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le magazine des entreprises bruxelloises
Jacqueline
Galant
veut faire bouger
la SNCB
Rencontre avec
la nouvelle
CEO
de Thalys
Topic
Mobilité & logistique
ISSN 2406-3738
SUPPLÉMENT
le Livre blanc
de la
Diversité
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Les entreprises y croient !
La rentrée sera-t-elle synonyme de reprise économique ? Pour la première
fois depuis longtemps (on est tenté d’écrire « des années »), il est permis
d’espérer. Le retour de la croissance se confirme : le Bureau fédéral du Plan
table désormais sur 1,2 % cette année. À Bruxelles, le taux de chômage, en
baisse depuis plusieurs mois, est repassé sous la barre des 20 % – et sous la
barre des 25 % chez les jeunes.
Les signaux sont encore discrets, mais ils sont encourageants. Les
entrepreneurs retrouvent eux aussi la confiance ; la dernière édition
de notre « baromètre politique », qui a permis de sonder l’avis d’un
millier d’entre eux cet été, le confirme : ils sont prêts à investir et
à recruter.
Pour embaucher, ils demandent toutefois un allègement des
charges patronales : avec un score de 45 %, c’est la première
mesure qu’ils réclament aux différents niveaux de pouvoir de
notre pays. Voilà qui tombe bien : le gouvernement vient de
trouver un accord sur le fameux « tax shift », qui devrait enfin
permettre d’abaisser les charges sur le travail (55 % selon le dernier rapport de l’OCDE !) –
c’est un leadership que la Belgique risque de perdre, mais on ne s’en plaindra pas…
Thierry Willemarck, Président de BECI
Or, en cas de baisse des charges, plus de la moitié des entrepreneurs bruxellois déclarent
qu’ils veulent engager ! Certes, l’emploi ne se décrète pas, mais les
conditions semblent réunies pour amplifier au maximum les
effets positifs d’un glissement fiscal.
Nous détaillerons davantage les résultats de ce sondage le mois prochain, dans une édition
spéciale Brussels Perspectives, mais nous en retenons encore deux traits.
D’abord, pour rester dans le domaine de l’emploi, nous avons interrogé les entrepreneurs
sur leur vision de la diversité. Force est de le constater : certains d’entre eux se sentent peu
concernés. Ils sont un quart à déclarer que le thème « ne les intéresse pas », ce que l’on
peut interpréter de deux manières. Soit la diversité leur est naturelle et ne pose aucun problème
dans leur entreprise ; soit ils estiment que les priorités sont ailleurs et ils n’y voient
pas d’opportunité. Or, c’en est une : l’intégration de collaborateurs d’ascendance étrangère,
de personnes qui présentent un handicap ou de collaborateurs plus âgés peut enrichir les
compétences et ouvrir les horizons de l’entreprise.
En fait, quand on examine l’ensemble des réponses, on s’aperçoit que les entreprises sont
surtout en demande d’information sur la diversité. C’est précisément l’objet du Livre blanc
que nous publions avec ce numéro, fruit d’un long travail de consultation, d’investigation et
de réflexion.
Enfin, là où les patrons bruxellois ne voient toujours pas le bout du tunnel, c’est en matière
de mobilité. Sondage après sondage, depuis bientôt cinq ans, elle reste la première inquiétude
des entrepreneurs et la priorité absolue qu’ils assignent au gouvernement bruxellois
(à plus de 51 %, loin devant la simplification administrative et la baisse de la fiscalité régionale
et communale). Pire : ils sont plus de 67 % à estimer que la mobilité à Bruxelles a
empiré depuis l’année dernière – avec ou sans piétonnier.
Que faire ? Un péage urbain ? L’idée divise et polarise : « intéressante » pour 38 % de nos
sondés, elle est « inacceptable » pour 44 % d’autres.
Voilà qui mérite un vrai débat.
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
1
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Think Tank
4
Speaker’s Corner : l'actualité économique et politique
d’un autre œil
CHAMBRE DE COMMERCE &
6 Pour ou contre la boîte noire dans l’horeca ?
9
Bruxelles Métropole,
mensuel n° 1 des patrons bruxellois
13 Fiche réforme de l’Etat : les baux d’habitation
14 Le shopping du dimanche, enfin une réalité !
17 The Shift : de la RSE « philanthropique » à un « moteur
d’innovation »
International
21 Rencontre avec Denis Robert, Ambassadeur du Canada
24 Financements européens : c’est aussi pour les PME !
25 Euromed Invest Academy : la Méditerranée à Bruxelles
26 Jordanie-Liban : « Des marchés étonnants »
Topic mobilité & logistique
29 Les nouvelles technologies vont faire bouger Bruxelles
33 Jacqueline Galant : « Le moment est venu d’oser le
changement »
36 Thalys, croissance à très grande vitesse
40 Et si… Brussels Airport fermait ?
42 CityDepot : flux de marchandises et développement
durable
44 Travaux : le meilleur reste à venir
48 BECI Mobility Toolbox : votre boîte à outils mobilité
51 Piétonnier : en avant, marche !
Entreprendre
52 MCA Recycling : quand l'environnement pilote la croissance
54
Management environnemental : tout profit pour l’entreprise
55
Le M-Village, fédérateur de talents
56 Journée Découverte Entreprises : à la rencontre du
public
58 Starter : Lunetier Ludovic
59 Seule une entreprise sur trois se transmet avec succès
60 PME : distribuez vos dividendes à 15 %
61 Tax shift : ce qu’en pensent les indépendants
Community
62 L’actualité BECI en photos
71 Conseil resto : Cécila
72 Impression of a Brit
73 News
78 Demandes d'admission
81 Agenda
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 9 Sept N° 00 Janvier 2015
embre 2015
Au mois
d'octobre
L'entreprise
au 21e
Le mois
prochain
Mai
siècle
dossier PME
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
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Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Production
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Photos Reporters,
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Infographie Fabio Bartali
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Maquette Isabelle André
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Bruxelles métropole/Brussel metropool
est lu chaque mois par plus de
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label n. 2014/351/2
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LE MOIS POLITIQUE
ON VA VOIR CE QU’ON VA VOIR !
L’été s’achève, la rentrée ouvre un paquet de « suites de » dans les dossiers entamés en grande
pompe. Et dont on va vraiment pouvoir évaluer l’évolution.
Il l’a dit, il l’a fait. Le gouvernement
fédéral nous a pondu son « tax shift ».
Rien de moins que LA mesure emblématique
de la bande à Michel. L’histoire
fut finalement bouclée durant les
vacances, c’est à dire en catimini. De
quoi limiter l’idée qu’il s’agit en fait
d’un « tax pschiit » ? Baisser des cotisations
patronales est toujours bien
vu par les créateurs d’emplois. Mais
la mesure eût pu être annoncée lors de
n’importe quel conclave budgétaire.
Pareil pour les autres du paquet.
L’important est ailleurs : l’efficacité
de la mesure se jugera, comme le
reste, sur le long terme. Et quand bien
même elle serait diablement efficace,
elle n’en restera qu’une mesure parmi
d’autres. Dans la tête du grand public,
la fiche de paie compte autant que les
déclarations parfois tapageuses dont
sont capables les politiques. Et ce gouvernement
en a – hélas – un peu le secret
: Jacqueline Galant et les chiffres,
Charles Michel estimant n’avoir rien à
voir avec la NVA (avant les élections,
on s’entend), Jan Jambon et le drapeau
belge dans son bureau, Théo Francken
et les migrants… ‘Tention mesdames
et messieurs les Ministres, l’électeur a
parfois de la mémoire.
À bien y penser, cette remarque vaut
autant pour les Ministres que pour
l’opposition. Laurette Onkelinx aura
certainement du mal à se défaire de son
image de passionaria tapant du poing
sur son banc à la Chambre. Pareil pour
Benoît Lutgen et ses comparaisons
courantes et, disons…, rapides entre
| Michel Geyer
revu lorsque, passés les beaux jours et
les fiestas estivales, les automobilistes,
les entreprises et ceux qui y travaillent,
les riverains (oui, eux aussi) n’en pourront
plus des embarras ? Peu probable.
L’argument développé par la ville pour
avancer seule et en vitesse a le mérite
d’être légitime : en Belgique, quand
on attend que la concertation fasse
son œuvre, les gros dossiers urbanistiques
prennent l’eau. Voyez le RER,
pour n’en citer qu’un. Reste qu’à la fin
de l’été on sent comme une odeur gênante,
celle de la crasse et des plaintes,
qui commencent à se faire entendre.
C’est aussi cela le drame de l’énergie
en politique. Quand on avance seul, on
assume seul les reproches légitimes.
aujourd’hui et les années 40 (« nuts »,
« collabos » ou plus récemment « négationniste
»).
Magasins ouverts
On verra aussi sous peu ce que donne
vraiment le piétonnier bruxellois. Inaugurée
en grande pompes juste avant les
premiers départs en vacances, l’artère
pédestre n’a pas manqué de provoquer
un fameux paquet de bouchons
alentour dès le lundi suivant. Et même
au-delà. D’autres embarras suivront.
Qu’importe, Yvan le Terrible voulait
avancer, créer le plus grand piétonnier
d’Europe. C’est fait, et ça correspond à
la promesse de dynamisation.
Ce piétonnier sera-t-il agrandi si une
autre ville décide de faire encore mieux
que Bruxelles ? Et surtout, sera-t-il
Ah oui, avant de conclure. On sourit
(quand même) de voir que l’ami
Grégor Chapelle, big boss d’Actiris,
a omis rentrer son annuelle déclaration
de mandats et de patrimoine – une
déclaration qui doit servir à éviter les
conflits d’intérêts et favoriser la transparence.
L’obligation incombe donc
à tout ce que le pays compte de mandataires
publics (un paquet de monde,
vous l’imaginez). Chapelle le reconnaît
lui-même : cet oubli est un comble
vu l’intérêt qu’il jure porter à la transparence
en politique.
Ou bien serait-ce plutôt un acte manqué
? L’ambitieux jeune homme doit
sans doute faire plus « vieille école »
s’il veut que son parti lui fasse vraiment
confiance et lui offre un défi à sa
mesure d’ici quelques années. ●
CORNER
4 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
׉	 7cassandra://_o6-i538zud75tzrUrz3NkXxSDyPLkrs1S7Nua-VA6U`̵ UC>7̖N&׉ESPEAKER’S
LE MOIS ÉCONOMIQUE
LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND
Trois mois ! Si, les vacances chez nous, ça fait bel et bien trois mois. Dès la mi-juin, on baisse de
régime et ça ne redémarre vraiment qu’à partir de la mi-septembre.
| Jean Blavier
Vous ne me croyez pas, vous qui avez
eu droit en tout et pour tout à 10 jours
de Méditerranée moyennant deux fois
24 heures de trajet suffocant au tarif
exorbitant des péages français ? J’admets.
J’admets
aussi qu’il y a des exceptions,
par exemple les exams de juin et les
inévitables secondes sess. Ou les indépendants.
Mais regardez autour de
vous : qui lance un projet l’été ? Bof,
on le fera à la rentrée ! OK, mais à la
rentrée il faut faire vite, de peur de
buter sur le congé de la Touss… pardon,
d’automne. Et là aussi il faut faire
vite, le père Noël s’annonce chaque
année un peu plus tôt, précédé de son
avant-garde, les multiples Saints-Nicolas.
On prend du retard ? Oups, c’est
la glissade des vacances d’hiver. On
a juste le temps de se remettre sur ses
patins qu’arrive le congé de Carna…
pardon, le congé de détente à Avoriaz.
À nouveau deux fois 24 heures de trajet,
gelant cette fois, mais toujours au
tarif exorbitant des péages français.
Six semaines de travail et voilà les vacances
de printemps. On traîne un peu
et on arrive… en juin. Faites le compte,
au total, ça fait six mois de travail. Et
comme le fisc nous prend six mois aussi,
on travaille pour rien. Nous sommes
trop bons.
Heureusement, il y a l’actu pour nous
rappeler que collectivement (je ne me
permettrais pas…) nous sommes encore
plus naïfs que bons. Au début de
l’été, la Grèce a squatté la manchette
des médias avec cet épisode inédit que
même le plus roué des politiques ne
peut expliquer. 1. « Non à l’austérité
imposée par l’Europe », dit le gouvernement
Tsipras. 2. « Non », renchérit
le peuple via un référendum plus rapide
que les trains de la SNCB. 3. « Oui
», en déduit le gouvernement Tsipras.
Vous avez compris ? En fait, rien de ce
qui se passe en Grèce n’est compréhensible.
Sauf ceci, que l’on commence à
lire entre les lignes : la Grèce n’est pas
le Japon, dont la dette publique est de
200 % de son PIB. Donc elle va sombrer.
Donc on va la renflouer. C’est-àdire
annuler une partie de sa dette. On
parie ?
Après la Grèce, la Chine. Là, c’est un
autre morceau. L’usine du monde s’essouffle.
Elle produit trop cher. Elle est
victime de son succès, comme le Japon
et les tigres d’Asie in illo tempore. Son
modèle a fait des émules, elle a enfanté
de cupides concurrents comme les
exportateurs de textile du sous-continent
indien qui font travailler femmes
et enfants dans de branlants édifices
où l’on n’oserait loger le plus désespéré
des migrants, ce qui permet à leurs
clients occidentaux de se nipper à bas
prix sans le moindre millimètre cube de
culpabilité. Du coup, que fait la Chine ?
Elle dévalue. Trois fois en trois jours.
Du jamais vu. Une fois, d’accord. Sans
prévenir, toujours d’accord. Mais trois
fois en disant chaque fois que cette fois
c’est un fait unique, c’est du truandisme
monétaire pour contrer un autre truandisme,
celui de la production au prix le
plus écrasé qui soit. On a déjà les taux
d’intérêt négatifs, un jour on aura les
coûts de fabrication négatifs. On parie ?
Je ne vous apprends rien en vous disant
que cet été on a vu affluer sur les plages
de bien dérangeants visiteurs : les réfugiés,
alias les migrants. Mais pourquoi
faut-il que ce soient toujours les Allemands
qui mettent les points sur les i ?
Angela Merkel est (à la connaissance
de votre modeste serviteur) la seule à
avoir dit, clair et net, que l’immigration
est le premier sujet dont vont devoir
parler les dirigeants européens dans
les mois à venir. Ce qu’elle n’a pas
dit, c’est que ces arrivages sans fin de
migrants ne sont dus qu’à une chose :
en face, ce sont des brutes. Auxquelles
se sont associés des mafieux. Et il sera
probablement impossible pour nous,
Européens, de gérer cet afflux sans remonter
à la source. Donc d’affronter
ces brutes. On parie ? ●
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Frédéric Simon
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fs@beci.be
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BECI - Brussels Business - janvier 2015
5
CORNER
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POUR OU CONTRE
La boîte noire dans l’horeca ?
D’ici fin décembre, les restaurants belges devront tous être
équipés d’une caisse enregistreuse à module fiscal – la
« boîte noire », qui doit limiter les possibilités de fraude. Deux
avis nuancés : c’est « oui mais » pour Roland Debuyst, tandis
qu’Yvan Roque souhaite la suspension.
Adrien Dewez
Roland Debuyst, Administrateur
de la Belgian Restaurants
Association (B.R.A.)
La B.R.A. n’a jamais été demandeuse d'un outil aussi
draconien, mais ce serait un combat d'arrière-garde que
de demander la suppression d'un système approuvé par
trois gouvernements successifs. La « black box » a pour
vocation d'éliminer le travail en noir et la concurrence
déloyale, qui sont des objectifs auxquels nous souscrivons.
Nous voulons aussi valoriser nos entreprises sur
la base de bilans transparents. Mais les dés ne doivent
pas être pipés ; un restaurant qui joue le jeu doit pouvoir
survivre. En l'état, nous craignons que le système n'élimine
les moyennes structures, ne laissant subsister que
les très petites et celles de taille industrielle. Le risque
existe que certains restaurants, pris à la gorge, s'enfoncent
plus encore dans une économie souterraine.
Nous négocions depuis deux ans avec les Ministres de
tutelle (six en tout !). Nous avons déjà obtenu des avancées,
dont un changement du régime du travail étudiant,
un meilleur système d'heures supplémentaires,
voire les « flexi-jobs ». En outre, les restaurants peuvent
bénéficier d'une réduction de charges ONSS pour leurs
cinq premiers travailleurs, à condition que le personnel
utilise la black box pour pointer (ce à quoi nous sommes
opposés, car elle ne doit pas être utilisée comme un
mouchard social). Nous demandons des mesures incitatives
plutôt que coercitives, qui assurent la viabilité
économique des restaurants – pour rappel, pas moins
de 40.000 établissements en Belgique.
Nous demandons donc que, parallèlement à la black
box, le gouvernement diminue les cotisations patronales
– un pas important est annoncé dans le cadre du
« tax shift », mais il faut vérifier que la diminution de 33
à 25 % s’applique effectivement aux bas salaires – ainsi
qu'une baisse de la TVA de 12 à 6 % pour la nourriture
et les boissons non alcoolisées. Nous souhaitons aussi
un pacte avec l'administration : fini les contrôles durant
les heures de service en prenant la clientèle en otage. Et
enfin, permettre aux particuliers de déduire fiscalement
des dépenses au restaurant. Nous avons proposé un
montant de 20 % de l’addition avec un maximum de 100
euros par mois qui encouragera l'activité économique.
Yvan Roque, Président de la
fédération horeca de Bruxelles
Si la boîte noire part d'une bonne intention, elle risque
de plonger l'horeca dans de graves problèmes si un
nouveau système économique et social n'est pas mis en
place pour assurer la viabilité des établissements.
En tant que Bruxelles Horeca, nous sommes naturellement
demandeurs d'assainir le secteur. Le gouvernement
souhaite davantage de contrôle de celui-ci. Bon,
nous ne sommes pas contre le système de caisse enregistreuse
en tant que système de contrôle, mais il doit
être assorti d'une réelle réflexion, notamment sur le coût
du travail et le prix que le client est disposé à payer dans
un établissement. Nous avons investi pour réaliser des
études avec des universités et les résultats sont sans
équivoque : les mesures compensatoires ne sont pas
suffisantes pour assurer la viabilité de l’horeca. Et il y
a un réel risque que ces mesures soient attaquées par
l'Europe, notamment en vertu d'inégalité avec d'autres
secteurs.
On ne peut pas demander à des gens qui prennent des
risques, investissent, recrutent du personnel, de payer
autant en charges. C'est un véritable problème, elles sont
devenues impayables dans ce pays. Et les restaurateurs
font face à de sérieuses difficultés en cas de maladie ou
dans le recrutement de personnes compétentes. Sans
compter qu'il n'y a plus de période d'essai. Il faut que le
secteur soit en phase avec la société d'aujourd'hui.
Nous, nous demandons au gouvernement de suspendre
la mesure car nous ne savons pas où nous allons. Nous
avons d'ailleurs introduit un recours en annulation.
L'horeca est un grand pourvoyeur d'emploi, notamment
dans des profils de jeunes peu qualifiés. Et le secteur
joue un grand rôle dans l'attrait touristique du pays et
de la capitale. Il faut un véritable débat sur le coût du
travail. C'est un nouveau système qu'il faut créer, doté
d'une visée nouvelle, qui permette à l'horeca d'être
viable, de continuer à engager du personnel et de proposer
un travail de qualité. De plus en plus de personnes
recherchent d'avantage de flexibilité vis-à-vis de leur
boulot ; ça peut être un bon point
de départ dans l'élaboration de
ce nouveau système.
6 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Donnez-nous votre avis
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TVA : BE 0403.200.393 – BIC : BBRUBEBB – IBAN : BE45 3109 1560 2789. Éditeur responsable : Inge Ampe – Cours Saint-Michel 60, B-1040 Bruxelles.
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Bruxelles Métropole :
le choix des cadres et dirigeants bruxellois
Une étude indépendante vient de le confirmer : notre revue s’impose comme le mensuel
n° 1 des cadres et dirigeants travaillant à Bruxelles. Des résultats qui nous encouragent
à améliorer encore notre magazine.
Emmanuel Robert, rédacteur en chef
Bien connue des professionnels des médias, l’étude
Cadres & Dirigeants (Executive Survey) est organisée
tous les trois ans depuis 1981 afin de cerner l’utilisation
des médias par les dirigeants d’entreprises belges :
presse écrite et audiovisuelle, mais aussi internet et médias
sociaux. Gage d’indépendance, elle est financée par
l’ensemble de la presse belge (et non par un éditeur en
particulier) : Rossel (Le Soir, La Nouvelle Gazette…), Mediahuis
(De Standaard, Het Nieuwsblad…), De Persgroep
(Het Laatste Nieuws, De Morgen, De Tijd, L’Echo…), IPM
(La Libre, La Dernière Heure…), Roularta Media Group
(Knack, Le Vif-L’Express, Trends-Tendances…), ainsi que
par les chambres de commerce, dont BECI. Sa réalisation
est confiée à l’institut TNS – une référence en la
matière.
La dernière édition de l’étude a été menée de février
à décembre 2014 sur un échantillon représentatif de
1.250 cadres supérieurs choisis avec soin : des personnes
en charge d’au moins cinq collaborateurs,
dans des entreprises de dix personnes au moins, et responsables
d’un budget minimum de 25.000 euros.
Des décideurs, appartenant à la direction de l’entreprise
(top management : 51 % des sondés) ou placés à la tête
d’un département (39 %). Leurs compétences vont de la
gestion des ressources humaines au marketing, en passant
par les questions juridiques, les achats, les formations,
l’informatique, etc.
Bruxelles Métropole s’impose
comme le mensuel n° 1 des cadres et
dirigeants travaillant à Bruxelles.
À chaque média ses atouts
Les résultats de l’étude confirment une tendance lourde :
la coexistence des médias. Contrairement à ce que l’on
serait tenté de croire, internet et les médias sociaux ne
remplacent pas les médias traditionnels – pas plus que
la télévision n’a jadis remplacé la radio, qui n’a pas remplacé
les journaux – mais ils viennent les compléter.
Chacun de ces médias a son moment privilégié : la radio
est par excellence le média du matin (77 % des parts
d’audience entre 6 et 9 h) et la télévision celui du soir
(84 % des parts après 20 h) ; les journaux sont consultés
en matinée et en soirée, mais nettement moins
l’après-midi. Internet, mais aussi les magazines, sont
consultés tout au long de la journée.
De même, chaque média a sa propre utilité : les journaux,
la radio et la télévision permettent de suivre
l’actualité à trace chaude ; internet et les magazines
sont des sources de référence pour le suivi des marchés,
la veille concurrentielle, l’information sur les biens et
services…
Certes, le web est passé en tête des médias utilisés par
les dirigeants (90 % des répondants), mais les magazines
conservent la 2e
place (à plus de 75 %). Ces mêmes
L'enquête a précédé la refonte de notre magazine,
présenté sous sa nouvelle identité le 6 janvier dernier.
magazines sont d’ailleurs perçus comme une source
d’information de qualité, « utiles à très utiles » pour 78 %
des cadres et dirigeants.
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
9
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Utilisation professionnelle des médias :
100
10
20
30
40
50
60
70
80
90
0
Journaux Magazines
Le magazine reste la 2e
TV
Radio Websites
source d’information professionnelle,
derrière internet mais devant les journaux.
Chambres de commerce en tête
Quitte à faire preuve d’immodestie, remarquons que les
magazines des chambres de commerce – dont Bruxelles
Métropole – tirent particulièrement bien leur épingle du
jeu : en couverture nationale (c’est-à-dire en additionnant
les revues des différentes chambres de commerce),
ils obtiennent tout simplement le meilleur taux de pénétration
de toute la presse écrite, devant tous les journaux
et magazines du pays ! Mais, est-il bien pertinent
de totaliser ces différents titres ? Oui, dans la mesure où
la couverture géographique des chambres de commerce
se compare à la couverture nationale d’autres éditeurs
(par exemple, Trends est totalisé avec Trends-Tendances
et L’Écho avec De Tijd).
À l’échelon régional – qui est sa vraie mesure –, notre
magazine fait aussi référence : Bruxelles Métropole/Brussel
Metropool pointe à la 3e
place des médias imprimés
Utilité professionnelle des médias :
100
10
20
30
40
50
60
70
80
90
0
Journaux Magazines
TV
Radio Websites
UAles
Très uAles
Bruxelles Métropole/ Brussel Metropool est le premier mensuel
des cadres et dirigeants travaillant à Bruxelles, avec un
taux de couverture de 20,2 %.
deuxième semestre 2014, c’est-à-dire juste avant la réforme
de notre magazine, alors qu’il s’appelait encore
Entreprendre/Dynamiek et paraissait dans son ancienne
maquette. Ces résultats confirment que nous avions raison
de croire encore dans notre support « papier » et d’y
investir, au service des entreprises bruxelloises.
Les magazines sont perçus comme professionnellement
« utiles à très utiles » par 78 % des cadres et dirigeants,
particulièrement pour le suivi du marché (51 %).
10 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Ces mêmes résultats nous confortent dans notre volonté
d’améliorer en permanence la qualité de notre magazine
– qui peut fièrement se comparer à n’importe quelle
autre revue du paysage médiatique belge. Un magazine
fait par des professionnels (journalistes, photographes,
graphistes…), pour des professionnels : les cadres et dirigeants
d’entreprises bruxelloises. Merci à nos lecteurs
de nous faire confiance ! ●
consultés par les chefs d’entreprises bruxellois, juste derrière
le quotidien Le Soir et les hebdos Trends/Trends-Tendances.
Bruxelles Métropole/Brussel Metropool s’impose
même comme le mensuel n° 1 des cadres et dirigeants
travaillant à Bruxelles, avec un taux de couverture de
20,2 % – en d’autres mots : un dirigeant sur cinq.
Couverture nationale – Top 10
Chambres de commerce
Knack + Le Vif
Trends + Tendances
De Tijd + L'Echo
Manager
De Standaard
Het Laatste Nieuws
Het Nieuwsblad
Humo
Le Soir
0
5
10
15
20
25
30
35
Ensemble, les magazines des chambres de commerce
couvrent 34,5 % des cadres et dirigeants belges – plus que
n’importe quel autre média imprimé national.
Encore faut-il rappeler que cette étude a été réalisée au
Couverture à Bruxelles :
Le Soir
Trends + Tendances
BECI
Le Vif/L'Express
Trends Style - - Trends/
Tendances
Style La Libre Belgique
Vif WE
Knack
Knack WE
De Morgen
De Standaard
De Tijd
Voka + Voka Tribune
La Dernière Heure/
Les Sports
L'Echo
0,0
5,0
10,0
15,0
20,0
25,0
Bruxelles/Flandre/Wallonie
׉	 7cassandra://zfRwCFBcHhL3yUJtM77QCYGGU8ilsXzOG0iwcE2ctN0`̵ UCF7̖N<׉ERecruter avec
Select Actiris,
c’est simple et gratuit.
organise des Jobdatings pour vos recrutements.
A
vez-vous déjà pensé à
organiser un Jobdating
pour vos recrutements ?
Le principe est simple : l’employeur
confie ses offres d’emploi à Actiris
qui présélectionne des candidats
et organise le Jobdating dans ses
locaux ou ceux de l’employeur.
Le jour du Jobdating, l’employeur
présente son entreprise et les postes
vacants. Ensuite, il organise un
entretien individuel avec chaque
candidat intéressé. En une journée
le tour est joué !
Témoignage
Cela fait déjà quelques années
que le géant suédois de la mode
(132.000 personnes dans plus de 59
pays) collabore avec Select Actiris
pour ses recrutements bruxellois.
Rencontre avec Nathalie Herman,
Responsable régionale RH (Bruxelles-Hainaut)
:
Racontez-nous comment se sont
passés les premiers contacts avec
Select Actiris ?
C’est une consultante employeurs
qui m’a contactée et m’a proposé
l’organisation d’un jobdating.
J’avais justement des besoins en recrutement
pour des postes de Sales
Advisor (collaborateur de vente), je me
suis dit : pourquoi ne pas essayer ?
Nathalie Herman
Responsable régionale RH
(Bruxelles-Hainaut)
Combien d’engagements le jobdating
vous a-t-il permis de réaliser ?
Lors de la dernière séance, sur 40
personnes présentées, nous en
avons engagé 16.
Vous aussi vous souhaitez tester le jobdating ?
Contactez-nous au 02 505 79 15 ou employeurs@actiris.be
ou surfez sur actiris.be/employeurs
Actiris change l’avenir de votre entreprise : www.actiris.be
Combien de temps entre l’idée de
mettre en place un jobdating et la
réalisation concrète?
Cela a été très vite, moins d’un mois
entre le premier contact avec la
consultante et l’organisation du
jobdating. Select Actiris a fait un
boulot extraordinaire !
Le jobdating m’a permis de trouver
les candidats que nous recherchions
en un temps record.
Est-ce que vous feriez encore appel à
Select Actiris pour vos prochains
recrutements ?
Oui, absolument !
Que diriez-vous du travail de
présélection, Select Actiris a-t-il été
à l’écoute de vos attentes ?
Tout à fait, j’ai rencontré moi-même
les conseillers en recrutement pour
bien expliquer quelles étaient nos
attentes et nos besoins pour leur
permettre de faire leur travail de
présélection en ayant connaissance
de nos critères. Après le jobdating,
nous avons fait un debreifing avec
les conseillers pour leur dire pourquoi
nous n’avions pas retenu certains
candidats. Ce type d’exercice
permet d’améliorer la connaissance
mutuelle et d’améliorer les éditions
ultérieures.
Recommanderiez-vous à un autre
employeur de faire appel à Select
Actiris pour ses recrutements ?
Absolument ! La formule est idéale
si l’on doit recruter plusieurs candidats,
elle permet de rencontrer
un maximum de personnes en une
journée, de présenter l’entreprise
et d’avoir des entretiens individuels.
Actiris prend en charge toute
l’organisation ce qui est un énorme
gain de temps pour nous, et en plus
c’est gratuit.
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RÉFORME DE L’ÉTAT
Les baux d’habitation
Les transferts de compétences et de budgets vers les Régions, dans le cadre de
la 6e
Pour vous aider à les comprendre, nous publions une série de fiches pratiques que
vous trouverez chaque mois dans notre magazine.
Avec la 6e réforme de l'État, les compétences relatives aux baux d’habitation, commerciaux
et à ferme sont transférées aux Régions. La réglementation existante reste d’application
jusqu’à ce qu'une Région décide de modifications. Le droit commun en la matière,
quant à lui, reste de compétence fédérale.
Progrès ou pas ?
Pour ses partisans, cette régionalisation permet une meilleure homogénéité des compétences.
