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N° 20 - Décembre 2016
e magazine des entreprises brux
Brussels Meets
Brussels
Business
continuity plan :
quand le risque
est maîtrisé
Facteur humain :
le maillon faible ?
Topic
Gestion des risques
ISSN 2406-3738
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Notre priorité : rendre
Bruxelles plus attractive
Le « lockdown », c’était il y a un an déjà. Mais il a laissé des traces. Au point
que, pour un moment, la presse internationale a donné l’impression de verser
dans le « Brussels bashing ». Les images des attentats du 22 mars et leurs
suites n’ont hélas rien arrangé.
Nous avons, pour notre part, répondu en pointant 40 bonnes raisons
d’être fiers de Bruxelles. Et notre récent événement Brussels Meets
Brussels célébrait encore la fierté d’entreprendre dans notre ville.
Oui, nous sommes fiers ; mais nous ne devons pas nous complaire
dans l’autosatisfaction. Nous ne pouvons pas ignorer les dégâts
causés à l’image de Bruxelles et les problèmes qu’elle vit. Parmi
ceux-ci, les problèmes d’accessibilité de notre centre-ville
ont pesé – et pèsent – sur le secteur horeca. Une partie de
la clientèle du centre-ville semble s’être durablement tournée
vers les deux Brabant. Tant mieux pour ceux-ci, mais dommage
pour Bruxelles qui n’a pas su se montrer à la hauteur d’une clientèle rebutée par des
problèmes persistants de mobilité.
Thierry Willemarck, Président de BECI
Dans ce domaine, les solutions mises en place avec succès dans beaucoup de villes
voisines et internationales n’en finissent pas d’être appliquées. Entre la prise de décision
et la mise en œuvre, il faut souvent attendre des années. Et encore, pour des débuts
extrêmement timides. La création de parkings de dissuasion avec 16.000 places
semble un objectif encore lointain. Nous en sommes à peine à quelque 1.700 places.
La mise en œuvre de l’Agence régionale de stationnement est plus que laborieuse, de
même que les solutions de télé-jalonnement.
Oui, dans ces domaines, pour s’en tenir à quelques
exemples, Bruxelles peut faire beaucoup mieux. Ce n’est
pas faire du «Brussels bashing » que de l’affirmer.
Car rendre Bruxelles attractive n’est pas qu’une simple question de communication,
de marketing ou de city marketing. Ces campagnes sont assurément importantes,
mais il s’agit avant tout d’améliorer notre produit, d’améliorer notre attractivité pour
les investisseurs et les entrepreneurs. Nous connaissons nos points forts : mettons-les
en avant. Nous connaissons nos points faibles : travaillons sans cesse pour
nous améliorer. C’est le seul moyen de vaincre l’immobilisme.
Et même si le jugement extérieur est parfois dur à entendre, écoutons ce que les
études et les experts disent de nous. Ainsi, le ranking du World Economic Forum
classe la Belgique à la 119e
Institute). Ces charges constituent un risque pour la réputation de Bruxelles en tant
que place d’investissements. C’est aussi sur ces réalités-là que les investisseurs potentiels
nous jaugent, et pas seulement sur nos campagnes de promotion.
place sur 140 en termes de charge réglementaire. Et
nous sommes 120e en termes de charge fiscale, selon le rapport de l’ULI (Urban Land
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
1
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Think Tank
4 Pour ou contre la personnalité juridique des syndicats ?
6
Brussels Meets Brussels : un appel au bon sens
politique
8
Social media
10 Mobilité : des efforts qui en appellent d’autres
International
12 Exporter vos services en France : des idées reçues qui
peuvent coûter cher
15 IWEC : l’entreprenariat féminin à la conquête du monde
Topic : gestion des risques
19 Business Continuity Plan : quand le risque est maîtrisé
21 Des appareils mobiles faciles à sécuriser
26 Facteur humain : le maillon faible ?
28 Médias sociaux : « Optez pour un règlement succinct
et clair »
32 Responsabilité juridique : l’ignorance qui fragilise les
administrateurs
Entreprendre
34 Transition : la « slow mode » au grand galop à Bruxelles
36 Faillites en hausse : imprévisibles, vraiment ?
38 Starter : Together Your Home
39 Gestion environnementale : tout bénéfice
Community
40 News
43 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
47 Demandes d’admission
47 Index
48 Agenda
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 20 – Décembre 2016
Au mois de
janvier :
Top des entreprises
bruxelloises
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Johan Debière, Ophélie Delarouzée, Stef
Gyssels, Julien Ide, Amy Kessels, Laura
Rebreanu, Olivia Regout, Hélène Remy,
Frédéric Solvel, Guy Van den Noortgate et
Peter Van Dyck.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.000 ex.
Infos et réservations
Philippe Vellut – T +32 2 643 78 04
F +32 2 640 93 28 – pve@beci.be
Membership
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cm@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
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POUR OU CONTRE
La personnalité juridique des syndicats ?
Spécificité belge, les syndicats sont chez nous dépourvus de
personnalité juridique. Faut-il y voir une simple traduction
de leur condition syndicale ou un certificat d’impunité ?
En tout cas, les soumettre à ce contrôle judiciaire nécessiterait
sans doute des aménagements et des garanties.
Ophélie Delarouzée
Drieu Godefridi, docteur en
philosophie et juriste
En Belgique, on peut chercher la
responsabilité juridique de la plus petite ASBL jusqu’à
l’État (jurisprudence « La Flandria »). Je ne connais
aucun grand État où les syndicats échappent à ce principe
de droit commun. Cette anomalie est d’autant plus
grande que les syndicats belges ont, en versant les allocations
de chômage, des responsabilités qui relèvent
de la puissance publique. En leur donnant la possibilité
d’aller en justice mais pas celle de les y astreindre, l’État
leur attribue les avantages de la personnalité juridique
sans les inconvénients. Or, il y a des conflits sociaux
dans lesquels les syndicats commettent des actes illégaux,
par exemple quand, dans des zonings entiers, ils
bloquent le passage à tout le monde sans distinction.
Même sous un gouvernement de droite, avec le scandale
de l’autoroute à Liège l’an dernier (une patiente était
décédée alors que le chirurgien se trouvait bloqué par
une manifestation, ndlr), ce n’est finalement pas passé.
Pourtant, cela inciterait les syndicats à prendre davantage
de mesures préventives.
On peut toujours poursuivre individuellement les auteurs
identifiés, mais l’enjeu n’est pas là pour un blocage.
En logique juridique, quand une organisation instrumentalise
des individus pour commettre des actes
illégaux, elle est poursuivie. On ne poursuit pas uniquement
les exécutants, surtout que les grévistes n’ont pas
les moyens de payer des dommages qui peuvent être
colossaux.
L’argument depuis toujours utilisé est qu’une personnalité
juridique mettrait en péril la capacité d’action
des syndicats, parce que les patrons connaîtraient leur
« trésor de guerre ». La perversité de l’argument est de
revendiquer, à une époque où on lutte contre l’évasion
fiscale, d’avoir des « caisses de combat » secrètes au
Luxembourg – des comptes y ont été avérés. On n’est
plus au 19e
siècle, quand ils menaient avec de petits
moyens des bras de fer avec le patronat. Aujourd’hui,
avec leur puissance de frappe financière, cette tradition
n’a plus lieu d’être. On a un droit du travail et ils sont
intégrés dans le fonctionnement de l’appareil étatique.
4 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
Philippe Vansnick, secrétaire
fédéral adjoint CSC BHV
Des partis politiques, qui euxmêmes
n’ont pas de personnalité juridique, reviennent
régulièrement avec cette question. Les personnalités juridiques
que les syndicats ont dans certains pays comportent
des clauses de sauvegarde pour répondre au
droit international. Au niveau technique, il n’y a pas en
Belgique de personnalité juridique adaptée – celle des
ASBL nous obligerait à lister tous nos membres – mais
nous avons des responsabilités individuelles excessivement
lourdes. Quand on signe un document ou quand
on défend un travailleur au tribunal, on s’engage sur nos
biens propres.
L’objectif est d’affaiblir les syndicats en nous attaquant
sur des cas individuels. Est-ce que les syndicats doivent
assumer les dégâts causés par un hooligan ? Le législateur
jusqu’à présent dit non et heureusement, car cela
pourrait s’appliquer à n’importe quelle association. C’est
le casseur qui doit être recherché et poursuivi. Quand des
personnes bloquent un carrefour – et cela vaut pour tout
le monde – la police organise la circulation par ailleurs
le temps de négocier. Lier le blocage à Liège et le décès
de la patiente, c’est devenir une société qui peut tout
condamner, même le médecin pour ne pas avoir dormi
à l’hôpital alors que des grèves étaient annoncées.
On s’est engagés à suivre certaines procédures avant
d’en arriver à faire grève, mais parfois les blocages sont
inévitables. Des gens descendent dans la rue de façon
émotive, comme chez Caterpillar. Les patrons envoient
aujourd’hui des huissiers avec des astreintes individuelles
de plusieurs centaines d’euros par jour.
Tout chez nous est clair, sauf le solde de notre caisse de
résistance qui permet de payer les indemnités de grève.
Le mécanisme de ce qui rentre et sort est connu. Nous
sommes contrôlés et payons nos impôts ainsi que les
taxes pour nos bâtiments, via nos ASBL. Placer la caisse
de résistance hors de Belgique garantit que le gouvernement
ne puisse pas bloquer ce compte. Ce mécanisme
est reconnu au niveau international.
© Reporters
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MTHINK TANK
Un appel au bon sens politique
BRUSSELS MEETS BRUSSELS
« Faites fonctionner Bruxelles et sa région » : tel est, en résumé, le message très
pragmatique adressé par les entrepreneurs aux politiques lors de Brussels Meets
Brussels, l’événement annuel de BECI, organisé le 20 octobre dernier au Cercle de
Lorraine. Un événement placé sous le signe de l’initiative, de l’enthousiasme et de
la fierté de faire des affaires à Bruxelles.
Emmanuel Robert
C
e n’est pas par hasard que BECI avait choisi cette
année le cadre prestigieux du Cercle de Lorraine,
place Poelaert, pour organiser son événement
annuel : « Il fallait marquer le coup de la réouverture
du tunnel Louise, dont la fermeture a quasiment tué le
haut de la ville », indiquait Thierry Willemarck, président
de BECI.
Mobilité : « annus horribilis »
De fait, la mobilité a été le thème majeur de la soirée. À
elle seule, elle synthétise plusieurs enjeux bruxellois au
terme d’une année particulièrement difficile, au point
qu’Olivier Willocx, administrateur délégué de BECI, a pu
la qualifier d’annus horribilis… Et de rappeler le chantier
du piétonnier en centre-ville, le lockdown de novembre
2015, la fermeture des tunnels et les grèves des transports
publics en janvier 2016, les attentats du 22 mars
et leurs suites…
Ce n’est donc pas une surprise si la mobilité est ressortie
comme la première préoccupation des entrepreneurs lors
de notre dernier sondage, effectué en juin – elle arrive
systématiquement en tête depuis cinq ans. Mais avec un
score qui a cette fois dépassé les 64 %, alors qu’il n’était
« que » de 50 % six mois plus tôt…
Ce résultat a été soumis à un panel composé de cinq
ministres (le fédéral François Bellot, les Bruxellois Guy
Vanhengel, Didier Gosuin et Cécile Jodogne, le Flamand
Sven Gatz), et deux entrepreneurs (Jean-Claude Daoust
et Thierry Willemarck), devant un public participatif.
« Oui, c’est la pire année, mais nous devons cesser de
nous plaindre et nous devons réfléchir à ce que nous
pouvons faire ensemble », affirmait Olivier Willocx en
ouverture des débats. « La mobilité reste le plus gros
point noir. Elle nécessite une vision, qui implique aussi
les entreprises. »
En la matière, Sven Gatz et Guy Vanhengel, tous deux
Bruxellois et compagnons de parti à l’Open VLD, sont
sortis des sentiers battus en affirmant leur soutien respectif
à « un élargissement intelligent du Ring » et à « une
redevance kilométrique bien pensée ». « C’est la respon6
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
© Reporters
׉	 7cassandra://D-sELcZyEbPcKQs7z25ItajWHOqxXgq0AtN7MFwZ6M8!`̵ X=HldRpP׉E	THINK TANK
sabilité collective du gouvernement, des citoyens et des
entreprises », estimait pour sa part Didier Gosuin (DéFi),
tandis que le Ministre fédéral de la Mobilité, François
Bellot, réaffirmait son engagement dans l’achèvement
bien nécessaire du RER.
Quel modèle belge ?
Sur ce sujet comme sur les deux autres thèmes majeurs
de la soirée, emploi et sécurité, le même constat
s’est imposé : il faut améliorer le fonctionnement des
institutions belges, dépasser les frontières, renforcer
(ou instituer ?) les coopérations entre l’État fédéral et
les entités fédérées, ainsi que parmi ces dernières entre
elles. Constat dressé avec une certaine consensualité sur
le plateau (« Les ministres doivent se parler », résumait
Guy Vanhengel) ; avec un peu plus de véhémence dans
la salle, dont les réactions étaient partagées en direct
et projetées à l’écran. Des réactions qui interrogeaient
clairement le « modèle belge », mais aussi bruxellois :
« Trop de gouvernements tue la bonne gestion » ; « Le
problème n’est pas la mobilité mais le système politique
qui éclate les compétences de manière absurde » ; « Réalité
institutionnelle ou pragmatisme... Il faut choisir ! » ;
« Chers ministres, la communauté métropolitaine, une
utopie ? ». De quoi alimenter bien des discussions…
L’économie bruxelloise bien vivante
Enfin, le débat s’est achevé sur ce constat : l’économie
bruxelloise est bien vivante, malgré l’année particulièrement
difficile qu’elle vient de vivre. « Il ne faut pas détruire
la confiance. L’économie bruxelloise se comporte bien »,
soulignait Didier Gosuin. Une affirmation également soutenue
par Cécile Jodogne, en charge du commerce extérieur
bruxellois : « La confiance dans les produits et dans
les services de Bruxelles n’a pas changé. »
Les ministres présents ont d’ailleurs tous souligné le rôle
majeur que joue Bruxelles comme moteur économique
du pays – trop peu reconnu, selon certains. « Investir à
Bruxelles, c’est investir pour la Flandre et la Wallonie »,
a encore déclaré Didier Gosuin, sans être démenti.
« Tirons un trait sur le mauvais et gardons le meilleur, car
ce dont les entreprises ont le plus besoin en ce moment,
c’est de restaurer l’image et la confiance dans notre économie
», analysait encore Thierry Willemarck. ●
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
7
© Reporters
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Social media
Brussels Meets Brussels :
réactions à chaud
Fin octobre, le public de Brussels Meets Brussels, l’événement annuel
de BECI, était invité à réagir en direct aux discours et au débat du panel
(voir notre compte-rendu, pp. 6-7. Florilège de réactions, souvent polémiques,
projetées en direct à l’écran pendant les discussions.
Gouvernance
• Pourquoi les personnes ne sont-elles pas taxées par la région dans laquelle
elles travaillent ? Cela permettait peut-être de solutionner, en partie, le problème
de financement des différentes entités régionales (et surtout Bruxelles).
• Le dialogue entre les régions pour trouver des solutions, cela doit être possible,
non...?
• 19 communes = 19 fiscalités différentes dans un si petit territoire. Surréaliste.
Mobilité
• Pourrions-nous appliquer à Bruxelles et sa périphérie directe la même gestion
intégrée comme à Londres (Transport for London) ?
• Le nouvel Écoduc du Ring Est va permettre aux animaux d’être plus mobiles.
Chanceux !
• Minder loonlasten in ruil voor minder subsidies bedrijfswagens. Mobiliteit wint.
• Homeworking ? La solution !
• Le covoiturage cela marche. Les applis existent. Mais toujours pas d’incitants.
Qu’attend-t-on ?
• Geldigheid tickets op alle lijnen lijn/mivb/nmbs/tec?
• Meer paden en betere paden om te fietsen ? Gezond en beter voor het milieu.
• Avantage fiscal au vélo. Pourquoi les navetteurs ne peuvent pas voter à
Bruxelles ?
Entreprenariat
• Esprit d’entreprendre dans les hautes écoles ? Un statut spécial pour les jeunes
étudiants entrepreneurs est mis en place : voilà une belle mesure.
• Une start-up paie autant de charges sociales qu’ une grande entreprise installée
: normal ?
• Pourquoi soutenir les start up alors que les sociétés existantes ont déjà payé
tellement de taxes ?
• Stop aub met oude industrieen hier te houden. Totaal onrendabel en niet duurzaam.
Probeer innovatieve start-ups hier te houden.
8 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
׉	 7cassandra://iaFGodrhAiO9VSKQl0yvaokDAjnL3BXfMKknNqouhiU[`̵ X=HldRpT׉ETraining & Coaching Square
LE COACHING N’EST PAS UN
LUXE MAIS UNE NÉCESSITÉ
Plus que jamais aujourd’hui dans un univers baigné
d’incertitudes, les managers et dirigeants ont
besoin de prendre rapidement les bonnes décisions.
Et pour les y aider, le coaching est un réel
atout qui va contribuer à leur développement et
celui de leur entreprise. La preuve avec Training &
Coaching Square.
En 2006, Marleen Boen et Leen Lambrechts créent Training &
Coaching Square, la première école de coaching trilingue
(français, néerlandais et anglais) reconnue par la Fédération
Internationale de Coaching (ICF) pour son programme de
formations. En l’espace de dix ans, l’entreprise s’est imposée
en Belgique comme la référence en matière de business coaching.
« Nous offrons quatre types de services, décrit Patrick
Zacharis, Professional Certified Coach (PCC/ICF) et associé.
D’abord, des formations en coaching certifiées par l’ICF.
Ensuite, du coaching de managers, dirigeants, employés et
équipes. Troisième service, des formations spécifiques qui
replacent l’humain au centre des entreprises et des organisations
et vont favoriser l’épanouissement des collaborateurs.
Enfin, l’accompagnement des organisations dans leur transformation
culturelle. »
Training & Coaching Square s’appuie sur une équipe d’une
vingtaine de coaches professionnels certifiés ICF et formateurs
expérimentés. Elle totalise plus de 40.000 heures d’expérience
pratique en coaching professionnel et plus de 75 ans
d’expérience combinée dans des postes de cadres au sein
d’entreprises. « Le monde devient chaque jour plus complexe,
plus compétitif, plus concurrentiel, reprend Patrick Zacharis.
Dans ce cadre, le coaching va aider le manager, le dirigeant,
à voir son environnement autrement, exploiter ses ressources
insoupçonnées afin de prendre les bonnes décisions, oser
prendre une direction et l’assumer avec détermination en utilisant
tous ses talents et compétences et en dosant subtilement
raison et émotions. Au final, l’objectif est qu’il se sente bien
dans sa peau et dans son travail. Aujourd’hui, ne pas être coaché
est un risque pour l’entreprise. Et le coaching n’est plus un
luxe mais une nécessité. »
Bien conscients de cette évolution et des risques que court
leur entreprise, de plus en plus de managers font appel à des
coaches professionnels « qui fonctionnent comme caisse de
résonance, ouvrent de nouvelles perspectives et s’emploient à
faire davantage ressentir le processus décisionnel comme un
plaisir plutôt qu’un fardeau. Le coaching ne change pas le manager
mais change la manière dont il se voit en tant qu’homme
et en tant que manager. » C’est ce changement mental
qu’il amorce en mouvement qui va lui permettre d’évoluer,
de s’améliorer, de modifier son mode de fonctionnement.
Patrick Zacharis
« Le coach va agir sur le savoir-être, pas sur le savoir-faire qui
est du ressort plus spécifique du métier du manager », précise
Patrick Zacharis. Il va l’accompagner à l’instar d’un coach sportif,
non pas pour les aspects techniques, mais pour le mental.
Il adhère évidemment à une charte déontologique qui prévoit
son périmètre d’intervention.
Le coach va aider le dirigeant à clarifier sa vision tant personnelle
que pour l’entreprise, à se repositionner par rapport
à l’évolution de l’entreprise et à travailler sur l’estime de luimême.
