׉?ׁB! בCט  {u׉׉	 7cassandra://Dqr645qui5c_rbjq-8hmksJVCVWTlxYvGUd9uWAlT4k `׉	 7cassandra://yX_iyTlbQadLZxH7xM_DN3aVDZSHDBwloTFxmmvSI3I͕`S׉	 7cassandra://t0v0Esphp_crG5-oxf_hzdqI3fG--0pYge7n7TuF07I4`̵ ׉	 7cassandra://qVMi-SKOjSfBCrW_lnQhlZbEaJmaClVl0QtMUpCqqCg X͠_ɢۮmIdquט   {u׈   Ov  ׈E_ɢۮmIdqM׉EBIRAMAWA
MAGAZINE
Khadime SENE
Educateur spécialisé
Ndèye Fatou DIENG
Ecrivain
“J’ai grandi au milieu des livres.”
BIRAMAWA MAGAZINE - 1
N°3
Du 1 5 Juillet 2020
Auteur - Compositeur -Interprète
“Je pense que le plus
important est de savoir
où on veut aller et ce
que l’on veut réaliser.”
Fatoumata WATT
Avocate au Barreau du Sénégal
“Ce métier m’a choisi !”
Elzo Jamdong
׉	 7cassandra://t0v0Esphp_crG5-oxf_hzdqI3fG--0pYge7n7TuF07I4`̵ _ɢۮmIdqN_ɢۮmIdqM{בCט   {u׉׉	 7cassandra://J1rOWIMMRUTiL3Unehh8KUT7TBVklOfcw9dx3r66ZFs `׉	 7cassandra://r_37EYljeI6RGvAcMx8aUwazbUlii6UcXwx59EozB24d`S׉	 7cassandra://oqrJY9Sqw-fETuVyt7nfAo97aWCQ-fgU104o373bQnE"h`̵ ׉	 7cassandra://hXldTN1nFJjrzYu920nbfH_DZ0BLmeL3zNDgZXGiOEs Ѱ͠_ɣۮmIdqwט  {u׉׉	 7cassandra://pBeevyGn_RLdfUNwVe-gRpdyhnKQzR7VRKMwchU2xLI c`׉	 7cassandra://9agAwLOuUUVhFlKA7KdFe-G9U1Xor8FCX6Vs19PA-OEc`S׉	 7cassandra://ESZZailfd88SK-TZ2hceYwyFciVlHRsP5FcQMboPNpY `̵ ׉	 7cassandra://3wJN0C0qNncmZP-QBH0QVQDU5lIRSeWjHsk9hhRe8O4 ͠_ɣۮmIdqx׉ESOMMAIRE
Editorial
Waly NDIAYE
CEO Biramawa
Débarassons-nous de nos œillères !
Edition spéciale
Michèle BURON-MILLET
Créatrice de la pouponnière
“Vivre Ensemble” de Mbour
Appel aux dons
Entretien portrait
«Ce métier m’a choisi !»
Fatoumata WATT
Avocate au Barreau du Sénégal
Avis d’expert
Khadime SENE
Éducateur spécialisé
L’exploitation sexuelle des enfants par
l’utilisation des TIC : Focus sur la fonction
familiale de protection
Le coin d’autrui
Ayoba FAYE
Rédacteur en chef de Pressafrik
« Yalla du tecc bunt, tecc folantérr,
kheucc rideaux»
Entretien exclusif
Elzo Jamdong
Auteur - Compositeur - Interprète
«Je pense que le plus important est de savoir
où on veut aller et ce que l’on veut réaliser.»
2-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://oqrJY9Sqw-fETuVyt7nfAo97aWCQ-fgU104o373bQnE"h`̵ _ɢۮmIdqO׉EDroit du Travail et de la Sécurité Sociale
Alioune FALL
Juriste d’Affaires
Inspecteur du travail et de la Sécurité Sociale
Ordonnance sur le droit du travail…cette
parenthèse normative qui se referme
Veille et Intelligence des Affaires
Chercheur en Marketing Stratégique – UGB
Moustapha FAYE
Internationalisation des entreprises,
regards croisés sur les facteurs de
succès et/ou d’échec
Développement personnel
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires Étrangères
La perte de temps
Découverte
Ndèye Fatou DIENG
Ecrivain
«J’ai grandi au milieu des livres.»
DIPLOVAR
Un regard aiguisé sur l’actualité
internationale
La cvthèque
BIRAMAWA MAGAZINE - 3
׉	 7cassandra://ESZZailfd88SK-TZ2hceYwyFciVlHRsP5FcQMboPNpY `̵ _ɢۮmIdqP_ɢۮmIdqO{בCט   {u׉׉	 7cassandra://XoKjFZI_8nFYmVzBSssSEC9WH43bXcZM-N9iZu3G-qY F`׉	 7cassandra://tswKPs2LkGqm1h34IMGxsS69Is92ShW559foTiMHZrMG#`S׉	 7cassandra://cM3WTmfaOI4kqIPbkXHK_n7dZ1nOBNM33HrKHWtgF2on`̵ ׉	 7cassandra://qgrqO_jHWt9rtaI5i64dHLG7_miO5jRZXpoEQwLufSg̈͠_ɣۮmIdqzט  {u׉׉	 7cassandra://hGpU0ORkeyxbeXow4PZQ5tNms6NfEf3IOAqwmU7U0_I Y`׉	 7cassandra://MkCHPLkQ_MKHnkfj8kkFttPSjrlvFiSAkCYlWDq7BhUy`S׉	 7cassandra://XGYsNy5-shyf0NvibDHwYAal1ExekXwERP4hNwvsGH8%H`̵ ׉	 7cassandra://g7ZZvwPieqqiLf7DsUUT4GndUSaOOmd5o-4W1B1jg-E͙&͠_ɣۮmIdq{נ_ɣۮmIdq} 9ׁHmailto:contact@biramawa.comׁׁЈ׉EEDITO
Serigne Amar Mbacké SARR
Chercheur en Droit privé
Expert maritime en formation
Ayoba FAYE
Journaliste d’investigation – Rédacteur en chef Pressafrik
Moustapha FAYE
Chercheur en Marketing Stratégique – UGB
Omar Mallé SAKHO
Doctorant à l’Université Cheikh Anta Diop, Laboratoire LARHISA.
Thierno NGAMB
Agronome, Spécialiste en Sécurité Alimentaire et Résilience
Guilaye TINE
Designer-Digital Marketer-Telemarketer
CEO IN'FINITY
Djiby SADIO
Photographie
CEO Studio 13
Alioune FALL
Juriste d’Affaires
Inspecteur du travail et de la sécurité Sociale
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires Étrangères
4-BIRAMAWA MAGAZINE
L’ÉQUIPE BIRAMAWA
contactez nous:contact@biramawa.com
׉	 7cassandra://cM3WTmfaOI4kqIPbkXHK_n7dZ1nOBNM33HrKHWtgF2on`̵ _ɢۮmIdqQ׉E3Débarassonsnous
de nos
Waly NDIAYE œillères !
CEO Biramawa
Elzo Jamdong : Auteur – Compositeur - Interprète
« Parce que je savais que je préfère vivre de ma créativité artistique et de tout ce qui
gravite autour que suivre un parcours professionnel « classique » . »
Fatoumata WATT : Avocate au Barreau du Sénégal
« Je suis Avocate, oui mais la précision de taille est que je n’ai pas choisi ce métier. Ce
métier m’a choisi ! »
Chers lecteurs, chères lectrices
Pour ce numéro j’ai souhaité mettre l’accent sur nos choix de parcours professionnel.
D’aucuns, comme Elzo Jamdong, définissent très tôt leur choix de parcours puis en travaillant
farouchement finissent par atteindre leurs objectifs.
Hélas! Ce n’est pas le cas pour tout le monde. Fatoumata WATT par exemple, Avocate au
barreau du Sénégal se voyait « plutôt en fonctionnaire, diplomate ». Même dans ses «
rêves les plus fous », elle n’a songé à « porter la robe noire ».
J’en déduis qu’il est toujours important de définir très tôt son avenir professionnel.
Fixons-nous des objectifs, Définissons notre plan de carrière, Donnons-nous les moyens
d’atteindre les objectifs fixés !
Mais n’oublions pas que la vie, le marché du travail ont leurs réalités. Des réalités qui
parfois transcendent nos objectifs, nos passions, les efforts consentis.
Ne portons donc pas des œillères, laissons la porte entrouverte.
Se fixer des objectifs professionnels mais ne pas hésiter à saisir les opportunités qui se
présentent !
Waly NDIAYE
BIRAMAWA MAGAZINE - 5
׉	 7cassandra://XGYsNy5-shyf0NvibDHwYAal1ExekXwERP4hNwvsGH8%H`̵ _ɢۮmIdqR_ɢۮmIdqQ{בCט   {u׉׉	 7cassandra://7GRdvuo9FnXlE0c-vXltkLOeUdmYO8QdHqlDCcPMOMc 0`׉	 7cassandra://2YiWHZSIva4k1fzHcDoABXoZ4TW2RedlBnl357Cnp_Y}`S׉	 7cassandra://m7I1ohXdOAQrkmfF16q3NN88kw5PkOZxe7jSH537buk,`̵ ׉	 7cassandra://Hy13Wjk3idtXWEWeNofDZe9wDJr8HU07jk25GUrjueU Z`͠_ɣۮmIdq~ט  {u׉׉	 7cassandra://nx3oOrdvNuZvqhJ7Rzu2izXu0Gj9BcD_wFgAT2qg1EU `׉	 7cassandra://6-PdZLHfgh-KMPBlv2rPY3kWRc7G9i7w8gwYJMqRdAowN`S׉	 7cassandra://8xlyU2SUVkdSZp6ujHJz8w44Dvm8ii2WtxAxDmdm0ds)w`̵ ׉	 7cassandra://pHvU80YoSfvAO4jNneHntMBFd2GAswu9FiDESIB8yMM 8E͠_ɣۮmIdq׉E׉	 7cassandra://m7I1ohXdOAQrkmfF16q3NN88kw5PkOZxe7jSH537buk,`̵ _ɢۮmIdqS׉E׉	 7cassandra://8xlyU2SUVkdSZp6ujHJz8w44Dvm8ii2WtxAxDmdm0ds)w`̵ _ɢۮmIdqT_ɢۮmIdqS{בCט   {u׉׉	 7cassandra://u-PODJyehVcXOBE36J20W8BOSTSm1srW8i70ynmvnkg 1`׉	 7cassandra://AC_Y9h4yMmMdDKOtsZfy5hmr1gtzjs7RvIoH1OQ4W3g͠`S׉	 7cassandra://nbPT1FtdXPTA09TgxkJ7XPTPQxNA2bFggP7PMW9qrsI.`̵ ׉	 7cassandra://EFoIxn7D2joaPI8InBwbR0GVoiino5-X02J4Zhhy2D0 :*X͠_ɤۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://CvDu5hPX5I2eg2K8CWHtIOwot9D2HDdw90bY0J8PVeY `׉	 7cassandra://ZsCYDCSTDM-w9tK2XeVQz7jzQBpMbHlDmHOZOG784hE͏`S׉	 7cassandra://7-3d7wa2KTObfiAMH7m6Rlblcqkj7ErO6ws0N3gsElc(`̵ ׉	 7cassandra://EP9wA0Fh80nU9oedDhGpoCj1C0rVdZ4248jvm8nrw2oͿD͠_ɤۮmIdqנ_ɤۮmIdq >9ׁHhttps://www.facebook.com/ׁׁЈנ_ɤۮmIdq &m9ׁHhttp://dembour.orgׁׁЈנ_ɤۮmIdq 9ׁHhttp://www.laׁׁЈנ_ɤۮmIdq ށ9ׁHhttps://www.helloasso.com/ׁׁЈנ_ɤۮmIdq .2;9ׁH 'mailto:contact@lapouponnieredembour.orgׁׁЈ׉E
OEDITION
SPECIALE
Michèle BURON-MILLET
Créatrice de la pouponnière “Vivre Ensemble” de Mbour
Le magazine Biramawa à travers sa rubrique " Edition spéciale "a souhaité donner
la voix à la Pouponnière "Vivre Ensemble "de Mbour. Créée en 2002 la pouponnière
est un "lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de sa maman
". Confrontée à des difficultés à cause de la crise sanitaire, la pouponnière
fait appel à toutes les bonnes volontés.
Vivre Ensemble – La Pouponnière de Mbour
La Pouponnière de Mbour a vu le jour en Janvier 2002,
Michèle BURON-MILLET en est la créatrice. C’est un
lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de
sa maman. Elle permet aux orphelins de mère ou aux
enfants dont la maman ne peut pas s’occuper (pour
des raisons gravissimes), de vivre protégés, leurs premières
années de vie si fragile, avant de regagner leur
famille au bout d’un à deux ans. Très rapidement, l’association
se développe et il apparaît que tous les enfants
ne peuvent rentrer chez eux (rejet de la famille
ou mauvaises conditions d’accueil). En 2003, les Unités
Familiales sont créées pour prendre le relais et
s’occuper de ces enfants qui sortent de la Pouponnière,
mais ne peuvent pas rentrer en famille. Avec le temps
la Pouponnière a acquis une certaine notoriété au vu
du sérieux des professionnels. Aujourd’hui la Pouponnière
compte 136 salariés et 148 enfants.
Vivre Ensemble c’est aussi et avant tout un séjour de
rupture, crée en 2001 pour des jeunes français en dif8-BIRAMAWA
MAGAZINE
ficultés. Ils restent durant 9 mois et participent à des
chantiers humanitaires (reconstruction, réhabilitation
dans les villages ), ils sont aussi amenés à faire un stage
dans la pouponnière. L’objectif étant de les remobiliser
et de les valoriser à travers l’aide apporté à la
population locale défavorisée. Le projet est double et
complémentaire, en effet une grande partie du financement
des frais de fonctionnement de la Pouponnière
provient du séjour de rupture lui même.