Avant la réforme, en effet, les Régions avaient déjà des compétences en
matière de logement : elles pouvaient édicter des normes de sécurité, de salubrité ou
d’habitabilité des logements ou réglementer la location de logements sociaux. Toutefois,
la réglementation de la relation contractuelle entre bailleur et locataire restait de compétence
fédérale. Pour ses détracteurs, cette régionalisation complexifie inutilement le
système, en induisant des disparités régionales.
Le cas de Bruxelles
Certes, chaque Région a des caractéristiques propres. En matière de logement, Bruxelles
se distingue par une proportion très élevée de locataires (de l'ordre de 60 % contre 30 %
dans les autres Régions), avec des prix nettement plus élevés qu’ailleurs. En termes de
politique de logement, la Région doit se montrer capable de stimuler les propriétaires à
investir dans des logements à loyer abordable.
En plus d'être une ville internationale, Bruxelles est une ville jeune qui accueille plus de
86.000 étudiants. Compte tenu de sa population croissante, elle est aussi confrontée,
chaque année, à une demande de 7.000 nouveaux logements.
Comment Bruxelles va-t-elle utiliser
cette compétence ?
La déclaration de politique régionale 2014-2019 nous apprend que « le Gouvernement
accueillera la nouvelle compétence sur la loi sur les baux de résidence principale en veillant
à améliorer les droits des bailleurs et des locataires, à assurer un meilleur fonctionnement
du marché locatif, encourager la mise en location de logements respectueux des
normes », mais encore qu'il s'agira d'établir « une liste claire des travaux qui incombent
aux propriétaires d'une part et aux locataires d'autre part ».
Selon la Ministre régionale compétente, Céline Fremault, il faut aussi traiter d'autres
questions telles que l'enregistrement et la résiliation des baux de courte durée, le renforcement
de la protection du sous-locataire, le bail de rénovation, etc. Elle entend poursuivre
l'étude de ces questions, avant de présenter un projet d'ordonnance courant 2016.
Et le saut d'index des loyers ?
Qui est compétent pour décider ou non d'un saut d'index des loyers ? Les Ministres wallon
(Paul Furlan) et flamand (Liesbeth Homans) estiment que la régionalisation des baux
leur permet d’en décider. D'autres estiment que le fédéral, compétent pour le contrôle
des prix, peut décider ou non d'une telle mesure : le droit commun de l'indexation, applicable
à tous les contrats, y compris des baux de résidence principale, est fixé par le
Code civil. Quoi qu'il en soit, s'il revient aux Régions d'en décider, il semble bien qu'il n'y
aura pas d'indexation des loyers en Wallonie ni à Bruxelles, contrairement à la Flandre.
À moins que le fédéral entende s'emparer de cette question.
L’avis de BECI
• BECI estime nécessaire
d’harmoniser l’arsenal réglementaire
bruxellois (Code du
Logement, RRU, Ordonnance
PEB…) et de « nettoyer » les
dispositions ineffectives ou
obsolètes ;
• Le transfert de compétence
offre une opportunité d’innovations
au bénéfice tant des locataires
que des propriétaires :
contrat de bail type, baux
« étudiants », allocation loyers,
grille indicative des loyers (non
contraignante)… ;
• Les adaptations devront faire
l’objet d’un consensus entre
associations de locataires et
de propriétaires, éventuellement
via une Commission
paritaire locative ;
• BECI souligne cependant la
nécessité de conserver une
législation harmonieuse et
compatible avec celle des deux
autres Régions, au risque de
créer des disparités juridiques
dommageables ;
• BECI rappelle l’importance
d’une gestion efficace des
logements publics et d’une
meilleure connaissance du
marché du logement par
la collecte et l’exploitation
systématique des données
(via l’enregistrement du bail
notamment).
réforme de l’État, ont aussi de multiples conséquences pour les entreprises.
Vincent Delannoy
FICHE
10
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
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Faire du Shopping le dimanche ?
Enfin une réalité !
Inauguré le 24 mai dernier, le concept « I Shop On Sunday », l’ouverture dominicale des
magasins du centre-ville bruxellois, a déjà fait ses preuves. Il était jusqu’alors illusoire
de vouloir faire une « virée shopping » dans le centre le dimanche – au grand dam des
touristes, habitués à l’ouverture dominicale dans beaucoup d’autres capitales. Entretien
avec Marion Lemesre, échevine bruxelloise des Affaires économiques, à l'initiative
du projet.
Propos recueillis par Gaëlle Hoogsteyn
En quoi l’ouverture dominicale
des magasins est-elle
bénéfique pour la ville de
Bruxelles ?
Pensez à Maastricht ou au Luxembourg
et même, plus proche encore,
à Anvers ou à Bruges ! Par
rapport aux autres villes européennes,
Bruxelles était à la traîne.
Le fait d’ouvrir les portes de ses
commerces le dimanche lui permet
de se repositionner comme
destination shopping sur la carte
du tourisme européen et de rayonner
à nouveau en tant que pôle
marchand international. Il était
important de recentraliser le cœur
historique de notre belle capitale
et d’attirer à nouveau les citoyens
dans « l’intra-muros » afin de leur
faire connaître toute la richesse de
l’offre commerciale, dans sa diversité, au fil de ses quartiers.
City2 et les magasins de la rue
Neuve ont par exemple répondu
avec enthousiasme, décidant de
tenter l’expérience en ouvrant,
dans un premier temps, tous les
premiers dimanches du mois.
Vu le succès de ces premiers dimanches,
certains songent déjà
à augmenter le rythme. Pour
les enseignes comme pour les
travailleurs, cela reste du volontariat.
Marion
Lemesre : « Le Pentagone, c'est l’image
internationale de notre région et de notre pays. »
Certains syndicats protestent
toutefois. Y-a-t-il
une raison d’y voir un danger
pour les travailleurs ?
Le jour de l’inauguration, un syndicat
contestataire a en effet réagi
assez fermement ; faisant fermer
de force des enseignes sous préLa
création du piétonnier dans le Pentagone
est-elle une coïncidence ? Aura-t-il un impact ?
Tout comme le piétonnier, l’initiative « I Shop On Sunday »
s’inscrit dans le cadre du renforcement économique du
centre-ville de Bruxelles. Dans une même optique, l’ouverture
des commerces le dimanche donne un atout supplémentaire
à la zone touristique du centre, constamment soumise
aux pressions commerciales issues de la périphérie.
Le Pentagone, c'est l’image internationale de notre région et
de notre pays. Une démarche politique cohérente en faveur
de son développement est indispensable à tous les niveaux
de responsabilité.
Comment les commerçants ont-ils pris cette décision ?
Les présidents des associations de commerçants ainsi que
les représentants des grandes enseignes commerciales ont
été consultés tout au long de l'élaboration du dossier. La majorité
était clairement demandeuse, ce qui nous a permis à
la fois de compter sur l'enthousiasme de certains quartiers
riches en commerces indépendants, comme Dansaert ou le
quartier Saint-Jacques, et de disposer de « locomotives »,
indispensables au bon déroulement de sa mise en place.
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texte que le dimanche doit être une journée réservée à la
famille. Je pense qu’il faut sortir des clichés et du conservatisme
car les travailleurs, eux, ont très bien compris les
avantages qu’ils avaient à y gagner. Les sursalaires, la création
d'emplois et – de façon complémentaire – le travail estudiantin
sont autant de conséquences positives de ce nouvel
axe d'activités commerciales.
L’un des objectifs est d’attirer plus de clients,
notamment ceux de la périphérie bruxelloise.
Comment saurez-vous si l’objectif est atteint ?
L’un des enjeux est en effet d’attirer un public qui a
désappris le chemin de la capitale. Les détracteurs du projet
estimaient que cela ne ferait que reporter les achats d’une
clientèle identique vers un 7e
jour. Or le constat est déjà
là : il s'agit bien d'une nouvelle clientèle, essentiellement
touristique et venue de la périphérie bruxelloise.
Par cette initiative, nous tenons compte de l'évolution des
habitudes d'achat des gens ainsi que de la concurrence
de l'achat en ligne en leurs disant : « Quittez votre écran
ce dimanche et venez faire une balade shopping au cœur
de votre capitale ! » « I Shop on Sunday » est une attitude
urbaine et moderne qui participe à la vitalité économique du
centre de Bruxelles. ●
R.A.
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RESPONSABILITÉ SOCIALE D’ENTREPRISE
The Shift, pour passer d’une RSE
« philanthropique » à un « moteur d’innovation »
Depuis mars, Kauri et Business & Society ont uni leurs destins dans The Shift et donné
lieu à une nouvelle référence nationale sur le plan de la sensibilisation à la responsabilité
sociétale des entreprises. Avec quelle mission ? Et comment la RSE survit-elle à la
crise économique ?
Propos recueillis par Olivier Fabes
The Shift et sa petite équipe de cinq collaborateurs fixes
s’est installée à l’Espace Jacqmotte, rue Haute, siège
aussi de la Banque Triodos. Au cœur des Marolles, dans
un quartier très « mixte » - à la fois populaire, trendy et
dynamique - qui colle assez bien à ses valeurs d’engagement
sociétal. En plus, c’est plus ou moins à mi-chemin
des anciens bureaux de Business & Society, dans le très
« patronal » immeuble de la FEB, et de Kauri, près de
la gare du Midi. Une troisième organisation dédiée à la
RSE, à savoir le chapitre belge de UN Global Compact,
y a également établi son secrétariat général, en attendant
une alliance plus formelle. Autant dire que c’est
une sorte de « réseau des réseaux » en matière de RSE
et plus largement de développement durable qu’animent
Sabine Denis (ex-directrice de Business & Society) et David
Leyssens (ex-directeur de Kauri). Interview croisée.
Pourquoi ce mariage ? L’amour ou la raison ?
Sabine Denis : Disons que nous nous fréquentions déjà
depuis un petit temps, mais que nous avons voulu aller
un pas plus loin en scellant notre union. Nous voulons
tout simplement avoir plus d’impact en rapprochant des
réseaux complémentaires : Kauri était plutôt axée PME
et pouvoirs publics, alors que Business & Society rassemblait
surtout des grandes entreprises.
David Leyssens : Nous avons tous les deux une quinzaine
d’années d’expérience. Nous avons estimé que le
moment était venu de franchir une nouvelle étape pour
aller plus en profondeur, pour faire entrer la RSE dans la
stratégie des organisations.
La fusion n’est donc pas économique…
S.D. : Pas dans le sens où elle aurait été justifiée par des
coupes sombres dans nos propres budgets, non. Par
contre, le fait pour les entreprises d’être sollicitées par
un seul réseau va représenter des gains de temps autant
que d’argent pour nos membres.
The Shift, parce qu’on constate un
glissement… ?
S.D. : L’idée est surtout de « shift gear », passer à la vitesse
supérieure. C’est aussi le « shift lock » du clavier
qui permet de passer de la minuscule à la majuscule.
Nous voulons inscrire la RSE en majuscules dans les
priorités des entreprises.
Sabine Denis
Le profil des personnes en charge
de la RSE a changé : il s’agit moins
de " juniors " un peu déconnectés du
business, mais de personnes impliquées
dans le ‘business development’,
la stratégie ou la R&D.
Néanmoins, la RSE aujourd’hui n’est plus
vraiment ce qu’elle était avant 2008, non ?
S.D. : Tout à fait. Il y a déjà eu trois grandes étapes dans
l’approche RSE. Le premier réflexe était de considérer
que c’était une sorte de philanthropie. Et puis, les entreprises
se sont dit que c’était un moyen de réfléchir
sur leur propre gestion, en améliorant la diversité du
personnel, en misant sur la transparence, en augmentant
l’efficacité énergétique. Mais sans nécessairement
remettre en question l’essence même de ce qu’elles
font. La troisième étape, où nous sommes maintenant,
est la prise de conscience que les entreprises doivent
se remettre au service de la société. C’est le concept de
« shared value » porté par Michael Porter et auquel j’ai
également consacré un livre1
. Valeurs économique et sociétale
sont étroitement liées. Cette « valeur partagée »
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
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R.A.
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naît de partenariats entre des acteurs, petits et grands,
publics et privés, qui se fréquentent peu. Au niveau
mondial, les premiers objectifs de la RSE, liés aux objectifs
du Millénaire, étaient fort orientés vers l’équilibre
nord-sud, le Tiers Monde. En septembre, les Nations
Unies vont affirmer la dimension économique dans de
nouveaux objectifs de développement durable qui serviront
de trame mondiale.
D.L. : Aujourd’hui, la RSE concerne le développement
de nouveaux modèles business, innovants, durables et
qui apportent de la valeur à la société. Dans le contexte
« La RSE, ce n’est pas pour la PME »,
entend-on souvent…
D.L. : Longtemps, la RSE a été abordée sous l’angle de
la compliance, la mise en conformité avec des standards
ISO, des objectifs de diversité, etc. Les PME n’en
avaient pas besoin. Désormais, l’accent est mis sur la
RSE comme moteur d’innovation à long terme, ce qui
parle davantage aux PME, notamment les entreprises
familiales, qui ont la durabilité dans leur ADN.
Vu le contexte économique qui reste très
difficile, on pourrait craindre que la RSE
passe au second plan. Est-ce le cas ?
S.D. : Nous percevons plutôt des signaux positifs.
D’abord, il y a un soutien de plus en plus large à l’entrepreneuriat
social. Ensuite, le profil des personnes en
charge de la RSE a changé : il s’agit moins de « juniors »
un peu déconnectés du business, mais de personnes
impliquées dans le ‘business development’, la stratégie
ou la R&D. Ce n’est pas encore le cas partout, mais cela
évolue …
David Leyssens
D.L. : … Et puis le nombre de nos membres ne cesse
de s’agrandir. Nous sommes à 335 affiliés. De plus
en plus d’entreprises se rendent compte que la collaboration
est incontournable pour faire face aux défis
sociétaux.
Aujourd’hui, la RSE concerne le
développement de nouveaux modèles
business, innovants, durables et qui
apportent de la valeur à la société.
de l’économie circulaire, par exemple. Pour construire
ces nouveaux modèles, de grandes entreprises s’allient
à des start-up. Proximus planche par exemple avec divers
acteurs sur un projet-pilote de « bus de travail/kantoorbus
» connecté qui permettrait de travailler sur le
chemin du travail en dépit des embouteillages.
Quelle est votre action, concrètement ?
S.D. : Nous sommes un réseau. Notre mission première
est de mettre des acteurs de différents horizons
ensemble pour qu’ils réalisent des choses. Nous remettons
chaque année un Prix du partenariat durable
et proposons une vingtaine d’activités à nos membres.
Nous ne faisons pas de consultance sur mesure. Nous
ne sommes pas non plus un groupe de pression, même
si nous nous efforçons de faciliter certains projets en
partant de la réalité du terrain. Nous avons par exemple
aidé à la concrétisation du projet et du site web Experience@Work,
qui favorise l’échange d’employés seniors
entre différents employeurs, notamment Proximus, Axa
et KBC. Le but est de valoriser ainsi les compétences
des plus de 50 ans. Notre mission est de faciliter l’émergence
de telles pratiques innovantes, qui ont du sens.
18 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Des exemples de PME à la pointe de la RSE
en Région bruxelloise ?
D.L. : Je vais sans doute en oublier, mais je pense
par exemple à NNOF (Nearly New Office Facilities) et
leurs services de récupération de matériel de bureau,
à BeFre et ses sacs réutilisables ou à BeeoDiversity et
son travail pour protéger les abeilles et la biodiversité.
La Région bruxelloise a lancé récemment un plan pour
stimuler l’économie circulaire, dont il sera intéressant
de mesurer les effets à moyen terme.
Dans des secteurs plus traditionnels, l’entreprise familiale
MCA Recycling a fait un travail remarquable autour
de la valorisation des déchets.
Une récente étude de l’agence de notation
extra-financière Vigéo auprès de
2.500 entreprises cotées dans le monde a
estimé le coût du manquement à la RSE à
95 milliards d’euros, sous forme de
sanctions diverses (condamnations
judiciaires, sanctions administratives…).
Sans même parler des retombées en termes
d’image. La facture d’une absence de RSE
peut vite grimper …
S.D. : De grandes entreprises, comme Puma il y a trois
ans, qui ont pris la peine de calculer le coût total de
leurs consommations d’énergie et de matières premières,
ont pu réaliser des gains économiques et environnementaux.
Mais au-delà de savoir ce que la RSE
pourra générer comme économies, il faut surtout se
demander actuellement ce qu’elle peut générer comme
nouveaux revenus. ●
1 Value² Entreprendre pour la société : profit pour un bien-être durable, Sabine Denis, publié chez Borgerhoff & Lambergts
R.A.
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2015
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DENIS ROBERT, AMBASSADEUR DU CANADA
« Vos entreprises perçoivent
bien le potentiel du marché canadien »
Le 9 juin dernier, M. Denis Robert, Ambassadeur du Canada en Belgique, était
l’invité d’un déjeuner-causerie chez BECI. Il y a abordé l’accord commercial global
Canada-UE (CETA). Bruxelles Métropole lui a demandé comment il percevait la
collaboration avec le monde des affaires belge.
Richard Hill
Bruxelles Métropole :
Pourriez-vous, en quelques mots, nous livrer
la teneur de l’accord CETA ?
Denis Robert : Notre premier ministre, Stephen Harper, le
président Van Rompuy et le président Barroso ont annoncé
officiellement, le 26 septembre 2014, la clôture des négociations
préliminaires à l’accord commercial global entre le
Canada et l’UE, mieux connu sous le nom de CETA. C’est un
moment historique pour le Canada, la Belgique et l’UE, car
nos relations évoluent considérablement. Le CETA ouvrira
des nouveaux marchés importants à nos exportateurs et procurera
de nouveaux emplois hautement qualifiés à nos travailleurs,
tout en raffermissant les liens entre les deux pays.
La conclusion des pourparlers du CETA constitue aussi une
étape décisive dans le développement d’une structure commerciale
pour le 21e
siècle. Le CETA prend en compte l’ensemble
des facteurs qui régissent le commerce dans l’économie
mondiale, à savoir la libéralisation des échanges de
biens et de services, une protection complète et équilibrée
de la propriété intellectuelle, l’accès aux marchés publics
à tous les niveaux de gouvernement , la collaboration en
matière de réglementations et de normes, l’encadrement
du développement durable et bien d’autres choses encore.
L’accord commercial consacre des chapitres au développement
durable, à l’emploi et à l’environnement. C’est une
première !
Nous pensons donc que le CETA sera un puissant générateur
de perspectives, d’emploi et de prospérité tant au Canada
qu’en Belgique, par le renforcement du commerce et
des investissements.
Les grands avantages du CETA nous incitent à mettre
l’accord en œuvre dans les plus brefs délais. Il faut que
les entreprises et les travailleurs des deux côtés de l’Atlantique
bénéficient sans tarder de l’intensification du
commerce, des opportunités et des nouveaux emplois.
Estimez-vous que la proposition répond aux
attentes des entreprises belges ?
Il y a longtemps que le Canada et la Belgique entretiennent
des relations commerciales soutenues. Entre
2003 et 2013, les exportations du Canada vers la Belgique
ont connu un taux de croissance annuelle moyen
de 3,1 %, soit environ 1 % de plus que les exportations
mondiales du Canada.
La Belgique, petit pays, est pourtant un grand partenaire.
Au sein des 28 États membres de l’UE, la Belgique
est le 6e
5e plus grand marché d’exportation.
Le CETA supprimera les droits de douane sur quasi
toutes les exportations de la Belgique vers le Canada.
Ceci concerne entre autres les produits du secteur automobile,
la chimie, les plastiques et les cosmétiques.
En matière d’agriculture, la Belgique verra la disparition
des droits de douane sur des produits essentiels
tels que le chocolat, les produits dérivés du cacao et
la confiserie. La Belgique accédera plus facilement
au marché canadien du fromage. Le CETA permet au
Canada d’augmenter de 16.000 tonnes par an le quota
d’importation de fromages européens, sans oublier
1.700 tonnes de fromage de qualité industrielle.
Par ailleurs, les marchés publics canadiens, estimés à
177 milliards de dollars, ne manqueront pas d’intéresser
les entreprises belges, plus particulièrement grâce aux
perspectives qui se dessinent au niveau sous-fédéral.
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
21
plus grand investisseur au Canada et le
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Les engagements de marchés publics du Canada au sein
du CETA sont les plus ambitieux jamais proposés à l’UE
par un pays non européen.
Dans quels domaines a-t-on le plus investi
entre les deux pays ?
Les entreprises belges ont beaucoup investi dans des secteurs
tels que l’informatique, la chimie, les denrées alimentaires
et les boissons, les procédés de fabrication avancée,
l’aéronautique et la construction. Les volumes d’investissement
direct de la Belgique au Canada se chiffraient à 5,7
milliards de dollars canadiens en 2014, ce qui positionnait
la Belgique à la 11e
Canada et à la 6e
place des investisseurs mondiaux au
place des investisseurs européens.
Nous pensons donc que le CETA sera
un puissant générateur de perspectives,
d’emploi et de prospérité tant au
Canada qu’en Belgique.
Les Canadiens ont eux aussi investi en Belgique, de
l’ordre de 1,12 milliards de dollars canadiens à la fin
2014. La Belgique se classe 10e
en termes d’investissements
canadiens directs dans l’UE.
Il y a environ 50 filiales d’entreprises belges au Canada
(notamment Agfa, Asco, Barco, Bekaert, Sonaca et
Umicore) et environ le même nombre de filiales canadiennes
en Belgique (entre autres Bombardier, CGI, Iko,
McCain Foods et SNC Lavalin). Les fonds de pension canadiens
investissent également en Belgique.
Qu’est-ce qui différencie,
selon vous, les entreprises belges ?
Au moment de mon accréditation auprès de la Belgique, j’ai
découvert combien les entreprises belges s’intéressaient
à une collaboration avec leurs homologues canadiennes.
Vos entreprises perçoivent bien le potentiel existant ou à
développer du marché canadien en Amérique du Nord.
Cela s’applique autant à vos exportateurs qu’aux partenaires
d’une joint-venture et aux détenteurs d’une filiale
chez nous. Je vois aussi des similitudes dans l’approche
des affaires, dans nos deux pays. Chez vous comme chez
nous, il faut gérer et décider en tenant compte d’une économie
très ouverte, donc en mettant l’accent sur le commerce
et l’extension des marchés. Et puis, les Canadiens
comme les Belges sont très conscients de la concurrence
au sein des grands marchés limitrophes.
Que conseilleriez-vous pour faciliter les
relations commerciales entre les deux pays ?
La ratification et la mise en œuvre du CETA facilitera les
choses. Je conseillerais aux entreprises belges de ne
pas tarder à explorer les possibilités qui se présenteront
au Canada grâce au CETA, tous secteurs confondus. Ne
laissez pas vos concurrents découvrir avant vous les
avantages stratégiques que procurera le CETA. Et quelle
22 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Denis Robert, Ambassadeur du Canada en Belgique
que soit la taille de l’entreprise, concentrez-vous sur le
réseautage pour glaner de précieuses informations et
renforcer les relations importantes. Après tout, les affaires
ne se limitent pas à des transactions.
Il est donc bon de prendre contact avec une chambre
de commerce bilatérale. Nous sommes par exemple
à Bruxelles avec la CanCham Belux. Comme d’autres
groupements, cette chambre organise des événements
qui permettent d’instaurer et d’exploiter des contacts
dans de multiples secteurs, dont l’économie numérique,
l’e-health et le secteur cinématographique. Sans
oublier la mission économique au Canada, qui aura lieu
en automne (du 24 au 31 octobre), sous la conduite de
Son Altesse Royale la princesse Astrid. Elle constituera,
pour les participants, une manière très directe d’accroître
les relations commerciales.
Auriez-vous d’autres commentaires sur les
relations entre la Belgique et le Canada ?
Outre des évidences telles que les différences de superficie
entre nos deux pays et les hivers plus cléments en
Belgique, je vois surtout beaucoup de points communs.
La Belgique et le Canada sont deux pays officiellement
multilingues, dotés d’un système politique fédéral qui
délègue des pouvoirs étendus aux provinces et territoires
(au Canada) ou aux régions et communautés (en
Belgique).
Les relations culturelles entre le Canada et la Belgique
ont gagné en intensité et en diversité, ces 30 dernières
années. La Belgique accueille régulièrement des artistes
canadiens francophones et anglophones dans les
domaines du théâtre, de la musique, du cinéma, de la
littérature, des arts plastiques et de la danse. De très
nombreux événements culturels font chaque année la
part belle à des artistes ou des groupes, notamment
dans les arts contemporains, les nouvelles technologies
et les nouveaux médias.
Et n’oublions pas que le rôle important qu’ont joué les
militaires canadiens dans la libération de la Belgique
au cours des deux Guerres Mondiales a tissé des liens
historiques étroits entre nos pays et nos peuples. ●
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ENTERPRISE EUROPE BRUSSELS
Financements européens :
c’est aussi pour les PME !
Le financement des PME est un défi majeur pour l’Union Européenne. Divers instruments
existent et les budgets alloués ne cessent d’augmenter ; encore faut-il que les
moyens disponibles parviennent à ceux qui en ont besoin. C’était l’objet d’un récent
séminaire Enterprise Europe Network.
Emmanuel Robert
L
es statistiques de la BCE le démontrent : alors
que les PME représentent la majeure partie
de l’activité économique et de l’emploi, elles
éprouvent de plus en plus de difficultés à se financer sur
le marché bancaire. De l’argent, pourtant, il y en a – dans
les programmes européens. « On peut même dire qu’il
n’y en a jamais eu autant », confirme Rudy Aernoudt, directeur
de cabinet d’Henri Malosse, président du Comité
Économique et Social Européen. « Le problème, c’est la
transmission. »
Le problème, c’est aussi l’information : beaucoup de PME
ignorent quels sont les moyens mis à leur disposition ;
pour beaucoup d’autres, ces moyens paraissent inaccessibles
: procédures trop complexes, conditions trop
strictes… Le séminaire EEN a permis d’approfondir le
sujet et de contredire certaines idées reçues.
Comme l’explique M. Aernoudt, trois institutions européennes
sont susceptibles d’aider les entreprises à se
financer : la Banque Européenne d’Investissements (BEI),
le Fonds Européen d’Investissement (FEI) et la Commission
européenne. « Est-ce que je peux aller à la BEI et
demander un prêt ? Oui ! », répond Rudy Aernoudt. « Des
entreprises comme l’UCB, Solvay ou Bekaert y ont déjà
eu recours, mais les prêts de la BEI concernent des projets
d’au moins 15 à 20 millions d’euros ; sans doute trop
pour une PME. » Toutefois, la BEI accorde aussi des prêts
globaux aux banques, qui peuvent agir comme guichets
et qui bénéficient, à ce titre, de prêts bon marché et à long
terme. Vérifiez si votre banque fait partie de ce réseau :
les intermédiaires financiers sont recensés sur le site
www.access2finance.eu.
Le FEI fournit quant à lui du capital-risque et des garanties
– pas en direct, mais via une série d’intermédiaires financiers,
que l’on retrouve sur ce même site web.
La Commission, enfin, a développé une série d’instruments
financiers, en mettant l’accent sur les PME. En particulier,
le programme COSME est spécifiquement destiné
à soutenir leur compétitivité, avec un budget de 1,4 milliards
d’euros en capital-risque et garanties de prêt.
« Mais ce qui est encore plus important, c’est l’effet de levier
», souligne Monica Salgado Fernandez (Commission
européenne - DG Growth). « Les financements européens
et les garanties incitent d’autres investisseurs à s’engager
; au total, cela permet de lever des fonds beaucoup
plus importants. »
À ces programmes s’ajoutent encore EaSI (Employment
and Social Innovation), Creative Europe (facilités de ga24
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Rudy Aernoudt : « De l’argent pour les PME, il y en a.
Le problème, c’est la transmission. »
rantie), Erasmus+ (collaborations entreprises/enseignement),
CEF (Connecting Europe Facility) et les différents
fonds structurels d’investissement – sans même compter
le nouveau « Plan Juncker » de 315 milliards d’euros.
« Au total », résume Mme Salgado Fernandez, « l’objectif
de la Commission est d’offrir un accès au financement
à 330.000 PME qui, sans les différents instruments, ne
l’obtiendraient pas. »
Sur le terrain
Après la théorie, la pratique : Stéphane Joiris de Caussin
(EU Vox) et Steven Vyvey (PEAT Europe) sont venus
témoigner de leur expérience dans l’accompagnement
des entreprises. On en retiendra non seulement l’importance
d’identifier les bons instruments et de bien
préparer ses dossiers, mais aussi d’assurer un bon suivi.
Comme le remarque Stéphane Joiris, « La Commission
fait preuve de souplesse ; il est souvent possible de
renégocier certains termes, mais il faut que cette renégociation
soit documentée. Au moment de l’évaluation,
il faut pouvoir reconstituer le dossier, même si le chef
de projet a changé. Sans trace, il n’y a pas d’accord… »
Les financements européens sont-ils à la portée des
PME ? Oui, et la volonté de l’UE est d’abaisser encore le
seuil d’accès ; mais il est indispensable de s’informer et
il est sans doute utile de se faire accompagner. ●
Info :
J.-Ph. Mergen – BECI/Enterprise Europe Brussels –
Tél : 02 210 01 77 – jpm@beci.be
www.access2finance.eu
http://een.ec.europa.eu
R.A.
׉	 7cassandra://ucTkeU7UmeOuPZ9RHJKBVJBwVi-AiTno4xjXHBciavA@`̵ UCj7̖No׉EINTERNATIONAL
La Méditerranée à Bruxelles
EUROMED INVEST ACADEMY
La Chambre de commerce de Bruxelles accueillait au mois de juin l’Euromed Invest
Academy : un séminaire de trois jours qui a réuni une soixantaine de participants d’organisations
professionnelles, pour mieux connaître l’Union Européenne et ses programmes
économiques en Méditerranée.
Emmanuel Robert
B
erceau des civilisations, bassin d’échanges commerciaux
au carrefour de trois continents, la
Méditerranée a toujours été un lieu de rencontre
des peuples d’Europe, d’Afrique du Nord et du ProcheOrient.
Elle est aujourd’hui au cœur du partenariat Euromed
: une alliance conclue en 1995, rebaptisée Union
pour la Méditerranée, qui réunit les 28 États membres de
prospérité et la sécurité par le dialogue et la coopération
entre partenaires.
Parmi les quatre domaines d’action prioritaire, outre les
aspects politique, culturel et migratoire, l’économie tient
une place essentielle. L’ouverture des marchés et les
réformes économiques doivent permettre d’encourager
les investissements et d’accroître les échanges et la richesse
sur les deux rives de la Méditerranée.
