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le magazine des entreprises bruxelloises
Gérer
les talents P.30
La 5G n’est pas
une 4G augmentée
P.12
Mobilité 2.0,
au 500 avenue Louise
P.22
Focus :
diversité dans l’entreprise
P.42
L’e-commerce
accessible à tous
P.53
ISSN 2406-3738
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The Cham in progress (2)
Numérisation, agilité et collaboration : tels sont les mots-clés
déterminent « The Cham », le projet de transformation de
chambre de commerce, lancé au mois de septembre, pour mieux
servir les entreprises bruxelloises.
Si vous franchissez la porte du 500 avenue Louise, vous pourr
déjà découvrir un premier aspect du projet, plus « physique
et plus visible : la rénovation de notre espace d’accueil
et l’ouverture de Mo, un espace temporaire dédié à la
mobilité urbaine (nous vous en parlons par ailleurs dans
ce numéro, p. 22). C’est l’illustration du nouvel esprit
qui nous anime : agilité, en nous emparant d’un lieu
temporairement vacant pour agir sur une problématique
qui touche les entrepreneurs bruxellois ; collaboration, car
ce projet sera aussi et surtout celui de nos partenaires, experts
en mobilité alternative.
La numérisation est un autre volet majeur du projet « The
Cham ». Dans les prochaines semaines, vous pourrez découvrir
un nouveau site web dédié à la Chambre de Commerce de Bruxelles, sur lequel nous
allons progressivement migrer – mais surtout enrichir – les contenus du site Beci
actuel.
Marc Decorte, Président de BECI
Bien sûr, ce site sera mobile responsive. Bien sûr, nous l’avons voulu plus lisible, plus
intuitif, plus convivial. Mais nous l’avons d’abord voulu différent, plus ouvert sur nos
membres et plus « intelligent ».
Avant tout, vous y trouverez plus de contenus rédactionnels. Le nouveau site de la
Chambre sera d’abord un site d’information et d’actualité entrepreneuriale, avec
un accès direct à tous les articles qui paraissent aujourd’hui dans ce magazine – et
davantage encore. Via ces contenus, il sera directement alimenté par nos équipes,
en lien étroit avec les services et les activités proposés par la Chambre : conseil,
formations, relations internationales, événements, représentation des entreprises…
Comme sur les meilleures plateformes business, tous ces contenus seront organisés
par degré de nouveauté et de popularité – et bien sûr en relation avec notre
communauté sur les réseaux sociaux.
Mais surtout, nous voulons en faire un site participatif, dont vous serez les
contributeurs, qui sera également alimenté par vos propres contenus, dans une
démarche de co-création, de co-production. Nous voulons vous encourager à partager
vos connaissances et votre expertise avec les autres membres de la communauté
entrepreneuriale bruxelloise. À travers des articles, à travers des white papers, dont
vous serez les co-éditeurs – avec notre aide et notre assistance.
Tous les entrepreneurs actifs à Bruxelles ont quelque
chose d’intéressant à échanger avec leurs pairs – ou
quelque chose à apprendre d’eux. Mettre nos connaissances en
commun, multiplier nos interactions, accroître notre intelligence collective au profit
de tous, c’est bien la raison d’être d’une chambre de commerce. Le nouveau site web
doit servir cet objectif. D’autres outils, d’autres initiatives encore sont en préparation
pour faire vivre « The Cham » – vous les découvrirez au fil des prochains mois.
Encore un peu de patience ; le nouveau site web n’est pas encore en ligne. Surveillez
notre newsletter et nos activités numériques…
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
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6
BECI online
Digest
Think Tank
12 Marc Lambotte, CEO d’Agoria : « Bien sûr que la 5G va
créer de l’activité ! »
16 Open source : growth hacking
18 Trop is te veel !
19 Pour ou contre le vote des étrangers aux élections régionales
?
20 Cities of Making : pour une nouvelle industrie urbaine
22 La mobilité 2.0 s'installe au 500 avenue Louise
24 Pacte d'excellence : l’avis des entreprises
International
26 Investir dans des pays « fragiles », avec le soutien de l'UE
27 L'Amérique latine s'installe à son tour chez Beci
28 La réforme TVA européenne
29 Liban-Jordanie : des marchés stratégiques
Gérer les talents
30 Burn-out : à qui la faute ?
32 « Chacun est responsable de son niveau de stress »
36 Travail flexible : la nécessaire confiance
38 Le changement, c’est maintenant !
40 7 règles d’or pour vaincre la réunionite
Focus : diversité dans l’entreprise
42 Quand la discrimination est intériorisée
45 Faux départ pour la course à la parité
47 Place à l’ambition féminine
48 Oser rêver à l’entreprenariat au féminin
50 Perdre son travail après 50 ans, ce n’est pas la fin de
votre carrière
Entreprendre
52 Starter : CheeeseBox
53 L’e-commerce accessible à tous
54 Lowco, le « Tinder » de la transition écologique
56 Be Circular : le circulaire prend racine à Bruxelles
58 Marchés publics : renforcer le tissu économique
60 Cahiers de charges types, pour une économie circulaire
61 Qui sont ces entrepreneurs en difficulté ?
62 Social selling : comment développer ses ventes ?
63 Ce sens caché des gestes qui influence le discours
Community
64 Beci-CCIB : PV de l’Assemblée Générale du 18.10.2017
65 Beci-UEB : PV de l’Assemblée Générale du 18.10.2017
67 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
70 L’actualité Beci en photos
71 Demandes d'admission
71 Index
72 Agenda
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Laura Bacci, Kim Bar, Johan Debière,
Marc Decorte, Aurélie Degrooff, Didier
Dekeyser, Vincent Delannoy, Donatienne de
Vleeschauwer, Annabelle Duaut, Ophélie
Delarouzée, Laure Gervais, David Hainaut,
Chloé Hennicken, Gaëlle Hoogsteyn, Stefan
Ifrim, Cédric Lobelle, Guy Van den Noortgate,
Morgan Van Cleven, Peter Van Dyck, Laurie
Verheyen, Grégoire Wastelain et Aline
Wyckmans.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
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pgo@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 34 – Avril 2018
Au mois
mai :
Sprout Brussels !
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
׉	 7cassandra://TqiZjhK77O2_nfKShgXJUH4vFpVmoX_tdQWpTescoN8`̵ Zj䰉/3׉EVOUS AVEZ BIEN PLUS
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BECI ONLINE
Social Media
#BECImember : Parce qu’un petit dessin vaut mieux qu’un
long discours, Visuality traduit vos messages les plus
complexes en animations et infographies pour illustrer vos
conférences, événements et meetings.
Voir http://visuality.eu.
You just missed : Tristan Kromer se présente comme
un « lean startup coach », accompagnateur de startups
mais aussi d’entreprises plus matures, un peu partout
dans le monde, dans la mise en œuvre de l’innovation.
Le 7 mars, il s’adressait au public de Beci.
Toute l’équipe féminine de Beci était à l’honneur pour
l’International Women’s Day, le 8 mars.
Beci était partenaire de la 5e
belges et internationales.
Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter.
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BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
Young Professional
Networking Night, réunissant des jeunes professionnels
liés à 13 chambres de commerce
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BECI ONLINE
Dans votre newsletter de mars
Retrouvez les classements des
entreprises bruxelloises, publiés
en janvier par Bruxelles Métropole,
sous forme de supplément PDF
téléchargeable.
Voir http://go.beci.be/fr/top50-2018.
En collaboration avec le cabinet d'avocats
Osborne Clarke, Beci vous propose
un modèle de contrat de travail « sur
mesure » à destination des cadres de
votre entreprise.
Contact : Frédéric Simon, conseiller social
Beci - fs@beci.be, 02 643 78 17
4
Quatre conseils aux
commerçants pour tirer le
meilleur parti du numérique et
attirer des clients, que l’on vende
en ligne ou non. Un article du
cabinet conseil Retis.
Vous ne l’avez pas reçue ?
Retrouvez nos précédentes newsletters sur www.beci.be/newsletter/bm_online/
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
5
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DIGEST
Brussels Airport investit 100 millions
d’euros dans ses bâtiments logistiques
Brussels Airport Company investira
100 millions d’euros dans la
construction de 100.000 m2
de bâtiments
logistiques ultramodernes au
cours des trois prochaines années.
Avec cet investissement, Brussels
Airport consolidera sa position cruciale
en tant que 2e
pôle logistique
belge (après le port d’Anvers), au
service des acteurs du secteur aéronautique
ainsi que de centaines d’autres entreprises.
Ces dernières années (entre 2009 et 2013), trois vastes
bâtiments pour le fret aérien avaient déjà été construits à
Brucargo. Aujourd’hui, des entreprises telles que bpost,
DHL Global Fowarding, Abbott et un certain nombre de
sociétés spécialisées dans la logistique en font usage.
« Offrir un soutien plus large et surtout encore plus performant
aux nombreuses entreprises qui utilisent le fret
aérien et partant, leur permettre d’importer et d’exporter
plus aisément vers le monde entier, constitue un objectif
stratégique. Qui ne garantira pas seulement l'emploi à
l'aéroport proprement dit, mais aussi dans divers autres
secteurs, dans toutes les régions du pays », commente
Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport.
Côté ouest de Brucargo, Brussels Airport compte investir
dans un bâtiment de quelques 50.000m² pour les besoins
de quatre entreprises. Kuehne + Nagel, Dnata et WFS, notamment,
assureront le transport, le conditionnement et
le stockage provisoire de fret à partir de ces bâtiments. La
nouvelle infrastructure sera aussi spécifiquement adaptée
pour la manutention de marchandises de valeur et
sensibles à la température (comme les produits pharmaceutiques)
; des produits pour lesquels Brucargo est
d’ores et déjà l’un des meilleurs aéroports au monde. Ce
faisant, Brucargo continue à soutenir un certain nombre
de secteurs clés, comme celui des nombreuses sociétés
pharmaceutiques établies dans notre pays.
Brussels Airport redéveloppera plusieurs bâtiments de
handling existants qui donnent directement accès au
tarmac. Au cours des trois années à venir, le bâtiment
dans lequel opère la société de handling Swissport sera
systématiquement converti en espaces de stockage et de
bureaux modernes et économes en énergie.
Un nouveau bâtiment supplémentaire offrira un espace
sécurisé pour le transport spécifique des biens de grande
valeur. Brinks prendra possession de ce bâtiment en 2019.
Brussels Airport Company investira par ailleurs dans un
poste d'inspection exclusif de plus de 2.000 m², aménagé
en différentes zones de température et/ou de lumière,
pour l’accueil temporaire et le transport de diverses espèces
animales.
Info : www.brusselsairport.be
Arnaud Feist
DHL Express inaugure son nouveau
‘Brussels Hub’
DHL Express a officiellement inauguré son nouveau hub
régional à Brussels Airport, en présence de Ken Allen,
CEO de DHL Express, et de personnalités belges du
monde des affaires et de la sphère publique.
Ce hub ultramoderne est à la pointe de la technologie
logistique et quadruplera la capacité de DHL Express à
Bruxelles, la portant à 42.000 colis/heure. Cette nouvelle
infrastructure, qui représente un investissement de plus
de 140 millions d'euros (frais de location compris), aura
pour effet de créer 200 nouveaux emplois sur le site de
l'aéroport, et ce avec trois ans d'avance sur le planning.
À l'heure actuelle, 1.200 personnes travaillent déjà sur
le site DHL Express de Brussels Airport, pour un effectif
total de 5.000 collaborateurs en Belgique.
À pleine capacité, les deux systèmes de tri automatique
du hub pourront traiter jusqu’à 42.000 colis à l'heure.
Lors de la conception de cette installation, DHL Express
s'est attaché à répondre aux attentes spécifiques des
clients de différents secteurs, notamment biotechnologique,
pharmaceutique, technologique, automobile et
e-commerce.
Le nouveau hub, qui
compte parmi les cinq
plus grands de DHL
dans le monde entier,
fait office tant de hub
international que de
plateforme de transition.
En tant que hub
international, il répond
aux exigences de capacité des centres de distribution
européens, il sous-tend la croissance de l'e-commerce
en Belgique et il aide les PME belges à exploiter pleinement
leur gigantesque potentiel à l'exportation. Depuis
Bruxelles, les colis DHL peuvent être expédiés non
seulement dans toute l'Europe, mais aussi directement
en Amérique, au Moyen-Orient et en Afrique. Le nouveau
hub de Brussels Airport est aussi une importante
plateforme de transition pour DHL. Près de 60 % des
colis atteignent leur destination finale en transitant par
la Belgique. Ce hub est donc un maillon important dans
le réseau européen et mondial de DHL Express.
Ken Allen, CEO de DHL Express : « Bruxelles est un maillon
clé du réseau mondial DHL Express. Ce hub est un
des plus grands au monde et, grâce à sa localisation au
cœur de l'Europe, il joue un rôle majeur dans la connexion
des entreprises européennes avec le reste du monde.
Il constitue un volet important de nos projets d'investissement
globaux et il contribuera substantiellement
à notre croissance, à l'efficacité de notre réseau et à la
haute qualité de service que vous offrons à nos clients. »
Info : www.dhlexpress.be
6
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
© Reporters
׉	 7cassandra://aqUOtIEem1-w7JP1-ubkUZOBux9GJ55rIw4nP8Av71o`̵ Zj䰉/3׉ENEWS
DIGEST
Les entreprises établies lanceront la
prochaine vague de disruption
Ces dernières années, de nombreuses entreprises établies
ont été prises d’angoisses, d’incertitudes et de
doutes face à l’émergence de « disrupteurs » numériques.
Selon une nouvelle étude d’IBM, les valeurs sûres sont
aujourd’hui sur le point de contre-attaquer.
Une étude menée auprès des CEO et des chefs d’entreprise
par l’IBM Institute for Business Value révèle, en
effet, que les entreprises établies mèneront la prochaine
vague d’innovation. Elles représenteront une menace
considérable pour les nouveaux venus et les autres entreprises
numériques. 72 % des CXO sondés affirment
que les entreprises établies amèneront la disruption dans
leur secteur. Ils sont à peine 22 % à penser, en revanche,
que la disruption sera le fait de plus petites structures
ou de start-ups.
La même étude menée par IBM en 2015 indiquait alors
que 54 % des chefs d’entreprise attendaient un regain
de concurrence d’autres industries, un chiffre réduit
de moitié, à 26 %, deux ans plus tard. Les entreprises
établies ont gagné en intelligence dans le traitement et
la valorisation de leurs données, ont formé leurs collaborateurs
et ont même, dans certains cas, acquis des
entreprises disruptives afin de devancer la concurrence
à l’ère numérique.
Info : www.ibm.com/services/insights/c-suite-study/
Audi Brussels certifié pour sa
production automobile neutre en CO2
Audi Brussels vient de recevoir son certificat de « site
neutre en CO2
» délivré par le bureau d’homologation
belge Vinçotte. Tous les processus de production (environ
95 %) sont couverts par des énergies renouvelables et
toutes les autres émissions générées par l’usine (environ
5 %) sont compensées par des projets environnementaux.
Audi Brussels est donc la première usine automobile
au monde du segment haut de gamme qui assure une
production de série à grande échelle certifiée « neutre
en CO2
».
Le site belge se focalise sur trois piliers fondamentaux. Le
premier pilier prévoyait le passage à l’utilisation d’électricité
verte. Ce transfert a eu lieu au sein du site bruxellois
en 2012. Une surface de plus de 37.000 m² sur les toitures
de l’usine est équipée de panneaux photovoltaïques. Il
s’agit de la plus grande installation photovoltaïque en
région bruxelloise. Chaque année, l’entreprise réduit ainsi
ses émissions de CO2
de l’ordre de 17.000 tonnes, ce
qui correspond à la consommation annuelle de quelque
1.500 personnes.
Le deuxième pilier est l’approvisionnement du site en
chaleur produite à partir d’énergies renouvelables, y
compris le chauffage dans les bureaux du site. L’usine
couvre ses besoins en chaleur par des certificats de gaz
vert. Grâce à l’utilisation d’énergies renouvelables, Audi
Brussels réduit ses émissions de CO2
de quelque 40.000
tonnes par an. Les deux premiers piliers représentent en
effet plus de 95% des besoins en énergie.
D’autres émissions, qui ne peuvent actuellement pas
être évitées par l’utilisation d’énergies renouvelables,
sont compensées par Audi Brussels via des « crédits
carbone ». Il s’agit ici du troisième pilier qui concerne,
par exemple, les émissions générées par le parc de véhicules
de l’entreprise.
Info : www.audibrussels.com
ESP A CE MEMBRE
7500 euros pour obtenir
jusqu’à 2,5 millions d’euros
de subvention !
Waynabox, une start-up espagnole proposant des week-ends
surprises dans plusieurs grandes villes européennes, a bénéficié
de 90.000 euros de financement de l’Union Européenne
à travers de l’Instrument PME et en collaboration avec la
Fondation Finnova.
Vous aussi présentez votre projet avec Finnova et obtenez
une subvention de l’Instrument PME pouvant aller jusqu’à
2,5 millions d’euros !
Finnova vous propose de mettre à profit son expertise en
participant au développement et à la rédaction de votre
projet, afin de la présenter à l’un des appels à propositions
de l’instrument PME. Pour cela les entreprises domiciliant en
Belgique peuvent notamment avoir accès à certaines subventions
pouvant aller jusqu’à 7500 euros, leur permettant
de faire appel à l’un de nos experts.
Cet instrument de la Commission Européenne a été créé
spécialement pour soutenir les PME dédiées à la Recherche,
au Développement et à l’Innovation. Le montant des subventions
se situe entre 50 000 à 2,5 millions d’euros, et les PME
peuvent aussi avoir accès à des prêts ou fonds propres, ainsi
qu’à un accompagnement à l’internationalisation.
De plus, Finnova est à l’origine des StartUp Europe Awards et
de StartUp Europe Accelerator, elle possède aussi une large
expertise en mobilisation de financements européens, comme
l’Horizon 2020, LIFE, Interreg, SUDOE, Erasmus+ et Erasmus
pour jeunes entrepreneurs.
www.finnova.eu
environment@finnova.eu
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
7
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Level 5 & 6, European Quarter
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DIGEST
Le commerce part en guerre contre les
bandes organisées
La criminalité en
• Fully furnished & equipped office suites
• Meeting rooms & coworking spaces
• Prestigious business address
• In-house support team
• Dedicated receptionist to manage calls
• Industry leading IT
• High speed, secure Internet
• Flexible lease terms
magasin touche
de nombreux commerçants
chaque
année. Son coût
financier est estimé
à un milliard
d’euros par an. Un
phénomène prend
tout particulièrement
de l’ampleur
depuis quelques
années : la criminalité organisée en magasin, face à laquelle
les commerçants et la police sont souvent impuissants.
La plateforme Commerce Information Network
(Comin) a été créée pour leur venir en aide.
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locations around the globe
MY MOTHER WAS A SNEAKER,
MY FATHER WAS A DRESS SHOE
« La sécurité de tous nos collaborateurs et clients revêt
une importance cruciale à nos yeux », explique Dominique
Michel, CEO de Comeos, la fédération belge du commerce
et des services. « C’est pourquoi nous avons développé
Comin en collaboration avec la police. Il s’agit d’une plateforme
en ligne sécurisée sur laquelle les commerçants
peuvent partager avec le service de police compétent
des photos et descriptions de faits criminels commis
par des bandes organisées. » Jusqu’ici, les services de
police, fortement ancrés au niveau local, ne disposaient
pas d’une telle plateforme centralisatrice pour pouvoir
établir des liens entre ces faits.
Comin a été lancée en tant que projet pilote en mai 2016,
avec dix grandes chaînes de magasins. « Durant cette
phase de test, plus de 2.000 faits ont été signalés sur la
plateforme », précise Dominique Michel. « La collaboration
avec la police se déroule de manière très positive.
Chaque signalement est traité. Sur la base des informations
transmises par le commerçant, la police peut
ensuite examiner les faits. Dans la moitié des cas, cela a
conduit à un résultat effectif, ce qui constitue une réussite
à la lumière des statistiques en matière de criminalité. »
Je n’y peux rien. Je suis née comme ça.
Extrêmement confortable et pourtant parfaite
pour une journée au bureau.
Le projet a été mis en place avec l'approbation du Ministère
de l'Intérieur. La police fédérale se dit également
satisfaite. Marc Rokegem, Commissaire judiciaire
auprès de la Police judiciaire fédérale, Vols organisés :
« Grâce à cette plateforme, notre collaboration avec les
commerçants s’est encore renforcée. Sur la base des
informations qu’ils nous fournissent, nous pouvons suivre
les affaires de manière plus rapide et plus efficace. Les
résultats positifs parlent d’eux-mêmes ! »
La phase pilote étant terminée, le projet de Comeos est
à présent ouvert à tous les commerçants.
Info : www.comeos.be
infos et points de vente : 02 344 18 71
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© Thinsktock
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Tops des entreprises bruxelloises
BECI PAPER 2018
5
Le statut de capitale internationale et le rayonnement dont
bénéficie Kruxelles expliquent que nos classements comptent
beaucoup d’entreprises étrangères ou d’origine étrangèreè de
filiales d’entreprises étrangèresè d’entreprises dont le centre de
décision est à l’étrangerè etcê Il est normal queè dans un petit pays
à l’économie très ouverte comme la Kelgiqueè les entreprises de
ce type pèsent lourdê Ue n’est pas une raison pour exagérer leur
poidsê Sur les dix entreprises bruxelloises qui dégagent le plus de
bénéficesè la majorité est belgoCbelgeê
pent ensemble
l’an passé – et
hHR Railè bpost
de groupes
oyeurs de la
e le secteur
ntê On peut
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Vous
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isme et leur capacité à relever des
ndialeê U’est important à soulignerè alors que tant
s concitoyens croient – à tort – que la Kelgique n’a pas de
multinationalesê Siè elle en a ) 't elles ont leur quartierCgénéral à
Kruxellesè qu’il s’agisse d’IK InKevè de KKU ou d’UUK Pharmaê On
trouve aussiè dans le top 63 des entreprises aux bénéfices les plus
élevésè des noms surprenants comme Ipetraè la société qui gère
les stocks stratégiques pétroliers de notre paysê
110.000
représente le
nombre de
personnes
employées par les B
plus gros
employeurs
bruxellois
m23,6ds euros
représente le
chiffre dvaffaires de
Toyota
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DIGEST
August choisit Isopix comme
partenaire belge
L’agence photo Isopix renforce
sa position sur le marché des
portraits de célébrités haut de
gamme en signant un accord
de distribution avec August,
la référence en terme de ressources
visuelles exceptionnelles.
Le
portfolio d’August comprend
des signatures telles
que: Michelangelo Di Battista,
Martin Schoeller, Tesh, Art
Streiber, Victor Demarchelier,
Miller Mobley, Brian Bowen Smith, Carlos Serrao,
Danielle Levitt, Greg Williams, Max Vadukul et Williams.
Les clients belges peuvent s’enregistrer sur hello@isopix.be
et demander à recevoir des alertes annonçant les nouvelles
productions d’August. Parmi les services : une
assistance à la recherche et à la ’clearance’ des droits
des stars. Isopix offre ainsi aux éditeurs des solutions
éditoriales complètes.
Pour Bill Hannigan, CEO d’August, « Isopix est reconnue
pour la valeur ajoutée qu’elle donne aux collections de
niche à haut niveau éditorial et iconographique. Je suis
confiant qu’Isopix pourra rapidement consolider la présence
d’August sur le marché belge. »
Paul Marnef, CEO et fondateur d’Isopix, se réjouit également
de cette nouvelle étape pour Isopix : « Nous
sommes extrêmement satisfaits par l’apport d’August
dans notre portfolio. Cela positionne Isopix comme la
référence belge pour les photos haut de gamme. »
Info : www.isopix.be
Look&Fin élargit son offre aux
institutionnels
La plateforme de crowdlending Look&Fin et le gérant
européen Eiffel Investment Group, spécialiste du digital
lending, nouent une collaboration aux termes de laquelle
des fonds d’Eiffel Investment Group pourront apporter
jusqu’à 7,5 millions € de financement à des PME au travers
de Look&Fin, aux côtés des particuliers.
La stratégie d’Eiffel Investment Group est d’investir du
capital en s’appuyant sur des plateformes leaders qu’il
sélectionne dans différents pays européens.
Jusqu’à présent, les entreprises à financer proposées sur
www.lookandfin.com étaient exclusivement adressées
10
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
aux investisseurs particuliers. Eiffel Investment Group
est donc le premier institutionnel à collaborer avec la
plateforme, en prenant une exposition minoritaire dans
tous les dossiers sélectionnés par celle-ci. Look&Fin
souhaite ainsi pouvoir continuer à donner une priorité
aux investisseurs particuliers.
L’objectif est de financer 200 PME. 3 PME en ont déjà
bénéficié pour un montant total de 1,03 million €. Ice
Factory, leader de la vente de glaçons au Benelux, a levé
375.000 € afin de financer une nouvelle ligne de production
; Cargo Lines (transport maritime) a été financée à
hauteur de 160.000 € pour le fonds de roulement et enfin
Val Laquage (laquage sur verre) à hauteur de 500.000 €
destinés à reconstituer sa trésorerie suite à de récents
investissements opérationnels.
« Accueillir un investisseur institutionnel aux côtés des
particuliers va permettre à Look&Fin d’octroyer aux PME
des financements supérieurs à 1 million d’euros », explique
Frédéric Lévy Morelle, fondateur et CEO de Look&Fin.
« Néanmoins, contrairement aux plateformes anglo-saxonnes
où la part des institutionnels représentent
plus de 50 % des montants collectés, nous souhaitons
continuer à donner la priorité aux prêteurs particuliers en
leur réservant minimum 80 % des montants à investir. »
Jean-Benoît Gambet, gérant
d’Eiffel Investment
Group ajoute : « La qualité
du track record et des
équipes de Look&Fin nous
ont convaincus d’investir,
pour la première fois
en Belgique, en nous appuyant
sur une plateforme
de financement participatif.
Notre stratégie vise à diversifier
au maximum les investissements
de nos fonds
de digital lending, dont l’objectif
est d’investir dans des
milliers de PME. »
Info : www.lookandfin.com
La conciergerie EasyDay scelle une
collaboration avec Cofinimmo
Cofinimmo, la première société immobilière belge cotée
en bourse, élargit sa vision de la location pour mieux
servir ses locataires et leur personnel, et vise à leur
offrir plus qu’une surface à louer. L’entreprise leur propose
désormais de nouveaux services et s’ouvre à des
concepts en vogue. Dans cette perspective, Cofinimmo
a fait appel aux services de conciergerie EasyDay pour
développer une offre de services plus riche.
Frédéric Lévy Morelle
© August/Isopix
D.R.
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DIGEST
EasyDay devient ainsi fournisseur de services de Cofinimmo
pour un projet pilote dans deux bâtiments : Park
Lane à Diegem et The Gradient à Tervuren. Cofinimmo
y teste les services de conciergerie d’EasyDay dans le
cadre du concept de « Flex Corner by Cofinimmo », des
bureaux privatisés soumis à un contrat de location flexible
combinés avec des facilités communes (salles de réunion
communes, kitchenette, etc.) et des services. Cofinimmo
a également mis en place le concept ‘The Lounge by
Cofinimmo’, des espaces multifonctionnels équipés de
sorte à pouvoir y travailler, s’y réunir et s’y détendre.
EasyDay s’intègre à l’offre de Cofinimmo en fournissant
au sein des bâtiments quatre services principaux de bienêtre,
‘laundry’, lavage de voiture écologique et à la main
et livraison de paniers bio de fruits ou légumes.
Les services d’EasyDay viennent consolider l’offre commerciale
de Cofinimmo, qui évaluera le projet pilote et
décidera de l’étendre à d’autres bâtiments. Le nombre de
commandes globales et d’utilisateurs sont en croissance.
Info : www.cofinimmo.com
La Belgique reste l’un des pays où le
licenciement coûte le plus cher
Selon la 4e
2014), la Belgique se situe au 10e
rang des pays les plus
chers », précise Nicolaas Vermandel, Global Employment
& Benefits Leader Deloitte Legal .
La plupart des pays voisins de la Belgique ont mis en
place des procédures d’engagement et de licenciement
plus souples et réduit les coûts associés en réformant
leur législation en la matière. C’est l’un des critères utilisés
par les multinationales pour leurs investissements
internationaux.
« La réforme belge sur le statut unifié a clairement raté
une occasion car aucun changement majeur – comme
l’introduction d’un système de plafonnement ou un système
‘two-tier’ (préavis combiné à une indemnité) – n’a
été apporté au régime, alors que la plupart des autres
pays l’ont fait », conclut M. Vermandel.
Info : www2.deloitte.com
ESP A CE MEMBRE
On connaît le Plan
Cafétéria. Mais connaissezvous
le plan Caméléon ?
édition de l’enquête « International Dismissal
Survey », réalisée par Deloitte Legal, qui compare les
procédures de licenciement dans 45 pays, la Belgique
demeure l’un des pays où le licenciement coûte le plus
cher.
Contrairement aux pays voisins, la réforme belge sur le
statut unifié n’a pas initié de changements majeurs susceptibles
d’assurer une flexibilité accrue pour engager et
licencier du personnel et réduire les coûts associés au licenciement.
Malgré cela, les procédures de licenciement
en Belgique sont favorables, par rapport à bien d’autres
pays et ce pour plusieurs raisons, notamment parce que
le coût du licenciement est très prévisible, du fait que
la durée du préavis ou le montant de l’indemnité qui en
tient lieu sont fixés par la loi. Enfin, l’employeur belge
dispose d’un pouvoir absolu pour décider de licencier.
Menée en collaboration avec les partenaires du réseau
international du cabinet belge Laga, l’enquête classe la
Belgique en 2e
position, après l’Italie, en ce qui concerne
le coût moyen de tous les scénarios de licenciement pour
motif économique ou objectif. La Suède, le Brésil et la
Thaïlande complètent le Top 5. Toutes les régions (EMEA,
Latco et Asie) sont représentées dans le Top 10.
« Même après la période de transition (application des
règles de transition pour l’ancienneté avant le 1er
janvier
Les expatriés doivent souvent s’adapter à un nouveau pays,
d’autres habitudes, une autre sécurité sociale. Mais leur
forfait d’assurance s’adapte-t-il automatiquement?
En Europe, il n’y a pas d’uniformité dans les soins publics,
mais 2 grands systèmes : celui du remboursement et celui
des soins en nature. Les assurances maladies privées ont
dans chaque pays soit un système complémentaire, soit une
solution alternative. Cette assurance intégrale (remboursement
dès le premier euro) offre partiellement une double
couverture avec la mutualité. Cela peut être éliminé par une
assurance complémentaire, mais ces garanties varient par
pays, et l’assurance n’est pas portable d’un pays à l’autre.
Par contre, le plan Caméléon s’adapte automatiquement.
Lancé en 2010 par Expat & Co, un souscripteur d’assurances
spécialisé dans des solutions pour la personne internationalement
mobile (expatriés, étudiants internationaux, voyageurs
d’affaires). L’assuré reste dans la même police qui s’adapte
à la situation.
Avantages : économies de prime (jusqu'à 60 %), pas de perte
de temps pour RH à la recherche d’un assureur dans chaque
pays, continuité pour l’expatrié, couverture (partielle) pour
des conditions préexistantes, choix libre du médecin/hôpital.
L’assurance Europat Local Plus d’ Expat & Co couvre les frais
médicaux ainsi que : assistance expatrié, assistance voyage,
accidents privés et/ou de travail, etc..
Plus d’infos :
www.expatinsurance.eu
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
11
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ENTRETIEN AVEC MARC LAMBOTTE, CEO D’AGORIA
La 5G ne sera pas une 4G dopée mais une nouvelle technologie qui permettra d’exploiter
pleinement le réseau internet lui-même avec, à la clé, une numérisation
globale de la société. Mais à l’heure où l’Europe demande de s’aligner pour ce
qui pourrait être une des plus importantes courses au leadership technologique
des années à venir, Bruxelles refuse de prendre place dans les starting-blocks…
Didier Dekeyser
L
a 5G permet de traiter un nombre beaucoup
plus important de données qu’actuellement,
ce qui offre l’opportunité d’inclure massivement
les objets dans un environnement entièrement
connecté. Une voiture, par exemple, peut-être
plus ou moins connectée aujourd’hui et traquer des
déplacements, suggérer de trajets, éventuellement être
dirigée d’un point à un autre ; mais demain, une voiture
connectée en 5G, ce sera un autre monde : la véritable
autonomie lui sera enfin acquise car ses mouvements
pourront interagir avec ceux des autres voitures autonomes
et ses déplacements participeront, en tant que
création de data in situ, à la gestion en temps réel du
trafic local.
L’Europe supporte la 5G pour ces promesses de développement
économique et a demandé que chaque
pays choisisse une ville où s’effectuera le déploiement
de cette nouvelle norme. Plus que logiquement – c’est
une capitale et c’est celle de l’Union – Bruxelles semblait
prédestinée à être l’étendard national ; c’était sans
compter nos normes d’émissions hyper-strictes, et bien
sûr nos taxes, ce qui fait qu’à ce jour il est techniquement
impossible d’installer la 5G chez nous…
Pour Agoria, qui fédère les entreprises « qu’inspire la
technologie », c’est évidemment inacceptable. Son CEO,
Marc Lambotte, nous parle des opportunités en jeu.
Beci : Bruxelles traite les ondes avec méfiance ;
a-t-elle tort de ne pas vouloir être la première
à expérimenter une technologie bien différente
de celle de la 4G ? Les fréquences sont
différentes, les connexions plus nombreuses et
12
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
permanentes, le nombre d’antennes multiplié,
leur puissance accrue…
Marc Lambotte : La norme OMS s’élève à 41,2 V/m.
