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& Union des Entreprises
de Bruxelles
LE MAGAZINE DES ENTREPR I SES BRUXELLOI SES
RISQUE
CLIMATIQUE,
enjeu économique
DES PRIMES
pour
l’économie circulaire
N°46 / JUIN 2019
UN GREEN DEAL
pour
la logistique urbaine
GÉNÉRATION(S)
CLIMAT
CONSTRUCTION
CIRCULAIRE,
source d’emploi
Rédacteur
en chef invité :
DAVID
LEYSSENS
ISSN 2406-3738
Green
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Les technologies sont
la solution, pas le problème
N’y allons pas par quatre chemins : dans un contexte budgétaire xigeant
une croissance économique faible, avec la perspective de guerres
avec le financement des soins de santé et du vieillissement de la population,
les frais d’infrastructures induits par la croissance démographique
avec une facture énergétique qui doit rester sous contrôle… les dé
les nouveaux exécutifs issus des élections sont nombreux.
À Bruxelles, les marges pour financer de nouvelles politiques
énormes. Toutefois, des gains importants peuvent être réalisés
déploiement d’outils technologiques de nature à améliorer la qualité
et leur performance. Par exemple, l’optimisation des processus, également
les services au public et aux entreprises, permet de faire plus avec moins – e
dégager des ressources pour d’autres missions. Mais ce n’est qu’un
question technologique.
Bruxelles peut créer un écosystème propice au développement
City digne de ce nom. Et pour ce faire, le déploiement de la 5G
sable. Bruxelles, capitale de l’Europe, doit être une ville pilote en
Mais, campagne oblige, face à certaines peurs irrationnelles, le
ment bruxellois sortant a botté ce dossier en touche. Il est à présent
d’adopter des normes d’émissions raisonnables, alignées sur
l’OMS.
Sans l’aide de la technologie, la ville durable est un leurre. C’est la
nologie qui va permettre à Bruxelles de faire mieux, notamment
le plan écologique. Mieux en termes de gestion des flux de tra
fic, grâce à une politique d’open data ; en termes d’optimisation
énergétique, avec des compteurs et des bâtiments intelligents ;
en termes de propreté, avec des poubelles intelligentes. Mieux
en termes de parking, avec l’intégration en direct des données
des opérateurs et grâce au téléjalonnement. Mieux en
termes de sécurité routière, avec un meilleur contrôle. Et que
dire de l’introduction d’une taxe kilométrique intelligente pour
mieux gérer la mobilité à Bruxelles ? Les applications sont innombrables…
Pour
obtenir une prime à la rénovation, pour améliorer la performance
énergétique des bâtiments (PEB), les démarches restent trop
aussi, la digitalisation, la mise en ligne, le recours à la blockchain
générer des gains considérables.
Le temps est venu de miser sur la technologie à Brux
D’autant plus qu’elle est l’alliée de l’environnement
Marc Decorte, Président de Beci
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 1
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{Sommaire
Bruxelles métropole
N° 46 – Juin 2019
Au mois de
septembre :
Mobilité
Editeur responsable
Olivier Willocx – ow@beci.be -
T +32 2 648 50 02
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
T +32 2 643 78 44
Ont collaboré à ce numéro :
Elisa Brevet, Géry Brusselmans, Giles Daoust,
Johan Debière, Marc Decorte, Didier Dekeyser,
Vincent Delannoy, Mehdi Ferron, Gaëlle Hoogsteyn,
Ophélie Legast, David Leyssens, Cédric Lobelle,
Laura Rebreanu, Guy Van den Noortgate, Matthias
Vanheerentals et Peter Van Dyck.
Production
Layout db Studio.be
Design couverture Denis Séguy
Impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
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Bruxelles Métropole/Brussel Metropool est lu
chaque mois par plus de 21.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.000 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
asc@beci.be
Membership
Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72
ctr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
News
4
6
8
Idées
12
13
17
Beci online
Podcast : Haile Abebe
Digest
David Leyssens
Rédacteurs
en chef invités :
Pour ou contre la rémunération obligatoire des stagiaires ?
Smart Mobility à Tour & Taxis : l'intelligence collective en marche
Open Source
International
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Green
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43
10 conseils pour gagner des marchés publics européens
David Leyssens : « Sign for my future ? Une belle opportunité ! »
Question climatique : une affaire de famille
Thomas et Alexia Leysen : s’inspirer mutuellement
Koen et Cecile Verwee : « Tout le monde doit se mouiller »
Olivia et Steven Beckers : « On peut faire plus pour le climat »
Robert et Alice Fontaine : « Se donner jusqu'à 2030,
c’est trop tard »
Isabelle et Elodie Chaput : « Où sont les spécialistes ? »
Egbert et Mathilde Buursink : « Les mots ne suffisent pas »
Gérer le risque climatique : un enjeu économique pour les villes
Un Green Deal pour la logistique urbaine
Brussels Airport : champion économique, champion écologique
Construction circulaire : des ressources et des emplois en plus
Bruxelles soutient votre projet en économie circulaire
Entreprendre
44
46
47
Community
48
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
49
50
51
52
55
56
Répondre aux marchés publics : quelques recommandations
Starter : Beef Take
La SPRL est morte, vive la SRL !
Petites histoires de grands entrepreneurs
Une promenade verte avec Augustin Nourissier
L’actualité Beci en photo
Le Palais de Justice de Bruxelles, trésor négligé
Demandes d'admission
Agenda
Index
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Dans ce numéro, lisez l’interview podcast de Haile Abebe, en
p. 6. Et pour écouter tous nos podcasts, dont cet entretien
avec Nicolas Van Rymenant (Menu Next Door, The Family),
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4 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
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de mai
Globalisation, flexibilité, numérisation… : le monde
du travail change. Pour vous aider à saisir les
New Ways Of Woking, lisez notre dossier, réalisé
en collaboration avec Gymlib. À télécharger
gratuitement sur go.beci.be/new-ways-of-working.
Si l’info vous avait échappé, le Tour de France partira
de Bruxelles le samedi 6 juillet – mais il impactera la
mobilité bruxelloise dès le mercredi 3. Article à lire
sur notre site web.
À lire sur
notre site web
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Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 5
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Haile Abebe :
d’ingénieur à serial
entrepreneur ‘food’
Haile Abebe est le fondateur du restaurant Toukoul et de
trois autres établissements mêlant culture et nourriture : le
Cercle des Voyageurs, le Café Begin et le Loft 58, la cafétéria
de l’Ihecs. Ingénieur de formation, il s’est reconverti pour
accomplir un vieux rêve : apporter à Bruxelles l’exotisme de
la cuisine de son pays d’origine, l’Éthiopie.
De gauche à droite : Tarik Hennen, Elisa Brevet
et Haile Abebe lors de l’enregistrement du podcast.
À quel moment de sa carrière un ingénieur décide-t-il
de tout lâcher pour ouvrir son premier restaurant ?
Ça se passe au moment où on se rend compte qu’en tant
qu’ingénieur, on ne fait plus que de la gestion de projet.
En ce qui me concerne, je n’étais plus du tout dans la
technique. J’avais toujours ce rêve de me mettre à mon
compte. C’est important de comprendre que, quand
on a longtemps travaillé pour quelqu’un, on se dit :
« Bah tiens, tant qu’à faire ce que je fais, autant le faire pour
moi-même ».
Tu es Éthiopien d’origine. C’était une volonté de faire
connaître l’histoire et la culture de ton pays ?
J’ai vécu assez longtemps à Bruxelles pour comprendre
que les gens ne connaissaient pas bien l’Éthiopie. J’ai
souffert un peu de cela parce qu’évidemment, je viens
d’un pays avec une longue histoire. Je pense à la famine
et à tout ce qui s’est passé dans les années 80. J’ai eu ce
besoin de faire connaître ce pays.
Tu t’es lancé en sachant qu’il y aurait cet engouement
pour la cuisine éthiopienne ?
On ne fait jamais rien sans savoir. À l’époque, avec ma
famille et des amis éthiopiens, on a créé la Belgo Ethiopian
Association, une ASBL qui existe encore aujourd’hui. La
structure nous a permis d’organiser des événements où
on testait le concept. Cela marchait très bien. Tous ceux
qui connaissaient la cuisine rêvaient d’avoir un restaurant
éthiopien en ville.
Après ton premier restaurant, le Kokob, tu as créé un
deuxième concept : le Cercle des Voyageurs.
Tout à fait ! C’était un projet encore différent : ce
qui m’intéressait énormément, c’était la possibilité
d’amener de la culture. Il est évident que je ne pouvais
pas simplement faire de la restauration et du business.
Si je voulais aussi faire passer un message, il fallait
créer quelque chose d’autre. Je pense que, pour que les
gens s’ouvrent à différentes cultures, il faut présenter
ces cultures à travers différents médias. Que ce soit
par la présentation de livres, la projection de films, des
expositions, des concerts, etc. C’était un beau challenge
à relever...
Tous ces projets, tu les as entrepris seul ?
Tout cela se décide en fonction de la taille et de l’envergure
des projets. Entreprendre seul, c’est un idéal qui est
difficilement atteignable. C’est un secteur difficile…
●
Elisa Brevet
Une rencontre à écouter en
intégralité dans le podcast Next Step :
https://www.beci.be/podcast.
Les podcasts à écouter…
Serial : si vous voulez jouer les enquêteurs
en herbe, ce podcast américain est pour
vous ! Produit par Sarah Koenig, l’enquête
sur le meurtre de Hae Min Le en 1999 se
déroule au fil des épisodes. Un podcast
passionnant et haletant.
6 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
D.R.
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Beci-UWE-Voka rencontrent Charles Michel
et les ministres-présidents
Le 7 mai dernier, les représentants patronaux régionaux Olivier
Willocx (Beci), Olivier de Wasseige (UWE) et Hans Maertens
(Voka) ont rencontré le premier ministre Charles Michel ainsi
que les ministres-présidents flamand, bruxellois et wallon. BeciUWE-Voka
ont porté un message commun pour les nouvelles
coalitions régionales et fédérale, à travers un document intitulé
12 priorités pour les prochaines coalitions régionales et fédérale.
Dans une Belgique aux compétences économiques largement
régionalisées, les trois représentants patronaux régionaux
partagent cette vision commune : il existe 6 domaines socioéconomiques
importants dans lesquels des interventions
fondamentales sont nécessaires de toute urgence pour élever
le niveau de l’économie et de la société dans chaque région,
à savoir la mobilité, l’enseignement, le marché du travail, les
pouvoirs publics, l’énergie, l’innovation.
Beci-UWE-Voka partagent ce constat : nous ne devons pas nous
satisfaire de la bonne situation économique de ces dernières
années. Le climat conjoncturel s’inverse progressivement et les
défis structurels sont plus importants que jamais. « Au cours
de la prochaine législature, plusieurs grands changements
économiques et sociaux, amorcés depuis longtemps déjà, se
concrétiseront pleinement. Dans ce contexte, les pouvoirs
publics peuvent compter sur les entrepreneurs qui continueront
à œuvrer en faveur de l’innovation, de l’excellence, du bien-être
et de l’emploi », analyse Hans Maertens (Voka).
devons aussi donner l’exemple. Début avril, on s’exprimait
ensemble sur Bruxelles, maintenant, nous partageons notre
vision commune pour l’ensemble du pays », conclut Olivier
Willocx (Beci).
Info :
www.beci.be/white-papers
Angélique Karekezi,
ambassadrice du café
équitable
À l’occasion de la journée
mondiale du commerce équitable,
le 9 mai dernier, Fairtrade Belgium
avait invité Angélique Karekezi,
directrice de Rwashoscco,
une organisation rwandaise
représentant 6 coopératives
productrices de café, dont
5 certifiées Fairtrade.
« L’agenda des entreprises est clair, il permettra d’élever le
niveau de chaque région. Nous souhaitons que les prochaines
coalitions le concrétisent. Pour ce faire, elles peuvent d’ores et
déjà compter sur notre collaboration », martèle pour sa part
Olivier de Wasseige (UWE).
Avec cette action commune, les employeurs des trois régions
veulent envoyer un signal fort : « Les grands défis tels que la
mobilité, un meilleur taux d’activité ou l’application effective d’un
pacte énergétique ne s’arrêtent pas aux frontières régionales.
Nous demandons aux mandataires de mener des politiques
qui soient bonnes pour nos entreprises, toutes régions et
compétences ministérielles confondues. En ce sens, nous
8 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
Il y a quelques années Rwashoscco a fait le choix de lancer
un vaste projet visant à renforcer l’autonomisation des
femmes productrices de café. Au départ de l’engagement
d’Angélique, sa propre expérience : « J’ai grandi dans une
société qui n’offrait pas les mêmes chances aux hommes qu’aux
femmes », raconte-t-elle.
« Angelique’s finest », a été lancé pour donner un coup
d’accélérateur à ce projet. Cette marque, qui n’est pas encore
commercialisée en Belgique, est le fruit de son engagement
et de son imagination. Pour ce café 100 % féminin de haute
qualité, près de 200 femmes sont engagées, de la culture
des baies au packaging, jusqu’à la mise en vente. Elles sont
présentes dans toutes les étapes de la chaîne de production.
Avant tout, ce produit est la manifestation concrète de la
réalisation du rêve d’Angélique de voir des femmes rwandaises
prendre le pouvoir dans le business du café !
Aujourd’hui, cependant, avec des prix de marché historiquement
bas, la marge du cultivateur de café est quasiment nulle. Fairtrade
Belgium appelle les entreprises à prendre leurs responsabilités
et à payer un prix supérieur, et les consommateurs à choisir un
café qui couvre au moins les coûts de la production durable.
Au-delà de cette démarche, le programme Fairtrade@work
permet de s’engager officiellement et à plusieurs niveaux
pour une société plus durable, plus responsable et
respectueuse de l’humanité et de l’environnement. Les
organisations les plus engagées reçoivent en récompense
un « Fairtrade Award » certifiant leur engagement.
Info :
www.fairtradebelgium.be
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Ahooga donne une seconde vie
aux batteries de ses vélos électriques hybrides
Ahooga Bike, start-up bruxelloise reconnue pour ses vélos
électriques, propose désormais un service de reconditionnement
des batteries li-ion de ses vélos. Convaincue que le vélo électrique
peut jouer un rôle d’accélérateur dans la transformation des
villes, Ahooga est cependant consciente que les batteries
lithium-ion ont un impact certain sur l’environnement : le
processus d’extraction du métal consomme énormément d’eau
et des fuites toxiques se sont répétées depuis le début du
21e
siècle ; à quoi s’ajoute la pollution des sols et cours d’eau
liée au mauvais traitement des batteries usagées.
En proposant un service de reconditionnement de batteries,
Ahooga souhaite conscientiser son public et fait un pas de
plus vers des produits et services aussi durables que possible.
Ce service propose de récupérer tous les composants
d’une batterie usagée, en extraire les cellules arrivées en
fin de vie et les remplacer par de nouvelles. Le tout pour un
prix jusqu’à 50 % moins cher qu’une batterie neuve.
Par ailleurs, après une campagne de lancement concluante
pour son nouveau modèle, le Modular Bike, Ahooga s’apprête
à livrer les premiers clients. Il s’agit d’un vélo électrique léger,
adaptatif, cargo compact. À seulement 16 kg, il offre une
surprenante capacité de charge (155 kg), incluant la possibilité
de transporter des enfants. Son poids plume et sa fonction
« gain de place » le rendent compatible avec des espaces
de rangement étriqués comme un couloir, studio ou garage.
Son nom lui vient également des nombreuses options de
configuration : courroie, boîtier de vitesse automatique, autorecharge,
guidon sport ou confort...
À l’heure actuelle, Ahooga conçoit ses propres cadres à
Bruxelles, achète l’aluminium à une société belge et soude et
assemble ses vélos en Europe de l’est. Pour les 250 premiers
exemplaires de ce nouveau modèle, la société bruxelloise
transforme ses locaux en ‘micro factory’ urbaine. L’idée est
d’expérimenter, business case à l’appui, un assemblage
100 % bruxellois.
Info :
https://ahooga.bike
Febiac, Renta et le GDA s’allient et rappellent
le rôle du secteur automobile en Belgique
La Fédération de l’automobile et du cycle (Febiac), la
Fédération belge des loueurs de véhicules (Renta) et le
Groupement des distributeurs de marques automobiles
(GDA-Traxio) s’associent pour œuvrer de concert afin
de renforcer la cohésion et l’impact de leurs actions en
faveur du secteur automobile, de ses travailleurs, mais
surtout des utilisateurs de leurs produits et services : les
citoyens et les entreprises.
Affaires légales, communication transversale, data, fiscalité,
formation et mobilité sont autant de piliers autour
desquels s’articule la synergie entérinée par la signature
de cette coupole de coopération.
« L’importance grandissante de la mobilité pour la prospérité
sociétale et le bien-être individuel, le développement
croissant du transport de biens et de marchandises
par la route mais aussi la nécessité grandissante de la
multimodalité associée à l’émergence d’engins de déplacement
dits ‘du dernier kilomètre’ sont autant d’éléments
qui ont forgé l’accord de collaboration » explique Denis
Gorteman, Vice-Président de Febiac.
« L’action de la coupole créée par l’association de nos
compétences portera sur la promotion de la prospérité et
le bien-être par le biais des solutions développées et apportées
par le secteur automobile et par ses professions,
produits et services », poursuit Peter Daeninck, vice-président
de Traxio et président du GDA.
Parallèlement à la signature de cet accord, les trois acteurs
souhaitent rappeler le rôle du secteur automobile
dans notre pays. Les trois niveaux d’activités représentés
par Febiac, Renta et GDA-Traxio totalisent 120.000
emplois sur le sol belge et contribuent à concurrence de
20 milliards d’euros par an au budget de l’état en matière
de productivité fiscale.
De gauche à droite : Miel Horsten, Denis Gorteman
et Peter Daeninck.
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 9
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Sensibles aux questions relatives à la mobilité et au verdissement
du parc roulant, les trois associations souhaitent
insister sur les efforts déployés par le secteur
pour introduire sur le marché des véhicules et des services
toujours plus respectueux de l’environnement et
rappellent qu’elles accueilleraient positivement toute mesure
fiscale incitative visant un verdissement du parc roulant
et la promotion des nouveaux services de mobilité.
« Febiac, Renta et GDA-Traxio souhaitent que revienne
la sérénité dans le débat qui entoure l’automobile en
général et la voiture de société en particulier. Nos trois
associations plaident pour l’adoption d’une vision à long
terme assortie d’une fiscalité incitative positive », conclut
Miel Horsten, Président de Renta.
Info :
www.febiac.be ; www.renta.be ; www.traxio.be
La nouvelle association
de commerce de Bruxelles s’appelle Shopera
La nouvelle association commerçante Shopera entend redynamiser
la zone entre la Bourse et la place Rogier pour qu’elle
devienne le principal centre de commerce de Bruxelles et de
la Belgique. Lancée le 3 mai dernier, Shopera est une initiative
des fédérations du commerce Comeos, Beci et UCM.
Quentin Huet, le manager de Shopera, énumère les trois objectifs
de la nouvelle association de commerçants : « Nous
allons en premier lieu veiller à ce que la zone soit propre et
Assemblée générale
BECI - Chambre de
Commerce de Bruxelles asbl
Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée
Générale de BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles
qui se tiendra au 500 Avenue Louise à 1050 Bruxelles
(salles de réunion) le mercredi 2 octobre 2019 à 16h.
Ordre du jour
• Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale
ordinaire du 3 octobre 2018
• Rapport du Conseil d'Administration
• Rapport du Commissaire-réviseur
• Approbation des comptes pour l'exercice 2018-2019
• Approbation du projet de budget et fixation du montant
de la cotisation pour l'exercice 2019-2020
• Décharge aux Administrateurs et Commissaire-réviseur
• Conseil d’Administration : nominations et démissions
• Allocution du Président
• Attribution de la Médaille de BECI – Chambre de
Commerce de Bruxelles
Marc Decorte, Président
10 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
ensuite à ce que les clients s’y sentent en sécurité à chaque
instant de la journée, et enfin, nous allons organiser toute une
série d’activités pour redynamiser la zone. Pour réaliser ces
objectifs, nous allons travailler en étroite collaboration avec la
ville de Bruxelles. »
Le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close se montre très
satisfait : « La Ville de Bruxelles soutient cette initiative qui
nous permettra d’échanger davantage avec les commerçants
de la ’Zone Shopera’ sur les problématiques existantes.
L’association a pour mission de dynamiser la zone entre la
Bourse et Rogier, dont font partie : la Rue Neuve, la Place de
la Monnaie, le Boulevard Anspach… et nous avons à cœur
de soutenir les projets qui ont pour but d’offrir une meilleure
expérience aux bruxellois et aux visiteurs du centre-ville. »
Shopera va également proposer des services aux commerçants
comme des formations gratuites et une app leur permettant
de communiquer directement avec leurs collègues.
Info :
www.beci.be
Assemblée générale
BECI – Union des
Entreprises de Bruxelles asbl
Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale
de BECI – Union des Entreprises de Bruxelles qui se
tiendra dans les salles de réunion du 500, Avenue Louise à
1050 Bruxelles le mercredi 2 octobre 2019 à 16h30.
Ordre du jour
• Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale
ordinaire du 3 octobre 2018
• Rapport du Conseil d'Administration
• Rapport du Commissaire-réviseur
• Approbation des comptes pour l'exercice 2018-2019
• Approbation du projet de budget et fixation du montant
de la cotisation pour l'exercice 2019-2020
• Décharge aux Administrateurs et Commissaire réviseur
• Conseil d’Administration : nominations et démissions
• Allocution du Président
Marc Decorte, Président
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Pour ou contre
la rémunération
obligatoire
des stagiaires ?
En mars dernier, au Québec, plus de 40000 étudiants
sont descendus dans les rues pour demander
la rémunération de tous les stages.
Le débat trouve également sa place en Belgique.
Angela Sciacchitano,
Secrétaire Générale
des Jeunes FGTB
La rémunération des stagiaires relève pour nous de l’évidence.
Du moment où le stagiaire s’inscrit dans la production de
richesse au sein de l’entreprise, il devrait être payé. C’est
pourquoi nous insistons pour obtenir la généralisation de
la convention d’immersion professionnelle lors des stages.
Cette convention permet de rétribuer le stagiaire à hauteur
de 796 € par mois et contraint l’employeur à l’assurer en
cas d’accident de travail. C’est là une juste rémunération qui
s’adapte à la réalité des stages, qui se composent en partie
d’un apprentissage, lié aux études, mais également d’une
réelle contribution professionnelle.
