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le magazine des entreprises bruxelloises
Financer
l’entreprise
L’heure est au
« mix des financements »
Le tax shelter PME
s’ouvre aux scale-up
Valorisation :
que vaut mon entreprise ?
P.27
P.36
P.40
Jacques Borlée :
« Il est grand temps
que l’on travaille
le quotient émotionnel » P.12
ISSN 2406-3738
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lors d’un prestigieux événement le 7 juin 2018
sur le site de Tour & Taxis.
remise des dossiers pour le 22 avril 2018 au plus tard.
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peut agir !
MAGAZINE
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Cessons de défendre
Bruxelles !
Défendre, au sens étymologique du terme, c’est se protéger contr
chose ; c’est prévenir ou repousser une attaque. Se défendre, c’es
si nier ce dont on est accusé, ou encore interdire quelque chose
quelqu’un. Défendre, c’est donc agir en réaction, ou du moins
précaution, vis-à-vis d’une menace. Voilà un verbe qui n’exprime
rien de très constructif, de dynamique, ni d’optimiste.
Nous-mêmes qui, en tant que chambre de commerce, affirmons
défendre les intérêts des entreprises bruxelloises, nous
devrions y réfléchir à deux fois quand nous utilisons ce terme.
Non que les intérêts de nos membres n’aient pas à être défendus
– à cet égard, il y a toujours beaucoup à faire. Mais
parce que ce que nous souhaitons d’abord exprimer, pour les
entreprises, c’est une vision positive et proactive.
Il en va de même pour notre ville, dont l’image, c’est vrai, peut laisser
à désirer. Au cours de l’année écoulée, quand on a parlé de Bruxelles,
c’était trop souvent pour évoquer des problèmes de mobilité, de gouvernance,
de propreté publique ou encore, plus récemment, à propos des incidents survenus au
centre-ville, ou du projet avorté de stade national. Pas de quoi se montrer fiers d’être Bruxellois…
Or, quand ils ont le sentiment que leur ville est traitée de manière injuste, les Bruxellois, touchés
dans leur orgueil, prennent volontiers une posture défensive – ce qui désigne forcément un adversaire
auquel se confronter.
Sommes-nous bien conscients, dans notre pays, des atouts de notre capitale ? Bruxelles est
l’une des régions les plus riches d’Europe en termes de PIB par habitant ; une ville de réputation
mondiale grâce aux institutions européennes ; l’une des villes les plus cosmopolites du monde ;
c’est aussi la première ville universitaire du pays, devant Leuven ou Louvain-la-Neuve. Et la ville
la plus dynamique ; celle où se créent le plus d’entreprises.
Et si nous cessions de nous plaindre ? Nos problèmes de mobilité, par exemple, apparaissent
dans nos sondages comme la principale inquiétude des entrepreneurs. À juste titre. Ces problèmes
sont très réels et préoccupants. Les multiples chantiers provoquent un véritable chaos.
Mais ils sont aussi le signe que Bruxelles agit : on remplace des voies de tram, on rénove des
tunnels, on va étendre le métro… Bref, Bruxelles se transforme.
Et si nous délaissions un peu la communication négative pour construire une vision ? Voyons
ce qu’ont fait des villes comme Berlin, Manchester, Amsterdam
ou Vienne, pas plus performantes que Bruxelles en termes socio-économiques,
mais qui ont su imposer d’elles-mêmes une
image positive, enthousiasmante. C’est ainsi que l’on séduit des étudiants, des
touristes, des habitants, des patrons…
Que voulons-nous pour Bruxelles ? Et que sommes-nous prêts à faire pour y parvenir ? Cette
vision, cette inspiration pour notre ville, nous devons la développer, la partager et la promouvoir
ensemble, acteurs privés, pouvoirs publics et société civile. Bref, nous devons nous fédérer autour
d’un projet commun pour Bruxelles. C’est ce que nous faisons et allons faire dans les prochains
mois, avec nos membres, les secteurs et les acteurs socio-économiques de la Région :
traduire notre vision pour Bruxelles en mesures à prendre, aujourd’hui et dans les cinq années
à venir.
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
1
Marc Decorte, Président de BECI
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SOMMAIRE
News
4
6
BECI online
Digest
CHAMBRE DE COMMERCE &
Think Tank
12 Jacques Borlée : « Il est grand temps que l’on travaille le
quotient émotionnel »
14 Pour ou contre un nouveau stade national à Bruxelles ?
16 Trop is te veel !
17 Parking, téléjalonnement : Bruxelles n’est pas (encore)
tirée d’affaire
19 Carte blanche : Bruxelles, la ville qui se trompe
20 Du chantier naval au pôle d’innovation
21 Open source : Coopérer, le début de la confiance
International
22 4 priorités pour aider les PME bruxelloises à s’exporter
25 La Chine réprime les contrefaçons
Financer l’entreprise
27 L’heure est au « mix des financements »
32 L’indispensable bagage financier
34 Business plan : réfléchir avant d’agir
36 Le tax shelter PME s’ouvre aux scale-up
38 Collibra, la start-up bruxelloise financée par la Silicon
Valley
39 Faut-il compter sur les subsides pour se développer ?
40 Que vaut mon entreprise ?
Entreprendre
42 5 raisons de choisir la médiation
43 Marchés publics : une opportunité aussi pour les PME
44 Un assistant personnel gratuit, cela existe ?
Oui, Outlook !
45 Transformation numérique : vos employés aussi sont
concernés !
48 Village Partenaire : des poules, du compost et du business
durable
49 Citizenfund : la coopérative d’investissement pas comme
les autres
50 Never start alone !
52 ReStart, un an déjà !
Community
54 L’actualité BECI en photos
56 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
59 Demandes d’admission
59 Index
60 Agenda
UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
Bruxelles métropole
N° 32 – Février 2018
Au mois de
mars :
Sales & Marketing
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
Ont collaboré à ce numéro :
Édouard Cambier, Xavier Dehan, Vincent
Delannoy, Guy Delhaye, Annabelle Duaut,
Johan Debière, Ophélie Delarouzée, Gaëlle
Hoogsteyn, Amy Kessels, Victor Lepoutre,
Cédric Lobelle, Jean-Philippe Mergen,
Morgan Van Cleven, Marie Vandenberghe,
Peter Van Dyck et Miguel Van Keirsbilck.
Production
Mise en page & impression db Group.be
Traduction Litteris
Abonnements
Prix : 80 € pour 10 numéros
Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44
Publicité
Bruxelles métropole/Brussel Metropool
est lu chaque mois par plus de
23.000 décideurs.
Tirage moyen par numéro : 15.500 ex.
Infos et réservations
Anne Schmit – T +32 2 563 68 53
F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be
Membership
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ecr@beci.be
Membre de
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
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BECI ONLINE
Social Media
Jan De Brabanter, secrétaire général de
Beci-Union des Entreprises de Bruxelles, a pris
en décembre la présidence du Conseil Economique
et Social bruxellois (CESRBC), principal
organe de concertation socio-économique au
niveau régional.
Début janvier, Beci publiait son baromètre
politique semestriel, indiquant une nouvelle
poussée des préoccupations des entrepreneurs
quant à la mobilité bruxelloise. Des
résultats qui ont alimenté le débat.
« Échouer, c’est avoir l’occasion de recommencer de
manière plus intelligente », disait Henri Ford. Le programme
Beci reStart a été lancé il y a un an. Article à
lire en p. 52.
#BECImember : Nouveau membre de Beci,
DHL Aviation est actif dans le fret aérien express
international, opérant notamment au départ de
Brussels Airport.
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4
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
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BECI ONLINE
Dans votre newsletter de janvier
5
Qu’est-ce que le burnout ? Pourquoi
y en a-t-il tellement ? Quelles
sont les personnes à risque ? Y
a-t-il des signes annonciateurs ?
Comment réduire les risques ?
Tout savoir sur le burnout en
5 réponses. Un article d’Anne Habets
(Stress Out) et Anne Everard
(auteure du Guide du burnout).
En conflit avec votre associé ? Il
y a beaucoup à faire pour gérer
cette situation avant d’envisager
une procédure judiciaire, qui n’est
que le dernier recours.
Plus d’info ?
Danaï Siakoudi, conseillère juridique
Beci, 02 563 68 58
dsi@beci.be.
Saviez-vous qu’il est possible de
capter et diffuser en direct une
vidéo de votre événement sur
facebook, de l’ouvrir aux commentaires
des participants et au
partage ? Une check-list pour ne
rien oublier.
Vous ne l’avez pas reçue ?
Retrouvez nos précédentes newsletters sur www.beci.be/newsletter/bm_online/
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
5
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DIGEST
Mixité des métiers : succès des
électriciennes industrielles
Veolia, Bruxelles Formation et Interface3 s’unissent et
relèvent le défi de la mixité des métiers en proposant
une formation qualifiante d’électricienne industrielle de
13 mois pour les jeunes femmes de moins de 30 ans. Didier
Gosuin, Ministre de l’économie de l’emploi et de la
formation professionnelle, salue les résultats de cette
initiative et encourage son développement.
En décembre 2016, après une année de formation chez
Interface3, Bruxelles Formation et Veolia, six stagiaires
ont été engagées par Veolia en tant qu’électriciennes
industrielles. Cette formation a été reconduite en 2017.
Actuellement, six femmes ont effectué leur stage en entreprise
et une nouvelle formation a débuté en janvier
2018.
Bruxelles Formation le constate au quotidien : les
femmes ne sont pas légion dans certaines formations et
les hommes dans d’autres. Et le secteur de l’électricité
n’échappe pas aux stéréotypes de genres. Chez Veolia,
les femmes représentent 7 % des métiers techniques,
et l’entreprise met un point d’honneur à faire augmenter
ce chiffre.
De nombreuses entreprises publiques ou privées
mettent en place des plans visant à promouvoir la diversité
au sein de leur personnel. Encore faut-il trouver
les personnes compétentes. En effet, s’il est déjà
difficile de recruter un électricien industriel au vu de la
pénurie actuelle dans le secteur, recruter une électricienne
industrielle relève de l’impossible. Pour contrer
cet état de fait, Bruxelles Formation et Interface3 ont
donc décidé de conjuguer leurs domaines d’expertise
respectifs afin de proposer une formation qualifiante
d’électricienne industrielle. Durant ce parcours de formation,
Interface3 se charge de la sélection des candidates,
de la préformation et des soft skills. Bruxelles
Formation assure la partie technique de la formation et
Veolia propose un stage.
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6
BECI - opole - février 2018
admin@rainbowgroup.be
www.rainbowgroup.be
Veolia, qui assure entre autres la maintenance des installations
chez des clients tels que les Institutions Européennes,
« intégrera les stagiaires dans ses équipes
pour leur montrer le côté pratique de ce qu’elles auront
vu en théorie », explique Gérald Roy, CEO de Veolia.
« Ce projet le prouve, l’engagement des entreprises
est déterminant dans le succès d’une formation professionnelle
», commente Didier Gosuin. « Ici, Veolia
s’engage non seulement à former mais surtout à engager
ces femmes au terme de leur formation d’électricienne.
C’est du sur-mesure et c’est une formule à
développer ! Afin d’étendre ces initiatives à d’autres entreprises,
nous allons conclure un accord-cadre avec
le secteur de l’électrotechnique Volta pour répondre
tant au défi sociétal de la Région bruxelloise qu’aux
besoins des entreprises. Par ailleurs, l’engagement
des femmes dans les métiers techniques répond à
une double nécessité : proposer des emplois durables,
qualifiés, avec de réelles perspectives de carrière aux
Bruxelloises, et soutenir la mixité hommes-femmes
dans toutes les professions. »
Info : www.veolia.com
© Veolia
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DIGEST
5 compétences pour devenir un
assistant de choc
Quelles sont les qualités les plus recherchées par les
employeurs lorsqu’ils recrutent du personnel administratif
? Comment faire pour être l’assistant dont les entreprises
ne peuvent plus se passer ? Maud Deweer, Senior
Manager de la division Business Support de Walters
People, souligne les 5 compétences les plus recherchées
par les employeurs.
1. Être un excellent communicateur : En tant que management
assistant, vous êtes en contact avec tous les
niveaux de l’entreprise. D’excellentes aptitudes de communication
ainsi que de solides compétences linguistiques
sont donc essentielles. « Vous devez pouvoir avoir
une communication claire et transparente avec votre manager,
de manière à gérer vos tâches du mieux possible
et fournir rapidement des résultats », explique Maud. La
connaissance d’autres langues européennes constitue
toujours un atout majeur, surtout en Belgique.
2. Faire preuve de compétences organisationnelles avérées
: Un très bon sens de l’organisation, la capacité de
rester calme face à la pression et être capable de mener
plusieurs tâches de front sont des compétences indispensables
pour réussir. Vous devrez également avoir le
sens du détail. Comme il n’est pas rare que certaines
tâches urgentes vous soient confiées, vous devrez également
être capable de définir efficacement les priorités.
« Si vous n’êtes pas en mesure d’effectuer une tâche immédiatement,
envoyez un simple mail accusant réception
du message pour indiquer à votre manager que vous
êtes sur le coup », conseille Maud.
3. Se montrer proactif : Les employeurs sont à la recherche
de personnes qui non seulement travaillent dur
et se montrent proactives, mais aussi qui se sentiront à
l’aise dans un environnement stimulant et exigeant. Votre
objectif : devenir le bras droit de votre manager et donc
indispensable. Certains petits détails peuvent faire la différence.
Par exemple, si vous savez que votre manager
préfère utiliser des bics d’une certaine couleur, pensez-y
lors de la prochaine commande. Réfléchissez toujours
aux moyens d’étoffer vos compétences professionnelles.
4. Devenir un expert des systèmes informatiques : Pour
réussir, vous devrez maîtriser Microsoft Word, Outlook,
Excel et PowerPoint. Savoir comment organiser des
vidéo conférences, créer et jongler avec des formules
Excel et effectuer des mises en page pointues de documents
peut vous donner une longueur d’avance sur les
autres assistants de direction. Garder le sourire même
si le manager change d’avis à la dernière minute est une
autre qualité très recherchée chez les management assistants.
5.
Adopter une attitude positive : « Il est crucial d’avoir
une attitude positive. Les employeurs sont à la recherche
de personnes aimables et dynamiques, désireuses de se
dépasser. Si un manager change d’avis à la dernière minute,
le/la management assistant idéal(e) restera positive
et gérera cette situation avec le sourire. Les assistants
doivent également se montrer flexibles. Celles qui
travaillent au plus haut niveau le savent, ce n’est pas un
job de tout repos : les heures sup peuvent faire partie du
lot », conclut Maud.
Info : www.walterspeople.be
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(hors congé scolaires) des ventes publiques et 5 fois par
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précédées d’une exposition où vous pouvez voir, essayer,
analyser les lots. Dans la salle de vente règne une ambiance
toute particulière et qui sait, vous pourriez y trouver votre
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BECI - Bruxelles métropole - février 2018
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En six ans, un tiers de starters supplémentaires
chez les plus de 50 ans
Ces six dernières années, la part de starters de plus de
50 ans a augmenté d’un tiers. Aujourd’hui, 12 % de tous les
starters ont plus de 50 ans. C’est ce qui ressort des chiffres
de la caisse d’assurances sociales Acerta. « Cette croissance
s’explique surtout par le fait que de plus en plus de femmes
optent pour une carrière d’indépendante, tandis que nous
observons la tendance inverse chez les hommes », déclare
Fabienne Evrard, directrice du service à la clientèle chez
Acerta. « Le nombre de femmes starters de plus de 50 ans a
augmenté de 7 % ces cinq dernières années, tandis que nous
constatons une diminution de 4 % chez les hommes. »
Telenet rachète l’intégrateur ICT belge
Nextel
Telenet Group SPRL a conclu un accord pour le rachat
de la société TelelinQ SA et ses filiales Nextel SA, Nextel
Telecom Solutions SA et TelelinQ Distribution & Finance
SA. Dans un souci de soutenir sa croissance, ce rachat
permettra au groupe Telenet d’acquérir une expertise
complémentaire afin de concevoir, construire et gérer
des solutions globales pour les entreprises. En tant
qu’intégrateur belge, Nextel est aujourd’hui actif auprès
de grandes entreprises, de PME, d’établissements de
soins, d’organisations à but non lucratif et d’autorités
publiques. Nextel a des implantations à Wommelgem et
Zaventem, et compte actuellement 315 employés permanents.
Le rachat doit être soumis pour approbation à
l’Autorité belge de la Concurrence avant de pouvoir être
exécuté.
Telenet observe un besoin croissant de solutions globales
dans le marché professionnel ainsi que la nécessité
de s’adresser à un seul interlocuteur pour les
services de téléphonie et de réseau. À l’heure actuelle,
Telenet Business fournit ces services essentiellement
à de petites entreprises et veut à l’avenir les proposer
aux moyennes et grandes entreprises à la demande
des clients, et en complément au réseau de partenaires
existant.
Avec le rachat de Nextel, Telenet Business est mieux
en mesure de répondre à ces attentes, par exemple
avec des solutions globales comme des centraux télé8
BECI
- Bruxelles métropole - février 2018
Pour 6 starters de plus de 50 ans sur 10, il s’agit d’ailleurs
d’une nouvelle activité principale. Fabienne Evrard : « C’est
aussi à 50 ans que l’envie de devenir entrepreneur est la plus
intense, manifestement, ils se disent que c’est maintenant ou
jamais et nombre de ceux qui hésitaient finissent par franchir
le pas. »
Il n’est pas rare qu’un quinquagénaire souhaite terminer sa
carrière par la gestion d’un café, l’appel tardif de l’horeca se
classant en bonne position parmi les jeunes entreprises les
plus populaires. Fabienne Evrard : « Ouvrir un café ou son
propre magasin est souvent un rêve réalisé tardivement. La
nouvelle activité en tant qu’indépendant ne s’inscrit donc pas
nécessairement dans la lignée de ce que le starter faisait
jusqu’alors. » Il n’en va probablement pas de même pour l’activité
n° 1 des starters de plus de 50 ans, à savoir la consultance.
« Pour la plupart, devenir consultant indépendant ne
représente pas un si grand pas : investissements raisonnables
et début d’activité avec une expertise précédemment
acquise ; ils sont donc bien préparés. »
Les raisons de cet entrepreneuriat relativement tardif
peuvent varier. Un climat économique favorable, et notamment
plus propice à l’entrepreneuriat, peut aider. Pensez par
exemple au tax shift. Cependant, toutes les motivations ne
sont pas forcément positives ; elles peuvent consister en l’absence
d’autres possibilités : ne plus pouvoir choisir de plan
de sortie avantageux pour les travailleurs âgés, par exemple.
Ou encore, un licenciement tardif combiné à une augmentation
de l’âge de la pension peut finalement faire pencher la
balance.
Info : www.acerta.be
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׉EbNEWS
DIGEST
Outre la réduction des émissions de CO2
, les biocarburants
sont largement exempts de soufre. Le passage
aux biocarburants propres assure une réduction très
substantielle des particules et une amélioration des
performances en termes de NOx. L’accord de partenariat
de DHL Global Forwarding et du programme
GoodShipping est exclusif. Le nouveau service sera
disponible pour les clients de DHL début 2018.
Info : www.dpdhl.com
ESP A CE MEMBRE
SAJEA, votre expert en
fiscalité et comptabilité
DHL et GoodShipping réduisent l’empreinte
CO2 du transport maritime
DHL Global Forwarding, le spécialiste du fret aérien et
maritime, s’est associé au GoodShipping Programme, la
première initiative mondiale visant à décarboner le secteur
du transport maritime de conteneurs en modifiant
la composition du carburant marin. DHL Global Forwarding
se présente ainsi comme « le premier à offrir à
ses clients la possibilité de choisir des biocarburants
marins de nouvelle génération, au lieu de combustibles
fossiles, pour leurs transports par voie maritime. »
« La collaboration avec le GoodShipping Programme est
une occasion unique d’apporter des changements dans
le secteur du fret maritime et de contribuer à l’objectif
de zéro émission à l’horizon 2050 pour DHL. Notre
offre de biocarburants se présente en complément ou
en alternative à nos services GoGreen de neutralité
climatique, donnant à nos clients des possibilités supplémentaires
de réduire leur empreinte environnementale
», explique Kathrin Brost, responsable Customer
Intelligence & GoGreen de DHL global Forwarding.
Les carburants renouvelables apparaissent comme
un levier important pour réduire l’impact du fret maritime
sur l’environnement. Parmi les critères de choix,
ces carburants doivent être produits de manière durable
et ne pas entrer en concurrence avec les cultures
vivrières. En fonction de ces critères, les biocarburants
à base de déchets doivent être considérés comme les
plus « propres » actuellement disponibles sur le marché.
Les
nouveaux services de DHL Global Forwarding proposent
une réduction de gaz à effet de serre attribuable
aux clients. Chaque client inscrit à ce service commande
en réalité des « kilomètres verts » au lieu d’un
envoi normal, avec ou sans compensation CO2
. Les volumes
correspondants de biocarburants seront utilisés
à bord des navires de certains partenaires au cours des
opérations.
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Robert Houdart revient chez Efficy
comme R&D Manager
Efficy, spécialiste belge du CRM, s’adjoint à nouveau
les services de Robert Houdart en tant que R&D Manager.
Robert Houdart est loin d’être un inconnu pour
Efficy, puisqu’il était là dès les débuts de l’entreprise.
Le développement de l’application mobile et la mise en
œuvre de l’intelligence artificielle seront les principaux
défis du nouveau R&D Manager, qui s’est consacré au
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
9
© DHL
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DIGEST
développement de son célèbre programme d’échecs
Houdini au cours des dernières années.
En tant que cofondateur d’Efficy, Robert Houdart est
l’architecte de sa structure. Il a aussi travaillé sur le
code source du système CRM. Il a déjà occupé la fonction
de R&D Manager au sein de l’entreprise entre 2005
et 2008. « Je me suis ensuite orienté vers d’autres projets,
mais j’ai continué à suivre Efficy, notamment via
mon siège au Conseil d’administration », explique-t-il.
« J’ai vraiment envie de travailler à nouveau sur Efficy.
Ce programme reste quand même un peu mon bébé.
Ma passion pour le produit et l’entreprise ne s’est pas
tarie ces dernières années. »
Robert Houdart sera amené à relever des défis de taille
aux cours des années à venir. « Nous souhaitons nous
concentrer à court terme sur l’application mobile, la
gamification de notre produit et la mise en œuvre de
l’intelligence artificielle. Nous voulons rendre le programme
plus convivial grâce à la gamification, c’est-àdire
l’intégration d’éléments ludiques. »
La prochaine version d’Efficy, qui sera commercialisée
en mars 2018, proposera déjà une app mobile, promettant
des développements ultérieurs dans le futur. Le
grand défi des prochaines années réside dans l’IA (intelligence
artificielle), qui permet au système de faire
des suggestions proactivement au client.
Info : www.efficy.com
Six Bruxellois formés s’affichent en
rue pour booster leur carrière !
Se démarquer sur le marché de l’emploi est un véritable
challenge. Pour sortir du lot, six Bruxellois ont
eu une idée audacieuse : réaliser une campagne de
personal branding mêlant affichage et réseaux sociaux.
Au mois de décembre, ils se sont affichés sur
des panneaux publicitaires à proximité directe des
employeurs de leurs rêves. L’idée? Les interpeller de
manière originale pour écrire avec eux une nouvelle
page de leur carrière. Une Belle Histoire réalisée en
partenariat avec Bruxelles Formation, Ihecs Academy
et JCDecaux.
Assia, Diane, Anne-Sophie, Julie, Quentin et Thibaut
sont six Bruxellois d’expériences et d’aspirations diverses.
L’idée de la campagne leur est venue lors d’une
formation en communication d’entreprise et gestion
de l’événement à Bruxelles Formation, où le formateur
leur a présenté un produit JCDecaux : monaffiche.be.
Le concept est simple : tout le monde peut désormais
louer son propre emplacement d’affichage. Pour une
somme raisonnable, l’affiche envoyée par le publicitaire
en herbe sera imprimée et affichée près d’une
semaine sur le panneau qu’il aura choisi en ligne.
Inspirés par le produit, ils se sont dit : pourquoi pas
nous ? C’est ainsi qu’est née « La Belle Histoire », celle
de Bruxellois aux profils divers s’unissant pour mener
une campagne originale au moyen d’un média innovant.
Info
: http://labellehistoire.brussels/
D.R.
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Jonathan, Olivia, Dylan, Jacques et Kevin Borlée.
Jacques Borlée : « Il est grand temps que
l’on travaille le quotient émotionnel »
Ancien sportif d’élite, père et coach de quatre athlètes de niveau international,
Jacques Borlée est aussi conférencier. Il parcourt le monde afin de partager la
recette de sa réussite sportive avec le monde de l’entreprise. Pour lui, il faut y
trouver davantage de coaches privilégiant l’émotionnel à l’intellectuel. Rencontre.
Victor Lepoutre
Bruxelles Métropole : Quel lien entre le monde
de l’entreprise et celui du sport ?
Jacques Borlée : Pour qu’il y ait un lien, il faut que l’entraîneur
soit également un coach ou un mentor. Il faut
qu’il ait une vision, c’est impératif. Il faut aussi créer une
équipe soudée, car on ne gagne pas tout seul. Et il faut
que les missions concernant l’ambition et l’innovation
soient bien définies. Mais le plus important dans le domaine
sportif, et ce qui n’est pas toujours réalité dans
le domaine de l’entreprise malheureusement, c’est de
donner de la considération, c’est-à-dire donner un influx.
Il faut également tenir l’ambition dans le temps. Et,
dans l’entreprise comme dans le sport, il faut garder les
pieds sur terre.
Cette vision est-elle le résultat de votre
expérience personnelle ?
Quand j’étais sportif, j’étais tout le temps dans l’innovation,
et j’avais de l’avance dans beaucoup de domaines,
que ce soit la diététique, la survitesse, etc., qui étaient
importants et dans lesquels je ne me sentais pas suivi.
J’avais l’impression que je ne pourrais pas y arriver. J’ai
donc eu une bonne petite carrière internationale, mais
je n’étais pas au top niveau, même si j’ai fait les Jeux
Olympiques et une deuxième place aux championnats
d’Europe. En plus de cela, ce qui me frustrait énormément,
c’était tout l’aspect dopage qui était assez important
à l’époque – et qui le reste d’ailleurs maintenant.
