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MAGAZINE
Ghaëls Babacar
MBAYE
Militante de la Société Civile
Présidente de l'association WALLU
“
Le sens et l’essence de mon
engagement est de veiller à ce
que les femmes et filles jouissent
de leurs droits fondamentaux en
toutes circonstances."
Aïcha KASSÉ
LAWSON
Présidente
Fondatrice de
Dunya-Ethic
"Dunya-Ethic est une
association au service
du développemnt
durable."
Masse THIOBANE
Commissaire de police
Notre vocation
“
est de répondre aux
Mariane SECK TOURE
Docteur en Droit de l'Environnement
et de la Santé
préocupations de nos
concitoyens, de les
servir et les protéger"
N°8
Du 30 Septembre 2020
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EDITO
AVIS D'EXPERT
Mariane SECK TOURE
Waly NDIAYE
Fondateur BIRAMAWA
P.7 La sécurité, l’affaire de tous !
ÉDITION SPÉCIALE
Docteur en Droit de l'Environnement
et de la Santé
P.16
Les inondations, un malheur bénéfique
et recherché
LE COIN D'AUTRUI
Michèle BURON-MILLET
Créatrice de la pouponnière
“Vivre Ensemble” de Mbour
Ayoba FAYE
Journaliste d’investigation
Rédacteur en chef Pressafrik
P.10 Appel aux dons
ENTRETIEN PORTRAIT
P.20
"Chacun d'entre nous a un génie
qui dort en lui..."
ENTRETIEN EXCLUSIF
Ghaëls Babacar MBAYE
Militante de la Société Civile
Présidente de l'association WALLU
P.12
"Le sens et l’essence de mon engagement
est de veiller à ce que les femmes et filles
jouissent de leurs droits fondamentaux en
toutes circonstances."
P.26
2-BIRAMAWA MAGAZINE
Masse THIOBANE
Commissaire de Police
"Notre vocation est de répondre aux
préocupations de nos concitoyens,
de les servir et les protéger"
SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE -
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-
- SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE
DIPLOVAR
MEDIAS ET COMMUNICATION
Dr Jean Sibadioumeg DIATTA
Spécialiste en communication
P.32 L’université sénégalaise face
au défi de la communication
VEILLE ET INTELLIGENCE DES AFFAIRES
P.46
Un regard aiguisé sur l’actualité
internationale
LA CVTHÈQUE
Moustapha FAYE
Chercheur en Marketing
Stratégique – UGB
P.36 La Dette publique
P.50 Consultant en Information Numérique
Birane DIOP
DÉCOUVERTE
Aicha KASSE LAWSON
Présidente & Fondatrice de
l'association Dunya-Ethic
P.40
"Dunya-Ethic est une association
au service du Développement
Durable."
- SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE
BIRAMAWA MAGAZINE - 3
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Chercheur en Droit privé
Expert maritime en formation
Ayoba FAYE
Journaliste d’investigation
Rédacteur en chef Pressafrik
Moustapha FAYE
Chercheur en Marketing Stratégique – UGB
Omar Mallé SAKHO
Doctorant à l’Université Cheikh Anta Diop
Laboratoire LARHISA.
Thierno NGAMB
Agronome
Spécialiste en Sécurité Alimentaire et Résilience
Guilaye TINE
Designer-Digital Marketer-Telemarketer
CEO IN'FINITY
Djiby SADIO
Photographie
CEO Studio 13
Alioune FALL
Juriste d’Affaires
Inspecteur du travail et de la sécurité Sociale
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires Étrangères
Docteur Benjamin NDOUR
Médecin généraliste
Khadime SENE
Educateur Spécialisé au Ministère de la Justice
Marianne SECK
Docteur en droit de l’environnement et de la santé
Ousseynou GUEYE
Responsable communication chez Afric’innov
et fondateur de Polaris asso
Nafissatou NDAO
Responsable des Ressources Humaines-FAMY SENEGAL
Dr Jean Sibadioumeg DIATTA
Spécialiste en communication
contactez-nous: contact@biramawa.com
Adresse postale : Île-de-France, France
Éditeur : Waly NDIAYE
4-BIRAMAWA MAGAZINE
L’ÉQUIPE BIRAMAWA
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Waly NDIAYE
Fondateur Biramawa
La sécurité, l’affaire de tous !
En cette période troublée dans laquelle nous
vivons, la sécurité est omniprésente dans nos
préoccupations quotidiennes. Il se ne passe
une journée sans que la presse ne fasse état
d’atteintes aux biens et à l’intégrité physique
d’honnêtes citoyens. Cela est d’autant plus grave
lorsqu’il est établi que les victimes sont des personnes
vulnérables.
Pour faire face, la sécurité doit être l’affaire de
tous. Pas uniquement des forces de l’ordre qui,
comme le souligne si bien Commissaire THIOBANE,
ont pour vocation « de répondre aux préoccupations
de nos concitoyens, de les servir et
les protéger ».
La sécurité c’est aussi l’affaire des citoyens
lambda, des organisations de la société civile.
C’est d’ailleurs dans cette optique que s’inscrivent
l’association WALLU et l’association
Dunya-Ethic. La première citée œuvre au quotidien
pour assister les femmes en situation de
détresse ou victimes de violence. Quant à l’association
Dunya-Ethic, elle nous rappelle à quel
point nos activités peuvent avoir des incidences
sur la planète et nous propose des alternatives.
Et oui ! Il demeure important, voire vital, d’assister
les personnes vulnérables et de prendre
en compte la sécurité des générations futures.
Avant de finir, je me joins au Peuple sénégalais,
mes concitoyens, pour rendre un vibrant hommage
aux 1863 victimes du naufrage du Bateau
le Joola et réitérer nos condoléances aux familles
éplorées.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et
vous donne rendez dans 15 jours.
Waly NDIAYE
Fondateur Biramawa Magazine
Waly NDIAYE
BIRAMAWA MAGAZINE - 5
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׉	 7cassandra://b9etCdILvtX_MPHtW4qX7J78PfO-9Z4jm81uhpXUheY!`̵ _uMdp96_uMdp95{בCט   {u׉׉	 7cassandra://RTEW_pU51grRofhfs9isQm7t4Mm71Wr6ITm3XK3ko6Q `׉	 7cassandra://eo8wpqVqkRkV6-1rhm0ZH1TsD7-YLSK6pYQbT-UgfjI͟`S׉	 7cassandra://BUy7tpBXYsBXvtQQS5YiP3Ij4YwaM14tbtV5NKdIEkw.K`̵ ׉	 7cassandra://ZfCR66F6GBzctddlLm85NR2f1XSZqcJrFkG_cq-E-ag dVL͠_uNdp9rט  {u׉׉	 7cassandra://yjb0ZTMcM_3s8IroWtO47OK_D-xGPF6kPHiVHy5-hhs "`׉	 7cassandra://fVgiQUBLuM88iGlaJ7s_LdRhqio8jkFI_Qw7MCwgt4k͐a`S׉	 7cassandra://Yhzi_Iga_WL9OeGKBfnWvldIF7a9_-f-P6aEXK3PjZY(`̵ ׉	 7cassandra://vGkvQ0wmsF6zfQ8ZC5ubVMphEiuUqnnm-rsJrXLG6RU 4͠_uNdp9sנ_uNdp9y >9ׁHhttps://www.facebook.com/ׁׁЈנ_uNdp9x &m9ׁHhttp://dembour.orgׁׁЈנ_uNdp9w 9ׁHhttp://www.laׁׁЈנ_uNdp9v ށ9ׁHhttps://www.helloasso.com/ׁׁЈנ_uNdp9u .2;9ׁH 'mailto:contact@lapouponnieredembour.orgׁׁЈ׉E
OEDITION
SPECIALE
Michèle BURON-MILLET
Créatrice de la pouponnière “Vivre Ensemble” de Mbour
Le magazine Biramawa à travers sa rubrique " Edition spéciale "a souhaité donner
la voix à la Pouponnière "Vivre Ensemble "de Mbour. Créée en 2002 la pouponnière
est un "lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de sa maman
". Confrontée à des difficultés à cause de la crise sanitaire, la pouponnière
fait appel à toutes les bonnes volontés.
Vivre Ensemble – La Pouponnière de Mbour
La Pouponnière de Mbour a vu le jour en Janvier 2002,
Michèle BURON-MILLET en est la créatrice. C’est un
lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de
sa maman. Elle permet aux orphelins de mère ou aux
enfants dont la maman ne peut pas s’occuper (pour
des raisons gravissimes), de vivre protégés, leurs premières
années de vie si fragile, avant de regagner leur
famille au bout d’un à deux ans. Très rapidement, l’association
se développe et il apparaît que tous les enfants
ne peuvent rentrer chez eux (rejet de la famille
ou mauvaises conditions d’accueil). En 2003, les Unités
Familiales sont créées pour prendre le relais et
s’occuper de ces enfants qui sortent de la Pouponnière,
mais ne peuvent pas rentrer en famille. Avec le temps
la Pouponnière a acquis une certaine notoriété au vu
du sérieux des professionnels. Aujourd’hui la Pouponnière
compte 136 salariés et 148 enfants.
Vivre Ensemble c’est aussi et avant tout un séjour de
rupture, crée en 2001 pour des jeunes français en dif8-BIRAMAWA
MAGAZINE
ficultés. Ils restent durant 9 mois et participent à des
chantiers humanitaires (reconstruction, réhabilitation
dans les villages ), ils sont aussi amenés à faire un stage
dans la pouponnière. L’objectif étant de les remobiliser
et de les valoriser à travers l’aide apporté à la
population locale défavorisée. Le projet est double et
complémentaire, en effet une grande partie du financement
des frais de fonctionnement de la Pouponnière
provient du séjour de rupture lui même.
En raison de la situation sanitaire mondiale l’équipe de
direction de Vivre Ensemble a dû prendre des mesures
rapidement. Début mars l’association s’est vue fermer
ses portes aux visiteurs, nombreux chaque jour et en
provenance d’Europe. Il a fallu ensuite faire de même
pour l’accueil des bénévoles, une quarantaine par mois
à nous apporter leur soutien. Enfin depuis maintenant
le mois de mars le confinement des enfants et du personnel
c’est organisé. Notre souhait comme toujours
est de préserver nos enfants, mais aussi le personnel
׉	 7cassandra://BUy7tpBXYsBXvtQQS5YiP3Ij4YwaM14tbtV5NKdIEkw.K`̵ _uMdp97׉Ebqui s’en occupe. Nous avons réussi à composer une
équipe de volontaires pour rester confinés. Aujourd’hui
250 personnes sont au centre, dont 148 enfants.
L’ensemble du personnel est mutuellement très solidaire,
ils sont comme une grande famille. Et ce malgré
l’inquiétude pour leur famille respective à l’extérieur.
Nous nous devons maintenir les salaires. Pour les salariés
sur place mais aussi tout ceux, qui de chez eux,
sont au chômage technique et pour qui nous souhaiterions
maintenir le salaire initial. Nous devons aussi
assurer l’approvisionnement de l’association en denrées
alimentaires, produits d’entretien, d’hygiène,
médicaments. Cette situation engendre une augmentation
considérable nos dépenses quotidiennes, pour
lesquelles nous avions déjà des difficultés de prise en
charge tout au long de l’année.
Du fait de l’absence de visiteurs et de bénévoles, nous
constatons une baisse des dons au quotidien. Nous gardons
aussi en tête que les jeunes accueillis en séjour
de rupture peuvent à tout moment être rapatriés en
France, en fonction de l’ évolution de la situation. L’avenir
de la Pouponnière en deviendrait alors très incertain.
Nous
sommes en permanence à la recherche de soutien
pour nous aider dans la prise en charge des frais de
fonctionnement et le maintien des activités de l’association.
Les
sources de financements :
(Budget total annuel 291 332 806 FCFA)
‒ Vivre Ensemble Madesahel, séjour de rupture : 44
% du budget total de la Pouponnière.
‒ L’état Sénégalais 10 000 000 CFA
‒ L’association Louly l’Ecole au Sénégal , tous les
frais liés à la scolarité des enfants : 5 262 087 FCFA (année
scolaire 2018-2019)
‒ La Banque Mondiale 4 520 000 CFA en 2019
‒ 270 parrains pour environ 51 085 900 CFA par an
‒ Le reste des financements dépendent des dons de
particuliers et entreprises.
Nous contacter :
‒ Accueil : + 221 33 957 31 36
‒ E-mai : contact@lapouponnieredembour.org
‒ Responsable communication : Arnoult Mathilde
‒ Tel : + 221 77 881 83 60
Nous aider :
‒ Orange Money : + 221 77 500 19 32
‒ Faire un don en ligne :https://www.helloasso.com/
don/associations/vivre-ensemble-la-pouponniere
‒ Notre site
Voici quelques chiffres :
Effectif de la Pouponnière :
‒ La Pouponnière : 91 bébés de 0 à 2 ans.
‒ Les Unités Familiales : 37 enfants de 2 à 6 ans.
‒ La Grande Enfance : 20 enfants de plus de 6 ans.
‒ Enfants accueillis en ce moment : 148
‒ Enfants accueillis et sauvés depuis janvier 2002 : 1
260
‒ Employés à la Pouponnière : 136
pouponnieredembour
‒ Devenir parrain
‒ Faire un don par virement bancaire :
IBAN : FR76 4255 9100 0008 0040 4472 464
BIC : CCOPFRPPXXX
Intitulé du compte : Vivre Ensemble, la Pouponnière
internet: http://www.lapouponnieredembour.org
‒
Notre page facebook: https://www.facebook.com/
BIRAMAWA MAGAZINE - 9
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PORTRAIT
Ghaëls Babacar MBAYE
Militante de la Société Civile
Présidente de l'association WALLU
׉	 7cassandra://HPNzZ2a4vQmX7W5k9lm0Vcdtc33N6yrqH0ALndXWMPY`̵ _uMdp99׉ETVotre rubrique « Entretien portrait » est consacrée à Ghaëls
Babacar MBAYE, présidente de l’association WALLU. « Née
dans une famille d’hommes politiques » et « abreuvée du militantisme
» de sa chère mère, Ghaëls Babacar milite dans
des associations de promotion et de protection des droits de
l’Homme.
Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs
?
Je me nomme Ghaels Babacar MBAYE. Je viens
de boucler mes 21 ans le 14 Septembre
2020. Je suis sénégalaise,
de père Lébou et de
mère WaloWalo.
Je me définis
comme un jeune
entrepreneur
social qui est au
service des communautés,
notamment
celles
qui sont défavorisées,
oubliées
dir
“Je ne saurais
Récemment, dans le contexte de la lutte contre la
COVID-19, nous avons créé le Réseau des Volontaires
Communautaires en Appui au Personnel de
santé. C’est un réseau citoyen qui regroupe plusieurs
personnalités de tout bord, sans aucune
coloration quelconque afin de contribuer
à la lutte contre la pandémie à coronavirus.
e
que l’engagement
citoyen se transmet, mais je
me suis suffisamment abreupar
le système, brimées,
bref, celles qui
sont victimes d’injustice
sociale.
vée du militantisme de ma mère,
à qui je rends un vibrant hommage
pour son courage, son
engagement et son accompagnement
constant.
"
Cette conception du Moi, je la matérialise
par mon adhésion à des initiatives visant
à promouvoir la justice sociale et les droits de
l’homme, notamment des filles et des femmes. Je
suis membre d’un Réseau appelé Citoyens Actifs
pour la Justice Sociale (CAJUST). CAJUST regroupe
plusieurs organisations de jeunes et de femmes qui
cherchent à contribuer au changement social à travers
la citoyenneté active.
Avec CAJUST, nous avons organisé plusieurs mobilisations
citoyennes et avons participé à d’autres
notamment sur la gestion des ressources naturelles
au Sénégal, la lutte contre les violences faites
aux enfants et aux femmes, la participation politique
des jeunes et des femmes, la promotion de
l’entreprenariat pour davantage d’employabilité
des jeunes, entre autres.
Notre travail consiste à sensibiliser
les communautés à qui le message
officiel de l’Etat n’arrive parfois.
Nous désagrégeons le message,
nous le simplifions de sorte qu’il
soit accessible à tous. Avec l’appui
de bonnes volontés, nous distribuons
des kits sanitaires et d’hygiène
tels que les gels, les masques,
les thermo flash, du savon, etc.
Je suis à la tête d’une association du
nom de WALLU (en français, SECOURS).
Quelles sont les grandes lignes de votre
parcours de formation et professionnel ?
J’ai fait mon parcours scolaire au Collège Privé Yavuz
Selim jusqu’au Baccalauréat en 2017. Actuellement
je fais des études de Droit Public avec comme
spécialisation les Relations Internationales. Je
suis en cours de finalisation de ma Licence dans
quelques semaines à l’institut Supérieur de Droit
de Dakar (ISDD).
Dans ce parcours j’ai bénéficié de plusieurs distinctions.
En 2017, j’ai été lauréate des Olympiades
Internationales de langue turque en occupant la
première place en Afrique et la troisième au plan
mondial. C’est une compétition de la maîtrise de la
langue turque pour des citoyens non turcs de plusieurs
pays du monde où cette langue est enseignée.
Au lycée, j’ai été finaliste du concours interscolaire
BIRAMAWA MAGAZINE - 11
׉	 7cassandra://YSpdRP5fMSZIsg26vDlVK6t31DyH3ScI4cJ0Zuu43NI*`̵ _uMdp9:_uMdp99{בCט   {u׉׉	 7cassandra://w7bOChCw2N2QtKss0h2N6iy2Cx5763VJP4h_LbaSAi8 T`׉	 7cassandra://u0MZY37ZKviup3W1xeDRDdTYev2rFiGWEs6Ya0Ttpl0͗`S׉	 7cassandra://HlqpsHwpALptL8kkT1IWt574O6CCBx0ilvqd-bdMabo)p`̵ ׉	 7cassandra://L59xxMR5dsUlDK9d3YUbRVvTBM9KS7n7Llq4A8qVWdI ͠_uOdp9~ט  {u׉׉	 7cassandra://Vjh7oVOfu4f42gCy6nqHvjMn2fNB6fGnFx8F7Zq8jWk ,` ׉	 7cassandra://GeViV0PNpZEcDx4If9SR9kROAnp5uQ9juVz1uqzDtIUͮ}`S׉	 7cassandra://wp5C9IQPuXt-YLOny5A2C6x_BJeA7Z2hLdV4UYuvxaw)`̵ ׉	 7cassandra://w0DNBjBcdiQodHCNnF6W_-kj-sMgrRK-hRCaP6_kcto]͠_uOdp9׉E«Kaay Débattre» ; qui est une compétition de débats
sur divers sujets qui regroupait les
élèves de plusieurs établissements
du Sénégal. Je suis également lauréate
du Concours International
« Global Development Project
», qui mettait en compétition
des projets sur le développement
durable avec plusieurs
établissements scolaires au
niveau mondial.
l’e “Le sens et
Dans le cadre du renforcement
de mes capacités, je suis
auditrice dans diverses formations
dont la plus récente m’a permis
d’obtenir un Certificat de Maîtrise
des Droits des Femmes et des Filles. En plus,
la Fondation Friedrich Ebert délivre une formation
en leadership politique aux jeunes des partis
politiques, de la société civile et des mouvements
syndicaux sur la base d’une sélection par test écrit.
Je suis admise à cette formation qui dure 12 mois
et couvre divers sujets sur la politique, l’économie,
les politiques publiques, le leadership, etc.
ssence de mon engagement
est de veiller à
circonstances.
"
ce que les femmes et filles
jouissent de leurs droits
fondamentaux en toutes
tiques) mette les priorités sur des questions
qui ne prennent pas forcément en
charge les préoccupations de certaines
couches sociales vulnérables.
Notre travail consiste
à porter ces préoccupations
afin de garantir une approche
inclusive dans la
prise en charge des populations
; afin de réduire les
inégalités sociales. C’est
notre conception, le sens
et l’essence même de notre
engagement dans la société
civile.
Qu’est-ce qui vous a motivé à
Du point de vue professionnel, je travaille beaucoup
plus avec les organisations de la société civile,
soit en qualité de membre (WALLU, CAJUST,
REVOCAP, Club OHADA, Merci Universel); soit pour
une durée déterminée avec des missions précises
(facilitation de séminaires, gestion de campagnes,
élaboration de projets, appui technique). Je collabore
beaucoup avec des organisations comme Plan
International, ONU Femmes, UNFPA, l’ONG Africa
21 (où je viens d’être désignée Secrétaire Générale
pour le Sénégal), le Ministère de la Jeunesse, entre
autres.
Vous êtes militante de la société civile. De
quoi s’agit-il ?
En termes simples, je ne milite pour le moment
dans aucun parti politique. Je n'ai pas de fonctions
contractuelles avec service étatique ni pour aucune
entreprise privée. Comme indiqué dans ma présentation
plus haut, je milite dans des associations de
promotion et de protection des droits de l’homme,
dont notamment les femmes et les filles ; et les personnes
en situation de vulnérabilité. Dans un pays
où les ressources sont limitées, il arrive que le Système
(État et ses entités, Entreprises, Partis poli12-BIRAMAWA
MAGAZINE
emprunter ce chemin ?
Mon engagement citoyen a trois
principales
sources. D’abord je suis née dans une famille
d’hommes politiques. Je suis fille de Feu Pape Babacar
MBAYE (que je n’ai pas connu car décédé
quand je n’avais que 4 ans), ancien Ministre chargé
׉	 7cassandra://HlqpsHwpALptL8kkT1IWt574O6CCBx0ilvqd-bdMabo)p`̵ _uMdp9;׉Eides relations entre les Assemblées au sein du Gouvernement
de Mamadou Lamine Loum entre 1998
et 2000 ; et ancien Député de l’Assemblée Nationale
de 2001 à son décès en 2004. Aussi bien mon
défunt père que ma mère ont été des militants très
actifs dans le Parti Socialiste et dans d’autres associations
citoyennes. Je ne saurais dire que l’engagement
citoyen se transmet, mais je me suis suffisamment
abreuvée du militantisme de ma mère, à qui
je rends un vibrant hommage pour son courage,
son engagement et son accompagnement constant.
Ensuite, la dimension philosophique, voire religieuse
occupe une place importante dans mon engagement.
Et en ce sens je partage la pensée philosophique
de la plupart de nos guides religieux ;
en faisant mienne celle de Cheikh Ahmadou Bamba
Khadim Rassoul qui disait que n'eût été pour servir
l’humanité, Dieu ne l’aurait pas créé. Et enfin, je
trouve que le Sénégal a connu de braves Femmes
très engagées, chacune dans son domaine. Il est de
notre devoir de leur rendre hommage en perpétuant
leur legs par notre militantisme. A chaque
génération de remplir sa mission, ou de la trahir,
dit-on.
Le choix de militer de militer dans la société civile
me donne pour le moment plus d’opportunités
d’apprentissage ; plus de liberté d’expression
et d’action ; et beaucoup plus de flexibilité et de
marge de manœuvre. L’engagement politique obéit
à un certain nombre d’objectifs, de responsabilités
et d’obligations dont je ne suis pas sûre encore de
pouvoir assumer et assurer. Mais si, dans l’avenir, le
contexte le permet et que je réunisse les conditions
minimales requises, rien n’exclut que je milite dans
une organisation politique.
Quelles sont à ce jour les causes pour lesquelles
vous vous battez ?
Les principales causes pour lesquelles je milite
tournent autour de la justice sociale de façon générale.
D’abord,
je me bats pour que nos lois, politiques
et pratiques prennent en compte les besoins spécifiques
des femmes et des filles. Il faudrait aujourd’hui
que notre cadre normatif et politique garantisse
à ces dernières les mêmes chances que les
hommes, et dans tous les secteurs.
Ensuite, les femmes et les filles sont souvent victimes
de toutes formes de violence aussi bien dans
leur espace familial, scolaire, professionnel, publique,
etc. juste parce qu’elles sont Femmes. Et de
mon point de vue, rien ne le justifie. Notre combat
est de veiller à ce que la paix, la sécurité et la quiétude
requises leur soient garanties au même titre
que tous les citoyens. Donc les violences basées
sur le genre, notamment sur les femmes restent
notre préoccupation fondamentale.
En cas de viol ou de violences surtout physiques
faites aux femmes, nous les accompagnons à obtenir
des soins médicaux adéquats et un accompagnement
psychologique et psychiatrique dans les
établissements sanitaires et sociaux dédiés. Car
ces formes de violence occasionnent souvent un
traumatisme à la fois physique et psychiatrique.
L’accompagnement judiciaire fait aussi partie de
nos missions. Si le dossier requiert une suite judiciaire,
nous aidons les victimes à obtenir un avocat
et assurons le suivi du dossier jusqu’à terme, avec
l’appui de structures et d’individus disposant de
l’expertise et des moyens nécessaires.
Puis, il arrive que les filles cessent les cours dans
les établissements scolaires en périodes de menstrues
pour fautes de serviettes hygiéniques pour
les unes, et pour inconfort parfois psychologique
pour d’autres. Notre ambition est de garantir à
ces dernières la disponibilité de ces serviettes en
toutes circonstances et de les aider à surmonter
ces barrières psychologiques.
Enfin, il y a d’autres sujets qui portent notre intérêt,
dont l’excision, les mariages précoces surtout
chez les élèves, l’éducation des filles, l’emploi des
filles et des femmes, les violences conjugales ; entre
autres.
Bref, notre combat est pour l’épanouissement des
femmes et des filles en tous lieux et tout temps.
Plus haut vous disiez être présidente de
l’association WALLU. Pouvez-vous nous
en dire plus ?
WALLU est une association à but non lucratif que
des amies, camarades et moi avons créé en 2018
quand nous étions en Première année de Licence.
Le prétexte était les chiffres alarmants de cas de
viols, de meurtres et de violences faites aux femmes
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que beaucoup de ces victimes n’avaient aucune
assistance ou subissaient des pressions familiales
ne permettant de prendre en charge correctement
leur traumatisme. Ainsi avons-nous décidé d’apporter
un « Wallu », un secours à ces sœurs qui
étaient souvent dans des situations défavorables.
le premier prix de l’innovation technologique dans
la gestion et la prévention de la violence au Sénégal.
Mais il n’est pas encore opérationnalisé car sa
mise en œuvre nécessite des moyens additionnels
matériels et financiers assez conséquents que nous
n’avons pas pour le moment.
Par ailleurs, plus d’une trentaine de femmes et filles
ayant de diverses formes de violence ont bénéficié
de l’assistance de WALLU sur le plan médical, psychologique
et judiciaire.
Nous nous joignons aux campagnes menées par
des collectifs d’associations pour la protection des
enfants, des femmes dont les plus célèbres sont «
Doyna », « Dafa Doy », « Dafa Diott », « Seuyaane
», « Stop aux Violences faites aux femmes », «
Octobre Rose », « Equal Pay ».
Nous avons participé également au Salon International
pour l’économie numérique, au Forum International
du Digital grâce au dispositif d’alerte qui
nous a permis de remporter le premier prix de l’innovation
technologique dans la gestion et la prévention
de la violence.
Aujourd’hui, nous comptons élargir nos actions
à l’ensemble du territoire pour assurer aux personnes
vulnérables de meilleures conditions de
vie, un épanouissement au double plan social et
économique, une promotion de leurs droits et libertés.
Quelles
sont les réalisations et perspectives
de l’association ?
WALLU est une association très jeune, avec des
moyens très limités pour le moment. Mais nous
nous réjouissons des efforts consentis et des résultats
enregistrés avec nos partenaires et nos vaillantes
championnes.
Avec WALLU, nous avions pensé que l’utilisation
de la technologie pourrait contribuer à réduire les
agressions faites aux femmes, en utilisant un dispositif
d’alerte rapide et automatique. Nous avons
alors conçu un gadget ou bracelet électronique
permettant à la personne en danger en un clic
d’alerter les services de sécurité à travers un système
GPS. Grâce à ce dispositif, nous avons gagné
14-BIRAMAWA MAGAZINE
Pour les femmes victimes de violence, quelle est la
marche à suivre pour contacter l’association ?