« Le dirigeant est trop souvent seul, dans une bulle.
Nous devons l’aider à briser cette sensation d’isolement et
l’amener à être capable de porter seul un (nouveau) regard sur
l’extérieur », souligne Patrick Zacharis.
Les avantages de faire appel à un coach sont multiples. Outre
la prise de conscience de ses rapports avec l’extérieur, le coaching
suscite une réflexion sur les difficultés que rencontrent
le manager et lui permet d’appréhender différemment les problèmes
mais également les solutions et ses motivations et de
développer une plus grande autonomie et ainsi qu’une responsabilité
assumée dans le choix de ses décisions. Et au final,
réduire les risques pour son entreprise.
www.trainingcoachingsquare.com
׉	 7cassandra://Z9715KLxtRSSd5prs3dkuppbzbGSzjgdHBGQhr-1pVg\`̵ X=HldRpUX=HldRpT#בCט   u׉׉	 7cassandra://YHHgyGu65JVWuyzZ98PSU4fkClOl55wta-3RAvHkFMY J`׉	 7cassandra://pT3RahUa1pze1UXD2d7-pRYR1kFlOOHNsErtTgczIZYr`S׉	 7cassandra://KpWpHbqrZuy-Xw34xlftMRzAeeQjUFsifXY8c3Ibvl4!`̵ ׉	 7cassandra://yUf1m-I6SnSJREmZRVoJw6ZP4HGb8wlR5d7DrmASBZA ̨͠X=HldRpVט  u׉׉	 7cassandra://pYY87CuUZTm_NiXptG_HOZJ5kzLxwxXzxjFcZX_Edpc ` ׉	 7cassandra://BUXllxzut-24AZCiW0ydrp0KlcGMUHyf8a98B0duPGAf`S׉	 7cassandra://TMA33O_jbXHZPcV0hAD-MSr2TDKCIFnxmN2BTkZeGVw`̵ ׉	 7cassandra://O3Co9RWPEF-iwEcw4vMrIVoxGKr7O5CvJ6Jy5uHC8-Y͒>͠X=HldRpWנX=HsdRpځ 9ׁH "http://www.brusselsmetropolitan.euׁׁЈנX=HsdRpց p9ׁH +mailto:alain.deneef@brusselsmetropolitan.euׁׁЈ׉EBMOBILITÉ DANS LA MÉTROPOLE BRUXELLOISE
De premiers efforts qui en appellent
d’autres
Brussels Metropolitan accueille positivement un certain nombre d’évolutions et
de décisions du secteur public, et d’initiatives émanant du secteur privé dans le
domaine de la mobilité. Toutefois, elle insiste sur les urgences existantes et l’ampleur
considérable de l’effort encore à fournir au sein de la zone métropolitaine.
Alain Deneef, Intendant de Brussels Metropolitan
A
u niveau des pouvoirs publics, Brussels Metropolitan
salue ainsi l’émergence, au sein de la
SNCB, du concept de réseau S qu’elle contribuera
à promouvoir auprès des entreprises, de même que
l’annonce du ministre fédéral de la Mobilité et des Entreprises
publiques d’investir un milliard d’euros, notamment
pour achever les travaux ferroviaires du RER. Toujours
au niveau fédéral, nous nous réjouissons également du
cadre légal consacré aux vélos électriques, permettant un
encadrement plus clair de leurs usagers et catégorisant
les vélos selon leur force de propulsion et leur vitesse.
De même, elle juge heureuse la convocation de réunions
régulières de la plateforme de l’intermodalité, active
au sein du Comité exécutif des ministres de la mobilité
(CEMM), qui traite des dossiers tels que le plan de
transport 2017 et qui tente de définir une vision à long
terme en collaboration avec les Régions.
Enfin, Brussels Metropolitan est ravie que le récent
conclave budgétaire ait pris la décision de moduler l’avantage
fiscal de la voiture de société, en le transformant en
budget de mobilité, voire en salaire-poche, favorisant de
la sorte l’émergence de solutions alternatives de mobilité.
Des avancées régionales
À Bruxelles, Brussels Metropolitan se réjouit de la réouverture
prochaine du tunnel Montgomery, et plus largement
du plan pluriannuel d’investissement dans la
réfection et la maintenance des tunnels bruxellois. Nous
espérons à cette occasion que l’administration bruxelloise
des travaux publics veillera à informer bien à l’avance les
parties concernées des travaux planifiés dans d’autres
tunnels.
10 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
Par ailleurs, Brussels Metropolitan est heureuse de
voir que le Plan régional bruxellois de mobilité, tant attendu,
verra ses travaux démarrer dans les semaines
qui viennent. Elle se réjouit particulièrement du volet
« concertation » qui en fait partie, car il est essentiel
que les citoyens, les entreprises et plus généralement
la société civile soient associés à cette réflexion.
À Bruxelles toujours, l’octroi d’accréditations délivrées
aux sociétés de car sharing nous apparaît comme une
avancée significative pour réduire la pression automobile
dans une optique de voitures partagées entre plusieurs
utilisateurs.
Du côté de la Région flamande, Brussels Metropolitan
suit avec intérêt le test effectué d’un tram-bus à Vilvorde,
précurseur des lignes de trams prévues dans le
contexte plus large du Brabantnet. Le tracé de cette ligne
(le « ringtram ») est important pour relier différents points
économiques de l’aire métropolitaine, tels que les parcs
d’entreprises et zones de reconversion à Vilvorde, Machelen
et Diegem, ainsi que l’aéroport. Par ailleurs, le ministère
flamand de la Mobilité lance son 9e
« Pendelfonds
voor duurzaam woon-werk verkeer », afin d’encourager
un déplacement durable entre domicile et travail.
Enfin, du côté de la Région wallonne, nous saluons le
« plan infrastructures » du ministre des Travaux publics,
intégrant la bretelle reliant l’autoroute E411 au futur parking
RER de Louvain-la-Neuve. De même, nous nous
réjouissons que les travaux du contournement nord soient
budgétés et puissent à terme réduire les embouteillages
aux alentours du zoning de Wavre.
© Thinkstock
׉	 7cassandra://KpWpHbqrZuy-Xw34xlftMRzAeeQjUFsifXY8c3Ibvl4!`̵ X=HldRpX׉ETHINK TANK
Brussels Metropolitan est …
Une initiative conjointe des organisations patronales
interprofessionnelles, à savoir BECI, Voka, UWE et la
FEB. L’association a été créée comme plateforme de
dialogue des trois régions dans et autour de Bruxelles,
en vue de dynamiser le développement socio-économique
de la métropole bruxelloise par une meilleure
coopération. Le plan d’action de Brussels Metropolitan
est entièrement consacré à la problématique de
la mobilité, qui a un impact considérable sur la compétitivité
de la région métropolitaine de Bruxelles.
Contact :
Alain Deneef, Intendant
alain.deneef@brusselsmetropolitan.eu ;
+32 475 48 48 10
Alain Deneef
L’initiative du secteur privé
Tous ces développements nous semblent de bon augure,
mais ne sont que le début d’un effort concerté de grande
ampleur à mener par les autorités des trois régions du
pays et de son échelon fédéral. Le Pacte national pour
les investissements stratégiques proposé par le Premier
ministre doit être un levier privilégié pour accélérer un
certain nombre d’investissements liés à la mobilité entre
2017 et 2030.
Dans le secteur privé, nombreuses sont les initiatives
tentant de contribuer également à la problématique de
la mobilité. Ainsi, 86 % des employeurs accordent une
indemnité vélo aux employés, contre 43 % il y a 10 ans. La
gratuité des transports en commun, la mise en place de
parkings vélos sécurisés, l’organisation du co-voiturage
et le télétravail remportent un succès croissant auprès
des entreprises.
En Flandre, par exemple, la province du Brabant flamand
met en place des mesures pour encourager l’usage du
vélo dans le cadre du déplacement domicile-travail. De
même, Atlas Copco Airpower a mis en place un plan de
leasing vélo pour ses collaborateurs. Toujours dans le
cadre du déplacement domicile-travail, le projet pilote
« Office on Wheels », initié par l’association flamande
des exploitants d’autobus et d’autocars BAAV et l’Institut
flamand pour la mobilité (VIM), est un exemple concret
au travers duquel une centaine d’employés du groupe
Colruyt se rendent au travail avec un autocar, aménagé
et équipé comme un bureau.
À Bruxelles, Engie a lancé le plan « Let’s Choose », afin de
promouvoir la mobilité durable auprès de ses collaborateurs
en encourageant ces derniers à abandonner l’usage
de leur véhicule et leur place de parking réservée, au profit
d’un budget mobilité proposant des formes alternatives
de transport et des avantages divers.
En Wallonie, UCB gère le co-voiturage de son personnel,
le groupe Carmeuse laisse le choix à ses employés
d’augmenter leur bonus par le recours à des modes alternatifs
de déplacement et de nombreuses entreprises
développent semblables initiatives de mobilité : IBA,
Ethias, Lampiris, Nekto, Mutualités Chrétiennes ou la
Province de Namur.
D’autres initiatives visent le développement d’une mobilité
durable auprès des consommateurs, comme l’illustrent la
décision d’Octa+ de prendre une participation majoritaire
dans Blue Corner, réseau leader dans les points de chargement
pour les véhicules électriques, ou encore la flotte
écologique de véhicules de KBC Lease, qui comprend un
projet de vélos offerts en leasing.
Dans un autre registre, KBC Brussels a lancé récemment
un appel « Better for Brussels », adressé aux citoyens
en vue de partager leurs idées en trois matières, dont
la mobilité.
Enfin, des initiatives se font jour concernant des cartes
permettant une gestion intégrée de la mobilité des collaborateurs,
sous toutes ses formes (carburant, électricité,
parkings, transports publics, etc.), comme la Modalizy
d’Octa+.
Mobility Shift Summit
Attentive à ces différentes évolutions parmi beaucoup
d’autres, Brussels Metropolitan ambitionne d’être un
acteur important de la réflexion et de l’action en matière
de mobilité métropolitaine. Son action principale est de
réunir autour d’une même table les acteurs et parties prenantes
concernés par la solution de problèmes concrets
de mobilité, afin de parvenir dans les meilleurs délais à
des résultats concrets.
Désireuse de mettre en avant les efforts fournis et encore à
fournir par les entreprises dans la recherche de solutions
de mobilité, elle organise notamment des rencontres,
séminaires, colloques et ateliers pour confronter les meilleures
pratiques et faire naitre des idées nouvelles au
travers de processus créatifs, collaboratifs et prospectifs.
À cet effet, un Mobility Shift Summit sera organisé
par Brussels Metropolitan le vendredi 17 mars 2017
à Bruxelles. Plus d’informations seront disponibles
très prochainement sur son site web renouvelé :
www.brusselsmetropolitan.eu.
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
11
© R.A.
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ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Exporter vos services en France : des idées
reçues qui peuvent coûter cher
La France est souvent la première frontière que franchit une PME belge. Mais beaucoup
d’entre elles se lancent sur ce marché sans information suffisante, au risque de
se placer en infraction et s’exposer à des sanctions parfois lourdes. « Il est même rare
de trouver une entreprise en règle ! », confie Michaël Boulanger, CEO de RM Boulanger,
un bureau de représentation fiscale de la région lilloise.
Emmanuel Robert
N
ombreuses sont les PME belges qui s’exportent
outre-Quiévrain : la proximité géographique, la
communauté de langue et de culture font de la
France un marché naturel pour nos entreprises. La France
est d’ailleurs le 2e
liards d’euros) et le 3e
marché belge à l’exportation (17,2 milpartenaire
à l’importation (14,9 milliards
d’euros). La balance, favorable à la Belgique, indique
à quel point les fournisseurs belges sont appréciés chez
nos voisins.
Or, s’il n’est guère difficile de franchir la frontière à l’heure
du marché unique, il reste tout de même des précautions à
prendre, singulièrement en matière de services : s’exporter,
c’est aussi s’adapter aux contraintes réglementaires et
législatives du marché local ; même chez un proche voisin.
« Beaucoup de PME se placent de bonne foi en infraction »,
souligne Michaël Boulanger. « Elles se fondent trop souvent
sur des idées reçues, notamment en matière d’application
de la TVA intracommunautaire. »
Un exemple ? « Prenons le cas d’une entreprise belge qui
possède un numéro d’immatriculation à la TVA en France :
doit-elle appliquer la TVA française à tous ses clients ? »
Nombre d’entreprises répondront « oui ». Mais la réponse
est : « pas toujours ». « Oui pour les particuliers ; mais pas
pour les services facturés à des entreprises françaises. La
loi a changé en 2006 et en 2010 : si vous n’êtes pas établi
en France et que vous facturez certains services prestés
auprès de clients assujettis en France, vous ne devez pas
appliquer de TVA. Attention : la TVA qui serait facturée à tort
ne sera pas déductible pour le client ! C’est un cas de figure
que nous expliquons encore tous les jours – et certains ne
nous croient toujours pas », s’amuse Michaël Boulanger.
« En règle générale, mieux vaut ne pas se fier aveuglément
à la fameuse ‘directive TVA’ (la directive 2016/112/CE, ndlr)
et savoir qu’elle peut s’appliquer différemment selon les
pays de l’UE. Régulièrement, nous devons aussi expliquer
que le ‘numéro de TVA européen’, réclamé par beaucoup
d’entreprises, n’existe tout simplement pas. Il faut toujours
s’immatriculer sur place, là où l’activité le nécessite. »
Justement, quand faut-il créer une entreprise en France ?
« Si ce n’est pas nécessaire, nous ne le recommandons
pas forcément », répond M. Boulanger. « C’est par contre
obligatoire si l’on possède en France ce que l’administration
française peut considérer comme un ‘établissement
12 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
stable’ : des salariés, un immeuble… ; bref, tout ce qui permet
de considérer que l’activité n’est plus menée à partir
de la Belgique. On peut créer une succursale, qui reste le
prolongement de la société belge, mais c’est compliqué à
gérer pour peu d’avantages. Nous recommandons plutôt la
création d’une filiale, quand cela se justifie. Et dans ce cas,
beaucoup d’entreprises optent pour la ‘‘société par actions
simplifiée’ (SAS), plus souple. »
Détachement : gare aux amendes
Le détachement de travailleurs est une autre source importante
de confusion, comme l’explique son collaborateur
Mathieu Bometon : « Depuis avril 2015, toute entreprise qui
détache des salariés en France doit l’annoncer par une déclaration
préalable, à remplir en ligne et nommer un représentant
sur le territoire français. » Beaucoup d’entreprises,
par ignorance, négligent ces obligations. Mais attention,
les sanctions sont lourdes : jusqu’à 2.000 euros d’amende
administrative par salarié. Des amendes qui s’appliquent
solidairement au donneur d’ordre… « Et l’on compte déjà le
montant total de ces amendes en millions d’euros », ajoute
Mathieu Bometon.
En un mot comme en cent : ces contraintes ne doivent pas
vous retenir d’exporter vos services en France (le marché
vous y attend !), mais il est certainement conseillé de vous
informer. ●
Info : Jean-Philippe Mergen, jpm@beci.be –
Tél. : 32 2 210.01.77
© Thinskstock
׉	 7cassandra://Rg-j0wjwG7HyBzdummHTy15DYN5k42TSeFqO-H59JRY`̵ X=HldRp\׉E@A la recherche d’un oiseau
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d’emploi formé(e) à
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Le/la chercheur(euse) d’emploi reste sous contrat de formation durant
le stage. Il/elle bénéficie de ses allocations. Un(e) délégué(e) relations
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et permet un démarrage rapide du stage. Le stage est entièrement
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Plus d’info sur cette mesure ou toute autre
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relationsentreprises@bruxellesformation.be
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Fonds social européen
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IWEC 2016 BRUSSELS
L’entreprenariat féminin à la conquête du
monde
Bruxelles a accueilli, les 7 et 8 novembre derniers, des femmes entrepreneures
aussi inspirantes qu’ambitieuses, en provenance du monde entier. La conférence
International Women Entrepreneurial Challenge 2016 (IWEC) leur a rendu hommage.
L’événement se tient chaque année dans une autre métropole pour rassembler des
femmes de quatre coins du monde, faciliter les échanges d’expériences et honorer
les mérites.
D
e l’Australie aux USA, en passant par la Scandinavie,
la Colombie, le Pakistan et l’Afrique du Sud, vingt
pays avaient envoyé leurs meilleures entrepreneures.
Les 42 lauréates représentaient conjointement un
chiffre d’affaires d’environ 1 milliard de dollars. La Chambre
de Commerce de Bruxelles avait, pour sa part, proposé trois
lauréates : Annemie Baeyaert (Resigrass), Ingrid Ceusters
(Groupe Hugo Ceusters) et la Bruxelloise Corinne Dumont
(Sequoia).
Un dîner de gala au prestigieux Cercle de Lorraine a clôturé
la conférence le mardi soir, avec, notamment, la remise des
distinctions. Une belle façon de clôturer des journées empreintes
d’inspiration et d’enthousiasme, au cours desquels
des orateurs de haut niveau, tant belges qu’étrangers, ont
exposé leurs perceptions de la situation actuelle, de l’évolution
en cours et des possibilités futures.
Amy Kessels, BECI
L’importance d’un réseau international
Le réseau international IWEC soutient l’épanouissement des
femmes dans le monde entier, même si le principal obstacle
réside toujours dans le tristement célèbre gender gap : les
inégalités homme-femme. Les réseaux sont beaucoup plus
nombreux pour les hommes, alors que de tels réseaux se
révèlent tout aussi essentiels pour les femmes. Il y a encore
davantage d’hommes que de femmes aux postes dirigeants
et dans l’entreprenariat. L’avis de la lauréate Ingrid Ceusters
: « L’accès, les moyens et le soutien aux femmes entrepreneures
restent indispensables pour briser le plafond
de verre. »
Le réseau encourage les femmes dans le développement
international de leur entreprise et établit des contacts avec
d’autres femmes aux mêmes sensibilités. De telles initiatives
font souvent la différence dans un monde en mutation. La
Chambre de Commerce de Bruxelles approuve la démarche,
BECI - Brussel metropool - december 2016
15
© Reporters
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y contribue et entend jouer un rôle actif dans la promotion
de l’entreprenariat féminin. BECI a mis l’événement à profit
pour souligner son propre point de vue.
You are the light
that will light up the fire of
other women across the world.
Ibukan Owosika,
présidente de la Banque du Nigeria
Chacune des lauréates a réalisé un parcours remarquable,
dans le contexte qui lui est propre. L’award constituait donc
une reconnaissance du rôle de chacune et des perspectives
ouvertes aux autres femmes. Quant à la conférence, elle
s’est concentrée pendant plusieurs jours sur le partage des
connaissances et le dialogue, tout en se focalisant sur les
défis de l’entreprenariat féminin.
Des experts sont venus exposer pendant deux jours leur
vision à l’Hôtel Métropole, non sans échanger leurs points
de vue avec les participantes. Parmi ces orateurs figurait
notamment Christina Galach, Sous-Secrétaire Général de
l’ONU, qui n’a pas manqué de souligner le rôle des femmes
dans notre société et dans la concrétisation des objectifs de
développement des Nations Unies. Mme Galach estime que
les femmes perçoivent mieux que quiconque que la concrétisation
des objectifs n’est pas seulement bénéfique pour
l’entreprise, mais aussi pour la personne elle-même.
Les femmes représentent la moitié de la population mondiale
et dirigent 37 % de toutes les entreprises. En dépit de leur
influence décisive sur l’économie, elles restent confrontées
à des obstacles tels que les stéréotypes, l’équilibre entre vie
privée et travail, les soft skills (compétences douces) et autres,
qui compliquent l’accès à l’entreprenariat.
Obstacles
Les lauréates bruxelloises ont insisté sur l’importance de
ces soft skills. Corinne Dumont (Sequoia) : « Trop souvent,
les femmes n’ont pas confiance en elles-mêmes. » Annemie
Baeyaert estime pour sa part que les femmes bénéficient d’un
excellent quotient émotionnel et qu’elles font preuve d’empathie.
