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BIRAMAWA
MAGAZINE
Huguette
GOMIS
Senior Consultante - Deloitte Sénégal
“C’est un travail passionnant,
propice à l’avancement...”
Dr Alexandre
Kissewinde SILAWINDI
Maram KAIRE
Ingénieur Systèmes et
Astronome, Chevalier de l’Ordre
National du Lion du Sénégal
“Je voue un amour
inconditionnel
à mon pays.”
Directeur Général de l’Institut des Sciences
Administratives et des Relations
Internationales ISARI-Paris,France
Sociologue de l'éducation
et de la formation
Enseignant-Chercheur à
l'Université Assane SECK de
Ziguinchor
N°6
Du 30 Août 2020
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05
EDITO
Waly NDIAYE Fondateur Biramawa
Osons comme disait l’autre !
08 édition spéciale
Michèle BURON-MILLET Créatrice de la pouponnière “Vivre Ensemble” de Mbour
Appel aux dons
10 ENTRETIEN PORTRAIT
Huguette GOMIS Senior Consultante
«C’est un travail passionnant, propice à l’avancement...»
14 AVIS D’EXPERT
Dr Jean Alain GOUDIABY
Sociologue de l'éducation et de la formation, Enseignant-Chercheur
à l'Université Assane SECK de Ziguinchor
Le système LMD, la professionnalisation des formations, La fuite des
cerveaux...
20 LE COIN D’AUTRUI
Ayoba FAYE Journaliste d’investigation – Rédacteur en chef Pressafrik
«Préservons nos anciens de la Covid-19. Ne les laissons pas
s'en aller. Parce que nous avons grand besoin d'eux.»
24 ENTRETIEN EXCLUSIF
Maram KAIRE
24
Ingénieur Systèmes et Astronome, Chevalier
de l’Ordre National du Lion du Sénégal
«Je voue un amour inconditionnel à mon pays.»
2-BIRAMAWA MAGAZINE
SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE -
20
14
10
05
08
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-
-SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE
32
32 ENVIRONNEMENT
Mariane Seck Docteur en Droit de l’Environnement et de la Santé
L'environnement chante les louanges de la COViD19
36 A L'ÈRE DU NUMÉRIQUE
Ousseynou GUEYE fondateur de Polaris Asso
42 DÉVELOPPEMENT PERSONNEL
Abdoulaye NDIAYE Chancelier des Affaires étrangères
La pratique du sport
44 DÉCOUVERTE
Dr Alexandre Kissewinde SILAWINDI
Directeur Général de l’Institut des Sciences Administratives
et des Relations Internationales ISARI
«Nous formons en cursus Licence, Master et formations
certifiantes.»
48 DIPLOVAR
Un regard aiguisé sur l’actualité internationale
52 LA CVTHÈQUE
Demba THIAM
ASSISTANT COMPTABLE
48
52
- SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE
BIRAMAWA MAGAZINE - 3
44
42
36
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Chercheur en Droit privé
Expert maritime en formation
Ayoba FAYE
Journaliste d’investigation
Rédacteur en chef Pressafrik
Moustapha FAYE
Chercheur en Marketing Stratégique – UGB
Omar Mallé SAKHO
Doctorant à l’Université Cheikh Anta Diop
Laboratoire LARHISA.
Thierno NGAMB
Agronome
Spécialiste en Sécurité Alimentaire et Résilience
Guilaye TINE
Designer-Digital Marketer-Telemarketer
CEO IN'FINITY
Djiby SADIO
Photographie
CEO Studio 13
Alioune FALL
Juriste d’Affaires
Inspecteur du travail et de la sécurité Sociale
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires Étrangères
Docteur Benjamin NDOUR
Médecin généraliste
Khadime SENE
Educateur Spécialisé au Ministère de la Justice
Marianne SECK
Docteur en droit de l’environnement et de la santé
Ousseynou GUEYE
Responsable communication chez Afric’innov et fondateur
de Polaris asso
contactez-nous: contact@biramawa.com
Adresse postale : Île-de-France, France
Éditeur : Waly NDIAYE
4-BIRAMAWA MAGAZINE
L’ÉQUIPE BIRAMAWA
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Waly NDIAYE
Fondateur Biramawa
Osons comme disait l’autre !
Pour ce numéro 6 de votre magazine nous avons
consacré la rubrique entretien exclusif à Maram
KAIRE, Ingénieur Systèmes et astronome, Chevalier
de l’Ordre National du Lion du Sénégal.
Un paragraphe m’a particulièrement interpelé
en tant jeune sénégalais. En effet à la question
quel est votre message à l’endroit de la jeunesse
sénégalaise, Monsieur KAIRE répondit :
« Je leur demande d’avoir un rêve dans la vie, et
de ne pas avoir peur d’être des « fous » ; car «
seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils
peuvent changer le monde, y arrivent ». Par folie,
il faut comprendre le courage de croire en ses
rêves malgré les obstacles, de persévérer et de
choisir parfois des chemins non conventionnels. Il
faut oser ! »
Pour nous, jeunes, qui rêvons beaucoup ; Pour
nous, jeunes, qui avons osé essayer ; Pour nous,
jeunes, qui avons décidé d’innover, de sortir des
sentiers battus : ce message doit nous conforter
dans l’idée que nous sommes sur la bonne voie.
D’autant plus qu’il vient d’un Grand Homme qui
a du vécu et de l’expérience et sur qui le Sénégal
peut compter.
Les obstacles peuvent être légions à un tel point
que nous doutions de nous-mêmes, de nos capacités.
Ces mêmes obstacles peuvent être sources
de perte d’ambition et de motivation. Mais une
chose est sûre, et nous pouvons le constater, les
personnes, qui nous inspirent le plus, ont cette
capacité à se relever après chaque « chute » et à
faire face aux difficultés avec brio.
Alors Osons comme disait l’autre !
Waly NDIAYE
BIRAMAWA MAGAZINE - 5
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OEDITION
SPECIALE
Michèle BURON-MILLET
Créatrice de la pouponnière “Vivre Ensemble” de Mbour
Le magazine Biramawa à travers sa rubrique " Edition spéciale "a souhaité donner
la voix à la Pouponnière "Vivre Ensemble "de Mbour. Créée en 2002 la pouponnière
est un "lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de sa maman
". Confrontée à des difficultés à cause de la crise sanitaire, la pouponnière
fait appel à toutes les bonnes volontés.
Vivre Ensemble – La Pouponnière de Mbour
La Pouponnière de Mbour a vu le jour en Janvier 2002,
Michèle BURON-MILLET en est la créatrice. C’est un
lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de
sa maman. Elle permet aux orphelins de mère ou aux
enfants dont la maman ne peut pas s’occuper (pour
des raisons gravissimes), de vivre protégés, leurs premières
années de vie si fragile, avant de regagner leur
famille au bout d’un à deux ans. Très rapidement, l’association
se développe et il apparaît que tous les enfants
ne peuvent rentrer chez eux (rejet de la famille
ou mauvaises conditions d’accueil). En 2003, les Unités
Familiales sont créées pour prendre le relais et
s’occuper de ces enfants qui sortent de la Pouponnière,
mais ne peuvent pas rentrer en famille. Avec le temps
la Pouponnière a acquis une certaine notoriété au vu
du sérieux des professionnels. Aujourd’hui la Pouponnière
compte 136 salariés et 148 enfants.
Vivre Ensemble c’est aussi et avant tout un séjour de
rupture, crée en 2001 pour des jeunes français en dif8-BIRAMAWA
MAGAZINE
ficultés. Ils restent durant 9 mois et participent à des
chantiers humanitaires (reconstruction, réhabilitation
dans les villages ), ils sont aussi amenés à faire un stage
dans la pouponnière. L’objectif étant de les remobiliser
et de les valoriser à travers l’aide apporté à la
population locale défavorisée. Le projet est double et
complémentaire, en effet une grande partie du financement
des frais de fonctionnement de la Pouponnière
provient du séjour de rupture lui même.
En raison de la situation sanitaire mondiale l’équipe de
direction de Vivre Ensemble a dû prendre des mesures
rapidement. Début mars l’association s’est vue fermer
ses portes aux visiteurs, nombreux chaque jour et en
provenance d’Europe. Il a fallu ensuite faire de même
pour l’accueil des bénévoles, une quarantaine par mois
à nous apporter leur soutien. Enfin depuis maintenant
le mois de mars le confinement des enfants et du personnel
c’est organisé. Notre souhait comme toujours
est de préserver nos enfants, mais aussi le personnel
׉	 7cassandra://bMhNRpPk_9iX-b7ypUorVeVs0OLDig-0soTtj3nlAXY.`̵ _M|wZ׉Ebqui s’en occupe. Nous avons réussi à composer une
équipe de volontaires pour rester confinés. Aujourd’hui
250 personnes sont au centre, dont 148 enfants.
L’ensemble du personnel est mutuellement très solidaire,
ils sont comme une grande famille. Et ce malgré
l’inquiétude pour leur famille respective à l’extérieur.
Nous nous devons maintenir les salaires. Pour les salariés
sur place mais aussi tout ceux, qui de chez eux,
sont au chômage technique et pour qui nous souhaiterions
maintenir le salaire initial. Nous devons aussi
assurer l’approvisionnement de l’association en denrées
alimentaires, produits d’entretien, d’hygiène,
médicaments. Cette situation engendre une augmentation
considérable nos dépenses quotidiennes, pour
lesquelles nous avions déjà des difficultés de prise en
charge tout au long de l’année.
Du fait de l’absence de visiteurs et de bénévoles, nous
constatons une baisse des dons au quotidien. Nous gardons
aussi en tête que les jeunes accueillis en séjour
de rupture peuvent à tout moment être rapatriés en
France, en fonction de l’ évolution de la situation. L’avenir
de la Pouponnière en deviendrait alors très incertain.
Nous
sommes en permanence à la recherche de soutien
pour nous aider dans la prise en charge des frais de
fonctionnement et le maintien des activités de l’association.
Les
sources de financements :
(Budget total annuel 291 332 806 FCFA)
‒ Vivre Ensemble Madesahel, séjour de rupture : 44
% du budget total de la Pouponnière.
‒ L’état Sénégalais 10 000 000 CFA
‒ L’association Louly l’Ecole au Sénégal , tous les
frais liés à la scolarité des enfants : 5 262 087 FCFA (année
scolaire 2018-2019)
‒ La Banque Mondiale 4 520 000 CFA en 2019
‒ 270 parrains pour environ 51 085 900 CFA par an
‒ Le reste des financements dépendent des dons de
particuliers et entreprises.
Nous contacter :
‒ Accueil : + 221 33 957 31 36
‒ E-mai : contact@lapouponnieredembour.org
‒ Responsable communication : Arnoult Mathilde
‒ Tel : + 221 77 881 83 60
Nous aider :
‒ Orange Money : + 221 77 500 19 32
‒ Faire un don en ligne :https://www.helloasso.com/
don/associations/vivre-ensemble-la-pouponniere
‒ Notre site
Voici quelques chiffres :
Effectif de la Pouponnière :
‒ La Pouponnière : 91 bébés de 0 à 2 ans.
‒ Les Unités Familiales : 37 enfants de 2 à 6 ans.
‒ La Grande Enfance : 20 enfants de plus de 6 ans.
‒ Enfants accueillis en ce moment : 148
‒ Enfants accueillis et sauvés depuis janvier 2002 : 1
260
‒ Employés à la Pouponnière : 136
pouponnieredembour
‒ Devenir parrain
‒ Faire un don par virement bancaire :
IBAN : FR76 4255 9100 0008 0040 4472 464
BIC : CCOPFRPPXXX
Intitulé du compte : Vivre Ensemble, la Pouponnière
internet: http://www.lapouponnieredembour.org
‒
Notre page facebook: https://www.facebook.com/
BIRAMAWA MAGAZINE - 9
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POTRAIT
Huguette GOMIS
Senior Consultante - Deloitte Sénégal
׉	 7cassandra://EuwNNcf5EPjss9YnplnL6vtKFwlqrYjr-TJJ732gblQ`̵ _M|w\׉E	gDu haut de ses 28 ans Huguette GOMIS est Senior Consultante à
Deloitte Sénégal, un cabinet de conseil international. Dans cet
entretien accordé au magazine Biramawa, Huguette présente le
métier de consultant qu’elle décrit comme « passionnant » et «
propice à l’avancement ». Elle retrace également son parcours notamment
son passage à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.
Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Huguette Gomis, mariée, 28 ans, née à Dakar
mais ayant passé une bonne partie de mon
existence à Saint-Louis, une ville qui m’a beaucoup
apporté tant d’un point de vue personnel que professionnel.
Pouvez-vous
revenir sur votre parcours de
formation et professionnel ?
Avec plaisir. J’ai obtenu mon Baccalauréat à SaintLouis,
au lycée Cheikh Oumar Foutiyou Tall (ex Lycée
Faidherbe) en 2010. Une fois mon Baccalauréat
en poche, comme une bonne partie des jeunes, je
ne savais pas vraiment vers quelle filière m’orienter
et j’ai choisis le droit presque par hasard. Mais
de loin, c’est l’un des meilleurs choix que j’ai eu à
faire.
J’ai donc eu ma maitrise en droit des affaires à l’Université
Gaston Berger de Saint Louis en 2014 et
mon master professionnel en ingénierie juridique
et fiscale en 2016.
En 2016, j’ai également intégré la vie professionnelle
et découvert le métier de consultant juridique
et fiscal. J’ai signé mon premier contrat en 2017
avec le Cabinet international EY (Ernst & Young).
Aujourd’hui je suis à Deloitte Sénégal, également
un cabinet de conseil de renommée internationale.
Vous disiez, plus haut, avoir fait vos études
à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.
Que pouvez-vous nous dire sur cette Université
du Sénégal ?
C’est une université prestigieuse avec d’admirables
professeurs où l’excellence est le maître mot. Beaucoup
personnalités de ce pays y ont été formées.
A mon avis, elle n’a pas beaucoup à envier aux
BIRAMAWA MAGAZINE - 11
autres universités du monde, du moins à l’époque
où j’y étais.
Qu’est-ce qui vous a poussé vers le consulting
?
Je dirai que c’est le destin. J’ai découvert le consulting,
plus particulièrement le conseil en fiscalité
lors d’un stage en cabinet et cela m’a énormément
plu.