Nous sommes très présents dans les réseaux sociaux,
même si ces canaux ne sont pas accessibles à
toutes nos cibles. Nos collaborations avec les clubs
de jeunes filles et certaines organisations plus
connues dont les centres de conseil adolescents,
certaines radios communautaires, certaines « Boutiques
de Droit » de l’Association des Juristes Sénégalaises
(AJS) ; et surtout avec les centres de santé
qui nous saisissent en cas de besoin.
Nous sommes en train de développer un plan de
communication qui renforcera notre présence partout
dans le pays et facilitera l’accès des victimes à
nos services d’assistance.
Vu l’importance des missions de votre as׉	 7cassandra://hOFDl_QslZDnE7T2lo90Tz5DH0TM6Y8fmrckOpLJGm8'`̵ _uMdp9=׉Ewsociation WALLU, est-ce qu’aujourd’hui
vous êtes appuyés par l’Etat du Sénégal
? Quel regard portez-vous sur la législation
nationale en matière de protection
des personnes vulnérables notamment
les femmes ?
L’appui de l’Etat peut s’apprécier à divers niveaux.
Par exemple les services de sécurité, les services
médicaux et les autorités judiciaires qui relèvent
tous de l’Etat nous accordent une oreille attentive
et nous offrent des facilites considérables en
termes de prise en charge des victimes. Avec le Ministère
de la Jeunesse dirigée aujourd’hui par une
jeune Dame qui partage notre vision, en l’occurrence
Mme Néné Fatoumata TALL, nous sentons de
plus en plus l’Etat à nos côtés. Cette dame qui est
en train de faire un travail extraordinaire ne cesse
de renforcer les relations de confiance entre les
jeunes acteurs de la société civile et l’Etat du Sénégal.
Ensuite, le Ministère de la Femme, de la Famille
et du Genre est de plus en plus proche et actif à nos
côtés pour porter l’agenda des femmes.
Quant au cadre législatif et politique, je trouve qu’il
y a des efforts considérables dont on peut se réjouir
aujourd’hui. En plus d’avoir ratifié toutes les
conventions internationales en rapport avec les
droits des femmes et des filles, il existe un dispositif
national très favorable à la promotion et la protection
des droits des femmes. Néanmoins, comme
dans plusieurs secteurs, parfois nous ne disposons
pas de tout l’arsenal institutionnel requis pour une
mise en œuvre effective des politiques et lois que le
Gouvernement adopte.
Mais toujours est-il que la promotion et la protection
des droits des femmes n’est pas qu’une affaire
de lois et de règlements. C’est surtout une question
de conscience morale, civique, citoyenne. Autant
les lois ont une portée dissuasive et répressive, autant
les prédateurs ne s’empêchent pas de porter
des coups de violence aux femmes.
Quel est votre message à l’endroit des
autorités sénégalaises concernant la situation
des personnes vulnérables ?
Nous ne ferons que renouveler notre message habituel
aux Autorités, car ils le reçoivent de notre
part tous les jours. Pour paraphraser Martin
Luther King, nous persistons qu’une seule forme
Pour changer de registre, à 21 ans vous
endossez autant de responsabilité. Vous
arrive-t-il de douter ?
Contrairement à certains stéréotypes dont je suis
également victime, je considère mon jeune Age
beaucoup une opportunité qu’une limite. La jeunesse
symbolise pour moi la force, la puissance,
l’énergie, la vivacité, le courage ; et ce sont ces postulats
qui doivent fonder et déterminer notre action.
En un certain plus avancé, on n’a pas la force
et le temps matériel de nous mettre à la disposition
de la communauté, surtout qu’il y aura des limites
naturelles que la société et notre situation de
femme nous imposera.
BIRAMAWA MAGAZINE - 15
d’injustice à l’endroit de qui que ce soit est une menace
à la justice de façon générale. Les violences
faites aux femmes ne feront que saper la cohésion
sociale, créer une méfiance entre les individus, et
contribuer à creuser le fossé entre les différentes
couches sociales. Il y a des nations qui en ont payé
cher. Donc, il est de l’intérêt national et de tous de
garantir à tous les citoyens une jouissance de leurs
droits en toute quiétude et toute sécurité.
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Q͠_uPdp9׉E-Koffi Annan disait lors d’une conférence destinée
à des jeunes africains, qu’on n’est jamais trop
jeune pour être leader, qu’on ne l’est jamais trop
non plus pour participer aux instances de prise de
décisions. Je fais mienne cette
philosophie. Je l’ai dit plus
haut, la seule manière de
rendre hommage à nos
ainées qui ont sacrifié
une bonne partie de
leur vie et de leurs
privilèges pour la
cause des femmes
est de nous manifester
notre citoyenneté
active. Et c’est
maintenant que nous
n’avons encore trop
d’engagements familiaux
et sociaux que nous pouvons
le faire.
message
"
Ensuite, c’est à nous de communiquer dans un
langage clair et simple à nos camarades garçons
et filles. Il est plus facile pour nous de nous comprendre
que quand on écoute des personnes de générations
différentes.
“ A u x
jeunes filles, mon
est qu’il
faut savoir que rien
ne nous sera offert
gratuitement.
Néanmoins, nous sommes conscientes de nos limites.
Il nous arrive parfois de mettre en avant
notre fougue de jeunesse pour des questions et
des positions qui requièrent beaucoup plus d’intelligence
et de sagesse. On ne s’en rend compte
qu’après avoir enregistré des revers. Il m’arrive
surtout d’avoir des moments de doute
au point de vouloir abandonner tout.
Mais avec les conseils, orientations, et
appui de ma famille, mes ainées et de
personnes extraordinairement généreuses
dont je m’entoure, je parviens
à tenir le coup. C’est l’occasion
pour moi de leur rendre un vibrant
hommage et leur exprimer ma gratitude.
Si
c’était à refaire est-ce que
vous auriez emprunté le même
chemin ?
Sans doute. J’y aurais même ajouté des missions
impossibles au profit des femmes et des filles. Leur
épanouissement est ma raison de vivre. Je le réaffirme,
si ce n’était pas pour l’humanité, Dieu ne
m’aurait pas créée.
Quelles sont d’ailleurs vos hobbies ?
J’ai eu une brève carrière dans le sport notamment
en volley-ball, puis en arts martiaux, activités que
je pratiquais depuis toute petite. Je suis passionnée
de lecture. C’est mon principal passe-temps,
comme je suis très casanière quand je n’ai pas d’activités
de terrain. Je lis tout ce que j’ai sous les yeux,
en Français, en Anglais et en Turc, les principales
langues que je parle.
Je suis aussi une férue de cuisine, et je participe à
des concours culinaires à chaque fois que possible.
Avez-vous un message pour les jeunes
qui nous lisent ?
Mon message est simple, et je le tire des conseils
de mes aînés, de ma mère et de mes petites expériences.
Il ne faut pas penser à son avenir, il faut le
construire. Et c’est maintenant.
Il faut apprendre, beaucoup apprendre, et toujours
apprendre. Seul le savoir nous libère.
Dormir peu, travailler beaucoup. Il y a toujours et
partout, quelque chose à faire.
׉	 7cassandra://P3-pcxzGtotDOmBVzwtcV7Qld4kHKcTVVQQmYLKd3y8)`̵ _uMdp9?׉E>Il faut s’engager, chacun dans le cadre
qui lui convient le mieux ; être utile à sa
famille, son quartier, sa ville, sa région,
son pays, et chacun avec les moyens
qui lui sont accessibles.
Aux jeunes filles, mon message est
qu’il faut savoir que rien ne nous sera
offert gratuitement. Nous devons
continuer à nous battre pour arracher
nos droits. Pour cela, ma mère reste
mon modèle. Elle est veuve depuis
2004, avec quatre enfants à entretenir,
à nourrir, à éduquer, à surveiller. Et elle
le fait avec toute la dignité requise, le
courage qu’il faut. Sans elle, peut-être
que mes frères et moi ferions partie de
ceux qu’on compte parmi les enfants
de la rue. Merci à ma championne, ma
héroïne, à qui je souhaite ressembler
; à qui je souhaite que toutes les filles
ressemblent.
Biramawa vous remercie. Votre
mot de la fin ?
Je garde toujours l’espoir que nous
vivrons très prochainement dans une
Nation où hommes et femmes vivront
harmonieusement, sans violences,
sans haine ; que nous vivons dans une
Nation où tous les citoyens seront traités
de manière égale, et bénéficieront
des opportunités existantes sans une
discrimination quelconque.
Et je renouvelle mes hommages à tous
ceux qui se battent pour cet idéal.
A vous, BIRAWAMA, ainsi qu’à vos
confrères des médias de façon générale,
je vous exprime encore une fois
ma gratitude. Sans vous, ni ma modeste
personne, ni ma maigre contribution
au combat citoyen ne seraient connus
des citoyens. Vous êtes mes principaux
alliés, car vous portez ma voix là où je
ne peux pas mettre les pieds.
׉	 7cassandra://1Ys3k9OLMFJ2ZKOHwFFfH_bQ7NSJyqSQtT77-VluEVU!`̵ _uMdp9@_uMdp9?{בCט   {u׉׉	 7cassandra://VmRRCw1wM0A2hkD64or87lc_ZFTiZ_SUmxgQOzxNqbE qi`׉	 7cassandra://K4lLo6SZYWRcz5Qg2yipFLDDvNB5b3iXm9JhFA8DYWE_`S׉	 7cassandra://CcpjFRRXwRSglbJ4tibltVlyDOodNymnfiaaNUxJ98Q`̵ ׉	 7cassandra://CqLYDwVVh7EGvw3gIc2XhmnIRQYazbAmpitgnXy0xegh͠_uPdp9ט  {u׉׉	 7cassandra://6FmtTxV0v3uMp9AWvme-axzN33D1k7zGCHkEuYlbZwg `׉	 7cassandra://ToG9iHMcfio453Neck-tAxsMjG_yOKe_vURLmV5pn-UZ`S׉	 7cassandra://sFA2s-4ity2F9qLWt6DmWL7Y2wYH3cvdNY4Q5vXi0bw `̵ ׉	 7cassandra://bKfatcKgZJOFTRGWYQRIvibzFfFWED-nWcTFPAuc0a8 $ ͠_uPdp9נ_uPdp9 Q9ׁHhttp://123rf.comׁׁЈ׉ELE DROIT DE L’ENVIRONNEMENT :
DE L’INITIATION AU MÛRISSEMENT
Cet ouvrage d’initiation au droit de l’environnement ne
concerne pas seulement que les juristes, mais il est destiné
à toutes les différentes couches de la société qui pourront se
retrouver dans cette ébauche explicative de l’évolution du
droit de l’environnement.
La protection juridique de l’environnement semble s’être
amorcée au niveau local dans la globalité des pays riches ou
pauvres. Bien que ces derniers soient à la traine de par leur
capacité à mettre en pratique leur arsenal juridique naissant, il
n’en demeure pas moins que l’élan intentionnel international
emportera tous les pays dans la vague protectionniste.
Mariane Seck est Docteur en Droit public option droit de
l’environnement et de la santé. Titulaire d’un Master II
en droit de l’Homme et Paix, d’un Master II en Transport
logistique, en management portuaire et maritime, elle est
également tutrice en droit public à l’UCAD et à l’UVS ; elle
est par ailleurs sage-femme d’État et suit une formation
en éducation spécialisée au Centre de Formation
judiciaire du Sénégal.
Illustration de couverture : © Petr Malinak - 123rf.com
ISBN : 978-2-343-14673-7
22,50 €
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Mariane Seck
LE DROIT DE L’ENVIRONNEMENT :
DE L’INITIATION AU MÛRISSEMENT
Contribution d’une juriste sénégalaise
Préface du professeur Babacar Gu e y e
LE DROIT DE L’ENVIRONNEMENT : DE L’INITIATION AU MÛRISSEMENT
Mariane Seck
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D’EXPERT
Mariane SECK TOURE
Docteur en Droit de l'Environnement et de la Santé
Les inondations, un malheur bénéfique et recherché
Waouh !!! A voir toutes ses déferlantes d’eau en furie sur
diverses localités du Sénégal, nous pourrons être amenés
à nous dire que la fin du monde est proche et que la souffrance
serait généralisée. Certes, sur le court terme le
constat est sans appel, la désolation est mise en exergue.
Toutefois est-ce synonyme de malheur incorruptible ?
20-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://hlMkRZMvM8T2-nkfRKD1EP9S3XXoYF6DG8bYE8jyMrM%`̵ _uMdp9C׉ECauses : Une exploitation irrespectueuse
de la nature
D’une part, la mer monte et les villes s’enfoncent,
la nature a été couverte de bitume et
nous demandons à l’environnement urbain
d’être aussi absorbante que la terre nue. La
destruction des forêts réduit considérablement
la résilience de la terre. L’exploitation effrénée
des nappes souterraines sans possibilité de se
reconstituer normalement en période de temps
impartie, tarie les poches d’eaux sous terre.
Des constructions plus énormes et massives
en béton armé à armature de fer, des tonnes de
graviers et de goudrons, conduisent à l’affaissement
des villes qui, du coup, se livrent à la
montée des eaux marines.
D’autre part, des dizaines de milliers de tonnes
d’eaux issus des glaciers viennent unilatéralement
s’ajouter aux masses océaniques créant
ainsi une montée significative du niveau de la
mer, phénomène accentué par le réchauffement
climatique.
Encore que, l’urbanisme sauvage, exacerbé par
l’exode rural, favorise le grossissement frisant
l’anarchisme, ainsi que le besoin de s’embarquer
dans un développement inspiré du modèle
occidental, conduisent inexorablement
aux mêmes conséquences que sont la destruction
de la nature et l’exploitation effrénée de
ressources tarissables sans se soucier des générations
futures.
Ensuite, la boulimie foncière dégrafant des
pans entiers d’espaces forestiers ou espaces
verts, fait transposer une nature défigurée laissant
la place à une dimension artificielle, très
jolie pour la modernité, mais dépravant pour la
face du naturel.
Enfin, l’absence de politique urbanistique encourageait
l’établissement des populations
avant le sentiment de présence de l’Etat détenteur
de la pro-action. L’accompagnement qui y
sied sera naturellement réactif face aux effets
pervers y découlant.
