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le magazine des entreprises bruxelloises
RGPD & entreprises :
il reste moins de cent de jours
Focus Purchasing
P.38
P.46
60 ans de succès
Véronique Culliford aux
commandes de la « marque Schtroumpf » p.12
ISSN 2406-3738
Sales &
Marketing
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The Cham in progress (1)
En septembre dernier, nous vous annoncions le projet « The
nom de code pour lancer la transformation de votre chambr
commerce et l’adapter aux défis du 21e
siècle.
Six mois plus tard, où en sommes-nous ?
Une première phase du plan est bien avancée : celle qui
concerne la transformation de nos bâtiments. Les habitués
du 500 avenue Louise ne reconnaîtront sans doute plus
nos locaux lors de leur prochaine visite !
Fin décembre, le rez-de chaussée a été en partie fermé
pour permettre la rénovation complète de notre réception
et d’une surface de 120 m² de bureaux : nous publions
quelques photos de ces travaux en fin de magazine. À terme,
cet espace devrait accueillir un « café des entrepreneur »,
ouvert à la fois sur le quartier – l’un des pôles les plus actifs
de Bruxelles – et sur la chambre de commerce. Un lieu idéal
pour se rencontrer, échanger des idées, construire des projets... À l’image de ce que
nous voulons pour Beci : une organisation accessible et agile, inscrite dans la ville,
accueillante aux personnes et aux idées. Un carrefour où se rejoignent l’expertise
de nos membres, de nos partenaires et celle de nos équipes, au service de projets
entrepreneuriaux porteurs d’avenir.
Plus concrètement ? Le futur « business café » devra encore attendre quelques
mois pour ouvrir ses portes. Dans l’intervalle, nous avons mis le temps et l’espace
disponibles au service d’un projet qui nous tient à cœur : la mobilité bruxelloise.
De fin mars à l’automne, le rez-de-chaussée du 500 avenue Louise abritera un « popup
mobilité ». Un lieu d’expérience, où découvrir et tester des produits et services
de mobilité innovants : stationnement intelligent, mobilité partagée, données
intelligentes, vélos, véhicules électriques, drones... Des solutions présentées par nos
partenaires, par des exposants ou par des invités, y compris des start-ups que nous
accompagnons. Nous espérons bien sûr vous y rencontrer.
Vitrine de la transition vers une mobilité urbaine durable, l’espace pop-up sera ouvert
non seulement aux professionnels, mais aussi aux citadins, riverains ou visiteurs de
passage, invités à la découverte et à la réflexion. De quoi, espérons-nous, promouvoir
une autre idée de la mobilité en ville – et contribuer à la faire évoluer positivement.
Cet « espace pop-up », ce sera aussi un exemple de
ce qu’offre Beci : une « boîte à idées » et un lieu de
coproduction, adossé aux services de la chambre, pour
donner réalité aux projets. Un formidable levier pour
les entreprises bruxelloises.
Voilà pour l’aspect « matériel » de la transformation de Beci, vouée à se poursuivre.
L’aspect « immatériel » n’est pas moins important, et consistera à doper notre
« intelligence ». Mais ce sera l’objet d’une prochaine chronique.
Marc Decorte, Président de BECI
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
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News
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6
BECI online
Digest
CHAMBRE DE COMMERCE &
Think Tank
12 Véronique Culliford aux commandes de la « marque
Schtroumpf »
14 Pour ou contre les flexi-jobs ?
15 Open source : Les XI, le tax shift et le tax cut
16 CHU Bruxelles : un impact socio-économique sous-estimé
18
Trop is te veel !
19 Mobilité : pourquoi d’autres travaux au Ring ?
International
22 RGPD : quels défis pour une PME à l’international ?
23 8 conseils pour bien négocier au Canada
24 Rencontre avec Nabil Jijakli, CEO de Credendo
26 Brexit et instabilité politique : soyez prêt !
27 Que deviennent les accords de libre-échange ?
Sales & Marketing
28 Les tendances marketing 2018, vues par Serge De Schrijver
30 Qu’est-ce qu’un bon customer care center ?
34 Industrie 4.0 : fini, la vente de produits !
36 Magasins flexibles pour consommateurs connectés
38 Entreprises & RGPD : il est urgent de se préparer !
40 RGPD et marketing : des règles renforcées
45 RGPD, J-100 : Beci vous forme et vous accompagne
Focus : purchasing
46 Acheteur, un métier qui se spécialise
48 Achats durables : « Une approche qui fait partie de l’ADN
de l’entreprise »
52 Marchés publics et politique économique bruxelloise
Entreprendre
54 Starter : Glexso, experts en sécurité sur mesure
55 Réunions, formations, promotion : optez pour le webinar !
56 Transition : de l’or dans vos vieux ordis
57 Après la faillite : chat échaudé…
58 Hackathon : trois jours pour relever 12 challenges belges
Community
59 L’actualité Beci en photos
60 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
63 Demandes d’admission
63 Index
64 Agenda
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 33 – Mars 2018
Au mois
d’avril :
Gérer les talents
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Georges Ataya, Samson Broustra, Géry
Brusselmans, Giles Daoust, Johan Debière,
Marc Decorte, Xavier Dehan, Vincent
Delannoy, Johan Debière, Ophélie Delarouzée,
Laure François, David Hainaut, Gaëlle
Hoogsteyn, Marc Husquinet, Amy Kessels,
Victor Lepoutre, Mathieu Maes, Frédéric
Solvel, Marie Vandenberghe, Guy Van den
Noortgate, Morgan Van Cleven, Peter Van
Dyck et Bertrand Van Maele.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
Membership
Pascale Govers – T +32 497 703 100
pgo@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
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`׉	 7cassandra://YH2ED8__jEhiV-83QcEJP6PZQ8agtlAbhhJ2dWR5DpIHC`S׉	 7cassandra://afN3N4VIXYTauD08TJkz4YushP1FTo8il3vw0NoTt4g`̵ ׉	 7cassandra://LkT3ti0Yi_vD1HeRREEbF4tslaxg6dVfEJA0XCfhwI4"͠ZנZ^ <9ׁH (http://www.beci.be/newsletter/bm_online/ׁׁЈנZ[ Z9ׁHmailto:lv@beci.beׁׁЈנZX (9ׁH "mailto:info-beconnected@tiao.worldׁׁЈנZW ؁u9ׁHhttp://be.coׁׁЈ׉ENEWS
BECI ONLINE
Social Media
Une opportunité « food » à développer pour les
Dom-Tom : voilà un exemple de ce que propose
la nouvelle plateforme d’affaires be.conneced,
créée par des chambres de commerce et des
associations d’entreprises.
Aux côté des entrepreneurs, Beci a réaffirmé
son soutien à « une compagnie aérienne
forte, ancrée à Bruxelles ».
Une « journée sans voitures » à Bruxelles en pleine
semaine ? Est-ce réaliste ? Beci a pris part au débat.
#BECImember : Pomjaak Design, nouveau
membre de Beci, met à votre disposition 20
ans d’expertise en communication et en identité
visuelle.
Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter.
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BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
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BECI ONLINE
Dans votre newsletter de février
Rejoignez un nouveau réseau
en pleine croissance, voué au
développement des affaires
à l’international ! L’accès à la
plateforme be.connected est gratuit
pour les membres de Beci.
Info : http://beconnected.tiao.world
ou info-beconnected@tiao.world
8
Saviez-vous que les déchets de
construction et de démolition
représentent 40 % des déchets
bruxellois ? Vous pensez à rénover
vos bureaux ? Voici huit éléments
à prendre en compte pour mieux
valoriser les matériaux.
Info
Laurie Verheyen, conseillère économie
circulaire Beci – lv@beci.be – 02 210 01 75
Le webinaire est l’un des outils
web les plus populaires
et efficaces pour fidéliser
vos utilisateurs et convertir
vos prospects. Le webinaire
ne vous est pas encore familier ?
Découvrez notre article en p. 55.
Vous ne l’avez pas reçue ?
Retrouvez nos précédentes newsletters sur www.beci.be/newsletter/bm_online/
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
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DIGEST
Preventing Burnout Test :
une innovation belge
Lancé sur le marché par Bright Link, une spin-off de
l’Université catholique de Louvain (UCL), le Preventing
Burnout Test (PBT) constitue un nouvel outil scientifique
et informatisé de diagnostic de risque de burnout
en entreprises. Via un modèle multifactoriel intégrant
tous les paramètres menant au burnout, il permet aux
entreprises de construire une politique de prévention du
burnout plus efficace.
Le PBT est bien plus qu’un simple test en ligne. « Il est
le fruit d’une recherche amorcée dès 2012 au sein de
l’université sur la prévention du burnout », explique Olivier
Bomboire, administrateur-délégué de Bright Link.
Le PBT couvre ainsi de nombreux paramètres incluant
des thèmes novateurs, comme l’impact sur les employés
de la technologie et des nouveaux moyens de
communication. « Le burnout relevant rarement du
seul fait de l’entreprise, le PBT mesure les risques
aussi bien professionnels que personnels, permettant
de travailler sur une politique de prévention holistique
et innovative », précise Fabienne Vanesse, responsable
global du projet stratégique de santé durable et bienêtre
au travail, d’USG People.
En moins de trente minutes, les employés complètent
un questionnaire en ligne. Leurs réponses sont ensuite
rendues anonymes, centralisées et sécurisées. Chacun
reçoit alors un rapport confidentiel identifiant son
niveau de fatigue chronique, les zones de confort et à
moyenne ou haute vigilance. Quant à l’employeur, il
obtient une cartographie de risques collectifs lui permettant
d’améliorer sa politique de prévention interne.
Quelques mois seulement après la création de la startup,
le PBT est déjà en phase d’implémentation au sein
de diverses sociétés majeures en Belgique.
Info : www.preventingburnout.com
XL Employer’s Night : une invitation à
la rencontre et à la réflexion
La Maison de l’Emploi et de la Formation d’Ixelles et
ses partenaires, dont Actiris et Bruxelles Formation,
mettent les entrepreneurs à l’honneur en organisant la
première XL Employer’s Night, le 20 mars prochain au
Musée d’Ixelles. Un afterwork inspirant consacré à la
rencontre, à l’information et à la réflexion sur le monde
de l’entreprenariat.
« La collecte d’inputs de terrain provenant de l’interaction
entre les psychothérapeutes en prévention du burnout
et leurs patients a permis d’identifier, d’affiner, de
modéliser et de tester l’ensemble des différentes variables
qui peuvent mener au burnout »
« Le PBT a pour but de mesurer pour un individu son
niveau d’épuisement professionnel ainsi que les causes
(professionnelles et personnelles) qui en sont responsables,
au travers d’un modèle reprenant 23 indicateurs
développés par l’université », ajoute Jacques Grégoire,
Professeur à l’UCL et superviseur du produit.
Au programme : une présentation des plans d’embauche
avantageux par Actiris ; des success tables et
des workshops animés par des entrepreneur(e)s inspiré(e)s
et inspirant(e)s; une soirée de networking dynamique
; une ambiance survoltée avec le DJ Junior
Goodfellaz (l’Or du Commun, Roméo Elvis)…
Hadelin del Marmol (ancien CEO de Sony Europe) et
Étienne van de Kerckove (cofondateur d’Es-sense) participeront
à l’événement, où l’on annonce aussi la présence
de Rudi Vervoort, de Didier Gosuin, de la bourgmestre
d’Ixelles Dominique Dufourny et de l’échevin
ixellois de l’Emploi et de l’Insertion sociale, Bea Diallo.
Info : xlemployersnight@gmail.com
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BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
© Thinsktock
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DIGEST
BePerform : l’atout bien-être et santé
de l’entreprise
Teampower, entreprise bruxelloise de formation, coaching
et conseil, lance un tout nouveau département
BePerform totalement dédié à la nutrition, à l’activité
physique et au bien-être, les trois piliers au service de
la performance des entreprises.
Trouvant son inspiration dans le monde des entreprises
et soutenue par un panel d’experts de la formation
et de la santé, BePerform présente une offre à la
fois modulable et intégrée ; une réponse pragmatique
aux questions liées à la performance des entreprises à
travers une meilleure conscientisation des acteurs en
matière de bien-être et de santé...
BePerform propose un contrat global « bien-être et performance
» qui doit permettre de renforcer la culture
d’entreprise et les éléments de cohésion à travers l’organisation
de formations interactives, de conférences,
de coaching et de teambuildings. Le programme comprend
notamment la construction d’un plan de formations
adapté aux réalités de l’entreprise et au quotidien
professionnel ; un coaching nutritionnel, santé et bienêtre
pour chefs d’entreprise et cadres supérieurs ; une
offre combinée nutrition/activité physique/bien-être
pour le personnel de l’entreprise ; etc.
Info : www.beperform.be
Audi Brussels élue
« Top Employer 2018 »
Audi Brussels offre un environnement de travail exceptionnel
et de nombreuses opportunités de formation
continue : c’est ce que le Top Employer Institute a réaffirmé
cette année en soulignant le travail réalisé par
Audi Brussels en matière de ressources humaines et
en lui décernant à nouveau le titre de « Top Employer ».
Audi Brussels fait ainsi partie des meilleurs employeurs
belges pour la troisième année consécutive.
« Avec un esprit orienté vers l’avenir, des formations
ciblées et un environnement de travail innovant, nous
nous sommes déjà forgé une excellente réputation.
À présent, nous franchissons une nouvelle étape avec
de nouveaux modèles de travail, comme par exemple
un système de comptabilisation individualisé du temps
de travail grâce auquel les membres de notre personnel
peuvent encore davantage personnaliser leur carrière
», déclare Erik Prieels, directeur général des ressources
humaines.
Depuis 2012, Audi Brussels joue également un rôle précurseur
dans la formation en alternance en Belgique.
L’enseignement associé crée des perspectives pour les
jeunes et permet de fidéliser sur le long terme des professionnels
qualifiés et compétents au sein de l’entreprise.
Audi Brussels s’assure en permanence des profils
de compétences et de qualifications existants tout
en s’adaptant aux développements technologiques.
Actuellement, Audi Brussels recherche surtout des
employés pour des fonctions techniques qui assureront
le succès de la nouvelle Audi e-tron.
Info : www.audibrussels.com
ESP A CE MEMBRE
ROOSE PARTNERS
ARCHITECTS, des architectes
à Bruxelles…
Depuis novembre 2014, les bureaux de l’agence d’architecture
Roose Partners Architects sont installés rue du Filleul sur
la commune de Forest. Cette nouvelle implantation contribue
à insuffler une dynamique à l’agence dirigée par trois associés
- Serge Roose, Gilles Duchenne et Stéphanie Roose ; douze
collaborateurs viennent compléter l’équipe.
Forte de plus de trente ans d’expérience, l’agence a développé
de multiples projets dont les thématiques diverses sont le
logement résidentiel et social, le secteur hôtelier, l’immobilier
commercial ainsi que les infrastructures socio-culturelles ou
sportives. Le contexte urbain et ses contraintes sont ses vecteurs
de réflexion et ce quel que soit le programme proposé.
Les réalisations de Roose Partners Architects couvrent tant
le secteur public que le privé. L’accent est naturellement
mis sur les critères de construction passive et de rénovation
basse énergie. Les techniques de développement durable
ainsi que les normes environnementales les plus récentes sont
ainsi intégrées au design des projets. Le site qui accueille les
bureaux de notre agence a d’ailleurs été primé « Bâtiment
Exemplaire » par l’IBGE pour son caractère constructif durable
et respect des normes d’énergie passive.
ROOSE PARTNERS ARCHITECTS
+32 2 514 17 43
archi@roose.be
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
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sDIGEST
MyMicroInvest devient Spreds
Après une longue et fructueuse collaboration de plus
de six ans, MyMicroInvest et le fonds Inventures ont décidé
de poursuivre leur chemin séparément.
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De gauche à droite : Olivier de Duve, Charles-Albert
de Radzitzky et Gilles van der Meerschen.
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BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
Dans quel VUCA naviguez-­‐vous?
Partageant jusqu’à présent le même CEO, la même
équipe et la même structure légale, les deux activités
ont pris la décision de se scinder en deux entreprises
afin que chacune puisse évoluer sur sa propre voie.
Cette évolution positive donnera au fonds Inventures
l’occasion de développer son leadership en continuant
à investir dans des start-up et scale-up à impact. La
plateforme d’investissement, quant à elle, se focalisera
encore plus sur la diversification au profit des
investisseurs ainsi que sur son core business. Pour
ce faire, MyMicroInvest a décidé de changer de nom :
« Spreds ». Spreds sera mené par Charles-Albert de
Radzitzky (CEO) et Gilles van der Meerschen (Chief Business
Development Officer) tandis qu’Olivier de Duve
sera à la tête du fonds Inventures.
Depuis 2011, MyMicroInvest opère dans le secteur de la
« regtech » avec une stratégie de façonnement du marché
qui lui a permis de s’imposer en Europe comme
l’une des plateformes d’investissement leaders tout en
permettant à chaque investisseur de financer des entreprises
qui lui tiennent à cœur.
Les fonds d’investissement Inventures, qui n’ont cessé
de croître depuis leur création, ont été mis en place
pour soutenir des entreprises européennes en phase
de démarrage qui répondent à au moins un des objectifs
de développement durable élaborés par les Nations
Unies, pour participer à la croissance de l’emploi durable
et pour soutenir les entrepreneurs.
Bien que séparées, les deux sociétés continueront à
collaborer sur des projets communs, comme le service
« Impact VC Tracer » qui permet aux membres de la
plateforme de sélectionner les 10 prochaines start-up
à être soutenues par le fonds. Inventures continuera à
proposer au crowd ses investissements dans une sélection
de start-up.
Info : www.spreds.com
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DIGEST
ESP A CE MEMBRE
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idéal à votre flotte !
Votre entreprise se situe en région bruxelloise et vous vous
interrogez sur la mobilité au sein de votre organisation ?
Cambio est la solution et est le complément idéal à une
flotte existante !
L’idée ? Faciliter la vie et la gestion des formations des
entreprises (au vu du nombre de salariés à former, des
spécificités des métiers, la gestion du budget…) en proposant
un Learning Hub en ligne. Il s’agit de « camps »
pour structurer les espaces de formation, d’un « studio
» pour créer et diffuser des contenus pédagogiques
ou en choisir un à la carte au sein d’un « marketplace ».
Pour ne pas laisser les clients seuls face à leur transformation
digitale et à l’utilisation de leur outil, l’équipe
a décidé d’ajouter un service d’accompagnement stratégique
et technique.
Créée en décembre 2013, MySkillCamp est aujourd’hui
composée de 13 personnes. Elle souhaite s’ancrer sur
le territoire belge avant de se lancer à la conquête de
la France, du Royaume-Uni et du Canada en 2019. Dans
un premier temps, MySkillCamp va développer son
offre en Flandre et dans le nord de la France. La levée
de fonds de 750.000 €, dont les membres de Be Angels
ont contribué à un tiers, va permettre à l’équipe de
s’agrandir, en recrutant des profils seniors commercial
et marketing.
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3. Pour accéder à nos véhicule : la carte nominative
ou la carte pool. La carte nominative est attribuée à un
employé. Par contre, la carte pool peut être partagée par
max. 10 personnes.
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MySkillCamp lève 750.000 € pour se
développer
Lors de ses études, Kevin Tillier, CEO de MySkillCamp,
a beaucoup côtoyé l’univers de la formation en ligne.
Pas vraiment convaincu par les moyens proposés, il
développe sa propre plateforme de formation, Clic2speak,
proposée aux écoles et aux enseignants Malheureusement,
cette solution innovante ne rencontre pas
le succès espéré. Kevin Tillier décide alors de réorienter
son offre vers le secteur BtoB : l’aventure MySkillCamp
est née.
En plus de l’argent récolté, l’équipe a bénéficié d’un
accompagnement de qualité. Kevin Tillier déclare à ce
sujet : « Be Angels a joué un rôle majeur dans notre
levée de fonds avec des investisseurs de grande qualité
qui ont chacun apporter leur contribution. C’est du vrai
Smart Money ! ».
Info : https://myskillcamp.com
La moitié des travailleurs favorables à
un budget mobilité
Les employeurs et les travailleurs ne sont pas vraiment
informés des conditions de l’allocation de mobilité,
dont le projet de loi a été introduit en janvier à la
Chambre, ni du budget mobilité qui va encore un peu
plus loin. Le budget mobilité semble toutefois emporter
plus d’adhésion que l’allocation de mobilité : un peu
plus de la moitié (51,8 %) des travailleurs interrogés s’y
intéressent. C’est ce qui ressort d’une enquête menée
par iVox pour le compte du fournisseur de services RH
SD Worx et vacature.com auprès de 2.000 travailleurs
et 500 employeurs en Belgique.
Pour réduire le nombre de voitures de société et traiter
le problème des embouteillages, le gouvernement
fédéral a créé l’allocation de mobilité (dite « cash-forcar
»), qui permet aux travailleurs d’échanger leur
voiture de société contre un montant additionnel en
espèces, qui bénéficie d’un traitement social et fiscal
favorable.
Le budget mobilité franchit une étape supplémentaire :
l’employeur met un budget à la disposition des collaboBECI
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DIGEST
rateurs pour financer leur transport vers le lieu de travail.
Les travailleurs ont ainsi la liberté de choix et les
moyens financiers nécessaires pour décider du ou des
moyen(s) de transport qu’ils utilisent pour se rendre
au travail. Il n’existe pas encore de législation relative
au budget mobilité ; les entreprises peuvent toutefois
déjà l’appliquer via un « plan cafétéria », dans le cadre
duquel le collaborateur peut choisir de consacrer un
budget déterminé à tout un éventail de solutions de
mobilité.
Selon l’enquête, parmi les collaborateurs disposant
d’une voiture de société, 26,7 % sont intéressés par un
budget mobilité et 16 % par une allocation de mobilité.
Parmi les navetteurs sans voiture de société, 18 %
affirment qu’ils viendraient au travail autrement s’ils
recevaient un budget mobilité. Un tiers d’entre eux opterait
pour une combinaison entre la voiture, les transports
publics et/ou le vélo.
Les employeurs aussi adhèrent au budget mobilité.
Deux employeurs sur cinq (42,8 %) s’intéressent à cette
mesure, et plus de la moitié d’entre eux (52,1 %) envisagent
de l’introduire dans un futur proche ou l’ont déjà
fait. Ils sont moins enthousiastes quant à l’allocation de
mobilité : 43 % d’entre eux déclarent qu’ils n’en feront
pas usage, invoquant un manque d’intérêt des collaborateurs
(51 %), un impact probablement négligeable
sur les embouteillages (28 %), et trop de travail administratif
(13 %). Seules 14 % des entreprises ont déjà
décidé d’octroyer l’allocation de mobilité.
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Le succès des Schtroumpfs, c’est aussi
celui de leur Schtroumpfette
Icônes de la BD belge et bruxelloise, les Schtroumpfs sont connus dans le monde
entier. À l’aube de leurs 60 ans, ils peuvent dire merci à Véronique, la fille de leur
créateur Pierre Culliford, dit Peyo. Depuis plus de 30 ans, elle veille à la bonne utilisation
commerciale des petits lutins bleus. Une exploitation dont les revenus se
chiffrent en millions d’euros.
Victor Lepoutre
N
ée la même année que les Schtroumpfs, apparus
dans le Journal de Spirou en 1958, Véronique
Culliford a grandi avec les petits lutins
bleus. La légende veut même que ce soit elle
qui ait inspiré son père et Yvan Delporte, scénariste
de l’époque, dans le dessin et la scénarisation de la
Schtroumpfette. Mais si on parle de Peyo comme le
papa des Schtroumpfs, elle affirme avoir pris soin d’eux
comme si c’étaient ses propres enfants – et c’est pour
elle la clé du succès.
Destination Hollywood !
Véronique vient pour la première fois en aide à son père
dans la gestion de droits commerciaux des Schtroumpfs
en 1979. À l’époque, Peyo vient d’autoriser les studios
Hanna-Barbera d’Hollywood, célèbres pour l’adaptation
des Pierrafeu à la TV, à faire de même avec les
Schtroum pfs. 256 dessins animés sont alors produits
pour la chaîne NBC. Les « smurfs », comme on les
connaît outre-Atlantique, deviennent des vedettes en
quelques mois. Puis, dans les années 1980, ces épisodes
se diffusent dans le monde entier. C’est le départ
d’une réelle « Schtroumpf-mania» ! Pour gérer l’image
des Schtroumpfs, Véronique et Peyo créent International
Merchandising Promotion and Services en 1984.
Une entreprise qu’elle a petit à petit appris à gérer toute
seule. « Mon père était de plus en plus pris par les dessins
animés et faisait des allers-retours aux États-Unis,
et moi je tenais un peu la boutique », explique Véronique.
« Nous avons appris ce métier en même temps,
mon père et moi, tout en le gérant comme on pouvait.
Le ‘licensing’ était un nouveau métier à l’époque ; à
part Walt Disney, il n’y avait pas grand monde qui faisait
une exploitation d’un personnage de bande dessi12
BECI
- Bruxelles métropole - mars 2018
née de manière aussi forte. Mon père avait donc déjà à
ce moment-là un studio de dessin, mais il n’avait plus
vraiment de temps pour la bande dessinée tout en s’occupant
du merchandising à fond. » Pour lui permettre
Je pense qu’on a un capital de
sympathie vis-à-vis du public, qui
est indéniable aujourd’hui, et une
fidélisation des parents car il n’y a pas
de violence. Les Schtroumpfs ne sont
que joie et bonne humeur dans nos
histoires
Véronique Culliford
de reprendre ses activités de dessinateur, Véronique
s’entoure d’une équipe. Avec seulement 4 employés
au début, IMPS prend rapidement de l’ampleur jusqu’à
compter 40 collaborateurs aujourd’hui, avec des agents
dans pas moins de 110 pays.
Du petit au grand écran
Peu à peu, le succès des Schtroumpfs s’étend au-delà
des bandes dessinées et de la télévision. Ils font leur
apparition sur des objets commerciaux – les compils
CD Schtroumpf Party ont également un grand succès
dans les années 1990. La popularité des SchtroumD.R.
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pfs ne cesse de grandir jusqu’à l’apothéose : la sortie
d’un premier long métrage adapté en 2011 par Columbia
Pictures. Classé premier au box-office américain le
jour de sa sortie, le film récolte près de 552 millions de
dollars de recettes mondiales. En 2013, les salles de
cinéma projettent « Les Schtroumpfs 2 », et là encore
les spectateurs sont au rendez-vous. Le film totalise
plus 347 millions de dollars d’entrées dans le monde.
La projection d’un troisième opus cinématographique,
« Les Schtroumpfs et le Village perdu » génère 197 millions
de dollars de recettes. « Je ne peux pas dire si
le cinéma est le support qui a le plus de succès, mais
c’est le phénomène qui fait que le Schtroumpf recouvre
la planète. Le film est diffusé dans le monde entier en
trois semaines et les campagnes de marketing sont
énormes. Quand la campagne est bien faite, ça donne
envie aux gens d’aller voir le film et ils en parlent énormément.
Mais les livres restent notre vecteur principal,
car ce sont nos racines. C’est de là que le Schtroumpf
est né par un beau jour d’automne en 1958. Les dessins
animés sont un élément qui garde la marque présente
partout, à tout moment. »
Un marketing contrôlé
Les films, en particulier, rapportent gros à IMPS. En
année de sortie, les revenus de l’entreprise passent
quasiment du simple au double, soit de 10 à 18 millions
d’euros. En ce compris les royalties des longs métrages,
bien sûr, mais aussi les multiples contrats commerciaux.
