des agents commerciaux pour représenter
la marque, l'entreprise et les produits.
3. Vous avez besoin d’aide pour l'administration, la paie
et la prospection de votre entreprise ? Facturation,
prospection, suivi des débiteurs ou gestion des salaires
: cette société prend tout en charge avec une
approche bien pensée et personnalisée.
4. Une agence de recrutement en ligne française recherche
des entreprises avec lesquelles travailler en
Belgique. Votre société compte plus de 250 employés et
vous avez des besoins en recrutement internationaux ?
Cette offre est pour vous !
5. Une société belge spécialisée dans les compléments
alimentaires pour enfants et adultes recherche des
distributeurs en Europe de l’Est, plus particulièrement
en Lettonie, Lituanie, Estonie, Pologne et Ukraine.
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BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
6. Vous êtes un producteur agro-alimentaire
et vous avez besoin d’aide
pour augmenter vos ventes auprès
des acheteurs, des distributeurs et
des consommateurs finaux ? Une
société belge de certification du goût
peut vous aider. Cette entreprise
analyse et certifie le goût de vos
produits grâce à un test d'analyse
sensorielle réalisé par un jury de
140 chefs et sommeliers.
7. Une société anglaise, leader européen dans le domaine
de la technologie de charge des véhicules
électriques, vous propose ses services. Vous êtes
opérateur de transports en commun, opérateur de
production d’énergie ou représentant des autorités et
vous souhaitez introduire/fabriquer des bus et autres
véhicules électriques ? Prenez contact.
8. Le bien-être de vos employés est au cœur de vos préoccupations
? Une société hollandaise vous propose
ses services pour aider vos employés à adopter un
mode de vie plus sain. Elle peut vous aider à optimiser
votre offre actuelle ou vous assister dans la conception
et l'exploitation de nouveaux services et installations
au sein de vos locaux.
9. Une entreprise britannique qui conçoit et fabrique
du matériel scolaire haut de gamme depuis plus de
15 ans recherche des distributeurs. Après avoir conquis
le marché britannique, cette société souhaite s’agrandir
et recherche des distributeurs pour l’aider à exporter
vers l’Europe.
10. Une société bulgare recherche des architectes, architectes
d'intérieur et professionnels du secteur
de l’immobilier pour démarrer une collaboration. La
société propose un produit innovant – de la peinture
pour tableau blanc – qu’elle vend actuellement en
ligne. Des rencontres seront organisées à Londres
du 13 au 17 août prochain.
Ces exemples vous ont convaincu ? Rendez-vous sur
be.connected pour retrouver des opportunités d’affaires
actuelles, diverses et sérieuses.
Voir https://beconnected.tiao.world. ●
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COMMERCE INTERNATIONAL
Simplifiez-vous l’exportation avec les
carnets ATA
Pour vous faire connaître à l’étranger, vous avez décidé de participer à un salon
commercial, à une exposition ou encore à un concours ? Vous souhaitez soumettre
des prototypes ou des échantillons à vos clients étrangers ? Vous partez tourner un
film ou un reportage au-delà des frontières ? Dans chacun de ces cas, Beci peut
vous aider en vous fournissant un carnet ATA.
Gaëlle Hoogsteyn
L
e carnet ATA (contraction de ‘Admission Temporaire’
et ‘Temporary Admission’) est un document
prévu pour les exportations temporaires qui permet
de passer les frontières sans payer de taxes et
droits d’entrée dans un pays. Ce carnet est utilisé dans le
cadre d'un salon commercial, d’une exposition ou d’une
organisation similaire, pour l’utilisation de matériel professionnel
et pour la présentation d'échantillons à l'étranger.
Valable un an, le carnet ATA remplace toutes les cautions
séparées par une seule caution, valable à l’international.
Par le biais d’un document unique, l’entreprise peut
donc voyager pendant un an dans tous les pays hors UE
membres de la chaîne ATA. « Ce carnet minimise les formalités
administratives liées à la clôture et à la récupération
d’une caution pour chaque pays que vous visitez
lors d’une importation temporaire. Il permet aussi de réaliser
des économies, puisque l’entreprise est exemptée
de droits douaniers et des impôts dans les pays de la
chaîne ATA. Last but not least, il offre un gain de temps
important sur les opérations en douane, ce qui n’est pas
négligeable lorsque l’on prospecte dans plusieurs pays »,
déclare Elke Teck, CO-ATA Manager.
Actuellement, 73 pays, dont 44 hors Europe, sont membres
de la chaîne ATA. On y retrouve des destinations importantes,
telles que les États-Unis, la Chine, l’Inde et la
Suisse.
Les carnets ATA se digitalisent
Depuis 2015, toutes les demandes de carnets ATA doivent
être introduites numériquement via la plateforme e-ata.
Elke Teck s’en réjouit : « La plateforme a beaucoup gagné
en popularité », explique-t-elle. D’autant que commander
les carnets ATA en ligne présente beaucoup d’avantages
pour les entreprises : « Avec la plateforme, plus besoin
de se rendre au guichet, ni de poster des documents. Par
ailleurs, comme les informations des entreprises sont
vérifiées en temps réel, le processus est plus rapide. Dans
une société où chaque minute est précieuse, ce gain de
temps est un atout considérable. » L’entreprise peut par
ailleurs suivre le statut de sa demande et vérifier à tout
moment quels carnets sont encore en circulation.
Afin d’aider les entreprises qui commandent un carnet
pour la première fois, Beci les invite au guichet afin de
leur expliquer la procédure à suivre de A à Z auprès de la
douane. « Offrir du conseil est très important pour nous,
afin de garantir la satisfaction du client. »
38
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
Entre juillet 2017 et juin 2018, 381 carnets ATA ont été
délivrés par la Chambre de Commerce de Bruxelles : une
année record ! La Coupe du Monde de football y est sans
aucun doute pour quelque chose : « De nombreuses sociétés
bruxelloises ont dû exporter du matériel en Russie
et ont eu besoin d’autorisations temporaires. Rien qu’en
mai, Beci a délivré plus de 60 carnets ATA, ce qui constitue
un record historique. » Beci a assuré plus d’un tiers de la
diffusion de ces carnets ATA belges. ●
Plus d’info ? Elke Teck, CO-ATA Manager : elt@beci.be,
tél. +32 2 643 78 06
« Nos équipes peuvent partir
au pied levé »
« Nous utilisons les carnets
ATA de façon récurrente
», explique Anne
Cheron, Coordinatrice
Opérations à la RTBF.
« Nous avons des carnets
ATA ouverts à l’année,
ce qui permet à nos
journalistes et cameramen de partir au pied levé.
L’actualité n’étant pas prévisible, c’est vraiment
très pratique. Pour d’autres événements, comme la
Coupe du Monde de football en Russie, nous avons
demandé des carnets ATA supplémentaires pour
nos camions de captation. Dans une entreprise
comme la RTBF, où les déplacements à l’étranger
avec du matériel sont très fréquents, les carnets
ATA nous font gagner beaucoup de temps. Nous
commandons nos carnets en ligne, le portail est
très clair, la procédure est rapide et connue. Le
dédouanement des taxes est aussi un bel atout !
L’équipe de Beci est très pointilleuse, toutes les
formalités sont prises en charge et je ne dois me
préoccuper de rien sur le plan administratif. »
׉	 7cassandra://IZbLnMGBRxMxlWwYfgXkG0xtY8L2SCtTkn7A2vqwH-Ys`̵ \-֏u4Vb׉ETOPIC
COMMERCE INTERNATIONAL
DigiChambers, vos certificats d’origine en
trois clics
Dans certains pays étrangers, une entreprise qui souhaite exporter des marchandises
doit être en possession d’un certificat d’origine non-préférentiel. Ce document
peut être obtenu au guichet, auprès d’une Chambre de Commerce, mais aussi
en ligne via DigiChambers. Rencontre avec Christophe Coulie, Legal Affairs Manager
de Belgian Chambers, la Fédération des Chambres de Commerce belges.
Gaëlle Hoogsteyn
L
e certificat d'origine est un document qui atteste, sur
justificatif, que les marchandises sont originaires de
l’Union Européenne, d’un État membre spécifique
ou d’un pays tiers. Lorsqu’on souhaite exporter des marchandises
à l’étranger, les certificats d’origine sont en effet
parfois exigés par les douanes des pays d’importation ou les
clients eux-mêmes.