22 États membres de l’UE sur 28 appliquent cette
norme, également recommandée par la Commission
européenne. La Flandre a déjà adopté une norme quatre
fois plus stricte (20,6 V/m). Bruxelles, avec 6,01 V/m, estaujourd’hui
cinquante fois plus stricte – la plus stricte
au niveau de l’UE ! Cette norme n’est déjà pas suffisante
pour la 4G, vu le quasi doublement de l’utilisation des
data chaque année. Pour pouvoir mettre en œuvre la 5G
sur Bruxelles, nous demandons de suivre au moins la
norme flamande, ce qui semble très raisonnable et respecter
largement le principe de précaution.
Ce qui est dramatique, c’est non seulement que l’on va
passer à côté d’opportunités de développement économique
dont vont profiter la plupart des grandes villes
d’Europe, mais qu’en outre, par atermoiement politique,
nous accumulons un retard que nous ne pourrons que
de plus en plus difficilement rattraper. Gardons aussi à
l’esprit que les entreprises qui souhaitent investir dans
les possibilités qu’offre la 5G ne vont pas attendre un
éventuel consensus politique, dont le contenu ne sera
peut-être même pas celui dont elles ont besoin ; en
conséquence de quoi elles investiront ailleurs, tout simplement.
Dans
l’optique d’une régularisation de la situation, il
faut aussi tenir compte des lenteurs administratives –
hélas – habituelles pour obtenir les autorisations d’effectuer
les travaux d’infrastructures nécessaires au
placement des nouvelles antennes, et de la problématique
des taxes communales sur celles-ci. On traîne et
© Thinsktock
׉	 7cassandra://d1L7oH6LN8vZtyEF1fbwgc8gfN5qQyakOw7Ff_TnbR8"`̵ Zl䰉/3׉ECaractéristiques de la 5G
on risque simplement de
rater le coche.
Quelle plus-value la
5G promet-elle à notre
économie ?
Le passage à la 5G devrait
s’imposer de facto
car nous consommons de
plus en plus de données.
La numérisation permettra
d’augmenter la productivité
des entreprises
Nous accumulons un retard que nous
ne pourrons que de plus en plus
difficilement rattraper.
Marc Lambotte, CEO d’Agoria
et donc de maintenir ou améliorer leur compétitivité,
en particulier à l’international. Ce qui veut dire le maintien
ou le développement de nouveaux emplois. Mais,
surtout, elle permettra la création de nouveaux produits
et services. Citons tout ce qui est lié à la thématique
des smart cities (que nos gouvernants réticents à la 5G
érigent pourtant en objectif, et qui intègre notamment la
Communications entre une grande quantité
d’objets : Cela nécessite une couverture étendue,
une faible consommation énergétique et des
débits relativement restreints. L’apport annoncé
de la 5G par rapport aux technologies actuelles
réside dans sa capacité à connecter des objets
répartis de manière très dense sur le territoire.
Connexion en ultra haut débit avec uniformité de
la qualité de service : Ceci concerne toutes les
applications et tous les services qui nécessitent
une connexion toujours plus rapide, pour
permettre par exemple de visionner des vidéos en
ultra haute définition (UHD-8K) ou de « streamer »
sans fil des applications de réalité virtuelle ou
augmentée.
Communications ultra-fiables pour les besoins
critiques
avec
une
très faible latence,
pour
réactivité accrue : Ceci regroupe les applications
nécessitant une réactivité extrêmement
importante ainsi qu’une garantie très forte
de transmission du message. Ces besoins se
retrouvent principalement dans les transports
(temps de réaction en cas de risque d’accident,
par exemple), dans la médecine (téléchirurgie)
et, de manière générale, pour la numérisation de
l’industrie.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
13
© Agoria
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question de la mobilité dont Bruxelles n’arrive pas à se
dépêtrer !) ; la connexion des objets, qui offre la voie à de
nouvelles activités ou de nouvelles façons de les vivre ;
l’intelligence artificielle qui ne pourra pleinement se déployer
que grâce à un réseau ultra-performant ; la vidéo
interactive en ultra haute définition et sans latence, qui
ouvrira la voie à une chirurgie de précision, à distance si
nécessaire ; etc.
On parle en fait de numérisation globale de l’ensemble
de l’économie, de la société et des pouvoirs publics1
:
est-ce ce train-là que nous allons rater ? D’autres le
prennent déjà : de nombreux projets-tests ou investissements
5G sont aujourd’hui en cours ou planifiés,
comme en Corée du Sud, en Chine, aux USA ou, plus
près de nous, en France où neuf métropoles ont été sélectionnées
pour tester la technologie cette année. Une
des raisons pour lesquelles la Commission européenne
pousse les États membres à avancer, c’est précisément
pour que l’Europe puisse se positionner sur ces nouvelles
technologies face à la concurrence internationale.
Avoir un leadership technologique est essentiel.
La 5G exigera une multiplication des
antennes que les communes taxent
exagérément ; comment franchir l’obstacle ?
Les opérateurs télécom sont prêts à investir 150 millions
dans ce développement pour optimaliser les réseaux
existants et construire de nouvelles infrastructures.
Or, les taxes sur les antennes pèsent sur les
investissements. Il est indispensable que les communes
suppriment d’abord l’imposition des antennes, en collaboration
avec la Région bruxelloise.
N’y a-t-il pas danger à être ultra-connecté ? Avec
une technologie bien plus complexe, les risques
d’une panne peuvent devenir systémiques.
Comme toute nouvelle technologie, à côté des progrès
et avantages rendus possibles, de nouveaux risques
émergent. La technologie peut aussi limiter ces risques
par de nouveaux développements.
La 5G va-t-elle créer de l’activité ? Quid d’un
effet inattendu, comme la disparation de milliers
de commerces due à Amazon ?
Bien sûr que la 5G va créer de l’activité ! Les opérateurs
télécom annoncent déjà 1.500 emplois directs et autant
indirects. En plus, il y a aura la création de nouveaux produits
et services liés à la 5G. Maintenant, oui, d’autres
activités vont disparaître ou vont évoluer suite à la 5G.
Mais, plus vite la Belgique adoptera cette nouvelle technologie,
plus elle aura un avantage sur d’autres pays et
donc de développement économique et de l’emploi. ●
Numérisation de l’industrie ou
digital manufacturing
Les entreprises manufacturières doivent pouvoir
répondre à l’évolution de la demande sur le
marché, le but ultime étant la capacité de produire
en lot d’une seule unité à la demande. Pour cela,
elles doivent « reconfigurer » leurs systèmes de
production pour les rendre plus flexibles, pour
intégrer des fonctionnalités d’auto-apprentissage,
pour assurer une adaptation maximale aux aléas
de production, etc. Cela nécessite des progrès à la
fois sur le plan de l’organisation et sur celui de
la technologie. Les Cyber Physical Systems sont
les modules qui permettent d’établir la liaison
entre les différents composants d’un système
de production intelligent. Dans l’usine de
l’avenir, les processus opérationnels sont
numérisés et connectés via internet. L’impact des
différentes options dans le processus de décision
est évalué au préalable.
?
1G
First analogue
mobile signal,
calls only
2G
Text Messaging
introduced
Hi
1 https://press.agoria.be/secteur-telecoms---besoin-dun-new-deal#
14
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
3G
Mobile data
introduced
4G
Mobile Data-Focused
5G
?????
© Vodafone
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Entrepreneurs
23-26 avril
9 thèmes
10 villes
100 orateurs
Venez échanger des idées et
vous créer de nouvelles opportunités
Les partenariats avec d’autres entreprises, les millennials sur le lieu de travail,
l’entreprise durable, start & scale up ! … Voici quelques-uns des thèmes
abordés lors de la Semaine des Entrepreneurs.
Inscrivez-vous aux conférences qui vous inspirent et élargissez votre réseau
grâce aux moments de networking.
Parlons opportunités. ing.be/entrepreneurs
« La Semaine des Entrepreneurs » : conférences gratuites organisées par ING Belgique du 23/04/2018 au 26/04/2018 inclus dans différentes villes de Belgique (Bruxelles, Gand, Ostende, Anvers, Waregem, Genk, Louvain,
Suarlée, Seraing et Frameries), réparties chaque jour entre 12h30 et 21h00. Participation sans obligation d’achat d’un produit ou service d’ING. Inscription uniquement possible via ing.be/entrepreneurs. Offre sous réserve
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IBAN : BE45 3109 1560 2789. Courtier d’assurances inscrit à la FSMA sous le numéro 12381A. Éditeur responsable : Marie-Noëlle De Greef – Cours Saint-Michel 60 – B-1040 Bruxelles.
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Depuis plusieurs années, l’expression « growth
hacking » a été popularisée par un responsable de
Dropbox et s’applique également désormais au sein
d’entreprises « traditionnelles ». La littérature sur le
growth hacking s’est étoffée et de nombreuses méthodes
peuvent s’appliquer à notre marché.
OPEN SOURCE
Stefan Ifrim, consultant growth hacking
Growth Hacking :
oser le web
Pour se faire une place dans un marché ultra
concurrentiel, de plus en plus de sociétés
font ce qu’on appelle du « growth hacking ».
Littéralement traduit par « pirater la croissance
». Le mot est sur toutes les lèvres, mais
concrètement, de quoi s’agit-il ?
Tout droit venu des États-Unis, le growth hacking
est un ensemble de procédés marketing utilisés par
des start-up de l’économie digitale. Développé par
les grands acteurs digitaux américains, le growth
hacking a pour objectif d’apporter une croissance
exponentielle avec peu de moyens. Dans la Silicon
Valley, où des start-up ont fait fortune, le growth hacking
est devenu un métier à part entière. La mission du
growth hacker est d’optimiser les « metrics AARRR »
(acquisition, activation, rétention, referral et revenu),
en mettant en place des expériences lui permettant de
faire grandir son entreprise, puis de les systématiser.
Le test est donc l’un des premiers leviers du growth
hacking. On teste tout ce que l’on fait sur le web,
encore et encore. De la taille et la couleur de la police,
en passant par l’heure à laquelle les mailings sont
envoyés et les pages Facebook mises à jour. La clé
de la réussite : tester jusqu’à trouver la formule qui
marche. Et c’est là que, parfois, le bât blesse. Car si
l’Américain a une aversion pour la perte et se dit qu’il a
beaucoup à gagner en testant un maximum de choses,
l’Européen, lui, a peur de passer pour incompétent en
testant sans cesse de nouvelles choses.
16
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
BECI - Brux
Parmi les axes du growth hacking, on retrouve en
premier lieu la gestion de votre site web. Aujourd’hui, si
vous n’existez pas sur le web, vous n’existez pas du tout.
Pour mieux gérer son site web, la première chose à faire
est de le rendre visible. Pour vous faire connaître, avoir
une page Google Business, Facebook, Yelp, TripAdvisor,
Brussels Life... est indispensable. Ces sites sont autant
de relais qui rendront votre activité ou vos produits
visibles, n’importe où et à n’importe quelle heure, et qui
permettront à vos clients potentiels d’entrer en contact
avec vous. Connaissez-vous encore des clients qui
réservent un hôtel ou un resto sans lire les critiques, des
gens qui achètent sur le web sans consulter les avis des
autres consommateurs ? Non. Nous non plus. Aussi,
votre présence sur ces sites est indispensable.
Dans cette optique, surtout en B2B, les publicités
Facebook ou Google Adwords sont devenues
extrêmement efficaces. Vous pouvez, pour quelques
euros, tester la formule et trouver des leaders d’opinion
qui comprennent ce que vous vendez.
Enfin, on le dit et on le répète, les réseaux sociaux –
correctement utilisés - peuvent s’avérer extrêmement
puissants pour trouver des clients. La formule Jab jab
jab hook, par exemple, consiste à utiliser son profil
personnel, y ajouter un maximum de clients potentiels
et communiquer trois fois sur des sujets complètement
aléatoires. Après – et seulement après – vous pouvez
communiquer sur votre business.
La méthode du growth hacking est donc testée et
approuvée. L’un des grands défis à relever pour réussir
le pari growth hacking reste de recruter la bonne
personne. On n’embauche pas un growth hacker comme
on embauche un comptable, un juriste ou un ingénieur.
Très peu de gens sur le marché du travail disposent de
l’expérience requise et surtout du feeling nécessaire. Le
métier de growth hacker est différent selon le secteur
concerné et évolue en permanence. Les techniques
utilisées aujourd’hui ne seront probablement plus
efficaces dans quelques mois. Il faut donc embaucher
des candidats qui ont en quelque sorte le web dans
la peau et voient internet comme un outil d’aide et de
croissance. Si le candidat que vous avez devant vous
veut tester des choses et oser sur le web, donnez-lui
l’environnement pour le faire et aidez-le à se former.
Le bémol : certaines techniques de growth hacking
– comme la récupération d’adresses mail ou les faux
comptes sociaux – sont à la limite de la légalité ou de
la déontologie. Mais d’autres sont tout à fait légales et il
serait dommage de ne pas en profiter.
Alors, prêts pour l’aventure ?
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Attirer les commerces au lieu de les chasser !
Disposer de commerces variés dans les quartiers
contribue à l’attractivité de la ville, c’est un enjeu sur
lequel tout le monde semble s’accorder.
Et pourtant, dans la pratique, beaucoup de commerçants
ne se sentent non seulement pas encouragés
et stimulés mais, au contraire, entravés et mêmes
minés dans le maintien de leur activité. Pas un jour
ne se passe sans que l’un ou l’autre commerce ne se
retrouve aux abois en raison de chantiers mal planifiés
ou qui traînent en longueur. Le commerce en
devient peu ou pas du tout accessible durant une période
largement supérieure aux prévisions.
Même lorsque le quartier n’est pas directement impacté
par des travaux de voirie, ceux qui affectent les
autres zones de la ville ont pour effet de décourager
les déplacements des clients, spécialement lorsqu’il
s’agit de rejoindre le centre-ville. Une bonne
partie de cette clientèle se rend au centre-ville dans
le cadre d’une sortie : restaurant, offre culturelle,
shoping. Et c’est ce public-là qui, pour de nombreux
commerces, a largement disparu. Au point de devoir
fermer boutique et de devoir déménager vers des
cieux plus cléments.
B. Russel
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18
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
Trop is te veel
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POUR OU CONTRE
Le droit de vote des étrangers aux élections
régionales
Les résidents étrangers (35 % de la population bruxelloise)
ont déjà le droit de vote aux élections communales, qu’ils
pourront de nouveau exercer en octobre 2018... bien qu’ils
soient peu nombreux à le faire en pratique. Y a-t-il un sens
à étendre ce droit aux régionales dès 2019 ? Pour tous les
étrangers, les ressortissants européens, ou pas du tout ?
Le débat est (re)lancé.
Cédric Lobelle
Henri Goldman, rédacteur en
chef de la revue Politique
En 1992, le Traité de Maastricht
crée la citoyenneté européenne et accorde le droit de vote
à tous les résidents européens aux élections locales. En
2004, emboîtant le pas à l’Irlande et à la Suède, au Danemark
et à la Finlande, aux Pays-Bas et au Luxembourg,
à la Lituanie, à l’Estonie et à la Slovénie, à la Hongrie
et à la Slovaquie, la Belgique étend ce droit à tous ses
résidents issus de pays tiers après 5 ans de résidence.
Ainsi, la moitié des États de l’Union Européenne, dont le
nôtre, ont considéré que la citoyenneté locale n’était pas
forcément liée à une appartenance nationale. Un Espagnol
habitant durablement Stockholm n’est pas obligé
de renoncer à sa nationalité d’origine pour qu’on tienne
compte de son opinion dans la ville où il travaille et paie
ses impôts.
Le niveau local le plus pertinent, ce sont les villes, qui
sont en expansion permanente. En 1975, pour en tenir
compte, la Belgique a mis en œuvre une importante fusion
des communes, divisant leur nombre par quatre.
Dans les villes, cette fusion effaça des frontières qui ne
correspondaient plus à rien sur le terrain.
Aujourd’hui, quand il s’agit d’élire leur bourgmestre,
tous les résidents d’Anvers, de Liège, de Gand, de Charleroi…
ont leur mot à dire, quelle que soit leur nationalité.
Mais ils ne l’ont pas dans la plus grande ville du
pays, Bruxelles, qui reste fractionnée, de façon souvent
absurde, en 19 communes qui ont échappé à la fusion.
Résultat : des droits de citoyenneté reconnus ailleurs
dans le pays ne le sont pas dans la capitale, où pourtant
la proportion de résidents étrangers est la plus élevée
du pays : 35 % ! Cette anomalie doit être corrigée.
Les 415.000 citoyens bruxellois non belges n’ont pas à
faire les frais des mauvais compromis politiques qui,
à Bruxelles, font obstacle à des réformes de bon sens.
D’une manière ou d’une autre, il faut leur accorder le
droit de vote à l’échelle de toute la ville, celle où la citoyenneté
locale fait le plus sens. Soit, aujourd’hui, aux
élections régionales.
Alain Destexhe, Sénateur –
député bruxellois (MR)
Pour les élections communales et
régionales, je suis favorable au vote des seuls citoyens
membres de l’Union Européenne. Malgré la mondialisation
et la diversification croissante de notre société, particulièrement
visibles à Bruxelles, la nation garde tout son
sens. Une nation, c’est une communauté qui partage un
certain nombre de choses : une histoire, des traditions,
des usages et – mais pas seulement – des valeurs. C’est
aussi, selon la formule de Renan, « un plébiscite de tous
les jours ». Même si un nombre croissant – mais pas
majoritaire – de Flamands souhaitent un destin séparé,
une majorité de Belges se sentent encore Belges et ont
lié leur destin, à des degrés divers (politique, sécurité
sociale, défense).
Contrairement au discours ambiant, « étranger » n’est
pas un terme péjoratif. Un étranger, c’est celui qui est
différent, qui – précisément – n’a pas la même histoire,
les mêmes traditions, les mêmes usages (de la politesse
à la façon de se comporter en public ou de traiter les
femmes). Étant, par définition, différent, l’étranger, qui
ne fait pas partie de la communauté politique, ne doit
pas disposer du droit de vote, droit qui appartient à cette
communauté politique, à quelque niveau que ce soit.
Cependant, depuis 60 ans, nous tentons de rapprocher
les peuples européens et depuis une vingtaine d’années,
nous construisons une Union qui est aussi politique. Nous
parlons même de citoyenneté européenne (alors que la
citoyenneté du monde est un concept qui n’existe pas).
Pour cette raison, je suis favorable au vote des Européens
aux élections communales et régionales (et éventuellement
aux législatives, mais cette citoyenneté européenne
n’étant pas achevée, il me semble que les domaines régaliens
doivent toujours relever politiquement des seuls
nationaux).
Selon l’adage « No taxation without representation », il
serait cependant souhaitable que les fonctionnaires de
l’Union Européenne vivant en Belgique soient soumis à la
même fiscalité communale et régionale que les Belges.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
19
© Reporters
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Bruxelles fut la première ville industrielle du pays jusque dans les années 1960.
Ci-dessus : les ateliers Cail & Halot, à Molenbeek, produisaient des machines à vapeur.
URBANISME
Cities of Making : pour une nouvelle
industrie urbaine
Et si les villes étaient l’endroit de tous les possibles, où toutes les fonctions, résidentielles,
de service et même industrielles, pourraient trouver leur place dans
un esprit de respect et même de complémentarité ? Ce projet n’est pas une utopie.
C’est la feuille de route que se sont fixé les initiateurs de Cities of Making.
Johan Debière
D
epuis une trentaine d’années, le secteur industriel
a périclité dans la plupart des grandes
villes d’Europe. Ce constat est connu. Pourtant,
en dépit des aléas économiques, quelques industries,
de petite et parfois de grande taille, se sont
maintenues dans les villes. Souvent méconnues et invisibles,
elles ont survécu à de nombreuses crises. Aujourd’hui
confrontées à de nouveaux dangers – technologies
galopantes, compétition pour les talents, prix du
foncier et cohabitation avec la fonction résidentielle –,
elles constituent une fonction « faible », voir menacée.
Cette menace s’est accélérée à Bruxelles avec la mise
en œuvre en 2013 du PRAS dit « démographique », qui
autorise l’installation de logements sur d’anciennes
ZIU (zone d’entreprises en milieu urbain ou Zones d’Industrie
Urbaine), tout en y maintenant de l’activité industrielle.
Mais laquelle ? Et comment ? C’est à cette
question que s’est attelé le consortium Latitude/ULB/
VUB/Beci.
Une étude tridimensionnelle
Le projet a germé dans les méninges d’Adrian Hill, un
chercheur d’origine australienne, dépité de ne pas trouver
à Bruxelles une définition claire de la « ville productive
». Face à ce constat, il a préparé un projet européen
et obtenu un budget pour mener une étude dont l’objectif
est d’identifier les bonnes conditions pour permettre
le (re)développement d’une industrie urbaine, résiliente,
innovante et adaptée aux contraintes imposées par le
milieu urbain.
La particularité du projet, qui s’étend sur une trentaine
de mois depuis avril 2017, est de se dérouler en paral20
BECI
- Bruxelles métropole - avril 2018
Audi Brussels est aujourd’hui l’un des rares
employeurs industriels en Région bruxelloise.
lèle dans trois villes européennes touchées par la désindustrialisation
: Rotterdam, Londres et Bruxelles.
Ces trois villes concentraient autrefois un mélange
d’activités industrielles, de service et de zones dédiées
à l’habitat. Depuis la deuxième moitié du 20e
siècle,
cette mixité a eu tendance à se réduire au profit des
activités de services et du résidentiel, les activités productives
étant rejetées à l’extérieur des zones urbaines.
Pour les passionnés d’urbanisme comme Lise Nakhlé,
conseillère urbanisme/immobilier chez Beci, cette situation
est doublement dommageable : « La ville est
un écosystème où chaque élément a son importance.
Ejecter de Bruxelles un acteur industriel qui apporte
quelque chose d’essentiel au métabolisme urbain peut
avoir des conséquences directes et indirectes très dommageables
».
© Reporters
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Une approche académiques basée sur une analyse
de terrain
Initié dans le cadre d’un plan de « renaissance industrielle
» et dans le cadre d’initiatives de réindustrialisation
clairement inscrites dans la mouvance du Circular
Economy Package & Industry 4.0 (lire à ce sujet la
très intéressante contribution de Jan-Willem van den
Beukel, Global Circular Economy Lead for Sustainability
chez PwC1
), Cities of Making explore les potentialités
d’une activité productive intégrée selon trois angles
spécifiques : les technologies pour Rotterdam, l’aspect
spatial pour Londres et la gouvernance pour Bruxelles.
« Plutôt que de considérer qui peut prendre place où,
Cities of Making s’attache à établir une grille d’analyse
permettant de déterminer comment chacun peut
prendre place dans une zone déterminée », explique
Lise Nakhlé, qui est chargée de représenter Beci au
sein de Cities of Making aux côtés de chercheurs de la
VUB et de l’ULB.
Face au besoin d’entrer en contact avec des acteurs de
terrain, Beci a rejoint le consortium. Son rôle est d’accompagner
les acteurs académiques dans les entretiens,
de faciliter la communication, d’organiser leur
implication directe dans le projet et de diffuser les résultats,
notamment auprès des pouvoirs publics. Les
résultats de l’étude peuvent en effet venir enrichir le
Plan Industriel, lancé par le Gouvernement conformément
aux accords partagés dans le cadre de la Stratégie
2025.
Boîte à outils
À la lumière de cette radiographie, les décideurs disposeront
ainsi d’un point précis de la situation actuelle en
matière d’industrie locale, mais aussi des éléments favorables
pour le redéploiement d’activités industrielles,
les opportunités de développement, les contraintes et
les freins, notamment législatifs mais pas seulement, la
capacité d’innovation... « L’identification des leviers qui
permettraient l’essor d’une nouvelle activité industrielle
en milieu urbain se fera en travaillant sur trois éléments
indissociables que sont la planification de la transition,
les technologies et l’articulation territoire/bâtiments »,
ajoute encore Lise Nakhlé.
Au-delà d’un état des lieux, il est prévu de réaliser une
boîte à outils destinée tant aux autorités publiques, pour
les aider dans le processus décisionnel, qu’aux entreprises
souhaitant s’installer, rester ou se développer en
milieu urbain. Ces outils seront testés sur des entreprises
et dans des zones pilotes.
Objectif : identifier les bonnes conditions pour permettre
le (re)développement d’une industrie urbaine, résiliente,
innovante et adaptée aux contraintes imposées par le
milieu urbain. « Par ‘industrie urbaine’ on entend les
activités productives au sens large, y compris certaines
activités artisanales », détaille encore la conseillère
Beci. Il est donc vain d’agiter le spectre d’une usine Seveso
ou de l’activité industrielle hyper-polluante... « Au
contraire, l’objectif est plutôt d’implémenter concrètement
des activités en accord avec les ambitions régionales
en matière d’économie circulaire et de revitalisation
urbaine. Il s’agit de favoriser les projets permettant
la mutualisation de certains flux et services, tout en
reconstruisant les liens avec le territoire et la communauté
locale », ajoute Laura Rebreanu, coordinatrice
développement durable chez Beci, qui prend également
part au projet. « L’économie circulaire offre de très nombreuses
possibilités d’un redéploiement industriel, liées
à la valorisation locale de ressources, l’échange de flux,
mais aussi des nouvelles technologies comme l’impression
3D, qui fait partie de circuit de réutilisation et recyclage
des matières ».
Les besoins des entreprises trop peu rencontrés
Au-delà des considérations spatiales, le maintien de
l’industrie se joue aussi sur le plan d’une main-d’œuvre
qualifiée. Le développement des technologies appelle
des compétences spécifiques, trop souvent ignorées. Et
à Bruxelles, les talents vont font souvent défaut, en dépit
d’un taux de chômage élevé. Pourquoi ce décalage ?
Lise Nakhlé a bien sa petite idée : « Aux Pays-Bas et
en particulier à Rotterdam, avec le projet RDM2
, les
autorités publiques sont visionnaires, plus favorables
à l’émergence de partenariats de type public-privé.
À Bruxelles, le fait que des entreprises décident de financer
elles-mêmes du matériel pour permettre aux
jeunes en apprentissage de suivre des formations est
assez symptomatique de l’ambiance dans laquelle on
vit pour l’instant. C’est d’autant plus problématique que
de gros employeurs bruxellois comme Audi ou comme
la Sabca recherchent en vain des profils adaptés pour
pourvoir des emplois essentiels au développement de
leurs activités. Espérons dès lors qu’inspirées des initiatives
étrangères, et bien renseignée quant à ses besoins
spécifiques, Bruxelles se forge une vision concrète
de l’industrie qu’elle souhaite voir prospérer et se dote
des outils pour y parvenir ». ●
Plus d’info : http://citiesofmaking.com
Contact : Lise Nakhlé, Conseillère Urbanisme Beci -
lna@beci.be, +32 478 998 957
1
http://pwc.blogs.com/sustainability/2017/06/industry-40-as-an-enabler-of-the-circular-economy.html
2
Voir Bruxelles Métropole n° 32, février 2018.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
21
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MOBILITÉ
La mobilité 2.0 s’installe au 500 avenue
Louise
Mo, le nouvel espace pop-up dédié à la mobilité urbaine, a ouvert ses portes le
28 mars dernier. Si vous êtes à la recherche de solutions ou d’inspiration pour
mieux faire circuler les biens et les personnes à Bruxelles, une visite s’impose.
Johan Debière
E
n ouvrant Mo, l’espace pop-up entièrement
dédié aux solutions de mobilité pour mieux
faire bouger les entreprises et les citoyens à
Bruxelles, Beci et ses partenaires ont pris une
initiative qui les distingue peut-être sur le plan mondial,
sûrement européen et assurément au niveau belge.
« Chez Beci, cela fait des années que nous travaillons
sur la mobilité », rappelle Ischa
Lambrechts, conseiller mobilité
chez Beci. « Ce thème revient
systématiquement
parmi les
priorités des entrepreneurs
dans
les baromètres que
nous réalisons tous
les six mois. Lors de la
dernière édition, les sondés
étaient même 90 % à affirmer
que la situation de la mobilité à
Bruxelles était pire encore que les années
précédentes. »
En fonction de ce constat, Beci et ses partenaires ont
voulu aller de l’avant. Des travaux de rénovation au rezde-chaussée
de Beci, temporairement vacant, leur ont
offert une opportunité : celle de concentrer en un seul
endroit, sur le terrain, l’ensemble des ressources nécessaires
à une meilleure circulation des biens et des
personnes sur le territoire de Bruxelles-Capitale. Qui
plus est, en bénéficiant d’une localisation favorable sur
l’avenue Louise, donnant au projet une magnifique visibilité.
«
Au sein des entreprises, de nombreuses personnes,
comme les mobility managers ou les HR managers,
veulent trouver des solutions pour mieux armer leurs
travailleurs face aux problèmes posés par la mobilité.
Mais souvent, leurs recherches sont laborieuses. Des
solutions sont disponibles, mais elles sont éparpillées.
Et une fois qu’elles ont été identifiées, il faut parfois faire
la démarche de comprendre quels intérêts spécifiques
elles présentent pour les entreprises », poursuit Ischa.
Le pop-up serait-il donc en passe de devenir le onestop-shop
de la mobilité des entreprises à Bruxelles ?
« Il s’agit d’un espace pop-up avant d’être un shop.
Grâce à Mo, Beci accélère la transition vers une mobilité
durable en promouvant des solutions concrètes »,
ajoute Jean de Renesse (Spacious Agency), consultant
22
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
auprès de Beci dans le cadre du projet de transformation
« The Cham ». « Mo est une collection d’entrepreneurs
et d’entreprises innovantes qui, durant six
mois, collaborent dans une atmosphère
ouverte pour trouver des solutions
aux grands défis de la mobilité
bruxelloise. L’innovation
et la collaboration sont
des piliers fondamentaux
pour la création
de nouvelles formes de
mobilité. L’avenir durable
que nous recherchons exige
une planification complexe. C’est
pourquoi nous avons développé Mo :
pour aller plus loin que les ‘quick wins’ et
les ‘best practices’ qui, parfois, sont estimés
superficiels. »
Futur pôle d’incubation ?
Par-delà le rôle pédagogique et explicatif que peut jouer
le pop-up, Mo sera aussi un endroit où bouillonneront
les idées et les concepts nouveaux dans le domaine de
la mobilité. « On pourra y organiser des tables rondes
sur ces thèmes, faire des démonstrations, proposer des
formations, faire naître des synergies voire même porter
des projets », explique encore Ischa Lambrechts. Le
potentiel et les sujets à exploiter sont très nombreux.
On pense bien évidemment aux différents concepts de
voitures, de vélos ou de scooters partagés, mais aussi
aux applications qui permettent de mieux circuler, de
trouver plus facilement une place de parking, de mieux
exploiter l’énorme potentiel de la multimodalité etc.
Et de s’engager plus activement encore dans la smart
mobility en tablant entre autre sur le développement du
concept de data sharing.
À cet égard, il est utile de préciser que deux startups
seront hébergées pendant cette période de six mois.
« Elles auront l’occasion d’affiner leur business plan et
de préparer la mise sur le marché de leurs solutions
respectives. Et si nous voyons qu’un incubateur mobilité
peut avoir du sens, nous pourrions poursuivre l’expérience
et accueillir ensuite de nouveaux ‘incubés’ dans
ce domaine de la mobilité. » ●
Plus d’info :
Ischa Lambrechts, conseiller mobilité Beci
ila@beci.be, 02 563 68 59
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ENSEIGNEMENT
Pacte d’excellence : ce que pensent les
entreprises du tronc commun
À l’initiative de la Fondation pour l’Enseignement, du club DRH de Beci et de l’Union
Wallonne des Entreprises, une enquête menée auprès de 57 représentants de grandes
entreprises en Fédération Wallonie-Bruxelles a permis d’appréhender les attentes
du patronat quant au futur tronc commun polytechnique et pluridisciplinaire.
Ophélie Delarouzée
L’
heure est à la définition des contenus dans les
groupes de travail. La Fondation pour l’Enseignement
en démarre un en parallèle sous l’intitulé
« Métiers », pour encadrer la formation
continue des professeurs, en premier lieu avec des représentants
des réseaux mais le groupe s’ouvrira progressivement
aux autres acteurs de la société.
Si le temps de l’enseignement est long, les entreprises
semblent parfois impatientes de voir le changement
s’impulser et porter ses fruits. Il ressort de l’enquête
des attentes en adéquation avec la direction prise par
le Pacte pour un enseignement d’excellence et des
constats assez sévères sur les compétences actuelles
des jeunes. Ces mauvaises notes attribuées par les
entreprises se reflètent déjà dans le taux d’embauche,
selon Erick Thiry, responsable et coordinateur du club
DRH de Beci : « À Bruxelles plus particulièrement, il
y a un delta énorme entre les offres d’emplois et le
nombre de demandeurs d’emploi ». Lors du symposium
sur le tronc commun, organisé fin février par la Fondation
pour l’Enseignement, il a également été remarqué
qu’une croissance de 400.000 emplois était attendue
entre 2015 et 2025 en Belgique, mais que la part des
emplois peu qualifiés passerait de 18 à 12 %.
Insuffler l’esprit d’entreprendre et miser sur les
Stem
Les sondés ont fait état à 89 % de lacunes en langues
étrangères et à 82 % d’un manque de compétences entrepreneuriales.
Les entreprises estiment à 79 % que
les élèves de l’enseignement qualifiant ne sont pas
assez bien préparés aux Stem (Sciences, Technologies,
Engineering & Mathematics) et ce taux reste élevé
(63 %) pour l’enseignement général. Leurs attentes
prioritaires se situent au niveau des savoir-être (à 85 %)
et des savoirs de base (français, mathématiques et
sciences), à 83 %. Les entreprises suggèrent d’intégrer
aux programmes la gestion de projets (93 %) et l’éveil
aux technologies, dont le numérique (78 %).
