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le magazine des entreprises bruxelloises
Commerce
international
Le Club Export
est lancé !
P.24
Se faire connaître à
l’étranger : 8 conseils
P.30
Missions économiques :
à quoi ça sert ?
P.33
Marc Decorte,
nouveau président
de Beci
P.13
ISSN 2406-3738
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Gouvernance,
mission possible !
Gouvernance à Bruxelles, mission (im)possible ? Telle était
posée par Beci le 18 octobre, lors de son événement annuel Brus
Meets Brussels.
Et de gouvernance, il en a été beaucoup question à Bruxell
ces derniers mois. Depuis l’été, les propositions se sont accumulées
: réduction du nombre de structures, du nombre de
leurs administrateurs et de la hauteur des rémunérations
à la Ville de Bruxelles ; « plan de gouvernance » de Rudi
Vervoort, qui postule un décumul régional et la réduction
du nombre d’échevins dans les communes ; sans oublier
le cahier de 32 mesures déposé par Ecolo, Groen et Défi,
auquel s’est ensuite rallié le PS : cadastre des rémunérations,
déclaration des éventuels conflits d’intérêt, dépolitisation
des recrutements, etc.
On se félicitera bien sûr de cette volonté de réforme qu’affiche
le monde politique. Mais le point commun de tous ces projets
– outre qu’ils reprennent nombre d’idées évoquées par le passé – c’est qu’ils sont
précisément initiés par le seul monde politique, lequel se propose d’édicter les règles
destinées à encadrer son propre fonctionnement. C’est sa légitimité, mais c’est un
exercice qu’il sera particulièrement délicat de mener à bien dans un cercle fermé.
Marc Decorte, Président de BECI
L’enjeu est tel qu’il mérite sans doute un débat plus
large, impliquant la société civile, les associations citoyennes
ou le monde académique. C’est à ceux-ci que nous avons
voulu donner la parole le 18 octobre et c’est d’eux qu’émanent ces quelques pistes
de réflexion, parmi d’autres : élargir le nombre de documents rendus publics ; rendre
accessible la liste complète des membres des cabinets ; soumettre ces derniers à
l’obligation de déclaration de mandats, fonctions et professions ; rendre accessibles
en ligne les comptes annuels de toutes les asbl ; ou encore, repenser la répartition
des compétences locales et régionales, sous l’angle de l’efficacité.
Toutes ces propositions, qui ont leur part de justesse, constituent une source d’inspiration
susceptible de fertiliser la réflexion politique.
Alors, gouvernance à Bruxelles ? Oui, mission possible ! À condition d’en débattre de
manière ouverte et inclusive, avec toutes les parties prenantes. L’invitation est lancée.
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
1
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HSOMMAIRE
4
Digest
10 BECI online
Think Tank
13 Marc Decorte, nouveau président de Beci
16 Pour ou contre la construction de nouvelles tours à
Bruxelles ?
17 Trop is te veel !
19 Métro Nord : Fluctuat nec mergitur
Topic : commerce international
23 D’un coup d’œil : le commerce extérieur bruxellois
24 Club Export : « Ensemble, on maximise les chances de
réussite »
25 Les incitants à l’exportation se modernisent
26 Ces entreprises qui cartonnent à l’étranger
30 Se faire connaître à l’étranger : 8 conseils d’entrepreneurs
33
Missions économiques : à quoi ça sert ?
36 Exporter grâce à votre site web
37 Investissement : Bruxelles garde ses atouts, mais...
40 Adoptez la culture des polders !
42 L’économie circulaire financée par l’Europe
43 Innovation Plane to Berlin : envolez-vous !
44 Migration inverse : back to the roots
Entreprendre
47 Les aides à l’emploi se « bruxellisent »
50 Starter : Naturalogic, capital naturel
51 Avez-vous déjà pensé au crowdlending ?
52 Transition : Lars Zimmermann, l’économie circulaire
open source
54 Performance commerciale : quand le filtre s’encrasse
56 Droit des sociétés : « Un bond de deux siècles »
Community
57 L’actualité BECI en photos
59 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
62 Demandes d’admission
63 Agenda
64 Index
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 29 – Novembre 2017
Au mois de
décembre :
Gestion des risques
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Johan Debière, Didier Dekeyser, Laurent De
Smet, Vincent Delannoy, Ophélie Delarouzée,
David Hainaut, Gaëlle Hoogsteyn, Marc
Husquinet, Victor Lepoutre, Cédric Lobelle,
Guy Van den Noortgate, Danaï Siakoudi, Xavier
de Troostembergh, Peter Van Dyck, Morgan
Van Cleven, Miguel Van Keirsbilck et Laurie
Verheyen.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
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Bruxelles métropole/Brussel Metropool
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Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
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BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
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BRUSSEL
ONDERNEMING
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DIGEST
Spadel élue Entreprise de l’Année 2017
Le groupe Spadel, spécialisé dans la production d’eaux
minérales naturelles, eaux de source et boissons rafraîchissantes,
a remporté le titre d’Entreprise de l’Année
2017. Un membre de Beci succède ainsi à un autre
membre de Beci : Daoust, lauréat de l’année passée.
Spadel, leader sur le marché du Benelux, possède aussi
une forte position régionale en France et au RoyaumeUni.
Le groupe, qui compte 1.287 employés, a réalisé en
2016 un chiffre d’affaires de 250,4 millions d’euros.
instruments destinés à synthétiser des substances
radio-pharmaceutiques utilisées notamment dans le
diagnostic de nombreuses formes de cancer. Trasis
succède à Real Impact Analytics.
Info : www.lentreprisedelannee.be
Sommet social : la mobilité parmi les
priorités socio-économiques
Fin septembre, le gouvernement bruxellois et les
membres du Conseil Économique et Social (CESRBC,
où siège Beci au nom des entreprises bruxelloises) se
sont réunis en Sommet Social afin de déterminer les
chantiers prioritaires de la Stratégie 2025 pour l’année
2017-2018. Ce travail réalisé entre les différents ministres
régionaux et les partenaires sociaux bruxellois
fait l’objet d’un tableau reprenant 69 nouvelles priorités
que le Gouvernement s’engage à réaliser cette année,
en collaboration et en concertation avec les acteurs socio-économiques.
«
Spadel est une entreprise familiale qui met un accent
particulier sur ses valeurs : passion, ouverture, proximité
et progrès. Elle veut construire une entreprise durable
dans un monde durable et sa stratégie s’articule
autour de la vision ‘Natural Hydration for a Healthy Tomorrow‘.
Le Groupe a été élu en 2014 parmi le top-10
européen des entreprises les plus durables. Cette vision
correspond complètement avec les valeurs de ‘l’Entreprise
de l’Année’ », précise Marie-Laure Moreau, associée
chez EY, qui organise le concours en collaboration
avec L’Echo et BNP Paribas Fortis.
« L’équipe unie et talentueuse, menée par Marc du Bois,
a réussi à rajeunir les marques, faire des investissements
risqués et mener tambour battant les ventes de
filiales non-core. La motivation du jury dans son choix
fut triple: tout d’abord, l’innovation environnementale
avec une détermination permanente pour le développement
durable. Ensuite, la pertinence du choix stratégique
dans le développement international et enfin,
la gouvernance professionnelle d’un groupe pourtant
contrôlé par une seule personne, qui sait s’entourer,
écouter et se faire conseiller. Spadel est donc un bel
exemple d’ambition pour les entreprise wallonnes et
bruxelloises : une entreprise qui, d’une petite source
des Fagnes, est devenue un des fleurons agro-alimentaires
de nos régions », souligne le président du jury,
Laurent Levaux.
Par ailleurs, le titre d’Entreprise Prometteuse de
l’Année 2017 a été attribué à Trasis, une société qui
conçoit, fabrique et commercialise mondialement des
4
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
Parmi ces 69 priorités figurent notamment l’adoption
des premiers accords sectoriels « 100 % bruxellois »,
celle d’un Plan Industriel pour Bruxelles, la mise en
œuvre d’un nouveau schéma de développement commercial,
la mise en place d’un Fonds en Économie Circulaire,
celle de l’Observatoire bruxellois de l’emploi et
de la formation, la poursuite d’une harmonisation et
d’un allègement des fiscalités locales ayant un impact
sur l’économie, etc.
La mobilité, reconnue comme le point noir du développement
économique bruxellois, constituera un objectif
particulier. Il est proposé que tous les textes réglementaires
concernant les politiques de mobilité reçoivent
à l’avenir l’avis du Conseil économique et social et que
des modalités de concertation concernant les chantiers
majeurs soient désormais organisées avec les
partenaires sociaux. Ainsi, on retrouve dans ce nouvel
objectif « Mobilité » des chantiers comme le plan
pluriannuel d’investissement pour la rénovation des
tunnels, la création de pistes cyclables, la création de
parkings de transit ou encore l’adoption d’un Plan Taxi.
Selon Jan De Brabanter, secrétaire général de Beci-UEB
et vice-président du CESRBC, « La Stratégie
2025 s’avère être une excellente méthode de travail
pour ce gouvernement. Un sommet social constitue
l’occasion de dresser un bilan intermédiaire et de baliser
les priorités de demain, d’autant plus que les
dossiers impliquant une participation totale des partenaires
sociaux sont clairement identifiés. Pour les employeurs
et les employés, ce ne sont évidemment pas
les objectifs qui comptent, mais bien les résultats des
politiques menées. »
D.R.
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DIGEST
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36 chercheurs d’emploi formés au
commerce international
La secrétaire d’État au commerce extérieur Cécile Jodogne
a remis leurs certificats d’aptitude à 36 chercheurs
d’emploi ayant suivi cette année les cycles de
formation au commerce international organisés par
Bruxelles Invest & Export, en collaboration avec Cefora/Cevora,
Bruxelles Formation et VDAB Brussel.
Deux programmes de formation sont proposés chaque
année aux chercheurs d’emploi bruxellois : le Brussels
Young Exporters Programme (BYEP) et la formation
Assistant Import-Export (AIE). Elles combinent théorie
et pratique, se clôturant par un stage au sein d’une
PME bruxelloise active à l’international. Objectif : offrir
aux candidats une opportunité de réorientation de carrière
avec une ultime finalité, l’emploi.
Pour Bénédicte Wilders, directrice de Bruxelles Invest &
Export, le stage en entreprise s’avère primordial :
« Non seulement pour le stagiaire qui peut mettre sa
formation directement en pratique, mais aussi pour
LIVRES • JEUX DE SOCIÉTÉ
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« Bruxelles a une vocation internationale, ce qui est un
atout pour les stagiaires qui suivent ces formations.
Depuis leur lancement il y a plus de dix ans, 311 chercheurs
d’emploi ont ainsi été formés aux techniques
du commerce international. Le taux moyen d’insertion
professionnelle des diplômés atteint 70 % », indique
Olivia P’tito, directrice générale de Bruxelles Formation.
Et
comme le précise Cécile Jodogne : « Former les
jeunes et les demandeurs d’emploi au commerce international,
ce n’est pas seulement leur donner un fameux
atout sur le marché de l’emploi, mais c’est aussi
les ouvrir au monde actuel, dans lequel les échanges
internationaux ont pris de plus en plus d’importance. »
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BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
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Les nouvelles formes de travail ne sont
plus un tabou
Dans monde digital en pleine transformation, les modèles
alternatifs de travail – les emplois dits de « nouvelle
génération » – répondent à une évolution des besoins
des entreprises, mais aussi des travailleurs.
ManpowerGroup a analysé
ces tendances et
interrogé plus de 9.500
travailleurs dans 12 pays
à travers le monde. Il en
ressort que ces emplois
« nouvelle génération »
(intérim, freelance, indépendant,
temps partiels,
platform worker,
etc.) ne sont plus un tabou
pour les travailleurs
en 2017. Bien au contraire, ces nouvelles manières
d’exercer son activité professionnelle sont devenues
une option valable pour 87 % d’entre eux. 90 %
des travailleurs qui y ont recours en sont satisfaits.
Philippe Lacroix
Les nouvelles formes de travail flexibles ont des
adeptes dans toutes les générations. Elles sont plus
populaires dans les pays où l’on recense une plus
grande proportion de Millennials (18-24) et où la législation
sur le marché du travail est moins rigide.
La possibilité d’obtenir des revenus supplémentaires
(38 %), le développement des compétences et de l’employabilité
(33 %) et la liberté offerte au niveau personnel
(32 %) sont les trois atouts principaux plébiscités
par les candidats.
Selon ManpowerGroup, le développement des nouvelles
formes de travail constitue un momentum à ne
pas manquer. Philippe Lacroix, Managing Director de
ManpowerGroup explique : « Il est illusoire de penser
freiner ce mouvement. Le défi consiste à réconcilier la
flexibilité des nouveaux modèles de travail avec la sécurité
et la protection du travail traditionnel. C’est une
responsabilité de tous les acteurs sur le marché du travail
: entreprises, travailleurs et politiques. » Toujours
selon ManpowerGroup, dans un marché marqué par
une difficulté croissante à trouver des candidats qualifiés,
alors que le spectre du vieillissement pèsera toujours
plus dans les années à venir, la multiplication des
contrats de travail devrait pouvoir contribuer à renforcer
le taux d’activité et le taux d’emploi.
ManpowerGroup a publié un nouveau white paper
#GigResponsibly, The Rise of nextGen Work.
Info : www.manpowergroup.be
© ManpowerGroup
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DIGEST
Start it @KBC rejoint le Global
Accelerator Network
Start it @KBC, l’accélérateur de starters du groupe KBC,
a reçu en octobre une nouvelle promotion de 41 startup.
Celles-ci bénéficieront désormais d’opportunités
élargies au niveau international. En effet, Start it @KBC
a rejoint le GAN, Global Accelerator Network, club très
sélect (accessible uniquement sur invitation) qui rassemble
quelques-uns des meilleurs accélérateurs du
monde.
Start it @KBC est le seul accélérateur belge à faire partie
du GAN, un réseau qui s’étend sur cinq continents et
120 villes, et réunit 85 accélérateurs de premier plan.
Le GAN constitue le plus important réseau de start-up
du monde. De grands noms comme TechStars, Startupbootcamp
et Numa en font d’ailleurs partie.
« Comme premier accélérateur belge, nous nous devons
de regarder par-delà nos frontières et de rejoindre
un écosystème de start-up international », explique
Lode Uytterschaut, fondateur de Start it @KBC. « Au
sein du GAN, nous pourrons proposer une série d’avantages
à nos start-up. Nous pourrons notamment les
présenter aux plus grandes entreprises technologiques
du monde entier ou leur ouvrir la route vers des marchés
extérieurs pour soutenir leur expansion internationale.
« Notre adhésion au GAN présente également
un intérêt pour Start it @KBC. En effet, les membres
du GAN échangent régulièrement leurs expériences et
leurs connaissances. Nous pourrons ainsi continuer à
être le meilleur accélérateur pour nos start-up et à stimuler
l’économie belge », ajoute Lode Uytterschaut.
La prochaine pitchwave de Start it @KBC aura lieu en
février 2018. Les start-up peuvent donc soumettre
leur projet commercial dans les prochains mois via
www.startit.be.
Proximus acquiert Unbrace, une société
de développement d’applications
Proximus annonce l’acquisition d’Unbrace, une société
de développement d’applications. Cette jeune société
belge a connu une rapide expansion en assistant des
entreprises au cours de leur transformation digitale.
Cette acquisition s’inscrit parfaitement dans l’ambition
de Proximus de devenir un fournisseur de services numériques.
La transformation digitale redessine le paysage
ICT de toutes les sociétés. S’ils comptent rester
performants, les fournisseurs ICT comme Proximus
devront se montrer capables d’intégrer des applications,
de développer des API (Application Programming
Interface), de numériser les actifs historiques des
entreprises… L’acquisition d’Unbrace constitue pour
Proximus une nouvelle initiative visant à étendre ses
compétences de développement, de manière à se profiler
comme partenaire en matière de transformation
digitale.
8
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
Fondée en 2013 et établie à Sint-Job-in-‘t-Goor, Unbrace
est une société innovatrice de développement
d’applications, employant actuellement 11 développeurs
de logiciels. Elle facilite la transformation digitale
d’entreprises en créant des applications web tout
en misant résolument sur l’expérience utilisateur. Ces
applications personnalisées aident les entreprises à
interagir avec leurs clients, responsabilisent leurs collaborateurs
et offrent une optimisation opérationnelle.
Unbrace est le fruit de l’inspiration des entrepreneurs
Sven Huijbrechts et Olivier Malherbe, qui avaient déjà
créé en 2005 la société ClearMedia, un fournisseur de
solution cloud racheté par Proximus en 2014.
Aucun détail financier n’a été communiqué concernant
la transaction.
Info : www.proximus.be
ESP A CE MEMBRE
Bragard S.A. Benelux :
vêtement professionnel et
vêtement d’image
Bragard combine les forces d’une société
internationale à un savoir-faire
textile français de plus de 80 ans, ce
qui en fait un leader européen dans
le domaine du vêtement professionnel
et du vêtement d’image.
La haute qualité des produits Bragard est la garantie d’une
expertise textile maîtrisée et d’un confort optimal au travail
permettant aux clients de se concentrer sur l’essentiel :
l’expression de leur savoir-faire. Bragard habille les femmes
et les hommes qui, dans leur profession, engagent le meilleur
d’eux-mêmes.
La société anonyme Bragard Benelux qui existe depuis plus
de 30 ans, distribue et assure le suivi pour la totalité des
uniformes de la gamme. Nous sommes 10 conseillers sur
le terrain à l’écoute de nos clients. Voici quelques-unes de
nos références chez qui nous assurons la totalité ou une
grande partie de l’habillement du personnel en Europe :
Les hôtels Sheraton, Le Méridien, Westin, Park Inn, Hilton,
Lucien Barrière… Les compagnies telles que la Compagnie
du Ponant, les Croisières Costa et Cunard, S.F.R, O.G.F…
Notre catalogue contient plus de 3000 références de stock
ce qui nous permet de privilégier la rapidité et le circuit
court. En effet, nos usines sont situées dans un périmètre
restreint en France, Pologne, Portugal et Tunisie.
Bragard Benelux
Axis Parc, Rue du Fond Cattelain, 2
1435 Mont-Saint-Guibert
0032(0)63.22.16.76
Alexandre.Blondiaux@
Bragard.com
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Ma mobilité
en poche, nulle
part ailleurs ! ’’
Charlotte
Le pionnier de la mobilité intelligente
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BECI ONLINE
Social Media
Les chantiers se multiplient ces derniers mois
dans Bruxelles et durent parfois longtemps…
Olivier Willocx a mis le sujet sur la table.
La gouvernance était au centre des débats,
le 18 octobre au Cercle de Lorraine, lors de
notre événement Brussels Meets Brussels.
Nous y reviendrons dans notre magazine
de décembre.
#BECImember : Avempace, qui propose un lieu
d’étude et une aide à la réussite, était l’un des
starters accompagnés par Beci en 2017.
Après le succès de
l’Innovation Train to
Paris, au mois de
juin, Beci emmène
cette fois les entrepreneurs
à Berlin.
Ce sera les 23 et
24 novembre prochains
: article à lire
en p. 47.
Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter.
10
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
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BECI ONLINE
Dans votre newsletter d’octobre
Une agence commerciale allemande
propose d’assurer la
distribution de pièces et d’équipements
pour les secteurs de
l’automobile et de l’électro-ménager
; une entreprise de distribution
de technologie médicale
cherche des appareils innovants
et des projets de R&D ; une PME
allemande propose ses services
de production vidéo : quelques
exemples tirés de la Partnership
Opportunites Database.
Info : www.brusselsnetwork.be
Vous êtes une PME et vous aimeriez
soumettre un dossier de demande
de subsides à la Région
Bruxelles-Capitale ? Vous êtes
perdu et ne savez pas quel subside
correspond le mieux à votre
activité ? Jetez un coup d’œil à nos
fiches récapitulatives expliquant
simplement et concrètement les
différentes aides disponibles.
Info : Makeda Berhanu Kebede,
mbk@beci.be.
Si le bien-être physique passe
sans aucun doute par un bien-être
psychique, l’inverse est aussi vrai.
Difficile de se sentir bien quand
notre corps va mal. Quelques
pistes pour vous détendre lors de
vos voyages et réunions d’affaires,
mais aussi derrière votre bureau.
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
11
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ENTRETIEN
Marc Decorte, président de Beci :
« L’avenir est à l’écosystème business »
Le 18 octobre dernier, l’Assemblée Générale de Beci désignait Marc Decorte à la
présidence, pour succéder à Thierry Willemarck. Le nouveau président, par ailleurs
CEO de Shell Belgique et Luxembourg, porte un regard confiant sur l’avenir
de l’entreprenariat bruxellois et sur celui de sa chambre de commerce.
Emmanuel Robert
S
i Marc Decorte est un « echte Brusseleir » (il
a vécu à Anderlecht, Evere, puis Woluwe), il se
définit avant tout comme un citoyen du monde :
« Ma carrière m’a amené à m’expatrier douze années,
à Londres puis à Budapest, et m’a fait voyager partout
dans le monde. Cela a certainement élargi mon regard.
Ce que j’en retiens, c’est que l’ouverture sur le monde
est une richesse, tant humainement que sur le plan des
affaires. On a toujours quelque chose à apprendre des
autres. »
Un background d’entrepreneur
Sa carrière, Marc Decorte l’a entamée, en quelque sorte,
dans l’affaire familiale : « Mes parents avaient une petite
entreprise dans le secteur alimentaire, à Anderlecht ;
plus tard, dans l’immobilier résidentiel, toujours sur le
marché bruxellois. Cela m’a d’emblée mis au contact des
réalités d’une PME. » Une fois acquis son diplôme d’ingénieur
(à l’UCL, avec une spécialisation en télécoms),
Marc Decorte est entré dans la vie professionnelle chez
Moorkens, groupe anversois essentiellement actif dans
l’importation et la distribution de voitures. Deux ans plus
tard, il passait au service du groupe Shell, qu’il n’a plus
quitté depuis et où il a occupé diverses positions, parfois
simultanément ; les unes au niveau local, d’autres au
niveau européen ou global. Avec un fil conducteur : sa
passion pour la technologie et pour les affaires.
Dans ses positions les plus récentes, Marc a eu la responsabilité
de développer et de consolider le business
retail du groupe Shell dans les pays d’Europe de l’Est, y
compris la Russie. À son retour en Belgique en 2006, il
prend la direction de l’équipe globale pour la gestion des
cartes de carburant et de fidélisation. De 2011 jusque fin
2016, Marc crée une nouvelle équipe de transformation
digitale couvrant l’ensemble des activités pour le Groupe
Shell au niveau mondial.
« En parallèle, depuis un certain nombre d’années, je me
suis investi dans l’accompagnement de startups qui utilisent
les technologies numériques pour créer de nouveaux
business models », poursuit-il. « Je fais du coaching
et je leur apporte une aide stratégique dans leur
approche du marché, pour les aider à s’organiser, assurer
leur croissance et pouvoir la gérer, ce que je combine
éventuellement avec un rôle non-exécutif dans leur
conseil d’administration. »
Élargir les horizons
« L’ancrage belge est très important pour moi, ainsi
que l’ancrage bruxellois », affirme Marc Decorte.
« Mais cela ne signifie en aucun cas le repli sur soi. J’ai
vu une variété de villes et d’économies dans ma carrière.
