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le magazine des entreprises bruxelloises
e magazine des entreprises brux
Transmission d'entreprises :
250
000
000€
pour sauver l'emploi
Top des entreprises bruxelloises
ISSN 2406-3738
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EDITO
Bruxelles plus fun en 2016 ?
Quelques semaines après les effroyables attentats de Paris et leurs suites
bruxelloises – six jours sous « alerte 4 » et des blindés sur la Grand-Place –
on commence à mesurer les dégâts collatéraux pour l’économie de notre
capitale et son image.
Au-delà des réservations annulées, des événements reportés, des commerces
qui ont vu fuir leurs clients (fort heureusement, ils ont commencé à revenir),
ce que l’alerte a cruellement mis en lumière, c’est la fragilité de
l’image de Bruxelles.
Certes, Bruxelles jouit d’une renommée mondiale, mais qui
est en partie fondée sur un malentendu. Si nos contemporains
connaissent notre ville, c’est parce qu’elle est un forum international,
un carrefour diplomatique et une ville de décision. Parce
que « les chefs d’État se sont réunis à Bruxelles », parce que
« Bruxelles a décidé »… Rien de mal à cela bien sûr, mais en
dehors de cette réputation un peu terne, le renom de Bruxelles
ne dépasse guère l’Atomium, la Grand-Place ou le MannekenPis.
Quoiqu’il y ait aussi la bière et le chocolat…
Thierry Willemarck, Président de BECI
Tout cela ne fait pas forcément de Bruxelles une ville « à ne pas manquer ». Une ville
où l’on a envie de s’attarder, où l’on rêve de venir étudier, de s’installer, de faire carrière…
Cela, c’est pour Londres, New York ou Paris…
Bien sûr, Bruxelles ne peut se comparer à ces world cities. Notre point de repère,
c’est plutôt Amsterdam, Barcelone ou Vienne – qui nous devancent régulièrement
dans les classements mondiaux d’attractivité ou de réputation. Sauf parmi les villes
d’affaires, ce qui est tout de même moins sexy…
Pourquoi ? Parce que ces villes – qui sont aussi nos concurrentes dans l’attraction
des talents et des investissements – possèdent de longue date une image positive,
vivante, excitante… Parce qu’elles sont tout simplement fun.
La « marque Bruxelles » est un atout économique extraordinaire, c’est vrai – et nous
ne pouvons le laisser à la merci du terrorisme.
Mais la réputation de notre ville, trop modeste, ne peut
être bâtie seulement sur le dynamisme des affaires et
sur les institutions. Bruxelles a d’autres attraits, une
qualité de vie, une offre culturelle de haut niveau…
Bruxelles aussi doit devenir fun. Toutes les forces vives bruxelloises doivent s’unir
pour y travailler.
Pour notre part et dans cet esprit, nous inaugurons dans ce magazine un partenariat
avec le site web BrusselsLife.be, qui proposera à nos lecteurs d’autres plaisirs
bruxellois. Bonne découverte !
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
1
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Think Tank
4
Speaker’s Corner : l'actualité économique et politique
d’un autre œil
6 Pour ou contre une réforme des rythmes scolaires ?
8
10 Tribune : la politique bruxelloise, vue de l’opposition
14 Baromètre politique BECI
16 Fiche réforme de l’Etat : la concertation sociale
International
18 EEN : plus d’excuses pour ne pas exporter !
Top des entreprises bruxelloises
21 Introduction aux classements
23 Top 100 par chiffre d’affaires
25 Inovyn, leader des chlorovinyles
26 Sappi : quand un papetier se met au vert...
28 Top 50 par bénéfice net
29 Schneider Electric, toujours en croissance
30 Top 50 par croissance du chiffre d’affaires
31 IRIS Cleaning Services : vecteur d’emplois peu qualifiés
32 Classements internationaux :
compétitivité et notations extra-financières
33 Ageas : le marché asiatique, moteur de croissance
34 Top 50 par effectifs
35 Top 50 des contributeurs
Focus : Enterprise lifecycle
36 BECI Start’Hub : entreprendre ensemble
38 Boostez votre business
39 CEd : faire face aux difficultés
41 250 millions pour la transmission d’entreprises
Entreprendre
44 Hôtellerie : des étoiles pour la prévention des déchets
45 Self-employed corner
46 Smart mobility pour villes intelligentes
48 Cas vécu : comment éviter le procès ?
49 Diversité dans l’entreprise
50 Starter : Eatmosphere
51 L’aventure de la création d’entreprise
Community
52 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
57 Impression of a Brit
58 L’actualité BECI en photos
61 News
63 Demandes d'admission
64 Agenda
65 Index
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Réforme fiscale bruxelloise : menace ou opportunité ?
Bruxelles métropole
N° 00 Janvier 2015
N°11 - Janvier 2016
Au mois
de février
Urbanisme :
Bruxelles,
Le mois
prochain
Mai
dossier PME ville nouvelle
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
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Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Production
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Traduction Litteris
Photos Reporters,
sauf indication contraire
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Bruxelles métropole/Brussel metropool
est lu chaque mois par plus de
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label n. 2014/351/2
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vacants. Ensuite, il organise un
entretien individuel avec chaque
candidat intéressé. En une journée
le tour est joué !
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Cela fait déjà quelques années
que le géant suédois de la mode
(132.000 personnes dans plus de 59
pays) collabore avec Select Actiris
pour ses recrutements bruxellois.
Rencontre avec Nathalie Herman,
Responsable régionale RH (Bruxelles-Hainaut)
:
Racontez-nous comment se sont
passés les premiers contacts avec
Select Actiris ?
C’est une consultante employeurs
qui m’a contactée et m’a proposé
l’organisation d’un jobdating.
J’avais justement des besoins en recrutement
pour des postes de Sales
Advisor (collaborateur de vente), je me
suis dit : pourquoi ne pas essayer ?
Nathalie Herman
Responsable régionale RH
(Bruxelles-Hainaut)
Combien d’engagements le jobdating
vous a-t-il permis de réaliser ?
Lors de la dernière séance, sur 40
personnes présentées, nous en
avons engagé 16.
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mettre en place un jobdating et la
réalisation concrète?
Cela a été très vite, moins d’un mois
entre le premier contact avec la
consultante et l’organisation du
jobdating. Select Actiris a fait un
boulot extraordinaire !
Le jobdating m’a permis de trouver
les candidats que nous recherchions
en un temps record.
Est-ce que vous feriez encore appel à
Select Actiris pour vos prochains
recrutements ?
Oui, absolument !
Que diriez-vous du travail de
présélection, Select Actiris a-t-il été
à l’écoute de vos attentes ?
Tout à fait, j’ai rencontré moi-même
les conseillers en recrutement pour
bien expliquer quelles étaient nos
attentes et nos besoins pour leur
permettre de faire leur travail de
présélection en ayant connaissance
de nos critères. Après le jobdating,
nous avons fait un debreifing avec
les conseillers pour leur dire pourquoi
nous n’avions pas retenu certains
candidats. Ce type d’exercice
permet d’améliorer la connaissance
mutuelle et d’améliorer les éditions
ultérieures.
Recommanderiez-vous à un autre
employeur de faire appel à Select
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Absolument ! La formule est idéale
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LE MOIS POLITIQUE
IL EST TEMPS D’APPRENDRE À NAGER
« Avec toutes leurs fusées, ils vont finir par détraquer la météo », disait ma grand-mère, à qui,
avec le recul, on ne peut pas donner tout-à-fait tort. Heureusement, nous avons un accord !
| Pierre Chaudoir
Ouf, on respire mieux !
À la Cop 21, le mois
dernier, les grands de ce
monde sont parvenus à
un accord pour sauver le
climat, quelque part entre
1,5 et 2 °C – le Diable se
cache dans les décigrades.
La cause de la planète
a donc fait un grand pas
en avant, comme à Rio
(1992), Kyoto (1997), Johannesburg
(2002), Rio
encore (2012), où l’on
était chaque fois parvenu
à signer un papier. Il n’y
a plus qu’à ratifier.
Les petits Belges aussi, de
leur côté, sont parvenus in extremis à un
« accoreke » qui sauve davantage la face
que le climat, pour répartir entre eux l’effort
de réduction des gaz à effet de serre.
Apparemment, il serait un peu plus solide
que les trois ou quatre « quasi-accords »
pré-conclus depuis un an. Il n’y a plus
qu’à ratifier.
Cela aura du moins permis à nos excellences
de se rendre à Paris, en conservant
leur dignité, mais ne nous aura pas évité
le « Prix Fossile » décerné par les ONG
environnementales (partagé avec la Nouvelle-Zélande,
tout de même). Cela étant
dit, M. Patate alias Charles Michel a fait
un premier discours sans connaître le scénario
final. Un grand numéro d’improvisation,
donc.
Notez que… D’un point de vue bruxellois,
le réchauffement climatique pourrait
avoir des avantages. Si l’eau monte suffisamment,
le Grand Piétonnier d’Yvan
4 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
Mayeur pourrait être illico converti en
Grand Canal, avec gondoles et vaporetto
pour faire plaisir à Pascal Smet. VisitBrussels
n’y avait même pas pensé !Les
amoureux de la Senne à ciel ouvert retrouveraient
une voie d’eau dans la ville – et
même plusieurs. Ce serait Bruxelles-lesBains
tous les jours, et Pic Nic the Street
au bord de l’eau ! Par contre, il faudrait
sans doute trouver une petite place pour
les réfugiés climatiques de Knokke-leZoute.
Sans
oublier l’aubaine économique pour
le Port de Bruxelles, qui pourrait accueillir
des super-tankers et enfoncer Anvers (qui
aura d’ailleurs coulé) ! Ah non, on a justement
décidé de réduire la consommation
d’énergies fossiles ; plus de super-tankers…
Bon, eh bien imaginons que les
paquebots de la Costa Concordia pourraient
s’amarrer à la Grand-Place, alors ?
Bruxelles redevient la Bruxelles Joyeuse,
le nirvana de La Croisière s’amuse.
Zinneke Parade tous les midis, Ommegang
tous les soirs. Roller
parade en fin d’après-midi.
Un vrai parc d’attractions.
Plus concrètement, en
vertu de l’accord belgo-belge-wallo-flamando-bruxellois,
Bruxelles
devra réduire ses émissions
de 8,8 % d’ici 2020. C’est
dans quatre ans. Comment
faire ? On songe bien sûr à
nos légendaires bouchons,
où le CO2
est émis avec prodigalité
mais en pure perte.
Encourager les changements
d’habitude, la voiture
électrique,
le
le télétravail, le vélo… Et
interdire les barbecues,
comme on y songe à Louvain ?
Mais on sait aussi qu’en ville, c’est surtout
le chauffage des bâtiments (et la perte
énergétique) qui contribue aux émissions :
il faudra encore rénover, isoler… À quand
un (vrai) « facilitateur énergie » bruxellois
pour aider nos entreprises, comme
en Flandre et en Wallonie ? Au fait, dommage
que la réforme fiscale bruxelloise
concentre l’effort immobilier sur le bâti
existant plutôt que le neuf…
Et puis bien sûr, innover. Rapprocher les
universités et hautes écoles des entreprises,
favoriser la recherche, encourager
les coopérations, les entrepreneurs
sociétaux, développer les démarches citoyennes,
déclencher dans chaque quartier
une démarche collective… Bref, c’est au
pied du mur que le maçon… voit le mur.
Retroussons-nous les manches et cessons
les effets de ces mêmes manches. Histoire
de pouvoir refiler notre « Prix Fossile » à
quelqu’un d’autre, la prochaine fois. ●
covoiturage,
CORNER
׉	 7cassandra://XlouE-DPXGGq31W5fEB4rwOr9zZXke8-anvDqU34eig )`̵ Vw͏7G׉ESPEAKER’S
LE MOIS ÉCONOMIQUE
ADIEU, ÉCONOMIE DE MARCHÉ
Les grands pôles économiques mondiaux, donc nos destinées, sont aux mains des technocrates.
Etonnant ? Non, puisque nous avons laissé faire.
| Jean Blavier
2015 restera comme l’année où le lent enfoncement
de l’économie de marché dans
la montée des eaux technocratiques a atteint
le niveau d’alerte. Tout cela fait penser
au dérèglement climatique (est-il vraiment
trop tard ?), aux menaces qui pèsent
sur la démocratie (ah, Bertolt Brecht !) et
à la détestable ambiance nihiliste, à cette
anxiété sournoise qui nous mine et dont le
thermomètre le plus révélateur est le montant
que nous déposons sur des comptes
d’épargne : 260 milliards. Ce n’est pas de
l’investissement, c’est du liquide, qui permettrait
à lui seul de rembourser plus de
la moitié de la dette publique belge. Nous
sommes tous devenus de petits vieux
trouillards.
Puisque nous n’avons à la bouche que le
mot « shift » (n’oubliez pas le « f ») et
que « to shift » signifie glisser, on peut
dire que, comme dans « Ces gens-là »
de Brel, « nous sommes morts d’une
glissade ». Sans nous en rendre compte,
nous avons laissé filer le pouvoir que nous
avions sur nos économies, donc sur nos
vies. Qui pilote l’avion aujourd’hui ? Sûrement
pas les élus que nous multiplions à
tous les étages. Ils disposent tout au plus
d’une capacité d’inflexion. Non, le vrai
pouvoir, ce sont les banques centrales qui
le détiennent. Et 2015 a été l’année des
banques centrales.
Si l’homme universel que vous êtes n’a
pas entièrement oublié ses cours d’économie
politique, pourquoi ne s’est-il pas
étranglé, à la mi-décembre, quand Wall
Street a gagné des points le jour même où
la Réserve fédérale annonçait la première
hausse de ses taux directeurs depuis dix
ans ? Hausse boursière et hausse des taux,
c’est pourtant comme l’eau et le feu, non ?
Eh bien non. Les banques centrales en ont
décidé autrement. Les grands classiques
économiques ? Hop, à la rivière !
La Banque du Japon rêve de relancer l’inflation
dans un pays qui souffre de déflation
depuis vingt ans. Si elle y arrive, elle
aura réussi là où l’économie de marché et
les multiples gouvernements japonais qui
se sont démocratiquement succédé auront
lamentablement échoué vingt ans durant.
Si la Banque centrale européenne est
dans votre cœur (elle a une bonne image
auprès de la plupart des Européens), elle
est surtout dans votre portefeuille. Suivez
de près cette hydre qui compte autant de
têtes qu’il y a de pays dans la zone euro.
C’est elle qui pilote nos économies intégrées.
C’est elle qui a décidé de relancer
les exportations et l’inflation en pesant
de tout son poids sur l’euro (super) ; c’est
elle qui, comme le souhaitent les Etats, ne
cesse d’abaisser ses taux directeurs et, par
capillarité, ceux auxquels nos dirigeants
(sur)endettés ont conclu marché avec les
investisseurs institutionnels (mmouais...) ;
c’est elle qui, par la même occasion, procède
à ce qu’Etienne de Callataÿ appelle
« l’euthanasie du rentier », en réduisant
quasiment à zéro le rendement des placements
à revenu fixe que sont les comptes
bancaires, les obligations et les assurances
vie (aïe). C’est énorme comme pouvoir.
Et la Chine ? Ce pays qui vivait encore
au Moyen-Âge il y a un demi-siècle est
devenu aujourd’hui la 2e
économie de la
planète et il passera en tête tôt ou tard. Qui
y fait la pluie et le beau temps ? Sa banque
centrale, contrôlée de près (comme la
banque centrale japonaise) par son gouvernement.
C’est la Banque populaire
de Chine qui pilote l’énorme mutation
économique en cours dans ce pays, qui
en a assez d’être l’usine du monde et entend
céder aux sirènes hédonistes de la
consommation.
Pour que ce tour du monde soit complet,
il faut s’intéresser à la Banque d’Angleterre.
Comme les autres, elle est aux commandes.
Ce n’est plus de l’économie de
marché, c’est de l’économie technocratiquement
dirigée. Dans le cockpit des
grands pôles économiques mondiaux,
seuls les pilotes savent où nous allons. Pas
les passagers que nous sommes. Adieu,
économie de marché. ●
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BECI - Brussels Business - novembre 2015
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POUR OU CONTRE
Une réorganisation des rythmes scolaires ?
En un siècle, les rythmes scolaires ont peu changé. Autrefois, les enfants
arrêtaient l’école d’avril à septembre pour aider leurs parents dans les
champs. Aujourd’hui, la société s’est profondément modifiée. Faut-il les
revoir ? Le sujet fait débat.
Bernard Hubien, Secrétaire
général de l’UFAPEC (Associations
de Parents de l'Enseignement
Catholique)
L’UFAPEC a mené une grande enquête autour des
rythmes scolaires. Au niveau annuel, l’ensemble des acteurs
que nous avons rencontrés se rejoignent autour de
l’idée qu’il faut raccourcir les vacances d’été de deux semaines
pour allonger les congés de Toussaint et de Carnaval
à deux semaines. Une semaine de congé ne suffit
pas pour se reposer vraiment. Le corps n’en profite pas
immédiatement et ce n’est qu’à partir de la deuxième
semaine que le bénéfice du repos se marque vraiment.
Par ailleurs, l’hiver est plus difficile que le printemps.
Ces congés de deux semaines devraient donc être principalement
consacrés au repos, non à des travaux ni à
de l’étude.
En parallèle, les recherches sur les rythmes biologiques
ne cessent de s’affiner. L’obligation de se rendre à l’école
dans des horaires précis impose un rythme qui n’est pas
nécessairement en phase avec l’horloge biologique. Un
adolescent sur deux se plaint de manque de sommeil.
S’il est communément admis que la vigilance des élèves
est primordiale pour l’apprentissage, c’est quelque
chose qui semble oublié lorsque l’on parle des rythmes
scolaires. Dans l’idéal, les cours nécessitant une grande
concentration devraient avoir lieu entre 10 et 12 h puis
entre 16 et 19 h. Les activités plus sociales, sportives ou
manuelles trouveraient une place plus adéquate avant
10 h ou entre 12 et 16 h. L’une de nos propositions est
que l’école commence à la même heure mais se termine
plus tard, par exemple à 17 h, avec un temps de
midi plus long pour des activités qui échappent à l’encadrement
classique des cours. Au-delà des avantages en
termes d’apprentissage, cet horaire serait aussi plus en
adéquation avec ceux des travailleurs.
La réforme sera complexe, mais peut-être d’autant plus
bénéfique aux acteurs de l’école. Tout dépend du curseur
: ce à quoi on va accorder la priorité ! Au bien-être
des enfants, à l’intérêt pédagogique, aux coûts éventuels
de la réforme, au confort de l’habitude, aux priorités des
acteurs économiques… ?
6 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
Le débat sur le changement des rythmes scolaires
existe depuis longtemps. Avec la création du Pacte pour
un enseignement d’excellence, il a été remis au cœur de
l’actualité. En effet, revoir les rythmes scolaires pourrait
être l’un des leviers de la réussite pour tous les élèves.
Nous ne sommes pas contre une réflexion sur le sujet,
mais cette dernière doit s’inscrire dans un plan stratégique,
dans un vrai « projet d’école ».
À l’heure actuelle, les propositions qui sont faites, principalement
en termes de réaménagement des horaires
journaliers, se font au détriment des enseignants. En
allongeant la journée de cours pour permettre d’autres
activités et mieux s’adapter aux rythmes de travail des
parents, c’est surtout la journée des enseignants qu’on
allonge. Or, quand on sait que les enseignants travaillent
déjà en moyenne 45 h par semaine (en comptant les
préparations et les corrections), nous avons vraiment le
sentiment que cette réforme se fait « sur leur dos ».
Par ailleurs, ces nouveaux horaires sont-ils adaptés à
tous les élèves, du fondamental jusqu’à la rhéto ? Un
bambin de 3 ans a-t-il assez d’énergie pour rester à
l’école aussi tard alors qu’il a peut-être l’occasion de
rentrer à la maison ? Un ado de 15 ans a-t-il besoin
d’être encadré jusque 17 h alors qu’il a souvent des devoirs
à réaliser à domicile et dispose déjà d’une certaine
autonomie ? Si réforme il y a, elle doit se faire de façon
réfléchie et segmentée. Les nouveaux rythmes doivent
être une situation win-win pour toutes les parties.
La question des vacances est moins complexe. Cela
pourrait, en tout cas, être mis en place plus facilement.
Elèves, parents, enseignants… tout le monde a peut-être
à y gagner. Il faut tout de même se poser la question de
la rémunération des enseignants temporaires, qui est
normalement assurée par le chômage durant l’été et
dont deux semaines supplémentaires
devraient alors être prises
en charge par la Fédération Wallonie
Bruxelles.
Donnez-nous votre avis
Gaëlle Hoogsteyn
Laurence Mahieux,
Secrétaire communautaire,
CSC Enseignement
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mais les mesures se concentrent sur le marché secondaire, au détriment du bâti neuf.
Réforme fiscale : menace ou opportunité ?
Une réforme fiscale est toujours sensible pour un gouvernement. Parce qu’elle
touche au portefeuille et à des grands principes, mais aussi parce qu’elle fait planer
la menace d’effets secondaires que la projection budgétaire n’aurait pas anticipés.
Lise
Nakhlé, BECI
À
Bruxelles, tout le monde s’accorde à dire que
des mesures vigoureuses doivent être prises
pour dynamiser l’économie et l’emploi, et assurer
aux Bruxellois une fiscalité plus juste. Celles proposées
par le gouvernement bruxellois suscitent évidemment
le débat : d’abord parce que l’on se questionne sur
leur impact réel dans un contexte de concurrence fiscale
(entre Régions, mais aussi entre communes), ensuite
parce qu‘axées majoritairement sur la fiscalité immobilière,
elles auront des conséquences pour le secteur
économique.
Dans la foulée de la 6e réforme de l’État, le champ d’action
des Régions s’est considérablement élargi, permettant
ou nécessitant une refonte du système fiscal à
l’échelle régionale. En effet, qui dit « émancipation » dit
également « autonomie » : en 2025, les régions devront
subvenir seules à leur équilibre fiscal.
Cette fin d’année 2015 nous a livré les premiers volets
des mutations, et ce, fait rarissime, dans un timing plus
ou moins coordonné entre fédéral et Région.
Une réforme « mesurée »
Pour le gouvernement bruxellois, les grandes lignes
pourraient se résumer ainsi : simplifier la fiscalité régionale,
la rendre plus équitable et plus favorable aux
Bruxellois. Autrement dit, supprimer les petites taxes
administrativement contraignantes et peu rentables (sur
les ménages, additionnel d’agglomération sur l’IPP), favoriser
l’acquisition d’un premier bien via un abattement
sur les droits d’enregistrement jusqu’à 500.000 euros
(avec pour corollaire la suppression du woonbonus),
et renforcer la charge foncière pour une plus grande
contribution des multipropriétaires non-résidents, via
une augmentation des centimes additionnels d’agglo.
Également en projet et sur le point d’aboutir : une diminution
de la déductibilité (de 30 à 15 %) des chèques
8 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
services, une taxe supplémentaire sur les automates
bancaires et un régime plus avantageux sur les droits
de donation. Notons que nous sommes passés à côté de
la péréquation cadastrale tant attendue par certains (et
tant décriée par d’autres), tout en annonçant une « remise
à jour progressive » du cadastre de 1975…
Sans s’attaquer directement aux chantiers les plus délicats
et les plus coûteux, les propositions du gouvernement
« rectifient » et équilibrent, parfois à la marge.
Mais une accumulation de mesures constitue-t-elle une
réforme ? Il semblerait que la dimension économique ait
quelque peu été retirée de l’équation…
Pourquoi, par exemple, proposer une fiscalité à l’avantage
du marché secondaire, au détriment du logement
neuf (soumis au régime TVA et non aux droits d’enregistrement),
pourtant plus durable et pourvoyeur d’emplois
? Dans un contexte de boom démographique,
l’accroissement du parc immobilier neuf était l’un des
objectifs du gouvernement !
Sans développer de nouveaux systèmes, des mesures
spécifiques devraient être envisagées. Par exemple,
une compensation basée sur la déductibilité fiscale
d’une partie des frais pour une construction neuve ou
une rénovation lourde. Une telle mesure privilégierait
le recours à des entrepreneurs agréés, produisant des
factures ; elle favoriserait des projets cohérents de rénovation
et maintiendrait l’attractivité du logement neuf.
L’augmentation des centimes additionnels d’agglo à
hauteur de 989 (actuellement 589) vise un report de la
charge sur la fiscalité immobilière, et donc sur les propriétaires.
Ne risque-t-elle pas de se répercuter sur les
loyers ? Dans le cas des immeubles à vocation économique,
cette augmentation impactera le propriétaire,
voire directement le locataire, sans qu’aucune mesure
de compensation ne soit évoquée.
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Un cadre fiscal global
Un autre sujet inquiète : quelle sera l’attitude des communes,
elles-mêmes souveraines dans la perception
des centimes additionnels communaux et d’une série
d’autres taxes ? Les communes connaissent déjà des
situations financières déficitaires et la tentation de faire
usage de leur autonomie fiscale, au risque d’annihiler
la réforme régionale, devrait mobiliser l’attention. C’est
pourquoi un « pacte fiscal » effectif, accompagné de
moyens financiers pour répondre aux besoins des communes
(fonds de compensation) et d’une réelle harmonisation
des différentes taxes communales, doit voir le
jour.
Rappelons que, parmi les taxes compromettant la viabilité
économique des entreprises, la taxe sur les espaces
de bureaux est payée pas moins de trois fois : à la Région,
à la commune et encore une fois par le biais du
précompte immobilier…
Il revient donc à la Région de créer un cadre fiscal global.
Si ce dernier peut légitimement encourager l‘acquisition,
ce ne peut être au détriment du logement neuf. Si une diminution
de la pression fiscale sur les ménages est plus
qu’appréciée, elle doit également avoir un pendant pour
les commerçants et les indépendants, qui verront leurs
charges augmenter sans compensation. Enfin, la Région
doit s’assurer que les 19 communes reconnaissent, soutiennent
et respectent les mesures fiscales. ●
Guy Vanhengel : « Pas une réforme superficielle »
La réforme fiscale implique de nombreux acteurs. Nous avons interrogé Guy Vanhengel, Ministre des
finances, du budget et des relations extérieures du Gouvernement bruxellois
s’y sont ajoutés en 2014. Nous sommes maintenant
à plus de 27 millions par an et l’accord de
gouvernement prévoit d’autres augmentations. Le
Ministre-Président, en charge des administrations
locales, y travaille. Des négociations avec les communes
s’annoncent. En ce qui concerne l’harmonisation,
nous régionaliserons en 2016 les taxes sur
les antennes relais et les hôtels. Nous réformerons
aussi le fonds de compensation en fonction de
ces taxes destinées aux communes. Elles devront
s’entendre entre elles.
Comment l’administration fiscale de la
RBC se prépare-t-elle aux nouvelles
compétences ?
Bruxelles Fiscalité emploie une centaine de perBruxelles
Métropole : Quel sera l’impact positif
des mesures proposées sur l’emploi et l’économie
?
Guy Vanhengel : Les Bruxellois sont les plus taxés des
Belges. Une réduction d’impôt augmente leur pouvoir
d’achat et stimule l’économie et le commerce. La Région
a peu de leviers fiscaux pour stimuler l’économie, à part le
précompte immobilier, que nous supprimons sur le matériel
et l’outillage. L’impôt des sociétés, la TVA etc. relèvent
du fédéral. Nous pouvons faciliter la transmission des entreprises
en allégeant les droits de donation et de succession ;
c’est prévu pour 2017. En matière d’emploi, nous allons dégager
de nouveaux moyens pour le contrat d’intégration. Ce
système – ainsi que la Garantie Jeunes que nous maintenons
– vise à intégrer plus rapidement les jeunes Bruxellois
au marché de l’emploi.
Y a-t-il des pourparlers avec les communes en
vue de l’exécution d’un pacte fiscal ?
Il existe un pacte fiscal depuis 2007. Les communes recevaient
alors 15 millions d’euros par an. Dix autres millions
sonnes. Ce nombre doublera à terme. Hélas, les recrutements
durent facilement un an, dans le secteur public. Le
gouvernement vient donc d’autoriser le recours à de l’assistance
et de la consultance externes, surtout dans les
domaines informatique et juridique. Les compétences de
Bruxelles Fiscalité s’étoffent : reprise de la perception fédérale
du précompte immobilier (2017), soutien aux communes,
reprise des taxes de roulage et de mise en circulation
(2019).
Pourquoi privilégier le marché secondaire par
rapport au bâti neuf ?
Il y a beaucoup d’isolés et de jeunes couples à Bruxelles. Ils
ne cherchent habituellement pas des bâtiments neufs. La
réforme veut les inciter à acheter un logement à Bruxelles
et y rester vivre. Nous sommes une ville qui crée la classe
moyenne mais, trop souvent, cette population achète hors
Bruxelles pour des raisons fiscales. C’est ce que nous voulons
éviter.
Annick Claus
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
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TRIBUNE
La politique bruxelloise, vue de l’opposition
Voilà bientôt 18 mois que le gouvernement Vervoort II a prêté serment. L’heure est
à un premier bilan de la politique régionale, pour lequel nous avons donné la parole
aux chefs de file de l’opposition au Parlement bruxellois, MR, Écolo et N-VA.
Adrien Dewez et Annick Claus
Vincent De Wolf (MR) : « Le tax shift
bruxellois est une occasion manquée »
Le gouvernement a entamé une série de réformes
fiscales. Comment les jugez-vous ?
Nous sentons clairement la patte libérale dans le tax
shift bruxellois et c'est positif, notamment pour deux
mesures que nous soutenons depuis longtemps : la
suppression de la taxe régionale de 89 euros et celle
de l'agglo. Sur la fiscalité immobilière, la fin du bonus
logement et l'augmentation de l'abattement à 175.000
euros vont pousser à l'achat de maisons anciennes ; le
bâti neuf deviendra inabordable. De plus, ce changement
n'est intéressant qu'au début : à l'achat, il permet une
économie de 12 ou 13.000 euros. Mais cette somme ne
compense pas les 30.000 euros que l’on gagnait auparavant
en déductibilité fiscale sur un emprunt de 20 ans.
Au final, le Bruxellois perd grosso modo 20.000 euros sur
20 ans… Ce tax shift était l'occasion de repenser la fiscalité
dans son ensemble, en matière de bâtiments neufs,
de droits de succession et d’entreprises... C'est une occasion
manquée.
En matière de mobilité, le métro va être prolongé
vers le nord. Une bonne chose ?
Il y a des villes où l'automatisation du métro existe depuis
trente ans. Cette technologie permet de doubler
la capacité de transport des voyageurs. Ici, le projet a
été postposé ; il coûte trop cher apparemment. Nous
proposons depuis longtemps que la STIB élargisse ses
sources de financement, notamment via les partenariats
public-privé ou avec des solutions inventives, telles
qu’une mobilisation de l'épargne des Bruxellois. Et rien
ne se passe. Vous savez, aujourd'hui, des morceaux de
plafond tombent des tunnels, comme au Léopold II ou à
Rogier… Nous pouvons résumer l'action du ministre de
la mobilité en un exemple : jusqu'à présent, Pascal Smet
n'a déposé aucun projet d'ordonnance en plus d'un an.
Rien.
Comment évaluez-vous la politique de l'emploi
?
Il est vrai qu’on observe une baisse du chômage, mais
ce n'est pas le fait du gouvernement. Il s'agit d'une tendance
conjoncturelle qui se manifeste dans toute la Belgique.