Ayant eu une formation tournée vers le droit des
affaires, j’ai appris la technicité de la fiscalité sur
le tas.
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Consultant ?
C’est un travail passionnant, propice à l’avancement
et l’on apprend chaque jour. On est continuellement
confronté à de nouveaux challenges, ce qui
pousse au dépassement de soi.
Cependant, il s’agit d’un métier très prenant la plupart
du temps et demande dès fois des sacrifices
pas très faciles à faire.
Quelles sont vos missions ?
Mes missions se résument essentiellement à apporter
des conseils fiscaux et juridiques à des entreprises
nationales ou internationales. Il s’agit
concrètement d’analyser des projets de toute sorte
et relevant de tous domaines (Commercial et industriel,
Pétrolier et minier, mobilité etc.)
ainsi
que des transactions diverses et d’en tirer toutes
les implications fiscales (et dès fois juridiques)
pouvant en découler, lesquelles in fine vont constituer
un coût pour ces entreprises.
En outre, j’assiste les entreprises à identifier les
risques fiscaux et juridiques pouvant relever de
leurs activités et les aide à régulariser leur situation.
J’apporte
également mon assistance dans les
contentieux fiscaux en accompagnant les entreprises
dans la préparation et la rédaction des réponses
aux notifications de redressements reçues
de l’administration fiscale sénégalaise.
D’après vous quelles sont les qualités indispensables,
les prérequis pour exceller dans
cette profession ?
Efficience (être bon techniquement parlant et rapidité
dans le travail), esprit critique, très bonne maîtrise
de la fiscalité sénégalaise et internationale et
du droit des affaires en général et enfin beaucoup
de minutie.
Qui dit consulting dit mobilité, j’imagine
que vous êtes appelés à voyager ou à travailler
pour différents clients. Comment gérez-vous
cette mobilité ?
Disons plutôt que je travaille pour plusieurs clients.
Ce sont en général les auditeurs qui voyagent beaucoup.
12-BIRAMAWA
MAGAZINE
C’est justement le fait de travailler pour plusieurs
clients qui en fait une profession passionnante où
l’on apprend quotidiennement.
Mais bien sûr, cela n’est pas évident notamment
lorsque les deadlines se chevauchent. C’est là tout
le challenge.
Cette mobilité vous fait-elle douter ?
Non, je ne dirai pas qu’elle me fait douter. En effet,
cette polyvalence te forge mais peut devenir à la
longue très exténuante.
En résumé, je dirai que le cabinet est un excellent
tremplin.
Qu’en est-il de votre vie personnelle ? Votre
métier n’impacte-t-il pas sur votre vie privée
?
Forcément, mon métier est parfois très prenant.
Exceller en cabinet demande des sacrifices et cela
pourrait être difficile pour une femme et une mère
de famille. Mais je pense que tout est possible si la
passion et la volonté sont toujours d’actualité.
Quelles sont vos hobbies ?
J’adore regarder de bonnes séries, c’est l’un de mes
׉	 7cassandra://IaQ1kw8QHVFKhTORSsXPH1Ph0KkAt-iYDXiKrDcQg0I*``̵ _M|w^׉Epasse-temps favoris. J’adore le sport que je trouve
libérateur. J’aime la course à pied et la natation.
Vous avez vécu à Saint-Louis pendant plusieurs
années. Qu'est-ce que cette ville du
Sénégal vous inspire ?
Saint-Louis est une ville magnifique à certains endroits
où il fait bon vivre. D’ailleurs, la vie y est
beaucoup moins chère qu’à Dakar.
Cependant, il serait bien que son immense potentiel
soit exploité à sa juste valeur.
Pour changer de registre le Sénégal fait face
à une crise sanitaire (COVID 19). Quelle lecture
faites-vous de la situation ?
La crise sanitaire actuelle engendre beaucoup de
conséquences économiques et sociales désastreuses
qui vont forcément nous impacter à long
terme.
La situation actuelle n’est pas très stable et tout le
monde devrait prendre les précautions sanitaires
recommandées aux fins d’endiguer la propagation
du virus.
Au-delà de votre vie professionnelle, quelles
sont les causes qui vous tiennent à cœur ?
L’environnement. C’est un sujet qui me tient énormément
à cœur et je déplore la pollution continuelle
à laquelle Dakar est exposée.
La nature est tellement belle et il est triste de
constater que nos villes en sont de plus en plus
dépouillées. Il est désolant de voir que l’environnement
ne constitue pas une priorité pour notre
gouvernement et pour bon nombre de sénégalais.
Beaucoup de femmes sénégalaises emprunte
la voie de l’entrepreneuriat. Quel
message souhaitez-vous adresser aux
femmes sénégalaises ?
Je suis admirative devant toutes ces femmes sénégalaises
qui ont leur propre business. Cela demande
du courage et de la ténacité.
Un message, se donner les moyens de ses ambitions
et lutter pour réussir et être indépendante.
Biramawa vous remercie. Votre mot de la fin
?
C’est moi qui vous remercie pour cette interview et
vous souhaite une très bonne continuation.
BIRAMAWA MAGAZINE - 13
׉	 7cassandra://W3b9YQJbmJavfbzxav76CDfNEcbMT8FKUv-ANCy8Q-w%`̵ _M|w__M|w^{בCט   {u׉׉	 7cassandra://y1lwBCdoqfI6bbSw2LTXQJcrOmGQGk0h4rFZH-411WE ~Q`׉	 7cassandra://7FOsXMPGOuaFhFoNfPXeU7tjPuXfiTbd8rYWqHtfptgyE`S׉	 7cassandra://GpaecC09L6ChN5G3THq2IWMr829MZc71wzXUXYOsZDQ%`̵ ׉	 7cassandra://GLmgD6xwAqsmnwVHix34YwQz3opp9AYDz44cz4jxjdU~D͠_M|wبט  {u׉׉	 7cassandra://5HupN2kfiiem3rG3FcqUcelptvxoDMOoEW5cqN_gp3s >`׉	 7cassandra://lkyTQzJO2WhjITRqbufsiCOPmjjL3SHhxWANpIMeakAʹ`S׉	 7cassandra://8tLyfqqJkZ9O9Dp8kEZwq-vpI2uGez__2V5fnQBkHO8-`̵ ׉	 7cassandra://SFTDx-3v05eHzX4nfde52mMjjrkMbJDivkN4JeGRa2E$8͠_M|wة׉E`AVIS
D’EXPERT
Dr Jean Alain GOUDIABY
Sociologue de l'éducation et de la formation
Enseignant-Chercheur à l'Université Assane SECK de Ziguinchor
Dr Jean Alain GOUDIABY est sociologue de l'éducation et de la formation,
Enseignant-Chercheur à l'Université Assane SECK de Ziguinchor.
Entre Octobre 2014 et Avril 2020 il fut Directeur de la pédagogie et des
réformes Universitaires de l'Université Assane SECK.
Il est l’auteur de l’ouvrage « L’université et la recherche au Sénégal. À la
croisée des chemins entre héritages, marché et réforme LMD », aux éditions
Academia-L‘Harmattan en 2014.
Docteur GOUDIABY, de bon cœur, a répondu à nos questions portant sur
l’enseignement supérieur sénégalais. Ont été abordés notamment le Système
LMD, la professionnalisation des formations, la fuite des cerveaux…
14-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://GpaecC09L6ChN5G3THq2IWMr829MZc71wzXUXYOsZDQ%`̵ _M|w`׉EPouvez-vous svp vous présenter et revenir
sur les grandes lignes de votre parcours ?
Je suis Jean Alain GOUDIABY, Enseignant-chercheur
à l’Université Assane Seck de Ziguinchor.
Sociologue de l’éducation et de la formation, mes
travaux portent essentiellement sur les politiques
universitaires au Sénégal. Je travaille également
sur la gouvernance et la pédagogie universitaire,
les mobilités académiques, les dynamiques de
production de la recherche et sur les processus de
réformes académiques. J’ai soutenu une thèse sur
l’enseignement supérieur au Sénégal, thèse publiée
sous le titre « L’université et la recherche au
Sénégal. À la croisée des chemins entre héritages,
marché et réforme LMD », aux éditions Academia-L'Harmattan
en 2014.
Je suis membre de plusieurs réseaux de recherche
sur l’éducation : Réseau d'Étude sur l'Enseignement
Supérieur (RESUP), l’Association pour la Recherche
sur l’Éducation et les Savoirs (ARES), entre
autres. Je suis aussi l’éditeur francophone de la Revue
sur l’Enseignement Supérieur en Afrique du
CODESRIA et j’ai été le Directeur de la Pédagogie et
des Réformes Universitaires de l’Université Assane
SECK de Ziguinchor.
9 ans après quel regard portez-vous sur le
système LMD au Sénégal ? L’enseignement
supérieur s’en porte-t-il mieux ?
Sur certains aspects nous étions allés assez vite,
parfois trop vite, sans pour autant prendre en
compte tous les aspects et composantes qu’exige
cette réforme (voir GOUDIABY, J.A., 2009, « Le Sénégal
dans son appropriation de la réforme LMD
: déclinaison locale d’une réforme « globale » in
JHEA, vol.7, n°1&2, pp. 79-94).
L’adoption du LMD était certes une occasion de
revisiter notre système d’enseignement supérieur,
toutefois sa mise en œuvre a rencontré de
sérieuses difficultés. Plusieurs protagonistes sur
lesquels reposait la réforme, n’avaient pas compris
les principes ou saisis l’ensemble des enjeux. Par
exemple, on s’est beaucoup focalisé sur la comparabilité
des diplômes (basée sur l’harmonisation,
voire l’uniformisation universelle des normes de
transmission, d’évaluation des connaissances et de
validation des acquis) ou encore sur la mobilité des
étudiants. Mais combien sont-ils à pouvoir réellement
être mobiles, comparativement à la masse
La flexibilité et l’individualisation des parcours de
formation ne sont toujours pas mises en œuvre
ainsi que la mobilité entre nos universités. A ce niveau,
il reste encore du travail à faire d’autant plus
que nous assistons actuellement à une massification
non contrôlée des universités publiques. En
effet, la décision d’orienter tous les bacheliers dans
les universités publiques à la rentrée dernière n’est
pas de nature à arranger la situation. Le manque
de vision et de prospective des autorités ministérielles
actuelles vient annihiler la
BIRAMAWA MAGAZINE - 15
des étudiants qui devra étudier, travailler et vivre
au Sénégal ? Comme dirait l’autre, il y a la loi et l’esprit
de la loi. Nous n’avons pas complètement mis
en place l’esprit du LMD. Ce que la réforme LMD
aurait dû produire c’est entre autres : la revitalisation
de l’enseignement supérieur en vue de produire
des diplômés qualifiés et opérationnels tout
en offrant une formation de qualité. A ce sujet, on
ne peut que se réjouir de la naissance de l’Autorité
Nationale de l’Assurance qualité (ANAQ Sup),
même si on peut se demander si elle respecte et
fait respecter la qualité dans ces différentes composantes.
׉	 7cassandra://8tLyfqqJkZ9O9Dp8kEZwq-vpI2uGez__2V5fnQBkHO8-`̵ _M|wa_M|w`{בCט   {u׉׉	 7cassandra://XjooSbojtOQ6rzyGSnlyPgqVrWpw5IyqTeBzgLHx0hY Ȼ`׉	 7cassandra://4S6LwQscTSFG6AOqaOb-xXIMpL5t1DeU7Xgv63kQ5ssͲl`S׉	 7cassandra://7iCKPbMnO-ipfwSxiiEvblIee_D9lgxAZiaH_k4YcsU.`̵ ׉	 7cassandra://WJ-aMzuC5yCUhl2u1HBQcEk43ihMRfqBa21Gp3EpNws͵,͠_M|wثט  {u׉׉	 7cassandra://tQFZu2K4U_4IXccIOSgmdn7nxAbqy0njvSsAEvE-CJQ \` ׉	 7cassandra://gQzbHTnS1mtQYMaeblaKhor3-oop6tK8_cF1TPDLjKU1` S׉	 7cassandra://NUFf43WA3aN-Zwrr2B5bVUqxL2-XR1I6t1B2x8ZOqMY.l`̵ ׉	 7cassandra://W30kp_gZennylTPR_mDjEiKyy7IUEAdbm5lsuizQog8oW͠_M|wج׉E6dynamique mise en place depuis la Concertation
Nationale sur l’Avenir de l’Enseignement Supérieur
(CNAES) en 2013.
Quelles sont d’après vous les acquis de l’enseignement
supérieur sénégalais ?
On peut véritablement noter un effort dans la
construction d’un système national d’enseignement
supérieur et de recherche à partir des 78 recommandations
issues de la CNAES et des 11 directives
présidentielles qui s’en sont suivies. Des
actions ont été mises en place et des financements
pour les concrétiser. Une vision était là. Par conséquent,
on pouvait dire que le Sénégal avait une politique
universitaire et de recherche. Je ne suis pas
certain que l’on puisse toujours le dire, à tout point
de vue.
Un autre acquis et non des moindres, c’est le renforcement
de la carte universitaire et une diversification
de l’offre de formation. Le secteur privé de
l’enseignement supérieur est assez dynamique. Il
y a des formations qui se portent à merveille et où
les étudiants ont de très bon taux de promotion et
d’insertion professionnelle.
Selon vous quels sont les axes d’amélioration
?
A mon avis, le premier axe à améliorer est la gouvernance,
si l’on considère qu’elle est le « droit de
regard et d’action sur les projets et les systèmes
qui le portent, par ceux qui en sont à l’origine, qui
les ont missionnés ou encouragés et qui agissent
en conséquence, qui en attendent des résultats, qui
veulent contribuer à leur régulation et à leur évaluation
» (Bouvier, 2012, p.160). La gouvernance
porte alors sur la manière dont nos universités définissent
leurs objectifs, les mettent en œuvre, mais
aussi la manière de gérer les institutions et d’effectuer
le suivi des résultats. Il y a dans nos universités,
parfois de l’inaction, quand il faut prévoir et
conduire des projets en respectant les procédures
de réédition des comptes et de participation collective.
Et si nous arrêtions de politiser l’université
et les différentes fonctions qui l’encadrent. Ce sera
déjà un grand début.