Le fait est, par ailleurs, que l’on constate une surqualification
des stagiaires. On le voit notamment à Bruxelles, où les lobbys
européens recrutent souvent des stagiaires au niveau
académique et professionnel impressionnant. Auréolés de
leur ancrage dans le quartier européen, ces organisations
abusent en réalité de jeunes très bien formés, et utilisés
pour réaliser un travail purement productif. Les écoles sont
parfois même complices, en incitant, voire en obligeant leurs
étudiants à réaliser aveuglément des stages dans l’optique
de valider leurs années. On se retrouve alors avec des étudiants
dont le CV démontre de compétences réelles, et qui
enchaînent les stages non-rémunérés pour parfaire aux injonctions
universitaires.
Rappelons seulement aux entreprises que réaliser un stage,
cela représente un coût réel pour l’étudiant (logement, transports,
tenue professionnelle…). On remarque également que les
étudiants, qui comptent bien souvent sur un job étudiant pour
satisfaire à leurs besoins élémentaires, n’ont plus ni le temps
ni l’énergie d’assumer à la fois un stage et un petit boulot.
Joris Vandersteene,
Senior Manager HR
Projects, FEB
La décision d’accorder ou non une rémunération au stagiaire doit
relever du choix de l’employeur, et en aucun cas être imposée.
Les stages revêtent une grande diversité, du stage d’observation
jusqu’au stage de fin d’études. Un stage a deux composantes :
l’apprentissage au sein de l’organisme d’accueil, et l’intégration
du stagiaire dans la chaîne de création de valeur de l’entreprise.
Mais force est de constater que, selon la durée du stage ou
encore le niveau de formation du stagiaire, la balance penchera
plutôt d’un côté ou de l’autre.
Plus encore, les stages s’inscrivent en grande majorité dans
le parcours académique des étudiants. L’accueil d’un ou de
plusieurs stagiaires par une entreprise est un complément nécessaire
à l’enseignement pur, qui ne peut à lui seul suffire pour
intégrer au mieux les jeunes dans le paysage professionnel
bruxellois. Le stagiaire doit ainsi trouver en l’expérience qu’il
acquiert en entreprise une forme de rémunération, dans la
consolidation de son bagage de connaissances théoriques et
techniques. Contraindre les entreprises à accorder en toutes
circonstances une rémunération aux stagiaires, c’est à la fois
limiter la capacité des entreprises d’accueillir et de former des
étudiants, et réduire le champ des possibilités de ces derniers
pour avoir une première ou seconde expérience professionnelle.
Enfin, cette obligation de rémunération toucherait indéniablement
les PME ou les start-ups. Or, c’est au sein de celles-ci que
l’esprit d’entrepreneuriat est le plus prégnant. L’occasion y est
donnée aux jeunes d’être pleinement intégrés dans la dimension
stratégique qui constitue le corps de ces entreprises. Nous avons
besoin de cultiver l’esprit d’entrepreneuriat à Bruxelles, et cela
se fera par l’émulation et l’inspiration, et non pas en imposant
toujours plus de contraintes aux entreprises. ●
Mehdi Ferron (st.)
12 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
© Getty
׉	 7cassandra://SahYzGSEmfpWMhCmynI2KhnIwq1_LFawcFWl32pocBY*` \`䰸^0׉ENMobilité
Smart Mobility à Tour & Taxis :
l'intelligence collective en marche
Comment résoudre les problèmes de
mobilité, et notamment de mobilité
douce ? C'est l'objet d'une série
d'ateliers organisés dans le cadre
du « Smart Mobility Hub », fruit
d'une collaboration entre Extensa,
propriétaire de Tour & Taxis, et Beci.
F
in avril se déroulait le troisième
workshop organisé par le Smart
Mobility Hub autour des problèmes
de mobilité rencontrés sur le
site de Tour & Taxis et alentour, dans le
cadre de son développement futur – un
projet pilote dont on espère tirer des leçons
qui seront aussi pertinentes ailleurs
à Bruxelles.
Les grandes problématiques ayant été
cernées lors des deux premiers ateliers
(lire nos magazines de décembre et
d'avril), l'heure était venue d'attaquer
cette thématique sous un jour plus
concret, mais toujours collectif et
participatif.
Tour & Taxis accueille une centaine
d'entreprises, mais aussi les administrations
de Bruxelles Environnement et
de la Communauté Flamande. À terme,
quand la rénovation et le développement
envisagés par Extensa seront réalisés
(avec des immeubles de logements), on
comptera au bas mot 6.000 travailleurs
et 3.000 résidents, sans oublier tous les
visiteurs pour les événements, les fournisseurs,
les promeneurs, etc.
Intelligence collective
« Les deux premiers workshops ont
servi à analyser la situation et à interroger
les usagers sur leurs habitudes,
leurs sentiments sur la mobilité
dans et autour du site », résume Ischa
Lambrechts, Conseiller Mobilité de
Beci. « Le troisième doit servir à dessiner
quelques priorités concrètes issues
de la création de profils spécifiques
d'utilisateurs, imaginées par les entrepreneurs
participants à cet atelier. »
Cécile Huylebroeck, Conseillère Emploi
chez Beci, aux commandes de
ce workshop : « C'est le fameux ‘last
mile’ qui pose principalement problème.
Tour & Taxis est difficile d’accès,
tout spécialement par le biais de
la mobilité douce (vélo, trottinette,
scooter, etc.). Nous privilégions l'intelligence
collective pour trouver des
solutions au-delà de la seule voiture
(ndlr : le site comporte déjà 3.500
places de parking, et devrait bénéficier
de 900 places supplémentaires,
en souterrain, liées aux logements).
C'est l'aspect multimodal que nous
voulons mettre en avant. De plus, tel
un laboratoire, on pourra s'inspirer des
idées issues de ce Smart Mobility Hub
pour les appliquer plus généralement
à Bruxelles, afin d'éviter de la voir se
vider de ses entreprises. »
Les points qui fâchent
La première partie de l'atelier du jour
a permis de prendre connaissance des
principales problématiques observées
lors des réunions précédentes et d'une
enquête réalisée auprès de 88 usagers
de Tour & Taxis :
• La signalétique, absente et/ou imprécise.
Il manque un plan d'accès
et une signalétique précise pour les
parkings deux-roues et voitures, mais
aussi d'indications pour trouver telle
entreprise ou tel bâtiment. La présence
de stewards est par contre très
appréciée.
• La connectivité et le ‘last mile’ : Si
les trams, trains et métros (stations
Yser/Ribaucourt) permettent d'arriver
aux alentours du site, les deux
derniers kilomètres sont problématiques,
même à pied, vélo, trottinette,
etc. À l'inverse, la navette reliant
la gare du Nord à Tour & Taxis
est un vrai bonus.
• L'insécurité, si elle n'est pas problématique
en journée, se ressent
davantage le soir. Le sentiment
d'insécurité est présent autour de
la gare, du métro ou dans le parc.
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 13
© Reporters
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• Olivier, aveugle, se rend en train à
un workshop à T&T, accompagné
de son chien. Mais ce dernier l'a emmené
dans une mauvaise direction
et les pavés ajoutent aux difficultés.
Vu le manque d’infrastructures et
de signalétique spécifiques pour
les porteurs de handicap, comment
parvenir à destination en toute autonomie,
sécurité et confiance ?
Le parcours de Julio, le visiteur anversois.
• La sécurité routière et le confort :
Il n'y a pas grand-chose de prévu
pour faciliter l'usage de moyens
de déplacement spécifiques.
Vélos, trottinettes et voitures se
retrouvent sur les mêmes voiries.
Le traçage est insuffisant, les PMR
sont en difficulté, les pavés posent
problème, les parkings deux-roues
manquent.
Quatre problèmes, quatre solutions
À partir de là, la trentaine de participants,
principalement des responsables
de sociétés présentes à Tour
& Taxis, ont été invités à se regrouper
autour de quatre tables, en usant
de la méthode ‘Diamond Design
Thinking’ – une méthode collaborative
en plusieurs étapes : découverte
d'une situation, définition d'un
problème, développement d'une
solution, et livraison de cette dernière,
en élargissant puis en ciblant
chaque fois le champ de réflexions.
« L'idée est d'abord de bien cibler les
problèmes, pas d'aller trop vite aux
solutions », précise Isabelle Casteleyn,
consultante.
Cette dernière a invité les quatre tablées
à construire trois « personas »,
des profils fictifs représentant autant
de groupes-cibles, devant se rendre
sur le site de Tour & Taxis, dresser
leurs traits de personnalité, leurs
usages en termes de mobilité. Puis
d'en sélectionner un pour le présenter
à l'assemblée. Quatre profils ont
ainsi émergé.
14 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
Étape suivante : chaque groupe a
approfondi les besoins de son « persona
» pour arriver à destination, en
imaginant les problèmes rencontrés
sur le trajet final (le ‘last mile’), mais
aussi ses (inter)actions et ses décisions,
et en les associant à une humeur.
« L'objectif est de confronter
chaque persona aux zones d'opportunité
: imaginer ce qui pourrait améliorer
son parcours et donc son état
d'esprit, mais aussi les barrières qu'il
rencontre », reprend Isabelle Casteleyn.
« À partir de là, chaque groupe
choisit un problème en particulier qui
entrave son persona dans son cheminement.
» Nous pouvons ainsi vous
présenter :
• Eva, automobiliste de Wavre. Elle
est victime des embouteillages,
notamment sur l'Avenue du Port
et à l'entrée 86C de T&T, où elle
travaille. Elle doit également trouver
une place de parking. Elle commence
donc sa journée assez stressée.
Comment l'aider à parvenir à
destination en toute tranquillité et
à se sentir plus apaisée au travail ?
• Thierry est livreur à vélo pour
financer ses études. Il perd du
temps à T&T pour trouver son
client, vu la signalétique défaillante,
ce qui retarde la livraison
suivante. Comment l'aider à s'y retrouver
dans ce quartier où les entreprises
fourmillent, au contraire
des panneaux indicateurs, pour
une livraison rapide qui améliorera
son ‘rating’ ?
• Julio, Anversois, veut visiter une
expo à T&T. Près de la gare du Nord,
il trouve un scooter partagé. Mais une
fois sur le site, il ne sait pas trop où
aller, ni où garer son véhicule. Faute
de signalétique claire et d’emplacement
spécifique pour les deux-roues
partagés, comment lui permettre se
garer à proximité de ses activités ?
Avec les partenaires « mobilité »
de T&T
À la fin de l'atelier, Cécile Huylebroeck
se montrait plutôt satisfaite : « Nous
sommes arrivés au résultat voulu :
que chaque groupe isole un problème
spécifique sur lequel il se penchera
lors des deux derniers workshops,
afin de proposer, enfin, des solutions
collectives. Elles deviendront ensuite
des projets concrets qui devront être
testés sur le terrain. » Avec, néanmoins
des contraintes réelles : Extensa,
propriétaire de Tour & Taxis, doit s'y
retrouver en termes de solutions, afin
de les intégrer dans ses projets de
développement et de rénovation. « De
plus, les fournisseurs de services parmi
les participants, ainsi que les acteurs
de la mobilité qui travaillent déjà avec
Tour & Taxis, doivent pouvoir présenter
leurs services et se positionner comme
fournisseurs de solutions possibles.
Des solutions collectives, avec une
cohérence entre les différents projets,
au sein de ce Smart Mobility Hub. »
Rendez-vous donc les 17 mai et 14 juin
pour les deux derniers ateliers. ●
Cédric Lobelle
© C. Lobelle
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Commerce and Industry
04.07.2019
Best Of
Belgium
events@beci.be
https://www.beci.be/events/garden-party-best-of-belgium
Garden
Party
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׉	 7cassandra://mk5GP5LmTdsEuHBjP9jTZeDBzU4htze1v_vKq6Aa5dE` \`䰸^4׉EO« La génération qui court »
Open Source
L
a Génération Y est pleine de contradictions.
Hyper
à
cheval
sur
l’équilibre vie privée/
vie professionnelle, elle sait aussi être hyper
ambitieuse, parfois à l’excès. Une contradiction qui
entraîne parfois son lot de difficultés...
Partons d’un cliché bien connu, celui du recruteur qui
interviewe un jeune candidat pour son premier job,
et lui demande où il se voit dans deux ans. Réponse :
« J’aimerais devenir manager de mon équipe ». On le
sait, l’ambition de la Génération Y n’est plus de mener
une longue carrière dans la même entreprise ou le
même département, en gravissant les échelons un à un.
La « Gen Y » veut des avancées de carrière plus rapides,
plus marquées, plus… spectaculaires. C’est peut-être
aussi le reflet d’une époque façonnée par Facebook
et les successeurs de la Star Academy : si tu n’as pas
quelque chose d’intéressant à poster tous les jours, et si
tu n’as pas « réussi » à 30 ans, tu es un raté.
Le problème, c’est la contradiction majeure qu’il y a
entre cet excès d’ambition (voire d’ego) et l’importance
donnée par la Gen Y au sacro-saint équilibre vie privée/
vie professionnelle. On a donc non seulement une
ambition débordante, mais en plus on essaie de tout
faire rentrer dans les traditionnelles 38 heures/semaine.
Ceci produit une « génération qui court », mais qui
confond parfois le sprint et le marathon.
En conséquence, on assiste à une certaine forme de
procrastination, avec des jeunes gens ambitieux, qui
travaillent très vite et sans regarder derrière eux, mais
qui oublient parfois de faire leur bilan de compétences.
On crâne plutôt que de reconnaître ses limites. On fonce
plutôt que de prendre le temps de se former. Du coup,
on va trop vite, on brûle des étapes. Parfois, on se brûle
soi-même. De nombreux burnouts sont provoqués par
le travailleur lui-même, à cause de la pression qu’il se
met et de l’incapacité qu’il rencontre à identifier ses
limites et à y remédier.
Je suis le premier
à encourager les
comportements
ambitieux. Mais
je voudrais faire
un plaidoyer pour
l’humilité. Votre
ego est votre pire
ennemi ! Si vous avez
encore des choses
apprendre, c’est tout
à votre honneur de le
reconnaître. Plutôt que de faire semblant de tout savoir,
il vaut mieux identifier ce qu’on ne sait pas, et investir
un peu de son temps libre dans l’apprentissage, via
tous les canaux qui sont à notre disposition.
Giles Daoust, CEO de Daoust
Nous vivons un âge d’or de la connaissance.
Aucune génération passée n’a eu accès à autant
d’informations, que ce soit via le web, les livres du
monde entier disponibles sur Amazon, les MOOC, les
formations gratuites ou payantes proposées par divers
organismes privés et publics. En échange, il est de
notre responsabilité de lire, nous documenter, nous
former en continu. Non, on ne peut pas tout apprendre
« on the job ». Non, l’entreprise n’a pas à elle seule la
responsabilité de former les jeunes aux compétences
dont ils auront besoin pour se développer. Pour
entreprendre sa carrière, il faut en permanence se
remettre en question. Lire, se documenter, se former.
Savoir reconnaître ses erreurs, et en tirer des leçons. Et
ne jamais croire qu’on sait tout.
Je conclurai en citant Nietzsche : « Celui qui un jour veut
apprendre à voler, celui-là doit d’abord apprendre à se
tenir debout et à marcher et à courir, grimper, danser –
ce n’est pas du premier coup d’aile que l’on conquiert
l’envol ». ●
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 17
D.R.
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2 Préparez-vous en dressant une check-list et un
rétroplanning strict, en prévoyant un peu de marge
par rapport à la date limite de remise des offres. Toute
offre introduite après les date et heure limites est
automatiquement rejetée.
3 Lisez attentivement le cahier de charges (TOR – Terms
of reference) et demandez des clarifications si nécessaire.
© Getty
10 conseils
pour gagner des
marchés publics
européens
Plus de 460.000 marchés publics européens sont publiés
chaque année pour une valeur d’environ 420 milliards d’euros.
Des marchés de toutes tailles, dans tous les domaines, qui
représentent une vraie manne d’activités pour les entreprises.
Mais comment sélectionner les appels d’offre qui vous
intéressent et maximiser vos chances de remporter un marché ?
L
es marchés publics européens, ce ne sont pas seulement
ceux qui émanent d’une institution européenne
comme la Commission, le Parlement, le Conseil, la Cour
Européenne de Justice, le Comité des Régions, ou d’autres
encore. Il peut aussi s’agir de marchés émis au niveau national
ou régional par des ministères, collectivités et autres agents
publics. Dès lors qu’ils dépassent certains montants, variables
selon le type de marché, ils doivent eux aussi être publiés au
Journal officiel de l'UE. Ainsi, des avis de marché publiés, par
exemple, par la Ville de Paris ou le Land de Bavière peuvent
être accessibles à des entreprises belges. Chaque jour, ce sont
plusieurs centaines d’appels d’offre qui sont publiés par ces
organismes en Europe, pour l’achat de fournitures, de travaux
ou de services. Comment y répondre et les remporter ? Voici
dix conseils d’expert :
1 Identifiez les opportunités en sélectionnant les avis de
marché. Tous les marchés publics en Europe sont diffusés
sur le site européen Tenders Electronic Daily (TED) : la
plateforme permet de déterminer des critères de sélection
relatifs aux donneurs d’ordre (pouvoirs adjudicateurs), aux
pays, et aux secteurs ou produits concernés.
18 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
4 Déterminez ce que les évaluateurs recherchent. Lisez
attentivement les critères d’évaluation des offres.
5 Pensez transnational : peut-être possédez-vous une
expertise spécifique qui permettrait à un acteur local de
remporter un marché avec vous ? Ou au contraire, un
partenaire européen peut-il vous apporter la compétence
technique qui vous manque ? Former un consortium
pourrait être une bonne idée. La plateforme Business
Opportunities Database d’Enterprise Europe Network
peut vous aider à trouver le partenaire idéal.
6 Rassemblez les documents demandés (par ex. comptes
audités, statuts…).
7 Confiez la rédaction de l’offre à un expert, soit en
interne soit à travers une collaboration avec un consultant
externe.
8 Répondez uniquement au cahier de charges et/ou aux
termes de référence. Évitez d’ajouter des éléments qui
ne sont pas demandés.
9 Mettez en avant vos atouts, expertises et expériences
pertinentes par rapport à ce qui est demandé dans l’appel
d’offre.
10 Vérifiez et relisez votre proposition.
Emmanuel Robert
Info :
Jean-Philippe Mergen - Tél. 02 210 01 77 - jpm@beci.be
Tenders Electronic Daily : http://ted.europa.eu
Business Opportunities Database :
www.brusselsnetwork.be/fr/
search-for-partnerships
Encore 2 recommandations
• Lisez notre article consacré aux marchés publics en page 42
Les conseils que nous y donnons pour les marchés belges
valent aussi pour les marchés publics européens.
• Contactez-nous pour personnaliser votre profil de recherche
sur le TED afin de recevoir par mail les appels d’offre ciblés
qui vous intéressent et bénéficier de conseils pratiques pour
optimiser vos chances d’emporter un marché.
׉	 7cassandra://cYuuwPrIlfg5Q8tW6AvzrVsr9PKyf8oqYY28JVctz0M&F` \`䰸^6׉ELES SEMAINES DU 1819
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David Leyssens :
« Sign for my future ?
Une belle opportunité pour
les acteurs économiques »
Après des années d'ignorance suivies d’années
d'insouciance et d'immobilisme, le monde
économique s'est mis en marche pour le climat,
quasi simultanément aux marches pour le climat
qui ont amené la jeunesse dans les rues.
© Reporters
David Leyssens est le directeur du réseau The Shift, qui
promeut la durabilité auprès des entreprises et organisations,
et qui a largement soutenu l’initative Sign for my Future. Il est
aussi notre rédacteur en chef invité pour ce dossier « Green ».
P
lusieurs signes l’attestent : le monde économique est
aujourd'hui conscient de la nécessité de faire quelque
chose pour le climat. Événement inédit, de nombreux
patrons sont allés jusqu'à se mobiliser ensemble et publiquement
pour appeler le politique à bouger dans le même sens :
celui d'actes concrets et d'un engagement dans une stratégie
de long terme pour relever les immenses défis posés par le
réchauffement climatique. Ce n'est évidemment pas David
Leyssens, le jeune responsable de l'association The Shift,
qui va s'en plaindre.
Par un concours de circonstances qui ne doit rien au hasard,
nous clôturons cet article le jeudi 15 mai, le jour même
où Lidl Belgium voit ses objectifs CO₂ validés par la Science
Based Targets Initative (voir encadré). Lidl est le premier
acteur de la grande distribution en Belgique, et le dixième
dans le monde, à prendre de tels engagements. De quoi
faire sourire notre rédacteur en chef invité.
En réunion de rédaction, de gauche à droite : Laurie
Verheyen (Events Planner Beci), Johan Debière (journaliste
indépendant), David Leyssens (The Shift), Matthias
Vanheerentals (journaliste indépendant), Emmanuel Robert
(Media Coordinator Beci) et Fiona Craddock (Conseiller
Environnement Beci).
20 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
De Raeren à Anvers, tout le monde s'y met
À la tête de The Shift, David se souvient de ce jour où il avait
organisé une séance d'information à propos des Science
Based Targets (SBT). Sa réunion n'avait rassemblé que...
deux personnes. Aujourd'hui, les rencontres qu'il organise
sur la thématique SBT font le plein.
Autre secteur, autre lieu. En région liégeoise cette fois, et
plus précisément à Engis, sur le toit du bâtiment occupé
par la firme Knauf. Comme chez Lidl, c'est en partie
grâce au solaire que l'on entend réduire les émissions
de gaz à effet de serre : pas moins de 6.000 panneaux
photovoltaïques qui produiront 1.700 MWh/an, soit 790
tonnes de CO₂ évitées chaque année. À quelques centaines
de mètres de là, Prayon, un autre industriel liégeois, mise
également sur le photovoltaïque pour réduire en partie son
impact climatique. Tandis que sur son site de Puurs, près
d'Anvers, c'est dans la cogénération que Prayon a investi
pour optimiser sa consommation. On pourrait également
citer Armacelle Benelux à Thimister, Sapa Extrusion à
Raeren, le port d'Anvers ou encore le fabricant de briques
Wienerberger à Aalkbeke : tout le monde semble sur le
pont dans le pays.
