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le magazine des entreprises bruxelloises
Immobilier
& urbanisme
Diversifier la ville
Boom démographique :
où loger les Bruxellois ?
P.13
Bruxelles en quête de
vision commerciale
P.16
Que faire de vos toits
plats ?
P.37
ISSN 2406-3738
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La paix sociale, enfin ?
La première bonne nouvelle de 2017 est tombée ! Avec l’annonce d’un accord
interprofessionnel, mi-janvier, il y a du neuf dans la relation entre employeurs
et travailleurs. Même s’il faut toujours une discussion nocturne et à bâtons
rompus entre syndicats et patronat, c’est tant mieux !
Voilà déjà neuf ans qu’il n’y avait plus eu de consensus entre les parties.
C’est dire que le deal obtenu relève quasiment de l’exploit !
Évidemment, il y aura toujours des esprits chagrins pour voir le
verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein mais, soyons bons
joueurs, ce texte est équilibré.
Parmi ses principaux points se trouve donc la marge salariale
fixée à 1,1 % : cela signifie que le coût salarial moyen par entreprise
peut augmenter de cet ordre de grandeur. Le signal est
important. Il doit garantir la paix sociale et instaure un climat
serein. Et dans ce cadre, la compétitivité des entreprises belges
est préservée, ce qui est indispensable dans une économie aussi ouverte que la nôtre
– et sachant d’où nous revenons. Mais il faudra rester vigilants.
Thierry Willemarck, Président de BECI
D’autres points ont été acquis : sur les prépensions, les pensions et les allocations
publiques, le développement du bien-être dans nos entreprises et l’organisation du
travail dans une société numérique. Bien sûr, il faut encore que la base syndicale accepte
l’accord et que le gouvernement fédéral valide son impact financier. Nous n’en
doutons pas, car le gain en termes de dialogue social prendra le pas sur les questions
à la marge. Il y aura un accord sur tout ou pas d’accord du tout. Et il y aura également
respect de l’accord, comme le patronat l’a démontré pour le tax shift fédéral.
Qui prétend que les entreprises ne créent plus d’emploi ? Force est de constater
qu’elles embauchent à tour de bras depuis que les cotisations patronales ont été
revues à la baisse. Il suffirait que chaque entreprise engage une seule personne pour
que le taux de chômage soit divisé par deux ! À Bruxelles, il est en baisse pour le 48e
mois consécutif. Et le chômage des jeunes est historiquement bas – grâce aux mesures
du gouvernement Di Rupo, cette fois.
Reste la taxation des bénéfices des entreprises, parmi les plus élevées d’Europe avec
un taux nominal de 34 %. Quand vous avez généré de l’emploi,
honoré vos cotisations sociales, investi pour l’avenir, réglé
la TVA (que vous ne déduisez pas forcément), payé
toutes les taxes et redevances produites par des autorités
publiques pleines d’imagination, il ne vous reste
souvent que vos yeux pour pleurer. Or, valoriser la base financière
des entreprises est capital pour assurer leur résilience en cas de crise. Prochaine
bonne nouvelle pour 2017 ? Chiche !
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
1
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Think Tank
4
Social media
CHAMBRE DE COMMERCE &
7 Pour ou contre une « allocation logement » ?
International
8
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 22 – Février 2017
Comment optimiser vos rencontres d’affaires ?
9 Commerce international : appliquez-vous correctement
la TVA ?
10 Export Toolbox : le monde vous appartient !
Topic : immobilier & urbanisme
12 Diversifier la ville
13 Boom démographique : où loger les Bruxellois ?
15 Grille des loyers : Bruxelles à l’exemple de Paris ?
16 Bruxelles en quête d’une nouvelle vision commerciale
20 Plan canal : perspectives urbaines
22 Que faire de mon toit plat ?
25 Permis d’urbanisme : des changements en vue
26 Quand le bâtiment maîtrise son énergie
Entreprendre
28 Transition : la mobilité intelligente passe par Modalizy
29 Pour que vos collaborateurs disent « I love my job! »
30 Starter : Oasis Urbaine
Community
32 News
35 L’actualité BECI en photos
36 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
39 Demandes d’admission
39 Index
40 Agenda
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Johan Debière, Vincent Delannoy, Ophélie
Delarouzée, Gaëlle Hoogsteyn, Julien Ide,
Victor Lepoutre, Lise Nakhlé, Guy Van den
Noortgate et Morgan Van Cleven.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
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F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
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cm@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
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LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
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label n. 2014/351/2
Au mois de
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Sales & marketing
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PRINTED
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TCF PAPER
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Isabelle Duvillier
Chargée de Recrutement au Chirec depuis 6 ans
“Ce qui compte pour nous, c’est la valeur des personnes
que nous engageons. Pour travailler dans un hôpital,
la motivation est un facteur essentiel mais le partage
de certaines valeurs, l’expertise et l’ouverture d’esprit
sont également des qualités indispensables.”
‘‘Actiris nous permet de nous décharger en confiance d’une partie du travail,
extrêmement énergivore. C’est une relation win-win. ’’
Le Chirec, groupe hospitalier réparti sur
5 sites (dont 4 à Bruxelles) compte
aujourd’hui plus de 3.000 collaborateurs
(dont plus de 2.300 à Bruxelles).
Les ressources humaines fonctionnent de manière
centralisée pour l’ensemble des recrutements.
En 2017, un nouveau site ouvrira ses portes à Delta.
✓Comment s’est déroulé votre premier contact avec Actiris ?
En 2012, un consultant de Select Actiris est venu me
présenter ses services et je me suis dit : “Pourquoi ne
pas essayer ?“. Depuis, Actiris soutient le Chirec pour
ses recrutements. Si je devais qualifier notre manière de
travailler, je dirais que la collaboration est “fluide” et
“agréable”. En plus, Actiris est très réactif. Le service est
non seulement gratuit mais aussi efficace : notre contact
privilégié est spécialisé dans notre secteur.
✓En quoi Select Actiris vous a aidé dans vos recrutements ?
Actiris nous permet de nous décharger en confiance
d’une partie du travail, extrêmement énergivore. C’est
une relation win-win. Les délais sont clairs et respectés.
Satisfaits des candidats présentés, nous avons amplifié
notre collaboration.
CHIREC en chiffres
• 3.000
collaborateurs
• 200
recrutements par an
42
nationalités
20 80%%
de femmes
Avec le soutien du Fonds social européen
✓Quelles sont, selon vous, les caractéristiques d’un bon
recrutement ?
Il est important d’avoir un descriptif de fonction qui soit
clair. L’analyse préalable des besoins est indispensable
si on veut ne pas se tromper. Il est important qu’il n’y
ait pas de malentendu lors de l’engagement. Au sein du
Chirec, nous comptons 90 fonctions différentes : du nursing,
du paramédical mais également des fonctions plus
classiques (cuisine, sécurité, financier…). Dès le début
du processus, nous travaillons avec le responsable hiérarchique.
Select Actiris nous permet de faire une sélection
à la source en tenant compte de nos critères. Nous sommes
une entreprise qui fonctionne 24h/24. Le patient est
toujours au centre de nos attentions, et ça Select Actiris
l’a bien compris.
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THINK TANK
Social media
Au pays des « crétins »
Le 10 janvier dernier, Roularta, premier éditeur belge de magazines (Trends-Tendances,
Knack, Le Vif, Sport/Foot Magazine…), décidait de fermer les commentaires sur
ses sites web. Décision sans doute courageuse face au « caractère trop souvent virulent
et irrespectueux des échanges (qui) y rend impossible tout dialogue constructif ». Et qui
mine le travail journalistique : « Notre mission n’est pas de modérer les rancœurs du
monde, elle est d’informer », écrivait Roularta.
Il est vrai que les forums de la presse en ligne, comme l’ensemble des médias sociaux,
sont trop souvent le déversoir de frustrations et de colères d’autant plus facilement
exprimées qu’elles ne sont pas toujours assumées. Et qui nourrissent une ambiance
délétère pour tous ceux qui, par leur métier ou leur fonction, remplissent un rôle exposé
à la vindicte publique : politiques, chefs d’entreprise, personnalités
des médias, du spectacle, etc.
Yvan Mayeur, le bouillonnant bourgmestre de Bruxelles, en
sait quelque chose, lui qui a subi son lot de critiques, voire d’attaques depuis la mise en
piétonnier des boulevards du centre. Invité de « L’Interview », le 16 janvier dernier sur
la chaîne de télé bruxelloise BX1, il déplorait d’ailleurs ces attaques personnelles, évoquant
« un espèce de lâcher-tout, intolérable et inadmissible », et appelait à « régenter
» les médias sociaux, de sorte que « la loi puisse s’y appliquer comme dans la rue ».
On ne lui donnera pas tort.
Sauf que… Dans la même entrevue, il estimait que le succès
des Plaisirs d’Hiver était « la meilleure réponse (aux) crétins
sur les réseaux sociaux qui ont dit que le centre-ville n’était
pas accessible (…). Ces gens sont ou des malveillants, ou des
cons. » Ajoutant encore, un peu plus loin : « On peut ne pas être d’accord avec nous, on
peut débattre » (ouf !). Mais l’insulte, « ça, ça ne vas pas ».
Le tout en moins de 2 minutes. Texto.
Voilà des propos dont le caractère pourrait être qualifié de « virulent et irrespectueux »,
rendant « impossible tout dialogue constructif ». Ça n’a d’ailleurs pas tardé : le maïeur
s’est immédiatement repris une volée de bois vert sur ces mêmes réseaux sociaux.
On en oublierait presque la vraie bonne nouvelle dans cette interview : le succès des
Plaisirs d’Hiver, après une édition 2015 plombée par le « lockdown » et les suites des
attentats de Paris. La Ville annonce près de 2,5 millions de visiteurs en un peu plus d’un
mois, dont 35 % d’étrangers. Ça, c’est du constructif !
4 BECI - Bruxelles métropole - février 2017
Em. R.
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Le Prix Luminus de l’énergie et de l’environnement
récompense les entreprises et les citoyens
éNERGIE - Le prix Luminus
prime les initiatives qui contribuent
de manière exceptionnelle à un
avenir durable.
EDF Luminus, le numéro 2 du marché
belge de l’énergie, voit pourtant dans
cette crise une opportunité unique de se
transformer, mais aussi d’aider ses clients
à se transformer.
C’est pourquoi la stratégie de la société
consiste à offrir des solutions d’efficacité
énergétique globales aux citoyens, aux
collectivités et aux entreprises, leur
apportant plus de confort, permettant
des économies tout en réduisant leur
empreinte écologique.
Et cette stratégie fonctionne : il est tout à
fait possible de réduire la consommation
énergétique (donc les émissions de CO2
)
des processus industriels, des bâtiments
administratifs ou publics et des habitations
en étant plus efficaces énergétiquement.
3 réalisations concrètes
Le fournisseur de solutions énergétiques
belge construit désormais des éoliennes
sur le parking des entreprises. L’énergie
consommée par ses clients est 100%
renouvelable et directement produite sur
leur site.
L’année 2016 a été la plus chaude
enregistrée, marquée notamment chez
nous par de fortes inondations. Le
changement climatique est là et nous
touche dans notre quotidien. Il est établi
que les émissions de CO2
sont à la base
de ce réchauffement planétaire. Nous
faisons face à une crise environnementale
majeure à laquelle l’Union européenne veut
répondre en réduisant la consommation
d’énergie de 30% d’ici 2030.
3 défis de taille en Belgique
1. Il est évident que chacun a un rôle à
jouer dès à présent pour contribuer à
cette diminution, que l’on soit une entreprise,
une collectivité ou un simple
citoyen. Et c’est un défi en soi.
2. Il faut également limiter le coût de
l’énergie afin d’assurer la compétitivité
de nos entreprises et de s’assurer
que l’énergie reste abordable pour les
familles.
3. Enfin, il est essentiel d’assurer la sécurité
d’approvisionnement permanente,
indispensable au fonctionnement de
notre société et de notre économie.
Dans un hôpital d’enfants, il a remplacé
les anciens éclairages par des leds.
Le confort est sans comparaison avec
celui d’origine. La facture d’électricité a
baissé de près de 50% car les lampes
consomment moins. Sans compter les
économies de maintenance et d’entretien
puisque qu’elles ont une durée de vie 4x
plus longue.
L’efficacité énergétique
est un moteur de
croissance pour tous.
Elle crée de l’emploi
et amène du bien-être
dans la société.
Mais l’entreprise ne s’arrête pas là. Elle
installe des panneaux photovoltaïques
sur des toits industriels mais aussi sur
des habitations privées. Elle entretient et
remplace des chaudières dans les maisons
Aujourd’hui, elle compte environ 1 500
collaborateurs dont plus de la moitié dédie
100% de son temps au développement
de ces énergies vertes et à l’efficacité
énergétique. Avec un seul objectif :
accompagner ses clients dans la transition
énergétique.
Récompenser les meilleures
initiatives
Elle veut aller encore plus loin. A travers
sa marque commerciale Luminus, qui
accompagne déjà près de 2 millions
de clients, elle a décidé de soutenir et
récompenser les initiatives qui contribueront
de manière exceptionnelle à un avenir
durable à l’échelle locale, régionale et
nationale.
Le prix Luminus de l’énergie et de
l’Environnement récompensera cette
année des projets entrepris aussi bien par
des particuliers que par des entreprises
ou des institutions, et ce, afin de faire
connaître les
nombreuses initiatives
positives et générer une émulation
porteuse de changement.
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de façon à optimiser leur fonctionnement
afin qu’elles consomment moins.
Consommer mieux,
moins et vert
EDF Luminus est numéro 1 en
hydroélectricité avec 7 centrales en
Wallonie et leader en éolien terrestre avec
131 éoliennes, soit plus de 300 MW en
Belgique. L’entreprise a l’ambition de
doubler son parc en 3 à 4 ans. Rien que
ces 2 dernières années, elle a investi plus
de 300 millions d'euros en Belgique dans
les services d’efficacité énergétique et
dans la production d’énergie renouvelable.
ENVIRONMENT &
ENERGY AWARDS
2017
12
׉	 7cassandra://kr81b5Igybbmog5YqrNK8mixs3exCVLCd5FthLdr22U$`̵ XC׉E0THINK TANK
POUR OU CONTRE
Une « allocation logement » ?
janvier, l’avantage imposable des voitures de sodes
véhicules. Pour
La congestion routière est une préoccupation majeure en Belgique.
Au 1er
ciété et le prix de la carte essence pour l’employeur ont été
augmentés en fonction des normes CO2
aller dans le bon sens tout en préservant l’avantage fiscal, le
gouvernement Michel a lancé l’idée d’un « budget mobilité ».
En 2009, Bernard Clerfayt, alors secrétaire d’État, en amenait
une autre : l’indemnité de logement.
Bernard Clerfayt, bourgmestre
de Schaerbeek
Il y a une règle économique selon
laquelle les logements sont d’autant plus chers qu’ils
sont proches du centre, donc généralement du lieu de
travail. De plus, la somme des dépenses pour le logement
et le transport vers le lieu de travail reste la même.
La baisse de valeur des logements est donc fonction du
temps de transport. Or, les accords professionnels qui
remboursent les abonnements de train et les voitures
de société compensent fiscalement le coût de transport.
Ce système en place depuis 40 ans en Belgique a renforcé
fiscalement le départ vers la périphérie des classes
moyennes et supérieures pour des questions de verdure
et d’agrément.
Une des manières de corriger cet étalement urbain est
de faire entrer dans le calcul de l’avantage fiscal les
coûts supérieurs de se loger près du lieu d’emploi, en
échange d’une renonciation à l’octroi d’une voiture de
société. Les reproches portent sur le fait que cela revient
à donner une somme d’argent et donc à défiscaliser
une partie du revenu additionnel pour les cadres
moyens et supérieurs.
En fait, on travaille en « second best » – pas directement
sur le problème mais à côté –, en considérant que l’on
conserve le mécanisme de la voiture de société. Mais,
si cela fait plusieurs gouvernements qu’on réduit l’ampleur
de l’avantage fiscal, la Belgique garde l’un des systèmes
le plus favorables. La voiture de société est devenue
un système d’avantage de rémunération en nature
qui contourne indirectement le fait que les impôts à la
marge sur les hauts revenus sont très élevés. Si, au départ,
elle allait logiquement aux cadres qui faisaient de
fréquents déplacements professionnels, la politique des
entreprises s’est largement étendue. Aujourd’hui, à tel
grade, c’est telle voiture, que les gens en aient besoin ou
pas. Avec une dotation logement, les cadres pourraient
renoncer à la voiture sans perdre l’avantage fiscal. C’est
un système complexe, mais il va dans la bonne direction,
vers moins de voitures sur les routes.
Si la question est théorique, on peut quand même entrevoir
certains risques. À Bruxelles, le marché du logement
est particulièrement tendu et cela ne s’améliore
pas. Ces dernières années, il y a eu nettement moins de
nouveaux logements créés que de nouveaux ménages liés
à la croissance démographique. Dans ces conditions, l’introduction
d’une allocation logement risque de conduire
à une augmentation des prix à la location et à l’acquisition,
qui se répercutera sur l’ensemble du marché du
logement. De plus, l’allocation bénéficiera ici surtout à
des employés dans une situation sociale confortable, en
tout cas sécurisée sur le marché du travail. A contrario,
l’augmentation des prix touchera les ménages sans allocation,
dont une part importante est déjà confrontée à
des coûts de logement insupportables.
