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le magazine des entreprises bruxelloises
L'économie
du partage,
c'est de l'économie !
Participer aux
marchés publics,
oui ou non ?
Kristiaan Borret :
le regard du maître architecte
Topic
Silver Economy
ISSN 2406-3738
Supplément
TRANSMISSION
D'ENTREPRISES
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Et pour quelques
200 millions de plus…
Voici un an, le 12 mai 2014, était lancé à Bruxelles le premier appel à projets
soutenu par le Fonds Européen de Développement Régional (Feder). Au programme,
rien que de bonnes idées : innovation, entrepreneuriat, économie
circulaire, utilisation rationnelle des ressources, lutte contre la dualisation
sociale. Le tout doté de 200 millions d’euros. De quoi stimuler le paysage
économique bruxellois jusqu’en 2020.
BECI n’a pas été en reste : nous avons apporté notre soutien à une
vingtaine de dossiers, en tant que pilote ou partenaire financier
pour dix d’entre eux, et partenaire non financier d’une dizaine
d’autres. Des collaborations lancées avec le secteur public, aussi
bien qu’avec le secteur associatif et professionnel.
Parmi tous ces projets, nous retenons plus particulièrement
l’extension à toutes les entreprises du bénéfice des outils développés
par ResilieNtWEB durant près de trois ans, ainsi que le support aux entreprises en difficulté, y
compris pour relancer les faillis, leur offrir une seconde chance.
Thierry Willemarck, Président de BECI
Pour la première fois, BECI a très largement participé à cet appel à projets et est fière de la contribution
de ses collaborateurs, des cellules conseil aux entreprises, développement international (avec un très
beau projet favorisant l’inclusion des populations d’origine étrangère dans le tissu économique bruxellois
– Ummagora) ainsi que du centre de connaissances, qui pourraient ainsi renforcer encore leur expertise
au service des entreprises et de l’emploi à Bruxelles.
L’appel a été clôturé le 25 juillet dernier – il y a plus de neuf mois. Et alors, me demanderez-vous ? Eh
bien, rien, ou presque…
Le programme, annoncé sur six ans, a déjà pris un tel retard qu’il risque bien de perdre ses premiers
mois. Sauf peut-être pour certains porteurs de projets, dont BECI ne fait pas partie, qui savent déjà – avant
même la proclamation des lauréats – que leur projet est retenu. Des vents favorables nous
indiquent que le public pourrait bien emporter la palme, alors même
qu’il s’agit de relance économique selon les termes européens.
Un exemple ? Prenons l’innovation, axe où seuls des dossiers issus du public et des universités seraient
actuellement retenus. Oh ! Loin de nous toute mauvaise pensée quant aux bénéficiaires ou à la pertinence
de leurs projets. Mais il faudra tout de même nous expliquer comment ils comptent faire pour mobiliser
les 150 entreprises prévues par le programme opérationnel, autrement que via des sessions d’information
!
De là à penser qu’un programme de stimulation économique pourrait bien accoucher d’un refinancement
des acteurs publics… Mais nous ne voulons pas médire…
On ne demande qu’à être détrompé.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
1
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;SOMMAIRE
Think Tank
4
6
CHAMBRE DE COMMERCE &
Speaker’s Corner : l'actualité économique et politique
d’un autre œil
L’économie du partage ? C’est de l’économie !
10 Fiche réforme de l’Etat : l’accès à la profession
11 Pour ou contre la participation aux marchés publics ?
12 Kristiaan Borret : construire Bruxelles
International
16 Small Business Act européen : les priorités des PME
17 Cuba, si !
Topic : silver economy
18 La Belgique vieillit : la bonne et la mauvaise nouvelle
20 Quel avenir pour les soins résidentiels à Bruxelles ?
21 Silver Economy, Golden Age?
24 Le senior, force active
26 Mieux vieillir au travail
28 Experience@Work : se ressourcer au soir de la carrière
32 50s@Work pour retrouver la confiance
Entreprendre
34 Starter : Drone TechniXX
36 Entr’apprendre: des profs en entreprise
37 Chèques-services : la Région bruxelloise à la manœuvre
38 Self-employed corner
40 Nouveau souffle pour le Fonds Prince Albert
Community
Membre de
41 Impression of a Brit
42 Conseil resto : le Mangeoire
45 L’actualité BECI en photos
46 Agenda
50 News
52 Demandes d'admission
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMIQUE
ECO DYNAMISCHE
ONDERNEMING
LEEFMILIEU
BRUXELLES
BRUSSEL
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
label n. 2014/351/2
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 5 Mai 2015 N° 00 Janvier 2015
Le mois
prochain
Gr Mai
een 2015
dossier PME
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
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Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Production
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Traduction Litteris
Photos Reporters,
sauf indication contraire
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Bruxelles métropole/Brussel metropool
est lu chaque mois par plus de 23.000
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2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
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LE MOIS POLITIQUE
FAMILLE, JE VOUS AIME
Souhaitons bon vent à Melchior Wathelet. L’ex-ténor cdH a trébuché sur la capitale, son plan
de survol lui est retombé derrière la nuque et a décapité une carrière pourtant patiemment
construite. Dommage, car le personnage avait objectivement des qualités prometteuses dans
le milieu : pédagogie, connaissance de ses dossiers et une sympathie qui fait toujours plaisir,
bien qu’on s’en méfie (après tout, c’est un politique ; s’il est gentil, ça sent l’arnaque !).
| Michel Geyer
La manière dont « Kinou » – c’est son
surnom – a été lâché et même lynché
par ses camarades, Joëlle Milquet en tête
lorsqu’elle évoqua « l’erreur de Melchior
Wathelet dont nous n’étions en rien responsable
et certainement pas moi » (sic),
a de quoi faire réfléchir les dynasties politiques.
On pense ici aux Maingain, Ducarme,
Moureaux, ou récemment à la famille
Uyttendaele-Onkelinx dont l’un des
éléments est devenu député régional aux
dernières élections.
La politique est tellement cruelle qu’offrir
à son rejeton un siège de député peut
en fait s’avérer un cadeau vilainement
empoisonné. « En politique on n’a que
des ennemis et des adversaires… et les
adversaires sont dans les autres partis »,
paraît-il. Visiblement c’est vrai. Quand on
pense qu’à l’époque, Henri Simonet avait
confié son fils Jacques à Louis Michel en
lui disant « prends soin du petit »... Une
consigne que ce dernier a au moins su
appliquer jusqu’au bout à son propre fils,
Charles. Mais hélas avec le temps, ces
choses-là se perdent.
Les bons comptes font les bons
amis
Cette péripétie de carrière n’a heureusement
pas gêné la gestion de Bruxelles.
Gestion qui fut, c’est désormais une
constante, évoquée lors du traditionnel comité
de concertation Régions-fédéral. Un
rendez-vous à ne jamais manquer. Souvenez-vous,
la dernière fois « Onze Rudi
4 BECI - Bruxelles métropole - avril 2015
La politique, c’est comme l’entreprise ou le spectacle : une grande famille : )
», allias Vervoort, avait dû s’y expliquer
de comparatifs historiques douteux entre
le gouvernement fédéral actuel et celui
qui représentait l’occupant nazi. La volée
de bois vert n’a pas tardé. Cette fois ce
fut l’inverse :
c’est la région qui a tancé
le fédéral. Pour la manière dont il avait
calculé ce qui lui revenait en fonction
de la loi de financement. « Moins 12 %
du budget annoncé », éructait Bruxelles.
« Tout est conforme à la loi de financement
», rétorquaient les comptables fédéraux.
Guy Vanhenghel, le Ministre du
Budget dont le parti siège à la région et
au fédéral a dû avaler son sandwich de
travers. Flairant le piège, il a évité autant
que possible tout ce qui ressemblait à un
journaliste.
Tant qu’on en est à imaginer les réactions
des uns et des autres, on se dit que Jacqueline
Galant, elle, a dû trouver tout cela
bien normal, que Pascal Smet avait certainement
une proposition novatrice pour
« tout gérer », que Bianca Debaets avait
dans sa besace un communiqué de presse
prêt à envoyer et que Fadila Laanan pensait
à proposer un nouveau sac poubelle
pour jeter tout ce qui déplaisait aux uns et
aux autres.
La scène prête à sourire. Sauf si l’on revient
à l’essentiel : la répartition du fruit
de l’impôt entre entités d’un même État.
Alors, elle démontre l’immaturité de notre
sphère politique. Et son incapacité à faire
fonctionner efficacement un système fédéral
qu’elle a elle-même voulu et façonné.
Quant à l’entrepreneur, il ne peut que se
désoler d’imaginer qu’une telle cacophonie
budgétaire et managériale serait tout
simplement interdite dans son entreprise.
●
CORNER
׉	 7cassandra://8FpThz1LFQPf7ayLIJAn1Wmy_rupqNL802-BcfxwKp4`̵ U_N67\#.Y׉ESPEAKER’S
LE MOIS ÉCONOMIQUE
LE LOUP EST DANS LA BERGERIE
La crise ronge, mutile, tue. Avec la complicité parfois de ceux qui devraient la combattre.
| Jean Blavier
Depuis l’an passé, 100e
anniversaire du
début de la Première Guerre mondiale
(9 millions de morts, c’est pour ça sans
doute qu’il faut des majuscules), en attendant
le mois prochain le 200e
anniversaire
de la bataille de Waterloo (12.000
morts, une paille), en passant par le 70e
anniversaire de la libération des camps
(mieux vaut ne pas avancer de chiffres)
et le 100e
- quelle est la différence d’ailleurs ? Qui
va commémorer le souvenir de toutes ces
vies détruites depuis 2008 ? Je vous le
demande parce que je sais que nous tous,
vous comme moi, nous ne pouvons que
répondre : personne. Le loup est dans la
bergerie, et tant que ce n’est pas à nos jarrets
qu’il s’attaque, on fait comme si.
anniversaire de la bataille des
Dardanelles (100.000 morts), les funèbres
jubilés se bousculent, mais il en
est un bien plus insidieux dont personne
ne parle : combien de victimes de la crise
économique depuis 2008 ?
Combien de pères de famille mis au rancart
et combien de jeunes, même diplômés,
qui rament pour trouver un premier
job digne de ce nom ? Combien de ménages
brisés parce qu’ils n’arrivent plus
à payer leur prêt hypothécaire (45.000
victimes) ou leurs ouvertures de crédit
(200.000 victimes) ? Vous allez dire : « la
guerre, les camps, c’est pas pareil ! » Si.
Le matin du jour où j’ai rédigé ces lignes,
on annonçait à la radio que 400 réfugiés
en provenance d’Afrique s’étaient noyés
48 h plus tôt quand leur embarcation a
chaviré en Méditerranée. A votre avis,
s’ils tentaient de gagner la côte italienne,
c’était pour faire du bronzing ?
La crise économique ronge les cerveaux,
mutile les avenirs, quand elle ne tue pas
en silence ou dans l’indifférence générale
Sont-ils devenus fous ?
On est en droit de se poser deux questions
essentielles, qui ont un lien avec ce
qui précède évidemment. La première :
les dirigeants de multinationales sont-ils
devenus fous ? Ou pire, faut-il être fou
pour devenir le dirigeant d’une de ces
boîtes meurtrières ? Je sais, j’exagère,
mais il y a un mois à peine, un ami quinquagénaire
dont on peut dire sans flagornerie
qu’il avait créé de la valeur et des
emplois dans notre pays pour le compte
d’un groupe financier mondial, s’est fait
remercier, et tous ses employés avec lui,
parce que « le marché belge n’est plus assez
intéressant ». Il coûte ? Non, il n’est
plus « assez » intéressant.
Deuxième question : que fait la police ?
Il ne se passe pas un mois sans que nos
autorités fédéralo-régionalo-communautaires
ne clament haut et fort que les diplomates,
aujourd’hui, sont d’abord les
occupants des avant-postes de notre économie.
Qu’attend-on pour leur demander
d’organiser un guet-apens, question
d’envoyer un ministre – il n’en manque
pas – enguirlander un bon coup ces E.T.
qui rentrent chez eux le soir et répondent
« OK » à madame qui s’enquiert du déroulement
de la journée alors qu’ils ont
plongé des dizaines de familles dans
la mouise ? Quand on s’attaque ainsi
à l’économie d’un pays, on ne mérite
qu’une chose : être déclaré persona non
grata.
Voilà un briefing de voyage de presse
qui attirerait du monde : rendez-vous à la
gare du Midi à 8 h, engueulade publique
de Monsieur Untel à 11 h à l’ambassade
de Belgique, lunch décontractant, retour
à Bruxelles dans l’après-midi. Embargo
minuit, question que tout soit dans la
presse – avec photo – dès le lendemain
matin.
Puisque les victimes économiques n’intéressent
pas grand monde, pourquoi ne
pas célébrer au moins les héros au quotidien
que sont ces patrons d’entreprises
mini, midi ou maxi, qui créent de la valeur
et de l’emploi contre vents et marées
et osent – pas en paroles, mais en actes –
faire vivre l’éthique des affaires ? Eux au
moins gardent bien la bergerie, ne jouent
pas au loup et savent, comme disait ma
grand-mère, « qu’il y a des choses qui ne
se font pas ».
Sire, sans vouloir vous commander, ces
gens-là mériteraient tous d’être reçus au
Palais. ●
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BECI - Brussels Business - janvier 2015
5
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L’économie du partage ? C’est de l’économie !
Airbnb, Uber, Vayable, Peerby, ListMinut… L’économie dite « du partage », basée
sur l’échange entre particuliers et organisée sur internet, se développe à grande
vitesse. Mais attention : quand le partage génère un revenu, il devient un business
– et le business suppose certaines règles.
Emmanuel Robert
P
lutôt que d’acheter une friteuse, si j’empruntais
celle de mon voisin ? Et si je conduisais mon voisin
à la gare ? Cela lui éviterait de commander un
taxi. Et si je louais le chalet ardennais de ma collègue ? Ça
ferait des vacances pas chères ! En échange, je pourrais
lui proposer de tailler ses haies…
Les échanges de menus services entre particuliers, ça
ne date pas d’hier. A priori, ça n’a que des avantages : on
économise des ressources (c’est bon pour la planète), on
démocratise des services, on tisse du lien social (c’est bon
pour les gens)… Ce qui est nouveau, c’est que la révolution
internet a démesurément élargi le cercle : aux voisins, amis,
collègues, sont venus s’ajouter tous les parfaits inconnus
qui habitent à l’autre bout de la ville, du pays ou du monde
et qui peuvent me fournir ce que je cherche. Une multitude
de plateformes sont apparues, permettant la rencontre
d’une demande et d’une offre informelles, démultipliant les
contacts et les échanges : Airbnb pour loger chez l’habitant,
Uber pour se déplacer, Vayable pour trouver un guide
touristique, Peerby pour l’emprunt d’objets, ListMinut pour
des prestations de services, etc. Le web a fait émerger un
nouveau modèle d’échange : l’économie du partage – ou
économie collaborative.
6 BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
Quand le partage devient business
Qui dit partage dit gratuité. Or, la plupart de ces plateformes
ont substitué à la gratuité un modèle rémunéré
qui va au-delà de la simple participation aux frais : quand
vous montez dans une voiture Uber, le prix qui vous est
demandé ne correspond pas seulement à votre part du
plein d’essence ; il comprend aussi la rémunération du
chauffeur, qui est venu vous chercher là où vous le souhaitiez
pour vous conduire où vous le voulez. Clairement, on n’est
plus dans le covoiturage mais dans le transport rémunéré
des personnes. Au passage, l’opérateur de la plateforme
prélève son juste pourcentage pour financer la solution qui
permet cet échange.
L’économie du partage est devenue un business – il suffit,
pour s’en convaincre, d’examiner la valorisation d’Uber ou
d’Airbnb, qui se comptent aujourd’hui en (dizaines de) milliards
de dollars.
Concurrence ? Oui, mais…
On peut se réjouir de voir émerger des modèles innovants :
ils génèrent de l’activité économique ; ils créent de nouveaux
services et permettent à beaucoup de gens d’arrondir leurs
revenus. S’ils réussissent, c’est aussi parce qu’ils répondent
׉	 7cassandra://vPWDYPH8f7LqKzlOaP-UxcfiKx5cWFO5sQI0fNrI7KQ`̵ U_N67\#.`׉EChez Merak, vos données sont
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Pour un « plan taxis »
cohérent
à une attente et qu’ils le font parfois mieux que d’autres
acteurs déjà installés : quel entrepreneur acceptera de se
déplacer pour des petites retouches de peinture ? Où
trouver un taxi pour une course de 2 ou 3 km seulement ?
C’est une concurrence ? Oui, et une saine concurrence
puisqu’elle oblige les prestataires existants à se remettre
en question et améliorer leur niveau de service – voyez
certaine compagnie de taxi qui a développé sa propre
application mobile.
Cependant…
Cependant, dès lors qu’il s’agit d’un business qui génère
des revenus, il y a quelques règles à observer : c’est la protection
du consommateur, le respect des réglementations,
le paiement des taxes… Et c’est là que le bât blesse. Quand
un particulier en héberge un autre, doit-il aménager une
sortie de secours, comme dans un hôtel ? Le chauffeur
Uber doit-il payer une assurance pour le transport de personnes,
comme un taxi ? Sous quel statut travaillent-ils ?
Y a-t-il un lien de subordination avec la plateforme internet,
constitutif d’un contrat de travail ? Sont-ils indépendants
? À titre principal ou complémentaire ? Déclarent-ils
leurs revenus ? Doivent-ils payer des charges sociales,
payer la TVA ? Et qui va contrôler tout ça ?
Participatif, mais pas solidaire
Dans les faits, il y a peu de contrôle, peu de limites posées
aux dérives possibles. Peu ou pas de garanties pour le
consommateur. Peu ou pas de transparence financière
– et d’autant moins de contributions fiscales.
Dans les faits, cette économie du partage, aux atours participatifs
et solidaires, s’apparente souvent à de l’économie
sauvage. On a réinventé l’économie de subsistance, avec
des mini-jobs, et l’économie parallèle – où le travail au
noir passe par internet. Bienvenue dans l’économie du
partage : les réglementations, la solidarité par l’impôt,
c’est pour les autres.
Les autres, ce sont les hôteliers, taximen, peintres,
plombiers, électriciens, aides ménagères, d’autres encore
demain…, soumis à des règles, à des impôts, à des
contrôles et confrontés à une forme de concurrence déloyale.
Certes, le consommateur s’y retrouve : il est content
de payer moins cher. Mais il n’est pas forcément conscient
de payer, en fait, le prix du dumping.
Pour prendre un autre exemple : je pourrais très bien
faire du pain le week-end et le vendre à mes voisins. Tout
le monde serait content : j’aurais un revenu d’appoint,
mes voisins auraient du pain frais pour pas cher. Sûr que
l’Afsca n’y verrait aucun inconvénient, pas plus que les
boulangers, ni le fisc. N’est-ce pas ?
Encadrer plutôt qu’interdire
Il serait pourtant vain de vouloir s’opposer à l’économie
du partage. Parce que, comme nous l’avons dit, elle répond
à une demande réelle et aux nouvelles habitudes de
consommation mobile. Elle s’imposera donc, quoi qu’il
arrive.
8 BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
D’un côté, des taxis qui
bénéficient d’un monopole
mais souffrent d’un
déficit de réputation (on
refuse parfois les petites
courses, les paiements
par cartes de crédit…).
De l’autre, un nouvel acteur
(et même plusieurs,
il n’y a pas qu’Uber), avec
une offre innovante (on peut suivre les flux, coter le
chauffeur…), mais qui échappe de fait à toute réglementation
pour une activité professionnelle – et qui
continue à opérer dans l’illégalité à Bruxelles, en dépit
de condamnations. Entre ces deux-là, un conflit
qui tourne par moment au coup de poing. Un bel
exemple d’« économie du partage » dévoyée.
Le « plan taxis » proposé par Pascal Smet devrait y
mettre de l’ordre mais, force est de le constater, dans
son état actuel, il n’apporte guère de solution. Le
plan propose certes une distinction selon le caractère
« principal » ou « complémentaire » de l’activité, mais
sans imposer de règles cohérentes qui permettraient
la cohabitation. Telle qu’elle a été pensée, l’ouverture
du marché ne peut en tous cas bénéficier aux taxis,
aussi longtemps qu’ils seront soumis à un quota de
licences et à des tarifs réglementés.
