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le magazine des entreprises bruxelloises
L’économie
du bonheur
Automatisation :
l’homme libéré
du travail ?
P.16
Le baromètre
du bien-être
P.24
Incapacité :
les longues durées
ont une fin
P.28
F OCUS
Innovation et R&D
P.34
ISSN 2406-3738
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EDITO
Budget mobilité :
l’occasion manquée ?
Veut-on, oui ou non, améliorer la mobilité dans ce pays ? La question se pose,
quand on sait dans quel sens le gouvernement fédéral envisage de réformer
le régime des voitures de société. Ce dont on discute actuellement, c’est de
la possibilité de convertir ces véhicules en rémunération nette. Et c’est tout ?
Oui, c’est tout !
On nous dira que cette formule « cash for car » a le mérite de briser
le tabou de la voiture de société. En réalité, elle ressemble à une
simple opération d’optimisation fiscale, qui ne répond en aucune
manière aux défis de la mobilité. Cette option simpliste ne règle
rien. Il y a fort à parier que la plupart des travailleurs concernés
décideront d’acheter quand même une voiture, peut-être plus
petite et moins chère, qu’ils empocheront la différence et continueront
à rouler pour se rendre au travail.
Thierry Willemarck, Président de BECI
Les partenaires sociaux, de leur côté, se sont accordés sur une
proposition beaucoup plus ambitieuse – et pourtant évidente. Permettre à l’employeur
de proposer un véritable « budget mobilité » qui offrirait aux travailleurs le
choix entre divers modes de transport : véhicules partagés, vélo (électrique), abonnement
de transports en commun, ou une combinaison de ces différentes solutions.
Tout ceci comme alternative à la voiture de société, qui resterait bien sûr une option.
Bref, un outil qui s’appuie sur le stimulant fiscal pour
promouvoir une véritable intermodalité. Et une vraie solution
de mobilité, flexible et efficace.
BECI se rallie à cette proposition, tout en allant encore plus loin. Nous rappelons
notre suggestion d’intégrer dans le budget mobilité la possibilité d’une intervention
dans le loyer ou l’hypothèque, pour autant que le travailleur accepte de se domicilier
à proximité de son lieu de travail.
Benoît Cerexhe, chef de groupe cdH au parlement bruxellois – et ex-ministre régional
de l’Économie – s’inquiétait récemment, et à juste titre, d’un possible durcissement
des conditions d’octroi des crédits hypothécaires, ce qui risquerait de pousser encore
plus de jeunes et de familles à quitter la ville. Ajoutons que ces « ex-urbains » reviendront
sans doute quotidiennement en ville pour y travailler, et que beaucoup le feront
en voiture.
La proposition de BECI a le mérite d’apporter une double réponse aux défis de la
mobilité et de l’exode urbain, en rapprochant les travailleurs de leur lieu de travail.
L’avis des partenaires sociaux a été soumis au gouvernement, dont la réponse est
attendue d’ici la fin mai. Il n’est pas trop tard pour faire les bons choix.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
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Think Tank
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BECI online
Carabistouilles
8 Pour ou contre la personnalité juridique des robots ?
10 Symposium écoles-entreprises
International
12 Enterprise Europe Network : Go East ! Cap sur l’Asie
14 Paiements internationaux : bien choisir pour limiter les
risques
Topic : l’économie du bonheur
16 L’automatisation va-t-elle libérer l’homme du travail ?
20 Nouveaux modes de travail : quel intérêt pour l’entreprise
?
24 Un baromètre pour davantage de bien-être
28 Incapacité de travail : les longues durées ont une fin
30 Pour un travail « faisable et maniable »
31 Acquisitions : communiquer pour combattre la méfiance
Focus : innovation et R&D
34 Bruxelles virtuelle
36 Une imprimante 3D dans votre entreprise ?
Entreprendre
38 Starter : Bip Bip et Coyote
39 Protection des données : pensez-y dès la conception de
vos projets
40 Transition : des bâches transformées en sacs iconiques
Community
42 News
44 L’actualité BECI en photos
45 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
48 Demandes d’admission
48 Index
49 Agenda
CHAMBRE DE COMMERCE &
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 25 – Mai 2017
Au mois
juin :
Green
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Jean-Michel Briou, Pierre Chaudoir, Johan
Debière, Didier Dekeyser, Vincent Delannoy,
Ophélie Delarouzée, Gaëlle Hoogsteyn, Julien
Ide, Victor Lepoutre, Sabine Mersch, Nastasja
Otte, Guy Van den Noortgate, Peter Van Dyck
et Morgan Van Cleven.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
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Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
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ecr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
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ON
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׉	 7cassandra://xJms8iOntCCL1EqSKctdtQV-tgG9UR5I5M2mn0pqqIoZ`̵ Y 䰃=qu׉E;ENTREPRISES
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entreprises belges et les principales sociétés
luxembourgeoises. Un exemple ?
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d’affaires est en croissance de plus de
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Vous les trouverez dans le petit
guide joint à ce numéro.
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Le Hub Transmission de BECI est la première
plateforme de la Région Bruxelles Capitale
en cession et acquisition d’entreprises.
Beau succès pour le Zinner Circle organisé le
30 mars chez BMW Brussels, sous le signe de
la mobilité et en présence du ministre Pascal
Smet, qui s’est prêté au débat. Voir photos de
l’événement en p. 44.
La Chambre de Commerce de Londres organisait
le 5 avril, en collaboration avec l’Alliance
européenne des chambres métropolitaine
(AEMC), un sommet sur le Brexit et ses
perspectives. Olivier Willocx, administrateur
délégué de BECI, comptait parmi les intervenants.
Deux semaines plus tôt, au Cercle de
Lorraine, le Brexit était déjà au cœur du rapport
présenté par le groupe de haut niveau auquel
participait BECI. Voir photos p. 44.
Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
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CARABISTOUILLES
La guerre des gaufres
La gaufre belge, qu’elle soit de Bruxelles ou de Liège, est mondialement
connue. Chaque visiteur étranger se jette dessus. Il est temps de mettre
les choses au point. La gaufre de Liège, épaisse, contient du sucre perlé
qui croque savoureusement sous la dent. On la mange chaude, ce qui
rend son parfum encore plus délicat. Un bon pavé qui se digère lentement.
Quant à sa cousine, la gaufre de Bruxelles, plus légère, elle se déguste
saupoudrée de sucre impalpable ou recouverte de crème fraîche et de
fraises. Plus légère. Plus svelte. Plus souple. Il était temps de remettre
les pendules à l’heure.
Bruxelles, ton horeca fout le camp !
Nos amis restaurateurs tirent la langue. Deux mastodontes,
Albert Michiels et Thierry Van Damme, ont été
réunis par L’Écho. Ces deux restaurateurs représentent
une quarantaine d’établissements type brasserie dans
Bruxelles et sa proche périphérie. Ce qui équivaut à
des centaines d’emplois directs plus une myriade de
fournisseurs qui gravitent autour : « Il faut être suicidaire
pour travailler dans l’horeca », ont-ils tonné ensemble
dans les colonnes du quotidien. Le piétonnier,
la mobilité, la sécurité, les tunnels, les attentats, le
lockdown, les frasques de l’Afsca… C’était déjà difficile.
Une dernière goutte, celle de la « blackbox », fait déborder
le vase de leurs tolérances. Le métier doit se
réorganiser, et très vite. De notre côté, nous pouvons
retourner dans nos belles adresses bruxelloises. C’est
le meilleur service à leur rendre…
Bruxelles se branche enfin !
Mis à part les bornes Zen Car, il n’existait pas
beaucoup d’endroits pour recharger les voitures
électriques. Cela bouge enfin. Le gouvernement
bruxellois a décidé d’installer 100 à 150 bornes supplémentaires
dans la Région. Dans maximum deux
ans, les bornes devraient être installées. Mais ce
sont les entreprises qui répondront au marché public
qui devront les exploiter et les entretenir. Bel effet
d’annonce, mais sera-t-il effectif ? Car d’ici là, nous
aurons voté deux fois…
Trop de coworking ?
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Il fût un temps où, pour trouver un bureau momentané
pour une start-up, il n’existait que Regus. Pas nécessaire
de négocier un loyer, de se battre pour l’internet,
le téléphone ni même un siège social. Force
est de reconnaître que l’offre s’est multipliée depuis
quelque temps. Le coworking est un booster qui apporte
une autre réflexion et une autre dynamique
pour l’ensemble du monde du travail. On réseaute en
travaillant. Plus agréable que de travailler seul dans
son coin. Le budget moyen est de 300 € par mois.
Maintenant, le plus difficile est de choisir…
Six ans pour réaliser un
projet immobilier !?
Bruxelles connaît un boom démographique et
une crise du logement, surtout du logement «
abordable ». Ah bon ? Il faut donc construire du
logement, si l’offre est insuffisante. Oui, mais…
Oui, mais quoi ? C’est que ça prend du temps,
beaucoup de temps. Et le temps coûte de l’argent.
Comment construire du logement abordable si les
prix explosent à cause de procédures… longues…
très longues ? Armez-vous de patience. Prenons
un exemple. Un promoteur souhaite développer un
projet comprenant 62 unités de logement avec 52
places de parking. Ce projet nécessitera la rédaction
d’un rapport d’incidences. Combien de temps
faudra-t-il pour le finaliser ? Pour la maîtrise du
foncier, comptez 4 mois, 2 mois pour la définition
du programme immobilier et 6 mois de plus pour
la conception du projet. Pour introduire et obtenir
le permis d’urbanisme, comptez 10 mois. Ajoutez
18 mois pour gérer les éventuels recours devant le
Conseil d’État. 22 mois pour réaliser le projet. Et
10 mois pour la commercialisation. Total : 6 ans.
Dans ce processus, 40 % du temps est absorbé
par la partie réglementaire. Avec plus de chance,
vous pourrez descendre jusqu’à 20 % mais pas
en dessous. Logement abordable ? En tout cas,
raccourcir les délais de délivrance des permis y
contribuera. La prochaine réforme du Cobat entend
y contribuer. À condition de renforcer les effectifs
dans les communes… Sans quoi, la réforme
restera lettre morte.
B. Russel
Trop is teveel
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Publi-reportage
Efy Morren
A débuté chez McDonald’s comme consultante RH en 2010
Promue Manager RH depuis 2015
‘‘Pour nous, le sourire et la motivation comptent plus
qu’un diplôme ou l’expérience.’’
‘‘D’abord, nous avons parcouru les descriptifs de fonction.
Ensuite, les experts en recrutement d’Actiris ont pris le relais. ’’
Avec l’arrivée du nouveau centre commercial
Docks Bruxsel, le 75e restaurant McDonald’s a
ouvert ses portes en Belgique. Pour l’engagement
de ses nouveaux collaborateurs, McDonald’s a
fait appel aux services de recrutement gratuits de Select Actiris.
Manager RH, Efy Morren partage son expérience.
✓Comment avez-vous eu connaissance de Select Actiris ?
En mars 2016, un consultant de Select Actiris nous a contactés
pour proposer ses services. Il avait appris que nous allions
ouvrir un nouveau restaurant à Docks Bruxsel et il nous
a proposé de confier notre recrutement à Select Actiris.
Dès le premier jour, la collaboration a été très professionnelle.
Notre consultant avait immédiatement compris nos besoins et
notre vision. D’abord, nous avons parcouru les descriptifs de
fonction. Ensuite, les experts en recrutement d’Actiris ont pris
le relais.
✓Vous avez aussi participé aux Select Days.
Quel regard portez-vous sur ces journées ?
Dans le cadre du recrutement pour Docks Bruxsel, Actiris a
organisé deux Select Days. Les employeurs pouvaient y
interviewer les candidats qui avaient été soigneusement
sélectionnés par Select Actiris.
McDonald’s en chiffres
Présent dans
120
pays
McDonald’s
@DOCKS
5
restaurants
à Bruxelles
• 36 postes ouverts
• 181 candidats préselectionnés
• 36 candidats engagé
Les chercheurs d’emploi étaient bien préparés et connaissaient
nos
attentes.
L’organisation,
très
professionnelle, et les
screenings sont deux points forts de ces journées de
recrutement dont nous sommes très satisfaits.
✓Que peuvent attendre les nouveaux collaborateurs
de leur carrière chez McDonald’s ?
McDonald’s investit énormément dans le développement
personnel de ses collaborateurs. Pour nous, la motivation
compte plus qu’un simple diplôme. Et cela, les consultants
d’Actiris l’ont bien compris. Les candidats recrutés ont
été invités pour une formation on-the-job dans l’un de
nos restaurants. Ils étaient ainsi totalement rodés le jour
de l’ouverture du nouveau restaurant et, surtout, ils ont pu
accueillir les clients avec le sourire.
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POUR OU CONTRE
la personnalité juridique des robots ?
Un premier pas a été franchi dans l’instauration d’un cadre légal
en matière de robotique. Le Parlement européen a adopté
mi-février le rapport porté par l’eurodéputée Mady Delvaux,
à l’exception de la « taxe robot » destinée à compenser les
futures pertes d’emplois par un revenu universel. Ce texte octroie
de prime abord une personnalité électronique aux robots.
Ophélie Delarouzée
Mady Delvaux, eurodéputée
démocrate socialiste luxembourgeoise
La
protection des données et le respect de la vie privée
sont à réguler rapidement, tout comme la responsabilité
en cas d’accident. Pour les voitures autonomes
qui arrivent sur le marché, le dédommagement pourrait
revenir aux constructeurs. C’est ce que Volvo propose
pour le lancement de son camion sans chauffeur.
Mais, mieux vaut ne pas se baser sur un engagement
volontaire. Avec la prochaine génération de robots, qui
apprendront de leur environnement, la responsabilité
sera plus difficile à établir. En cas de conflit entre
constructeurs, programmateurs et utilisateurs, il serait
plus simple de porter la faute sur le robot et de le faire
derrière des arrangements financiers. C’est dans cette
optique fonctionnelle, comme pour les sociétés, qu’on
pense à attribuer une personnalité juridique aux robots.
Des courants de pensée y sont favorables. Maître
Bensoussan va dans son livre jusqu’à leur prêter des
droits. Autant en parler au parlement européen, qui est
un lieu de débat éclairé, que de se fermer d’emblée.
La charte adresse cependant des recommandations
aux concepteurs et utilisateurs pour se prémunir d’une
humanisation des robots. Le rapport traite aussi de la
transparence, mais pas assez profondément, car j’ai
mesuré l’importance du contrôle des données en cours
de recherche. Ce vaste sujet doit impérativement être
abordé. Je m’inquiète, par ailleurs, de la paix sociale.
Dans les révolutions industrielles, les pertes d’emplois
ont toujours soulevé des révoltes. Mieux vaut se préparer
et penser le financement de la sécurité sociale et des
services publics. La robotique créera de la richesse et la
question de sa redistribution se pose. Bénéficiera-t-elle
à quelques multinationales ou à la société dans son ensemble
? C’est au fond l’enjeu du débat sur la taxation.
Un des objectifs du rapport est de susciter un intérêt
politique pour ne pas laisser la main aux scientifiques et
industriels. C’est un changement sociétal majeur et les
politiques doivent en prendre la mesure.
Hugues Bersini, professeur à
l’ULB et co-directeur de l’Institut
de Recherches Interdisciplinaires
et de Développements
en Intelligence Artificielle (IRIDIA)
La responsabilité doit pour moi rester chose humaine.
Quand elle se complexifie au point d’en être diluée, à
ceux qui tirent profit des systèmes autonomes de cotiser
dans des caisses d’assurance pour les victimes. Il y a
aussi contradiction avec la charte, qui appelle à résister
à cette tendance d’interpréter le comportement des
objets comme s’ils étaient motivés par des intentions.
Attribuer une personnalité juridique aux robots, c’est aller
en ce sens et ce réflexe va s’amplifier avec l’intelligence
artificielle qui reproduit des modèles humains mais aussi
animaux. Je me refuse à jamais à imputer des émotions
et intentions aux robots. Il y a une notion de survie,
quelque chose d’extrêmement biologique et plus que ça,
qui meut les êtres vivants. Il y a aussi différents niveaux.
Disons que les robots se comporteront plus intelligemment
qu’un chien mais n’auront pas même la sensibilité
d’une fleur. Il faut plutôt reprendre la main sur les
intentions des humains qui régissent la construction des
robots. Les traders logiciels sont en cause dans la crise
de 2008 et les algorithmes se démultiplient. Ils décident
aujourd’hui de l’attribution des écoles, développent la
domotique... Il faudra bientôt choisir les voitures autorisées
à rouler plus vite. Les algorithmes vont nous forcer
à expliciter la société de demain. Les GAFA* imposent
cette transition avec un souci de profit pour l’essentiel.
Leur concentration de cerveaux et moyens les rend très
puissants. Pour reprendre le pouvoir, la politique doit
précéder la technologie, voire l’accélérer et la freiner.
Cela nécessite des technocrates ou des politiques qui se
mettent au fait des avancées. C’est étonnant de les entendre,
surtout sur l’emploi et le revenu minimum. Je ne
crois pas aux prophéties apocalyptiques selon lesquelles
on ne réinventera pas cette fois le travail en connivence
avec les machines. Ces technologies peuvent par contre
réorienter nos comportements face aux menaces environnementales
et socio-économiques.
* Les leaders du monde digital que sont Google, Amazon, Facebook et Apple.
8
© Thinkstock
׉	 7cassandra://iQ6m4FTBFqrc8JoaphHCfX-PhI_ijUutryW0ssv2kxM`̵ Y 䰃=qu׉EEN 2 ANS, KBC Brussels
S’EST AFFIRMÉE COMME
BANCASSUREUR BRUXELLOIS
En janvier 2015, le groupe KBC prenait le petit monde
bancaire par surprise en annonçant le lancement
d’une nouvelle banque autonome, dédiée à Bruxelles,
qui fusionnerait les réseaux KBC et CBC dans la capitale.
Deux ans plus tard, KBC Brussels affiche des
premiers résultats qui attestent de la pertinence d’une
banque de proximité, adaptée aux spécificités urbaines.
Son CEO Damien Van Renterghem dresse un
bilan plus qu’encourageant.
Une banque qui recrute et qui investit aussi bien dans l’humain
que dans la technologie, ce n’est pas si banal par
les temps qui courent. KBC Brussels, qui a bouclé début
de cette année la fusion effective des équipes et des systèmes
informatiques de KBC et CBC en Région bruxelloise,
compte désormais 430 collaborateurs, soit une quinzaine
de plus qu’il y a deux ans. « Nous avons réalisé 80 nouveaux
engagements, principalement des Bruxellois, ce qui
renforce le caractère local de notre banque, » souligne Damien
Van Renterghem.
KBC Brussels s’appuie actuellement sur un réseau d’une
quarantaine d’agences, en pleine phase de modernisation
pour arriver à l’horizon 2020 à une trentaine d’agences ‘ouvertes’
à l’instar du nouveau ‘flagship’ d’Evere, inauguré récemment.
La
banque bruxelloise s’est fixé comme objectif d’attirer
40.000 nouveaux clients sur 5 ans. «Nous sommes déjà
heureux d’avoir pu convaincre 24.000 nouveaux clients, ce
qui nous donne environ 1 an d’avance sur notre tableau de
progression. »
En termes de notoriété, une étude d’image récente indique
que la jeune marque KBC Brussels est déjà plus connue
que les marques KBC ou CBC à Bruxelles..
Les ingrédients d’un lancement réussi
Ce bon départ dans la construction d’une banque locale,
essentiellement à travers du marketing relationnel, les réseaux
sociaux et du sponsoring ciblé (les 7 clubs de hockey
bruxellois, les 20km de Bruxelles, le Jazz Marathon ...),
Damien Van Renterghem l’explique par une approche de
marché différenciante.
En effet, pour gagner la confiance de ses clients prioritaires
– à savoir les PME, professions libérales et indépendants,
les expatriés et la clientèle aisée – la banque mise
moins sur une traditionnelle segmentation patrimoniale que
sur une approche des différentes ‘communautés’ qui font
la richesse de Bruxelles. «Nous avons par exemple des
équipes dédiées à la communauté très dynamique des
Français de Bruxelles, à celle des femmes entrepreneures
ou encore des professions médicales.
Notre vocation est de
nous-mêmes servir de plateforme
de réseautage pour nos
clients. »
Alors que la transformation
numérique est dans tous les
discours, KBC Brussels tient
beaucoup à son ADN de bancassureur
local avec un visage
humain. « Le client qui le souhaite
doit avoir la possibilité
de faire lui-même des opérations via les canaux numériques,
mais il doit aussi pouvoir compter sur un visage de
confiance. Pour créer cette confiance, je crois beaucoup à
la notion de ‘street banking’ : nos banquiers sont encouragés
à sortir du bureau, à aller sur le terrain, dans les associations,
dans les cercles, à la rencontre des clients et de
leurs besoins. On en revient au métier de banquier intégré
à sa communauté tel qu’il existait encore il y a 30 ans, »
épingle Damien Van Renterghem.
Dans une même logique de présence sur le terrain, pour
répondre au mieux aux enjeux bruxellois sur trois thèmes
essentiels – la mobilité, l’immobilier et l’entrepreneuriat –
la banque bruxelloise joue la carte du partenariat pragmatique
avec un certain nombre d’acteurs bien au courant des
réalités locales. Ce peut être avec BECI pour répondre à
certains besoins spécifiques des entrepreneurs ou avec
l’association French Connect, pour coller aux exigences de
la diaspora française à Bruxelles. « Nous n’avons pas la
prétention d’apporter des solutions à tout, tout seuls. »
Cette approche collaborative n’empêche pas la banque
d’investir dans de nouveaux services, quand elle dispose
des clés pour ouvrir directement les bonnes portes.