׉	 7cassandra://S7EUkHuoKoSgs894_w7_yBT3fG26Y6E1rkjVdmLm0ss#` \`䰸^8׉EpGreen
400 capitaines d'industrie
Et à Bruxelles ? Les exemples y sont peut-être encore plus
nombreux qu'ailleurs en Belgique, en tout cas en termes
de densité : en nous concentrant sur les seules installations
photovoltaïques, citons Mabru à Laeken, Sibelga à
Schaerbeek, le centre logistique Montea à Forest, l'entreprise
de travail adapté Travail & Vie à Anderlecht... Tous ces
exemples ravissent David Leyssens et décuplent son enthousiasme
: « Tout comme ont pu le faire les marches des
jeunes pour le climat, l'initiative ‘Sign for my future’ montre
qu'il existe bel et bien un élan et un soutien énormes pour
une politique climatique ambitieuse dans notre pays. Pas
moins de 300.000 citoyens et une coalition composée de
400 capitaines de la société y ont adhéré, dont des directeurs
d'ONG, mais aussi des CEO d'entreprises belges, des
recteurs d'universités… ».
Il y a quelques semaines, un sondage Beci a permis d'identifier
quelques responsables économiques. Nous avons
interrogé certains d'entre eux sur cette thématique, aux
côtés de leurs enfants – curieusement, seules leurs filles
Science Based Targets
Intiative : kesako ?
Les Science Based Targets (SBT), c’est en quelque sorte
un guide à l’usage des entreprises pour se fixer et surtout
atteindre des objectifs bas carbone à long terme. Une
méthode pour les aider à s’inscrire dans la lutte contre le
réchauffement climatique et son maintien sous la barre
des 2° C, conformément aux engagements de Paris.
La démarche est volontaire et repose sur un cadre scientifique.
Les efforts à réaliser pour atteindre les objectifs sont
ensuite portés à la connaissance des différents secteurs et
des différentes organisations dans les pays affilés à cette
initiative. Plusieurs voies sont possibles pour y parvenir,
comme la SDA (Sectoral Decarbonization Approach). Le
ressort des SBT, c’est le principe de la masse critique :
seule, une entreprise peut certes apporter sa contribution,
mais c’est le nombre qui permet de faire bouger concrètement
les choses. Sans rentrer dans les détails, sachez
que trois étapes jalonnent le parcours d'une entreprise qui
déciderait de s'engager dans les SBT :
1 L'entreprise établit son propre business case, en s'assurant
de bien comprendre les méthodes utilisables ;
2 Elle fixe ses propres SBT, après avoir choisi la méthode
et en se fixant un but à atteindre ;
3 Elle annonce son objectif et l’exécute en obtenant
un soutien interne, en communiquant et en rendant
compte des évolutions.
Info : https://sciencebasedtargets.org/
Écoutez aussi l’interview de David Leyssens
en podcast (en néerlandais) : www.beci.be/nl/podcast
Un David Leyssens particulièrement exigeant et qui, par
les bonnes pratiques et les initiatives vertueuses des entreprises
citées en exemple, en viendrait presque à donner des
complexes à la classe politique. Notre rédac’ chef invité se
refuse toutefois à stigmatiser quelque responsable que ce
soit. Son truc à lui, c'est au contraire la politique de la main
tendue et de la collaboration : « Sign for my future offre son
soutien aux différents gouvernements afin de les aider à
relever les défis gigantesques qui nous attendent. Les entreprises
voient aussi dans cette transition les opportunités
économiques liés à la neutralité climatique. Dans ce contexte
et face aux défis, le potentiel d'innovation est énorme, mais
il faut un plan d'investissement stable du gouvernement ».
Johan Debière
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 21
semblent avoir répondu... Et vous le verrez à la lecture de
nos doubles interviews, les réponses sont plutôt de nature
à réconforter David Leyssens. En termes de mobilisation,
dans les familles des patrons, la relève est bien là.
Politique de la main tendue
Au-delà de cette mobilisation, c'est au mandat confié au
politique par les dernières élections que songe David
Leyssens, lorsqu'il considère le succès des manifestations
pour le climat : « Ce vaste ensemble envoie un message
puissant au politique, pour prendre les décisions
courageuses qui nous aideront à évoluer vers une politique
climatique neutre d'ici à 2050 (...). Maintenant, le nouveau
gouvernement doit se mettre au travail avec ce mandat ».
Loin d'être naïf, il attend plus que des déclarations de
bonnes intentions. Il ne suffit pas de parler de projets pour
le climat ; encore faut-il agir efficacement pour faire changer
les choses : « L'ambition d'atteindre la neutralité CO₂ d'ici à
2050 doit être ancrée dans des lois et des décrets. Dans le
nouvel accord de gouvernement, un plan d'investissement
ambitieux doit permettre au paquebot de changer de cap ».
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Question climatique :
une affaire de famille
La multiplication des manifestations pour le climat, dont certaines d’ampleur
historique, témoignent d’une volonté générale de dessiner un meilleur avenir.
En tête de file, les jeunes clament leur volonté de faire avancer les choses au
niveau politique. Nous avons cherché à sonder les relations qu’entretiennent les
cadres et dirigeants avec l’engagement (ou non) de leurs enfants pour les enjeux
environnementaux au travers de 4 questions1
.
Les problématiques environnementales : un enjeu
qui a trouvé sa place dans tous les foyers
À notre première question Parlez-vous avec vos enfants du
changement climatique et/ou des enjeux environnementaux
?, c’est l’affirmative qui récolte tous les suffrages. 61 %
des personnes interrogées, ayant des enfants en âge de
scolarité dans le secondaire ont répondu qu’ils en parlaient
souvent, et 39 % parfois.
0.0%
1. Parlez-vous avec vos
enfants du changement
climatique et/ou des enjeux
environnementaux ?
38.9%
61.1%
Souvent
Parfois
Rarement
Jamais
L’engagement des enfants d’entrepreneurs est également
prononcé. 57 % ont participé à au moins une marche pour
le climat, et 13 % ont exprimé leur soutien sous une autre
forme (pétition, courrier ou une autre action de terrain). Un
petit tiers (29 %) n’a cependant pris part à aucune manifestation
ou aucune autre action.
1 Sondage en ligne réalisé entre le 26.03 et le 10.04.2018 ; 105 réponses.
22 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
2. Vos enfants ont-ils, ces derniers mois, pris part à une
action en faveur de l’environnement et/ou du climat ?
29,6 %
7.4%
57.4%
5.6%
D’aucuns diront que l’engagement se fait plus facilement
lorsque l’occasion est donnée de brosser les cours pour
manifester ! Toutefois, on peut y voir le résultat d’un travail
de sensibilisation s’inscrivant sur le temps long, et
ayant mobilisé différents acteurs : les milieux associatifs
(y compris des associations entrepreneuriales, telle The
Shift), mais également les communes ou des institutions
comme Bruxelles Environnement ou Bruxelles Propreté.
L’engagement de ces acteurs auprès de la jeunesse et au
sein des écoles prend en effet racine dans le courant des
années 2000, à la suite de projets d’éducation à l’environnement.
Un travail qui semble avoir porté ses fruits, du
Oui, ils ont participé
à une ou plusieurs marches
Oui, ils ont signé une pétition
Oui, sous une autre forme
(courriers, actions de terrain…)
Non
© Belga
׉	 7cassandra://srUY4MAsv0Dp0JizWbPoJEIO88u9ye9w4ZRaFrWrqa4*` \`䰸^:׉EGénération(s) climat
moins en permettant à chacun de s’approprier un avis sur
la question ! Dans sa volonté de porter plus loin encore ce
travail de sensibilisation des acteurs de la communauté
scolaire, Bruxelles Environnement renouvelle son offre
pédagogique pour la prochaine année scolaire.
Les entreprises, sources à la fois de problèmes et
de solutions pour les étudiants
C’est du moins cette réponse mesurée qui a émergé à
72 % à la question Comment vos enfants perçoivent-ils le
rôle des entreprises dans les enjeux environnementaux ?,
tandis qu’ils ne sont que 7 % à considérer que les entreprises
sont une source de problèmes environnementaux,
et 9 % une source de solutions.
0,0%
3. Comment vos enfants perçoivent-ils le rôle des
entreprises dans les enjeux environnementaux ?
7.4%
11.1%
9.3%
Les entreprises sont une source
de problèmes environnementaux
Les entreprises sont une source de
solutions aux problèmes environnementaux
Les entreprises sont à la fois
une source de problèmes et de solutions
72.2%
Autre
Pas de réponse
Les répondants étaient invités à commenter le point
de vue de leurs enfants. Il en ressort que des mesures
contraignantes au niveau individuel comme au niveau de
l’entreprise constituent une nécessité pour faire avancer
les choses. La diminution des déchets et leur meilleure
gestion, la diminution de la pollution à travers de nouvelles
pratiques touchant à la mobilité ou à l’écologie,
tout ceci est à la portée de chacun. D’aucuns déplorent
néanmoins l’implémentation complexe de pratiques vertueuses,
du fait d’une action jugée insuffisante du côté
du politique. « Beaucoup de PME et TPE seraient prêtes
à contribuer directement à l'effort si les outils mis à disposition
par les pouvoirs publics étaient mieux connus et
surtout beaucoup moins complexes et chronophages »,
commente l’un de nos sondés.
Sont également reprochés certains discours portés par
des politiques, et leurs relais dans les médias (plusieurs
commentaires évoquent à cet égard une « hypermédiatisation
»), pour leur caractère moralisateur et irréaliste –
certains commentaires tirant même vers le climato-scepticisme.
Si
les cadres et dirigeants approuvent les formes d’action de
leurs enfants, les commentaires laissent transparaître des
doutes quant aux résultats que les manifestations peuvent
apporter. C’est même une forme de pessimisme qui point,
notamment concernant les mesures que prendront les
pouvoirs publics. D’autres vont plus loin en avançant que
cet élan sincère de la jeunesse risque d’être détourné à des
fins de politique politicienne par certains partis.
Il ressort également des commentaires que la manifestation
n’est pas une fin en soi. Et si la jeunesse développe
de nouvelles pratiques responsables, pouvant même se
concrétiser dans un engagement associatif ou professionnel
pour répondre aux enjeux environnementaux,
certains commentaires soulignent la déconnexion entre
les propositions que les jeunes avancent pour la société
tout entière et leurs propres modes de consommation au
niveau individuel : « L'engagement est favorable, mais je
constate qu'il y a encore trop de décalage entre la philosophie
et la pratique de vie », observe une répondante.
Toutefois, la maturité et la responsabilité de la jeunesse,
désireuse de faire évoluer les institutions et d’avoir une
influence au niveau du politique, sont tout autant saluées
par leurs parents.●
Mehdi Ferron
27.8%
Un engagement favorablement perçu, mais qui attend
de dépasser le simple cadre de la manifestation
La dernière question de notre sondage, Comment
percevez-vous la mobilisation de vos enfants en faveur
de l’environnement ?, témoigne dans l’ensemble d’un
soutien à l’engagement de la nouvelle génération : 72 %
des sondés affirment qu’ils perçoivent cette mobilisation
favorablement ou très favorablement. Ils sont toutefois
9 % à considérer cet engagement défavorablement, et
3 % très défavorablement.
4. Comment percevez-vous la mobilisation
de vos enfants en faveur de l’environnement ?
14.8%
3.7%
Très favorablement
Favorablement
Défavorablement
Très défavorablement
Pas d'avis/mes enfants
ne sont pas mobilisés
44.4%
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 23
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Thomas et Alexia Leysen :
s’inspirer mutuellement
Thomas Leysen est président de la
KBC, d’Umicore et de Mediahuis.
Cet entrepreneur s’illustre aussi
comme fervent défenseur de
l’économie durable.
On serait tenté de croire que
les enfants d’un père comme
lui seraient d’office des
inconditionnels de l’écologie. Ce
serait faire peu de cas des mérites
personnels de ses quatre enfants
Christophe, Stéphanie,
Alexia et Philippe.
G
reenpeace déboule en 1971 avec une première
opération. Un an plus tard, le Club de Rome publie
« Halte à la croissance ? », un rapport alarmant.
Thomas Leysen, écolier à l’époque, s’imprègne de l’ambiance
du moment et décide de s’impliquer pour l’environnement.
Devenu entrepreneur, il poursuit son engagement en faveur
d’un monde durable. Sous sa direction, la très polluante
Union Minière se métamorphose en Umicore, un des joyaux
de l’économie verte. Dans l’intervalle,
Thomas Leysen multiplie les conférences
pour faire connaître sa vision de
l’économie durable.
Je suis adepte d’une
taxe CO₂, en dépit des
multiples résistances.
« Il en parlait à la maison, mais je ne
me sentais pas vraiment concernée »,
confesse sa fille Alexia (30 ans). « C’est
vers 18 ans que j’ai pris conscience
de l’impact de notre mode de vie sur
l’environnement, le climat et la biodiversité. Des lectures
m’ont fait comprendre comment le dérèglement de
l’écosystème conduit à une planète invivable. J’ai entrevu
que les personnes les moins favorisées seraient aussi les
principales victimes du réchauffement climatique avec,
à la clé, un renforcement des inégalités. J’ai réellement
commencé à me faire du souci quand j’ai saisi que nos
problèmes ne feraient que s’accroître si nous continuions à
saccager l’environnement. »
Le papa a-t-il imposé ses conceptions aux enfants ?
Thomas Leysen s’amuse de la question. « J’ai essayé de
donner le bon exemple et d’expliquer l’une ou l’autre
chose. Mais en fin de compte, les enfants font leurs propres
choix. J’ai semé des graines ci et là, certes, mais jamais je
n’ai voulu imposer mes convictions personnelles. »
Alexia se dit que « pour de jeunes parents, il peut
être intéressant d’intégrer la dimension climatique à
l’éducation des enfants. Ceux qui
grandiront avec des conceptions de
vie durables considéreront cela comme
allant de soi. »
C’est LA mesure qui peut
induire un changement
de comportement.
Thomas Leysen
Influencer la famille
Alexia estime que tous les membres
de la famille sont plus ou moins
sur la même longueur d’onde.
« Nous sommes tous conscients de
l’ampleur du problème climatique et nous prenons les
scientifiques au sérieux. Mais chacun gère cela à sa
façon au quotidien. Il y a sept ans, les médias y étaient
moins attentifs, mais je réduisais déjà la consommation
de viande, l’utilisation de plastique et les déplacements
en auto et en avion. J’ai défendu ces principes au sein
de la famille et les autres m’ont suivie. Ne dites jamais
aux autres qu’ils font fausse route : ils vous laisseront
tomber. J’ai appris à éviter ce piège. Il est plus utile de
24 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
D.R.
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s’inspirer mutuellement en proposant des alternatives
ou en s’échangeant par exemple de délicieuses recettes
végétariennes. »
Journées Sans Viande
Thomas admet se laisser influencer par ses enfants.
« Lorsque Alexia a entamé sa campagne Journées Sans
Viande, elle s’est d’abord tournée vers la famille et les amis.
Résultat : nous nous efforçons de réduire la consommation
de viande tout au long de l’année. Nos deux filles sont très
sensibilisées à la pollution par le plastique, avec une fois de
plus, un impact sur le reste du clan. »
C’est en 2011 qu’Alexia débarque
avec l’opération Journées Sans
Viande. « Nous, les parents, nous avons
immédiatement encouragé l’initiative »,
se rappelle Thomas. Alexia l’a bien perçu.
« J’avais passé une nuit à taper le concept
sur mon ordinateur. Je l’ai montré à ma
famille et tout le monde s’y est rallié.
Les membres de la famille ont été les
premiers consultés. Leur opinion comptait
beaucoup. »
« J’ai été sollicité pour la gestion de la campagne media de
Journées Sans Viande », raconte Thomas. « Et nous avons
apporté notre soutien lors des inévitables moments de
doute. » Alexia se souvient du suspense après avoir décidé
de publier un livre de recettes « Journées Sans Viande ».
« Le délai était très serré et j’ai pris peur. Mon père inspire
toujours confiance à ces moments-là. »
« Je pense que le politique a été à la fois surpris et déconcerté
par l’ampleur des marches », intervient Thomas. « Certains
se sont crispés. Dommage, mais l’essentiel, c’est que le
signal soit passé. Les citoyens et les entrepreneurs qui se
sont mobilisés en masse pour une campagne telle que
‘L’Affaire Climat’ ont démontré qu’ils ne constituent pas une
minorité négligeable. »
Ne dites jamais
aux autres qu’ils font
fausse route : ils vous
laisseront tomber. Il est
plus utile de s’inspirer
mutuellement.
Alexia Leysen
Le repentir du pollueur
Thomas estime qu’il est temps de faire preuve de courage
et d’imposer une série de mesures. « Je suis adepte d’une
taxe CO₂, en dépit des multiples résistances. C’est LA
mesure qui peut induire un changement
de comportement. Une telle taxe doit
se compléter de conditions annexes.
De multiples études en ont déjà défini
la configuration. Elle doit par exemple
s’intégrer à un tax shift pour ne pas se
limiter à une simple majoration d’impôt.
Et l’instauration doit s’effectuer sur
plusieurs années. »
Belle unanimité du père et de la fille
Admirable jeunesse
Christophe est le cadet. Il a 19 ans et est à l’université. Il
ne participe pas systématiquement aux marches pour le
climat mais soutient pleinement les adolescents de Youth
For Climate. « Je suis ravie de voir combien ces marches ont
su capter l’attention du public et du politique », commente
Alexia. « Christophe était bien au courant de la question
climatique, mais ne s’en préoccupait pas trop. Mais depuis
que les manifestations sont organisées par des jeunes qui
clament haut et fort que c’est leur avenir qui est en jeu,
beaucoup de gens se sont réveillés, y compris Christophe. »
Alexia dénonce le discours moralisateur de certains
observateurs. Les sceptiques se sont demandé si ces
jeunes manifestants vivaient totalement selon les
préceptes de l’écologie et de la durabilité. « Quel cynisme,
quand on voit ce que ces jeunes ont déjà atteint », s’insurge
Alexia. « Le maintien constant de l’attention sur la question
climatique a amplifié considérablement la portée des
exigences de changement, au cours des mois écoulés. »
quant à ce que doivent faire les entreprises : recevoir et se
donner les moyens de développer leurs propres initiatives
sous la forme d’avantages compétitifs. Umicore en est un
bel exemple, en changeant radicalement de stratégie en
15 ans de temps. Les entreprises qui s’investissent le
plus dans cette problématique et qui jouent aujourd’hui
un rôle pionnier seront les plus prospères à moyen
terme. Et elles seront des employeurs attractifs pour la
nouvelle génération. « Sur le marché de l’emploi étriqué
que nous connaissons, les travailleurs les plus prometteurs
optent pour les entreprises dont ils partagent les valeurs »,
explique Thomas.
Alexia conclut sur une note optimiste. « Pas besoin d’être
pétri d’écologie depuis le berceau pour se joindre aujourd’hui
au mouvement toujours plus puissant qui réclame du
changement. Plusieurs générations se font entendre : des
enfants, des grands-parents et toutes les tranches d’âge
intermédiaires. Bien des gens disent avoir pris conscience
et vouloir agir. Chacun, y compris le pire des pollueurs, peut
décider de changer. Je lis des témoignages d’entrepreneurs,
jadis pollueurs, qui ont changé de conceptions et qui se
sont engagés dans une tout autre voie. Cela fait chaud au
cœur. Évitons les conceptions binaires avec les bons d’un
côté et les mauvais de l’autre. Tout le monde peut sauter
dans le train en marche quand il arrive à la conclusion qu’il
faut changer. » ●
Peter Van Dyck
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 25
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Koen et Cecile Verwee :
« Tout le monde
doit se mouiller »
Koen Verwee, l’ancien CEO de De Persgroep, est
aujourd’hui conseiller en transformation numérique, à
la tête de sa propre entreprise Eiferman. Sa famille se
préoccupe beaucoup du climat. Son épouse Barbara
et lui ont eu trois enfants : Ambroos (20), Jeanne (18)
et Cecile (14). Les deux aînés militent activement.
D.R.
«M
on frère et ma sœur m’ont convaincue de
devenir végétarienne », raconte Cecile. « Ils m’ont
sensibilisée à l’environnement. Et du coup, je me
déplace à vélo et j’achète surtout des vêtements de seconde
main. J’évite d’acheter des produits non européens et je
privilégie les fruits et légumes locaux et de saison. »
Il y a deux ans et demi, Koen Verwee et Guy Weyns, directeur
de De Lijn, ont conçu Sign For My Future, une initiative
citoyenne qui exige une loi climat, un plan d’investissement
et un conseil chargé des matières climatiques.
Koen dit avoir été mu par l’engagement de ses enfants.
« Guy et moi avons réfléchi à ce que nous pouvions faire, en
tant qu’entrepreneurs. »
Koen admet que Sign For My Future a été stimulée par
les marches des jeunes : « Anuna De Wever et les autres
ont entamé les marches du jeudi quelques semaines avant
le lancement de Sign For My Future. En réalité, Guy et moi
avions déjà envisagé que quelques jeunes se manifestent
et prennent la parole. Anuna & Co l’ont fait avec brio. Nous
étions donc particulièrement ravis. Notre contribution au
débat est d’avoir montré que non seulement les adolescents,
mais aussi de nombreux chefs d’entreprise se soucient
du climat. Des entreprises, le monde de l’enseignement,
les classes moyennes, les citoyens... En fait, tout le
monde réclame la même chose. »
Cecile essaie de participer autant que possible aux
marches du jeudi : « Il est important que nous nous fassions
entendre. La première fois, nous étions trois de ma
classe. La deuxième, tout le monde était là. J’incite mes copines
à se préoccuper de l’environnement et elles adaptent
réellement leurs habitudes. L’école y accorde aussi beaucoup
plus d’importance pendant les cours. »
Koen : « Vu les enjeux climatiques, nous ne pouvions pas,
en tant que parents, nous opposer à sa participation à la
manifestation. Dommage qu’elle manque les cours, mais
nous savons que Cecile fait le nécessaire pour se mettre
à jour. »
L’impact du manifeste
Les enfants ont suivi de près le lancement de Sign For
My Future. Le thème de la transition s’est donc imposé
naturellement comme sujet de discussion chez les
Verwee. « Lorsque les enfants déclarent que le pollueur
doit être le payeur, je m’efforce d’apporter des nuances »,
dit Koen. « La transition doit s’effectuer de manière
socialement responsable, tout en permettant à nos
entreprises de rester compétitives. »
« Il faut s’attaquer à la pollution industrielle », répond
Cecile, « mais je crois que les entreprises peuvent aider à
instaurer les changements nécessaires. Elles détiennent
beaucoup de pouvoir. Autant les avoir de notre côté. »
Koen apprécie ce genre de discours, qui est aussi le message
de Sign For My Future: il faut y parvenir ensemble.