DigiChambers permet aux entreprises de commander à distance
leurs certificats d’origine. Il faut, pour ce faire, enregistrer
l’entreprise sur la plateforme et compléter les conditions
générales. Après approbation de la demande d’enregistrement,
l’entreprise peut envoyer en ligne ses demandes de
certificats. Pour Christophe Coulie, utiliser DigiChambers
présente de nombreux avantages : « Les demandes introduites
électroniquement peuvent être traités dans des délais
plus courts que les demandes papier. L’entreprise peut à tout
moment vérifier le statut de sa demande. Elle peut enfin imprimer
les documents elle-même, sans avoir à se déplacer.
Il y a donc un véritable gain de temps. Sans compter que le
prix est plus avantageux. »
Créée en 2009, DigiChambers est aujourd’hui devenue incontournable.
En 2011, 38 % des certificats d’origine étaient émis
par DigiChambers contre 86 % cette année. « Ces chiffres
sont liés à la numérisation qui touche l’ensemble des secteurs
et aux habitudes des consommateurs. De gros efforts
ont aussi été consentis par les chambres de commerce pour
promouvoir DigiChambers auprès des entreprises. »
Rester à la pointe de la technologie
La Belgique fait, avec la France, l’Angleterre, les Pays-Bas et la
Suisse, partie des premiers pays à avoir lancé une plateforme
telle que DigiChambers. « À l’époque, nous étions parmi les
pionniers en la matière. Nous avons aussi régulièrement des
échanges d’expérience très intensifs avec les Pays-Bas pour
partager nos best practices. Notre objectif est de rester à la
pointe de la technologie. » Ainsi, dès 2011, un module a été
lancé permettant aux grandes entreprises d’automatiser une
bonne partie des demandes. Une page web de vérification, par
laquelle les autorités du pays de destination peuvent vérifier
l’authenticité du certificat d’origine, a aussi été mise en ligne
cette année-là. Depuis 2014, les entreprises ont par ailleurs
la possibilité d’imprimer leurs certificats d’origine sur du
papier blanc plutôt que sur des formulaires pré-imprimés.
Ces efforts portent leurs fruits puisqu’en 2013, DigiChambers
a obtenu un label de qualité
décerné par la Chambre de
Commerce internationale à
Paris.
« De nouveaux projets d’amélioration
sont encore dans
le pipeline », nous dévoile
Christophe Coulie. Belgian
Chambers espère ainsi lancer
mi-2019 une nouvelle
Il y a dix ans, tout le monde pensait
que les certificats d’origine étaient
amenés à disparaître. La demande n’a
fait finalement qu’augmenter.
Christophe Coulie
plateforme DigiChambers 2.0 dans laquelle de nombreuses
nouveautés seront intégrées. Citons, par exemple, une
authentification simplifiée ou encore l’intégration avec
d’autres d’opérateurs. Une intégration avec l’Afsca et le SPF
Affaires Étrangères est en ce moment à l’étude. « Cette nouvelle
plateforme a pour objectif de répondre aux attentes
exprimées par les chambres de commerce et leurs membres
suite à une enquête de satisfaction. »
Une demande sans cesse croissante
Malgré sa petite taille, la Belgique exporte beaucoup. La
demande de certificats d’origine est donc importante. L’an
dernier, 338.000 certificats d’origine ont ainsi été délivrés.
« Ces chiffres sont en augmentation. Il y a dix ans, tout le
monde pensait que les certificats d’origine étaient amenés
à disparaître, mais comme de nombreux pays ont pris des
mesures protectionnistes, la demande n’a fait finalement
qu’augmenter. » ●
Voir : www.digichambers.be
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
39
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STARTER
Water l’Eau Aqua Club : passion aquatique
Lancée début octobre par Farah Jouary, Water l’Eau Aqua Club propose des activités
en piscine pour tout public. Du bébé aux seniors. De l’apprentissage de la
natation aux activités d’aquagym.
Guy Van den Noortgate
F
arah Jouary n’est pas née dans
l’eau mais presque, jurerait-on,
quand on l’entend évoquer avec
enthousiasme sa passion pour le milieu
aquatique. Un milieu qui, comme elle
aime à le rappeler, est celui dans lequel
nous baignions avant notre naissance.
Pour sa part, elle a découvert assez rapidement
les plaisirs de l’eau et les bienfaits
de la natation : « Mes parents m’ont
inscrite avec mes frères et sœurs dans un
club de natation, à la piscine Longchamps
à Uccle, pour apprendre à nager. Nous
avons tous mordu et ils ont même poursuivi
en compétition. Pour ma part, j’ai
dû arrêter un moment à cause de soucis
de santé mais la passion ne m’a jamais
quitté depuis. »
Par la suite, Farah Jouary a entamé une autre activité
aquatique avec la plongée sous-marine, toujours au Longchamps.
En parallèle, elle a travaillé dans le parascolaire
à Uccle et dispensé des cours de natation. Elle effectue
par la suite des études de marketing et décroche un diplôme
en gestion à l’ISEC. « J’ai travaillé alors cinq ans
dans une compagnie d’assurances. Mais comme lors
de mes études, j’étais également active dans une petite
piscine privée, le Darwin Aqua Club, à Forest, où durant
une quinzaine d’années, j’ai partagé ma passion de l’eau
avec des enfants et des adultes. »
« Dans l’eau, je n’ai pas l’impression de travailler. C’est
un vrai plaisir que je partage. Il faut voir les yeux pétillants
des enfants qui apprennent à nager. Sans parler
des bébés. » Quand le Darwin Aqua Club a fermé il y a un
an, Farah Jouary s’est mise en quête d’une autre piscine
mais s’est rapidement rendu compte que ce n’était pas
ce que l’on trouvait le plus facilement à Bruxelles. Si les
piscines communales accessibles au public se comptent
sur les doigts de deux mains – il n’y en a plus à Forest où
elle habite, par exemple –, que dire des piscines privées.
Elle pensait ainsi trouver des piscines dans les hôtels, à
l’instar de ce qui existe dans la plupart des capitales, mais
elle a rapidement constaté que l’offre était assez pauvre
pour la capitale de l’Europe. « En fait, quand il existe une
piscine, elle est réservée à la clientèle et n’est donc pas
disponible. En ce qui concerne les piscines publiques,
elles sont souvent full. Il y a vraiment un gros problème de
piscines à Bruxelles. » Elle a toutefois trouvé son bonheur
dans quelques petites piscines privées ainsi qu’aux Bains
40
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
de Bruxelles, superbe piscine sise au troisième
étage d’un bâtiment se dressant
à proximité de la place du Jeu de Balle
dans les Marolles. « Ils m’ont vraiment
bien aidée », souligne-t-elle.
« Je ne pouvais pas arrêter après la fermeture
du Darwin Aqua Club. De nombreuses
personnes me suivaient depuis
15 ans ou plus et me demandaient ce
qu’elles allaient devenir. C’est ce qui m’a
décidé à me lancer. J’ai donc créé ma
société que j’ai baptisée Water l’Eau Aqua
Club. L’idée étant de continuer à proposer
toute une série d’activités aquatiques
qui vont de l’apprentissage de la natation
à l’aquagym. » Les bienfaits de la natation
ne sont plus à démontrer : de plus en plus de gens
s’y adonnent. Si elle s’occupe de bébés nageurs, Farah
compte parmi ses clients des adultes qui ont été « traumatisés
» enfants par un apprentissage qui les a dégoûtés
de l’eau. Elle privilégie, pour sa part, un apprentissage
en douceur et ludique.
Farah Jouary s’est lancée avec une clientèle existante et
qui grossit simplement par l’effet du bouche-à-oreille.
En fait, ce ne sont pas les amateurs et clients potentiels
qui manquent, que du contraire ! Ce sont les piscines.
Si elle projette d’en construire une à terme, elle est toujours
à la recherche de piscines où elle pourrait mettre
sa passion aquatique au service du plus grand nombre.
L’appel est lancé. ●
Info : farahjouary@gmail.com ; 0496 85 75 60
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
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de Bruxelles !
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Bruxelles
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׉	 7cassandra://lTR6iC2Px2WP3X8uIik9rnHN7u2RoLoAPGC1Ckn44XYO`̵ \-֏u4Vd׉EENTREPRENDRE
DIGITAL ECONOMY AND SOCIETY INDEX
Numérisation : la Belgique, bon élève d’une
classe toujours plus forte
Selon le Digital Economy and Society Index (DESI) 2018, la Belgique se classe en
8e
globale absolue est meilleure qu’en 2017, notre pays régresse de 3 places en raison
d’une meilleure performance de plusieurs autres pays. [Coproduction]
M
enée depuis 2015, l’étude DESI vise à évaluer
les progrès réalisés par les États membres en
termes de numérisation. Cinq grands domaines
sont analysés : la connectivité (haut début fixe, haut débit
mobile et prix), le capital humain (l’utilisation de l’internet
ainsi que les compétences de base et pointues en
numérique), l’utilisation des services internet (utilisation
de contenu, communications et transactions en ligne par
les citoyens), l’intégration de la technologie numérique
(digitalisation de l’économie et e-commerce) et les services
publics numériques (e-gouvernement et e-santé).