Bruxelles est devenue très chère et la plupart des gens
qui y habitent ne sont pas très riches. De très nombreux
ménages « suroccupent » déjà des logements trop exigus,
renoncent à des soins de santé pour des raisons
financières... Donc, sans garde-fou efficace au niveau de
l’encadrement des loyers, le risque est réel pour la population
déjà précarisée. En somme, du point de vue des
habitants de Bruxelles, la mesure est potentiellement injuste
socialement. Si l’on se place d’un point de vue budgétaire,
comme le financement de la Région dépend en
partie de l’impôt sur les personnes physiques, Bruxelles
a intérêt à attirer des populations à hauts revenus. Leur
installation en périphérie est d’ailleurs une dynamique
bien antérieure aux voitures de société, démarrée dans
la période fordiste grâce à l’automobile.
La question est donc de savoir à qui l’on s’intéresse
lorsque l’on propose de telles mesures. Du point de vue
de l’intérêt général, la défiscalisation d’une partie du
salaire pose la question de la viabilité de notre système
social. Mais transférer l’avantage des voitures de société
sur le marché locatif aura aussi des répercutions sociales.
BECI
- Bruxelles métropole - février 2017
7
Sarah De Laet, chercheuse
en géographie urbaine et sociale
(ULB)
© Reporters
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Comment optimiser vos rencontres d’affaires ?
ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Un entretien d’affaires, en marge d’un salon ou lors d’une mission, ça ne s’improvise
pas. En général, vous n’aurez pas plus de 15 à 30 minutes pour susciter l’intérêt
de votre interlocuteur et évaluer le potentiel de la relation. Quelques règles de
base pour réussir l’exercice.
P
rospecter un marché et organiser vos propres
rendez-vous d’affaires à l’étranger demande du
temps et des moyens. Participer à des conventions
d’affaires, des foires professionnelles ou des missions de
prospection est souvent nettement moins coûteux et plus
efficace : c’est l’occasion de rencontrer en peu de temps
beaucoup d’entreprises (qui ne seraient pas forcément venues
vers vous), d’explorer les potentialités d’un marché
et de vous faire connaître, tout en bénéficiant d’un soutien
professionnel (pour l’organisation des rendez-vous, la logistique…).
Sur
la plupart des grands salons, des conventions d’affaires
sont organisées sur un espace dédié, et concentrées sur
une à deux journées. Au préalable, chaque entreprise aura
rédigé un profil en ligne sur le site de l’événement et organisé
son agenda par le même canal : en proposant des rendez-vous
à d’autres participants inscrits sur la plateforme
ou en acceptant les rendez-vous proposés.
Beaucoup d’entreprises participent à ces conventions pour
vendre leurs produits. Vous serez peut-être tenté de refuser
certains rendez-vous ; pourtant, vous gagnerez à garder
l’esprit ouvert : chaque rencontre peut être l’occasion
de partager des technologies, améliorer sa gamme de produits,
échanger de l’expérience, réseauter...
Chaque année, des centaines de partenariats sont conclus
grâce aux événements de matchmaking organisés par Enterprise
Europe Network – et notamment avec des entreprises
bruxelloises. Ainsi, le salon alimentaire Biofach a
permis à la société Turtle de trouver un partenaire roumain.
De même, Chocolero a signé un contrat avec une société
française, en marge du salon Tavola.
Comment se préparer au mieux ?
15 à 30 minutes, c’est très court ! Conduire un entretien
nécessite de la préparation. En amont, réfléchissez aux
informations que vous voulez tenir secrètes. Consacrez du
temps à la rédaction du profil ; inscrivez-vous au plus tôt
et consultez régulièrement la plateforme. Étudiez les profils
des entreprises que vous allez rencontrer. N’oubliez pas
d’emmener un planning de rendez-vous, vos cartes de visite,
la documentation de votre entreprise et des échantillons
de produits.
Lors du rendez-vous, proposez d’emblée ce plan d’entretien
à votre interlocuteur : vous vous présentez en 2 minutes
chacun, avant d’évoquer ensemble les possibilités de partenariat.
Pour vous présenter, annoncez votre fonction, la
localisation et la taille de votre entreprise, puis son activité
– pas seulement en termes de produits ou de services, mais
surtout en termes de réponse à des attentes : « J’aide mes
8 BECI - Bruxelles métropole - février 2017
clients à… ». Évoquez vos activités stratégiques (segments,
territoires…) et vos avantages concurrentiels (savoir-faire,
niche, expérience, réseau….).
La discussion doit vous permettre de cerner des intérêts
communs : expliquez la raison de votre participation à l’événement
; identifiez avec votre interlocuteur les axes d’un
partenariat, en termes de business (diversifier les produits,
la clientèle, les secteurs…) et de métier (technologie, production,
services, infrastructures…). Décidez d’une suite à
donner à l’entretien, en reformulant avec votre interlocuteur
les partenariats possibles. Si vous êtes intéressé, signifiez-le
et proposez déjà des dates de rendez-vous.
Le suivi est important : un contact est vite perdu. Après
l’événement, faites le point de vos rencontres et recontactez
vos interlocuteurs sous 15 jours. Tout comme vous, le
contact peut avoir beaucoup de raisons de ne pas se manifester
: relancez-le ; soyez tenace et différenciez-vous ! ●
EEN organise des conventions d’affaires, appelées
« Brokerage Events », sur les grands salons internationaux.
Coût : de 0 à 300 € selon l’évènement. Consulter
http://een.ec.europa.eu (onglet « Events »).
Prochains événements :
Biofach (alimentation bio - 16 et 17/02, Nuremberg)
ISH (Sanitaire, technologies du bâtiment, énergies
renouvelables – 16/03, Francfort)
Contact :
J.-Ph. Mergen ; Tél. : 02 210 01 77 – jpm@beci.be.
© NürnbergMesse
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Commerce international : appliquez-vous
correctement la TVA ?
Le système TVA européen repose actuellement sur le principe de destination : les
opérations transfrontalières doivent être taxées là où les biens et services sont
consommés. La mise en œuvre de ce principe, d’apparence simple, peut toutefois
s’avérer très complexe, tant les règles diffèrent d’une opération à l’autre. Or l’enjeu
est de taille : les erreurs peuvent être sanctionnées, parfois très lourdement.
L’
entreprise bruxelloise Informatica
Bel s’en rend compte
tous les jours. Cette société
(fictive) vend du matériel informatique
sous garantie, preste des services de
maintenance, de consultance et des
services après-vente.
En 2016, elle a pris la décision de développer
ses activités sur les marchés
allemand et néerlandais. Elle s’est
bien entendu entourée de prestataires
locaux, à qui elle sous-traite un certain
nombre de missions. Ses fournisseurs
n’ont pas changé, la marchandise provient
d’Europe mais également d’Asie
et des États-Unis.
Dans le cadre de ses activités se sont
posées de multiples questions en matière
de TVA. Le principe même de
cette taxe lui a paru rébarbatif au moment
de la facturation de ses ventes,
du traitement à donner aux factures
reçues de la part de ses sous-traitants
en Allemagne et aux Pays-Bas,
de la déduction opérée sur l’achat
de ses bureaux neufs, à Bruxelles…
Comment récupérer la TVA allemande
et néerlandaise ?
Règles de localisation
Si les transactions transfrontalières
doivent en principe être taxées dans le
pays de destination, chaque opération
suit un traitement TVA spécifique. Ainsi,
les règles relatives aux livraisons
de biens ne sont pas les mêmes que
celles applicables aux prestations de
services.
Lorsqu’une entreprise active dans
la vente de biens envisage d’étendre
son activité à l’international, elle doit
se poser certaines questions pour
évaluer correctement l’impact TVA de
l’opération : quel est le statut TVA du
client ?, le lieu d’expédition ?, etc.
Les prestations de services transfrontalières,
quant à elles, ne sont
pas « exonérées » de TVA en tant que
Vers les particuliers (B2C)
UE
Régime des
ventes à distance
Hors UE
Exportation
Vers les entreprises (B2B)
UE
Livraison intracommunautaire
Hors
UE
Exportation
Aux particuliers (B2C)
Aux entreprises (B2B)
Localisation dans le pays du prestataire
(vendeur)
Localisation dans le pays du client
(preneur)
telles, mais peuvent être « localisées »
(et donc potentiellement taxées) dans
un autre pays.
En matière de services, il est donc important
de retenir les deux principales
règles de localisation, qui dépendent
de la qualité du client. Si c’est un particulier
(B2C), les prestations restent
localisées dans le pays du prestataire
(vendeur). S’il s’agit d’un client assujetti
(B2B), elles sont localisées chez
ce dernier (dans le pays du preneur,
qui est en principe tenu d’y déclarer la
Pour aller plus loin
Ces quelques lignes ne permettent évidemment pas d’envisager tous les
cas particuliers d’application TVA au commerce international. Les experts
BECI peuvent vous donner une synthèse des principaux réflexes et des
bonnes questions que doit se poser le vendeur qui dirige ses activités vers
l’étranger. Et pour être encore mieux préparé, nous vous proposons une
formation pratique :
« Les règles TVA à l’international : comprendre et optimiser les différents
mécanismes » 1
, jeudi 21/2, de 9 h à 12 h 30.
Notre formatrice, Kim Bar (Senior Manager au sein du département Indirect
Tax d’Ernst & Young - EY) a la réputation de donner un côté ludique à la TVA !
Pour toute question relative à la TVA ou à cet événement, contactez :
Anne Georges, Senior Manager BECI – age@beci.be ; 02 643 78 18
1. La formation est donnée en français, mais peut être organisée en néerlandais à la demande.
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
9
TVA due).
Telles sont les règles générales. Il
existe toutefois de nombreuses exceptions,
qui dépendent notamment
de la nature des services (prestations
hôtelières, services de restauration,
accès à des manifestations sportives
ou culturelles, etc.). Lorsque le service
rendu est visé par l’une de ces
exceptions, une analyse complémentaire
est nécessaire, dans la mesure
où les conséquences en matière de
TVA peuvent être fort différentes. ●
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 PJ9ׁH 1mailto:relationsentreprises@bruxellesformation.beׁׁЈ׉EINTERNATIONAL
Export Toolbox : le monde vous appartient !
Trois ans après la dernière édition de son « Guide de l’Exportation », BECI met à
disposition des entreprises bruxelloises un nouvel outil pour les aider à franchir les
frontières. L’Export Toolbox offre une douzaine de fiches pratiques qui répondent
aux questions des exportateurs. C’est gratuit. C’est en ligne sur notre site web.
risques, l’application de la TVA à l’export… Chacune d’entre
elles comprend les éléments de base pour connaître la matière,
ainsi que des conseils, des « trucs et astuces », des
exemples et des références pour aller plus loin.
Elles ont été regroupées autour de trois phases : la préparation
du projet, son optimisation et, finalement, son
financement et son lancement. Trois temps forts dans la
démarche de tout exportateur : réfléchir, calculer, agir. Mais
chaque fiche peut aussi se lire de manière indépendante,
sans nécessité de suivre un ordre préétabli ni prérequis
particulier. Un outil à utiliser sans modération.
E
n Belgique, la frontière n’est jamais bien loin. Dans
un petit pays à l’économie aussi ouverte que la
nôtre, au cœur de l’Europe – et a fortiori dans sa
capitale –, exporter est une démarche naturelle, voire nécessaire.
En sens inverse, importer est tout aussi évident.
En réalité, rares sont les entreprises, grandes ou petites,
qui n’ont aucune interaction avec les pays voisins ou plus
lointains.
Selon les chiffres les plus récents, un tiers environ de la
valeur ajoutée produite en Région bruxelloise est exportée
hors de Belgique ; 40 % vers la Flandre ou la Wallonie, tandis
que 28 % seulement « restent » à Bruxelles.
Certes, une frontière régionale n’est pas une frontière nationale.
Mais la recherche de marchés en dehors du territoire,
qu’il soit régional ou national, est absolument vitale
pour les entreprises bruxelloises et, de manière plus générale,
pour l’économie belge.
Ainsi, en moyenne, les exportations belges parcourent
quelque 1.850 kilomètres pour atteindre leur destinataire
direct, tandis que la consommation finale prend place, en
moyenne, à environ 3.000 kilomètres…
Contrats, TVA, risques, douane…
À quoi doit penser l’exportateur ou le candidat exportateur
? Quelles questions doit-il se poser en priorité ? Quels
contacts doit-il prendre ? À l’heure d’exporter, les questions
à traiter sont multiples et complexes. Pour guider l’entrepreneur,
BECI met à sa disposition une Export Toolbox
composée d’une douzaine de fiches. Elles sont le fruit d’un
travail d’équipe avec un réseau de partenaires, spécialistes
dans différents domaines et aspects de l’exportation, qui
ont mis leur expertise et leur sens pédagogique au service
de ces matières parfois complexes.
Chacune des fiches balise une question importante pour
l’exportateur : la recherche de partenaires, les financements
publics, les types de contrat, la couverture des
10 BECI - Bruxelles métropole - février 2017
Contact : Nastasja Otte, International Trade Advisor BECI ;
nao@beci.be, tél. +32 2 563 68 54
Export Toolbox : www.beci.be/international/j_exporte ●
BECI : votre service export
L’Export Toolbox est un premier jalon, parmi d’autres
initiatives que BECI prendra en 2017 pour soutenir
les entreprises bruxelloises dans leurs efforts d’exportation.
Par ailleurs, BECI reste le partenaire privilégié
de votre déploiement international :
• Vous maximisez votre potentiel d’exportation grâce
à nos conseils personnalisés ;
• Vous renforcez votre expertise grâce à nos formations
;
• Vous accédez à nos programmes de mise en relation
en participant, entre autres, aux missions
commerciales et aux rendez-vous d’affaires lors de
salons internationaux ;
• Vous simplifiez vos formalités à l’exportation, accomplies
par notre BECI Customs Center (certificats
d’origine, légalisation de documents, obtention
de visas…) ;
• Notre réseau est notre force. Nous opérons en collaboration
avec des partenaires nationaux et internationaux
tels qu’Enterprise Europe Network (600
organisations en Europe et dans le monde), le réseau
mondial des chambres de commerces et des
chambres bilatérales, etc.
© Thinkstock
׉	 7cassandra://BpOYjAEqYP41m1rULpJQ5rUZMopEfHX7uY3LFyPhg9k S`̵ XC׉E@A la recherche d’un oiseau
rare pour votre entreprise ?
Proposez un
à un(e)
SECTEURS CONCERNÉS :
• arts & industries graphiques
• bâtiment
• construction – éco-construction
• bureau & comptabilité
• bureau d’études
• commerce & vente
• confection
• gestion & management
• finance-communication-marketing
• horeca
• industrie & mécanique
• informatique
• logistique & transport
• nettoyage
• santé – social
• technologies du web
chercheur(euse)
d’emploi formé(e) à
Bruxelles Formation
Stage de fin de formation à l’issue d’une formation qualifiante dans
un centre de formation de Bruxelles Formation ou d’un partenaire.
Durée du stage : 2 mois maximum
Le/la chercheur(euse) d’emploi reste sous contrat de formation durant
le stage. Il/elle bénéficie de ses allocations. Un(e) délégué(e) relations
entreprises sectoriel(le) se charge des démarches administratives
et permet un démarrage rapide du stage. Le stage est entièrement
gratuit pour l’employeur.
stage de fin de
formation
Plus d’info sur cette mesure ou toute autre
modalité de formation en entreprise :
BRUXELLES
FORMATION
Cellule relations entreprises
+32 (0)2 371 74 61 ou 81
relationsentreprises@bruxellesformation.be
www.bruxellesformation.be
former pour l’emploi
UNION EUROPÉENNE
Fonds social européen
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En matière d’immobilier et d’urbanisme, Bruxelles a vécu en 2016
une année charnière, qui a vu l’amorce de nombreuses réformes :
sur le plan réglementaire d’abord, avec la réforme du CoBAT, la toute
récente (ré)émergence du PRDD, la réforme sur les beaux d’habitation
avec l’instauration d’une grille indicative des loyers ; sur le
plan fiscal ensuite, avec la réforme fiscale bruxelloise dont un large
pan concerne directement le volet immobilier (augmentation du précompte,
suppression du bonus logement, extension de l’abattement
et conséquences attendues sur le marché) ; sur le plan de la gouvernance
administrative enfin, avec la réorganisation des administrations
et agences en charge de l’aménagement du territoire, de
l’urbanisme de la planification, et l’annonce de la réorganisation prochaine
de Bruxelles Urbanisme et Patrimoine…
Beaucoup de nouveautés donc, dès ce 1er
janvier 2017 ou dans les
mois à venir… Si l’on peut d’ores et déjà se réjouir de certaines évolutions
(en particulier la volonté de réduire les délais de procédure
pour l’obtention des permis d’urbanisme) et se désespérer pour
d’autres (comme la gouvernance régionale en matière de réorganisation
des administrations), il faudra attendre quelques années pour
saisir les effets globaux et cumulés de toutes ces modifications.
Sur le plan des réalisations et du dynamisme immobilier, l’année
2016 a également vu de belles réalisations : Docks Bruxsel dans le
domaine commercial, la rénovation de la tour de bureaux Astro en
bâtiment basse énergie, la fin des travaux pour le Résidence Palace
dans le Quartier Européen… Et une longue liste de nouveaux projets,
à découvrir de manière non exhaustive dans les pages qui suivent.
Bien que de nature complètement différente, les projets et réalisations
qui émergent se caractérisent tous par une prise en compte revendiquée
de nouveaux modèles sur le plan environnemental, mais
aussi en termes de modes de vie (des espaces de vie plus réduits,
mais une plus grande attention portée à l’environnement immédiat),
de travail (bureaux réversibles), de consommation (shopping ludique
ou de proximité). De nombreux promoteurs, témoins de la vague de
reconversion que subissent actuellement les immeubles de bureaux
des décennies précédentes, privilégient désormais des structures
flexibles qui se prêtent à l’établissement de plusieurs types de fonctions.