À la sortie des « Schtroumpfs 2 » par exemple, les
petits personnages bleus ont fait leur apparition dans
les paquets de bonbons Haribo, sur les vêtements de
Zara et H&M… On en trouvait partout !
Chaque jour, l’équipe d’IMPS reçoit près de 200 demandes
d’approbation commerciale analysées en profondeur
: Qui est la société demandeuse ? Est-elle solvable
? Quel est le projet ? Sur quels territoires ? Tout
est épluché : « Il y a des domaines qu’on ne touche pas
car ils ne nous concernent pas : tout ce qui est politique,
religieux, tout ce qui est en rapport avec l’alcool, le sexe,
la drogue. Bref, tout ce qui ne concerne pas directement
l’enfance et le positif, on refuse catégoriquement. On ne
va pas faire de préservatifs avec des Schtroumpfs par
exemple, mais par contre on pourrait s’investir dans une
campagne de prévention du sida, bien que l’occasion
ne se soit pas encore présentée », explique Véronique.
D’autant que chaque dessin des Schtroumpfs se doit de
sortir des studios officiels de Genval, et bien évidemment,
la mention de copyright apposée sur toute reproduction.
2018,
une année complètement Schtroumpf !
Au-delà des films, les Schtroumpfs ont également fait
leur apparition dans les parcs d’attractions. On retrouve
leur univers à la Comic Station à Anvers, mais
aussi dans un parc de Dubaï, un autre de Malaisie, et
ils arriveront bientôt dans un nouveau parc à Moscou.
Et pour leurs 60 ans, les Schtroumpfs nous feront vivre
une toute nouvelle expérience immersive sur 1.500 m²,
qui prendra son départ au Heysel le 9 juin prochain et
y restera jusqu’en janvier 2019 avant de faire le tour du
monde. « Grâce à de nouvelles technologies crées par
des entreprises belges, chaque individu se retrouvera à
la taille d’un Schtroumpf (1m20), dans un village des petits
êtres bleus, pendant une heure environ. » explique
Philippe Glorieux, responsable Marketing et Communication
chez IMPS.
Avant cela, les fans peuvent déjà découvrir le 36e album,
« Les Schtroumpfs et le Dragon du Lac », sorti
début mars et toujours co-signé par Thierry Culliford,
le frère de Véronique, au scénario depuis la disparition
de leur père. On retrouvera aussi les Schtroumpfs dans
le centre-ville de Bruxelles, où ils seront le sujet d’une
fresque sous les arches de l’hôtel Hilton, à quelques
mètres de la Gare Centrale. « On va également inaugurer
des pavés Schtroumpf, pour aller de la fresque
jusqu’à une nouvelle statue Schtroumpf qui se trouvera
place d’Espagne », révèle Philippe Glorieux. « Les
Schtroumpfs seront aussi la mascotte des 20 km de
Bruxelles. Et la Belgique a décrété l’année 2018 comme
l’année Schtroumpf, comme on a eu l’année Magritte en
2017. On est aussi la mascotte des 17 objectifs de développement
durable signés par l’ONU, et cela jusque
2030. On reste vraiment dans notre vision planétaire. »
Encore un bel avenir
Les Schtroumpfs n’ont donc jamais été aussi populaires
qu’aujourd’hui. « Je pense qu’on a un capital de sympathie
vis-à-vis du public qui est indéniable aujourd’hui,
et une fidélisation des parents car il n’y a pas de violence.
Les Schtroumpfs ne sont que joie et bonne humeur
dans nos histoires », reprend Véronique Culliford.
La fille de Peyo réfléchit à la suite. Une nouvelle série
de dessins animés est déjà en préparation et il n’est pas
impossible que de nouveaux longs métrages soient réalisés.
Une chose est sûre, c’est que les équipes sont
on ne peut plus motivées. « Nous laissons le temps à
nos personnages de progresser et de perdurer. Grâce
à cela, le Schtroumpf est devenu un incontournable.
Notre aventure ne va faire que s’accentuer ; on verra
quelles nouvelles technologies on nous donnera dans
le futur, car les Schtroumpfs aiment bien s’adapter aux
nouveautés. » À 60 ans donc, les Schtroumpfs ne sont
pas prêt de prendre leur retraite. ●
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
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POUR OU CONTRE
Les flexi-jobs
Les flexi-jobs, entrés dans l’horeca en 2015, s’étendent depuis
ce 1er
janvier au commerce et aux pensionnés. Selon un sondage
du SNI, plus de la moitié des commerçants à Bruxelles
et en Wallonie, et plus des trois quarts en Flandre, veulent
engager des flexi-jobistes. Les syndicats des travailleurs
s’opposent en front commun à l’expansion de ce nouveau
statut précaire.
Ophélie Delarouzée
Christine Mattheeuws,
présidente du SNI (Syndicat
neutre pour indépendants)
L’introduction des flexi-jobs dans l’horeca était une compensation
pour la « blackbox ». C’est intéressant pour
l’employeur car il paie des cotisations réduites à 25 %
et c’est de l’argent qui rentre dans les caisses de la sécurité
sociale. En septembre 2017, il y avait 28.000 flexijobs
dans 7.300 établissements horeca.
Fin 2017, on a vu que les traiteurs, les bouchers ou
les boulangers avaient vraiment de grandes difficultés
à trouver des gens pour prester des heures occasionnelles.
Ceux qui le font ont préféré faire ces heures en
plus dans l’horeca plutôt que dans les commerces, car
c’est financièrement plus intéressant avec les flexi-jobs.
C’est aussi pour cela que la mesure est aujourd’hui
étendue aux commerces. Les établissements horeca
et les petits commerces sont dans le top 5 des faillites.
Les flexi-jobs vont leur permettre de dégager de l’espace
au niveau financier. Il n’y a pas de concurrence à
l’emploi, car un flexi-jobiste doit déjà travailler à 4/5e
ailleurs
et il y a du travail dans ces secteurs !
Dans l’horeca et le commerce, on sait qu’il est difficile
de trouver du personnel fixe. C’est aussi vrai pour les
travailleurs temporaires qui viennent aider quelques
heures pendant les pics, notamment parce qu’il faut
travailler en soirée ou les week-ends. Le patron va
d’abord solliciter ses employés, mais il n’est pas toujours
évident de leur demander de faire un week-end de
plus. Quant aux étudiants, ils ne travaillent pas pendant
les périodes d’examens et l’intérim coûte cher.
Avant, beaucoup des salariés qui pouvaient se montrer
intéressés par des heures en dehors de leur travail habituel
étaient découragés par les cotisations sociales et
les impôts à payer. Aujourd’hui, si des salariés veulent
faire un surplus dans l’horeca ou le commerce, c’est
plus attractif car ils n’ont pas à payer de cotisations
sociales ou d’impôt sur ces heures. On reçoit d’ailleurs
des demandes dans d’autres secteurs, surtout dans la
construction où il y a un dumping social important, mais
aussi dans le jardinage.
14
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
Delphine Latawiec,
secrétaire nationale du secteur
Commerce CNE
L’idée de départ était de blanchir des emplois au noir
dans l’horeca, bien qu’il y avait déjà de la flexibilité avec
des contrats d’aide. L’extension au commerce est dangereuse.
La fédération patronale de la grande distribution
nous a assuré que cela ne répondait pas à ses besoins en
flexibilité, mais on sera vigilants. La grande distribution a
un panel de contrats précaires qui sont en concurrence.
Les temps partiels, majoritaires, demandent des heures
pour compléter leurs salaires mais elles vont aux étudiants
et, demain, potentiellement aussi aux flexi-jobs.
Dans le commerce de détail, le monde de la franchise
connaît des réalités proches de celles de la grande distribution,
avec des gens qui ont plusieurs magasins, mais
où il y a peu de suivi syndical étant donné la petite taille
des structures. Pour le fleuriste ou le boucher, il y a des
contrats d’aide, étudiants ou autres, le week-end. Ils
défendent les flexi-jobs car peu est fait pour eux, mais
ce n’est pas en créant des statuts de misère pour leurs
travailleurs qu’on sauvera ces petits indépendants. Le
flexi-job est exempt de sécurité sociale, donc crée un
trou, et il risque de s’étendre au-delà du commerce.
On détricote le système de solidarité et la précarisation
de l’emploi s’accélère au nom de la course à la croissance,
profitant du fait qu’il n’y a plus assez d’emploi pour
tout le monde. L’intérim était une étape, et aujourd’hui les
entreprises trouvent cela cher. On crée, comme partout
en Europe, des jobs avec des statuts de plus en plus
proches des débuts de la lutte syndicale, et cela détruit
le salariat. Les jeunes passent d’un CDD à un intérim, à
un temps partiel, sur lesquels ils ajouteront dorénavant
un flexi-job. En parallèle de l’abaissement des pensions,
on réinjecte les pensionnés sur le marché du travail via
les flexi-jobs. Ce n’est pas pour ceux qui continuent à
travailler dans de hautes fonctions, mais pour ceux qui
ont des pensions de misère et qui iront servir au McDonald’s,
comme aux États-Unis.
© Ghelamco
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OPEN SOURCE
Giles Daoust, CEO de Daoust
Les XI, le tax shift
et le tax cut
Suite à ma participation à l’« Appel des XI »
organisé par le journal L’Echo, on m’a souvent
demandé quelle est la thématique qui
me tenait le plus à cœur dans le cadre de
cette opération. Sans aucun doute : le coût
du travail. Je m’explique.
On parle souvent des freins à l’entrepreneuriat,
parmi lesquels on cite notamment le manque d’esprit
d’entreprendre, de financement et de main d’œuvre
qualifiée ; la taxation excessive et la
administrative.
À mes yeux, un élément au cœur de presque tous ces
problèmes est le coût du travail, qui est beaucoup
trop élevé en Belgique. Je ne parle pas du niveau des
salaires, qui me semble relativement logique au vu du
niveau de vie et de développement de notre pays. Je
parle surtout de la taxation du travail. Elle est chez
nous la plus forte d’Europe derrière seulement la
France.
On a trop souvent tendance à parler uniquement des
charges patronales. Le tax shift est censé apporter
un début de solution à cette composante précise – à
part que, pour rappel, il s’agit d’un tax shift, et non pas
d’un tax cut. Son impact est donc relativement limité,
et il est par ailleurs couplé à la régionalisation – et
réforme complète – des aides à l’emploi. Celle-ci a
un impact négatif dans de nombreuses entreprises, où
elle réduit à néant l’impact positif du tax shift.
lourdeur
L’autre « effet pervers » du tax shift, c’est qu’il polarise la
concertation sociale, car comme il ne s’applique qu’aux
charges patronales, il est perçu par les syndicats comme
un « cadeau aux patrons ». Or, une fois passé l’effet
d’annonce, le tax shift ne produit pas un incitant massif
à l’engagement de travailleurs, ni pour les startups, ni
pour les entreprises établies… ni pour les entreprises
internationales qui envisagent de s’implanter en Belgique
(ces dernières sont en effet conseillées par des cabinets
spécialisés, qui ne manqueront pas de leur communiquer
l’analyse faite plus haut).
L’autre composante majeure du coût du travail, et dont
on parle rarement vu ses implications complexes, c’est
la partie « travailleur » de la taxation du travail. Elle aussi
est beaucoup trop élevée. Le problème, c’est qu’en la
diminuant significativement, on touche aux tabous tels
que le financement de la sécurité sociale, soins de santé,
chômage, pensions, etc. Arrivent donc inévitablement
des questions nerveuses du style : « et qui va financer les
pensions ? ».
Faux débat. S’il faut prendre X millions d’euros de
financement fédéral ou régional et les transférer dans
la case « pensions » ou « soins de santé », c’est de la
plomberie, de la comptabilité gouvernementale. En quoi
est-ce réellement impossible dans l’absolu ? La lasagne
institutionnelle belge ne facilite évidemment pas ce genre
d’opérations, mais c’est un autre débat.
Dans l’Appel des XI, nous allons jusqu’à proposer une
mesure disruptive : supprimer totalement la taxation
du travail pour les start-up technologiques (1 € coût
entreprise tout inclus = 1 € net pour le travailleur, donc
zéro taxes des deux côtés). Ceci pourrait provoquer dans
notre pays un boom technologique sans précédent, et
peut-être même la fameuse « Silicon Valley » belge dont
tout le monde rêve depuis longtemps. Mais dans le cadre
du présent article, inutile d’aller jusque-là.
Si on diminuait de manière significative la taxation du
travail (dans son ensemble), cela apporterait selon moi une
réponse à la plupart des freins à l’entrepreneuriat cités
plus haut : le manque d’esprit d’entreprendre (en rendant
beaucoup moins risqué d’engager du personnel), de
financement (en diminuant les coûts de fonctionnement)
et de main d’œuvre qualifiée (en fluidifiant le marché du
travail et en provoquant une immigration de cerveaux) ;
ainsi que la taxation excessive (CQFD).
Pour qu’une telle politique ait du succès, il faudrait
évidemment que ce tax cut (et non pas shift) soit vraiment
significatif et durable. Il aura alors un réel impact sur les
décisions des entreprises, petites et grandes, belges et
étrangères.
Qu’on adhère ou pas aux idées de l’Appel des XI, le but
premier de cette opération est de secouer le cocotier,
de proposer des approches disruptives et originales
aux acteurs politiques et économiques du pays, de les
inciter à envisager les problématiques classiques sous
un angle nouveau. C’est avant tout un grand exercice de
brainstorming « out of the box » qui, espérons-le, fera des
émules.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
15
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CHU Bruxelles :
un impact socio-économique sous-estimé
Le CHU Bruxelles publie au mois de mars, en collaboration avec Beci, une étude
sur son impact économique et sociétal (basée sur les chiffres 2016). Si les hôpitaux
sont notoirement connus par leur mission première de soins aux personnes, leur
rôle dans l’économie est peu mis en lumière. Le CHU Bruxelles se révèle pourtant
un acteur majeur de la Région et ce regard posé sur les retombées en termes d’emplois,
d’investissements et de marchés pour les fournisseurs, ouvre des perspectives
nouvelles.
Ophélie Delarouzée
L
a structure du Centre Hospitalier Universitaire de
Bruxelles (CHU de Bruxelles) a été créée en 2015
pour coordonner l’offre de soins des CHU Brugmann
et Saint-Pierre, ainsi que de l’Hôpital Universitaire
des Enfants Reine Fabiola et de l’Institut Jules
Bordet. À eux quatre, ils représentent 21 % des lits (1.781
lits agréés) des 22 institutions hospitalières de la Région.
Le CHU Bruxelles occupe plus de 370.000 m² sur sept implantations
totalisant 26 hectares, du centre au nord de
Bruxelles. « On mesure mal jusqu’ici la présence des hôpitaux
dans la ville », remarque Lise Nakhlé, conseillère
Urbanisme/Immobilier chez Beci, qui a collaboré à l’étude.
« Environ 1,6 % de la population active de Jette est employée
au CHU Brugmann. Cela signifie que la présence
d’un hôpital sur le territoire d’une commune est un facteur
d’emplois stables et donc un facteur de fixation des
classes moyennes ».
Un employeur majeur de la Région
Avec plus de 8.000 personnes, dont 5.550 équivalents
temps plein (ETP) et environ 1.200 indépendants, le
CHU Bruxelles est le premier employeur hospitalier de
Bruxelles et se classe dans le top 10 de la Région, tous
secteurs confondus. Les frais de personnel s’élèvent à
près de 490 millions d’euros, soit 59 % des charges du
CHU. Etant donné que 55 % des salariés sont domiciliés
à Bruxelles, les retombées sur le territoire de la Région
sont estimées à près de 269 millions d’euros, via l’impôt,
l’épargne et la consommation des ménages.
Ce bilan plus que positif pourrait être encore largement
amplifié, à entendre les besoins en personnel soignant
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BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
Les nouveaux bâtiments de l’Institut Jules Bordet
sont en train de sortir de terre à Anderlecht.
des hôpitaux. Avec le vieillissement de la population, ce
défi deviendra de plus en plus criant. L’allongement des
études d’infirmier de 3 à 4 ans, en cette rentrée académique,
va pour l’heure à contre-sens. Le manque de personnel
se reporte sur la charge de travail de ceux en poste
et les horaires difficiles de ce métier, encore hautement
féminisé, ne s’accompagnent pas de salaires très attractifs.
Face
à cette situation qui dépasse ses prérogatives, le CHU
Bruxelles a financé en 2016 près de 770. 000 heures de
formation à 4.680 de ses employés, pour un montant avoisinant
les 16 millions d’euros (en ce compris les heures
de formation et les salaires versés aux médecins candidats
spécialistes en formation). À côté du corps médical,
des cadres scientifiques et du personnel soignant, 34 % de
ses salariés n’ont pas fait d’études supérieures. Avec une
politique de formation accessible à tous niveaux de qualification,
le CHU marque son impact sociétal et participe au
développement de la Région.
© Brunet-Saunier
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Plusieurs dizaines d’ASBL et de sociétés (des commerces,
les Cuisines bruxelloises, la Haute Ecole Francisco Ferrer...)
sont également implantées sur les sites du CHU
Bruxelles. Ces 284 ETP représentent près de 10 millions
de retombées économiques pour la Région.
Un rayonnement économique exponentiel
Aux 279 millions de retombées économiques en Région
bruxelloise, liés aux emplois sur les sites du CHU
Bruxelles, s’ajoutent 26 millions provenant des 73 millions
d’investissements de l’hôpital, 124 millions dus aux 254
millions d’achats courants. Selon l’étude, ces dépenses
généreraient près de 600 millions de retombées indirectes
(ou impact induit) pour la Région bruxelloise : les activités
du CHU Bruxelles engendrent indirectement des emplois
et revenus, notamment auprès de ses fournisseurs,
qui deviennent eux-mêmes générateurs d’autres emplois
et revenus, produisant en cascade un effet multiplicateur
dans le temps, à la manière d’une spirale vertueuse. Sur
base de ce même raisonnement, le CHU Bruxelles génère
indirectement 2.070 emplois dans la chaîne de ses fournisseurs
en Région bruxelloise.
Si l’hôpital n’a pas pour vocation d’être rentable, il génère
une économie qui pourrait être plus largement exploitée,
selon Lise Nakhlé : « Le secteur hospitalier est très complexe,
autant au niveau de sa structure d’emploi (médecins,
infirmiers...) que de l’organisation de ses activités
internes (services de radiologie, de pharmacie, stérilisation...).
Les métiers sont très divers et souvent mal connus,
avec pour conséquence une mauvaise identification des
besoins. Pour les hôpitaux, on pense facilement au secteur
pharmaceutique, mais on pense moins à la gestion
des déchets, aux livraisons, à la gestion quotidienne en
flux tendu, ou à la chaîne des fournisseurs. Le ministre de
l’Économie Didier Gosuin a lancé une réflexion sur l’élaboration
d’un plan industriel pour la Région de Bruxelles.
On est en train de se questionner sur les types d’activités
manufacturières ou productives qui sont pertinentes et
nécessaires en ville. Regarder du côté des hôpitaux, c’est
peut-être pouvoir identifier des produits couramment employés,
comme le matériel de perfusion, qui sont actuellement
fabriqués à l’étranger et acheminés par camions.
C’est un secteur de production intéressant parce que le
client final n’est pas délocalisable. C’est un exemple, mais
on pourrait en citer beaucoup d’autres comme la production
liée à l’imagerie médicale, à la lingerie industrielle ou
au recyclage des déchets ».
Les patients au cœur de l’avenir des hôpitaux
Le CHU Bruxelles a un fort ancrage local avec 77 % de ses
patients, soit plus de 350.000, qui sont domiciliés en Région
bruxelloise. En marge des soins, de la recherche et de
l’enseignement, il remplit des missions d’intérêt économique
général qui nécessite une organisation particulière.
Elles ont été évaluées sous la forme des charges spécifiques
(interprétariat, abandon de créances des patients
indigents, travailleurs sociaux, délais de paiement avec les
CPAS...). L’impact économique de ces missions d’intérêt
général a été estimé en 2016 à près de 31 millions d’euros.
Après la régionalisation toujours en œuvre des soins de
santé dans le cadre de la 6e
réforme de l’État, les mesures
L’hôpital Brugmann héberge la plus
grande maternité bruxelloise.
d’ampleur de la ministre de la Santé publique Maggie De
Block vont redessiner le paysage hospitalier, en privilégiant
une mise en réseau. Elles visent une meilleure qualité
des soins au bénéfice des patients et à redresser les finances
des hôpitaux, notamment des 3 sur 10 qui affichent
un déficit. Cette réforme a le mérite d’inciter les multiples
institutions à collaborer plus largement et à limiter le jeu
de la concurrence entre elles. Mais il ne sera plus question
de faire de tout, partout. La logique de spécialisation
s’oppose dès lors à la logique de proximité qui prévalait
pour garantir un accès aux soins de santé aisé pour tous.
Pour l’heure, le choix des spécialisations est crucial et les
22 hôpitaux de Bruxelles cherchent à se positionner pour
pérenniser leur avenir.
Au sein du CHU Bruxelles, l’hôpital Brugmann héberge la
plus grande maternité bruxelloise avec plus de 3.300 accouchements
par an. Il est notamment spécialisé dans le
suivi des grossesses à hauts risques et la médecine fœtale.
À lui seul, il génère plus de 2.000 ETP et un impact de
près de 400 millions d’euros en Région bruxelloise. L’Hôpital
Universitaire des Enfants Reine Fabiola est l’unique
hôpital universitaire belge entièrement réservé à la médecine
des enfants. Il est relié à la maternité de Brugmann
par une passerelle pour favoriser le maintien de la relation
mère-enfant. Le CHU Saint-Pierre dispose également
d’une maternité importante au centre de Bruxelles (plus
de 3.200 accouchements par an). En médecine infectieuse,
il constitue par ailleurs un centre de référence (inter)national
pour la recherche sur la tuberculose et le VIH. L’Institut
Jules Bordet est quant à lui entièrement consacré aux
maladies cancéreuses, avec des stratégies diagnostiques
et thérapeutiques à la pointe du progrès, des activités de
recherche menées en coopération avec des réseaux internationaux
et un enseignement universitaire de haut niveau
en cancérologie.
À l’heure de l’économicité recherchée pour les soins de
santé, cette étude valorise l’impact économique et sociétal
des hôpitaux, jusqu’alors trop peu considéré. Elle permet
ainsi d’identifier une série d’enjeux fondamentaux pour la
Région, ses habitants et ses entreprises. ●
Pour en savoir plus
L’étude complète peut être consultée sur
impact-chubxl.be.
Contact : Lise Nakhlé, Conseillère Urbanisme
Beci - lna@beci.be, +32 478 998 957
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
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© Reporters
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9ׁH 3http://www.partena-professional.be/smartstartonlineׁׁЈנZc 9ׁHmailto:gea.beci@partena.beׁׁЈנZb uT9ׁHmailto:er@beci.beׁׁЈ׉ERetards et défauts de paiement :
des pouvoirs publics peu exemplaires !
Comment le politique peut-il aider les entreprises à
croître, à engager et à se développer ? On a envie
de dire : pour commencer, en réduisant les délais
de paiement des pouvoirs publics envers les fournisseurs,
délais anormalement longs. Cela éviterait à
beaucoup de sérieux problèmes de trésorerie. D’autant
plus que ces mêmes pouvoirs publics, parfois,
pénalisent très sévèrement les légers retards des
autres tout en s’autorisant, dans leurs relations avec
les fournisseurs, des retards franchement scandaleux.
Et que penser alors des défauts de paiement,
concernant des contrats majeurs, qui conduisent à
des faillites pures et simples ?
Ces cas n’ont rien de théorique. Des entreprises
solides, expérimentées, avec un bon carnet de commandes,
doivent parfois mettre la clé sous le paillasson
en raison d’un comportement indélicat, d’une
mauvaise gestion publique, et même de manœuvres
de la part d’un client public. Exagération ? Absolument
pas.
Moralité : il faut extrêmement bien baliser les
clauses du contrat, bien prévoir le timing et les modalités
de paiement, garder des réserves financières
en suffisance, diversifier son portefeuille de clients
en évitant d’être trop dépendant de l’une ou l’autre
grosse commande.
B. Russel
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Pourquoi d’autres travaux au Ring ?
MOBILITÉ
Le Ring de Bruxelles (R0) a été aménagé à partir des années 50. À part des
travaux d’entretien à intervalles réguliers et l’ajout de plusieurs entrées et sorties,
l’infrastructure de base n’a pas été rénovée depuis lors.
L’
intensité du trafic n’a jamais cessé d’augmenter.
Les entrées et sorties d’autoroute se sont muées
en mixers de flux routiers. Le Ring combine un
trafic de transit et de nombreux déplacements « de
destination », ce qui induit des embouteillages structurels et
des situations à risque. De nombreux conducteurs tentent d’y
échapper en cherchant des parcours alternatifs via les villes
et villages qui jalonnent le Ring. Ces zones résidentielles
souffrent depuis de longues années de ces flux parasites.
À tel point qu’aujourd’hui, même les bus sont coincés dans
les bouchons.
Le Ring est devenu une barrière entre la capitale et son
hinterland. Les cyclistes et piétons sont peu nombreux
à risquer la traversée du Ring via un pont ou un tunnel.
Les zones vertes qui jalonnent l’autoroute sont à présent
morcelées ou brutalement interrompues par des bretelles.
L’accessibilité des entreprises pose également question. La
Région bruxelloise poursuit sa croissance, avec de nombreux
nouveaux développements à la clé. La fluidité du trafic et
une meilleure accessibilité en transports en commun, en
voiture ou à vélo sont essentielles aux entrepreneurs.
Il est temps de se bouger
La Werkvennootschap flamande et son projet « Werken aan
de Ring » veulent créer un meilleur environnement de vie et
de travail dans les communes qui jalonnent le Ring Nord. La
formule ? Une mobilité qui combine le vélo, les transports
en commun et la voiture. Le but est d’obtenir un Ring qui
relie plutôt qu’il ne divise. Voici comment :
► Des investissements dans les infrastructures
cyclistes
De nouvelles voies cyclables rapides stimulent les
déplacements à vélo. Une combinaison d’éclairage adapté,
de pistes larges, de virages amples et d’absence d’obstacles
font du vélo une alternative de mobilité à la fois sûre et
rapide. L’aménagement de ces voies cyclables rapides, de
Objectif : scinder le trafic de transit et le trafic local.
préférence au milieu de la verdure ou le long de l’eau, en
respectant l’environnement, ne fait que contribuer au plaisir
d’enfourcher le vélo.
Les chaînons manquants de l’infrastructure cycliste actuelle
sont en voie d’élimination. Une nouvelle voie cyclable rapide
(la Kanaalroute Noord) reliera Malines à Bruxelles, via le
canal à Grimbergen et Vilvorde. D’autres voies cyclables
longeront l’A12 à Meise et l’E40 à Zaventem. La voie cyclable
rapide le long de la ligne TGV entre Louvain et Bruxelles est
en voie de finition. La R22 à Craainhem et Machelen recevra
également une infrastructure cyclable de qualité.
► Des transports en commun mieux développés
et plus efficaces
Le réseau de transport en commun s’étoffe, lui aussi. Trois
nouvelles lignes « tram-bus » assurent une liaison rapide entre
la périphérie nord et Bruxelles. Le « tram-bus » du Ring relie
l’aéroport au Heysel via Machelen, Vilvorde et Grimbergen.
Les premiers « tram-bus » du Ring circuleront fin 2018 et leur
réseau complet sera opérationnel en 2019.