Ces données traduisent sans équivoque la demande des
entreprises d’inclure des matières nouvelles, promptes
à stimuler l’esprit d’entreprendre. Elles reflètent aussi
une critique quant à la maîtrise des connaissances
de base à la sortie de l’enseignement, prérequis
24
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
Lors de vos contacts professionnels avec les jeunes issus de
l’enseignement secondaire, constatez-vous que les acquis de
base dans les matières ci-dessous sont suffisants ?
Compétences entrepreneuriales/transversales
Oui
4%
Sans avis
14%
Non
82%
indispensables dans le monde professionnel, d’après
Erick Thiry : « Il y a des faiblesses en français et de
grandes lacunes dans les langues étrangères, ce qui
est particulièrement problématique dans un pays qui
est ‘cross-border’ et qui fait du business avec tous les
pays voisins ».
Olivier Remels, secrétaire général de la Fondation pour
l’Enseignement, relève que le renforcement des savoirs
de base est un préalable au développement des Stem :
« La connaissance des Stem et leurs applications technologiques
nécessitent en réalité un bon ancrage des
savoirs de base. Les élèves de l’enseignement technique
et professionnel s’y sont actuellement retrouvés
en grande partie par défaut. Cette dynamique résulte
d’une orientation négative et doit être renversée ». Avec
12 % de diplômés en sciences et en sciences appliquées
en Belgique francophone, loin derrière la moyenne européenne
qui reste autour des 22 %, il estime que « si
on ne veut pas être demain un pays en décrochage technologique,
il faut absolument que les Stem soient pleinement
intégrés dans notre système scolaire. On voit
bien qu’il y a une trop faible appétence, surtout chez les
filles, peut-être parce que les applications de ces options
ne sont pas assez bien perçues. Il faut cependant
relativiser quelque peu car on observe une tendance
similaire ailleurs en Europe, mais ce n’est pas pour
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Vos attentes prioritaires en tant qu’employeur par rapport au nouveau tronc commun polytechnique & pluridisciplinaire
concernent en priorité ?
L’acquisition des savoirs-être
(ponctualité, respect des autres,
travail en équipe, etc...)
10
20
30
40
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60
70
80
0
autant qu’il ne faut pas essayer d’y remédier. Le système
éducatif en Fédération Wallonie-Bruxelles compte
par ailleurs parmi ceux qui utilisent le moins les technologies
numériques ».
Une approche transversale et différenciée
Les brillants résultats de la réforme du tronc commun
en Ontario ont été présentés lors du symposium.
Le nombre d’élèves qui réussissent leur secondaire
en 4 ou 5 ans est passé de 68 % en 2004 à 86,5 % aujourd’hui.
« On peut y choisir d’apprendre des matières
de façon théorique ou pratique et cela réduit le taux
d’échec parce que l’on apprend de la meilleure façon
pour soi », explique Erick Thiry. « En 2004, les jeunes
devaient s’adapter à l’école. Aujourd’hui, c’est l’école qui
s’adapte à eux et cela fait toute la différence. Les nouvelles
technologies et les matières entrepreneuriales
ont également été incluses dans l’enseignement des
différentes disciplines. Cela fonctionne : 92 % des élèves
trouvent un travail dès la sortie des études. »
Olivier Remels remarque que « l’esprit d’initiative, la faculté
d’apprendre à apprendre tout au long de sa vie et le
numérique seront de la même manière intégrés de façon
transversale, outre des référentiels technologiques
spécifiques. Il ne faut pas non plus se calquer sur des
systèmes scolaires issus d’autres pays, parce qu’on négligerait
l’appropriation par les acteurs en fonction de
leur contexte local. La force de la réforme en cours tient
aussi du fait d’être portée par les acteurs eux-mêmes.
L’ensemble des aspects de l’enseignement ont été
abordés : de la gouvernance du système en passant par
le tronc commun et la prise en compte de l’hétérogénéité
des élèves dans les classes, en allant jusqu’à la formation
initiale des enseignants. » Les plans de pilotage
basés sur l’établissement de diagnostics et d’objectifs
propres à chaque établissement permettront de suivre
la bonne mise en œuvre de la réforme.
Si 80 % des entreprises déplorent la faiblesse des interactions
avec le monde de l’école dans l’orientation des
10
20
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40
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70
80
0
élèves du secondaire, elles affichent volonté de s’investir
plus avant, dans un cadre structuré qui reste à définir.
« Nous accompagnons une réforme historique qui engage
les générations futures », conclut Olivier Remels.
« La Fondation pour l’Enseignement continuera dans
une logique de progrès à soutenir ces échanges pour
faire en sorte que ni l’enseignement, ni les entreprises,
ne vivent sur une île déserte ». ●
L’acquisition ferme des savoirs de base
(dans chacune des disciplines : français,
mathématiques, sciences)
Le monde scolaire fait-il assez/volontiers
appel à vous et aux acteurs socio-économiques
en général pour l’informer sur les métiers,
les entreprises et les activités humaines en
général?
Au fondamental (maternelle/primaire) ?
Oui
10%
Sans avis
18%
Non
72%
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
25
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ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Investir dans des pays « fragiles » ?
Oui, avec le soutien de l’Europe !
Une mise de 4,1 milliards d’euros, avec l’espoir de mobiliser dix fois plus d’argent,
pour encourager l’investissement privé dans des projets de développement durable,
en Afrique subsaharienne et dans les pays voisins de l’Europe. Tel est l’engagement
pris par la Commission européenne via le Plan d’Investissement Extérieur (PIE) et
son instrument financier, le Fonds Européen de Développement Durable (FEDD).
Emmanuel Robert
L
e PIE, c’est en quelque sorte le « plan Juncker »
appliqué au développement des pays d’Afrique
subsaharienne et du voisinage européen – bassin
méditerranéen et Europe orientale. Le principe est le
même : mettre des fonds publics à disposition d’institutions
financières partenaires, pour les aider à garantir des opérations,
partager les risques et financer des prêts. Bref,
débloquer de l’argent et obtenir un « effet de levier ». Le
plan Juncker démontre que cela fonctionne : au 1er
janvier,
il avait déjà permis de lever 257 milliards d’euros (plus de
80 % de l’objectif), pour une mise initiale de 21 milliards en
2015. Dans le cadre du Plan d’Investissement Extérieur, ce
sont 4,1 milliards d’euros qui sont alloués au FEDD pour
mobiliser 44 milliards d’investissements d’ici 2020.
C’est pourquoi l’instrument financier n’est que l’un des trois
piliers sur lesquels repose le PIE. Le deuxième pilier est
celui de l’assistance technique, afin d’aider les bénéficiaires
à développer des projets matures, plus attractifs, davantage
susceptibles de convaincre les investisseurs. Le troisième
pilier, enfin, concerne le dialogue avec les pays partenaires
afin d’améliorer le climat d’investissement et l’environnement
des affaires.
Une approche intégrée, au profit d’un développement plus
inclusif et plus durable. L’un des principaux objectifs du
PIE est en effet de créer de l’activité et de l’emploi dans les
pays-cibles – bref, améliorer le bien-être des populations et
s’attaquer ainsi aux racines des mouvements de migration
qui aboutissent en Europe.
Les besoins sont en effet criants : selon le Forum économique
mondial, il manque 2.500 milliards d’investissements
annuels dans les secteurs-clés du développement
durable, si l’on veut atteindre les objectifs 2030 des Nations
Unies. Le continent africain, à lui seul, aurait besoin de
200 à 1.200 milliards de dollars supplémentaires par an.
Mais les investissements directs internationaux dans les
pays en développement ont baissé depuis la crise financière
de 2008. Pire encore : les pays qui en auraient le plus besoin
restent dramatiquement sous-financés. En Afrique, moins
de 10 % des investissements internationaux vont aux pays
dits « fragiles », moins avancés, touchés par la violence –
et encore sont-ils concentrés sur une dizaine de pays, les
mieux dotés en ressources. Or, monter un business dans un
pays fragilisé coûte jusqu’à trois fois plus cher. Convaincre
les investisseurs y est plus difficile ; les risques sont plus
importants ; les infrastructures font défaut…
26
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
Un portail pour guider les entreprises
Et les entreprises ? Encouragées à investir, elles peuvent
bénéficier des instruments du PIE à travers les institutions
financières partenaires : Banque Européenne d’Investissement,
BERD, Banque Africaine de Développement, etc.
Les entreprises sont invitées à prendre contact avec ces
institutions financières et à s’informer des instruments disponibles.
Pour faciliter leur parcours, la Commission européenne
a elle-même mis en place un « guichet unique » virtuel
: un portail web où poser des questions, demander un
financement et proposer des projets. Le secrétariat du PIE
réorientera les demandes vers les institutions partenaires.
Les projets éligibles doivent concerner les secteurs-clés du
développement durable, tels que le PIE les a identifiés dans
sa « première fenêtre d’investissement » : ce sont en priorité
les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique,
la lutte contre le changement climatique et le soutien aux
TPE et PME, mais aussi l’agriculture soutenable, les villes
durables, ou encore la numérisation. ●
Pour aller plus loin
Voir https://ec.europa.eu/commission/
external-investment-plan_en ;
ec-eip-efsd-secretariat@ec.europa.eu
Contact : Jean-Philippe Mergen
Tél. 02 210 01 77, jpm@beci.be
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CHAMBRES BILATÉRALES
L’Amérique latine s’installe à son tour chez
Beci
Avec l’arrivée de chambres de commerce d’Amérique latine (via deux « clusters »
regroupant onze pays) en son sein, Beci affirme encore un peu plus sa politique
fédératrice.
C
ontinuer à créer des
synergies, favorables
à toujours plus
d’action économique, tel est
l’un des créneaux majeurs
de la politique de Beci. C’est
dans cette optique que les bureaux
du 500 Avenue Louise viennent de se
compléter, en attirant trois chambres de
commerce bilatérales (Chili, Colombie et Pérou),
en plus du « cluster » Euracen, nom d’un
groupement de chambres qui couvrent huit économies
d’Amérique centrale : Bélize, Costa Rica,
République Dominicaine, Guatemala, Honduras,
Nicaragua, Panama et Salvador. L’ensemble
de ces 11 pays équivaut à un PIB total
de plus de trois milliards de dollars américains
et totalise une population de 270 millions
d’habitants.
Les trois pays sud-américains sont autant de
« poids lourds » par rapport aux pays de l’Euracen,
qui se comparent davantage à la Belgique par leur
format géographique. Le Costa Rica, par exemple,
compte environ 6 millions d’habitants ; le Honduras,
8,7 millions… Erwin De Weerdt, président de l’organe
depuis 2014, particulièrement actif sur le terrain depuis
de nombreuses années, est un fin connaisseur des
différentes sensibilités de ces nations, la plupart étant
encore relativement méconnues. « Même si ce sont de
petits pays, ils ont parfois des sensibilités assez différentes
en fonction des intérêts qui peuvent entrer en
ligne de compte. Me concernant, c’est parfois compliqué
à orchestrer, mais c’est souvent passionnant ! »,
déclare-t-il.
De nombreuses opportunités
Accompagner une chambre telle qu’Euracen au plus
proche de ses ambitions coopératives des deux côtés
de l’océan, qui sont de booster les activités orientées
des PME vers l’économie, le social voire même le tourisme,
cela ne peut évidemment que satisfaire M. De
Weerdt. « Tout cela va être une formidable occasion
pour encore mieux informer les dirigeants de nos entreprises.
Car les PME belges souhaitant développer
leur business à l’international devraient logiquement
trouver l’un ou l’autre intérêt si elles scrutent de plus
près les nombreuses et nouvelles opportunités possibles
là-bas. En termes d’investissements, mais aussi
de regroupements avec d’autres sociétés sur place, car
David Hainaut
il existe un accord économique bilatéral
signé avec la Commission européenne. Ce
qui fait que chaque société peut profiter de
certaines garanties et de conventions financières
non négligeables. »
Ayant fêté ses vingt-cinq ans l’année dernière,
Euracen avait depuis plusieurs années l’idée de
s’installer chez Beci, à l’instar d’autres
chambres de commerce. Une centralisation
qui offre une occasion supplémentaire
de connections de connaissances,
d’informations et de services, et qui devrait
par ailleurs constituer un solide appui
et offrir plus de facilités pour l’ensemble
des entrepreneurs bruxelloises. « De plus »,
indique M. De Weert, « nous bénéficions d’un
secrétariat central important, qui peut coordonner
le flux d’informations avec les chambres
belgo-chilienne, belgo-colombienne et
belgo-péruvienne. De quoi offrir d’autres
avantages aux membres de Beci. Puis, se
retrouver sous un même toit est une opportunité
évidente pour offrir une vitrine supplémentaire
à ces chambres. Une mise en
valeur dont chacun pourra se réjouir ! »
Sans oublier qu’à proximité se situent de
nombreuses ambassades, bien sûr favorables
à ces nouveaux mouvements. « Le
fait de bénéficier d’infrastructures, même
basiques d’apparence, telles que des salles
de réunion, ou de services annexes comme
des traiteurs, cela ne va faire que renforcer cet
important point de chute pour tout le monde.
Tout est à présent bien en place pour effectuer
un pas de géant dans le fonctionnement de nos
chambres de commerce respectives », conclutil.
Une association stimulante, dont ne peut évidemment
que se réjouir Beci... ●
Plus d’info : Cluster of Chambers for the Pacific
Alliance and Central America (CCIBILA) – Anémone
Hubert,ccibila@beci.be, 02 643 78 22.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
27
© Thinsktock
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RÉFORME TVA EUROPÉENNE
Vers un nouveau régime définitif,
mais pas seulement !
Le 4 octobre 2017, la Commission européenne publiait trois projets de textes visant
à lancer « la réforme des règles de l’Union en matière de TVA la plus importante
des 25 dernières années »1
. Cette réforme, motivée par des objectifs
de modernisation, simplification du système et de lutte contre la fraude,
s’articule autour de plusieurs principes fondamentaux exposés ci-dessous.
Kim Bar et Aline Wyckmans, Ernst & Young Tax Consultants
1. La mise en place d’un régime définitif pour les
échanges intra-communautaires de biens basé sur
le « principe de destination » : engagement de longue
date, l’idée est d’abolir le régime intracommunautaire
actuel applicable aux livraisons de biens B2B et de le
remplacer par un système de « taxation à destination ».
En d’autres termes, l’exemption pour livraison intracommunautaire
et l’acquisition intracommunautaire se
verraient remplacées par une nouvelle opération imposable,
la livraison « intra-union », taxable dans l’État
membre d’arrivée des biens. Il reviendrait dès lors au
vendeur d’appliquer, sur sa facture de vente, le taux
de la TVA en vigueur dans l’État membre d’arrivée des
biens, à moins que l’acheteur ne bénéficie d’un statut
d’assujetti certifié (voir ci-après) lui permettant d’auto-liquider
la TVA de manière similaire au régime actuel
;
2. Un système d’enregistrement unique (guichet
unique) afin de simplifier les obligations TVA des entreprises
qui effectuent des opérations transfrontalières.
Ce guichet permettrait en effet aux assujettis de centraliser
l’ensemble de leurs formalités TVA européennes
via un portail unique disponible auprès de leur administration
fiscale. Déjà opérationnel pour le secteur des
services électroniques B2C, ce guichet deviendrait alors
disponible pour l’ensemble des opérations intra-union ;
3. L’harmonisation et la simplification de certaines
règles relatives à la facturation afin de permettre
aux vendeurs d’émettre des factures conformes aux
règles en vigueur dans leur propre pays, même en cas
d’échanges transfrontaliers ;
4. L’introduction de la notion d’ « assujetti certifié » :
un assujetti rencontrant certains critères pourrait se
voir attribuer, par son État membre d’établissement,
un « certificat » le reconnaissant comme fiable, digne
de confiance, pour l’ensemble de ses opérations TVA
au sein de l’Union. Cette « certification TVA » permettrait
notamment l’application du mécanisme de l’auto-liquidation
dans le cadre des livraisons intra-union,
mais ouvrirait également la porte à d’autres simplifications,
notamment en matière de stocks en consignation
et d’opérations en chaîne. Notons qu’un parallélisme
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BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
peut être fait entre la notion d’assujetti certifié et celle
d’« Opérateur Economique Agréé », telle que déjà prévue
par la législation douanière aujourd’hui.
Si, sur base du calendrier de la Commission européenne,
le régime définitif devrait, en principe, entrer
en vigueur en 2022, la notion d’assujetti certifié devrait
quant à elle voir le jour déjà en 2019, associée par ailleurs
à quatre « solutions rapides » visant à améliorer
le système actuel en matière de stock en consignation,
ventes en chaîne et livraison intracommunautaire
(preuve du transport et numéro de TVA de l’acquéreur).
Ces différentes propositions sont actuellement à l’étude
au niveau du Parlement européen et du Conseil de
l’Union. À voir toutefois dans quel délai l’unanimité des
États membres pourra être trouvée.
D’autres changements déjà adoptés sont par ailleurs
attendus dès 2019. On pense notamment aux nouvelles
modifications à venir concernant les services électroniques
et les ventes à distance, ainsi qu’à la directive
sur le traitement des bons. Il conviendra également aux
entreprises concernées d’anticiper les impacts TVA liés
au Brexit, annoncé pour le 29 mars 2019.
Enfin, les entreprises devront également garder un œil
à la nouvelle proposition de texte publiée par la Commission
européenne le 18 janvier dernier, concernant le
régime particulier des petites entreprises. ●
1 http://europa.eu/rapid/press-release_IP-17-3443_fr.htm
© Thinsktock
׉	 7cassandra://Hcg_Uf6M1IhxvcFQ1-idaXH0fOGYS0aeXpKlDL55uWc,`̵ Zn䰉/31׉EvINTERNATIONAL
PROCHE-ORIENT
Liban-Jordanie : des marchés stratégiques
Du 7 au 12 mai, une mission économique multisectorielle sera organisée au Liban
et en Jordanie par l’Awex, l’Agence wallonne à l’Exportation, en collaboration notamment
avec Brussels Invest & Export. Une destination « surprenante » vu le contexte
géopolitique actuel dans la région (guerre civile en Syrie, conflit israélo-palestinien).
Pourtant, ces deux pays ont beaucoup à offrir aux entreprises. Annabelle Duaut
A
vec une population de 6,3 millions d’habitants,
le Liban possède une économie reposant majoritairement
sur l’initiative privée (90 % du PIB)
et les importations (80 à 90 % des produits consommés
sont importés1
). Francophone et doté d’opérateurs privés
très actifs (immobilier, banques, tourisme, santé, luxe,
construction…), le marché libanais est particulièrement
accueillant pour les produits européens. Il offre, en outre,
une grande ouverture régionale et constitue un tremplin
idéal vers les autres marchés moyen-orientaux ou africains.
Grâce à des réformes structurelles et à la réouverture
progressive des routes commerciales dans la région,
le PIB libanais devrait afficher, selon l’agence Moody’s,
une croissance d’environ 3 % en 2018.
Frontalier de la Syrie, le Liban est un opérateur tout trouvé
pour apporter sa contribution à la reconstruction du territoire
syrien, et ce dans de nombreux secteurs. Le chantier
étant estimé à 220 milliards de dollars, « les entreprises
belges pourront passer par le Liban pour se tailler une
part du marché syrien »2
. La majorité des infrastructures
du pays nécessitant une réhabilitation complète,
les secteurs de l’énergie (notamment renouvelable), de la
construction et de la santé (tourisme médical, chirurgie
esthétique, médicaments) sont ceux présentant le plus
d’opportunités pour les entreprises belges.
Le potentiel de la Jordanie
Avec presque 10 millions d’habitants, la Jordanie est
une économie émergente, « tournée vers les services »
et « très ouverte au commerce extérieur »3
. Dépendante
de l’importation pour une grande partie de ses besoins,
elle représente une porte d’entrée importante vers l’Irak,
avec qui elle entretient des relations économiques et
commerciales très étroites. De nombreuses entreprises
irakiennes se sont d’ailleurs implantées à Amman depuis
la guerre (2003).
Le PIB national est tiré par les services financiers, le tourisme,
le commerce, les TIC, l’immobilier.... L’économie
jordanienne a été largement libéralisée et privatisée dans
les années 2000, période de forte croissance. D’après la
Banque Mondiale, la croissance économique annuelle du
pays devrait atteindre 2,5 % d’ici à 2020, étant donné la
modération des tensions géopolitiques et une modeste
hausse des prix du pétrole. Pour les années à venir, les
Amman, capitale de la Jordanie, est
aussi une porte d’entrée sur l’Irak.
principaux enjeux économiques seront liés au développement
des infrastructures.
La croissance démographique et économique engendre
d’importants besoins, auxquels la Jordanie entend répondre
dans le cadre de partenariats public-privé. Les
secteurs les plus porteurs sont l’eau, les énergies renouvelables,
les transports, la construction, les télécommunications
et le secteur médical.
Dans le cadre d’une politique de responsabilité sociale,
depuis l’été 2016, l’UE a assoupli ses règles commerciales
avec la Jordanie et augmenté le montant de ses
aides directes afin que le pays puisse répondre aux besoins
des réfugiés syriens. En contrepartie, la Jordanie
s’est engagée à « autoriser des milliers de réfugiés syriens
à travailler dans ses entreprises (c’est le cas depuis
février 2016, ndlr). Les entreprises jordaniennes
employant un certain nombre de réfugiés paieront moins
de taxes, ou aucune taxe, sur beaucoup de leurs produits
d’exportation à destination de l’UE au cours des dix prochaines
années 4
». En Jordanie, la nouvelle a été perçue
par les politiques comme une occasion de transformer la
crise des réfugiés en une opportunité économique.
Même si l’UE possède un accord de libre-échange avec la
Jordanie depuis 10 ans, les règles étaient si strictes que
la Jordanie n’avait exporté, durant l’année 2015, que pour
200 millions d’euros de marchandises vers l’Europe. ●
1 http://www.awex-export.be/fr/agenda/jordanie-liban-mission-multisectorielle-2018
2 Idem
3 Idem
4 https://www.lorientlejour.com/article/997701/accord-entre-lue-et-la-jordanie-sur-les-refugies-syriens.html
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
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GÉRER LES TALENTS
La rapidité est devenu le maître-mot de nos sociétés hyperconnectées, et le stress
généré propage un fléau susceptible de s’abattre sur les travailleurs : le burn-out.
Les contours de la responsabilité des entreprises sont ici tracés sous l’angle médical,
patronal et syndical.
Ophélie Delarouzée
P
aul Palsterman, secrétaire régional CSC, commence
par revenir sur les origines du trouble :
« L’acédie était une forme de dépression qui atteignait
des moines particulièrement zélés. À un moment,
quelque chose cassait, ils ne voyaient plus le sens de ce
qu’ils faisaient et cela se traduisait par de la paresse, du relâchement.
Ce phénomène a ensuite atteint des professions
plutôt altruistes, où il y avait une vocation quelque part :
des médecins, des travailleurs sociaux, des professeurs et
aussi des employés extrêmement motivés qui se donnent
sans compter dans leur travail. »
Pour Maryam Bastan, psychiatre responsable de la clinique
du stress au CHU Brugmann, il ne s’agit plus uniquement
d’une question de profil : « En mettant l’accent sur les
personnalités à risques, l’employeur peut considérer que
le problème vient de la personne et ne pas remettre pas en
question le fonctionnement de l’entreprise. » Elle explique
que le burn-out est initialement défini comme un trouble
de l’adaptation avec humeur anxieuse ou dépressive et
que, sous cette approche, le problème est reporté sur la
personne, motif qui a déjà été invoqué par des assurances
complémentaires pour ne pas verser d’indemnités. « Maintenant,
on se rend compte que toutes les professions sont
touchées », poursuit-elle. « Les causes sont souvent les
mêmes : une charge de travail importante, une pression
dans les délais, une exigence qualitative, une hiérarchie
présente de manière parfois rigide, une demande de polyvalence
et de disponibilité... Des traits de personnalité tels
que le perfectionnisme jouent un rôle dans la survenue
du burn-out mais ce type de contexte de travail génère du
stress chez tout le monde.».
Jean-Claude Daoust, président de la commission sociale de
Beci, insiste sur l’importance de distinguer le burn-out dû
aux circonstances du travail et la dépression causée par un
incident de vie d’ordre privé comme un divorce, une maladie
ou un décès : « Pour la personne qui fait un burn-out, on
conseille d’arrêter le travail pendant un certain temps, de
30
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
mettre un écran entre sa vie
privée et professionnelle. En
cas de dépression liée à un
accident de la vie, c’est exactement
l’inverse. Il est plutôt
préconisé de continuer
à travailler, après peut-être
une courte absence. On s’en
sort mieux en continuant à
avoir un rythme de vie active
qu’en restant chez soi à se
morfondre. »
Maryam Bastan concède que
poser un diagnostic implique
de considérer la situation
Une réflexion est en cours pour la
reconnaissance du burn-out comme
maladie professionnelle. Il faudrait
éviter de reproduire la même erreur
qu’avec le harcèlement moral. Il faut
pouvoir voir l’ensemble des risques
psychosociaux
Paul Palsterman,
secrétaire régional CSC
de la personne dans son ensemble, mais fait montre de
nuances quant à une catégorisation stricte : « Par expérience
je peux vous dire que si, dans les conclusions, un
© Thinsktock
D.R.
׉	 7cassandra://PJ7pBKnEeswJk2N0ww8pAkFaPOFYCk3m8zDF6E0dbKY`̵ Zn䰉/35׉ETOPIC
problème d’ordre privé est mentionné, il y a directement
une déresponsabilisation de la part de l’employeur. Les
journées s’allongent, les contrats de travail sont plus précaires
et les personnes sont un peu prises en otages dans
tout cela. Le travail devrait représenter un tiers de notre
vie, mais dans la pratique aujourd’hui c’est beaucoup plus.
L’équilibre avec la vie sociale, la vie familiale et les loisirs
est perturbé. Pour tout gérer, des personnes fonctionnent
par exemple avec des douleurs diverses. Dans une tentative
de tout gérer, les personnes, dans un premier temps,
surinvestissent leur travail et ensuite les symptômes de
burn-out apparaissent.»
Une réflexion législative en cours
De par son expérience avec le harcèlement moral, Paul
Palsterman rejoint Jean-Claude Daoust dans l’importance
de ne pas non plus tout confondre, mais appelle, comme
le Dr Bastan, à traiter la culture d’entreprise dans son
ensemble face aux risques psycho-sociaux : « La réglementation
sur la protection du travail était au départ centrée sur
les ouvriers en contact avec des produits et des machines
dangereux. La législation sur les risques psychosociaux a
été introduite avec le harcèlement moral. Après un grand
nombre d’articles terrifiants sur le sujet, on a introduit tout
un arsenal législatif contre le harcèlement moral, mais dans
la plupart des dossiers auxquels on était confrontés, on était
amenés à dire : ‘oui, vous souffrez au travail, mais ce n’est
pas du harcèlement moral’. Aujourd’hui, les représentants
officiels du patronat se focalisent sur le burn-out parce
que c’est souvent le fait des bons employés. Une réflexion
est en cours pour la reconnaissance du burn-out comme
maladie professionnelle. Il faudrait éviter de reproduire la
même erreur qu’avec le harcèlement moral. Il faut pouvoir
voir l’ensemble des risques psychosociaux, dont le burnout
et le harcèlement moral font partie. » Il remarque que
la gestion des plaintes vise surtout à inciter l’employeur
à aborder la question sur le plan collectif. Les sanctions
n’arrivent qu’en bout de course et sont rares : prouver sa
maladie est une chose, mais il est difficile d’attester de
son lien avec le travail et de mettre en évidence une faute
de l’employeur.
Jean-Claude Daoust n’est pas favorable à une législation
trop contraignante sur le burn-out, étant donné que le problème
est spécifique à chaque individu : « On vit dans une
société où tout doit aller vite tout le temps. Cela provoque
des difficultés, parfois plus pour l’un que pour l’autre. En
20 ou 30 ans, le service du personnel qui était presque
un service comptable, qui gérait les paies, a acquis ses
lettres de noblesse dans les matières ‘soft’ des ressources
humaines et cela doit continuer à évoluer en ce sens. Les
départements de ressources humaines sont demandeurs
de pouvoir gérer cela sans trop de contraintes légales parce
que, bien souvent, les problèmes tiennent quasiment de
l’individuel, avec des cas où c’est lié à un chef de département
excessif, d’autres où c’est d’abord le caractère perfectionniste
d’un employé qui est en cause... »
Une entreprise à l’écoute face au stress
Paul Palsterman appelle à s’appuyer sur les services de
protection au travail et, dans les entreprises d’une certaine
taille, sur les comités de protection et de prévention
pour analyser l’organisation
du travail et éviter l’apparition
du risque. Selon le
Dr Bastan, donner des formations
sur la prévention
du burn-out pourra aider
les employés à développer
des stratégies d’adaptation
face au stress, mais cela ne
suffit pas : « L’entreprise
doit également s’interroger
sur sa manière de gérer les
équipes et développer une
proximité dans la gestion
pour faire en sorte qu’elle
En 20 ou 30 ans, le service du
personnel qui était presque un service
comptable, qui gérait les paies, a
acquis ses lettres de noblesse dans
les matières ‘soft’ des ressources
humaines et cela doit continuer à
évoluer en ce sens.
Jean-Claude Daoust
soit plus participative. La réflexion doit se faire dans les
deux sens. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas une manière
unique de bien gérer. En cas de séparation par exemple,
l’organisation de la vie change et l’employeur peut en tenir
compte ».
Face à la nouvelle difficulté des managers d’identifier des
signes avant-coureurs, Jean-Claude Daoust propose des
pistes à explorer en matière de prévention : « Les délégations
syndicales peuvent informer les départements de
ressources humaines des cas qu’elles peuvent entrevoir à
travers leur présence dans l’entreprise. À ce moment-là,
on peut avoir une saine collaboration. Je pense que les
évaluations sont aussi des moments opportuns pour examiner
si la personne se sent bien dans sa fonction, voire
dans son évolution de fonction, si elle accepte de se prononcer
parce que cela peut être gênant de parler de ses
difficultés. L’évolution de fonction peut aussi être un moment
difficile. On peut proposer des formations pour améliorer
les compétences et rendre les personnes mieux armées
face à leurs responsabilités. »
Après un burn-out, il constate davantage de succès quand
l’employeur maintient le contact avec le malade pour lui
faire sentir qu’il sera le bienvenu à son retour. Tous s’accordent
à dire que la reprise doit être évaluée au cas par
cas. Elle peut être graduelle, ce qui impacte l’organisation
du travail du service concerné ; à un poste différent, si les
attributions de l’employé étaient en cause ; ou au même
poste, si une réaffectation devait être vécue par l’employé
comme un déni de ses compétences. ●
31
© Reporters
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« Chacun est responsable de son niveau de
stress »
Insomnies, irritabilité, stress, douleurs… Voici autant de signes avant-coureurs d’un
burn-out qui doivent vous alerter. Car en tant que travailleur, vous avez, vous aussi,
une responsabilité dans la prévention et la gestion du burn-out. Comment pouvez-vous
agir à votre niveau ? Deux coaches spécialisées en burn-out se penchent
sur la question.
L
e burn-out touche chaque année de
plus en plus de travailleurs. D’après
Securex, l’incapacité de travail liée au
burn-out aurait coûté près de 8 milliards d’euros
en 2017. Dans une société où tout change
en permanence, où le rythme de vie – tant
professionnel que privé – est effréné et où les
sollicitations sont incessantes, de plus en plus
de travailleurs craquent. Tant les autorités publiques
que les entreprises en sont conscientes
et des mesures sont mises en place pour lutter
contre le syndrome du burn-out, actuellement toujours pas
reconnu comme maladie professionnelle. À côté de cela, tout
un chacun, en tant que travailleur, peut aussi agir individuellement,
à son propre niveau.
Les signes qui ne trompent pas
Plusieurs symptômes doivent alarmer le travailleur. Il y a
tout d’abord les symptômes physiques, tels que la fatigue,
les douleurs, un sommeil troublé, des difficultés digestives,
etc. Ils s’associent généralement à des symptômes émotionnels
comme l’irritabilité, l’impatience ou l’énervement.
Viennent ensuite les symptômes cognitifs liés à l’épuisement
(pertes de mémoire, difficultés à se concentrer...) et enfin les
symptômes mentaux, notamment la dépréciation de soi ou
les pensées négatives.
« Bien sûr, nous sommes tous occasionnellement stressés,
fatigués ou irrités », commente Stéphanie van de Perre,
coache et formatrice chez Growing Attitude. « Ce qui doit
alerter le travailleur, c’est quand cela devient récurrent ou
permanent et qu’il n’arrive plus à récupérer, même après un
week-end ou une semaine de congé. »
La difficulté est que la personne qui est dans un processus de
32
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
Gaëlle Hoogsteyn
burn-out, mais n’a pas encore atteint son point
de rupture, est dans une forme de déni. « Le
travailleur n’est plus connecté avec ses sensations
physiques ni avec ses émotions. S’il a mal
au dos, il va prendre un cachet sans chercher à
savoir ce qui se cache derrière cette douleur. »
En effet, il est reconnu que les travailleurs en
burn-out n’arrivent généralement pas à accepter
qu’ils vont mal. « L’entourage a donc un rôle très
important à jouer dans la prise de conscience de
la situation. C’est souvent eux qui doivent tirer
Bien sûr, nous sommes tous
occasionnellement stressés, fatigués
ou irrités. Ce qui doit alerter le
travailleur, c’est quand cela devient
récurrent ou permanent.
Stéphanie van de Perre,
Growing Attitude.
la sonnette d’alarme », assure Moira Wrathall, coache et
formatrice chez The Coaching Hub.
Rester connecté à ses émotions
« Le processus de burn-out est long et insidieux. Ça ne s’installe
pas du jour au lendemain. En prévention, la première
chose à faire est donc de prendre soin de soi », poursuit-elle.