En raison de la situation sanitaire mondiale l’équipe de
direction de Vivre Ensemble a dû prendre des mesures
rapidement. Début mars l’association s’est vue fermer
ses portes aux visiteurs, nombreux chaque jour et en
provenance d’Europe. Il a fallu ensuite faire de même
pour l’accueil des bénévoles, une quarantaine par mois
à nous apporter leur soutien. Enfin depuis maintenant
le mois de mars le confinement des enfants et du personnel
c’est organisé. Notre souhait comme toujours
est de préserver nos enfants, mais aussi le personnel
׉	 7cassandra://nbPT1FtdXPTA09TgxkJ7XPTPQxNA2bFggP7PMW9qrsI.`̵ _ɢۮmIdqU׉Ebqui s’en occupe. Nous avons réussi à composer une
équipe de volontaires pour rester confinés. Aujourd’hui
250 personnes sont au centre, dont 148 enfants.
L’ensemble du personnel est mutuellement très solidaire,
ils sont comme une grande famille. Et ce malgré
l’inquiétude pour leur famille respective à l’extérieur.
Nous nous devons maintenir les salaires. Pour les salariés
sur place mais aussi tout ceux, qui de chez eux,
sont au chômage technique et pour qui nous souhaiterions
maintenir le salaire initial. Nous devons aussi
assurer l’approvisionnement de l’association en denrées
alimentaires, produits d’entretien, d’hygiène,
médicaments. Cette situation engendre une augmentation
considérable nos dépenses quotidiennes, pour
lesquelles nous avions déjà des difficultés de prise en
charge tout au long de l’année.
Du fait de l’absence de visiteurs et de bénévoles, nous
constatons une baisse des dons au quotidien. Nous gardons
aussi en tête que les jeunes accueillis en séjour
de rupture peuvent à tout moment être rapatriés en
France, en fonction de l’ évolution de la situation. L’avenir
de la Pouponnière en deviendrait alors très incertain.
Nous
sommes en permanence à la recherche de soutien
pour nous aider dans la prise en charge des frais de
fonctionnement et le maintien des activités de l’association.
Les
sources de financements :
(Budget total annuel 291 332 806 FCFA)
‒ Vivre Ensemble Madesahel, séjour de rupture : 44
% du budget total de la Pouponnière.
‒ L’état Sénégalais 10 000 000 CFA
‒
L’association Louly l’Ecole au Sénégal , tous les
frais liés à la scolarité des enfants : 5 262 087 FCFA (année
scolaire 2018-2019)
‒ La Banque Mondiale 4 520 000 CFA en 2019
‒ 270 parrains pour environ 51 085 900 CFA par an
‒ Le reste des financements dépendent des dons de
particuliers et entreprises.
Nous contacter :
‒ Accueil : + 221 33 957 31 36
‒ E-mai : contact@lapouponnieredembour.org
‒ Responsable communication : Arnoult Mathilde
‒ Tel : + 221 77 881 83 60
Nous aider :
‒ Orange Money : + 221 77 500 19 32
‒ Faire un don en ligne :https://www.helloasso.com/
don/associations/vivre-ensemble-la-pouponniere
‒ Notre site
Voici quelques chiffres :
Effectif de la Pouponnière :
‒ La Pouponnière : 91 bébés de 0 à 2 ans.
‒ Les Unités Familiales : 37 enfants de 2 à 6 ans.
‒ La Grande Enfance : 20 enfants de plus de 6 ans.
‒ Enfants accueillis en ce moment : 148
‒ Enfants accueillis et sauvés depuis janvier 2002 : 1
260
‒ Employés à la Pouponnière : 136
pouponnieredembour
‒ Devenir parrain
‒ Faire un don par virement bancaire :
IBAN : FR76 4255 9100 0008 0040 4472 464
BIC : CCOPFRPPXXX
Intitulé du compte : Vivre Ensemble, la Pouponnière
internet: http://www.lapouponnieredembour.org
‒
Notre page facebook: https://www.facebook.com/
BIRAMAWA MAGAZINE - 9
׉	 7cassandra://7-3d7wa2KTObfiAMH7m6Rlblcqkj7ErO6ws0N3gsElc(`̵ _ɢۮmIdqV_ɢۮmIdqU{בCט   {u׉׉	 7cassandra://e7xEy7uSSuMyDRy_k9_F5Z8MMMbo63VoCDVxhbKjtXY 
`׉	 7cassandra://nncMi2avm-YD3M0aS2CwOue4afKVkx1Z1s02f6RO_mM|1`S׉	 7cassandra://zv_V0xWeJgEmrZDklX5inqLlKfdfkGiR7n9rm06SQv4/`̵ ׉	 7cassandra://IqDvxpT7EjA6g2Qc3sVo6q7XXiaiGo1LNYECdKKs-cA P͠_ɤۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://tlSeXbfsTfB8zwLXxI8mlR3OqrEtDLEJrY6n5x2o5fU ` ׉	 7cassandra://3CtVvpmVmCRbmfkhsxzrYKXiNrJfW08CO1GoohWymtEԧ` S׉	 7cassandra://GCarLpwvu0i-g1eeokCoZ2a5vPbyVAGAP739o0DqHsA.g`̵ ׉	 7cassandra://_-VhYPOXGNEf3hjTa-WA_tT3ebRO0j_WFbUlOiKJPBUs(͠_ɤۮmIdq׉E aENTRETIEN
POTRAIT
“Ce métier m’a choisi !”
Fatoumata WATT
Avocate au Barreau du Sénégal
׉	 7cassandra://zv_V0xWeJgEmrZDklX5inqLlKfdfkGiR7n9rm06SQv4/`̵ _ɢۮmIdqW׉ElOriginaire de Joal-Fadiouth, Fatoumata est avocate au Barreau du Sénégal.
Sortie de l’UGB en 2017, elle est titulaire d’un DEA en Droit. Depuis 2018
elle a embrassé le métier d’Avocat. Dans cette interview, Maître WATT
revient plus en détails sur son parcours et présente son métier.
Pouvez-vous vous présenter et revenir sur
votre parcours de formation ?
A l’état civil, mon nom est Fatoumata WATT. Mais la
plupart me connait sous le surnom de Mimie. Je suis
née à Dakar, Hann Sur Mer plus précisément. Toutefois,
j’ai grandi au Sud du département de Mbour, commune
de Joal-Fadiouth ou j’ai effectué mes études élémentaires
et secondaires. J’ai obtenu mon baccalauréat
en 2010, série L2, au Lycée Léopold Sédar Senghor de
Joal-Fadiouth. Le Bac en poche, j’ai rejoint l’Unité de
Formation et de Recherches des Sciences Juridiques et
Politique de la prestigieuse Université Gaston Berger
de Saint-Louis (UGB). En février 2017, je suis sortie diplômée
de L’UGB d’un BAC+5. A l’époque (époque du
système classique et non LMD) le diplôme de BAC +5
était le DEA (Diplôme d’Etudes Approfondies).
Un an après mes études universitaires, j’ai réussi l’examen
d’entrée au Barreau du Sénégal c’est – à - dire en
décembre 2018.
Vous êtes donc avocate, pourquoi avoir choisi
ce métier ?
Je suis Avocate, oui mais la précision de taille est que
je n’ai pas choisi ce métier. Ce métier m’a choisi ! J’ai
intégré le Barreau du Sénégal par un pur hasard. Que
dis-je ? Par le bon vouloir de la Providence. Car dit-on le
hasard c’est lorsque Dieu se promène incognito !
En réalité, c’est une ancienne promo de la fac qui m’a
convaincu de faire l’examen du Barreau. Être Avocate
n’a jamais été mon métier de rêve. Je me voyais plutôt
en fonctionnaire, diplomate. Même dans mes rêves les
plus fous, je n’ai songé à porter la robe noire.
Il ne s’agit donc pas d’un métier que j’ai choisi, ni orienté
ma formation en ce sens.
Le métier m’est venu juste comme ça.
« Outre les aptitudes rédactionnelles et oratoires,
un avocat doit avoir une compétence
opérationnelle. Il doit aussi avoir le sens de
l’écoute. »
En quoi consiste le travail d’un avocat au
quotidien ?
Tout d’abord, il est important de préciser que l’avocat
est avant tout un juriste. A ce titre, il fait toutes les activités
juridiques.
Cette précision faite, il importe de rappeler que l’avocat
n’est pas n’importe quel juriste. La mission première
de l’avocat est une mission de représentation, d’assistance
et d’assurer la défense des intérêts d’autrui. Le
travail journalier d’un avocat consiste donc à exercer sa
mission, celle de représenter, d’assister et de suivre ses
dossiers au tribunal. Ce quotidien correspond à celui
de l’avocat qui ne fait que du contentieux. Mais comme
rappelé ci – haut, à côté de l’avocat –contentieux, nous
avons l’avocat conseil. Ce dernier fait journellement
des consultances, apporte ses conseils aux clients dans
tous les domaines du droit.
Le plaidoyer semble être une partie importante
de votre métier, comment vous le préparer
?
Pour moi, il n’y a pas un modèle type ou standard qui
aide à préparer une plaidoirie. Je suis d’avis que la plaidoirie
se prépare de manière casuistique. L’approche
qu’on adopte lors d’une plaidoirie est tributaire de la
nature de l’affaire en question. Elle reflète aussi la personnalité
du plaideur et le message que ce dernier veut
faire passer. Il peut arriver que la plaidoirie dépende
même de la composition du tribunal appelé à connaître
de l’affaire.
Somme toute faite, la préparation d’une plaidoirie dépend
d’une multitude de facteurs.
Par ailleurs il y a-t-il un travail d’investigation
qui peut être fait par avocat ?
Le quotidien d’un avocat est fait d’investigation. Il est
presque impossible de bien traiter un dossier sans faire
des investigations. Qu’il s’agisse d’un dossier judiciaire
ou juridique, l’avocat doit aller au fond des choses. Il
doit faire le tour de la question, comme on a coutume
de dire.
Au-delà des aptitudes rédactionnelles et
oratoires quelles sont les qualités indispensables
pour ce métier ?
Outre les aptitudes rédactionnelles et oratoires, un
avocat doit avoir une compétence opérationnelle. Il
doit aussi avoir le sens de l’écoute.
BIRAMAWA MAGAZINE - 11
׉	 7cassandra://GCarLpwvu0i-g1eeokCoZ2a5vPbyVAGAP739o0DqHsA.g`̵ _ɢۮmIdqX_ɢۮmIdqW{בCט   {u׉׉	 7cassandra://mDs7_Pauq2mRUZgfClEuvnTpJxDnHQn82WChGLUdJCE c`׉	 7cassandra://Z_qPSQrHbfbuslP3RI7AgQqoXR56MYs9Tmg_H-20v2E͚P`S׉	 7cassandra://r24UDG9HNj7bV8rqtSw3Y9UDZCh6LiiQ4KAePhYXX0g*`̵ ׉	 7cassandra://sxtGJhzQjx3abG_sfRk7Mo4sMo1Ck1M3QgL10XNzS0Yy,͠_ɥۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://YZjRIvE_rzbwsYdECM1oLESduesjTMOq_LArsFohxqA `׉	 7cassandra://oUVirxuUeNXD0JA7GIZ3dI98JE5-ckxx9zNrp_v4ZmQ=`S׉	 7cassandra://m57nu6kVZ6zY06fMu9JzKyGf43a_lwuaLFIUd2fpVIsK`̵ ׉	 7cassandra://P3JiTRsMp_tR90jVXwosNJe0THiu0-IIpNhKoxNmIy0͠_ɥۮmIdq׉EPouvez-vous revenir sur la différence entre
un avocat et procureur ?
Un procureur est un fonctionnaire de l’état, magistrat
du parquet chargé de mettre en œuvre l’action publique
pour l’application des peines.
L’avocat exerce une profession libérale, investie d’une
mission de représentation, d’assistance et de conseil
dans les domaines juridique et judiciaire.
Le métier d’avocat est un métier d’élite. Au Sénégal par
exemple la sélection est très corsée. On parle d’examen
mais on a l’impression qu’il s’agit d’un concours.
Alors il faut beaucoup de rigueur dans la préparation
de l’examen.
Pour le surplus, je dirai sans risque de me tromper que
le métier d’avocat fait partie des meilleurs métiers au
monde. C’est un métier fascinant, exaltant mais aussi
stressant.
De manière plus général quel est votre message
à l’endroit de la jeunesse féminine sénégalaise
?
« Pour moi, les femmes ont fait leurs preuves
et ont montré de quoi elles étaient capables.
»
Le sens commun voudrait que « le barreau
fasse briller les femmes engagées ». Qu’en
pensez-vous ?
Pour moi, les femmes ont fait leurs preuves et ont montré
de quoi elles étaient capables. Les femmes sont
dans toutes les hautes institutions des pays.
La tendance actuelle met d’ailleurs les femmes au devant
de la scène. Il n’est plus question de « les faire
briller » mais juste de reconnaître et d’accepter que le
nouveau leadership est féminin.
Si vous permettez la diversion, attendez-vous d’ici
quelques années à ce que la plupart des pays/ institutions
soient dirigés par des femmes.
Comment garder l’équilibre entre vie privée
et professionnelle ?
Il suffit juste de savoir faire la part des choses. Il ne faut
laisser aucune vie s’immiscer dans l’autre.
Quels conseils donneriez-vous à un étudiant
tenté par le métier d’avocat ?
12-BIRAMAWA MAGAZINE
En tant que jeune et femme / fille de surcroît, nous faisons
face à de multiples défis.