Damien Van Renterghem
Des services innovants
KBC Brussels inaugurait par exemple début 2017 une cellule
qui accompagne spécifiquement les entrepreneurs à
travers les méandres des quelque 140 aides et subsides
bruxellois. Le succès de ce service unique démontre que
la banque répond ainsi à un réel besoin d’information et de
conseil.
Autre exemple, la banque vient d’inaugurer, en complément
de son réseau d’agences physiques, un service KBC Brussels
Live, qui permet au client de ‘chatter’ par vidéo-conférence
avec l’un des 20 conseillers spécialement formés à
ce nouveau canal d’interaction. Avantage : un conseil personnalisé
accessible en soirée (jusque 22h) et le samedi
(de 9h à 17h). Ou comment concilier proximité et nouvelles
technologies.
׉	 7cassandra://l50xgz9plLTNzsw3mnEpxlH2DHbvcHrant0CzE46Rlw&*`̵ Y 䰃=quY 䰃=qu#בCט   u׉׉	 7cassandra://yGMkkyPHflEYrxDOtwd-nz8F9LzrOUbnVNTpeYiobYU ~`׉	 7cassandra://Gp9NKMQPb0ZvsJGVMkw4vJJRFKjzqtnBAcpAfg6uLjMiE`S׉	 7cassandra://qifeAEaJa5cCPrE5HiNYxOPmrx-RqHTg2LEBaM0NudM`̵ ׉	 7cassandra://-kgJpDcve-jNZ6wbnMzPy56jX7LMCRpXspXSbr3nRzA̜͠Y 䰃=quט  u׉׉	 7cassandra://LxwoZHTjBPbzP-hZr4QM7pFZ0R0xoNlYZWvV9R4NA_Y ]` ׉	 7cassandra://MsYJFlDYhL3isQaq9sXLCXo9qYNt9fz8k8NUs55mhEAn`S׉	 7cassandra://tDlrH4WDtN7QMNsBV84CDR88WUol8TANQpX8FMolj2A`̵ ׉	 7cassandra://zLGCM_IOdgIp9TzDk69xmL9WwgK1PDORoYHd4xj17_Q͊X͠Y 䰃=quנY 䰃=qv6 Y9ׁH $http://www.fondation-enseignement.beׁׁЈ׉EgSYMPOSIUM ÉCOLES-ENTREPRISES
La transition numérique, cela passe par
l’école !
Quel est l’impact du numérique sur l’école et sur l’enseignement des métiers ?
C’était le thème du symposium que la Fondation pour l’enseignement a récemment
tenu à Bruxelles : une revue des défis liés à la numérisation de la société… et donc
de l’école. Il a aussi été question du Pacte d’excellence, avec la ministre de l’Enseignement
francophone M.-M. Schyns.
L
e symposium de la Fondation pour l’enseignement
(FPE, dont BECI est partie prenante) s’est ouvert
sur les dernières évolutions du Pacte pour un enseignement
d’excellence. Luc Willame, Président de la Fondation,
a d’abord commenté les avis négatifs ou conditionnels qui
avaient été rendus sur le projet d’avis numéro 3 : « animés
par la peur du changement ». Il en a appelé à l’union des
bonnes volontés pour finaliser ce travail, déjà basé sur la
concertation entre les représentants des acteurs de l’école.
Marie-Martine Schyns, la ministre de l’Enseignement francophone,
a remercié la FPE pour le travail1
fourni dans le
cadre des travaux du Pacte et les projets sur le terrain. Elle
a ensuite rebondi sur les réactions intermédiaires au projet
de Pacte et, au passage, corrigé certaines informations
inexactes qui ont pu circuler. Elle comprenait les inquiétudes
face aux changements et confirmait la nécessité d’informer
les acteurs de terrain. Mais, avant tout, elle confirmait sa
résolution: « Faire évoluer le système est une nécessité, car
le statu quo n’est pas une option. »
La ministre a présenté quelques éléments du Pacte. Pour
l’enseignement qualifiant, elle a insisté sur la nécessité
d’établir, pour chaque métier, une filière d’excellence
menant à l’emploi. À la clé notamment : une adaptation
des cours généraux à la pratique du métier, un renforcement
de l’alternance école-entreprise (rendue plus lisible
en concertation avec tous les acteurs) et une gouvernance
plus rationnelle, e.a. au niveau de l’offre d’options. « Il faut
que le jeune qui sort de l’enseignement qualifiant puisse
trouver un métier qui correspond aux réalités de son bassin
socio-économique. »
Depuis lors, le « non, mais » qui avait été exprimé par
les syndicats s’est mué en « oui, mais », encourageant à
boucler un pacte historique pour une réforme en profondeur
de notre enseignement obligatoire.
La numérisation, un défi pédagogique
Bruno Delièvre, professeur de Sciences de l’éducation
à l’université de Mons, qui a présidé le groupe de travail
« Réussir la transition numérique » du Pacte, a introduit
le thème du colloque. D’emblée, il a posé un constat sous
forme de défi : « Actuellement, le numérique a une place
dans les programmes d’enseignement, mais une place à
part. Or, il devrait être intégré dans toutes les matières ».
« Ce n’est pas un problème d’outils », a-t-il poursuivi.
« Cette intégration pose d’abord la question de la place
de l’école dans une société numérique. Car cette évolution
change beaucoup de choses. » B. Delièvre énumère
les quatre champs de changements qui affectent l’école :
le rapport au savoir (le prof n’en est plus le seul dispensateur),
le rapport aux autres (on passe d’une communication
verticale prof-élèves à une communication horizontale
entre élèves, dont le prof devient l’animateur), le rapport
au temps et le rapport à l’espace. La transition numérique
est donc un défi plus pédagogique que technologique. Pour
le relever, il faut aider l’enseignant à l’intégrer à ses cours.
Pour cela, il faut d’abord définir le rôle du numérique
dans chaque discipline, ce qui n’est toujours pas le cas
aujourd’hui. L’enseignement ne fera donc pas l’écono1.
La FPE a présidé le groupe de travail sur la revalorisation du qualifiant lors de l’élaboration des recommandations du Pacte d’excellence,
rassemblant entreprises, syndicats, opérateurs de la formation et agences pour l’emploi aux côtés des pouvoirs organisateurs, parents et syndicats enseignement. .
10
R.A.
׉	 7cassandra://qifeAEaJa5cCPrE5HiNYxOPmrx-RqHTg2LEBaM0NudM`̵ Y 䰃=qu׉ETHINK TANK
mie de réécrire les référentiels, ainsi que les projets
d’établissement. Cela passe ensuite par la formation
initiale et la formation continue : « Il faut accompagner
les enseignants là où ils sont », martèle B. Delièvre,
« sur le lieu de travail, avec les contenus qui sont les leurs
et en relation avec leurs élèves. » L’équipement est également
un élément important, mais surtout celui qui est
nécessaire au projet d’enseignement. Enfin, il est indispensable
de généraliser la mise en place de structures
d’échange entre profs.
Les entreprises en quête de profils créatifs
Trois panels denses se sont ensuite succédés. L’un d’eux
donnait la parole aux entreprises, avec cette question :
quel est l’impact du numérique sur les métiers en entreprises
et sur les compétences attendues ? Extraits :
➜ Jacques Spelkens, Head of CSR Benelux d’Engie : « On
ne peut pas nier les effets collatéraux de l’évolution
technologique. Celle-ci a un impact sur 60 % des emplois.
» Également sur les nouveaux profils recherchés,
qui devront présenter des savoir-être particuliers :
adaptabilité, capacité à anticiper les problèmes… Des
savoir-être actuellement souvent lacunaires au sortir
de l’école.
➜ Catherine Lete, Talent Solutions chez IBM, a quant à
elle insisté sur l’impact du numérique sur les profils
recherchés en informatique : « On recherche désormais
des créatifs, avec une tête bien faite plutôt que
bien remplie. Le métier n’est plus destiné aux matheux
uniquement, mais aussi à ceux qui ont une palette de
compétences et de connaissances à offrir. »
➜ Luc Machiels, Deputy Chief Data Officer de BNP Paribas
Fortis, la rejoint. Pour lui, l’enseignement doit
davantage favoriser l’émergence d’autres formes d’intelligence,
notamment créatives. « Nous cherchons des
acteurs des technologies, pas des consommateurs. Il
serait donc par exemple intéressant, dès le secondaire,
de former les jeunes à la programmation, ce qui mettrait
les esprits créatifs en évidence, et aiguiserait une
série de compétences que nous recherchons. »
➜ Aurélie Humblet, coordinateur RH-Ouvrier chez Safran
(industrie aéronautique), insiste également sur
les savoir-être. Mais elle pointe surtout un phénomène
de pénurie dans certains métiers. Les jeunes usineurs
sont bien formés, avec une bonne connaissance de
base, y compris des machines à commandes numériques.
Mais il n’y en a pas assez. La raison ? Le déficit
d’image des métiers industriels.
➜ François Constant, Technical School&Knowledge Manager
de la STIB, a annoncé une transition technologique
fondamentale dans son entreprise, avec l’avènement
des bus hybrides/électriques et l’automatisation
progressive du métro. L’augmentation de l’électronique
embarquée et de la numérisation a déjà un impact sur
les profils recherchés, qui doivent surtout être capables
d’apprendre à apprendre et de partager le savoir. EnOlivier
Remels
core une fois, les savoir-être sont au cœur des préoccupations.
Deux
autres panels ont passé en revue des initiatives pour
une éducation « au/par » le numérique, puis comment
le numérique s’intègre à l’enseignement des métiers
et quels types de partenariats peuvent être développés,
notamment avec les acteurs autour de l’école (régions,
centres de compétences, formation professionnelle). ●
Le compte-rendu détaillé est publié sur le site
www.fondation-enseignement.be
Fondation pour
l’Enseignement : les projets
se développent bien !
Olivier Remels, secrétaire
général de la FPE, a
évoqué les vertus des
formations continues pour
enseignants reposant sur
les stages en entreprises
(Entr’apprendre), qui
mobilisent 30 entreprises
de 9 secteurs d’activités,
offrant 130 places de
stages en 2017. Un
regret : le nombre de candidats-stagiaires n’évolue
pas au même rythme. « Cela prend du temps
pour faire évoluer les mentalités. Nous devons
continuer à informer sur les opportunités, tout
en assouplissant les modalités … » Il a annoncé
la mise en place d’une plate-forme web pour
pérenniser les liens établis entre enseignants et
entreprises, confirmé l’ouverture des stages aux
profs des cours généraux, et évoqué la réflexion
en cours pour une information des enseignants
du futur « tronc commun » aux métiers – et
notamment au numérique… Il a ensuite annoncé
le partenariat dans le projet européen Cokleeco ,
« qui aidera à repérer en Europe les bonnes pratiques
d’échanges écoles-entreprises et favorisera
le développement d’itinéraires de formation
pour enseignants et entreprises. Cokleeco nous
permettra aussi de valoriser hors des frontières
les bonnes pratiques développées chez nous. »
Enfin, il a remercié tous les partenaires pour leur
engagement aux côtés de la Fondation, qui réunit
utilement depuis 2013 les fédérations d’entreprises
et de pouvoirs organisateurs de l’école en FWB.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
11
R.A.
׉	 7cassandra://tDlrH4WDtN7QMNsBV84CDR88WUol8TANQpX8FMolj2A`̵ Y 䰃=quY 䰃=qu#בCט   u׉׉	 7cassandra://TNS2lbR_w3y-r0rt_XNSRW--JBpjFh4USkChgldqWGQ <` ׉	 7cassandra://SRp-s_uxFmRpCNfj0rUVleu39vabR60SwtkuCOt8AVAg`S׉	 7cassandra://FSNIiwnG7jXWP2Kn5Q-RBEJ65vZprPwPIZxuodLTz4Q`̵ ׉	 7cassandra://RkBZ1RmVZOqTi4tAKnnCRvLKa4Fj3QMHlHIieWH8H2sͥ ̰͠Y 䰃=quט  u׉׉	 7cassandra://MzU4Kh8vs9w_kfAfKZyxJbf5mRGtXIO_RBXMRTX2lkY $5`׉	 7cassandra://fe_7q0ILFJsMG533-V3wxTBSXzkBMuvSQJ5zR5LlnI4iP`S׉	 7cassandra://IvCaE2BffzsVpfuRaB8jMpZk0s47fKdX_Yt_2T1JgE8`̵ ׉	 7cassandra://isp9jCc9GGBbVmHkdQSoGyV5WaMThRHItYRZmVOFqSM #$͠Y 䰃=quנY 䰃=qv1 ;9ׁHhttp://gie.comׁׁЈ׉EINTERNATIONAL
ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Go East ! Cap sur l’Asie
Avec 4,4 milliards d’habitants et des taux de croissance toujours enviables, l’Asie
reste un continent d’opportunités pour les entreprises européennes qui s’orientent
à l’exportation. Pour leur faciliter l’approche des marchés asiatiques, elles bénéficient
d’instruments et d’initiatives développés par la Commission européenne.
Emmanuel Robert
L
a croissance chinoise n’est sans doute plus ce
qu’elle était (on n’atteint plus les nombres à deux
chiffres), elle reste néanmoins largement supérieure
à celle de nombreux pays développés : 6,9 % en 2015.
Et il en va de même pour d’autres pays de la région, tels que
la Malaisie (5 %), l’Indonésie (4,8 %) ou encore le Sri Lanka
(4,8 % également)1
. Dans tous ces pays, même si le PIB par
habitant reste (très) inférieur à celui des économies développées,
le marché consommateur progresse à mesure que
la richesse s’accroît, entraînant aussi le marché des entreprises.
Le potentiel de la région ne fait donc aucun doute.
Voilà pourquoi la Commission européenne soutient le déploiement
de « Business Cooperation Centres » dans divers
pays d’Asie. Ces organisations de soutien au développement
des affaires peuvent guider les entreprises européennes
dans leurs recherches d’information sur le marché, diffuser
des informations de base sur l’environnement économique
local et aider les sociétés à identifier des partenaires locaux.
Elles effectuent aussi des études de marché sectorielles.
Enterprise Europe Network, dont BECI fait partie,
dispose ainsi de relais au Cambodge, en Chine, en Corée du
Sud, en Indonésie, au Laos, en Birmanie, aux Philippines et
au Sri Lanka.
Focus sur l’Asie du Sud-Est
Plusieurs de ces pays font partie de l’Asean (l’Association
des nations d’Asie du Sud-Est) ; une organisation régionale
à but économique et politique que l’on qualifie parfois
« d’UE asiatique » – quoique la comparaison soit abusive.
L’Asean, qui regroupe dix pays (Birmanie, Brunei, Cambodge,
Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour,
Thaïlande, Vietnam), totalise 600 millions d’habitants (près
de 10 % de la population mondiale) et un PIB de 2.500 milliards
de dollars (le PIB par habitant y a pratiquement doublé
en dix ans). S’il s’agissait d’un seul pays, l’Asean serait
la 7e
puissance économique mondiale.
L’Asean dans son ensemble représente le 3e
partenaire
commercial de l’UE (après les États-Unis et la Chine), avec
plus de 246 milliards d’euros d’échanges en 2014. L’UE, de
son côté, est le 2e
partenaire commercial de l’Asean après la
Chine, représentant environ 13 % du commerce de la zone.
Elle y est de loin le plus gros investisseur, avec 22 % du total
des flux d’investissements étrangers directs dans la région.
En moyenne, les entreprises européennes y ont investi 19
milliards d’euros par an (2012-2014)2
.
L’Indonésie (ci-dessus, Djakarta) : l’une
des destinations business de l’Asie.
Les principales exportations de l’UE vers l’Asean sont les
produits chimiques, les machines et le matériel de transport.
En sens inverse, l’UE importe des machines et du
matériel de transport, des produits agricoles ainsi que
des textiles et des vêtements en provenance de l’Asean. En
outre, la région présente de gros besoin de développement,
notamment en matière de réseaux IT et d’infrastructures
de transport.
Des accords de libre-échange sont en voie d’élaboration
entre l’UE et plusieurs de ces pays. Depuis 2010, des négociations
ont été lancées avec la Malaisie, la Thaïlande
les Philippines et l’Indonésie. Elles ont déjà été finalisées
avec Singapour (en 2014) et le Vietnam (en 2015). Des
négociations pour un accord de protection des investissements
sont également en cours avec la Birmanie. Autant
d’éléments qui devraient permettre de doper les échanges
économiques avec cette région. ●
Asian Day, le 14 juin chez BECI
Informez-vous sur les opportunités d’affaires et
l’approche des marchés asiatiques lors de l’Asian
Day. Les représentants des Business Cooperation
Centres de Birmanie, du Cambodge, de Chine, de
Corée du Sud, d’Indonésie, du Laos, des Philippines
et du Sri Lanka seront présents, pour un séminaire
en matinée et des rencontres individuelles
l’après-midi.
Info : Jean-Philippe Mergen, tél. 02 210 01 77 –
jpm@beci.be.
12
BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
1. Chiffres de la Banque mondiale
2. Source : market access database
© Thinkstock
׉	 7cassandra://FSNIiwnG7jXWP2Kn5Q-RBEJ65vZprPwPIZxuodLTz4Q`̵ Y 䰃=qu׉E-Panneaux photovoltaïques : de nouvelles
possibilités s’offrent aux entreprises !
Les panneaux photovoltaïques
coûtent de moins en moins
cher et en placer offre
une belle opportunité aux
entreprises de stabiliser
partiellement le prix de leur
consommation énergétique.
C’est pourquoi ENGIE
Electrabel lance de nouvelles
offres pour leur permettre de
profiter pleinement du soleil…
comme une formule en tiers
investisseur.
Comment fonctionne
la formule du tiers
investisseur ?
« ENGIE SUN4BUSINESS s’occupe de
tout, détaille Françoise Sotiau, Project
Manager Distributed Generation B2B
chez ENGIE Electrabel. Nous investissons
la somme nécessaire à l’achat du
matériel, la construction et l’installation
des panneaux photovoltaïques.
Nous assurons aussi la maintenance,
faisons les demandes de subsides et
de certificats verts en fonction des
réglementations régionales et prenons
en charge tous les aspects juridiques.
»
Concrètement, cela signifie que l’entreprise
n’investit pas le moindre
centime dans l’installation des panneaux
photovoltaïques. Elle peut ainsi
conserver son capital et le consacrer à
sa croissance pendant que sa facture
d’électricité diminue ! Cette diminution
s’explique par le fait qu’ENGIE SUN4BUSINESS
conserve, pendant toute
la durée du contrat, un droit sur les
toits où sont installés les panneaux
et revend l’électricité produite à l’entreprise
pour un prix inférieur à celui
du marché (voir tableau). Par contre,
l’entreprise devient propriétaire de
l’installation à la fin du contrat. « Cela
permet à l’entreprise de générer encore
plus de bénéfices à ce moment-là,
car l’électricité produite ne lui coûtera
presque plus rien à l’exception des
frais de maintenance des panneaux »,
souligne Françoise Sotiau. Et de
conclure : « ENGIE Electrabel propose
par ailleurs à l’entreprise de réinjecter
l’électricité non consommée sur le réseau.
Étant donné la qualité des installations
actuelles, l’entreprise pourra
donc utiliser ses panneaux pendant
une quinzaine d’années exclusivement
pour son propre profit. »
Afin d’être rentable pour les deux parties,
le projet doit respecter une série
de critères propres au modèle du tiers
investisseur comme une taille minimum
pour l’installation, un certain prix
payé actuellement pour l’électricité
par l’entreprise ou encore sa consommation
électrique. L’implantation
joue également un rôle prépondérant
comme critère d’éligibilité à la formule
du tiers investisseur. Et pour cause, les
aides à l’investissement proposées par
les autorités régionales sont essentielles
pour assurer la rentabilité de
l’installation en fonction des caractéristiques
techniques.
Intéressé ?
Vous souhaitez installer des panneaux
photovoltaïques et aimeriez
connaître les différentes possibilités
pour votre entreprise ? Rendez-vous
sur la page www.engie-electrabel.
be/contactB2B ou envoyez-nous un
e-mail à l’adresse sun4business@engie.com.
Nous analyserons ensemble
et sans engagement les possibilités
pour permettre à votre entreprise
de profiter elle aussi des rayons du
soleil.
Panneaux photovoltaïques : une formule rentable
Wallonie (1)
Bruxelles
Taille
Investissement de départ
Panneaux propriété
de l’entreprise
Certificats verts
Économie grâce
à la production locale
d’électricité
Investissement
rentabilisé (2)
230 x 2,4 x 65 €
= 35 880 €/an pdt 10 ans
230 x 115 €/MWh
= 26 450 €/an
hors frais d’exploitation
et d’entretien
5 ans
Investissement propre
250 kWc
275 000 €
Tiers investisseur
250 kWc
0 €
Après 10 ans
Perçus par le
tiers investisseur
230 x 100€/MWh
= 23 000 €/an
Pas d’investissement
initial, économies dès
la 1re
année
Investissement propre
250 kWc
275 000 €
230 x 1,53 x 65 €
= 22 873 €/an pdt 10 ans
230 x 115 €/MWh
= 26 450 €/an
hors frais d’exploitation
et d’entretien
6 à 7 ans
Tiers investisseur
250 kWc
0 €
Après 10 ans
Perçus par le
tiers investisseur
230 x 30 €/MWh
= 6 900 €/an pdt les
10 premières années
Pas d’investissement
initial, économies
dès la 1re
année
750 000 €
675 x 39,33 €
= 35 880 €/an pdt 15 ans
675 x 115 €/MWh
= 77 625 €/an
hors frais d’exploitation
et d’entretien
8 ans
Flandre
Investissement propre
750 kWc
Tiers investisseur
750 kWc
0 €
Après 15 ans
Perçus par le
tiers investisseur
675 x 15€/MWh
= 10 125 €/an
Pas d’investissement
initial, économies
dès la 1re
année
(1) A partir de 1/7/2017, le coefficient des certificats est revu à la baisse, de 2 à 1,53 pour une installation de 250 kWc. Nous avons tenu compte de ce nouveau coefficient dans ce tableau. Afin de pouvoir encore bénéficier de l’ancien régime
de support, la réservation des certificats verts de votre projet doit se faire avant le 30/6/2017. (2) En cas d’autoconsommation à 100%, et sur base d’un prix de l’électricité de 115 €/MWh. Les prix repris dans le tableau ci-dessus ont une valeur
exclusivement indicative et sont susceptibles de varier en fonction des caractéristiques spécifiques de chaque installation.