J’ai donc beaucoup travaillé avec la technologie et l’innovation
pour aller chercher la sensation. On vous fait
bouffer de l’analyse, mais le sport de haut niveau, c’est
avant tout de la sensation. Dans le monde du sport, il
faut savoir gérer le cerveau à des vitesses vertigineuses ;
12
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
il est vraiment capital de pouvoir travailler la sensation
par le schéma corporel, la coordination, l’harmonisation
du corps, les yeux, et le cerveau ! Le sentiment de
fierté est également très important pour faire ressentir
Le monde doit former de plus en plus
de coaches. Les professeurs doivent
devenir des coaches, et arrêter de
simplement ‘donner’ leur savoir.
cette sensation, aussi bien dans le sport que dans l’entreprise.
Avoir un beau stade, avoir un beau parlement,
avoir une belle entreprise : il faut que l’employé soit fier
d’appartenir à son entreprise, qui a une image, qui a les
valeurs qu’il défend. Il faut créer le calme et la sérénité
et pour cela avoir beaucoup d’empathie, créer la réciprocité
et être dans la clarté, puis s’engager. Et puis, il
faut qu’on sente cette ambition et cette innovation, et ne
pas oublier le positivisme.
Retrouve-t-on ces valeurs dans le sport à
Bruxelles?
Quand on veut démolir un stade et tuer un Mémorial
Van Damme pour organiser une coupe d’Europe de foot
en Belgique, on fait chuter les notions de fierté. C’est
un réel souci, car le stade Roi Baudouin fait rêver un
jeune d’Ostende comme un jeune d’Arlon. Quand l’un ou
l’autre arrive dans ce stade, il y a un effet subliminal. Le
© Reporters
׉	 7cassandra://QGZGk7sg66ymGSwd7u9pn1Ty5cNOCOaov6AEtUa9S0U"`̵ ZoN(f׉ETHINK TANK
fait que le monde politique amène l’espoir d’aller dans
ce stade avec le Mémorial Van Damme, c’est important.
Il ne faut pas toujours tout donner pour le foot. Ce n’est
pas le chemin à suivre, et en plus, cela a échoué. Il faut
construire un stade multisports pour permettre à nos
jeunes de s’exprimer et d’accomplir leur rêve.
Votre projet de lancer l’European Sport Academy,
à Bruxelles, répond-il à cette envie d’avoir des
infrastructures sportives qui font rêver ?
La première fonction de l’European Sport Academy,
c’est d’être un centre européen de la haute technologie.
Le but est de réunir les gens dans la capitale belge et
européenne. Il y a de la technologie dans les domaines
de la neuroscience, et le travail des muscles dans les
universités bruxelloises, que vous ne trouverez nulle
part ailleurs. On pourrait diffuser cette connaissance et
donner de l’espoir à nos jeunes en leur disant que nous
avons un centre de la haute performance multisport,
où nous allons amener des techniques exclusives. Ces
techniques existent, mais il faut pouvoir les réunir dans
ce centre et avoir un lieu où l’on peut se rassembler,
se former. Ce centre peut aussi être bénéfique face à
trois grands défis de la société : l’obésité, le burn-out et
les maux de dos. La connaissance que nous y créerons
pourra ensuite être transférée dans le monde de l’entreprise
et dans le coaching. Ce centre de haut niveau
pourra permettre à plein de coaches de se réunir pour
diffuser l’info, coacher les gens, les aider à supporter
le stress ainsi que leur apprendre à avoir un mode de
fonctionnement performant.
Où en est le projet ?
L’étude faite avec Besix a été diffusée fin janvier. C’est
une grosse étude sur ce que doit être un centre de haut
niveau pour être performant. Bientôt, nous nous réunissons
avec les politiques pour décider de ce que nous
allons faire dans un futur très proche. On avance très
lentement, mais on commence à être écoutés, grâce à
notre obstination et grâce à la force de l’équipe, dont
font partie le Comité olympique, le président du RSC Anderlecht,
le directeur du Mémorial Van Damme, le recteur
de la VUB et plusieurs chefs d’entreprise.
Vous êtes aussi conférencier, quels sont les
thèmes que vous abordez ?
Je parle beaucoup du cerveau, et de tout notre mode
de fonctionnement, de l’harmonisation du corps et du
cerveau. Quand on montre des belles choses, on crée un
reset positif dans le cerveau ; et quand on a un traumatisme
ou un choc émotionnel négatif, on revient avec ce
reset négatif et on ne s’en sort pas. J’explique donc tout
cela ; comment on stimule le reset positif et comment
passer en 48 h du négatif au positif. Je fais d’ailleurs
beaucoup de team building sur ce sujet. Dans notre société,
on ne travaille que le QI. Il est plus que temps que
l’on travaille le QE, le quotient émotionnel. J’ai beaucoup
travaillé là-dessus et cela me permet de coacher
mes enfants et de faire des résultats mondiaux depuis
plus de dix ans.
Pensez-vous avoir une méthode managériale
différente d’autres chefs d’entreprise ?
Le moment clé pour moi, c’est 1999, quand j’ai été rencontrer
la Juventus de Turin et que je leur ai demandé
pourquoi ils revenaient toujours au top niveau. Ils
m’ont dit que, tous les mois, ils réunissent des experts
et leur demandent de donner leur point de vue sur l’aspect
médical, sur la diététique, sur l’image du club. Ces
experts n’ont pas de relations directes avec le conseil
d’administration ou avec les bénéfices du club. Je me
suis mis, moi aussi, à consulter des experts et des chefs
d’entreprise pour me guider dans mes décisions et mes
intuitions, et pour pouvoir les confronter. Quand vous
allez vers ceux qui gagnent, ils sont souvent très honorés
qu’on vienne les trouver, et ensuite, ils vous donnent
avec grand plaisir leur mode de fonctionnement. Dans
la réussite, que ce soit dans le sport ou dans le monde
de l’entreprise, vous retrouvez toujours les mêmes modes
de fonctionnement.
Les sportifs de haut niveau et les chefs
d’entreprise ont-ils des points communs ?
Oui : les ondes cérébrales alpha et beta. Ce sont les
ondes à performance que l’on trouve à la fois chez les
sportifs de haut niveau et chez les chefs d’entreprise et
qui leur donnent cette particularité de pouvoir fonctionner
dans une concentration intense, mais aussi dans un
très grand relâchement. Par exemple, un bon conseil
d’administration se passe dans la détente ; alors, on
construit, on est créatif. Si on est dans l’énervement et
qu’il n’y a pas de calme et de sérénité, la réunion se
passe mal et n’est pas performante. Le sportif peut
donc devenir un bon chef d’entreprise s’il suit de bonnes
formations de coaching et de mentoring, mais sa formation
de base est déjà excellente.
Le monde doit former de plus en plus de coaches. Les
professeurs doivent devenir des coaches, et arrêter de
simplement « donner » leur savoir. Tous ces aspects de
considération, de positivisme, le savoir-écouter, la clarté
et la réciprocité vont devenir quelque chose de déterminant
dans la formation. ●
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
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© Reporters
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POUR OU CONTRE
Un nouveau stade national à Bruxelles ?
Avec, début décembre, le refus de l’UEFA (Union européenne
de football) d’accorder à Bruxelles l’organisation de matchs
pendant l’Euro 2020, puis, début janvier, l’avis négatif rendu
par l’administration flamande, le projet de construire un « Eurostade
» au Heysel voit sa viabilité largement questionnée.
La rénovation du stade Roi Baudouin bénéficie dès lors d’une
plus grande d’attention.
Ophélie Delarouzée
Philip Neyt, administrateur et
porte-parole de Ghelamco
Les modalités du projet ont été définies au préalable par
la Ville et la Région bruxelloise. Ghelamco a uniquement
remporté l’appel d’offres pour son exécution. Si on a perdu
l’Euro 2020, ce n’est pas notre faute. L’audit de l’UEFA
était même très positif, ce qui atteste de sa confiance en
notre planning, nos techniques et nos plans architecturaux
et financiers. Quant au chemin vicinal, il est sujet
à polémique entre la Flandre (Grimbergen) et Bruxelles
depuis l’exposition universelle de 1958. On a résolu ce
problème, mais on a perdu trois ans et demi. On continuera
cependant à exécuter nos engagements.
L’Euro 2020 n’était pas une date limite. La Belgique bénéficie
déjà d’un rayonnement international avec ce projet
et risque de perdre une belle image. S’il ne se fait
pas à Bruxelles, d’autres pays nous contacterons pour
l’avoir. Avec la Ligue des nations qui sera organisée dès
2018, un stade state of the art, conforme aux normes
UEFA, est indispensable.
C’est triste qu’en Belgique il soit si difficile de faire
avancer de grands projets. L’étude sur les 13 implantations
envisagées date déjà de 2005. Les responsables
politiques ont alors opté pour le parking C. Ce n’est pas
notre choix. C’est un terrain qui est situé en Flandre et
Bruxelles doit en tenir compte.
Quand je lis l’avis négatif de la Commission, je ne le
trouve pas aussi négatif que ce que la presse en dit. On
va envoyer au ministre nos contre-arguments et attendre
sa décision. Même en cas de réponse négative,
ce ne sera pas la fin. On cherchera des solutions. Sans
quoi, on risque encore de perdre 10 à 15 ans pour trouver
un nouvel emplacement. La rénovation du stade Roi
Baudouin nécessiterait de tout recommencer jusqu’à
l’appel d’offres – et la mobilité ne serait pas un problème
quelques centaines de mètres plus loin ? Selon
différentes études, une simple rénovation est impossible.
Il n’est pas assez grand pour respecter les normes de
l’UEFA. Les premiers riverains sont aussi bien plus près
du stade Roi Baudouin que du parking C.
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BECI - Bruxelles métropole - février 2018
Johan Van den Driessche,
chef du groupe N-VA au
Parlement bruxellois
L’Eurostade, pour moi, est mort avec l’avis négatif de l’administration
flamande. Le gouvernement flamand doit
maintenant décider de la délivrance du permis de bâtir
mais sa marge de manœuvre est très limitée. Dans le
cas d’une délivrance, les opposants auraient bonne matière
à contestation. L’avis pointe des problèmes de mobilité
non solutionnés et un calcul trop créatif. Ghelamco
veut construire 700.000 m², soit dix fois plus que la superficie
autorisée à cet endroit, grâce par exemple à des
prorata, en considérant que le stade sera uniquement
utilisé lors des matchs. L’administration flamande aurait
créé un antécédent majeur en acceptant cela. C’est
devenu à 80 % un projet immobilier pour une question
de rentabilité.
Avec notamment les 4,5 millions payés annuellement
par la Ville pendant 30 ans et les frais supplémentaires
d’un parking souterrain, l’Eurostade va coûter entre 300
et 400 millions aux contribuables selon mes calculs. En
plus, on parle en fait de trois stades : un Eurostade, un
stade prévu dans le projet Néo au Heysel pour le club
d’athlétisme Excelsior, et il faut encore chercher ailleurs
à créer un stade assez grand, environ 30.000 spectateurs,
pour le Mémorial Van Damme.
Les défenseurs de l’Eurostade ont eu intérêt à écarter la
rénovation du stade Roi Baudouin en disant qu’elle coûterait
trop cher et que le privé n’était pas intéressé. Ce débat
a toujours été contaminé. Des candidats ont pourtant
proposé un partenariat public-privé et Besix s’est
même avancé sans engager d’argent du contribuable.
Selon le bureau Goedefroo, le stade Roi Baudouin pourrait
être mis en conformité avec les normes des matchs de
football internationaux. Il faudrait que des experts indépendants
se penchent sérieusement sur cette question.
Une rénovation aurait un impact limité en termes
de nuisances et de mobilité car l’équipe d’Anderlecht veut
son propre stade et beaucoup souhaitent voir l’équipe
nationale jouer ses matchs dans les différents stades du
pays, Bruxelles inclus.
© Ghelamco
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Quand la banque pénalise l’esprit d’entreprise
Que penser d’une banque qui, renflouée avec l’argent
du contribuable après s’être livrée à des opérations
douteuses, ne daigne même pas commencer à examiner
la demande de crédit d’un entrepreneur parce
que celui-ci, dans son parcours, est passé par la
case faillite ?
Apparemment, s’être lancé en affaires et ne pas avoir
réussi du premier coup est une tare qui vous marque
à vie. Un peu comme un passage par la case prison.
Peu importe si une erreur judiciaire a été commise,
si votre innocence a été établie, de même que votre
bon droit et vos qualités d’entrepreneur. Vous êtes
un mouton noir, vous êtes passé par la case prison.
Point à la ligne. En fait, pour la banque, vous êtes un
pestiféré, on vous évite : « Passez votre chemin, on
ne veut rien avoir à faire avec vous ! »
De la part d’une institution financière qui a parfois
lourdement fauté, ce mépris de l’entrepreneur est
malvenu. Parce que cet entrepreneur, entre-temps,
a recréé une cinquantaine d’emplois. Parce qu’aucune
faute ne peut lui être reprochée dans sa première
faillite, dont il a été la victime malheureuse.
Parce qu’un pays qui veut créer de la valeur ajoutée
doit stimuler l’esprit d’entreprise et non pas le sanctionner.
Parce qu’une institution financière ne peut
prétendre soutenir les entrepreneurs et, dans le
même temps, se livrer à une discrimination aveugle
et perpétuelle sur la base d’un historique.
Parce qu’enfin, comment parler de seconde ou de
troisième chance si, en affaires, le moindre faux pas
vous exclut à tout jamais des possibilités de financement
?
B. Russel
Vous aussi, vous voulez témoigner d’une situation
aberrante ou d’une décision injuste dans votre parcours
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BECI - Bruxelles métropole - février 2018
Trop is te veel
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MOBILITÉ
Parking, téléjalonnement : Bruxelles n’est
pas (encore) tirée d’affaire
Les attentats et le blackout d’abord, les tunnels fermés ensuite, des travaux ici et
là qui durent, l’aménagement du piétonnier, le nombre de stationnements en voirie
qui régresse... La mobilité bruxelloise en a pris un coup, avec des conséquences
sérieuses sur la fréquentation des parkings.
Cédric Lobelle
L’
implémentation du téléjalonnement, ce système
de panneaux statiques et dynamiques
orientant les automobilistes vers les parkings
disponibles, est supposé arrondir les angles, mais on
semble encore loin du compte. Selon Bcei, cette problématique
peut s’analyser sous trois angles : la politique
de stationnement en général, les réglementations restrictives
et les parkings de dissuasion.
« Il existe un plan de stationnement Iris2, mais sa mise
en place est laborieuse », explique Ischa Lambrechts,
conseiller mobilité chez Beci. « Depuis quelques années,
certaines communes ne délivrent plus de cartes
de stationnement aux entreprises. Par ailleurs, en dix
ans, 28.000 places de stationnement en voirie ont été
supprimées dans la Région, suite à divers réaménagements,
transformations d’infrastructures, etc. Nous
comprenons l’objectif d’améliorer les espaces publics
pour les autres usagers. Mais le plan prévoyait en compensation
la création de stationnements alternatifs. On
les attend toujours. »
Autre point problématique : la réglementation liée au
stationnement hors voirie dans le cadre du Cobrace
(code bruxellois de l’air, du climat et de la maîtrise de
l’énergie), qui prévoit notamment de diminuer le nombre
de places dans les parkings d’immeubles de bureau,
« mais aussi ceux loués par les entreprises dans les
immeubles voisins. Une réglementation trop restrictive.
C’est assez radical et décourage les entreprises »,
poursuit Ischa Lambrechts.
Bref, tout semble fait pour dissuader les navetteurs
et les clients « motorisés » de venir en centre-ville.
« L’idée des autorités est de pousser les plus motivés, et
ceux qui n’ont pas le choix, à utiliser les transports en
commun à partir des parkings de dissuasion et de transit.
Mais là aussi, il y a des grosses insuffisances. D’une
part, il manque de connexions faciles et régulières depuis
les parkings de dissuasion ; d’autre part, ces derniers
ne sont pas assez nombreux, et sont d’ailleurs
souvent utilisés par les riverains. Des projets existent,
mais ne bougent pas assez vite à notre sens. »
Le téléjalonnement : trop lent
Et le téléjalonnement là-dedans ? Un petit pas dans la
bonne direction, selon le conseiller mobilité de Beci.
« C’est un dossier très ancien, on y pense depuis 20 ans.
Les premiers panneaux statiques et dynamiques ont
été installés en 2017, mais ils n’indiquent pas encore
Les premiers panneaux de téléjalonnement
ont fait leur apparition à Bruxelles.
le nombre de places disponibles de tous les parkings
mentionnés et la majorité attend encore dans les dépôts.
La mise en œuvre est trop lente. C’est dommage
car le téléjalonnement permet de trouver plus vite un
parking, ce qui fluidifie la circulation. Il peut également
contribuer à l’attractivité du piétonnier : plusieurs
études démontrent que le succès des zones piétonnes
tient notamment au fait qu’on puisse accéder et stationner
facilement aux alentours. »
Environ 30 % des conducteurs circulant dans les rues
bruxelloises sont aujourd’hui à la recherche d’un emplacement
de parking, selon Parking.brussels, l’agence
du stationnement de la Région bruxelloise, qui veille à
son harmonisation et à sa simplification. Elle est entre
autres chargée d’implanter le téléjalonnement.
« Nous avons installé une bonne cinquantaine de panneaux
statiques et dynamiques en 2017. C’était la première
phase », explique François Robert, porte-parole
de Parking.brussels. « Pour l’instant, nous ne pouvons
qu’indiquer la direction des parkings. La seconde phase,
c’est de mettre en place un véritable système incluant
les parkings de transit de la Région et permettant le
décompte des places libres, comme à Brussels Airport.
Mais je ne suis pas en mesure de vous dire quand elle
pourra démarrer. Car la gestion du téléjalonnement est
actuellement couplée, au sein d’un marché public, à un
système d’enlèvement des voitures. Il faut donc un nouveau
marché public, qui est en cours de rédaction. »
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
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D.R.
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Les exploitants de parking
trouvent, eux, le temps long. Roland
Cracco, le CEO d’Interparking,
approuve évidemment le
principe et la mise en place du téléjalonnement,
mais... « On a trop
attendu. Les tableaux dynamiques
sont maintenant dépassés, des
années après leur achat. Il n’y a
pas assez de caractères pour indiquer
clairement les noms des parkings
et leur direction. Une bonne
idée, mais une mauvaise mise en
œuvre. La solution ? Acheter des
panneaux modernes, digitaux. Se
ressaisir, se coordonner, s’inspirer
de villes comme Anvers,
Bruges et Gand, qui ont fait ça
vite... et bien. »
nagement du piétonnier et de
la fermeture des tunnels, entre
autres. « L’année 2017 a été une
année de stabilisation par rapport
à 2015 et surtout 2016, qui a vu la
fréquentation de certains de nos
parkings du centre-ville baisser de
40 à 50 %. Petit à petit, les gens reviennent
vers le centre, en tout cas
le bas de la ville et la zone Toison
d’Or et Louise », détaille Roland
Cracco.
Roland Cracco (Interparking)
Une application mobile en soutien
BePark, par contre, se sent un petit peu moins concernée
par la question. La société concentre son offre de
stationnement en périphérie avec un système d’abonnement
à la carte, destiné principalement aux employés
qui y laissent leur voiture avant de prendre les transports
en commun. « Nous sommes en faveur du téléjalonnement,
évidemment », précise Julien Vandeleene,
administrateur délégué. « Mais il concerne surtout une
clientèle qui ne doit pas forcément anticiper ses déplacements
vers le centre, contrairement à la nôtre. Cela
dit, le téléjalonnement serait encore plus efficace si
tous les opérateurs concernés communiquaient le taux
d’occupation de leurs parkings. »
Ischa Lambrecht (Beci)
C’est là aussi qu’intervient
l’application de stationnement
pour smartphone
de Parking.brussels. Elle
guide les automobilistes
vers les parkings disponibles
à proximité de leur
destination, via l’intégration
d’applications comme
Google Maps, Waze... Plus
de 24.000 emplacements,
répartis sur 58 parkings
publics et privés, y sont
recensés, ainsi que les facilités
présentes (bornes de rechargement électriques,
proximité des transports publics, d’une station Villo ,
etc.) « À l’avenir, plus de parkings seront encore intégrés
dans le système. Pour une partie d’entre eux, l’application
indique s’il est libre, quasi complet ou complet.
Cette fonction sera bientôt encore plus poussée et détaillée
», précise François Robert
Un avenir trop incertain, selon les opérateurs
En attendant ces développements, chacun fait ses
comptes. Interparking commence d’ailleurs à peine à
se remettre des conséquences des attentats, de l’amé18
BECI
- Bruxelles métropole - février 2018
Mais il ne faut pas oublier les parkings
du haut de la ville. « Ils ont
également souffert des aménagements
et chantiers commandés
par l’administration régionale de
la mobilité. Dans le bon sens, on
constate également, depuis septembre,
une diminution des chantiers et de leur durée à
Bruxelles-Ville. L’accès au centre est donc un peu moins
malaisé. Bref, la situation s’améliore légèrement, mais
elle reste fragile. J’encourage les responsables politiques
concernés à faire attention et à éviter de prendre
des décisions irréfléchies. »
Du côté de BePark, par
contre, les problèmes de
mobilité en centre-ville
ont permis d’augmenter
la clientèle en périphérie.
« Cela nous a poussés à
améliorer notre offre du
côté de Delta et Herrmann
Debroux », explique Julien
Vandeleene. « Et nous
sommes prêts à investir
pour offrir d’avantage de
solutions de parking...
Mais le problème est la
difficulté d’obtenir un permis
d’exploiter. Attendre trois ans, la réalité actuelle,
c’est super-énergivore. En attendant, les commerces
souffrent, les entreprises se demandent si elles ne vont
pas aller voir ailleurs. »
Julien Vandeleene (BePark)
Tout n’est pas noir pour autant à ses yeux : « Bruxelles
est un laboratoire. Les opérateurs vont devoir évoluer
avec la ville. À l’avenir, les parkings ne seront pas seulement
réservés aux voitures, mais aussi aux deux-roues,
en tant que point de collecte, de livraison pour les véhicules
en libre-service, avec des bornes de recharge
pour véhicules électriques, etc. Nous sommes gestionnaires
d’un actif immobilier qui, demain, permettra aux
individus de se déplacer encore mieux. » ●
Contact :
Ischa Lambrechts, Conseiller Mobilité Beci
02 563 68 59 – ila@beci.be
© Reporters
D.R.
D.R.
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CARTE BLANCHE
Bruxelles, la ville qui se trompe
Dans le cadre du débat sur la mobilité à Bruxelles, un lecteur nous a fait parvenir cette carte
blanche, que nous publions dans son intégralité.
Là où il nous faudrait de la mobilité, on
cul-de-sacalise, on sens-interdit. Alors
que le commerce à Bruxelles périclite, on
verbalise à tour de bras, on flique les parkings,
on les complique aussi (malheur
à celui qui n’a pas une carte de banque
en poche), on les raréfie ou, bardaf !, on
les supprime. Bref, on pourchasse, on
dégoûte le client motorisé. Côté pollution,
on provoque inutilement d’énormes
émissions de CO2
en déviationnant à n’en
plus finir, en ne synchronisant pas les
feux de signalisation, en embouteillant
sciemment un nombre de plus en plus
réduit d’artères concentrant ainsi tout le
trafic aux mêmes endroits aux mêmes
heures. Et on fait croire qu’il y a de plus
en plus de voitures en ville… Que nenni !
Sans en avoir l’air, on maltraite Bruxelles,
on la désertifie, on l’appauvrit.
I
l est pourtant simple d’imaginer qu’une mobilité
accrue favorisera le retour des citoyens-clients
dans le centre de la ville, qu’une politique des
tarifs de parking adaptés à la longueur des véhicules
est de nature à encourager l’usage en ville des
petites voitures moins encombrantes, mais aussi et surtout
moins polluantes. La perte de temps à chercher une
place de parking dans un imbroglio de sens interdits et
de rues fermées à la circulation fait perdre de l’argent
à tout le monde, conducteurs et commerçants sans distinction.
Et encore, c’est sans prendre en compte l’impact
sur la santé tant physique que psychologique. La fatigue
et la morosité ont leur prix… fort.
Osons favoriser la circulation des véhicules dans
Bruxelles. À la condition que ceux-ci soient petits, peu
polluants et de puissance acceptable. Il n’est pas normal
qu’un Hummer paye le même montant pour stationner
qu’une Smart qui est moitié moins longue. Que
ce tout-terrains en pleine ville ne soit pas surtaxé pour
pollution abusive et inutile, laisse songeur. L’argument
(honteux) que les grosses cylindrées rapportent plus à
l’État, est faux. La santé des citoyens, tant au niveau des
poumons de chacun que des nerfs des en retard, ou que
de ma tension artérielle perso, coûte des fortunes. « Véhicules
plus courts » veut également dire multiplication
des places de parking sur un espace identique.
Les suggestions qui pointent le bout du museau au travers
de ces lignes vont évidemment soulever d’autres
lièvres, comme celui du choix des voitures de société
qui semblent devoir être les plus imposantes possible.
Pensez aussi au tollé que déclencherait dans un premier
temps l’obligation pour les camions de livrer la nuit, la
ville leur étant fermée pendant la journée (comme dans
la Rome antique). Peut-être cela (re)lancerait-il le ferroutage,
le transport par voie d’eau, avec la conséquence
bénéfique d’une multiplication de livraisons par camionnettes
nettement moins encombrantes, moins chères et
moins polluantes. Dans le même ordre d’idées, quand
va-t-on mettre en service de plus petits bus sur les lignes
secondaires ou aux heures où les passagers se font
rares ? Combien de fois ne voit-on pas dans la lumière
blafarde d’une soirée un seul et unique passager dans
un bus articulé ? Les économies à l’achat et au ravitaillement
en carburant des camionnettes et des bus légers
compenseront l’embauche de conducteurs supplémentaires,
de personnel d’entretien… L’emploi, lui aussi, en
sortira gagnant.