Le tram de l’aéroport vous conduira rapidement du cœur de
la capitale vers Brussels Airport. Et un « sneltram » assurera
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
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© Reporters
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L’avis de Beci
une liaison rapide entre Willebroek et Bruxelles, le long de
l’A12.
► Scinder le trafic local et trafic de transit, sur le Ring
La sécurité sur le Ring passera par la séparation du trafic
local et du trafic de transit. Cela diminuera les dangereux
mouvements de véhicules qui se coupent mutuellement la
route aux entrées et sorties.
Le Ring actuel devient la voie principale, destinée au trafic de
transit : celui qui emprunte le R0 pour des trajets plus longs
et pour passer d’une autoroute à une autre, par exemple de
la E40 en provenance de Gand vers la E40 direction Liège.
La voie principale se complétera de voies parallèles destinées
au trafic local : celui qui passe par le R0 avant de prendre
une sortie vers une commune bruxelloise ou une commune
flamande de la périphérie nord.
► Un environnement plus agréable dans les zones
résidentielles et professionnelles
Le renvoi du trafic « parasite » vers les bandes parallèles
du Ring améliorera la sécurité et la qualité de vie dans les
zones résidentielles. Le réaménagement des bermes et
abords du Ring y contribuera aussi.
L’accessibilité accrue des parcs d’entreprises et leur
intégration à l’environnement amélioreront les lieux
de travail. L’accès aux zones d’activités économiques
constitue une priorité du projet « Werken aan de Ring ».
Toute modification se fera donc en concertation avec les
entreprises.
► Relier les grands espaces verts
La nature devrait aussi bénéficier de ces projets. Aujourd’hui,
le Ring traverse plusieurs vastes espaces naturels,
morcelant fortement le territoire de certaines espèces
animales sauvages. L’aménagement de liaisons vertes et
de passerelles donne davantage d’espace vital à ces autres
Selon Beci, l’infrastructure actuelle n’est pas adaptée
au 21e siècle. Depuis la construction du Ring dans les
années 1970, le trafic a doublé, tout comme l’activité
économique. Le Ring est à présent obsolète, insuffisant
et dangereux, avec ses nombreuses entrées et sorties,
sans distinction entre le trafic de transit et celui de destination,
et sans gestion dynamique du trafic. Les liaisons
tangentielles avec les transports en commun sont quasi
inexistantes.
Il ne s’agit donc pas d’une extension, mais d’un réaménagement
du Ring. Outre la rénovation de 20 km de tracé,
des investissements sont en cours pour créer 40 km
d’une infrastructure cyclable flambant neuve et 60 km
de rails de tram pour le Brabantnet (tram de l’aéroport,
tram du Ring et tram express). La rénovation du Ring
s’impose, mais ne résoudra pas tous les problèmes de
mobilité. Une approche intégratrice qui tient compte des
transports en commun, des infrastructures routières
et cyclables et de la gestion de la mobilité est dès lors
absolument indispensable.
L’adaptation du Ring permettra de réduire le trafic de
délestage dans les deux Régions, ce qui sera tout bénéfice
pour la qualité de vie. Quant aux émissions de
particules fines, d’azote et de CO2
, elles diminueront
elles aussi, lorsque le trafic sera redevenu fluide plutôt
que de stagner. Les intérêts sont donc communs et le
seul objectif à envisager, c’est une situation win-win.
habitants de la périphérie nord. Même les promeneurs
et les cyclistes bénéficieront de ces liaisons entre les
environnements naturels.
► Simplifier l’embrouillamini de bretelles
Une vue aérienne révèle la complexité des entrées et sorties
du Ring. Une révision de l’infrastructure dans son entier et
la simplification des accès devraient rendre le trafic plus
fluide et plus sûr. De plus, des jonctions plus compactes
libéreront de l’espace.
► Des échangeurs multimodaux
Il importera, à l’avenir, de pouvoir « switcher » aisément entre
vélo, auto et transports publics. Les voitures partagées et
les systèmes de location de vélos gagnent en popularité,
tandis que se multiplient les combinaisons de divers modes
et moyens de transport. Les Park & Ride aux principaux
échangeurs faciliteront cette multimodalité.
Travailler ensemble au Ring de demain
La Werkvennootschap est une communauté de projet créée
par les autorités flamandes pour la gestion coordonnée de
projets de mobilité complexes, tels que le Ring bruxellois.
La codécision, la participation et la collaboration de tous
les intervenants sont essentielles. Ischa Lambrechts, le
responsable mobilité et accessibilité de Beci, collabore
étroitement avec Xavier Boonman, son homologue au Voka,
pour impliquer et informer activement les entreprises tout
au long du projet.
Plus d’info : www.werkenaandering.be
Un tram pour relier l’aéroport au centre ?
Beci l’imaginait déjà en 2014, avec ce montage photo.
20
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
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RGPD : quels défis pour une PME à l’international
?
Lorsqu’elle traite avec des partenaires commerciaux situés à l’étranger, la PME doit
s’assurer que ceux-ci respectent – eux aussi – le nouveau règlement général sur la
protection des données (RGPD). L’accompagnement d’un partenaire extérieur peut
se révéler intéressant.
L’
avantage majeur du nouveau RGPD est évidemment
de mettre toutes les entreprises de l’Union
européenne sur pied d’égalité en matière de traitement
des données à caractère personnel. En effet, plus
question pour un État de se montrer plus laxiste ou plus
strict dans la gestion des données personnelles. « Désormais,
la notion de registre de traitement des données est
identique dans tous les pays, tandis que la désignation d’un
délégué à la protection des données ou DPO est similaire
partout », précise d’emblée Bernard Persoons, CEO de BDE
Group, spécialisé en accompagnement et en conseil personnalisés
en informatique.
Pourtant, constate Bernard Persoons, beaucoup de PME
et surtout d’organismes publics (communes, CPAS, provinces)
n’ont même pas encore entendu parler du RGPD,
alors même que les acteurs du secteur se mobilisent.
« C’est inquiétant, mais pas encore trop alarmant. Dans
un premier temps, une prise de conscience est nécessaire,
après quoi il faudra prendre les premières démarches sur
la voie de la conformité RGPD. Àcet égard, nous conseillons
un pilotage du projet en interne avec l’assistance d’un partenaire
extérieur qui maîtrise la problématique et peut aider
à prendre les premières mesures. » Bref, la PME aura intérêt
à considérer le RGPD d’abord sous l’angle juridique que
sous l’aspect informatique, en réalisant d’abord un audit de
la situation actuelle des flux de données pour voir si ce qui
est fait actuellement répond déjà à la règlementation et ce
qui doit être amélioré.
Et face à ceux qui voient dans la conformité RGPD un projet
pharaonique (une grande banque belge aurait ainsi lancé
son plan RGPD voici deux ans et demi), Bernard Persoons
estime qu’il importe surtout que la PME (dé)montre
qu’elle a déjà pris des décisions de mise en conformité, par
exemple dans le cadre de procès-verbaux de réunions. « Il
importe de faire de ce projet une opportunité plutôt qu’un
22
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
Marc Husquinet
coût », ajoute-t-il. « En se faisant assister par un partenaire
spécialisé, la PME évitera de réinventer la roue et pourra
rapidement franchir les premières étapes sur la voie du
respect du RGPD. » Certes, beaucoup de PME ne seront pas
prêtes à l’échéance du 25 mai 2018, mais « si les sanctions
peuvent être lourdes, il faut tenir compte de la proportionnalité.
Et surtout, savoir que le projet est possible. »
D’ailleurs, il n’est pas certain (c’est un euphémisme)
que les autorités de contrôle soient prêtes à l’échéance
fatidique. En effet, chaque pays doit mettre en place un
organisme certifié, chez nous l’Autorité de Protection des
Données (ex-Commission Vie Privée). Or, celle-ci ne disposerait
pas (encore) des moyens nécessaires pour assurer
ses missions. En outre, tous les pays de l’UE ne seraient
pas au même niveau, ce qui risque de provoquer des distorsions
dans le contrôle et la répression. C’est la raison pour
laquelle la Commission vient d’annoncer une enveloppe de
près de 4 millions d’euros pour le financement
de ces autorités nationales. ●
Il reste moins de cent jours avant l’entrée en vigueur
du règlement général sur la protection
des données, le 25 mai prochain. À l’attention
des PME, la Commission vient de lancer un nouvel
outil en ligne pratique, qui doit les aider à se
conformer aux nouvelles règles du RGPD et à en
tirer parti : principes, fondements légaux, question
fréquentes sur l’application de la réglementation
et sur les droits des citoyens, mais aussi
obligations et sanctions.
Voir https://ec.europa.eu/info/strategy/
justice-and-fundamental-rights/data-protection/
reform/
Contact : J.-Ph. Mergen ; Tél. : 02 210 01 77 –
jpm@beci.be.
© Thinsktock
© Thinsktock
׉	 7cassandra://pMXxoyXZle8Mbgrarh5qcw96GNzXwFkNcniPK6sl3eo `̵ Z׉EINTERNATIONAL
8 conseils pour bien négocier au Canada
Si vous vous envolez en mai prochain au Canada avec la mission économique
belge, ou plus généralement si vous comptez faire des affaires du côté du Québec,
il serait de bon ton de connaître quelques spécificités culturelles du pays.
Géry Brusselmans
C
omme le dit Gilles Brédas, attaché économique
et commercial de la Région bruxelloise au Québec
: « On peut penser, vu la proximité linguistique,
que le Québec est un morceau d’Europe en Amérique
du Nord. Or, si l’on y fait des affaires en français, la
façon de les conclure est clairement nord-américaine. »
Voici quelques éléments à connaître avant le départ :
1. Le rapport à l’argent est plus transparent : Parler
ouvertement de son salaire en Belgique reste tabou,
autant dans la sphère professionnelle que privée. Au
Canada, le salaire est plus facilement évoqué et peut
même être au centre de la conversation, notamment
pour connaître la valeur d’un employé.
2. La négociation est plus directe : À Montréal ou au
Québec, votre interlocuteur aura tendance à vouloir savoir
exactement en quoi travailler avec vous lui offre un
avantage. Il vous demandera une présentation courte,
directe et précise, avant de vraiment briser la glace et
sympathiser.
3. Un recours plus fréquent aux avocats : Comme
aux États-Unis, un entrepreneur aura tendance à faire
appel à un avocat pour négocier un contrat. N’oubliez
pas non plus que, bien que l’administration de la Province
du Québec soit francophone, certains textes devront
être également fournis en anglais.
4. Le client est roi : Les entreprises orientées B2C au
Canada ont l’habitude d’offrir un service optimal à leurs
clients. Sur l’échelle des problèmes, celui concernant
un client sera à résoudre en priorité. L’expérience du
client, l’accueil et le service après-vente sont extrêmement
importants.
5. Une perception différente des affaires : Avant
d’entamer des discussions, un Canadien aura tendance
à négocier en espérant tout gagner, alors que le Belge
optera plus souvent pour un consensus. En cas de désaccord
lors d’un contrat, il existe un principe de médiation,
notamment pour faciliter la gestion des conflits.
6. Moins de hiérarchie : Une confiance s’établit avec
la hiérarchie dès qu’un employé intègre l’entreprise. Il
démarre ainsi sa fonction de manière plus autonome,
sans devoir rendre des comptes à son supérieur. Le rapport
avec le patron est généralement plus convivial et le
tutoiement est plus automatique.
7. Une tenue de travail plus relax : Il n’est pas rare
que certains employés arrivent au bureau en jeans et
baskets. Cette tenue relax n’est toutefois pas de mise
dans certains milieux : bureaux d’assurances, finance
et bureaux d’avocats... À noter que les Canadiens sont
extrêmement friands de fêtes entre collègues, qu’ils appellent
les fameux « 5 à 7 ».
8. La majorité des travailleurs terminent à 17 h :
En Belgique, terminer à une heure tardive est signe
d’une bonne productivité. Au Canada, les employés démarrent
leur journée plus tôt, généralement entre 8 et
9 h, prennent une courte pause de midi et partent souvent
à 17 h. ●
Intéressé par la mission économique au Québec,
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juin ? Contactez Sybille Motte
(smo@beci.be ; +32 2 563 68 54) ou Anne Georges
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Quelques expressions business
typiquement canadiennes
Pour compléter le parfait manuel du business au Canada,
il serait utile de connaître quelques expressions usuelles.
Ainsi, vous ne tendrez pas à votre interlocuteur une carte
de visite mais bien une « carte d’affaires », traduction littérale
de « business card ». Pour contacter quelqu’un, vous
utiliserez plutôt l’expression « communiquer avec ». En
négociation, si vous vous sentez en position avantageuse,
vous direz par exemple « avoir le gros bout du bâton ». Si
vous sentez que ça va chauffer et qu’il va falloir négocier
avec une certaine énergie, vous diriez « ça va y aller aux
toasts ». Et si vous comptez engager une personne au
Canada, sachez qu’on dira plutôt « seriez-vous intéressé
par une job ? » plutôt que par « un job ».
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
23
© Thinsktock
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NABIL JIJAKLI, CEO DE CREDENDO
Le 20 mars prochain, Credendo (ex-Ducroire), l’organe public d’assurance-crédit à
l’exportation dirigé par Nabil Jijakli, animera un séminaire sur l’Afrique subsaharienne.
L’occasion de faire un point sur la manière d’évaluer un pays à risque, en
marge de considérations économiques, politiques ou sociales.
Bruxelles Métropole : Exporter comporte parfois des
risques. Comment les évaluer ?
Nabil Jijakli : La meilleure des manières de le savoir, c’est
de se servir d’un « rating », soit un système de cotation basé
sur une série d’indicateurs, allant de la stabilité d’un pays à
sa capacité à honorer ses dettes, en passant par l’état des
finances publiques, l’inflation, etc. Ce dont nous nous servons
d’ailleurs chez Credendo, car tout cela est très détaillé
: 250 nations et régions sont concernées par cette clasLa
principale crainte pour un
exportateur, c’est de ne pas être payé.
Et cela peut arriver dans 40 % des
situations !
sification. L’Afrique, par exemple, est morcelée, les niveaux
variant parfois fort d’une région à l’autre, certaines étant en
conflit. Comme au Congo ou au Nigéria, avec Boko Haram.
On imagine que ce type d’outil se doit d’être
régulièrement actualisé ?
Oui. Tous les trois mois, d’office ; mais dès le moment où il
y a un changement politique, c’est réglé directement. Par
exemple, si une sanction économique tombe quelque part,
l’adaptation de la cote est immédiate ; de même en cas de
coup d’État, d’attentat ou de révolution. Le processus est en
fait permanent car, pour exporter, il est évidemment essentiel
de savoir s’il y a un risque de guerre, ou une instabilité.
Ce n’est pas pour rien que l’Organisation de coopération et
de développement économique (l’OCDE) utilise ce modèle...
Via cet outil, on peut donc savoir quand et où
on peut commercer ?
Oui, ce rating va de 1 à 7. À partir de 5, on sait qu’il s’agit
d’être prudent, sans dire qu’on ne peut pas commercer.
24
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
D.R.
Nabil Jijakli
Car il y a une autre classification, au-delà des risques
politiques : ce sont les risques de transfert. Là, il y a lieu
d’évaluer si le débiteur peut avoir un souci de paiement. Il
y a aussi les risques géopolitiques, comme en Afrique, au
Moyen Orient ou même dans le monde occidental, à travers
un cas comme l’Ukraine. Puis, il y a les risques liés au
terrorisme et les risques actuels aux États-Unis, de par le
caractère imprévisible de la nouvelle administration. Enfin,
depuis deux ou trois ans, il y a la particularité de l’Afrique
subsaharienne...
C’est-à-dire ?
Là-bas, on constate une augmentation par deux ou trois
du risque. C’est lié d’abord à toute une série de pays, dans
cette région notamment, qui, il y a plusieurs années, ont
connu une suppression de leurs dettes par le Club de Paris.
Les prix des matières premières, comme le pétrole, les
David Hainaut
© Thinsktock
׉	 7cassandra://mZjTt8GUkWtiJ3UbDs_GSEPlbQ_gk-wCijsYVphOOGY`̵ Z׉EINTERNATIONAL
métaux, les produits agricoles, sont alors partis à la hausse.
Ces pays ont logiquement de grands besoins d’investir en
infrastructures, tout en veillant au bien-être de leur population.
Mais depuis 2014, on y remarque une diminution
des prix importante, qui dure et dont on n’est pas encore
sortis. Car la difficulté première là-bas, c’est justement de
remettre en ordre les finances publiques, pour que ces pays
puissent sortir de la spirale de l’endettement.
Quid du ralentissement chinois ?
C’est un autre risque encore, actuel et qui pourrait durer, en
rejaillissant sur l’ensemble de la planète. Depuis 40 ans, la
Chine était en croissance ; c’est moins vrai depuis cinq ans,
et il y a chez eux une volonté de passer d’un modèle « usine
du monde et tout à l’export », vers un modèle plus équilibré,
où la consommation intérieure redevient primordiale. On
importe alors moins, et c’est aussi une raison de l’effondrement
des prix des matières premières. Je suis néanmoins
confiant quant à la manière dont les autorités chinoises
gèrent cela. Car ce ralentissement, souhaité politiquement,
fonctionne sans trop d’à-coups...
On assiste, en parallèle, à différentes formes de
protectionnisme...
Oui, et c’est encore un risque ! On l’a vu en Europe avec les
sanctions contre la Russie, le Brexit… Mais on le remarque
aussi avec la montée des populismes, qui se traduisent par
un repli sur soi. Quand Trump parle d’America First, on a
quelque chose qui peut casser une dynamique commerciale
globale. Pourtant, depuis un an ou deux, nous voyons
revenir la croissance, avec un joli retour du commerce
mondial. Qui ne s’est en fait jamais aussi bien porté depuis
la crise de 2007 !
C’est un phénomène qui vous surprend ?
Pas vraiment, car cela fait partie de nos fondamentaux :
plus l’amplitude dans un sens est forte, plus les choses ont
tendance à revenir à la normale ! Cela se traduit par une
croissance qui va jusqu’à 5 % du commerce international.
Mais tout cela peut être remis en cause, justement, par les
risques dont nous avons parlé.
En somme, on assiste à une alternance entre des
nouvelles réjouissantes, et d’autres qui le sont
moins...
Oui, mais globalement, je dirais que, depuis une dizaine
d’années, on se trouve dans un cycle surtout marqué par
des retours de risques politiques. Quand vous observez ce
qui se passe depuis les années 80, on a connu une suite de
crises : de celle de la dette de l’Amérique latine à la crise
monétaire en Europe, en passant par les crises asiatique,
mexicaine et même celle du rouble. Tant et si bien qu’entre
1995 et 2010 nous avons eu davantage d’augmentation de
ratings que de diminutions. Mais depuis 2014, on assiste à
un retournement de tendance, notamment depuis le printemps
arabe, traduit par la chute du prix des matières premières.
Bien que cela s’améliore...
Dès lors, pour un exportateur, quelle serait la
meilleure manière de se couvrir ?
Dans nos métiers, on agit via la prévention, mais aussi dans
l’accompagnement de l’exportateur avec différents outils.
D’abord, nous devons le couvrir en cas de sinistre, de commandes
annulées, de faillites, de paiements différés ou de
litige sur la qualité, etc. Mais la principale crainte pour un
exportateur, c’est de ne pas être payé, ce qui peut surgir
dans 40 % des situations. Mieux vaut donc pour l’exportateur
se prémunir contre cela via une assurance-crédit. La
protection couvre aussi la banque pour de gros projets : par
exemple, si un entrepreneur belge construit une tour à Dubaï,
il est possible qu’il ne puisse tout payer directement et
dans ce cas-là, nous couvrons. Par ailleurs, une entreprise
peut souhaiter investir en Russie et là, nous pouvons couvrir
les investissements en cas de risque d’expropriation, de
pertes de capitaux ou d’autres litiges. Enfin, nous pouvons
offrir des financements parfois complexes à obtenir vers des
pays exotiques. En résumé, il existe des assurances-crédit,
des assurances qu’on donne au fournisseur de crédit et le
financement direct. L’exportateur peut ainsi être allégé dans
ses investissements à l’étranger, tout en étant couvert.
Et dans quel cas un entrepreneur doit-il s’abstenir
de toute forme de commerce ?
Pour certaines régions, nous prévenons l’entrepreneur
s’il risque de ne pas être payé ou s’il est presque sûr que
son usine sera détruite. Mais il arrive que des exportateurs
nouent des relations avec des pays à risques, car
ils connaissent des clients depuis longtemps. On est forcément
moins chauds, mais on ne peut les en empêcher.
C’est valable avec des matières comme les fournitures de
service, des produits de première nécessité. ..
Votre conclusion ?
Eh bien, je crois que le commerce est fait de hauts et de
bas… Néanmoins, quand vous observez la Belgique, où la
part d’exportation est extrêmement importante, avec l’un
des taux d’ouverture les plus élevés (85 à 90 % du PIB), vous
constatez que notre pays dépend beaucoup de ses exportations.
70 % d’entre elles vont vers une majorité de pays issus
de l’Union Européenne, 5 à 7 % vers le reste de l’Europe, 10
% vers l’Amérique du Nord et le reste vers l’Asie, l’Afrique et
le Moyen Orient. Or, ce sont dans ces trois dernières zones
que se présente la croissance et c’est là que se situe le futur
pôle de développement. Notre message pour les exportateurs
qui recherchent la croissance, c’est donc de les encourager
à aller là-bas ! ●
Pour aller plus loin
Quels risques présente l’exportation vers les pays
d’Afrique subsaharienne ? Comment les couvrir ?
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Quand ? Le 20 mars, de 10h45 à 13h30.
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+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
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BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
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Brexit et instabilité politique : soyez prêt !
L’Union Européenne et le Royaume-Uni se préparent à un Brexit qui pourrait être
« dur ». Mais les entreprises ? Que peuvent-elles faire pour anticiper une telle éventualité,
dont les conséquences restent difficiles à mesurer avec exactitude ?
Mathieu Maes et Amy Kessels
É
valuez les risques internationaux pour votre entreprise
dès l’instant où vous envisagez des activités
commerciales à l’étranger. Des événements politiques
inattendus et des modifications soudaines de la réglementation
peuvent survenir à tout moment. Les grandes
disparités entre citoyens du monde constituent par ailleurs
une menace pour le commerce international et donc aussi
pour votre entreprise.
Les accords de libre-échange – tels que ceux du marché intérieur
européen – sont toujours susceptibles d’être remis
en question. C’est alors le rendement net de vos activités à
l’étranger qui est mis en péril. Le Brexit ne devrait pas seulement
inciter les entreprises à se préparer à une frontière
dure entre le Royaume-Uni et l’Europe, mais aussi à prévoir
un plan B solide.
Le risque d’un « no deal » semble s’accroître au fil des négociations.
Pour les entreprises, pas question d’attendre
passivement et de subir des changements. Un Brexit dur
aurait notamment des conséquences irrémédiables sur
leurs finances. Prenez les devants et prévoyez vous-même
une série d’adaptations : des clauses dans les contrats internationaux,
la connaissance des formalités douanières et
de TVA ou encore le calcul des risques financiers.
Un Brexit bloquerait l’accès du Royaume-Uni au marché intérieur
européen, gommant la libre circulation des biens,
des personnes, des services et des capitaux. Les deux parties
en négociation doivent s’y préparer avec des fonctionnaires
de douane en suffisance et des systèmes fiables.
Et les entreprises ?
Les entreprises aussi doivent pouvoir faire face à un Brexit
dur. Or, il s’avère que de nombreuses entreprises actives
uniquement au sein de l’UE sont insuffisamment au courant
des formalités douanières.
Le Brexit et ses incertitudes contraindront de nombreuses
firmes à chercher d’autres marchés ou stratégies. En dépit
des coûts et des efforts que cela suppose, voyons-y une
opportunité de conquérir des marchés hors Europe. Mais
pas sans identifier les risques internationaux, bien entendu.
Comment expédier et recevoir des produits de l’étranger
lointain ? Quel impact cela aura-t-il sur les délais ? Comment
gérer les contrats commerciaux en cours ? Et puis la
gestion des coûts, un autre défi : comment pourrez-vous,
en tant qu’entrepreneur, prévoir des coûts commerciaux
complémentaires et limiter le risque de manque à gagner ?
Les entreprises ont besoin de ce genre de solutions pour se
prémunir en ces temps incertains. Peut-être le Brexit vous
donnera-t-il la chance d’être plus fort à l’international, dans
l’avenir ?
L’analyse politique du Brexit doit aller de pair avec une
approche opérationnelle. Il est temps de procéder à des
analyses commerciales et de prendre des mesures. La
26
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
compréhension des conséquences éventuelles vous guidera
dans les initiatives à prendre. Le cas échéant, adaptez
vos contrats commerciaux, revoyez votre politique de prix
et développez d’autres stratégies. Sans doute rentabiliserez-vous
ainsi les investissements que vous impose le
Brexit, tout en explorant de nouveaux marchés internationaux,
en acquérant de nouvelles compétences et en améliorant
vos processus. ●
Pour aller plus loin
Le Brexit n’est peut-être que le signal qu’il est
grand temps de vous préparer à des bouleversements
politiques inattendus et à des perturbations
des activités économiques. Beci organise
avec ICC Belgique un atelier qui vous propose des
informations utiles pour lancer cette démarche.
Brexit and political uncertainties as a trend:
prepare your business
Le 27 mars 2018, de 8h30 à 13 heures, au Cercle
de Lorraine
Inscription via le site web www.500.be
ou contacter Amy Kessels – ake@beci.be
© Thinsktock
׉	 7cassandra://ZObw9I1ewTFN1tFVj7tRReqjh-qwXDe7pNp_b5kZo4E`̵ Z׉EINTERNATIONAL
Que deviennent les accords de libre-échange ?
Le fleurissement d’accords de libre-échange entre l’Union Européenne et ses partenaires
commerciaux offre aux entreprises actives internationalement des avantages
douaniers dans un nombre croissant de marchés à l’étranger. Toutefois, le
contexte mondial actuel, reflet d’une instabilité grandissante, semble mettre à mal
ce développement.
A
lors que l’adhésion de la grande majorité des
pays à l’Organisation Mondiale du Commerce
(OMC) donne aux entreprises la garantie d’un
accès minimal aux marchés, certains gouvernements
ont souhaité aller plus loin en réduisant davantage les
barrières tarifaires et non-tarifaires sur les importations,
par le biais d’accords bilatéraux et régionaux : les
accords de libre-échange (ALE). L’Union Européenne ne
fait pas exception, puisqu’elle a également, au fil des
ans, conclu plus de 40 accords commerciaux à travers
le monde.
Toutefois, avec les événements récents (Brexit, les résultats
contrastés des élections européennes, ou encore la
renégociation des accords commerciaux annoncée par
le président américain Donald Trump), non seulement
le libre-échange ne semble plus apparaitre comme une
évidence pour l’avenir, mais c’est également la pérennité
et la sécurité d’accès aux marchés offertes par les
ALE existants qui sont remises en cause. À l’échelle
mondiale, les entreprises sont confrontées à de nouveaux
types de mesures restrictives, telles que de nouvelles
barrières non-tarifaires et des mesures de défense
commerciale. De plus, alors que la conclusion de
nouveaux ALE devait ouvrir de nouveaux marchés et favoriser
les échanges commerciaux, le contexte politique
actuel, et notamment l’épineuse question des compétences
respectives de la Commission européenne et des
parlements nationaux, complique leur pleine entrée en
vigueur.
L’Union Européenne entend encore négocier pour améliorer
l’accès aux marchés et la coopération réglementaire.
