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BRUSSELS
PERSPECTIVES
Smart Human
Smart City
Innover
pour
l’humain
Rapport
d’activité
2015
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׉	 7cassandra://W2y68kxFOcIW1dYNkNOOaJ8UzEYj50hOVKaXPou0JtA`̵ V7;sN׉EEdito
De l’intelligence pour la ville
et pour l’humain
C’est dans les villes que se joue l’avenir de l’humanité :
déjà, les villes abritent plus de la moitié de la population
mondiale ; en 2050, ce sera plus des deux tiers. Si
l’humanité s’urbanise, c’est parce que les villes sont
les moteurs économiques, sociaux et culturels qui entraînent
nos sociétés. Mais elles concentrent aussi les
plus graves problèmes de surconsommation, de pollution,
d’insécurité, de santé publique…
Pour offrir un développement harmonieux, profitable à
tous, les villes vont devoir surmonter ces obstacles. Mais
les villes sont des systèmes d’une extrême complexité,
instables et dynamiques, où se produisent d’innombrables
interactions, qui représentent un défi permanent
pour les gestionnaires, décideurs et planificateurs.
Dans ce chaos apparent, les performances des villes
ne dépendent plus seulement de leurs infrastructures
physiques (connexions routières, ferroviaires, parc immobilier…),
ni de leur patrimoine économique ou intellectuel
(entreprises, universités), mais, de plus en plus,
des relations entre tous ces actifs et de leur mise en
réseau – bref, de leur intelligence.
Pour relever les défis posés par la croissance démographique et l’urbanisation croissante, les villes
doivent devenir des smart cities – c’est-à-dire des cités capables d’utiliser les technologies de
l’information et de la communication pour trouver des solutions aux problèmes de leurs populations
en matière d’énergie, de ressources, de logement, de mobilité, etc.
Le fil conducteur de ces futures solutions, c’est le big data : la disponibilité à grande échelle des données
et leur exploitation. On songe ici aux smart grids, aux bâtiments intelligents, à la gestion du trafic
en temps réel… Les moyens existent déjà ; des entreprises de pointe les développent. Leur mise en
œuvre exige une alliance efficace entre partenaires publics et privés.
À cet égard, il est essentiel de faire évoluer la législation pour « libérer » les données – sans préjudice
du respect de la vie privée. Ce sont elles qui permettront d’organiser ce « chaos urbain » ; ce sont elles
qui alimenteront le développement socio-économique des villes dans les prochaines décennies.
Aujourd’hui, les smart cities naissantes s’appellent Songdo en Corée du Sud, Masdar aux Émirats
Arabes Unis, Seestadt Aspern en Autriche ; loin de la Belgique…
Bruxelles a les ressources nécessaires pour les rejoindre. Elle possède, dans ses universités, ses
hautes écoles et ses entreprises, le capital humain nécessaire. L’enjeu est de taille : il ne s’agit pas
seulement du bien-être des citadins, mais aussi de l’attractivité économique de la ville et de la création
de nombreux emplois.
Bruxelles ne doit pas laisser passer sa chance.
Olivier Willocx,
Administrateur délégué de BECI
1 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
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Pas de smart city sans smart data
Smart Mobility : ce sera au temps où Bruxelles roulera
Smart Energy : l’avenir est au stockage
Smart Building :
l’avenir des bâtiments durables passe-t-il par la ville ?
Smart business models :
trois orientations pour réussir sa conversion numérique
Smart Citizens :
les nouvelles technologies servent-elles la démocratie ?
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6
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Brussels Perspectives
Editeur responsable
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Indicateurs
La Région de Bruxelles-Capitale en quelques chiffres
L’entreprise à Bruxelles :
beaucoup d’échecs, plus encore de réussites
Baromètre politique : temps variable
24
26
28
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert
er@beci.be
Production
Graphisme
Isabelle André
Impression
DB Print
Traduction : Litteris
Photos : Reporters,
sauf indication contraire
Rapport d’activité BECI 2015
Bruxelles 2025 : plan stratégique BECI
BECI en chiffres
Enterprise lifecycle : un accompagnement pas à pas
Formations : pour en savoir plus
La diversité, une force pour l’entreprise
La voix de votre entreprise
Équipes BECI : vos ressources
2014-2015 : un an d’actualité BECI
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׉	 7cassandra://auSWtSHLXOoqW5JBG4MkQRFExaXn6vVABxZkm8ymzgAU`̵ V7;sN׉ERESSOURCES HUMAINES
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Pas de smart city sans smart data
Les données sont au cœur des smart cities. Les entreprises l’ont bien compris et
investissent massivement dans les big data depuis déjà plusieurs années. Avec
comme conséquences une métamorphose du paysage sociétal urbain et une
transformation considérable de nos modes de vie. Ces avancées reposent sur la
nécessité d’un développement économique solide. Ce dernier pourrait cependant
être freiné par la protection des données à caractère personnel. - Julien Ide
8
zetaoctets. Ce nombre gigantissime – qui contient 21 zéros
– représente le volume des données échangées à travers
le monde en 2015, d’après les analyses d’Internal Data
Corporation (IDC). La croissance annuelle du phénomène
dépasse les 50 %. À ce rythme-là, le volume des big data sera
encore multiplié par un million d’ici l’horizon 2035. Ce marché en
croissance exponentielle génère déjà un chiffre d’affaire annuel de
17 milliards de dollars.
Mobilité, infrastructures, énergie, distribution, information,
éducation, santé, services aux citoyens… Autant de domaines pour
lesquels les données foisonnent et seront le carburant de la ville
de demain.
« Les bienfaits de la collecte
Des données omniprésentes…
Jean-Marc est parti tôt ce matin de chez lui. Il a pris sa voiture et
a mis 35 minutes pour arriver au travail. Pendant son heure de
table, il s’est promené pour faire un peu de shopping. Malgré lui
et en dépit du caractère anecdotique de son emploi du temps, ce
citoyen du futur a généré une grande quantité de données liées à
ses déplacements et à ses achats.
Cet avenir n’est pas si lointain, comme l’explique Philippe
Dubernard, Smart Cities Leader chez IBM : « À l’occasion des
événements de Mons 2015, nous avons développé - via un partenariat
avec la Région Wallonne et Mobistar - le projet ‘Flux mobile
analytique’. Celui-ci se base uniquement sur les téléphones
portables. Grâce à ceux-ci, nous pouvons suivre avec précision
l’itinéraire de leurs propriétaires. En recevant les données de localisation,
les services de police sont à même d’identifier en temps
réel les zones qui présentent des pics d’affluence ; ils peuvent ainsi
décider de fermer certains accès pour des raisons de sécurité.
Mais cette application a également un intérêt économique. On peut
détecter le taux d’occupation et de passage des piétons dans différentes
zones d’une ville. D’autres données importantes sont aussi
collectées : la provenance des personnes, le temps passé dans un
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 4
des données sont bien plus
nombreux que les méfaits liés
à la protection de la vie privée. »
Philippe Dubernard, IBM,Smart Cities Leader.
quartier commerçant ou une rue en particulier. Cela permettrait
aux commerces de mieux cibler leur clientèle en fonction de leur
provenance, tout en adaptant leurs services et leurs horaires
d’ouverture en conséquence. »
Quant à la protection de la vie privée, Philippe Dubernard est très
clair : « L’anonymat des personnes est garanti. Nous ne connaissons
ni les noms, ni les numéros de téléphone. Les smartphones
portent un identifiant qui est changé régulièrement par des
algorithmes et IBM n’est pas propriétaire des données. D’autre
part, les bienfaits de la collecte des données sont bien plus
nombreux que les méfaits liés à la protection de la vie privée. Par
exemple, nous aidons les administrations à centraliser les données
©fotolia
©R.A.
׉	 7cassandra://CZUvlqUhh7UPSwDiOuar0C_Mg0mUtynboTE7asAogWk`̵ V7;sN׉EL’Europe face à la dualité
économie/vie privée
D’un côté, il faut donner aux entreprises les moyens d’investir dans les
smart data. Mais d’un autre côté, la protection de la vie privée doit être garantie.
Deux aspects qui font partie des priorités de l’agenda des instances
européennes.
« Les inquiétudes des citoyens
relatives à la protection de la vie
privée constituent un des obstacles
majeurs à la collecte de smart data,
et donc au développement des
smart cities. »
Flemming Moos,Osborne Clarke, partner
liées à l’attribution des allocations. Cela permet de savoir ce à quoi
les citoyens ont réellement droit. C’est fort utile pour garantir une
répartition équitable des budgets publics. »
… et interconnectées
Une grande partie du travail dans l’analyse des données est de
pouvoir trouver des corrélations entre différents secteurs, comme
le souligne Philippe Dubernard : « Par exemple, des données
météo peuvent prédire des inondations. Ces données peuvent
alors être intégrées dans le système de gestion de la circulation de
la ville et prévoir des déviations. »
Philippe Dubernard insiste sur le rôle joué par l’analyse des
données dans la régulation et l’anticipation des besoins au sein
d’une ville : « Dans un projet à Malte, nous avons travaillé sur la
désalinisation de l’eau de mer. Ce genre d’opération requiert beaucoup
d’électricité pour le pompage, la filtration et la distribution de
l’eau. Le contrôle des données en temps réel a permis de réaliser
qu’à certains moments, on utilisait trop d’énergie pour la gestion
de l’eau, et qu’il y avait un manque d’électricité pour alimenter les
habitations. Grâce aux données collectées, nous avons pu réguler
l’utilisation de l’électricité entre les différents besoins. Les données
de l’évolution démographique nous ont également permis d’anticiper
les besoins en eau et en électricité de la ville, afin d’assurer une
distribution aux meilleurs tarifs. »
La protection de la vie privée
freine-t-elle le business ?
Dans ce contexte de dualité économie/vie privée (voir encadré), le
bureau d’avocats et de conseil juridique Osborne Clarke (implanté
à Bruxelles) est actif depuis plusieurs années dans la législation
relative aux smart cities, comme l’explique Flemming Moos,
partner chez Osborne Clarke : « Les sociétés font directement
appel à nos services afin de mettre en place des stratégies de big
data. Nous les conseillons sur la façon de récolter et d’utiliser les
données personnelles, tout en respectant la loi. »
L’entreprise a publié au début de l’année une vaste étude européenne
sur la faisabilité des smart cities en Europe. Flemming
Moos nous éclaire à ce sujet : « Les résultats montrent que les
inquiétudes des citoyens relatives à la protection de la vie privée
constituent un des obstacles majeurs à la collecte de smart data,
Premièrement, la Commission Européenne a lancé un gros chantier : la
mise en place d’un Marché Unique Numérique. Celui-ci repose sur 3
piliers :
• Améliorer l’accès aux biens et services numériques dans toute l’Europe
pour les consommateurs et les entreprises ;
• Créer un environnement propice et des conditions de concurrence
équitables pour le développement des réseaux et services numériques
innovants ;
• Maximiser le potentiel de croissance de l’économie numérique.
Deuxièmement, l’Europe devrait finaliser d’ici la fin de l’année les nouvelles
réglementations relatives à la protection des données à caractère
personnel. La dernière directive est obsolète, puisqu’elle date de 1995. La
version modifiée inclura, entre autres, les points suivants :
• Un durcissement de la définition du consentement ;
• Le droit à l’oubli : les utilisateurs pourront demander aux entreprises
l’effacement de leurs données personnelles ;
• Le droit à la portabilité : les utilisateurs auront la possibilité de transférer
leurs données personnelles d’une entreprise à une autre.
et donc au développement des smart cities. Par ailleurs, selon
une enquête du Parlement Européen, seulement 51 % des villes
européennes de plus de 100 000 habitants sont actuellement
considérées comme des smart cities. La lenteur de ce développement
vient d’un manque d’investissement économique, qui
lui-même provient d’un défaut de demande de la part des consommateurs
potentiels. Il faudrait donc mieux informer les citoyens sur
les avantages des smart data. Par exemple, la médecine personnalisée
est en plein essor et pourrait trouver des solutions dans
le traitement des cancers grâce aux données collectées chez
les patients. Une pleine compréhension des bénéfices de la collecte
des données à caractère personnel devrait donc idéalement
l’emporter sur les inquiétudes relatives à leur protection. »
Si la législation s’adapte intelligemment, le business des smart
data continuera son irrésistible ascension, sans préjudice pour la
protection de la vie privée. n
C’est grâce aux données – anonymisées – des téléphones portables
qu’IBM a pu « cartographier » les flux de personnes à Mons 2015.
5 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
©R.A.
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smart mobility
Ce sera au temps où Bruxelles roulera
Les transports du futur frappent à notre porte. Les voitures autonomes arpenteront
la capitale dès 2020. Les premiers métros automatiques s’annoncent pour 2022. La
connectivité s’étend et se généralise. Quels que soient les moyens de déplacement
que nous utiliserons dans 20 ou 25 ans, il est fort probable que les solutions efficaces
de mobilité se développeront sur le chemin de la diversification et de l’interaction..
- Julien Ide
A
nnée 2035. Auderghem, chaussée de Wavre. Je sors
de chez moi. Il est 8h22. Le module Toyota que j’ai
commandé hier soir via mes Google glasses est pile
à l’heure. La portière glisse. Je m’installe confortablement,
côté fenêtre. Et c’est parti pour mon premier trajet de la
journée. J’ai fini par m’habituer à ces véhicules sans conducteur.
8h26.
Square Montgomery. Je descends au son d’une agréable voix
qui me souhaite une bonne journée. Je marche 10 mètres jusqu’à
l’escalator de la station d’hypertube qui m’engloutit vers le quai.
8h32. Une capsule s’arrête juste en face de moi. Je m’assieds,
boucle ma ceinture. Accélération. J’arriverai au Palais 12 à
8h37. Juste le temps de prendre un café avant d’assister à la
conférence sur la législation des voitures volantes.
Science-fiction, certes. Et pourtant ce scénario ne fait que rassembler
des éléments de technologie déjà existants…
Le rêve d’i-car
Les voitures autonomes seront bientôt en circulation dans nos
villes, à en croire les projets des nombreux constructeurs qui investissent
dans cette technologie : Audi, BMW, Ford, General Motors
(Opel), Mercedes, Nissan, Toyota, Volvo… Dans le numéro de
septembre de Bruxelles Métropole, BECI consacrait un article à
la mobilité bruxelloise. Diether Claeys, directeur des ventes pour
Toyota Belgique, interrogé à cette occasion, précisait : « En 2020,
nous serons en mesure de mettre en circulation à Bruxelles des
voitures partiellement autonomes. Ces véhicules seront capables
de recevoir des informations sur la disponibilité des places de
parking et de se garer sans intervention humaine. L’avantage en
mobilité n’est pas négligeable car on sait que la recherche de
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 6
La ville nouvelle de Masdar City, aux Émirats Arabes Unis, comprend
un système de transport personnel souterrain (podcars), permettant
de se déplacer « à la demande » sans arrêts intermédiaires.
« À l’avenir, les voitures seront
de moins en moins présentes
dans les villes. Leur rôle sera
essentiellement d’être le lien entre
les centres de distribution et les
consommateurs finaux. »
André Bouffioux, CEO de Siemens Belgique
et Luxembourg
©fotolia
©Foster + Partners
׉	 7cassandra://AXDCGckWHUE_ROkxsgfdCtiklMggKDWVToHBKW5ahnc`̵ V7;sO׉E4stationnement est une source importante d’embouteillages dans
les villes. Ensuite, ces smart cars deviendront de plus en plus
indépendantes, pour devenir totalement autonomes en 2025. »
Des voitures sans conducteur, donc. La Commission européenne
s’y prépare, afin d’adapter la législation pour 2020. Les
véhicules seront également de moins en moins polluants, avec
le développement des moteurs hybrides et l’avènement des
voitures « full électriques ». Si, en plus de cela, le partage des
voitures se généralise, on peut s’attendre à une diminution du
nombre de véhicules sur nos routes. André Bouffioux, CEO de
Siemens Belgique et Luxembourg, va encore plus loin : « Les
voitures dépensent trop d’énergie pour le nombre de personnes
transportées. La diminution de la pollution entraînera
un bénéfice économique puisque les coûts des soins de santé
seront réduits. À l’avenir, les voitures seront de moins en moins
présentes dans les villes. Leur rôle sera essentiellement d’être
le lien entre les centres de distribution et les consommateurs
finaux. D’une manière générale, les transports deviendront de
plus en plus intelligents. Siemens travaille sur des concepts de
communication entre véhicules et entre véhicules et infrastructures.
Nous travaillons sur un projet pilote entre Vienne et
Amsterdam : les véhicules peuvent communiquer entre eux par
l’intermédiaire des infrastructures. »
Et il y a bien sûr le vieux rêve de la voiture volante, à l’image de
la DeLorean version 2015 du Doc Emet Brown dans la trilogie
culte Retour vers le futur. Plusieurs modèles d’automobiles ailées
ont déjà vu le jour. Mais leur utilisation présente de gros
désavantages : les ailes sont très encombrantes et les pistes de
décollage et d’atterrissage sont relativement longues, comme
pour les avions. La compagnie Terrafugia s’est récemment
inspirée des drones pour concevoir la TF-X, entièrement électrique.
En mode route, elle ressemble à une voiture traditionnelle.
Pour passer en mode aérien, le véhicule déploie deux
petites ailes sur les flancs ! Au bout de celles-ci, deux hélices
s’ouvrent vers le haut. Le bolide s’élève verticalement, comme
un hélicoptère. Les pales s’inclinent pour projeter la machine
vers l’avant. A grande vitesse, une troisième hélice, placée
à l’arrière, propulse le véhicule, alors que les deux autres se
rétractent, la portance étant assurée par les ailes. La compagnie
prévoit que le système soit entièrement automatisé, pour
un vol prévu entre deux héliports ou aérodromes. L’autonomie
prévue est de 800 km, avec une vitesse de pointe de 320 km/h.
La « voiture » serait disponible en 2025, pour la modique somme
d’1 million d’euros…
La smart mobility des villes nouvelles
Le concept est né dans les années 70 du siècle dernier.
73 véhicules, tous parfaitement identiques, circulent à Morgantown
(États-Unis) et permettent de relier les trois campus de
l’université de Virginie-Occidentale. Les modules, de forme cubique,
sont chacun équipés d’un moteur électrique et de 4 roues
sur pneumatiques. Ils se déplacent sur des voies spéciales qui
assurent le guidage, à l’instar de certains funiculaires dans les
stations de sports d’hiver. Ils sont en permanence en contact
avec un rail pour assurer leur alimentation électrique. Le principe
est semblable à celui d’un ascenseur. Dans chaque station,
l’utilisateur sélectionne l’arrêt souhaité en appuyant sur un
bouton. Plusieurs arrêts sont également possibles, en fonction
des destinations respectives des passagers. Ce concept porte
le nom de PRT, pour Personal Rapid Transit. Les véhicules
sont aussi appelés des podcars (voiture-nacelle). Depuis 2011,
Les transports individuels
Pour améliorer la mobilité, la réduction de la taille des véhicules est
une autre solution. Depuis fin 2014, une trentaine de Toyota i-road
sont en partage à Grenoble pour une phase de test. Il s’agit d’un véhicule
citadin tout électrique, à mi-chemin entre la moto et la voiture.
L’habitacle est entièrement fermé, avec une longueur de 2,30 m et
une largeur d’à peine 87 cm. Quatre exemplaires peuvent être garés
sur une seule place de parking traditionnelle. Elle est équipée d’une
place pour le conducteur et d’une deuxième, à l’arrière, pour un passager.
Elle comporte deux roues à l’avant et une seule à l’arrière. La
particularité innovante de ce véhicule est sa capacité à se pencher
automatiquement dans les virages pour compenser la force centrifuge.
Ce mouvement est possible grâce à un capteur gyroscopique
qui permet de calculer l’angle d’inclinaison en fonction de la vitesse
et de la courbure du virage. Le confort de conduite est unique et ne
requiert aucune compétence de motard. L’autonomie est de 50 km et
la vitesse de pointe atteint 60 km/h.
Dans la catégorie des mini-véhicules déjà en circulation, il y a également
la solowheel. Il s’agit d’un simple monocycle électrique. Une
roue, entourée de deux supports pour les pieds. C’est tout. Pas de
guidon. Pour avancer, l’utilisateur doit simplement se pencher vers
l’avant, et peut atteindre 20 km/h. Et pour freiner, c’est l’inverse. Le
gros avantage du solowheel est son poids plume : 11 kg. L’autonomie
est de 2 h. Une petite poignée surmontant la roue permet de le
transporter facilement, à pied ou dans un autre véhicule. Vous pouvez
acquérir ce petit joujou pour environ 2000 2.