Le service à la population doit être le maître mot de nos
hommes et femmes politiques. Il est archi temps de se
retrousser les manches, de travailler avec bon sens à la
qualité de la vie des citoyens et à la bonne santé des affaires
dans Bruxelles. Comme disent les militaires, qui
ponctuent nos rues, en situation difficile « On bouge ! ».
De préférence dans le bon sens, il y va de notre survie. ●
Guy A. Delhaye,
Fondateur de Bis Repetita
Un avis à partager ? Une proposition pour
Bruxelles et ses entreprises ?
Écrivez à la rédaction : er@beci.be.
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
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D.R.
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URBANISME
Reconversion urbaine : du chantier naval
au pôle d’innovation
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les villes sont un véritable modèle
de résilience et de durabilité. À 150 km de Bruxelles, Rotterdam offre un bel
exemple de reconversion urbaine : dans la zone portuaire, une friche navale a
fait place à un campus d’innovation, de formation et de production. Visite guidée.
Johan Debière
L
es zones urbaines concentrent 54 % de la population
mondiale (ce sera 65 % d’ici 2030) et 70 %
du produit intérieur brut. Mais elles concentrent
aussi d’énormes défis socio-économiques :
comment assurer une prospérité inclusive et la création
d’emplois pour tous ? Comment intégrer l’activité productive
dans un contexte urbain confronté à la désindustrialisation,
tout en optimisant l’utilisation de l’espace ?
Beaucoup de villes européennes cherchent à répondre à
ces enjeux en développant des solutions originales. Telle
Rotterdam, où le naufrage de l’industrie navale s’est mué
en opportunité pour développer un pôle de production
industrielle innovante : le campus RDM (pour Research,
Design and Manufacturing).
Plutôt que de s’apitoyer sur les pertes d’emploi (plus de
2.000 en quelques mois), les autorités portuaires et la ville
de Rotterdam ont décidé de réaffecter cette vaste zone de
près de 100 hectares. En février 2009, à l’initiative de l’Albeda
College, de la Hogeschool Rotterdam et de l’Havenbedrijf
Rotterdam, l’ancienne zone portuaire a vu naître
l’Innovation Dock. D’une surface de plus de 10.000 m²,
le bâtiment historique – un hall de 20 mètres de haut –
a été préservé, avec ses chevrons et portiques d’origine,
tissant un lien entre un passé brillant et un futur basé sur
l’innovation. Quelques mois plus tard, en octobre 2009, le
campus RDM a ouvert ses portes. Et la zone concentre
désormais un nombre élevé d’entrepreneurs désireux de
réintroduire la production dans l’environnement urbain, à
une échelle et sur un mode permettant la cohabitation
avec la fonction résidentielle d’une ville comme Rotterdam.
Relier
enseignement, recherche et entreprises
Coordinatrice en développement durable chez Beci, Laura
Rebreanu est revenue émerveillée d’un récent voyage
d’étude au campus RDM : « Un très bel exemple de soutien
aux activités productives axées sur l’innovation et de renforcement
des liens entre l’enseignement, la recherche et
les entreprises. Les espaces, vraiment impressionnants,
sont partagés entre la Hogeschool Rotterdam et le Makerspace,
qui est à la fois un incubateur pour start-up et
un espace de création et fabrication ouvert à tous ceux
souhaitant concrétiser leurs idées. »
Tous ceux qui s’y installent ont accès à des installations et
des outillages de pointe à bas prix, mais aussi à différents
services d’accompagnement, avec la possibilité de suivre
20
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
des cours. Les liens sont forts et les échanges intenses
entre les étudiants et les start-up – les utilisateurs du
Makerspace sont encouragés à partager leur expérience
avec les étudiants et à faire appel à eux comme stagiaires
ou simplement pour un coup de main. Inversement, les
étudiants souhaitant développer une idée sont encouragés
à se lancer sans attendre et peuvent compter sur des
collègues plus expérimentés pour les aider. « J’ai trouvé
particulièrement pertinent l’accent mis sur les interactions
entre les différents utilisateurs. Cet espace exceptionnel
est accessible à tout un chacun, professionnel ou
amateur, avec un simple abonnement. C’est vraiment la
meilleure façon d’encourager l’innovation et la créativité,
et d’inciter les gens à se lancer dans l’entreprenariat durable.
»
Les activités, très variées, mêlent artisanat et nouvelles
technologies. L’accent est mis sur la récupération et
l’optimisation des ressources. Chaque projet, aussi petit
soit-il, intègre les éléments liés à la circularité et à la résilience
qui font désormais la viabilité d’une ville à long
terme. C’est ici par exemple que le Studio RAP, jeune
entreprise de conception et de fabrication, a conçu le
premier bâtiment des Pays-Bas fabriqué par des robots.
C’est également ici qu’a vu le jour RanMarine Technology,
dont le Waste Shark doit contribuer à nettoyer la « soupe
de plastique » dérivant dans les océans du monde.
« Espérons que ce genre d’initiative inspire la Région
bruxelloise », conclut Laura. ●
Info : https://www.rdmrotterdam.nl
© Laura Rebreanu
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OPEN SOURCE
Édouard Cambier, Co-Owner de Seed Factory et
Président de la Belgian Workspace Association
Coopérer : le début
de la confiance
Le monde change extrêmement vite, trop vite
pour certains. Nous connaissons en ce début
d’année une situation marquée par des
troubles profonds. Il ne se passe pas un jour
où un client, un collaborateur, un membre
de ma famille me parle d’avant, du bon vieux
temps. Un temps où, sans gros effort, le chiffre
d’affaire gonflait de 10 % l’an. Un temps où
une évaluation de fin d’année suffisait pour
corriger la trajectoire d’un collaborateur, où
les GSM étaient remplacés tous les 5 à 10
ans, et où il suffisait d’ouvrir le courrier du
matin pour comprendre ce qu’il se passait
dans sa société.
Tout a changé et ceci va encore s’accélérer. Mais
pourquoi ?
« Les fondamentaux ont disparu ou sont en train de
disparaître », me disait dernièrement Eric Winnen, directeur
des affaires publiques au FNRS. Notre société
a été construite sur des valeurs-ciment, des valeurs
admises par tous comme le progrès, la conciliation,
la modernité, la justice… Sans aucune critique, la société
était fondée sur des institutions fortes, créditées
d’un taux de confiance important, comme l’école, le
médecin, la famille, la justice, la science, l’expert, le
travail, l’église, le syndicat… La collectivité fonctionnait
sur la base de normes acceptées par tous et grâce
à des rôles clairement définis. Ce modèle linéaire, ce
cadre, disparaît petit à petit.
Ce qui effrite le modèle existant, ce sont les nouvelle
technologies, la globalisation, le divorce, les fake news,
les GAFA, un certain progrès scientifique, le reporting
multidimensionnel et décentralisé, la finitude du monde,
le bitcoin, la fin du roaming, la perte de nos « headquarters
», la mise en concurrence fiscale des régions et des
États, la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne,
la concurrence avec la Chine, les GSM à table, le prix du
ticket Ryanair, les migrants, les tweets de Trump, la menace
nord-coréenne, la crise grecque, la démographie
africaine, WhatsApp…
Avec ce monde de plus en plus complexe, avec cette
perte de repères, certains chefs d’entreprise et entrepreneurs
ont peur. La société se décompose car elle est
moins unie par le ciment du sens commun.
D’où l’importance de se retrouver, se rassembler, recréer
du lien, partager des projets et les construire ensemble.
Coopérer. C’est ici que peut intervenir le co-working.
Le co-working est pour beaucoup d’entrepreneurs bien
plus qu’un lieu où l’on travaille. Ces espaces de travail
sont un nouveau repère, une nouvelle famille, un lieu de
confiance. Ce type d’espace est un lieu où l’entrepreneur
pourra entreprendre de façon sereine et développer son
« why ». Les cycles sociétaux s’accélérant tellement vite,
il nous faut innover en permanence, trouver de nouvelles
idées, de nouveaux produits, de nouveaux « designs »
de services et de nouveaux canaux de communication.
Comment voulez-vous faire cela tout seul dans votre
coin ? Comment voulez-vous faire cela avec vos clients
et vos fournisseurs, en direct, sans filtre ? Ce tiers-lieu
est devenu tout doucement un endroit d’innovation ouverte.
Un endroit où il ne fait pas peur d’entreprendre,
d’innover, de tester de nouvelles techniques sans perdre
la face, sans mettre toutes son innovation dans les mains
de ses clients ou fournisseurs.
À vrai dire, l’idée n’est pas neuve. Elle est même très
vieille. La magnifique Grand-Place de Bruxelles, qui
abritait certaines corporations dès le XVe
siècle, n’est rien
d’autre qu’un gigantesque co-working avant la lettre.
C’est comme si vous aviez au même endroit une dizaine
de co-working thématiques autour de la bière, de la dentelle,
du grain, etc. Aujourd’hui, nous avons sur Bruxelles
un nombre important de tiers-lieux abritant une excellence
technique et technologique de niveau mondial.
Nous avons compétences en fintech dans le centre de
Bruxelles, du côté de Delta des compétences ICT, des
compétences en médias et communication à côté de
L’ULB/VUB. En face de Seed Factory, nous avons l’Icab
avec un nombre très important de programmeurs, codeurs
et spécialistes ICT. Du coté de Forest, il y a plusieurs
pôles en ICT et communication. Du côté d’Evere,
Anis Bedda anime un espace avec un axe sur la social
innovation. Sans oublier le pôle médias que nous attendons
tous du côté de Meiser pour 2022.
Bon, pas de co-working Grand-Place pour le moment,
mais nous n’en sommes pas loin ; )
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
21
D.R.
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ENTERPRISE EUROPE NETWORK
4 priorités pour aider les PME bruxelloises à
s’exporter en 2018
Depuis 2008, Enterprise Europe Network (EEN) accompagne les PME européennes
dans leur développement international. Au sein de ce réseau de 600 organisations
réparties dans plus de 60 pays, Beci, la Chambre de Commerce de Bruxelles, fait
office d’organisme de référence pour les entreprises bruxelloises, en consortium
avec impulse – et sera à leurs côtés en 2018.
F
ranchir les frontières, exporter, développer une activité
internationale, c’est une opportunité majeure
pour beaucoup de PME. Mais c’est sans doute une
démarche qui leur est plus difficile qu’à une grande entreprise
; question d’échelle, de moyens et de compétences
internes. C’est là qu’intervient EEN, en offrant à travers
Beci un accompagnement aux PME bruxelloises dans leur
croissance internationale. En 2018, quatre axes prioritaires
seront déployés :
1.
Le marché intérieur européen : De nombreuses réglementations
européennes sont mises en place pour
soutenir les PME. Encore faut-il que celles-ci
connaissent ces réglementations pour en retirer tout le bénéfice
et les intégrer dans leur stratégie de développement.
La transformation numérique occupera une place importante
dans le menu des séminaires et formations 2018. L’information
sera également axée sur des modifications futures
de certaines réglementations européennes : produits
à double usage ou détachement des travailleurs, par
exemple, sans oublier la nouvelle réglementation européenne
sur la protection des données personnelles, qui entrera
en vigueur au mois de mai.
2.
Les marchés publics européens offrent de nombreuses
opportunités d’affaires aux PME. Être informé
sur les appels d’offre concernant un secteur particulier,
une catégorie de donneurs d’ordre ou encore un pays
spécifique, permet de sélectionner les appels intéressants.
Beci peut aider les entreprises à configurer des alertes personnalisées.
3.
Internationalisation
: Développer des relations d’affaires
en dehors de l’UE représente un défi pour
nombre de PME. S’informer sur les réglementations
locales, bénéficier des accords commerciaux entre l’UE et
certains pays, utiliser au mieux les outils européens disponibles
(notamment en matière de financement de projets
par l’UE dans des pays émergents), permet à la PME de
maximiser ses chances de réussite. Un séminaire sera
consacré à cette thématique.
Le 27 mars, Beci organise avec les douanes un forum
d’échange axé sur l’impact du Brexit pour les entreprises
bruxelloises, la nouvelle réglementation en matière d’origine
préférentielle (système REX), les règles et droits spéciaux
pour l’import-export vers des pays spécifiques hors
UE, et enfin la numérisation et l’e-commerce.
L’approche culturelle ne sera pas non plus oubliée avec un
focus sur le Japon.
4.
Trouver le bon partenaire à l’étranger : Se donner une
visibilité internationale permet de susciter l’intérêt
spontané d’entreprises étrangères. Afin de filtrer les
sollicitations, la plateforme web de mise en relation EEN
publie des profils et propositions d’affaires anonymes de
sociétés issues de 63 pays où le réseau est présent. Beci
insère les profils et propositions d’affaires commerciales
des sociétés bruxelloises et met en relation les sociétés qui
ont un intérêt mutuel de contact. Les entreprises peuvent
par ailleurs rechercher proactivement des profils intéressants
sur la plateforme, www.brusselsnetwork.be. Le suivi
de la mise en relation est assuré par les organisations du
réseau.
Les événements de matchmaking organisés par EEN permettent
aux entreprises de se rencontrer sous forme de
rendez-vous pré-organisés. Parmi les nombreux événements
proposés par EEN, Beci en cible quelques-uns sur
lesquels elle accompagnera les entreprises bruxelloises.
Dans le secteur agro-alimentaire, Tavola Food Business
meetings, les 12 et 13 mars à Courtrai, et une invitation
d’acheteurs en France en novembre sont à bloquer dans les
agendas. Des événements dans le retail et la mode seront
également sélectionnés. Des visites de délégations étrangères
à Bruxelles sont annoncées en provenance d’Égypte,
de Chine et du Nigéria.
Enfin, une mission à la Banque Européenne d’Investissement
visitera Londres les 22 et 23 mars. Des contacts sont
prévus avec les entreprises londoniennes. ●
Plus d’info ?
Contactez Jean-Philippe Mergen
Tél. 02 210 01 77, jpm@beci.be
Voir aussi : www.brusselsnetwork.be
22
BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018
© Thinsktock
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La Chine réprime les contrefaçons
PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE
La Chine devait réformer radicalement sa législation relative à la propriété intellectuelle
et veiller à une application stricte pour maintenir la vigueur de sa croissance
économique. Le processus a été laborieux, mais commence à porter ses
fruits. Voilà de bonnes nouvelles pour les entreprises occidentales, même si la vigilance
reste de mise. Faites attention à vos secrets commerciaux et de fabrication !
Amy Kessels
L’
Empire du Milieu n’a pas fini de nous étonner :
6,7 % de croissance économique en 2016, 17 % des
exportations mondiales et 12 % des importations. Voilà des
résultats remarquables, compte tenu de l’histoire mouvementée
de la Chine et de son économie.
Ce n’est qu’en 1976 que le pays a entamé la reconstruction
de son économie, qui avait accumulé un retard gigantesque.
En raison des conceptions socialistes mises en
œuvre, la libéralisation s’est déroulée de manière assez hésitante.
Or, le développement rapide de l’économie chinoise
avec, en 2001, l’accession du pays à l’Organisation Mondiale
du Commerce, a entraîné des réformes approfondies de la
législation en matière de propriété intellectuelle. La nouvelle
mouture en couvre tous les aspects, à tel point que
la plupart des juristes occidentaux estiment que ces lois
sont complètes, systématiques et conformes aux usages
internationaux. Ce changement était fondamental. Il faut
dire que par le passé, la Chine n’était guère regardante en
matière de contrefaçons et de copies illicites, en dépit de la
législation en place. Il est vrai que des intérêts nationaux
étaient en jeu. La Chine devait sa forte croissance économique
essentiellement à la contrefaçon d’objets et de technologies
occidentaux.
La pression du monde occidental a toutefois contraint la
Chine à agir, faute de quoi elle risquait l’exclusion commerciale
pour cause de contrefaçon. La poursuite de la croissance
économique chinoise exigeait une réforme conséquente
des lois sur la propriété intellectuelle. Il n’y a pas
eu de réelle opposition à ce remaniement, mais il a fallu
de nombreuses années pour le mettre en place, après des
discussions au plus haut niveau.
Une justice crédible
La nouvelle législation n’a pas empêché la Chine de poursuivre
l’exportation de produits illicites. Il fallait donc appliquer
une politique de plus grande sévérité, ce qu’a fait la
Chine, comme en témoignent diverses actions entreprises
l’année passée. La protection s’est améliorée grâce à un
système plus rigoureux de demande et d’enregistrement
des droits de propriété intellectuelle.
Aujourd’hui, même des entreprises étrangères considèrent
les tribunaux chinois comme des arbitres honnêtes dans
les cas de litiges impliquant la propriété intellectuelle. Les
détenteurs de brevets étrangers ont gagné, entre 2006 et
2014, 80 % des procès intentés à des entreprises locales
pour violation de brevet. Il s’ensuit que la Chine est à présent
considérée comme un endroit plus propice pour de
telles procédures légales. La vitesse de la procédure intervient
dans cette appréciation : le tribunal en charge du droit
de la propriété intellectuelle à Pékin clôture une affaire en
125 jours en moyenne, alors qu’il faut 18 mois en Europe.
Voilà pour les start-up aux produits innovants un bel incitant
à se lancer sur le marché. Les innovations nécessitent des
investissements, désormais plus attractifs avec la baisse
du risque de contrefaçon.
Les autorités chinoises ne sont pas les seules à se montrer
plus sévères : des entreprises privées telles qu’Ali Baba
répriment plus durement la contrefaçon. Un système astucieux
achète des produits suspects proposés sur le site web
pour vérifier s’ils ne sont pas contrefaits. Dans l’affirmative,
le produit disparaît immédiatement de la plateforme.
Il devient dès lors plus intéressant pour les entreprises
belges de collaborer avec des partenaires commerciaux
chinois. Restez cependant sur vos gardes et protégez vos
secrets commerciaux et de fabrication avant de pénétrer le
marché chinois. ●
Mission Chine, du 21 au 28 avril
Brussels Invest & Export organise une mission
commerciale en Chine.
Info :
http://invest-export.brussels/fr_FR/agenda
Contact : Victor Dulait, Area Manager
Extrême-Orient Brussels Invest & Export ;
tél. 02 800 40 11 - vdulait@sprb.brussels
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
25
© Thinsktock
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׉	 7cassandra://9EUj3Eos8XIb7Q0NCdTxma-yGvWjfztjqi4_89giyDo`̵ ZoN(f.׉EDe gauche à droite : Frédéric Lévy Morelle (Look & Fin), Alain Boribon (Subsiconseils), Erick Thiry (Beci), Sandrine
Evrard (Finance.Brussels), Louis Devaus (Devaux Consult) et Xavier de Troostembergh (Bolero Crowdfunding).
L’heure est au « mix des financements »
FINANCER L’ENTREPRISE
Que vous soyez entrepreneur ou starter, à la tête d’une entreprise en pleine croissance
ou en totale mutation, la question du financement s’est sans doute déjà
(im)posée à vous. Parce qu’à chaque stade de maturité, une entreprise a besoin de
financement, voici les pistes qui ont été évoquées, le 14 décembre chez Beci, en
compagnie d’un panel d’experts.
L’
année 2018 annonce de nombreux changements
en termes de financement du côté des entreprises.
Outre ces actualités à venir, Beci a tenu à rappeler
lors d’une soirée spéciale la vaste gamme de solutions
de financement qui existent aujourd’hui à destination des
entreprises bruxelloises. Pour les passer en revue, cinq
acteurs de terrain ont été invités : Sandrine Evrard, Investment
Manager à Finance.Brussels (groupe SRIB) ;
Louis Devaux, conseiller financier (Devaux Consult) ; Alain
Boribon, fondateur de Subsiconseils ; Frédéric Lévy Morelle,
CEO de Look & Fin, et Xavier de Troostembergh,
Business Development Manager de la plateforme Bolero
Crowdfunding.
Des solutions alternatives
Il y a encore quelques années, les entrepreneurs comptaient
exclusivement sur les prêts accordés par le secteur
bancaire. Aujourd’hui, la donne a quelque peu changé
puisque les porteurs de projet sont de plus en plus nombreux
à se tourner vers des sources de financement alternatives,
comme le crowdfunding. « Look & Fin permet
aux PME et TPE de trouver du financement directement
auprès des particuliers », avance Frédéric Lévy Morelle.
« Via le web, Look & Fin cible les sociétés qu’elle est en
mesure d’aider. Celles-ci sont majoritairement des PME
matures, avec un chiffre d’affaires de plus de 600.000
euros, et qui sont en outre rentables depuis plus de trois
ans ». À la clé : des prêts allant de 100.000 à 3 millions
d’euros, remboursables entre 6 mois et 5 ans. Dans la
même veine, Bolero Crowdfunding, créée par KBC, propose
de l’equity crowfunding (co-investissement avec un
partenaire professionnel) à destination des start-ups, ainsi
que du crowdlending (les particuliers prêtent de l’argent
aux porteurs de projet, avec ou sans intérêts) pour les
PME et TPE, tous secteurs confondus.
Annabelle Duaut
Plus gros introducteur
de dossiers de subsides
en région bruxelloise,
Subsiconseils donne
pour sa part un coup
de pouce à une large
gamme d’acteurs, du
restaurant de quartier
à la multinationale spécialisée
dans l’agroalimentaire.
Avec six autres
entrepreneurs, Alain
Boribon a par ailleurs
créé il y a quelques mois
Citizenfund, une plateforme
d’investissement
qui vise « à mobiliser
l’épargne bancaire dormante
de chaque citoyen pour soutenir les projets liés à
l’économie circulaire et collaborative » (voir l’article que
nous consacrons à Citizenfund,p. 47).
Frédéric Levy Morelle
(Look & Fin)
Bien que l’investissement privé ait le vent en poupe ces
derniers temps, le recours aux banques constitue encore
un passage obligé dans la plupart des cas (69 % des
dossiers selon l’étude réalisée par Look & Fin). Devant
à la fois être optimiste et réaliste, l’entrepreneur aurait
tout intérêt à être fidèle à sa banque, selon Louis Devaux.
« Je recommande toujours de s’adresser, entre autres, à
la banque qui connaît l’entrepreneur, car la trace laissée
dans une banque peut jouer en sa faveur. Après, dans un
second temps, le porteur de projet peut évidemment faire
le tour du marché. » Quant à l’aide publique (13,7 % des
sondés), elle peut, comme c’est le cas pour la SRIB (Société
Régionale d’Investissement de Bruxelles), prendre place
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
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« sur des segments de
marché plus problématiques
en termes d’accès
au financement », explique
Sandrine Evrard.
« Notre objectif étant
de créer de l’emploi en
région bruxelloise, nos
investissements sont
souvent plus à risque
que ceux des banques. »
Sandrine Evrard
(Finance.Brussels)
Des difficultés pour
obtenir un prêt bancaire
Toujours
selon l’étude de
Look & Fin, il apparaît
que, depuis 2008, 59 %
des PME estiment qu’il est difficile de décrocher un prêt
bancaire. Du côté des petites PME, ce chiffre atteint les
80 %. D’après Louis Devaux, « il est clair que le manque
d’ancienneté est une cause de plus grande difficulté »,
car, pour entrer dans les critères des banques, « il faut
avoir un business qui ait une certaine profitabilité et des
moyens propres qui montrent que l’entreprise et le porteur
de projet sont engagés ». Pour Frédéric Lévy Morelle,
« le chiffre de 59 % n’est pas une surprise en soi.
Les banques continuent à prêter, mais les entrepreneurs
doivent montrer plus de garanties (cf. fonds de commerce,
caution sur les actifs corporels…), ce qui rend l’exercice
plus compliqué, sans compter le manque de réactivité
des banques en la matière ». D’après Sandrine Evrard,
« plus d’un quart des PME bruxelloises se trouvent dans
des situations financières malsaines. Dans ce contexte,
obtenir un financement bancaire est compliqué, ou inadapté
par rapport au projet ».
Intervenant toujours en aval, les subsides existent sous
de nombreuses formes mais sont encore, selon Alain
Boribon, trop peu sollicités par les entreprises bruxelloises.
« On compte trois catégories de subsides : les
softs, les investissements généraux et les investissements
spécifiques », énumère-t-il. « La première catégorie
concerne la consultance,
les études de marché, le
commerce extérieur… ;
la deuxième est liée
aux frais matériels et la
troisième à l’économie
d’énergie, la mise aux
normes, l’intégration
urbaine et la protection
de l’environnement. »
Alain Boribon
(Subsiconseils)
28
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
Vers une combinaison
des financements
Plus
qu’un seul type de
financement, l’ensemble
des experts semblent
tendre vers une sorte de
combinaison en la matière. En effet, face aux exigences
des banques qui demandent toujours plus de garanties,
Xavier de Troostembergh observe que de plus en plus
de porteurs de projet passent par des « plateformes de
crowdlending pour bénéficier d’un emprunt subordonné,
qui sera considéré par les banques comme du quasi-capital
». À l’heure où 80,3 % des entreprises sondées ont
recouru à l’autofinancement ces cinq dernières années,
il faut désormais réfléchir, selon Xavier Troostembergh,
en termes de « mix de financements ». Le CEO de Look
& Fin abonde dans ce sens : « On travaille vraiment main
dans la main avec des organismes publics ou des banques
pour pouvoir réaliser un effet de levier et faciliter l’obtention
de prêts bancaires.
Le tout, sans demande
de garanties et dans
des délais très courts ».
Louis Delvaux envisage,
lui aussi, toute forme de
financement lors d’un
montage financier : « Les
banques ont une logique
et un mode de fonctionnement
qui leur est
propre ; les organismes
publics ont une mission
encore différente… Pour
moi, toutes les formules
coexistent. Le crowdfunding
a un rôle à jouer et
est très dynamique ».
Xavier de Troostembergh
(Bolero Crowdfunging)
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Louis Devaux
(Devaux Consult)
Quelques conseils…
En vue de mettre un
maximum de chances
de leur côté pour décrocher
un financement,
Xavier de Troostembergh
conseille aux
entrepreneurs d’avoir
un plan d’action concret
pour conquérir le marché
(ressources, actions
à mettre en place,
segments à attaquer
en priorité…), tandis
que Louis Devaux recommande
« de bien
connaître son métier,
ainsi que sa plus-value
sur le marché (demande à satisfaire…) ». Du côté de Frédéric
Lévy Morelle, la manière de répondre aux questions
lors d’un rendez-vous aura son importance : « Démontrer
sa bonne gestion lors des exercices précédents, nous
expliquer comment la personne est passée travers une
crise et quelle est sa capacité de remboursement sont
les éléments auxquels nous serons très attentifs ». ●
LA PLUPART DES PME VISENT L’ÉQUILIBRE, PAS LA CROISSANCE
Pourquoi un réseau qui “accompagne la
croissance” des PME, alors que toute entreprise
a vocation à grandir et à faire du
profit ?