Quant à Ingrid Ceusters, elle mentionne la passion,
également une soft skill. Or, ces fameuses soft skills, qui font
douter les femmes de leurs compétences, comptent parmi
les trois entraves à l’entreprenariat féminin identifiées par la
Commission européenne. Et pourtant, lesdites compétences
douces sont aussi des atouts.
16 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
© Reporters
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INTERNATIONAL
La Commission européenne souligne également l’importance
des réseaux pour rassembler les femmes et les renforcer face
au gender gap. Mme Ibukan Owosika, présidente de la Banque
du Nigéria, a eu ce commentaire : « You are the light that will
light up the fire of other women across the world. Use your
platforms to create greater change. »
Gender gap
Tout le monde est en faveur de l’égalité entre hommes et
femmes. Malgré cela, le fossé entre les sexes a le plus grand
mal à se refermer. Sans doute les femmes ambitieuses peuventelles
y contribuer.
Les inégalités entre l’homme et la femme compliquent l’entreprenariat
féminin en raison de barrières telles que les
stéréotypes, la difficulté d’accès au financement, l’éducation
ou encore – déjà cités – l’équilibre entre travail et vie privée
ou certains comportements féminins tels qu’un manque de
confiance en soi.
Des femmes ambitieuses sont en mesure de réduire l’écart
entre les genres. En dénonçant des habitudes, des visions et
des contraintes, elles peuvent ouvrir la voie vers l’avenir. Du
moins si chaque partie prenante fait preuve d’ouverture d’esprit.
Le changement nécessite des synergies entre les secteurs de
l’économie, de la vie sociale, de l’enseignement et de la politique.
Diverses parties prenantes
Caroline Pauwels, recteur de la Vrije Universiteit Brussel, a
souligné l’importance de l’enseignement. Ce qu’a confirmé
Alexander de Croo : « The key to women’s entrepreneurship
is the empowerment of girls. Quality education helps girls
to develop the confidence, skills and ambition to become
entrepreneurs. »
Le changement ne sera possible qu’en travaillant sur les
stéréotypes. BECI donne l’exemple avec le projet « Mon job,
mon choix », qui incite les jeunes à transcender les idées
reçues en matière de professions. Cela ne signifie pas pour
autant que le rôle des hommes doit être sous-estimé.
L’égalité des sexes concerne aussi les hommes. Réduire la
problématique à la gent féminine ne ferait qu’augmenter
encore les inégalités. C’est la raison pour laquelle UN Women
a lancé la campagne HeForShe, qui implique les hommes
dans la lutte contre l’inégalité des sexes. L’égalité concerne
l’ensemble de la communauté humaine, sur les plans social,
politique et économique. C’est d’une prise de conscience
qu’il s’agit. ●
Info : Amy Kessels, Coordinatrice Stratégie BECI,
ake@beci.be, T +32 2 643 78 32.
BECI - Brussel metropool - december 2016
17
© Reporters
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aussi en branche 23
Avec la chute des taux, des chefs d’entreprise s’imaginent que cela ne vaut plus la peine
d’instaurer une assurance de groupe dans leur société … et si au contraire, il y avait une
opportunité ?
Que ce soit pour vous –même ou pour votre personnel, une couverture des risques est indispensable
parce que personne n’est à l’abri des aléas de la vie. Que ce soit pour pallier
des coûts en hospitalisation et en soins de santé, faire face à une invalidité ou encore un
décès inopiné, il vaut mieux disposer d’une bonne indemnisation.
Ensuite, organiser des compléments retraite au départ de l’entreprise est une nécessité
et reste avantageux parce que les primes sont toujours déductibles au titre de charges
professionnelles. Grâce au levier fiscal, l’assurance groupe a encore de beaux jours devant
elle. Et vu l’allongement de la vie, c’est de plus en plus nécessaire. De surcroît,
connaissez votre personnel en lui offrant un capital pension substantiel. Après la flexibilité
des horaires de travail, l’assurance groupe est N° 2 dans les avantages extra-légaux les plus
appréciés en Belgique, le saviez-vous ?
Enfin, dans un environnement de taux bas, passer en branche 23 devient une opportunité
mais la quête de rendement est un exercice de plus en plus difficile. Aussi AXA Belgium
met à disposition
des meilleurs gestionnaires de fonds au monde.
Une palette de solutions techniques et financières peut vous donner des perspectives plus
réjouissantes pour l’avenir. Nous disposons de la solution la plus adaptée à votre profil de
risque.
Contactez- nous, un rendez-vous ne vous engage à rien !
le savoir –faire d’AXA Investment Managers, un des plus importants et
vous reMarie-Pierre
Liénart
mariepierre.lienart@axa.be
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Frédéric d’Alcantara de Querrieu
frederic.dalcantaradequerrieu@axa.be
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׉	 7cassandra://GtIVbGJdWY8W5uVmYD-UTKuIbntfTBYHzJKufHgKdzw`̵ X=HmdRph׉ETGESTION DES RISQUES
Business Continuity Plan : quand le risque
est maîtrisé
Chaque entreprise risque un jour ou l’autre être confrontée à un événement imprévu
qui perturbe le déroulement habituel de ses activités. Piratage informatique,
intempérie, attentat, lockdown, grève, décès brutal d’un ou plusieurs dirigeants,
incendie, épidémie… Si l’organisation ne s’y est pas préparée, les conséquences
sur son fonctionnement et la gestion du personnel peuvent être très lourdes. Pour
anticiper ces risques, de plus en plus d’entreprises mettent en place un Business
Continuity Plan.
20
janvier 1995, aéroport du Bourget. Le Mystère 20
vient de décoller mais doit atterrir en urgence.
Lorsqu’il touche la piste, l’avion explose, ne laissant
aucun survivant parmi les passagers. À son bord, Bernard
Dumon, PDG du groupe sucrier Saint-Louis, géant de l’industrie
agro-alimentaire, ainsi que la plupart des membres
de la direction de l’entreprise. Aucun successeur n’est prévu
pour reprendre les rênes de la boîte. Peu de temps après,
une partie des activités du groupe est démantelée. Le reste
sera racheté en 2001 par Südzucker.
Ce n’est pas le seul exemple de société qui ne survit pas à
la mort de son patron, mais ce cas est célèbre car il a donné
lieu à la mise en place de la « jurisprudence Saint-Louis ».
Celle-ci stipule que les dirigeants des grandes entreprises
ne peuvent désormais plus voyager ensemble dans le même
avion.
Les événements du 11 septembre 2001 ont certainement
contribué à encourager les entreprises à se préparer au pire,
en mettant progressivement en place des Business Continuity
Plans (BCP). L’objectif est d’assurer une continuité – même
partielle – des activités de l’organisation en cas de perturbation
majeure.
De la prévoyance…
Michel De Wolf est doyen de la Louvain School of Management,
professeur de droit des affaires et de sciences de gestion.
Selon lui, l’intérêt du BCP est relatif, ou plus exactement ne
doit pas passer avant des problématiques plus universelles.
« La situation d’une entreprise peut se détériorer avec le
temps à cause d’une mauvaise gestion, d’une obsolescence
technologique, d’une perte de
compétitivé, etc. La probabilité
de survenue d’une telle situation
est bien plus élevée que celle
de devoir déployer un BCP !
Il faut d’abord s’attaquer aux
problèmes les plus fondamentaux.
La société doit d’ailleurs
être assurée correctement et
La situation d’une entreprise peut se
détériorer avec le temps. La probabilité
de survenue d’une telle situation est bien
plus élevée que celle de devoir déployer
un BCP !
Michel De Wolf
(Louvain School of Management)
intelligemment. En contractant au moins une assurance RC
exploitation pour se prémunir en cas de dommage causé par
ses activités. Mais il existe par exemple aussi des assurances
pour la disparition d’un dirigeant. Ceci est utile surtout pour
les PME, car elles ont souvent du mal à trouver rapidement
un repreneur. »
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
19
Julien Ide
© R.A.
© Thinkstock
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Les phases décrites ci-dessous font partie d’un cycle
et doivent être inlassablement répétées.
1. Identification des risques
Cette première étape consiste à lister tous les risques
et menaces potentiels qui pourraient interrompre les
activités.
2. Analyse des risques
Une fois les risques connus, on peut passer à leur
examen à travers la réalisation d’une « Business Impact
Analysis ». Voici les étapes principales :
• Classification de tous les rôles et procédures de
l’entreprise, par ordre d’importance ;
• Identification de l’impact potentiel de l’arrêt des activités
sur ces rôles et procédures ;
• Estimation du temps d’arrêt maximal toléré et du
niveau acceptable de pertes ;
• Estimation du temps de remise en route des activités.
3.
Mise en place de la stratégie
La stratégie visant à limiter les interruptions des activités
peut dès lors être mise en place. Elle peut être
développée en comparant les capacités de continuité
et les exigences de l’entreprise.
4. Développement et exécution du plan
Cette phase se concentre sur la production d’un ensemble
de documents décrivant précisément les procédures
à suivre en cas de risque avéré. Des séances
d’entraînement d’application du plan d’urgence
peuvent être organisées pour le personnel.
5. Testing et amélioration
Le BCP peut être testé au moyen de check-lists, de
simulations ou d’exercices. Les résultats de chaque
test doivent apporter des améliorations dans le BCP.
Sources : MIR3.com, Federal Financial Institutions Examination Council.
En cas de crise avérée, Michel De Wolf invoque immédiatement
la communication comme condition incontournable.
« Au niveau interne, il faut tout d’abord rassurer le personnel
sur la situation. Au niveau externe, c’est beaucoup plus
délicat. Une entreprise ne peut pas trop montrer d’émotion,
jusqu’à provoquer le désarroi. Il faut pour cela faire appel à
des communicateurs de crise spécialisés. Les entreprises qui
n’ont pas les moyens d’engager ce genre de profils peuvent
faire appel à des agences expertes en la matière. »
Michel De Wolf rappelle également que certaines situations
sont malheureusement trop difficiles pour qu’un outil
de management puisse apporter une solution. « Après le
11 septembre, beaucoup de compagnies aériennes ont obtenu
la protection du juge en règlement collectif de dettes. Ensuite,
les compagnies américaines se sont sauvées, tandis que
Swissair et la Sabena se sont effondrées. Il n’y avait pas de
plan pour les sauver d’une crise, mais aussi, et surtout, de
problèmes plus fondamentaux, mal gérés depuis bien avant
le 11 septembre. »
… à la clairvoyance
Les cyber-attaques ne cessent de se multiplier et constituent
une menace réelle pour les entreprises. Georges Ataya est
vice-président de la coalition belge de la cybersécurité et
professeur à la Brussels Solvay School. « Depuis quelques
années les entreprises sont confrontées aux ransomwares »,
explique-t-il. « Ces virus peuvent bloquer tous les systèmes
20 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
informatiques d’une entreprise
du jour au lendemain, ou bien
dérober des informations confidentielles,
avec comme seule
issue le paiement d’une rançon.
Beaucoup d’entreprises belges
y font face tous les jours. Aujourd’hui,
une société qui ne s’y
Le jour des attentats à Bruxelles le
22 mars, nous étions prêts et avons pu
déployer le scénario Brussels attack
Ludo Jappens (Belfius)
est pas préparée est inconsciente. Pour s’en prémunir, il faut
évidemment commencer par sauvegarder ses données régulièrement.
Mais il faut également sécuriser au maximum
les systèmes. La plupart des banques et grosses entreprises
sérieuses sont bien protégées. Elles ont des équipes informatiques
spécialisées en sécurité. Or, la sécurité informatique
dans une entreprise est très vaste : protection du réseau wi-fi,
sécurisation des serveurs, blocage des virus et malwares,
résolution des incidents après attaque, défense de la vie privée...
Toute cette gestion requiert pas moins de 25 types de
compétences différentes, ce qui nécessite souvent plusieurs
personnes. Les petites entreprises n’ont évidemment pas
les moyens de s’offrir ces services en interne et doivent les
externaliser. »
Protéger le personnel avant tout
Le risque terroriste est également devenu une menace pour
la continuité des activités des entreprises. Ludo Jappens est
responsable du Business Continuity Plan et du Crisis Management
chez Belfius. « Au lendemain des attentats de Paris
du 13 novembre, le niveau d’alerte terroriste de l’OCAM est
passé à 3 à Bruxelles. Nous avons donc décidé de mettre en
place des plans tactiques pour chaque domaine. Le samedi
21 novembre, le niveau passait à 4. Nous avons alors décidé
d’envoyer des sms personnalisés à nos employés. Ceux
dont la présence dans les bureaux de Bruxelles n’était pas
indispensable ont été invités à travailler de chez eux. Certains
ont malgré tout été conviés à venir travailler au bureau. Cela
nous a permis de continuer la plupart de nos activités. La
plupart des entreprises bruxelloises n’avaient pas prévu de
BCP et ont subi des pertes financières. Le jour des attentats
à Bruxelles, le 22 mars, nous étions prêts et avons pu
déployer le scénario ‘Brussels attack’. Personne ne pouvait
entrer dans les bâtiments sensibles ou en sortir. Pour éviter
les absences au travail, nous avons également permis à
nos employés de travailler depuis un bureau en dehors de
Bruxelles. Les activités les moins critiques ont été mises en
suspens pendant quelques jours. »
L’élaboration d’un BCP est certes longue et fastidieuse, mais
c’est le prix à payer pour augmenter sensiblement la résilience
de son entreprise. Pas de panique donc, juste un peu
de prévoyance. Et de patience… ●
© R.A.
׉	 7cassandra://wlg9mDWj8ZIvLJx7RpS5s3tZAdhQqyAxCDLhf9ma91Y~`̵ X=HmdRpl׉EDes appareils mobiles faciles à sécuriser
GESTION DES RISQUES
Les collaborateurs qui se déplacent beaucoup savent combien les appareils mobiles
sont devenus incontournables. Les smartphones, tablettes et ordinateurs portables
sont bien pratiques, mais sont-ils sûrs pour autant ? Des individus malintentionnés
n’hésitent pas à s’y introduire par effraction pour voler des données et provoquer
de gros dégâts.
Peter Van Dyck
B
ring your own device : l’utilisation de l’ordinateur
portable, de la tablette et/ou du smartphone
personnel au bureau s’est généralisée dans de
nombreuses entreprises, sans susciter suffisamment
de questions. Les collaborateurs qui reçoivent ce genre
d’appareils de leur employeur, à titre d’avantage extra-légal,
trouvent tout naturel d’en choisir eux-mêmes le type.
Les dirigeants de PME oublient parfois que la diversité
des appareils mobiles en circulation dans leur entreprise
induit des solutions informatiques complexes. Et ceux qui
s’en rendent compte n’ont souvent pas suffisamment de
temps ou de moyens à y investir. Certains se disent que, si
leurs collaborateurs veulent leurs propres appareils, cela
ne relève plus de la responsabilité de la direction. C’est
faux : la responsabilité des données sensibles sur ces
appareils incombe à la direction, et à personne d’autre.
En sa qualité d’administrateur, le directeur peut être tenu
responsable d’un vol ou de fuites de données clients confidentielles,
d’autant plus s’il s’avère que la sécurité des
données n’était pas gérée avec rigueur…
Déclaration obligatoire en cas de perte
L’obligation de déclaration en cas de perte de données
critiques est déjà en vigueur aux Pays-Bas. Notre pays
suivra bientôt. Les conséquences peuvent être fâcheuses,
comme en témoigne l’incident à la clinique Antoni van
Leeuwenhoek d’Amsterdam, où se concentrent beaucoup
de recherches en oncologie. « Un ordinateur portable a
été volé dans la voiture d’un chercheur freelance qui ne
travaillait pas pour la clinique », explique Martijn van
Lom, General Manager de l’entreprise de sécurisation
informatique Kaspersky Lab Benelux. « Cet ordinateur
contenait des données de patients. En raison de la déclaration
obligatoire, la direction a été contrainte d’informer
les autorités de ce vol. Cette affaire a connu un grand
retentissement aux Pays-Bas. On se demandait en effet
qui était responsable : le chercheur indépendant ou la
clinique ? La clinique qui a mis les données à disposition
sera vraisemblablement désignée comme responsable.
Au vu des développements déjà en cours aux États-Unis,
je m’attends à l’émergence en Europe d’un système de
réglementation toujours plus complexe en termes de sécurité
et de respect de la vie privée. »
« C’est probablement pour bientôt », prévient Paul Marck,
directeur technique auprès de l’assureur ADD. « La législation
européenne relative à la vie privée entrera en
vigueur en mai 2018. Elle fera porter une lourde responsabilité
à l’entreprise dès l’instant où des données
sensibles s’égarent à l’extérieur. Outre la déclaration
obligatoire aux autorités, il faudra informer individuellement
toutes les personnes dont les données ont été
volées, en leur expliquant les faits et les conséquences
éventuelles. L’entité désignée responsable peut se voir
infliger des amendes susceptibles d’atteindre 20 millions
d’euros pour des indépendants et jusqu’à 4 % du chiffre
d’affaires mondial pour les entreprises. »
Chantage par e-mail
Martijn van Lom estime que l’employeur doit définir à
l’égard de son personnel des règles strictes d’utilisation
des appareils mobiles. « L’employeur devra entamer un
débat à ce propos avec son personnel. Une personne ne
peut recevoir des e-mails sur un appareil privé que dans
la mesure où cet appareil est dûment sécurisé : un code
pour accéder au téléphone ainsi qu’un système capable
d’assurer un traçage constant de l’appareil, où qu’il se
trouve, et de bloquer les données à distance. Ceci assure
une protection contre la perte et le vol. En revanche, l’intrusion
numérique dans un appareil requiert une tout
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
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© Thinkstock
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d͠X=HmdRpo׉ETOPIC
autre démarche préventive. Les systèmes d’exploitation
tels qu’Android sont vulnérables. Les propriétaires de
PME se défendent fréquemment en affirmant qu’ils ne
constituent pas vraiment une cible attractive et qu’ils n’ont
rien à cacher. Ils oublient que les pirates informatiques
peuvent passer par eux pour s’attaquer spécifiquement
à des partenaires (notamment des fournisseurs) qui, eux,
peuvent constituer des proies alléchantes. »
5 règles d’or pour
l’employeur
• Différenciez les données. Les données vitales
pour les processus d’entreprise nécessitent une
excellente sécurisation (cryptage).
• Gardez une vue d’ensemble de la localisation de
chaque information et des personnes qui y ont accès.
•
Sensibilisez les collaborateurs aux dangers (par
exemple des e-mails suspects contenant de
fausses factures en annexe) et définissez des
règles de comportement claires. Le processus
d’accueil de nouveaux collaborateurs devrait notamment
prévoir une formation à la cybersécurité,
expliquant entre autres comment créer un
mot de passe solide et sécurisé.
• N’oubliez pas de mettre à jour vos systèmes antivirus,
antimalware ainsi que vos logiciels. Plus la
version d’un programme est ancienne, moins le
pirate doit consentir d’efforts pour s’y introduire.
• Placez les sauvegardes sur un support externe,
totalement déconnecté de votre système informatique.
reçoit
un tel appel téléphonique ouvrira le mail. Dès cet
instant, le mal sera fait. »
Les propriétaires de PME se défendent
fréquemment en affirmant qu’ils ne
constituent pas vraiment une cible
attractive. Ils oublient que les pirates
informatiques peuvent passer par eux
pour s’attaquer à des partenaires.
Martijn van Lom
(Kaspersky Lab Benelux)
Les PME sont régulièrement confrontées au ransomware,
une méthode de chantage qui s’appuie sur du malware.
« Ce genre de criminels travaillent de façon très réfléchie
et ciblée », explique Martijn van Lom. « Ils sélectionnent
les entreprises de bonne réputation dont ils suspectent
qu’elles auront tendance à payer la rançon demandée,
de peur que le vol de données confidentielles ne s’ébruite
dans la presse, avec des conséquences désastreuses pour
l’image de marque. Les pirates s’introduisent souvent
dans les appareils mobiles par des mails d’hameçonnage.