« Tout le monde doit se mouiller. 365 chefs d’entreprise
se sont déjà joints à notre campagne. Voilà qui fait bouger
les choses. Un CEO me racontait qu’après avoir signé
notre manifeste, son personnel lui a fait remarquer l’incompatibilité
de la ‘car policy’ avec cet engagement. Je
pense aussi à une banque qui, au moment de signer, a
décidé d’examiner quand elle pourrait retirer de son portefeuille
les investissements en énergies fossiles. Elle a
décidé dans l’intervalle de le faire d’ici 2020. Les signataires
devront prendre leurs responsabilités face à l’engagement.
» ●
Peter Van Dyck
26 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
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Olivia et Steven Beckers :
« On peut et on doit
vraiment faire plus
pour le climat »
On ne présente plus Steven Beckers. Occupé dans
Art&Build jusqu'en 2011, Steven l’architecte a créé
Lateral Thinking Factory. Il est ainsi un peu devenu
Steven l’agriculteur, le précurseur des fermes urbaines.
Visiblement, les gênes sont passés chez sa fille :
à 19 ans, Olivia est végétarienne, étudiante au
Middelburg Liberal Art&Science et pétrie de valeurs
durables.
N
otre société est-elle capable, aujourd’hui plus qu’hier,
d’évoluer radicalement sur la thématique du climat ?
Et plus particulièrement si l’on se réfère à la décevante
COP15 de Copenhague, voici dix ans ? À cette question,
Olivia et Steven Beckers évoquent tous deux un « saut générationnel
» : « Une des grandes différences entre 2009 et
maintenant, c’est le changement de génération. La génération
qui en 2009 était trop jeune est aujourd'hui en âge de
changer les choses, peut-être à plus grande échelle. C’est
une génération conscientisée depuis le plus jeune âge, qui
comprend bien tous les enjeux climatiques. Il y a aussi un
changement de valeurs vers plus de partage et de communauté,
moins d'individualisme. » À cet égard, Olivia souligne
l'importance des réseaux sociaux : « Ceux-ci sont un outil
extraordinaire de mobilisation et de partage de l'information
». Elle témoigne aussi d'un beau sens critique et d'une
réactivité bien marquée lorsqu'elle évoque le « foutage de
gueule » (sic) de la COP21 de Paris. Visiblement, si les nouvelles
générations ont changé en bien, on ne peut pas en
dire autant des grand-messes climatiques...
Clivage social ?
Sur la question générationnelle, Steven Beckers se montre
peut-être un peu plus nuancé, en particulier lorsqu'il
28 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
évoque les milieux sociaux différents : « La mobilité des
jeunes est extraordinaire dans les milieux aisés ; elle
diffuse cette conscience. Nos enfants sont beaucoup plus
dans le ‘bon sens’ et actifs. Il est difficile de juger de ce
phénomène dans des milieux moins favorisés, qui risquent
de rester sur le côté, sauf pour le mouvement des jeunes
pour le climat, très largement suivi. Les COP sont très loin
de la population et assez stériles en communication ».
Et Steven, tout comme Olivia, d'évoquer « les grandes
réunions entre convaincus, qui accouchent de souris (...)
depuis le sommet de la terre de 1992 à Rio ». Bref, pour
reprendre mot pour mot la formule de Steven, « près de
30 ans pour montrer que le développement durable est
mort ». Steven croit bien davantage dans l’économie
circuliare, depuis qu'il a rencontré ses inventeurs
Mc Donough et Braungart.
Changeons-nous assez vite ?
Quant à savoir si le rythme des évolutions positives est
assez rapide, Olivia et Steven répondent un grand « non »
à l'unisson. Olivia Beckers : « On doit faire beaucoup
plus. Une prise de conscience collective est nécessaire,
tant au niveau international, chez les grands industriels,
qu'au niveau individuel. On doit aussi faire des efforts
D.R.
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personnels et arrêter de penser qu'on est seul à le faire.
C'est plus encourageant ; c’est comme une goutte d'eau
qui fait des ondes. S’il y a un plus grand mouvement
citoyen, les multinationales seront obligées de suivre ».
À l'égard du rôle que peuvent jouer les gros acteurs
économiques, Steven Beckers évoque l'exemple des
GAFA qui devraient, selon lui, « non pas payer des impôts
locaux, mais être obligés d'investir dans des business
rentables régénérateurs et à impacts positifs sur les plans
environnemental et sociétal », signant ainsi l'arrêt du
greenwashing et mettant un terme à « l’obscure utilisation
des taxes ».
« Ne pas attendre le changement,
mais être le changement »
Le changement peut-il, doit-il passer par le politique ? À
nouveau, père et fille font le même constat : « Jusqu'ici,
les politiques n'ont pas fait grand-chose », constate
Olivia. À ses yeux, « c'est la demande citoyenne qui doit
montrer le chemin au politique ». Dans le même temps,
Olivia admet que le citoyen « a tendance à attendre que
‘quelqu'un’ fasse le boulot – qu'il s'agisse de l'Europe ou
de l'État – au lieu d'agir lui-même directement ». Or, elle
estime que le citoyen a beaucoup plus d'impact qu'il ne le
croit : « Il ne faut pas attendre le changement, mais être le
changement ». À cette analyse, Steven souligne le courttermisme
du politique : pour bien faire les choses, il s'agit
pour celui-ci de « proposer une feuille de route, avec l’aide
de la concertation et de la participation citoyenne ». Pour
l'architecte, il faut fixer des objectifs forts et développer
une vision à long terme : « Si certains passages sont
parfois impopulaires, la vision, elle, reste comprise ».
Une mobilisation qui fait plaisir à voir
À la question de savoir si les choses ont évolué depuis
l'organisation des fameuses marches climatiques,
Olivia Beckers a le sentiment que le politique « n'a que
peu réagi ». Elle se console toutefois par la prise de
conscience collective qui, elle, a grandi. Visiblement,
Olivia s'accommode mal de la langue de bois politique.
Son papa souligne qu'elle s'étrangle littéralement en
visionnant cette interview dans laquelle la ministre
fédérale de l’Environnement Marie-Christine Marghem et
sa collègue régionale Joke Schauvliege pointent du doigt
la nécessaire conscientisation des étudiants... De son côté,
Steven se dit enthousiasmé à la vue de la mobilisation
des jeunes. « Je n'avais plus vu tel mouvement depuis
ces fameuses manifestations contre la décision de l'État
belge d'investir 30 milliards de francs belges dans de
nouveaux avions de chasse. »
De nombreux exemples inspirants, mais...
Lorsqu'on verse dans la sphère économique, Olivia
et Steven n'éprouvent aucune difficulté à trouver
des exemples d'entreprises inspirantes dans leur
manière de s’engager dans la lutte nécessaire contre le
réchauffement. Olivia d'évoquer Fairphone, Ecosia ou
Ocean Cleanup, et Steven de compléter avec les exemples
de Desso, Delta Development (park 2020), Bigh, Mercato
Metropolitano et Bioorg. Quant aux personnalités, c'est
à Boyan Slat, l'initiateur d'Ocean Cleanup, qu'Olivia
songe directement. Avec Tesla et Space X, Elon Musk
est évoqué également, mais Steven est d'avis qu'il s'agit
là de « pur business » et que, même si c'est visionnaire,
« fuir la terre n'est pas une solution ». Olivia applaudit des
deux mains cette pratique qui amène les entrepreneurs
à partager la technologie pour améliorer les choses.
Elle souligne la personnalité de Greta Thunberg, qu’elle
considère comme une source d'espoir : « Même si cela
ne dure pas, elle peut être une personnalité phare pour
l’avenir ». Du côté de Steven, c'est Michael Braungart,
Nicolas Hulot, Ellen MacArthur, Arnold Schwarzenegger
et le couple Al et Tippa Gore qui émergent, mais aucun
grand leader qui puisse véritablement faire bouger les
lignes. « Peut-être parce qu'ils sont rares et fragiles ? »
avance Steven, en pensant à des gens comme Alain
Hubert ou Nicolas Hulot, qui ont pris pas mal de coups.
« Et vous, Steven et Olivia,
que faites-vous pour le climat ? »
Olivia, végétarienne, tend vers le « zéro déchet » dans
son appartement. Elle préfère le train à l'avion lorsqu'elle
voyage et emprunte les transports en commun, mais
elle mange aussi local, s'achète des vêtements et des
meubles en seconde main, marche pour le climat,
soutient les ONG comme Ocean Cleanup et 4Ocean,
ramasse les déchets autant dans la ville qu'en pleine
nature (Clean Walker) et conscientise les jeunes scouts...
Ouf ! Du côté de papa, l'action passe évidemment par
la vie professionnelle et par les actes posés dans la vie
de tous les jours : comme Olivia, il prend le train plutôt
que l'avion, réduit le plastique, trie parfaitement et tend
lui aussi vers le « zéro déchet » sous l'influence de sa
fille. Dans l'attente de la voiture à hydrogène, il continue
à rouler dans sa bonne vieille Saab de 14 ans. Il gère
aussi l'ONG Local Solutions Development Group en
Éthiopie, donne des conférences et, enfin, aime jouer au
guide pour les écoles sur sa fameuse ferme urbaine à
Bruxelles.●
Johan Debière
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 29
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Robert et Alice Fontaine : « Se donner
jusqu'à 2030 pour agir, c’est trop tard »
Le père, sensible aux évolutions technologiques qui
font bouger le monde dans le bon sens, est impatient
du rythme trop lent des changements.
Sa fille est encore dix fois plus impatiente : voici
le portrait de Robert Fontaine, Manager Strategic
Planning et CSR à la Stib, et de sa fille Alice.
chez les fabricants et les opérateurs de trottinettes ou de
vélos électriques par exemple : « Ils n’ont pas un business
à défendre, donc ils peuvent aller franchement vers des
business models novateurs. »
«J
e vois davantage de mobilisation de certains
publics, l’adoption de certaines technologies
comme la voiture et les vélos électriques, et de
pratiques comme la diminution de la viande ou le bio, mais
le rythme s’est-il vraiment accéléré ? », s’interroge Robert
Fontaine. « On freine certes certaines pratiques nuisibles à
l’environnement (voitures diesel, huile de palme…), mais on
est loin des mesures drastiques nécessaires. » À ses yeux, se
donner jusqu'à 2030 voire 2050 pour les échéances les plus
urgentes est clairement insatisfaisant.
Pour Robert, il est capital d'accompagner le citoyen dans les
changements, sans quoi « nous prenons le risque de ne pas
pouvoir atteindre les objectifs ». Quant à savoir sur quelle
cible se fixer en priorité, sa fille Alice (16 ans) évoque les
grandes multinationales qui « doivent changer les premières,
car elles ont à la rigueur plus d'impact que les politiques ».
Les marches pour le climat ont-elles permis de faire bouger
les choses ? Robert ne le pense pas, même si elles ont pu
contribuer à « faire remonter le sujet de quelques places ».
De son côté, Alice estime qu’elles ont au moins permis de
prouver que les jeunes sont massivement sensibilisés à la
thématique climatique, avec un effet ricochet sur la politique :
« Comme ce sont les électeurs de demain, je pense que cela
a un impact ». Comme son papa, Alice pense que cela s'est
constaté dans la campagne électorale.
S’il est un acteur économique à mettre en évidence,
Robert cite l’exemple de Colruyt, « qui innove pas mal
avec ses éoliennes, ses panneaux photovoltaïques et ses
tests de propulsion à hydrogène ». Bien placé pour parler
des évolutions dans les transports publics, il évoque aussi
l'électrification des bus, qui est à ses yeux un changement
majeur. Mais les évolutions les plus fortes, c'est du côté
des start-up et des petites entreprises qu’il les observe,
Alice
D.R.
Robert Fontaine
à droite (Stib)
D.R.
Pas si facile de voyager durable... Robert tend aussi à limiter
sa consommation de viande. Sans l’avoir complètement
bannie, il a pris le pli d'en manger moins souvent, mais de
meilleure qualité. « J'achète bio systématiquement et fair
trade quand c’est possible. »
Alice se déplace elle aussi à pied et en transports en
commun. Avec un papa qui a des responsabilités à la Stib,
ça tombe sous le sens. Alice pousse plus loin son effort
puisqu'elle ne mange plus du tout de viande. Son prochain
camp guide sera « zéro déchet », avec des achats en vrac,
la fabrication de t-shirts avec de la deuxième main, du
savon et du shampooing écologiques… Et puis, Alice a
aussi participé à plusieurs marches pour le climat, mais
ça, vous vous en doutiez un peu... ●
Johan Debière
30 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
Concrètement, que font Robert et Alice pour apporter leur
pierre à l'édifice ? « Je me rends au bureau à vélo ; j'équipe ma
maison de vannes intelligentes afin d'optimiser le chauffage ;
j'évite les produits qui ne sont pas de saison et/ou qui
viennent de loin ; je recycle aussi l’eau de pluie ; je privilégie le
train et je bannis l’avion des voyages effectués en Europe ».
Robert évoque ainsi ce périple que lui et sa famille voulaient
effectuer jusqu'à Venise en train de nuit : « La veille, nous
avons appris que les grèves SNCF nous priveraient de ce
voyage. En dernière minute nous avons, à regret, pris des
billets d’avion ».
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Sibylle, Pierre,
Isabelle, Elodie et
Stéphane Moulin en
Bolivie, sans trucage.
Isabelle et Elodie Chaput :
« Où sont les spécialistes ? »
Après de nombreuses années passées à travailler
pour des fédérations en tant que spécialiste du
climat et de l'environnement, notamment à la FEB et
chez Febeliec, Isabelle Chaput était particulièrement
légitime pour nous livrer son regard sur les manifs.
D'autant qu'Elodie, sa fille de 17 ans, y était.
A
vec son expérience dans le domaine climatique (elle
a assisté à de nombreux sommets et évolué au plus
près des négociations), Isabelle Chaput porte un avis
autorisé : « Les chose changent beaucoup plus vite qu'avant.
Il y a désormais une masse critique qui est plus au courant
des choses. Les manifestations constituent un signe très clair
de cette évolution ». Et de souligner qu'en 1990, absolument
personne ne parlait des COP : « Cela n'a commencé à
émerger qu'à partir des COP de Copenhague et de Paris. Or,
en 2020, nous en seront déjà presque à la 26e
COP... ». Aussi,
quand sa fille Elodie a pris part à la deuxième manif pour le
climat, Isabelle a applaudi des deux mains : « J'avais besoin
de montrer que j'étais là et qu'il est temps que l'on mette des
choses en place pour que l'environnement soit plus sain »,
résume sa fille Elodie.
Ce qui frappe avant tout Isabelle lorsqu'elle observe la société,
c'est ce grand contraste qui apparaît entre la jeunesse et la
classe politique : « Les jeunes s'intéressent beaucoup plus à
la politique qu'avant. Face à eux, je relève que la plus grosse
faiblesse des politiques, c'est leur manque d'expertise ». Pour
inverser le cours des choses, en particulier sur la thématique
climatique, et pour attirer ceux qui disposent de l’expertise
nécessaire au sein des cabinets, « il est important d'avoir
des personnages charismatiques », souligne-t-elle. « Mais où
sont-ils ? »
Sur un plan organisationnel, Isabelle se réjouit du fait que
ses trois enfants fréquentent le lycée Mater Dei à WoluweSaint-Pierre
: « C'est à 1,5 km de la maison. Le trajet quotidien
à vélo ne leur pose aucun problème ». La voiture ? Elle sort
peu et, quand elle sort, elle est souvent pleine : « C'est une
voiture familiale avec laquelle nous covoiturons beaucoup,
notamment pour les activités sportives ». L’été, la famille
enfourne le matériel de camping dans l'auto avant de partir
en virée. Le choix d'habiter Bruxelles et d’ailleurs pour eux
une source de joie : « Il nous suffit de traverser l'avenue de
Tervueren pour aller nous promener dans les bois. Et pour
aller travailler dans Bruxelles, les déplacements en transports
en commun sont vraiment très faciles. C'est une vraie qualité
de vie, une grande satisfaction pour moi de ne pas être
coincée dans les embouteillages comme tous ces gens qui
pensent avoir fait le bon choix en s'installant à la campagne »,
souligne-t-elle.
Bottom-up plutôt que top-down
Quelle approche développer ? Isabelle est plutôt disciple du
bottom-up et des discours positifs : « Pendant des années, j'ai
travaillé sur des approches top-down, mais je suis désormais
d'avis qu'il faut réconcilier le local avec l'action engagée au
niveau international. Autre observation : je ne conseille pas
les approches catastrophistes comme celle de de JeanPascal
van Ypersele ou de Roland Moreau (ndlr : ancien
industriel puis directeur de Greenpeace, passé ensuite au SPF
Environnement ; aujourd'hui retraité actif). Je suis persuadée
de la force de mon business model qui consiste à faire des
projets, à en montrer les bénéfices, à communiquer ». Un
peu sur le modèle d'un Bebat, que sa fille Elodie s'empresse
d'évoquer lorsqu'on lui demande de citer une entreprise
qui lui semble incarner cette capacité à changer la société.
En tout état de cause, à Mater Dei, le changement, c'est
déjà maintenant : « À l'école, je remarque qu'il y a moins de
déchets, que l'on trie plus et que l'on porte une plus grande
attention à la problématique climatique ». ●
Johan Debière
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 31
D.R.
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out to be Brussels
D.R.
De gauche à droite : Emil, Mathilde, Egbert,
Peter et Charlotte (Frederik était absent).
Egbert et Mathilde
Buursink :
« Les mots ne
suffisent pas »
La famille d’Egbert Buursink a la fibre écologique.
Le General Manager de The Hotel Brussels a quatre enfants âgés de 11 à 19 ans.
L’aîné, Emil, fait des études d’ingénieur à la TU Delft et veut développer plus tard des
solutions pour le climat. Sa sœur Mathilde (17) et son frère Frederik (15) ont déjà participé à
des marches pour le climat. Peter, le cadet, est encore un peu trop jeune.
M
athilde étudie la photographie. C’est elle qui
s’implique le plus pour l’environnement. Elle trouve les
manifestations moins importantes que sa contribution
personnelle à la lutte contre le réchauffement. Mieux vaut des
actes que des paroles : « Lorsque nous abordons le climat à
la maison, nous discutons de ce que les jeunes cherchent à
obtenir avec ces marches. Et puis surtout, ce qu’il y a moyen
d’améliorer. »
Egbert confirme que les initiatives personnelles en faveur de
l’environnement animent souvent les discussions. « Mathilde
est végan et veut nous convaincre de réduire ou supprimer
la consommation de viande. Les débats restent sereins. Mon
épouse est végétarienne et moi, je réduis autant que possible la
nourriture carnée. Mathilde aime les concerts. Nous avons une
voiture, mais cherchons parfois ensemble la manière la moins
polluante de nous rendre sur place. À vélo, en transports en
commun... Mathilde et Emil ne souhaitent d’ailleurs pas obtenir
un permis de conduire. »
Mathilde : « Frederik a pris part à presque toutes les marches de
jeunes. Moi, moins souvent, mais je le fais quand c’est possible.
Je trouve essentiel de montrer que les jeunes se préoccupent
du réchauffement climatique. Je voudrais que les gens prennent
davantage conscience de leur impact sur l’environnement.
Nous devrions mieux réfléchir à la consommation de viande,
à la pollution par le plastique et à notre habitude de tout jeter
à la poubelle. »
Quelques doutes
Egbert se réjouit de l’implication de ses enfants, mais il insiste
sur l’importance d’un rôle actif. « Je me suis d’abord demandé si
leur participation aux marches pour le climat était nécessaire.
32 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
J’accepte que Mathilde y prenne part, parce qu’elle s’efforce
elle-même de donner le bon exemple. J’ai eu quelques doutes
à l’égard de Frederik. Pour moi, l’école est non seulement une
obligation, mais aussi un privilège. Manifester est une raison
trop facile pour brosser les cours. Je veux bien ne pas contester
les motifs de Frederik, mais les mots ne suffisent pas. Mathilde
l’a déjà mis au défi de se passer de viande pendant une semaine.
Et il l’a fait. »
Le père a une tout autre approche de la question climatique
que ses enfants : « Je suis plus attentif aux conséquences
économiques de certaines mesures climatiques parce que
j’évolue dans le monde de l’entreprise. En famille, nous ne
partons jamais en vacances en avion. D’un point de vue
entrepreneurial, je reconnais toutefois l’importance économique
de l’aviation. »
Egbert estime pourtant que les entreprises font beaucoup trop
peu pour le climat. « Nous devons sensibiliser nos collaborateurs,
fournisseurs et clients et insister sur notre responsabilité à tous.
L’entreprise qui veut garder une raison d’exister à long terme,
ne peut faire l’économie d’une politique climatique active. Je
plaide pour la formation du personnel en ce sens. »
Mathilde a du mal à évaluer les initiatives des entreprises en
faveur du climat. Elle est en revanche convaincue du pouvoir
qu’a le consommateur de forcer les marques au changement.
« Je préfère acheter un article un peu plus cher qui dure plus
longtemps, qu’un produit bon marché qui finira vite à la
poubelle. Au supermarché, nous évitons les fruits et légumes
importés d’un pays lointain. Et quand je vais faire des courses
avec maman, je lui demande de choisir des produits sans
emballage plastique inutile. » ●
Peter Van Dyck
׉	 7cassandra://5KajTGbzNgcxvxmOyQqYP-UmkrmkjmT6hpfCpnSbH2I%9` \`䰸^D׉EBeaucoup c'est bien,
mais trop is te veel
Aussi petite soit-elle, la Belgique montre
souvent la voie quand il s'agit de recyclage.
Notre pays figure parmi les meilleurs élèves de la classe
au niveau européen. Et nous sommes souvent pris en
exemple, entre autres par nos voisins français, en matière de
Responsabilité Élargie du Producteur (REP) appliquée
aux emballages industriels.
Cette habitude d'être le bon élève et de relever les défis a
toujours été inscrite dans l'ADN de Valipac. Récemment, de
nouvelles initiatives ont d'ailleurs été prises qui permettent
aux producteurs de déchets d'emballages industriels d'aller
plus loin encore, en jouant résolument la carte de l'économie
circulaire, notamment avec un partenariat noué entre
le producteur de briques Wienerberger, Total, Rymoplast et
Oerlemans avec le concours de la FEMA et de Go4Circle.
Ensemble, ces acteurs ont en effet décidé de rendre possible
la fabrication et l'utilisation de housses en plastique
fabriquées à partir de 50% de matière recyclée produite
par Rymoplast. Résultat : une fois utilisés, les films plastique
sont récupérés et réintroduits dans la production pour donner
de nouvelles housses.