Une réforme du transport des personnes permettrait
cependant de moderniser le secteur, stimuler la
concurrence et la différenciation des services. Pour
cela, il faut une base légale cohérente, assurant des
conditions de concurrence équitables (same level
playing field) : un cadre et un marché uniques (mêmes
normes de sécurité, mêmes règles fiscales), un déplafonnement
des licences, une libéralisation des tarifs,
l’identification des véhicules et l’assimilation d’Uber
aux centrales de taxis…
La réussite de cette réforme est sans doute un test
pour l’économie collaborative à Bruxelles.
Mais il y a sans doute des questions à se poser : si les
nouveaux modèles, affranchis des règles, rencontrent
un tel succès, n’est-ce pas le signe que ces règles sont
devenues trop lourdes, trop contraignantes – y compris
pour les acteurs existants ? Et si les règles existantes
s’avèrent inapplicables à de nouveaux modèles, ne faut-il
pas en inventer d’autres ?
Plutôt que d’interdire, il est urgent d’encadrer – pour
que le « business du partage » se développe dans des
conditions de concurrence équitables. De ce point de vue,
on ne peut pas dire que Bruxelles soit à l’avant-garde.
Pour une capitale européenne, il y a pourtant un exemple
à donner, dans un domaine en plein boom. ●
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RÉFORME DE L’ÉTAT
L’accès à la profession
Les transferts de compétences et de budgets vers les Régions, dans le cadre de
la 6e
Pour vous aider à les comprendre, nous publions une série de fiches pratiques que
vous trouverez chaque mois dans notre magazine.
La 6e réforme de l'État a confié l’accès à la profession aux Régions. En réalité,
la compétence était déjà en partie défédéralisée par une autre voie : il suffit de
penser à l'accès aux fonctions d'enseignement, aux postes de fonctionnaires
communaux ou régionaux ou encore au secteur des taxis.
Qu'en est-il actuellement ?
Certaines professions ne peuvent être exercées qu'à certaines conditions d'accès
et d'établissement (prouver ses connaissances de gestion de base si l'on
est gérant ou administrateur d'une nouvelle PME ; démontrer ses compétences
professionnelles pour certaines activités d'indépendant ; respecter certaines
règles pour les professions libérales et intellectuelles). Cette réglementation
d'origine fédérale reste d'application, jusqu'à ce qu'une Région décide de modifications
ou de nouvelles règles. C'est ce qui était prévu par la 6e
réforme de
l'État, de même que l'établissement d'une liste de professions dont l'accès resterait
fédéral. Entretemps, les trois Régions ont décidé d'un régime de reconnaissance
réciproque en la matière. Afin de garantir un maximum de cohérence
dans l'interprétation de la législation en vigueur, elles organisent le partage de
leurs avis. Leurs administrations respectives se réunissent régulièrement pour
assurer une bonne exécution du système actuel.
Qu’en dit le Ministre bruxellois de l'Emploi, Didier Gosuin ? « Régionaliser l'accès
à la profession, vu la mobilité des entreprises, n'est pas la meilleure des
idées. (…) L’intérêt de Bruxelles, aujourd'hui, c'est de garder la plus grande
harmonisation. (…) En fait, nous avons repris les attributions et avons convenu
entre Régions de nous donner le temps de réfléchir, pour ne pas nous lancer
dans des initiatives isolées. »
En pratique
La procédure d'accès continue à passer essentiellement par un guichet d'entreprise,
qui vérifie si les conditions de capacités entrepreneuriales sont rencontrées.
En Région bruxelloise, en cas de doute, les guichets adressent une demande
d'avis à l'administration Bruxelles Économie et Emploi. Selon le Ministre
Gosuin, il n'y a aucune raison d'estimer que la procédure devrait être plus chère
ou plus longue. Quant à l'obligation d'inscription des entreprises à la Banque
Carrefour, elle reste de compétence fédérale.
Toute personne peut également participer aux examens du Jury central donnant
accès à la profession. Signalons que les moyens transférés pour l'exercice
de la nouvelle compétence sont dérisoires : 4.000 € pour la Région bruxelloise,
plus les droits d'inscription (35 € par examen) au Jury central.
Et demain ?
À moyen terme, il faudra voir quelle direction prendront les autres Régions.
Y aura-t-il des accords en vue de s'accorder sur des politiques futures ? Par
exemple, la nécessité d'adapter les exigences en matière de connaissance de
base de la gestion d'entreprise fait débat. Dans l'immédiat, le Ministre bruxellois
annonce que des ordonnances ont été déposées « pour anticiper un vide
juridique éventuel. » C'est d'ailleurs le cas, précise-t-il, pour toutes les ordonnances
concernant les transferts en matière économique.
10 BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
L’avis de BECI
• L'accès à la profession est
pertinent car il offre une
première garantie au client et
réduit pour celui-ci la tentation
de se tourner vers l'économie
informelle. Le système actuel
mérite donc d’être maintenu,
mais il faut néanmoins en évaluer
régulièrement les critères
à l'aune des évolutions technologiques
et managériales.
• Obtenir cet accès ne constitue
pas une barrière, mais plutôt
un stimulant pour les professionnels
concernés. Il s'agit
également d'un obstacle à la
concurrence déloyale et au
dumping social.
• La régionalisation risque
cependant de créer des différences
irréconciliables entre
professionnels selon la région
du siège social. Au contraire,
c’est au niveau européen
qu’une harmonisation serait
bienvenue.
réforme de l’État, ont aussi de multiples conséquences pour les entreprises.
Vincent Delannoy
FICHE
8
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POUR OU CONTRE
La participation aux marchés publics ?
Les marchés publics représentent chaque année, en Belgique,
une trentaine de milliards d’euros. Pour garantir que l’argent
de la collectivité soit bien utilisé, ces marchés sont soumis à
des procédures rigoureuses, qui doivent assurer une compétition
équitable et la sélection objective des meilleures offres.
Pour autant, les entreprises ne s’y retrouvent pas toujours.
Gaëlle Hoogsteyn
Yves Cabuy, Département des
Pouvoirs Locaux, Ministère RBC
Actuellement, la commande publique représente environ
17 % du PIB Belge. Des pans de l’économie de
notre pays, comme la voierie et la construction, en
dépendent. Dans le secteur des services, de plus en
plus de tâches autrefois effectuées en interne s’externalisent.
Pour les entreprises, les opportunités sont
nombreuses.
Dans le secteur de la construction, par exemple, beaucoup
de sociétés réalisent près de 80 % de leur chiffre
d’affaires grâce aux marchés publics. D’ailleurs, lorsqu’une
offre publique est lancée, les candidats sont
toujours nombreux.
Par ailleurs, en tant que co-contractant public, l’entreprise
a la garantie d’être toujours payée. S’il est vrai
que les pouvoirs publics ont la réputation de payer tardivement,
force est de constater que la situation s’est
nettement améliorée. Il y a peu, une nouvelle directive
révisant en profondeur les règles de paiement a été
mise en place. Il y a plus de contraintes en cas de paiements
tardifs et les intérêts de retard sont bien plus
rentables qu’un compte d’épargne.
Bien sûr, les contrats publics sont très différents des
contrats de vente classiques. Leur côté unilatéral peut
sembler contraignant. Mais s’il est vrai que le pouvoir
adjudicateur a le droit de modifier unilatéralement
le contrat, même en cours d’exécution, il ne peut le
faire que dans certaines limites : l’objet du marché doit
rester inchangé, la valeur de la modification doit être
limitée à 15 % et une juste compensation doit être accordée
au prestataire.
Si l’entreprise est habituée à traiter ce genre de contrats
et qu’elle a bien préparé et budgétisé son offre, tout se
passe sans encombre. Pour les sociétés qui se lancent
pour la première fois, il est important de bien se renseigner
sur l’environnement contractuel des marchés
publics. Les grandes organisations
patronales ont des services
de conseil auxquels il ne
faut pas hésiter à faire appel.
Virginie Dor, Avocate
En soi, les principes de transparence et d’objectivité des
marchés publics sont plutôt bons. Le gros problème
est que les procédures, tant en termes d’attribution que
d’exécution, sont très lourdes.
Premièrement, au niveau des pouvoirs publics mêmes,
lancer une offre publique n’est pas simple. Ils sont les
premiers à rencontrer des difficultés pour organiser la
procédure correctement. Dès lors, cela crée aussi des difficultés
pour les entreprises. De plus, l’attribution prend
énormément de temps. Rien que les délais de publication
sont très longs. Il faut ensuite procéder à l’analyse des
offres, la rédaction des rapports d’attribution, la procédure
de notification… Le choix de l’entreprise qui effectuera
le travail peut durer jusque six mois, voire un an. Et une
fois qu’on a fait une offre, pas question de revenir sur son
engagement si entre-temps le carnet de commandes est
rempli ! Du côté des entreprises, le fait que les contrats
soient unilatéraux est assez contraignant. En effet, c’est
le pouvoir adjudicateur qui rédige un cahier des charges
auquel l’entreprise doit adhérer. Elle n’a pas son mot à
dire, ne peut négocier aucune clause. De plus, le pouvoir
adjudicateur a le droit, en cours d’exécution, de modifier
unilatéralement le marché. Même s’il y a des désaccords,
l’entrepreneur est obligé d’aller au bout du projet.
Par ailleurs, les pouvoirs publics ont la réputation d’être
de mauvais payeurs. Même si l’entreprise a la certitude
d’être payée, elle ne sait pas quand. Mais selon moi, ceci
est inhérent au fonctionnement général des pouvoirs publics
et non des marchés publics en particulier.
Une solution serait d’aller vers une professionnalisation
de la demande publique. C’est-à-dire que tant les pouvoirs
publics que les entreprises devraient se spécialiser
dans cette matière. Dans de nombreuses entreprises,
c’est d’ailleurs déjà le cas. Pour une entreprise qui n’a
jamais répondu à une offre publique, il est nécessaire de
bien se renseigner avant de se lancer. Cela peut se faire
auprès de fédérations comme Agoria ou la Confédération
de la Construction, mais aussi auprès d’avocats ou de
chambres de commerce.
Donnez-nous votre avis
BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
11
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janvier. Bruxelles Métropole a rencontré l’homme qui doit améliorer la qualité
Notre capitale s’est adjoint les services d’un nouveau maître-architecte depuis le
1er
architecturale et l’environnement de vie de notre ville. « Bruxelles est une ville
ébréchée, mais c’est ce qui la rend intéressante », dit-il.
Frédéric Petitjean
L
e nom de Kristiaan Borret ne vous sera pas
inconnu si vous vous intéressez de près ou
de loin à l’urbanisme et l’architecture. Borret
a été maître architecte de la ville d’Anvers de 2006 à
2014. La collaboration difficile avec les autorités locales
a cependant mis un terme précoce à sa mission.
L’homme est revenu à Bruxelles, où il était d’ailleurs
domicilié, et est redevenu maître-architecte, mais
cette fois, de la capitale.
Que pensez-vous de vos nouvelles attributions
?
Que du bien ! Je n’ai débuté officiellement que le 1er
janvier. C’est donc encore un peu la lune de miel et
je suis très satisfait jusqu’à présent. Je perçois beaucoup
de bonne volonté, notamment du côté des partis
politiques tant francophones que néerlandophones
et je suis optimiste. Bruxelles a résolument l’ambition
de se rénover de manière réfléchie. Cela figure
même dans l’accord de gouvernement, ce qui est remarquable.
Puisque la volonté est présente, passons
aux actes.
En quoi consiste la fonction du maître-architecte
?
Je dois veiller au bon agencement du territoire urbain.
Je m’implique autant dans les projets urbanistiques
que dans des questions purement architecturales,
même dans des projets privés. J’encourage et
conseille donc systématiquement toutes les parties
prenantes, en vue d’une gestion optimale de l’espace.
Je m’occupe de l’organisation de concours d’architecture.
Et puis, il y a tout le travail informel en coulisses
: je rencontre des concepteurs, des fonctionnaires
et des maîtres d’ouvrage pour essayer de les mettre
d’accord. Personne ne dira bien sûr que la qualité est
sans importance, mais entre ce que l’on dit et ce que
l’on fait, le fossé est parfois bien profond !
12 BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
Êtes-vous le bienvenu chez les maîtres d’ouvrage
et les promoteurs ?
Ils ont souvent peur que mon intervention ne retarde leur
projet et en augmente le coût. Nous avons pu démontrer
à Anvers que l’intervention précoce du maître-architecte
peut faire gagner du temps, au contraire. Mais il faut se
rencontrer le plus tôt possible, de préférence au tout début
du projet. Si la demande de permis de bâtir est déjà
prête et qu’on la modifie, on s’enlise évidemment dans
des procédures pénibles.
Vous vivez à Bruxelles depuis 20 ans. Quelles
transformations y avez-vous constatées ?
Je ne participe pas à la sinistrose ambiante concernant
Bruxelles. Je m’y refuse et préfère un optimisme dynamique.
La qualité de vie a augmenté et je constate
beaucoup d’évolutions positives. Bruxelles dispose de
suffisamment de capital intellectuel pour faire mieux
encore. C’est souvent la cohérence de vision qui fait défaut.
Bien des intervenants faisaient de leur mieux, mais
il manquait un fil conducteur. Je constate aujourd’hui un
sentiment d’urgence et un souci collectif de qualité.
Et si nous comparions Anvers et Bruxelles ?
Ouille ! Bruxelles est une ville relativement complexe. À
Anvers, il y a un patron : le bourgmestre. Ici, en revanche,
on traite avec 19 communes et une Région, ce qui complique
la gestion. Bruxelles suit sa propre logique, que je
trouve d’ailleurs fascinante. Les services administratifs
de la ville d’Anvers assurent une gestion qualitative du
territoire. À Bruxelles, quelques retouches ne seraient
pas superflues. Mais bon, la capitale est deux fois plus
grande et le défi en proportion.
Quels sont les grands défis qui vous attendent
à Bruxelles dans les années à venir ?
La démographie et la dimension internationale. À propos
de cette dernière, il faudra trouver un bon équilibre
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͠U_N>7\#.yט  u׉׉	 7cassandra://wqsl_B1CtFLvaBF95FErgwLSjw4SUnmvEy5g21BXA5k r`	K׉	 7cassandra://_-_imbfKggSCjXdMPabyRY90F3Hh60wrsX9yTqUIZ2op`̵ ׉	 7cassandra://HodUD9ooIkUH3OhdqmQ2IfTRFhzzngjAFb5cHUEJJ2Uͪ͠U_N@7\#.{נU_N@7\#. qv9ׁHmailto:bem@beci.beׁׁЈ׉E^La diversité : une force pour votre entreprise !
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entre la vocation internationale de Bruxelles et la qualité
urbaine locale telle que nous la souhaitons. Cela
implique entre autres de définir comment éviter que
l’UE s’installe dans la ville comme elle l’a fait jadis. Heureusement,
de nombreux Européens sont devenus dans
l’intervalle des Bruxellois qui s’intéressent à ‘leur’ ville
autrement qu’à un simple lieu de travail.
Et la démographie ?
La population va augmenter dans les années à venir et
il s’agira de loger tous ces gens. Il reste à savoir si cela
doit absolument se faire à l’intérieur de la ville. La densification
doit-elle se limiter aux limites administratives
de Bruxelles ou peut-elle se concevoir aussi dans les
communes périphériques ? Celles-ci font de facto déjà
partie de la ville et elles en dépendent. Je pense donc
qu’il faudra se poser ce genre de questions, à l’avenir.
La Zone du Canal figure parmi les projets les
plus visibles qui vous occupent actuellement.
Quels sont les objectifs ?
La Zone du Canal constitue une grande friche industrielle
où l’on pourrait loger beaucoup de monde. Il
faut pourtant penser à y installer aussi des entreprises,
moyennes et petites, faute de quoi on rejette l’emploi
local hors de la ville. Le Plan Canal s’efforce donc de
densifier, de construire des logements et de maintenir
les entreprises. Je ne parle pas de ces ateliers branchés
où l’on développe des apps ou qui font de l’impression
en trois dimensions. Non, je veux y voir un plombier,
une menuiserie, une parqueterie... Bref, le genre d’activités
dont la ville aura toujours besoin et qu’il ne faut
pas exiler dans l’une ou l’autre zone PME en périphérie.
Et puis, bien des jeunes qui ont été formés à ces métiers
habitent en ville. Les petites entreprises sont nécessaires.
Il faut de l’espace à la fois pour le logement,
le travail et les loisirs. Ces diverses fonctions doivent
s’imbriquer les unes dans les autres et notre défi dans
la Zone du Canal consiste à les réunir.
Tour & Taxis figure aussi à votre agenda.
Oui, avec une problématique assez similaire et un dossier
qui s’éternise. Il est vraiment temps de passer
à l’action. L’accumulation des retards provoque immanquablement
une perte de qualité. La dynamique
s’étiole et on commence à tolérer des compromis pour
faire avancer les choses. Une démarche à éviter à tout
prix.
On parle aussi de plusieurs projets de centres
commerciaux. Qu’en pensez-vous ?
Je ne suis guère enthousiaste. J’aime la ville et je trouve
que c’est aussi là qu’il faut aller faire ses courses,
plutôt que dans un shopping center démesuré. Les
autorités font d’ailleurs preuve d’incohérence : d’une
part, elles veulent rénover et oxygéner le centre-ville
et d’autre part, elles approuvent ce genre de projets.
J’ai aussi des doutes quant à la pertinence du concept
de ‘shopping-expérience’. Voilà près de 10 ans qu’on
essaie de nous faire croire que c’est particulièrement
innovant. Est-ce toujours cela que les gens attendent ?
Bruxelles a résolument l’ambition
de se rénover de manière réfléchie.
Puisque la volonté est présente,
passons aux actes.
Mais soit, s’il faut y passer, autant construire un shopping
center plus ou moins relié à la ville plutôt qu’au
milieu de nulle part. J’ai donc un peu plus de sympathie
pour Neo que pour Uplace. Neo offre des possibilités
d’accès plus réalistes pour les transports en commun.
Bruxelles a subi quelques déconvenues urbanistiques
majeures dans les années 60 et
70. Les cicatrices en sont toujours visibles. La
ville va-t-elle en guérir un jour ?
Cela demandera du temps et pas mal de travail à
consentir dans les meilleurs délais. La rénovation urbaine
de Bruxelles semble systématiquement faire appel
à de petites techniques de guérilla, depuis quelques
années. Nous sommes à un tournant et il faut passer à
la vitesse supérieure, mais sans orgueil. Après tout, la
ville est ce qu’elle est. Nous voulons tous une cité sûre,
vivable et bien ordonnée. Pourtant, lorsque nous nous
rendons en Italie ou à Istanbul, nous nous disons charmés
par cette forme de chaos qui y règne. Je veux dire
par là que si tout est trop ordonné, la ville perd de son
intérêt. Bruxelles est une ville quelque peu ébréchée,
mais c’est ce qui la rend passionnante. ●
BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
15
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ENTERPRISE EUROPE BRUSSELS
Small Business Act : les priorités des PME
En septembre dernier, la Commission européenne lançait une vaste consultation
des entrepreneurs sur les priorités de la politique de soutien aux PME. Les résultats
confirment, dans les grandes lignes, les options du « Small Business Act ».
Emmanuel Robert
Q
uand l’Union européenne s’est dotée d’un « Small
Business Act » (SBA), en 2008, l’objectif était de
soutenir le développement des PME, vues comme
les maillons essentiels du tissu économique européen. Six
ans plus tard, la Commission a voulu faire évaluer le SBA
par les principaux intéressés : les entrepreneurs.
La consultation lancée en septembre – et relayée par Enterprise
Europe Network – a récolté un vrai succès de
participation, avec 1.800 réponses, soit bien plus que lors
des consultations précédentes (dont 63 % provenant d’entreprises,
pour la plupart de moins de 10 personnes, 14 %
d’organisations professionnelles représentant elles-mêmes
plusieurs millions d’entreprises, 13 % de citoyens et 10 %
d’autres répondants, parmi lesquels des pouvoirs publics).
On se félicitera aussi de la forte participation belge : 15 %
des réponses (contre 7 % pour un pays comme l’Allemagne
!), ce qui rend les résultats d’autant plus pertinents
pour notre pays.