׉	 7cassandra://IvCaE2BffzsVpfuRaB8jMpZk0s47fKdX_Yt_2T1JgE8`̵ Y 䰃=quY 䰃=qu#בCט   u׉׉	 7cassandra://Xuph-LqHZa6ww-Uih-R8lBQzs3bQbFKXc_X6npfUkAM ` ׉	 7cassandra://vMGimkeN8KaW97C0CCweU8wn51PJQmgVaaSACLzGEP4iS`S׉	 7cassandra://bTZq1KVHt_70bLERBTM8zVjSI8y42nvM89PMBfQOWm0`̵ ׉	 7cassandra://6V-4imYsbYxsufZ4Y1CpjCx7oGjTWWb2u8qNyDqyJ0I͉I	~͠Y 䰃=quט  u׉׉	 7cassandra://_f1SULJU5ZUurVviEV_NKwYwHUOa5duHl1oGxwTdWy8 `׉	 7cassandra://U87cst0rRK89G8aL1AZ9HXJN5GxsYQLKD9WXg6rKNuorM`S׉	 7cassandra://k0_5Gxin1WConq3D_8RBd1lLomPJ6lRXxFTxOdLt8AQ$W`̵ ׉	 7cassandra://1hXDP029idexrMMJC9n4BLM3qtEfWIyMNw_jAOAKpEo"͠Y 䰃=quנY 䰃=qv? l6Z9ׁHmailto:nao@beci.beׁׁЈנY 䰃=qv; _[9ׁHhttp://www.beci.be/ׁׁЈ׉EINTERNATIONAL
PAIEMENTS INTERNATIONAUX
Bien choisir pour limiter les risques
Les transactions internationales sont exposées à des risques croissants. Plus que
jamais, l’analyse de l’environnement juridique, financier et commercial est nécessaire.
Les moyens de paiement et de couverture des risques les plus sécurisés reviennent
en force. Dans tous les cas, ces moyens doivent être adaptés à la situation
économique des clients et des pays-cibles1
.
F
ranchir les frontières pour augmenter ses ventes
présente certains risques, d’autant plus grands
lorsqu’il s’agit d’un nouveau partenaire à l’international.
Cela suscite de l’incertitude quant au moment
auquel les paiements sont effectués entre le vendeur et
l’acheteur étranger. L’exportateur voudra recevoir le paiement
(total ou partiel) le plus tôt possible, de préférence
dès que les produits sont commandés ou avant qu’ils soient
envoyés à l’importateur. Ce dernier voudra recevoir la marchandise
le plus vite possible en retardant le paiement le
plus tard possible, de préférence après que les produits
aient été revendus. Il est donc très important que toutes les
parties s’accordent sur un moyen de paiement dès avant
la commande. Nous vous présentons brièvement les différents
instruments de paiement que sont le virement bancaire,
le chèque, les traites (lettre de change, billet à ordre)
et le crédit documentaire.
Le virement : Largement connu, il consiste en un transfert
d’un compte local vers un compte à l’étranger, libellé
en euros ou en devises étrangères, pour peu que le compte
du donneur d’ordre (l’acheteur) soit provisionné. Le virement
bancaire s’adresse à toutes les entreprises, sans distinction
de taille ou de secteur.
Le chèque : Le tireur, titulaire d’un compte, donne à son
banquier l’ordre de payer, à vue et sur présentation du
chèque émis en monnaie locale ou en devises, la somme
mentionnée au bénéficiaire du chèque ou au porteur de celui-ci.
Il peut être émis en monnaie locale ou en devises en
fonction des besoins. Le chèque s’adresse à toutes les entreprises,
sans distinction de taille ou de secteur.
Les traites : En commerce international, les traites sont
essentiellement utilisées pour matérialiser les délais de
paiement accordés par le vendeur à l’acheteur, conformément
aux contrats commerciaux préalablement signés.
Parmi les traites, il faut distinguer deux instruments ayant
la même valeur commerciale, mais comportant quelques
différences essentiellement au niveau de l’émission, de
l’acceptation et de la chronologie des évènements :
• Le billet à ordre : Engagement inconditionnel de l’acheteur
de payer une certaine somme au vendeur à une date
fixée ;
• La lettre de change : Engagement inconditionnel émis
(tiré) par le vendeur, instruisant l’acheteur de payer une
certaine somme à une date fixée.
14
BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
Le crédit documentaire : Également appelé Lettre de
Crédit ou L/C, le crédit documentaire est à la fois un instrument
et une garantie de paiement. Il s’agit d’un engagement
irrévocable de la banque du donneur d’ordre (l’acheteur),
connue sous le nom de banque émettrice, en faveur
du vendeur, d’honorer une présentation conforme. Par
nature, il s’agit d’une transaction indépendante et distincte
de la vente ou de tout autre contrat qui peut en former la
base. Les banques n’ont en outre à considérer que des documents
et n’examinent pas les marchandises, services ou
prestations auxquels les documents peuvent se rapporter.
Pour plus d’information sur les moyens de paiement
et les garanties bancaires, mais aussi sur de
nombreux autres sujets liés au commerce international
(études de marché, contrats, gestion des risques,
douanes…), consultez les fiches thématiques de notre Export
Toolbox, gratuitement disponible sur www.beci.be/
international/j_exporte/guide_de_l_export/. ●
Pour aller plus loin, venez partager votre pratique et
vous inspirer des expériences d’autres entreprises.
Notre partenaire BNP Paribas Fortis vous aiguillera
sur les bonnes pratiques à adopter autour d’un
lunch, ce 19 mai de 11h30 à 14h chez BECI.
Contact : Nastasja Otte, International Trade Advisor
BECI ; nao@beci.be, tél. +32 2 563 68 54
1. Le présent article est basé sur la fiche thématique « paiements internationaux » de notre Export Toolbox, réalisée par notre partenaire BNP Paribas Fortis.
׉	 7cassandra://bTZq1KVHt_70bLERBTM8zVjSI8y42nvM89PMBfQOWm0`̵ Y 䰃=qu׉E&Le Groupe
Europcar
a dévoilé un tout nouveau concept d’agence illustrant
sa stratégie sur les solutions de nouvelles mobilités
un environnement en lien avec le territoire de la marque Europcar®
autour « du plaisir » et de ses valeurs de marque :
l’empathie, la simplicité, l’innovation et la confiance.
Au sein de cette agence nouvelle génération, le Groupe
Europcar s’est appuyé sur la force d’innovation de son
Lab pour imaginer des solutions répondant à de multiples
besoins locatifs et d’autopartage, journaliers ou occasionnels.
Par exemple, il est possible de réserver un véhicule
traditionnel ou électrique, de prendre un véhicule en auto
partage avec Ubeeqo, une filiale du Groupe Europcar, ou
bien encore de louer un Scooter avec Scooty, une start up
Belge mettant à disposition des scooters électriques, partenaire
d’Europcar Belgique.
Le Groupe Europcar, leader de la location de véhicules
en Europe et acteur majeur de la mobilité,
a inauguré le mois dernier un nouveau concept
d’agence de mobilité. Plateforme multimodale
unique en son genre, celle-ci se veut l’illustration de
l’ambition du groupe de devenir un leader mondial
des solutions de mobilités.
Elle préfigure également du déploiement à venir du
réseau sur la base d’agences plaçant le digital au
cœur de l’expérience client, couplé à des services
flexibles, innovants et adaptés aux besoins de nouvelles
mobilités dans les grandes métropoles.
En lien avec la forte pénétration des smartphones dans le parcours
d’achat des clients, la station dispose de bornes digitales
jouant un rôle clé dans la proximité avec le client. Elles
permettent d’accéder rapidement à la fois à des informations
pratiques mais également d’être orienté vers un interlocuteur
dédié en fonction de sa demande, offrant une qualité de service
et un gain de temps précieux pour le client.
Le nouveau concept propose un espace beaucoup plus intuitif
pour offrir aux clients une expérience mémorable et renforcer
leur relation avec la marque Europcar®. Il se déploiera progressivement
dans l’ensemble du réseau Europcar, créant ainsi
Enfin, le design aux lignes dynamiques, et l’aménagement
de la station ont été entièrement créés pour offrir un cadre
cosy et soigné, décliné dans le code couleur de la marque.
Une attention particulière a également été apportée au
confort des clients en mettant par exemple à disposition
des sièges de petites tailles pour les enfants.
« A travers ce nouveau concept d’agence à Bruxelles, notre
groupe réaffirme sa volonté de proposer à nos clients une
expérience de qualité, à la fois dans le parcours client mais
également dans les solutions de mobilité proposées. Notre
objectif est de déployer à moyen terme ce concept de stations
dans des lieux stratégiques tels que des aéroports,
des gares ou dans de grandes métropoles européennes
afin de mieux répondre aux besoins de nos clients.» a déclaré
Fabrizio Ruggiero, Directeur Général Ventes, Marketing,
Clients & InterRent du Groupe Europcar.
׉	 7cassandra://k0_5Gxin1WConq3D_8RBd1lLomPJ6lRXxFTxOdLt8AQ$W`̵ Y 䰃=quY 䰃=qu#בCט   u׉׉	 7cassandra://XJ-sWXkar1bNkrEObaFnLzRHPi1-2o0WGcc0B7184Aw `׉	 7cassandra://x40DPrZYdcn9XhCyJwUZ3CTD-9rnWG5XSv--bVZg2gQb`S׉	 7cassandra://BiEMBKP2LgjlTywiESdWF9e0Bgs9h9edCQErRRi3Lm8`̵ ׉	 7cassandra://DpEjgCbeWncFtle-cftXAsduK377K2HGZs9y7Zcm5K4H͠Y 䰃=quט  u׉׉	 7cassandra://lL95XOleI66eWG_y6bqsH8moffQ-6C2xNSwsBTuB2Lk I` ׉	 7cassandra://h94Pq-AwmdFz8DiDpP11XrmH6-wCu-lRqpx2VaZo5Yse`S׉	 7cassandra://8CnqFcTXnLYL0hHKjBb8HK2vlhQd-biNBL52t4Zx0YM`̵ ׉	 7cassandra://R9Jp_07kiqIftHVW3kcuS2arqktQIXp-HBrpypcfhjA͘h͠Y 䰃=quנY 䰃=qv8 /+9ׁH  http://www.lejdd.fr/Economie/LesׁׁЈנY 䰃=qv7 %e
9ׁHhttp://travail-emploi.gouv.frׁׁЈנY 䰃=qv5 
9ׁHhttp://ifr.orgׁׁЈ׉E0FINANCER L’ENTREPRISE
L’automatisation va-t-elle libérer l’homme
du travail?
Étymologie du mot travail : Tripalium, instrument de torture et de punition des esclaves.
Pas vraiment la santé… Grâce à l’outil puis à la machine, notre incessante
tentative de maîtrise du monde s’est affranchie de pénibilités dont nous n’avons
sans doute plus idée, dans nos sociétés riches du moins ; mais pas du travail qui,
paradoxalement, a crû grâce à l’automatisation. Liberté, no future ? Didier Dekeyser
Robotique, robots et automatisation
Au 19e
siècle, à l’aube de la révolution industrielle qu’instaure
la machine, l’économiste Jean Baptiste Say note que
le principal argument contre le progrès est inconsistant :
« Lorsqu’une nouvelle machine, ou en général un procédé
expéditif quelconque, remplace un travail humain
déjà en activité, une partie des bras industrieux dont le
service est utilement suppléé, demeurent momentanément
sans ouvrage. Et l’on a tiré de là des arguments
assez graves contre l’emploi des machines (…) [mais]
on ne peut établir des machines sans beaucoup de travaux
qui procurent de l’ouvrage aux gens laborieux dont
elles peuvent détruire les occupations (…) [par ailleurs]
… la multiplication d’un produit en fait baisser le prix : le
bon marché en étend l’usage ; et sa production, quoique
devenue plus expéditive, ne tarde pas à occuper plus de
travailleurs qu’auparavant. »
Et l’avenir lui a donné raison. L’imprimerie, par exemple,
a sacrifié des milliers d’artisans au gré de ses développements,
mais a créé un des secteurs d’activité qui occupe
aujourd’hui de façon directe ou indirecte des dizaines de
millions de personnes à travers le monde tous métiers
confondus. De fait, l’histoire cite diverses expériences
d’abaissement de la pénibilité du travail et de nombreux
exemples de création massive d’emplois grâce à la technique
et non le contraire.
1. ifr.org
Toujours plus d’emplois !
C’est une telle perspective historique qui fait dire à l’International
Federation of Robotics1
que les 1,3 million
de robots industriels supplémentaires qui entreront en
service d’ici 2018 créeront à la fois une croissance du
profit pour les entreprises et une croissance du nombre
d’emplois.
Agoria, la Fédération de l’industrie technologique de Belgique,
va dans ce sens, comme nous le dit son CEO Marc
Lambotte : « Les pays qui robotisent et automatisent
rapidement progressent en termes d’emploi. Le secteur
de l’automatisation dans notre pays croît chaque année
et crée de nouveaux emplois. Les entreprises qui investissent
dans l’automatisation sont plus compétitives et
plus productives. L’automatisation permet d’endiguer les
16 BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
© Reporters
© Thinkstock
׉	 7cassandra://BiEMBKP2LgjlTywiESdWF9e0Bgs9h9edCQErRRi3Lm8`̵ Y 䰃=qu׉EMarc Lambotte : « l’automatisation
crée de nouveaux emplois. »
coûts salariaux trop élevés : au lieu d’être délocalisée,
l’usine reste dans notre pays et peut, grâce aux solutions
d’automatisation, répondre de manière plus flexible aux
demandes des clients locaux et devient surtout sensiblement
plus productive. Des emplois disparaissent aussi à
cause de l’innovation technologique. Dans le passé, ma
mère a travaillé dans un lavoir. Puis, la machine à laver
est arrivée sur le marché et elle a trouvé un autre emploi.
Nous pourrions qualifier une telle évolution de technologie
disruptive. Aujourd’hui encore, nous observons les
(r)évolutions technologiques avec anxiété. Prenons
l’exemple des ‘self driving technologies’ : dans le secteur
des transports, de nombreuses personnes perdraient leur
emploi à cause de ces technologies. En fait, on va pouvoir
rouler beaucoup plus et donc fournir davantage de services.
De nouvelles opportunités et fonctions vont graviter
autour de ces services. Les nouvelles technologies sont
source de progrès et de nouvelles activités, et donc aussi
de nouveaux emplois. À titre d’exemple, sachez que les
16 entreprises belges que nous venons de récompenser
pour avoir mené à bien leur transformation numérique
ont vu leur personnel augmenter de 11 % ! »
Toujours plus d’emplois?
Des budgets « recherches et développements » et des
investissements privés conséquents dans la robotisation
devraient participer significativement à la croissance
pendant les années à venir, tout comme les gains de
productivité que promet l’abaissement du coût marginal
de production ; et jusqu’à présent, croissance rime avec
emploi. Des avis discordants s’expriment cependant quant
à la survenance d’un avenir si radieux.
D’aucuns relèvent d’un scepticisme attentiste face à ce
qu’ils estiment trop beau ou trop enjolivé pour être accepté
comptant : « (…) les chiffres publiés sur la création d’emplois
liée au numérique ont été fournis par des cabinets
privés s’appuyant sur des données transmises par des
fédérations ou des associations professionnelles de la
filière. L’absence de validation par la statistique publique
ainsi que des interrogations soulevées sur les méthodes
de calcul ont pu donner lieu à des contestations. »2
La densité moyenne de robots industriels dans le
monde est de 66 unités par 10.000 emplois. Les
disparités importantes donnent une idée de la progression
possible pour certains pays sans même
qu’il y ait une avancée technologique ; avec celleci,
par contre, cette moyenne pourrait rapidement
évoluer. (Source : ifr.org, chiffres 2014)
D’autres, plus radicaux, dessinent une ère numérique
qui ne portera qu’une faible croissance et, surtout, sera
à terme destructrice nette d’emplois. Ainsi, le Cabinet de
conseil Roland Berger annonce un impact négatif dans
pratiquement tous les secteurs où la robotique et l’automatisation
vont faire leur entrée, les nouvelles tâches liées
au numérique ne compensant qu’une perte d’emploi sur
six, dont une part ne sera qu’à faible valeur ajoutée car
dédiée à la maintenance technologique : « La robotisation
pourrait être aux cols blancs ce que la mondialisation fut
aux cols bleus. Elle va toucher les classes moyennes, y
compris les classes moyennes supérieures, c’est-à-dire
certaines professions intellectuelles, dont on va pouvoir
automatiser certaines tâches, comme les comptables, les
juristes, les journalistes… La machine saura faire sans
l’homme à très court terme. » 3
Un responsable d’un grand garage bruxellois : « On
assiste à la disparation de la plupart des garages
car la conception des voitures a changé : grâce
à leurs machines-outils extrêmement efficaces,
les constructeurs produisent des voitures de bien
meilleure qualité qu’autrefois. On ne tombe pratiquement
plus en panne de nos jours – les constructeurs
pourraient même faire en sorte qu’une voiture
ne tombe plus du tout en panne – et si c’est
le cas, l’intervention consiste de plus en plus à
changer une partie spécifique de la mécanique
plutôt que de réparer la panne comme on le faisait
autrefois. Il est clair que le constructeur prélève
le revenu que le garagiste avait autrefois sur la
réparation et se l’accorde sur la vente de la pièce
détachée. On peut imaginer qu’à l’avenir, il n’y ait
plus de garagistes du tout mais que les véhicules
seront rapatriés sur des chaînes de (re)montage
où la pièce sera changée par une machine-outil.
Alors, oui, il y a des nouveaux rôles à pourvoir chez
les constructeurs, mais voyez combien de garages
subsistent en Région bruxelloise… »
2. Michel Sapin, http://travail-emploi.gouv.fr, le 15 janvier 2014
3. Charles-Édouard Bouée « Confucius et les automates » et Hakim El Karoui, http://www.lejdd.fr/Economie/Les-robots-vont-ils-tuer-la-classe-moyenne-696622
4. Voir Financial Times 18/03/2017 Robot chefs battle for place on $783bn menu
17
R.A.
׉	 7cassandra://8CnqFcTXnLYL0hHKjBb8HK2vlhQd-biNBL52t4Zx0YM`̵ Y 䰃=quY 䰃=qu#בCט   u׉׉	 7cassandra://CQ0ZqiGIoqn6zPW5hYVouTVmoGLEkUv47ZOYq9_kz-o ]`׉	 7cassandra://NN2EWojfN6z72GnNPlLgbEA41akBTzIGFoJyOuvzNmQxj`S׉	 7cassandra://Ra3KVE6THMKLtHaf7jlXZOfs52DEI-NzxrBNlf5PSIs&`̵ ׉	 7cassandra://tgzG6YaB4nVmb7FvqIUw85rbzhfhRX1DGLxC0u6mz4M /:͠Y 䰃=quט  u׉׉	 7cassandra://wRdU9s0INW95rwDZFs3DQNmiENVG0MJWHCLKrLVeAZ0 u`׉	 7cassandra://PmwqLs51-bge7iFsVpaj8tvlExdB8q1rci_hnlXhwVol*`S׉	 7cassandra://7MzWyEV-D2-SFlEVZDUbDCs4dI8-annvYrpSAGmZ9BY$%`̵ ׉	 7cassandra://3cnDd4HUVEd78mbF7tlT-F8rb4fAwz9bfOrsa9fYXU4hf͠Y 䰃=quנY 䰃=qv@ 9ׁHhttp://www.multiburo.comׁׁЈ׉E
de chaîne de montage4
, que des sociétés de logistique,
américaines également, testent aujourd’hui les premiers
camions sans conducteur, menaçant à court terme plus
de 3 millions d’emplois, etc.
Du paradigme de l’emploi au paradigme de
l’activité
Un monde politique focalisé sur le critère du taux d’emploi
comme mesure de la performance d’une économie
(et donc sur la résurrection d’emplois structurellement
disparus) ne semble pas de se poser les questions qui
vivifient les grands débats du jour : comment redistribuer
la richesse si un travail raréfié ne permet plus à tous
d’en être récompensés ? Que faire faire à l’Homo-Faber
libéré du travail ?