Rien ne nous est donné, alors il nous faut nous battre
pour faire croître davantage cette courbe ascendante
de notre place dans la société.
Le constat général est que de plus en plus la jeunesse
féminine de mon pays est engagée.
Les jeunes femmes/filles s’activent fortement dans
presque tous les domaines d’activités.
Nos aînées ont placé la barre très haute, il nous appartient
de maintenir haut le flambeau.
Mon message est simple : croyons en nos capacités et
battons-nous.
Pour finir, vous êtes originaire de Joal-Fadiouth.
Que pouvez-vous nous dire sur cette
célèbre localité du Sénégal ?
Le village de fadiouth est une île paradisiaque. Il est très
petit de par sa taille mais tellement riche en potentialités.
C’est une île à majorité sérère et chrétienne. Grandir
dans cette localité fait de vous une personne imbue
de valeurs que la société considère comme essentielles.
C’est un endroit où il fait bon vivre.
Biramawa vous remercie. Votre mot de la fin
C’est moi qui vous remercie pour avoir pensé à ma modeste
personne.
J’apprécie à sa juste valeur cette initiative visant à susciter
des vocations chez les jeunes sénégalais.
Je vous encourage et prie afin que le magazine soit un
plein succès.
« La tendance actuelle met d’ailleurs les
femmes au-devant de la scène. Il n’est plus
question de « les faire briller » mais juste
de reconnaître et d’accepter que le nouveau
leadership est féminin. »
׉	 7cassandra://r24UDG9HNj7bV8rqtSw3Y9UDZCh6LiiQ4KAePhYXX0g*`̵ _ɢۮmIdqY׉E׉	 7cassandra://m57nu6kVZ6zY06fMu9JzKyGf43a_lwuaLFIUd2fpVIsK`̵ _ɢۮmIdqZ_ɢۮmIdqY{בCט   {u׉׉	 7cassandra://9guactxVMSkvfjEHGhmWiIo7ccyFRyuujQYieW_F03Y `׉	 7cassandra://6hdeQs0-NhKjXeC39gA4E_vlfCKk6WE3TorXTPDEXT0ʹ`S׉	 7cassandra://ZawZ8mShega7PuyvnuDCVwNemqPuYBsznFbO0JFGm8w.`̵ ׉	 7cassandra://cq1kwRMUsnyCZ5H1aiU2AXKzbkMqkwYiXjN7mWrCp2c͕@͠_ɥۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://pBAfpVSUUFWH87FbDME87U_5vQdHGgMbSICHtDKSAtw O\`׉	 7cassandra://0gnaVcYGtahM-rb4fi_kULSW1GkX34cZGzTS1EGYnh4ͣ4`S׉	 7cassandra://wezBHDaaRSQXatFHA-eiooiJrqSzz5-M7UhxXZ4VXAs*F`̵ ׉	 7cassandra://BenysP9fHXChGYTFaezOvat0k-ya8vXL-RA04XEkYjQ͌ ͠_ɥۮmIdq׉EAVIS
D’EXPERT
L’exploitation sexuelle des
enfants par l’utilisation
des TIC : focus sur la fonction
familiale de protection
D
ans un contexte marqué par
la globalisation des risques,
des crimes et des menaces
sur la cybersécurité, les Etats ont
un réel besoin d’élaborer des stratégies
appropriées de politique criminelle
qui combinent les réponses
étatiques et sociétales.
Notre sécurité, nos modes de vie et
nos façons de vivre sont aujourd’hui
fortement dépendants des systèmes
d’informations.
En effet, les technologies de l’information
et de la communication
constituent un outil incontournable
de collecte, de stockage, de traitement
et de transmission de l’information
dans tous les domaines,
qu’il s’agisse du champ structuré du
savoir, de la gestion des entreprises,
de la médecine, des transports et
même des relations personnelles.
Hélas ! Cette irruption des technologies
de l’information et de la communication
dans la vie quotidienne
des individus engendre également
des méfaits. Certaines personnes
mal intentionnées usent les TIC
pour porter atteinte aux biens d’autrui
ou à certaines valeurs essentielles
auxquelles notre société est
particulièrement attachée, à savoir
la dignité humaine, l’honneur ou la
vie privée. Les possibilités offertes
par ces nouveaux outils ont conduit
à changer progressivement la physionomie
de la société et a modifié
fondamentalement les formes de la
criminalité au détriment des personnes
vulnérables comme les mineurs.
14-BIRAMAWA
MAGAZINE
Khadime SENE
Éducateur spécialisé
En effet le développement contemporain
des TIC expose les personnes
mineures à de nouvelles menaces
notamment « des violations graves
du droit fondamental de l’enfant à
une éducation et un développement
harmonieux ». Car « internet est à
même de produire un environnement
menaçant pour l’enfant et nuisible
à son bien-être ».
Aujourd’hui, l’usage du téléphone
mobile, la diversité des supports audio,
le développement des réseaux
de proxénètes, le libertinage sexuel,
la précocité des rapports sexuels, la
non-maîtrise du tourisme à finalité
sexuelle, la multiplication des cybercafés,
l’accessibilité aux sites de
pornographie…. fragilisent davantage
les modèles de socialisation
et désorientent les adolescentes et
adolescents vers des chemins de
perversion et de déviation graves.
Le contrôle des parents sur
l’usage des TIC
Les TIC, à l’image d’Internet et des
réseaux sociaux, peuvent participer
à l’épanouissement des enfants,
mais présentent de risques
qui souvent ne sont pas évalués
par les parents à leur juste valeur.
Parmi les risques nous pouvons citer
les contenus pornographiques,
les harcèlements, les mauvaises
rencontres, la cyberdépendance, la
diminution ou la perte de motivation
pour les activités socialisantes
menées dans la vie réelle. A cela
nous pouvons également ajouter les
risques relatifs aux troubles identitaires
qui peuvent être développés
principalement par les enfants en
situation de vulnérabilité ou faisant
un usage abusif ou inapproprié des
réseaux sociaux. Ces risques pourraient
déboucher sur des troubles
pathologiques à l’âge adulte. Ceuxci
se traduisant le plus souvent par
une immaturité et une personnalité
psychosociale faible.
L’adolescence est la période de la
construction identitaire. Il y a ainsi
une prise de distance par rapport
aux règles et valeurs parentales,
conduisant les adolescents à s’éloigner
des schémas, à braver les interdits
et à explorer d’autres possibilités.
Cette
situation rend la tâche très
difficile aux parents qui, en vertu
de leurs obligations parentales,
doivent, quand même, réglementer
l’usage des TIC. D’autant plus qu’ils
n’ont pas souvent les compétences
requises. Il est donc important pour
ces derniers d’instaurer un climat
chaleureux et positif avec les enfants.
Les parents doivent privilégier
le dialogue, la sensibilisation.
La responsabilisation des enfants
étant décisive pour faire face aux
risques liés à l’utilisation des TIC.
Des faits constitutifs d’exploitation
sexuelle par l’utilisation
des TIC
Dans un souci de protection, il
a été identifié au moins six cas
constituant des menaces pour
les mineurs sur Internet. Ceci
׉	 7cassandra://ZawZ8mShega7PuyvnuDCVwNemqPuYBsznFbO0JFGm8w.`̵ _ɢۮmIdq[׉E#dans l’optique de sensibiliser
les familles et les enfants sur les
risques liés à l’utilisation des TIC.
1. Le matériel d’abus sexuels
d’enfants (MASE)
Il renvoie à tout contenu représentant
l’abus sexuel d’un enfant et/ou
toute représentation des organes
sexuels d’un enfant. Ce type de matériel
comprend la mise en scène
d’enfants, garçons et filles et peut
être classifié selon différents degrés
de violence de l’abus et des actes
mis en scène, pouvant aller d’un
comportement sexuellement explicite
à une agression brutale.
2. Les matériels d’abus sexuels
d’enfants générés informatiquement
Il
est à préciser que le terme de «
matériels d’abus sexuels d’enfants
» renvoie à tout matériel représentant
des enfants d’une façon sexualisée
et/ou impliqués dans des activités
sexuelles, avec la particularité
que leur production n’implique aucun
réel abus physique sur de vrais
enfants, mais qu’ils sont artificiellement
créés pour apparaître comme
si de véritables enfants étaient représentés.
Sont par conséquent
inclus dans les matériels d’abus
sexuels d’enfants qu’on appelle la «
pornographie virtuelle enfantine ».
3. La sollicitation en ligne d’enfants
à des fins sexuelles ou «
grooming » en ligne
Elle consiste à établir une communication
avec un enfant via Internet,
dans le but de lier une relation
de confiance avec lui, ou d’exercer
un moyen de pression, visant à faciliter
un contact sexuel en ligne
ou hors ligne. Cela peut donc comprendre
des actes de manipulation
ou d’incitation à se livrer à d’autres
formes d’activités
sexuelles illégales
tels que le fait de réaliser des
actes sexuels devant une webcam
ou la production de matériel d’abus
sexuels d’enfants ou encore de matériels
sexuels autoproduits.
4. Le « sexting »
Il fait référence au processus au
cours duquel des enfants partagent
intentionnellement des
messages sexuellement explicites
ou des images sexualisées d’euxmêmes
et autoproduites par téléphone
portable ou messagerie
instantanée. Les messages écrits,
photographies, images, vidéos ou
messages audio enregistrés sont
souvent partagées avec des pairs.
5. Relativement
au chantage
sexuel d’enfants, appelé aussi
« sextortion »
C’est une forme de chantage sur
un adulte ou un enfant réalisé avec
l’aide d’images autoproduites de
cette personne, en vue de lui extorquer
des faveurs sexuelles, de
l’argent, ou tout autre avantage, en
le menaçant de partager ce contenu
sans son consentement (en publiant
les photos sur les réseaux
sociaux).
6. La retransmission en direct
d’abus sexuels sur enfants ou
Streaming en direct d’abus
sexuels sur enfants,
Il convient de préciser qu’en général,
les délinquants pédosexuels qui
visionnent l’abus sexuel d’un enfant
en ligne, accèdent au contenu
grâce à des intermédiaires qui sont
parfois des membres de la famille
de l’enfant ou des membres de sa
communauté qui le contraignent,
ou le manipulent, à se livrer aux
dits actes face à une webcam. Ils
conviennent de l’heure et de la date
auxquelles le délinquant pédosexuel
se connectera pour visionner l’abus
sexuel en utilisant une plateforme
de retransmission en direct, comme
Skype par exemple. Ces rendez-vous
peuvent être convenus lors d’un
échange par messagerie instantanée,
par email ou par téléphone. Les
deux parties conviennent d’un tarif
que la personne visionnant l’abus
sexuel sur enfants devra payer. Très
souvent, le paiement est effectué
par petits montants pour éviter
d’attirer d’éventuels soupçons.
Eu égard à ce qui précède il importe,
chers parents, chères autorités de se
pencher sur des solutions durables
afin de lutter de manière efficace
contre cette problématique. Intéressons-nous
davantage à la protection
des enfants dans le monde virtuel.
Les formes de violence à l’encontre
des enfants, y compris l’exploitation
sexuelle en ligne, sont inacceptables
et constituent une attaque directe à
la dignité inviolable et inhérente de
chaque enfant.
BIRAMAWA MAGAZINE - 15
׉	 7cassandra://wezBHDaaRSQXatFHA-eiooiJrqSzz5-M7UhxXZ4VXAs*F`̵ _ɢۮmIdq\_ɢۮmIdq[{בCט   {u׉׉	 7cassandra://Gf3JVLpQz22wsdwYQh-YDZy-PAORo4eRPkc2cK9Nt3c ( `׉	 7cassandra://4y9n7TIJo-PJdmsK6doB1LGYVGqbw_VHGmCRfhg-8GY͒}`S׉	 7cassandra://hnDRI9Z_j_yt23FMyvZNlmtTEelrOrKzxEwhYwFwvWM-`̵ ׉	 7cassandra://-EAYCsoa9idPQiE4pq43W1SUmeVWuzGUFk6fzAlyB9gh͠_ɦۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://ecvas6i9eRE_8A1dxUAsl-8MuDjRbrgfRdzLleVZ6AI ` ׉	 7cassandra://c6P2k-LXU9eYWDVF-bdx3T4AByQTekYTDnFnr4o0ywsR` S׉	 7cassandra://MHn-R48NoGW2W0f27yMJUFnqs6tOE9Iiwl3FPAV0N-A.`̵ ׉	 7cassandra://IdgLwSa7R2xu4joelV-Xfl9gNnLRopC0Hk46jzx0axovh ͠_ɦۮmIdq׉E
VCOIN
D’AUTRUI
Bonzzzouuurrr
Warahamatullah, chers
lecteurs, lectrices du
Quinzomadaire
D
ans le deuxième numéro de votre magazine, j’ai
évoqué ma Capacité d’Adaptation. Je ne dois
pas m’en glorifier. C’est un don inné. Une fenêtre
ouverte par le Seigneur sur ce crâne, parmi
les moins pourvus, certainement pour combler mon
gap intellectuel. Il y a un célèbre proverbe Wolof qui dit
« Yalla du tecc bunt, tecc folantérr, kheucc rideaux ». En
français simple, « Dieu ne ferme jamais toutes les portes
à quelqu’un ».
Elève très moyen à l’école et piètre étudiant à l’Université,
il me fallait ce petit coup de pouce de la Providence
pour devenir quelqu’un, tisser une toile. Puisque comme
dit Martin Luther King, « tout le monde peut être important,
car tout le monde peut servir à quelque chose ».
Mais le mérite, ce n’est pas d’avoir le don. Le mérite, c’est
d’abord de trouver ce que l’on a et ensuite savoir comment
l’exploiter pour dîner à la table des « élus ».