Il existe déjà quelques modèles de monocycles motorisés,
comme cet Unimotor.
7 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
©Toyota
׉	 7cassandra://ovu_KQPPqKgATIlWbgPGRXs00J-qVba1cawBMJuJv4E`̵ V7;sOV7;sO#בCט   u׉׉	 7cassandra://c7aq6WS_epqTziXvsxkY_KXsISVnw9tRjUQDnx957nM !S`׉	 7cassandra://FjOLEjQJTLWBzrfIpm1zDqJ5XH-0dih6S3esUyWGw60_`S׉	 7cassandra://q6WW1A0ne7f52Gnw8J4YtxD-ChdyylQXmPj6XTRBtSY`̵ ׉	 7cassandra://TxLnICqOWxAjkm1fZ1vLTETvkvgVk81twswF4V9Vr7I͝͠V7;sOט  u׉׉	 7cassandra://tyPzQUmIqlEzRllzPeqepP-WrtFoHZaa7ktXWJo5ets `׉	 7cassandra://AwjFirpYm1YTLLUmce3PPDcP1R1qx8w4kTWbDzSTPGsa`S׉	 7cassandra://5G7qdkczR0GaEKNALv_9t6VmvKjn6KZjUqLyA-OWrj8!`̵ ׉	 7cassandra://p3wtR6AHEg8erPmXy4fh-gTXywsd38jA7BnBZSIiaNY/͠V7;sOנV7;sO [])9ׁH  http://www.bruxellesformation.beׁׁЈנV7;sO G9ׁHhttp://bf.trׁׁЈנV7;sO Q9ׁHhttp://bf.caׁׁЈנV7;sO y̰9ׁH  http://www.bruxellesformation.beׁׁЈנV7;sO e9ׁHhttp://www.dorifor.beׁׁЈ׉Eql’aéroport d’Heathrow à Londres s’est équipé d’un système
similaire pour relier le terminal 5 au parking.
Une dizaine d’autres projets de PRT sont en cours un peu partout
dans le monde. Mais le plus attendu est certainement celui
de Masdar City, cette nouvelle ville qui verra le jour en 2020 à
Abu Dhabi : un smart transport dans une smart city !
Électrique ou CNG ?
On fait le point
Des deux « carburants » en pleine croissance, commençons
par le – sans doute – plus méconnu, en Belgique en tous
cas. Le CNG, ou Compressed Natural Gas, est pourtant très
répandu sur certains marchés. En Europe, c’est en Italie que
l’on récence le plus de véhicules roulant au CNG : près de
850.000 en circulation !
Il est étonnant que le CNG ait pris tant de temps à se développer
: niveau sonore plus faible, particules, NOx et SO2
réduits de plus de 90 %... le gaz naturel compressé est un
carburant tout à fait pertinent pour une utilisation urbaine.
Et si le prix d’achat est plus élevé (mais partiellement compensé
par une prime de la fédération du gaz naturel), le prix
de revient à la pompe est jusqu’à 40 % inférieur à l’équivalent
essence.
Vu la vitesse à laquelle le réseau se développe en Belgique,
notamment grâce à la récente joint-venture Enora, il est
quasi-certain que le CNG se positionnera à terme comme
une alternative crédible. Il existe une trentaine de stations
aujourd’hui en Belgique, principalement en Flandre mais
aussi autour de la capitale, alors qu’une cinquantaine sont
attendues d’ici 2018. Résultat : on comptait 2.000 véhicules
CNG en circulation début 2015, en augmentation de 300 %
par rapport à fin 2013.
Du côté de l’électrique, et malgré une directive européenne
imposant à la Belgique d’installer 21.000 bornes d’ici 2020,
on n’avance pas comme espéré. En 2014, 1.166 voitures
« 100% électriques » ont été immatriculées, soit un bond
de 230 % par rapport à 2013, pour un parc total de 2.203
voitures (source Febiac). Bien, mais toujours insuffisant.
L’électrique – comme le CNG d’ailleurs – souffre malgré lui
du syndrome de « l’œuf ou la poule ».
Faute d’investissements dans un réseau de recharge suffisant,
il ne faut plus espérer le boom tant attendu. Même
si tout le monde s’accorde pour dire que l’électrique est la
suite logique, ses parts de marché ne vont que très lentement
grignoter celles des carburants classiques. À l’heure
actuelle, on ne compte qu’une petite trentaine de stations
en Région bruxelloise, hors Zen Car.
Vincent Campeol
Les déplacements du futur pourraient donc emprunter une
nouvelle voie, mais est-ce envisageable dans nos vieilles villes ?
André Bouffioux répond à la question : « Il serait tout à fait possible
d’implanter des podcars dans une ville comme Bruxelles,
mais seulement pour des connexions spécifiques ou certains
nouveaux quartiers. Malheureusement, je ne crois pas qu’on
puisse généraliser ce type de transport à toute la ville car les
coûts d’infrastructures seraient trop élevés. »
« Prendre le bus ou le métro
deviendra une expérience
individuelle et partagée, ce sera un
mode de vie à part entière. »
Frédéric Devisch, directeur commercial
d’Alstom Belgique
Du high tech en commun
Les transports publics n’échapperont pas non plus à l’automatisation
et à la connectivité. Le géant français Alstom, dont le
siège belge se trouve face à la gare du Midi, y travaille déjà depuis
de nombreuses années. Dans son bureau qui surplombe la
ville, Frédéric Devisch, le directeur commercial, se laisse bercer
par une vision d’avenir : « Les transports en commun seront
de plus en plus automatisés, encore plus efficaces en termes
de performance, de consommation d’énergie et de disponibilité.
Grâce aux technologies numériques et le confort proposé,
les véhicules seront plus qu’un simple moyen de déplacement.
Prendre le bus ou le métro deviendra une expérience individuelle
et partagée, ce sera un mode de vie à part entière. »
D’après M. Devisch, outre les améliorations directes des moyens
actuels, les changements seront aussi structurels : « Nous
allons vers une convergence des différents types de transport en
commun. Il existe déjà des trams-trains. Ces véhicules peuvent
circuler à la fois sur les voies de tramway urbaines et sur le réseau
ferroviaire. On parle aussi de plus en plus des ‘trams-bus’.
Alstom a présenté au dernier salon de l’UITP (Union Internationale
des Transports Publics) son tout nouveau SRS (Système de
Rechargement Statique). Il permet de recharger électriquement
les trams, les bus et les camions sans caténaire. Lors de l’arrêt
dans une station, le véhicule se connecte automatiquement à
une borne électrique intégrée dans le sol. Celles-ci transmettent
l’électricité au véhicule en moins de 20 secondes. Nous développons
également avec Volvo un système d‘alimentation par le sol
pour des camions hybrides. Deux lignes de contact sont placées
à la surface de la route, permettant au véhicule de se recharger
pendant qu’il circule sur la voie. » n
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 8
׉	 7cassandra://q6WW1A0ne7f52Gnw8J4YtxD-ChdyylQXmPj6XTRBtSY`̵ V7;sO	׉EBRUXELLES
FORMATION
former pour l’emploi
Bruxelles Formation c’est :
Le service public de la formation professionnelle des Bruxellois francophones.
Une équipe de plus de 400 collaborateur(trices)
au service des chercheurs d’emploi, des travailleurs et du développement
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ORIENTATION
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places de formation pour
les chercheurs d'emploi
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3.848
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67,8 %
de mise à l’emploi *
à l'issue de nos
formations qualifiantes
RÉSULTATS
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V7;sO	#בCט   u׉׉	 7cassandra://07Ty3nLVxJR93Vz3M710qpGozP6aCnQBSd_BRvg7G_I /`׉	 7cassandra://lb8jHHeH99O6VYqmHGDEmUG9sW9ki3_xlJFMiyYAKxof`S׉	 7cassandra://HVyerMd8yk5fCanaJNieROMsPeNheWbzGRsXWcpxTbE!`̵ ׉	 7cassandra://etvs_DVDx6-oQX18KKfMz3YR-pp9fb-rL8VcLzHYR74 (͠V7;sOט  u׉׉	 7cassandra://D_uv25jH7WWkH8ldyBmGs6halhTatzPKc_6kWnoxc2I T`׉	 7cassandra://BCVXlNWQ48ooIg8-zXMEA7zy1ybDebzayS7tS9d3lcMe`S׉	 7cassandra://DOcigZY92APw3zi6Hnd1bZ-kvPQXXBYOf-2xafLL2uA`̵ ׉	 7cassandra://rVxyamX4n3TSrmII9YfWZwkKD6AUEzC4Gf_4eYDHJio͠V7;sO׉E	smart energy
Stockage d’énergie :
plus qu’une vague, une lame de fond
Un an après la présentation d’un système de stockage de 5 MW « grand comme un
gymnase » co-développé par Younicos et le sud-coréen Samsung dans une ville de
l’ex-RDA, l’année 2015 a été marquée par la commercialisation d’un système de
stockage d’énergie par Tesla et Daimler Benz, cette fois dans le créneau de la mobilité.
Et ce n’est visiblement pas fini. - Johan DebiEre
S
i le développement des énergies renouvelables
a constitué le défi du début des années 2000, le
challenge des années 2000-2015 – et des prochaines
décennies– sera incontestablement celui de la stabilisation
et de l’optimisation du réseau, et d’un meilleur équilibre
entre l’offre et la demande d’électricité.
Face à ces nouvelles donnes, tout indique que la question
du stockage de l’énergie deviendra à son tour essentielle.
« Avec le fort développement des énergies renouvelables et
donc de la production décentralisée, la nécessité de trouver
des solutions pour le stockage de l’énergie excédentaire a
augmenté », analyse Michaël De Koster, Director Electricity
Grids and End-Use chez Laborelec. C’est vrai dans les
campagnes. C’est vrai également – même si c’est dans une
moindre mesure – dans les milieux urbains comme celui de
la Région bruxelloise.
La startup berlinoise Younicos a collaboré
avec Wemag AG et Samsung pour installer, à Schwerin,
la première centrale commerciale de stockage d’énergie
en Europe, d’une capacité de 5 MW.
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 10
Des systèmes de stockage utiles à Bruxelles
À Bruxelles en effet, point d’éoliennes, mais on trouve tout de
même de vastes surfaces de panneaux photovoltaïques dont la
production n’est pas toujours totalement consommée directement
par le propriétaire de l’installation ; lequel pourrait dès
lors très certainement tirer profit d’une solution de stockage.
Toujours en Région bruxelloise, pour être complet, il convient
également d’évoquer la grande concentration de datacenters
qui recourent tous à des « Uninterruptable Power Sources » ou
UPS. Ces systèmes consistent en des rangées de batteries en
ligne qui prennent le relais lorsque, pour une raison ou pour
une autre, l’alimentation via le réseau électrique conventionnel
ne fonctionne plus. Nous avons d’ailleurs eu la chance de
©fotolia
׉	 7cassandra://HVyerMd8yk5fCanaJNieROMsPeNheWbzGRsXWcpxTbE!`̵ V7;sO׉Edécouvrir pour vous l’un de ces dispositifs de back-up énergétique
en bénéficiant d’une visite guidée d’un des trois data
centers dont la société LCL dispose en Belgique.
Des batteries à la queue-leu-leu
Situé à Diegem, au nord-est de Bruxelles, ce data center est
véritablement gardé comme une base militaire : clôtures électriques,
caméras, dispositifs d’identification, nombreux sas
de sécurité... Pour y accéder, il faut montrer patte blanche.
Normal : LCL prend soin de données critiques appartenant
à des banques, à des institutions gouvernementales, à des
entreprises. Elle doit donc veiller à une continuité infaillible
du fonctionnement des serveurs qui y sont installés, éviter
toute intrusion malveillante et pouvoir faire face à tout incident
: tempête, inondations et... coupure de courant. Dans
cette mesure, le dispositif électrique est impressionnant.
Pour pouvoir composer avec les défaillances temporaires du
réseau électrique belge – désormais de plus en plus vraisemblables
avec l’évolution de notre paysage énergétique –,
le datacenter dispose de plusieurs unités de cogénération au
mazout, qui peuvent prendre le relais pour assurer l’alimentation
électrique en cas de défaillance du distributeur. Une
cogénération qui peut tourner à plein régime et qui délivre
toute sa puissance en l’espace de quelques secondes. Dans
l’intervalle, les serveurs doivent évidemment continuer à
tourner. C’est là qu’intervient l’UPS. Ce dispositif de stockage
permet d’assurer une transition sans aucune faille, même de
l’ordre de la milliseconde, pour l’alimentation du datacenter
en électricité. On voit dès lors combien les systèmes de stockage
ont leur place dans un environnement urbain comme
celui de Bruxelles.
Des incentives intelligents au nord du pays
« En Flandre, les premiers incentives ont été intégrés dans
la structure tarifaire de distribution, encourageant une utilisation
locale maximale de l’électricité renouvelable produite
localement. En Région wallonne et en Région de BruxellesLa
plus grande installation photovoltaïque de Bruxelles se trouve
sur les toits du TIR, au Port de Bruxelles : 13.800 m²
pour une puissance annuelle de 970 MWh.
Capitale, ce signal n’a pas encore été donné. Les incitants censés
favoriser l’auto-consommation n’existent pas vraiment »,
poursuit Michaël De Koster. Un phénomène qui s’explique
peut-être – en tous cas en Région de Bruxelles-Capitale – par
le fait que le renouvelable n’est pas encore très développé, ce
qui limite l’exposition aux surplus de production et nécessite
donc moins de recourir à des systèmes de stockage de l’électricité
excédentaire. Ceci dit, les choses peuvent évoluer. Selon
M. De Koster, le législateur et le régulateur devraient éliminer
progressivement les barrières au déploiement de solutions de
stockage de l’électricité excédentaire.
Bruxelles abrite le centre régional Coreso (dont Elia est actionnaire), qui
coordonne les réseaux électriques du centre-ouest européen : Belgique,
France, Italie, Grande-Bretagne et une partie de l’Allemagne. Son rôle :
partager l’information et améliorer la sécurité du système électrique.
Des initiatives commerciales aux Pays-Bas
« Fort des évolutions actuelles et à venir et du potentiel
énorme du stockage à l’étranger, Laborelec a mis en chantier
un programme de tests de solutions de stockage dans
un laboratoire spécifiquement dédié aux batteries. Dans un
délai de deux à trois ans, ces tests pourraient se transformer
en initiatives commerciales et viser l’Europe, mais aussi
des zones comme l’Asie-Pacifique ou encore des îles qui sont
par nature des endroits très demandeurs de ces solutions de
stockage », poursuit le directeur Electricity Grids and EndUse.
Pour l’heure, les tests sont menés par Laborelec aux
Pays-Bas, chez des utilisateurs professionnels et chez des
particuliers. Et Michaël De Koster d’ajouter qu’une incursion
en Belgique n’est pas exclue. Tandis que chez nos voisins
britanniques, ce sont des solutions de stockage plus particulières
encore qui sont expérimentées par Engie (ex-GDF
Suez) avec la mise en place de systèmes de stockage, « non
plus chez le consommateur final, mais sur le réseau », précise
encore Michaël De Koster. Ajoutons à cela qu’en Belgique,
Engie examine également l’opportunité de renforcer
la capacité des grandes unités de stockage central avec une
extension possible de la centrale hydraulique de pompage/
turbinage existante à Coo, voire peut-être une nouvelle installation
de pompage/turbinage en pleine mer.
11 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
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9ׁHhttp://www.efacture.belgium.beׁׁЈ׉EProjets pilotes
Plusieurs technologies sont utilisées par Laborelec. Parmi
elles, la technologie lithium-ion. « Celle-ci est au point sur le
plan technologique, mais elle devrait encore pouvoir bénéficier
d’améliorations incrémentielles avec des baisses de prix
qui permettront d’atteindre le prix plancher dans une dizaine
d’années, un peu comme on a pu le faire avec le photovoltaïque
», commente encore Michaël De Koster. D’autres solutions
peuvent encore être envisagées. Et d’évoquer par exemple les
projets pilotes visant à récupérer des batteries de voitures de
cinq ou six ans qui pourraient vivre une seconde vie en étant
reconditionnées et réutilisées dans des systèmes de stockage
d’électricité, associés à des unités de production décentralisées.
Cette dernière solution présente deux gros avantages :
elle permet un allongement de la durée de vie fonctionnelle des
batteries conventionnelles. Une sorte de répit avant que n’intervienne
leur recyclage ; en outre, ce système de stockage de
l’électricité est peu coûteux puisqu’il s’agit de batteries qui ne
sont plus utilisables dans les voitures et qui n’ont donc plus de
valeur marchande, leur capacité de recharge et leur intensité
électrique étant devenues trop basses pour un véhicule.
Des eaux usées en bioplastique
à quelques kilomètres
de la Grand-Place
Dans le registre des économies circulaires qui peuvent être
mises en place en milieu urbain, on évoque souvent la
problématique énergétique et assez peu souvent celle des
déchets. Ce flux est en effet très souvent considéré comme
une « nuisance » qu’il faut emmener très vite à l’extérieur de
la ville afin de la gérer dans un endroit où la gêne occasionnée
susciterait moins de plaintes des riverains…
Chez Aquiris, la station d’épuration de Bruxelles-Nord filiale
du groupe international Veolia, on a réussi à faire la preuve
qu’une activité de valorisation en boucle pouvait bel et bien
se produire à proximité d’une ville, fût-elle peuplée de plus
d’un million d’habitants. En octobre 2011, Aquiris a inauguré
son unité pilote de transformation de boues d’épuration en
bioplastique (PHA ou PolyHydroxyAlkanoates) qui présente
des propriétés mécaniques proches du polymère. À l’époque,
l’unité de préindustralisation avait mobilisé quelque 500.000
euros et visait la production de plusieurs kilogrammes de
plastique par jour. L’idée était alors de faire « tester » ce
plastique issu des boues récupérées lors du processus d’épuration
en le confiant à l’industrie de l’emballage et à des
équipementiers automobiles spécialisés dans la fabrication
de pièces moulées pour le secteur automobile. Aujourd’hui,
le mouvement se poursuit : nous venons d’apprendre qu’une
expérience analogue a été lancée, toujours par Veolia,
avec des partenaires hollandais cette fois. En l’occurrence,
Brabantse Delta, De Dommel et Wetterskip Fryslân, en
collaboration avec SNB et STOWA. Signe que le mouvement
circulaire n’est pas un phénomène de mode, mais bien une
lame de fond.
« Avec le fort développement
des énergies renouvelables,
la nécessité de trouver des solutions
pour le stockage de l’énergie
excédentaire a augmenté. »
Michaël De Koster, Director Electricity
Grids and End-Use, Laborelec.
L’avancée d’easyLi en France
Pour trouver des acteurs économiques déjà bien actifs dans
le domaine du stockage, nul besoin d’aller jusqu’en Chine ou
jusqu’en Californie. Depuis 2011, la société easyLi Advanced
Battery Systems s’est attachée à la production de systèmes de
stockage entièrement « made in France ». Il y a deux ans, son
fondateur et CEO François Barsacq nous avait confié son sentiment
que la production de telles installations devait se faire sur
un plan local, de façon à mieux coller aux attentes spécifiques
du marché européen. En créant easyLi, ce centralien brillant
avait vu juste. Trois ans plus tard, fin 2014, IFP Énergies Nouvelles
décidait d’entrer dans son capital à hauteur de 23 %.
Ce partenariat est important, car il permettra à la société d’avancer
sur la question du stockage, notamment en milieu urbain, en
visant des marchés comme celui de la livraison en véhicules utilitaires
électriques ou celui des vélos en libre-service de type Vélib.
Et en Belgique ?
Et en Belgique, quand ces projets se transformeront-ils en
initiatives commerciales? Chez Laborelec, Michaël De Koster
indique que les équipes planchent déjà sur des appels d’offre
et remplissent des cahiers de charges, signe qu’il n’y a sans
doute désormais plus très loin de la coupe aux lèvres... n
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 12
׉	 7cassandra://n2kYmRAKXZr8gM1uquJDbCRW2J49B9Fp_xzaRYF-Gp4`̵ V7;sO׉EU« Je reçois un e-mail
dès que ma facture est
disponible en ligne et
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Daniel Mercken,
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des factures de manière électronique.
Elles accusent encore beaucoup de
retard sur les entreprises fi nlandaises
ou danoises, où plus de 90 % de la
facturation est électronique.