Premier constat : les Belges bénéficient d’une bonne connectivité
puisque la couverture et l’adoption du haut débit
(tant fixe que mobile), ainsi que la couverture en réseaux
d’accès de nouvelle génération (NGA) sont élevées. En
outre, des progrès sont réalisés dans l’adoption des NGA.
L’objectif de la Belgique en connectivité est de fournir à
chaque citoyen un accès internet supérieur à 30 Mbit/s
et de permettre à la moitié des ménages d’atteindre des
débits jusqu’à 1 Gbit/s. Cela dit, l’étude précise que la
Belgique pourrait s’améliorer dans la connectivité mobile
et promouvoir les investissements dans l’infrastructure
télécoms.
Pour ce qui est du capital humain, notre pays se positionne
bien, mais ne progresse que faiblement. En dépit de projets
innovants lancés pour améliorer les compétences numériques,
l’impact de ces initiatives sur le capital humain ne
se fait pas encore ressentir dans l’indice DESI. L’une des
difficultés majeures à cet égard est de motiver un plus
grand nombre de jeunes Belges à embrasser une carrière
dans les technologies numériques et, plus généralement,
les STEM (science, technology, engineering and mathematics).
L’étude précise encore que, dans le cadre de
son agenda numérique, la Belgique investira dans les
3 prochaines années 18 millions d’euros dans des projets
de formation en compétences numériques.
En ce qui concerne l’utilisation des services internet, l’indice
DESI précise que la Belgique n’occupe qu’une faible
13e place, en léger repli. Certes, la plupart de nos compatriotes
sont désormais en ligne et accèdent à un large
éventail de services, essentiellement pour les réseaux
sociaux, même si le Belge apprécie également l’online
banking, le téléchargement de musiques, vidéos et jeux,
ainsi que le shopping. À noter, le très faible pourcentage
de Belges qui utilisent l’internet pour s’informer, notre
pays se situant à la 26e
position seulement.
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
41
position parmi les 28 Etats membres de l’Union Européenne. Si la performance
E-commerce : du retard à l’international
Quant à l’intégration du numérique dans les entreprises, la
Belgique se comporte bien, grâce notamment à différentes
stratégies mises en place pour stimuler la numérisation
des processus d’entreprise. En revanche, notre pays
n’enregistre aucun progrès dans l’e-commerce et la vente
en ligne par les PME dans les pays étrangers. Du coup,
différents agendas numériques (fédéral et régions) sont
mis en place pour stimuler l’adoption des technologies
numériques et former le personnel d’entreprise à l’utilisation
de ces technologies.
Enfin, au niveau des services publics, la Belgique présente
une image globale contrastée, les progrès réalisés
ces dernières années étant moins importants. Si notre
pays se positionne bien dans les documents préremplis
et l’e-santé, la structure fédérale représente un défi dans
le déploiement de services d’e-gouvernement. Le recours
à des systèmes divers et pas forcément interopérables
apparaît comme un handicap, tandis que dans certains
domaines, comme le judiciaire, le potentiel du numérique
n’est pas (encore) pleinement exploité.
Stijn Vander Plaetse,
Directeur Marketing Telenet Business
Pour aller plus loin
Telenet Business offre 2 h de consultance gratuite et
indépendante aux PME, pour les accompagner dans
leur transformation numérique et renforcer leur marketing
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TRANSITION
Du car-sharing ? Oui, mais électrique !
La mobilité partagée était au cœur de la Semaine de la Mobilité, en septembre
dernier. Mais au fait, c’est quoi la mobilité partagée ? C’est tout simple : plutôt que
d’acheter son propre véhicule (voiture, vélo, etc.), on utilise le moyen de transport
le plus adapté à nos besoins, en payant seulement en fonction de l’usage qu’on en
fait. Moins de véhicules sur les routes, donc moins d’embouteillages, de bruit, de
stress, etc.
U
n bon exemple dans ce domaine est le ‘car-sharing’
(la voiture partagée ; mais le concept existe
aussi pour les vélos, trottinettes, scooters, etc.). De nombreuses
études démontrent qu’en moyenne, une voiture
privée est inutilisée environ 95 % du temps et coûte plus
ou moins 4.500 euros par an à son propriétaire. Même
constat pour les véhicules de fonction des entreprises,
inutilisés 85 % du temps. Ajoutez-y des embouteillages
sans fin, un stationnement de plus en plus rare et cher,
des pics de pollution et des mesures visant à limiter
l’usage automobile : avoir une voiture en ville est chaque
jour moins attrayant. Voilà pourquoi les véhicules partagés,
que ce soit en B2C ou B2B, rencontrent un succès
croissant : on dispose d’une voiture quand on en a besoin
et on ne paye que l’utilisation que l’on en fait ; pour les
entreprises, l’usage est optimisé, car plusieurs employés
peuvent utiliser la même voiture.
À Bruxelles, l’offre de car-sharing s’est multipliée : Cambio,
l’opérateur historique, a été rejoint par ZipCar, DriveNow
ou encore Zen Car. Cette dernière se démarque en
proposant uniquement des voitures électriques, alliant
les avantages du partage aux atouts écologiques : pas
d’émissions de particules fines, ni d’oxydes d’azote (NOx).
Les émissions de gaz à effet de serre sont elles aussi
réduites, surtout si l’électricité utilisée est d’origine renouvelable.
En outre, comme ces voitures sont (presque)
silencieuses, elles sont vues comme les véhicules urbains
par excellence.
Zen Car propose un réseau de voitures électriques partagées,
mises à disposition des particuliers, des entreprises
et des administrations. Pour ce faire, l’entreprise a développé
son propre réseau de rechargement qui comporte
désormais 71 stations, soit 142 points de recharge, sur la
capitale. Un bel exploit quand on sait le retard de Bruxelles
en matière d’installation de bornes de chargement.
Innovant à plus d’un titre
Zen Car ne s’inscrit pas seulement dans la nouvelle économie
via son offre de mobilité partagée (ou ‘Mobility
as a Service – MaaS’). Pour croître et devenir rentable,
cette société 100 % bruxelloise, qui ne bénéficie pas de
l’adossement à un grand groupe, mise sur des partenariats
variés pour atteindre un plus vaste public. Elle
travaille déjà avec Interparking pour mettre des voitures
à disposition via le réseau de bornes installées dans les
parkings, mais aussi pour permettre aux clients de Zen
42 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
Car de se parquer gratuitement. Dans le même esprit, Zen
Car a entamé une collaboration avec des gestionnaires
d'immeubles de bureaux et résidentiels, pour proposer
du car-sharing entre les occupants d'un même immeuble
ou d’un même complexe, qu’il s’agisse de particuliers ou
d’entreprises. Le gestionnaire/promoteur offre ainsi des
services supplémentaires à ses clients, tandis que Zen
Car touche un nouveau public. De plus, en se concentrant
sur le segment B2B, Zen Car peut non seulement
mieux rentabiliser ses investissements, mais aussi se
positionner sur un marché encore jeune, en plein essor.
Le business model de Zen Car semble un parfait exemple
de durabilité. Basé sur les principes de l’économie de
la fonctionnalité, où la vente du bien est remplacée par
celle de l’usage, il propose des voitures partagées peu
polluantes comme alternative à la mobilité traditionnelle,
axée sur la possession individuelle. De plus, il mise sur
la collaboration avec des partenaires extérieurs pour
proposer de nouvelles solutions à un vieux problème (se
déplacer). Il répond également aux préoccupations d’un
nombre grandissant de consommateurs, qui veulent réduire
leur empreinte environnementale sans sacrifier
leur confort. Un modèle innovant à plus d’un titre. ●
Laura Rebreanu
Sustainable Development Coordinator
Beci
lr@beci.be ; +32 2 643 78 26
׉	 7cassandra://OWF7EA2yDbuS46J9YFsizUGZS2lLO-9AkIuEij6mZns`̵ \-֏u4Vf׉EwValipac : 20 ans et des projets pour
les 10 prochaines années !
Il y a quelques jours, Valipac a fêté son
20e
agréé d’annoncer à celles et ceux qui étaient
présents à la Maison du Bois d’Etterbeek son
programme pour les 10 prochaines années.