Des conséquences désastreuses
Après
des années de sécheresse due à une pluviométrie
déficitaire, il nous avait été miroité
des espaces ouverts à l’occupation sournoise.
Les lits des thalwegs se retrouvent transformés
en des quartiers résidentiels ou flottants. L’occupation
des bas-fonds se muait en marre sommaire
ou définitive de désarrois familiaux, sur
les fondements d’années de dures labeurs de
dignes fils et filles afin de posséder sa demeure.
Si 50% de la ville est bétonnée et que le drainage
des eaux est peu existant, naturellement
au moins la moitié des masses d’eaux de pluies
seront stagnantes, de facto plus de 75% de la
population subira directement ou indirectement
les impacts négatifs.
Directement : par les inondations, destructions
de cultures, coupures de routes, électricités instables
ou même des morts humain ou animal.
Indirectement : commerces fermés, ralentissement
des activités économiques et sociales,
les prévisions sont différées, les budgets sont
réorientés dans un pays à fortes valeurs d’exigences
sociales.
BIRAMAWA MAGAZINE - 21
׉	 7cassandra://KFtbt0-QdJ2a3w_GEIJkC32JkbzqrSC2143H4s0yXxg,f`̵ _uMdp9D_uMdp9C{בCט   {u׉׉	 7cassandra://yxoStPG73y13gOzU0YGi8Uh108nYcUCB4Dg2Qg2KybE .`׉	 7cassandra://bMBbKXGb2otXWHqXvl1NlJuRt6fmcbd5gyLeC34F_BQͬ-`S׉	 7cassandra://inLBujwh953Tg9FR8Mk1OH8mhtJT3lZJndCNx_aeuS4+k`̵ ׉	 7cassandra://-_pdwNaE-8FGAqJTbFmw-VsTcqYktqo7JZgxyv9nf7g ͠_uQdp9ט  {u׉׉	 7cassandra://Hd82bIVi5sE-nEkV7txuy1PGbTmMB9H_bZWuPBmtppc l7`׉	 7cassandra://KeYMeuvZx0UGJ4RpfZLEp1eddkC6Gpxx9xC120ijp7Ex`S׉	 7cassandra://bJ3FxvO21I5yAaN041p7vnm1A-ZIDVK6aGO1N74CvSc)`̵ ׉	 7cassandra://LbijXlM03XKH_6WeBfWYq2RWtTIBjJ3oy3eZ_RBpNrk 	|͠_uQdp9׉ED’une mémoire identitaire figée, l’eau reprend
son milieu naturel au grand dam de l’Homme
sénégalais dans le désarroi. Sachant que la situation
de délectation qu’affectionnent les catastrophes
naturelles, c’est quand elles revendiquent
un territoire occupé par un désastre
bien planifié sur un peuple sans pro-action ni
planification.
nous faut rattacher les zones inondables avec
les funiculaires artificiels ou naturels, qui permettront
l’évacuation systématique des eaux.
Et mieux réutiliser les eaux qui sont redirigées
vers l’hinterland, ainsi l’agriculture pourra être
à 24H/365J. Les cultures fruitières et vivrières
nous assureront non seulement une autosuffisance
alimentaire ; mais aussi, nous gratifieront
deux axes dans la modernisation que sont
la transformation industrielle et la rentrée de
devises par l’exportation des surplus de production.
Si,
en un mois seulement sous le contrôle des
armées, tous les chômeurs sénégalais sont mobilisés
à construire des canaux ou funiculaires
et à l’élargissement des thalwegs naturels, la
construction d’un réseau de drainage serait tout
de suite efficiente, ce qui alimentera les bassins
de rétention, les voies fluviales artificielles
mais inéluctables pour le post-acheminement
portuaire. Ainsi les problèmes hivernaux ne
seront que de vieux souvenirs transformés en
utilités agricoles à l’image de pays agricoles de
l’Asie du Sud-Est ou les pays bas.
Des solutions multidimensionnelles
réelles et réalistes
De Dakar à Ryad, de Tokyo à new York, de
Londres à Pretoria, et de Sydney à Jakarta les
mégalopoles sont touchées par des inondations
dues à des crues éclair, il nous faut donc
repenser nos villes. Jusqu’à un passé récent peu
de quartiers étaient imperméables, l’eau de
pluie était absorbée au moment il pleuvait, le
sable était nu et les sols très résilients, il y avait
moins de dur.
Le constat est fait de même que les solutions
existent et sont possibles. La réalité étant, il
22-BIRAMAWA MAGAZINE
La redirection des eaux vers l’hinterland redynamisera
l’approvisionnement des voies aquatiques
souterraines. Leur aboutissement est le
changement de la considération que nous avons
de la mer, qui ne sera plus vue que comme un
dépotoir des effluves domestico-industrielles,
mais un lieu de disponibilité vitale et de loisirs.
Le bassin arachidier réapprovisionné, l’agriculture
y sera effective et continue en longueur
d’année 24H/365J. De même, l’inversion des
flux se manifestera par l’exode urbain et une
plus-value financière, sociale, environnementale
et politique du monde rural.
En somme, un malheur cyclique dénote une
médiocrité latente tant que la volonté est en
berne. Toutefois un malheur est une chance
inestimable pour se confronter à notre résilience,
afin de par la réversibilité en tirer profit
afin de poser les germes d’un Sénégal sur la
voie du progrès.
׉	 7cassandra://inLBujwh953Tg9FR8Mk1OH8mhtJT3lZJndCNx_aeuS4+k`̵ _uMdp9E׉E׉	 7cassandra://bJ3FxvO21I5yAaN041p7vnm1A-ZIDVK6aGO1N74CvSc)`̵ _uMdp9F_uMdp9E{בCט   {u׉׉	 7cassandra://d-pKn0a1RfDw0_tr9AsmQhUkznbDsayzwUEQ3H0b_cs 
`׉	 7cassandra://fQyRTouMtzR7MQij6IkOEgM0Ec9LT-93jQJItPmO8Y8h#`S׉	 7cassandra://QHl9ezaSx-msmJHxBZDix88Ps3dOGU9CI_DxlhQfgxo$`̵ ׉	 7cassandra://B9EyFTBvFdFYskqCCu3k7Naf7Kc4SGC2uDyJTpQ-S-w l0͠_uQdp9ט  {u׉׉	 7cassandra://PhMMYZ46l9OhDOQBZ9b9Ovn6Zb1wRC7rQ3u9gzTN704 9`׉	 7cassandra://HkG-EdJ3xeU2imTVJl1Hzd_KAfORKAmjkQPbpzAVZSwͨ`S׉	 7cassandra://X_VihylemNSGOhQb9sK2ilehBu7aeuCgY7mOEP7Sk9c*r`̵ ׉	 7cassandra://KGYPNEyas-rxuoQa1jaHkWAlYToIJzDZd7YjGDulL08 fC͠_uQdp9׉ELE COIN
D’AUTRUI
Bonzzzooouuurrr Warahmatullah chers lecteurs et lectrices
de Biramawa. Vous ne m’avez pas lu dans le septième
numéro de votre Quinzomadaire. Ma chronique était un
peu trop « salée » pour les pages neutres du Magazine. Je
suis une tête brûlée qui souvent s’enflamme sur des sujets
d’intérêt public comme les inondations, par exemple.
24-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://QHl9ezaSx-msmJHxBZDix88Ps3dOGU9CI_DxlhQfgxo$`̵ _uMdp9G׉ERB
ref, j’ai retrouvé mon calme et prêt à vous
parler, dans ce huitième numéro du rapport
très borné que nous entretenons avec l'École.
La plupart d’entre nous ont été inscrits dans les
établissements scolaires pour réussir au bout à décrocher
un travail dans l’administration, dans les
structures privées. Lequel travail rémunéré nous
assurerait une réussite sociale.
C’est ainsi que dans nos différentes classes, nous
étions tout le temps en compétition les uns les
autres. Les surdoués, les bons, moyens et mauvais
élèves ont été éduqués avec cette idée absurde selon
laquelle, pour réussir dans la vie, il faut nécessairement
passer par l’école française. Aujourd’hui,
un bon pourcentage d’entrepreneurs sénégalais n’a
jamais fait les bancs. Mieux, ils emploient les génies
sortis des plus grandes universités pour consolider
des empires d’affaires qu’ils ont érigés.
Alors, loin de moi l’idée de vous éloigner de l’école.
Non, il faut y aller, apprendre, éveiller l’esprit, le titiller,
le mettre en face de ses capacités et lui permettre
de repousser ses limites. Mais ce que nous
devons changer, c’est la conception que nous avons
des études. Si elles sont effectuées dans le simple
but de Réussir Socialement, nous ne rendons pas
vraiment à l’Etat, qui gère le préfinancement de
tout notre cursus, la monnaie de sa pièce.
Il faut aller au-delà !
Aujourd’hui, aucun État ambitieux et soucieux du
développement de sa société, ne forme ses enfants
pour les recruter dans son administration (cette
dernière va d’ailleurs continuer à manquer cruellement
de place au fil des années). Non, les États visionnaires
ont établi des programmes et modules
à même de faire de leurs élèves et étudiants de futurs
leaders dans différents domaines. Les jeunes
ne sortent plus de l’Université pour investir toutes
leurs énergies dans la recherche de poste dans les
entreprises. Dans les pays qui veulent se développer,
les jeunes aspirent très tôt à la création de leur
entreprise pour suppléer leurs gouvernements
dans la lutte contre le chômage.
Nos diplômes et nos diverses expériences ne sont
que des présomptions de connaissance et de compétence.
Si ces dernières ne doivent nous servir
qu’à décrocher un poste de salarié quelque part,
nous aurons raté quelque chose de plus grand.
Bien sûr, ce n’est pas mauvais du tout de décrocher
un poste de cadre dans les grandes entreprises
et organisations. C’est même une belle réussite je
trouve et un bon moyen de servir la communauté.
Mais tout le monde n’a pas cette compétence et
cette capacité.
Chacun d’entre nous a un génie qui dort en lui et les
opportunités sont aussi nombreuses que les individus
qui vivent sur terre. Toutes les entreprises que
vous voyez fleurir autour de vous et bien au-delà ne
travaillent que sur une seule chose : LE BESOIN DE
L’AUTRE. Il y a plus de 7 milliards de personnes sur
cette planète et plus de 7 milliards d’autres êtres
vivants. Chacun d’entre eux a au moins un besoin
qu’il doit impérativement satisfaire chaque jour. Le
chantier est si vaste pour vos futures entreprises.
Identifiez un BESOIN, ou même créez-en un, qu’il
soit primaire, secondaire ou tertiaire (dans la pyramide
de Maslow) et développez une entité pour
le rendre disponible, accessible aux individus. C’est
aussi simple que ça. Le Marché peut vous sembler
saturer. Mais détrompez-vous ! L’homme n’a même
pas encore épuisé la moitié des ressources et opportunités
que lui offre la Terre. L’outil internet
que nous avons aujourd’hui à disposition le prouve
à suffisance.
Sur ce je vous donne rendez-vous dans quinze jours
pour une autre chronique. En espérant qu’elle ne
sera pas d’un goût trop amer pour les pages glacées
de Biramawa. D’ici là, portez-vous bien. Protégez
les personnes âgées et immunodéficientes
autour de vous contre ce virus qui circule toujours.
Malgré une nette tendance baissière ces dernières
semaines au Sénégal.
Ayoba FAYE
Journaliste d’investigation-Rédacteur en chef Pressafrik
BIRAMAWA MAGAZINE - 25
׉	 7cassandra://X_VihylemNSGOhQb9sK2ilehBu7aeuCgY7mOEP7Sk9c*r`̵ _uMdp9H_uMdp9G{בCט   {u׉׉	 7cassandra://f7VZ3XgKe4wZEFUQcjVDMjqvlMlalNASFYz5k5SkLd0 4`׉	 7cassandra://RsaWVIfIupIOy8WazbYH4VKpdKf0dOH71GL31Xq4lccI'`S׉	 7cassandra://Y-X4SsBgRY0OS80-fUa2q9IHhJS7E1LOJmBvDaHgpUs)`̵ ׉	 7cassandra://7_ZA92aFwr1Q2kST_9wrBfK0WofUx0CT-inn_2zpAZ8 -<͠_uQdp9ט  {u׉׉	 7cassandra://BK4-k6Oai0u3XlbirBpHyPdlL5V1WBFJUlxJZGRZZSg ` ׉	 7cassandra://Y3aeWOhwW07kFkKfqa59M36BSVQfCI-M7RGlFQZqaGcͪ`S׉	 7cassandra://ymO5e7JORpPUlcOY6dyE7o8wCnLpqvm3GRGMphTyBhQ*`̵ ׉	 7cassandra://usFGJC1zh5ykvNk6z5SfOY6p4TEn3Au107p592pSBMkͨ͠_uQdp9׉E 8ENTRETIEN
EXCLUSIF
Masse THIOBANE
Commissaire de Police
׉	 7cassandra://Y-X4SsBgRY0OS80-fUa2q9IHhJS7E1LOJmBvDaHgpUs)`̵ _uMdp9I׉EVotre rubrique Entretien exclusif suit son cours. Pour
ce numéro 8 nous sommes allés à la rencontre de
Monsieur Masse
THIOBANE, Commissaire de Police.
Âgé d’une trentaine d’année, Commissaire
a
également
présenté
son
métier
de
Thiobane est
revenu sur son parcours de formation de Koungheul à l’Ecole
Nationale de Police et de la Formation Permanente (ENPFP)
en passant par l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Il
nous
commissaire
Qui est Monsieur THIOBANE ?
Je m’appelle Masse THIOBANE. Je suis Commissaire
de Police, âgé d’une trentaine d’année. Je suis né à
Koungheul où j’ai fait toute ma scolarité. Après mon
Bac en 2009, j’ai été orienté à l’Université Gaston
Berger de Saint Louis. De là, j’ai suivi des études de
droit sanctionnée par une maîtrise en droit option
collectivités locales et un DEA en Décentralisation
et Gestion des Collectivités Locales.
Pouvez-vous retracer votre parcours et
nous expliquer ce qui vous a poussé à intégrer
la Police ?