* Source : rapport KPMG « Calcul des économies en
charges administratives réalisées grâce à l’utilisation
de la facturation électronique – 2014 »
** Source : www.efacture.belgium.be
Plus d’informations ? Surfez sur www.electrabel.be/bill et
sur www.electrabel.be/eAccounting.
׉	 7cassandra://nw7SPTLxJUCI6b2NhbWbtHFbqrYu39AgOZMknmJMzYE"]`̵ V7;sOV7;sO#בCט   u׉׉	 7cassandra://tRaMWCz8BiRu3aEf_HuS4qzqVWhNa9_alhkkn3Gz4WU "`׉	 7cassandra://7XZKs2CpBHh7HJSEdWF4-5j8Fdqk1O00sYhiMlkFinom4`S׉	 7cassandra://geZi-nBB1fwgHDciEZoLIhaqnFOxsc-Nd4suPNWNW_g `̵ ׉	 7cassandra://IV1PM4kFarI3UL0RiKmvahjMENm2IpnKVO69ePt8V1QpL͠V7;sO!ט  u׉׉	 7cassandra://TpfEW_5TTkk7n3odhmq8IP5YqKLba3Bep9_WZmRwfqo 8`׉	 7cassandra://ce8m1-oS2tRfUHZJskINLXkBxPNJtIA3joZTbj3mwHgh`S׉	 7cassandra://3cpRobadEFMsfLMdn0baWXwxSNHk85H1f1jK4HEHwNc `̵ ׉	 7cassandra://ZwYvMM8CSdQhqptOjnZzcWxMWLfHmWTE0erwGm77M_Q s ͠V7;sO"נV7;sO' n̻9ׁH "http://fr.atenor.be/divercity5.phpׁׁЈנV7;sO& ̐h9ׁHhttp://www.atenor.beׁׁЈ׉ELe promoteur avec une vision de la ville
Les trois termes qui décriraient le mieux l’action d’Atenor sur la ville? Densifier, enrichir et
harmoniser. Ce sont en tous cas les verbes d’action qui reviennent le plus fréquemment
dans le discours de Stéphan Sonneville lorsqu’on l’interroge sur le sujet passionnant de
la promotion immobilière en zone urbaine.
Un promoteur immobilier peut-il se contenter de maximiser ses
profits en occupant sauvagement l’espace urbain? Poser la
question à Stéphan Sonneville, c’est assurément s’engager dans
une discussion animée qui risque de durer de longues heures.
L’homme fort d’Atenor est intarissable sur le rôle important que peut
jouer le promoteur immobilier sur ce que l’on appelle la résilience
des milieux urbains. Dans l’éditorial du magazine Divercity publié
par le groupe, Stéphan Sonneville rappelait encore il y a peu les
objectifs désormais attachés à la notion de ville durable: environnement,
démographie, mobilité, santé, économie, culture, éducation,
urbanisme… Rien que ça! Pour Stéphan Sonneville, les choses se
compliquent encore un peu plus lorsqu’on regroupe cet ensemble
de bonnes intentions dans un cadre de référence commun aux
pays de l’Union européenne. «Ainsi, toutes les attentes qui sont
associées à la ville durable (...) se traduisent par de nombreuses
propositions, rarement hiérarchiques et parfois contradictoires, qui
rendent le concept finalement peu opérationnel».
La ville, cet organisme complexe, jamais figé
Stéphan Sonneville préfère comparer la ville à un organisme complexe,
jamais figé, au sein duquel interagissent une série de systèmes,
d’infrastructures, de services qui constituent l’écosystème
même de la ville. Ecosystème qu’elle doit gérer au mieux pour
développer une politique urbaine efficace. On l’aura compris, ce
que Stéphan Sonneville aime avant tout dans les villes, c’est cette
extrême complexité, ce mélange des genres et des fonctions qui
s’interpénètrent dans une harmonie que rien ne doit venir perturber.
C’est d’ailleurs le sens qu’il donne au travail réalisé par Atenor:
développer la ville en magnifiant les interactions, en maximisant
les échanges, et non pas en imposant des modèles «durables»
préfabriqués. Dans ce sens, il ne sert à rien de placer des véhicules
électriques à chaque bout de rue. Il faut aller plus en amont,
en faisant par exemple en sorte que les travailleurs qui se rendent
chaque jour à leur travail puissent habiter à proximité de leur lieu de
travail. Ou en leur permettant de pouvoir accéder à leur boulot en
empruntant les transports en commun. «Voyez-vous, on peut imaginer
des immeubles qui consomment le moins d’énergie possible,
on peut imaginer des voitures électriques, mais le mieux est encore
de développer des immeubles près des gares. Le mieux, c’est enwww.atenor.be
core
de développer des logements et des bureaux proches l’un de
l’autre parce que cela réduira les déplacements», détaille encore
le CEO d’Atenor.
L’ADN d’Atenor
Ces éléments constituent l’ADN d’Atenor. Ils représentent en
quelque sorte les points auxquels le groupe se fixe lorsqu’il
développe un projet. Ceux-là mêmes qui permettent à de nouveaux
concepts d’émerger progressivement et qui viennent enrichir la ville
durable. Stéphane Sonneville pense notamment au concept de la
ville intelligente (smart city), au concept de la ville résiliente, frugale,
post-carbone ou encore à la ville en transition. Et les habitants dans
tout ça? Atenor leur accorde évidemment la plus grande attention,
car la ville doit aussi être considérée par le prisme de ses habitants,
«ouvrant ainsi la voie vers des pratiques qui se retrouvent en
accord avec les principes sociaux, économiques et environnementaux
du développement durable». Et le CEO d’Atenor d’évoquer
«les formes urbaines que proposent certains éco-quartiers qui,
après avoir été des modèles expérimentaux, sont désormais des
exemples du possible». Plus dense, plus central et plus performant
sur les plans énergétique, social, économique... «Je pense que
c’est dans ce sens-là que nous devons développer la ville», résume
Stéphan Sonneville.
Découvrez le dernier numéro de Divercity sur: http://fr.atenor.be/divercity5.php
׉	 7cassandra://geZi-nBB1fwgHDciEZoLIhaqnFOxsc-Nd4suPNWNW_g `̵ V7;sO#׉Esmart building
L’avenir des bâtiments durables
passe-t-il par la ville ?
L’avenir de la construction durable serait-il urbain? On pourrait bien le croire en
voyant les initiatives prises dans les grandes villes par des acteurs majeurs du monde
économique, qu’il s’agisse de Siemens, Engie ou – au niveau belge – Cofinimmo ou
Atenor Group. - Johan DebiEre
I
l y a trois ans d’ici, lorsque Siemens a vu aboutir à Londres
le chantier du Crystal, après 18 mois de travaux, le groupe
n’était pas peu fier de présenter son bâtiment durable. À
raison d’ailleurs : en utilisant judicieusement les 35 millions
d’euros du budget consacré au projet, Siemens a véritablement
fait du Crystal un des bâtiments les plus écologiques,
sinon le plus écologique au monde. Autre élément caractéristique
du Crystal, du moins dans les premiers mois de son
utilisation : il a accueilli la plus grande exposition jamais
consacrée au développement urbain durable avec la somme
des solutions déjà proposées sur le marché en matière d’infrastructures
visant à améliorer la vie quotidienne dans les
villes. Développement durable, éco-compatibilité, qualité de
vie, sécurité, mobilité... Les thématiques s’inscrivant dans le
cadre du développement durable urbain sont nombreuses et
toutes suscitent l’attention des plus grands noms de l’économie.
Outre Siemens, on pourrait citer des entreprises comme
IBM ou Cisco. C’est qu’en plus de représenter un enjeu sociétal
de taille, la ville durable constitue aussi un énorme marché
avec des perspectives commerciales intéressantes.
La ville, nouveau terrain de chasse
de la construction durable
À ce sujet, Siemens compte d’ailleurs bien tirer profit de la prestance
du Crystal pour asseoir son statut de leader dans le domaine
de la durabilité urbaine. C’est en effet à partir du Crystal
The Crystal : un bâtiment modèle, conçu par Siemens pour explorer l’avenir des villes.
15 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
©fotolia
©Siemens
׉	 7cassandra://3cpRobadEFMsfLMdn0baWXwxSNHk85H1f1jK4HEHwNc `̵ V7;sO$V7;sO##בCט   u׉׉	 7cassandra://ueWgvmmKZA9YcIVFEHzE8eyQRuUm88gcUb6Y2JWjRSY `׉	 7cassandra://VeJiVzgGRkDuOaVpYguCO8aD-vyqEZkE7UFxVSbso2kf;`S׉	 7cassandra://DPgotDAGmZkkYak3Ve7i5RYvPHrW0yAbQtgaVAtNJz0`̵ ׉	 7cassandra://7YM0T7Rn0MwM1uvxevTyMtGkv9FQAIKcz9fzEn3Lcww
͠V7;sO(ט  u׉׉	 7cassandra://dJ04nqJYCJYIzGlXhe4kP5bh0rdvHZPZVrM4nRg3Zpg M`׉	 7cassandra://dk0kmKXWIWFmIeWjtiXo56uZKMLLX9ndCH4hG3vx9jEh`S׉	 7cassandra://XS9D9yO_yQP_3QC7LkK6sUVoCcGX926GVWIAldVWzVQ`̵ ׉	 7cassandra://pNSw5Gl7s5PXZaS5VT5dclIMK-3TvgsfL0lJwKZThSk͠V7;sO)׉EZL’éblouissement provoqué par le projet 20/20
Pourtant habitué aux démarches durables et circulaires
dans le domaine de l’architecture, Steven Beckers a confié à
nos confrères français avoir été particulièrement ébloui par
le caractère abouti du 20/20 : « C’est un projet réalisé par
Delta Development et dessiné par William McDonough+N3O
architectes. Sur cet espace de cinq hectares, qui abrite les
sièges de plusieurs entreprises, la logique ‘cradle-to-cradle’
s’applique d’un bout à l’autre de la chaîne, des finitions
intérieures à la consommation d’énergie en passant par
le potentiel de recyclage des nutriments biologiques (ndlr:
avec une gestion attentive des eaux usées et une attention
particulière portée aux matériaux biodégradables). »
Steven Beckers (Lateral Thinking Factory) : l’un des
spécialistes belges du « bâtiment intelligent ».
que le secteur Infrastructure & Cities coordonnera l’action de
ses City Account Managers, les gestionnaires grands comptes
dédiés aux villes. « Dans le monde entier, les municipalités investissent
dans l’amélioration de leur approvisionnement en
eau, de leurs réseaux électriques, de leurs systèmes de transport
et de leurs infrastructures pour la gestion technique des
bâtiments. Pour le groupe Siemens à lui seul, cela représente
un marché potentiel de près de 300 milliards d’euros », avait
d’ailleurs relevé à l’époque Roland Busch, membre du Directoire
de Siemens AG et CEO du secteur Infrastructure & Cities.
Sur le plan technique, en quoi se distingue un bâtiment durable
comme le Crystal d’un bâtiment conventionnel ? La différence se
marque avant tout en termes énergétiques. Le Crystal, c’est en effet
près de 50 % de réduction de la consommation d’électricité et 6
% de CO2
de moins que des immeubles de bureaux comparables.
Carton plein avec BREEAM et LEED
Pour y parvenir, Siemens a sorti de son catalogue les meilleures
technologies disponibles : systèmes de chauffage et
de climatisation alimentés par des énergies renouvelables,
panneaux photovoltaïques... Pour le reste, les concepteurs du
bâtiment ont veillé aux détails qui, sans être d’une urgence environnementale
extrême, témoignent de l’intérêt de Siemens
pour une approche intégrée. Ainsi, les eaux de pluie sont recueillies
pour assurer l’alimentation en eau du bâtiment. Tout
ceci vaudra au Crystal de bénéficier des certifications internationales
les plus gratifiantes. Ainsi, le Crystal s’est vu attribuer
les mentions Outstanding (correspondant à une note
supérieure à 85 %) dans le cadre de la certification BREEAM
(BRE Environmental Assessment Method) et Platinum (une
note supérieure à 90 %) pour la certification LEED (Leadership
in Energy and Environmental Design). Siemens fait ainsi carton
plein, ces deux distinctions étant les plus élevées.
Bien que la capitale de la Grande-Bretagne abrite quelques
magnifiques exemples d’architecture durable, le destin du
monde ne se joue pas seulement à Londres. Interrogé à propos
du bâtiment qu’il trouvait le plus abouti à cet égard, par
l’excellent magazine trimestriel prospectif Usbek & Rica, l’architecte
belge Steven Beckers n’a pas hésité un moment à citer
le Park 20/20 de Hoofddorp.
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 16
La gestion quotidienne de ce magnifique projet a été confiée à
un certain Owen Zacchariasse. D’origine américaine et installé
depuis plusieurs années aux Pays-Bas, ce mage de la durabilité
et du cradle-to-cradle (C2C) a commencé très tôt son parcours
dans l’immobilier, essentiellement sur des projets assez
conventionnels, avant de s’installer à Rotterdam où il a décroché
un Masters Degree à la Rotterdam School of Management
avant de commencer à travailler pour Delta Development
Group sur le projet du Park 20/20, dans une logique de strict
respect de la philosophie C2C. Depuis, Owen est invité à
prendre la parole dans tout événement important abordant la
thématique cradle-to-cradle, contribuant d’ailleurs à remplir
les salles et à évangéliser les professionnels de la promotion
immobilière et de la construction.
Sustainability Committee chez Cofinimmo
C’est assurément au contact de représentants du rang d’Owen
Zacchariasse ou de Steven Beckers que des projets urbains
de ce type peuvent naître un peu partout en Europe. Mais en
Belgique, et en particulier en Région de Bruxelles-Capitale,
des acteurs comme Cofinimmo ou Atenor n’ont pas attendu
d’assister aux conférences de ces maîtres à penser pour agir
pour la ville de demain.
Chez le promoteur bruxellois Cofinimmo, on a également pris
très tôt conscience de l’impact important que pouvait avoir une
Songdo est un nouveau quartier de la ville d’Incheon, en Corée du Sud,
hautement connecté et conçu d’emblée pour la récolte et le traitement
des informations urbaines.
׉	 7cassandra://DPgotDAGmZkkYak3Ve7i5RYvPHrW0yAbQtgaVAtNJz0`̵ V7;sO*׉EProjet Delta :
une autre façon de concevoir
l’hôpital en pleine ville
Owen Zachariasse, l’un des auteurs du projet Park 20/20.
politique de développement durable. En 2010, afin d’assurer la
réalisation de sa politique de développement durable, le Comité
de Direction a décidé de créer un « Sustainability Committee ».
Ce comité, qui n’a rien de postiche, est chargé d’identifier et
d’évaluer en continu tous les éléments susceptibles d’améliorer
sa stratégie en matière de développement durable. Au-delà
de ce comité, l’ensemble des collaborateurs de Cofinimmo
a dans ses objectifs individuels un objectif lié à la stratégie de
développement durable et, pour l’année en cours, « un objectif
lié aux ambitions d’innovation de l’entreprise », nous apprend
le Rapport de développement durable 2014. Ce document intéressant
témoigne d’ailleurs des implications concrètes que
cette orientation a pu donner à l’entreprise. Neuf enjeux prioritaires
y ont notamment été identifiés parmi lesquels les désormais
traditionnels efforts de lutte contre les émissions de
CO2
et d’optimisation de la mobilité. On y trouve aussi trace
d’enjeux plus novateurs comme l’engagement d’une réflexion
sur l’esthétique, le respect de l’espace public et de la mixité
des quartiers (ndlr : au-delà des prescrits légaux), ainsi que la
promotion d’une éthique des affaires.
Plus dense, plus central et plus performant
chez Atenor
Interrogé à propos de sa conception du développement immobilier
à Bruxelles, Stéphan Sonneville confesse sans fausse
modestie que, là où Atenor a été le plus fort, c’est dans son
approche certes beaucoup plus environnementale de la ville,
mais aussi et surtout beaucoup plus globale. Lorsque nous
l’avons interrogé à ce sujet, le CEO d’Atenor a mis en avant des
concepts de densité et de mixité, évoquant au passage la question
souvent négligée des nœuds de transports en commun.
« Voyez-vous, on peut imaginer des immeubles qui consomment
le moins d’énergie possible, on peut imaginer des
voitures électriques, mais le mieux est encore de développer
des immeubles près des gares, de développer des ensembles
de logements et des ensembles de bureaux proches les uns
des autres, parce que c’est d’abord de cette manière que l’on
réduira les déplacements. »
Plus dense, plus central et plus performant sur les plans
énergétique et environnemental. Une formule qui résume parfaitement
le sens de l’immeuble durable dans la ville. n
Bâti sur un ancien aéroport, le lotissement de Seestadt Aspern,
à proximité de Vienne, intègre notamment des compteurs
électriques intelligents et des équipements domotiques.
17 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
Deux hôpitaux qui déménagent pour s’installer sur un
même site en Région bruxelloise, ça n’arrive pas tous les
jours. Quand en plus ces deux hôpitaux (ndlr : Cavell et Parc
Léopold) profitent de ce déménagement pour s’installer
dans un bâtiment qui vise sur une certaine excellence énergétique,
environnementale et sociale, ça devient un véritable
événement. Cet événement, c’est le Chirec qui est en train
de le créer près du boulevard du Triomphe à travers le projet
Delta. Mené par Assar, le bureau d’architectes bruxellois bien
connu qui s’est déjà illustré dans d’autres projets touchant
au secteur de la santé, le projet Delta sera un bâtiment particulièrement
économe en énergie. Les simulations réalisées
jusqu’ici indiquent que la consommation énergétique du
complexe hospitalier sera de 30 % inférieure à celle des bâtiments
existants. L’établissement sera pourvu d’une pompe
à chaleur géothermique permettant un stockage d’énergie
thermique vertical. Elle disposera de capteurs solaires, d’une
cogénération et de refroidisseurs hybrides performants. Côté
végétalisation, le soin apporté à l’aspect du bâtiment depuis
l’extérieur sera particulièrement pris en compte avec
des zones végétalisées le long des façades nord et est du
bâtiment principal. Réparti sur une surface au sol de quelque
19.000 m² et une superficie totale de plus de 100.000 m²,
le projet Delta porte également une attention particulière à
l’accès en transports en commun, avec une proximité des
lignes de métro et une desserte idéale par les bus de la STIB,
de De Lijn et des TEC, ainsi que des nœuds autoroutiers importants.
Les connexions aux différentes axes de circulation
ont d’ailleurs été particulièrement bien prises en considération
et ce, dès le choix d’implantation. Le projet s’inscrit
par ailleurs dans le cadre d’une réflexion urbanistique plus
large qui donne enfin à la ville et à l’hôpital l’occasion de se
développer dans une interaction idéale à tous points de vue.
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Smart business models
Trois orientations pour réussir
sa conversion numérique
Quelle entreprise peut encore s’offrir le luxe de snober le numérique ? Quel
commerçant peut encore nier l’e-commerce ? Quel entrepreneur peut passer à côté
des opportunités des big data ? À moins d’être volontairement sur un business à
contre-courant, toute entreprise qui veut durer a intérêt à se pencher sérieusement
sur sa « conversion numérique », au risque d’être dévorée par d’autres que
la technologie a rendus plus agiles. Quelques conseils à l’intention des PME
bruxelloises. - Olivier Fabes
C
et été, Amazon.com a pour la première fois dépassé
Walmart en termes de capitalisation de marché. Chez
nous, le géant de l’e-commerce n’a pas tué la Fnac
mais elle l’a quand même poussé à revoir profondément
son modèle d’affaires. Et dans l’ombre, des centaines de
libraires n’ont pas eu la même capacité de résistance.
À cette première vague d’e-commerce, enclenchée il y a plus
de dix ans, a succédé une nouvelle déferlante d’innovations
radicales ou « disruptives », dont les têtes de gondole sont
les hyper médiatisés Uber et AirBnB, nouveaux champions de
la désintermédiation entre le consommateur et le prestataire,
professionnel ou simple « particulier » d’ailleurs. On pourrait
y ajouter le français BlaBlaCar dans le secteur du transport
ou même Netflix dans le secteur du divertissement. Ces nouveaux
venus ont mis à profit les technologies numériques de
plus en plus abordables – en particulier l’internet mobile –
pour fédérer des millions de consommateurs/utilisateurs.
Comme le souligne Cédric Swaelens, consultant en gestion
du changement et professeur de gestion de projets à
la Haute École Libre de Bruxelles, Uber ou AirBnB ont bien
compris que la technologie permet désormais d’aborder
des segments de marché qui n’étaient pas rentables auparavant.