Les individus malintentionnés se contentent d’une
petite brèche pour s’introduire. Ils vous envoient parfois
un e-mail d’avertissement, contenant une facture ou une
mise en demeure. Dans certains cas, ils vous passent un
coup de fil du style : ‘Nous constatons que vous n’avez
pas encore payé votre dernière facture Telenet. Est-ce
la bonne adresse e-mail ? Cela nous permettra de vous
envoyer immédiatement la facture, pour que vous puissiez
la consulter.’ Il y a fort à parier que le collaborateur qui
22 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
Andy De Petter, responsable de la cybersécurité chez
Proximus, sait que les PME sont souvent la cible de ransomware.
« Il faut être très vigilant à l’égard d’e-mails
contenant un lien ou une pièce jointe. Il suffit de cliquer
dessus pour perdre toutes les données. Les documents
ne seront restitués qu’après le paiement de la rançon.
Les systèmes antivirus installés sur les smartphones ou
ordinateurs portables ne sont habituellement pas fiables
à 100 %. Cela signifie qu’outre la sécurisation assurée
par l’employeur, il y a la responsabilité individuelle du
travailleur. Je recommande par exemple aux utilisateurs
de ne se fournir en applis qu’au départ des app stores
officiels et de toujours prendre connaissance au préalable
des dispositions relatives à la protection de la vie privée.
Il est dangereux de forcer l’ouverture d’un iPhone pour
y télécharger des applications disponibles en dehors du
canal de distribution officiel d’Apple. D’autres systèmes
d’exploitation auront tôt fait de contourner la sécurisation
présente sur votre iPhone. »
Formations à la prise de conscience
La solution de sécurisation n’a pas besoin d’être complexe.
Martijn van Lom : « Que l’on commence par se demander
quelles sont les données stockées dans le cloud. La
tendance actuelle veut que tout se retrouve dans le cloud,
mais rien n’est moins vrai. Différenciez vos données avec
cette simple question : quelle est leur importance pour
les applications vitales de l’entreprise ? Si vous décidez
de stocker des données dans le cloud, d’accord, mais
cryptez-les. La fonction de cryptage est souvent présente
de série dans la solution de sécurisation des PME. Elle
ne demande qu’à être mise en œuvre. Après cela, vous
pouvez laisser traîner un appareil mobile dans un lieu
public : personne ne parviendra à accéder à des données
cryptées. »
© R.A.
׉	 7cassandra://3XgoWFLx5fqpJVRtpIgcTn05KrlEvnOEztV5MzIMY1Y`̵ X=HmdRpp׉E#10 règles d’or pour le
travailleur
Par ailleurs, il est conseillé d’impliquer, dans la solution
de sécurisation de l’entreprise, l’ensemble des collaborateurs
externes, tels que le chercheur indépendant dans
le cas de la clinique d’Amsterdam. Andy De Petter recommande
aux PME clientes de Proximus d’installer sur
les appareils mobiles de leurs collaborateurs la même
sécurisation que celle qui régit le réseau de l’entreprise.
« C’est la meilleure façon de s’assurer que seuls des
appareils sécurisés peuvent établir une liaison avec le
réseau. »
Geert Smets, expert en sécurisation informatique chez
ADD, cite Office 365 de Microsoft en exemple d’un environnement
sécurisé pour la productivité et la communication
dans le cloud. « Cette solution d’intégration vous
permet de paramétrer de nombreux critères de sécurité
avec peu de moyens. Vous avez notamment la possibilité
d’instaurer sur votre smartphone personnel deux environnements
totalement distincts : un environnement
sécurisé pour l’entreprise, qui reste maître du contenu,
et un environnement personnel où vous agissez en toute
liberté. Cette solution est accessible à une PME qui dispose
de budgets réduits. »
• Différenciez les données. Les données vitales
pour les processus d’entreprise nécessitent une
excellente sécurisation (cryptage).
• Gardez une vue d’ensemble de la localisation de
chaque information et des personnes qui y ont accès.
•
Sensibilisez les collaborateurs aux dangers (par
exemple des e-mails suspects contenant de
fausses factures en annexe) et définissez des
règles de comportement claires. Le processus
d’accueil de nouveaux collaborateurs devrait notamment
prévoir une formation à la cybersécurité,
expliquant entre autres comment créer un
mot de passe solide et sécurisé.
• N’oubliez pas de mettre à jour vos systèmes antivirus,
antimalware ainsi que vos logiciels. Plus la
version d’un programme est ancienne, moins le
pirate doit consentir d’efforts pour s’y introduire.
• Placez les sauvegardes sur un support externe,
totalement déconnecté de votre système informatique.
•
Soyez extrêmement prudent lorsque vous ouvrez
un e-mail avec un appareil mobile, même lorsque
le message provient d’un interlocuteur connu. Il
est préférable de le scanner et de l’ouvrir au préalable
sur un appareil desktop.
• Prenez vos précautions à l’égard d’appareils périphériques
tels que des sticks USB et des disques
durs externes. Scannez-les avant de les connecter
et de les utiliser.
• Protégez les données confidentielles lorsque vous
êtes dans un endroit public. Il vaut mieux ne pas
traiter de données sensibles ou créer des présentations
lorsque vous êtes dans un train. Veillez
à ce que personne ne lorgne vers votre appareil.
•
Ne laissez pas traîner des appareils. Rangez votre
ordinateur portable dans un coffre si vous vous
rendez par exemple à la salle de sports entre
deux réunions.
Outre la sécurisation assurée par
l’employeur, il y a la responsabilité
individuelle du travailleur.
Andy De Petter (Proximus)
Il n’y a pas que les logiciels de sécurisation : Martijn van
Lom de Kaspersky Lab plaide pour des formations à la
prise de conscience. « Les travailleurs y apprennent à
détecter les e-mails d’hameçonnage et sont notamment
sensibilisés à la nécessité de changer leur mot de passe
tous les quinze jours. Il faut aussi expliquer aux collaborateurs
quelles donnés sont sensibles et pourquoi. Certaines
données n’ont pas beaucoup d’importance, mais
deviennent essentielles lorsqu’elles sont combinées à
d’autres. Les criminels peuvent s’introduire dans une
boutique en ligne et s’accaparer des données des clients :
• Éteignez les appareils lorsque vous n’êtes pas à
proximité et protégez l’accès au téléphone par
un code PIN.
• Changez vos mots de passe tous les quinze jours.
• Éteignez Bluetooth quand vous n’en avez pas besoin.
•
N’utilisez jamais de wi-fi non sécurisé.
• Effectuez des sauvegardes des documents de valeur
qui se trouvent sur le disque dur de votre
ordinateur au bureau.
• Protégez aussi votre PC à la maison par cryptage
des données. Vous éviterez ainsi les risques de
contamination lorsque vous vous raccordez au
réseau de l’entreprise en soirée.
leurs nom et compte bancaire, par exemple. Il suffit de
croiser ces données avec des listes téléphoniques d’autre
provenance pour contacter ces clients personnellement
en vue de les escroquer. » ●
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
23
© R.A.
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d͠X=HndRpw׉ELFacteur humain : le maillon faible ?
GESTION DES RISQUES
L’informatisation et l’automatisation sont censées améliorer la sécurité au sein
des entreprises. L’intervention humaine reste néanmoins bien présente au sein des
procédures d’accès aux informations. Or, c’est justement à ce niveau que réside le
danger. Nous pouvons commettre des erreurs par méconnaissance ou par négligence,
mais nous pouvons aussi être victimes d’ingénierie sociale.
L’
ingénierie sociale est vieille comme le monde. L’un
des exemples les plus anciens est sans doute l’épisode
du cheval de Troie dans la mythologie grecque.
En se cachant dans un grand cheval de bois offert aux Troyens,
des guerriers grecs sont parvenus à pénétrer dans la cité
homérique et s’en emparer. Le nom de l’équidé de bois a
d’ailleurs été repris dans notre ère cybernétique pour désigner
une catégorie de logiciels malveillants.
En 2007, un homme est parvenu à dérober de 21 millions
d’euros de pierres précieuses dans la salle des coffres de la
banque ABN Amro, au cœur du quartier des diamantaires à
Anvers. Le voleur a mis plus de deux ans à préparer son coup.
Devenu un habitué de l’institution financière, il était peu à peu
parvenu à gagner la confiance du personnel. Sous ses airs
d’honnête gentleman, l’Arsène Lupin offrait du chocolat aux
employés et leur laissait des pourboires généreux. Le gentil
client et son joli butin n’ont jamais été retrouvés…
Ce genre de scénario est exceptionnel mais illustre toutefois
une constante dans le modus operandi des usurpateurs :
gagner la confiance des victimes potentielles. Cette technique
est aujourd’hui fort répandue sur la toile. Qui n’a jamais reçu
un e-mail de son fournisseur de messagerie électronique
lui demandant d’envoyer le mot de passe de son compte
pour éviter la suppression de celui-ci ? C’est un exemple
classique de phishing. En 2011, un escroc a ainsi réussi à
se faire payer 8 millions de dollars par le magazine Vogue
en se faisant passer pour son imprimeur, grâce à un simple
e-mail indiquant un changement de numéro de compte en
banque ! Il a finalement été arrêté…
L’approche peut être plus sournoise : dans l’e-mail, un lien
dirige vers une page semblable à celle de la société digne
de confiance. L’utilisateur est alors invité à encoder des
26 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
informations personnelles qui seront enregistrées par le
cybercriminel. Ou pire encore : je suis contacté par un prétendu
fournisseur de mon entreprise ; il m’invite à déjeuner
et parvient à m’extorquer des informations confidentielles...
La préparation
Pour séduire sa proie, l’escroc utilisera tous les moyens de
communication à sa disposition : e-mail, courrier, rencontre,
téléphone, voire systèmes vocaux interactifs... Mais il doit
d’abord se préparer minutieusement pour réussir son coup.
Le malfaiteur doit donc avant tout très bien connaître sa victime.
Les réseaux sociaux constituent une très bonne source
d’information en la matière. On peut en effet y trouver le nom,
l’email, le numéro de téléphone, les contacts, ou encore les
centres d’intérêt de la personne visée. L’usurpateur choisira
donc de préférence des individus jeunes, peu formés
ou socialement marginalisés. Ou justement des personnes
plus âgées, généralement moins à l’aise avec les nouvelles
technologies. Si cela ne suffit pas, le voleur peut avoir recours
à la fouille des poubelles, à des sondages téléphoniques, des
entretiens d’embauche ou même à une écoute passive dans
les lieux publics. Une fois toutes les informations collectées,
l’ennemi peut passer à l’attaque.
L’attaque
L’entreprise française Digital Network a publié un manuel
décrivant les techniques de persuasion psychologique utilisées
par le cyber criminel. L’approche typique se résume à
la phrase suivante : « Laissez-moi vous aider ». Ceci met la
personne en confiance car on a toujours tendance à vouloir
renvoyer l’ascenseur à celui qui nous rend service. La deuxième
approche, plus pernicieuse, est du type «Pouvez-vous
m’aider ? ». Il est en effet gratifiant de seconder quelqu’un
et de se sentir remercié et valorisé. Vient ensuite l’argument
d’autorité. Dans les grands groupes et les administrations,
Julien Ide
© Thinkstock
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La pyramide de Ponzi
Ce système de montage
financier frauduleux a
été mis en place dans
les années 1920 à Boston
par Charles Ponzi.
Le principe – sournoisement
ingénieux – est
d’une simplicité enfantine.
L’escroc recrute
des clients en leur promettant
des intérêts
alléchants. Il récolte
ainsi un maximum d’investissements.
Les intérêts
promis à un client lui sont en effet payés,
mais en allant puiser dans le capital apporté par
les autres clients. Le système fonctionne très bien
tant que de nouveaux clients investissent. C’est
la stratégie qu’avait utilisée le tristement célèbre
Bernard Madoff. Avant son arrestation, l’escroc du
siècle avait accumulé pas moins de 65 milliards
de dollars…
cette notion serait rarement remise en cause. Quelle que soit
l’approche, l’escroc peut combiner différentes techniques
de persuasion. Premièrement, il peut donner à la personne
l’illusion du choix. Ceci peut mettre la victime potentielle en
confiance car elle ressent un pouvoir de décision et de liberté.
Deuxièmement, il peut pousser son sujet à dire « oui ». Les
gens seront plus prompts à accepter une demande si on
leur fait accepter une première demande anodine. Mais il
peut aussi pousser le malheureux à dire « non ». Les gens
seront plus enclins à accepter une demande raisonnable si
la première est démesurément inacceptable.
Dans tous les cas, l’imposteur combine différentes techniques
et s’adapte en usant successivement d’autorité, de charme,
de sympathie et de réciprocité.
Déjouer le prédateur
Georges Ataya est vice-président de la coalition belge de
la cybersécurité, professeur à la Brussels Solvay School et
directeur associé dans la société de conseil ICT Control. Il
nous éclaire sur les moyens à mettre en œuvre au sein d’une
entreprise afin de se protéger contre l’ingénierie sociale : « Il
faut avant tout créer une conscientisation chez les employés
en les informant le plus régulièrement possible. Ils doivent développer
des réflexes et un comportement de défense, teinté
d’une certaine méfiance. Au sein d’ICT Control, nous avons
identifié 40 domaines de conscientisation nécessaires. Par
exemple, comment protéger les comptes et pages Facebook,
sécuriser ses e-mails et son ordinateur. Nous organisons
des formations pour les entreprises, à tous les niveaux de
hiérarchie. On peut aussi mettre à l’épreuve la crédulité des
employés en simulant des scénarios de phishing. »
Selon George Ataya, le contrôle des données dans une entreprise
est fondamental. « Les informations d’une organisation
doivent absolument être protégées. Les sociétés qui ne le
font pas sont complètement inconscientes. L’Europe l’a d’ailleurs
bien compris. En avril dernier, le Parlement a adopté
le Règlement Général sur la Protection des Données. Les
dispositions du texte renforcent et unifient la protection des
données pour les individus au sein de l’Union européenne. Il
sera d’application au printemps 2018. Des amendes seront
prévues pour les entreprises qui ne protègent pas correctement
leurs données. »
Le spécialiste en cybersécurité identifie trois étapes dans le
processus de protection des données. « Premièrement, les
données doivent être classifiées. Sont-elles privées, confidentielles,
ultraconfidentielles ? Ensuite, il faut Identifier des
privilèges d’accès en lecture et en écriture propres à chaque
fonction dans l’entreprise. Il faut enfin allouer les autorisations
aux personnes. Mais cela ne suffit pas. Une personne manipulée
pourrait transmettre des informations auxquelles elle a
accès. Pour contrer ce risque, on peut par exemple mettre en
place des alertes lorsque quelqu’un accède à une information
critique ou ultra-confidentielle. L’accès à certaines données
peut aussi être garanti par un déblocage requérant les mots
de passe de plusieurs personnes. »
Les informations d’une organisation
doivent absolument être protégées.
Les sociétés qui ne le font pas sont
complètement inconscientes.
Georges Ataya
Sans pour autant céder à la paranoïa, il est crucial pour les
entreprises de se protéger efficacement contre de telles attaques.
Qu’elles soient unipersonnelles, des PME ou des
multinationales. Une bonne dose de rigueur et une organisation
performante semblent être indispensables dans cette
lutte. Avec une politique forte en matière de sensibilisation,
d’information et de formation du personnel. ●
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
27
© R.A.
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GESTION DES RISQUES
Médias sociaux : « Optez pour un règlement
succinct et clair »
Que faire si vos employés déblatèrent votre organisation sur Facebook ? Ou si,
par maladresse, quelqu’un diffuse sur Twitter des photos d’un produit qui n’a pas
encore été lancé ? Avez-vous légalement le droit de licencier quelqu’un qui a insulté
un client ? Et qu’en est-il si cela se passe en dehors des heures de bureau ?
Stef Gyssels
L
es médias sociaux sont une arme à double tranchant.
Tout employeur se réjouit d’avoir des collaborateurs
qui débordent d’enthousiasme sur Twitter et Facebook
à propos de leur super patron ou de l’excursion géniale
que l’entreprise a organisée dans les Ardennes. Ces collaborateurs
sont cependant susceptibles d’utiliser les mêmes
canaux pour exprimer leurs frustrations et leurs griefs. Cela
s’appelle la liberté d’expression. Mais qu’en est-il lorsque ces
messages peuvent porter préjudice à l’entreprise ? Comment
l’employeur doit-il réagir ? Ou, plus important encore, comment
prévenir ce genre de dérives ?
Constatons d’abord qu’il n’existe pas de cadre légal contraignant
permettant de réguler l’utilisation des médias sociaux
par les travailleurs. En revanche, des dispositions légales
posent que l’employeur a le droit de transmettre des instructions
aux travailleurs et que ceux-ci sont obligés de les suivre
dès l’instant où ils ont signé un contrat de travail. « Le contrat
de travail peut être un support intéressant pour convenir
de l’utilisation des médias sociaux, car il a l’avantage d’être
entièrement contraignant », explique Sophie Berg, Associate
Partner auprès du cabinet d’avocats CMS Belgium. « L’inconvénient,
c’est que toute modification ultérieure devra également
passer par le contrat de travail. C’est faisable dans
une entreprise qui emploie une quinzaine de personnes, mais
beaucoup moins avec 100 travailleurs ou plus. On pourrait
dès lors conseiller d’intégrer les directives dans le règlement
de travail, en précisant les sanctions auxquelles s’exposent
les auteurs d’infractions éventuelles. »
L’intégration de ces directives dans le seul règlement de travail
ne constitue évidemment pas la meilleure stratégie proactive.
En fin de compte, qui connaît à fond le contenu du règlement
28 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
de travail ? Sabine Mersch, Managing Partner chez Legal
Consulting & Management, plaide pour une communication
claire : « Les employeurs peuvent prévoir de nombreuses
mesures dans le contrat de travail, notamment le blocage de
l’accès à certains sites, mais dans ce cas, leur communication
à ce propos doit être claire. Surtout lorsqu’il s’agit de surveiller
le comportement du collaborateur sur l’internet. Si cela ne
fait pas l’objet de conventions préalables, vous portez atteinte
à la vie privée du travailleur et enfreignez vous-même la loi. »
Par ailleurs, il y a lieu de respecter le principe de finalité et de
proportionnalité : l’objectif doit justifier les moyens et ceux-ci
doivent être proportionnels au but à atteindre.
© Thinkstock
© Thinkstock
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Loisirs
D’autres principes s’appliquent en dehors des heures de
travail, notamment celui de la loyauté. Le travailleur peut
exprimer ce qu’il veut sur les médias sociaux, mais lorsque
ceux-ci sont accessibles à tout le monde (quand il ne s’agit
pas d’un groupe clos, donc), le travailleur doit se comporter
de manière loyale envers son employeur. Il ne peut donc pas
porter atteinte à cet employeur ou à la qualité des produits
ou services proposés par l’entreprise, pas plus qu’il ne peut
en révéler les secrets. Ce devoir de confidentialité reste d’ailleurs
d’application lorsque le travailleur a quitté l’employeur.
Le travailleur a bien sûr le champ libre au sein d’un groupe
privé, ne fût-ce que parce que l’employeur ne peut pas y accéder
sans y avoir été invité. Il y a certes des exceptions. Ainsi,
des infirmiers qui, cette année, s’étaient rendus coupables
de la diffusion de photos dégradantes au sein d’un groupe
privé, ont malgré tout été licenciés pour avoir commis leur
forfait pendant les heures de service.
Expectation management
« En fin de compte, il s’agit surtout d’expectation management
», déclare Tom De Cordier, partenaire chez CMS Belgium.
« Dès l’instant où l’employé comme l’employeur savent
exactement ce qui est autorisé et ce qui est interdit, la plupart
des problèmes potentiels sont déjà évités. La bonne entente
dépend en grande partie de la qualité des documents internes
(règlement de travail, lignes à suivre) relatifs à l’utilisation
des médias sociaux. Malheureusement, ces documents sont
souvent peu clairs, incohérents ou beaucoup trop longs. Et s’ils
contiennent une clause qui concerne les médias sociaux, nous
ne pouvons que conseiller qu’elle soit brève et claire. C’est
la meilleure façon de réduire les risques de malentendus. »
Mais cela ne suffit pas, selon Sophie Berg : « Nous recommandons
vivement à nos clients de développer une politique des
médias sociaux digne de ce nom. Cela implique notamment
que l’entreprise réfléchisse d’abord posément à ce qu’elle
veut atteindre et ce qu’elle veut éviter en la matière. Ce n’est
qu’ensuite que l’ensemble pourra se traduire en directives
concrètes dans le règlement de travail. Les directives peuvent
traiter de l’attitude des travailleurs à l’égard de l’entreprise,
mais aussi de phénomènes internes, tels que le harcèlement
informatique de collègues. »
N’oublions pas que les médias sociaux changent constamment.