Simplification administrative avant tout
Le sondage confirme à la fois les attentes élevées des PME
et les principales options développées dans le SBA. Les
quatre piliers originels du SBA sont ainsi plébiscités par les
entrepreneurs : réduction de la charge administrative, accès
au financement, accès aux marchés et internationalisation,
soutien à l’entreprenariat et à l’innovation.
C’est la simplification administrative qui apparaît comme la
première des priorités pour les PME (jusqu’à 97 % des participants
l’estiment « utile à très importante »). Les mesures
les plus attendues concernent l’identification des obstacles à
la croissance des PME dans les législations nationales (77 %
de « très utile »), la simplification des procédures fiscales
pour les starters (75 %, et même 82 % pour les répondants
bruxellois) et l’organisation d’une campagne européenne
afin de réduire les formalités administratives (70 %).
En matière de financement, les PME souhaitent un renforcement
des mesures existantes, en particulier dans la mobilisation
des fonds COSME (le programme de l’UE pour la
compétitivité des entreprises). Nuance : les pouvoirs publics
privilégient quant à eux le renforcement du marché des capitaux…
Les entrepreneurs se montrent également intéressés
par la suppression des obstacles au financement alternatif
(financement hybride, crowdfunding, etc.)
L’accès au marché pour les PME comprend deux aspects :
d’une part le marché intérieur de l’UE ; d’autre part l’international.
La nécessité d’un soutien au développement
16 BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
international des PME fait consensus ; elle passe par le
renforcement du dialogue avec les principaux partenaires
commerciaux de l’UE (48 % de « très important »). Par ailleurs,
les participants soutiennent la modernisation d’Enterprise
Europe Network, en développant notamment la
coopération locale avec les stakeholders (organisations regroupant
des PME).
Parmi les nouvelles mesures de soutien à l’entreprenariat,
la plus appréciée (55 % de « très utile ») concerne l'intégration
de l'entrepreneuriat dans les programmes de l'enseignement
secondaire, devant l’élargissement du programme
Erasmus pour jeunes entrepreneurs (43 %). Une attention
particulière a également été réservée à la transmission
d’entreprises – avec une mesure-phare : la création de plans
d’action et de guichets nationaux uniques sur les transferts
d’entreprises : une mesure « importante à très importante »
pour 83 % des répondants bruxellois.
Un cinquième pilier : la formation
Les répondants ont également validé la proposition d’un
cinquième pilier pour le SBA : celui de la formation des entrepreneurs
et du personnel, pour faire face à une certaine
pénurie de compétences. Au niveau bruxellois, les trois mesures
proposées à cet égard ont récolté des scores élevés :
l’amélioration de l'image des métiers techniques et de l’artisanat
(54 % de « très important »), la formation professionnelle
en alternance (53 %) et des programmes de formation
pour les travailleurs qualifiés (43 %).
Informations : J.-Ph. Mergen –
BECI/Enterprise Europe Brussels –
Tél : 02 210 01 77 –
E-mail : jpm@beci.be. ●
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Cuba, si !
Plus de 50 ans d'embargo n'ont pas eu raison de Cuba. Lorsqu’il sera levé, le développement
de l’île sera lancé et s’ancrera probablement au marché américain, voisin commercial
naturel. Mais il y a des places à prendre : M. Dias de Sousa, Attaché Économique
et Commercial de Bruxelles Invest & Export1
, nous en dit un mot.
L'embargo sur Cuba n'est pas
encore levé : le processus est-il
suffisamment avancé pour justifier
qu'une entreprise explore
déjà ce marché ?
Il y a déjà toute une série de mesures
pratiques qui précèdent cette levée,
comme la réouverture d'une ambassade
américaine, l'assouplissement
des limites de transferts de fonds, etc.,
sans compter les annonces claires des
présidents Obama et Castro. L'embargo
en lui-même est assimilé à une loi
et son abrogation doit encore recevoir
l'approbation du Congrès américain
mais les intérêts commerciaux prévaudront
certainement. Du côté de Cuba,
les choses évoluent rapidement depuis
l'adoption par le parti des « lignes
directrices pour un nouveau modèle
économique et social » qui appellent clairement les capitaux
étrangers.
Il y a deux monnaies légales à Cuba, qui ont
toutes deux un taux de change double, le domestique
et le bancaire : est-ce un obstacle ? La loi
sur les investissements étrangers facilite-t-elle
les choses ?
Les transactions se font en dollars ou en euros et le « problème
» de la double monnaie est, en ce sens, local, pas
international. Il faut avoir à l'esprit qu'à Cuba, les affaires se
font encore avec l'État et que votre interlocuteur est, in fine,
l'autorité cubaine elle-même : vous ne vous adressez pas
au secteur privé local auquel vous ne pouvez pas vendre directement
mais à l'intermédiaire étatique qui, lui, s'adresse
au local. Mais cette situation n'empêche en rien de faire
des affaires : la loi relative aux investissements étrangers
a été actualisée en 2014. En effet, les autorités cubaines
ont parfaitement intégré qu'à ce stade, seuls des investissements
de l'extérieur pourront initier la modernisation
du pays. Cette loi est un cadre structurant qui simplifie les
relations commerciales potentielles. Elle propose aussi un
ensemble de mesures d'attractivité comme des conditions
fiscales avantageuses et des zones d'implantation privilégiées.
Ainsi, la zone de développement du Mariel offre une
exemption de taxes pendant 10 ans, la possibilité d'implanter
des entreprises à capitaux 100 % étrangers et donc non
soumises au quota de 50 % de participation de l'État cubain
traditionnellement en vigueur, etc.
1 M. De Sousa représente les trois régions de Belgique et le Grand-Duché de Luxembourg à Cuba
M. Dias de Sousa
Quels secteurs pourraient être
concernés ? Les opportunités
que l'on peut rencontrer à Cuba
sont-elles différentes de celles
que l'on peut rencontrer dans
tous les pays en voie de développement
?
Tous les secteurs sont ouverts, hormis
l'armée et l'éducation. Pourquoi
Cuba plutôt qu'un autre pays ?
Simplement parce qu’ il y a 50 ans
de développement économique/
industriel à rattraper mais dans un
pays qui fonctionne déjà bien. En effet,
avant l'embargo, Cuba était active,
voire prospère, dans de nombreux
domaines. De là le fait qu'il y a des
secteurs où les progrès peuvent être
rapides car les Cubains ont conservé
une expertise non négligeable dans
certaines matières - voyez leur excellence en soins de santé.
Dans ce cas de figure par exemple, le fait d'essayer de
rencontrer leurs besoins en infrastructures médicales peut
constituer un projet entrepreneurial pertinent.
Les attachés commerciaux de Bruxelles Invest
& Export sont connus pour leur efficacité ; quel
beau succès avez-vous à votre actif ?
Toute modestie mise à part, il est exact que notre expertise
est appréciée. Par exemple, nous avons récemment aidé un
acteur belge mondialement connu du secteur du dragage
à remporter un très gros marché. Cela souligne d'ailleurs
notre particularité, qui est d'aider aussi bien les TPE que les
grandes entreprises. Notre bureau commercial est implanté
à Cuba depuis 2001 et nous avons développé un réseau de
relations étendu ; c'est un des facteurs qui devraient inciter
nos entreprises à explorer ce marché avant qu'il ne se
tourne trop rapidement vers son marché limitrophe : les
États-Unis d’Amérique.
Une occasion en or leur est donnée par une présence dans
le Pavillon belge de la Foire multisectorielle de la Havane qui
aura lieu en novembre prochain !
Info : www.invest-export.irisnet.be/fr/cuba-fihav-2015 ●
Didier Dekeyser
BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
17
R.A.
R.A.
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Bruxelles et la Belgique vieillissent :
la bonne et la mauvaise nouvelle
Depuis des décennies, les démographes évoquent l’« hiver démographique » et
la dénatalité qui touchent l’Europe. D’où la modification de la pyramide des âges,
qui oblige à repenser le système de sécurité sociale. En effet, le vieillissement de
la population et l’allongement de l’espérance de vie entraînent une explosion des
dépenses publiques. Chaque année, une part croissante de PIB sert à financer ce
vieillissement. Mais il y a aussi une bonne nouvelle : ce phénomène est une opportunité
pour la Silver Economy.
Vincent Delannoy
E
n termes de finances publiques, le vieillissement
d’une population entraîne un coût dont l’évidence
n’est plus à démontrer (soins médicaux, charge des
pensions, diminution du taux d’activité, etc.). Il n’en va pas de
même au niveau sectoriel, bien au contraire. Quantités de biens
et services peuvent émerger, répondre à de nouveaux besoins
et même s’exporter. Comment ne pas penser, par exemple, au
franc succès des téléphones mobiles adaptés aux seniors ?
Cette « économie des seniors », liée à l’accroissement du
nombre des « cheveux argentés », concerne tous les biens
et services non-médicaux qui leur sont destinés. D’innombrables
secteurs sont susceptibles d’être concernés : loisirs,
tourisme, transport, alimentation, sécurité, aide à domicile,
santé, logement, habitat collectif, assurance, assistance, robotique,
téléphonie, internet, sport…
Les cibles de la silver economy sont par définition les seniors.
Ces derniers sont classiquement répartis en trois segments :
les seniors actifs (encore au travail ou juste à la retraite), les
seniors fragiles (septuagénaires ou octogénaires) ou les seniors
dépendants. Une population qui croît numériquement
et qui, généralement, possède un pouvoir d’achat nettement
supérieur aux catégories plus jeunes. Ce « marché » global
concerne 900 millions de personnes dans le monde actuellement,
pour 2 milliards de personnes âgées de plus de 60 ans
d’ici 2050. Quelles sont les activités qui dominent le marché
de la silver economy ? D’après une récente enquête française,
la moitié des acteurs développent des activités dans le
Source données démographiques : IBSA
domaine de l’accompagnement de la personne, un tiers sont
actifs dans le marché de la prévention de la dépendance, un
tiers également développent des services pour les aidants
(ce qui nous fait plus de trois tiers, mais un même acteur
peut évidemment être actif dans plusieurs domaines à la
fois). Parmi les autres domaines d’activité, citons encore la
nutrition, la sécurité, les loisirs, le mobilier, la distribution,
la robotique, les ressources humaines, les finances, l’aménagement,
l’habillement et les chaussures, les conseils...
Environ 20 % des acteurs développent des activités dans la
téléassistance, la santé et les technologies de l’information
et de la communication (TIC).
Un Belge sur cinq
Sur le plan démographique, qu’en est-il exactement pour
Bruxelles et la Belgique ? Par rapport à la Flandre (19 %) et
à la Wallonie (17 %), Bruxelles (13 %) compte proportionnellement
moins de seniors (+ de 65 ans), mais affiche un taux
de personnes très âgées (+ de 85 ans) identique à celui des
autres Régions, aux alentours de 2 %. Mais attention, d’ici
2030, le chiffre total de la population des plus de 65 ans va
croître notablement : de 155.000 à plus de 180.000 à Bruxelles,
de plus de 1,24 million à plus de 1,65 million en Flandre, de
630.000 à 840.000 personnes en Wallonie. Globalement, d’ici
15 ans, la catégorie des plus de 65 ans comptera environ
600.000 personnes supplémentaires – pour le dire autrement,
elle passera de 17,7 à 22,6 % de la population : un marché
non négligeable pour la silver economy en Belgique. ●
18 BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
׉	 7cassandra://oPlBPgHQs7P8GYdjQ8FGRH0ROawGoui3-XaFEeev8Fo!w`̵ U_NC7\#.Ɖ׉EGestion des risques
2015
SÉCURITÉ
EFFICACITÉ
ORGANISATION
MOBILITÉ
PARTAGE
ETHIAS
PREVENTION REPORTER
TROPHÉE DECAVI DE LA PRÉVENTION
Véritable innovation en gestion des risques, la nouvelle application
digitale d’Ethias facilitera le reporting des conseillers prévention
en collectivités et entreprises : géolocalisation, multimédia,
classification des risques en liaison avec la législation, conseils…
Autant d’atouts fonctionnels qui lui ont permis de remporter le
premier trophée DECAVI en prévention !
Plus d’infos sur www.ethias.be/preventioncorner
Ethias SA, entreprise d’assurances agréée sous le n° 0196
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9ׁHhttp://www.wisemanagement.beׁׁЈנU_ND7\#.Ɠ u=
9ׁH fhttp://www.un.org/en/development/desa/population/publications/pdf/ageing/WorldPopulationAgeing2013.pdfׁׁЈ׉ETOPIC
Quel avenir pour les soins résidentiels ?
SILVER ECONOMY
Dans les années à venir, les maisons de repos et de soins à Bruxelles seront-elles en
mesure d'accueillir toutes les demandes ? Et ce, à un tarif abordable ? Les politiques
s'accordent, à l'heure actuelle, à privilégier les solutions de soins à domicile, le passage
en institution devenant une étape à n'envisager qu'en dernier recours. En parallèle, la
tendance est au remplacement des places en maison de repos pour personnes âgées (incapacités
mineures) par des places en maison de repos et de soins (incapacités lourdes).
Vincent Delannoy
C
ommençons par quelques chiffres. En Région
bruxelloise, on dénombre quelque 15.000 « lits »,
dans une proportion d’un tiers de lits MRS (maisons
de repos et de soins) et de deux tiers MR (maison
de repos). Par rapport à la population totale, le taux de
couverture en Région bruxelloise est nettement supérieur
à celui des deux autres Régions. Sur 100 personnes de
plus de 80 ans, il y a 30 lits à Bruxelles, 26 en Wallonie et
20 en Flandre. En revanche, là où la Flandre et la Wallonie
développent une offre de lits en court séjour ainsi que
des places de soins de jour, l'offre bruxelloise reste très
limitée.
Qui sont les acteurs des soins résidentiels à Bruxelles ?
Viennent en tête le privé commercial (62 %), suivi par les
CPAS (24 %) et le privé sous statut d'asbl, une répartition
qui n'a quasiment pas changé au cours de ces 20 dernières
années. Une particularité bruxelloise est la présence
plus importante de résidents de moins de 65 ans
(presque 8 %). Par contre, les soins à domicile sont le
moins développés à Bruxelles : par comparaison, les plus
de 65 ans les utilisent deux fois plus en Flandre.
Sur la période 2010-2030, c'est à Bruxelles que l'augmentation
de la demande de soins résidentiels sera la moins
importante, de l'ordre de 15 %, contre 35 % en Wallonie et
presque 60 % en Flandre. Cela ne signifie évidemment pas
que Bruxelles ne sera pas affectée par les conséquences
du vieillissement de la génération du baby-boom. Cellesci
devraient se faire davantage sentir à l’horizon 2025.
Actuellement, le thème du nombre de places en soins
résidentiels à Bruxelles (et donc de son financement)
est intimement lié à la 6e
réforme de l’État qui prévoit un
transfert de dotations, avec un système transitoire, permettant
le basculement d’une institution relevant du secteur
mono communautaire (Cocof pour les francophones,
VGC pour les néerlandophones), vers le secteur bicommunautaire,
la Cocom. Au terme d’une période transitoire
qui s’achève au 31 décembre 2017, la gestion du financement
des soins en maison de repos sera entièrement aux
mains des entités fédérées.
Source données démographiques sur les soins résidentiels à Bruxelles : Karel Van den Bosch, Bureau du Plan.
Concernant le budget 2015 pour le financement des soins
en MRS, la Cocom reçoit 200 millions d’euros. Environ
80 % de ce montant finance le forfait de soins qui couvre
les soins en maison de repos et donc le personnel infirmier,
soignant, kiné. À cela s’ajoute un budget évalué à 59
millions servant à financer le basculement d’institutions
vers la Cocom. Parmi ces 200 millions, 11 millions vont
être absorbés par la création de 1.300 lits supplémentaires
(car la clé de répartition de la dotation ne tenait pas
compte des lits futurs).
Parmi les coûts à supporter, il faudra aussi tenir compte
de la mise aux normes des MR et MRS. Pour les institutions
qui dépendent des CPAS, une récente étude indique
que les dépenses d’exploitation relatives aux MR et MRS
atteignent 143 euros par habitant en moyenne, et les recettes
121 euros par habitant, le différentiel représentant
un solde à financer.
À noter que, face au vieillissement annoncé, de nouvelles
formules d’habitat, innovantes, voient le jour pour répondre
à des besoins nouveaux : les maisons communautaires,
les maisons Abbeyfield, les formules intergénérationnelles...
Bien entendu, le développement des soins à
domicile et des prises en charge pour des courts séjours
à Bruxelles doit aussi permettre, à terme, de « désengorger
» les places en MR et MRS. C’est, en tout cas, la tendance
qui se dessine. ●
20 BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
׉	 7cassandra://aKo84QtA6PL-LQWcY54NbAiXhbpS1755NA7afQEAxOw`̵ U_ND7\#.Ɛ׉ESilver Economy, Golden Age?
SILVER ECONOMY
Nous vivons plus vieux et plus longtemps en étant vieux. La pyramide des âges de nombreux
pays riches n'en est même plus une tant les seniors se bousculent au portillon
de la longévité1
, tandis qu'une natalité anémique resserre la base de ce qu'on devrait
Didier Dekeyser
L
e marché ciblé par de nombreux produits et
services demeure celui du jeune adulte et les
seniors sont le plus souvent ignorés. Pourtant,
ils constituent un segment de marché consommateur,
qui dispose d'un pouvoir d'achat important et de temps
libre. Les trop rares approches marketing dédiées
concernent essentiellement des produits et services
spécifiques, comme s'il n'était pas opportun d'intéresser
les seniors aux objets « normaux ». Communiquer
vers deux cibles différentes sur un même marché pour
un même produit est sans doute difficile, mais les seniors
ont le tort de n'être ni « sexy » ni « trendy »…
Le senior consommateur : une cible négligée
Guy-Marc Beaude CEO de Wise Management2
, souligne
l'intérêt, voire l'urgence de prêter attention au potentiel
important de ce que l'on appelle communément la
silver economy : « Le vieillissement de la population en
Europe est un phénomène occulté et souvent perçu, en
partie à raison, comme un problème. C'est pourtant un
fantastique gisement de croissance encore inexploité.
Lorsque je suis amené à parler du vieillissement de la
population dans le monde et de son impact sur l’économie
et notre modèle social, j’ai droit à un silence poli
dans le meilleur des cas, à des commentaires comme
‘Parler des plus âgés c’est ringard’ ou ‘ça ne fait pas
vendre’ dans les autres cas. Or, les faits sont là. Considérons
d'abord que nous entrerons un jour dans cette
catégorie : pour quelle raison deviendrait-on soudain
consommateur passif et inintéressant ? Ensuite, les
dernières données sur le vieillissement indiquent que,
dans les pays de l’OCDE, la durée de vie s’accroît de
1 http://www.un.org/en/development/desa/population/publications/pdf/ageing/WorldPopulationAgeing2013.pdf
2 www.wisemanagement.be
BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
21
3 mois chaque année et que les 50 ans et plus représentent
la part de la population qui grandit le plus vite.
Or, c'est elle qui concentre une majorité des leviers en
termes de croissance économique ! Enfin, le ratio de
dépendance (voir l’interview de Chris Peck, pages suivantes)
augmente dans notre pays comme partout dans
le monde et cette croissance est plus rapide que prévu.
Elle est surtout plus rapide que la croissance des
moyens pour y faire face, en termes de vision politique
d'une part, d'opportunités de parts de marché pour les
entreprises d'autre part. »
« Cette méconnaissance des faits nous maintient, à
l'égard de cette population, dans une approche dépassée
et négative alors quelle devrait être proactive
et positive. Si nous nous en tenons à l'aspect économique,
nous sommes face à un gisement de création
de richesses et d’emplois extraordinaire. Remarquons,
en effet, que les seniors sont majoritairement propriétaires,
qu'ils sont fidèles aux produits et aux marques,
qu'ils représentent 80 % de l'épargne et connaissent rarement
des problèmes financiers. Citons quelques données
brutes : ils achètent 50 % des voitures neuves ; ils
écoutent et regardent radio et télévision 4 h par jour en
moyenne ; ils concentrent près de 65 % des dépenses
de restaurant, de loisirs et de voyages ; ils sont responsables
de 78 % d’achat de soins de beauté ; etc. Pas mal
pour une catégorie sous-estimée par les entreprises ! »
« Les seniors sont multiples en termes de segmentation
de marché, puisque vous trouvez dans les seniors
les baby boomers de 50 à 59 ans, les ‘libérés’ jusqu’à
appeler aujourd'hui la « tour des âges ». Challenge redoutable pour nos sociétés mais
opportunités pour les entreprises… et pour les seniors.