« La meilleure publicité faite à Uber est venue
de l’hostilité des compagnies de taxi traditionnelles, alors
qu’au départ, la clientèle visée n’était pas la même. Pour
sa part, AirBnB développe aussi une nouvelle forme d’hébergement,
complémentaire à l’offre hôtelière classique. La
vraie valeur de ces entreprises dites ‘disruptives’, ce n’est
pas de proposer une course en voiture ou une nuit d’hébergement,
mais bien de créer des communautés entières et
de pouvoir ensuite monnayer des montagnes de données,
de façon directe ou indirecte. Ce sont en fait d’énormes régies
publicitaires. »
Manifestation des taximen londoniens contre le service Uber.
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 18
©fotolia
׉	 7cassandra://L4_qi6X1VhJwhvykkB2DfKvydu2WjQBHjPeSgmWj4mA!#`̵ V7;sO/׉E
L’avenir nous dira si ces « succès » sont durables et si les valorisations
de ces « start-up » sont justifiées. Il est probable
qu’une intégration va se produire entre « disrupteurs » et
« conservateurs ». En tous cas, le mouvement est en marche
et de prochaines vagues se préparent déjà dans le secteur de
la santé ou de la mobilité, où le partage et la centralisation
de millions de données hétéroclites peuvent générer de vraies
solutions à de vrais problèmes, moyennant la mise en place
des garde-fous nécessaires.
Qui aurait pu prévoir il y a cinq ans que l’e-commerce s’imposerait
dans un secteur aussi traditionnel et « personnalisé »
que le textile ? Aujourd’hui, Zalando est une menace réelle
pour nombre de boutiques de vêtements.
Que faire ?
Nombre d’observateurs n’hésitent pas à parler de 4e révolution
industrielle, après la vapeur, le travail à la chaîne et la robotisation.
Dans son ouvrage The network always wins1
, l’entrepreneur,
orateur et consultant Peter Hinssen – également
l’un des Digital Minds for Belgium du Ministre De Croo – laisse
peu de chances de survie aux entreprises qui préfèrent s’enfouir
la tête dans le sable : « Aujourd’hui, l’agilité est le seul
véritable avantage concurrentiel. Une entreprise a beau disposer
des meilleurs talents, des stratégies les plus brillantes
et d’un top management génial, si elle est trop lente à réagir
à un changement dans son environnement – ou à initier ellemême
une transformation sur son marché – tous ces atouts
ne servent plus à rien. » Selon ce pionnier belge de l’internet,
« Pourquoi ne pas commencer
par déplacer une partie du budget
marketing traditionnel vers le web
et les médias sociaux ? »
Cédric Swaelens, consultant
en gestion du changement
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19 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
©R.A.
׉	 7cassandra://X38FDi1hryMVPuVIMhp2UQ34rQ_iUF0dpVujhzhWr7o `̵ V7;sO0V7;sO/#בCט   u׉׉	 7cassandra://Oq6bc8tmtLaW2fOXbKXcJxV92RWb46sNnpMwIHQLPt8 ݕ`׉	 7cassandra://iajmG7i2DBxcZajFs83iWFDjbOqu_LhXXds21lg7H3Qn`S׉	 7cassandra://EQD9kQKBLAd-CU9f0cdlaQe91dx2ABVljuyouLa1d88`̵ ׉	 7cassandra://Sk5xQSLqYTjCWxiIS3o-0uDSOGYoVWM_Cy_4EuGMAS8 ͠V7;sO5ט  u׉׉	 7cassandra://2tcRH-NMirQX19JFkxNwpM2FgCEAudBjfwRyZf0u5Tk ` ׉	 7cassandra://S4IxD8YmG5ByaRjbUHIIVgB3LUAFsLg-AardHuBFtb0hw`S׉	 7cassandra://v3gZ5GUos5VtvI5FqRWwASuepqB4ucvZd-ZkWZZatXw `̵ ׉	 7cassandra://JJHERzxitoNvjrJqNbvVB9_JbOWIc7aQ61uQldRKbYg +[P͠V7;sO7נV7;sO> rV
9ׁHhttp://www.peterhinssen.comׁׁЈ׉E« Faut que les entreprises
bruxelloises se réveillent »
Ne tournons pas autour du pot : difficile d’illustrer la «
transformation numérique » à Bruxelles par un projet d’envergure
qu’on nous envierait à l’étranger. Une opportunité
de rattrapage ?
La capitale compte certes de belles start-up qui défrichent de nouveaux
terrains – SoftKinetic dans la réalité augmentée, eDebex dans
la finance, BePark dans la mobilité, ListMinute dans l’économie collaborative,
Take Eat Easy et ses coursiers à vélo pour dynamiser la livraison
de repas à domicile. Ce ne sont que quelques exemples – mais
la Région manque pour l’heure de véritables « locomotives numériques
», malgré sa densité élevée de sociétés actives dans les technologies
de l’information et la communication (TIC) et le fourmillement
d’idées dans des incubateurs comme le BetaGroup ou Co.Station.
Objets connectés
Sur le terrain très prometteur des objets connectés (ou Internet of
Things, IoT), la jeune entreprise Productize, fondée par d’ex-consultants
dans des grands groupes, notamment dans le secteur automobile,
joue un rôle d’évangélisateur. Elle réalise (ou fait réaliser en
Chine) des prototypes d’objets connectés pour divers secteurs, par
exemple une « machine à laver connectée » par une grande marque
de produits de consommation courante. De gros clients dans le secteur
de l’énergie ou de la communication interactive font également
appel à ses services de prospective, de même que des start-up belges
dans des domaines aussi divers que la logistique via des drones ou
les services aux personnes âgées. « Nous faisons pas mal de présentations
dans des entreprises bruxelloises. À chaque fois, l’écoute est
très attentive. Nous constatons de bons projets de technologie pure,
mais souvent il y a une difficulté à intégrer ces innovations dans des
modèles de services, avec une vraie stratégie produits à la clé. Il faut
intégrer les technologies dans de nouvelles expériences clients. Certaines
entreprises, si elles ne se réveillent pas, risquent d’être rayées
de la carte », prévient Harold Grondel, cofondateur de Productize. La
start-up, installée dans l’écosystème d’innovation Co.Station, à deux
pas de la Gare centrale, emploie déjà cinq personnes et travaille à la
mise sur pied d’une sorte de « fab lab » privé, où elle pourra prochainement
démontrer tout l’océan de possibilités des objets connectés.
« La technologie en soi n’est pas disruptive, ce sont les nouveaux modèles
de services qu’elle fait émerger qui créent les révolutions. Tous
les secteurs vont être impactés par le ‘numérique’. La moindre des
choses à faire, c’est de se poser la question de l’impact potentiel de
nouveaux entrants. Ensuite, il faut passer à l’action. Les PME auront
besoin de nouvelles compétences, qu’elles devront sans doute aller
chercher à l’extérieur. Et tester les concepts par du prototypage »,
poursuit Harold Grondel.
Le centre logistique de Zalando à Erfurt, en Allemagne :
un exemple des défis que représente l’e-commerce pour
le commerce traditionnel.
depuis le milieu des années 90, toute entreprise qui veut sur
vivre doit raviver son ADN de start-up afin de pouvoir penser et
agir comme un réseau. Car « les formes d’organisation traditionnelles
– qui datent encore de la période industrielle et sont
centrées sur la hiérarchie, la structure, le contrôle et l’efficacité
– ne fonctionnent plus à l’ère VUCA (volatility, uncertainty,
complexity & ambiguity). »
Fort bien, mais par quoi commencer, sans confondre vitesse et
précipitation ? Didier Tshidimba et Alain d’Oultremont se penchent
quotidiennement sur les révolutions numériques au sein du cabinet
bruxellois de Roland Berger Strategy Consultants. Ils ont identifié
huit leviers de transformation numérique pour les entreprises,
publiques comme privées. Trois d’entre eux leur apparaissent
prioritaires et transversaux pour les PME de la Région bruxelloise,
actives de façon prépondérante dans le secteur des services.
« Les formes d’organisation
traditionnelles, centrées sur la hiérarchie,
la structure, le contrôle et l’efficacité, ne
fonctionnent plus à l’ère VUCA (volatility,
uncertainty, complexity & ambiguity). »
Peter Hinssen, auteur du livre
The network always wins.
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 20
Harold Grondel,
cofondateur de Productize,
société pionnière en
matière d’objets connectés.
• Penser « multicanal »
Tous les chemins mènent au client. Et ces chemins peuvent être
multiples et divers. Le défi est de gérer les différents canaux d’interaction
avec le client de façon cohérente, en tirant profit des
montagnes de données que toute PME peut désormais compiler
sur ses clients. On parlait jadis de CRM (Customer relationship
management), on parle désormais de big data. L’objectif est le
même : mieux connaître son client, à travers son historique. Mais
les solutions sont peut-être moins complexes à mettre en œuvre,
à l’heure du cloud computing. « Depuis 15 ans, les acteurs de la
distribution stockent un volume de données impressionnant sur
les clients, à travers les cartes de fidélité. Ils ont tellement d’infos
qu’ils ne savent pas quoi en faire et ils ont peur de céder ces
données à un tiers », épingle au passage Didier Tshidimba, pour
démontrer que quantité n’est pas toujours qualité.
©R.A.
׉	 7cassandra://EQD9kQKBLAd-CU9f0cdlaQe91dx2ABVljuyouLa1d88`̵ V7;sO8׉EDes choses à faire pour la mobilité à Bruxelles
S’il y a bien un axe sur lequel la transformation numérique représente une opportunité majeure pour la Région bruxelloise, c’est celui de la mobilité des personnes
et des biens. On sait que Bruxelles est l’une des villes les plus embouteillées d’Europe. La marge de progression sur le plan de la logistique urbaine notamment
est énorme. « La mobilité sous toutes ses formes est un des ingrédients-clés d’une ‘smart city’, à côté de l’utilisation rationnelle des ressources énergétiques et
de l’aménagement d’espaces urbains où il fait bon vivre », soulignent les consultants de Roland Berger. Un autre domaine où les entreprises bruxelloises ont
une belle carte à jouer concerne l’aval de la chaîne de production, comprenez le développement d’outils et applications – on parle donc de logiciels plutôt que
de matériel – qui améliore la présentation et la consommation de montagnes de données diverses. « En général, les entreprises belges sont meilleures dans les
produits semi-finis que finis. L’enjeu pour elles est d’apporter suffisamment de valeur ajoutée que pour rendre leurs produits incontournables, en les intégrant par
exemple dans un ensemble construit, en y incorporant des couches logicielles uniques », observent Didier Tshidimba et Alain d’Oultremont. Pour nombre d’acteurs
industriels, l’informatique embarquée est l’exemple même de la conversion numérique.
Ouvrir les données
Pour en revenir à la problématique du transport, l’une des clés pour mettre en place de nouvelles applications qui facilitent la vie de tout le monde est le partage
de données « publiques » entre administrations, entreprises publiques et secteur privé. Des entreprises innovantes se heurtent encore trop souvent à des murs,
auprès des organismes de transport public notamment. La Région bruxelloise manque encore d’approche structurée en matière d’open data. « Tout le monde se
regarde en chiens de faïence », constate-t-on chez Roland Berger. Que ce soit dans le secteur du transport, comme dans celui de la distribution et du commerce.
• Individualiser
Les clients attendent des services sur mesure. Pour en revenir à
Uber, les chauffeurs qui roulent pour cette entreprise peuvent désormais
accueillir le client à bord en lui faisant écouter la musique
qu’il aime, via son compte Spotify. Bel exemple de service sympa et
personnalisé. Pour être clair, la « conversion numérique », ce n’est
pas l’informatisation bête et méchante, voire l’automatisation ; c’est
plutôt utiliser la technologie pour personnaliser la relation client. La
nuance est de taille. Il s’agit justement de rompre avec une tendance
lourde au remplacement des hommes par des machines depuis 15
ans. Le meilleur moyen de maintenir un commerce local vivace, face
à un Zalando, c’est de miser sur l’excellence du service.
• S’équiper des outils numériques pertinents
Dans le prolongement du point précédent, les PME de service
qui veulent rester à la page du numérique ont intérêt à doter
leurs collaborateurs des outils informatiques pertinents pour
leur activité. On pense à une tablette pour un vendeur souvent
en déplacement, un smartphone pour quelqu’un qui doit encoder
des données plus sommaires. Tout équipement qui permet
d’augmenter l’expérience client doit être considéré comme un
investissement fructueux, accompagné de la formation nécessaire.
Au-delà de l’image moderne, la démocratisation des
terminaux et des communications mobiles est une opportunité
de tester puis de mettre en œuvre des applications qui peuvent
rapporter gros, notamment en termes d’efficacité interne. Ce
n’est plus de l’ordre du gadget.
Cédric Swaelens, qui a travaillé dix ans dans le domaine de la
relation client dans les PME, y va d’un autre conseil, très pragmatique
: pourquoi ne pas commencer par déplacer une partie
du budget marketing traditionnel vers le web et les médias
sociaux ? Pourquoi ne pas engager un jeune qui aide la PME
à se positionner sur les médias sociaux et à surfer sur cette
vague du numérique ? En effet, pourquoi pas ? n
Les médias sociaux deviennent
un élément incontournable
de la relation clients.
1. Paru en anglais en avril chez McGraw Hill. Edition néerlandophone attendue chez Lannoo en septembre.
Infos : www.peterhinssen.com
21 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
׉	 7cassandra://v3gZ5GUos5VtvI5FqRWwASuepqB4ucvZd-ZkWZZatXw `̵ V7;sO9V7;sO8#בCט   u׉׉	 7cassandra://mGSaaf-UrpdHB8jLBq7sfws22_Kdp1V7tbhsI1xrLcg Gb`׉	 7cassandra://IQdKkObQnQMjOVEV5bBwyIVSZwKNsMfgxQGuUg-tYE4h`S׉	 7cassandra://Q3AzW0BTYNscWZIp0wDbF9eZsrb0q2Ym32_2suL5T9k D`̵ ׉	 7cassandra://jnou7pnud6mVy1wk0a-5tUZ-Q4xWc_0m-dqg-p0hYTQ ͠V7;sO=ט  u׉׉	 7cassandra://nx9sxyM1UFO_9V1MaqdvhKflOle4FWeKXLOYnqh7-So O?` ׉	 7cassandra://iVWFaUw2L0JWd1IChH80EAg8a7KtUMf8UeMp6Wr2zqEg`S׉	 7cassandra://PTCnyG0cmaOuDIdE9DK4y9-Yx1Fq0d91QDy8CI7WwrU`̵ ׉	 7cassandra://RXTI3A7ywO4GjFBRalK8a1MNLMU7fXfITHemEZnrHWQl3͠V7;sO?׉E
Smart Citizens
Les nouvelles technologies
servent-elles la démocratie ?
L’application des NTIC (les nouvelles technologies de l’information et de la communication)
pour de meilleurs services urbains a débouché sur le concept de ville
intelligente ou smart city. Mais elles sont également au service d’une meilleure
gouvernance censée améliorer la qualité de vie des citoyens. Plus globalement, les
NTIC permettent-elles d’améliorer la démocratie dans son fonctionnement ? Nous
avons posé la question à l’association de citoyens WeCitizens et au Crisp. Entretien
croisé. - Vincent Delannoy
En deux mots, comment WeCitizens se définit-elle ?
Jean-Paul Pinon, CEO WeCitizens : Pour le dire simplement,
nous sommes pour la Belgique le Test-Achats des électeurs,
un Wikipédia des acteurs politiques, un observatoire de la
gestion publique et un institut d’éducation citoyenne. Ce programme
est ambitieux. Nous avons choisi de commencer par
nous déployer sur ce premier aspect : fonctionner comme le
Test-Achats de l’électeur, ce que nous avons fait à l’occasion
des élections régionales, législatives et européennes de l’année
2014, avec notamment notre GPS électoral.
Êtes-vous une association de contribuables ?
Nous sommes effectivement affiliés à la Taxpayers Association
of Europe, mais sans adhérer à la totalité de leurs objectifs.
WeCitizens est politiquement neutre. Nous ne disons pas
qu’il faut davantage ou moins d’impôts. Notre point commun,
c’est notre souci de la bonne gestion publique. Il est vrai qu’en
visant l’excellence de la gestion, vous aurez, à service égal,
moins d’impôt. Ce qui se passe à l’étranger est une source
d’inspiration. En Allemagne, une association de contribuables
a regroupé jusqu’à 400.000 membres ; en France l’ordre de
grandeur est de 300.000. En Belgique, WeCitizens a démarré
à la fin 2012.
Vous parlez de GPS électoral. C’est un système
d’aide au vote ?
Ces derniers temps, ces initiatives ont foisonné et c’est tant
mieux. Là où notre GPS électoral est tout à fait unique, c’est
qu’il reprend tous les candidats alors que les autres systèmes
se cantonnent aux partis, ou éventuellement aux ténors de la
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 22
Jean-Paul Pinon, CEO WeCitizens
politique. La veille des élections, vous pensez : je voterais bien
pour Madame Dupont. Grâce au GPS, vous avez son CV, ses
réalisations, ses opinions, ses priorités politiques. C’est un
produit unique. Nous, les citoyens, sommes les actionnaires
de la SA Belgique. Pour bien décider, nous avons besoin d’un
bon dossier et pas uniquement de coupures de presse.
©fotolia
׉	 7cassandra://Q3AzW0BTYNscWZIp0wDbF9eZsrb0q2Ym32_2suL5T9k D`̵ V7;sO@׉EPensez-vous que le citoyen belge soit mal informé sur
ce que font ses mandataires ?
Si vous voulez acheter une voiture, vous pouvez récolter les
impressions de votre voisin. Mais pour être mieux informé,
vous avez intérêt à lire le dossier réalisé par une revue
spécialisée. C’est ce qui manque à l’électeur. Êtes-vous, par
exemple, sensible au thème du service minimum en cas de
grève des services publics ? En faites-vous un critère de choix
électoral ? Le GPS électoral vous dirige avec précision vers les
candidats qui répondent à tel ou tel critère. Et cela, pour 6.000
candidats. Et pas seulement pour les vedettes de la politique
qui passent à la télé.
Vous éditez un répertoire politique. Que contient-il ?
Il reprend tous les parlementaires de cette législature et de la
législature précédente actifs au sein des sept assemblées que
compte notre pays. Cette législature totalise 484 parlementaires.
À cette liste s’ajoute celle de tous les bourgmestres actuels.
Nous ajoutons les partis, les interlocuteurs sociaux, de
très nombreux candidats des élections… Ce qui regroupe environ
5.000 acteurs politiques. Ce répertoire, en plus de contenir
les informations classiques d’un annuaire, reprend des informations
qualitatives qui en font un véritable atlas des opinions
politiques, assez fouillé et articulé autour de 76 questions.
C’est une sorte de base de données que
l’on peut interroger ?
En tant qu’utilisateur, vous pouvez lancer une recherche sur
la base de 27 critères de sélection. Vous voulez connaître les
acteurs politiques de la province de Liège qui considèrent que
l’enseignement est l’une de leurs priorités, qui sont membres
du parlement wallon, qui sont des femmes, qui appartiennent
à tel parti ? Interrogez le répertoire, la réponse sort en une
seconde. Nous offrons, gratuitement, un accès assez large à
ce répertoire et à son contenu qualitatif. Certaines rubriques,
comme le CV, les opinions détaillées, sont accessibles via une
petite contribution. En période électorale, cet accès est totalement
gratuit, de manière à informer au mieux le citoyen
électeur.
Vous entendez améliorer le fonctionnement
de la démocratie. Par quels moyens concrets ?
Incontestablement, il existe une fracture entre le citoyen et le
monde politique. Une fracture à combler. Si le citoyen ne s’intéresse
pas à la politique, la politique, elle, s’intéressera à lui.
Ne fût-ce que par l’impôt qu’il devra payer. Le citoyen doit faire
l’effort de s’intéresser à la chose publique, mais il doit aussi
retrouver la confiance. Or, cette confiance n’est pas possible
s’il n’y a pas une pleine transparence. C’est notre contribution.
Pour l’instant, à travers le GPS électoral et le répertoire politique.
Mais d’autres projets sont en préparation, notamment
en matière de transparence financière dans l’utilisation des
moyens publics, des revenus issus de l’exercice de mandats
publics.
Les mandataires ont déjà l’obligation de déposer
la liste de leurs mandats publics. Ça ne va pas assez loin ?
Justement, parlons-en. Tous les mandataires ne le font pas.