‬Loin de se reposer sur ses lauriers, Valipac a décidé de placer
l’accent sur quatre chantiers importants. Ingrid Bouchez,
responsable de la communication chez Valipac : « Notre objectif
restera de satisfaire à toutes les conditions émises dans
notre agrément, mais nous ne nous en contenterons pas: nous
nous efforcerons aussi d'améliorer le système en le rendant
aussi pragmatique que possible». C’est dans c‬e cadre que
Valipac s’engage à stimuler les collectes sélectives dans les
entreprises, à augmenter le taux de recyclage des emballages
industriels, à diminuer le nombre de ‘free riders’, le tout en
maintenant la redevance stable.
Économie circulaire avec Wienerberger et Total
Dans le domaine des emballages industriels, de nombreuses
initiatives peuvent être prises pour stimuler l’économie circulaire.
« Le premier projet initié concerne le fabricant belge de
briques Wienerberger et Total pour ce qui concerne le développement
scientifique du projet. Les films en plastique utilisés
pour emballer les matériaux de construction vont être récupérés
et utilisés en mélange avec de la matière première pour refabriquer
des films en plastique recyclé d’excellente qualité »,
explique Ingrid Bouchez. Valipac entend ainsi susciter la demande
pour ce genre de produit. Toujours dans le domaine de
l’économie circulaire, Valipac développe actuellement un outil
destiné à évaluer la circularité des emballages industriels (en
particulier les plastiques). L’évaluation basée sur des critères
objectifs attribuera un score de circularité aux emballages, un
peu à la manière des classes énergétiques des appareils ménagers.
Valipac entend jouer un rôle de médiateur entre les
différents acteurs de la chaîne des matériaux pour éviter que
l’innovation de l’un ne devienne le problème de l’autre. Il est
en effet inconséquent qu’un fabricant modifie les propriétés de
son film plastique de telle manière qu’il ne puisse plus être
recyclé correctement.
Une source fiable et globale de données chiffrées
Valipac entend également devenir LA source fiable pour les
données chiffrées relatives à la production de déchets des
entreprises. Jusqu'en 2016, Valipac recensait uniquement les
données relatives aux déchets d'emballages industriels collectés
par une série d'acteurs. Sur la période 2017-2021, elle
recensera désormais des informations relatives aux déchets
générés par les entreprises et ce pour 15 flux différents. Les
données sont recensées par point de collecte et par numéro
d’entreprise, ce qui permettra de localiser les entreprises et de
lier la production de leurs déchets au secteur d’activité dans
lequel elles évoluent. De cette manière, Valipac aura toutes
les clés en main pour mettre en place en baromètre du tri en
entreprise. « Cela permettra d’identifier les secteurs à la traîne,
de mettre en place des actions de communication spécifiques,
de stimuler les actions de collecte, etc. », analyse Ingrid Bouchez.
De leur côté, les collecteurs de déchets disposeront de
chiffres corrects qui leur permettront d’‬identifier leurs parts de
marché et d’améliorer plus encore le potentiel de tri auprès de
leur clientèle.
Dégager des synergies avec d’autres organismes
Afin de fédérer les énergies, des synergies seront envisagées
avec d’autres organismes de gestion (REP). « Nous pensons
aux organismes comme VALORFRIT, VALORLUB, RECUPEL,
BEBAT, Fost Plus. Si une entreprise a des emballages
ménagers, elle est peut-être aussi confrontée à des emballages
industriels. Pour lui faciliter la vie, certaines initiatives
peuvent être prises: comme la mise en place d’un seul canal
de déclaration avec un seul mot de passe par exemple. Ou encore
des séances d’information communes », souligne encore
Ingrid Bouchez.
Info : www.valipac.be
anniversaire. L’occasion pour l’organisme
׉	 7cassandra://sV-1Fq0PEQppbLshn3OvyHxGfQFPlA4ILAIKRi5NxUc`̵ \-֏u4Vg\-֏u4Vf#בCט   u׉׉	 7cassandra://CaAFY1YU60UhS9AEdIie-pyRCiY3zIHI2HnMKcVEauk [` ׉	 7cassandra://PFmxs_U7RuwRPY-mKgNjNwNei7mPeMJiudY_4Jco65Mf`S׉	 7cassandra://OI-hCCVBIFUS7wyp-Amf5rZCDPCrkVOw0zedV2wmRW4`̵ ׉	 7cassandra://4-KIAY1-4JTCrxz0J2hfWOjlvZKKLl8XiXKHE-juggM̨͈͠\-֡u4Vט  u׉׉	 7cassandra://zcz-MZSDBHH-f6FNVg9J1tt7vqdHoEH1WGNeFD9ku8M v`׉	 7cassandra://IrMvP5hVBcj-t5we3voK5EbXIYnzWtp-e9aqEjLMmYQjd`S׉	 7cassandra://cAWUzqe7D1b9INNfi66cdUXn1MaJLWvhm5_seuzRprIL`̵ ׉	 7cassandra://4p9-fds-brT4f0FkLIvJYOXMDUUzu-RKZyOryUDtTA8Ͱ1̠͠\-֡u4Vנ\-֡u4W -]9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈנ\-֡u4W  ̂9ׁHmailto:trainings@beci.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
SALES & MARKETING
Une meilleure gestion de temps,
pour vendre mieux et plus ?
Qu’il s’agisse des moments dédiés à la vente, de trajets en voiture, du démarchage
téléphonique, du suivi administratif, de la relance client… Le temps des forces
commerciales est scindé en une multitude d’activités. Ainsi et pour atteindre leurs
objectifs de vente, ce temps doit être optimisé. Thibaut Deckers, Sales Academy
U
ne étude sur la performance des
forces de vente nous révèle que
les commerciaux sédentaires consacrent
moins de 30 % de leur temps aux visites.
Ainsi, 49 % de la journée d’un commercial
serait dédiée aux tâches administratives et
à la résolution de problèmes divers. Autre
chiffre marquant : les commerciaux ont une
estimation deux fois supérieure à la réalité de
leur temps passé en vente « active » auprès
de leur clientèle – laquelle ne représente en
réalité que 12 % de leur temps !
Paradoxal, à l’heure où la digitalisation permet
plus de flexibilité et de polyvalence. Faire
un meilleur usage du temps disponible, c’est d’abord
considérer que les journées d’un commercial sont ponctuées
de nombreuses tâches répétitives de recherche,
d’encodage et d’administration qui les freinent et les
démotivent. Les meilleurs commerciaux font toujours
ce que les autres n’ont jamais le temps de faire…
La recherche de temps utile doit être une démarche
collective. Redéfinir un modèle de gestion commerciale,
d’acquisition de clients, de KPI laissant moins de place
à l’urgence, est essentiel pour vendre mieux et plus.
Modéliser ne signifie pas pour autant robotiser et perdre
la plus-value de la personnalisation. C’est un gain de
temps pour travailler l’expérience client, mieux accompagner
celui-ci et se concentrer sur la personnalisation
des points de contact, un atout essentiel de performance
commerciale !
6 astuces pour mieux gérer son temps
commercial
1. Gérez le temps comme de l’argent : Le temps est une
de vos richesses. Investissez-le comme si c’était votre
argent. En entreprise, le temps devrait être considéré
comme une ressource précieuse et épuisable. De la même
manière qu’une société tient une comptabilité, le temps
devrait être géré de manière tout aussi rigoureuse.
2. Pensez en terme de résultat, pas de temps passé : La
productivité, ce n’est pas travailler plus, c’est travailler
mieux. Quand vous engagez votre temps de travail dans
une tâche commerciale, ne pensez pas directement au
temps que cela devrait vous prendre, mais au résultat
que vous souhaitez atteindre.
3. Restez concentré sur ce qui compte, dites « non » :
Dans la lignée du conseil précédent, efforcez-vous de
44 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
rester focalisé sur ce qui a de la valeur dans
les yeux des gens pour qui vous travaillez.
4. Ayez une méthodologie et des outils pour
rester organisé et vous mettre en action :
Pour être productif, il faut d’abord savoir
comment agir dans son travail. Il existe
une multitude de techniques pour gérer
son temps.
5. Fuyez les interruptions, éliminez les
distractions pour rester concentré : Nous
avons tous des urgences ; parfois une tâche
surgit, et son impact est tel qu’elle se doit
d’être en haut de votre ‘to do list’. Si vous
êtes interrompu, essayez d’évaluer le niveau
de priorité à accorder. Si ce n’est pas urgent et important,
demandez à voir cela plus tard et restez focalisé sur votre
tâche en cours.
6. Interrogez les autres sur votre productivité : Devenir
efficace ne se fait pas seul, sur une île déserte. Votre
productivité se nourrit du feedback des autres. Demandez
conseil et une analyse bienveillante de votre productivité
par les gens qui travaillent avec vous. C’est aussi une
occasion rêvée pour connaître les « astuces » de vos collègues
pour être productifs.