De nouveaux médias arrivent, certains réseaux sociaux
gagnent ou perdent en importance, les possibilités techniques
se multiplient. Ceci implique que vous examiniez régulièrement
votre politique des médias sociaux et votre règlement
de travail, histoire de vérifier s’ils correspondent encore à
la réalité. Sophie Berg : « Nous conseillons aux entreprises
d’une certaine ampleur de constituer une équipe de médias
sociaux avec des représentants des départements les plus
concernés (informatique, marketing et ressources humaines).
Cette équipe définit une politique, veille à sa mise en place
et à son respect. Et elle évalue à intervalles réguliers si ces
lignes de conduite correspondent toujours à la réalité de la
technologie et de l’entreprise. » ●
NOS FORMULES CADEAUX FONT NON SEULEMENT PLAISIR MAIS IL Y
EN A ÉGALEMENT POUR TOUS LES GOÛTS ET DE TOUTES LES TAILLES.
ENCORE UNE CHOSE QUE VOUS IGNORIEZ PEUT-ÊTRE À NOTRE SUJET.
Vous connaissez probablement déjà les chèques cinéma traditionnels de Kinepolis.
Mais ce ne sont pas les seules formules cadeaux que nous proposons pour votre entreprise.
Il y a les chèques cinéma 2D et 3D, les vouchers Food&Drink et les diff érentes boîtes cadeaux
(éventuellement dans un emballage cadeau) : tout le monde y trouvera son bonheur.
Regardez sur business.kinepolis.be ou appelez le 02 474 26 30.
Bien plus que du cinéma.
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de l’innovation digitale
L’innovation digitale, en plein essor, est en train de révolutionner de nombreux secteurs
de notre société. Séduisante pour beaucoup, elle est aussi source d’inquiétudes pour son
impact sur le marché du travail. Elle s’accompagne également de risques accrus au niveau
de la sécurité de l’information. C’est pourquoi, Innoviris, l’Institut bruxellois pour la recherche
et l’innovation, investit massivement dans différents projets de recherche visant à relever les
défis liés à cette problématique. Entretien avec Jonathan Duplicy, conseiller scientifique et
responsable de la plateforme SecurIT chez Innoviris.
Pourquoi l’innovation digitale connaît un tel
boom aujourd’hui ?
Selon moi, plusieurs facteurs expliquent ce succès:
Des barrières à l’entrée très réduites: un PC à 1000
Euros, un bureau, une connexion Internet
et des
connaissances en programmation, c’est tout ce qu’il
faut pour développer une application qui sera peut être
utilisée par des millions d’individus.
Un marché mondial: avec l’Internet comme canal de
distribution (les logiciels ne sont plus, pour l’essentiel,
distribués via un support physique), le marché n’est
plus régional ou national mais mondial (NB. La compétition
l’est également par conséquent…). En outre, grâce
au Cloud, la montée en puissance peut se faire de plus
en plus facilement. Par exemple, lors de son rachat par
Facebook pour 1 milliard de dollars, Instagram n’avait
que 15 mois, touchait des dizaines de millions d’utilisateurs
; et ce, grâce à seulement 13 employés !
Des puissances de calcul toujours plus importantes
pour des coûts de plus en plus faibles qui permettent
notamment de faire de l’analyse big data ou de mettre
en œuvre des techniques d’intelligence artificielle.
Un marché plus réceptif grâce aux smartphones et à
l’internet, le marché est beaucoup plus sensible et réceptif
au digital.
La renaissance du Hardware: au-delà du Software,
l’accessibilité au monde Hardware a été drastiquement
facilitée ces dernières années. Il devient de plus en plus
aisé de développer des applications innovantes combinant
Hardware et Software et participer ainsi à l’Internet
of Things.
Des barrières à l’entrée
de plus en plus réduites
et un marché mondial
et éduqué sont les principaux
aspects qui font
que l’innovation digitale
connaît ce succès grandissant
aujourd’hui.
Que fait Innoviris
pour soutenir l’innovation
digitale ?
La
Région
tups
et
bruxelloise
se caractérise par une
forte
densité de stard’entreprises
actives
dans l’ICT. De ce
fait, Innoviris co-finance
de nombreux projets
en innovation digitale.
Nous possédons différents instruments adaptés à ce
genre de projets aussi bien pour les entreprises que
pour les académiques. En outre, Innoviris se veut proactif
sur certains aspects : nous sommes impliqués dans
diverses initiatives européennes ainsi que dans le projet
« Brussels Smart City ». En 2014, nous avons également
lancé la plateforme www.securit-brussels.be. Celle-ci
rassemble des équipes universitaires et des sociétés
bruxelloises actives dans l’ICT autour de 5 projets de
recherche visant à développer de nouvelles solutions
pour faire face au défi toujours plus important que
constituent les cyber-attaques.
Jonathan Duplicy, conseiller
scientifique chez Innoviris
Innoviris
Chaussée de Charleroi 110, 1060 Bruxelles.
Tel. 0032 (0)2 600 50 32
׉	 7cassandra://ATwiO-cEgGfIzDbOcLNfMIPCRyoFct7a482AEeE-8oc`̵ X=HodRp׉E<Zoom sur le projet SeCloud
BRUFENCE
CCURE
Doté d’un budget d’environ quatre millions d’Euros, SeCloud est l’un
des cinq projets de recherche de la plateforme SecurIT. Au sein de
ce projet, onze groupes de recherche multidisciplinaire de l’UCL,
l’ULB, la VUB, le Sirris et l’Erasmushogeschool collaborent afin de résoudre
les problèmes de sécurité dans les environnements Cloud.
Tous les partenaires de ce consortium contribuent, grâce à leur expertise
scientifique spécifique, aux quatre différentes perspectives
du projet : architecture, infrastructure, programmation et processus.
Afin d’assurer l’alignement de la recherche avec les problématiques
réelles de l’industrie, le consortium est en interaction continue avec
plus de vingt entreprises bruxelloises du secteur.
Intégrer la sécurité dès le design
SCAUT
SPICES
Bien que les fournisseurs d’applications basées sur le Cloud reconnaissent
qu’offrir des solutions sécurisées constitue une des clés du succès de leur
business, ils ne possèdent en général pas les connaissances spécifiques nécessaires
pour le faire. De par la jeunesse du modèle Cloud Computing, il
existe en effet à ce jour de nombreuses incertitudes sur les aspects sécuritaires
liés. Celles-ci ne peuvent être levées qu’en intégrant les aspects de
sécurité directement dans les développements Software et non plus après
ceux-ci comme traditionnellement. C’est le paradigme du ‘security-by-design’,
au cœur de SeCloud.
SECLOUD
Investir dans cette problématique est primordial
de nos jours : en effet, la croissance exponentielle
du volume de données généré par la digitalisation
s’accompagne de facto d’une augmentation
de la surface d’attaque ; les risques sont
de plus en plus élevés et les conséquences éventuelles
de plus en plus critiques. Il faut s’y faire et
s’y préparer au mieux, car aujourd’hui la question
n’est plus « est-ce que notre système va se faire
attaquer ? » mais plutôt « quand notre système
va-t-il se faire attaquer ? ». De la PME à la multinationale,
du citoyen à l’administration publique,
tout le monde est concerné. Avec des acteurs
privés renommés tels que Sogeti, NVISO ou encore
Atos, des laboratoires académiques réputés
et la plateforme SecurIT, la Région bruxelloise est
leader sur la question.
Une approche holistique
Sécuriser les applications Cloud requiert également d’adopter une approche
holistique et proactive. Cette approche repose sur une bonne connaissance
des risques potentiels et celle-ci se doit de couvrir tous les aspects, pas seulement
les aspects techniques, mais également les aspects organisationnels,
sociétaux ou encore légaux. Le consortium SeCloud est de ce fait hautement
multidisciplinaire.
Trois objectifs
Tous les partenaires du consortium contribuent, grâce à leur expertise
scientifique spécifique, aux quatre perspectives différentes du projet : architecture,
infrastructure, programmation et processus. Celles-ci sous-tendent
les trois objectifs généraux du projet :
• Mener les recherches nécessaires à la conception d’un ensemble holistique
et cohérent d’outils, de technologies et de techniques permettant
à l’industrie de mettre en place une politique proactive et holistique de
sécurité des applications Cloud ;
• Établir un modèle de gestion des risques à destination des développeurs
d’applications Cloud (évaluation des risques et menaces,
contre-mesures, etc.) ;
• Transférer à l’industrie bruxelloise toutes les connaissances générées,
la positionner ainsi à la pointe sur les questions de sécurité et par
conséquent lui offrir un avantage compétitif. A cette fin, différentes initiatives
sont mises en place : workshops interactifs, audits sécurité, etc.
Pour plus de détails, visitez www.securit-brussels.be &
www.innoviris.brussels
׉	 7cassandra://s-oDBKuWP9PXZ9g_hnEH8OL0VqEzXiL8c9OW_PoGHX8`̵ X=HodRpX=HodRp#בCט   u׉׉	 7cassandra://DcVo2igFt9EtwK450uPQWtb_z0_8HaPv5w72JldVq4U ``׉	 7cassandra://qF9Axf8YHW15uOn8w-mDrwV3PSmWvwrQ3hO23_Lg0ucb`S׉	 7cassandra://GYw__-eP4gdqL6gLN7tW_rlNoIs5yr-4kBJrNixrDuM`̵ ׉	 7cassandra://t82dqQZ5GLw86JLxBMoE6h31a-96O3JsrOxRKfVfmd0̨͢͠X=HodRpט  u׉׉	 7cassandra://5aUvF6jrzpE7ZYiJNEVXgQGTdT4uIzK2MyGIfEcOpG4 ` ׉	 7cassandra://hB6-qsI0hdd3k83hBtYI8UYxzCgZIUbo8GG22XagR-Yph`S׉	 7cassandra://NSoj70-SzFz4QkiSCVFDNBy9-Zvj89sNT5OaBjKlKeE`̵ ׉	 7cassandra://udCNcogpMpHOxTYwzAt6dydl-2naLvsnlzmKf315Tdg͓f	(͠X=HodRp׉EGESTION DES RISQUES
Responsabilité juridique : l’ignorance qui
fragilise les administrateurs
Les administrateurs qui négligent leurs tâches de contrôle pourraient s’en
mordre les doigts, car ils engagent leur responsabilité juridique personnelle.
« Le Conseil d’Administration a tout intérêt à ce que les thèmes importants réapparaissent
régulièrement à l’ordre du jour », rappellent les avocats spécialisés.
Peter Van Dyck
«L
es administrateurs de sociétés
en difficulté sont les plus
exposés, dans le contexte
économique actuel », indiquent les avocats
Philippe Hendrickx et Jean-François
Goffin, du cabinet CMS DeBacker.
Évoquons d’abord la procédure de la
sonnette d’alarme : lorsque l’organe
de gestion constate que l’actif net de
la société est descendu en-dessous de
la moitié du capital social, il est tenu de
rédiger un rapport spécial et de convoquer
l’Assemblée Générale dans les
deux mois. « Le dépôt tardif des livres
ou la continuation non autorisée d’une
activité déficitaire peut conduire à une
action mettant en cause la responsabilité
des administrateurs », expliquent-ils.
La législation belge est en expansion
constante, avec tout ce que cela implique
en termes de complexification.
Un administrateur doit avant tout veiller
constamment à ne pas enfreindre
les dispositions du Code des Sociétés.
« L’article 61 de ce Code confirme la
règle générale selon laquelle les sociétés
agissent par le biais de leurs
organes, dont le Conseil d’Administration,
et précise que les personnes qui
constituent ces organes ne sont pas
liées à titre personnel aux engagements
de la société », déclare Ann Henckens,
32 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
Julien Ciarniello
avocate auprès de Holmes Kirby. « La
responsabilité des administrateurs
constitue donc une exception à cette
règle, même si nous constatons que
le législateur accorde de plus en plus
d’importance à la personne physique
qui exerce le mandat d’administrateur. »
Dans un recoin
Et puis, il y a la responsabilité de droit
commun : l’article 13.82 du Code civil
stipule qu’un administrateur doit
agir « en bon père de famille ». Julien
Ciarniello, avocat auprès d’Uyttendaele,
Gérard, Kennes et Associés, explique :
« La meilleure façon de se prémunir
des risques est de faire appel au bon
sens. » Éviter une gestion négligente,
donc. Mais que faut-il entendre par là ?
« Les erreurs se cachent parfois dans
un recoin », prévient Mehdi Mellah, avocat
auprès de Holmes Kirby. « L’oubli
d’une assurance incendie, par exemple.
Un autre cas, moins évident, est le paiement
d’une dette non exigible, qui grèverait
les moyens de la société. Cela
peut conduire à des déficits. Il y a eu
des cas d’administrateurs condamnés
pour ce genre de faits. »
La faute grave avérée dans le cas d’une
faillite (le plus souvent dans des SA ou
de grandes SPRL) est un autre facteur
de risque. Si le curateur met au jour
les preuves de fautes commises par
des administrateurs, il peut leur demander
de compenser le passif qui en
résulte. Quant à la responsabilité de
dettes à l’égard de la sécurité sociale
(cotisations ONSS non payées lors d’une
faillite), Julien Ciarniello dénonce les
procédures de réorganisation judiciaire
qui offrent une protection contre les
créanciers : « Les créditeurs de l’ONSS
y voient souvent des solutions de facilité
qui permettent aux administrateurs
d’échapper à leurs responsabilités et de
démarrer de nouvelles activités. Il faut
trouver un équilibre entre les droits des
créanciers et la possibilité pour l’entrepreneur
de lancer un autre projet,
sans devoir porter le fardeau d’un passif
pendant le reste de sa vie. »
© R.A.
© Thinkstock
׉	 7cassandra://GYw__-eP4gdqL6gLN7tW_rlNoIs5yr-4kBJrNixrDuM`̵ X=HodRp׉E<Comment les administrateurs doivent-ils se protéger ?
• Informez-vous consciencieusement sur les risques
et activités de l’entreprise, pour savoir à quoi vous
vous exposez en tant qu’administrateur.
• Si vous avez un statut d’employé au moment d’accepter
un mandat d’administrateur, conservez-le.
En tant qu’employé, vous êtes mieux protégé.
• Prenez au sérieux votre fonction de contrôle, en
tant qu’administrateur.
• Intégrez des administrateurs externes dans la
composition du Conseil d’Administration : ils représentent
une valeur ajoutée pour l’entreprise.
• Introduisez un recours si le Conseil d’Administration
prend des décisions avec lesquelles vous êtes
en désaccord et faites consigner ce recours dans le
procès-verbal du CA.
• Faites en sorte que l’Assemblée Générale vous accorde
la décharge pour les actes que vous avez posés
en tant qu’administrateur au cours de l’année
écoulée.
• Contractez une assurance pour les risques résiduels,
afin de préserver votre patrimoine privé.
Philippe Hendrickx
Des lois plus nombreuses et
plus sévères
La tendance à plus de sévérité se
confirme non seulement dans les dispositions
pénales générales (escroqueries,
faux en écriture), mais aussi
dans les législations environnementale
et sociale, ainsi qu’en matière de
bien-être au travail. « Dans un monde
en évolution rapide, où les lois se multiplient,
il devient très difficile pour un
administrateur de prendre les bonnes
décisions au bon moment sans risquer
que celles-ci ne soient considérées ultérieurement
comme inadéquates ou
erronées », constate Julien Ciarniello.
Mehdi Mellah estime pour sa part que
la grande vulnérabilité des administrateurs
réside dans l’ignorance : de nombreux
risques ne sont tout simplement
pas connus. « Prenons l’exemple de la
sécurité informatique. La protection
des données est devenue un thème
prioritaire, comme en témoigne la réglementation
européenne, qui prévoit
des sanctions sévères. Si un pirate
s’empare de la banque de données de
votre boutique en ligne et éparpille les
données sur le net, on peut se demander
ce que vous avez fait, en votre qualité
d’administrateur, pour prévenir cette
situation. L’avènement de l’internet des
objets multipliera sans doute encore
les causes de responsabilité. Il faut y
être attentif. »
Lorsque des dégâts sont reprochés
aux administrateurs, il y a fort à parier
qu’il existe des preuves de négligence
dans l’exercice de leur mission de
contrôle. Paul Marck, directeur technique
de la compagnie d’assurances
ADD, explique : « Il y a problème dès
l’instant où le Conseil d’Administration
ne s’est jamais posé de questions dans
des domaines tels que la sécurité informatique.
L’administrateur délégué
est le plus exposé, dans la mesure où
il combine un mandat opérationnel
et un mandat d’administrateur. Le
Conseil d’Administration a donc tout
intérêt à mettre en place des procédures
et à faire figurer régulièrement
les thèmes importants à l’ordre du
jour. »
Si le CA prend des décisions avec lesquelles
vous n’êtes pas d’accord, en
tant qu’administrateur, vous êtes tenu
d’introduire un recours officiel (c’està-dire
écrit). « On oublie trop souvent
la responsabilité individuelle. Ce genre
d’acte d’opposition est malheureusement
posé trop peu souvent », déplore
Mehdi Mellah. « On se retrouve un jour
devant le tribunal sans disposer des
pièces écrites qui confirment l’opposition
à une décision. Dans les grandes
entreprises et les banques, il y a des
services juridiques étoffés, mais cela
ne dispense en rien l’administrateur
d’une démarche d’opposition officielle,
en cas de désaccord. »
Corporate governance
La tendance à plus de réglementation
dans des domaines tels que l’environnement,
la sécurité, la lutte contre la
discrimination et la fiscalité résulte du
lancement de la corporate governance
au début de ce siècle. Le concept, qui
provient initialement des entreprises
cotées en bourse, s’est généralisé depuis.
Paul Marck : « En conséquence,
les sociétés ont contracté davantage
de polices d’assurance pour protéPaul
Marck
ger leurs administrateurs. Lorsque,
dans les années 1996-97, ADD a été
parmi les premiers à proposer des
assurances en responsabilité des administrateurs,
personne n’en voulait.
Ce n’est qu’au début de ce siècle que
le marché a lentement pris conscience
de l’importance de ce genre de couverture.
Même les entreprises familiales
ont compris qu’il existait pas mal de
risques qui exposaient le patrimoine
privé des administrateurs. »
Philippe Hendrickx estime que, hormis
des exclusions spécifiques et des
fautes intentionnelles, la responsabilité
qui résulte d’une infraction au Code
civil de la part des administrateurs et
gestionnaires est couverte de plus en
plus fréquemment. Cela n’enlève rien
à la nécessité de s’assurer correctement.
Avant de conclure une police
d’assurance, il faut par exemple veiller
à la solvabilité des cosignataires.
Julien Ciarniello cite l’exemple d’une
société de logements sociaux qui a
placé des budgets considérables dans
un produit d’investissement risqué.
« Par manque de garanties sur le capital,
l’organisation n’a pas pu récupérer
son argent, ce qui s’est soldé, en fin
de compte, par la perte de sa licence.
Le liquidateur a engagé la responsabilité
des administrateurs de l’époque.
Malgré cela, l’assureur a couvert les
erreurs de gestion. » ●
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
33
© R.A.
© R.A.
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TRANSITION
La « slow mode » au grand galop à
Bruxelles
À Bruxelles, de plus en plus de projets entrepreneuriaux misent sur la mode durable
et sur l’allongement du cycle de vie des articles textiles. On pense évidemment
à Tale Me, mais il y a aussi Coucou, Valérie Berckmans ou Melting Pot Kilo.