Bruxelles a ses propres atouts. Dans le passé,
nous avons réussi à attirer chez nous les institutions
européennes et l’OTAN ; on peut en être fiers. Mais pour
exprimer son vrai potentiel, Bruxelles doit se réinventer
continuellement et rayonner au-delà de ses frontières.
C’est là que sont les opportunités de croissance.»
Des exemples de bonnes pratiques ? « Il suffit d’observer.
On pourrait évoquer un certain manque d’assertivité
des Belges, par exemple. À l’étranger, nous sommes
souvent perçus comme des gens pragmatiques, capables
d’atteindre des compromis, ce qui est une grande
qualité, mais peut-être sommes-nous trop modestes.
On n’aime pas trop se vendre, au contraire des Américains
ou des Néerlandais, qui intègrent l’éloquence et la
capacité de se vendre très tôt dans le cycle d’éducation.
C’est dans leur ADN ; nous devrions l’intégrer dans le
nôtre aussi. »
Grandes et petites entreprises en symbiose
De Beci, dont il assume désormais la présidence pour
les trois prochaines années, Marc Decorte dit avoir
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
13
© Reporters
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fonctionnent. J’y crois fermement et The Cham s’inscrit
exactement dans cette perspective : c’est une évolution
dans la continuité des services de la Chambre de Commerce.
Quant à moi, j’y apporte mon expérience pour
rendre l’initiative plus solide et plus porteuse. C’est
d’ailleurs l’une des motivations qui m’ont poussé à accepter
ce rôle de président, parce que la Chambre a initié
un projet stratégique dans une direction que je soutiens
à 100 % et qui correspond à mes propres centres
d’intérêt. »
appris à vraiment la connaître depuis son retour en Belgique
: « J’étais souvent en déplacement à l’étranger
mais, quand j’étais à Bruxelles, je fréquentais les événements
de Beci qui me donnaient l’impression d’une
belle machine, bien huilée. C’étaient – ce sont toujours –
des moments privilégiés pour rencontrer, en même
Je suis persuadé que nous
évoluerons de plus en plus dans un
écosystème, où les entreprises de
toutes tailles ont un rôle à jouer.
temps et dans le même lieu, les capitaines d’entreprises
de Bruxelles. Non seulement les chefs de grandes entreprises,
mais aussi un mix intéressant d’entreprises
beaucoup plus petites. » C’est ce qu’il appelle « l’écosystème
business » : « Je suis persuadé que nous évoluerons
de plus en plus dans un tel écosystème, où les
entreprises de toutes tailles ont un rôle à jouer. On le
voit très bien dans le domaine de l’innovation, où elles
ont de plus en plus besoin de collaborer. La génération
de nouvelle valeur résidera de plus en plus dans les partenariats
et dans des écosystèmes, parce que les défis à
relever sont toujours plus complexes. »
Voilà, aux yeux de son nouveau président, un rôle pour
Beci. Et c’est aussi le sens du projet The Cham, auquel
Marc Decorte souscrit pleinement : « Comment créer
l’environnement où la startup travaillerait en symbiose
avec la grande boîte ? Bref, comment faciliter la création
d’écosystèmes ? Dans mon parcours, j’ai eu la chance
de pouvoir réaliser des écosystèmes d’entreprises qui
14
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
Numérisation : un énorme potentiel
La numérisation des services de la Chambre est un autre
chantier qui interpelle plus particulièrement l’ingénieur
Marc Decorte. « Je suis impatient de partager avec Beci
mon expérience en numérisation acquise au niveau
mondial mais aussi au niveau de la startup. Je pense
que la numérisation donne à toutes les organisations,
y compris les chambres de commerce, tout un nouvel
horizon à découvrir. Je suis sûr que nos membres se
trouvent devant les mêmes défis, mais aussi opportunités
; c’est l’occasion pour nous de les accompagner tout
en ayant parcouru nous-mêmes ce chemin. Mon expérience
m’a appris à oser faire les premiers pas ; puis on
‘apprend en marchant’. Nous ne voyons probablement
qu’une infime partie des opportunités de la numérisation
; nous allons les découvrir au fur et à mesure du
parcours. Mais je dirais que le plus important, c’est une
question d’attitude : est-ce que nous abordons la digitalisation
comme une opportunité ou une menace ? Je
crois que, si on la prend comme une menace, elle le devient
; de même pour l’opportunité. Soyons également
entrepreneurs avec le numérique »
Quant à l’avenir de « sa » Chambre, Marc Decorte se
montre confiant : « La Chambre de Commerce de
Bruxelles existe depuis plus de trois siècles ; cela veut
dire qu’elle a déjà connu plusieurs révolutions sociétales
et entrepreneuriales. Elle a donc sa raison d’être.
D’une part, c’est la relation entre les entreprises et
les entrepreneurs ; une relation de confiance où la
Chambre joue un rôle primordial. D’autre part, c’est aider
ses membres à comprendre les changements dans
l’environnement des affaires et à s’adapter afin que les
entrepreneurs puissent se concentrer sur leur ‘core business’.
Et finalement, c’est jeter un pont vers le monde
politique pour aider celui-ci à comprendre et à créer les
conditions favorables au business, donc à l’emploi, à la
création de valeur et au bien-être de la société dans son
ensemble. C’est un cercle vertueux qui profite à tous et
auquel nous apportons notre contribution. »
Et de conclure : « La raison d’être de la Chambre de
Commerce va rester la même, mais les services spécifiques
rendus aux entreprises, et la façon de les rendre,
vont évoluer. Comme toujours depuis 300 ans. » ●
© Reporters
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POUR OU CONTRE
La construction de nouvelles
tours à Bruxelles ?
Avec le boom démographique à venir, le réflexe serait de
répondre au défi de la densification par la construction de
logements en hauteur. Pour les deux experts interrogés,
construire des tours de logements sociaux à Bruxelles serait
une erreur. La place des tours dans la ville mérite selon
eux une réflexion nouvelle.
Georges Binder - Country Representative
of Council on Tall
Buildings and Urban Habitat
Bruxelles construit peu de tours et ne s’inscrit pas dans
la tendance des grandes métropoles. Il est intégré du
côté politique qu’on ne doit pas dépasser la tour du Midi,
mais ce n’est pas la tour Eiffel à qui on rend hommage !
Il y a plus de 6.000 tours plus hautes dans le monde.
Les statistiques ne référencent que celles de plus de
150 mètres. La tour mixte connaît actuellement la plus
forte croissance.
Historiquement, la Belgique était « en avance », avec la
construction en 1932 de la plus haute tour d’Europe à
Anvers. Dans les années 60-70, on a construit une série
de tours mixtes, comme celle de la place Rogier démolie
en 2001. Après les années 70 et avec la crise, il y a eu
un revirement des mentalités et le sujet était presque
interdit. C’est qu’en Europe, historiquement, les tours
résidentielles concentraient surtout du logement social.
En Belgique, ce n’était pas non plus du haut de gamme.
L’image de la tour est donc à refaire et il ne faudrait surtout
pas reconstruire des tours de logement social.
À Paris, les tours ont longtemps été limitées à la Défense.
À Londres, on a construit ces dix dernières années
des tours de bureaux dans le quartier financier et
des tours résidentielles de luxe, avec un élargissement
récent aux logements moyens. À Bruxelles, on est peutêtre
en train de refaire les mêmes erreurs que dans les
années 60, c’est-à-dire lancer un ou deux projets sans
être certain du développement qui suivra, comme à
Maelbeek. À construire à moitié le quartier Nord pendant
35 ans, on s’est retrouvé avec des tours éparpillées
et des terrains vagues. Donc, il faudrait éviter de
construire des projets isolés qui pourraient le rester
et mieux les concentrer dans les quartier existants, à
la gare du Nord ou à la gare du Midi. Dans les années
60, les tours de bureaux construites à Bruxelles avaient
des plateaux assez petits qui ne correspondent pas aux
attentes. Elles pourraient fournir une offre inédite de logement,
surtout quand elles sont isolées comme celles
de l’avenue Louise.
16
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
Dans le PRDD1
Ophélie Delarouzée
Isabelle Pauthier – directrice
de l’ARAU (Atelier de Recherche
et d’Action Urbaines)
, la Région se prononce pour la construction
d’immeubles iconiques, ce qui traduit à mon sens
une demande des lobbies des promoteurs, non les besoins
des ménages bruxellois. Le gouvernement est pour
moi en déphasage car le prix du mètre carré est trop élevé
pour Bruxelles. À Paris, le mètre carré se vend autour
des 10.000 euros et il est encore plus cher à Londres,
où il y a une forte demande. À Bruxelles, dépasser les
2.000 euros/m² est déjà cher.
Il y a une demande importante de logements à Bruxelles,
mais elle est peu solvable. Plus de 45.000 ménages sont
inscrits sur les listes d’attente du logement social. Les
classes moyennes qui s’en vont recherchent de la verdure,
de la sécurité et un cadre de vie qualitatif. Je ne
pense pas qu’elles seraient intéressées par des tours,
mais il faudrait faire une étude sociologique de ceux qui
y habitent. Ces ménages partent souvent au 2e
enfant,
soit après avoir mis le premier à l’école et s’être heurtés
à la pénurie de places et au problème de la performance
de l’enseignement.
Je pense que Bruxelles est une ville pauvre et qu’elle va
le rester encore assez longtemps, surtout si on continue
comme actuellement à dégrader le cadre de vie. Donc, je
ne pense pas que la création de tours pourrait répondre
au défi démographique à Bruxelles. C’est une « manière
paresseuse » - pour reprendre l’urbaniste Jan Gehl – de
répondre au problème de densité et souvent les projets
manquent de créativité pour plaire à tout le monde.
Bruxelles est une belle ville, avec un patrimoine important
et une grande qualité paysagère, notamment
avec les grands tracés et les grands parcs de l’époque
Léopoldienne : le parc Josaphat, le bois de la Cambre...
Il faudrait éviter une banalisation. L’attractivité des villes
tient de leurs caractères et spécificités. Je trouve délirant
que le plan d’aménagement directeur prévoie plus
de 600.000 m² de bureaux supplémentaires, alors que
Bruxelles en compte déjà 1,5 million, ce qui est gigantesque
au niveau européen.
1. Plan Régional de Développement Durable
© Reporters
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Devenir gestionnaire sans le savoir !
Et devoir payer plus de 15.000 euros de cotisations
sociales à la place d’autres gestionnaires ! C’est la
mésaventure qu’a connue un ouvrier polonais venu
s’installer et travailler à Bruxelles. Comment cela
a-t-il pu arriver ?
Piotr (prénom d’emprunt) arrive de Poznan dans la
capitale européenne. Son employeur lui indique les
« procédures » à suivre pour avoir un contrat en
bonne et due forme. En réalité, son employeur, profitant
de sa connaissance élémentaire du français et
de son ignorance du droit social, lui fait signer un document
qui atteste qu’il détient quelques parts dans
la société. En réalité, il ne détient aucune part. Le
Moniteur belge ne mentionne aucun changement de
propriété des parts. Le document, signé par Piotr,
doit servir à d’autres fins. Le filou qui a imaginé
l’arnaque se sert du document signé pour signaler
au secrétariat social le prétendu changement et met
sur le compte du nouvel arrivant la charge de payer
l’ensemble des cotisations dues par les gérants de
la société.
Cela est-il possible ? La réponse est oui. Cela peutil
arriver ? En théorie, non. Car le secrétariat social
n’aurait pas dû se contenter de la déclaration sur
l’honneur du filou qui a signalé le prétendu transfert
de parts. Il aurait dû demander et exiger une copie
des modifications publiées au Moniteur belge. Ce
qui aurait permis de découvrir le pot-aux-roses immédiatement
et d’épargner à Piotr et sa famille bien
des déboires inutiles.
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MOBILITÉ
Métro nord : Fluctuat nec mergitur
Le métro 3, c’est Forest-Evere en 20 minutes via le centre-ville. Comme la liaison
Albert-Gare du Nord existe déjà en prémétro, le véritable plat de résistance
est la création des 5 km d’une nouvelle ligne depuis la Gare du Nord jusqu’aux
everoises terres du Ministre-Président, en passant par celles de Mme Onkelinx et
de M. Clerfayt. Le point sur un projet qui suscite enthousiasmes et oppositions.
Didier Dekeyser
D
ans les cartons depuis 50 ans, mis à l’étude
en 2010, décidé en 2015 par le gouvernement
bruxellois et annoncé dans la foulée pour 2025,
le métro nord vient de se voir reporté à 2028. Alors
qu’une opposition le voue aux gémonies, va-t-on vers
un abandon du projet ?
« Pas du tout », répond Brieuc de Meeûs, le directeur
général de la Stib. « Ce projet est tout à fait nécessaire :
la ligne 3 va permettre à Bruxelles de faire face à l’augmentation
des besoins de mobilité dans une région dont
la population augmente. Les lignes de transport public
existantes sont déjà saturées et ne permettent pas de
répondre à cette demande croissante. Le métro 3 va
permettre d’accueillir 24.400 voyageurs/h avec une fréquence
de 3 min. Le projet s’intègre par ailleurs dans
l’objectif du plan régional Iris 2 qui veut réduire le trafic
automobile de 20 % à Bruxelles et améliorer la qualité
de l’air en ville. » Il n’ignore pas que le projet soulève de
sérieuses oppositions : « Des groupes de pression se
font entendre et c’est leur rôle. Cela n’empêche pas que
de nombreux Bruxellois sont favorables à cette nouvelle
ligne, en particulier ceux qui empruntent quotidiennement
l’axe Nord-Midi qui est complètement saturé. »
Le professeur Frédéric Dobruszkes, enseignant-chercheur
à l’ULB-IGEAT et spécialiste de la géographie des
transports, se montre sceptique : « L’impact prévu du
métro nord sur la mobilité automobile est d’ores et déjà
décevant puisqu’il est estimé à une diminution de 8.100
voitures par 24 h, soit une goutte d’eau au regard des
presque 450.000 véhicules qui parcourent chaque jour la
ville aux seules heures de pointe1
. Et puisque l’on parle
de faciliter la mobilité, notons ce paradoxe : le parcours
1. Chiffres 2001
2 Association momentanée des entreprises THV Grontmij, Amberg engineering sa, SM Métro TPFE-Bagon et
SM Van Campenhout-AREP
entre le sud et le centre sera plus difficile qu’aujourd’hui
pour les usagers d’Uccle et Forest, puisque seront augmentées
les ruptures de charges et que sera imposé
aux usagers un éloignement des arrêts, moins nombreux
pour un métro. »
Quels coûts pour quels bénéfices ?
Le budget prévu n’est pas négligeable : 1.660 millions
d’euros – ou 1.500 euros par Bruxellois. Est-il supportable
par la Région, même avec l’aide de Beliris ? Un
objectif de break-even a-t-il été calculé ? « Le plan pluriannuel
d’investissement de la STIB (2015-2025), approuvé
par le gouvernement bruxellois, inclut le financement
de l’ensemble des travaux du projet de métro
nord », assure Brieuc de Meeûs. « Ce financement est
assuré pour 2/3 par la Région et 1/3 par l’État fédéral
(50 millions par an pendant 10 ans) via l’accord de coopération.
L’idée est précisément de ne pas faire porter
par Bruxelles toute la charge d’une infrastructure qui
bénéficiera aussi aux navetteurs. Quant au break-even,
vous savez que la STIB est une entreprise de service public
dont l’équilibre financier dépend en grande partie
de la Région et que le transport public ne génère pas
de bénéfices financiers ; la rentabilité du projet est à
rechercher dans les bénéfices induits : qualité de l’air,
réduction de la pression automobile, développement
économique de la zone… »
Le directeur général de la Stib précise encore que le
projet a donné lieu à une étude socio-économique par
le bureau d’étude BMN2
qui, par une analyse multicritères,
a conclu au lancement du projet de métro entre
Albert et Bordet. M. Dobruszkes y trouve à redire : « Le
groupe d’entreprises qui a rédigé l’étude préalable sur
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
19
© Reporters
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9ׁHhttp://www.volvocars.beׁׁЈ׉E}THINK TANK
l’opportunité socio-économique et stratégique pouvait
se douter qu’il serait en charge des études ultérieures
si la première étude ‘révélait’ que la solution métro était
la meilleure. Il était donc de leur intérêt de recommander
cette solution et d’écarter les alternatives, soit les
offres de surface. On aurait souhaité des expertises indépendantes.
»
Laurent Schiltz, secrétaire général de la Confédération
Construction, voit aussi dans cette ligne 3 un projet très
favorable à la vitalité de l’économie bruxelloise et apporte
des précisions chiffrées : « À la demande de notre
Fédération des grandes entreprises et des entreprises
de génie civil (ADEB), la VUB a réalisé une étude visant
à évaluer l’impact des investissements des grands
travaux, notamment d’infrastructures, sur l’économie
belge. Il y apparaît que 100 millions d’euros investis
dans les infrastructures génèrent 97,68 millions de
valeur ajoutée, 24,79 millions d’investissements supplémentaires,
23,09 millions de rentrées publiques et
1.304 équivalents temps-plein ! Sachant par ailleurs que
plus d’un emploi sur deux dans le secteur est localisé
dans la Région de Bruxelles-Capitale, on peut dire que
l’effet de levier d’un euro investi dans la construction est
largement supérieur à celui d’un euro investi dans n’importe
quel autre secteur. »
Des travaux dont l’ampleur et la durée font peur
L’ampleur des travaux, précisément, est une autre
source de réticences. On sait qu’au boulevard de Stalingrad,
la perspective de sept ans de chantier pour
construire la nouvelle station Constitution glace les
commerçants. « Il est évident que l’on ne construit pas
un métro sans faire de trou et qu’il y aura un impact »,
reprend M. de Meeûs. « Mais pour le minimiser, le gouvernement
a opté pour la technique du tunnelier (pour
la partie Bordet-Nord) qui ne nécessite pas d’ouverture
de voirie, hors station. Elle est plus efficace dans des
quartiers densément bâtis car elle permet d’éviter la
démolition d’îlots entiers. Elle provoque peu ou pas de
nuisances en surface (tassement, bruit, vibrations) en
raison de sa profondeur. »
« Le choix d’œuvrer par percement de tunnel, qui semble
en fait un choix préalable à toute étude, est discutable »,
objecte Frédéric Dobruszkes. « Les arguments avancés
le sont certainement lorsqu’on oppose un travail souterrain
indolore à des travaux de surface qui ‘rasent des
îlots entiers’ ; c’est de la désinformation, car percer un
tunnel comporte d’autres aléas et fait courir des risques
à tout ce qui est au-dessus du percement. Des travaux
à partir de la surface n’impliquent pas de démolitions
apocalyptiques s’ils suivent le tracé des rues. Par ailleurs,
le chantier requerra malgré tout beaucoup d’ouvertures
de sol : sept stations de métro à construire, des
cheminées d’aération à percer, l’entrée et la sortie de
la machine, etc. Enfin, cela implique que le réseau et
les stations seront à 30 m sous la surface : le temps
d’entrée et sortie des stations rendra le métro moins
attractif. »
20
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
Brieuc de Meeûs
Nouveaux modes de mobilité
« Je pense que 2 milliards d’euros seront mal dépensés
(le ratio coûts/bénéfices est a priori très mauvais)
et sans même nécessairement profiter aux entreprises
bruxelloises ou belges de travaux publics », conclut
M. Dobruszkes. « Le projet de métro nord n’a pas été
réellement comparé avec d’autres projets d’infrastructures
possibles, y compris de métro, de sorte qu’un projet
plus pertinent aurait pu éventuellement émerger. Il
se pourrait, par exemple, qu’une extension de la ligne
Simonis jusqu’à Grand-Bigard avec création d’un très
grand parking à la sortie de l’autoroute E40, puisse avoir
un plus grand impact sur la mobilité et sur la qualité de
l’air à Bruxelles. »
Enfin, si le métro nord est effectivement livré dans dix
ans, on peut se demander dans quelle mesure auront
évolué entretemps les modes et usages de mobiliLe
Grand Paris Express, ce sera
200 km de lignes et 68 gares et à
Bruxelles nous tergiversons pour
5 km de métro !
té : vélo électrique, voitures partagées, etc. Mais pour
Brieuc de Meeûs, le développement de ces moyens de
transports alternatifs ne fait que prouver à quel point les
besoins de mobilité sont criants à Bruxelles : « Le vélo
ne résoudra pas à lui seul les problèmes de mobilité !
Je vous invite à regarder ce qui se fait à Paris pour renforcer
la pertinence de notre investissement. Le Grand
Paris Express, ce sera 200 km de lignes et 68 gares et à
Bruxelles nous tergiversons pour 5 km de métro ! » Le
Grand Paris, justement, dérape budgétairement : quel
risque chez nous ? M. de Meeus l’affirme : « La Région,
qui investit le plus, a mis en place via un comité de pilotage
et une enveloppe hyper découpée, un système de
contrôle extrêmement strict des coûts qui exclut tout
dépassement budgétaire. De son côté, Beliris a budgété
50 millions par an et ne versera pas un euro en plus de
cette enveloppe. » ●
© Reporters
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Le commerce extérieur bruxellois
Exportations bruxelloises (chiffres 2016)
5,966 milliards d’euros
Top 5 des pays d’exportation
(en millions d’euros)
FRANCE
1044,4
1954,1
Importations bruxelloises 2016 (chiffres 2016)
11,008 milliards d’euros
Top 5 des pays d’importation
(en millions d’euros)
LUXEMBOURG
335,0
3663
2588
France
France
États-Unis
Allemagne
Luxembourg
Exportations bruxelloises : principaux secteur (en millions d’euros)
Voitures
Machines,
automobiles, cycles
et autres véhicules
appareils et engins
mécaniques,
chaudières,
réacteurs
nucléaires
Produits
pharmaceutiques
Machines, appareils
et matériel
électriques
Pays-Bas
Source Belfirst
filiales
d’entreprises bruxelloises
établies ailleurs en Belgique
ESPAGNE
508,9
Source Banque Nationale de Belgique – Institut des Comptes Nationaux
Les entreprises bruxelloises à l’étranger
Filiales d’entreprises bruxelloises établies à l’étranger, par pays :
878
810
779
523
ITALIE
574,3
ALLEMAGNE
1012,5
2761,9
ROYAUME-UNI
608,2
PAYS-BAS
939,0
2415,7
Instruments et
appareils d’optique,
photographie,
cinéma, de mesure
et médicaux
1887,3
486,4
Source Banque Nationale de Belgique – Institut des Comptes Nationaux
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
23
412,7
317,8
313,4
Source Belfirst
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COMMERCE INTERNATIONAL
Club Export : « Ensemble, on maximise les
chances de réussite »
Beci a lancé son Club Export, le 12 septembre dernier devant une cinquantaine de
représentants d’entreprises bruxelloises. Il sera un espace d’échanges pour les
bonnes pratiques.
L
a secrétaire d’État bruxelloise au Commerce extérieur
Cécile Jodogne a lancé ce premier Club
Export, soutenu par Bruxelles Invest & Export, en estimant
que ce « lieu de rencontre où exportateurs bruxellois
pourront partager des informations et des expériences
sur les marchés étrangers et sur des thématiques liées
à l’export » est à son sens « une plateforme parfaitement
complémentaire aux services offerts aux entreprises par
la Région. » La nouvelle formule des incitants financiers
à l’exportation a d’ailleurs fait l’objet du premier thème
abordé.