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G9ׁHhttp://www.acg-bxl.beׁׁЈ׉ETOPIC
70 ans, les ‘paisibles’ jusqu’à 80 ans et enfin les ‘grands
aînés’ ; soit autant de cibles différentes en terme de
produits, de services, d’attentes. Ils vont devenir prescripteurs
et décideurs du fait de leur nombre et de leur
pouvoir d’achat, attendant des marques et des entreprises
des produits et services dédiés. Les seniors, disposant
de plus de temps en bonne santé et privilégiant
le maintien à domicile à 80 %, vont être à la base de
nouveaux types d’emplois à domicile, de développement
de nouvelles technologies (domotique, numérique, etc.),
de nouveaux services dans le commerce de détail, etc.
L’Union européenne, consciente de cette mutation, va
investir en milliards pour accompagner cette vague : les
entreprises qui décideront de la prendre en compte en
tireront les bénéfices. »
Consommateur spécifique, approche spécifique
La Fédération de l'Industrie Alimentaire (FEVIA3
) a mesuré
l'ampleur du phénomène. Parmi ses membres,
Naredi, qui représente l’industrie des compléments alimentaires
en Belgique, est particulièrement attentive
au marché des seniors. Hugo de Smet, son porte-parole,
nous explique que la qualité « belge » est déjà un
facteur de succès dans l'abord de cette cible.
« Ce marché est en effet, particulièrement intéressant –
il est déjà étendu et croît – et a des besoins spécifiques
que l'on peut donc rencontrer avec des produits spécifiques.
C'est le cas de nos compléments alimentaires.
Il est réellement difficile aujourd'hui de s'alimenter sainement
ou, du moins, cela demande beaucoup d'efforts.
Notre fédération préconise pourtant et en premier lieu
de faire cet effort, mais nous proposons ensuite de compléter
notre alimentation, celle des seniors en particulier,
grâce à des compléments. Même si ce marché est
appelé à croître de 6 % par an, nous sommes à la traîne
sur ce plan par rapport à d'autres pays, comme les USA
par exemple. Le frein principal tient à notre approche
de la santé, plus curative que préventive. Les coûts plus
élevés à court terme pour la sécurité sociale ne sont pas
mis en balance avec les bénéfices substantiels à long
terme. Soulignons le fait qu'en Belgique, la réglementation
très stricte et les contrôles de qualité sérieux et
performants sont un gage de confiance et un atout pour
valoriser nos produits. »
Si tous les secteurs sont concernés, la finance est évidemment
à mettre en exergue car nos seniors sont détenteurs
d'épargne. Là aussi, peu d'approche dédiée :
les banques se contentant souvent de faire valoir une
relation client personnalisée pour englober ce marché.
Le procédé est commode mais ne permet pas de
rencontrer vraiment les attentes de ces clients, qui demandent
le plus souvent conseil à leur entourage pour
appréhender un domaine où l'offre de service est foisonnante
et dont la complexité n'est pas souvent démêlée
par les banquiers.
Certaines banques, pourtant, ont perçu la nécessité
de proposer différemment des possibilités d'investissement,
à l'image de ce que fait la KBC avec son plan
dépendance qui mixe une assurance vie de la Branche
21 et une assurance dépendance complémentaire.
L'approche est intelligente et appropriée en ce qu'elle
propose un concept facile à comprendre et d'utilité
évidente pour les seniors, alors que cela recouvre un
investissement relativement complexe dans le détail
Les seniors achètent 50 % des
voitures neuves ; ils concentrent
près de 65 % des dépenses
de restaurant, de loisirs et de
voyages ; ils sont responsables
de 78 % d’achat de soins de
beauté…
(versement d'un capital dans une assurance qui octroie
un taux d'intérêt garanti qui permet à son tour
la constitution d'une réserve finançant une assurance
dépendance complémentaire). La pédagogie de la démarche
est également judicieuse en ce qu'elle décrit
explicitement tous les cas de figures auxquels les seniors
sont attentifs, sans crainte des mots qu'ils recouvrent.
●
3 fevia.be
22 BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
׉	 7cassandra://-ouGJgaZRorqAtHFkf-IL26X3zhWx6BCQo7RrGoysX8d`̵ U_ND7\#.Ɨ׉EDesign: www.acg-bxl.be
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Le senior, force active
SILVER ECONOMY
Dans une société vieillissante, les seniors apparaîtront de plus en plus comme une
ressource, tandis que l’âge de la pension apparaîtra de moins en moins comme une
limite absolue. C’est ce qu’a bien compris la société américaine YourEncore, qui
met en relation des retraités avec des entreprises à la recherche de leur expertise.
Didier Dekeyser
L
e vieillissement spectaculaire de la population est
peu anticipé. Or, le phénomène laissé à l'errance
aura des conséquences importantes sur notre organisation
sociale. Dans la plupart des pays industrialisés,
le « ratio de dépendance »1
qui mesure le rapport entre
l'effectif de la population qui dépend des autres et celui qui
devrait les prendre en charge passe déjà et allègrement la
barre des 50 % ; peu après 2030, ce taux pour la Belgique
passera à 70 % (voir encadré, page suivante). En d'autres
termes, un actif devra pourvoir à la subsistance de trois
personnes (un actif réel ou en puissance, car les chômeurs
en âge de travailler y sont inclus). Or, il est évident que les
gains de productivité sur le travail ne progresseront pas
avec la même ampleur dans l’intervalle. Dans ce contexte,
la césure qui marque chez nous l'âge la pension semble de
plus en plus inadaptée, une législation archaïque contraignant
de fait les seniors à l'inactivité forcée.
Ce cadre n'est pas aussi restrictif dans tous les pays, ni pour
ceux qui possèdent des compétences particulières. Aux
États-Unis, la firme YourEncore2
joue à fond sur le potentiel
de cette nouvelle donne démographique, avec un succès
remarquable et remarqué. L'entreprise a développé des
activités de consultance en recrutant des experts retraités
de haut niveau. Chris Peck, Expert Development de YourEncore
nous en touche un mot.
Quelle est la raison principale qui pousse vos
consultants à rejoindre votre entreprise : l'argent,
le désir de continuer à jouer un rôle dans la société,
celui de transmettre leurs connaissances?
Chris Peck: Il faut d'abord remarquer que le concept de la
retraite a singulièrement évolué cette dernière décennie.
Plutôt qu'une interruption d'activités, l'âge de la retraite
signifie aujourd'hui un changement de rythme et de direction.
Pour beaucoup, cela se traduit par travailler autant
qu'autrefois mais exclusivement dans les matières qu'ils
apprécient vraiment. Pour répondre à votre question de façon
synthétique, je dirais que ces gens choisissent de travailler
pour avoir un « impact », même si leurs motivations
sont multiples et variées. Nos experts ont accumulés une
vie de connaissance qui est valorisable, non seulement auprès
d'autres entreprises mais aussi du personnel de ces
entreprises. Pour la majorité de nos collaborateurs, il s'agit
de transmettre des connaissances et des savoir-faire de
1 emploi.belgique.be
2 yourencore.com
24 BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
Chris Peck
premier ordre, afin que cette richesse ne soit pas perdue. Il
s'agit aussi de rester à jour dans leur pratique et de demeurer
en lien avec des gens de leur domaine, qui partagent
leurs intérêts. Nos experts accordent en effet, une grande
importance à leurs relations professionnelles et veulent
rester engagés dans le monde du travail au niveau supérieur
qui est le leur. Par ailleurs, d'aucuns veulent faire face
aux coûts croissants de la vie, notamment des soins de santé.
Bref, les motivations de ces travailleurs hautement qualifiés
sont multiples et mêlent le plaisir de participer à des
projets, le désir d'exploiter leur expertise et la recherche
d'un revenu supplémentaire.
Quelle plus-value spécifique vos experts « retraités
» apportent-ils aux entreprises qui les emploient
et aux employés en place ?
YourEncore a été fondée sur le principe que l'expérience
est un ingrédient-clé du succès, qu'il s'agisse de cuire un
cake ou d'essayer de trouver un remède au cancer ! Elle
permet aux gens impliqués dans une entreprise et un projet
de progresser beaucoup plus rapidement. Des travailleurs
qui ont plus de 20 ans d'expériences et des connaissances
accumulées savent comment appréhender un problème et
R.A.
׉	 7cassandra://RWsDtDSYDOUKNI50oGQbdcgy6IfHB6GPW6mCVk-iqVc`̵ U_NF7\#.Ơ׉E	TOPIC
Évolution et projection du taux de dépendance
2000
2013
Taux de dépendance global (1)
REGION FLAMANDE
REGION WALLONNE
BELGIQUE
Taux de dépendance des âgés (2)
REGION FLAMANDE
REGION WALLONNE
BELGIQUE
51,0
54,7
DONT COMMUNAUTE GERMANOPHONE 53,0
REGION DE BRUXELLES-CAPITALE
52,9
52,4
25,3
26,0
DONT COMMUNAUTE GERMANOPHONE 24,2
REGION DE BRUXELLES-CAPITALE
25,6
25,5
savent déjà ce qui marche et ce qui ne marche pas. De plus,
ils possèdent déjà une discipline et une méthode de travail,
ce qui les rend immédiatement opérationnels et nécessite
beaucoup moins de guidance managériale : des années
d'expérience leur ont appris à s'adapter aux différents style
de mangement et à former rapidement et facilement des
relations de travail positives.
Par rapport aux autres travailleurs, leur vitesse de réaction
et leur sérénité pour aborder une tâche – ils sont dégagés
du stress de faire progresser leur carrière – profite
beaucoup aux équipes en place. Ils sont aussi une mine de
connaissances dans leur domaine spécifique, ce qui leur
53,8
52,9
51,4
48,8
53,0
28,9
25,9
27,4
19,9
27,0
2020
58,9
56,9
56,3
50,0
57,3
32,6
29,4
31,4
19,9
30,2
2030
68,3
64,4
69,1
53,2
65,3
41,0
36,1
41,6
22,7
37,3
2040
73,8
69,0
74,9
56,5
70,2
46,5
40,7
47,9
26,4
42,3
2050
75,6
69,9
73,9
59,0
71,9
47,9
41,6
47,0
28,8
43,6
2060
76,1
71,7
75,6
60,4
72,8
48,3
43,2
48,0
30,0
44,5
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium « Perspectives de la population 2013-2060 »
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SILVER ECONOMY
Recul de l’âge légal de départ à la retraite à 67 ans, suppression des préretraites,
plan d’emploi pour les « 45 + » : aujourd’hui, le travail des seniors s’impose au
cœur des préoccupations, tant du politique que des entreprises. Deux experts nous
livrent quelques pistes pour une fin de carrière harmonieuse. Gaëlle Hoogsteyn
N
otre dictionnaire définit les seniors
comme des personnes de plus de
50 ans. L’Union européenne, de son
côté, considère que l’on est senior à partir de
45 ans. Quel que soit l’âge retenu, à partir de
45 ans, l’opinion communément admise est
qu’un salarié devient moins compétitif et par
conséquent moins « employable ». Pourtant,
si l’on considère l’allongement de la durée
des études ainsi que le recul de l’âge de la
retraite, recruter et maintenir à l’emploi des
salariés de plus de 45 ans est une nécessité
démographique et économique.
Vincent Vandenberghe (UCL).
Investir dans la formation continue
L’idée est la même pour la formation continue
: patrons et employés en tirent tous deux
des bénéfices. « Pour l’entreprise, le défi est
d’identifier les atouts et les freins des salariés
seniors, tout en anticipant les besoins
de l’entreprise en emplois et compétences »,
déclare Jan de Brabanter, Secrétaire Général
de BECI-UEB. « Le travailleur, de son côté,
doit prendre en compte l’allongement de
sa carrière, analyser ses compétences, ses
Vincent Vandenberghe, professeur à l’UCL et chercheur à
l’IRES, commente : « On ne peut pas relever l’âge légal de
la pension sans prendre de mesures. Ce serait dire aux travailleurs
‘c’est comme ça, un point c’est tout’. Il n’y a rien
d’harmonieux là-dedans. Dès lors, il faut des aménagements.
Mais ceux-ci doivent être favorables aux travailleurs ET aux
entreprises. »
Améliorer l’ergonomie
« Les mesures touchant à l’ergonomie sont clairement un
point sur lequel les intérêts des deux parties sont pris en
compte », illustre Vincent Vandenberghe. Un travail sur
l’ergonomie a bien sûr un coût pour l’employeur, mais ce
dernier peut être vite rentabilisé grâce à une augmentation
de la productivité. Du côté du travailleur, à partir d’un certain
âge, il peut être difficile de rester debout, de porter des
charges lourdes ou encore de travailler devant un écran toute
la journée. « Si l’on veut que l’employé ait envie de continuer
à travailler, il faut que ses conditions de travail soient supportables
», ajoute-t-il. Dès lors, il convient de cibler les risques
d’usure professionnelle des salariés seniors et d’aménager
les postes de travail afin de réduire la pénibilité.
26 BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
On ne peut pas relever l’âge légal de
la pension sans prendre de mesures.
Mais les aménagements doivent être
favorables aux travailleurs ET aux
entreprises.
atouts, ses contraintes et ses motivations, et surtout identifier
des moyens et leviers d’action. » Pour faire le point sur son
expérience et ses aspirations, pour évaluer ses compétences
et redynamiser sa carrière, il existe de nombreux outils (bilan
à mi-carrière, bilan des compétences…), qui cependant restent
aujourd’hui trop peu exploités. Ainsi, d’après le Baromètre
Retraite, 63 % des salariés de plus de 45 ans aimeraient que
leur employeur leur propose un bilan individuel.
Développer le tutorat
Autre piste à creuser : le développement du tutorat. « Un
collaborateur senior est riche d’une expérience irremplaçable
et souvent prêt à transmettre ses savoirs aux jeunes
générations et à faire valoir ses nombreux atouts pour le
R.A.
׉	 7cassandra://R91NBkOdVt8iHXSxOcAPHxe5qk6uhTI8gSVaPyjpTng`̵ U_NG7\#.ƪ׉E4TOPIC
développement de son entreprise, dont il est, le
plus souvent, un des plus ardents défenseurs »,
assure Jan de Brabanter. Les salariés expérimentés
ont un rôle essentiel à jouer dans la
transmission de la mémoire, des valeurs, des
savoir-faire opérationnels et des savoir-être
au sein de l’entreprise. « Mieux que tout autre
salarié, les seniors peuvent ainsi faciliter
Il faut réfléchir à une
diversification des fonctions dans
l’entreprise. La question est de
savoir où placer le travailleur
senior pour qu’il soit le plus
heureux et le plus productif.
l’intégration des plus jeunes, former du personnel qualifié,
une main-d’œuvre compétente qui pourra prendre le relais
et assurer la pérennité de l’entreprise », ajoute-t-il.
Une réduction du temps de travail
Quand on touche aux aménagements du temps de travail,
le professeur Vandenberghe est plus frileux. Selon lui, des
mesures visant à faciliter le télétravail ou les temps partiels
sont surtout intéressantes pour les travailleurs. « Je crains
que de telles mesures rendent les seniors encore moins
attractifs aux yeux des employeurs. Leur handicap est d’être
potentiellement moins productifs que les jeunes, mais parallèlement
mieux rémunérés. Jouer avec la variable temps
de travail risque d’augmenter encore leur coût salarial et de
les rendre moins intéressants », commente-t-il. Par ailleurs,
les temps partiels s’accompagnent généralement d’une diminution
des responsabilités, ce qui peut être frustrant pour
le travailleur. « Cependant, dans des métiers plus physiques
(bâtiment, grande distribution, entretien, horeca), cela peut
être envisageable», nuance Jan de Brabanter.
Accompagner les mobilités internes et
externes
Pour Vincent Vandenberghe, une piste actuellement sous-exploitée
en Belgique est la mobilité interne… et surtout externe.
Si, à partir d’un certain âge, un collaborateur est « rétrogradé
» vers une fonction moins prenante, moins physique ou
moins stratégique et que cela s’accompagne d’une diminution
de salaire, les risques de frustration sont importants.
« Je ne suis pas convaincu que ces changements soient
vivables pour le travailleur au sein de sa firme historique. Le
regard des collègues, le ressenti à l’égard de sa hiérarchie ou
de son employeur… Ne vaut-il pas mieux recommencer dans
une nouvelle entreprise ? Dans certains pays, notamment
les pays nordiques ou le Japon, c’est déjà très fréquent. Et
ces réorientations de carrières sont fortement encadrées ;
le travailleur n’est pas livré à lui-même », explique-t-il.
Le prolongement des carrières devra peut-être se faire via
des changements assez radicaux. C’est l’exemple typique de
Jan De Brebanter (BECI)
l’ingénieur qui a travaillé 30 ans dans une grosse
entreprise et qui devient ensuite enseignant.
À côté de cela, de nombreux quinquagénaires
choisissent la consultance pour répondre à
une demande des entreprises qui, de plus en
plus, externalisent certaines missions. « C’est
généralement vécu par les intéressés comme
acceptable, mais il est clair que financièrement
c’est moins confortable », commente le professeur
Vandenberghe. Jan de Brabanter ajoute :
« Il faut réfléchir à une diversification des fonctions dans
l’entreprise. La question est de savoir où placer le travailleur
senior pour qu’il soit le plus heureux et le plus productif. Il faut
aussi lever chez les travailleurs la peur du changement. » ●
Lever les barrières à
l’emploi
Les seniors en recherche d’emploi, fragilisés par la
crise, rencontrent de plus en plus de difficultés à signer
un contrat de travail. Certaines entreprises estiment
leur salaire a priori élevé, d’autres craignent
de recruter plus compétent que le futur supérieur, ou
encore que les seniors n’aient pas ou plus les compétences
nécessaires.
« On a affaire à une population dont la mobilisation
et les compétences sont déclinantes, mais dont le
coût est très élevé compte tenu de leur ancienneté.
Les seniors sont souvent au sommet des grilles salariales
alors qu’ils sont moins performants », explique
Vincent Vandenberghe. Pourtant rien n’est perdu. En
Suède par exemple, 70 % des 55-64 ans sont actifs.
Le senior doit vendre sa maturité et son expertise. Il
apporte un savoir-faire, la connaissance d’un métier,
d’une clientèle, d’un process de fabrication, du management
de projet… Sa force réside dans son vécu
qui le rend opérationnel. Le senior qui accepte des
missions d’intérim, de management de transition, des
CDD…, enrichit son cursus et donne une image active
aux recruteurs.
Le problème est aussi politique, comme l’explique Jan
de Brabanter : « Actuellement, tous les moyens financiers
vont à la mise à l’emploi des jeunes sous-qualifiés.
Comment dès lors encourager les entreprises à
maintenir un certain équilibre dans la pyramide des
âges ? Nous sommes demandeurs de voir diminuer
le nombre de groupes-cibles qui bénéficient de réductions
de cotisations sociales à l’engagement. Les
entreprises doivent bénéficier d’incitants de la part
des pouvoirs publics pour l’engagement de seniors.
Par ailleurs, Actiris doit aussi accompagner les prépensionnés
qui ont le devoir de se rendre disponibles sur
le marché de l’emploi. »
BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
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SILVER ECONOMY
Se ressourcer au soir de la carrière
« Nous devrons tous travailler plus longtemps. » Voilà un mantra répété si souvent
ces derniers temps que les entreprises commencent à y réfléchir sérieusement.
Chez Axa, Proximus et KBC, le concept a pris la forme d’Experience@Work, qui
tâche d’employer les collaborateurs seniors à l’extérieur.
Peter Van Dyck
L
a KBC a organisé, à la fin 2012, une réunion
stratégique sur le prolongement de la carrière.
Conclusion : mieux vaut se préparer soi-même
aux grands défis démographiques et aux mutations du
monde du travail, que d’attendre des dispositions imposées
par les autorités. Ainsi est né le plan Minerva. Il
offre cinq alternatives de carrière aux travailleurs plus
âgés. Piste 1 : poursuivre la carrière actuelle. Piste 2 :
travailler moins. Piste 3 : effectuer du travail moins astreignant.