© Thinsktock
D.R.
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En effet, l’homme n’est pas une
machine qui peut fonctionner
sans jamais se reposer. Et le
meilleur moyen d’éviter un
burn-out est d’avoir une vie
saine et équilibrée. « Chacun
devrait prendre le temps d’identifier
ce qui lui pompe de l’énergie
et ce qui lui en apporte, puis
Bien souvent les personnes en burnout
sont des personnes très exigeantes
envers elles-mêmes, qui ont du mal à
être bienveillantes et à lâcher prise.
Moira Wrathall, The Coaching Hub
veiller à ce que les deux s’équilibrent », conseille-t-elle. Quand
on parvient à obtenir cet équilibre, il est plus aisé de passer
à travers des périodes de stress intense ou de faire face à
des charges de travail ponctuellement plus élevées. Pour la
coache, l’individu doit rester au centre de son écosystème,
faire le point régulièrement afin de voir si des choses doivent
être réorganisées et être à l’écoute de son corps. « Mais c’est
plus facile à dire qu’à faire quand on est dans un mode de
fonctionnement lié à l’action et aux résultats. Nous sommes
peu éduqués à nous connecter aux émotions et au ressenti »,
ajoute Stéphanie.
Se tourner vers un professionnel
Dès les premiers signes de burn-out, le mieux est de faire
appel à un professionnel. Médecin traitant, médecin du travail,
coach interne, personne de confiance, responsable hiérarchique…
Toute une série de gens peuvent aider le travailleur.
Au final, le diagnostic du burn-out sera toujours posé par un
médecin. « Les mentalités évoluent et nous pouvons nous en
réjouir », commente Stéphanie. « Le burn-out est vraiment
reconnu aujourd’hui dans les entreprises. Le tabou se lève
petit à petit. On sait que les personnes en burn-out sont des
personnes engagées et motivées. Que ce sont des employés
qui se sont donnés à 300 % et se sont épuisés au travail. Il est
dès lors aujourd’hui plus facile d’en parler à sa hiérarchie ou
aux ressources humaines. Et c’est aussi important de pouvoir
être honnête sur la cause de son absence afin que le retour
au travail se passe bien. »
Time management et gestion du stress
En pratique, de nombreuses actions concrètes peuvent être
mises en place par le travailleur pour éviter l’épuisement
professionnel. Pour les deux spécialistes, la question du time
management est primordiale. Il faut se demander comment
on gère son temps au travail, mais aussi de façon globale. Il
n’appartient qu’au travailleur de décider de ne plus lire ses
mails en dehors des heures de travail (ce fameux droit à la
déconnexion), de poser ses limites, d’oser dire à son supérieur
qu’on ne peut pas prendre ce dossier en plus. Nous sommestous
responsables de notre propre niveau de stress. « Si le
34
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
Faites le test !
Dans le cadre de la prévention et de la gestion des
burn-out, des nombreux outils voient le jour, notamment
de tests en ligne. Citons, par exemple, le
Preventing Burnout Test (PBT), lancé sur le marché
par Bright Link.
Le PBT a pour but de mesurer le niveau d’épuisement
professionnel ainsi que les causes qui en
sont responsables au travers de 23 indicateurs.
Cet outil a une double ambition : offrir un soutien
préventif aux individus et aider les dirigeants à
mieux cibler leurs priorités en termes de politique
de prévention.
En pratique, un questionnaire anonyme est envoyé
aux employés. Leurs réponses sont centralisées
et sécurisées. Chacun reçoit ensuite un rapport
confidentiel identifiant son niveau de fatigue
chronique, les zones de confort et à moyenne ou
haute vigilance. Quant à l’employeur, il obtient une
cartographie de risques collectifs lui permettant
d’améliorer sa politique de prévention interne.
travailleur n’y arrive pas seul, il peut consulter un coach ou
un psychologue pour analyser son mode de fonctionnement
et apprendre à faire les choses différemment », avance Stéphanie.
Le sport et la méditation sont aussi de bons outils
pour gérer son stress.
Moira confirme qu’il faut prendre le stress en compte de façon
holistique et ne pas se limiter à la sphère professionnelle.
Elle insiste aussi sur l’importance d’être indulgent envers
soi-même : « Mais bien souvent les personnes en burn-out
sont des personnes très exigeantes envers elles-mêmes, qui
ont du mal à être bienveillantes et à lâcher prise. »
Un retour au travail réfléchi
Si malheureusement le point de rupture est atteint, la première
étape vers la guérison sera le repos physique. Puis, le
travailleur devra faire un travail sur lui-même pour pouvoir
remettre le pied à l’étrier de façon durable. Et Stéphanie de
développer : « Il faut s’interroger sur son mode de fonctionnement,
savoir ce qui nous pousse, derrière quoi on court, etc.
Qu’est-ce qui est important pour moi ? Quelles sont mes vraies
valeurs ? » Avant la reprise, il faut préparer soigneusement
son retour au travail. Veut-on retourner dans son ancienne
fonction ? Est-elle encore disponible ? Il arrive aussi que la
réflexion et le cheminement accompli poussent le travailleur
à vouloir changer de voie, à se réorienter vers un autre service
ou même une autre entreprise. « Il faut tenir compte de
ce dont on a envie, mais aussi de ce dont on est capable »,
précise Moira. Le mi-temps médical est souvent une bonne
solution pour éviter une reprise brutale et limiter le risque de
rechute. Pendant une période de transition, on peut négocier
avec sa hiérarchie afin d’avoir une fonction « sur mesure »
et revenir dans de bonnes conditions et de manière durable.
De retour au bureau, le piège est bien sûr de retomber dans
ses anciens travers. Dans ce cadre, le travail réalisé avec le
psychologue ou le coach doit servir de barrière de sécurité.
« Une fois que l’on connaît ses propres signaux d’alerte, il est
plus facile d’y être attentif. On est reconnecté à ses émotions
et il est beaucoup plus aisé de ne plus dépasser ses limites »,
assure Stéphanie. « Il est aussi important de continuer de se
faire accompagner après la reprise du travail, de faire le point
régulièrement et de pouvoir redresser la barre si nécessaire »,
conclut-elle. ●
D.R.
׉	 7cassandra://jyoenisCSyNzEDqNnBQeqR7GGU3z9Dd_CaE7apEBaSY`̵ Zo䰉/3=׉E7Entretien avec Nicolas Ancot,
General Manager
de BCC Corporate
La Corporate Card, la plus flexible des cartes de crédit professionnelles
Lancée dans les années 1970, la Corporate Card, conçue par BCC
Corporate, connaît une nouvelle jeunesse. L’entreprise bruxelloise,
spécialisée dans l’émission de cartes de crédit professionnelles, a
été reprise en mai 2017 par la société allemande AirPlus (filiale de la
Lufthansa), fournisseur de solutions pour la gestion de voyages d’affaires
pour les entreprises.
Sous cette impulsion, BCC Corporate s’est lancé dans la modernisation et
la digitalisation de ses services. Le résultat : une Corporate Card encore
plus flexible, gérée depuis la plateforme en ligne MyWebReporting, qui
ne peut que séduire les entreprises de toutes les tailles.
Quelle est la différence entre la « Corporate Card » et les
autres cartes de crédit professionnelles ?
Les cartes de crédit professionnelles fournies par les banques
sont généralement une extension de la carte « consommateur »,
avec un peu plus de flexibilité pour l’employeur, comme la
limite des dépenses. C’est un produit standardisé.
Notre Corporate Card, qui fonctionne avec Visa et Mastercard,
est acceptée partout. Elle est pensée pour les entreprises qui
ont besoin d’une très grande flexibilité. Le produit de départ
est identique, mais nous pouvons l’adapter aux spécificités
de nos clients.
« Une grande flexibilité » : que voulez-vous dire par là ?
Premièrement, nous avons amélioré nos processus pour réduire
par deux, voire trois, nos délais de livraison. Désormais, il faut
seulement sept jours. En cas d’urgence, par exemple pour un
nouvel employé qui doit partir directement à l’étranger, nous
pouvons fournir une nouvelle carte en moins de 48h.
Ensuite, les conditions d’utilisation sont définies en concertation
avec le client, en tenant compte de son évolution, des
besoins de ses employés. L’employeur fixe la ligne de crédit, les
limites d’utilisation de la carte, comme, par exemple, autoriser
le payement des hôtels et restaurants, mais aussi empêcher de
retirer du cash, de l’utiliser au casino, au supermarché, etc...
Troisième avantage : la souplesse dans le délai de prélèvement.
Généralement, avec les cartes de crédit bancaires, il se fait
après 15 jours. BCC Corporate propose des délais de 30, 45 et
même 60 jours, selon les besoins. Et ceci sans avoir accès aux
informations financières de nos clients. Cette discrétion est
très appréciée.
De plus, nous lui laissons le choix du règlement des paiements :
par domiciliation ou par virement, via le compte de l’entreprise
ou celui de l’employé détenteur de la carte. À charge alors de
ce dernier d’introduire une note de frais auprès de son employeur
et de se faire rembourser avant que le prélèvement
ne soit effectué.
Un employeur qui peut surveiller l’utilisation des cartes
via le site MyWebReporting !
C’est une plateforme web sécurisée, accessible tout le temps et
partout. L’employeur a la possibilité de monitorer les transactions
de son employé en temps réel, et d’exercer un contrôle
total. Mais uniquement si c’est le compte de l’employeur qui
est débité en fin de compte. Si c’est celui de l’employé, il ne
verra pas les détails, dans le respect de la législation sur la vie
privée. Mais c’est à l’employé de justifier ensuite ses dépenses.
La Corporate Card est-elle adaptée aux indépendants ?
Nous avons des clients de toutes les tailles et de tous les secteurs
: grosses multinationales, institutions publiques, PME,
indépendants... Ces derniers sont très contents de la Corporate
Card car elle leur permet de gérer sans stress de grosses dépenses
professionnelles, là où une carte de crédit classique est
souvent trop limitative. Notre produit, nettement plus flexible,
est donc une solution adaptée à toutes les situations et dépenses
professionnelles, et pas uniquement celles liées à des
voyages.
À quoi faut-il s’attendre dans le futur ?
En 2018, en lien avec le processus de digitalisation, nous allons
lancer des nouveaux services à destination de nos clients. BCC
Corporate dispose désormais de la licence pour émettre des
cartes de crédit professionnelles dans toute l’Europe. Nous
pouvons donc également fournir les filiales européennes de nos
clients internationaux et leur proposer une gestion centralisée
de toutes les Corporate Cards qu’ils détiennent.
BCC Corporate
Boulevard de l’Impératrice 66 à 1000 Bruxelles
www.bcc-corporate.be
Contact : +32 2 205 87 87, cardinfo@bcc.airplus.com
׉	 7cassandra://-3nqRU1U03MpH9j_q4c23Md7IwjNqXlEhRT0heXwiJg`̵ Zo䰉/3>Zo䰉/3=#בCט   u׉׉	 7cassandra://UW-jCSkp19bVr5KFX_C2kIxPmJUcprhUHdaaZ79N-NI `׉	 7cassandra://taM-dWuVeeCBpeOIyUS5u-MlUdoOOhhs-RjrEAiaL38b`S׉	 7cassandra://cGMEnauYQKtdKkhKF1oa-j6p-cQmNffTzkJPrKZYjCY?`̵ ׉	 7cassandra://cO36vbKrM5A00hXe-dZCHUHOgJiNfZ4weO09PPGDlkMͿ4͠Zo䰉/3?ט  u׉׉	 7cassandra://KR4jA-67BAUj9d20suFK1NMXMxhyokzsTAEHdFc2z7k l` ׉	 7cassandra://3OaLsB7x3T6U2IrQWxHc9ZwSt_zVHR-8ueW_wWRSPhoe`S׉	 7cassandra://-CQLdL_thannpW3omH4o4ns00Y_LrRTr4ekKslnvsLkY`̵ ׉	 7cassandra://D1AWCF5aZ4tLtTqA9ngnw-nBEJX6DfYclEeEK7JM34gxI͠Zo䰉/3@׉E_Travail flexible : la nécessaire confiance
GÉRER LES TALENTS
« Les gens donnent le meilleur d’eux-mêmes quand ils peuvent décider de l’organisation
de leur travail. » Telenet et Audi démontrent qu’avec la flexibilité, les travailleurs
s’engagent davantage dans leur mission.
Peter Van Dyck
« L
a flexibilité ? Pas un objectif en soi, mais un moyen »,
déclare Claudia Poels, Senior Vice-President Human
Resources chez Telenet. « L’employeur que
nous sommes réfléchit constamment à la façon de
créer un environnement où les travailleurs peuvent donner
le meilleur d’eux-mêmes. Faire en sorte que les gens travaillent
bien, avec passion et plaisir : voilà l’objectif. Où et
quand ils le font ? C’est moins important. L’enthousiasme
des collaborateurs dépend de trois conditions : l’autonomie,
la confiance et la responsabilité. Si ces trois critères sont
remplis, les gens se donnent à fond. »
Claudia Poels constate combien les horaires flottants et
le travail à domicile sont prisés des collaborateurs de Telenet.
« Ils décident eux-mêmes, en fonction aussi de leur
vie familiale, à quelles heures ils débutent et arrêtent le
travail. Leur permettre de s’organiser par eux-mêmes –
pour autant que les objectifs prédéfinis soient atteints –
leur insuffle la confiance nécessaire. Dès l’instant où ils
travaillent à la maison ou entament leur journée plus tard,
nous présupposons qu’ils en ont discuté en toute transparence
avec leur supérieur hiérarchique et averti les autres
membres de l’équipe. Il faut qu’en consultant les agendas,
nous puissions voir directement qui travaille où et quand.
Cette transparence a un effet magique et une grande valeur
ajoutée : elle renforce le sentiment de confiance. »
Expérimentation
Telenet entend bien poursuivre sur cette voie audacieuse
et examine de nouvelles formules de travail flexible. L’entreprise
s’intéresse notamment à l’autobus-bureau expérimental
de Colruyt. Le bus effectue un circuit pour prendre
les collaborateurs à domicile et les ramener chez eux le
soir. Pendant le trajet, les passagers ont la possibilité de
consulter des dossiers, préparer des réunions ou répondre à
leurs e-mails. Le gain de temps aide à préserver l’équilibre
entre vie professionnelle et privée. « Nous allons approcher
Colruyt pour savoir comment ils s’y prennent », confie
Claudia Poels. « Mais nous travaillons aussi à un projet
36
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
pilote dans notre contact
center. L’activité s’y organise
d’office en équipes horaires,
mais nous examinons la
possibilité du travail à domicile.
Nous envisageons
en outre d’utiliser nos bureaux
régionaux comme des
satellites, pour ne plus centraliser
toutes nos activités
au siège de Malines. »
Telenet y accorde beaucoup
d’importance, convaincue
qu’une flexibilité accrue
augmente aussi la satisfacLa
flexibilité ? Pas un objectif en soi,
mais un moyen. Faire en sorte que les
gens travaillent bien, avec passion et
plaisir : voilà l’objectif.
Claudia Poels (Telenet)
tion des collaborateurs. « Nous constatons que les gens
donnent le meilleur d’eux-mêmes quand ils peuvent décider
de l’organisation de leur travail », explique-t-elle. « Nous
n’attendons donc pas la demande explicite des collaborateurs
pour prendre de nouvelles initiatives. L’innovation
fait partie de la culture d’entreprise de Telenet. Nous nous
plaisons à remettre le statu quo en question. »
Le compte Plusminus
Audi Brussels ne manque pas d’audace non plus. Le
constructeur automobile a été la première entreprise de
© Thinsktock
D.R.
׉	 7cassandra://cGMEnauYQKtdKkhKF1oa-j6p-cQmNffTzkJPrKZYjCY?`̵ Zo䰉/3A׉E	TOPIC
production à introduire, en 2010, le compte Plusminus, un
système de temps de travail fondé sur la flexibilité collective.
« Nous adaptions ainsi le temps de travail au cycle de production
dans le secteur automobile », explique Erik Prieels,
Directeur général des Ressources Humaines. « Ce cycle
connaît des fluctuations du volume de travail. Lorsqu’il faut
augmenter la productivité, nous demandons par exemple
aux ouvriers de travailler également le samedi. Ce système
nous a permis d’offrir la sécurité d’emploi aux ouvriers. »
Audi n’a plus connu de chômage temporaire depuis 2010.
Et comme le système était aussi intéressant d’un point
de vue financier, la satisfaction du personnel a augmenté.
« Le temps a pourtant mis en évidence des points à
améliorer », admet Erik Prieels. « Nous en avons discuté
en toute transparence avec les partenaires sociaux. La
première version du compte Plusminus était entièrement
axée sur la collectivité, ce que certains percevaient comme
un désavantage. Il y avait clairement un besoin de prendre
en compte les aspects individuels également. »
Audi travaille en concertation avec les partenaires sociaux
à une nouvelle mouture qui allie flexibilité collective et individuelle.
Erik Prieels : « L’actualité nous a guidés. Si nos
collaborateurs doivent travailler jusqu’à 67 ans, nous devons
les aider à tenir le coup. L’épargne-carrière nous semblait
une bonne formule. Elle permet au travailleur de prévoir
des moments de relâche dans sa carrière professionnelle,
aux moments où il l’estime nécessaire, par exemple quand
il veut rénover sa maison. Il peut aussi décider d’épargner
tout ce temps jusqu’à la fin de sa carrière. Nous voulons résolument
contribuer à cette épargne-carrière, en espérant
que d’autres entreprises de production suivront l’exemple. »
Les équipes autonomes
Le constructeur s’intéresse aussi au travail mobile. Il peut
être intéressant, notamment pour les collaborateurs des
services de support, de ne plus être liés à un lieu de travail
fixe. « Les accords à ce sujet doivent être trouvés entre le
collaborateur et son supérieur direct », explique M. Prieels.
« S’il y a suffisamment de confiance et une bonne communication
dans les deux sens, le travail mobile constitue une
plus-value. Le travail à domicile est une bonne formule s’il
faut s’occuper d’un malade à la maison ou si des circonstances
vous empêchent de rejoindre le lieu de travail. »
Erik Prieels est d’avis que le travail flexible est appelé à
s’étendre encore, ne fût-ce qu’en raison des problèmes
de mobilité. « Nous voyons même des perspectives dans
l’environnement de production. Le contremaître doit-il être
constamment aux côtés de ses collaborateurs ? S’il doit
établir un planning, il peut tout aussi bien le faire à domicile.
Nous avons des équipes autonomes qui organisent leur
travail en gérant elles-mêmes les horaires. Ceci instaure
une culture qui crée chez les collaborateurs un sentiment
d’appartenance et la certitude d’être un élément important
dans un ensemble plus vaste. »
Pas seulement pour les millennials
Certains experts prétendent que l’extension de la flexibilité
est conçue pour répondre aux attentes des millennials.
Telenet et Audi constatent effectivement l’enthousiasme
de la jeune génération, mais ne souhaitent aucunement
se limiter à ce seul groupe.
« Le concept peut aussi
présenter des avantages
pour les aînés », déclare
Erik Prieels. « Notamment
ce qu’on appelle en politique
le ‘travail faisable et
maniable’. Les jeunes utilisent
le compte Plusminus
pour une pause de carrière,
le temps d’un beau voyage.
Notre système s’adapte aux
attentes de chacun. »
Si nos collaborateurs doivent
travailler jusqu’à 67 ans, nous
devons les aider à tenir le coup.
L’épargne-carrière nous semblait
une bonne formule.
Erik Prieels (Audi)
Claudia Poels n’entend pas davantage se limiter aux seuls
souhaits des millennials. « Pour nous, la flexibilité transcende
les générations. Les gens de tous âges perçoivent
les atouts des formules de travail plus flexibles. Chacun en
recueille les avantages. La flexibilité signifie plus d’énergie
et plus de plaisir à l’ouvrage. Elle contribue à un état d’esprit
plus positif qui aboutit plus rapidement à des solutions.
Avec, à la clé, une meilleure productivité. »
Adaptabilité
Personne n’est obligé de suivre le mouvement. Claudia
Poels constate que certaines fonctions ne permettent
pas une liberté totale. « Je pense à nos collaborateurs
en contact direct avec les clients. Le personnel de nos
boutiques et nos techniciens qui se rendent à domicile
ne peuvent évidemment pas choisir eux-mêmes quand
ils commencent à travailler. Par ailleurs, chacun choisit
librement s’il opte ou non pour la flexibilité. C’est d’ailleurs
ce que je conseille à ceux qui veulent instaurer un tel
système : permettez à chacun d’y souscrire ou non. On ne
peut obliger personne. Il y a des gens qui ont besoin d’un
environnement de bureau fixe pour travailler de manière
concentrée. »
La diversité des choix ne devrait pas entraver la bonne collaboration.
Claudia Poels : « Nous constituons des équipes
sur la base de la diversité parce que les différences sont
source de complémentarité dans l’équipe. Les différences
facilitent la création d’idées nouvelles, mais demandent
une certaine capacité d’adaptation. Ne considérons jamais
l’autre comme une copie de nous-même. Notre monde en
mutation constante et rapide nécessite de l’adaptabilité.
L’enseignement devrait d’ailleurs y accorder plus d’attention,
pour préparer les jeunes de manière proactive à la
vie en entreprise. » ●
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
37
D.R.
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GÉRER LES TALENTS
Restructuration, fusion, changement de nom, numérisation, déménagement, nouvelle
direction… La vie en entreprise est pleine de changements. Certains se font
d’eux-mêmes, d’autres nécessitent plus de travail. Le change management – ou
l’art d’accompagner le changement – doit permettre d’opérer ces changements en
douceur et de lever les freins afin d’en faire des succès. Mais en pratique, ça marche
comment ?
Gaëlle Hoogsteyn
Vous avez dit change management ?
Avant toute chose, commençons par
définir le change management. Pour
Kathleen Valepin, HR Project Leader
chez Securex HR Consulting, c’est la
politique visant à accompagner les
collaborateurs face aux changements
imposés au sein des organisations. Ces
changements impactent directement
ou indirectement les collaborateurs,
que ce soit dans le contenu de leur fonction,
au niveau de l’environnement, des
conditions ou des outils de travail, etc.
Cet accompagnement spécifique à différents
niveaux doit permettre de faire
du changement une réussite. « Le but
du change management est de créer un
contexte favorable pour faciliter le changement
», explique à son tour Isabelle
Marchal, Managing Director chez Team
Power. Chaque changement ne nécessite
pas forcément la mise en œuvre d’un
plan d’actions. « Il appartient à chaque
organisation d’anticiper et d’évaluer les
risques liés au changement afin d’avoir
conscience de l’impact que ceux-ci
peuvent avoir sur l’organisation et ses
collaborateurs », commente Kathleen
Valepin.
L’exemple doit venir d’en haut
La première étape consiste à donner du
sens au changement. Il est primordial
d’expliquer aux équipes le pourquoi du
38
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
changement, en quoi il est nécessaire et
quel est le but poursuivi. « Le changement,
ça ne se décrète pas », commente
Alain Jonet, HR Director chez Edenred.
« Envoyer un mail ou faire une grande
réunion ne suffit pas à enclencher le
processus. En premier lieu, il faut qu’il
y ait un exemple top-down. Le directeur
général doit insuffler l’envie de changer.
» Kathleen Valepin abonde : « Le top
management doit transmettre la vision,
Il est aussi important de mesurer la mise en place du
changement, son impact, les points à améliorer, etc.
Isabelle Marchal (Team Power)
la marche à suivre et les informations
nécessaires pour permettre au middle
management d’adhérer au changement.
Top et middle managers doivent aller
dans la même direction. »
Ensuite, il faut permettre aux équipes
d’acquérir les moyens de vivre positivement
le changement, par exemple
via de la formation ou le coaching. Les
ressources humaines ont pour mission,
en collaboration avec le business,
de déterminer et organiser les actions
à prendre en termes de support aux
équipes. Les conseillers en prévention,
de leur côté, ont un rôle clé dans le bienêtre
au travail (avant, pendant et après
le changement) et doivent accompagner
les travailleurs en souffrance.
Communiquer encore et encore
La communication est aussi l’une des
clés de la réussite du change management.
Bien en amont, il faut prévoir
un plan de communication, mais aussi
communiquer tout au long du processus
sur les étapes franchies et les
éventuels écueils. « L’implantation du
changement peut être longue », comD.R.
©
Thinsktock
׉	 7cassandra://7XDDqTv5MgNiRUHO6rhG-K0-SKDN6Lie_I3WD8OXLEI`̵ Zo䰉/3E׉E[La méthodologie Adkar
mente Kathleen Valepin. « Aussi, il faut
pouvoir expliquer au personnel pourquoi
rien n’est visible à certains moments et
ne pas cacher les éventuelles erreurs
de jugement ou de timing ». L’intranet,
une newsletter spécialement dédiée
au sujet, des FAQ… sont autant d’outils
qui doivent permettre aux employés de
trouver des réponses à leurs questions.
Dans le processus d’accompagnement,
les responsables d’équipe sont en première
ligne. « Leur rôle est d’organiser
des réunions, de dire à leurs équipes
ce qui va changer pour elles, comment
elles seront accompagnées, quel sera
le timing, etc. Prévoir des entretiens réguliers
avec les personnes concernées
permet aussi de comprendre pourquoi
il y a une résistance au changement »,
explique Isabelle Marchal.
Notre experte conseille aussi d’impliquer
un maximum de collaborateurs
dans les changements (par exemple
en désignant des key users), d’échanger
avec eux et de les responsabiliser
dans l’atteinte des objectifs fixés. En effet,
les collaborateurs ont leur part de
responsabilité. « Chacun a le choix de
résister ou de chercher à comprendre et
à prendre les actions nécessaires pour
adhérer au changement », commente
Kathleen Valepin. Souvent, la résistance
au changement est liée à des facteurs
qui ne sont pas visibles. « On pense que
les gens résistent par principe, mais
peut-être se sentent-ils simplement
très inconfortables dans ce qu’on veut
leur faire faire. Tout le monde a peur de
l’inconnu », ajoute Alain Jonet.
Des enjeux capitaux
Le changement implique généralement
une période d’inconfort, c’est pourquoi
il est nécessaire de ne pas vouloir aller
trop vite. « Si les collaborateurs ne sont
pas accompagnés, le risque est d’augmenter
la charge mentale au travail
(stress dû à l’incompréhension, manque
de sens, sentiment d’être incompétent…)
et d’induire une démotivation avec, pour
conséquence, une baisse de performance,
des absences, des burn-out et
des talents qui quittent l’entreprise »,
déclare Kathleen Valepin.
C’est pourquoi il est important de dédier
des personnes (internes ou externes)
à la gestion du changement. Kathleen
Valepin développe : « L’une des erreurs
les plus fréquentes est de sous-estimer
le changement, ses impacts et les résistances
possibles. Trop d’organisations
L’une des techniques de change management les plus utilisées est la
méthodologie Adkar, qui définit les différentes phases par lesquelles
doivent passer les organisations.
Awareness : Chaque collaborateur doit d’abord comprendre le pourquoi
du changement, être conscient du besoin de changer. C’est l’étape où
l’on donne du sens au changement.
Desire : Ensuite, on lui donne envie de soutenir, de contribuer et de
participer au changement. L’objectif est de susciter l’adhésion d’un
maximum de collaborateurs.
Knowledge : Phase où l’on donne les outils et moyens nécessaires
pour introduire le changement. Quelles sont les connaissances et les
compétences nécessaires pour le changement ? C’est ici qu’apparaît
la nécessité des formations et du coaching.
Agility : Période durant laquelle le collaborateur implémente et met en
œuvre le changement. On parle ici de sa capacité à agir différemment
après le changement. Par exemple, le collaborateur est-il capable
d’être orienté client ? Est-ce qu’il y a des difficultés à appliquer les
changements dans la pratique ?
Reinforcement : Dernière étape du processus qui consiste à valider le
changement, à communiquer sur les résultats et à fêter les succès.
Cette phase est primordiale pour ancrer les nouveaux comportements,
habitudes de travail.
pensent que ça va se faire tout seul et
que si la plupart des travailleurs sont
favorables au changement, l’accompagnement
ou le suivi du processus ne
sont pas nécessaires. » Et Alain Jonet
d’ajouter : « Ce que l’entreprise oublie
souvent, c’est de descendre au niveau
de l’individu pour lui expliquer ce que
le changement va concrètement impliquer
pour lui. » Si on ne peut pas rapidement
répondre à ses questions, il va
résister. Pour contourner cela, il est utile
de prévoir, par exemple, un comité de
changement ou des « spoc »1
à qui les
employés peuvent s’adresser.
« Enfin, il est aussi important de mesurer
la mise en place du changement, son
impact, les points à améliorer, etc. », explique
Isabelle Marchal. Dès le début du
processus, il faut déterminer les objectifs
à atteindre ainsi que des indicateurs
de performance et mesurer les effets
dans le temps. « Une courte enquête
de satisfaction anonyme, avec quelques
questions pertinentes, permet d’avoir
une bonne vision de l’état de la situation
», précise-t-elle. Pour finir, une analyse
des risques psychosociaux permet
de s’assurer à long terme de l’adhésion
et de l’acceptation des collaborateurs.
Vers un concept d’Evolution
Management ?
Alain Jonet estime qu’on ne peut plus
envisager le « change » comme une période,
un dossier que l’on clôture à un
moment donné. « Le temps où on pou1
Single Point of Contact
2 Volatility, Uncertainty, Complexity & Ambiguity
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018 39
Peut-être devrait-on
plutôt parler ‘d’Evolution
Management’.
Alain Jonet (Edenred)
vait se reposer sur ce qu’on a construit
est révolu. À l’heure actuelle, on est
dans le changement continu. Le terme
‘change’ est un peu restrictif. Peut-être
devrait-on plutôt parler ‘d’Evolution Management’.
» Et Kathleen Valepin de
conclure : « Nous vivons dans un monde
‘vuca’2
s’adapter continuellement et à développer
une politique permanente d’accompagnement
dans le changement. Le
développement de l’agilité et de la résilience
doivent désormais s’inscrire dans
la culture, l’ADN de l’organisation. » ●
, qui oblige les organisations à
D.R.
׉	 7cassandra://peuOcMS83VjSr7eNTaWIWwbcOLe0xSGwNa24jNxaoQ4[`̵ Zo䰉/3FZo䰉/3E#בCט   u׉׉	 7cassandra://HY5X0mHeSYOYySvrv1NtxlKCxbxHAP-k-02To2BPVbA 	`׉	 7cassandra://v0dGrJlKc9vaKP2ZDm1PxpgZJnaVIFSNMmF9_TTGXdgh`S׉	 7cassandra://DX_Qp5mGvQUPGzkCteasz02RAPdwYuvdq0zhOCdSa0A`̵ ׉	 7cassandra://XS7Quwhrm7MfaD2hlXOXuCpV1l7_tIjameXzJKvu324˗͠Zo䰉/3Gט  u׉׉	 7cassandra://ySMPLYdSyQdB0SWgl_XMMlHX6Brox_MjeDBFrXt7UqE 3`׉	 7cassandra://d94FzhF5OBuZsQD_oJOB3yDWqDPCKo9rRqovf4pQTTYe`S׉	 7cassandra://IVI1zGwZImPd37Ez_10S6sDSx5D3gCJFcWhm02jmbAQ \`̵ ׉	 7cassandra://Fu1L-MJ59idWX-hID4O4QAkjCgsxYFlg4Jg_3ryKrUY x͠Zp䰉/3HנZt䰉/3 bZ9ׁHhttp://t-interim.beׁׁЈנZt䰉/3 {̎9ׁHmailto:anderlecht@t-interim.beׁׁЈנZt䰉/3 G9ׁH (mailto:woluwe-saint-lambert@t-interim.beׁׁЈ׉E&7 règles d’or pour vaincre la réunionite
GÉRER LES TALENTS
8 semaines par an. C’est le temps que passe en moyenne un cadre en réunion durant
toute sa carrière. Plus de la moitié de ces réunions sont considérées comme
improductives. 3 employés sur 10 avouent d’ailleurs s’y être déjà assoupis. La réunionite
chronique est devenue une véritable maladie dans les entreprises. Voici donc
quelques clés pour combattre ce mal qui ronge votre agenda.
Gaëlle Hoogsteyn
9
heures par semaine ou 8 semaines par an. Ces
chiffres vous sidèrent ? C’est pourtant le temps
qu’un cadre passe en moyenne en réunion, révèle
une enquête menée en 2017 par le cabinet Perfony. Si 98 %
des personnes interrogées estiment que les réunions sont
nécessaires, les trois quarts considèrent aussi y perdre régulièrement
leur temps. 88 % s’y sont déjà sentis inutiles. 73 %
des salariés déclarent travailler sur autre chose pendant une
réunion tandis que plus de 4 salariés sur 10 avouent utiliser
leur smartphone pour des raisons personnelles durant les
réunions.
À l’heure où tout le monde court après le temps, mettre fin aux
réunions improductives est une nécessité. Et c’est possible,
il suffit pour cela d’un peu de bon sens et d’organisation. La
première chose à faire est de vous demander si la réunion est
vraiment nécessaire. L’objectif peut-il être atteint plus efficacement
à l’aide d’autres méthodes, par exemple un mémo,
un e-mail, un entretien face à face, etc. ? Si oui, inutile de
faire perdre du temps à vos collègues. Si non, voici quelques
bonnes pratiques à appliquer.
1. Les réunions les plus courtes sont les plus productives
Une réunion courte, c’est avoir la certitude que les participants
restent alertes et intéressés par ce qui se dit et ce qui est
décidé. L’Ifop a en effet établi qu’en moyenne, les travailleurs
décrochent de ce qu’est en train de dire leur interlocuteur au
bout de... 26 minutes. Aussi, mieux vaut opter pour un timing
court. Si vous ne pouvez pas éviter une longue réunion, pensez
à prévoir une pause de 10 minutes toutes les heures. Une
réunion n’est pas une épreuve d’endurance !