Et si remplacer un coût de travail humain par une valeur
d’amortissement de machine ou de programme est
l’essence de ces nouveaux gains de productivité, on peut
s’attendre à ce que les métiers où la main d’œuvre est
nombreuse et productrice d’une faible valeur ajoutée
soient les cibles privilégiées de l’automatisation. C’est
dans ce contexte que les banques ont remplacé depuis
longtemps leurs guichetiers par nous-mêmes (qui payons
en plus le service que nous nous rendons); que les supermarchés
testent le passage du modèle « self scan »
au modèle sans caisse ni caissières; que des chaînes de
restauration américaines occupant des millions de travailleurs
remplacent progressivement leur personnel de
cuisine par des robots semblables à des machines-outils
À l’heure où l’on sort progressivement du paradigme du
salariat, c’est pourtant le moment de s’y intéresser si
l’on ne souhaite pas que celui qui le remplacera soit ce
travail atomisé qui émerge aujourd’hui, mais bien celui
d’une nouvelle économie où tous travaillent moins,
exercent un emploi et des activités épanouissantes et où
les plus-values technologiques sont partagées. Le débat
de la redistribution de richesses s’amorce toutefois avec,
par exemple, la question du revenu universel proposé en
France par Benoît Hamon, ou les réactions à la suggestion
(iconoclaste dans son chef !) de Bill Gates de taxer
les robots. Par contre, le débat du temps libéré est lui
inexistant. Impensable ou tabou ? ●
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׉	 7cassandra://Ra3KVE6THMKLtHaf7jlXZOfs52DEI-NzxrBNlf5PSIs&`̵ Y 䰃=qu׉E9L’avis de François De Smet,
Docteur en philosophie
de l’Université Libre de
Bruxelles
Trouvez
l’espace
qu’il vous faut !
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François de Smet : « Rien à la place
du travail ? Impossible ! »
« La libération par la machine demeurera un paradoxe
si le profit généré par cette mutation prive l’homme
du revenu qu’il retirait de sa tâche. De là sans doute
les appels au revenu universel que l’on entend ci et
là et qui anticipent ce développement.
À nouvelle forme de travail, nouvelle redistribution
des richesses produites, d’autant plus justifiée que
tout le monde ne pourra acquérir ou exercer les compétences
requises dans un secteur qui sera uniqueRien
à la place du travail ?
Impossible !
ment tertiaire ; justifiée également par le fait que certaines
des plus puissantes entreprises d’aujourd’hui
ne produisent pas de biens matériels et se contentent
de nous mettre en réseau. Google, Facebook, Uber…
sont essentiellement des algorithmes intermédiaires
: aucune création d’objet, aucune production et très
peu d’emplois au regard de leur chiffre d’affaires.
L’automatisation ne peut pas pérenniser l’état actuel
des écarts de richesse où d’aucuns doivent se
contenter d’un revenu de survie tandis que d’autres
bénéficient de rémunérations si excessives que le désir
de les accroître encore ne peut plus apparaître que
comme la recherche d’un score social… Par ailleurs,
une dimension fondamentale de l’être humain doit
être rencontrée : l’homme se valorise de son impact
sur le monde, de son utilité sociale, source de l’estime
de soi. Si le travail venait à disparaître, quid de la satisfaction
de ce besoin ? Si la société ne la rencontre
pas, l’homme la cherchera ailleurs, comme ces gens
qui s’engagent dans les plus mauvaises causes. Rien
à la place du travail ? Impossible ! »
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une attente des jeunes collaborateurs.
L’ÉCONOMIE DU BONHEUR
Nouveaux modes de travail : quel intérêt
pour l’entreprise ?
La révolution numérique est une formidable opportunité de transformation pour les
entreprises et en particulier dans les modes de travail. Temps partiel, télétravail,
travail décentralisé, horaires flexibles… : accompagner ces évolutions peut devenir
un puissant levier de compétitivité. Notre enquête.
Gaëlle Hoogsteyn
L
a capacité à accéder à l’information
en temps réel, à être
connecté sans contrainte de
lieu, de temps ou d’équipement (ce
que l’on appelle « any time, anywhere,
any device ») offre au salarié une liberté
de mouvement inédite et des
opportunités de collaboration. Cela
se traduit par de nouveaux modes de
travail qui profitent tant aux individus
qu’à l’entreprise.
La révolution numérique a un effet
sur les attentes des individus, tant les
clients que les salariés. Les clients
veulent de la connectivité, de la personnalisation
et de l’interaction. Les
collaborateurs, eux, souhaitent généralement
plus de flexibilité. « Chaque
entreprise, chaque métier, a des besoins
spécifiques et peut trouver des
solutions digitales innovantes pour
atteindre ses objectifs de productivité,
de proximité avec ses clients, de
profitabilité et de satisfaction des collaborateurs
», explique Loïc Vanhove,
consultant chez Retis.
Productivité accrue
D’après une enquête menée par
Orange, les entreprises européennes
estiment que l’évolution numérique
des modes de travail améliore le service
client (pour 83 % d’entre elles) et
impacte la satisfaction – et dès lors
20 BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
la productivité – des collaborateurs
(79 %)1
. Le télétravail permettrait en
effet aux salariés d’être plus efficaces.
« Au bureau, souvent aménagé en open
space, le salarié est plongé dans un
flot incessant de perturbations (mails,
réunions, téléphone…) qui le contraint
à fragmenter son activité. Chez lui, il
peut sortir du brouhaha et être davantage
concentré sur ses dossiers »,
assure Loïc Vanhove. Toujours selon
l’étude d’Orange, le gain de productivité
atteindrait en moyenne 22 %.
Ces nouvelles technologies constituent
aussi un moyen pour améliorer
la coopération et le partage d’informations
entre des individus géographiquement
dispersés. « Au sein
d’une équipe, la vidéoconférence, la
télé-présence et les fonctionnalités de
partage de documents sont utilisées
pour collaborer, en particulier quand
les salariés ne sont pas au même endroit
», assure Loïc Vanhove. Enfin, le
télétravail et les outils collaboratifs
sont une bonne alternative en cas de
grève des transports, de rendez-vous
de dernière minute, ou de déplacement
à l’étranger par exemple. « Toujours
équipé, le télétravailleur a accès
La vidéoconférence : une technologie
de partage qui s’est démocratisée.
1. Étude paneuropéenne menée par Orange Business Services en 2013 et étendue à mars 2014 dans 8
pays, via 60 entretiens en face à face, dix groupes de discussion avec participants et 1 862 interviews.
© Thinkstock
© Thinkstock
׉	 7cassandra://pt8dbFUZbrTMpf3thTTHDlipcqydjWUFAPAKkQikCCs`̵ Y 䰃=qu׉EQuelques chiffres
D’après une étude menée par Maïté Cupers, étudiante à Solvay, pour
la société Touring auprès de 48 compagnies :
• 32 % des répondants offrent la possibilité de faire du télétravail ;
• 24 % des horaires flexibles ;
• 12 % la possibilité de faire du coworking.
Le top 5 des principales motivations de l’entreprise sont :
1. Un meilleur taux de productivité et plus de concentration ;
2. Un meilleur équilibre vie privée/vie professionnelle ;
3. Une diminution des problèmes de mobilité ;
4. Une économie de temps et d’argent ;
5. Un taux de rétention des employés plus élevé.
Loïc Vanhove (Retis)
à toutes les applications et informations
nécessaires dont il a besoin à
l’instant T », poursuit-il. Cela se traduit
par une réponse plus rapide aux
besoins du client.
Les horaires flottants, de leur côté, ont
aussi leurs avantages. Les collaborateurs
sont responsables de leur emploi
du temps, permettant à l’employeur ou
au responsable RH de se concentrer
sur les priorités, sans perdre de temps
avec les demandes individuelles. Faire
pointer ses collaborateurs à l’aide d’un
badge est également un bon moyen
de repérer les collaborateurs qui n’en
feraient pas assez…
Une meilleure rétention et un
atout de recrutement
Ces modes de travail alternatifs ont
également un impact direct sur le bienêtre
du salarié. Offrir ce « confort »
à ses employés permet d’obtenir de
leur part plus de fidélité et d’engagement,
et diminue aussi le nombre de
burn-outs et de congés de maladie de
longue durée.
Pouvoir travailler de manière flexible
constitue également un point important
pour les jeunes : 96 % s’attendent
à avoir le choix quant à leur lieu de
travail et 83 % quant au moment où ils
travaillent. De nos jours, un bon salaire
ne suffit plus à la motivation de son
personnel. Même s’il représente encore
une donnée importante, le salaire
n’est plus le seul critère pour fidéliser
et encourager son personnel.
Réduction des coûts
« Bien sûr, s’équiper de ce type de
technologie a un coût, mais le retour
sur investissement peut se faire en
quelques mois. Certains outils sont
même gratuits. Si s’équiper permet
d’améliorer les processus internes et
d’augmenter la productivité, cela vaut
sans aucun doute la peine d’investir un
peu », explique Loïc Vanhove.
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L’un des postes sur lesquels les
nouvelles technologies permettent
d’économiser est celui des frais de
transport. Par ailleurs, le travail à
domicile permet aussi de diminuer la
surface de bureau nécessaire. Dans
le cas du travail décentralisé, les sites
de proximité peuvent partiellement se
substituer à des locaux chers dans les
quartiers d’affaires.
Les contrats à temps partiel sont aussi
intéressants car ils permettent d’aligner
le temps de travail sur l’activité
de l’entreprise. Depuis une vingtaine
d’années, la proportion des emplois
à temps partiel a fortement augmenté,
en particulier dans les pays
développés. On constate également
une volonté politique de faciliter, voire
d’encourager, cette forme d’emploi,
surtout dans les pays où le niveau du
chômage est très élevé.
La solution du futur ?
D’après notre expert, à long terme,
les sociétés vont devoir intégrer ce
genre de modes de travail et de technologies
pour rester dans le mouvement.
« Une société qui se lance
Gwenaelle Jacques, HR Manager – FEBIAC : « Depuis 2013, nous avons
installé un système de télétravail. Nos collaborateurs l’apprécient énormément
car cela leur apporte de la souplesse par rapport aux trajets, à leur
organisation familiale et personnelle. Nous constatons une hausse de sa
pratique d’année en année. En dehors de cela, cela leur permet également
d’avoir l’occasion de se concentrer sur certains dossiers particuliers et
d’être plus productifs. C’est donc une situation win-win pour tout le monde.
Jusqu’à présent nous autorisons un jour de télétravail par semaine, mais
il n’est pas impossible qu’à l’avenir nous élargissions ce mode de travail.
Nous pratiquons aussi les horaires flottants. Selon nous, ces différentes
mesures apportent une grande satisfaction à nos collaborateurs et leur
donne envie de rester fidèles et motivés. »
Caroline Jacod-Steyt, HR & Finance Manager – Progentis SA : « Nous
sommes de fervents adeptes du temps partiel dans tous ses états. Certaines
sociétés l’ont déjà compris, le temps partiel présente de réelles
opportunités d’embauche. Il aide à recruter des collaborateurs à haut
potentiel que l’on ne trouve pas ou plus difficilement à temps plein, et
souvent à moindre coût. Unisexe, envisageable à tout âge et modulable
selon chacun, le travail à temps partiel a de nombreux atouts. Il permet
un meilleur équilibre vie privée/professionnelle. Cette formule permet de
mieux gérer son temps tout en conciliant des perspectives de carrière. En
bonus : moins de stress et moins d’absentéisme. »
commence souvent avec des outils
basiques. Mais dès qu’elle grandit,
elle se rend compte que ceux-ci ne
répondent pas suffisamment à ses
besoins. Par ailleurs, sur le marché
du travail, on constate une réelle
demande de la part des postulants.
De plus en plus souvent, ce sont
les futurs employés qui posent les
conditions d’embauche. C’est ainsi
qu’on élit chaque année les ‘Top
Employers’, un label de qualité qui
renforce la notoriété des sociétés »
conclut Loïc Vanhove. ●
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tout pour le bureau, absolument tout !
Un environnement de travail stimulant, dans lequel chacun se sent bien, a indéniablement un impact
positif sur la créativité et la productivité des travailleurs. Pour cela l’aménagement des espaces et des
meubles ont un rôle non négligeable. De plus en plus d’entreprises se spécialisent dans l’analyse des
besoins physiques et psychologiques des travailleurs afin de concevoir du mobilier ergonomique
approprié.
‘ERGO TOP’, développé en étroite coopération avec
la Faculté d’ergonomie de l’Université de Munich,
offre une position assise active et dynamique
permettant un mouvement à 360°.
Quelle que soit la position adoptée, la colonne reste
toujours droite. Partant de l’idée du ballon de
gymnastique mais offrant plus d’avantages comme
la stabilité, le côté pratique et surtout beacoup plus
confortable.
POURQUOI L’ASSISE DYNAMIQUE ?
• Pour préserver la santé de la colonne vertébrale
et des disques intervertébraux
• Pour stimuler la circulation (retour du sang veineux)
• Pour assurer une activité à la bonne circulation du sang
• Pour contribuer à la bonne circulation du sang
TRAVAIL DYNAMIQUE
Etre assis trop longtemps peut engendrer certains
maux tels ceux liés au dos, à l’obésité, à un
ralentissement du métabolisme, le diabète, des
maladies coronaires et cardio-vasculaires. La
position assise prolongée aurait un effet négatif tant
sur la créativité que sur la productivité.
Tout espace de travail combinant les positions assise
et debout stimulent le mouvement et nous incitent à
plus marcher. Changer sa position de travail
engendre une meilleure combustion d’énergie et une
meilleure circulation sanguine. Le travail devient plus
dynamique, productif et efficace.
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L’ÉCONOMIE DU BONHEUR
Les entreprises réalisent la nécessité de conscientiser leurs collaborateurs au rôle
qu’ils jouent eux-mêmes dans leur bien-être au travail. La Vlerick Business School
a lancé un outil en ligne gratuit : Werken aan Welzijn (« Travailler à son bien-être »),
qui va dans ce sens.
Peter Van Dyck
L
e débat sur le bien-être au travail met souvent l’accent
sur le devoir de l’employeur. Pourtant, lorsque
l’année passée, Eva Degeyter et Sara De Hauw, chercheuses
auprès de la Vlerick Business School, ont présenté l’outil en
ligne gratuit Werken aan Welzijn, elles ont clairement souligné
les responsabilités partagées. Le travailleur peut, lui aussi,
contribuer à son bien-être. La loi en la matière impose depuis
1996 aux employeurs de veiller « en bon père de famille » sur
leur personnel. Cela ne résout pas tout, constate Eva Degeyter
: « À quoi bon équiper les bureaux de chaises ergonomiques,
si les collaborateurs persistent à adopter une mauvaise posture
assise ? Certaines initiatives resteront sans effet s’il n’y a
pas d’efforts du personnel. Il est donc impossible d’imputer
l’entière responsabilité à l’employeur ou à l’employé. »
Dirk Buyens, professeur en ressources humaines à la Vlerick
School, cite les nombreux débats sur le burnout pour
démontrer que l’employeur passe souvent pour le coupable
tout désigné. « Dans les faits, il s’avère que le burnout résulte
aussi, dans certains cas, de ce qui se passe dans la sphère
privée. Le bureau n’a pas le monopole des situations tendues.
Nous insistons sur l’importance de la facette mentale
dans le bien-être. L’employeur peut changer de nombreux
paramètres, mais il n’a pas d’influence sur l’attitude mentale
de ses collaborateurs. L’entreprise peut prendre toutes les
mesures imaginables, si le collaborateur ne lui emboîte pas
le pas, tout cela ne servira à rien. »
Miroir
L’outil en ligne Werken aan Welzijn a pour but de conscientiser
les travailleurs en leur montrant comment de petites
initiatives de leur part peuvent améliorer leur bien-être au
travail. On y trouve d’abord un baromètre : ce test permet
à chacun d’évaluer son niveau de bien-être. La liste de 19
questions réparties en trois domaines (aspects physiques,
mentaux et sociaux) ne prétend pas établir un diagnostic, mais
24 BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
fournir un miroir pour montrer la vérité en face. « Je viens
de répondre une fois de plus au questionnaire. Je pensais
me sentir raisonnablement bien, jusqu’au moment où j’ai
découvert mon score médiocre sur le plan physique », avoue
Eva Degeyter. « C’est une sonnette d’alarme. »
Si les tests révèlent des problèmes sérieux, les auteurs
conseillent de consulter un médecin. Dans les autres cas,
le travailleur peut prendre les choses en main lui-même, en
puisant dans une « inspiratiebox ». Cette source d’inspiration
propose une série d’exercices et des textes qui expliquent
certaines situations et prodiguent des conseils. Les outils se
répartissent en trois niveaux : la sensibilisation (des citations
et des exercices très courts), l’information (des petits films
d’animation explicatifs) et les aspects pratiques (des exercices
plus approfondis). Chacun y trouve ce qu’il lui faut. Même
ceux qui se sentent bien pourront y puiser des conseils utiles
(activités physiques, alimentation, relaxation, ergonomie). Sur
le plan mental, on y trouve des enseignements sur la pensée
positive, l’humour, l’épanouissement et la quête du sens.
Ce dont on peut parler
Le volet social se focalise sur l’équilibre entre travail et vie
privée, ainsi que sur les relations avec les collègues et le supérieur
hiérarchique. « Le principe est simple : le soutien social
que vous apporte l’environnement détermine ce que vous
serez capable d’encaisser », explique Dirk Buyens. « Nous
ne maîtrisons pas toujours notre volume de travail, mais si
nous nous sentons bien entourés, nous pouvons accomplir
beaucoup. Souvent, ce n’est pas ce volume de travail en tant
que tel qui pose problème, mais la perception que nous en
avons. Il est essentiel de pouvoir en parler avec les collègues
et le patron. Au moins, vous vous saurez écouté au moment
où vous perdez pied. »
Les personnes qui ont du mal à trouver l’équilibre entre
travail et vie privée ont également tout intérêt à établir une
communication efficace entre l’employeur et l’employé. «
© Thinkstock
׉	 7cassandra://PhxynTLDVtjsRk-mHfggrL7k4KDszfOvoIxUvFJWhpE`̵ Y 䰃=qu׉E=TOPIC
Une bonne démarche
consiste à chercher le
nœud du problème et
à convenir d’un code
de conduite », estime
Dirk Buyens. « Nous
travaillons aujourd’hui
sans limites de temps
et de lieu. Il est donc
utile de définir les comportements
à adopter
lorsque vous recevez par
exemple en soirée ou durant
le week-end un coup
de fil ou un e-mail professionnel.
Certaines entreprises mettent radicalement
leurs serveurs e-mail à l’arrêt à partir de 19 ou
20 h. D’autres sont moins extrêmes et permettent le trafic
e-mail en dehors des heures ouvrables, tout en acceptant que
les travailleurs ne consultent leurs e-mails que le lendemain
matin. Et puis, il y a de nombreuses solutions intermédiaires,
par exemple celle du chef qui adresse des e-mails à ses collaborateurs
durant le week-end, mais ne les expédie que le
lundi matin. Voilà quelques initiatives modestes mais importantes,
par lesquelles les employeurs s’efforcent d’instaurer
plus de clarté. »
Dirk Buyens (Vlerick Business School)
Votre mode
d’emploi !
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Vases communicants
Même si les trois domaines (aspects physiques, mentaux
et sociaux) sont en équilibre, le bien-être physique en est le
fondement. Exemple : la pensée positive, c’est bel et bien,
mais avec de fréquents maux de tête, elle est difficile à mettre
en pratique. « Une littérature abondante insiste sur ‘un esprit
sain dans un corps sain’ et sur la nature sociale de l’être
humain », explique le professeur Buyens. « Or, en cas de
problèmes dans un des trois domaines, il y aura un impact
sur les deux autres. Un problème de santé influencera incontestablement
mon bien-être mental et social. Si je perds mon
emploi ou que je suis en conflit avec mon patron, j’en subis
les conséquences mentales et physiques. C’est le principe
des vases communicants. »
Eva Degeyter est intimement convaincue que le bonheur au
travail, cela s’exerce. Le site web présente d’ailleurs des techniques
simples. « Des petites choses élémentaires du style :
prenez plus souvent l’escalier que l’ascenseur », explique Mme
Degeyter, qui travaille actuellement chez CuteSolutions, qui
propose des programmes d’entraînement. « Les réunions
promenades font merveille. Les bureaux de CuteSolutions sont
situés à la Watersportbaan, à Gand. Nous nous promenons
donc régulièrement au bord de l’eau lors de nos discussions.
Cela augmente la créativité. »
Elle est devenue une inconditionnelle du ‘gratitude diary’,
fondé sur les idées de Shawn Achor, l’auteur de The Happiness
Advantage. « Ce journal de bord vous invite à réfléchir tous
les jours, pendant plusieurs semaines, à tout ce qui suscite
votre gratitude et votre contentement. Cet exercice vous rend
plus attentif aux aspects positifs de votre environnement. Au
bout d’un temps, vous verrez davantage d’opportunités et
vous oserez plus aisément les saisir. L’exercice vous permet
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comportements des autres. »
Prendre soin de soi
L’outil en ligne est destiné à des travailleurs individuels, mais
la Vlerick School a déjà reçu des demandes d’entreprises
intéressées à copier le système sur leur intranet. Eva Degeyter,
qui donne des formations sur le stress et l’énergie,
constate que la notion de bien-être reçoit une attention toute
particulière dans le monde de l’entreprise. Elle cite une belle
initiative de Proximus : avant d’entamer une réunion, on se
penche sur les émotions des participants. « Il est bon de
savoir que quelqu’un est par exemple terriblement stressé,
dans la mesure où ces émotions influencent l’interaction.