Ces rendez-vous mensuels seront destinés aux exportateurs
bruxellois et à toute entreprise de la région qui
désire se lancer à l’international. Ils viseront à une mise
en commun d’expertise et à un échange de trucs et astuces
pour éviter les pièges. « Les entreprises qui veulent
s’attaquer à ces marchés dits de la grande exportation ont
besoin d’informations, de conseils et d’accompagnement
afin de maîtriser au mieux les défis auxquels elles sont
confrontées : bénéficier de contacts fiables sur place,
connaître les réglementations... », évalue Anne Georges,
Senior Manager International de Beci. « Le faire seul est
possible mais, ensemble, on maximise les chances de
réussite ».
Un expert, disposant d’une approche théorique mais aussi
d’une expérience pratique, ouvrira chaque séance par un
exposé, qui sera suivi d’échanges. La formule appellera
des retombées au sein de l’offre de Beci. « Ce qui ressort
du Club Export va nous alimenter pour réfléchir à d’autres
actions : une mission, un séminaire plus approfondi... »,
précise-t-elle.
Des thématiques sur mesure
Les sujets seront choisis sur base des suggestions soumises
par les entreprises elles-mêmes. Ils concerneront
autant des marchés particuliers que des techniques. À ce
stade, des exportateurs ont déjà proposé de faire le point
sur le transport sous douane, les contrats, les incoterms,
les matières premières, les études de marché, les réseaux
de distribution, mais aussi sur les différences culturelles ou
les filiales de ressources humaines à l’étranger. Quant aux
marchés, ce sont surtout l’Amérique du nord – États-Unis
comme Canada – qui suscitent l’intérêt des entreprises,
mais elles ont également demandé à développer des sessions
sur les échanges au sein de l’Union européenne (UE),
avec le Royaume-Uni ou encore avec l’Afrique, le Japon
et l’Amérique latine.
24
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
Ophélie Delarouzée
Les besoins diffèrent entre ceux, plus pointus, des PME
d’une certaine envergure et ceux des plus petites structures,
moins bien outillées pour se lancer dans le grand
commerce. Les lauréats des Brussels Best Exporters 2017
en ont témoigné lors de ce premier Club Export : Caroline
De Vos, fondatrice de SatADSL, une entreprise d’installation
de l’internet par satellite en Afrique, et Frédéric Du
Jardin, COO de ERTMS Solutions, une PME spécialisée
dans les produits logiciels et électroniques pour la signalisation
ferroviaire, ont ainsi fait valoir l’importance de
gagner en efficacité sur de multiples fronts et la nécessité
de développer une grande adaptabilité aux marchés.
La cellule en charge des formalités à l’export de Beci restera
un partenaire privilégié dans l’accompagnement des
petites entreprises. Forte d’une grande expertise et d’un
réseau de partenaires étendu, elle peut aussi répondre à
des questionnements les plus complexes.
Anne Georges a constaté que seules 13 % des PME européennes
sont actives en dehors de l’UE : « Alors que
la part de l’UE dans l’économie mondiale continue à se
réduire, 90 % de la croissance mondiale se fera en dehors
de l’UE dans les années à venir ». Elle se montre
cependant encourageante pour les entreprises belges :
« On est un petit pays qui a toujours dû jouer des coudes
pour se démarquer du marché français, ou en tout cas
prouver par la qualité qu’il mérite d’avoir une place sur
l’échiquier international. Avec la présence des institutions
européennes, on sait qu’on existe. De plus, les Belges
s’exportent bien en mission car les gens aiment en général
travailler avec nous. » ●
© Reporters
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COMMERCE INTERNATIONAL
Les incitants à l’exportation se modernisent
avec les entreprises
La secrétaire d’État bruxelloise au Commerce extérieur Cécile Jodogne a présenté,
lors du premier Club Export, la nouvelle forme que prendront au 1er
janvier les
incitants financiers à l’exportation pour les entreprises de la région. Une version
optimisée de l’existant et de nouveaux outils.
L’
enveloppe de 3,5 millions est chaque année
consommée dans sa presque totalité par les
entreprises désireuses de débuter ou d’étendre
leur présence sur les marchés internationaux. Pour rentabiliser
en conséquence les incitants financiers à l’exportation,
la secrétaire d’État a mis autour de la table
des entreprises et fédérations patronales, dont Beci. Le
résultat tend à une simplification du dispositif, une majoration
de l’aide accordée aux starters et aux exportateurs
prêts à s’attaquer à de nouveaux marchés, ainsi qu’à une
plus grande liberté pour les entreprises dans l’utilisation
des sommes allouées. Cette nouvelle mouture vise
à une meilleure complémentarité avec le plan d’action de
l’agence régionale Brussels Invest & Export (BIE), mais
aussi à « mieux coller aux besoins des PME qui sont en
constante évolution en apportant plus de souplesse », a
affirmé Cécile Jodogne.
Les demandes d’aides régionales, tant à l’exportation
qu’à l’expansion économique et à l’innovation, seront à
terme rassemblées au sein d’une plateforme numérique
unique. L’aide au recrutement pour un projet spécifique
de développement des exportations, qui existait déjà dans
un autre cadre, sera pleinement intégrée dans les incitants
financiers à l’exportation, afin d’accroître la clarté
de l’offre. Pour la prospection commerciale, il y aura encore
une généralisation de l’application de forfaits de frais
admissibles. « C’était fastidieux pour les entreprises de
garder la moindre note de dépense, comme pour l’équipe
qui s’occupe de l’analyse des justificatifs », observe Cécile
Jodogne. « L’introduction de forfaits au niveau des frais de
transports et de séjour, avec des grilles par pays, réduira
à l’avenir la masse de justificatifs à fournir. » Les « frais
de bouche » ne seront par contre plus pris en compte,
pour concentrer les moyens sur l’essentiel.
Que ce soit pour la prospection commerciale, pour répondre
à des appels d’offres hors Union européenne
ou pour la participation à des foires, les limitations du
nombre de personnes financées par voyage disparaissent
au bénéfice d’enveloppes annuelles par action, laissant
l’entreprise maître des répartitions. À noter que la notion
de foire sera élargie pour inclure entre autres les congrès
professionnels, les foires virtuelles, les press days et les
showrooms.
Peu utilisée car peu flexible, l’aide pour l’établissement
d’un bureau de représentation hors UE fait place à une aide
à la location d’un espace de travail au sein d’un centre de
services. Peu de sociétés avaient en effet besoin d’ouvrir
Ophélie Delarouzée
Cécile Jodogne
un vrai bureau de représentation avant de commencer
leurs activités dans un pays.
Un boost pour starters et néo-exportateurs
Les starters verront leurs aides grimper de 50 à 75 % des
montants engagés dans la promotion et la représentation
aux foires. Ils bénéficieront aussi d’une prise en charge
élargie à leurs voyages de prospection en Europe.
Les entrepreneurs ayant suivi une formation à l’export,
organisée par BIE ou l’un de ses partenaires, verront aussi
leurs frais remboursés à 75 % pour leurs déplacements
de prospection. « Il nous semble important de soutenir
les entreprises qui sont prêtes à aller à l’international »,
soutient Cécile Jodogne. « Nous allons majorer nos aides
pour celles qui peuvent attester d’une préparation avant
de s’embarquer dans un nouveau marché. » Ceci par souci
d’une bonne gestion, mais aussi pour éviter une perte de
crédit. « Quand il y aura un suivi d’une action, il pourra y
avoir majoration de l’aide. C’est une manière de renforcer
les effets de nos missions économiques. »
Cette refonte voit par ailleurs naître deux nouvelles aides :
l’une permettant d’attirer des prospects et clients potentiels
à Bruxelles ; l’autre pour le dépôt de marque,
l’enregistrement et la certification à l’étranger. Un budget
sera de plus alloué pour couvrir une partie des frais
d’engagement d’un employé affecté au développement à
l’étranger, à hauteur de maximum 20.000 euros par an
et par entreprise. ●
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
25
© Reporters
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Ces entreprises qui cartonnent à l’étranger
COMMERCE INTERNATIONAL
Solvay, Leonidas, Agfa, Spa, Besix, Sabca…. Autant de marques belges mondialement
connues dans leurs domaines. À côté d’elles, de nombreuses autres entreprises
plus modestes, voire des PME familiales, contribuent à la renommée internationale
des produits et services belges. Cette année, la Belgique a exporté pour plus de
180 millions d’euros1
cartonnent à l’étranger ? Trois portraits.
au seul premier trimestre. Mais qui sont ces entreprises qui
Gaëlle Hoogsteyn
place et des opportunités sur certains
marchés ou auprès de clients. »
Distri-Brands : casser les codes
Transautomobile : un spécialiste de l’exportation de véhicules.
Transautomobile : en voiture aux
quatre coins du monde
Créée en 1973, Transautomobile était
à l’origine une société spécialisée dans
la vente de véhicules d’occasion sur le
marché belge. Roger Engels, son fondateur,
s’est toutefois très rapidement
tourné vers l’exportation : « Suite à
la guerre du Liban en 1975, un grand
nombre de Libanais sont venus s’installer
en Belgique et ont rapidement ‘mis
la main’ sur le marché de l’exportation
de la voiture d’occasion depuis la Belgique
», raconte-t-il. Pour pallier ce
problème, et suite à la demande de certains
clients, Roger Engels commence
à développer la vente de véhicules neufs
à l’exportation, principalement au Liban
et en Afrique.
Au fil des années, Transautomobile a
considérablement élargi son offre et
propose aujourd’hui, en plus de tous
types de véhicules neufs ou d’occasion,
des véhicules spéciaux (ambulances,
camions, grues, remorques, tracteurs…)
ainsi que du matériel agricole,
des groupes électrogènes et du
matériel d’épuration d’eau. La société
vend aussi les pièces détachées se
rapportant à ces véhicules et propose
26
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
un service logistique qui se charge de
l’expédition des marchandises. « C’est
un métier atypique, à multiples facettes,
où il faut constamment se remettre en
question et rester à l’écoute des clients
afin de comprendre et satisfaire leurs
besoins », explique-t-il.
PME 100 % familiale, Transautomobile
emploie actuellement une quinzaine de
personnes. La société est particulièrement
active dans les pays émergents ;
elle est donc tributaire des fluctuations
de devises ainsi que des situations politiques
et économiques locales. « Pour
ces raisons et afin de limiter au maximum
les risques, nous travaillons actuellement
dans plus de cent pays aux
quatre coins du monde », commente
le fondateur. « Nous nous approvisionnons
dans le monde entier en fonction
des besoins et opportunités que nous
rencontrons. »
Roger Engels a aujourd’hui transmis
le flambeau à son fils Alexandre, mais
reste administrateur de la société. Il est
confiant pour l’avenir : « Grâce à notre
carnet d’adresses, à notre expertise en
la matière et à notre flexibilité, je pense
que notre société trouvera toujours une
pour un positionnement unique
Créée en 2010 par Lionel Wajs et Nicolas
Boreque, Distri-Brands est une
société active dans la création et la
distribution d’accessoires de mode
sous licence. Plus particulièrement,
Distri-Brands est spécialisée dans les
instruments d’écriture et les articles de
papeterie de luxe. Elle collabore avec
des marques telles qu’Hugo Boss,
Cerruti 1881, Nina Ricci, etc. « Notre
mission consiste à conceptualiser, développer,
produire et distribuer de nouvelles
gammes de produits pour nos
marques partenaires », explique Lionel
Wajs. « Il s’agit d’un marché très traditionnel
dont nous cassons les codes
avec une offre de produits très design.
Ce positionnement unique nous permet
de croître rapidement sur le marché »,
ajoute Nicolas Boreque.
Au moment de sa création, Distri-Brands
était surtout active en France et dans le
Benelux. « Cela nous a permis de tester
et d’affiner nos process », poursuit-il.
Au fil du temps, Distri-Brands s’est
progressivement étendue à d’autres
pays d’Europe, puis au Japon, en
Roger Engels (Transautomobile)
1. Chiffres issus du rapport de la Chambre du Commerce Extérieur
D.R.
D.R.
׉	 7cassandra://OF0tRyfwWsvOFpbTAIqktZp0aLezEW0uXxH9xwTZbmk`̵ YBS_ķ׉EActeur incontournable du commerce international
Dès son origine, la plate-forme portuaire bruxelloise a été conçue comme un outil de
développement économique
Le Port de Bruxelles est situé au cœur du réseau
de transport du Nord-Ouest de l’Europe et dans
l’arrière-pays des ports maritimes flamands et
internationaux plus grands tels que ceux de
Gand, Anvers et Zeebruges.
Le terminal à conteneurs, géré par Trimodal
Terminal Brussels, est en connexion plusieurs
fois par semaine avec le Port d’Anvers, ce qui
permet, entre autre, aux ports flamands de faire
passer par Bruxelles des trafics venant de la mer
Baltique, la mer du Nord et l’Afrique du Nord.
Cette situation stratégique lui permet
également d’être actif dans un secteur porteur
comme l’économie circulaire, entre autre par
le biais du recyclage et du développement de
filières de valorisation.
Par exemple : chaque année quelques 26 000
tonnes de déchets de verres sont exportées
depuis le Port vers l’Allemagne pour y être
traitées, 66 000 tonnes de mâchefers et de
cendrées partent pour les Pays-Bas et environ
15 000 tonnes de papier à recycler sont exportées
par conteneur vers l’Asie.
Sur le plan de l’importation, les entreprises
portuaires bruxelloises actives dans le domaine de
la construction importent chaque année près de
2 millions de tonnes de matériaux de construction
en provenance notamment des Pays-Bas pour ce
qui est du sable lié à la fabrication du béton, de
produits finis, etc.
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Nicolas Boreque (à gauche) et Lionel Wajs,
les fondateurs de Distri-Brands.
Australie, aux États-Unis et en Indonésie,
notamment. L’arrivée d’Hugo
Boss en 2015 a donné un véritable coup
d’accélérateur à la société qui est aujourd’hui
présente dans 60 pays à travers
le monde avec plusieurs milliers
de points de vente. Les pays européens
(Benelux, France, Angleterre, Portugal,
Italie, Allemagne…) représentent une
part importante du chiffre d’affaire de
Distri-Brands. « Tant la proximité géographique
que les facilités mises en
place par le marché européen unique
facilitent ces échanges commerciaux »,
assure Lionel Wajs, tout en précisant
que le marché des Émirats Arabes et
l’Australie représentent aussi une part
importante de sa clientèle.
Pour commercialiser ces produits
partout dans le monde, Distri-Brands
s’appuie sur un réseau international de
distributeurs. « Nous avons construit ce
réseau au fil du temps avec une méticulosité
très poussée. Les magasins qui
vendent nos produits sont triés sur le
volet. Nous suivons aussi de très près
la présentation de nos produits dans
les points de vente et la publicité faite
nationalement autour d’eux. Nos distributeurs
doivent suivre des guidelines
très précises car les marques que nous
représentons accordent énormément
d’importance à leur image », ajoute
Nicolas Boreque. Pour les deux fondateurs,
ce qui rend leur travail très
intéressant et parfois amusant, c’est
de sans cesse s’adapter aux us et
coutumes de leurs clients. « Lors de
l’introduction de nos points de vente
en Corée, par exemple, nous avons dû
faire un karaoké avec nos partenaires
locaux : chez eux, c’est la tradition », se
souviennent-ils.
Dans les mois et les années à venir,
Distri-Brands espère s’implanter dans
d’autres pays où le marché est très
prometteur, notamment l’Europe de
l’Est, le Mexique et l’Asie. « D’ici la fin
de l’année, nous ouvrirons aussi nos
premiers points de vente en Chine »,
illustre Nicolas Boreque. « Notre objectif
est de devenir l’acteur de référence
dans le domaine de l’écriture et de la
papeterie de luxe. »
La Maison Dandoy : des biscuits
au pays des sushis
Créée en 1829, la Maison Dandoy est
célèbre pour ses spéculoos, pains à la
grecque et gaufres, vendus dans le magasin
de la rue au Beurre qu’elle occupe
depuis 1858, et dans ses six autres boutiques
du centre et du sud de Bruxelles.
Près de 190 ans et 7 générations après
sa création, la même famille Dandoy
dirige toujours la biscuiterie sans avoir
jamais cédé aux tentations du processus
industriel. Et si la biscuiterie est
mentionnée dans tous les guides touristiques
de Bruxelles, ce n’est que depuis
la fin des années ’90 que la Maison
Dandoy est présente sur la scène
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La Maison Dandoy : près de
190 ans de douceurs bruxelloises.
afin de vendre ses produits au Japon.
C’est ainsi qu’en 2012, une Maison
Dandoy Flagship Store a ouvert dans
le plus grand centre commercial de
Tokyo. « Là-bas, nos produits phares
sont les gaufres et les biscuits venus
de nos usines belges. Dans un premier
temps, notre collaboration s’étendra sur
sept ans », explique Bernard Helson.
Une cérémonie de « mariage professionnel
», dans un temple, avait d’ailleurs
été organisée avant le lancement
de la boutique.
internationale. « Notre premier client
étranger fut la France », se souvient
Bernard Helson, administrateur. « Nous
avons débuté avec quelques points de
vente dans de prestigieux lieux parisiens
tels que Mariage Frères et les Galeries
Lafayette. De fil en aiguille, nous avons
étendu nos marchés à l’étranger. Aujourd’hui,
nous avons une cinquantaine
de points de vente un peu partout en
France et d’autres en Angleterre, en
Espagne, en Italie et en Allemagne. »
En 2010, la Maison Dandoy a été approchée
par l’entreprise japonaise C’Select
Suite à ce succès, la Maison Dandoy
a reçu une demande similaire de la
Corée du Sud, à laquelle pour l’instant
aucune suite n’a été donnée. « Fabriquer
nos produits de façon artisanale
est primordial pour nous », explique
l’administrateur. « Exporter davantage
nous obligerait à beaucoup voyager afin
de pouvoir surveiller les matières premières,
le processus de fabrication et le
packaging. Or, nous sommes une petite
PME familiale. C’est l’une des raisons
pour lesquelles nous n’investissons pas
plus dans la recherche de partenaires
étrangers. » D’après Bernard Helson, si
Bernard Helson (Dandoy)
la Maison Dandoy devait se développer
davantage à l’international, elle devrait
viser des partenaires de plus grande
envergure et réfléchir à de nouveaux
processus de production. « Nous ne
souhaitons ni industrialiser ni congeler
nos produits. Par ailleurs, nous tenons
beaucoup à notre image de marque.
Aussi, nous préférons actuellement
nous concentrer sur nos marchés historiques
que sont la Belgique et les pays
limitrophes. » ●
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(ci-dessius, le CeBIT à Hambourg).
COMMERCE INTERNATIONAL
Se faire connaître à l’étranger :
8 conseils d’entrepreneurs
La question est vaste ; les réponses possibles sont nombreuses car les produits,
services, clients potentiels et coutumes de business diffèrent selon les situations.
Mais rien de tel que des conseils pratiques, issus de l’expérience d’entrepreneurs
qui se sont bougés pour trouver une clientèle internationale et développer leurs
affaires. Ces experts nous offrent une sorte de best-of, certes pas exhaustif par
définition, mais qui devrait intéresser les responsables désireux, eux aussi, de se
lancer à l’international.
Cédric Lobelle
1. « N’attendez pas d’être prêt à 100 % »
Piet Himpe (Wikane) : « Une entreprise n’est jamais prête
à aller à l’export ; elle le devient en y allant, c’est-à-dire
en expérimentant différentes approches, en tâtonnant,
en se rendant sur place pour ‘prendre la température’,
la perception locale du produit ou du service. Il faut également
des stratégies différentes. Y aller de manière uniforme
n’a pas de sens. On n’approche pas l’Allemagne,
l’Italie, le Royaume-Uni de la même façon. Le caractère
national joue beaucoup. La culture, les usages du business
diffèrent. Il faut en tenir en compte dès le départ.
Pour limiter les risques, nous recommandons de faire un
‘test marché’ via les intermédiaires en place (grossistes,
importateurs, distributeurs). Vous n'avez pas de garantie
sur la base de ce test, mais une partie du chemin sera
faite et vous vous serez en partie acculturé. »
2. « Internet, un allié pour cibler les marchés
et vous faire connaître »
Sébastien Braun (IDLoom) : « Trouver un marché à
l'étranger n'est pas si compliqué avec Google. Il permet
de repérer les zones où les mots-clés associés à vos
produits sont les plus recherchés. C'est ainsi que nous
procédons pour nos logiciels professionnels. Ensuite, pour
être exportable, le site internet doit être disponible dans
la langue du pays. Au lancement d'un service, il faut une
personne locale avec un bureau virtuel et un numéro de
téléphone pour les rendez-vous physiques. Même si on
peut gérer les paiements depuis Bruxelles, le développe30
BECI
- Bruxelles métropole - novembre 2017
ment du marché nécessite un ‘utility partner’ qui vendra
vos licences, services et assurera le support-client. Et
enfin, il faut communiquer sur les réseaux sociaux pour
faire du bruit, par exemple à l'ouverture d'un nouveau
bureau. Tout cela prend du temps, mais réduit les coûts
et fonctionne. »
3. « Demandez conseil à vos partenaires et
aux agences »
Guy Desseaux (Belgosweet) : « Pour trouver des partenaires
à l'étranger, adressez-vous à ceux avec qui vous
faites déjà des affaires. Par exemple, si vous avez un distributeur
en France pour vos produits, et que vous voulez
conquérir les marchés en Allemagne et Grande-Bretagne,
demandez-lui s'il ne connaît pas quelqu'un de confiance,
sérieux et qui a la même activité dans ces pays. C'est la
référence active, souvent une très bonne garantie. Vous
pouvez aussi faire appel aux différentes agences belges à
l'exportation. Elles ont des délégués partout. Ils peuvent
faire une étude sur base d'un briefing, sonder si votre
produit intéresse, trouver des distributeurs, des clients
potentiels, fournir 10-15 contacts en vue d'une visite sur
place, aider à fixer des rendez-vous, arranger des détails
pratiques. Bref, préparer le terrain. »
4. « Profitez d'une conférence à l'étranger »
Georges-Alexandre Hanin (Mobilosoft) : « Si vous êtes
convié à une conférence à l'étranger en tant qu'orateur,
vous parlerez devant des acteurs économiques et donc des
partenaires ou prospects potentiels. Ne vous contentez
© Reporters
׉	 7cassandra://zpwN6IYDkJV0PoJS3roBj55sCvhFhty7fXrUCkC6QkY#3`̵ YCS_Ŀ׉ENos experts
Sébastien Braun, CEO
de IDLoom (outils de
donc pas des deux jours nécessaires sur place pour votre
intervention, mais prenez plutôt une semaine. Trouvez
des contacts avant d'y aller. Prévoyez deux-trois jours
avant la conférence pour les rencontrer. Et un ou deux
jours après pour discuter avec les leads repérés pendant
la conférence, ainsi que leurs relations. Ce sont de super
opportunités pour comprendre comment fonctionne une
région, un pays, rencontrer des gens qui ont du succès,
connaissent les bonnes pratiques, le marché local, les
mentalités... Et cela crée des liens en vue des visites
ultérieures, qui doivent être régulières en Asie du SudEst,
par exemple. »
5. « Fréquentez les salons professionnels »
Guy Desseaux (Belgosweet) : « Si on veut vendre des
produits, programmes ou services à l'étranger, il faut
savoir qui est le groupe-cible, les clients potentiels. Il
faut donc identifier les entrepreneurs, les HR et marketing
managers des sociétés susceptibles d'acheter nos
produits. Comme en Belgique, on peut donc acheter des
pubs dans les revues qui s'adressent à eux. Mais aussi
et surtout louer des emplacements pour être présent
dans les salons que le groupe-cible et les entrepreneurs
visitent, et leur proposer un assortiment de vos produits.