Piste 4 : combiner une réduction de travail et
un travail moins astreignant. Piste 5 : accepter des missions
extérieures.
Un contrat... psychologique
Chaque collaborateur de 55 ans et plus est invité à se
pencher sur sa carrière. « Je souhaite que chacun réfléchisse
à son activité, au travers de quatre questions »,
explique Herman Verhoelst, responsable des services
RH personnalisés à la KBC. « 1re
et vie privée vous satisfait-il ?’ 3e question : ‘Transgressez-vous
constamment vos limites ou sentez-vous que
vous avez encore de la réserve ?’ Et dernière question :
‘Combien de temps pensez-vous encore pouvoir travailler
?’ Les réponses à cette introspection devront ensuite
être traduites en une des cinq possibilités du plan Minerva.
»
Le collaborateur KBC senior s’entretient avec son supérieur
hiérarchique pour définir l’alternative qui lui
convient le mieux. Ils concrétisent ce choix par un ‘deal’.
« J’approuve totalement le professeur américain Denise
Rousseau lorsqu’elle dit que l’employé et l’employeur
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doivent conclure un contrat psychologique », déclare
Herman Verhoelst. « Les accords doivent comporter un
engagement réciproque. »
Réaliser un rêve
Herman Verhoelst arrive à quelques constats étonnants
: « Nombreux sont nos collaborateurs impliqués
dans des activités de bénévolat ou autres, par lesquelles
ils sollicitent des compétences parfois négligées dans
leurs attributions à la KBC. D’autres collaborateurs me
font comprendre qu’il leur plairait d’exercer d’autres
fonctions dans leur profession, sans pour autant renoncer
à des acquis tels que leur droit à la pension ou leur
ancienneté. J’ai rencontré des personnes qui ont commencé
chez nous, il y a 35 ans, comme collaborateurs
commerciaux, faute de pouvoir travailler dans le secteur
social. Elles étaient enthousiastes à l’idée de réaliser
leur rêve initial à la fin de leur carrière. »
question : ‘votre activité
actuelle correspond-elle à vos compétences et à ce que
vous aimez faire ?’. 2e
question : ‘Le rapport entre travail
C’est lors du développement du plan Minerva que
M. Verhoelst fait la connaissance de HazelHeartwood,
un bureau de consultance qui entend valoriser l’expérience
des senior managers. La philosophie de HazelHeartwood
correspond peut-être à la piste 5 du plan
Minerva : des missions externes pour les employés âgés
qui le souhaitaient. M. Verhoelst a donc demandé à HazelHeartwood
si leur concept de transfert de connaissances
était susceptible d’être élargi.
Le besoin en expertise des PME
Le rapprochement a donné le jour à Experience@Work,
une plate-forme où certaines organisations publient
leurs postes à pourvoir, et d’autres, les collaborateurs
qu’elles peuvent mettre à disposition. De nombreuses
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Peugeot & BECI Golf Trophy
21 05 2015
Networking on the green!
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PME belges ne peuvent pas se permettre des experts en
raison du coût. D’autre part, on trouve de grandes entreprises
qui emploient de nombreux seniors dont les compétences
sont insuffisamment mises à profit. La plateforme
Experience@Work permet aux seniors de mettre
leur expérience considérable à la disposition de petites
organisations.
Proximus développait depuis 2010 des solutions pour les
carrières prolongées, via le projet Mature Workforce, ce
qui l’a incité à se rallier à l’initiative Experience@Work,
tout comme Axa, d’ailleurs. Le personnel d’Axa présente
une pyramide des âges de 48 ans en moyenne, ce qui
est plutôt élevé, même dans le secteur financier. « Nous
avons enquêté auprès de nos collaborateurs de 55 ans et
plus pour savoir comment ils souhaitent gérer la fin de
leur carrière. Et nous avons organisé des ateliers avec
nos collaborateurs de 45 ans et plus pour savoir ce qui
leur donnerait l’énergie de travailler plus longtemps »,
explique François Peeraer, HR Program Manager chez
Axa. « Nous avons vite découvert qu’il n’y a pas de réponses
simples. La démarche de HazelHeartwood correspond
en revanche à une des nombreuses pistes, à savoir
les 30 % de seniors qui sont ouverts à de nouvelles
évolutions et de nouveaux défis. »
Corriger le tir, constamment
Les responsables de la mobilité interne (Spoc : single
point of contact) des divers partenaires se réunissent
régulièrement pour retoucher le concept Experience@
Work. François Peeraer : « Nous tâchons par exemple
d’instaurer un transfert aisé et uniforme de collaborateurs
intéressés et motivés vers des missions auprès
d’autres entreprises de notre plate-forme. »
Les partenaires viennent de fonder la SCRL Experience@
Work. Inge Janssens, de Proximus, en est la directrice.
Elle travaille avec la banque de données qui regroupe
les collaborateurs-candidats et les postes à pourvoir.
« En cas de correspondance entre une offre et une demande,
nous pouvons conclure un contrat de services.
Il peut s’agir de projets limités dans le temps, mais tout
autant de fonctions à durée indéterminée. Il est parfaitement
possible de travailler à l’extérieur jusqu’à l’âge de
la pension. »
Fierté
Proximus et Axa disposent d’un certain nombre de collaborateurs
dans le ‘pool de mobilité’, mais ne sont pas
encore parvenus à concrétiser des échanges. A la KBC,
en revanche, 16 personnes travaillent déjà selon ce système
et ont été engagées dans une perspective de social
responsibility en tant que conseillers PME dans diverses
organisations telles que l’Unizo, Broeders van Liefde et
Leuven Klimaat Neutraal. Herman Verhoelst est agréablement
surpris. « Quand je constate qu’un collaborateur
de la direction est aujourd’hui responsable financier auprès
du Don Bosco Onderwijscentrum et qu’un ex-directeur
d’agence travaille aujourd’hui au centre d’accueil De
Schakel, je suis très fier que ces personnes assument
aujourd’hui un rôle social totalement différent. »
De gauche à droite : Guido De Grefte
(HazelHeartwood), François Peeraer (Axa), Inge
Janssens (Proximus) et Herman Verhoelst (KBC).
La KBC organise pour ces pionniers un ‘jour de retour’
pour leur permettre, pendant un quart d’heure, d’expliquer
leurs nouvelles activités aux collègues. « Ce quart
d’heure se transforme vite en trois quarts d’heure, chez
certains ». M. Verhoelst s’en amuse : « Leur enthousiasme
fait plaisir à voir. Et pourtant, tous ont répété qu’ils
se sentaient toujours membres à part entière de la KBC. »
Win-win
Besoin d’adaptabilité ou de coaching ? M. Verhoelst : « Le
Spoc les guide. Tout n’est pas forcément clair dès le début,
mais rien d’insurmontable. »
La KBC, Proximus et Axa considèrent Experience@Work
comme un véritable win-win. Les seniors se ressourcent
au soir de leur carrière, sans risquer l’insécurité. Le
maintien de leur motivation est aussi profitable à leurs
employeurs. Quant aux petites organisations, elles bénéficient
de ce savoir-faire à un coût abordable. Cela devrait
plaire aux pouvoirs publics.
Un signal aux autorités
Inge Janssens veut travailler à plus grande échelle :
« Plus nous avons de profils sur la plate-forme, mieux
nous répondons aux attentes des PME. Nous travaillons
donc à la notoriété de notre initiative dans le monde de
l’entreprise. Au départ, nous avions peur des réticences,
mais aujourd’hui, je perçois un intérêt tant du côté des
entreprises qui mettent des compétences à disposition
que du côté des organisations qui en ont besoin. Lorsque
je présente Experience@Work au cours de conférences,
des gens intéressés m’abordent systématiquement durant
la pause. »
L’extension du principe nécessitera malheureusement de
nombreux aménagements du cadre légal, selon Herman
Verhoelst : « Notre législation sociale n’est pas adaptée
aux carrières souples. Elle date du temps où les gens
ne travaillaient que pour un seul employeur. On commence
à comprendre petit à petit qu’il n’est pas souhaitable
pour chacun de faire la même chose tout au long
de sa carrière. Il faut de la technologie de haut vol pour
régler les statuts d’Experience@Work. La concrétisation
d’un échange demande des efforts considérables. D’où
notre signal aux autorités : si vous voulez que les gens
travaillent plus longtemps, instaurez un cadre légal qui
facilite ce principe. » ●
BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
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R.A.
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50s@Work pour retrouver la confiance
SILVER ECONOMY
Sur notre marché du travail, il n’est pas facile de rebondir après un licenciement quand
l’expérience, au-delà de 50 ans, voire même déjà 45 ans, devient une tare plus qu’un
atout. Partant de son vécu personnel et à travers l’action de l’asbl 50s@Work, Jean-Luc
Louis veut faire changer les choses.
Olivier Fabes
I
l y a 7 ans, Jean-Luc Louis annonçait à son employeur,
l’assureur-crédit Euler Hermes, qu’il
souhaitait mettre fin à 30 ans de carrière en tant
que directeur général de la filiale belge. Sans animosité
aucune, mais pour changer de vie professionnelle et de
vie tout court. « Je voulais sortir d’une certaine routine,
prendre encore des risques. »
l’économie bruxelloise Céline Fremault, l’asbl a réuni 35
personnes pour un premier projet pilote de cross coaching
: 4 équipes de 7 à 8 personnes ont été formées
pour plancher, pendant 6 mois, sur un projet d’entreprise
ou de recherche. « L’objectif est de remettre les
gens au travail, pas nécessairement d’en faire des entrepreneurs.
Mais l’entrepreneuriat est un excellent
moyen de se reprendre en mains, de se réhabituer à
la vie de l’entreprise, avec une certaine discipline et un
‘dress code’. La plupart de ces personnes, d’horizons
très divers et en moyenne en décrochage depuis 3 à
4 ans, n’avaient même pas une carte de visite. »
Trois projets portaient sur la création d’une entreprise
: une galerie d’art contemporain, une plateforme
e-commerce de matériel de génie civil et une agence de
recrutement spécialisée dans les plus de 45 ans. Le
projet de recherche portait sur des entreprises bruxelloises
qui ont mis en place des solutions de mobilité
créative.
Jean-Luc Louis
À 60 ans, ce « jeune entrepreneur » exerce toujours une
activité dans la consultance crédit à l’étranger, mais
il a ajouté d’autres cordes à son arc, joignant l’utile à
l’agréable : il effectue notamment des missions de
conseil dans le secteur touristique pour les régions
d’Ombrie et Vénétie. Il est également actif dans diverses
associations professionnelles bruxelloises et administrateur
d’eDebex, jeune entreprise spécialisée dans le
rachat de créances en ligne, dont nous vous parlions le
mois dernier.
Parallèlement, Jean-Luc Louis consacre pas mal de son
temps, de son expérience et de son énergie à favoriser
le retour à l’emploi des plus de 45 ans. Un groupe qui
risque trop souvent la marginalisation : « Beaucoup
ont tendance à baisser les bras, à s’installer devant leur
télé plutôt qu’à se reconstruire un carnet d’adresses »,
explique Jean-Luc Louis. À travers l’asbl 50s@Work in
Brussels, il se bat pour changer les choses : « Ces personnes
en décrochage ont surtout un besoin de se revaloriser,
de regagner une image sociale vis-à-vis des
autres et en premier lieu de leur famille et de leurs enfants.
»
Un projet pilote concluant
L’an dernier, moyennant beaucoup de bonne volonté
et une petite aide de 12.500 euros via l’ex-Ministre de
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Jusqu’à octobre dernier, les participants se sont réunis
au moins une fois par semaine pour faire avancer
leurs projets. Ils ont également défini eux-mêmes des
sujets, qui ont fait l’objet de séminaires sur mesure.
« Comment se positionner sur LinkedIn », par exemple.
À ce stade, aucun projet n’a encore débouché sur la
constitution d’une entreprise, mais certains en sont
très proches. Chacun d’eux a donné lieu à un rapport
détaillé et à un plan d’affaires, avec une trace tangible
du travail réalisé pouvant être intégrée à un CV.
Car le résultat le plus encourageant est que 13 des 35
participants ont déjà retrouvé du travail, pendant le
stage même. « L’un des participants à l’étude sur la mobilité
a été engagé par le biais du responsable logistique
qu’il avait interviewé pour l’enquête. Ces 13 départs ont
été célébrés dignement », se félicite Jean-Luc Louis.
L’asbl 50s@Work a introduit une demande de subside
auprès du cabinet Gosuin, ainsi qu’auprès d’Actiris. Elle
espère trouver ainsi des moyens financiers (autour de
35.000 euros) qui lui permettraient de lancer une deuxième
édition élargie à une quarantaine de personnes
et engager une personne à mi-temps pour pérenniser
l’organisation. « Notre initiative est assez unique
sur un sujet qui n’est pas très porteur en Wallonie et à
Bruxelles, où c’est surtout le chômage des jeunes qui
mobilise l’attention. » ●
R.A.
׉	 7cassandra://mQwoeqoyYb2kECDf1yaWvgfZEcnOd3D2bvQ1abkOmB4!`̵ U_NQ7\#.ƿ׉E7chefs d’entreprise qui ne craignent
pas d’aller en prison
Le travail pénitentiaire, plus efficace qu’on ne le pense.
Tant pour les entreprises que pour les détenus.
Le travail pénitentiaire paie. Chaque jour en Belgique, plus de 30 ateliers pénitentiaires
mettent une force de travail flexible et motivée à votre service. Montage, reliure,
emballage, confection... ? Vous beneficiez un travail de qualité à un prix attrayant.
Et les détenus ? Le travail leur donne l’opportunité de prendre leurs responsabilités
et d’indemniser les victimes. Ils acquièrent une discipline de vie et une expérience
professionnelle qui faciliteront leur réinsertion le moment venu. Tout le monde y
gagne ! Et si vous alliez faire un tour en prison ? Rendez-vous sur www.cellmade.be
Régie du Travail Pénitentiaire
33
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STARTER
Drone TechniXX : une idée dans l’air !
Si le concept des drones, appelés également RPAS (Remotely Piloted Aircraft Systems),
est relativement ancien – les premières tentatives d’engins volants sans pilote coïncidant
avec les débuts de l’aviation –, leur popularité et leur développement sont plus récents.
Du moins en ce qui concerne les applications civiles. Ce qui explique que les autorités
n’aient pas encore fixé un cadre légal qui puisse permettre l’exploitation commerciale
de ces petites machines volantes bourrées de technologies et dont seule, semble-t-il,
l’imagination peut limiter les potentialités
Guy Van den Noortgate.
D
e l’imagination et des idées, Pierre Desmets
n’en est pas dépourvu. Après avoir passé 25 ans
dans le marketing et la vente, il décide donner
une nouvelle orientation à sa vie professionnelle. « En
septembre dernier, j’ai découvert un reportage à la télévision
française sur les gens qui changent de vie après
50 ans. Et parmi celles-ci, il y a avait une personne qui
avait créé une société de drones pour réaliser des prises
de vue aériennes », confie-t-il. L’idée percole. Il se renseigne
sur le sujet et réalise ainsi qu’il existe également
un marché en Belgique pour ce type d’activité.
« Afin de vérifier des hypothèses, j’explore activement
différents secteurs d’activité en rencontrant les intervenants
représentatifs de ces secteurs. Dans un premier
temps, mon objectif est de pouvoir développer les compétences
clés et mettre en place les outils nécessaires
qui contribueront à la création d’un volume d’affaires
récurrent », poursuit-il. « En d’autres termes, il s’agit
de pouvoir délivrer un service à forte valeur ajoutée aux
professionnels intéressés. Les applications sont multiples
et faire le bon choix est essentiel. Les modèles de
drones sont très différents ainsi que le matériel de prise
de vue. En creusant un peu le domaine, on se rend très
vite compte qu’il ne suffit pas de voler et filmer. C’est un
métier à part entière en pleine évolution, et les professionnels
reconnus seront ceux qui auront investi dans
tous les sens du terme pour réussir. »
Un potentiel prometteur
Mais dans la pratique, comment fonctionne le drone
qu’il entend utiliser ? « Le drone est constitué de plusieurs
bras, dont chacun peut être muni d’un ou deux
rotors », explique-t-il. « En dessous se trouve une nacelle
sur laquelle est fixée la caméra qui, en fonction du
type de nacelle, est plus ou moins bien stabilisée. Nous
utiliserons un matériel de prise de vue professionnel
qui fournit des images haute définition. Le pilotage de
l’ensemble caméra/nacelle se fait indépendamment du
pilotage du drone, donc deux télécommandes sont nécessaires.
En conséquence, il faut être deux en mission :
le pilote et le cadreur. Le drone fonctionne grâce à des
batteries dont l’autonomie peut aller jusqu’à 20 minutes
environ. »
34 BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
Pierre Desmets
Pierre Desmets a suivi une formation dans une école
de pilotage et, à l’instar de ses condisciples, il attend
maintenant que l’arrêté royal qui a été rédigé entre en
vigueur. La procédure est en cours. Le délai relativement
long s’explique par le fait qu’il y a de nombreuses
parties prenantes au dossier. Mais il n’a pas attendu que
l’arrêté passe pour se préparer afin de pouvoir investir
avec deux associés dans ce projet d’imagerie par drone
civil et de créer une société baptisée Drone TechniXX.
Participant au BECI Start’Hub Challenge, Pierre
Desmets continue à se préparer en attendant que le
cadre législatif soit fixé pour se lancer activement sur le
terrain. Le potentiel des drones dans les secteurs qu’il
vise est assez prometteur. Ils permettent aux clients
de réaliser de substantielles économies en évitant de
devoir utiliser d’autres moyens plus onéreux en matériel,
gourmands en temps ou nécessitant la présence
d’hommes dans des environnements parfois difficiles
d’accès et/ou dangereux. « Aujourd’hui, pour réaliser
des photos de bâtiments afin de mesurer leur état de
dégradation, par exemple, il faut selon les cas de recourir
à des nacelles, des grues, des échafaudages ou des
spécialistes en travaux en hauteur. Avec un drone, on
peut selon les circonstances agir plus rapidement et à
un coût plus compétitif », conclut-il.
Plus d’infos: www.dronetechnixx.be ●
R.A.
׉	 7cassandra://Dxa2u9gcy2p5LGGUD40r8IT4HdqWIvJ4YkfxNgq30lc`̵ U_NU7\#.׉EMobilité :
Simplifiez-vous
le parking
1. Assurez votre sécurité
Afin d’éviter de tourner pendant
des heures pour trouver une
place de stationnement en rue,
au risque de gaspiller de l’essence,
de vous garer au mauvais
endroit ou de recevoir un
PV, ayez le réflexe Pcard+ et offrez-vous
l’accès aux nombreux
Interparking, faciles d’accès et
sécurisés.
La « Pcard+ »,
pour stationner en toute tranquillité
Il y a ceux qui tournent pendant des heures pour trouver une place de stationnement
en ville, et ceux qui se rendent directement, l’esprit tranquille, dans un parking
sécurisé. En Belgique, ce marché est géré, entre autres, par la société Interparking
avec 71 implantations totalisant plus de 40.000 places de stationnement.
2. Gagnez du temps
Le grand avantage de la PCard+,
c’est qu’il vous suffit de la scanner
à l’entrée des Interparking:
cela vous évite de prendre un
ticket et de devoir passer par
une borne de paiement avant de
reprendre votre véhicule.
3. Évitez les tracas administratifs
Avec
la Pcard+, la redevance
de parking est prélevée directement
via votre carte de crédit
dans le cas d’une utilisation
privée. Dans le cas d’une utilisation
professionnelle, une facture
mensuelle est envoyée à
l’entreprise avec l’ensemble des
cartes reprises au contrat et le
détail de toutes les transactions
effectuées, ce qui facilite
la récupération de la TVA. Vous
pouvez également suivre vos
consommations en ligne.