Des dons, vous en disposez, chacun, au moins un. Je
pense qu’ils viennent avec nous au monde. Ils s’exprimeront
sans votre aval, à chaque fois que votre corps fera
appel à eux, face à une situation donnée. Mais leur puissance
réside dans la faculté que vous aurez à les mettre
en exercice. Plus tôt vous détecterez cette spécificité,
plus tôt vous serez apte à dompter les écueils les plus
abominables.
Par exemple, pour ce qui s’agit de mon cas, à bien y réfléchir,
ma Capacité d’Adaptation, j’ai eu à m’en servir
maintes fois, sans le savoir, au courant de mon enfance,
de mon adolescence, de ma jeunesse…
“Yalla du tecc
bunt, tecc folantérr,
kheucc rideaux”
A titre d’exemple, en catégorie Cadet et Junior avec
l’Etics, on jouait toujours sur des pelouses sablonneuses.
La plupart de mes réflexes de gardien de but étaient donc
accentués sur la façon de maîtriser les trajectoires capricieuses
des tirs adverses dictées par de troublants rebonds.
Eh bien, mon premier match sur du gazon, c’était
en Huitièmes de finale de Coupe du Sénégal (Junior)
contre l’US Rail au Stade Lat Dior de Thiès. C’est l’un des
après-midis que je n’arriverai jamais à extirper de mes
souvenirs. Tant il a été cauchemardesque. Sous une fine
pluie de juillet 1998, moi, qui pensais que ce serait plus
simple d’arrêter les balles sur du gazon bien taillé, suis
allé à sept (7) reprises les chercher au fond de mes filets.
Elles me passaient sous les doigts, sous le coude, entre les
jambes, sous les aisselles… Un joueur du camp adverse
16-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://hnDRI9Z_j_yt23FMyvZNlmtTEelrOrKzxEwhYwFwvWM-`̵ _ɢۮmIdq]׉Eque ses partenaires surnommaient
Tigana, distribuait les passes décisives
aux attaquants comme de petits
pains. Et moi, j’étais devenu une
passoire, le temps d’un après-midi.
Je puis jurer que si le match s’était
déroulé sur un terrain sablonneux,
au moins 4 des 7 buts seraient sauvés
par votre serviteur. Hélas, je ne
m’étais jamais préparé à la vitesse
et la puissance d’une balle roulant
sur du gazon. J’avais pris un très
grand coup au moral. Comme tous
mes coéquipiers d’alors d’ailleurs.
Et tenez-vous bien, trois semaines
plus tard, on a été programmé pour
affronter le Stade de Mbour en Demi-finale
de Ligue régionale… encore
au Stade Lat Dior. Pire, la moitié
de l’équipe était forfait. Coach Bouna
a eu beaucoup de mal à confectionner
un bon Onze de départ. Il était
même obligé de surclasser certains
de nos petits frères cadets pour embellir
le banc de touche. L’équipe
que nous avions en face était physiquement
supérieure. Nous étions
de très petits gabarits. Mais en un
quart d’heure, les Mbourois ont
tellement couru derrière le ballon
qu’ils n’en pouvaient plus. Après 30
minutes de jeu, nous menions 2 à 0.
Mais c’était un de ces chaudes matinées
caniculaires de Thiès où le soleil
était subitement descendu pour
regarder le beau spectacle que nous
servions aux spectateurs qui étaient
aux anges dans les gradins.
Malheureusement, la chaleur était
un adversaire redoutable pour mes
coéquipiers qui commençaient à
s’essouffler. Les attaques adverses
commencèrent alors à se multiplier
dans ma surface de réparation à 10
minutes de la mi-temps. Les tirs venaient
de partout. Et j’enchaînais les
arrêts spectaculaires. Même à deux
contre un, j’arrivais à tromper les
attaquants mbourois et à leur faire
déjouer. J’avais tels des aimants sur
mes gants qui attiraient toutes les
balles On parvînt à maintenir notre
avance de deux buts jusqu’à la mitemps.
En
deuxième mi-temps, ce fut trop
éprouvant. Mes coéquipiers étaient
à bout de souffle. Et on n’avait pas
de remplaçants. L’équipe adverse
multipliait les occasions de but.
Sans réussir, dans les 15 premières
minutes de la deuxième mi-temps
à percer le mur que j’étais devenu.
Mais à force de tomber et de se relever,
d’aller à des duels aériens avec
des attaquants costauds, j’ai également
fini par céder à la fatigue.
Les Mbourois ont alors réussi une
Remontada dans le dernier quart
d’heure du match pour l’emporter
3-2. Mais à la fin du match, tout le
monde est venu nous féliciter pour
le beau jeu que nous avions produit
ce jour-là. Quant à moi, je savourais
ma revanche sur le gazon du stade
Lat Dior. Sans jamais m’entraîner
sur ce type de pelouse, je m’étais
adapté entre deux rencontres espacées
de trois semaines.
Un peu longue l’anecdote. Non ?
Vous
souffrirez
souvent ici que
je me la raconte avec ma pseudo-carrière
de footballeur. Comme
si j’avais réussi à gagner quelque
chose, à part UNE coupe de championnat
Navétanes (Mort de rire).
Bref, c’était juste pour vous dire que
j’avais ce don inné en moi de s’adapter
à mon milieu. Mais que je l’ai tardivement
découvert.
Savoir se faire petit parmi les
grands esprits
L’un de mes mentors de jeunesse,
un certain Cheikh Ndoye (il m’a
beaucoup appris dans la vie) m’a dit
un jour : « ce qui est dangereux avec
toi, c’est que quand tu arrives dans
une discussion sur un sujet sur lequel
tu ne sais absolument rien du
tout, tu te débrouilles toujours pour
avoir le dernier mot. Au début tu es
là, invisible, tu observes les gens,
écoutes tout le monde, apprends de
chaque version pour imposer ton
analyse. Ca beaucoup de personnes
ne le l’ont pas remarqué de toi ». Je
pense que c’est la même tactique
que j’ai appliquée à mon arrivée à la
rédaction de Walf Grand’Place.
Deux semaines après le début de
mon stage, je n’avais pas écrit le
moindre papier. J’étais dans un
monde encore inconnu. Je regardais
bien ce qui se faisait, observais bien
les uns et les autres, photographiais
dans ma mémoire toutes les remarques
sur l’écriture journaliste,
les angles de traitement…pendant
les réunions de rédaction. Une fois
à la maison, je lisais les articles de
l’édition de la veille. En dix jours,
je savais ce qu’il fallait faire, que ne
pas écrire et comment sortir des
sentiers battus.
« Vous n’en saurez jamais assez
tant que vous vous précipiterez
partout à vous glorifier du peu
que vous savez »
L’apprentissage est un chemin sans
terme. Et j’avais une chance immense
de travailler dans un immeuble où
l’on pouvait trouver toutes les sommités
en termes d’écriture et de rigueur.
On ne peut pas avoir Tidiane
Kassé dans une pièce à côté et ne
pas en profiter. Ses chroniques « A
la Volée » dans le quotidien Walf
Sports d’alors étaient d’une rare saveur
pour le petit esprit que je suis.
Idem pour les « Avis d’Inexpert » de
Jean Meissa Diop, les mini-dossiers
bien rédigés de Faydi Dramé, les
papiers en Politique d’Ousseynou
Baldé, les savoureuses enquêtes Société
de Ndèye Awa Lô, la simplicité
et la rigueur de Oumy Diakhaté…
J’ai été gâté d’avoir côtoyé toute ce
beau monde. Mais surtout, j’ai bien
profité de leurs compétences et de
leurs expériences.
Je vous signalais l’autre jour que
durant tout mon séjour Walfadjiri,
à part les trois derniers mois de
2013 où j’avais droit à un chèque
de 50 000 Fcfa, je touchais zéro
Kopeck. Mais ce que j’ai gagné durant
ces trois années comme capital
expérience et savoir en valait le
coup, messieurs dames. C’était à la
fois une école et une vitrine pour
quelqu’un comme moi qui n’était
encore personne, qui ne savait rien.
BIRAMAWA MAGAZINE - 17
׉	 7cassandra://MHn-R48NoGW2W0f27yMJUFnqs6tOE9Iiwl3FPAV0N-A.`̵ _ɢۮmIdq^_ɢۮmIdq]{בCט   {u׉׉	 7cassandra://GClqzvtC3IeCq5DyWL9PSdl1YrgDk8b76iBpcR_0LJc `׉	 7cassandra://CFDzrEZG6By4nr2kZSISel3p2PHvvtkGvYZxUZEpfOo͈`S׉	 7cassandra://8JaxQ4F8ripMoGvOjta8AZ6vw-L3XcDs9KwEnqHrftk(*`̵ ׉	 7cassandra://SWmKrQoJefz-x9T84ySBskpbzzNxsBtcInhXHiaHBQM͠_ɩۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://jJX0CC8C2CvAkHX8glipkqxDXSqyCWniXoSrAqWyVsc `׉	 7cassandra://dHCYep0z0CW0NzWWgu0wReU2PqIc6oFv7RvMGXC3j9Myh`S׉	 7cassandra://F_CohnhdfKOUIyRrNP2wSfpg_P5kjr5NuS3sBYn7sAs*`̵ ׉	 7cassandra://95Fqs0kfcKT5Oqfzv_ZjDNxgUrFBWCTRfJwF71fKiNc m͠_ɱۮmIdqנ_ɲۮmIdq i9ׁHhttp://www.alyfa.coׁׁЈנ_ɲۮmIdq ̎9ׁHmailto:contact@alyfa.coׁׁЈ׉E
VC’est ainsi que j’enchaînais les papiers « A la Une » et
en Appel, les reportages sur des sujets brûlants, les mini-dossiers
et les grandes interviews. Alors que la campagne
présidentielle de 2012 battait son plein, j’étais
tantôt avec Wade, tantôt avec Macky. J’ai d’ailleurs réalisé
le premier portrait de ce dernier, après être parti
dans son Fatick natal rencontrer ses amis d’enfance, la
famille de son homonyme Macky Gassama, son défunt
oncle Timbo qui m’a alors gratifié, en exclusivité, de la
seule photo de l’actuel Président pendant qu’il était
écolier. Walf Grand’Place l’avait affiché à la Une ce samedi,
veille du second tour de la Présidentielle qui allait
précipiter Macky à la magistrature suprême. Avant
midi, il ne restait plus un seul exemplaire du journal
dans les kiosques.
Ce ne fut pas mon plus beau souvenir de cette couverture
de la campagne présidentielle de 2012. Je vous raconte
? Bon allons-y ! On était dans le cortège du candidat
Macky Sall, qui avait entamé la campagne du second
tour par une tournée auprès des différents chefs religieux
de Touba. De 08 heures du matin ce vendredi-là
à samedi 03 heures du matin, nous l’avons suivi dans
presque tous les villages où résidaient des guides influents
de la communauté mouride. Et c’est Moustapha
Cissé Lo qui introduisait Macky partout. Vers 01 heures
du matin, alors qu’on était à Taif, dans le salon du Khalife,
le fils de ce dernier est allé sortir un revolver pour
faire sa fête à Cissé Lo qu’on surnommait à l’époque
El Pistolero. N’eût-été certains chambellans et les éléments
du GIGN, le pire pouvait se produire cette nuit-là.
A Dakar, alors qu’on avait déjà bouclé le journal, j’ai
appelé Moustapha Diop pour lui parler du scoop. Il
s’apprêtait à rentrer chez lui. Mais il est retourné à l’imprimerie
pour changer le papier à la Une par cet événement.
C’est quand je suis rentré de ce périple que j’ai
produit le papier qui m’a fait gagner l’estime de Jean
Meissa. C’était sur les deux types de classes maraboutiques
qui existaient à Touba…
Bon, on appuie sur la touche pause jusqu’au prochain
numéro. En espérant bien sûr que les problèmes de
mouton ne viennent pas casser l’ambiance délirante
qui suinte de ma plume. D’ici-là, portez-vous bien et
surtout respectez les mesures barrières et toutes les
autres consignes édictées par les autorités sanitaires
pour se protéger et protéger votre entourage de ce
virus qui circule toujours. Bonne lecture !
Ayoba FAYE
Rédacteur en chef de Pressafrik
18-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://8JaxQ4F8ripMoGvOjta8AZ6vw-L3XcDs9KwEnqHrftk(*`̵ _ɢۮmIdq_׉E 94 Nord Foire Azur
Dakar, Sénégal
+221 77 296 47 96
contact@alyfa.co
www.alyfa.co
BIRAMAWA MAGAZINE - 19
Des Jouets
Afro - Centrés
׉	 7cassandra://F_CohnhdfKOUIyRrNP2wSfpg_P5kjr5NuS3sBYn7sAs*`̵ _ɢۮmIdq`_ɢۮmIdq_{בCט   {u׉׉	 7cassandra://ml7r8oZrnjFZSy0GPtxwkx5y6larGiHMhrG7u4qbbHw `׉	 7cassandra://iwaer9mJXvCtz70Qlut3IBW3cUgsZvPhBpz9PaKhJ-E_`S׉	 7cassandra://djrFL3BhgQmn9TO63yWeZHtahxP78icFLu_FPQ9bvac 3`̵ ׉	 7cassandra://u3Ck1A8Yg-pNqChSgltV-5YEUBnBkrkhkEZWjTj2eGE bP͠_ɱۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://2isuWohaV0su0omX3HS5QVdzS_3FkeP-V3XUrKm-7mA y` ׉	 7cassandra://AAET5tYPfApENaAUw6q_IInP7IZZ3X9tQjIqn2GfwtUͽ	`S׉	 7cassandra://bYLwqpxpmlX4nB5Xbx8NACqSjp1S26xZLlOVOdno1zg0`̵ ׉	 7cassandra://H0CYT6SwqrVw2QDZCONYLWJl3BR5WP96igdcjXJwxZk^f͠_ɱۮmIdq׉E ENTRETIEN
EXCLUSIF
Elzo jamdong
Auteur - Compositeur - Interprète
“Je pense que le plus important est de savoir où on veut
aller et ce que l’on veut réaliser.”