Le second axe est la qualité de la formation qui
s’accompagne inéluctablement de l’amélioration
des conditions de formation-apprentissage et des
conditions de travail des personnels (enseignants
16-BIRAMAWA MAGAZINE
comme administratifs, techniques et de services).
Cela doit être un plaisir de travailler et d’étudier
dans nos universités.
Le troisième axe d’amélioration est l’employabilité
des étudiants. Cela commence sans doute
par le renforcement de la présence, à l’université,
des professionnels du monde du travail (tout secteur
confondu). Cette présence se fera depuis la
conception des formations, dans la conduite des
formations (avec une préparation et un accompagnement,
car on ne s’improvise pas pédagogue) et
dans l’accompagnement vers le monde du travail.
On doit aussi doter les apprenants de compétences
et d’aptitudes qui leur permettent de pouvoir se
lancer et mieux s’orienter dans la création d’emploi.
La professionnalisation est un enjeu de taille
qu’il faut aborder avec précaution.
En parlant de professionnalisation, vous disiez
dans un article publié dans le point Afrique que
« Pour la Concertation nationale pour l'avenir
de l'enseignement supérieur, il convient d'approfondir
la « professionnalisation » des formations.
» Pourtant un des avantages du LMD
devrait être l’accent mis sur la professionnalisation
des formations.
Vous avez raison. Un des points d’attention de
la mise en application de la réforme LMD est la
professionnalisation des parcours de formation.
׉	 7cassandra://7iCKPbMnO-ipfwSxiiEvblIee_D9lgxAZiaH_k4YcsU.`̵ _M|wb׉EOMais cela n’est pas complètement fait et suppose
que ceux qui ont en charge la mise en place des
formations (et leur conduite), ainsi que ceux qui
bénéficient de cette formation (les étudiants en
particulier) comprennent les actions à mettre en
place et les relations à construire entre les composantes
de la professionnalisation : les formateurs,
les apprenants, les employeurs et les compétences
elles-mêmes (savoirs, savoir-faire, savoir être, savoir-faire
faire, savoir devenir).
Professionnalisation des formations rime
avec immersion en Entreprise. N’est-ce pas
que les entreprises et l’Etat ont également
un grand rôle à jouer ? Trouver un stage ou
un emploi relève du parcours du combattant.
Travailler
le lien entre l’université et les entreprises
n’est pas une action évidente à réaliser. Il
faut d’abord construire ou rétablir la confiance
dans ce que chaque secteur peut apporter à l’autre.
Ensuite, il faut, comme nous l’avons déjà dit, travailler
l’implication des entreprises dans tout le
processus de formation (conception des curricula,
déroulement des enseignements, évaluation, certification).
C’est autour de ce dernier aspect qu’il
faut mettre les stages. Si effectivement, les entreprises
sénégalaises se sentent concernées par ce
qui se fait dans nos universités, elles peuvent plus
facilement comprendre la nécessité de prendre les
étudiants en stages. Ce faisant, elles peuvent, non
seulement participer à les « modeler » à la réalité
du monde du travail, mais également contribuer
à les doter de compétences spécifiques. De plus,
l’étudiant stagiaire peut faire advenir un regard
nouveau posé sur l’univers de travail. Son regard
de débutant pousse le travailleur (ou l’entreprise)
à verbaliser les différentes aptitudes du poste de
travail ; ce faisant, à réfléchir sur ses pratiques.
Prendre un étudiant en position de stage devrait
être une évidence pour les entreprises. Si elles ne
le font pas, qu’elle ne s’étonne pas non plus que
l’étudiant diplômé ne soit pas suffisamment qualifié
sur certains postes de travail. L’université ne
peut pas tout faire. Elle n’a d’ailleurs pas vocation
à tout faire. Il faut donc que l’Université arrive à
expliquer cela aux entreprises et qu’elle accepte
de leur faire une place. Il faut que les entreprises
prennent valablement cette place dans une dynamique
partenariale. L’État doit veiller à ce que tout
cela soit possible.
Que pensez-vous de ces deux assertions qui
se rejoignent ?
Soukeyna SAGNA, Responsable du recrutement
et de la formation au Terrou-Bi Resort : « Il est
avéré qu’au Sénégal il y a un réel besoin de former
les jeunes qui sont sortis très tôt du système scolaire
ou qui ne s’y sentent pas à l’aise. Il y a beaucoup de
métiers pour lesquels nous pouvons mettre en place
un système de formation professionnelle en alternance
parce qu’étant des métiers manuels. »
Elzo Jamdong, Auteur – Compositeur – Interprète
: « Je trouve que l’enseignement classique
est trop généraliste et on ne se préoccupe pas assez
des envies des enfants, c’est pour cela que beaucoup
d’élèves ne sont pas à l’aise avec certaines matières
car ils ne voient pas l’utilité de ces dernières dans la
vie de tous les jours. »
Je vois dans ces affirmations plusieurs choses.
D’abord, la nécessité de former à des métiers manuels
et pratiques. Il est vrai que nos universités
n’ont pas suffisamment pris en charge ces besoins
spécifiques. Pour cela, le point de départ est de
faire un travail allant dans le sens de valoriser les
parcours courts et professionnalisants.
Ensuite, la formation professionnelle ne s’improvise
pas. Elle a un coût économique et cognitif. On
ne peut pas y envoyer des jeunes sans préparation
et accompagnement. La formation en alternance
est une des solutions, mais faudrait-il encore que
cela soit pensé de la conception de la formation à la
certification. C’est l’idée même qui a poussé la mise
en place des Instituts Supérieurs d’Enseignement
Professionnel (ISEP). La création des ISEP vise à
relever principalement le défi de la pertinence de
l’offre de formation, dans cet espace en mutation
de l’enseignement supérieur africain, à travers la
formation des techniciens supérieurs de niveau
Bac + 2. La diversification de l’offre d’enseignement
vient ainsi renforcer le maillage territorial et apporter
une réponse spécifique aux transformations
structurantes des formations du supérieur. Le modèle
actuel des ISEP ne s’inscrit pas dans le mythe
du rêve adéquationniste entre formation-emploi,
mais davantage dans un processus d’adaptation
continue aux besoins identifiés des territoires
d’implantation.
En fin, la centralité de l’étudiant doit être plus qu’un
principe mais une réalité. Cela suppose que ceux
BIRAMAWA MAGAZINE - 17
׉	 7cassandra://NUFf43WA3aN-Zwrr2B5bVUqxL2-XR1I6t1B2x8ZOqMY.l`̵ _M|wc_M|wb{בCט   {u׉׉	 7cassandra://lPPi3b-St5x5_b7V_fMppFVhyRg7kv_rQGydcvau9Uc ^l`׉	 7cassandra://-t7XmzmRzyFmJ8n9AhSdeu-LWSwibxrJJCYg0mcLu68ͩ`S׉	 7cassandra://OK7yQVYvz47Vez_x5m1uhs7IpKxhh_UHeUeCQ_HmKhM+`̵ ׉	 7cassandra://gcDnR27d7tEE0lNqAwZS470henQ3zUTEnfTWlDwCmEo͌X͠_M|wخט  {u׉׉	 7cassandra://fHSU6sut-uBBdMWhScdYxt3A-V-s_LMhJADCTbdF3ko L`׉	 7cassandra://ermEDVUKhVGV5wm4R4ge3ctdaFCsgenegW4U7jN1ek4͙`S׉	 7cassandra://D10h1A7JnJxtQmE00j52pqEGr6ih2DRfcDN9hp3NG54)\`̵ ׉	 7cassandra://8RdUmDUSFjF29B2KaeeYDgnlY0jyM72v39PGGZ5G21I͋͠_M|wد׉ELes démarches ne doivent pas être parachutées. Ce
qui est une solution ailleurs peut ne pas l’être ici.
Il faut étudier et prendre en compte les contextes.
Intégrer le numérique dans les politiques de formation
devrait même être plus qu’une option, mais
encore une fois, cela doit être étudié et conduit.
Cela se prépare, se réfléchit, s’accompagne. Le numérique
représente un potentiel énorme, mais ne
pourra pas cacher nos insuffisances dans la gouvernance,
la qualité etc. Le numérique ne pourra
pas, à lui seul, venir à bout de cette fermeture de
nos universités liée à cette pandémie.
Pour changer de registre le Sénégal fait face
« à la fuite des cerveaux ». Les élèves, étudiants,
de même que les professionnels ne
sont pas en reste.
Qu’est ce que cela vous inspire ?
qui doivent conduire les destinées de nos universités
en aient une bonne compréhension et qu’ils
mettent en place des dispositifs qui favorisent cela.
Après, tous nos diplômés du baccalauréat (puisque
c’est le diplôme admis pour accéder à l’université)
n’ont pas tous les acquis ni les aptitudes d’aller et
de réussir à l’université. L’université a ses exigences
et ses prérequis. Mais ce qu’il faut dire, et c’est là où
nous avons de gros efforts à faire, c’est que tout le
monde doit pouvoir trouver sa route, à condition
qu’il le cherche et qu’on l’aide à le trouver.
En parlant toujours de réforme du système
est-ce que cette crise sanitaire n’a pas mis en
exergue une autre grande nécessité : Celle
d’intégrer davantage le numérique dans le
système éducatif ?
Cette crise met d’abord en exergue la grande inégalité
entre les structures et entre les étudiants.
Toutes nos universités ne sont pas suffisamment
préparées et outillées pour dispenser leurs enseignements
par le numérique. Il manque tellement
de choses ! De la même manière, les étudiants ne
sont pas tous équipés pour suivre les formations.
Peut-on simplement considérer que la seule disponibilité
d’un cours en ligne suffit pour le rendre
disponible auprès des étudiants ? Pour ma part, la
réponse est non.
18-BIRAMAWA MAGAZINE
Peut-on être un universitaire accompli sans être
mobile ou l’avoir été ? Les mobilités scientifiques
ou académiques ont toujours été des phénomènes
inclus dans les processus de formation des élites
et, par conséquent, ceux des universitaires. Toutefois,
elles se sont plus ou moins accrues selon les
périodes et selon les directions. La mobilité est une
très bonne chose pour nos universités.
On peut s’interroger toutefois sur la capacité de nos
universités et de nos sociétés à se construire des
destins exemplaires si personne de suffisamment
capable n’est là pour le faire. Heureusement ce n’est
pas le cas. Les gens qui restent ou qui reviennent
sont capables, si les conditions sont réunies. Il est
vrai qu’il y a plusieurs de nos compatriotes qui
sont actuellement installés dans d’autres pays et
dont la qualité de l’expertise n’est point à remettre
en cause. Il ne faut pas s’alarmer, outre mesure, du
fait qu’ils ne sont pas présents sur le territoire national.
Il
faut, à mon sens, dépasser le concept de « fuite
des cerveaux » et se dire que ceux qui ne sont pas
là, peuvent être utiles au Sénégal là où ils sont. Ce
que nous devons faire, ce n’est pas de « mettre la
main à la charrue et de regarder derrière » mais
travailler à ce que « partir » ne soit plus la solution,
mais une option facultative.
D’après-vous le Sénégal doit-il faire face à
cette situation ? Si oui comment ?
Il nous faut promouvoir, comme le disait le Pr Mary
Teuw NIANE, le label « étudier au Sénégal » en tra׉	 7cassandra://OK7yQVYvz47Vez_x5m1uhs7IpKxhh_UHeUeCQ_HmKhM+`̵ _M|wd׉Evaillant le cadre de nos universités et en améliorant
les conditions de travail des étudiants. Nous
devons avoir des universités dignes de ce nom
pour donner envie à tout étudiant de venir chez
nous. Nous devons permettre à nos jeunes de rêver
et de vivre leurs rêves.
Nous devons aussi promouvoir le label « enseigner
au Sénégal ». Il faut que les enseignants-chercheurs
trouvent toujours de bonnes raisons pour rester
et continuer à construire une université œuvrant
pour une société plus juste et plus égalitaire. Rien
n’est pire que le découragement, car il conduit à
l’indifférence et à l’acceptation d’une certaine fatalité.
Nous devons pouvoir continuer à nous indigner
pour conduire les changements dont notre
pays a besoin.
Rester, partir ou revenir sont tous des paris risqués.
Mais chacun d’entre nous doit pouvoir participer
au développement de notre pays : que ce soit les
diplômés formés au Sénégal ou ceux formés dans
un autre pays. Les uns ne sont pas plus légitimes
que les autres. Il nous faut choisir les meilleurs, les
plus compétents dans les différents domaines et
corps de métiers. L’amateurisme doit maintenant
s’arrêter, et cela, à tous les niveaux du système de
production et de gestion. Le seul fait d’être formé
à l’étranger ne suffit pas. Il faut que le projet de retour
soit muri et intégré dans une démarche globale
de vie personnelle et professionnelle. Aucune
place n’attend qui que ce soit. Toutes les places
sont à prendre.
Force est de constater que les jeunes empruntent
le chemin de l’entrepreneuriat ?
Qu’en pensez-vous ?
C’est une très bonne chose. Les jeunes doivent pouvoir
prendre leur destin en main. Attendre tout, des
autres, est une erreur. Il faut s’inventer des possibilités.
Il ne faut pas avoir peur de se tromper. Il faut
se lancer. C’est cela aussi être jeune. Et pour l’Université,
l’objectif doit être de former et de préparer
les étudiants à l’entrepreneuriat ou à la création
d’entreprise.
Quel est votre message à l’endroit de ces
jeunes ?
Il est tout simple : les jeunes savent, pour la plupart
d’entre eux, ce qu’ils ne veulent pas faire ou être.
Il leur faut alors croire en eux-mêmes, se former
pour être compétent et travailler à faire advenir
leur projet. Il faut oser et vivre sainement sa passion.
« Niéméko » et tout devient possible.
Biramawa vous remercie. Votre mot de la fin
?
L’éducation et la formation sont trop importantes
pour que l’on s’amuse avec. Il est sans doute venu
le temps de nous construire un avenir autre et
meilleur et cela passera inéluctablement par nos
universités dans leur capacité de formation et de
recherche. Nos universités ont du talent. Que notre
or paraisse au grand jour !
Que diriez-vous aux sénégalais de la diaspora
qui sont animés par le désir de rentrer au
bercail ? D’aucuns considèrent que c’est un
pari risqué. Partagez-vous ce point de vue ?