Beaucoup, c'est parfois aussi trop
À n'en pas douter, d'autres initiatives suivront. Inspirés
par cet exemple, des industriels désireux de s'inscrire
dans une gestion circulaire de leurs emballages leur emboîteront
le pas. Et Valipac aura toujours à cœur de les
assister dans ces progrès. Très bien, mais les nouvelles
exigences pour les taux de recyclage placent la barre
très haut... La transposition des objectifs européens au
niveau belge ne manque pas d’ambition : selon les propositions,
le taux de recyclage des emballages en plastique
passera à 65 % d’ici 2030. Cette fois, selon Valipac,
ces exigences risquent vraiment d'être improductives,
d'autant que les répercussions pour l’industrie belge
n’ont pas été examinées. Pour être réaliste, la révision
des taux de recyclage doit faire l’objet d’une analyse objective
en concertation avec le secteur.
Se concentrer sur son métier pour être efficace
C'est une véritable responsabilité qui pèse sur les
épaules des producteurs et sur ceux de Valipac. Ce n'est
d'ailleurs pas pour rien qu'elle est dite « élargie » (on
parle en effet de REP). Cela en dit long sur la charge
de travail que représente la gestion des emballages
une fois les produits déballés... Ce travail, Valipac veut
pouvoir l'assumer parfaitement afin de mettre toutes les
chances de son côté pour parvenir à une économie qui
soit réellement circulaire. L'association estime donc prudent
de pouvoir se concentrer sur le cœur de son activité,
à savoir, continuer à intensifier les collectes sélectives
et le recyclage des déchets d’emballages industriels auprès
des entreprises. Parallèlement, Valipac mise, par
des actions de terrain, sur la sensibilisation de ses partenaires
à l’écoconception et à l’intégration de contenu
recyclé dans la fabrication de nouveaux produits.
www.valipac.be
Les housses en plastique utilisées par Wienerberger
pour filmer ses palettes de briques incorporent
50 % de matière recyclée.
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Gérer le risque climatique :
un enjeu économique
pour les villes
C’
est une étude réalisée par
Lloyd’s, LA référence en matière
actuarielle, qui l’a révélé
en 2018 : le plus gros risque auquel
Bruxelles est exposée, au même titre
que plusieurs autres grosses villes européennes
d’ailleurs, ce n’est pas du
côté des crises financières qu’il faut le
chercher, ni même du côté des pandémies,
comme l’épisode H5N1 ou
celui, plus récent, lié à la résurgence
de maladies comme la rougeole ou la
tuberculose, mais du côté des... inondations,
et plus largement des manifestations
liées aux dérèglements
climatiques. Dérèglements que les
assureurs intègrent désormais dans
la gestion des risques, comme nous
le confiait voici quelques mois le CEO
d’Ageas.
En 2018, Lloyd’s avait estimé à près
de 250 millions de dollars les risques
liés aux inondations, laissant à distance
les risques financiers (230 millions
de dollars) et plus loin encore, à
210 millions de dollars, le coût lié aux
cyberattaques dont on parle pourtant
beaucoup. Dans quelques semaines,
avec la publication du nouvel index de
Lloyd’s, nous verrons dans quelle mesure
la situation a évolué ou... s’est dégradée.
Quoi qu’il en soit, à bien consi34
❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
Bruxelles connaît régulièrement des épisodes d’inondation, comme ici à Woluwe, en 2016.
© Belga
dérer le nombre de soucis rencontrés
récemment lorsque les éléments se
déchaînent, il y a visiblement encore
beaucoup de pain sur la planche.
Carte des zones inondables
À Bruxelles, le politique a pris conscience
de la nécessité de bien appréhender ces
phénomènes extrêmes, faute de pouvoir
les prévenir. « Nous avons établi une
carte des zones inondables », expliquet-on
à Bruxelles Environnement. « Il
s’agit d’une sorte de cadastre qui détermine
les zones où des inondations sont
susceptibles de se produire, en fonction
de renseignements établis sur une base
scientifique, d’une part, et d’autre part
selon des observations rassemblées par
le Service d’Incendie et d’Aide Médicale
Urgente de la Région (SIAMU), par le
Fonds des Calamités et par Vivaqua. »
Un peu plus en amont, du côté du
réseau d’égouttage, la situation n’est
guère brillante : l’état des 2.000 km
d’égouts est assez mal connu, l’égouttage
double séparant eaux pluviales
et eaux usées quasiment inexistant
et l’étanchéité des conduites souvent
très relative. Outre les effondrements
qui se sont multipliés au cours des
dernières années, le mauvais état du
réseau de conduites peut contribuer
Les conséquences du dérèglement
climatique constituent désormais
une menace sérieuse pour les villes
et leurs entreprises, plus encore
que le coût lié aux cyberattaques
ou les risques liés aux pandémies
comme celle du H5N1, en 2004...
à accentuer les conséquences de
précipitations inhabituelles. Avec les
conséquences que l’on sait.
Plan Pluie
Dès 2008, la Région a agi de manière
conséquente en actionnant le Plan
Pluie, plan complété par la mise en
place de la plateforme de coordination
réunissant les différents opérateurs et
acteurs de l’eau de la Région. Un peu
plus tôt, en 2006, le placement des citernes
d’eau de pluie avait même été
rendu obligatoire pour toute nouvelle
construction.
En plus du double égouttage auquel la
Région accorde désormais beaucoup
d’importance, d’autres actions efficaces
sont désormais engagées, encore
en aval, mais aussi de plus en plus
souvent en amont. Ainsi, l’installation
de toitures vertes est encouragée par
des primes, de même que l’aménagement
de surfaces perméables sur les
zones de parking. Il y a urgence : entre
1955 et 2006, le taux d’imperméabilisation
des sols n’a cessé de grimper,
passant de 27 à 47 %. Aujourd’hui,
un mouvement s’est engagé en sens
contraire et la tendance au bétonnage
cède peu à peu la place à la perméabilisation.
׉	 7cassandra://IEu4SH7hSadAnFhQNVfHDHrktBCBdEQERF8DvaluoUc+` \`䰸^F׉EPar ailleurs, la Région cherche à réconcilier
les Bruxellois avec les cours
d’eau. Encore très présents il y a un
siècle, ceux-ci sont revenus comme
par enchantement : « C’est ce maillage
bleu qui nous permettra peu à peu de
mieux gérer les précipitations en réintégrant
l’eau dans la ville, en séparant
les eaux usées des eaux propres
et en engageant un mouvement de
perméabilisation des sols, là où l'on
ne jurait que par le béton, et en privilégiant
la rétention d’eau et la temporisation
des écoulements, avec des
toitures végétalisées ou en récupérant
les eaux pluviales dans des citernes. »
Serious game
Aujourd’hui, le Plan de Gestion des
Risques d’Inondation (PGRI) a été
incorporé dans le Plan de Gestion
de l’Eau couvrant la période 2016 à
2021. Récemment, c’est la Ville de
Bruxelles qui s’est distinguée de manière
originale en lançant l’EcoRun,
un ‘serious game’ qui permet de sensibiliser
aux risques liés aux inondations,
au phénomène de formation
d’îlots de chaleur et, plus globalement,
à la vulnérabilité du territoire
de Bruxelles-Capitale face aux manifestations
du réchauffement. Avec
l’objectif ambitieux de réduire ses
émissions de 40 % et de favoriser
l’autoproduction d’énergie renouvelable
pour 27 % de la consommation.
Ces risques climatiques, Bart Corijn
les prend très au sérieux. Au sein de
l’association The Shift, il milite auprès
des villes, des communes et des institutions
publiques pour qu’elles retirent
leurs avoirs des placements liés
des Marolles, Triodos est ouverte aux
particuliers, mais aussi aux entreprises.
Depuis son lancement en Belgique,
Triodos n’a eu de cesse de se détourner
des business qui peuvent nuire directement,
mais aussi indirectement à l’environnement
et au bon état de la planète.
En mettant l’argent qui lui est confié
au service du financement de projets
entrepreneuriaux qui contribuent à un
changement positif et durable.
Parmi les mesures prises ces dernières années : l’installation
de bassins d’orage, comme ici dans la vallée du Struykbeek
© Belga
Gazon maudit
À Bruxelles, l’éco-entrepreneur Louis
De Jaeger s’est récemment distingué
avec une action de sensibilisation
menée sur ce qui était la pelouse de
l’Atomium. Pour refaire cet espace
vert détruit par les vicissitudes de
l’hiver, il a proposé de remplacer la
pelouse ordinaire par de la verdure,
des fleurs et d’y planter un pommier.
L’avantage est double : l’aménagement
augmente la capacité du sol à stocker
les précipitations et il soutient la
biodiversité.
http://byebyegrass.eu
aux énergies fossiles, responsables du
phénomène de réchauffement. Bart
sait de quoi il parle : il y a quelques années,
il travaillait au sein d’une grande
banque et a œuvré comme gestionnaire
de risques. Il dirige aujourd’hui
un groupe constitué d’investisseurs
institutionnels, assureurs et fonds de
pension, qui réfléchissent à un mouvement
de désengagement en prenant
soin toutefois d’éviter l’utilisation
du mot « désinvestissement », auquel
il préfère de loin le vocable « investissement
favorable au climat ».
Triodos, la banque durable
Cette volonté de se détourner des placements
à risques, c’est aussi une ligne
adoptée par la « banque verte » Triodos,
fondée par le Néerlandais Peter Blom.
Établie à Bruxelles, au cœur du quartier
Outre les prêts aux entreprises
travaillant dans le tabac ou dans
l’industrie du jeu de hasard, sont
proscrites par cette banque, qui se veut
éthique, les activités liées au commerce
de fourrure, les activités susceptibles
de nuire à l’environnement, les activités
liées aux armes... Exemple concret : c’est
auprès de Triodos que la société de
promotion immobilière durable Ethical
Property Company a trouvé plusieurs
financements qui lui ont permis de
faire sortir de terre le beau projet
Mundo-B, à Ixelles. Un endroit où l’on
applique précisément tous les principes
susceptibles de rendre une ville plus
résiliente, en particulier la citerne de
30m² pour la récupération d’eau de
pluie qui alimente les sanitaires du
bâtiment. ●
Johan Debière
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 35
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Un Green Deal
pour la logistique
urbaine
Une ville, c'est un va-et-vient incessant de biens et de personnes. Pour les
© Getty
personnes, en tout cas dans les grandes villes comme Bruxelles, on a évidemment
la chance de pouvoir compter sur les transports en commun et donc, de limiter les
émissions de CO₂. Pour les marchandises par contre, c'est tout autre chose...
T
rouver une manière intelligente de transporter des
biens dans les grandes villes tout en évitant au
maximum voire totalement les nuisances qui y sont
liées ? C'est une question vitale pour une zone comme celle
de Bruxelles. Ce n'est d'ailleurs sans doute pas un hasard si la
capitale de l'Europe, qui figure parmi les plus embouteillées,
est aussi celle qui abrite les meilleurs spécialistes de la
mobilité. Parmi eux, Sara Verlinden et Cathy Macharis,
toutes deux actives à la VUB et expertes en mobilité et
logistique urbaines au sein du groupe de recherche Mobi
(Mobility, Logistics and Automotive Technology). Ou le
bureau de consultance Stratec dont l'expertise est même
reconnue au niveau international en matière de mobilité et
en économie des transports.
Parfois, ce sont les interdictions qui nous font brutalement
remarquer que la mobilité des biens pose question dans
une grande ville. C'était encore le cas en février dernier
avec cette motion déposée par la majorité PS-Ecolo
d'Ixelles, proposant de bannir les poids lourds des rues de
la commune. L'échevin de la mobilité pointait – à juste titre
d'ailleurs – l'efficacité toute relative d'un GPS dans un milieu
urbain aussi dense pour des chauffeurs non-bruxellois...
Peu de kilomètres, mais beaucoup de pollution
De fait, on peut comprendre l'exaspération. D'après les
études les plus récentes organisées par Mobi-VUB, la
36 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
logistique est responsable d'au moins un quart des émissions
de CO₂ liées à la mobilité, alors qu'elle ne représente que 10
à 20 % du total des kilomètres parcours dans les villes. C'est
dire combien cette activité est pénalisante pour une cité
comme Bruxelles : camions surdimensionnés à l'arrêt, moteur
tournant ; camionnettes parquées en double file générant
leur lot d'embouteillages ; et, comme le soulignait cette élue
ixelloise, GPS incapables de réagir assez finement pour
guider efficacement les conducteurs (ndlr : Bruxelles-Capitale
compte pas moins de 5.000 voies). En plus des émissions
de CO₂, on vous passe le problème des particules fines, des
affections respiratoires en explosion, des nuisances sonores...
Certains évoquent l'interdiction des fonctionnements à flux
tendus et même, pour les plus radicaux, de la logistique en
ville tout court. Mais en réalité, combien sont prêts à accepter
les conséquences de ce qui paraît être un combat d'arrièregarde
?
Gratuité pour les livraisons... le lendemain
Si l'on en croit les résultats des deux baromètres Pulse
of the Online Shopper réalisés en 2017, puis en 2018,
la réponse est claire : lorsqu'un achat est effectué en
ligne, non seulement le consommateur s'attend à être
livré rapidement, mais ses attentes progressent chaque
jour davantage avec, en 2018, le souhait de pouvoir
bénéficier de la gratuité pour cette livraison (dans 62 %
׉	 7cassandra://SyKTDomESpZYeJS0k0mzBp7MJ32C0oiNHSPJ5lpP0_Q#` \`䰸^H׉EGreen
des cas) et même de pouvoir renvoyer la marchandise si
elle ne lui convient pas (dans 62 % des cas également).
Certes, le baromètre 2018 a permis de souligner
que les acheteurs européens pouvaient se montrer
globalement très flexibles quant au temps d’attente de
leur commande dès lors que la livraison était gratuite, ce
qui permet une plus grande optimisation des opérations
logistiques et donc des camions mieux remplis, mais la
concurrence entre e-commerçants alimentant la course
au plus offrant, la gratuité est aujourd'hui de plus en
plus fréquente pour des achats réceptionnés dès... le
lendemain de la commande.
Miser sur le collectif et le collaboratif
Dans ces conditions, le chantier engagé avec le Green Deal
pour la logistique urbaine, signé en avril dernier à Bruxelles
dans les locaux de la FEB, prend tout son sens. L’initiative
est centrée sur les villes de la Région flamande, mais les
réalités explorées sont bien sûr transposables à Bruxelles.
Pas moins de 35 parties ont décidé de signer ce document
fondateur, qui jette les bases de la logistique urbaine,
en présence des ministres flamand de l'environnement,
de l'énergie, des travaux publics et de l'innovation.
Cornaqués par The Shift, financièrement soutenus par la
Fondation Roi Baudouin, orientés sur le plan technique
par les conseils de Mobi-VUB, suivis par le Bond Beter
Leefmilieu, par l'Association des villes et des communes
flamandes, par l'Agentschap Innoveren en Ondernemen
(VIL) et par le département Mobilité et Travaux publics et
de l'Environnement du gouvernement flamand.
Pour relever ce défi d'une logistique qui puisse tendre
vers le zéro émission, c'est à l'intelligence collective que
The Shift et ses partenaires ont décidé d'avoir recours.
Les acteurs qui ont décidé de s'associer à l'initiative du
Green Deal ont pris le parti de faire baisser le nombre de
kilomètres parcourus, mais aussi d’effectuer les trajets à
des moments où cela pose moins de problèmes, avec des
véhicules aussi écologiques que possible, voire avec des
véhicules zéro émission.
Changer aussi de paradigme à Bruxelles
À travers le Green Deal Stedelijke Logistiek, septième
Green Deal signé chez nos voisins flamands, les
partenaires ont par exemple bon espoir de faire livrer
jusqu'à des chantiers de construction à l'aide de vélos
cargos et de faire circuler les sociétés de courrier express
avec des véhicules zéro émission. Pour ce faire, ils se
sont appuyés sur l'expertise accumulée dans ce domaine
par Sara Verlinden et Cathy Macharis. Bon à savoir :
une de leurs dernières études, publiée en février dernier
et axée sur le cas de Bruxelles, a permis de constater
que le marché de la distribution de colis y est encore et
toujours dominé par les véhicules classiques et les modes
de fonctionnement traditionnels, tout en soulignant que
Les initiatives concrètes
Parmi les nombreuses entreprises associées à l'initiative
Green Deal, on trouve Addax Motors, ASX-Ibeco,
BeCommerce, Bpost, Bopro, Cargo Velo, CityDepot,
Colruyt Group... Addax Motors s'engage par exemple
à mettre à la disposition des utilisateurs urbains des
camions électriques compacts. Des démonstrations
seront par ailleurs organisées pour encourager les
entreprises à s'engager dans cette voie. L'entreprise
ASX-Ibeco a quant à elle décidé de remplacer deux
camionnettes par trois vélos-cargo. Ceux-ci permettront
d'assurer la livraison de petits paquets dans la province
d'Anvers. Autre acteur de la livraison express, mais à une
autre échelle, avec DHL Express BE. La société de courrier
express testera à Gand et Anvers le remplacement des
camionnettes de livraison habituellement utilisées par
des vélos-cargo. Et cet essai semble bien parti pour se
développer puisque d'ici 2020, DHL prévoit de l'étendre
à des villes comme Louvain, Courtrai, Malines, Ostende
et Hasselt, mais aussi Liège, Namur et... Bruxelles.
L’un des enjeux de la logistique urbaine, c’est la livraison
« juste à temps » des achats en ligne.
les réglementations et la gouvernance avaient de plus en
plus tendance à mettre en avant des techniques et des
modèles de transport alternatifs, comme les vélos cargos
ou les plateformes de collaboration. La voie est toute
tracée...●
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 37
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Brussels Airport :
champion économique,
champion écologique
Avec près de 25,7 millions de passagers en 2018,
Brussels Airport est la principale porte d'entrée de la capitale de
l’Europe. C'est aussi la deuxième plateforme logistique belge
pour le commerce international, après le port d’Anvers.
En 2018, plus de 730 000 tonnes ont transité par sa zone de fret,
Brucargo, où l’on recense une bonne centaine de sociétés.
© Belga
F
1
leuron économique, Brussels Airport a aussi pour
ambition d'être une entreprise modèle, réduisant au
maximum l'impact de ses activités. Voici ce que nous
avons retenu de notre visite des installations aéroportuaires :
ÉNERGIE et CO2 : En 2012, Brussels Airport est
devenu le premier aéroport au monde à être certifié
ISO 50001, une norme qui aide les entreprises à
réduire et optimiser leur consommation énergétique, et
diminuer leurs émissions de CO2. L’aéroport a opté pour
l’éclairage LED, du matériel IT à faible consommation
et l’isolation énergétique poussée des infrastructures.
Il mise également sur l’énergie renouvelable, avec une
politique d’achat d’électricité 100 % verte, mais aussi une
production propre : ses panneaux solaires ont produit près
de 2800 MWh en 2017. L’aéroport dispose également
de cogénération au gaz naturel, permettant d’assurer à
la fois la production de chaleur et énergie. Toujours pour
diminuer ses émissions de CO2, Brussels Airport privilégie
les véhicules électriques ou au CNG.
Sur les pistes, les avions peuvent procéder à des atterrissages
en mouvement continu. Leur circulation au sol est
limitée autant que possible et les appareils doivent couper
tous les moteurs auxiliaires à l'arrêt. Autant de mesures
qui réduisent les émissions de CO2, mais aussi le bruit.
Grâce à quoi, depuis 2010, Brussels Airport a déjà diminué
sa consommation d’énergie de plus de 11 % et ses
émissions de CO2 de plus de 34 %. Objectif, d’ici 2030 :
atteindre des taux de réduction de 25 % (énergie) et
40 % (CO2). Pour compenser les émissions résiduelles,
Brussels Airport collabore avec le bureau CO2logic, ce
qui lui a permis d’atteindre dès 2018 la neutralité CO2
pour ses propres opérations (pas celles des compagnies
aériennes) et d’obtenir l’Airport Carbon Accreditation 3+.
38 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
2
3
BRUIT : Inévitablement, qui dit avion dit bruit.
Brussels Airport fait cependant tout pour diminuer
les nuisances sonores, notamment via l’imposition
de tarifs différents pour l’utilisation des pistes : les avions
les plus bruyants paient un montant trois fois plus élevé que
les appareils moins tapageurs. D’autres mesures portent sur
la limitation des créneaux de nuit, la désignation d’horaires
et de zones spécifiques pour les tests moteurs, différents
services au sol pour limiter l’usage des moteurs auxiliaires,
etc. Au total, le nombre des personnes impactées a été
réduit de près de 56 % depuis 2010.
EAU : Brussels Airport ambitionne non seulement de
réduire sa consommation d’eau, mais aussi d’éviter
tout rejet dans la nature d’eau potentiellement
polluée. L’aéroport a ainsi investi dans un système séparatif
de récupération et de stockage de l’eau, et dispose de sa
propre installation d’épuration. En fonctionnement depuis
2010, celle-ci traite jusqu’à 2,4 millions de litres par jour
(provenant du terminal, de l’hôtel, des bureaux et des avions
eux-mêmes). L’eau épurée est utilisée en partie par le golf
voisin pour l’arrosage de ses terrains.
Ce ne sont là que quelques aspects environnementaux sur
lesquels travaille Brussels Airport. Mobilité, déchets, pollution
des sols, biodiversité, construction durable s’inscrivent
également dans sa stratégie de durabilité. Des efforts qui
montrent qu’il est tout à fait possible pour une entreprise de
réduire considérablement son impact environnemental sans
mettre en péril son activité économique. ●
Laura Rebreanu
Sustainable Development Coordinator Beci
lr@beci.be ; T +32 2 643 78 26
׉	 7cassandra://TP3f_D-6tXP6BpnBzNhycqL5Sr1QmgYUwmE4zHtSFwo'<` \`䰸^J׉ESmartloop:
comment GAGNER de la PLACE
en UN CLIC dans son entreprise
Avec la plateforme Smartloop.be, l’asbl Recupel vous fait entrer
dans l’ère du recyclage 2.0 pour les équipements électriques
et électroniques qui encombrent votre espace de travail.
Pour les entreprises confrontées à 1001 choses à régler au
quotidien, gérer les déchets électriques et électroniques passe
souvent au second plan. Les équipements s’entassent alors
dans le coin de l’entreprise où on les oublie peu à peu avant
de se rendre compte qu’ils s’accumulent et qu’ils prennent
de plus en plus de place. Une enquête récente réalisée par
l’asbl Recupel a permis de déterminer qu’en moyenne, 200
kilos d’équipements hors d’usage traînent dans les locaux des
entreprises belges. C’est pour permettre à toutes les entreprises,
y compris les PME, de gérer facilement ces équipements que
l’asbl Recupel a créé Smartloop.