Par exemple, si vous vendez des médicaments, louez un
stand pour viser les grossistes qui livrent aux pharmacies.
Pour moi, c'est de loin la meilleure façon de trouver des
contacts, des partenaires et des clients à l'international.
Nous participons à dix salons par an.»
6. « Trouvez un client à rayonnement international
»
Sébastien Braun (IDLoom) : « Une très bonne stratégie
pour trouver une clientèle étrangère à vos produits – dans
notre cas, des logiciels de gestion d'événement – est en
premier lieu de dénicher un client principal à rayonnement
international, comme certaines associations et lobbies
européens. Bruxelles est la place idéale pour cela. C'est
ce que nous avons fait : nous avons conclu un partenariat
avec un lobby qui organise régulièrement des événements
à l'étranger, où sont présentes les entreprises et marques
dont les intérêts sont défendus par le lobby en question.
Nous sommes également présents à l'événement et donc
nous sommes visibles. Et ces marques, qui organisent
également leurs propres événements, découvrent à leur
tour notre logiciel et nos services, et peuvent alors devenir
des clients et contribuer à notre croissance organique. »
7. « Participez aux missions économiques »
Georges-Alexandre Hanin (Mobilosoft) : « Les missions
économiques à l'étranger sont un atout important. Il faut
très bien s'y préparer pour en retirer le succès espéré.
Il y a en effet tellement de participants et de personnes
à rencontrer ; et les attachés des agences belges sur
place ont tant de travail que l'on risque d'être noyé dans
la masse. Il faut donc anticiper et prévoir une visite exploratoire
préalable de quelques jours sur place, un ou deux
mois avant la mission, mandater l'attaché pour prévoir
une réunion avec les prospects et rencontrer les leads
ou partenaires potentiels si on ne connaît pas le pays. Il
faut ensuite profiter de la mission économique pour une
gestion d’événements
et de réseau social
interne).
Guy Desseaux, Managing
Director de Belgosweet
(livraison de
confiseries et chocolats
belges personnalisés).
Georges-Alexandre
Hanin, CEO de Mobilosoft
(services web pour
le commerce).
Piet Himpe, dirigeant
de Wikane - Région
Bruxelles-Capitale
(réseau de consultants
spécialisés en développement
des PME).
deuxième touche et signer un contrat de partenariat avec
des sociétés sur place. La prospection pure ne sera pas
directement fructueuse, mais bien la deuxième visite. »
t8. « Des implantations authentiquement inernationales
»
Piet Himpe (Wikane) : « L’internationalisation se fait soit
par l'exportation directe depuis la Belgique, soit par la
création d’une filiale ex-nihilo, soit par la prise de participation,
voire le rachat d’une société dans le pays visé.
Parfois même via un partenariat mutualisé. Si une PME
européenne doit passer le Rhin, la Manche, les Alpes
et les Pyrénées dans les deux sens, ce serait pure folie
que de s’habiller d’un costume international si elle ne
possède qu’un bureau de représentation ! L'attente des
clients s'oriente vers des sociétés revendiquant une réelle
dimension internationale. Même un partenariat fédéré par
un label hâtivement forgé pour se décréter international
ne fait pas longtemps illusion. Ce qu’on a gagné sur les
frais de lancement est perdu au centuple dans la phase
de déploiement. » ●
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017 31
D.R.
D.R.
D.R.
D.R.
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׉	 7cassandra://NoeD-XLYmq3CaCINtkkcZBnufiBoL7PsOCQGzGW3Etg]`̵ YCS_׉EMissions économiques : à quoi ça sert ?
COMMERCE INTERNATIONAL
« Participez à une mission économique » : c’est l’un des huit conseils donnés par
les entrepreneurs eux-mêmes à leurs confrères qui souhaiteraient s’ouvrir au commerce
international (à lire par ailleurs dans ce dossier). Mais concrètement, que
retire-t-on de telles missions ? Témoignages de participants.
U
ne mission économique, c’est l’occasion pour un
entrepreneur de découvrir ou de travailler un marché
étranger, souvent lointain, parfois difficile d’accès, mais
toujours riche d’opportunités. Il s’en organise très régulièrement
: missions européennes, missions princières, missions
régionales… Régulièrement, Beci propose à ses membres d’y
participer et de les accompagner, comme nous l’avons fait ces
dernières années en Iran, aux Émirats Arabes Unis ou encore
très récemment à Taïwan. À chaque fois, c’est l’occasion de
rencontrer sur place les acteurs du monde économique local,
de prendre part à des conférences, des séminaires ou des
foires professionnelles, et de nouer des contacts – y compris
au sein de la délégation.
Mais au-delà de ce programme, qu’en retirent concrètement
les participants ? Pour le savoir, nous avons interrogé des entrepreneurs,
habitués ou novices des missions économiques.
Avec un peu de recul, un an ou quelques mois plus tard, quelle
est leur expérience et que retiennent-ils ?
Le Moyen-Orient garde la cote
Comme nous l’avons déjà évoqué par le passé, vu sa position
géostratégique actuelle, son ouverture économique, mais
aussi son style de vie, le Moyen-Orient garde une belle cote
auprès des investisseurs. Ainsi, Jean-Philippe De Groote, Managing
Director chez Eole Enginnering, est un adepte régulier
de missions économiques en Iran. « Je pense même les avoir
fait toutes ! Vu le nombre incalculable de rencontres et l’appui
indéniable que ces missions constituent pour dénicher de
nouveaux partenaires, en plus d’un travail de représentation,
cela permet de gagner un temps considérable en matière
de prospection. »
Gérant de Renson – une PME commercialisant des cigarettes
électroniques –, société réactive et flexible se positionnant sur
les marchés en croissance et à forte valeur ajoutée, Thierry
Gilson a par exemple tenté une
première expérience de ce genre
de trip, l’an dernier, en se rendant
à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis.
« En ce qui me concerne, c’était
donc un baptême. Mais le bilan
que j’en retire est extrêmement
positif et satisfaisant sur un plan
C’est une excellente et originale
manière de promouvoir sa
société, de faire des rencontres
parfois insoupçonnables, avec
des représentants d’autres pays
participants.
Thierry Gilson (Renson)
personnel. C’est une excellente et originale manière de promouvoir
sa société, de faire des rencontres parfois insoupçonnables,
avec des représentants d’autres pays participants. Et
puis j’en garde d’excellents souvenirs au niveau de l’accueil
sur place, ce qui n’est pas négligeable non plus. »
De l’importance du contact humain
Awad Chamas, consultant pour les laboratoires pharmaceutiques
Trenker, est lui aussi rôdé, puisqu’il a bourlingué aux
quatre coins de la planète. Il le répète: « C’est du concret.
N’importe laquelle de ces missions économiques constitue
le moyen d’aller beaucoup plus loin dans une négociation,
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
33
David Hainaut
D.R.
© Thinsktock
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A votre service :
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critères
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demande
pour aboutir à la concrétisation de
contrats. Les nouveaux moyens de
communication actuels restent
évidemment primordiaux, mais,
on le sait tous, rien ne vaudra jamais
les contacts humains. Et puis,
sans flatterie aucune, via un organe
comme Beci, c’est la garantie de
C’est du concret. N’importe laquelle
de ces missions économiques
constitue le moyen d’aller beaucoup
plus loin dans une négociation,
pour aboutir à la concrétisation de
contrats.
Awad Chamas (Trenker)
Sans nulle autre pareille, l’expérience d’un voyage permet de créer
des liens sociaux impossibles à générer ou entretenir dans un
contexte purement professionnel.
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profiter d’interlocuteurs de très haut niveau, et donc de gens
sérieux.» Jean-Philippe De Groote confirme: « Il n’y pas de
miracle, c’est en se rendant sur place que se négocient des
choses qui ne pourraient pas s’envisager ailleurs ni autrement.
Et puis, tout est aussi une question d’état d’esprit
chez chacun, selon sa personnalité, ce que l’on à vendre ou
à proposer. Mais reconnaissons que le panel est assez large
sur place, du domaine médical à la pétrochimie. N’importe
quelle industrie ou presque, en fait ! »
Si des choses sont à améliorer ? Jean-Philippe De Groote répond,
avec le sourire. « Oh oui, comme partout, évidemment !
Mais peut-être dirais-je tout de même que nous pourrions
davantage cibler les contacts, dans certains cas. Mais j’ai
pleinement conscience que cela ne soit pas toujours simple,
vu le nombre de disciplines très différentes représentées lors
de ces missions. Et puis, vu certaines déclarations parfois
très hasardeuses d’un certain grand dirigeant américain,
je dirais qu’avoir l’appui des banques derrière, sur place,
c’est tout de même une bonne garantie pour aller au bout
de certains projets. »
Une proactivité bénéfique
Étalées en général sur trois à six jours, selon un agenda calibré,
les missions cumulent, outre des rencontres de choix
(networking, colloque avec des businessmen de renom...), des
réunions sur des thèmes en vogue ainsi que des événements
B2B, en compagnie de spécialistes pointus, de sorte à bien
synthétiser les choses sur la région ciblée. « C’est un timing
qui peut sembler court, mais vu comment se passent les
choses sur place, cela se justifie pour privilégier la qualité
à la quantité. Ce n’est finalement pas plus mal ! », détaille
Awad Chamas, « D’autant qu’on est bien chapeautés, ce qui
permet d’avoir l’esprit libéré pour être proactif. Par expérience,
et d’autres pourraient vous dire la même chose, on
ressort toujours mieux armé d’une mission, si pas boosté
ou conquérant ! » Dans la foulée, certains entrepreneurs
D.R.
׉	 7cassandra://BDz_QsUk9jXjMY9mmjUGD0NDx9sCoGWkAg1Bmb0QvNga`̵ YDS_׉E
TOPIC
en profitent même pour prolonger
leur mise en rapport, nouvelle ou
non, en constituant de véritables
réseaux professionnels, certains se
retrouvant d’une mission à l’autre,
d’autres développant de nouvelles
activités ensemble.
réel sur mon chiffre d’affaire, mais c’est logique, car cela se
construit avec le temps. Raison pour laquelle il est peut-être
intéressant pour moi d’y retourner. Ce que j’envisage de faire,
évidemment. »
Il n’y pas de miracle, c’est en se
rendant sur place que se négocient
des choses qui ne pourraient pas
s’envisager ailleurs ni autrement. .
Jean-Philippe De Groote
(Eole Enginnering)
« C’est une manière opportune de promouvoir sa société, dans
un contexte agréable, convivial et professionnel », renchérit
Thierry Gilson. « Le plus enrichissant peut-être, ce sont les
rencontres avec d’autres entrepreneurs étrangers. Vu mes
débuts, je ne peux encore affirmer qu’il y ait eu un impact
La bonne réputation des Belges
Bien sûr, participer à une mission économique demande un
investissement personnel, du temps et des efforts. Mais le
bilan est globalement très positif. Créatrices de liens, ces
missions sont aussi l’occasion d’obtenir l’un ou l’autre retour
intéressant sur sa société, pour entrevoir un meilleur positionnement
par la suite. Rappelons que les entrepreneurs
belges obtiennent une jolie cote à l’international, grâce à
leur humilité, leur souplesse, leur sérieux et – c’est un atout
souvent mentionné – leur grande capacité à s’adapter à toute
nouvelles situation. Pour cibler ses prochaines missions, Beci
reste attentif afin d’identifier les pays les plus appropriés pour
les sociétés bruxelloises, qu’importe le secteur. Mais, hormis
de rares exceptions – une seule personne questionnée nous
a concédé ne pas vouloir retenter l’expérience – les témoignages
toujours enthousiastes prouvent le sens et l’utilité
de ces missions. Au-delà, parfois, de la sphère strictement
professionnelle, un même point revenant sur toutes les lèvres
: le privilège du contact humain ! ●
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BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
35
D.R.
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COMMERCE INTERNATIONAL
Exporter grâce à votre site web :
5 conseils pour réussir
Il va de soi que pour assurer la croissance de son entreprise, une ouverture sur
l’international constitue une voie royale. Qu’il s’agisse d’une vitrine commerciale
ou d’une boutique web, une présence sur les marchés étrangers ne peut se
faire à la légère. Voici 5 conseils pratiques pour réussir son internationalisation.
Marc Husquinet
P
our donner davantage de visibilité à votre entreprise,
mais aussi et surtout pour lancer une boutique
en ligne, l’internationalisation représente
incontestablement une étape intéressante. Mais réussir
sur les marchés étrangers ne s’improvise pas, d’autant
que les efforts à mettre en œuvre sont conséquents. Voici
5 étapes à franchir sur la voie du succès.
1. Connaissez-vous bien !
Analysez d’abord votre entreprise pour savoir si les outils
et infrastructures sont disponibles pour se lancer à l’international.
Car il importe de mettre en place d’emblée
des outils solides et évolutifs. De même, connaissez votre
clientèle. Une solution comme Google Analytics vous permettra
d’analyser d’où viennent vos clients et donc de cibler
les pays à aborder par priorité. Sachant que la traduction
d’un site web est relativement coûteuse et qu’il ne suffit
pas de traduire le contenu, mais de l’adapter à la clientèle
locale (notamment les différences culturelles), pourquoi ne
pas commencer par l’anglais, langue assez universelle ?
Et puisqu’il est question d’adaptation au pays, vérifiez que
votre site respecte la législation locale en matière fiscale
et juridique par rapport à l’e-commerce – et ceci même au
sein de l’Union européenne.
2. Établissez un plan de communication rigoureux
Les
pays où vous comptez vous implanter ne connaissent
sans doute pas votre entreprise. Un site web doit donc
s’accompagner d’une démarche de communication adaptée
aux mentalités des pays concernés. Faites-vous connaître
en profitant des moyens de communication locaux, car les
mentalités et la culture peuvent parfois être fort différents.
Certes, un outil comme Google Adwords se révélera assez
classique pour accroître votre notoriété, mais d’autres
canaux ne devront pas être négligés, comme les réseaux
sociaux, le mailing, les blogs, etc. Et observez ce que font
vos concurrents !
3. Optez pour la proximité
De même, il vous faudra adapter le design et la navigation
de votre site aux habitudes locales des internautes, surtout
dans des pays comme les États-Unis ou la Chine. Cela dit,
mêmes les habitudes de paiement (virement bancaire en
Allemagne ou aux Pays-Bas par exemple) ou les modes de
livraison (choisissez les leaders du marché pour la livraison
36
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
de colis en Amérique latine) doivent être pris en compte.
Faites également héberger votre site dans le pays que vous
voulez attaquer, ce qui facilitera son référencement. Et
n’hésitez pas à faire appel à des spécialistes du SEO (search
engine optimization) ou référencement naturel, voire à vous
tourner vers le référencement payant. En revanche, privilégiez
un nom de domaine universel.
À4. N’oubliez pas le mobile
peine 25 % des sites web belges sont adaptés aux appareils
mobiles. Or, l’explosion des smartphones et tablettes
montre qu’un site web moderne se doit d’être accessible
au départ d’un appareil mobile, ce qui nécessite une navigation
adaptée (adaptation pas toujours évidente vu la
multiplicité des appareils et des systèmes d’exploitation,
ainsi que leur constante évolution). Car un consommateur
sera évidemment plus enclin à acheter sur un site mobile
friendly. Cerise sur le gâteau : n’oubliez pas les malvoyants
en prévoyant une navigation adaptée.
5. Faites-vous aider !
Sachez enfin qu’en Belgique, en fonction des régions
(Bruxelles, Wallonie et Flandre), vous pouvez obtenir des
primes et subsides à la création d’un site internet, qu’il
s’agisse d’un site informatif ou d’une boutique de vente
en ligne. L’Awex (Agence wallonne à l’exportation), Digital
Wallonia (ex-AWT), impulse.brussels, Bruxelles Invest &
Export ainsi que Flanders Investment & Trade sont à votre
disposition pour vérifier si votre projet est susceptible de
bénéficier d’une aide. Aide qui peut être non seulement
financière, mais aussi sous forme de conseils et d’encadrement.
●
׉	 7cassandra://rvHE1okS8krDVTFJbhdB7DSCByL-oU2H3Ad3zdz_TrU`̵ YDS_׉E[COMMERCE INTERNATIONAL
Investissement : Bruxelles garde ses
atouts, mais...
Paradoxe. Si, ces derniers temps, la mobilité s’est souvent trouvée au cœur de l’actualité
bruxelloise – et même au-delà – pour des raisons négatives, l’accessibilité
de la capitale reste considérée comme un point fort, depuis l’étranger. Une énième
preuve du fossé entre l’image de Bruxelles vue intramuros, et son image externe,
vue par les non-Belges. Plus globalement, Bruxelles jouit toujours d’une place enviable
dans le commerce international. En marge d’une remise en question continue.
David Hainaut
Q
ui, chez nous, pourrait bien penser que d’un point de
vue mondial, l’accessibilité de Bruxelles constitue,
juste derrière le secteur culturel, l’un de ses deux
points forts ? Et pourtant ! Selon le dernier classement du
très sérieux Global Power City Index, publié depuis quelques
années par la fondation japonaise Mori Memorial, Bruxelles
n’atteint le Top 15 mondial que dans ces deux domaines : plus
exactement la 12e
place pour la culture (et son rayonnement)
et la 13e pour l’accessibilité. Cela, grâce à une taille considérée
souvent comme familiale, face aux autres capitales
mondiales et aux grandes villes qui comptent aujourd’hui,
sur un plan strictement économique. Dans ce classement,
toujours pour Bruxelles, viennent ensuite la qualité de vie
(18e
la population mondiale vit à l’heure actuelle dans les villes,
ce chiffre est amené à grimper à deux tiers d’ici une petite
trentaine d’années.
La situation centrale de Bruxelles,
au cœur de l’Europe occidentale,
reste une force indéniable.
) et l’attrait touristique (19e). À ce petit jeu encore, on
retrouve un peu plus loin des secteurs dont les marges de
progression restent améliorables malgré leur bonne tenue,
comme l’expertise dans l’ingénierie (29e
(31e
).
), l’économie globale
) et celui, de plus en plus évoqué en nos contrées, de la
recherche-développement (32e
Une logique remise en question
Ce tableau global assez honorable corrobore une étude
publiée cet été par AmCham, la Chambre de commerce
américaine en Belgique, dirigée par Marcel Claes. « Depuis
des décennies, les entreprises étrangères ont souvent
misé sur la Belgique et Bruxelles pour les qualités que
nous leur connaissons », explique-t-il. « Une position géographique
intéressante pour les marchés, une proximité
avec les institutions européennes, ou encore la qualité de
la main d’œuvre.» Sans oublier que, si plus de la moitié de
Certes, ces atouts restent solides, mais il n’est pas tout à
fait certain que Bruxelles pourra éternellement s’appuyer
dessus. Notre capitale, comme d’autres grandes cités historiques
dans un monde toujours plus globalisé, se doit
de poursuivre une logique de remise en question quant
à son fonctionnement général, en marge des mutations
économiques, politiques et surtout sociétales. Face à une
concurrence internationale qui, soulignons-le, n’a jamais
été aussi importante...
Attentats : un impact au final limité
Dans ce monde qui change, la situation atypique de Bruxelles,
la plupart du temps étroitement liée à la Belgique, lui permet
d’encore bien sortir du lot. C’est une conclusion majeure de
l’étude de la Chambre américaine : lorsqu’une entreprise
implante sur notre sol un centre de décision, les possibilités
qu’elle y investisse par la suite sont sensiblement plus importantes.
En témoigne encore Marcel Claes : « La taille de
notre région permet rapidement à un entrepreneur de bien
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
37
© Thinsktock
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tants avec les institutions continentales, et donc le marché
européen. À cette combinaison intéressante, il faut encore
adjoindre un marché immobilier qui reste compétitif ; la
qualité de vie reconnue par chacun y résidant ; et enfin, une
infrastructure financière globale solide. »
Vu la somme de nos avantages, nous
pouvons même être considérés
comme le meilleur endroit possible
en Europe.
Marcel Claes,
Chief Executive d’AmCham.
identifier sa situation, sa manière de faire et ses éventuels
défis. C’est un atout inestimable pour une société internationale,
ce qui a d’ailleurs des conséquences positives et un
effet direct sur le taux d’emploi. » Un enthousiasme qui fait
écho aux propos de Jean-Philippe Mergen, directeur export
Europe chez Beci : « La situation centrale de Bruxelles, au
cœur de l’Europe occidentale, reste une force indéniable.
En tenant compte, en plus, de la proximité du port d’Anvers,
qui est capitale au niveau logistique. »
Impossible, évidemment, de ne pas évoquer l’impact des attentats
du mois de mars 2016. Si les exportations ont souffert
et qu’un ralentissement de la croissance de consommation
a pu être constaté durant la période qui a suivi, l’an dernier,
plusieurs études indiquent depuis un même constat, plutôt
rassurant. À l’instar de celle du Bureau du Plan, mentionnant
qu’à Bruxelles, « les secteurs les plus fortement touchés
ont été l’horeca, le commerce de détail, les événements liés
aux loisirs et le transport aérien. Mais au final, cet impact a
été de courte durée et assez limité. » Ce même organe qui
prévoit par ailleurs une croissance de l’économie nationale
de 1,6 %, tant cette année que l’année prochaine et qui,
récemment, confirmait des exportations belges à présent
bien soutenues, et même en croissance : de l’ordre de 4 %
annoncés pour les deux années à venir, au moins. Naturellement,
la Région bruxelloise est pleinement concernée.
Un système de taxation encore à améliorer
Parmi d’autres points forts régulièrement cités pour
Bruxelles, outre sa multiculturalité et sa productivité, on
épinglera – et ce n’est pas négligeable – un personnel
toujours plus multilingue, réputé pour son instruction, sa
fiabilité et son sérieux, même si on constate encore des
écarts assez importants concernant les employés hautement
qualifiés, en comparaison avec les autres pays
européens. « Mais ce personnel est aussi connu pour
ses grandes disponibilités. Et cela, les investisseurs
étrangers y sont particulièrement attentifs aussi. C’est
même souvent une raison essentielle d’implantation ! »,
ajoute Marcel Claes. « On pourrait encore évoquer un environnement
économique stable, qui renforce ses liens exis38
BECI
- Bruxelles métropole - novembre 2017
Le contexte économique international actuel, qui subit
pas mal de remodelages, est quant à lui commenté de la
sorte par le Chief Executive d’AmCham : « Comme dans
n’importe quel pays avoisinant, il ne peut être ignoré. Mais
il faut aussi évoquer le système de taxation belge ». Qui,
selon lui, doit être revu, d’abord sur un plan politique.
« Idéalement, l’impôt devrait être réformé par le gouvernement
pour mieux épauler les sociétés et les aider dans
la conclusion d’accords de taxation internationaux avec
d’autre pays. »
Insister davantage sur la (belle) cote de Bruxelles
Si Bruxelles doit constamment veiller à son repositionnement
pour garder, voire améliorer sa place, la ville devrait
également le faire avec l’aide des institutions politiques. Un
constat là encore régulier, confirmé par Marcel Claes. « Le
gouvernement devrait même insister sur une promotion
encore plus active de la Belgique et de Bruxelles. Vu la
somme de nos bons éléments, nous pouvons même être
considérés comme le meilleur endroit possible en Europe.