C’est dans ce cadre que s’inscrit Euromed Invest : un programme
européen visant à soutenir le développement
des PME dans la zone euro-méditerranéenne, à travers
le réseau des organisations entrepreneuriales, chambres
de commerce internationales, fédérations, associations
Sabine Soetens, (BECI), et Emmanuel Noutary,
délégué général d'Anima Investment Network, la plateforme
de développement économique de la Méditerranée.
loppement sont également à la hausse. Un premier appel
à propositions a été lancé l’année dernière par Euromed
Invest ; il a déjà permis de sélectionner et soutenir une
quarantaine de projets.
Organisée en étroite coopération avec EuroChambres,
l’Euromed Invest Academy a rassemblé une soixantaine
de participants du réseau, venus de 18 pays. Ils se sont
réunis pendant trois jours à
Bruxelles afin de partager
leurs expériences et enrichir
leur connaissance de l'Union
Européenne et de ses instruments
pour soutenir les PME
et les investissements dans
les pays méditerranéens.
De hauts représentants de la
Commission et du Parlement
Européen ont échangé avec
les participants autour de
multiples thèmes tels que les
opportunités de financement
dans l'UE, les politiques euet
autres organisations d’entreprises. Euromed Invest
veut susciter l’intérêt des PME pour le marché euro-méditerranéen
et accompagner le développement de leurs
activités dans la région, en leur apportant de l’expertise,
une assistance technique et un accès au financement.
Même si les réalités locales peuvent être très variables et
même si la situation troublée de certains pays impose la
prudence, l’intérêt économique est très réel. La plupart
des pays du sud méditerranéen sont en plein développement
et présentent depuis plusieurs années des taux
de croissance supérieurs à la moyenne européenne : l’Algérie
a connu une croissance de 4,1 % en 2014, l’Egypte
2,2 %, la Jordanie 3,1 %, le Maroc 2,6 %, la Turquie 2,9 %1
Dans ces pays, la plupart des autres indicateurs de déve...
1
Chiffres de la Banque mondiale
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
25
ropéennes de voisinage, l’accessibilité au marché et les
normes et législations en Méditerranée. ●
Info :
Sabine Soetens,
International Development Manager BECI
02 643 78 12 — sso@beci.be
R.A.
R.A.
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Jordanie - Liban : « Des marchés étonnants »
Même s’ils sont situés autour d’une zone internationale complexe, la Jordanie et le
Liban jouissent d’un nombre incalculable d’atouts. L’occasion était donc belle d’organiser
une mission dans ces deux pays (via Bruxelles Invest & Export, l’AWEX et la chambre
de Commerce Belgique Luxembourg-Pays Arabes). L’attachée économique et commerciale
pour ces pays, Mme Nada Abdul-Rahim, nous en dit un peu plus.
Propos recueillis par David Hainaut
Vu le climat régnant dans la
région, pourquoi avoir opté
pour cette période?
Nada Abdul-Rahim : Car selon la
Banque mondiale elle-même, l’économie
de ces deux pays fait plus que
s’adapter aux retombées a priori négatives
de la crise en Syrie : le taux
de croissance prévu en 2015 est de
3,8 % en Jordanie, pour 2,5 % au
Liban. C’est logique, car ces marchés,
bien que relativement modestes, sont
des sources d’opportunités étonnantes
! C’est donc le moment de
découvrir leur potentiel sous-évalué
et leur légendaire résilience. Le Liban,
outre une plate-forme régionale,
reste une vitrine de l’Occident
en Orient, tant vers des marchés régionaux
que vers des marchés plus
complexes, africains notamment. Les
Libanais francophones se distinguent
grâce à leur dynamisme, leurs réseaux d’affaires et à une
diaspora très active. Quant à la Jordanie, peut-être moins
connue encore des exportateurs belges, elle réserve aussi
quelques surprises : une situation géographique enviable,
une stabilité reconnue et la présence d’une large communauté
d’hommes d’affaires irakiens sur le territoire. Idéal
pour constituer une base de contacts ! Enfin, de nombreux
projets d’infrastructure y sont envisagés. Pour nous aider à
ouvrir ces portes, on pourra compter sur la présence probable
de Cécile Jodogne, Secrétaire d’État en charge du
Commerce extérieur.
Nada Abdul-Rahim
L’exode des Syriens vers ces pays, et donc de
leurs économies respectives, a-t-il un impact
en ce moment ?
Pour fuir une guerre qui a débuté il y a quatre ans, plus
d’1,3 million de Syriens - près du tiers de la population libanaise
! - ont trouvé refuge au Liban, et 628.000 autres en
Jordanie. Cet exode a lourdement affecté l’économie, les
services publics et les structures sociales. En acceptant
des salaires minimums, les réfugiés ont pesé sur le marché
du travail, tout en faisant grimper le chômage. Néanmoins,
l'impact de la crise syrienne sur ces deux économies n'est
pas que négatif. Une étude du PNUD a prouvé que les aides
humanitaires accordées aux réfugiés ont joué un effet multiplicateur
sur la demande, et même permis de dégager
une croissance supplémentaire (1,3 % au Liban). L’effet sur
l’économie a donc été en partie compensé.
26 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Actuellement, où en sont les
échanges commerciaux entre
la Belgique d’une part, la Jordanie
et le Liban de l’autre ?
La balance commerciale de la
Belgique avec ces marchés a toujours
été excédentaire. Le volume
d’échanges n’a donc pas été affecté
par la crise régionale. Il est
même en hausse continue depuis
2010, attestant de la vigueur de
nos relations. En comparaison avec
les autres pays exportateurs européens
de notre taille, la Belgique se
positionne bien. Nos exportations
vers le Liban se sont même élevées
à 377 millions d’euros en 2013
(+ 22,6 %) et 380 en 2014 (+ 0,9 %),
notamment en ce qui concerne les
produits chimiques, les pierres précieuses
et les produits minéraux.
Quant à la Jordanie, nos exportations
y ont atteint 195 millions d’euros en 2013 (+5,8 %)
et 324 en 2014 (+ 65,8 %). Il s’agit là surtout de produits
chimiques, minéraux, ainsi que d’appareils et machines.
Y-a-t-il des secteurs favorisés dans cette
mission ? Et pensez-vous que nos entreprises
puissent satisfaire les besoins de ces deux pays ?
Cette mission est ouverte à tous les secteurs, et particulièrement
ceux qui offrent des opportunités de coopération
étrangère et de transfert de savoir-faire. Bien sûr, les
secteurs d’infrastructures nécessaires à la croissance
économique, comme l’énergie, l’eau, l’environnement,
les télécommunications et les transports sont très demandeurs.
Mais les secteurs traditionnellement importateurs,
tels que la construction, l’art de vivre, les projets
touristiques, les sciences de la vie, les TIC, l’agroalimentaire,
la mode et les services financiers restent également
porteurs. À mes yeux, l’offre bruxelloise est largement en
mesure de satisfaire à ces demandes. ●
Info :
www.invest-export.irisnet.be/fr/jordanie-liban-me-10-2015
R.A.
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Les nouvelles technologies
vont faire bouger Bruxelles
Actuellement, Bruxelles est environ 30 % plus engorgée que les autres villes européennes
de taille comparable. Alors que les automobilistes rongent leur frein,
l’offre de transports en commun reste insuffisante. Face à un RER qui se fait attendre
et un piétonnier controversé, la situation semble critique. Mais les solutions
pourraient provenir des nouvelles technologies, mises à profit par les entreprises
actives dans le secteur de la mobilité.
Julien Ide
Dans son Livre blanc de la Mobilité, publié en septembre
2013, BECI partait du constat suivant : le plan
Iris II ne dispose pas d’une chronologie réaliste et
manque de coordination et de cohérence. Le Livre blanc
estimait le coût des embouteillages dans la capitale à
plus de 500 millions d’euros par an. Le temps annuel
moyen perdu par automobiliste dépasse les 80 heures…
Un défi de taille, qui ne semble pas freiner les initiatives
des entreprises implantées à Bruxelles.
En mars dernier, IBM a publié son rapport préliminaire
du Smarter Cities Challenge pour Bruxelles. Celui-ci
a été présenté aux différents intervenants de la Région
de Bruxelles-Capitale. Il contient des recommandations
dont le but est d’améliorer la
mobilité des citoyens et navetteurs
bruxellois. Elles s’articulent autour de
4 thèmes : les données publiques,
l’infrastructure, l’expérience et la mobilité,
l’exécution et la gouvernance.
Dans son analyse, IBM met en avant
l’utilisation des nouvelles technologies
et la récolte des données.
Capteurs sur la ville
Le géant informatique a d’ailleurs travaillé
avec la ville de Lyon pour mettre
en place l’application mobile Optimod’Lyon,
disponible depuis le mois
de mai dernier. Philippe Dubernard,
Smart Cities Leader chez IBM, nous
éclaire sur ce projet : « C’est le preAndré
Bouffioux (Siemens)
mier GPS urbain multimodal en temps réel et prédictif.
Il fournit des informations géolocalisées sur l’ensemble
de l’offre de mobilité (vélo partagé, voiture particulière,
voiture partagée, taxis, transports en commun…) ou des
places de stationnement, le tout réactualisé en temps
réel en fonction des chantiers, des événements climatiques
et des informations routières. Les données sont
récoltées grâce à des capteurs fixes ou directement envoyées
par les utilisateurs. »
Mais qu’en est-il chez nous ? Thierry Willemarck, CEO
de Touring, par ailleurs Président de BECI, répond à la
question : « Touring a pu développer à Anvers et Turnhout
des projets de gestion pour l’espace de parking
public. Des capteurs sont placés sur
les trottoirs et envoient les données
de disponibilité de parking aux utilisateurs.
Mais ce genre d’initiative
est beaucoup plus difficile à mettre
en place à Bruxelles car le pouvoir
décisionnel est très éclaté. Il faudrait,
comme à Vienne, une structure
unique et centralisée qui puisse gérer
toutes la mobilité à Bruxelles, et
même les communications avec les
villes avoisinantes. »
La capture des données fait également
partie des priorités de Siemens,
comme l’explique André Bouffioux,
CEO pour la Belgique et le Luxembourg
: « À Bruxelles, nous avons mis
en place une centrale de feux de signaBECI
- Bruxelles métropole - septembre 2015
29
R.A.
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lisation permettant une gestion intelligente
du trafic. Des capteurs envoient
des informations en temps réel
à la centrale. En fonction des données
reçues, celle-ci commande les
feux afin de fluidifier la circulation, en
tenant compte des routes fermées ou
des accidents. Mais il faudrait un plan
de mobilité sur au moins 10 à 15 ans
pour assurer une continuité. Avec des
possibilités d’évolution tous les 4 à 5
ans, puisque les conditions peuvent
changer rapidement. Bruxelles a besoin
d’une vision à long terme, indépendante
de la législature. C’est le
cas à Berlin, où nous avons collaboré
avec la ville sur un plan complet de
mobilité. »
plus indépendantes, pour devenir totalement
autonomes en 2025. »
Thierry Willemarck (Touring)
La voiture connectée
L’utilisation de la voiture restera incontournable à
Bruxelles, à moyen terme du moins. Pour réduire l’engorgement
des villes, les entreprises misent sur les nouvelles
technologies. Premièrement, les offres de voitures
partagées se multiplient : Cambio et Zencar permettent
de réserver des véhicules en ligne. Cette solution devrait
séduire durablement le portefeuille des conducteurs, sachant
qu’une voiture n’est utilisée en moyenne que 15 %
du temps. Le bénéfice est également écologique puisque
ces services utilisent de plus en plus des sources d’énergie
non polluantes. Une généralisation de ce partage devrait
améliorer les conditions de circulation, car cela devrait
également encourager et faciliter le covoiturage.
Le secteur a de l’avenir. Diether Claeys, directeur des
ventes aux sociétés chez Toyota, en est convaincu : « Nous
avons implanté un parc de 2000 Yaris hybrides partagées
au Québec. Une application permet de réserver un véhicule,
que l’on fait démarrer à l’aide de son smartphone.
Un projet similaire sera développé à Bruxelles très prochainement.
La voiture est en train de changer progressivement
de statut. C’est de moins en moins une propriété
et de plus en plus un service partagé. »
L’autre grande attente en termes
de smart mobility concerne les véhicules
autonomes. La perspective
annoncée par Diether Claeys est de
bon augure : « En 2020, nous serons
en mesure de mettre en circulation à
Bruxelles des voitures partiellement
autonomes. Ces véhicules seront capables
de recevoir des informations
sur la disponibilité des places de
parking et de se garer sans intervention
humaine. L’avantage en mobilité
n’est pas négligeable car on sait que
la recherche de stationnement est
une source importante d’embouteillages
dans les villes. Ensuite, ces
smart cars deviendront de plus en
30 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Des transports trop communs
Les transports en commun à
Bruxelles sont relativement développés,
certes. Mais l’offre reste malgré
tout insuffisante. Selon Thierry Willemarck,
le problème est avant tout
d’ordre démographique : « Certaines
communes sont très peuplées ; et
d’autres beaucoup moins. Cela rend
la situation difficilement rentable
pour les sociétés de transports en
commun. Il faudrait dès lors rendre
la ville plus attrayante pour inciter les
gens à revenir y habiter. La ville doit
être propre et sécurisée. Il faudrait
également autoriser des constructions
où la densité de population peut croître. » Thierry Willemarck
souligne que le problème est également d’ordre
institutionnel : « La STIB a récemment proposé d’accroître
sa capacité de trams. Il fallait pour cela déplacer un parking
au niveau de la chaussée de Vleurgat en sous-sol. La
société de transports proposait même d’investir pour les
travaux de parking. Mais le plan d’occupation des sols ne
prévoit pas qu’il y ait des parkings souterrains dans cette
zone. La Région bruxelloise a donc refusé la proposition
de la STIB, qui voulait investir dans le projet ! Cette décision
a été arrêtée sans aucune réflexion pragmatique. »
Le métro bruxellois continue sa lente progression : en
2018 commencera la construction d’une nouvelle ligne
reliant la gare du nord à Bordet, en passant par les communes
d’Evere et de Schaerbeek. La STIB a également
le projet d’automatiser les lignes 1 et 5 d’ici 2023, doublant
ainsi la capacité. Le constructeur français Alstom,
implanté à Bruxelles, fait partie des candidats potentiels,
avec plus de 20 ans d’expérience dans la livraison
de métros automatiques. Frédéric Devisch, directeur
commercial d’Alstom Belgique, nous éclaire sur cette
technologie : « L’automatisation de nos métros permet
d’augmenter la fréquence tout en améliorant la sécurité.
En contrôlant les courbes d’accélération
et de freinage, notre système
optimise le confort des voyageurs
tout en réduisant la consommation
d’énergie. Grâce à de nombreux
‘smart meters’, l’état des équipements
est envoyé en temps réel au
centre de maintenance, ce qui permet
d’anticiper et éviter les pannes
en intervenant quand et où il le
faut. »
Frédéric Devisch (Alstom)
La technologie est entre nos mains
et des solutions existent. L’avenir de
la mobilité à Bruxelles dépend des
partenariats qui pourront être mis
en place entre les pouvoirs publics
et les entreprises. À suivre… ●
׉	 7cassandra://ONncAMqRxsnqWXzus2BSZpWDA0hZal5ohpEGI8I1cx4`̵ UC7̖N릏׉EBruxelles
Bruxelles compte
296 kmde voiries
(Source: Ville de Bruxelles)
329.214
travaillent à Bruxelles
N
Z
La STIB dessert
40 km
140 km
de lignes de métro et
de lignes de tram en Région Bruxelles-Capitale
(Source: Ville de Bruxelles)
navetteurs 364,6 16,6
millions km/h
(Source: IBSA, 2013)
160.6671.224
de trajets par an en
transports publics
(Source: STIB, 2014)
taxis sillonnent la Région de Bruxelles-Capitale
TAXI
voyageurs utilisent chaque jour
les gares de la liaison Nord-Midi
2.154 74%< 250 m
STOP
arrêts
(Source: STIB, 2014)
(Source:
IBSA, 2013)
des habitants de la
Région habitent à
moins de 250 m
d'un arrêt de bus
(Source: IBSA, 2013)
(Source: IBSA, 2013)
La vitesse moyenne d'un bus
en semaine en Région de
Bruxelles-Capitale est de
(Source: IBSA, 2013)
׉	 7cassandra://ptMjDngFsBrEb3EMyFomYV2K8yxEFwbv8e_rKNLgHkM`̵ UC7̖N릐UC7̖N릏#בCט   u׉׉	 7cassandra://mojBI6k9Mb5VkTTYKHY-UeXUQFhKDWV-FYUlzANY1dw `׉	 7cassandra://26sBXgrrT4UV8aeq2rK23cW2o3Ly42ygQqwxYx_dQ50p`S׉	 7cassandra://vgwZqhPbkNAJnVPWNamAeRsir64yKKXqUcbfpaY3Rl8!x`̵ ׉	 7cassandra://Juwb-tWQl3YVFr4jWfLw_MVcEh12oLQOs7m_hEZc7B0 A͠UC7̖N릔ט  u׉׉	 7cassandra://ofhxKJkYYPnggQnqjLZa53oljBdYj8sIv_n8BOhCAek ~Q`׉	 7cassandra://dZiiSKXdPjvyw81xaK8ZFqhc3EloonIuTcJbnRNZ2-w`Y`S׉	 7cassandra://y3mGHXKLTFHj9W7V65J87BxdnnveEmZltK2ijntNeFk[`̵ ׉	 7cassandra://E0nZbTmyFPD7zqJat8DPgAG8sWKXDKf5DRBi6el8S58Z͠UC7̖N릚נUC7̖N릟 
ȁ9ׁH  http://bruxellesenvironnement.beׁׁЈנUC7̖N릞 '9ׁHhttp://www.thebikeproject.beׁׁЈ׉EXBruxelles Environnement :
pour une mobilité durable
L’amélioration de la mobilité est essentielle pour
maintenir l’attrait économique de la Région de
Bruxelles–Capitale mais aussi pour y préserver
un environnement sain et une bonne qualité
de vie. Dans ce contexte, le vélo fait partie des
modes de déplacement que la Région encourage,
entre autres via deux obligations légales gérées
et suivies par Bruxelles Environnement : le plan
de déplacements d’entreprise et le permis
d’environnement.
■ Bruxelles Environnement met son personnel
en selle !
Dans le cadre du déménagement de Bruxelles
Environnement sur le site central de Tour&Taxis,
une politique vélo dynamique, portant sur plusieurs
axes, a été mise sur pied pour le personnel :
◗ Installation d’un parking vélo de grande taille
(210 places), confortable et sécurisé, ainsi que
de douches et de vestiaires ;
◗ Mise à disposition d’un grand nombre de vélos
(pliants, électriques, classiques, vélo cargo), tant
pour promouvoir les déplacements domiciletravail
que les déplacements de service ;
◗ Prime vélo, combinable avec l’abonnement de
transports publics ;
◗ Des actions de sensibilisation, avec une semaine
dédiée au vélo au mois de mai.
photo A. Ghys
■ Le plan de déplacements d’entreprise
(PDE) : un certain nombre d’emplacements
vélos à prévoir
Tout organisme, public ou privé, qui emploie plus
de 100 travailleurs sur un même site en Région de
Bruxelles-Capitale doit élaborer, tous les 3 ans,
un PDE. Ce plan comprend à la fois une partie
« diagnostic » et une partie « plan d’actions ». Cette
dernière reprend plusieurs mesures qui doivent
être obligatoirement mises en œuvre ; entre autre
celle de disposer d’un parking vélo, répondant à
certains critères (éclairage, sécurité,…). En résumé,
le nombre d’emplacements vélo ne peut être
inférieur :
◗ au nombre de cyclistes (travailleurs et visiteurs)
présents sur le site, augmenté de 20% ;
◗ à 1/5ème
des emplacements pour voitures, loués
ou en propriété.
■ Des impositions de parking vélo dans le
permis d’environnement
Le permis d’environnement impose, dans la
plupart des cas, la présence d’un parking vélos.
Plus précisément, il indique un nombre minimum
d’emplacements vélos et un certain nombre de
critères d’installation à respecter en termes de
de confort (proximité, visibilité, facilité à l’usage,…)
et de sécurité (pouvoir attacher le cadre du vélo).
Cette politique vélo a du succès puisqu’environ
30% du personnel arrive aujourd’hui à vélo sur
le site.
Pour les visiteurs, des améliorations seront
apportées dès la fin du chantier de l’allée centrale
menant au bâtiment.
Bruxelles Environnement organise également
le « Bike Project » (www.thebikeproject.be), qui
accompagne chaque année plusieurs entreprises
soumises à PDE à instaurer en leur sein une
politique vélo dynamique.
Par ailleurs, s’il vous faut des conseils pour la
conception de votre parking vélo, retrouvez toute
l’information utile sur http://guidebatimentdurable.
bruxellesenvironnement.be.
׉	 7cassandra://vgwZqhPbkNAJnVPWNamAeRsir64yKKXqUcbfpaY3Rl8!x`̵ UC7̖N릛׉ETOPIC
« Le moment est venu d’oser le changement »
MOBILITÉ & LOGISTIQUE
Cet été, Jacqueline Galant, Ministre de la Mobilité, a présenté sa vision stratégique pour
le rail. Le contexte est difficile : avec une dette de plus de 4 milliards d’euros et une ouverture
à la concurrence attendue pour 2019, la pérennité du secteur ferroviaire belge est à
risque. Pour la Ministre, les initiatives d’amélioration entreprises par le passé ne suffisent
pas. Au cœur de son plan : le client séduit par une offre et des services performants.
Propos recueillis par Gaëlle Hoogsteyn
Aéroport : un équilibre à trouver
Bruxelles Métropole : L’aéroport est un pôle emploi
important, avec 20.000 emplois directs et 40.000 indirects.
L’État souhaite-t-il continuer à attirer les investissements
vers ce pôle ?
Jacqueline Galant : Oui, le soutien à l’emploi est l’un
des axes principaux du gouvernement. Nous soutenons
l’activité économique de l’aéroport, mais il est indispensable
de trouver un équilibre entre son développement
et les nuisances qu’il engendre. Ce sera un équilibre
très subtil et délicat à trouver. Cet aéroport est un héritage
du passé : il est proche de la ville et donc facilement
accessible. C’est une grande force, mais cela apporte
son lot de contraintes. Évidemment je comprends les
riverains, mais je souhaite aussi prendre en compte les
personnes qui travaillent et tiennent à cet aéroport. Sa
Avoir un aéroport proche de la
ville et facilement accessible a
des inconvénients, mais c’est
aussi une grande force.
disparition serait une catastrophe pour eux comme pour
le pays tout entier. Je travaille donc à un plan avec des
mesures structurelles et la mise en place d’une autorité
indépendante pour stabiliser la situation et donner un
cadre clair à toutes les parties concernées. Il faut accepter
que cela demande du temps ; les changements
incessants de ces dernières années prouvent que c’est
complexe.
Ce débat sur les nuisances sonores n’est-il pas exagéré
? 24 millions passagers ont été transportés en
2014, soit le même niveau qu’en 2000, mais avec 30 %
de mouvements en moins…
Ce dossier comporte aussi des aspects psychologiques.
Mais il y a des nuisances, on ne peut pas le nier. J’ai
été moi-même les constater dans certains communes.
Maintenant, le fait que ce sujet soit sans cesse au cœur
du débat entraîne une tension inutile car contre-productive.
Je rencontre tous les représentants des associations
de riverains et les bourgmestres concernés. Cela
démontre qu’il n’y a pas qu’une seule vérité dans ce
dossier et que chacun a sa propre lecture.
Certains parlent de « spécialiser les aéroports ». Serait-ce
tenable pour les compagnies ?
L’une des grandes difficultés est qu’en Belgique, il n’y
a jamais eu de politique interportuaire, ce à quoi je vais
m’atteler. Les aéroports sont une compétence régionale
; en tant que Ministre fédérale, je souhaite réunir
les ministres régionaux pour avoir une réflexion nationale
à ce sujet. Naturellement, il n’est pas question de
laisser faire tout et n’importe quoi.
La libéralisation du rail se profile à l’horizon
Alors que la santé financière de la SNCB est en berne,
comment réagir avant l’arrivée de concurrents ?
En termes de marché, les propositions de la Commission
européenne visent à ouvrir à la concurrence le
transport de voyageurs dès 2019. Ce sera très certainement
sur la table des deux prochaines présidences
européennes du Luxembourg puis des Pays-Bas. Cette
ouverture présente des défis qu’il va falloir relever. Il
n’est pas question que cela mette à mal le service public
qui doit rester de qualité. Par contre, nous avons cinq
ans devant nous pour mettre de l’ordre au sein des chemins
de fer et devenir plus performants. Les efforts que
nos sociétés devront réaliser ces prochaines années
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
33
׉	 7cassandra://y3mGHXKLTFHj9W7V65J87BxdnnveEmZltK2ijntNeFk[`̵ UC7̖N릜UC7̖N릛#בCט   u׉׉	 7cassandra://zxdJDTQOpHVrMly70fFlEO2jj-MTqnXl21Y69hyGxKc ,` ׉	 7cassandra://dAGLpTNUOEW5eSfjNHKOI7B0O4WGbU7Rarql-wmIVVE^`S׉	 7cassandra://JZCmUtUbsHucP_95HGq7_JDdBKpV9a_hUqB0q6ikNX8]`̵ ׉	 7cassandra://Db0_RFH6kVRyxxSA4ZaM-_ZzYnn5lyTwRl8L1SqLO14|͠UC7̖N릢ט  u׉׉	 7cassandra://djk6_TR2C1T1G-4hNrNaKSlJd5NwjPNN7ialdx0ONMo `׉	 7cassandra://AFUi8mkXHfuoszRPEtMvrTLNtVPdiHkgTBPlz3ex0xcY`S׉	 7cassandra://yiYhLP86Vl1fjZ83AufzYx2IqlmfrbC0Y5Ia4xsLjZM`̵ ׉	 7cassandra://fGps_fs0YNxhytReQx7fdQzM86DJbqtVmREj-rNKBIQ͠UC7̖N릧נUC7̖N릭 ;%9ׁH "http://www.brusselsairport.be/jobsׁׁЈ׉ESTOPIC
sont des opportunités pour devenir aussi efficientes que
d’autres grands acteurs ferroviaires européens. Il ne faut
pas se focaliser sur la libéralisation comme un démon
destructeur du service public, mais le voir comme un
défi à relever pour que le service public fonctionne correctement.
Pourquoi
ne pas moduler les tarifs en fonction de la demande
? Lisser, en quelque sorte, la demande pour des
trains plus rentables ?
Je souhaite permettre à la SNCB d’avoir une politique
commerciale plus moderne, qui place le client au
cœur des préoccupations. Avant tout, il faut simplifier !
Quand on pense qu’aujourd’hui le règlement tarifaire de
la SNCB compte 200 pages, il est évident que la politique
tarifaire doit être revue et s’appuyer sur quelques
formules transparentes, attractives et lisibles par les
clients. Il faut rentrer dans l’ère du numérique, le billet
« papier » doit diminuer, l’achat en ligne sous toutes
Nous avons cinq ans devant
nous pour mettre de l’ordre
au sein des chemins de fer
et devenir plus performants.
ses formes doit se développer. Innover dans les offres,
faciliter les canaux d’achat et moduler l’offre sont des
axes-clés pour satisfaire le client, en attirer de nouveaux
et surtout les convaincre que le train est plus qu’une alternative
: un vrai choix. Il est démontré que le prix des
billets de la SNCB est inférieur (d’environ 45 %) à celui
de bon nombre de pays voisins. Ce n’est pas sans incidence
sur les recettes commerciales. Mais adapter les
prix ne peut s’envisager qu’avec un haut niveau de qualité
du service. De nombreuses plaintes sont liées à la
ponctualité des trains. Nous nous sommes, à ce niveau,
fixé un objectif ponctualité de 90 %.
Aujourd’hui, seule la SNCB est habilitée à vendre ses tickets ;
n’est-ce pas démodé ? Pourquoi ne pas pouvoir réserver un
ticket, commander par SMS ou sur une application ?
Cela fait en effet partie d’une politique commerciale plus
moderne. Et le développement du numérique en est une clé.
L’intermodalité est inscrite dans l’accord du gouvernement.
Le travail entre Fédéral et Régions doit faciliter la mise en
place de solutions en vue d’atteindre cet objectif. À l’avenir,
il faudra tendre vers l’utilisation d’une seule et même carte
pour l’ensemble des transports en commun. Le client est
également demandeur de cette simplification. Nous envisageons
aussi d’étendre nos points de vente (librairie, poste…).
Une structure vieillissante
N’y a-t-il pas du travail sur l’efficacité interne de la SNCB ?
Comparativement aux voisins, la SNCB emploie trop de
monde. On parle de 30 % d’économies possibles.
Dans les cinq ans à venir, nous allons connaître des vagues
de départs liées à la pyramide des âges. C’est donc
34 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
le bon moment pour travailler en profondeur les structures
internes, simplifier l’organisation, revoir les processus, développer
une communication interne efficace. Nous souhaitons
aussi renouveler la motivation et la fierté des cheminots
en créant une Académie du rail qui visera à assurer le
transfert du « savoir de la main ». Tout cela est primordial
pour attirer les nouvelles générations qui ont d’autres attentes
vis-à-vis du monde du travail.
Quels sont les plans d’investissement à Bruxelles ? Les
investissements en infrastructures ont-ils toujours la
priorité ?
Chaque investissement doit s’inscrire au cœur même
d’une vision globale de la mobilité en utilisant rigoureusement
l’argent public. Dans notre nouvelle optique,
tant Infrabel que la SNCB doivent être « orientés client ».
Cela signifie que les travaux ne sont pas une fin en soi.
Ils doivent être examinés dans un rapport coût-bénéfice
et offrir une plus-value pour le client. Plus question
par exemple d’investir dans des gares pharaoniques au
détriment de petites gares fonctionnelles et propres.
Actuellement, les infrastructures existantes sont
sous-utilisées. La densité du trafic de trains par jour
comparée aux pays voisins est relativement basse. Nous
souhaitons pouvoir proposer 160.000 places assises aux
voyageurs d’ici 2030.
●
Et le RER (S) dans tout ça ?
Le RER (« S ») sera lancé en décembre. Quels
sont les objectifs, les chiffres attendus ?