Plate-forme digitale et transparente
Qu’est-ce que Smartloop.be ? C’est une plate-forme digitale
et entièrement transparente, accessible aussi bien sur
ordinateur que sur smartphone, sur laquelle vous pouvez
poster une photo de l’équipement dont vous souhaitez vous
débarrasser. Très visuelle et très intuitive, la plate-forme vous
donne la possibilité de vous défaire avec une facilité étonnante
de vos GSM, laptops, ordinateurs de bureau, frigos... Une fois
l’équipement renseigné, vous pouvez encore déterminer son
statut : réutilisable, à recycler ou les deux. Que se passe-til
ensuite ? Un ou plusieurs collecteurs agréés avec lesquels
l’asbl Recupel travaille marqueront leur intérêt via la plateforme.
En consultant votre tableau de bord personnel, vous
pourrez identifier ces collecteurs et choisir celui avec lequel
vous préférez travailler. Bref, une solution facile, qui ne vous
coûte (presque) rien et peut même vous rapporter de l’argent !
Grâce aux nombreux collecteurs enregistrés, les prix restent
très compétitifs !
Résolument pratique et intuitive
Très pratique, la plate-forme offre une série de fonctionnalités
toutes plus intéressantes les unes que les autres: une fois en
contact avec le collecteur, vous pouvez déterminer la date et
même l’heure à laquelle le collecteur passera ou encore le nom
de la personne avec laquelle le contact devra être établi ce
jour-là. Vous pourrez préciser si l’enlèvement doit se faire au
rez-de-chaussée ou à l’étage. Ou encore préciser si un espace
de parking est disponible devant votre bâtiment pour charger
les équipements dont vous souhaitez vous débarrasser. Tout
peut se faire par un système de chat intégré à la plate-forme
ou en signalant vos souhaits dans une fenêtre prévue à cet
effet sur votre espace personnel. En outre, l’accès est réservé
à l’ensemble des collecteurs agréés. Vous êtes donc sûr de
pouvoir faire jouer la concurrence et de bénéficier des meilleures
conditions et du meilleur service pour l’enlèvement de vos
équipements, avec la certitude et la satisfaction d’avoir confié
votre matériel à des recycleurs qui respectent scrupuleusement
les législations environnementales en vigueur.
Gestion des ressources optimisée
Sur le plan de la gestion des ressources, cette optimisation de
la récupération des équipements hors d’usage est vraiment
capitale. Elle permet en effet de récupérer les matières
premières contenues dans les équipements tout en respectant
scrupuleusement les prescrits des différentes régions en matière
de recyclage. Bref, en passant par Smartloop, vous vous donnez
la garantie de fonctionner aux meilleures conditions (les vôtres),
dans les délais les plus courts et dans le respect total des
prescrits environnementaux. Une première phase de test a été
initiée du 23 avril au 4 octobre. Elle concernera spécifiquement
Bruxelles et le sud-ouest de la Flandre. Le 4 octobre, Recupel
procédera à une évaluation avant de lancer définitivement le
système pour l'ensemble de la Belgique. Signalons encore
que l’asbl Recupel est prête à partager son expertise et ses
expériences. Une démarche qui peut en particulier se révéler
intéressante pour les entreprises implantées en Belgique et qui
disposent d’implantations dans des pays voisins.
powered by
www.smartloop.be • www.recupel.be
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OÙ TROUVER
DES COLLABORATEURS MULTILINGUES
QUI ONT DE L’EXPÉRIENCE ?
NULLE PART, VOUS LES FORMEZ
VOUS-MÊME
Tom Rommens est responsable du recrutement chez Securitas.
Chaque année, il cherche environ 1300 agents de
gardiennage. La liste des conditions auxquelles les candidats
doivent répondre n’est pas à sous-estimer : ils doivent être
motivés, avoir de l’expérience et aussi être multilingues.
Au lieu d’attendre la bonne personne, Tom a commencé
à travailler avec Select Actiris pour former lui-même le
candidat idéal.
Une r
« Grâce à Actiris, j’ai suivi une FPI en entreprise, ou formation
Tom Rommens, responsable du recrutement chez Securitas, est toujours
à la recherche de nouveaux collaborateurs. « Nous sommes une grande
entreprise et nous employons beaucoup d’agents de gardiennage. Nos
agents sont vraiment partout : ils gardent des bases militaires, des aéroports,
ils sont dans les supermarchés ou dans les centres commerciaux, nous
travaillons pour des entreprises et des particuliers, tant en journée que
pendant la nuit. C’est pourquoi, nous cherchons chaque année environ 1300
personnes, dont la plupart sont des agents de gardiennage. La recherche de
l’agent de gardiennage idéal n’est pas si évidente, raconte Tom : « Nous
nous trouvons à Bruxelles où il y a beaucoup de chercheurs d’emploi, mais
pourtant nous n’avons pas l’embarras du choix au niveau des candidats. »
Le candidat idéal
« Un agent de gardiennage doit notamment avoir reçu une formation
approfondie pour pouvoir débuter en étant bien préparé. En plus, il doit
être multilingue, surtout à Bruxelles. Les agents sont souvent la première
personne à qui l’on s’adresse. Il est donc important qu’ils puissent s’exprimer
en plusieurs langues. »
Les profils que Tom recherche ne se trouvent pas facilement sur le marché du
travail. « C’est pourquoi nous avons élaboré une collaboration avec Select
Actiris. Ils ont sélectionné 150 chercheurs d’emploi motivés que nous avons
ensuite formés au gardiennage. En plus de cela, le VDAB a organisé les cours
de néerlandais. »
Former avantageusement
Soufiane Ouzza a été formé de cette manière afin dedevenir un agent
parfait. « Cet emploi m’intéressait beaucoup mais je n’avais pas la bonne
formation », raconte Soufiane.
professionnelle individuelle en entreprise, de quatre mois chez Securitas. »
Pendant la formation, Soufiane a suivi un agent de gardiennage expérimenté.
« Ainsi, j’ai pu acquérir beaucoup d’expérience avant d’être recruté de façon
permanente. »
Tom approuve. « Cette FPI en entreprise est en fait la mesure idéale
pour nous pour former nos collaborateurs en collaboration avec
Select Actiris. Nous pouvons leur proposer de l’expérience sur le terrain à des
conditions avantageuses et après ils peuvent tout de suite commencer leur
carrière chez nous. Le candidat idéal existe donc bel et bien : nous le formons
tout simplement avec Select Actiris. »
FAITES CONFIANCE
À L’EXPERTISE DE SELECT ACTIRIS
POUR VOS RECRUTEMENTS
Comme Tom, vous souhaitez recruter le profil idéal
à Bruxelles ? Avec Select Actiris, c’est possible.
Select Actiris combine une sélection approfondie à des
primes et formations pour vous proposer le candidat qui
répond parfaitement à vos besoins.
Surfez sur select.actiris.brussels et demandez
conseil à votre consultant employeur.
Avec le soutien du Fonds Social Européen
׉	 7cassandra://dkJOj7T2gaAgUYhLhpFTCY0KcKQCx435ujvtjEYZbHc/)` \`䰸^L׉EGreen
Construction circulaire :
des déchets en moins, des ressources
et des emplois en plus
À Bruxelles, la re-construction a été identifiée de longue
date comme un vecteur possible de remise à l’emploi.
Aujourd’hui, le frémissement semble sur le point de
se transformer en vrombissement. Un peu partout
sur le territoire de Bruxelles-Capitale, on voit émerger
des chantiers qui font la part belle à la réutilisation, à
l’upcycling, à l’urban mining. Bref, au circulaire.
Vestige industriel au centre de Bruxelles, la Tour à Plomb a été r
rénovée par l’entreprise Jacques Delens en réutilisant des briques, pierres,
poutres et planchers existants.
C'
est le palmarès de l’appel
à projets Be Circular, édition
2019, qui nous en a
fait prendre conscience : en Région
Bruxelloise, en termes de construction
circulaire, une page est en train
de se tourner. Pas seulement dans
les projets neufs, mais aussi dans les
chantiers de reconstruction. Parmi les
lauréats qui ont fait forte impression,
on trouve par exemple Alexis Pierrard.
Sur le chantier Warland qu’il a mené
pour un particulier, cet entrepreneur à
la tête de la PME Global Art Concept
a récupéré du marbre de Carrare qui
aurait sinon tristement fini comme
matériau de remblai ; il a aussi travaillé
avec du plancher de réemploi en
privilégiant le liège et le caoutchouc
comme sous-couche. Une pratique
certes inhabituelle, mais qui présente
le mérite de la circularité. Alexis Pierrard
l’admet volontiers : dans son cas,
la démarché a exigé plus de réflexion
et a donc été plus coûteuse qu’une
démarche classique, mais cela a apporté,
à lui et au donneur d’ordres,
la grande satisfaction de contribuer
à la circularité de la construction. Et
puis, il aurait été dommage de voir un
marbre d’une valeur de 80 à 150 euros
le m² utilisé comme sous-couche
d’une vulgaire route...
60 m³ de briques
Autre lieu, autre problématique et
autres volumes de matières. Cette
fois, nous sommes à Bruxelles-Ville
avec l’entreprise Jacques Delens, sur
le site d’une ancienne fonderie entièrement
rénovée. Outre le fait que
l’enveloppe extérieure a été presque
intégralement maintenue, ce sont
pas moins de 60 m³ de briques qui
ont été réutilisés sur le site. À la clé,
un double avantage : la production de
matériaux neufs et donc la consommation
de ressources sont évitées
et le volume de déchets maintenu à
zéro. Pour Arnaud Dawans, dirigeant
R&D chez Jacques Delens, cette
démarche n’est pas forcément évidente,
mais elle a le mérite « d'amener
le secteur à se poser les bonnes
questions et, ensuite, poser les bons
gestes ». Quand on sait que tout a été
fait à un coût identique à celui de la
brique neuve, cela aurait été dommage
de s’en priver...
Ces candidats, Marie-Laure Maerckx
a eu l’occasion de les suivre à la
trace tout au long de leur expérience.
Consultante senior au sein de Cenergie,
l’un des bureaux mandatés
dans le cadre de Be Circular, elle a
eu maintes fois l’occasion de voir son
intuition confirmée : « Construire circulaire,
ce n'est pas qu'une question
technique, de briques que l'on déciderait
par exemple de récupérer et
de remettre en service. La construction
circulaire, c'est aussi et peut-être
surtout une série de paramètres humains
à prendre en compte, avec de
nouveaux modes de collaboration à
mettre en place ». Cela implique donc
une évolution des mentalités au sein
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 41
Bernard Boccara
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Alexis Pierrard, lauréat de BeCircular.
des corps de métiers, mais aussi auprès
des donneurs d’ordres. Et Marie-Laure
Maerckx d’évoquer cette
histoire de vieux parquet que le propriétaire
d’un immeuble en réfection
a finalement décidé de garder, alors
que ce n’était pas prévu. Bien sûr,
cela implique parfois un allongement
de la durée du chantier, voire un accroissement
budgétaire, mais visiblement,
le réflexe semble désormais
s’installer dans les esprits.
Matériaux faciles à déconstruire
Tous ces changements s’appuient
sur la volonté farouche de certains
entrepreneurs et donneurs d’ordres
de faire les choses différemment.
Mais il faut admettre que le mouvement,
amorcé par la Région, encadré
par Bruxelles Environnement
et techniquement relayé par des
organismes comme la Confédération
Construction, a grandement
aidé les porteurs à sortir des zones
d’incertitude qui persistaient. Voici
peu, les actes des séminaires Bâtiment
durable 2019 ont été publiés.
Ils constituent une véritable mine
pour qui veut véritablement composer
de manière durable avec la
construction ou la rénovation de son
bâtiment. Ambroise Romnée, Project
Leader au Centre Scientifique
et Technique de la Construction :
« Les expériences que nous avons pu
suivre sur le terrain nous ont permis
d’établir le b.a.-ba. de la construction
circulaire à partir de principes simples,
42 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
comme de minimiser les types de
matériaux différents, éviter les composites
inséparables, mettre en adéquation
la durée de vie des matériaux
avec la strate fonctionnelle, mais aussi
de jouer totalement la carte de la réversibilité
avec une approche modulaire,
préserver une bonne visibilité
des points de connexion ou encore
préférer des matériaux préfabriqués,
avec des matériaux de construction
qui soient faciles à manipuler et
à déconstruire. Il s'agit en effet de
donner au bâtiment le maximum de
possibilités pour s’adapter à un environnement
souvent changeant, et se
projeter à la fin de la première vie du
bâtiment ». En disant cela, le CSTC ne
dit rien d’autre que ce que disait déjà
Le Corbusier, ce grand monsieur de
l’architecture, qui a très clairement
été le premier à écrire les fondements
de la construction circulaire
(voir encadré).
Urban mining
et économie servicielle
Selon Ambroise Romnée, s’engager
dans un projet de construction circulaire,
c’est assurément prendre le
projet à l’envers, en commençant...
par la fin, là où on penserait devoir
fonctionner très en amont. C'est évidemment
aussi, encore et toujours,
éviter la production de déchets et les
émissions de gaz à effet de serre. En
Région de Bruxelles-Capitale, il faut
le savoir, le secteur génère environ un
tiers de tous les déchets. Cela représentent
tout de même 645.000 tonnes
par an, souligne l'ingénieur. Mais ce
qui est véritablement neuf avec cette
démarche, c’est que ‘l’urban mining’
amène à mobiliser beaucoup plus de
main-d’œuvre plus ou moins qualifiée,
en amont et en aval du chantier : « Pensons
notamment à la manutention, au
stockage, au reconditionnement, à la
documentation, à la promotion et à la
revente (ndlr : des matériaux récupérés).
De même, la mise sur le marché
d’éléments de réemploi s’organise autour
de plusieurs fonctions : logistique
(magasinier, transport...), documentaire
(description et recherche d’informations
sur le produit), technique
(réparation et remise en état, documentation
technique) et la fonction
commerciale avec de la vente, des
commandes, de la comptabilité et
même du service après-vente ».
Bref, l’économie circulaire créée aussi
de l’emploi, en tapant sur le clou des
services. ●
Johan Debière
Le Corbusier, véritable initiateur
de la construction circulaire
En privilégiant la modularité, et surtout en pensant cette modularité
dans ses moindres détails, Le Corbusier pensait les vies du bâtiment, ou
plutôt les différents usages qu’il pourrait avoir tout au long de ses différentes
vies. Pour le célèbre architecte, il était en effet important d’arrêter
de concevoir les constructions de manière monomaniaque, avec une répartition
des usages, une distribution des espaces qu’on croirait pensée
« à usage unique ». Fini le salon qui restera un salon, la cuisine qui, pensée
comme une cuisine, et ne pourra jamais être qu’une cuisine et les
chambres qui ne pourront jamais être rien d’autre que des chambres.
Idem pour les immeubles tertiaires, avec des bureaux qui peuvent un
jour devenir des logements, et des espaces de stockage qui peuvent être
transformés en lofts.
D.R.
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Bruxelles soutient votre
projet en économie
circulaire !
Les entreprises qui investissent dans du matériel destiné
à l’économie circulaire peuvent se voir rembourser
jusqu’à 40% de leurs investissements. Explications.
[Coproduction]
S
i vous envisagez d’investir ces prochains mois dans
du matériel lié à un projet d’économie circulaire, lisez
bien ces lignes. Bruxelles Économie et Emploi propose
une toute nouvelle prime, à savoir un remboursement
jusqu’à 40 % du montant du coût de matériel destiné à un
projet d’économie circulaire. Il s’agit de tout investissement
destiné à collecter, trier, stocker ou valoriser des objets
ou des matières résiduelles, autrement que sous forme
énergétique. « Une entreprise active dans la réparation
d’ordinateurs usagés peut par exemple se voir rembourser
40 % pour un achat de machines destinées à ces réparations,
comme par exemple du matériel de soudure », détaille
Stéphanie Sauvage, directeur de la Direction des Aides aux
Entreprises. Un autre exemple ? « Certaines sociétés actives
dans l’économie circulaire récupèrent des bâches usagées
et les nettoient pour les transformer en sacs. Si ces sociétés
ont besoin d’acheter des machines pour laver les bâches,
elles peuvent obtenir un remboursement jusqu’à 40 %. »
Pour éviter les interprétations trop larges, Bruxelles Économie
et Emploi a posé quelques critères d’éligibilité. Les
entreprises qui sollicitent ce soutien doivent avoir comme
objectif premier de faire de l’économie circulaire1
Coût minimum de 5000 € pour la machine
La machine doit être neuve (ou d’occasion sous certaines
conditions), doit coûter au minimum 5000 € et être utilisée
en Région de Bruxelles-Capitale au moins durant cinq ans.
Par ailleurs, l’achat de matériel roulant ne donne pas droit à
un remboursement. Sachez aussi que le remboursement est
plafonné à 80 000 € par année civile. En d’autres termes, si
vous achetez une machine pour un montant de 250 000 €,
vous pourriez obtenir un remboursement de 80 000 €maximum.
Les entreprises éligibles doivent remplir également
les critères habituels des primes proposées par Bruxelles
Économie et Emploi. Première condition : la société doit
posséder son siège d’exploitation (et non son siège social)
dans la Région de Bruxelles-Capitale et doit par ailleurs
être active dans un secteur d’activité précis (voir la liste des
secteurs d’activité : http://werk-economie-emploi.brussels/
fr/secteurs-d-activites-admis-subsides-entrepreneurs).
, donc de
collecter, trier, stocker et valoriser des objets ou matières
résiduelles. « Le responsable d’un restaurant qui décide
d’investir dans du matériel destiné au tri de ses déchets
n’entre donc pas dans le critère d’éligibilité car l’objet social
d’un restaurant est de cuisiner et servir de la nourriture, pas
d’être actif dans l’économie circulaire », justifie Stéphanie
Sauvage. À noter que vous pouvez également demander
la « prime en économie circulaire » si l’investissement en
question vous permet d’économiser 20 % du coût des matières
premières, à l’exception des dispositifs d’économie
d’énergie ou d’eau.
1 Elles n’ont toutefois pas l’obligation d’être agréées en « économie circulaire », nouvelle
agréation de Bruxelles Économie et Emploi.
N’oubliez pas que la demande doit se faire avant l’investissement
et que le remboursement est toujours réalisé après
l’achat, avec preuve de la facture. Par ailleurs, la Région de
Bruxelles-Capitale propose depuis peu une agréation en
économie circulaire, indépendante de la prime dont nous
vous parlons ici. Si votre entreprise correspond aux critères
d’éligibilité, vous pourriez bénéficier d’une majoration de
10 % sur plusieurs primes octroyées par la RBC. ●
Plus d’information : http://werk-economie-emploi.
brussels/fr_FR/prime-investissement-valoriser.
Découvrez toutes les primes proposées par Bruxelles
Économie et Emploi : www.primespme.brussels
© Getty
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Répondre aux marchés publics :
quelques recommandations
Alors qu’un nouveau gouvernement va prochainement
se mettre en place, Beci a réuni autour de la table ses
différents partenaires spécialistes en marchés publics.
Objectif : déterminer les points à améliorer et dresser
une liste de recommandations.
L
es marchés publics représentent une part non négligeable
de notre économie : chaque année, l’ensemble
des commandes publiques en Belgique avoisine 15 %
du PIB, soit plus de 50 milliards d’euros. Hôpitaux, CPAS,
zones de police, écoles, communes… Chaque jour, des marchés
publics, petits ou grands, sont ouverts. À la clé, pour
les entreprises, d’importantes possibilités de travail.
Pourtant, tout n’est pas rose dans le domaine des marchés
publics. Procédures jugées complexes, pression sur
les prix, concurrence accrue, difficultés d’accès pour les
petites entreprises, recours… De nombreux aspects pourraient
être améliorés.
Attention au dumping social
Le premier, et pas le moindre, est celui du dumping social.
Hugues Kempeneers, manager à la Confédération
Construction Bruxelles-Capitale explique : « Le secteur
de la construction est très complexe et il n’est pas toujours
évident d’évaluer qui propose le meilleur rapport
qualité/prix. Certaines entreprises font des offres à des
conditions défiant toute concurrence, au point que l’on se
demande comment le prix peut être aussi bas. »
Depuis plus de dix ans, les pays de l’Union Européenne ont
vu se développer un phénomène de grande ampleur : le
dumping social. Le dumping social permet à une entreprise,
par différentes pratiques abusives et par le contournement
de la législation, d’être plus compétitive en minimisant de
façon illégale le coût du travail et les coûts de fonctionnement.
« Ces méthodes peu scrupuleuses développent
une concurrence déloyale et engendrent l’exploitation des
travailleurs. Dans ce cadre, il est nécessaire que les pouvoirs
adjudicateurs mettent en œuvre les outils dont ils
disposent afin de découvrir pourquoi le prix est aussi bas »,
estime notre interlocuteur. Pour lui, à Bruxelles, les outils de
44 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
contrôle ne sont pas optimaux. L’Observatoire des prix, par
exemple, a pour mission l’analyse de l’évolution des prix à
la consommation, des niveaux des prix, du fonctionnement
de marché et des marges. « Mais joue-t-il efficacement son
rôle ? », se demande Hugues Kempeneers, qui trouverait
intéressant, dans le domaine de la construction en tout
cas, de connaître le prix réel du marché réalisé par rapport
au marché adjugé.
« Le prix ne devrait pas être le 1er
critère »
Directement lié au dumping social, le prix comme critère
principal de sélection pose aussi un problème. Virginie Dor,
avocate spécialisée en droit public et en marchés publics
chez CMS DeBacker : « Actuellement, si une entreprise veut
avoir une chance d’obtenir un marché public, elle doit jouer
sur le prix. Or, le critère du prix n’est pas toujours celui qui a
le plus de sens, en particulier dans le secteur des services.
Un avocat peut par exemple proposer un tarif horaire moins
élevé que celui de son concurrent, mais facturer deux fois
plus d’heures. » Et Youri Musschenbroeck, également avocat
chez CMS DeBacker, de préciser : « En fonction du type
de marché, les critères de choix principaux devraient être
différents. Aujourd’hui, certains marchés sont adjugés pour
des critères de prix au détriment de la qualité du service
et c’est dommage. »
© Getty
׉	 7cassandra://w3b5Ji2403jZM7ZtkyC7NTDDGabNyvG23_yQdSYQ9Ps#` \`䰸^P׉EDEntreprendre
Une concurrence pas toujours loyale
Par ailleurs, si le but premier des marchés publics est une
plus grande ouverture du marché, la concurrence entre les
entreprises n’est pas toujours loyale. Michaël Van Cutsem,
Senior Manager chez BDO, témoigne : « Il y a de plus en plus
de marchés publics ‘in house’. Pour les entreprises privées, il
n’est déjà pas facile de concurrencer les organismes publics.