En définitive, libérer du temps commercial pour mieux
servir son client est un processus continu, qui suppose
beaucoup d’observation et de discipline. Le bénéfice est
souvent double pour les managers et commerciaux qui y
sont parvenus : ils voient leur chiffre d’affaires augmenter
et améliorent la satisfaction de leurs clients.
Pour aller plus loin
Participez à la formation Time Management pour
commerciaux, certifiée par la Sales Academy (supported
by ICHEC- Formation Continue).
Quand ? Le 30 novembre, de 9h à 17h
Où ? Beci, 500 av. Louise, 1050 Bruxelles
Info et inscriptions : trainings@beci.be - 02 210 01 72
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MARCHÉS PUBLICS
La sous-traitance, voie royale pour les PME
chez Bruxelles Mobilité
Même si Beci n'est pas le dernier à pointer la lenteur de certains gros chantiers
(destruction du viaduc Reyers, rénovation des tunnels...), réduire Bruxelles Mobilité
à ces contrariétés serait injuste. L'institution régionale est incontournable dans la
gestion de la mobilité au sens large et un initiateur important de marchés publics
pour les entreprises.
Cédric Lobelle
B
ruxelles Mobilité (BM), qui a fait l'objet d'un séminaire
fin septembre chez Beci, emploie environ
500 collaborateurs pour un budget annuel
d'1,2 milliard d’euros, dont 1,08 milliard de budget d'exécution.
Une somme répartie en dotation à la Stib (72 %)
et au port de Bruxelles (1 %) ; le reste, 291 millions, étant
utilisé pour ses activités propres, dont l'essentiel consacré
aux investissements : transports publics (87 millions),
ponts et tunnels (72 millions), voiries et espaces publics
(43 millions). Viennent ensuite l'entretien de ces voiries
et espaces publics (41 millions), l'entretien des transports
publics (5 millions), la sécurité routière (8,5), etc.
Des budgets conséquents et notamment des chantiers
majeurs générant de multiples marchés publics, entre
autres des missions d'études.
Missions d'études et travaux de modernisation
« La destruction du viaduc Reyers est caractéristique à
cet égard », indique Eric Monami, chef de service au Pôle
Construction de BM. « Il a fallu lancer des marchés publics
pour les études topographiques, les études de stabilité,
le contrôle de chantier, l'éclairage LED, le désamiantage,
la surveillance, la signalisation, les études phytosanitaires,
les études de mobilité, l'analyse contrôle-qualité du
terrain, la percolation, etc. »
BM commande aussi des études plus générales avec éléments
urbanistiques, de stationnement et de circulation,
des modèles globaux et locaux de mobilité, mais également
des enquêtes de satisfaction (Semaine de la Mobilité,
Dimanche sans voiture...), sur l'utilisation des différents
modes de transport, sur la signalisation verticale...
« Les plus grosses dépenses passent par des marchés
publics européens », signale Philippe Barette, directeur
stratégie chez Bruxelles Mobilité. « Notamment les marchés
d'études tels que celui de la Toison d'Or, ou des
chantiers de rénovation comme celui de la chaussée
d'Ixelles, environ 6 millions d’euros, ou celui du quartier
Schumann, près de 6 millions, dont 770.000 euros rien
que pour l'étude. »
Le budget pour les travaux de modernisation des espaces
publics monte à 40 millions. Raison pour laquelle BM
traite en priorité avec des entrepreneurs agréés de classe
7 (travaux entre 3,225 millions et 5,330 millions d’euros)
ou classe 8 (au-dessus de 5,330 millions d’euros).
La destruction du viaduc Reyers a nécessité de multiples
marchés publics pour les études de stabilité, le
contrôle de chantier, l'éclairage LED, le désamiantage…
Viser la sous-traitance
Quid des PME bruxelloises dans l'octroi de ces marchés ?
« Elles peuvent bien entendu participer, mais nous ne
pouvons pas faciliter leurs démarches », reprend Eric Monami.
« Pour les plus gros marchés, nous conseillons aux
PME de s'associer avec des consortiums, ou de décrocher
des accords de sous-traitance et de ‘sous-sous-traitance’.
Elles doivent être proactives et attentives : même les
petits marchés sont publiés et ouverts à tout le monde.
Nous passons deux types de marchés. Soit des marchés
‘stock’, à la commande, en octroyant à un seul entrepreneur
une enveloppe globale pour, par exemple, des pistes
cyclables. Des contrats d'un an, renouvelables plusieurs
fois, mais avec une incertitude liée aux changements de
politique. Et il y aussi les appels d'offres. Généralement,
nous réalisons le cahier des charges. Mais il nous arrive
de valider celui proposé par un soumissionnaire. »
Plusieurs gros chantiers de modernisation sont au programme
en 2019 : la chaussée de Ruisbroek, l'avenue du
Port, le ‘park & ride’ de Stalle, l'avenue Simonet, l'avenue
des Palais, l'avenue Delleur, ou encore la Petite Ceinture
(Madou-Porte de Namur).
Entretiens et réparations
Les marchés « entretiens et réparations » représentent
une grosse part du budget propre de Bruxelles Mobilité :
près de 100 millions d’euros, dont 15,5 millions consaBECI
- Bruxelles métropole - novembre 2018
45
© Belga
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Infrastructures des transports publics
La gestion des infrastructures du métro, bien que celui-ci
soit exploité par la Stib, incombe directement à
BM (contrairement à celle des trams). Ce « secteur spécial
» emploie 140 personnes. Des travaux qui consistent
notamment dans la rénovation des tunnels du métro,
mais aussi des équipements (travaux et fournitures : un
budget annuel de 60 millions d’euros) et la gestion d'un
patrimoine « gelé » de 600 millions d’euros.
L’aménagement des pistes cyclables, tout comme la
signalisation, font partie des tâches de Bruxelles Mobilité.
crés à la gestion des espaces verts (les 25.200 arbres de
voirie, les zones vertes aux entrées des autoroutes…) et
la gestion des œuvres d'art et fontaines. La même somme
est prévue au pôle entretien des voiries (320 km) :
revêtements, trottoirs, pistes cyclables, égouttage, pose
et réparation de mobilier urbain...
Il y avait également, en 2018, 46 millions d’euros pour le
pôle « ponts et tunnels » (92 ponts, viaducs et passerelles
et 42 tunnels routiers totalisant 11,5 km). « Ce sont
des marchés publics spécifiques, réalisés ouvrage par
ouvrage. Le budget est fluctuant, en fonction des plans
d'investissement. En 2018, il est plus important car la rénovation
du tunnel Léopold II a débuté », signale Vincianne
Lerate, directrice ff de la Direction Gestion et Entretien
des Voiries. 24 autres millions d’euros sont prévus pour
les interventions électromécaniques : maintenance des
installations électriques, électromécaniques et électroniques
des tunnels routiers, des équipements haute et
basse tension, des sites techniques, surveillance vidéo,
gestion de la fermeture de tunnel, nettoyage…
Le pôle marquage au sol et signalisation verticale nécessite
quant à lui 7,5 millions d’euros annuels (il y a 55.000
panneaux de signalisation à Bruxelles !), auxquels il faut
ajouter 5 millions pour la signalisation lumineuse (feux
tricolores à LED mais aussi radars de vitesse et de franchissement
de feu) et 5,4 millions pour l'éclairage public
des voiries et fontaines. Et enfin 3,3 millions d’euros pour
le pôle télématique : 190 km de câbles de fibre optique
contribuent au réseau propre de communication de la
Région bruxelloise, qui servira également en 2019 à la
signalisation dynamique pour les parkings.
« Un cahier des charges entretiens et réparations implique
principalement un accord-cadre avec un seul fournisseur,
d'une durée d'un an et renouvelable plusieurs fois »,
précise Vincianne Lerate. « Mon conseil aux PME est le
même : il faut entrer par la porte de la sous-traitance. »
Programme de séminaires
Beci organise en 2018 un cycle de séminaires
« marchés publics ». Prochaine date :
22.11 S’organiser pour répondre à des marchés
publics
Info et inscriptions : Caroline Coutelier, 02 643 78 13
— cco@beci.be
46 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
Au menu actuel, tout spécialement, la rénovation et le
renouvellement des infrastructures électriques du métro,
la couverture par caméras des zones publiques, le remplacement
des stations de pompages et des escalators,
la réalisation du programme PMR (personnes à mobilité
réduite), ou encore la protection des zones à risques contre
les incendies (sprinklage). Là aussi, des marchés très
lourds, avec un cahier des charges approuvé par mois,
une soumission par mois, plus de 70 marchés simultanés.
Et ce même conseil aux PME qui veulent leur « part du
gâteau » : travaillez en sous-traitance !