Il y a un fossé énorme entre les grandes entreprises,
qui affichent clairement leur appétit
de croissance, et la plupart des PME. Dans
ces dernières, le quotidien est d’abord fait
d’urgences : un produit à mettre au point, une
certification à renouveler, un recrutement à
réaliser… Une PME qui veut réellement s’engager
dans une logique de croissance doit
se fixer un cap qui ordonnera ensuite toutes
les décisions. Très peu y parviennent.
Pourquoi êtes-vous positionnés sur ce créneau ?
En 25 ans d’activité dans le milieu des PME, nous avons
rencontré d’innombrables sociétés qui n’exploitaient
pas leur potentiel ; nous les appelons les “belles endormies”.
Elles peuvent vivoter pendant des années. Mais
dès qu’elles s’installent dans une culture de croissance,
elles se mettent à grandir plus vite que leur marché.
Si ces PME fonctionnent, pourquoi font-elles appel à
vous ?
La difficulté, c’est de rendre de tels succès durables :
trop souvent, la PME qui connaît des années fastes est
stoppée par un retour de conjoncture ou des problèmes
financiers, car elle n’a pas consolidé ses bases.
Votre démarche peut-elle donner des fruits dans tous
les secteurs d’activité ?
C’est le potentiel d’une PME, plus que son métier, qui
conditionne sa réussite : qualité de l’offre, savoir-faire,
ambition… Ces aspects comptent bien davantage que le
dynamisme de son marché !
En bref : WIKANE est un réseau de 50 cabinets répartis
sur le territoire français, suisse et belge. Ses consultants
accompagnent les PME B to B à fort potentiel dans la
mise en place d’une croissance rapide et régulière.
Piet Himpe représente WIKANE sur Bruxelles.
Nous visons au contraire à pérenniser la
croissance, à installer l’entreprise dans un
développement rapide et régulier.
Quelle est la faiblesse principale des PME ?
Piet Himpe
Elles manquent cruellement de capitaux et
alternent les années de prospérité, ouvertes
à l’audace et à l’imagination, et les années
de vaches maigres où le repli et l’attentisme
sont de mise. Comment réaliser une croissance
à long terme dans ces conditions ?
Nous aidons la PME à se doter de fonds
propres suffisants pour financer son développement,
mais aussi pour continuer à
prendre des risques en période creuse.
www.wikane.com ❙ piet.himpe@wikane.com ❙ +32 479 830 455
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Et si vous deveniez partenaire de MSF ?
Active dans plus de 60 pays, MSF s’appuie sur de
nombreux donateurs privés qui lui garantissent son
indépendance financière et lui permettent ainsi d’agir
efficacement en toute indépendance par rapport aux
États et lobbies. Elle noue également de plus en plus
de partenariats avec les entreprises.
MSF est bien connue du grand public en Belgique. Sa notoriété
est manifeste et on associe, de manière générale et
logique, l’organisation non gouvernementale internationale
à l’aide médicale d’urgence. Elle est ainsi présente dans
des dizaines de pays à travers le monde où ses équipes
interviennent pour soigner les victimes de conflits armés,
de catastrophes naturelles et d’épidémies. En revanche,
peu de gens savent, par exemple, que nous sommes également
présents à long terme dans beaucoup de pays ;
que le centre opérationnel le plus important du mouvement
est implanté à Ixelles et que sa centrale d’achats de
médicaments et d’équipements médicaux est implantée à
Neder-Over-Heembeek où MSF dispose d’un entrepôt de
13.000 m² dans lequel sont stockés quelques 20.000 articles.
Outre ces deux implantations, l’ONG gère encore
une troisième structure, toujours à Bruxelles, sur le site de
Tour et Taxis, un centre de formation et d’innovation, l’espace
Bruno Corbé (EBC). Mais avant de poursuivre, rappelons
brièvement qui est MSF et dans quel contexte elle a
été créée il y a près d’un demi-siècle.
Une organisation internationale
MSF a été fondée en 1971 suite au conflit provoqué par la
scission de la province du Biafra du Nigéria en 1967. Deux
millions de personnes meurent de faim et alors que la communauté
internationale ferme les yeux ou tout au moins les
détourne, des médecins et des journalistes s’indignent :
Médecins Sans Frontières est née. Aujourd’hui plus que
jamais, l’ONG est active sur quasi tous les théâtres d’opérations
qui nécessitent ses compétences et son expertise.
Ses interventions obéissent à un seul mot d’ordre : venir
en aide aux populations en souffrance. « Afin de réaliser
nos missions, nous devons être indépendants financièrement
», souligne Bertrand Draguez, président de MSF-Belgique,
qui a été créée pour sa part en 1980. « De ce point
de vue, nous sommes redevables de nos donateurs. Notre
financement provient à 99,4% du privé et pour l’essentiel de
particuliers. C’est grâce à ces derniers que nous pouvons
aider les personnes qui en ont besoin en étant totalement
indépendants et sans aucune discrimination d’origine, de
religion, de philosophie ou de politique. »
En 1999, MSF reçoit le prix Nobel de la Paix qui récompense
non seulement son action dans le domaine médical
mais aussi son plaidoyer et son témoignage en faveur des
populations en danger. Le montant de ce prix a été affecté
à l’organisation d’une campagne internationale d’accès
aux médicaments pour les populations les plus pauvres du
monde.
MSF-Belgique fait partie d’un ensemble international reprenant
plusieurs sections de MSF. Avec les sections du Brésil,
Danemark, Hong-Kong, Italie, Luxembourg, Norvège,
Afrique du Sud et Norvège, MSF-Belgique forme le Centre
Opérationnel de Bruxelles (OCB). Tous les projets d’aide de
l’OCB sont coordonnés depuis Bruxelles, mais les autres
partenaires récoltent également de l’argent et recherchent
des ressources humaines pour nos missions à l’étranger.
Une expertise reconnue mondialement
« Notre centre de formation EBC simule l’environnement
dans lequel les équipes seront amenées à intervenir »,
reprend Bertrand Draguez. « Des experts vont les former
pour qu’ils puissent ensuite se rendre sur le terrain. Des
membres d’autres organisations comme l’Organisation
mondiale de la Santé (OMS) ou les Centers for Disease
Control and Prevention (CDC), par exemple, profitent également
de notre expertise. Nous avons également été très
actifs lors de l’épidémie Ebola. » L’expertise de MSF est
reconnue mondialement. Ainsi, à son instigation, des cours
spécifiques de chirurgie humanitaire sont aujourd’hui dispensés
dans les universités (ULB, UCL). Par ailleurs, MSF
est aussi occupée à mettre sur pied un réseau d’alumni
avec les anciens qui y ont travaillé dans les années 1980 et
1990 et qui peuvent apporter leur expérience et expertise
à l’ONG.
Ce centre de formation humanitaire est également utilisé
pour tester du nouveau matériel qui peut être employé
lors de missions. De nombreuses innovations y sont ainsi
régulièrement testées et adaptées avant qu’elles soient
envoyées sur le terrain pour réaliser des essais en condition
réelle. Parmi celles-ci, on peut notamment pointer, par
exemple, un kit d’hospitalisation d’urgence comprenant
© Jacob Kuehn
׉	 7cassandra://rIcyRzVgDxhjILV531qEAedceTbp55-c24j1bSlCnzE#`̵ ZoN(f6׉El’ensemble des équipements médicaux et logistiques permettant
au chirurgien d’opérer pendant les 72 premières
heures d’une urgence, un système de codes-barres qui
permet de transférer des données dans les centres Ebola,
l’adaptation de véhicules Toyota en ambulances, un
broyeur de verre pour les zones de traitement des déchets
médicaux, ou encore un nouvel autoclave horizontal.
Par ailleurs, ce centre qui illustre parfaitement ce que font
les équipes de MSF sur le terrain peut également être visité
par des écoles, des associations, des particuliers ainsi que
par des entreprises. Ces dernières peuvent donc le visiter
et ainsi faire découvrir à leurs collaborateurs le fonctionnement
de MSF, ses projets et les équipements qu’elle utilise
MSF pointe 6 bénéfices pour l’entreprise
partenaire : une plus-value pour sa
marque ; un retour sur son image ; une
motivation pour son personnel ; l’intérêt
de nouveaux clients ; la stimulation de sa
notoriété et une couverture positive dans
les médias
sur le terrain. En outre, la possibilité leur est également offerte
d’utiliser les espaces pour l’organisation d’activités de
team-building. Soit par elles-mêmes, soit sous la houlette
des experts de MSF. En ce qui concerne les entreprises,
d’autres formes de collaboration sont également prévues
dont des partenariats qui peuvent être modulés en fonction
de l’implication souhaitée.
Entreprises partenaires
« Les entreprises n’ont pas connaissance de cette opportunité
de partenariat qui peut prendre différentes formes »,
explique Bertrand Draguez. « Globalement, les partenariats
peuvent être de deux types. Le premier est financier.
C’est très important pour être indépendant vis-à-vis des
gouvernements. Nous devons être neutres d’autant que
notre champ d’intervention est extrêmement large. Le second
est technique au sens large. Nous avons besoin en
permanence de compétences et pas seulement au niveau
médical. Le personnel se répartit à raison de 30 % dans le
médical et 70 % dans d’autres fonctions. Nous comptons
ainsi dans nos bureaux à Bruxelles, des logisticiens, des
juristes, des financiers, des analystes politiques, des formateurs,
etc. » MSF est donc en quête de partenariats avec
des sociétés actives dans tous les domaines. En outre, peu
importe la taille, les TPE et PME sont autant les bienvenues
que les grands groupes.
La collaboration entre les entreprises et MSF est enrichissante
pour les deux parties. Les sociétés viennent d’abord
et avant tout en aide aux personnes en détresse. Elles
peuvent le faire via le mécénat et bénéficier d’une déduction
fiscale. Ou via un partenariat sur-mesure. L’entreprise peut
alors faire connaître son engagement humanitaire à ses réseaux
(clients, salariés, fournisseurs, filiales). MSF pointe
ainsi 6 bénéfices pour l’entreprise : une plus-value pour sa
marque ; un retour intéressant sur son image ; une motivation
accrue de son personnel ; l’intérêt de nouveaux clients ;
la stimulation de sa notoriété et last but not least une couverture
positive dans les médias. Autant d’actions qui s’inscrivent
dans la responsabilité sociétale des entreprises et
constituent un facteur-clé de motivation des collaborateurs.
Dans le cadre du partenariat, MSF peut fournir différents
supports que l’entreprise peut utiliser tels que bannières,
logos, vidéos, photos, présentations, témoignages, etc. Autant
d’actions de soutien qui vont également permettre à
MSF de continuer à aller là où les autres ne vont pas.
Parlons-en :
Philippe Matthys | Partnership Coordinator
Médecins Sans Frontières
Rue de l’Arbre Bénit 46 | 1050 Bruxelles
+ 32 (0)2 474 74 90
+ 32 (0)476 531 038
www.msf-azg.be
© Eddy Mc Call
© Yann Libesart
© Francesco Zizola
׉	 7cassandra://NBvzNQYQtuVksiXzUCBn3_2ewweYlzM5gCREAqn2qFw"r`̵ ZoN(f7ZoN(f6#בCט   u׉׉	 7cassandra://qB1KRYfeZ-1PdqlOPIsMWwNb0FGgjLq1GwmJ_p4dB1s 
~` ׉	 7cassandra://E3d9dSPw6OvlG7Tzqtji2-PZsQ15C7Pu5GtDc8P9WeA]`S׉	 7cassandra://qN8gqS9RMv9DFvS4Xyue9HB25zdJxTALA24vJECgVqg`̵ ׉	 7cassandra://bNewnNw8kSNLFgHRuKwWhRkTMckR2tNMzDm0ZIxPviQ^͠ZoN(f8ט  u׉׉	 7cassandra://wup1ja5s9NVJ_dx4emJIoJVjHcJspedL7A2Hj4abAMw "%`׉	 7cassandra://EMt9W2ERiM_9HgCQAoTR9WYhIRdNEYhti4Zr-U7Cxwsf`S׉	 7cassandra://PB099R1Ngn5dd9AJD8vJl1Eq0BO5TtKf7w1_01e9P4E`̵ ׉	 7cassandra://tvMP7lnEe-LiT4B-Fof_Cad6ZGtOFBNJyUCKDpFAOGEХ@͠ZoN(f9׉EzTOPIC
L’indispensable bagage financier
FINANCER L’ENTREPRISE
Karel Van Eetvelt, ancien patron de l’union des indépendants Unizo, est le nouveau
CEO de Febelfin. C’est à ce double titre que nous l’avons rencontré pour évoquer le
financement des PME.
«L
a reconversion s’est plutôt bien passée », admet
l’ancien patron de l’Unizo. « J’ai aussi été
régent à la Banque Nationale pendant huit ans.
Les grands principes du monde financier m’étaient donc
connus, même si le jargon bancaire m’a donné du fil à
retordre lors des premières réunions. J’ai surtout été
surpris par la bureaucratie du secteur. Ici, des centaines
de personnes s’investissent non dans les activités essentielles,
mais uniquement dans le contrôle. »
Bruxelles Métropole : Votre passé à l’Unizo explique
l’intérêt que vous portez au financement des PME...
Karel Van Eetvelt : Il est évidemment fondamental de financer
les petites entreprises et celles qui sont en pleine
croissance. Ces organisations alimentent la croissance
économique. Et les banques y trouvent leur compte :
elles ont tout intérêt à investir dans des entreprises innovantes,
puisque c’est là que se trouve le rendement. Il
est vrai que les règles du jeu ont changé depuis la crise
bancaire de 2008, avec, à la clé, une complexification du
financement de certaines activités. Pourtant, quand je
compare avec d’autres pays, même européens, le financement
des PME tire valablement son épingle du jeu,
chez nous. Notre pays ne manque pas de capitaux et
l’entreprise qui a besoin d’argent pour sa croissance et
qui soumet un dossier bien ficelé, ne rencontre guère
de problèmes. Les start-up ont en revanche plus de difficultés
à obtenir du financement par la voie bancaire,
même si les chiffres les plus récents font état d’une
croissance significative du financement de start-up par
les banques.
Vous avez toujours incité les gens à entreprendre.
Quelle alternative proposez-vous alors aux jeunes
pousses qui n’obtiennent pas de financement ?
Les « Friends, Family and Fools » (rires). Mon fils aîné va
reprendre une petite boîte informatique. « Je vais avoir
besoin de sous », me dit-il. « En tant que family et fool,
tu pourrais m’aider deux fois. » C’est fréquent, dans les
start-up : les entrepreneurs s’appuient sur leurs propres
économies et l’aide de la famille pour disposer de capitaux
suffisants au démarrage. Voilà plus d’un siècle que ce
modèle fonctionne, même si aujourd’hui, de nouvelles
formules telles que le crowdfunding ouvrent de nouvelles
perspectives. Bref, ceux qui le veulent parviennent à lancer
leur projet. Je rencontre souvent des jeunes qui souhaitent
consentir d’emblée de lourds investissements parce qu’ils
ont détecté des opportunités de marché. Si ces projets
ambitieux sont dûment réfléchis, il n’est pas impossible
que des pourvoyeurs de capital-risque ou business an32
BECI
- Bruxelles métropole - février 2018
Peter Van Dyck
gels leur emboîtent le pas. Les formules de financement
alternatif insufflent une nouvelle dynamique à l’économie.
Febelfin et Beci ont organisé en 2016 un workshop
conjoint pour les PME. Pour quelle raison ?
Des connaissances financières de base sont indispensables,
quelle que soit la taille de l’entreprise. Bien des
entrepreneurs ignorent en quoi consiste un financement
bien conçu. Ils ne connaissent pas les conditions du crédit
et la manière de constituer un dossier qui accroît les
Bien des entrepreneurs ignorent en
quoi consiste un financement bien
conçu. Le monde bancaire devrait
d’ailleurs intervenir activement dans
l’accompagnement individuel des
entrepreneurs.
chances de financement. Il faut expliquer aux entrepreneurs
qu’une bonne idée ne suffit pas. Le monde bancaire
devrait d’ailleurs intervenir activement dans l’accompagnement
individuel des entrepreneurs.
Quelles sont dès lors les conditions pour obtenir
un crédit ?
La banque examine d’abord la capacité de remboursement.
L’entrepreneur qui expose clairement son approche
et ses objectifs a plus de chances d’obtenir gain de cause.
En revanche, celui qui ne s’astreint pas à cet exercice
manque de clairvoyance. Et puis, il faut aussi se demander
quels investissements on est prêt à consentir sur ses
propres deniers. Le banquier refusera le prêt s’il constate
des sommes coquettes sur le compte de l’entrepreneur,
mais aucune volonté de ce dernier d’investir son propre
argent dans l’activité. Par son attitude, l’entrepreneur
montre trop peu de confiance dans son projet.
Examinons l’évolution des crédits après la crise
bancaire. Cinq ans après la crise, Febelfin admettait
en 2013 que le crédit aux PME était régulièrement
refusé, notamment en raison d’un risque accru de
défaut de paiement.
Le baromètre des perceptions (la façon dont les entrepreneurs
perçoivent un problème) montre clairement un
׉	 7cassandra://qN8gqS9RMv9DFvS4Xyue9HB25zdJxTALA24vJECgVqg`̵ ZoN(f:׉EZcreux en 2009 et une légère amélioration l’année suivante,
juste avant le choc économique. Certains projets ont été
considérés comme moins recevables en 2012-2013, ce
qui a donné l’impression d’une moindre possibilité de
financement. À cette époque, le secteur financier s’est
concerté abondamment pour créer davantage de transparence
quant à l’évaluation des dossiers. Aujourd’hui,
nous sommes revenus au niveau d’avant 2008.
Qu’est-ce qui a changé ? Est-ce dû à la conjoncture ?
La conjoncture s’est améliorée et les entrepreneurs se
sont adaptés. Ils élaborent leurs dossiers différemment.
Quant aux dossiers compliqués auxquels les banques ne
peuvent pas donner suite en raison de la réglementation
plus sévère, ils trouveront des solutions alternatives, notamment
via le crowdfunding ou le capital-investissement
(private equity).
La loi sur le financement des PME a été modifiée en
2017. Le SPF Finances a consulté l’Unizo et Febelfin.
Que lui ont-ils dit ?
Le secteur financier s’interrogeait quant au domaine
d’application. La prudence était de mise si d’aventure
la loi concernait aussi les institutions publiques. En fin
de compte, les fondamentaux de la loi tels que définis
en décembre 2013 par les ministres Koen Geens et Sabine
Laruelle n’ont guère été modifiés. Le seuil selon
lequel le funding loss ou l’indemnité de remploi (par laquelle
les entreprises peuvent refinancer le crédit, ndlr)
est limité(e) à six mois d’intérêt, a été majoré de 1 à 2
millions d’euros. Dans ce genre de dossiers, il importe
de trouver un bon équilibre entre les besoins du monde
de l’entreprenariat et la faisabilité pour le secteur financier.
Du temps où j’étais à l’Unizo, je n’étais déjà guère
demandeur de davantage de législation. Je préfère des
accords clairs entre les acteurs économiques que nous
sommes, de part et d’autre. En 2013, les circonstances
ne permettaient pas un tel gentleman’s agreement. Or,
l’ouverture aux préoccupations et remarques de l’autre
rend superflues de nouvelles réglementations. Les règles
sévères et rigides font souvent leurs premières victimes
parmi les acteurs modestes.
La réforme récente impose des contrats plus
transparents et une communication plus claire aux
entreprises en matière de crédit et des garanties.
Est-ce positif ?
Oui, mais sans plus. La transparence est un objectif de
notre secteur. Toutes les banques gagnent à pratiquer
la clarté. La loi stipule à raison que les banques doivent
proposer la forme de crédit la mieux adaptée. Nous avons
hélas constaté dans le passé que certaines institutions
financières optaient non pour la meilleure forme de crédit,
mais pour celle qui leur rapportait le plus. Ce n’était pas
fréquent, mais indigne d’un bon prestataire de services.
Les moyens de communication d’aujourd’hui font que de
telles escroqueries ne sont plus tolérées. Le commerce
ou l’établissement horeca qui trompe le client, le paie
cher sur les réseaux sociaux. En soi, c’est une bonne
chose. Cela sépare le bon grain de l’ivraie. Le capital
de confiance dans le secteur bancaire n’est pas terrible,
actuellement. C’est dommage, mais cela s’explique. Retrouver
la confiance ne se fera pas sans investir dans la
transparence.
Quels défis prévoyez-vous pour le futur ?
Cela bouge de tous côtés. La numérisation ébranle les
entreprises et les secteurs. Le succès de l’écologie accroît
la demande d’investissements verts. Les indépendants,
l’économie circulaire et l’économie partagée sont en plein
essor. Voilà des évolutions intéressantes pour le secteur
financier. L’économie partagée requiert un mode de financement
totalement différent. Si un nombre d’entreprises
investissent collectivement et partagent des équipements,
elles seront toutes utilisatrices, sans être propriétaires,
ce qui nécessite un nouveau modèle financier. Il serait
bon, me semble-t-il, que l’Association belge du leasing,
qui fait partie de Febelfin, se penche sur la problématique.
Ses formules de leasing peuvent constituer la base
d’instruments à développer pour l’économie partagée. Si
nous y parvenons, nous ouvrons de nouvelles perspectives
d’investissement qui peuvent propulser l’économie
partagée vers le succès. ●
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
33
© Wim Van Eesbeek
׉	 7cassandra://PB099R1Ngn5dd9AJD8vJl1Eq0BO5TtKf7w1_01e9P4E`̵ ZoN(f;ZoN(f:#בCט   u׉׉	 7cassandra://bE4wtAHIYhPZEdr4E8C-hDNU-ZNsYR9wQkOIZOcm5O8 ,`׉	 7cassandra://3TnpKV-1OmdaKrFFaYWnPXl5X_1KSM1BawIAjYknbsEp`S׉	 7cassandra://cbZx2y4b1OvO74Q8Sb_p9IIkDVBspRdpmHNjb65FcN0!`̵ ׉	 7cassandra://jubdhLoOSEDuA2Erb9Oz5js4TI8v6l2oytGVwyQ8_j4d͠ZoN(f<ט  u׉׉	 7cassandra://np6qEsCh7NUbGlNnO9-1VKh0fO9P_OapYndSpwowNws ` ׉	 7cassandra://4heEpSgmgyBYMvXIWZyVk5f0krNndpRtiEW1KN7he6we`S׉	 7cassandra://dfrl5S_7LNoKJ8QVaWs19VU2EYLticqiJ4GEx1LHICUa`̵ ׉	 7cassandra://mvJ4q-QXvVCQuAwqPIpbAJSJTb5LkQvWQqPGcszU4VM͓t͠ZoN(f=נZoN(fс 9ׁH &mailto:stephane.demaret@kbcbrussels.beׁׁЈ׉EBusiness plan : réfléchir avant d’agir
FINANCER L’ENTREPRISE
L’élaboration d’un business plan incite l’entrepreneur à réfléchir mûrement à la
manière de faire aboutir au mieux son projet. D’autant plus que, sans plan réaliste,
l’entrepreneur aura bien du mal à obtenir un prêt de sa banque ou à attirer
des investisseurs. Quelques conseils pour se constituer un dossier crédible...
Peter Van Dyck
M
ême si la loi ne l’impose pas à l’entrepreneur
individuel, toute personne qui veut lancer une
entreprise a tout intérêt à préparer un business
plan qui balise la démarche envisagée. L’autocritique est
d’ailleurs bien utile pour se forger une image claire du
projet et ainsi en évaluer la faisabilité. Cet exercice bénéficiera
aussi des commentaires de tiers aux profils divers,
car leur recul peut apporter des éclairages intéressants.
Tout commence généralement par une idée. Ceci étant,
elle ne prendra vraiment forme qu’en élaborant un plan
d’entreprise, idéal pour vérifier la solidité et la viabilité du
projet. Voilà pourquoi le business plan est fondamental.
Évitez le plan standardisé : il vous faut absolument un dossier
tout à fait personnel, capable de susciter la confiance
des tiers à qui vous allez le soumettre, notamment des
banquiers. Ce plan est incontestablement un outil de
persuasion à leur égard. Les investisseurs bancaires
vous feront plus vite confiance s’ils découvrent un projet
pertinent et dûment réfléchi. Votre crédibilité en sortira
grandie, entre autres auprès de futurs partenaires
Définir la voie à suivre
Ce plan a pour but d’être et de rester un fil conducteur
qui définit la ligne à suivre aux moments où des décisions
doivent être actées. D’où la nécessité de vérifier régulièrement
si les objectifs du plan d’entreprise sont en voie
de concrétisation. Dans la négative, vous procéderez en
temps voulu aux corrections de trajectoire.
Ce plan d’entreprise sert aussi à ne pas dévier des priorités
que vous vous êtes fixées. Les nombreuses opportunités
qui se présenteront tout au long de votre parcours
professionnel ne correspondront pas nécessairement aux
objectifs de votre entreprise à moyen et long termes.
Soyez-en conscient.
Même les entrepreneurs expérimentés peuvent tirer pro34
BECI
- Bruxelles métropole - février 2018
fit d’un business plan. Certaines entreprises élaborent
chaque année – ou face à de nouveaux grands projets
– un plan qui englobe tous les objectifs de l’année ou du
projet, y compris les calculs financiers. Le plan constitue
alors une sorte de boussole financière et stratégique de
l’entreprise.
Matière à réflexion
Si vous élaborez un business plan, réfléchissez bien aux
réponses que vous apporterez aux questions suivantes :
1. Votre idée est-elle suffisamment créative et capable
de vous différencier nettement des autres ? Précisez
et décrivez l’idée. Met-elle suffisamment en évidence
la valeur ajoutée qu’apporte votre entreprise ? Analysez
les atouts et faiblesses du plan. Définissez les opportunités.