BIRAMAWA MAGAZINE - 19
׉	 7cassandra://D10h1A7JnJxtQmE00j52pqEGr6ih2DRfcDN9hp3NG54)\`̵ _M|we_M|wd{בCט   {u׉׉	 7cassandra://7OyCwCm3IZ3ollRwk6iIsQeImB0b65OT-DT0mdSwPXI z$`׉	 7cassandra://gKUpfdP9cSSrBBdQUjaKyjptJrwXnq9ATfMnVYbL0GMm`S׉	 7cassandra://ppzzMWqKqFykXdr3SfO6BEoMdmikdXO3UzU-mtbZ41M)`̵ ׉	 7cassandra://gwgptFmAqrrdY4BMJ0XWnqr3RS3tjCmvbVWc25Wf8Ys<͠_M|wرט  {u׉׉	 7cassandra://Ct5FoC1VdoXbutjP6PVPBig2vEzySU8klUw6m9oJOqk s` ׉	 7cassandra://14X6N6gW2V5m5GKzVVJ7hYx0et5AEghYTiERuVOkPxU׸` S׉	 7cassandra://1NJKwNv_z16Gfl6CMs6gxjX9Bc2zwW6SAyIIkivBvMI2`̵ ׉	 7cassandra://DZi_mol_Q8Qs8Wm7aOo71khv5b6nGOqow3sSLk68p9Qk$͠_M|wز׉E zLE COIN
D’AUTRUI
Bonzzzouuurrr Warahamatullah,
chers lecteurs, lectrices du
Quinzomadaire Biramawa
20-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://ppzzMWqKqFykXdr3SfO6BEoMdmikdXO3UzU-mtbZ41M)`̵ _M|wf׉EQuand je débarque à
la rédaction de PressAfrik
en fin 2017, c’est
juste pour trouver un
job. J’étais au chômage
et j’avais vraiment besoin
d’un travail rémunéré.
Toutes les portes
de rédactions auxquelles
j’avais frappé
refusaient de s’ouvrir.
Dans ces moments de
galère, une seule personne
a cru bon de me
soumettre au test. Mais
cet épisode de ma carrière
professionnelle,
nous allons la remettre
à prochainement, dans
les chroniques à venir.
Ce soir (l’horloge de
l’ordinateur affiche 18
heures 32 minutes, ce
jeudi 27 août), j’ai envie
de partager avec vous
autre chose. D’autres
pensées qui me surviennent
et que souvent
aucune humeur ne
conditionne. Juste une
inspiration incontrôlée.
La parabole de la hyène
« On a tous blâmé la Hyène. On
l’a tous jugée et condamnée. Sur
quoi nous nous sommes fondés
pour dire ou penser qu’elle est
la plus immonde et la plus mauvaise
parmi les animaux sauvages
? Y a-t-il un « code d’honneur »
qui régit la survie dans la jungle
et que notre « mystérieux ennemi
» transgresse pour le simple
plaisir ? Quand le Lion ou le Tigre
tue une malchanceuse antilope,
c’est pour obéir à la loi de la survie.
Mais quand c’est la Hyène qui
chasse, piège et achève sa proie,
c’est ignoble et dégoûtant.
Et malheureusement, c’est de la
même façon que nous traitons
nos semblables. Avec des préjugés
infondés et souvent basés sur
une méprise de la condition sociale
de la personne jugée »
Pas de vérité universelle
«
La vie est faite de contradictions,
de concessions, de faits
insensés, de compromis... Les
générations et les époques se
succèdent, chacune avec ses réalités,
ses vérités. En parcourant
Socrate, Aristote, Hegel, Victor
Hugo, Cheikh Anta Diop, Niang
Xaragne Lô… on se rend à l’évidence.
Il n’y a pas de vérité universelle
estampillée ‘applicable
à tous’. Tout est une question de
temps, de contingence dans la
vie. Vivez-la et passez. L’échec serait
de la regretter »
Peur parentale
« Devenir père, quelle magnifique
sensation quand tu entends
pour la première fois les
pleurs de ton enfant. Mais quel
fardeau pesant, quelle peur perpétuelle
de devoir survivre à cet
être d’une quelconque manière
et de revivre en réalité le terrible
chagrin de Hugo qui engendra
l’aube du fameux lendemain À
Villequier. Être parent, qu’on le
veuille ou non, fait de nous des
êtres faibles »
Folles pensées
« Vous arrive-t-il de penser à
votre propre mort, à l’ambiance
qui va régner à vos obsèques
et funérailles ? Aux personnes
que vous allez manquer, à celles
qui ne vous regretteront pas et
à celles qui feront semblant de
vous pleurer ? Quand d’autres
pensent à la tombe, ses ténèbres,
son étroitesse, ses épreuves, moi
je pense plutôt à ce que sera la
vie après moi. Je ne suis pas un
homme normal »
Pour le Meilleur et pour
le Pire…
« Ma fille, à partir d'aujourd'hui,
tu vas ouvrir une nouvelle porte
qui te mènera vers une autre vie.
Cette porte, je l'ai moi-même
ouverte il y a de cela 23 ans en
compagnie de ton père. Elle m'a
menée à toi, à ton frère et à ta petite
sœur. Je paierais tout l'or du
monde pour avoir à revivre, ne
serait-ce qu'une autre fois dans
une autre vie, le bonheur de vous
avoir à mes côtés.
Aujourd'hui, je vais te donner
mon secret. J'ai toujours aimé
ton père et plus le temps passe,
plus mon amour pour lui croît.
Je l'aime quand il va bien, je
l'aime encore quand il va moins
bien, quand il est en colère, et
je l'aime toujours, même quand
il se montre insupportable. Je
passe tout mon temps à chercher
le moindre détail qui ferait son
bonheur. Lui dire non est au-dessus
de mes forces. J'ai sacrifié
mon bonheur pour le sien et Dieu
a fait de sa joie la mienne.
Ma fille, le mariage n'est pas un
long fleuve rose et tranquille.
Tu seras éprouvée, parfois durement
au point que tu voudras
tout abandonner. Mais n'oublie
jamais que c'est pour le meilleur
et pour le pire... »
BIRAMAWA MAGAZINE - 21
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« Ce moment où tu as souhaité que le TEMPS
s’arrête, que tout continue sa marche vers l’inconnu,
en dehors de ce point précis de l’Univers
où tu te trouvais, confiné avec elle. Tu savais que
c’était inéluctable, l’arrivée de cet ennemi incontournable,
qui allait tout interrompre et peut-être
même à jamais.
À l’abri de tous les regards et jugements, le plaisir
que te procurait cette chair interdite et illicite
allait être dévoré par le TEMPS. Tu n’as plus rien
de ces moments, si ce ne sont que d’impalpables
souvenirs qui te font plus mal qu’autre chose. »
2020, cet an foiré et sa haine pour
nos sages
« La mort n’a jamais été aussi présente dans nos
vies. Elle se pointe quasiment toutes les minutes
de la journée pour nous arracher des proches des
mains de ceux qui se battent sans répit pour nous
sauver de ce chaos apocalyptique.
Nos parents et grands-parents basculent par milliers
dans l’éternité. On ne s’en rend même pas
compte, mais la Sagesse de ceux qui ont vécu est
en train de quitter ce monde. Après cette pandémie,
qui sera là pour conter à cette génération
d’aveugles et de sourds prétentieux que le Social
ne naît pas d’un Réseau et que les valeurs essentielles
à l’humanité ne se trouvent pas sur Internet
?
Je ne sais pas si c’est un choix du destin. Mais un
monde sans les personnes âgées sera un monde
ténébreux. Préservons nos anciens de la Covid-19.
Ne les laissons pas s’en aller. Parce que nous avons
grand besoin d’eux. »
Chagrin d’amour
« Le CHAGRIN est un sentiment très difficile à gérer
parce qu’il ne doit pas évoluer dans le cœur de
l’homme. Quand il atteint un certain niveau, il se
transforme en HAINE et commence à dévorer notre
humanité. Si vous savez « TOURNER LA PAGE »,
rendez grâce à Dieu. C’est l’une des choses les plus
difficiles à réaliser dans cette vie. Surtout pour les
personnes, comme moi, qui s’attachent trop vite. »
Allez, on s’en arrête-là pour ce numéro. On se
donne rendez-vous en mi-septembre pour notre
première chronique actualité. D’ici-là, respectez
les mesures et consignes édictées par les autorités
sanitaires, protégez-vous et surtout protégez les
personnes âgées et immunodéficientes autour de
vous !
Ayoba FAYE
Rédacteur en chef de Pressafrik
22-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://Qehy7Zd5CXMptPaXCgVjUUWcSDqKww4B9avT9tRH1jw'`̵ _M|wh׉E׉	 7cassandra://nI9OVYSfKmmovY2dSAPHRFIb6t9IB5ngfU4vYQ1qxkU i`̵ _M|wi_M|wh{בCט   {u׉׉	 7cassandra://uYB7lHWJm_HcXU4jNnsPCfASHmXcKHslQ_zdAyENjsY `׉	 7cassandra://VitwPQceu9lK9Lp9i-HjJUTvHnPQRmPvtWe2TQGlT8w;`S׉	 7cassandra://prdKy91jI23lSuF4ijOLV0J8qfh8_XvbjL_DEEXnvtc`̵ ׉	 7cassandra://Bq1V6QGQedTJOJOrLw20IwhSxEwRitnvMCJ8bzW0wkAͪL͠_M|wطט  {u׉׉	 7cassandra://60bg3hZJKlIq5lupGkZASGtCa-cX1BvZPGp0KhxHQko ` ׉	 7cassandra://_pSCYYVBegvE5Ewn2Ke1Ct5iZv-_hdCD_NKK6tAJfccz` S׉	 7cassandra://IUN4p3-x7a0seB-q8rRA0Z0qw3CDUS9DqB6jVriOPuE4`̵ ׉	 7cassandra://S2DDGEuRo3aD2XTaVNhKlfQFjaRFq71MX588cB8uncMpT͠_M|wظ׉E vENTRETIEN
EXCLUSIF
Maram KAIRE
Ingénieur Systèmes et Astronome
Chevalier de l’Ordre National du Lion du Sénégal
׉	 7cassandra://prdKy91jI23lSuF4ijOLV0J8qfh8_XvbjL_DEEXnvtc`̵ _M|wj׉EPour ce numéro 6 de votre magazine, nous sommes allés à la
rencontre de Maram KAIRE. Maram est Ingénieur Systèmes
et Astronome, Chevalier de l’Ordre National du Lion du Sénégal.
Il a été nommé récemment coordonnateur national de l’éducation
en astronomie pour le Sénégal par le Bureau Astronomie
pour l’Education de l’Union Astronomique Internationale.
Maram se considère très attaché à son pays, le Sénégal. Dans
cette interview, il retrace son parcours, présente le métier
d’astronome et adresse des conseils aux jeunes sénégalais.
« Je demeure également
convaincu que nous avons
tous, chacun à son niveau
et dans la mesure du possible,
une contribution à
faire pour l’avenir du Sénégal.
»
Pouvez-vous vous présenter
à nos lecteurs svp ?
Je m’appelle Maram KAIRE, ingénieur
Systèmes et astronome,
Chevalier de l’Ordre National du
Lion du Sénégal et très attaché à
mon pays. Je voue un amour inconditionnel
à mon pays. Le fait
d’avoir grandi auprès d’un père
administrateur civil, et donc
d’avoir eu la chance de parcourir
le pays aux aléas de ses affectations,
m’a inculqué un fort esprit
républicain et patriotique. Je demeure
également convaincu que
nous avons tous, chacun à son
niveau et dans la mesure du possible,
une contribution à faire
pour l’avenir du Sénégal. Et la foi
nous permet, dans les meilleurs
moments comme dans les plus
difficiles, de toujours y croire.
J’ai été très jeune, à l’âge de 12
ans, tourné vers l’astronomie et
aujourd’hui, au-delà du professionnel,
je consacre l’essentiel de
mon temps libre à promouvoir
les sciences auprès des jeunes
générations.
Quelles sont les grandes
lignes de votre parcours ?
J’ai fait mes études primaires et
secondaires au Sénégal. Comme
déjà dit, les affectations dans
l’administration territoriale nous
ont obligés à fréquenter
plusieurs
écoles entre Fissel, Notto,
Nguekokh, Dakar, Mbour et
St-louis. En soit, il s’agit d’une
chance considérable qui permet
de rencontrer beaucoup de personnes
et découvrir
cultures.
plusieurs
Après une première année à
l’Ecole Supérieure Polytechnique
de Dakar, j’ai intégré une Grande
École d’ingénieurs en France,
l’Ecole Supérieure de Génie Informatique
de Paris où j’ai obtenu le
diplôme d’Expert en Ingénierie
Systèmes & Réseaux. Par la suite,
je fus recruté chez LECTRA, leader
mondial des solutions technologiques
intégrées
pour les
entreprises utilisatrices de cuir
ou textile (création, développement
produit, découpe) dans les
secteurs de l’aéronautique, l’automobile
ou l’habillement. Après
près de 9 ans en France, je suis
revenu au Sénégal pour essayer
de contribuer au développement
de mon pays. D’abord comme Directeur
technique et commercial
de DGNET, Directeur Artistique
du groupe AFRICABLE basé au
Mali, puis entrepreneur avec la
mise sur pieds de mes propres
entreprises dans le développement
Web et dans la Communication.
En
2015, j’ai été nommé Conseiller
Technique au Cabinet du
Professeur Mary Teuw NIANE,
Ministre de l’Enseignement Supérieur,
de la Recherche et de
l’Innovation, et chargé de la Promotion
de la culture scientifique,
point focal sur les questions liées
aux sciences spatiales. C’est dans
ce cadre que j’ai assuré, en 2018,
la Coordination technique d’une
importante mission de la NASA
au Sénégal. Aujourd’hui, j’interviens
dans le secteur spatial
à travers ma société AFRICASPACE,
spécialisée dans les microsatellites
et l’accompagnement
stratégique des états africains
dans leur politique spatiale. En
février 2020, j’ai reçu le grade de
Chevalier de l’Ordre National du
Lion du Sénégal.