Nous préférons parler d’offre « suburbaine » plutôt
que de RER. Quand on dit RER, les citoyens
pensent au RER parisien. En ce qui concerne les
chiffres, il est un peu tôt pour en parler, mais
il est certain que le lancement de l’offre ferroviaire
suburbaine dans la zone Bruxelles présentera
de nombreux avantages : par exemple de
nouvelles relations suburbaines passant par le
tunnel Schuman, l’ouverture de la gare multimodale
de Schuman, l’ouverture de la nouvelle
gare du Germoir et la réouverture de la gare de
Tour & Taxis.
Quelles sont les prochaines étapes pour un
RER 100 % finalisé ?
Nous espérons qu’une extension à 90 % de l’offre
ferroviaire suburbaine dans la zone Bruxelles sera
réalisée au plus tard pour décembre 2017. Cela
permettra une amplitude plus large des heures
de pointe, une circulation le week-end et la mise
en service de la gare Arcades. Par la suite, nous
examinerons les futurs besoins d’infrastructures
autour de Bruxelles. L’accès d’un train à grande
vitesse à l’aéroport est aussi une piste de développement
en cours d’étude.
׉	 7cassandra://JZCmUtUbsHucP_95HGq7_JDdBKpV9a_hUqB0q6ikNX8]`̵ UC7̖N릨׉ENous recevons régulièrement l’opportunité
d’apprendre à connaître les autres départements
de Brussels Airport Company. Ceci nous donne une
bonne vue d’ensemble sur l’organisation.
Naïma,
Senior Business Controller
Unlike any other job
Voir le défi lé des avions sous nos yeux toute la journée qu’on pourrait presque
les toucher, cela fait rêver. Mais il n’y a pas que les avions qui rendent nos jobs
tellement uniques. Notre dynamisme, notre ambition de devenir l’aéroport le plus
accueillant d’Europe, l’atmosphère de travail et l’ouverture d’esprit qui laisse place
à vos idées : c’est tout cela aussi qui nous distingue. Ferez-vous aussi partie de
Brussels Airport Company ?
En tant qu’exploitant de Brussels Airport, nous nous occupons, avec nos 775 collègues, du développement de
l’aéroport. Chaque année, 21,9 millions de passagers et 454.000 tonnes de marchandise transitent chez nous.
Brussels Airport relie la capitale de l’Europe à pas moins de 228 destinations. De manière directe et indirecte,
environ 60.000 personnes travaillent pour et avec nous, ce qui fait de Brussels Airport le second pôle de
croissance économique de Belgique.
Vous trouverez un aperçu complet de nos
jobs « pas comme les autres » sur
www.brusselsairport.be/jobs
׉	 7cassandra://yiYhLP86Vl1fjZ83AufzYx2IqlmfrbC0Y5Ia4xsLjZM`̵ UC7̖N릩UC7̖N릨#בCט   u׉׉	 7cassandra://JkDu6OhoCvazUi30Tt9EtckrBqeModwWVSwPIDlXTdU |`׉	 7cassandra://zlHumIurWTrLnC_vo65q0F-qU_A9qV69-1cvqJMpJp8q`S׉	 7cassandra://5CZlKPJMG9gODxd2y5bngFhLYjqVS1WJCDlmgjdHeA0! `̵ ׉	 7cassandra://o-W6CGrMtwx8ThxXcVf47CY-bOZYdenG1BTTbHk-3AUڗ͠UC7̖N릯ט  u׉׉	 7cassandra://gYuEHd1dYavQOkYX-h7QcKlbG1ftvRIXijpZg8Ha_Ds H`׉	 7cassandra://ZkcB_NmJ5U5bUvRW_zFfQVKJDudm0krm-UwV0Ykh91IR`S׉	 7cassandra://d1FT7Ljz-oZmXUtSoczB_pSv-ZRA_REPb2nsQzYMBYQ<`̵ ׉	 7cassandra://R1znHiPvW44tDtJKCf-KMEMfenRvzHXyNA8-k4FZhJs y͠UC7̖N린נUC7̖N릵 g	9ׁHhttp://www.mercedes-benz.beׁׁЈנUC7̖N릴 mB9ׁH "http://www.mynextmercedes.be/fleetׁׁЈ׉EThalys, croissance à très grande vitesse
MOBILITÉ & LOGISTIQUE
En 1996, le premier Thalys lancé à travers les frontières entendait relier Paris et
Amsterdam, en passant par Bruxelles ; aujourd'hui, notre ville est devenue le point
central d'où rayonnent les rames de ce train qui, après avoir déjà transporté plus
de 120 millions de passagers, demeure une référence mondiale. La culture de l'innovation
et de l'excellence qui a fait le succès de la marque demeure aujourd'hui
encore le moteur de sa croissance. Agnès Ogier, nouvelle CEO du groupe et issue
du sérail, n'est pas étrangère aux performances passées de l'entreprise. C'est dans
son QG bruxellois que cette dynamique femme d'affaires nous a reçus.
Propos recueillis par Didier Dekeyser
Bruxelles Métropole : Nous avons plaisir
à vous renvoyer le slogan de Thalys,
« Bienvenue chez nous », car nous vous
rencontrons à Bruxelles qui semble
être devenu le siège principal de Thalys,
ce qui marque tout de même une
évolution depuis le lancement en 1996
d'une ligne dont l'ambition était de relier
Paris à Amsterdam.
Agnès Ogier : En effet, Bruxelles est devenue
le hub d'où s'organise notre déploiement
vers trois autres pays. Cela tient bien
sûr à la centralité européenne de votre ville
et à sa génétique métropolitaine. L'emplacement
est un carrefour idéal pour rayonner
et pour desservir rapidement des villes
extrêmement fréquentées par les milieux
d'affaires mais aussi dans un but de loisirs, notamment
ceux que peuvent organiser des touristes venus parfois de
très loin et souhaitant visiter aisément les principaux lieux
d’Europe, ce que permet Thalys. C’est sans doute cette facilité
qui fait que 20 % de notre clientèle provient de l'extérieur
de l'Europe, touristes et hommes d'affaires confondus.
Quel sont vos concurrents dans une Europe où l'offre
de transport se diversifie et se multiplie ?
AO : Notre rayonnement en distance peut vous faire deviner
que notre concurrent premier est la voiture. D'autant
plus que nous desservons des pays où la voiture de fonction
est très répandue. La voiture semble offrir une alternative
36 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Agnès Ogier
à coût moindre mais Thalys, avec un prix
moyen du billet à 140 €, est en réalité extrêmement
compétitif ; lorsque l'on prend
en compte ne serait-ce qu'un coût minimal
de voiturage au km, par exemple celui qui
est remboursé par les employeurs pour
un trajet en véhicule propre, soit environ
50 cents du kilomètre, un simple calcul
montre un rapport du simple au double
sur le trajet Bruxelles-Paris. Le covoiturage
avec partage des frais de transport
se répand également mais, là aussi, la
comparaison des coûts est en notre faveur
puisque nous avons une offre calquée sur
ce phénomène. Notons au passage que le
covoiturage se répand chez des gens qui
Bruxelles est un carrefour idéal
pour rayonner et pour desservir
rapidement des villes extrêmement
fréquentées par les milieux d'affaires,
mais aussi dans un but de loisirs.
possèdent des voitures de fonction, ce qui, légalement parlant,
est assez limite...
Mais il faut de plus considérer le facteur temps sous son
angle « utile », dès lors que l'on évoque le cas de nos clients
R.A.
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les plus réguliers, c'est à dire les employés voyageant pour
une entreprise : non seulement le trajet est effectué bien plus
rapidement mais, de plus, ce temps est utilisé pour le travail.
C’est ce facteur « temps utile » que nous nous employons à
mettre en avant et c’est d’ailleurs pour cela que nos voyageurs
peuvent voyager connectés, ce qui est encore aujourd’hui un
service assez rare en transport. Bref, pour une entreprise,
faire voyager son personnel par Thalys est un choix évident.
Ceci dit, ramenons cette concurrence de la voiture à sa juste
échelle : cela ne représente que quelques pourcents mais,
comme nous sommes dans un modèle économique à coûts
fixes, je ne puis les négliger.
Les bus se multiplient aussi. Et le marché ferroviaire
devient de plus en plus ouvert aux autres grands acteurs
européens comme Deutsche Bahn, Eurostar...
AO : Les bus qui font une navette Paris-Bruxelles gèrent
une clientèle d'un profil différent. Et les temps de trajet sont
incomparables. De plus, nous n'avons, ni en France ni en
Belgique, une culture de bus comme c'est le cas en Espagne
Belgique et la France : nous sommes aujourd’hui autonomes
budgétairement, ce qui nous permet de piloter seuls l'évolution
de notre produit et son développement.
Quel développement envisagez-vous ? Doubler par un
service Thalys l'autre grand succès ferroviaire de ces
dernières années à savoir Eurostar ? Concurrencer la
Deutsche Bahn sur ses terres dès lors qu'elle n'est
plus actionnaire de Thalys ?
AO : Il y a d’autres stratégies de développement que la tentative
de conquêtes de business voisins ; il y a l'optimisation
des lignes existantes, l'extension d’autres, l'augmentation du
nombre de trajets ou de rames en service, les coopérations
avec d'autres opérateurs, etc. Nous avons ainsi conclu des
partenariats tout à fait intéressants et inédits avec des compagnies
aériennes comme Air France, KLM, Brussels Airlines,
Jet Airways et Hainan Airlines pour acheminer leurs passagers
vers les lieux de départ de leurs destinations internationales.
Nous proposons aussi le billet unique pour aller d’Amsterdam
et Cologne à Londres, via Bruxelles et l'Eurostar.
Nous n'avons aucune intention de doubler un service Eurostar
; nous en voyons d'autant moins l'intérêt que le « métier »
du tunnel est très spécifique, compliqué techniquement et
cher. Quant à Deutsche Bahn ou une autre compagnie nationale,
ce n'est tout simplement pas notre vocation de les
concurrencer sur leur marché. En Allemagne, sur notre ligne
vers Essen, des passagers Thalys peuvent monter à bord à
Düsseldorf ou Duisburg mais nous ne vendons pas le trajet
Düsseldorf-Duisburg.
Agnès Ogier aux côtés de Jo Cornu, patron de
la SNCB, pour la signature des accords qui
transforment Thalys en entreprise ferroviaire.
par exemple. L'Allemagne n'en a pas non plus, mais il est
vrai que le bus est en essor dans ce pays. Nous suivons cette
évolution mais a priori elle ne nous inquiète pas, pour toutes
ces raisons. Pour les autres opérateurs, il y a déjà eu beaucoup
de rumeurs mais ce sont des projets de grande ampleur qui
doivent être planifiés. À ce jour, nous ne sommes pas menacés
et... nous ne menaçons personne!
Qu’est ce qui a fait le succès de Thalys ?
AO : Au-delà de la performance technique du train, une série
de choix stratégiques pertinents ont marqué notre histoire.
Notre ancrage bruxellois en est un ; la personnalité de notre
marque est le résultat d'autres car il y a une façon de voyager
Thalys ou, plutôt, une façon d'utiliser le train spécifique à
Thalys qui rend les voyages confortables, aisés, abordables
aussi (24 % de nos ventes de billets sont à prix réduits) ; un
choix d'être innovants, que ce soit dans nos offres de vente
ou dans notre volonté de simplifier les processus à charge
du client. Nous avons ainsi été pionniers dans le ticketless et
nous proposons, je crois, la plus grande souplesse du secteur
quant à l'échange de billets. Sans parler de notre offre wifi,
etc. Bref, une véritable culture de l'excellence que beaucoup
de firmes privées pourraient nous envier. C'est d’ailleurs dans
cette optique de performance que nous sommes devenus
tout récemment entreprise ferroviaire à part entière pour la
38 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Votre core business, c'est la vitesse ; or si le trajet Paris-Bruxelles
est vraiment très rapide, Bruxelles-Rotterdam-Schiphol-Amsterdam
est plus poussif…
AO : 1 h 10 pour se rendre à Rotterdam, 1 h 32 pour aller à
Schiphol et 1 h 50 pour arriver à Amsterdam, ce n'est pas si
mal ! Sur cette ligne, 40 % des passagers viennent de Rotterdam
et 60 % d'Amsterdam : devrions-nous supprimer
une de ces étapes pour aller plus vite ? Autre exemple de
performance assez remarquable : Bruxelles-Marseille en
5 h. Imbattable, non ?
Jusqu'à quel laps de temps le train à grande vitesse
est-il choix évident ?
AO : Avec un temps de trajet de 2 h, un train à grande vitesse
captera 90 % de la clientèle. 3 h de trajet sont un maximum
pour concurrencer l'aérien. Mais c’est une considération en
partie « psychologique » car, dans les faits, si le trajet en avion
Nous sommes aujourd’hui
autonomes budgétairement, ce
qui nous permet de piloter seuls
l'évolution de notre produit et son
développement.
est bien plus rapide, il faut ajouter à cette seule durée du
voyage les heures passées préalablement à l’aéroport et le
trajet de l'aéroport en question vers la ville concernée. De
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TOPIC
là, le fait que nos offres saisonnières ont beaucoup de succès.
Pour un Bruxelles-Marseille, par exemple, le voyageur
considérera le fait de partir le matin, sans se presser aux
petites heures, et d’arriver en début d’après-midi au cœur
de la ville. C’est un choix fondé sur des critères simplifiés
mais pertinents et qui élimine les mauvais calculs de timing.
D’autant plus pertinents que cela permet souvent d’éviter
des frais de parking et de taxi, inévitables compléments d’un
voyage en avion.
Vous êtes l’auteure de ce Paris-Marseille, projet industriel
d’envergure et succès retentissant. Parcourir
une grande distance en train à grande vitesse a donc
de l’attrait : pourquoi ne pas multiplier les lignes entre
grandes villes ? Un Bruxelles-Barcelone aurait du
sens.
AO : Le modèle Paris-Marseille n’est pas pour autant reproductible
vers n’importe quelle autre ville; il s’agissait d’une
région de destination qui captait déjà 35 % des voyages réalisés
en France. Hors saison et sur d’autres grandes villes,
nous concurrencerions sans doute plus difficilement l'avion
sur des distances plus grandes et proportionnellement
moins alimentées par notre marché national. Il faut savoir
aussi qu'en tant qu'entreprise ferroviaire autonome, notre
vulnérabilité augmente à mesure que nous nous éloignons
de nos bases. Par ailleurs, et parce que, comme vous le
dites, notre core business intègre la vitesse, il faut que nous
soyons capables de conserver notre vitesse moyenne, ce qui
est plus difficile sur de longues distances vu la plus grande
probabilité d'aléas potentiels. Enfin, un Thalys requiert une
infrastructure particulière et donc des investissements importants.
Comme
beaucoup de vos compatriotes (mais sans
doute pour des raisons moins fiscales…) vous apprenez
à connaître Bruxelles. Un point remarquable ?
AO : Je suis curieuse de comprendre ce que l’on entend par
« compromis à la belge » : j’ai l’intuition que cela pourra m’être
d’une certaine utilité dans les affaires… ●
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Et si… Brussels Airport fermait ?
Quelles seraient les conséquences, pour la ville de Bruxelles, d’une fermeture ou d’un
déménagement de l’aéroport ? Nous avons invité des experts en économie, tourisme et
politique européenne à réfléchir à la question.
Peter Van Dyck
F
ranchement, nous avons été
les premiers à envisager un
article sur une hypothétique
disparition de Brussels Airport. Et,
coïncidence, la réalité nous a rattrapés
quelques jours après l’élaboration du
concept, lorsqu’une douzaine de comités
d’action ont subitement exigé qu’un
déménagement potentiel de l’aéroport
fasse l’objet d’une étude. Outre un
élargissement des activités de Charleroi
et Liège, ces comités évoquent
des sites alternatifs tels que Veltem,
Beauvechain, Chièvres ou Eksaarde (en
Flandre orientale)1
.
« La fermeture de Brussels Airport
serait une catastrophe absolue et ne
me semble donc pas très réaliste », estime Alain Deneef,
l’intendant de Brussels Metropolitan. « Sans doute existe-t-il
d’autres sites envisageables mais notre pays ne parviendrait
probablement pas à trouver les moyens financiers nécessaires
à un déménagement de l’aéroport national. »
L’imbroglio juridique
M. Deneef admet que plusieurs facteurs menacent Brussels
Airport. Les compagnies aériennes étrangères ne comprennent
pas toujours les normes environnementales biscornues
qui régissent les nuisances sonores. La Région de
Bruxelles-Capitale inflige des amendes aux compagnies qui
enfreignent ses normes de bruit, même lorsque la législation
fédérale en la matière est respectée. À terme, l’imbroglio
juridique pourrait inciter certaines compagnies aériennes
à s’envoler vers d’autres aéroports, hors Belgique.
Des restrictions légales sur le transport de fret réduiraient,
elles aussi, les activités de Brussels Airport. Ce serait une
fameuse tuile pour le développement de Bruxelles en tant
1 Selon le Livre blanc de l’initiative citoyenne Cœur de l’Europe, toutefois contesté par de nombreux experts.
40 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Alain Deneef (Brussels Metropolitan)
que métropole économique, représentée
par Brussels Metropolitan. « Les retombées
seraient surtout désastreuses
pour l’emploi », affirme Alain Deneef,
« alors que 10.000 emplois supplémentaires
pourraient être créés à l’aéroport
dans la décennie à venir. »
Bernés, les travailleurs peu
qualifiés
Dans l’éventualité où des aéroports
essentiellement étrangers s’accapareraient
les activités cargo de Brussels
Airport, on pourrait oublier l’ambition
de l’aéroport national d’employer davantage
de Bruxellois. « Les chômeurs
de Bruxelles seraient les premiers à
profiter d’une expansion de Brussels Airport dans les 15
ans à venir », déclare Alain Deneef. « Pareil développement
générerait de nombreux emplois pour des personnes peu
qualifiées. Je trouverais totalement irresponsable de gâcher
pareille opportunité. »
Les comités d’action s’insurgent surtout contre les vols de
nuit (et notamment l’activité cargo). Si cette activité est mise
en péril, toute la logistique bruxelloise sera frappée en plein
cœur, prévient M. Deneef. « Un pourcentage croissant de
fret voyage dans les soutes des avions de ligne. C’est ce que
l’on appelle le ‘belly freight’. Les compagnies aériennes ont
besoin de ces cargaisons à bord de leurs vols de ligne pour
préserver la rentabilité. Or, une activité cargo digne de ce
nom est indispensable pour continuer à attirer le belly freight.
Une limitation du transport de marchandises aurait tôt
fait de convaincre les clients logistiques d’aller voir ailleurs.
Ils veulent garder le choix entre les deux modes ; un choix
qu’ils font en fonction des marchandises à transporter. Ils
visent l’optimisation. »
R.A.
׉	 7cassandra://1w_6eoJSkAl7BYUkb-jAe_u_JdExmsFhYfeDvwptnAk`̵ UC7̖N릿׉EfTOPIC
Hendrik Vos (Université de Gand)
En attendant le tunnel ferroviaire
De nombreuses entreprises et institutions internationales
ont un siège bruxellois. Voilà pourquoi tant d’expatriés – et
notamment des eurocrates – vivent à Bruxelles. « La proximité
de l’aéroport constitue de ce point de vue un atout
considérable pour notre capitale », affirme M. Deneef.
« D’autant plus que d’ici deux ans, le tunnel ferroviaire Watermael-Schuman-Josaphat
devrait être achevé. Il établira
une liaison directe et rapide par train entre le Quartier européen
et Brussels Airport. La durée
du trajet devrait être considérablement
raccourcie et ne pas dépasser
huit minutes. C’est un atout unique
qu’aucune ville d’Europe ne peut
offrir. Une fermeture de l’aéroport
annihilerait définitivement cette superbe
opportunité. »
Brussels Airport est essentiel au
rayonnement européen et international
de la Région bruxelloise, ajoute
M. Deneef. Il souligne par ailleurs
que Strasbourg, l’autre siège des
parlementaires européens, est beaucoup
plus difficile d’accès. « Avec tout
le respect qu’on lui doit, Strasbourg
ne dispose que d’un aéroport de second
rang, qui n’est pas desservi par
les grandes compagnies aériennes.
Alors, supprimer Brussels Airport
reviendrait à gâcher définitivement
la perspective d’un transfert vers
Bruxelles du reste des institutions
européennes. »
Des eurocrates agacés
L’UE n’est pas prête à renier Strasbourg, pense pour sa part
Hendrik Vos, professeur de politique européenne à l’Université
de Gand. Il admet toutefois que la complexité du système
des deux sièges, propre au parlement européen, suscite
régulièrement des critiques et que certains ne cachent pas
leur agacement face aux difficultés d’accès à Strasbourg.
« En revanche, la mobilité à Bruxelles et dans sa périphérie
commence aussi à irriter pas mal de monde. Les gens que
des réunions appellent régulièrement à Bruxelles se trouvent
fréquemment coincés dans les embouteillages. Alors, imaginons
la fermeture de Brussels Airport qui ferait de Charleroi
l’aéroport le plus proche : le trajet en voiture vers Bruxelles
pourrait prendre 2 h 30 en raison des encombrements du
trafic. Cela pousserait l’exaspération à son paroxysme. »
Le professeur Hendrik Vos ne pense pas que la position de
Bruxelles en Europe risque d’être mise en question à brève
échéance. « Mais il va de soi que les dirigeants européens
préfèrent un aéroport à proximité de Bruxelles. Charleroi
serait déjà trop éloigné pour eux. Pensez un instant à la
fréquence des visites de hautes personnalités, aux innombrables
sommets européens à Bruxelles – ceux de l’Union
européenne, bien sûr, mais aussi que tiennent d’autres organisations.
Les concertations entre responsables politiques
se complètent de multiples réunions de groupes de travail
entre fonctionnaires pour analyser en détail la législation et
les données chiffrées de l’Europe. De telles négociations de
plusieurs jours font débarquer à Brussels Airport une foule
de personnes en provenance de diverses villes européennes.
Une diminution de l’accessibilité de Bruxelles provoquerait
dès lors de très sérieux embarras. »
Rodolphe Van Weyenbergh
(Brussels Hotels Association).
L’impact sur les nuitées
Un aéroport accessible est en outre vital pour le tourisme,
déclare Rodolphe Van Weyenbergh, Secrétaire général de
la Brussels Hotels Association. Ce représentant du secteur
hôtelier souligne l’interdépendance
de l’hôtellerie et de l’aviation : « L’une
ne peut se développer sans l’autre. »
Les données récentes le confirment :
34,1 % des visiteurs se rendent en
avion à Bruxelles (la moyenne pour
les villes flamandes est de 23,2 %).
Seule l’auto fait mieux, avec 41 %.
Depuis que Vueling a inauguré de
nouvelles liaisons et que Ryanair
s’est installé à Brussels Airport en
février 2014, notamment avec des
vols vers l’Espagne, l’Italie et le Portugal,
le nombre de nuitées d’Espagnols
et d’Italiens a augmenté de
14 % et celui des Portugais de 23 %.
Ce qui compte pour le tourisme,
davantage que la localisation ou la
distance, ce sont surtout de bonnes
liaisons, principalement en transport
en commun, entre les divers pôles
d’activité de Bruxelles et l’aéroport.
M. Van Weyenbergh estime que, de
ce point de vue, la liaison ferroviaire
tant attendue entre Charleroi-Sud
et Bruxelles apporterait de nouvelles perspectives. « Cette
liaison a un impact direct sur le nombre de voyageurs qui
se rendent à Bruxelles, pour les loisirs ou pour affaires. »
Une fermeture de Brussels Airport risque de mettre
Bruxelles hors-jeu, avec un impact considérable sur l’emploi
dans le tourisme. Ce secteur emploie actuellement
35.000 personnes, sans oublier quelque 15.000 emplois
indirects. ●
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
41
R.A.
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MOBILITÉ & LOGISTIQUE
CityDepot : flux de marchandises
et développement durable
Bonne nouvelle pour Bruxelles : CityDepot et bpost unissent leurs forces pour stimuler
de nouvelles initiatives de distribution intelligente, respectueuses de l’environnement en
milieu urbain.
Peter Van Dyck
C
ityDepot gère le centre de distribution urbain
bruxellois dans le cadre du projet LaMiLo (Last
Mile Logistics), ce qui explique sa croissance des quatre
dernières années.
Depuis les débuts de l’entreprise, à Hasselt, le succès
a été au rendez-vous et, avec lui, l’ambition d’instaurer
ce système de distribution urbaine dans d’autres villes
belges. Il y a un an, les besoins de financement d’un
plan d’affaires aussi ambitieux ont incité CityDepot à
chercher un partenaire. La perspective d’une collaboration
a séduit bpost. « Nous ne pouvions pas rêver d’un
meilleur partenaire », confie Marc Schepers, le fondateur
de CityDepot. « Nos atouts sont complémentaires et
la participation de bpost dans notre capital accroît notre
puissance financière et opérationnelle. »
Bpost, de son côté, avait lancé il y a un an City Logistics :
un projet pilote novateur destiné à optimiser la distribution
urbaine dans la métropole anversoise. « De notre
côté, nous misons depuis longtemps sur la différenciation
dans notre offre de services », reprend M. Schepers.
« Une vision que bpost a immédiatement adoptée. Le projet
anversois se focalisait par exemple sur le ‘last mile’, là
où nous avons démontré que cette méthode peut également
se combiner avec le ‘first mile’ : lors d’une livraison,
il est possible de prendre en charge d’éventuels retours à
l’expéditeur, voire des déchets. Par ailleurs, l’excellence
opérationnelle atteinte par City Logistics constitue un
atout apprécié. »
CityDepot a progressé pas à pas depuis quatre ans. Il
est temps à présent de passer à la vitesse supérieure.
« Et nous devons travailler à plus grande échelle pour que
le système reste viable. Nous avons l’ambition d’être présents
dans toutes les grandes villes belges dans un délai
d’un an et demi. »
Le concept de communauté
La fusion avec bpost ouvre aussi des perspectives aux
projets en cours. C’est notamment le cas du projet
LaMiLo. Au terme de la phase expérimentale, il a fait
un grand pas en avant en déménageant du centre TIR,
avenue du Port, vers l’ancien bâtiment Pavan le long de
l’avenue de Vilvorde. « Nous y bénéficions de bâtiments,
d’une infrastructure et d’une informatique beaucoup
mieux adaptés, ce qui a permis au projet de gagner sérieusement
en ampleur », déclare M. Schepers.
Limité à 1.000 m² dans le centre TIR, propriété du Port
de Bruxelles, le projet dispose de 5.000 m² dans le nouveau
bâtiment. « Cela nous donne tout le potentiel pour
42 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
développer de puissants flux de marchandises dans le
nord de Bruxelles. Nous cherchons à terme un second
site au sud de la ville, de préférence à proximité du canal
afin d’instaurer une liaison nord-sud par voie navigable.
Par ailleurs, nous souhaitons développer rapidement
une sorte de mini-hub dans le centre-ville. Le piétonnier
y complique les livraisons, d’où la nécessité d’un site de
transbordement en périphérie de la zone piétonne, d’où
nous pourrions faire partir de petits véhicules. »
Par ailleurs, CityDepot vient d’engager un collaborateur
chargé de nouer le dialogue avec les détaillants bruxellois.
« Ces contacts n’ont rien d’une démarche commerciale
classique », explique M. Schepers. « Il s’agit plutôt
de ‘community building’ : une communauté grâce à laquelle
les détaillants pourraient se grouper pour nous
commander certains services, à des tarifs préférentiels.
»
CityDepot propose déjà aux commerçants des services
tels que l’expédition de colis postaux, la gestion de
l’e-commerce et le comfort delivery (où CityDepot fait
fonction de centre de réception qui peut livrer à la demande).
« L’objectif est qu’à terme, de plus en plus de
commerçants externalisent la gestion de leurs stocks.
Nous sommes très attentifs aux besoins de tous les
intervenants : détaillants, mais aussi PME et pouvoirs
publics. Ceci conduit à de nouvelles initiatives actuellement
en développement mais qui gagneront en visibilité
d’ici la fin de l’année. Je pense notamment à la récupération
de déchets, à l’urban mining ou à des services de
réparation. Si nous parvenons à capter et à combiner
tous ces flux, nous contribuerons de manière proactive
au développement durable de la ville. » ●
R.A.
׉	 7cassandra://mdGLqE5htYy7egRV60zPWeiyBIe7xxZqUwkl00UMEhQ`̵ UC7̖N׉EgEt si on optait pour un parc
automobile électrique ?
La durabilité est le cheval de bataille du fournisseur d’énergie
Eneco. D’où son ardeur à défendre l’e-mobilité. De
l’enthousiasme, il en faut, car Eneco réalise parfaitement
qu’une mobilité 100 % électrique n’est pas évidente à tous
points de vue. Pourtant, les atouts sont légion. C’est ce
que confirme Johan Derden, marketing manager business
chez Eneco : « Les véhicules électriques utilisent l’énergie
de manière très efficace. Celle-ci provient de diverses
sources, dont l’éolien, la biomasse ou le gaz. Ces véhicules
sont aussi plus respectueux de l’environnement en matière
d’émissions de matières nocives. Ils sont donc particulièrement
recommandés pour les transports en milieu urbain. »
Leur coût effraye pourtant pas mal d’entreprises. Les véhicules
électriques restent très onéreux à l’achat. Johan
Derden le reconnaît, mais en y apportant des nuances.
Il voudrait que l’on prenne en compte le total cost of
ownership, l’ensemble des coûts d’exploitation, donc.
« Ces coûts sont nettement moindres qu’avec des véhicules
qui utilisent des carburants fossiles. On ne s’en rend
pas suffisamment compte. Le prix d’achat est plus élevé,
c’est vrai, mais en matière de maintenance et de consommation,
le véhicule électrique revient nettement moins
cher. D’autant plus qu’il existe pour ces véhicules des programmes
de leasing particulièrement intéressants. »
Rattraper le retard
Il faudra pas mal d’améliorations encore pour que les
véhicules électriques effectuent leur grande percée. Le
prix d’achat élevé n’est pas le seul obstacle à surmonter.
L’autonomie réduite et le coût des batteries empêchent,
à ce stade, une utilisation à grande échelle. La batterie au
lithium n’est pas encore tout à fait au point. Et puis, il y a
la pénurie actuelle en bornes de recharge, surtout dans la
perspective des 650.000 véhicules électriques attendus
d’ici 2020. « Dans ce domaine, la Belgique est en retard
sur ses voisins », admet Johan Derden.
Notre pays compte aujourd’hui environ 800 bornes de
recharge. Eneco s’est donné pour mission de les multiplier.
Il utilise son programme e-drive pour convaincre les shoppings
centres et les entreprises de s’équiper d’une borne.