Des négociations sont ainsi en cours, notamment
en Asie, en Amérique Latine, et bien entendu avec les
États-Unis. Toutefois, les perspectives d’entrée en vigueur
sont devenues plus précaires et seront probablement
sujettes à de plus longues durées de ratification.
Un potentiel toujours à exploiter
Pour les entreprises actives sur le marché international
– que ce soit au niveau de leurs approvisionnements, de
leurs ventes, ou encore de leurs sites de production – il
existe un besoin croissant de connaître les risques et les
opportunités découlant de ces évolutions.
Bénéficier des accords de libre-échange nécessite une
approche prospective et stratégique, permettant aux
entreprises d’identifier les opportunités et d’anticiper
les risques. Les entreprises peuvent se préparer en
procédant à un examen global de ces accords sur leur
chaîne d’approvisionnement, en analysant les flux commerciaux
et en suivant les tendances des marchés.
Bertrand Van Maele et Samson Broustra, Deloitte
L’UE a déjà mis en œuvre plusieurs accords dont les
opérateurs économiques peuvent bénéficier : avec la
Suisse, les pays AELE, des pays méditerranéens, des
pays des Balkans et de l’Europe de l’Est, des pays d’Amérique
centrale, des pays africains, la Corée, le Canada,
ou encore très récemment le Japon, pour n’en nommer
que quelques-uns. Pourtant, force est de constater que
le plein potentiel de ces accords n’est pas exploité. Par
manque d’information concernant les formalités à accomplir
pour requérir l’application des droits réduits ou
exempts, beaucoup d’entreprises manquent des opportunités
substantielles lorsqu’il s’agit d’importer à partir
des pays partenaires ou d’exporter vers ceux-ci. ●
Pour aller plus loin
Afin d’aider ses membres à s’informer, Beci organise
régulièrement des sessions consacrées
aux questions douanières. Les accords de libreéchange
y seront, entre autres choses, abordés
de manière concrète et pratique. Les prochaines
dates :
27.03 Forum régional des Douanes
20.04 Comment optimiser la question des
douanes ? Régimes douaniers suspensifs
24.04
TVA et commerce international
26.04 Incoterms
Contact : Amy Kessels, +32 2 643 78 32
ake@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
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© Thinsktock
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SALES & MARKETING
Quelles tendances
marketing en 2018 ?
Chaque année, de nouvelles technologies
apparaissent. Les attentes des
clients changent ; les habitudes des
consommateurs évoluent. Des méthodes
jusqu’alors éprouvées deviennent obsolètes.
Les entreprises doivent donc réévaluer
régulièrement leurs tactiques
marketing. L’analyse de Serge De Schryver,
CEO de Media Marketing, le média
de référence du secteur en Belgique.
Gaëlle Hoogsteyn
2
017 restera dans les annales de l’histoire numérique
belge comme l’année où l’internet a
définitivement basculé dans le mobile. Une révolution
qui implique de réinventer toutes les stratégies
de marketing. Mais ce n’est pas le seul facteur qui aura
une importance cette année. Entre la montée en puissance
de certains gros acteurs mondiaux, un élargissement des
Les nouveaux joueurs évoluent très
vite et le fossé entre eux et les médias
classiques ne cesse de se creuser.
frontières de certains groupes de presse et l’entrée en
vigueur du RGPD, Serge De Schryver pointe du doigt les
principaux éléments porteurs de changement.
L’émergence des datas
« Autrefois, on était plutôt dans le marketing de la séduction
», commence Serge De Schryver, citant les propos
de Chris Van Roey, CEO d’UBA (l’Union Belge des Annonceurs)
dans Media Marketing : « Les marketeurs voulaient
rendre leur marque ‘belle’ et essayaient de vendre leurs
produits selon le principe AIDA (Attention, Intérêt, Désir,
Action). Aujourd’hui, la puissance des datas a remplacé
le marketing empirique. La tendance de demain va s’orchestrer
autour de l’utilisation des chiffres. »
En 2018 plus que jamais, les marketeurs utilisent le marketing
de la conversion au travers de l’analyse de données.
Grâce à l’analyse des chiffres, ils font en sorte que le bon
message soit délivré à la bonne personne au bon moment.
Serge De Schryver
D’ailleurs, le profil de marketeur est en pleine mutation.
« Bien sûr, ce n’est pas nouveau. Dans les premiers
temps, les éditeurs voulaient des profils ‘Word’. Pour
vendre des médias, on avait besoin de profils ‘Excel’,
tandis que les agences de publicité recrutaient surtout
des profils ‘PowerPoint’. Aujourd’hui, pour faire carrière
dans le marketing, avoir un profil ‘Access’ est devenu une
compétence indispensable. »
Le pouvoir des GAFA
Cette année encore, la part de marché des médias numériques
va, sans surprise, continuer à augmenter. Serge
De Schryver estime que des mesures doivent être enfin
prises pour réduire l’influence des GAFA (Google, Amazon,
Facebook et Apple) : « Ces quatre acteurs grignotent en
effet chaque année de plus en plus de parts du marché
des médias classiques et empochent la grosse majorité
du budget que les marques dépensent pour investir dans
le digital. »
Le CEO de Media Marketing s’avoue étonné par le manque
de réactivité et la lenteur d’adaptation des médias classiques.
« Les nouveaux joueurs évoluent très vite et le
fossé entre eux et les médias classiques ne cesse de se
creuser. » Selon lui, les médias classiques éprouvent de
grosses difficultés à s’adapter aux techniques modernes.
« Faut-il une réglementation ou des subventions du gouvernement
? Ou est-ce que les médias vont réussir à
rattraper le gap qui s’installe ? Je n’ai pas la réponse,
mais l’enjeu est réel », ajoute-t-il, tout en reconnaissant
un bémol non négligeable : « Les éditeurs veulent – et
doivent – lutter contre les GAFA. Mais en même temps,
ils ont besoin d’eux pour être correctement référencés. »
S’unir pour survivre
Bien qu’alarmiste (ou seulement réaliste), Serge De
Schryver est cependant loin d’être défaitiste ! Pour lui,
28
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
D.R.
׉	 7cassandra://nLzkbt7efEvzSjhrRE-wOe8HiUQZNFhqmqVhFTqmA_Q`̵ Z׉ETOPIC
de nombreuses pistes de solution existent pour permettre
aux médias traditionnels de lutter contre les gros acteurs
mondiaux. « Pour la presse quotidienne, une solution
serait, par exemple, que les lecteurs puissent avoir accès
à tous les titres avec un seul identifiant. » Les éditeurs
s’étaient déjà penchés sur ce projet, malheureusement
sans parvenir à un accord. La problématique de la concurrence
entre les titres avait entre autres été évoquée. « Mais
au stade actuel des choses, il faut plutôt réagir contre
l’ennemi commun que représentent les GAFA. Les quotidiens
sont davantage sous la pression des gros joueurs
qu’entre eux », commente l’expert.
Beaucoup d’acteurs trouveront sans
doute le RGPD paralysant. Toutefois, ce
n’est pas plus mal de mettre de l’ordre
dans un monde de cow-boys où, jusqu’à
présent, tout le monde faisait un peu ce
qu’il voulait.
Par ailleurs, la presse vend encore ses espaces publicitaires
de façon très vétuste. « Aujourd’hui, un marketeur
ou un annonceur qui veut acheter une page de pub dans
la presse ne peut le faire qu’en appelant le responsable
commercial du titre concerné. » À l’heure où tout s’achète
par internet, Serge trouve cette technique totalement dépassée.
Surtout quand on tient compte du fait que les
marketeurs d’aujourd’hui et de demain seront, de plus
en plus, issus de la génération des digital natives. Pour
redorer le blason de la presse, il faudrait parvenir à mettre
en place une plateforme sur laquelle tout l’espace publicitaire
disponible pourrait être vendu. Les marketeurs
pourraient ainsi facilement voir les disponibilités, les délais,
les cibles, les prix… ce qui boosterait forcément les
ventes. « Les acteurs du marketing sont unanimes quant
au fait que l’idée est bonne. Mais les éditeurs ne répondent
pas. Ils sont dans une vision attentiste et ils n’osent pas
se lancer », déplore-t-il.
La montée en puissance du digital
À côté de cela, la montée en puissance du digital n’est pas
près de s’arrêter. « Mais là aussi, les médias classiques
ont une carte à jouer, à savoir la proximité et la crédibilité
du métier dont ils sont garants depuis des décennies »,
avance Serge De Schryver. Selon lui, les médias locaux
devraient davantage valoriser leurs supports et leurs médias.
De plus en plus de fake news circulent sur internet,
et les sites qui ne garantissent pas une bonne qualité
d’information sont en train de perdre d’importantes parts
de marché. « Les annonceurs veulent que leur marque
soit portée par des sites ou des publications de qualité.
Le fait de pouvoir garantir une ‘safety brand’ est un atout
que les médias locaux devraient vraiment mettre plus en
évidence. »
Actuellement, le programmatic buying, qui permet d’automatiser
le processus d’achat au niveau du digital, est
fortement utilisé. Concrètement, grâce à des algorithmes
mathématiques analysant le comportement des surfeurs,
le programme vous promet de toucher la bonne personne
avec le bon message au bon moment. « Mais de temps
en temps, les machines se trompent et mettent des messages
au mauvais endroit, dans un contexte qui n’est pas
du tout valorisant pour la marque. Ça aussi, c’est une
opportunité que les médias locaux pourraient exploiter »,
ajoute l’expert.
Quid du paysage médiatique belge ?
Le paysage médiatique belge subit lui aussi de gros changements.
Du côté francophone, on note l’arrivée de TF1
qui va désormais pouvoir diffuser des spots publicitaires
uniquement visibles par le public belge. « L’offre publicitaire
télévisuelle en Belgique côté francophone va donc
s’agrandir, avec une forte concurrence pour le groupe
RTL-TVI », commente le CEO de Media Marketing.
Du côté néerlandophone, Christian Van Thillo (Persgroep) a
repris VTM et détient depuis la fin 2017 100 % du groupe
Medialaan. De Persgroep devient ainsi le seul actionnaire
de la première chaîne télé privée flamande. « Le groupe
va ainsi pouvoir utiliser au maximum le cross médias et
vendre de l’espace publicitaire sur plusieurs supports
en fonction des attentes et du budget du client. » Grâce
à la diversité de ses médias, le groupe pourra garantir
au client de toucher la bonne cible, peu importe le support
utilisé. « Cette toute nouvelle position peut de prime
abord sembler inquiétante, mais c’est aussi ce vers quoi
vont (ou devront) aller les médias locaux », avance Serge
De Schryver. L’autre gros challenge à relever au niveau
télévisuel concerne la vision différée.
La loi qui chamboule tout
Enfin, last but not least, l’entrée en vigueur de la nouvelle
réglementation générale sur la protection des données
(RGPD), au mois de mai 2018, représentera un bouleversement
sans précédent dans le monde du marketing.
Cette nouvelle loi changera énormément de choses et
les entreprises devront s’adapter. « Dans un premier
temps, beaucoup d’acteurs trouveront sans doute cela
paralysant. Ils vont devoir réfléchir à une nouvelle manière
de faire du marketing digital dans un contexte législatif
différent. Toutefois, ce n’est pas plus mal de mettre de
l’ordre dans un monde de cow-boys où, jusqu’à présent,
tout le monde faisait un peu ce qu’il voulait », conclut
Serge De Schryver. ●
29
D.R.
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Qu’est-ce qu’un bon customer care center ?
SALES & MARKETING
Votre customer care center constitue un point de contact important avec vos clients,
mais aussi avec d’éventuels prospects. Aussi, il est primordial que l’expérience client
soit bonne. Check-list des points importants et des écueils à éviter pour un centre
de contact digne de ce nom !
D
ans les grosses sociétés de services, les centres
d’appel sont presque des entreprises à part entière.
Ainsi, le Customer Help Center de Proximus
emploie 2.200 opérateurs répartis sur 15 sites, et enregistre
plus de 10 millions d’appels par an. L’Easy Banking
Center (EBC) de BNP Paribas Fortis, de son côté, compte
720 employés répartis sur 8 sites. En 2017, 3,5 millions de
contacts avec les différents EBC ont été comptabilisés,
dont 2,5 millions d’appels téléphoniques, 200.000 e-mails
reçus et 100.000 contacts via le chat. « Nous considérons
l’EBC comme un rouage essentiel dans la relation entre
notre banque et ses clients », explique son responsable,
Andy T’Jampens. Gerd Bogaerts, directeur du Customer
Help Center de Proximus, abonde : « Les agents de notre
contact center sont en première ligne avec les clients.
Ils sont la voix de notre entreprise et le visage de notre
marque. »
Gerd Bogaerts (Proximus)
Disponibilité et efficacité,
voilà les deux maîtresmots
qui définissent un
bon contact center. Derrière
ces deux termes, se
retrouvent des indicateurs
très concrets tels que les
heures d’ouverture, la durée
d’attente, le nombre de
transferts, l’obtention d’une
réponse, etc. Quant aux heures d’ouverture, par exemple,
diverses enquêtes ont démontré qu’une disponibilité en
soirée et le week-end était primordiale pour les clients.
« Si un client rencontre un problème technique, il doit pouvoir
nous joindre directement, y compris le dimanche »,
explique Gerd Bogaerts.
Une fois l’appel lancé, le client souhaite bien sûr attendre
30
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
Gaëlle Hoogsteyn
le moins longtemps possible et recevoir rapidement une
réponse. D’après l’Institut belge des services postaux et
des télécommunications (IBPT), tout appel devrait idéalement
être pris dans les 2 minutes. « L’an dernier, notre
temps d’attente moyen était de 50 secondes », commente
Gerd Bogaerts. « En tant qu’entreprise télécom, c’est
particulièrement important pour nous d’être efficaces
sur ce point. Concernant la durée moyenne d’un appel,
cela dépend de sa nature. Notre objectif est de résoudre
les questions techniques en moins de 10 minutes. Les
appels administratifs ou commerciaux sont en moyenne
traités en 7,5 minutes. » Idem chez BNP, où 90% des appels
reçus sont pris en charge dans une durée moyenne
de 7,14 minutes.
Des opérateurs à la pointe de l’info
Recevoir une réponse claire est un autre point indispensable
à la satisfaction des clients. Rien de pire que d’être
transféré plusieurs fois, ou de devoir rappeler. « Actuellement,
nous solutionnons le problème du client du premier
coup dans 75 % des cas », déclare Gerd Bogaerts. Pour
parvenir à ces résultats, il faut investir dans la formation
continue des opérateurs. « Les collaborateurs de nos EBC
doivent être de vrais spécialistes de tous les domaines de
la banque, tant pour les entreprises que pour les particuliers
», souligne Andy T’Jampens. « Chaque nouveau
collègue doit ainsi suivre un trajet de formation ‘Newcomers’
et des séances individuelles de coaching. Régulièrement,
ses connaissances sont mises à jour. » Et Gerd
Bogaerts de préciser : « La façon de se former, elle aussi,
évolue. Ainsi, nous remplaçons de plus en plus les formations
classiques par des petits updates récurrents via
des supports digitaux. Il est également primordial pour
nous d’investir aussi dans nos outils et nos procédures
afin que ceux-ci évoluent avec leur temps. »
D.R.
© Thinsktock
׉	 7cassandra://ouSYVvY4htD48sDYMsNnDodoF7d6poXnANCtG4qTGbs1`̵ Z׉E la base de données
de référence du monde
de la communication
DES BASES DE DONNÉES
QUI CHERCHENT,
ON EN TROUVE
DES BASES DE DONNÉES
QUI TROUVENT,
ON EN CHERCHE
C’est LeFAC
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Les contact centers,
aussi un outil de vente
Last but not least, le contact doit être agréable. Les opérateurs
doivent avoir une bonne écoute et pouvoir faire
preuve d’empathie. « Nous attendons de nos opérateurs
qu’ils soient aimables, gentils et patients », assure Andy
T’Jampens. Il faut aussi être attentif au fait que le client
reçoive une réponse compréhensible. « Quand un client
appelle pour un problème technique, nous nous assurons
qu’il comprenne bien chaque étape de ce qu’il doit faire
pour résoudre son problème », illustre Gerd Bogaerts.
En suivant ces différents paramètres en continu, l’entreprise
peut évaluer l’efficacité de son contact center
et faire les ajustements nécessaires. Dans l’intérêt du
client, bien sûr, mais aussi,
parfois, avec un bénéfice
pour l’entreprise. « Suivre le
volume d’appels sur le long
terme nous permet d’ajuster
le nombre d’opérateurs
nécessaires chaque jour,
certaines périodes étant
plus ou moins chargées
que d’autres», illustre Andy
T’Jampens.
Andy T’Jampens
(BNP Paribas Fortis)
Pour Gerd Bogaerts, ce monitoring est aussi primordial
pour le bien-être de ses opérateurs : « Pas de clients
satisfaits sans collaborateurs satisfaits. Nos opérateurs
subissent parfois une forte pression. Les appels s’enchaînent,
mais nos employés ne sont pas des robots.
Grâce aux statistiques, nous veillons à ce que leur charge
de travail reste raisonnable. »
Des Contact Centers en pleine mutation
L’essor du numérique impacte de plus en plus les centres
de contact. En dehors du téléphone et des e-mails, les
clients souhaitent désormais pouvoir contacter leur prestataire
de services via les réseaux sociaux, par Skype
ou encore par chat. « Si le nombre de contacts entre
les clients et l’EBC reste stable, nous constatons une
utilisation grandissante des nouveaux canaux de communication
», confirme Andy T’Jampens.
Les contact centers doivent donc s’adapter. Dans ce cadre,
BNP a lancé une plateforme digitale où chacun, client
ou non, peut poser ses questions sur différents thèmes
bancaires et interagir avec les autres intervenants. « Avec
l’arrivée massive des ‘digital natives’, il était primordial
d’adapter nos canaux de communication à leurs habitudes
et à leurs attentes. »
Gerd Bogaerts le confirme : les contact centers sont en
pleine mutation. « S’adapter et investir de façon intelligente
dans les nouvelles technologies est le principal défi à relever
dans les années à venir. Afin de répondre aux attentes des
clients et de rester rentables et concurrentiels, nous devons
revoir notre façon de travailler. Dans le futur, notre objectif
est d’automatiser au maximum les questions simples.
À long terme, cela permettra de concentrer les efforts de
nos opérateurs sur les appels où l’humain apporte une
réelle valeur ajoutée. » ●
32
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
Au-delà du service à la
clientèle, le centre d’appel
est aussi un outil de
vente. « À condition qu’il
soit utilisé de façon intelligente
», nuance Thibaut
Deckers, directeur de la
Sales Academy. Chaque
contact, chaque appel représente
en effet une opportunité.
« Idéalement, les
agents devraient profiter
des appels de clients pour
leur proposer de nouveaux
produits, mieux adaptés à
leur profil, ou d’autres produits susceptibles de leur
plaire. » Mais ce n’est pas si facile… Le cross selling
n’est pas pratiqué de façon systématique par les call
centers. « A contrario, les opérateurs sont parfois tellement
concentrés sur leur mission de vente qu’ils en
oublient d’écouter véritablement le client. Ils écoutent
de façon à pouvoir répondre, mais sans comprendre vraiment
le client. Oui, on veut lui vendre quelque chose,
mais cela doit représenter aussi un bénéfice pour lui.
La relation entre l’entreprise et le client doit être une
relation win-win. »
Une autre erreur fréquente est de se focaliser sur les
caractéristiques techniques d’un produit ou d’un service.
Or, on ne vend pas de caractéristiques techniques. « Il
faut démontrer au client la plus-value que cela peut avoir
pour lui, réussir à se mettre dans sa situation. Lors de
nos formations, nous recommandons ainsi d’utiliser la
méthode de vente CAB, pour Caractéristique, Avantage
et Bénéfice. »
Il faut éviter le hard selling, très fréquent dans la prospection
téléphonique. De même, Thibaut Deckers conseille
d’avoir recours à l’externalisation avec précaution. Les
gens n’aiment pas être dérangés chez eux ou avoir en
ligne quelqu’un qui parle à peine leur langue. « Même
si cela peut représenter une économie de coûts, il faut
penser aux conséquences sur la réputation. Avant, on
estimait qu’un client insatisfait en valait 10. Aujourd’hui,
avec les réseaux sociaux, ce sont des centaines de personnes
qui peuvent avoir écho d’une expérience négative.
»
Beaucoup d’appels commerciaux ou de prospection
s’appuient sur des scripts qui sont, selon lui, une entrave
à l’écoute attentive. « Ces scripts sont standardisés
et impersonnels, alors que le client/prospect attend
qu’on réponde à ses besoins individuels. Pour gagner sa
confiance et lui vendre quelque chose, créer une relation
de confiance est primordial. Si le client a l’impression
de n’être qu’un numéro, ça ne marchera jamais. Le défi
est de réussir à humaniser la relation. »
Thibaut Deckers
(Sales Academy)
D.R.
D.R.
׉	 7cassandra://8oHidX0kLe9djp88ZWzkY830tML1tO8_l5N_6IH_rDY`̵ Z׉EVous souhaitez former
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SALES & MARKETING
Sachez-le, l’industrie 4.0 va chambouler la vente et le marketing. Le directeur commercial
qui envoie ses vendeurs sur le terrain devra développer un réseau dans un
nouvel environnement.
I
ndustrie 4.0 ? C’est quoi ? L’optimisation de la
chaîne de valorisation, une production plus efficace
et l’internet des objets... Mais également
un rapport avec les sales & marketing qui semble moins
évident. « L’industrie 4.0, c’est aussi la production rentable
de séries d’un seul produit, pour des achats décentralisés
plus intéressants. Ajoutez-y la tendance à l’ajout de produits
dans des services. Et voilà que de nouvelles plateformes en
ligne et des prestataires de services accaparent un secteur.
Bref, les cartes seront rebattues », explique Jan Lagast,
expert en marketing. « L’avantage pour l’entreprise qui décide
de prendre les choses en main, c’est d’intervenir dans
le processus. Plutôt que de se braquer sur l’efficacité de
son usine, le CEO devrait regarder dehors et réfléchir à
d’autres opportunités, modèles d’entreprise et marchés. »
Même les entreprises B2B traditionnelles auront bientôt
besoin d’une marque forte, prédit-il. « Le B2B classique
s’appuie sur des transactions d’envergure moyenne, avec
des clients réguliers. Aujourd’hui, votre système automatisé
est couplé à des plateformes numériques. Les grandes entreprises
à l’initiative de ces plateformes aiment fonctionner
avec des marques fortes. Rapidement, la confiance jouera
un rôle – notamment en raison de l’échange de données –,
ce qui sera bénéfique aux marques qui jouissent d’une
certaine réputation. En raison de ce trafic électronique,
le B2B évolue par ailleurs vers davantage de transactions
modestes et individuelles. Encore une bonne raison d’investir
dans le branding. »
Maîtrise informatique
Le marketing devrait gagner en importance à l’avenir. Finie,
l’époque où le vendeur se rendait chez le client en disant
« J’ai quelque chose dont vous avez besoin ». « Puisque toute
l’information est disponible sur internet, le client risque de
poser, sur les produits, des questions très précises auxquelles
le vendeur ne pourra peut-être pas répondre »,
suggère notre expert. « Les commerciaux devront donc
34
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
chercher plus de soutien
auprès du marketing et de
la communication. »
Message reçu 5 sur 5 par
Peter Vandendriessche,
Managing Director de Priva.
Son entreprise produit
et livre de l’automatisation
pour la ventilation, le chauffage
et la climatisation de
Les équipes de vente doivent tout
remettre en question : qui achète quoi
aujourd’hui, via quels canaux ?
Jan Lagast
bâtiments utilitaires (dans le cas de bureaux, l’éclairage
et les protections solaires sont compris). « Notre marché
implique de plus en plus l’internet of things et les smart
devices », explique-t-il. « Nos appareils sont déjà gérés
via le cloud, en fonction de paramètres tels que la météo
et les prix de l’énergie. Dans le temps, nous fournissions
des logiciels et du matériel aux installateurs. Aujourd’hui,
nous proposons les fonctionnalités complémentaires que
le client final souhaite. »
Jadis, les canaux de distribution traditionnels faisait l’affaire,
mais aujourd’hui, Priva discute avec les utilisateurs
des bâtiments. « La nouvelle génération de travailleurs
considère que l’interaction avec l’environnement de travail
va de soi. Nos équipes commerciales doivent donc disposer
de meilleures connaissances informatiques, notamment en
Peter Van Dyck
© Thinsktock
D.R.
׉	 7cassandra://0ygemWUHDL593o3C__AIafC_xfXlxqC4zUXtbG9JhIw`̵ Z׉E:TOPIC
réseaux data », constate M. Vandendriessche. « La vente de
produits a fait place à celle de solutions et de concepts. Nous
évoluons du ‘Product Sales’ vers le ‘Solution & Added Value
Sales’, avec, pour la vente, la faculté d’intervenir dans des
discussions de haut niveau et de réfléchir avec le client. »
Plus durable
Philips Lighting se trouve dans une situation comparable.
Auparavant, l’entreprise vendait des lampes et luminaires,
principalement à des électriciens. Aujourd’hui, les vendeurs
proposent l’éclairage en tant que service, directement au
promoteur immobilier ou au propriétaire d’un immeuble
de bureaux. « L’architecte Thomas Rau nous a soufflé cette
idée », confesse Gert Roeckx, country manager Belux chez
Philips Lighting. « Il ne souhaitait plus vendre des luminaires,
mais de la lumière. Cela nous a d’abord semblé
biscornu, mais à la réflexion, c’était intéressant. Le client
souhaite se concentrer sur son corps de métier. Après le
catering, le nettoyage et d’autres activités, la lumière est devenue
à son tour un service dont il ne veut plus s’occuper. »
« L’impulsion de Thomas Rau nous a poussés vers le concept
de Circular Lighting : si nous assurons la fourniture de
lumière pendant 10, 15 ou 20 ans, nous restons responsables
des produits pendant tout ce temps. Nous avons
dès lors besoin de produits d’une qualité et d’une durée
de vie maximales, même un peu plus onéreux. En tant que
producteur, nous bénéficierons de la longévité des produits
et de la garantie que les pièces de rechange seront disponibles.
Nous passons donc d’une transaction ponctuelle à
une approche relationnelle. »
Cette évolution implique que Philips Lighting ne se contentera
plus de vérifier la satisfaction du client à la livraison,
mais plusieurs fois par an. « Cette proximité avec le client
améliore la compréhension de ses besoins », explique le
country manager. « Autre conséquence : le contact avec le
responsable du bâtiment se complète à présent de discussions
avec le business manager et l’équipe RH du client pour
améliorer la collaboration entre collègues, via un éclairage
intelligent et connecté – ce que nous appelons Light Beyond
Illumination. Nous tenons aujourd’hui compte du taux d’occupation
d’un local pour déterminer la lumière à fournir.
Nous offrons par ailleurs le Human Centric Lighting : la
lumière en fonction de la personne et de son humeur. Lors
d’une formation, l’éclairage doit être un peu plus puissant.
Et le soir, la lumière doit être plus chaude. »
Selon Jan Lagast, le sales manager devient un network
manager : « Plutôt que d’envoyer ses vendeurs sur le terrain
et soumettre les résultats des ventes à la direction, il
devra élaborer un réseau dans un tout nouvel environnement.
Comme en témoigne le secteur de la construction,
la vente de produits à des installateurs techniques devra
céder la place à l’apport de solutions aux grands promoteurs
immobiliers. N’attendez plus des délégués commerciaux,
envoyés sur le terrain avec des démos sous le bras, qu’ils
vous racontent en fin de semaine combien ils ont vendu.