2. Bien choisir son lieu et son moment
Rien de pire qu’une réunion un vendredi à 17 h ou sur le temps
de midi alors que votre estomac crie famine. Un mauvais
timing, c’est l’assurance de collègues distraits, préoccupés
40
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
par bien d’autres choses que le sujet de la réunion. Le mardi
serait le jour préféré des travailleurs pour les réunions et le
vendredi le jour le plus abhorré. Les réunions en matinée,
de 9 h à 11 h, seraient par ailleurs les plus efficaces, le pic
d’attention des travailleurs étant en effet à son maximum à
ce moment-là. La gestion de l’espace est, elle aussi, importante.
Une salle trop petite, où il fait trop chaud ou trop froid,
affecte l’attention et la motivation des participants. Pour plus
d’efficacité, jouez sur la forme des tables. Une ronde ne met
personne en position prédominante, un U permet d’asseoir
la place du président tandis qu’un V permet à l’organisateur
de se placer devant chaque participant. Parfois, sortir du
cadre de l’entreprise peut aussi stimuler les collaborateurs.
3. Sélectionner méticuleusement vos collègues conviés
à la réunion
Posez-vous la question : leur présence est-elle indispensable
et l’objet de la réunion les concerne-t-il directement ? Si
ce n’est pas le cas, les ajouter dans la boucle lorsque vous
enverrez votre compte-rendu de réunion peut s’avérer suffisant.
Chaque participant doit se sentir réellement concerné
et attendu le jour J. Vous-même, osez refuser de participer à
une réunion si vous ne voyez pas l’intérêt de votre présence.
4. Établir un horaire précis
Prévoyez une heure de début et de fin, planifiez les points à
l’ordre du jour et respectez ce que vous avez fixé. N’attendez
pas les retardataires. Tant pis pour eux ! Ils s’en rappelleront
la fois suivante. Attention toutefois, cela doit marcher dans
les deux sens : si l’on exige des participants qu’ils respectent
l’heure de début, il faut en retour s’assurer de respecter l’heure
de fin.
5. Définir un objectif précis
Quel est le but de cette réunion ? Doit-on apprendre quelque
© Thinsktock
׉	 7cassandra://DX_Qp5mGvQUPGzkCteasz02RAPdwYuvdq0zhOCdSa0A`̵ Zp䰉/3I׉EEt pourquoi pas une réunion
debout ?
chose ? Prendre une décision ? Discuter d’un point commun
? Sans objectif clairement défini au départ, il ne peut
y avoir de résultat probant à l’arrivée. Informez et rappelez
aux participants l’objectif poursuivi juste avant la réunion.
Cela permettra de commencer rapidement la réunion et de
la maintenir sur les rails. Établissez un ordre du jour et joignez-le
à l’invitation plusieurs jours avant la réunion afin que
les participants puissent se préparer.
6. Désigner un leader
Chaque réunion doit avoir son leader, généralement la personne
qui organise la réunion. Son rôle : diriger la réunion,
faire avancer la discussion, gérer le temps et assurer le suivi.
Le leader aussi doit favoriser les discussions croisées, freiner
ceux qui parlent beaucoup et demander. Il doit aussi oser
réserver un sujet si la discussion s’éternise ou quand les
informations disponibles sont insuffisantes.
7. Faire un suivi actif
Après avoir dépensé tant d’énergie pour rendre la réunion efficace,
il serait dommage de ne pas en exploiter les conclusions.
Aussi, clôturez chaque point à l’ordre du jour en répétant qui
fait quoi et quand. Établissez la liste des décisions/actions et
communiquez-la rapidement après la réunion. Le plan d’action
conclu doit ensuite faire l’objet d’un réel suivi, faute de
quoi les participants risquent de considérer – à raison – que
cette réunion n’a finalement pas servi. Vous créerez ainsi un
cercle vertueux et les acteurs de la réunion se montreront
d’autant plus investis la fois suivante. ●
Le stand-up meeting, c’est la dernière tendance
en matière de réunion. Ces réunions durent généralement
5 à 15 minutes et ont lieu… debout.
Raison : l’inconfort relatif de cette position tend à
accélérer la discussion pour aller à l’essentiel. La
réunion debout a pour objectif de tenir les employés
au courant de la situation de l’entreprise ou de
l’avancement d’un projet, de façon rapide et régulière.
Ces meetings sont efficaces pour les briefings
quotidiens ou les séances en petits groupes.
Néanmoins, la réunion debout n’est pas appropriée
pour tout le monde. En effet, les plus fragiles,
comme les personnes âgées, les femmes
enceintes ou tous ceux qui souffrent de handicap
ou de douleurs (de dos par exemple) ne peuvent
souvent pas rester debout. De même, la taille des
participants influe sur les interactions. Ainsi, les
arguments d’une personne de 1 m 90 seront plus
aisément entendus que ceux d’une personne de
1 m 60. Ces réunions ne permettent pas non plus
d’éplucher des documents. À consommer donc
avec modération et bon sens.
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BECI - Bruxelles métropole - avril 2018 41
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© Thinsktock
׉	 7cassandra://IVI1zGwZImPd37Ez_10S6sDSx5D3gCJFcWhm02jmbAQ \`̵ Zp䰉/3JZp䰉/3I#בCט   u׉׉	 7cassandra://vm0p9myX7ebkjwH7vdzjNkG5IvNAsNzj4YhCmbR8hxQ }`׉	 7cassandra://ChIXwaqqAH9ojNqmpyFohzDGDz7kDAVgpmZX0dDMptEhg`S׉	 7cassandra://Os1kQG4fIYBmuVcD_j77yo9uomASCV0wkv5SLH8_rA0`̵ ׉	 7cassandra://rrf-OwW-g0Zzzi6B3dQKIUzdYL2mDV5QiYrqma8nkmIي͠Zp䰉/3Kט  u׉׉	 7cassandra://eVy0B_pdLxbYNPigBQxcitti488y0J-oxi5r8Rpa2qo so`׉	 7cassandra://w1HadYItI_zkj8dY3xeoIBf0IYWm77H6gKMMVsxZreor`S׉	 7cassandra://FYlPU4RV9VG-iVh8zqZjf_foa6Q6chPA-ko36pQx7SA%`̵ ׉	 7cassandra://ljcB9wHUny77DqvGECuf915To2O_avqukV3eSba_t2M 'T͠Zp䰉/3LנZt䰉/3 99ׁH  http://www.bruxellesformation.brׁׁЈנZt䰉/3߁ K9ׁH 'mailto:fpie@bruxellesformation.brusselsׁׁЈנZt䰉/3ށ +̰9ׁHhttp://www.activa.brׁׁЈ׉E5Quand la discrimination est intériorisée
DIVERSITÉ
L’intégration des personnes d’origine étrangère – notamment via l’emploi – est l’un
des défis majeurs de nos sociétés. À l’heure où les cas de discrimination à l’embauche
font couler beaucoup d’encre, il est crucial que les acteurs de terrain et décideurs
puissent échanger leurs bonnes pratiques en matière d’embauche. Mais que faire
quand le candidat intériorise des préjugés ? Qu’il sape lui-même sa candidature et
ses chances de décrocher un job ?
P
arce qu’il permet d’échapper
à la précarité et de participer
à la vie de la société, l’emploi
constitue un des outils majeurs
d’inclusion. Différentes catégories de
personnes d’origine étrangère n’ont
toujours pas suffisamment accès aux
emplois sur le marché belge. Forte de
ce constat, la Fondation Roi Baudouin
a réuni, fin 2015, les acteurs publics et
associatifs en charge de la formation,
de l’accompagnement et de la mise à
l’emploi, ainsi que le monde de l’entreprise.
But : favoriser les échanges pour
déterminer les futures priorités d’action
en la matière. De ces rencontres
est née la brochure « Intégration, mode
d’emploi – 15 recommandations 1
». En
effet, il y a urgence : « Alors que le
taux d’emploi des hommes d’origine
nationale (20-60 ans, en 2012) est de
76 %, pour les personnes des deux
sexes originaires des pays européens
non-membres de l’UE (et non candidats),
d’Afrique subsaharienne et
du Proche et Moyen-Orient, il est de
moins de 50 %2
».
En Belgique, on a longtemps évité le
débat sur la problématique d’insertion
socio-professionnelle des personnes
d’origine étrangère. À l’échelle européenne,
il n’y a pas eu non plus de
politique spécifique pendant de nombreuses
années, la thématique étant
alors perçue comme « politiquement
incorrecte 3
». Véritable enjeu humain,
économique et sociétal, l’insertion de
ces personnes sur le marché du travail
peut, en outre, se révéler positive
pour les pays d’accueil (main d’œuvre,
richesse culturelle…). Mais alors, comment
faire évoluer les mentalités des
employeurs ?
Quelques techniques éprouvées
Une série de techniques de mise
à l’emploi des personnes d’origine
étrangère ont fait leurs preuves. Parmi
celles-ci, on retrouve celle du « pied
dans la porte », qui consiste à donner
aux jeunes une première expérience
en entreprise (stages, jobs étudiants),
ce qui leur permet de « surmonter
les freins à l’entrée sur le marché
de l’emploi »4
. Travailler directement
sur base des compétences réelles des
candidats, et non sur les diplômes déclarés,
apparaît également comme
1 https://www.kbs-frb.be/fr/Activities/Publications/2016/20160314AD
2 http://www.apefasbl.org/lapef/actions-et-projets/outils-non-discriminant-fiche-1
3 Idem – page 8
4 Idem – page 12
42 BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
Annabelle Duaut
Olivia P’tito (Bruxelles Formation)
une solution porteuse. Une pratique
que soutient Olivia P’tito, directrice
générale de Bruxelles Formation.
« L’an dernier, 43 % des personnes
inscrites chez Actiris possédaient un
diplôme non reconnu en Belgique. Ce
n’est pas parce que ces diplômes ne
sont pas reconnus en Belgique que les
candidats n’ont pas de compétences.
© Reporters
© Thinsktock
׉	 7cassandra://Os1kQG4fIYBmuVcD_j77yo9uomASCV0wkv5SLH8_rA0`̵ Zp䰉/3M׉EVous souhaitez former
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Qui sont les employeurs concernés ?
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Durée : 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la fin de la FPIE
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= Indemnité
Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions
ACTIVA si le (la) stagiaire est inscrit(e) chez Actiris et
domicilié(e) en Région bruxelloise. (www.activa.brussels)
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׉	 7cassandra://FYlPU4RV9VG-iVh8zqZjf_foa6Q6chPA-ko36pQx7SA%`̵ Zp䰉/3NZp䰉/3M#בCט   u׉׉	 7cassandra://VwksBxIT-d76ipZOL3n3oAYBmkaZwPfWdh3XcVZfiOY '` ׉	 7cassandra://mVJfsIkMbJ_QDV7_pQ2UCtssF3WtezxvjnCL2BGNvjUk`S׉	 7cassandra://_zWwS0XKvMsB6p0CrEKKb0elgNg3xNfOBa1Ym3MySjc~`̵ ׉	 7cassandra://OSvvgnn2oJ4gpCt2FYXf4nZqNyQ3vpd3MtN6kCArRxU͍͠Zp䰉/3Oט  u׉׉	 7cassandra://jO8QJnKpfYESXPGgDajdGRPJWKhXPjA2rkEa-aNYgA4 _`׉	 7cassandra://DcA4r8byKAxyqfFyKfUnkA9YrtD06G4ouRxKDD2ChQEk`S׉	 7cassandra://xFd9ydMz7BqYcQlxMPnaRdQt5XDui0mdyDhxpizJoKE!`̵ ׉	 7cassandra://fsvn6MJ-gA3EI1ONtFtZwrdDwJj-YXwvqMoW77gEj4IVX͠Zp䰉/3P׉ElFOCUS
Celles-ci peuvent être valorisées, que
ce soit par une validation des diplômes
ou la participation à une formation ».
Pour toucher les personnes éloignées
de l’emploi, les employeurs peuvent
aussi mettre sur pied une communication
qui correspond à la diversité
de notre société, par exemple en
mettant en avant des « personnes
d’origine étrangère dans leurs offres
d’emploi5
». Bien qu’ancienne, la technique
des « role models » consiste à
augmenter la visibilité de personnes
issues de l’immigration, de sorte que
d‘autres personnes au profil similaire
puissent s’identifier et envisager de
postuler.
Une bonne pratique qui a inspiré
Bruxelles Formation. « Dans nos
offres de formation, nous essayons
de rendre les informations les plus
neutres possibles, pour que tous les
publics (hommes, femmes, jeunes,
seniors, personnes de diverses nationalités…)
puissent s’identifier », ajoute
Mme P’tito. « Cette neutralité passe
par les photos que nous employons sur
notre site, les fiches de présentation
des formations, les capsules vidéo que
nous mettons en ligne… Comme nous
souhaitons faire bouger les lignes,
nos conseillers sont formés à ouvrir
le champ des possibles aux personnes
qu’ils accueillent ».
Auto-discrimination : un réflexe
d’auto-défense
On le voit : il existe de multiples outils
pour que les employeurs évitent
la discrimination à l’embauche. Mais
que faire quand ce sont les candidats
eux-mêmes qui intériorisent les
mécanismes de la discrimination,
au point d’adopter un comportement
low profile, voire d’évitement ?
Selon Françoise Kemajou, administratrice-déléguée
de l’ASBL Pour la
Solidarité (PLS), « Soyons clairs : les
discriminations à l’embauche sont les
principales causes contre lesquelles
nous devons lutter mais, malheureusement,
elles ne constituent pas le
seul facteur qui participe au sentiment
des jeunes personnes immigrées ou
d’origine immigrée de ne pas être à
leur place sur le marché de l’emploi.
Les longues et difficiles procédures
de reconnaissance de diplômes, les
stéréotypes diffusés par les médias, le
poids de la colonisation qui continue
à se faire sentir, l’appropriation, par
44 BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
les jeunes, d’expériences négatives
vécues par leur entourage… sont autant
de facteurs exogènes qui viennent
renforcer l’ampleur des conséquences
désastreuses de la discrimination ».
Ces facteurs extérieurs causent peu
à peu l’intériorisation de la discrimination
qui, avec les discriminations
directes, constitue un deuxième handicap
pour le chercheur d’emploi.
À quoi reconnaît-on ce phénomène ?
« Il se manifeste par des comportements
‘parasites’, comme le manque
de préparation à un entretien d’embauche,
une paralysie à postuler, des
discours négatifs (‘cela ne sert à rien
que je postule’, ‘je suis trop vieux pour
apprendre un nouveau métier’)… »
Le fait d’appartenir à une communauté
discriminée (à l’école, dans les médias,
dans l’espace public…) « suffit » pour
intérioriser les discriminations que
l’on observe ou pense observer chez
ses pairs, et ce même avec plusieurs
générations de décalage. La personne
concernée risque alors de basculer
dans le deskilling (ou déqualification) :
la perte progressive des compétences
suite à une longue période sans emploi,
ou le fait d’accepter un travail
en-deçà de ses qualifications avec,
comme conséquences, le manque de
motivation ou le passage d’un emploi
à un autre. « Des personnes sourdes
aux LGBT, en passant par les seniors
et les femmes immigrées ou d’origine
immigrée, n’importe quel groupe peut
intérioriser les mécanismes de la discrimination.
C’est la reproduction de
comportements entre les personnes
d’un même groupe qui permet de
comprendre cette intériorisation »,
précise Françoise Kemajou. « De manière
inconsciente, soit la personne
n’osera plus faire ce qu’elle veut, soit
elle réagira comme elle croit qu’on
s’y attend (rater son entretien d’embauche,
avoir l’air désinvolte face à sa
recherche d’emploi…) ».
Les seniors aussi concernés
L’estime de soi et la confiance en soi
s’en trouvent rudement affectées. Un
travail d’empowerment (pouvoir d’agir)
et de mentorat est alors nécessaire
pour reconstruire ce qui a été brisé.
« Cela commence par la prise de
conscience, de manière à faire remonter
à la surface les comportements
qu’on a totalement intériorisés », complète
Mme Kemajou.
Françoise Kemajou (ASBL Pour la Solidarité)
C’est sur le terrain que la lutte devra
se concrétiser. À titre d’exemples,
Brux’All et Brux’Elles sont deux projets
que PLS mène pour lutter contre l’intériorisation
des discriminations dans
la recherche d’emploi.
Certaines sociétés de ressources humaines
prennent également la problématique
à bras-le-corps, comme
Daoust qui s’est vue décerner le label
diversité, une récompense octroyée
par Actiris aux organisations bruxelloises
qui agissent pour promouvoir
la diversité et lutter contre les discriminations.
« Nous avons constaté
que tout un chacun peut se retrouver
confronté à cette situation d’auto-discrimination
dans le cadre de son
parcours professionnel », développe
Laetitia Alandry, Career Coach chez
Daoust. « C’est pour cette raison que
nous avons notamment développé des
projets qui accompagnent des personnes
de plus de 50 ans ou encore
des chefs (H/F) de famille monoparentale
dans le but de traiter des freins du
retour à l’emploi de ces public-cibles.
Parmi les outils qui permettent de
développer la confiance en soi, il y a
l’apprentissage d’identification des situations
positives (ses forces, ses ressources,
les évènements de la journée
etc.). Il s’agit d’un premier pas vers
un retour à l’action et la création de
croyances aidantes pour contrecarrer
les croyances limitantes ».
Selon Françoise Kemajou, il reste toutefois
du travail à abattre car « nous ne
sommes qu’aux portes de la sensibilisation
sur la question de l’intériorisation
de la discrimination, mais aussi
de sa compréhension ». ●
5 Idem – page 35
D.R.
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Faux départ pour la course à la parité dans les
entreprises
L’égalité des hommes et des femmes dans les entreprises est généralement mal
abordée dans les plans de diversité actuels, selon des promotrices des droits des
femmes au travail. Elles appellent les entreprises à revoir leur copie pour s’élancer
dans un réel processus inclusif.
Ophélie Delarouzée
E
st-ce que votre entreprise traite les femmes et
les hommes de manière égalitaire ? Ceux qui répondront
par l’affirmative à cette question n’ont
pas encore pris conscience de la nature du problème.
De la même manière, la plupart des gens se disent défenseurs
de l’égalité, mais les femmes sont comme les
hommes vecteurs d’inégalités. « Il y a encore énormément
de hiérarchisation des sexes dans toutes les sphères de la
société et si on n’en est pas conscient, automatiquement
on reproduit les mêmes travers au niveau collectif comme
individuel », explicite Isabella Lenarduzzi, fondatrice du
réseau Jump. « De l’inconscient, il faut devenir conscient.
Pour les femmes, la liberté est un apprentissage. 50 ans
de droits égaux, ce n’est pas grand-chose. Il est important
qu’elles connaissent leur histoire collective pour analyser
leurs propres choix, qui sont souvent des automatismes
liés à leur éducation de fille et à la place donnée aux
femmes dans la société. Quand on commence à comprendre,
tout s’illumine. »
Comme l’état des lieux de la place des femmes et des
hommes et des salaires associés aux fonctions n’a pas
encore été effectué dans les entreprises, le travail pour
tendre vers la parité n’a pas réellement commencé, selon
Dalila Larabi, responsable du département « genre » à la
FGTB. La loi de 2012 sur l’égalité salariale appelle ainsi à
rendre l’écart salarial transparent pour qu’il puisse faire
l’objet de négociations. Cela implique de pouvoir analyser
les revenus au regard des fonctions remplies, non seulement
des intitulés de postes. « À compter de janvier 2018,
une première loi impose l’égalité salariale en Islande sous
peine de sanctions financières », remarque Dalila Larabi.
« La loi belge est bonne mais inefficace, parce qu’il n’y a
pas d’aspect contraignant. (...) Les réductions de cotisations
ne vont jamais de pair
avec l’égalité et là, le politique
pourrait tout du moins
intervenir positivement. »
Les conditions
de la répartition
professionnelle
La différenciation de traitement
se met en place dès le
plus jeune âge. À la maison,
en société et à l’école, on
attendra des filles qu’elles
Pour les femmes, la liberté est un
apprentissage. 50 ans de droits égaux, ce
n’est pas grand-chose.
Isabella Lenarduzzi (réseau Jump)
soient plus sérieuses et discrètes. « Les professeurs seront
plus sévères envers une fille qui oublie ses affaires, n’est
pas concentrée ou fait du bruit en classe en s’exprimant
fort », illustre Isabella Lenarduzzi. « Le fait qu’il y ait plus
de femmes enseignantes ne change pas la donne parce
qu’elles sont, comme les hommes, normées au niveau
du genre. (...) Cela se traduit par de meilleurs résultats
scolaires chez les filles, avec environ 60 % de diplômées
dans les rangs féminins, au niveau national comme européen.
» Dans les choix des filières, les jeunes femmes vont,
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
45
© Thinsktock
D.R.
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FOCUS
conformément au rôle qu’on leur a inculqué, privilégier
le soin aux personnes, l’éducation ou la communication,
et se détourner des matières scientifiques et techniques.
« Celles qui vont s’orienter vers un métier masculin vont
constamment être la cible d’injonctions, le plus souvent
inconscientes, qui leur signaleront qu’elles ne sont pas
à leur place », continue Isabella Lenarduzzi. « Chaque
fois qu’un métier se féminise, il est dévalorisé et devient
moins bien payé, ce qui est la preuve de la hiérarchisation
des sexes dans la société. » À l’inverse, les environnements
masculins, même ceux qui ne nécessitent qu’une
formation de niveau secondaire, bénéficieront de rémunérations
plus généreuses. Elle cite ici en exemple les
professions de plombier ou d’électricien, en opposition aux
métiers du paramédical. Au sein de ces derniers, elle note
aussi que les ambulanciers sont mieux rémunérés que
les infirmières. Dalila Larabi ajoute que les hommes qui
transportent des palettes dans les entrepôts sont mieux
payés que les femmes qui les défont, et introduit dans
l’équation la notion de temps partiel, avec par exemple
de nombreuses femmes caissières et assortisseuses de
rayons à temps partiel et des hommes dits magasiniers,
à temps plein.
La répartition des métiers en fonction des sexes bénéficie
donc toujours aux hommes. Reste qu’ils pourraient décrier
la surreprésentation des femmes dans l’enseignement,
au regard des moins bons résultats masculins, ou dans
les matières familiales au niveau judiciaire, sur le principe
que les mères gardent un ascendant dans l’éducation des
enfants. Isabella Lenarduzzi concède que le déséquilibre
en matière de parité est dommageable dans tout métier :
« Les élèves ont besoin de modèles féminins comme masculins.
Il peut être important pour les adolescents qui ont
une image plus fortement valorisée du masculin, et qui
sont dans une période de révolte, de se heurter à une autorité
masculine. » Elle explique que partager les rênes du
pouvoir est en pratique difficile pour tous : « Comme dans
la vie privée où les femmes doivent apprendre à laisser
plus de place décisionnaire aux hommes, les hommes sont
très résistants aux quotas ou aux formations et réseaux
spécifiques pour femmes, en fait à tout mécanisme qui
rend les femmes davantage en mesure de prendre une
juste part du pouvoir. C’est à leur détriment, et quand il
s’agit de céder la place aux femmes pour qu’elles aient
réellement les mêmes opportunités, il n’y a plus personne.
Le hashtag JamaisSansElles encourage les hommes à
refuser de prendre part aux débats publics où il n’y a pas
un nombre significatif de femmes. »
L’inclusion pour impulser l’égalité dans
l’entreprise
Selon Isabella Lenarduzzi, la sensibilisation et l’engagement
des équipes dirigeantes est primordiale. Dans la
même intention, Dalila Larabi explique la décision de la
FGTB, qui vient de sensibiliser le mois dernier quelque
200 délégués à l’égalité hommes/femmes : « En leur apprenant
à voir les inégalités, on espère pouvoir dresser
dans un an une cartographie de ces 200 entreprises et
déterminer des objectifs à atteindre ».
Disposer d’un diagnostic permettrait de promouvoir
des réponses adaptées au niveau des processus de
46 BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
recrutement et de promotion,
mais aussi des conditions
de travail. Il pourrait
ainsi indiquer à quels moments
les femmes quittent
les entreprises pour contrer
le phénomène dit du « tuyau
percé », ou inciter à revoir la
distribution des formations
qualifiantes pour pallier à
l’évolution moindre des carrières
féminines à diplôme
égal. « Les managers
La loi belge est bonne mais inefficace,
parce qu’il n’y a pas d’aspect
contraignant.
Dalila Larabi (FGTB)
peuvent interroger les femmes qui sont à temps partiel
pour comprendre si c’est dû à un problème de mobilité
ou de garderie », continue la syndicaliste. « Ils peuvent y
répondre en instaurant une certaine flexibilité ou en créant
une crèche. Avec l’augmentation des séparations et les
gardes alternées, les pères commencent à être confrontés
aux mêmes problèmes. » Elle cite en exemple Microsoft,
qui a allongé les congés parentaux pour les mères comme
pour les pères, introduit des congés payés pour s’occuper
d’un proche malade et flexibilisé son organisation
du temps de travail. Microsoft cite également l’intérêt de
disposer d’une technologie conçue par les deux sexes.
Dans les fonctions supérieures, Isabella Lenarduzzi pointe
non seulement un gain de performance, mais aussi une
réduction des coûts salariaux durant le temps – certain
– qu’il faudra pour résorber l’écart salarial. Les deux intervenantes
avancent un écart salarial horaire de 5 à 11 %,
de 20 % en tenant compte des temps partiels et jusqu’à
36 % pour le management dans le secteur privé. « Quand
l’équipe des décideurs est mixte, cela se reporte sur la
performance économique des entreprises », estime Dalila
Larabi. « Cela a été constaté pendant la crise de 2008,
peut-être parce que, de par leur éducation, les femmes
sont moins dans l’ego et moins promptes à foncer sans
évaluer tous les risques. »
Isabella Lenarduzzi explique les ratés à ces niveaux hiérarchiques
: « La première partie de la révolution était
l’accès à tous les postes. La seconde est de rester femmes.
Beaucoup de celles qui peuvent faire carrière ne veulent
plus être des leaders de type masculin : faire preuve
d’arrogance, s’exprimer tout le temps avec autorité pour
exister... Elles n’ont pas été élevées dans ces codes et
elles savent qu’en endossant ce rôle elles seront jugées
plus durement qu’un homme. » ●
D.R.
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Place à l’ambition féminine
DIVERSITÉ
Les femmes qui quittent le boulot pour une maternité, c’est fini. De nouvelles perspectives
s’ouvrent avec des formules de travail plus souples et des pères qui prennent
leurs responsabilités dans le ménage.
L
es femmes croient de moins en moins en l’égalité
professionnelle avec les hommes. La comparaison
de plusieurs études Diversity at Work du
spécialiste en recrutement Hays le démontre : en 2015,
75 % des femmes estimaient avoir les mêmes possibilités
de carrière que les hommes (89 % des hommes étaient de
cet avis). En 2016, la proportion retombait à 70 % chez les
femmes et 87 % chez les hommes. En 2017, on n’atteignait
plus que 62 % et 76 % (avec toutefois une option « sans
opinion » qui peut avoir influencé le résultat). Mais rien
n’indique une progression du sentiment de reconnais50
% des femmes souhaitent une
fonction supérieure
sance chez les femmes.
La discussion aborde souvent la différence salariale.
« 45 % des femmes estiment gagner moins que les
hommes, mais rien ne prouve que ce soit vrai », commente
Elise Denecker, Recruitment & Development Manager
chez Hays. « Peut-être les femmes sont-elles encore trop
dans les stéréotypes d’antan. S’il y a plus d’hommes dans
les fonctions supérieures, il est logique que les hommes
gagnent globalement plus. Chez Hays, les deux sexes ont
le même salaire, à fonction identique. »
Les millennials cherchent des solutions
L’ambition est puissante. Selon la dernière étude de Hays,
la moitié des femmes souhaitent une fonction supérieure
(70 % chez les hommes). Mais les femmes estiment leurs
chances de promotion plus faibles si leur chef est un
homme. « Peut-être une cheffe donne-t-elle l’exemple
ou comprend-elle mieux une femme qui a de l’ambition »,
suggère Elise Denecker. « Elle sait tout ce qu’une femme
doit faire pour combiner travail et vie privée. Le stéréotype
de la femme qui fait plus que l’homme dans le ménage a la
vie dure, mais je pense que la multitude des combinaisons
de ménage actuelles fait que l’homme prend tout autant
ses responsabilités et que les couples prennent ensemble
les décisions de carrière. La femme qui renonce à son
travail n’est plus la seule solution possible. »
Les millennials ne considèrent pas qu’une femme qui a
un bébé doive faire un pas de côté. Il faut plutôt chercher
une solution qui combine travail et famille. Les femmes de
la jeune génération sont même plus ambitieuses que les
hommes (52 % et 38 %). Sommes-nous à un tournant ?
Peter Van Dyck
Elise Denecker : « Les modèles évoluent. Une femme
ingénieur ne surprend plus personne. La quête du talent
est tellement acharnée que voici le temps pour les femmes
d’être ambitieuses. Les perspectives ne manquent pas. »
Plus de congé de paternité
Les millennials sont plus attentifs à l’équilibre travail/vie
privée. Des formules de travail plus souples y contribuent.
« Nous le voyons aussi chez Hays, qui engage beaucoup
de jeunes diplômés », témoigne Elise Denecker. « Les
jeunes veulent être très actifs, aussi en dehors du travail,
pour profiter au maximum de leur journée. La flexibilité
facilite la combinaison des activités professionnelles et
privées. Les femmes interrogées indiquent davantage que
les hommes que cela les aide dans le développement de
leur carrière. »
L’extension du congé de paternité pourrait également être
un stimulant. En Suède, les parents ont droit ensemble
à 480 jours de congé. Il est tout normal là-bas que les
pères passent trois mois à la maison pour les enfants.
« En comparaison, les 10 jours de congé de paternité
dans notre pays semblent bien dérisoires », admet Elise
Denecker. « Et les femmes apprécieraient une répartition
plus équitable du soin des enfants. Mais comment gérer
concrètement un congé de paternité prolongé ? Peut-on
partager en deux parts égales les trois mois de congé
de grossesse ? Difficile, puisque de nombreuses jeunes
mamans souhaitent allaiter. Et donner trois mois aux
hommes comme aux femmes deviendrait complexe à
gérer. Les employeurs doivent trouver des solutions pour
les mamans qui désirent un congé. Et si le père souhaite
tout autant de congé de paternité, il faudra trouver un
remplaçant pour lui également. » ●
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
47
© Thinsktock
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Oser rêver à l’entreprenariat au féminin
DIVERSITÉ
Le 28 février dernier, Beci ouvrait ses portes à un public différent. Treize femmes
d’âges, de religions et de pays d’origine divers ont été accueillies pour suivre un
cours de marketing. Elles suivent une formation de 11 mois chez Interface3 pour
devenir des employées commerciales bilingues.
Laura Bacci
I
nterface3 est un centre de formation bruxellois
pour femmes en recherche d’emploi. Sa mission
est de favoriser l’égalité des chances hommesfemmes
sur le marché du travail. Chaque année, près
de 400 demandeuses d’emploi y suivent une formation,
courte ou longue, d’initiation ou de spécialisation. Le taux
d’insertion à la sortie des formations qualifiantes ? Un
très impressionnant 72 % en 2016 ! Le prix pour les étudiantes
? Zéro. Ces formations sont gratuites grâce au
soutien de nombreux partenaires, dont Actiris, Bruxelles
Formation, la Cocof et le Fonds social européen, parmi
beaucoup d’autres.
Les participantes sont arrivées chez Beci avec un peu
d’appréhension sur ce qui les attendait ce jour-là. Dehors,
il faisait un froid glacial ; elles entraient dans des
locaux inconnus et n’avaient jamais étudié le marketing.
Elles avaient entendu dire que c’était une matière très
théorique et, alors qu’elles s’apprêtaient à passer huit
heures à écouter et noter sur leurs cahiers, ce fut tout
le contraire…
Les présentations ont révélé la richesse de ce groupe :
des immigrées de première ou deuxième génération venant
du Maroc, de Turquie, du Venezuela, de Moldavie, du
Congo, de Colombie et du Sénégal. Mais aussi de vraies
Bruxelloises. Indépendamment de leurs origines, elles
se sentent toutes Belges.
Tout aussi étonnant, les écarts d’âge : certaines apprenantes
avaient vingt ans ; d’autres cinquante. Il y avait
dans ce groupe de jeunes femmes avec déjà des enfants,
d’autres ayant déjà travaillé, des femmes à la recherche
de leur premier boulot, des femmes ayant perdu leur
travail ou en recherche d’un poste dans un autre domaine,
ou de jobs avec des horaires plus convenables pour leur
permettre de mieux s’occuper de leur famille.
Interrogées sur l’entreprise qu’elles rêvaient de créer si
elles avaient les fonds nécessaires, elles ont paru stupéfaites
: « Créer une entreprise ? Nous ? C’est impossible.
C’est inimaginable ! » Et pourtant, à la fin de la
journée, elles avaient toutes imaginé leur entreprise en
réfléchissant au produit/service, au prix, à la promotion,
aux modalités de vente, au marketing via les réseaux
sociaux, au budget nécessaire pour démarrer, à comment
récolter des fonds nécessaires pour créer une start-up
via le crowdfunding, etc. Elles ont même fait des analyses
de leur public-cible, et certaines ont choisi le nom de
48 BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
leur société/marque et ont même fait des esquisses de
ce que serait leur logo.