À Bruxelles, la situation demeure catastrophique :
102.000 chômeurs et un tiers de la population sous le
seuil de pauvreté. Quand le gouvernement dit qu'il a affecté
500 millions d'euros à l'emploi, c'est vrai et faux à
10 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
Vincent De Wolf
la fois. Il s'agit principalement des transferts de compétences
héritées de la réforme de l'État et des moyens
qui arrivent avec elle. L’augmentation réelle des moyens
est plutôt de l'ordre de 4 %. Le problème réside dans les
qualifications des jeunes. Nous, nous proposons d'axer
la politique de l'emploi sur trois priorités : l'apprentissage
linguistique obligatoire pour tous les chômeurs
(avec des cours adaptés au niveau de chacun), la formation
et un coaching individualisé. Sur ce dernier point,
nous n'inventons rien. La formule existe notamment en
Allemagne, où elle fonctionne très bien.
Le gouvernement va créer une nouvelle agence
pour le tourisme.
Oui, mais le tourisme, c'est principalement le secteur
privé qui s’en occupe ! Aujourd'hui, Bruxelles totalise
7 millions de nuitées en un an, soit une augmentation
de 40 % sur quatre ans. L'horeca et la culture sont importants
dans le secteur touristique, qui peut engager et
former des jeunes sans qualification. La nouvelle agence
hébergera finalement un comité stratégique composé
de représentants de ces secteurs, mais qui ne pourra
rendre d’avis contraignant pour le conseil d'administration
que si cet avis est unanime ! Nous ne comprenons
pas cette décision ; on ne réussit une politique touristique
qu'avec le secteur privé.
Enfin, on n’entend plus parler du Plan Canal…
Beaucoup de temps perdu et beaucoup d'erreurs. Avec
ce plan, on a eu droit à de grandes déclarations, une présentation
au Mipim, de grandes dépenses et puis… plus
rien ! Selon nous, le canal est le poumon économique de
la capitale. Il faut parvenir à une mixité entre logements
et industries. Évitons la politique qui crée des ghettos.
׉	 7cassandra://5IxTjwzFepojq1DhGbOHRLmzbK0XTuybWAMkh3I1vqAd`̵ Vw͒7G׉EODe l’eau pure ? Nous nous y engageons. La consommation journalière d’eau de
50 000 passagers et des 350 avions qui atterrissent à Brussels Airport nous confronte
à une énorme quantité d’eaux usées. Mais parce que chaque goutte compte pour la
nature, ces eaux usées sont traitées dans notre propre station d’épuration.
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L'un des grands changements du tax shift
concerne la fiscalité immobilière. Votre évaluation
?
Nous trouvons que le dossier évolue dans la bonne direction
; il fallait de toute façon retravailler le bonus
logement. Dans le budget régional, la moitié du bonus
partait vers les deux déciles les plus élevés : une population
qui n'en a pas forcément besoin. Le nouveau système
est, par contre, linéaire. Nous aurions préféré une
vision plus ciblée, pour inciter les classes moyennes à
rester dans la capitale. Nous ne comprenons pas que,
dans les deux autres Régions, il n'y a eu que deux mois
entre la décision et l'application de la fin du bonus. Ici,
on nous l'annonce pour 2017. Nous risquons clairement
une surchauffe des prix immobiliers, et particulièrement
pour les petites et moyennes habitations.
Zoé Genot
Zoé Genot (Écolo) : « Le drame de
ce gouvernement, c'est qu'il ne fait
rien ! »
Comment jugez-vous l'action du gouvernement
bruxellois ?
Le plus grand drame de ce gouvernement, c'est qu'il
ne fait rien ! Je vous donne un exemple : au Parlement
wallon, Écolo reçoit de nombreux textes consistants à
étudier, tandis qu'à Bruxelles nous ne recevons presque
pas de projets d'ordonnance. On vote des textes anodins.
Il y a très peu de grandes décisions. Quand j'étais
au gouvernement fédéral, nous recevions beaucoup de
textes techniques et intéressants, nous mobilisions des
experts pour rendre un avis. Ici, il faut se battre pour
avoir du travail !
Bruxelles se débat avec un taux de chômage
élevé. Que pensez-vous des mesures prises
par le gouvernement ?
Au niveau du discours, le gouvernement en parle et
nous trouvons que les choses vont dans la bonne direction.
Des moyens sont dégagés, il y a une volonté
de renforcer l'accompagnement et nous voyons que le
chômage baisse, même s’il est difficile de savoir si c'est
conjoncturel ou lié aux actions du gouvernement. Ceci
dit, même si le gouvernement se congratule beaucoup,
les retours que j'ai des jeunes à Saint-Josse sont très
différents de ce que j'entends au Parlement. Lorsqu'ils
s’adressent aux structures, on leur dit « Nous n'avons
rien pour vous » ou « Pourquoi revenez-vous ? ». La collaboration
avec Actiris et Bruxelles Formation est renforcée,
ce qui est une bonne chose. Maintenant, avec les
moyens qui ont été investis, il nous faut des résultats.
12 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
Question mobilité, le gouvernement veut
étendre le métro vers le nord, aménager 80 km
de pistes cyclables...
Nous soutenons des alternatives sérieuses à la voiture,
mais demander aux personnes de prendre un bus englué
dans le trafic n'a aucun sens. L'idée actuelle est
de construire un métro vers le nord très profondément
enfoui. Des travaux coûteux, qui ne sont pas forcément
la meilleure alternative. Pourquoi ne pas utiliser les
lignes bruxelloises de la SNCB ? Il existe aussi des solutions
de site propre pour trams avec un contrôle des
feux de signalisation. Nous sommes également partisans
de créer plus de sites propres pour les bus, mais
nous voyons que le budget d'Avanti, la cellule de la STIB
spécialisée dans ce type d'aménagement, a été réduit
de 6 millions…
À Bruxelles, tout fonctionne sans
objectif. La capitale reçoit un
refinancement et le gouvernement
préfère saupoudrer le budget pour
faire plaisir à tout le monde.
Annoncé en grandes pompes, le Plan Canal
semble au point mort.
Rudi Vervoort ne parle plus du Plan Canal. On a créé un
nouvel OIP, la SAF ; on sait qui sera à la tête de l'institution
avant même qu'elle ne soit créée ! En France, il
existe de petites structures non politisées, composées
de spécialistes, avec des objectifs clairs ; elles donnent
de beaux résultats. En Belgique, on voit trop grand, on
engage un architecte mais sans définir d'objectif. Selon
moi, ce qui cloche, c'est la maîtrise d'ouvrage : un architecte
doit recevoir des instructions, un plan de travail
clair, etc. À Bruxelles, tout fonctionne sans objectif. La
capitale reçoit un refinancement suite à la réforme de
l'État et le gouvernement préfère saupoudrer le budget
pour faire plaisir à tout le monde.
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Johan Van den Driessche
(N-VA) : « Les budgets ne cessent
de gonfler, mais nous ne voyons pas
d’amélioration »
Bruxelles Métropole : Quel regard la N-VA
porte-t-elle sur l’actuel gouvernement régional
bruxellois, plus d’un an après sa mise en
place ?
Dans l’accord de gouvernement, on peut lire cette
phrase : « Plus que jamais, Bruxelles se trouve à la
croisée des chemins ». C’est toujours le cas, puisqu’on
n’a pas fait le moindre pas en avant. La gestion pèche
par laxisme. Il existe à présent la possibilité de sanctionner
en matière de chômage, mais on ne l’applique
pas. Il faut veiller à ce que les jobs disponibles trouvent
preneur. S’il faut la connaissance des langues, obligez
les chercheurs d’emploi à suivre des formations linguistiques,
précisément. On ne veut pas se montrer trop
sévère, on ne veut pas pénaliser, mais parfois, il n’y a
que la peur qui fonctionne. N’est-il d’ailleurs pas possible
de fusionner les six zones de police pour améliorer
considérablement la coordination de la sécurité ? Ne
peut-on pas rassembler les structures de management
plutôt que de créer une nouvelle structure qui supervise
le tout ? Il est d’ailleurs grand temps de remédier aux
innombrables structures dans notre région. De la cinquantaine
d’organes politiques en Région bruxelloise,
un tiers fonctionne, un tiers ne fonctionne pas et le troisième
tiers fonctionne à contre-courant. Tout cela coûte
énormément d’argent.
Vous vous offusquez régulièrement des aspects
financiers ?
Le budget est en équilibre et c’est très bien, mais
Bruxelles n’a aucun mérite. Le gouvernement fédéral,
les communes et les autres Régions doivent se serrer
la ceinture, mais Bruxelles voit ses dotations majorées.
Ce confort financier conduit à un manque d’efficacité et
des dépenses inutiles. Le garage Citroën est une icône
architecturale, c’est vrai, mais il n’est pas adapté à une
conversion en musée. Et puis, le nouveau stade de football
: faut-il vraiment que la région y contribue ? Les
cabinets ministériels coûteront 17 % de plus, soit environ
3 millions d’euros supplémentaires par an... Enfin,
un dernier exemple : les anciens ministres peuvent
employer deux collaborateurs pendant cinq ans. Ramener
ce modèle à sa version flamande – un collaborateur
pendant deux ans – permettrait d’économiser 4 millions
d’euros en une seule législature.
On s’est beaucoup agité autour du virage fiscal.
Qu’en pensez-vous ?
On veut freiner l’exode des Bruxellois et garder les
classes moyennes sur place. Fort bien ! Sauf que dans la
pratique, on ne constate pas grand-chose. Il faut davantage
d’efforts, par exemple pour améliorer la sécurité
et la propreté. Les budgets ne cessent de gonfler, mais
nous ne voyons pas d’amélioration. Les mesures proposées
sont insuffisantes ; le virage fiscal en est une belle
illustration. On veut supprimer le bonus logement et le
Johan Van den Driessche
compenser par une baisse des droits d’enregistrement.
Cela se tient, sur le plan budgétaire, mais les ménages
à deux revenus contribuent donc davantage, puisqu’ils
profitent actuellement à deux du bonus logement. Il n’y
a plus d’avantage à faire construire ou à acheter une
habitation neuve, sur laquelle il faut payer la TVA, mais
pas de droits d’enregistrement. On veut également diminuer
l’impôt des personnes physiques et le compenser
par une majoration du précompte immobilier. Les
entreprises qui créent de l’emploi sont dupées dans
cette affaire.
Quelle est votre proposition pour Bruxelles,
notamment en ce qui concerne l’économie et
les entreprises ?
Supprimons les impôts qui freinent les entreprises. Je
pense à l’impôt sur le personnel, à l’impôt sur la force
motrice ou encore aux taxes que de nombreuses communes
prélèvent sur les pylônes de relais GSM. L’organisme
suisse BAK Basel Economics situe Bruxelles tout
en bas du classement numérique européen ! Il y a des
problèmes de couverture de mobilophonie à Bruxelles ?
Que l’on permette aux entreprises télécoms d’y investir
! En matière de formation, il n’y a pas que la connaissance
des langues qui pose problème : bien des gens
ne disposent même pas des compétences essentielles.
Il est urgent que l’enseignement francophone travaille
à améliorer sa qualité. Cela pourrait se faire en définissant
des objectifs finaux détaillés et en responsabilisant
davantage le directeur, notamment en termes de recrutement.
Et pour terminer, sachez que nous voulons
maintenir l’aéroport dans sa fonction de pourvoyeur
d’emplois. Cela n’affecte toutefois en rien la nécessité
d’une législation pour réglementer les vols de jour et de
nuit et mettre un terme à l’incertitude en la matière. ●
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
13
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THINK TANK
La voix des entrepreneurs bruxellois
Que pensent les entrepreneurs bruxellois des politiques régionales et fédérales ? Quelles
sont leurs attentes et leurs priorités ? C’est l’objet du « baromètre politique » que BECI
réalise à intervalles réguliers. Résultats du dernier sondage, réalisé au mois de novembre1
.
Emmanuel
Robert
1. Confiance stable pour le gouvernement fédéral, en berne au régional
Dix-huit mois après les « super-élections » de mai 2014, on est frappé par la divergence dans le degré de confiance accordé
aux gouvernements fédéral et régional. Tandis qu’à l’échelon fédéral, confiance et défiance s’équilibrent autour des 40 %
(chiffres stables par rapport à juin), le gouvernement bruxellois voit sa cote de confiance plafonner à 20 % (en baisse de
1,3 point).
Quel est votre degré de confiance visà-vis
du gouvernement bruxellois ?
0%
4%
16%
20%
38%
30%
39%
25%
19%
9%
Confiance totale
Plutôt confiant
Neutre
Peu confiant
Pas du tout confiant
Quel est notre degré de confiance
vis-à-vis du gouvernement fédéral ?
2. Tax shift : aller plus loin
L’allègement des charges patronales a été amorcé par
le « tax shift » : cette demande est logiquement en recul
dans notre sondage… Mais elle reste malgré tout en
tête, à 37 % ! D’autres priorités prennent de l’ampleur :
réduction de l’IPP, de la taxation sur les bénéfices, incitants
à l’investissement et à l’embauche…
Quelles mesures pensez-vous utiles à prendre pour les
différents niveaux de pouvoir ?
Allègement des charges
sociales patronales
Réduction de l'impôt aux
personnes physiques
60%
Incitants fiscaux à l'embauche
50%
Réduction des taux de taxation
sur les bénéfices des sociétés
40%
Incitants fiscaux à l'investissement
30%
Autres
20%
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50%
10%
Juin 2015
Novembre 2015
0%
Mars 2012
Mars 2013
Nov. 2013
Nov. 2014
Juin 2015
Nov. 2015
3. Délocalisation : non, ou alors en Flandre
De sondage en sondage, les chiffres restent assez
stables : les entrepreneurs bruxellois, dans leur majorité
(58 %) ne veulent pas quitter la Région. Mais s’ils
envisagent de déménager, c’est à l’étranger (16 %) ou
vers la Flandre (10 %), qui a plus que jamais la cote.
Envisageriez-vous de déplacer une partie de vos activités
?
Oui, dans la RBC
70%
Oui, en Wallonie
Oui, en Flandre
Oui, hors de la Belgique
Non
1 Sondage réalisé entre le 16 et le 30 novembre 2015, soit au lendemain des attentats de Paris et pendant la période d’alerte « niveau 4 » à Bruxelles, ce qui a pu influencer les réponses à certaines questions.
14 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
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Quels sont les trois thèmes à traiter en priorité par le gouvernement bruxellois ?
Mobilité
Diminution de la fiscalité régionale et communales
Simplification des procédures administratives
Aide à l'investissement
Sécurité
Soutien à l'emploi
Conseil aux candidats entrepreneurs
Image de Bruxelles comme centre d'affaires
Propreté
Promotion des formations qualifiantes
Rénovation urbaine
Recherche scientifique
Autres
0%
10%
4. Mobilité : ça coince toujours !
Quoi, encore la mobilité ? Eh oui, toujours la mobilité ! Selon
notre sondage, la perception de la mobilité par les entrepreneurs
bruxellois s’est encore dégradée (de 3 points par rapport
à juin). Certes, la perception, ce n’est pas forcément la réalité.
Au dernier classement Inrix, Bruxelles circulerait même un
petit peu mieux. Notre ville ne serait plus la plus embouteillée
d’Europe (Londres est passée devant). N’empêche : il n’y
pas de quoi se flatter de notre 2ème
place. Et puis, chacun sait
que la perception est la seule chose qui compte vraiment. Or,
justement… Notre baromètre indique aussi un retournement
d’opinion à l’égard du piétonnier bruxellois, avec un effondrement
des avis favorables et une majorité désormais hostile (à
50,3 %). Question de communication ? L’idée d’un péage urbain,
quant à elle, reste clivante : « intéressante » pour 33 % de
nos sondés, elle est jugée « inacceptable » par 45 % d’autres.
60
Quel est votre avis sur le piétonnier sur centre-ville ?
50
Juillet 2015
Novembre 2015
70%
20%
30%
40%
50%
Novembre 2015
Juin 2015
Novembre 2014
Novembre 2013
60%
La mobilité dans et autour de Bruxelles s'est-elle améliorée
en 2015 par rapport à 2014 ?
3%
7%
28%
Non, la situation
est restée stable
Non, la situation
a empiré
Sans avis
La création d'un péage urbain ou d'une taxation au
kilomètre est :
Une idée
intéressante
40
22%
33%
30
20
45%
10
0
Favorable
Neutre
Défavorable
Mieux informer
les employeurs sur
les opportunités de la diversité
La discrimination n'est pas
un thème qui nous intéresse
Imposer dans les entreprises les chartes diversités
Mieux informer les employeurs sur les interdictions
Imposer des quotas
Notre entreprise s'intéresse à cette question
et souhaiterait être mieux informée
pour agir dans ce domaine
Autre
0%
10%
20%
30%
Nov. 2013
40%
Nov. 2014
50%
Juil 2015
60%
Nov. 2015
15
5. Diversité : l’indifférence gagne
Interrogés sur la lutte contre les discriminations, les
entrepreneurs continuent à privilégier l’information
« sur les opportunités de la diversité » (à 32,8 %). Mais
ce résultat baisse régulièrement au fil de nos sondages
depuis deux ans, tandis que le désintérêt pour la « thématique
diversité » augmente en parallèle. Le résultat
a de quoi interpeller, mais il est bien là. Faut-il changer
d’approche ? Les commentaires des sondés pointent
surtout vers l’enseignement et la formation.
Une diée
inacceptable
Je ne sais pas
Oui, la situation
s'est améliorée
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RÉFORME DE L’ÉTAT
La concertation sociale
Les transferts de compétences et de budgets vers les Régions, dans le cadre de
la 6e
Pour vous aider à les comprendre, nous publions une série de fiches pratiques que
vous trouverez chaque mois dans notre magazine.
La concertation sociale s’est toujours déroulée en Belgique à plusieurs niveaux
(fédéral, Régions, secteurs, entreprises…), mais son aspect régional, renforcé
par la réforme de l’État, s'affirme avec une vigueur nouvelle.
Certes, une bonne part des matières concernées reste inscrite dans le cadre
fédéral : les règles relevant du droit individuel et collectif du travail, en ce
compris le bien-être au travail, et les règles relevant de la sécurité sociale,
de même que les dispositifs de concertation sociale et la politique salariale,
l’index, l’âge de la retraite...
Ainsi, les interlocuteurs sociaux, au sein du fameux « Groupe des 10 », continueront
à négocier entre eux pour tenter de conclure un accord interprofessionnel
(AIP) bisannuel, valable pour tout le Royaume. Mais pour le reste, les
changements sont plutôt importants.
Le marché de l'emploi
De nombreux aspects liés au travail et au marché de l'emploi ont été régionalisés
: groupes-cibles, activation des demandeurs d'emploi, titres-services, dispositifs
de formation, congé-éducation payé, etc. Cette réalité a été anticipée
par les représentants patronaux, avec la création dès 2012 de la Concertation
des employeurs interprofessionnels (CEI), qui regroupe la représentation fédérale
(FEB) ainsi que d’autres organisations représentatives dans les Régions,
dont BECI à Bruxelles.
Santé, aide aux personnes, familles
Au niveau régional proprement dit, Bruxelles disposait déjà de forums de
concertation : le Conseil économique et social de la Région de Bruxelles-Capitale
(CESRBC), le Comité bruxellois de concertation économique et sociale
(CBCES) et, pour les matières communautaires, le CBCES « élargi ». Autant
d’instance qui se voient accorder un rôle grandissant. C’est là que se discuteront,
pour des budgets nettement plus importants, de nouvelles compétences
en lien avec la politique de la santé, l'aide aux personnes et les prestations
(allocations) familiales.
Exemple ? Le gouvernement bruxellois planche sur la création d'un organisme
d'intérêt public (OIP) unique, chargé de la gestion des matières de santé, d'aide
aux personnes et d'allocations familiales. Cet organisme (Iriscare) sera géré
de façon paritaire – employeurs et travailleurs – avec également la voix consultative
des organismes assureurs. Avec le transfert de ces compétences, c'est
un pan énorme de la vie des Bruxellois qui tombe sous la coupe de la concertation
sociale régionale !
Conclusion
La 6e
réforme de l'État amène les interlocuteurs sociaux régionaux à prendre
beaucoup plus de décisions et de responsabilités communes – à l’échelon
bruxellois, ils se retrouvent également au sein d’un nouveau « Groupe des 6 »,
calqué sur le « Groupe des 10 » fédéral. Ce qui est vrai à l'échelon national
l'est aussi au niveau régional : pour préserver au mieux leurs intérêts, ces interlocuteurs
sociaux devront s'entendre. Inévitablement, la confrontation à des
défis proprement régionaux est de nature à rapprocher les points de vue.
16 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
L’avis de BECI
• La 6e réforme de l’État renforce
notablement le rôle de
BECI, comme organisation
patronale de référence pour
les entreprises actives à
Bruxelles.
• Pour exercer ce rôle, il
convient que BECI (ainsi que
les autres interlocuteurs
sociaux) soit reconnu comme
acteur spécifique de premier
plan, actif dans l’élaboration,
la mise en œuvre et l’évaluation
des projets.
• BECI souhaite une gestion
intégrée des matières
transférées à Bruxelles, ainsi
qu’une gestion paritaire des
OIP, afin de préserver le
caractère particulier de ces
matières et optimiser leur
mise en œuvre au travers
d’une programmation budgétaire
consolidée.
• À cette fin, BECI a demandé
l’installation d’un Comité de
gestion globale, composé de
représentants du gouvernement,
des employeurs et des
travailleurs bruxellois.
• BECI réaffirme le triple
objectif de son plan stratégique
: faire de Bruxelles la
région la plus riche d’Europe
en PIB/habitant ; ramener
son taux de chômage
à moins de 10 % ; en faire
une région reconnue pour
sa mobilité, sa sécurité, sa
fiscalité, la qualité de son
environnement et sa paix
sociale.
réforme de l’État, ont aussi de multiples conséquences pour les entreprises.
Vincent Delannoy
FICHE
14
׉	 7cassandra://CW11U5ggtO2ELWsWDx3yj03G4nqmS97skpWABPgbdAE`̵ Vw͕7G׉EChez Merak, vos données sont
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Plus d’excuses pour ne pas exporter !
ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Selon une étude européenne, seules 13 % des PME basées dans l’UE sont actives
sur les marchés extérieurs. Or, 90 % de la croissance économique mondiale sera
générée hors de l’UE dans les cinq prochaines années. Et parmi ces marchés extérieurs,
les pays émergents devraient représenter 60 % du PIB mondial d’ici 2030.
Pas encore convaincu d’exporter ? Les programmes européens vous mettent le
pied à l’étrier !
Emmanuel Robert
T
rop compliqué pour une PME de franchir les
frontières européennes ? Il faut s’informer,
c’est vrai. Étudier les marchés, prendre des contacts
commerciaux, se renseigner sur les réglementations,
les autorisations, les taxes, les tarifs préférentiels, les
barrières non-tarifaires, les droits de propriété intellectuelle…
Une « montagne » qui a de quoi effrayer plus
d’un chef d’entreprise.
Et pourtant, exporter – surtout, exporter loin – devient
une nécessité. Il faut se rendre à cette évidence : la
croissance économique se fera, dans les prochaines
années, hors des frontières de l’Union Européenne. Reportez-vous
aux trois chiffres cités en introduction de
cet article…
Soucieuse de la compétitivité internationale de ses PME,
l’UE a donc développé au fil des ans de multiples outils
et programmes destinés à les aider face aux défis de
l’exportation. Le réseau Enterprise Europe Network, aujourd’hui
déployé dans 63 pays, en est à la fois l’exemple
et le point d’accès. BECI - Chambre de Commerce, en
partenariat avec Impulse, est son relais à Bruxelles.
Des outils en ligne et gratuits
Brièvement, on rappellera l’existence de la Partnership
Opportunities Database – l’une des plus grandes
banques de données commerciales au monde, avec
plus de 20.000 profils –, ainsi que l’organisation de nombreux
événements internationaux de « matchmaking »
et de missions économiques (« Missions for Growth »).
Ces instruments sont déjà bien connus de nos lecteurs.
Moins connus peut-être, les « Business Cooperation
Centres », développés en collaboration avec Eurochambres,
sont les points de contact EEN dans plusieurs
pays hors UE. Ils informent les entreprises européennes
sur des marchés régionaux, identifient des
partenaires potentiels et organisent des rencontres :
EBTC (sur le marché des cleantechs en Inde), EABC
(Thaïlande), EIBN (Indonésie)…
La Commission européenne soutient également différents
helpdesks voués aux droits propriété intellectuelle
(protection des marques et des brevets) en Asie du
Sud-Est, en Chine et en Amérique latine. D’autres
offrent un support pour l’accès au marché local, comme
l’EU SME Centre China. Elle finance aussi le programme
ELAN, voué au transfert de connaissances et de technologies
vers l’Amérique latine.
18 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
Autre outil européen, très utile et trop peu connu, la
Market Access Database (MADB) offre en ligne une information
sur les marchés d’exportation : tarifs douaniers
appliqués, formalités et documentation d’importation,
statistiques commerciales… La MADB comprend
aussi un registre des plaintes ouvert aux exportateurs
et investisseurs de l’UE sur les barrières au commerce.
En sens opposé, l’UE a également mis en place un
helpdesk pour les importateurs européens et exportateurs
non européens (EU Export Helpdesk : la dénomination
est une question de point de vue). On y trouve
de l’information sur les conditions d’importation dans
l’UE, les tarifs douaniers, les réductions tarifaires et, là
encore, des chiffres et des statistiques commerciales.
La plupart de ces instruments, spécifiquement conçus
pour les PME, sont accessibles en ligne et gratuits.
Comme le dit Martin Pilser (DG Commerce à la Commission
européenne), « Les PME n’ont plus d’excuses
pour ne pas exporter ! ». ●
Pour en savoir plus
Market access database : http://madb.europa.eu
EU Export Helpdesk : http://exporthelp.europa.eu
Partnership Opportunities Database et calendrier des
événements EEN : www.brusselsnetwork.be
Info:
Jean-Philippe Mergen, 02 210 01 77 – jpm@beci.be
׉	 7cassandra://rRlsJgCGW98HOxLawO-wrB9HRobYvtamFFzYWNNBxvUn`̵ Vw͗7G׉ELe prix Rise prépare
les jeunes entreprises à toucher les étoiles
Le prix Rise – Innovative Starters soutient fi nancièrement le développement des jeunes entreprises à haut
potentiel technologique de la Région de Bruxelles-Capitale présentant les meilleurs plans stratégiques
d’innovation (PSI). Au cours des 5 dernières années, près de 50 candidats ont introduit un dossier et
12 lauréats ont pu bénéfi cier d’un fi nancement représentant 4,8 millions d’euros au total.
Ce 5e
anniversaire est le moment idéal pour faire le bilan.
L’
appel à projets Rise, programme mis en œuvre par
Innoviris, l’Institut bruxellois pour la recherche et l’innovation,
vise à soutenir fi nancièrement et à mettre en lumière
les jeunes entreprises bruxelloises les plus innovantes
de l’année. Concrètement, cette action vise à récompenser
la meilleure entreprise technologique, via l’octroi d’un subside
pouvant atteindre jusqu’à 500.000 € des dépenses liées à la mise
en œuvre de son PSI.
Rise, à l’écoute des start-ups
En 5 ans, le prix Rise est devenu la rampe de lancement des fl eurons
technologiques bruxellois de demain. A l’origine, il a été créé en vue
d’encourager l’innovation au sein des jeunes entreprises à haut potentiel
technologique de la Région. Innoviris est parti du constat de
base suivant : les start-ups technologiques font face à des coûts de
mise en route opérationnelle généralement élevés, et la commercialisation
des solutions est de ce fait différée dans le temps ; cela crée
un trou de fi nancement d’autant plus important pour les entreprises
ayant un besoin crucial en R&D dès leur démarrage.
François Billen, Economic Advisor chez Innoviris et responsable de
l’action Rise souligne le fait que « Rise est une approche intéressante
en vue de combler ce trou. La mise en compétition des startups
candidates assure par ailleurs un réel challenge, et induit de
facto une recherche de l’excellence et une optimisation des besoins
humains et fi nanciers dans le chef des candidats, d’ailleurs évalués
sur la pertinence technologique et fi nancière de leurs choix stratégiques
à court ou moyen terme ».
Une région consciente du potentiel existant
En 5 ans, les retombées du prix Rise se font directement ressentir
sur la Région. En effet, les 12 entreprises fi nancées emploient aujourd’hui
près 300 personnes. De plus, 40 emplois temps plein ont
directement été fi nancés pour la réalisation des PSI.
La Secrétaire d’Etat en charge de la Recherche Scientifi que, Fadila
Laanan est consciente de l’importance de cette action, « Grâce au
prix Rise et à l’ensemble de nos aides à l’innovation, nous voulons
faire émerger, aujourd’hui, l’entrepreneuriat et l’innovation qui
contribueront, demain, à la croissance et à la compétitivité de
notre Ville-Région ».
UN SOUTIEN
À TOUTE ÉPREUVE
Innoviris, via cette action, souhaite accompagner les entreprises
dans leur croissance, créer et maintenir des
compétences techniques de pointe et assurer une valorisation
signifi cative en Région de Bruxelles-Capitale,
notamment en termes d’emploi. Pour ce faire, il est important
qu’Innoviris offre son expertise tout au long du
développement du projet : le suivi de la mise en œuvre
des PSI assure une guidance optimale et permet de réorienter
le cas échéant, par le biais de l’expertise des
membres du jury, les stratégies d’entreprise en temps
réel. La confrontation à ces experts et la présentation de
résultats intermédiaires est particulièrement appréciée
des lauréats.
Issus de secteurs divers les lauréats du prix Rise
sont conscients de l’impact que l’action a directement
sur leur évolution.
Guillaume Wegria,
fondateur
de
Fyteko,
évoque sa collaboration avec Innoviris « Notre
start-up de 3 personnes a eu la chance d’être
lauréate du prix Rise 2014. Grâce à cela, nous
avons à présent les moyens de nous concentrer
sur la fi nalisation de la R&D et le démarrage de
la commercialisation d’un nouveau produit biostiumulant.
En continuant à innover de la sorte,
nous visons à créer une valeur ajoutée concrète
et plusieurs emplois en biotechnologie au sein de
la Région de Bruxelles-Capitale d’ici 2020 ».
Pour Real Impact Analytics, le prix Rise a
également été d’une grande utilité. Selon
Gautier Krings, Directeur R&D, « Au travers
du prix Rise remporté en 2014, Innoviris nous
apporte un soutien fi nancier mais également
un regard critique sur nos projets qui nous aide
à avancer. De plus, 30 emplois techniques ont
été créés à Bruxelles. Cela nous permet de devenir
une entreprise qui compte dans le secteur
technologique bruxellois ».
Les trois nouveaux lauréats du prix Rise
seront révélés lors d’un évènement organisé
le 26 janvier 2016 à The Hotel Bruxelles.
La Secrétaire d’Etat Fadila Laanan sera
présente afi n de célébrer les 5 ans de l’action.