Quels obstacles êtes-vous susceptible de rencontrer
et quelles solutions prévoyez-vous ? Peut-être n’avezvous
pas pris conscience de toutes les difficultés
potentielles. Réfléchissez aux éventuels problèmes de
recrutement. Il est par exemple difficile, à Bruxelles, de
trouver des collaborateurs qualifiés et bilingues.
2.
Comment décrivez-vous votre entreprise ? Expliquez
l’organisation en y ajoutant un organigramme.
Avez-vous le savoir-faire requis ? Parcourez votre
curriculum vitae et faites l’inventaire de vos compétences.
Besoin de formations complémentaires ? Quelle est la
santé financière de l’entreprise ? Décrivez brièvement sa
situation financière (fonds propres, crédits en cours, liquidités...).
3.
Quel
est votre marché ? Qui sont vos concurrents
et comment allez-vous vous démarquer d’eux ? Quel
est le potentiel du marché et quelle part de ce mar׉	 7cassandra://cbZx2y4b1OvO74Q8Sb_p9IIkDVBspRdpmHNjb65FcN0!`̵ ZoN(f>׉ELes ingrédients d’un plan financier
efficace
ché êtes-vous susceptible de conquérir dans le futur ? Y
a-t-il un groupe cible spécifique qui doit retenir votre
attention ? Combien de clients pensez-vous pouvoir atteindre
? N’êtes-vous pas trop dépendant de certains
fournisseurs ?
4.
Quels sont vos objectifs prioritaires ? Exposez votre
vision à court, moyen et long termes. Quels sont la
mission et les valeurs de l’entreprise ? Quelles stratégies
allez-vous mettre en œuvre ?
5.
Quelle est votre vision stratégique ? C’est ici qu’intervient
l’analyse SWOT (Strengths, Weaknesses,
Opportunities, Threats), un outil bien pratique pour
le diagnostic stratégique. Il permet de préciser les atouts
et faiblesses de l’entreprise, notamment dans le cadre
des opportunités et des menaces émanant de l’environnement
proche ou plus lointain. Il est conseillé de travailler
en deux dimensions :
➜ La dimension interne, qui définit les caractéristiques
actuelles de l’entreprise en termes d’atouts ou de
faiblesses, en fonction des activités qui s’y exercent.
Les atouts sont les moyens et/
ou les compétences à votre disposition.
Ils vous procurent un
avantage concurrentiel ou distinctif.
Les faiblesses sont des
manquements par rapport aux
éléments clés de la réussite – ou
dans la comparaison avec les
concurrents.
➜ La dimension externe rassemble
les éléments qui peuvent avoir
un impact sur l’entreprise. Les
opportunités : il se peut que
dans l’environnement de l’entreprise,
il existe des domaines à
fort potentiel, qu’il y a lieu d’explorer
en priorité. Les menaces : certains changements
en cours ou annoncés, susceptibles d’avoir
un impact négatif sur les activités de l’entreprise.
On peut conclure que cette approche affine votre
capacité à analyser et évaluer votre activité.
6. Comment procéder ? Définissez dans les grandes
lignes comment vous souhaitez concrétiser vos plans.
Quelle est votre stratégie marketing ? Quels sont les produits
ou services que vous allez proposer ? Comment
voyez-vous le lancement sur le marché ? Quels seront
les prix des produits que vous allez commercialiser ? Où
allez-vous travailler ? Avez-vous besoin d’une surface
commerciale ou fonctionnerez-vous uniquement en mode
e-commerce ? Serez-vous capable d’assurer seul la
charge de travail ? Si vous avez besoin de personnel, quels
profils cherchez-vous ?
7.
Comment allez-vous financer vos projets ? Abordons
à présent le plan financier, un des éléments clés de
votre business plan. Il vous permet d’analyser en
détail la rentabilité future de votre activité. Il met en évidence
la viabilité financière du projet. Ce plan financier
BECI - Bruxelles métropole - février 2018 35
Un plan financier qui tient la route doit notamment apporter
des réponses aux questions suivantes :
➜ Quels revenus attendez-vous et à quel moment ?
➜ Les saisons sont-elles susceptibles d’influencer vos revenus,
par exemple par un sursaut d’activité en automne ?
➜ Avez-vous des coûts uniques et non récurrents ? Par
exemple des frais d’aménagement de votre magasin...
➜ Quels sont vos coûts récurrents (notamment les frais
d’électricité, l’achat des stocks etc.) ?
➜ Quels sont vos coûts de personnel ?
➜ De combien de fonds propres disposez-vous ?
➜ Avez-vous besoin de crédit ? Et si oui, sous quelle forme ?
À quel montant pensez-vous ?
➜ En cas de crédit d’investissement : quelle sera précisément
votre capacité de remboursement (cet élément est
fondamental lors de l’évaluation du crédit par la banque) ?
➜ Pouvez-vous faire appel à des subsides de la part des
pouvoirs publics ? Il est certainement utile de consulter
votre banque à ce sujet.
doit avant tout être réaliste et transparent,
car il y va de votre crédibilité
auprès de vos partenaires financiers
futurs. Raison de plus pour vérifier
systématiquement la faisabilité du
plan.
Stéphane Demaret (KBC Brussels)
Il est toujours recommandé (et parfois
obligatoire) d’élaborer un plan financier.
Bien conçu et efficace, il permet
de prévoir les éventuels obstacles et
d’éviter des surprises désagréables.
Il renforcera aussi considérablement
vos arguments lors de négociations
avec d’éventuels prêteurs.
Les sociétés commerciales (SPRL, NV...) sont tenues
d’établir un plan financier. Imaginons une faillite dans
les trois ans du début d’activité. Dans ce cas, le notaire
demandera le plan financier. Et s’il en ressort que le capital
de démarrage était insuffisant ou que le plan n’est
pas conforme à la réalité, la responsabilité des associés
peut être engagée.
En conclusion, le business plan est l’outil indispensable
de votre réflexion avant de passer à l’action. Mais, loin
d’être un frein, il sera votre rampe de lancement. Vous
n’en serez que mieux armé pour réussir. ●
Article élaboré en collaboration avec les experts en financement
de KBC Brussels.
Info : Stéphane Demaret, Business Partner KMO/PME
KBC Brussels – stephane.demaret@kbcbrussels.be ;
+32 478 471 728
© Reporters
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FINANCER L’ENTREPRISE
En juillet 2015, le gouvernement Michel créait un nouvel incitant fiscal pour stimuler
les investissements dans les start-up et les PME belges. Après des débuts
hésitants, le cadre est désormais posé et le tax shelter pour start-up rencontre un
succès grandissant. Restait à se préoccuper aussi des grandes sœurs de ces startup,
baptisées « scale-up ». Elles bénéficieront aussi, dès l’exercice fiscal 2019, de
mesures encourageant les investisseurs particuliers.
Tax Shelter pour start-up : mode d’emploi
L’objectif du gouvernement fédéral était d’inciter les
particuliers à investir dans les jeunes sociétés. Concrètement,
moyennant le respect de toute une série de
conditions, le particulier qui investit dans une jeune entreprise
belge de moins de quatre ans peut bénéficier
d’une réduction d’impôt dès l’année suivante, de 30 %
s’il s’agit d’une petite entreprise (moins de 50 salariés,
CA de moins de 7.300.000 euros HTVA et total du bilan
inférieur à 3.650.000 euros), ou même de 45 % pour une
micro-entreprise (moins de 10 salariés, CA de moins de
700.000 euros HTVA, total du bilan inférieur à 350.000
euros).
Il faut pour cela que l’investissement soit réalisé par une
personne physique (pas par une société), à l’exclusion
du dirigeant de l’entreprise lui-même (mais son conjoint
peut bénéficier du tax shelter). Les fonds investis doivent
servir à constituer le capital à la création de la start-up,
ou à augmenter le capital ultérieurement.
Bien sûr, ce mécanisme comporte certaines limites : le
capital maximum levé par ce biais est de 250.000 euros
pour toute la durée d’existence de la société ; l’investissement
en tax shelter est plafonné à 100.000 euros
sur base annuelle pour l’investisseur, qui doit en outre
conserver ses participations dans la start-up pendant
au moins quatre ans. En outre, la participation par investisseur
ne peut dépasser 30 % du capital social de
la société.
Si le soutien à la start-up se fait sous forme de prêt,
celui-ci doit être conclu à travers une plate-forme de
crowdfunding agréée par les autorités, et le prêteur bé36
BECI
- Bruxelles métropole - février 2018
Miguel Van Keirsbilck
néficiera d’une exonération de précompte mobilier sur
les intérêts des premiers 15.000 euros prêtés.
Premier bilan du tax shelter pour start-up
Selon les chiffres publiés par le ministre des finances,
le tax shelter PME a suscité en 2015 un investissement
total de 15,88 millions (14,28 millions pour les micro-entreprises
au taux de 45 % et 1,6 million pour les petites
entreprises au taux de 30 %). Ces investissements ont
donné droit à 6,9 millions d’euros en réductions d’impôts,
au profit de plus de 1.400 investisseurs particuliers.
C’est très loin des niveaux initialement espérés par le gouvernement
pour apporter des effets macro-économiques
sur la création d’entreprises, la croissance et l’emploi.
Mais c’est une indication encourageante de l’attractivité
de cette mesure pour les investisseurs particuliers. Selon
nos indications, les volumes investis en 2016 sous le
régime du tax shelter pour start-up sont en forte croissance,
mais ne sont pas encore publiés. Gageons que,
si elle bénéficie d’une nécessaire stabilité, cette mesure
rentrera réellement dans les réflexes des investisseurs.
Cependant, dès la création du dispositif tax shelter pour
start-up, des voix s’étaient élevées pour en regretter les
limites : le plafond à 250.000 euros par société ne correspond
guère aux besoins de financement d’une jeune
pousse dans le secteur des TIC, notamment. Et pourquoi
se focaliser sur les créations de nouvelles start-up alors
que de nombreuses jeunes sociétés existantes sont en
recherche de financement à risque pour grandir ?
Cette dernière critique semble avoir été entendue par le
gouvernement fédéral, qui a annoncé fin juillet 2017 la
׉	 7cassandra://HFsqcOG39EcBOLz8jdMj_Cdxc6BKXfphNv-fhXZmzF0`̵ ZoN(fB׉ETOPIC
naissance d’un nouveau dispositif de tax shelter pour le
financement des entreprises en croissance.
Nouveau : le tax shelter pour les scale-up
Le terme scale-up correspond à une phase dans la vie
d’une entreprise, lorsqu’elle grandit, qu’elle « change
d’échelle ». La scale-up, ce n’est plus vraiment une
start-up – car plus mature – ni tout à fait une société
pleinement établie, puisqu’en pleine croissance. À cette
phase de son développement, elle connaît un fort besoin
en financement. C’est à cet enjeu que le gouvernement
fédéral entend répondre par son projet d’aide au financement
pour entreprises en croissance, annoncé fin juillet
2017 dans la foulée de l’accord sur la réforme de l’impôt
des sociétés.
Le mécanisme d’incitant fiscal retenu pour booster le
financement de ces entreprises s’inspire directement
de celui en vigueur depuis 2015 pour les start-up : une
réduction directe d’impôt pour l’investisseur particulier.
Ici, on ne parle plus des 45 ou des 30 % : le taux pour les
investissements dans les scale-up est fixé à 25 %.
Pour ouvrir le droit à cette réduction d’impôts, l’entreprise
cible doit être une PME en croissance qui remplit
les conditions suivantes :
➜ occuper au moins 10 équivalents temps plein (en ce
compris le dirigeant rémunéré, sauf s’il exerce le poste
à titre complémentaire) ;
➜ avoir connu, au cours des deux derniers exercices,
une hausse de 10 % du chiffre d’affaires ou du nombre
d’équivalents temps plein ;
➜ n’avoir jamais opéré une diminution de capital ou distribué
de dividendes ;
➜ les fonds levés doivent servir à alimenter une augmentation
de capital (pas de rachat de parts existantes)
effectuée entre la 5e
et la 10e année d’existence ; avec
un maximum de 500.000 euros par scale-up, dont il
faut déduire les sommes éventuellement perçues via
le tax shelter pour start-up
La limite des investissements éligibles reste fixée à
100.000 euros par contribuable et par période imposable
pour le tax shelter PME dans son ensemble. Rien
n’empêche de panacher ses investissements entre la
mesure start-up micro-entreprise, start-up petite entreprise
ou scale-up. Les réductions d’impôts accessibles
sont toutefois limitées aux impôts effectivement dus pour
l’exercice concerné, sans possibilité de les reporter sur
un exercice ultérieur.
Précaution d’usage : le dispositif décrit ci-dessus repose
sur l’accord de l’été 2017 du gouvernement Michel. Ce
projet n’a pas encore été transposé en loi. L’entrée en
vigueur du dispositif est annoncée pour l’exercice fiscal
2019, soit les revenus 2018. Un investissement consenti
aujourd’hui, en 2018, dans une scale-up, devrait donc
bénéficier du coup de pouce fiscal de 25 %. Les scale-up
et les investisseurs, comme les plateformes de crowdfunding,
attendent avec une certaine impatience la publication
des textes légaux ! ●
Info : Miguel Van Keirsbilck,
coordinateur programme starters Beci
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BECI - Bruxelles métropole - février 2018
37
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FINANCER L’ENTREPRISE
Collibra, la start-up bruxelloise financée par la
Silicon Valley
Pour la deuxième fois en un an, Collibra a décroché une augmentation de capital de
58 millions $ (46 millions €) auprès d’Iconiq Capital et Battery Ventures. Le premier
de ces fonds de capital-risque est l’un des plus importants de la Silicon Valley. Il
gère notamment la fortune des fondateurs de Facebook (Mark Zuckerberg), Twitter
(Jack Dorsey) et LinkedIn (Reid Hoffman).
Cédric Lobelle
L
e soutien d’Iconiq Capital et de Battery Ventures
doit permettre à la start-up bruxelloise, spécialisée
dans le domaine de la data governance, de
poursuivre sa croissance et améliorer son produit.
Mais au fait, qu’est-ce que la gouvernance des données ?
« Nous aidons nos clients, typiquement les grandes entreprises
internationales, disons les Fortune 2000, dans
tous les types d’industrie, à mieux trouver, comprendre
et se fier à leurs données », résume Felix Van de Maele,
le CEO. Avec deux camarades d’études à la VUB, Stan
Christiaens (CTO) et Pieter De Leenheer (VP), il a fondé
Collibra en 2008 à Bruxelles, en tant que spin-off de la
VUB. Ils étaient alors actifs dans la recherche sur les
technologies sémantiques. Un domaine devenu particulièrement
critique avec la crise financière de 2008.
« Les régulateurs ont forcé les banques à se soumettre
à une bonne gouvernance. Elles devaient leur montrer
leurs chiffres, les comprendre, savoir d’où ils venaient,
ce qu’ils signifiaient, en connaître la qualité. C’était
très proche de ce sur quoi nous travaillions alors. »
Aujourd’hui, selon Felix Van de Maele, chaque entreprise,
chaque industrie, jongle avec beaucoup
de données, et doit en connaître l’importance
pour rester compétitive. De grandes sommes ont
été investies pour leur stockage et leur analyse.
« Le problème est qu’il y a tellement de données,
et tellement de personnes qui les utilisent, que
c’est devenu le chaos. C’est là que Collibra intervient,
en apportant du contrôle autour de ces
données pour en extraire de la valeur, en
faire quelque chose. Et aider chacun
au sein de l’organisation à trouver
et utiliser les données nécessaires
à son travail. ».
Dix ans plus tard, Collibra
a déjà dépassé le cap des
250 collaborateurs. « Et il y a un
peu plus d’un an, nous étions environ
150 », précise le CEO. « Les cinq
premières années ont été très difficiles.
Mais nous avons ensuite grandi
rapidement. Nous doublons notre
taille chaque année depuis 2015. Et
nous recrutons massivement : au moins
120 personnes, dont 40 au minimum à
Bruxelles, et aussi vite que possible. Nous
38
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
recherchons des développeurs, des programmeurs, des
ingénieurs. Des profils avec un background technique. »
Aujourd’hui, l’entreprise est basée à New York, mais que
reste-il à Bruxelles ? « Nous sommes toujours une société
belge. Nous avons débuté ici, pour la recherche et
le développement de produit, l’engineering. Le noyau de
ces programmes est à Bruxelles, qui en restera le QG. »
En 2017, Collibra a convaincu Iconiq Capital de la financer
par deux fois. Felix Van de Maele : « Il s’agissait de
nouveaux trains d’investissements nécessaires à notre
croissance. Le premier, en 2008, a été notamment soutenu
par Innoviris et la VUB. Plus tard, des sociétés d’investissement
néerlandaise et britannique ont contribué. En
janvier 2017, c’était Iconiq. Et comme nous avons bien
grandi depuis, Iconiq a voulu remettre le couvert, avec
d’autres investisseurs. Cela nous a permis d’augmenter
deux fois notre capital en 2017, de 50 millions $ et
58 millions $. »
« Iconiq est fondamentalement une société qui
investit dans des compagnies tech, mais pas
exclusivement. Elle s’intéresse notamment
aux entreprises à forte croissance telles que
la nôtre. Et comme n’importe quel investisseur,
elle recherche la croissance financière,
la profitabilité et des opportunités de marché.
Ses responsables investissent et pensent à
long terme. Donc, ce sont de bons partenaires.
Iconiq est d’ailleurs représenté dans notre comité
de direction. »
Les priorités de Collibra ? Continuer de
grandir très vite. « Nous sommes
leaders dans notre catégorie de
marché. Pour le rester, il faut
investir lourdement dans les
produits et l’engineering, principalement
ici à Bruxelles.
Et aussi continuer d’innover
dans les technologies,
d’investir dans l’IA, le
machine learning, le
big data. Et dans la
société en général :
le marketing, les finances,
les HR, pour
appuyer notre croisFelix
Van de Maele,
CEO de Collibra.
sance. » ●
׉	 7cassandra://bIBTbxQrJJFrhSQQB1hbCx-ghg2iTDC-XUleLB2JVvI`̵ ZoN(fF׉ExTOPIC
FINANCER L’ENTREPRISE
Faut-il compter sur les subsides pour se
développer ?
Si vous n’avez guère le temps, retenez que la réponse à cette question est globalement
négative. Pour autant, il faut nuancer cette affirmation. Et comprendre d’abord
l’origine de ces aides aux entreprises...
C
elles-ci remontent aux conséquences
de la première crise pétrolière. Les
pays européens connaissent alors un
effondrement brutal de la croissance de leur PIB,
divisée par cinq en très peu d’années. Les ministres
compétents pour les classes moyennes mettent en
œuvre différentes mesures pour soutenir les PME (les
grandes entreprises ont rapidement été exclues pour
des raisons de concurrence par la CEE, actuelle UE).
De quoi parle-t-on ? D’aides à l’investissement direct
et indirect pour soutenir des projets industriels
et entrepreneurials favorisant l’emploi.
On parle subside à l’acquisition d’un siège
social ou pour l’équipement d’une usine
et, déjà, d’aides au recrutement.
Ces premières initiatives seront
régionalisées, d’abord en
Flandre et en Wallonie, puis
à Bruxelles, à partir de 1989.
Elles seront ensuite complétées
par un arsenal d’aides à
l’exportation et de subsides à
la recherche et à l’innovation
technologique. Revues à intervalles
réguliers pour coller au
plus près des réalités du terrain,
ces aides cherchent constamment
à produire un effet de levier et éviter
un effet d’aubaine.
Pour autant, ces deux éléments constitutifs
de la volonté publique ne sont que très difficilement
rencontrés, notamment en raison de
l’incertitude qui pèse sur l’octroi de l’aide et
sur les conditions de sa liquidation effective.
Du coup, intégrer une aide qui serait condition
sine qua non du succès d’un business plan relève
d’une prise de risque que tout entrepreneur
raisonnable cherchera sinon à éviter, du moins à limiter. Deux
exceptions cependant : si les montants en jeu sont limités
et les pertes acceptables ; s’il s’agit de R&D au long court,
d’autant que les taux d’intervention y sont particulièrement
importants (jusqu’à 70 % selon les cas).
Car s’il est bien un point qu’aucune étude n’a jamais pu démontrer,
c’est bien la relation de cause à effet d’une aide à
l’investissement sur le résultat des entreprises bénéficiaires.
S’en portent-elles mieux, aussi bien ou moins bien ? Ou au
contraire, le public a-t-il perdu ses moyens à maintenir artificiellement
en vie un projet destructeur de valeur ? De
manière générale, on considérera l’aide à l’investissement
général comme un facteur allégeant les besoins de trésorerie,
ce qui est utile mais pas déterminant. Au contraire,
certaines aides spécifiques ont un réel effet levier grâce à
un taux d’intervention de 50 % pour des soutiens ponctuels
ou du développement à l’étranger.
À Bruxelles, la révision des aides à l’expansion économique
et au commerce extérieur est en cours. Le nouveau système
devrait entrer en vigueur à l’automne 2018 après avoir passé
tous les contrôles démocratiques. Il en va de même
pour les aides à la recherche et développement,
très avantageuses mais extrêmement sélectives,
dont le texte de 2002 sera également revu. ●
Xavier Dehan,
Managing Partner Polisphère SPRL
xavier.dehan@polisphere.be
Trois conseils de base
➜ En cas d’investissement, toujours vérifier si une aide
existe (75 % des entreprises et de leurs conseils
en gestion en ignorent l’existence) ;
➜ Si une aide correspond à un investissement, toujours
prendre un contact avec les autorités pour vérifier les
conditions d’octroi et se mettre en conformité en cas
de demande ;
➜ Suivre scrupuleusement la procédure (date et signature
de la demande, obtention d’un numéro de dossier,
réunion des pièces justificatives, liquidation…).
Voir aussi :
➜ https://www.1819.brussels/fr/ecosubsibru/
subsidies
➜ http://werk-economie-emploi.brussels/fr_FR/
aides-et-subsides
➜ http://www.innoviris.be/fr/soutien-financierentreprises
➜
http://invest-export.brussels/fr_FR/aidesfinancieres
BECI
- Bruxelles métropole - février 2018
39
© Thinsktock
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FINANCER L’ENTREPRISE
Que vous soyez en phase de préparation à la cession ou que vous vouliez tout simplement
vous faire une idée, connaître la valeur de son entreprise est toujours intéressant.
Mais comment estimer la valeur de votre société ? Quelle méthode utiliser ?
Comment valoriser votre entreprise pour augmenter votre plus-value ? Le point avec
Erick Thiry, responsable du Hub Transmission de Beci.
Gaëlle Hoogsteyn
« V
aloriser son entreprise est communément réalisé
par l’entrepreneur qui souhaite céder son activité
et veut savoir s’il peut chercher, pour sa retraite,
un château dans le Bordelais ou un appartement dans
les Ardennes… », commence Erick Thiry. « J’utilise volontairement
cette métaphore car il est très fréquent que le
chef d’entreprise ne sache pas, à la veille de sa retraite,
combien il pourra obtenir de la vente de sa société, voire
s’il va arriver à la céder. »
La majorité des entrepreneurs attendent en effet le moment
de la cession de leur entreprise pour s’interroger sur
sa valeur réelle. Or, valoriser son entreprise est une démarche
qui devrait être effectuée régulièrement. « Outre
le fait qu’une opportunité peut se présenter à n’importe
quel moment, la valorisation permet de mettre en place
dans l’entreprise toute une série de mesures qui vont
optimiser sa performance. »
Valeur et prix, deux notions distinctes
Mais comment calculer la valeur de son entreprise ? C’est
un exercice difficile, car la valeur principale d’une société
ne se trouve pas forcément là où on le pense. Et Erick
Thiry d’expliquer : « L’une des premières difficultés que
l’on rencontre souvent, c’est la confusion entre la valeur
et le prix. » Or, ce sont deux notions tout à fait différentes.
« Il est très fréquent que des entrepreneurs viennent nous
voir avec une valeur fixée par leur comptable. Seulement,
voilà… Ce n’est pas parce que votre agence immobilière
estime votre maison à 500.000 euros que vous en obtiendrez
cette somme. »
Pour calculer la valeur de son entreprise, mieux vaut donc
se faire conseiller par des professionnels et utiliser une
méthode d’évaluation reconnue. Il en existerait plus de 90
dans le monde ! Erick Thiry insiste cependant sur la né40
BECI
- Bruxelles métropole - février 2018
cessité de discerner les méthodes de valorisation basées
sur le passé de l’entreprise et celles qui sont orientées sur
les résultats futurs, donc basées sur le business plan de la
société. « Les méthodes les plus régulièrement utilisées
sont celles qui valorisent le passé de l’entreprise, alors
que ce qui intéresse en priorité l’acquéreur, c’est l’avenir.
Il est donc important d’opter pour une valorisation qui
tienne compte des deux », conseille-t-il.
Les évaluations basées sur les résultats tiennent compte
en général des 3 à 5 dernières années d’exercice. Cela
permet de calculer la valeur patrimoniale et la valeur de
rendement de l’entreprise. Pour les évaluations basées
sur le futur, une combinaison des résultats acquis et prévisionnels
tiendra compte des 3 à 5 années d’exploitation
à venir.
Entre objectivité et subjectivité
Une deuxième difficulté dans le processus de valorisation
de l’entreprise est de trouver le juste équilibre entre objectivité
et subjectivité. En effet, quelle que soit la méthode de
calcul que vous choisirez, certains aspects seront toujours
de nature subjective.