Mais là, on parle vraiment de concurrence déloyale. Certains
acteurs auto-justifient également leurs compétences, ce
qui va à l’encontre des exigences des marchés publics. Il
faut revenir à la mission de base des marchés publics, à
savoir la mise en concurrence des entreprises. »
« Dédiabolisons les marchés publics »
Autre point d’attention pour nos experts, la complexité
des marchés publics. Bien que le potentiel soit énorme, de
trop nombreuses entreprises hésitent encore à répondre,
effrayées par les procédures à suivre. Pour Hugues Kempeneers,
il faut dédiaboliser les marchés publics. « À Bruxelles,
grâce à l’e-Procurement, on a déjà bien avancé. Toutefois,
il est encore vraiment nécessaire d’informer les entreprises
sur les avantages des marchés publics et d’accompagner
les sociétés qui se lancent. En effet, les pouvoirs adjudicateurs
ne connaissent pas la crise. Dans le domaine des
marchés publics, il y a toujours du travail. En Belgique, un
euro gagné sur deux vient des marchés publics et c’est
dommage que les entreprises, surtout les plus petites,
n’osent pas se lancer. »
L’entrée en vigueur du RGPD n’a pas simplifié les choses,
estime Youri Musschenbroeck : « Désormais, le pouvoir
adjudicateur peut exiger de recevoir le casier judiciaire du
soumissionnaire, mais aussi de tous les membres du conseil
d’administration. Le casier judiciaire de la société ne suffit
plus. Parfois, les exigences du pouvoir adjudicateur vont
très loin et cela complique fortement les choses pour les
sociétés qui souhaitent faire une offre. »
Formation et information
Tiphaine du Poerier de Portbail, juriste d’entreprise chez
Agoria, estime également que l’accompagnement des entreprises
est primordial : « Les marchés publics sont en
pleine évolution. Il y a par exemple énormément de demande
à l’heure actuelle pour des marchés publics innovants.
On voit de plus en plus de marchés de fournitures
qui se transforment en marchés de services. Désormais,
les pouvoirs adjudicateurs n’achètent plus un résultat, mais
un service. Il y a un nouveau cheminement, une nouvelle
manière de concevoir ces marchés et nous devons accompagner
les entreprises dans cette évolution. Les pouvoirs
adjudicateurs doivent se rapprocher des entreprises, se
mettre à leur place et en tenir compte dans la rédaction
des cahiers des charges. »
« Plus que jamais, il faut former les personnes qui passent
les marchés. Elles jouent un rôle stratégique très important,
qui est selon moi actuellement sous-estimé. Recruter des
profils capables est un vrai défi et même après, dans le cadre
d’une législation en perpétuelle évolution, investir dans la
formation continue et la mise à jour des compétences de
ces travailleurs est indispensable », poursuit Virginie Dor.
Et Michaël Van Cutsem de conclure : « Last but not least,
il faut attirer l’attention des entreprises sur la prévisibilité
des investissements afin de leur permettre de se mettre
en capacité. Il faut les informer sur les futurs marchés afin
qu’elles puissent se préparer, se former, s’organiser. » ●
Gaëlle Hoogsteyn
10 recommandations
pour une meilleure gestion
des marchés publics
1. Remettre la mise en concurrence entre les entreprises
au cœur du processus des marchés publics
2. Lutter contre la concurrence déloyale et les marchés
« in house »
3. Lutter et enquêter plus efficacement contre le
dumping social
4. Adapter davantage les critères de sélection
en fonction du marché et du secteur
5. Ne plus prendre automatiquement
le prix comme 1er
critère de sélection
6. Simplifier les procédures
7. Accompagner les entreprises qui se lancent
dans les marchés publics
8. Informer les entreprises en amont sur les marchés
publics à venir
9. Recruter des profils capables
10. Investir dans la formation de base et la formation
continue des acheteurs
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 45
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Beef Take :
du producteur
au consommateur
D.R.
De gauche à droite : Vincent ; Isabelle (éleveuse de Charolais, près de
Lessines) ; Céline, la compagne de Vincent ; et Baptiste, son associé.
L
e local est de plus en plus tendance, mais pas encore
sur toutes les tables. Il est vrai qu’il n’est pas
toujours aisé pour le consommateur de dénicher des
produits locaux et, parallèlement, il n’est guère plus facile
pour nombre de producteurs d’écouler leurs produits en
circuit court ou en vente directe. C’est pour résoudre cette
équation que Beef Take est née. Cette application créée
et développée par Vincent Pautré et Baptise Declerck a
pour objectif de « donner la possibilité de consommer autrement,
localement, de favoriser la rencontre avec ceux qui
nous nourrissent chaque jour ».
Petit-fils de boucher, Vincent Pautré est français et habite
depuis une dizaine d’années à Bruxelles. À l’origine de Beef
Take, il dresse un constat : il y a de moins en moins de boucheries
à Bruxelles et, corollaire, de plus en plus de viandes
commercialisées en barquettes. « Contrairement à ce qui
existe avec les fruits et légumes, et les produits transformés,
il est difficile de se procurer en ville de la viande auprès des
éleveurs », observe-t-il. « Il est toutefois possible chez certains
d’entre eux d’en trouver à la ferme. C’est ainsi que l’idée est
née de mettre ces éleveurs en contact avec une clientèle
plus large et régulière à qui ils peuvent vendre des colis. »
Il rappelle également quelques chiffres dans la foulée : en Belgique,
90 % de la consommation d’agneau est importée. Et
les négociations avec le Mercosur vont potentiellement ouvrir
l’Europe à quelque 70.000 tonnes de viande importées d’Amérique
du Sud. « Avec l’impact que l’on peut imaginer sur les
éleveurs et l’ensemble de la filière, ainsi que sur nos assiettes ».
En d’autres termes, nos éleveurs devront s’adapter. Dans ce
cadre, l’application développée par notre starter apporte un
plus, tant pour les producteurs que pour les consommateurs.
Pour les premiers, un nouveau canal de vente qui va leur
permettre une diversification et une fidélisation ; pour les
46 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
Avec l’application Beef Take, Vincent Pautré
et Baptiste Declerck proposent non seulement au
consommateur une production locale mais également
une rencontre avec les éleveurs. Une approche
innovante qui rapproche ville et campagne.
seconds, la possibilité de trouver une viande de qualité à
proximité de chez eux. « Tout en rencontrant les éleveurs »,
ajoute Vincent. « Cette rencontre permet un véritable échange
entre le consommateur et l’éleveur. La solution permet depuis
peu à l’éleveur de créer des points de rencontre en ville : un
restaurant, un traiteur, un boucher, une épicerie, un supermarché
local voire même un consom’acteur, un ambassadeur
du goût et de la qualité. »
Outre les fondateurs, Beef Take est soutenue aujourd’hui
par une équipe de sept personnes. Une quinzaine d’éleveurs
répartis sur l’ensemble de la Wallonie proposent déjà leurs
produits en vente à la ferme et en points de rencontre. Outre
les bovins, avec une belle diversité de races (Charolaise,
Salers, BBB, Limousine, Parthenaise), on peut mentionner
dans l’offre proposée des colis de volaille, d’agneau et de
porc. Chaque mois, Beef Take proposera à Bruxelles, mais
aussi dans d’autres villes, des rencontres entre éleveurs
et consommateurs. Dans cette optique, elle est d’ailleurs
toujours en quête de points de rencontre.
Guy Van den Noortgate
Info : www.beeftake.be
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de
Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de Bruxelles
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pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be • https://starters.beci.be/
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La SPRL est morte
vive la SRL !
C’est l’une des principales nouveautés de la réforme du code des sociétés, entrée
en vigueur le 1er
mai dernier : la Société Privée à Responsabilité Limitée (SPRL)
devient Société à Responsabilité Limitée (SRL). La nouvelle SRL offre de nouvelles
opportunités pour tout porteur de projet, mais aussi quelques risques à anticiper !
© Getty
L’
une des innovations majeures du passage à la
SRL réside en la disparition de la notion de
capital social, qui ne répondait plus à la réalité du
monde entrepreneurial. L’exigence d’un capital minimum de
18.550 € nécessaire à la constitution de sa société n’est plus
d’application. Les créanciers n’en retiraient pas une protection
suffisante et les sociétés se trouvaient confrontées à des
procédures bureaucratiques lourdes. Le poste « capital » dans
les comptes annuels disparaîtra entièrement.
En contrepartie, la notion de « patrimoine », à travers laquelle
la société doit financer ses activités et payer ses créanciers,
remplace celle de capital. Le plan financier doit être plus détaillé
et la distribution de bénéfices ou de réserves ne peut s’effectuer
qu’après un test de bilan ou de liquidité. Il n’y a pas de contrôle
sur le contenu de ce plan financier, sauf en cas de faillite dans
les trois ans suivant la constitution de l’entreprise : dans ce cas,
un juge peut examiner le contenu du plan financier. Si ce dernier
montre un sous-financement manifeste dès le départ, le juge
peut tenir les fondateurs responsables des dettes de la société.
La réforme facilite donc la création d’une nouvelle société, mais
il faut remarquer que cette démarche n’est pas sans risque.
Actuellement, le gérant d’une SPRL peut être tenu responsable
de « fautes de gestion », ce qui est en pratique assez rare. Dans
les dispositions relatives à la SRL, ce terme est remplacé par
celui de fautes « dans l’accomplissement de sa mission », ce
qui revêt une acception plus large. Il conviendra donc de veiller
à l’interprétation que les cours et tribunaux donneront à cette
notion, afin de ne pas surexposer les entrepreneurs. S’il est vrai
que la responsabilité des gérants sera plafonnée, le montant
minimal de ce plafonnement se situe tout de même à 125 000 €
pour les petites sociétés.
Quant à la cession d’actions, la SRL se voit offrir un cadre
flexible. En effet, dans la SRL, la cessibilité des actions peut
être réglée tout-à-fait librement, de sorte que l’on peut faire de
la SRL tantôt une société très fermée, tantôt une société très
ouverte. Sous le droit actuel, il existe en matière de SPRL des
restrictions légales aux transferts des actions, que les statuts
peuvent encore renforcer, mais non assouplir. Le nouveau texte
se fonde sur la philosophie inverse : les statuts peuvent régler
librement la cessibilité des actions de la SRL. Le principe prévoit
toujours une possibilité de cessibilité limitée, mais on peut s’en
affranchir en prévoyant un agrément de cession spécifique.
Celui-ci pourra simplement s’apparenter à un document
écrit, comme le procès-verbal d’une assemblée générale ou
un document signé par les actionnaires. Une assemblée des
actionnaires n’est donc pas nécessaire.
Limiter l’insécurité juridique
La liberté de choix peut créer la confusion chez les entrepreneurs
débutants. Elle peut aussi engendrer des lacunes lorsque les
fondateurs oublient de régler certaines questions dans les
statuts. C’est pourquoi la loi comporte généralement une
réglementation supplétive. Ainsi, les fondateurs se verront
proposer un cadre légal par défaut, permettent de limiter
l’insécurité juridique induite par une plus grande flexibilité.
Quant aux SPRL existantes, elles ont jusqu’au 1er
janvier 2024
pour modifier volontairement leurs statuts. À partir de 2024,
elles se verront automatiquement attribuer la forme juridique
de la SRL. Néanmoins, les administrateurs doivent toujours
prendre l’initiative de modifier les statuts.
Alexis Bley, Conseiller juridique Beci
ab@beci.be ; 02 563 68 58
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 47
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_`׉	 7cassandra://o-dC00OhBylJp8wSKSCOEkhvL-oITwf4pgZH3Dpkr-ox@`z׉	 7cassandra://ge3c7Toc980BjxgefQm1Uiuf1DOTwiZlxs4KrKr1K7Y$` ׉	 7cassandra://wXOtE_Ptm8fXt-BFLd4A519wUf7IyQN_WlUD22QtXn0 b͠y\䰸^ט  ́u׉׉	 7cassandra://uKmWDdJ8dA82bkgKvOlzOr7JiB1BdB9dKXiXmtLDer0 O`׉	 7cassandra://2CARBCttUFKC4u3Z2HfJvX6uiD6_kUAJXg7S6S_22ng}`z׉	 7cassandra://LT9nCW_BBpuzbFLiRNaDj0pIZqTYLGgFl0ixqVsmU8s&O` ׉	 7cassandra://Qxg3aeZEVtAOad3TrQZnJex8FhOPKxUTPKajwPh1qIk >͠y\䰸^׉EeCommunity
Petites histoires de grands entrepreneurs
Quatre leçons à tirer
de Steve Jobs
Charismatique, visionnaire, percutant… Le fondateur d’Apple est devenu
une véritable légende moderne. Fervent partisan de la discrétion tout au
long de sa carrière, l’homme a su entretenir le mystère en parlant très peu
de lui. Voici quelques leçons à tirer de son parcours.
© Matthew Yohe
Les diplômes ne comptent pas toujours : Il a
abandonné ses études après seulement un semestre à
l’université de Reed. « À vrai dire, je n’ai jamais reçu de
diplôme d’université. Et aujourd’hui je n’ai jamais été
aussi proche d’être diplômé par une université. » Tels sont
les mots de Steve Jobs prononcés lors de son discours à
l’Université de Stanford en 2005.
Vivre sa vie au maximum : À 17 ans, il découvre une
citation : « Si vous vivez chaque jour comme si c’était le
dernier, un jour vous aurez raison ». Il confiera qu’il se
regardait tous les matins dans le miroir en se demandant :
« Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que
je voudrais faire ce que j’ai prévu aujourd’hui ? Puis, si la
réponse est ‘non’ trop de jours consécutifs, je sais que je
dois changer quelque chose. »
Les études de marché sont inutiles : Voilà ce que Jobs
a répondu lorsqu’on lui a demandé s’il avait fait des études
de marché pour l’iPad : « Non. Ce n’est pas le travail du
consommateur de savoir ce qu’il veut. » Selon lui, il est tout
simplement impossible de demander aux consommateurs
ce qu’ils attendent. Il part du principe qu’au moment où le
produit sera développé, ils voudront déjà autre chose.
Ne jamais écouter ses détracteurs : En 1985, c’est
l’humiliation. Jobs est renvoyé d’Apple. Pour ses nombreux
détracteurs, il est ‘has been’. Plus tard, il dira publiquement
: « Je ne l’ai pas vu sur le moment, mais avoir
été renvoyé d’Apple fut la meilleure chose qui aurait pu
m’arriver. Le poids du succès fut remplacé par la légèreté
d’être un débutant à nouveau, et moins sûr de tout. Cela
m’a permis d’entrer dans l’une des périodes les plus créatives
de ma vie. » ●
Elisa Brevet
Cherry : Vétéran de
la guerre d’Irak, Nico
Walker est actuellement
toujours détenu aux
États-Unis pour vol avec
violence. Il partage son
quotidien, allant de son
incorporation jusqu’à son départ pour
l’Irak. Difficile de savoir où s’arrête
l’autobiographie. Un récit osé et
courageux. Les Arènes
48 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
Des balles et de l’opium
Ce livre, qui évoque aussi la mémoire
du meilleur ami de l'auteur, Liu
Xiaobo, prix Nobel de la Paix mort en
détention en 2017, est un recueil de
témoignages de
quelques-uns des
« émeutiers » de la
place Tian Anmen.
Un récit important.
Globe
Tout va basculer :
L’expert économique
François Lenglet nous
démontre qu’en 2019, deux
courbes vont se croiser :
celle de la montée des
populismes et celle de la
crise financière et boursière signant
la fin du libéralisme et le retour de
l’autoritarisme. Un essai accessible et
éclairant.
Albin Michel
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Le Bruxelles des entrepreneurs
Une promenade verte
avec Augustin Nourissier
La tendance est là : des potagers collectifs aux pépinières de quartiers,
Bruxelles se pare de vert. Augustin Nourissier est le co-fondateur de
Skyfarms. À deux, avec Véronique Dewever, ils se sont lancé le défi de cultiver
le bien-être au travail en créant des potagers d’entreprises. Ils viennent
d’inaugurer un magasin et une pépinière à Laeken et s’ouvrent au b-to-b.
A
ugustin fait partie de ces
jeunes entrepreneurs durables
qui ont décidé de se
reconvertir pour donner plus de sens
à leur quotidien. Ce Schaerbeekois
d’adoption est un amoureux de son
quartier. Écologiste dans l’âme, il
nous livre ses adresses 100 % green.
Le resto de quartier : Sans
hésiter, le Max à Schaerbeek, à deux
pas de la Place Plasky. Un super
restaurant sarde. Les vins sont très
bons et le chef est un amoureux des
bons produits. Pour les légumes, il
privilégie le maraîchage local et les
agriculteurs urbains. Les produits
sont de qualité et ça se ressent dans
l’assiette !
Le brunch du dimanche : Le Boentje
Café ! L’adresse est assez connue, mais
le projet est tellement génial qu’il mérite
qu’on parle de lui. Dans l’assiette, rien
ne se perd et tout est cuisiné avec des
invendus alimentaires. La démarche
est non seulement intéressante en
termes d'éthique et de développement
durable, mais le cuistot est également
fantastique ! En semaine, c’est aussi la
cantine idéale.
Le coin de verdure : Je suis
Schaerbeekois ; le parc Josaphat est
mon deuxième jardin. C’est là où
mes enfants ont appris à faire du
vélo... J’aime son côté vallonné, le
choix des arbres, des essences, des
parterres… Au fil de l’année, on voit
passer les saisons et c’est un endroit
qui ne perd jamais de son charme.
Depuis l’ouverture de la laiterie, au
cœur du parc, il y a de plus en plus
d’animation. On peut aussi y aller
pour socialiser.
Le meilleur ambassadeur : Non
pas un ambassadeur, mais des
ambassadeurs. Je pense à tous les
acteurs de l’économie circulaire
à Bruxelles. C’est une excellente
façade de la ville ; il y a une
conjonction incroyable de gens qui
ont des idées et de beaux projets
(recyclage de bois, de nourriture,
d’espaces de bureau). Et puis il y a un
beau coup de main des politiques : je
pense à BeCircular et aux lauréats
de cette bourse qui ont toujours des
projets incroyables. Par exemple,
on peut citer Permafungi, les serres
circulaires de Tomato Chili, ou encore
les vélos en bambou de Cycad.
La coopérative : Ma femme et moi
nous sommes longtemps investis chez
Bees Coop (photo), une coopérative
bruxelloise durable, économique et
écologique. Le crédo ? En souscrivant
des parts, vous avez accès au supermarché,
vous vous engagez à travailler
2h45 toutes les 4 semaines, ce qui permet
de faire fonctionner le magasin.
Le bar du coin : Chez Copain,
sur l’avenue Rogier. Le staff est
excellent ; on y boit de la bière,
du vin et les cocktails sont bons ! ●
Elisa Brevet
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 49
D.R.
D.R.
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L’actualité Beci en photo
De mi-novembre à début mai, en prélude élections régionales, Beci organisait
un cycle de rencontres politiques avec les partis bruxellois, dans les salons
du Cercle de Lorraine. Cycle clôturé avec les représentants de Défi : la
secrétaire d’État bruxelloise au Commerce extérieur, Cécile Jodogne, et le
bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt. À cette occasion, ils ont reçu
le Mémorandum Beci, proposant 91 mesures pour développer la Région.
© Reporters
50 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
׉	 7cassandra://MnUh4TNbJduGx3kzDMf2pujTgyxqoZ8K8C275G_jG0U.o` \`䰸^V׉ELe Palais de Justice
de Bruxelles
trésor négligé
Le plus grand Palais de Justice du monde, c’est le nôtre.
Le plus extraordinaire aussi, dans un enchevêtrement de
styles presque surréaliste qui, finalement, lui confère un
cachet unique, typiquement belge.
© Axel Ruhomaully
C
ontre l’arbitraire des anciens régimes,
la constitution de notre
tout jeune pays avait posé en
valeur cardinale une justice démocratique,
puissante et indépendante des
autres pouvoirs. Le désir et le concept
étaient si puissamment inscrits dans
Au XXIe siècle, la paix n'est
pas seulement l'absence
de guerre, mais surtout la
présence de la justice.
Rafael Correa
les esprits que leur symbolisation dans
un monument hors norme devint une
priorité de l’État. La magnificence et
la monumentalité du symbole, quel
qu’en soit le coût, devait marquer les regards
et les esprits ; elles y parvinrent,
même au-delà de nos frontières. Mais
aujourd’hui – autre temps autres mœurs ? –
ce candidat au patrimoine mondial de
l’Unesco, oublié sous les échafaudages
depuis des lustres, se trouve dans un
état de déliquescence pitoyable. Est-ce
un reflet de l’idée dans laquelle on tient
la justice aujourd’hui ? Le mot récent
du député fédéral Gilles Vanden Burre1
peut aisément être lue en sens inverse :
« La justice est dans un état de délabrement
comparable à celui du Palais de
Bruxelles ».
L’importance du bâtiment et de sa
symbolique se rappelleront bientôt
à notre bon souvenir grâce au projet
de l'organisation Meta-Morphosis qui
prépare la publication d’un livre d’art
qui retracera son histoire et portera
diverses réflexions sur la justice ellemême,
posées par une cinquantaine de
personnalités de renom. Alizée Pauwels,
Le Palais de Justice
en quelques détails
décoiffants :
• 24.000 m² de surface au sol
(150x160 et 104m de haut)
• Salle des pas perdus : 3.600 m²
• 8 cours intérieures pour permettre
une illumination naturelle, 27 salles
d’audience, 245 locaux de service
reliés par des galeries
• Coupole, hauteur visible depuis le
hall d’entrée : près de 100 m
• 1866-1883 : 17 années de construction,
3.000 maisons rasées pour
libérer l’espace nécessaire
en charge du projet, nous en explique
les tenants et aboutissants : « Le fait
que cet édifice est le plus grand palais
de justice du monde a été un point
de départ idéal. Nous avons souhaité
célébrer ce lieu emblématique grâce à
la réalisation d'un projet plurimédia : par
une diversité d’approches, nous visons
à toucher le plus large public possible
pour le sensibiliser à la mémoire des lieux
mais aussi à certaines problématiques
que rencontre la justice aujourd’hui ; en
effet, une cinquantaine de personnalités
internationales prendront part à une
réflexion sur la justice, parmi elles
lesquelles Jean Ziegler, Hubert Reeves,
Rafael Correa, Françoise Tulkens, etc.