Johan Debière
C
ombien de vies pour les vêtements que nous
portons au quotidien ? Si l’on en croit une étude
récente réalisée par McKinsey, très peu. En
moyenne, les articles que nous achetons dans les chaînes
de prêt-à-porter sont portés sept à huit fois avant d’être
rangés au placard, au point d’être désormais considérés
comme des vêtements jetables1
. Or, selon l’association
belge francophone achACT, la fabrication d’un simple
t-shirt en coton émet plus de 6,5 kilos de CO2
, « soit plus
de 12 fois le poids du t-shirt » explique Carole Crabbé,
secrétaire générale chez achACT2
toutefois réussir à les faire disparaître. » D’où l’urgence
de repenser notre rapport souvent insouciant à la mode.
À Bruxelles, des initiatives sont prises à contre-sens
de cette tendance du « prêt-à-porter, prêt à jeter ». On
connaissait évidemment les collectes réalisées par Terre
ou les Petits Riens. On a vu ensuite apparaître dans certains
quartiers (Saint-Gilles, Ixelles, Forest...) des initiatives
plus « citoyennes » comme les « gratiferias » et
autres donneries. Depuis 2014, à Bruxelles, on peut y ajouter
des projets commerciaux intéressants qui ont réussi
à lier mode et respect de l’environnement. On pense aux
articles de mode réalisés par des stylistes comme Valérie
Berckmans (vêtements en coton bio, en tissus durables
et de récupération, privilégiant le made in Belgium), mais
aussi Géraldine et Céline qui incarnent la « slow mode »
à travers la marque belge Maurice & Co, en s’appuyant
sur le concept des vêtements réversibles...
Longue vie au vêtement !
Quand on parle de produits textiles respectueux de l’environnement
et fabriqués en Belgique, on n’a pas encore
épuisé le sujet. Il faut aussi parler de l’allongement du
cycle de vie de l’article textile. À cet égard, la jeune société
Tale Me a contribué à faire bouger les lignes. Lancée par
Anna Balez en avril 2014, Tale Me se propose de mettre
à disposition de jeunes parents des vêtements de qualité
fabriqués localement pour les enfants de 3 mois à 3 ans.
. « Ces émissions pourront
certes être réduites si on le remplace par un t-shirt
en coton bio produit à partir d’énergies renouvelables
(ndlr: on émettra dans ce cas 671 grammes de CO2
), sans
Sur le principe du vêtement réversible, Maurice & Co prend le
parti de doubler potentiellement la durée de vie du produit.
« Après avoir été porté par un enfant, le vêtement est
renvoyé vers Tale Me qui le lavera et le fera réparer si
nécessaire avant de le réintroduire dans sa bibliothèque
de vêtements », explique Anna Balez. Ce faisant, outre
le fait de faire produire localement, Tale Me contribue
de manière notable à l’allongement du cycle de vie des
articles textiles.
Tale Me a inspiré d’autres porteurs de projets. Parmi ceuxci,
on relèvera l’initiative de Marie Berlier et Donatienne
Gerard, qui ont lancé Coucou en juin 2015. Leur idée ?
Proposer de la location de vêtements. On connaissait bien
sûr ce concept pour les vêtements de cérémonie ou les
robes de mariées, mais les deux comparses ont nettement
élargi le concept : « Il s’agit désormais de proposer des
tenues de créateurs ou des marques de prêt-à-porter que
l’on va pouvoir porter pour un soir. La tenue est ensuite
ramenée chez Coucou », expliquent-elles. Autre originalité
du projet : la moitié du stock disponible provient de particuliers.
Ils en retirent un avantage financier équivalent
à 30 % du montant perçu par Coucou. Comme chez Tale
Me, l’avantage de la formule réside dans le fait que l’article
textile est optimisé tout au long de son cycle de vie.
Enfin, on s’en voudrait de ne pas citer Melting Pot Kilo
(vêtements de seconde main au kilo), Oh my dress (formule
de dépôt/vente haut de gamme) ou le Brussels Vintage
Market (marché organisé chaque premier dimanche du
mois, surtout courus par les professionnels). ●
1 http://www.mckinsey.com/business-functions/sustainability-and-resource-productivity/our-insights/style-thats-sustainable-a-new-fast-fashion-formula
2 http://www.achact.be/upload/files/ChangementsClimatiques_ET_IndustrieHabillement.pdf
34 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
© Maurice & Co
׉	 7cassandra://49kxJqnyeMzRUUWLJyX7TGDIsdbQ_vaktd3FWsiVjbM?`̵ X=HpdRp׉EcTrier au travail ?
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SELF-EMPLOYED CORNER
Faillites en hausse : imprévisibles, vraiment ?
Avis de tempête sur le front des faillites. IZEO livre en primeur les prévisions de
novembre. Elles renforcent les craintes nées depuis la rentrée : chaque mois, les
fermetures d’entreprises sont supérieures de 15 % à celles constatées en 2015.
Bruxelles souffre le plus. Surtout dans l’horeca.
C
e n’est pas vraiment une surprise. Mais la rechute
est brutale : on recense plus de 3.000 faillites en
Belgique au cours des trois derniers mois. Depuis
la rentrée, la croissance est à deux chiffres : +15,7 % en
septembre, +18,8 % en octobre. Et selon des informations
recueillies par IZEO1
, les chiffres de novembre devraient
confirmer cette tendance inquiétante (même s’ils n’étaient
pas encore définitifs au moment de clôturer cette édition).
Les trois régions sont touchées. Mais c’est Bruxelles qui
prend de plein fouet l’effet-retard d’un hiver troublé : attentats,
niveau d’alerte, trafic paralysé. Sur le seul mois
d’octobre, la hausse des faillites y a été de 66 %. Ceci
s’explique surtout par les fermetures observées dans le
secteur horeca où, c’est sûr, le décompte annuel sera
supérieur au chiffre de 2015.
Comment expliquer ce renversement de tendance ?
Pouvait-il être évité ? Peut-on envisager un meilleur
dépistage? Nous avons pris les devants en confrontant les
avis de deux spécialistes : Eric Van den Broele, responsable
du département recherche et développement chez
Graydon, et Olivier Kahn, le coordinateur du Centre pour
entreprises en difficulté. Voici leurs pistes de solutions…
Le constat : cruel 4e trimestre
Comment analyser la montée brutale des faillites ?
Eric Van den Broele (Graydon) : L’année 2016 a semblé
« normale » jusqu’à la mi-août. On s’orientait vers un maintien
de la baisse structurelle observée depuis la crise des années
2011 à 2014. Mais le basculement s’est opéré en septembre.
Désormais, la hausse des faillites
est substantielle dans les trois régions.
Même si, sur l’ensemble de
l’année, on pourrait se situer malgré
tout sous le niveau de 2015, les résultats
du quatrième trimestre sont
préoccupants.
À Bruxelles, on peut parler d’un
effet-retard ?
Olivier Kahn (Centre bruxellois
pour entreprises en difficulté) :
Oui. Nous l’avions anticipé pour
la rentrée, plutôt qu’en mai-juin.
1 Enquête Graydon
36 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
Les entrepreneurs étaient à la corde au premier semestre,
déjà. L’effet des attentats dramatiques du 22 mars s’est
ajouté à des difficultés bien connues : le lockdown de novembre,
suite aux attentats de Paris, et ces empoisonnants
problèmes en plein cœur de Bruxelles. On connaît
la musique : « J’ai un peu de trésorerie. Je tire dessus
en gagnant du temps du côté de la TVA et, si nécessaire,
auprès de mes fournisseurs. Puis, je relâche la tension
durant les vacances… » Jusqu’au douloureux réveil de ce
quatrième trimestre tant redouté.
Le chiffre :
15%
C’est l’augmentation du nombre de
faillites en Belgique au cours des
trois derniers mois. Les trois régions
sont touchées, mais Bruxelles souffre
davantage : +66 % de faillites sur le mois
d’octobre – un chiffre « tiré » par l’horeca.
Miguel Van Keirsbilck (IZEO) : Un
drame suivi d’un autre… En Région
bruxelloise, les circonstances exceptionnelles
que nous avons vécues
doivent appeler des mesures
extraordinaires de soutien aux
PME, et cela reste vrai aujourd’hui.
Responsabilité partagée
Les faillites augmentent donc.
À qui la faute ?
Olivier Kahn : Elle est partagée.
D’un côté, le Fédéral dont la po©
Reporters
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litique en matière de TVA, par exemple, est très dure,
en termes de modalités de paiement, de majorations ou
d’étalements. Elle n’est pas faite pour aider les entreprises
en difficulté. D’un autre côté, une région comme
Bruxelles-Capitale dépense 900.000 euros dans des
mesures d’aide aux entreprises. Quelles que soient les
formules prises dans l’avenir, il est important d’éviter
les mesures-sparadrap et de reprendre les problèmes
au cœur : le monde bouge, il faut s’adapter ; les financeurs
sont différents d’hier, il faut l’accepter ; l’image de
la Région est en difficulté, il faut s’y faire. Les autorités
doivent aider les entrepreneurs à prendre conscience
de ces évolutions de fond. Donner de l’argent public, par
exemple, sans soigner le mal ne sert à rien.
Eric Van den Broele : C’est à Bruxelles qu’il y a le noyau le
plus important d’entreprises en difficultés structurelles.
En cas de choc – les attentats –, l’effet y est démultiplié.
Comme le dit Olivier Kahn, les mesures bruxelloises ressemblent
à des bouées de sauvetage destinées à des
entrepreneurs ayant déjà franchi le seuil fatidique. Elles
arrivent trop tard.
Prévenir, c’est guérir
Que faudrait-il faire à l’avenir ?
Tous deux, en chœur : Améliorer la prévention !
Eric Van den Broele : En Belgique, 20 à 60.000 entreprises
peuvent être considérées « en difficulté ». Sur l’ensemble
de l’année 2016, il faut s’attendre à 12.000 faillites mais
seules 600 à 700 sociétés bénéficient des mesures d’assistance
décrétées par les tribunaux du commerce (les
fameuses PRJ – Procédures en réorganisation judiciaire).
Il s’agit de cacahuètes en comparaison aux besoins réels
des entrepreneurs qui attendent une aide structurelle.
Le problème est là : dans cette « zone orange ». C’est
là que les pouvoirs publics devraient intervenir. Auprès
des entreprises qui évoluent vers la difficulté. Mais les
tribunaux du commerce n’y arrivent pas. Les uns ont
l’ambition de nettoyer l’économie ; les autres proposent
des mesures trop tardives.
Miguel Van Keirsbilck : Oui. Nous déplorons le manque
d’effectifs dédiés à la prévention, notamment dans les
tribunaux du commerce à Bruxelles. Il faut repérer au
plus vite ces signaux orange.
Olivier Kahn : Cela dit, si les gens n’ont pas envie de
réagir, on peut prendre toutes les mesures qu’on veut…
Au Centre pour entreprises en difficulté, on a actuellement
une moyenne de six appels par jour. En été, il y en
avait un seul, au maximum. C’est révélateur d’un manque
d’anticipation des phases difficiles. Pour moi, ce n’est
pas un problème de formation. Mais plutôt un souci de
sensibilisation, au point de départ, et un manque d’accompagnement.
Quand j’analyse des budgets, je regarde
toujours le poste des « honoraires ». Très souvent, il n’y est
prévu que ceux destinés aux comptables. Rien en termes
d’informatique ou de coaching, par exemple.
À Bruxelles, l’horeca a payé le plus lourd tribut aux suites du
« lockdown », des attentats et des multiples problèmes de mobilité.
Le rôle des comptables
Les comptables tardent à pointer les difficultés ?
Olivier Kahn : Quel entrepreneur est réellement conscientisé
aux vertus d’un check-up trimestriel, par exemple ?
Les comptables sont les mieux placés pour anticiper les
difficultés. Or, selon mes estimations, seuls 20 à 30 %
d’entre eux présentent à leurs clients un état complet
de la situation, au mois d’octobre.
Miguel Van Keirsbilck : Les comptables sont le plus souvent
conscients de l’importance de cette dimension de guidance.
Mais ils manquent cruellement de temps et, dans les faits,
se limitent trop souvent à la tenue de la comptabilité.
Eric Van den Broele : Il faudrait combiner un dépistage
individuel, comme on le fait pour prévenir le cancer, et
scanner les populations à risque. Dans nos études, chez
Graydon, nous observons l’angoisse des gestionnaires qui
se sentent évoluer vers les difficultés. Ils oublient de développer
leur networking social. Ils négligent la recherche de
partenariats ou l’innovation. Ils n’assistent plus à aucune
réunion extérieure. Ils se centrent exclusivement sur leur
entreprise. Travaillant à fond, mais en s’isolant. C’est un
cercle vicieux. Ils ont besoin d’être suivis et encadrés.
Anticiper : IZEO en chien de garde
Au nom des indépendants et des PME, IZEO avait tiré très
tôt la sonnette d’alarme. Les problèmes de mobilité, les
attentats étaient restés sans impact sur les faillites, mais
c’était un leurre. Nos solutions ?
1. Eviter qu’en termes de TVA, d’ONSS ou d’ISOC,
l’intransigeance des pouvoirs publics fédéraux ne
neutralise les aides (régionales) aux entreprises en
difficulté. Tant en termes de délais de paiements que
de sanctions liées aux retards.
2. Améliorer tous azimuts la prévention. Via un arsenal
de mesures structurelles : dépistage accru au sein
des tribunaux du commerce, promotion du checkup
trimestriel, responsabilisation des professionnels
du chiffre, accompagnement des dirigeants de PME.
Toutes ces entreprises qui défaillent, c’est aussi une
faillite des administrations concernées.
●
Info : www.izeo.be.
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
37
© Reporters
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STARTER
Together Your Home : immobilier de partage
Plateforme interactive imaginée par Ali Yousfi, Together Your Home entend permettre
aux locataires et propriétaires de se rencontrer, afin de promouvoir le partage
intelligent des différents types d’hébergements en optimisant leur occupation.
Guy
Van den Noortgate
E
ngagé depuis deux décennies dans la problématique
sociale de l’habitat à Bruxelles, Ali Yousfi pose
un regard expert sur la question : « On évoque
toujours la crise du logement mais on ne manque pas de
logements », explique-t-il. « Ce que nous avons, c’est une
inadéquation sur le marché entre la demande et l’offre.
Il faut savoir qu’à Bruxelles, à la différence de la Flandre
et de la Wallonie, la majorité des habitants (60 %) sont
des locataires. En outre, la Région bruxelloise ne dispose
pas ou peu de terrains à bâtir. Dans le même temps, il y
a de nombreux bâtiments inoccupés en tout ou en partie.
L’idée est de mettre ces derniers sur le marché pour des
personnes en quête de logements. »
Pour ce faire, Ali Yousfi mise sur la colocation. Avec la
6e
réforme de l’Etat, les baux sont devenus une matière
régionale et une nouvelle ordonnance sera d’application
dès le début 2017. Il s’est bien entouré, notamment pour
les aspects juridiques et de médiation, afin d’être prêt à
cette échéance avec son projet de plateforme interactive
qu’il a baptisée Together Your Home. Son lancement
sera annoncé le 20 décembre prochain, qui est la journée
internationale de la solidarité humaine. « L’idée est de
permettre à des publics différents de se rencontrer et de
partager un lieu afin d’optimiser l’espace. D’un côté, les
locataires pourront trouver un logement décent à un prix
abordable ; de l’autre, les propriétaires pourront rentabiliser
leur bien de manière sécurisée. » Ce qu’apporte Together
Your Home ne se limite pas à la plateforme mais comprend
également un accompagnement des différentes parties,
car il n’est pas toujours simple de vivre en colocation. Il est
évident qu’elle s’occupera également de tous les aspects
administratifs, réglementaires et légaux pour ce type de
location spécifique.
Cette solution ne s’adresse pas seulement aux étudiants
ou aux expatriés mais vise un public large. « Globalement,
on observe deux types de colocation », précise Ali Yousfi.
« Celle qui regroupe une communauté partageant les
mêmes valeurs et intérêts, et celle qui rassemble des
personnes qui n’ont pas le choix à cause de contraintes
économiques. » Le fondateur de Together Your Home ne
veut pas négliger cette dimension sociale qui lui tient à
cœur. « C’est un projet économique, mais également social,
durable et innovant », ajoute-t-il. Dans la pratique,
Together Your Home va proposer trois niveaux de services,
en fonction de son degré d’implication : « Le premier est
simplement la rencontre entre propriétaires et locataires
où nous n’intervenons pas ; pour le deuxième, nous prenons
en charge la gestion des biens avec une convention
38 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
Ali Yousfi a participé en juin de cette année au Start’Hub
Challenge de BECI qui lui a permis de mieux construire son
projet. « Ce projet est un peu la synthèse des différentes
étapes de ma vie jusqu’à présent », souligne-t-il. « J’ai
été à différents moments étudiant, locataire, cohabitant,
propriétaire, travailleur social, professeur en dynamique
de groupe, etc. » Un projet qui répond à un réel besoin à
Bruxelles mais également dans d’autres villes du pays.
En fonction du retour et de l’évolution de Together Your
Home sur le marché bruxellois, Ali Yousfi envisage de se
développer ultérieurement dans les autres régions du pays
ainsi qu’à l’étranger. Or, les problèmes de logement ne
cessent de s’accentuer dans les métropoles. ●
Info : www.togetheryourhome.com
Ali Yousfi
qui assure un loyer garanti au propriétaire ; quant à la
troisième, nous acquérons le bâtiment et l’aménageons
afin de proposer des logements en colocation. »
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
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FORMATION
Gestion environnementale : tout bénéfice
Le management environnemental, ce n’est pas (que) des tâches administratives et
rébarbatives. C’est d’abord un outil pour améliorer la gestion de votre entreprise,
optimiser l’usage des ressources, la repositionner sur un marché ultra-compétitif,
et ainsi la pérenniser. Tout le monde peut s’y mettre ! Et d’autant plus facilement
qu’aujourd’hui, de l’aide est disponible sous forme de formations, conseils, primes
et subsides.
Laura Rebreanu, BECI
L
es actions à mettre en place sont multiples, des plus
ponctuelles et des quick wins jusqu’à l’intégration
de la durabilité dans la vision stratégique :
1. Réduire sa consommation d’énergie : Éteindre les lumières
et les ordinateurs en quittant le bureau, baisser légèrement
la climatisation… En faisant attention au quotidien, les entreprises
peuvent déjà réduire leur consommation d’énergie.
Au-delà, elles peuvent remplacer progressivement leur
matériel par des appareils à faible consommation (certifiés
Energy Star, par ex.) et mettre en place une stratégie « green
ICT ». Brussels Airport a ainsi choisi en 2013 de « virtualiser »
ses serveurs, réduisant le nombre de machines de 280 à 72,
avec à la clé d’importantes économies d’énergie et d’espace.
2. Réduire ses déchets et lutter contre l’obsolescence : Qu’il
s’agisse de déchets industriels ou des vieux papiers d’une
PME tertiaire, toutes les entreprises produisent des déchets.
Éviter les touillettes et capsules jetables à la machine à café,
réduire ses impressions, trier… Les solutions ne manquent
pas, et les salariés se montrent inventifs une fois sensibilisés.
Fost Plus propose de nombreux outils de communication
gratuits et le Waste Poster Creator vous permet de créer des
affiches de tri 100 % personnalisables.
Opter pour du matériel recyclable et recyclé est aussi de plus
en plus facile : Nearly New Office Facilities peut upcycler
votre mobilier existant et lui offrir un nouveau look, tout en
minimisant les déchets et les investissements ; Desso vous
propose de louer des dalles de tapis recyclées et recyclables ;
vous ne payez que l’usage et n’avez pas à vous soucier de
l’entretien ni de l’élimination !
3. Bien choisir et sensibiliser ses partenaires commerciaux :
Se lancer dans la gestion environnementale signifie aussi
choisir des fournisseurs résolument durables. Encourager ses
parties prenantes à se lancer dans cette voie, c’est gagnant
pour tous : le partage des mêmes valeurs peut déboucher
sur de nouvelles relations de collaboration et de co-création.
Ainsi, BECI a encouragé son principal traiteur, L’Huîtrière et
Éole, à mettre en place plus de pratiques durables ; celui-ci
est désormais labellisé Entreprise Écodynamique.