׉	 7cassandra://djrFL3BhgQmn9TO63yWeZHtahxP78icFLu_FPQ9bvac 3`̵ _ɢۮmIdqa׉EElzo Jamdong de son vrai nom
Elhadji Diallo est un auteur-compositeur-interprète
qu’on ne présente
plus. Titulaire d’une licence Langues
Etrangères Appliquées et d’un
Master 2 Négociations en commerce
internationale, Elzo a, cependant,
préféré « vivre de sa créativité artistique
». Dans cette entretien il retrace
son parcours de formation et
évoque son choix de suivre sa passion
qu’est la musique. Elzo adresse
également un message aux jeunes
talents.
«Ce dont les jeunes ont le plus besoin je
pense que ce sont des adultes de tous les secteurs
(entrepreneurs, employés de grandes
boites, sportifs, chanteurs) qui sachent répondre
à toutes leurs questions sans aucun
tabou.»
Qui est Elzo Jamdong?
Bonjour je suis un enfant du Sénégal et un citoyen
du monde.
Vous vous considérez comme rappeur ou
musicien ?
Les 2 ! Rappeur compositeur pour mon propre
compte et donc interprète mais aussi auteur compositeur
pour d’autres artistes même hors-rap.
Pouvez-vous retracer votre parcours de formation
?
J’ai eu mon baccalauréat au Cours Sainte-Marie de
Hann Dakar avant de m’envoler en France où j’ai
obtenu une licence Langues Étrangères Appliquées
(Anglais Espagnol) et un Master Négociations en
Commerce International.
Diplômé mais vous avez choisi de faire de la
musique à temps plein. Pourquoi avoir suivi
cette voie ?
Parce que je savais que je préfère vivre de ma créativité
artistique et de tout ce qui gravite autour que
suivre un parcours professionnel « classique »
Et si c’était à refaire ?
Je ne changerais rien honnêtement.
Comment ont été vos débuts dans la musique
?
Ce n’était pas facile du tout. Je travaillais dans un
hôtel en tant que réceptionniste la première moitié
de l’année et la seconde moitié je me consacrais à
mes enregistrements, mes tournages de clip et mes
concerts.
« Je suggère à tous les jeunes qui peuvent
faire des études d’en faire… »
Quel est le rapport entre vos études et
votre musique ? Est-ce que vos études vous
servent aujourd’hui ?
Oui tous les jours ! Que ce soit pour comprendre
le business de la musique, analyser le marché, étudier
les divers contrats qui nous sont proposés ou
faire des recherches sur un thème qui m’intéresse.
Quels conseils donnerez-vous aux jeunes
élèves et étudiants qui ont du talent et qui
sont passionnés de musique ?
Je suggère à tous les jeunes qui peuvent faire des
études d’en faire surtout s’ils ont un projet professionnel
bien défini et si c’est la formation qu’ils
suivent qui va les mener à leur objectif de carrière.
Je pense que le plus important est de savoir où on
veut aller et ce que l’on veut réaliser. Ce dont les
jeunes ont le plus besoin je pense que ce sont des
adultes de tous les secteurs (entrepreneurs, employés
de grandes boites, sportifs, chanteurs) qui
sachent répondre à toutes leurs questions sans aucun
tabou. Parce que quand on est jeunes on s’imagine
des choses et l’on a rarement l’opportunité de
croiser une personne active dans le domaine qui
nous intéresse pour qu’elle nous partage les points
marquants de son parcours et les ficelles de son
métier. Je trouve que l’enseignement classique est
trop généraliste et on ne se préoccupe pas assez
des envies des enfants, c’est pour cela que beaucoup
d’élèves ne sont pas à l’aise avec certaines
matières car ils ne voient pas l’utilité de ces dernières
dans la vie de tous les jours.
Le magazine a pour objectif de faire une «
BIRAMAWA MAGAZINE - 21
׉	 7cassandra://bYLwqpxpmlX4nB5Xbx8NACqSjp1S26xZLlOVOdno1zg0`̵ _ɢۮmIdqb_ɢۮmIdqa{בCט   {u׉׉	 7cassandra://zZfAu__Dfp481TjrEr6zr-yK82fmCieXzGZE9Ar4Ydg ` ׉	 7cassandra://bqBveVsz933l3riTzxYPjMcWukwpaDUwk75PatPkdRs` S׉	 7cassandra://yZPRXkSEpWUywyVbxLz4KUHki09da4hIt0pJv4Mw_A0-J`̵ ׉	 7cassandra://HpF4YKrPqaBLioCi06qlb9ysF0-j_tzxus0Mfl5yZuQff͠_ɲۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://R5JP-AZYkxP1IRbGFP6RHIOZ_T9jJFQG0uuV2vRS1gU I`׉	 7cassandra://yInL-Om-PaUPym5Vm8ZMO993PExATdfoRy6kN1dM_YE=N`S׉	 7cassandra://gwj-jTg2JmhUWpQ5nKAieH72XagJy83DZH-NIQyDbwU_`̵ ׉	 7cassandra://5zwX1YzU2EX9LYivx7KN1g7rGnSJC3Srh38vNMUgNYQͮ͠_ɲۮmIdq׉Evisite guidée » des professions. Et Si ce n’est
pas indiscret nous voudrions savoir si la
musique « nourrit » son homme ?
Oui bien sûr mais pas tout le monde si on parle de
la même chose. En effet tous les chanteurs ou tous
les rappeurs de notre pays comme dans tous les
pays ne gagnent pas de quoi s’acheter une maison
et se payer des vacances à Dubaï ça c’est sûr (rires).
Je pense que pour répondre à cette question on va
se focaliser sur les artistes connus du grand public
même si paradoxalement il y a des artistes pas
connus du tout qui jouent en live dans des hôtels
et restos de la place qui s’en sortent bien financièrement.
Je dirais qu’il y a 2 catégories d’artistes
connus si on se base sur les revenus financiers.
La première catégorie c’est ceux dont les revenus
venant de la musique sont suffisants pour vivre,
gérer une famille et même faire travailler et payer
des salariés mais ils représentent une minorité. La
deuxième c’est ceux qui ont le succès d’estime mais
n’ont pas encore assez d’affaires bien payées pour
être stables financièrement. Ces derniers ont parfois
une activité parallèle à la musique pour avoir
d’autres rentrées d’argent. On doit être sur du 2080
entre les deux catégories.
« Je pense que le plus important est de savoir
où on veut aller et ce que l’on veut réaliser…»
J’imagine
que, pour les besoins de votre carrière,
vous êtes amenés à beaucoup voyager.
Comment gérez-vous cela par rapport à
votre vie personnelle ?
Ça se passe très bien parce que le fait d’être mobile
fait même partie de ce que j’aime le plus dans ma
carrière.
En parlant de sphère privée, d’après vous
est ce qu’on peut réussir sa carrière dans la
musique et avoir une vie personnelle épanouie
?
Absolument ! Pour moi la réussite c’est un tout.
Atteindre des objectifs, battre des records etc sans
être en paix avec soi-même n’est pas réussir.
Au-delà de la musique, en tant que citoyen
sénégalais quelles sont les causes qui
tiennent Elzo à cœur ?
22-BIRAMAWA MAGAZINE
Je suis pour la justice et l’égalité dans tous les domaines.
On ne part pas tous avec les mêmes moyens
mais même parallèlement à l’Etat tous ceux qui ont
un certain statut devraient aider les plus démunis.
Respectons aussi les femmes et donnons-leur la reconnaissance
sociale qu’elles méritent. Par ailleurs
j’apporte constamment mon soutien à ceux qui
viennent en aide aux orphelins car chaque enfant
doit pouvoir accéder à l’éducation mais surtout
comme je l’ai dit plus haut à une écoute active et un
accompagnement de près.
Vous avez fait vos études en France. Pourquoi
avoir choisi de revenir très tôt au Sénégal
?
Pour essayer de rester connecté au maximum avec
ce qui se passe même si je ne vais pas critiquer ceux
qui ont fondé leur famille à l’étranger.
Que vous pouvez-dire à ces sénégalais de la
diaspora qui appréhendent l’idée de rentrer
ou de mener des activités économiques
au Sénégal ?
Tout est à faire au Sénégal il y a encore de la place
dans tous les domaines je dis bien tous les domaines
contrairement à l’Europe ou les Etats-Unis
où la plupart des secteurs sont déjà saturés. Je vois
beaucoup d’enfants du pays comme moi et même
des sénégalais nés en Europe venir s’installer et démarrer
leur business en restauration en commerce
en communication et cela marche très bien. Nous
connaissons les réalités telles que la corruption et
elles peuvent être décourageantes mais rien n’est
immuable il faut toujours essayer et se donner au
maximum avant de juger ou d’abandonner.
Quel est le message de Elzo à l’endroit de la
jeunesse sénégalaise ?
Je me permets de me paraphraser :
“Gëm suñu boop, saam suñu boop,
Ku bëgg dëk ci ay bum ñu toop”
Biramawa vous remercie. Votre mot de la fin
Jaam dong la.
« Respectons aussi les femmes et donnons-leur
la reconnaissance sociale qu’elles
méritent. »
׉	 7cassandra://yZPRXkSEpWUywyVbxLz4KUHki09da4hIt0pJv4Mw_A0-J`̵ _ɢۮmIdqc׉E׉	 7cassandra://gwj-jTg2JmhUWpQ5nKAieH72XagJy83DZH-NIQyDbwU_`̵ _ɢۮmIdqd_ɢۮmIdqc{בCט   {u׉׉	 7cassandra://ZTTC1-UTc-vcBWGj2EMJMX2Pu9m17gocktBVTOunP20 "`׉	 7cassandra://P7SS-G7IDhTXJ_R_P5DsplSsbUJt0n8R7hF72pAI5rYw`S׉	 7cassandra://Da77Ei97qBk4xXP5TF_kP5VAwNp85KtvMOmzd1hVtBE)N`̵ ׉	 7cassandra://tZmoZVxuYRqoHKxxMrAOBnmTm4wYcu0PGTOEzkyJ9-s L͠_ɲۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://AT4vdCCMAQ009BFOvt7RSMRedld79HGHpfjahkaReaw .`׉	 7cassandra://Tw7qmTJeppLVs32SAeMSSpcA8aDBdYOset_S34EvtRA̓`S׉	 7cassandra://d0RfYOC-c78GC_nUXB-N76ecgo2sAFbBrsi0_Cd105c(`̵ ׉	 7cassandra://P49XaeD84Sv86vxpPayNlloh-V5IdqUIj78amZgvFCg g0͠_ɲۮmIdqנ_ɲۮmIdq _19ׁH %http://www.africatourismsolutions.comׁׁЈנ_ɲۮmIdq P$9ׁH (mailto:events@africatourismsolutions.comׁׁЈנ_ɲۮmIdq X9ׁH 'mailto:infos@africatourismsolutions.comׁׁЈ׉E׉	 7cassandra://Da77Ei97qBk4xXP5TF_kP5VAwNp85KtvMOmzd1hVtBE)N`̵ _ɢۮmIdqe׉EtQUI SOMMES-NOUS?
Africa Tourism Solutions est l’expression d’une
Afrique revalorisée sur le plan culturel, touristique,
sportif et économique.
Notre objectif est de proposer des services en
tourisme et événementiel à Dakar et partout au
Sénégal.
Nous vous proposons une expérience authentique,
inclusive et novatrice.
Pour vous servir au mieux, nous conceptualisons
des voyages à thème, en groupe ou en solo, des
excursions, safaris, croisières, la réservation d'hôtels
et de billets d'avion, l'organisation d'événements, de
team buildings...
Notre gamme de services répond aux besoins d’une
clientèle exigeante. Avec ATS, optez pour une
solution complète et découvrez les multiples
facettes du tourisme en terre Africaine.
ATS BUSINESS:
Parce que l’on passe le plus clair de son temps en
entreprise, il est essentiel de trouver des moments
détente pour renforcer l’esprit d’équipe entre
collègues. Nous avons créée une ingénierie
complète destinée aux administrations publiques,
entreprises, ONG...
ATS EVENTS:
Nous développons des services événementiels
pour particuliers et entreprises. Confiez nous la
gestion de vos événements, nous donnerons vie à
votre imagination...
ATS SCHOOL:
Pour faire découvrir le Sénégal aux apprenants,
nous offrons des prestations sur mesure pour les
écoles, instituts et universités.
Avec ATS, partez l’esprit libre!