À titre d’exemple, Erick Thiry nous cite le multiple de
l’EBITDA1
, une méthode très fréquemment utilisée en
Belgique pour les PME. L’EBITDA est une marge très facile
et fiable à calculer. Dans le processus de valorisation, la
question à se poser est « comment peut-on augmenter
la valeur de cette marge ? ». « Votre comptable saura très
probablement répondre à cette question. Mais attention,
augmenter cette valeur nécessite souvent des actions
longues à mettre en œuvre et ne se fait pas d’une simple
écriture comptable. »
1 EBITDA = Chiffre d’affaires - Achats - Charges externes - Charges de personnel ou
EBITDA = Résultat net + Charges d’intérêts + Charges d’impôts + Amortissements et provisions
© Thinsktock
׉	 7cassandra://1wcEMB8gUqyWiaHruPz6bAVn-6GfGDC9hmyUsEVt51A`̵ ZoN(fJ׉ETOPIC
3 bonnes raisons de préparer à
temps votre cession
Une fois acquise la valeur de l’EBITDA, il faut lui appliquer
un coefficient multiplicateur qui va donner à l’entreprise
sa valeur théorique. « Plus facile à dire qu’à faire… Car,
si le calcul de l’EBIDTA est très objectif, le coefficient
multiplicateur, lui, est totalement subjectif à définir. » Ce
curseur – qui va généralement être fixé entre 3,5 et 7,5 –
change toute la donne à l’arrivée. Un EBITDA de 500.000
euros ne donne pas la même valeur s’il est multiplié par
3,5 ou par 7,5. « Il est plus intéressant de faire bouger
ce curseur vers le haut que d’agir sur l’EBITDA, même
si les deux actions sont toujours menées de concert »,
assure Erick Thiry.
Alors, comment définit-on le coefficient de ce curseur
qui change tout ? « Il est influencé par toutes les valeurs
immatérielles de l’entreprise », explique Erick. « C’est-àdire,
toutes les valeurs et richesses créées par l’entreprise
au cours de ses années d’existence, telles que la qualité
et la performance de ses collaborateurs, sa réputation, la
qualité de ses clients, ses process, le potentiel de développement
de l’activité, etc… » Pour certaines nouvelles
entreprises, cotées des milliards d’euros en bourse, cette
valeur immatérielle représente plus de 95 % de la valeur
globale.
À cela, il faut ajouter une autre dimension qu’est la valeur
de l’entreprise sur le marché. « Si vous avez 10 acquéreurs
qui se disputent votre entreprise, il est bien évident
que le curseur aura tendance à se décaler vers le haut.
Reprenez l’exemple de la maison. Si plusieurs acheteurs
se disputent votre maison, forcément vous en tirerez un
meilleur prix que si une seule personne est preneuse. »
L’importance d’optimiser les valeurs
immatérielles
Ces valeurs immatérielles, si importantes à la valorisation
de votre entreprise, sont analysées et estimées grâce à un
audit, qui détermine un graphique qui peut se présenter
comme suit.
Audit de départ
Valeurs optimales
Equipes
Valeurs de l’entreprise
Métier
Clients
Potentiel
Réputation
Selon notre expert, la méthode utilisée pour valoriser son
entreprise est plutôt secondaire. Il est toutefois important
de tenir compte des résultats futurs de l’entreprise en
veillant, notamment, à ce qu’ils soient pertinents, raisonnables
et justifiables. « Le plus important, c’est la qualité
des valeurs créées par l’entreprise, son organisation et
son potentiel de développement. 1 euro d’EBITDA peut
valoir 3,5 à 7,5 euros en valeur d’entreprise », commente
Erick. « D’où notre recommandation à tous les chefs d’entreprise
de préparer leur société suffisamment longtemps
avant d’être mis en relation avec des acquéreurs potentiels
», conclut-il. ●
Process
Dans le schéma ci-dessus, les valeurs immatérielles de
l’entreprise sont loin d’être optimales, ce qui va avoir
comme impact de placer le curseur vers le coefficient
3,5, voire moins.
Contact : Erick Thiry,
responsable Hub transmission :
eth@beci.be - 02 643 78 36
➜ 1. Vous allez rendre votre entreprise beaucoup
plus attractive et donc optimiser sa valeur sur le
marché.
➜ 2. Vous allez déplacer le curseur du coefficient vers
le haut et donc pouvoir en obtenir un meilleur prix.
➜ 3. Vous allez vous positionner en situation de force
dans la négociation. Il est plus aisé de négocier
vis-à-vis d’acquéreurs intéressés et d’avoir le
choix, que de faire des concessions par défaut de
repreneur.
Sur le 2e schéma - qui pourrait être la même entreprise
après une préparation – les valeurs immatérielles sont
optimales et vont avoir pour effet de placer le curseur
vers le coefficient de 7,5, voire plus !
Audit de fin de préparation
Valeurs optimales
Equipes
Valeurs de l’entreprise
Métier
Clients
Potentiel
Réputation
Process
On comprend dès lors très clairement l’importance de
préparer son entreprise à la cession. « Préparer la vente
de votre entreprise vous permettra d’avoir le temps d’agir
sur plusieurs leviers qui seront primordiaux dans sa valorisation.
»
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
41
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5 raisons de choisir la médiation
La médiation est une forme particulière de négociation. Elle fait intervenir un tiers,
le médiateur, qui n’a pas son mot à dire dans la solution qui sera négociée. À bien
y réfléchir, la médiation est une bizarrerie parce que les parties au conflit vont se
faire aider par quelqu’un qui, au départ, ne connaît rien à leur différend, ne pourra
pas proposer de solution et encore moins donner des conseils. À quoi peut donc bien
servir un médiateur dans ce cas ? Et pourtant, cela marche. 80 % des médiations
débouchent sur un accord.
P
our quelles raisons un entrepreneur aurait-il un
avantage à régler ses conflits commerciaux par
voie de médiation ?
1. L’absence d’aléa
À la différence de la procédure judiciaire ou de l’arbitrage,
la solution est négociée par les parties et matérialisée
par un accord transactionnel, bref un contrat.
Par voie de conséquence, la décision ne sera jamais prise
par un tiers. Le risque est donc nul. Ce qui sera décidé
est ce qui aura été accepté par les parties.
2.
La rapidité et le coût
Le médiateur est comme le maître d’hôtel : il s’assure
que les convives passeront à table à l’heure. Une des
fonctions du médiateur est d’organiser la négociation et
de cadrer les discussions. Parce qu’il est neutre et indépendant,
il le fait au profit de tout le monde. En matière
commerciale, une médiation se déroule sur une courte
période de temps. Cela a un impact évident sur le coût :
à votre avis, quelle est la valeur ajoutée d’un procès qui
dure quatre ans ?
3.
Des solutions concrètes
C’est une chose de gagner son affaire devant le tribunal,
c’en est une autre de mettre en œuvre le jugement. Il
est clair que le perdant n’aura pas une envie folle d’exécuter
la décision qui le condamne. En matière de médiation,
les parties simulent l’exécution de l’accord avant de le
signer, pour s’assurer qu’elles sont bien d’accord sur
tout et que c’est techniquement faisable.
4. Un rapport de forces équilibré
C’est la grande différence avec la négociation. Au
début de la médiation, les parties sont sûres d’avoir
chacune raison et se trouvent dans un rapport de forces
qui les empêche d’avancer vers une solution acceptable.
Autour de la table, le médiateur pose des questions, interroge
les parties, celles-ci expliquent leurs raisons.
C’est comme cela que les parties comprennent mieux
ce qui a fait qu’elles sont en conflit. À partir de là, elles
peuvent chercher ensemble une ou des solutions qui leur
conviennent sans risque de perdre la face.
5. Un processus de négociation organisé par
la loi
Les informations sont partagées dans un cadre strictement
confidentiel, garanti par les règles de la médiation.
42 BECI - Bruxelles métropole - février 2018
Formation à la médiation,
du 21 au 23 février
L’organisation bMediation, dont Beci est partie prenante,
a pour mission de promouvoir et développer les
méthodes non judiciaires de résolution des litiges. Elle
organise des formations qui ont pour but d’approfondir
les techniques et le savoir-faire nécessaire pour devenir
conseil en médiation. Au terme de celles-ci, les
participants ont la possibilité de demander leur agrément
comme médiateur à la Commission Fédérale de
Médiation.
Le prochain cycle organisé en français aura lieu du
mercredi 21 au vendredi 23 février, de 9 h à 18 h, au
Brussels Life Science Incubator, à Woluwe-Saint-Lambert.
Pour
en savoir plus :
info@bmediation.eu ; www.bmediation.eu
Business Mediation Summit, en janvier
2017 à la Solvay Business School.
Le médiateur est un professionnel agréé par un organisme
d’État (la Commission Fédérale de Médiation). Sa responsabilité
professionnelle est couverte par une assurance
et l’accord qui est conclu peut être homologué pour avoir
la même force obligatoire qu’un jugement.
La médiation : à consommer sans modération ! ●
Gérard Kuyper, avocat et médiateur civil et commercial,
administrateur de bMediation
© Studio Dann
׉	 7cassandra://NUt5wpHQb2lXadBEJs4ATVONr8tacIp-RtSIUazqF6I	`̵ ZoN(fN׉EENTREPRENDRE
Marchés publics : une opportunité aussi
pour les PME
Peu nombreuses sont les entreprises qui s’imaginent pouvoir vendre leurs produits
et services aux pouvoirs publics. Manque de connaissance entre deux mondes ? Appréhension
quant aux conditions d’accès ou aux règlements financiers ? Pourtant,
les marchés publics européens représentent une valeur globale de 420 milliards
d’euros pour 460.000 appels d’offre annuels. Au niveau belge c’est 50 milliards, soit
10 à 15 % du PIB, pour environ 20.000 appels.
Xavier Dehan
C
ompliquées les règles en matière de marchés
publics ? Pas forcément plus que les conditions
générales de vente de votre dernier smartphone…
Et la nouvelle directive européenne sur les marchés publics
les a fortement simplifiées. Transposée en droit
belge, la nouvelle mouture du droit européen est d’application
depuis le 30 juin 20171
. Le régime présente des
nouveautés significatives qui méritent d’être mises en
lumière d’autant qu’elles offrent davantage d’opportunités
pour les entreprises soumissionnaires, en ce compris au
niveau local, et même pour les plus petites.
Qui plus est, la perception de l’outil économique que représentent
les marchés publics à l’échelon de la Région
bruxelloise date de quelques années maintenant. Les
autorités ont été sensibilisées au bras armé dont elles
disposaient en collaborant davantage avec les entreprises
locales. Plusieurs efforts sur différents fronts ont été
orchestrés, notamment au départ d’une agence publique
telle que easy.brussels. Les PME ne sont pas oubliées.
Le small business act bruxellois comprend même une
mesure spécifique pour faciliter l’accès aux marchés publics
pour les PME.
C’est bien le sens du soutien que la Région de Bruxelles-Capitale
a manifesté tout récemment à Beci dans le cadre
d’un appel à projets. Particulièrement attentive à faciliter
l’accès aux entreprises bruxelloises tant sur les aspects
normatifs, visant le fonctionnement des dispositifs propres
à la commande publique, que sur les aspects opérationnels
et pratiques, la Chambre de Commerce de Bruxelles
a réuni plusieurs partenaires autour d’un projet courant
durant toute l’année 2018 et visant à sensibiliser, informer
et accompagner les PME.
Ainsi, pas moins de huit séminaires seront organisés, à
la fois thématiques et sectoriels, dans un format court et
accessible au plus grand nombre. Ceux-ci permettront
d’appréhender plus en profondeur un aspect des principes
et du fonctionnement des marchés, tout en éclairant deux
fois plus d’opportunités de marchés à l’échelon local et
régional. Le tout permettra le réseautage public-privé.
À côté d’un plan de communication, un helpdesk sera à
disposition des PME. De premier niveau pour les questions
fréquentes et sectorielles, il sera augmenté d’un second
niveau juridique, comptable et financier.
Au total, pas moins de six acteurs se sont associés : Beci
et les fédérations sectorielles de la construction (CCBC)
et de l’industrie technologique (Agoria) ainsi que quelques
entreprises comme Belfius (marchés, financements), BDO
(conseils aux entreprises) et CMS De Backer (assistance
juridique). Avec le soutien de toutes les agences publiques
chargées du soutien aux entreprises et le financement du
ministre de l’Économie, le projet participe à la croissance
du taux de pénétration des entreprises bruxelloises sur
les marchés locaux, de 41 à 50 % à l’horizon 2020. ●
Pour aller plus loin
Beci organisera en 2018 un cycle de séminaires « marchés
publics » dont voici le programme prévisionnel :
03.2018
04.2018
05.2018
06.2018
07.2018
09.2018
10.2018
11.2018
Comprendre les marchés publics
Identifier les marchés pour augmenter
ses chances
Répondre à un cahier spécial des
charges
Clauses sociales et environnementales
: comment y répondre
Éligibilité, attribution : les éléments
qui comptent
Allotissements et sous-traitance
Financements et mise en condition
comptable
Paiements, plaintes, recours
1 Voir aussi Marchés publics : ce qui change ; Bruxelles Métropole, septembre 2017
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
43
© Thinsktock
׉	 7cassandra://kyM1mbkp2n_-uZhpdsuFq5ztvMLI06iUDmgporV0yuQ`̵ ZoN(fOZoN(fN#בCט   u׉׉	 7cassandra://ZSNgrf99shGUdhDtTkzYlTiVDvM873jt9l4avcy-084 ` ׉	 7cassandra://KOLcFQ1WXcPyRNNO_UW1S3R_XOD5IHicXVk0G2Mzt0Ae`S׉	 7cassandra://wmdjfdl23eQKORWzeuHkPxz0xZFTEFflpnTPXeay5gs.`̵ ׉	 7cassandra://3PsbtOzdB5DgW_wx2qNb4lKSAe-YQ6M7jUL9dGo6EM0͔,̰͠ZoN(fPט  u׉׉	 7cassandra://DOShGYfLfTV4LQujYcsPr-gsbwHIJRPTB7hkPGyhQSs ^`׉	 7cassandra://q6OKBJFWNzYi9mwiPotE9x_im-45EWrw54oMaqgkqgAq`S׉	 7cassandra://NVZo-lhLoRE4nMhpR0zYD7twCeF7FMCFlME2viDv9v8`̵ ׉	 7cassandra://RHo2btNTIqHDx9vcbKtmPmjmXdI_0S9s5ARZCtFOWJ4 ̘͠ZoN(fQ׉E1ENTREPRENDRE
Un assistant personnel gratuit, cela existe ?
Oui, son nom est Outlook !
Combien d’heures par jour utilisez-vous Outlook ? Vous êtes-vous déjà posé la
question ? Outlook est certainement votre principal outil de travail quotidien et
ses innombrables possibilités peuvent réellement changer votre vie si elles sont
exploitées à 100 % !
A
lors, si vous décidiez d’utiliser
Outlook comme un vrai
assistant personnel afin de
contrôler votre boîte de réception
en donnant des priorités aux mails
importants, gérer vos tâches, déléguer
certaines d’entre elles et
organiser vos réunions de manière
optimale, tout en prenant des notes
efficaces ?
La mise en forme conditionnelle, les
règles internes, les actions rapides
vous permettent non seulement de
donner des priorités à vos mails dès
leur arrivée, mais également de les
traiter de manière automatique. Certaines
options vous donnent la possibilité
d’envoyer des rappels automatiques
aux collègues qui n’ouvrent
pas assez rapidement les messages
importants, mais également de faire
en sorte que vos messages soient
traités en votre absence, qu’ils expirent
à une date définie par vous ou
qu’ils soient envoyés en différé.
Vous devez régulièrement envoyer le
même type de message et modifier
un ou deux éléments ? Au lieu de copier/coller
un ancien texte ou de sauvegarder
vos messages en brouillon,
il vous suffit de créer des modèles ou
d’exploiter les Quick Parts qui créeront
des textes automatiques !
Vous devez effectuer des tâches multiples
ou récurrentes ? Outlook vous
permet de les planifier, vous envoie
des rappels en temps voulu et vous
informe de leurs échéances, de sorte
que vous puissiez aménager votre
charge de travail car elles sont clairement
affichées dans votre dossier
« Tâches », mais également liées à
votre calendrier, sans bloquer votre
agenda !
Vous souhaitez déléguer certaines
tâches à vos collègues ? Au lieu de
leur envoyer un mail ou de les appeler,
nous vous recommandons de
les déléguer via Outlook. Vous pourrez,
du coup, garder une copie de la
44 BECI - Bruxelles métropole - février 2018
tâche déléguée dans votre liste de
tâches, mais également être averti(e)
par Outlook lorsque votre collègue
aura terminé la tâche que vous lui
avez assignée. De plus, l’échéance
apparaîtra dans le calendrier de votre
collègue de sorte qu’il/elle ne pourra
pas l’oublier !
Outlook vous permet aussi de gérer
toutes vos réunions, et par exemple,
de rapidement vérifier la disponibilité
de vos invités avant de lancer vos
demandes de meetings.
Et vos listes de contacts ? En quelques
clics, vous pouvez créer des listes de
distribution ciblées mais également
changer certaines informations liées
à de multiples contacts (le nom de la
société par exemple), en une seule
fois – et en deux secondes.
Cerise sur le gâteau : lors de vos réunions,
toutes les notes et actions
à prendre sont immédiatement synchronisées
avec Outlook grâce à
OneNote.
Une petite astuce hyper utile pour
donner des priorités à vos mails dès
leur arrivée : vous avez été absent
du bureau un certain temps et, à
votre retour, votre boîte de réception
vous affiche 375 mails non lus…
Que faire pour éviter de passer des
heures à les parcourir ? Il vous suffit
de paramétrer Outlook pour qu’il affiche
d’emblée les mails prioritaires
de manière différenciée.
Pour cela, il vous suffit de cliquer
sur Affichage (View) / Paramètres
d’affichage (View Settings) / Mise en
forme conditionnelle (Conditional
Formatting), et ensuite d’ajouter une
ou plusieurs conditions et la mise en
forme qui y est liée ! Par exemple,
les mails pour lesquels vous êtes
l’unique destinataire apparaîtront en
vert et les mails qui viennent d’un
client important seront affichés en
gras et en plus grande taille.
Un exemple parmi d’autres des ressources
d’Outlook, insoupçonnées
pour la plupart de ses utilisateurs !
●
Marie Vandenberghe,
Managing Director Quality Training
Pour aller plus loin
Apprenez à utiliser toutes les ficelles de OneNote et d’Outlook :
participez au prochain atelier organisé par Beci, en collaboration
avec les formateurs de Quality Training.
Quand ? Le 22 février
Où ? Chez Beci, 500 avenue Louise, 1050 Bruxelles
Info et inscriptions : Emilie Lessire +32 2 643 78 11
D.R.
׉	 7cassandra://wmdjfdl23eQKORWzeuHkPxz0xZFTEFflpnTPXeay5gs.`̵ ZoN(fR׉EhCLUB DRH
Transformation numérique : vos employés
aussi sont concernés !
L’expression « transformation numérique » est sur toutes les lèvres. Au-delà du
buzzword, la transformation numérique recouvre une réalité cinglante qui va bousculer
les entreprises, surtout celles nées au siècle dernier. D’un point de vue commercial,
bien sûr, mais aussi sur le plan des ressources humaines. Enquête et
témoignages.
Gaëlle Hoogsteyn
C’
est un fait établi : avec la transformation numérique,
les habitudes et attentes des consommateurs
changent. Les entreprises doivent s’adapter
et « numériser leur business » pour rester compétitives.
Ceci vaut aussi aussi en interne : l’organisation de l’entreprise
doit changer et la gestion du personnel est l’un des
domaines les plus touchés. Face à ce constat, le Club DRH
de Beci a organisé, fin 2017, un petit-déjeuner débat sur
ce thème. « La mutation annoncée par la transformation
digitale soulève bien des peurs et interroge l’entreprise en
profondeur », explique Erick Thiry, coordinateur de Club DRH.
« C’est pourquoi nous souhaitons mettre ce thème au cœur
des discussions et des échanges organisés par le Club DRH. »
La réalité derrière le concept
Que recouvre précisément ce terme de « transformation
numérique » ? Est-elle vraiment là ? Pour Reggy Degen,
CEO de YoumanCapital et professeur à la Solvay Business
School, le terme recouvre deux volets : l’un commercial et
l’autre, humain. Et selon lui, aucune entreprise ne pourra
échapper à cette transformation : « Le processus est déjà
en cours, on ne peut pas revenir en arrière. Les entreprises
vont donc devoir s’adapter… ou se préparer à des temps
très critiques. »
Actuellement, toute une série de petites entreprises pensent
pouvoir tirer leur épingle du jeu parce qu’elles sont locales.
Elles ne se sentent pas concernées par la numérisation,
ou du moins pas tout de suite. « Mais elles se trompent… »,
assure Reggy Degen. « Les clients finiront par demander à
l’entreprise de se transformer. Ils ne s’intéresseront à ses
services que s’ils sont accessibles via un chemin digital. Ils
voudront commander en ligne et recevoir un reporting digital
», illustre-t-il.
Un marché national qui s’assèche
Pour notre expert, le monde dans lequel nous vivons est devenu
un monde « vuca » (Volatility, Uncertainty, Complexity et
Ambiguity). 30 % des consommateurs achètent leurs produits
sur le web. « Et 9 de ces achats sur 10 ne seront pas effectués
en Belgique », ajoute-t-il. En effet, des entreprises étrangères
sont capables d’arriver très rapidement devant votre maison,
ouvrant ainsi les portes d’un monde où le consommateur
ne doit même plus sortir de chez lui. « Le consommateur
ne se rend pas compte qu’il ne fait pas un achat ‘belge’ et
assèche sans le vouloir le marché local. »
Les digital natives au travail
La transformation numérique a aussi un impact important
sur le fonctionnement des entreprises, notamment sur les
ressources humaines. Reggy Degen pense, en particulier,
à l’arrivée sur le marché du travail de la génération Z. Ces
digital natives, comme on les appelle, ont un mode de fonctionnement
différent. Ils sont dans « l’ici et maintenant ». Ils
veulent une réponse à tout, tout de suite, et souhaitent qu’on
les écoute. Les entreprises doivent donc mettre en place une
gestion des ressources humaines et des conditions de travail,
de mobilité, d’horaires… qui sont en adéquation avec leurs
attentes. « La population qui rentre sur le marché du travail
est beaucoup plus volatile, moins loyale et fidèle envers son
employeur qu’avant. Les jeunes travailleurs ont besoin d’être
managés différemment. Ils n’acceptent plus de recevoir des
ordres sans explications. Le management doit passer de
directif à collaboratif. »
Des compétences très vite obsolètes
Par ailleurs, la validité des compétences d’un collaborateur
est de plus en plus courte. Autrefois, on obtenait son diplôme
et on utilisait les mêmes techniques/outils pendant 20 ans.
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
45
© Thinsktock
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ENTREPRENDRE
L’avis des DRH
Dans un monde « vuca », les compétences acquises par
les travailleurs deviennent de plus en plus vite obsolètes.
Leur durée de vie n’oscille aujourd’hui plus qu’entre 3 et
5 ans. Et Reggy Degen d’expliquer que cela aura deux
conséquences : « D’une part, les managers vont avoir de
moins en moins de légitimité à être patron. La nouveauté,
la création… ne viendront plus forcément d’eux. Comme
ils auront de moins en moins de légitimité, il vont devoir
travailler davantage sur leur objectivité. Les managers
ne resteront crédibles et respectés que s’ils arrivent à
être objectifs. »
D’autre part, les entreprises devront s’appuyer sur leur
seul vrai capital : les compétences de leurs employés (et
non les employés eux-mêmes). « Beaucoup d’entreprises
n’investissent pas dans le développement des compétences
de leurs employés. Elles ne réalisent pas qu’elles
se tirent elles-mêmes une balle dans le pied, car si leurs
employés ne mettent pas leurs savoir-faire à jour, ils finiront
par être dépassés et une perte de productivité s’en
suivra », déclare notre expert.
Quelles pistes de solution ?
Il est heureusement encore possible de prendre le train
en route et d’aller vers la transformation digitale. Reggy
Degen évoque quelques pistes de solutions…
« Sur le plan commercial, la première chose à faire est
d’avoir une vision. Quelle image je veux donner de mon
entreprise ? Est-ce que je veux me positionner comme
le petit plombier du quartier ou comme un plombier qui
vous dépanne dans les 8 heures, quel que soit votre problème
? », illustre-t-il. Ensuite, les entreprises doivent
s’assurer que leur organisation est, au moins, en train de
se transformer et de se structurer en fonction de cette
transformation digitale. Les questions à se poser sont
nombreuses… Quelle est la place de ma société sur le
web ? Comment suis-je référencé ? Quelles actions dois-je
entreprendre ? « Tout cela doit faire partie d’une réflexion
Les clients finiront par demander à
l’entreprise de se transformer. Ils ne
s’intéresseront à ses services que s’ils
sont accessibles via un chemin digital.
Reggy Degen, CEO
de YoumanCapital
marketing et commerciale
stratégique. Les
entrepreneurs doivent
arriver à ce que leurs
pratiques de vente soient
en adéquation avec le
monde du 21e
siècle. »
46
« La transformation digitale a eu un double
effet chez Edenred. Tout d’abord, nos produits
ont changé. Les chèques-repas, notre produit-phare,
sont aujourd’hui distribués uniquement
de façon électronique via une carte. Nous
avons donc dû revoir en profondeur notre façon
de travailler et nos procédures. Le développement
des systèmes informatiques, d’applications
et de solutions numériques a pris une
place beaucoup plus importante dans notre organisation.
Cela a impliqué le recrutement de
nouveaux profils. D’autre part, au niveau des
ressources humaines, nous travaillons maintenant
essentiellement autour de projets. Nous
avons remplacé les descriptions de fonction
par des missions, ce qui correspond mieux aux
attentes de la nouvelle génération de travailleurs.
Notre management est devenu plus collaboratif
et nous investissons beaucoup dans la
formation continue des employés. »
Alain Jonet,
HR and Public Social Programs Director chez
Edenred
« Au niveau de l’organisation du travail, la digitalisation
a eu de nombreux effets positifs. Elle
nous a entre autres permis de désencombrer
nos espaces, de libérer nos équipes de nombreuses
tâches administratives et de mieux organiser
nos flux de travail. Grâce à cette nouvelle
manière de travailler, nous disposons de
plus de temps pour repenser les formes d’apprentissage
telles que les classes inversées, la
vidéo... »
Isabelle Marchal,
HR Manager chez TeamPower
« Au jour d’aujourd’hui, la numérisation des
entreprises est obligatoire. Tout le monde
doit s’adapter rapidement (l’enseignement, la
médecine, les RH ….). C’est une question de
compétence et de survie de l’entreprise. Le
numérique détruira inévitablement certains
emplois, mais il en fera aussi émerger de nouveaux.