Comme évoqué plus haut, après mon cursus primaire
et secondaire, j’ai été orienté à l’Université
Gaston Berger de Saint-Louis. Après une
maîtrise en droit, je me suis inscrit en
DEA. C’est lors de cette même année
que j’ai fait le concours de la
police option Commissaire de
Police. J’avoue qu’à l’époque
j’ignorais la fonction de commissaire
de police. C’est par
curiosité que j’ai tenté et réussi
au concours et le destin a
voulu que je sois Commissaire
de Police.
“
Que pouvez-vous nous dire sur
l’Ecole Nationale de Police et de la
Formation Permanente (ENPFP) ? Comment
se passe le concours pour intégrer
l’ENPFP ?
de
police qu’il considère comme « un métier d’une rare noblesse ».
L’ENPFP est une Direction de la DGPN (Direction
Générale de la Police Nationale) chargée de la formation
des fonctionnaires de police tout grade
confondu. Elle assure la formation initiale mais
aussi celle permanente. On intègre l’ENPFP par
voie de concours.
Celui-ci peut être direct, professionnel ou spécial.
L’admission à l’ENPFP est sélective. Après
des épreuves physiques, des épreuves écrites sont
faites. A l’issue, les candidats déclarés admis feront
un entretien avec un jury. Seuls les candidats ayant
obtenu la moyenne supérieure ou égale à douze
(12) sont déclarés définitivement admis.
Aux jeunes
lecteurs en quête de vocation,
ne vous focalisez pas sur un
corps de métier ou un concours
mais plutôt sur l’ensemble des
métiers que votre diplôme ou
votre expertise vous permettra
d’exercer."
Pour vous, une fois admis, comment
s’est déroulée votre
formation ?
Après admission, la formation
se déroule en plusieurs
étapes. D’abord c’est la formation
initiale du combattant
(FIC) qui peut durer
entre un à deux mois. Elle
a pour rôle de nous faire
acquérir un certain nombre
d’aptitude physique
mais
aussi certaines qualités qui caractérisent
la vie en groupe et en
société. Après la FIC, ce sont les modules
de formation d’ordre général et
spécialisé (sécurité publique, libertés publiques
et droits humains, maintien de l’ordre, police judiciaire,
police technique et scientifique, cybercriminalité,
éthique et déontologie, rédaction adminisBIRAMAWA
MAGAZINE - 27
׉	 7cassandra://ymO5e7JORpPUlcOY6dyE7o8wCnLpqvm3GRGMphTyBhQ*`̵ _uMdp9J_uMdp9I{בCט   {u׉׉	 7cassandra://mDl2Gh1BJ0xl4-55T5eg8NuqD0W-3vH9ZWtrzOInSDQ !`׉	 7cassandra://7OPbGdpENPCnpnkS9gl9YFVKVEIpMfn5zR9RRXDh6HMͬ)`S׉	 7cassandra://D-EV8gHuOCv76-bMy8Rwg5s_QnbpCEs_Va5vLAASJHM-7`̵ ׉	 7cassandra://4e_cn9WnK6vg7IVAjDAsb6hxkPLyaCKb2RJxcIyisg4 ͠_uQdp9ט  {u׉׉	 7cassandra://hzajSUOh0wNwN1kJ8V9KB9vIH3PcGU4EaRPHZRcAHVs ?`׉	 7cassandra://C9RV-upQkL-hkLSm3FG1ysHTm7mpSzSCujRiS9jJ_k0ʹL`S׉	 7cassandra://v0EKdRvShdMJhN87ZjL4LyBHNzM4jzbhzQCG-KISeXI.`̵ ׉	 7cassandra://cV8cbFyHUPWs01wiWOg0YYFBzNfj8kUAZhu8TYQWyOE k*f͠_uQdp9׉Etrative, droit pénal et procédure pénale etc.). Les
modules de formation sont sanctionnés par des
évaluations périodiques et la rédaction puis la soutenance
d’un mémoire sur un thème intégrant le
champ d’application de la formation. Et enfin, il y
a ce qu’on appelle le stage d’imprégnation dans les
différentes directions de la Police.
une reconnaissance de votre hiérarchie.
Comment l’avez-vous vécu ?
Oui l’accès à mon poste actuel s’est fait par nomination.
Et je dois le dire, j’exprime toute ma reconnaissance
à la hiérarchie de la confiance portée en
ma modeste personne.
Nommé un jeune commissaire dans une localité
comme Touba n’est pas une chose aisée. Mais avec
la formation reçue et le management prôné, j’ose
espérer être à la hauteur des attentes.
Pouvez-vous nous parler de votre
carrière dans la police ?
Je suis entré à la police en Août 2016, après une
formation à l’école nationale de Police, j’ai été affecté
au commissariat urbain de Diourbel en tant
qu’adjoint au Commissaire. Après plus d’une année
de service, j’ai été affecté à nouveau à Touba en
qualité de chef de service du nouveau Commissariat
d’Arrondissement de Ndamatou.
Pour vous comment se matérialise
concrètement le dévouement à l'intérêt
public ?
Le dévouement à l’intérêt public se matérialise très
souvent par un ensemble d’élément concourant à
l’intérêt général comme la citoyenneté, le civisme,
le respect des institutions, le professionnalisme
dans l’exécution des tâches qui nous sont confiées,
la transparence et la probité.
L’accès à votre poste actuel s’est fait par
nomination, cela a dû continuer un accomplissement
personnel mais aussi
28-BIRAMAWA MAGAZINE
Pouvez-vous nous décrire les missions
d’un commissaire de Police ? A vos yeux,
quelles sont les qualités à cultiver pour
exercer ce métier ?
Les missions d’un commissaire de police sont
énormes. On peut citer les tâches de conception,
de direction, d’application et de contrôle, de gestion
du personnel placé sous ses ordres, des missions
au sein des représentations diplomatiques et
consulaires sénégalaises à l’étranger, des missions
d’enquête judiciaire d’envergure international,
d’enquête judiciaire à l’intérieur du pays, d’enquête
administrative. Mais au-delà de ces missions statutaires,
il faut signaler qu’un commissaire de police
est aussi un régulateur social. Il nous arrive de
conseiller et d’orienter des citoyens en situation de
détresse sur des questions ne relevant pas a priori
de nos compétences. A mon avis, l’écoute fait partie
des qualités essentielles d’un commissaire de police.
Elle permet de recueillir des informations et
dénonciations. Et ceci participe sans doute à une
meilleure prise en compte des besoins du personnel
mais aussi des populations. C’est dans ce sens
que des orientations sont faites et des objectifs
identifiés dans la prise de décision.
A cela s’ajoutent la discipline et la bonne moralité.
La discipline constitue le pilier fondamental du
commandement. Et la notion d’hiérarchie serait
dépourvue de sens si celle-ci n’était pas érigée en
règle. La bonne moralité quant à elle caractérise la
noblesse de la fonction. En effet, elle nous interdit
d’avoir des comportements indécents à tout point
de vue. Et pour preuve, une enquête de moralité est
exigée pour l’accès au concours.
La bonne moralité et la discipline font
donc partie des critères dans la police,
׉	 7cassandra://D-EV8gHuOCv76-bMy8Rwg5s_QnbpCEs_Va5vLAASJHM-7`̵ _uMdp9K׉Epour vous quelle importance ont-elles ?
Effectivement la moralité et la discipline constituent
des critères essentiels. Ils ont toute leur importance
et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle
l’enquête de moralité fait partie des critères exigés
pour accéder au concours. Et quant à la discipline,
elle constitue l’ossature du commandement.
accru des services de police en vue de dissuader
mais aussi d’anticiper sur la résolution des conflits.
Pouvez-vous nous raconter une anecdote
qui vous a marqué dans le cadre de
l’exercice de vos fonctions ?
Le 27 septembre 2019, vers 05 heures du matin, j’ai
été informé du meurtre de deux enfants égorgés.
Le même jour, en procédant à de nouvelle constatation,
le père des victimes a tenté de se suicider. Cet
évènement malheureux m’a marqué pour deux raisons
: c’était d’abord mon premier cas de meurtre
à Touba et ensuite j’ai réussi à faire le geste qu’il
fallait peut-être pour sauver le père de sa tentative
de suicide.
Prévention de l’insécurité et lutte contre
la délinquance nous semble difficile à
circonscrire, comment faites vous avec
les exigences de territorialité ?
J’avoue qu’aujourd’hui la prévention de l’insécurité
et la lutte contre la délinquance semble être
difficile à certain point de vue. Mais on doit reconnaître
que des efforts considérables sont faits
en matière de lutte contre l’insécurité et la délinquance.
En effet, au regard des statistiques de la
Police Nationale, plusieurs bandes de malfaiteurs
ont été démantelées et mises hors d’état de nuire.
Face aux exigences de territorialité, la prévention
de l’insécurité peut sembler être difficile mais avec
un système de communication performant et des
échanges de renseignements utiles entre service,
cette problématique est résolue. Et en matière de
lutte contre la drogue, il y a lieu de relever le travail
remarquable des BRS (Brigade Régionale de Stupéfiant).
Et dans la lutte contre la délinquance et
l’insécurité, la prévention constitue la stratégie privilégiée
au détriment de la répression. C’est d’ailleurs
ce qui explique la présence de plus en plus
Vous êtes parfois confronté à la précarité
et à la détresse des populations, comment,
dans votre position, faire preuve
de détachement sans être totalement insensible
?
Oui, dans le travail quotidien de la police, on est
toujours confronté à la précarité et à la détresse
de la population. Mais après une formation reçue
au niveau de l’ENPFP et quelques années de service,
on s’y habitue. Et à ce sujet, il faut préciser
que le rôle premier du poste de police c’est d’accueillir,
écouter et orienter les usagers. La police
c’est comme aux urgences à l’hôpital. Les usagers
ont besoin d’écoute, de conseil et éventuellement
d’orientation. C’est d’ailleurs fort de ce constat que
la DGPN avait jugé nécessaire d’organiser une formation
sur « l’accueil, l’écoute et l’orientation
dans les service de
Police du 16 Juin au
01 Juillet 2020 »
Commissaire
de police et
responsable
de famille
vont-ils de
pair ? Comment
faites-vous pour
concilier les deux ?
Oui commissaire de police et responsable de famille
peuvent aller de pair. Sauf qu’il faut préciser
que parfois c’est difficile surtout avec les responmétier“C’est
un
d’une rare
noblesse avec certes
des contraintes et des
risques. »"
BIRAMAWA MAGAZINE - 29
׉	 7cassandra://v0EKdRvShdMJhN87ZjL4LyBHNzM4jzbhzQCG-KISeXI.`̵ _uMdp9L_uMdp9K{בCט   {u׉׉	 7cassandra://ghzLbP955SYLOoeiT0od5pbvr9NVOa4oMkn7q9xKLpk `׉	 7cassandra://a_bXb6lwoyTlzqBz3LGf2RNzVb9YamcSvAJBj9YBqJw͠g`S׉	 7cassandra://ogsvoYq-ZXLElmZVaX2nPQM9sJo0x35pEVfqkPwxoyI*`̵ ׉	 7cassandra://ygBsam5IM3CXWJbBw9Hk0wycGfdFWUwF6Ux1HpzLueU fT͠_uRdp9ט  {u׉׉	 7cassandra://ZusWIDOq40MrkBsMtml3T6dYCZn8LIoAII90MkiWTLM ,`׉	 7cassandra://mtcJ74a8sNoximPUOP6IPL_9KYMQ76pVYih0y8gEsAcSN`S׉	 7cassandra://I6YP_ndYqgKghKfxMTvjtK879rUjhJuEytaIqoMdLzsA`̵ ׉	 7cassandra://Baws2tQGi2h0FVasO0p63egWOajsXoOwZPdM4JPociQ ͠_uRdp9׉Esabilités en tant que chef de service. La particularité
d’un service de police est que l’infraction ne
connaît pas de temps. Un événement peut survenir
à n’importe quel moment. Et au niveau de la famille,
il faut un peu de souplesse et de compréhension.
Être Commissaire de Police et responsable
de famille, nécessite de trouver un équilibre. Se
ressourcer auprès de la famille pour mieux réussir
les missions qui nous sont investies. Exercer pleinement
les fonctions qui nous sont assignées au
grand bonheur des populations et de notre famille.
Voici l’équilibre qu’il faut trouver.
Il doit être aussi important d'avoir des
activités de détente, des hobbies, comment
faites vous pour décompresser ?
Conscient des difficultés liées au travail et le stress,
nous faisions très souvent du sport (Football).
Nous comptons organiser un tournoi de football
dédié aux forces de défense et de sécurité. Celui-ci
a un double objectif : décompresser et raffermir les
liens entre Forces de Défense et de Sécurité pour
une meilleure collaboration dans l’exécution des
missions de service public.
Avez-vous un
message à l’endroit
de nos
jeunes lecteurs
en quête
de vocation ?
Aux jeunes lecteurs
en quête de
vocation, ne vous
focalisez pas sur un
corps de métier ou un
concours mais plutôt sur
l’ensemble des métiers que
votre diplôme ou votre expertise
vous permettra d’exercer. L’essentiel est de travailler
et de servir.
un “Je lance
appel aux populations
de s’approprier des
services de police. Notre vocation
est de répondre aux
préoccupations de nos
concitoyens, les servir
et les protéger. "
négal en particulier, fait face à une crise
sanitaire. Comment l’avez-vous vécu ?
D’après vous quelle leçon peut-on en tirer
?
En tant que membre des forces de défense et de sécurité,
la crise sanitaire que le monde en général et
le Sénégal en particulier traverse est une période
certes difficile mais surmontable. Il est toujours
difficile de faire cesser des habitudes mais
le constat est qu’au fur et à mesure qu’on
progresse, les gens s’adaptent. La Leçon
à tirer de cette pandémie est qu’il
y a lieux de renforcer notre dispositif
sanitaire à tous les niveaux. Sur
un autre registre, la lutte contre la
pandémie notamment avec l’état
d’urgence et le couvre-feu nous a
permis de jauger le manque de citoyenneté
d’une certaine frange de
la population notamment jeune. La
lutte contre la pandémie ne saurait
être exclusivement une affaire d’état.
C’est le combat pour Tous et par Tous.
Biramawa vous remercie.
Votre mot de la fin
Je n’ai jamais choisi de devenir Commissaire de police
mais le destin en a voulu ainsi et j’en suis fier.