Pour plus d’informations, contactez-nous:
infos@africatourismsolutions.com
events@africatourismsolutions.com
+221 33 825 12 79/ +221 77 480 78 78
www.africatourismsolutions.com
Immeuble SICAP Point E lot 8, Dakar, Sénégal
BIRAMAWA MAGAZINE - 25
׉	 7cassandra://d0RfYOC-c78GC_nUXB-N76ecgo2sAFbBrsi0_Cd105c(`̵ _ɢۮmIdqf_ɢۮmIdqe{בCט   {u׉׉	 7cassandra://t-sbsaiv8zqJ1gIbNrDY4ETR48laWu6ynxG6TrWKJ1U `׉	 7cassandra://YSmLs1vyinR3GTik8doOrBiMb62nLTnq04fbSteSbJk͠`S׉	 7cassandra://CV_adtXBE8cLID6Tltn2gV-kkUBeIIE3_ltwVDL-kGQ.`̵ ׉	 7cassandra://uHfFKQbyPPS7hAhyI3uD_Hupz-x6MDV5WFH9p1ZfXHo͝4͠_ɲۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://dKSBm2Zt6Ba3Idoo_FfdPvBgYBCGqgAcI6o3rTM1N44 ` ׉	 7cassandra://XXXiizspGk1Mzi5FWOS3wdA3nRyxsX3jTmBqSCP1WI4-` S׉	 7cassandra://sqzje3QvAPatIq6K3Q3pqESKIg-wWlrJQgvVrDM8WTk,`̵ ׉	 7cassandra://Bc_Zz0RFQUKFGetMg5yLJQApONQXsBn87du2qQHFS9waA͠_ɳۮmIdq׉EDroit du Travail et de la
Sécurité Sociale
L
a première ordonnance prise durant la pandémie
(Ordonnance n°001-2020 du 08 avril 2020)
concerne le droit du travail ; les droits des travailleurs
qu’il fallait tenir à l’abri des conséquences
néfastes de la pandémie. Il faut rappeler qu’au-delà
de l’interdiction temporaire du licenciement non motivé
par une faute lourde, l’ordonnance a complété le
dispositif de l’article L.65 du Code du Travail relatif au
chômage technique en limitant la durée et en instituant
une rémunération minimale pour le salarié concerné.
Elle a aussi emprunté au licenciement économique sa
procédure pour encourager le dialogue social et accompagner
les parties dans la recherche de solutions
alternatives au chômage technique.
Enfin, il est important de signaler que les dérogations
prévues par l’ordonnance précitée devaient cesser de
produire leurs effets dans les limites de temps de la loi
d’habilitation n°2020-13 du 02 avril 2020.
Maintenant que la loi d’habilitation a pris fin, il convient
de fermer la parenthèse du « droit du travail de crise
» pour revenir à celui de notre quotidien, le droit du
travail normal. Dans un texte précédent, nous avions
alerté que rien ne serait plus comme avant. Exact ! La
mise en œuvre de l’ordonnance a révélé des choses qui
ne doivent pas échapper au surligneur. Et en attendant,
que l’administration du travail fasse le bilan des « produits
» sortis de sa machine normative hyper active
lors de la pandémie, nous allons nous essayer à en relever
quelques éléments.
26-BIRAMAWA MAGAZINE
Ordonnance
sur le droit du
travail…cette
parenthèse
normative qui
se referme
1. Sur l’interdiction du licenciement
D’abord, sur l’interdiction de licenciement, certains
employeurs ont été pris de court par la rétroactivité
des effets de l’ordonnance, les salariés qui se sont faits
licencier après le 14 mars 2020 ont saisi l’Inspection
du Travail et de la Sécurité sociale pour demander leur
réintégration. Ce qui, somme toute, est logique à partir
du moment où, dans la lettre de notification le motif
allégué n’est pas la faute lourde. Avant le 8 avril 2020,
date de la prise de l’ordonnance, quels moyens disposaient
les employeurs pour savoir que le licenciement
non motivé par une faute lourde allait être nul et de nul
effet ? Ils ne pouvaient pas être aussi devins.
Si certains ont obtempéré en rapportant tout simplement
les décisions de licenciement, d’autres ont maintenus
les sanctions pour, ensuite, se prendre une mise
en demeure de l’Inspection du Travail et de la Sécurité
sociale. Et Les plus téméraires ont été dans leur défiance
habituelle en pronostiquant sur la lenteur et la
portée de l’action administrative et judiciaire.
Finalement l’un des effets pervers de l’ordonnance
est le recours systématique au licenciement pour
faute lourde même si les faits reprochés au travailleur
n’étaient pas d’une certaine gravité. Entre la réaction
de l’administration du travail et l’entrée en scène du
juge dans le cadre du contentieux, le temps agira en faveur
de la constitution d’une provision suffisante pour
financer une condamnation.
׉	 7cassandra://CV_adtXBE8cLID6Tltn2gV-kkUBeIIE3_ltwVDL-kGQ.`̵ _ɢۮmIdqg׉EPour cette question et pour tant d’autres, ce qui a fait
défaut, c’est la volonté des autorités étatiques de doter
l’Inspection du Travail et de la Sécurité sociale des
moyens d’actions efficacement dissuasifs notamment
d’un pouvoir d’amende directe dès lors que la violation
de la loi se fait de manière flagrante. Sur ce point, l’ordonnance
n’a fait que révéler un problème ancien qui
continue de saper les efforts des inspections du travail
et qui ne permet pas une réelle protection des travailleurs
face aux abus de leurs employeurs.
L’action de l’Inspecteur du Travail et de la Sécurité
sociale dans la protection du mandat du délégué du
personnel s’est trouvée influencer par l’ordonnance.
Celle-ci, en dérogeant à l’article L.214 du Code du Travail,
oblige que l’Inspecteur du Travail et de la Sécurité
sociale aille à la recherche d’une faute lourde pour
motiver sa décision portant autorisation de licencier le
délégué du personnel mis en cause.
Auparavant, la question de la proportionnalité entre la
faute commise et la sanction infligée n’impliquait pas
forcément l’exigence de rechercher une faute lourde ;
ou du moins, la question n’était pas suffisamment tranchée.
Entre le 14 mars et le 2 juillet 2020, on est, au
moins, sûr que l’Inspecteur du Travail et de la Sécurité
sociale ne peut autoriser le licenciement du délégué du
personnel que s’il parvient à établir l’existence d’une
faute lourde qui est un manquement d’une gravité telle
qu’il empêche le maintien de la relation de travail.
Qu’en est-il de la faute commise durant la pandémie
et sanctionnée par le licenciement après le 2
juillet c’est-à-dire à la fin de l’habilitation ?
En l’état actuel de la réglementation, rien n’indique que
l’employeur ne puisse licencier un travailleur pour une
faute simple dès lors que l’interdiction induite par l’ordonnance
n’est plus en vigueur. Aucune disposition ne
fixe un intervalle de temps entre la commission d’une
faute et la sanction. En l’espèce, il n’y a que le juge qui
peut instituer un délai dit raisonnable ; ce qui sera donc
une appréciation faite au cas par cas.
2. Relativement au chômage technique…
Concernant le chômage technique, la parenthèse qui se
ferme emporte avec elle une solution qui ferait mieux
de rester pour constituer une réponse aux innombrables
questions qui se posent sur les modalités d’application
de l’article L.65 du Code du Travail. Aucune
convention collective encore moins un accord collectif
d’entreprise ou d’établissement ne le complète notamment
en ce qui concerne sa durée ou la rémunération
qui l’accompagne. Déjà laconique sur la question, l’article
sus évoqué n’encadre pas la durée du chômage
technique, ni ne pose le principe de sa rémunération
partielle comme une obligation. Et dans ce trou béant
baignent les abus de certains employeurs.
Ainsi, il faut, au plus vite régler cette question qui n’est
pas moins essentielle que celle de l’âge de la retraite
qui a valu une petite réforme en juin 2020. Il ne sera
pas trop d’être méticuleux dans la rédaction pour diverses
raisons dont notamment :
‒ l’impératif de distinguer carrément le chômage
technique du télétravail ; ce dernier, encore appelé
travail à distance, est un aménagement de l’espace
de travail. Ce n’est pas parce que le salarié reste à
la maison qu’il ne travaille pas. Non seulement, il
est occupé à faire les mêmes tâches qu’il aurait fait
s’il était au bureau, mais il voit son intimité et son
espace familial encombrés au point de déranger
ce qui, en temps normal, constituait sa vie privée.
Alors celui qui est en télétravail est en situation de
travail ;
‒ la nécessité de ne pas confondre la réduction des
heures de travail au chômage technique partiel. On
ne sait pas ce que c’est le chômage technique partiel
au regard de l’article L.65 du Code du Travail.
En revanche, on sait que la réduction des heures de
travail est une mesure alternative au licenciement
pour motif économique dans le droit du travail normal
et qui a été empruntée au droit du travail de
crise. En faire une mesure alternative est assez suffisant
pour le distinguer du chômage technique.
Cette confusion, on la doit à l’article 4 de l’ordonnance
qui oblige le travailleur, pendant la durée du chômage
technique, de se mettre à la disposition de l’employeur
pour éventuellement exécuter des tâches ponctuelles
relevant de son domaine de compétence. Cela a été une
opportunité d’occuper partiellement les travailleurs à
son poste de travail ou à la maison (télétravail).
In fine, l’ordonnance a le mérite d’attirer l’attention du
public sur l’importance de leurs droits en tant que travailleur
et à quel point cette question est liée avec leurs
moyens de subsistances. Si elle augure une réforme
en profondeur du Code du Travail et de l’Inspection
du Travail et de la Sécurité sociale, c’est que la bonne
leçon a été tirée. Un droit du travail militant du développement
économique et social est un droit du travail
qui donne une bonne articulation entre la protection
du travailleur et la sauvegarde de l’outil de production.
C’est aussi et surtout une Inspection du Travail et de
la Sécurité sociale proactive, contribuant activement à
l’élaboration des meilleures stratégies de promotion de
l’emploi et de la protection sociale.
Alioune FALL
Juristes d’Affaires, Inspecteur du Travail et de la
Sécurité sociale
BIRAMAWA MAGAZINE - 27
׉	 7cassandra://sqzje3QvAPatIq6K3Q3pqESKIg-wWlrJQgvVrDM8WTk,`̵ _ɢۮmIdqh_ɢۮmIdqg{בCט   {u׉׉	 7cassandra://OwmyqSUK6pVhYIpuQWKMfpKt8Iu-HBxPjfbmgNc68dw `׉	 7cassandra://GoKX8N-5qC3Aq3n6Qg1FVlkC7ZRkhrHGuXihCWETWp0͒K`S׉	 7cassandra://1QQHPKoATSv2Gw02TAVuCK5dVLE6zqQT7hDe7M83GXE1.`̵ ׉	 7cassandra://KwF1VxqegkRUY7ugdLcV0kTDIF1Iv2Q76omFDhPg96gwR͠_ɳۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://GZVLMLc-igD6YTXTC6k1quA5YBETtzHgvw_PU3CU5Xw G` ׉	 7cassandra://il_BwXbfi52mK2diDdxyj-14iORcWfBrpETRxcEdhHo` S׉	 7cassandra://uGIVi369Vr-F5pFyzAPtN77dRuThjrntyHADtzwLlU0)`̵ ׉	 7cassandra://wTuoJsaeseAdasDSZfGt21DctzCpdhb6HRvsjhRKH6Uk͠_ɳۮmIdq׉E>Veille et
Intelligence
des Affaires
Internationalisation des entreprises,
regards croisés sur les facteurs de
succès et/ou d’échec
L
’expansion internationale des entreprises a connu
un rythme accéléré ces dernières années. Si les mutations
économiques et le développement des échanges
internationaux ont accru la nécessité d’internationaliser
les activités, les stratégies adoptées sont multiples.
La stratégie d’internationalisation permet aux entreprises
de trouver de nouveaux débouchés dans leurs
pays d’accueil. Il importe alors de retenir qu’elle doit
reposer sur une évaluation des compétences-clés de
l’entreprise afin de garantir une meilleure répartition
des risques et une réduction des coûts liés à l’acquisition
d’avantages dans les marchés cibles.
28-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://1QQHPKoATSv2Gw02TAVuCK5dVLE6zqQT7hDe7M83GXE1.`̵ _ɢۮmIdqi׉Ea politique d’internationalisation requiert un certain nombre de choix stratégiques tels que la sélection
du marché, le rythme de développement, le mode d’entrée et une décision d’adaptation ou
de standardisation. Cette étape constitue le socle et doit être suivie de la phase opérationnelle de
mise en œuvre du processus d’internationalisation.
En revanche, il semble que certaines entreprises, surtout de la distribution moderne, ne suivent pas la
logique de ce schéma stratégique. Ainsi, l’on assiste souvent à un marché cible hostile et des acteurs locaux
non malléables au gré de l’enseigne internationale.
Carrefour au Japon
L’échec de l’implantation des hypermarchés de Carrefour au pays du Soleil-Levant reste l’un des plus
déterminants dans la politique d’internationalisation des enseignes. Si certains des choix stratégiques
comme le marché cible et le rythme de développement ont été respectés, ce ne fut pas le cas pour le
mode d’entrée et l’adaptation aux réalités du marché japonais.
Ce dernier est composé d’un système grossiste inéluctable avec des consommateurs exigeants sur les
attributs sanitaires des produits. Nonobstant ce système incontournable, Carrefour a opté pour une implantation
massive et rapide avec une dizaine d’hypermarchés installés sur le sol japonais. Néanmoins,
le géant français de la distribution n’a pas pu décrocher la timbale face à une insatisfaction des consommateurs
japonais, un faible capacité d’innovation, l’absence d’alliance stratégique avec les partenaires
locaux et des grossistes réfractaires à son implantation. Dépité de cette situation, Carrefour a décidé
d’accrocher ses patins en 2008.
Auchan au Sénégal, la stratégie du low price
L’enseigne Auchan a levé son rideau métallique au Sénégal en 2014. Auchan Retail Sénégal s’est très vite
placée aux premières loges de la distribution moderne avec une pénétration par les prix, une diversité
de l’offre et la qualité de service. Dans son entretien avec le journal Le Soleil du 11 décembre 2017, le
Directeur Général Laurent Leclerc a élucidé les choix qui ont guidé sa politique d’internationalisation.