Histoire aussi, de tirer un maximum d’avantages des opportunités
qui se présentent et qui vont se présenter, avec
bien sûr le Brexit. »
Rappelons que, d’ici le printemps 2019, au terme de tractations
– longues et hésitantes – toujours en cours, qui se
sont encore poursuivies lors du dernier Conseil Européen
en octobre, de nombreux sièges continentaux présents à
Londres (ainsi que leurs employés et leurs familles...) devront
migrer vers le continent. Il s’agira donc de rester attentif
à la concurrence de nos pays voisins, tels que l’Allemagne
(Francfort), la France (Paris et Lille), les Pays-Bas (Amsterdam)
ou le Luxembourg. Selon les différents secteurs
concernés, le Danemark (Copenhague), l’Espagne (Barcelone),
l’Irlande (Dublin) la Pologne (Varsovie) ou la Suède
(Stockholm) figurent parmi des villes les plus régulièrement
citées. Pour cette large répartition envisagée, un système
de points va même être mis en place. Une situation inédite
que même les observateurs les plus sérieux n’hésitent pas
à comparer à un célèbre concours de chanson européen !
Puisse en tout cas Bruxelles profiter de sa belle image pour
rester dans la partie... ●
© ING
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Adoptez la culture des polders !
COMMERCE INTERNATIONAL
Les Néerlandais ont visiblement une autre culture que les Belges. Tenez-en compte à
la table de négociations. Tom Vansteenkiste, directeur général de la NKVK (Chambre
Néerlandaise de Commerce pour la Belgique Luxembourg, hébergée chez Beci),
dispense quelques conseils bien utiles.
Peter Van Dyck
L
es liens sont forts, entre la Belgique et les PaysBas.
En témoigne leur collaboration de longue
date (et notamment le Benelux, initialement une union
douanière créée au lendemain de la 2e
guerre mondiale).
Respectons pourtant les différences culturelles avant
de faire affaire avec nos voisins du Nord. La langue peut
constituer un premier obstacle : « Le Hollandais qui rencontre
des Belges est convaincu d’avoir affaire à des Flamands
», annonce Tom Vansteenkiste, directeur général
de la NKVK. « Et s’il est confronté à des francophones, le
voilà désarçonné. Le Hollandais a une bonne connaissance
de l’anglais, mais sa maîtrise du français est moins glorieuse.
Il baragouine une sorte de français de camping,
juste ce qu’il faut pour commander un croissant chez le
boulanger. »
Entre les lignes et déroutant
Les Flamands parlent un néerlandais plus rond, qui
leur donne la réputation d’être gentils et sympathiques,
outre-Moerdijk. Les Belges néerlandophones bénéficient
donc d’un a priori positif, mais les choses peuvent se
corser à la table des négociations. « Les Hollandais sont
beaucoup plus directs et transparents dans la conduite
des affaires », constate Tom Vansteenkiste. « Ils veulent
que l’offre et le prix soit clairs d’entrée de jeu. Les Belges
privilégient plutôt une approche stratégique et pensent
résoudre les problèmes en instaurant une relation de
confiance. Or, les Hollandais sont bien plus intéressés
par le prix que par les relations. Ils ont plus facilement
tendance à changer de fournisseur, ce qui ouvre bien sûr
des perspectives aux entreprises belges. Les Hollandais
sont très ouverts aux nouveaux partenariats. »
Les Néerlandais s’agacent parfois des propos flous des
Belges. Ils ont du mal à concevoir que quelqu’un dise oui
et pense non, dans le même temps. Là où les Néerlandais
utilisent la langue comme un outil, les Flamands
40
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
s’en servent parfois comme un bouclier. Ce que le Belge
dit « entre les lignes » sème le trouble dans l’esprit de
ses voisins du Nord. « Ils sont beaucoup plus francs et
plus directs. Ils déclarent sans ambages qu’ils ne sont
pas d’accord. Pour sa part, le Belge multipliera les précautions
oratoires, notamment parce que lui-même se
sent vite agressé personnellement. Le Hollandais, pas
du tout : il vous envoie ses quatre vérités à la figure, en
toute amitié. Une discussion très dure et animée ne l’empêche
aucunement de prendre ensuite un café avec vous,
détendu. Cette attitude demande un temps d’adaptation,
pour les Belges. Un conseil : ne vous estimez pas trop
vite insulté ! »
Rien à cacher
Les entreprises néerlandaises excellent en communication
numérique. « Un piètre site web suscite la méfiance
et le rejet. Elles sont aussi plus avancées dans l’utilisation
des réseaux sociaux. Facebook ? Oui, même pour
les contacts d’affaires. Ce que le Belge écrira dans un
e-mail formel, le Hollandais l’expédiera via Facebook ou
LinkedIn. »
Autre remarque importante, à propos des habitudes de
réunion : les Néerlandais sont des planificateurs invétérés.
« Ils ont une idée très claire de la méthode et de l’objectif.
En soi, c’est une qualité. Les Belges, quant à eux, sont
des adeptes de la marge de manœuvre, mais pour une
réunion avec des Hollandais, ils ont tout intérêt à préparer
un dossier concret et clair. Les Hollandais limitent les
présentations au strict minimum, pour aborder directement
le cœur du sujet. Ils n’aiment pas les surprises.
Évitez donc les modifications de plans en cours de route !
Soyez ouvert et transparent dès le départ. Réfrénez votre
tendance à prévoir une marge sur le prix. Un Hollandais
aura du mal à comprendre que vous baissez vos prix.
Proposez-lui d’emblée un prix intéressant. »
© Reporters
׉	 7cassandra://xf124hoFayBJVBrUuNiiLAtL4jD0m_SI20m4BvRi7do*`̵ YDS_׉ETOPIC
Notre tradition du déjeuner d’affaires, très « bourguignonne
», n’existe pas au nord de la frontière. « Aux PaysBas,
on se contente d’un sandwich et d’un jus de fruits à
l’heure du midi. Les Hollandais considèrent un déjeuner
complet comme une perte de temps, à moins qu’il ne
s’agisse de célébrer un événement : la conclusion d’un
accord, par exemple. Nous estimons en revanche que le
temps passé à table développe la relation et est un acte
social. Ce n’est pas la perception des Hollandais : ils préfèrent
manger au milieu des documents. Les discussions
se poursuivent pendant le ‘repas’. »
Avoir son mot à dire
S’il y a des Néerlandais dans votre équipe, sachez qu’ils
veulent pouvoir donner leur avis et être entendus. « C’est
ce que nous appelons la ‘culture des polders’ : chacun
doit avoir son mot à dire et la recherche de solutions se
fait ensemble. En Belgique, c’est encore souvent le haut
de la hiérarchie qui tranche. Et il est habituel chez nous
de débattre de certains aspects avant la réunion... qui
devient alors l’occasion d’exposer les petits arrangements
pris au préalable. Voilà qui est totalement incompatible
avec la méthode hollandaise. Aux Pays-Bas, les réunions
servent à la concertation et à la discussion approfondie.
De plus, les participants sont censés dire ce qu’ils ont à
dire. Pas question de rectifier le tir a posteriori. »
Les différences de management et de vision se sont clairement
manifestées au cours des mois agités que vient
de vivre Ahold Delhaize – issu de la fusion du groupe
de supermarchés Koninklijke Ahold NV (propriétaire
des magasins Albert Heijn) et du groupe belge Delhaize.
« Les Hollandais ont une autre conception de la concertation
entre employeurs et travailleurs que les Belges »,
explique Tom Vansteenkiste. « Nous sommes dans le
registre conflictuel, alors qu’aux Pays-Bas, les deux
parties cherchent une collaboration
rmonieuse. Les représentants
aux qui siègent dans les
ils d’entreprise de sociétés
hollandaises veulent contribuer
ement à la santé de l’entreEn
Belgique, on cherche
plutôt la confrontation. C’est
particulièrement évident chez
Delhaize. Les syndicats
s’effarouchent bien plus
évolutions au sein du
oupe que leurs homologues
néerlandais. »
Tom Vansteenkiste, directeur
général de la NKVK.
Une culture féminine
Tom Vansteenkiste trouve
une explication dans
une étude du sociologue
des organisations Geert
Hofstede. « Il a étudié six
dimensions dans lesquelles
des différences
de cultures peuvent
se manifester. Il a notamment
repéré trois
différences significatives entre les Pays-Bas et la Belgique.
La première concerne la distance de l’autorité. Les
organisations hollandaises ont une structure horizontale,
tandis qu’en Belgique, elle est hiérarchique. Les Hollandais
se comportent de façon beaucoup plus informelle
et supportent mal la hiérarchie. Il est tout à fait normal,
dans les entreprises hollandaises, que les travailleurs
aient un pouvoir de décision dans leur domaine de compétence.
Les Belges, en revanche, ont l’habitude de s’en
référer à leur supérieur hiérarchique. Ne perdez pas de
vue que, lors de négociations, vos interlocuteurs hollandais
veulent avancer vite. Lors de la fusion de Fortis et
d’ABN Amro, les Hollandais ont eu un sérieux problème
avec les rapports d’autorité. L’approche top-down des
Belges leur était intolérable. »
Un autre point de divergence est l’évitement de l’incertitude.
« Les Belges excellent dans ce domaine. Ils n’ont que
25 % de confiance dans quelqu’un qu’ils ne connaissent
pas, alors qu’aux Pays-Bas, ce taux est de 75 %. Les
Belges veulent éviter autant que possible les risques
dans leurs relations d’affaires, alors que pour les Hollandais,
le risque en fait partie intégrante. C’est d’ailleurs
la raison pour laquelle ces derniers n’assimilent
pas les confrontations et les conflits à des menaces. Et
la dernière dimension dans laquelle les Belges et les
Hollandais divergent, est la ‘masculinité’. Les Pays-Bas
ont une culture beaucoup plus féminine et des valeurs
Le Belge se sent vite agressé
personnellement. Le Hollandais, pas
du tout : il vous envoie ses quatre
vérités à la figure, en toute amitié.
plus douces. La culture de concertation dite ‘des polders’
en constitue un bel exemple. Le travail à temps partiel
pour les hommes y est beaucoup plus répandu que chez
nous. On pourrait dire que la Belgique s’inspire davantage
du style de management latin, alors que les Pays-Bas
adoptent une attitude plus scandinave. Si la Belgique est
le pays le plus septentrional de l’Europe du Sud, alors les
Pays-Bas sont la nation la plus méridionale de l’Europe
du Nord. » ●
Pour en savoir plus
Participez au séminaire « Cultuurverschillen in
zakendoen België-Nederland », le 19 décembre
prochain.
Info : Tom Vansteenkiste, 02 209 04 77
tom.vansteenkiste@nkvk.be
Inscription via le site www.nkvk.be
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
41
© Reporters
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L’économie circulaire financée par l’Europe
COMMERCE INTERNATIONAL
Bruxelles a pris le lead européen en 2016 en matière d’économie circulaire, avec
le Prec1
. Elle a suivi l’exemple de l’Europe qui, de longue date, montre le chemin
via de nombreux financements et aides pour le secteur privé. Mais comment s’y
retrouver dans ce dédale d’aides ? Beci, en collaboration avec la Chambre de
Commerce d’Espagne en Belgique, leur a consacré un séminaire chez Greenbizz.
Laurie Verheyen, conseillère économie circulaire Beci
L
a plupart des financements européens abordent
de près ou de loin les questions environnementales.
Les deux principaux appels à projets, Life et Horizon
2020, ont été renouvelés régulièrement avec des budgets
variables entre 2014 et 2020. Tous deux arriveront à leur
terme en 2020, mais il est raisonnable de penser qu’ils
seront renouvelés pour une nouvelle période.
Horizon 2020 (H2020), centré sur la recherche et l’innovation,
a notamment pour objectif d’aider les États
membres à implémenter les objectifs de développement
durables dans leur politique. Le troisième programme de
financement (2018-2020) est doté d’un budget total de
30 milliards € avec un taux de financement des projets
qui peut aller jusqu’à 100 %. Chaque année, un appel
sera lancé aux environs du mois de février.
Même si l’économie circulaire est une thématique transversale
et prioritaire dans ce programme, elle est plus
marquée dans la catégorie sociétale sous la rubrique
« climate action, environment, resource efficiency and raw
materials », avec 1,12 milliard € sur trois ans. La gestion
des déchets et de l’eau sont deux priorités pour H2020.
Ce type de projet demande de former un consortium d’au
moins trois acteurs publics et/ou privés européens.
H2020 propose également de soutenir directement des
PME (SME instrument) avec 8 milliards € de financement
sur la période. Il s’adresse à des entreprises innovantes
désirant se développer et s’internationaliser. Des financements
sont disponibles pour les phases d’étude de
faisabilité technico-économique (max. 50 000 €) et de
R&D, première application commerciale (entre 0,5 et
2,5 millions €).
Le second levier de financement, déjà bien connu des
entreprises, est le programme Life avec un budget total
de 3,46 milliards €.
L’économie circulaire peut également se voir financée via
d’autres appels, moins directement liés à l’environnement.
On retiendra notamment le Fonds européen pour les investissements
stratégiques (FEIS, dit « plan Juncker ») ou
encore les Fonds européens de développement régional
(Feder). Le FEIS fait partie du plan d’investissement pour
l’Europe, qui vise à stimuler la croissance et la compétitivité
en mobilisant des financements privés pour des
investissements stratégiques. Il soutient notamment des
projets d’infrastructures et d’innovation plus risqués. L’un
des secteurs-phares est celui de l’environnement et de
l’utilisation rationnelle des ressources. Ce programme a
42
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
été prolongé jusqu’au moins 2020 avec un budget total
de 500 milliards € sur cinq ans.
Le Feder a pour but de renforcer la cohésion socio-économique
dans l’UE en corrigeant les déséquilibres entre
régions. Il comporte bien entendu un volet environnement
et soutien aux PME. Plusieurs projets bruxellois ont été
cofinancés par la Région et l’Europe pour une valeur totale
de 200 millions € – dont le projet Irisphere porté par Citydev,
visant à développer des synergies entre entreprises
pour diminuer leur impact environnemental, ou encore
le projet Coopcity qui veut faire de Bruxelles une smart
city innovante avec un centre d’entrepreneuriat social,
coopératif et collaboratif.
Les possibilités de financement sont nombreuses ; sans
être un expert des subsides, il est souvent difficile de s’y
retrouver. Heureusement, les entreprises peuvent faire
appel à divers organismes pour les aider à identifier le
financement qui correspond à leurs projets et les guider
gratuitement dans leurs démarches. Dans le cadre d’Enterprise
Europe Network, Impulse est le point de contact
pour tous les projets liés à la recherche et à l’innovation,
tandis que Beci conseille les entreprises pour tous les
autres types d’appels à projet, dont Life. Des consultants
spécialisés peuvent aussi accompagner l’entreprise dans
la rédaction des appels, comme Zabala, venu nous éclairer
lors de cette session d’information. ●
Plus d’Info : Jean-Philippe Mergen
02 210 01 77 – jpm@beci.be.
1. Programme Régional en Économie Circulaire
© Thinsktock
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Innovation Plane to Berlin : envolez-vous !
COMMERCE INTERNATIONAL
L’Allemagne joue, on le sait, un rôle de locomotive dans le secteur européen des nouvelles
technologies. Voilà pourquoi Beci, Co.Station et Brussels Creative emmènent
à Berlin les entrepreneurs bruxellois à la recherche d’innovation et d’opportunités
de croissance.
S
uite au succès de l’Innovation Train to Paris, le
28 juin dernier, Beci, Co.Station et Brussels Creative
organisent – avec le soutien de BNP Paribas
Fortis – un voyage à Berlin les 23 et 24 novembre. L’un
des objectifs de l’Innovation Plane est de permettre aux
entrepreneurs, start-ups et scale-ups belges de découvrir
l’écosystème allemand de l’innovation. Mais aussi de faire
un pas en avant dans leur processus de développement
à l’étranger. En plus des visites des entreprises les plus
emblématiques de l’innovation sur la scène berlinoise,
les participants recevront les conseils des acteurs clés
de l’écosystème technologique et numérique allemand.
Comme en juin, 100 places sont prévues à bord de l’avion
pour les entrepreneurs bruxellois.
L’Allemagne, catalyseur du secteur belge des
technologies?
La capitale allemande se profile de plus en plus comme
le centre de gravité de l’écosystème numérique allemand.
Plus de 60 des 100 principales start-ups (comme SoundCloud,
HelloFresh, Delivery Hero…) y sont implantées, tout
comme la plupart des fonds d’investissement (DN Capital,
DST Capital, Index Ventures…). Il semble cependant
que les entreprises et investisseurs allemands éprouvent
toujours des difficultés à trouver des connexions avec les
sociétés belges. D’où cette volonté d’aller à leur rencontre.
Lorsque les entreprises belges du secteur technologique
sont reprises, c’est principalement par d’autres sociétés
belges (36 %) et américaines (26 %), nettement moins
par des sociétés françaises (8 %), allemandes (5 %) ou
hollandaises (5 %). De même, lorsque des sociétés belges
ouvrent des filiales à l’étranger, c’est principalement aux
États-Unis ou en France ; bien plus rarement en Allemagne.1
Ce
voyage a donc également comme objectif
de venir en aide aux entreprises belges désireuses de se
développer dans un des plus importants marchés européens
du secteur technologique.
« Les membres de notre communauté sont en demande
constante de soutien et d’inspiration afin de développer
leur entreprise. C’est la finalité de ce voyage… Nous voulons
stimuler l’innovation, faire découvrir aux participants
comment générer de l’innovation, voire même en devenir
un facilitateur », explique Wouter Remaut, CEO de
Co.Station.
Miguel Van Keirsbilck, Coordinateur Starters chez BECI,
confirme que le réseautage est capital pour les participants
: « L’un des principaux objectifs de ce voyage est de
multiplier les sessions de networking, non seulement pour
créer des contacts avec les membres de la communauté
berlinoise, mais aussi pour permettre aux entreprises
participantes de créer des connexions entre elles. »
Pour Alain Heureux, CEO de Brussels Creative, il est important
que les entreprises aient des perspectives différentes
: « Les entrepreneurs et les start-up rencontrent
de nombreux obstacles dans leur développement. Pour
trouver une solution, il faut parfois regarder le problème
sous une autre perspective, et l’approche allemande de
l’innovation est très inspirante à cet égard. » ●
Pour aller plus loin
Quand ? Les 23 et 24/11/2017
Pour qui ? Tous les entrepreneurs, cadres ou dirigeants
qui ont un intérêt pour l’innovation, notamment
dans les nouvelles technologies, ou qui
sont désireux d’explorer l’écosystème allemand
pour des projets de croissance ou de partenariats.
3 thèmes au choix : Économie circulaire ; Scaling-up
; Intelligence artificielle (IA) et Smart Cities.
Comment ? Le nombre de participants est limité à
100. Inscriptions jusqu’au 15/11 au tarif préférentiel
de 549 € pour les indépendants et PME, 995 €
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1. Source : Funding, Growth and Profitability: Tech Start-ups finding the right balance Venture Capital and Startups
in Germany 2016” - EY
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
43
© Thinsktock
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COMMERCE INTERNATIONAL
Zoubir Zoubir et Abdelah Ait Maskour sont des Belges d’origine marocaine que des
motifs professionnels ont envoyés dans leur pays d’origine. Ils sont des exemples
positifs de la « migration inverse », un phénomène en pleine expansion avec l’augmentation
de la mobilité internationale.
Peter Van Dyck
«E
nvoyez-nous un peu de météo belge. Il fait étouffant
ici. 10 heures du matin et déjà 39°. Sans
la clim, ce serait infaisable au bureau. » Zoubir Zoubir,
Belge d’origine marocaine, nous appelle de Dubaï. Sa
carrière internationale débute en 2003 à Bahreïn, quand
son employeur Atlas Copco le charge d’y ouvrir un bureau
régional. « Je venais de passer six ans à l’usine belge en
tant que planificateur chargé de commander le matériel
nécessaire à l’assemblage de nos compresseurs. 97 %
de ces machines étaient destinées à l’exportation. Les
commerciaux m’ont expliqué les destinations, ce qui a
attisé ma curiosité. L’aventure m’attendait, d’autant plus
que je n’étais pas encore marié. Je pouvais partir découvrir
le monde tout en étant payé. J’avais déjà quelques
notions d’arabe, considérablement affinées lors de mon
passage à Bahreïn. »
Après un premier et bref séjour à Dubaï, Zoubir arrive en
2010 au Maroc, pays d’origine de ses parents. « Il faut
évoluer. On ne peut pas faire le même travail à l’infini. À
Casablanca, je suis devenu business development manager
pour les pays francophones du Sahel. J’étais responsable
de 17 pays et voyageais beaucoup pour contrôler la
distribution à tous ces endroits et découvrir les attentes
des distributeurs et des clients. Casablanca constituait un
excellent port d’attache. Je m’étais marié dans l’intervalle.
Mon épouse, rencontrée à Bahreïn, avait de la famille
à Casablanca. Ses nombreux contacts avec la famille
compensaient quelque peu mes absences fréquentes. »
Des profils très demandés
L’arrivée de Zoubir au Maroc est une expérience particulière.
Lors de ses études d’ingénieur commercial à
l’Europese Hogeschool Brussel (EHSAL), il avait rédigé
un mémoire sur les perspectives d’avenir de l’économie
marocaine. « Les théories et prévisions de ma recherche
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BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
Casablanca est devenu le port d’attache de Zoubir Zoubir,
Belge d’origine marocaine, au service d’Atlas Copco.
correspondaient-elles à la réalité ? Oui, une partie des
prévisions s’est concrétisée. Le Maroc entend jouer un rôle
dominant dans le développement de l’Afrique occidentale
et centrale. C’est pourquoi le pays s’efforce d’attirer des
investisseurs internationaux. Tanger dispose aujourd’hui
du plus grand port de conteneurs de la région. De nombreux
travaux d’infrastructure ont eu lieu au cours des
cinq années que j’ai passées au Maroc. »
« Lorsque des amis belges s’informaient des possibilités
de carrière au Maroc, je répondais qu’aucun pays n’est
parfait. Ils ont tous leurs avantages et leurs inconvénients.
Je considérais comme un grand avantage de travailler
dans le pays de mes origines. Il était très motivant de
contribuer à son développement. Le Maroc a tout intérêt
à faire appel à des managers d’origine marocaine qui
ont étudié et travaillé en Europe occidentale, ne fût-ce
que pour leur savoir-faire. Je suppose que de plus en
plus de migrants de la deuxième génération voudront
lancer leur propre entreprise au Maroc, bien que cela
reste difficile pour le moment. Les entraves et problèmes
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administratifs peuvent être particulièrement frustrants,
au point de démotiver totalement certains candidats en
phase de lancement. Il est indispensable de développer
de bons contacts au sein des diverses instances. »
Abdelah Ait Maskour travaille à Fez pour le groupe Orone
(spécialisé en traitement externalisé de flux de documents).