À ceux qui n’ont pas besoin de cet équipement, Eneco propose
le passeport de recharge qui garantit une mobilité
neutre en CO2 et une électricité 100 % verte telle que celle
des éoliennes. Ce passeport donne accès à toutes les bornes
de recharge publiques du Benelux et à une assistance
non-stop prodiguée par le help desk d’Eneco. Le passeport
fait l’objet d’un abonnement. Quant aux recharges, Eneco
les facture a posteriori.
Avantage fiscal
Rien n’est plus convaincant à l’égard du monde des
entreprises que de prêcher d’exemple. Eneco a donc décidé
au début 2014 de passer à un parc de véhicules hybrides.
« Notre parc automobile, qui compte une septantaine
de véhicules, se renouvelle depuis lors par des véhicules
hybrides », explique Carl Michel, le directeur des ressources
humaines. « La conversion est évidemment progressive,
puisqu’une série de contrats de leasing plus anciens sont
encore en cours. Du côté du personnel, l’enthousiasme
est au rendez-vous. Il va de soi que la plupart de ceux qui
se retrouvent dans les valeurs-clés d’Eneco se laissent
facilement convaincre par les atouts de la technologie
hybride et de l’e-mobilité. »
La décision que prend Eneco n’est pas seulement positive
pour l’environnement : les atouts financiers sont également
au rendez-vous. Dans notre pays, la fiscalité des véhicules
de société dépend en effet des émissions de CO2, qui sont
précisément très faibles dans le cas des voitures hybrides.
« De tels véhicules sont donc très intéressants d’un point
de vue fiscal pour l’employeur », poursuit Carl Michel. « Et
il en va de même pour le personnel, dont l’imposition de
l’avantage en nature dépend également des émissions de
CO2. » Eneco prétend que la voiture électrique pourrait
être rendue plus attractive encore. Le fournisseur d’énergie
appelle donc les pouvoirs publics à prévoir un incitant de
plus – par exemple une diminution de la fiscalité – à l’achat
d’une voiture électrique.
Plus d’informations : eneco.be/business/fr/e-drive
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MOBILITÉ & LOGISTIQUE
Travaux : le meilleur reste à venir
La mobilité dans notre petite Région où se réunit chaque jour presque toute la Belgique
qui travaille, c’est le chaos, on ne vous l’apprend pas. Mais de grands projets
sont étudiés pour remédier à la piètre qualité de vie que tout cela induit pour ses
habitants, parfois même pour améliorer les déplacements ! Bien sûr, cela se traduira
à coup sûr et dans un premier temps par davantage de problèmes ; bon sang
ne peut mentir !
Didier Dekeyser
J’adore la marche
À tout seigneur tout honneur : le piétonnier. Nul besoin de
dire duquel il s’agit tant il est devenu célèbre par les récriminations
qu’on lui adresse. Il est vrai qu’on n’a pas lésiné
sur la surface dédiée - ce sera un des plus larges d’Europe -
tandis qu’on a été avare sur le pré-aménagement des lieux
et très faiblard dans l’anticipation des nuisances. Vingt millions
d’euros sont prévus pour une transformation tant en
surface qu’en souterrain qui débutera en 2016 et devrait
se terminer en 2018. Budget et délais optimistes, dignes
Piétonnier
2015 : impétrants (gaz, électricité…)
2016 : début du réaménagement proprement dit,
effectué par tronçon
2017 : les trois stations de métro impactées par le
piétonnier seront rénovées
2018 : fin en apothéose avec l’inauguration d’un
palais de la bière belge!
J’aime le tram
Le tram, jadis jugé démodé, encombrant et cher par rapport
au bus, poursuit son revival. En tête d’affiche, le fameux
71, suivi du projet de tram 9 et du tram Tour et Taxis. Pour
certains fonctionnaires déplacés de la gare du Nord à Tour
et Taxis, et qui ont frémi à l’idée d’un trajet non encadré
dans la périlleuse jungle urbaine, tout ceci est une bonne
nouvelle. Pour les travailleurs qui n’ont pas d’autre choix
que la voiture pour venir à Bruxelles, ce sera moins évident,
connaissant l’ampleur et la lenteur des chantiers STIB. Mais
soyons juste : à long terme, c’est la perspective d’un réseau
bruxellois moins saturé et de nouvelles connexions entre des
pôles aujourd’hui étrangement isolés de notre petite ville.
Tram 71, on enlève le bas
Le bus 71 est saturé (1.000 personnes par heure et dans
chaque sens) et un tram de plus grande capacité le remplacera
avantageusement, dixit la STIB ; il s’agit en effet du
gigantesque tram 3000 qui peut transporter jusqu’à 2160
passagers à l’heure. Pratique : comme il fait 32 mètres de
long, on pourra passer du H&M au Blokker sans quitter
l’arrêt…
44 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
d’une annonce pré-électorale. L’Impact mobilité est négligeable
au dire de la Ville de Bruxelles, même si on tourne
en tous sens dans les rues adjacentes (bouffées de gasoil
gratuites sur les terrasses de Saint Géry). L’auteur du projet
en prendra certainement plein la poire lors de la rentrée car
on lui imputera évidemment les plus gros blocages et l’on
blâmera du même coup l’utilité d’un projet que toute ville
contemporaine se doit de porter.
Hélas, le tram rompra net une des liaisons les plus rares de
la Région, à savoir celle qui permet de joindre haut et bas
de la ville. Mais la STIB voit plus largement et ce n’est rien
moins que la liaison Bockstael-Delta qui est envisagée, soit
un axe superbe, sur papier du moins, passant par Tour et
Taxis, la Porte de Namur, la Place Flagey, l’ULB et arrivant
enfin à Delta, où doit être construit un hôpital. Bien sûr,
l’usager devra monter et descendre quelquefois de différents
véhicules, car un beau tracé et son vécu quotidien ne
coïncident pas toujours.
© SumProject – Bgroup Greisch
׉	 7cassandra://vk7L9-m4JhpVSes4cmQCi7pO1YlQgXIK1fhbj1T752w`̵ UC7̖N׉E*Pour vos investissements en Bourse,
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9ׁH 3http://www.auderghem.be/sites/default/files/contentׁׁЈ׉ETOPIC
Le tram 71 sera un très gros chantier et nul n’y échappera,
bien que l’on n’en connaisse pas encore tous les contours:
quid de la piétonisation de la zone commerciale de la chaussée
d’Ixelles, qui semble inévitable vu le gabarit du tram ?
Quid du pont Fraiteur à reconstruire ? Etc. Les projets sur
papier ont ces particularités d’être toujours séduisants et
incomplets.
Tour et Taxis, on enlève la passerelle
Notons qu’une bonne jonction Nord-Sud ne pourrait faire
l’impasse sur la réalisation tant attendue d’un tram passant
par Tour et Taxis, pôle en plein développement. Le projet
existe, soit une ligne de 3 km reliant la place Bockstael à
la Gare du Nord en passant par le site, et qui comprend la
construction d’une passerelle sur le canal pour joindre la
gare du Nord au site. Passerelle dont on parle depuis 15 ans,
et dont on reparle aujourd’hui pour dire que, finalement, elle
sera sans doute sans tram... Cherchons l’erreur. Quoi qu’il
en soit, ce sera cher (on parle de 41 millions d’euros pour
les seuls trois petits kilomètres) et la réalisation fastidieuse
pour les usagers de Bruxelles. Mais soyons positif : s’il est
un lieu de Bruxelles qui manque de transport en commun,
c’est bien « T&T », qui devient un véritable quartier et qui,
aujourd’hui, n’est desservi correctement que par la voiture.
Tram 9 : en route pour l’UZ
Le tram 9 reliera Simonis au plateau du Heysel en desservant
Jette et l'est de Ganshoren, offrant accès au cœur
Jamais sans ma voiture
Viaduc Reyers, place Meiser, E40, pôle média…
C’est une vaste zone qui est concernée par l’ambition de
la Région de redessiner la portion d’E40 sur son territoire
et qui comprend, notamment, le réaménagement complet
de la sortie de l’autoroute, celui de la place Meiser, la destruction
du viaduc Reyers, la création d’un pôle média avec
avenue dédiée et la réhabilitation des rues adjacentes en
quartier d’habitat.
Il suffit de zapper le pont
C’est sans doute la nécessaire destruction du viaduc qui a
précipité les choses. Mieux vaut tard que jamais pour ce vestige
d’une époque où, pour satisfaire un frénétique désir de
voiture, on n’hésitait pas à faire passer une simili-autoroute
à hauteur de votre chambre à coucher. Un beau boulevard
urbain devrait le remplacer et rendre ainsi à cet élégant
Tram 9
1re
phase des travaux : la liaison Simonis -avenue
de l'Arbre Ballon; prolongement vers le Heysel en
un second temps. Dans l’immédiat, le menu est le
suivant :
• zone 1 : carrefour entre avenue Arbre Ballon/
Chaussée Romaine et avenue de l’Exposition
universelle jusqu'à l'ancienne
Barrière
• zone 2 : place Reine Astrid : parking souterrain et
réaménagement
• zone 3 : Ancienne Barrière jusqu'à l'avenue de
Jette
• zone 4: avenue de Jette jusqu'à l'avenue de
Laeken
commercial de Jette (place du Miroir), à de nombreuses
écoles, à la Cité modèle, à l'hôpital UZ-VUB et au Heysel.
Le projet est décrié par pas mal de monde mais soutenu
par le bourgmestre de Jette, heureusement plus visionnaire
que ses Champignaciens, mais qui demande toutefois
le respect des délais des travaux, échaudé qu’il fut par la
lenteur des chantiers de l’avenue Woeste. Il est vrai que la
seule création, prévue dans le chantier, d’un parking de
200 emplacements sous la place du Miroir, point focal de
la commune, lui apportera sa piqure régulière de stress.
quartier de Schaerbeek le lustre qu’il n’avait pas entièrement
perdu. Les travaux en cours obligent déjà à une déviation
du flux de voiture – déviation originale qui vous expédie aux
confins de la Région pour vous faire faire un demi-tour qui
vous ramène à 100 mètres de votre point de départ – relativement
fluide mais qui n’attendra que la rentrée et quelques
gouttes de pluie pour crisper sérieusement les navetteurs.
I love Meiser
Le gros morceau, ce sera sans conteste le réaménagement
de la place Meiser. Là aussi, c’est un dinosaure de l’ère du
« tout à la voiture » qui aura vécu. La Région vient en effet
– et enfin : on en parle depuis... 1974 ! – de se décider pour
une refonte totale de ce lieu emblématique de notre ville,
avec percement d’un tunnel double, tram et voitures, qui
46 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
R.A.
׉	 7cassandra://fRwe5ZCnsx2RAkbD4uePte6CWtG9llm_O-2X-n1qJmQs`̵ UC7̖N׉ECité des Médias
devrait libérer la place de son rodéo automobile, permettre
au quartier de respirer et aux automobilistes et stibistes de
gagner chaque jour de précieuses minutes. Les opposant
au projet rapportent un coût estimé à 250 millions d’euros
et une logique de maintien du flux de trafic contraire
à l’objectif de plan Iris (qui était de le réduire de 20 % d’ici
2018). Quoi qu’il en soit, pour 250 millions, il faudra que les
entrepreneurs remuent beaucoup de terre, ce qui laisse
augurer d’un chantier de grande ampleur qui aura d’abord
un impact négatif sur la circulation. D’autant que le projet
Meiser concerne à vrai dire un peu plus que la place
elle-même et le viaduc voué à la destruction: les voieries
avoisinantes, une partie du Boulevard Wahis et l’entrée du
Boulevard Léopold III seront de la partie, ce qui compliquera
les possibles délestages de trafic.
Une vie de route
Entrer dans Bruxelles par l’E40 a un certain charme : de
larges bandes qui permettent de slalomer avant de se décider
pour tel ou tel tunnel, un espace large comme un boulevard
soviétique, une large vue sur le ciel, etc. Ce sera bientôt
fini. Dans une Région aussi petite que la nôtre, chaque m2
commence à compter. Et les rues avoisinant l'autoroute
sont pleines d’électeurs qui ne se satisfont plus d’habiter
sur des doublons de bretelles entourés de bureaux vides.
Un rétrécissement de l’E40 est donc prévu, avec correction
de la qualité d’environnement pour les quartiers adjacents
et tentative de regroupement des bureaux vers la cité des
médias.
Curieux nom lorsque l’on sait que rien n’est moins fixé
à un lieu que les médias aujourd’hui, mais c’est vendeur
et cela reflète l’implantation historique de nos
chaines de TV nationales.
Le « pôle de développement Reyers » s’étend entre la E40, la
chaussée de Louvain et la rue Colonel Bourg.
L’ambition, c’est de redessiner et redéployer tout un
quartier avec équipements, parc, PME et, surtout,
logements. L’urgence derrière l’ambition, c’était de
contrecarrer les projets de la RTBF et de la VRT de déguerpir,
en laissant à la commune deux monstrueux
chancres en devenir (les deux sites, sous-exploités, cumulent
189.000 m2
alors que 95.000 m2
suffiraient).
D'autres projets qui
affecteront la mobilité
• Voieries : rétrécissement du boulevard Général
Jacques (deux voies par sens et piste cyclable), fin
prévue en 2017 ; Belliard: rénovation des conduites
de gaz et des trottoirs, démolition d’un pâté de
maisons, fin le 30 septembre ; avenue d'Auderghem
: travaux par tronçon réduisant les 4 bandes à
2 jusqu’au 15 novembre ; etc.1
Quel que soit l’enjeu, le projet est colossal avec son
potentiel constructible de 450.000 m² qui seront
répartis entre logement (55 %), commerces (10 %),
équipements et implantation d‘activité économique
(35 %) ; il est donc probable que des travaux à cet
endroit stratégique pour la mobilité seront sources de
perturbations tout aussi colossales…
• Métro Nord : de 2018 à 2022 sauf retard…
Sachant que l’ouverture du projet était initialement
De Lijn prévoit de déployer trois lignes de « sneltrams »
vers et autour de Bruxelles, à l’horizon 2020.
1 http://www.auderghem.be/sites/default/files/content-files/Calendrier_Travaux/travaux_fr.pdf
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
47
prévue deux ans plus tôt.
• Projet de reconstruire la station de pré-métro
Lemonnier sous la place de la Constitution,
et construction du tunnel Constitution qui permettra
de mettre en souterrain le tram sous l’avenue de
Fonsny : timing métro Nord ?
• Allongement de la ligne de tram 94 vers Roodebeek,
travaux de 2015 à 2018.
• Schumann-aéroport : liaison en moins de 10 minutes
d’ici fin 2015 via le tunnel Schumann-Josaphat.
• RER, REB, offre suburbaine : peu importe le flacon…
•
Gare du Midi : réaménagement des terminaux
Thalys et Eurostar et projet de réaménagement du
bâtiment principal (avec façade Jean Nouvel ? plus
rien n’est sûr)
• Pistes cyclables à Bruxelles : 80 km prévus ; travaux
(ou peinture sur le sol ?) de 2016 à 2018.
• Projet De Lijn/Brabantnet : 2016-2020
© De Lijn
© Buur-Stratec
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G9ׁHhttp://www.acg-bxl.beׁׁЈ׉ETOPIC
MOBILITÉ & LOGISTIQUE
BECI Mobility Toolbox :
votre boîte à outils mobilité
En septembre 2013, BECI publiait le Livre blanc de la Mobilité : 50 idées pour faire bouger
Bruxelles. Diffusé à près de 16.000 exemplaires, il est né d’une initiative du Hub Mobilité
de BECI et a été renforcé par la contribution de nombreux membres et fédérations
sectorielles. Son objectif ? Définir la vision des entreprises bruxelloises en matière de
mobilité.
Vincent Campeol, conseiller mobilité BECI
L
e Livre blanc aura eu un large écho. Les entreprises
bruxelloises ont ainsi fait entendre leur voix,
sur un sujet auparavant réservé à quelques politiques et
une poignée d’experts en logistique, flux ou géomatique...
sans que les considérations économiques n’aient toujours
été prises en compte. De la théorie à la pratique, il n’y a
pourtant qu’un (grand) pas. Le travail sur le terrain perdurera
de nombreuses années encore et sortir un Livre blanc 2.0
n’aurait finalement eu que peu d’intérêt, la situation d’aujourd’hui
n’étant guère différente d’il y a deux ans...
Sauf dans les entreprises ? Bruxelles semble toujours aussi
engorgée, mais les entreprises se muent elles-mêmes, de
plus en plus, en expertes pour ne plus perdre d’argent inutilement
dans les bouchons : les fleet managers, facility managers
ou DRH des plus grandes boîtes portent dorénavant
la casquette de mobility manager. Télétravail, new ways of
working, mobilité partagée ou plans cafétéria sont des tendances
déjà bien engagées. Les cadres juridiques ne sont
pourtant pas des plus incitants, mais qu’à cela ne tienne, la
nature n’aime pas le vide, les entreprises non plus.
Si les grandes entreprises trouvent les ressources pour
s’adapter et développer leur expertise, il n’en va pas de
même pour les plus petites, toujours plus nombreuses en
Région de Bruxelles-Capitale (+ 20 % en dix ans). Difficile
pour une entreprise de 5, 10 ou même 20 personnes de
développer une stratégie de mobilité, d’adopter un plan de
télétravail ou de s’y retrouver parmi tous ces produits ou
services en mobilité qui éclosent chaque jour sur un marché
en pleine mutation... C’est là que la Mobility Toolbox
entre en jeu.
Concrètement ?
La Mobility Toolbox rassemblera un éventail de fiches
pratiques et commerciales pour DRH ou tout RH souhaitant
revoir la stratégie de mobilité de ses employés et des
marchandises : obligations légales, solutions, services et
produits existants sur le marché, conseils et meilleures
pratiques. En d’autres termes, la Toolbox sera le syllabus
évolutif des entreprises bruxelloises pour développer leur
politique de mobilité.
La boîte à outils s’organisera autour de plusieurs thématiques
facilement identifiables : transport public, partage,
new ways of working, parking, deux-roues, voiture, livraisons,
etc. Ses sections renfermeront des fiches généralistes.
Exemple : le coworking, c’est quoi ? Des fiches légales.
L’obligation de Plan de Déplacement d’Entreprise,
48 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
pourquoi ? Et des fiches produits et services qui présenteront
les différentes solutions sur le marché pour une mobilité
plus efficiente. Exemple : la gestion du tiers payant par
la STIB, comment ça fonctionne ?
La Mobility Toolbox paraîtra fin 2015. D’abord publiée sur
papier, elle sera rapidement déclinée en ligne dans une
version plus dynamique. Vous êtes DRH ou RH en charge
de la mobilité de vos employés et souhaitez être tenu au
courant de l’évolution du projet ? Nous vous invitons à nous
contacter pour tout renseignement complémentaire. Vous
êtes fournisseur de services susceptibles d’optimiser la
mobilité des travailleurs bruxellois, et vous souhaitez être
présent dans la toolbox ? Pas de problème, le document est
évolutif et c’est avec grand plaisir que nous continuerons à
l’alimenter ! Keep in touch. ●
Info : Vincent Campeol, Conseiller Mobilité BECI,
vc@beci.be – 02 536 68 59
׉	 7cassandra://lNv7UpLAw0ps7M3tKymAjGVIcY4zi0T5sXAmhWnN2gQ8`̵ UC7̖N׉EDesign: www.acg-bxl.be
BRUXELLES,
VILLE PORTUAIRE
AU CŒUR DE
L’EUROPE
SITUATION PRIVILÉGIÉE Situé à cinq heures de navigation d’Anvers,
le port de Bruxelles offre une accessibilité exceptionnelle à la navigation fluviale
et maritime jusqu’à 4 500 tonnes. Le port est situé au centre d’un réseau dense
d’autoroutes et de voies ferrées. OUTIL PERFORMANT Un terminal
à conteneurs est opérationnel à l’avant-port, desservant les quatre modes de
transport présents sur le site portuaire: fluvial, maritime, rail et route. Outre les
terrains situés le long de la voie d’eau, le Port de Bruxelles offre 160 000 m2
d’entrepôts au centre TIR. AU SERVICE DE BRUXELLES Le domaine
portuaire bénéficie d’un hinterland de plus de deux millions d’habitants et
représente un poids économique important: près de 350 entreprises génèrent 12
000 emplois directs et indirects, et un trafic annuel par la voie d’eau de plus de
6,6 millions de tonnes.
625 000 camions en moins dans la ville chaque année – 97 000 tonnes de CO2
économisées chaque année
www.port.brussels
Place des Armateurs, 6
B -1000 Bruxelles
T : +32 (0)2 420 67 00
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Piétonnier : en avant, marche !
MOBILITÉ & LOGISTIQUE
La phase-test du piétonnier bruxellois a démarré cet été : pendant huit mois, les voitures
ne seront plus les bienvenues dans les 50 ha de zone pédestre du Pentagone. But : rendre
la ville plus attrayante et favoriser le shopping – malgré les inquiétudes exprimées par
les commerçants. Mais si la véritable plus-value du piétonnier était ailleurs, en termes de
santé publique ?
Gaëlle Hoogsteyn
U
n piétonnier dans le
cœur d’une capitale,
c’est chouette. Les habitants
comme les touristes apprécient
de se balader en toute
liberté, sans devoir faire attention
aux voitures. Les enfants
courent, les adultes flânent…
il y a comme un air de
vacances dans l’atmosphère.
À l’image d’Ottawa, qui réalisa
en 2013 un plan de circulation
piétonnier, la création du centre pédestre doit
rendre Bruxelles plus attrayante, sûre et conviviale.
L’ambition du projet ? Transformer Bruxelles en une
ville piétonne, dotée d’un domaine pédestre dynamique
et fonctionnel qui encouragera les résidents à marcher
365 jours par an, favorisant les rencontres et l’insertion
sociale – sans oublier le shopping urbain. En bref, une
ville où il fait bon vivre. Et si ce piétonnier avait d’autres
avantages, notamment en termes de santé ?
Un kilomètre à pied, ça use, ça use…
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la sédentarité
est aujourd’hui le quatrième facteur de risque
de mortalité mondiale. Elle serait en constante augmentation
avec des conséquences majeures pour la
santé générale. « La sédentarité entraîne des maladies,
comme les maladies cardio-vasculaires, le diabète et le
cancer, qui seraient la cause de plus de la moitié des
décès mondiaux (6 décès sur 10) », explique Philippe
Van de Borne, chef du service de cardiologie à l’hôpital
Erasme et professeur à l’Université Libre de Bruxelles.
Toujours d’après l’OMS, 5 % de la mortalité mondiale
serait imputable à la surcharge pondérale et à l’obésité.
« C’est pourquoi l’exercice physique est indispensable à
un bon équilibre de vie », poursuit notre expert.
Les bienfaits de la marche ne sont plus à mettre en
cause. Si vous prétextez ne pas avoir le temps de faire
du sport, rien ne vous empêche de descendre un arrêt
de métro ou de bus plus tôt ou d’aller faire quelques
courses à pied. « L’OMS préconise, pour les adultes de
18 à 64 ans, au moins 150 minutes d'activité d'endurance
d'intensité modérée par semaine, ce qui correspond
à une cadence d’environ 100 pas/minute », illustre
Philippe Van de Borne. Dans la lutte contre l’obésité
et les maladies cardio-vasculaires,
il est recommandé
d’augmenter progressivement
cette durée pour atteindre
300 minutes par semaine.
« Un adulte en bonne
santé effectuerait entre 7.000
et 13.000 pas par jour tandis
que ce chiffre serait inférieur
à 5.000 chez les personnes
inactives, qui parcourent ainsi
moins de 4 km par jour. Quand
on sait que, selon le Conseil
Supérieur de la Santé, 14 % de la population belge est
obèse et que 54 % des hommes et 40 % des femmes
sont en surpoids, les effets de la marche ne sont pas à
sous-estimer. » 30 minutes d’activité physique modérée
permettent d’ailleurs de brûler au moins 1000 Kcal par
semaine. « Mais n’en profitez pas pour succomber à la
tentation des gaufres et glaces proposées à l’intérieur
du piétonnier, sous peine de devoir rajouter quelques
pas supplémentaires à votre quota ! »
Pas envie de compter vos pas ? Pour une évaluation efficace
de votre quota, téléchargez une application gratuite
qui mesure le nombre de pas effectués sur la journée.
Runtastic, par exemple, permet aussi de partager
son score sur les réseaux sociaux, ce qui encouragerait
l’activité physique. Pour les moins connectés, le podomètre
classique coûte environ 20 € dans un magasin de
sport. À vos podomètres, prêts ? Partez ! ●
Respirez à fond !
Moins de voitures, c’est moins de bruit, mais
surtout une qualité de l’air améliorée. Tout comme
observé lors des dimanches sans voiture, les émissions
de CO2
ont fortement diminué dans le centreville.
Détail non négligeable lorsqu’on sait que la
Belgique se situe dans le top 5 des plus grosses
empreintes écologiques. Grâce à l’aménagement
de parkings hors de la ville, d’une modification
des parcours STIB et à l’intégration du piétonnier,
du réseau cyclable et des transports publics, la
marche et les deux-roues deviendront une solution
de rechange viable à l’automobile.
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
51
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TRANSITION
MCA Recycling :
quand l'environnement pilote la croissance
Encore peu connue des entreprises bruxelloises, flamandes et wallonnes,
MCA Recycling est une belle petite PME active dans la gestion des déchets,
notamment de bureau. Depuis plus de quinze ans, elle assure la collecte,
le tri et la valorisation des déchets des entreprises et des collectivités.
Johan Debière
Y
-a-t-il une place pour une PME dans
le domaine de la collecte et de la gestion
des déchets à côté de groupes
internationaux tels que SITA, Van Gansewinkel
ou autres Shanks ? Nous avons interrogé
Jérôme Pickard, manager de MCA Recycling
et fils du fondateur de cette belle PME bruxelloise
: « En arrivant il y a six ans, j'ai constaté
que l'entreprise manquait un peu de structure,
à l'instar de toutes les entreprises qui
viennent de se lancer. » Avec son expérience
de consultant acquise chez Deloitte, Jérôme
Pickard avait souvent entendu parler des
solutions de certification. Il connaissait précisément
les avantages structurants de ce
genre de démarche. Il s'est alors demandé
si MCA pouvait emprunter cette voie. « Je me
suis adressé à Marcel Van Meesche de 21 Solutions. C'est
véritablement lui qui m'a convaincu de m'engager dans
ISO 14001 et dans EMAS », se souvient Jérôme Pickard.
Ce système de management environnemental a permis à
MCA Recycling d'écrire sur papier tout ce qui était conservé
ou connu de manière non formalisée. En outre, l'engagement
a permis aux clients et aux partenaires de la PME
bruxelloise de bénéficier de plusieurs avantages comme
la conformité totale de MCA Recycling avec son permis
d’environnement délivré par Bruxelles Environnement,
ainsi qu’une traçabilité de tous les déchets collectés par
MCA Recycling.
L'occasion de réduire ses consommations
Une certification et un enregistrement EMAS ne sont pas
« donnés ». Dans tous les sens du terme, cela coûte cher
en temps et en argent. Jérôme Pickard : « Cela nécessite
de passer par un consultant qui prépare le dossier. Dans
notre cas, cela a représenté un temps plein pendant un
an. Ensuite, il faut se faire auditer et réaliser les investissements
qui sont prescrits par l'enregistrement EMAS.
Nous occupons un bâtiment du début du 20e
siècle que
nous avons dû transformer et isoler de manière à nous aligner
sur le prescrit ISO et EMAS. » À l'arrivée, Jérôme Pickard
ne regrette nullement ce choix. En effet, l'enregistrement
EMAS est pour MCA Recycling l'occasion de réduire
ses consommations de gaz et d'électricité, mais aussi la
consommation et les émissions de CO2 liée aux véhicules,
ainsi que d'optimiser la fraction qui peut être orientée vers
52 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
des filières de recyclage plutôt que d'être envoyées vers
l'incinérateur. Au bout du compte, chez MCA Recycling,
75 % des déchets collectés sont recyclés pour 25 % de déchets
seulement qui sont envoyés à l'incinération - tandis
que chez certains concurrents, c’est la proportion inverse.
« Je resignerais des deux mains »
S'il devait le refaire, Jérôme Pickard resignerait à deux
mains. « La seule chose que je changerais peut-être, c'est
le laps de temps. Quand on part de rien, il est sans doute
plus raisonnable de se donner deux ans pour réaliser une
certification ISO 14001 et/ou un enregistrement EMAS.
Ou de passer préalablement par le label des entreprises
éco-dynamiques proposé par Bruxelles-Environnement. »
Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, MCA Recycling entame la
troisième année de sa certification et de son enregistrement
EMAS. Et les choses sont beaucoup plus faciles à
gérer. En outre, cela permet aujourd'hui à l'entreprise de
remporter des contrats comme celui de Bruxelles Environnement.
« Pour les marchés publics décrochés, les
décisionnaires accordent de plus en plus d'importance
aux entreprises qui font des efforts. Avant, c'était juste
une question de prix. Mais aujourd'hui, les critères sont
pondérés », souligne le manager de MCA Recycling. Et
d'évoquer l'exemple de la Communauté française qui a
décidé de sélectionner son fournisseur en accordant 65%
des points au critère « prix», 25% des points à la qualité du
service et 10% au simple fait d'être certifié...
●
Info : www.mca-recycling.com
R.A.
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Management environnemental :
tout profit pour l’entreprise
Deux tiers des entreprises bruxelloises ont déjà intégré l’environnement dans
leur stratégie de développement et un tiers d’entre elles le considèrent même
comme une opportunité. Pourquoi ? Minimiser l’impact environnemental, ce
n’est pas seulement faire preuve de responsabilité sociale, c’est surtout réduire
les risques, faire des économies, voire dégager de nouvelles sources de profit.
Laura Rebreanu et Laurie Verheyen, BECI
E
n 2006 déjà, une enquête
européenne
auprès de 500 entreprises
dotées d’un SME
(Système de Management
Environnemental) montrait
que, dans plus de 80 % des
cas, la mise en place de celui-ci
s’avérait rentable. Plus
de 60 % des entreprises évaluaient
même le retour sur
investissement à moins de
12 mois.
À Bruxelles, selon un sondage mené par BECI en juin dernier,
près de 70 % des entreprises affirment que la dimension
environnementale fait partie de leur stratégie de développement.
Parmi celles-ci, 45 % indiquent d’ailleurs que
ces questions sont traitées au niveau de la direction. Paradoxe
: alors que plus de la moitié des entreprises estiment
que leur propre gestion de l’environnement est « bonne à
excellente » (Parmi celles-ci, 39 % à la juger « améliorable »),
elles sont aussi 70 % à estimer que les autres entreprises
bruxelloises tiennent « peu ou très peu compte » des aspects
environnementaux dans leurs activités… Les entreprises
écoresponsables seraient-elles les seules à avoir répondu ?