C’est un métier d’une rare noblesse avec certes des
contraintes et des risques.
Pour parler d’actualité le monde, le Sé30-BIRAMAWA
MAGAZINE
Je vous remercie de m’avoir donné l’opportunité
de m’adresser à vos lecteurs et je vous félicite pour
cette belle initiative.
Je lance un appel aux populations de s’approprier
des services de police. Notre vocation est de répondre
aux préoccupations de nos concitoyens, les
servir et les protéger.
׉	 7cassandra://ogsvoYq-ZXLElmZVaX2nPQM9sJo0x35pEVfqkPwxoyI*`̵ _uMdp9M׉E׉	 7cassandra://I6YP_ndYqgKghKfxMTvjtK879rUjhJuEytaIqoMdLzsA`̵ _uMdp9N_uMdp9M{בCט   {u׉׉	 7cassandra://ZOXan4NihtsGHCZsR5SpBc8qCUe7b9FxIoJljvvexf8 3h`׉	 7cassandra://Dk3D4mwjbEsu98hMfgUFzuaw4uDrs5dW5jEfBIafH1Eq`S׉	 7cassandra://i6uPJDsY6-VpVkZCXb8TePRlXpEMUbWNy2CV2VMJuV4%#`̵ ׉	 7cassandra://KN202CuM_NXi3pkNfm-WFLa6uDlxIqr2RquZABHO8FU{4͠_uRdp9ט  {u׉׉	 7cassandra://1P4XoOvyMeTyNbXydef_d3i-vl2KblZFsNToujyp9VU P` ׉	 7cassandra://wZcrDWec3kUW7KrC-UnnzOVuj3aB-1wP04wJGdEHP4oͷ`S׉	 7cassandra://ptlKXmUfYriP24uq5Vf-FQXOMlwE4XXqef3gHi9BCoE*`̵ ׉	 7cassandra://JZh1dED1g9FJWf6Ze2cudCy7KRm3phsNxboC3ZP2Zn8\^͠_uRdp9׉EMÉDIAS ET COMMUNICATION
L’université sénégalaise face au défi de la communication
Le système universitaire sénégalais connaît depuis quelques années une crise
profonde et multiforme. Les grèves cycliques, les scènes de violences, les revendications
interminables ont fini par s’imposer dans le décor de l’espace
académique, pourtant lieu privilégié d’échanges, dialogue et de lumière. Malheureusement
cette situation cache une image plus reluisante de l’université
à travers notamment les pertinentes recherches qui y sont menées au quotidien,
la formation rigoureuse d’une élite, mais aussi la créativité dont font
montre les acteurs. Ainsi, dans cette réflexion nous tentons d’analyser la place
de la communication, ce « véritable mot d’ordre du 21ième siècle » (Franrenet,
2007), dans la gouvernance des établissements d’enseignement supérieur.
32-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://i6uPJDsY6-VpVkZCXb8TePRlXpEMUbWNy2CV2VMJuV4%#`̵ _uMdp9O׉EtEtat des lieux
2013 et 2015 ont été des années décisives dans
la dynamique de réformes de l’enseignement supérieur
sénégalais. Ces périodes correspondent
respectivement à la Concertation Nationale sur
l’Avenir de l’Enseignement Supérieur (CNAES)
ayant abouti à la tenue du Conseil présidentiel et à
la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement
supérieur. Ces initiatives du Ministère de l’enseignement
supérieur, de la recherche et de l’innovation
bien qu’ayant été porteur d’espoir en termes
d’innovation dans la gouvernance des institutions
d’enseignement supérieur public n’ont véritablement
pas réussi à pacifier l’espace et à le rendre
plus attrayant. En parcourant ces documents stratégiques,
il transparaît clairement l’absence d’une
vision et d’une volonté institutionnelle affichée en
faveur d’un système communicationnel capable
d’accompagner ces nouvelles dynamiques organisationnelles.
D’ailleurs, sur 78 recommandations
seule la 12ième intitulée « Améliorer et harmoniser
la gestion administrative et financière » s’intéresse
à la communication en ces termes : « Les espaces
universitaires manquent très souvent de supports
de communication. Le personnel, les étudiants et
les visiteurs perdent beaucoup de temps pour identifier
un bureau ». Cette faible volonté réduit donc
la communication à une simple démarche d’orientation
des acteurs et des visiteurs, alors que dans
ce contexte de rude compétition entre les universités,
il leur faut communiquer par tous les moyens,
promouvoir leur capital image et défendre leur réputation.
Au-delà d’une certaine intention affichée
par notamment la création de directions ou de cellules
de communications dans plusieurs universités
publiques (UCAD, UGB, UT, UASZ, UABD, etc.),
il faut relever des écueils dans la diffusion de messages
au niveau de ces institutions d’enseignement
supérieur à cause d’un certain nombre de facteurs
tels que l’absence de financement et le manque de
ressources humaines. Ce qui témoigne d’une méconnaissance
des véritables enjeux de la communication
dans les universités. Ainsi, il faut dire que
les universités publiques n’investissent pas suffisamment
dans leur communication. Que ce soit à
l’interne comme à l’externe, les stratégies ne sont
souvent pas adaptées à la création d’un "climat
psychologique" favorable entre l'Université et ses
personnels, les entreprises, les collectivités territoriales,
les pouvoirs publics et les étudiants.
Retour sur la communication
interne
Les établissements d’enseignement supérieur ne
sont pas des entreprises. Ils sont plus que cela.
Ce qui fait qu’elles ont l’obligation de veiller à une
meilleure circulation de l’information à l’interne.
Il s’agit de motiver et de mobiliser les différents
acteurs afin qu’ils contribuent efficacement à la
réussite des projets stratégiques. Les universités
publiques sénégalaises se caractérisent par une
instabilité sociale avec de nombreuses grèves,
violentes. Il y règne un manque de confiance manifeste
entre acteurs qui parfois se regardent en
chien de faïence. Pourtant, chaque université a mis
en place une commission, un comité de dialogue
social voire même une médiature afin de prévenir
et de régler d'éventuelles crises qui ont toujours
des conséquences désastreuses sur la qualité de
l’enseignement mais aussi et surtout sur l’image
de marque des institutions. Elles devraient travailler
à décrypter les signaux faibles et rendre lisibles
les désirs, les attentes et les exigences des
acteurs et parties prenantes. Malheureusement, le
constat est que ces entités ne jouent pas souvent
leurs véritables rôles. En lieu et place de méthodes
et techniques de prévention et gestion des crises
universitaires, on fait face à une inactivité qui fait
qu’on est dans une dynamique de riposte et non
d’anticipation. Souvent ces entités n’existent que
de nom, car n’ayant aucune marge de manœuvre,
aucune feuille de route, aucune démarche stratégique.
Elles fonctionnent sans spécialistes de la
communication, laissés en rade. Ainsi, par la communication,
les institutions devraient travailler à
créer un fort sentiment d’identité, d’appartenance
capables de favoriser un climat de confiance favorable
à la réalisation de grandes choses Ces actions
devraient contribuer, directement ou indirectement,
à la transformation des images collectives
internes des personnels de l'Université.
Au niveau externe
A l’instar des instituts privés d’enseignement supérieur,
les universités publiques ont l’obligation
d’être compétitives sur les marchés de l’éducation
aux plans national et international. Dans ce
contexte de compétition, la communication a pour
rôle de séduire les meilleurs étudiants potentiels.
Pour ce faire, elle doit s'appuyer sur des éléments
BIRAMAWA MAGAZINE - 33
׉	 7cassandra://ptlKXmUfYriP24uq5Vf-FQXOMlwE4XXqef3gHi9BCoE*`̵ _uMdp9P_uMdp9O{בCט   {u׉׉	 7cassandra://5YLWN7qqFY5-LgRj_Nf1w1TlQ7-3RHe-QM0UoEtWG94 ` ׉	 7cassandra://3Yp1VpPfqzZX7FRDPl0D4dkATEbv1dLx7TLO17XO2SY͢`S׉	 7cassandra://QZMiWsKDAk0jl-lXCTSCNBIPvrbSDkpKGp43XPpQ0NQ&`̵ ׉	 7cassandra://hLP9lyC8FBcpgsBjNFMwIVg3U1BXE8Zg3b7z4CtnoQwq͠_uRdp9ט  {u׉׉	 7cassandra://QIRgMEGWwWZaaLDHGcIgPcijBqJVsZiO0ND8t7C6KgE `׉	 7cassandra://vbVCw2qHL192nWqwPM-hr5m9n-ikCzhe2JY7TzgvptYtL`S׉	 7cassandra://GXrAArtCOhiGhNOyhTfsXg6fcqmQpahyYNjcQjU6sM0$`̵ ׉	 7cassandra://kA95LZRFOBYzafPZ41tIpx-f4CvqiSMw_6Chy36GVtM i͠_uSdp9׉Eyde notoriété comme réputation des professeurs,
conditions de recrutement des étudiants, carrières
des anciens élèves, travaux de recherche, le taux
de passage et d’insertion, les performances des
acteurs, etc. Les étudiants nationaux comme internationaux
font généralement le choix de leur université
en se fondant principalement sur des impressions
et des sentiments. Ce qui peut être très
bénéfique en termes de formations payantes pour
les universités publiques sénégalaises confrontées
à des problèmes de financement. Dans ce travail
aussi important, la presse doit être associée, car
selon Lucia Granget « Le prestige d’une université
tend à dépendre de sa capacité à faire du spectacle
et à organiser sa mise en scène nationale et internationale.
La réputation d’excellence d’un établissement
semble désormais reposer sur des places
occupées dans des classements fortement médiatisés
». L’excellence doit sans cesse être démontrée
non pas par des paroles, mais par des éléments factuels.
Il faut communiquer en permanence dans le
but de valoriser et promouvoir l’image de marque
de l’institution afin de faciliter l’insertion de ses diplômés,
de décrocher des partenariats et même de
la positionner dans un contexte de course au classement
des meilleures universités.
Par ailleurs, dans un contexte de montée en puissance
des technologies de l’information et de la
communication, les réseaux sociaux numériques
constituent une grande opportunité que les universités
tardent toujours à saisir efficacement. L’institution
pourra diffuser des messages valorisant son
image. Dans le cadre de ce qu’on pourrait appeler
« communication inversée », les étudiants et alumni,
les ambassadeurs de l’université, pourront être
mis en contribution grâce au digital. Il s’agit de laisser
les ambassadeurs, Youtubeurs, influenceurs,
blogueurs communiquer, s’exprimer, donner leur
avis sur les établissements. Il faut comme le souligne
Nathalie Le Calvez « inciter les professeurs
comme les étudiants à s’investir sur les réseaux
sociaux et à y être actifs et attractifs ». Les réseaux
sociaux ont changé la donne et sont aujourd’hui le
meilleur vecteur pour parler à la plupart des cibles
externes. Il faut donc créer de l’interactivité pour
avoir de l’influence. En plus, dans un milieu produisant
des savoirs souvent rangés dans les tiroirs, la
communication a un rôle important à jouer dans la
vulgarisation des résultats, mais aussi dans le posi34-BIRAMAWA
MAGAZINE
tionnement des universités par rapport aux financements
nationaux et internationaux.
CONCLUSION
Aujourd’hui et plus que jamais, les établissements
d’enseignement supérieur ont de formidables expertises
qui sont autant d’atouts à valoriser. La
communication s’avère être un outil incontournable
dans le management des universités marquées
souvent par des perturbations ayant des
conséquences désastreuses sur leur image interne
et externe. Parmi les 10 défis à relever pour asseoir
une politique communicationnelle adaptée aux
nouveaux enjeux académiques, nous identifions :
• Le développement d’un sentiment d’appartenance
institutionnelle ;
• l’étudiant doit être placé au cœur du dispositif
de communication ;
• la création et la dynamisation de comités de
dialogue sociale ou de médiatures ;
• le recrutement de ressources humaines suffisantes
et qualifiés ;
• la priorisation du digital dans la mise en œuvre
des projets de communication ;
• le financement de la communication ;
la présence de l’université dans des forums, foires,
etc. ;
• la présence forte de l’institution et de ses acteurs
dans les médias ;
• la création et dynamisation de réseaux des
alumni ;
• la dynamisation du service à la communauté.
La communication doit donc jouer pleinement sa
partition dans les universités publiques sénégalaises
en vue de développer l’image de marque,
car selon le Professeur Jean-Noël Kapferer « Une
marque, c’est un nom qui a du pouvoir. Le pouvoir
d’adhésion, d’engagement et d’attirance ».
Dr Jean Sibadioumeg DIATTA
Spécialiste en communication
׉	 7cassandra://QZMiWsKDAk0jl-lXCTSCNBIPvrbSDkpKGp43XPpQ0NQ&`̵ _uMdp9Q׉E׉	 7cassandra://GXrAArtCOhiGhNOyhTfsXg6fcqmQpahyYNjcQjU6sM0$`̵ _uMdp9R_uMdp9Q{בCט   {u׉׉	 7cassandra://f5mIQN9ALk0CovOJqRk7yQ3AN0HAlvQGPPWlT1CZZFk `׉	 7cassandra://d7tZAJCfnGKtmRFWTZRzeUCVAw3iiPUVruoH_dsnr9gͨ`S׉	 7cassandra://zhmTWyC77iPflj4mXCgowydo6PriF6FGd-gQnsa58Bk0`̵ ׉	 7cassandra://U_V-t4T0as1PHaEQtEm7o06466RtnApcI8w8qhaLM4o kN͠_uSdp9ט  {u׉׉	 7cassandra://Ukn_c25Y42o9kYiBREPozpyHdLM7ea4IJeCkOvtCqDw d#` ׉	 7cassandra://B6pts8K39T-hDNCAnJKR7vHAQh-0bZz1307UaPn6lqQͶ`S׉	 7cassandra://zO4SbSDvo-LZB53_xv5ygqj3fH2DbyRA4URreUWcnfM+`̵ ׉	 7cassandra://TQA0K2q_4K9rqp_4eOKnhpI0oQsOXkF7vs9jLNROL08j͠_uSdp9׉ED
Veille et
Intelligence
des Affaires
ans ce numéro 08
du Magazine, la
Rubrique Veille et Intelligence
des Affaires
reçoit Monsieur Mouhamadou
BA pour parler
de la dette publique
dans les pays en développement.