En 50 ans, Interparking s’est hissée
parmi les trois plus grandes sociétés
du genre en Europe et est désormais
présente dans neuf pays. Un succès
qui s’explique notamment par ses
abonnements avantageux et son produit
phare, la « Pcard+ », lancée il y
a près de dix ans. Elle s’adresse tant
aux professionnels qu’aux utilisateurs
privés et vous facilite la vie. Avec la
« Pcard+ », vous pouvez vous rendre
en toute confiance 7j/7 et 24h/24 dans tous les parkings du réseau, aussi bien en Belgique
qu’en Allemagne et en France.
La Pcard+ vous permet de profiter aussi bien de votre parking habituel (via un forfait
mensuel = abonnement) que des autres Interparking (tarification selon consommation).
Un accès au réseau de la STIB et au réseau de carwash « Fleetwash »
( www.fleet-wash.com ) complètent les fonctionnalités de la carte.
Mais il y a d’autres avantages à la Pcard+ : ses utilisateurs se voient accorder des
promotions comme une remise de 10% sur les tarifs de certains Interparking (Bruxelles,
Gand, Anvers, Bruges, etc…) et à Brussels Airport. De nombreux parkings proposent
aussi un tarif soirée plafonné à 5€ à Bruxelles et à Anvers, 4€ à Namur et à Gand.
Pour faciliter la vie des détenteurs de la Pcard+, Interparking a développé une application
pour mobile, qui vous indiquera où trouver votre parking et le nombre d’emplacements
disponibles.
Rue de l’Evêque 1, 1000 Bruxelles
02/549.54.10 (service commercial) ■ pcard@servicepark.com
www.interparking.be ■ www.pcard.be
« Facilitez-vous la vie »
׉	 7cassandra://OuQiIn8VzMMwTBr03-5PzAwJyWi0r0q4-LMpNasQQdU,`̵ U_NU7\#.ǁU_NU7\#.Ɓ#בCט   u׉׉	 7cassandra://C1c5dWdRjoXkfxiAEOQ5nmqbqRgoAndldYFHRt8xMLo A` 	K׉	 7cassandra://smmhErxs9RlHNeaxzfOn4ZvOFBMM25yxQMqGZwoedrQ6`̵ ׉	 7cassandra://S5ttsrGYOtT_JjnbHMljZJhTbqs4H8miMA1iquVsCWI̤͟͠U_NU7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://fnJdDFDKiDBQIPzjI29QqykUZLc7W-RQUJ33jAO3e_8 -` 	K׉	 7cassandra://Xw0l9HzjxF6X8GSMbjqlBRdnHYJM8X8YDaeRUD7_U3IX`̵ ׉	 7cassandra://xy-Q7Q-O7qaL1CqAlUS6CqsqEO9Af4ni4VSa7PH8q1A}̜͠U_NW7\#.ϒנU_NW7\#.Ձ A89ׁH #mailto:or@fondation-enseignement.beׁׁЈנU_NW7\#.ԁ r9ׁH $http://www.fondation-enseignement.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
Entr’apprendre : des profs en entreprise
Près de soixante professeurs et chefs d’atelier participent jusqu’à fin mai 2015 à
un projet-pilote de stages en entreprises. Lancés par la Fondation pour l’enseignement,
avec le soutien de Joëlle Milquet, Ministre de l’Education, ces stages visent à
leur permettre de mieux cerner les réalités de l’entreprise et ses attentes en matière
de formation scolaire
M
ardi 17 mars 2015. Douze professeurs du secondaire
déambulent dans le centre technique de la
STIB, à Haren. Emmenés par un chef d’atelier, ils
examinent de près les essieux de trams, amortisseurs d’autobus
et autres systèmes de freinage qui sont remis à neuf
ici, échangeant entre eux sur la qualité des réparations ou
sur le matériel utilisé.
« Je viens ici en tant que professeur principal des 7e
professionnelles
», explique l’un d’eux, Jean-Philippe Favart, de
l’Institut technique Saint-Luc de Mons. « J’ai travaillé aux
TEC avant d’entrer dans l’enseignement, il y a 15 ans. C’est
donc une reprise de contact avec le monde de l’entreprise.
Pour voir ce qui a changé. Et la différence est grande ! Notamment
en matière d’automatisation. C’est en tout cas
très intéressant et, dans un premier temps, je me réjouis de
pourvoir expliquer à mes élèves ce que j’ai vu ici. »
« Ceci est une première étape », commente d’emblée François
Constant, technical school & knowledge manager de
la STIB. « En accueillant les stages Entr’apprendre, notre
objectif est clair : augmenter les compétences des jeunes
diplômés que nous engageons. Mais ça, c’est du long terme.
Aujourd’hui, je constate un réel intérêt de la part des professeurs.
»
Cette semaine-là, D’Ieteren, la STIB et les Ateliers de la
Meuse étaient les premières entreprises à accueillir des
profs en stage. Depuis lors, une soixantaine de stagiaires,
issus de 17 écoles, ont pu se confronter aux attentes des
autres participants à ce projet-pilote: Sonaca, Heidelberg
Cement, Carmeuse, Jtekt et Techspace Aero.
Comprendre la réalité de l’entreprise
La Fondation pour l’enseignement a été créée en juin 2013,
sous les auspices, entre-autres, de BECI. Avec ce projet-pilote,
elle est au cœur de la mission qu’elle s’est assignée :
faciliter le rapprochement entre l’école et l’entreprise, pour
favoriser la mise en adéquation de l’enseignement prodigué
dans les filières qualifiantes avec les réalités et les attentes
des entreprises, tant en matière de savoir-faire (compétence)
que de savoir-être (comportement en entreprise).
« Entr'apprendre utilise le bras de levier du professeur, qui
va répercuter vers ses collègues et ses élèves ce qu’il a appris
dans l’entreprise », explique Olivier Remels, secrétaire
général de la Fondation pour l’enseignement.
Pour mener ce projet à bien, la Fondation travaille avec les
instituts de formation continue de l’enseignement franco36
BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
Vincent Galuszka
phone (réseaux et inter-réseaux), qui ont intégré les stages
dans leurs catalogues de formations. Elle anime également
le comité d’accompagnement qui suit la mise en place
du projet et qui prépare son extension à d’autres écoles,
d’autres secteurs et d’autres entreprises.
Dès à présent, les premiers retours positifs exprimés par
les stagiaires, les enseignants et les entreprises incitent les
partenaires à prolonger ce projet, pour lequel un appel est
lancé aux entreprises bruxelloises et wallonnes en vue du
programme 2016.
Plus d'info : www.fondation-enseignement.be. ●
Appel : recherche entreprises
d’accueil pour stages enseignants
• Qui ? Les entreprises de tous secteurs.
• Quoi ? Accueillir les stagiaires enseignants/
chefs d’ateliers/formateurs Cefa de l’enseignement
obligatoire (3e
degré Technique et Professionnel
et enseignement en alternance) par petits
groupes, en deux phases: l’observation (une
journée) et l’immersion (deux à trois jours).
• Quand ? Dès le mois de janvier 2016.
• Comment ? Programme à établir en partenariat
avec le comité d’accompagnement, dès septembre
2015.
Pour faire connaître votre intérêt :
or@fondation-enseignement.be.
R.A.
׉	 7cassandra://smmhErxs9RlHNeaxzfOn4ZvOFBMM25yxQMqGZwoedrQ6`̵ U_NW7\#.׉EENTREPRENDRE
Chèques-services :
la Région bruxelloise à la manœuvre
La formation des travailleurs du système des chèques-services reçoit une attention
particulière, en fonction de la diversité et du manque de qualification fréquent des
travailleurs en Région de Bruxelles-Capitale. On sera aussi heureux d’apprendre
que la régionalisation des compétences en matière de chèques-services ne devrait
pas provoquer de bouleversements majeurs.
Peter Van Dyck
L
e Fonds de formation des chèques-services est
opérationnel depuis 2007 et remplit un double rôle :
d’une part, il reconnaît les formations dispensées
aux travailleurs des chèques-services et, d’autre part, il
traite les demandes de remboursement des entreprises qui
fonctionnent avec ces chèques (chacune de ces entreprises
se voit d’ailleurs attribuer annuellement un budget de formation).
En ce qui concerne la première mission, les entreprises
peuvent s’informer quant aux formations proposées
actuellement. « Elles peuvent consulter un catalogue d’environ
500 formations externes », explique Eric Maes, attaché
à la Région bruxelloise. « La qualité des formations a toute
son importance quand on sait que les travailleurs du système
des chèques-services sont d’ordinaire peu qualifiés.
Les formations existantes proposent entre autres les techniques
de nettoyage, l’ergonomie ou l’organisation efficace
du travail. 75 % des travailleurs du secteur de chèques-services
sont d’origine étrangère, à Bruxelles. Il est donc logique
que le Fonds de formation prévoie également des
cours de langue. »
Les entreprises de chèques-services ont aussi la faculté
de proposer à l’approbation de Bruxelles Économie et Emploi
(BEE) une formation non reprise dans la liste. « Tout ce
qui a trait aux missions des travailleurs des chèques-services
est susceptible d’entrer en ligne de compte », reprend
Eric Maes. « En revanche, on n’approuvera pas – et on ne
remboursera pas – les formations qui concernent l’accueil
et l’organisation interne du travail dans une entreprise de
chèques-services. »
Pas de changements fondamentaux
La 6e
réforme de l’État a régionalisé les compétences en matière
de chèques-services mais, à ce stade, cela ne change
pas grand-chose pour la Région bruxelloise. Il est vrai qu’on
envisage d’utiliser à partir du 1er
janvier 2016 un autre critère
d’attribution dans la définition du budget des entreprises de
chèques-services, à savoir la succursale dont dépend le
travailleur plutôt que le numéro d’agrément de l’entreprise,
qui correspond habituellement au siège social. Le 1er
janvier
2016 verra aussi l’apparition d’une société émettrice de
chèques bruxelloise, désignée par adjudication publique.
« Peu de choses changeront à court terme en termes de
gestion », estime Eric Maes. « Nous suivrons dans les
grandes lignes les voies empruntées par nos prédécesseurs
fédéraux. »
« Peu de choses changeront à court terme
en termes de gestion », estime Eric Maes.
Concertation entre Régions
Les entreprises de chèques-services n’ont donc pas de
raison de s’inquiéter, mais du côté des entreprises qui recourent
à ces services, on craint des modifications de prix
et de la déductibilité fiscale. Il est pourtant trop tôt pour
s’exprimer à ce sujet. Eric Maes : « Garantir la continuité du
système constitue pour moi la priorité absolue. Quand on
connaît la complexité du mécanisme sous-jacent, on comprend
que la mission sera déjà suffisamment ardue pour
une petite région telle que Bruxelles. »
Tout dépend de ce que feront les Régions wallonne et flamande.
La Flandre a déjà supprimé la règle des 60 % (l’obligation
pour une entreprise de chèques-services d’effectuer
au moins 60 % des recrutements parmi les chercheurs d’emploi
indemnisés et les bénéficiaires du revenu d’intégration).
Bruxelles devra peut-être envisager une mesure similaire à
terme. Quoi qu’il en soit, les Régions se concertent régulièrement
au cours de réunions interrégionales. « Bruxelles y
joue un rôle moteur », confie Eric Maes. « Nous venons de
négocier un protocole d’accord. Il nous semble essentiel que
le critère ‘domicile de l’utilisateur’ y figure pour le remboursement
des chèques-services. Cela permet de corriger une
situation asymétrique : la grande disparité entre le nombre
de chèques-services achetés et ceux qui sont remboursés
dans notre Région. » Ce protocole devra aboutir à un accord
de collaboration plus étendu. Une chose est sûre : malgré
la régionalisation, aucune Région ne pourra jouer cavalier
seul. ●
BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
37
R.A.
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͠U_NZ7\#.ؒנU_NZ7\#. r9ׁH  http://www.bruxellesformation.beׁׁЈנU_NZ7\#. ZZ9ׁH 1mailto:relationsentreprises@bruxellesformation.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
SELF-EMPLOYED CORNER
L’e-réputation, risque n° 1 des dirigeants
d’entreprise
Que vous soyez dirigeant de TPE, PME ou grande entreprise, votre e-réputation est
aujourd’hui le risque n°1 dans le développement de votre business selon Deloitte1
.
Avec l’émergence du web 2.0 et l’explosion des réseaux sociaux, vous ne pouvez
plus échapper à la Toile. Vos actions, vos écrits, vos paroles… passés, présents
ou futurs… comme ceux d’autres personnes à votre propos peuvent être retenus
contre vous ! Et les conséquences peuvent être néfastes, pour vous comme pour
votre entreprise, voire aussi vos proches…
A
ctuellement, seuls 15 % des dirigeants
se préoccupent de leur
réputation sur les réseaux sociaux alors
qu’ils sont 58 % à estimer le sujet important.
La réputation d’un dirigeant repose
sur son comportement en ligne, sur ce
qu’il publie, sur ce qu’il dit, mais également
sur ce que les autres disent de lui, parfois
à son insu. Il faut savoir que tout propos,
toute image ou encore tout comportement
peut se retrouver un jour ou l’autre sur la
Toile et être repris sur un média social. Et
la Toile, véritable caisse de résonance de la
médisance, peut massacrer une réputation.
L’e-réputation, c’est ce qu’on en fait
Plus que jamais, un dirigeant doit faire attention à son
image. Il est l’ambassadeur de son entreprise. Aux yeux de
l’opinion, il est investi d’une responsabilité. En conséquence,
il doit faire attention à ses photos, à ses écrits, à ses paroles
et à ses actes. Le dirigeant est également l’incarnation de
l’entreprise. Mais que les dirigeants ne se méprennent pas !
Ils ne doivent pas pour autant vivre cachés car Google a horreur
du vide. L’ère du « vivons cachés, vivons heureux » est
désormais bien révolue.
L’e-réputation peut être subie
Le web 2.0 a révolutionné les usages de l’internet. Hier
passif, l’internaute, quel qu’il soit (salarié, syndicaliste,
consommateur, client, fournisseur, partenaire, actionnaire,
journaliste, concurrent, ONG, militant…), est aujourd’hui
actif sur la Toile. Il publie des commentaires, donne ses impressions
sur un dirigeant… Et ses supports de propagation
de l’information sont multiples : blogs, forums, réseaux sociaux,
plateformes communautaires…
Nous sommes entrés dans l’ère de la liberté d’expression
sans limite, d’où la recrudescence d’information non maîtrisée
et non vérifiée… jusqu’à la diffamation. L’atteinte à la
réputation peut donc arriver de partout et
sans prévenir. Et quand le mal est fait, il
est très difficile d’y remédier car Google
garde tout en mémoire.
L’e-réputation se construit et se
surveille
Pour éviter d’être une cible facile, le dirigeant
doit être présent sur internet et
les réseaux sociaux. Au motif qu’ils n’ont
pas le temps, trop de dirigeants se désintéressent
de leur image numérique.
« En tant que dirigeant forcément plus ou
moins exposé, il est impossible de se cacher » prévient Cédric
Manara2
, avant d’ajouter : « nos vies sont de plus en
plus gravées dans l’espace numérique avec des contenus
exponentiels, sans cesse indexés par les moteurs de recherche.
La question qui prévaut désormais en termes de
réputation est où et comment la foudre peut tomber ! ».
D’où l’intérêt de bâtir et de surveiller son e-réputation,
en mettant en place une veille, en anticipant les risques
d’atteinte à la réputation, et en utilisant le tableau de bord
e-réputation (www.reputationvip.com). Deloitte observe que
les risques de réputation des dirigeants ne sont abordés
en comité de direction que dans 15% des entreprises. Un
chiffre qui, une fois de plus, démontre le peu d’intérêt des
dirigeants pour leur réputation.
Voir aussi le blog e-reputation de ReputationVIP :
www.reputationvip.com.
Pour protéger les dirigeants d’entreprise de toute atteinte à
leur e-reputation, IZEO a intégré dans son package « IZEO
pour CEO et dirigeants d’entreprise » une garantie juridique
e-reputation. Plus d’info sur www.izeo.be. ●
Sources :
1 Enquête « Exploring Stratégic Risk » menée par Forbes Insight pour le compte de Deloite, auprès de 300 dirigeants du monde entier : http://www.deloitte.com/assets/Dcom-France/Local%20Assets/Documents/publications/1311%20Exploring%20Strategic%20Risk/Exploring_strategic_risk_nov2013.pdf
2
Présentation de Cédric Manara à l’EDHEC : http://fr.slideshare.net/cedricm/dirigeants-comment-gerer-sa-reputation-en-ligne
38 BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
׉	 7cassandra://Xmo_1QRKKTu7UZDzvY7PCMKg9DnY_9vt5FyBTucwAD4`̵ U_NZ7\#.׉ECes 16 et 17 MARS,
BRUXELLES FORMATION a accueilli,
sur son site de bf.logistique,
le village métier de SKILLSBELGIUM et
l'épreuve nationale chauffeur poids-lourd.
Ces 2 journées ont permis à des écoles de venir découvrir les
métiers de la logistique et du transport.
Le 17 mars, la Directrice générale de Bruxelles Formation,
Olivia P'tito, a accueilli une dizaine d'employeurs lors d'un
lunch contacts aux côtés des partenaires, le Fonds sectoriel
Logistique et Transport, le Forem et le CDR IrisTL. Ce lunch
était parrainé par Olivier Willocx, Administrateur délégué de
Beci.
Le calendrier J-30 est un outil de recrutement. Il reprend par
secteur et par formation, le nombre de stagiaires formés et
disponibles sur le marché du travail dans les 30 jours ainsi
que les coordonnées d’une personne de contact et de conseil.
Information – Contact
Cellule Relations entreprises :
Tél. : 02 371 74 93
relationsentreprises@bruxellesformation.be
www.bruxellesformation.be
׉	 7cassandra://t-OoODTLv4vYdLNUnOK4NDTIKfMYqTyR1NYiWZ9Q6Ig`̵ U_NZ7\#.ځU_NZ7\#.ف#בCט   u׉׉	 7cassandra://OwCKO_9xCmu14n03lEBYEekp2DstscO_wz4I9fE4ciE `	K׉	 7cassandra://0DHj1uDVMdeZnZWqaz1iL4K1zP3zE1GYpYAWq4NhvaQ`̵ ׉	 7cassandra://VWxgT0qFpQCIn8aRpt5YTmt1mZ0b1PGcER4xaWGwgJ0̜͟͠U_NZ7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://UqcjRWoEz038NDxxjYZgmyu0XGAFKEwS09IYITNl4P4 	!`	K׉	 7cassandra://7gwdDQTcAUYd75jI3lvbCAPbU1HOiQGQWFEX589GSKQ!w`̵ ׉	 7cassandra://yV5S9MaLBFZ_-82R5niqrtbwlii-MJ-JoHaw6Je_UDQ yo>͠U_N[7\#.נU_N[7\#. J9ׁHhttp://www.princealbertfund.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
Nouveau souffle pour le Fonds Prince Albert
C'
David Hainaut
est un fait. Dans le contexte économique mondial
actuel, pour de nombreuses entreprises, il est souvent
vital d’affirmer sa présence à l’étranger. Grand
bourlingueur à l’époque où il n’était alors que le Prince
de Liège, Albert n’a fait qu’anticiper l’actualité en créant,
à l’occasion de son 50e
anniversaire, un fonds portant son
nom, justifiant quelque part son activité dans le commerce
extérieur. C’était il y a une trentaine d’années, et l’objectif
avoué était de soutenir et former au mieux de jeunes entrepreneurs
envoyés à l’étranger. « Parce que ces jeunes sont
une force : ils perçoivent le monde autrement et font face
différemment aux situations », a toujours précisé l’organe,
à juste titre.
ger enrichissante, tout en leur permettant de découvrir
un pays et, surtout, de voir leur perspectives dopées lors
du retour au pays. Les domaines plébiscités vont de l’architecture
à la psychologie, en passant bien sûr, par le
secteur économique. Ces douze mois de stage incluent
un mois de formation au siège belge de l’entreprise. Au
terme de l’aventure, le candidat reçoit un diplôme accordant
le titre de Lauréat du Fonds Prince Albert. Un label qui
ne se refuse pas !
