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le magazine des entreprises bruxelloises
e magazine des entreprises brux
Didier Reynders :
« L’image de Bruxelles
reste excellente
à l’étranger »
Focus :
économie
vs. terrorisme
Hub Transmission :
« Votre entreprise vendue
ou remboursé » !
Topic
Sales & Marketing
ISSN 2406-3738
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EDITO
Mobilité : chronique d’une
mort annoncée
Nous serions-nous trompés en soutenant voici trois ans, dans notre Livre
blanc, le développement d’une mobilité alternative ? La question est provocante,
mais elle mérite d’être posée devant le fiasco de la mobilité bruxelloise,
où les viaducs s’écroulent, les tunnels s’effritent, tandis que métro et RER
restent à quai. Le concept de « mobilité alternative » n’aurait-il servi qu’à
désinvestir ? Qu’à laisser à l’abandon des infrastructures pourtant
indispensables ? On peut se le demander…
La politique est comme la vie, faite de choix. Mais au fil des quinze
ou vingt dernières années, la Région bruxelloise a surtout choisi
de… ne pas choisir, de disperser les moyens, de reporter au lendemain,
tout en évitant de remettre en cause certains tabous.
Avec une constante : les crédits d’investissement ont plafonné,
voire diminué – mais soyons de bon compte, on a observé la
même trajectoire au fédéral. Ils sont aujourd’hui parmi les plus
bas d’Europe.
Thierry Willemarck, Président de BECI
Le résultat, c’est la chronique d’une mort annoncée. Comme dans ce roman de
Gabriel Garcia-Marquez, où tout le village sait que Santiago Nasar va être assassiné
par les frères Vicario, mais où personne n’intervient. C’est un peu la même chose
pour nos infrastructures de mobilité : tout le monde, au gouvernement bruxellois,
savait que les tunnels se dégradaient ; personne n’a rien fait, chaque Ministre de la
mobilité espérant que le ciel (ou le plafond) tomberait sur la tête de son successeur.
Eh bien, il a fini par tomber.
Devant l’étendue des dégâts, chacun y va de sa petite solution d’urgence (en fermant
la traversée du rond-point Stéphanie), de son utopie (yaka reboucher les tunnels !) ou
de son idée simpliste (rétablissons l’octroi au tunnel Léopold II). Autant de réponses
formulées dans l’urgence, sans réflexion préalable, sans vision, sans projet cohérent…
Cela
suffit. Il est plus que temps de développer un master
plan de la mobilité pour Bruxelles et sa métropole, et
d’y mettre les moyens.
Cela implique que le fédéral et les Régions s’assoient à la table et que chacun fasse
preuve d’une attitude constructive – mais, de Comité de concertation dévoyé en Communauté
métropolitaine avortée, on se met à douter…
Pourquoi ce qui fonctionne ailleurs (Transport for London, Eurodistrict Trinational de
Bâle…) serait-il impossible chez nous ? Que chacun prenne ses responsabilités ! Il
est temps que l’on fasse de la politique au sens noble, au service du bien commun.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
1
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Think Tank
4
Speaker’s Corner : l'actualité économique et politique
d’un autre œil
CHAMBRE DE COMMERCE &
6 Pour ou contre la fusion des zones de police ?
8
Le tour des communes à mi-mandat
International
10 Un plan d’investissement pour l’Europe
12 « Il y a des possibilités d’acquisitions au Brésil »
Topic : Sales & Marketing
15 Table ronde : de la bonne idée à l’entreprise
18 C’est quoi, un bon client ?
22 Pourquoi les achats sont devenus stratégiques
24 Théorie des jeux, un guide d’action incontournable
27 Le client mystère et comment l’utiliser
28 Les réseaux sociaux, nouvelle panacée publicitaire ?
29 Social selling : promesses pour générer du « buzz »
Focus : économie vs. terrorisme
32 Tirer les leçons du Brussels lockdown
34 Didier Reynders et l’image de Bruxelles
36 Une économie riche et diversifiée, garantie de résilience
Entreprendre
38 Agriculture urbaine : bénéfices et opportunités
40 « Votre entreprise vendue ou remboursé » !