Monsieur
Ba est chercheur au Laboratoire de Recherche en Economie
de Saint-Louis (LARES). Son domaine de recherche est la
macroéconomie. Il est spécialiste des questions monétaires, financières
et de développement économique et sociale. En plus, Monsieur
Ba fait partie du groupe des jeunes « Business Coach » SME
Loop du Sénégal dans le cadre de l’accompagnement des entrepreneurs
de la région de Saint-Louis.
Pouvez-vous nous parler de la
dette publique ?
La dette est une obligation. La dette publique est
la conséquence de déficit public qui révèle l’incapacité
de l’autorité publique à collecter des impôts
équivalents à ses dépenses. Ainsi, l’autorité émet
des titres obligataires sur le marché et s’engage
à payer un principal et des intérêts périodiques
jusqu’à terme. Ainsi dans une situation d’endettement
l’autorité doit relever obligatoirement son niveau
de richesse pour pouvoir rembourser le prêteur.
La bonne dette est celle qui s’articule autour
d’une condition idéale à l’évolution de la richesse
du pays. La plupart des économistes défendent
la thèse selon laquelle le taux de croissance de la
36-BIRAMAWA MAGAZINE
richesse doit être supérieur au taux d’intérêt. La
problématique demeure à mon sens de l’incapacité
de nos Etats à collecter suffisamment d’impôt, des
taux d’intérêts aussi forts et de la faible capacité
productive de nos économies. Je crois que si nous
arrivons à régler ces éléments la dette peut demeurer
viable.
On peut utiliser la dette comme
un moyen de se financer ? n’estil
pas risqué ?
Bien sûr ! la dette sert exactement à se financer :
ce sont les agents à capacité de financement qui
prêtent aux agents à besoins d’être financés.
׉	 7cassandra://zhmTWyC77iPflj4mXCgowydo6PriF6FGd-gQnsa58Bk0`̵ _uMdp9S׉ELa dette peut servir au développement. Seulement,
il faut que l’argent emprunté soit utilisé à des fins
productives. Le jeu à mener ici est basic : que les
ressources durables financent les emplois de long
terme. La dette publique est généralement paquetée
dans les ressources durables, en conséquences
elle doit servir à financer des emplois productifs de
long terme. L’argent emprunté doit faire objet de
contrôle durant tout son usage à des fins d’investissement
solide. C’est toujours aussi risqué de devoir
à quelqu’un de l’argent surtout si cet argent est destiné
à l’investissement. L’économie de l’incertain se
présente. Il s’agira là d’utiliser les outils et de mesurer
les risques auxquels l’emprunteur pourrait
faire face. Un exemple patent est la crise sanitaire
actuelle. La Covid19 a amené aujourd’hui un débat
sur l’annulation de la dette. Pourquoi ? parce que
tout simplement les économies sous développées
sont confrontées à une baisse de leur production.
Mais doit-on s’appuyer sur cette crise pour demander
une annulation de la dette ? je dis non, pour
une raison simple : le monde est globalisé et il faut
aller au rendez-vous toujours la tête haute.
Le Sénégal avait mis en place la
stratégie de gestion de la dette à
moyen terme (SDMT 2018-2020),
avec pour finalité une meilleure
combinaison entre dette intérieure
et extérieure, peut-on déjà
affirmer que les objectifs de la
SDMT ont été atteints ?
Le Sénégal a fait des progrès en matière de levée
de fonds sur le plan international, il faut bien le
constater et si vous faites une lecture de la loi de
finance des quatre dernières années vous verrez
que la dette intérieure a pris une autre dynamique
à tendance positive. L’objectif est atteint si on se limite
juste à lire la capacité de l’Etat du Sénégal à
lever des fonds internes en combinaison des fonds
externe. Mais le débat à mon niveau n’est pas là.
Où est ce que nous en sommes avec les prêteurs locaux
en matière de remboursement, si on sait que
l’Etat a plus la possibilité de négliger le remboursement
de la dette intérieure au profit de la dette
extérieure. Les investisseurs locaux ont toujours
réclamé des remboursements, etc.
Certains chefs d’Etat africains,
en l’occurrence le Président
Macky Sall, plaident pour l’annulation
de la dette publique :
pensez-vous que l’annulation
soit une solution efficace ?
Sincèrement non ! A sa place j’aurai demandé des
rééchelonnements. Cette demande risque de nous
empêcher encore de s’exprimer dans les instances
internationales de décision, elle va aussi rabaisser
la note de l’Etat sur le marché international. Elle
révèle aussi l’incapacité de nos autorités à faire
de la projection économique en tenant compte de
risques éventuels. Je suggère la demande de rééchelonnement
de la dette.
On a constaté que ces dernières
années,
l’Etat sénégalais fait
beaucoup recours aux pays occidentaux
pour financer ses plans
de développement. Ses investissements
étrangers massifs ne
mettent-ils pas en danger la souveraineté
de l’Etat ?
Les investissements directs étrangers sont sources
de croissance économique. Ils favorisent l’innovation,
la créativité et redéployent la main d’œuvre à
travers la formation et la distribution de revenus.
La stabilité politique du pays comparativement à
nos voisins de la sous-région y est un facteur déterminant
ainsi que l’environnement des affaires,
par exemple en 24H tu peux avoir ton entreprise
au Sénégal. Ces Investissements étrangers ne pourraient
mettre en danger la souveraineté de l’Etat
du Sénégal parce que la question de souveraineté
dépasse les intérêts économiques et les contrats
économiques sont signés généralement dans le
respect des institutions du pays : ce qui favorise la
souveraineté de l’Etat du Sénégal. L’intérêt premier
d’un Etat, c’est de garder sa souveraineté.
Moustapha FAYE
Chercheur en Marketing Stratégique – UGB
BIRAMAWA MAGAZINE - 37
׉	 7cassandra://zO4SbSDvo-LZB53_xv5ygqj3fH2DbyRA4URreUWcnfM+`̵ _uMdp9T_uMdp9S{בCט   {u׉׉	 7cassandra://W59BKcSlKxULwa6YX82ERxWRt-7oRjNXK3oMrYKlsEs jh`׉	 7cassandra://o3ddu1NWgp0sGR144Y9hJtu7RxT9QAp8We4oaGEei0QJB`S׉	 7cassandra://ohmLbI0NTuSuBZbf-3xea6ceapJ2_2H01nCjU5sh4CUj`̵ ׉	 7cassandra://vjXzfBy0qGlM6pIwlnn33mpGT9bgv3rAJzV0azCLPvY \<͠_uSdp9ט  {u׉׉	 7cassandra://6NkV-CLkuaVDQ5tFw1N7UZAIUTgaxOmDxUktw_cqw-M /`׉	 7cassandra://uUdmPNiDPKfCs3nio1Zhsc6KKL1Bs8WT5B_6Hg9seqg͛]`S׉	 7cassandra://kniyhxLB4C83yVkMF6QdC5-utgnBwgHE3Is3smFr3BA)`̵ ׉	 7cassandra://ybZd1-BXaXJQA7_6NStpeeNhw2E5TJL5jkiynDaBr_0 h͠_uSdp9׉E DECOUVERTE
Aicha KASSE LAWSON
Présidente & Fondatrice de l'association Dunya-Ethic
“
Dunya-Ethic est une association au
service du Développement Durable.
38-BIRAMAWA MAGAZINE
“
׉	 7cassandra://ohmLbI0NTuSuBZbf-3xea6ceapJ2_2H01nCjU5sh4CUj`̵ _uMdp9U׉E	Pour chaque numéro, votre magazine
met en avant des initiatives
de jeunes qui ont osé se
lancé. Pour ce numéro 8, nous
sommes allés à la rencontre
de Aïcha KASSE LAWSON, présidente
et fondatrice de Dunya-Ethic,
une association au
service du Développement Durable.
Dans
cette
interview accordée
au Magazine, Aïcha dresse
notamment les objectifs, les
programmes phares et les
perspectives de l’association
Dunya-Ethic. Elle invite toutes
personnes intéressées à rejoindre
l’aventure dans le cadre
d’un volontariat.
Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs
et revenir sur les grandes lignes de
votre parcours de formation ?
Je m’appelle Aïcha Kassé Lawson, Présidente et
Fondatrice
de l’association
Dunya-Ethic
dont l’objectif est
de promouvoir
le Développement
Durable.
“
Créée
en
J’ai
28 ans.
Je suis originaire
du
Sénégal.
J’ai obtenu
mon Baccalauréat
en 2012
au lycée de jeunes
filles, le lycée John Fitzgerald
Kennedy de Dakar.
France en 2018, Dunya-Ethic
met en effet au cœur
de sa stratégie d’action la réponse
à la problématique de l'emploi
et de l'accès équitable aux
connaissances, savoir-faire et
compétences notamment dans
les pays en voie de développement.
»
Qu’en est-il de votre parcours professionnel
?
Dès la fin de mes études, j’ai effectué une
petite reconversion professionnelle afin
de rapprocher mon profil au marketing
digital, sachant que j’avais déjà des
bases solides en communication des
entreprises et des organisations. Ce qui
m’a permis de trouver rapidement une
porte d’entrée dans le secteur du marketing
digital au sein d’entreprises en
région parisienne. Ce parcours m’a amenée
aujourd’hui dans un cabinet de Conseil
situé à Paris (spécialisé sur le Financement
Public et Européen) où j’exerce des fonctions
de Responsable Marketing Digital & Communication
depuis 2 ans.
BIRAMAWA MAGAZINE - 39
J’ai effectué une partie de mes études supérieures
au Sénégal à l’Université Gaston Berger de SaintLouis
à la section Communication de l’UFR CRAC
qui venait d’ouvrir ses portes à l’année où j’ai obtenu
mon BAC. Je fais donc partie de la première
promotion d’étudiants de la section Communication
de l’UFR CRAC.
J’ai poursuivi par la suite ma formation à Paris à la
Sorbonne-Nouvelle où j’ai fait mon Master 1 en Information-Communication
avant de clôturer mes
études à l’Université Nice Sophia Antipolis sur un
Master 2 en Communication et Développement
Durable.
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De quoi s’agit-il ?
Dunya-Ethic est une association au service du Développement
Durable. Elle se positionne comme
un média d’accompagnement qui a pour vocation
de promouvoir les initiatives de Développement
Durable et de Responsabilité Sociale de l’Entreprise
et des Organisations (RSE/RSO), des associations
à travers différents leviers d’action.
Créée en France en 2018, Dunya-Ethic met en effet
au cœur de sa stratégie d’action la réponse à la
problématique de l'emploi et de l'accès équitable
aux connaissances, savoir-faire et compétences
notamment dans les pays en voie de développement.
La sensibilisation éco-citoyenne sur des
problématiques liées au développement durable
comme celui des déchets, de la mode responsable,
de la mobilité durable, … par le biais de l’éducation
au développement durable est aussi une priorité
dans notre approche.
Comment vous est venue l’idée de mettre
en place cette initiative ?
Je suis diplômée en Communication et développement
durable, ce qui a facilité la compréhension
des enjeux liés au développement durable et
l’acquisition de connaissances et de compétences
dans ce secteur.
Mon expérience associative dans l’éducation au
développement durable m’a beaucoup enrichie
dans mon approche et ma vision par rapport à la
façon d'initier les citoyens progressivement à des
gestes éco-citoyens.
En croisant mon vécu au Sénégal avec mon expérience
en France, j’ai pu constater l’écart entre les
mentalités, les opportunités et les politiques en
termes de promotion du Développement Durable.
C’est ainsi que j’ai voulu agir à ma façon en investissant
mes savoirs sur ces questions avec une approche
pédagogique et disruptive.
A qui s’adresse Dunya-Ethic ? (Vos cibles)
Nous nous adressons en priorité aux écoliers, collégiens,
étudiants et enfants à partir de 7/8 ans
situés dans les pays européens et africains pour
lesquels nous pouvons encore apporter une façon
plus éco-responsable de concevoir le monde.
40-BIRAMAWA MAGAZINE
Nos actions intègrent aussi les adultes, les femmes,
les catégories de personnes jugées plus vulnérables
professionnellement parlant, afin de leur
offrir un cadre et des moyens plus adaptés au développement
de leurs compétences dans des métiers
d’avenir.
Quels sont les programmes phares de
votre association ?
A travers l’association Dunya-Ethic, mon équipe
et moi travaillons d'arrache-pied pour apporter
notre contribution à l’objectif 4 (Education) et 10
(Réduction des inégalités au sein et entre les pays)
des Objectifs de Développement Durable. Cela se
matérialise déjà à travers 2 programmes à visées
différentes.
D’un côté, nous avons “Les Ateliers Numériques
de Dunya-Ethic”. Animés par des Experts dans
différents domaines, leur objectif est de répondre
à la problématique de l'éducation, de l’emploi et de
l'accès équitable aux connaissances, savoir-faire et
compétences sur des métiers porteurs comme le
׉	 7cassandra://BoSvQko9-3g_B4dtmpNy9LmUgONlgSCN0UCQeweTXB8'`̵ _uMdp9W׉E	digital notamment dans les pays en voie de développement.
D’un
autre côté, nous avons des webinars qui sont
de vrais leviers d'inspiration des jeunes et de promotion
des acteurs, entrepreneurs, initiateurs
qui évoluent dans le secteur du Développement
Durable et qui ont envie de s'exprimer sur leurs
parcours, leurs projets entre autres afin d’engager
le maximum dans la voie des métiers qu’offre
le Développement Durable. L'objectif final est de
pouvoir inspirer davantage les jeunes et de leur
donner la motivation d'entreprendre et de s'engager
dans le Développement Durable et surtout
être conscientisés sur les enjeux du secteur.
Et quelles sont vos perspectives d’avenir
?
Notre ambition est de parvenir à créer les conditions
de vie, d’emploi, de santé, d’environnement,
… profitables aux générations présentes et surtout
futures parmi lesquelles nous compterons certainement
nos enfants et nos arrières petits-enfants.
C’est pour cette raison que nous sommes en train
de préparer beaucoup d’actions terrain et digitales
pour avoir plus d’impact auprès de ces différents
publics et surtout de participer efficacement
à l’atteinte des ODD (Objectifs de Développement
Durable).