Plus d’informations sur: www.innoviris.brussels
׉	 7cassandra://j_sRSV1VLitSTOqWESQruMWtkjvVzJqamG4ZqCRSYcA`̵ Vw͗7G󋿁Vw͗7G󋾁#בCט   u׉׉	 7cassandra://lO87SyiWyNZsLk7YtrKdFcMx0yndbCg8eAEjBoX7NGs `׉	 7cassandra://ioxnNeow1etFhQRJ5S8xyshNXwvFbX4l57f5-URCTwQJi`S׉	 7cassandra://7vGPqjSL0YcIan8c5ilJGoFtI-fwuMU9_eR2huVg-1wo`̵ ׉	 7cassandra://6Gdf0p2UOUO5OiKQfXSO6Dww9FBNinUcw40NH0o4ok0 \͠ͅVw͘7Gט  u׉׉	 7cassandra://VcCPlsq9Z3ftobjGkwdjF0RkQhd7j9pLYEG3t-Zx-Nw `׉	 7cassandra://P8Zmtf1lOFZmW2jeGidm6wQIpmv3WmfOHEyVW45T6qẁ`S׉	 7cassandra://kEWLy5tv590Ex6ar_G75aUvue0zR2blvDuohWyFmQRU#`̵ ׉	 7cassandra://dQJwNtbQeOF3sFzl95y5qyG7_VgtW3wf0TW4F7E4W4o |"͠Vw͙7G׉E aBLOODY LOUIS BRUSSELS
GUEST DJ’S
DJ GRACE
DAVE LAMBERT
28
JAN
2016
10PM
SUBSCRIBE NOW ON MERIT
׉	 7cassandra://7vGPqjSL0YcIan8c5ilJGoFtI-fwuMU9_eR2huVg-1wo`̵ Vw͙7G׉EcLa crème de la crème
des entreprises bruxelloises
Bruxelles riche ? Oui. Bruxelles dont les (grandes) entreprises ne paient pas d’impôts ? Non. Même à l’endroit
des amateurs de discours sans nuances, il faut corriger le tir. Bruxelles est la riche capitale d’un pays riche, et les
entreprises bruxelloises paient des impôts. Beaucoup d’impôts.
Descendons d’un étage et voyons de plus près à quoi ressemble le tissu économique bruxellois. Le problème pour
ceux qui aiment que les choses soient précises, c’est qu’elles... ne le sont pas. Bruxelles est une « Région à part
entière » de 19 communes, dont seule Bruxelles-Ville est la capitale du pays. Quant à la capitale de l’Europe :
Bruxelles n’est que le siège des (principales) institutions européennes. Bruxelles ne peut vivre sans son hinterland,
la fameuse Région métropolitaine. En gros, les deux Brabant – mais c’est une notion purement économique.
Capitale, Région, commune(s), hinterland… tout cela forme une belle soupe julienne dont ni vous, ni moi, ni surtout
les statisticiens ne parviennent à identifier les composantes.
Ce n’est pas très grave. Bruxelles va donc apparaître dans ce classement comme étant moins riche qu’elle ne l’est
réellement (c’est le poumon de la Belgique et seuls ceux qui sont de mauvaise foi le nient), mais en même temps...
plus riche grâce à ce que l’on appelle l’effet de siège. Une entreprise qui travaille dans tout le pays mais dont le
siège est à Bruxelles est considérée comme bruxelloise. Et inversement, mais là l’effet est nettement moindre.
La deuxième édition de ce Top 100 de BECI se fonde, comme la précédente, sur les données issues de la Centrale
des bilans de la Banque nationale. Attention, si en principe toutes les entreprises actives en Belgique y
apparaissent, il y a quelques exceptions. Hélas non des moindres puisqu’il s’agit des banques et des compagnies
d’assurance qui, justement, pèsent très lourd à Bruxelles. Ces chiffres ne sont pas non plus consolidés.
Sur ces bases, nous avons établi cinq tops : chiffre d’affaires (minimum 1 million EUR), bénéfice net, croissance
(en valeur absolue sur trois exercices), effectifs et contribution à la collectivité (impôt des sociétés et cotisations
patronales, donc hors TVA, taxes régionales et communales). On y va.
Le top 10 du chiffre d’affaires montre à la perfection ce que peut être l’effet de siège. Les deux (seules) entreprises
à avoir réalisé en 2014 un chiffre d’affaires de 20 milliards EUR sont Total Petrochemicals (23,7 milliards) et Toyota
(19,6 milliards). Electrabel vient en 3e
(6,6 milliards) et Delhaize (4,7 milliards).
position (12,4 milliards). Suit alors un peloton emmené par Total Belgium
Le top 10 du bénéfice en est lui aussi le reflet puisque le n° 1 est Anheuser-Bush InBev (1,6 milliard EUR), suivi par
GDF Suez (1,12 milliard), Electrabel (1,1 milliard) et KBC (1 milliard). Le groupe qui suit s’étire de 900 millions de
bénéfice (Atlas) à 500 millions (Solvay).
Troisième catégorie, la croissance. Le champion est la Société européenne de gestion de l’énergie (Air Liquide),
suivie de près par la STIB. La suite de notre top 10 s’étire sur un large éventail où l’on trouve à la fois des multinationales
(Mercedes), le secteur public (ONDRAF) et une entreprise bien bruxelloise celle-là, CIT Blaton.
Pour ce qui est des effectifs en personnel, le n° 1 est HR Rail (SNCB, 34.000 personnes occupées), suivi, ce qui est
fort étonnant, par Randstad Belgium (25.700 personnes) et, ce qui est moins étonnant, bpost (25.000 personnes).
Le solde du top 10 est constitué de Proximus, Carrefour, Delhaize et, une fois encore, deux entreprises de travail
intérimaire, Manpower et Tempo-Team. Au total, le top 10 emploie environ 150.000 personnes.
Reste le critère qui, sans doute aucun, va à l’encontre du cliché tenace ressassant que les grandes entreprises
ne paient pas d’impôts. C’est faux. Nous avons élargi la notion d’impôt pour arriver, avec l’addition des cotisations
patronales sur les salaires, à la notion de contribution à la collectivité. Les chiffres sont astronomiques :
la contribution annuelle des deux leaders de ce classement, bpost et HR Rail, est de 350 millions EUR (chacun).
Proximus est à... proximité avec 270 millions EUR. Un groupe d’échappés qui comprend Arcelor Mittal Belgium,
Delhaize, Randstad et Electrabel apportent chacun quelque 150 millions par an à la collectivité. Pour rappel, ceci
ne concerne ni la TVA, ni les taxes régionales et communales, pas plus que l’impôt des personnes physiques, ni
les taxes régionales et communales sur les salaires payés au personnel. Voilà qui donne un éclairage cru sur une
réalité que certains ne veulent pas voir et à laquelle tant d’autres sont indifférents. Pas vous, et c’est l’essentiel. ●
Jean Blavier
׉	 7cassandra://kEWLy5tv590Ex6ar_G75aUvue0zR2blvDuohWyFmQRU#`̵ Vw͙7GɁVw͙7Gȁ#בCט   u׉׉	 7cassandra://S3HORHbNYxUPxEErniV05_ml1QJ6I_ba71S9v96DfUc `׉	 7cassandra://EQQ0JepkFOHuGNFIX-ao5OKQ_2pmaPV9DOVmRGczM8sf`S׉	 7cassandra://7P9Yj64eAeUnT5gMdA9i7-FtH0_Y6SrJ4LeZSLdbSjs"`̵ ׉	 7cassandra://AwZ8unvqoF122RJXF7LcSZu5edpR10MP9MbwoNuOMu0:͠Vw͚7Gט  u׉׉	 7cassandra://iYy0Dpil0fd7nL1nfTYOioNYHYEWw_UBoxsCpa5ZhZk `׉	 7cassandra://bA0RPVUj2y2SDn_VH1NFM8GjezX3Pi4lBeK1bpoGD8Mj}`S׉	 7cassandra://4EPfyveo7mwUnJKYPFA8ImgeHZgoUI2FczwYbzXMAi4B`̵ ׉	 7cassandra://xILFMEFvRUa_rIE8ZicbT6g-E-pVfUQ0kFArXFtfpeQ +/͠Vw͜7GΒנVw͜7GӁ Lkj9ׁH 1mailto:relationsentreprises@bruxellesformation.beׁׁЈנVw͜7Gҁ 9ׁH  http://www.bruxellesformation.beׁׁЈ׉E!Bravo aux entreprises bruxelloises
PRATIQUEMENT
BRUXELLES FORMATION
Bruxelles Formation s’est doté d’un but ambitieux-:
former des chercheurs d’emploi à des métiers
d’avenir pour répondre aux attentes des
entreprises bruxelloises.
Que ce soit à l’issue de leur formation à Bruxelles
Formation ou de leur formation en entreprise avec un
suivi de nos équipes pédagogiques, les résultats sont
au rendez-vous.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que de nombreuses
sociétés ont joué le jeu, à leur avantage et au bénéfice
de la Région bruxelloise.
Cette expérience ne peut qu’amener de nouvelles
solutions à la croissance des entreprises bruxelloises et
leur fournir la main-d’œuvre adéquate, qui recèle plus
d’avantages que l’on ne pense.
Nous souhaitons aujourd’hui les remercier
de nous avoir fait confiance.
En un mot comme en cent, MERCI !
L’envie de faire ses preuves
Chaque employeur bruxellois peut dès aujourd’hui
accueillir un stagiaire dans son entreprise. En échange
de conditions de rémunération particulièrement
avantageuses, la société s’engage à former le jeune qui a
peu ou pas d’expérience dans le monde de l’entreprise.
Tout le monde y gagne : si vous êtes satisfaits, vous
pouvez engager un jeune déjà prêt à relever vos défis.
Pour trouver la juste personne, nous mettons à
disposition une équipe de conseillers mobiles, qui
connaissent votre secteur, connaissent les stagiaires,
viennent sur place discuter de vos besoins et signer le
contrat. Rapidité, efficacité et accueil personnalisé sont
les maîtres mots de la relation avec Bruxelles Formation.
TÉMOIGNAGE
Jean-Manuel Farcy
& Annette Eckhardt,
Blue Pepper, Société de
livraison d’alimentation
créative
Une première expérience positive nous a convaincu
de poursuivre avec Bruxelles Formation. Nous avons
pu compter sur une excellente conseillère, disponible,
qui réalise une bonne présélection des candidats. Le
système est très avantageux du point de vue financier
mais ce gain se compense par du temps fourni dans la
formation. Lorsque nous accueillons un stagiaire, nous
considérons que, s’il convient, nous l’engagerons à la
fin de sa formation, car nous avons investi du temps à
le former à notre réalité d’entreprise et à l’intégrer dans
l’équipe. De là, les stagiaires savent que le marché de
l’emploi est difficile et que c’est une opportunité pour
eux. Ils s’investissent, sont motivés, dynamiques et
ponctuels.
Un exemple, l’un de nos stagiaires fait 1h30 de bus
chaque matin et chaque soir pour arriver au travail et je
ne l’ai jamais vu une seule fois en retard.
Infos :
www.bruxellesformation.be
(onglet employeurs)
Tél. :+32 (0)2 371 74 93
Email :
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BRUXELLES
FORMATION
former pour l’emploi
׉	 7cassandra://7P9Yj64eAeUnT5gMdA9i7-FtH0_Y6SrJ4LeZSLdbSjs"`̵ Vw͜7G׉EChiffre d'affaires : Top 100
Nom
1. TOTAL PETROCHEMICALS & REFINING
2. TOYOTA MOTOR EUROPE
3. ELECTRABEL
4. TOTAL BELGIUM
5. ETS DELHAIZE FRERES ET CIE LE LION
6. ELECTRABEL CUSTOMER SOLUTIONS
7. PROXIMUS
8. CARREFOUR BELGIUM
9. ARCELOR MITTAL BELGIUM
10. EDF LUMINUS
11. UMICORE
12. D'IETEREN
13. ENI GAS & POWER
14. SNCB
15. AURUBIS BELGIUM
16. BPOST
17. HR RAIL
18. SOLVAY CHEMICALS INTERNATIONAL
21. BELGACOM INTERN. CARRIER SERVICES
22. AUDI BRUSSELS
23. BELGIAN SHELL
24. WABCO EUROPE
25. MERCEDES-BENZ BELG. Luxembourg
26. UCB PHARMA
27. UCB BIOPHARMA
28. LOTERIE NATIONALE
29. MOBISTAR
30. COCA - COLA ENTERPRISES BELGIUM
31. INBEV BELGIUM
32. INFRABEL
33. KBC GROUP
34. ELECTROLUX HOME PRODUCTS CORP.
35. ANHEUSER-BUSCH INBEV
36. ELIA SYSTEM OPERATOR
37. RANDSTAD BELGIUM
38. BRUSSELS AIRLINES
CP
1040
1140
1000
1040
1080
1000
1030
1140
1000
1000
1000
1050
1040
1070
1000
1000
1060
1120
19. CARREFOUR BELGIUM RETAIL ASSOCIATES 1140
20. SAPPI EUROPE
1170
1000
1190
1050
1160
1200
1070
1070
1040
1140
1070
1070
1060
1080
1130
1000
1000
1082
1050
39. GDF SUEZ ENERGY MANAGEMENT TRADING 1000
40. INOVYN BELGIUM
41. BASE COMPANY
1120
1200
Forme jur.
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA de droit
public
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA de droit
public
SA
SA de droit
public
SA de droit
public
SA
SA
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SA
SA
SPRL
SA
SA
SPRL
SA de droit
public
SA
SPRL
SA
SA de droit
public
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SCRL
SA
SA
NACE
BEL
2008
Clôture
dern.
Année
CA kEUR
VA nette
kEUR
46710 31/12/2014 23.749.370 70.386
70100 31/03/2015 19.678.866 487.169
Bén./Perte
ap. impôts
kEUR
-65.868
215.376
35110 31/12/2014 12.411.937 1.294.462 1.113.769
46710 31/12/2014 6.615.366 1.612.885
47114 31/12/2014 4.703.451 846.639
35110 31/12/2014 4.390.191 -53.182
61100 31/12/2014 3.964.134 2.398.143
49.301
-118.143
-40.799
746.531
47114 31/12/2014 3.961.801 566.272
24100 31/12/2014 3.824.280 773.386
35140 31/12/2014 3.169.828 283.669
70100 31/12/2014 2.794.326 405.367
45113 31/12/2014 2.577.450 202.092
35220 31/12/2014 2.442.290
49100 31/12/2014 2.385.147
-95
-2.423
24440 30/09/2014 2.319.058
51.149
53100 31/12/2014 2.236.162 1.695.929
78100 31/12/2014 2.107.367 2.078.066
64200 31/12/2014 1.827.886
46900 31/12/2014 1.728.549
46492 30/09/2014 1.723.280
24.306
29.471
21.577
61200 31/12/2014 1.573.125 163.483
29100 31/12/2014 1.526.763 279.045
46710 31/12/2014 1.494.509 503.292
64200 31/12/2014 1.417.966 183.955
45111 31/12/2014 1.324.312
65.780
46460 31/12/2014 1.285.089 368.329
72110 31/12/2014 1.260.749 735.590
92000 31/12/2014 1.209.248 378.275
61200 31/12/2014 1.194.026 431.015
11070 31/12/2014 1.190.187 355.092
11050 31/12/2014 1.164.041 639.368
42110 31/12/2014 1.162.654 125.733
70100 31/12/2014 1.025.868 513.413
46693 31/12/2014 995.850
64200 31/12/2014 835.845
35120 31/12/2014 786.849
78200 31/12/2014 765.058
51100 31/12/2014 762.143
70100 31/12/2014 695.526
46751 31/12/2014 689.024
61200 31/12/2014 679.603
42.959
234.085
194.619
503.837
170.393
650.807
200.145
7.566
15.512
25.533
11.795
131.238
-4.336
-32.826
-512.310
-4.052
296.884
-4.325
16.272
-7.447
-8.171
84.858
30.294
-1.299
126.023
17.216
34.336
9.639
4.177
65.736
101.754
183.098
-3.746
1.079.845
141.428
1.674.504
112.631
3.636
-4.157
1.127.690
2.929
-14.628
Personnel
534
2.093
5.266
616
12.739
n.d.
13.209
8.545
7.019
955
2.894
1.441
290
n.d.
518
25.210
34.288
47
n.d.
70
378
2.451
262
49
531
1.200
895
420
1.473
2.287
2.532
n.d.
5.170
29
160
300
25.731
2.395
56
198
679
➤ p. 24
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
23
׉	 7cassandra://4EPfyveo7mwUnJKYPFA8ImgeHZgoUI2FczwYbzXMAi4B`̵ Vw͜7GЁVw͜7Gρ#בCט   u׉׉	 7cassandra://Pvs75d0Cb-EySUSUVzy_WqroOq6NIjpSvGANSsP_F_w t`׉	 7cassandra://Kw4xyltQHVfhtDfcb-BHRhyAcPQ4e81lgQmktc6VILAg`S׉	 7cassandra://VS-0dldbZUiRoO3_f3IUSF4x2tA6JOexLQtZAb3krVQ"`̵ ׉	 7cassandra://RwzHNoMlC7skLcnkv2ebMUy1_TPKFTQZRk_Hxij10Xo͖p͠Vw͞7Gט  u׉׉	 7cassandra://cRuiwXdYOKYa91GwO-wOd2WQQ1tN3vyyq5nurgM4hs4 ٔ` ׉	 7cassandra://JQOlCh2GmMlzetMEp31s6c_sfWbOJV8_-p5EEZ2TXzwc`S׉	 7cassandra://EAboEVN21crwzNCgUQWZte-yi29IIlF3SmBIg8XdN2g!`̵ ׉	 7cassandra://T1BJ0aEX24RrE1C8mXpy_-MdL4K_55OIrMLXBHgH8g4Ͷ$͠Vw͞7G׉EVTOPIC
42. COFELY FABRICOM
43. INEOS SALES BELGIUM
44. BESIX
45. INT. BUSINESS MACHINES OF BELGIUM
46. PROXI FUEL
47. UPS EUROPE
48. UNILEVER BELGIUM
49. FORD MOTOR COMPANY (BELGIUM)
50. BELMEDIS
51. S.T.I.B.
52. SOC. EUROPEENNE DE GESTION DE L'ENERGIE
53.
RAFFINERIE TIRLEMONTOISE
54. INOVYN MANUFACTURING BELGIUM
55. FLUXYS BELGIUM
56. MITSUI & CO BENELUX
59. VLAAMSE MAATS. VOOR WATERVOORZIENING
60.
BRUSSELS AIRPORT COMPANY
61. EUROCLEAR
62. VLAAMSE RADIO- EN TELEVISIEOMROEPORG.
63.
CHIREC
64. WORLDLINE
65. AXUS
66. SOC. INT. DE TELECOM. AERONAUTIQUES
67. BRICO BELGIUM
68. PHILIPS BELGIUM
69. OCTA+ GROUP
70. H & M HENNES & MAURITZ
71. ELIA ASSET
72. ALCODIS
73. MULTIPHARMA
74. SCANSOURCE EUROPE
75. TESSENDERLO CHEMIE
76. AMP
77. FCA BELGIUM
78. INNO
79. L'OREAL BELGILUX
80. AIR LIQUIDE INDUSTRIES BELGIUM
81. APETRA
82. CELIO INTERNATIONAL
83. B LOGISTICS
84. COMPAGNIE D'ENTREPRISES CFE
85. SODEXO BELGIUM
86. VIVAQUA
87. DECATHLON BELGIUM
88. NESTLE BELGILUX
89. HENKEL BELGIUM OPERATIONS
90. SOLVAY
91. PFIZER
92. RECTICEL
93. AGRIUM EUROPE
94. TEMPO-TEAM
95. PHILIPS INNOVATIVE APPLICATIONS
96. COFELY SERVICES
97. SIBELGA
98. DANONE
99. MSD BELGIUM
100. CENTRE EUR. DE REPARTITION PHARMA
24 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
1000
1120
1200
1130
1040
1200
1190
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1000
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1150
1120
1040
1160
57. EUROPEAN OWENS CORNING FIBERGLAS 1170
58. CLINIQUES UNIVERSITAIRES ST-LUC
1200
1030
1030
1210
1030
1180
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1140
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1000
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SA
SA
SA
SPRL
SA
SPRL
SA
SA
SA
Soc. de droit
public (autres)
SA
SA
SA
SA
SA
SPRL
ASBL
SCRL
SA
SA
SA de droit
public
ASBL
SA
SA
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SA
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SA
SA
SAFS
SA
SA
SA
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Intercom.
SA
SA
SA
SA
SA
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SA
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SA
25110 31/12/2014 665.941
46751 31/12/2014 664.450
41201 31/12/2014 660.186
46510 31/12/2014 652.845
46710 31/12/2014 647.279
49410 30/11/2014 629.131
46392 31/12/2014 622.583
45111 31/12/2014 613.513
46460 31/12/2014 556.845
49310 31/12/2014 544.619
70220 31/12/2014 540.503
10810 28/02/2015 529.784
20160 31/12/2014 527.619
35220 31/12/2014 525.665
46751 31/03/2015 500.862
13200 31/12/2014 488.364
86101 31/12/2014 486.907
36000 31/12/2014 481.902
64200 31/12/2014 476.328
64200 31/12/2014 449.107
60200 31/12/2014 444.218
68203 31/12/2014 438.413
66199 31/12/2014 435.806
45113 31/12/2014 431.685
61200 31/12/2014 431.335
47521 31/01/2015 431.032
46693 31/12/2014 422.175
64200 31/12/2014 412.862
47716 30/11/2014 396.422
35110 31/12/2014 394.093
46120 31/12/2014 389.777
47730 31/12/2014 389.492
46510 30/06/2015 386.744
20130 31/12/2014 373.651
46491 31/12/2014 369.054
45111 31/12/2014 355.533
47192 30/09/2014 353.886
20420 31/12/2014 352.989
35220 31/12/2014 352.468
52100 31/12/2014 348.633
66300 31/01/2015 338.514
49200 31/12/2014 326.125
41201 31/12/2014 324.777
56290 31/08/2014 324.252
36000 31/12/2014 321.163
47640 31/12/2014 319.434
10860 31/12/2014 315.440
20411 31/12/2014 314.933
20130 31/12/2014 304.958
46460 30/11/2014 303.708
22210 31/12/2014 298.737
46751 31/12/2014 295.926
78200 31/12/2014 292.815
27401 31/12/2014 291.181
81100 31/12/2014 290.694
35130 31/12/2014 289.818
10510 31/12/2014 289.298
21201 31/12/2014 279.484
46460 31/12/2014 277.477
250.466
7.666
112.185
233.464
5.861
1.902
41.966
24.260
23.224
536.284
20.654
118.360
108.989
365.475
5.346
40.078
357.598
209.143
351.649
251.616
200.911
196.779
186.357
236.147
87.747
108.929
44.266
632
102.518
273.836
8.329
107.056
21.323
84.092
34.853
15.708
79.879
91.928
70.945
-435.280
-17.512
29.443
54.639
147.253
203.754
82.484
51.840
60.440
127.478
84.739
104.465
-5.464
248.678
167.070
145.239
108.507
74.994
62.692
12.618
11.072
2.202
19.241
-1.536
245
-6.959
-11.325
-2.519
2.054
672
4.195
33.103
-2.188
47.785
1.352
20.352
385
3.936
86.517
236.051
-13.959
18.112
42.978
16.276
0
-2.921
1.465.335
363
14.035
51.767
1.199
7.012
3.951
48.611
657
-6.454
15.030
17.265
23.390
-458.987
-21.277
-38.540
37.052
5.778
67.982
12.558
11.561
4.903
549.930
19.619
-9.542
-5.365
-8.574
-15.170
17.731
37.381
71.862
6.937
1.040
3.591
16
595
1.683
56
252
281
57
372
7.101
9
580
560
961
32
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4.582
1.425
746
1.707
2.289
2.568
1.044
235
788
1.603
622
n.d.
1.690
752
23
1.355
129
754
457
93
1.102
509
205
5
31
493
595
2.670
1.554
1.449
291
307
819
279
1.007
23
10.053
1.127
1.893
n.d.
550
228
218
׉	 7cassandra://VS-0dldbZUiRoO3_f3IUSF4x2tA6JOexLQtZAb3krVQ"`̵ Vw͞7G׉ETOPIC
LES ENTREPRISES QUI FONT BRUXELLES
Inovyn, leader des chlorovinyles,
entre Londres et Bruxelles
Inovyn a fait son apparition dans le Top 50 des entreprises basées en Région bruxelloise,
sur base du chiffre d’affaires. Le nom ne vous dit sans doute pas grand-chose, et pour
cause : il s’agit d’une nouvelle entreprise. À vrai dire une co-entreprise, résultat de la fusion
effective, cet été, des activités dans les chlorovinyles du géant belge Solvay et de son
homologue suisse Ineos, également leader mondial dans les produits pétrochimiques.
Olivier Fabes
L
es chlorovinyles comprennent le PVC – 3e
plastique
le plus utilisé au monde – la soude caustique
et les dérivés du chlore.
50 % Solvay pour 3 ans
Inovyn, bien qu’ayant son siège social à Londres, conserve
des liens étroits avec la Belgique et Bruxelles, vu que la
moitié du « board » vient de Solvay. La joint-venture, en
plus d’intégrer tous les actifs européens de Solvay en
matière de chlorovinyles, hérite en outre des activités
de PVC détenues auparavant par Solvin, elle-même jadis
une co-entreprise entre Solvay (75 %) et BASF (25 %).
Quatre des 18 usines d’Inovyn sont situées en Belgique,
à Anvers, Jemeppe et Tessenderlo. La joint-venture emploie
dans notre pays 820 collaborateurs (sur quelque
4.300 dans le monde). Les bureaux de Bruxelles, à Neder-Over-Heembeek,
emploient quelque 140 employés,
dans des fonctions opérationnelles et commerciales.
Inovyn y a également hérité de Solvay un « important
centre de recherche et innovation », nous explique Roger
Mottram, responsable communication de la toute jeune
co-entreprise.
N’ayant pas encore un
exercice comptable
complet à son actif,
Inovyn reste
très prudente
quant au chiffre
d’affaires réalisé
en Belgique,
mais indique
pouvoir compter
sur « un marché
majeur, avec une
base de clients
bien établie ».
Le bassin pétrochimique
du port
d’Anvers constitue notamment
un débouché
important
Chris Tane, CEO d’Inovyn
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
25
pour l’entreprise, qui lui fournit des produits chimiques
de base.
Un PVC de plus en plus omniprésent
Quel est l’avenir d’un produit « mature » comme le PVC ?
« Le PVC est surtout utilisé dans la construction – pour
des portes et fenêtres, des sols, des structures de plafond,
des isolants de câble, etc. À court terme, la demande
tend à fluctuer en fonction de l’état de santé du secteur
de la construction. Toutefois, à plus long terme, le PVC
est appelé à jouer un rôle de plus en plus important pour
répondre à un certain nombre de défis. » Roger Mottram
pense par exemple au vieillissement de la population :
« Les produits en PVC sont les plus utilisés pour les équipements
médicaux – poches de sang, cathéters, etc. –
ainsi que pour les emballages pharmaceutiques. Ils sont
également largement utilisés dans les hôpitaux, sous
forme de revêtements de sols ou de cloisons murales,
pour limiter le nombre de bactéries. »
À en croire le porte-parole d’Inovyn, le PVC serait un produit
« pauvre en carbone », certainement par rapport
à d’autres plastiques. Il serait surtout de plus en plus
utilisé pour des applications qui améliorent l’isolation
et l’efficacité énergétique. Par exemple, pour rendre les
voitures plus légères et donc moins polluantes.
« Le fait que nos produits soient ‘traditionnels’ et bien
établis ne nous empêche pas d’être un leader sur le plan
de l’innovation. Nos produits sont également appelés à
jouer un rôle croissant dans la vie quotidienne : dans le
traitement et le transport de l’eau pour éviter la propagation
de maladies infectieuses, par exemple. De nombreux
médicaments sont issus du chlore. »
Les relais de croissance futurs pour Inovyn semblent donc
nombreux, avec de belles retombées en perspective pour
ses activités en Belgique et à Bruxelles. Gageons que le
fait que Solvay se soit engagée à sortir dans trois ans de
la co-entreprise (en échange d’un paiement futur estimé
à 280 millions d’euros, complémentaire aux 150 millions
déjà reçus), faisant d’Ineos le seul propriétaire à terme,
n’aura pas d’impact sur l’ancrage belge d’Inovyn… ●
R.A.
׉	 7cassandra://EAboEVN21crwzNCgUQWZte-yi29IIlF3SmBIg8XdN2g!`̵ Vw͞7G؁Vw͞7Gׁ#בCט   u׉׉	 7cassandra://lJ8QkRsNfL5vpXQJ7K5idEDXJhZGJUoy5R90a8G8ARk y` ׉	 7cassandra://rMpeROVzdUl8qMYKStJzca5_z4s6x2cSeTnFSQfAGuoj`S׉	 7cassandra://ZTH_LxCYOxD_GxwALNmG8mth_fmOONVkUoeUvgVZle4`̵ ׉	 7cassandra://nmq4nXkua8ip7ooslPm4sbr0iKb3R27hmVYKe3iAxq8̬̀͠Vw͟7Gט  u׉׉	 7cassandra://3bQaDRV672uYwYbtgLmyGiHP-2t5Lw18Ew_Gcd8f8kw F`׉	 7cassandra://iHeACjUQ2m7mDonW_GEWqdrzqcs-UQzk3tjZqBE9Z84r2`S׉	 7cassandra://0TWTWYxzP71SFS1r5QVNKsPJhsxYA2JhB6WgJ6IbF2U"`̵ ׉	 7cassandra://kxnc8viB754ynJRo114qhDX5JgTL_7q9SBKdyLnYS5s͠Vw͡7GܒנVw͢7G 29ׁHhttp://www.environnement.brׁׁЈנVw͢7G NŁ9ׁH *mailto:facilitateur@environnement.brusselsׁׁЈ׉ETOPIC
LES ENTREPRISES QUI FONT BRUXELLES
Quand un papetier se met au vert...
Un papetier en bonne santé à l’ère du numérique ? Sappi démontre que c’est
possible avec une bonne structure de coûts et une stratégie de différenciation.
Peter Van Dyck
S
appi n’a pas échappé à la contraction
du secteur graphique, pas
plus qu’à une série de restructurations,
au cours des années écoulées. Mais tout
n’est pas noir pour autant, loin s’en faut :
« Le publipostage a toujours la cote », déclare
Berry Wiersum, CEO de Sappi Europe.
« La publicité sur papier reste nettement
plus efficace que son homologue en ligne.
Les périodiques ont encore du mal à se
maintenir, bien sûr, mais je suis confiant :
ils retrouveront bientôt un nouvel équilibre.
Cela n’a rien d’anecdotique, car notre division
graphique réalise un tiers de son chiffre
d’affaires dans le secteur des magazines.
Il est toujours possible de faire du bénéfice
dans l’industrie graphique si l’on s’appuie sur une bonne
stratégie de marché et une structure de coûts saine. »
Sappi dispose également d’une division « spécialités »
(comprenez : « emballages ») qui représente déjà 10 %
des activités de l’entreprise mais qui, contrairement à la
division graphique, peut tabler sur de belles perspectives
de croissance. C’est donc précisément pour doubler ses
capacités dans ce domaine que Sappi a modifié en profondeur
une grosse machine destinée précédemment aux
activités graphiques, dans son usine allemande d’Alfeld.