BIRAMAWA MAGAZINE - 25
׉	 7cassandra://IUN4p3-x7a0seB-q8rRA0Z0qw3CDUS9DqB6jVriOPuE4`̵ _M|wk_M|wj{בCט   {u׉׉	 7cassandra://3Pjk9Jj6EUy9YWUUwkQeH0qiuxUUetMsgEdUwyggxmY `׉	 7cassandra://kYJ3SBU_PK82dfJuDnDmbDl_3FmmbDGCrrUXxBcPr_Mͼ`S׉	 7cassandra://5cveWodKVZlpHyCb7JMyKT84D3vP-lSBdVsgPOgEcCA.`̵ ׉	 7cassandra://xyM44q3iK9rLHNFSZ259JUcNBW17JB9Ix_ujVqfnCRc͇0͠_M|wغט  {u׉׉	 7cassandra://Apz95LtMaR7M1POB8obfkwfheQ2ZuFAJFjupwIYvmqA l=`׉	 7cassandra://odgzE2wyvo274764Eqyth__0rjVQYxgf8HnSgZo5zE8͞_`S׉	 7cassandra://bmmYrXQ6rnRBXRb9_YcnCbLQMRNnbaDBFtTOHpNUfL8,`̵ ׉	 7cassandra://gGIMuogMQc_Nyp78qUjQ_6vNBqJpiiwySB70jx1JZ3Ij8͠_M|wػ׉EVous êtes actuellement Président
de l'Association Sénégalaise
pour la Promotion
de l'Astronomie. Que pouvez-vous
nous dire sur cette
association ?
C’est en 2006, suite à l’observation
d’une éclipse avec un large
public à Dakar, que nous avons
décidé, avec des amis et collègues
qui sont dans le secteur éducatif,
de mettre en place l’ASPA.
L’objectif principal était de promouvoir
l’astronomie à travers
le Sénégal et inciter les jeunes à
s’intéresser aux sciences. Nousnous
sommes rendu compte que
les élèves montraient un fort engouement
pour les séances d’observation
du ciel au télescope, les
conférences et expositions en astronomie.
Il était donc judicieux
d’en profiter pour les inciter à
fréquenter les filières scientifiques
et à y rester.
Aujourd’hui, l’ASPA a aidé à la
mise en place de 13 clubs d’astronomie
à travers des écoles et
organise régulièrement des activités
de formation et d’observation
pour familiariser le public
à l’astronomie. Elle compte près
de 200 membres et un millier
de sympathisants. Un des évènements
majeurs reste le Festival
« St-Louis sous les étoiles » qui
rassemblaient les passionnés
du ciel à travers plusieurs activités
entre l’Université Gaston
Berger, l’Institut Français, les lycées
et le Prytanée Militaire de
Saint-Louis. Depuis sa première
édition en 2008, nous avons eu à
former une centaine d’étudiants
dans le cadre de ce festival. En
2015, nous avons organisé le
SPACEBUS (ou Bus de l’Espace)
qui reste, à ce jour, la plus grande
campagne de promotion de l’as26-BIRAMAWA
MAGAZINE
tronomie en Afrique. Cette caravane
a fait le tour du Sénégal en
30 jours, équipée de nombreux
télescopes et instruments d’observation,
avec près de 45 animateurs
pour des activités en
physique, mathématique et astronomie.
Ce concept inédit, créé
au Sénégal, est de nos jours repris
au Maroc et en France. L’ASPA
est également sollicité sur la
question du croissant lunaire à
l’approche des fêtes religieuses
pour apporter des informations
scientifiques sur la compréhension
du cycle de la Lune.
nomination (nomenclature) des
corps célestes (étoiles, planètes,
astéroïdes, etc.) et des caractéristiques
de surface de ces derniers.
L'UAI est membre du Conseil international
des sciences et son
objectif principal est de promouvoir
et de préserver la science
astronomique dans tous ses aspects
à travers la coopération internationale.
Pour
ce faire, l’UAI met en place
un certain nombre de bureaux
spécialisés qui gèrent, chacun,
un domaine d’intervention bien
précis. C’est dans ce cadre qu’ils
ont créé tout récemment le Bureau
Astronomie pour l'éducation
(OAE) qui est un projet
conjoint de l’UAI et de l'Institut
Max Planck d'astronomie, hébergé
en Allemagne.
La mission de l'OAE est de soutenir
les astronomes professionnels
et les éducateurs en astronomie
du monde entier dans leur
utilisation de l'astronomie pour
l'enseignement et l'éducation
des STEM (sciences, technologie,
ingénierie
et mathématiques)
Vous avez été nommé récemment
Coordonnateur nationale
de l’éducation en astronomie
pour le Sénégal par
le Bureau Astronomie pour
l’Education de l’Union Astronomique
Internationale.
Nos Félicitations ! Quelles
sont vos missions ?
Nous devons rappeler que l’Union
Astronomique Internationale est
l’organisme qui coordonne les
travaux des astronomes professionnels
à travers le monde. Elle
agit comme l'autorité reconnue
internationalement pour la dédu
primaire au secondaire. Ceci,
à travers la mise en place d’un
réseau d’équipes nationales de
coordonnateurs de l’éducation
en astronomie de l’UAI (équipes
NAEC).
Le NAEC est l’interface entre
l’UAI-OAE et la communauté
éducative dans son pays, ici le
Sénégal. La mission principale
étant de créer une communauté
d'astronomes, de chercheurs en
pédagogie de l'astronomie et de
praticiens de l'éducation engagés
dans la professionnalisation de
l'enseignement de l'astronomie
et dans le partage des ressources
et des bonnes pratiques.
׉	 7cassandra://5cveWodKVZlpHyCb7JMyKT84D3vP-lSBdVsgPOgEcCA.`̵ _M|wl׉E
*Vous devez notamment promouvoir
l’enseignement de
l’astronomie au Sénégal ?
Cela veut-t'il dire qu’il reste
au Sénégal beaucoup de chemin
à faire ?
Il faut reconnaître qu’il reste effectivement
beaucoup à faire. Au
niveau de la promotion et de la
vulgarisation, l’ASPA a fait un travail
considérable pour rendre visible
cette science qui passionne
les populations. Mais sur le plan
des infrastructures et de l’intégration
dans le système d’enseignement,
nous avons encore des
efforts à faire. L’astronomie est
un excellent levier pour orienter
les jeunes vers les sciences
afin de combler le gap constaté
dans les séries scientifiques, raison
pour laquelle nous devons
l’intégrer davantage dans nos
programmes d’enseignement et
créer le cadre adéquat pour qu’à
l’issue de la formation, les futurs
astronomes puissent travailler
dans leur pays. Ceci passe par la
construction d’observatoires de
recherche bien équipés
.
Quelles sont les actions entreprises
jusque-là par le Sénégal
?
Un important projet a été initié
avec le Ministre Mary Teuw
Niane à la Cité du Savoir, en
construction à Diamniadio. Il
s’agit de la construction d’un planétarium
d’une capacité de 50
places pour faire découvrir l’univers
aux visiteurs mais surtout la
construction d’un observatoire
pour démarrer une filière en astronomie
et astrophysique dans
nos universités. C’était un très
bon début et j’ai eu à piloter ce
projet qui revêt une grande importance.
Nous avions également
signé, le 14 Janvier 2019, deux
importants accords avec, en premier,
le CNES (Centre National
d’Etudes Spatiales, France) et, en
second, ARIANEGROUP.
Ces accords visaient la formation
dans le domaine des sciences
spatiales et la mise en place d’un
centre d’assemblage de microsatellites.
Il s’agit de deux projets
qui me tiennent particulièrement
à cœur pour les avoir conduit
jusqu’à la signature. Leur mise
en œuvre permettrait de donner
une bonne impulsion au développement
de ces sciences dans
notre pays et ferait du Sénégal un
leader sous régional dans le secteur.
Quelles
sont les perspectives
?
Premièrement, nous devons
créer le cadre de développement
adéquat. Il s’agit de la construction
d’un ou de plusieurs observatoires
et ouvrir une spécialisation
en astronomie et
astrophysique dans nos universités.
C’est la base, à mon avis, pour
démarrer les formations et la recherche
dans ce domaine.
Ensuite, parallèlement, le Sénégal
doit sérieusement envisager
la définition d’une politique et
BIRAMAWA MAGAZINE - 27
׉	 7cassandra://bmmYrXQ6rnRBXRb9_YcnCbLQMRNnbaDBFtTOHpNUfL8,`̵ _M|wm_M|wl{בCט   {u׉׉	 7cassandra://uyqFzYYyhyDM7PMbcdpnYiroGszQqVYC-q2zKiXuORc ̐`׉	 7cassandra://h9P970xETJCzTHVaDZMy9MmxdeAyNb5225L8YFbbiio͸D`S׉	 7cassandra://eZBz9Rp7PkZ7257p7529b_UI0QTfU_YlivK3sA8zIcM/N`̵ ׉	 7cassandra://v2ws_UG2BLt6Hc1y4TXjUKbLyUr1UXt7ls8AzvLHHQgڣ8͠_M|wؾט  {u׉׉	 7cassandra://TOphP_N4U5iU-Fl029IZ4xwmCCvJlW1l8j2lW2h9ub8 p`׉	 7cassandra://tfoSR0lrJG76bjCIFPyebdeh3WCz5ciN4Dzwbbt7fBIͻ`S׉	 7cassandra://_HoaKNkNQB9OevIPffYuInSDiLdyOHPunFeS9vxk27A/`̵ ׉	 7cassandra://p40yWiZWrdV_K0xj6uBh32dRsomL8NlZfoxqv_Jvxm4Ͳ$@͠_M|wؿ׉Estratégie spatiale, de même que
la mise en place d’une agence
spatiale. Et ce n’est pas prématuré,
loin de là. La majeure partie
des 17 Objectifs de développement
durable (ODD) font appel
directement ou indirectement au
secteur spatial. Et le constat est
que l’activité spatiale est entrain
de décoller en Afrique avec une
quarantaine de satellites lancés
ces 20 dernières années. Au-delà
des géants comme l’Afrique
du Sud, le Nigéria, l’Algérie, de
nouveaux pays font leur entrée
remarquée dans le groupe des
nations spatiales africaines : le
Ghana, le Kenya, l’Ethiopie,
le
Rwanda…
Nous ne devons pas
être en reste et la mise en place
d’une agence spatiale permettra
au Sénégal d’assurer un leadership
en Afrique de l’Ouest
francophone.
Pour les élèves et étudiants
qui nous lisent comment décririez-vous
le métier d’astronome
?
Il faut d’abord préciser que le
monde des astronomes se divise
en deux parties bien complémentaires.
Il y a les astronomes
professionnels qui en ont fait
un métier à temps plein et dont
le travail consiste à la recherche
et à l’enseignement. Et il y a les
astronomes amateurs, plus nombreux,
qui ont choisi de faire un
autre métier à côté de l’astronomie.
Ces derniers disposent souvent
de leur propre observatoire
et sont parfois aussi bien, sinon
mieux, équipés que certains professionnels.
Ils disposent de plus
de temps pour observer le ciel et
sont à l’origine de beaucoup de
découvertes de comètes, d’astéroïdes,
de supernovas…, contribuant
ainsi aux travaux des as28-BIRAMAWA
MAGAZINE
Réunion de coordination de la Mission de la NASA au Sénégal en 2018 en présence
du Ministre Mary Teuw NIANE et de l'ambassadeur des États-Unis.
tronomes professionnels.
Il devient donc possible pour un
étudiant ou élève, de développer
une passion pour l’astronomie
tout en choisissant un métier différent
pour des raisons diverses.
Dans les deux cas, le métier d’astronome
est extrêmement passionnant.
Les champs de spécialisations
sont nombreux et on ne
trouve pas le temps de s’ennuyer.
Nous ne sommes qu’au début des
découvertes dans notre univers
observable et chaque jour est
avec son lot de surprises.
« En plus d'être passionné
par les astres et les systèmes
planétaires, l'astronome
doit être doté d'une
grande rigueur et d'une
importante capacité d'organisation.
»
Quels conseils donneriez-vous
à ceux qui souhaitent
embrasser ce métier
? Quel cursus choisir ?
Pour ceux qui choisissent de faire
une carrière dans l’astronomie,
après le BAC scientifique, si l’étudiant
opte pour une université,
elle doit disposer de cette filière
avec les différents masters suivants
: recherche en physique
ou en physique-chimie, master
de mathématiques, de physique
théorique ou les masters professionnels
trophysique,
:
astronomie, asastrophysique
et
ingénierie
spatiale, planètes et
environnement... Il y a aussi les
masters de recherche : astrophysique,
planétologie, physique
et chimie de la Terre et des planètes,
plasmas et planètes. Une
fois cette étape franchie, il faut
passer à la préparation d'un doctorat
au sein d'un laboratoire
spécialisé en astronomie, ou d'un
observatoire.
Mais il est également possible
de devenir astronome en sortant
d'une grande école d'ingénieurs.
En effet, Les écoles d’ingénieurs
en électronique, informatique,
mécanique, optique, physique,
peuvent aussi, après une thèse,
déboucher sur la recherche en
astronomie (on parle dans ce cas
d'ingénieur docteur). Générale׉	 7cassandra://eZBz9Rp7PkZ7257p7529b_UI0QTfU_YlivK3sA8zIcM/N`̵ _M|wn׉E'ment ces ingénieurs travaillent à
la conception ou à l'amélioration
des instruments qui seront utilisés
en laboratoire, installés dans
les observatoires ou sur des missions
spatiales.
D’après vous quelles sont les
qualités intrinsèques au métier
d’astronome ?
En plus d'être passionné par
les astres et les systèmes planétaires,
l'astronome doit être doté
d'une grande rigueur et d'une importante
capacité d'organisation.
C’est avant tout un scientifique
sur le terrain, qui doit recueillir
de très nombreuses données à
traiter avec sérieux et une attention
particulière.
un goût pour les nouvelles découvertes.
Il doit avoir de la créativité
et de l'imagination pour
concevoir et tester des théories
jusqu'alors inexplorées. Très
souvent, les
astronomes
travaillent
en groupe dans les observatoires,
raison pour laquelle ils
doivent aimer le travail d'équipe
avec de nombreux scientifiques
et autres techniciens souvent
originaires du monde entier.