Les réunions sont plus productives et efficaces lorsqu’on
en tient compte. »
Dirk Buyens constate également que de nombreuses entreprises
se préoccupent du bien-être. « Je pense notamment
à un projet de Brussels Airport, axé sur les travailleurs qui
exercent des fonctions physiquement éprouvantes. Si on leur
fait entrevoir qu’en prenant soin d’eux-mêmes, ils vont améliorer
leur bien-être, cela se traduit aussi par une réduction des
absences dues notamment aux maux de dos. Je me souviens
aussi d’un projet dans une entreprise chimique : au cours
d’une réunion, tous les directeurs ont été pris à part pour
effectuer des tests physiques. Le compte rendu mentionnait
par exemple que ‘pour vous-même, votre famille et votre
entreprise’, le directeur était vivement encouragé à cesser
de fumer ou à manger plus sainement. Les entreprises se
rendent progressivement compte qu’une démarche préventive
est à la fois moins chère et plus efficace qu’une réaction
curative. » ●
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26 BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
׉	 7cassandra://exXfvi_5r360XM6e8vup8_hAPNzsbl988Nvq4oTqulg`̵ Y 䰃=qu׉EFPI en entreprise
La FPI en entreprise vous permet de former un(e) futur(e)
collaborateur(trice) afin qu’il ou elle corresponde au
profil professionnel que vous recherchez.
En pratique : Un contrat reprenant le plan de formation est conclu
entre Bruxelles Formation, votre entreprise et le ou la stagiaire. La
FPI en entreprise comporte une phase de formation suivie d’une
phase d’emploi. Durant la phase de formation qui peut varier
de 1 à 6 mois, votre entreprise s’acquitte d’une indemnité de
formation, dont le montant varie en fonction de la situation du ou
de la stagiaire. Le coût de l’indemnité correspond au salaire brut
prévu pour la fonction exercée dans votre entreprise, amputé des
cotisations ONSS et des revenus sociaux de la personne. La phase
d’emploi est conclue à l’issue de la phase de formation pour une
durée au moins équivalente.
Qui sont les employeurs concernés ?
Les entreprises des secteurs privé et public, les professions libérales
et les ASBL.
Qui pouvez-vous engager en FPI en entreprise ?
Le ou la futur(e) collaborateur(trice) doit être inscrit(e) chez Actiris.
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Editeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 – 1180 Bruxelles – Version : mars 2017
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Incapacité de travail :
les longues durées ont une fin
L’absentéisme de longue durée n’est pas une fatalité. C’est le sens du plan de
la Ministre Maggie De Block, entré en vigueur en janvier et qui rend obligatoire
la mise en œuvre d’un trajet de réintégration sur le marché du travail. L’intention
est louable mais ce plan sera-t-il efficace ? Est-il juste ? Les avis divergent.
Jean-Michel Briou
D
epuis plus de dix ans, le nombre de Belges en
incapacité de travail de longue durée augmente
dans des proportions inquiétantes. Phénomène
typiquement belge ? On pourrait le penser. En Suède,
des mesures de prévention de l’exclusion permanente du
travail ont été prises dès 2003. Dans le pays, les congés
de maladie supérieurs à un an ont diminué de 80 % par
rapport à leur niveau d’il y a quinze ans. En Belgique, ces
congés explosent. Non seulement, ce phénomène coûte
une fortune à la sécurité sociale, mais il désorganise les
entreprises et pose des problèmes sociaux : désengagement,
démotivation, troubles psychologiques. Toutes
les parties prenantes ont intérêt à s’y attaquer, même
les travailleurs malades : une enquête de la Vlaams Patiëntenplatform
révèle que 80 % d’entre eux préféreraient
retourner travailler. C’est ce qui a motivé la Ministre des
Affaires sociales à imposer un trajet de réinsertion.
Une concertation obligatoire
La mesure apporte deux nouveautés majeures. D’abord,
tout employeur est désormais tenu d’élaborer un plan
de réintégration d’un travailleur en incapacité. Seconde
nouveauté, le rôle central du médecin du travail : c’est
lui qui évaluera la faisabilité du trajet de réintégration.
« Cette procédure change profondément la donne en matière
de rupture définitive », explique Catherine Legardien,
juriste chez Partena. « Dans le cas d’un travailleur
définitivement inapte, il suffisait précédemment d’une
attestation médicale. Moyennant quoi, l’employeur pouvait
rompre le contrat pour force majeure. Dorénavant, il
faudra passer par ce fameux trajet de réintégration. Si le
médecin du travail considère que le travailleur est encore
apte, il deviendra plus difficile de rompre le contrat. »
28 BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
Qui peut initier trajet d’intégration
? Le travailleur, aidé
par son médecin traitant,
qui souhaite retrouver son
poste. Le médecin-conseil
de la mutuelle qui, deux
mois après un certificat
d’incapacité de travail, peut
considérer, après analyse
sur base d’un questionnaire,
qu’une réintégration
est souhaitable. Enfin, l’employeur lui-même peut demander
une réintégration, au plus tôt quatre mois après
la déclaration d’incapacité de travail.
Dans tous les cas, c’est le médecin du travail qui produit
un rapport d’évaluation. Cinq conclusions sont possibles :
1. Le travailleur est apte à la reprise mais, temporairement,
il faudra aménager ses conditions de travail ou
même lui trouver une autre fonction dans l’entreprise ;
Catherine Legardien (Partena)
2. Le travailleur est apte à reprendre le travail prévu dans
son contrat, mais pas immédiatement ;
3. Le travailleur est définitivement incapable de reprendre
le travail prévu dans son contrat. Par contre, il est apte
pour un travail adapté ou une autre fonction chez le
même employeur ;
4. Le travailleur est déclaré définitivement inapte à reprendre
tout travail auprès du même employeur ;
5. Un trajet de réintégration n’est pas opportun pour le
moment. Le médecin reviendra sur le dossier tous les
deux mois.
Dans les cas 1 et 3, l’employeur mettra en place un plan
de réintégration. Attention : c’est obligatoire, de même
׉	 7cassandra://U5lmKQeTeBE1H1uA_yfsqJ7zzq5NM1QWHToZD5HcUNk*`̵ Y 䰃=qu׉ETOPIC
que la concertation avec le médecin du travail et le travailleur.
Le médecin du travail a des critères précis pour
évaluer si le travailleur peut être réintégré au sein de
son entreprise. Il va également aider l’employeur dans la
rédaction de son plan. Il écoutera le travailleur, analysera
son environnement de travail. Le médecin-conseil de la
mutuelle est tenu au courant de la procédure. Si la réintégration
s’avère impossible, l’employeur devra justifier
cette impossibilité. Aspect important : c’est le travailleur
qui a le dernier mot. S’il s’oppose au plan de réintégration
proposé, le processus s’arrête.
La question des sanctions a suscité des controverses,
jusqu’au sein du gouvernement. Sophie Stenuit, avocate
spécialisée en droit du travail : « Il faut bien voir que pour
l’employeur, cette mesure représente une contrainte en
moyens et en temps. C’est beaucoup de tracasseries. Et
d’un strict point de vue financier, il n’a rien à gagner à
réintégrer un travailleur payé sur la mutuelle. Pour être
efficace, la loi doit être assortie d’incitants et de sanctions.
» Finalement, le gouvernement a tranché : l’employeur
qui a négligé le plan de réintégration se verra
infliger une amende forfaitaire de 800 euros. Quant au
travailleur qui refuse manifestement de coopérer, il risque
une diminution de 5 à 10 % du montant de ses indemnités
pendant un mois. Bruno Deblander, porte-parole de
Solidaris, s’insurge contre ce qu’il considère comme une
stigmatisation des malades : « Nous avons toujours été
opposés au principe de responsabilisation financière des
malades de longue durée. Nos études auprès de nos affiliés
le prouvent, les gens ont de bonnes raisons d’être en
incapacité de travail longue durée. Ces mesures rendent
les travailleurs coupables d’être malades.»
Une source de litiges
Depuis plus de vingt ans déjà, il est possible de réintégrer
les malades par le biais d’un travail adapté. Mais cette
réintégration n’a jamais fonctionné. La nouvelle loi a au
moins le mérite d’essayer autre chose. « C’est un sujet
très important », ajoute Catherine Legardien. « Pour
beaucoup d’employeurs, cette loi est un soulagement,
peut-être l’opportunité de solutionner un problème bloqué
depuis des années. Pour d’autres, ce sera au contraire
une mesure qui va rendre les choses plus difficiles. »
En effet, la nouvelle loi néglige quelques aspects potentiellement
litigieux. D’abord, elle est difficilement
applicable aux PME. Sophie Sténuit : « La loi ne fait pas
la différence entre une entreprise de 10 salariés et une
autre de 500. C’est irréaliste. ». Catherine Legardien :
« L’employeur peut être libéré
de l’obligation d’élaborer
un plan de réintégration en
cas d’impossibilité pour raisons
d’organisation dûment
justifiées. Les PME vont
plus souvent utiliser cette
clause. » Prenons l’exemple
d’un patron de PME qui doit
produire un trajet de réintégration
pour un travailleur, à
Bruno Deblander (Solidaris)
un autre poste que celui de
son contrat. Mais ce poste
est déjà occupé par un autre
collaborateur. Cette concurrence
peut être une source
de tensions internes. Autre
problème, les médecins du
travail. Qui va payer ? Sophie
Sténuit : « Les prestations
médicales sont normalement
codifiées. Rien de ce genre n’est prévu dans l’arrêté
royal. La tâche du médecin du travail dans un trajet de
réintégration est considérable. Et on ne sait pas comment
il sera rémunéré. »
Sophie Sténuit (cabinet Younity)
Enfin, la loi est trop restrictive. Prenons l’exemple de cette
infirmière : suite à des problèmes de dos, elle ne peut
plus exercer debout. Elle est mutée dans un département
administratif de l’hôpital. Hélas, suite à une réorganisation,
ce département fermera dans deux ans. Comme elle
n’est pas en incapacité longue durée, notre infirmière
n’aura pourtant pas droit à un trajet de réintégration.
C’est absurde.
Un encouragement au dialogue
« L’objectif du gouvernement est clair, il s’agit de limiter
le nombre de travailleurs payés sur la mutuelle », explique
Sophie Sténuit, avocate au cabinet Younity. Bruno
Deblander va plus loin : « La logique de cet accord est
avant tout budgétaire, ne prenant nullement en compte
la prévention, notamment de toutes les maladies liées à
la santé mentale, telles que le burn-out. »
D’autres y voient une nouvelle manière de gérer les relations
humaines. Catherine Legardien: « Cette loi conscientise
les employeurs sur la nécessité de réintégrer les
absents de longue durée. Elle va inciter les employeurs à
garder le contact avec leurs travailleurs malades et à tout
faire pour leur trouver un travail adapté dans l’entreprise. »
Les allocations maladie coûtent 5 milliards d’euros à la
sécurité sociale. Un montant qui a doublé en 8 ans. Et
en 2016, les dépenses de l’Inami liées à l’incapacité de
travail ont dépassé celles de l’Onem pour le chômage…
Le vieillissement de la population explique en partie ce
phénomène : les plus âgés sont les malades de longue durée
les plus nombreux et les restrictions liées à la prépension
aggravent le phénomène. Mais de nombreux experts
pointent le stress chronique comme facteur déterminant
de maladie longue durée. Sur la période 2013-2015, les
plaintes liées au stress ont augmenté de 30 %.
Pour les entreprises, on estime le coût annuel en Belgique
à plus de 10 milliards d’euros : salaire du premier mois
garanti, réorganisation, remplacements temporaires, etc.
Sans compter le risque réel de contagion souvent constaté
en cas de burn-out.
On ne pouvait plus rester les bras croisés… à longue durée.
●
29
׉	 7cassandra://5Q2ObgjWfUypOx6MAkWfQrdVZLI7tJdfQnRPLzLkDIE`̵ Y 䰃=quׁY 䰃=quց#בCט   u׉׉	 7cassandra://TiCIwvNIHHtTqU5VBrG0IRXjcqluaCocSnJVJvivgsY }2`׉	 7cassandra://f-3Da26wNdcIehFuKQ5I7cltO-9ZX61MB7CB1L0FG1of`S׉	 7cassandra://DpLMfFgPXHfmcXZppAEiy4qWnIdjkgwX5uaqZi-zln8`̵ ׉	 7cassandra://DysIjz6yX0alw82JQQp0pp1RcfirzoCYcV37ZCJdkjY͍(H͠Y 䰃=quט  u׉׉	 7cassandra://eLSwCuuNvbzJMgL4EhF8f_G-AJKOATA58uGJs_riGCM `׉	 7cassandra://QJ99C653CXNzaCGz8OnlJKlfEOUor0XFIb9Ix94zuO0bY`S׉	 7cassandra://mIiPEFKqiEZy111nXjUXv2X-xa8GQi6zfJmWKKWPsBw`̵ ׉	 7cassandra://3duipgbFds3O_oJ843igAVgfH_6fjm54dS8V0GybC9Q͑G̘͠Y 䰃=qu׉EPour un travail « faisable et maniable »
L’ÉCONOMIE DU BONHEUR
Entrées en vigueur pour la plupart le 1er
février 2017, les mesures de la loi sur le
travail « faisable et maniable » visent à moderniser la législation, permettre un travail
faisable pour tous, et créer de l’emploi grâce à la flexibilité et à l’innovation sociale.
Sébastien Roger, avocat-associé au cabinet Younity, nous détaille trois mesures de
la « loi Peeters ».
1. Les heures supplémentaires volontaires
Pour Maître Roger, les mesures sur les heures supplémentaires
volontaires sont l’élément-phare de cette loi.
« Jusqu’à présent, le travailleur devait respecter son
horaire de travail à la seconde près. » Des heures supplémentaires
ne pouvaient être prestées qu’en cas de
surcroît extraordinaire de travail ou de force majeure notamment.
Des mesures préalables devaient être prises
par l’employeur et donnaient droit à un sursalaire et à
un repos compensatoire. « Dans la pratique, une bonne
partie des travailleurs restait régulièrement plus longtemps
que prévu au travail », explique Maître Roger. « Aujourd’hui,
avec l’accord de l’employé, une entreprise peut
lui demander de travailler plus sans devoir se justifier, à
concurrence de 100 h par an. » Ces heures supplémentaires
donneront lieu au paiement du sursalaire, mais
pas à la récupération. « C’est une évolution importante
pour les personnes qui souhaitent travailler plus pour
gagner plus. » Le travailleur doit pour cela conclure un
accord écrit avec son employeur ; accord valable six mois
et renouvelable.
2. Le télétravail occasionnel
La loi Peeters prévoit que le travailleur peut prétendre
au télétravail occasionnel « en cas de force majeure ».
C’est-à-dire en raison de circonstances imprévues et indépendantes
de sa volonté, ou parce que, « pour des raisons
personnelles », il ne peut effectuer ses prestations sur son
lieu de travail habituel. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une
obligation, l’employeur peut, via une convention collective
ou le règlement de travail, fixer un cadre dans lequel le
télétravail occasionnel peut être demandé. « Certaines
fonctions peuvent être exclues de ce système, par exemple
celles qui nécessitent une présence sur le lieu de travail »,
illustre Maître Roger. Le télétravailleur occasionnel gère
l’organisation de ses tâches dans le cadre de la durée du
travail applicable dans l’entreprise. Il doit donc prester le
nombre d’heures prévu dans son horaire de travail, sans
pour autant devoir respecter strictement cet horaire.
3. Les horaires flottants
Le régime flottant permet au travailleur de déterminer
lui-même le début et la fin de ses prestations de travail
et de ses pauses, dans le respect des plages fixes et
mobiles. « La grande différence par rapport au système
précédent est que les plages horaires sont élargies. Il
sera par exemple possible d’arriver plus tôt et de partir
plus tard certains jours, ou de faire des journées plus
30 BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
Sébastien Roger (Younity)
Gaëlle Hoogsteyn
courtes, pour autant que cela ne nuise pas aux besoins
du service », explique l’avocat. L’employeur devra toutefois
prévoir un système de suivi du temps ; une pointeuse par
exemple. Le travailleur devra donc respecter sa durée
hebdomadaire moyenne, endéans la période de référence
applicable (par ex. un trimestre ou une année). Il sera
payé pour cette durée hebdomadaire moyenne. Si, à la
fin de la période de référence, il a presté plus d’heures
que prévu, il n’a plus droit au paiement ou à la récupération
de ces heures supplémentaires, sauf si elles ont été
demandées par l’employeur. Par contre, s’il a presté trop
peu d’heures, l’employeur pourra en retenir la rémunération
au paiement suivant. « C’est au travailleur lui-même
de déterminer le début et la fin de ses prestations, de
s’organiser comme il l’entend et de gérer son temps. »
Et du côté des entreprises ?
Du côté des entreprises, Maître Roger constate un besoin
criant d’informations. « Les entreprises ne se rendent
pas compte de l’importance ni de la portée de cette loi.
Or, elle change fondamentalement la donne, comme elle
ne l’a plus fait depuis des dizaines d’années. La loi est
déjà en vigueur et les premières questions commencent
seulement à arriver. On ne parle pas de mesures futures
mais bien du présent. Au niveau des horaires flottants,
par exemple, de nombreuses entreprises vont devoir se
mettre en ordre. Beaucoup d’entre elles ne se sentent
pas concernées alors qu’elles le sont. Il faudra attendre et
voir, dans la pratique, comment elles vont s’adapter. » ●
R.A.
׉	 7cassandra://DpLMfFgPXHfmcXZppAEiy4qWnIdjkgwX5uaqZi-zln8`̵ Y 䰃=qu׉EL’ÉCONOMIE DU BONHEUR
Acquisitions : communiquer pour
combattre la méfiance
La gestion des talents est essentielle lors de l’acquisition d’une entreprise. L’équipe
RH du repreneur doit s’impliquer le plus tôt possible dans le processus, « si l’on
ne veut pas, après deux ans, constater que l’on a racheté une coquille vide ».
Peter Van Dyck
L
Les reprises et fusions provoquent régulièrement
des accrocs en ressources humaines, notamment
en termes de fidélisation des collaborateurs, d’intégration
des cultures d’entreprise, de rémunération et de
gestion des talents. La société Altran sait de quoi elle parle.
D’origine française, ce prestataire de services d’ingénierie
et R&D a racheté une entreprise par an, ces trois dernières
années : le fournisseur de systèmes intelligents Tass, né
dans le giron de Philips (2014), le spécialiste en services informatiques
néerlandais Nspyre (2015), et l’Allemand Benteler
Engineering, spécialisé dans le secteur automobile (2016).
Philippe Vranckx, directeur des ressources humaines et de la
communication chez Altran Benelux, déclare que la gestion
des talents et leur intégration ont été des priorités absolues
lors de ces opérations : « Le personnel de l’entreprise rachetée
n’a pas choisi pareil changement. D’où la nécessité
d’une assimilation aussi rapide que possible. Dans le cas de
Nspyre, nous avons dû faire face à un défi supplémentaire,
dans la mesure où cette entreprise était, aux Pays-Bas, plus
grande que nous-mêmes. Il n’a pas été simple d’aligner sur
la culture d’Altran une entreprise d’envergure supérieure. »
Le bureau conseil Mercer étudie les conséquences des fusions
et reprises sur le capital humain. Il conclut que les repreneurs
obtiennent davantage de retour sur investissement
s’ils gèrent les aspects humains avec autant de rigueur que
les risques financiers et les investissements en capitaux.
Philippe Vranckx est du même avis. Altran opte résolument
pour une approche axée sur l’humain. « C’est d’autant plus
nécessaire dans le secteur des services, où les personnes et
leurs connaissances définissent le capital réel de l’entreprise.
Le risque est grand, lors d’une reprise, que des collaborateurs
aillent voir ailleurs. Il s’ensuit que la gestion des talents doit
faire partie de la ‘due diligence’. Le département RH doit
donc s’impliquer très tôt dans le processus, pour obtenir une
compréhension approfondie du potentiel de l’entreprise à
reprendre. Si vous tardez, vous courez le risque de constater,
deux ans plus tard, que vous avez racheté une coquille vide
dont les collaborateurs les plus compétents sont partis. La
rétention du personnel est notre priorité absolue. »
Les folles rumeurs
La première tâche des ressources humaines, lors d’une acquisition,
consiste donc à identifier les collaborateurs qui
y détiennent des fonctions-clés. « Ces personnes doivent
entrevoir très vite les avantages de la reprise, notamment les
opportunités en termes de mobilité internationale », déclare
M. Vranckx. « Nous intégrons sans tarder une série de ces
personnes-clés dans notre groupe d’ambassadeurs. En début
de parcours, l’acheteur est mal connu et souvent perçu
comme hostile. La méfiance disparaît lorsque les collaborateurs
retrouvent chez le repreneur des éléments familiers de
leur propre entreprise. Les personnes-clés jouent alors un
rôle de parrainage, en diffusant un message positif auprès
de leurs collègues. Une fois de plus, il est essentiel que tout
cela se passe sans délai. Les acquisitions suscitent toujours
des rumeurs. Plus vous attendez, plus ces rumeurs risquent
d’échapper à tout contrôle. »
Altran a systématiquement proposé des fonctions à responsabilité
aux personnes importantes des entreprises qu’elle
venait d’acquérir. M. Vranckx estime que c’est la seule façon
de réussir l’intégration. « Face à une telle démarche, leurs
collègues comprennent que des possibilités de carrière les
attendent dans la nouvelle organisation. Lorsque nous intégrons
résolument leur équipe de management et la faisons
participer aux processus de décision, le personnel comprend
31
© Thinkstock
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pas ses vues de manière
top-down. La direction des
trois entreprises que nous
avons acquises est systématiquement
restée en
place. J’affirme aujourd’hui
que c’est la raison de notre
succès. Si ces personnes
se sentent à l’aise, il y a
fort à parier que le reste du
personnel fera de même.
Une communication rondement
menée et la mise en
contact de collaborateurs
des deux entreprises aboutissent, en fin de compte, à une
acceptation partagée de la même vision. »
Philippe Vranckx (Altran).