Les livraisons de papier léger – destiné à l’emballage de
denrées alimentaires telles que les potages et le yaourt
– connaissent une belle progression. Sappi a dès lors
investi dans les « technologies barrières » pour s’aligner
sur les exigences sanitaires rigoureuses du secteur de
l’alimentation. C’est ainsi que l’Algro Guard a vu le jour.
M. Wiersum s’explique : « Les barrières que nous intégrons
aux emballages évitent que des huiles minérales
nocives ne s’infiltrent dans l’aliment contenu. »
Partenaire de l’Europe
Le groupe mondial Sappi est d’origine sud-africaine.
Berry Wiersum estime logique que le siège européen se
situe à Bruxelles, en raison des multiples nationalités
présentes dans l’équipe de direction et de la communication
rapprochée avec les institutions européennes. Cette
proximité est d’ailleurs essentielle dans la perspective de
la collaboration public/privé que le Biobased Industries
Consortium (auquel Sappi appartient) a instaurée avec
la Commission européenne en matière d’énergies alternatives.
Berry Wiersum figure depuis le départ du projet
dans l’équipe qui en assure la gestion.
Cette collaboration a pour objectif de rendre l’industrie
européenne moins dépendante du pétrole. La recherche
26 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
Berry Wiersum
se porte entre autres sur le développement
éventuel de nouveaux produits au départ de
déchets ou de biomasse. Les efforts ont notamment
abouti à une toute nouvelle technologie
qui convertit le bois en pâte tout en
réduisant radicalement les émissions. Le
projet travaille en outre à l’élaboration d’une
technologie de séchage du papier nettement
moins énergivore.
Le CEO de Sappi reconnaît qu’une mutation
profonde est en cours. L’industrie papetière,
jadis perçue comme destructrice des arbres
et de l’environnement, joue à présent résolument
la carte de la durabilité. « Notre
industrie a été pendant longtemps en conflit
avec des activistes environnementaux. Aujourd’hui,
nous pouvons démontrer que nous contribuons
à l’extension des forêts et à leur santé. » ●
Un historien aux
commandes
Originaire de La Haye, Berry Wiersum se considère
comme un CEO atypique. Ce citoyen néerlandais a
décroché un diplôme en histoire en Écosse. « Les
autres CEO sont des technocrates. L’avantage pour
moi, c’est de ne pas être formaté par les règles de
la technique. Il m’arrive de débarquer avec des idées
bizarres, auxquelles d’autres n’ont pas pensé, mais
qui débouchent parfois sur des choses intéressantes.
L’histoire aussi, est intéressante. Un coup d’œil en
arrière nous apprend que la situation économique
actuelle présente beaucoup de similitudes avec
la crise des années 20 et 30. Chaque fois que nous
avons détricoté des mesures de soutien à l’économie,
cela nous a coûté cher. »
M. Wiersum a rejoint Sappi en 2007 et y a introduit
rapidement quatre valeurs d’entreprise : l’intégrité,
le courage, la collaboration et la rapidité. Il pressentait
l’arrivée de mutations profondes et a donc voulu
constituer un socle solide pour prendre des décisions
pertinentes face à l’avenir. Cette année, la
valeur « collaboration » a cédé la place à « smart
decisions ». Berry Wiersum a déjà résidé dans de
nombreuses villes européennes dans le passé, mais
il affirme se sentir vraiment chez lui à Bruxelles.
R.A.
׉	 7cassandra://ZTH_LxCYOxD_GxwALNmG8mth_fmOONVkUoeUvgVZle4`̵ Vw͡7G׉ELes énergies renouvelables
à votre portée, grâce au Facilitateur Bâtiment Durable
Vous souhaitez améliorer les performances énergétiques de votre
bâtiment ou produire votre propre énergie ? Le service Facilitateur
Bâtiment Durable, entièrement gratuit, s’adresse aux professionnels
du bâtiment ou aux maîtres d’ouvrage dont le projet concerne
un bâtiment du secteur tertiaire ou de logements collectifs. Ses
domaines d’expertise : tous les thèmes liés à la gestion, la rénovation
ou la construction d’un bâtiment.
Depuis 2010, plus de 12.375 demandes ont été introduites auprès du
Facilitateur Bâtiment Durable. Focus sur deux retours d’expérience
en lien avec les énergies renouvelables.
■ « The Hotel » : une
cogénération rentabilisée
en moins de 3 ans
Le groupe Pandox, propriétaire
notamment des hôtels Crown
Plaza, The Hotel et Bloom, à
Bruxelles, a fait appel à l’expert
en énergies renouvelables via son
responsable énergie, Frédéric Musin,
pour l'installation d'une unité de
cogénération à The Hotel, Avenue
Louise.
"Il s'agissait d'un projet à risques :
pour un investissement de 250.000€,
l'unité devait être rentable en
moins de 4 ans. Nous avions besoin
d'informations et le facilitateur nous
en a communiquées de nombreuses,
notamment en prenant exemple sur
d'autres sites, hôteliers ou non, où
ce type d'installations fonctionnait
parfaitement. Il nous a également
indiqué les points sur lesquels nous
devions être vigilants et les obstacles
à éviter. Nous avions besoin d'avoir
une confiance absolue dans notre
projet, ce qui a été possible grâce
aux conseils avisés de cet expert en
bâtiment durable. Les résultats ne se
sont pas fait attendre : en moins de
3 ans, l'unité de cogénération
installée à The Hotel a été
rentabilisée. Elle permet de réaliser
des économies considérables, avec
une réduction de plus de 25 % sur
les coûts annuels d'énergie."
■ « Urbani » : une installation
solaire thermique à
nouveau fonctionnelle
Dans un contexte tout à fait
différent, Antoine Hupin, gérant de
la société immobilière privée Urbani,
a fait appel au facilitateur car son
installation solaire thermique pour
produire l'eau chaude sanitaire
ne fonctionnait pas correctement.
Il s'agit d'un immeuble de
14 appartements (du studio aux
3 chambres), commercialisé en 2010.
" Nous voulions quelqu'un de neutre :
l’expert en énergies renouvelables
du service Facilitateur Bâtiment
Durable était la personne adéquate.
Nous avons réalisé plusieurs
monitorings et constaté que deux des
Urbani : une installation solaire thermique
à nouveau performante, grâce à
l’intervention du Facilitateur Bâtiment
Durable.
Le responsable énergie de « The Hotel »
a fait appel au Facilitateur Bâtiment
Durable pour l’installation d’une unité
de cogénération, ce qui a permis des
économies considérables.
trois échangeurs n'arrivaient pas à
fournir le maximum de leur capacité.
Ce manque de puissance était sans
doute lié à un encrassement. Dans les
ballons, l'eau avait une température
de 50 degrés mais à l'arrivée, chez
les locataires, elle n'était plus qu'à
30 degrés. Un nouvel entretien des
échangeurs à plaques a été effectué
et nous avons constaté une nette
amélioration.
En conclusion : le Facilitateur
Bâtiment Durable spécialisé
en énergies renouvelables de
Bruxelles Environnement est très
professionnel, réactif et communique
de façon transparente : des qualités
indéniables dans ce type de
consultation."
Vous aussi, faites appel au Facilitateur Bâtiment Durable.
Plus d'infos : 0800 85 775 - facilitateur@environnement.brussels.
Retrouvez toute l’info de Bruxelles Environnement pour les pros du bâtiment sur
www.environnement.brussels/prosdubatiment.
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Nom
1 ANHEUSER-BUSCH INBEV
2 PHILIPS BELGIUM
3 GDF SUEZ ENERGY MANAGEMENT TRADING
4 ELECTRABEL
5 KBC GROUP
6 ATLAS SERVICES BELGIUM
7 PROXIMUS
8 GROUPE BRUXELLES LAMBERT
9 SOLVAY
10 WORLD PARTNERS
11 REDEVCO RETAIL BELGIUM
12 EDF INVESTISSEMENTS GROUPE
13 INTERNATIONAL POWER
14 BPOST
15 PROXIMUS GROUP SERVICES
16 SANOFI EUROPEAN TREASURY CENTER
17 EUROCLEAR
18 ENI FINANCE INTERNATIONAL
19 TOYOTA MOTOR EUROPE
20 SCHNEIDER ELECTRIC SERVICES INT.
21 DANONE FINANCE INT.
22 VOLKSWAGEN GROUP SERVICES
23 INTERFIN
24 LE PEIGNE
25 INBEV BELGIUM
26 AXA HOLDINGS BELGIUM
27 STATKRAFT TREASURY CENTRE
28 KBC CREDIT INVESTMENTS
29 GDF SUEZ CC
30
INT. MANAGEMENT AND CONSULTING COMPANY
31
CARREFOUR FINANCE
32 AMELIE-FIN
33 ELECTROLUX HOME PRODUCTS CORP.
34 TOTAL FINANCE GLOBAL SERVICES
35
SOC. BEL. DES AUTEURS COMPOSITEURS ET
EDITEURS
36 COBEMA
37 UMICORE
38 AG REAL ESTATE
39 WABCO EUROPE
40 FLUXYS
41 BKCP IMMO IT
42 BESINS HEALTHCARE
43 PREVAL
44 VINCI FINANCE INTERNATIONAL
45 CIMENTERIES CBR
46 ELIA SYSTEM OPERATOR
47
FEDE. PARTICIPATIE- EN INVESTERINGSMAATS.
48
COCA - COLA ENTERPRISES BELGIUM
49 UCB
50 RAYVAX SOCIETE D'INVESTISSEMENTS
28 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
CP
1000
1070
1000
1000
1080
1140
1120
1170
1000
1050
1000
1040
1210
1040
1140
1050
1160
1050
1000
1050
1070
1170
1000
1080
1000
1200
1050
1200
1130
1040
1040
1000
1000
1210
1160
1040
1000
1050
1200
1050
1170
1000
Forme jur.
SA
SA
SCRL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
NACE
BEL
2008
64200
46693
70100
35110
70100
70220
1030 SA de droit public 61100
1000
SCS
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
41102
62090
71121
1000 SA de droit public 53100
1030
SPRL
SA
SA
SCRL
SA
SA
SA
SA
SA
SCRL
SA
SA
SA
SA
SA
SCRL
SA
SA
SA
SPRL
SA
SCRL
SA
SA
SA
SA
SA
1070
1200
SPRL
SA
SA
70100
82990
64200
70100
70100
64200
66199
70100
13100
11050
64929
64200
70100
70220
46693
70100
59203
70100
68203
64200
49500
64922
46460
69109
23510
35120
1050 SA de droit public 64200
1070
11070
64200
64200
20130
Date de clôture
dernière année
disp.
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
28/02/2015
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/03/2015
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
30/12/2014
30/06/2015
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
30/06/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
30/06/2014
CA kEUR.
835.845
422.175
695.526
12.411.937
1.025.868
3.772
3.964.134
1.649
304.958
0
174.645
0
44.476
2.236.162
2.238
261
449.107
877
19.678.866
0
0
38.421
0
83
1.164.041
0
0
0
126.881
n.d.
4.643
n.d.
995.850
0
157.354
0
2.794.326
15.153
1.417.966
8.080
8.096
7.796
n.d.
0
250.728
786.849
0
1.190.187
0
0
VA nette
kEUR
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44.266
7.566
1.294.462
513.413
-1.780
2.398.143
-11.273
127.478
-477
162.737
-980
32.659
1.695.929
1.819
-969
251.616
-3.992
487.169
258.134
-436
36.310
-145
-346
639.368
-4.257
-388
-1.056
73.385
-53
2.675
-9
194.619
-381
153.162
-160
405.367
12.993
183.955
-4.455
-1.028
1.613
48
-329
201.446
170.393
-4.702
355.092
12.456
-151
Bén./perte
après impôts
kEUR
1.674.504
1.465.335
1.127.690
1.113.769
1.079.845
904.224
746.531
736.615
549.930
498.662
448.201
434.003
415.041
296.884
276.423
244.621
236.051
217.692
215.376
191.618
189.223
188.598
185.938
183.417
183.098
179.632
171.204
160.416
154.112
149.497
145.265
142.503
141.428
134.091
133.740
133.060
131.238
126.573
126.023
123.883
121.625
120.447
119.324
117.913
115.466
112.631
109.320
101.754
101.512
101.503
׉	 7cassandra://jSRJb2nINJLnx8rabp07hjsh0Nd-3Lcrl0hQ3gLO3jA `̵ Vwͤ7G׉E8TOPIC
LES ENTREPRISES QUI FONT BRUXELLES
Schneider Electric : depuis 102 ans à
Bruxelles et toujours en croissance
Spécialiste de la gestion de l'énergie et des automatismes, le groupe d’origine française
Schneider Electric est un géant mondial. Il emploie 170.000 personnes dans le monde
et a réalisé en 2014 près de 25 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
E
n Belgique, l’entreprise est fidèle à son siège
social du Dieweg, à Uccle, depuis 1913 ! Elle
s’appelait anciennement Gardy. Avec quelque 560
collaborateurs, pour un chiffre d’affaires de 216 millions
d’euros, la filiale belge de Schneider Electric n’est certes
qu’une pièce du puzzle du leader mondial, qui emploie
désormais plus de travailleurs en Asie qu’en Europe. Au
niveau régional toutefois, Schneider Electric est un acteur
économique non négligeable, sachant qu’environ 20 % de
ses travailleurs habitent en Région bruxelloise.
Surtout, les produits électriques et électroniques de
l’entreprise – quelque 1,2 million de références, du détecteur
de fumée au générateur – sont omniprésents
dans la vie des Bruxellois : des feux rouges au système
de scanning de votre supermarché, en passant par les
portails automatisés du métro ou des parkings. Travaillant
essentiellement via des professionnels installateurs
électriques et tableautiers industriels, le groupe est également
présent dans nombre de chantiers de construction
majeurs, comme le nouveau site de l’OTAN par exemple.
L’entreprise revendique en Belgique 50 % de parts de
marché pour les équipements de moyenne tension. Ces
dernières années, Schneider Electric a également vu se
développer une importante activité « datacenters », dans
le secteur bancaire ou les soins de santé.
Peu connue du grand public vu son focus B2B, l’entreprise
affirme être présente d’une façon ou l’autre dans une maison
sur trois en Belgique. Ses produits s’étalent en outre
dans les rayons d’une chaîne de bricolage bien connue.
Comment cette entreprise séculaire explique-t-elle ses
excellentes performances financières chez nous, sur un
marché de l’électricité a priori mature ? « Primo, le secteur
de l’énergie est très porteur. Le marché belge est à
la recherche de solutions à valeur ajoutée, en termes de
domotique, de design et surtout d’éco-efficacité. Deuzio,
l’entreprise a procédé ces dernières années à de nombreuses
acquisitions partout dans le monde, au bénéfice
de nos clients locaux. Enfin, nous sommes très attentifs
à soigner la qualité de nos services aux clients, de telle
sorte que ceux-ci n’ont pas d’intérêt à aller acheter des
produits ‘low cost’ ailleurs », résume Jean-Paul Brees,
directeur général de Schneider Electric Belgique.
En plus de son activité commerciale, le siège d’Uccle
abrite l’une des 125 usines du groupe, spécialisée dans la
Olivier Fabes
Jean-Paul Brees
fabrication de petites et moyennes séries d’appareillages
modulaires, dont plus spécifiquement des appareils de
contrôle-commande et des auxiliaires de disjoncteur. Elle
produit pour le monde entier. La Chine était jusqu’à l’année
passée son premier marché à l’exportation. « Nous
sommes parmi les petites unités de production les plus
performantes du groupe, nécessitant un personnel qualifié
car cette activité ne peut pas être complètement automatisée.
» Une centaine d’ouvriers y travaillent.
IoT pour de meilleures performances
énergétiques
Pour l’avenir, l’entreprise espère tirer profit d’un secteur
de l’énergie de plus en plus omniprésent. « La convergence
entre technologies de l’information et de l’énergie,
soit l’Internet des objets (IoT) appliqué au domaine de
l’énergie, permet de mieux contrôler et anticiper l’utilisation
de l’énergie et des ressources. Le monde de l’énergie
devient plus connecté, plus réparti, plus électrique et
plus efficace. Cette transformation est rapide. Agilité et
vitesse sont essentielles pour y contribuer. »
Très présente à la récente COP21 sur le changement
climatique, Schneider Electric a pris des engagements
clairs en matière de réduction de son empreinte carbone,
d’éco-conception et d’éco-production, tant au niveau
mondial que local. À Bruxelles, une part croissante des
produits seront fabriqués à partir d’électricité provenant
de panneaux photovoltaïques. Schneider Electric figure
en 9e
position des entreprises les plus performantes en
matière de développement durable, selon le classement
Corporate Knights. ●
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
29
R.A.
׉	 7cassandra://q3O3q1PNsgPqPfb9h31dIfXjT1KhRapbspKWXdH5VeM`̵ Vwͤ7GVwͤ7G#בCט   u׉׉	 7cassandra://KOqxQ3sAKpTXNPoNwOAujv-6iHdMqBNIcqML8Zu5gtA ;`׉	 7cassandra://ZDRl1kPhh41NMgQZd2lDJ2WQWOdJZCvziSEfiPkpEaUe`S׉	 7cassandra://M7bjMFkBWYOPqGdIvheFoRBIkSzUFsOCb2qQgRLXfboC`̵ ׉	 7cassandra://j8FihnV37yoNH5I6sPul12rcKQVpZppESYiI5djZdi8͠Vwͧ7Gט  u׉׉	 7cassandra://EvaDXO1fGPwKyD7NA-WieLYnsnEZ_hYFirWNLpfBAbo b` ׉	 7cassandra://_xqLzId9Xk9c7WhdyleOToQxGMV2APeX1t1VkPngZXke`S׉	 7cassandra://xBk0tfu4YLLtsXPJ5MVXTYlTO0hP3x1GsYrpv4SxfUw4`̵ ׉	 7cassandra://OkLqidGWhuB6-fGSGvCoc-DmhBQ_0IALCE1lf5O0vT4}J̠͠Vwͨ7G׉ECroissance du chiffre d'affaires 2012-2014 : Top 50
Nom
1 SOC. EUROP. DE GESTION DE L'ENERGIE
2 S.T.I.B.
3 IP BELGIUM
4 MERCEDES-BENZ FIN. SERVICES BELUX
5 CIT BLATON
6 ONDRAF - NIRAS
7 IRIS CLEANING SERVICES
8 MAES
9 SAGEVAS
10 FUEL CARD SERVICES
11 DC RESOURCES
12 COFELY AXIMA
13 GRONTMIJ BELGIUM
14 FLABEL CORPORATION
15 MSF SUPPLY
16 EGENCIA BELGIUM
17 HERPAIN ENTREPRISE
18 ALIAXIS GROUP
19 ODISEE
20 UMEDIA PRODUCTION
21 ZTE BELGIUM
22 TICKETNET BELGIUM
23 INTERNATIONAL POWER
24 SPMT-ARISTA
25 ETAMINT
26 VALISANA
27 CEGELEC INFRA TECHNICS
28 IRIS
29 FED. ROYALE NOTARIAT BELGE
30 COMPAREX SOFTWARE BELGIUM
31 SOLVAY ENERGY
32 G4S AVIATION SECURITY
33 INGENICO E-COMMERCE SOLUTIONS
34 ECONOCOM GROUP
35 VISTA TRADE FINANCE AND SERVICES
36 SPV 162
CP
1130
1000
1030
1200
1030
1210
1140
1082
1040
1150
1050
1190
1000
1030
1050
1210
1180
1150
1000
1050
1200
1000
1000
1000
1000
1210
1130
1140
1000
1020
1120
1020
1200
1050
1180
1060
37 SOCIETE D'APPLICATIONS ET DE TRAVAUX 1030
38 COGNIZANT TECHNOLOGY SOLUTIONS BEL. 1020
39 NTS BELGIUM
40 SPECIALTY METALS RESOURCES
41 RAC 1
42 MEADWESTVACO EUROPE
43 E-GRAPHICS
44 XPERTHIS
45 ELBA LEASEHOLD
46 BESIX REAL ESTATE DEVELOPMENT
47 G&G IMMO
48 BANIMMO
1040
1050
1000
1140
1050
1040
1000
1200
1000
1040
49 VERKEER SIGNALISATIE EN ELEKTRONIEK 1120
50 HERBALIFE INTERNATIONAL BELGIUM
1000
Forme jur.
SA
Soc. de droit
public (autres)
SA
SA
SA
Soc. de droit
public (autres)
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SCRL
SA
SA
SA
ASBL
SPRL
SA
SA
SA
ASBL
SA
ASBL
SA
SA
ASBL
SPRL
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
SPRL
SA
SCS
SPRL
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
NACE
BEL
2008
70220
49310
73120
77110
41203
38222
81220
46660
92000
82990
46739
43222
73200
30300
46460
79110
41201
70220
85422
59111
62020
90023
71121
96099
64200
86103
43211
43342
69102
46510
46120
80100
70220
62010
46190
42110
41201
62020
47820
46720
68203
46769
73110
46510
55100
41102
41101
41102
43212
46450
Date clôture
dern. année
disp.
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/03/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
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31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/03/2015
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
CA kEUR
2012
596.424
258.369
199.757
190.762
153.528
118.843
74.196
38.778
31.847
86.246
11.784
102.133
52.822
25.928
47.322
48.863
10.693
13.163
50.799
64.114
27.552
10.390
24.862
25.271
53.708
10.474
9.061
29.119
22.615
32.362
34.242
31.545
38.165
12.680
21.331
0
41.283
19.194
28.965
27.560
21.945
27.361
14.866
24.631
12.509
24.096
3.700
12.022
29.461
18.066
CA kEUR
2013
226.073
244.601
71.919
164.273
119.318
92.752
76.803
29.239
10.394
56.271
9.950
73.113
49.510
7.498
38.303
38.733
27.681
8.933
48.269
38.273
11.342
6.968
21.931
24.863
41.726
10.152
11.808
29.601
8.687
28.204
18.067
27.587
28.835
12.173
10.083
22.014
26.972
16.409
18.487
17.034
2.996
19.893
1.688
11.180
8.853
18.404
19.926
5.106
12.563
15.748
CA kEUR
2014
540.503
544.619
196.252
262.234
193.876
162.802
141.629
79.507
57.861
96.884
49.664
111.943
88.086
38.814
66.712
65.829
54.471
35.205
74.024
63.979
34.483
29.608
44.476
47.081
63.299
31.213
32.614
49.957
28.520
46.762
35.771
44.716
45.394
28.676
26.367
37.948
42.588
31.496
32.326
30.747
16.248
32.926
13.977
23.429
20.740
30.219
31.591
16.510
23.608
26.495
Croissance
2012-2014,
kEUR
314.429
300.018
124.333
97.960
74.559
70.050
64.826
50.268
47.467
40.614
39.714
38.830
38.576
31.315
28.409
27.096
26.791
26.272
25.755
25.706
23.141
22.639
22.545
22.218
21.573
21.061
20.806
20.357
19.833
18.558
17.704
17.129
16.559
16.502
16.284
15.934
15.616
15.087
13.839
13.712
13.251
13.033
12.289
12.250
11.888
11.814
11.666
11.404
11.046
10.747
30 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
׉	 7cassandra://M7bjMFkBWYOPqGdIvheFoRBIkSzUFsOCb2qQgRLXfboC`̵ Vwͨ7G׉ETOPIC
LES ENTREPRISES QUI FONT BRUXELLES
IRIS Cleaning Services :
vecteur d’emplois peu qualifiés
Le nom même d’IRIS est un clin d’œil à Bruxelles. Fondée en 1946 à Schaerbeek
(désormais basée à Evere), l’entreprise familiale a choisi comme patronyme
la fleur symbole de Bruxelles. La plante a bien poussé, faisant d’IRIS Group un
des leaders des services facilitaires et industriels en Belgique, employant plus
de 3.600 personnes pour un chiffre d’affaires avoisinant les 120 millions d’euros.
Olivier Fabes
L
es branches se sont diversifiées
depuis le rachat à l’origine de
Gazelec, une filiale de ce qui allait
devenir Electrabel, spécialisée dans
le traitement anticorrosion des installations
de transport de gaz et électricité.
Au fil des décennies, IRIS Group a réussi
à croître en préservant son actionnariat
familial, toujours aux mains des familles
Janssens van der Maelen et Zurstrassen.
IRIS Cleaning Services, spécialisée dans
les services de nettoyage, est la plus
grosse filiale opérationnelle du groupe,
à côté des pôles dédiés aux services multi-techniques
(IRIS Building), à la création
et l’entretien des espaces verts (IRIS
Greencare), au métier « historique » de
traitement anticorrosion (IRIS Anticorrosion)
et au métier de facility service
(IRIS Facility). Active dans le nettoyage
intérieur et extérieur des bâtiments administratifs et industriels,
mais aussi dans les soins de santé et l’industrie
agro-alimentaire, elle emploie quelque 3.100 collaborateurs,
dont 1.370 en Région bruxelloise. Le nettoyage est
souvent assorti de services complémentaires comme la
réception, la gestion du courrier interne (mailroom), la
gestion des animaux nuisibles (pest control), la gestion
des déchets, les tapis anti-poussière et certains petits
travaux de dépannage ou entretien.
Patrick Janssens van der Maelen
divers besoins. »
L’entreprise est un important pourvoyeur d’emplois peu
qualifiés, notamment parmi les populations allochtones.
« Nous participons en tant qu’employeur au processus
d’intégration de ces populations, en leur permettant de
mettre un pied sur le marché du travail avec peu de qualification.
Certains de nos collaborateurs nous sont fidèles
depuis 15 ou 20 ans », explique Patrick Janssens van der
Maelen, qui a succédé à son père en 1995. « Nous misons
sur l’engagement et la formation de notre personnel.
Les qualités de nos collaborateurs sont reconnues par
nos clients et nous permettent de gagner des parts de
marché. » Le personnel du groupe est à 60 % composé
de femmes, un peu plus pour la division Cleaning.
600 personnes à la Commission
La Région bruxelloise, vu l’importance de son secteur
tertiaire, est le plus gros marché d’IRIS Cleaning Services
en Belgique, devant la Flandre. La présence des
institutions européennes pèse également lourd dans la
balance, puisque l’entreprise nettoie et entretient la totalité
des bâtiments de la Commission européenne, soit
une septantaine de sites. Pas moins de 625 personnes
veillent ainsi quotidiennement à l’état impeccable de ce
qui constitue l’une des principales vitrines internationales
pour la Région.
« Nos clients sont de plus en plus exigeants sur le plan de
la protection de l’environnement et nous devons nous en
réjouir. Pour réduire l’empreinte carbone de nos activités,
nous sommes par exemple occupés à constituer une flotte
de véhicules électriques à Bruxelles. Par ailleurs, l’utilisation
de produits détergents biodégradables est quasiment
devenue la norme, sans oublier que l’entreprise est
certifiée RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprise),
niveau 3 », conclut Patrick Janssens van der Maelen. ●
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
31
Sur un marché du nettoyage en stagnation
depuis une dizaine d’années, IRIS
Cleaning Services réussit à maintenir
une croissance annuelle moyenne de
10 % ces six dernières années. Elle
« recrute » environ 1.600 personnes
par an, essentiellement à travers l’obligation
de reprise du personnel lorsqu’elle
succède à l’un de ses concurrents,
en remportant un appel d’offre.
« Nous parvenons à maintenir une
croissance grâce à la compétitivité de
nos services ainsi qu’à leur complémentarité.
Nous proposons en effet
des services multiples qui dépassent
le nettoyage : entretien des espaces
verts, services ‘handyman’ (ndlr : littéralement
‘homme à tout faire’). Sur
un marché très concurrentiel, beaucoup
de clients apprécient de trouver
chez nous un ‘magasin unique’ pour
R.A.
׉	 7cassandra://xBk0tfu4YLLtsXPJ5MVXTYlTO0hP3x1GsYrpv4SxfUw4`̵ Vwͨ7GVwͨ7G#בCט   u׉׉	 7cassandra://4V03s2creakG1EcEcG__38Ipqu2zmGBCxqk0S7hUtSA @` ׉	 7cassandra://JQmKdpJlM2_EYT2UY54ld85gZgq0RufrwSNSyjB0VAcMw`S׉	 7cassandra://dZnRqWkem8pc0dyLZbWeUVK24EFZHO4Djxuk1KUYsvYj`̵ ׉	 7cassandra://DyG35KTna3WaZcEnHW1TaWfRuRdhwCtIspGArj5NvX8͋͠Vwͨ7Gט  u׉׉	 7cassandra://zOUgYdnsjRdNrhEkp03YP-Ewej0MroHh9bAdaT7VBD4 }` ׉	 7cassandra://yFBn_UcFiWBfsCasnpyDtTMiJX_VGcocIfgrZkF59sMh0`S׉	 7cassandra://hXqcZO1komGaEtFK2dQjjjWFY_elQNkPRQLGcMSvDFA`̵ ׉	 7cassandra://qMLHQypQMwx1_qTBRSiZtvpNhVKJHRubY6kQbFpZiYQ͍3̜͠Vwͩ7GנVwͩ7G l؁̨9ׁHhttp://www.standardethics.euׁׁЈנVwͩ7G ̜̀9ׁHhttp://www.imd.org/wccׁׁЈ׉E\TOPIC
COMPÉTITIVITÉ :
LA BELGIQUE PROGRESSE (UN PEU)
La Business School suisse IMD publie chaque année un classement
des économies les plus compétitives au monde. Avec un
indice de 75,442 (pour un indice de référence 100), la Belgique a
repris quelques places au classement 2015, remontant du 28e
23e rang (qu’elle occupait en 2011). C’est vraisemblablement le
au
résultat des mesures déjà prises par le gouvernement sortant,
notamment en matière d’accès aux allocations de chômage et
de relèvement de l’âge de la pension – on peut raisonnablement
espérer que les nouvelles mesures en faveur de la compétitivité
des entreprises accentuent cette tendance.
La qualité de notre enseignement, notre productivité élevée et
le caractère ouvert de notre économie restent nos points forts.
L'emploi (47e
place, sur 61 pays classés) et la politique fiscale
(60e
!) restent nos points faibles.
Info : www.imd.org/wcc
IMD World Competitiveness Ranking 2015
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
Etats-Unis
Hong Kong
Singapour
Suisse
Canada
Luxembourg
Norvège
Danemark
Suède
Allemagne
Taiwan
12 Emirats Arabes Unis
13
14
15
16
17
18
19
20
Nouvelle-Zélande
Australie
Grande-Bretagne
Finlande
…
23
Belgique
0
20
40
60
80
100
BELGIQUE, REPAIRE DE TALENTS ?
La Belgique brille par contre au World Talent Report – un autre
classement que publie l’IMD. Notre pays y figure au 9e
Qatar
Malaisie
Pays-Bas
Irlande
Notation Standard
Ethics :
le palmarès belge
L’agence Standard Ethics a publié les notations
extra-financières des 20 plus grandes
entreprises belges. Aucune d’entre elles
n’obtient la note la plus élevée (EEE), mais
quatre sont notées EE+ : Cofinimmo, Delta
Lloyd, Proximus et Umicore.
Standard Ethics est une agence indépendante,
basée à Londres, qui vise à promouvoir
les principes standards de durabilité et
de gouvernance, sur la base de documents
et directives publiés par l'Union Européenne,
l'OCDE et les Nations Unies. Son Standard
Ethics Rating (SER), créé en 2002, est une
notation de durabilité, qui permet de mesurer
le risque de réputation des entreprises et
leur niveau d’adoption volontaire des principes
et normes en matière de responsabilité
sociale et de gouvernance d’entreprise.