Parmi les projets, il y avait une crèche bilingue (français-anglais),
un magasin de baskets pour fashionistas,
des produits de beauté à base de traitements naturels
pour des personnes avec des peaux atypiques, un bar à
vin, un atelier de haute couture, un magasin de parfums,
une gamme de prêt-à-porter en tissu wax africain, une
asbl vendant des objets de deuxième main pour financer
l’apprentissage de l’écriture et de la lecture pour adultes
analphabètes, un restaurant russe, un service de livraison
d’apéritifs à domicile, un salon de coiffure, une épicerie
bio et une collection de maquillage végan.
Tarik Hennen, cofondateur de Smartflats et Smartwork,
et expert dans le développement de la stratégie digitale,
est venu rendre visite à la classe pendant la journée. Il a
donné des conseils aux étudiantes sur comment démarrer
et, surtout, il les a prévenues sur les pièges à éviter au
début du parcours dans l’entreprenariat. Avec son grand
sens de l’humour et son pragmatisme, Tarik a partagé
sa longue et active expérience en tant qu’entrepreneur.
Interface3
Interface3 est l’un des principaux centres de formation
continue et organisme d’insertion socioprofessionnelle
de Bruxelles. Depuis sa création en 1986, Interface3
a formé plus de 6000 femmes.
Plus d’info : Interface3 asbl - 02 219 15 10,
www.interface3.be
׉	 7cassandra://J6eyvw2tRtvw0_ls7kBMA5pS_Ksfsb-eEzMZpL4UID0`̵ Zq䰉/3Y׉E_FOCUS
Laure Lemaire,
Directrice d’Interface3 :
« Cela constitue une réelle
plus-value pour nous de
travailler avec des acteurs
comme Beci pour que les
étudiantes comprennent
mieux le fonctionnement
des entreprises et, pourquoi
pas, qu’elles puissent
un jour lancer leur propre business.
Il est aussi capital que les entreprises
bruxelloises ouvrent leurs portes aux personnes
ayant un parcours de formation atypique. Le retour
des employeurs qui les engagent est en général
très positif car leur parcours leur a appris
la débrouillardise et l’ouverture d’esprit. »
Au fur et à mesure que chaque étudiante présentait son
projet en classe, les autres élèves posaient des questions
pertinentes, donnaient de nouvelles idées, partageaient
du feedback constructif et, surtout, s’encourageaient les
unes aux autres. On voyait la fierté dans les yeux, une
nouvelle assurance et confiance en elles-mêmes et en
leurs idées, qui les rendait plus pétillantes et qui leur
donnait de la prestance. Une nouvelle allure est apparue
chez chacune d’elles. À la fin de la journée, elles sont
parties avec la tête pleine d’idées, la sensation d’avoir
d’autres opportunités qui peuvent s’offrir à elles, et de
bonnes bases en marketing ! ●
Sara D. :
« La visite à la Chambre de Commerce de Bruxelles m’a permis de répondre à beaucoup de
mes questions et de récolter énormément d’information. Le lieu idéal pour démarrer un beau
projet. »
Anaïs V. :
« Ce que j’ai apprécié le plus, ce fut le cours où on nous expliquait le fonctionnement du marketing,
avec l’idée d’une société que nous pourrions créer. De plus, avoir la présentation d’une
personne qui en fait son métier et qui donc est entrepreneur, nous a permis de mieux nous
rendre compte des démarches à suivre et des différentes réflexions à avoir. »
Mélanie R. :
« La mise en situation a été très instructive. Nous nous sommes nourries des idées de chacune.
Merci pour cette journée très enrichissante. »
Brigitte De K. :
« Nous avons reçu les clefs de départ pour le démarrage d’une entreprise. Comment voir
clair entre un projet, un rêve et les demandes du marché. Savoir définir son public cible,
comment se faire connaître, pourquoi est-il important de bien choisir la place, physique
ou virtuelle, où notre entreprise pourra exister avec les plus grandes chances de réussite.
Comment définir son environnement, ses prix, et quelle image de marque transmettre à la
clientèle… Bref, nous donner envie d’envisager de voler de nos propres ailes, totalement
ou en partie, sous forme complémentaire, mais ne pas prendre son envol sans savoir qu’il
existe des acteurs comme Beci, qui sont là pour accompagner le candidat entrepreneur tout au
long de la vie de son entreprise. »
Laurianne K :
« Chacune de nous a été mise au centre de l’action en entreprise. Cette méthode était très
enrichissante. Elle a révélé bien des atouts et talents de chacune. Personnellement, j’ai non
seulement bien assimilé mais aussi revu mes perspectives professionnelles. »
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
49
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Perdre son travail après 50 ans ne signifie pas la
fin de votre carrière
Le cap symbolique de la cinquantaine semble fatidique pour nombre de travailleurs.
Pourtant, il y a toujours moyen de rebondir professionnellement, dans une large
mesure en tout cas. C’est ce que nous rapportent trois allègres quinquas bruxellois,
aux parcours très différents, qui ont notamment profité des workshops de l’ASBL
50s@work pour se remettre en selle.
Cédric Lobelle
Pierre Raeymaekers, 54 ans :
« Il faut se remettre en question »
Pierre Raeymaekers, de Forest, a 54 ans. Après son service
militaire, il a vécu de « petits boulots » avant de reprendre
une formation de bibliothécaire-documentaliste.
Originaire de la province de Luxembourg, il a décroché
un job chez une grande compagnie d’assistance, en 1999.
« J’aidais les vacanciers à préparer leur voyage sur les
plans touristiques, administratifs, les visas. Internet et
les GSM en étaient encore à leurs balbutiements... » En
avril 2014, tout bascule : il est licencié pour « raisons
économiques ». « Après quinze années de boîte, en deux
minutes, j’étais raccompagné dehors. J’ai trouvé ça assez
brutal. »
S’en sont suivies deux années d’outplacement, qui n’ont
pas été inutiles : « Il fallait établir mon profil professionnel,
déterminer ce dont j’étais capable, ce que je voulais faire.
Je ne savais plus où j’en étais, comment gérer la spirale
administrative du chômage, des interviews. J’ai fait un
gros travail psychologique avec mon consultant. Je me
suis remis en question, j’ai repris confiance. »
Une période que Pierre a mise à profit pour intégrer les
workshops de l’ASBL 50s@work. « J’y ai bossé sur un
projet de création d’entreprise de guidage touristique sur
mesure pour des groupes de particuliers, notamment
dans ma région natale, ’Be My Guide’. Nous sommes
presque allés jusqu’au bout. C’est au frigo. »
Car en mai 2016, il a rebondi... chez le principal concurrent
de son dernier employeur ! « D’abord un intérim de
5 mois, puis 3 CDD. Je gère des dossiers d’annulation
50 BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
de vacances... Mon contrat se termine en octobre. Mon
employeur dit être très satisfait de moi, mais vu le cadre
budgétaire, je n’ai pas reçu de garantie à 100 % que cela
se transformera en CDI. »
Je suis responsable de mon travail,
mais pas de mon âge.
Pierre
Une petite source de stress pour Pierre, qui a néanmoins
un plan B, ou C : activer Be My Guide. « Ne fût-ce qu’à
titre complémentaire, pour éventuellement passer indépendant
de manière principale plus tard. Mais administrativement,
c’est compliqué à concilier avec le chômage. Il
me reste une dizaine d’années à travailler comme salarié
pour avoir une pension complète. Il faut penser à tout. »
Il sait que son âge redevient un handicap s’il doit rechercher
un nouvel emploi, sans remettre ses compétences
en doute. « J’ai assez vite compris que je coûtais plus
cher à 50 ans qu’à 30.... J’aurais préféré qu’on me dise
spécifiquement que mon âge posait problème. Je suis
responsable de mon travail, mais pas de mon âge. Une
seule fois, on m’a dit en interview que j’étais trop âgé,
donc trop cher. C’est une réponse que j’ai appréciée :
quelqu’un m’écoutait réellement de l’autre côté. »
Danielle Hoogstoel, 60 ans :
« Cela bloque du côté des employeurs »
Danielle Hoogstoel, de Woluwe-Saint-Lambert, a
60 ans. Titulaire d’un master en traduction et bachelière
׉	 7cassandra://843fn3ZCvH1RS-QiLxPioo-lBPZiVkyVDDv6aU1jWUk`̵ Zq䰉/3]׉EaFOCUS
en hôtellerie, elle a commencé
à travailler en 1983,
effectuant l’essentiel de sa
carrière dans des multinationales.
Au fil du temps,
elle s’est spécialisée dans
les ressources humaines et
la coordination des formations
en interne. Jusqu’au
mois d’avril 2014.
« L’entreprise de produits
cosmétiques pour laquelle
je travaillais m’a
licenciée suite à une restructuration
», détaillet-elle.
Un premier vrai
coup dur, qui n’a cependant
pas duré très longtemps. « J’ai en
effet retrouvé un travail similaire en deux mois, dans une
entreprise de service aux industries de la construction et
de la propreté. C’était un CDD de six mois, un remplacement
pour cause de maternité, renouvelé une fois. »
Qui s’est terminé en août 2015. Danielle a donc suivi le
processus d’outplacement financé par son employeur
précédent. Elle a embrayé en suivant les workshops de
50s@work, abandonnés en mars 2016 en faveur d’un nouvel
intérim, toujours dans les RH et les formations, pour
une société de technologies et services de l’information,
jusqu’en mai 2017. Puis un autre, de deux mois, pour le
call center interne d’une grande banque.
« Entre ces deux intérims, j’ai suivi un programme d’activation
et de remise à l’emploi. Mais depuis septembre
2017, je déchante. J’ai zéro retour sur mes candidatures.
Toutes les portes se sont fermées. »
Une situation qu’elle n’hésite pas à mettre sur le compte
de son âge : « J’ai 60 ans. Bien entendu, je ne peux pas
prouver que je subis une discrimination pour cette raison.
Mais il y a eu des indices. J’avais vu une annonce pour
un poste RH qui correspondait exactement à mon profil,
dans une boîte où je connaissais un employé. J’ai envoyé
mon CV en signalant que ce dernier pouvait témoigner de
mes compétences. Trois jours après, j’ai reçu la réponse
standard : ‘vous ne répondez pas au profil’. Je n’ai pas eu
la chance d’avoir le moindre entretien. Deux mois plus
tard, le poste était toujours vacant... »
C’est donc un peu découragée que Danielle Hoogstoel envisage
la suite : « Je suis un peu frustrée, car j’ai vraiment
encore envie de travailler. Pourtant, je suis régulièrement
contactée par des agences de recrutement et d’intérim
pour des postes qui me conviennent. Mais ça doit bloquer
au niveau des employeurs. Peut-être le salaire ? Dans tous
les cas, les contacts socio-professionnels me manquent. »
Christian Faure, 54 ans : « L’âge peut être aussi
un frein que l’on se donne »
Christian Faure, de Jette, a 54 ans. Il a fait sa scolarité
littéraire au lycée français de Rome. Photographe de
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
51
Hélas, un remaniement au sein du CA a entraîné un nouveau
licenciement au bout de deux ans. Le voilà donc, en
2015, à 51 ans, participant à deuxième outplacement.
« C’est à ce moment que j’ai rencontré Jean-Luc Louis,
de l’ASBL 50s@work. C’était emballant de me retrouver
dans un projet actif en relation avec d’autres personnes
issues d’horizons professionnels différents. Je ne voulais
pas perdre le lien social. Je n’ai jamais envisagé que
cela allait m’apporter un job sur un plateau, mais l’esprit
entrepreneurial m’a permis de trouver de l’énergie et du
dynamisme. »
L’esprit entrepreneurial m’a permis
de trouver de l’énergie et du dynamisme.
Christian
En avril 2016, Christian a ainsi débuté comme commercial
dans une petite maison d’édition. « Nous éditons ce qu’on
appelle de beaux livres, qui font la part belle au patrimoine
belge, en quatre langues. Ils peuvent servir de cartes
de visite pour les institutions, de cadeaux d’affaire... Je
démarche les librairies, institutions communales, régionales,
nationales, les sociétés... »
Dans son processus de recherche d’emploi, Christian n’a
jamais ressenti clairement avoir été handicapé par son
âge. « Pas de manière directe, en tout cas. L’âge peut être
aussi un frein que les demandeurs d’emplois se donnent,
une image renvoyée à eux par la société. Ce qui est vrai,
c’est que l’âge avançant, on se retrouve en position de
faiblesse, on perd de l’assurance, on doute de son potentiel.
J’ai senti plusieurs fois que mon expérience et mon
parcours étaient trop importants par rapport aux postes
auxquels je postulais. Mais mes attentes professionnelles,
mes priorités ont évolué. Je voulais plus d’équilibre avec
ma vie privée. Et je l’ai trouvé. » ●
formation, il a suivi sa future épouse à Bruxelles. Son
diplôme n’étant alors pas reconnu ici, il a exercé cette
activité à temps partiel. L’autre mi-temps étant consacré
à un travail très en phase avec son cursus scolaire, dans
une célèbre librairie bruxelloise, devenu ensuite son job à
temps plein. Après huit ans, son parcours a légèrement
bifurqué : représentant commercial pour un éditeur de
BD (six ans), directeur commercial dans une entreprise
de distribution de livres (11 ans).
« Qui a subi une restructuration dont j’ai été victime »,
explique Christian Faure. « J’ai donc suivi un processus
d’outplacement. Et j’ai réfléchi à mes aspirations : continuer
ou pas dans le monde du livre et de l’édition, déjà en
perte de vitesse ? L’accompagnement est allé au bout :
après un an, j’ai trouvé un travail de gérant d’une librairie
universitaire.»
Danielle Hoogstoel
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STARTER
CheeeseBox : le petit oiseau va sortir
Basée à Forest, CheeeseBox propose ses services dans le domaine de la photo, de
la vidéo, des animations événementielles ou de field marketing. Services qu’elle
fournit tant pour les particuliers que pour les entreprises. Guy Van den Noortgate
C’
est en janvier 2015 que Charles de Bellefroid
et Amaury de Broux lancent CheeeseBox : une
borne photo portable et connectée qui comprend
un appareil photo reflex, un écran et une imprimante. Très
rapidement, la jeune entreprise va se faire un nom sur
un marché où l’on trouve nombre de compétiteurs, tant
belges qu’étrangers. « Au début, nous avons proposé nos
services aux particuliers », expliquent-ils. « Mais rapidement,
nous avons également, par ce biais, touché les
entreprises. Au départ, nous étions majoritairement actifs
dans le B2C ; aujourd’hui, le B2B représente autour de
80 % de nos revenus. »
Dans un environnement compétitif, il a fallu que l’entreprise
forestoise se différencie. « Nous avons dès l’origine
misé sur la qualité des produits et des services que nous
fournissons. La qualité est primordiale. Nous veillons à ce
que les photos imprimées aient un beau piqué et un beau
rendu. Nous sommes également disponibles 24 h sur 24
et 7 jours sur 7 si jamais un souci devait apparaître avec
l’une de nos bornes. Comme elles sont connectées via le
net, nous pouvons déjà vérifier leur bon fonctionnement
à distance et éventuellement remédier à un problème.
Sinon, un technicien se déplace. »
Cette priorité accordée à la relation-client a joué et continue
à jouer un rôle important dans le développement de
CheeeseBox, qui emploie actuellement une douzaine de
personnes dans des bureaux forestois qui commencent
doucement à devenir un peu trop petits. Elle dispose actuellement
d’une petite cinquantaine de bornes que l’on
retrouve aussi bien lors d’événements privés tels que
mariages, anniversaires, soirées, etc., que lors d’événements
corporate tels que lancements de produits, team
buildings, ouvertures de points de vente, etc.
Dans sa gamme de produits, elle propose également des
CheeeseBox mini ainsi que CheeeseBox photocombi. Ces
dernières sont placées dans des combis Volkswagen T2
transformés et adaptés. « C’est un outil marketing qui
séduit les clients. L’année dernière, l’office du tourisme
autrichien les a utilisés pour mener une campagne de
promotion du Tyrol dans une dizaine de villes en Flandre.
Les personnes pouvaient être prises en photo avec un
décor tyrolien à l’arrière-plan, grâce à la technologie du
fond vert. Par ailleurs, elles recevaient de la documentation
ainsi que divers produits et échantillons. » Un concept
qui a séduit les Autrichiens, puisqu’ils vont le reproduire
cette année dans une demi-douzaine de pays européens,
avec le concours de la société bruxelloise.
Le créneau des entreprises est assez porteur pour son
développement. Il est vrai que l’utilisation d’une borne
présente de nombreux avantages : les box sont personnalisables
à l’image de la marque et/ou du produit ; elles
52
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
Charles et Amaury, les fondateurs de Cheeesebox.
permettent de créer un lien émotionnel entre les clients, la
société et la marque. Par ailleurs, elles améliorent l’activité
offline dans les points de ventes ou lieux d’expositions
et attirent naturellement les gens vers le magasin ou le
stand, tout en augmentant la visibilité de la marque dans
et en dehors du point de vente. De même, elles dopent le
trafic et la visibilité online en amenant des visiteurs sur la
page web ou la page de la société sur les réseaux sociaux,
grâce, par exemple, à la possibilité de faire participer les
utilisateurs à un concours de « likes ».
CheeeseBox continue à innover. Elle propose de grandes
lettres lumineuses, hautes de 1,20 m, que l’on pourra
placer sur un stand de foire. Baptisées Flash Letters, elles
viennent d’être lancées. Dans les années qui viennent,
l’entreprise souhaite reproduire à l’étranger, France en
tête, un concept qui a rencontré son succès en Belgique.
Et à cette fin, elle recherche des investisseurs. L’appel
est lancé.
Info : www.cheeesebox.com ●
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de
Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax
shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
https://starters.beci.be/
׉	 7cassandra://freuWo5kKkAGFyAf4lA5D9QunEVelfGqD2Ij9j7Z1Tk`̵ Zq䰉/3a׉EQENTREPRENDRE
TRANSFORMATION NUMÉRIQUE
L’e-commerce accessible à tous
Il ne faut pas forcément être une grande entreprise pour se lancer dans le digital.
D’autant qu’avec l’avènement de l’internet, le monde est devenu un village. Dès
lors, même pour une PME, les perspectives d’affaires deviennent pratiquement
illimitées. Encore faut-il se faire bien conseiller…
A
ujourd’hui, beaucoup d’entreprises
hésitent (encore)
à se lancer dans l’e-commerce,
craignant les difficultés liées
à la gestion de projet ainsi que la
complexité des bases de données
associées, notamment en termes
de stocks. Et celles qui franchissent
le pas font en général appel à une
société informatique spécialisée
pour développer une solution sur
mesure, généralement en open
source (ce qui implique des compétences
pointues, donc coûteuses), avec au final une
solution figée qui exige de s’adresser au développeur pour
toute modification/adaptation.
Or, depuis l’avènement du SaaS (Software-as-a-Service),
un modèle d’exploitation commerciale où le logiciel est
développé, géré et maintenu par un prestataire à distance,
l’e-commerce devient facile et rapide à déployer, tandis
que son coût, tant de mise en service que d’exploitation,
se révèle particulièrement avantageux.
Désormais, des éditeurs SaaS tels que Wix ou WiziShop
commercialisent des solutions d’e-commerce très professionnelles
qui viennent concurrencer les grands acteurs
du marché comme WordPress ou Magento avec des
logiciels à la fois très flexibles, conviviaux et évolutifs. De
plus, de telles solutions sont particulièrement adaptées
aux plus petites organisations puisqu’elles ne nécessitent
aucun développement ni installation spécifique.
Reste qu’il faut envisager un site d’e-commerce dans
la stratégie de l’entreprise. En effet, la mise en place
d’un site ne représente que la première étape d’un plan
commercial global dont le client est le point central. D’où
l’importance de se faire conseiller par un prestataire de
services qui maîtrise la technologie et dispose d’une expérience
suffisante pour aider le client dès les premières
étapes de la réflexion. En effet, si la solution SaaS se
révèle certes rapide à développer, à installer et à maintenir,
il convient de prévoir l’intégration avec les modules
internes de l’entreprise (gestion des stocks, inventaire,
comptabilité, facturation, etc.). Par ailleurs, l’ergonomie
et la convivialité du site d’e-commerce doivent faire l’objet
d’une attention particulière, de même que l’intégration
aux réseaux sociaux via le blog. Votre blog permettra de
contrer les ad-blockers qui risquent de bloquer vos campagnes
publicitaires (SEA ou display). En outre, il faudra
évidemment veiller à disposer d’un site web mobile friendly
(responsive design), sachant qu’un nombre croissant
d’utilisateurs se connectent avec un
appareil mobile.
Idéalement, l’agence de marketing
digital aidera l’entreprise à maximiser
le parcours de ses clients sur
le web en 5 étapes, en partant de
sa véritable problématique et de
ses besoins : attirer le visiteur en
activant de nouveaux canaux d’acquisition
par le biais du SEA/SEO ;
inciter le client à l’achat (grâce notamment
à l’ergonomie du site) ;
fidéliser l’acheteur (en mettant en
place des stratégies CRM – Customer Relationship Management
– performantes) ; stimuler la conversation (via le
blog, la gestion de communauté ou les médias sociaux) ;
et transformer le client en un ambassadeur de la marque.
Enfin, sachez que ce n’est qu’une fois que votre site
d’e-commerce sera lancé que le véritable travail commencera.
Car dans un proche futur, le digital deviendra
commodité. Autant s’y préparer dès maintenant… ●
Grégoire Wastelain, Digital Consultant, Get More SPRL
gregoire@get-more.be ; +32 2 613 18 60 ; www.get-more.be
5 conseils pour démarrer
1 Pensez à concevoir votre site dans un esprit
orienté client afin que sa structure reflète
fidèlement la démarche d’achat de l’acheteur
;
2 Procédez par étapes successives afin de
pouvoir adapter rapidement votre site
3 N’attendez pas que votre site soit live pour le
relayer via les réseaux sociaux : bloguez dès
le début, ce qui permettra d’améliorer son
référencement naturel et donc d’augmenter
son ranking ;
4 Pensez votre contenu orienté client et planifiez
un calendrier de diffusion ;
5 Une fois le site lancé, n’oubliez pas d’en assurer
la continuité en termes de gestion, de
contenu, de support, de mise à jour, etc.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
53
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TRANSITION
Lowco, le « Tinder » de la transition
écologique
Tout récemment, nous avons fait la connaissance de Lowco, un chouette projet
d’application destinée à soutenir les producteurs, les artisans et les commerçants
locaux et low carbon en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Johan Debière
L
es nouvelles apps proposées sur l’App Store et sur
Google Play sont chaque jour un peu plus nombreuses
à offrir, qui des solutions pour co-voiturer
intelligemment, qui pour ne pas gaspiller des biens de
consommation courante, qui pour géolocaliser des dépôts
sauvages ou des trous dans la chaussée. Dernier arrivé dans
une posture plus ancrée encore dans la transition écologique
: Lowco, une application qui permettra de trouver et de soutenir
de différentes manières des producteurs, des artisans et
des commerçants locaux et low carbon en Fédération
Wallonie-Bruxelles.
Autour de ce qui n’était qu’une idée née en 2015,
Kristoffer Berger, ULBiste touche-à-tout, sorti
de sciences-po, rassemble très vite quelques
amis aux profils complémentaires. Après avoir
décroché une bourse de pré-activité auprès de
l’Agence pour l’Entreprise et l’Innovation, il met
sur le papier, avec le concours d’un ami anthropologue
et d’un autre, travailleur social, ce qui
allait devenir Lowco. Ils en finalisent ensuite la
conception structurelle avec le soutien, cette fois,
de la fédération d’entreprises sociales SAW-B.
L’interface, actuellement encore à l’état de projet
(ndlr: l’application doit être lancée à l’été 2018),
propose quatre rubriques distinctes : alimentation,
mode/bien-être, loisirs/formations, maison
et services.
Un outil d’évaluation fiable, mais bienveillant
L’application repose sur un module d’évaluation : le Lowcoscope.
« Un outil mis au point par notre équipe multidisciplinaire,
qui permet à des utilisateurs triés sur le volet, que nous
appelons Lowcomoteurs, d’analyser le commerce, l’artisan,
le restaurant ou le service proposé à partir d’une grille d’analyse
», explique Kristoffer. Attention : aucun rapport avec
les critiques parfois délivrées sur des plateformes comme
Amazon ou Tripadvisor. « Avec Lowco, on n’est ni dans le
complaisant, ni dans le destructeur. Nous souhaitons amener
les utilisateurs de Lowco à porter un regard bienveillant sur
les commerçants, artisans et producteurs locaux. »
En procédant de la sorte, Lowco contribue à instaurer une
symétrie de l’information : le consommateur est informé à
propos de la nature des produits et services proposés et,
d’un autre côté, il contribue à rendre plus clair le modèle
économique que l’on fait vivre en achetant auprès de ce point
de vente. Comme Kristoffer Berger se plaît à le répéter,
54 BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
De gauche à droite : Corentin Bastin, Kristoffer Berger et
Antoine Ramet, trois initiateurs du projet Lowco.
« il s’agit d’une démarche positive dont le but est
de provoquer un coup de foudre écologique pour
tisser des relations durables entre les consommateurs,
les producteurs et les artisans locaux et
durables ». Une approche qui l’a parfois amené
à présenter Lowco comme le Tinder de la transition
écologique.
L’outil permet également aux utilisateurs d’évaluer
les propositions des commerçants, artisans
et producteurs référencés : lancement d’un nouveau
service, d’un nouveau fromage bio, d’un
nouveau mode de livraison écologique, etc.
Pour se financer, Lowco compte demander 50 euros
aux producteurs et commerçants qui seront repris sur
l’application, soit moins de 14 centimes par jour. Lowco
s’inscrivant dans une démarche associative, des contacts
sont par ailleurs en cours avec les pouvoirs publics afin de
trouver des soutiens complémentaires. En outre, le modèle
s’appuiera sur le travail bénévole d’une communauté de
Lowcomoteurs. « Pour l’heure, alors que nous n’avons pas
encore communiqué, nous comptons une vingtaine de Lowcomoteurs
qui se sont spontanément proposés pour tester
l’application en situation réelle. Ils nous viennent de partout
et nous confortent dans cette idée que le projet répond à
une vraie attente du consommateur, dans la mesure où la
communication n’a pas encore véritablement commencé. »
Autre élément encourageant : la campagne de growdfunding
(un clin d’œil aux opérations de crowdfunding), initiée fin
2017 par le Village Partenaire, a permis de récolter plus de
10.000 euros auprès de quelque 350 donateurs. ●
Info : https://lowco.org
D.R.
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TRANSITION
Le circulaire prend racine à Bruxelles
Construction, alimentation, agriculture urbaine ou encore mode : la logique circulaire
a toute sa place à Bruxelles. La preuve par les lauréats de l'édition 2017, qui
préfigure assurément une édition 2018 enthousiasmante.
Johan Debière
L
es concours ont parfois
l’avantage de mettre en évidence
des démarches qui,
sinon, passeraient peut-être inaperçues.
Et quand le concours, organisé
par les pouvoirs publics, est doté d'incitants
financiers, c'est encore mieux.
Cette double carotte, c'est celle dont
ont pu bénéficier des entreprises et
des projets comme le constructeur
Louis De Waele, qui a vu se mobiliser
ses équipes des chantiers Horta
pour le siège de l'ONSS et du Logis
Floréal à Watermael-Boitsfort dans
un beau projet circulaire. Dans un
autre gabarit, on peut aussi parler
d'Isatio et de Skyfarms. Porté par Maria
Isabel Nogueras Vila, le premier
projet propose des vêtements de qualité
avec des chutes de tissus récupérées
auprès de l'industrie textile. En
2017, ce réflexe a permis d'éviter pas
moins de 1.600 kg de déchets (voir
Bruxelles Métropole n°52 d'octobre
2017). Skyfarms propose quant à elle
son savoir-faire dans le domaine de
l'aménagement de potagers dans des
espaces urbains inattendus : toits,
terrasses etc.
Lili Bulk : cas d’école
« Parmi les autres projets que j’ai
bien aimés, il y a Rotor, No Waste,
Jacques Delens et Lili Bulk », souligne
Laura Rebreanu, conseillère
environnement chez Beci. Créée
par Florence Posschelle et par Aurélie
Manzi, Lili Bulk conjugue deux
passions : celle de Florence pour le
zéro déchet et celle d'Aurélie pour
56 BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
l'alimentation durable. « L'idée était
alors de créer une épicerie en ligne
zéro déchet, de vrac prêt à l'emploi »,
explique Florence. Rejointes depuis
par Frédéric Hebbelinck, Florence
et Aurélie attachent évidemment
toujours la même importance à
l'alimentation durable, bio, saine et
développée autant que possible en
circuit court – mais la question du
contenant et celle du « how to » ont
aussi pris de l’importance. Florence :
« Aujourd'hui, nous fonctionnons avec
un système de bocaux consignés à 1
ou 2 euros que les consommateurs
rendent aux commerces affiliés. Une
fois vidés de leur contenu, les bocaux
sont ramenés en magasin et expédiés
à la ferme Nos Pilifs, une ETA (Entreprise
de Travail Adapté, ndlr) qui
est récemment devenue notre partenaire
logistique. Là, les bocaux sont
lavés, séchés et re-remplis avec nos
aliments ».
Pour boucler la boucle, l'épicerie
ouverte au sein de l'ETA peut compter
sur un réseau de distribution
déjà bien maillé sur le territoire de
la Région bruxelloise. « Une dizaine
de points de vente sont déjà répertoriés
et viennent en renfort du site
de commerce en ligne. Notre idée
est de permettre au consommateur
d'accéder à tous les produits dont il
peut avoir besoin au quotidien pour
son alimentation : céréales pour le
petit déjeuner, riz et pâtes, fruits
secs, graines, etc., sans oublier les
mix repas », précise Florence. Sur
ce dernier point, Lili Bulk marque un
paquet de points en matière circulaire
: « Vendus en ligne ou dans les
différents points de vente qui nous représentent,
ces mix repas permettent
aux gens d'avoir sous la main tous les
ingrédients nécessaires à la confection
d'un repas prêt à l'emploi, très
simple à cuisiner. Une fois le bocal
vidé de son contenu, il peut être ramené
dans un point de vente ».
Clairement inscrit dans la logique
circulaire, ce modus operandi remplace
avantageusement les plats
bio conventionnels, encore souvent
conditionnés dans des emballages
en plastique à usage unique. En
novembre dernier, c'est donc avec
une joie non dissimulée que les
trois associés ont vu leur projet mis
à l'honneur par Be Circular. Outre la
reconnaissance, Lili Bulk bénéficiera
d'une subvention et d'un accompagnement
public. « Ce double soutien
nous permettra de consolider notre
base pour devenir rentables et envisager,
pourquoi pas, de dupliquer
notre logique circulaire dans d'autres
parties du pays voire à l'étranger. »
Quand on sait que le soutien financier
spécifique de la Région peut aller de
30.000 à 200.000 euros selon les catégories,
cela donne envie d'inscrire
le 15 mai 12h, date ultime du dépôt
des projets, à son agenda... ●
Info : www.lili-bulk.com ;
www.circulareconomy.brussels
©Arctik
׉	 7cassandra://WXG_IxnRF43EjjMPbqNSaWHU_mNO8ASA_wn0mrqA_eM7`̵ Zr䰉/3i׉ESecteur de la construction
en Région bruxelloise :
vers plus de circularité
Dans le cadre du Programme Régional
en Economie Circulaire (PREC),
une publication sur le secteur de la
construction à Bruxelles vient d’être
fi nalisée. Coordonnée par Bruxelles
Environnement, elle a été réalisée
notamment en collaboration avec la Confédération Construction
Bruxelles-Capitale, le CDR Construction et le Centre Scientifi que
et Technique de la Construction. Cette brochure présente à la fois
un constat chiff ré et des perspectives.
Par ailleurs, un nouvel appel à projets pour des chantiers circulaires
(2018) vient d’être lancé par la Région. Ca bouge dans le secteur
de la construction dans notre ville-région !
Nouvelle publication
La brochure est structurée en deux parties, chaque partie
tournant autour de quatre axes : Bâti – Ressources –
Entreprises – Emploi et Formation.
La première partie présente un constat en chiff res du
secteur, réalisé via une vaste collecte de données auprès
des acteurs régionaux de la construction. Ce tableau de bord
En région de Bruxelles-Capitale, on retrouve
une problèmatique propre à une grande ville,
ancienne et dense:
Peu de place disponible pour
les nouvelles constructions
TENDANCE à la rénovation
plutôt qu' à la construction
Un bâti existant peu performant
BESOIN de rénovation pour améliorer
les performances du bâti
Des projets de rénovation à venir
OPPORTUNITÉ de transformer
les bâtiments anciens en banques
de matériaux/mines urbaines
Nécessité de maximiser
l'occupation des bâtiments
OPPORTUNITÉ pour
une gestion circulaire du bâti
LE SECTEUR DE
LA CONSTRUCTION
À BRUXELLES
CONSTAT ET
PERSPECTIVES :
VERS
UNE ÉCONOMIE
CIRCULAIRE
permettra de suivre l’ évolution du secteur au cours des
prochaines années et d’analyser l’impact des actions prises
pour sa transition vers l’économie circulaire.
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lti d t
d
La seconde partie de la publication nous présente la vision
à 2050 co-construite par les parties prenantes du secteur,
tant publiques que privées, ainsi que les objectifs d’une
transition vers l’économie circulaire. Y sont abordés des
nombreux exemples concrets de pratiques circulaires dans
le secteur.
Retrouver cette publication en ligne sur:
http://www.circulareconomy.brussels/le-secteur-de-laconstruction-a-bruxelles-constat-et-perspectives-versune-economie-circulaire/
Nouvel
appel à projets Be Circular
Le 22 février, la Région de Bruxelles-Capitale a donné le
coup d’envoi de la troisième édition de l’appel à projets
« Be Circular-Be Brussels ». Ouvert entre autres aux
entrepreneurs en construction, il permet de bénéfi cier
d’une aide technique et fi nancière pouvant aller jusqu'à
30.000 euros pour gérer les chantiers dans une optique
d’économie circulaire.