41 Conditions générales : les miennes ou les siennes ?
42 Business Mediation Summit :
une autre approche des litiges
45 Résolution amiable de conflits portant sur une installation
technique
46 Self-employed corner
47 Starter : Art’emi, joaillerie en ligne
48 Le tax shift social
Community
49 BrusselsLife :
tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles
54 L’actualité BECI en photos
56 Impression of a Brit
57 News
58 Index
59 Demandes d'admission
60 Agenda
Bruxelles métropole
N° 00 Janvier 2015
N°13 - Mars 2016
Financer l’entreprise
dossier PME
Le mois
prochain
Mai
Au mois
d’avril :
Editeur responsable
Olivier Willocx - ow@beci.be
Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28
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Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert - er@beci.be
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Photos Reporters,
sauf indication contraire
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Bruxelles métropole/Brussel metropool
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UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES
BRUXELLES
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BRUSSEL
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ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
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2
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LE MOIS POLITIQUE
N’EN JETEZ PLUS…
« Bruxelles, pas belle » écrivait Jean Quatremer, le correspondant du journal Libération, il y a
trois ans déjà. Et encore ne parlait-il que d’urbanisme et de propreté publique. Malheureusement,
le « Brussels Bashing » ne s’est guère calmé depuis…
| Pierre Chaudoir
Il y a des jours où l’on préférerait être
né ou vivre à Houte-Si-Plou plutôt qu’à
Bruxelles. Quand, par exemple, on lit un
journal qui titre « Bruxelles, c’est un trou
à rats », d’après les dires d’un candidat à la
présidence des États-Unis. La Belgique ?
« Un état en faillite » selon Tim King dans
Politico. « La base logistique du terrorisme
international », « Un centre d’endoctrinement
» dans les colonnes du Monde.
Et puis, d’abord, de quel droit donnent-ils
leur avis ? Qu’est-ce qu’ils connaissent de
Bruxelles ? C’est trop injuste ! C’est surtout
difficile à accepter.
Force est de reconnaître que l’actualité ne
nous aide pas. Quand ce n’est pas un tunnel
qu’il faut fermer d’urgence pour cause
de danger, c’est la toiture des Beaux-Arts
qui fuit en menaçant les Rubens et les
Jordaens. Dans le même temps, nous apprenons
qu’outre le fait que notre ville est
la plus embouteillée d’Europe, nous respirons
un air parmi les plus pollués du Vieux
Continent. Que la mère d’une victime du
Bataclan porte plainte contre la Belgique.
Que l’homme le plus recherché d’Europe
se serait enfui dans une armoire Ikea. Nous
offrons régulièrement un bâton pour nous
faire frapper…
Bien sûr, on peut se dire que c’est notre
surréalisme et un simple problème d’image.
Malheureusement, l’image que nous renvoie
l’extérieur, c’est souvent le reflet d’une
certaine vérité que nous n’aimons pas voir.
Celle d’une ville, d’une région, d’un pays
où la gestion publique est, comment dire,
un peu négligente ?
À notre humble avis, il ne suffira pas d’une
campagne de city marketing pour redresser
la situation. Il faudra davantage que le
stoemp-saucisse du Comme Chez Soi vendu
démocratiquement au public de Brussels
Colors. Trouver mieux que les trois télé4
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
CORNER
phones publics de #CallBrussels - surtout
en se rappelant que Proximus venait de
démonter la dernière cabine téléphonique
de Belgique.
Deux Plans Canal pour le prix d’un
Heureusement, il y a aussi de bonnes nouvelles.
Un exemple : le « Plan Canal » de
Jan Jambon contre la radicalisation, qui a
pris de vitesse la Région bruxelloise. Bon,
associer le territoire du canal au terrorisme
n’était pas très subtil, mais piquer le nom
du « Plan Canal », qui désignait un projet
de redéploiement urbain visant justement
à revaloriser ce territoire, ce n’est pas très
fair-play. Surtout qu’avec Jambon, c’est
« action-réaction ». Le plan est déjà en
place. On ne peut certes pas lui en vouloir
car il n’avait, en qualité de Limbourgeois,
jamais entendu parler de cette idée qui
germe dans les dossiers de nos dirigeants
bruxellois.