Les notations finales sont réparties en neuf
classes, allant de EEE (la plus élevée) à F
(la plus faible), la note EE- indiquant un
« bon niveau de conformité ».
Info :
www.standardethics.eu
Standard Ethics Rating –
les entreprises belges
Cofinimmo
Delta Lloyd
Proximus
Umicore
Bekart
rang,
devant Singapour, la Suède, Hong Kong, l’Australie ou même…
les USA. Le rapport analyse le développement, l’attraction et la
rétention des talents en se fondant sur des indicateurs quantitatifs
et qualitatifs.
World Talent Ranking
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
14
32
Suisse
UCB
Danemark
Luxembourg
Norvège
Pays-Bas
Finlande
Allemagne
Canada
Belgique
Singapour
…
Etats-Unis
0
20
40
60
80
100
AB Inbev
Ageas
Colruyt
D’Ieteren
Bpost
Elia
Befimmo
Ackermans van Haaren
Engie
KBC Group
Solvay
EE+
EE+
EE+
EE+
EE
EE
EE
EEE+
E+
E+
E+
E+
E
E
E
E
Groupe
Bruxelles Lambert E
Telenet Group
Delhaize Group
E
en suspens
׉	 7cassandra://dZnRqWkem8pc0dyLZbWeUVK24EFZHO4Djxuk1KUYsvYj`̵ Vwͩ7G׉EoTOPIC
LES ENTREPRISES QUI FONT BRUXELLES
Ageas : le marché asiatique comme moteur
de croissance
Groupe d'assurance international, Ageas est classé dans le Top 20 européen de l'assurance.
Ses activités se répartissent sur quatre secteurs : Belgique, Royaume-Uni,
Europe continentale et Asie. Elles sont menées à 100 % par des filiales d'Ageas ainsi
qu’en partenariat avec des institutions financières de référence et des distributeurs
de renom.
Gaëlle Hoogsteyn
E
n Belgique, via AG Insurance,
Ageas est le leader dans les
segments vie individuelle et
employee benefits, et se profile aussi
comme acteur de référence en nonvie.
Ageas emploie plus de 13.000 personnes
dans les entités consolidées et
plus de 30.000 dans les partenariats
non consolidés, et a réalisé en 2014
un encaissement annuel de près de
26 milliards d’euros.
CEO du groupe, Bart De Smet tire
pour nous un premier bilan de l’année
2015 : « Sur base des trois premiers trimestres,
on peut dire que 2015 fut une
bonne année pour Ageas. Le chiffre
d’affaire du groupe est en hausse,
principalement grâce à notre présence
en Asie. Les marges opérationnelles
évoluent positivement et nous avons
pu compléter notre portefeuille d’activités
avec une entrée au Vietnam et aux Philippines, le
renforcement de notre présence au Portugal et la vente
d’une activité à Hong-Kong. En valeur boursière, Ageas
a enregistré une augmentation de 40 % depuis le début
de l’année. »
Les clés du succès ? Bart De Smet les situe avant tout
sur le marché asiatique, « moteur de croissance car il
est très porteur ». Ageas s’implante dans des pays où la
population est très importante, où les revenus sont en
hausse et où la pénétration des assurances est encore
très basse : « Aux Philippines, par exemple, le taux de
pénétration des assureurs n’est que de 1 %, ce qui laisse
un potentiel de marché très important. Par ailleurs, nous
accordons beaucoup d’importance à l’aspect local de nos
activités. En effet, les métiers de l’assurance doivent être
vraiment ancrés dans la communauté. Il y a beaucoup
de différences d’un pays à l’autre, qu’elles soient législatives,
pratiques, culturelles… Nous déléguons donc de
nombreuses responsabilités à nos entités locales. Nous
faisons régulièrement des enquêtes de satisfaction locales
et nous avons pris l’engagement de donner une
importance sans cesse croissante aux résultats de ces
dernières. »
Ambition 2018
En septembre dernier, Ageas présentait
un nouveau plan stratégique à trois
ans, baptisé « Ambition 2018 » et articulé
autour de trois axes principaux
que détaille le CEO : « Le premier :
les choix que l’on a fait. Dans le passé,
nous avons fait certains choix qui
n’ont pas changé de manière significative.
Nous en avons cependant affinés
certains, comme le fait de travailler
désormais en ‘omni-chanel’ et plus en
Bart De Smet
‘multi-chanel’. Au niveau de nos partenariats,
nous allons aussi en conclure
avec des distributeurs technologiques.
Nous nous engageons aussi à être plus
proches de nos consommateurs, à ne
plus seulement travailler en B2B, mais
aussi en B2C. Enfin, nous allons aussi
développer des ‘smart synergies’ afin
de détecter des ‘best practices’ dans
les 13 pays où nous sommes implantés
et d’en tirer des enseignements. Le deuxième axe est
celui des valeurs. Nous avons confirmé nos valeurs d’engagement,
de passion et de respect du local. Le dernier
axe est celui des défis financiers. Nous nous sommes
fixé certains objectifs comme celui d’un revenu sur fonds
propres de 11 à 13 %, d’un ratio de solvabilité de 175 %
et d’une politique de dividendes dans laquelle nous distribuerons
40 à 50 % de nos bénéfices aux actionnaires.
Nous souhaitons apporter une valeur ajoutée à tous nos
stakeholders : des rentrées pour nos actionnaires, de
belles offres pour nos clients et nos partenaires et également
un environnement de travail agréable et stimulant
pour notre personnel. »
À titre personnel, Bart De Smet figurait parmi les nominés
du « Manager de l’Année », dont le lauréat sera
connu au moment où paraîtra cet article. « C’est très
flatteur, bien sûr », reconnaît le CEO, « mais le mérite
de cette nomination revient à toute l’équipe d’Ageas. Ce
concours se base sur le chemin parcouru par l’entreprise
au cours de l’année et les progrès que nous avons réalisés
sont le résultat d’un travail d’équipe. Si Ageas en est
là aujourd’hui c’est parce que nous travaillons avec des
employés courageux, motivés et ambitieux. » ●
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
33
׉	 7cassandra://hXqcZO1komGaEtFK2dQjjjWFY_elQNkPRQLGcMSvDFA`̵ Vwͩ7GVwͩ7G#בCט   u׉׉	 7cassandra://6NkyDpIRPhpbxBNUb-lL9c2fH56e7lbUNyryqkBHwTw `׉	 7cassandra://KhKSz5fCN89aGoIDtMWeAChBt4wBXKxXtF41z0qwH1sdE`S׉	 7cassandra://BktRpqLRJuOlCMIpAbSX0JuUH28887pSm1NVZTyJq5km`̵ ׉	 7cassandra://NC320G8Qbt-K2c2dChfgZa8G2hq9aNligBmKpV7iHWk ͠Vwͪ7Gט  u׉׉	 7cassandra://hgL0l4nYtBpBjPTYH-cmgJhLNpV-UhrKQk019BwZL68 L`׉	 7cassandra://WjN0XxSQ0sgH6RGMhuQzcnzjX5qn07SeKZzEG3hb9hMs`S׉	 7cassandra://VmwYJFDa6bntY2awf-_egJze97YRBreOHdebVm_n9SM#[`̵ ׉	 7cassandra://wVehzx4BJX5eD8lF-kL--NTbsgqOajNVt5LOEqClhWc uB@͠Vwͭ7G׉EEffectifs du personnel : Top 50
Nom
1 HR RAIL
2 RANDSTAD BELGIUM
3 BPOST
4 PROXIMUS
5 ETS DELHAIZE FRERES ET CIE LE LION
6 MANPOWER (BELGIUM)
7 TEMPO-TEAM
8 FAMILIEHULP
9 CARREFOUR BELGIUM
10 S.T.I.B.
11 ARCELOR MITTAL BELGIUM
12 ELECTRABEL
13 KBC GROUP
14 DAOUST
15 CLINIQUES UNIVERSITAIRES ST-LUC
16 SECURITAS
17 THUISHULP
18 COFELY FABRICOM
19 G4S SECURE SOLUTIONS
20 UMICORE
21 SODEXO BELGIUM
22 CHIREC
23 INBEV BELGIUM
24 AUDI BRUSSELS
25 BRUSSELS AIRLINES
28 TOYOTA MOTOR EUROPE
31 RANDSTAD HOUSEHOLD SERVICES
32 IRIS CLEANING SERVICES
33 EUROCLEAR
34 SMALS
35 H & M HENNES & MAURITZ
36 INT. BUSINESS MACHINES OF BELGIUM
37 EUROCLEAN
38
FONDS VOOR WETENSCHAPPELIJK ONDERZOEK
- VL.
39 BRICO BELGIUM
40 VIVAQUA
41 COMPASS GROUP BELGILUX
42 MOBISTAR
43 DECATHLON BELGIUM
44 D'IETEREN
45 CENTRE HOSPITALIER UNIV. MONT-GODINNE
47 CLINIQUES D'EUROPE
48 ARMONEA
49 MULTIPHARMA
50 VEOLIA
CP
Forme jur.
1000
1200
1082
1210
1140
1000
1000
1000
1080
1050
1200
1120
1000
1000
1020
1000
1050
1180
1070
1190
1050
1070
1140
SA
SA
NACE
BEL
2008
1060 SA de droit public 78100
1082
1030 SA de droit public 61100
1080
SA
SA
SA
ASBL
SA
Soc. de droit
public (autres)
SA
SA
SA
SA
ASBL
SA
ASBL
SA
SA
SA
SA
ASBL
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
78200
53100
47114
78200
78200
88101
47114
49310
24100
35110
70100
78200
86101
80100
88101
25110
80100
70100
56290
68203
11050
29100
51100
26 VLAAMSE RADIO- EN TELEVISIEOMROEPORG. 1030 SA de droit public 60200
27 COCA - COLA ENTERPRISES BEL.
29 FONDS DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE-FNRS 1000 EUP, Fondation 72190
30 COFELY SERVICES
1000
1082
1140
1210
1060
1000
1130
1070
ASBL
SA
SPRL
SA
SA
81100
78200
81220
64200
63110
47716
46510
81210
1000 EUP, Fondation 72190
1082
1000
1130
1140
1130
1050
1030
46 VLAAMSE MAATS. VOOR WATERVOORZIENING 1030
1180
1080
1070
1070
Intercom.
SA
SA
SA
SA
ASBL
SCRL
ASBL
SA
SCRL
SA
47521
36000
56290
61200
47640
45113
86101
36000
86101
87302
47730
81100
11070
70100
Date clôture
dern. année
disp.
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/08/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/03/2015
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
30/11/2014
31/12/2014
30/09/2014
31/12/2014
31/01/2015
31/12/2014
30/09/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2011
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
31/12/2014
CA
kEUR
VA
nette
kEUR
2.107.367 2.078.066
765.058
650.807
2.236.162 1.695.929
3.964.134 2.398.143
4.703.451 846.639
238.725
248.678
335.223
241.718
292.815
49.710
3.961.801 566.272
536.284
544.619
3.824.280 773.386
12.411.937 1.294.462
1.025.868 513.413
135.564
486.907
241.963
38.379
665.941
158.072
127.806
357.598
230.093
125.761
250.466
147.391
2.794.326 405.367
324.252
438.413
147.253
196.779
1.164.041 639.368
1.526.763 279.045
762.143
444.218
290.694
75.373
141.629
449.107
228.659
396.422
652.845
70.525
0
431.032
321.163
146.873
180.628
145.239
64.359
200.145
200.911
1.190.187 355.092
19.678.866 487.169
0
116.265
251.616
157.790
102.518
233.464
59.890
102.983
108.929
203.754
79.226
1.194.026 431.015
319.434
82.484
2.577.450 202.092
156.221
481.902
226.058
103.280
389.492
148.942
110.515
209.143
100.769
78.589
107.056
78.324
Bénéfice/
Perte après
impôts kEUR
-4.325
3.636
296.884
746.531
-118.143
-350
-8.574
2.779
15.512
672
25.533
1.113.769
1.079.845
997
385
5.604
4.208
11.072
975
131.238
5.778
18.112
183.098
30.294
-4.157
-13.959
101.754
215.376
8.937
17.731
982
1.795
236.051
n.d.
14.035
-1.536
660
278
-2.921
67.982
2.048
65.736
12.558
-4.336
-701
3.936
-2.961
1.241
7.012
99
Personnel
34.288
25.731
25.210
13.209
12.739
12.707
10.053
8.986
8.545
7.101
7.019
5.266
5.170
4.614
4.582
4.400
3.873
3.591
3.304
2.894
2.670
2.568
2.532
2.451
2.395
2.289
2.287
2.093
2.082
1.893
1.882
1.761
1.707
1.696
1.690
1.683
1.634
1.622
1.603
1.554
1.497
1.473
1.449
1.441
1.431
1.425
1.386
1.364
1.355
1.295
34 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
׉	 7cassandra://BktRpqLRJuOlCMIpAbSX0JuUH28887pSm1NVZTyJq5km`̵ Vwͭ7G׉EContributeurs - Impôts et cotisation sociales : Top 50
Nom
1 Bpost
2 HR RAIL
3 PROXIMUS
4 ARCELOR MITTAL BELGIUM
5 ETS DELHAIZE FRERES ET CIE LE LION
6 RANDSTAD BELGIUM
7 ELECTRABEL
8 STIB
9 KBC GROUP
10 FAMILIEHULP
11 EDF INVESTISSEMENTS GROUPE
12 TOYOTA MOTOR EUROPE
13 CLINIQUES UNIVERSITAIRES ST-LUC
14 CARREFOUR BELGIUM
15 AUDI BRUSSELS
16 ENI FINANCE INTERNATIONAL
17 COFELY FABRICOM
18 FLUXYS BELGIUM
19 UMICORE
20 TEMPO-TEAM
21 MOBISTAR
22 SECURITAS
23 INBEV BELGIUM
24 PUBLI-T
26 INT. BUSINESS MACHINES OF BELGIUM
27 EUROCLEAR
28 SOLVAY
29 MANPOWER (BELGIUM)
30 COCA - COLA ENTERPRISES BELGIUM
31 WORLDLINE
32 SODEXO BELGIUM
33 COFELY SERVICES
34 G4S SECURE SOLUTIONS
35 BRUSSELS AIRLINES
36 CHIREC
37 IRIS CLEANING SERVICES
38 BELGACOM INT. CARRIER SERVICES
39 TRACTEBEL ENGINEERING
40 SMALS
41 TOTAL BELGIUM
42 GDF SUEZ CC
43 REDEVCO RETAIL BELGIUM
44 D'IETEREN
45 DAOUST
46 SANOFI EUROPEAN TREASURY CENTER
47 UCB BIOPHARMA
48 ACCENTURE
49 THUISHULP
50 DANONE FINANCE INTERNATIONAL
CP
Forme jur.
NACE
BEL
2008
Date de
clôture
CA kEUR
Bén./
perte
de l'ex.
avant
impôts,
kEUR
1000 SA de droit public 53100 31/12/2014 2.236.162 447.124
1060 SA de droit public 78100 31/12/2014 2.107.367
-4.312
1030 SA de droit public 61200 31/12/2014 3.964.134 837.370
24100 31/12/2014 3.824.280
1000
1080
1082
1000
1000
1080
1210
1050
1140
1200
1140
1190
1040
1000
1040
1000
1082
1140
1120
1070
1000
1130
1210
1120
1200
1070
1130
1050
1000
1020
1050
1180
1140
1000
1200
1060
1040
1000
1000
1050
1050
1040
1070
1000
1000
1160
SA
SA
SA
SA
Soc. de droit
public (autres)
SA
ASBL
SA
SA
ASBL
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SA
SCIV SCRL
SPRL
SA
SA
SA
SPRL
SA
SA
SA
SA
SA
ASBL
SA
SA
SA
ASBL
SA
SCRL
SCS
SA
SA
SA
SPRL
SA
ASBL
SA
25.126
47114 31/12/2014 4.703.451 -118.494
78200 31/12/2014 765.058
3.638
35110 31/12/2014 12.411.937 1.107.447
49310 31/12/2014 544.619
819
64190 31/12/2014 1.025.868 1.083.218
88101 31/12/2014
64200 31/12/2014
49.710
0
0
512.936
45111 31/03/2015 19.678.866 237.805
86101 31/12/2014 486.907
47114 31/12/2014 3.961.801
29100 31/12/2014 1.526.763
70220 31/12/2014
0
15.573
44.294
877
25110 31/12/2014 665.941
49500 31/12/2014 525.665
281.957
16.933
87.167
70100 31/12/2014 2.794.326 130.582
78200 31/12/2014 292.815
61200 31/12/2014 1.194.026
80100 31/12/2014 241.963
-8.571
75.735
10.738
25 VLAAMSE RADIO- EN TELEVISIEOMROEPORG. 1030 SA de droit public 60200 31/12/2014 444.218
63110 31/12/2014 652.845
82990 31/12/2014 449.107
20130 31/12/2014 304.958
78200 31/12/2014 241.718
11050 31/12/2014 1.164.041 181.602
35100 31/12/2014 1.371.827 245.796
-13.933
194
236.559
525.288
1.181
11070 31/12/2014 1.190.187 111.777
62090 31/12/2014 435.806
56290 31/08/2014 324.252
81100 31/12/2014 290.694
80100 31/12/2014 158.072
51100 31/12/2014 762.143
68203 31/12/2014 438.413
81220 31/12/2014 141.629
63.326
9.730
21.531
1.675
-4.129
0
3.455
61100 31/12/2014 1.573.125 109.245
41201 31/12/2014 276.259
63110 31/12/2014 228.659
19200 31/12/2014 6.615.366
70100 31/12/2014 126.881
68203 28/02/2015 174.645
45113 31/12/2014 2.577.450
78200 31/12/2014 135.564
82990 31/12/2014
31.970
0
64.420
168.691
490.304
-4.287
2.125
261
46460 31/12/2014 1.260.749
70220 31/08/2014 236.925
88101 31/12/2014
66199 31/12/2014
38.379
0
270.507
17.451
14.369
0
213.517
Bén./
perte
de l'ex.
après
impôts,
kEUR
25.210
34.288
13.209
7.019
12.739
25.731
5.266
7.101
5.170
8.986
8
2.093
4.582
8.545
2.451
33
3.591
961
2.894
10.053
1.473
4.400
2.532
1.221
2.289
1.683
1.707
819
12.707
2.287
1.044
2.670
1.893
3.304
2.395
2.568
1.761
378
1.098
1.696
616
475
43
1.441
4.614
14
895
868
3.873
6
Effectif
moyen du
personnel
2014
Impôts
kEUR
2014
Cotisations
patr d'ass.
Sociales,
kEUR 2014
296.884 154.989 194.712
-4.325
13
746.531 99.689
25.533
55
-118.143
3.636
227
2
1.113.769 4.259
672
147
1.079.845 5.419
2.779
0
434.003 78.933
215.376 22.429
385
0
15.512
30.294
61
14.000
217.692 64.389
11.072
47.785
6.002
131.238
-8.574
65.736
5.604
183.098
40.999
745
3
23.188
5.134
64
170.779 48.394
-13.959
-1.536
27
236.051
549.930
-350
101.754
42.978
5.778
17.731
975
-4.157
18.112
1.795
84.858
25.760
0
49.301
1.755
1.053
7.248
1.540
8.793
21.683
3.958
3.819
700
31
0
1.660
24.386
6.789
0
15.208
154.112 15.183
448.201 26.431
-4.336
997
117
1.127
244.621 25.886
9.639
8.793
4.208
7.812
5.576
0
189.223 24.294
344.540
171.409
167.722
157.534
151.179
124.430
115.944
88.595
93.742
190
46.983
68.875
66.623
52.140
713
57.896
22.176
59.605
57.103
29.839
45.856
49.298
0
47.586
45.510
43.878
37.527
42.723
35.233
19.618
32.557
32.356
34.331
34.836
34.190
32.333
7.990
23.181
29.941
12.979
12.784
1.320
27.570
25.617
376
17.837
19.961
25.211
134
TOTAL
impôts +
costisations,
kEUR
349.701
344.553
271.098
167.777
157.761
151.181
128.689
116.091
94.014
93.742
79.123
69.412
68.875
66.684
66.140
65.102
63.898
63.175
60.350
57.106
53.027
50.990
49.362
48.394
47.613
47.265
44.931
44.775
44.264
44.026
41.301
36.515
36.175
35.031
34.867
34.190
33.994
32.377
29.970
29.941
28.187
27.967
27.751
27.687
26.744
26.262
25.649
25.537
25.211
24.428
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
35
׉	 7cassandra://VmwYJFDa6bntY2awf-_egJze97YRBreOHdebVm_n9SM#[`̵ Vwͭ7GVwͭ7G#בCט   u׉׉	 7cassandra://FdoFvNwkcVf0foCZYjpMovssLTKDWTjkiKCW0GJUTSU t`׉	 7cassandra://o9Jguqr8C8eABlnMYHPTghS2CmHV6x6HxYT1FAqcWaot`S׉	 7cassandra://XGCe-6iuujJQt1xnRUst-6vySbXk1PFfs_soxamhLoo#`̵ ׉	 7cassandra://UJ0MXwerx3c3eRUsvuZAa6ZXEjgokZ-lDylyYguBBeM͠Vwͭ7Gט  u׉׉	 7cassandra://sJOr7JFVXyaOGZUJswKeU2aAKJrN11H18XtBYf6O65k >J` ׉	 7cassandra://M0IzfGodifWCtKATZkGhiVL1n00vBGxH0EmoXhdnxRki`S׉	 7cassandra://FkbayEDi1-zAViKBhZ19coLl0ZaucHRlAoF0SFfZmZEa`̵ ׉	 7cassandra://UtxMQ5juDVDiCPBa23wz3L0t17ej_rCf5sTEo56TGH8s`͠Vwͮ7GנVwͯ7G U9ׁHmailto:fm@beci.beׁׁЈ׉E,Start’Hub Night, au mois de mars dernier chez ING.
BECI Start’Hub : entreprendre ensemble
ENTERPRISE LIFECYCLE
De la création jusqu’à la transmission, l’entreprise passe par différentes phases de
développement, de consolidation, et parfois de difficultés à surmonter. Les services
de BECI accompagnent les entreprises tout au long de ce cycle, en commençant dès
le point de départ et même avant, auprès des starters et pré-starters. C’est à eux que
sont dédiés le Start’Hub et son Start’Hub Challenge.
Guy Van den Noortgate
U
n projet marque le début de
toute entreprise. Pour aider
les starters à prendre le bon
départ et les accompagner dans leur
aventure, BECI a lancé voici un an et
demi le Start’Hub Challenge, en mettant
les compétences de ses membres
et partenaires au service des talents
débutants.
Tout commence par une idée, un
concept, un rêve qui se transforme ensuite
en projet. Un projet qu’il faudra
alors concrétiser sous l’une ou l’autre
Ce que les participants apprécient,
c’est le fait de se retrouver en
groupe. L’effet d’entraînement
est essentiel.
Fabienne Malaise
forme d’entreprise. Les porteurs de projets talentueux
ne manquent pas en Région bruxelloise, et même si de
nombreuses structures existent déjà, pour le lancement et
l’accompagnement, le Start’Hub Challenge se différencie
par le fait qu’il permet la rencontre entre les membres
de BECI, les pré-starters, starters et talents. Comme le
rappelle Fabienne Malaise, coordinatrice du Start’Hub
Challenge, « certains de nos membres souhaitaient apporter
leur expertise aux entrepreneurs débutants. C’est dans
ce cadre que nous avons mis sur pied ce challenge, l’ob36
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
jectif étant de promouvoir des projets
qui présentent une valeur ajoutée pour
la Région bruxelloise. Nous travaillons
tout au long de l’année en collaboration
avec une série de partenaires qui apportent
leurs compétences dans des
domaines divers. »
Événements et séances
d’information
Afin d’attirer les multiples talents potentiels
de Bruxelles, le BECI Start’Hub
a mis en place une stratégie basée sur
l’entonnoir et s’articulant en quatre actions.
La
première : la communication vers les pré-starters et
starters. Que ce soit via les réseaux sociaux, notre magazine
Bruxelles Métropole, les outils de communication
ou le réseau de BECI, le but est de toucher un maximum
de personnes. Deuxième action : des événements sont
organisés régulièrement pour réunir pré-starters et starters
: le BECI Start’Hub Info Starters (deux fois par mois),
qui rassemble en moyenne 35 participants par séance
(840 sur base annuelle) ; la BECI Start’Hub Night (quatre
fois par an) avec une moyenne de 300 participants par
événement ; le BECI Start’Hub Apéro (quatre fois par an)
avec une centaine de participants à chaque soirée. Troisième
action : le filtre des candidats pour le BECI Start’Hub
Challenge, avec la rencontre des pré-starters identifiés.
Au total, quelques 300 rendez-vous sont planifiés sur une
année avec les consultants de BECI. Quatrième et dernière
action : le Challenge proprement dit, qui se décline en
quatre éditions annuelles, chacune réunissant une quinzaine
de participants, soit une soixantaine au total pour
la première année.
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L’objectif du BECI Start’Hub Challenge
est de proposer un plan d’accompagnement
collectif suivi de recommandations
individuelles aux porteurs de
projet ayant la volonté d’entreprendre
jusqu’au bout. Le challenge consistant,
au final, en la présentation du projet
auprès d’acheteurs et financeurs. Les
participants au premier challenge commencent
d’ailleurs à lever des fonds et
certains d’entre eux sont aujourd’hui
déjà actifs dans leur business.
et a parfois été totalement revue. Lors
des dernières présentations, la moitié
des participants a radicalement revu
son business model initial. » Sans
surprise, parmi les projets présentés,
une large part concerne les nouvelles
technologies. Les idées de nouvelles
applications pour smartphones et tablettes
sont de plus en plus fréquentes,
par exemple, mais on a également pu
voir un porteur de projet proposer des
drones. Toutefois, tout ne se résume pas
à ces nouvelles technologies puisque
l’on retrouve également des artisans
Il s’agit d’accompagner les starters et
en aucun cas de faire le boulot à leur
place. Ce qu’on fait, c’est leur donner
des clés pour réussir leur projet.
Jean-Christophe Bazin
« Ce que les participants apprécient dans ce système »,
poursuit Fabienne Malaise, « c’est le fait de se retrouver
en groupe. L’effet d’entraînement est essentiel. Il y a un
sentiment de communauté et nous les accompagnons
jusqu’au terme de leur projet. Nous venons de terminer
notre première année avec 4 challenges et débutons maintenant
notre premier challenge de 2016. » Dans la pratique,
une dizaine de séances d’une journée sont organisées avec
travail individuel entre les séances, suivi d’une relecture
et de recommandations assurées par les animateurs qui
fourniront outils et contenu afin de permettre aux starters
d’évoluer entre deux séances.
Une dizaine de thèmes par challenge
Durant chaque challenge, une dizaine de thématiques sont
abordées. Ainsi, à titre d’exemple, quelques éléments au
menu du dernier challenge qui s’est achevé en octobre :
stratégie, business model, identité visuelle et design du
projet, storytelling, elevator pitch, établissement d’un plan
financier cohérent, session juridique… Du solide, jusqu’à la
mise en pratique avec le « pitch ». Cette ultime étape est
une répétition générale devant les autres participants avant
le « vrai pitch » qui sera présenté devant les acheteurs
et investisseurs potentiels. Pour cette première année,
on a donc eu une bonne cinquantaine de projets qui ont
été jusqu’au bout. Mais justement, quels sont, dans les
grandes lignes, les projets que proposent les pré-starters ?
« Ce sont souvent des besoins que l’on a éprouvés soimême
et qui n’ont pas été ou ne sont pas satisfaits »,
répond Fabienne Malaise. « Et dans ce cas, on veut développer
et élargir son concept. Les projets ne manquent pas,
mais il faut reconnaître qu’il y a souvent de fausses bonnes
idées. Notre rôle vise alors à transformer ces fausses
bonnes idées en vraies bonnes idées. Et l’on constate l’évolution
du début à la fin du challenge. L’idée s’est améliorée
comme un lunettier ou une créatrice de bijoux.
BECI Start’Hub Community
Au mois d’octobre dernier, le Start’Hub a lancé une page
Facebook dynamique, baptisée tout naturellement BECI
Start’Hub Community. En deux mois, elle affiche déjà plus
de 4.500 « likes ». Mais au-delà de cette présence sur
les réseaux sociaux, cette page témoigne de la naissance
d’une communauté réelle entre les pré-starters et starters
qui ont participé aux quatre challenges de cette première
édition. Des liens se sont noués entre eux qui favorisent
l’échange et le partage d’informations et d’expériences.
La communauté dépasse également largement le cadre
des participants, puisque l’on y retrouve aussi des entrepreneurs
ainsi que les partenaires du Start’Hub Challenge.
Elle répond en outre à l’un des buts initiaux qui était de
créer une communauté dans laquelle les starters peuvent
se rencontrer et échanger, entre eux, entre starters et
entre partenaires, dont certains se sont découvert des
complémentarités à l’occasion du challenge.
Comme le rappelle, Jean-Christophe Bazin, associé-gérant
d’Exploradis, qui organise et anime les événements
du Start’Hub Challenge en collaboration avec BECI, « On
entreprend ensemble avec les partenaires. Le but est dans
un premier temps d’aider les starters à démarrer leur activité,
et dans un second temps à pérenniser leur société.
Il s’agit de les accompagner et en aucun cas de faire le
boulot à leur place. Au contraire, nous leur demandons de
bosser pour le challenge. Ce qu’on fait, c’est leur donner
des clés pour réussir leur projet. »
En conclusion, la réussite du Start’Hub dépasse le cadre
des challenges qui scandent l’année et se reflète aujourd’hui
sur une communauté de pré-starters, de starters
et d’entrepreneurs qui favorise un esprit de création
et d’entreprise. Et ainsi suscite de nouvelles vocations
auprès de talents bruxellois qui s’ignorent ou hésitent à
accomplir le premier pas. Après cette première édition,
le Start’Hub est lancé et joue dorénavant son rôle dans
le dynamisme économique de la Région bruxelloise. ●
Info :
Fabienne Malaise ; fm@beci.be - 02 643 78 07
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
37
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Boostez votre business
ENTERPRISE LIFECYCLE
En ce mois de janvier, vous faites le bilan de l’année écoulée. Nouveaux clients,
chiffre d’affaires, satisfaction des clients et du personnel… Tout roule. On peut dire
que 2015 fut une bonne année. Et les précédentes aussi, d’ailleurs. La tentation peut
alors être grande de simplement « continuer » comme ça. Mais si vous en profitiez
plutôt pour booster votre affaire ?
Gaëlle Hoogsteyn
Q
uand tout va bien au sein d’une entreprise, on ne
se pose généralement pas de question. Quand
ça fonctionne, pourquoi changer ? D’après Angela
Leone, Sales Coach de BECI, réagir ainsi, c’est
passer à côté de belles opportunités. « En effet, c’est
quand les affaires marchent qu’on a le temps et les
moyens de se développer. Un dirigeant d’entreprise a
souvent mille choses à faire et le nez dans le guidon.
Mais s’il veut faire croître sa société, il doit se donner le
temps de prendre de la hauteur, d’avoir une vue d’hélicoptère
sur ce qu’il fait et ce qu’il peut améliorer »,
explique-t-elle.