Dorénavant, il se pourrait que ces vendeurs n’aient pas
vendu un seul produit de toute la semaine. Les comptes
rendus seront forcément très différents. »
Soft skills
Le sales manager devra
aussi se montrer inspirant.
La vente d’un service
implique que chacun dans
l’organisation devienne
co-responsable de la réussite.
« Vous interagissez en
permanence avec votre public,
bien plus qu’à l’époque
où vous receviez tous les dix
Le client souhaite se concentrer sur
son corps de métier. Après le catering,
le nettoyage et d’autres activités, la
lumière est devenue à son tour un
service dont il ne veut plus s’occuper.
Gert Roeckx (Philips Lighting)
ans une grosse commande », explique M. Lagast. « Chacun
devient ainsi une sorte d’account manager ou de vendeur du
produit ou du service suivant. Il faut inspirer tous ces gens.
Il n’est pas possible d’être aux côtés de ces innombrables
collaborateurs à chacune de leurs interventions. Vous n’obtiendrez
de nouvelles organisations de travail autonomes
et performantes que si votre marque va de pair avec une
mission dans laquelle ils se reconnaissent. »
Les valeurs de l’entreprise exercent un effet de levier considérable
dans l’implication des collaborateurs. Gert Roeckx
explique que quatre valeurs proposées par Philips Lighting
jouent un rôle fondamental dans la conduite des équipes
de vente et de marketing. « D’abord la culture : c’est notre
première valeur, qui change les règles du jeu. Nous devons
jeter un autre regard sur nos clients et nos solutions, quitte
à affiner quelque peu les compétences de nos collaborateurs.
La deuxième valeur, c’est ‘greater together’. Nous n’y
arriverons plus tous seuls. Nous avons besoin de l’aide des
juristes, des gens du service après-vente, bref, de tout le
monde. La troisième valeur, c’est ‘customer first’. Écoutons
notre client et appuyons-nous ensuite sur Beyond Illumination
et Human Centric Lighting pour définir comment
nous pouvons l’aider. Et puis, la dernière valeur – à ne pas
oublier – c’est la passion du résultat. »
Les collaborateurs sales & marketing doivent développer
de nouvelles compétences. Les vendeurs qui parvenaient
jadis à convaincre les responsables de bâtiment avec un
discours technique, auront dorénavant besoin de soft skills
pour dialoguer notamment avec des business managers
et des responsables RH. « Les équipes de vente doivent
tout remettre en question : qui achète quoi aujourd’hui, via
quels canaux ? », interroge Jan Lagast. « Bref, marquer un
temps d’arrêt et concevoir de nouvelles recettes, voilà la
tâche qui vous attend. » ●
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
35
D.R.
׉	 7cassandra://qu73k2cr1xugcly1QLWtVAWIlfEVvCPbMYOcEA_yJYI`̵ Z؁Zׁ#בCט   u׉׉	 7cassandra://EDbZO2XtLqW_tRPXEm148b4Hmj5ghNvd9Vo7KTk5UZE `׉	 7cassandra://BSTtLmYfrDaVLPv4GK3zUpVohqHMEsnm1M-FrfHf6TQn&`S׉	 7cassandra://9UgcLVBRxOD2euJ-QVth7q0XJQoXhRKuNt3Q6Kc-jY4!%`̵ ׉	 7cassandra://S38VAfi9o3HVs4leIKPWvea0J88rj2ijy1vI_swSjCoΗ̤͠Zט  u׉׉	 7cassandra://7_-5A6hXOlHF-3p1mJDNy8Qtsfauli5yVqbu-KaJzNs ` ׉	 7cassandra://51YOoe-VhBIii-co96ulg6NhAnh2AU1Y5dHJVF1-hLcg`S׉	 7cassandra://NQzcd9nAV0nOpKzyvOBy6i4N_fwvUevmqhqjW9d9QCg`̵ ׉	 7cassandra://OcjLWdZolGY8h5JUnRin2NdPiwhid5mFhsMiel4Cyw4͠͠ZڒנZ $-X9ׁHhttp://www.500.beׁׁЈנZ -W9ׁHmailto:ele@beci.beׁׁЈ׉ESALES & MARKETING
Magasins flexibles pour consommateurs
connectés
Les consommateurs connectés en continu forcent les magasins à se transformer.
La créativité permettra aux détaillants de répondre aux attentes d’un monde en
évolution rapide.
Peter Van Dyck
L
a fin du commerce en ligne. Le titre de ce livre de
Wijnand Jongen, expert néerlandais en retail et
e-commerce, relève de la boutade, bien entendu.
Surtout qu’en Belgique, le shopping en ligne est toujours
en phase de décollage. Wijnand Jongen réfléchit à plus
long terme, à l’avenir de la vente de détail dans un monde
perpétuellement connecté. « Il n’y aura bientôt plus de
distinction entre shopping en ligne et hors ligne, puisque
les deux auront fusionné », estime-t-il.
Il pense qu’avec un consommateur connecté sans interruption,
les magasins se transformeront en réseaux numériques.
« Ils devront exploiter le comportement évolutif
du consommateur. Je ne pense pas que la technologie
soit le principal moteur de ce changement ; elle n’est
qu’un instrument. La transformation est induite par le
consommateur lui-même, qui voit apparaître de nouvelles
possibilités attrayantes. Faire ses emplettes sur un
banc public, une tablette à la main, et savoir que le tout
sera livré à domicile : c’est aussi facile qu’agréable. D’ici
2020, la moitié de la population active se composera de
‘millennials’ qui auront grandi parmi les médias sociaux,
les applis et l’interactivité. Cette génération veut de la flexibilité.
Le détaillant qui désire rencontrer les attentes de
ces jeunes devra s’ouvrir à de nouvelles idées créatives. »
Dialogue sur le Web
Damien Jacob, également expert en e-commerce, précise
que l’internet est devenu la première source d’information.
« Peu importe que l’on achète en ligne ou hors ligne :
on se renseigne d’abord sur le web. D’où l’importance
pour le magasin physique indépendant et pour la grande
enseigne d’annoncer leurs offres en ligne. Cela convainc
de nouveaux clients et informe les clients existants, qui,
autant que les autres, consultent l’Internet et se manifestent
sur les médias sociaux. » Damien Jacob estime
que les médias sociaux ont rendu les consommateurs plus
36
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
interactifs. « Ils y donnent
leur avis et communiquent
en temps réel avec les
marques. Celles-ci utilisent
ce dialogue pour saisir
les attentes des clients
et devancer la concurrence
avec des produits sur mesure.
Ce n’est pas sans
risques : si l’offre ne plaît
pas aux clients, ceux-ci
pourraient bien partager
leur déception sur les mêmes médias sociaux. »
Nos deux experts constatent l’attitude « multicanaux » du
consommateur : il passe gaillardement de l’un à l’autre.
Dans la quête de l’information produit, la commande et
la livraison, il choisit le canal qui lui convient au moment
même. Il veut acheter n’importe quand, n’importe où et
via n’importe quel canal. Ces changements de canaux
imprévisibles forcent le commerçant à réfléchir out of
the box et à suivre les nouvelles tendances. « Prenons
l’économie circulaire », dit Wijnand Jongen. « Elle permet
aux détaillants de développer de nouveaux services. Dans
le prêt-à-porter, ce pourrait être un atelier de réparation
dans le magasin ou un assortiment de vêtements de seconde
main... »
Même s’il conseille aux magasins de réfléchir à l’avenir,
M. Jongen puise aussi l’inspiration du côté des années 50
et 60. « À l’époque, les gens avaient davantage de considération
pour les autres. L’épicier connaissait personnellement
tous ses clients. Si vous achetiez un morceau
de fromage chaque semaine, il suffisait d’une absence
ponctuelle pour que l’épicier vous téléphone et propose
une livraison à domicile. Ce réflexe resurgit aujourd’hui,
avec des supermarchés qui livrent des emplettes au
domicile des personnes âgées. La technologie permet
Wijnand Jongen
© Thinsktock
© R Jelmer de Haas
׉	 7cassandra://9UgcLVBRxOD2euJ-QVth7q0XJQoXhRKuNt3Q6Kc-jY4!%`̵ Z׉ETOPIC
aujourd’hui aux détaillants de connaître leurs clients et
leurs attentes. Une banque de données vous aide même
à surprendre agréablement les clients. J’apprécie par
exemple que la boutique où j’ai l’habitude d’acheter des
polos me prévienne d’un nouvel arrivage. »
Des infos en continu
Wijnand Jongen et Damien Jacob citent tous deux Décathlon
comme un exemple de good practice. « Cette enseigne
a trouvé la symbiose entre la boutique en ligne et
les magasins physiques et, ce qui ne gâche rien, elle ne
recule pas devant les tendances actuelles. Elle a éliminé
le middle management et offre aux exploitants locaux de
développer de nouvelles initiatives dans leur magasin. »
À Bruxelles, c’est Mofelito Paperito qui propose une belle
combinaison. Sa fondatrice Sofie Rombouts a lancé une
boutique en ligne il y a trois ans. Le magasin physique
s’est ouvert il y a quelques mois à peine, dans la rue des
Éperonniers. « Au début, j’avais un emploi à plein temps
et je ne souhaitais pas prendre de risques financiers inconsidérés.
D’où ma décision de commencer avec une
boutique en ligne », explique Mme Rombouts. « J’organisais
de temps à autre une vente dans un tea-room ou
dans un espace coworking. J’ai constaté que les gens
aiment voir les produits en vrai et les toucher. J’ai donc
finalement décidé de réaliser mon rêve et d’ouvrir un
magasin physique. Il y a beaucoup de magasins vides
dans ma rue, outre des magasins de nuit et des boutiques
de souvenirs. Les habitants du quartier sont heureux de
constater que pour une fois, c’est un magasin de qualité
qui s’installe. Mes articles de papeterie sont des produits
de niche. Ils attirent un public peu enclin à acheter en
ligne. La combinaison entre une boutique en ligne et un
magasin physique est donc idéale. Je reçois régulièrement
des commandes de l’étranger de la part de personnes qui
cherchaient un produit très spécifique en ligne. »
Sofie Rombouts constate que les mailings et les messages
sur les réseaux sociaux ont un impact sur la population
connectée. « Je m’étonne de voir combien de personnes
trouvent le magasin via Instagram. Les clients apprécient
aussi que j’y présente un nouveau produit spécial. Il y a
pourtant un vaste groupe de clients qui ne fréquentent
pas les réseaux sociaux, notamment des dames âgées
qui viennent acheter des cartes chez moi. Je veux continuer
à investir dans ces clients physiques. Les personnes
plus jeunes ‘likent’ et partagent beaucoup sur les réseaux
sociaux, mais elles achètent peu. Les réseaux sociaux
sont chronophages, mais je ne peux pas me permettre
de ne rien poster sur Instagram pendant deux semaines.
De nombreuses personnes me contactent également via
ces canaux. Les messages me parviennent en continu et
y répondre est presque une occupation à temps plein. »
Se lancer avec une plate-forme
Il existe de petites boutiques spécialisées et, à l’autre extrême,
d’énormes plateformes numériques telles qu’Amazon
et Zalando, qui attirent le consommateur soucieux de
son confort. Quasi tout trouver sur un seul et même site :
est-il possible de concevoir plus grande facilité ? « C’est
pourquoi l’économie des plateformes se renforce », explique
Wijnand Jongen. « Ces organisations investissent
Sofie Rombouts (Mofelito Paperito)
de gros capitaux dans l’amélioration constante du service.
Le détaillant local est donc face à un dilemme : doit-il se
raccrocher à un de ces géants, ou s’abstenir et puiser
dans ses propres forces pour devenir un spécialiste, avec
l’ambition de devenir le meilleur magasin du quartier ?
Ou bien faut-il proposer une offre sélectionnée sur une
grande plateforme ? C’est une possibilité si vous souhaitez
atteindre un public national ou même international.
N’ignorez pas ces plateformes géantes : vous devez élaborer
une stratégie vis-à-vis d’elles. Donnez-vous le temps
et les moyens d’y réfléchir. Et quel que soit votre choix,
faites-le en pleine connaissance de cause. »
Ce choix a été très clair pour Sofie Rombouts. Elle ne veut
pas lier Mofelito Paperito à une plateforme numérique.
« J’ai travaillé pendant dix ans dans le secteur du livre
et j’en connais les aspects moins reluisants. Je sais à
quel point les conditions de travail sont exécrables auprès
de certaines de ces platesformes. Je ne veux pas m’y
associer. La façon dont certains marchés numériques
extorquent des remises considérables est par ailleurs désastreuse
pour les petits commerçants. Nous ne pouvons
pas concurrencer des tarifs aussi bas. Je vois parfois des
jeunes entrer dans mon magasin et prendre leur portable
pour comparer les prix. C’est inévitable. La plupart
des clients se montrent heureusement compréhensifs à
l’égard de notre situation. C’est réconfortant. » ●
Pour aller plus loin
Vous possédez un point de vente physique et
vous aimeriez découvrir comment mettre le
numérique au service de votre activité ? Beci
vous propose une formation « commerce
connecté ».
Quand ? Le 15 mars, de 9h à 12h30
Où ? Chez Beci, 500 av. Louise, 1050
Bruxelles
Info et inscriptions : Emilie Lessire
+32 2 643 78 11 – ele@beci.be - www.500.be
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
37
D.R.
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Entreprises & RGPD : il est urgent de se
préparer !
Aujourd’hui, seuls 5% des entreprises bruxelloises interrogées se déclarent totalement
prêtes. C’est le principal enseignement tiré d’un sondage réalisé par Beci en
collaboration avec la société RGP (https://rgp-dialogue-be.com) sur la préparation
à la nouvelle réglementation RGPD qui entrera en vigueur le 25 mai 2018. Peu importe
? Justement pas ! Ce n’est pas qu’une simple question de mise aux normes,
comme beaucoup le pensent, mais d’adaptation à un nouvel environnement business.
Vincent Delannoy
L
e sondage a été réalisé
auprès d’un échantillon
représentatif de 1.312 entreprises
bruxelloises, de toutes tailles et de
tous secteurs, entre le 8 décembre
2017 et le 12 janvier 2018, avec un
taux de réponse de 6,2 %. « C’est
révélateur », commente Olivier Willocx,
« lorsque nous interrogeons
les entreprises sur la mobilité, les
réponses fusent. Ici, c’est plus lent
et ce n’est pas l’engouement. Dans
la majorité des cas, les entreprises
n’ont pas saisi toutes les implications
du RGPD sur leur business. C’est interpellant.
» Hans Wichink, Managing
Director Benelux de RGP, abonde en
ce sens : « Les impacts concernent
le management, l’ensemble des process,
le marketing, l’IT, bref l’entreprise
à tous les niveaux. Ce n’est pas
une question qui reste cantonnée au
département juridique. »
Comment percevez-vous le RGPD en général ?
Une opportunité business (de repenser votre stratégie)
Un devoir moral ou une obligation légale
Un risque pour votre entreprise
Un coût supplémentaire
Pas d’avis
Autre
14,81%
40,74%
7,41%
33,34%
2,47%
1,23%
38
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
Les résultats du sondage ? Aujourd’hui,
seuls 5 % des entreprises
se déclarent totalement prêtes ;
72,84 % risqueraient de ne pas
l’être à la date prévue et 23,45 %
adoptent à l’égard de cette mise en
conformité une attitude attentiste.
Seuls 15 % des répondants voient le
RGPD comme une opportunité tandis
qu’une vision plutôt négative domine
avec 81,49 % (c’est un risque, un coût
ou une obligation).
Risques et opportunités
Est-ce inquiétant ? « Oui », répond
Hans Wichink, « le temps n’est plus à
la théorie. Il faut aller vers du concret,
du pragmatique, planifier un calendrier
de projet, et démarrer la mise
en œuvre et se donner les moyens de
cette mise en conformité. » Et ceux
qui ne sont pas prêts ? Est-ce grave ?
« Plus qu’on ne le pense », estime
Hans Wichink. « Le défi n’est pas tant
d’éviter des amendes, même si cet
aspect-là compte. Le RGPD impacte
votre capacité d’être fournisseur, de
participer à des marchés, publics ou
non. Il concerne votre relation client,
la gestion globale de vos données et,
© Thinsktock
׉	 7cassandra://GokmXoZK4a8lHSFcAk-IyLvvZKYv4hdpQMpCSohI5Ws`̵ Z׉ETOPIC
Témoignage :
le RGPD est une opportunité
plus fondamentalement, votre proposition
de valeur en tant que fournisseur.
Qu’en est-il également de
la réputation de votre entreprise si
elle n’est pas conforme au 25 mai ? »
« Est-ce que moi, en tant qu’entreprise,
j’ai la capacité de savoir et de
vérifier que l’un de mes fournisseurs
est conforme en matière de RGPD ? »
s’interroge Olivier Willocx. « En réalité,
c’est compliqué et j’aurais plutôt
tendance à dire : si une police d’assurance
vous couvre en matière de
RGPD, alors je peux considérer que
vous êtes sérieux. Lorsque l’autorité
de contrôle en France, la CNIL, inflige
une amende d’1,2 million d’euros
pour non-respect des règles, on doit
en tout cas se montrer concerné. »
Et les opportunités ? « Grosso modo,
une entreprise sur six considère que
le RGPD constitue une opportunité.
Nous faisons partie de ces 15 % », répond
Olivier Willocx. Des exemples ?
« Pensez, par exemple, à une école
de langues. Les participants sont-ils
demandeurs de formations en ligne ?
Puis-je leur proposer des services
sur-mesure ? Comment, à l’occasion
du RGPD, vais-je optimiser le recueil
et l’exploitation de ces données pour
améliorer l’expérience client ? Votre
chauffagiste peut-il placer un capteur
et vous envoyer un message lorsque
le moment d’effectuer l’entretien est
arrivé ? »
Quelles solutions ?
Comment un bureau de chasseurs de
têtes doit-il procéder pour respecter
Pour le patron de la
plate-forme Smart
Certificate (www.smartcertificate.com),
David
Goldenberg, le RGPD
est d’autant plus une
opportunité que sa société,
dès ses débuts, a
intégré les exigences du
respect de la vie privée
liées au traitement des
données personnelles à
tous les stades du cycle
de vie d’une attestation :
création du document,
émission, envoi, réception,
activation du service,
acceptation, vérification,
droit à l’oubli. « Nous utilisons des technologies de pointe
en matière de cryptographie, d’ancrage blockchain, d’hébergement
propriétaire, PKI Class 3, etc. En même temps, nous implémentons
les normes et les processus les plus stricts concernant l’identification
des utilisateurs, le suivi en temps réel des flux et usages, selon les
exigences de la CNIL et du RGPD. C’est en raison de cette approche
intégrée que nous pouvons répondre aux exigences en matière de
vie privée, tout en garantissant un service simple d’usage dans la
délivrance, l’utilisation et le partage de documents certifiés d’origine.
C’est au travers d’une longue collaboration avec les acteurs de marché
que nous avons réussi à construire un véritable label de confiance. »
David Goldenberg
le RGPD ? A priori, la réponse n’est
pas évidente, les données personnelles
se trouvant au cœur de ce métier.
Et les avocats ? Et les médecins ?
Et les notaires ? « Chez Beci, commente
Olivier Willocx, vu l’urgence de
l’échéance, nous proposons une approche
par métier avec des réunions
hebdomadaires et des actions à réaliser
pour une implémentation immédiate.
» Hans Wichink, Managing Director
Benelux de RGP, d’embrayer :
« Exactement, il faut effectuer une
évaluation rapide de votre projet, se
concentrer sur les domaines clés qui
doivent être conformes, utiliser les
méthodologies et outils appropriés,
procéder avec des check listes et des
to do listes. » ●
Mise en conformité RGPD : Où en êtes-vous dans votre entreprise ?
1,23%
6,17%
16,05%
49,39%
22,22%
4,94%
Je ne suis pas concerné
Je n’en ai jamais entendu parler ou je n’ai pas de vue claire sur le sujet
J’attends de plus amples informations pour démarrer l’initiative de mise en conformité
Initiative(s) en cours sans réelle vision sur la date effective de mise en conformité
La mise en conformité terminée mais en phase de vérification et de validation
La mise en conformité terminée et validée
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
39
© F Foucha
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SALES & MARKETING
L’entrée en vigueur, le 25 mai prochain, du nouveau Règlement Général sur la Protection
des Données (RGPD) exigera de la part des marketeurs une rigueur plus grande (encore)
dans le traitement d’informations relatives aux consommateurs. Êtes-vous prêt ?
Marc Husquinet
A
u 25 mai prochain en effet, plus question pour
une entreprise – et son département marketing
notamment – de collecter et d’exploiter en
toute impunité ou presque les données personnelles
de consommateurs. En pratique, la nouvelle législation
impose aux organisations à la fois la mise en place de
dispositions nouvelles ainsi que le renforcement de mesures
déjà existantes. En effet, les entreprises étaient déjà
tenues, dans le cadre de la loi de décembre 1992 relative
à la protection de la vie privée, de respecter plusieurs
principes relatifs au traitement de données à caractère
personnel.
Nouveautés
Précisons d’emblée que le futur RGPD s’imposera à toute
entreprise qui collecte et/ou traite des données visant des
citoyens européens ou qui se trouvent en Europe, donc
également aux sociétés étrangères comme les GAFA (Google,
Apple, Facebook et Amazon). Concernant le marketing,
le RGPD aura deux incidences majeures. Pour Fanny
Coton, avocate au sein du
cabinet Lexing Belgium, il
faut distinguer à cet égard
le petit commerçant de
l’entreprise qui réalise du
marketing pour le compte
de tiers avec profilage.
Le premier changement
concerne ces deux
catégories de marketeurs.
Il ne sera plus
question d’enregistrer
automatiquement l’email
d’un prospect par
un opt-in passif, c’est-àFanny
Coton
40
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
dire après avoir obtenu son consentement à recevoir
des offres en pré-cochant par exemple une case « Je
souhaite recevoir… ». Désormais, cette pratique sera
interdite : il faudra un acte positif du consommateur,
par exemple en cochant lui-même cette case, et ce
consommateur pourra malgré tout retirer son accord
par la suite. Il s’agit en quelque sorte d’un double opt-in,
à savoir l’obligation d’obtenir d’abord le consentement du
contact avant de l’enregistrer, et de permettre ensuite de
façon visible au destinataire du mail de se désabonner
de la campagne marketing ou de communication.
En outre, l’entreprise devra stocker les preuves des
consentements obtenus. L’entreprise devra également
mettre en place une démarche de totale transparence,
en indiquant clairement dans sa communication les
détails de sa politique de respect des données privées
et de confidentialité.
L’autre impact majeur du RGPD concerne le profilage,
une pratique bien connue dans le monde du marketing et
qui consiste à enrichir une base de données de contacts
par le biais de croisements, puis de la segmenter en
fonction de critères précis pour envoyer des e-mails
automatisés avec du contenu personnalisé. Le RGPD vise
maintenant spécifiquement les activités de profilage. Ce
point concerne surtout les marketeurs professionnels, qui
agissent en sous-traitance pour d’autres entreprises. Cela
étant, les entreprises qui font appel à ce type de services
de marketing devront être attentives lors du choix du
prestataire, car elles seront responsables des actes posés
par celui-ci. Les activités de profilage entraînent désormais
l’obligation de désigner un délégué à la protection des
données et de procéder à une analyse d’impact, pour
vérifier si ce que l’entreprise fait est raisonnable et si ses
procédures ne créent pas un risque démesuré. La CNIL
© Thinsktock
D.R.
׉	 7cassandra://5g5kU2OJYg11GEaXb5xXfaCMA61aWT67T7YO_qu_HYU#`̵ Z׉E4Bruxelles Formation vous invite au
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Pour renforcer les droits fondamentaux du citoyen,
la responsabilité dans le traitement des données
n’incombe plus seulement au responsable des traitements,
comme dans la directive actuelle, mais
également au sous-traitant qui agit pour le compte
de ce responsable. Un changement crucial par lequel
le RGPD impose, pour la première fois à l’échelle de
l’UE, des obligations directes à ce sous-traitant, qu’il
s’agisse d’un sous-traitant local ou d’un fournisseur
de services de cloud computing.
Par ailleurs, les responsables du traitement ne
peuvent nommer que des sous-traitants qui fournissent
des garanties suffisantes pour mettre en
œuvre des mesures techniques et organisationnelles
appropriées, afin de garantir que le traitement
répond aux exigences du RGPD. En outre, les
sous-traitants sont tenus de traiter les données
personnelles conformément aux instructions du
responsable du traitement. De même, ils sont tenus
de mettre en place des mesures de sécurité
appropriées, qui doivent être évaluées en fonction de
divers facteurs, comme la sensibilité des données,
les risques pour les personnes concernées par une
atteinte à la sécurité, les coûts de la mise en œuvre
et la nature du traitement. Des tests réguliers de
l’efficacité de toute mesure de sécurité sont également
nécessaires, le cas échéant. Le tout doit être
verrouillé par des contrats.
Enfin, les personnes concernées par le traitement
peuvent faire maintenant valoir leurs droits directement,
également contre les sous-traitants, et le
nouveau régime prévoit des sanctions.
La newsletter de l’entrepreneur bruxellois !
des listes de prospection pertinentes
des modèles de contrats utiles
plein de conseils et d’astuces
française propose un outil permettant d’effectuer
cette analyse d’impact, qui reste malgré tout assez
complexe et fastidieuse.
les dernières mises à jour
légales
... et bien plus encore
Comment se conformer ?
Le non-respect du RGPD s’accompagne de sanctions
sévères : jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du
chiffre d’affaires annuel global de l’entreprise (ou
du groupe mondial dont elle fait partie) si ce chiffre
est plus élevé. Précisons que ces sanctions seront
désormais décidées par une Autorité de Protection
des Données (l’ex-Commission Vie Privée), dont ce
sera la mission totale et entière, et non plus par le
procureur du Roi, ce qui augmentera le nombre de
sanctions infligées et accélérera les procédures,
tandis que l’entreprise sera tenue de d’abord payer
l’amende avant de pouvoir introduire un recours
contre celle-ci.
Recevez la newsletter de la Chambre de Commerce de Bruxelles
www.beci.be/sign_up_to_newsletter/
Mais quid de l’entreprise qui ne serait pas (encore)
conforme ? « Sans doute toutes les entreprises ne
seront-elles pas prêtes », note encore Fanny Coton.
« Dans ce cas, il sera important de pouvoir prouver
que des mesures ont malgré tout déjà été prises.
Puisqu’un nombre croissant de consommateurs
sont sensibilisés à la problématique de la
protection de leurs données personnelles, d’aucuns
1 Belgian Association of Marketing
׉	 7cassandra://OeVFWYAGqMQZGk8SxIqXySuNMGmX3Wy5QrO0mgdj3BQo`̵ Z׉E	|TOPIC
pourraient être tentés de porter plainte, ce qui induira
un contrôle de l’Autorité de Protection des Données. »
Le RGPD nécessitera donc de revoir l’ensemble des bases
de données qu’exploite l’entreprise, en analysant la façon
dont ont été obtenues les informations qu’elles renferment,
puis en demandant l’accord exprès des consommateurs
pour lesquels l’entreprise ne dispose pas encore de
ce consentement. Après quoi, il conviendra de la nettoyer
en effaçant les données
non-autorisées.