En cela, la pratique parfaite de
l'anglais est un prérequis indispensable,
non seulement pour
communiquer avec
les
autres
mais également pour rédiger les
publications internationales. Sur
le plan technique, le métier d'astronome
requiert une maîtrise
poussée de l'outil informatique
pour mettre au point des programmations,
des simulations et
des algorithmes visant la résolution
d'équations complexes. Les
astronomes passent aujourd’hui
presque plus de temps derrière
l’écran de l’ordinateur que derrière
l’oculaire du télescope.
L’informatique est devenue un
socle pour l’astronomie.
Pour changer de registre le
Sénégal est secoué par une
crise sanitaire (COVID 19).
Qu’est ce que cette crise
vous inspire ?
D’abord la désolation. Personne
ne souhaite vivre pareille situation
et voir l’humanité subir autant
de pertes en vies humaines.
En compagnie de l'astronome Marc Bluie,
du Southwest Research Institute (NASA),
de la mission New Horizons vers la planète
Pluton et la ceinture de Kuiper
L’astronome a besoin de concentration,
réflexion et abnégation
comme tout bon chercheur. Il
faut également de la curiosité et
Et le Sénégal, tout comme le reste
du monde, subit cette pandémie
sur tous les plans. C’est une situation
difficile pour les secteurs
de l’économie, de l’éducation, de
la santé, du travail… Il faut reconnaître
que nous n’étions pas
préparés, malgré le fait que l’humanité
ait connu, dans son passé,
des épisodes pandémiques.
Ces évènements demandent, à
tous les niveaux, une forte capacité
d’anticipation et de résilience.
L’erreur à ne pas commettre serait
de sous-estimer un ennemi
qu’on ne connaît pas. Et malheureusement,
le constat est que
beaucoup de personnes au Sénégal,
prennent parfois cette maladie
à la légère ou pensent même
qu’elle n’existe pas. C’est extrêmement
grave et nous devons
changer la façon de voir. Dans la
stratégie de défense, dans la mise
en œuvre des mesures barrières,
nous devons penser à l’intérêt
collectif : se protéger, c’est aussi
protéger les autres ! A savoir sa
famille, ses proches et soi-même.
Ensuite accepter la réalité et gravité
de cette maladie. Personnellement,
mon meilleur ami a été
emporté par ce virus.
D’après-vous quelles leçons
pouvons-nous en tirer ?
La première leçon est l’anticipation
! Nous devons nous préparer
à toutes les éventualités.
L’Etat doit disposer d’un organe
de veille et d’anticipation stratégique
qui travaille principalement
sur des simulations de
situations similaires ou plus
complexes. Le plus important
dans ces simulations ne serait
pas de démontrer le dispositif de
réaction, mais surtout étudier
l’impact sur
notre économie
dans toutes ses articulations.
Aujourd’hui c’est un virus biologique
(Coronavirus), demain
ça peut être un virus informatique
ou un piratage qui paralyse
toute notre économie. Et les
exemples sont nombreux comme
une panne générale d’électricité,
une catastrophe naturelle… Nous
ne le souhaitons certes pas, mais
travailler sur des simulations
BIRAMAWA MAGAZINE - 29
׉	 7cassandra://_HoaKNkNQB9OevIPffYuInSDiLdyOHPunFeS9vxk27A/`̵ _M|wo_M|wn{בCט   {u׉׉	 7cassandra://4ObpLe4a1vjttIr3CJ56yYy8LsQkEo1ajCfLG7jg93I Q`׉	 7cassandra://h0aucwzJ1MR75h97EgcmOYpDYbC1NolV1wVxbrRZPEYͲg`S׉	 7cassandra://tTGZaoPKmq9GHW1c7bku8HvLiJpkyw1SGSGw2qKYhz4-`̵ ׉	 7cassandra://ogBhCA71eFlPGwITmkl9x1gUA6W3X8ssRsa1U87RPO8͟<͠_M|wט  {u׉׉	 7cassandra://J4in0xbasFg7OBQ-baLgG0qw8vusW_DldXhoPYOspCI `׉	 7cassandra://6qO4I6RqsXIw7V9BIqRZlNvZwLBTkwVBlEvq6Zl2hz8Wk`S׉	 7cassandra://oQ3u7N15xvdCvmlsdCFi3eKcoS6yWwbQs_qAL73c3HM `̵ ׉	 7cassandra://7Ae_KL4vM8s1UqmZ2jmzQo3gjPa6bXgfVbk_3QklUBg$"͠_M|w׉E:réalistes est aujourd’hui possible
grâce à l’Intelligence Artificielle
et le Big Data. En faisant cela,
on peut déceler rapidement les
secteurs vulnérables et orienter
dessus les priorités d’investissement.
Prenons
le secteur de l’éducation
et de l’enseignement supérieur.
Cette pandémie a montré l’urgente
nécessité de développer et
renforcer l’enseignement à distance.
L’exemple de l’Université
Virtuelle Sénégalaise (UVS) qui
était décriée par certains dans le
passé, a montré, dans ce contexte,
toute sa pertinence. Le télétravail
également montre comment
on peut faire des économies en
temps et en ressources. Pour finir,
cette pandémie a mis l’accent
sur des secteurs prioritaires qui
nécessitent plus d’attention en
termes d’investissement comme
la santé et l’éducation.
Au-delà de votre vie professionnelle,
existe-il une cause
qui vous tient à cœur ?
Les causes qui me tiennent vraiment
à cœur fusionnent quasiment
avec ma vie professionnelle
aujourd’hui, à savoir l’éducation
des jeunes générations et la promotion
des sciences. C’est une
façon de vivre sa passion au quotidien.
Mais comme tout astronome,
le devenir de notre planète
et de ses ressources est une
préoccupation et nous sensibilisons
sur la cause environnementale.
La Terre est la seule planète
connue à ce jour dans l’univers à
abriter la vie. En attendant d’en
découvrir une autre semblable,
prenons bien soin d’elle !
Quelles sont vos hobbies ?
Je dois avouer qu’il n’y en a pas
30-BIRAMAWA MAGAZINE
beaucoup. Plus jeune, c’était
le dessin et l’astronomie. Aujourd’hui
je n’ai plus beaucoup
de temps pour le dessin, il ne me
reste donc plus que l’observation
et la photographie du ciel avec
les télescopes. De nature très
casanière, j’aime rester avec ma
famille devant la télé et me documenter.
J’ai tout le temps besoin
de lire, d’apprendre et de m’informer.
Quel
est votre message à
l’endroit de la jeunesse sénégalaise
?
Je leur demande d’avoir un rêve
dans la vie, et de ne pas avoir
peur d’être des « fous » ; car «
seuls ceux qui sont assez fous
pour penser qu’ils peuvent changer
le monde, y arrivent ». Par folie,
il faut comprendre le courage
de croire en ses rêves malgré les
obstacles, de persévérer et de
choisir parfois des chemins non
conventionnels. Il faut oser !
Mais je leur demande aussi d’aimer
et de toujours respecter leur
pays, ses institutions et les principes
de la république qui font
de nous de bons citoyens. L’éducation
doit être une priorité et
la base de tous les efforts et le
travail ne doit pas laisser place à
la facilité. Ils doivent toujours se
rappeler que le Sénégal n’a que
nous, et nous n’avons que le Sénégal.
Biramawa
vous remercie.
Votre mot de la fin ?
D’abord rendre grâce à Dieu, le
Tout Puissant, et remercier mes
parents. Ensuite prier pour notre
pays, le Sénégal afin que la paix
y règne toujours et que le développement
souhaité soit au rendez-vous
pour le bonheur de tous
et des générations futures.
Je remercie Biramawa pour cette
opportunité mais surtout vous
féliciter pour la qualité de votre
travail et la belle dynamique d’innovation
dans laquelle vous êtes.
« Je leur demande d’avoir
un rêve dans la vie, et de ne
pas avoir peur d’être des «
fous » ; car « seuls ceux qui
sont assez fous pour penser
qu’ils peuvent changer
le monde, y arrivent ». Par
folie, il faut comprendre le
courage de croire en ses
rêves malgré les obstacles,
de persévérer et de choisir
parfois des chemins
non conventionnels. Il faut
oser ! »
׉	 7cassandra://tTGZaoPKmq9GHW1c7bku8HvLiJpkyw1SGSGw2qKYhz4-`̵ _M|wp׉EBIRAMAWA MAGAZINE - 31
׉	 7cassandra://oQ3u7N15xvdCvmlsdCFi3eKcoS6yWwbQs_qAL73c3HM `̵ _M|wq_M|wp{בCט   {u׉׉	 7cassandra://x0p6DRWq2NB20OcQhMuOeOpiocbSzGPboZcgGnHiOPM 8`׉	 7cassandra://nvT1o40SPn8MXrTgMoVhKFFS4OksHMlNx1MXqTio0_s͗E`S׉	 7cassandra://LTjTpMyHtuqwbLwE9_5UxwrFyM5vurTkIDPlAWtH-ic/t`̵ ׉	 7cassandra://8YEpWDhv-CAtwFRrrirjeC2lTSxWqu5rj5tE6X13jlE͡<͠_M|wט  {u׉׉	 7cassandra://BEmmyDDkbfLRZC2L_rANvTLTlfvrimRiLTGSx1eUMGU ,` ׉	 7cassandra://o_VVlydlHofZuh1Ec4HMzXq1YhyxMyD5m-qdF5eZtfY;` S׉	 7cassandra://DxhuB6BZmeKaYztrEu51FRHSQ6o4AbZpRsHjdp1oyVw.`̵ ׉	 7cassandra://rsIT1sQNGVEZD5LzH8Wwyig1LfoCbRdZv1Gn7duqaNgPk(͠_M|w׉EWENVIRONNEMENT
L'environnement chante les louanges de la COViD19
Nous humains, étions au sommet de notre art, la science
nous faisait rêver d’un Homme au dessus de la nature,
de son environnement et de lui-même. Les progrès médicaux,
scientifiques, et autres nous ont accoutumés à
la perception de l’absolu contrôle anthropique de la nature.
Toutefois, dans le temps, sporadiquement des warnings
(tremblements de terre, ouragans, tsunamis, inondations)
nous venaient de la nature pour nous rappeler
sa prééminence sur l’Homme, qui en fait, n’est qu’un élément
de son environnement et non en dehors ou même
en mesure de le contrôler. L’environnement étant constitué
par ce qui nous entoure, l’Homme l’a toujours subi
et continuera ainsi, quelque soit l’évolution scientifique,
technique ou médicale.
32-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://LTjTpMyHtuqwbLwE9_5UxwrFyM5vurTkIDPlAWtH-ic/t`̵ _M|wr׉E{L
a pandémie de la COVID-19 vient se greffer
aux multitudes preuves de notre fragilité
en tant que partie de son biotope
environnemental. Elle a fini par s’installer dans
nos écosystèmes ; tous les pays s’emploient à
prendre des mesures idoines pour la juguler.
Malgré tout, le constat général qui nous frappe
se résume à la persistance dans la durabilité.
Avec plus de 19 millions de cas recensés et 700
milles morts, l’humanité se retrouve assénée
par une dure réalité, notre fragilité existentielle
est inéluctablement concrète et de facto
perceptible au moindre inconnu émanant de la
nature. Le confinement dans certains endroits
du globe et/ou de la réduction des activités
humaines dus à un nombre de cas d’infections
létales, semblent d’un impact négatif non négligeable
sur nos relations socio-économiques,
avec ses contingents de fermeture d’usines, de
commerces, de perte d’emplois, ou de vies humaines.
Malgré
tous ces aléas, émerge une source de lumière
d’espoir d’une certaine façon inattendue
car la pandémie de la COVID-19 a impacté positivement
notre environnement.
Un monde plus conscient au
ralenti
Pour la première fois dans les grandes agglomérations,
les populations ont pu bénéficier
d’artères désertés par les engins mécanisés, le
retour des cyclistes et l’air pur enveloppa un
ciel jamais aussi dégagé d’un bleu azuré plein
les yeux. Le monde de l’aviation, représentant
918 millions de tonnes de pollution de CO2, a
payé un lourd tribut avec le clouage au sol de
plus de 95% de la flotte mondiale. Profitant
de cet arrêt d’exploitation aéronautique, ferroviaire,
routière et maritime, la nature s’est
vue déchargée du parapluie de près de 13 gigatonnes
de gaz à effet de serre se permettant
une autorégulation très visible allant jusqu’au
colmatage de la couche d’ozone dans la zone
Arctique en moins de deux mois (entre Mars et
mai 2020) de confinement général ou partiel
en fonction des contrées du globe. La pandémie
du Corona virus s’est révélée être la pire
récession depuis les années 1930, pire même
que la crise économique des subprimes aux
Etats-Unis. Les entreprises ont dû changer leur
approche au travail. Ce freinage brusque dans
les activités de production a conduit à une réduction
drastique des émissions de gaz à effet
de serre d’origine anthropique.
Le sursis ne fut que de courte durée, mais les
océans ont pu bénéficier d’une pause du rejet
dans ses eaux de 5 à 12,7 millions de débris marins,
composés essentiellement de plastiques.
Ces amas ou plaques de détritus ont vu leur
agrégation réduite durant la période de la pandémie.
Partie importante de la chaîne alimentaire,
le système marin, dégradé en ressuscitation,
impacte directement la santé publique, le
tourisme, le secteur de la pêche et l’environnement.