Première étape lorsque l’on veut booster son business :
réaliser un check-up. Avez-vous un segment de marché
bien défini ? Analysez-vous régulièrement le compor
tement de vos clients ? Savez-vous clairement
vous distingue sur le marché ? Faites-vous du netw
king événementiel ? Avez-vous une stratégie r
sociaux ? Etc. Autant de questions à se poser pour
s’améliorer.
« Faire ce check-up permet au dirigeant d’être
confronté à sa situation, à ses forces et à ses
faiblesses », assure Angela. BECI propose gratuitement
à ses membres de réaliser ce checkup
et, en fonction des résultats, leur suggère un
accompagnement approprié.
L’un des premiers points pour une entreprise
– sans doute l’un des plus importants – est
d’avoir un bon pitch. « Beaucoup de sociétés ont du
mal à parler d’elles de façon différenciée. Or, dans un
marché concurrentiel, il est primordial d’afficher ses
spécificités. » Afin d’aider les entreprises, BECI organise
des séances de pitching où les participants apprennent à
utiliser le bon message en fonction du public concerné.
Pour Angela Leone, une société qui veut croître dans le
marché actuel doit miser sur les nouvelles technologies.
« Il existe de nombreux outils permettant de booster
ses affaires, dont certains peuvent être mis en place à
un coût ridiculement bas. Mais les chefs d’entreprise
ignorent leur existence. C’est pourquoi nos conseillers
les aident à détecter leurs failles, leur présentent des
solutions innovantes, les mettent en relation avec des
prestataires et négocient même des tarifs préférentiels
», explique-t-elle.
38 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
Enfin, si l’on veut se développer, une autre option est
de penser à sortir de nos frontières. « De nombreuses
entreprises n’envisagent pas de se lancer dans l’international
car elles assimilent cela à l’exportation. Or, de
nombreuses sociétés étrangères souhaitent s’implanter
en Belgique et cherchent des partenaires. » Pour les
entreprises belges, cela représente des opportunités
de développer de nouvelles activités, de conquérir de
nouveaux clients ou d’enrichir leur gamme de produits.
« À nouveau, BECI peut vous aider à faire des mises en
relation, notamment via le réseau EEN. A côté de cela,
nous aidons également les entreprises à régler toutes
les formalités et à rédiger leurs contrats de A à Z. » ●
Info :
Angela Leone ; al@beci.be - 0475 41 27 95
Réseautez, encore et encore
L’importance d’un bon réseau n’est plus à expliquer. Avec
un membership aussi vaste que varié, BECI peut vous
mettre en relation avec des spécialistes de différents
domaines. Comptables, fiscalistes, banquiers, investisseurs,
avocats, spécialistes web, commercial… En tant
que membre de BECI, vous bénéficiez du savoir-faire
d’autres membres. « Via notre réseau d’affaires (RAF),
les entreprises ont accès à des listes d’entreprises.
Que vous cherchiez des prospects, des fournisseurs,
des partenaires financiers… Nous pouvons vous fournir
des listes modélisées ou enrichies, avec des données
supplémentaires sur la société. » À la demande, BECI
dresse aussi une liste de formations et d’événements au
cours desquels l’entreprise pourrait nouer des contacts
intéressants pour son développement.
©Thinkstock
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CEd : faire face aux difficultés
ENTERPRISE LIFECYCLE
Créé à l’initiative de BECI, avec le soutien financier de la Région bruxelloise, le Centre
pour Entreprises en difficulté fête ses dix ans et prouve plus que jamais son utilité dans
cette période difficile. Le nombre d’entreprises et d’indépendants qui l’ont contacté a
été multiplié par six depuis 2005 et a représenté près de 2.000 interventions en 2014.
Un effet de la crise financière, mais pas seulement.
Guy Van den Noortgate
L
e Centre pour Entreprises en difficulté (CEd) a
pour mission d’aider les indépendants et chefs
d’entreprise à faire le point sur leur situation professionnelle
et à trouver de nouvelles pistes de solution
quant aux problèmes qu’ils rencontrent : mésentente entre
associés, conflits commerciaux, difficultés de trésorerie,
problèmes juridiques, soucis de personnel, etc. Il est
ouvert gratuitement à tout entrepreneur de la Région de
Bruxelles-Capitale, quel que soit le secteur d’activité, et
s’adresse tant aux indépendants (personnes physiques)
qu’aux sociétés (personnes morales) de toutes tailles. Last
but not least, il ne faut pas être membre de BECI pour
profiter de ses services. Dans la pratique, le CEd intervient
dans le but de sauver l’entreprise mais, si la situation est
trop détériorée, il préconise l’arrêt de l’activité. Ce qui est
parfois, malheureusement, la meilleure solution.
Un quart des entreprises sauvées
En 2005, année de son lancement, le CEd traitait 300 dossiers.
Dix ans plus tard, ce nombre a été multiplié par six
et tourne autour de 2.000. « La crise financière de 2008
est passée par là », explique Olivier Kahn, coordinateur
du CEd. « Même s’il faut tempérer, car elle n’intervient
directement que pour 14 % des entreprises en difficulté
qui nous ont contacté. En gros, on peut considérer que
25 % des entreprises arrêtent, 25 % se restructurent,
25 % disparaissent dans la nature et 25 % sont en phase
d’observation. À l’arrivée, un quart des entreprises sont
sauvées. »
Si la crise n’est pas directement la cause la plus importante
des problèmes que rencontrent indépendants et
PME, il est cependant indéniable que le ralentissement
économique joue un rôle. Mais depuis dix ans, ce qui frappe
Olivier Kahn, « c’est surtout l’évolution technologique qui
s’est accélérée et qui déstabilise nombre d’activités. Les
changements arrivent très vite. Aujourd’hui, avec la mondialisation,
tous les secteurs d’activité ou presque sont
touchés. La numérisation de l’économie est un défi pour
nombre d’entreprises. Enfin, il faut également noter la
complexité légale croissante, liée notamment à la régionalisation,
qui déboussole pas mal de chefs d’entreprises. »
Si le ralentissement économique touche globalement
toutes les entreprises, quelques secteurs d’activité
semblent plus affectés, tels que les services aux entreprises
(31 % des dossiers traités), le commerce de détail
(29 %), l’horeca (14 %), la construction (12 %) et les services
aux personnes (11 %). Il est encore trop tôt pour mesurer
l’impact des mesures liées aux menaces terroristes prises
ces dernières semaines à Bruxelles, mais il est clair qu’il
risque bien de ne pas être négligeable.
Depuis dix ans, la répartition et le poids des divers secteurs
n’a guère varié, à l’instar des causes des difficultés.
Par ailleurs, on observe que toutes les entreprises sont
touchées, qu’elles soient starters ou plus matures. Pour
ces dernières, la part augmente même d’année en année.
« Ces entreprises sont souvent dirigées par des patrons
plus âgés et, lorsqu’elles rencontrent des problèmes, ils
appliquent des recettes qui fonctionnaient jadis mais ne
marchent plus aujourd’hui. C’est un public dépassé par
l’évolution technologique (réseaux sociaux, e-commerce,
nouvelles formes de management, etc.). »
Notons également que certaines entreprises aboutissent
au CEd après être passées au Hub Transmission, où elles
découvrent qu’elles ont des difficultés qu’elles ignoraient
ou qu’elles ne voulaient peut-être pas voir. Une entreprise
bien portante est parfois aussi une entreprise malade qui
s’ignore.
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
39
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נVwͱ7G $/́9ׁHhttp://ced-com.beׁׁЈ׉EFOCUS
Des erreurs classiques
Les erreurs que commettent les dirigeants en situation
de crise sont aussi les mêmes que celles de leurs prédécesseurs.
Nombre d’entre elles semblent empreintes
de bon sens alors qu’au final, elles ne font qu’aggraver
la situation. « Beaucoup trop de chefs d’entreprise ou
d’indépendants estiment qu’ils vont sortir d’une mauvaise
passe en travaillant davantage, en baissant leurs prix
de vente, en se diversifiant, en cherchant de nouveaux
clients, etc. », poursuit Olivier Kahn. « Autant de réflexes
naturels qui peuvent s’avérer au final catastrophiques.
Toutefois, la plus grosse erreur à éviter est de traiter le
problème financier comme une cause alors que ce n’est
qu’une conséquence. En d’autres termes, c’est la partie
émergée de l’iceberg mais ce n’est pas la cause d’une
défaillance. Celle-ci est à chercher dès la base qu’est
l’humain, et ensuite aux différents échelons qui se succèdent
(stratégie, organisation, production, commercial,
finances). Il convient d’analyser chacune de ces strates
et de traiter les problèmes qu’on peut y trouver.»
Pour chacun de ces points, le CEd apporte son expertise
ainsi que des premières solutions pour ramener la PMETPE
dans le vert lorsque c’est encore possible. En 2014, le
CEd a mené 504 consultations juridiques et 322 consultations
financières. Parmi les causes les plus fréquentes
Depuis dix ans, c’est surtout
l’évolution technologique qui s’est
accélérée et qui déstabilise nombre
d’activités.
de difficulté, il faut pointer, outre les mauvais réflexes
stratégiques, des erreurs de positionnement, une mauvaise
gestion de trésorerie, une dépendance trop forte à
un client ou un fournisseur, la perte d’une compétence-clé
dans l’entreprise, un capital de départ insuffisant, la peur
du changement, ou encore des circonstances imprévues.
Des causes qui se traduisent à un moment ou l’autre
financièrement. Et lorsque l’indépendant ou dirigeant est
entraîné dans une spirale financière négative, il est parfois
très difficile de l’en sortir. D’autant que ses partenaires
habituels que sont les banques et institutions publiques
n’ont pas pour vocation de faire du social. Un peu moins
de deux tiers des entreprises en difficulté répertoriées
par le CEd signalent avoir essuyé un refus pour un crédit
auprès d’organismes financiers. Après analyse, dans
la moitié des cas, les refus des banques et institutions
publiques étaient justifiés.
Être proactif plutôt que réactif
Au final, si l’on peut distiller quelques conseils aux dirigeants
et indépendants confrontés à des difficultés, c’est
d’abord et avant tout d’éviter de faire l’autruche. Cela ne
fait que retarder l’échéance et alourdir la note. Quand les
premiers signes de problèmes apparaissent (retards de
paiement, pertes de clients, diminution des ventes, etc.), le
dirigeant doit tenir son personnel au courant et lui montrer
40 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
Olivier Kahn, coordinateur du Centre pour
Entreprises en difficulté.
qu’il est aux commandes – ce qui n’exclut évidemment pas
de faire appel à un avis extérieur comme le CEd. Ensuite,
il convient d’interrompre les investissements non indispensables,
de se concentrer sur son métier quitte à redéfinir
sa stratégie, et surtout supprimer les postes et/ou
activités déficitaires. Dans un autre registre, on constate
parfois qu’une entreprise se retrouve en difficulté malgré
d’excellentes vente et une santé apparemment éclatante.
C’est souvent un problème d’organisation tel que le non
suivi de factures, par exemple, que l’on peut corriger en
repensant et optimisant l’organisation.
Parmi les autres pistes de solution figure l’analyse commerciale.
Le canal de distribution que l’on utilise est-il
encore pertinent à l’heure d’internet ? Trop d’entreprises
négligent encore le marketing et la communication, mais
surtout ne se remettent pas en question, ou trop tard,
face à l’évolution technologique.
Enfin, si nombre de problèmes évoqués plus haut se reflètent
plus ou moins rapidement dans les comptes, il
convient de souligner que le financier peut également
être source de difficultés. « Il n’y pas de secret, seule
une rentabilité positive future permettra un redressement
», confie Olivier Kahn. « C’est pourquoi il faut réduire
drastiquement les coûts tout en maintenant les
frais stratégiques comme le personnel et la R&D. Enfin,
il est indispensable d’estimer le temps nécessaire pour
absorber les dettes en sachant qu’au-delà de 18 mois,
la situation est très critique. » ●
Info :
http://ced-com.be
׉	 7cassandra://J0C1VhJXSwFF4nrWkJWFLIiuuVOipafv4EKxt5t5wiIE`̵ Vwͱ7G׉EENTERPRISE LIFECYCLE
250 millions pour soutenir la transmission
d’entreprises
A Bruxelles, près de six entreprises sur dix ne sont pas transmises. Dans les dix
ans à venir, 40.000 emplois sont menacés. Pourtant les acquéreurs potentiels ne
manquent pas. Avec, à la clé, des chances de succès nettement supérieures à la
création d’une nouvelle activité. Pour garantir le passage de témoin, BECI a rassemblé
250 millions d’euros grâce à ses partenaires.
Guy Van den Noortgate
O
n ne cesse de le marteler, le nombre d’entreprises
qui seront transmises ou cédées en Belgique
dans les dix ans qui viennent se comptent
par dizaine des milliers. Rien qu’en Région bruxelloise,
les chiffres sont impressionnants. En effet, ce sont 37.000
PME qui sont concernées, qui représentent actuellement
quelque 150.000 postes de travail et un volume d’affaires
d’environ 5 milliards d’euros. Consciente de l’enjeu stratégique
pour Bruxelles de conserver et développer ce
tissu économique existant, BECI a mis sur pied l’année
dernière un Hub Transmission qui apporte conseils et
expertise tant au cédant qu’au repreneur.
Si la situation n’est pas désespérée, elle est relativement
urgente lorsque l’on sait que 70 % des PME bruxelloises
sont actuellement détenues par des personnes de plus de
55 ans, représentant la génération issue du baby-boom.
Des chefs d’entreprises qui n’ont pas encore trouvé,
pour la majorité d’entre eux, le temps de préparer leur
succession. Le Hub Transmission souligne l’urgence :
si rien n’est fait, 7.500 entreprises risquent de fermer
leurs portes dans les deux années suivant leur cession,
faute de préparation ou par un manque de compétences
des repreneurs ; 8.500 entreprises ne seront pas cédées
et disparaîtront tout simplement, faute de repreneur ;
et 40.000 emplois seront perdus à cause des faillites et
non-cessions d’entreprises. Au total, la perte économique
due à la disparition de ces entreprises s’élèvera à 1,8
milliard d’euros.
Un environnement favorable et confidentiel
Avec ce Hub, BECI rassemble une série de compétences
qui gèrent la transmission afin de créer un environnement
juridique et social favorable. Ces experts abordent toutes
les questions fondamentales d’une transmission, tant du
côté du cédant que du côté de l’acquéreur, telles que la
comptabilité, le financement, les aspects légaux, l’aspect
émotionnel ou encore la stratégie du repreneur.
Mais avant d’aborder toutes ces questions, il convient
d’identifier les entreprises transmissibles et ensuite de
poser un diagnostic. Un premier pas qui est souvent une
première surprise pour le cédant, qui a tendance à surestimer
la valeur de son entreprise. « Lors de ce screening,
nous effectuons une pré-valorisation », explique Erick
Thiry, coordinateur du Hub Transmission. « Cela donne
au chef d’entreprise une idée approximative de la valeur
de sa société. Nous pouvons également à ce stade lui
donner des conseils pour augmenter cette dernière en
travaillant les points faibles. Ce qui va lui permettre d’en
retirer davantage lors de la cession, dans les 3 à 5 ans
qui suivent. Il est vrai que nous rencontrons également
des entreprises qui ont des problèmes, parfois bien plus
graves que ne le soupçonne le cédant, et dans ce cas,
nous les orientons vers le CEd (Centre pour Entreprises
en difficulté). »
Dans la pratique, le Hub propose une foultitude de services
qui s’échelonnent des consultations individuelles avec
des experts en transmission/acquisition dans les différents
secteurs économiques, à un soutien post cession/
acquisition en passant par des formations spécifiques,
des tables rondes de discussion, un accompagnement
préparatoire à la cession, une préparation à l’achat ou
encore un support lors de l’acte de cession/achat… Bref,
le Hub accompagne les deux parties tout au long du proBECI
- Bruxelles métropole - janvier 2016
41
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cessus et ce, évidemment, en
toute confidentialité.
Durant ses neufs premiers
mois d’existence, le Hub a
déjà rencontré des dizaines
de cédants potentiels. Ce qui
est à la fois beaucoup et très
peu au regard du nombre
d’entreprises qui devront être
transmises dans les dix ans
qui viennent. « C’est vrai »,
analyse Erick Thiry, « mais
c’est somme toute assez logique.
D’une part, les chefs
d’entreprises susceptibles
de céder leur société sont
assez réticents à l’annoncer ;
ils estiment que le fait d’afficher
que leur société est à
vendre peut nourrir des inquiétudes auprès des clients,
du personnel ou encore des fournisseurs. Et d’autre part,
la majorité d’entre eux n’a tout simplement pas encore
réfléchi à cette question. »
Une centaine de candidats à la reprise
Si les entreprises à transmettre se font naturellement
discrètes, les candidats acquéreurs affichent plus facilement
leurs objectifs. Plus d’une centaine ont déjà
contacté le Hub. « Mais ils recherchent souvent le mouton
à cinq pattes », poursuit Erick Thiry. « Comme nous
aimons le rappeler : ‘Les entreprises à acquérir ne sont
pas à vendre’. En d’autres termes, ce ne sont pas les
entreprises qui font défaut, ce sont les entreprises en
bonne santé avec un potentiel de développement qui
sont trop rares. Notre objectif au sein du Hub est d’essayer
de transformer les entreprises à transmettre en
moutons à 5 pattes. »
Elément essentiel lors du passage de témoin, l’acquéreur
potentiel reçoit également toute l’attention des experts
du Hub. Car, pour que la transition soit efficace,
il faut que ce dernier dispose du maximum d’atouts et
surtout d’une bonne compréhension du secteur d’activité
de la société qu’il souhaite reprendre. « Si vous n’y
connaissez rien en graphisme, il n’est peut-être pas judicieux
de se lancer dans cette activité », conseille Erick
Thiry. « De même, un directeur financier d’une grande
société n’a pas nécessairement les compétences pour
générer du chiffre d’affaires dans une PME. »
En grande majorité, les acquéreurs potentiels sont des
hommes entre 50 et 55 ans. Ils ont, pour la plupart, occupé
des postes importants dans de grandes entreprises
qu’ils ont quittées avec un gros chèque. D’autres ont
hérité. Ils disposent d’un pécule qu’ils peuvent investir,
d’autant qu’à cet âge, on a souvent fini de payer sa maison.
Deux possibilités s’offrent à eux : soit créer une entreprise,
soit en racheter une. Mais la création demande
beaucoup d’énergie, il faut repartir de zéro alors que la
reprise permet de disposer déjà d’un know-how, d’un
42 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
marché, d’une clientèle, de
revenus. On retrouve des
profils plus jeunes parmi les
starters. Notamment pour la
simple raison que le lancement
d’une nouvelle activité
nécessite moins de capital
au départ. Le Hub Transmission
s’est ainsi penché sur
cette question cruciale et a
évalué le potentiel financier
de sa bonne centaine de repreneurs
répertoriés à près
de 100 millions d’euros. Les
fonds propres moyens par
repreneur oscillent entre
400 et 450.000 euros.
Ce ne sont pas les entreprises qui
font défaut, ce sont les entreprises
en bonne santé avec un potentiel de
développement qui sont trop rares.
Erick Thiry
250 millions d’euros mobilisés
Grâce à l’effet de levier des crédits bancaires et d’organismes
privés et publics en cofinancement, ce ne sont
pas moins de 250 millions d’euros qui sont mobilisés.
Autant dire que les moyens sont présents. Une bonne
nouvelle pour les acquéreurs, mais aussi pour les cédants,
qui parfois aident le repreneur financièrement.
« On observe que de plus en plus de vendeurs prêtent
au repreneur une partie du montant du rachat de l’entreprise
», pointe Erick Thiry. « Cette formule fonctionne
assez bien pour autant que les deux parties s’entendent.
Mais dans ce type d’accord, elles ont intérêt à s’entendre
pour que la transition s’opère de la meilleure manière
possible. Au final, cela s’avère profitable pour le repreneur
qui peut encore bénéficier durant deux à trois ans
de l’expertise du cédant et, pour ce dernier, cela lui évite
une rupture trop brutale, qui est souvent un frein pour la
transmission. Il est également important que le cédant
ait prévu un projet après la transmission pour éviter le
vide. La transmission est une étape essentielle dans la
vie d’une entreprise. Mais c’est une étape et pas une
fin. » ●
Info : Erick Thiry ; eth@beci.be - 02 643 78 36
׉	 7cassandra://IGvTUfNylJmqr0ZymhbmwKHYTSpKvT1z8t74lyo1JEs8`̵ VwͲ7G׉EFOCUS
KBC Brussels : accompagner afin d’optimaliser la demande de crédit
KBC Brussels, le pôle bruxellois de KBC Group, est un partenaire de la première heure du
Hub Transmission. Pierre Wattiez, Sales & Marketing Manager, nous explique pourquoi : «
KBC Brussels se veut être un partenaire bancaire largement investi dans le réseau bruxellois
par sa propre action et au travers de collaborations ; c’est le sens de notre engagement
auprès d’une organisation telle que BECI. Nous voulons être aux côtés des entreprises et les
accompagner à chaque étape de leur parcours. Au moment de la création – comme nous
le faisons avec notre plateforme de crowdfunding et notre incubateur Start It ; dans leur
développement, en les aidant notamment dans l’obtention de subsides ou dans la mise au point d’une politique
d’employee benefit ; et bien sûr au moment de la cession. »
« En matière de cession, notre expertise réside plus particulièrement dans l’accompagnement de l’acheteur pour le
montage de crédit ; c’est une problématique dont on parle peu mais qui est très complexe. Ce type de financement
implique à la fois des opérations de crédit et de garantie bancaire, des fonds propres, de l’investissement en capital
à risque, des aides publiques… Nous nous positionnons clairement comme un partenaire dans le façonnage de solutions
intégrées en associant toutes les ressources de la Région. Cela met en œuvre de notre part différentes compétences,
non seulement en matière de crédit, mais aussi des compétences financières, fiscales et patrimoniales. »
« Le Hub, lancé en 2015, est aujourd’hui sur Bruxelles une plateforme de rencontre privilégiée entre cédants,
acquéreurs et différents partenaires. Il y a là une volonté de répondre à une problématique d’entreprise et nous
voulons en faire partie, avec une démarche active. »
Deloitte : « Une approche intégrée et multidisciplinaire »
Deloitte, autre partenaire du Hub Transmission, apporte son expertise dans l’accompagnement
des cédants, comme l’explique Odon de Giey, Deloitte Fiduciaire M&A & Finance.
« Nous accompagnons le cédant sur toute la durée de la transmission. Ce qui nous différencie,
c’est une approche intégrée et multidisciplinaire, avec des spécialistes financiers, des juristes,
des fiscalistes, des experts en droit social, en fusion-acquisition… Les compétences sont multiples.
»
« L’exemple typique est celui de l’entrepreneur d’une soixantaine d’années, qui prépare l’avenir et qui fait appel à
nous pour l’aider à trouver une solution de reprise. Nous réalisons une évaluation financière de la société, préparons
le mémorandum d’information, sélectionnons des acquéreurs potentiels, participons à la préparation de la data
room et créons de la valeur ajoutée lors des négociations… Au-delà de notre réseau et nos compétences, l’avantage
est que nous possédons les spécialistes dans ces domaines pour gérer l’ensemble du processus. »
Partena Professional, spécialiste en matière sociale
Partena Professional est un nouveau partenaire du Hub Transmission pour l’année 2016. Philippe
Norman, Business Manager Legal Partners, nous explique le sens de cette démarche :
« Nous voulons faire valoir notre expertise sociale en la matière, rencontrer les participants
autour de la table, échanger avec eux, récolter leur feedback et leur expérience de terrain,
ainsi que celle des autres partenaires du Hub. »
« Legal Partners est le département de consultance juridique émanant de Partena Professional.
Notre spécialité, c’est le droit social et la politique du personnel. Dans le cadre d’un rachat, c’est
en général la CCT 32 bis qui prévoit que le personnel et les contrats de travail doivent être repris par l’acquéreur ; la
protection des travailleurs implique qu’il ne peut y avoir de licenciement lié à la raison du rachat. »
« En pratique, nous mettons au point un plan par étapes et un calendrier, de sorte que le transfert du personnel se
fasse sans heurts. Le cas échéant, nous préparons la signature de nouveaux contrats qui impliquent les trois parties
– cédant, travailleur et repreneur. Nous pouvons aussi aider l’acquéreur à évaluer le passif social de l’entreprise
et l’accompagner dans la due diligence. On l’aide à y voir plus clair. »
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
43
Pierre Wattiez
(KBC Brussels)
Odon de Giey
(Deloitte Fiduciaire)
Philippe Norman
(Legal Partners)
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TRANSITION
Hôtellerie :
des étoiles pour la prévention des déchets
Les hôtels de la Région bruxelloise drainent chaque semaine des milliers et des
milliers de personnes, avec un impact environnemental non négligeable en termes
de déchets. Certains établissements ont décidé de prendre le taureau par les cornes
sur ce plan. Non seulement en cherchant le meilleur sort à réserver à la gestion
des déchets produits, mais aussi en agissant plus en amont, en jouant la carte de
la prévention et de la réutilisation.
Johan Debière
L
orsqu’on passe une journée dans les coulisses
d’un établissement hôtelier bruxellois, on remarque
bien vite combien il est complexe d’y
relever les nombreux défis posés par l’intendance en
matière de respect de l’environnement. Des défis qui
touchent sans doute de manière encore plus aiguë la
gestion des déchets. En cause ? La rotation importante
de la clientèle ; la vitesse à laquelle les prestations prioritaires
doivent être effectuées par le personnel (faire les
chambres, servir les repas...) pour contenter le client ;
ou encore la localisation des établissements, souvent
situés en centre-ville.
Ces contraintes structurelles sont bien réelles. Coordinateur
environnemental au sein du Sleep Well Youth
Hostel, un établissement situé à deux pas de City2,
Olivier Henry peut en témoigner: « La clientèle qui fréquente
notre établissement est assez cosmopolite et
n’est pas forcément toujours au fait des habitudes locales
en matière environnementale. » À cet égard, il
pointe notamment les problèmes liés aux différences
de codes couleurs et de pictogrammes entre les pays
concernant le tri des déchets. Résultat des courses : les
erreurs de tri dans les PMC et les déchets organiques
compostables sont malheureusement récurrentes. Malgré
ces difficultés, grâce aux ressources sur lesquelles
ils ont pu compter notamment à travers le Brussels
Waste Network, les collaborateurs de l’établissement
sont particulièrement fiers des résultats obtenus en la
matière. L’hôtel a réussi à décrocher l’écolabel international
« Clé Verte », ainsi que le label deux étoiles des
Entreprises Ecodynamiques, délivré par Bruxelles Environnement.
Existe
aussi pour les cinq étoiles
Autre lieu, autre catégorie d’hôtel et même souci de
respecter l’environnement, ici aussi récompensé par le
label Clé Verte et deux étoiles aux Entreprises Ecodynamiques.
Nous sommes au Stanhope Brussels, un élégant
cinq étoiles niché entre le quartier du Palais royal
et le quartier européen. Cet établissement d’exception
met un soin tout particulier à inscrire le respect de l’environnement
dans ses habitudes. C’est dans ce lieu que
44 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
Pendant la Semaine Européenne de Réduction des Déchets, le
Stanhope Brussels organisait une étonnante Recycling Expo.
se déroulait au mois de novembre le deuxième Green
Afterwork de BECI, avec l’objectif de sensibiliser les entreprises
aux opportunités d’une gestion responsable
des déchets.
Assistante personnelle de la direction, Ilse Huenaerts
est celle par qui passent toutes les initiatives en la matière.
Rien ne lui échappe : elle sensibilise de manière
subtile et attentionnée les clients à la prévention des déchets
(en leur offrant par exemple des objets de décoration
« faits maison », à partir de matériaux recyclés),
coache son personnel et cherche sans relâche des solutions
pour améliorer la gestion et la prévention des déchets
de son établissement. C’est elle aussi qui a initié
une collaboration avec des artistes et des artisans spécialisés
dans la fabrication d’objets à partir d’éléments
recyclés (bijoux, meubles en carton...). Et c’est encore
elle qui permet aux Petits Riens de trouver régulièrement
dans l’hôtel une scène de choix pour y exposer les
magnifiques travaux de couturiers connus, réalisés à
partir de vêtements récupérés par l’association. En espérant
que ces bonnes initiatives se propagent dans les
établissements d’autres grandes capitales européennes
ou du monde... ●
www.brusselswastenetwork.eu
www.thonhotels.com/stanhope
www.sleepwell.be
׉	 7cassandra://wrnB0sgTToJu0Q16pCrR--sIhGu4gCgrzuZQ5rVquQI}`̵ Vwͳ7G׉EYENTREPRENDRE
SELF-EMPLOYED CORNER
Le coiffeur doit pouvoir déplacer ses
bénéfices imposables à l'étranger
Si des multinationales comme AB InBev et Arcelor Mittal peuvent substantiellement
diminuer leur pression fiscale en Belgique, le boulanger-pâtissier ou le salon
de coiffure doivent aussi pouvoir le faire.
Michel Maus
V
oici peu, les indépendants et petites entreprises de
la petite ville galloise de Crickhowell se sont réunis
et ont décidé d'appliquer les mêmes techniques
d'évitement de l'impôt que Google, Amazon ou Starbucks. Ils
désiraient surtout protester contre les conventions fiscales
que les multinationales avaient établies, leur permettant de
limiter la pression fiscale.
Selon Jo Carthew, à la tête d'un commerce d'artisanat local
à Crickhowell, les petits entrepreneurs trouvent normal de
payer leurs impôts, à condition que chacun paie effectivement
sa juste part. Et vu que ce n'est pas le cas, on a démontré
à Crickhowell qu’avec un peu de créativité, chacun
peut tirer un avantage fiscal en copiant les techniques des
multinationales.
L'exemple gallois a inspiré le groupe de travail Fiscalement
Correct à répéter cet exercice dans notre pays. Car ici aussi,
la pression fiscale est répartie inégalement. Ce n'est pas si
illogique si l'on sait que les principaux régimes fiscaux favorables
en impôt des sociétés (les intérêts notionnels, la
déduction sur les brevets et l'excess profit ruling), bien qu'ils
soient accessibles à toute entreprise, profitent surtout aux
multinationales.
Le New York Times a récemment publié un article au sujet
d’AB InBev, établissant que le géant de la bière, grâce à ses
accords avec le fisc belge, n'a payé que 1 % d'impôt sur un
bénéfice d'entreprise de 1,93 milliard de dollars. Pour une
brasserie belge locale, la concurrence économique est impossible.
Voilà
pourquoi le groupe de travail Fiscalement Correct étudie
dans quelle mesure il serait possible de faire valoir les
mêmes arrangements fiscaux pour les indépendants et les
petites entreprises. Il est toutefois évident que les indépendants
et les PME manquent souvent de connaissances et de
moyens pour appliquer ces techniques. S'ils s'unissent, ça
devient différent. Fiscalement Correct propose que les indépendants
et les petites entreprises s'unissent dans une
structure coopérative étrangère dans un but d'évitement légal
de l'impôt.
Dans cette optique, le groupe de travail désire introduire une
demande de ruling auprès du fisc belge, de sorte que les
indépendants et PME puissent également faire imposer une
partie de leur bénéfice plus favorablement à l'étranger.