Attention
cependant : l’actuel « boom » immobilier peut avoir ses
revers. Entre la multiplication des centres commerciaux dans un
contexte de stagnation de la demande, l’inadéquation de nouveaux
logements par rapport aux caractéristiques socio-économiques de
la population bruxelloise, et des occupants de bureaux de plus en
plus exigeants (en termes de localisation, de modernité des bâtiments),
mais pas forcément plus gourmands en surface, Bruxelles
n’est pas à l’abri d’une mini-crise.
Il s’agit donc de ne pas annihiler tous les
atouts qui garantissent la résilience de la ville.
Le principe est le même que dans tout bon
cours d’économie : diversifier, c’est réduire le
risque. Et diversifier la ville, c’est permettre
à toutes les fonctions de s’y épanouir. ●
Lise Nakhlé, Conseillère Urbanisme/Immobilier BECI
Info : lna@beci.be ; +32 478 998 957
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Boom démographique : où loger les
Bruxellois ?
En dehors de la vision de l’investisseur ou de l’acteur immobilier, le logement fait
l’objet d’une attention politique prioritaire à Bruxelles. Non seulement en termes
de qualité de la vie urbaine, mais aussi, à terme, pour garantir la viabilité financière
de la Région. C’est en ce sens que la déclaration de politique du gouvernement
bruxellois se propose d’« endiguer l’exode urbain des revenus moyens ». Plus
globalement, quel est l’impact de la démographie sur le résidentiel bruxellois ?
Vincent Delannoy
Q
u’en est-il de la valeur des biens immobiliers ?
Sur les dix dernières années, elle est restée
stable, au-delà des variations annuelles à la
hausse ou à la baisse avec des amplitudes de 10 à 15 %.
Ce phénomène s’explique par la stagnation du revenu
moyen par habitant. En moyenne, le prix des biens ne
pouvait continuer à augmenter comme il l’a fait jusqu’en
2006, étant donné que le rendement locatif, lui, ne pouvait
croître dans la même mesure.
C’est l’analyse que font l’OCDE et d’autres observateurs
internationaux (comme les journalistes de l’hebdomadaire
The Economist). Toutefois, dans un marché immobilier
de qualité et très contrasté, se focaliser sur une
moyenne peut s’avérer trompeur en ce sens que certains
segments, eux, se révèlent particulièrement intéressants.
Sans compter qu’un quartier n’est pas l’autre ; ceux du
Châtelain, Molière, Brugmann, des Étangs d’Ixelles ou
Flagey ont le vent en poupe.
Demande de petits logements
Que nous apprend, en particulier, l’année 2016 ? Un
constat se vérifie tout d’abord : le vieillissement de la
population, l’allongement de l’espérance de vie, la croissance
démographique et la hausse du nombre de célibataires
dopent la demande d’habitations de petite taille.
Le dernier baromètre des notaires*
le confirme. C’est
en Région bruxelloise que le prix d’achat moyen d’un
appartement une chambre augmente le plus (+3,2 %)
sur base annuelle, contrairement au « trois chambres »
qui se déprécie de 6,1 % dans la capitale.
Le prix moyen de la maison d’habitation diminue en Belgique,
sauf à Bruxelles où il enregistre une augmentation
de 3,3 %. Que dire du segment haut de gamme ? Il reste
stable, même si, plus récemment, une offre abondante
est apparue sur le marché. Ainsi, des trois chambres dans
le sud de Bruxelles s’avèrent souvent trop onéreux pour
les candidats acquéreurs. Cette situation souligne par
ailleurs un trait caractéristique de la crise du logement
à Bruxelles, qui a été qualifiée de « crise du logement à
un prix abordable » (ou plutôt « en lien avec les revenus
des bruxellois » ?).
La place Flagey et les étangs : parmi les
quartiers les plus en vue de la capitale.
* chiffres tirés du baromètre n. 30
En 2016, les volumes de transactions immobilières sont
restés élevés, spécialement à Bruxelles qui a connu un
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
13
© Reporters
© Thinkstock
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supplémentaires, ce qui correspond à un besoin de production
de 2.800 logements par an. La démographie pose
ainsi, inévitablement, la question de la densification de
l’habitat. Avec le corollaire que, si l’on veut préserver de
la surface au sol (espaces verts, équipements collectifs),
il faut construire en hauteur.
regain. Et le placement dans la brique continue à attirer
de nombreux investisseurs en quête de rendement et à
l’affût d’opportunités, dans un contexte de taux d’intérêt
planchers. Du point de vue de l’investisseur, le maître
achat est l’appartement deux chambres neuf entre
60 et 80 m2
ménages, célibataires, colocataires, seniors…
Du point de vue du propriétaire-investisseur, le Groupe
Trevi a publié récemment une enquête intéressante sur
le risque de loyers impayés en Région bruxelloise, facteur
qui peut influer sur le rendement. Conclusion : le taux
d’impayés est légèrement plus élevé sur les studios/appartements
1 chambre (3 % au-dessus de la moyenne),
mais leur taux d’occupation est aussi plus élevé. Par
ailleurs, souligne l’étude, « il n’y a pas d’éléments qui
prouvent statistiquement que le taux d’impayés est plus
important dans les communes dites défavorisées ». C’est
même l’inverse qui semble se vérifier,
puisque le taux d’impayés
est plus élevé dans le sud (Forest
et Uccle). Plus généralement, les
taux d’impayés sont assez proches
dans les trois Régions.
Boom démographique
Ces quinze dernières années (20002015),
la population bruxelloise
a augmenté de 225.000 unités,
passant de 950.000 à 1.175.000
habitants. Pour le logement, le
critère du nombre de ménages
est significatif dans la mesure
où il indique le besoin d’unités
de logement supplémentaires.
Entre 2000 et 2015, l’augmentation
du nombre de ménages a été
de 75.500 unités, soit environ 5.000 ménages par
an. Or, la production de logements n’a pas suivi.
Sur la période 2005-2014, Bruxelles n’a produit que
3.800 logements par an.
Il faut toutefois noter que ce « boom démographique »,
qui résulte d’un accroissement naturel et d’un solde migratoire
positif, commence à se tasser : la population
continue à croître, mais moins rapidement. On estime que
Bruxelles comptera d’ici 2030 au moins 40.000 ménages
14
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
Réponses publiques
Les décideurs publics sont donc confrontés au défi de
trouver des solutions à la crise du logement « abordable
» ; mais aussi à celui de fixer plus durablement la
classe moyenne et supérieure dont l’exode se poursuit.
Dans l’effort de production de logements, la part générée
par les pouvoirs publics ou avec leur aide a atteint en
moyenne 13,5 % entre 2003 et 2012. Début 2015, le parc
de logements à caractère social s’élevait à 40.000 unités,
avec autant de candidats sur une liste d’attente. À cela,
il faut ajouter 4.000 logements mis en location via une
Agence immobilière sociale.
– lequel peut satisfaire un large public : jeunes
Actuellement, c’est surtout à travers sa politique foncière
que la Région entend augmenter l’offre de logements. Des
adaptations réglementaires (PRAS dit démographique) ont
permis de faire la part belle à des projets de logement dans
des zones d’activités portuaires ou industrielles. Ainsi,
une surface de 207 hectares a été allégée de contraintes
réglementaires permettant, par exemple, l’émergence
de projets comme City Dox ou Nautilus, face au quai de
Biestebroeck (lire par ailleurs, pp. 19-21).
1.200
Entre 2000 et 2015, Bruxelles
a accueilli près de 5.000
ménages supplémentaires
par an. Mais sur la période
2005-2014, la production de
logements est restée limitée
à 3.800 par an. Déficit : 1.200
unités de logement par an.
Favoriser l’accès à la propriété est un autre axe qu’entendent
encourager les autorités régionales. À titre de
comparaison, le taux de propriétaires
n’est que de 45 % environ pour
70 % et plus dans les deux autres
Régions. C’est dans cette optique
que, dès 2017, la première tranche
de 175.000 euros est exemptée de
droits d’enregistrement à Bruxelles.
CityDev, pour sa part, contribue à cet
objectif en vendant des logements à
deux tiers du prix du marché. Sans
compter le Fonds du Logement qui
octroie des prêts hypothécaires à
taux réduit. Sur les années 20112014,
ces mesures d’aides d’accession
à la propriété représentent 150
millions par an.
Faire participer le secteur privé à
l’effort de construction de logements
abordables est un autre levier pratiqué à Bruxelles,
à travers le mécanisme des charges d’urbanisme, étendu
depuis 2013 à la construction de logements. Tout projet
d’au moins 1.000 m2
est redevable de ces charges, à
moins qu’il prévoie 15 % de logements encadrés et/ou
conventionnés. Autre voie d’action possible : une certaine
régulation du marché privé, pour venir en aide aux locataires
moins aisés. C’est dans cette optique qu’est née la
grille indicative des loyers (voir ci-contre). ●
© Reporters
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Grille des loyers : Bruxelles à l’exemple de
Paris ?
Depuis 2012, le gouvernement bruxellois a élaboré une grille indicative des loyers, en
fonction de caractéristiques telles que la situation géographique, le type de logement,
le nombre de chambres, la superficie. Cette initiative s’inscrit dans le contexte de
pénurie de logement abordable ou, dit autrement, dans celui du déficit d’offre dans
le segment locatif à bas prix et de disponibilité insuffisante de logements sociaux.
Vincent Delannoy
À
ce stade, cette grille se veut un outil d’information
non contraignant. La sixième réforme de l’État, à
cet égard, laisse plus de latitude aux Régions, les
baux d’habitation faisant désormais partie de leurs compétences.
Une éventuelle régulation des loyers risquerait
de se heurter à un paradoxe qui serait aussi un danger
de taille : celui de provoquer l’effet inverse de celui visé,
à savoir le détournement des investisseurs du secteur
locatif, provoquant une dégradation du parc immobilier.
La ministre du Logement, Céline Fremault, annonce la
mise en place effective d’ici l’été prochain d’une grille des
loyers, laquelle sera « purement indicative car il est hors
de question de travailler sur un blocage des loyers ou sur
un encadrement ». Toute annonce de bien immobilier
devra cependant y faire référence.
Le marché public d’établissement de cette grille a été
attribué à une géographe de l’UCL, Marie-Laurence de
Keersmaecker, par ailleurs coordinatrice de l’Observatoire
des loyers bruxellois. La grille bruxelloise se baserait sur
le modèle parisien, mais pour une utilisation différente.
La grille parisienne établit en effet des plafonnements,
alors que la bruxelloise sera indicative. Les critères retenus
seraient ceux de la situation géographique (avec
la définition de sept quartiers selon les loyers médians),
du type de logement et du nombre de chambres (studio,
appartement, maison) ; la superficie habitable et l’état
du logement (censé être reflété par l’année de construction).
Pour l’évaluation correcte des loyers, une marge
d’appréciation de 20 % serait proposée.
Certaines voix plaident pour une grille de loyers contraignante,
comme à Paris. Mais, est-ce pertinent ? À Paris,
les prix encadrés peuvent varier de 20 à 47 euros au mètre
carré, avec une valeur médiane de 28 euros environ pour
un appartement et de 36 euros environ pour une maison.
Paris vient d’une situation où plus d’un tiers des micro-logements
se louaient à plus de 40 euros le mètre carré.
Rien de comparable à Bruxelles, où le prix de location au
mètre carré avoisine les 10 à 12, voire les 9 à 15 euros en
tenant compte de plus fortes variations. Avec 84 % des
loyers actuellement pratiqués à Bruxelles qui seraient
conformes à la grille de référence envisagée, le marché
bruxellois est très loin de l’affolement et de la surchauffe
des prix parisiens, même encadrés ! ●
L’avis de BECI
• BECI approuve le caractère indicatif de la grille,
mais regrette le nombre limité de critères et demande
qu’une liste annexe reprenne des caractéristiques
propres à influencer la valeur locative.
• Au cas où la grille tiendrait compte de nouveaux
critères, BECI demande, par souci de cohérence,
de se fonder sur des critères déjà utilisés par
l’Observatoire des loyers.
• Quant à la méthodologie, BECI souligne l’importance
du caractère évolutif des valeurs de
marché, selon des critères objectifs à définir.
• BECI craint que la grille fige la situation de certains
quartiers, alors qu’ils sont en mouvance
permanente.
• Certains biens, comme la maison une chambre,
ne sont pas repris dans la grille. À l’avenir, ce
type de biens devrait être pris en considération.
• L’évaluation de l’état du bien selon les seuls critères
de l’année de construction et de la présence
ou non de double vitrage semble réductrice. Un
élément tel que la performance énergétique du
bâtiment (PEB) devrait être utilisé.
• En termes de communication, il importe de faire
savoir que la grille des loyers a une valeur indicative
et qu’elle reprend des loyers médians,
calculés hors charges.
BECI - Bruxelles métropole - février 2017 15
© Thinkstock
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IMMOBILIER & URBANISME
Bruxelles en quête d’une nouvelle vision
commerciale
Les pôles commerciaux se réinventent quand de nouveaux se projettent dans un
marché bruxellois en pleine transition économique. Experts et politiques appellent à
la prudence et à la réflexion pour assurer l’avenir du commerce de grande et petite
taille.
Ophélie Delarouzée
L
a Région bruxelloise évoluait
dans un paysage commercial
relativement stable, avec les
mêmes centres commerciaux depuis
des décennies. Les temps changent
avec l’arrivée de Docks et les grands
projets Néo et U-place au nord, la piétonnisation
des boulevards du centre
et et le boom de l’e-commerce. « Il n’y
a rien de pire pour le commerce que
l’incertitude », commente Pierre-Yves
Bolus, ex-directeur d’Atrium et actuel
patron de Devimo Consult, en charge de
la gestion des centres City 2, The Mint,
Anspach, Westland, Woluwe et de la
galerie de la Toison d’Or. « Comment
attirer, des locomotives, de nouvelles
marques, sans date pour le réaménagement
du piétonnier ? »
L’étude sur les commerces depuis 1945 1
de Jean-Pierre Grimmeau et Benjamin
Wayens, enseignants-chercheurs
à l’ULB, révèle une saturation du marché
belge, pourtant en croissance jusque
2000. Ils dressent un parallèle entre la
stagnation du chiffre d’affaires par habitant
et de l’emploi dans le commerce
de détail, d’une part, et l’explosion des
autorisations de surfaces nouvelles,
de l’autre (28 % entre 2005 et 2013).
Le chiffre d’affaires au m² a diminué
de 6.100 à 5.600 euros de 2007 à 2011.
Premier-né des nouveaux projets commerciaux,
Docks Bruxsel a ouvert fin octobre.
« Depuis la crise, la consommation des
ménages stagne voire diminue », relève
Pierre-Yves Bolus. Et Benjamin Wayens
d’ajouter : « La croissance est majoritairement
portée par la croissance démographique,
pour autant qu’elle soit
suffisamment solvable, ce qui n’est pas
entièrement le cas à Bruxelles ».
Une révision politique féconde
La Ville et la Région ont répondu à ce
contexte en réformant leurs structures
et en sollicitant des études pour sortir
des conjectures. L’échevine du Commerce
Marion Lemesre a déployé une
administration jusqu’alors peu conséquente.
Par souci de clarté, elle présentera
en février son plan de soutien
aux commerces. L’étude mandatée par
le Collège sur les propriétés de la régie
foncière lui permettra de voir comment
instaurer une discrimination positive
pour ramener une mixité de l’offre.
Pierre-Yves Bolus (Devimo Consult)
16
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
Au niveau régional, le ministre de l’Économie
Didier Gosuin a refondu l’agence
du commerce Atrium, pour revenir de
l’éclatement entre les communes et
asseoir une vision régionale. Elle a été
chargée d’étudier l’impact de Docks,
mais aussi d’évaluer les flux, les risques
de transferts du centre vers les projets
du nord, ou encore la capacité d’attirer
de nouvelles clientèles extérieures.
L’élaboration d’un schéma de développement
commercial s’étendra sur 2017.
Un premier né au nord
Le constat d’un déficit de surfaces commerciales
au nord, dans le schéma de
développement commercial de 2008, a
été interprété comme un feu vert pour
déployer des projets d’ampleur. Le plus
petit d’entre eux a ouvert fin octobre
avec une offre mixte de commerces
(39.000 m²) et de loisirs (12.000 m²).
« Énormément de curieux sont venus »,
commente Olivier Weets, gestionnaire
de Docks pour Equilis. « Sur base de
cette fréquentation, on serait sur
12 millions de visiteurs par an, alors
qu’on table sur 5 à 6 millions la première
année pour atteindre 8 millions en
vitesse de croisière. Donc, il y a eu une
baisse en décembre. Si je compare les
premiers chiffres aux shoppings établis
de longue date comme le Westland ou le
Woluwe, on est environ 20 % inférieur. »
Comme le Westland et le Woluwe se
sont intégrés dans la périurbanisation
1. Parue en novembre dernier dans les Cahiers du CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politiques)
© Reporters
© Reporters
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nord pour de nouveaux magasins, elles
n’en ouvriront pas ». Yves Rouyet, auteur
d’un mémoire sur l’avenir des centres
commerciaux à Bruxelles (Executive
Master en Immobilier), explique que,
dans un marché saturé, elles doivent
s’implanter dans les nouveaux pôles
pour maintenir leur clientèle et que
cette ventilation s’accompagne d’une
augmentation des coûts de fonctionnement.