« Dans chaque pays, nous avons une approche locale en synergie avec les écosystèmes nationaux autour
de 4 axes fondamentaux : répondre aux besoins de consommation de l’ensemble des clients du pays,
participer, en synergie avec les écosystèmes locaux, au développement économique du pays, encourager
l’emploi et l’employabilité dans chaque pays et agir en acteur responsable. Nous voulons contribuer à
la démocratisation d’un commerce moderne, accessible à tous et répondant aux attentes de la grande
majorité de la population sénégalaise. C’est un investissement de 65 milliards de FCFA en 5 ans, et plus
de 1500 emplois créés. Nous avons près de 1.000 collaborateurs, dont 98 % de Sénégalais. »
Cette décision va fructifier avec une extension des supermarchés du groupe sur l’étendue du territoire
sénégalais et une boulimie des clients disposés en rang d’oignons devant les magasins. En 2018, des entreprises
locales, couvertes par l’union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois),
se sont mobilisées pour faire face à l’expansion du leader de la distribution, qu’ils accusent de dumping
et de concurrence déloyale, avec leur fameux slogan « Auchan dégage ». Pour contraindre ce mouvement,
l’union nationale des consommateurs du Sénégal s’est invitée au combat en lançant le slogan « Auchan
reste » en parallèle à « Auchan dégage », fortifiant ainsi la position de l’enseigne.
Il convient alors de retenir que la prise en compte des réalités du marché cible, la collaboration avec des
acteurs locaux et une implantation progressive restent des choix stratégiques que les entreprises doivent opérer
dans leur politique d’internationalisation.
Moustapha FAYE
Chercheur en Marketing Stratégique – UGB
BIRAMAWA MAGAZINE - 29
L
׉	 7cassandra://uGIVi369Vr-F5pFyzAPtN77dRuThjrntyHADtzwLlU0)`̵ _ɢۮmIdqj_ɢۮmIdqi{בCט   {u׉׉	 7cassandra://wo7DH7tcIlK-_SNGNpgvrND9H006xY2wnFVN_L0aLeY `׉	 7cassandra://dliLNA3H_v4In0-C_W3UTBdfyplj2q8iLRAgS9Fb-58Ao`S׉	 7cassandra://DQjcMrJpcmPq-p6nUoiX8mctTQO4B4iitsAAfaffJAU`̵ ׉	 7cassandra://9P2hXUCIwmD3oT_ZD4FpFdIKLyrM8rPn6GzHC3khuvQ͡@͠_ɳۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://pcj53CG_odPYXab0PHdMX83QACeHUV514rmr7nofrMA 7`׉	 7cassandra://hRWx2-D7IsLLpnuwBoK62Mpi7NWwjSv_uFvypAyai10xW`S׉	 7cassandra://k2LcIkCUZ7CILNM-YRYS4T0o60ZtAKroIcia_EW5Cgw%+`̵ ׉	 7cassandra://p6oaMJSP2MaNRCGcW-3DpwQvWm1i7cKoq3U7nNxXERAͧ ͠_ɳۮmIdq׉E +Développement
personnel
La perte de temps
׉	 7cassandra://DQjcMrJpcmPq-p6nUoiX8mctTQO4B4iitsAAfaffJAU`̵ _ɢۮmIdqk׉EPour cette première, la rubrique développement
personnel va mettre l’accent sur un élément
dévastateur dans votre volonté d’entreprendre :
la Perte de temps.
E
n effet, dans un monde qui va trop vite, la
perte de temps est presque devenue un crime.
Certaines pertes de temps dans nos vies sapent
notre énergie et nous empêchent non seulement d’être
productifs, mais aussi d’obtenir un réel succès.
Au Canada par exemple, certaines entreprises licencient
leurs employés et les poursuivent en justice pour
« Vol de Temps ». Ils ont compris que cette ressource
est aussi précieuse que l’or, car elle influence directement
leurs profits, leurs investissements et leurs
perspectives d’avenir.
Les causes de cette perte de temps chez l’humain
sont multiples : Les technologies qui nous entourent
peuvent faciliter le travail, augmenter l’efficacité, favoriser
la communication et le marketing, mais aussi distraire,
ralentir et détourner les individus de l’essentiel.
L’accumulation de dossiers et un environnement
brouillon font perdre un temps précieux, de même que
notre rythme de vie trépidant qui nous impose parfois
des situations d’inertie (cas des embouteillages).
Pour faire face à cette perte de temps, plusieurs pratiques
sont aujourd’hui décrites sur internet. Il est possible
pour vous de les appréhender afin de voir comment
les insérer dans votre routine : Loi de Pareto,
Méthode Nerac, Méthode de la Planification journalière….
Au
demeurant, il faut savoir qu’une démarche miracle
n’existe pas. La gestion du temps est une donnée assez
personnelle et vous seul avez le pouvoir de définir les
éléments constitutifs de votre quotidien.
Agissez dès maintenant si vous pensez être « désordonné
» car, comme le dit si bien Alain Lakein, « Maîtriser
son temps, c’est maîtriser sa vie ».
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires étrangères
BIRAMAWA MAGAZINE - 31
׉	 7cassandra://k2LcIkCUZ7CILNM-YRYS4T0o60ZtAKroIcia_EW5Cgw%+`̵ _ɢۮmIdql_ɢۮmIdqk{בCט   {u׉׉	 7cassandra://22mnLpixbL8F5bbWhrWOrJjewUCuhk11vyvrLOjdF3g ;L`׉	 7cassandra://ATCw9Li0CyB9emwkW7CL5iMxKgEzmbS5dcv3T8WKrioͥ=`S׉	 7cassandra://lL1ro0hFOk5pFKJucZ3GaW0YCQQVRtqEYac8T0_j77M1`̵ ׉	 7cassandra://BoES3M9QPxBAK316iVwR35MB1SD0VWaYKGfvmQ6SG_Y ]YL͠_ɴۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://_YqRxd10gsVUTjFqmdf6ReG7v6EOJTOJhdiN4K8cpWU ~`׉	 7cassandra://b14gQZ1oO0xRoSQ6HTb52UTTTPHayqZcUlIPU3Uo968͵`S׉	 7cassandra://BUC5ZjHvzk-Wpit1SQHsQv35qdwfUMrERLaATrm__1E1)`̵ ׉	 7cassandra://Gu6pKFuHPaLghXVWIEhADzGpdVaxGFnogAbmFui7Xf8͹8͠_ɴۮmIdq׉E DECOUVERTE
“J’ai grandi au milieu des livres.”
Ndèye Fatou DIENG
Ecrivain
Biramawa consacre sa rubrique « Découverte » à Ndèye Fatou DIENG,
juriste de formation, Auteure et peintre amateur. Elle est l’auteure du
roman « Ces moments-là » qui a obtenu le Prix Aminata Sow FALL pour
la Créativité 2017 et est finaliste du prix Orange 2020. « Mélange de
fiction et de réalité », le roman se veut un « hommage à l’amitié ».
« J’ai grandi au milieu des
livres. Quand les petites
filles de mon âge jouaient à
la corde, moi je lisais… »
Bonjour Ndeye Fatou, pouvez-
vous vous présenter à
nos lecteurs ?
Merci Biramawa de m’accorder
cette interview. Alors, je m’appelle
Ndèye Fatou Dieng. J’ai 29 ans. Je
suis juriste de formation. Auteure et
peintre amateur.
Vous êtes juriste de profes32-BIRAMAWA
MAGAZINE
sion. Comment utilisez vous
vos talents d’écriture dans
votre métier ?
Alors, très souvent, c’est l’inverse
qui se produit. Ce sont mes talents
de juriste qui peuvent me servir
dans l’écriture. Pour des domaines
qui me sont étrangers je suis toujours
obligée de faire des recherches
approfondies. Pour le droit, c’est
moins compliqué.
Le droit et l’écriture sont deux domaines
assez différents de prime
abord. Le droit est rigide, l’écriture
est fluide. Néanmoins il faut reconnaître
une chose, c’est qu’un juriste
est avant tout un littéraire. Déjà,
c’est sur la base des matières littéraires
que la sélection en faculté de
droit se fait. Un bon juriste est avant
tout un bon littéraire car l’exercice
juridique commande aussi une certaine
maîtrise, une certaine dextérité
langagière, en ce sens, être écrivain,
m’aide beaucoup aussi car les
mots sont mon univers. Et les deux
(mon métier de juriste et l’écriture),
à bien y réfléchir ne sont pas si éloignés.
L’un comme l’autre exige une
bonne connaissance des règles, une
pratique assidue (la lecture pour
l’écrivain et les exercices pour le juriste)
et un esprit libre capable de
׉	 7cassandra://lL1ro0hFOk5pFKJucZ3GaW0YCQQVRtqEYac8T0_j77M1`̵ _ɢۮmIdqm׉Etranscender l’évidence pour aller
au-delà et extraire de la réalité tout
le possible et même l’impossible
avec un peu d’audace
Comment est née votre passion
pour l’écriture ?
J’ai grandi au milieu des livres.
Quand les petites filles de mon âge
jouaient à la corde, moi je lisais, je
m’enfermais dans une bibliothèque
et je dévorais les livres, toute petite,
j’avais découvert un univers que je
ne devais jamais quitter.
« Mon inspiration me vient
principalement de ce que je
vois, ce qui m’entoure. »
Vous avez publié le 11 décembre
2018 « Ces moments-là
» aux éditions
Harmattan Sénégal. Que
pouvez-vous nous dire sur
ce roman ?
C’est un hommage à l’amitié. Il y est
question en grande partie des liens
indéfectibles qui existent entre
les humains. L’amitié étant le plus
abouti. Ces moments-là c’est l’histoire
de Rafael et d’Alia. Deux jeunes
gens qui se sont connus à l’université
et que les turpitudes de la vie ont
séparé. Chacun évoluant de son côté
avant de se retrouver 10 ans plus
tard sur les bancs de l’université qui
les a unis.
S’agit-il d’un roman fiction
ou est en partie inspiré de
faits réels ? où avez-vous
puiser votre inspiration ?
C’est un mélange de fiction et de réalité.
J’y aborde sous un autre nom
Ebola et comment nos vies auraient
été impactées si cette épidémie
avait fait plus d’une victime.
Mon inspiration me vient principalement
de ce que je vois, ce qui
m’entoure. Des questions que je me
pose également sur le sens de la vie
et sur l’humain.
Le fil rouge du roman reste
l’amour. Pourquoi ce sujet ?
Ah non ! Encore une fois le fil rouge
du roman reste l’amitié. Il gèlera en
enfer avant que je n’écrive une histoire
d’amour (enfin, c’est ce que je
disais).
Le roman a obtenu le Prix
Aminata Sow Fall pour la
Créativité 2017 et est aussi
finaliste du prix Orange
2020. Comment avez-vous
vécu ces distinctions ?
Avec surprise et peur. On dit que
les belles choses de la vie arrivent
quand on s’y attend le moins. C’est
ce qui m’est arrivé avec ces deux
distinctions.
Avec peur, parce que je sais que c’est
un encouragement à mieux faire et
une mise en garde, même si cette
mise en garde, c’est moi-même qui
me l’adresse. Je sais que désormais,
je n’ai pas le droit de donner moins
que le meilleur de moi-même.
Quel conseil donneriez-vous
aux jeunes sénégalais qui
veulent se lancer dans l’écriture
?
Lisez. Lisez. Encore une fois lisez. Il
n’y a pas de secret. Il faut beaucoup
lire. Apprendre des autres. Maîtriser
ses classiques, se construire une
base, découvrir ce qui se fait ici et
ailleurs. Lire…
L’intrigue de votre roman se
déroule en période d’épidémie.
Nous vivons actuellement
la pandémie de la COVID
19, quelles leçons faut-il
tirer de la situation ?
Il est vrai que l’on vit actuellement
dans le contexte de Ces moments-là.
C’est très effrayant quand on quitte
la fiction pour une réalité similaire.
Les leçons qu’il faudrait en tirer ?
Être plus rigoureux que certains des
personnages du roman et suivre à la
lettre les instructions des autorités
sanitaires. Il est plus que jamais important
de se considérer comme le
gardien de son frère.
Comment nos lecteurs vivant
au Sénégal et à l’étranger
peuvent-ils pour acquérir
« Ces moments-là » ?
Ces moments-là est disponible chez
Harmattan pour les lecteurs vivants
au Sénégal. Pour ceux qui sont à
l’étranger, c’est aussi disponible à
la Fnac et sur le site de Harmattan
France.
Biramawa vous remercie.
Quel est votre mot de la fin ?
Je vous remercie encore une fois
pour cette interview. Vous encourager
également dans cette aventure
que vous venez de commencer.
BIRAMAWA MAGAZINE - 33
׉	 7cassandra://BUC5ZjHvzk-Wpit1SQHsQv35qdwfUMrERLaATrm__1E1)`̵ _ɢۮmIdqn_ɢۮmIdqm{בCט   {u׉׉	 7cassandra://YHialc2HB54V5i3S4G_fR8GI2N5IOtxxxumudvJGdes u`׉	 7cassandra://5PsE7AJeLg2KZ2caeFFGFZtF7dH1DgDANgbY6TSn9Z4͊`S׉	 7cassandra://Et_jd85UcTl5iiaWljUDpUiKUkMntBo7Gp2FVY7q1yg(C`̵ ׉	 7cassandra://c0rtjNvND9lnCVF4IiZaW1J67NE6nIh8188gmOo4kbU+L͠_ɴۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://cdDYof91h_NviLtETm2EuT3WgrCI6XH3ftEtzXgRkBg 9` ׉	 7cassandra://q25-2Ypba2g8MJ3YNPJhXUkmZ5UBL4G5PL3ji1YS3qAͱ`S׉	 7cassandra://S5gPyFEjvm6teDLy4_uDiU0M5WGtLSkKgeTI9_Hri0Y,<`̵ ׉	 7cassandra://3qsxvUEpI-TDdjQPICYz-a0xgyMhTrvpsaFP0CSv-Pcy<͠_ɴۮmIdqנ_ɴۮmIdq \9ׁHhttp://Challenges.frׁׁЈנ_ɴۮmIdq ;9ׁHhttp://Onu.orgׁׁЈ׉E	DIPLOVAR
N°2
DiploVar ou un regard aiguisé
sur l’actualité internationale
Politique, Sciences Politiques, Relations Internationales,
Humanitaire, votre nouvelle rubrique incontournable
vous offre plus que des informations, une
analyse pertinente des interactions géopolitiques
qui vous entourent.