Cumuleo produit des statistiques à ce sujet. En pratique, à
ma connaissance, les amendes prévues pour sanctionner le
non-respect de cette obligation ne sont pas perçues. Pourtant,
l’État pourrait percevoir jusqu’à 27 millions d’euros si la loi
était appliquée. n
John Pitseys (Crisp) :
« Une suspicion croissante
pour les mécanismes de
démocratie représentative »
Les NTIC ont-elles contribué à une plus grande
exigence de transparence dans la manière de faire
de la politique ?
Les NTIC contribuent au renforcement de deux sentiments, apparemment
contradictoires, mais pourtant complémentaires.
D’une part, la perception que l’information politique est plus
disponible qu’avant ; d’autre part, que cette information théoriquement
disponible reste en partie inaccessible, et peut être
cachée. À propos des NTIC, les risques concernant l’émergence
d’une société de traçage et de surveillance sont bien connus.
Toutefois, ces nouvelles technologies créent aussi de nouvelles
exigences de publicité et d’information. Elles permettent aussi
aux citoyens de s’organiser, de réagir, de développer des
contre-discours. On assiste à l’apparition de nouveaux médias,
de nouvelles formes d’association et de nouveaux modes d’action
collective.
Les NTIC contribuent-elles à l’émergence
d’une démocratie davantage participative
et directe ?
Les mécanismes de la démocratie représentative font l’objet
d’une suspicion croissante. Pourquoi ? D’une part parce qu’ils
sont considérés comme moins légitimes : le rapport entre le
représentant et le représenté est perçu comme étant de plus
en plus dilué. D’autre part parce qu’ils sont considérés comme
moins efficaces, car bousculés par d’autres formes de pouvoir :
d’autres niveaux de pouvoir, en Europe ou dans le monde,
mais aussi d’autres formes de pouvoir comme l’entreprise.
Dès le moment où la démocratie conçue comme l’élection de
représentants est remise en cause, surgissent forcément des
réflexions sur la manière de renouveler l’idéal démocratique
en inventant de nouvelles formes de participation. Cette aspiration
procède donc d’abord d’une forme de discrédit de
la démocratie représentative. En d’autres termes, même sans
l’émergence des NTIC, elle se serait manifestée.
La simplification de la vie du citoyen,
grâce aux NTIC, est-elle une réelle préoccupation
des partis politiques ?
Ce n’est certainement pas leur préoccupation première, ni
même secondaire. Tous les partis ont un petit chapitre consacré
au numérique ou à la numérisation. Dans leurs programmes,
ce sont des niches. Ces points sont par ailleurs évoqués lors
des formations de gouvernement, mais dans un contexte de
restrictions budgétaires. La numérisation et les NTIC sont
avant tout conçues comme des mesures d’économie. Un parti
comme l’Open VLD s’est un peu intéressé à ces questions. Les
partis écologistes y accordent également un certain intérêt –
je pense par exemple à la question des libertés numériques
– parfois assorti d’un point de vue critique.
23 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
׉	 7cassandra://PTCnyG0cmaOuDIdE9DK4y9-Yx1Fq0d91QDy8CI7WwrU`̵ V7;sOAV7;sO@#בCט   u׉׉	 7cassandra://pdE56TmCUDAqZYALgFisL3g9Qm2Ik_qUJdKl28Szqd8 &?` ׉	 7cassandra://HAQIx42PSWkeqsejiZSDakufBl8Imv6BqQunTGXyF00O"`S׉	 7cassandra://2BPODWX1jP-LSHeVeCy9eJ2954YfPl9r2yJwcV7RY0Y{`̵ ׉	 7cassandra://BQV9dWV8H5k34famRXY0ZdCDeUq9WXfDTD7ht5eqfic͗,R͠V7;sODט  u׉׉	 7cassandra://35flUiL7xeNDr5FIPtKAv4LoB9f6UaTuVq3WvwGh69I u` ׉	 7cassandra://TotylgrnKJmheg0u5Kf8-L_zJzUaMCPfRCkkKFHv4TsW`S׉	 7cassandra://G1xabYaGKWrWbws4AtHb9sZvO0w9cpKaUoATJMTyJXo`̵ ׉	 7cassandra://xnzGHp0S5U_-1bbBuNdDS-iofLfj83Fzs6MjDndwU8Eu͠V7;sOE׉EoIndicateurs
La Région de Bruxelles-Capitale
en quelques chiffres
Dressé avec l’aide de l’IBSA (Institut Bruxellois de Satistiques et d’Analyse), voici
un bref portrait chiffré de la Région de Bruxelles-Capitale, qui illustre certains des
principaux atouts qui la caractérisent mais aussi quelques défis majeurs auxquels
elle est confrontée.
1. Démographie
• Une population en forte croissance…
Au 1er
janvier 2015, la Région de Bruxelles-Capitale accueillait
1.175.173 habitants. En l’espace de 15 ans, le nombre de
Bruxellois a augmenté de près de 216.000 unités, ce qui correspond
à la population d’une ville comme Charleroi. La population
bruxelloise continue à croître ces dernières années
mais à un rythme un peu moins soutenu.
Dans les années à venir, la croissance démographique bruxelloise
resterait supérieure à celle du reste du pays. Ainsi,
entre 2015 et 2020, la population bruxelloise devrait encore
augmenter d’environ 35.000 personnes. Cette situation crée
d’énormes défis en matière de logement, de mobilité, d’enseignement,
de soins de santé, d’emploi, etc.
• … jeune et multiculturelle
Par rapport à la Belgique, la population bruxelloise est nettement
plus jeune – l’âge moyen y est de 37,4 ans en 2014
– et a tendance à rajeunir encore. Dans les autres régions, au
contraire, la population vieillit. Les jeunes sont donc davantage
représentés à Bruxelles (22,7 % de la population a moins
de 18 ans) alors que la proportion de résidents plus âgés est
bien inférieure à ce qui est observé au niveau national (13,3 %
des Bruxellois ont 65 ans ou plus). Bruxelles est également
une région largement multiculturelle puisque 33,1 % des habitants
ont une nationalité étrangère, une part trois fois plus
élevée que la moyenne belge. Il s’agit pour la grande majorité
d’étrangers venant d’autres pays de l’Union européenne.
CROISSANCE ANNUELLE DE LA POPULATION (%)
2. Activité économique
• La RBC contribue largement au PIB et à l’emploi en Belgique…
Bruxelles joue un rôle essentiel dans l’activité économique
en Belgique. Avec un PIB de 71,8 milliards d’euros et 689.000
emplois sur son territoire en 2013, la Région représente respectivement
18,2 % et 15,2 % du total national, alors que les
Bruxellois ne constituent que 10,5 % de la population du pays.
Ces chiffres reflètent la situation centrale de Bruxelles, tant
sur le plan géographique, qu’institutionnel ou économique. En
termes de marché du travail, cela se traduit par l’importance
du phénomène des navetteurs : à Bruxelles, près d’un emploi
sur deux est occupé par un travailleur flamand ou wallon.
PARTS RÉGIONALES DANS L’EMPLOI, LE PIB
ET LA POPULATION EN 2013 (%)
Emplois
15,2
57,9
26,9
PIB
18,2
58,2
23,7
Population
0%
10,4
57,5
10%
20%
30%
Région Bruxelles-Capitale
40%
50%
60%
Région flamande
70%
32,1
80%
90%
Région wallonne
Sources : ICN, DGS – calculs IBSA
100%
CROISSANCE DU PIB EN VOLUME (%)
0,0
0,5
1,0
1,5
2,0
2,5
3,0
Région Bruxelles-Capitale
Région flamande
Région wallonne
-3,0
-2,0
-1,0
0,0
1,0
2,0
3,0
4,0
Sources : IBSA, SPF Economie – Direction générale Statistique – Statistics Belgium, BfP
2007
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Région Bruxelles-Capitale
Belgique
Région flamande
Région wallonne
Source : HERMREG
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 24
rapport 2015
׉	 7cassandra://2BPODWX1jP-LSHeVeCy9eJ2954YfPl9r2yJwcV7RY0Y{`̵ V7;sOF׉ESTRUCTURE D’ACTIVITÉ EN RBC(1)
Emploi
en 2015
Agriculture
Énergie
Industries manufacturières
Biens intermédiaires
Biens d'équipement
Biens de consommation
Construction
Services marchands
Transports et communication
Commerce et horeca
Crédit et assurances
Santé et action sociale
Autres services marchands
Services non-marchands
Administration publique et éducation
Services domestiques
Total
(1) Projections - Source : HERMREG
(personnes)
95
7 238
19 662
3 598
5 600
10 464
20 910
466 105
45 798
95 802
57 317
70 896
196 292
178 774
172 713
6 060
692 676
en 2015 (%)
0,0
Part dans
l’emploi
1,0
2,8
0,5
0,8
1,5
3,0
67,3
6,6
13,8
8,3
10,2
28,3
25,8
24,9
0,9
100,0
Créations nettes d’emplois
entre 2015 et 2020
(personnes
11
401
-1 941
-886
32
-1 087
353
25 020
165
2 079
136
5 946
16 694
-1 287
-2 090
804
22 544
VA en 2015
(millions
d’euros)
14,1
2 131,6
1 882,8
555,3
576,6
750,8
1 943,4
47 355,9
5 607,6
7 980,4
11 393,0
3 888,7
18 486,2
13 104,9
13 034,0
70,9
66 432,7
Part dans la VA
en 2015
(%)
0,0
3,2
2,8
0,8
0,9
1,1
2,9
71,3
8,4
12,0
17,1
5,9
27,8
19,7
19,6
0,1
100,0
Contribution à la croissance de
la VA en volume entre 2015 et
2020 (pp par an)
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
1,3
0,1
0,2
0,4
0,1
0,4
0,1
0,1
0,0
1,3
Après une période prolongée de croissance faible voire négative
de l’activité économique, le contexte conjoncturel global
devrait progressivement s’améliorer et le PIB bruxellois devrait
retrouver une progression plus rapide à moyen terme,
toutefois légèrement en dessous de la moyenne nationale.
• … grâce notamment à une structure d’activité orientée
vers le secteur tertiaire
Le secteur tertiaire représente près de 91 % de valeur ajoutée
générée en Région bruxelloise et 93 % de l’emploi, soit des parts
plus élevées que dans les deux autres régions. Cette offre de services
diversifiée répond aux besoins des acteurs localisés au sein
de la RBC même (particuliers, entreprises, institutions) mais dépasse
largement les frontières des 19 communes. Dans les années
à venir, les deux principales branches d’activité contribuant
à la croissance de la valeur ajoutée bruxelloise devraient être
le secteur financier et des assurances ainsi que les autres services
marchands1
. Du côté des créations d’emplois à Bruxelles,
on notera également la contribution importante des autres services
marchands mais aussi celle du secteur de la santé et de
l’action sociale. Entre 2015 et 2020, ces deux branches devraient
créer respectivement près de 17.000 et 6.000 emplois en termes
nets, soit la quasi-totalité de l’augmentation de l’emploi intérieur
bruxellois sur cette période (voir tableau ci-dessus).
3. Marché du travail
On dénombre à Bruxelles un peu plus de 783.000 personnes
en âge de travailler2
Pour la même année, le taux d’activité atteint 66,6 %, ce qui
signifie que parmi les Bruxellois d’âge actif, deux personnes
sur trois se présentent effectivement sur le marché du travail,
qu’elles aient un emploi ou qu’elles soient au chômage.
1. Cette branche regroupe notamment l’édition, l’audiovisuel, la publicité, les services informatiques, le conseil
2. Définies comme étant les personnes âgées de 15 à 64 ans.
25 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
en 2014, soit 67 % de la population totale.
ÉVOLUTION DU TAUX DE CHÔMAGE (%)
0,0
5,0
10,0
15,0
20,0
25,0
Belgique
Région Bruxelles-Capitale
Région flamande
Région wallonne
Source : HERMREG
Avec 108.000 personnes inscrites comme demandeurs d’emploi
en 2015, le taux de chômage en Région bruxelloise atteint
19,4 %, soit près de 8 points de pourcentage de plus que la
moyenne nationale.
Ces dernières années, le chômage des jeunes a particulièrement
diminué, passant environ de 16.000 personnes en 2010
à 13.400 en 2015. Dans les années à venir, les chiffres du chômage
devraient nettement s’améliorer à Bruxelles comme
dans le reste du pays. n
rapport 2015
׉	 7cassandra://G1xabYaGKWrWbws4AtHb9sZvO0w9cpKaUoATJMTyJXo`̵ V7;sOGV7;sOF#בCט   u׉׉	 7cassandra://mvXwLiZfXWzE3v7a8PHCp-7bLEw-jur_ljr1tm_gip4 ` ׉	 7cassandra://sgS-2FOVsaOcwvl3UKx37e8YzBmVqW260ko15Qu3WXIY`S׉	 7cassandra://_DWtjElPXgRnx66hMUIWhXGXoHBXSOAj1zbdD1wlXGY`̵ ׉	 7cassandra://3Yk5k_bsiOGX7CedUIXJHQq6gJH_HdqCFjtgkai4s5QS0͠V	7;sOIט  u׉׉	 7cassandra://Oe43KPCEqM4zrYtQy-NYlX2GrHPGod3SYIWP1caalTc ` ׉	 7cassandra://4lNd0NT0FVadV82sSz6eGX19t-DRYX7wacJjEwc9b14BS`S׉	 7cassandra://pFSr_Y-vqhuKlKN__5N0zCmixs9vFveQcog1IDq1H6g~`̵ ׉	 7cassandra://u3Eu3M7Bmo8UIdnXrJeKkkTaC422XfxQdTzYOMXDcZ4s?͠V7;sOP׉EDémographie des entreprises
L’entreprise à Bruxelles :
beaucoup d’échecs, plus encore de réussites
Exercice difficile que celui d’estimer la démographie des entreprises bruxelloises.
Il s’agit en effet de sortir des communiqués trimestriels alarmants ou optimistes
sur l’évolution du nombre de faillites enregistrées par des entreprises bruxelloises :
la vue offerte par ces informations reste partielle et se base sur des indicateurs à
utiliser avec prudence. Pour juger du dynamisme du tissu entrepreneurial de la
capitale, il faut forcément se pencher, aussi, sur les créations d’entreprises.
L
es effets de la conjoncture économique sont en effet
plus vite ressentis au niveau des créations d’entreprises
que dans le décompte des faillites : une brusque
détérioration des conditions de marché poussera
parfois les candidats entrepreneurs à reporter/annuler leurs
projets, avec effet immédiat, là où l’impact d’une crise économique
sur la viabilité d’une entreprise est influencé par de très
nombreux éléments qui peuvent largement en retarder, voire
en annuler les effets. Il convient en outre de bien s’entendre
sur le terme faillite : une cessation d’activités n’est pas forcément
une faillite et un long délai peut séparer les deux statuts,
selon le fonctionnement du tribunal de Commerce. De l’entrepreneur
qui raccroche simplement les gants en fin de carrière
aux structures créées pour des projets limités dans le temps,
en passant par les entreprises familiales qui ne trouvent
simplement pas de repreneur, les profils sont très variés.
Un solde positif
Sans grande surprise, le premier constat à la lecture des
chiffres du SPF Economie et de l’Institut Bruxellois de Statistiques
et d’Analyse (IBSA), notamment, est simple : le solde
entre cessations et créations d’entreprises est positif d’année
en année.
Sur l’exercice 2014, par exemple, on comptait 2.203 faillites
à Bruxelles, contre 11.205 créations d’entreprises, un chiffre
en croissance de 3,2 % sur un an. À noter que l’on se fonde
ici sur les chiffres du cabinet spécialisé Graydon, lequel tient
compte d’un biais majeur qui handicape les chiffres officiels.
Sur base des données des autorités, le nombre de créations
d’entreprises bruxelloises en 2014 atteint en effet plus de
14.000 unités. En cause : la décision récente de soumettre
les avocats, notaires et huissiers de justice à la TVA, qui a fait
grimper d’un coup le nombre de structures légales assujetties
à la taxe…
Précisons encore que le niveau des faillites a enregistré une
chute spectaculaire de 17 % entre 2013 et 2014, sachant que
l’exercice 2013 affichait le niveau record de 2.652 faillites. On
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 26
reste toutefois à des niveaux presque doublés par rapport au
début des années 2000.
L’éternel trio
« commerce – horeca – construction »
Invariablement et depuis de nombreux trimestres, ce sont les
secteurs du commerce, de la construction et de l’horeca qui
affichent la plus grande dynamique… et la démographie la
plus bousculée. Comprenez : ce sont les secteurs de l’économie
bruxelloise (et nationale) qui connaissent à la fois le plus
grand nombre de créations d’entreprises et les plus hauts taux
de faillites.
En 2014, ces trois secteurs ont concentré près de 60 % des
faillites d’entreprises prononcées dans la capitale, et vu la
naissance de plus de 3.000 nouvelles structures légales. Plus
intéressant encore, ces trois secteurs affichent des taux de
création d’entreprises en croissance entre 2013 et 2014 (voir
graphique), signe d’une volonté toujours très forte d’investir,
malgré des risques élevés. Et si l’on compare ces taux
avec ceux de l’année 2009, qui marque le véritable début
de la crise économique héritée du scandale américain des
subprimes, le constat est d’autant plus parlant : le taux de
création dans le commerce passe ainsi de 5,9 à 10,6, tandis
que la construction passe de 12,0 à 16,4. Précisons toutefois
que, si ces secteurs affichent la plus haute « intensité
économique », ils ne contribuent qu’à des niveaux limités au
PIB de la Région, même s’ils sont d’importants pourvoyeurs
d’emplois. L’horeca représente ainsi en moyenne près de 2
% du PIB de la Région, contre une moyenne de 3 % pour la
construction et de 10 % pour le commerce. Le secteur des
services aux entreprises, et notamment les marchés de l’information
et de la communication, ainsi que les bureaux de
conseil en affaires et gestion, sont également en nette prise
de puissance sur la place bruxelloise.
Quant au taux de survie à 5 ans de ces entreprises, Bruxelles
affiche hélas l’un des plus faibles de Belgique, à 65,41 %
contre 69,07 % à l’échelle nationale et 70,25 % en Flandre.
rapport 2015
׉	 7cassandra://_DWtjElPXgRnx66hMUIWhXGXoHBXSOAj1zbdD1wlXGY`̵ V7;sOQ׉E(STARTERS PAR PROVINCE
Personnes physiques et SPRL en tête
Quant aux formes juridiques des sociétés lors de leur
création, l’année 2014 a connu une nouvelle croissance
des entreprises de personne physique (7.268 en Région
bruxelloise l’an dernier) et des SPRL (sociétés privées à
responsabilité limitée, qui furent 5.129 en 2014) ; un chiffre
forcément gonflé par l’enregistrement obligatoire des avocats
au registre de la TVA.
Difficile, toutefois, de réellement définir le nombre de
nouveaux travailleurs indépendants, certains d’entre eux
optant directement pour le statut de SPRL. Les chiffres de
l’Institut national des assurances sociales des travailleurs
indépendants (INASTI) permettent toutefois d’apprendre
que l’année 2014 a vu l’assujettissement de 2.900 nouveaux
travailleurs indépendants (à titre principal, complémentaire,
ou après la pension) dans la Région de Bruxelles-Capitale.