Olivier
Weets (Equilis)
des années 60, Olivier Weets perçoit une
nouvelle extension de sa zone d’exploitation
: « Docks est une première pierre
au développement de ce côté du canal,
avec 2.500 logements prévus dans l’accord
du gouvernement. On fait la liaison
entre Neder et Schaerbeek. On est
face à la gare, avec un accès direct dans
quelques années. »
Une surenchère difficilement
tenable
L’étalement dans le temps est avancé
comme un prérequis pour absorber la
concurrence de Néo et U-place, mais
même ainsi Didier Gosuin pense impossible
la cohabitation de deux centres
commerciaux à si peu de distance: « Je
suis convaincu qu’un des deux ne se
fera pas. Il y aura des pertes au moins
d’un côté. Une fois qu’on saura qui
l’emporte, il faudra penser une politique
commerciale plus large que les 19 communes,
au niveau de la communauté
métropolitaine, pour éviter de revoir
dans quelques années de nouvelles
concurrences déstabiliser des structures
en place. »
Pour Pierre-Yves Bolus, ce sont les
grandes enseignes qui feront le marché
: « Elles ne sont plus comme avant
la crise dans des phases d’extension. Si
elles estiment qu’il n’y a pas de place au
Le marché belge réputé mature compte
aujourd’hui un premier centre en friche
à Eupen. « Avec les taux bancaires qui
ne rapportent presque plus rien ou
l’immobilier de bureau qui stagne, les
investisseurs voient dans les centres
commerciaux un recours pour placer
leur argent », explicite Pierre-Yves Bolus.
« Ce sont des produits financiers
et il faut faire attention à ne pas arriver
à une bulle ». Si, comme le rappelle
Benjamin Wayens, « dans toute l’histoire
du commerce, aucun modèle n’a
complètement disparu », les centres
commerciaux belges accusent une
baisse de fréquentation ces dernières
années. Elle est annoncée à 3 % sur
les centres de Devimo Consult en 2016,
mais est largement attribuée à la période
post-attentats.
Dans ce climat houleux, chercher à
combler le retard européen en termes
de superficie de centre commercial par
habitant apparaît inopportun, surtout si
on considère la culture de proximité liée
à la densité du territoire. Claire Scohier,
co-coordinatrice à Inter-Environnement
Bruxelles, critique le moteur de développement
choisi : « Le PRAS autorisait
13.000 m2
de superficie commerciale
supplémentaire au Heysel, mais tout de
suite Néo doit être le plus grand centre
de Belgique. La logique exogène d’attractivité
internationale est tellement
forte qu’elle avance toute seule, tandis
que la dynamique endogène est fragilisée.
Investir dans les grands équipements
typiques des grandes capitales
est risqué dans une ville d’un million
d’habitants. »
Didier Gosuin
18
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
Un renouveau pour le centre
Si l’impact attendu de Docks sur Woluwe
et City 2 a été peu perceptible, Devimo
Consult s’affaire à rafraîchir ses pôles
commerciaux. Pour Marion Lemesre,
« l’enjeu est de réussir la rénovation
du centre d’ici 2020, avant l’ouverture
de Néo ». Sur le piétonnier, elle projette
du family shopping avec une fonction
de connexion entre quartiers. Benjamin
Wayens conseille de miser plus sur
une clientèle bruxelloise spécifique que
sur les flux, et Yves Rouyet encourage à
ouvrir les visions commerciales et touristiques
en réveillant la vie culturelle
des grands boulevards.
Globalement, Benjamin Wayens prévient
que « les planifications ont tendance
à générer une forme d’uniformisation
alors qu’il faut permettre
aux différents segments de l’offre de
coexister. » Soutien aux marchés et aux
petits commerces de proximité, appui
au retour des habitants dans le centre,
proposition d’ordonnance à la Région
pour créer des agences immobilières
de mixité commerciale, Marion Lemesre
multiplie les outils : « On a refusé
Cos rue Dansaert par la protection
du parcellaire, qui est aussi un levier.
Les enseignes qui veulent bénéficier
de l’attractivité de cette rue de créatifs
Marion Lemesre.
n’ont pas non plus intérêt à défaire sa
spécificité. »
La Ville et la Région développent encore
l’indemnisation durant les chantiers
et des outils d’appui à la numérisation
ou à l’innovation, à travers MAD
et Opensoon. « Un article américain
parlait de Bruxelles comme du nouveau
Berlin », s’enorgueillit Didier Gosuin.
« C’est sûrement excessif mais
notre capacité créative en mode et en
design peut nous distinguer d’autres
capitales. » Les experts consultés soutiennent
cette orientation politique mais
craignent la faiblesse de ses moyens.
L’effervescence autour du développement
commercial rappelle en tout cas
que les enjeux actuels ont rarement été
aussi cruciaux. ●
© Reporters
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׉	 7cassandra://VmSDBH4D8ioThoU2RWrk5hnmFfcxwPaeVmKHyKCFtfI`̵ XC׉ERPlan canal : perspectives urbaines
IMMOBILIER & URBANISME
Le Plan canal a été imaginé comme une réponse aux défis de Bruxelles : logement,
emploi, économie, mobilité, qualité de vie. Par la suite, le ministre fédéral de l’Intérieur,
Jan Jambon, a baptisé du même nom un autre plan, axé sur la sécurité :
bonjour la confusion ! Le plan canal (celui de Bruxelles) se donne 10 ans pour réaliser
ses ambitions sur un périmètre de 700 hectares, d’intérêt stratégique pour la
ville. Où en sont les réalisations ?
Vincent Delannoy
P
our rappel, de nombreuses
zones autour du port, autrefois
réservées à des entreprises
économiques, ont changé d’affection
en 2013 avec la modification du PRAS
(Plan régional d’affectation du sol) et
sont devenues des Zones d’entreprises
en milieu urbain (ZEMU), permettant de
faire cohabiter des bureaux, des entreprises,
des services et des logements.
Le périmètre du Plan canal a été
subdivisé en quatre grands pôles
géographiques : l’avant-port, les bassins
Béco-Vergote, le centre, et enfin
Biestebroeck-Sud. Ce ne sont pas les
projets qui y manquent ; impossible de
les évoquer tous en détail. En termes de
nouveaux logements, nous passons en
revue la zone Béco-Vergote (Bruxelles
et Molenbeek) ainsi que la zone Biestebroeck-Sud
(Anderlecht).
Bassins Béco et Vergote
Entre le quai des Péniches et celui de
Willebroek, les anciens bâtiments du
tri postal ont été détruits pour laisser
place au projet immobilier Canal Wharf
qui est en train de sortir de terre. Il
s’agit de quatre volumes disposés en
rectangle autour d’un espace vert partagé.
L’ensemble propose 270 appartements,
du studio aux trois chambres
ainsi que des espaces réservés à l’horeca,
aux bureaux et au commerce. C’est
à proximité immédiate de l’ensemble
résidentiel Canal Wharf que sera
construite la passerelle piétonne Picard
à l’horizon 2019, reliant les deux
rives du canal.
De l’autre côté du canal, sur les deuxtiers
de la parcelle KBC, un autre projet
résidentiel est en voie de réalisation
par le promoteur Triple Living, suivi par
l’équipe du maître architecte bruxellois,
Kristiaan Borret. Les bureaux du
KBC III, localisés à l’avenue du Port 12,
vont être reconvertis en tours de logements
avec vue sur canal, à l’horizon
2018-2019. De manière plus générale,
le développement de la zone Tour et
Taxis fait l’objet d’un plan particulier
d’affection du sol (PPAS) qui a reçu
un avis positif de la commission de
concertation.
Plusieurs projets immobiliers se concentrent
autour des bassins Béco et Vergote.
Les grandes lignes sont connues,
même si des arbitrages devront être
réalisés. Si la densification de la zone
sera un fait, le débat porte sur ses modalités
et ses limites : 370.000 m2
vont
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
19
© Reporters
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͠XC𷱒נXC z9ׁHhttp://www.servcorp.beׁׁЈנXC ̪9ׁHmailto:marketing@servcorp.beׁׁЈ׉E8TOPIC
être bâtis en logement, bureaux et commerces.
Oui, mais comment ? Il est ainsi
question d’éventuelles tours pouvant
égaler, voire dépasser la hauteur de la
tour Up Site (142 m). L’argument est
simple : si l’on veut densifier en gardant
de la surface au sol, il faut construire
en hauteur. Oui, mais... Pourquoi alors
réduire la taille du parc, initialement
prévue à 9 hectares minimum ?
Dans cette zone, la première phase
du projet concerne la partie jouxtant
la gare maritime, qui fait l’objet de
demande de permis. L’inauguration
du bâtiment Méandre pour la Région
flamande est prévue pour janvier 2018.
Dans un quartier proche, le Tivoli, le
thème de la densité est également à
l’ordre du jour. Des voix dénoncent d’ailleurs
un projet à la densité trop forte.
Toujours est-il que le chantier devrait
se terminer en 2018, avec les premiers
appartements occupés courant 2019.
Quartier Biestebroeck
La quantité de projets en cours et à venir
dans cette ancienne zone industrielle,
en pleine reconversion, est impressionnante.
L’ensemble du quartier fait l’objet
d’un Plan particulier d’affectation du
sol (PPAS) baptisé Biestebroeck, dont
la discussion est emblématique des arbitrages
à réaliser entre les différentes
fonctions de la ville : logement, activités
productives, commerces, équipements
collectifs, activité portuaire… Le plan du
futur quartier concerne une surface de
47 hectares qui seront bâtis dans les
dix années à venir, entre les ponts de
Cureghem et Marchant.
À ce stade, le projet de PPAS sur la
zone concerne 608.000 m² qui font la
part belle au logement (68 %), avec une
activité productive réduite à 17 % – et
pas même 1 % pour l’activité spécifiLe
bassin Biestebroeck,
vu du pont de Cureghem.
quement portuaire (3.200 m²), ce qui
semble contredire l’objectif annoncé
de mixité. La part réservée aux activités
productives est trop faible, reprochent
en chœur sept associations ; ce qui,
annoncent-elles, conduira inévitablement
à la délocalisation des entreprises
implantées sur le site. Qu’est-ce qui
est proposé au juste ? La construction
de 4.000 logements (415.000 m²) susceptibles
d’accueillir 11.500 habitants ;
quelque 100.000 m² pour des entreprises
urbaines et des commerces ;
25.000 m² d’équipements dont deux
écoles (primaire de 300 places et secondaire
de 430 places) et 51.000 m²
d’espaces verts.
Au plan des densités, ce PPAS propose
un rapport superficie-plancher ramenée
sur la superficie au sol (P/S) variant
de 2,9 à 5, ce qui est relativement élevé.
À titre de comparaison, le projet Neo
au plateau du Heysel prévoit un P/S de
1,3. À noter que le PPAS Biestebroeck a
reçu un avis favorable de la commission
de concertation, moyennant toute une
série de modifications à apporter.
Parmi les projets les plus avancés,
citons la première phase de City Dox,
réalisée par Atenor, en construction,
concernant 40.000 m2
comprenant
une maison de repos (180 lits), une
résidence service (71 logements), un
immeuble de 93 appartements (du studio
au 3 chambres) et un immeuble de
services intégrés aux entreprises de
8.619 m2
.
Juste en bordure du PPAS Biestebroeck,
citons également un autre
chantier en cours, celui de Nautilus.
Il comprendra trois blocs dont une
tour de 16 étages, entre la digue du
Canal et le boulevard Paepsem :
107 logements (du studio au 3 chambres),
2.000 m2
de commerce (un Carrefour
,
est prévu), une crèche de 600 m2
240 places de parking. Le promoteur,
Eaglestone, en guise de charges d’urbanisme,
a cédé 36 appartements à
l’opérateur CityDev qui pourra ainsi
mettre à disposition du logement
conventionné. ●
Deux projets en cours de réalisation au Biestebroeck :
City Dox (à gauche) et Nautilus (à droite).
20
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
© Atenor
© Reporters
© Image Detrois
׉	 7cassandra://7JZWucqxkIOKZobql6j6_QGgDcNKbsVze2n3gOzKNgk`̵ XC׉EAvenue du Port : BECI répond à l’enquête publique
Fin 2016, Bruxelles Mobilité a
déposé une demande de permis
d’urbanisme pour le réaménagement
de l’avenue du Port. Objectif
: faire de cet axe centenaire
une nouvelle artère urbaine adaptée
aux nouvelles activités en développement
: parc, bureaux et
logements sur le site de Tour &
Taxis, développement du TACT (Citroën,
brasseries...), Village de la
Construction, passerelle Picard,
etc.
Si BECI se réjouit du projet, il est à
déplorer que celui-ci ne tienne pas
compte de la présence des entreprises
historiquement installées
à proximité. La suppression de
bandes de circulation et de toutes
les places de parking dans la ZAPT
– Zone d’activités portuaires et de
transport –, de même que l’aménagement
d’une piste cyclable bidirectionnelle
du côté canal, sont
problématiques : report des flux
de circulation sur les voieries environnantes,
plus d’espace d’attente
pour les camions, zones de
conflit aux sorties d’entreprises…
La vision proposée se concentre
en outre sur la seule avenue du
Port, sans considérer l’espace global
des bassins Béco et Vergote,
au risque de créer des problèmes
de congestion.
Les activités de logistique ou de
construction, très présentes, sont
intiment liées au métabolisme
urbain. Leur préservation est
une nécessité fonctionnelle, mais
aussi environnementale et économique
(notamment en termes
d’emplois).
En collaboration avec la CPB –
Communauté Portuaire Bruxelloise
– BECI a répondu à l’enquête
publique pour défendre la ZAPT
sur l’avenue du Port, entre la
place des Armateurs et le pont de
Laeken, comme zone privilégiant
les activités économiques, tout en
reconnaissant l’espace allant de
la place Sainctelette au pont des
Armateurs comme une zone évoluant
vers de nouvelles fonctions
privilégiant les équipements collectifs,
les espaces publics et résidentiels.
Cette
évolution doit cependant assurer
une continuité des activités
économiques et industrielles, en
encourageant des solutions favorables
à une mobilité fluide et
sécurisée pour tous les usagers.
BECI et la CPB demandent que
soit étudiées des alternatives à la
suppression de toutes les places
de parking ainsi qu’à la piste cyclable
bi-directionnelle (qui pourrait
par exemple être aménagée le
long de l’allée Verte).
Lise Nakhlé
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nuages ? C’est possible au Jam Hotel !
Que faire de mon toit plat ?
IMMOBILIER & URBANISME
D’après une étude menée par Greenloop et Saint-Louis, Bruxelles compterait presque
600 hectares de toits plats. Dans une ville de plus en plus dense, ne faudrait-il pas
exploiter chacun des espaces actuellement « perdus », tels que toits plats, soussols
ou parkings ? Panorama d’idées originales pour valoriser chaque espace de
votre entreprise.
U
tiliser son toit (plat ou non) pour installer des
panneaux photovoltaïques, voilà une idée qui a
déjà fait du chemin. Aujourd’hui, ils fleurissent
un peu partout, sur les toits des entreprises comme sur
ceux des particuliers. Mais lorsqu’on dispose d’un beau
toit plat, il est possible de l’allouer à toutes sortes d’autres
usages…
Agriculture urbaine : en plein air…
L’agriculture urbaine, on en parle de plus en plus. En
2012, le toit de l’ancienne Bibliothèque Royale (KBR) fut
l’un des premiers à être investi pour un projet pilote. La
terrasse mesurait environ 350m² et sa récolte était destinée
à la cafétéria de la KBR et aux restaurants slow-food
du quartier. Entretemps, l’agriculture urbaine a fait son
bonhomme de chemin. De plus en plus d’entreprises et de
particuliers s’y mettent à petite échelle, mais des projets
de grande envergure voient aussi le jour…
Depuis 2007, grâce à un financement Feder, Abattoir travaille
à la construction d’un grand marché couvert pour
remplacer l’espace ouvert. L’idée d’utiliser le toit plat pour
en faire un espace vert avait vu le jour en 2013, à l’initiative
de la ministre Huytebroeck. C’est BIG (Building Integrated
Greenhouses), investisseur, développeur et opérateur
de fermes urbaines, qui va gérer ce projet, lequel « s’intègre
au projet sociétal de l’Abattoir, qui a pour ambition
de maintenir le cœur de Bruxelles et son écosystème
urbain dans cette zone prioritaire de la Région », assure
Paul Thielemans, responsable presse d’Abattoir. La ferme
urbaine située sur le toit du Foodmet sera inaugurée au
printemps. « D’une surface totale de 4.000 m² (2.000 m² de
serres et 2.000 m² de potagers productifs), elle aura pour
objectif de promouvoir la complémentarité des approches
et techniques de l’agriculture urbaine (aquaponie, per22
BECI
- Bruxelles métropole - février 2017
Gaëlle Hoogsteyn
La ferme urbaine en toiture du Foodmet.
maculture, micro-agriculture intensive, etc.) », explique
Elise Vincke, Account Manager MindShake.
Un potager de 300 m² est déjà en activité. La synergie et
la symbiose avec le bâtiment, au-delà de la simple occupation
du toit, permettront de réduire la consommation
d’énergie et l’empreinte écologique tout en augmentant
la valeur immobilière du bien et la qualité de vie en ville.
« BIG mettra en œuvre un système de circuit court, permettant
la vente des produits (fruits, légumes et poisson)
au travers de plusieurs canaux de distribution : vente
directe, horeca, e-commerce, grande distribution, restauration
collective, etc. », poursuit-elle.
Cette production en circuit court fait de plus en plus
d’adeptes. Ainsi, depuis peu, le Delhaize Boondael cultive
sur son toit des légumes qui sont ensuite vendus dans
le magasin. La moitié du potager urbain de 320 m² est
occupée par une culture à ciel ouvert et l’autre moitié par
© R.A.
© Jam Hotel
׉	 7cassandra://OVLZpKBVF7rQvLD7LYu8lZvgNxP7rQEQxDtD3LA-Ueg`̵ XC׉EqTOPIC
une serre. Le projet pilote sera évalué en permanence
par un conseiller agronome, mais l’enseigne n’exclut pas
de l’étendre à d’autres magasins.