Quoi de mieux qu’un résumé des points essentiels
de l’actualité internationale des 15 derniers jours,
des faits historiques, des portraits de personnalités
ayant marqué l’histoire des relations internationales
pour mettre à jour vos connaissances et
rendre vos débats chocs d’idées.
Les points saillants, les immanquables de l’actualité
internationale vous seront présentés de façon succincte
de telle sorte que rien ne vous échappera.
Pour ce deuxième numéro, une consultation du tableau
de la VAR Diplomatique nous annonce les informations
suivantes :
COVID19 : A ce jour, selon un bilan établi par l’AFP à
partir de sources officielles, la pandémie du coronavirus
a fait au moins 561.551 morts dans le monde depuis
que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition
de la maladie fin décembre.
Plus de 12.580.980 cas d’infection ont été officiellement
diagnostiqués dans 196 pays et territoires.
34-BIRAMAWA MAGAZINE
Le Président Brésilien Jair Bolsonaro qui avait minimisé
et traité le coronavirus de « grippette », a été testé positif,
longtemps critiqué pour sa gestion irresponsable de
la covid, le brésil compte à ce jour 60.000 morts.
Par ailleurs, Les pharmacies sont autorisées à réaliser
des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD)
qui permettent de savoir, en quelques minutes, si l’on a
fabriqué des anticorps contre le coronavirus.
Un épidémiologiste et un spécialiste de la santé animale
de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sont actuellement
en Chine pour une mission exploratoire visant
à déterminer l’origine du nouveau coronavirus.
MALI : Le Mali traverse une période de tensions depuis
les élections législatives de mars dernier qui aggrave
une situation déjà délicate compte tenu de la présence
de djihadistes.
Plusieurs figures de l’opposition malienne ont été arrêtées
samedi 11 juillet 2020, au lendemain d’une journée
de mobilisation émaillée de troubles quasi insurrectionnels
qui ont fait quatre morts. Le Premier ministre
malien a déclaré vouloir former «très rapidement» un
gouvernement d’ouverture.
׉	 7cassandra://Et_jd85UcTl5iiaWljUDpUiKUkMntBo7Gp2FVY7q1yg(C`̵ _ɢۮmIdqo׉EPour apaiser la tension, Le Chef de l’État Ibrahim Boubacar
Keïta a décidé d’abroger les décrets de nomination
des membres restants de la Cour Constitutionnelle afin
de trouver une solution diligente au contentieux électoral
issu des dernières législatives dans un discours à la
nation.
USA/OMS : Donald Trump a officiellement lancé la procédure
de retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale
de la Santé (OMS), mettant à exécution ses menaces
de quitter l’agence onusienne qu’il accuse d’avoir
tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.
Des responsables de santé et des adversaires du président
ont critiqué sa décision de retirer le plus gros
contributeur de l’organisation basée à Genève, responsable
de la lutte mondiale contre les maladies et contre
le Covid-19 qui continue à se répandre dans le monde.
BURKINA FASO : l’Organisation humanitaire Human
Rights Watch a déclaré mercredi 8 juillet que des fosses
communes contenant au moins 180 corps ont été découvertes
à Djibo au nord du Burkina Faso, suite à des
exécutions extrajudiciaires menées par les forces de sécurité
gouvernementales.
Ces personnes sont majoritairement d’origine PEUL, un
ciblage ethnique selon certains car accusés d’aider les
Jihadistes.
Les autorités ont décidé d’ouvrir une enquête.
La CHINE VS HONG KONG : La Chine ignore les critiques
et impose sa loi sur la sécurité à Hong Kong, alors que
l’accord avec le Royaume Uni prévoyait que pendant un
demi-siècle, le territoire serait gouverné selon le principe
: un pays deux systèmes.
Cette loi sur la sécurité destinée contre la sécession, la
collision avec les forces étrangères, la subversion et le
terrorisme, est assortie à de peines de prison à vie.
Les hongkongais, seuls au monde face au rouleau compresseur
de Pékin qui se refusant toute mesure de sanction,
fait fi de la pression étrangère et impose son diktat
malgré le durcissement du ton de l’UE et des USA.
D’ailleurs, un Projet franco-allemand de riposte est actuellement
en gestation et le Royaume Uni est prêt à offrir
le refuge à 3 millions hongkongais.
CÔTE D’IVOIRE : le décès du Premier Ministre Amadou
Gon COULIBAY, qui était désigné comme le candidat du
parti au pouvoir, à la présidentielle prévue en octobre
2020, plonge le pays dans une situation d’incertitudes.
Le Président Alassane Ouattara est d’ailleurs invité
à briguer un troisième mandat par son parti RHDP,
on parle également de l’actuel Ministre de la Défense,
Ahmed BAKAYOKO pour reprendre le flambeau.
PAPE FRANCOIS : Suite à la décision controversée
de la Turquie de convertir en mosquée, l’ex-basilique
Sainte-Sophie, le Pape François s’est dit très affligé.
Les paroles du pape représentent le premier commentaire
du Vatican sur la décision controversée de la Turquie,
qui a fait réagir à travers le monde.
Œuvre architecturale majeure construite au VIe siècle
par les Byzantins qui y couronnaient leurs empereurs,
Sainte-Sophie est un site classé au patrimoine mondial
par l’Unesco, et l’une des principales attractions touristiques
d’Istanbul avec quelque 3,8 millions de visiteurs
en 2019.
Plusieurs pays, notamment la Russie et la Grèce, qui
suivent de près le sort du patrimoine byzantin en Turquie,
ainsi que les États-Unis et la France, avaient notamment
mis en garde Ankara contre la transformation
de Sainte-Sophie en lieu de culte musulman, une mesure
pour laquelle le président turc Recep Tayyip Erdogan,
issu d’un parti islamo-conservateur, milite depuis
des années.
ECO : L’éco sera-t-il un jour la monnaie unique de toute
l’Afrique de l’Ouest ou ne restera-t-il au mieux qu’un
avatar du franc CFA ? Quand fera-t-il son apparition sur
les étiquettes et dans les porte-monnaie de cette région
qui regroupe près de 400 millions d’habitants ? Alors
que la réforme censée aboutir à la disparition du CFA
progresse, les divergences entre les huit pays de la zone
franc et le groupe réuni autour du Nigeria menacent de
réduire l’ambition ou bien même d’enterrer ce projet.
Iran : Une « erreur humaine », serait à l’origine du crash
du vol PS-752, abattu peu après son décollage de Téhéran
le 8 janvier, et qui a fait 176 morts.
Une « erreur humaine », le mauvais réglage d’un radar
militaire, est « l’élément-clé » à l’origine du drame du
Boeing 737 ukrainien abattu le 8 janvier près de Téhéran
(176 morts), selon un rapport de l’Aviation civile
iranienne (CAO).
SOUDAN : La mutilation des organes génitaux des
femmes est à présent considérée comme un crime et
sera passible d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans
de prison.
Le Conseil souverain, la plus haute instance du pouvoir
au Soudan, a approuvé, vendredi 10 juillet, une loi pénalisant
l’excision, une pratique ancestrale qui reste très
répandue dans le pays.
Sources : Onu.org, le Point, les Podcasts Affaires étrangères et International
de France Culture, Challenges.fr, le Point, le Monde
©Biramawa Magazine 2020
BIRAMAWA MAGAZINE - 35
׉	 7cassandra://S5gPyFEjvm6teDLy4_uDiU0M5WGtLSkKgeTI9_Hri0Y,<`̵ _ɢۮmIdqp_ɢۮmIdqo{בCט   {u׉׉	 7cassandra://-ie9zk7qZrON4g1VYDP4mKvR10irAnsCf0xgxzNGXBo i`׉	 7cassandra://mU3KsZVxtDD2DnxsPXvtBqxTSBNgAxOkjlJN_F5XmSgO}`S׉	 7cassandra://_HQOZRPIn9QZd9RUdHIc7eT04l1Ai8pAlXxBGQXtR5w`̵ ׉	 7cassandra://N1QFZ3ryE79w1xVOvd1QFD2CcNbTiarckLbt3Azx4_cs4͠_ɴۮmIdqט  {u׉׉	 7cassandra://PRQLA2LFJrJcnjAJNn8lPT9PrWdjTqUKmJJBhqmb_1Y P`׉	 7cassandra://hDAdl8ufDF75UR8flZgJaI5qM6gxqAl679iJRLFm_Pwt,`S׉	 7cassandra://INR6U566GXaZTQw1wDQs_U0etJdteRRuFwIpYc4pxR0`̵ ׉	 7cassandra://Pk0-bCQYmE9_fLNP4fnQs9zEJiRGBkpwWOZiQUPngJE c͠_ɵۮmIdqÒנ_ɵۮmIdqŁ 1"9ׁHmailto:contact@biramawa.comׁׁЈנ_ɵۮmIdqȁ ?I9ׁHmailto:boubacarndir7@gmail.comׁׁЈ׉E7CV N° 1
Boubacar NDIR
Economiste-Ingénieur en Econométrie Appliquée
Tu es à la recherche d’un emploi?
Biramawa magazine met cet espace à ta
disposition pour te permettre de proposer
ton CV aux entreprises qui recrutent.
Tu peux donc envoyer ton CV par e-mail :
contact@biramawa.com
36-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://_HQOZRPIn9QZd9RUdHIc7eT04l1Ai8pAlXxBGQXtR5w`̵ _ɢۮmIdqq׉E	YFORMATION
2017 - 2019 :
Boubacar NDIR
26 ans | Sénégalais | Célibataire
Economiste - Ingénieur en
Econométrie Appliquée
Profil
Consciencieux et dynamique avec
une grande passion pour la data et
les logiciels, je mets en valeur mes
compétences pour faire parler les
données et fournir des éléments
de réponse fiables et quantifiés.
Disponibilité :
Immédiat.
Secteur d’activité :
Fonction publique |
Banque-Assurance |
Audit-Conseil | ONG |
Entreprises | OI |
Centres de Recherche.
Contrat souhaité :
CDI | CDD |
Intermittent.
Temps de travail :
Temps plein | Temps
partiel | Alternance.
Contactez-moi
+221 77 800 43 07
+221 76 502 89 60
Golf, Cité Aliou SOW - Dakar
boubacarndir7@gmail.com
Langue
Logiciels
Econométrie : Panel - Temporelle - Qualitative - Spatiale - etc.
Evaluation d’impact : Diff-in-Diff - Randomisation - Appariement.
Système d’information géographique : Cartographie - Calcul de
superficie - Géoréférencement - etc.
Planification opérationnelle : Méthodes WBS, CBS et OBS.
Recherche opérationnelle : Optimisation linéaire - Théorie des
graphes - Problèmes de flot maximal et d’ordonnancement.
Economie | Enquête | Analyse et traitement de données |
Modélisation | Statistique | Microéconomie | Macroéconomie |
Théorie des Jeux.
Pack Microsoft Office & MsProjet - Internet
Stata - R - Eviews - Sphinx - EpiData.
Gretl - QGIS - ArcGIS - Statistica - SPSS.
Delta - Matlab - Scilab - SAS - etc.
INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
Président de l’Amicale des Etudiants de Mboro à l’UADB (2019).
CENTRES D’INTERET
Documentaire
Lecture
Jeux Vidéos Basketball
Jogging
BIRAMAWA MAGAZINE - 37
95%
Master en Econométrie Appliquée option
Economie du Développement.
UADB, Diourbel, Sénégal.
Mémoire : Les déterminants de l’investissement
domestique privé en Afrique : prise en compte
de la dimension spatiale. Mention Bien.
2014 - 2017 : Licence en Economie Appliquée spécialisation
en Analyse et Politique Economique.
UADB, Diourbel, Sénégal.
Mémoire : Développement financier et
croissance économique en Afrique de l’Ouest :
quelques faits stylisés.
2014 : Baccalauréat Série S2.
Lycée de Mboro, Thiès, Sénégal.
EXPERIENCE PROFESSIONNELLE
Oct - Nov 2018 : Stage à Orabank - Direction de la clientèle.
Enquêtes | Questionnaire | Souscription OPV | Diverses
opérations sous le logiciel Delta | etc.
COMPETENCES
׉	 7cassandra://INR6U566GXaZTQw1wDQs_U0etJdteRRuFwIpYc4pxR0`̵ _ɢۮmIdqr_ɢۮmIdqq{בCט   {u׉׉	 7cassandra://Mj_ksQUXjUpIIDKgFmm-nIWmWO6KC7UGNCFig4UADrg ` ׉	 7cassandra://0iXA-aSg5kcJEYSXNr25xKqsbYV_DZf0KdxIz1_p-u45`S׉	 7cassandra://dVwDTosOBBaVgDH2diAbEHyd-LdQr13RnA6AfsG8n7Eu`̵ ׉	 7cassandra://1-ijyQ8U3Yl2zf0lmaSQiZJ6vqgrkpr1deGJ94XopdsUX͠_ɵۮmIdq׉E RETROUVEZ NOUS
TOUS LES QUINZE
JOURS SUR
Biramawa Magazine
biramawa
biramawamag
biramawamagazine
biramawa-magazine
38-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://dVwDTosOBBaVgDH2diAbEHyd-LdQr13RnA6AfsG8n7Eu`̵ _ɢۮmIdqs׈E_ɢۮmIdqt_ɢۮmIdqs{,  Magazine N°3 du 15 Juillet 2020_ɖOv(]