Gare aux écarts salariaux
Jean-Pierre Martin est directeur des ressources humaines de
Spie Belgium, une entreprise spécialisée dans les énergies
vertes, qui a déjà repris plusieurs sociétés. Lui aussi pense que
le département RH doit s’impliquer très tôt dans le processus
d’acquisition. En tant que candidat au titre de HR Manager
Of The Year 2016, M. Martin a déclaré que la dimension RH
est susceptible d’interrompre un processus d’acquisition : le
département RH qui exprime des doutes sérieux lors d’un
tel projet est habituellement pris au sérieux.
Par son implication précoce dans le processus et l’identification
rapide des écueils, l’équipe RH est en mesure de
créer les conditions d’une intégration plus fluide et d’un bon
accueil des nouveaux collaborateurs. Quatre acquisitions
récentes témoignent, selon M. Martin, de la pertinence de
cette démarche : aucun collaborateur n’a été « égaré » en
cours de route.
Pareille approche permet même de faire l’économie d’un
programme financier de rétention, estime Philippe Vranckx. «
Si vous donnez des responsabilités aux collaborateurs-clés,
le package de rémunération suivra automatiquement. Pas
besoin de bricoler des ‘incentives’. Il faut d’ailleurs veiller à
ne pas provoquer des écarts salariaux entre les nouveaux
arrivants et vos propres collaborateurs, que vous ne voulez
évidemment pas perdre non plus. »
La continuité
Mercer recommande aux acquéreurs de définir dans un plan
clair : qui sera repris dans la nouvelle organisation et qui
restera sur le carreau. Mais jamais Altran n’a dû se résoudre
à pareil exercice. « Nous nous sommes toujours efforcés de
reprendre la totalité du personnel », explique M. Vranckx. « Les
entreprises que nous acquérons disposent de consultants
qui mettent leurs connaissances spécifiques à profit chez les
clients. Ce savoir-faire fait partie intégrante de notre bénéfice
lors d’une acquisition. Nous avons très peu de doublons dans
nos fonctions. Pour nous, une acquisition signifie toujours
des ressources supplémentaires. »
Cette mentalité n’est pas une exception dans le secteur de
l’informatique et de l’innovation. Lorsque l’entreprise danoise
Norriq a racheté Helios-IT à Tremelo, voici quelques années,
le CEO Bo Martinsen évoquait une combinaison parfaite : « Il
׉	 7cassandra://QJGDhULh9wLJQUY76RrJC_nV05UxF-rH3fOBI0aFYwQw`̵ Y 䰃=qu׉E
TOPIC
Conseils HR pour les repreneurs
était important, pour cette première acquisition internationale,
de trouver une entreprise comparable sur le plan des ambitions,
de l’énergie et des compétences. » Il était d’ailleurs
le premier à reconnaître le talent disponible chez Helios-IT.
La combinaison des deux entités a permis d’améliorer les
solutions et d’élargir les possibilités pour les clients. Il fallait
garantir la continuité, à la fois pour les collaborateurs et la
clientèle. « Pour une entreprise telle que la nôtre, c’est la
seule façon de grandir », déclarait-il.
En conclusion, c’est la rapidité d’action qui prime lors d’une
acquisition. « L’harmonisation des collaborateurs et des processus
ne peut pas prendre plus d’un an », estime Philippe
Vranckx. « Nous sommes aussi partisans d’un changement de
nom rapide de l’entreprise acquise. Notre stratégie consiste à
l’intégrer totalement, en termes de culture comme de dénomination.
Si l’on permet la subsistance d’une sorte de filiale,
on s’expose à ce que l’ancienne culture persiste et suscite la
nostalgie. Si les gens sont convaincus que ‘c’était mieux quand
nous étions entre nous’, vous augmentez le risque d’en voir
partir certains. Une communication claire n’a pas seulement
l’avantage d’éliminer beaucoup d’angoisse et de méfiance :
les personnes qui rejoignent l’entreprise du repreneur en
sont aussi demandeuses. » ●
• Évaluez l’équipe de direction et les collaborateurs
qui détiennent des postes-clés : faites l’inventaire
de leurs compétences et de leurs savoirs.
• Élaborez des stratégies de rétention qui fonctionnent.
•
Préparez un plan clair en matière de culture, de
communication et de gestion du changement.
• Positionnez la fonction RH de manière à ce qu’elle
soutienne les objectifs de l’entreprise.
• Procédez à une estimation des conditions du
marché en matière de rémunération et positionnez
votre package de rémunération global, de
manière à attirer et fidéliser les talents.
• Procédez à une analyse de risque de la culture,
du système d’évaluation et de gestion des talents
de l’entreprise acquise, dans le cadre de la due
diligence.
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Bruxelles virtuelle
Le marché de la réalité virtuelle explose : il devrait dépasser 70 milliards de dollars en
2020. Bruxelles se démarque sur ce marché international, avec beaucoup d’entreprises
actives. Mais surtout, c’est dans la capitale, au Bozar, que se tient chaque année Stereopsia,
un événement professionnel dédié aux technologies virtuelles. À l’instar des
Lumière Awards d’Hollywood, celui-ci récompense les meilleures créations de réalité
virtuelle d’Europe, d’Afrique, du Moyen Orient et d’Inde.
L
es premières expériences de réalité virtuelle (VR)
remontent à la fin des années 50. Comme souvent,
c’est le secteur militaire qui bénéficie des premières
avancées avec l’apparition des simulateurs de vol.
Depuis, la VR a envahi de nombreux domaines. L’engouement
pour la technologie dans les jeux vidéo est énorme.
En médecine, elle est déjà utilisée pour la formation des
chirurgiens ou pour le traitement de la maladie de Parkinson.
Citons également le tourisme, l’architecture, l’enseignement,
le journalisme... En 2016 ont été commercialisés
les premiers casques de VR à usage du grand public, comme
l’Oculus Rift, le Samsung gear VR, le Sony playstation VR ou
encore le HTC Vive. Ce sont des éléments incontournables
pour vivre une expérience de réalité virtuelle, que le rendu
soit fictif, comme dans les jeux vidéo, ou issu du réel comme
avec la vidéo 360. Selon TrendForce, spécialiste des études
de marché sur les industries de la technologie, le marché
de la VR est estimé à 6 milliards de dollar en 2016. Il serait
de 70 milliards à l’horizon 2020.
Des technologies complémentaires
Une voiture file en direction de la Bretagne. Destination :
Laval Virtual, le salon des technologies et usages du virtuel.
À son bord, 3 acteurs incontournables de la réalité virtuelle
bruxelloise. Juan Bossicard, manager des clusters Screen
et Software Brussels d’Impulse, et président du Microsoft
Innovation Center Brussels. Jean-Louis Decoster, cofondateur
de Poolpio, une agence de création de contenus
immersifs et de vidéos à 360°. Et enfin, François Fripiat,
fondateur de Sonicville 360, un studio spécialisé en traitement
du son 360.
À l’autre bout du fil (virtuel), Juan Bossicard insiste sur
la distinction entre les différentes technologies : « Dans
la réalité virtuelle, l’utilisateur est totalement coupé de la
34
réalité et plongé dans un
autre monde. À l’inverse de
la réalité augmentée, dans
laquelle on enrichit la réalité
immédiate avec des informations
virtuelles, comme
avec les Google glasses ou
l’Hololens de Microsoft. On
parle beaucoup de la réalité
augmentée, mais il faut saSi
on compare au cinéma, on en est
au stade où les gens filmaient leurs
vacances en 8 mm.
Jean-Louis Decoster (Poolpio)
voir que cette technologie n’est pas encore prête, alors que
la VR l’est déjà. » Jean-Louis Decoster tempère : « C’est vrai
que la VR est déjà bien avancée, mais nous n’en sommes
qu’au début. Si on compare au cinéma, on en est au stade où
les gens filmaient leurs vacances en 8 mm. Par contre, on
peut déjà y voir un intérêt économique pour les entreprises.
Je pense par exemple aux projets qui recourent à l’animation
3D. Avec la VR, on peut obtenir des résultats de qualité
supérieure en un temps bien plus court et avec beaucoup
moins de moyens. Imaginez une agence immobilière qui
présente ses biens, filmés en 360° un jour où la luminosité
est optimale. Le client peut vraiment avoir l’impression de
visiter les lieux tout en restant assis confortablement chez
lui ou au travail. » Selon François Fripiat, le son est incon©
Thinkstock
R.A.
׉	 7cassandra://DO-Ysh7-NyVy_PLdyaHbY3I2LaMASmyEegSevbXq13g{`̵ Y 䰃=qu׉Etournable. « Comme disait Georges Lucas, le son participe
à 50 % à la réussite d’un film. Comme dans toute vidéo, si
vous enlevez le son, l’image perd beaucoup de crédibilité. La
grande difficulté en VR est que le son donne une impression
de réalité. Il faut tenir compte de sa provenance et de son
intensité. Cela nécessite une gestion spatiale du son qui
tienne compte des mouvements de l’utilisateur détectés
par le casque. Par ailleurs, nous travaillons actuellement
sur des expériences VR uniquement auditives. Dans ce cas,
l’utilisateur doit juste porter un casque audio. Ce serait idéal
pour des visites de villes ou de musées. »
Ceci amène un argument marketing : avant d’inciter les
consommateurs à utiliser des casques de VR chers et encombrants,
peut-être faudrait-il d’abord passer par une
phase intermédiaire, plus douce et progressive, en habituant
les utilisateurs à la VR audio, beaucoup plus transportable
et sans rupture visuelle avec la réalité.
Samuel Biondo est cofondateur de Reed, une agence de
communication carolo-bruxelloise. Il a notamment lancé VR
sessions, une plateforme dédiée à des sessions musicales
« live » filmées en 360. Tout récemment, il a réalisé avec
Gilles-Ivan Frankignoul le film « White Pig », une expérience
théâtrale filmée en 360 sur le harcèlement dans les réseaux
sociaux à l’école. Le projet a été produit par la RTBF et
le Théâtre de Liège. Samuel Biondo nous éclaire sur les
contraintes techniques : « Lors du tournage, le plateau doit
être fermé car en 360 il n’y a pas de hors-champ. On filme
dans toutes les directions. La mise en scène et le jeu des
acteurs se rapprochent donc beaucoup plus du théâtre que
du cinéma. Idéalement, pour visionner un film en 360, il
faut être assis sur une chaise de bureau qui pivote à 360°.
Je pense que la VR pourra vraiment se développer auprès
du grand public grâce à des salles de cinéma adaptées. »
Bruxelles, capitale européenne de la VR
Les initiatives bruxelloises visant à développer la VR ne
manquent pas, comme l’explique Juan Bossicard : « Chez
Impulse, nous avons récemment créé la communauté Meet
up Virtual Reality in Belgium. Elle rassemble des designers,
des producteurs, des développeurs, des artistes et
des entrepreneurs. On se réunit tous les deux mois pour
échanger des idées et des expériences tournant autour de
la VR. Cela permet de créer beaucoup d’interactions. Par
ailleurs, le Cinéma Galeries
et l’UGC De Brouckère accueillent
l’Experience Brussels
VR Festival du 21 au
25 juin prochains. Plusieurs
films en 360 y seront diffusés,
en présence de nombreux
professionnels. Une
belle opportunité pour découvrir
la VR ! Et surtout,
Bruxelles sera bientôt le Cannes
de la VR !
Juan Bossicard (Impulse, président du
Microsoft Innovation Center Brussels)
35
c’est au Bozar que se tiendra
du 11 au 13 décembre
Stereopsia, un événement
annuel dédié aux technologies
virtuelles. Nous avons
importé le concept hollywoodien
des VR Lumière Awards.
L’événement comprend
des projections de films, des
Je pense que la VR pourra vraiment se
développer auprès du grand public grâce
à des salles de cinéma adaptées
Samuel Biondo (Reed)
conférences, des workshops et des formations. À l’issue
du festival, sont récompensées les meilleures créations
de réalité virtuelle d’Europe, d’Afrique, du Moyen Orient et
d’Inde. Autant dire que Bruxelles sera bientôt le Cannes de
la VR ! Par contre, les soutiens publics manquent encore.
En France, les œuvres VR sont soutenues par le Centre National
de Cinématographie et Arte, ce qui aide à développer
considérablement l’industrie. »
Le futur frappe à la porte
Si la VR n’a pas encore impacté ou convaincu le commun
des mortels, Jean-Louis Decoster ne doute pas de son
avenir : « La VR a été beaucoup critiquée, notamment à
cause des désagréments qu’elle peut générer chez l’utilisateur,
comme des migraines ou des maux de nuque.
Mais ces problèmes sont aujourd’hui quasiment résolus
car les techniques de tournage ont évolué. On ne force plus
le spectateur à effectuer des mouvements trop amples ou
trop brusques. Les réalisateurs de vidéos 360 sont à présent
conscients que les techniques de prise de vue sont différentes
de la vidéo classique. Par exemple, les travellings
et les panoramiques doivent être utilisés avec parcimonie
et à bon escient. Parallèlement, les modes narratifs et les
règles d’écriture des scénarios sont bouleversés. Si tout
cela est respecté, quand on visionne un bon film en 360, on
ressent un fort sentiment de présence et de réalité. C’est
une expérience tout à fait neuve pour notre cerveau et nos
sens. Je pense que la VR pourra se démarquer comme l’a
fait le cinéma. Mais ce n’est pas pour autant que les cinémas
ou la radio disparaîtront. La VR sera juste un medium de
plus que nous consommerons comme les autres. » Alors
que nous la découvrons à peine, cette technologie continue
sa progression irrésistible, comme le souligne Juan Bossicard.
« Je pense que nous verrons bientôt des systèmes
qui combineront les technologies de la réalité virtuelle et de
la réalité augmentée. Celles-ci se feront oublier pour nous
permettre de passer instantanément d’une réalité simple à
une réalité augmentée, puis d’entrer dans un monde virtuel
et inversement. C’est déjà ce que Microsoft est en train
d’essayer avec son fameux Hololens. » ●
R.A.
R.A.
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Une imprimante 3D dans votre entreprise ?
Le marché de l’impression 3D est en forte croissance et pourrait dépasser les
17 milliards de dollars en 2020. Les avantages de cette technologie sont sans
conteste un gain de temps et d’argent. Architecture, santé, ingénierie, éducation,
construction, marketing, art… les domaines d’application sont très nombreux. Initialement
réservée à la grosse industrie, l’impression 3D est désormais accessible
aux particuliers et aux PME.
Julien Ide
S
elon le cabinet de conseil
américain A.T Kearney, le
marché mondial de l’impression
3D atteindra 17,2 milliards de
dollars en 2020. Il est actuellement de
7 milliards. Des prothèses dentaires
aux pièces de moteur, en passant
par les maisons et les chaussures, la
diversité des objets imprimés en 3D
semble ne plus avoir de limites. Le prix
des imprimantes 3D desktop s’est démocratisé.
Les machines de qualité se
vendent entre 2.000 et 5.000 euros. Focus
sur deux entreprises bruxelloises
actives dans ce secteur de pointe.
Unic-3D : une enseigne bruxelloise
incontournable
Unic-3D est présentement le seul revendeur
bruxellois d’imprimantes 3D
desktop. L’entreprise offre également
les services d’impression associés. Selon
Nicolas Usuwiel, fondateur d’Unic3D,
cette technologie est devenue
incontournable. « À l’heure actuelle,
les entreprises qui fabriquent des
objets et qui ne font pas appel à l’impression
3D commettent une erreur.
Avant son arrivée, il fallait des mois
pour lancer un prototype de produit.
Avec l’impression 3D, le gain de temps
est énorme. Tous les projets peuvent
être matérialisés de A à Z. Le design
de chaque produit
peut être validé
très simplement.
L’intérêt de l’impression
3D est
aussi de fabriquer
des pièces
qui n’existent
plus dans le commerce
mais aussi
des formes non
concevables sans
elle. »
Philippe-Daniel Merillet (Tridea, à gauche)
Les services
d’Unic-3D touchent des secteurs
très divers. « Bien sûr, nous pouvons
créer toutes sortes d’objets sur demande
pour les particuliers. Mais nous
créons aussi des maquettes pour les
architectes, des prototypes pour les
designers, ou encore des moules à
prothèses pour les dentistes. Nous
avons par ailleurs de plus en plus de
demandes de sociétés pour la création
d’objets publicitaires et de marketing.
Nous nous associons également avec
des sociétés spécialisées en impression
grand format pour la création
de plus grandes pièces comme des
meubles. »
Tridea : économie circulaire et
locale
Philippe-Daniel Merillet a fondé Tridea
en 2015. L’entreprise est spécialisée
dans la fabrication de filaments
Nicolas Usuwiel (Unic-3D)
36
d’impression 3D 100 % recyclé. « En
Belgique, 80 % du plastique (PET)
n’est pas recyclés. J’ai donc eu l’idée
d’utiliser les bouteilles en plastique
comme matière première pour l’impression
3D. Je me suis associé avec le
collecteur de déchets bruxellois MCA
pour récupérer ces bouteilles. Cellesci
sont envoyées en France pour être
transformées en petites graines que
nous récupérons pour les transformer
en filaments pour les imprimantes 3D.
Nous les revendons principalement
dans le Benelux. Les objets créés avec
nos filaments sont extrêmement résistants
aux chocs et aux variations
de température. » M. Merillet a inscrit
son projet dans l’économie circulaire
et locale : « Notre produit est entièrement
recyclé et provient de matériaux
collectés à Bruxelles. Les objets créés
à partir de nos filaments peuvent également
être recyclés afin de recréer
de nouveaux filaments. » Par ailleurs,
Tridea travaille de concert avec le festival
Pukkelpop pour créer du mobilier,
et aussi avec des brasseurs pour la
fabrication de produits de branding.
Mais l’entreprise a aussi une vocation
d’entreprise sociale. « Nous sommes
en train de mettre en place des partenariats
avec des écoles et des associations
comme Molengeek afin
qu’elles puissent disposer d’imprimantes
3D à prix raisonnables. Nous
prévoyons aussi des formations pour
les enseignants. » Un bon moyen, probablement,
de revaloriser certaines
filières de l’enseignement technique
en Belgique. ●
R.A.
R.A.
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STARTER
Bip Bip et Coyote : storytelling visuel
Lancée par Christophe Humblet, Bip Bip et Coyote propose avec le « graphic system
thinking » une traduction en images d’un message qui permet la résolution de
problèmes.
Guy Van den Noortgate
L’
adage est bien connu : « Un bon croquis vaut
mieux qu’un long discours ». Attribuée à Napoléon
Bonaparte, cette maxime se vérifie
chaque jour. Il suffit de voir le succès du caricaturiste en
comparaison de celui de l’éditorialiste. C’est également ce
que pense Christophe Humblet, fondateur de Stratesys et
qu’il met dorénavant en pratique avec Bip Bip et Coyote.
Actif depuis dix ans dans le coaching et la formation, il
organise des ateliers de communication, de management,
de leadership, ainsi que du coaching individuel. « Je suis
principalement orienté vers les professionnels », précise-t-il.
« Mon orientation est systémique et mon approche
se fonde sur l’école de Palo Alto. C’est-à-dire que le focus
est mis sur les processus entre personnes. » Avec Bip
Bip et Coyote, il ajoute un outil à sa panoplie.
Comme il l’explique quand il présente ce projet : « Quand
vous lisez un texte, celui-ci doit encore être traduit par
votre cerveau et transformé en images. Dans un dessin,
ce travail est déjà fait. L’information est donc décodée
immédiatement et instinctivement, quasiment sans effort.
Formellement, le ‘graphic system thinking’ consiste à
traduire un message sous la forme d’un dessin (reprenant
des personnages en action dans un contexte particulier),
construit autour d’un scénario et sur base d’une structure
orientée ‘résolution de problèmes’ (problem solving).
Les illustrations peuvent alors servir de support à une
campagne de communication ou d’information, interne
ou externe. »
Via une grille systémique, Christophe Humblet va donc
utiliser des dessins plutôt que réfléchir à des situations.
« Un dessin parle beaucoup plus rapidement que des
mots », reprend-il. « Un dessin vaut mille mots. Cela
permet de fournir des infos très directes et de mettre en
scène des processus. Nous sommes vraiment dans une
grille de résolution de problèmes. Grâce à la facilitation
graphique, on peut avoir un ordre, utiliser des flèches,
créer un lien logique, etc. On peut résoudre des problèmes
de management et des problèmes relationnels à travers
le dessin. » Dans la pratique, un premier exercice consiste
à résoudre le problème du coyote qui, dans le dessin
animé, a beau multiplier les idées mais ne parvient pas à
attraper Bip Bip. Chaque tentative se terminant en échec.
Changer de point de vue, changer d’approche
Dans cet atelier, l’information est donc organisée de manière
visuelle. Pour résoudre son problème, le coyote
essaye en permanence des solutions différentes. Il les
38 BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
« Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours. »
met en place et échoue. « Si je mets en place des solutions
inefficaces, je renforce le problème », explique
Christophe Humblet. « Grâce à la visualisation, la prise
de conscience est plus rapide. On établit un lien entre ce
que font les personnes et les résultats qu’ils obtiennent.
La manière dont c’est organisé apporte les informations.