Jean-François Henrotte
Cela dit, Jean-François
Henrotte, associé
au sein du cabinet
d’avocats Lexing
Belgium, insiste sur
le fait qu’au-delà de
l’impact financier que
peut représenter une
mise en conformité
(d’autant qu’il n’existe
que peu d’outils
automat isés de
nettoyage des bases de
données), « le fait pour
un consommateur de
recevoir un mail ‘non-autorisé’ ne grandit pas l’image de
l’entreprise qui l’envoie. En outre, ce RGPD est l’occasion
de remettre à plat l’ensemble de ses fichiers et de repartir
sur de bonnes bases, en visant une clientèle intéressée. »
Bref, puisque toute entreprise sera de toute façon
obligée de se conformer au RGPD, autant essayer d’y
voir davantage une opportunité d’améliorer l’effectivité
de ses démarches vis-à-vis des consommateurs et
d’améliorer son image de marque, de même que de
mettre en place des procédures susceptibles d’offrir
des gains de productivité… ●
Pour aller plus loin
Le GDPR renforce non seulement les principes
existants en matière de protection de la
vie privée mais introduit également une série
de mesures « opérationnelles » qui peuvent
avoir un impact très important pour vos activités
marketing. Pour vous y préparer, Beci vous
propose une demi-journée de formation.
Quand ? Le 27 mars, de 13h30 à 17h.
Où ? Chez Beci, 500 avenue Louise,
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remise des dossiers pour le 22 avril 2018 au plus tard.
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RGPD, J-100 : Beci vous forme et vous accompagne
FORMATION
Il reste moins de 100 jours aux entreprises et organisations pour se mettre
en conformité avec les obligations du nouveau Règlement Général sur la
Protection des Données (RGPD). À l’heure où moins de 5 % des entreprises
bruxelloises se déclarent prêtes, Beci prépare une offre de formations
et de services pour vous permettre de comprendre l’impact du RGPD sur
vos activités et mettre en place un plan pour vous y conformer. Georges Ataya,
professeur à la Solvay Brussels School et Managing Director d’ICT Control
D
ans les grandes entreprises,
la mise en conformité avec le
RGPD mobilise des moyens
humains et financiers importants
(notamment en termes de budget, de
matériel informatique, de personnel
et de communication).
Comment aider les PME et structures
« à taille humaine » à se conformer
au RGPD de façon réaliste ? C’est
pour répondre à ce besoin que Beci
développe une offre de formations et
des outils adaptés à la réalité et aux
moyens des PME bruxelloises.
Pour vous conformer au RGPD, il ne
vous suffira pas de consulter un avocat
ou un consultant spécialisé pour
mettre à jour vos conditions générales
ou votre charte sur la protection
de la vie privée. En pratique, vous
devrez tout d’abord vous assurer du
soutien et de la collaboration des personnes
clés au sein votre entreprise
ou organisation.
Ensuite, vous devrez revoir et souvent
adapter vos procédures internes
pour répondre aux exigences
du RGPD (transparence, accès aux
données par les personnes concernées,
etc.). Les dispositions du RGPD
auront un impact plus important sur
certains types d’entreprises ou organisations
que sur d’autres – singulièrement
pour les entreprises qui récoltent
certaines données sensibles
et seront plus exposées aux risques.
Par exemple un hôtel ou une compagnie
aérienne qui récolterait les choix
alimentaires de ses clients, liés à leur
religion.
Maîtrisez vos données et faitesen
un avantage concurrentiel
On rappelle souvent les sanctions
sévères prévues en cas de non-respect
du RGPD. Nous préférons ici
attirer l’attention sur les opportunités
offertes par le GDPR : comment
reprendre le contrôle de vos données
pour préserver votre entreprise, voire
en tirer un avantage concurrentiel.
Pour ce faire, il faut commencer
par un inventaire minutieux des
données à caractère personnel que
vous conservez. Quelle en est la provenance
? Quelles sont les personnes
avec lesquelles vous les partagez ? Et
dans quels buts ?
Ensuite, vous devrez être en mesure
de répondre gratuitement et
efficacement à des demandes de
vos clients qui souhaiteraient exercer
leur droit d’accès aux données
en votre possession. Savez-vous qui
répondra à ces demandes dans votre
organisation ?
À terme, il peut se révéler rentable
de développer un système grâce auquel
la personne concernée peut
consulter elle-même les données
en ligne. Les entreprises
qui mettront
en place des
systèmes
efficaces
serviront
mieux leurs
clients et y gagneront
un avantage
concurrentiel.
●
Des formations d’experts à la portée des
PME
Afin d’aider les PME à se conformer au GDPR, Beci a développé
un programme de formation en collaboration avec un partenaire
académique de référence. Un programme avancé mais accessible
par les formats et les tarifs, sanctionné par une certification de la
Chambre de Commerce. Cette formation s’adresse tant aux indépendants
et dirigeants d’entreprises qu’à leur personnel.
Le programme GDPR vous donne accès à :
➜ Des formations régulières adaptées aux besoins et aux métiers
des entreprises: des séances sont prévues dans les locaux de Beci
(format demi-journée) ou peuvent être organisées « à la carte »
dans votre entreprise ;
➜ Une formation en ligne : cette nouvelle offre, aisée et flexible,
vise à permettre de former une équipe sans déplacements et à
répondre aux besoins de formation continue ;
➜ Des modèles pour vous aider à documenter vos processus ou à
rationaliser l’intervention de consultants externes ;
➜ Des tables rondes de professionnels du GDPR en collaboration
avec le DPO Circle1
.
Plus d’info ? Voir go.beci.be/gdpr
1 Groupement de professionnels de la protection des données.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
45
© Thinsktock
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PURCHASING
Pour réduire les coûts, de plus en plus d’entreprises mettent en place un département
achats. Explication d’un métier peu connu, qui tend à se structurer et à se
diversifier.
Géry Brusselmans
V
ous comptez renouveler le mobilier de bureau
de votre entreprise ? Si vous dirigez une petite
structure, vous devriez logiquement éplucher
quelques catalogues ou même envoyer un collègue chez
Ikea. Certaines grandes entreprises disposent d’un département
achat, à qui elles confient cette tâche. En contact
permanent avec les fournisseurs, l’acheteur se chargera de
trouver l’offre la plus adéquate. Fin connaisseur du marché,
il pourra ainsi apporter une nouvelle dynamique à votre
lieu de travail, par exemple en commandant des chaises
de bureau plus confortables, une table plus ergonomique
ou même un espace vert pour la détente entre collègues !
« Le rôle principal d’un acheteur, c’est l’expression du
besoin », détaille Catherine Humbert, acheteuse durant
dix ans chez Carrefour et aujourd’hui professeur d’une
formation en achat à l’Ephec. « L’acheteur doit pouvoir
analyser le marché, établir une stratégie d’achat, faire
des appels d’offre et analyser les offres en fonction de
différents critères. »
Ces départements peuvent gérer des demandes classiques,
comme la commande de bics ou de bloc-notes pour des
réunions, ou gérer des commandes bien plus spécifiques
en fonction de l’activité de l’entreprise. Frans Verbeken
est par exemple acheteur senior pour Symeta, filiale graphique
de Colruyt Group.
« Je suis chargé de trouver
des fournisseurs dans
le domaine de l’impression
ou de la distribution », détaille
Frans Verbeken, en
contact permanent avec
50 à 100 fournisseurs.
« Colruyt dispose d’un
service de mise en page
pour ses magazines, mais
l’impression et la distribuElsa
Chaventré
46 BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
tion sont externalisées. Je
négocie par exemple avec
un imprimeur le type de
format, je définis ensuite
une méthode de travail et
je négocie un délai de livraison.
» Afin d’optimiser
les commandes et donc de
gagner du temps, certains
acheteurs mettent en place
des techniques d’achat.
« Plutôt que de demander
plusieurs offres à différents fournisseurs, nous essayons
d’établir une relation durable avec un fournisseur référent
», poursuit Frans Verbeken. « Nous pouvons ainsi
déterminer à l’avance plusieurs paramètres, inscrits dans
un fichier. Lors d’une nouvelle commande par exemple,
nous entrons les différentes données discutées à l’avance
dans le fichier (type de papier, format, encre…) et le prix
s’affiche automatiquement, sans devoir à chaque fois rediscuter
de toutes les caractéristiques. Nous gagnons
ainsi un temps considérable. »
Catherine Humbert
Un rôle clé dans la grande distribution et le milieu
médical
Une autre tendance se développe dans certains secteurs :
à l’instar d’un consultant, certaines entreprises envoient
par exemple du personnel chez un fournisseur potentiel.
Une manière pour l’entreprise d’apporter son expertise,
réduire ainsi le coût de production pour devenir ensuite
acheteur régulier.
De manière générale, au plus une entreprise est grande,
au plus elle disposera d’un département achat. De par leur
nature, certaines petites ou grandes entreprises spécialisées
mettent automatiquement en place un service de ce
type. « Citons évidemment le secteur de la grande distribution,
dont l’idée même est d’acheter pour revendre », pourD.R.
D.R.
©
Thinsktock
׉	 7cassandra://saQ-8zPmsCiGtA2KlaQebPVYULGPgXdLotBgXkTPVAI A`̵ Z׉E-« Le métier d’acheteur chez
Delhaize a évolué »
Acheteuse depuis
suit Catherine Humbert. « Citons également l’industrie
mécanique ou encore l’industrie pharmaceutique. » Dans le
même ordre d’idées, de nombreux hôpitaux bruxellois ont
développé ces dernières années un département propre.
« Jusqu’il y a quatre ans, une seule responsable gérait
cette fonction », confie Elsa Chaventré, responsable achat
pour la clinique Saint-Jean. « Vu l’ampleur de la tâche et
pour assurer un contrôle fiable et systématique, le service
achat s’est développé et occupe désormais sept personnes.
Il est amené à grandir encore prochainement. » À l’instar
d’autres départements achats, cette centralisation permet
aux hôpitaux de rationaliser les coûts. Il est en effet
préférable d’acheter par exemple 25 scanners en une fois
sur l’année plutôt que deux chaque mois pour dix départements
différents ! « Grâce à des conventions établies sur
plusieurs années et nos connaissances du marché, nous
pouvons en effet assurer des prix avantageux », poursuit
Elsa Chaventré. « De plus, les services médicaux n’ont
plus à se soucier de la gestion des commandes et du suivi
avec les fournisseurs. »
Des formations encore rares
Pour recruter des acheteurs, les employeurs ont l’habitude
de chercher des profils d’ingénieur commercial ou des
spécialistes du marketing. Même si la fonction se spécialise,
peu de structures offrent en effet une formation
spécifique : les hautes écoles bruxelloises comme l’Ichec
ou Solvay intègrent des modules dans leurs formations,
et l’Abcal, l’Association Belge des Cadres d’Achat, de Logistique
et de la supply chain, propose des formations
courtes spécialisées en achat. Il est également possible de
se spécialiser via un bachelier en marketing à l’Ephec, qui
propose en troisième année une spécialisation en achat.
« Hormis des modules proposés par l’Ichec ou Solvay, la
formation de l’Ephec est la seule en Communauté française
spécialisée en achat », souligne Catherine Humbert,
qui en est la responsable.
Bien que le métier d’acheteur soit très spécifique, la formation
n’est pas forcément mieux valorisée en termes
de salaire. « Un acheteur junior démarre aux environs
de 1500 euros nets par mois, et cela monte à 2500 euros
net ou plus en fonction de l’expérience et de la nature de
l’entreprise. C’est donc comme la gestion commerciale ou
le marketing. » Un acheteur peut toutefois évoluer dans
la fonction et ses missions peuvent se diversifier au fil
de sa carrière. « Dans notre département, certains s’occupent
uniquement de la commande », évoque Frans
Verbeken (Symeta). « En tant qu’acheteur senior, je peux
par exemple développer des stratégies d’achat, analyser
des plaintes, écrire des contrats cadre, faire du sourcing,
à savoir connaître le marché… »
Un acheteur peut-il donc passer d’une entreprise à une
autre, pas forcément dans le même domaine d’activité ?
« Pour être acheteur, il faut une certaine rigueur, développer
une bonne communication, être curieux et pouvoir
jongler avec plusieurs domaines différents », poursuit
Frans Verbeken. « À condition d’être flexible et de maîtriser
le domaine d’expertise, l’acheteur peut changer de
domaine d’activité. » ●
sept ans pour Delhaize,
Vinciane
Cerckel est aujourd’hui
Category
Manager. Elle
sonde notamment
les tendances
pour sélectionner
le meilleur produit
à placer en
rayons.
Vinciane Cerckel
(Delhaize)
Comment a évolué votre fonction au sein de
Delhaize ?
Après un Master en sciences de gestion à
l’UCL, avec une spécialisation en économie de
stratégie et innovation, j’ai été engagée au sein
de Delhaize au département achat. Ce fut mon
premier boulot, j’y travaille depuis désormais
sept ans. J’ai démarré en tant qu’assistante
acheteuse, puis j’ai été négociatrice. J’ai été en
charge des catégories « baby food », « food caring
» et je suis aujourd’hui Category Manager
pour la partie « petit-déjeuner ». Cela concerne
trois types d’articles : les pâtes à tartiner, les
céréales et les boissons chaudes (café, thé, cacao
principalement).
Quel est votre rôle au jour le jour ?
J’intègre la stratégie de Delhaize par rapport
aux priorités « 4 P » : produits, promos, place
et prix. J’analyse les nouvelles tendances et je
sonde les habitudes des consommateurs pour
sélectionner le produit le plus adéquat pour
nos rayons. De manière pratique, je me rends
notamment dans des salons ou chez des fournisseurs
potentiels, je visite des magasins…
Après le choix d’un article, il faut définir le cahier
des charges, que je transmets au service
négociation. Je développe également les recettes
de nos produits existants et je propose
des améliorations pour l’emballage.
Le métier d’acheteur chez Delhaize s’est-il
spécialisé en cinq ans ?
Oui, Delhaize a récemment revu les catégories
au sein du département achat. En tant que
Category Manager, je fais plutôt office de chef
d’orchestre. Je suis le lien entre les négociateurs,
le service commande, le marketing pur.
Il existe une trentaine de Category Managers
chez Delhaize et une dizaine de Sourcing Managers,
qui s’occupent de la négociation. Une
des raisons pour lesquelles le métier d’acheteur
se spécialise, c’est notamment parce que
les chartes de qualité sont plus spécifiques
qu’avant. Nous avons par ailleurs accès à plus
d’informations et d’études autour des tendances
des consommateurs.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
47
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PURCHASING
Achats durables : « Une approche qui fait partie de
l’ADN de l’entreprise »
Depuis la fin des années 90, les exemples d’entreprises qui intègrent la notion de
développement durable dans leur management sont de plus en plus nombreux. Les
plus impliquées vont jusqu’à développer une véritable stratégie impliquant jusqu’à
la politique d’achat. Et elles en sortent gagnantes.
Johan Debière
A
ujourd’hui, les entreprises
qui intègrent
d’une manière ou d’une
autre la notion de développement
durable dans leurs actions sont
nombreuses. On ne compte plus
les ruches installées sur le toit des
entreprises, les plans d’action visant
à mobiliser le personnel autour
d’une bonne cause ou encore
les plans de réduction des impacts
environnementaux de la production.
Tout cela doit évidemment
être salué, mais une étape supplémentaire
semble aujourd’hui en
train de s’engager : elle concerne
ce que les spécialistes appellent
le « green procurement ».
Spadel a mis en place une ‘Supplier Sustainability Charter’.
Green procurement
« Pour que le développement durable s’établisse véritablement
dans l’organisation, sa mise en œuvre doit s’étendre
dans toute ses fonctions de gestion, et notamment dans
son processus d’achats », relève Ludovic Verbeke, auteur
d’une thèse sur le sujet dans le cadre de ses études à
la Louvain School of Management, où il a décroché un
master en sciences du management. Ludovic Verbeke
a pu constater combien cette intégration de la politique
d’achats « verts » au sein des entreprises se révélait difficile,
il y a encore quelques années d’ici, du fait du manque
d’outils. Un manque désormais comblé grâce au développement
de méthodes d’intégration de la durabilité au
sein du processus d’achat, avec d’une part la méthode
dite de « Leire et Mont »1
et le Green Procurement2
prôné
par la Commission Européenne à partir d’une expérience
d’abord acquise auprès du secteur public (Green Public
Procurement).
Quatre étapes essentielles
Ludovic Verbeke identifie quatre étapes essentielles pour
qu’une politique d’achats durables soit implémentée de
manière réellement efficace au sein d’une entreprise : « Il
faut commencer par définir soigneusement les priorités
et les activités cibles ; il faut ensuite intégrer les critères
48 BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
environnementaux et sociaux dans le processus existant ;
vient alors la formation des équipes ; enfin, et ce point n’est
pas à négliger, il faut clôturer avec la mise en place d’une
collaboration spécifique avec les fournisseurs ».
À la question du « comment », Ludovic Verbeke est formel :
il faut s’appuyer sur les ressources existantes. Comme le
« handbook » de la Commission Européenne, les normes
ISO ou encore les conventions et les pactes parfois engagés
par certains secteurs comme ceux du textile ou de
l’agro-alimentaire. « Lors de la rédaction de ma thèse, j’ai
pu constater combien le manque d’une approche stratégique
formalisée (ndlr : notamment l’ISO 26000) pouvait
nuire au déploiement efficace de la politique d’achat vert
au sein de l’entreprise ». Il s’agit en particulier de bien
communiquer en interne avec les différents départements ;
le management doit montrer la détermination des engagements
pris auprès de toutes les parties prenantes,
qu’elles soient internes ou externes.
Spadel, cas d’école
Parmi les entreprises exemplaires à cet égard, on trouve
Spadel, le dernier grand minéralier indépendant familial
belge, qui produit et commercialise des eaux minérales
1 Mont, O. et Leire, C. (2009), « Socially Responsible Purchasing in Supply Chains: Drivers and Barriers in Sweden », Social Responsibility Journal, Vol. 5 No. 3, p. 388 407.
2 http://ec.europa.eu/environment/gpp/index_en.htm
D.R.
׉	 7cassandra://6fPGzlm7XauESjY53QMco2yQq3x6sEUStG36ygl1Uikw`̵ Z׉E(LE LABEL ENTREPRISE ÉCODYNAMIQUE
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Le cadre formel de l’ISO
20400:2017
naturelles, des eaux de source et des boissons rafraîchissantes
à base d’eau minérale naturelle. Il y a quelques
années, Spadel affichait son ambition d’atteindre 100 %
d’achats durables avec ses fournisseurs. Un travail titanesque
que l’entreprise s’est attachée à accomplir année
après année avec, comme le confirme Dirk Le Roy, spécialiste
de la durabilité au sein du bureau de consultance
Sustenuto, une démarche très systématisée : « À travers
sa démarche globale engagée sur le plan de la durabilité,
Spadel souhaite fournir une plus-value sur les trois P :
People, Planet, Profit. L’entreprise évalue ses achats sur
base de cinq critères : le prix, la qualité, le délai de mise
en œuvre, le service et depuis près de dix ans également
la durabilité ». Et d’ajouter que trois KPI sont associés à
cette démarche: le suivi effectif de la charte de durabilité,
ce qui en fait tout autre chose qu’un document qu’on
épingle à l’entrée de l’entreprise pour faire bonne figure ;
mais aussi l’audit complet des fournisseurs stratégiques
et des fournisseurs avec le score ‘CSR sous contrôle’ ».
Pour Dirk Le Roy, cette démarche a évidemment un coût
qui peut grever la position concurrentielle de la marque
sur le segment très disputé des eaux minérales. Ceci dit,
aux yeux de Dirk Le Roy et pour la direction qui n’a jamais
changé de cap depuis l’introduction de cette démarche
exigeante : « Il y a à présent une appropriation de la part
des acheteurs au sein de la société. Ils soutiennent la
démarche et participent même à des échanges d’expériences.
Cela fait partie de leur évaluation ».
Le diable est dans les détails
Ex-Group Purchasing Manager de Spadel, Dominique Keiser
nous a maintes fois confié combien l’exercice rebuterait
n’importe quel acheteur professionnel, étant donné l’effort
supplémentaire que le principe d’achat durable implique :
« Dans un premier temps, nous avons dû consacrer toute
notre énergie à faire en sorte qu’un maximum de nos
fournisseurs stratégiques approuvent notre ‘Supplier SusEn
2013, l’ISO (Organisation Internationale de
Normalisation) a lancé le développement de la
future norme ISO 20400 pour les achats durables.
« Ces lignes directrices sont très utiles car, sans
être obligatoires, elles permettront aux organisations,
quelles qu’elles soient, de mieux relever
la mise en application des principes de durabilité,
tant au niveau environnemental que social », explique
Mieke Pieters, Sustainable Procurement
Expert chez The Global Picture.
Selon la consultante, l’ISO 20400 offre au moins
cinq avantages : elle permet de donner un cadre
commun à toutes les organisations qui s’engagent
dans la voie de l’achat durable ; elle offre
une méthode systématique pour les achats ; elle
permet de mieux mettre l’accent sur les achats
stratégiques ; elle met à disposition des outils et
peut déjà renseigner des best pratices, malgré
la jeunesse du dispositif (les travaux préparatoires
de cette norme ISO ont débuté en 2013
pour n’aboutir à l’ISO que nous connaissons aujourd’hui
qu’en 2017...) ; enfin, elle donne aux
entreprises qui s’astreignent à en suivre les
procédures une inestimable crédibilité, en ces
temps où l’acheteur doute de tout.
Info : https://www.iso.org/news/Ref2178.html
tainability Charter’. Il était en effet primordial de s’engager
avec eux vers des objectifs en matière de RSE qui soient
en phase avec les nôtres ».
Il est vrai que parvenir à un tel résultat est bien plus compliqué
qu’on ne pourrait l’imaginer, car le diable se retrouve
dans les détails pour une entreprise comme Spadel,
comme le confesse le Manager R&D Thierry Ququ, qui
avait dû se plier à une série de contraintes : « À défaut de
pouvoir nous appuyer sur une réglementation spécifique
encadrant l’étiquetage et la communication autour des
boissons ‘naturelles’, nous avons engagé une démarche
visant à définir nos propres ‘guidelines’. Nous avons également
travaillé au développement d’un outil qui nous a
permis de quantifier le degré de ‘naturalité’ d’une boisson
avant de mesurer concrètement les progrès réalisés à
chaque rénovation de nos recettes ».
Spadel est aussi certifiée « CO2-Neutral » depuis 2016.
Ci-dessus, le CEO Marc du Bois (à gauche), en compagnie d’Antoine
Geerinckx, du bureau CO2logic.
50 BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
Volonté farouche de poursuivre le travail entamé
Coordinateur CSR au sein de Spadel depuis 2015 tout en
poursuivant ses missions de Sustainability Coach au sein
de Sustenuto, Gil Stevens a pu suivre la progression de
Spadel vers une politique d’achat durable et la comparer à
celle d’autres entreprises. Et il confirme chez Spadel cette
volonté farouche et cette détermination à toute épreuve,
identifiée il y a un peu plus de dix ans : « L’ambition affichée
à l’origine était d’intégrer 80 % des biens et services
stratégiques achetés à l’échéance 2015. Aujourd’hui, le
travail se poursuit, sans que rien ne semble pouvoir le faire
changer de cap. Cette particularité fait partie de l’ADN
de l’entreprise et la distingue très clairement d’autres
grandes marques d’eau minérales ». ●
D.R.
׉	 7cassandra://Of1O3q99wsuTbR5w2QUFnktZ2AweKnDMfvdTHAlfy_U)`̵ Z׉ELa Région bruxelloise
mise sur le photovoltaïque
Pour atteindre ses objectifs en matière énergétique
et climatique, notre Région s’est engagée à doubler
sa capacité de production d’énergie renouvelable à
l’horizon 2020. Particuliers, entreprises, pouvoirs
publics : nous devons tous contribuer à cet objectif !
C’est dans ce cadre que des bâtiments publics
vont prochainement être équipés de panneaux
photovoltaïques, grâce au programme régional
« SolarClick ».
Par ailleurs, un « Pack Energie » sera bientôt
disponible pour les entreprises.
Aide au photovoltaïque pour les pouvoirs publics
SolarClick est le nom d’un programme lancé début 2017
par le gouvernement bruxellois pour exploiter l’important
potentiel de production renouvelable et d’économies
d’énergie que représentent les toitures des bâtiments
publics (voir article dans le numéro Bruxelles Métropole
d’avril 2017). SolarClick est mis en œuvre par Sibelga, le
gestionnaire des réseaux d’énergie, en collaboration avec
Bruxelles Environnement. Il bénéfi cie d’un budget de 20
millions d’euros sur 4 ans (2017-2020).
Cette année, 48 premiers bâtiments régionaux et
communaux (bâtiments administratifs, infrastructures
sportives, écoles, etc.) seront équipés de panneaux
photovoltaïques « SolarClick ». La crèche Jourdan à SaintGilles
et les bâtiments du Siamu (Service d'incendie et d'aide
médicale urgente) à Anderlecht, par exemple, font partie
de ces premiers bénéfi ciaires.
Au total, environ 150 sites seront équipés de panneaux
photovoltaïques d’ici à 2020, augmentant ainsi d’environ
20 % la puissance photovoltaïque actuellement installée à
Bruxelles. En contrepartie de la mise à disposition de leur
toit, les bénéfi ciaires recevront l’électricité produite par
les panneaux pour leur autoconsommation. Les certifi cats
verts générés serviront à alimenter le projet.
Les sites qui accueillent ces panneaux sont sélectionnés
de manière rigoureuse par un Comité d’accompagnement
réunissant des représentants de Sibelga, de Bruxelles
Environnement et du cabinet de la Ministre de l’Énergie
PLUS D’INFO :
www.environnement.brussels
gdemey@environnement.brussels pour le Pack Energie
info@solarclick.be pour le projet Solarclick
et de l’Environnement. La liste s’enrichit régulièrement en
fonction des résultats des visites et des études (faisabilité
technique, rentabilité) pilotées par Sibelga.
Aide au photovoltaïque pour les entreprises et le
secteur non-marchand
Suite à l’appel à projet « Pack Energie » lancé en 2017 par
Bruxelles Environnement, le gouvernement bruxellois a
récemment décidé l’octroi d’un subside à destination de
4 fédérations, confédérations, représentant les secteurs
des entreprises (du commerce) et du non-marchand à
Bruxelles : les asbl CBENM-BCSPO (ass mom. avec Icedd),
UCM, Santhea et Comeos ont été désignées.
Par l’entremise d’équipes de « conseillers énergie » présents
à l’intérieur de ces 4 organismes subsidiés, directement
en relation avec « le terrain », le projet veut stimuler et
accompagner des initiatives d’investissement. Les mesures
devront être effi cientes et pourront être déclinées à
diverses échelles et thématiques : elles pourront concerner
l’installation de panneaux photovoltaïques, mais aussi la
gestion, l’utilisation rationnelle de l’énergie, l’isolation de
l’enveloppe, l’installation de chauff age performant,…
Au cours de cette année, en parallèle au service de coaching,
Bruxelles Environnement mettra à disposition un mécanisme
de soutien à l’investissement à destination de ces secteurs
complémentairement aux off res existantes de primes et
réductions fi scales. Plus d’info dans un prochain numéro.
© Thinkstock
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PURCHASING
Marchés publics et politique économique
bruxelloise
Comment améliorer le taux de pénétration des entreprises bruxelloises dans l’attribution
des marchés publics régionaux ? Le ministre de l’Économie, Didier Gosuin,
soutient le programme d’information, de sensibilisation et d’accompagnement des
PME bruxelloises de Beci et de ses partenaires.
Xavier Dehan
Bruxelles Métropole : Depuis le
début de votre mandat, quelle a
été votre action en faveur des PME
bruxelloises ?