Alors que plus de la moitié des répondants affirment
connaître la législation environnementale, moins de 20 %
disent avoir fait appel à des subsides ou primes à caractère
« vert ». Ces résultats montrent que, si la « conscience environnementale
» est bien réelle, les entreprises bruxelloises
manquent encore d’outils ; elles ont besoin d’être mieux
formées et informées sur de nombreux aspects liés à l’environnement.
En
fait, la plupart des entreprises semblent sous-estimer
leur impact environnemental (ainsi que son coût en
termes de surconsommation d’énergie et de ressources,
non-conformité environnementale, image de marque, etc.).
Tout l’intérêt d’un SME (éventuellement sanctionné d’un label)
est justement de leur offrir les outils pour prendre en
compte de façon systématique l'impact de leurs activités sur
l'environnement, l’évaluer et le réduire. Outre des bénéfices
environnementaux évidents, sa mise en œuvre peut être financièrement
intéressante, notamment en termes d’économie
de ressources et d’énergie.
Certes, l’instauration d’un SME représente des contraintes
administratives, voire financières. Sans les minimiser, il faut
tout de même observer que les systèmes actuels de ges54
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
tion environnementale ne sont
plus réservés aux grandes entreprises
industrielles, mais
qu’il existe des solutions plus
souples, plus légères, adaptées
aux PME et pertinentes pour
tous les secteurs d’activités.
(voir aussi notre article Transition,
p. 52).
Les raisons pour se lancer dans
un tel processus sont diverses.
Certains le font pour répondre
à une demande spécifique
d’un fournisseur ou pour accéder à un marché particulier.
D’autres pour rationaliser la gestion de l’entreprise en
contrôlant l’ensemble des externalités, maîtriser les coûts et
les risques. Dans tous les cas, c’est le vecteur d’une image
positive, qui permet souvent de renforcer les relations avec
différents partenaires. ●
Devenez expert en management
environnemental
Pour aider les entreprises dans leur gestion environnementale
quotidienne, BECI lance un cycle de formation
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Le M-Village, fédérateur de talents
P
aradoxal. À une époque où l’on entend souvent
parler d’individualisme, de plus en plus d’entreprises
n’hésitent plus à œuvrer de concert, en créant
des synergies utiles – voire indispensables – à leur essor.
Le succès rencontré par le centre M-Brussels Village,
depuis une petite dizaine d’années à peine, n’en
est qu’une illustration parmi d’autres.
Un lieu idéal pour la création
Situé à Schaerbeek dans un splendide bâtiment Art
Déco daté de 1937 et qui abritait autrefois les employés
de la RTT (l’ancêtre de Proximus), le centre M-Brussels
Village est aujourd’hui un lieu déjà incontournable,
principalement dans le secteur des TIC (technologies
de l’information et de la communication). Plusieurs
centaines d’entreprises ont su profiter de cet endroit
vaste de 5.300 m² où l’on trouve, outre des espaces
de bureaux, de coworking et de réunions, des lieux de
rencontre et de détente. Car, bien sûr, tout a été imaginé
pour favoriser bien-être, confort et communication
entre « locataires ». Le package de services offerts par
le centre incluent l’accueil, les charges, la connexion
internet, le courrier et la téléphonie. Rien ne manque !
Une reconnaissance internationale
Parmi quelques exemples notables de start-ups ayant
su utiliser le centre M-Brussels Village à bon escient, on
épinglera deux belles épopées. D’abord celle du studio
créatif 87 seconds et ensuite, celle de la société Semetis.
En un an, le premier a développé une série de modes
d’emplois pour les télécommandes Daikin (leader des
appareils de chauffage, de climatisation et de ventilation),
en les convertissant en manuels vidéo. Quant à la
seconde, elle est devenue en très peu de temps un leader
sur le marché de l’optimisation de campagnes puEn
un peu plus de dix ans, le M-Village, ce lieu rassemblant de jeunes entreprises
bruxelloises, a su se forger une réputation bien au-delà de nos frontières.
David Hainaut
blicitaires numériques, suscitant des convoitises mondiales
– dont une prise de participation majoritaire par
Omnium Media Group – et une reconnaissance virtuelle
loin d’être anodine (via Facebook et Google notamment).
La révolution aux portes de Bruxelles
Aujourd’hui, dans une rotation de postes qui reste forcément
permanente, 140 personnes représentant une
soixantaine d’entreprises occupent les lieux. Comme
la société Assisto, qui vient de lancer une nouvelle application
permettant d’effectuer une déclaration d’accident
via votre téléphone portable, ou encore BePark
(nouvelles solutions de parking) et Inbetween Agency
(innovations dans le marketing commercial). Car oui,
la révolution est bel et bien aux portes de notre capitale
! Et comme l’a déclaré Etienne Noël, président de
cette société anonyme fondée sur un alliage entre privé
et public : « C’est sans conteste le projet économique le
plus ambitieux porté par la commune de Schaerbeek »,
celle-ci étant impliquée depuis l’origine du projet, à
l’instar, aujourd’hui et entre autres, de BECI et de Citydev
(la société de développement pour la Région de
Bruxelles-Capitale), dans le cadre d’un programme européen
nommé Objectif 2. Autre preuve de son impact.
Bref, dans cet environnement créatif adéquat pour élargir
n’importe quel réseau d’entreprenariat, on peut raisonnablement
imaginer voir naître de nombreux projets
dans les années à venir. Au sein d’un lieu symbolique,
chargé d’histoire et qui, utilisé à des fins en adéquation
avec son temps, a pleinement réussi sa reconversion.
Une fierté bruxelloise !
 ●
Info : www.mvillage.be
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
55
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JOURNÉE DÉCOUVERTE ENTREPRISES
Rapprocher le public de l’entreprise
Depuis 1994, la tradition se répète et chaque 1er
week-end d’octobre, la Journée
Découverte Entreprises (JDE) s’organise. De la petite PME à la multinationale,
toutes les sociétés peuvent prendre part à cet événement annuel ! Tous les
secteurs sont concernés, de l’agro-alimentaire aux soins de santé et à la manufacture. Partenaire
de la prochaine édition qui se déroulera le dimanche 4 octobre, BECI est convaincue
des avantages de cette initiative, pour les entreprises participantes comme pour
les visiteurs.
Gaëlle Hoogsteyn
L
a JDE est le plus grand événement grand public
d’un jour en Belgique. Lors de cette journée,
des centaines d’entreprises belges ouvrent leurs
portes et mettent en lumière leur travail quotidien. L’objectif
? Réaliser une belle opération de communication,
améliorer son image et sa notoriété, développer du chiffre
d’affaires et recruter. « Cette année, nous attendons 350 entreprises.
Nous les soutenons par une grande campagne de
communication et les aidons à pousser la visite jusqu’à une
« Cette année, nous voulons mettre les jeunes à l’honneur
en mettant sur pied le projet ‘Backstage’ », explique Adeline
Jouret, Project and Communication Manager chez
JDE. « Lorsqu’ils cherchent un premier travail, les jeunes
entendent toujours la même rengaine : ‘manque d'expérience’
! La JDE est aussi une belle opportunité pour ceux
qui souhaitent se réorienter : nous avons de multiples
contacts avec le monde des entreprises et leur proposons
dès lors d’ouvrir leurs portes à un stagiaire, dès le mois de
juin, pour 15 jours de mise en situation professionnelle
» ajoute-t-elle. Intéressé par
un « Backstage» ? Les premières offres sont
déjà disponibles sur le site www.jde.be !
Portes ouvertes chez Infrabel lors de la JDE.
véritable expérience. Le public sera littéralement plongé
dans les facettes du métier », explique Madeleine Dembour,
l’attachée de presse de l’évènement. « Le thème de cette
22e
édition est ‘Inventons l’avenir’. Chacune de ces entreprises
est en effet actrice de l’avenir du pays. Une grande
importance sera également accordée aux innovations de
rupture, ces biens et services innovants qui viennent bousculer
le marché », précise-t-elle.
Place aux jeunes
La JDE, c’est une occasion idéale pour se faire connaître,
notamment pour les petites « starters » qui ont peu de
moyens marketing pour faire parler d’elles. C’est pourquoi
la JDE a carrément lancé, depuis l’année passée, un tarif
spécial pour les jeunes entreprises (85 % sur le prix de participation).
56
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Une aura positive
Lors de cette journée, les entreprises peuvent
valoriser leur savoir-faire, leurs qualités ainsi
que leur professionnalisme. « Plusieurs
centaines de milliers de visiteurs découvriront
avec intérêt votre activité. La Journée
Découverte Entreprises renforce ainsi votre
image et donne à votre entreprise une aura
de crédibilité », assure Madeleine Dembour.
Vous êtes convaincu ? Pour cette année, il est
malheureusement déjà trop tard, mais les
inscriptions pour 2016 sont déjà ouvertes !
Et pourquoi ne pas planifier une petite sortie
familiale par la même occasion ? On vous
donne dès à présent rendez-vous afin de
découvrir les coulisses fascinantes de métiers plus inattendus
les uns que les autres. Découvrez ainsi le monde
du chocolat et du safran, les coulisses des réseaux ferroviaires
et tant d’autres choses encore que vous n’imaginez
même pas. ●
La JDE propose également à ses participants une
action spéciale « école ». Cette action leur permettra
d’accueillir les écoles primaires et secondaires en semaine
pour une visite de classe ou une initiation aux
métiers d’avenir par petits groupes. « 16 entreprises
sont déjà volontaires et l’information sera diffusée
dans les écoles dès la rentrée » nous annonce Olivier
Remels, secrétaire général à la Fondation pour l’Enseignement.
Crédit
: Infrabel
׉	 7cassandra://MR4UJgkoLjoV0cG9scQ6X82m8CSbWSF8eozeuTvPKvo`̵ UC7̖N׉EMFaire reprendre ses huiles usagées
par un collecteur agréé, ça roule !
Une seule goutte d’huile usagée peut polluer 1.000 litres d’eau. C’est pourquoi, en tant qu’utilisateur
professionnel d’huile, vous avez l’obligation de faire reprendre vos huiles usagées par un collecteur
agréé. Encore faut-il y satisfaire de manière adéquate. En effet : les seules procédures de collecte
qui permettent de recycler vos huiles en respectant l’environnement, sont celles de l’OWD, du BEL
et de l’OVAM. Par exemple, il ne faut pas mêler vos huiles à d’autres déchets, car cela complique
sérieusement le recyclage. La collecte de vos huiles usagées est également avantageuse pour votre
portefeuille. Les petites quantités collectées vous donnent en effet droit, sous certaines conditions,
à des compensations forfaitaires. Et ça, c’est toujours bon pour lubrifier les affaires !
D’ABORD LUBRIFIER,
PUIS RECYCLER
Vous trouverez les collecteurs homologués
par Valorlub sur www.valorlub.be
Valorlub est une initiative du secteur privé avec
le soutien des trois régions.
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STARTER
Lunetier Ludovic : des lunettes sur mesure
L
e lunetier, c’est un fabricant
de lunettes. Et ce
terme aurait disparu de
notre vocabulaire s’il ne restait
dans notre vieille Europe quelques
artisans perpétuant un savoir-faire
ancestral. C’est parmi les anciens
lunetiers qui maîtrisent encore
l’ensemble du processus de fabrication
que Ludovic Elens a appris
le métier. On en trouve encore dans
le Jura, plus précisément à Morez
où subsistent les derniers irréductibles
confrontés à la fabrication
« made in China » qui monopolise
le marché mondial. « Ce sont
des meilleurs ouvriers de France,
maintenant pensionnés, réunis au
sein d’une asbl, qui dispensent les
cours afin de transmettre leurs
connaissances et secrets », précise-t-il.
Opticien-optométriste
de formation, Ludovic Elens a travaillé
aussi bien dans des chaînes d’opticiens que chez
un opticien bruxellois renommé, Hoet Optique. Ces expériences
fort différentes lui ont permis d’appréhender
la profession et surtout ont forgé chez lui la conviction
que l’on pouvait proposer des lunettes sur mesure à des
clients disposant d’un pouvoir d’achat. « Je vise également
des personnalités qui ont une présence médiatique
et/ou sociale importante ainsi que les personnes
pour lesquelles les tailles standard ne conviennent pas.
Que ce soit la taille du nez ou la longueur des branches,
un tas de paramètres entrent en compte. Il existe une
demande et donc un marché. »
C’est en mai dernier qu’il a achevé sa formation et qu’il
est revenu en Belgique avec un savoir-faire unique. À
sa connaissance, il se profile aujourd’hui comme le seul
fabricant-lunetier artisanal du pays. Mais en pratique,
que propose-t-il ? « Dans un premier temps, le client
pourra choisir en fonction de ses demandes et besoins
entre six modèles dessinés par moi-même – il va de soi
que le choix n’est pas limitatif. Les montures seront ensuite
réalisées soit en acétate de cellulose (coton), soit
en corne de buffle provenant d’Inde, du Vietnam et de
Madagascar. La corne offre l’avantage de la durée. On
peut conserver sa paire de lunettes 50 ans sans problèmes
; il suffit de l’entretenir une fois par an avec de
la cire d’abeille. »
58 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Fabricant-lunetier artisanal, Ludovic Elens entend proposer à ses clients les montures
qu’ils souhaitent et qui répondent à leurs envies, dans sa boutique qu’il ouvre
en cette rentrée à Bruxelles.
Guy Van den Noortgate
Bientôt une boutique au
Sablon
Ludovic Elens compte déjà une dizaine
de clients. Un nombre qu’il
entend bien accroître avec l’ouverture
de sa boutique au Sablon, dans
le courant du mois de septembre.
Fort de son expérience en magasin
acquise dans ses jobs précédents,
Ludovic Elens a totalement pensé
l’aménagement de sa boutique
afin qu’elle colle parfaitement à
l’image qu’il souhaite donner. Elle
comprend trois étages : la cave où
s’implantera l’atelier de fabrication,
le rez-de-chaussée où s’étendra la
surface commerciale et le premier,
qui aura pour fonction d’être le salon
d’essayage des lunettes, dans
une ambiance cosy.
Sur un marché où il y a finalement
beaucoup d’opticiens, que ce soit
des maisons indépendantes ou des réseaux, sans oublier
l’internet, le concept de fabrication sur mesure développé
par Ludovic Elens, qui bénéficie de l’accompagnement
mis sur pied dans le cadre du BECI Start’Hub
Challenge, se différencie nettement. Une différenciation
qui devrait lui permettre à terme de séduire une clientèle
privilégiant la qualité, en acceptant que celle-ci ait
un prix, qui n’est finalement que la traduction du travail
fourni par l’artisan.
Et puis, comme faisait dire Michel Audiard dans les
Tontons Flingueurs à un comédien qui parlait de son
Beretta : « Le prix s’oublie, la qualité reste ». ●
Infos :
www.lunetierludovic.be
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de
Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax
shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
R.A.
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ENTREPRENDRE
Seule une entreprise sur trois
se transmet avec succès !
Avec le papy-boom, héritage du baby-boom, le nombre d’entreprises à transmettre
ne cesse d’augmenter. Rien qu’à Bruxelles, ce ne sont pas moins de
37.000 entreprises qui vont devoir trouver un repreneur dans les 10 ans. Afin de
les aider, BECI a mis sur pied au début de cette année un Hub Transmission.
Guy Van den Noortgate
C'
est une problématique qui revient régulièrement
à la une : la transmission des entreprises. Mais, il
semble que l’on ait beau taper sur le clou, nombre
de chefs d’entreprises, pour diverses raisons, ne se préoccupent
pas de cette question pourtant essentielle pour la
pérennité de leur société. C’est même plutôt le contraire et
plutôt inquiétant lorsqu’on se penche sur les données. Ainsi,
65 % des entrepreneurs qui envisagent la cession de leur
entreprise dans les 3 à 5 ans n’ont encore entamé aucune
démarche : deux entrepreneurs sur trois !
Comme le souligne Erick Thiry, coordinateur du Hub Transmission,
« beaucoup de chefs d’entreprises éprouvent une
énorme difficulté à appréhender ce moment et donc à l’anticiper.
De même, il n’est pas facile pour eux de se projeter
après la cession. Que faire ensuite ? Résultat, on constate
trop souvent qu’ils sont amenés à passer le relais dans de
très mauvaises conditions, ce qui a pour impact un prix de
vente très inférieur aux espérances, voire l’impossibilité de
vendre ! Dans ce cas c’est la catastrophe, car cela ruine les
projets familiaux de pension. »
C’est notamment pour éviter ce genre de « catastrophe » que
BECI a décidé de mettre sur pied une initiative du secteur
privé, qui a pour vocation d’accompagner, aider, conseiller
et former les chefs d’entreprise durant toute la période de
préparation indispensable à la transmission et post-transmission
de l’entreprise. « Il est important que les chefs d’entreprises
prennent conscience que la transmission se prépare
», poursuit Erick Thiry. « C’est un acte de management
au même titre que le lancement d’une nouvelle activité, la
préparation à l’exportation, l’ouverture d’une succursale,
l’investissement dans un outil de production, etc., mais il
n’est pas perçu comme tel. »
Accompagner la transmission
Cela peut sembler une lapalissade, mais on vend mieux une
entreprise en bonne santé avec un potentiel de développement
qu’une société malade. Or, il apparaît qu’un grand
nombre d’entreprises qui seront amenées à être transmises
dans la prochaine décennie ne sont absolument pas prêtes
à être transmises Dans ce cas, la vente est assurément
vouée à l’échec. Ainsi, parmi les 37.000 entreprises susceptibles
d’être transmises d’ici à 2025 en Région bruxelloise,
7.500 fermeront leurs portes dans les deux ans qui suivent
leur cession, suite à une mauvaise préparation, et 8.500 ne
seront pas cédées et disparaîtront tout simplement, faute
de trouver un repreneur.
Le 9 juin dernier, BECI et ses partenaires du Hub
Transmission ont organisé une première Table ronde.
BECI a créé un environnement confidentiel, indispensable
pour ce type de dossiers : le Hub Transmission associe
différents partenaires qui permettent de traiter les multiples
aspects concernant la transmission tels que le financement,
la fiscalité, le juridique, le coaching, la gestion, le
commercial, la communication et la gouvernance. Le Hub
Transmission propose des consultations individuelles avec
des experts en transmission/acquisition dans les différents
secteurs de l’entreprise, des formations spécifiques
et adaptées, des tables rondes de discussion, un accompagnement
préparatoire à la cession, une préparation à
l’achat, un support lors de l’acte de cession/achat, un soutien
post cession/acquisition, pour assurer du succès de la
reprise de l’activité.
Le Hub Transmission s’adresse aux entreprises qui réalisent
un chiffre d’affaires variant entre 400.000 et 15-20
millions d’euros. Il ne traite pas les commerces et les restaurants,
mais offre des alternatives à ceux-ci. Last but not
least, il a également mis sur pied un club d’acquéreurs afin
de former, notamment sur le plan de la gestion, ces derniers
à reprendre avec succès l’entreprise et ainsi la pérenniser
et la développer.
Un grand panel de discussion réservé aux chefs d’entreprises
ainsi qu’aux acquéreurs potentiels est organisé le
24 septembre à 16h.
●
Info : Erick Thiry; transmission@beci.be; 02 643 78 36
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
59
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PME : distribuez vos dividendes à 15 %
Jusqu’il y a quelques années, certaines PME pouvaient distribuer leur dividende en
retenant un précompte mobilier de 15 % (au lieu de 21 %, puis de 25 %). Ce taux
réduit a été supprimé pour des raisons budgétaires. Le législateur a cependant
(ré)introduit, entretemps, deux mesures permettant de bénéficier d’un taux de
précompte mobilier à 15 %.
La première mesure implique une
augmentation des capitaux propres
par un apport de cash ; la seconde
implique que tout ou partie des bénéfices
taxés soient affectés à une
réserve de liquidation.
Ces deux mesures s’adressent uniquement
aux PME : les sociétés qui
ne dépassent pas au moins deux
des critères prévus par le Code
des sociétés (i.e. pieds de bilan
3.650.000 € HTVA, C.A. 7.300.000 €
HTVA et nombre de travailleurs en
moyenne annuelle 50). Elles sont
intéressantes pour les PME en
cours d’activité qui, selon des estimations
actuelles, ne seront pas
cédées ou liquidées dans les 3 à 5
ans.
Pour les augmentations de capital
par apport en cash, les actions
nouvellement émises donnent droit
à un précompte mobilier réduit à 20 % pour les distributions
qui ont lieu au plus tôt à partir du 2e
exercice comptable
qui suit l’apport (par ex. si l’apport intervient le
1er
décembre 2015 et que l’exercice comptable est clos
exercice
au 31 décembre, sur les bénéfices de l’exercice clos au
plus tôt le 31 décembre 2017). À partir du 3e
(clos au 31 décembre 2017 dans notre exemple), ce taux
passe à 15 %.
Pour la constitution d’une réserve de liquidation, il faudra
attendre un peu plus longtemps. Les distributions
prélevées sur la réserve de liquidation intervenant dans
les 5 ans de la constitution, sont précomptées à 15 %.
Ensuite, le taux passe à 5 % et à 0 % en cas de liquidation.
Qu’est-ce qui est le plus avantageux ?
La première mesure implique que l’actionnaire apporte
le cash nécessaire à l’augmentation de capital. Si les capitaux
libérés avant cette opération sont faibles (par ex.,
le minimum de 18.550 €), l’augmentation de capital peut
se faire à un coût limité. Attention : seuls les dividendes
provenant du capital augmenté bénéficient du taux à
15 %. Cela signifie que, si on double le capital par apport
en cash, les dividendes distribués après le délai d’attente
seront pour moitié précomptés à 25 % et pour moitié à
15 %. Par ailleurs, il faut compter les frais liés à l’augmentation
de capital (frais de notaire et de publication).
Quant à la seconde mesure, l’affectation de tout ou partie
du bénéfice à une réserve de liquidation implique le paie60
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
ment d’une cotisation spéciale de
10 % (il s’agit d’une base minimale).
Cet impôt est dû au moment de la
réception de l’avertissement-extrait
de rôle. Ensuite, le précompte mobilier
(complémentaire) est prélevé au
moment de la distribution de dividendes,
portant la charge fiscale totale
sur le dividende à 25, 15 ou 10 %.
Et si ma société n’est plus une
PME ?
Pour ce qui est de la 1re
mesure, le
taux à 15 % est définitivement acquis
à partir du 4e
mesure, la seule chose qui
exercice comptable qui
suit l’apport, même si la société n’est
plus une PME après cette période.
Pour la 2e
Emilie Delsaux
importe est que la société soit considérée
comme une PME pour l’exercice
au cours duquel la réserve de
liquidation est constituée.
Et en cas de liquidation dans les 5 ans ? Dans le 1er
cas,
vos gains de liquidation seront précomptés à 20 ou 15 %
(selon le moment où la liquidation intervient). Dans le 2e
cas, le taux est de 0 %. Attention : la décision de liquidation
ne peut avoir été prise avant ou concomitamment à
la constitution de la réserve de liquidation ; le fisc pourrait
alors refuser le taux de 0 %.
Que choisir ?
À la fin du délai d’attente, le taux de précompte est, dans
les deux cas, de 15 %. Il n’est cependant applicable que
pour une partie des dividendes dans le 1er
cas, tandis
qu’il est applicable à tous les dividendes prélevés sur la
réserve de liquidation. Par ailleurs, dans tous les cas où
on envisage de liquider la société à un moment donné, il
est plus intéressant de constituer une réserve de liquidation
plutôt que d’apporter du cash dans le capital.
De nombreux autres paramètres entrent en jeu. La meilleure
décision sera prise après avoir consulté un expert
en la matière.
Emilie Delsaux
Tax Manager – Deloitte
Tél. + 32 2 800 29 71 • Mobile + 32 470 20 45 93
edelsaux@deloitte.com
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SELF-EMPLOYED CORNER
Tax shift : ce qu’en pensent les indépendants !
Le 23 juillet dernier, le gouvernement Michel annonçait être parvenu à un accord
que d’aucuns jugeaient improbable : le virage fiscal tant attendu est amorcé ! Mais
qu’en pensent les indépendants ? Interview du secrétaire général d’IZEO, mouvement
des indépendants et dirigeants de TPE à Bruxelles.
Miguel Van Keirsbilck : Notre première appréciation est
bien sûr favorable à ce train de mesures qui devraient
d’une part alléger les charges sociales sur le travail, revendication
centrale des organisations d’indépendants,
et d’autre part augmenter le pouvoir d’achat des petits et
moyens salaires, ce qui ne peut être que bénéfique pour
nos commerçants, artisans, restaurants et PME. On sait
cependant que le diable est dans les détails, et que les
mesures d’application de ce tax shift restent à ce stade
largement incertaines.
Quelle est l’évaluation d’IZEO par rapport aux
axes principaux de ce tax shift ?
MVK : La mesure la plus impressionnante est la réduction
des charges patronales à l’ONSS de 33 à 25 %. Voilà
qui soulagera grandement les employeurs. On ne peut
qu’applaudir le principe de ce glissement d’une parafiscalité
sur le travail vers d’autres sources de financement
de la sécurité sociale. Pour un salaire brut de 3.000 €
par mois, ceci entraînera une réduction de 3.300 € par
an. Une PME de 15 travailleurs pourra donc, à budget
constant, engager un 16e
travailleur.
Deux inquiétudes cependant. La première est budgétaire
: le Gouvernement annonce dégager 7,2 milliards
d'euros à l'horizon 2018 ; grosso modo 50 % pour la
compétitivité de nos entreprises et 50 % pour le pouvoir
d'achat. Or, les cotisations patronales à l’ONSS représentent
environ 30 milliards d’euros sur base annuelle.
Une diminution linéaire de 33 à 25 % suppose à elle seule
un budget de 7 milliards… L’effet retour escompté en
emplois suffira-t-il à financer toute la politique « pouvoir
d’achat » ?
La seconde inquiétude concerne le ‘scope’ de cette mesure
: s’appliquera-t-elle aussi effectivement aux bas
salaires, dont les cotisations patronales sont déjà inférieures
à 25 % ? Sinon, c’est un coup dans l’eau pour
l’emploi : on sait que les réductions de cotisations sur
les bas salaires entraînent le plus de création d’emplois.
Si oui, ce qu’IZEO demande, il faut alors appliquer une
réduction effective de 8 points par rapport aux taux effectifs
actuels ! C’est loin d’être un détail !
La seconde mesure essentielle est l’augmentation du
salaire net de 100 € par mois pour les petits et moyens
salaires. Pour IZEO, c’est une mesure qui relancera la
consommation et donc l’emploi. Cependant, la technique
pour y arriver pose des questions cruciales. Le
gouvernement parle de trois pistes : augmenter la quotité
exemptée d’impôts (7.700 € hors suppléments enfants
aujourd’hui), et/ou supprimer
la tranche de 30 % dans
barèmes fiscaux à l’IPP (c
génère au mieux 184 € de
minution d’impôts), et/ou
menter le « bonus à l’empl
(diminution des cotisations
ciales travailleur de 13,07
La réponse sera sans dout
panachage, mais IZEO
l’attention du gouvernement
3e
mesure exclut de fact
dépendants de cette augment
de revenus nets, ce qui
évidemment injuste et inefficace
!
La médaille a-t-elle
un revers ?
MVK : Quant à l’autre
versant de ce tax shift,
celui du financement
alternatif, on sait qu’il
sera composé pour
une part de plus d’efficience
dans le fonctionnement de l’Etat – bravo – et
pour l’autre part d’une série de modifications de recettes
fiscales : augmentation des accises sur le diesel, le tabac,
l’alcool, retour du taux de TVA à 21 % sur l’électricité,
augmentation du précompte mobilier de 25 à 27 %.
« Cette dernière augmentation ne s'appliquera pas aux
PME », a tenu à préciser Didier Reynders. Voilà qui nous
rassure. Nous posons simplement la question : par quel
mécanisme cette exemption pour les PME sera-t-elle
garantie ?
Wait and see ?
MVK : Non, pour IZEO, ce sera « Watch and Inspire » ! Un
budget complémentaire de 430 millions d’euros sera
spécifiquement consacré, sur trois ans, aux indépendants
et PME. L’affectation de ces moyens sera décidée
par le ministre des Classes moyennes, Willy Borsus, en
concertation avec les organisations représentatives des
indépendants et des PME. Dans ce contexte, IZEO déposera
et défendra un ensemble de mesures visant à alléger
les charges des indépendants.
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
61
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800 décideurs
à la Garden Party !
Le 25 juin dernier, les jardins d’Axa accueillaient la traditionnelle Garden Party de
BECI, comme toujours sous le soleil. Environ 800 chefs d’entreprises et décideurs
ont participé au rendez-vous bruxellois.
62
BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
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L’actualité
BECI en photos
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10e
BECI
Golf Trophy
C’était le 21 mai dernier au Golf Château de La Tournette :
la 10e
édition du BECI Golf Trophy.
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L’actualité BECI en photos
Le 16 juin, les CEO de
différentes sociétés
se sont donné rendezvous
dans les airs
pour prendre le petitdéjeuner
avec le chef
Yves Mattagne aux
fourneaux.
Début juin, le cuisiniste
Bulthaup accueillait
un CEO Meeting des
membres BECI.
Lunch causerie avec le
Ministre bruxellois de
l’Économie Didier Gosuin,
le 20 mai dernier.
Métro nord, tram 9, tram 71… :
les développements du transport
public bruxellois étaient au
cœur d’une séance d’information,
le 26 juin chez BECI, en présence
du Ministre Pascal Smet et de
Brieuc de Meeûs, CEO de la STIB.
After Work BECI, le
4 juin au Thon Hotel
Bristol Stéphanie.
BECI organisait le 9 juin
sa 3e
Start’Hub Night,
à l’Auditorium Marnix
d’ING. Thème de la soirée :
l’e-Gestion.
66 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
׉	 7cassandra://UFnDi4aoqYAB27VcS71agBeny6NvvaCt1OxFacBQxdU/`̵ UC7̖N8׉Eby Radisson BLU Royal Hotel, Brussels
La belgitude au cœur de bruxelles
La belgitude
Le Radisson Blu Royal Hotel fait peau neuve et investi plus de 7 millions
d’euros dans la rénovation de ses chambres et de ses 18 salles de
réunion !
Les nouvelles chambres « Urban Style » se distinguent par un design
épuré et actuel orné de détails en cuir très élégants. Ces nouvelles
chambres se montrent uniques et audacieuses en exposant dans
chacune d’elle un art iconique reflétant une atmosphère chic et moderne.