Il est directeur de production dans un centre
de contact. Sa scolarité, il l’a faite en néerlandais et en
français, successivement à Courtrai, Mouscron et juste
au-delà de la frontière française. Il a obtenu un diplôme
en biologie à l’ULB et a développé son expérience professionnelle
entre autres chez Mobistar, avant de partir
pour le nord du Maroc. Il remarque, lui aussi, que les
personnes avec un profil comparable au sien sont très
demandées. « Il n’est même pas nécessaire de connaître
l’arabe », constate Abdelah. Bernard Poll, CEO d’Orone,
explique que de plus en plus d’entreprises françaises et
belges sous-traitent leurs processus de back office à des
pays proches tels que le Maroc. « Un collaborateur tel
qu’Abdelah constitue un lien idéal entre les entreprises
en Belgique et les collaborateurs au Maroc. »
Culture locale
Atlas Copco, le constructeur de machines suédois qui
emploie Zoubir, est présent dans 92 pays. Une entreprise
aussi internationale a besoin d’une grande diversité
culturelle au sein de son personnel pour conduire des
activités à l’échelle mondiale. « Notre organisation est
décentralisée. La responsabilité finale revient aux entités
locales. Nous avons une bonne perception des cultures
et marchés locaux », nous dit Kristian Vandenhoudt, Vice
President Human Resources chez Atlas Copco. « Des
collaborateurs tels que Zoubir nous sont donc précieux :
ils connaissent les sensibilités de la culture locale et l’impact
sur le marché et sur la façon de faire des affaires.
En même temps, ils véhiculent la culture d’entreprise
mondiale d’Atlas Copco. »
Au rayon de ses atouts, Zoubir mentionne d’abord sa
bonne maîtrise du… français, la langue des affaires au
Maroc. « La connaissance de la culture et de la façon de
travailler est aussi un avantage, bien sûr. Or, certains migrants
de deuxième génération ont du mal avec la manière
marocaine de travailler. Il faut par exemple beaucoup de
patience auprès des services publics. Il n’est pas toujours
possible de demander des documents en ligne, comme
en Belgique. En outre, il est essentiel de négocier très
précisément les délais de paiement avec le client. Sinon,
vous pourriez bien attendre votre argent pendant plus d’un
an. Les PME ont tendance à reporter leurs paiements le
plus longtemps possible. Habituellement, c’est parce que
leurs propres clients ont des problèmes de cash-flow.
Bref, un cercle vicieux. »
La vie sociale, là-bas ? « Pas tellement de différence avec
celle au sein de la communauté marocaine en Belgique »,
estime Zoubir. « En matière de religion, on peut être moins
vigilant. Pas besoin de demander si la nourriture est halal
dans un restaurant au Maroc. Et vous pouvez prier où bon
vous semble. Personne ne s’en offusquera. Le Maroc est
La mondialisation élargira encore les
possibilités de mobilité internationale.
globalement très agréable, mais souffre d’insécurité. La
criminalité est élevée. Il faut dire que dans certains quartiers
de Casablanca, le chômage atteint des sommets.
Pour certains, la seule façon de s’en sortir, c’est le crime. »
Abdelah Ait Maskour apprécie beaucoup la vie à Fez. « Oui,
bien sûr, le nombre d’heures de travail – 44 – est plus
élevé au Maroc en Belgique, mais après le bureau, c’est
une vie sociale très intense qui nous attend. Fez est une
ville accueillante, familiale et dotée d’un climat agréable.
Tous les magasins sont ouverts jusqu’à 22 heures. En
Belgique, on a parfois peur d’ouvrir la boîte aux lettres
à cause des factures. À Fez, le loyer mensuel d’un appartement
de 60 m² se situe entre 250 et 300 euros. Et
pour la nourriture, 100 à 200 euros par mois suffisent à
entretenir facilement un ménage de trois personnes. »
Citoyens du monde
Zoubir et Abdelah sont tous deux très satisfaits du niveau
des écoles francophones au Maroc. Les deux enfants de
Zoubir ont même pu bénéficier de cours de néerlandais
privés. Ce n’est malheureusement plus possible à Dubaï,
où Zoubir est installé pour le moment. Il estime néanmoins
que ces déménagements sont des expériences positives
pour ses enfants. « Surtout dans le monde d’aujourd’hui,
qui ressemble de plus en plus à un village. Ma carrière
internationale prépare mes fils à devenir citoyens du
monde. »
En Belgique, siège d’Atlas Copco pour les compresseurs et
la construction, l’entreprise accueille de nombreux expatriés
qui y développent un réseau dont ils pourront faire le
meilleur usage lors de leur retour au pays. « La poursuite
de la mondialisation élargira encore les possibilités de
mobilité internationale », prédit Kristian Vandenhoudt.
« Le travailleur mobile à l’international sera mieux armé
pour faire face à de nouveaux défis. » ●
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
45
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cœur de métier, sa cuisine raffinée.
Témoignage
Rencontre avec Matthias Van Eenoo,
chef franco-belge ayant exercé ses
talents auprès de grandes maisons
étoilées en France, qui, depuis cet
été, excelle aux commandes du
prestigieux restaurant BRUGMANN.
Racontez-nous comment se sont
passés les premiers contacts avec
Select Actiris ?
Quelques semaines avant l’ouverture
du restaurant BRUGMANN
nous étions à la recherche d’une
vingtaine d’employés aussi bien
en cuisine qu’en salle ou encore à
l’administratif, nous nous sommes
tournés vers des professionnels du
recrutement. La solution Actiris s’est
rapidement imposée à nous et nous
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pleinement satisfaits.
Combien d’engagements Actiris
vous a-t-il permis de réaliser ? Pour
quels postes ?
Actiris nous a permis d’embaucher
d’abord en CDD puis en CDI une
dizaine de personnes en cuisine,
une dizaine en salle ainsi qu’une
personne à l’administratif, soit au
total une vingtaine de personnes :
Maitre d’hôtel, chef de rang, commis,
cuisinier, femme de ménage,
plongeurs…
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inhérent au secteur Horeca, nous
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Mise en route de la « bruxellisation » des
aides à l’emploi
La nouvelle mouture des aides à l’emploi en Région bruxelloise est dans ses
grandes lignes entrée en application ce 1er
octobre. Son moteur, l’Activa.brussels,
a été simplifié, « bruxellisé » et axé sur la transition vers l’emploi par la formation.
Ophélie Delarouzée
A
vec la 6e réforme de l’État, la Région bruxelloise
a hérité de nombreux dispositifs de mise à l’emploi
que le ministre de l’Économie, de l’Emploi
et de la Formation professionnelle Didier Gosuin (DéFI)
s’est empressé de réformer. Leur refonte a été concertée
avec les interlocuteurs sociaux dans le cadre de la
Stratégie 2025, dont un des objectifs est de faire baisser
le taux de chômage des Bruxellois. Celui-ci demeure supérieur
aux autres Régions, même si l’évolution est favorable
ces dernières années (16,9 % en août 2017, contre
17,8 % en août 2016). La nouvelle formule d’Activa.brussels
promet d’être, selon Jan Gatz, porte-parole d’Actiris,
un outil performant capable de remettre Bruxelles dans
la course : « C’est un système plus cohérent qu’auparavant,
qui accélère la mise à l’emploi et qui permet de valoriser
l’investissement des entreprises dans les individus
en les encourageant à garder les nouveaux venus qu’ils
viennent de former. Actiris est la porte d’entrée pour Activa.brussels.
Les employeurs qui feront appel à nos services
pourront être accompagnés dans leurs démarches
et dans leur recherche de l’employé idéal au sein de notre
large éventail de candidats à l’emploi qui entrent dans les
conditions Activa.brussels. »
Une simplification du dispositif
Les employeurs devraient plus largement à l’avenir solliciter
Activa. La complexité qui prévalait jusqu’alors
brouillait en effet les perspectives et empêchait certains
d’accéder aux aides pourtant à leur disposition. « Il y avait
avant une trentaine de dispositifs Activa, ce qui voulait dire
que c’était compliqué à expliquer et compliqué à comprendre
pour les chercheurs d’emploi comme pour les
employeurs », remarque Jan Gatz. « Tout cela est balayé.
Il n’y a plus qu’un seul Activa. »
La prime Activa a été uniformisée à 15.900 euros, octroyés
aux entreprises sur 30 mois, à hauteur de 350 euros
pendant les 6 premiers mois, 800 euros pendant les
12 mois suivants et 350 euros pendant les 12 derniers
mois. Le gouvernement bruxellois conditionne l’aide à
un contrat de travail d’au moins 6 mois à mi-temps, afin
de viser des emplois durables et de qualité, en se refusant
à financer des mini-jobs. Si le travailleur est porteur
d’un handicap, la prime est majorée à 23.400 euros
sur 36 mois. Pour les employeurs dont le siège est situé
en Flandre, cette aide peut être augmentée des réductions
ONSS appliquées dans cette Région.
Une « bruxellisation » des aides à l’emploi
La manne des moyens financiers qui s’adressait aux
navetteurs flamands et wallons a été redirigée vers
les chercheurs d’emploi bruxellois. Au total, ce sont
255 millions d’euros qui ont été canalisés au bénéfice
des employeurs des trois Régions, qu’ils soient du secteur
privé ou, pour une partie, public. « Environ 30%
des aides bénéficiaient par le passé aux navetteurs
de Flandre et de Wallonie », souligne Jan Gatz. « Avec
cette ‘bruxellisation’, les aides bénéficieront à 100 %
aux Bruxellois. » Une petite révolution qui pourrait,
dans la durée, désengorger les embouteillages notoires
à l’entrée de la ville, voire rééquilibrer la circulation
puisque Activa.brussels favorise aujourd’hui la mobilité
des chercheurs d’emploi bruxellois. Pour les aider à
conquérir la périphérie bruxelloise, qui représente un
bassin important d’emplois, la prime pourra être octroyée
aux employeurs des deux autres Régions.
Mais si ces changements visent à booster l’emploi
bruxellois, ils risquent de freiner certaines entreprises
bruxelloises dans leur développement. Jan De BrabanBECI
- Bruxelles métropole - novembre 2017
47
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ter, secrétaire général de Beci-UEB, craint les retombées
de ce changement de cap abrupt, qui aurait pu
être mieux dosé et mieux distillé sur le temps : « Vu
l’enveloppe fermée, le ministre a voulu privilégier les
entreprises bruxelloises qui emploient davantage de
Bruxellois. Ce n’est pas toujours la priorité, vu de l’entreprise,
et le problème est de voir complètement disparaître
certaines aides pour celles qui en ont besoin.
Sur le principe, il n’y a pas d’objection à privilégier les
entreprises qui créent de l’emploi pour les Bruxellois,
mais ce n’est pas pour cela qu’il faut freiner celles qui
veulent se développer et qui n’ont pas la possibilité
d’employer des Bruxellois. Il s’agit quand même d’entreprises
qui créent une valeur ajoutée, une richesse
pour la Région. »
Un surcroît de candidats Activa
La simplification permet aussi d’augmenter le nombre
de candidats pouvant être engagés sous les conditions
avantageuses d’Activa.brussels. Tout chercheur d’emploi
inscrit auprès d’Actiris depuis 12 mois sera porteur
de la prime, en ce compris les exclus du chômage. Le
délai de 12 mois est même entièrement supprimé pour
ceux qui viennent de terminer un stage ou une formation
professionnalisante et pour les groupes les plus
fragilisés sur le marché du travail. Cela concerne entre
autres les bénéficiaires du revenu d’intégration sociale
porteurs d’un contrat Article 60, les jeunes de moins de
30 ans n’ayant pas de CESS, les travailleurs de plus de
57 ans et les victimes d’une restructuration d’entreprise.
« C’est un win-win pour les chercheurs d’emploi et
pour les employeurs », souligne Jan Gatz. « Attendre
un an dans les files du chômage pour profiter d’Activa
était dans certains cas dommageable, notamment pour
les jeunes qui venaient de terminer un stage. Les employeurs
qui avaient investi dans ces personnes devaient
attendre plusieurs mois pour avoir droit à Activa. » Résultat
: si hier il y avait en moyenne 4.500 Bruxellois qui
bénéficiaient d’une aide Activa dans le cadre d’un nouvel
emploi, plus de 60.000 chercheurs d’emploi bruxellois
sont aujourd’hui porteurs de la carte Activa.brussels et
prêts à être embauchés à coût réduit.
Des aides cumulatives sont encore ajoutées pour les
jeunes peu qualifiés et les plus âgés. L’incitant à la formation
s’élève à 5.000 euros. Il est mobilisable tout au
long de la durée de l’aide Activa par les employeurs qui
ont engagé à temps plein en contrat à durée indéterminée
un jeune de moins de 30 ans, titulaire au maximum
d’un diplôme du secondaire inférieur, et qui prennent
en charge sa formation. L’aide « travailleurs âgés » se
concrétise quant à elle par une réduction de 1.000 euros
par trimestre pour tous les travailleurs de 57 ans et plus
dont le salaire trimestriel n’excède pas 10.500 euros. ●
Un projet-pilote à citydev.brussels
Benjamin Cadranel.
Un bonus sera accordé aux entreprises
implantées sur les sites
de l’institution et qui s’efforcent
de maintenir ou qui engagent un
personnel bruxellois. La Région
bruxelloise et citydev.brussels ont
débloqué chacune une enveloppe
de 250.000 euros, soit 500.000 euros
au total, pour concrétiser ce
projet. « Cette mission déléguée
cadre parfaitement avec l’objectif
stratégique repris dans notre
plan d’entreprise et notre contrat
de gestion : favoriser l’emploi
des Bruxellois sur nos sites »,
soutient Benjamin Cadranel,
administrateur général de citydev.brussels.
« Les services de
citydev.brussels ont activement
collaboré avec l’ONSS afin de
récolter des données fiables sur
l’emploi bruxellois sur nos sites
et avec Actiris pour le traitement
des données, l’élaboration et la
mise en œuvre des mesures envisagées.
»
Concrètement, citydev.brussels
accordera soit une prime aux
entreprises, soit son équivalent
en réduction de canon ou de
loyer. Ainsi, 250.000 euros seront
consacrés au maintien de
l’emploi bruxellois et 250.000
euros à l’engagement de personnel
bruxellois. Ces deux
primes sont cumulables. Ces
incitants financiers seront distribués
selon les résultats en
termes d’emplois bruxellois atteints
par les entreprises durant
l’année, entre ce 1er
30 septembre 2018.
Des conditions d’éligibilité limitent
cependant la participation
des entreprises. Seules sont
concernées celles qui comptent
au moins 10 personnes et qui
disposent d’un numéro d’établissement
sur les sites d’activité
économique de citydev.brussels.
Elles doivent également avoir signé
une convention de collaboration
avec Actiris. Des exclusions
s’ajoutent par ailleurs. Les entreprises
dont l’activité n’est pas en
rapport avec les missions d’expansion
économique, celles qui
ont acheté leur terrain ou celles
qui occupent le site de façon temporaire
ne pourront pas prétendre
à cette prime.
octobre et le
48 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
׉	 7cassandra://PnGHEWcjAeXRZtZIuPty-KoqZCEsEmOsFayujcdVJ5c`̵ YES_׉EAides à l’emploi bruxellois pour les entreprises
sur les sites appartenant à citydev.brussels
La Région bruxelloise et citydev.brussels
débloquent 500.000 € (250.000 € chacune)
pour un projet pilote d’aides à l’embauche
ou au maintien d’emplois bruxellois.
Conditions d’obtention
• Preuve de son établissement sur un site
appartenant à citydev.brussels, de son agrément
et en ordre de paiement avec citydev.brussels.
Exceptions : occupation précaire, les entreprises
propriétaires du terrain et certains secteurs
d’activités*
2 types d’aides cumulables
Aide au maintien de l’emploi bruxellois
Petites entreprises
• Minimum 10 emplois sur payroll et sous CDD ou
CDI min 6 mois sur la période du 1/10/2017 au
30/09/2018
de 1.250 à 6.250 €
Moyennes entreprises de 1.900 à 9.300 €
Grandes entreprises
de 3.100 à 15.600 €
Aide à l’embauche de personnel bruxellois
Petites entreprises
Moyennes entreprises
Grandes entreprises
2.000 €/pers. avec
un max. de 10.000 €
1.500 €/pers. avec
un max. de 13.500 €
1.000 €/pers. avec
un max. de 17.000 €
Montants plafonnés à max. 30 % du loyer/
canon annuel.
2
Petites entreprises : entre 10 et 49 emplois
Moyennes entreprises : entre 50 et 99 emplois
Grandes entreprises : plus de 99 emplois
3
Comment recevoir cette aide ?
1
Validation de votre dossier par
citydev . brussels, au plus tard pour
le 31/03/2018.
Les entreprises sélectionnées devront
rentrer les chiffres de l’emploi (ONSS)
au plus tard le 31/12/2018.
4
Le paiement des primes aura lieu
courant 2019.
Complétez le formulaire de demande
accessible sur le site de citydev.brussels,
à remettre au plus tard le 30/11/2017.
• Preuve de la signature d’une convention de
collaboration avec Actiris (ou au plus tard dans les
3 mois qui suivent la demande)
Remise du dossier avant 1/12/2017
* Pour la liste complète, voir le règlement des aides sur
le site Internet de citydev.brussels
Pour toute information complémentaire : www.citydev.brussels
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STARTER
Naturalogic : capital naturel
Spécialisée dans la gestion du capital naturel, Naturalogic propose aux entreprises
de mesurer financièrement leur impact environnemental avec pour objectif de le
réduire au bénéfice de la société dans son ensemble.
Guy Van den Noortgate
O
n ne cesse de le répéter : nous n’avons qu’une
seule planète, même si nous utilisons annuellement
les ressources de quasi deux planètes. En
effet, chaque année, la date du « jour du dépassement »
de la terre se rapproche du 30 juin (qui sera atteint au rythme
actuel de consommation des ressources en 2030). En
2017, il est tombé le 2 août. Depuis cette date, nous vivons
donc à crédit. Même si cet indicateur n’est pas parfait, il est
pertinent et mérite que l’on y prête attention, ainsi qu’à ces
ressources que nous utilisons, en partie plus ou moins importante,
de façon inconsidérée. Encore faut-il pouvoir mesurer
le plus correctement possible l’impact environnemental des
activités d’une entreprise afin d’agir efficacement. C’est ici
qu’intervient une société telle que Naturalogic, constituée fin
2014 par Eric Dierckx et Antoine Geerinckx dans le giron de
CO2logic, déjà active dans la gestion des émissions de CO2
.
Avant de se lancer dans l’aventure de Naturalogic, Eric Dierckx
a travaillé chez Ernst & Young comme consultant. Au sein du
cabinet d’audit, il va s’attacher avec quatre collègues à développer
une stratégie visant à réduire les impacts sur l’environnement
chez Ernst & Young en y développant un département
développement durable. Toutefois, il convenait de traduire ces
impacts en euros. « Le premier compte environnemental a
été réalisé par l’équipementier Puma en coopération avec
l’agence britannique Trucost », explique-t-il. « Ils ont évalué
et mesuré les activités économiques en prenant en compte
les externalités (CO2
chiffrer l’impact autour de 110 millions d’euros par an. Puma
a ensuite lancé une première paire de baskets et un T-shirt
biodégradables. Leur prix, plus cher en magasin, reflète le
fait que leur impact sur la santé et l’environnement est pris
en compte. »
Aujourd’hui, le capital naturel, qui regroupe l’ensemble des
ressources et des matières premières que nous consommons
pour l’activité économique, est pris en compte. « Il y
a six formes de capital », reprend Eric Dierckx. « Financier,
productif, social, humain, intellectuel et naturel. Ce dernier
étant le plus important. C’est la base de tout. »
Naturalogic a noué un partenariat avec Trucost pour le Benelux.
S’appuyant sur la base de clients de CO2logic, elle a pour
objectif de mesurer les coûts environnementaux et d’aider
les entreprises à les anticiper et à les assumer elles-mêmes.
Pour le bénéfice de l’ensemble de la société. Ainsi, par exemple,
si les entreprises rejettent de l’eau propre au lieu d’eaux
usées dans les circuits naturels, cela peut économiser à la
collectivité la construction d’une station d’épuration.
Jusqu’à présent, nombre de grandes entreprises ajoutent à
leur rapport annuel un rapport plus spécifiquement consacré
50 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
Antoine Geerinckx (à gauche) et Éric Dierckx.
au développement durable. Mais dorénavant, la tendance
se dessine à intégrer le second au premier. En monétisant
l’impact environnemental, Naturalogic offre aux entreprises
un outil efficace qui va permette de faciliter cette intégration.
A priori, le secteur industriel semble naturellement le premier
concerné par cette évolution, mais le secteur financier, de
prime abord plus éloigné des contingences environnementales,
l’est également. « Aujourd’hui déjà, le secteur financier
est attentif dans la composition des portefeuilles d’investissements
quant à l’impact CO2
», pointe Eric Dierckx. « Les
gestionnaires y sont d’autant plus sensibles que leurs clients
sont plus soucieux de l’environnement. »
, eau, coton, etc.) et sont ainsi parvenus à
En valorisant le capital naturel grâce à une méthodologie
éprouvée, Naturalogic, qui va bientôt quitter avec CO2logic
l’Atelier des Tanneurs pour des bureaux plus vastes, apporte
aux entreprises une solution efficace pour mesurer leur
impact environnemental et, in fine, le réduire.
Info : www.naturalogic.org ●
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
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FINANCEMENT
Avez-vous déjà pensé au crowdlending ?
Dans le financement participatif, on connaît le crowdfunding, moins le
crowdlending. Le premier s’adresse prioritairement aux startups, le
second concerne les PME, quel que soit leur secteur, et leur offre une
solution supplémentaire pour financer leur développement.
L
e crowdfunding s’est fait connaître avec les
startups. Il s’adresse aux jeunes entrepreneurs,
actifs dans le digital mais pas seulement, qui
recherchent du financement afin de lancer leur société.
Des particuliers intéressés par le projet investissent
alors dans l’entreprise naissante. Ce mode de financement
participatif est aujourd’hui bien connu et a fait ses
preuves. Le mécanisme est identique pour le crowdlendig.
Il ne s’agit pas ici d’une prise de participation dans
le capital de l’entreprise, mais d’un prêt qui peut prendre
la forme d’un emprunt obligataire avec un taux d’intérêt
déterminé sur la durée de l’obligation.
Le crowdlending s’adresse aux sociétés plus matures
qui affichent un chiffre d’affaires, dégagent du cashflow,
s’appuient sur une clientèle existante, etc. Elles
disposent donc de capacités de remboursement. Ce qui
n’est pas le cas d’une startup qui doit se limiter à ses
débuts à de l’equity crowdfunding. Les PME qui souhaitent
bénéficier du crowdlending doivent donc avoir
un track record.
On constate que la plupart des dirigeants de PME ignorent
cette solution de financement. À leur décharge, on peut
dire que le financement participatif est relativement récent
et que le crowdfunding ne s’adresse pas de prime
abord aux entreprises déjà solidement implantées. C’est
pourquoi il est important que le secteur du financement
participatif fasse un effort de communication et aille à
la rencontre des chefs d’entreprises via les chambres
de commerce, les associations d’entreprises, les médias,
afin de leur montrer que ce mode de financement,
via le crowdlending, peut leur convenir et participer au
développement de leur société.