Dans le cas du coyote, pour régler son problème, il convient
de réfléchir ‘out of the box’. Puisqu’il ne parvient pas
à attraper Bip Bip pour se nourrir, il peut, par exemple,
devenir végétarien. »
Avec Bip Bip et Coyote, Christophe Humblet propose trois
services. D’abord du coaching individuel, ensuite par groupes
de 8 à 12 participants, et enfin la communication
tant interne qu’externe. « L’objectif est de guider la ou
les personnes via des dessins à réfléchir à de nouvelles
solutions, à être créatifs et à penser ‘out of the box’. Le
but n’est pas de faire un dessin pour faire un dessin mais
bien de présenter une situation et d’apporter in fine des
solutions. »
www.bipbipetcoyote.com ●
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
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Bruxelles
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׉	 7cassandra://c9IH95szF3TcfIgyiUcszbvKR1z-EI5nxsTvDUPm8wc`̵ Y 䰃=qu׉EProtection des données : pensez-y dès la
conception de vos projets
Dans un monde qui se numérise, il est plus que jamais nécessaire d’intégrer la
protection et la sécurisation des données personnelles dans l’architecture des
projets, afin de permettre à leurs auteurs d’innover sans entraver les droits des
personnes concernées ni créer de risques pour eux-mêmes ou leurs clients. Le
nouveau Règlement Général sur la Protection des données (RGPD) consacre cette
approche en intégrant le concept de « protection des données dès la conception ».
Sabine Mersch, The Privacy Office
C
e nouveau règlement européen entrera en application
à partir du 25 mai 2018 en remplaçant
la Directive 95/46/CE, relative à la protection des
personnes physiques à l’égard du traitement des données
à caractère personnel et à la libre circulation de ces
données, ainsi que les lois nationales qui la transposent.
Plus contraignant, il vient rendre obligatoire un concept
qui ne l’était pas sous le régime actuel, à savoir celui de
« protection des données dès la conception » (« privacy
by design »).
Dorénavant, les organisations souhaitant lancer un produit
ou service impliquant le traitement de données personnelles
seront obligées de se conformer, dès le départ,
aux prescrits du RGPD.
Comment ce nouveau concept doit-il être mis en œuvre
lors de la création d’un nouveau produit ou service ? Dès
le départ, identifiez pour votre nouveau projet les éléments
essentiels au regard de la protection des données : les
traitements de données personnelles, les acteurs, les flux
de données, ainsi que le type de données personnelles
collectées.
C’est seulement après cette étape que vous pourrez
déterminer les lois applicables et les mesures juridiques,
organisationnelles et techniques appropriées, à mettre
en place dès la conception pour assurer la conformité de
votre projet avec les exigences relatives à la protection
des données personnelles.
Quelques exemples de mesures à prendre : réduire à un
minimum le traitement des données à caractère personnel
; « pseudonymiser » dès que possible les données à
caractère personnel ; garantir la transparence quant au
traitement de ces données ; introduire des mécanismes
permettant aux personnes concernées de contrôler le
traitement de leurs données ; mettre en place des dispositifs
de sécurité ou les améliorer, etc.
Un gain d’argent et de temps pour votre entreprise
Notre
expérience a démontré que le fait d’intégrer la
privacy by design dans l’architecture des projets représente
un bénéfice économique et un gain de temps pour
les entreprises, la prise en compte de ces aspects à un
stade ultérieur s’avérant plus coûteux et plus laborieux
(notamment pour les développeurs). Ceci est d’autant
plus vrai pour des projets qui impliquent la collecte et
l’analyse d’énormes volumes de données (projets de big
data ou des projets de l ’internet of things – les objets
connectés). Le respect du principe de privacy by design
sera ainsi bénéfique pour votre entreprise, mais aussi
pour les personnes dont le traitement de données sera
encadré dès le développement. Ainsi, le RGPD répond à
son objectif principal qui est d’établir une balance entre
les intérêts des entreprises et des personnes dont les
données sont traitées. ●
Envie d’approfondir le sujet ?
Pour en savoir plus et découvrir comment concrètement
introduire l’aspect « vie privée » dès la conception
d’un projet, et particulièrement dès la conception
d’un objet connecté, inscrivez-vous à la conférence organisée
par BECI le 23 juin prochain. Outre cet aspect,
la conférence développera la question de la sécurisation
juridique des relations entre les utilisateurs des
objets connectés et les autres intervenants.
Où ? BECI, avenue Louise, 500, 1050 Bruxelles
Quand ? Le 23 juin 2017 de 14 à 16 h
Comment ? Inscriptions en ligne sur www.beci.be
Intervenants : Sabine Mersch, administrateur délégué
The Privacy Office SA et des témoignages métiers.
Contact : Danaï Siakoudi, 02 643 78 58 - dsi@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
39
© Thinkstock
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TRANSITION
Les bâches de la Grand-Place
transformées en sacs iconiques
Afin de réserver un sort meilleur que l’incinération aux bâches qui ont recouvert les
bâtiments de la Grande-Place de Bruxelles, le jeune designer bruxellois Pierre-Emmanuel
Vandeputte, L’Ouvroir et l’ASPH se sont associés autour d’un beau projet
d’upcycling visant à fabriquer des sacs.
Johan Debière
L
es surplus et déchets industriels
représentent 49 % de
la production totale de déchets en
Belgique. Un gisement potentiellement
très important pour l’innovation
et la valorisation grâce à de nouveaux
projets en recherche et développement.
L’échevin de l’urbanisme de la
Ville de Bruxelles, Geoffroy Coomans
de Brachène, a pleinement saisi l’opportunité
en lançant un appel à projet,
en vue d’assurer une nouvelle vie aux
bâches polymères micro-perforées
utilisées pour recouvrir les bâtiments
de la Grand-Place.
Il n’a pas fallu longtemps pour qu’un
déclic se produise : « Plusieurs personnes
ont répondu à l’appel et
trois projets ont été sélectionnés »,
explique Pierre-Emmanuel Vandeputte,
un designer bruxellois en résidence
au MAD In Situ1
. Outre son
projet, l’Association socialiste de la
personne handicapée (ASPH) proposait
un dossier similaire, associant
à ce travail de transformation des
bâches des personnes handicapées
occupées en ETA (Entreprise de Travail
Adapté).
De fil en aiguille, les candidats se
sont parlé et ont finalement fait
œuvre commune. Une fois les rôles
répartis, Pierre-Emmanuel s’est
occupé du concept, de la recherche
et du développement, l’asbl L’Ouvroir
des nombreux aspects liés à la
production et l’ASPH de tout le suivi
administratif et des demandes de
subsides. Sur les 1.200 m² de bâches
disponibles, environ un tiers a pu
être affecté au projet de fabrication
de sacs, le solde ayant été octroyé à
deux autres projets de fabrication de
yourtes et de transats (des sujets sur
40 BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
spécialisées dans le travail de couture.
Deux personnes en CDD ont pu
être affectées en outre à la confection,
dont une a pu rester après la
mission. Sans compter la contribution
de l’ensemble du personnel de
L’Ouvroir (ndlr : une petite trentaine
de personnes). L’embauche des personnes
aveugles nous a enfin permis
de diversifier la nature des handicaps
au sein de notre ETA dans le cadre
d’un projet diversité d’Actiris ».
lesquels nous aurons l’occasion de
revenir). Après validation du design,
détermination des proportions, fixation
des détails importants comme
la longueur des anses ou les dimensions
des différents sacs, la bâche
récupérée a été soigneusement lavée
puis découpée. Les morceaux ont été
envoyés en atelier et cousus à la main
pour produire 460 sacs exclusifs et
numérotés.
Restait à donner au projet un nom
emblématique : Handymade. « Handymade
in Brussels a une double signification.
Le nom renvoie à la dimension
artisanale du travail réalisé,
tout en rappelant que l’assemblage
a été réalisé par une personne en
situation de handicap », explique
Pierre-Emmanuel Vandeputte. Pour
l’ETA associée, ce projet a été providentiel
à plus d’un titre. Damien
Logghe, directeur de L’Ouvroir :
« Handymade nous a permis d’embaucher
deux personnes aveugles
Stock écoulé en un jour et
demi
Le succès a été tout à fait inattendu.
« En l’espace d’un jour et demi, les
460 sacs disponibles ont tous trouvé
acquéreur au prix de 39 euros pièce.
Le matin de la mise en vente, un
homme est venu en train depuis Arlon
afin d’être sûr de pouvoir acheter un
de ces sacs pour sa femme... Nous
avons même dû décliner l’offre de
l’entreprise de gestion des déchets
Suez Belgique qui souhaitait acheter
tout le stock », explique Damien
Logghe. En effet, les partenaires
avaient à cœur d’attribuer ces sacs
aux citoyens. Seul un stock limité de
20 sacs a été conservé pour une prochaine
mise aux enchères. Au final,
un produit des plus intéressants car
iconique, particulièrement résistant
et fabriqué par des personnes handicapées
qui peuvent de cette manière
valoriser un beau savoir-faire.
Quant à l’avenir, il est déjà tout tracé
puisque le succès de ce premier « upcycling
» en amène déjà d’autres :
la bâche du chantier de la place
de Brouckère et les bâches qu’une
société privée place régulièrement
devant les bâtiments qu’elle rénove
à Bruxelles. ●
1. Ateliers de designers pour l’innovation sociale et sociétale de MAD
Brussels, situés dans le quartier Anneessens.
׉	 7cassandra://OhmcYeNL90cr9i35fayuP2jLK7ov2f5LEdK2cEw6P4o>`̵ Y 䰃=qu׉E	Primes énergie et autres
incitants financiers à la
construction durable :
bon retour collectif sur investissement
PRIMES
BATEX
Les primes énergie et l’appel à projets « Bâtiments
Exemplaires Bruxellois » (BATEX), deux des
principaux incitants financiers à la construction
durable de la Région, se sont avérés très positifs
en termes de développement économique pour
Bruxelles. C’est la conclusion de l’étude confiée
par Bruxelles Environnement à la Confédération
Construction Bruxelles-Capitale (CCB-C) et qui
passe en revue les six appels à projets BATEX
entre 2007 et 2013 ainsi que les primes énergie
octroyées entre 2013 et 2015.
■ Données chiffrées
Intitulée « L’impact des incitants financiers bruxellois
à la construction durable sur les entreprises de
construction », cette étude a été complétée par une
enquête réalisée auprès des entreprises. Les grandes
conclusions, rendues publiques début mars 2017, en
sont encourageantes pour les politiques d’incitation
menées par les pouvoirs publics bruxellois.
L’étude confirme la création de valeur des incitants
financiers à Bruxelles en terme d’investissement et de
part de marché pour les entreprises bruxelloises. On
constate en effet une forte présence des entreprises
bruxelloises dans les travaux financés grâce aux
primes énergie ; pour les chantiers bâtiments
exemplaires, plus de 50% des entreprises générales
sont bruxelloises. De manière plus graphique, les
chiffres sont les suivants :
■ Enquête de perception
L’enquête réalisée auprès des entreprises montre une
perception :
➜ des BATEX comme un levier à l’innovation pour le
bâtiment ainsi que pour les entreprises participantes
et l’ensemble du secteur ;
➜ des primes énergie comme un levier pour la transition
du secteur vers la construction durable et également
comme moteur de croissance économique leur
permettant d’étoffer leur carnet de commandes.
Pour la ministre de l’Environnement et de l’Energie
Céline Fremault, l’étude confirme que « l’environnement
n’est plus à considérer comme une contrainte pour
nos entreprises bruxelloises mais bien comme une
réelle opportunité de développement économique ».
L’étude a été réalisée par la CCB-C dans le cadre du
Programme Régional en Economie Circulaire (PREC).
◗ Plus d’info : www.ccbc.be ou Corinne Bernair,
Bruxelles Environnement, cbernair@environnement.
brussels.
© Yvan Glavie
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NEWS
Les chefs d’entreprise européens unis
face au Brexit
Début avril, à l’invitation de la Chambre de commerce
londonienne, les chefs d’entreprise européens se sont
réunis à Londres pour signer une déclaration, s’engageant
à travailler ensemble dans l’ère post-Brexit.
ESP A CE MEMBRE
Cet espace est le vôtre
Votre entreprise est membre de BECI ? Vous désirez
parler de votre activité ? Vous avez une info
à diffuser ? Envoyez-nous un communiqué, nous
le publierons gratuitement* !
Pour tout renseignement : er@beci.be.
*à concurrence de l’espace disponible
ESP A CE MEMBRE
Skyfarms amène
l’agriculture urbaine dans
votre entreprise.
Les représentants des principales chambres de commerce
métropolitaines de toute l’Europe, y compris
Berlin, Paris et BECI pour Bruxelles, ont participé à un
sommet d’une journée à l’hôtel de ville pour discuter
de leurs priorités, y compris l’immigration flexible, les
accords commerciaux et les transports. Ils y ont rencontré
le maire de Londres, M. Sadiq Khan (en photo),
et le ministre britannique en charge de la sortie de
l’Union Européenne, Lord Bridges.
« Notre économie européenne commune a été soutenue
par un cadre évolutif, impliquant une collaboration
en matière de commerce et d’industrie, qui constituent
son idéal, parallèlement à une coopération dans les domaines
de la concurrence et de la croissance. C’est ce
qui a permis aux entreprises de dépasser les frontières
pour s’épanouir et réussir », affirme la déclaration, signée
par les membres de l’AEMC (Alliance of European
Metropolitan Chambers).
« Nous reconnaissons que, même si le Royaume-Uni
est peut-être sur le point de quitter l’Union Européenne,
la Grande-Bretagne ne quitte pas l’Europe. Inévitablement,
le processus du Brexit présentera cependant un
certain nombre de défis pour le bon fonctionnement
des entreprises paneuropéennes. »
Colin Stanbridge, CEO de la Chambre de commerce
de Londres, a quant à lui insisté sur l’importance des
liens entre les chambres de commerce européennes,
déclarant que le Brexit pouvait être « une chance pour
renforcer ces relations ».
Invitez les fruits et légumes à remplacer vos plantes décoratives
! En effet, pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable?
Pourquoi ne pas dévorer votre décor et en créer un nouveau
à chaque saison?
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tout en reflétant vos valeurs d’innovation, de durabilité
et de transition. Nous créons des oasis de verdure où vos
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et de formation pour créer et soutenir une communauté
de volontaires de la plantation jusqu’à la récolte.
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42
BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
© Reporters
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NEWS
EMAsphere en direct sur smartphone
EMAsphere annonce le lancement d’une application
mobile disponible sur Android et iOS pour la consultation
et la visualisation des indicateurs clés de performance
de son tableau de bord de gestion. Cette
application mobile est particulièrement utile pour les
dirigeants d’entreprise qui souhaitent suivre en permanence
la progression des indicateurs clés de performance
financiers et opérationnels de leur activité,
où qu’ils se trouvent, et d’en apprécier l’évolution graphiquement,
tant pour l’année en cours que pour le
comparatif avec l’exercice précédent.
« Le smartphone est un outil indispensable dans nos
vies hyper-connectées et son utilisation a déjà commencé
à dépasser celle des ordinateurs portables .
L’application mobile figurait dans les priorités de développement
et ses fonctionnalités seront enrichies au
fil du temps », indique Didier Vankeerberghen, co-CEO
d’EMAsphere et responsable du développement commercial.
Info
: http://emasphere.com/
Recrutement : une pénurie de
candidats et des augmentations de
salaires pour les spécialistes
Telles sont les tendances qui ressortent du Global Salary
Survey du spécialiste du recrutement Robert Walters
: la forte croissance économique et la confiance
accrue des entreprises ont entraîné une pénurie de
talents, sur un marché du recrutement de plus en
plus complexe et concurrentiel en 2016. « Alors que la
guerre pour les talents va continuer à s’intensifier, les
employeurs devront offrir un environnement de travail
stimulant et attrayant », explique Antoine Biot, directeur
de Robert Walters Belgique.
En 2016, la demande de professionnels de la finance
à des emplois permanents était au plus haut dans les
multinationales et les grandes entreprises de la région
bruxelloise, ainsi que dans les PME flamandes. « L’une
des raisons pour lesquelles les emplois se sont déplacés
vers la Flandre, c’est la question de la mobilité
dans notre capitale, ce qui a amené les entreprises à
chercher d’autres façons de travailler et à décentraliser
autant que possible. »
Autre tendance : la numérisation accroît la pénurie de
candidats. En dépit des restructurations et des licenciements
annoncés dans le secteur bancaire, Robert Walters
s’attend à ce que le nombre total d’emplois dans
le secteur financier augmente. Les services financiers
sont davantage impliqués dans les plans stratégiques
des entreprises, ce qui entraîne une forte demande de
professionnels de l’audit, du contrôle et de l’analyse.
« La numérisation va doper la demande d’agents de
sécurité informatique », ajoute Antoine Biot.
Les salaires dans le secteur bancaire resteront relativement
stables. Toutefois, compte tenu de la pénurie
de candidats fortement qualifiés, les spécialistes de la
gestion des risques, de la conformité et de la numérisation
seront en mesure de négocier des salaires plus
élevés. L’enquête indique que les augmentations de salaire
observées en 2016 pour les rôles permanents de
vérification, de consolidation, de contrôle et d’analyse
augmenteront encore en 2017. « Nous nous attendons
à ce que les entreprises investissent encore plus dans
les moyens d’améliorer l’équilibre entre vie professionnelle
et vie privée de leur personnel. »
Info : www.robertwalters.be/salarysurvey.html
ESP A CE MEMBRE
Reibel, créateur de valeur
logistique
Quelle qu’en soit sa durée, le stockage de produits, d’équipements
ou de matières premières nécessite une prise en
charge appropriée ainsi qu’un entrepôt adapté et sécurisé.
La localisation de cet entrepôt et de son infrastructure peut
déterminer les coûts logistiques, influencer votre notoriété
et contribuer à l’optimisation des flux de marchandises
par le recours à des moyens de transport efficaces, même
alternatifs.
Vous avez la possibilité de reporter le paiement des droits
d’importation, de la TVA et des accises jusqu’au moment
où les marchandises quittent l’entrepôt. Vous pouvez
même éviter ces paiements en gardant les marchandises
en transit.
Vous trouverez davantage d’informations dans la brève
présentation de notre entrepôt et des services spécialisés
qui sont assurés : http://www.reibel.be/warehouse-inbelgium/
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vous convions par ailleurs à consulter notre site
Web www.reibel.be pour découvrir l’ensemble de nos
activités. Vos demandes sont aussi les bienvenues par
téléphone au numéro + 32 (0) 2 421 99 43, ou par
e-mail à l’adresse logistics@reibel.be.
Nous vous remercions de l’intérêt
que vous portez à nos services.
BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
43
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L’actualité BECI en photos
Quel sera l’impact du Brexit pour les entreprises ? Le rapport du
groupe de haut niveau, auquel participait BECI, a été présenté le
20 mars au Cercle de Lorraine, en collaboration avec la Chambre
de Commerce britannique en Belgique, en présence des secrétaires
d’État au commerce extérieur, Pieter De Crem (fédéral) et Cécile
Jodogne (Bruxelles). Parallèlement, BECI était aussi à Londres pour
une réunion avec l’Alliance européenne des chambres métropoli
taines (voir p. 42).
BMW Brussels accueillait le 30 mars un Zinner Circle sous
le signe de la mobilité, en présence du ministre Pascal Smet.
Trois entreprises wallonnes avaient par ailleurs fait le déplacement
pour rencontrer les entrepreneurs néerlandophones de
Bruxelles : l’hôtel Van der Valk Verviers, le Silva Hotel Spa-Balmoral
et le Quartier Latin, de Marche-en-Famenne.
44
BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
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ADRESSES
BRASSERIE DE LA SENNE
Visites du lundi au vendredi de 9 à 15h (15 pers. minimum)
Durée : 1 h environ puis dégustation | Prix : 9€ par pers. |
Chaussée de Gand, 565 – 1080 Bruxelles |
info@brasseriedelasenne.be | 02 465 07 51
BRUSSELS BEER PROJECT
Visites les jeudi, vendredi et samedi de 14 à 22h
Rue Antoine Dansaert, 188 – 1000 Bruxelles
keepintouch@beerproject.be
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Découvrez les micro-brasseries
bruxelloises et lancez-vous dans
l’aventure
Ancrée dans la culture belge, c’est bien la bière qui, depuis
longtemps, fait mousser Bruxelles. Alors pourquoi
ne pas aller prendre l’apéro dans l’une des nombreuses
micro-brasseries bruxelloises? Ou même commencer
à brasser votre propre bière chez vous ? On vous emmène
à la rencontre des meilleurs micro-brasseurs de
la capitale.
Victor Lepoutre
Commençons par le commencement, avec les deux micro-brasseries
les plus connues de la capitale. La célèbre Brasserie de
la Senne et sa collection de bières qui a envahi bien des brassins
et une majorité des bons bars bruxellois. Autre projet bien connu
des amateurs de bière, le Brussels Beer Project. Une des raisons
de son succès est que ses incitateurs se sont aidés de l’avis
du public pour améliorer leurs recettes de brassage et baptiser
leurs différentes bières. On n’en trouve pas moins de cinq, disponible
à la brasserie même et dans la majorité des supermarchés
bruxellois.
Petites mais costaudes
Partons ensuite dans le quartier des Marolles, au tout début de la
rue du Miroir, où deux étudiants brassaient « en cachette » dans
leur cave. Une manière de procéder qui donnera son nom à leur
brasserie En Stoemelings. On y produit les très goûtues Curieuse
Neus (une vrai triple !), Cuvée Houdini (ambrée avec du coriandre
et un zeste d’orange) et Chike Madame (une blanche au jasmin).
On poursuit avec la brasserie Cantillon qui officie au sein du Musée
de la Gueuze à Anderlecht. On y découvre près d’une dizaine
de gueuzes différentes, cette bière typiquement belge obtenue à
partir de l’assemblage de bières lambic (bière de fermentation
spontanée).