Autres marchés de services
Enfin, Bruxelles Mobilité, ce sont aussi des marchés publics
pour des formations, des campagnes de communication,
le développement d'applications mobiles, l'achat
de ‘big data’, du travail d'impression, du matériel éducatif
et de sensibilisation, des événements, de la consultance
en management, de la coordination de chantier, etc.
Bref, les possibilités sont multiples pour les entrepreneurs
bruxellois. À condition de savoir dans quelle pièce
jouer : « Dans les petits marchés publics, c'est à dire de
moins de 144.000 euros, il y a des places à prendre pour
les PME. Mais pour les plus gros marchés, il faut passer
par la sous-traitance ou les consortiums. N'oubliez pas
que toute candidature pour un marché public doit être
déposée en français ou en néerlandais, et c'est valable
également pour les entreprises étrangères », rappelle
Dominque Malevez, responsable de la cellule Marchés
et Contrats.
BM travaille sur un modèle-type d'appel d'offres de marchés
publics, ainsi que sur un cahier des charges-type en
matière de voiries. Le 1er
janvier 2019, la nouvelle circulaire
sur les clauses sociales sera d'application.
Info : les entrepreneurs peuvent contacter Bruxelles
Mobilité via bmb.da@gob.brussels ou le 0800/94001,
mais surtout s’inscrire sur la plateforme
my.publicprocurement.be. ●
© Belga
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L’actualité BECI en photos
250 entrepreneurs étaient présents,
le 2 octobre dernier au Cercle de
Lorraine, pour l’événement Brussels
Meets Brussels, en présence
de plusieurs personnalités politiques
bruxelloises. Orateur principal, John
Porter, CEO de Telenet, a évoqué les
défis de la communication (voir interview
p. 10).
© Reporters
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
47
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‘Sprout to Move for Brussels’ : tel était le titre d’un afterwork organisé aux Halles
Saint-Géry, lors de la Semaine de la Mobilité, en présence des ministres de la
Mobilité François Bellot (fédéral) et Pascal Smet (Région bruxelloise).
L’entrepreneuriat durable à l’international était au
cœur d’un séminaire organisé chez Beci, le 2 octobre,
avec la participation de la secrétaire d’État régionale
au Commerce Extérieur, Cécile Jodogne.
L’Assemblée Générale de Beci, le 3 octobre dernier,
a été l’occasion d’honorer quelques-uns de nos
membres les plus fidèles, dont (ci-contre de gauche
à droite ) : Sterop Overseas (50 ans d’affiliation), Intercontinental
Services (40 ans) et M.I.T. Consult (25 ans).
48
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
© Reporters
© Isopix
© Reporters
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ADRESSES
O LIBAN
Chaussée de Vleurgat 324 - 1050 Ixelles
wwww.oliban.be
LA FOURCHETTE À BICYCLETTE
Rue Longue Vie 46 - 1050 Ixelles
www.fourchetteabicyclette.com
COMPTOIR RODIN
Avenue Auguste Rodin 8 - 1050 Ixelles
www.comptoir-rodin.be
LET' DIM SUM
Avenue Legrand 73 - 1180 Uccle
www.letsdimsum.be
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Des restaurants ‘healthy’ pour
manger sur le pouce à midi
Sur le pouce ne veut pas dire automatiquement "fast
food" ! Voici une liste non exhaustive de délicieux restaurants
offrant un service rapide. Rien de mieux que de
manger sainement à midi sans perdre trop de temps.
O Liban : Un restaurant qui vous fait découvrir les saveurs
du Liban, une vraie escapade gustative ! Si vous n'avez pas
le temps de vous y arrêter, le service traiteur est fait pour
vous. Plus d'excuse pour ne pas goûter aux mets délicieux
d'O Liban.
La Fourchette à Bicyclette : Même si vous ne venez pas à
vélo, vous êtes sur le chemin de la ‘good food’. La Fourchette
vous accueille avec des gaufres salées, des plats sans gluten
et sans lactose. Tous les plats sont préparés sur place et les
ingrédients sont de saison.
Comptoir Rodin : Le Pavillon Rodin, installé dans un bâtiment
historique d’Ixelles, accueille un restaurant de jour idéal pour
se retrouver entre collègues le temps d’un déjeuner, pour
travailler seul ou en équipe dans la salle de réunion prévue à
cet effet, pour partager un moment convivial avec des amis
autour d’un café ou en famille le week-end pour un brunch.
Let's Dim Sum : Un restaurant dédié aux petits raviolis cantonais,
situé à deux pas du bois de la Cambre. Let's Dim Sum
vous propose des formules lunch super intéressantes. Le
restaurant fait aussi d'excellents plats chinois si vous n'êtes
pas amateurs de raviolis.
Seedz : Chez Seedz, on fait le plein d'énergie avec le premier
fast food de la cuisine de l'énergie par Martine Fallon. Ici, on
SEEDZ
Place Georges Brugmann 27 - 1180 Uccle
www.seedz.be
OMA
Rue Jourdan 129 - 1060 Saint-Gilles
www.chezoma.be
G SPUD
Rue Jourdan 9 - 1060 Saint-Gilles
www.g-spud.com
KAMILOU
Avenue Van Volxem 354 - 1190 Forest
www.kamilou.be
s'arrête pour un lunch ou on achète son pain sans farine,
ses ‘chicken dips’ aux céréales et ses smoothies détox. C'est
un moment de détente pour vous et de bien-être pour votre
corps !
Oma : Retour en enfance avec Oma ! Vous y retrouvez la
décoration vintage que vous avez sûrement connu chez vos
grands-parents, et surtout le ‘fait maison’ réalisé avec beaucoup
d'amour. Le plat du jour, pensé en fonction des saisons,
varie quotidiennement. Il y a de nombreuses pâtisseries pour
de terminer tout en douceur sur une touche sucrée.
G Spud : Ici, on mange une pomme de terre saine avec un
topping rempli d'ingrédients frais. Mais pourquoi une pomme
de terre ? C'est un aliment très nutritif, abordable et délicieusement
sain ! G Spud offre à ses clients un lunch rempli de
vitamines, de minéraux et de protéines.
Kamilou : Chez Kamilou, vous dégusterez une cuisine familiale
et de saison, élaborée dans le plus grand respect de l’environnement.
Cette cantine vous propose des produits sains,
issus du commerce équitable et de l’agriculture biologique,
cultivés dans le plus grand respect de l’environnement.
Donatienne de Vleeschauwer
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
49
© Shutterstock
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9ׁHhttp://be.coׁׁЈ׉EBRUSSELSLIFE
PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
10.10 | 06.01.19
VAN GOGH:
THE IMMERSIVE EXPERIENCE
À l’aide d’une technologie d’imagerie
virtuelle dernier cri, vous serez plongés
dans l’univers spectaculaire et inégalable
de Vincent Van Gogh. | Bourse | 12,50€ -
17,50€ | www.expovangogh.be
17.11 | 25.11
SALON COCOON
Durant 10 jours, plus de 200 exposants
présenteront leurs dernières créations.
De la cuisine à la salle de bain, en passant
par les luminaires : il y en aura pour tous
les goûts, toutes les bourses et toutes les
maisons. | Brussels Expo | 6€ en ligne |
www.cocoon.be
23.11 | 25.11
SALON ART3F
Pour cette 3e
02.10 | 31.01.19
L'EXPÉRIENCE LEGO® À TRAIN WORLD
LEGO® et Train World embarquent
ensemble pour une chouette aventure.
L'exposition crée un pont entre les trains
populaires de LEGO® et l’histoire, passée
et à venir, des chemins de fer en Belgique.
|Train World | 9€ -12€ | www.trainworld.be
24.11
LES SAMEDIS D’ANIMA
Pendant une après-midi, nos petites têtes
blondes pourront découvrir plusieurs
courts métrages d’animation. Le 24 novembre,
le film « Shaun le mouton » sera à
l'affiche. | Flagey | 7€ |
www.animafestival.be
16.11
LA NUIT DES PUBLIVORES
En une nuit, découvrez le meilleur de la pub
belge et internationale avec plus de 300
spots publicitaires. |UGC De Brouckère |
Prix non communiqué |
www.nuitdespublivores.be
19.11
FONDATION I SEE X FILIGRANES
Le lundi 19 novembre, de 20h à 23h, participez
à la soirée caritative de la librairie
Filigranes aux profits de la Fondation I
See. Elle forme des chiens-guides pour les
personnes atteintes d'un handicap visuel. |
Librairie Filigranes | Entrée libre |
www.filigranes.be
édition belge, près de 150 galeries,
peintres, sculpteurs, photographes
et céramistes vous feront découvrir leurs
univers artistiques singuliers avec plus de
3.000 œuvres présentées. |Brussels Expo |
10€ en ligne | www.art3f.fr
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Le cimetière de Laeken : le Père-Lachaise bruxellois
Adresse :
Parvis Notre-Dame de Laeken
1020 Bruxelles
Construit autour de l’église Notre-Dame
de Laeken, ce dernier cimetière bruxellois
de type paroissial ouvre ses portes
pour des visites guidées.