Leurs textes traiteront de thèmes en
lien avec la Justice tels que l'Intelligence
Artificielle, les droits de l'Homme,
l’enfance, la liberté, le climat, l'éducation,
les migrations, l’eau, l’art, la guerre, la
peine de mort, les droits des animaux,
l’enfermement… »
Didier Dekeyser
Info :
meta-morphosis.be/palais-dejustice-de-bruxelles
Bruxelles
Métropole - juin 2019 ❙ 51
1 Le Soir, 20/03/2019
D.R.
׉	 7cassandra://EVCGIY3SKUcyH-c2LQU85Hp9Paor0rTaTPki44rTjeE*`` \`䰸^W\`䰸^VבCט   ́u׉׉	 7cassandra://18qf45ABCnrOJ0C3u2gWBkX977qg-myXa1ogBRaEbdA ,U` ׉	 7cassandra://0txF5IdTpFnJV3O2l-vDzwbBpscML8wvStK2jX6fxgcx"`z׉	 7cassandra://K6tAiTohNXvyulmwTsBmbGuDXfXe6es6_9vWR0U8Pvs!$` ׉	 7cassandra://pMcKdOR1-hSNMaKyOFjje4YrNvwdWUjIzFgZBHnT6c4j\͠y\碀䰸^ט  ́u׉׉	 7cassandra://6Pkm0SnfRWWiT4j4XN7aL_hF5TI2vOBdGNe6m43bNTg g` ׉	 7cassandra://CitfBwZT0wDjYT7hQZi9nhYJWZ9SndOt5C_5_PsICdIs`z׉	 7cassandra://jY9JaIUurc6-9Np1ywDvf7fN2nt2I42TPzauzDc3ut0 #` ׉	 7cassandra://shh4PtxpmkEUmtkJSIFKHxZSOdLnMlNST4JONnQd2BUi`͠y\碀䰸^׉E&Community
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Ahishakiye Boris PPE, Avenue de la
Société Nationale 5 - 1070 Bruxelles
del. : Ahishakiye Boris
Aimé Pascaline PPE, Clos des Iris
11 - 1970 Wezembeek-Oppem
Code Nace : 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion
del. : Aimé Pascaline
Ariane Zeba PPE, Bloemenlaan 37 -
1950 Kraainem Code Nace : 74101
- Création de modèles pour les biens
personnels et domestiques 96099 -
Autres services personnels del. : Zeba
Ariane
Au Sans Tâches PPE, Rue Joseph
Brand 120 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 82990 - Autres activités de
soutien aux entreprises n.c.a. del. :
Bacroix Marie Cécile
Axon consultancy SNC, Sleeuwagen
6 - 1785 Merchtem Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques
et en communication 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils
de gestion 85599 - Autres formes
d'enseignement del. : Lefebvre Martine
Bakun Sebastien PPE, Avenue Louise
65 - 1050 Bruxelles Code Nace :
62020 - Conseil informatique 80300
- Activités d'enquête del. : Bakun
Sébastien
Barbara Enregisser PPE, Rue Fossé
des Vaux 5 - 1490 Court-SaintEtienne
Code Nace : 69101 - Activités
des avocats del. : Engerisser Barbara
Bons Plaisirs SPRL, Rue Dieudonné
Lefèvre 27 - 1080 Bruxelles Code
Nace : 10860 - Fabrication d'aliments
homogénéisés et diététiques 10890
- Fabrication d'autres produits
alimentaires n.c.a. del. : Dirkx Sara
52 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
Brassart Florence PPE, Rue Ptolémée
12 - 1180 Bruxelles Code Nace :
69101 -Activités des avocats del. :
Brassart Florence
Brightbiz SPRL, Parvis Sainte-Gudule
5 - 1000 Bruxelles Code Nace :
85592 - Formation professionnelle
del. : Szombat Philippe
Brussels Medical Prevention
Center SPRL, Rue Newton 11 -
1000 Bruxelles Code Nace : 82300
-Organisation de salons professionnels
et de congrès 86220 - Activités des
médecins spécialistes del. : Carneiro
Sudo Cecilia
Buytaert Charles PPE, Rue SaintBernard
98 - 1060 Bruxelles Code
Nace : 69101 - Activités des avocats
del. : Buytaerts Charles
Byn Matthias PPE, Avenue Le Marinel
151 - 1040 Bruxelles Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques
et en communication 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Byn Matthias
Cabinet Comptable Et Fiscal Paul
David SPRL, Avenue Henry Dunant 4
- 1140 Bruxelles Code Nace : 69202
- Activités des comptables et des
comptables-fiscalistes del. : Paul David
Calystos SPRL, Boulevard Brand
Whitlock 87 - 1200 Bruxelles del. :
Guillamet Ronan
Capitalotel SA, Chaussée de
Vleurgat 191 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 55100 - Hôtels et
hébergement similaire 55900 - Autres
hébergements del. : Benali Hicham
Cherchi Mariapaola PPE, Avenue
Louise 526 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 69101 - Activités des avocats
69109 - Autres activités juridiques
del. : Cherchi Mariapaola
CitizenLab SA, Meusegemstraat 105
- 1860 Meise Code Nace : 47410 -
Commerce de détail d'ordinateurs,
d'unités périphériques et de logiciels
en magasin spécialisé del. : Joxe Julien
Coucou Shop SPRL, Place du
Châtelain 23 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 46160 - Intermédiaires du
commerce en textiles, habillement,
fourrures, chaussures et articles en
cuir 47715 - Commerce de détail
d'accessoires du vêtement en magasin
spécialisé 4771601 - le commerce
de détail de vêtements de dessus, y
compris les vêtements de travail, de
sport et de cérémonie, en ttes mat.
(tissus textiles, cuir, fourrure, etc.) pour
homme, dame, enfant et bébé (assort.
gén.) del. : d'Otreppe Isabelle
Coupé & Partners SPRL, Allée
Joseph Noiret 16 - 1410 Waterloo
Code Nace : 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion
del. : Coupé Olivier
Curcio Natalina PPE, Avenue Winston
Churchill 234 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 56210 - Services des traiteurs
del. : Curcio Nathalina
De Cnijf Consult (Pin Wheels
Community) SPRL, Avenue Prudent
Bols 139 - 1020 Bruxelles Code
Nace : 61900 - Autres activités
de télécommunication 73110 -
Activités des agences de publicité
94120 -Activités des organisations
professionnelles del. : De Cnijf Nathalie
׉	 7cassandra://K6tAiTohNXvyulmwTsBmbGuDXfXe6es6_9vWR0U8Pvs!$` \`䰸^X׉ECommunity
Deliveroo SPRL, Rue du Monastère
10 - 1000 Bruxelles Code Nace :
56290 - Autres services de
restauration del. : Van Nuffel Rodolphe
Dragone Isabelle PPE, L.A.
Schockaertstraat 198 - 1600 SintPieters-Leeuw
del. : Dragone Isabelle
Duval Union Consulting SPRL,
Dendermondsesteenweg 39 - 9000
Gent Code Nace : 63110 - Traitement
de données, hébergement et activités
connexes 68201 - Location et
exploitation de biens immobiliers
résidentiels propres ou loués, sauf
logements sociaux 69201 - Activités
des experts-comptables et des
conseils fiscaux del. : Caudron Jo
EU Insight consulting PPE, Rue
Général Lotz 7 - 1180 Bruxelles
Code Nace : 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion
70210 - Conseil en relations publiques
et en communication 82990 - Autres
activités de soutien aux entreprises
n.c.a. del. : Marlet Christine
GDT Transport et Logistic SPRL, Rue
Saint-François 17 - 1210 Bruxelles
Code Nace : 9523001 - la réparation
de chaussures, bagages, articles de
maroquinerie et articles similaires,
en cuir ou en autres matières del. :
Georges Kamdem
Gesti-Amo SPRL, Rue Félix Delhasse
14 - 1060 Bruxelles del. : Abebe
Hailelioul
Grow Now SPRL, Chaussée de
Louvain 487 - 1380 Ohain Code
Nace : 70210 - Conseil en relations
publiques et en communication 73200
- Études de marché et sondages
d'opinion 78100 - Activités des
agences de placement de maind'oeuvre
del. : Delhaye Caroline
Growfunding ASBL, Boulevard
Léopold II 276 - 1081 Bruxelles
Code Nace : 64999 - Autres activités
des services financiers del. : Lamote
Frederik
Hackages SPRL, Avenue Louise 54
- 1050 Bruxelles Code Nace : 62020
- Conseil informatique 85599 - Autres
formes d'enseignement del. : Jiwan
Kim
Halls Sandy PPE, Avenue de
Malmaison 14 - 1410 Waterloo Code
Nace : 13990 - Fabrication d'autres
textiles n.c.a. 85592 - Formation
professionnelle 85599 - Autres formes
d'enseignement del. : Halls Sandy
Harou Olivier PPE, Avenue Albert
41 - 1190 Bruxelles Code Nace :
70210 -Conseil en relations publiques
et en communication 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Harou Olivier
Harras Amal PPE, Rue Anatole France
103 - 1030 Bruxelles Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 82300 -
Organisation de salons professionnels
et de congrès del. : Harras Amal
Henneuse Véronique PPE, Boulevard
du Triomphe 132 - 1160 Bruxelles
del. : Henneuse Véronique
Huberlant Bernard Coaching PPE,
Impasse de Fagneton 2 - 1367
Ramillies Code Nace : 70210 -
Conseil en relations publiques et
en communication 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils
de gestion 71121 - Activités
d'ingénierie et de conseils techniques,
sauf activités des géomètres del. :
Huberlant Bernard
Khadri Yamina PPE, Avenue de
Tervueren 325 - 1150 Bruxelles del. :
Khadri Yamina
La Colmena SPRL, Quai Des Grands
Augustins 55 - 75006 Paris - France
del. : Vilchez Silva Beatriz
La lustrerie - Centre d'entreprises
solidaire de Schaerbeek SC, Rue des
Palais 153 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 82990 - Autres activités de
soutien aux entreprises n.c.a. del. :
Cornez Christelle
Lawrence Muller SPRL, Rue du
Kriekenput 11 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 69101 - Activités des avocats
del. : Muller Lawrence
Lazuli Compagnie SPRL, Avenue
Louise 114 - 1050 Bruxelles del. :
Deltour Fanny
Lemoine Philippe PPE, Rue ReperVreven
137 - 1020 Bruxelles Code
Nace : 73110 - Activités des agences
de publicité del. : Lemoine Philippe
Lubambu Tshilombo PPE, Villalaan
46 - 1500 Halle Code Nace : 46160
- Intermédiaires du commerce en
textiles, habillement, fourrures,
chaussures et articles en cuir 47410
- Commerce de détail d'ordinateurs,
d'unités périphériques et de logiciels
en magasin spécialisé 47750 -
Commerce de détail de parfumerie
et de produits de beauté en magasin
spécialisé del. : Tshilombo Lubambu
Maison Le Nain PPE, Rue des
Champs Elysées 79 - 1050 Bruxelles
del. : Lenain Gaetan
Mboa Ngoie Georges PPE, Rue du
Pavillon 2 - 1000 Bruxelles del. : Mboa
Ngoie Georges
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 53
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Medi-Kali PPE, Avenue Limbourg 31 -
1070 Bruxelles del. : Kalinda Yvonne
Miranda Benavides Carlos PPE, Allée
des Freesias 10 - 1030 Bruxelles del. :
Miranda Benavides Carlos
Museum Box SPRL, Rue de la Courte
3 - 7134 Ressaix Code Nace : 62010
- Programmation informatique 62020
- Conseil informatique 62030 - Gestion
d'installations informatiques del. :
Blanchard Patrice
My Coaching Spot SPRL, Parvis
Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 82990 - Autres activités
de soutien aux entreprises n.c.a. del. :
Masure Christine
Nenerica Elena PPE, Rue Dodonée 61
- 1180 Bruxelles Code Nace : 85593
- Formation socio-culturelle 85599
- Autres formes d'enseignement
86909 - Autres activités pour la santé
humaine n.c.a. del. : Nenerica Elena
Nesting Ground SPRL, Rue Théodore
Roosevelt 16 - 1030 Bruxelles Code
Nace : del. : Lehue Marine
Ngoh Narcisse PPE, Rue de la Clinique
120 - 1070 Bruxelles Code Nace :
46190 - Intermédiaires du commerce
en produits divers 49410 - Transports
routiers de fret, sauf services de
déménagement del. : Ngoh Narcisse
William
NS Servicess SPRL, Boulevard de
Waterloo 95 - 1000 Bruxelles del. :
Semlali-El Kharraz Najib
RHD Consult SPRL, Berkendallaan 46
- 1800 Vilvoorde Code Nace : 47512 -
Commerce de détail de linge de maison
en magasin spécialisé del. : Göktas
Ramazan
54 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
RUSG - Royale Union Saint-Gilloise
SCRL, Chaussée de Bruxelles 223 -
1190 Bruxelles Code Nace : 93121
- Activités de clubs de football del. : De
Baene Jean-Marc
Share 2 U PPE, Avenue des Croix de
Guerre 128 - 1120 Bruxelles del. :
Lemti Younes
Skyforce Cyber Security SPRL,
Avenue Louise 272 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 47640 - Commerce de
détail d'articles de sport en magasin
spécialisé 77210 - Location et locationbail
d'articles de loisirs et de sport
93299 - Autres activités récréatives et
de loisirs n.c.a. del. : Henri Christophe
Small Business Partner SPRL,
Avenue Charles-Quint 584 - 1082
Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil
informatique del. : Regragui El-Moumni
Morad
Stephane Deckers PPE, Rue SainteMarie
1 - 1080 Bruxelles del. : Deckers
Stephane
Tille Christian PPE, Rue Juliette
Wytsman 74 - 1050 Bruxelles del. :
Tille Christian
Tourment Isabelle PPE, Avenue
des Petits Bois 5 - 1640 RhodeSaint-Genèse
Code Nace : 70210
- Conseil en relations publiques et
en communication 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils
de gestion 85599 - Autres formes
d'enseignement del. : Tourment Isabelle
Toussaint Karin PPE, Avenue de
Tervueren 86 - 1040 Bruxelles Code
Nace : 62010 - Programmation
informatique 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion
85592 - Formation professionnelle
del. : Toussaint Karin
Transcendent Group Belgium SA,
Place du Champ de Mars 5 - 1050
Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Jongen Nicolas
United Investment Europe SA, Rue
Laid Burniat 3 - 1348 Louvain-laNeuve
Code Nace : 64200 - Activités
des sociétés holding 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils
de gestion 72190 - Recherchedéveloppement
en autres sciences
physiques et naturelles del. : Deglas
Aline
Urbios PPE, Rue des Pêcheries 118 -
1180 Bruxelles del. : Ursini Régis
Valcke Ann PPE, Place du
Bourgmestre J-L Thys 1 - 1090
Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Valcke Ann
Welsch Anne PPE, Chaussée de La
Hulpe 177 - 1170 Bruxelles Code
Nace : 69101 - Activités des avocats
del. : Welsch Anne
WeWork Belgium SPRL, Avenue du
Port 86 - 1000 Bruxelles Code Nace :
82990 - Autres activités de soutien
aux entreprises n.c.a. del. : Benadda
Yasmine
Weyten Pierre PPE, Rue des Bassins
38 - 1070 Bruxelles Code Nace :
16230 - Fabrication de charpentes et
d'autres menuiseries 43320 - Travaux
de menuiserie del. : Weyten Pierre
www.archi-tect.be SPRL, Rue des
Sablons 9 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 71111 - Activités d'architecture
de construction del. : DeCleyn Walther
Zwings Audrey PPE, Avenue
des Hêtres Rouges 20 - 1970
Wezembeek-Oppem Code Nace :
58110 - Édition de livres 90031 -
Création artistique, sauf activités de
soutien del. : Zwings Audrey
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Agenda
13 & 20.06 & 04.07
Accélération digitale by Telenet x
Beci
STRATÉGIE & GESTION
13.06
Les bases de la gestion de projet
pour PME et TPE
13.06
Définissez la mission de votre
entreprise
24 & 25.06
The Language Technology Industry
Summit
MANAGEMENT & RH,
PERSONAL IMPROVEMENT
11.06
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer votre temps
13.06
Regarder les forces des gens :
la révolution du People
Management
19 & 24.06
Table de la Réussite avec un grand R
21.06
L’intelligence collective au service
de la motivation
VENTE, MARKETING
& COMMUNICATION
11.06
Facebook :
créez une communauté engagée
11 & 14.06
Module de formation : sales starter/
booster
11.06
Capsule vidéo :
filmer et monter une vidéo, initiation
pratique
13.06
Instagram :
valorisez votre image de marque
13.06
Augmentez vos relations clients
grâce à l’outil gratuit Chatfuel
18.06
Prospecter avec LinkedIn
18.06
Sublimez vos photos avec votre
smartphone
20.06
Améliorez les performances de
votre site grâce à Google Analytics
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
FORMATIONS SUR MESURE
Vous souhaitez développer
vos compétences, accroître la
performance de vos collaborateurs,
renforcer l’esprit d’équipe de votre
entreprise ? Nos formations peuvent
se décliner dans votre entreprise.
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formations est établi en fonction
des demandes que vous nous
formulez.
➜ Caroline Coutelier
+32 2 643 78 13 – cco@beci.be
LÉGISLATION SOCIALE
20 au 29.08
L’essentiel du droit du travail
19.09
Les sociétés de management :
intérêts, risques et impact du
nouveau Code des Sociétés
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
28.06
Partenariat économique UE-Japon :
comment en bénéficier ?
➜ Beci’s International
Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 55
WORKSHOPS GRATUITS
STARTERS & RESTARTERS
11.06
Et si la reprise était une
opportunité ?
18.06
Sales DNA© :
développer votre talent
25.06
Les composantes d’un branding fort
02.07
Comment utiliser le digital
pour gagner des clients ?
09.07
Attirer son futur client grâce au
content marketing
➜ Emmanuelle Einhorn
starters@beci.be
FISCALITÉ & FINANCES
13.06
Gestion des risques : est-ce que
mon business tient la route ?
14.06
Lunch : tour d’horizon des subsides
à Bruxelles
18.06
Trucs et astuces pour mieux gérer
votre trésorerie
26.06
Networking thématique –
blockchain : du mythe à la réalité
➜ Erik Thiry
+32 2 643 78 36 – eth@beci.be
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➜ Beci Events
+32 2 643 78 13 – events@beci.be
12.06 & 19.06
Beci Welcome Breakfast
18.06
Croisière Afterwork
27.06
Speed Business Lunch
02.07
Lunch restarter
04.07
Garden Party: Best Of Belgium
Inscrivez-vous à une ou plusieurs
formations et bénéficiez des
subsides la formation
Région Bruxelloise:
50% de subsides:
(investissement min. = 1.000 €)
**En néerlandais uniquement
Retrouvez notre agenda complet
sur www.beci.be
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
28-29
4Ocean
Addax Motors
Ageas
Agentschap Innoveren
en Ondernemen
Agoria
Ahooga
Apple
Armacelle Benelux
Art&Build
Association des villes
et communes flamandes
ASX-Ibeco
BDO
Bebat
BeCommerce
Beef Take
Bees Coop
Belgo Ethiopian Association
BelSquare
Bigh
Bioorg
Boentje Café
Bond Beter Leefmilieu
Bopro
Bpost
Brussels Airport
Bruxelles
Environnement
Bruxelles Propreté
Café Begin
Cargo Velo
Cenergie
Cercle de Lorraine
Cercle des Voyageurs, Le
CityDepot
CMS De Backer
CO2logic
Colruyt Group
36-37
34-35
36-37
44-45
8-10
48
20-21
28-29
36-37
36-37
44-45
31
36-37
46
49
6
4-5
28-29
28-29
49
36-37
36-37
36-37
38
22-23 ; 34-35
22-23
6
36-37
41-42
50
6
36-37
44-45
38
30 ; 36-37
56 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019
Comeos
Confédération
Construction
Copain, Chez
CSTC
Cycad
Daoust
Delta Development
Desso
Ecosia
Enterprise Europe Network
Extensa
Fairphone
Fairtrade Belgium
Family, The
FEB
Febeliec
Febiac
FGTB
8-10
41-42 ; 44-45
49
41-42
49
17
28-29
28-29
28-29
18
13-14
28-29
8-10
4-5
12 ; 31 ; 36-37
31
8-10
12
Fondation Roi Baudouin
Fonds des Calamités
GDA-Traxio
Global Art Concept
Greenpeace
Gymlib
Hotel Brussels, The
Ihecs
Jacques Delens
KBC
Knauf
Kokob
Lateral Thinking Factory
Lidl Belgium
Lijn, De
Lloyd’s
Local Solutions
Development Group
Loft 58
36-37
34-35
8-10
41-42
31
4-5
32
6
41-42
24-25
20-21
6
28-29
20-21
26
34-35
28-29
6
Mabru
Max
Mediahuis
Menu Next Door
Mercato Metropolitano
Meta-Morphosis
Montea
Ocean Cleanup
Permafungi
Persgroep, De
Port d’Anvers
Prayon
Renta
Rwashoscco
Sapa Extrusion
Shift, The
Shopera
Siamu
Sibelga
Skyfarms
Space Laser Game
Space X
Stib
Stratec
Tesla
Tomato Chili
Toukoul
Tour & Taxis
Travail & Vie
Triodos
UCM
Umicore
UWE
Vivaqua
Voka
VUB
Wallonie Belgique Tourisme
Wienerberger
20-21
49
24-25
4-5
28-29
51
20-21
28-29
49
26
20-21
20-21
8-10
8-10
20-21
20-21 ; 34-35
8-10
34-35
20-21
49
4-5
28-29
30
36-37
28-29
49
6
13-14
20-21
34-35
8-10
24-25
8-10
34-35
8-10
36-37
4-5
20-21
׉	 7cassandra://GmrxB-BpveixKqMS-pYXYyEIdKyCoX-CyfmEVorZYSA"`` \`䰸^\׉EEntreprises
et transmission
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Prestataire
Grossiste B2B
d’accessoires de mode
CA : > 1 Mo€
1 à 10 employés
de services dans
le secteurde l’immobilier,
photographie 360°, plans
CA : < 1 Mo €
1 à 10 employés
Articles et mobilier de
décoration
CA : 5 à 10 Mo €
20 à 30 employés
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première organisation de la
Région Bruxelles Capitale
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médical, IT, import-export
Bruxelles, Wallonie
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entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l'un de ces secteurs?
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