En tant que DRH, nous devons tenir
compte de cette numérisation pour repenser
l’organisation du travail, ses modalités, ses dynamiques
et sa flexibilité. Le défi est de taille,
mais les perspectives sont immenses ! »
Caroline Jacob-Steyt,
HR & Finance Manager chez Progentis SA
Sur le plan des ressources humaines, Reggy Degen
conseille de prendre la voie de la gestion collective des
talents. « Les managers doivent devenir des conseillers
en talents. Il ne faut plus regarder uniquement les performances
des collaborateurs mais les voir dans leur
globalité. Quel est mon capital humain et comment le
développer ? Dans les petites sociétés, ce n’est pas toujours
facile. C’est pourquoi, constituer des groupes de
DRH et organiser des rencontres (réelles ou virtuelles)
permet de réfléchir ensemble et de s’aider mutuellement
sur la façon de résoudre les problèmes », conclut-il. ●
׉	 7cassandra://qC1t8c0OURUqgolvem-eghX5CbYpZXv81H-ZijdAFcIP`̵ ZoN(fV׉ELVous souhaitez former
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dans votre entreprise ?
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vous-même un(e) futur(e) collaborateur(trice) afin qu’il ou elle corresponde au
profil professionnel recherché.
Qui sont les employeurs concernés ?
Les entreprises des secteurs privé et public, les professions libérales et les ASBL.
Qui pouvez-vous engager en FPIE ?
Le ou la futur(e) collaborateur(trice) doit être inscrit(e) comme chercheur(euse) d’emploi inoccupé(e) auprès d’un
organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il (elle) reste chercheur(euse) d’emploi pendant la FPIE.
Durée : 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la fin de la FPIE
pour une durée au moins équivalente.
6 mois maximum
formation
Coût ?
Pendant la formation, outre les frais de transport
et d’assurance, vous payez directement au (à la)
stagiaire une indemnité calculée comme suit :
rémunération brute pour la fonction
moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%)
moins les éventuels revenus sociaux du (de la)
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= Indemnité
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BRUXELLES
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ou par mail à fpie@bruxellesformation.brussels
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dans la même entreprise
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TRANSITION
Village Partenaire : des poules, du compost
et du business durable
Implanté à Saint-Gilles, au cœur d’une des communes les plus mixtes de la Région
bruxelloise, le Village Partenaire accueille et accompagne depuis près de dix ans
des porteurs de projets. Avec cette spécificité que l’on y aborde l’économie sous
l’angle particulier du développement durable.
Johan Debière
U
n poulailler, des composteurs et une unité
d’aquaponie ? Non, vous ne rêvez pas : vous êtes
bien dans un centre d’entreprises. Pas n’importe lequel
cependant. Christophe Van Pelt, directeur du Village Partenaire
: « L’histoire de Village Partenaire a commencé
avec l’ouverture d’un guichet d’économie locale spécialisé
dans l’entrepreneuriat durable. L’aventure s’est ensuite
développée avec l’ouverture d’un Centre d’entreprises
spécialisé dans les thématiques du développement durable
à travers l’application d’une gestion environnementale
administrée par un éco-conseiller spécifiquement
affecté à cette mission. »
Cette spécificité a permis au Village Partenaire de mener
à bien différentes missions. Comme ce chantier mené
dans le secteur des déchets : « Avec le Brussels Waste
Network, avec qui nous avons travaillé notamment l’année
passée, le centre a aidé les entreprises hébergées à mieux
gérer les déchets produits et à accentuer les efforts sur
les déchets les plus impactants sur le plan de l’environnement.
Récemment, nous avons sollicité les sociétés
hébergées dans le centre afin qu’elles nous fassent part
de leurs suggestions à travers un concours d’idées. » Une
initiative intéressante, car le Village héberge près de 90
personnes réparties dans 35 entreprises.
Sur le plan structurel, le travail du Village Partenaire est
pensé autour de quatre lignes directrices qui orientent
la réflexion quotidienne : soutenir l’initiative privée locale,
grâce à l’hébergement d’entreprises en démarrage
et à l’accompagnement de porteurs ; revitaliser le tissu
socio-économique du bas de Saint-Gilles et attirer des
projets économiquement rentables ; proposer un guichet
d’économie locale de proximité et, enfin, aider à mettre
sur pied des projets entrepreneuriaux durables qui seront,
le cas échéant, accueillis dans ses murs.
Au-delà du message drainé auprès des habitués des lieux,
la petite équipe du Village Partenaire s’attache à répéter
son leitmotiv durable auprès de celles et ceux qui passent
par sa structure d’accompagnement, ou qui viennent y
voir, qui un client, qui un fournisseur. Christophe Van
Pelt : « Nous nous arrangeons pour bien faire passer le
message. Quelles que soient les activités organisées,
la protection de l’environnement apparaît toujours en
filigrane ». La mission que le Village Partenaire s’est
assignée l’amène aussi à favoriser l’émergence de liens
entre les entreprises présentes dans le centre, à travers
la mise en place de collaborations : « C’est le cas par
exemple du bureau d’étude en conception énergétique,
48 BECI - Bruxelles métropole - février 2018
techniques spéciales et stabilité Enesta et de l’agence
de communication durable Freeman & Greenwood qui
collaborent activement, le premier sur les aspects techniques
liés aux économies d’énergie, la seconde sur les
éléments liés à la communication autour de ce thème
très spécifique. »
Production alimentaire urbaine
Une autre spécificité du Village Partenaire, c’est d’avoir
accumulé une belle expertise dans le domaine de la production
alimentaire urbaine. « Depuis trois ans, les caves
ont été aménagées pour pouvoir abriter une activité de
production agro-alimentaire. Nous y avons accueilli Little
Food, le Champignon de Bruxelles et plusieurs autres
projets dans le créneau alimentaire durable. Ces projets
ont été accueillis chez nous avant, le cas échéant, de
poursuivre ailleurs. Nous sommes un incubateur. L’idée
est de permettre aux gens de tester leur business model
et ensuite de poursuivre leur développement ailleurs. »
Dans ce registre alimentaire, Christophe Van Pelt n’est
d’ailleurs pas peu fier de présenter l’unité d’aquaponie
du Village Partenaire – une installation que l’on vient visiter
de partout en Europe. Les ambitions pour l’avenir ?
Poursuivre les activités du centre d’entreprises, permettre
à un nombre encore plus élevé de porteurs de s’inscrire
dans le sillage d’un développement économique innovant
et durable, avec des valeurs et de la valeur ajoutée. C’est
tout le mal qu’on lui souhaite pour 2018.
Info : www.villagepartenaire.be ●
© Village Partenaire
׉	 7cassandra://iVtPFzcnzw_7rcYxYNHV-XQ-nA1yvOIfdEvTrhKrTn8`̵ ZoN(fZ׉EENTREPRENDRE
TRANSITION
Citizenfund : la coopérative
d’investissement pas comme les autres
Qui ou quoi de mieux qu’une coopérative pour porter un projet d’économie circulaire
et collaborative ? Ce constat, cela a été celui d’Alain Boribon et des six
fondateurs de Citizenfund, une coopérative citoyenne d’investissement qui vise les
projets de transition. À Bruxelles, mais aussi partout en Belgique. Johan Debière
T
ous entrepreneurs, et pour certains experts dans
l’accompagnement de projets entrepreneuriaux,
les fondateurs de la jeune Citizenfund (portée sur les
fonts baptismaux en novembre dernier) connaissent bien
les difficultés auxquelles les porteurs sont confrontés,
en particulier lorsqu’ils ont décidé de faire bouger les
lignes avec un projet circulaire ou un projet d’économie
collaborative. S’il est déjà parfois malaisé d’obtenir de
l’argent pour un starter, que dire des porteurs qui se
lancent dans des projets alternatifs, qui ont un bel avenir,
mais tout à prouver ? Et qui n’évoquent rien de très
familier aux bailleurs de fonds, plus habitués aux projets
conventionnels ?
L’idée de Citizenfund ? Permettre aux porteurs de faire
valider leur projet, de pouvoir accéder plus facilement et
plus rapidement aux financements nécessaires à partir
des mises des coopérateurs de Citizenfund et rendre ainsi
leur activité plus pérenne. « C’est cette intervention de
Citizenfund au niveau de la validation, ainsi que l’accompagnement
proposé qui fait toute la différence avec une
plateforme de crowdfunding », explique Alain Boribon. Le
statut de société coopérative de Citizenfund n’est d’ailleurs
pas le fruit du hasard. « Avec sa manière de fonctionner
et de par le fait qu’elle propose une démarche qui
n’a aucun rapport avec les plateformes d’investissement
spéculatif, Citizenfund renoue avec l’esprit originel des
coopératives où chaque coopérateur a voix au chapitre.
Nous avons d’ailleurs pour vocation d’être une ‘coopérative
de coopératives’, afin de permettre aux gens associés
à l’initiative de s’inscrire dans un mouvement large et en
quelque sorte démultiplié. Avec le rêve de déborder bien
vite de Bruxelles et d’aller au-devant des porteurs partout
en Belgique, et pourquoi pas à l’étranger. »
Pas de rendement garanti
En achetant une ou plusieurs parts dans Citizenfund,
le coopérateur (qu’il soit en personne physique ou en
personne morale) « met son épargne à disposition de
projets de transition. Il n’y a aucun rendement financier
garanti, mais la diversité des projets sélectionnés et la
validation par l’équipe permettent de réduire très fortement
le risque », souligne Alain Boribon. À l’heure où
les rendements des comptes d’épargne classiques sont
plats comme des figues, cela peut être parlant. D’autant
qu’avec une mise minimale de 250 euros (correspondant
à une part dans Citizenfund), le citoyen ou la personne
Les fondateurs de Citizenfund, de gauche à droite. En haut : Alexandre
Ponchon, Alain Boribon, Bastien Van Wylick et Alexandre Philippe. En
bas : Thibaut Martens, Axel Kuborn et Anthony Naralingom.
morale détient déjà une voix qui lui permet d’ailleurs d’être
à égalité avec une personne (physique ou morale) qui
en détiendrait plus. Le principe des coopératives, « un
coopérateur, une voix » est en effet strictement préservé.
Les fondateurs de Citizenfund assurent par ailleurs
que le processus de sélection reposera sur des critères
rigoureux, en appliquant une transparence totale et en
prenant les mesures qui s’imposent pour éviter tout conflit
d’intérêts. « Outre un représentant de l’équipe de fondateurs,
le comité de sélection fera appel à deux experts
dont l’avis sera prépondérant, et à deux coopérateurs élus
par leurs pairs. Dans tous les cas, c’est l’ensemble des
coopérateurs qui seront appelés à donner leur feu vert ou
non au projet proposé », explique encore Alain Boribon.
Un observateur sera par ailleurs chargé de s’assurer que
le projet soutenu reste bien dans les lignes tracées.
« Avec ces mises allant de 250 à 5.000 euros, Citizenfund
pourra investir sous forme de prêt ou en capital dans des
entreprises qui ont des projets de transition, c’est-à-dire
dans le domaine de l’économie circulaire, de l’économie de
la fonctionnalité ou de l’économie collaborative. » Au-delà
de la dimension financière et de l’objectif de lever 1,5
million d’euros par an, la volonté est aussi de créer un
véritable maillage entre ces acteurs et de donner des idées
à d’autres entrepreneurs, à d’autres créateurs. C’est tout
le mal qu’on leur souhaite...
Info : https://citizenfund.coop ●
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
49
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STARTER
Never start alone ! Beci accompagne les
nouveaux entrepreneurs bruxellois
Bonne nouvelle : avec 11.924 starters en 2016, et une croissance de 6,7 % en un an,
Bruxelles reste la région la plus dynamique en création d’entreprises. Le taux de
création y frôle les 9,5 pour mille habitants (7,6 en Flandres, 6,4 en Wallonie).
U
ne nouvelle entreprise sur huit engage son premier
travailleur dans l’année de sa création. Et leur taux
de survie à cinq ans avoisine les 65 %, avec naturellement
de fortes disparités selon les secteurs. En un mot comme en
cent : les starters sont essentiels à l’économie bruxelloise.
Et Beci joue depuis toujours un rôle de premier plan dans
leur accompagnement.
Bruxelles Métropole rencontre Miguel Van Keirsbilck, coordinateur
de l’offre de Beci à destination des starters, pour
évoquer la nouvelle dynamique « Start with Beci » lancée en
ce début d’année 2018.
Bruxelles Métropole : Le département Starters de
Beci renouvelle en profondeur son offre en ce début
d’année. Quels sont vos objectifs ?
Miguel Van Keirsbilck : Nous ne partons pas de zéro sur
l’offre au segment des starters ! Le programme « Start Hub
Challenge » d’accompagnement des créateurs d’entreprise
a très bien fonctionné pendant cinq ans sur le plan qualitatif.
Deux projets issus de ce programme étaient d’ailleurs épinglés
l’an dernier par le magazine Trends-Tendances parmi les
50 start-up belges à suivre de près ! La volonté aujourd’hui
est de redynamiser le programme, de le rendre accessible à
un plus grand nombre de porteurs de projet et de l’intégrer
davantage dans l’offre de Beci, à chaque stade de maturité
des entreprises.
Concrètement, ce nouveau design de notre offre aux starters
sera avant tout visible à travers le nouveau site web
starters.beci.be, en ligne depuis janvier 2018. L’approche y
est volontairement inversée. Nous n’y parlons pas de nous,
mais bien des préoccupations pratiques de tout porteur de
projet : comment concrètement lancer sa boîte en entreprise
individuelle ou en société, en 2018, en Région bruxelloise ?
Le candidat starter peut y construire en ligne et de manière
interactive sa feuille de route personnelle, et Beci sera présent
à chaque étape pour l’aider à réussir son projet.
Pourquoi est-ce important pour un nouvel
indépendant de se faire accompagner dans sa
démarche ?
Notre expérience, et les études universitaires sur la question
le confirment, démontre que les chances de réussite pour un
nouvel entrepreneur sont décuplées lorsqu’il ou elle s’entoure
de conseillers et d’un réseau dans sa phase de lancement.
Les écueils seront nombreux sur le chemin du néo-entrepreneur.
Bien encadré, soutenu par une équipe de coaches
50
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
et d’experts, plongé dans un réseau de pairs, il surmontera
ces difficultés avec beaucoup plus d’agilité.
Que peut attendre un (futur) créateur d’entreprise
de Beci ?
Nous avons développé une approche qui part de l’information
collective et aboutit à différentes formules d’accompagnement
personnalisé.
Notre expérience, et les études
universitaires sur la question le
confirment, démontre que les
chances de réussite pour un nouvel
entrepreneur sont décuplées
lorsqu’il ou elle s’entoure de
conseillers et d’un réseau dans sa
phase de lancement.
Miguel Van Keirsbilck
Premier rendez-vous important : les petits déjeuners Good
Morning Brussels, chaque mercredi matin de 7 h à 8 h 30.
C’est une séance d’information gratuite ouverte à tous les
porteurs de projets. On y aborde l’ensemble des conditions
et démarches pour s’installer à son
compte ou créer son entreprise,
dans une approche à 360 degrés.
L’horaire très matinal de ces
sessions d’information pourrait
surprendre. Ce n’est pas qu’une
référence aux « indépendants qui
se lèvent tôt ». En fait, c’est à la
fois un vrai test de motivation
qui sélectionne ceux qui veulent
vraiment avancer dans un projet
d’entrepreneur, et c’est un
horaire qui permet à tous ceux
qui travaillent de conserver intacte
leur journée de boulot après ce
petit-déjeuner. On nous avait
dit « à cette heure-là, vous
© Reporters
׉	 7cassandra://6G49N77eS8cux8S5Lnucrol0LlB5CfQzM1f4tEXwTX0`̵ ZoN(f^׉EvENTREPRENDRE
lectuelles, les freelances, les start-up et finalement les PME.
Avec une ouverture volontaire à la réalité de l’entrepreneuriat
à Bruxelles, c’est-à-dire à des candidats entrepreneurs issus
des cinq continents. Nous accordons aussi une grande attention
aux femmes entrepreneures, qui font jeu égal avec leurs
collègues masculins dans nos groupes, et qui sont très bien
représentées parmi nos coaches et mentors. ●
Le nouveau site Starters Beci est en ligne.
n’aurez personne… », mais nous faisons chaque semaine
salle comble, ce qui est très révélateur de l’état d’esprit de
celles et ceux qui veulent entreprendre !
Les participants qui veulent mettre le pied à l’étrier sont ensuite
invités à participer à un cycle de 5 modules de formation,
qu’on a appelé « Fast Track pour créer son entreprise ». En
cinq sessions, nous leur délivrons les clés essentielles pour
faire mûrir leur idée et la transformer en un projet concret
et chiffré.
Ces deux premiers volets sont gratuits et ouverts à tous. Les
starters qui désirent bénéficier d’un accompagnement pour
créer leur entreprise et lui faire vivre ses premiers pas en toute
sécurité pourront souscrire un Starters Pack qui contient un
ensemble de services, d’outils, d’accompagnement collectif
et de coaching individuel, ainsi qu’une année d’affiliation à la
Chambre de Commerce de Bruxelles – ce qui est essentiel
pour leur accès à un réseau professionnel unique à Bruxelles.
Nous nous distinguons des offres similaires par le fait que nos
coaches et formateurs sont eux-mêmes des entrepreneurs
indépendants, qui veulent partager leur expérience et guider
de jeunes pousses. Notre objectif commun, c’est d’aider très
concrètement ces jeunes entreprises à établir leur business
plan, leur plan financier, leurs statuts, leurs conditions générales
de vente et de service. Nous les formons à ‘pitcher’
efficacement, à concevoir leur marketing digital, à monter
leurs dossiers de financement. Et, plus important encore,
à trouver leurs premiers clients. Nous n’allons pas jusqu’à
l’incubation au sens physique du terme, mais nous les accompagnons
dans les premières phases de leur développement,
dans l’ambition qu’elles assurent leur pérennité et passent
le cas échéant au stade « scale up ». Dans cet esprit, elles
restent membres de Beci les années qui suivent leur création,
ayant accès à nos expertises en matière d’internationalisation,
de numérisation, de stratégie et de réseau B2B.
Est-ce que cette offre s’adresse à tout type de
projet ?
Absolument, et c’est ce qui fait la richesse de nos groupes.
Nous couvrons les six grandes familles d’entrepreneurs : les
commerçants, les artisans, les professions libérales et intelBECI
- Bruxelles métropole - février 2018
51
La newsletter de l’entrepreneur bruxellois !
des listes de prospection pertinentes
des modèles de contrats utiles
plein de conseils et d’astuces
les dernières mises à jour
légales
... et bien plus encore
Pour aller plus loin
Séance d’information gratuite Good
Morning Brussels, chaque mercredi
matin de 7 h à 8 h 30.
Contact :
Miguel Van Keirsbilck, coordinateur
programme starters Beci –
mvk@beci.be, +32 475 56 43 56.
Voir aussi : www.starters.beci.be
Recevez la newsletter de la Chambre de Commerce de Bruxelles
www.beci.be/sign_up_to_newsletter/
D.R.
D.R.
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ReStart, un an déjà !
REBOND
Chaque année en Belgique, près de 11.000 entreprises font faillite, dont plus de
2.000 à Bruxelles. Pour ces entrepreneurs déchus, c’est un quadruple échec : personnel,
professionnel, social et financier. Afin de les aider à se reconstruire et à
rebondir, Beci a créé le programme reStart avec l’appui de la Région bruxelloise
et d’Impulse Brussels. Un an après son lancement, l’heure est venue de faire un
premier bilan.
Gaëlle Hoogsteyn
Une problématique prégnante à Bruxelles
Lancé début 2017, reStart est destiné aux entrepreneurs qui
ont fait faillite. L’objectif de cette initiative, unique en Belgique
et orchestrée par Beci, est de stimuler l’entrepreneuriat de
la seconde chance. « Dans notre culture entrepreneuriale,
l’échec est encore quelque chose de tabou. Pourtant, les
chiffres prouvent que les entreprises créées après une première
faillite réussissent mieux et ont une durée de vie plus
longue que la moyenne des starters. Ces entrepreneurs représentent
un réservoir de talents pour la société », commence
Eric Vanden Bemden, conseiller « rebond » chez Beci.
À Bruxelles, région où il se crée proportionnellement plus
d’entreprises que partout ailleurs dans le pays, mais où le
nombre de faillites est aussi relativement le plus élevé (2.700
en 2017), la question est particulièrement prégnante. Chaque
entreprise qui fait faillite, ce sont aussi des emplois perdus.
Aider les entrepreneurs à se remettre en selle est donc un enjeu
économique et social très important. Pour faire connaître
le programme, 19 séances de présentation et d’information
ont été organisées, attirant près de 200 personnes. Des pages
facebook, LinkedIn, twitter ont été mises en ligne, des articles
ont été publiés dans les newsletters de Beci, et reStart a aussi
reçu de beaux échos dans la presse papier et radio.
ReStart, entre sensibilisation et action
Pour Eric Vanden Bemben, reStart, c’est tout d’abord de
la sensibilisation. « Nous organisons des conférences ouvertes
au grand public, des séances d’information, mais aussi
des ateliers de résilience économique et des tables rondes
d’échange avec des experts et des entrepreneurs pour partager
leur vision du sujet et ainsi faire évoluer la perception
de la société sur l’échec de l’entrepreneur », explique-t-il.
« Échouer, c’est avoir l’occasion de recommencer de manière
plus intelligente », disait Henri Ford.
52 BECI - Bruxelles métropole - février 2018
Eric Vanden Bemden
Ainsi, au cours de l’année écoulée, quatre conférences grand
public sur le rebond ont été organisées, réunissant plus de 400
personnes. 150 personnes appartenant à un public plus ciblé
ont aussi participé à 3 ateliers tables rondes sur le rebond.
ReStart, c’est ensuite de l’action. Mais toujours centrée sur
l’humain. L’objectif de reStart est d’aider les entrepreneurs
à grandir et à rebondir vers un nouveau projet, salarial ou
entrepreneurial, grâce à un accompagnement individuel
et collectif mené par des coaches certifiés, mentors et experts-conseillers.
Enfin,
reStart prévoit aussi une phase de suivi : entre six mois
et un an après la fin du programme, les participants sont
invités à une réunion afin de faire le point. « Cela permet
de faire un suivi du plan d’action mis en œuvre pendant le
programme, de voir où ils en sont et, le cas échéant, de les
aider ou de les diriger vers des partenaires pour leur permettre
d’avancer dans leur projet professionnel. Pour Beci,
c’est aussi important d’avoir du feedback, de savoir comment
D.R.
׉	 7cassandra://SqQTbzhUXCXyfByT9zdRquSC47hpVkmrSEltzwcRgcc#`̵ ZoN(fb׉EEENTREPRENDRE
Paroles de reStarters
ils s’en sortent et si notre programme a été efficace », explique
Eric. Beci a d’ailleurs déjà tiré des enseignements des
premières promotions : « Nous avons décidé, par exemple,
de travailler davantage de façon collective car le travail de
groupe est clairement plus porteur de résultats que le travail
individuel. » Un autre objectif est aussi de mettre en place un
réseau « alumni », et que toutes les personnes ayant suivi le
programme puissent se rencontrer une ou deux fois par an.
Des résultats encourageants
Un an après son lancement, reStart a déjà accompagné deux
promotions de 15 reStarers et une troisième promotion est
en cours. Parmi les activités d’accompagnement organisées,
citons 25 ateliers collectifs techniques et de résilience, 25
ateliers collectifs de coaching, 26 formations sur des thèmes
très divers tels que la connaissance de soi, le développement
personnel, la gestion du stress, la graphologie, etc. En partenariat
avec EMCC, 64 coachings individuels ont été organisés
pour une durée totale de plus de 300 heures.
« En fin de programme, les participants sont ensuite réorientés
vers nos organisations partenaires, coopératives et
plateformes telles que Start Hub chez Beci, MicroStart, Credal,
Jobyourself, Atrium, Actiris… ». En termes de réinsertion
professionnelle, 25 % des participants des deux premières
promotions ont retrouvé un travail de salarié (précédant dans
certains cas une re-création d’entreprise), 12,5 % se sont
relancés comme indépendants et 18 % sont en phase de
création d’entreprise (dont 30 % en phase finale de relance).
« Au terme de l’accompagnement de ces premiers groupes,
nous retenons que les participants ont tous très bien rebondi
au niveau humain. Ils ont une meilleure connaissance d’euxmêmes,
ont retrouvé une réelle confiance en eux et sont tous
reboostés mentalement ! »
Et pour la suite ?
Le programme reStart va se poursuivre. Beci a pour objectif
d’accompagner 80 entrepreneurs en rebond. En collaboration
avec les curateurs bruxellois ainsi que quelques grands cabinets
comptables et juridiques, re Start pourra être facilement
proposé aux entrepreneurs en faillite. Les candidats au programme
passeront ensuite devant un comité de sélection. « Le
besoin est réel », assure Eric. D’après des chiffres français
(l’association 60.000 rebonds), un entrepreneur en rebond
mettra entre un et deux ans pour se remettre en selle, au lieu
de sept habituellement admis. « Tout dépend de la capacité
de la personne à se prendre en mains. » L’engagement du
participant est très important. « Même si reStart lui offre des
Comment les participants ont-ils vécu l’expérience
reStart ? Qu’en ont-ils retiré pour la
suite ?
« Lorsque je me suis inscrit au programme
reStart, je me sentais fatigué, perdu et démotivé.
J’ai beaucoup apprécié la dynamique du
groupe (analyse, feedback, regard, critique
constructive…) qui m’a confirmé que la direction
que j’avais choisi de suivre était la bonne.
Aujourd’hui, j’ai davantage foi en mes projets et
mes idées. » D.G.
« Cela n’a pas été facile pour moi de m’inscrire
au programme reStart. A l’époque, je vivais très
mal ma faillite. J’avais honte d’avoir échoué et
peur du regard des autres. Pour rien, en fait…
Car le groupe qui m’a accueilli m’a tout de suite
mis à l’aise. Nous étions tous là pour la même
raison ! Cela m’a permis de relativiser ma situation.