50 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
L’histoire du cimetière de Laeken commence
à l'époque où les coutumes
chrétiennes imposaient l'ensevelissement
des morts près des vivants. En
1850, Laeken a de plus en plus d'habitants
et le cimetière atteint sa capacité
maximale. Cette saturation empêche le
développement du cimetière. L'ingénieur
Emile Bockstael décide alors de
construire les galeries funéraires souterraines,
imaginées initialement par
Joseph Poelaert, afin d'augmenter la
capacité du cimetière.
En dehors de l’histoire du cimetière de
Laeken, vous découvrirez un patrimoine
architectural riche et varié. Vous pourrez
observer un exemplaire du Penseur
de Rodin, ainsi qu’un columbarium Art
Déco réalisé par l'architecte François
Malfait. À voir également : de nombreuses
sculptures réalisées par Albert-Ernest
Carrier-Belleuse, maître de
Rodin, mais aussi celles d'Ernest Salu.
À l’instar du Père-Lachaise à Paris,
vous trouverez à Laeken les tombes de
personnalités belges telles que Léon
Suys, Joseph Poelaert, Marguerite de
Riemaecker-Legot ou encore Fernand
Khnopff.
Vous souhaitez découvrir ce cimetière ?
Il est accessible gratuitement de 8h30
à 16h et des audioguides sont à votre
disposition à l’entrée. Ils permettent
aux visiteurs de découvrir l'histoire du
cimetière et les anecdotes liées au patrimoine
funéraire, ainsi que des informations
sur les personnalités qui y reposent.
Donatienne
de Vleeschauwer
29.11 | 02.12
NOCTURNES DU SABLON
Durant quatre soirées, le quartier du Sablon
se pare de décorations de Noël avant
l’heure ! Les commerçants ouvriront leurs
portes jusqu'à 23h. De multiples animations
festives seront assurées | Quartier du
Sablon |Entrée libre|
www.lesnocturnesdusablon.com
EN SOIRÉE
© Belga
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Aster Volume SPRL
Av. des Dix Arpents 48 - 1200 Bruxelles
Code Nace : 86905 - Activités de revalidation
ambulatoire 86906 - Activités des praticiens
de l'art infirmier 86909 - Autres activités
pour la santé humaine n.c.a. del. :
Gheur Dominique
Bioceram SPRL
Rue Lieutenant Freddy Wampach 38 -
1200 Bruxelles Code Nace : 32500 - Fabrication
d'instruments et de fournitures
à usage médical et dentaire del. : Delescaille
Vincent
BKD8 SPRL
Rue Berkendael 8 - 1190 Bruxelles Code
Nace : 62020 - Conseil informatique
70210 - Conseil en relations publiques et
en communication 70220 - Conseil pour
les affaires et autres conseils de gestion
del. : Pautré Vincent
Blue Square SA
Cours Saint-Michel 30 B - 1040 Bruxelles
Code Nace : 62010 - Programmation informatique
62020 - Conseil informatique
62090 - Autres activités informatiques
del. : De Borman Nicolas
Digisense SPRL
Chée de Roodebeek 206 - 1020 Bruxelles
Code Nace : 1813001 - Composition, par
exemple de textes et d'images, sur film,
sur papier photographique ou papier normal
59113 - Production de films autres
que cinématographiques et pour la télévision
70210 - Conseil en relations publiques
et en communication del. : Portois
Alexandre
Evasions SPRL
Rue du Midi 89 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 46900 - Commerce de gros non
spécialisé 47792 - Commerce de détail de
vêtements d'occasion en magasin del. :
Hutois Carine
Frédéric Chadelas PPE
Rue Emile Wittmann 73 - 1030 Bruxelles
Code Nace : 62010 - Programmation informatique
62020 - Conseil informatique
70210 - Conseil en relations publiques et
en communication del. : Chadelas Frédéric
Gaster
Châtelains SPRL
Rue de l'Aqueduc 74 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 46180 - Intermédiaires spécialisés
dans le commerce d'autres produits
spécifiques 46190 - Intermédiaires
du commerce en produits divers 56102
- Restauration à service restreint del. :
Roussier Stéphane
Immobilière Toisor SA
Av. de la Toison d’Or 61-63 - 1060 Bruxelles
Code Nace : 55100 - Hôtels et hébergement
similaire 56210 - Services des traiteurs
68201 - Location et exploitation de
biens immobiliers résidentiels propres
ou loués, sauf logements sociaux del. :
Schutte Peter
Moira Wrathall PPE
Georges Huynenstraat 18 - 1560 Hoeilaart
Code Nace : 4771601 - le commerce de
détail de vêtements de dessus, y compris
les vêtements de travail 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de gestion
85599 - Autres formes d'enseignement
del. : Wrathall Moira
Musiad Belgium ASBL
Rue Royale 253 - 1000 Bruxelles del. :
Apaydin Hayri
PaySecure WorldWide SA
Rue du Commerce 1 - 3895 Foetz - Luxembourg
del. : El Bakkali Saïd
Putman Freres SA
Rue Henri-Joseph Genesse 30 - 1070
Bruxelles Code Nace : 2511001 -Fabrication
de cadres métalliques ou d'ossatures
pour la construction - 25620 - Usinage
43211 - Travaux d'installation électrotechnique
de bâtiment del. : Ranieri Dominique
RWDM - Racing White Daring
Molenbeek ASBL
Rue Charles Malis 61 - 1070 Bruxelles
del. : Dailly Thierry
SRX Event SPRL
Rue Isidore Meyskens 117 - 1780 Wemmel
Code Nace : 46170 - Intermédiaires du
commerce en denrées, boissons et tabac
47750 - Commerce de détail de parfumerie
et de produits de beauté en magasin
spécialisé 9604001 - Services liés au bienêtre
et confort physique fournis dans les
établissements de thalassot del. : Vuyge
Xavier
Theelen Joris PPE
Rue Antoine Dansaert 206 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 69101 - Activités des avocats
del. : Theelen Joris
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Ansell Healthcare
Austar
Axa
Banque Mondiale
Banque Nationale
de Belgique
Barry-Callebaut
Base
be.connected
Beelingwa
Befimmo
Belfius
Belgian Chambers
BGL
BNP Paribas
23-25
10-11
16-17
32
16-17
23-25
10-11
36
33-34
16-17
6-8
39
23-25
23-25
Brasserie de la Senne 23-25
Brussels Beer Project 23-25
Brussels Invest & Export
Bruxelles Mobilité
Cambio
Cantillon
27-28 ; 29 ; 32
45-46
42
23-25
Cercle de Lorraine 4-5 ; 47-48
CFE
Chemical Partners
CIT Blaton
Citizenlab
23-25
23-25
23-25
6-8
Cohabs
Comeos
18-21
6-8
Commission Royale des Monuments
et Sites (CMRS) 18-21
Comptoir Rodin
Corné
Crosslaw
Cultures En Ville
Daoust
DriveNow
Drohme Invest
Engie
49-50
23-25
6-8
6-8
6-8 ; 27-28
42
18-21
23-25
Enterprise Europe Network
Ermitage NanoBrasserie (L’)
EV-Point
Fevia
Fishertrade
Fourchette à Bicyclette (La)
G Spud
Godiva
Green City Solutions
Handary
Hub.brussels
Ichec
27-28
23-25
16-17
6-8
23-25
49-50
49-50
23-25
6-8
32
29
44
Intercontiental Services 47-48
Kamilou
Krinkels
Let’s Dim Sum
Liberty Global
Litteris
M.I.T. Consult
Marcolini
McKinsey
Neuhaus
O Liban
Oma
Orange
PeterLily
Pharma.be
Pipaillon
Port de Bruxelles
Promosalons
Proximus
49-50
6-8
49-50
10-11
33-34
47-48
23-25
6-8
23-25
49-50
49-50
10-11
4-5
23-25
27-28
45-46
27-28
10-11
Rassemblement bruxellois
pour le droit à l’habitat (RBDH)
15
RTBF
Sales Academy
Scarlet
Seedz
Solvay
38
44
10-11
49-50
4-5 ; 23-25
Sterop Overseas
Stib
4-5 ; 23-25 ; 47-48
45-46
Stoemelings (En)
23-25
Syndicat National des Propriétaires
et des Copropriétaires
(SNPC)
Telenet
15
Time Media
10-11 ; 41 ; 47-48
27-28
Time Warner
Communications
TPF
Tractebel
Uber
Ubiqus Belgium
UCB Pharma
Univar Benelux
Vervloet
Voo
Water l’Eau Aqua Club
Waze
Zen Car
Zetes
ZipCar
10-11
23-25
23-25
27-28
33-34 ; 35
23-25
23-25
27-28
10-11
40
27-28
42
6-8
42
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
51
׉	 7cassandra://zAHB4VRx5TcZLFKlCgZLofxFDAZdW4SvrPD4QB8XFokP`̵ \-֏u4Vo\-֏u4Vn#בCט   u׉׉	 7cassandra://Ko7rLaNWIDYdTN8IUbu5amLF08fban5cqW-F0mAOyv8 ` ׉	 7cassandra://IOS38GZy_S5MMXpN4PbLT_Y7vKLNO7y1CZSqslyuJgo]`S׉	 7cassandra://bm01ETbhXUaeIryniqWVZ8GC30WAl5uXfMjAZyDLf7o`̵ ׉	 7cassandra://1jRhMJbR2OZzOT0y_D92uO-PmFPfiH9QIEAntcvvg94_g͠\-֣u4Wט  u׉׉	 7cassandra://TeixE2cVZchJ4zOxhau7zOeJtp_IH-e5NS8-JODEmsg B`׉	 7cassandra://b5S5S2gyITFSr7IP0LZdrs9CXWfoiD4h16SneND-yg8Q`S׉	 7cassandra://IW7L9_XTthejhvCPaaXJjNYCHwB4dXm8ETOXXBS0JXMM`̵ ׉	 7cassandra://uasGZS5NMa9ZWb31EB0Su5c85WEB12qKTcxQGt9_poI Z͠\-֣u4W"נ\-֤u4W/ e9ׁHmailto:sse@beci.beׁׁЈנ\-֤u4W. /e9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈ׉ECOMMUNITY
AGENDA
Management & RH, Personal
improvement
16.11.2018
RH et relations sociales : si
vous déléguiez au middle
management ?