Passage à l’ère 2.0
Ce fonds, en fait institué par la Fédération des Entreprises
de Belgique et la Fondation Roi Baudouin, a pu être mis
en place grâce à une dotation de capital de ce dernier. Il
agit de manière autonome, fonctionnant avec son propre
comité de gestion. Et se situe actuellement à un tournant
: « Outre, bien sûr, la passation de pouvoir entre Albert
II et sa fille Astrid », précise Anne-Catherine Chevalier, qui
œuvre pour le Fonds, « Un nouveau président et un nouveau
Conseil d’administration (au sein duquel notre Administrateur
Délégué Olivier Willocx, ndlr) viennent d’être désignés à
l’occasion de nos 30 ans. Nous envisageons d’axer notre philosophie
davantage encore sur l’entrepreneuriat, renforcer
notre jury de sélection, tout en lançant une nouvelle charte
graphique, essentielle à l’ère 2.0. »
Le Fonds, qui sélectionne ses candidats de manière scrupuleuse
via un jury indépendant, recherche en permanence
des stagiaires. On précisera que ceux-ci reçoivent
une bourse faisant office de salaire et que ce sont les entreprises
qui prennent à leur charge les frais de déplacement
et de logement, tout en versant au Fonds une indemnité
couvrant les frais de fonctionnement.
Chris Burggraeve, nouveau
président du Fonds Prince Albert.
Pour de jeunes entrepreneurs motivés
Depuis 1984, ce sont ainsi 362 jeunes Belges de moins de
30 ans issus de 175 entreprises – parmi les plus actives,
on épinglera Barco, Umicore, Bekaert, Solvay et UCB – qui
ont pu mener, un an durant, un projet en dehors de l’Europe.
Des éléments pour la plupart à haut potentiel, tout
juste issus de leur cursus scolaire, voire à l’aube d’une
carrière souvent internationale. Avec un point commun
pour tous : la motivation ! Sans surprise, la Chine (78 projets)
reste statistiquement le pays le plus attractif pour
eux, devant les États-Unis (68), le Brésil (24), l’Inde (20) et
Singapour (17). Une opération fructueuse, puisque ce trip
d’un an leur offre non seulement une expérience à l’étran40
BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
Des candidats encore mieux ciblés
Et pour la première fois, le président du Fonds, Chris
Burggraeve, est un alumnus, à savoir un ancien lauréat
du fonds (c’était en 1989). Une aubaine, évidemment.
« L’occasion est idéale pour dresser un bilan, voir ce qui a
fonctionné et ce que nous pouvons améliorer », dit-il. « Car
en 30 ans, les choses ont bien évolué. Voyager à l’étranger
n’est plus marginal, au contraire, ce qui nivelle par le haut
la qualité de nos postulants et renforce notre crédibilité.
Puis, le numérique devrait nous permettre d’encore mieux
cibler entreprises et candidats, et par là, de renforcer leurs
liens. » Voilà qui conforte tant l’utilité que la pertinence de
ce Fonds qui, on l’aura compris, a encore de très belles
années devant lui.
Voir : http://www.princealbertfund.be.
Informations générales : 02/500 45 55
Informations spécifiques : Anne-Catherine Chevalier
02/549 61 85. ●
Imaginé en 1984 mais encore mal connu de certains entrepreneurs, ce Fonds permettant
d’accompagner de jeunes Belges à l’étranger compte sur son nouveau
président pour insuffler un regain de dynamisme.
© Emmanuel Crooÿ
׉	 7cassandra://0DHj1uDVMdeZnZWqaz1iL4K1zP3zE1GYpYAWq4NhvaQ`̵ U_N[7\#.׉EWIMPRESSION OF A BRIT
Europe’s cases of mistaken identity
History suggests that it may be easier to create an identity for others than to find
one for oneself. This is an extension of the ‘Us and Them’ syndrome, where the
‘Them’ are dumped all together in a separate and communal basket. No doubt this
goes back to unrecorded prehistory, but it’s unrecorded…
Richard Hill
T
he Greeks called all foreigners
barbaros, simply because
they couldn’t decipher their
babbling. Isocrates the Classical philosopher
was magnanimous in his
assertion that “we consider Greeks
those who partake in our culture”.
This sense of cultural superiority
clearly helped the cultures concerned
to lump all their neighbours into a
single disparaging basket.
In the early Middle Ages, people of
the Islamic faith were indiscriminately
called Saracens or Moors. And the
Arabs at the time of the Crusades got
their own back by calling all westerners
Franks.
From the viewpoint of ‘Westerners’,
all people east of the Oder were for a
long time just called Slavs (a word that
mutated to ‘slave’, although some etymologists
think it was the other way
round). According to the historian
Norman Davies, about the same time,
the peoples of Spain defined the Catalans
as Franks while, due to the previous
existence of a Visigothic kingdom
centred on Toulouse, the Catalans
referred to the people of southern
France as Goths.
From the viewpoint of ‘Easterners’,
all settlers who moved from the West
to fill the vacuum left by the departing
Turks were classed as Swabians,
even though many of them hailed
from elsewhere, notably Flanders.
In the meantime, the Ottoman Turks
responded by indiscriminately calling
all inhabitants of the Balkans Greeks,
while the West responded by referring
to all the good folk manning the fortresses
on the borderlands of Transylvania
as Saxons, when many of
them came from elsewhere, including
Flanders and, to a lesser extent,
the Moselle and Wallonia.
Rather more mysteriously, throughout
Europe, people ranged east of
others living further to the west tend
to use words beginning with ‘Wa’ or
‘We’ to describe their generally romanised
neighbours. Examples include
the Wallachians (Vlachs from
the Slav root Volokh) in the Balkans,
Welsch in German for anybody to
the southwest, Walliser to describe
the inhabitants of the south-western
canton of Switzerland (the
Valais, to most people) and Walloons
in Belgium. Not, however, the Welsh
who were anything but romanised.
There is even a community in the
French Vosges mountains speaking
a Romance dialect and known as the
Welche, i.e. ‘those who do not speak
German’.
Maybe all these cases of mistaken
identity were, in reality, forgivable.
Europe’s history before the emergence
of the nation states was essentially
one of migration and assimilation, so
that fragile embryonic identities were
easily absorbed and transformed into
what came later.
The process of creating a nation often
meant running roughshod over individual
identities and papering over
the ethnic cracks. The inhabitants of
Hungary – supposedly as ethnically
distinct a body of people as the Finns
or, almost, the Basques – are not just
Magyars. According to a study undertaken
jointly by a Budapest research
institute and a German university, the
country’s citizens include more than
one Magyar strain, as well as Armenians,
Ruthenians, Croats, Gypsies
– and the Swabians again (a splinter
group of this ubiquitous race settled
in the southern part of the country).
At least most Hungarian nationalists
have some claim to a relatively distinct
identity. Pity their poor neighbours,
the Ukranians, who are still
looking for such an identity, having
been a subject nation to, first, the
Lithuan ians, then the Poles and, last
of all, the Soviets… No wonder they
need a bit of encouragement from the
West! ●
BECI - Bruxelles métropole - avril 2015
41
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LE CONSEIL RESTO DU MAGAZINE AGENDA
LE MANGEOIRE ••••
On le sait, le bar à vins est un genre
qui a le vent en poupe. En revanche,
ce que beaucoup n’ont pas encore
compris, c’est que l’on attend de ces
nouveaux endroits qu’ils fassent la
différence. C’est-à-dire ? Que l’enseigne
cache de véritables « sourceurs »,
de vrais passionnés de saveurs qui
dénichent des produits d’exception.
Avec Le Mangeoire, vous allez être
servis. Venus de Paris, Camille et
Jérémy ont été nourris au bon grain.
D’origine italienne, Camille possède
un extraordinaire réseau pour les
salaisons de Toscane et du Piémont.
Jérémy, lui, a le goût de la cuisine.
Tout cela donne quoi ? Un petit
endroit, un peu froid certes en raison
d’un anodin carrelage, mais que l’enthousiasme
des propriétaires transforme
rapidement en Q.G. bouillant.
Un comptoir bardé de bois où lézardent
des charcuteries et des fromages
venus de petits producteurs, quelques
tables, un coin épicerie faisant la part
belle à une dizaine de vins nature,
des pâtes, des anchois… voilà en gros,
ce qui constitue le décor de ce lieu
auquel on souhaite une longue vie. Y
prendre l’apéro est un grand moment
de bonheur que l’on initie avec une
bouteille de « Bulle du Facteur » (28
euros), pétillant naturel, idéal pour
un apéro festif, dont le goût rappelle
la pomme et la poire. On accompagne
ce 100% chenin d’une perle inédite
à Bruxelles : des huîtres de chez
David Hervé. Tout particulièrement,
La Boudeuse, une variété charnue à
la croissance interrompue. Ensuite,
AGENDA, c’est Le magazine des sorties à Bruxelles, lu chaque semaine par plus de 150.000
personnes. Les lecteurs y trouvent un panorama complet de ce que la ville a à offrir: concerts,
expositions, films, restos et bien plus encore. En plaçant votre annonce dans AGENDA,
vous touchez des Bruxellois actifs francophones, néerlandophones et anglophones. Vous
trouverez plus d’information sur www.agendamgazine.be/pub
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BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
on voit rouge à la faveur d’un flacon
de Syrah de chez Hervé Souhaut (38
euros). Épicé sans lourdeur, ce vin
fait un malheur sur une planche de
charcuterie (12 euros) – saucisson
toscan affiné au vin blanc, bresaola,
mortadelle… On ne part pas sans
avoir goûté une dernière tuerie : le
foie gras mi-cuit de Jérémy, le « fait
maison » étant, avec le sourcing,
l’autre grande spécialité du lieu…
MICHEL VERLINDEN
Info
34 rue du Congrès, Bruxelles,
02-223.00.02,
lu > ve, 2e & 4e sa du mois
8.30 > 21.00
Pour plus de conseils resto :
agendamagazine.be
© Saskia Vanderstichele
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L’actualité BECI en photos
À l’occasion de la mission économique belge au Qatar et aux
Émirats Arabes, la Chambre de Commerce de Bruxelles, représentée
par Sabine Soetens (à gauche), a conclu un mémorandum
d’entente avec son homologue d’Abu Dhabi, en la personne de
son CEO M. Mohammed Thani Murshid Al Rumaithi (à droite). Au
2e
Mme Dominique Mineur, Ambassadrice de Belgique aux Émirats,
Mme Cécile Jodogne, Secrétaire d’État bruxelloise au Commerce
extérieur, et SAR la Princesse Astrid, qui présidait la mission.
rang de la photo, on reconnaît également, de gauche à droite,
L'Auditorium Marnix d'ING au complet
: une belle réussite pour la BECI
Start'Hub Night, ce 10 mars 2015 ! Le
réseau d'affaires de la BECI Start'hub
Community s'agrandit...
Rejoignez-nous !
La Chambre de Commerce de Bruxelles s’est liée à
son homologue des Seychelles par un mémorandum
d’entente. En photo, de gauche à droite : Philippe De
Baets, Consul Général honoraire des Seychelles en
Belgique, S.E. Selby Pillay, Ambassadeur des Seychelles
en Belgique, Olivier Willocx, Administrateur
délégué de BECI et Sabine Soetens, International Business
Development Manager de BECI.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
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Belga Image
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Droit commercial
Management & RH, Personal improvement
11.05.2015
Que puis-je faire pour prévenir le burnout
de mes collaborateurs ?
19.05.2015
Communiquer avec impact
02.06.2015
Intelligence émotionnelle
05.06.2015
Je me sens seul et je cours derrière
mes objectifs, ras-le-bol !
09.06.2015
Présentez-vous, présentez un projet, un
concept en 120 mots ou 45 secondes, ou
l’Elevator Pitch
10.06.2015
60’ chrono : Il n’y a que 4 manières de
faire croître son entreprise
19.06.2015
Excel : Tips ands Tricks
Fiscalité et Finances
Jusqu’au 10.06.2015
Cycle gestion et compta (4 modules) : La
gestion, j’adore
13.05.2015
La gestion en très pratique
27.05.2015
Le calcul du coût de revient – réel – de
vos produits/services
01.06.2015
La mobilité internationale - Transfert de
personnel vers l'étranger
10.06.2015
Faire son budget et optimiser ses
ressources
Vente, marketing et communication
Jusqu’au 03.06.2015
Cycle : du chiffre et des lettres
20.05.2015
Formulation subtile
21.05.2015
Associez la force du Storytelling avec la
puissance de Prezi
27.05.2015
LinkedIn : comment l’utiliser
03.06.2015
Formulation tonique
08.06.2015
Vendre avec LinkedIn
09.06.2015
Présentez-vous, présentez un projet, un
concept en 120 mots ou 45 secondes, ou
l’Elevator Pitch
46 BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
Août à décembre 2015
Opleiding Bemiddeling/Mediation te
Gent**
Septembre 2015 à février 2016
Cycle de formation à la médiation civile
et commerciale - Bruxelles
Formations sur mesure
Vous souhaitez développer vos compétences,
accroître la performance de vos
collaborateurs, renforcer l’esprit d’équipe
de votre entreprise ? Nos formations
peuvent se décliner dans votre entreprise.
Vous ne trouvez pas la formation que vous
cherchez ? Contactez-nous ! Notre programme
de formations est établi en fonction
des demandes que vous nous formulez.
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Brigitte van der Mensbrugghe
+32 2 643 78 30 – bvdm@beci.be
Législation sociale
08.05.2015
Les vacances annuelles des employés
12.05.2015
Elections sociales 2016 : venez découvrir
la possibilité du vote électronique !
19.05.2015
La mise du travailleur à la disposition
d'utilisateurs : un procédé fréquent en
pratique et non dépourvu de risques
29.05.2015
L'occupation d'étudiants en 2015
01.06.2015
La mobilité internationale - Transfert de
personnel vers l'étranger
02.06.2015
Les plans bonus en assurance-groupe
09.06.2015
Les nouvelles obligations des employeurs
en matière d'égalité salariale
entre les hommes et les femmes
12.06.2015
BECI HR Lunch
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
Environnement, urbanisme, mobilité
20.05.2015
Special Realty Logistique urbaine et mobilité
utilitaire : l’impact du transport de
marchandise sur les autres fonctions
04.06.2015
Besoins en équipements (sportifs, scolaires,
culturels), potentiels de développement
15.06.2015
Perspectives
de l'immobilier touristique
et de congrès
22.06.2015
Quelles tendances pour l'immobilier à
Bruxelles en 2025 ?
07.05.2015
Votre facture énergétique décryptée
Jusqu’à juin 2016
Cycle management environnemental
15.06.2015
Les économies d’énergie : comment
diminuer votre facture ?
➜ Erick Thiry
+32 2 643 78 36 - eth@beci.be
07.05.2015
Export Day
07.05.2015
Synergy Day
03-05.06.2015
Mission for Growth – Taiwan
21.05.2015
Financement européen pour la coopération
et les investissements internationaux
en Amérique Latine
04.06.2015
Meet with Spanish agrofood producers
09.06.2015
Business breakfast avec Monsieur Denis
Robert, Ambassadeur du Canada
11.06.2015
Financements européens : une réponse
pour soutenir la compétitivité des PME
bruxelloises ?
17-18.06.2015
Greater Region Business Days – Luxembourg
24.06.2015
Le
marché Halal : des opportunités pour
vous !
➜ Beci’s International Department
+32 2 643 78 02 - sso@beci.be
07.05.2015
e-Day
13.05.2015
Speed Business Lunch
21.05.2015
BECI Golf Trophy
04.06.2015
Afterwork
➜ Beci Events
+32 2 643 78 13 – events@beci.be
** En néerlandais uniquement
׉	 7cassandra://sSSUc_-srW3wkyIBOcyA8gXUC4rvCkcLfF6HuAwOQmM4`̵ U_Ni7\#.	׉E	La Province du Brabant Wallon :
verte, authentique et si proche !
01.
Le Brabant wallon se décline dans une palette d’activités pour vous faire
vivre l’expérience unique d’un séjour d’affaires à 20 km de Bruxelles.
De l’accrobranche pour les uns, une visite au Musée Hergé ou un détour
par la Fondation Folon pour les autres… Mais aussi la découverte d’une
Abbaye majestueuse à Villers-la-Ville et d’un champ de Bataille célèbre à
Waterloo.
Le Brabant wallon invite au ressourcement dans ses nombreux parcs
verdoyants et ses parcours de golf reconnus. Vous aurez l’embarras du
choix pour trouver un hébergement de qualité, d’hôtels de standings en
chambres d’hôtes authentiques il y en a pour tous les goûts.
Petit plus, les produits gourmands sont nombreux en Brabant wallon : des
tartes salées et sucrées, du chocolat, des bières artisanales et bien d’autres
spécialités brabançonnes à découvrir sans modération.
Contact :
info@destinationbw.be
www.destinationbw.be
Faire des affaires dans
un jardin plein de vie !
02.
Le Domaine des Grottes de Han-sur-Lesse
Depuis plus de deux siècles, les touristes des quatre coins du monde
viennent admirer les grottes de Han-sur-Lesse. Le Domaine se prête aussi à
l’organisation d’événements. La Salle d’Armes, située dans les grottes, à plus
d’une centaine de mètres sous terre, conférera une touche particulièrement
originale à vos conférences, vos banquets ou vos cocktails.
Le Tivoli, l’ancien terminus du tram, situé dans la Réserve Naturelle d'Animaux
Sauvages, permet également d’organiser un buffet rustique ou une réunion.
Le Domaine des Grottes de Han-sur-Lesse vous offre un large éventail
d’incentives : nuitée avec les ours dans la Cabane du Trappeur, expériences
de survie, parcours avec cordes, initiation à la spéléologie et visites guidées
personnalisées dans ce célèbre univers souterrain.
Infrastructures :
• Plusieurs salles de réunion originales
• Événements possibles y compris dans les grottes
• Capacité : de 10 à 3 000 personnes
• Large choix d’activités d’incentives
• Restaurants de grande capacité
Contact :
events@grotte-de-han.be
www.grotte-de-han.be
Pour une réunion
inoubliable !
© WBT-DidierBrancart
© www.erikverdonck.be
׉	 7cassandra://zk2qHqNscuZ_SGAS-qfYrjhIgOlqSp6fd8qISrW-NZQ*Y`̵ U_Ni7\#.
U_Ni7\#.	#בCט   u׉׉	 7cassandra://lRLVBn6GmKZp7CquPIO3pNcsEvuqqPgtMmIfFI3hhvw `	K׉	 7cassandra://mk6Uix_7pwcsne0O89KfybRihTPXLYmQU6BELTl2bPM&e`̵ ׉	 7cassandra://ZDX6qArh1pe35PzzuM7Tq6gIDYBWhgagJS_AJOQMn0s ͠U_Nj7\#.ט  u׉׉	 7cassandra://lJA23KUvYkXKX1CaQu18u23uLfmvEPSw15KzHcpQMco `	K׉	 7cassandra://HAmIJCSnPaQrj-dM42Tm1o88_fNLR1hOgou3hOIs1X8,K`̵ ׉	 7cassandra://IIDagvbcQucaLQUX_7WOhRTDRdfmnPsCkPsMhWDjl8k TC̈͠U_Nj7\#.נU_Nk7\#.$ t~̍9ׁHhttp://www.levaldepoix.comׁׁЈנU_Nk7\#.# ul̢9ׁHmailto:info@hotelvaldepoix.comׁׁЈנU_Nk7\#." P̊9ׁHmailto:info@dream-mons.beׁׁЈנU_Nk7\#.! P̯9ׁHhttp://www.dream-mons.beׁׁЈ׉E	Spa-Francorchamps Business Circuit
Experience
03.
Pourquoi organiser un congrès, un séminaire ou une foire sur le circuit de SpaFrancorchamps,
si ce n’est pour l’ambiance particulière qui se dégage de ce parcours
unique de Formule 1 ? Vous y découvrirez la région la plus belle et la plus naturelle
de Belgique. Vos hôtes ressentiront une poussée d’adrénaline en négociant le
fameux virage du Raidillon aux côtés d’un pilote professionnel. Faites-leur découvrir
l’animation des paddocks en compagnie d’un guide polyglotte. De nombreuses
activités teambuilding sont disponibles sur et autour du Circuit. Laissez-vous inspirez,
avec votre équipe, par l’ambiance mythique de Spa-Francorchamps !
Infrastructures :
• 24 salles polyvalentes jusqu’à 600m²
• Capacité de restauration : 450
• Capacité de réception : 600
• Incentives sur le circuit
Contact :
Thomas.dooms@spa-francorchamps.be
www.spa-francorchamps.be
04.
Placez votre organisation
en pole position !