Pour participer à l’appel à projets, votre chantier doit être
réalisé en Région de Bruxelles-Capitale et les actions
subsidiées en économie circulaire ne doivent pas avoir
commencées avant la date du lancement de l’appel à projets
(le 22/02/2018).
Vous avez jusqu’au 15 mai 2018 à 12h pour poser votre
candidature !
Pour tout savoir sur l’appel à projets, appelez le 1819 ou
allez sur http://www.circulareconomy.brussels/appels-aprojets-be-circular-entreprises/edition-2018/
.
Prochaine session d’information : le 19 avril dans les locaux
de hub.brussels, chaussée de Charleroi 110 – 1060 Bruxelles.
PLUS D’INFO :
www.environnement.brussels • www.circulareconomy.brussels
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MARCHÉS PUBLICS
Renforcer le tissu économique
La simplification des procédures et la publication en ligne auraient pour effet de
rendre les marchés publics plus facilement accessibles aux PME bruxelloises. Le
cas spécifique de Bruxelles Environnement démontre les progrès significatifs accomplis
en ce sens.
Peter Van Dyck
B
ruxelles Environnement (BE) est un grand expert
des marchés publics. Cette administration au
caractère singulier se préoccupe de l’environnement
au sens le plus large du terme. Ses domaines
d’activité en témoignent : qualité de l’air, énergie, gestion
des sols, nuisances sonores, ondes électromagnétiques,
gestion des déchets, durabilité, nature et biodiversité,
bien-être animal, gestion des espaces verts et des milieux
naturels, gestion des voies d’eau non navigables et lutte
contre le changement climatique. On ne s’étonnera donc
pas de voir BE lancer chaque année un grand nombre de
marchés publics (voir encadré). Ils concernent l’achat de
matériel (équipements de travail et de protection, mobilier
durable, véhicules utilitaires, etc.), de services (travaux
de recherche, conseil, expertise technique) ou de travaux
(principalement l’entretien d’espaces verts).
Si l’administration bruxelloise de l’environnement excelle
dans ce domaine, il n’en a pas toujours été ainsi. Un
rapport de la Cour des Comptes daté du 17 juillet 2013
déplorait des erreurs et des inexactitudes de Bruxelles
Environnement dans l’attribution de marchés publics. Une
série de procédures furent qualifiées d’incomplètes ou
dépassées. La situation et les problèmes épinglés dans
le rapport n’ont heureusement plus rien à voir avec le
fonctionnement actuel de l’institut. Bruxelles Environnement
créa alors un service ‘Marchés Publics’, qui emploie
aujourd’hui 9 équivalents temps plein, bien formés et
en formation permanente (indispensable en raison des
multiples réglementations). BE a également mis en œuvre
des procédures opérationnelles internes soumises à des
règles strictes pour l’enregistrement et l’archivage de
toutes les pièces des dossiers.
Extra muros
Le service Marchés Publics occupe actuellement une
position stratégique transversale au sein de BE. Il soutient
d’autres divisions dans la publication d’appels d’offres.
La qualité et le professionnalisme dans les procédures de
sélection et d’attribution des missions reçoivent une attention
particulière. À son tour, le service Marchés Publics
fait appel à l’assistance d’un cabinet d’avocats spécialisé
et à d’autres experts pour les dossiers particulièrement
techniques et complexes et pour les matières juridiques
très pointues.
La collaboration accrue entre ce service central et les
autres divisions de BE fait l’objet d’un Service Level Agreement
(SLA) et de réunions mensuelles d’un user club –
58 BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
Bruxelles Environnement (dont on voit ici les bâtiments
de Tour & Taxis) est un expert des marchés
publics : elle en a passé plus de 700 en 2017.
rassemblant des représentants du département et des
divisions opérationnelles – pour débattre de questions
de procédures. « Nous intervenons de plus en plus extra
muros », explique Nathalie Guilmin, porte-parole de
Bruxelles Environnement. « Nous nous intéressons à la
manière dont les multiples problématiques inhérentes
aux appels d’offres sont traitées ailleurs et nous encourageons
l’échange de bonnes pratiques avec d’autres
administrations bruxelloises autonomes. »
Enchevêtrement de règlements
Exemple des problèmes typiques des marchés publics :
la rédaction des cahiers de charges – et plus spécifiquement
celle des clauses techniques – et l’analyse des
offres. La réglementation à ce sujet évolue constamment.
Citons d’abord la nouvelle directive européenne
sur les marchés publics, convertie en directive belge et
en vigueur depuis le 30 juin 2017. Viennent ensuite de
multiples ordonnances et arrêtés du gouvernement de
Bruxelles-Capitale, notamment en matière de contrôle
administratif et budgétaire. Et enfin le Document Unique
de Marché Européen (Dume), à propos duquel il subsiste
beaucoup de flou. Pour l’aider à se conformer à toutes
ces règles, BE fait appel depuis plusieurs années à un
logiciel qui vient en appui à l’intégration des principales
dispositions des directives dans les cahiers de charges.
L’ancrage local constitue une autre priorité de la Région
de Bruxelles-Capitale. Il faut que les PME locales aient
de réelles chances face aux appels d’offres. Un rapport
du bureau d’études Vito (voir notre article p. 60) constate
en effet que ceux-ci contribuent considérablement au
maintien de la compétitivité du marché local. Bruxelles
Environnement en est intimement convaincu. « Nous
souhaitons intensifier notre collaboration avec nos
© Reporters
׉	 7cassandra://RY9a-PCZ3tYpGplu2dXD1rEBIUltwhvccDErj-xtflwO`̵ Zr䰉/3m׉E_partenaires sur le terrain et avec de petites organisations
spécialisées », déclare Nathalie Guilmin. « Nous travaillons
avec Easybrussels à la simplification de nos procédures
administratives pour permettre à des organisations
plus modestes, qui ne disposent pas d’une assistance
juridique et administrative, de répondre malgré tout à
des cahiers des charges chronophages et complexes. »
À l’écoute du secteur privé
BE adopte et promeut les applications web proposées via
la plate-forme fédérale e-Procurement, et plus particulièrement
les applications e-Notification (pour la publication
des marchés publics) et e-Tendering (pour la réception
d’offres en format électronique). Les atouts de ces applications
résident dans une efficacité accrue des procédures
d’achat, la simplification administrative, la transparence
des procédures relatives aux marchés publics et
Combien d’appels d’offres
publie BE ?
Bruxelles Environnement a initié en 2017,
toutes procédures confondues, 746 marchés
publics pour un budget total de près de
56 millions d’euros. La division ‘Facilities &
patrimoine immobilier’ représente le plus
grand nombre d’appels d’offres (75 par an).
Il s’agit majoritairement de l’achat et de la
maintenance de matériel et d’équipements,
ainsi que de travaux d’entretien sur les sites
dont BE a la gestion. La division ‘Information,
coordination générale, économie circulaire et
ville durable’ a lancé 49 marchés publics. Ils
concernaient essentiellement des services de
communication, du conseil et de l’assistance
aux activités de l’institut. La division ‘Qualité
de l’environnement et gestion de la nature’ a
publié 36 appels d’offres pour des services
et travaux relatifs à la gestion de la forêt de
Soignes et pour des services et fournitures
destinées au laboratoire de BE. La division
‘Espaces verts’ a publié 34 marchés publics,
principalement axés sur l’entretien des espaces
verts. La division ‘Énergie, air, climat
et bâtiments durables’ a réalisé 25 appels
d’offres pour du conseil et de l’expertise dans
divers projets. La division ‘Permis et partenariats’
a publié 21 marchés publics pour des
travaux et des services dans des missions de
gestion de l’eau et des nuisances sonores. La
division ‘RH et finances’ a procédé à 20 appels
d’offres, essentiellement dans le cadre de la
formation du personnel de BE et pour de l’expertise
en ressources humaines. Enfin, la division
‘Inspectorats, sols pollués et bien-être
animal’ a effectué 19 appels d’offres essentiellement
pour du matériel et des services
dans le domaine de l’assainissement des sols.
Programme de séminaires
Beci organise en 2018 un cycle de séminaires
« marchés publics ». Prochaines dates :
25.04 Répondre à un marché public /
construction et logements sociaux
(avec CityDev et la SLRB) – lieu : CCBC
12.06 L’appréciation de votre offre / les sols
pollués : pour un milliard de plus –
lieu : Beci
Info et inscriptions : Caroline Coutelier,
02 643 78 13 — cco@beci.be
Le cycle des séminaires a débuté le 14 mars
dernier chez Bruxelles Environnement.
une concurrence plus saine. BE publie actuellement via
la plate-forme e-Notification ses marchés dont le montant
dépasse le seuil national de publication (144.000 €).
Certaines missions nécessitent déjà le recours à la plateforme
e-Tendering pour la soumission d’offres. L’administration
de BE généralisera progressivement l’utilisation
d’e-Tendering pour la soumission d’offres relatives à des
marchés de plus de 30.000 €.
« Outre ces publications en ligne, nous désirons organiser
des sessions d’information axées sur le tissu économique
bruxellois et nous souhaitons participer activement aux
séminaires de Beci », confie Nathalie Guilmin. « Ceci témoigne
de notre volonté d’œuvrer à un rapprochement
entre les secteurs public et privé. Nous voulons être à
l’écoute de nos interlocuteurs dans le secteur privé et
souhaitons ardemment renforcer les synergies avec ce
secteur. Cette année encore, nous continuerons à nous investir
dans la prospection de marchés publics qui incitent
les gestionnaires des appels d’offres à mieux investiguer
le secteur privé et à travailler davantage en interaction
avec le tissu économique. » ●
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
59
© Isopix
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MARCHÉS PUBLICS
Cahiers de charges types, pour une
économie circulaire
Les marchés publics en Région bruxelloise pourraient évoluer vers l’économie circulaire.
Tous les intervenants à Bruxelles souhaitent une meilleure connaissance
et une approche plus concrète des achats selon l’économie circulaire, par le biais
de cahiers de charges types, de formations et de projets-pilotes. Peter Van Dyck
P
eut-on aligner les marchés
circulaire ? Le bureau d’études
a tenté d’y répondre par
une étude sur la situation en Région
de Bruxelles-Capitale. La
marche a notamment justifié l’or
ganisation du séminaire de réflexion
‘Économie circulaire et marchés
publics à Bruxelles’, auquel tous
les intervenants locaux ont participé
: le monde des entreprises, l
citoyens, les centres de connais
sance, les organisations sociales
et les pouvoirs publics. Il
en ressort qu’une transition vers
l’économie circulaire nécessiterait
une grande implication de tous.
Les participants ont identifié les
obstacles majeurs à des achats c
à l’économie circulaire (EC). D’abor
connaissance de cette économie et de ses
critères, ainsi que le manque d’outils EC/Life
Cycle Costing (LCC) pour mesurer la circularité et comparer
les offres. Deux : la peur du surcoût. Trois : les disparités
internes dans les organisations avec, à la clé, une absence
de consensus sur le rôle de l’acheteur. Quatre : le manque
de clarté quant à l’offre du marché et la mise en œuvre de
compétences locales. Et cinq : la faisabilité légale.
L’étude de Vito aborde de multiples solutions possibles.
Certaines convergent avec celles que promeuvent les parties
prenantes à Bruxelles. Ces dernières demandent notamment
une meilleure diffusion de cas concrets, avec leurs
avantages financiers. Il y a lieu de chercher un système
d’incitants qui motive les acheteurs des pouvoirs publics en
soulignant les atouts de l’EC. Les économies générées par
des marchés publics de type circulaire pourraient financer
d’autres objectifs. Les intervenants ont surtout recommandé
que les appels d’offres ‘circulaires’ bénéficient d’une meilleure
visibilité et soient plus concrets. Ceci pourrait se faire
par le truchement de projets-pilotes, l’injection d’expertise
en EC dans le helpdesk actuel ainsi que la mise en œuvre
d’un réseau apprenant, de formations et de cahiers des
charges types.
Les intervenants autour de la table ont clairement souligné le
besoin de critères, clauses, modèles de cahiers des charges
et procédures de type circulaire à l’usage des acheteurs (on
pourrait s’inspirer de l’interface très conviviale de la biblio60
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
thèque des critères de durabilité, telle
qu’elle existe en Suède). Les participants
ont en outre souhaité que les
critères EC soient contrôlables et
ompatibles entre eux. Quant aux
outils destinés à mesurer la circulaet
à comparer les offres, autant
qu’ils soient open source, simples et
uniformisés à Bruxelles, en Flandre,
en Wallonie et, par extension, dans
tous les autres États membres
de l’Union européenne.
Assistance groupée pour les
rait que les suggestions du rapnotamment
le souhait de moments
et d’un réseau apprenant, soient
aux plans du gouvernement bruxella
matière. Le Programme Régional
en Économie Circulaire (PREC),
approuvé en mars 2016, a pour objectif d’encadrer la transition
vers davantage de marchés publics bruxellois axés
sur l’économie circulaire.
56 %
des marchés bruxellois obtiennent une offre
d’au moins une entreprise bruxelloise et
41 % de ces mêmes marchés sont emportés
par une entreprise bruxelloise :
c’est ce qui ressort du rapport Vito.
Le PREC prévoit des mesures pour soutenir les pouvoirs
publics bruxellois dans l’élaboration de modèles de cahiers
des charges. Le programme envisage en outre des outils
destinés à affiner les offres des entreprises bruxelloises.
On évoque enfin une collaboration avec les organisations
qui représentent les entreprises, notamment la Chambre
de Commerce et les fédérations d’employeurs, pour faciliter
une adaptation aux objectifs généraux de marchés
publics alignés sur l’économie circulaire. Une des mesures
consisterait à offrir une assistance groupée aux PME et à
d’autres organisations qui ne disposent pas en interne des
capacités requises pour répondre à des appels d’offres de
type circulaire. C’est exactement ce que demandaient les
parties prenantes. ●
© Reporters
׉	 7cassandra://MRJbglJe0o6NxierWAYOQYwY9WZNCxXdRtYflY5-LhMC`̵ Zr䰉/3q׉EENTREPRENDRE
HAUSSE DES FAILLITES À BRUXELLES
Qui sont ces entrepreneurs en difficulté ?
2017 restera dans les mémoires comme l’une des années record en termes
de faillites avec plus de 10.800 faillites enregistrées en Belgique. La Région de
Bruxelles-Capitale fait particulièrement mauvaise figure, avec 2.780 faillites, soit
34 % de plus que l’année précédente. Olivier Kahn, coordinateur du Centre pour
Entreprises en difficulté (CEd), nous aide à établir le profil de ces entrepreneurs
déchus.
Q
uel est le profil des entrepreneurs
en difficulté ? En Belgique,
il n’y a pas de stéréotypes précis !
« Tous les secteurs sont touchés et n’importe
qui est susceptible de connaître des
difficultés dans sa vie d’entrepreneur »,
commence Olivier Kahn.
Les entrepreneurs (et entreprises) en difficulté
émanent de toutes les tranches
d’âge. Certaines entreprises font faillite
après s’être battues des années,
parce que la concurrence est devenue
trop rude, qu’elles n’ont pas su prendre
le tournant du numérique ou répondre
aux nouveaux besoins des clients… « Le
segment des entreprises âgées (10 ans
ou plus) représente en effet un nombre
important des entreprises qui font appel
aux services du CEd », explique Olivier
Kahn. « Leur business a souvent mal vieilli, c’est pourquoi
il est important de s’interroger sur le second (ou troisième,
quatrième…) souffle à donner à son entreprise. » Mais à
côté de cela, de nombreuses entreprises tout juste créées
mettent aussi la clé sous la porte. « Nombre de startups
présentent des business models faibles : l’acquisition de
revenus est utopique et l’exécution de la bonne idée est
trop complexe », poursuit-il.
Connaître son métier est bien entendu indispensable
pour réussir, mais avoir un diplôme ne protège pas des
crises. Le CEd aide des entrepreneurs possédant des
niveaux de formation très différents. Certains profils sont
pointus, mais verticaux : leur difficulté vient alors d’un
manque de réflexes hors de leurs compétences de base
et vice-versa. « Dans une société qui évolue sans cesse,
la formation continue et transversale est devenue essentielle
», observe Olivier Kahn.
Des faillites tous secteurs confondus
Le commerce de détail constitue une part importante des
entreprises rencontrées par le CEd ces derniers mois.
« Les habitudes d’achat se modifient et les commerçants
n’ont pas encore trouvé le positionnement adéquat
pour leur activité eu égard à ces changements », avance
Olivier Kahn. L’adaptation de « grandes marques » aux
contraintes et besoins locaux peut aussi fortement toucher
l’activité des petits commerces (rapprochement des
Olivier Kahn, coordinateur du Centre
pour Entreprises en difficulté.
centres urbains, livraisons gratuites…),
pas gâtés non plus par problèmes de
mobilité en Région bruxelloise.
Hormis la baisse de prix (souvent mortelle),
trop peu de réactions sont observées.
Quelques nouvelles idées émergent,
mais un nombre insuffisant d’entreprises
revisitent en profondeur leur modèle
commercial et économique.
Les entreprises de services rencontrent
elles aussi des difficultés, en grande partie
à cause de la digitalisation qui intensifie
la concurrence, directement ou indirectement.
« En matière d’e-commerce, il
ne s’agit plus d’essayer de faire ‘contre’,
mais bien de réfléchir à comment faire
‘avec’ », commente le coordinateur du
CEd.
Enfin, depuis quelque temps, des tensions
se font également sentir au niveau des professions
libérales. Parmi les nouveaux métiers touchés, citons,
par exemple, les avocats : « Très nombreux en Région
bruxelloise, ils évoluent dans un milieu hyper concurrentiel.
Et l’apparition de sites internet d’aide juridique
ne facilitera pas le redressement de leur situation. » ●
Le CEd en deux mots
Actif en Région bruxelloise, le Centre pour Entreprises
en difficulté (CEd) a pour mission
d’aider les indépendants et chefs d’entreprise
à faire le point sur leur situation professionnelle
et à trouver des solutions face aux problèmes
qu’ils rencontrent. Finances, droit,
stratégie, ressources humaines, management…
les domaines de compétences du CEd
sont multiples.
Créé il y a 10 ans et cofinancé par Beci et par
la Région de Bruxelles-Capitale, le CEd aide
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BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
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SOCIAL SELLING
Comment développer ses ventes en 2018 ?
Prospecter en 2018 est un tout autre défi qu’il y a dix ans. Les technologies ont
évolué, la relation client n’est plus la même... Smartphone et réseaux sociaux ont
envahi notre vie de tous les jours. Facebook, Linkedin, Twitter, Instagram sont devenus
des outils du quotidien – et plus encore dans la vie professionnelle et la
prospection de nouveaux clients. C’est là qu’intervient le concept de social selling.
E
ncore vague pour de nombreux
entrepreneurs, le social selling
se révèle comme un redoutable
outil de prospection. En mots
simples, c’est l’art d’utiliser les
réseaux sociaux pour développer
les ventes. Mais comment
transformer une utilisation purement
privée de ces géants de la
connexion interpersonnelle que sont
Facebook, Linkedin ou Slideshare en arme
de guerre pour une vente ultra efficace ?
Le client de 2018 est un client connecté, armé pour
évaluer le marché et les différents produits et services
dont il a besoin. Sa relation à la consommation s’est transformée
et l’a mué en « consom’acteur » conscient de ses
choix. Avec le social selling, les networks deviennent des
outils de positionnement stratégique par rapport à ces
clients 2.0. Ces réseaux ont comme point commun de
se focaliser sur les relations d’humain à humain. Une
approche qui reste à privilégier par rapport à celle d’entreprise
à humain, beaucoup plus impersonnelle et moins
engageante.
La démarche doit donc commencer par une optimisation
de vos différents profils personnels afin de les rendre
plus attractifs et de mettre en évidence sa proposition de
valeur : produits, compétences, expertise, etc. Ensuite,
l’objectif sera d’étendre progressivement son réseau en
se connectant à un maximum de personnes via une approche
non commerciale et personnalisée.
Devenir le « réflexe du marché »
Rejoindre des groupes de discussion pertinents permettra
d’identifier facilement de nouveaux clients potentiels et de
se tenir au courant des besoins du marché. En publiant
régulièrement du contenu de qualité lié à son domaine de
compétence, l’utilisateur du social selling va développer
la notoriété de son expertise et deviendra la référence
pour le consommateur. Interagir un maximum avec ses
clients et prospects sur les réseaux sociaux, en communiquant
notamment sur leurs propres réussites, contribuera
au succès de votre démarche. Cette stratégie, une fois
amorcée, permettra d’attirer très facilement l’intérêt de
nouveaux prospects et de générer des contacts utiles.
L’erreur la plus courante, au départ d’une stratégie de
social selling, est d’utiliser les réseaux sociaux uniquement
pour promouvoir les produits et services proposés
par votre entreprise. Le consommateur aura très vite
62 BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
fait de se lasser de ce type de messages
qui ne lui apportent aucune
connaissance supplémentaire. Dès
lors, l’émetteur de tels messages
ne sera pas vu comme la référence
incontournable dans
son domaine d’activité, mais
seulement comme un vendeur,
sans valeur ajoutée. Le social selling
est donc une technique intégrée pour
se construire une e-reputation sur les
réseaux sociaux et devenir le « réflexe du
marché » – celui qui apporte une solution
dans son domaine de compétence. Il permet de
créer un environnement de confiance propice au développement
de relations interpersonnelles puissantes avec
ses futurs clients.
L’efficacité du social selling a été démontrée : les premiers
social sellers clôturent leurs ventes avec plus d’aisance
et de manière plus rapide que les autres. ●
Pour aller plus loin
Le #SocialSellingForum Brussels réunit tous
ceux qui veulent partager leur expérience du
Social Selling. 40 animateurs vous y aident
à comprendre le Pourquoi et le Comment du
#SocialSelling.
➜ Dirigeants: Pourquoi et comment déployer
le Social Selling dans vos équipes ?
➜ Commerciaux: Quelles sont les bonnes
pratiques sur les réseaux sociaux professionnels
?
➜ Marketeurs: Comment aider les Social
Sellers à accroître leur présence sur les réseaux
sociaux et à attirer les clients ?
➜ Entrepreneurs: Comment exploiter LinkedIn
pour développer votre image de marque
professionnelle et votre business ?
Où ? Beci, 500 av. Louise, 1050 Bruxelles
Quand ? Le 19 avril, différents ateliers et
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COMMUNICATION NON-VERBALE
Ce sens caché des gestes qui influence le
discours
Maîtriser sa communication non verbale est une nécessité pour convaincre et motiver.
En effet, un refrain gestuel inconscient est perçu soit comme une maladresse,
soit comme une interférence qui peut aller jusqu’à contredire notre propos.
D
e ce fait, une meilleure connaissance
de nos postures physiques et des
gestes qui nous animent permet d’abord de
comprendre pourquoi nous avons perdu l’attention
de l’auditoire ou nos propres moyens,
et ensuite d’y remédier. Nous avons toutes
et tous la capacité de développer et de maîtriser
une « image de soi publique » sans
pour autant perdre en authenticité. C’est cette
facette de nous-même qui interviendra lors
des présentations, durant un événement ou
face à la caméra.
La communication non-verbale
Par communication non-verbale, on entend
communément l’ensemble des postures
physiques, des gestes aux regards, des empreintes
vocales, de l’intonation au débit de
parole.
Au départ, notre registre gestuel personnel vient de choix
d’imitation inconscients au sein de la famille, puis de l’entourage
et enfin de nos cercles d’appartenance. Avec le
stress, ces « refrains gestuels » augmentent. Par exemple,
un intervenant va racler sa gorge plus que de coutume ou
se grattera le visage si souvent qu’il en laissera une impression
irritante de son discours. Composé depuis le plus jeune
âge, ce registre gestuel semble difficile, voire impossible, à
changer. Pourtant…
Une observation neutre et bienveillante nous permet de
prendre conscience de la façon dont nous nous exprimons et
nous mouvons. Une fois nos postures portées à la conscience,
il devient possible de les modifier ou de renforcer celles qui
servent nos propos. D’ailleurs, les orateurs les plus performants
affinent leurs postures au fil du temps pour générer
toujours plus de cohérence entre ce qu’ils disent et ce qu’ils
montrent.
L’image de soi publique
« Je ne peux pas, ce n’est pas dans ma nature. » L’idée
de modifier des gestes ressentis comme identitaires donne
l’impression de perdre en authenticité, voire d’y perdre sa personnalité.
Cette crainte provient notamment du fait de mettre
le « soi » public sur le même plan que le « soi » privé. Cela
crée des confusions, comme par exemple le fait de chercher
à plaire alors qu’il s’agit de convaincre. De cette confusion et
de ces enjeux différents peut naître l’appréhension de parler
en public. Dès lors, comprendre sa signature gestuelle et
accepter de la changer le temps d’un discours ne transforme
pas une personne. Elle permet d’accéder à
cette « image de soi publique », nécessaire
à tout type de prise de parole.
Une grande partie de l’activité cérébrale est
liée aux mécanismes vitaux : respirer, parler...
Les neurosciences appliquées nous
apprennent que nous pouvons déjouer certains
éléments de ces automatismes et en
prendre un peu plus le contrôle. Par ailleurs,
les techniques issues du yoga, combinées aux
pratiques théâtrales, aident à mieux percevoir
notre propre respiration, utile à notre phrasé
et à notre élocution.
Les bénéfices d’une telle approche sont
nombreux : une meilleure gestion du stress,
une meilleure confiance en soi, des postures
physiques plus stables et rassurantes, un
renforcement de la mémoire par les moyens
mnémotechniques qu’elle offre lorsqu’on lie le geste et le
verbe, et des discours plus convaincants.
Au-delà des mots, les aspects non-verbaux du discours
augmentent son impact. Plus le geste sera cohérent avec
le discours, plus les chances de convaincre seront grandes.
Mieux maîtriser sa propre métacommunication ouvre un
champ d’action nouveau pour tous les types de prise de parole.
Chaque occasion devient alors un prétexte pour pratiquer ce
nouveau soi public, le tester, l’améliorer, trouver les gestes
qui ponctuent et pourquoi pas, tout en restant soi-même, de
prendre plaisir à convaincre. ●
Laure Gervais, life coach & coach en communication
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BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
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D.R.
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Beci-Chambre de Commerce de Bruxelles
PROCÈS-VERBAL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 18 OCTOBRE 2017
Constitution du bureau de
l’Assemblée
La séance est ouverte à 16h30 par
M. Thierry Willemarck, Président, qui
préside l’assemblée. Les membres qui
n’auraient pas encore signé la liste de
présences sont invités à s’acquitter de
cette formalité statutaire. Quelques
membres se sont excusés. Leurs
lettres ont été classées au dossier de la
séance. Siègent au côté du Président :
M. Alexandre Cleven, Vice-Président,
M. Olivier Willocx, Administrateur-Délégué
et Mme Joëlle Evenepoel, Administrateur-Secrétaire
Général. Mme
Joëlle Evenepoel est désignée comme
secrétaire de séance.
Prescriptions statutaires
La date et l’ordre du jour de l’Assemblée
Générale ont été fixés conformément
aux statuts. La convocation
contenant l’ordre du jour a été publiée
dans nos revues Bruxelles Métropole
et Brussel Metropool des mois de juin
et septembre 2017. Ces revues ont été
adressées individuellement à tous les
membres par courrier.
1. Approbation du procès-verbal de
l’Assemblée générale ordinaire
du 5 octobre 2016
Le procès-verbal de l’Assemblée Générale
ordinaire du 5 octobre 2016 a
été publié dans nos revues Bruxelles
Métropole et Brussel Metropool d’avril
2017. Ce procès-verbal est approuvé à
l’unanimité.
2. Rapport du Conseil d’Administration
Le
rapport annuel a été reproduit intégralement
dans nos revues Bruxelles
Métropole et Brussel Metropool du
mois de septembre 2017. L’Assemblée
marque son accord complet sur le rapport
d’activité.
3. Approbation des comptes pour
l’exercice 2016-2017
A. Présentation des comptes
Les comptes de l’exercice écoulé et
le projet de budget de Beci-Chambre
de Commerce de Bruxelles ont été
64
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
distribués à l’entrée de la salle de
réunion. Par ailleurs, conformément
aux statuts, le détail des comptes et
du budget a été mis à la disposition
des membres au siège de Beci-CCIB,
huit jours avant la date de l’assemblée
générale. L’administrateur délégué,
M. Olivier Willocx, présente et commente
les résultats pour l’exercice
écoulé.
B. Rapport du Commissaire Réviseur
Le rapport rendu par E&Y Réviseurs
d’entreprise conclut sans réserve que
le bilan clôturé au 30 juin 2017 donne
une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et des résultats
de Beci-CCIB. L’Assemblée Générale
approuve les comptes pour l’exercice
2016-2017 à l’unanimité.
4. Projet de budget pour l’exercice
2017-2018 et fixation du montant
de la cotisation pour l’exercice
2017-2018
Se basant sur les prévisions les plus
objectives quant aux recettes et dépenses
pour l’exercice 2017-2018, le
Conseil d’Administration a établi un
projet de budget, dont M. Willocx donne
lecture à l’Assemblée. Le Conseil propose
d’indexer les montants des cotisations
de 2% :
Quant aux associations professionnelles,
leur cotisation HTVA est,
comme les années précédentes,
calculée en fonction du nombre de
membres affiliés. L’Assemblée Générale
approuve à l’unanimité le projet
de budget et l’indexation des montants
des cotisations.
5. Décharge des Administrateurs et
des Commissaires
CATÉGORIE ENTREPRISE OCCUPANT
A
C
D
E
Personne physique
Entreprise jusqu’à 19 personnes
Entreprise de 20 à 49 personnes
Entreprise de 50 à 99 personnes
À la demande du Président, l’Assemblée
Générale vote à l’unanimité la
décharge des membres du Conseil
d’Administration ainsi que du Commissaire
Réviseur. Le Président remercie
l’Assemblée de sa confiance.
6. Élection du Conseil d’Administration
La
rigueur des statuts fait que
6 membres du Conseil d’Administration
partent en année sabbatique. Il
s’agit d’Alexandre Cleven, Catherine
Henry, Mohamed Mechbal, Sadik Ouriaghli,
Rodolphe Van Weyenbergh et
Jean-Charles Wibo.
Trois membres du Conseil d’Administration
nous quittent. Il s’agit de
Vincent Querton, Sam Van de Kerckhof
et Philemon Wachtelaere.
Le Président tient à dire à ces collègues
combien nous avons apprécié
leur collaboration et à les remercier
pour le concours actif qu’ils ont apporté
à nos travaux dans un esprit
particulièrement constructif. Il lui est
agréable de pouvoir leur rendre publiquement
hommage et il propose
de les applaudir pour le dévouement
dont ils ont fait preuve.
Enfin, le Président donne lecture des
candidatures valablement présentées
pour la formation du nouveau Conseil
d’administration :
Retour d’année sabbatique : Brigitte
Borremans, Theo De Beir et JeanClaude
Vandenbosch.
Nouvelles candidatures : Murielle
Eyletters (Présidente Association
Belge des femmes chefs d’entreprise)
et Martine Tempels (Senior Vice President
Telenet).
PROPOSITION
2017-2018 HTVA
216 €
609 €
985 €
2.745 €
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Leur nombre n’étant pas supérieur à
celui des mandats à conférer, il n’y a
pas lieu à scrutin.
Le Vice-Président, M. Alexandre Cleven,
propose que l’Assemblée Générale
nomme le Président sortant, M.
Thierry Willemarck, Président honoraire
et qu’il soit fait membre d’office
du Conseil d’Administration pendant
5 ans. L’Assemblée approuve à l’unanimité
en applaudissant.
Le Conseil d’administration serait
ainsi composé comme suit pour
l’exercice 2017-2018 :
Agie, Sandrine
Ataya, Georges
Azaoum, Rachid
Battaille, Laurence
Berdikyan, Natalia
Bissen, Jean-Paul
Borremans, Brigitte
Ciarniello, Julien
Cracco, Roland
De Beir, Theo
De Bièvre, Michel
Decorte, Marc
Delforge, Denis
Delens, Jean-Jacques
Delescaille, Hugues
De Troostembergh, Baudouin
Evenepoel, Joëlle
Eyletters, Murielle
Govaerts, Michel
Jaucot, Jean-Pierre
Konings, Pierre
Leclercq, Sophie
Lehman, Bernd
Lhomme, Philippe
Loncour, Frédéric
Loyens, Peter
Marcolini, Pierre
Martens, Marie
Ozcan, Yilmaz
Rouvez, Frédéric
Salat, Jennifer
Sanders, Christian
Tempels, Martine
Tilleux, Anne
Turkoz, Mehmet
Van de Brande, Philippe
Vandenbosch, Jean-Claude
Van Perlstein, Philippe
Van Thournout, Marc
Willemarck, Thierry
Willocx, Olivier
Zurstrassen, José
L’Assemblée approuve à l’unanimité
les candidatures et la composition du
Conseil d’Administration pour l’exercice
2017-2018. Conformément aux
statuts, les mandats que vient d’attribuer
l’Assemblée Générale sont
valables pour un an. Il appartiendra
au Conseil d’Administration ainsi
constitué de désigner en son sein un
Président, trois Vice-Présidents et un
Trésorier et de nommer les membres
du Comité Exécutif.
7. Nomination du Commissaire
Réviseur
L’Assemblée Générale nomme à
l’unanimité pour un nouveau mandat
de trois ans, E&Y Réviseurs d’Entreprises,
représenté par Eric Van Hoof.
Le budget est de 11.500 € HTVA par
an indexé, qui couvre l’audit des deux
entités Beci, à savoir la Chambre de
Commerce et l’Union des Entreprises
de Bruxelles.
8. Allocution du Président
Le Président réserve son allocution
pour l’événement Brussels Meets
Brussels qui suit l’Assemblée Générale.