4. Améliorer la mobilité : En incitant les employés à opter
pour les transports en commun et les déplacements doux, en
installant une politique de télétravail, l’entreprise peut réduire
son impact et ses coûts. Elia, par exemple, encourage ses
collaborateurs à adopter des modes de travail plus flexibles,
ce qui lui a permis d’améliorer à la fois ses performances
environnementales et le bien-être de ses employés.
Toutes les actions possibles ne peuvent être citées ici, pas
plus que les entreprises exemplaires. Mais le management
environnemental est la première étape dans la transition vers
un modèle économique plus résilient – et il est à la portée
de toutes les entreprises. ●
Le management environnemental,
pour vous aussi ?
En partenariat avec 21 Solutions et Bruxelles Environnement,
BECI vous propose un an de formation à
raison d’un jour par mois, pour vous former aux différentes
thématiques environnementales.
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BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
39
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NEWS
DANS NOTRE NEWSLETTER
DE NOVEMBRE :
Europcar construit la nouvelle mobilité
avec la start-up Scooty
Dans sa stratégie de proposer une offre complète de
solutions de mobilité à ses clients, Europcar n’oublie
pas les deux roues. À Bruxelles, elle s’associe à Scooty
pour proposer des scooters électriques en location.
Scooty est une jeune start-up belge qui déploie depuis
cet automne un service de location de scooters électriques.
Il s’agit d’une solution innovante et pratique :
l’utilisateur n’a pas besoin de clé ; c’est au moyen d’un
code sur son smartphone qu’il démarre le scooter. L’appli
Scooty l’aide également à localiser le vélomoteur le
plus proche et à le réserver. Ce service de location de
deux roues opère en « free floating », c’est-à-dire que
l’utilisateur n’est pas contraint de ramener le scooter
où il l’a pris, mais peut le déposer où il veut en rue, au
sein d’une large zone prédéfinie.
250 scooters Scooty vont ainsi partir à la conquête des
rues bruxelloises en coopération avec Europcar, aux
termes d’un accord de « co-branding » entre les deux
parties. La solution Scooty sera par ailleurs mise en
évidence dans une nouvelle agence dédiée aux solutions
de mobilité alternatives qu’Europcar ouvre dans le
quartier européen. C’est également là que Scooty disposera
d’un atelier de stockage et de réparation pour
ses scooters. Outre ses solutions de location de voiture
classiques, Europcar proposera à ses clients, dans
cette agence de la « nouvelle mobilité », les solutions
d’autopartage d’Ubeeqo, ainsi que d’autres moyens de
mobillité douce (Scooty, mais aussi des Segway).
Ce partenariat stratégique avec Scooty marque une
nouvelle étape dans l’évolution d’Europcar de simple
loueur de voitures à fournisseur d’une gamme complète
de services de mobilité, adaptée aux exigences
de temps et de commodité de chaque voyageur. L’année
dernière, Europcar avait déjà pris une participation
stratégique dans Ubeeqo, leader européen du car-sharing
à destination des entreprises et des particuliers,
au départ d’une application mobile. Et l’été dernier, elle
a consolidé son offre de mobilité en acquérant Brunel,
société à la pointe dans la réservation de véhicules
avec chauffeur (VTC).
Info : www.europcar.be
40 BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
© Scooty
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NEWS
Les Belges appréhendent l’utilisation
des nouvelles technologies
Le cabinet juridique international Osborne Clarke a
conduit une enquête européenne sur le thème des
« connected consumers »: comment éprouve-t-on la
technologie online dans la vie quotidienne ?
Cette enquête examine les dernières tendances des
consommateurs et les enjeux légaux auxquels les sociétés
européennes font face.
L’enquête analyse différents sujets tels que l’usage des
technologies portables, les derniers développements
en termes d’achats et de paiements en ligne, et les
nouvelles innovations telles que les consultations médicales
en ligne.
Et bien que de plus en plus de nouvelles technologies
soient régulièrement introduites, les Belges émettent
certaines réticences : 58 % d’entre eux sont réticents à
l’idée de livraisons par drone ; seuls 37 % des Belges
pensent que les voitures autonomes constituent une
avancée positive ; 34 % des répondants pensent que
la technologie des voitures autonomes n’est pas sûre ;
enfin, beaucoup se posent des questions sur l’usage de
leurs données personnelles par des tiers.
L’étude complète (en anglais : « The European Connected
Consumer – A Life Lived Online »), est disponible
en ligne sur hhtp://connectedconsumer.osborneclarke.com).
CIT
Blaton partage 150 ans d’histoire
À l’occasion de son 150e
anniversaire, CIT Blaton édite
un recueil de dix livrets, rassemblant de nombreux
documents extraits de ses archives, qui racontent son
histoire et la nôtre.
Les origines de CIT Blaton remontent à 1865, avec l’implantation
à Schaerbeek d’une usine Blaton-Aubert
qui, à l’époque, réalisait principalement des statues de
jardin. Très vite cependant, elle se lança dans de véritables
travaux d’entrepreneur général. Aujourd’hui,
l’entreprise, restée familiale, est l’un des principaux
acteurs belges du secteur de la construction.
Pour célébrer 150 d’histoire, le conseil d’administration
a voulu rendre hommage aux 600 collaborateurs
de CIT Blaton « et à tous ceux, passés et présents, qui
ont contribué à faire des entreprises Blaton une référence
en entreprise de construction ».
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BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
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à la Grand-Place. Tandis qu’au Hilton Brussels City,
M. Biticchi est remplacé par le Directeur des Opérations
du Crowne Plaza Le Palace, Benjamin Tenius.
« Avec la nomination de ces trois professionnels avertis
du secteur hôtelier international, l’offre hôtelière de
la capitale va, sans nul doute, subir un sérieux renouveau
! », écrit le groupe dans un communiqué.
Egbert Buursink, 47 ans, « le plus bruxellois des Néerlandais
», vit à Bruxelles depuis 22 ans, après avoir travaillé
aux États-Unis et en Allemagne.
Parti à la redécouverte de ses archives, CIT Blaton a
mis au jour une manne de documents d’une grande richesse
: photos de toutes époques, plans, affiches, brochures
commerciales… Des documents qui retracent,
à travers deux siècles et trois révolutions industrielles,
l’histoire de la famille Blaton, celle de l’entreprise et
des chantiers auxquels elle a participé, mais aussi
l’évolution des bâtiments et des modes de vie.
De cette histoire, CIT Blaton vient de publier un premier
livret thématique (« Généalogie »), bilingue et richement
illustré, où l’on retrouve notamment de nombreux
lieux et bâtiments bruxellois. Neuf autres suivront.
Info : www.citblaton.be
Trois nouveaux General Managers à la
tête des plus beaux hôtels bruxellois !
Trois des plus prestigieux hôtels de Bruxelles sont
la propriété de la société suédoise Pandox : le Hilton
Brussels City (place Rogier), The Hotel (boulevard de
Waterloo) et, depuis octobre 2016, le Hilton Brussels
Grand-Place. Ensemble, les trois établissements totalisent
plus de 900 chambres.
Vieri Biticchi, Italo-australien de 40 ans, a vécu à
Athènes, Los Angeles et Rome avant de partir pour la
Tchéquie, les Pays-Bas et atterrir en Belgique.
Benjamin Tenius, enfin, devient à 35 ans GM du Hilton
Brussels City, place Rogier. Né de parents hôteliers,
Benjamin Tenius a roulé sa bosse un peu partout dans
le monde – de sa Bavière natale à Porto Rico, Londres,
Prague, Le Caire, Abu Dhabi et Davos.
Comptables-fiscalistes : le TGV de la
numérisation entre en gare
L’IPCF, Institut Professionnel des Comptables Fiscalistes,
a récemment publié les résultats d’une enquête
sur la transformation digitale, à laquelle ont participé
1153 comptables-fiscalistes. « Les résultats de l’enquête
sont révélateurs : nos membres prennent part à
la révolution digitale et le cabinet comptable d’antan se
transformera à terme en fiduciaire ‘paperless’ », commente
Frédéric Delrue, Vice-Président de l’IPCF. 59 %
des comptables-fiscalistes ayant participé à l’enquête
estiment travailler déjà de manière digitale et 17 %
d’entre eux l’envisagent fortement. La transformation
digitale est bien amorcée !
La sensibilisation à la facturation électronique commence
à porter ses fruits : 66 % des sondés facturent
par voie électronique ou envisagent de le faire. Signalons
tout de même que seuls 13 % d’entre eux le font
actuellement selon les standards complets de la facturation
électronique.
La profession à un rôle à jouer auprès des indépendants
et dirigeants de PME. En effet, l’enquête indique
que seuls 26 % des comptables-fiscalistes estiment
avoir des clients ‘paperless’. L’Institut encourage ses
membres à accompagner leurs clients dans le processus
de transformation digitale.
À l’issue de cette dernière acquisition, le groupe a décidé
de challenger ses directeurs en les nommant à la
tête d’hôtels qu’ils n’avaient pas encore dirigés : Egbert
Buursink a quitté le Hilton Brussels Grand-Place pour
succéder à Jan Joris Kriele en tant que GM de The Hotel.
Vieri Biticchi, GM du Hilton Brussels City, lui succède
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Enfin, 67 % des sondés considèrent le numérique
comme une opportunité. La révolution digitale est en
cours et recueille bien l’assentiment de la profession.
Info : www.ipcf.be
© The Hotel
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Les marchés de Noël à Bruxelles
Quand on vous parle de sapin, d’illuminations et de marché de Noël, vous pensez
immédiatement à la Grand-Place de Bruxelles et aux festivités du centre-ville, mais
des activités fleurissent aussi dans les autres communes.
Olivia Regout & Hélène Remy
Molenbeek
Du 9 au 11 décembre 2016, le château du Karreveld (avenue
Jean de la Hoese, 3) donnera vie à la magie de Noël avec un
marché de plus de 40 exposants. Pour satisfaire vos appétits,
confitures, boudins, foie gras et champagne seront à déguster
mais aussi de nombreux produits artisanaux…
Plusieurs animations achèveront de rendre le week-end festif :
présence du Père Noël, artistes de rue, carrousel, pêche aux
canards...
Vendredi de 18h à 22h – Samedi de 14h à 22h - Dimanche de 12h
à 20h.
Woluwe-Saint-Lambert
Du 9 au 11 décembre 2016, une septantaine d’artisans et marchands
exposeront leurs produits dans une ambiance musicale.
Attention, la place Saint-Lambert en travaux, c’est sur la
place du Temps Libre que vous attendent les chalets de Noël.
Vendredi de 17h à 22h - Samedi de 10h à 19h - Dimanche de 10h
à 19h.
Schaerbeek
Les 10 et 11 décembre 2016, l’association des commerçants
du quartier Dailly vous attend sous une tonnelle chauffée.
Vente de produits artisanaux, huîtres, champagne... Bref, un
avant-goût des réveillons !
Samedi de 12h à 19h - Dimanche de 11h à 17h.
Evere
Les 10 et 11 décembre 2016, 100 stands composeront le marché
de Noël d’Evere sur le square Hoedemakers. Pendant que
les grands chercheront des cadeaux de Noël ou profiteront
d’un vin chaud, des animations occuperont les plus petits.
Samedi de 11h à 20h - Dimanche de 10h à 18h.
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Saint-Gilles
Les 11 et 18 décembre 2016, rendez-vous à la Tricoterie (rue Th.
Verhaegen, 158) pour un marché artisanal et équitable. Une
vingtaine d’exposants vous accueilleront de 10h à 18h. Venez
également profiter d’un brunch et d’animations entre amis ou
en famille.
Woluwé-Saint-Pierre
Sur la place Dumon, le Xmas festival aura lieu du 14 au 18
décembre 2016 sous un chapiteau chauffé pour les plus frileux
et en extérieur pour les plus téméraires. À côté des produits de
bouche et autre petits cadeaux à offrir à Noël, une série d’animations
vous sera proposée : démonstrations de décorations
de tables, cours de yoga, évasion...
Mercredi de 18h à 22h - Jeudi de 10h à 21h - Vendredi de 10h à
22h - Samedi de 10h à 21h - Dimanche de 10h à 18h.
Anderlecht
Du 16 au 18 décembre 2016, rendez-vous place de la Vaillance,
au pied de la collégiale des Saints-Pierre-et-Guidon. C’est là
que vous attendront plus de 100 chalets avec des bijoux, des
décorations de Noël, des jouets en bois et bien sûr de délicieuses
spécialités culinaires de circonstance. Le coup d’envoi
du marché sera donné le vendredi à 17h avec une parade de
sapins animés.
Vendredi de 17h à 23h - Samedi de 12h à 23h - Dimanche de 12h
à 18h.
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PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
25.11.16 | 08.01.17
PATINOIRE
Dans le cadre des Plaisirs d’Hiver, les amateurs
de glisse ont rendez-vous sur la place
de la Monnaie. Nouveauté cette année : un
toit transparent recouvrira la patinoire.
Place de la Monnaie | apd de 5€ |
www.plaisirsdhiver.be
12.11.16 | 08.01.17
HARRY POTTER PASSE NOËL A BXL EXPO
Vu le succès de l’exposition, le célèbre sorcier
a décidé de passer les fêtes à Bruxelles. Pour
l’occasion, l’exposition toute entière est plongée
dans la magie de Noël.
Brussels Expo | Apd de 14€90 |
www.expoharrypotter.be
12.11.16
PARADE DE NOËL
Comme chaque année, les yeux des plus
jeunes vont scintiller au passage de la traditionnelle
parade de Noël dans les rues voisines
des Plaisirs d’Hiver.
Centre-ville | Gratuit | www.plaisirshiver.be
25.11.16 | 01.01.2017
SON ET LUMIERE
1600 rails et spots LED pour un spectacle son
et lumière à vous couper le souffle sur la plus
belle place du monde.
Grand-Place | Gratuit | www.plaisirsdhiver.be
26.12.16
MANNEKEN-PIS CORRIDA COURSE
Venez éliminer vos calories de Noël lors
d’une course caritative nocturne de 4 ou 8 km
dans les rues illuminées du centre-ville.
Place d’Espagne | 16 et 18 € |
www.zatopekmagazine.com
24.11.16 | 10.09.17
SABENA. VOYAGER GLAMOUR EXPO
À l’heure du low cost, on en oublierait
presque qu’il fut une époque où voyager en
avion constituait le top du glamour. Parmi
les compagnies aériennes qui firent tant rêver
: la Sabena. Son slogan « vous êtes en
de bonnes mains » promettait d’emblée de
faire rimer transport avec confort.
Atomium | 12€ | www.atomium.be
19.10.16 | 10.07.17
TRAM EXPERIENCE
Embarquez à bord d’un voyage culinaire et
touristique au cœur de la capitale.
Place Poelaert| Entre 95€ et 115€ |www.
tramexperience.be
09.12.16 | 13.12.16
DARLING DANSE
Darling est une confrontation entre un macro
et un micro univers, avec la danse pour mode
de communication. Cette collaboration de deux
danseurs d’exception, puissants et sensibles,
donne corps à un spectacle tout en poésie.
KVS | 17€ |www.kvs.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Le Kaaitheater : de l’occasionnel au permanent
À l’aube de ses quarante ans, le
Kaaitheater reste un lieu culturel bruxellois
prisé par le public (néerlandophone
mais aussi francophone). À l’affiche : de
la danse, du théâtre, des concerts… et
toujours le même souci de mettre l’artiste
et l’originalité au centre de la scène.
Kaaitheater
Square Sainctelette, 19
1000 Bruxelles
02/201.59.59
www.kaaitheater.be
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BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
C’est en 1977 que le Kaaitheater accueille
ses premiers artistes : il propose alors un
festival tous les deux ans. Cette programmation
occasionnelle ne deviendra permanente
que dix ans plus tard, en 1987.
À deux pas du canal
Après plusieurs représentations dans les
locaux de la Monnaie, de l’Ancienne Belgique
ou encore du KVS, c’est en 1993 que
le Kaaitheater pose ses valises du côté
d’Yser, le long des quais, dans un bâtiment
Art Déco des années 30.
Prônant les performances, ne négligeant
jamais son côté avant-gardiste, le
Kaaitheater voit se succéder sur scène de
nombreux artistes de talent : on pense notamment
à la célèbre danseuse et chorégraphe
belge Anne Teresa De Keersmaeker,
devenue l’une des habituées des lieux.
Aujourd’hui, le Kaaitheater propose entre
5 et 10 spectacles par mois. De la danse,
bien évidemment, mais aussi du théâtre
ou encore des concerts.
Hélène Remy
EN SOIRÉE
22.12.16 | 30.12.16
BE FILM FESTIVAL
Venez fêter comme il se doit le cinéma du
Nord et du Sud du pays. Au programme : une
rétrospective des films belges sortis en 2016.
BOZAR & CINEMATEK | Apd de 4€ |
www.befilmfestival.be
© www.kfda.be
© youtube
© VisitBrussels
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Everard T’Serclaes de retour sur la Grand-Place
LE BRUXELLOIS DU MOIS
On y passe sa main, on le caresse avec
tendresse sans vraiment savoir qui il est.
Portrait d’Everard t’Serclaes, le citoyen
bruxellois le plus sujet aux superstitions.
Une copie en métal
de la statue originale
a retrouvé sa place sur
la Grand-Place
Nous sommes le 24 octobre 1356, la Guerre
de Succession du Brabant bat son plein,
Everard t’Serclaes escalade l’enceinte de
Bruxelles et, aidé des patriotes bruxellois,
chasse les troupes flamandes hors de la
ville. Au même titre que Montgomery, il peut
donc être qualifié de libérateur de Bruxelles.
Everard t’Serclaes fut cinq fois échevin de la
ville. Ses fonctions l’amenèrent à défendre
les droits de sa cité au risque de se faire des
ennemis. C’est ainsi qu’en mars 1388 Sweder
Abcoude, seigneur de Gaesbeek, envoya
ses hommes pour agresser t’Serclaes…
Agression qui lui coûta sa langue coupée
nette et la vie quelques jours plus tard…
Le monument à Everard t’Serclaes
C’est dans la galerie, percée sous la Maison
de l’Étoile lors de sa reconstruction en 1897,
que se trouve le monument à la mémoire
de t’Serclaes. Inaugurée en 1902, la sculpture
commandée par les autorités communales
menées par Charles Buls, est l’œuvre
de Julien Dillens.
t’Serclaes et les superstitions
Aujourd’hui, les Bruxellois et les touristes
de passage, au coin de la Grand Place et
de la rue Charles Buls, ne manquent pas
de laisser glisser la paume de leur main
sur t’Serclaes. Il est de coutume d’y associer
un vœu. La croyance populaire s’est
emparée du bras de la statue durant la
Première Guerre mondiale. Les Bruxellois
alors brimés par l’occupant, se souvenant
de la Guerre de Succession du Brabant, s’en
remirent à la protection de t’Serclaes en lui
touchant la main.
Pour vous porter chance, il est particulièrement
recommandé de lui caresser la main
droite. Si vous préférez une année de bonheur,
passez votre main gauche depuis son
front jusqu’à la tête du chien. Et pour réaliser
un vœu, il vous faudra partir à la recherche
des trois souris dans les guirlandes…
Retour de la statue
Après cinq années de restauration – depuis
2011, c’est une copie en résine qui recueillait
les nombreuses caresses journalières
- la statue restaurée a retrouvé une place
de choix dans l’Hôtel de Ville tandis qu’une
seconde statue, une copie en bronze, a été
replacée avec ses bas reliefs dans le passage
de la Grand-Place.
Frédéric Solvel
LE SAVIEZ-VOUS ?
Une deuxième vie pour la façade
de l’église des Augustins
Le saviez-vous, la façade de l’église
de la Sainte-Trinité d’Ixelles avait
déjà été vue ailleurs dans Bruxelles.
Il faut remonter à la fin du 19e
siècle pour
voir les premières traces de la construction
de l’église située à la rue du Bailli. L’architecte
Jules Jacques Van Ysendyck imagine
alors une église de style néo-baroque
mais certains éléments du futur édifice ont
déjà une histoire.
Seconde vie
Sa façade sera toutefois préservée et démontée
pierre par pierre. Pourquoi me
direz-vous ? Et bien pour être acheminée
vers Ixelles. En effet, deux ans plus tard,
elle ressuscitera et deviendra la devanture
de l’église de la Sainte-Trinité située
à la rue du Bailli.