Dolce La Hulpe Brussels
Dolce La Hulpe Brussels est logé au cœur de la forêt de Soignes, le
poumon vert de Bruxelles, à moins de quinze kilomètres de la capitale
et de son aéroport international. Cet hôtel quatre étoiles fera de votre
réunion une expérience exceptionnelle. L’espace de réunion, qui s’étend
sur plus de 4500 m², est muni d’un équipement audiovisuel de pointe et
desservi par une équipe dévouée et professionnelle.
Dolce La Hulpe Brussels s’inspire d’un concept moderne et intelligent et
propose une cuisine saine et créative. Le centre de fitness et de bien-être
ainsi que le luxueux spa Cinq Mondes vous permettront de recharger
vos batteries ou de vous ressourcer. Quel que soit l’objet de votre séjour,
Dolce La Hulpe Brussels en règlera tous les aspects de manière à ce que
vous ayez suffisamment d’énergie pour vous consacrer pleinement à vos
activités professionnelles.
Nouveau :
The Academy by Dolce La Hulpe Brussels : un nouvel espace composé
d’un auditorium et de salons privés pour accueillir les formations et
séminaires et ce, en pleine nature, au cœur de la forêt de Soignes.
Infrastructures :
• 15 km de Bruxelles
• Chambres : 264
• Espace de réunion : 4 500 m²
• Capacité de l’auditorium 1 : 500
• Capacité de l’auditorium 2 : 150
• Espace d’exposition : 750 m²
Contact :
info@dolcelahulpe.com
www.dolcelahulpe.com
Un cadre
d’exception pour
vos réunions !
© DLHB Canopee Auditorium - Marco pastori
© DLHB Aerial view - Guy de Viron
׉	 7cassandra://mk6Uix_7pwcsne0O89KfybRihTPXLYmQU6BELTl2bPM&e`̵ U_Nj7\#.׉E	Dream Hotel Mons
Adapté aux besoins des entreprises, le Dream accueille régulièrement des
réunions d’entreprise, comité de direction, conférences de presse, séminaires,
formations et fêtes patronales. Avec une superficie de plus de 180 m², le forum
est un espace modulable composé de 3 salles de séminaire entièrement
équipée pour toute projection sonore et visuelle qui peuvent accueillir jusqu’à
80 personnes en disposition « théâtre » ou 45 personnes en disposition
« u ». Bien pensés, ces espaces modulables et qui peuvent être totalement
indépendants, accueillent aisément de 120 à 160 personnes. Toutes les salles
sont équipées de rétro projecteurs, écrans géants, micros, sonorisation à partir
de clé USB ou autre support, flipboard à disposition et wifi gratuit. L’équipe
expérimentée du Dream Hotel Mons saura vous guider au mieux pour mener
à bien vos projets et leurs organisations, quel que soit la langue : français,
néerlandais, anglais, italien, espagnol, grecque et arabe.
Infrastructures :
• Chambres : 57 chambres de charme
• Salles de réunion : 3
• Capacité de réunion : 80
Contact :
http://www.dream-mons.be
info@dream-mons.be
06.
Quand le charme et l’authenticité
rencontre la modernité !
Le Val de Poix
Au cœur de l’Ardenne, dans les environs de Saint-Hubert, se trouve le Val de Poix, la base
de départ toute trouvée pour les amoureux de la nature. La grande forêt de Saint- Hubert est
un cadre d’une beauté époustouflante où chacun trouvera une paix totale. Outre sa situation
idyllique, Le Val de Poix est aussi réputé pour son service personnalisé, ses infrastructures
pour les enfants, sa cuisine locale délicieuse et son atmosphère typiquement ardennaise.
Grâce à son environnement naturel qui rafraîchit le corps et l’âme, cet hôtel est aussi idéal
pour les réunions et les incentives. Visitez Le Val de Poix et découvrez les charmes de l’Ardenne
!
Infrastructures :
• Chambres : 42
• Salles de réunion : 3
• Capacité de réunion : 50
Contact :
info@hotelvaldepoix.com
www.levaldepoix.com
Un lieu idéal pour les
amoureux de la nature
05.
© Hotel Le Val De Poix - Jacques Bourdon
© Dream Hotel - Gil De Angelis
© Hotel Le Val De Poix - Jacques Bourdon
© Dream Hotel - Gil De Angelis
׉	 7cassandra://HAmIJCSnPaQrj-dM42Tm1o88_fNLR1hOgou3hOIs1X8,K`̵ U_Nj7\#.U_Nj7\#.#בCט   u׉׉	 7cassandra://d0AYs4h6YgdEX-ADRbLYm5e_H8DSL8qloAAUXNPJ1qk ` 	K׉	 7cassandra://i92lp92WGE9ph-dU5_yswNZB__gcsJZvm7B7T1xTj3o`̵ ׉	 7cassandra://_eyQhVFcFVaFPqwf3dhiu-gzswk1U9MJCnhd1LeksI0ˎ^͠U_Nm7\#.%ט  u׉׉	 7cassandra://husdnDcuqhQNace1_m_btTY0N6GStiEa8NaBzZtBAsA '`	K׉	 7cassandra://Xy5rBdEzo8laTG3zkQsJf8kMiKcCI00mywwfUcrBXAU"`̵ ׉	 7cassandra://rlNghJNLNQg0oXASIOZf8U_9oZ6TR08Gv19glpgA0y4 jf	R͠U_Nm7\#.&נU_Nn7\#.. 9ׁHhttp://www.izeo.beׁׁЈ׉E4COMMUNITY
NEWS
IZEO entre au Conseil Économique et
Social bruxellois
En octobre 2012, une poignée d’indépendants et de dirigeants
de PME bruxellois donnaient naissance à l’asbl
IZEO, le mouvement des indépendants, dont l’acronyme
(Indépendants Zelfstandigen Entrepreneurs Ondernemers)
résume parfaitement l’ambition : défendre et représenter
les indépendants et les dirigeants de PME, à
Bruxelles et dans sa zone de rayonnement économique.
BECI et Partena, acteurs majeurs des services aux entreprises
et de la représentation patronale à Bruxelles,
se sont naturellement portés partenaires fondateurs du
nouveau mouvement des indépendants.
Cette stratégie de BECI fut couronnée de succès : en
deux ans, IZEO a connu une croissance importante,
tant en nombre de membres qu’en présence dans le
paysage socio-économique et dans la presse, de telle
sorte qu’IZEO remplit aujourd’hui les critères pour être
agréée comme organisation interprofessionnelle de représentation
des indépendants et des PME en Région
de Bruxelles Capitale.
Concrètement, IZEO siègera désormais au Conseil Economique
et Social de la Région de Bruxelles-Capitale,
et y défendra ardemment les intérêts des indépendants
(commerçants, artisans, professions libérales et intellectuelles)
et des dirigeants de TPE.
IZEO rendra compte régulièrement dans ces pages et
sur son site www.izeo.be de ses combats et de ses victoires.
Lu
dans l’E-mag
Et le bien-être de notre économie ?
« On se lasse de tout, sauf d'apprendre »
Où sont les femmes ?
Label écodynamique : lancez-vous !
Incoterms
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ESP A CE MEMBRE
fbServices, la chasse aux
frais inutiles
Partenariat entre Brussels Airlines et
eCab
Brussels Airlines et les
Taxis Verts s’associent afin
de proposer à leurs clients
une réduction de 15 euros
pour leur trajet en taxi entre
la Région de Bruxelles-Capitale
et Brussels Airport.
Les passagers Brussels Airlines peuvent bénéficier
de cette réduction en s’enregistrant pour leur vol en
ligne et en commandant leur taxi à l’aide de l’application
mobile des Taxis Verts, eCab.
L’application eCab pour téléphones mobiles et tablettes
- gratuite et disponible sur les stores Apple
et Google - dispose d’une interface particulièrement
facile d’utilisation, qui permet de suivre en direct l’arrivée
de son taxi, d’évaluer son chauffeur et de choisir
son mode de paiement. Grâce à la géolocalisation,
l’utilisateur n’a plus besoin de connaître l’adresse
exacte pour être pris en charge.
L’action se poursuivra tout le printemps jusqu’à fin
juin.
50
BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
Forte d’une véritable expertise dans la rationalisation des coûts
et des frais généraux, Brigitte Fils, Managing Director de fbServices,
a développé une offre de services qui vise à améliorer durablement
les résultats de l’entreprise. Son crédo : optimisation,
contrôle et réduction des coûts de fonctionnement.
Où faire des économies ?
fbServices passe systématiquement au crible les frais, tels que
les assurances, déchets, téléphonie, électricité/gaz, contrats de
maintenance/location, photocopieuses, secrétariat social, TR,
vêtements de travail... Les postes impactants sont renégociés
auprès des fournisseurs en vue d’optimiser la situation.
La gestion des contrats
Au moyen d’une surveillance systématique, fbServices renégocie
et résilie les contrats peu avantageux au profit de formules mieux
adaptées.
Le coaching des collaborateurs
fbServices propose également un service de dynamisation des
équipes face à la rationalisation des coûts et des processus. fbServices
initie les bonnes pratiques et veille à leur implémentation
durable.
Et pour les entreprises qui se lancent : Starter Négo
Pour les starters, fbServices effectue une recherche comparative
des meilleures offres et fournisseurs afin de proposer un choix
durable et judicieux.
Envie de faire des économies ?
fbServices • Brigitte Fils
0495/240.120 • brigitte.fils@fbservices.be • www.fbservices.be
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Mobilité bruxelloises :
les recommandations d’IBM
IBM a présenté au mois de mars le rapport préliminaire
du Smarter Cities Challenge à la direction et aux
différents intervenants de la Région de Bruxelles-Capitale.
Une équipe de six cadres internationaux d’IBM
a évalué la situation de la mobilité à Bruxelles et présenté
10 recommandations qui, à terme, pourraient
améliorer la mobilité des citoyens et navetteurs
bruxellois.
Ces recommandations, concentrées sur la mobilité
du citoyen, se déclinent en quatre thèmes : les données
publiques (encourager la collecte de données
en temps réel par les citoyens) ; l'infrastructure (allocation
dynamique des voies de circulation pendant
les heures de pointe, analyse des données de performance
en temps réel et statiques, rapprochement
entre transports publics, vélo et auto partagée, utilisation
des technologies intelligentes…) ; l'expérience
de la mobilité (communication bidirectionnelle avec
les citoyens grâce aux médias sociaux, billetterie et
paiement intégrés via les technologies mobiles, planificateur
de voyage multimodal et interactif en temps
réel, publication d’informations en temps réel à
travers les divers modes de transport…) ; l'exécution et la
gouvernance (une alliance du transport réunissant STIB,
De Lijn, TEC, SNCB, mais aussi la publication régulière
d’indicateurs de performance, et enfin une négociation
avec le gouvernement fédéral visant à modifier le traitement
de l'impôt sur le revenu et de la TVA pour les voitures
de société).
Le Smarter Cities Challenge est un programme compétitif
de subventions qui finance le déploiement des meilleurs
experts d’IBM auprès de municipalités et régions
à travers le monde, pour les aider à résoudre les problèmes
allant de l'emploi, la santé, les finances, la sécurité
publique, la nourriture et le transport, au logement,
les services sociaux, l'énergie, l'éducation et la durabilité.
chef
d’entreprise
Hissez plus haut
votre protection
personnelle!
Votre entreprise est bien assurée. Mais vous, en votre qualité personnelle
de dirigeant d’entreprise, êtes-vous bien protégé ?
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BECI - Bruxelles métropole - avril 2015
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VOORGELEGD AAN DE RAAD VAN BESTUUR
20ème
Siècle SPRL
Avenue Pierre et Marie Curie 30 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 4759101 - Le commerce de détail de
meubles 4759201 - Le commerce de détail d'appareils
d'éclairage 47791 - Commerce de détail d'antiquités
en magasin del. : Emmanuelle Einhorn
Arabel - Al Manar Radio Belgique SA
Rue de la Loi 28 - 1040 Bruxelles Code Nace :
59114 - Production de programmes pour la télévision
60100 - Diffusion de programmes radio del. :
Lassaad Ben Yaghlane
Banque Delen SA
Avenue de Tervueren 72 - 1040 Bruxelles Code
Nace : 64190 - Autres intermédiations monétaires
66199 - Autres activités auxiliaires de services financiers
n.c.a., hors assurance et caisses de retraite
del. : Jean-François Masset
Beautiful Bride
Chaussée de Huy 30 - 1300 Wavre del. : Kindja
Muongo
Le Tour du Monde
Cecoforma SA
Rue de la Loi 42 - 1040 Brussel Code Nace : 85592
- Formation professionnelle del. : Stéphane Hallet
Excellence SPRL
Clos Joseph Hanse 7 - 1170 Bruxelles Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils
de gestion 73200 - Études de marché et sondages
d'opinion 82300 - Organisation de salons professionnels
et de congrès del. : Georges Ziant
Fasano SPRL
Square Hoedemaekers 20 - 1140 Bruxelles Code
Nace : 46492 - Commerce de gros de fournitures
scolaires et de bureau 46696 - Commerce de gros
d'instruments de mesure, de contrôle et de navigation
del. : Nathalie Gilis
Gerkens Toma PPE
Allée du Cloître 43 - 1000 Bruxelles del. : Toma
Gerkens
GET - General Engineering & Technology NV
Antwerpsesteenweg 107 - 2390 Malle Code Nace :
18200 - Reproduction d'enregistrements 26200
- Fabrication d'ordinateurs et d'équipements périphériques
43211 - Travaux d'installation électrotechnique
de bâtiment del. : Yves Lahaut
Rue Jonniaux 11 - 1040 Bruxelles del. : Benoît Jordana
Mendi
(Volle Gas) SPRL
Rue Sans Souci 83 - 1050 Bruxelles Code Nace :
5610101 - Restauration de type traditionnel del. :
Lavdim Kelmendi
Mercuri Urval NV
Hippokrateslaan 16 - 1932 Sint-Stevens-Woluwe
Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion del. : Nathalie Mazy
Mont-de Piété - Berg van Barmhartigheid EUP
Rue Saint-Ghislain 21-23 - 1000
Bruxelles Code Nace : 84119 - Autre
administration publique générale
del. : Etienne Lambert
My Brico Desk - Baudouin Vaanoorbeeck SPRL
Avenue De Fré 219 - 1180 Bruxelles del. : Baudouin
Van Noorbeeck
Nerea Belgium SPRL
Boulevard du Souverain 191 - 1160 Bruxelles Code
Nace : 58290 - Édition d'autres logiciels 62020 -
Conseil informatique 63110 - Traitement de données,
hébergement et activités connexes del. :
Marina Coenraets
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BECI - Bruxelles métropole - mai 2015
Ufund SPRL
Avenue Louise 235 - 1050 Bruxelles Code Nace :
59111 - Production de films cinématographiques
59112 - Production de films pour la télévision
59113 - Production de films autres que cinématographiques
et pour la télévision del. : Yves Popieul
Westinser - West International Services SPRL
Chaussée d'Alsemberg 270 - 1190 Bruxelles Code
Nace : 7311001 - Conception et réalisation de campagnes
publicitaires pour des tiers, en utilisant
tous les médias del. : Brigitte Marquilly
UC belgium BVBA
Culliganlaan 1 - 1831 Diegem Code Nace : 9329901
- l'Exploitation d'écoles de danse et les activités
des professeurs de danse del. : Peter Veekmans
Ines Wouters - Legisquadra SPRL
Avenue Louise 50 - 1050 Bruxelles Code Nace :
69101 - Activités des avocats del. : Ines Wouters
Isolde transit international SARL
Boulevard de Marseille Lot 880 - Abidjan - Côte
d'Ivoir del. : Kouadio Kouame
Jean Piquemal Consultant PPE
Avenue Coghen 162 - 1180 Bruxelles Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils
de gestion 82990 - Autres activités de soutien aux
entreprises n.c.a. 85599 - Autres formes d'enseignement
del. : Jean Piquemal
Kube Real Services - KubeKonsult SPRL
Avenue du Centenaire 55 - 1400 Nivelles Code
Nace : 6622001 - Agents et courtiers d'assurances
6831101 - Agences immobilières et intermédiaires
en achat, vente et location de biens immobiliers
del. : Pierre Goffin
Tiberghien SCIV SPRL
Avenue du Port 86C - 1000 Bruxelles Code Nace :
69101 - Activités des avocats del. : Alain Van Geel
Traiteur Van Eeckhout-Vanedem SA
Drève Sainte-Anne 78 - 1020 Bruxelles Code
Nace : 56210 - Services des traiteurs del. : Guillaume
van Eeckhout
Twice Entertainment NV
Westlaan 159 - 8800 Roeselare Code Nace : 78100
- Activités des agences de placement de maind'œuvre
82300 - Organisation de salons professionnels
et de congrès 9004202 - Gestion et exploitation
de centres polyvalents, principalement
destinés à des activités dans le domaine de l'art
dramatique del. : Peter Huyghe
Nerinckx Véronique - Neirinckx Consult PPE
Avenue de l'Etoile Polaire 3 - 1410 Waterloo del. :
Véronique Nerinckx
Takeeateasy.be SA
Rue d'Alost 7 - 1000 Bruxelles Code Nace : 63990 -
Autres services d'information n.c.a. 79909 - Autres
services de réservation 82990 - Autres activités de
soutien aux entreprises n.c.a. del. : Adrien Roose
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Nouvelles formations 2015-2016
Centre de connaissances BECI
Cycle de formation :
Management environnemental
12 modules de formation brassant l’ensemble des aspects que toute entreprise se doit de maîtriser pour faire des contraintes
environnementales une multitude d’opportunités opérationnelles et commerciales. Comment gagner en s’adaptant au changement ?
Atouts
◗ Formation exclusive misant sur l’interactivité, la mise
en pratique et le dynamisme
◗ 12 modules de formation et 6 wébinaires répartis sur
1 an
◗ Interventions d’entreprises externes exemplaires et visites
d’entreprises
◗ Flexibilité : modules à la carte ou programme complet
◗ Inscription non nominative au sein de l’entreprise
◗ Invitation exclusive au salon de clôture des Bureaux
Eco-Responsables
◗ Mise à disposition d’outils pratiques de qualité
Pour qui ?
◗ Responsables environnementaux et RSE
◗ Facility managers et responsables de l’économat
◗ Conseillers en prévention et sécurité
◗ Les organismes (entreprises ou autorités publiques)
intéressés de mettre en place un système de management
environnemental (SME), ou un agenda 21 local
◗ Organismes (entreprises ou autorités publiques) possédant
déjà une démarche environnementale en interne
à redynamiser
◗ Entreprises labellisées ou candidates au Label Entreprise
Ecodynamique
Les premiers modules
Module 1 + 2 Module de base du management environnemental : 2 jours pour comprendre les enjeux et le
passage à l'action vers une entreprise plus responsable. Module obligatoire pour la suite de la
formation.
Module 3
Module 4
Module 5
Module 6
Module 7
La mobilité en entreprise : B.A. BA de la gestion et de l'action.
Mon entreprise est pleine d'énergie – faire des économies, actions innovantes, mettre en place un
système de gestion efficace (y compris l’ISO50001), plan d’urgence.
Des euros dans mes poubelles : la gestion et prévention des déchets en entreprise, y compris
l’éco-design ; économie circulaire – est-ce pour moi ? …
La dématérialisation et la réduction de la consommation de papier : comment, avec quelles limites
et quels avantages pour mon entreprise ?
Les obligations légales en matière d'environnement (permis d’environnement/mixte, ordonnance
sols, audit énergétique, PDE,…)
La formation est dispensée en français
Le nombre de participants sera limité à 20 par séance pour garantir l’interactivité et les échanges.
Quand ? Jusqu'en juin 2016, 12 modules de formation (demi-journée à une journée)
+ 5 wébinaires
Intéressé ? Contactez Laura Rebreanu – Coordinateur Développement Durable – lr@beci.be
Juin (à confirmer)
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
4 – 5 juin
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possède en Belgique un numéro d’entreprise ou au Grand-Duché de Luxembourg un numéro de T.V.A. et dont le véhicule (jusqu’à 3,5 T de PMA) est utilisé par la société et immatriculé à son nom.
3,1 - 5,8 L /100 KM 82 - 134 G /KM
Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.peugeot.be
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