Autre bonne nouvelle : on va enfin rénover
le Palais de Justice, ce chef-d’œuvre
d’architecture pâtissière. Une seule condition
toutefois, il faut trouver 100 millions
d’euros. Et puis, l’asbl Pétitions-Patrimoine
pourrait réclamer le classement des
échafaudages placés, il y a plus de 30 ans,
comme « icône du paysage urbain bruxellois
».
Voilà qui nous rappelle les carnets de note
de notre enfance : « Bruxelles, peut mieux
faire dans tous les domaines. » ●
׉	 7cassandra://uzTpV3P_xb13M-_8LvOpLCvczyO1LhlMZW3__7j10J8 `̵ V67̘.׉ESPEAKER’S
LE MOIS ÉCONOMIQUE
L’ANNÉE COMMENCE MAL POUR LES MILLIARDAIRES
Et pour les autres aussi. Il n’y a plus de place pour les amateurs sur les marchés financiers.
Désormais, c’est ENA (enfants non admis)
| Jean Blavier
Souvenir d’un voyage de presse, au
lendemain d’une secousse boursière
comme on en a connu beaucoup. Dans
l’avion, un prof d’univ’ qui était de la
compagnie s’étonne : « On dit que x
milliards sont partis en fumée. Mais où
sont-ils, ces milliards ? » Votre serviteur
a évoqué François Villon, « Mais
où sont les neiges d’antan ? », rien à
faire, mon interlocuteur était bien plus
intéressé par les jambes d’une consœur
croisées très haut que par mon discours
qui se voulait pédagogique. À l’époque,
je ne savais pas (encore) qu’il ne faut jamais
user du langage pédagogique avec
un prof.
Aujourd’hui, je me demande si ce discours
a une quelconque utilité. Globalement,
les marchés boursiers ont baissé
de 6 à 7 % en janvier. Des gens comme
Jeff Bezos ou Bill Gates ont perdu des
milliards. Mais ils peuvent assumer,
eux. Et donc, mes pensées vont aux victimes
de la vénéneuse Tina (« there is no
alternative »). Tous ces épargnants qui,
faute de trouver un rendement convenable
dans les placements traditionnels,
se sont laissé convaincre qu’il fallait se
ruer en bourse, en oubliant que, pour une
part, c’est précisément parce qu’ils se
ruent en bourse que les cours montent.
La meilleure façon d’avoir raison, c’est
de faire en sorte qu’on ait raison, non ?
Il y a d’ailleurs sur le marché des placements
une inégalité de traitement dont on
ne parle que peu. M. et Mme Z, comme
dans « zzzz... » (c’est-à-dire : je m’endors
pendant que mon banquier cause),
sont désespérés de voir que leur compte
d’épargne ne rapporte que des clopinettes.
Ils ont donc « été en bourse », comme on
dit. Notamment parce que leur banquier le
leur a suggéré, que dans les réunions de
famille et les dîners en ville on leur a dit :
« Quoi ? Toujours pas en bourse ? Tsss... »
Inutile de vous dire que M. et Mme Z ne
font plus « zzzz... » la nuit. Aujourd’hui,
ça les ronge. Étape 1 : zut, ça baisse. Étape
2 : zut, ça baisse encore. Étape 3 : et si ça
continue à baisser ? Etape x : on vend !
À perte, bien sûr.
M. et Mme Y, eux (comme dans « génération
Y », c’est-à-dire je suis à la page
et j’ai compris comment ça marche), ont
les moyens de s’offrir les services d’un
conseiller
financier ou d’un
banquier
privé qui leur a proposé des deals en private
equity sur lesquels ils obtiennent 5,
6, voire 7 % de rendement. La bourse
baisse ? « M’en fous, j’y suis pour dix
ans au moins et de toute façon mes placements
sont bien diversifiés. » D’ailleurs,
« J’ai encore gagné un peu en janvier sur
ces produits pourris que sont les obligations
puisque, contre toute attente, les taux
ont encore baissé. » Eh oui, les taux ont
encore baissé en janvier parce que ceux
qui ont eu peur en bourse se sont précipités
sur les obligations, ce qui a fait monter
les cours et baisser les rendements, donc
les taux…
Bref, il y avait d’un côté ceux qui, pris
de panique, achetaient cher et vilain des
obligations hors de prix (M. et Mme Z,
par exemple), et de l’autre les détenteurs
de ces obligations (M. et Mme Y par
exemple), qui voyaient les cours monter,
monter... et qui n’ont bien sûr pas vendu
en bourse, eux. Au contraire, sur les
conseils de leur banquier privé, ils ont
probablement acheté à moindre prix ce
que vendaient M. et Mme Z.