9.
Attribution de la médaille de
Beci-Chambre de Commerce de
Bruxelles
Le Président remet la médaille de
Beci-Chambre de Commerce de
Bruxelles à des entreprises affiliées
depuis respectivement 75, 50, 40
et 25 ans. Il tient à leur adresser au
nom du Conseil d’Administration de
vibrantes félicitations et de chaleureux
remerciements. Il invite l’assemblée
générale à les applaudir.
Après avoir remercié l’Assemblée, le
Président de séance lève la séance à
17 h.
Marc Decorte, Président
Olivier Willocx,
Administrateur délégué
Beci-Union des Entreprises de Bruxelles
PROCÈS-VERBAL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 18 OCTOBRE 2017
Constitution du bureau de
l’Assemblée
La séance est ouverte à 17 h par M.
Thierry Willemarck, Président, qui préside
l’Assemblée. Les membres qui
n’auraient pas encore signé la liste de
présences sont invités à s’acquitter de
cette formalité statutaire. Quelques
membres se sont excusés. Leurs
lettres ont été classées au dossier de la
séance. Siègent au côté du Président :
M. Alexandre Cleven, Vice-Président, M.
Olivier Willocx, Administrateur-Délégué
et Mme Joëlle Evenepoel, Administrateur-Secrétaire
Général. Mme Joëlle
Evenepoel est désignée comme secrétaire
de séance.
Prescriptions statutaires
La date et l’ordre du jour de l’Assemblée
Générale ont été fixés conformément
aux statuts. La convocation contenant
l’ordre du jour a été publiée dans nos
revues Bruxelles Métropole et Brussel
Metropool du mois de juin et septembre
2017. Ces revues ont été adressées individuellement
à tous les membres par
courrier.
1. Approbation du procès-verbal de
l’Assemblée générale ordinaire du
5 octobre 2016
Le procès-verbal de l’Assemblée générale
ordinaire du 5 octobre 2016 a été
publié dans nos revues Bruxelles Métropole
et Brussel Metropool d’avril 2017.
Ce procès-verbal est approuvé à l’unanimité.
2.
Rapport du Conseil d’Administration
Le
rapport annuel a été reproduit intégralement
dans nos revues Bruxelles
Métropole et Brussel Metropool du
mois de septembre 2017. L’Assemblée
marque son accord complet sur le rapport
d’activité.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
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3. Approbation des comptes pour
l’exercice 2016-2017
A. Présentation des comptes
L’Administrateur Délégué, M. Olivier
Willocx, présente et commente les résultats
pour l’exercice écoulé.
B. Rapport du Commissaire Réviseur
Le rapport rendu par E&Y Réviseurs
d’Entreprises conclut sans réserve que
le bilan clôturé au 30 juin 2017 donne
une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et des résultats
de Beci-UEB. L’Assemblée Générale
approuve les comptes pour l’exercice
2016-2017 à l’unanimité.
4. Projet de budget pour l’exercice
2017-2018 et fixation du montant
de la cotisation pour l’exercice
2017-2018
Se basant sur les prévisions les plus
objectives quant aux recettes et dépenses
pour l’exercice 2017-2018,
le Conseil d’Administration a établi
un projet de budget, dont M. Willocx
donne lecture à l’Assemblée. Le
Conseil propose d’indexer les montants
des cotisations de 2 %. L’Assemblée
Générale approuve à l’unanimité
le projet de budget et l’indexation des
montants des cotisations.
5. Décharge des Administrateurs et
des Commissaires
À la demande du Président, l’Assemblée
Générale vote à l’unanimité la
décharge des membres du Conseil
d’Administration ainsi que du Commissaire
Réviseur. Le Président remercie
l’Assemblée de sa confiance.
6. Élection du Conseil d’Administration
Le
Président informe l’Assemblée que
les personnes suivantes ont démissioné
ou n’ont pas introduit leur candidature
au terme de 6 ans : Floriane De
Kerckhove, Chantal Devrieze, Pierre
Fabeck, Philippe Gillion, Pierre Hermant,
Nicolas Petrovic, Pierre-Alain
Scharff, Joris Tiebout et Thierry Van
Kan.
Il soumet les nouvelles candidatures
suivantes : Michel Croisé (Sodexo),
Philippe Dehennin (Febiac), Marc
Decorte (Shell), René Konings (Agoria),
Filip Moeykens (Patronale Life),
Martine Tempels (Telenet), JeanPierre
Van Dijk (Fédération Pétrolière),
Jean-Christophe Vanderhaegen
(Confédération de la construction)
et Rodolphe Van Weyenbergh (BHA).
En renouvellement de mandat pour
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BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
6 ans : Brigitte Borremans, Andreas
Cremer, Theo De Beir, Arnaud Feist,
Jean-Pierre Miller, Jacques Platieau,
Claire Potvliege et Marc Toledo.
Le Conseil d’Administration pour
l’exercice 2017-2018 sera donc composé
comme suit :
Beaude, Guy-Marc
Borremans, Brigitte
Bouffioux, André
Broze, Bernard
Cleven, Alexandre
Colmant, Bruno
Cracco, Roland
Craeninckx, Herman
Cremer, Andreas
Croisé, Michel
Daoust, Jean-Claude
De Beir, Theo
de Bièvre, Michel
Debussche, Marc
Decadt, Hilde
Decorte, Marc
de Crombrugghe, Amaury
Dehennin, Philippe
Delen, Jean-Claude
Delens, Jean-Jacques
Delforge, Denis
De Meeüs, Brieuc
Dessart, Paul-Marie
De Vry, Mario
Dewulf, Etienne
Eeckhout, Michel
Evrard, Eric
Fautré, Serge
Feist, Arnaud
Flausch, Alain
Gaspar, Regis
Gorteman, Denis
Govaerts, Michel
Gustin, Bernard
Hajjar, Pierre
Hujoel, Luc
Janssens, Alain
Janssens, Patrick
Jongen, Thibauld
Joseph, Véronique
Konings, Pierre
Konings, René
Lacroix, Philippe
Lambrecht, Philippe
Léchaudé, Didier
Loyens, Peter
Malcorps, Christiane
Malherbe, Didier
Mariën, Ine
Mercelis, Philippe
Miller, Jean-Pierre
Moeykens, Filip
Moris, Chris
Noppen, Marc
Petit, Charles
Petit, Christophe
Pierlet, Xavier
Piret, Gaëtan
Platieau, Jacques
Potvliege, Claire
Rigo, Etienne
Rouvez, Frédéric
Sanders, Christian
Sonneville, Stéphan
Tempels, Martine
Toledo, Marc
Vancamp, Franck
Vanderhaegen, Jean-Christophe
Vanderroost, Chris
Van Dijk, Jean-Pierre
van Innis, Emmanuel
Van Ro, Nicolas
Van Weyenbergh, Rodolphe
Velge, Baudouin
Velten-Jameson, Christian
Willemarck, Thierry
Willocx, Olivier
L’Assemblée approuve à l’unanimité
les candidatures et la composition du
Conseil d’Administration pour l’exercice
2017-2018.
7. Démission et nomination du Commissaire
Réviseur
Le Président explique que les mandats
de commissaire réviseur pour l’Union
des Entreprises de Bruxelles et la
Chambre de Commerce de Bruxelles
ne sont pas alignés. Il y a en effet un
an de décalage entre les deux. Il propose
dès lors d’aligner la durée des
mandats pour les deux organisations,
de sorte à ce que ceux-ci débutent
et se terminent en même temps. Le
Commissaire Réviseur E&Y, représenté
par Eric van Hoof, remet dès
lors son mandat à l’Assemblée Générale
qui accepte. L’Assemblée Générale
décide ensuite à l’unanimité de
désigner E&Y Réviseurs d’Entreprise
comme commissaire réviseur pour un
mandat de trois ans.
Le budget est de 11.500 € HTVA par
an indexé, qui couvre l’audit des deux
entités Beci, à savoir l’Union des Entreprises
de Bruxelles et la Chambre
de Commerce de Bruxelles.
8. Allocution du Président
Le Président réserve son allocution
pour l’événement Brussels Meets
Brussels qui suit l’assemblée générale.
Après avoir remercié l’Assemblée,
le Président lève la séance à
17 h 30.
Marc Decorte, Président
Olivier Willocx,
Administrateur délégué
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ADRESSES
VIRTUAL ROOM
Rue de l’Escalier 16, 1000 Bruxelles
02/330.09.61
Prix : 25€ - 30€
www.brussels.virtual-room.com
KOEZIO
Quai des Usines 163, 1000 Bruxelles
02/319.54.53
Prix : 20€ - 26€
www.koezio.co
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Faites l’expérience du jeu
de la réalité augmentée
Vous êtes à court d’idées d’activités pour vos congés,
vos week-ends ? Vivez une expérience hors du commun
en prenant part à l’une des activités de réalité virtuelle
proposées à Bruxelles. En famille, entre amis ou dans le
cadre de team buildings, rendez-vous dans ces lieux insolites
pour une immersion totale dans le monde virtuel.
Chloé Hennicken
Vous avez envie de vivre une expérience hors du commun ?
À Bruxelles, découvrez une sélection de différents lieux
qui proposent des missions idéales pour découvrir la
réalité augmentée et vos capacités à résoudre des
énigmes afin de vous évader du jeu.
Dans la peau de 007
Le parc de loisirs indoor Koezio, au centre commercial
Docks Bruxsel, vous propose de vivre une expérience
digne des jeux vidéo. Au programme : un synopsis palpitant,
avec à sa tête le solitaire et mystérieux John K, créateur
de centres d’entraînement pour agents spéciaux. Il a
tout mis en œuvre afin de vous préparer aux situations les
plus exigeantes, mentalement et physiquement. Détrompez-vous
: aucune compétition n’est nécessaire dans ce
jeu. L’objectif est de renforcer l’esprit d’équipe et d’améliorer
vos aptitudes sociales. Même si John K restera
anonyme et invisible, sachez qu’il vous surveillera durant
toute votre visite au centre et échangera avec vous des
messages codés pour tenter de vous aider.
Prêts à sauver le monde ?
Enfilez votre équipement, votre casque VR (de réalité
virtuelle) avec micro pour pouvoir communiquer avec
votre équipe, et entrez seul dans une pièce de 5 m². Vous
êtes bien à la Virtual Room,le compte à rebours est lancé !
ESCAPE PROD
Rue de l’Etuve 69, 1000 Bruxelles
02/511.47.65
Prix : 20€ - 45€
www.escapeprod.com
THE ESCAPE HUNT
Rue de Livourne 13, 1060 Bruxelles
02/850.15.10
Prix : 22€ - 33€
www.brussels.escapehunt.com
FUTURIST GAMES
Boulevard de l’Empereur 16, 1000 Bruxelles
02/513.24.88
Prix : 15€ - 30€
www.futuristgames.be
Pendant 45 minutes, tentez de sauver le monde en relevant
plusieurs défis. Attention, vous devrez faire preuve
d’esprit d’équipe et communiquer avec vos partenaires
pour parvenir à contrer les différentes menaces dans le
temps imparti.
Des jeux grandeur nature
Devenez le héros de demain en participant au jeu d’évasion en
équipe à l’Espace Prod. Choisissez l’une des deux missions
proposées pour tester votre logique et votre esprit d’équipe.
Les activités sont accessibles dès 8 ans – de quoi ravir
aussi les petits.
« Elémentaire, mon cher Watson ! » Que diriez-vous de vous
mettre dans la peau du célèbre détective Sherlock Holmes ?
À l’Escape Hunt, faites votre choix entre 3 escape rooms :
60 minutes d’adrénaline pour une expérience unique
garantie !
Aventure, dépassement de soi, expérience sensorielle
complète : voici les maîtres mots du Futurist Games qui
met tout en œuvre pour vous faire vivre une expérience
inoubliable. Faites le plein d’énergie et réservez votre
partie dans l’un de centres d’activités pour entrer dans
un monde virtuel plein de surprises et d’opportunités
insoupçonnées…
Chloé Hennicken
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
67
© Shutterstock
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PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
20.04 | 11.05
VISITE DES SERRES DE LAEKEN
Dès l’arrivée du printemps, les serres
de Laeken ouvrent au public. L’occasion
d’admirer la flore tout en vous promenant
dans un cadre architectural exceptionnel.
Serres de Laeken | 2,50€ | www.monarchie.be
22.04
AIR GAMES
Si vous aimez vous lancer des défis,
l’aventure Air Games est faite pour vous.
Traversez un parcours de 5 km semé
d’obstacles gonflables, en famille ou entre amis.
Parc de Laeken | 30€-60€ | www.air-games.com
25.04 | 06.05
BRUSSELS SHORT FILM FESTIVAL
Plus de 300 films courts vous attendent
à cette nouvelle édition. Une rencontre
entre ceux qui font le cinéma et vous, le
tout dans une ambiance chaleureuse.
Divers lieux | 6€-33€ | www.bsff.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Les Nuits Botanique
Adresse :
Les Nuits Botanique
Rue Royale 236
1210 Bruxelles
www.botanique.be
Cette année, les Nuits Botanique fêtent leurs 25
ans. Cet événement phare de la scène musicale
belge a accueilli depuis sa création près de 1000
groupes et 30 000 spectateurs. Les Nuits Botanique
sont incontestablement un tremplin pour
les jeunes talents de demain. La spécificité de
ce festival de musique est de mettre en avant la
sphère musicale belge francophone mais aussi
d’excellents talents internationaux qui cherchent
à se faire connaître en dehors de leurs propres
frontières.
Les Nuits Botanique ont été quelque peu avancées
afin de répondre à la demande des étudiants.
Le festival prendra place du 25 avril au 6
mai, soit 15 jours plus tôt que les années précédentes,
pour ne pas avoir lieu durant la période
de blocus.
À cette occasion, le Botanique ouvre ses deux
salles et construit un chapiteau dans le parc.
Cela permet de faire jouer plusieurs artistes en
même temps car, pour cette édition 2018, en 12
68
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
jours, il y aura 50 concerts, 120 artistes et 5 créations
propres aux Nuits.
Certains talents passent déjà sur les ondes des
radios belges francophones mais, grâce à ce festival,
vous aurez l’occasion de découvrir ou de voir
en direct : Blanche, Témé Tan, Sonnjford, Ulysse,
Angèle... De vraies pépites belges ! Il y a aussi des
étoiles montantes de la scène française avec Juliette
Armanet, Fakear, Bagarre, Eddy De Pretto...
En plus de la chanson française, les Nuits
Botanique accueillent des groupes venant
d’Angleterre, de Nouvelle-Zélande et des ÉtatsUnis
avec, en autres, US Girls, Idels et Otzeki.
Si vous êtes amateur de nouvelles découvertes
musicales, les Nuits Botaniques sont des
concerts immanquables. Profitez d’une programmation
de qualité, d’une bonne ambiance
à petits prix. Le prix d’un concert varie entre
10 et 32 euros.
Donatienne de Vleeschauwer
02.04 | 02.09
STAR WARS THE EXHIBITION
Plongez au cœur
de l’histoire de
chacun des personnages
de la
saga à travers des
objets originaux, et partez à la découverte
de votre propre identité starwarsienne.
Brussels Expo | 16€-65€ |
www.starwarsidentites.com
09.04 | 15.04
HOPLA FESTIVAL
L’événement annuel incontournable des
arts du cirque. Venez découvrir une multitude
d’activités en famille organisées
tout spécialement pour les enfants.
Divers lieux | Gratuit | www.hopla.brussels
27.04 | 29.04
I LOVE SCIENCES
Prenez part à de nombreuses activités
interactives et rencontrez des acteurs de la
sensibilisation aux sciences en participant
à cette toute première édition du festival.
Tour & Taxis | Prix non communiqué |
www.ilovescience.brussels
EN SOIRÉE
03.04 | 15.04
BIFFF
Les amateurs de fantastique se donnent
rendez-vous au BIFFF, l’un des plus grands
festivals de films de genre. Une panoplie d’animations
et d’expositions vous y attendent.
Bozar | Prix non communiqué | www.bifff.net
19.04 | 22.04
BALKAN TRAFIK FESTIVAL
Venez découvrir la nouvelle génération
d’artistes et les danses traditionnelles des
Balkans. Une immersion totale à travers
danses, musiques, films et ateliers.
Tour & Taxis | 20€ | www.balkantrafik.com
26.04 | 01.05
THE BRUSSELS TANGO FESTIVAL
Apprenez
l’art
du tango et laissez-vous
porter
sur le rythme de la
musique. Une expérience
unique de 80 heures non-stop dans
les plus beaux endroits de Bruxelles.
Divers lieux | 10€-240€ |
www.brusselstangofestival.com
© Botanique
© Shutterstock
© Shutterstock
© Shutterstock
׉	 7cassandra://2gBVGdRhdJKOT5-xCA4pESbO9UPZfLmk5l2LOPfZb7s``̵ Zt䰉/3׉EBRUSSELSLIFE
LE BRUXELLOIS DU MOIS
Edmunds: une jeune marque
bruxelloise “for real men only”
Edmunds est une marque bruxelloise
créée en 2014 par Camille de
Meeus et Matthieu Blanpain. Depuis
sa chambre, chez ses parents, Camille
confectionnait de temps à autre des
nœuds papillon pour ses amis. Un
jour, Matthieu lui a demandé de lui en
faire un sur mesure, n’ayant pas trouvé
le motif qui lui plaisait en magasin.
Camille et Matthieu ont alors découvert
un secteur de niche dans le milieu
du nœud papillon 100 % belge !
LE SAVIEZ-VOUS ?
De nouvelles mesures en cas
de pics de pollution à Bruxelles
Récemment adopté par le gouvernement
bruxellois, l’arrêté « Pics
de pollution » consistant à rendre
certains transports publics gratuits
après constatation d’un pic de pollution
durant 48 h et à partir d’un seuil prédéfini,
prend désormais effet à Bruxelles.
Métros, trams, bus et Villo! gratuits
: ce sont les nouvelles règles
d’urgence mises en place en cas de
pic de pollution sur une période de
48 h. Mais ce n’est pas tout, puisque
certaines limitations et interdictions
font également leur apparition.
Les vitesses seront réduites en
fonction des voiries. Celles où l’on
peut habituellement rouler à 70 et
90 km/h seront réduites à 50 km/h
tandis que celles à 120 km/h seront
réduites à 90. L’utilisation de bois
de chauffage sera également proscrite,
à moins que le ménage ne
dispose d’aucun autre moyen pour
se chauffer.
Lorsque le seuil 0 persistera pendant
deux jours, ces mesures prendront
effet. Cela correspond à une
concentration des polluants sur 24 h
atteignant 51 à 70 microgrammes
par mètre cube d’air (µg/m³).
Aurélie Degrooff
Fin 2014, ils décident de lancer l’aventure
Edmunds, en plus de leur travail
respectif. Le couple fait les marchés de
Noël afin de se faire connaître et rencontre
un réel succès. Grâce à l’argent
récolté, ils développent leur site internet
et leur e-shop.
En 2015, ils décident de produire en
grande quantité leurs nœuds papillon
avec des motifs originaux. Matthieu
doit aider Camille à la machine
à coudre, mais s’avère plus efficace
pour le marketing et les finances.
Depuis 2014, ils financent eux-mêmes
ce projet et de nombreux conceptstores,
à Bruxelles et aux alentours,
vendent leurs produits.
2016 a été une année-charnière, car
ces jeunes entrepreneurs ont quitté
leur travail pour lancer Edmunds en
tant que SPRL. Dès lors, l’histoire s’accélère
! Edmunds lance une première
collaboration avec Nuance Infuse afin
de créer des motifs originaux pour leurs
nœuds papillon.
Cette même année, Camille et Matthieu
débutent un service sur mesure pour
les mariages en proposant des noeuds
papillon, des cravates ainsi que des
bretelles. Sur l’e-shop, les clients voient
aussi apparaître des bretelles en cuir.
Suite au succès grandissant d’Edmunds
et à l’évolution de la gamme, Camille
et Matthieu ont fait appel à des ateliers
de production en Belgique qui aident
des personnes en réinsertion professionnelle,
afin de les seconder dans
la production.
Depuis le début de cette année, Edmunds
développe une gamme de caleçons américains
et finance ce développement avec
l’aide du crowdfunding. Si vous souhaitez
découvrir ces accessoires 100 % bruxellois,
surfez sur www.edmunds.be.
Mais au fait, d’où vient le nom Edmunds ?
C’est le perroquet de Camille : Monsieur
Edmond. Matthieu et Camille souhaitaient
donner une touche familiale à leur
entreprise. Malheureusement le nom de
domaine étant déjà pris... La réflexion a
suivi son cours pour arriver à Edmunds !
Donatienne de Vleeschauwer
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
69
© Shutterstock
© Edmunds
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L’actualité BECI en photos
C’était le 22 février dernier au Saint-Guidon, le restaurant
logé au stade Constant Van den Stock d’Anderlecht
(14 points au Gault&Millau !) : le Purple
Afterwork de Beci. Une excellente occasion et un lieu
idéal pour se détendre, tout en nouant des contacts
professionnels.
70
BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
© Reporters
׉	 7cassandra://HVqocnPPSDVYmyrv-h-J5b3j3DQ9dyrOqOmYsAPMIgY-`̵ Zu䰉/3׉EcCOMMUNITY
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Anke Group SPRL
Bastion Tower Place du Champ de Mars 5 1050 -
Bruxelles Code Nace : 43120 - Travaux de préparation
des sites 43299 - Autres travaux d'installation n.c.a.
43999 - Autres activités de construction spécialisées
del. : Ismail Gezginer
B2B Estate - Optima Invest SPRL
Av. Louis Lepoutre 97 1050 - Bruxelles Code Nace :
68100 - Activités des marchands de biens immobiliers
68311 - Intermédiation en achat, vente et location de
biens immobiliers pour compte de tiers 68312 - Estimation
et évaluation de biens immobiliers pour compte
de tiers del. : Olivier Vigneron
Belea SPRL
Rue Kasterlinden 26 1082 - Bruxelles
del. : Hilaire Hubert
Cabinet Consulting Juridique Benaboud PPE
Av. Louise 149 1050 - Bruxelles Code Nace : 69109 -
Autres activités juridiques del. : Anouar Benaboud
Connect2Move SA
Rue des Quatorze Verges 32 4000 - Liège Code Nace :
62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil
informatique 63120 - Portails Internet del. : Mathieu
Jaspard
Extra Dimentions PPE
Diepenbeemd 3 1650 - Beersel Code Nace : 70210 -
Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises
n.c.a. del. : Ulrike Hanig
Fyteko SA
Clos Chapelle-aux-Champs 30 1200 - Bruxelles Code
Nace : 71121 - Activités d'ingénierie et de conseils
techniques, sauf activités des géomètres 72110 - Recherche-développement
en biotechnologie 72190
- Recherche-développement en autres sciences physiques
et naturelles del. : Bénédicte O'Sullivan
GoeGoe Consulting PPE
Rue Sainte-Barbe 122 1400 - Nivelles Code Nace :
46190 - Intermédiaires du commerce en produits
divers 62010 - Programmation informatique 63120 -
Portails Internet del. : Clément Goemanne
Golf Premium Developpement - Open Golf Club
SPRL
Av. Léo Errera 46 1180 - Bruxelles Code Nace :
9311002 - Gestion et exploitation de centres polyvalents,
principalement destinés à la pratique du sport
9319901 - Promotion et organisation d'événements
sportifs tant pour compte propre que pour le compte
de tiers del. : Stéphane Coste
Gotou Consulting SPRL
Rue Victor Gambier 6 1180 - Bruxelles Code Nace :
7021001 - Conseils et assistance opérationnelle aux
entreprises dans les domaines des relations publiques
et de la communication 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion del. : Pascale Govers
Impakt
Coaching & Consulting PPE
Av. Edmond Mesens 71 1040 - Bruxelles Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques et en communication
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion del. : Anita Sheehan-Nutz
Isowatt Solutions SPRL
Rue du Pont Neuf 41 1000 - Bruxelles Code Nace :
41201 - Construction générale de bâtiments résidentiels
43211 - Travaux d'installation électrotechnique de
bâtiment 43222 - Installation de chauffage, de ventilation
et de conditionnement d'air del. : Benjamin Martimeau
La
Méthode Corbisier SPRL
Chemin du Prévôt 7 1472 - Genappe Code
Nace : 63120 - Portails Internet 74300 -
Traduction et interprétation 85592 - Formation
professionnelle del. : Agnès Corbisier
Lab Box SA
Rue du Belvédère 29 1050 - Bruxelles Code Nace :
49390 - Autres transports terrestres de voyageurs
n.c.a. 52290 - Autres services auxiliaires des transports
71209 - Autres activités de contrôle et analyses
techniques del. : Michaël Grandfils
Move2 SARL
Rue Grande Duchesse Charlotte 28 9515 - Luxembourg
del. : Jean-Luc Hannosset de Moxhe
Norma Home SPRL
Square de Meeûs 38-40 1000 - Bruxelles Code Nace :
46411 - Commerce de gros de tissus, d'étoffes et d'articles
de mercerie 46419 - Commerce de gros d'autres
textiles 46733 - Commerce de gros de papiers peints,
de peintures et de tissus d'ameublement del. : Burak
Tiftikci
Paulus fabian PPE
Rue Wiertz 3 1050 - Bruxelles del. : Fabian Paulus
Puilaetco Dewaay Private Bankers SA
Av. Hermann Debroux 46 - 1160 Bruxelles Code Nace :
64190 - Autres intermédiations monétaires del. : Nicolas
Fortonaris
Star Food Concept SPRL
Grand-Place 15 1000 - Bruxelles Code Nace : 56102 -
Restauration à service restreint del. : Quentin Vandenbulcke
SWTS
- Withouck Serge PPE
Av. Louise 523 1050 - Bruxelles Code Nace : 74300 -
Traduction et interprétation del. : Serge Withouck
The Value Partnership BVBA
Albert Gysbrechsstraat 6 2580 - Beersel Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Jan Borré
Volvo Construction Equipment SA
Av. Hunderenveld 130 1082 - Bruxelles Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Marie-Pierre Saint Viteux
W18 PPE
Bd de Waterloo 77 1000 - Bruxelles Code Nace : 68201
- Location et exploitation de biens immobiliers résidentiels
propres ou loués, sauf logements sociaux
del. : Silvia Mayeur
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
50@work
Abbott
Actiris
Agence pour l’Entreprise et l’Innovation
Agoria
Amazon
Audi Brussels
August
Awex
Banque Africaine de Développement
Banque Européenne d’Investissement
BERD
Botanique
Bozar
Bright Link
Brinks
Brussels Airport
Brussels Invest & Export
Brussels Life
Bruxelles Environnement
Bruxelles Formation
Cargo Lines
CCIBILA
Centre pour Entreprises en difficulté
CheeeseBox
CHU Brugmann
Coaching Club (The)
Cocof
Cofinimmo
Colruyt
Comeos
CSC
Deloitte Legal
DHL Express
50-51
6-11
48-49
54
12-14
12-14 ; 54
6-11 ; 20-21 ; 36-37
6-11
29
26
26
26
67-69
67-69
32-34
6-11
6-11
29
16
58-59
42-44 ; 48-49
6-11
27
61
52
30-31
32-34
48-49
6-11
36-37
6-11
30-31
6-11
6-11
DHL Global Forwarding
Dnata
EasyDay
Edenred
Edmunds
Eiffel Investment Group
Enterprise Europe Network
Ernst & Young Tax Consultants
Escape hunt
Espace Prod
Euracen
Expat & Co
Facebook
FGTB
Finnova
Fondation pour l’Enseignement
Fondation Roi Baudouin
Fonds social européen
Futurist Games
Get More
Google
Growing Attitude
Hays
IBM
Ice Factory
Interface3
Isatio
Isopix
Jacques Delens
Jump
Koezio
Kuehne + Nagel
Laga
Latitude
6-11
6-11
6-11
38-39
67-69
6-11
26
28
67-69
67-69
27
6-11
16
45-46
6-11
24-25
42-44
48-49
67-69
53
16
32-34
47
6-11
6-11
48-49
56
6-11
56
45-46
67-69
6-11
6-11
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BECI - Bruxelles métropole - avril 2018
71
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AGENDA
Management & RH, Personal
improvement
20.04.2018
Le management de la motivation
23.04.2018
LinkedIn avancé : attirez les
talents grâce à votre profil
professionnel !
26.04.2018
Manager plus efficacement votre
team commercial !
04.05.2018
Les descriptions de fonction,
élément incontournable de votre
gestion RH
14.05.2018
Faites de votre équipe le moteur
du changement
15.05.2018
Absentéisme : le prévenir et
gérer les entretiens lors du
retour
22.05.2018
Manager à distance
24.05.2018
Transformer ses entretiens
d'évaluation en outils de
motivation durables
04.06.2018
Leader inspirant, manager
efficace, coach motivant :
apprenez à gérer vos différentes
casquettes
Vente, marketing &
Communication
24.04.2018
Comment convaincre ? Apprenez
le sens caché de vos gestes
26.04.2018
Apprenez à maîtriser Twitter et
ses codes de communication
03.05.2018
Développer et implémenter une
stratégie de content marketing
efficace
14.05.2018
Google Analytics : comment
analyser la performance d’un site
web
31.05.2018
C’est vrai puisque c’est dans le
journal : gérer efficacement les
relations avec la presse
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BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
19.04.2018
Club export - Chili, Colombie,
Pérou et Amérique centrale
20.04.2018
Droits de douane
Inscrivez-vous à une ou plusieurs
formations et bénéficiez
des subsides à la formation
Région Bruxelloise: 50% de
subsides: (investissement min.
= 1.000 €)
07.06.2018
Auditer et améliorer le
référencement de votre site sur
Google ?
Efficacité
03.05.2018
Time management pour
commerciaux
07.05.2018
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer votre temps !
28.05.2018
Pour utilisateurs de MAC :
Doublez l’efficacité de vos
réunions grâce à OneNote !
07.06.2018
Doublez l'efficacité de vos
réunions grâce à OneNote !
ICT
24.04.2018
Faites parler vos données grâce
aux graphiques percutants
d'Excel
24.04.2018
Maîtrisez Word en une demijournée
!
25.05.2018
Créer des présentations
captivantes grâce à PowerPoint !
➜ Emilie Lessire +32 2 643 78 11 –
ele@beci.be
Législation sociale
23.04.2018
La rémunération des dirigeants
d’entreprise
17.05.2018
La prime d'innovation :
récompensez vos travailleurs
créatifs par une prime 100 %
nette !
18.05.2018
Actualités Compensation &
Benefits
25.05.2018
Les forfaits de frais
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
fs@beci.be
24.04.2018
Séminaire TVA
26.04.2018
Incoterms
17.05.2018
Nouvelles législations douanières
en Russie, au Belarus et au
Kazakhstan
22 & 23.05.2018
Paris Smart cities business
meetings – meet the buyers
27.06.2018
Digital transformation
matchmaking event in Liverpool –
How can your business embrace
virtual reality, augmented
reality and artificial intelligence
technology?
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
17.04.2018
Lunch Dating PhD
19.04.2018
Tribes AfterWork
19.04.2018
#SocialSellingForum Brussels
24.04.2018
Speed Business Lunch
25.04.2018
Starters Night
17.05.2018
Foot & Cartoon AfterWork
14.06.2018
Precious AfterWork
19.06.2018
Speed Business Lunch
28.06.2018
Vintage Garden Party
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
** En néerlandais uniquement
׉	 7cassandra://yXtAs0mMe3WvzTRMLk79rwS11jFxcPyArM9ouUaC4WY`̵ Zu䰉/3׉EENTREPRISES en TRANSMISSION
Le Hub Transmission de BECI, première
organisation de la Région Bruxelles Capitale en
cession/acquisition d’entreprises, publie ses
nouvelles offres.
> 4 entreprises à remettre :
Activité
Production de films, 3D
Information et formations professionnelles
Construction : travaux de gros œuvre et finitions
Communication, marketing et loisirs
> 4 repreneurs dans 4 secteurs
Activité
Textile - B2B international et Alimentaire
B2B équipes R&D, Personal Care & Cosmetics et Food
& Beverages
Engineering, IT, business
Le hardware, le software (services)
Chiffre d'affaires
(en M€)
Max 10 M
De 2 à 7 M
>5 M
10 à 30
Zone d’activité
Bruxelles et Wallonie
Belgique
Belgique
Bruxelles
Chiffre
d’affaires
(en M€)
< 1
De 2 à 5
De 1 à 2
De 1 à 2
Nombre
d'employés
1 à 10
11 à 30
11 à 30
11 à 30
Vous êtes intéressé par l’une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l’un
de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou
d’acquisition.
Erick Thiry, Coordinateur du Hub Transmission • eth@beci.be • +32 2 643 78 36
Salima Serouane, Conseillère Transmission • sse@beci.be • + 32 2 643 78 49
׉	 7cassandra://X6O4minOkHeORQTS6W7NuP0Z_fgxgv9hvpWXHDvPCM4 `̵ Zu䰉/3Zu䰉/3#בCט   u׉׉	 7cassandra://KhVa4X_opsA-yc_NEn00dGPreX35xuTs-3zenqgAA80 ;`׉	 7cassandra://lvgVi198-dulpCWHeZiCCXp3_XX3Ptc90_nHjsbWg-Mo`S׉	 7cassandra://GclJaf_CHQf0WO4cZImpJLssfqTx7clGYPWNLaUyRYQ&`̵ ׉	 7cassandra://OdUAlyBQcWEPVqzQVZwk4UBMZpAlHc3193SbLCurL-E *~͠Zu䰉/3׉E׉	 7cassandra://GclJaf_CHQf0WO4cZImpJLssfqTx7clGYPWNLaUyRYQ&`̵ Zu䰉/3׈EZu䰉/3Zu䰉/3$ͼ2018.04 Bruxelles MétropoleZ^NhU