La Belgitude est à l’honneur et se reflète dans la nouvelle décoration
des espaces Meetings & Events à travers des touches ludiques qui font
référence à la Belgique:
La fameuse Grand Place, patrimoine mondiale de l’Unesco, est
représentée de manière grandiose dans le Foyer qui surplombe
l’époustouflante verrière. Pour déjeuner, diner ou savourer une bière
Belge dans un cadre élégant et sophistiqué. On se croirait sur la Grand
Place qui se trouve à 5 min. à pied de l’hôtel!!
Les plafonds des salles de réunion évoquent les
ciels bleus qui
caractérisent les tableaux de Magritte, tandis que les murs sont décorés
par Fornassetti, fameux designer qui comme Magritte partage le goût
pour le surréalisme.
Le Radisson Blu Royal Hotel est situé à deux pas du Théâtre de la
Monnaie, un monument Bruxellois qui joue un rôle important dans cet
esprit de Belgitude, puisqu’il a été le témoin du déclenchement de la
Révolution de 1830.
C’est donc pour rappeler le monde théâtral présent dans le quartier que
le jeu de lumières des nouveaux espaces de réunion a été créé dans un
style cabaret.
Les produits belges mis a l’honneur
Réputé depuis toujours pour la qualité du Food & Drink, Le Radisson
Blu Royal Hotel met à présent les produits Belges en avant, de manière
chic et authentique, à travers une palette de Belgian Tapas & Bar. Tandis
que la formule Belgian Bar proposée à la demande, permet de découvrir
le Biercée Gin 100% Belge ou le Rufus, un vin effervescent belge de la
région de Mons.
Le Pain à la Grecque, les Cuberdons et les Pralines font parties des
nombreuses gourmandises Belges servies lors des pauses café tenues
durant les réunions organisées à l’hôtel.
Experience meetings
- concept pour un event reussi
Experience Meetings, un concept Meetings & Events lancé par la
marque Radisson BLU, regroupe un concentré d’essentiels pour tous
types d’évènements :
1 Brain Food : une approche de la cuisine novatrice mise au point par des
chefs et des nutritionnistes pour optimiser la capacité de concentration
des participants, dont les six principes de base sont :
n Une cuisine saine et savoureuse faite avec des aliments frais et
locaux
n Des ingrédients purs, transformés le moins possible
n Poissons, céréales complètes, fruits et légumes de saison
n Moins de viande, et jamais plus de 10% de teneur en matières grasse
n Des sucres naturels, et jamais plus de 10% de sucre rajouté
2 Brain Box : réfléchir autrement.Une salle-atelier conçue pour libérer
la créativité des participants et optimiser leur efficacité, avec des
accessoires originaux qui contribuent à faire émerger des idées.
3 WIFI gratuit & illimité: partout et pour tous !
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Au sud de Bruxelles, entre Ittre et Nivelles, l'un des plus beaux et prestigieux
clubs de golf de Belgique offre à ses Membres et invités deux parcours
18 trous renommés, un parcours 9 trous pour débutants et un somptueux
Clubhouse.
L’impressionnant Château est également apprécié pour l’organisation
d’événements de qualité, offrant des salles d’un style exceptionnel, une
terrasse à couper le souffle, un excellent restaurant, ainsi qu’un personnel
qualifié pour vous accueillir et vous assister.
Réunion, Formation ou Conférence | Dîner ou Cocktail | Lancement de
Produit | Réception de Société ou Privée | Team-building Initiation de Golf |
Compétition de Golf
Green up your event at Golf Château de la Tournette !
INFRASTRUCTURES
• À quelques minutes du ring de Bruxelles
• 8 salles (5/150 pers.) avec vue sur le golf,
• Écran plat et wifi
• Restauration de qualité avec salles privatives
• Académie de Golf avec des Pros multilingues
• Parking gratuit (300)
• Forfaits attractifs
INFO & RESERVATIONS
Contactez notre
Meeting & Event Coordinator
au 067-894 279
ou par e-mail
events@tournette.com
Visualisez toutes les infrastructures sur www.tournette.com.
Congres Hotel Mons
Le Congrès Hotel Mons est situé à côté du nouveau Centre de Congrès et
du Lotto Mons expo, proche de la sortie 24 de l'autoroute E19 et en face de
la nouvelle gare de Mons.
02.
Il dispose de 9 salles de réunions et d'événements, pouvant accueillir de
10 à 400 personnes, modulables et avec toute l'infrastructure nécessaire
(air conditionné, beamer, toile de projection, micro sans fil, système audio,
wifi gratuit...).
Salles de réunions et formules coffee break et lunch sont proposés sous
forme de package entreprise.
Découvrez aussi le quai 5, le restaurant de cuisine Belgo-Française. Un
espace Lounge bar vous accueille à tout moment de la journée et un bar
d'appoint est disponible à chaque étage.
Nous vous offrons gratuitement la salle et sa configuration pour vos fêtes
de fins d’année, avant ou après votre diner d’entreprise (minimum 25
pers.). Réservez sous le code «fêtes patronales».
Nous faisons venir gratuitement Saint-Nicolas pour les familles de vos
collaborateurs lors d’un diner d’entreprise (du 01 au 20/12/2015). Réservez
sous le code «saint-nicolas entreprise».
L'infrastructure idéale pour
l'organisation de vos meetings,
À partir de 15 personnes sous formule meeting, la salle vous est offerte
gratuitement !
incentives ou fêtes d'entreprise.
INFRASTRUCTURES :
• Chambres: 126
• facilités : Parking privé gratuit, terrasses
plein sud, Bar 24h/24 et 7/7 jours,
Restaurant 7/7 jours, accès et chambres
PMR, wifi gratuit, air conditionné.
• Salles de réunion : 9
• Capacité de réunion maximale : 500
• Places de stationnement : 300
CONTACT
info@hotelmons.eu
www.hotelmons.eu
Tel.: +32 65 390 207
Fax. : +32 65 352 118
01.
Votre ‘hole-in-one’ pour
des évènements de qualité!
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Hôtel de la Source
Votre hôtel 4* à Spa-Francorchamps
Au cœur des Ardennes et des Hautes Fagnes, facile d’accès et à 3 km de l'autoroute,
l'hôtel de la Source constitue un environnement idéal pour l’organisation de
séminaire, incentive, team building ou fête de personnel.
Notre équipe Meetings & Events vous aidera dans la mise en place de votre réunion
sur mesure et vous proposera multiples formules de forfaits. 9 salles modulables
pouvant accueillir de 5 à 400 personnes selon le type d’évènement bénéficient
toutes de la lumière du jour et d’une connexion wifi à haut débit. Entièrement
équipées des dernières technologies sans fil et climatisées, elles offrent 550 m²
d’espace conçu pour tous types de réunions, présentations, conférences, congrès
et workshop.
Une gamme complète d’activités Incentives & Team buildings est disponible.
Cet hôtel 4 étoiles dispose de 90 chambres et suites disposant d’une vue
imprenable sur la nature et le circuit. L’Hôtel de la Source, c’est aussi un superbe
espace détente: partie Technogym avec dernières technologies cardio-training,
sauna finlandais, douches chromatiques, massages (moyennant supplément).
Un vaste parking gratuit intérieur et extérieur, un restaurant et un bar tendance
sont également à votre disposition.
04.
Logez en compagnie
de légendes!
INFRASTRUCTURES :
• Proximité du circuit
de Spa-Francorchamps
• Chambres: 90
• Salles de réunion: 9
• Capacité de réunion: 400
CONTACT :
contact@hotel-de-la-source.com
www.hotel-de-la-source.com
MICX Mons International
Congress Xperience
Organisez vos événements dans un véritable chef d’œuvre d’architecture,
doublé d’un bâtiment durable répondant aux normes
les plus strictes.
Travaillez avec l’aide de spécialistes à tous les niveaux et avec toutes
les dernières technologies. Comme nos cabines de traduction
dans les auditoires et notre installation audiovisuelle performante.
Conçu par l’architecte new-yorkais Libeskind, le MICX conjugue
parfaitement les fonctions de meeting center, pour des congrès et
tout autre événement, à destination du grand public ou pour des
organisations privées.
Un centre de congrès
exceptionnel au cœur de Mons
INFRASTRUCTURES :
• 11.810 m² de superficie
• 3 auditoires
• 3 espaces de réception de 400 m² à 800m²
• 20 salles
• Parking intérieur et extérieur
• De 10 à 1000 personnes
• Service traiteur
• Wi-Fi gratuit
CONTACT :
micx@artexis.com • www.micx.be
© Ingrid Otto
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9ׁHhttp://www.restaurantcecila.comׁׁЈנUD7̖NU mTN9ׁHmailto:abo@bdw.beׁׁЈ׉E« Meeting
in Nature »
05.
Naxhelet Golf Club
Situé sur le plateau dominant les vallées de la Mehaigne et de la Meuse, entre
Liège et Namur, le Naxhelet Golf Club est doté de 27 trous dessinés par le célèbre
architecte anglais Martin Hawtree: 18 trous forment le parcours et 9 trous sont
dédiés au Pitch & Putt. La Naxhelet Golf Academy propose des initiations et des
Team Buildings en plus de former les futurs golfeurs.
Le Château Ferme de Naxhelet a été transformé en un superbe Clubhouse doté
d’une brasserie et d’un restaurant de cuisine française ouverts à tous 7/7j. Avec ses
35 chambres, l’Hôtel 4 étoiles offre une vue imprenable sur le parcours ou sur le
petit village de Moha et allie confort, calme et bien-être grâce au wellness.
Trois salles de séminaires accueillent tous les événements de 15 à 200 personnes
et offrent le must en matière de technologies, d’accueil et de gastronomie.
Tout au long de sa conception, puis de sa construction et maintenant de son
entretien, le Naxhelet Golf Club a prêté une attention particulière aux aspects
sociaux et environnementaux. Ceci a permis de donner un caractère responsable et
durable à l’ensemble du projet.
06.
WEVENTURES
Weventures
propose
la
INFRASTRUCTURES :
• Chambres : 35
• Salles de réunion : 3
• Capacité de réunion : 200
• Autres facilités : Wellness, Golf
CONTACT :
meetings@naxhelet.be
www.naxhelet.be
création
d’évènements
sur mesure toujours
innovants mêlant l’aventure et la cohésion d’équipe. Partenaire idéal pour
l’organisation de votre séminaire, team building ou tout autre événement de
société qui respectera VOS souhaits et ce sans compromis.
De multiples valeurs sont mises en évidence lors des activités de management.
Qu’il s’agisse d’activités culturelles, sportives, ludiques ou créatives, le
concept de team building renforce les liens et favorise la cohésion d’équipe
afin de créer un environnement favorable au travail.
Weventures, votre spécialiste
Belge de l’évènement sur
mesure. Vous avez des idées ?
Une envie particulière? Nous la
réalisons! Tout est possible!
Un large choix d’activités indoor et outdoor répondra à vos attentes les plus
pointues et les plus folles. Toutes vos idées et envies sont les bienvenues !
La flexibilité est notre maître-mot, elle sera votre meilleur garant pour un
évènement pleinement réussi !
ACTIVITÉS :
• Teambuilding : Course de caisses à savon, Jeux Ford Boyard, Marche
d’orientation, Rallye des cafés, Challenges sportifs, Track day, fabrication de
son bateau par équipe, shooting academy, highland games, tour de Belgique
en walking dinner, roadtrip à bord des anciennes voitures 2CV,… Autant de
challenges possibles que vous avez d’idées !
• Workshops amusants Divers ateliers comme le cinéma, le chocolat, les
cocktails, la bièrologie, le djembé, le tir au clays, le teamcooking, la maîtrise
automobile, …
• Family Days à thèmes pour rassembler vos employés ainsi que leurs familles
• Activités outdoor : Parcours de corde, rafting, escalade, paintball, skydive,
équitation, tir à l’arc…
• Meetings : Réunions insolites dans une bulle, en airstream, roadtrip,
animations diverses, caricaturiste…
• Catering : Multiples formules selon vos goûts
• Hébergement : Hôtels, chalets, maisons de groupe, châteaux au gré de vos
envies
CONTACT :
arne@weventures.be • www.weventures.be
׉	 7cassandra://0wDxl4bXHoc_iNg4gTSAHpBMPqgU3q3KYuUMtwJBtcc'`̵ UD7̖NM׉E
2Le conseiL resto du magazine agenda
cécila •••
Mélanie Englebin est une jeune
chef qui a de grandes ambitions. On
le voit tout de suite à la discipline
presque militaire avec laquelle elle
mène chaque service depuis la cuisine
ouverte de son restaurant. Le
Cécila est ouvert depuis l’été dernier
seulement, mais en quelques mois,
Englebin a conquis avec ses plats
modernistes le cœur de ses clients,
qui se rendent pour l’occasion au
milieu des restaurants touristiques.
Celui qui veut y aller fera bien de
réserver assez tôt. Le Cécila n’a pas
de carte : chaque jour, la chef propose
un menu avec une entrée et
un plat principal (24 euro). Celui
qui se sent d’humeur aventureuse
peut opter pour une alternative :
un menu surprise de trois services
(44) où Englebin reçoit carte blanche.
Remarque importante : celui qui
espère un lunch rapide et efficace
en sera pour ses frais. On cuisine ici
le midi avec autant de soin qu’en
soirée. C’est un point négatif pour
l’employé de bureau pressé mais
une bénédiction pour celui qui a le
temps. Ou alors, allez-y le soir : vous
paierez 49 euros pour trois services
et 67 euros pour cinq. Nous avons
reçu en entrée un tartare de maigre
servi avec de la menthe fraîche, des
fèves de soja et une espuma d’huître,
artistiquement présenté sur une
assiette oblongue avec un vrai souci
de la couleur et du détail. Raffiné
et délicieux, avec une touche saline
supplémentaire grâce à l’espuma. Le
plat principal était lui aussi de toute
beauté : un filet de lieu noir cuit à
basse température et servi avec une
brandade, du persil et une espuma
de cardamome sur un lit d’oignons
AGENDA est le magazine des sorties à Bruxelles. Il propose un calendrier pratique,
le programme des cinémas et des articles entre autres sur les concerts, expositions,
restaurants... Procurez-vous ce magazine trilingue gratuit dans l’un des présentoirs répartis
en ville ou recevez-le avec le journal Brussel Deze Week: envoyez votre adresse à abo@bdw.be
confits et d’épinards. Ce plat aussi
nous a lui beaucoup plu avec sa combinaison
de goûts bien pensée et il
constituait un régal pour les yeux.
Notre seul reproche est que la portion
était assez limitée, même pour un
lunch, mais nous avons compensé
cela en accompagnant le repas avec
un peu plus de pain. Et pour ce prixlà,
on ne peut certainement pas se
plaindre !
karolien merchiers
Info
rue des Chapeliers, Bruxelles,
02-503.44.74,
www.restaurantcecila.com
fermé sa (midi), di & lu
Pour plus de conseils resto :
agendamagazine.be
© Saskia Vanderstichele
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7̖Nd 1̏9ׁH  mailto:eleonore@brightexpats.comׁׁЈנUD
7̖Nc "̋9ׁHhttp://www.settleandconnect.comׁׁЈנUD
7̖Nb H"t9ׁHhttp://www.brightexpats.comׁׁЈנUD
7̖Na ̶9ׁHhttp://www.settleandconnect.comׁׁЈנUD
7̖N` H{9ׁHhttp://www.entreprisedirect.beׁׁЈנUD
7̖N_ [̓9ׁHhttp://www.entreprisedirect.beׁׁЈנUD
7̖N^ ځ9ׁH #http://www.beci.be/newsletter/e_magׁׁЈ׉ElFrom left to right : David Lloyd George, Vittorio
Orlando, Georges Clemenceau and Woodrow Wilson.
IMPRESSION OF A BRIT
“The Greeks are getting too much”
History does not repeat itself. It stutters. Here is a record, faithfully transcribed by Harold Nicolson
(HN), of high-level negotiations in the aftermath of the First World War (1914-1918).
The other protagonists in this remarkably laid-back discussion are David Lloyd George, British
Prime Minister (LlG), A J Balfour, British Foreign Minister (AJB), Georges Clemenceau, French
Prime Minister (GC), Woodrow Wilson, President of the United States (PW), Vittorio Orlando,
Italian Prime Minister (VO) and Giorgio Sonnino, Italian Foreign Minister (GS). Richard Hill
"M
ay 13, Tuesday [1919] - Go
round to the Rue Nitot. We
first go up to AJB's flat and then
down to Lloyd George's flat. Barnes,
the Labour minister attached to our
delegation, is there. He is interested
in the Adriatic for some odd reason.
We then move into the dining room. I
spread out my big map on the dinner
table and they all gather round.
“We are still discussing when the
flabby Orlando and the sturdy Sonnino
are shown into the dining room.
They all sit round the map. The appearance
of a pie about to be distributed
is thus enhanced. LlG shows
them what he suggests. They ask
for Scala Nova as well. 'Oh, no!' says
LlG, 'You can't have that – it's full of
Greeks!' He goes on to point out that
there are further Greeks at Makri,
and a whole wedge of them along the
coast toward Alexandretta. 'Oh, no,' I
whisper to him, 'there are not many
Greeks there'.
'But yes,' he answers, 'don't you see
it's coloured green?' I then realise
that he mistakes my map for an ethnological
map, and thinks the green
means Greeks instead of valleys, and
the brown means Turks instead of
72
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
mountains. LlG takes this correction
with great good humour. He is as
quick as a kingfisher. Meanwhile Orlando
and Sonnino chatter to themselves
in it is not clear whether in
return they will abandon Fiume and
Rhodes.
We get out the League Covenant regarding
Mandates. We observe that
this article provides for ‘the consent
and wishes of the people concerned’.
They find that phrase very amusing.
Orlando's white cheeks wobble with
laughter and his puffy eyes fill with
tears of mirth. We agree to put it all
down on paper. I leave with Balfour...
... The door opens. A heavily furnished
study with my huge map on the carpet.
Bending over it (bubble, bubble,
toil and trouble) are Clemenceau, LlG
and PW. They have pulled up armchairs
and crouch low over the map.
LlG says – genial always – 'Now,
Nicolson, listen with all your ears.'
He then proceeds to expound the
agreement which they have reached.
I make certain minor suggestions.
I also point out that they are cutting
the Baghdad Railway. This is brushed
aside. PW says, ‘And what about the
islands?’
‘They are,’ I answer firmly, ‘Greek islands,
Mr. President.’
‘Then they should go to Greece?’
HN: ‘Rather!’ PW: ‘Rather!’
Anyhow I am told to go off and draft resolutions
at once. Clemenceau says nothing
during all of this. He sits at the edge
of his chair and leans his two blue-gloved
hands down upon the map. More than ever
does he look like a gorilla of yellow ivory.
I dash back to the Astoria and dictate
resolutions. They work out as follows:
(1) Turkey to be driven out of Europe and
Armenia. (2) Greece to have the Smyrna-Aivali
Zone and a mandate over most
of the Vilayet of Aidin. (3) Italy to get a
mandate over South Asia Minor from
Marmarice to Mersina, plus Konia. (4)
France to get the rest.
It is immoral and impracticable. But I
obey my orders. The Greeks are getting
too much."
Just a month earlier, at the Paris
Peace Conference, David Lloyd George
had called for “the restoration of Belgium,
Serbia and Montenegro”, the
three countries occupied by the Central
Powers in WWI
●
׉	 7cassandra://K__mIu6EEPOk5WxRQN7JkPL_5e6bI6E5WwmtAzvT9Mc`̵ UD	7̖NZ׉EpCOMMUNITY
Lu dans l’E-mag
marché de l’emploi et développement des compétences des
travailleurs et des chercheurs d’emploi.
Au-delà du site labellisé, c’est une stratégie nationale qui
est entreprise au jour le jour par chaque JobCenter et
chaque département Daoust. Dans le futur, l’entreprise
prévoit de continuer à mener des actions concrètes en
termes de chauffage, d'électricité, de mobilité, de tri des
déchets, de choix de fournitures et de sensibilisation de ses
fournisseurs.
ESP A CE MEMBRE
Diversité : où en êtes-vous ?
Mobilité : où va-t-on ?
Des avantages pour les petits
Elections sociales : erreurs à ne pas commettre
Déjà un an…
A vendre ?
Des petits trous, toujours des petits trous
Un nouveau regard sur votre stratégie
Retrouvez ces articles sur notre site web :
www.beci.be/newsletter/e_mag
NEWS
Daoust obtient le label entreprise écodynamique
La
société de ressources humaines Daoust a obtenu le label
entreprise écodynamique pour son siège social à Bruxelles :
une reconnaissance officielle en Région de Bruxelles-Capitale
pour les entreprises qui mettent en place une gestion
environnementale en interne.
Via son programme Daoust Green lancé en 2012, l’entreprise
s’est lancé de nombreux défis environnementaux
et mène différentes actions en termes de mobilité, de
consommation énergétique et de gestion des déchets. Efforts
récompensés, puisque le jury du label a d’emblée octroyé
2 étoiles à la société Daoust.
En quelques chiffres : Daoust a réduit de 16 % les émissions
de CO²
/km de sa flotte de voitures ; le bâtiment labellisé
présente une performance électrique deux fois meilleure
que la moyenne des bâtiments de même catégorie ; enfin,
la consommation de chauffage de Daoust est 3,5 fois inférieure
au ratio moyen en Région bruxelloise pour le même
type de bureaux.
Depuis 2012, Daoust a renforcé ses engagements en matière
de responsabilité sociétale. La mise en place d’un management
environnemental est l’un des axes de cette politique,
à côté des autres préoccupations sociétales en lien
direct avec ses activités principales : ressources humaines,
Le site www.entreprisedirect.be publie des annonces d’entreprises
/ commerces / franchises / professions libérales à
vendre ou à la recherche d’associés (actifs ou passifs).
L’annonceur présente son entreprise en la décrivant d’une
façon aussi détaillée qu’il le souhaite, y ajoute des photos et
d’autres fichiers encore.
Les internautes-visiteurs qui cherchent à reprendre une entreprise,
à s’associer ou à investir pourront dialoguer avec
l'annonceur directement, confidentiellement et gratuitement
via le site sans intermédiaires ni commissions.
Le site est gratuit pour les internautes-visiteurs et payant
pour les annonceurs.
www.entreprisedirect.be
EntrepriseDirect
ESP A CE MEMBRE
Settle & Connect :
une plateforme inédite
pour expats
Bright Expats se compose de cinq femmes ayant toutes été
expats, cherchant constamment à améliorer leurs services
aux expats afin de leur permettre de profiter pleinement de
leur expatriation.
Settle & Connect (www.settleandconnect.com) est une
plateforme d'information qualitative, rassemblant
conseils
d’experts et des informations pratiques pour répondre aux
questions que se posent les expats à chaque phase de leur
transition : la prise de décision, le départ, et l’installation.
Un déménagement, combiné avec l’étranger et un nouveau
défi professionnel, peut être une cause de stress immense.
Dès aujourd'hui, les expatriés et les RH qui les emploient
bénéficient, via Settle & Connect, d’un large éventail de
réponses aux questions fréquemment posées, d’un accès à
une assistance personnalisée, et de l'opportunité de retirer
le meilleur de l’expérience de l’expatriation.
Infos : Bright Expats, Avenue de Broqueville 40, 1200 Brussels
www.brightexpats.com • www.settleandconnect.com
Eléonore van Rijckevorsel • eleonore@brightexpats.com,
0493 19 30 32
BrightExpats
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
73
Entreprise direct,
site d’annonces
d’entreprises à vendre et de
recherches d’associés
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NEWS
Exercer une activité
au-delà de son objet social :
que risque-t-on ?
Monsieur J. S. gère depuis neuf ans une SPRL de consulting en
management, mais il souhaiterait aujourd’hui exercer une activité
toute autre. Prévoyant, il se rend compte que l’objet social de sa
SPRL, tel qu’il est rédigé, ne lui permet pas d’exercer cette nouvelle
activité. Monsieur S. décide alors de nous consulter.
Toute société commerciale
doit, pour exister, comprendre
un objet social,c’est-à-dire
l’activité que les associés vont
exercer ensemble. Il doit donc
être libellé de manière suffisamment
précise, mais il faut
également éviter de s’enfermer
dans un carcan trop restrictif
pour ne pas devoir procéder à
des changements d’objet social
en cas d’élargissement des
activités.
Toutefois, si comme Monsieur S. vous désirez vous lancer dans
une activité différente mais que vous n’avez pas encore procédé
au changement d’objet social, il y a lieu de garder à l’esprit
les points suivants : en cas de dépassement de l’objet social, la
société reste liée par les actes accomplis par les gérants – sauf
à prouver que les tiers savaient que ces actes étaient exercés
au-delà de l’objet social ou qu’ils ne pouvaient l’ignorer. De ce
fait, les actes ainsi posés ne seront pas nuls, mais les personnes
qui ont engagé la société pourraient être déclarées responsables
des conséquences d’un tel dépassement.
Faites également attention à vos factures ! Déduire la TVA de
vos factures est une opération habituelle. Toutefois, s’il s’agit
d’une facture relative à une activité non prévue par l’objet social,
vous risquez de devoir rembourser ces montants et de payer une
amende.
À retenir :
Lorsque vous décidez d’exercer une nouvelle activité, non prévue
dans votre objet social, veillez à procéder à son changement au
plus vite. C’est une opération quelque peu coûteuse – puisqu’une
telle modification doit se faire devant notaire1, et qu’il faudra
publier la décision au Moniteur belge1
épargner bon nombre de tracas ultérieurs2
- mais qui pourrait vous
. Pensez aussi à vous
renseigner auprès de votre guichet d’entreprise et à avertir votre
contrôle TVA le cas échéant.
Laila Nejar, conseiller juridique BECI
lne@beci.be ; 02 563 68 58
Greenbizz :
une réalisation d’Architectes Associés
Dans notre numéro de juin, nous consacrions un article
au nouvel incubateur « vert » Greenbizz, à proximité de
Tour & Taxis. Précisons que le bâtiment de Greenbizz a
été réalisé par le bureau Architectes Associés.
ESP A CE MEMBRE
Roadrunner Express Brussels
Rapidité, Endurance, Bienséance.
L’alliance entre mobilité,
économies financières
et diminution du taux de
pollution. Bruxelles évolue,
faites évoluer vos habitudes
en même temps !
Une évolution selon vos
habitudes. Une qualité de
service
pour
d’offres,
de documents,
passeports,
vos
appels
vos légalisations
traductions,
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visas, disques durs, tournées fixes ou variables.
Basant notre expertise sur les caractéristiques demandées
par les grandes entreprises de courrier express, nous avons
créé des applications faciles à utiliser et sans cesse en développement,
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d’augmenter votre temps de travail, d’améliorer la
satisfaction de vos clients et de participer à une meilleure
mobilité sur notre capitale.
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1 Sauf si vous êtes en SNC, SCS ou SCRI, sociétés à responsabilité illimitée dont la modification des statuts
ne nécessite pas de passer devant notaire.
2 Tarif au 1er mars 2015 : 153,79 EUR.
B. Maindiaux
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Visitez
4 OCTOBRE
DE 10 À 17 H
DECOUVERTE
JOURNEE
ENTREPRISES
Thème 2015
Inventons
l’avenir !
Le dimanche 4 octobre, quelques 350 entreprises aux quatre coins du
pays vous ouvriront à nouveau leurs portes. Vous découvrirez comment ces
entreprises s’adaptent aux changements dans le monde qui les entoure. Non
seulement en lançant de nouveaux produits et services, mais également en
perfectionnant leurs structures internes. Bref, ces entreprises inventent
tout en se réinventant elles-mêmes ! Venez jeter un coup d’œil dans ces
entreprises innovatrices le dimanche 4 octobre de 10h à 17h ! Vous trouverez
tous les participants sur www.jde.be.
À la recherche d’un (nouvel) emploi ?
Ne ratez pas cette occasion de réinventer votre avenir !
Téléchargez l’appli
JDE dès maintenant!
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union wallonne
des entreprises
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NEWS
Les vainqueurs du 7e MIC Boostcamp
La finale du 7e MIC Boostcamp, organisé par le Microsoft
Your Brussels Business
and Social Partner
www.beci.be
Yves Berquin (au centre), lauréat du Grand Prix Boostcamp.
customized services
advice
seminars
networking
Les autres prix sont revenus à Pierre Moens (Boostcamp
Prize de la Région de Bruxelles-Capitale, pour son projet
Buddy, qui permet de suivre votre chien à la trace grâce à
un « collier connecté »), Julie Cruyt (Boostcamp Audience
Award pour son projet Space FiT ; une application qui
gère vos exercices physiques au quotidien), Vianney Veyrat
(Grand Prix Acceleration Program pour son projet Ouat! ;
une application web qui permet la configuration intuitive de
process de production complexes dans le domaine pharmaceutique),
Vincent Wautelet (Prix Acceleration Program
de la RBC pour FeasyMotion ; une spin-off de la VUB et de
l’ULB oeuvrant à la réhabilitation de personnes paralysées,
par l’utilisation de jeux avec caméra 3D) et enfin Jonathan
Rubinstein (Acceleration Program Audience Award pour son
projet Cocoon ; une application géo-localisée qui propose de
rapprocher les gens en fonction de leurs intérêts).
trainings
events
Le Grand Prix Boostcamp (doté d’un Innoviris Prize de
3.000 €) a été remporté par Yves Berquin pour son projet
Make It Real : une application destinée à aider les développeurs
d’équipements médicaux à structurer leur documentation
et ainsi obtenir les certifications nécessaires (ISO
et FDA).
Innovation Center Brussels, a révélé le 16 juin dernier les
noms de ses gagnants. Le MIC Boostcamp est un programme
de coaching de 4 mois conçu pour les néo-entrepreneurs,
afin de les aider à concrétiser leurs idées. Depuis
l’année dernière, il est doublé, pour les startups les plus
avancées, d’un Acceleration Program en partenariat avec
les clusters bruxellois Lifetech et Sotware, Impulse.brussels
et Microsoft.
Our partners make it possible.
׉	 7cassandra://wuXld6xw9iQ8Gvx3pDZC5aI3ZwEgTsMMJSoMe7DUpN8<`̵ UD7̖Ny׉ECOMMUNITY
NEWS
La fonction d’assistant a-t-elle encore un
bel avenir devant elle ?
Secretary Plus, filiale d’USG People spécialisée la sélection,
l’outsourcing et la formation d’assistants multilingues,
a publié un livre blanc : « La profession d’assistant :
toujours aussi indispensable ? », basé sur une enquête
auprès de plus de 1.600 managers et assistants.