Bénéfices déplacés
La demande de ruling consiste en deux parties. Tout d'abord,
il est proposé de placer les droits intellectuels, comme certains
procédés de fabrication, noms de marques, produits
et logos, dans une société néerlandaise et ensuite de lui attribuer
10 % du bénéfice belge pour l'utilisation des droits
intellectuels en Belgique. C'est ce que font Starbucks et Ikea
par exemple : à chaque fois qu'un Frappuccino ou qu’une
bibliothèque Billy est vendu(e) de par le monde, une partie
du prix de vente doit être cédée à la société néerlandaise.
Le bénéfice déplacé vers les Pays-Bas est imposé beaucoup
plus favorablement.
Ensuite, il est proposé de permettre aux indépendants et
PME de placer leur clientèle dans une société irlandaise et
d'attribuer à celle-ci 30 % du bénéfice belge pour l'utilisation
du know-how et de la clientèle en Belgique. De cette manière
aussi, du bénéfice est déplacé de Belgique, vers l'Irlande
cette fois, où l'impôt des sociétés est de 12,5 %, contre
33,99 % en Belgique.
Le groupe de travail Fiscalement Correct désire ainsi clairement
mettre en évidence la différence de pression fiscale
entre les grandes et les petites entreprises et plaider pour
plus de soutien fiscal aux indépendants et PME. Il ne s'agit
pas seulement d'inégalité fiscale, mais aussi d'une position
de concurrence économique inégale. Si tout un chacun
pouvait réaliser cela, peut-être adviendrait-il tout de même
encore de bonnes choses dans ce pays des merveilles
fiscales. ●
Michel Maus est professeur en droit fiscal à la VUB, membre du groupe de travail
Fiscalement Correct et avocat.
Cet article a été publié à l’origine par Moneytalk.
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
45
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Smart mobility pour villes intelligentes
L
a tendance est planétaire. Aujourd’hui, plus de
la moitié de la population mondiale habite dans
les villes, ou alentour. Un pourcentage qui grimpe à près
de 70 % au sein de l’Union Européenne et même à…
98 % – c’est pratiquement un record ! – à l’intérieur de nos
frontières. Et ces chiffres augmentent encore, y compris
dans une Belgique qui comptera 12 millions d’habitants
en 2030. On comprend pourquoi les spécialistes du monde
entier, toutes disciplines confondues, s’affairent à penser
un meilleur fonctionnement de la cité. Et que commence à
s’employer le terme de smart city, la ville « intelligente ».
Plus exactement, smart city désigne un concept situé à
l’intersection de tous les facteurs économiques, environnementaux,
humains, institutionnels, sociaux et technologiques
qui composent et régissent la ville. L’objectif de
la ville intelligente est de réfléchir à moyen, voire à long
terme, sur l’optimisation de ces données, tout en incluant
les notions de bonne gouvernance et de développement
durable. Car à une époque où les ressources naturelles
se raréfient, les villes, justement, misent plus que jamais
leur croissance sur leur attractivité urbaine et leur développement
touristique. On peut là parler de révolution !
Regus: une nouvelle manière de travailler
En parallèle apparaît le concept de smart mobility. Comme
son nom l’indique, celui-ci s’attarde sur l’utilisation la plus
adéquate des moyens de déplacement au sein de la ville.
Le but ? Améliorer l’efficacité des transports, gagner du
temps, réduire les coûts et par là, les émissions de CO2
.
C’est pourquoi l’économie locale se (re)développe. La location
d’espaces de coworking est par exemple en plein
boom ; en témoigne l’activité de Regus, une société qui
tente de permettre à n’importe quel travailleur de rester
productif en déplacement, où qu’il se trouve. Via, notamment,
des bureaux privatifs ou des salons d’affaires. Et
en ce moment, on voit poindre de nombreux partenariats
entre ce type d’endroits et les gares. Car Regus offre de
manière générale un endroit spécialement dédié au travail,
avec toutes les commodités nécessaires, comme c’est
par exemple le cas dans plusieurs grandes villes belges.
« À proximité des gares souvent, nous sommes en train de
lancer en quelque sorte la création d’un troisième espace
de travail, après le bureau et la maison », détaille William
Willems, directeur général de Régus Belgique. « Dans
ces espaces, en plus des bureaux paysagers, individuels
ou des salons, vous avez accès à des installations wi-fi à
haute vitesse, à des boissons fraîches, du café et même
des lunchs, ainsi qu’à toute une gamme de services, selon
les demandes. » Mais les travailleurs ne sont pas seuls
visés : « Nous accueillons également de nombreux étu46
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
À l’approche des nombreux défis qui les attendent dans les années à venir, les
villes réfléchissent aujourd’hui à leur mutation. Qui, bien sûr, touche directement
le monde entrepreneurial.
David Hainaut
William Willems (Regus)
diants ou des personnes cherchant le calme. L’objectif
est surtout de démocratiser l’espace de travail partagé,
qui reste encore une notion assez jeune en Belgique. »
L’outil, outre éviter un train bondé à certaines heures,
permet de nouer de nouveaux contacts.
Gares, mais aussi aéroports, stations-services (situées le
long des autoroutes) sont ciblés. Car cela a été prouvé :
œuvrer dans ce type d’endroits stratégiques offre aux
travailleurs la possibilité de rentabiliser au maximum
leurs moments d’attente, inévitables lors de leurs déplacements.
Ils peuvent ainsi se targuer de couvrir une zone
géographique de travail plus large, tout en devenant des
ambassadeurs de leur entreprise. De bons points pour
la productivité !
Take Eat Easy, l’Uber de la livraison
Autre illustration, qui mêle mobilité et restauration, celle
de Take Eat Easy. Cette jeune société bruxelloise met en
relation restaurants de qualité, coursiers à vélo indépendants
et clients désirant se faire livrer un repas à la
maison, ou au bureau. Adrien Roose, l’un de ses fondateurs,
explique : « En très peu de temps, nous sommes
quelque part devenus une sorte d’Uber de la livraison.
Du moins en termes de révolution de mobilité au sein des
villes. Pour contrer les retards liés aux embouteillages
des voitures, nous avons très vite songé à faire appels à
des amis qui ont lancé une société de coursiers à vélo.
Nous nous sommes vite rendu compte que c’était plus
efficace ! Même à Bruxelles, qui reste une ville assez
vallonnée par rapport à d’autres que nous couvrons. »
׉	 7cassandra://onSU-eKyCVmrF5UeyQypKsoy52HgYR8Njlc6oii4jz0`̵ Vwʹ7G(׉EMOBILITY MANAGEMENT TRAINING
Mobility Manager,
une fonction d’avenir pour les
entreprises de demain
6 JOURNÉES DE FORMATION
Journée 1
Les clés de lecture de la mobilité et le PDE
Journée 2
Gestion de projet – Analyse préalable au
plan de mobilité
Journée 3
Les différentes mesures possibles –
partie 1 : les « modes actifs », les transports
collectifs, les New Ways of Working
Journée 4
Les différentes mesures possibles –
partie 2 : la voiture… autrement
Journée 5
Communication et sensibilisation –
Visite intermodalité
Journée 6
Atelier pratique : « Au travail ! »
Traject Mobility Management - Tél : 02/505.40.46
Email : tco@traject.be - www.traject.be
Bruxelles Mobilité - Tél : 02/204.26.11
www.bruxellesmobilite.irisnet.be
Bruxelles Environnement - Tél : 02/563.41.61
www.bruxellesenvironnement.be
Les déplacements des travailleurs et des visiteurs sont devenus une thématique
incontournable de la gestion de toute entreprise, publique comme privée. Les
enjeux économiques de compétitivité et de bien-être du personnel et les défis
environnementaux liés à la pollution et au changement climatique obligent désormais
les sociétés à développer une gestion innovante des déplacements de
leurs collaborateurs et visiteurs.
Le Mobility Manager est une personne ressource au sein de l’entreprise qui a
pour mission de mettre en place une réelle stratégie en matière de mobilité et
a en assurer le suivi et l’évaluation.
OBJET DE LA FORMATION
La formation «Mobility Manager» est une formation très appliquée qui propose
des solutions réalistes et positives pour favoriser la durabilité des déplacements
liés à l’activité d’une entreprise. Elle est organisée par des professionnels de la
gestion de la mobilité et donne la parole à de nombreux intervenants issus des
secteurs public, privé et associatif.
FORMATEURS ET INTERVENANTS
Le programme est dispensé par une équipe de formateurs issus de :
• Traject, bureau spécialisé en gestion de la mobilité et dans la réalisation de
plans de déplacements d’entreprises.
• Le bureau Espaces-Mobilités conseille les pouvoirs publics, les opérateurs de
transport et les entreprises en matière d’espace public et de mobilité.
Lors de chaque journée de formation, des témoignages d’entreprises ayant
déjà mis en place des actions mobilité sont prévus afin d’apporter un éclairage
concret et permettre un échange d’expérience avec les participants.
INFORMATION PRATIQUE
HORAIRE
- 6 jours de formation étalés sur 4 mois le vendredi de 9h00 à 17h00
- Session FR : 26/02, 11/03, 25/03, 14/04, 29/04 et 27/06 - 2016
- Session NL : 07/10, 21/10, 18/11, 2/12, 16/12 - 2016 et 13/01 - 2017
LIEU DE FORMATION
Service Public Régional de Bruxelles - Bruxelles Mobilité
Centre de Communication Nord (au-dessus de la gare de Bruxelles-Nord)
80, rue du Progrès - 1030 Bruxelles
PRIX
- 250 EUR pour les entreprises > 200 personnes
- 125 EUR pour les entreprises < 200 personnes,
institutions et administrations publiques et ASBL
INSCRIPTION
Contactez Traject via tco@traject.be ou via le
02/505.40.46. Le nombre de participants sera
limité à 20 personnes par session.
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smart, keep informed!
Cas vécu
Sur le terrain, la smart city modifiera radicalement
la manière dont vos employés se déplacent et dont
vos marchandises sont acheminées. Mobilité, gestion
du personnel, livraisons... Quelles sont les
évolutions en marche et à venir ? En quoi mon entreprise
peut-elle être concernée et comment réagir
? C'est votre gestion quotidienne qui s'en trouve(ra)
impactée. Soyez smart, restez informé.
11.01 Smart Mobility
Quel impact sociétal, nouvelles tendances mobilité
et New Ways Of Working
13.01 Smart Logistics
Les nouveaux services, business model et innovations
en livraisons urbaines
Info :
Vincent Campeol – vc@beci.be – 02 563 68 59
http://www.beci.be/activites/formations_seminaires/
En plus d’offrir l’accès à des établissements qualitatifs, la
méthode utilisée est particulièrement moderne. « Nous avons
mis en place un système d’algorithmes et des mécanismes
d’automatisation des expéditions, grâce aux smartphones et à
une géolocalisation. Cela nous permet d’accroître facilement
nos volumes de production. » La formule a son succès : la
société vient de passer de 70 à 150 employés en un an et se
développe actuellement à Londres, Madrid et Paris – entre
autres. Chez nous, Anvers et Gand sont envisagés.
Comment éviter le procès ?
Monsieur P loue un entrepôt à Monsieur
J pour un loyer 3.000 € par
mois. Le propriétaire a par ailleurs fait
quelques gros investissements dans
les lieux en raison de la nature des
activités du locataire. En contrepartie,
celui-ci s’est engagé à payer au
propriétaire 200.000 € sur 12 mois.
Le locataire constate cependant de sérieux problèmes,
l’empêchant lui et ses collaborateurs de travailler dans
de bonnes conditions. Il nous consulte pour connaître ses
moyens d’actions.
Après analyse, il s’avère que le propriétaire est lui aussi
membre de BECI. Il nous expose sa version : l’entrepreneur
qui a réalisé les travaux est introuvable, mais il est
en pourparlers avec un nouvel entrepreneur. Il nous indique
aussi que son locataire ne paie plus ses loyers et
que les premières tranches des 200.000 € n’ont jamais
été versées. Au vu de la complexité du dossier mais aussi
de l’importance pour chacune des parties de poursuivre
le bail, nous leur proposons de tenter une médiation. En
deux demi-journées, ils parviennent à un accord. Mais
qu’est-ce que la médiation ?
La médiation est un processus rapide, volontaire et
moins coûteux qu’une procédure en justice, qui consiste,
par l’intervention d’un tiers neutre et impartial, à rapprocher
les parties en conflit. Ce tiers, c’est le médiateur. Ni
arbitre, ni juge, il ne tranche pas. Son rôle est de restaurer
le dialogue entre les parties afin que d’elles émerge la
solution qui leur conviendra le mieux. La médiation permet
ainsi de préserver les relations commerciales entre
partenaires.
À l’inverse du procès, c’est un processus confidentiel :
aucun document échangé ne pourra être utilisé à posteriori,
si la médiation devait échouer. C’est par ailleurs un
processus volontaire : les deux parties doivent être d’accord
de tenter une médiation. Cela signifie aussi qu’une
partie peut se retirer à tout moment.
Notons qu’une clause de médiation peut-être insérée
dans les contrats : les parties s’engagent à tenter la médiation
en cas de conflit, tout en conservant la possibilité
d’y mettre fin à tout moment.
À retenir :
Adrien Roose (Take Eat Easy)
La différence numérique
Collaborer, économiser, innover, intégrer, simplifier : on
l’aura compris à travers ces exemples, il ne s’agit là que de
prémisses parmi bien d’autres, qui rendront plus efficaces
les villes de demain. Car à ce stade, les enjeux sont encore
nombreux et les moyens d’action diversifiés. Mais à coup
sûr, tous auront comme point commun d’abondamment se
servir des technologies numériques, annoncées comme le
critère de distinction des villes intelligentes. Oui, l’avenir est
bel et bien en marche ! ●
48 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
La médiation n’est pas une pratique occulte réservée aux initiés. C’est
au contraire un processus organisé par le Code judiciaire et qui
suit une méthodologie bien établie. De plus en plus de juges y sont
sensibilisés et proposent eux-mêmes aux parties de tenter la médiation.
Contrairement à une procédure judiciaire classique, où les parties
sont désinvesties de leur conflit et où l’issue est incertaine, la médiation
permet de remettre la solution entre leurs mains et de leur
donner une place active dans la résolution de leur différend.
Business Mediation Summit, le 28.01 à la Solvay Brussels School
www.businessmediationsummit.eu
Laila Nejar, conseiller juridique BECI
lne@beci.be ; 02 563 68 58
׉	 7cassandra://LyW7zGNxBalMvoJc2UF8nfnLBneXPPgOKVZe2xxKsOw`̵ Vw͵7G2׉EENTREPRENDRE
La diversité dans l’entreprise :
« Ce qui compte c’est l’excellence ! »
Un avantage méconnu dans les entreprises ? La diversité ! Qui est à l'honneur dans
le premier Livre blanc dédié au sujet réalisé par BECI. Et concrètement, comment
ça marche ? Un aperçu avec Hinde Boulbayem, Mobility Manager chez Sumy, où la
diversité relève de l’état d'esprit plutôt que d'une action ponctuelle. Adrien Dewez
Bruxelles Métropole : La diversité chez Sumy,
cela représente quoi ?
Hinde Boulbayem : Nous comptons aujourd'hui douze personnes
dans notre équipe, six femmes et six hommes qui
ont entre 21 et 64 ans. Si je reprends l'ensemble du personnel
qui a été recruté chez nous depuis notre création, il y a
trois ans, je compte une vingtaine de nationalités : Belgique,
Maroc, Paraguay, Côte d’Ivoire, Guinée, Tunisie, Macédoine,
etc. Il y a des personnes qui ont grandi ici ; un autre qui est
un immigré de guerre en insertion professionnelle... Cette
pluralité se remarque aussi dans les religions avec des orthodoxes,
des musulmans, des athées et même un bouddhiste
!
Hinde Boulbayem (Sumy)
C'est une politique consciente ?
C'est naturel : je suis née à Bruxelles et j'ai grandi à Waterloo,
dans une école qui comprenait cent nationalités. Dans
ma commune, dans le métro, à l'université, j'ai toujours
connu ce mélange de nationalités, confondues, sans préjugé.
C'est l'environnement de Bruxelles qui le veut. Je pense
que les jeunes entreprises bruxelloises vont, à l'instar des
grandes compagnies américaines, connaître la diversité.
Cela leur procura un grand avantage. Ce n'est d'ailleurs pas
difficile à mettre en place. Un exemple ? Nous avons engagé
deux stagiaires voilées qui souhaitaient prier. Nous avons
proposé un petit endroit avec un tapis de prière, elles sont
restées très discrètes et ça les relaxait à la manière d’une
séance de yoga. Cette politique, nous la mentionnons dans
nos offres d'emploi : pas de restriction quant à l'âge des
travailleurs ; nous exprimons clairement notre recherche
de diversité et de personnes motivées à travailler avec nous.
La diversité offre-t-elle des avantages ? Ou bien y
a-t-il des obstacles à sa mise en place ?
Non, aucun. Ou plutôt si, une seule fois. Parmi trois candidates
stagiaires, la plus compétente était voilée, ce qui a
posé un problème à sa collègue directe qui a refusé de travailler
avec elle. Là, je suis intervenue : tout le monde est
accepté chez nous ; il n'y a pas de limite. Les travestis, les
transgenre, tout le monde est le bienvenu ! Ce qui compte
c’est l’excellence, ce sont les compétences et la motivation.
Finalement, elles ont travaillé ensemble et tout s'est bien
passé. Je suis persuadée que l'excellence permet de dépasser
les frontières, les différences et les religions. Pour
ce qui est des avantages, je n'ai pas encore perçu d'avantage
direct en termes de contrats mais ils sont bien réels
dans la vie de l'équipe. Nous organisons régulièrement des
repas, où qui veut apporte une spécialité de son pays. Nous
créons des lieux pour échanger et apprendre sur les pratiques
culturelles comme les mariages, la gastronomie, les
paysages de tous ces pays. On apprend tous les jours sur
l'autre, ça élargit nos horizons et nos cultures. ●
Capitalisez sur vos ressources
humaines !
Des chiffres d’affaires qui augmentent proportionnellement
à la diversité dans votre entreprise ? Une utopie ?
Non, une réalité que démontrent les études (cf. notre
Livre blanc de la diversité)1
. La cellule diversité de BECI
vous offre ses services à la carte : diagnostic, accompagnement,
conseils, formations à la carte ou en groupe.
Nos prochaines formations :
04.02 Place du culte en entreprise : entre accommodements
raisonnables et intérêts de votre
entreprise
08.03 Gender at work : comment booster votre
chiffre d’affaires grâce à une meilleure inclusion
des femmes dans le management
04.04 Allongement du temps de carrière : contrainte
ou opportunité ? Découvrez les outils de
diagnostic pour la gestion des âges dans votre
entreprise ; de véritables tremplins vers de
meilleures performances en GRH !
Info : Bouchra El Mkhoust
bem@beci.be – 02/643.78.20
1 Sur demande à la Cellule diversité
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
49
R.A.
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9ׁHhttp://www.izeo.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
STARTER
Eatmosphere : bien manger pour tous !
Lancée dans le cadre du Creativity Call for Brussels - Urban Food 2015, Eatmosphere
a pour but de faire prendre conscience au grand public du gaspillage alimentaire
et des difficultés de 15 % des Belges à se nourrir correctement. Le tout grâce
à des projets originaux.
C
ontrairement à une idée reçue, il y a bien assez
de nourriture produite dans le monde pour nourrir
toute sa population. Si, dans certains pays pauvres,
des catastrophes comme la sécheresse expliquent les problèmes
alimentaires, tel n’est pas le cas de nos pays. Et si
personne ne meurt de faim chez nous, « 15% des Belges
vivent en-dessous du seuil de pauvreté et éprouvent des difficultés
à se nourrir correctement », souligne Steven Desair,
fondateur d’Eatmosphere. « C’est-à-dire avec des fruits et
légumes frais, notamment. Dans le même temps, le gaspillage
alimentaire reste important à toutes les étapes de
la chaîne d’approvisionnement, du producteur au consommateur.
Déjà, chez le paysan, une partie de la production
peut ne pas être récoltée ; une autre partie est perdue dans
la phase de transformation, puis dans les magasins et supermarchés
avec les invendus, et enfin chez le consommateur.
Dans les pays développés, on produit beaucoup trop de
nourriture par rapport aux besoins. »
Fort de ce constat, Steven Desair décide de faire quelque
chose. Après avoir travaillé dans le privé, où il exerçait ses
compétences en marketing, il se lance dans le bain au milieu
de l’année dernière en participant au Brussels Creativity
Call - Urban Food 2025. Il y défendra son idée, depuis
baptisée Eatmosphere, d’aider d’une part les personnes
en difficultés à s’approvisionner en aliments récupérés
auprès de la chaîne d’approvisionnement et, d’autre part,
de sensibiliser le grand public à la question du gaspillage
alimentaire ainsi qu’à la pauvreté et son impact sur une
alimentation saine. Dans la pratique, Eatmosphere, lancée
à l’été 2015, récupère des produits alimentaires auprès des
producteurs (paysans) ainsi que de magasins et supermarchés
qui jouent le jeu. Ces surplus sont ensuite distribués
à des structures d’aide sociale, comme l’asbl Atelier Groot
Eiland à Molenbeek, qui dispose d’un restaurant social. Une
partie est utilisée pour l’organisation d’événements destinés
à informer et sensibiliser les consommateurs.
Eatmosphere s’inscrit dans une démarche durable qui peu
à peu se développe dans le domaine alimentaire. Le plus bel
exemple en est le slow food. Le concept de Steven Desair
privilégie naturellement les circuits courts. Parmi les projets
qu’Eatmosphere est en train de concrétiser figure un
partenariat avec le restaurant bruxellois AUB-SVP, où des
menus seront concoctés au printemps prochain avec des
produits récupérés. Parmi les autres partenaires, pointons
le Brussels Beer Project qui brasse notamment une bière
à base de pain recyclé ainsi que NorthSeaChefs, qui fait la
promotion des poissons méconnus et sous-estimés. Trois
options sont prévues à la carte : un menu poisson, un menu
viande et un menu végétarien.
50 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
Guy Van den Noortgate
Steven Desair (à gauche), aux côtés de Guy
Moreau, de l’Atelier Groot Eiland.
À moyen terme, Eatmosphere entend également ouvrir un
restaurant qui va proposer des burgers végétariens. Actuellement,
Steven Desair cherche un emplacement, de préférence
dans le centre de Bruxelles, où il réside. « L’idée est
de proposer une gamme de burgers végétariens qui aient
du goût et surprennent le client. On imagine encore trop
souvent que la cuisine végétarienne manque de saveur,
mais ce n’est pas vrai. La preuve : en novembre dernier, le
titre de meilleur burger du monde a été décerné à New York
à un burger végétarien. » Eatmosphere propose déjà des
burgers végétariens via un food-truck lors d’événements
d’entreprise ou privés. Une première étape qui permettra
aux curieux de découvrir des goûts et des saveurs qu’ils ne
soupçonnaient pas. ●
Info : www.eatmosphere.be
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de
Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax
shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
׉	 7cassandra://OuO4BDnsA-Zval8Cup5kcNjnn4Rn7LPtwE6PJFbE4_EX`̵ VwͶ7G<׉EENTREPRENDRE
L’aventure de la création d’entreprise
Coécrit par Olivier Kahn et Thomas de Dorlodot, ‘L’aventure de la création d’entreprise’
s’adresse à celles et ceux qui souhaitent entreprendre. Un guide indispensable
et pratique pour bien se préparer, développer son projet et capitaliser pour le
futur.
Guy Van den Noortgate
« C
réer son entreprise, devenir indépendant ou patron
d’une petite entreprise n’est pas une démarche
scientifique. C’est un cheminement qui
relève davantage de la méthodologie, du bon sens et du
courage », explique Olivier
Kahn, expert-comptable et
conseil fiscal qui coordonne
également le CEd (Centre
pour Entreprises en difficulté).
Il est aussi conférencier
et formateur, et lors d’une
animation sur le risque en entreprise,
il fait la connaissance
de l’aventurier et pilote de parapente
professionnel Thomas
de Dorlodot. De cette rencontre
est née l’idée d’un livre comparant
de manière pratique et
vivante la vie de l’aventurier à
celle du créateur d’entreprise (et de l’entrepreneur).
Après quelques mois d’échanges, il vient de sortir sous
le titre de L’aventure de la création d’entreprise1
. « Thomas
m’a donné une série de mots-clés concernant
sa vie et son parcours d’aventurier que j’ai traduits en
termes et idées qui parlent aux entrepreneurs », précise
Olivier Kahn.
Du rêve au bonheur
Le livre est composé de trois parties : préparer le projet,
vivre l’aventure et capitaliser pour le futur. Au sein
de chacune d’entre elles, des mots-clés guideront le
lecteur dans son parcours. Une bonne cinquantaine de
mots-clés sont ainsi repris, de « rêve » à « bonheur ».
Il fourmille d’exemples, d’observations, de réflexions
et d’histoires vécues. Premier volet du triptyque : la
préparation. Comme analogie, les auteurs utilisent judicieusement
les vacances. « Il ne viendrait à l’idée de
personne, sauf ceux qui optent pour un last minute, de
partir en vacances sans un minimum de préparation »,
poursuit Olivier Kahn. « On vérifie que les documents
nécessaires soient en ordre, que les réservations soient
effectuées, etc. En revanche, lors d’une création d’entreprise
qui engage quand même une part importante
de la vie, on constate que beaucoup se lancent dans
l’aventure sans le minimum de préparation. »
1 Le livre est disponible sur le site www.izeo.be au prix de 28 € TTC (25 € + 3 € de frais de port)
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
51
Comme ils le notent dans le livre, « Seuls 25 % des entrepreneurs
élaborent leurs plans, contre 100 % des
explorateurs (et 99 % des vacanciers). Rien n’oblige
l’aventurier à se préparer avant une expédition ; rien
non plus n’oblige l’entrepreneur à dessiner
son business plan. Il y a moyen de
sauver sa peau ou de réussir sans préparation,
mais c’est nettement plus
dangereux ». Et de conseiller dans
la foulée de poser un maximum
de questions et aux bonnes personnes
(entrepreneurs, seniors,
etc.). Une fois que l’on dispose
des bonnes infos par rapport
à la clientèle, la concurrence,
la localisation, etc., il ne faut
pas hésiter à se lancer. « Soyez
buté sur le fond (vos objectifs) ; pas sur la
forme (la façon de faire, d’y arriver) », conseillent-ils.
Il ne viendrait à l’idée de personne de
partir en vacances sans un minimum
de préparation.
Pour starters et entrepreneurs en puissance
Le livre s’adresse aux porteurs de projets, starters, accompagnateurs
de starters, professeurs, indépendants
et dirigeants de PME-TPE récemment lancées, de tous
secteurs d’activité et niveaux de formation. Plus largement,
il peut s’avérer précieux pour tout entrepreneur
ou indépendant car il brosse une large palette de
questions que ceux-ci sont un jour amenés à se poser.
C’est vrai pour les deux autres parties du triptyque qui
concernent plus spécifiquement la vie de l’entreprise et
son futur. Les conseils distillés par Thomas de Dorlodot
et Olivier Kahn sont empreints d’un bon sens qui parfois
fait défaut au patron, souvent le nez dans le guidon. On
ne peut que lui conseiller de prendre un peu de recul et
se plonger dans cet ouvrage. Il nous étonnerait fort qu’il
n’y trouve pas une réponse à ses interrogations ou tout
simplement son bonheur. ●
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ADRESSES
IZAKA-YA
Chaussée de Vleurgat, 123 — 1000 Bruxelles
MONTICELLI
Rue Edith Cavell, 153 — 1180 Uccle
O LIBAN
Chaussée de Vleurgat, 324 — 1050 Ixelles
LA CANTINA
Rue du Jardin des Olives, 13 — 1000 Bruxelles
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
TOUKOUL
Rue de Laeken, 34 — 1000 Bruxelles
Les petits plats du monde
à Bruxelles
Habiter à Bruxelles, c’est avoir chaque soir la possibilité
de déguster une cuisine d’ailleurs. Italienne, japonaise,
libanaise, brésilienne… Découvrez les secrets
culinaires exotiques que recèle votre capitale !
Olivia Regout
Hé oui, l’hiver est long et les vacances sont encore loin. Mais nous
avons de quoi vous changer les idées ! Nous allons vous emmener
aux quatre coins du monde à la découverte de folles rencontres gastronomiques
qui risquent bien de vous donner envie de vous rouler
nu dans la neige.
Chers Bruxellois, enfilez vos manteaux ! Ce soir, nous partons
en voyage...
Un restaurant japonais à Ixelles
L’Izaka-ya à Ixelles est une petite cantine japonaise tout à fait typique.
Ce restaurant propose une cuisine japonaise digne des vrais snacks
du pays : sushis, légumes croquants, beignets de poulet frit, porc
pané, glace au thé vert... La communauté japonaise de Bruxelles en
redemande !
Une cuisine italienne renversante à Uccle
Franchissez la porte du Monticelli et vous pourrez savourer la cuisine
italienne traditionnelle la plus renversante de la capitale. Le tout
à un prix plus qu’abordable, dans une ambiance conviviale et sans
chichis. N’oubliez pas de réserver, vous n’êtes pas le seul à apprécier
la bonne cuisine !
L’ambiance folklorique d’un restaurant libanais à la Bascule
Des restaurants libanais, il en existe plusieurs à Bruxelles. Mais la
cuisine, l’accueil et l’ambiance du O Liban en font sans doute l’un
des meilleurs. Dégustez les manakich au fromage de brebis ou à
la viande hachée, les monajanat ou les mezza tout en profitant du
spectacle de danse orientale proposé chaque week-end. La soirée
sera chaude !
52 BECI - Brussel metropool - janvier 2016
Brasil : Delicioso !
Une dorade grillée au beurre et fruits de la passion accompagnée
d’une petite rasade de Caïpirinha maison, ça vous dit ? La Cantina
vous prépare des spécialités brésiliennes à tomber par terre. A midi,
prenez votre assiette et servez-vous de tout ce qui vous plaira en cuisine.
Le prix se compte au poids.
La cuisine éthiopienne
A Bruxelles, deux restaurants vous font découvrir les saveurs éthiopiennes
: le Toukoul et le Kokob. Vous y découvrirez une nouvelle
façon de manger. Oubliez couteaux et fourchettes, on y déguste son
plat avec des crêpes de millet qui servent à la fois d’assiette et de
couvert comestible. Et puis ce qui compte avant tout en Ethiopie,
c’est le partage de la nourriture ! Sous votre nez sera déposé un seul
grand plat dans lequel toute la tablée partira à la pêche de mets plutôt
délicieux !
Repas alpin
Vous rêvez de montagnes enneigées au bord du Lac Léman, de fondues,
de raclettes et de viande de grison à digérer au coin du feu ? Le
restaurant suisse l’R du temps vous propose un repas typiquement
montagnard. De quoi prendre des forces pour escalader les plus
hauts sommets d’Etterbeek…
Les parfums malgaches
Retour sous les sunlights des tropiques, vous allez humer une cuisine
parfumée à la noix de coco, au gingembre, au curry doux, au
poivre, à la vanille, à la cannelle... Au Madagasikara, le chef fait honneur
à la boisson nationale : le rhum ! Vous goûterez des camarons
flambés au rhum de Madagascar dans une ambiance chaleureuse.
KOKOB
Rue des Grands Carmes — 1000 Bruxelles
R DU TEMPS
Avenue Hansen Soulie, 78 — 1040 Etterbeek
MADAGASIKARA
Rue de Flandre, 10 — 1000 Bruxelles
׉	 7cassandra://guF8SfjpEKmPjsLeb6QbM5FjYOLsHlJw0oePfgUkeu0`̵ Vwͺ7GE׉Ess
&culers
qualité&service
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PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
16,30.01
SAMEDIS DU CINÉ
Deux salles de cinéma, deux films. Une
projection est réservée aux enfants tandis
que l’autre attend les parents.