…comme en sous-sol !
L’agriculture urbaine peut aussi être souterraine. Depuis
plusieurs années, une partie du sous-sol de Tour
& Taxis est dédiée à la production de champignons et
de chicons. Récemment, les Caves de Cureghem ont
également décidé de s’y mettre. « Pour des raisons de
sécurité, nous ne pouvons plus utiliser l’intégralité des
Caves pour organiser des événements », explique Paul
Thielemans. « Nous avons dû réduire la zone événementielle
et nous ne voulions pas laisser le reste à l’abandon.
Aussi, lorsque le Champignon de Bruxelles a cherché de
nouveaux locaux, nous avons saisi l’occasion de débuter
une collaboration ».
Le Champignon de Bruxelles, c’est l’union de la sagesse
du Japon et du folklore belge. La fusion du shiitake et de
la bière! Le shiitake, encore peu connu chez nous, est le
deuxième champignon le plus consommé au monde...
importé dans nos contrées par avion ! Thibault Fastenakels,
du Champignon de Bruxelles : « Notre idée, c’est
travailler de façon locale et produire des champignons
à base des drêches de bière. À Bruxelles, des tonnes de
déchets organiques sont aujourd’hui inexploitées. Les
brasseries avec lesquelles nous collaborons sont bien
contentes de pouvoir s’en débarrasser gratuitement. »
Jusqu’à présent, le Champignon de Bruxelles produisait
400 kg de shiitake par mois dans les caves des Ateliers
des Tanneurs, sur un espace de 50m². Pour faire face au
succès du projet, la coopérative a décidé de déménager
et de construire une champignonnière de près de 750 m²
dans les Caves de Cureghem. Situées sous les halles des
abattoirs, ces caves forment un environnement idéal pour
la culture de champignons : « Nous y bénéficions d’une
température constamment fraîche et espérons y produire
2 tonnes de champignons par mois. »
Pour le plaisir des clients…
Qui dit « toit », dit en général « vue ». Et plus vous êtes haut
perché, plus la vue est impressionnante. Si vous cherchez
un endroit d’exception pour boire un verre ou manger un
morceau, rendez-vous sur le toit de l’Old England, au Musée
des Instruments de Musique (MIM) où un restaurant
a été aménagé. « La terrasse fait 180 m² et la salle de
restaurant 220 m² », explique Alan Pattet, responsable de
Le restaurant « rooftop » du MIM offre l’un
des plus beaux panoramas de Bruxelles.
la communication du MIM. « Sa création a nécessité des
aménagement spéciaux, notamment l’installation d’un
monte-charge du côté de la cuisine ». Aujourd’hui, le restaurant
est exploité par la société Restauration Nouvelle.
Pour Catherine Sauvage, responsable du restaurant, c’est
une vraie réussite : « Le restaurant attire bien sûr les
touristes, mais aussi les Bruxellois. En été, il est indispensable
de réserver ! La vue et les magnifiques couchers
de soleil attirent de nombreux consommateurs. Grâce à
l’originalité du lieu, nous avons aussi régulièrement des
réservations pour des événements privés. »
Vous voulez en faire encore plus pour vous différencier ?
Que diriez-vous de proposer à vos clients une baignade à
ciel ouvert au cœur de notre capitale ? Courante dans des
villes ensoleillées comme Lisbonne ou Madrid, mais plus
rare dans nos contrées, la piscine sur le toit est un réel
atout. À Bruxelles, le Jam Hotel peut ainsi s’enorgueillir
d’un rooftop unique, imaginé par l’architecte Lionel
Jadot, qui outre la vue incroyable sur la ville, est doté
d’une piscine de relaxation et d’un sundeck. Ouverte de
7 h à minuit, elle ravit les nageurs matinaux comme les
oiseaux de nuit. L’été dernier, c’était « The place to be »
pour les afterworks originaux.
…et celui des collaborateurs !
Exploiter son toit plat peut aussi être un outil efficace
pour augmenter la satisfaction de ses collaborateurs.
Au sein de ses propres bureaux, BECI a décidé d’investir
pour transformer son toit plat en terrasse. Francis De
Molder, responsable logistique : « À l’occasion de travaux
de rénovation indispensables, nous avons décidé d’en
profiter pour transformer notre toit plat en terrasse pour
notre personnel. Tables de pique-nique, transats, bacs à
fleurs, carrés potagers… tout a été fait pour que, dès les
premiers rayons du soleil, nos collaborateurs puissent y
prendre une pause agréable. Bien sûr, cela représente
un investissement, mais je pense que le jeu en vaut la
chandelle. Lorsque l’on travaille toute la journée au cœur
de Bruxelles, pouvoir se poser un peu à l’extérieur est
sans aucun doute un plus. Le feedback des collègues est
très positif : la preuve, certains d’entre eux profitent déjà
de la terrasse malgré les températures hivernales ! »
Les Caves de Cureghem abritent la
production du Champignon de Bruxelles.
Le bien-être au travail étant de plus en plus au cœur des
préoccupations, ce type d’initiative se multiplie. Ainsi, une
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
23
© Le Champignon de Bruxelles
© MIM
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L’avis de l’expert
« La réflexion de citydev.brussels en matière
d’optimisation des espaces ne date pas d’hier »,
commente Benjamin Cadranel, Administrateur
général de CityDev. « L’une de nos premières actions
a été de proposer des réductions de loyer
aux entreprises mettant à disposition de tiers des
espaces dédicacés à des services tels que salles
de sport, restaurants ou crèches. »
Certains sites de CityDev accueillent également
des réalisations remarquables, comme la toiture
de Caméléon avec sa prairie pour trois moutons
et ses ruches.
Chez RTL, c’est en sous-sol qu’a
été aménagée une salle de sport.
cafétéria pour le personnel
de l’Université Saint-Louis
a été aménagée sur le toit,
offrant une vue imprenable
sur le parc Botanique. Auparavant, la cantine, située au
sous-sol, était très sombre. Des travaux d’agrandissement
s’avérant nécessaires, l’occasion s’est présentée de repenser
le lieu. De grandes tables invitant à la rencontre
et à la convivialité ont été installées au milieu des bacs à
fleurs. On y mange, bien sûr, mais nombreux sont aussi
les employés à s’y retrouver pour des réunions informelles
lorsque le temps s’y prête.
Christophe Barzal (RTL).
« Plus fondamentalement, la réflexion globale en
matière de densité et de mixité fonctionnelle nous
conduit à développer des projets permettant d’exploiter
les espaces au-dessus des parcs PME »,
poursuit-il. Pour le projet NovaCity, par exemple,
23.000m² de jardins seront installés sur les toitures
des ateliers.
« Enfin, dans une logique de respect des impératifs
de biodiversité, nous entretenons les zones de
recul de plusieurs de nos sites afin qu’ils soient
intégrés comme tronçons de la promenade verte
et participent ainsi à l’attractivité générale de notre
Région. »
Enfin, pour satisfaire ses collaborateurs, disposer d’un
toit plat n’est pas une nécessité. D’autres espaces « perdus
» peuvent devenir des hotspots ! Ainsi, RTL-TVI a
transformé une partie du sous-sol de son bâtiment en
salle de sport. Christopher Barzal, Press & Corporate
Communication Director : « Le déménagement de nos
locaux situés avenue Ariane a été l’occasion de définir ce
que devait devenir notre nouveau lieu de travail. La possibilité
de se dépasser au travers d’une activité sportive a
très vite été identifiée comme une attente forte de la part
du personnel. » Dans la conception même du bâtiment,
RTL-TVI a identifié un espace pour aménager une salle
de sport ainsi que les sanitaires et vestiaires. L’espace
devait être suffisamment grand pour accueillir un grand
nombre de collaborateurs, du matériel d’entraînement
ainsi que la tenue de cours collectifs. Au final, la superficie
s’élève à 200 m². La salle de sport est accessible toute la
journée ainsi qu’en soirée. Pour Christopher Barzal, le
feedback est à la hauteur de la motivation et de l’investissement
qui ont présidé la création de cet espace. « Ce
projet a fédéré les énergies du personnel et lui a permis
d’apprécier le déménagement comme un vrai plus, alors
que traditionnellement, ce processus est plutôt source
d’inquiétudes. En outre, cet espace contribue à renforcer
la motivation et les liens entre collaborateurs. » ●
NEW USE NEW MOVE
NEW MOVE NEW USE
Prospective 2030. New forms of mobility generate new urban uses,
new urban uses generate new forms of mobility
FORUM 10 & 11.05.2017 BOZAR
BOZAR Center for Fine Arts Brussels
10.05.2017 – 19 :00
Lecture by JAN GHEL
11.05.2017 – 19 :00 – 18 :00
FORUM – 7 workshops - 20 speakers
Informations: http://urbanistes.be/fup/
Organization
With support
Ed. responsable : Paul Vermeylen, Architects’House rue Ernest Allard 21 à 1000 Bruxelles
Partners
© R.A.
© Reporters
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Permis d’urbanisme : des changements en vue
IMMOBILIER & URBANISME
A priori, cette matière technique paraît rebutante mais ses enjeux sont immenses :
des centaines de millions d’euros, la capacité de mener à bien des projets dans des
délais raisonnables, des outils urbanistiques adaptés, des démarches simplifiées...
Mais la réforme annoncée va-t-elle le permettre ?
Vincent Delannoy
D
ans sa déclaration gouvernementale, l’exécutif
bruxellois prévoit de simplifier le Code bruxellois
d’aménagement du territoire (le « Cobat »)
qui sert de cadre de référence en la matière. Et également
de « rationaliser » les acteurs publics en charge
du développement territorial. Le projet, en deuxième
lecture au moment de boucler ce numéro, doit être validé
prochainement par le gouvernement régional.
La volonté politique qui sous-tend la réforme du Cobat
est de permettre à la Région, lorsqu’elle est maître du
foncier, d’avancer de manière plus rapide pour répondre
au boom démographique. Et aussi de réduire les retards
chroniques des grands projets immobiliers, freinés par
la complexité des procédures urbanistiques et environnementales
actuelles. Sans oublier que des délais
de mise en œuvre trop longs signifient des manques
à gagner énormes en termes de rentrées fiscales non
perçues.
Le raccourcissement des procédures est donc l’un des
éléments fondamentaux de cette réforme. Des délais
restent bien entendu de rigueur mais, curieusement, si
l’administration ne s’est pas prononcée dans ces délais,
la réponse est réputée… négative !
Pour les finances publiques, les retards signifient des
manques à gagner en termes d’impôt sur les personnes
physiques et additionnels, de précompte immobilier et
additionnels, de taxes sur le bureau et le commerce.
Sans compter les millions que représentent les charges
d’urbanisme. Une simulation réalisée par BECI évalue à
72 millions d’euros le manque à gagner pour les finances
communales et régionales pour un « retard »
de 10 ans dans la réalisation d’un projet de 250.000 m2
,
correspondant à un quartier de 1.250 logements,
75.000 m2
de bureaux et 25.000 m2
de commerces.
Rationaliser les procédures, c’est aussi réduire le coût
des projets et alléger la facture pour le client final : l’occupant
bruxellois. En deux mots, que propose la réforme ?
Une réorganisation des permis sur base de trois types
d’autorisations : permis d’urbanisme (PU), permis de lotir
(PL) et permis de gestion (PG). La procédure d’instruction
des demandes est réorganisée en quatre phases :
1. Dépôt de la demande et vérification de sa complétude,
2. Consultation du public et des administrations et instances
compétentes, 3. Modification éventuelle de la
demande, 4. Délivrance du permis.
Des écueils à éviter
Parmi les écueils à éviter, BECI pointe notamment la sécurité
juridique. À ce titre, la hiérarchie des plans et programmes
n’est pas suffisamment balisée. Ainsi, il faudrait
pouvoir déterminer le moment où le schéma directeur a
une valeur indicative ou réglementaire. Le travail du fonctionnaire
délégué est également interrogé : actuellement,
celui-ci est submergé de demandes et les délais ne sont
plus respectés. L’indépendance du fonctionnaire délégué
dans l’exercice de sa mission doit aussi être garantie.
Quant au permis d’urbanisme, BECI insiste sur la révision
de sa procédure pour permettre au porteur de projet
d’obtenir plus rapidement, durant la première phase, des
garanties quant à la recevabilité de la demande. Plus tôt
a lieu le débat public, plus les modifications sont simples
à envisager et moins coûteuses à réaliser.
Le certificat d’urbanisme, quant à lui, disparaîtra. La Direction
de l’urbanisme sera renforcée en personnel, dans
l’optique d’assurer un traitement plus rapide des dossiers.
Pour les études d’incidences, des raccourcissements de
délais devraient générer des gains de temps de trois à
quatre mois. Les dix-neuf règlements communaux d’urbanisme
seront supprimés au profit d’une réglementation
régionale unique.
BECI considère enfin qu’il ne faut pas prévoir de délai de
rigueur sans une réorganisation efficace de l’administration.
Quoi qu’il en soit, la refonte du Cobat est encore
en chantier. On ne peut que lui souhaiter d’aboutir, dans
le meilleur intérêt de toutes les parties concernées. ●
Info : Lise Nakhlé, Conseillère Urbanisme/Immobilier
BECI ; lna@beci.be ; 02 643 78 21.
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
25
© Reporters
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`S׉	 7cassandra://JSHi43oAvour6QhTbpctVHFq6Jv4i7S49wC-udQibn0 -`̵ ׉	 7cassandra://ZD0zfjhj_0wDKw68vEMhEghZ7yo7LILzDa43F-2aaCA X͠XCט  u׉׉	 7cassandra://Kzbl-Q_NyQbmsHxdSMsP-IC7lPpCG59m0oSLJl6ns3k Q9` ׉	 7cassandra://lHXQJTHyYneNzy9gCE2OTtYOQBUCIfZwXgHTDrmT8vob{`S׉	 7cassandra://OiF5ZB0beWwmsq9ZIZ28ujzaMIMyxt81oeUjzWsX6dk`̵ ׉	 7cassandra://p_1-K7SjstLIH3dAVeNwB3NSkfirUegqILb9zpSzALIzI͠XC׉E{Selon les estimations, le chauffage des bâtiments bruxellois représente
à lui seul près de 70 % des émissions de gaz à effet de serre.
Quand le bâtiment maîtrise son énergie
IMMOBILIER & URBANISME
La Belgique est le 4e plus gros consommateur d’énergie par habitant de l’Union
européenne. Et plus de 70 % de cette énergie est consommée par les bâtiments.
L’Europe a imposé qu’en 2021, la consommation énergétique de ces bâtiments soit
quasi nulle. À Bruxelles, des entreprises et organismes prennent la mesure de
cette nécessité en misant sur l’efficacité énergétique. Le choix des matériaux et
des sources d’énergie semble essentiel, tandis que la connectivité des installations
énergétiques poursuit sa progression.
Julien Ide
L
es bâtiments consomment indéniablement la plus
grande part de l’énergie. Cette portion est en effet
le cumul des consommations énergétiques du logement
(39 %) et du secteur tertiaire (35 %). Le reste est partagé
entre les transports (23 %) et l’industrie (3 %)1
.
Depuis le 1er janvier 2015, la réglementation bruxelloise sur
la performance énergétique des bâtiments impose à toutes
les nouvelles constructions et rénovations lourdes de répondre
au standard « basse énergie ». Les contraintes sont
importantes et pas toujours évidentes à mettre en place
pour les entreprises.
Quatre murs et un toit...
L’étape de la construction est déterminante pour la performance
énergétique d’un bâtiment. Pascale Sinnaeve est
co-fondatrice d’Environment and Economics for Total Quality
(EETQ). Selon elle, il est essentiel que les entreprises trouvent
un avantage concret à réduire leur consommation énergétique.
« Nous sommes spécialisés dans les certifications
environnementales et les bilans carbones. Mais surtout, nous
sommes très attentifs à la maîtrise des coûts énergétiques
des bâtiments. Pour investir dans la performance énergétique
de ses bâtiments, une entreprise doit y trouver un intérêt. Par
le biais d’une meilleure rentabilité ou d’une amélioration de
son image, grâce notamment à des certifications. »
Pascale Sinnaeve donne à ce propos quelques pistes concernant
la phase de construction. « Nous suivons de près l’évolution
de la paille comme matériau isolant. Elle offre beaucoup
d’avantages : c’est un produit entièrement naturel qui peut
être cultivé localement. Son empreinte carbone est donc
26
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
L’ensemble de logements « L’Espoir », à Molenbeek, a été
construit selon les principes du bâtiment passif.
très faible. Après compression, le produit répond à toutes les
normes d’incendie. Et ses performances en matière d’isolation
sont très élevées. Pendant la phase de construction,
la question des ponts thermiques est essentielle. Une petite
fuite dans l’isolation peut impliquer de grandes pertes énergétiques.
C’est un aspect extrêmement important à gérer,
surtout lorsque plusieurs corps de métiers se succèdent
au cours des différentes étapes du chantier. Nous sommes
également convaincus de l’efficacité économique et écologique
de l’architecture bioclimatique. Le principe de cette
discipline est simple et évident : il s’agit de tirer le meilleur
parti des conditions climatiques et géographiques du lieu
de construction. Par exemple, les déperditions de chaleur
causées par le vent peuvent être réduites par l’implantation
optimale de quelques arbres. Un point d’eau à proximité de
la construction pourra apporter un peu de fraîcheur en été.
1. Voir Bruxelles Environnement, Rapport sur l’Etat de l’Environnement (2013)
© Reporters
׉	 7cassandra://JSHi43oAvour6QhTbpctVHFq6Jv4i7S49wC-udQibn0 -`̵ XC׉EQTOPIC
Ou encore, l’emplacement des vitres côté sud permet de
capter de la chaleur d’origine solaire. »
Les mesures des émissions
de CO2
d’un bâtiment se développent
de plus en plus.