Avec l’innovation technologique, de nombreuses tâches
ont été automatisées. À côté de cela, bon nombre d’activités
sont exercées différemment du fait de l’arrivée sur
le marché de nouveaux outils et applications. Mais où en
sont les assistants dans ce monde professionnel où la
seule constante, c’est le changement ?
L’enquête confirme : la fonction a de l’avenir mais est de
plus en plus complexe. Selon 78 % des assistants et 82 %
des managers, le plus grand effet de la technologie sur la
fonction d’assistant / collaborateur Office est qu’elle offre
d’excellentes perspectives d’avenir, aussi bien en termes
de gain de temps que de diversification des tâches.
Concernant la crainte pour l’avenir de la fonction et la
sécurité d’emploi, seuls 17 % des assistants et 13 % des
managers pensent que la technologie peut avoir un effet
négatif. Quant aux principales compétences épinglées par
les sondés, elles sont, dans l’ordre : la maîtrise des outils
numériques et nouvelles applications, la capacité à filtrer
de grandes quantités d’informations et la connaissances
des langues.
Pour en savoir plus : https://www.secretary-plus.be/fr/
evenements/livreblanc.
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
BECI - Chambre de
Commerce de Bruxelles asbl
Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée
Générale de BECI - Chambre de Commerce de
Bruxelles qui se tiendra au 500 Avenue Louise (salles
de réunion) le jeudi 1er
octobre 2015 à 16 h.
Ordre du jour :
● Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée
Générale ordinaire du 1er octobre 2014
● Rapport du Conseil d'Administration
● Rapport du Commissaire réviseur
● Approbation des comptes pour l'exercice
2014-2015
● Approbation du projet de budget et fixation du
montant de la cotisation pour l'exercice 2015-2016
● Décharge aux Administrateurs et Commissaire
réviseur
● Nomination du Conseil d’Administration
● Allocution du Président
● Attribution de la Médaille de BECI
Thierry Willemarck
Président
BECI – Union des Entreprises de
Bruxelles asbl
Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée
Générale de BECI – Union des Entreprises de
Bruxelles qui se tiendra au 500 Avenue Louise (salles
de réunion) le jeudi 1er
octobre 2015 à 16 h 30.
Ordre du jour :
● Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée
Générale ordinaire du 1er octobre 2014
● Rapport du Conseil d'Administration
● Rapport du Commissaire réviseur
● Approbation des comptes pour l'exercice
2014-2015
● Approbation du projet de budget et fixation du
montant de la cotisation pour l'exercice 2015-2016
● Décharge aux Administrateurs et Commissaire
réviseur
● Nominations statutaires
● Nomination du Commissaire Réviseur
● Allocution du Président
Thierry Willemarck
Président
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
77
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
4K Belux SPRL
Avenue joseph Jean Gossiaux 10 - 1160 Bruxelles
Code Nace : 1812001 - Impression de magazines,
autres périodiques, livres , etc. sur des presses
typograph., offset, héliogravure, flexograph., sérigraph.
etc, imprimantes électron., app. de reproduction,
app.de gaufrage1813013 - autres activités
graphiques. 46190 - Intermédiaires du commerce
en produits divers del. : Chloé Blieck
ABdressage - Balu Audrey PPE
Avenue De Fré 156 - 1180 Bruxelles del. : Audrey
Blau
AG Insurance SA
Boulevard Emile Jacqmain 53 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 65112 - Activités des entreprises d'assurances
multibranches à prédominance vie del. :
Antonio Cano
AG Insurance (rue du Pont Neuf 17 ) SA
Rue du Pont Neuf 17 - 1000 Bruxelles Code Nace :
65122 - Activités des entreprises d'assurances
multibranches à prédominance non-vie del. : Antonio
Cano
Ag Insurance - Botanique SA
Boulevard du Jardin Botanique 20 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 65122 - Activités des entreprises d'assurances
multibranches à prédominance non-vie
del. : Antonio Cano
Agence Etre SPRL
Drève de Linkebeek 59 - 1640 Rhode Saint Genèse
Code Nace : 7022001 - Conseils et assistance aux
entreprises et aux services publics en matière de
planification, d'organisation, de recherche du rendement,
de contrôle, d'information du gestion, etc.
del. : Dominique Poilpre
AIB - AGO Jobs & HR NV
Wolverstraat 23 - 8500 Kortrijk Code Nace : 78200 -
Activités des agences de travail temporaire del. :
Eline Vanneste
Alter and Go SPRL
Rue Haute 39 - 1380 Lasne Code Nace : 70220 -
Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion 85592 - Formation professionnelle del. :
Philippe Herbiet
Alternet - Comstrat SA
Quai d'Aa 6 - 1070 Bruxelles Code Nace : 62090 -
Autres activités informatiques del. : Dominique
Lambert
Aya Asian Food SPRL
Rue Ropsy Chaudron 24 - 1070 Bruxelles Code
Nace : 4631901 - Commerce de gros de fruits et de
légumes frais et en l'état, y compris les pommes
de terre 4721001 - Le commerce de détail de fruits
et légumes frais, y compris les pommes de terre
47810 - Commerce de détail alimentaire sur éventaires
et marchés del. : Zoubeir Zerrrouki
Belgosweet BVBA
Rue des Saules 52 - 1380 Lasne Code Nace : 10820
- Fabrication de cacao, de chocolat et de produits
de confiserie 70210 - Conseil en relations publiques
et en communication 70220 - Conseil pour
les affaires et autres conseils de gestion del. : Guy
Desseaux
Bodet SA
Zoning Nord Avenue Pasteur 19 - 1300 Wavre
Code Nace : 46480 - Commerce de gros d'articles
d'horlogerie et de bijouterie 46693 - Commerce de
gros de matériel électrique, y compris le matériel
d'installation 4777001 - Le commerce de détail
de montres et autres articles d'horlogerie del. :
Laurent Vandebotermet
Brussels Basketball ASBL
Rue Paul Janson 20 - 1020 Bruxelles Code Nace :
93123 - Activiteiten van overige balsportclubs -
Activités de clubs d'autres sports de ballon del. :
Serge Crèvecoeur
Building Management SA
avenue de la Couronne 380 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 71122 - Activités des géomètres 71209 -
Autres activités de contrôle et analyses techniques
81100 -Activités combinées de soutien lié aux bâtiments
del. : Jean-François Puissant Baeyens
Bureau Van Dijk Electronic Publishing SA
Avenue Louise 250 - 1050 Bruxelles Code Nace :
62010 - Programmation informatique 6311001 -
Traitement en continu ou non de données à l'aide,
soit du programme du client, soit d'un programme
propre à un constructeur: service de saisie de données,
traitement complet de données del. : Christophe
Van de Walle
Capture Création SPRL
Avenue Princesse Elisabeth 20 - 1030 Bruxelles
Code Nace : 18130 - Activités de
prépresse 59111 - Production
de films cinématographiques
73110 - Activités des agences
de publicité del. : Patrick Bombaert
CDS
Location SA
Digue du Canal 8 - 1070 Bruxelles Code Nace :
7729301 - La location de vaisselle, couverts, verrerie,
appareils électroménagers, etc. 82300 - Organisation
de salons professionnels et de congrès
9319901
- Promotion et organisation d'événements
sportifs tant pour compte propre que pour
le compte de tiers del. : Vincent Vandergoten
CityDepot NV
Scheepvaartkaai 5 - 3500 Hasselt Code Nace :
52290 - Autres services auxiliaires des transports
del. : Marc Schepers
78 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Ergonomic SPRL
Rue de Ransbeek 230 - 1120 Bruxelles Code Nace :
4321102 - l'installation de systèmes d'alimentation
de secours (groupes électrogènes) 46510 - Commerce
de gros d'ordinateurs, d'équipements informatiques
périphériques et de logiciels 62010 - Programmation
informatique del. : Charles Crespinet
Clusteo SA
Avenue Maurice 1 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 62010 - Programmation informatique
62020 - Conseil informatique 62030 - Gestion d'installations
informatiques del. : Emmanuel de Vinck
Cross-The-Bridge ASBL
Avenue Huart-Hamoir 48 - 1030 Bruxelles del. :
Olivier Brissaud
Cruz Consulting / Cruz André PPE
Avenue Louise 523 - 1050 Bruxelles del. : André Cruz
Digitweaks - Dmee Team SPRL
Avenue Eugène Plasky 201 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 59113 - Production de films autres que
cinématographiques et pour la télévision 62010 -
Programmation informatique 90012 - Réalisation
de spectacles par des ensembles artistiques del. :
Gaëtan Krop
Dotremont Lawyers & Negociators BVBA
Avenue Louise 65 - 1050 Bruxelles Code Nace :
69101 - Activités des avocats del. : Carl Dotremont
DRP - Droit de Rouler et de Parquer ASBL
Rue Armand de Roo 15 - 1030 Bruxelles del. :
Jacques Deliege
Dynamik HR SPRL
Rue de Genval 12 - 1301 Bierges Code Nace :
6920102 - Activités de conseil et de représentation
(autre que la représentation juridique), pour le
compte de clients, devant l'administration fiscale
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils
de gestion 82110 - Services administratifs combinés
de bureau del. : Bérangère Bernard
Edouard Moreels BVBA
Waggebrug 8 - 9881 Bellem
Code Nace : 13929 - Fabrication
d'autres articles textiles confectionnés,
sauf habillement 18200 -
Reproduction d'enregistrements
82990 - Autres activités de soutien
aux entreprises n.c.a. del. : Edouard Moreels
El Aisati Ahmed PPE
Rue Emile Delva 136 - 1020 Bruxelles Code Nace :
62010 - Programmation informatique 62020 -
Conseil informatique 62030 - Gestion d'installations
informatiques del. : Ahmed El Aisati
Emasphere SA
Rue Victor Libbert 36H - 6900 Marche Code Nace :
62010 - Programmation informatique 62020 -
Conseil informatique 62090 - Autres activités informatiques
del. : Didier Vankeerberghen
׉	 7cassandra://8SVH0I-yKGt8xiT2CIYL5XsZ6D6uu7hpetctEIhfWMQ`̵ UD7̖N맂׉ECOMMUNITY
Euromi-Group SPRL
Avenue des Vaillants 9 - 1200 Bruxelles Code Nace :
46213 - Commerce de gros d'huiles et de graisses
brutes d'origine végétale ou animale 46389 - Commerce
de gros d'autres produits alimentaires n.c.a.
46460 - Commerce de gros de produits pharmaceutiques
del. : Raphael Makondika
Facar Export SPRL
Rue Heyvaert 40 - 1080 Bruxelles Code Nace :
4511101 - Commerce de gros de véhicules automobiles
pour le transport des personnes, y compris
les véhicules automobiles spéciaux (p.ex.
ambulances), neufs ou usagés 4511301 - Commerce
de détail de véhicules automobiles pour le
transport des personnes, y compris les véhicules
automobiles spéciaux (p.ex. ambulances), neufs
ou usagés 45310 - Intermédiaires du commerce
et commerce de gros d'équipements de véhicules
automobiles del. : Fadia Farhat
Finessebrands SCRL
Avenue Eugene Plaskyl 40 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 5920302 - l'édition de produits combinant
livres et moyens audiovisuels. 7311001 - Conception
et réalisation de campagnes publicitaires pour
des tiers, en utilisant tous les médias 74103 - Activités
de design graphique del. : Stijn Van Belle
Fotozaza - André Isabelle PPE
Avenue de la Bourse 14 - 1300 Limal Code Nace :
62010 - Programmation informatique 62020 -
Conseil informatique 63120 - Portails Internet del. :
Isabelle André
Fresh Lane SPRL
Chaussée de Waterloo 225 - 1060 Bruxelles Code
Nace : 78200 - Activités des agences de travail
temporaire 97000 - Activités des ménages en tant
qu'employeurs de personnel domestique del. :
Magdalena Osmolska
Fulgor Immo SA
Rue de Livourne 45 - 1050 Bruxelles Code Nace :
63110 - Traitement de données, hébergement et
activités connexes 68100 -Activités des marchands
de biens immobiliers - 82190 - Photocopie, préparation
de documents et autres activités spécialisées
de soutien de bureau del. : Daniel Petre
Gentiane Steen PPE
Rue Van Eyck 50 - 1000 Bruxelles Code Nace :
47890 - Autres commerces de détail sur éventaires
et marchés 47910 - Commerce de détail par correspondance
ou par Internet 5811001 - l'édition de
livres, de livres scolaires, de brochures, etc. del. :
Bernadette Hernalsteen
GetSmily SA
Rue Louis de Geer 6 - 1348 Louvain-La-Neuve
del. : David Hachez – David Frenay
GFINE - Gestion, Finance & Informatique SPRL
Avenue Général Baron Empain 29 - 1150 Bruxelles
Code Nace : 63910 - Activités des agences de
presse 6920101 - Etablissement de déclarations
fiscales pour les particuliers et les entreprises
del. : Robert Francq
79 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015
Hayasei SARL
Quai Duperré 40 - 17000 La Rochelle - France del. :
Mohamed Zahhar
Horecon NV
Albert I Laan 104 - 8670 Oostduinkerke Code Nace :
64200 - Activités des sociétés holding 66300 -
Gestion de fonds 68100 - Activités des marchands
de biens immobiliers del. : Aurélie Beghin
Instruments Engineering Company SPRL
Avenue Louise 367 - 1050 Bruxelles Code Nace :
46190 - Intermédiaires du commerce en produits
divers 70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion 71121 - Activités d'ingénierie
et de conseils techniques, sauf activités des géomètres
del. : Larry Kalala M'Bay
Integrate-IT - 2 the Point- Internet Solutions
Company SPRL
Avenue des Etangs 96 - 1780 Wemmel Code Nace :
62010 - Programmation informatique 62020 -
Conseil informatique 63110 - Traitement de données,
hébergement et activités connexes del. : Yves
Roman
Inter Beton SA
Chaussée de La Hulpe 185 - 1170 Bruxelles Code
Nace : 23630 - Fabrication de béton prêt à l'emploi
23640 - Fabrication de mortiers et de bétons secs
23690 - Fabrication d'autres ouvrages en béton, en
ciment ou en plâtre del. : Thierry de Bonnet
Isabelle Leclercq Design SPRL
Avenue des Eglantiers 4B -
1180 Bruxelles Code Nace :
4615001 - Intermédiaires du
commerce en meubles, articles
de ménage et quincaillerie
71112 - Activités d'architecture
d'intérieur 74104 - Décoration d'intérieur del. :
Isabelle Leclercq
Kokcinelo ASBL
Rue de la Sabilière 14 - 1160 Bruxelles del. : Alan
Keepen
La Chrysalide Consulting SPRL
Parvis Sainte-Alix 51 - 1150 Bruxelles Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques et en communication
7022003 - Les activités d'audit général
78100 - Activités des agences de placement de
main-d'oeuvre del. : Natacha Van Hove
La Pergola SA
Avenue Houba de Strooper 783 - 1020 Bruxelles
Code Nace : 56101 - Restauration à service complet
5610101 - Restauration de type traditionnel
56301 - Cafés et bars del. : Romuald Dethye
Lacolhine SPRL
Rue François Gay 160 - 1150 Bruxelles Code Nace :
62020 - Conseil informatique - 63110 - Traitement
de données, hébergement et activités connexes
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils
de gestion del. : François de Lhoneux
Le Petit Nuage PPE
Rue Belliard 192 - 1040 Bruxelles Code Nace :
47810 - Commerce de détail alimentaire sur éventaires
et marchés del. : Yoan Argence
Leyton Belgium SA
avenue Lloyd George 7 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion del. : Jean-François Le Foll
Marilyne Communication SPRL
Boulevard Lambermont 131A - 1030 Bruxelles
Code Nace : 1814001 - Pliage, assemblage, agrafage,
reliure, collage, massicotage, dorage de
feuillets imprimés à insérer dans des livres, brochures,
périodiques, catalogues, etc. 74103 - Activités
de design graphique del. : Orlando Bordignon
MCM & Partners CVA
Zandstraat 10 - 8300 Knokke-Heist Code Nace :
6420011 - Le placement en actions 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de gestion del. :
Beatrice Moës
Montea Comm. VA
Industrielaan 27 - 9320 Erembodegem Code Nace :
41102 - Promotion immobilière non résidentielle
6499905 - Les financements d'import/export
68201 - Location et exploitation de biens immobiliers
résidentiels propres ou loués, sauf logements
sociaux del. : Jo De Wolf
Moreaux Vincent PPE
Avenue des Hortensias 35 - 1300 Limal Code
Nace : 69201 - Activités des experts-comptables et
des conseils fiscaux 69202 - Activités des comptables
et des comptables-fiscalistes del. : Vincent
Moreaux
NanoMegas SPRL
Boulevard Edmond Machtens 79 - 1080 Bruxelles
Code Nace : 2611003 - La fabrication de circuits
imprimés 2651002 - Fabrication de microscopes
autres qu'optiques et de diffractographes 72190
- Recherche-développement en autres sciences
physiques et naturelles del. : Laurent Fortune
Natixis Bank SETR
Avenue Louise 120 - 1050 Bruxelles Code Nace :
64999 - Autres activités des services financiers
6499905 - Les financements d'import/export
66110 - Administration de marchés financiers del. :
Laurence May
Nestlé Waters Marketing & Distribution SETR
Rue de Birmingham 221 - 1070 Bruxelles Code
Nace : 3530002 - Production et la distribution
d'eau froide ou de glace pour le refroidissement
46349 - Commerce de gros de boissons, assortiment
général del. : Emmanuel Gruffat
NewB SC
Rue Botanique 75 - 1210 Bruxelles Code Nace :
82990 - Autres activités de soutien aux entreprises
n.c.a. del. : Dirk Coeckelbergh
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
79
׉	 7cassandra://5ERho1Ew1IbTNsJDlSdgynKpTiT7UFMhQNCbnmcZIKUn`̵ UD7̖N맃UD7̖N맂#בCט   u׉׉	 7cassandra://wkyuR9FmyN0mXkSCCLBgu88xBHEzQDt0FfjpfGZVq3I ` ׉	 7cassandra://_uNvx6eUxq1fKDmh-YYNH9mg3bVL6eem75n3Mc4V7PQU"`S׉	 7cassandra://YfZLjdp7Yl8aM3eqpkFc0ZqCfn-NNGTU-3FEJC8t7lcU`̵ ׉	 7cassandra://TnXhas7HObiE8gtKuVkQhsubCzlKjYHnYvBscz3SQaAn,͠UD 7̖N맆ט  u׉׉	 7cassandra://8eaeM15I9d6Nf9jKKZoWdLoefyhh3DAWRc9O3z0ixas ` ׉	 7cassandra://n4cDre3MRSkQ358VyRIPpXU6DspC8uNqdwpKg3nRlgYRy`S׉	 7cassandra://ssRzVASifzD_NhoJmyGrWABWDVbv6JPVinsN8bHxEL07`̵ ׉	 7cassandra://9fSlpTFXoT0OYqBKoathu_4ZvmEXXfuU1Xq9mhSjJs4X̨͠UD 7̖N마נUD!7̖N맒 6Ke9ׁHmailto:events@beci.beׁׁЈנUD!7̖N맑 5Q9ׁHmailto:sso@beci.beׁׁЈנUD!7̖N말 4W9ׁHmailto:bem@beci.beׁׁЈנUD!7̖N맏 SO9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈנUD!7̖N많 KF9ׁHmailto:fs@beci.beׁׁЈנUD!7̖N맍 ^9ׁHmailto:bvdm@beci.beׁׁЈ׉ECOMMUNITY
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Ogilvy Group Belgium SA
Cantersteen 47 - 1000 Bruxelles Code Nace : 73110
- Activités des agences de publicité del. : Ann Maes
Olivier Delcros PPE
Höllstrasse 15 - 77694 Kehl - Germany del. : Olivier
Delcros
Osborne Clarke SCRL
Avenue Marnix 23 - 1000 Bruxelles Code Nace :
69101 - Activités des avocats del. : Thierry Viérin
Oserix SA
Rue de Jumet 83 - 6041 Gosselies Code Nace :
4614006 - Intermédiaires du commerce en machines
et équipements utilisés dans le secteur de
services 7120901 - Essais et analyses portant sur
composition, caractéristiques physiques, performances,
conformité à des textes réglementaires et
à des normes ou à un cahier des chges de matériaux,
pdts, install., etc. del. : Philippe Tessely
Peeping Tom ASBL
Rue des Etangs Noirs 97 - 1080 Bruxelles Code
Nace : 90012 - Réalisation de spectacles par des
ensembles artistiques del. : Quentin Legrand
PickMeUp BVBA
Londenstraat 60 - 2000 Antwerpen Code Nace :
46510 - Commerce de gros d'ordinateurs, d'équipements
informatiques périphériques et de logiciels
58290 - Édition d'autres logiciels 70210
- Conseil en relations publiques et en communication
del. : Olivier de Clercq
Pixxan SPRL
Rue Georges Huygens 28 A - 1160 Bruxelles Code
Nace : 18200 - Reproduction d'enregistrements
61900 - Autres activités de télécommunication
77292 - Location et location-bail de téléviseurs et
d'autres appareils audiovisuels del. : Nicolas Borlee
Production
SA
Place Favresse 47 - 1310 La Hulpe Code Nace :
74300 - Traduction et interprétation del. : Jérôme
Legris
Putmans Amélie - Racin Communications PPE
Rue de Termonde 168 - 1083 Bruxelles Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques et en communication
7311004 - La conception de films publicitaires
85592 - Formation professionnelle del. :
Amélie Putmans
Reeleda SPRL
Rue Jacques Jordaens 22 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 3212101 - Travail du diamant, y compris le
diamant de qualité industrielle: scier, tailler, polir,
etc. 4676101 - Le commerce de gros de diamants
bruts et de diamants façonnés del. : Diowo Shomba
Rever Cible SPRL
Avenue Brugmann 183 - 1190 Bruxelles del. : Abdel
Hamid Maher Sultan
80 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
Samskara Transmission PPE
Avenue Huart Hamoir 138 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en
communication 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion 82990 - Autres activités
de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Hélène
Feuillat
Sayin Nazife-Burcu PPE
Rue Charles Meert 76 - 1030 Bruxelles del. :
Nazife-Burcu Sayin
Size Communication SA
Lion Office Center Chaussée de Nivelles 81 - 83
- 1420 Braine-l'Alleud Code Nace : 73110 - Activités
des agences de publicité 73200 - Études de
marché et sondages d'opinion del. : Bruno van
Marsenille
Space Builders & Designers
Obour Building Salah Salem 2 - Cairo - Egypt del. :
Salma Shamseldin
Start People Uccle SA
Chaussée de La Hulpe 1 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 78200 -Activités des agences de travail temporaire
del. : Aurélie t'Kint de Roodenbeke
Stratos SPRL
Rue Jacques Rayé 20 - 1030 Bruxelles del. : Daniel
Galle
Stravigo SPRL
Valerius de Saedeleerlaan 1 - 9830 Sint-MartensLatem
Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion del. : Evelyne
Schöller
TAG bxl SPRL
Rue des Renards 1A - 1000 Bruxelles Code Nace :
47787 - Commerce de détail d'objets d'art neufs
en magasin spécialisé 4779101 - Le commerce
de détail d'antiquités et objets d'art anciens del. :
Johanna Suo
Tensy - Syrbain Cellier PPE
Boulevard de la Cambre 42 - 1050 Bruxelles del. :
Syrbain Cellier
The Bridge SPRL
Avenue Reine Astrid 237 - 1950 Kraainem Code
Nace : 68311 - Intermédiation en achat, vente et
location de biens immobiliers pour compte de
tiers 68312 - Estimation et évaluation de biens
immobiliers pour compte de tiers 81100 - Activités
combinées de soutien lié aux bâtiments del. : Anne
Cipolla
The Good Chocolate Company SPRL
Avenue de la Toison d'Or - 24 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 4617001 - Intermédiaires du commerce en
denrées alimentaires et en tabac 46370 - Commerce
de gros de café, de thé, de cacao et d'épices
47242 - Commerce de détail de chocolat et de confiserie
en magasin spécialisé del. : Jennifer Moriconi
The Liberty Company BVBA
Avenue Gloires Nationales 6 - 1081 Bruxelles
Code Nace : 64200 - Activités des sociétés holding
73110 - Activités des agences de publicité
82300 - Organisation de salons professionnels
et de congrès del. : Jolanda Van Beek
U-Drive SCRI
Axisparc Fond Cattelain 2 - 1435 Mont-SaintGuibert
del. : Jean-Claude Franck
Upscale Distribution
Avenue de Saturne 2A
1180 Bruxelles
del. : Pierrick Vin
V'Ro TV - Rocha Veronica PPE
Rue des Passereaux 2 - 1480 Tubize
del. : Veronica Rocha
Wibee SPRL
Rue de la Boisette 13 - 1340 Ottignies Louvainla-Neuve
Code Nace : 77110 - Location et location-bail
d'automobiles et d'autres véhicules
automobiles légers (< 3,5 tonnes)
del. : Pierre Oldenhove
WJT International BVBA
Victor Govaerslaan 11 - 2170 Antwerpen Code
Nace : 52100 -Entreposage et stockage, y compris
frigorifique 52290 Autres services auxiliaires
des transports 5229031 - Activités des
commissionnaires de transport qui concluent
pour compte propre des contrats de transport
de marchandises mais font effectuer le transport
par des tiers del. : Wissam Charwani
Xperthis Group SA
Rue d'Arlon 53
1040 Bruxelles Code Nace : 46510 Commerce
de gros d'ordinateurs, d'équipements
informatiques périphériques et de
logiciels 62010 Programmation informatique
62030 Gestion d'installations informatiques
del. : Melchior Wathelet
Ypsilonn SCRL
Rue Morel 4 - 7500 Tournai Code Nace : 88101
Activités des aides familiales à domicile, sauf
soins à domicile del. : Fanny L'erario
׉	 7cassandra://YfZLjdp7Yl8aM3eqpkFc0ZqCfn-NNGTU-3FEJC8t7lcU`̵ UD 7̖N막׉E AGENDA
Environnement, urbanisme, mobilité
Stratégie et gestion
16.09.15
60’ chrono : La sécurité informatique
vous concerne aussi
23.09.2015
Big Data, Big Challenge : comment
le Big Data peut améliorer votre
quotidien et vous offrir de nouvelles
opportunités
Management & RH, Personal improvement
22.09.15
Présentez-vous, présentez un projet, un
concept en 120 mots ou 45 secondes ou
l’Elevator Picth
30.09.15
Intelligence émotionnelle
➜ Brigitte van der Mensbrugghe
+32 2 643 78 30 – bvdm@beci.be
Législation sociale
05.10.2015
Dispenses de versement de précompte
professionnel et inspections : points
d’attention et sécurisation
06.10.2015
Comment faire face à un besoin urgent
en compétences spécialisées et temporaires
?
09.10.2015 et 21.01.2016
Elections sociales : affûtez vos crayons !
15.10.2015
Les recherches juridiques sur internet
30.10.2015
BECI HR Lunch
09.11 et 16.11.2015
Négociation avec les syndicats : atelier
pratique
23.11.2015
La fausse-indépendance : pièges à
éviter et risques
30.11.2015
Actualité de la rupture du contrat
de travail
➜ Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
** En néerlandais uniquement
10 et 11.09.2015
Les fondamentaux du management
environnemental
17.09.2015
Stop au gaspi
25.09.2015
Redessinez votre politique mobilité
22.10.2015
Mobilité : dopez la pratique du vélo dans
votre entreprise
23.10.2015
Votre entreprise est pleine d’énergie
27.11.2015
Des trésors dans vos poubelles
➜ Erick Thiry
+32 2 643 78 36 - eth@beci.be
Diversité
Du 01.10 au 27.10.2015
Diversity Management
10.11.2015
Place du culte en entreprise
➜ Bouchra El Mkhoust
+32 2 643 78 20 - bem@beci.be
29.09.2015
Matchmaking event – EU-Asean days
Expo 2015 – Milan
1.10.2015
Rencontres d’affaires avec une délégation
marocaine de la Chambre de
Commerce Belgo-marocaine
5.10.2015
Rencontres d’affaires avec une délégation
polonaise – Secteur alimentaire
13.10.2015
Exportation de produits à usage civil et
militaire : licence et sanctions de l’Union
européenne
13.10.2015
Matchmaking event – Anuga 2015 –
Cologne
16.10.2015
Matchmaking event – Baltic Fashion &
Textile – Vilnius
23.10.2015
Matchmaking event – European Fair for
Entrepreneurial Finance - Bruxelles
27.10.2015
Appels d’offre et marchés publics européens
: saisissez les opportunités !
27.10.2015
Matchmaking event – Dual use technologies
– Séville
18.11.2015
Matchmaking event - Food Matters Live
- Londres
16.09.2015
Infrastructure Club for Africa – Expériences
et nouveaux développements de
Brussels Airlines en Afrique
16.09.2015
Matchmaking event – For Arch –
construction – Prague
22.09.2015
Matchmaking event – Polagra Food –
Poznan
22.09.2015
Les six techniques de négociations
B to B utilisées dans le monde
24.09.2015
Entretiens individuels avec les attachés
douaniers des pays BRICS
28.09.2015
Matchmaking event – EU Food Tourism
event Expo 2015 – Milan
➜ Beci’s International Department
+32 2 643 78 02 - sso@beci.be
10.09.2015
Afterwork
14.09.2015
CEO Meeting – Banque Delen
15.09.2015
Speed Business Lunch
22.09.2015
Zinner Circle**
20.10.2015
Brussels Meets Brussels – Smart Human.
Smart City.
05.11.2015
Afterwork
➜ Beci Events
+32 2 643 78 13 – events@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015
81
׉	 7cassandra://ssRzVASifzD_NhoJmyGrWABWDVbv6JPVinsN8bHxEL07`̵ UD 7̖N맊UD 7̖N막#בCט   u׉׉	 7cassandra://PY62vQVQU7GTwj9cV_3_VhrsMMLk28PM0jj0gYjwm34 qN`׉	 7cassandra://0MwysyTLYuv4vfVE0cAEkv9YBTmScl-A7dGGWaqgJLM[`S׉	 7cassandra://I_zJqWtf2zu5ckQsPdSzgMqfX6fsAPnkDfAnlFXBLO8!`̵ ׉	 7cassandra://yPvx-i5lgWxYHHUUoQXStlDG4y67FcPCwNNIc8I7ORo Z>AH͠UD*7̖N맚נUD*7̖N맠 6X9ׁHhttp://www.peugeot.beׁׁЈנUD*7̖N맟 
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société possède en Belgique un numéro d’entreprise ou au Grand-Duché de Luxembourg un numéro de T.V.A. et dont le véhicule (jusqu’à 3,5 T de
PMA) est utilisé par la société et immatriculé à son nom.
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