Noisy, Psycho, Heavy… c’est sous l’influence de la musique électro
que No Science, une jeune micro-brasserie basée dans les
locaux de GreenBizz.brussels est née. De par sa localisation,
elle s’inspire des règles de l’économie durable et tente de nous
EN STOEMELINGS
Visites le samedi et le lundi sur demande, brasserie
ouverte du mardi au samedi de 11 à 18h
Rue du Miroir, 1 – 1000 Bruxelles | www.enstoemelings.be
CANTILLON
Ouvert les lundi, mardi, jeudi, vendredi et samedi,
de 10 à 17h | Rue Gheude 56 – 1070 Bruxelles
museum@cantillon.be | 02 520 28 91
NO SCIENCE
Rue Dieudonné Lefèvre, 37 -1020 Bruxelles
info@noscience.be | 0484 32 66 82
BRASSERIE BELGOO
Georges Wittouckstraat 61 – 1600 Sint Pieters Leeuw
www.Belgoobeer.be | 0475 69 24 60
BRASSERIE L’ERMITAGE
www.ermitagenanobrasserie.be
BEER STORMING
Chaussée d’Alsemberg 75 – 1060 Brussels
0472 89 74 01 | www.beerstorming.net
J’IRAI BRASSER CHEZ VOUS
Contactez Antoine Lavis au 0483 02 77 97
jiraibrasserchezvous.com
faire découvrir des recettes brassicoles venues d’ailleurs (I.P.A,
Porters, Bitters ou Singles Hop) avec une touche belge. Brassée
à la Brasserie Belgoo à Sint-Pieters-Leeuw, aux portes de la
capitale, la Dikkenek se veut désaltérante avec un petit goût de
mandarine. Parfaite pour vous donner une saveur de printemps
quand les beaux jours tardent à montrer le bout de leur nez. Enfin,
pour vous montrer que tout le monde peut se lancer dans
l’aventure, allons goûter la Lanterne, bière IPA sèche et légère,
brassée par la Brasserie l’Ermitage. Située près de la gare du
Midi, cette brasserie tient son nom d’une colocation qui abrita ses
premières expériences, située rue de l’Ermitage à Ixelles.
Brassez votre propre bière !
Eh oui, comme les brasseurs de l’Ermitage, vous pouvez vous
aussi tâter à l’expérience. Avec Beerstorming vous pourrez imaginer
votre propre recette de bière et suivre toute les étapes de
sa réalisation. J’irai Brasser Chez Vous vous propose également
de brasser une recette de bière au choix, dans le confort de votre
cuisine, avant de la déguster. Une activité idéale pour un groupe
d’amis ou un team building.
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
45
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͠Y 䰃=quנY 䰃=qvS R̙9ׁHhttp://brusselsjazzmarathon.beׁׁЈנY 䰃=qvR _29ׁHhttp://pride.beׁׁЈנY 䰃=qvQ 6p9ׁHhttp://www.jaminjette.beׁׁЈנY 䰃=qvP ځ̜
9ׁHhttp://www.20kmdebruxelles.beׁׁЈנY 䰃=qvO &
9ׁH $http://www.bruxellesenvironnement.beׁׁЈנY 䰃=qvN T9ׁHhttp://www.kfda.beׁׁЈנY 䰃=qvM qRo9ׁHhttp://www.botanique.beׁׁЈנY 䰃=qvL ]9ׁHhttp://www.cmireb.beׁׁЈנY 䰃=qvK M9ׁHhttp://www.kfda.beׁׁЈנY 䰃=qvJ I̊9ׁHhttp://www.lafetedesvoisins.beׁׁЈ׉EBRUSSELSLIFE
PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
26.05
FETE DES VOISINS
Une bien jolie idée pour recréer du lien entre
les citoyens. Une fête où tous les bruxellois
sont invités à organiser ou rejoindre une fête
dans leur rue ou leur quartier.
Lieux divers| Gratuit | www.lafetedesvoisins.be
05.05 | 27.05
KUNSTENFESTIVALDESARTS
Festival bilingue présentant des performances
et créations scéniques et plastiques
d’artistes belges et étrangers dans
une vingtaine de centre culturels bruxellois.
Lieux divers | de 4€ à 20€ | www.kfda.be
08.05 | 20.05
CONCOURS REINE ELISABETH
Comme tous les ans, le concours réinvestit
Flagey. Pour la première fois, une session
sera réservée aux violoncellistes.
Flagey | 85€ | www.cmireb.be
12.05 | 21.05
NUITS BOTANIQUES
Festival privilégiant la découverte, l’éclectisme,
l’ouverture aux nouvelles tendances
et le développement de carrières musicales
Botanique – Cirque Royal | 19€ par concert
www.botanique.be
SOUS LA LOUPE — CULTURE
le Kunstenfestival des arts
Depuis 1994, ce festival bilingue consacre
sa programmation à la création contemporaine
en théâtre, danse, cinéma et arts
plastiques. Il se déroule pendant près de
trois semaines au mois de mai dans une
vingtaine de centres d’art et de théâtres
à Bruxelles, ainsi que dans différents
lieux publics de la capitale.
Kunstenfestival des art
Mont des Arts 5,
1000 Bruxelles
www.kfda.be
Sensible aux démarches artistiques qu’il
est impossible de placer dans une « case »,
le Kunstenfestivaldesarts cherche depuis
treize ans des alternatives au mainstream
ambiant et tente d’échapper au formatage
présent à tous les niveaux de la société. En
2017, le festival entre en dialogue avec l’exposition
« The Absent Museum » du Wiels
(dont nous parlions ici le mois dernier) et
qui, elle aussi, développe une mission similaire.
Il tentera aussi de répondre au
« populisme » ambiant, non pas en rentrant
dans une forme de critique, mais en
proposant avec les artistes des espaces
qui génèrent une proximité inédite entre
les êtres. On soulignera la performance
de Tania Bruguera que l’on peut observer
du haut d’un cylindre de 8m50. Et le projet
Within de Tarek Atoui, qui rassemble les
personnes autour de « l’acte d’écouter ».
04.06
FESTIVAL DE L’ENVIRONNEMENT
Partez à la rencontre des acteurs bruxellois
de l’environnement pour faire le plein d’infos
et passer un moment convivial. Restauration
bio, théâtre de rue, jeux et animations pour
enfants, et un grand concert gratuit.
Parc du Cinquantenaire| Gratuit
www.bruxellesenvironnement.be
28.05
20KM DE BRUXELLES
Célèbre course à pied traversant le sud de
la capitale, ouverte à tous. On peut également
courir en équipe.
Parc du Cinquantenaire | 25€ par personne
www.20kmdebruxelles.be
EN SOIRÉE
12.05 | 13.05
JAM IN JETTE
Festival de musiques du monde et de cirque
en intérieur et en plein air, accessible à tous.
Parc de la Jeunesse - Jette| Gratuit
www.jaminjette.be
20.05
THE PRIDE
Depuis 19 ans, la Pride rassemble de nombreux
participants pour défendre l’égalité des
chances et célébrer la communauté LGTB.
Centre-ville | Gratuit | www. pride.be
26.05 | 28.05
BRUSSELS JAZZ MARATHON
Un rassemblement pour les amoureux du
jazz à Bruxelles, proposant une série de
concerts dans de nombreux cafés et bars
bruxellois.
Lieux divers | Prix variables
www. brusselsjazzmarathon.be
46
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
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LE BRUXELLOIS DU MOIS
Gaëtan Thomas, premier skipper bruxellois
et belge à la Clipper Race
Dès cet été, Gaëtan Thomas, 29 ans,
sera le premier skipper belge à emmener
un équipage non professionnel
dans un course autour du monde à la
voile. Dix hommes et femmes pour
manœuvrer au mieux des bateaux
de 20 mètres de long et qui sont parfois
débutants. Un challenge dont le
bruxellois à toujours rêvé. Portrait.
Ayant grandi à Bruxelles, Gaëtan passe
une bonne partie de sa jeunesse sur
le voilier de ses parents. Passionné
par la mer et la voile, il quitte l’école
à 16 ans pour aller travailler sur les
ponts des voiliers en tant que mousse
d’abord, puis comme skipper ensuite.
LE SAVIEZ-VOUS ?
Louise et Stéphanie, des noms
de reine et de princesse
Le saviez-vous ? Les avenues et
places d’un des quartiers les plus
riches de Bruxelles ont été nommées
en l’honneur d’une reine et de deux
princesses belges.
C’est d’abord la place Louise qui
fut construite vers le milieu du 19e
siècle. On en fit une « porte », puis
une rue Louise, toutes trois baptisées
en l’honneur de la princesse
française Louise d’Orléans, qui se
maria avec le roi Léopold Ier
en 1832.
En 1847, l’actuelle avenue Louise
(appelée à l’époque avenue du Bois
de la Cambre) permet de relier le
centre-ville avec le plus grand parc de
Bruxelles. Pour éviter toute jalousie,
on la rebaptisa plus tard en l’honneur
de Louise de Belgique, première fille
de Léopold II, quand on donna le nom
de sa petite sœur Stéphanie à la place
que l’on connaît aujourd’hui.
Il navigue entre les mers européennes
et les Caraïbes, traverse l’océan Atlantique
à cinq reprises dont trois en solo.
Dans quelques mois, il se lancera dans
ce qu’il décrit comme « l’une des missions
les plus dures d’un skipper ». Celle
d’enseigner à des marins, avec ou sans
expérience, à manœuvrer de « grands
et puissants voiliers dans des conditions
océaniques parfois très rudes, le tout en
maintenant un maximum de sécurité,
de compétitivité et de plaisir. » Gaëtan
partira de l’Angleterre pour rejoindre le
Brésil puis l’Afrique du Sud. Il entrera
ensuite dans l’océan Indien, environnement
nouveau dans lequel il n’a jamais
navigué, puis fera le tour du sud
de l’Australie et traversera l’Indonésie
vers la mer de Chine. Nouvelle inconnue,
l’océan Pacifique pour rejoindre
Seattle et puis, plus tard, le passage
du canal de Panama pour atteindre
la côte est des États-Unis et enfin rejoindre
l’Europe. Pour gagner, il faudra
accumuler un maximum de points en
remportant des régates à différents
endroits du parcours. À chaque étape,
une nouvelle équipe de navigateurs
et un nouveau challenge pour Gaëtan
dans sa mission de formation. Si les
participants reçoivent une formation à
terre, le skipper le sait, l’une des clés
du succès est « d’être strict sur la sécurité
et inspirer son équipage ». Première
mission au sein de la Clipper Race pour
un Belge, chose dont Gaëtan n’est pas
peu fier. Ce passionné déplore cependant
la difficulté d’accès au milieu de
la voile en Belgique : « En France et
en Hollande, il existe un grand nombre
d’associations et d’endroits subsidiés
pour aller naviguer à moindre prix. En
Belgique, shooter dans un ballon de foot
reste moins cher que la voile, mais avec
les réseaux sociaux, notre sport commence
à se démocratiser ». Bien que
souvent en mer, le jeune skipper rentre
de temps en temps à Bruxelles, pour
un jour ou quelques mois. Il se rend
alors directement dans une brasserie
pour déguster un tartare-frites et une
bonne bière, en famille et entre amis.
Malgré son amour du voyage, Gaëtan
en est certain, son cœur est bel est
bien à Bruxelles !
Victor Lepoutre
Victor Lepoutre
BECI - Bruxelles métropole - avril 2017
47
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
ADC Production NV
Hermesstraat 4C - 1930 Zaventem Code Nace :
46433 - Commerce de gros d’appareils photographiques
et cinématographiques et d’autres articles
d’optique 47782 - Commerce de détail de matériel
photographique, d’optique et de précision en magasin
spécialisé 77292 - Location et location-bail de
téléviseurs et d’autres appareils audiovisuels del. :
Daniel Van Ruyssevelt
Arnico SPRL
Avenue de Foestraets 42 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 64200 - Activités des sociétés holding del. :
Nicolas De Greef
Auquier Chantal PPE
Avenue Minerve 20 - 1190 Bruxelles Code Nace :
82110 - Services administratifs combinés de bureau
82300 - Organisation de salons professionnels et de
congrès 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises
n.c.a. del. : Chantal Auquier
Bragard SA
Axis Gate - Axis Parc Rue du Fond Cattelain 2 - 1435
Mont-Saint-Guibert Code Nace : 46411 - Commerce
de gros de tissus, d’étoffes et d’articles de mercerie
46423 - Commerce de gros de vêtements, autres
que vêtements de travail et sous-vêtements 47512 -
Commerce de détail de linge de maison en magasin
spécialisé del. : Alexandre Blondiaux
Bulkray SPRL
Clos Mudra 201 - 1070 Bruxelles Code Nace : 49320
- Transports de voyageurs par taxis 49390 - Autres
transports terrestres de voyageurs n.c.a. 70220 -
Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion
del. : Raymond Umuhizi
Coreso SA
Avenue de Cortenbergh 71 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 35130 - Distribution d’électricité del. :
Jean-Francois Gahungu
Fashion Atelier PPE
Rue Kindermans 1 - 1050 Bruxelles Code Nace :
46423 - Commerce de gros de vêtements, autres
que vêtements de travail et sous-vêtements 74201
- Production photographique, sauf activités des photographes
de presse 90031 - Création artistique, sauf
activités de soutien del. : Mirjana Perkovic
Ghelamco Group CVA
Zwaanhofweg 10 - 8900 Ieper Code Nace : 64200 -
Activités des sociétés holding 70220 - Conseil pour
les affaires et autres conseils de gestion del. : Paul
Gheysens
IC Belgium SCRL
Avenue Adolphe Lacomblé 59 - 1030 Bruxelles Code
Nace : 46140 - Intermédiaires du commerce en machines,
équipements industriels, navires et avions
70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils
de gestion 73200 - Études de marché et sondages
d’opinion del. : Patrick Clerens
Isavvy SPRL
Rue des Primeurs 61-63 - 1190 Bruxelles Code
Nace : 46510 - Commerce de gros d’ordinateurs,
d’équipements informatiques périphériques et de logiciels
47191 - Commerce de détail en magasin non
spécialisé sans prédominance alimentaire (surface
de vente < 2500m²) 4719101 - Commerce de détail
d’une large gamme de pdts sans prédominance de
l’alimentation, boissons et tabac tels habillement,
meubles, petits appareils, quincaillerie, cosmétique,
joaillerie, jouets, etc. del. : Frédéric Naymark
LSI - Language Studies INT SPRL
Boulevard Clovis 83 - 1000 Bruxelles Code Nace :
85599 - Autres formes d’enseignement del. : Sylvaine
Drablier
Memnon Archiving Services SA
Avenue du Four à Briques 3B - 1140 Bruxelles Code
Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 -
Conseil informatique 63110 - Traitement de données,
hébergement et activités connexes del. : Nicolas de
Beco
Oodrive BE SA
Avenue Louise 380 - 1050 Bruxelles Code Nace :
63110 - Traitement de données, hébergement et activités
connexes del. : Christophe Ophoff
Please Surprise Me - Hopopup SPRL
Rue Veydt 28 - 1060 Bruxelles Code Nace : 63110 -
Traitement de données, hébergement et activités
connexes 68100 - Activités des marchands de biens
immobiliers 68311 - Intermédiation en achat, vente
et location de biens immobiliers pour compte de tiers
del. : Emmanuelle Halabi
Saidi Najwa PPE
Avenue Jean Sebastien Bach 24 - 1083 Bruxelles
del. : Najwa Saidi
SkyFarms SPRL
Avenue des Jardins 16 - 1030 Bruxelles Code Nace :
01130 - Culture de légumes, de melons, de racines et
de tubercules 81100 - Activités combinées de soutien
lié aux bâtiments 81300 - Services d’aménagement
paysager del. : Augustin Nourissier
Stratenet SPRL
Rue Clément-Didriche 5 - 5150 Floreffe Code Nace :
47910 - Commerce de détail par correspondance
ou par Internet 70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion 73110 - Activités des
agences de publicité del. : Stéphane Bouchez
Wilink Insurance SA
Boulevard Baudouin 1er
25 - 1348 Louvain-la-Neuve
Code Nace : 66199 - Autres activités auxiliaires de
services financiers n.c.a., hors assurance et caisses
de retraite 66210 - Évaluation des risques et dommages
66220 - Activités des agents et courtiers d’assurances
del. : David Maus
Wilink Insurance (Shuman) SA
Avenue d’Auderghem 40 - 1040 Bruxelles Code
Nace : 66199 - Autres activités auxiliaires de services
financiers n.c.a., hors assurance et caisses de
retraite 66210 - Évaluation des risques et dommages
66290 - Autres activités auxiliaires d’assurance et de
caisses de retraite del. : Stéfano Ristuccia
Wilink Insurance (Uccle) SA
Chaussée de Waterloo1389 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 66199 - Autres activités auxiliaires de services
financiers n.c.a., hors assurance et caisses de retraite
del. : Thierry Debacker
Wilink Insurance NOH SA
Place Peter Benoit 15M - 1120 Bruxelles Code Nace :
66199 - Autres activités auxiliaires de services financiers
n.c.a., hors assurance et caisses de retraite
66210 - Évaluation des risques et dommages 66220
- Activités des agents et courtiers d’assurances del. :
Didier Vandewauwer
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
A.T Kearney
36
Agoria
Association socialiste de
la personne handicapée (ASPH) 40
Beerstorming
Benteler Engineering
Bip Bip et Coyote
BMW Brussels
BNP Paribas Fortis
Brasserie Belgoo
Brasserie de la Senne
Brasserie l’Ermitage
Brussels Beer Project
Cantillon
Cercle de Lorraine
Chambre de commerce
britannique en Belgique
48
45-47
31-33
38
5 ; 44
10-11 ; 14
45-47
45-47
45-47
45-47
45-47
44
44
BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
16-19
Alliance of European Metropolitan
Chambers (AEMC)
Altran
5 ; 42-43
31-33
Chambre de Commerce
de Londres
Cirque Royal
CuteSolutions
EMAsphere
En Stoemelings
Engie
Enterprise Europe Network
Febiac
Fondation pour
l’enseignement
Google
Helios-IT
Hôtel Van der Valk Verviers
IBM
Impulse
IRIDIA
J’irai Brasser Chez Vous
MAD In Situ
Mercer
Microsoft
5 ; 42-43
45-47
24-26
42-43
45-47
10-11
12
20-22
10-11
34-35
31-33
44
10-11
34-35
8
45-47
40
31-33
Microsoft Innovation
Center Brussels
No Science
Norriq
Nspyre
Orange
Ouvroir (L’)
Partena
Philips
Poolpio
Progentis
Quartier Latin
Reed
Reibel
Retis
Robert Walters
Roland Berger
RTBF
Safran
34-35
34-35
45-47
31-33
31-33
20-22
40
28-29
31-33
34-35
20-22
44
34-35
42-43
20-22
42-43
16-19
34-35
10-11
Silva Hotel Spa-Balmoral
Skyfarms
Solidaris
Spie Belgium
STIB
Structura
Suez Belgique
Tass
The Privacy Office
Théâtre de Liège
Tridea
ULB
Unic-3D
Vlerick Business School
Volvo
Wallonie Belgique Tourisme
Wiels
Younity
Zen Car
44
42-43
28-29
31-33
10-11
5
40
31-33
39
34-35
36
8 ; 16-19
36
24-26
8
4
45-47
28-29 ; 30
6
׉	 7cassandra://wj-OShgmZnT20rrLW34Kh-zUklz-U1T37jWhTzfZzd0C`̵ Y 䰃=qu׉ECOMMUNITY
AGENDA
ICT
23 & 24.05.2017
Management & RH, Personal
improvement
12.05.2017
Comment négocier : la win-win
attitude
15.05.2017
Transformer ses entretiens
d’évaluation en outils de
motivation
Fiscalité et finances
25.05.2017
Actualité fiscale
Vente, marketing &
Communication
11.05.2017
Créez des emails irrésistibles
pour votre public-cible !
12.05.2017
Comment négocier : la win-win
attitude...
22.05.2017
LinkedIn start : découvrez les
1001 facettes du réseau
23.05.2017
Apprenez à maîtriser Twitter et
ses codes
08.06.2017
Gérer les relations avec la presse
12.06.2017
Collecte d’e-mails, e-mailings,
concours en ligne : les règles à
respecter
13.06.2017
Time is money
15.06.2017
La nouvelle plateforme LinkedIn :
au secours !
20.06.2017
The pitch crash-test !
22.06.2017
Auditer et améliorer votre
référencement sur Google
27.06.2017
Pilotage commercial
Efficacité
30.05.2017
Comment être au top au bon
moment ?
02.06.2017
90 trucs pour mieux gérer votre
temps
**En néerlandais uniquement
BECI - Bruxelles métropole - mai 2017
49
Une image vaut mieux qu’un long
discours : apprenez à utiliser
Photoshop !
31.05 & 01.06.2017
Simplifiez la gestion de vos
projets grâce à MS Project
04.07.2017
Un assistant personnel gratuit,
ça existe ? Oui : Outlook !
➜ Emilie Lessire +32 2 643 78 11 –
ele@beci.be
Législation sociale
10 & 17.05.2017
L’essentiel du droit du travail
belge pour entreprises françaises
12.05.2017
Statut et contrat de travail dans
le secteur public – n° 2
16.05.2017
Le pécule de vacances des
employés
18.05.2017
Statut et contrat de travail dans
le secteur public – n° 3
04 & 06.07.2017
Négocier avec les syndicats :
atelier pratique
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
– fs@beci.be
Droit commercial
12.05.2017
Données personnelles et le big
data - implémenter la «privacy by
design»
23.06.2017
Données personnelles et internet
of things : compatibles ?
➜ Danai Siakoudi +32 2 563 68 58
– dsi@beci.be
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Photovoltaïque
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16.06.2017
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➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
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Taiwan
➜ Beci’s International Department
+32 2 563 68 54 - nao@beci.be
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