D’autant que le crowdlending est davantage qu’un outil
supplémentaire de financement. Outre cet aspect essentiel,
le crowdlending présente d’autres avantages pour
une PME. D’abord, le marketing. En faisant appel au financement
participatif, la PME va toucher un public large
composé de l’ensemble
plateforme de crowdlending
comptent en plusieurs
de milliers. Ensuite, une
tie de ceux-ci, qui varie
moyenne entre 100 et 200
particuliers, va investir et
devenir ambassadrice
de la marque. Enfin, il
est intéressant pour la
PME d’organiser une
à deux fois par an une
réunion de sa communauté d’investisseurs
afin de présenter les avancées du
projet mais également de bénéficier de l’expertise
et du réseau de ces investisseurs.
Un intérêt moyen de 6 à 9 %
Quel que soit leur secteur d’activités, toutes les PME,
pour autant qu’elles présentent un bon dossier, peuvent
utiliser le crowdlending comme source de financement.
Le crowdlending peut financer tout ou partie d’un investissement.
Dans certains cas, il peut compléter le
financement bancaire, d’autant plus que dans le cas
d’un emprunt obligataire subordonné, il sera considéré
par la banque comme un quasi fonds propre. En termes
de secteurs, on peut retrouver aussi bien une brasserie,
un fabricant de chemises, un concepteur de systèmes
d’appel pour les maisons de repos, un producteur de
lasers industriels, etc.
Last but not least, le crowdlending est avantageux pour la
PME mais également pour l’investisseur. On lui présente
régulièrement des dossiers et il choisit ce qui l’intéresse.
Depuis le 1er
février, le plafond est monté à 5.000 euros
d’investissement par dossier. L’intérêt moyen se situe
entre 6 et 9% selon le profil de risque de la société. De
la même manière que la PME diversifie ses sources
de financement, le particulier peut diversifier ses investissements.
Par ailleurs, le crowdlending s’inscrit
dans une tendance lourde. Les particuliers souhaitent
aujourd’hui de plus en plus donner du sens à leurs investissements.
Le financement participatif leur permet
d’investir localement, dans du tangible et de choisir le
secteur d’activité. Avec le crowdlending, le particulier
a un impact direct sur l’économie. ●
Xavier de Troostembergh
Business Development Manager Bolero Crowdfunding
(membre du groupe KBC)
embergh@kbcsecurities.be
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
51
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TRANSITION
Lars Zimmermann : l’économie circulaire
en mode open source à Berlin
Berlin est assurément « the place to be » pour tous ceux qui croient dans le potentiel
de l’économie circulaire et des modèles de transition. Nous y avons rencontré
Lars Zimmermann, une personnalité protéiforme, à la fois artiste et économiste,
qui ne jure que par l’open source pour la promotion de l’économie circulaire.
Johan Debière
L
es territoires durement touchés par les guerres ont
cette particularité qu’une fois détruits, ils peuvent
repartir d’une page blanche et imaginer la mise
en place de nouveaux modes de pensée, de développement
économique et une nouvelle relation au monde. Berlin est
typiquement une de ces capitales où ce dynamisme souffle
fort, plus encore depuis sa réunification. Dans ce chaudron
culturel, social et économique unique en Europe, Lars Zimmermann
s’est construit : « Je suis artiste et économiste,
mais j’aime me décrire comme un hacker ». Un terme souvent
associé à des pratiques criminelles perpétrées sur internet
mais qui, dans son cas, doivent être entendues dans une acception
différente. En anglais, to hack signifie en effet pirater,
mais lorsqu’on l’applique à des objets, en particulier ceux
dont on ne se sert plus, et qu’on les détourne de leur fonction
initiale pour en faire quelque chose d’utile, le piratage prend
des airs plus sympathiques, comme dans cet exemple où
Lars a « hacké » de vieilles briques de Lego en les forant et
en les disposant sur une planche de bois à l’aide de simples
vis. Il a ainsi obtenu des porte-manteaux du plus bel effet.
La phase de réflexion préalable lui aura en fin de compte
pris plus de temps que l’assemblage des objets récupérés,
mais le jeu en vaut la chandelle. Car l’autre caractéristique de
Lars Zimmermann, c’est qu’il s’attache systématiquement à
diffuser ses astuces auprès du plus grand nombre, de façon
à s’assurer que ses idées vont inciter d’autres personnes,
à Berlin ou ailleurs dans le monde, à reproduire ces schémas,
permettant ainsi de lutter contre le gaspillage : « Le
développement de l’économie circulaire ne peut s’envisager
qu’à travers le partage des connaissances, et donc de l’open
source. » Cette démarche le place en contre-pied complet
de celle adoptée par Michaël Braungart, un autre chantre
de l’économie circulaire, allemand lui aussi, qui propose
ses services de consultance à des sociétés afin de les aider
à développer des produits et des services inscrits dans le
circulaire, mais sans se préoccuper de la diffusion libre des
connaissances.
De Berlin à Téhéran, Bogota ou Toronto
Lars Zimmermann : « S’engager dans l’open source, c’est
publier la manière dont les choses sont faites, que ce soit à
travers la diffusion de recettes, de lignes de codage informatique,
de données de production ou de fichiers de design, de
façon à ce que chacun puisse étudier, utiliser et construire
sur base de cette information. »
52 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
Lars Zimmerman
Cela se produit généralement à travers des formes de collaboration
décentralisées et distributives, avec différents
groupes que l’on voit discuter de projets, documentant les
feedbacks, réparant les éléments incorrects, en prototypant
les solutions et en concevant des softwares utiles et paramétrables,
mais aussi tout type de matériel, des outils et
même des productions culturelles. C’est parce qu’il s’inscrit
résolument dans cette logique que Lars Zimmerman a décidé
de s’investir totalement dans l’organisation des OSCE Days à
Berlin. L’événement, qui en était cette année à sa troisième
édition, a fait le plein de participants. Au-delà du foisonnement
d’idées rassemblées par la plateforme auprès de membres
de la communauté du circulaire réparti dans le monde entier,
les OSCE Days auront permis aux personnes physiquement
présentes à Berlin de participer à des ateliers tous aussi
intéressants les uns que les autres. Avec un Soap Lab pour
apprendre à créer des savons à partir d’huiles usagées. Ou
encore cet atelier pour apprendre à fabriquer un broyeur
à pédales pour la destruction de documents confidentiels.
Si vous êtes du voyage à Berlin avec Beci, les 23 et 24 novembre
prochains (lire p. 43), profitez de votre temps libre sur
place pour faire la connaissance de Lars. Il en vaut vraiment
la peine. ●
Info : https://oscedays.org ; http://bloglz.de/me-contact/
© Leona Lynen
׉	 7cassandra://3LmNI0oAosmdWJWZMEtkBAm42cjlKu_VLaNin5YGxbw`̵ YFS_׉EMême si la législation sur les déchets d’emballages industriels est complexe,
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Performance commerciale : quand le filtre
s’encrasse
Votre équipe commerciale est en sous-régime. Les résultats ne sont plus au
rendez-vous malgré vos allocutions inspirantes et votre nouveau plan de commission.
Atones, vos vendeurs semblent se réfugier dans la justification ; des
clients pénibles, des concurrents agressifs ; il n’y a plus que la baisse du prix
qui passe. Vous hésitez entre taper du poing sur la table, faire un exemple ou
engager un coach. Mais avez-vous pensé à nettoyer le filtre de votre équipe ?
Laurent De Smet, Senior Trainer à la Sales Academy
L
a métaphore surprend bon nombre de managers
commerciaux. Oui, la motivation commerciale
s’émousse et c’est naturel ! Vos équipes de terrain,
au contact de votre clientèle, sont exposées à un nombre
colossal de signaux négatifs : des clients qui se plaignent de
dysfonctionnements, de problèmes de qualité, de promesses
non tenues. Comprenez que leur perception n’est pas la vôtre ;
vous vous occupez des résultats généraux de l’entreprise et
avez donc une vision globale de ses résultats. La relativité
statistique de ces problèmes, qui touchent en général moins
de 5 % de vos clients, occupe un champ de préoccupation
énorme pour vos commerciaux. Et comme si cela ne suffisait
pas, la concurrence semble toujours promettre une herbe
forcément plus verte que la vôtre.
Baigné en permanence par ce double flux d’information
polluante, le « filtre motivationnel » de vos commerciaux
s’encrasse et finit par générer des croyances négatives sur
vos produits, vos services ou toute votre entreprise. Le vendeur
perd confiance dans ce qu’il peut promettre à son client ou
à son prospect. Il perd la foi et passe lentement du « vouloir
vendre » au « devoir faire du chiffre ». Rien de surprenant
que les performances en pâtissent !
Fiers et pudiques, vos commerciaux hésiteront pourtant à vous
confier directement leurs doutes. Ils relateront, à répétition,
des incidents clients, des motivations de refus prospects et
vous écouteront patiemment rationnaliser, relativiser les faits,
ce qui renforcera leur conviction que vous vivez dans une tour
d’ivoire, loin des « réalités du terrain ».
C’est à ce stade que parfois nous les recevons dans nos
formations. Combien de fois n’avons-nous pas entendu un
directeur commercial nous confier : « Il faut les former mais
surtout les remotiver ! ». Dans ce genre de cas, on tombe
sur une équipe qui entame la formation avec méfiance, voire
hostilité. Ce qui devrait être compris comme un cadeau, un
investissement, est perçu comme un affront : si on les envoie
apprendre à vendre, c’est qu’on doute de leurs compétences,
non ? Et de fait, la compétence est souvent au rendez-vous.
Ces représentants-là savent « faire ». C’est le « vouloir » qui
est en jeu ! Alors, nous créons l’alliance, nous ouvrons un
espace de parole, nous travaillons sur les croyances, sur
les réponses à apporter aux clients, aux prospects. Nous
remotivons les troupes et essayons de rétablir le dialogue
avec leur direction. Mais ce qui nous est confié là déborde
du cadre de la formation et empiète sur le territoire de votre
management.
54 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
C’est pourquoi nous vous encourageons à entretenir vousmêmes
le « filtre motivationnel » de votre équipe en appliquant
5 actions :
1. Faites régulièrement émerger les croyances négatives et
soyez à leur écoute. Autorisez l’expression du doute ;
2. Travaillez en ateliers collaboratifs sur la réponse à apporter
aux questions, plaintes et objections les plus récurrentes
pour armer votre équipe ;
3. Créez une opération de prise de références, pour que vos
commerciaux écoutent vos clients les plus satisfaits exprimer
ce qui fait leur fidélité ;
4. Soulignez, félicitez, partagez les succès, les initiatives, les
éléments positifs pour recréer une culture de l’optimisme ;
5. Redonnez constamment de la perspective sur la vision, la
mission, le sens et l’importance de leur travail. ●
Pour aller plus loin
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5 sessions réservées aux cadres et dirigeants d’équipes
commerciales, animées par les formateurs de la Sales
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׉	 7cassandra://KhG6PelUJjVP2Sxlooixo-8rARF7yfFauIojnFDTCbYP`̵ YFS_׉EFPI en entreprise
La FPI en entreprise vous permet de former un(e) futur(e)
collaborateur(trice) afin qu’il ou elle corresponde au
profil professionnel que vous recherchez.
En pratique : Un contrat reprenant le plan de formation est conclu
entre Bruxelles Formation, votre entreprise et le ou la stagiaire. La
FPI en entreprise comporte une phase de formation suivie d’une
phase d’emploi. Durant la phase de formation qui peut varier
de 1 à 6 mois, votre entreprise s’acquitte d’une indemnité de
formation, dont le montant varie en fonction de la situation du ou
de la stagiaire. Le coût de l’indemnité correspond au salaire brut
prévu pour la fonction exercée dans votre entreprise, amputé des
cotisations ONSS et des revenus sociaux de la personne. La phase
d’emploi est conclue à l’issue de la phase de formation pour une
durée au moins équivalente.
Qui sont les employeurs concernés ?
Les entreprises des secteurs privé et public, les professions libérales
et les ASBL.
Qui pouvez-vous engager en FPI en entreprise ?
Le ou la futur(e) collaborateur(trice) doit être inscrit(e) chez Actiris.
BRUXELLES
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Editeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 – 1180 Bruxelles – Version : mars 2017 - Ne pas jeter sur la voie publique.
׉	 7cassandra://ZCbKhLwQOjmyj-e7qv-FK34uPJ6UsZsU-auA1EyLXWU `̵ YFS_YFS_#בCט   u׉׉	 7cassandra://64gpckigXmi7LZeVADhLOkH2n2Jm2p8vMDe6_xzNwOQ H.`׉	 7cassandra://lxwlcziZqmVuCuheuOMT1rJ52QB3-4StLiKT0Dcr5X8gB`S׉	 7cassandra://jCABefDgE7VnfnLqqKyFNsfFhGHvAW1w2XGnZPRAAQs`̵ ׉	 7cassandra://gdwLHLbzXiUV4FjX-IgsEUWRMKJ3381sLNSKEs-RpYI̷̜͠YGS_ט  u׉׉	 7cassandra://ZhsxtTSQUxxRwQPhbKbHECpIi-oQJUgRQ6IzXSzQVok ``׉	 7cassandra://_wBGMX_BYlrfLqrwuborVCdIEpZZJhZSsgAscJ0p4D0̓Z`S׉	 7cassandra://SFThtXOS52a9SLSpZZr-SixxaoFOx2bThsZJgjXcfIs.9`̵ ׉	 7cassandra://3xNOAbe89SzKRc7jJD9DEYmbNaU08VI-66AIz4Ed1zk ]͠YGS_נYIS_ś DY9ׁHmailto:dsi@beci.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
Droit des sociétés : « Un bond de deux
siècles »
C’est l’un des grands chantiers de la législature, qui va profondément modifier le
cadre légal dans lequel évoluent les sociétés belges – et sans doute les entreprises
n’en ont-elles pas encore pleinement pris la mesure. Mais s’il faut en croire le Ministre
de la Justice Koen Geens, la réforme fera bondir le droit des sociétés « du
19e
au 21e siècle ».
N
otre droit des sociétés a
quelque peu pris la poussière
depuis 1830. Au fil du temps,
les dispositions prises à différentes
époques, dans différents contextes,
ont fini par former un ensemble assez
complexe, pas toujours cohérent,
à certains égards obsolète…
Bref, un cadre difficilement lisible et
peu maniable pour les entreprises.
Aussi, la volonté de réforme affichée
dans l’accord de gouvernement
fédéral de 2014 a-t-elle
été bien accueillie. Elle est aujourd’hui
en passe de se concrétiser
: l’avant-projet de loi a été
approuvé fin juillet par le Conseil
des ministres et devrait aboutir
prochainement au Parlement. Objectif
: rendre notre droit des sociétés
plus attractif – plus compétitif
aussi, par rapport à nos voisins –,
afin d’encourager les investisseurs
belges et étrangers. Simplification,
flexibilité et clarification sont les
maîtres-mots du projet, que le Ministre Koen Geens est
venu évoquer en septembre dernier devant l’Ordre des
Experts-Comptables et Comptables Brevetés de Belgique,
pour sa rentrée académique. Nous passons en revue les
principaux points abordés lors de cette conférence :
c 1. Plus de distinction entre société civile et
ommerciale : Une nouvelle notion d’entreprise est
introduite dans le Code de Droit Économique et la notion
de commerçant est supprimée. Cela implique que, dorénavant,
les professions libérales (architectes, avocats,
médecins, etc.), les agriculteurs et les associations sont
considérés comme des entreprises. Ainsi, ils sont également
soumis au droit de l’entreprise et la législation
relative à l’insolvabilité leur est applicable (c’est-à-dire que
toutes les entreprises pourront faire faillite ou demander
une réorganisation judiciaire). De plus, le tribunal de commerce
sera transformé en « tribunal de l’entreprise » afin
de traiter tous les litiges qui opposent des entreprises.
2. L’ASBL et la Fondation considérées comme
des entreprises : Les associations peuvent exercer
des activités économiques et réaliser des bénéfices, à
56 BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
Danaï Siakoudi, conseillère Beci
condition que cela se fasse dans
un but désintéressé. La distribution
des bénéfices est ce qui distingue
l’association de la société. En effet,
l’association ne pourra distribuer
de bénéfices à ses membres, au
contraire de la société dont les bénéfices
pourront être redistribués,
puisque son but est l’enrichissement
de ses associés/actionnaires.
tés 3. Quatre formes de sociéau
lieu de 17 : C’est probaKoen
Geens
blement la disposition la plus visible
du projet. Au niveau national,
le nombre des formes de sociétés,
qui est aujourd’hui de 17 (!), sera
ramené à quatre formes de base :
la société de personne (société
simple, société en nom collectif,
société en commandite), la Société
à Responsabilité Limitée (SRL), la
Société Coopérative (SC) et la Société
Anonyme (SA).
t 4. Fini le siège réel : Au niveau du droit privé inernational
des sociétés, le siège statutaire (siège fictif
ou purement nominal de la société) remplace le siège
réel (siège effectif de la société). Cela implique que le
droit belge s’appliquera aux sociétés dont le siège social
se situe en Belgique. De plus, une procédure qui règle le
transfert transfrontalier du siège social a été introduite
dans la réforme.
Le « bond législatif » promis par Koen Geens aura un
impact majeur sur les entreprises, et on peut espérer qu’il
soit positif. Il est donc important qu’elles s’informent sur
les changements en cours et leurs implications pour elles.
Qu’entend-on par la notion d’entreprise ? Concrètement,
quelles seront les changements pour les ASBL ? Quel sera
le délai pour se conformer aux nouvelles règles ? Comment
cela devra-t-il se faire ? Comment se présentera
concrètement la transition d’une ancienne forme de société
à une nouvelle ? Nous reviendrons sur ces questions
dans nos prochaines éditions : tenez-vous informés ! ●
Plus d’info : Danaï Siakoudi, conseillère juridique Beci -
02 563 68 58, dsi@beci.be.
© Reporters
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L’actualité BECI en photos
Le tout nouveau parcours The National (à Sterrebeek)
accueillait, le 5 octobre dernier, la 12e
édition du Beci
Golf Trophy.
Exclusive After Work au Chalet Robinson : un cadre
hors du commun pour une soirée de networking
professionnel en toute décontraction.
© Reporters
© Eventer
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Brussels Meets Brussels, l’événement
annuel de Beci, organisé le
18 octobre au Cercle de Lorraine,
posait la question de la gouvernance
bruxelloise : Que faire pour améliorer
la gestion de Bruxelles ? Qu’attendent
les entrepreneurs ? Quelles
sont les 5 actions prioritaires à mener
? Avec nos invités, nous avons
tenté d’ouvrir des pistes de réflexion
Compte-rendu dans notre numéro
de décembre.
58
BECI - Bruxelles métropole - octobre 2017
© Reporters
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ADRESSES
PARCOURS BD –VILLE DE BRUXELLES
parcoursbd@brucity.be
www.bruxelles.be/parcours-bd
visit.brussels/fr/article/Les-murs-de-la-promenade-BDen-detail
BROUSSAILLE
ET CATHERINE DE FRANCK PÉ
Coin de la rue du Marché au Sablon et de la rue Plattesteen
— 1000 Bruxelles
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Entre BD et street art, le
renouveau de l’art mural
Bruxellois
Séparés par la frontière de la légalité, la bande dessinée
et le street art ont chacun grandi en parallèle sur les
murs de Bruxelles. Si la première dispose depuis longtemps
d’un parcours qui s’étoffe, le street art perce, lui
aussi, dans le tourisme bruxellois.
Victor Lepoutre
En près de trente ans d’existence, le parcours BD s’est bel est bien
installé dans le paysage touristique bruxellois. Au début des années
1990, la Ville de Bruxelles mène une lutte ferme contre les
grandes affiches publicitaires qui, pour les politiques de l’époque,
enlaidissent le centre-ville. Ces affiches, une fois retirées, donnaient
à voir des façades délabrées qu’il fallait restaurer. C’est dans
ce contexte, mêlant art et rénovation urbaine, qu’apparait la première
fresque BD, celle de Broussaille et Catherine du dessinateur
bruxellois Franck Pé. Beaucoup d’autres ont suivi : le chat de
Philippe Geluk représenté sur une façade du boulevard du Midi ainsi
qu’à Etterbeek, Bob et Bobette de Willy Vandersteen dans la rue de
Laeken. La bande dessinée belge est définitivement bien représentée
parmi les plus de soixante fresques qui composent aujourd’hui
le Parcours BD à Bruxelles. Devenant de plus en plus populaire
au fil des années, ce parcours a également accueilli les contributions
de divers auteurs étrangers comme Hugo Pratt et son Corto
Maltese situé rue des Péniches, Zep avec une fresque de Titeuf sur
l’avenue Emile Bockstael, ou encore Uderzo avec la représentation
des célèbres gaulois Astérix et Obelix au 15 rue de la Buanderie.
« La fresque BD est un réel projet dans l’espace publique qui est réfléchi
pour refléter la vie de quartier, ici, avec les graffitis c’est plutôt le
contraire », indique Ans Persoons, échevine en charge du parcours
BD à la Ville de Bruxelles. Et le parcours BD continue à se moderniser.
Au printemps 2016, l’auteur Nix a également eu le droit à sa
fresque au coin de la rue des Bogards et de la rue de la Gouttière.
Au printemps dernier, enfin, c’est l’artiste belge Dominique Goblet
LE CHAT DE GELUK
Boulevard du midi 87 – 1000 Bruxelles | Caserne Géruzet,
angle chée de Wavre et bd Gen Jacques — 1040 Etterbeek.
BOB ET BOBETTE DE WILLY VANDERSTEEN
Rue de Laeken 116 – 1000 Bruxelles
CORTO MALTESE DE HUGO PRATT
Quai des péniches, au coin du quai de la Voirie — 1080
Molenbeek Saint Jean
TITEUF DE ZEP
Avenue Emile Bockstael 1 — 1000 Bruxelles
ASTERIX ET OBELIX DE UDERZO
Rue de la Buanderie 15 — 1000 Bruxelles
FAIS LE TROTTOIR
0488/98.70.33 | www.faisletrottoir.com
Visitegraffiti@gmail.com
VISIT BRUSSELS : PARCOURS STREET ART
Rue Royale2 — 1000 Bruxelles | 02/513.89.40
visit.brussels/fr/article/Street-Art-a-Bruxelles
qui a proposé la première fresque signée par une femme au sein
du Parcours BD. Tirée de son œuvre Les Hommes-Loups, elle a été
réalisée sur la façade du 15 rue Népomucène dans le quartier Alhambra.
Encore plus récemment, c’est l’Anversois Brecht Evens
qui vient de rejoindre le parcours. Et si vous habitez sur le territoire
de la ville de Bruxelles et en faites la demande, une fresque pourrait
bien apparaître bientôt sur votre façade !
Petit à petit, le Street Art fait son entrée dans le tourisme
bruxellois
Alors que l’exposition Yo! Brussels Hip Hop Générations, à Bozar,
levait le voile sur ce pan de la culture underground bruxelloise
cet été, Visit Brussels poursuit en lançant un parcours street
art comprenant onze artistes reconnus dans le monde du graffiti
de la capitale. Parmi eux, le très fameux Bonom, alias Vincent
Glowinski, mais aussi la calligraphie de l’artiste Parole ou encore
les peinture abstraites de Eyes-B proposant une courte biographie
et un lien vers leurs sites web personnels. Mais de plus en
plus d’associations proposent des visites alternatives pour faire
découvrir à tout un chacun le monde du street art et les légendes
qui s’y rapportent. L’asbl Fait le Trottoir vous emmène chaque
week-end à la découverte des significations de graffitis de quartiers
via des visites guidées, et en mai dernier, Visit Brussels à
également répertorié les œuvres des graffeurs bruxellois les plus
connus au sein d’un petit guide de poche de l’urban culture que
l’on trouve dans les lieux culturels et sur le web.