La
reconquête de la nature par
elle même
Les parcs fermés, les déplacements interdits
et les restrictions généralisées ont pourvu un
répit à l’agression humaine de la nature qui
s’est régénérée comme par enchantement. Les
animaux et la végétation ne prierons pas d’occuper
les espaces délaissées ou inaccessibles
due à la présence de l’Homme. L’exploitation à
outrance, la traque vivrière, le balisage agraire,
réduisaient considérablement la marge de
manœuvre des animaux dans les zones périurbaines
ou urbaines, les restrictions dues
au Coronavirus encourageaient un repos nocturne
plus paisible et une activité diurne sans
grands gênes. La nature ayant horreur du vide,
les Hommes étant contraints de rester chez
eux, les animaux sauvages réinvestissent la
ville. Les dauphins s’aventurent jusque dans
les ports, les renards font leur balade en ville,
les canards déambulent sur les autoroutes. Les
parcs et réserves naturelles moins sollicités par
les touristes retrouvent les couleurs d’un semBIRAMAWA
MAGAZINE - 33
׉	 7cassandra://DxhuB6BZmeKaYztrEu51FRHSQ6o4AbZpRsHjdp1oyVw.`̵ _M|ws_M|wr{בCט   {u׉׉	 7cassandra://vUVwmNEJW8sWOkOa2BsgaSefx_dKQ9Hmrgqg8fpNiAk ` ׉	 7cassandra://9BUOcWte-qG06LEcJz9iBrobFLmSskFQPud7HEnfvK4ߘ` S׉	 7cassandra://YnUVKkOqSF_ztFuWRqo4cABOd-eB5sYhT09wiItNYVw,``̵ ׉	 7cassandra://7ngRshLA4Yy0ZLj1e3NxoGQro3SFq3FiIYlnkiFB-Gs]͠_M|wט  {u׉׉	 7cassandra://DUofTZUrZ1eYwm_d38ycrGBbQAAm0cc0Atj3OOiEx14 I`׉	 7cassandra://Ut3SRm4_vqj-6etVfVXdqXysMH7U2Grtv7SoojP6mOIJ)`S׉	 7cassandra://reP8CFsyNCrZsz1tbyUinymjiV9Yvq0oqubZGHDMutYa`̵ ׉	 7cassandra://EAJZhL99gCWVSL-EkCk-LaiAaF2M_02c1N6m0UCRA5Ea͠_M|w׉Eblant de normalité sauvage. Certains animaux
devant traverser les aires autoroutières se retrouvaient
écraser et tapisser le sol. Ainsi les
crapauds, hérissons, chenilles ou tortues pouvaient
se lancer dans leurs balais incessants
pour rejoindre les zones de reproduction ou
leurs habitats naturels après leur éclosion ou
naissance.
L’environnement économique
Tenter de faire des économies en négligeant la
protection de l’environnement, la préparation
aux situations d’urgence, les systèmes de santé,
et les filets de protection sociale, s’est avéré
une fausse économie, et la facture est d’autant
plus lourde au Sénégal, car aujourd’hui, une
enveloppe de 1000 milliards fut dégagée pour
pallier à une situation d’urgence sur deux mois
pour un budget de 4000 milliards annuel soit
un engloutissement de 25 % de nos ressources
financières en 16% de l’année budgétaire normale.
Le monde était conscient qu’il ne pouvait
plus se permettre de faire face à de nouveaux
désastres de l’ampleur de la COVID-19, avec les
mêmes politiques.
Sachant qu’environ un quart des décès dans le
monde est dû aux risques environnementaux
et professionnels évitables donc les pouvoirs
publics sont plus enclins à revoir leur concours
à la protection environnementale. Parce que
chaque dollar, investi dans le renforcement de
la loi contre la pollution de l’air aux Etats-Unis
d’Amérique, s’est traduit par 30 dollars gagnés
par les citoyens américains, sous la forme
d’une amélioration de la qualité de l’air et gains
en santé. Imaginer la période : nous avions eu
droit à un investissement gratuit sans frais, et
un retour sur investissement 30 fois supérieur.
Un changement de paradigme
La déconnexion de notre traintrain quotidien,
pourchassant le temps, s’est ralentie d’un coup,
nous poussant, à notre expression introspective,
inexorablement à nous questionner sur
notre devenir avec la nature. Cette immersion
34-BIRAMAWA MAGAZINE
a eu généralement comme conséquence la modification
de notre attitude envers l’environnement,
une corrélation positive, et développer
une attitude pro-environnementale exacerbée.
Au Sénégal cette prise de conscience s’est traduite
par la fermeture des marchés d’au moins
un jour par cycle hebdomadaire pour leur nettoiement
et relooking d’une part. En outre, le
respect des mesures dans la gestion des déchets
biomédicaux a été salué par l’intervention
civique de simples engagés et bénévoles
dans le nettoiement et la collecte des déchets
biomédicaux sur la plage du Cap-manuel, derrière
l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar.
Il y va aussi d’une diminution évidente du gaspillage
à grande échelle (avec 140% de production
annuelle, 40% de la nourriture que nous
produisons est destinée donc à la poubelle),
car toute réduction de la capacité d’approvisionnement
des chaînes révèle une systémique
capacité de résilience débouchant à une aversion
au gaspillage, pour ne pas être en rupture
de stock alimentaire. Encore que la réintégration
des surplus alimentaires dans le circuit de
l’aide alimentaire, réduit considérablement le
taux de déchets alimentaires des grands distributeurs
réveillant en un eux un certain sens
d’altruisme.
En somme, la COVID-19, dans son rapport avec
l’environnement, a montré que notre connaissance
technico-scientifique ne restera point
qu’inductive, prédictive ou descriptive, et à jamais
elle ne sera créatrice d’un monde imaginaire
ou utopique. Seule notre conscience collective
doublée de politique responsable nous
permettra de vivre en phase avec la nature et
d’en retarder ou de rendre réversible sa dégradation
qui sera certainement notre perte à tous.
Mariane Seck
Docteur en Droit de l’Environnement
et de la Santé
׉	 7cassandra://YnUVKkOqSF_ztFuWRqo4cABOd-eB5sYhT09wiItNYVw,``̵ _M|wt׉E׉	 7cassandra://reP8CFsyNCrZsz1tbyUinymjiV9Yvq0oqubZGHDMutYa`̵ _M|wu_M|wt{בCט   {u׉׉	 7cassandra://CBBmx2WVnkhqI8dduLkZZVGhvmZ7X_nK42HBnrmGARQ `׉	 7cassandra://1AUOWGA-mf_bcB6ED-UmRNn4Kl6B0ATz3BCW87bLsMQ̀B`S׉	 7cassandra://yocNufdBL3yZs5t2t8omPURg5_0mPYPg5Hm9CzLOIaU*1`̵ ׉	 7cassandra://KfI-GAlVSgLi8sRoHMjqd1_MtbWZgwFi6q-Cr17XKA0`<͠_M|wט  {u׉׉	 7cassandra://1hQ3-WwBZe45YoVXeBK7QTRHtswk1jDx40Uweuh2fgs `׉	 7cassandra://BbZ61ukKhLj3E7BbFbVkvRw1Hx1eXk9bg_YnsvjEI0cN	`S׉	 7cassandra://xmP_4Iq2fxc50GLV6S56Nn1KmT2CIGxjOlzSeT6jsl4`̵ ׉	 7cassandra://x1fBuy4-yFuM0q9P_Jw7LgSYCwVmcm8WY4yNh5JoD0Eͮ{ ͠_M|w׉EA L'ÈRE DU NUMÉRIQUE
Polaris Asso
Pour ce numéro, Biramawa magazine vous propose cette étude
réalisée par Polaris Asso. Pour rappel Polaris Asso est une association
Française basée à Dakar avec pour mission de mener les
jeunes à une utilisation efficiente de l'outil numérique.
50 parents, établis au Sénégal, ont été interrogés sur leur compréhension
du rôle et de l'impact des outils numériques sur leurs enfants.
Comme vous le verrez dans les lignes qui suivent, il ressort
de l'étude que "les éducateurs, principalement les parents, euxmêmes,
ne saisissent pas toujours les enjeux du numérique, n'ont
pas les bonnes informations et ne sont pas suffisamment outillés
pour mener les jeunes de leur entourage vers un usage avisé du
numérique."
36-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://yocNufdBL3yZs5t2t8omPURg5_0mPYPg5Hm9CzLOIaU*1`̵ _M|wv׉EBIRAMAWA MAGAZINE - 37
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׉	 7cassandra://YippU8J-_pwVWpZd8Ix9xhpnpaPzEoNPNvxZuVVZxwk`̵ _M|wx׉EBIRAMAWA MAGAZINE - 39
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׉	 7cassandra://W5bdzp3wHj7JnEGMBOV3FUZiauGnVyMvBAWZYIKnH2E`̵ _M|wz׉EBIRAMAWA MAGAZINE - 41
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personnel
LA PRATIQUE DU SPORT
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S’il y a un phénomène presque universel dans le temps et l’espace humain,
c’est bien le sport. Le terme a pour racine le mot de vieux français
desport qui signifie « divertissement, plaisir physique ou de l'esprit ».
Au plan strictement individuel, la pratique du sport
n’est pas qu’un moyen très efficace pour perdre
du poids et éviter certaines maladies cardiovasculaires.
Elle présente également de nombreux autres
avantages qui méritent d’être étudiés dans notre
rubrique développement personnel.
1. La pratique intensive d’un sport, et en particulier
d’un sport d’endurance, contribue à l’amélioration
de la circulation sanguine dans l’organisme
; par conséquent, le dioxyde de carbone
est également transporté plus rapidement, entrainant
une meilleure oxygénation du cerveau.
L’activité cérébrale s’en trouve donc largement
stimulée, améliorant nos capacités de
réflexion ou mémoire ;
2. Autre élément non négligeable, nous remarquons
tous que nous sommes vidés, lessivés
après une session intensive de sport … mais
aussi complètement détendus et sereins.
Cette sensation de bien-être, presque euphorisante,
trouve son origine dans les endorphines,
ces hormones du plaisir envoyées par le cerveau
suite à la réalisation d’un effort intense. Découvertes
en 1975, les endorphines sont considérées
comme des « opioïdes » car leur action est
similaire à celle de l’opium ou de la morphine.
Véritables drogues naturelles, elles permettent
donc aux sportifs de se sentir bien dans leur
peau ;
3. Parlant toujours de l’action des endorphines et
de ce bien-être général, les niveaux de stress et
d’anxiété diminuent également de manière
significative avec la pratique d’une activité
sportive intense. Au-delà de son effet tranquillisant,
le sport permet également de faire une
coupure avec le quotidien, et d’oublier, pour
quelques heures, les petits tracas qui nous occupent
habituellement l’esprit. Par la suite, il
nous aide à envisager ces problèmes avec beaucoup
plus de sérénité.
BONUS- RECOMMANDATIONS DE L’O.M. S (ORGANISATION
MONDIALE DE LA SANTE) SUR LA PRATIQUE SPORTIVE SELON
LES TRANCHES D'âGE:
- De 5 à 17 ans, au moins 60 minutes par jour d’une
activité modérée à soutenue qui va solliciter l’activité
cardiaque de l’enfant, et une activité qui renforce
le système musculaire et l’état osseux au moins 3
fois par semaine.
- A partir de 18 ans, 150 minutes par semaine d’une
activité modérée ou 75 minutes d’une activité soutenue,
et jusqu’à 300 minutes par semaine pour des
bénéfices supplémentaires sur la santé.
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires étrangères
BIRAMAWA MAGAZINE - 43
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Dr Alexandre Kissewinde SILAWINDI
Directeur Général de l’Institut des Sciences Administratives et
des Relations Internationales ISARI - Paris, France
La rubrique Découverte du numéro 6 de votre magazine est
consacrée à Dr Alexandre Kissewinde SILAWINDI. Juriste de
formation, Dr Alexandre est Directeur Général de l’Institut des
Sciences Administratives et des Relations Internationales (ISARI).
« Situé à Paris mais ouvert sur les
continents et dans le monde, l’Institut
des Sciences Administratives
et des Relations Internationales
ISARI est un établissement d’enseignement
supérieur (en présentiel
et le E-learning) ayant pour mission
de former la nouvelle génération
d’élites et futurs décideurs de la
planète. »
44-BIRAMAWA MAGAZINE
Pouvez-vous présenter et revenir sur votre
parcours de formation ?
Je suis Alexandre Kissewinde SILAWINDI Juriste
de formation et Directeur Général de l’Institut des
Sciences Administratives et des Relations Internationales
ISARI.
Après l’obtention de mon Baccalauréat deuxième
partie en 2010 au collège Protestant de Lomé, je
me suis inscrit à l’Université de Lomé afin de poser
les jalons de ma carrière de juriste que je suis aujourd’hui.
Dévouer à mon ambition, j’ai puis décroché
3 ans plus tard une licence en droit politique
׉	 7cassandra://Kq-VSfzd_2fMe2Vn7Yf8J7MkhQWGG78gV7hx40HNGg0$\`̵ _M|w~׉ELet de l’administration qui m’a permis d’intégrer
l’école « Académie de leadership et management
en Afrique » ou j’ai décroché un Master 2
en science juridique et l’administration en 2015.
Ma passion pour le travail m’a permis d’obtenir un
Doctorat en droit privé : science politique et sociale
à « l’International of leadership, US ». Ce
diplôme loin d’être pour moi une fin en soi, constitue
plutôt une très grande source de motivation à
l’enseignement du droit.
Quelles sont les grandes étapes de votre
parcours professionnel ?
Après l’obtention de ma Licence, j’ai eu la grande
chance d’être retenu comme stagiaire dans le Cabinet
du maître Afoh KATAKITI avocat au barreau
de Lomé. Après 9 neuf d’étroite collaboration, j’ai
intégré Le Cabinet de Star Energy ou j’avais assuré
le poste de responsable de l’intégration africaine.
En mois de juillet 2015, j’intégrais le staff de l’institut
Bouam management comme Directeur Administratif
ou j’avais pour mission de proposer une
stratégie de formation universitaire.
Entreprenant que j’étais, j’ai mis en place un cabinet
conseil dénommé « Kessiwende Conseil
Afrique » en Septembre 2015 et en ma qualité de
Directeur j’assurai la gestion administrative. Pendant
près de 4 ans j’ai offert les services de mon
cabinet à des PME, des entreprises BTP ainsi que
la rédaction des contrats commerciale etc.
En août 2019, l'École Politique Africaine de Paris
m’avait ouvert ses portes en tant qu’enseignant
chercheurs, ensuite j’ai offert mes services aussi
en tant que Responsable Administratif et Pédagogique
pour une durée totale de huit mois.
Ma vision était de contribuer à l’émancipation
d’une jeunesse africaine émergente. A cet effet j’ai
décidé de mettre en place ma propre institut devenu
aujourd’hui ISARI.
Vous êtes actuellement Directeur Général
de ISARI. Que pouvez-vous nous dire sur
ISARI ?
Situé à Paris mais ouvert sur les continents et
dans le monde, l’Institut des Sciences AdminisA
qui s’adresse ISARI (vos cibles)
La cible au niveau de notre institut est d’ordre
général et d’une distinction aucune. C’est-à- dire
qu’ISARI est ouvert à tous les continents et à toute
personne ayant les prérequis requises pour une
formation dans notre institut est la bienvenue :
étudiant, professionnel, diplomates, etc.......
tratives et des Relations Internationales ISARI est
un établissement d’enseignement supérieur (en
présentiel et le E-learning) ayant pour mission de
former la nouvelle génération d’élites et futurs décideurs
de la planète. ISARI c’est aussi un centre
qui stimule les échanges, les innovations et mets
ses expériences au service du développement de
la planète.