Didier Gosuin : La priorité a été de rattraper
le retard pris par rapport à la
Flandre et la Wallonie en se donnant un
Small Business Act (SBA), sans qu’il ne
soit qu’un copier-coller. Ce fut une démarche
très participative, raison pour
laquelle il aura fallu un an pour aboutir.
C’est que Bruxelles possède un tissu
très PME, avec un taux de création
plus fort qu’ailleurs en Belgique. En
même temps, il faut être lucide quant
à la mobilité des entreprises. Bruxelles
est le laboratoire de la Belgique. Dans
ce contexte, j’ai aussi rationnalisé les
institutions publiques et revu les aides
économiques pour créer des stimulants
au développement.
Un premier bilan du SBA et
quelques perspectives avant les
élections ?
Le SBA a bientôt deux ans et je note
que le 1819 est une réussite qui ne
se dément pas. En regard, la peur du
risque reste trop présente dans la tête
des gens, même si les esprits évoluent.
Regardez les nouvelles promotions qui
sortent de Solvay Business School
notamment ! On y pense désormais
autant à se lancer qu’à filer dans une
grande entreprise ou une boite de
conseil. Dans le domaine audiovisuel
ou en économie circulaire, de nombreuses
initiatives ont été prises pour
stimuler les entreprises. Et dans un
monde très masculin, le soutien à l’entrepreneuriat
féminin est fondamental.
Qu’en est-il de l’accès aux
marchés publics bruxellois ?
Il faut avouer que c’est une matière de
prime abord complexe. Les règles sont
52 BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
Didier Gosuin
là. On gagne en transparence dans la
compétition, mais on perd en lisibilité
et donc en accessibilité. Et à force de
pousser le public à détailler son cahier
de charges afin de coter impartialement
les offres, il faut noter que
le degré d’exigence devient très élevé,
parfois inabordable. Pour autant, il
s’agit plus d’un sentiment que d’une
réalité. La nouvelle règlementation
offre des possibilités, en ce compris
pour les petites entreprises, pour autant
qu’on les sensibilise et qu’on les
forme, but du projet de Beci.
Peut-on chiffrer l’ensemble
des commandes publiques
bruxelloises, régionales et
locales ?
Au niveau belge uniquement, la commande
publique porte sur plus de 50
milliards, soit 10 à 15 % du PIB, pour
environ 20.000 appels. Dans le cadre
de l’économie circulaire, le bureau
d’études Vito a estimé que, sur les
3.233 marchés bruxellois stricto sensu
répertoriés pour l’année 2016, 56 % ont
compté la soumission d’une entreprise
bruxelloise et 41 % leurs ont été attribués1
.
C’est trop peu quand on sait
que beaucoup d’institutions privées,
comme les hôpitaux notamment, sont
tenues aux règles en matière de marchés
publics. On doit travailler l’amont
et l’aval dans ce domaine.
Quels sont les secteurs
d’activités ou les services les
plus recherchés par le public ?
Tout est marché ! De la fourniture de
bureau à la construction d’un pont
ou d’un tunnel, en passant par les
véhicules des services d’urgence ou
l’acquisition d’œuvres d’art… L’observatoire
des prix va éditer un guide de
bonnes pratiques et mettre en lumière
les entreprises qui réalisent des marchés
avec satisfaction afin d’en inspirer
d’autres, autant que les donneurs
d’ordres. Désormais, les marchés sont
rendus publics dès qu’ils atteignent
30.000 euros, et les factures envoyées
par e-mail sont acceptées afin d’accélérer
de 30 % le temps de paiement,
souvent critiqué.
Faut-il aller plus loin ? Si oui,
comment ?
L’ouverture des marchés stimule la
concurrence, permet d’identifier de
׉	 7cassandra://MT18vSDcuA5O1ZStEOZkduqAgpmcZ45lHBdGHjdP3Vg`̵ Z׉EMarchés publics : nouveautés et retour d’expérience
La nouvelle réglementation relative aux marchés publics
est entrée en vigueur ce 30 juin 2017. Quels sont
les principaux changements ?
1. Changements terminologiques : « appel d’offres »
et « adjudication » s’effacent au profit des « procédures
restreintes » (en deux étapes) et « procédures ouvertes
» (en une seule étape). Toutes deux peuvent être
passées sur la base d’un seul critère d’attribution (le
prix ou le coût) ou de plusieurs (qualité, délais, impact
du produit ou des travaux sur l’environnement, etc.).
2. Un accès plus aisé à la procédure négociée : les
marchés de conception ou visant à la réalisation de
solutions innovantes offrent un recours beaucoup plus
facile à la procédure concurrentielle avec négociation
(et avec publication préalable). En conséquence, cette
possibilité s’applique pour la plupart des services de
nature intellectuelle (études, ingénierie, etc.).
3. Régime allégé également pour l’accès à la procédure
négociée dans le cas de certains services spécifiques.
L’achat de ceux-ci peut ainsi être opéré, en
secteurs classiques (c’est-à-dire hors « utilities »),
via une procédure négociée sans publication préalable,
jusqu’à un montant de 750.000 € (209.000 €
auparavant).
Si l’accès à la procédure négociée est élargi, les modalités
de négociation sont quant à elles plus encadrées,
ce qui, en soi, est plutôt une bonne chose. La procédure
négociée ayant été très peu balisée par le passé, elle
avait pu créer un certain flou juridique autour de ce
qui était permis ou non.
Les nouvelles contraintes permettent à cet égard
d’augmenter la sécurité juridique de la procédure de
négociation en tant que telle. Il est ainsi désormais
prévu qu’à certaines conditions, le pouvoir adjudicateur
pourra faire régulariser les offres si cellesci
comportent des irrégularités, avant l’entame des
négociations. Les offres finales ne seront quant à elles
plus négociées.
La sélection qualitative se veut simplifiée par le recours
au « DUME » (Document Unique de Marché
Européen). Cela étant, selon les premiers retours
d’expériences, l’utilisation de ce formulaire, à remplir
par les soumissionnaires, n’est pas si simple et pose
en réalité de nouvelles questions juridiques.
Enfin, on notera que, sous l’impulsion de la jurisprudence
européenne et des directives qui l’ont implémentée,
les modifications de marché en cours d’exécution
sont désormais limitées à des cas bien spécifiques,
énumérés dans les règles générales d’exécution.
Virginie Dor, Partner, CMS De Backer
nouveaux acteurs et stimule le changement.
« Pas toujours les mêmes »,
entend-on souvent. Et c’est vrai qu’il
y a une lutte à mener contre les ententes
commerciales. Il y a trop souvent
cette impression d’une répartition
de certains marchés de travaux, par
exemple. On provoque le changement
par la transparence. Plus d’offres, un
meilleur service, un juste prix, notamment
par l’action de Beci et ses partenaires.
Identifier les freins, les rencontrer
et accompagner les entreprises qui
jouent le jeu : c’est le cœur de l’action.
L’économie sociale entre dans la
danse, avec quelles limites ?
Elargir l’accès aux marchés publics
à l’économie sociale est une volonté
politique qui vise à appuyer un secteur
ayant d’autres objectifs que financiers.
On parle des ASBL et autres coopératives
ayant pour finalité la mise au
travail, par exemple. Cependant, il ne
faut pas qu’on fausse la concurrence
avec des prix cassés. J’exclurais donc
celles qui bénéficieraient de plus de
subsides que ce que peuvent obtenir
les entreprises classiques. ●
1 http://www.circulareconomy.brussels/category/
leviers/marche-public/
les seuils applicables au 1er janvier 2018
< 30.000
< 144.000
< 221.000
- 750.000
< 750.000
< 221.000
- 5.548.000
< 221.000
- 5.548.000
● Simple facture acceptée
● Pas d’obligation d’établir un CSC
● Procédure négociée sans publication préalable
● Procédure négociée directe avec publication préalable/procédure
concurrentielle avec négociation
● Seuil particulier de procédure négociée sans publication préalable
pour les services spécifiques
● Marché belge
● Marché européens
Programme de séminaires
29.03.2018
04.2018
05.2018
06.2018
09.2018
Identifier les marchés / les marchés en environnement
(Bruxelles Environnement)
Répondre à un cahier des charges / travailler avec CityDev
et la SLRB (CCBC)
L’appréciation de votre offre / vendre à l’administration et
au CIRB (Agoria)
Allotissement et sous-traitance / les sols pollués : pour un
milliard de plus (Beci)
Financements et mises en condition / marchés en travaux
publics et mobilité (CCN)
Info et inscriptions : Caroline Coutelier, 02 643 78 13 — cco@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
53
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STARTER
Glexso : experts en sécurité sur mesure
Fondée en 2016, la société Glexso propose dans le domaine de la sécurité, de
l’événementiel de prestige et de la prise en charge de personnalités des solutions
adaptées aux besoins de chaque client. Elle s’appuie sur une solide expérience et
un important réseau de partenaires.
Guy Van den Noortgate
F
ort d’une expérience d’une
quinzaine d’années dans le
secteur de la sécurité, David
Mouvet et son associé lancent en octobre
2016 Glexso. Entreprise reconnue
et autorisée par le SPF Intérieur dans le
domaine de la consultance en sécurité,
elle est active dans trois domaines : la
consultance en sécurité, l’événementiel
et la gestion de délégations. Glexso
développe également des formations
et sensibilisations à la sécurité et différents
aspects plus particuliers de ce
domaine, pour répondre à une demande
récurrente de ses clients.
Glexso entend se différencier sur le
marché actuellement en forte croissance
de la sécurité en proposant une
approche analytique et préventive, plutôt
que réactive. « Nous entendons offrir
des solutions adaptées aux besoins
spécifiques de chaque client », explique
David Mouvet. « Des solutions adaptées
à la problématique de la sécurité
tout en tenant compte des impératifs
légaux, protocolaires, commerciaux, et
de l’image de l’entreprise ou de la personne
qui nous contracte. De plus, nous
nous appuyons sur un large réseau de
collaborateurs en Europe occidentale
et en Amérique du Nord. »
Les consultants de Glexso peuvent exciper
d’une solide expérience et d’une
expertise reconnue dans la gestion de
dispositifs de sécurité et de missions
de protection rapprochée. Ils ont notamment
participé à l’organisation de
la sécurité de sommets européens ainsi
qu’à l’accompagnement de chefs d’État,
délégations politiques, personnalités
importantes du monde industriel et financier.
Autant de missions qui leur ont
permis de côtoyer les services officiels
de protection du monde entier, et d’apprécier
ainsi les meilleures pratiques
et solutions qu’ils peuvent dorénavant
mettre à disposition de leur clientèle.
Une clientèle assez diversifiée où l’on
retrouve des multinationales, des am54
BECI
- Bruxelles métropole - mars 2018
bassades, des délégations politiques,
des organisateurs de sommets,
congrès, événements de prestige, etc.
« Nous nous adaptons à chaque client »,
poursuit David Mouvet. « Par ailleurs,
nous sommes très attentifs à l’image
directs qu’indirects de manière plus
précise. »
Glexso est active dans la sécurisation
d’événements importants sur tout le
continent, en réalisant des audits externalisés
des besoins ou des moyens
préconisés, mais aussi en proposant un
plan de gestion et de prévention complet,
qui permet aux organisateurs de
se concentrer sur leurs tâches propres
tout en faisant identifier et gérer les
risques par des professionnels. Cette
approche personnalisée et précise de la
gestion de la sécurisation d’événements
a permis à Glexso d’être reconnue et
active dans six pays depuis sa création.
« Notre approche englobe l’analyse
et la gestion des risques ainsi que le
management des responsabilités et la
gestion de crise. Et cela tant en BelNous
sommes très attentifs à l’image de la personne
ainsi que de l’entreprise et/ou de la marque. C’est un
élément essentiel mais souvent négligé.
David Mouvet, fondateur de Glexso.
de la personne ainsi que de l’entreprise
et/ou de la marque. C’est un élément
essentiel mais souvent négligé. Enfin,
grâce à notre gestion du temps, due
à la connaissance du terrain et à une
approche globale, nous apportons au
client une réelle plus-value financière
en gérant globalement tant les coûts
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir
les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour
startups
Une seule adresse : starters@beci.be
gique qu’à l’étranger. Notre sens du
service et notre réseau nous permettent
de ne pas fournir qu’une approche sécuritaire,
mais bien des solutions globales
qualitatives tenant compte de tous
les aspects importants pour le client »,
conclut David Mouvet. ●
Info : www.glexso.eu
© Reporters
׉	 7cassandra://hQXAYV5jph0WSFdLJPOmlSyC5K8ueci2YwCAsz8Mvhk`̵ Z׉EENTREPRENDRE
VENTE, MARKETING & COMMUNICATION
Réunions, formations, promotion :
optez pour le webinar !
Au lieu de passer des heures dans votre voiture pour rejoindre votre client, votre
équipe ou toute réunion, pourquoi ne pas organiser des sessions virtuelles où chacun
peut s’exprimer, se voir, partager ses documents ou présentations et interagir
dans un confort total ? Quels sont les points-clés pour réussir votre webinar ?
1. Le choix de la plateforme : En fonction de vos objectifs,
de votre public et des thématiques que vous développerez, il
est important de choisir la plateforme adéquate : Gotowebinar,
Skype for Business, Adobe Connect, WebinarJam, etc.
2. Ciblez les attentes des participants et renseignez-vous
sur le public avant le webinar : On pense
souvent à préparer le contenu mais on oublie parfois de
l’adapter au public. Dans l’invitation, n’hésitez pas à ajouter
un formulaire qui vous aidera à personnaliser le contenu de
la session. Revenez sur les points spécifiques mentionnés
dans le formulaire lors de la session « live » ; cela donnera
un côté personnalisé à votre webinar.
3. Ne négligez pas les détails techniques : Pour que
le webinar se déroule de manière fluide, il est primordial
qu’aucun souci technique ne vienne le perturber. Avant la
session, envoyez aux participants un petit guideline qui leur
permettra d’être fin prêts lorsque la réunion commencera.
Son, casque, bande passante, réseau wifi… : il faut que tout
fonctionne parfaitement.
4. Ne laissez rien au hasard ! Pensez à la structure de
votre webinar : découpez-le en plusieurs parties ; prévoyez
une durée spécifique pour chaque chapitre ; testez le timing ;
testez la plateforme. Et maîtrisez votre sujet à fond, car vous
n’aurez pas droit à l’erreur !
5. Soignez votre biographie : Il est important de mettre en
avant vos compétences en début de session, afin de rassurer
les participants quant à votre expertise et à ce que vous allez
leur apporter.
6. L’accueil des participants : Soyez prêt au moins 15
minutes à l’avance et préparez un écran d’accueil pour les
participants. N’oubliez pas de prévoir un slide qui détaille
les sujets couverts et les bénéfices que les participants en
retireront. Quand ils arrivent, souhaitez-leur la bienvenue
par leur prénom via le live chat. Cela brisera la glace et leur
permettra de s’habituer à la plateforme avant même le début
de la session. De plus, les premiers arrivants seront ravis de
communiquer avec vous.
7. Votre webinar doit être interactif et vivant : Variez les
supports : présentations Prezi ou PowerPoint, démonstration
en « live », intervention via la webcam, quiz… Interpellez les
participants, nommez-les, posez-leur des questions et répondez
à leurs interrogations rapidement. Prévoyez du temps
pour les exercices pratico-pratiques.
Vous vous dites peut-être qu’il doit être fastidieux d’à la fois
animer le webinar, lire les questions qui s’affichent via le live
chat, y répondre et interpeller régulièrement les participants ?
Pourquoi ne pas inviter un co-animateur, collègue ou expert ?
Ce binôme rendra votre intervention encore plus dynamique !
8. Et après ? Les actions post-webinar sont importantes
également. Les plateformes vous donnent des statistiques
détaillées : le nombre de participants, les heures d’arrivée
et de départ, le temps qu’ils ont passé à vous écouter, leur
taux d’engagement dans les sondages… N’oubliez pas d’enregistrer
votre webinar afin que les participants puissent le
visionner à nouveau s’ils le souhaitent. Envoyez-leur un mail
de remerciement et joignez-y la vidéo en ligne de l’enregistrement,
voire un lien vers votre site ou un « call to action » ! ●
Marie Vandenberghe, Managing Director Quality Training
Pour aller plus loin
La gestion des webinars ne vous est pas encore
familière ? Venez découvrir les outils
existants et apprendre à créer votre premier
webinar, avec Marie Vandenberghe.
Quand ? Le 12 mars, de 9h à 12h30.
Où ? Chez Beci, 500 av. Louise,1050 Bruxelles
Info et inscriptions : Emilie Lessire
+32 2 643 78 11 – ele@beci.be - www.500.be
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
55
© Fotolia
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TRANSITION
Mister Genius : de l’or dans vos vieux ordis
Les équipements électroniques représentent une part de plus en plus importante
des déchets générés au sein des entreprises. Heureusement, certaines structures
commerciales proposent de les reprendre pour les revaloriser. En vous gratifiant
au passage de beaux avantages...
Johan Debière
A
vec l’accélération des progrès
technologiques, les parcs
informatiques sont de plus
en plus vite dépassés. En réalité, ces
équipements ont encore de la valeur.
Ils peuvent être désossés et certains
de leurs composants peuvent être réutilisés
ou recyclés. C’est le cas, par
exemple, des cartes mères, des barrettes
de mémoire (RAM), des processeurs
(CPU), mais aussi des batteries
et même des disques durs. Les lecteurs
et graveurs de DVD peuvent également
être extraits et revendus. Les câbles ne
sont pas moins intéressants puisqu’ils
contiennent des quantités significatives
de cuivre. Selon les chiffres fournis par
les organismes agréés, un ordinateur
portable contient en moyenne 39,8 % de
plastiques, 11,4 % de métaux non-ferreux,
16,9 % de substances réglementées
(condensateurs, batteries...) et
15,1 % de cartes électroniques.
Ces actions permettent de lutter contre
le gaspillage, mais répondent surtout à
une obligation européenne d’appliquer
la directive DEEE (Déchets d’Équipements
Électriques et Électroniques).
Dans ce cadre, la chaîne Mister Genius
(15 magasins en Belgique, dont 8
à Bruxelles) a mis sur pied une action
de collecte de matériel informatique
auprès des entreprises (ndlr: avant
qu’un cadre légal ne l’y oblige en Région
bruxelloise), mais aussi des collectivités.
Mené en collaboration avec
le centre de formation professionnelle
saint-gillois CF2M et l’asbl anderlechtoise
La Poudrière, le programme Genius
Cycle a été soutenu par Bruxelles
Environnement, Bruxelles Propreté, Impulse
Brussels et Innoviris dans le cadre
de l’appel à projets Be Circular 2016
(voir www.circulareconomy.brussels).
Associer le personnel des
entreprises aux collectes
Son ambition ? « Rien moins que devenir
le Bebat de l’ordinateur en fin de vie »,
explique Pierre Buffet, le porte-parole
de la société. Pour augmenter encore
l’effet du programme, Mister Genius a
proposé aux entreprises participantes
d’associer les membres de leur personnel
à l’action. « Cela signifie que
les salariés qui disposent à la maison
de vieux équipements informatiques,
dont ils n’ont plus l’utilité ou qui ne
sont plus fonctionnels, ont à travers
le programme Genius Cycle la possiL’occasion
et le reconditionné :
moins chers, mais de combien ?
Sur un Dell Inspiron 15-5558, le coût de la carte-mère neuve est de
près de 250 €, alors que le prix descend entre 80 et 90 € pour une carte
reconditionnée assortie d’une garantie de deux mois, soit trois fois
moins cher. Si vous possédez un Thinkpad X1 Carbon gen1 doté d’un
processeur i7, vous pourrez aisément trouver une carte mère d’occasion
pour une soixantaine d’euros. Si vous optez pour du neuf, la même
carte pourra vous en coûter 350. Sachant que le prix d’un Thinkpad de
ce type dépasse tout de même 2.000 €, le jeu en vaut donc la chandelle.
56 BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
bilité de les rapatrier au sein de leur
entreprise. »
Une fois expédiées au centre de démantèlement,
les équipements sont
désossés, les données contenues sur
les disques durs effacées et les composants
réutilisables sont récupérés.
Afin de récompenser les déposants
pour leur geste éco-responsable, Mister
Genius les gratifie d’un bon à valoir
de 25 € par ordinateur déposé. Dans
un second temps, ce geste profite aux
clients de Mister Genius qui consultent
la chaîne pour faire réparer leurs équipements.
Pierre Buffet : « À chaque
fois, nous donnons au client le choix
du neuf ou de l’occasion pour les pièces
de rechange nécessaire à la réparation
de leur équipement électronique ». La
différence entre les pièces détachées
neuves et d’occasion est assez significative
: « En règle générale, une pièce
récupérée coûte 30 à 50 % du prix d’une
pièce neuve. En outre, si la pièce d’occasion
compatible est de stock, nous permettons
au client de bénéficier d’une
réparation plus rapide. Faire venir une
barrette de mémoire ou une carte-mère
d’Asie prend en effet parfois plusieurs
semaines. En outre, il faut tenir compte
du transport qui impacte l’environnement.
» Du bénéfice sur toute la ligne,
donc. ●
Info :
www.mistergenius.be/fr/geniuscycle
© Mister Genius
׉	 7cassandra://YnU4V4k9OYpT1Ltvh5OyNECR2T1c-9NDWE2oXtMbiegc`̵ Z׉EENTREPRENDRE
RESTART
Après la faillite : chat échaudé…
Un entrepreneur failli en vaut deux ! Il n’a pas perdu ses compétences et il a appris
quelque chose. Il est d’autant mieux armé pour rebondir. Encore faut-il qu’il puisse
en parler avec d’autres qui ont traversé une épreuve identique. Rencontre avec 5
entrepreneurs en résilience.
Guy Van den Noortgate
O
n recense bon an mal
an quelques centaines
de faillites réelles (non
frauduleuses) à Bruxelles. Une
faillite est un triple traumatisme :
personnel, professionnel et financier
Et l’entrepreneur se retrouve souve
seul face à cet « échec ». « Personne
comprend ce qu’il traverse », souligne
Eric Vanden Bemden, coordinateur du
programme reStart de Beci, qui l
accompagne depuis un peu plus d’un
an. « Dans ce cadre du programme,
l’entrepreneur failli en rencontr
d’autres, qui ont vécu ce qu’il a vécu.
Il peut en parler. On l’écoute, on ne le
juge pas et on le comprend. »
De ces rencontres, quelques points
importants se dessinent qui peuvent
être utiles à tout entrepreneur afin
d’anticiper une période difficile qui
peut, s’il n’y prend garde, le couler.
Tout en conservant à l’esprit que, si
leurs histoires affichent quelques
similitudes, chacune d’elles est unique.
Voici cinq témoignages précieux pour
tout entrepreneur. Car même si, selon
Confucius, « l’expérience est une
lanterne que l’on porte sur le dos et
qui n’éclaire jamais que le chemin
parcouru », la lumière qui se dégage
ne peut que nous éclairer.
Gérant d’une agence de relations presse
et publiques dans le domaine lifestyle,
de 2000 à 2014, Elias est actif dans un
secteur considérablement bousculé
par les nouvelles technologies.
« J’éprouvais en outre de la lassitude
pour ce métier que j’ai adoré », confiet-il.
« Mais j’en étais arrivé à le détester
et, au lieu de m’arrêter quand les
premières difficultés sont arrivées
en 2012, j’ai continué jusqu’en 2014,
année où j’ai déposé le bilan. Quelque
part, cela a été un soulagement. » Il est
parfois bon de stopper à temps : « Il
faut éviter que la persévérance qui est
positive ne se transforme en obstination
qui est négative », ajoute Eric Vanden
Bemden. Elias entend dans les années
qui viennent se relancer dans la mode
et le secteur artistique.
C’est un peu la même histoire que
conte Sandra qui, après avoir tenu un
magasin de fleurs, a géré durant dix
ans une blanchisserie. « J’ai investi et
me suis investie constamment durant
toutes ces années sans en retirer de
bénéfice », explique-t-elle. « Il est
vrai que je devais rembourser mon
appartement et que je n’avais pas envie
de lâcher. » Aujourd’hui, elle prend le
temps de se reconstruire et a décidé
de donner une nouvelle orientation à
sa vie professionnelle en se tournant
vers le développement humain.
Fatima n’a pas eu le temps d’atteindre dix
ans pour faire faillite. « Deux semaines
après la création de l’entreprise, un
dépôt-vente de meubles, mon partenaire
a vidé les comptes et disparu. Je ne sais
toujours pas ce qu’il est devenu. Je dois
avouer que j’ai été probablement trop
naïve », reconnaît-elle. Victime d’un
associé malhonnête, elle repart dans
un nouveau projet avec la création d’une
marque de bijoux, baptisée Kanouri, du
nom de l’ethnie dont elle est originaire.
d’enthousiasme. Elle revient sur
son échec en pointant trois causes :
« L’isolement par manque de réseau ;
un financement insuffisant ; un mauvais
emplacement pour mon magasin. »
Un triptyque que l’on retrouve souvent
parmi les principales causes d’une
faillite. Forte de cette expérience
malheureuse, elle a redéfini son activité
en se concentrant dorénavant sur le
conseil en image, service qu’elle n’avait
pas intégré dans son prix, et en soignant
son réseau.
Hervé lance son restaurant fin 2007
et se prend quelques mois plus tard
la crise financière. « Cela a été un
véritable tsunami dont je ne me suis
pas relevé », souligne-t-il. « C’était
une franchise française qui comptait
se développer en Belgique. » Et de
poursuivre : « Le choc est dur non
seulement professionnellement
et financièrement mais également
humainement. On est seul. De
ce point de vue, ce programme
constitue une véritable aide pour se
reconstruire. » ●
Info :
Eric Vanden Bemden, responsable
du programme reStart
evb@beci.be, Tél. +32 2 563 68 56 ;
GSM +32 475 23 14 07
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
57
F R E S
H S T A
R T
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HACK BELGIUM 2018
Hackathon : trois jours pour relever
12 challenges belges
Hack Belgium 2018 est la deuxième édition d’une conférence organisée à Bruxelles
dont l’ambition est de rassembler 1000 participants pour transformer la Belgique.
Comment ? En développant des projets entrepreneuriaux capables de répondre à
12 enjeux, dont l’éducation, la mobilité, la transition énergétique, les médias, la
ville...
Laure François
N
e vous laissez pas tromper par le nom de la conférence,
vous trouverez, au sein des participants,
des entrepreneurs, des cadres de moyennes et
grandes entreprises, des étudiants, des spécialistes de
différents domaines ou encore des starters. En trois jours,
chaque participant de cet hackathon est appelé à trouver
une idée de projet pour améliorer la société.
Hack Belgium 2018 rassemblera des spécialistes et
organisera des ateliers, des speechs sur 12 thèmes,
12 problèmes de la société belge. De la finance à la transition
énergétique, en passant par la santé et l’éducation,
il y en aura pour tous les goûts. Vous vous informerez sur
les défis de la société actuelle. Vous réfléchirez ensemble
à des solutions pour bâtir celle de demain. Sur le modèle
d’innovation des hackers, vous construirez des projets,
fondements d’un avenir meilleur.
Relever les défis actuels par l’entrepreneuriat et
les nouvelles technologies
Créer une entreprise ? Oui, mais en répondant à des
enjeux. En effet, afin de trouver un concept porteur pour
une entreprise, il est important de rencontrer un manque
ou un besoin de la société. Surfer sur les tendances et
s’accorder à la manière dont le monde entrepreneurial et
le marché évoluent est également essentiel. C’est pourquoi
les organisateurs de Hack Belgium tiennent tant à
orienter leur hackathon autour des challenges présents
de la société belge. De plus, ils invitent les participants
à s’associer aux nouvelles technologies pour s’appuyer
sur la transformation numérique.