Car nous sommes convaincus qu’à travers ce que
j’appelle le "faire-agir", nous pouvons faire évoluer
plus facilement les choses.
Comment vous contacter ?
Nous sommes disponibles sur Facebook,
Linkedin, Twitter, Instagram.
Nous sommes aussi très réactifs
par mail à dunyethic@gmail.
com.
fiers“Osez, soyez
Avez-vous un message
pour les jeunes sénégalais,
africains ?
“Paris ne s’est pas faite en un
jour”. Osez, soyez fiers de vos origines,
ayez confiance en vous et en
vos compétences et surtout sachez donner
pour recevoir.
de vos origines,
ayez confiance en vous
Biramawa vous remercie. Quel est votre
mot de la fin ?
Dunya-Ethic continue d’accompagner les jeunes à
travers des missions de volontariat pour
les jeunes Africains et Européens.
Nous comptons des équipes en
France et au Sénégal qui nous
aident à prolonger nos actions
terrain. Pour les personnes
intéressées,
n’hésitez pas
et en vos compétences et
surtout sachez donner
pour recevoir."
à nous contacter pour rejoindre
les équipes dans le
cadre d’un volontariat.
Continuez à nous suivre sur les
réseaux sociaux pour vous tenir
informé de nos projets et surtout
des nouveautés qui vont arriver.
BIRAMAWA MAGAZINE - 41
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42-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://EnIN-5lOI3llzbcpeg6Yn_kQc_pCpo9k7qOPapRN5mQ*`̵ _uMdp9Y׉E #Dunya-Ethic
BIRAMAWA MAGAZINE - 43
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DiploVar ou un regard aiguisé
sur l’actualité internationale
Politique, Sciences Politiques, Relations Internationales, Humanitaire,
votre nouvelle rubrique incontournable vous offre plus que des informations,
une analyse pertinente des interactions géopolitiques qui vous entourent.
Quoi
de mieux qu’un résumé des points essentiels de l’actualité internationale
des 15 derniers jours, des faits historiques, des portraits de personnalités
ayant marqué l’histoire des relations internationales pour
mettre à jour vos connaissances et rendre vos débats chocs d’idées.
Les points saillants, les immanquables de l’actualité internationale vous
seront présentés de façon succincte de telle sorte que rien ne vous échappera.
Pour
ce septième numéro, une consultation du tableau de la VAR Diplomatique
nous annonce les informations suivantes :
44-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://UJ6wOmIWn2nmrOOWv1xEfXUJTLmg2TDF_hZq7OPc8EY `̵ _uMdp9[׉ECOVID19 :
Un peu partout en Europe, on se prépare à faire face
à une « seconde vague » de l’épidémie de Covid-19.
On constate une hausse généralisée des cas quotidiens
de personnes testées positives. Plus de 51
000 nouveaux cas ont été enregistrés pour la seule
journée de vendredi 25 septembre 2020 dans les
55 pays de la branche européenne de l’Organisation
mondiale de la santé.
Concernant le continent africain, au moment de
l'apparition de la pandémie, les experts craignaient
que les pays d'Afrique puissent être particulièrement
touchés, avec des taux de transmission élevés,
ce qui aurait alors rapidement submergé les systèmes
de santé.
Aujourd'hui, alors que les autres continents inquiètent,
notamment les États-Unis ou l'Europe et
l'Inde, l'Afrique a été épargnée par la « propagation
exponentielle » de l'épidémie de Covid-19 redoutée,
s'est félicitée ce vendredi 25 septembre l'Organisation
mondiale de la santé (OMS).
À ce jour, plus de 1,4 million de cas de Covid-19 ont
été répertoriés en Afrique pour près de 35 000 décès
à cause du coronavirus.
Les raisons sont encore quelque peu « mystérieuses
», ou plutôt disons que toutes les hypothèses n'ont
pas encore été exploitées, mais les scientifiques estiment
que le succès de nombreux pays africains est
déjà une leçon cruciale pour le reste du monde.
septembre pour diriger le gouvernement de transition
au Mali.
Il est un diplomate chevronné, jouissant d’une solide
réputation internationale mais peu connu dans
son pays.
COTE D’IVOIRE :
Pour la deuxième fois en dix jours, la Cour africaine
de justice désavoue la Côte d'Ivoire, lui ordonnant
vendredi de réintégrer l'ex-président Laurent Gbagbo
sur la liste électorale pour la présidentielle du
31 octobre.
Dans son ordonnance, la Cour africaine des droits
de l'homme et des peuples (CADHP) ordonne à
l'État ivoirien de « prendre toutes les mesures nécessaires
en vue de lever immédiatement tous les
obstacles empêchant le requérant [M. Gbagbo] de
s'enregistrer sur la liste électorale ».
L'ex-chef d'État qui a dirigé la Côte d'Ivoire entre
2000 et 2010 ne figure pas sur les listes électorales
révisées cette année, il ne peut donc ni voter ni être
candidat.
Mi-septembre, le Conseil constitutionnel ivoirien
avait rejeté la candidature de Laurent Gbagbo à la
présidentielle. Cette candidature avait été déposée
par ses partisans, lui-même ne s'étant toujours pas
exprimé sur le sujet.
MALI :
Ex-ministre de la Défense et des Anciens combattants,
l’ancien militaire Bah N’Daw a été nommé
président de transition du Mali ce lundi 21 septembre
2020.
Les membres du collège ont pris acte, et se sont engagés
à accompagner la junte, qui a pris le pouvoir
au Mali, dans son choix de nommer Bah N’Daw 70
ans nouveau président de transition.
Quant à l’ancien ministre des affaires étrangères
Moctar Ouane, 64 ans, il a été désigné dimanche 27
Selon les autorités ivoiriennes, cette décision a fait
suite à la condamnation de Laurent Gbagbo par la
justice ivoirienne à vingt ans de prison, dans l'affaire
dite du « braquage de la BCEAO », la Banque
centrale des États d'Afrique de l'Ouest, lors de la
crise postélectorale de 2010-2011.
AFGHANISTAN :
Les négociations de paix interafghanes entre les
Autorités de Kaboul et celles afghanes ont débuté le
12 septembre, à Doha, au Qatar.
Pour la première fois, les observateurs internationaux
sont absents de la table des pourparlers de
paix qui se déroulent à huis clos entre des délégations
afghanes, seules maîtres des débats et de leur
rythme. Cette mise à distance réduit, de fait, les
moyens d’intervention des grandes puissances. Au
BIRAMAWA MAGAZINE - 45
׉	 7cassandra://YUeTpKVG8SO2l4spHFytDJrGhQmonfFAInjZQXxrDIM&`̵ _uMdp9\_uMdp9[{בCט   {u׉׉	 7cassandra://rl5GpjOjt-1OWpMLzfhbv1VcAInz4s5JIYzabsHYSOw .3`׉	 7cassandra://HnhMhYxKw1F_UbPqvxZPPj9qPMGL0M6bVh2B1CAPpGoo\`S׉	 7cassandra://xhZvy8jCA3FsJqtudPi_6ljNJ0juhnF3mxDNUWNsS9s#`̵ ׉	 7cassandra://NoktVLvkuW6YDucK_Js9Dv01gR-K6wfqj4uEbbnjovY͠_uWdp9ט  {u׉׉	 7cassandra://cco1rOMq-f_HEAngEqce3rBduF8U_gzpTYZ_eN-bqpA ؑ`׉	 7cassandra://uD7w6G1dcW5DBOHHRB3mqZoltkptq6vIyJkAIyJOL40{`S׉	 7cassandra://fcOV_6BU_uW3NPFhfZgCdYovpScqjuBLsmhlWgLWjMw+`̵ ׉	 7cassandra://0jpjj8-GhDhurYJTAT2vJJV-inmDumNzRiF-mIhPJGc \͠_u_dp9נ_u`dp9 i9ׁHhttp://www.alyfa.coׁׁЈנ_u`dp9 ̎9ׁHmailto:contact@alyfa.coׁׁЈ׉Epoint que la tenue, en novembre, à Genève, d’une
nouvelle conférence internationale sur le financement
de la paix afghane et le soutien à l’Etat
afghan est encore en suspens.
KARABAKH :
Pour le troisième jour consécutif, des combats
meurtriers ont eu lieu, lundi 28 septembre, entre
les forces du Haut-Karabakh, soutenues par l’Arménie,
et les troupes d’Azerbaïdjan, dans la région
séparatiste du Haut-Karabakh, peuplée de 150
000 habitants, majoritairement arméniens.
Comme lors des flambées de violence de ces dernières
années (2008, 2010, 2012, 2014, 2016 et
2018), ni l’Arménie ni l’Azerbaïdjan, qui se disputent
ce territoire montagneux enclavé dans la
République d’Azerbaïdjan, n’ont donné de détails
sur les affrontements.
Les combats dans la région du Nagorny Karabakh
ont fait au moins 26 morts supplémentaires dans
la soirée, du côté des séparatistes, soutenus par
l'Arménie, selon un dernier bilan publié lundi 28
septembre.
Le ministère de la Défense de cette province soutenue
par l'Arménie a annoncé que 26 militaires
étaient « morts au combat » lundi. Au total, au
moins 84 personnes sont décédées dans les combats
dans cette région qui souhaite se détacher
de l'Azerbaïdjan. Parmi elles, six civils azerbaïdjanais
et deux civils arméniens du Karabakh ont
également succombé, selon des bilans annoncés
dimanche.
Sources : le Point, les Podcasts Affaires étrangères et International
de France Culture, le Monde
Copyright : Biramawa Magazine
46-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://xhZvy8jCA3FsJqtudPi_6ljNJ0juhnF3mxDNUWNsS9s#`̵ _uMdp9]׉E 94 Nord Foire Azur
Dakar, Sénégal
+221 77 296 47 96
contact@alyfa.co
www.alyfa.co
BIRAMAWA MAGAZINE - 47
Des Jouets
Afro - Centrés
׉	 7cassandra://fcOV_6BU_uW3NPFhfZgCdYovpScqjuBLsmhlWgLWjMw+`̵ _uMdp9^_uMdp9]{בCט   {u׉׉	 7cassandra://XrcXfTLzQI_8W-jee7ZYxk3XWrhgxy93qbndp0ddLaU 2`׉	 7cassandra://kTPw33qDav4Nypk9B97jZf0iT-HWkrG0W_nkj52KYmcK7`S׉	 7cassandra://iPiqzs7v7fHOauNSisbGNam8-kX8RO2iFZqYpC62hvYt`̵ ׉	 7cassandra://9G9kv8ptTEvbeOx6yQrF_KAze1PuAfDk2AYpXjqcsA8(͠_u`dp9ט  {u׉׉	 7cassandra://SN-HKB-A9-CGKi0XlCWlICljDCMfGueb0Sg6EJ1FdyM d` ׉	 7cassandra://chagEERCQ9GTLy9hptKi3iQNk6Ed85IY2Mc0b-Rq7bkI`S׉	 7cassandra://JOIqkzGj7SBoz6EGpvvo_BKaZ4NcBeu9Nbc846IvkyU`̵ ׉	 7cassandra://rim0jyza2Tn7zoxHiz8e5roJHLLCcaHg4grRJJAW9pYE,͠_u`dp9נ_uadp9 iX̱9ׁHmailto:biranediop269@gmail.comׁׁЈ׉E)CV N° 6
Birane DIOP
Consultant en Information Numérique
Tu es à la recherche d’un emploi?
Biramawa magazine met cet espace à ta
disposition pour te permettre de proposer ton CV
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48-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://iPiqzs7v7fHOauNSisbGNam8-kX8RO2iFZqYpC62hvYt`̵ _uMdp9_׉E	Birane DIOP
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49 Rue Rouget De Lisle 92150,
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Titulaire d'un Master en gestion de l'information numérique à l'Université Jean Moulin Lyon 3, je suis spécialiste du
traitement, de l'organisation et de la mise en oeuvre des flux d'information.
@Birane DIOP
Expériences professionnelles
De février 2020 à
août 2020
Chargé de veille stratégique
BNP Paribas / Direction des Études économiques Paris 09
Opéra, France
-Veille actualité financière, économique
-Animation de communauté d'information thématiques
-Amélioration du sourcing et des processus de veille
-Mise en place de communauté (Gestion de risques)
-Formuler des préconisations et des stratégies de veille
-Établir des dossiers de veille thématique
-Diffusion newsletter
De mai 2019 à
juillet 2019
Documentaliste
Institut National des Sciences Appliquées (INSA) Lyon, France
-Elaboration de procédures de travail
-Bulletinage de périodiques
-Recherche documentaire
-Création de cartes mentales
D'avril 2018 à juillet
2018
Documentaliste
Institut International pour la Francophonie (2IF) Lyon, France
-Veille et Actualisation des ressources
-Mise en place d'un centre de documentation numérique
-Archivage numérique des documents
Diplômes et Formations
De 2018 à 2020 Master Stratégies informationnelles et documents numériques
Université Jean Moulin Lyon 3 France
-Gestion électronique de documents
-Outils de diffusion, veille et curation
-Stratégies d'entreprises
-Cahier des charges et Gestion de projet
-RGPD / Économie de l'information
De 2017 à 2018
Licence Métiers de l'information et du document numérique
Université Jean Moulin Lyon 3 France
-Gestion électronique de documents
-Initiation à la veille et à la recherche d'information
-Évolution du web et de ses outils
De 2014 à 2017
Licence professionnelle en Documentation
Ecole de Bibliothécaires, Archivistes et Documentalistes Dakar
-Documentation d'entreprise
-Knowledge Management
-Records management
Langues
Français
Anglais
Centres d'intérêt
IT/ Economie/ Transports/
Géopolitique / Energie /
Intelligence Artificielle /
Blockchain/ Innovations &
Fintech / Environnement
Compétences et
Qualités
Logiciels GED (Alfresco - Nuxeo -
Sharepoint) Logiciels Veille
(SindUp - KB Crawl) Outils
collaboratifs - SIGB (KOHA)
Autonomie / Organisation
Rigueur / Engagement
Esprit d'équipe / Enthousiasme
BIRAMAWA MAGAZINE - 49
/
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