Antoine Geerinckx est co-fondateur
de CO2logic : « Nous
sommes spécialisés dans
le calcul, la réduction et la
compensation des émissions
de CO2
et la capacité de simulation
Nous constatons qu’une mise en place
adaptée d’une domotique permet de
réduire l’empreinte carbone
Antoine Geerinckx (CO2logic).
qui en ressortent sont très importantes car elles nous permettent
d’avoir une vision claire de la situation, même avant
la construction d’un bâtiment. Nous pouvons ainsi quantifier
toute une série d’éléments afin de choisir les meilleures
solutions au niveau des matériaux et des technologies énergétiques,
avec une approche de ‘total cost’ qui intègre aussi
les coûts directs et indirects. »
…une cheminée
Le chauffage est de loin le poste le plus énergivore des
bâtiments. Raoul Nihart, CEO d’EDF Luminus Solutions :
« Aujourd’hui encore, les chaudières à condensation au gaz
naturel constituent la meilleure technologie en matière de
fiabilité et de performances. Malheureusement, c’est une
énergie d’origine fossile. Les pompes à chaleur sont très
intéressantes d’un point de vue énergétique, mais ne sont
pas toujours rentables en raison du prix élevé de l’électricité.
Cette solution peut toutefois devenir très avantageuse si elle
est combinée avec des panneaux photovoltaïques ou avec
des unités de cogénération. Nous développons beaucoup
celles-ci, notamment dans le logement collectif à Bruxelles.
Elles produisent de l’électricité à partir d’un combustible,
généralement du gaz naturel. Mais contrairement à une centrale
électrique classique, la chaleur contenue dans les gaz
d’échappement n’est pas perdue. Après récupération, celleci
est utilisée pour chauffer le bâtiment ou l’eau sanitaire.
Grâce à cette production simultanée, le rendement d’une
telle unité dépasse les 90 %, ce qui conduit à une diminution
importante des émissions de CO2
. »
…et une connexion
Le secteur de la construction n’échappe pas à la connectivité.
Selon Raoul Nihart, cette technologie est incontournable.
« Nous travaillons sur deux niveaux. Premièrement,
nous proposons aux clients qui le souhaitent des solutions
de monitoring énergétique. Grâce à des capteurs et des
compteurs numériques, nous pouvons visualiser en continu
le fonctionnement et la consommation des installations
électriques, de chauffage et même d’éclairage. Le client
peut ainsi visualiser sa consommation sur une plateforme
en ligne. Cela permet de sensibiliser l’utilisateur et donc
de réduire ses consommations spontanément. Ce système
offre également la possibilité de détecter certains dysfonctionnements
des installations. »
. Les étapes de calcul
« Deuxièmement, il est possible de mettre en place un système
de régulation et de pilotage du bâtiment. Les installations
ainsi équipées sont programmables selon des paramètres
de régulation optimisés et pilotables à distance avec
une grande précision. Soit par nous, soit directement par le
client sur un ordinateur, un smartphone ou une tablette. Le
client choisit les installations qu’il veut connecter, du chauffage
à la climatisation en passant par la ventilation et l’éclairage.
Dans le domaine résidentiel, nous avons également
lancé une solution de thermostats intelligents. Par ailleurs,
nos détecteurs de luminosité permettent d’adapter instantanément
l’éclairage artificiel en fonction de la luminosité
naturelle. Bien sûr, toutes ces innovations technologiques
ne sont pas autosuffisantes. Il est nécessaire de sensibiliser
et conscientiser les utilisateurs d’un bâtiment lorsqu’il est
équipé de telles technologies. En effet, même un système
de chauffage ou de ventilation performant perd rapidement
de son efficacité si le comportement des usagers est inadapté.
Et s’il y a un ressenti d’inconfort, celui-ci doit être
objectivé. Les actions doivent
être entreprises au niveau de
la régulation plutôt que sur
le thermostat d’ambiance
ou sur le radiateur. Même
si cela paraît évident, il faut
rappeler fréquemment aux
utilisateurs les règles de
base qui permettent de ne
pas gaspiller l’énergie. »
Nous sommes convaincus de
l’efficacité économique et écologique de
l’architecture bioclimatique
Pascale Sinnaeve (Environment and
Economics for Total Quality, EETQ).
Pascale Sinnaeve tempère ce point de vue : « La connectivité
est certainement une très bonne chose. Par contre, les
besoins doivent être évalués en fonction du type d’entreprise
et de ses prévisions. Le rapport coût/énergie n’est pas forcément
garanti par le recours aux nouvelles technologies.
Par exemple, cela risque de coûter très cher pour une petite
entreprise installée dans un vieux bâtiment. Sans compter
qu’elle ne sait peut-être pas ce qu’elle sera dans dix ans.
La réflexion se fait en général trop vite. Elle doit se faire en
amont et de manière indépendante. L’entreprise doit aussi se
demander si elle veut aller au-delà de la réglementation. Il
me semble essentiel de commencer par identifier et localiser
les besoins les plus importants. » ●
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
27
© R.A.
© R.A.
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͠XCנXC0 :69ׁH %http://www.beci.be/activites/events/.ׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
TRANSITION
Modalizy : le sésame de la mobilité intelligente
Déjà remarqué pour son offre multi-énergie (incluant de l’électricité 100 % verte) et,
plus récemment, par le rachat du spécialiste belge des bornes électriques Blue Corner,
le groupe Octa+ poursuit sa diversification en s’engageant dans la voie très prometteuse
de la mobilité intelligente avec la carte Modalizy Pass.
Johan Debière
S
i vous circulez à Bruxelles ou si vous vous rendez
chaque jour dans n’importe quelle grande ville
belge, vous savez combien il y est désormais difficile de
circuler en voiture. Bien sûr, des solutions existent pour
celles et ceux qui décideraient de laisser leur voiture au
profit des transports en commun, ou pour utiliser une
autre alternative comme celles proposées sur le territoire
de Bruxelles-Capitale : le réseau Villo, les voitures partagées
Zencar (électriques) et Zipcar, les taxis... Restent les
problèmes liés au paiement de ces moyens de transport,
et surtout celui de la gestion des innombrables souches
et tickets que le voyageur multimodal est alors amené à
gérer, du moins s’il veut faire rentrer toutes ces dépenses
dans sa comptabilité.
« Nous encourageons l’utilisateur à ne pas recourir à
sa voiture mais à faire les choix les plus pertinents en
fonction de ses besoins. Ceci étant facilité par une app
particulièrement performante, avec géolocalisation de
l’utilisateur et de tous les points de service des partenaires
lui permettant de choisir la solution qui correspond le
mieux à ses critères (vitesse, coût...) », indique Alain Allyn,
Business Development Manager chez Modalizy. Au bout
du mois, l’utilisateur reçoit une facture qui reprend toutes
les dépenses exposées, avec la possibilité de récupérer la
TVA pour autant que ces frais soient liés à un opérateur
qui a passé un accord avec Modalizy.
Un grand nombre d’opérateurs alternatifs
La start-up d’Octa+ compte à ce jour des partenaires
comme De Lijn, TEC, BlueCorner, Interparking, BePark,
eCab, V-Tax, Antwerp-Tax, ZenCar... La carte peut en outre
être utilisée pour payer le parking en voirie. Des facilités
auxquelles l’utilisateur aura accès pour un prix de 8 euros
par mois, en plus des frais de transport. Un montant bien
vite récupéré, même si l’on tient compte d’une TVA à 6 %
comme c’est le cas pour les courses en taxis ou pour la
location de voitures partagées.
En réalité, la solution proposée par la start-up repose
sur une carte de crédit Mastercard que l’on peut utiliser
en post-paiement. La Modalizy Pass Mastercard évite
ainsi à l’utilisateur d’être confronté à la problématique
enquiquinante des cartes prépayées, avec des recharges
auxquelles on doit régulièrement penser. En y ajoutant
Modalizy Refill, l’utilisateur peut en outre se ravitailler en
carburant dans les 1.700 stations Octa+, Q8, Texaco, Lukoil,
Avia, DCB et Power, ou encore recharger les batteries
de son véhicule électrique sur le vaste réseau de bornes
28 BECI - Bruxelles métropole - février 2017
publiques. En plus de simplifier la vie de l’utilisateur,
Modalizy offre également des avantages indéniables en
termes de gestion des frais. Grâce à la plateforme sécurisée
MyModalizy, le responsable pourra gérer les cartes
de ses collaborateurs et suivre l’évolution des dépenses
mobilité.
Anticiper la fin des carburants fossiles
Plus globalement, le CEO d’Octa+ Étienne Rigo voit également
dans cette innovation une bonne manière de profiler
son groupe face à la fin inéluctable des carburants fossiles
: « Lorsque nous avons décidé de lancer Modalizy,
nous ne pensions pas pouvoir développer un deal tel que
celui que nous avons développé avec Blue Corner. Ceci dit,
les deux projets rentrent quelque part dans une même
vision d’entreprise. Cette vision, nous l’avions d’ailleurs
déjà il y a sept ou huit ans, lorsque nous avons décidé
de nous lancer dans la distribution d’électricité verte. De
manière générale, tout cela nous permet de nous distancier
de tout ce qui est carburants fossiles dans lesquels
nous sommes actifs depuis des décennies. »
Reste aujourd’hui au fédéral et aux régions à s’accorder
pour enfin faire émerger sur le plan fiscal le fameux
concept de budget mobilité que les entreprises réclament
à cor et à cri depuis longtemps. Mais là, c’est une autre
histoire. ●
Info : www.modalizy.be
© R.A.
׉	 7cassandra://6gNjqTYLbn6wBGdVlw72gJFg0iOdvW63h-1HDIQrqDsJ`̵ XC׉EPour que vos collaborateurs disent aussi
« I love my job! »
Comment renverser les pyramides – ou comment tirer les leçons managériales
d’une conversation avec un serveur de café qui aime son job.
N
oah tient le coffee shop dans le lobby du Four Seasons
à Las Vegas. Toujours souriant, il met toute
son énergie, sa joie, son charme à servir les clients,
et surtout à leur faire passer un bon moment. L’histoire est
racontée par Simon Sinek (auteur de plusieurs best-sellers
dans le domaine du leadership), qui s’était arrêté chez Noah
pour boire un café. Comme il était fasciné par la sympathie,
l’entrain et l’humour de ce serveur qui faisait bien plus que
de servir du café, il lui demanda s’il aimait son boulot. La
réponse fusa : « I love my job! ». Le dialogue se poursuivit :
- Que fait le Four Seasons pour que tu aimes tant ton job ?
- Tout au long de la journée, tous les managers qui passent
me demandent si tout va bien, si j’ai tout ce qu’il faut. Pas
uniquement mon boss, chaque manager de l’hôtel. Je me
sens vraiment soutenu et en plus je peux être pleinement
moi-même.
La conversation continue entre Simon et Noah qui lui dit :
- Avant le Four Seasons, j’ai travaillé au Caesar’s Palace. Au
Caesar’s, les managers nous surveillaient et nous contrôlaient
tout au long de la journée pour vérifier si nous agissions
comme ils le voulaient. Dès que quelque chose ne leur
convenait pas, une avalanche de reproches nous tombait
dessus. Lorsque je travaillais dans cet hôtel, ma seule préoccupation
était de ne pas me faire remarquer pour éviter
les ennuis. J’attendais la fin de la journée et mon chèque
en fin de mois.
La même personne fait d’un côté un travail extraordinaire
et de l’autre le strict minimum. Des deux côtés le job est le
même, seule l’attitude du management change. D’un côté il
adore son job et donne aux clients un service exceptionnel, de
l’autre il s’ennuie et n’attend qu’une chose, c’est de pouvoir
rentrer chez lui. D’un côté la bonne humeur et le bonheur de
servir le client ; de l’autre, l’atmosphère est tendue et tout le
monde est stressé.
Les managers du Caesar’s Palace sont conscients que la qualité
du service dans leur établissement laisse à désirer. Leur
conclusion est que le personnel fait mal son travail : ce sont
des fainéants et des incompétents. La solution qui leur vient
à l’esprit est donc d’augmenter la pression et les contrôles.
Noah nous a expliqué les résultats de cette stratégie…
La pyramide inversée
Au Four Seasons, qui est réputé pour la qualité de son service,
ils ont inversé la pyramide. Ce ne sont plus les salariés
qui sont au service de leurs patrons, ce sont les patrons qui
se mettent au service de leurs salariés pour que ceux-ci
puissent, à leur tour, servir au mieux les clients. Le résultat
est manifeste.
Si vous voulez que votre entreprise soit performante, mettez-vous
au service de ceux qui travaillent pour vous, pour
qu’eux se mettent à leur tour au service de leurs équipes.
Pour qu’au final, le client reçoive le service que vous rêvez
de lui donner et que tous vos collaborateurs puissent dire
comme Noah : « I love my job! ».
Le meilleur des mondes existe : un monde qui allie le bienêtre
de tous les collaborateurs et la performance de l’entreprise.
Pourquoi s’en priver ? Alors vous aussi, inversez
la pyramide !
Pour en savoir plus : On peut retrouver l’interview de Simon
Sinek par Tom Bilyeu (Inside Quest) sur YouTube (en anglais,
60 minutes ; rechercher « How to get people to follow you »). ●
Conférence
« Demain l’entreprise »
Pour découvrir comment faire de votre entreprise un
lieu de bien-être et de performance, inscrivez-vous
gratuitement au petit-déjeuner-conférence « Demain
l’entreprise », offert par BECI le mardi 21 février dès
7h30. Retrouvez tous les détails de cet événement sur
www.beci.be/activites/events/.
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
29
© Thinkstock
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STARTER
Oasis Urbaine : des potagers dans la ville
Sensibilisée au développement durable, Inès Guiza a pour projet de créer au sein
de la ville des potagers urbains afin de favoriser les circuits courts. Un projet qui
s’inscrit dans une tendance de fond et dans la volonté des politiques de faire de
Bruxelles une ville encore plus verte.
Guy Van den Noortgate
É
tudiante en architecture à l’UCL, Inès Guiza s’est
très tôt intéressée à la problématique du développement
durable, notamment via Pierre Rabhi,
pionnier de l’agroécologie. Née à Bruxelles, elle connaît
bien sa ville et a eu l’idée d’y développer des potagers dans
des espaces verts disponibles. Ainsi est né son projet,
naturellement baptisé Oasis Urbaine - même si, à terme,
elle envisage peut-être de changer de nom.
À l’instar de toutes les villes, Bruxelles était jadis entourée
de maraîchers qui l’alimentaient. Et même, à une époque
pas si lointaine, il y avait dans nombre de ses communes
des productions locales. Aujourd’hui, avec l’urbanisation,
elles ont disparu mais il y a encore énormément d’espaces
verts. Et ce sont ces derniers qu’Inès Guiza veut valoriser.
« Cela varie de commune à commune, certaines en ont
peu comme Saint-Josse ou Saint-Gilles, mais d’autres
comme Uccle, où je réside, en ont davantage. Toutefois, le
problème que l’on rencontre à Bruxelles comme dans de
nombreuses villes au passé industriel est la pollution des
sols. Dans nombre de cas, il faudra d’abord les dépolluer,
notamment grâce à la phytoremédiation. »
Oasis Urbaine entend dans un premier temps se tourner
vers les entreprises. « L’objectif est d’identifier les sociétés
qui sont implantées à Bruxelles et qui ont des espaces
verts que l’on pourrait en tout ou en partie utiliser comme
potagers », explique-t-elle. « Ces projets pourraient s’inscrire
dans la démarche RSE de ces sociétés et auraient
un impact bénéfique pour leur personnel ainsi que leurs
partenaires. Cela contribuerait indéniablement à leur
donner une image positive. En ce qui nous concerne, il
est plus simple de nous lancer d’abord dans des ‘grands’
projets avec une superficie importante que de multiplier
des ‘petits’ projets avec des surfaces plus petites. » Si
Oasis Urbaine ne néglige pas le potentiel des toitures, elle
souhaite d’abord se concentrer sur les terrains existants et
disponibles. L’objectif étant d’évaluer ce qu’il est possible
de faire dans chacune des 19 communes qui composent
la Région bruxelloise.
Reconnecter le citadin à la nature
Dans un second temps, elle compte s’adresser aux particuliers.
À l’instar de l’association Apis Bruoc Sella qui
installe des ruches et prend en charge leur gestion, Oasis
Urbaine exploiterait les potagers sur les terrains mis à
disposition par les particuliers. Ces derniers recevraient
en contrepartie une part des récoltes – bref, ils ne
devraient s’occuper de rien. Oasis Urbaine privilégie la
30 BECI - Bruxelles métropole - février 2017
Inès Guiza
permaculture, qui est grosso modo une méthode de culture
qui s’inspire de l’écologie naturelle. Fondée dans les
dans les années 1970 par les Australiens Bill Mollison et
David Holmgren, elle a pour objectif de créer des habitats
humains plus autonomes, durables et résilients, et donc
une société moins dépendante des systèmes industriels
de production et de distribution.
Elle correspond parfaitement à la philosophie d’Inès Guiza
qui souhaite que les habitants des villes développent un
nouveau rapport avec leur environnement urbain. « Il faut
dépasser la séparation entre ville et campagne », ajoute-t-elle.