Nous proposons à cet effet, des formations plurielles
: droit des affaires, droit public, sciences
politiques, relation internationales, diplomatie
protocole, administration et gestion des affaires,
administration et gestion des entreprises ainsi
que la communication.
Nous formons en cursus Licence, Master et formations
certifiantes.
Par ailleurs nous avons la meilleure plateforme
E-learning pour vos cursus à distances chez vous
et quand vous voulez. Avec nous c’est 80% en ligne
et 20% en présentiel pour compléter vos formations
de qualité et de haut niveau avec notre Institut.
BIRAMAWA
MAGAZINE - 45
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à l’étrangers notamment en Afrique quelles
sont les démarches à suivre pour intégrer
l’Institut ?
Chez nous a ISARI c’est la flexibilité, il suffit tout
juste d’aller sur notre site web officiel www.isari.
org afin de télécharger la fiche d’inscription sur
laquelle nous avons pris le soins de mettre les informations
possible sur les démarches à suivre ou
nous contacter via notre email contact@isari-paris.fr
....
La crise sanitaire ne risque-t-elle pas d’influer
sur les candidatures de ces étudiants
étrangers ? si oui quelles sont les mesures
prises par ISARI pour faire face ?
D’abord sachez que nous prenons très au sérieux
la crise sanitaire qui entrave le système de santé
du monde en cette année 2020. A cet effet, nous
préconisons que nos étudiants optent plus pour
les cours à distance via notre plateforme E-learning
sécurité et très facile à utiliser.
Comment contacter ISARI ?
Vous avez soit le choix de le faire via appel téléphonique
sur notre standard qui est le +33 9 86
87 71 29 ou par courriel sur contact@isari-paris.fr
46-BIRAMAWA MAGAZINE
ou physiquement à l’adresse : 66 rue des champs
Élysées.
Pour changer de registre, en tant qu’entrepreneur,
vous avez un message à l’endroit
de la jeunesse Africaine ?
Mon message à l’endroit de la jeunesse africaine
est qu’elle doit travailler peu importe les difficultés
; elle doit surtout avoir une vision claire de l’avenir
sans pour autant abandonner en cas d'échec,
parce que c’est la finalité qui compte et non la manière
dont nous avons débuté.
׉	 7cassandra://Rx371uBej3w3jpmx5tyj4uRZXZi8DGn3hbkaSHbX1ps(<`̵ _M|w؀׉E׉	 7cassandra://6tsLOveEa0YvRiR77gRPZs6uxmkvImS8WQcAFeQ7PtM(`̵ _M|w؁_M|w؀{בCט   {u׉׉	 7cassandra://OK3j5zYQ3CDG9WnPZr6btgzOpNr0qUhBdzSASxe-0i8 6`׉	 7cassandra://9Nx9Wsx9MW72uUpVjwu4p5VTt0VB-MpW2jGgg6J0b6Ilj`S׉	 7cassandra://m5D4j-vaRXSjh-G2PxRQVtuCtdWNvvk2eAodI8roNp0!`̵ ׉	 7cassandra://91OGY1EBcVnL5CxcVjX2Uev1cWuc9HbJkff6xWF838Uv8͠_M|wט  {u׉׉	 7cassandra://9fZsv1VqDlAr9E5IOkABfUKzgRLs967V9m8ohAtNrCA س` ׉	 7cassandra://7_do3QYXSZdec2CfkRRkuv4JdpqDgdYdGnm2LQxGn3c@` S׉	 7cassandra://2mCBd899EUyRuTnkvljuQ_-P1TAfeBRdHlesZQ2sbio-I`̵ ׉	 7cassandra://D5lVk5lunWw2bxUKnLxPhZ2om_kJaFv7GANta8HKHpcp4͠_M|w׉EDIPLOVAR N°5
DiploVar ou un regard aiguisé
sur l’actualité internationale
Politique, Sciences Politiques, Relations Internationales, Humanitaire,
votre nouvelle rubrique incontournable vous offre plus que des informations,
une analyse pertinente des interactions géopolitiques qui vous entourent.
Quoi
de mieux qu’un résumé des points essentiels de l’actualité internationale
des 15 derniers jours, des faits historiques, des portraits de personnalités
ayant marqué l’histoire des relations internationales pour
mettre à jour vos connaissances et rendre vos débats chocs d’idées.
Les points saillants, les immanquables de l’actualité internationale vous
seront présentés de façon succincte de telle sorte que rien ne vous échappera.
Pour
ce cinquième numéro, une consultation du tableau de la VAR Diplomatique
nous annonce les informations suivantes :
48-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://m5D4j-vaRXSjh-G2PxRQVtuCtdWNvvk2eAodI8roNp0!`̵ _M|w؂׉E>COVID19 : le coronavirus
circule toujours
L’Afrique comptait ce jeudi 27
août plus d'un million de cas de
coronavirus confirmés, pour 21
000 morts.
Selon le bureau régional de l’Organisation
mondiale de la santé
(OMS) pour l’Afrique, les pays les
plus touchés par la pandémie de
Covid-19 sont l'Afrique du Sud
avec 615 000 cas dont 13 000
décès, le Nigéria avec 53 000 cas
dont un peu plus d'un millier de
morts, et l'Éthiopie avec 45 000
cas dont 725 décès.
La plupart des pays de l’UE, qui
ont atteint le pic au début d’avril,
craignent une reprise, alors
que l’Amérique du Nord comme
l’Amérique du Sud peinent encore
à contenir les contaminations.
VACCIN : A quand un vaccin
contre la COVID19
Pour être commercialisés, les
vaccins doivent passer par trois
phases d’essais
cliniques. La
phase 1 permet de tester sur un
petit nombre de personnes l’innocuité
du vaccin et sa capacité
à produire des anticorps. Lors de
la phase 2, le nombre de participants
est plus important. Cette
étape permet de tester le dosage,
de surveiller les effets secondaires
et la réponse immunitaire
et de déterminer «le calendrier
vaccinal», rappelle l’Organisation
mondiale de la santé sur son site
de formation en ligne. «La phase
3 de l’essai clinique d’un vaccin
implique généralement des dizaines
de milliers de volontaires.
C’est l’essai le plus important car
il permet d’établir si le vaccin est
sûr et protège contre la maladie
ou non», explique l’OMS.
Actuellement, l’OMS recense 30
projets de vaccins à différents niveaux
d’essais cliniques contre la
Covid-19.
MALI : l’Armée prend le pouvoir
Le président malien Ibrahim Boubacar
Keïta, âgé de 75 ans, au pouvoir
depuis 2013 a annoncé dans
la nuit du mardi 11 août 2020,
sa démission et la dissolution du
Parlement et du gouvernement,
quelques heures seulement après
avoir été arrêté par des militaires
en révolte.
La CEDEAO, a condamné l'action
de « militaires putschistes » et a
pris une série de mesures d'effet
immédiat pour isoler le Mali.
L'action des mutins a aussi suscité
des protestations de l'Union
africaine, de l'ONU, de l'Union européenne
et de la France.
Inquiète des conséquences du
putsch dans un pays en proie depuis
des années à une profonde
crise sécuritaire, économique et
politique, la CEDEAO a dépêché
une délégation de haut niveau au
Mali pour obtenir un « retour immédiat
à l'ordre constitutionnel
».
L’ancien président nigérian
Goodluck Jonathan, a confirmé
la proposition formulée par la
junte d’organiser une transition
de trois ans avec à sa tête le président
du CNSP, le colonel Assimi
Goiffta.
Si la libération du président déchu
a été actée à l’issue des trois
jours de rencontres, de nombreux
points de discussions sont
restés en suspens, et notamment
ceux portant sur les modalités de
la transition.
Le sommet des chefs d’Etat de la
Communauté économique des
Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao)
qui s’est ouvert vendredi
28 août a confirmé l’inflexibilités
de l’organisation, les chefs d’Etat
ont recommandé aux militaires
de la junte malienne de nommer
une « personnalité civile » pour
mener à bien la transition ainsi
qu’un « premier ministre civil »,
« car aucune structure militaire
ne devrait être au-dessus du président
de la transition ».
Le putsch du 18 août a rendu plus
incertains encore les lendemains
de ce vaste pays qui s'enfonce
depuis des années dans la crise
sécuritaire, économique et politique.
USA
: Après Georges FLOYD,
Jacob Blake
L'affaire Jacob Blake, du nom de
cet Afro-Américain de 29 ans qui
a essuyé des tirs de la police, fait
des remous dans le monde sportif
américain. Ainsi, mercredi 26
août, des matchs de play-off n'ont
pas eu lieu. En effet, certains
joueurs ont décidé de boycotter
ces
rencontres pour protester
contre l'injustice raciale et les
violences policières.
En attendant, le boycott de ces
matchs est sans précédent dans
l'histoire du basket professionnel
américain, dont les joueurs
ne s'étaient pas immédiatement
arrêtés de jouer après la mort
de Martin Luther King en 1968,
sinon le jour de deuil national
ensuite décrété par le président
Lyndon B. Johnson.
Dans ce courant, entre lassitude
et colère, des milliers de personnes
se rassemblaient, vendredi
28 août, au cœur de
BIRAMAWA MAGAZINE - 49
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des violences policières contre la
minorité noire américaine, après
une série de bavures qui ont rouvert
les plaies raciales de l’Amérique.
Cinquante-sept ans jour
pour jour après l’emblématique
discours « I have a dream » de
Martin Luther King, le leader de
la lutte pour les droits civiques,
les Américains étaient invités à
marcher à nouveau sur la capitale
fédérale pour réclamer l’égalité
entre tous.
USA : TRUMP VS BIDEN
L’étape des conventions d’investiture
est désormais franchie
pour la campagne présidentielle
américaine du 3 novembre.
Celles-ci ont mis en scène deux
candidats aussi différents que
possible, leur âge et la couleur
de leur peau mis à part, ainsi que
deux messages irréconciliables.
Pendant les quatre soirées de la
convention démocrate, le parti
de Joe Biden ne s’est pas contenté
de mettre en avant sa diversiBAD
: Le Président rempile
Le Nigérian Akinwumi Adesina,
60 ans, réélu jeudi président de
la Banque africaine de développement
(BAD), a vu son image
presque parfaite considérablement
ternie par des accusations
de mauvaise gestion dont il a finalement
été blanchi après un
feuilleton médiatique et diplomatique
déstabilisant.
Cet excellent communicateur
toujours habillé de costumes et
nœuds papillon a donné une visibilité
internationale à l'institution
panafricaine de développement
fondée en 1964, attirant
les capitaux et multipliant les annonces
de financements de projets
sur le continent. Jusqu'aux
accusations, tout était parfait.
Dans un rapport détaillé, des
lanceurs d'alerte lui reprochent
alors son favoritisme dans des
nominations de hauts responsables,
en particulier de compatriotes
nigérians. Il est aussi accusé
d'avoir nommé ou promu
des personnes soupçonnées ou
reconnues coupables de corruption,
ou de leur avoir accordé de
confortables indemnités de départ
sans les sanctionner.
JAPON : Démission du Premier
Ministre
Le premier ministre japonais,
Shinzo Abe, 65 ans, a évoqué ses
problèmes de santé pour expliquer,
vendredi 28 août, sa décision
de démissionner. Sa rectocolite
hémorragique, une maladie
inflammatoire chronique des
intestins dont il souffre depuis
l’adolescence, s’est aggravée,
a-t-il déclaré en conférence de
presse, ce qui nécessite un traitement
durable.
Cinq successeurs
potentiels
sont mentionnés par les médias
mais aucun d'entre eux ne
semble pour l'instant s'imposer.
Une chose paraît sûre : le parti
conservateur au pouvoir sans
interruption, ou presque, depuis
la fin de la Seconde Guerre mondiale
maintiendra la même ligne
politique que celle suivie durant
près de huit ans par Shinzo Abe.
té et sa féminisation, actées dans
les urnes lors des élections de
mi-mandat, en 2018. Au prix des
grincements de dents de l’aile
gauche, il a également donné la
parole à d’anciens républicains
dont certains divergent avec les
démocrates sur des questions
sensibles, comme l’avortement,
au nom de la priorité donnée à la
défaite du président sortant.
Le récit démocrate s’est concentré
en effet sur la personnalité
de Donald Trump et sur sa gestion
controversée de l’épidémie
de Covid-19. « Il n’a pas réussi
à nous protéger. Il n’a pas réussi
à protéger l’Amérique (…), c’est
impardonnable », a affirmé Joe
Biden, le 20 août. Ce récit a également
accordé une large place aux
violences policières, en évitant la
question des troubles qui les ont
accompagnées.
Sources : le Point, les Podcasts Affaires étrangères et International de France Culture, le Monde
©Biramawa Magazine 2020
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Des Jouets
Afro - Centrés
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FORMATION
2019-2020 : Administration et Gestion des Entreprises – Master 1
Institut Supérieur d’Entrepreneurship et de Gestion (ISEG)
2014-2017 : Administration et Gestion des Entreprises – Licence 3 ISEG THIES
2013 - 2014: Baccalauréat : Lettre Moderne-Cours Privés Excellence (CPEX) Thiès
EXPERIENCES PROFESSIONNELLES
01 Mars 2019 – 29 Février 2020 : Assistant Comptable chez Sénégalaise de L’Electroménager (Thiès)
• Enregistrement des opérations comptables (recettes et dépenses)
• Faire la facturation des ventes et achats
• Tenue de la caisse
• Faire le lettrage et le pointage des opérations comptables
• Vérifications des factures
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• Travaux d’inventaire
Novembre 2018 : Inventoriste à Auchan Thiès- Temps Partiel
• Compter les différents produits
Janvier 2017- Février2017 : Stagiaire au Cabinet d’Assistance aux PME & GIE (CAPG) Thiès
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conformément à leurs activités
Août 2016- Septembre 2016 : Stagiaire au Cabinet d’Assistance aux PME&GIE (CAPG) Thiès
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BIRAMAWA MAGAZINE - 53
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