Les professions libérales (34.803 assujettis à Bruxelles)
fournissent une grande partie de cette augmentation, avec
plus de 1.300 nouveaux enregistrements sur le seul exercice
2014. n
NOMBRE DE RADIATIONS
14
18
0
0
233
253
1
3
8
8
940
974
1612
1709
323
274
736
725
608
686
62
53
202
218
1500
1751
608
593
0
3
96
111
69
82
283
178
372
341
0
2
Nombre de radiations en 2013
Nombre de radiations en 2014
0
1
0
1
Activités des ménages en tant qu’employeurs/
activités indifférenciées des ménages en tant que
producteurs de biens et services
Activités extra-territoriales
Activité économique inconnue
1
3
0
1
1
0
Nombre d’assujettissements en 2013
Nombre d’assujettissements en 2014
27 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
Commerce/ réparation d’automobiles et de motocycles
Transports et entreposage
Hébergement et restauration
Information et communication
Activités financières et d’assurance
Activités immobilières
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
Activités de services administratifs et de soutien
Administration publique
Enseignement
Santé humaine et action sociale
Arts, spectacles et activités récréatives
Autres activités de services
1592
1703
309
319
784
825
771
851
110
125
269
306
1988
5689
756
783
12
9
157
269
163
197
250
271
431
393
Agriculture, sylviculture et pêche
Industries extractives
Industrie manufacturière
Production et distribution d’électricité,
de gaz, de vapeur et d’air conditionné
Production et distribution d’eau/ assainissement,
gestion des déchets et dépollution
Construction
30
27
3
0
280
344
14
13
13
13
1706
1889
Anvers
Bruxelles
Flandre orientale
Flandre occidentale
Brabant flamand
Hainaut
Liège
Limbourg
Brabant wallon
Namur
Luxembourg
Autres
0
10
20
Parts relatives des starters par province en 2014
30
40
50
60
70
80
Taux de survie à 5 ans des starters par province en 2014
NOMBRE D’ASSUJETTISSEMENTS
rapport 2015
׉	 7cassandra://pFSr_Y-vqhuKlKN__5N0zCmixs9vFveQcog1IDq1H6g~`̵ V7;sORV7;sOQ#בCט   u׉׉	 7cassandra://X4R7o9thzSNe9QxKUJ9iDY7Mi7K3b7yqUm52gPNQkLg [` ׉	 7cassandra://egptdadvPPhwnet1Sf7eLjyXo06fY8xTIiNFPpfZmykA`S׉	 7cassandra://oQFIf2Sgqay-u1eIcC4K6erPYU1Y6juQWodvIsA8CsIa`̵ ׉	 7cassandra://kapdpRo2dIXpcXiBsj1j3Fvofya2V02m9AEPDAu1kg0ͧ͠V7;sOUט  u׉׉	 7cassandra://iwZHWJFmxelccoFZs_nwm3B9MmevInmRqxsGi7r0pco # ` ׉	 7cassandra://MSFlqu7G48cEzzz2gvQV3D0lz42M8yANm6176jaAyMMA+`S׉	 7cassandra://Bf2D2ZtWJ4tcU-pC_Rq3EL16UY7xv3gvz7zgwINpYIg`̵ ׉	 7cassandra://J4dggEMnH6DNV8rPb019bXpSIE54opxVZhv4MBlYmf4e)͠V7;sOV׉E	L’avis des entreprises bruxelloises
Baromètre politique : temps variable
À intervalles réguliers, BECI sonde l’avis des entrepreneurs bruxellois sur les
problématiques socio-économiques de leur région : c’est notre “baromètre
politique”. Sa dernière édition, réalisée cet été1
, semble refléter la timide embellie
économique : les entrepreneurs veulent investir et embaucher.
1
3,22
Guy Vanhengel
(Finances, budget et relations
extérieures)
5
3 Céline Fremault
(Environnement, énergie
et logement)
4 Cécile Jodogne2
(Commerce extérieur)
5
2,53
Rudy Vervoort
(Ministre-Président)
5
6 Bianca Debaets3
7 Pascal Smet
(Mobilité et travaux publics)
2,39
5
8
2,15
Fadila Laanan
(Propreté publique et
traitement des déchets)
5
2,47
5
Coopération au développement,
égalité des chances)
2,65
5
2,73
5
2 Didier Gosuin
(Economie et emploi)
3,15
5
Les cotes des Ministres bruxellois
Vaut-il mieux être mal aimé qu’inconnu ? Ceux
qui se trouvent dans le premier cas (Rudi Vervoort,
Pascal Smet, Fadila Laanan) sont peutêtre
mieux lotis que les seconds (Cécile Jodogne
et Bianca Debaets, inconnues pour plus de 40 %
des sondés). Un an après les élections, notre classement
reste identique ; les mieux cotés restent
toujours, et dans le même ordre, Guy Vanhengel,
Didier Gosuin et Céline Fremault, soit le Ministre
des finances, celui de l’économie et sa devancière
dans la fonction (passée à l’environnement). Les
entrepreneurs semblent avoir d’abord voté pour
les mandats qui les concernent…2
Globalement, on retiendra que le degré de
confiance dans le gouvernement bruxellois est
plutôt faible, la cote de défiance étant plus de
deux fois supérieure à la cote de confiance. Par
comparaison, à l’échelon fédéral, confiance et
méfiance s’équilibrent autour des 40 %.
QUEL EST VOTRE DEGRÉ DE CONFIANCE VIS-À-VIS DU GOUVERNEMENT
BRUXELLOIS DANS SA GESTION DES PROBLÈMES ACTUELS ?
0,5%
13%
21%
38%
28%
Confiance totale
Plutôt confiant
Neutre
Peu confiant
Pas du tout confiant
11%
36%
28%
22%
QUEL EST NOTRE DEGRÉ DE CONFIANCE VIS-À-VIS DU GOUVERNEMENT
FÉDÉRAL DANS LE CADRE DE SA GESTION DES PROBLÈMES ACTUELS ?
3%
Confiance totale
Plutôt confiant
Neutre
Peu confiant
Pas du tout confiant
1. Sondage réalisé entre le 26/06 et le 17/07/2015 auprès des cadres et dirigeants d’entreprises bruxellois ; 1.032 réponses. • 2. 45,7 % de «non connue» • 3. 45 % de « non connue »
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 28
rapport 2015
׉	 7cassandra://oQFIf2Sgqay-u1eIcC4K6erPYU1Y6juQWodvIsA8CsIa`̵ V7;sOW׉E6Les acteurs régionaux
Parmi les acteurs régionaux, les entrepreneurs
bruxellois accordent leurs meilleures notes (dans
cet ordre) à Bruxelles Invest & Export, au VDAB et
à Bruxelles Formation – du moins si l’on excepte
Impulse (ex-ABE), qui trône en tête mais qui est
« inconnue » de plus de la moitié des sondés,
ce qui est aussi le cas de Citydev (ex-SDRB).
Les changements de noms n’ont pas encore
été assimilés, sauf pour Actiris (ex-ORBEM),
désormais familier.
1. Impulse (ABE/BAO)4
2. Bruxelles Invest & Export
3. VDAB
4. Bruxelles Formation
5. Citydev (ex-SDRB)5
6. SRIB
7. STIB
8. Bruxelles
environnement (ex-IBGE)
9. Actiris (ex-ORBEM)
3,8/5
3/5
2,94/5
2,83/5
2,82/5
2,79/5
2,76/5
2,72/5
2,73/5
ENVISAGEZ-VOUS DANS LES 12 MOIS QUI VIENNENT DE RECRUTER OU D’INVESTIR ?
10%
20%
30%
40%
50%
60%
0%
mars
2013
4. 53,5 % de «non connu» • 5. 51,5 % de «non connu».
novembre
2013
novembre
2014
juin
2015
Les entreprises prêtes à embaucher, si…
La question du poids de la fiscalité ressort nettement de
notre sondage, avec un lien de causalité extrêmement fort sur
l’investissement et la création d’emploi. Près d’un entrepreneur
sur deux se dit prêt à investir dans les douze mois (le
chiffre le plus haut depuis deux ans) ; 55,74 % se disent même
prêts à embaucher « en cas de baisse générale des charges
sociales », mesure perçue comme prioritaire à 45,52 %.
Le « tax shift » est donc un pas dans la bonne direction – celui
d’un choc de compétitivité qui doit permettre d’amplifier le retour
de conjoncture, encore timide : le Bureau fédéral du Plan
table sur 1,2 % de croissance cette année.
QUELLES MESURES PENSEZ-VOUS UTILES À PRENDRE
POUR LES DIFFÉRENTS NIVEAUX DE POUVOIR (UNE SEULE PRIORITÉ)
5%
11%
7%
7%
24%
46%
Allègement des charges sociales patronales
Réduction de l'impôt aux personnes physiques
Réduction des taux de taxation sur les bénéfices des sociétés
Incitants fiscaux à l'investissement
Incitants fiscaux à l'embauche
Autres
Oui
Non
Je ne sais pas
29 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
rapport 2015
׉	 7cassandra://Bf2D2ZtWJ4tcU-pC_Rq3EL16UY7xv3gvz7zgwINpYIg`̵ V7;sOXV7;sOW#בCט   u׉׉	 7cassandra://QM6CXfp9VudFt4wkCACFT1lvq6ottPbZs3cawFHqIJM ;}` ׉	 7cassandra://LAmXumqOhnTIQyqrVrzdIVzYg6Kzi7FaS9sk4SiI8IAD`S׉	 7cassandra://vC7lh7QACNERSK2jjgEVOIB2tXBTECtdRkTCne1sHno`̵ ׉	 7cassandra://f71QAjTvSwK4297f1JxLQVvlWzdMQv9ePy49dQoguKAY`͠V7;sOZט  u׉׉	 7cassandra://rJVY-WDetCiPDkSdozMMVrk2N8xpd3ek4cju9jluuyU ` ׉	 7cassandra://iQMI10rPLlFaIEZvP6NIi1Js3zQBQbnf1WKqHEQKhTA>w`S׉	 7cassandra://LZcE-ZdSZEh4chW1NORCcXYoCbJwS64WhRTt2NrTsxg`̵ ׉	 7cassandra://1TmxU5GoZNAoq0A3IYIkzuC_SJZ0rYYBck_XC1E4CEg\͠V7;sO[׉E	Délocaliser ? Non, mais…
La majorité des entrepreneurs bruxellois ne songent pas à déménager (58 %, chiffre stable). Ceux qui l’envisagent
privilégient la Belgique (26 %, dont un tiers qui resteraient à Bruxelles), mais ils sont tout de même 16 %
à vouloir quitter le pays.
ENVISAGERIEZ-VOUS DE DÉPLACER À CT OU MT UNE PARTIE DE VOS ACTIVITÉS ?
10
20
30
40
50
60
70
80
0
décembre
2011
mars
2012
mars
2013
novembre
2013
novembre
2014
juin
2015
Oui, dans la RBC
Oui, en Wallonie
Oui, en Flandre
Oui, hors de la Belgique
Non
Commerce du dimanche :
une bonne idée
L’ouverture des commerces le dimanche est plébiscitée
par nos entrepreneurs, avec 72 % d’avis favorables.
Sur cette mesure au moins, il n’y a pas de polémique.
QUEL EST VOTRE AVIS SUR L’OUVERTURE
DES COMMERCES LE DIMANCHE ?
Diversité : l’accompagnement
plutôt que la contrainte
Pour la troisième fois, nous avons interrogé les entrepreneurs
sur leur vision de la diversité – à laquelle nous venons de
consacrer un Livre blanc. Les commentaires à cette question
semblent indiquer que les entreprises ne considèrent pas la diversité
comme une priorité dans un contexte où la rentabilité
est toujours problématique ; ce qui signifie aussi qu’elles n’ont
pas conscience (ou ne considèrent pas) que la diversité puisse
justement représenter une opportunité (en termes de créativité,
approche de nouveaux publics, image…).
13%
Favorable
15%
72%
Neutre
Défavorable
Certes, un entrepreneur sur quatre déclare que son entreprise
n’est « pas intéressée » par la question de la discrimination (ce
qui indique peut-être que la diversité ne leur pose pas de problème)
mais, quand on additionne les autres pourcentages, on
s’aperçoit que les entreprises sont surtout en demande d’information
(sur les opportunités, les interdictions, les moyens
d’action). Elles souhaitent donc être informées, mais rejettent
les solutions imposées : les chartes et les quotas ne recueillent
que peu de suffrages.
QUELLE SERAIT SELON VOUS LA MEILLEURE MANIÈRE DE LUTTER CONTRE LA DISCRIMINATION (SEXE, ÂGE, ORIGINE...) ?
Mieux informer les employeurs
sur les opportunités de la diversité
12%
La discrimination n'est pas un thème
qui nous intéresse
Imposer dans les entreprises
les chartes diversités
Mieux informer les employeurs sur
les interdictions
Imposer des quotas
Mieux informée pour agir
dans ce domaine
Autre
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 30
5%
6%
8%
10%
24%
35%
rapport 2015
׉	 7cassandra://vC7lh7QACNERSK2jjgEVOIB2tXBTECtdRkTCne1sHno`̵ V7;sO\׉EMobilité :
LA MOBILITÉ DANS ET AUTOUR DE BRUXELLES S’EST-ELLE
AMÉLIORÉE EN 2015 PAR RAPPORT À 2014 ?
pas encore au bout du tunnel
La mobilité reste largement en tête des préoccupations
des entrepreneurs bruxellois, dans tous nos
sondages depuis 2011. Ils sont 52 % à l’assigner
comme première priorité du gouvernement bruxellois,
loin devant la simplification administrative (37 %)
et la diminution de la fiscalité régionale et communale
(36 %) – trio de tête inchangé depuis quatre ans. Les
entrepreneurs sont même plus de 67 % à estimer que
la mobilité bruxelloise s’est dégradée depuis l’année
dernière.
Pour autant, l’idée d’un péage urbain ne fait pas
forcément recette mais polarise les opinions : « intéressante
» pour 38,5 % de nos sondés, elle est
jugée « inacceptable » par 44,8 % d’autres. Le piétonnier
du centre-ville est à peine mieux perçu :
40,5 % d’opinions favorables contre 35,2 % défavorables
(encore le sondage a-t-il été réalisé avant la
rentrée…). n
AFIN D’AMÉLIORER LA MOBILITÉ DANS ET EN DEHORS
DE BRUXELLES, VOUS CONSIDÉREZ LA CRÉATION D’UN PÉAGE
3%
6%
24%
67%
Oui, la situation s'est améliorée
Non, la situation est restée stable
Non, la situation a empiré
Sans avis
QUEL EST VOTRE AVIS SUR LE PIÉTONNIER SUR CENTRE-VILLE ?
16%
39%
Une idée intéressante
Une diée inacceptable
Je ne sais pas
45%
35%
41%
Favorable
Neutre
Défavorable
24%
QUELS SONT LES 3 THÈMES QUI DOIVENT ÊTRE TRAITÉS EN PRIORITÉ PAR LE GOUVERNEMENT BRUXELLOIS
POUR ASSURER LE DÉVELOPPEMENT DE L’ÉCONOMIE ET DE L’EMPLOI ?
Diminution de la fiscalité régionale et communales
Simplification des procédures administratives
Mobilité
Aide à l'investissement
Image de Bruxelles comme centre d'affaires
Soutien à l'emploi
Promotion des formations qualifiante
Conseil aux candidats entrepreneurs
Propreté
Sécurité
Rénovation urbaine
Recherche scientifique
Autre
0
10
20
30
40
50
60
31 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
Mars 2013
Novembre 2013
Novembre 2014
Juin 2015
rapport 2015
׉	 7cassandra://LZcE-ZdSZEh4chW1NORCcXYoCbJwS64WhRTt2NrTsxg`̵ V7;sO]V7;sO\#בCט   u׉׉	 7cassandra://n4Zz7-UfSkMlKDuwM-hKUI9enRG328wPRmpIlp9WXuA FI`׉	 7cassandra://YubNeP-B8UHFhbdYR9u7mlAio0GptjaWhqNYwBOBQBgh`S׉	 7cassandra://lBufMscOJiZJ4aKYbSaEXEfzIeDeolR5zSBUgVe4PNU L`̵ ׉	 7cassandra://NeWHrl_lcAXw0C1gRv3vgc65-UlQFgFpJbgOeUpg79428͠V 7;sO_ט  u׉׉	 7cassandra://hAxE8eXIwGCStO_nQZBwLrPLxMmwI9o2m4NWqODh38Y `׉	 7cassandra://psvVlvDrHkdw3eAvSQfxNG7EOxTd32nyb11w6h9xUzAg`S׉	 7cassandra://22gilmmXfORBqRMV5rhnuBxqIRqsbotaEKLGK1jLoV0`̵ ׉	 7cassandra://efFUxUPjgd_-a-vgeU22PH76taPc3ESGYgzZW2FTE_M͠"p͠V!7;sO`׉EbAssemblée générale de BECI, en octobre 2014.
Plan stratégique BECI
Bruxelles 2025 :
richesse, emploi, excellence
BECI a présenté, début 2015, son nouveau plan stratégique à dix ans, qui est aussi
le fondement de son mission statement. Avec une vision pour faire de Bruxelles la
région la plus riche d’Europe ; une région où il fait bon vivre et travailler, en créant
un climat favorable aux affaires et à l’entrepreneuriat.
L
e dernier exercice complet de plan stratégique remontait
pour BECI à 2005 – encore ne concernait-il que sa composante
CCIB, la Chambre de Commerce et d’Industrie de
Bruxelles. C’est dire l’importance que revêt cette nouvelle
« feuille de route » – et que souligne Thierry Willemarck, président
de BECI : « Le moment était idéal pour dresser un état des lieux et
revisiter notre stratégie. D’une part, je pense que nous sommes à
l’aube d’importants changements de société, où l’on voit émerger
des modèles disruptifs comme Uber ou Airbnb, qui bousculent les
business models établis ; d’autre part, nous sommes aussi confrontés
à la réforme de l’État belge qui a déplacé son centre de gravité
vers les Régions – c’est-à-dire vers une institution qui correspond
à notre propre domaine d’action, en tant qu’organisation patronale
régionale. Cela signifie que BECI doit s’approprier de nouvelles compétences
pour pouvoir dialoguer constructivement avec la Région,
dans les domaines où elle-même accroît ses compétences : subsidiation
aux entreprises, gestion des allocations familiales, activation
des allocations de chômage, etc. Autant de nouveaux leviers qui deviennent
aussi notre responsabilité comme partenaire social. »
Trois objectifs
La vision de BECI tient en trois objectifs majeurs à l’horizon 2025 :
faire de la Région bruxelloise la région la plus riche d’Europe en
termes de PIB/habitant ; réduire le taux de chômage à moins de 10 %
(et celui des jeunes à moins de 15 %, contre aujourd’hui 19 et 23 %
respectivement) ; et enfin, faire de Bruxelles une région reconnue
pour sa mobilité, sa sécurité, sa fiscalité attractive, la qualité de son
environnement et la paix sociale – bref, une région où il fait bon vivre.
Réaliste ? « Ambitieux, mais réaliste », répond Thierry Willemarck.
« Faire de Bruxelles la région la plus riche d’Europe, cela revient à
dépasser Londres et Luxembourg qui nous devancent encore. Le
potentiel existe : aujourd’hui, partout dans le monde, on constate
que c’est dans les grands centres urbains que la croissance se
développe ; c’est là que se créent les nouvelles entreprises ; c’est
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 32
« Pour développer
un climat favorable aux affaires,
pour développer l’entrepreneuriat,
il faut une représentation
patronale forte. »
Thierry Willemarck,
Président de BECI
rapport 2015
׉	 7cassandra://lBufMscOJiZJ4aKYbSaEXEfzIeDeolR5zSBUgVe4PNU L`̵ V!7;sOa׉E|vers les centres urbains que convergent les nouveaux modèles ;
c’est là qu’on voit poindre de nouvelles solutions pour la mobilité,
le troisième âge, l’éducation, etc. En même temps, on se rend
compte que cet avenir va créer beaucoup de petits jobs de services.
Je suis convaincu que le cliché du chômage concentré en centre
urbain sera, à long terme, dépassé – et c’est heureux, car c’est
une bombe sociale. Lutter contre ce chômage implique bien sûr
la formation, mais aussi la promotion de la diversité ; l’ouverture
aux travailleurs de toutes origines, aux travailleurs plus âgés, aux
personnes handicapées… »
Quatre priorités
Pour concrétiser cette vision, BECI a défini quatre priorités : développer
un climat favorable aux affaires et promouvoir l’entrepreneuriat
; renforcer le pouvoir patronal grâce à la pertinence et à
la représentativité de BECI ; responsabiliser les acteurs et organismes
publics ; et enfin, s’assurer du respect des principes de
subsidiarité et de bonne gouvernance du public.
« En fait, la première de ces quatre priorités englobe les autres »,
poursuit Thierry Willemarck. « Pour développer un climat favorable
aux affaires, pour développer l’entrepreneuriat, il faut une représentation
patronale forte, il faut des acteurs publics responsables
et un partenariat constructif avec les acteurs privés ; c’est un tout.
Insister sur la subsidiarité, ce n’est d’ailleurs pas déconsidérer les
pouvoirs publics ; c’est surtout promouvoir le goût d’entreprendre,
la volonté et la prise de risque. »
Pour une gestion participative
Dans son Memorandum publié à la veille des élections 2014, BECI
avait déjà demandé que les nouvelles compétences, acquises par
la réforme de l’État, soient gérées avec pragmatisme, en concertation
avec les acteurs économiques. « Chacun voit naturellement les
perspectives de la réforme de son point de vue, avec ses propres
objectifs et projets », observe M. Willemarck. « On sent bien que les
pouvoirs publics sont encore dans une période d’expérimentation
dans la mise en œuvre des nouvelles compétences ; notre devoir
est d’apporter des arguments pour les convaincre qu’une gestion
participative est dans l’intérêt de tous. C’est un processus qui prendra
forcément du temps. Privé et public doivent reconnaître qu’il y a
des zones de rencontre où il faut se parler, se montrer constructif
et parvenir à prendre des décisions ensemble, qui soient bénéficiaires
au privé tout en respectant les règles publiques. »
Exigeante vis-à-vis des institutions et organismes publics, BECI l’est
aussi pour elle-même en renforçant ses propres règles de gouvernance,
en particulier dans l’exercice des mandats représentatifs.