20.11.2018
Neuroscience : Développez votre
concentration et votre mémoire
27.11.2018
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer votre temps !
29.11.2018
50% des départs sont dus à un
conflit non résolu : plus chez
nous !
Vente, marketing & Communication
08.11.2018
Your digital track : learning lunch
09.11.2018
Your digital track : optimisez vos
campagnes e-mailing
13.11.2018
Your digital track: Facebook ou
comment créer une communauté
engagée !
14.11.2018
Transformez les caractéristiques
de vos produits ou services en
message de vente
15.11.2018
Your digital track : learning lunch
16.11.2018
Apprendre le néerlandais pour
prospecter et vendre
20.11.2018
Your digital track : réalisation de
votre capsule vidéo
20.11.2018
Appropriez-vous l’efficacité de la
prospection digitale sur LinkedIn
28.11.2018
Your digital track : découvrez
toutes les ficelles d’une
campagne Facebook
ICT
29.11.2018
Créer des présentations
captivantes et persuasives grâce
à PowerPoint
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
Cycle marchés publics
22.11.2018
Se mettre en ordre pour répondre
à des marchés publics
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
29.11.2018
Circular Afterwork
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be
52
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2018
**En néerlandais uniquement
Législation sociale
08.11.2018
Les nouvelles règles
européennes sur le détachement
des travailleurs
12 & 19.11.2018
Négociation avec les syndicats :
atelier pratique
15 & 22.11.2018
Stress et burn-out : une approche
psycho-médicale et juridique
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
– fs@beci.be
Droit commercial
23.11.2018
e-commerce : comment en faire un
levier de croissance ?
➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58 –
ab@beci.be
Médiation juridique
Jusqu’au 22.02.2019
Cycle de formations de base et
spécifique à la médiation civile et
commerciale
14.11.2018
Poser les bonnes questions en
médiation
➜ bMediation +32 2 643 78 47 –
info@bmediation.eu
Fiscalité & finances
09 & 16.11.2018
Prix de revient : votre meilleur
ami
22.11.2018
Les impayés : plus une fatalité !
➜ Eric Vanden Bemden
evb@beci.be
Environnement, urbanisme,
mobilité
08.11.2018
Destination de croisière : vers
une entreprise Zéro Carbone
➜ events@beci.be
08.11.2018
Export Experience : Contrats
internationaux, de l’offre aux
négociations, partie 1
12.11.2018
Forum Douanes Bruxelles -
Comment vous préparer au
Brexit ?
13.11.2018
Club Afrique – Opportunités
en Afrique du Sud, Malawi,
Mozambique, Ouganda et
Rwanda
14.11.2018
Les instruments financiers
de Finexpo pour soutenir
l’exportation vers les pays en
développement
15.11.2018
Export Experience : Contrats
internationaux, de l’offre aux
négociations, partie 2
15 & 16.11.2018
EEN – North Buy Southwest :
Matchmaking event avec des
producteurs français de produits
alimentaires et de vins
21.11.2018
EEN – About Japan ! Cross
cultural workshop
22.11.2018
Export Experience – Logistique &
transport à l’exportation
22.11 .2018
Brexit : quelles conséquences
pour mon entreprise ?
23.11.2018
EEN – Commerce électronique :
quel levier de croissance pour
mon entreprise ?
28.11.2018
Rencontrez des entreprises
québécoises !
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
׉	 7cassandra://bm01ETbhXUaeIryniqWVZ8GC30WAl5uXfMjAZyDLf7o`̵ \-֏u4Vp׉EENTREPRISES en TRANSMISSION
Le Hub Transmission de BECI, première
organisation de la Région Bruxelles Capitale en
cession/acquisition d’entreprises, publie ses
nouvelles offres.
> 3 entreprises à remettre
Grossiste dans le
secteur du textile,
grossiste en accessoires
de mode
CA : 1 Mo € - 2 Mo €
1 à 10 personnes
Prestataire
de services dans le
secteur immobilier,
photographie 360°,
plans
CA < 1 Mo €
1 à 10 personnes
> 3 acquéreurs recherchent
Société
de production à
valeur ajoutée
Bruxelles, Wallonie
Valeur d’acquisition :
de 3 Mo € à 12 Mo €
Entreprise
Société de niche,
produit
Bruxelles
Valeur d’acquisition :
de 1 à 2 Mo €
de production,
marketing,
communication
Belgique
Valeur d’acquisition :
0,5 Mo €
Vous êtes intéressé par l’une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l’un
de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou
d’acquisition.
Erick Thiry, Coordinateur du Hub Transmission • eth@beci.be • +32 2 643 78 36
Salima Serouane, Conseillère Transmission • sse@beci.be • + 32 2 643 78 49
Bureau d’études
en techniques
spéciales
CA < 1 Mo €
1 à 10 personnes
׉	 7cassandra://IW7L9_XTthejhvCPaaXJjNYCHwB4dXm8ETOXXBS0JXMM`̵ \-֏u4Vq\-֏u4Vp#בCט   u׉׉	 7cassandra://hd-neN5KjlnSyedq-4qV9OkeLvu7r_vOjhM1-z_urxg `׉	 7cassandra://G6gwvAJkC3EJd3wQTXSF8lgOLsF16BggDSrkSGk2ckEO`S׉	 7cassandra://fMaUPaOkYemZ-n23d_tRRVIjlcev15unkkVjBSdkCMo`̵ ׉	 7cassandra://TPWu-SppnFhux2zdfz5KRu8K74cTi-a6oQrO8_xUCWIX͠\-֤u4W0נ\-֤u4W6 \9ׁH %http://www.actiris.be/activabrussels.ׁׁЈנ\-֤u4W5 i9ׁHhttp://activa.brׁׁЈנ\-֤u4W4 w9ׁHhttp://activa.brׁׁЈנ\-֤u4W3 dm9ׁHhttp://activa.brׁׁЈנ\-֤u4W2 x$9ׁHhttp://ACTIVA.BRׁׁЈ׉EVOUS AVEZ BIEN PLUS
DE 15.900 RAISONS
D’ENGAGER UN
BRUXELLOIS.
Yassine (Anderlecht),
cherche un emploi comme agent de sécurité.
“JE PEUX ÊTRE UN LEADER QUAND LA SITUATION L’EXIGE.”
15.900 € DE PRIMES :
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׉	 7cassandra://fMaUPaOkYemZ-n23d_tRRVIjlcev15unkkVjBSdkCMo`̵ \-֏u4Vr׈E\-֏u4Vs\-֏u4Vr$ͼ2018.11 Bruxelles Métropole\-և䰪.EB