Encore étudiante (elle effectue actuellement un
Erasmus à Gand), Inès Guiza a mis pour le moment son
projet en stand-by. Histoire de le laisser mûrir et d’arriver
d’ici quelques mois avec un projet abouti de plus en plus
imprégnée par le développement durable. ●
Info : ins.guiza@gmail.com
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׉	 7cassandra://YWSNb_V4H6icN_zu39ZbmNwGDUYsCdSVT579Ywas4-8`̵ XC׉EENTREPRISES en TRANSMISSION
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De 31 à 50
De 1 à 10
De 1 à 10
De 1 à 10
De 1 à 10
De 31 à 50
Raison de la
cession
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Départ en pension
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secteurs susmentionnés, veuillez prendre contact avec le Hub Transmission :
Erick Thiry, Coordinateur du Hub Transmission eth@beci.be • +32 2 643 78 36
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NEWS
DANS NOTRE NEWSLETTER
DE DÉCEMBRE
ManpowerGroup lance deux nouvelles
marques en Belgique
ManpowerGroup élargit son offre de services en ressources
humaines et annonce le lancement de deux
nouvelles marques sur le marché belge : FuturSkill et
Proservia. Déjà actives en France, ces deux marques
sont actuellement déployées au niveau européen afin
de répondre à une demande croissante des entreprises
vers leurs services spécifiques.
FuturSkill conçoit des solutions innovantes pour révéler
le potentiel et développer les compétences des
collaborateurs afin de les préparer à leur métier de demain.
La dernière enquête de ManpowerGroup consacrée
aux pénuries de talents a montré que 51% des
entreprises belges misaient sur la formation et le développement
des compétences de leurs collaborateurs
pour faire face à leurs difficultés de recrutement. Ce
chiffre à lui seul montre l’importance de la formation
pour les employeurs aujourd’hui, alors que l’obsolescence
des compétences est une menace permanente
tant pour l’employabilité des travailleurs que pour la
position concurrentielle des entreprises.
Proservia prend en charge le support aux utilisateurs
finaux de services IT. En se positionnant sur le marché
du End User Support, du workplace management
et des infrastructures des utilisateurs IT, ManpowerGroup
élargit son offre de solutions d’externalisation et
d’outsourcing pour soutenir la productivité des organisations.
En effet, les besoins de support aux utilisateurs
se sont fortement intensifiés en raison des nouvelles
exigences de productivité dans un marché globalisé
fort concurrentiel (continuité d’activité 24/7/365, compétences
sur des technologies spécifiques, etc.), mais
également en raison de nouveaux modes d’organisation
du travail (plages horaires étendues, télétravail,
exigences accrues des utilisateurs etc.). Proservia
apporte des réponses spécifiques et modulaires pour
permettre aux entreprises d’améliorer les performances
de leurs organisations et de leurs utilisateurs
IT en externalisant tout ou partie de leurs helpdesks.
Info : www.futurskill.be ; www.proservia.be
Tom Gastmans rejoint
Isopix
L’agence photo Isopix annonce
l’arrivée de Tom Gastmans en
tant que directeur des opérations
(COO). Tom Gastmans bénéficie
d’une solide expérience
dans le secteur, ayant travaillé au
service de BelgaImage, Reporters,
Van Parys Media.
32
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
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NEWS
Isopix, créée en 1984, offre un large portfolio d’images
dans les domaines de l’éditorial et du créatif. Le contenu
d’Isopix (photos et vidéos) est axé tant sur une offre
locale forte et renouvelée que sur une large offre internationale
qui s’enrichit quotidiennement de plus de
15.000 éléments visuels. L’agence bruxelloise distribue
en Belgique les photos d’agences prestigieuses telles
que Associated Press, Sipa Press, Rex Features, Camera
Press, Startraks – Instar, News Syndication, Caters,
Visual Press Agency, X17, Sunshine, etc. Elle dispose
aussi d’une solide équipe de photographes qui produit
des reportages, tant pour les médias que pour les entreprises.
Grâce
au renfort de Tom Gastmans, l’équipe dirigeante
entend consolider sa stratégie sur quatre axes : offrir
aux médias, au monde de la communication et aux
entreprises un très large choix de contenus visuels
de qualité ; mettre à la disposition des entreprises le
savoir-faire d’une équipe de photographes professionnels
; leur offrir de nouveaux outils de communication
par le biais de visites virtuelles ; enfin, proposer à des
organisations, des institutions internationales ou encore
des entreprises, des solutions globales qui répondent
à tous leurs besoins visuels.
Info : www.isopix.be
Proximus lance le projet
« La fibre en Belgique »
Dans les années à venir, le trafic de données et les services
numériques poursuivront leur croissance exponentielle,
principalement sous l’impulsion des applications
vidéo et de cloud et de l’internet des objets. Dans
ce contexte, Proximus entend anticiper les besoins de
ses clients et préparer son infrastructure pour l’avenir.
C’est pourquoi elle accélérera le déploiement de la
fibre optique sur son réseau fixe grâce à son plan d’investissement
« La fibre en Belgique », approuvé au
mois de décembre. Dans un marché très concurrentiel,
Proximus est convaincue que l’expérience client exceptionnelle
offerte par la fibre optique, avec des vitesses
de téléchargement ultrarapides et une vitesse de réaction
sans précédent, augmentera sa part de marché
sur le segment résidentiel et renforcera sa position sur
le segment des entreprises.
Dans les mois et les années à venir, Proximus veut accélérer
le déploiement de la fibre optique en Belgique
en vue d’atteindre plus de 85 % des entreprises et plus
de 50 % des ménages.
En particulier, l’accélération de Fiber-To-The-Business
doit soutenir la position de Proximus sur le segment
professionnel. Avec Fiber-To-The-Business, les
clients professionnels sont fin prêts pour les derniers
développements numériques. La fibre optique facilite
énormément la collaboration entre les employés. Tous
les documents sont en effet stockés dans le cloud et
ATLANTIC, un nouveau CoWorking space situé stratégiquement
le long du canal/rue Dansaert, a ouvert ses portes
dans un loft industriel. Convaincu de l’importance des
PME innovantes pour l’économie bruxelloise, ATLANTIC
CoWorking vise à répondre positivement à leurs besoins.
Toute activité confondue.
Outres les facilités typiques d’un CoWorking space (salle
de réunions, coin détente, imprimante, wifi, café gratuit,
etc.), ATLANTIC CoWorking offre la possibilité de mettre à
disposition des environnements de travail flexibles adaptés
à chaque activité.
L’objectif d’ATLANTIC CoWorking est d’augmenter le bienêtre
et la productivité de ses membres à travers la création
d’un réseau d’entrepreneurs encourageant l’échange et la
synergie.
Économie collaborative et économie circulaire sont deux
piliers de notre projet. Nous donnons une deuxième vie à
85 % du matériel utilisé, y compris les plantes.
Lieu de travail, lieu de vie communautaire, ATLANTIC
CoWorking a comme ambition de répondre positivement
aux enjeux et aux besoins de la société et de l’économie
bruxelloise de ce début du 21e
siècle.
ATLANTIC COWORKING
30 Quai des Charbonnages, 1080 Bruxelles
www.atlanticcoworking.com
contact@atlanticcoworking.com
0472-837 087
ATLANTIC
accessibles immédiatement, grâce aux vitesses d’envoi
et de réception ultrarapides. La fibre optique permet à
tous les employés de surfer et de regarder du contenu
en streaming de manière intensive et simultanée, sans
latence, même s’ils utilisent des fichiers volumineux,
comme c’est généralement le cas chez les architectes
ou designers. De plus, la fibre optique est également
une solution qui permet de mieux protéger les données.
Elle favorise la croissance des entreprises sans
nécessiter d’investissements supplémentaires dans
l’infrastructure.
Info : www.proximus.be
ESP A CE MEMBRE
ATLANTIC: innovation
coworking on the canal
COWORKING SPACE
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
33
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ESP A CE MEMBRE
L’environnement est
notre spécialité
Le client peut réserver à l’endroit de son choix, via l’application
Ubeeqo ou sur le site internet, pour quelques
heures ou quelques jours, un véhicule en boucle fermée
(en fin de réservation, la voiture doit être redéposée sur
son emplacement de départ). La tarification est en fonction
de l’utilisation (à partir de 3,5 euros de l’heure, avec
ou sans abonnement) et ceci 24/7. Les voitures mises à
disposition sont des Volkswagen Up et des Golf, entièrement
équipées (sièges chauffants, GPS...) et renouvelés
régulièrement.
Woluwe-Saint-Pierre n’est pas la seule commune à accueillir
les voitures en carsharing d’Ubeeqo en voirie. Ce
seront bientôt les rues de Schaerbeek, Evere, Etterbeek,
Auderghem, Woluwe-Saint-Lambert et Ixelles qui accueilleront
près de 100 voitures Ubeeqo.
ESHER est un bureau d’étude qui, depuis 1990, répond
aux besoins de sa clientèle, privée et publique, dans le secteur
de l’environnement. Nous sommes spécialisés dans la
réalisation d’études de pollution de sol et de qualité des
eaux, le suivi des formalités administratives, les demandes
de permis d’environnement, les études d’incidences, les
études Natura 2000, l’implantation de systèmes de gestion
(ISO 14000,…) et la gestion de l’énergie. Une équipe de
spécialistes est à votre disposition en Wallonie, à Bruxelles
et en Flandres pour toutes vos questions relatives à l’environnement.
ESHER est titulaire des agréments requis dans
les trois régions du pays.
ESHER sprl
35, Rue Van Elewyck | B-1050 IXELLES
+32 2 646 26 76 (gen.) |
+32 2 647 81 50 (fax)
www.esher.be
Ubeeqo se déploie à Woluwe SaintPierre
Ubeeqo,
filiale du Groupe Europcar, qui propose une
offre de carsharing à Bruxelles, étend son réseau. Initialement
situées dans les parkings bruxellois, les voitures
en carsharing d’Ubeeqo se déploient sur la commune de
Woluwe-Saint-Pierre avec 5 stations : avenue des Prisonniers
Politiques (à hauteur du n° 6), avenue Pierre Vander
Biest (n° 45), rue au Bois (n° 501), rue David van Bever
(n° 8) et avenue de Tervuren (n° 249)
Info : www.ubeeqo.com
Monizze vainqueur aux HR Excellence
Awards !
Monizze, pionnier des Fintechs belges, s’est vu décerner
un HR Excellence Award dans la catégorie Best Employee
Benefits Company.
Les HR Excellence Awards récompensent les prestataires
de services HR qui se distinguent en termes d’innovation,
de réalisations et de valeur ajoutée envers leurs clients.
Le Best Employee Benefits Company Award est plus spécifiquement
voué au meilleur fournisseur de produits,
services et conseils relatifs aux rétributions non-financières
octroyées en supplément du salaire normal : assurances,
plans de pension, avantages extra-légaux, etc.
PME belge, Monizze est une entreprise 100 % digitale, active
dans la fintech. Elle développe et fournit des solutions
électroniques qui concilient le bien-être des salariés et
la performance des entreprises. Ses solutions se regroupent
dans différentes catégories : le chèque-repas,
l’éco-chèque et prochainement le chèque-cadeau électroniques,
les cartes villes ainsi que le mobile couponing.
En 2015, Monizze rejoint le Groupe Up, n° 3 mondial sur
le marché des titres spéciaux de paiement. En 2016, elle
a vu le volume d’émission de ses chèques repas électroniques
augmenter de 60 % et son chiffre d’affaires dépasser
les 80 % de croissance. Elle compte aujourd’hui
plus de 13.000 clients, allant de grandes entreprises
comme Colruyt, KBC, Ogone, Alken Maes et Comeos à
des PME et des indépendants.
Info : www.monizze.be
ESP A CE MEMBRE
Cet espace est le vôtre
Votre entreprise est membre de BECI ? Vous désirez
parler de votre activité ? Vous avez une info à diffuser ?
Envoyez-nous un communiqué, nous le publierons
gratuitement* ! Pour tout renseignement : er@beci.be.
*à concurrence de l’espace disponible
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BECI - Bruxelles métropole - février 2017
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L’actualité BECI en photos
Fin décembre avait lieu la traditionnelle
réception de Nouvel An dans les salons
de BECI.
Les Zinner Circles sont des événements de networking
spécifiquement destinés aux membres
néerlandophones de BECI. Au mois décembre, ils
ont pu découvrir les collections d’art moderne et
contemporain de la Fondation Guggenheim, exposées
à l’ING Art Center : Duchamp, Ernst, Pollock,
Rothko, Calder et bien d’autres.
© Reporters
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ADRESSES
LA MAISON DU CYGNE
Grand Place, 9 – 1000 Bruxelles
HOTEL METROPOLE
Place de Brouckère, 31 – 1000 Bruxelles
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Les restaurants
romantiques de Bruxelles
Cupidon va encore frapper ! Même si l’amour se fête
tous les jours, la Saint-Valentin reste une très bonne
occasion pour se dire « je t’aime ». Une sortie, un dîner
aux chandelles, une nuitée en amoureux, ces grands
classiques restent des valeurs sûres. Pas encore
d’idées ? Nous vous faisons découvrir les endroits les
plus romantiques de Bruxelles
Vous cherchez à sortir le grand jeu ou juste à passer un moment
tendre avec l’élu(e) de votre cœur ? Cuisine française, belge,
asiatique ? Végétarien ou carnivore ? Demandez le menu...
Quartier historique
La Grand-Place de Bruxelles reste un endroit magique pour célébrer
la Saint-Valentin. Son atmosphère et sa diversité architecturale
(baroque, gothique) font d’elle la plus belle place du
monde ! La Maison du Cygne fait partie de ces façades qui font
la renommée de Bruxelles. À l’intérieur, dans une ambiance
chic et sobre, son restaurant gastronomique séduira les amoureux
de cuisine belge.
À deux pas de là, l’Hôtel Métropole est le seul établissement
du 19e
STROFILIA
Rue du Marché aux Porcs, 11-13 – 1000
Bruxelles
THON HOTEL BRISTOL STEPHANIE
Avenue Louise, 93 – 1000 Bruxelles
LA PORTE DES INDES
Avenue Louise, 455 – 1000 Ixelles
PARK INN BY RADISSON
Place Marcel Broodthaers, 3 – 1060 Saint-Gilles
BRIGHTON RESTAURANT
Rue du commerce, 9 – 1000 Bruxelles
LE VIEUX PANNENHUIS
Rue Leopold I 317 – 1090 Jette
LE JULES D’EMILIE
Avenue du Bois de la Cambre 25
1170 Watermael-Boisfort
à vous ! La Porte des Indes vous propose un dîner romantique
dans un cadre qui pousse à l’évasion.
À deux pas là, dans le célèbre et historique quartier des Marolles,
le Stekerlapatte cache derrière ses airs de bistrot coquet
un véritable repaire d’artistes. À la carte, de la cuisine typiquement
belge et une surprise si vous dites que vous venez de la part de
Brussels Life. Un peu plus loin, près de la gare du Midi, c’est une
« love box » que les amoureux recevront au Park Inn by Radisson.
siècle encore en activité à Bruxelles. Le lieu a toutefois
su s’adapter à son temps et offre aujourd’hui tout le confort moderne.
Pour la Saint-Valentin, une surprise attend les amoureux.
Cette année, le 14 février tombe un dimanche. Si, ce jour-là, vous
avez prévu de cocooner en amoureux, rien ne vous empêche de
surprendre votre moitié en l’invitant au restaurant le samedi soir !
Dans le quartier Dansaert, Strofilia vous fera voyager en Grèce et
apprécier les meilleurs vins helléniques.
Quartier Louise
Saint-Valentin rime aussi avec soins ! Sur la branchée avenue
Louise, le luxueux Thon Hotel Bristol Stéphanie et, non loin de
là, The Hotel vous proposent un moment de relaxation dans leur
centre bien-être avant un repas en amoureux et une nuit romantique
dans une chambre spacieuse et moderne.
« Fais-moi voyager ! » : Votre douce et tendre vous demande de la
surprendre le temps d’un week-end ? Si vous ne pouvez pas vous
rendre à l’autre bout du monde, laissez l’autre bout du monde venir
36 BECI - Bruxelles métropole - février 2017
Quartier européen
Le repas est bien évidemment primordial pour réussir sa Saint-Valentin
! L’ambiance l’est tout autant ! Le Brighton Restaurant vous
propose de profiter d’un concert piano Jazz « Paris Stride Piano »
tout en dégustant un menu concocté par le chef de l’hôtel.
Ailleurs à Bruxelles
Et si vous optiez pour un dîner à la chaleur du feu de bois ? Le
Vieux Pannenhuis (qui vient d’ailleurs d’être entièrement rénové)
vous propose une cuisine inventive dans un cadre romantique.
Une adresse pour les amoureux de viande. Et enfin, après
une promenade main dans la main dans la forêt de Soignes, Le
Jules d’Émilie, à Watermael-Boistfort, vous transportera dans
la maison de campagne de vos parents ! L’ambiance est cosy (20
couverts) et la carte, plutôt française, inventive. L’occasion aussi
de demander aux patrons l’origine du nom de leur restaurant !
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PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
09.02 | 12.02
FLAGEY PIANO DAYS
Quatre jours de festival pour écouter le
piano sous toutes ses formes. Les grands
noms du monde du clavier (dont Lukáš
Vondráček, grand gagnant du Concours
Reine Elisabeth 2016) seront au rendez-vous.
Entre les concerts, découvrez
films, expositions et ateliers pour enfants.
Flagey | de 0 à 41 € pass 4 jours à 120 €
www.flagey.be
16.02 | 20.02
AFFORDABLE ART FAIR
Le site de Tour et Taxi accueille la 9e édition
bruxelloise de cette foire de l’art accessible
dont les prix varient entre 60 et 6000 €.