« Ces nombreux mandats – plusieurs dizaines – sont très importants
pour l’ensemble de nos membres, puisqu’ils nous permettent
de faire valoir l’avis des entreprises. Nous avons mieux défini le
rôle que l’on attend de nos mandataires, qui acceptent de s’intégrer
dans un positionnement stratégique cohérent. Nous avons
aussi décidé de limiter l’exercice de ces mandats dans le temps
et d’assurer une rotation de nos représentants, afin de générer un
surcroît de dynamisme et de créativité. Enfin, nous avons renforcé
nos règles de reporting et de transparence, pour garantir que ces
mandats bénéficient à notre organisation et à nos membres. »
Au service de nos membres
Promouvoir l’entreprenariat signifie aussi, pour BECI, se tenir aux
côtés de ses membres en leur fournissant du conseil, de l’accompagnement,
de la formation, en les aidant à développer et entretenir
leur réseau de relations, en les soutenant dans leurs exporta33
- RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
CCIB, UEB, IZEO :
trois organisations qui
se renforcent mutuellement
Depuis quelques mois, les membres de BECI ont vu apparaître un nouveau
logo réservé à la CCIB – la Chambre de Commerce et d’Industrie
de Bruxelles. Rappelons que BECI est née en 2007 du rapprochement
de la CCIB avec l’UEB (Union des Entreprises de Bruxelles), rejointes en
2012 par IZEO, qui défend les intérêts des indépendants, professions
libérales et patrons de PME.
« Chacune de ces trois entités à son propre rôle à jouer », explique
Thierry Willemarck. « L’UEB comme partenaire social et co-gestionnaire
public ; IZEO comme défenseur des intérêts des indépendants et dirigeants
de PME ; la CCIB comme partenaire social et dans l’accompagnement
des entreprises. Les moyens d’action ont été mis en commun
là où ils devaient l’être, mais on distingue aussi des projets spécifiques
à chaque entité. »
« Dans ce contexte, la création d’un nouveau logo pour la CCIB était
nécessaire. En termes de marque, BECI est désormais bien connue du
politique et de nos membres, mais elle reste une étiquette très bruxelloise.
À l’échelle nationale comme internationale, la chambre de commerce
garde toute sa pertinence : elle s’inscrit dans un réseau qui est
connu et reconnu. Quand une entreprise belge ou étrangère s’installe
à Bruxelles et cherche de l’information, elle va voir la chambre de commerce
! »
Chacune des entités qui composent BECI garde donc sa propre
« marque » – mais les conseils d’administration, la présidence et la
direction restent communs : une seule vision, mais des stratégies de
déploiement différenciées.
tions, mais aussi en jouant le rôle de tiers de confiance et faciliter
leurs démarches administratives en Belgique et vers l’étranger.
« Nous restons bien sûr focalisés sur ce large éventail de services,
que nos membres apprécient et que nous développons en permanence.
Ainsi, nous avons récemment lancé un accompagnement
à la transmission d’entreprises, qui est une vraie problématique
bruxelloise et un enjeu économique. »
Tous ces objectifs, BECI s’est engagée à les poursuivre en gérant
au mieux les moyens qui sont ceux d’une organisation privée, et
qui reposent presque exclusivement sur les cotisations de ses
membres. « Ce sont eux qui fondent notre raison d’être et notre
légitimé », rappelle Thierry Willemarck. n
rapport 2015
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G9ׁHhttp://www.acg-bxl.beׁׁЈ׉E=BECI
2014-2015 : BECI en chiffres
Les chiffres valent parfois mieux qu’un long discours. Nous en avons choisi quelquesuns,
parmi d’autres, qui illustrent différents aspects de l’activité de BECI au cours
de l’exercice 2014-2015.
891
La cellule conseil de BECI
a fourni 390 prestations
de conseil juridique et
fiscal (hors entreprises en
difficulté) et 501 prestations
de conseil juridique
social.
97
BECI a été reconduit comme partenaire
bruxellois
du réseau
Enterprise
Europe
Network (EEN) pour la période 2015-2020.
Cofinancé par l’Union Européenne, EEN aide
les entreprises à se développer à l’international,
avec un réseau de contacts dans 54 pays
– bien au-delà des frontières de l’UE. Au cours
de l’exercice écoulé, notre pôle Enterprise
Europe Brussels a répondu à plus de 200
questions (de règlementation européenne,
normes, accès aux marchés étrangers, fiscalité)
et fourni 27 consultations de conseil
sur les financements européens. 31 profils
de sociétés bruxelloises ont été diffusés via
la Partnership Opportunities Database et 97
rencontres d’affaires ont été organisées
avec des sociétés étrangères.
15209
C’est, en nombre d’exemplaires, le tirage
moyen (authentifié) de notre mensuel
Bruxelles Métropole/Brussel Metropool,
adressé à toutes les entreprises bruxelloises
de plus de dix personnes.
938
C’est le nombre de participants
aux 42 événements
internationaux de BECI :
visites de délégations étrangères,
rencontres d’ambassadeurs,
séminaires… Des
activités qui ont aussi généré
129 rendez-vous B2B
(hors Export Day, voir par
ailleurs).
7
C’est le nombre de mémorandums d’entente (Memorandum of Understanding
– MoU) conclus ces 12 derniers mois entre la Chambre de Commerce et d’Industrie
de Bruxelles (CCIB) et ses homologues internationales : Abu Dhabi, Arménie,
Doha, Dubaï, Kuala Lumpur, les Seychelles et Téhéran – des accords qui ouvrent
à nos membres une porte d’entrée vers ces pays et ces régions. Ces dernières
années, la CCIB a signé pas moins d’une cinquantaine de ces MoU, souvent dans
des pays où les réseaux conventionnels ne sont pas représentés.
1410
Les activités du Start’Hub (voir par ailleurs, p. 36) ont réuni 1410
participants, dont 1134 lors des Start’hub Nights, 232 aux
Start’Hub Apéros et 44 candidats au Start’Hub Challenge. En
dehors du Start’Hub, le soutien à la création d’entreprises s’est traduit
en 26 séances d’information totalisant 900 participants et 522
consultations comptables.
1400
Plus de 1400 visiteurs se sont pressés, le
7 mai à Brussels Expo, pour prendre part
à deux événements organisés en parallèle
par BECI et IZEO : l’Export Day (journée de
l’export et de l’entrepreneuriat international)
et l’e-Day (la journée du web pour
les indépendants et les PME). Outre 26
stands, 46 ateliers et une table ronde,
ce double événement a permis d’accueillir
60 sessions de coaching et, dans le
cadre du Synergy Day , 133 rencontres
B2B entre des entreprises de Belgique, du
Luxembourg et du Nord de la France.
15977
De juillet 2014 à juin 2015, le BECI Customs Center a délivré 15.977
certificats d’origine (pour l’exportation de certains produits ou vers
certains pays, chiffre en hausse de 6,2 %), et 290 carnets ATA (pour
l’admission temporaire de certains biens).
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 34
105
BECI a organisé en 20142015
105 activités de
formation et séminaires,
pour un total de
1989 participants.
1758
Le Centre pour Entreprises en difficulté
(CEd, cofinancé par la Région de
Bruxelles-Capitale) est intervenu à 1758
reprises, dont 810 accueils individualisés
(ou traitements téléphoniques longs)
pour une recommandation stratégique, de
gestion ou d’information générale ; 504
consultations juridiques (y compris pro
deo juridiques et sociaux) ; 322 consultations
financières (y compris pro deo
comptables) ; 15 diagnostics approfondis
en stratégie et marketing et 107 interventions
de soutien psychologique
(télé-conseil).
2651
C’est le nombre des participants aux événements « networking » de
BECI – dont, entre autres, 109 aux Speed Business Lunches, 129 au
Golf Trophy 2015, 188 lors des Welcome Lunches, 259 aux Entrepreneurs
Nights, 377 lors des 7 soirées After Work et 763 à notre Garden
Party annuelle, record battu !
rapport 2015
׉	 7cassandra://xAieAmGl3Oh-tknlhmxHFEHgbx60FqfFcHRrVESnk2o`̵ V#7;sOh׉EDesign: www.acg-bxl.be
BRUXELLES,
VILLE PORTUAIRE
AU CŒUR DE
L’EUROPE
SITUATION PRIVILÉGIÉE Situé à cinq heures de navigation d’Anvers,
le port de Bruxelles offre une accessibilité exceptionnelle à la navigation fluviale
et maritime jusqu’à 4 500 tonnes. Le port est situé au centre d’un réseau dense
d’autoroutes et de voies ferrées. OUTIL PERFORMANT Un terminal
à conteneurs est opérationnel à l’avant-port, desservant les quatre modes de
transport présents sur le site portuaire: fluvial, maritime, rail et route. Outre les
terrains situés le long de la voie d’eau, le Port de Bruxelles offre 160 000 m2
d’entrepôts au centre TIR. AU SERVICE DE BRUXELLES Le domaine
portuaire bénéficie d’un hinterland de plus de deux millions d’habitants et
représente un poids économique important: près de 350 entreprises génèrent 12
000 emplois directs et indirects, et un trafic annuel par la voie d’eau de plus de
6,6 millions de tonnes.
625 000 camions en moins dans la ville chaque année – 97 000 tonnes de CO2
économisées chaque année
www.port.brussels
Place des Armateurs, 6
B -1000 Bruxelles
T : +32 (0)2 420 67 00
׉	 7cassandra://GGwXF8vn8WQqVAL-dQidMdFvwcudx_L41ezysY4QlN4!`̵ V#7;sOiV#7;sOh#בCט   u׉׉	 7cassandra://gNqP98vypqsdWGt2PgTPzOZBQhsAfM2Xyp8U2HEwFeI ` ׉	 7cassandra://yTdsK4XuOBZfXUzzQ6pJyNkjGhLblK_rjStCESWQWfkk`S׉	 7cassandra://XwVG7Sf1z735aeBc-gXfrNJGqJtbT35JDEFL4E6RcgE `̵ ׉	 7cassandra://7mIWRCLPTYCpgcHSUOom0eRCG3xwlVLWAJwLUerk-D4͜͠V&7;sOnט  u׉׉	 7cassandra://Z1hAQ9EJtibBr972A2a3exxHgGrgYVESxfssWooNjUc t|`׉	 7cassandra://IUFpqWDs9VZDmfS0Lv1oA2n38bIdqKT6JW1WLZ77nMI^`S׉	 7cassandra://Xug5mrgZDcEFHuRBjOHpFm72fdTbTLUQfxL-pWoLixo7`̵ ׉	 7cassandra://c8rKKIKys_R8Miq7uoCS4Q15LrjsYznKBNqQPppoAT8;͠V(7;sOoנV)7;sOt in9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈנV)7;sOs j9ׁHmailto:fm@beci.beׁׁЈ׉E`Prior
to
Start
Up
Decline
Entreprise lifecycle
Un accompagnement pas à pas
La vie de l’entreprise n’est pas un long fleuve tranquille : de la création jusqu’à la
transmission (à un repreneur ou à la génération suivante), elle passe par différentes
phases de développement, de consolidation, et parfois de difficultés à surmonter.
Pour mieux accompagner les entreprises tout au long de ce cycle, BECI a lancé
cette année deux nouveaux hubs, dédiés respectivement aux starters et aux cédants/
acquéreurs.
L
’une des premières missions de BECI est d’informer
et de conseiller les entreprises à chaque étape de
leur parcours. BECI fournissait déjà du conseil spécialisé
aux porteurs de projets, pour leur permettre de
lancer leur activité, ainsi qu’une assistance aux entreprises en
difficulté dans le cadre du CEd (Centre pour Entreprises en
difficulté, cofinancé par la Région de Bruxelles-Capitale).
Pour développer cet accompagnement, BECI a récemment
lancé, avec des entreprises partenaires, deux « hubs » spécifiquement
orientés vers les starters, d’une part, les cédants et
repreneurs, d’autre part. Deux approches qui correspondent
à deux phases critiques dans le cycle de vie de l’entreprise ;
deux moments où un accompagnement pertinent peut vraiment
faire la différence entre l’échec et le succès.
Les « hubs », ce sont des plateformes animées par BECI, qui
rassemblent des partenaires spécialisés autour d’une thématique
d’entreprise. Chacun des partenaires y apporte son
expertise, dans un esprit de partage et d’échange, au service
d’autres entrepreneurs et dans le but de développer des opportunités
d’affaires.
Start’Hub : le pied à l’étrier
Dans le cas du Start’Hub, lancé fin 2014, il s’agit de favoriser
la rencontre entre des entrepreneurs aguerris et des
porteurs de projets, pré-starters et starters. Cette rencontre
prend la forme d’un « challenge » : le défi, pour les candidats,
est de venir « pitcher » leur projet devant un panel
d’entrepreneurs et d’experts, à la rencontre de futurs partenaires
et investisseurs. Autant dire que, pour convaincre un
tel auditoire, il faut bâtir un dossier solide. Bref, préparer sa
réussite. Pour en arriver là, le Start’Hub leur offre d’abord
un programme d’accompagnement collectif, suivi de recommandations
individuelles.
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 36
Company
creation
Company
development
Company
consolidation
Growth
Adapted
Approach
to Market
Transmission
C’était
le 9 décembre 2014 sous le chapiteau
du cirque Pauwels : la Start’Hub Night.
L’un des buts poursuivis est également de briser l’isolement
des starters, souvent accaparés par leur projet, en créant une
communauté où ils pourront se créer un réseau de contacts.
Le Start’Hub est un lieu de rencontre et d’échanges – non seulement
entre les starters et les partenaires, mais aussi parmi
les starters et parmi les partenaires.
Ces échanges avec des entreprises ayant pignon sur rue
donnent aussi l’occasion de tester des outils et expérimenter
des méthodes de travail. De ce point de vue, les partenaires du
hub jouent un rôle important, en apportant au jeune entrepreneur,
chacun dans sa spécialité, une expertise professionnelle
identique à celle dont bénéficient les sociétés déjà bien établies.
Qu’il s’agisse de services bancaires, d’outils de gestion, ou
encore de conseil en communication et marketing, les partenaires
du challenge proposent des services et/ou des produits
qui se complètent, dans un même esprit : des entrepreneurs
pour et avec des entrepreneurs.
rapport 2015
׉	 7cassandra://XwVG7Sf1z735aeBc-gXfrNJGqJtbT35JDEFL4E6RcgE `̵ V(7;sOp׉ELe 9 juin dernier, BECI et ses partenaires du Hub Transmission
organisaient une table ronde.
Lancé en octobre 2014, le Start’Hub a, depuis, multiplié les
activités et réuni des dizaines de participants. Certains ont aujourd’hui
créé leur entreprise ; d’autres s’apprêtent à le faire.
Leurs successeurs se lanceront bientôt, à leur tour, dans le
challenge.
Transmission : un enjeu économique
À l’autre bout du cycle de vie de l’entreprise, le Hub Transmission
répond à une problématique majeure, qui est aussi un
enjeu socio-économique pour Bruxelles : le vieillissement des
chefs d’entreprise (40 % des entrepreneurs belges ont plus de
50 ans) et le taux d’échec élevé des transmissions. Seule une
entreprise sur trois se transmet avec succès – et c’est une
problématique qui concerne tout particulièrement les PME.
Ainsi, on estime à 37.000 environ le nombre d’entreprises susceptibles
d’être transmises d’ici à 2025 en Région bruxelloise.
Parmi elles, 7.500 risquent de fermer leurs portes dans les
deux ans qui suivent la cession, faute de préparation suffisante,
et 8.500 devraient disparaître, tout simplement, faute de
repreneur. À chaque fois, cela représente une perte d’activité
économique et une perte d’emploi.
Les difficultés de la transmission sont multiples. Tout d’abord,
beaucoup de patrons sont émotionnellement attachés à leur
entreprise, qu’ils ont parfois créée ; cet attachement les empêche
de prendre le recul nécessaire. Ils négligent de préparer
la transmission ou le font trop tard, parfois contraints par
un problème de santé. Or, une transmission réussie demande
deux à trois ans de préparation. Beaucoup de candidats acquéreurs
sont, de leur côté, insuffisamment formés, ou sous-estiment
les difficultés d’une reprise. Dès lors, la transmission
risque d’échouer à bref délai, alors que l’entreprise disposait
pourtant d’un savoir-faire, d’une notoriété, de relations avec
des clients, des fournisseurs…
Mais le principal problème est sans doute la mise en relation
: beaucoup de cédants hésitent à se déclarer, par souci
de confidentialité, parce que le dévoilement du projet pourrait
avoir des conséquences négatives (perte de clients, départ de
collaborateurs…). Du coup, les candidats ne se bousculent pas
au portillon...
Mettre en relation candidats et repreneurs
Là aussi, comme pour les starters, l’organisation d’un hub
piloté par BECI est une réponse pertinente. Lancé en janvier
2015, le Hub Transmission offre un accompagnement de qualité,
neutre, indépendant, avec la garantie de la confidentialité,
pour cédants et pour acquéreurs.
Le Hub Transmission associe différents partenaires qui permettent
de traiter les multiples aspects de la transmission,
tels que le fi nancement, la fiscalité, le juridique, le coaching, la
gestion, le commercial, la communication et la gouvernance. Le
Hub Transmission propose des consultations individuelles avec
des experts en transmission/acquisition dans les différents secteurs
de l’entreprise, des formations spécifiques et adaptées,
des tables rondes de discussion, un accompagnement préparatoire
à la cession, une préparation à l’achat, un support lors
de l’acte de cession/achat, un soutien post cession/acquisition,
pour assurer le succès de la reprise de l’activité.
Le Hub Transmission s’adresse aux entreprises qui réalisent
un chiffre d’affaires de 400.000 à 15-20 millions d’euros. Il ne
traite pas les commerces et les restaurants, mais offre des
alternatives à ceux-ci. Last but not least, il comprend aussi un
club d’acquéreurs afin de former ceux-ci, notamment sur le
plan de la gestion, et garantir la pérennité de l’entreprise. n
Info Start’Hub
Fabienne Malaise
fm@beci.be
Tél. 02 643 78 07
Info Hub Transmission
Erick Thiry
eth@beci.be
Tél. 02 643 78 36
37 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
rapport 2015
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Formations
Pour en savoir plus
La connaissance est aujourd’hui, pour les entreprises, un facteur essentiel de production
et de rentabilité. Pour mieux soutenir les entreprises dans l’acquisition
d’expertise et de compétences, BECI a redéployé son programme de formations : il
est désormais plus complet, plus approfondi, plus pragmatique que jamais.
L
a Chambre de Commerce de Bruxelles organise de longue
date des formations à l’attention de ses membres, dans
de multiples domaines : stratégie et management, marketing
et droit commercial, financements, ressources humaines
et législation sociale, comptes et fiscalité… Des formations
qui accueillent plus de 2.500 participants par an, données par des
spécialistes reconnus et toujours unanimement appréciées.
Les besoins des entreprises, toutefois, évoluent constamment.
De nouvelles attentes apparaissent, de nouvelles thématiques
s’imposent. Pour y répondre, nous avons décidé d’élargir notablement
l’offre existante de nos formations, en nous appuyant sur les
experts de notre Centre de Connaissance et sur notre réseau.
Depuis quelques mois, BECI propose ainsi, au-delà de son programme
traditionnel, de nouvelles formations en matière de gestion
environnementale, gestion de l’énergie, mobilité, urbanisme,
diversité, ou encore marchés publics… : « Le but est de développer
les compétences et l’expertise des cadres et des dirigeants d’entreprises,
en leur donnant accès à des formations de haut niveau, à
des prix abordables pour les PME », indique Brigitte Van der Mensbrugghe,
responsable des formations.