J’ai beaucoup apprécié les différentes
formations que nous avons suivies, en particulier
l’ennéagramme et la confiance en soi.
Aujourd’hui, je recherche un investisseur et des
collaborateurs pour me relancer. Et je compte
bien appliquer le plus possible tout ce que j’ai
appris. » R.N.
« Quand j’ai commencé le programme reStart,
je me sentais comme une cocotte-minute prête
à exploser. Le fait de travailler en groupe m’a
permis de me recentrer et m’a apporté beaucoup
d’énergie et de motivation. Grâce à la régularité
des rencontres, nous avons véritablement pu
tisser des liens. De reStart, je retiendrai surtout
que, peu importe le projet, l’important c’est d’y
croire et de fédérer une équipe de confiance qui
y croit aussi. » C.O.
« Suite à ma faillite, j’étais complètement perdu.
J’étais rempli de bonnes intentions, mais
en même temps, je ne savais pas dans quelle
direction aller. Grâce à reStart, j’ai pu prendre du
recul et comprendre ce qui s’était passé, comment
j’en étais arrivé là. Le groupe m’a permis
de déculpabiliser et de relativiser ma situation.
Au travers des différentes activités, j’ai appris
à mieux me connaître. » P. J.
« Le groupe reStart avec lequel j’ai travaillé
m’a donné le courage de ne pas abandonner
et l’envie de rebondir. Merci pour votre écoute
et votre empathie ! J’espère réussir mon projet
d’entreprise et revenir chez Bcei pour témoigner
et stimuler d’autres reStarters. » D.O.
outils, c’est lui qui, au final, est responsable de son rebond. Il
doit être le moteur de son projet », conclut Eric. ●
Conférence reStart, le 6 juin dernier à la Factory Forty.
Info : Eric Vanden Bemden, conseiller Beci, responsable du
programme reStart – evb@beci.be, Tél. +32 2 563 68 56 ; GSM
+32 475 23 14 07
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
53
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L’actualité BECI en photos
Nouvelle formule, nouveau lieu pour le Xmas Evening
de Beci, organisé le 21 décembre dernier au White
Cinema, dans le centre commercial Docks Bruxsel, en
présence du Père Noël en personne. Au programme :
networking, walking dinner, et bien sûr des cadeaux !
54
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
© Eventer
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La traditionnelle rencontre diplomates-chefs d’entreprises,
co-organisée par la FEB, Beci, l’UWE et
Voka, s’est tenue le 20 décembre dernier au Palais
d’Egmont. Ce moment de networking exceptionnel,
en présence du ministre des Affaires étrangères, Didier
Reynders, et du secrétaire d’État au Commerce
extérieur, Pieter De Crem, offrait l’opportunité aux
entreprises d’élargir leur réseau et de solliciter les
avis et conseils des ambassadeurs belges en poste
à l’étranger. Plusieurs membres du Club export de
Beci y ont participé.
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
55
© Triptyque
© Triptyque
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9ׁHhttp://www.animafestival.beׁׁЈנZoN(f ˁ9ׁHhttp://casablanca.moussem.beׁׁЈנZoN(f 	e9ׁHhttp://www.batibouw.comׁׁЈנZoN(f M̑9ׁHhttp://www.autoworld.beׁׁЈנZoN(f r̧
9ׁH  http://www.salon-du-chocolat.comׁׁЈנZoN(f Z9ׁHhttp://Bright.brׁׁЈנZoN(f 5q9ׁHhttp://www.bozar.beׁׁЈ׉EsLES
ADRESSES
PALAIS DES COTILLONS
Rue du Lombard, 66
1000 Bruxelles
02/512.23.20
http://www.palaisdescotillons.com
PICARD MEGAFUN
Rue du Marché au Charbon, 43
1000 Bruxelles
02/513.07.90
https://www.facebook.com/STYX.Ixelles/
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
Fêtez le carnaval comme il
se doit à Bruxelles !
Qui dit carnaval, dit souvent carnaval de Binche, d’Alost,
de Stavelot, de Malmedy, Heist ou Blankenberge.
Mais, fin février, la tradition s’empare également de
différentes communes de la capitale, et les magasins
de déguisements ne manquent pas pour trouver le
meilleur accoutrement.
Victor Lepoutre
BOUTCHIC
Rue de la Station, 135
1150 Woluwe Saint Pierre
02/772 74.47
www.boutchic.be
SERNEELS
Avenue Louise, 69
1050 Ixelles
02/538.30.66
http://www.serneels.be/
MAISON ELDORADO
Chaussée de Wavre, 137
1050 Ixelles
02/512.96.05
http://www.maisoneldorado.com
A LA FÊTE
Rue du Bailli, 56
1050 Ixelles
02/649.09.67
www.alafete.be
Pas besoin d’aller très loin pour se fondre dans la tradition
du carnaval. Entre fin février et début mars, différents
cortèges sont organisés aussi bien à Bruxelles-ville qu’à
Crainhem ou Schaerbeek. Une excellente activité pour
occuper petits et grands pendant la période de vacances.
Commençons par le carnaval de Crainhem, aux portes de la
Région, qui aura lieu le samedi 17 février. Comme chaque
année, le carnaval sera fêté en grande pompe lors d’un
cortège folklorique. Fanfares, chars et costumes, plus
sophistiqués et colorés que jamais, mettront l’ambiance dans
les rues de la commune.
Faisons ensuite un petit plongeon dans la tradition
carnavalesque bolivienne avec le carnaval d’Oruro. Si les dates
ne sont pas encore confirmées, il devrait avoir lieu le samedi 24
février. Un cortège devrait partir de la Place Sainte-Catherine
en fin d’après-midi pour ensuite investir les rues de Bruxelles.
Il fera même une halte pour saluer Manneken-Pis, vêtu pour
l’occasion en « Diablada », symbole du carnaval d’Oruro.
Le carnaval des Maisons de Quartier de Bruxelles se tiendra
lui dans la semaine du mardi 27 février. Préparez vos déguisements
: le thème de cette année sera « Grosses têtes ».
Comme pour les précédentes éditions, la journée se
déclinera autour de l’amusement. Il arrive un peu plus
tard que les autres et c’est pourtant le plus grand
56 BECI - Bruxelles métropole - février 2018
festival de la Région. Le Scharnaval de Schaerbeek
aura lieu le samedi 17 mars. L’occasion de découvrir la
nouvelle reine du Scharnaval qui a été élue quelques
semaines auparavant. Dès 13h30, chars et confettis seront
bien présents, pour le bonheur des petits et des grands !
Où trouver le meilleur déguisement ?
Dracula, d’Artagnan, Jules César, Arlequin, Superman,
Colombine... Si vos notions de couture laissent à désirer, ne
vous cassez pas la tête ! Rendez-vous plutôt dans l’un des
magasins de déguisements de Bruxelles. Parmi les incontournables,
le Palais des Cotillons vous attend à quelques pas de
la Grand-Place. À 200 mètres de là, Picard-Megafun, idéal
pour se procurer des costumes de fête, disponibles à la vente
et à la location ainsi que des perruques et autres cotillons.
Pour les enfants mais pas seulement, les magasins de
jouets BoutChic, à Woluwe-Saint-Pierre, et Serneels,
à quelques enjambée de la place Stéphanie, feront le
bonheur des petites princesses, des pirates et autres
sorcières. Autre bonne adresse, pour les déguisements
de location, rendez-vous à la Maison Eldorado à Ixelles.
Au Châtelain, À la fête est également une excellente adresse,
pour se mettre dans la peau des personnages les plus
originaux.
© Shutterstock
׉	 7cassandra://zbCg5f_nMH6Z_l3VloDpAgK4qadn3LPwwiPrqcvacac``̵ ZoN(fj׉E)BRUSSELSLIFE
PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
09.02 | 03.06
FERNAND LEGER LE BEAU EST PARTOUT
BOZAR consacre une exposition à l’un des
artistes modernes les plus connus et un observateur
passionné d’un siècle bouillonnant.
Bozar | 16-14€ | http://www.bozar.be
22.02 | 25.02
BRIGHT BRUSSELS FESTIVAL
Après la Petite Ceinture, l’an dernier, c’est au tour du
canal de se changer en un parcours féerique. Pendant
trois jours, toute une série d’œuvres entoureront
le futur Musée d’art moderne et mettront en valeur le
patrimoine industriel qui s’étend jusqu’à Tour & Taxi.
Canal de Bruxelles | Gratuit | Bright.brussels
02.03 | 04.03
SALON DU CHOCOLAT
Pour une parenthèse gourmande, réconfortante
et festive ! Chocolatiers, chefs,
pâtissiers et jeunes talents vous attendent à
Tour & Taxis pour une célébration du chocolat
belge sous toutes ses formes.
Tour et taxi | ven 8.50€, sam/dim 10 € |
www.salon-du-chocolat.com
12.02.18
LOVE BUGS PARADE
Tous les amoureux des coccinelles VW et
de leurs petites sœurs les Beetles, sont à
nouveau invités à se réunir devant le musée
Autoworld, pour fêter la plus adorable et sans
doute la plus « humanisée » des voitures.
Devant Autoworld | Gratuit |
http://www.autoworld.be
22.02 | 04.03
BATIBOUW
Le plus grand et plus important salon de la
construction, de la rénovation et de l’aménagement
intérieur du pays. Près de 1000 exposants
présenteront leurs produits les plus innovants
dans tous les palais de Brussels Expo
Brussels Expo | 10.5€ en ligne | www.batibouw.com
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Casablanca à l’honneur à Bruxelles
durant le mois de février.
Centre du festival :
Le Space
Rue de la Clé 26
1000 Bruxelles
http://casablanca.moussem.be
Chaque année, le festival Moussem Cities met
à l’honneur des villes qui jouent un rôle vital
dans la société arabe. Quoi de plus naturel
qu’après Tunis et Beyrouth, le festival accueille
cette année des artistes venus de Casablanca,
ville phare marocaine qui « bouge, évolue et
se développe avec la richesse de sa culture »,
selon les porteurs du projet. Du 1er
au 28
février 2018, le centre nomade des Arts Moussem
et ses partenaires (le Kaaitheater, Bozar,
le Vaartkapoen, De Markten et Le Space) vous
offrent un nouveau regard sur Casa et ses artistes.
Via des performances, des concerts, des
films, des expos et une soirée littéraire, découvrez
la diversité culturelle de cette ville passée
en un siècle de 20 000 à 4 millions d’habitants.
Bozar projetera notamment le film « Razzia »,
de Nabil Ayouch, encore inédit au Maroc, mais
aussi le long métrage « Zero », de Nour-Eddine
Lackhmari. Côté musique, on pourra découvrir
Khadija El Bidaouia et Abderrahim Souiri qui
interpréteront des chansons issues du répertoire
chaabi et arabo-andalou marocain, tandis
que Karima Skalli et l’ensemble de Rachid
Zeroual emmèneront le public dans un parcours
traversant la musique arabe classique.
Il y aura, par ailleurs, une séquence détente
avec Diwan Ennas et « Hoba Hoba Spirit ». Une
soirée littéraire organisée le 27 février à Bozar
rassemblera en face à face les écrivains Youssef
Fadel et Reda Dalil. S’il ne s’agit pas ici de
montrer une image idéalisée de Casablanca,
les organisateurs souhaitent présenter la ville
dans toute sa vérité et sa complexité. Une programmation
idéale pour découvrir un Maroc
contemporain en pleine évolution.
Victor Lepoutre
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
57
09.02 | 18.02
FESTIVAL ANIMA
Une vraie vitrine du film d’animation et du
dessin animé avec près de 300 films du
monde entier.
Flagey, Cinematek | 8€ |
www.animafestival.be
EN SOIRÉE
03.03.18
MUSEUM NIGHT FEVER
Chaque année, c’est la nuit muséale la plus incroyable
où des liens se tissent entre de jeunes
artistes, le public et les musées bruxellois.
Lieux Divers | www.museumnightfever.be
21.02 | 25.02
FLAGEY PIANO DAYS
Quatre jours de festival pour écouter le piano
sous toutes ses formes. Les grands noms
du monde du clavier seront au rendez-vous.
Flagey | pass 4 jours 120€ |
http://www.flagey.be
01.02 | 31.03
BRUSSELS DANCE
Une douzaine de partenaires bruxellois
se rassemblent pour mettre en lumière la
création chorégraphique à Bruxelles.
Lieux divers | Gratuit | http://visit.brussels
© Shutterstock
© Reporters - batibouw
© ThinkstockPhotos-504341632
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͠ZoN(flט  u׉׉	 7cassandra://AtuHK8baOrb28UseJ52NOr8JuKD6Db9nCL0C8OlNXqo ` ׉	 7cassandra://Ba3lPo278TlCSge7Mz6osea5N8TGcGtVoL4v78kzebIYD`S׉	 7cassandra://dd-gvUUFJTPgeEZWIZieOg3Cm2lONsBQLclpQDOnlXwb`̵ ׉	 7cassandra://MtoEICeqtnhAQ9obeLxh9oC1DwtnKB88kUZi6FQs-Z4mg͠ZoN(fmנZoN(g xj9ׁHhttp://Parking.brׁׁЈנZoN(g ́j
9ׁHhttp://Finance.brׁׁЈ׉EBRUSSELSLIFE
LE BRUXELLOIS DU MOIS
Henri PFR :
star montante de l’électro bruxelloise
Solvay Business School. Petit, il
a bien suivi une formation classique
via des cours de solfège et se
forme à la musique classique, mais
l’aventure démarre réellement
lorsqu’il installe un studio dans
la cave de la maison familiale à
La Hulpe… et qu’il poste un premier
morceau, « Summer Memories »,
sur la chaîne Youtube « la belle
musique ». Avec plus de 70 millions
de vues, il attire l’attention du label
Armada du producteur néerlandais
Armin Van Buuren, avec qui il signe
ses deux premiers singles.
En décembre, le jeune Bruxellois a
rassemblé près de 6.000 personnes
sur la Grand-Place de Bruxelles,
pour un showcase en duo avec le
DJ français Petit Biscuit. Retour sur
un succès éclair, survenu en à peine
deux ans.
Il a réalisé le rêve de beaucoup de
jeunes… Élevé dans une famille
de musiciens, Henri PFR, de son
vrai nom Henri Peiffer, étudie à la
LE SAVIEZ-VOUS ?
Le carillon du Mont des Arts : un livre
ouvert sur l’histoire de Bruxelles
Le saviez-vous ? Composé de
24 cloches, le carillon du Mont
des Arts sonne depuis 1965.
Pourtant, les douze figurines
qui s’activent à chaque heure
du cadran ont chacune une
place importante dans l’histoire
de Bruxelles
Pour se rappeler l’histoire de
Bruxelles, il suffit parfois, et
même souvent de lever un peu
la tête. Lorsqu’il a réalisé le
carillon, l’architecte belge Jules
Ghobert a travaillé de façon mé58
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
thodique. Chaque personnage
est placé de manière chronologique
dans le sens des aiguilles
d’une montre. Parmi les personnages
les plus importants, on
compte un gaulois à la première
heure, Charles Quint à la 4e
peinte Rubens à la 5e
, le
, Jean-Joseph
Charlier, acteur important
de la révolution belge de 1830,
à la 8e
heure, le soldat inconnu
de 14-18 à la onzième heure,
et enfin, l’ouvrier qui clôture ce
tour d’horloge de l’histoire de
Bruxelles.
Victor Lepoutre
De « Home» à « Until the End »,
le jeune homme accumule les
tubes et 2017 marque réellement
sa consécration. Concert
complet à l’Ancienne Belgique
en mars, premier disque d’or et
D6bel Music Award en mai, présence
à Tomorrowland en juillet,
tournée international des ÉtatsUnis
à l’Asie en passant par Dubaï,
pour enfin terminer sur une
Grand-Place comble. Perché
au balcon de l’hôtel de ville de
Bruxelles, c’est donc un rêve qui
se réalise pour le jeune bruxellois.
Il y joue ses meilleurs tubes :
« Until the End » notamment, que
la foule reprend en chœur. Et, surprise,
il est rejoint par le chanteur
flamand Ozark Henry, pour un duo
nord-sud réuni pour la première
fois ce soir-là. Compositeur et DJ,
Henri PFR est également producteur…
À la recherche continuelle
de nouvelles sonorités, le jeune
bruxellois explore toutes les facettes
de la création, ce qui lui
permet de se réinventer. Interviewé
par le journal Metro, Henri PFR
indique réaliser son rêve, pour
l’instant. Dans 20 ans, il aimerait
devenir compositeur de musiques
de film, sa musique deviendra
donc peut-être la bande sonore
d’une autre histoire que la sienne.
Victor Lepoutre
© Wikipedia commons
© Reporters
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DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Chambre de Commerce Belgo-Chilienne
ASBL
Rue Père de Deken 58 - 1040 Bruxelles del. :
Christian Ghymers
Chambre de Commerce Belgo-Péru ASBL
Rue Hobbema 75 - 1000 Bruxelles del. : Carlos
Cabrejos
CreditPlace Belgium SPRL
Avenue Louise 54 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 64999 – Autres activités des services
financiers del. : Fabienne Pasquet
CTEC Mobility Solutions SPRL
Rue Vautier 48 - 1050 Bruxelles Code Nace :
46190 - Intermédiaires du commerce en produits
divers 46495 - Commerce de gros de
cycles 46769 - Commerce de gros d’autres
produits intermédiaires n.c.a. del. : Michel
Lagasse de Locht
Dolce La Hulpe SA
Chaussée de Bruxelles 135 - 1310 La Hulpe
Code Nace : 55100 – Hôtels et hébergement
similaire del. : Anne Clinckspoor
Euracen - Chambre of Commerce EuropeCentral
America ASBL
Avenue Louise 91 - 93 - 1050 Bruxelles del. :
Erwin De Weerdt
European Money Markets Institute - EMMI
ASS INT
Avenue des Arts 56 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 66110 - Administration de marchés financiers
94999 - Autres associations n.c.a.
del. : Guido Ravoet
Gecse André PPE
Place du Bourgmestre Jean Louis Thys 1 - 1090
Bruxelles Code Nace : 61900 - Autres activités
de télécommunication 62010 - Programmation
informatique 62020 - Conseil informatique
del. : André Gecse
Jo-A SA
Rue Gabrielle 37 - 1180 Bruxelles Code Nace :
70210 - Conseil en relations publiques et en
communication del. : Olivier Doré
Kindoki Henri-Paul PPE
Chaussée de Vleurgat 187 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce
en produits divers 82990 - Autres activités
de soutien aux entreprises n.c.a. del. :
Henri-Paul Kindoki
Le Roy SPRL
Rue au Beurre 53 - 1000 Bruxelles Code Nace :
56101 - Restauration à service complet del. :
Jean Philippe Bosman
Ligue Braille ASBL
Rue d’Angleterre 57 - 1060 Bruxelles Code
Nace : 88999 - Autre forme d’action sociale
sans hébergement del. : Michel Magis
Logiqua Europe SPRL
Allée Henri Pousseur 55 - 1410 Waterloo Code
Nace : 62010 - Programmation informatique
62020 - Conseil informatique 70220 - Conseil
pour les affaires et autres conseils de gestion
del. : Jacques Belis
Société Air France SA
Avenue Louise 149 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 51100 - Transports aériens de passagers
79110 - Activités des agences de voyage del. :
Omar Jeroudi
Sorh SPRL
Square Frans Hals 5 - 1070 Bruxelles Code
Nace : 64200 - Activités des sociétés holding
7021002 - Arbitrage et conciliation entre la direction
des entreprises et ses salariés 70220 -
Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Hubertine Soares
Tribes Avenue Marnix SPRL
Avenue Marnix 13-17 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 46180 - Intermédiaires spécialisés dans
le commerce d’autres produits spécifiques
68201 - Location et exploitation de biens immobiliers
résidentiels propres ou loués, sauf logements
sociaux 82990 - Autres activités de soutien
aux entreprises n.c.a. del. : Priscilla Bakker
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Acerta
Actiris
Agoria
Albeda College
Ali Baba
Atrium
BDO
Belfius
Belgian Workspace Association
BePark
Besix
Bis Repetita
bMediation
Bolero Crowdfunding
BoutChic
Bozar
Brussels Expo
Brussels Invest & Export
Brussels Waste Network
Bruxelles Formation
CCBC
CESRBC
Champignon de Bruxelles
Cinematek
Citizenfund
CMS De Backer
Collibra
Credal
Devaux Consult
DHL Aviation
6-10
52-53
43
20
25
52-53
Banque Européenne d’Investissement 22
Battery Ventures
38
43
43
21
17-18
14
17-18
42
27-29
54-55
56-58
56-58
25
48
6-10
43
4
48
56-58
27-29 ; 49
43
38
52-53
27-29
4
DHL Global Forwarding
Edenred
Efficy
Enterprise Europe Network
Facebook
FEB
Febelfin
Fête (À la)
Finance.brussels
FNRS
Ghelamco
Havenbedrijf Rotterdam
Hogeschool Rotterdam
Icab
Iconiq Capital
Ihecs Academy
Impulse
Interface3
Interparking
JCDecaux
Jobyourself
Kaaitheater
KBC Brussels
LinkedIn
Little Food
Look & Fin
Maison Eldorado
Markten (De)
MicroStart
Mont-de-Piété
NautaDutilh
Nextel Telecom Solutions
6-10
45-46
6-10
22
38
54-55
32-33
54-55
27-29
21
14
20
20
21
38
6-10
22
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17-18
6-10
52-53
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34-35
38
48
27-29
54-55
56-58
52-53
6-10
6-10
6-10
Nextel
N-VA
Palais des Cotillons
Parking.brussels
Picard-Megafun
Polisphère
Progentis
Quality Training
RanMarine Technology
Sajea
Seed factory
Serneels
Solvay Business School
Spacel (Le)
Studio RAP
Subsiconseils
TeamPower
TelelinQ Distribution & Finance
TelelinQ
Telenet Group
Twitter
Union des Entreprises de Bruxelles
Unizo
UWE
Vaartkapoen
Veolia
Village Partenaire
Voka
VUB
Walters People
White Cinema
Youman Capital
6-10
14
54-55
17-18
54-55
39
45-46
44
20
6-10
21
54-55
42 ; 45-46
56-58
20
27-29
45-46
6-10
6-10
6-10
38
4
32-33
54-55
56-58
6-10
48
54-55
38
6-10
54-55
45
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
59
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AGENDA
15.03.2018
Management & RH, Personal
improvement
Jusqu’au 18.06.2018
Co-Solutions for the boss -
Entrepreneurs et Managers
Jusqu’au 21.06.2018
Co-Solutions for Executive/
Personal Assistants
Jusqu’au 26.06.2018
Co-Solutions for free
entrepreneurs - Indépendants
accomplis et débutants
13.03 au 26.04.2018
Cycle certifiant en management
commercial
13.03.2018
Comment devenir manager
commercial
19 & 20.03.2018
Co-Solutions Workshop
20.03.2018
Management pratique :
développer les ressources de vos
collaborateurs
27.03.2018
Management stratégique : du
diagnostic à la vision
10.04.2018
Transformer ses entretiens
d’évaluation en outils de
motivation durables
19.04.2018
Le management de la motivation
Vente, marketing &
Communication
08.02.2018
Facebook : Comment gérer et
animer une page d’entreprise
20.02.2018
Mesurer les performances de vos
campagnes e-marketing : mythe
ou réalité ?
05.03.2018
Simplifiez la gestion de vos
réseaux sociaux grâce à
Hootsuite !
05.03.2018
Le kit de survie du référencement
naturel sur Google
06.03.2018
Le pilotage commercial
12.03.2018
Comment réussir votre webinar ?
Comment utiliser le numérique
pour attirer des clients dans votre
magasin ?
19.03.2018
Linkedin & Twitter : le cocktail
gagnant de votre visibilité B2B !
Efficacité
26.03.2018
Plus de 90 trucs pratiques pour
mieux gérer votre temps !
ICT
26.02.2018
Créer des présentations
captivantes grâce à PowerPoint !
27.03.2018
Comment faire parler n’importe
quelle base de données en 3 clics
24.04.2018
Faites parler vos données grâce
aux graphiques percutants
d’Excel
25.05.2018
Créer des présentations
captivantes grâce à PowerPoint !
05.07.2018
Un assistant personnel gratuit, ça
existe ? Oui, son nom est Outlook
➜ Emilie Lessire +32 2 643 78 11 –
ele@beci.be
Législation sociale
09.02.2018
Actualités « Compensation &
Benefits »
26.02.2018
Concurrence déloyale et contrat
de travail
27.02.2018
Durée et horaires de travail :
mettez à jour vos connaissances
08.03.2018
L’économie collaborative : entre
simple mode de consommation
et véritable révolution du monde
du travail
09.03.2018
Comment conclure une CCT
d’entreprise et quels pièges
éviter
➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17
fs@beci.be
Droit commercial
09.02.2018
Réforme de l’Isoc : point de la
situation et nouveaux réflexes
60
BECI - Bruxelles métropole - février 2018
20.02.2018
EU External Investment Plan:
European Fund for Sustainable
Development for projects in
Africa and in EU neighbourhood
countries
28.02 au 01.03.2018
Mission for wine & food
importers to La Rioja, Spain
01.03.2018
Club export Chili, Colombie,
Pérou et Amérique centrale
12 & 13.03.2018
Tavola Food Business meetings,
Courtrai
22 & 23.03.2018
Mission BERD, Londres
27.03.2018
Forum régional avec les douanes
➜ Beci’s International Department
+32 2 210 01 77 - jpm@beci.be
13.02.2018
General Data Protection Regulation :
trucs et astuces se mettre en
conformité
15.02.2018
Droits de propriété intellectuelle et
protection des secrets d’affaires
➜ Danai Siakoudi +32 2 563 68 58
– dsi@beci.be
22.02.2018
Purple AfterWork RSCA
13.03.2018
Speed Business Lunch
29.03.2018
Luxurious AfterWork
24.04.2018
Speed Business Lunch
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
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Inscrivez-vous à une ou plusieurs
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subsides: (investissement min.
= 1.000 €)
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d’affaires
(en M€)
De 1,5 à 2,5
De 1 à 2
< 1
< 1
De 1 à 2
Nombre
d'employés
1 à 10
11 à 30
11 à 30
1 à 10
1 à 10
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de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou
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