Vendôme | 2,50 € | www.cinema-vendome.be
14.01 | 24.01
SALON DE L’AUTO
Le pus grand showroom du pays expose
toutes les nouveautés en matière de voitures
et de motos.
Brussels Expo | 15€ | www.autosalon.be
23.01 | 31.01
BRAFA - ART FAIR
L’une des plus prestigieuses foires d’art et
d’antiquités d’Europe où toutes les œuvres
d’art présentées sont à vendre.
Tour & Taxis | 20 € | www.brafa.be
23.01 | 24.01
SALON DU MARIAGE ET DE L’ART
DE RECEVOIR
Une édition « Hippie Chic » qui sera l’occasion
pour les futurs mariés de choisir les
intervenants les plus adaptés à leurs envies.
Cercle de Lorraine | 8 € |
www.lesalondumariage.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
ADAM Museum, Musée d’Art et du Design
Le Musée d’Art et du Design de l’Atomium a
ouvert ses portes le 11 décembre 2015 sur
le plateau du Heysel. L’ADAM offre un espace
muséal de 5000 m² au sein duquel la collection
du Plasticarium a trouvé une place de
choix. Situé entre l’Atomium et le Palais 5,
le Musée a été implanté dans un immeuble
méconnu, le Trade Mart Brussels, réalisé par
l’architecte John Portman en 1975.
Tous les jours de 10.00 à 18.00
sauf les mardis.
Place de Belgique 1,
1020 Bruxelles
www.adamuseum.be
54 BECI - Brussel metropool - janvier 2016
Plus qu’un musée du design
L’ADAM est un musée de design et d’art où
s’exposent aussi bien des objets usuels que des
chaises qui ne ressemblent pas à des chaises,
des œuvres d’art provocantes ou insolites, des
photographies touchantes ou brutales…
Collection permanente :
Plasticarium
La collection permanente a été acquise par
l’Atomium fin 2014. Elle est l’œuvre d’un
passionné, Philippe Decelle. Fan d’objets en
plastique, il a accumulé plusieurs milliers de
pièces datant de l’utopie du tout-plastique au
post-modernisme en passant par le pop-art.
Des expositions temporaires dès
mars 2106
Deux espaces d’expositions temporaires
viendront enrichir le musée dès mars 2016.
Elles seront consacrées à l’art et au design
du XX et XXI siècle.
Olivia Regout
15.10.15 | 28.08.16
EXPOSITION WOW
Des scènes spectaculaires de taxidermie
acrobatique vous offrent un autre regard sur
la nature sauvage.
Museum des Sciences Naturelles | 9,50 € |
www.sciencesnaturelles.be
13.01 | 23.01
BRUSSELS JAZZ FESTIVAL
Les fans de jazz ne rateront pas les prestations
de Lisa Simone, Igor Gehenot Trio, Tord Gustavsen
ou encore du Brussels Jazz Oechestra.
Flagey | 25 € | www.flagey.be
29.03
LIGUE D’IMPRO
Les comédiens de la Ligue d’Impro descendent
une nouvelle fois dans la patinoire prêts à se
prendre des pantoufles plein la figure.
Théâtre Marni | de 12 € à 17 € | www.ligueimpro.be
12,13,19,20,21.01
SOIS BELGE ET TAIS-TOI
« Sois belge et tais-toi » s’adapte en version
« Sois belge … et va te faire voir ». Chez les
grecs ? Possible…
CCU, Wolubilis, Centre Culturel d’Auderghem
de 33,50 € à 38,50 € | www.soisbelge.be
EN SOIRÉE
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LE BRUXELLOIS DU MOIS
Tom Frantzen, sculpteur sur bronze et echt
brusseleir
Ses statues sont devenues de véritables repères
dans la capitale. Mais si tout le monde
connaît ses œuvres, l’homme qui se cache
derrière reste pour de nombreux Bruxellois
un illustre inconnu. Né à Laeken, scolarisé à
Auderghem, Tom Frantzen est pourtant un
« echt brusseleir »…
Après des études à l’Ecole Nationale d’Architecture
et des Arts Visuels de la Cambre,
le sculpteur entame un stage chez un fondeur
italien. Dans la foulée, il créé sa propre
fonderie et y coule ses œuvres jusqu’en
1990. Aujourd’hui, il ne s’occupe plus de la
fonte. Dans son atelier, il se consacre exclusivement
à la création de moule, au ciselage
et aux finitions des œuvres.
Zinneke, Madame
Chapeau, Vaartkapoen :
trois statues bruxelloises
emblématiques
sculptées par un seul
et même homme, Tom
Frantzen.
Vaartkapoen, Zinneke et Madame
Chapeau
Le Vaartkapoen est la première œuvre de
Tom Frantzen à émerger dans l’espace public
bruxellois. Réalisée dans le cadre d’un
concours remporté par le sculpteur, la statue
est installée place Sainctelette en 1992.
Voilà plus de 20 ans que l’agent de police est
figé dans une chute provoquée par l’espiègle
« vaartkapoen » (NDLR : fripon du canal).
Appréciant l’originalité de ce premier succès,
le comité de quartier des Chartreux décide de
commander à l’artiste le fameux « Zinneke »
LE SAVIEZ-VOUS ?
Bruxelles,
le jour le plus froid
Le saviez-vous ? Il faut remonter deux
siècles en arrière pour grelotter sous
l’effet des pires minimas jamais enregistrés
à Bruxelles. Ce jour-là, le mercure
avait plongé vertigineusement sous la
barre du zéro. Voyage dans le temps…
Nous étions le 25 janvier 1881. Les Bruxellois
ont failli y perdre un orteil. Une vague
de froid s’est abattue sur la capitale jusqu’à
faire friser le thermomètre à - 20 degrés.
Plus près de notre époque, l’hiver 1987
a également marqué les esprits des
Bruxellois… Thierry, éclusier du Port de
Bruxelles, se souvient: « Il a fait froid, très
froid. De gros glaçons se sont formés sur le
canal. Pour ne prendre aucun risque, nous
avons d’abord envoyé sur l’eau les plus gros
bateaux. Ils ont en quelques sortes servi de
brise-glaces.»
A la fin du 19e et au début du 20e
siècle,
les Bruxellois patinaient sur le lac du
Bois de la Cambre. Dans les trams, des
pancartes avertissaient les amateurs
de glisse en période de gel : « On patine
au bois de la Cambre ».
Frédéric Solvel
BECI - Brussel metropool - janvier 2016
55
tandis que la Mutualité Socialiste l’invite à
aménager le petit bout de trottoir qui lui appartient
en y installant « Madame Chapeau ».
Camouflage dans le paysage urbain…
A chaque fois, Tom Frantzen procède de la
même façon : « Mes sculptures s’intègrent
dans le paysage urbain. J’essaye de créer une
confrontation avec mes œuvres en utilisant des
éléments réels. On peut passer à côté sans les
voir ». Toute la finesse de l’artiste repose sur
l’intégration de la sculpture dans son environnement
et son interaction avec celui-ci
(un poteau, une bouche d’égout, un coin de
rue). Ces statues ont un but bien précis :
« Elles véhiculent l’humour bruxellois. Accessible
par l’image, il devient alors universel pour
que tous le comprennent. »
Bruegel dans les marolles
En novembre dernier, une nouvelle sculpture
de Tom Frantzen a rejoint les pavés de
la capitale. Sur la place de la Chapelle, se
trouve désormais le peintre Bruegel immortalisé
en train de peindre le quartier où
il a grandi au 16e
rente, donne l’effet d’un tableau vivant habité
par les Marolliens d’aujourd’hui…
Olivia Regout
siècle. Sa toile, transpa©
photo : Sofei Vandenaemet
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sBRUSSELSLIFE
TOP BRUSSELSLIFE
Top 5 des nuits insolites à Bruxelles
Ce n’est pas parce qu’on dort tous les jours à Bruxelles qu’on ne peut pas s’offrir une
nuit insolite de temps en temps. Loin des suites présidentielles, des hôtels aseptisés et
des AirBnB sans personnalité, voici cinq possibilités pour découcher hors des sentiers
battus dans notre propre ville…
Frédéric Solvel
Train Hostel
Boules de l’Atomium
1
2
Train Hostel
Un « train sur le toit » n’est pas le titre d’un
nouveau film mais une réalité schaerbeekoise !
Posé sur le toit du Train Hostel, un ancien wagon couchette
de luxe accueille des passagers pour une nuit
entre fer et ciel. Tarif : 180€.
Boules de l’Atomium
Privilège réservé aux petits, dormir dans la
« boule des enfants » de l’Atomium est une expérience
totale ! Concrètement, le groupe d’enfants et
leurs accompagnants sont accueillis à l’Atomium entre
18h et 18h15 pour y passer la nuit. Projection d’un film,
couverts et commodités sont assurés dans la Boule.
Les petits aventuriers dorment à plusieurs dans des
mini-sphères qui rappellent l’atome géant dans lequel
ils se trouvent. Tarif 30€ par personne.
3
Camping
Aux mois de juillet et août, des tentes se
dressent à l’ombre du parlement européen.
Bien caché entre la chaussée de Wavre et la rue du
Viaduc, le camping Ciel Ouvert accueille les campeurs
dans le jardin de « La Viale Europe ». Depuis la rue, on
n’y voit que du feu. A l’intérieur, le dépaysement est
assuré. Pour les amateurs de grillades, un barbecue
est mis à la disposition des campeurs. Tarif : 7€ par
personne et 7€ pour une petite tente ou 12€ pour une
grande.
56 BECI - Brussel metropool - janvier 2016
4
Caravane airstream
Dans la cour du Vintage Hotel, on s’adonne
volontiers aux joies du glamping dans une caravane
airstream. Aussi vieille que l’Expo 58, la caravane
a été entièrement rénovée. Les campeurs de luxe
profitent d’une literie exceptionnelle, une douche très
confortable et d’un cabinet de toilettes séparé. Les
équipements modernes n’ont pas été oubliés : wifi,
écran plasma et air conditionné. Tarif : 175€ la nuit
pour deux personnes.
5
Dans les galeries royales
Qui n’a jamais rêvé de s’élever quelque peu et
d’observer l’effervescence des Galeries royales
depuis une chambre à l’étage ? Vivre des moments inoubliables
dans un lieu magique et chargé d’histoire est
possible grâce à deux chambres d’hôtes (Le 5 galerie des
princes et les chambres d’hôte du Vaudeville) et un boutique-hôtel
(Hôtel des Galeries). Tarif entre 75€ et 320€.
Caravane airstream
׉	 7cassandra://aqZOjqoQXiiA2YiU_vd17V3WA2cGfRQ9DBNt3URqdoo`̵ Vw;7GY׉EIMPRESSION OF A BRIT
Still waters run deep…
If this proverb sums up the personality of any of the nations in the European Union, it
certainly fits the Finns.
Richard Hill
T
here are plenty of ex amples,
nearly five-and-a-half million.
One of them is Formula
One champion Mika Hakkinen
who, back in 1999, belied his reputation
as a steely-faced Finnish robot.
Pushing for the finishing line
at the Monza Grand Prix, he spun
his McLaren off the track, threw off
his gloves, stormed past track marshals
in search of privacy (important
for Finns) and crouched down in the
bushes and cried. That is the thing
about the Finns. They have this reputation
of suppressing their emotions,
but when they do crack, they crack up
in a big way.
Moderation is a significant behavioural
characteristic of the Finns. They
apply it to almost everything except
getting drunk and sitting in the sauna,
probably simultaneously. They also
have an innate fondness for cognac
and dancing the tango – in which they
almost rival the Argentines.
The matter-of-fact mentality of the
Finns extends to their concept of
time. “In Finland, time is linear, like
a road travelling from the past into
the future,” says anthropologist Leena
Viukari. “Finnish time is scheduled
and compartmentalised, enabling
people to concentrate on one thing at
a time.” No multitasking nonsense…
The Finns have even invented a word
to describe their dominant characteristic
of doggedness: sisu. As author
and interculturalist John Alexander,
an Australian living in Sweden, explains:
“Sisu [pron. See-soo] means
determination, never giving up, resilience,
steadfastness… Imagine you
are locked in a room. There is no way
out, but you must get out. What do
you do? You walk through the wall.
That’s the Finns and that’s sisu.” No
wonder the Finns beat the Soviets off
in the 1939-1940 Winter War!
Moderation is a
significant behavioural
characteristic of the
Finns. They apply it
to almost everything
except getting drunk
and sitting in the
sauna, probably
simultaneously.
Communication doesn’t come that
easily to the average Finn, which
helps explain the Hakkinen reaction.
It is perhaps because of this tendency
to ‘bottle up’ that Finns can at times
be unexpectedly emotional. As a Belgian
sales executive explained to me:
“I have had customers crying in front
of me for sympathy, because of their
worries about the future of their business.”
This
is confirmed by a British business
journalist who says it is not
uncommon to have a well lubricated
professional lunchtime tête-à-tête
terminate with soul-baring and tearful
revelations of marital infidelity,
deaths in the family and so on.
Finnish companies tend to be more
hierarchical, or ‘vertical’, than those
of their neighbours, the Swedes. A
team of Finnish sociologists have
studied their compatriots’ distinctive
behavioural patterns in the organisational
world. In their dealings
with colleagues in a typical hierarchy,
they find that people tend to be unemotional
and very matter-of-fact.
“Finnish superiors traditionally consider
persuasion as unethical,” they
say. “Being friendly is almost synonymous
with being silly!” Their on-theground
observations have led them
to the startling conclusion that “46%
of what Finnish superiors say to their
subordinates is negative, i.e. explicit
demands, direct orders, and so on.”
Despite their superficial tendency to
truculence, or at least keeping their
opinions to themselves, the Finns
have a highly developed sense of humour.
One of their jokes is about two
old friends who meet up for a drink
after a long-time-no-see. There is a
protracted but comfortable silence
until one of them says: “Well, how are
you, Matti?" To which Matti replies:
"Look, did we come here to talk or to
drink?”
●
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
57
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L’actualité BECI en photos
Le 1er décembre,
au lendemain de l’alerte
« niveau 4 » à Bruxelles, BECI a
réuni trois avocats du barreau de
Bruxelles (Jean Pierre Renard,
Michel Forges et Gérard Kuyper)
pour une table ronde sur les conséquences
juridiques et financières de
l’alerte pour les entreprises.
Dans le cadre du réseau Enterprise Europe
Network, BECI a reçu une délégation de 16
entreprises hongroises du secteur ICT. Au programme
: une cinquantaine de rendez-vous
B2B avec des entreprises belges et un ICT Business
Forum.
Job Day ICT : rencontre entre employeurs
et candidats techniciens,
ingénieurs et informaticiens, le
20 novembre à Brussels Expo.
Début décembre, le Hub Transmission de BECI organisait une soirée d’information,
avec un panel de chefs d’entreprises venus partager leur expérience.
En photo, de gauche à droite : le modérateur Didier Hamann, directeur
général du Soir (debout), Gery Dohmen (Illico Travaux), Vincent Schaller
(Systemat), Jean Lejeune (Fresh Attitude) et Véronique Croisé (Nias).
58 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
Joëlle Evenepoel, Secrétaire
Général de BECI.
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Green Afterwork, le 19 novembre à
l’hôtel Stanhope Brussels.
La Chambre de Commerce d’Istanbul
accueillait au mois de novembre
la conférence annuelle IWEC (International
Women Entrepreneurial
Challenge), doublée par la remise
des IWEC Awards à des femmes entrepreneurs.
BECI y était représentée
par Sabine Soetens, International
Development Manager.
Première prise de contact avec les
participants des ateliers interactifs
« Growth Hacking, surfez sur la
transition économique », dont l’objectif
est de faire de vous l’entrepreneur
de demain (de fin janvier
Pour la deuxième fois en moins de deux ans,
BECI emmené une vingtaine d'entreprises
belges en Iran, au cours d’une mission
placée sous la direction de Pieter De
Crem, Secrétaire d'État au Commerce
extérieur, organisée en collaboration avec
la Fédération des Chambres Belges.
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
59
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׉	 7cassandra://1yYuRSxDOyj-Jzm6A_OSnmowrwW_xFdO0Z0Koj638YA#h`̵ Vw7Gc׉E COMMUNITY
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JCI célèbre 100 ans d’impact
JCI Belgium célébrait le 11 décembre dernier le centenaire
de la Jeune Chambre Internationale (JCI), rhabillant pour
l’occasion Manneken-Pis d’un costume à son logo.
JCI se concentre sur les femmes et les hommes entreprenants
à vocation sociale, entre 18 et 40 ans. Les membres
JCI partagent la philosophie qu’ils peuvent créer des changements
positifs et améliorer le monde autour d’eux. Ils
cherchent des solutions à des problèmes spécifiques dans
leur voisinage immédiat. Ils entreprennent des actions locales
conduisant à un impact mondial. De cette façon, ils
construisent un monde meilleur. La mission de la JCI est
« d'offrir des opportunités de croissance qui encouragent
des jeunes personnes à créer des changements positifs. »
Depuis que le mouvement JCI a commencé en 1915 aux
Etats-Unis par Henry Giessenbier Jr., des millions d’autres
jeunes citoyens actifs se sont rassemblés afin de créer un
impact durable dans leur communauté. JCI compte à travers
le monde 170.000 membres dans plus de 5.000 sections
et 110 pays. En Belgique, 59 départements comptent
ensemble 1.111 membres.
Info :
www.jci.be
Contrat de travail numérique pour l’intérim
Le
Vice-premier ministre
et ministre de
l’Agenda numérique,
Alexander De Croo (en
photo), a signé début
décembre le tout premier
contrat de travail
intérimaire numérique
par voie électronique.
Pour le ministre, ce
dossier est non seulement important dans le cadre de la
simplification administrative, mais il s’agit également d’un
modèle de démocratisation de la digitalisation. « À partir de
2016, des centaines de milliers d’intérimaires pourront signer
leurs contrats de travail par voie électronique, contrats
qui seront en outre archivés électroniquement. Cela signifie
pour les intérimaires beaucoup moins de tracasseries administratives
», indique M. De Croo.
Vous désirez en savoir plus sur nos services ainsi que la manière
dont nous pourrions vous venir en aide ? N’hésitez pas à visiter
notre site internet (www.uniway.be), nous contacter par téléphone
au 02/713 65 00 ou encore par e-mail : info@uniway.be
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propose aussi des services de conseils et d’accompagnement
dans la définition de votre stratégie. Notre professionnalisme
reconnu et notre expérience sont soutenus par nos
partenariats avec Microsoft, Hybris, Sitecore, Magento et
Episerver. Nos spécialistes se maintiennent à la page de la
veille technologique grâce aux formations régulières organisées
par nos partenaires. En 2015, Uniway a fêté ses 20 ans
en ouvrant un nouveau bureau à Gand.
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
61
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NEWS
Pour que cela soit possible, Federgon, la fédération des
prestataires de services RH, qui représente entre autres le
secteur du travail intérimaire, a créé une plate-forme spécifique
en ligne réservée aux entreprises d’intérim. Grâce
à celle-ci, les intérimaires pourront désormais signer leurs
contrats de travail par voie électronique, sur PC, smartphone
ou tablette, avec leur carte d’identité ou avec un code
personnel.
« Outre une simplification considérable sur le plan administratif,
nous entendons aussi générer une plus grande sécurité
juridique, à la fois pour les travailleurs intérimaires
et pour les entreprises d’intérim », indique Ann Cattelain,
Directeur du service juridique de Federgon et coordinateur
du projet. « Aujourd’hui, trop peu de contrats de travail intérimaire
sont signés dans les délais. Nous espérons qu’avec
la nouvelle plate-forme numérique, plus de dix millions de
contrats de travail seront signés par voie électronique en
2016. »
Info :
pr@federgon.be ; tom.meulenbergs@decroo.fed.be
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liens B2B
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activité ? Vous avez une info à diffuser ? Envoyez-nous un
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Management School lance
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depuis son origine de multiples programmes de formation
continue pour adultes dans les domaines de la gestion et
liés à la gestion.
Afin de se réinventer pour offrir de nouvelles possibilités
de développer les talents de ses clients mais aussi de ses
équipes, le Groupe Ichec vient de réunir ses trois pôles historiques
de formation continue sous une seule marque, Ichec
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pour cadres et dirigeants axées sur l'expertise de terrain
et la flexibilité des formules) ; Ichec-ESSF (École Supérieure
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62 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
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pour compte propre que pour le compte de tiers del. :
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70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de
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Association Belge de Graphologie - Belgische Verniging
voor Grafologie - A.B.G. ASBL
Av. Lieutenant Frédéric Boon 9 - 1332 Genval Code
Nace: 85592 - Formation professionnelle del. : Martine
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Baky SPRL
Av. Houzeau 88 - 1180 Bruxelles Code Nace: 46389
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Av. Van Overbeke 200 - 1083 Brussel Code Nace:
4931012 - L'exploitation d'autobus scolaires, de navettes
vers les aéroports et les gares 4932002 - La location
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del. : Hasan Tayib
Boutique In SPRL
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46423 - Commerce de gros de vêtements, autres que
vêtements de travail et sous-vêtements 47712 - Commerce
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spécialisé del. : Manuel Bautista-Baloza
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publicitaire de médias del. : Hadiel Holail Mohamed
CEW & Partners SASPJ
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des avocats del. : Frederik Heylbroeck
Closset Stéphane PPE
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96022 - Soins de beauté 9604001 - Services liés au
bien-être et confort physique fournis dans les établissements
de thalassothérapie, stations thermales,
bains turcs, saunas, bains de vapeur, solariums, salons
de massages, etc. del. : Stéphane Closset
CustomerSounds SPRL
Clos Mudra 22 - 1070 Bruxelles Code Nace: 61200 -
Télécommunications sans fil 62010 - Programmation
informatique 62020 - Conseil informatique del. : Adrien
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Rue de l'Etuve 65 - 1000 Bruxelles del. : Asaminew
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Innov'Home SPRL
Av. de Floréal 156 - 1180 Bruxelles Code Nace: 64200
- Activités des sociétés holding del. : Valérie Monfroy
IPL Business SA
Av. du Japon 35 - 1420 Braine-l'Alleud Code Nace:
46492 - Commerce de gros de fournitures scolaires et
de bureau 46510 - Commerce de gros d'ordinateurs,
d'équipements informatiques périphériques et de logiciels
47620 - Commerce de détail de journaux et de papeterie
en magasin spécialisé del. : Véronique Croisé
Kreanove SPRL
Petite Av. Kersbeek 308 - 1180 Bruxelles Code Nace:
62010 - Programmation informatique 70210 - Conseil
en relations publiques et en communication 70220 -
Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion
del. : Arnaud Trejbiez
Daco Marketing & Logistic Services SPRL
Rue Beeckman 53 - 1180 Bruxelles Code Nace: 47420
- Commerce de détail de matériels de télécommunication
en magasin spécialisé 49410 - Transports routiers
de fret, sauf services de déménagement 81210
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Ouadrassi
Ducat Christopher PPE
Rue de Gravelines 65 - 1000 Bruxelles del. : Christopher
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contre le vol ou l'incendie 2825005 - La fabrication de
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de Gerlachekaai 20 - 2000 Antwerpen Code Nace:
5020001 - Le transport par eau, régulier ou non, de
personnes et de marchandises 6420012 - Détention à
long terme des actions émanant de plusieurs autres
entreprises classées dans différents secteurs économiques
del. : Pierre Dincq
Fidulex BVBA
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69201 - Activités des experts-comptables et des
conseils fiscaux 69202 - Activités des comptables et
des comptables-fiscalistes del. : Wilfried Boeb
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Merelsstraat 2 - 3078 Everberg Code Nace: 52230 -
Services auxiliaires des transports aériens 52249 - Manutention
autre que portuaire del. : Florence Azzolina
Ghelamco Group Comm. VA
Zwaanhofweg 10 - 8900 Ieper Code Nace: 64200 - Activités
des sociétés holding 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion del. : Pascale
Boulanger
GL Solutions SPRL
Chaussée de Drogenbos 75 - 1180 Bruxelles Code
Nace: 70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion del. : Gisèle Louis
Namahn SPRL
Rue de la Limite 21 - 1210 Bruxelles Code Nace: 46510
- Commerce de gros d'ordinateurs, d'équipements informatiques
périphériques et de logiciels 47410 - Commerce
de détail d'ordinateurs, d'unités périphériques
et de logiciels en magasin spécialisé 62020 - Conseil
informatique del. : Joannes Vandermeulen
Oxyderma Belgium SPRL
Square de Meeus 37 bte 4 - 1000 Bruxelles Code Nace:
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d'autres produits spécifiques 46190 - Intermédiaires
du commerce en produits divers 46769 - Commerce de
gros d'autres produits intermédiaires n.c.a. del. : Patrick
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Zoning de Biron Allée des Artisans 29 - 5590 Ciney Code
Nace: 10850 - Fabrication de plats préparés 47222 -
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à prédominance alimentaire (surface de vente <
100m²) 47251 - Commerce de détail de vins et de spiritueux
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de détail sur éventaires et marchés del. : Valérie Lepla
Réseau Financité - Réseau Financement Alternatif
ASBL
Rue Botanique 75 - 1210 Bruxelles Code Nace: 66300 -
Gestion de fonds del. : Bernard Bayot
Select HR - Brussels NV
Atlantic House Excelsiorlaan - Keiberg 89 - 1930
Zaventem Code Nace: 78200 - Activités des agences de
travail temporaire del. : Sophie Putman
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Rue du Prévôt 2A - 1050 Bruxelles del. : Laura Sole
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Bd Brand Whitlock 87 - 1200 Bruxelles Code Nace:
62020 - Conseil informatique 63110 - Traitement de
données, hébergement et activités connexes 63120 -
Portails Internet del. : Jean-Philippe Schepens
Uriya SPRL
Rue de la Croix de Pierre 72 - 1060 Bruxelles Code
Nace: 62020 - Conseil informatique 70100 - Activités
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Av. Léon Grosjean 90 - 1140 Bruxelles Code Nace: 10712
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10820 - Fabrication de cacao, de chocolat et de produits
de confiserie 46360 - Commerce de gros de sucre, de
chocolat et de confiserie del. : Natalya Berdikyan
Vernet Group SPRL
Boulevard Emile Jacqmain 16 bte 74 - 1000 Bruxelles
Code Nace: 47242 - Commerce de détail de chocolat
et de confiserie en magasin spécialisé del. : Valérie
Goossens
Via Emergence Consulting
Kruiskruidlaan 6 - 3090 Overijse del. : Hortense Ndongo
X-Treme Creations NV
Frans Smoldersstraat 30B - 1932 Sint-Stevens-Woluwe
Code Nace: 73110 - Activités des agences de publicité
77392 - Location et location-bail de tentes 82300 - Organisation
de salons professionnels et de congrès del. :
Suyin Aerts
Yumm'eat - Marie Laurent co/ Yasmine Al-Zuhbi
Rue Meyerbeer 170 - 1180 Bruxelles del. : Marie
Laurent
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
63
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& RH, Personal improvement
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civile et commerciale - Bruxelles
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& 13.01.2016
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environnementale
29.01.2016
Vos obligations légales en matière
d'environnement
03.02.2016
Nouveautés et cas pratiques sur
la gestion des sol pollués en RBC
26.02.2016
La communication du programme
environnemental en
interne et en externe
25.03.2016
Votre politique d’achats de biens
et de services durables
22.04.2016
Votre politique en matière d’alimentation
saine et responsable
27.05.2016
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plus : qualité de l’air, ergonomie
au travail et gestion de la biodiversité
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Laura Rebreanu
Stratégie et Gestion
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for the
Boss
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for Free
Entrepreneurs
Janvier à mars 2016
Growth Hacking : Développez vos
compétences pour surfer sur la
transition économique – 3 modules
de 2 jours
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for the
Boss
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for Free
Entrepreneurs
64 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
Législation sociale
21.01.2016
Elections sociales : affûtez vos
crayons !
19.02.2016
Les réseaux sociaux : pouvoirs
de l'employeur et social media
policy
25.02.2016
Saisies et cessions de rémunération
: principes et nouveautés
2016
26.02.2016
Les plans bonus CCT 90 – Besoin
d’information ou d’une mise à
jour ?
11.03.2016
BECI HR Lunch
27.05.2016
Missions et fonctionnement des
organes sociaux (Conseil d’entreprise
et CPPT)
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Diversité
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Place du culte en entreprise :
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Gender at work : comment booster
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Aspects fiscaux : comment préparer
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Mettre en œuvre un plan de développement
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nouvelle entreprise
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14.06.2016
Comment me différencier de mes
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+32 2 643 78 36 – eth@beci.be
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27.01.2016
12.01.2016
Incoterms – quels coûts et
risques devez-vous couvrir? Débutant
22.01.2016
Comment
mon entreprise peut**En
néerlandais uniquement
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
AB InBev
ADAM Museum
AG Insurance
Ageas
Air Liquide
Amazon
Arcelor Mittal
Atelier Groot Eiland
Atlas
Atomium
Banque Nationale de Belgique
BASF
Bpost
Brussels Beer Project
Brussels Waste Network
Carrefour
Centre pour Entreprises en difficulté
Ciel Ouvert
CIT Blaton
Cofinimmo
CSC Enseignement
Delhaize
Deloitte
Delta Lloyd
Eatmosphere
Electrabel
Enterprise Europe Network
Exploradis
21 ; 45
54
33
33
21
45
21 ; 45
50
21
56
21
25
21
50
44
21
39-40
56
21
32
6
21
43
32
50
21 ; 31
18
36-37
Federgon
Fresh Attitude
Gazelec
GDF Suez
Google
Hôtel des Galeries
HR Rail
Ichec Brussels Management School
ID-OS
Ikea
Illico Travaux
Ineos
Inovyn
Iris Cleaning Group
Izaka-Ya
JCI Belgium
KBC
KBC Brussels
Kokob
La Cantina
Madagasikara
Manpower
Mercedes
Monticelli
Nias
NorthSeaChefs
O Liban
ONDRAF
61-62
58-59
31
21
45
56
21
61-62
61-62
45
58-59
25
25
31
52
61-62
21
43
52
52
52
21
21
52
58-59
50
52
21
R du Temps
Randstad Belgium
Regus
Sappi
Schneider Electric
Sleep Well Youth Hostel
SNCB
Solvay
Stanhope Brussels
Starbucks
STIB
Sumy
Systemat
Take Eat Easy
Tempo-Team
Total Belgium
Total Petrochemicals
Toukoul
Toyota
Train Hostel
UFAPEC
Umicore
Uniway
Vintage Hotel
Les B.A.-Ba du succès
04.02.2016
After Work (new place)
05.02.2016
Welcome Lunch (only new
members)
01.03.2016
Speed Business Lunch
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
Partena Professional
Proximus
43
21 ; 32
52
21
46-48
26
29
44
21
21 ; 25
44
45
21
49
58-59
46-48
21
21
21
52
21
56
6
32
61-62
56
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2016
65
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société possède en Belgique un numéro d’entreprise ou au Grand-Duché de Luxembourg un numéro de T.V.A. et dont le véhicule (jusqu’à 3,5 T de
PMA) est utilisé par la société et immatriculé à son nom.
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