Hélène Remy
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
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Un bout de l’église des Augustins
Depuis le 17e
siècle, l’église des Augustins
trône sur ce qui deviendra ensuite la place
De Brouckère. La question de l’avenir de
l’édifice religieux se pose au moment du
réaménagement du boulevard Anspach.
Transformé en temple protestant puis en
bureau de Poste, sa destruction sera finalement
actée en 1893.
© Bruxelles Disparu Ed.Nels (Bxl). Serie 1 No. 97
© Baudouin Van Humbeeck
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TOP BRUSSELSLIFE
TOP 5 des cadeaux de Noël bruxellois
Décorations, vins chaud, chalets… il n’y a pas de doute, Noël arrive à grands pas. Et
avec lui, cette question récurrente : que vais-je lui offrir cette année ? Et si en 2016,
le Père Noël misait sur des cadeaux bruxellois…
Hélène Remy
1
Un peu de houblon ?
Vous avez envie de marquer
le coup cette année
et de surprendre votre beau-père,
beau-frère ou votre ami d’enfance
fan de houblon… La microbrasserie
bruxelloise Brussels Beer
Project propose de déguster mais
aussi d’acheter directement dans
ses locaux. Une vingtaine de bières
bruxelloises sont déjà sorties de
leurs cuves.
Rue Antoine Dansaert, 18 - 1000 Bruxelles
www.beerproject.be
2
Belge une fois
« Waar is da feestje ? »,
« Trop is te veel », « Quel
Klet ce pey » … Deux Bruxellois ont
décidé de décliner la belgitude sur
différents supports : badges, sacs,
pulls, posters, stickers... Natacha
et Arthur vous aideront à trouver le
cadeau qui ne vous fera plus jamais
passer pour un « baraki de kermesse
» auprès de votre famille.
Rue Haute, 89 - 1000 Bruxelles
rue des brasseurs - 1000 Bruxelles
www.belgeunefois.com
3
Candy Box
« Je vous ai apporté des bonbons
parce que les fleurs, c’est
périssable… » Gommes, tapis, sucrées
ou plutôt citriques…, les friandises
restent une valeur sûre. MyCandybox
vous propose de surprendre un de vos
proches ! Chaque mois, il recevra 500
grammes de bonbons dans sa boîte
aux lettres. Cinq à sept sortes de bonbons
à déguster seul ou à partager.
13 euros par mois pour 500
grammes de bonbons
www.mycandibox.be
4
Un panier culturel
À l’image des paniers de fruits ou de légumes
bio, il existe également des paniers culturels.
Tous les deux mois, Kilti vous concocte de la culture
locale. À l’intérieur d’un tote bag illustré par un artiste
belge (un sac léger et réutilisable) : des places pour un
spectacle bruxellois, un livre ou un dvd et une surprise !
Entre 25 et 49 euros par paniers
www.kilti.fr/Bruxelles
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5
Belgikïe
Un portefeuille fabriqué en francs belges pour
ranger ses euros, un gilet de sécurité pour cycliste
urbain, des lampes vintage, des savons 100 %
bio… Belgikïe dédie l’ensemble de sa boutique au Made
in Belgium, au fait-main et à la consommation durable.
Vous trouverez à coup sûr un cadeau original – à un prix
abordable - et en plus achèterez responsable !
Rue Longue Vie, 36 - 1050 Ixelles
www.belgikie.be
׉	 7cassandra://Gp0zu0PmcJMagYyT2gOr9pWW5CMPpMHrhn6oFt_61xsj`̵ X=HrdRp׉ECOMMUNITY
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Aquadesign SA
Avenue de Kersbeek 280 - 1190 Bruxelles
Code Nace : 25991 - Fabrication d’articles
métalliques à usage ménager et sanitaire
del. : Jean-Pol Piron
BMW Brussels succurcale de BMW Belux SA
Chaussée de Louvain 864 - 1140 Bruxelles
Code Nace : 29100 - Construction et assemblage
de véhicules automobiles 45111 - Commerce
de gros d’automobiles et d’autres véhicules
automobiles légers ( = 3,5 tonnes ) del. :
Gabriel Goffoy
Brussels Ketjep SPRL
Rue Gabriel Emile Lebon 119 bte 4 - 1160
Bruxelles Code Nace : 46170 - Intermédiaires
du commerce en denrées, boissons et tabac
46389 - Commerce de gros d’autres produits
alimentaires n.c.a. del. : Sylvain Bologne
Business & Finance Solutions SA
Rue de la Régence 58 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 70210 - Conseil en relations publiques
et en communication 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion del. : Juliette
Duhamel
Carasap SA
Rue des Palais 44 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 49390 - Autres transports terrestres de
voyageurs n.c.a. del. : Jonathan Guzy
Care 4 Fleets NV
Schaarbeeklei 485 - 1800 Vilvoorde Code
Nace : 77110 - Location et location-bail d’automobiles
et d’autres véhicules automobiles
légers (< 3,5 tonnes) 77120 - Location et location-bail
de camions et d’autres véhicules
automobiles lourds (> 3,5 ton) del. : Freddy
Vanlancker
Compagnie Bruxelloise des Boissons SCRL
Avenue Montana 1 A - 1180 Bruxelles Code
Nace : 11040 - Production d’autres boissons
fermentées non distillées 46389 - Commerce
de gros d’autres produits alimentaires n.c.a.
47252 - Commerce de détail de boissons en
magasin spécialisé, assortiment général del. :
Agnès Bonfond
Esedra SPRL
Place de Jamblinne de Meux 30 - 1030
Bruxelles Code Nace : 88911 - Activités des
crèches et des garderies d’enfants del. : Elisa
Guerzoni
Finn SPRL
Quai des Charbonnages 62 - 1080 Bruxelles
Code Nace : 63910 - Activités des agences de
presse 7311003 - La conception de textes et
de slogans publicitaires (copywriters) 7311005
- La conception d’objets publicitaires del. :
Kristien Vermoesen
Initiatives & Développements SPRL
Rue du Fraignat 70 - 1325 Chaumont-Gistoux
Code Nace : 7111101 -Les activités de conseil
en matière d’architecture au maître d’ouvrage
82300 - Organisation de salons professionnels
et de congrès del. : Etienne Bertrand
Intys SA
Avenue de Tervueren 270 3ème étage - 1150
Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour
les affaires et autres conseils de gestion
82990 - Autres activités de soutien aux entreprises
n.c.a. del. : Benjamin Losseau
Magnetic Fields
Rue du Roseau 73 - 1180 Bruxelles del. : Clara
De Gobert
Paulista SA
Rue de la Technologie 41 - 1082 Bruxelles
Code Nace : 10830 - Transformation du thé et
du café 46699 - Commerce de gros d’autres
machines et équipements n.c.a. del. : Mehdi
Senel
Polsmaak SPRL
Place du Droit 5 - 1070 Bruxelles Code Nace :
10712 - Fabrication artisanale de pain et de
pâtisserie fraîche 46170 - Intermédiaires du
commerce en denrées, boissons et tabac
46389 - Commerce de gros d’autres produits
alimentaires n.c.a. del. : Tomasz Ciszkowski
Scope Invest SA
Rue Defacqz 50 - 1050 Bruxelles Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion 73110 - Activités des
agences de publicité del. : Martin Detry
Solufak BVBA
Veilinglaan 60 - 1861 Wolvertem Code Nace :
46510 - Commerce de gros d’ordinateurs,
d’équipements informatiques périphériques
et de logiciels 46520 - Commerce de gros de
composants et d’équipements électroniques
et de télécommunication 47420 - Commerce
de détail de matériels de télécommunication
del. : Alain Hoskens
Studio Legale ESV
Broederminstraat 9 - 2018 Antwerpen Code
Nace : 69101 - Activités des avocats del. :
Joost Peeters
Tyneso NV
Rekelstraat 37 - 1980 Eppegem Code Nace :
62010 - Programmation informatique 6202002
- Les activités des intégrateurs de réseaux
62090 - Autres activités informatiques del. :
Steven Tytgat
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
21 Solutions
39
ABN Amro
achACT
ADD
Atlas Copco Airpower
BAAV
Banque du Nigéria
Belfius
Belgeunefois
Belgikië
Blue Corner
Bozar
Brunel
Brussels Beer Project
Brussels Metropolitan
Brussels Solvay School
Bruxelles Environnement
Carmeuse
Centre pour Entreprises en difficulté
Cercle de Lorraine
Cinematek
CIT Blaton
CMS DeBacker
Colruyt
Coucou
CSC
Digital Network
Engie
26-27
34
21-23
10-11
10-11
15-17
19-20
43-46
43-46
10-11
43-46
40-42
43-46
10-11
19-20 ;26-27
39
10-11
36-37
6-7 ; 15-17
43-46
40-42
28-29 ; 32-33
10-11
34
4
26-27
10-11
Ethias
Europcar
FEB
Graydon
Groupe Hugo Ceusters
Hilton Brussels City
Hilton Brussels Grand-Place
Holmes Kirby
Hotel, The
IBA
ICT Control
Institut Professionnel
des Comptables Fiscalistes
IWEC
IZEO
Kaaitheater
Kaspersky Lab Benelux
KBC Brussels
Kilti
KVS
Lampiris
Legal Consulting & Management
Louvain School of Management
Maurice & Co
McKinsey
Melting Pot Kilo
Mutualités Chrétiennes
MyCandybox
Nekto
10-11
40-42
10-11
36-37
15-17
40-42
40-42
32-33
40-42
10-11
26-27
40-42
15-17
36-37
43-46
21-23
10-11
43-46
43-46
10-11
28-29
19-20
34
34
34
10-11
43-46
10-11
Octa+
Oh my dress
ONU
Osborne Clarke
Petits Riens, Les
Province de Namur
Province du Brabant flamand
Proximus
Resigrass
RM Boulanger
Sabena
Saint-Louis
Scooty
Segway
Sequoia
SNCB
Sudzücker
Swissair
Tale Me
Terre
Together Your Home
Ubeeqo
UCB
UWE
Uyttendaele, Gérard, Kennes et Associés
Valérie Berckmans
Vlaams Instituut Mobiliteit
Vogue
Voka
10-11
34
15-17
40-42
34
10-11
10-11
21-23
15-17
12
19-20 ; 43-46
19-20
40-42
40-42
15-17
10-11
19-20
19-20
34
34
38
40-42
10-11
10-11
32-33
34
10-11
26-27
10-11
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
47
׉	 7cassandra://doBYVcBXrW1q22PDLZx-Zp29eMxJFce9f9-AvTJ8wTk#`̵ X=HrdRpX=HrdRp#בCט   u׉׉	 7cassandra://T3HHS54ejDHMurrEqv6H3l8stiwOh8ere0hgjDC3rgE |` ׉	 7cassandra://-GxqUT3hvbQYe_ZamHmW7_4k9R_AdiLR16QKH5mq_RcZE`S׉	 7cassandra://9V-AnaXL9PhaCcnmcSiZ9pXfIjLH0sObmWt5y2AnFNk`̵ ׉	 7cassandra://xgY6uh6bZavRt5qke-YKD6b902Oh1dWRq7SVPImyKQY]̨͠X=HrdRpט  u׉׉	 7cassandra://i-P4Ry0QRmCZWnWBHpOqYyBx3d8mT-4GFlUgAR_2CrU A`׉	 7cassandra://J_3xUoTfjpPtvuNXNp6utHhjOcTsQoIYnGkx-na7mLwh]`S׉	 7cassandra://l1gcTtisTwgSCfFDNAAsCPd33zG5zWoq6Mgam8q2ioc#`̵ ׉	 7cassandra://imcEPS18GQyrRUOm3mxo2w96jwkcRQ2ExIik5gxO_j8 X͠X=HrdRpנX=HtdRp !e9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈ׉ECOMMUNITY
AGENDA
Management & RH, Personal improvement
08.12.2016
Comment
négocier : la win-win
attitude
17.01.2017
It’s Co-Solutions Time for the Boss
18.01.2017
It’s Co-Solutions Time for Free
19.01.2017
It’s Co-Solutions Time for 25+
24.01.2017
Faites de votre équipe une Dream
Team !
26.01.2017
Booster son énergie pour maximiser
ses performances
07.03.2017
Libérer, responsabiliser, cadrer
pour maximiser les performances
de vos équipes
09.03.2017
Décrouvez les 7 sources de récupération
18.04.2017
Transformer
ses entretiens d’évaluation
en outils de motivation
durables
20.04.2017
Leader inspirant, manager efficace
et coach motivant
Droit commercial
Jusqu’à 02.2017
Devenir médiateur en matière civile
et commerciale
09.12.2016
Données personnelles et internet :
quelle notice vie privée ? comment
gérer les cookies ?
Vente, marketing & Communication
Jusqu’à 04.2017
It’s co-solutions Time!
08.12.2016
Comment négocier : la win-win
attitude
08.12.2016
Du helpdesk à la vente proactive
08.12.2016
Simplifiez la gestion de vos réseaux
sociaux grâce à Hootsuite !
13.12.2016
C’est vrai puisque c’est dans le
journal : comment gérer les relations
avec la presse ?
48
BECI - Bruxelles métropole - décembre 2016
15.12.2016
Transformation digitale : dépenses
inutiles ou investissements rentables
?
30 & 31.01.2017
Créer des brochures, dépliants,
magazines et bien plus grâce à
InDesign !
03.02.2017
Créer des présentations captivantes
grâce à Prezi
16.02.2017
Créer des présentations captivantes
grâce à PowerPoint
Efficacité
12.12.2016
Comment être au top au bon moment
06.02.2017
Plus
de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer votre temps !
10.03.2017
Doublez l’efficacité de vos réunions
grâce à OneNote !
18.04.2017
Quelles différences entre une pression
positive et un stress négatif ?
ICT
15.12.2016
Faites parler vos données grâce
aux graphiques percutants d’Excel !
03.02.2017
Créer des présentations captivantes,
persuasives et mémorables
grâce à Prezi
06.02.2017
Un assistant personnel gratuit, ça
existe ? Oui, son nom est Outlook !
16.02.2017
Créer des présentations captivantes
grâce à PowerPoint !
10.03.2017
Doublez l’efficacité de vos réunions
grâce à OneNote !
20.04.2017
Excel : faire parler n’importe quelle
base de données en 3 clics
➜ Emilie Lessire
+32 2 643 78 11 – ele@beci.be
Environnement, urbanisme, mobilité
Cycle management environnemental
2017
02 & 03.02.2017
Les fondamentaux du management
environnemental
24.02.2017
Vos obligations légales (ou le permis
d’environnement démystifié)
24.03.2017
Suivre et contrôler votre gestion
environnementale
28.04.2017
Dématérialisation et Green IT:
les nouvelles technologies à votre
service
19.05.2017
Des trésors dans vos poubelles :
gestion et prévention des déchets
09.06.2017
Redessinez votre politique mobilité
➜ Laura Rebreanu
+32 2 643 78 26 – lr@beci.be
01.12.2016
Hub Transmission – Panel de
discussion
08.12.2016
Maitrisez vos opérations douanières
03.01.2017
Matchmaking
Event : CES 2015
05.2017
Voyage d’affaires en Iran
➜ Beci’s International Department
+32 2 643 78 02 - jpm@beci.be
15.12.2016
After Work Xmas Edition
16.12.2016
Welcome Lunch
19.12.2016
Zinner Circle
21.12.2016
À tu & à toi : la santé de vos collaborateurs,
c’est la santé de votre
entreprise !
12.01.2017
Speed Business Lunch
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
**En néerlandais uniquement
׉	 7cassandra://9V-AnaXL9PhaCcnmcSiZ9pXfIjLH0sObmWt5y2AnFNk`̵ X=HrdRp׉E	2ENTREPRISES en TRANSMISSION
Le Hub Transmission de BECI, première
organisation de la Région Bruxelles Capitale
en cession/acquisition d’entreprises,
publie ces nouvelles offres.
> Acquéreurs
Le Hub Transmission recherche des sociétés
actives…
Secteur
d'activité
recherché
Distributeur de
matériel médical
Conseil
engineering
Recrutement
et Interim
management
De 10 à 20
Chiffre
d'affaires
recherché
(en M€)
De 5 à 15
De 7 à 15
Localisation Pour qui ?
> Investisseurs
Le Hub Transmission recherche des fonds
pour prise de participation en vue de développement
de l’activité existante…
Secteur
d'activité de
l’entreprise
Bruxelles /
Belgique
Bruxelles /
Belgique
Bruxelles,
Wallonie
Investisseur
privé
Groupe
Benelux
Groupe
Benelux
Société location
d’espaces
spécialisés &
services
Société de
distribution de
boissons
> Cédants
Le Hub Transmission connaît des sociétés à reprendre…
Secteur d'activité des entreprises
Nettoyage commun d’immeuble
Matériel agricole et industriel
Informatique
Fabrication de machines et équipement de bureau
Quincaillerie industrielle
Import-Export dans l’alimentation spécialisée
Communication
Parapharmacie
Nettoyage à sec
Information et formation professionnelles
Restauration
Chiffre d'affaire réalisé (en M€) Nombre d'employés Raison de la cession
Moins d’un million
Moins d’un million
Entre 2 et 4 millions
Entre 2 et 4 millions
Entre 1 et 2 millions
Entre 2 et 4 millions
Moins d’un million
Moins d’un million
Moins d’un million
Entre 4 et 5 millions
Moins d’un million
De 1 à 10
De 1 à 10
De 31 à 50
De 1 à 10
De 1 à 10
De 1 à 10
De 1 à 10
De 1 à 10
De 1 à 10
De 31 à 50
De 1 à 10
Départ en pension
Départ en pension
Opération financière
Départ en pension
Départ en pension
Départ en pension
Départ à l’étranger
Départ en pension
Autre
Opération financière
Autre
Si vous êtes intéressé par l’une de ces sociétés ou connaissez une société à reprendre dans les
secteurs susmentionnés, veuillez prendre contact avec le Hub Transmission :
Erick Thiry, Coordinateur du Hub Transmission eth@beci.be • +32 2 643 78 36
Fonds
recherchés
(en M€)
5
Localisation
de l’entreprise
Bruxelles
Profil
d’investisseur
recherché
Investisseurs
privés /
Entreprises
0,5 à 1
Bruxelles
Investisseurs
privés /
Entreprises
׉	 7cassandra://l1gcTtisTwgSCfFDNAAsCPd33zG5zWoq6Mgam8q2ioc#`̵ X=HrdRpX=HrdRp#בCט   u׉׉	 7cassandra://4UHh4uq-4rltuMqTWFPkCESL8xLccl0-JH7pQHHlaHk ɿ`׉	 7cassandra://klzD_a1un2wevDhH1kEmd7YVJt9qQLhadge0nYO_Es8`m`S׉	 7cassandra://jIBCKywZ4JHV0QDY8-x33rhsw5tWDEdElTOfEQ0FtC4!`̵ ׉	 7cassandra://4InhYiql5tqa-JdrtuDwVQm_ELJFtJchGGi0u_r5qYs 9 ͠X=HrdRpנX=HtdRp N9ׁHhttp://www.peugeot.beׁׁЈנX=HtdRp <9ׁH "http://www.professional.peugeot.beׁׁЈ׉E	www.professional.peugeot.be
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* La contribution nette mensuelle sur l’Avantage de toute Nature (ATN) est à payer par un employé utilisateur d’un véhicule de société, sur base du taux maximal de précompte professionnel de 53,5%; ces valeurs
sont communiquées à titre purement informatif et n’engagent pas la responsabilité de Peugeot Belgique-Luxembourg en cas de différence entre l’avantage communiqué et l’avantage réellement obtenu.
**Disponible de série ou en option selon les versions.
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Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.peugeot.be
E.R.: Peugeot Belgique-Luxembourg S.A., n° BCE 0403.461.107, IBAN : BE81 2710 0450 0024,
׉	 7cassandra://jIBCKywZ4JHV0QDY8-x33rhsw5tWDEdElTOfEQ0FtC4!`̵ X=HrdRp׈EX=HrdRpX=HrdRp$ͼ2016.12 Bruxelles MétropoleX=HZ䰱Zw 