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017 59
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PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
24.11 | 31.12
PLAISIRS D’HIVER
Durant plus d’un mois, la magie de Noël
s’empare du centre-ville de Bruxelles. Plus
de 200 chalets, des manèges, une grande
roue, une patinoire et un gigantesque sapin
sur la plus belle place du monde.
Place Sainte-Catherine |
www.visit.brussels/fr/sites/winterwonders
18.11 | 26.11
SALON COCOON
Durant près de 10 jours, plus de 200 exposants
présenteront leurs dernières
tendances. De la cuisine à la salle de
bains, en passant par les luminaires : il
y en aura pour tous les goûts, toutes les
bourses et toutes les maisons.
Brussels Expo | 8 € en ligne | www.cocoon.be
24.11 | 26.11
SALON ART3F
Pour cette 2e
06.11
BIG BANG FESTIVAL
Des musiciens venus du monde entier familiarisent
les élèves des écoles bruxelloises
avec des instruments étonnants, le
jazz contemporain ou la musique d’ici et
d’ailleurs.
Bozar |8€ | www.bozar.be
24.09.16 | 22.04.17
LES SAMEDIS D’ANIMA
Durant un après-midi, le samedi, les petites
têtes blondes pourront découvrir
plusieurs courts métrages d’animation.
Flagey | 5€ la séance | www.animafestival.be
13.09.17 | 22.11.17
LES MERCREDIS A LA FERME D’UCCLE
Les 2e
EN SOIRÉE
23.11 | 26.11
NOCTURNES DU SABLON
Durant quatre soirées, le quartier du
sablon se pare de décorations de Noël
avant l’heure et les commerçants ouvrent
jusque 23h. De multiples animations festives
sont assurées.
Quartier du Sablon |
www.lesnocturnesdusablon.com
10.11
LA NUIT DES PUBLIVORES
Durant une soirée découvrez le meilleur
de la pub belge et internationale plus de
300 spots à découvrir et redécouvrir.
Flagey| 32€| www.nuitdespublivores.be
et 4e mercredis après midi du mois
édition belge, ils seront 150
galeries, peintres, sculpteurs, photographes,
céramistes et peintres, à nous
faire découvrir leurs univers artistiques singuliers
en présentant plus de 3000 œuvres
Brussels Expo | 10 € en ligne | www.art3f.fr
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Bruxelles sur Scènes :
à la découverte des cafés-théâtres bruxellois
Achat de tickets :
BIP
Rue Royale 2-4,
1000 Bruxelles
www.bruxellessurscenes.be
Depuis l’an dernier, le festival « Bruxelles
sur Scènes » met à l’honneur le patrimoine
souvent trop peu connu des
cafés-théâtres bruxellois. Fort de son
succès, l’événement s’agrandit cette
année, et se déroulera entre le 1er et le
26 novembre pour vous faire découvrir
de la musique, de l’humour, du théâtre
et de la poésie dans 16 cafés-théâtres
de la capitale. Une excellente opportunité
également de découvrir l’histoire
de chacun de ces lieux, dont celle
de certains remonte au début du 20e
siècle. Citons par exemple l’Atelier
Marcel Hastir fondé en 1935 dans l’atelier
d’un peintre bruxellois ou encore
l’Os à Moëlle à Schaerbeek, fondé par
Jo Dekmine et consorts au printemps
1960 dans la cave de la maison natale
de Jacques Brel. L’Os à Moëlle fut bien
sûr une scène de choix pour ce dernier
mais de nombreux autres artistes s’y
sont également produits, entre autres
Barbara, Toots Thielemans ou encore
Pierre Richard. Le calendrier des événements
et un descriptif de chaque café-théâtre
participant sont disponibles
sur bruxellessurscenes.be. Les billets
seront en vente au BIP ou dans tous les
cafés-théâtres participants.
Victor Lepoutre
venez découvrir en famille la ferme d’Uccle,
son potager et ses animaux en famille
avec l’asbl Tournesol Zonnebloem.
Les activités commencent à 14h et finissent
à 16h30.
Ferme d’Uccle| Gratuit |
www.tournesol-zonnebloem.be
21.11 | 26.11
FESTIVAL PELICULATINA
Découvrez le meilleur du cinéma latino-américain.
Près de 30 films présentés
dans quatre cinémas bruxellois (Galeries-Vendôme-RITCS
et Flagey)
4 cinémas|9€| www.peliculatina.be
60
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
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Sophie Wéry, costumière du Manneken-Pis
LE BRUXELLOIS DU MOIS
Sophie Wéry, 26 ans, a déjà réalisé une
vingtaine de costumes pour le petit
bonhomme le plus connu de Bruxelles.
Chaque nouveau patron est un nouveau
défi car tout doit être calé au millimètre
près, et pas question de demander au
Manneken-Pis de lever la jambe pour enfiler
son pantalon. Rencontre.
« Le folklore bruxellois a toujours fait partie
de ma vie et il faut continuer à informer les
gens qu’il existe. » Fille des créateurs du
Cercle de la Cambre, Sophie Wéry s’est
formée au stylisme à la Haute École FranLE
SAVIEZ-VOUS ?
On peut observer un ancien
bras de Senne à deux pas de
Saint-Géry.
Le saviez-vous? En pénétrant dans
l’ilot Saint-Géry par les n°21-23 de la
place du même nom, on peut observer
un ancien bras de la Senne, qui
coulait à ciel ouvert dans le centre
de Bruxelles jusqu’en 1871. Mais ne
vous y méprenez pas, c’est en fait
une reconstitution.
Eh oui, Bruxelles est née sur les
berges de la Senne ! Seulement, au
19e
égout à ciel ouvert. Débordant en hiver
et ne pouvant charrier les tonnes
de détritus qu’elle portait durant les
sécheresses d’été. Entre 1867 et
1871, Jules Anspach, bourgmestre
de l’époque, décide de son voûtement
sous le boulevard qui porte son nom.
Depuis 1955, la Senne ne passe plus
sous le fameux boulevard mais suit
la petite ceinture à partir de la gare
du Midi jusqu’à la place Sainctelette
avant de continuer son trajet souterrain
jusqu’au pont Van Praet. Mais à
Saint-Géry, on peut encore s’imaginer
le centre-ville bruxellois d’il y a 300
ans, l’odeur et les déchets en moins.
siècle, la rivière est devenue un
Victor Lepoutre
cisco Ferrer. Elle confectionne aujourd’hui
jusqu’à quinze costumes par an pour le
Manneken-Pis. Début 2016, elle sauve
la mise… à une amie professeure de son
ancienne école où elle étudiait la couture,
l’institut Bischoffsheim. Le costume réalisé
par sa classe à l’occasion de la Journée
internationale de la Paix ne convient pas au
commanditaire, l’asbl CAPD, qui souhaitait
des matières plus naturelles. Sophie
confectionne alors un nouvel habit fait de
laine, de cuir et de coton. Une première
œuvre qui plait à l’association des Amis du
Manneken-Pis et à l’ancienne couturière,
attentive à celle qui prendrait sa succession.
S’en suivent près d’une vingtaine de
réalisations : les toges des cercles étudiants
des hautes écoles et de l’ULB, le
costume traditionnel du Venezuela, ou plus
récemment le costume de Gaston Lagaffe.
Un challenge continuel, car on n’habille
pas le Manneken-Pis comme on habille
une vulgaire poupée. Celui-ci a les pieds
collés au sol, les mains collées au buste et
à la bistouquette. Il convient donc de prévoir
des ouvertures à l’arrière du vêtement
que l’on referme avec des velcros. Et ce
n’est pas tout ! Le costume de Michel Polnareff
a également donné du fil à retordre
à Sophie « avec ses paillettes qui faisaient
casser l’aiguille de la machine à coudre ». Ou
encore le costume du Schtroumpf dont la
capuche à également fait appel à ses talents
de couturière. Mais la jeune Bruxelloise
apprécie ces défis. Dernièrement,
elle a actualisé le costume de Handicap
International dont la première version avait
été offerte en 1994. L’ONG souhaitait que
la nouvelle version représente mieux son
activité de déminage qui prédomine aujourd’hui.
Une opportunité pour la jeune
couturière de faire travailler son imagination
pour créer une imitation du kevlar, en
rembourrant une armure de coton avec de
la mousse. Mais aussi de se mettre à la recherche
d’accessoires particuliers comme
un casque qu’elle rembourrera également
de mousse, ou un détecteur de métal pour
enfant qu’elle raccourcira. Si on lui laissait
le choix, Sophie confectionnerait un costume
de petit singe au « Petit Julien » pour
répéter l’expérience du bonnet phrygien,
« trop mignon sur le costume de schtroumpf ».
De même, confectionner un costume du
Petit Prince enverrait la jeune styliste dans
les étoiles. Il lui restera à trouver un lien
entre Bruxelles ou la Belgique et Antoine
de Saint-Exupéry.
Victor Lepoutre
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
61
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Anais Digital - Anais Software Services
SA
Gulledelle 94 - 1200 Bruxelles Code
Nace : 62020 - Conseil informatique
62090 - Autres activités informatiques
73200 - Études de marché et sondages
d’opinion del. : Reynald Lemaire
Be-Cert ASBL
Avenue Edmond Van Nieuwenhuyse
6 - 1160 Bruxelles Code Nace : 71209 -
Autres activités de contrôle et analyses
techniques del. : Caroline Ladang
Bonjour Business SPRL
Chaussée de Saint-Job 592 - 1180
Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil
informatique 63110 - Traitement de données,
hébergement et activités connexes
del. : Alain Bonjour
Brussels Building Cleaning SPRL
Rue Creuse 20 - 1030 Brussel Code Nace :
81210 - Nettoyage courant des bâtiments
81220 - Autres activités de nettoyage des
bâtiments; nettoyage industriel 81290 -
Autres activités de nettoyage del. : Samira
Aouragh
Cheeesebox SPRL
Rue du Monténégro 101 A - 1190 Bruxelles
Code Nace : 61100 - Télécommunications
filaires 61200 - Télécommunications sans
fil 61300 - Télécommunications par satellite
del. : Charles de Bellefroid
D-Nice SPRL
Rue Jean-Baptiste
Dumoulin 31 - 1150
Bruxelles Code
Nace : 7311001
- Conception et
réalisation de
campagnes publicitaires
pour des
tiers, en utilisant tous les médias del. :
Denis Seguy
Deonero SPRL
Rue Vanderkindere 2 - 1180 Bruxelles
Code Nace : 62010 - Programmation informatique
69109 - Autres activités juridiques
82910 Activités des agences de
recouvrement de factures et des sociétés
d’information financière sur la clientèle
del. : Sara Lepage
DHL Aviation NV
Vliegeld 117 - Brucargo Noord - 1820
Steenokkerzeel Code Nace : 5110015 -
La location d’avions avec pilote 51210 -
Transports aériens de fret 52290 - Autres
services auxiliaires des transports del. :
Koen Gouweloose
62
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
Misanet SA
Rue Jacobs Fontaine 75 - 1020 Bruxelles
Code Nace : 81210 - Nettoyage courant
des bâtiments 81220 - Autres activités
de nettoyage des bâtiments; nettoyage
industriel del. : Abdessalem Messaoudi
Djamany Félix / Navettes Massiya PPE
Rue Hubert Bayet 54 - 6180 Courcelles
Code Nace : 49310 – Transports urbains et
suburbains de voyageurs 49390 - Autres
transports terrestres de voyageurs n.c.a.
del. : Félix Caleb Djamany
Eole Management & Consulting SPRL
Rue Langeveld 65 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 70210 - Conseil en relations publiques
et en communication 70220
- Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion del. : Corinne Dumont
Eventer SA
Rue Souveraine 91 - 1160 Bruxelles Code
Nace : 70210 - Conseil en relations publiques
et en communication del. :
Marc-Henri Wouters
Garcia Turegano Victor PPE
Rue de Stalle 166
- 1180 Bruxelles
Code Nace : 62010
- Programmation
informatique 62020
- Conseil informatique
62030 - Gestion
d’installations
informatiques
del. : Victor Garcia Turegano
ICID - Inter Continental / International
Detect SPRL
Rue Arthur André 81 - 1150 Bruxelles
Code Nace : 80300 - Activités d’enquête
del. : Sébastien Bakun
Laboratoire Van Dyck SA
Rue Brogniez 172 B - 1070 Bruxelles Code
Nace : 32500 - Fabrication d’instruments
et de fournitures à usage médical et dentaire
del. : Alain Bonjour
Laurenty SA
Rue Charles Demeer 63 - 1020 Bruxelles
Code Nace : 81210 - Nettoyage courant
des bâtiments del. : Laurent Delhaise
Mara Consult - Visuality SPRL
Rue Dieudonné Lefèvre 17 - 1020
Bruxelles Code Nace : 63110 - Traitement
de données, hébergement et activités
connexes 63990 Autres services
d’information n.c.a. 7311003 - La conception
de textes et de slogans publicitaires
(copywriters) del. : Mara Callaert
NEVE ASBL
Boulevard du Triomphe 126 - 1050
Bruxelles del. : Paula Hirsch
Ocean Maree SPRL
Quai de l’Industrie 214 - 1070 Bruxelles
Code Nace : 10200 - Transformation et
conservation de poisson, de crustacés
et de mollusques 46381 - Commerce
de gros de poissons, crustacés et mollusques
del. : Laurent Blomart
Oriana Baron
Avenue de Mercure 9 - 1180 Bruxelles
del. : Oriana Baron
Oxin SPRL
Rue Saint-Gilles 118 - 4000 Liège Code
Nace : 46180 - Intermédiaires spécialisés
dans le commerce d’autres produits
spécifiques 66220 - Activités des agents
et courtiers d’assurances 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Mehdi Zare
Peeters Advocaten-Avocats BVBA
Alfons Gossetlaan 54 - 1702 Groot-Bijgaarden
Code Nace : 69101 - Activités
des avocats del. : Leo Peeters
SIEP Bruxelles ASBL
Rue de la Poste 109 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 73110 - Activités des agences de
publicité 90021 - Promotion et organisation
de spectacles vivants del. : Jonas
Desmed
SNCM - SN Consulting & Management
SPRL
Avenue de l’Emeraude 28 - 1030 Bruxelles
Code Nace : 4649201 - Le commerce de
gros d’articles de papeterie, de fournitures
de bureau 4762001 - Le commerce
de détail de livres, journaux et papeterie
del. : Sébastien Neels
Solutions Services Partners SPRL
Rue du Menuisier 21 - 1200 Bruxelles
Code Nace : 62020 - Conseil informatique
64200 - Activités des sociétés holding
73200 - Études de marché et sondages
d’opinion del. : Paul Deprez
׉	 7cassandra://MjFj0V45_Ojp0fg5el49KUU4HDGxZu2kGVsVfA8M6rMH`̵ YHS_P׉E7COMMUNITY
AGENDA
Management & RH, Personal
improvement
Jusqu’au 08.12.2017
Cycle certifiant en management
commercial
13.11.2017
Comment booster l’engagement
de vos collaborateurs ?
17.11.2017
LinkedIn avancé : attirez les
talents grâce à votre profil
professionnel !
20.11.2017
Management stratégique : du
diagnostic à la vision
27.11.2017
Valeurs : éthique ou cosmétique ?
28.11.2017
Management de la motivation :
peut-on la créer ou la
transmettre ?
30.11.2017
La culture de la victoire :
3 étapes pour la cultiver dans
votre entreprise !
Vente, marketing & Communication
Jusqu’au 24.11.2017
Cycle Google : B.A. BA du digital
13.11.2017
Comment réussir votre webinar ?
20.11.2017
Woocommerce, Prestashop,
Magento : quelle solution pour
vendre en ligne ?
23.11.2017
Partage de fichiers, gestion de
plusieurs agendas, formulaires :
toutes les facettes de Google
24.11.2017
Masterful Presentations
01.12.2017
LinkedIn & Twitter : le cocktail
gagnant de votre visibilité B2B !
Efficacité
27.11.2017
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer votre temps
04.12.2017
Doublez l’efficacité de vos
réunions grâce à OneNote
Législation sociale
09. & 16.11.2017
La durée du travail pour les nuls :
séminaire-atelier de deux aprèsmidi
07.12.2017
Les
outils collaboratifs de gestion
de projet
07.12.2017
Outils collaboratifs en ligne :
édition et partage de documents
ICT
14.11.2017
Créer des présentations
captivantes, persuasives
et mémorables grâce à
Powerpoint !
21.11.2017
Faire parler n’importe quelle
base de données en 3 clics
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ele@beci.be
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➜ Emilie Lessire +32 2 643 78 11 –
ele@beci.be
17.11.2017
Actualités «Les incitants à
l’innovation et dispenses de
versement de précompte
professionnel»
27.11.2017
Actualités sociales : panorama
des nouveautés essentielles
30.11.2017
La gestion des incapacités de
travail dans le secteur public
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
– fs@beci.be
Environnement, urbanisme,
mobilité
Cycle management
environnemental 2017
10.11.2017
La communication
environnementale
12.2017
Vos bureaux du futur: les
nouveaux modes du travail
12.2017
Clôture: SymbioVille - testez vos
connaissances
➜ Laura Rebreanu +32 2 643 78
26 – green@beci.be
16.11.2017
OHADA : sécuriser vos
investissements et partenariats
en Afrique francophone
20.11.2017
eXport eXperience : marchés
cibles, prospection et facturation,
TVA
BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
63
׉	 7cassandra://5CqRNYRL_ptkerSpGaEGT6U_qNxaMdUTJm0HdZwcUGA`̵ YHS_QYHS_P#בCט   u׉׉	 7cassandra://yZd-uXgFOEacWew1CUPzFOqJuNo79poeFSCVQ810wkw ͊`׉	 7cassandra://4igj3YrCEZbGP8wDW0VjZETbtxXTjsl9tUaQnLXpwGwM`S׉	 7cassandra://KR_giZiYISrVHQ1QZOYE757dqwwyMjPKWzVsm8sDkf8`̵ ׉	 7cassandra://KDIlhhAY7n03z3s7-wgakCviQr3k6_BS_QIFnJxdSAw[̄͠YHS_Uט  u׉׉	 7cassandra://bS5irtnP7iI8y5DVX9OojGcjTXhn3Mz503DMbjmRkeA `׉	 7cassandra://KLthn30rRcm16XxOmIRqgX3bFa4eBPJQDyZyGd5Ucr0aJ`S׉	 7cassandra://Kubf16MGNwzpxBKFD84hijZbpEF0udYOR9WYtDWkXfw!`̵ ׉	 7cassandra://oFt0n37TG-gmvpNOiKnWSe5JEIRnxcl1WIAigEvElR4͠YHS_YנYIS_ţ ԁe9ׁHmailto:sse@beci.beׁׁЈנYIS_Ţ /e9ׁHmailto:eth@beci.beׁׁЈ׉E	COMMUNITY
23.11.2017
Innovation Plane to Berlin
04.12.2017
eXport eXperience : Comment
participer à un salon ? Comment
être payé par ses clients
étrangers ?
07.12.2017
Origine des marchandises
07.12.2017
Club export Brussels – Table
ronde Golfe persique
18.12.2017
eXport eXperience : Contrats
internationaux, réglementations
et douanes
20.12.2017
Rencontres Diplomates – Chefs
d’entreprises
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Actiris
Agfa
AmCham
APRE Services
Arau
Atelier Marcel Hastir
Atlas Copco
Avempace
Awex
Belgosweet
Besix
BIP
BNP Paribas Fortis
Bolero Crowdfunding
Bragard
Brussels Creative
Bruxelles Formation
Bruxelles Invest Export
C’Select
CAPD
Cefora
Cercle deLorraine
Cerrutti 1881
Chalet Robinson
Citydev.brussels
ClearMedia
Co.Station
CO2logic
Compagnie du Ponant
Confédération Construction
Conseil Économique et
Social - CESRBC
Council on Tall Buildings
and Urban Habitat
Croisières Costa
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28-30
40-41
4-8
16
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4-8, 25, 36
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43
50
4-8
18-20
4-8
16
4-8
Cunard
Dandoy
Daoust
Delivery Hero
Digital Wallonia
Distri-Brands
DN Capital
DST Capital
Echo (L’)
Eole Engineering
ERTMS Solutions
Europese Hogeschool
Brussel - EHSAL
EY – Ernst&Young
Fait le Trottoir
Flanders Investment & Trade
Global Accelerator Network
Handicap International
Haute École Francisco Ferrer
HelloFresh
Hilton
Hugo Boss
Ichec Formation Continue
IDLoom
Impulse.brussels
Index Ventures
KBC Group
Leonidas
Lucien Barrière
ManpowerGroup
Méridien (Le)
Mobilosoft
Moorkens
Mori Memorial
National (The)
4-8
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43
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28-30
43
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24
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4-8, 50
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54
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Naturalogic
Nina Ricci
NKVK
OGF
Orone
Os à Moëlle (L’)
OSCE
Park Inn
Proximus
Real Impact Analysis
Renson
Sabca
Sales Academy
SatADSL
SFR
Shell
Sheraton
Solvay
SoundCloud
Spa
Spadel
Stib
Transautomobile
Trasis
Trenker
Trucost
UCL
ULB
Unbrace
VDAB Brussel
Visit Brussels
Westin
Wikane
14.11.2017
Speed Business Lunch
16.11.2017
Prestigious After Work
30.11.2017
Info Session
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
**En néerlandais uniquement
50
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28-30
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BECI - Bruxelles métropole - novembre 2017
׉	 7cassandra://KR_giZiYISrVHQ1QZOYE757dqwwyMjPKWzVsm8sDkf8`̵ YHS_Z׉EENTREPRISES en TRANSMISSION
Le Hub Transmission de BECI, première
organisation de la Région Bruxelles Capitale en
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Communication digitale, développement de plateformes et d’applications IT
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Chiffre
d’affaires
(en M€)
< 1
Pour qui ?
Investisseur
privé /
entreprise
Chiffre
d’affaires
(en M€)
De 3 à 4
De 1 à 2
De 4 à 5
< 1
De 2 à 3
Nombre
d'employés
1 à 10
1 à 10
11 à 30
1 à 10
11 à 30
׉	 7cassandra://Kubf16MGNwzpxBKFD84hijZbpEF0udYOR9WYtDWkXfw!`̵ YHS_[YHS_Z#בCט   u׉׉	 7cassandra://Ruh_SBYHybGBjn5vQjXHpz0IHZnQWCe5VxpEyhqLQd4 `׉	 7cassandra://bR0eD9eDq9AhFXnirfmam-cN9LFTaJvvGFtZL4EFLNYU
`S׉	 7cassandra://LTcxFqS4F4SrMKUpq0g0sebGKFcxyI020ThV2jee9k0`̵ ׉	 7cassandra://rjiumUAbfOe_pFHTAoIQ6PC40uljQEHKnUJ4BeLbdvI  ͠YHS_\׉E׉	 7cassandra://LTcxFqS4F4SrMKUpq0g0sebGKFcxyI020ThV2jee9k0`̵ YHS_]׈EYHS_^YHS_]$ͼ2017.11 Bruxelles MétropoleY9& p#