Tour et Taxi | 11 € en prévente, 13 € sur place
affordableartfair.com/fairs/brussels
16.02 | 26.02
BATIBOUW
Le plus grand et plus important salon
de la construction, de la rénovation et de
l’aménagement intérieur du pays. Près de
1000 exposants présenteront leurs produits
les plus innovants dans tous les palais
de Brussels Expo
Brussels Expo| 10.50€| www.batibouw.be
EN SOIRÉE
25.01 | 25.02
DU JEUDI AU SAMEDI
DJANGOFOLLLIES FESTIVAL DE JAZZ
Devenu le rendez-vous incontournable du début
d’année, le festival de jazz Djangofolllies se
déroulera dans près de 30 endroits différents.
Région Bruxelloise | www.brosella.be
24.02 | 05.03
ANIMA FESTIVAL
Une vraie vitrine du film d’animation et du
dessin animé avec près de 300 films du
monde entier.
FLAGEY | 8€ | www.animafestival.be
05.02 | 05.03
LOVE BUGS AND POWER FLOWER
Exposition consacrée aux Coccinelles VW et
à leurs cousines proches ou éloignées !
Autoworld | 11 € | www.atomium.be
10.02 | 12.02
SALON DU CHOCOLAT
Découvrez des dizaines de chocolatiers
belges et internationaux pour un moment de
plaisir gourmand.
Tour & Taxi | brussels.salon-du-chocolat.com
J-AU 14.04
TOUS LES VENDREDIS DE 19 À 22H
DISCO SUR GLACE DANSE
Soirée à thème sur la glace pour patiner au son
des meilleurs tubes des années ’80 et ’90. Pour
être le roi ou la reine de la soirée, venez déguisés !
Patinoire Poseidon | 8-9 € max avec loc. patins
www.skate-poseidon.be
16.02
CONCERT N°2 UN PIANO-DJINN
AU PAYS DU OUD CLASSIQUE
Rencontre entre un musicien de la culture
occidentale et un joueur d’oud issu de la
tradition arabe. Ils réalisent que leurs références
musicales sont communes.
Théâtre des Martyrs | 16€ ou 19€
theatre-martyrs.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Le Théâtre des Martyrs
Le Théâtre des Martyrs s’ouvre cette année à
une écriture plus contemporaine. On pourra
également y écouter des soirées musicales
inattendues.
Le Théâtre des Martyrs
Place des Martyrs, 22
1000 Bruxelles
theatre-martyrs.be
Placé aujourd’hui sous la direction artistique de
Philippe Sireuil, le Théâtre des Martyrs se définit
comme un théâtre mais pluriel, une scène
et des artistes. Il comporte deux salles de spectacle
: la grande salle dite « à l’italienne », de
366 places, et la petite salle destinée à des projets
plus intimistes.
De l’ambition pour 2017
Outre l’envie de donner place aux metteurs
en scène confirmés et aux jeunes plumes
de ce début de 21e
siècle, Philippe Sireuil
souhaite ouvrir son théâtre à la musique.
Trois soirées musicales en rapport avec
des spectacles de la saison ont été confiées
au compositeur et pianiste Jean-Philippe
Collard-Neven. Il propose une relecture
inattendue des œuvres de Lully. On entendra
du jazz, de la musique baroque, ou
encore un joueur d’oud et un quatuor vocal
qui interpréteront des chants de peuples
en révolte entre musique orientale et occidentale
(voir « À Voir, à faire »).
Victor Lepoutre
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
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Philippe Vandermaelen, Mercator molenbeekois
LE BRUXELLOIS DU MOIS
Dès 1825, ce géographe passionné
édite le premier « Atlas Universel » à
échelle identique. Un livre retrace le
destin incroyable de cette célébrité molenbeekoise
du 19e
siècle.
Si nous utilisons aujourd’hui quotidiennement
Google Maps, une des applications
qui nous permet de nous retrouver dans le
monde entier, un Bruxellois avait ouvert la
voie sur papier, dès le milieu du 19e
siècle.
le premier à
représenter la Terre
à une échelle uniforme
et exceptionnellement
grande.
LE SAVIEZ-VOUS ?
La gare du Midi doit son nom à la
destination de ses premiers trains.
Le saviez-vous? Au 19e siècle, cette
gare située dans le sud-est du centreville
de Bruxelles, emmenait les voyageurs
en train de nuit dans le midi de
la France.
Elle accueille aujourd’hui Eurostar et
Thalys et est devenue depuis la plus
grande gare de voyageurs de Belgique.
Si elle avait ouvert ses portes aujourd’hui,
elle aurait pu s’appeler Gare
de Londres ou de Paris. Cette fameuse
gare a gardé le nom que lui ont donné les
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BECI - Bruxelles métropole - février 2017
voyageurs qui partaient en train de nuit
vers le Midi de la France. Ce ne fut pas
sa première appellation, ni son premier
site. Originellement baptisée gare des
Bogards à son inauguration, le 18 mai
1840, elle était située aux abords de la
place Rouppe et accueillait les premiers
trains Bruxelles-Tubize. Avec l’essor du
chemin de fer, cette première gare devint
rapidement insuffisante et fut reculée
à sa place actuelle en 1869, date
à laquelle les premiers trains partirent
pour le Midi. Le bâtiment fut remplacé
en 1949 puis agrandi dans le courant des
années 1990 pour accueillir les trains à
grande vitesse d’aujourd’hui.
Victor Lepoutre
Philippe Vandermaelen, un jeune et riche
commerçant de Bruxelles, devint un des
grands cartographes de son temps, en
étant le premier à représenter la Terre à
une échelle uniforme et exceptionnellement
grande. Dès la naissance de la Belgique,
il procura à notre pays une cartographie
complète, précise et fiable, répondant
aux besoins d’une économie en plein décollage
industriel. Il fonda également l’établissement
Vandermaelen qui centralisa
la plupart des initiatives et des sujets de
recherche de l’époque : la géographie, bien
sûr, mais aussi la botanique, la zoologie,
l’anatomie, ou encore la statistique pour
n’en citer que quelques-uns. On venait
alors de très loin pour visiter l’endroit.
Il ne reste aujourd’hui plus rien de cet établissement
qui fut détruit en 1880. Seule
une rue allant du quai des Charbonnages
à la place communale de Molenbeek porte
le nom de l’illustre géographe. L’ensemble
des collections Vandermaelen, soit plus de
4 millions de fiches, furent déménagées à
la Bibliothèque Royale de Belgique (KBR).
Ce n’est qu’au milieu du 20e
siècle que le
conservateur de la section Carte et Plans
se rendit compte de l’importance de la collection,
et il fallut attendre les années 1990
pour que les moyens nécessaires à son inventaire
soient dégagés.
Depuis, Marguerite Silvestre, historienne, actuelle
conservateur de la section des Cartes
& Plans de la KBR, s’est affairée à cette
classification minutieuse. Elle nous présente
« Philippe Vandermaelen, Mercator de la jeune
Belgique. Histoire de l’Établissement géographique
de Bruxelles et de son fondateur » ;
une synthèse de 25 ans d’inventaire et de
recherches au sein du fonds Vandermaelen.
L’ouvrage relate de manière chronologique la
vie du géographe visionnaire et publie des témoignages
d’anciens employés du Dépôt de
la Guerre, futur Institut Géographique National,
l’un des premiers utilisateurs des cartes
de Vandermaelen.
Victor Lepoutre
huile sur toile (Jean de la Hoese, 1869) : collection Janssens van der Maelen
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
AuxiPress - The Cube SA
Parc Goemaere Chaussée de Wavre 1945 - 1160
Bruxelles Code Nace : 63910 - Activités des agences
de presse del. : Pierre-Loic Nihoul
Avempace ASBL
Place du Campanile 102 - 1200 Bruxelles del. :
Quentin Spilliaert
Aximas SA
Rue de la Presse 4 - 1000 Bruxelles Code Nace :
68311 - Intermédiation en achat, vente et location de
biens immobiliers pour compte de tiers del. : Patrick
Vermuyten
Berg Nathalie PPE
Rue de la Limite 55 - 1970 Wezembeek-Oppem del. :
Nathalie Berg
Bernard Cosyns Regulatory, Legal & Administration
Assistance PPE
Rue Alexis Willem 23 - 1160 Bruxelles Code Nace :
63990 - Autres services d’information n.c.a. 70220 -
Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion
85599 - Autres formes d’enseignement del. : Bernard
Cosyns
Blue Cabs SA
Boulevard Sylvain Dupuis 231 - 1070 Bruxelles Code
Nace : 49320 - Transports de voyageurs par taxis
52210 - Services auxiliaires des transports terrestres
del. : Michaël Marrocco
Célis Marc PPE
Avenue de la Sablière 18 - 1300 Wavre del. : Marc
Celis
Ceran (Bruxelles) SA
Rue Ravenstein 4 - 1000 Bruxelles Code Nace :
82300 - Organisation de salons professionnels et de
congrès 85599 - Autres formes d’enseignement del. :
Johan Van de Vijver
Convergence Point SCRL
Avenue des Volontaires 19 - 1160 Bruxelles Code
Nace : 73110 - Activités des agences de publicité
del. : Ingrid Liberatore
CoRI - Coatings Research Institute ASBL
Boulevard Auguste Reyers 80 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 72190 - Recherche-développement en autres
sciences physiques et naturelles del. : Carine Lefevre
Courteau
Jérôme PPE
Faubourg de Cambrai 49 appart A - 59300 Valenciennes
- France del. : Jérôme Courteau
FIPA - Foreign Investment Promotion Agency SOC
Rue Montoyer 31-33 - 1000 Bruxelles del. : Mokhtar
Chouari
Geseco Group LTD
Rue Tienne à Deux Vallées 10 - 1400 Nivelles Code
Nace : 80100 - Activités de sécurité privée del. : Sylvain
Vankeirsbilck
Glexso BVBA
Nijverheidsstraat 304 - 1800 Vilvoorde Code Nace :
6202001 - Activités de conseil aux utilisateurs
concernant le type et la configuration du matériel
informatique et les applications logicielles 70220 -
Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion
82300 - Organisation de salons professionnels del. :
David Mouvet
GO2M SPRL
Avenue Pierre Holoffe 21 - 1342 Limelette del. : Carine
Lefevre
Indra Scientific SA
Square du Solbosch 26 - 1050 Buxelles Code Nace :
7022002 - Calcul des coûts et des profits des mesures
proposées en matière de planification, d’organisation,
de rendement, etc. 72190 - Recherche-développement
en autres sciences physiques et naturelles
82990 - Autres activités de soutien aux entreprises
del. : August Keder
Jabot Céline PPE
Rue Kleiveld 34 - 1630 Linkebeek Code Nace : 69109
- Autres activités juridiques 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion del. : Céline
Jabot
Lejeune Olivier PPE
Rue Verte 23 - 1950 Kraainem del. : Olivier Lejeune
MW-CARS SPRL
Rue des Palais Outre-Ponts 395 - 1020 Bruxelles
Code Nace : 49310 - Transports urbains et suburbains
de voyageurs 49320 - Transports de voyageurs
par taxis 49390 - Autres transports terrestres de
voyageurs n.c.a. del. : Davut Ciblak
Perez Auguste Guy PPE
Rue Victor Allard 143 - 1180 Bruxelles Code Nace :
46170 - Intermédiaires du commerce en denrées,
boissons et tabac del. : Auguste Guy Perez
Phrenos SPRL
Avenue des Arts 43 - 1040 Bruxelles Code Nace :
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils
de gestion 73200 - Études de marché et sondages
d’opinion 82300 - Organisation de salons professionnels
et de congrès del. : Nicolas Esgain
Promoshake - Ebongue André PPE
Avenue des Vaillants 9 - 1200 Bruxelles del. : André
Ebongue
Sajea Tax, Audit & Accountancy SPRL
Rue Washington 34 - 1050 Bruxelles Code Nace :
66300 -Gestion de fonds 69201 - Activités des experts-comptables
et des conseils fiscaux del. : Jean
Saucez
Swantegy Ta SA
Avenue Chazal 186 - 1030 Bruxelles Code Nace :
73200 - Études de marché et sondages d’opinion
78100 - Activités des agences de placement de maind’œuvre
79110 - Activités des agences de voyage
del. : Luc Préaux
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Abattoir
Antwerp-Tax
Atenor
Atlantic CoWorking
Atrium
Autoworld
Avia
BelgaImage
BePark
Bibliothèque Royale de Belgique
BlueCorner
Brighton Restaurant
Brussels Expo
Bruxelles Mobilité
Bruxelles Urbanisme et Patrimoine
Building Integrated Greenhouses
BX1
Caesar’s Palace
Champignon de Bruxelles (Le)
Chocolero
CityDev
CO2logic
De Lijn
Delhaize
Devimo Consult
Eaglestone
eCab
Communauté Portuaire Bruxelloise
DCB
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28
19-21
32-34
16-18
36-38
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32-34
28
22-24 ; 36-38
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19-21
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22-24
4
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22-24
8
13-14 ; 19-21 ; 22-24
26-27
19-21
28
28
22-24
16-18
19-21
28
EDF Luminus
EETQ
Enterprise Europe Network
Equilis
Esher
Europcar
EY – Ernst & Young
Flagey
Four Seasons
Greenloop
Hôtel Métropole
Hotel (The)
ING
Inter-Environnement Bruxelles
Interparking
Isopix
Jam Hotel
Jules d’Émilie (Le)
Lukoil
Maison du Cygne (La)
Manpower Group
MindShake
Modalizy
Monizze
Musée des Instruments de Musique
Oasis Urbaine
Observatoire des loyers bruxellois
OCDE
Octa+
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26-27
8 ; 10
16-18
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9
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29
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35
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32-34
22-24
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32-34
22-24
30
15
13-14
28
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
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Proximus
Q8
Reporters
Roularta
RTL-TVI
Stekerlapatte
Strofilia
TEC
Texaco
Théâtre des Martyrs
Thon Hotel Bristol Stéphanie
Trevi
Triple Living
Turtle
Ubeeqo
UCL
ULB
Université Saint-Louis
Van Parys Media
Vieux Pannenhuis (Le)
V-Tax
ZenCar
ZipCar
Park Inn by Radisson
Porte des Indes (La)
Poseidon
Power
36-38
36-38
36-38
28
32-34
28
32-34
4
22-24
36-38
36-38
28
28
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36-38
13-14
19-21
8
32-34
15 ; 30
7 ; 16-18
22-24
32-34
36-38
28
28
28
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AGENDA
Efficacité
Management & RH, Personal improvement
21.02.2017
Demain
l’entreprise
07.03.2017
Libérer, responsabiliser, cadrer
pour maximiser les performances
de vos équipes
09.03.2017
Découvrez les 7 sources de récupération
18.04.2017
Transformer
ses entretiens
d’évaluation en outils de motivation
durables
20.04.2017
Leader inspirant, manager efficace
et coach motivant
Fiscalité et finances
16.03.2017
Actualité fiscale et optimisation
fiscale de la clôture 2016
Vente, marketing & Communication
Jusqu’à
04.2017
It’s co-solutions Time!
16.02.2017
Créer des présentations captivantes
grâce à PowerPoint !
23.02.2017
Maîtriser la prospection 2.0 grâce
au i-Hunting
09.03.201
Réussir un entretien de vente
21.03.2017
5 actions pour atteindre vos
objectifs de ventes 2017 avec
Facebook Business
23.03.2017
Répondre aux hésitations et aux
objections client en B2B !
27.04.2017
Organiser un événement réussi
04.05.2017
Du helpdesk à la vente proactive
11.05.2017
Créez des emails irrésistibles
pour votre public-cible !
12.05.2017
Comment négocier : la win-win
attitude...
10.03.2017
Doublez l’efficacité de vos réunions
grâce à OneNote !
18.04.2017
Quelles différences entre une
pression positive et un stress
négatif ?
ICT
16.02.2017
Créer des présentations captivantes
grâce à PowerPoint !
10.03.2017
Doublez l’efficacité de vos réunions
grâce à OneNote !
20.04.2017
Excel : faire parler n’importe
quelle base de données en 3 clics
➜ Emilie Lessire
+32 2 643 78 11 – ele@beci.be
Législation sociale
21.02.2017
Contrôle social : comment vous y
préparer ?
04.05.2017
Les risques psychosociaux au
travail
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
Droit commercial
Jusqu’à 02.2017
Devenir médiateur en matière
civile et commerciale
17.02.2017
Les données personnelles et
la sous-traitance - que faire
concrètement?
24.03.2017
Les données personnelles et
mon organisation - par où commencer?
12.05.2017
Les
données personnelles et le
big data - implémenter la «privacy
by design»
➜ Danai Siakoudi +32 2 563 68 58
– dsi@beci.be
Environnement, urbanisme, mobilité
Cycle
management environnemental
2017
24.02.2017
Obligations légales : le permis
d’environnement démystifié
Welcome Lunch
16.02.2017
Gestion des ressources – Nos
entreprises championnes
21.02.2017
Demain l’entreprise
08.03.2017
Speed Business Lunch
30.03.2017
Zinner Night
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
40
BECI - Bruxelles métropole - février 2017
**En néerlandais uniquement
24.03.2017
Suivre et contrôler votre gestion
environnementale
28.04.2017
Dématérialisation et Green IT
19.05.2017
Des trésors dans vos poubelles ;
écodesign et économie circulaire
09.06.2017
Redessinez votre politique mobilité
➜
Laura Rebreanu
+32 2 643 78 26 – green@beci.be
14.02.2017
Choisissez votre pays d’exportation
16.02.2017
Doing
business with Taiwan
21.02.2017
Les règles TVA à l’international :
comprendre et optimiser les
différents mécanismes
07.03.2017
TVA et vente en ligne : réglementations
et applications
09.03.2017
Vos contrats à l’exportation :
lequel choisir ?
23.03.2017
L’exportateur face à l’environnement
fiscal international
14-17.05.2017
Voyage d’affaires en Iran
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
10.02.2017
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