Moins de théorie, plus de pratique
« Il ne s’agit pas seulement de nouvelles thématiques, mais aussi
d’une approche renouvelée des formations, moins théorique,
davantage orientée vers la pratique et les outils », précise Erick
Thiry, Business Relations Intelligence. « L’objectif, c’est que les
participants, à la sortie de la formation, puissent immédiatement
mettre en pratique les savoirs acquis et en retirent des résultats
concrets. »
« Pour concevoir ces formations thématiques, nous travaillons
en étroite collaboration avec les entreprises », poursuit Erick
Thiry. « Nous dialoguons en permanence avec les directeurs de
ressources humaines ; ce sont eux qui définissent les besoins ;
nous les considérons comme nos partenaires. »
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 38
Les sujets sont davantage approfondis, à travers de véritables cycles
composés de modules, qui permettent de combiner des présentations
par des experts, des cours et des ateliers inter actifs, mais
aussi des visites de terrain, auxquels peuvent encore s’ajouter des
webinaires. « Toutes choses qu’il serait impossible d’intégrer dans
un séminaire d’une ou deux heures. » Le nombre de participants
est limité pour garantir l’interactivité et les échanges.
« On se lasse de tout
sauf d’apprendre » (Virgile)
En corollaire, ces formations donnent lieu à une évaluation sanctionnée
par un diplôme, délivré par la Chambre de Commerce
– laquelle est soumise à la certification ISO 9001 pour la gestion
de la qualité. Les formations elles-mêmes sont évaluées en
permanence et de manière systématique. Certaines offrent, en
sus, des points recherchés dans l’un ou l’autre secteur (avocats,
comptables, professionnels de l’immobilier…)
Un premier cycle en « Perspective immobilière et développement
urbain », réparti en six modules, a été organisé au mois de mai. Au
programme, entre autres : immobilier de bureaux, offre immobilière
en regard de l’évolution démographique, logistique et mobilité
urbaines, perspectives de l’immobilier touristique et de congrès…
« Les premiers retours sont très positifs ; nous avons reçu beaucoup
de commentaires enthousiastes », souligne Brigitte Van der
Mensbrugghe.
Un autre cycle, en management environnemental, a débuté au
mois de septembre ; le suivant porte sur la gestion multiculturelle
et la diversité en entreprise. Au calendrier figurent aussi des
formations plus courtes sur le budget mobilité, la fiscalité et la
réglementation immobilières, les marchés publics… n
Info : www.beci.be/training
rapport 2015
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La diversité, une force pour l’entreprise
La société bouge, et l’entreprise bouge avec elle. Métissage, management féminin,
vieillissement de la population… : chaque évolution sociétale influence le monde de
l’entreprise, se reflète dans son personnel et dans sa clientèle. Cependant, toutes les
entreprises n’ont pas encore pleinement intégré la diversité. Le Livre Blanc publié par
BECI démontre qu’elles auraient tout intérêt à exploiter son potentiel économique.
À
Bruxelles, 35 % de la population a plus de 45 ans et la
tendance s’amplifie. Près de 66 % des Bruxellois de 18 à
60 ans sont d’origine étrangère. Et si, en Belgique, plus
de 10 % de la population de 15 à 64 ans est porteuse
d’un handicap ou d’une maladie chronique, on peut raisonnablement
penser que la capitale tire ce chiffre vers le haut.
Cette réalité démographique ne se reflète cependant pas toujours
dans les entreprises bruxelloises, y compris pour les
femmes dans les sphères hiérarchiques supérieures.
Avec l’aide d’experts, BECI a fait l’analyse de différences significatives
sur le marché de l’emploi pour quatre formes principales
de discrimination : genre (persistance du « plafond de
verre », écarts salariaux hommes/femmes), âge (un tiers des
demandeurs d’emploi ont plus de 45 ans), ascendance étrangère
(avec un taux d’emploi de 38 à 53 % chez les personnes
d’origine étrangère, contre 74 % chez les personnes d’origine
belge) et handicap (taux d’emploi de 40,7 % en Belgique pour
les personnes handicapées, contre 66,4 % chez les personnes
valides).
« Pourtant, la diversité augmente la performance », affirme
Thierry Willemarck, Président de BECI. Ainsi, les personnes d’ascendance
étrangère ont souvent une vision élargie, pluriculturelle,
qui apporte créativité et innovation. Les collaborateurs plus
âgés possèdent l’expérience et le vécu qui permettent de faire
face à de nombreuses situations. Les personnes handicapées
ont souvent appris à « compenser » le handicap en développant
d’autres facultés et font preuve de résilience. Quant à la mixité
hommes/femmes dans les organes de direction, elle dégage de
la complémentarité et élargit l’approche des problèmes.
Par ailleurs, la diversité de l’entreprise est un miroir de la société
: l’intégrer permet de mieux comprendre et de mieux atteindre
la clientèle.
Toutes les entreprises ne se sont pas encore approprié ces
atouts. Pourquoi ? Et comment y remédier ?
Promouvoir plutôt qu’interdire
À travers son Livre Blanc, BECI a disséqué la genèse de la
discrimination et insiste : celle-ci résulte notamment d’une
construction sociale qui crée des habitudes et des comportements
monolithiques. Des trajectoires sociales « mono-culturelles »
peuvent engendrer des pratiques sociales – et donc des pratiques
RH - « mono-culturelles », sans qu’il y ait forcément d’intention
malveillante. C’est pourquoi certains comportements discriminatoires
sont parfois invisibles, y compris pour ceux qui les posent.
« L’interdiction de discriminer n’augmente pas la diversité. Au
contraire, un mécanisme de contrôle peut, indirectement, renforcer
ou créer un préjugé négatif » estiment encore Thierry Willemarck
et Jean-Claude Daoust (le Président de la commission sociale de
BECI). Pour eux, l’instauration éventuelle de contrôles ciblés pour
lutter contre la discrimination sur le marché du travail relève de la
« fausse bonne idée ». L’interdiction de la discrimination à l’emploi
existe depuis 35 ans (à travers divers textes de loi) et les résultats
récents montrent bien qu’elle ne modifie pas les chiffres.
Et de rappeler aussi que la discrimination, inscrite dans toute
la société, demande une approche globale, notamment à travers
l’enseignement qui constitue la machine à discriminer la
plus puissante qui soit.
Face à cette problématique, BECI a relevé le défi et révélé les
nœuds qui existent, à la fois au niveau macrologique (sociétal) et
micrologique (individuel) tout en montrant la richesse humaine
mais aussi les atouts économiques évidents de la diversité.
Le Livre Blanc de la Diversité a été publié au mois de septembre
dernier avec notre magazine Bruxelles Métropole. On
peut le retrouver sur notre site web. n
Info : www.beci.be/livre_blanc_diversite/
39 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
rapport 2015
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La voix de votre entreprise
Faire entendre la voix des entreprises bruxelloises est l’une des missions premières de
BECI. Forte de ses nombreux membres, qui représentent bien l’entreprenariat bruxellois
dans toute sa variété, BECI a la légitimité nécessaire pour défendre leur point de vue, où
et quand il le faut, partout où se définit le cadre socio-économique de leur activité.
Olivier Willocx
Joëlle Evenepoel
02 643 78 14 - ow@beci.be
Administrateur Délégué
02 643 78 15 - je@beci.be
Secrétaire Général
Jan De Brabanter
Xavier Dehan
02 643 78 39 - jdb@beci.be
Secrétaire Général UEB
02 210 01 76 - xd@beci.be
Coordinateur Général CCIB
Carine Van Lancker
02 643 78 40 - cvl@beci.be
Management Assistant
C
ette mission de représentation, nous l’exerçons notamment
en négociant directement avec les autorités
bruxelloises et nos partenaires sociaux, au sein
du principal organe bruxellois de concertation socio-économique,
le Conseil Économique et Social de la Région
Bruxelloise (CESRB).
De manière plus générale, BECI s’implique activement dans
la vie socio-économique de Bruxelles en assumant de nombreux
mandats d’administrateur ou de représentant au sein
de différentes organisations – une trentaine au total.
En matière économique, BECI est notamment présente au
sein de Citydev (la Société de développement régional bruxellois),
du Port de Bruxelles ou encore d’Impulse (l’Agence
bruxelloise pour l’entreprise). Dans le domaine de l’emploi,
elle détient des mandats chez Actiris et Bruxelles Formation,
entre autres. BECI sélectionne tous ces mandats avec soin et
y envoie ses meilleurs représentants. Elle les exerce activement,
de manière constructive, en proposant des solutions.
Pour étayer ses prises de positions, BECI s’appuie directement
sur les avis récoltés auprès de ses membres, à travers nos
sondages réguliers mais aussi via nos commissions consultatives
(en matière sociale, en matière économique, de mobilité
et d’aménagement du territoire, de gouvernance…). Présidées
par des personnalités de l’entreprenariat bruxellois, elles
réunissent des membres qui possèdent une expertise dans
ces matières. Ces avis sont encore enrichis par les experts
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 40
de notre Centre de Connaissance, qui assurent un suivi permanent
dans différentes matières relevant des compétences
régionales – et dont les analyses sont reconnues pour leur
qualité.
Nos propositions, nos réactions, nos interventions, nos initiatives
ont souvent permis d’influencer l’évolution économique
de notre région, dans un sens favorable à l’entreprenariat. Si
nous avons pu le faire, c’est d’abord grâce à vous : ensemble,
nous sommes plus forts et mieux armés pour défendre les
intérêts des entreprises bruxelloises. n
rapport 2015
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Vos ressources
Le soutien à nos membres est au cœur de notre métier : les solutions de BECI
offrent à votre entreprise un levier pour accroître ses ressources et ses capacités.
En vous appuyant sur nos équipes, nos services et nos réseaux, vous boostez vos
propres moyens.
B
ien accompagnés, bien conseillés, les entrepreneurs
augmentent leurs chances de réussite.
Toutes les entreprises n’ont cependant pas la possibilité
de développer elles-mêmes de l’expertise
ou des compétences dans chacun des domaines apparentés
à leur activité.
Partenaire de ses membres, BECI a développé pour eux un
large éventail de services de soutien, articulés autour de trois
métiers principaux :
CENTRE DE CONNAISSANCE
Mobilité
• Conseil dans le développement de votre politique
de mobilité
• Diagnostic, plan de déplacements d’entreprise,
budget mobilité, meilleures pratiques…
• Info : réglementations, fiscalité, politique
régionales, implications pour votre entreprise
et mise en relations
Vincent Campeol
02 563 68 59
vc@beci.be
• L’accompagnement tout au long du cycle de vie de l’entreprise,
depuis sa création jusqu’à sa transmission, en
phase de croissance ou en difficulté, et dans son développement
à l’exportation ;
• L’information et la formation, dans tous les domaines qui
touchent à l’entreprenariat ;
• La mise en relation et en réseau, entre nos membres et
avec des clients ou des partenaires potentiels, y compris
à l’international
VOS EXPERTS
Environnement et énergie
• Accompagnement de vos projets de développement
durable : diagnostic, certification…
• Conseil en économies d’énergie et plan
de continuité de votre entreprise
• Mise en place d’un management environnemental
• Info : réglementation et primes environnement
et énergie
Laura Rebreanu
02 643 78 26
lr@beci.be
Urbanisme
• Accompagnement des projets de rénovation,
agrandissement ou déménagement
• Détermination des meilleures zones d’implantation
• Info : règles d’urbanisme, conditions fiscales,
subsides…
• Mise en relation avec les pouvoirs publics
compétents
Économie circulaire
• Economie de matières
• Prévention et gestion des déchets : diagnostic et
solutions
Lise Nakhlé
02 643 78 21
lna@beci.be
• Info : réglementation, obligation de contrat,
obligation de tri, sols pollués…
• Mise en relation avec des collecteurs
Laurie Verheyen
02 210 01 75
lv@beci.be
Diversité
• Développement de votre politique de diversité :
diagnostic, aides financières
• Aide à l’intégration des personnes handicapées
(malvoyantes, sourdes…)
• Gestion des différences culturelles
• Développement d’une communication interne
sur la diversité
Bouchra El Mkhoust
02 643 78 20
bem@beci.be
La traditionnelle « photo de famille » à la
sortie de l’Assemblée Générale BECI.
41 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
rapport 2015
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9ׁHmailto:msa@beci.beׁׁЈנV37;sO ;59ׁHmailto:gb@beci.beׁׁЈנV37;sO ;89ׁHmailto:er@beci.beׁׁЈנV37;sO 39ׁHmailto:pc@beci.beׁׁЈנV37;sO 5
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9ׁHmailto:fle@beci.beׁׁЈנV27;sO 0
9ׁHmailto:al@beci.beׁׁЈנV27;sO ~3
9ׁHmailto:cb@beci.beׁׁЈנV27;sO X09ׁHmailto:ej@beci.beׁׁЈנV27;sO X4
9ׁHmailto:elt@beci.beׁׁЈנV27;sO y9
9ׁHmailto:nao@beci.beׁׁЈנV27;sO ;9ׁHmailto:jpm@beci.beׁׁЈנV27;sO ~39ׁHmailto:cg@beci.beׁׁЈנV27;sO 7
9ׁHmailto:sso@beci.beׁׁЈ׉E
XCONSEIL AUX ENTREPRISES
VOS CONSEILLERS
Manager conseil
• Aide à l’expansion économique
• Conseil aux entreprises en difficulté
• Assistance dans l’établissement d’un
plan d’assainissement
• Suivi de gestion
Conseillère seconde chance
• Accompagnement des projets de relance
• Workshops d’entrepreneurs post-faillite
• Diagnostic des difficultés
• Etudes de cas
Fabienne Malaise
02 643 78 07
fm@beci.be
Hayate El Aachouche
02 643 78 34
he@beci.be
Conseillère starter
• Conseil en financement, crédits, subsides
• Assistance dans l’établissement de votre
plan financier
• Organisation d’ateliers starters
• Suivi de gestion
Mirella Zaccagnini
02 643 78 46
mz@beci.be
Conseiller transmission
• Préparation à la transmission de votre entreprise :
diagnostic et conseil
• Valorisation de votre entreprise
• Mise en relation avec des acquéreurs potentiels
• Accompagnement dans le processus
de transmission
Erick Thiry
02 643 78 36
eth@beci.be
Conseiller social
• Conseil juridique relatif à la relation de travail :
conclusion du contrat de travail et clauses spécifiques,
fin du contrat, temps de travail, relations collectives…
• Anticipation des risques juridiques
• Info en droit social
Frédéric Simon
02 643 78 17
fs@beci.be
Assistante
• Abonnement aux infos faillites
• Séminaires en législation sociale
Myriam Michiels
02 643 78 19
mm@beci.be
Conseillère juridique
• Conseil juridique en matière commerciale
• Assistance dans l’établissement de contrats :
conditions générales de vente, clauses particulières,
contrats d’agent commercial, contrats
de bail, etc.
• Gestion de conflits, médiation
• Conseil aux entreprises en difficulté
Laila Nejar
02 563 68 58
lne@beci.be
U
FORMATIONS ET SÉMINAIRES
Votre responsable formations
• Développement de vos compétences et de votre expertise
• Inscription aux formations thématiques BECI (en management, RH, législation sociale, urbanisme, mobilité…)
• Organisation de formations thématiques et formations sur mesure pour votre entreprise
Brigitte van der Mensbrugghe
02 643 78 30 — bvdm@beci.be
U
FORMALITÉS
Votre guichet d’entreprise
• Formalités à la banque Carrefour des entreprises
• Inscription de votre n° d’entreprise
• Modifications
• Radiation
Corine Clément
02 643 78 09
desk@beci.be
Formalités
administratives
• Publications au Moniteur Belge
• Extraits banque Carrefour des entreprises
• Attestations de non-faillite
• Activation, modification,
radiation TVA
Jocelyne Hincq
02 563 68 57
jh@beci.be
BECI | RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 - 42
rapport 2015
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'INTERNATIONAL
VOTRE SERVICE EXPORT
Manager International
• Développement de vos activités internationales
• Info : marchés étrangers et règles propres
à chaque pays
Sabine Soetens
02 643 78 12
sso@beci.be
• Missions économiques et réception de délégations
étrangères
• Réseau de contacts avec les chambres
de commerce, partout dans le monde
Assistante International
Christine Godts
02 643 78 02
cg@beci.be
Directeur Europe
• Programmes de financement et appels d’offre
européens
• Mise en relation à l’international à travers le réseau
Enterprise Europe Network
Jean-Philippe Mergen
02 210 01 77
jpm@beci.be
• Info : réglementations européennes, certifications
nationales et européennes (marquage CE…)
Nastasja Otte
02 563 68 54
nao@beci.be
Manager douanes
• Formalités administratives et douanières
• Tous documents d’exportation (certificats d’origine,
carnets ATA)
Elke Teck
02 643 78 06
elt@beci.be
U
Connexions business
• Votre contact BECI
• Mise en relation et développement de votre réseau
• Identification de partenaires
• Identification d’opportunités commerciales
• Légalisation de documents (factures, contrats,
brevets, etc.)
• Facilitation des visas pour vos voyages d’affaires
Assistante douanes
Evelien Jonckheere
02 643 78 03
ej@beci.be
VOTRE RÉSEAU
BECI account
• Gestion administrative de
votre membership BECI
• Enregistrement et
mise à jour de vos données
Christine Barthélemy
02 643 78 45 — cb@beci.be
Connexions events
Angela Leone
0475 41 27 95
al@beci.be
Frederik Leloup
02 643 78 01
fle@beci.be
• Inscription aux événements BECI : Annual Event, After Works, Speed
Business Lunches, Welcome Lunches, Entrepreneurs Nights, Golf Trophy,
Garden Party…
• Mise en relation et développement de votre réseau
• Location de nos salles
Conseillère Europe
Catherine Mertens
02 643 78 16
cm@beci.be
Wim Desloovere
02 643 78 22
wde@beci.be
Caroline Coutelier
02 643 78 13
cco@beci.be
Sylvia Welleman
02 643 78 05
sw@beci.be
Pascale Capitaine
02 643 78 49
pc@beci.be
COMMUNICATION
VOS RESPONSABLES MÉDIAS
Média
• Votre source d’information entrepreneuriale
• Relais de vos préoccupations à travers nos enquêtes et sondages
• Publication de vos communiqués dans notre magazine
et sur notre site web
Régie publicitaire
• Conseil en communication commerciale
• Gestion de vos campagnes publicitaires
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43 - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2015 | BECI
rapport 2015
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Près de 800 chefs d’entreprise et décideurs
bruxellois ont participé à la Garden Party de
BECI, en juin dernier dans les jardins d’Axa.
Afterwork à
l’hôtel Steigenberger
Réception chez BECI d’une délégation
turque conduite par M. Ibrahim Çaglar,
Président de la Chambre de Commerce
d’Istanbul, ici en compagnie de Mme
Cécile Jodogne, Secrétaire d’État bruxelloise
en charge du Commerce extérieur.
BECI était partenaire du 2e
Business Mediation
Summit, en janvier à la Solvay Brussels School.
Lancement du nouveau
magazine de BECI,
en janvier 2015.
Dans la foulée de la mission économique
menée en Iran, BECI a reçu en décembre
2014 la visite d’une délégation iranienne.
Le symposium Brussels
Metropolitan a réuni les
Ministres-Présidents des
trois Régions.
Plus de 1.400 visiteurs se sont pressés,
le 7 mai à Brussels Expo, pour prendre
part à l’Export Day/e-Day : un double
événement organisé par BECI et IZEO.
׉	 7cassandra://xl2NsZK3m1WiNQ9-9hdGyf46SAw7qBqetiPmBnp3lVg-`̵ V57;sO׉E$un an d’actualité BECI
BECI et Bruxelles
Mobilité ont réuni les
principaux acteurs de
la distribution urbaine
à Bruxelles, pour une
rencontre avec les
entreprises.
Conférence-débat sur l’environnement et la gestion des
déchets, en présence des Ministres bruxelloises Céline
Fremault et Fadila Laanan.
Séance d’information
pour les inscrits au
Job Day Techniciens,
Ingénieurs & Informaticiens.
Signature d’un mémorandum
d’entente avec la Chambre de
Commerce d’Abu Dhabi.
C’était le 21 mai dernier
au Golf Château de La Tournette :
la 10e
édition du BECI Golf Trophy.
L’explorateur polaire Dixie Dansercoer,
lors d’une soirée Zinner Circle pour nos
membres néerlandophones.
Back to School ! Tel était le thème de notre
Annual Event 2014, à l’Auditorium GDF Suez.
Session d’information sur le
« tax shelter », organisée par
IZEO et BECI, en présence du
Ministre fédéral Willy Borsus.
Début juin, le cuisiniste Bulthaup
accueillait un CEO Meeting BECI.
CEO Meeting à l’Aviation Academy Brussels.
© Belga Images
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