Dix technologies seront présentées aux participants. Ils
pourront ainsi en appréhender les enjeux et en envisager
les utilisations possibles : intelligence artificielle, réalité
augmentée, robotique, énergie, drones et bien d’autres
encore...
Au commencement de toute entreprise, était une idée.
Or, il n’est pas toujours évident de trouver le concept sur
lequel tout développement sera bâti. Réelle opportunité
pour les personnes désirant créer une entreprise, Hack
Belgium se propose de rencontrer ce problème. Au travers
d’un hackathon géant, l’organisation veut rassembler des
experts, des participants et des technologies. L’objectif
est de stimuler le foisonnement d’idées par la rencontre,
le partage et l’information.
58 BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
Et plus concrètement ? Le premier jour du hackathon
sera consacré à la rencontre et à l’exploration de sujets.
En s’informant et en débattant sur des thèmes, vous rencontrez
des personnes, des profils pour bâtir un projet.
Le deuxième jour, vous développerez et construirez votre
idée. Le troisième jour, chaque groupe présentera son
projet et pourra en discuter avec ses pairs. Des ateliers
pour préparer la suite seront également organisés afin
de baliser le développement du projet. La succession des
activités et les acteurs soutenant le festival ont ainsi pour
but de favoriser la profusion d’idées et l’aboutissement
à un projet.
Que pouvez-vous y gagner ? Vous ressortirez de ce weekend
avec une idée de projet, des propositions de financement
ainsi qu’avec une équipe pour le développer. Après
cela, il vous appartiendra de décider si vous voulez persister
dans cette voie. Si c’est le cas, vous aurez dans la tête
une multitude d’idées de projets, aurez sûrement rencontré
une ou deux personnes que cela pourrait intéresser...
Autant de bénéfices à récolter en termes d’expérience,
de réseau et de travail en équipe !
Que vous soyez un entrepreneur qui veut stimuler l’imagination
de ses équipes, un entrepreneur qui souhaite
rebondir après une faillite ou un entrepreneur en herbe,
ne ratez pas cette occasion ! ●
Hack Belgium 2018
Tour et Taxis, les 26, 27 et 28 avril
www.hackbelgium.be
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L’actualité BECI en photos
Nous vous annoncions voici quelques mois le projet « The Cham » : la
transformation de votre chambre de commerce et de ses services, qui
passe aussi par celle de son bâtiment. Au 500 avenue Louise, les travaux
ont commencé fin décembre. Un accès provisoire a été aménagé pour
permettre la rénovation de la réception. Fin mars, vous serez reçu dans
un tout nouvel espace d’accueil.
Beci profite de ces mêmes travaux pour ouvrir temporairement
l’Urban Mobility Popup et promouvoir
la transition vers une mobilité durable. Un espace
d’exposition expérientiel où découvrir et tester des
produits et des services de mobilité innovants : stationnement
intelligent, mobilité partagée, trottinettes,
vélos, autos, motos… But : aborder un vaste panel de
solutions de mobilité urbaine, existantes ou futures.
L’espace pop-up sera ouvert de mars à septembre
2018. Et après ? Surprise !
Votre entreprise est active dans le domaine de la
mobilité ? Vous voulez être présent dans l’Urban
Mobility Popup ?
Contactez Ischa Lambrechts, responsable du Hub
Mobilité chez Beci : ila@beci.be – tél. : 02 643 78 01.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
59
D.R.
D.R.
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9ׁH  http://www.affordableartfair.comׁׁЈנZﱁ gN{
9ׁHhttp://www.banad.brׁׁЈנZﰁ Ix9ׁHhttp://www.klarafestival.beׁׁЈ׉ELES
ADRESSES
LES FILLES
Rue Vieux Marché au Grains 46, 1000 Bruxelles
02/534.04.83
Prix : 59€ | www.lesfilles.be
MMMMH
Chaussée de Charleroi 92, 1060 Saint-Gilles
02/534.23.40
Prix : 55€ -75€ | www.Mmmmh.be
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Apprendre à cuisiner
comme un chef à Bruxelles !
Vous avez le sens du goût et aimez faire plaisir ?
On trouve, partout à Bruxelles, de nombreux cours de
cuisines accessibles aussi bien aux débutants qu’aux
confirmés, qui vous permettront de cuisiner une variété
de bons petits plats.
Victor Lepoutre et Frédéric Solvel
LA CUISINE DE FLORE
Rue du Berger 45, 1050 Ixelles
0472/01.44.86
Prix: 45€-65€ | www.lacuisinedeflore.com
LES SECRETS DU CHEF
Rue Saint Lambert 200, 1200 Woluwe Saint Lambert
02/762.03.05
Prix : 55€ -75€ | www.lessecretsduchef.be
LE CORIANDRE
Rue Middelbourg 21, 1170 Watermael Boitsfort
02/672.45.65
Prix: 50€-75€ | www.lecoriandre.be
SASASA
Av. Maurice Maeterlink 2 , 1030 Schaerbeek
0475/20.46.00
Prix: 65€ | www.sasasa.be
ZAABÄR
Chaussée de Charleroi 125, 1060 Saint-Gilles
02/533.95.80
Prix: sur demande | www.zaabar.com
BEERSTORMING
Chaussée d’Alsemberg 75, 1060 Saint-Gilles
0472/89.74.01
Prix: 85€ | www.beerstorming.net
À l’approche du printemps, quoi de mieux que de suivre un bon cours de
cuisine pour mettre un peu de bonne humeur dans son alimentation ?
Depuis quelques années, les cours de cuisine se multiplient à Bruxelles,
et il y en a pour tous les goûts. Les cours se réalisent souvent en groupe,
et donc en plus de devenir un excellent cuistot, vous aurez sûrement
l’occasion de lier quelques nouvelles amitiés.
Quand cuisine rime avec diversité
Les Filles, vous proposent les mardis et jeudis des cours de cuisine
aux thèmes variés, sur bases d’aliments légers et comprenant apéritifs,
repas, vin et bien sûr convivialité. Découvrez aussi les différentes
leçons proposées par Mmmmh : brunch, cuisine asiatique, cuisine
italienne, cuisine de nos terroirs, pâtisserie... Testez la formule originale
du speed cooking : vous avez une demi-heure pour préparer
votre lunch et une demi-heure pour le déguster.
Vous cherchez une offre plus spécifique ? Les Secrets du Chef
proposent des cours de cuisine pour les débutants, pour les initiés,
pour ceux qui souhaitent prendre soin de leur ligne ou devenir un
expert pâtissier. Des ateliers d’œnologie sont également organisés
pour les amateurs de vin. À Ixelles, découvrez La Cuisine de Flore,
des cours de cuisine en groupe où tout le monde met la main à la
60 BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
pâte. On y découvre toute la cuisine de bistro, du marché, des recettes
belges, françaises, italiennes… mais aussi les faits et gestes basiques
de la cuisine et les meilleures recettes de pâtisseries, sans oublier
quelques cours d’œnologie.
Partez dans l’original
Certains cours proposent aussi des formules originales, comme
Le Coriandre, restaurant haut de gamme qui vous permet d’inviter
un ami ou un proche à déguster vos créations.
Avec les chefs Sasasa, vous découvrirez les merveilles de la cuisine
moléculaire, mais pas seulement. Lors des cours de cuisine « à la
soirée », vous pourrez choisir entre panel très varié de thèmes culinaires
: cuisine asiatique (japonaise, thaïlandaise, vietnamienne), méditerranéenne,
orientale, wellness, slowfood, fusion ou moléculaire...
Les cours «made in Brussels»
Bruxelles est le centre névralgique de la gastronomie belge avec son
chocolat et sa bière. Initiez-vous à la préparation de produits bien de
chez nous. L’atelier de chocolaterie Zaabär organise des cours de
chocolaterie. Avec Beerstorming, vous apprendrez à brasser votre
propre bière lors de cours découverte. Une vocation sommeille
peut-être en vous...
© CoursDeCuisine
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PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
09.03 | 30.03
KLARA FESTIVAL
Le KlaraFestival offre pendant quinze
jours une magnifique plate-forme de
musique classique à travers des choix de
programmation exigeants.
Lieux divers | 18€-74€ | www.klarafestival.be
10.03 | 25.03
BRUSSELS ART NOUVEAU & ART DECO
(BANAD) FESTIVAL
Le BANAD Festival met en valeur le
patrimoine Art nouveau et Art déco de
la ville de Bruxelles. C’est une occasion
unique de découvrir ce patrimoine et
certains lieux qui sont normalement
fermés aux publics.
Différents lieux à Bruxelles | Pass 32€-70€ |
www.banad.brussels
15.03 | 18.03
AFFORDABLE ART FAIR
Le site de Tour et Taxi accueille la dixième
édition bruxelloise de cette foire de l’art
accessible dont les prix varient entre
60 et 6 000€.
Tour & Taxis | 10€-25€ |
www.affordableartfair.com
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Bien que fermé, le Musée d’Ixelles
restera actif pendant ses rénovations !
Adresse :
Musée d’Ixelles
Rue Jean Van Volsem 71,
1050 Ixelles
www.museedixelles.irisnet.be
Inauguré en 1892, le musée n’avait plus été
rénové depuis 1994 et la commune souhaite
en faire « une maison de culture moderne
avec une vision à long terme ». D’ici 2021 au
plus tard, le Musée d’Ixelles bénéficiera donc
d’un nouvel espace d’accueil, comprenant une
cafétéria et une boutique, un nouveau jardin
de sculptures et un nouvel espace d’exposition
au deuxième étage du musée (actuellement
occupé par l’administration).
Un nouveau musée qui sera donc à la hauteur
de la réputation de ses collections et des expositions
temporaires, qui l’on fait connaitre à
l’échelle nationale ces dernières années et l’ont
propulsé à la deuxième place bruxelloise après
les Musées Royaux. Le temps des travaux sera
aussi une occasion pour l’équipe de réaliser
l’inventaire complet des quelques 12 000
œuvres de ses collections permanentes.
Des collections qui sont également amenées à voyager
hors des réserves du musée, notamment les affiches
de Toulouse-Lautrec qui sont actuellement exposées
à Madrid, tandis qu’une exposition itinérante baptisée
« ART BELGE. Collections du Musée d’Ixelles » se
tiendra à Lodève, près de Montpellier, à l’été 2019, ou
encore les œuvres de Delvaux à Rotterdam, Paris ou
Helsinki.
Mais les Ixellois pourront également profiter des œuvres
du musée pendant les travaux grâce aux trois initiatives
du Museum Tour. Ainsi avec le « musée comme chez
soi », des œuvres quitteront les réserves du Musée
d’Ixelles pour s’exposer chez un Ixellois. « Mash Up »
proposera un projet imaginé par une dizaine de classes
du secondaire, à partir des collections permanentes. Et
enfin, les habitants du quartier pourront participer à des
rencontres festives avec « Jours de Fête ».
Victor Lepoutre
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
61
16.03 | 18.03
MADE IN ASIA
Tout un weekend dédié à la culture pop-geek
asiatique pour le plus grand plaisir des fans.
Le Palais 5 accueille la culture nippone au
sens large: musique, mode, cuisine, origami,...
Brussels Expo| 10€-37€ | www.madeinasia.be
19.03 | 25.03
LE PRINTEMPS DES SCIENCES
Semaine de sensibilisation
aux sciences
à Bruxelles. L’ULB et
différents lieux bruxellois
accueillent des
expositions, des conférences, des expériences...
pour petits et grands. C’est une occasion pour
faire découvrir cette matière à vos enfants.
Divers lieux à Bruxelles | Gratuit | www.sciences.be
15.02 | 15.04
REAL BODIES
Tour & Taxis accueille la plus grande exposition
sur le corps humain. Découvrez 14 corps
en parfait état. Une belle occasion pour
apprendre le corps que nous possédons.
Tour & Taxis | 8,50€-16€ |
www.realbodies.be
EN SOIRÉE
12.03 | 25.03
FESTIVAL UP!
Le Festival UP est la biennale internationale de
Cirque de l’Espace Catastrophe. 12 jours de festival
dans 13 lieux différents à Bruxelles pour pas moins
de 30 spectacles et 125 artistes en fête. Pour un soir
ou pour tous les soirs, choisissez votre formule !
Différents lieux à Bruxelles | 14€-18€ le spectacle
& 30€-60€ le pass | www.upfestival.be
22.03 | 24.03
FESTIVAL XS
Festival de théâtre, de danse, de cirque, de
marionnettes,... au Théâtre National. Chaque
soir une centaine d’artistes et une vingtaine de
spectacles sont à découvrir. Festival XS offre
un large regard sur la scène artistique belge.
Théâtre National | Pass 12€-25€ |
www.theatrenational.be
30.03 | 01.04
LISTEN FESTIVAL
Troisième édition du festival de musique
électronique à Bruxelles. Durant 3 jours,
5 lieux bruxellois vivront de nuit sous la
musique des plus grands DJ électro !
Différents lieux à Bruxelles | 11€-15€ par
soir | www.listenfestival.be
© MuséeIxelles
© Printemps des Sciences
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͠ZRט  u׉׉	 7cassandra://_P4atL3q7WzaZT4hnu2jyruwE-YIhC7kcsp1MAI8ajc x` ׉	 7cassandra://lq92BSq7qgunB9KbEDuzoIOHbbuR_hrzUMj5V0oR6ToXy`S׉	 7cassandra://UeXSIh5ktUmAeEyclxfkmaQ7d2JTquBF5KG6ZunQkMMz`̵ ׉	 7cassandra://zQS1BNbIubtBwRmYZUngkc0Y3UEsQG7gvylu4CSrQ7Iq͠ZSנZ O
9ׁHhttp://Vacature.comׁׁЈ׉E=BRUSSELSLIFE
LE BRUXELLOIS DU MOIS
Philippe Herman :
le Port de Bruxelles a son nouveau capitaine
l’adolescence, il y naviguait avec
les scouts marins, ce qui lui a
donné le goût du contact avec l’eau
et des grands espaces. Formé à
l’école militaire et à l’école de navigation
d’Anvers, il prend vite le
large et parcourt les mers du globe
sur des chasseurs de mines et
des frégates. Formé à la navigation
en Antarctique, il participera à
l’installation de la station Princesse
Elizabeth, inaugurée en 2009, en aidant
le brise-glace de l’armée belge
à trouver un point d’accostage.
Né à Anderlecht, ce marin bruxellois
de 51 ans a pris ses nouvelles
fonctions en janvier dernier. Avec
plus de 25 ans d’expérience à la
Défense, dont 12 ans de navigation,
il est en charge aujourd’hui de la
sécurité des 14 km de voie d’eau qui
traversent la Région entre le pont de
Buda et l’écluse d’Anderlecht.
Le Port de Bruxelles, Philippe
Herman le connaît bien. Déjà à
LE SAVIEZ-VOUS ?
Pour retrouver Compostelle,
suivez les coquilles d’or !
Le saviez-vous ? Ces petites
coquilles d’or apposées sur
certains trottoirs bruxellois sont
des indices à suivre pour entamer
le pèlerinage de Compostelle.
Depuis le moyen-âge, le pèlerinage
de Compostelle attire les
foules, et, afin que personne ne
se perde, des routes ont vite été
cartographiées. L’une d’entre
elles traverse Bruxelles et rejoint
notamment deux de nos églises :
Notre-Dame-du-Bon-Secours et
Saint-Jacques-sur-Coudenberg.
62 BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
Les coquilles, qui n’ont été posées
qu’il y a une dizaine d’années
en souvenir du tracé du pèlerinage
d’antan, indiquent deux
routes pour quitter Bruxelles et
cheminer vers Paris. L’une mène
vers Saints-Pierre-et-Guidon à
Anderlecht, l’autre traverse les
Marolles pour aboutir à la Porte
de Hal. On trouve d’ailleurs, près
de cette porte, une sculpture
en forme de menhir dénommée
« Pèlerin ». Cette statue date de
1999 ; elle est l’œuvre de l’artiste
espagnol Manolo Paz et fut réalisée
en hommage au pèlerin anonyme
en route vers Compostelle.
Victor Lepoutre
Après plusieurs années dans des
fonctions de management plus
sédentaires, il est heureux
aujourd’hui de renouer avec le
monde maritime. Car ne l’oublions
pas, le Port de Bruxelles est relié
à la mer via le port d’Anvers ; c’est
bien pour cela qu’il y a un capitaine.
Avec une équipe d’une trentaine
de personnes, Philippe Herman
veillera sur un trafic hybride,
composé de péniches bien sûr mais
aussi de bateaux de plaisance et
d’avirons.
En maintenant le contact avec les 15
à 30 bateaux qui traversent le port
chaque jour ou y déchargent leurs
marchandises, le capitaine et son
équipe veilleront à ce qu’ils passent
facilement les deux écluses de
Bruxelles, et que le pont de Buda se
lève quand il faut. Mais cette année,
le trafic devrait s’intensifier !
Ce mois-ci, on inaugurera le tout
nouveau Village de la Construction,
qui devrait accueillir une majorité
des marchandises du port, puis
en mai un tout nouveau Brussels
Cruise Terminal, situé peu après
le pont de Buda, qui accueillera les
bateaux de croisières fluviaux et
leur permettra de débarquer plus
facilement pour découvrir Bruxelles.
Victor Lepoutre
© Coquille d’or
© portrait de Philippe Herman
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Ahooga SPRL
Rue du Doyenné 16 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 45402 - Entretien, réparation et commerce
de détail de motocycles, y compris les
pièces et accessoires 47785 - Commerce de détail
de cycles en magasin spécialisé 9529001 - la
réparation de bicyclettes del. : Philippe Lefrancq
All Hygiene Company SPRL
Rue des Goujons 22A - 1070 Beuxelles Code
Nace : 43390 - Autres travaux de finition 46120 -
Intermédiaires du commerce en combustibles,
métaux, minéraux et produits chimiques 46442
- Commerce de gros de produits d’entretien
del. : Georges Moreau
Belambra Clubs SAS
Le Centralis Avenue Général Leclerc 63 - 92340
Bourg la Reine - France del. : Aurore Hecht
BG Management PPE
Rue Champ du Vert Chasseur 8 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques
et en communication 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de gestion
73200 - Études de marché et sondages d’opinion
del. : Framboise Garnier-Boulez
Buhendwa Diane PPE
Rue Rempart Saint-Joesph 11 - 7850 Enghiendel.
: Diane Buhendwa Nkana
Corona Print SPRL
Avenue Van Volxem 321 - 1190 Bruxelles Code
Nace : 18130 - Activités de prépresse 17290 -
Fabrication d’autres articles en papier ou en
carton 58190 - del. : Bernard Moreau
Cromology Benelux SA
Boulevard de la 2ème
Armée Britanique 63-65 -
1190 Bruxelles Code Nace : 46442 - Commerce
de gros de produits d’entretien del. : Bernard
Braeckman
DALDEWOLF SCRL
Avenue Louise 81 - 1050
Bruxelles Code Nace : 69101 -
Activités des avocats del. : Patrick
De Wolf
Dextenso Consult SPRL
Rue des Vallées 2 - 1315 Glimes Code Nace :
62020 - Conseil informatique 64200 - Activités
des sociétés holding del. : Nicole Vercheval
DriveNow Belgium SPRL
Buro & Design Center Esplanade
1 - 1020 Bruxelles Code
Nace : 58290 - Édition d’autres
logiciels 77110 - Location et
location-bail d’automobiles et
d’autres véhicules automobiles
légers (< 3,5 tonnes) del. : Christian Lambert
Elite Limousine Service SCRL
Kouterveldstraat 10 bus A - 1831 Diegem Code
Nace : 49310 - Transports urbains et suburbains
de voyageurs 49320 - Transports de voyageurs
par taxis 7711001 - la location à court
terme de voitures particulières sans chauffeur
del. : Laurent Navarro
Ertico - ITS Europe SCRL
Avenue Louise 326 - 1050 Bruxelles Code Nace :
73200 - Études de marché et sondages d’opiINDEX
DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Abcal
Actiris
Audi Brussels
BDE Group
Be Angels
Beerstorming
Belgian Association of Marketing
BNP Paribas Fortis
Bright Link
Brussels Airport
Brussels Expo
Bruxelles Formation
Cambio
CHU Brugmann
CHU Bruxelles
CHU Saint-Pierre
Clinique Saint-Jean
CMS De Backer
CNE
Colruyt Group
Comic Station
Coriandre (Le)
Credendo
Daoust
Décathlon
Delhaize
Deloitte
Enterprise Europe Network
Ephec
Es-sense
46-47
6-10
6-10
22
6-10
60-62
40-43
30-32
6-10
19-20
60-62
6-10
6-10
16-17
16-17
16-17
46-47
52-53
14
46-47
12-13
60-62
24-25
15
36-37
46-47
27
22
46-47
6-10
Filles (Les)
Glexso
Global Picture (The)
H&M
Hanna-Barbera
Haribo
IBPT
Ichec
ICT Control
IMPS
Institut Jules Bordet
Inventures
iVox
Lexing Belgium
Madizy Management
Maison de l’Emploi et de la Formation
d’Ixelles
Media Marketing
Mister Genius
Mmmmh
Mofelito Paperito
Musée d’Ixelles
MyMicroInvest
MySkillCamp
OCDE
OMC
Persgroep (De)
Philips Lighting
Pomjaak Design
60-62
54
48-50
12-13
12-13
12-13
Hôpital Universitaire des Enfants Reine
Fabiola
16-17
30-32
46-47
45
12-13
16-17
6-10
6-10
40-43
6-10
6-10
28-29
56
60-62
36-37
60-62
6-10
6-10
24-25
27
28-29
34-35
4
Port de Bruxelles
Priva
Proximus
Quality Training
RGP
Roose Partners Architects
RTL-TVI
Sales Academy
Sasasa
SD Worx
Secrets du Chef (Les)
Smart Certificate
Solvay Brussels School
Sony Europe
Spadel
Spreds
Sustenuto
Symeta
Syndicat National des Indépendants
Teampower
TF1
Théâtre National
Tour & Taxis
UCL
Union Belge des Annonceurs
USG People
Vacature.com
Werkvennotschap
Zaabär
Zara
60-62
34-35
30-32
55
38-39
6-10
28-29
30-32
60-62
6-10
60-62
38-39
45 ; 46-47
6-10
48-50
6-10
48-50
46-47
14
6-10
28-29
60-62
60-62
6-10
28-29
6-10
6-10
19-20
60-62
12-13
nion 96099 - Autres services personnels del. :
Didier Gorteman
Heads-up / Cogneau Fabienne PPE
Schouwedaal 32 - 1630 Linkebeek Code Nace :
63910 - Activités des agences de presse 63990
- Autres services d’information n.c.a. 70220 -
Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Fabienne Cogneau
Leman Philippe PPE
Avenue du Prince Héritier 194 - 1200 Bruxelles
Code Nace : del. : Philippe Leman
Servicebureau Stas SPRL
Baron Jacques de Dixmudestraat 50 - 1560
Hoeilaart Code Nace : 6920101 - Etablissement
de déclarations fiscales pour les particuliers et
les entreprises 73200 - Études de marché et
sondages d’opinion 82110 - Services administratifs
combinés de bureau del. : Jos Stas
TopWin - Tilmans Frédéric PPE
Rue Sainte-Barbe 35A - 1400 Nivelles Code
Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion 85592 - Formation
professionnelle del. : Frédéric Tilmans
TTB - Trimodal Terminal Brussels SA
Quai Léon Monnoyer 11 B13 - 1000 Bruxelles
Code Nace : 50200 - Transports maritimes et
côtiers de fret 52241 - Manutention portuaire
del. : Kobe Govaerts
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
63
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AGENDA
Management & RH, Personal
improvement
Jusqu’au 18.06.2018
Co-Solutions for the boss -
Entrepreneurs et Managers
Jusqu’au 21.06.2018
Co-Solutions for Executive/
Personal Assistants
Jusqu’au 26.06.2018
Co-Solutions for free
entrepreneurs - Indépendants
accomplis et débutants
16.03 au 26.04.2018
Cycle certifiant en management
commercial
16.03.2018
Comment devenir manager
commercial
19 & 20.03.2018
Co-Solutions Workshop
20.03.2018
Management pratique :
développer les ressources de vos
collaborateurs
27.03.2018
Management stratégique :
du diagnostic à la vision
10.04.2018
Transformer ses entretiens
d’évaluation en outils de
motivation durables
20.04.2018
Le management de la motivation
23.04.2018
LinkedIn avancé : attirez les
talents grâce à votre profil
professionnel !
26.04.2018
Manager plus efficacement votre
team commercial !
Vente, marketing &
Communication
12.03.2018
Comment réussir votre webinar ?
15.03.2018
Utiliser le numérique pour attirer
des clients dans votre magasin
19.03.2018
Linkedin & Twitter : le cocktail
gagnant de votre visibilité B2B !
27.03.2018
GDPR : cette nouvelle législation
va-t-elle « tuer » votre activité
marketing ?
64
BECI - Bruxelles métropole - mars 2018
24.04.2018
Comment convaincre ? Apprenez
le sens caché de vos gestes
26.04.2018
Apprenez à maîtriser Twitter et
ses codes de communication
Efficacité
26.03.2018
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer votre temps !
07.05.2018
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer votre temps !
28.05.2018
Pour utilisateurs de MAC :
Doublez l’efficacité de vos
réunions grâce à OneNote !
ICT
27.03.2018
Comment faire parler n’importe
quelle base de données en 3 clics
24.04.2018
Faites parler vos données grâce
aux graphiques percutants
d’Excel
24.04.2018
Maîtrisez Word en une demijournée
!
➜ Emilie Lessire +32 2 643 78 11 –
ele@beci.be
Législation sociale
08.03.2018
L’économie collaborative : entre
simple mode de consommation
et véritable révolution du monde
du travail
09.03.2018
Comment conclure une CCT
d’entreprise et quels pièges
éviter
23.04.2018
La rémunération des dirigeants
d’entreprise
18.05.2018
Actualités Compensation &
Benefits
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
fs@beci.be
20.03.2018
Club Afrique - Credendo
(Ducroire) couvre-t-il les risques
en Afrique ?
22 & 23.03.2018
Mission BERD, Londres
27.03.2018
Brexit and other political
uncertainties, prepare your
business
27.03.2018
Forum régional des douanes
28.03.2018
Club export – U.S. Business and
Investment seminar
19.04.2018
Club export - Chili, Colombie,
Pérou et Amérique centrale
20.04.2018
Droits de douane
24.04.2018
Séminaire TVA
26.04.2018
Incoterms
22 & 23.05.2018
Paris Smart Cities Business
Meetings – meet the buyers
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
13.03.2018
Speed Business Lunch
29.03.2018
Luxurious AfterWork
19.04.2018
Tribes AfterWork
24.04.2018
Speed Business Lunch
17.05.2018
Foot & Cartoon AfterWork
14.06.2018
Precious AfterWork
28.06.2018
Vintage Garden Party
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
** En néerlandais uniquement
12 & 13.03.2018
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Courtrai
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subsides: (investissement min.
= 1.000 €)
׉	 7cassandra://OWPZ4nG3ckozFWUCFPMvK83lYlwG9deGmmQvc-M-_OA`̵ Zj׉EIENTREPRISES en TRANSMISSION
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(en M€)
< 1
< 1
1 à 2
> 2
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Nombre
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1 à 10
1 à 10
1 à 10
1 à 10
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