La manière dont M. et Mme Toutlemonde
se font c... sur les marchés financiers fait
songer à la queue au supermarché : « La
file d’à côté va plus vite, je change ». Une
minute plus tard : « C’est la file où j’étais
qui avance plus vite maintenant. Je retourne.
» Et ainsi de suite.
Il faut que le message passe haut, clair et
fort : la bourse et les marchés financiers
en général, c’est réservé aux professionnels.
Pas ou plus aux amateurs, à moins
d’être un adapte des sports dangereux qui,
comme on sait, ne sont quasi jamais couverts
par les assureurs. La bourse, c’est
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BECI - Brussels Business - novembre 2015
5
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POUR OU CONTRE
La fusion des zones de police ?
La fusion des zones de police est revenue dans le débat politique
suite aux attentats de Paris – un moment douloureux
qui empêche le développement d'arguments rationnels. Il
n’empêche que tous les partis flamands demandent sa mise
place. Alors, fausse bonne idée ou coordination efficace ?
Adrien Dewez
Els Ampe, Cheffe de groupe
Open VLD au parlement
bruxellois
La fusion des zones de police de Bruxelles est une
idée inscrite dans le programme de l'Open VLD depuis
dix ans. Il ne s'agit pas, à l'inverse d'autres partis,
d'une mesure qui a été lancée suite aux attentats de
Paris. Toutes les personnes impliquées dans ces événements
étaient connues et fichées par l'Ocam, ce qui
démontre la qualité du travail de la police bruxelloise
sur le terrain. Venir dire que la fusion des zones de
police réglerait ce problème ou pallierait aux dysfonctionnements
de Molenbeek – voire vouloir placer la
zone sous tutelle fédérale –, c'est un mauvais timing
et c’est de la politique politicienne.
Le débat peut, par contre, se déplacer sur d'autres
fronts. La gestion, par exemple, pour réaliser des économies
d'échelle dans l'achat des voitures et du matériel
; l'organisation des bureaux et des secrétariats.
Au niveau de la coordination, il faut pouvoir répondre
de manière plus structurée à la criminalité supra-locale,
au racket, aux activités criminelles qui, par nature,
ne sont pas cantonnées à des frontières zonales.
Les pompiers bruxellois sont les seuls en Belgique à
avoir fusionné – tous les autres corps conservent une
base locale – et peuvent servir d'exemple dans la réflexion
sur la police.
On oppose souvent la fusion des zones à la police de
proximité, mais l'une n'empêche pas l'autre. Il s'agit
d'une question de coordination ; rien ne s'oppose à
placer des policiers dans les rues et installer une antenne
dans chaque quartier afin d'assurer un service
proche du citoyen. C’est ce que l'Open VLD défend. Je
ne suis pas d'accord de lancer ce débat au lendemain
des attentats de Paris, comme si ça pouvait régler le
problème, sur une toile de fond communautaire. Cette
discussion mérite mieux. Elle doit soulever des questions
pertinentes de gestion, d'organisation et d'efficacité.
Johan
De Becker, Chef de
corps de la zone BruxellesOuest
La
fusion des zones de police à Bruxelles est une idée
qui revient souvent sur la table et je ne comprends pas
son importance ni sa récurrence. Chacune des zones
couvre un territoire d'environ 200.000 habitants. Si on
les fusionne, nous obtenons une seul zone pour une
population approximative de 1,1 million d'habitants.
À l'échelle de la Belgique, cela reviendrait à créer en
tout et pour tout 10 zones de police. Et je n'entends pas
cette idée, ni en Flandre ni en Wallonie.
La structure actuelle a été établie suite à la réforme de
la police débutée en 1998, qui a tenu compte des spécificités
de Bruxelles pour disposer en priorité d'une
police de proximité. Les arguments avancés pour justifier
une fusion sont le déplacement de la criminalité
de zone en zone et l'efficacité financière. J'ai eu la
chance de présider la conférence des chefs de corps
en 2015. C'est une conférence qui se tient au moins
chaque mois, ou bien dès qu'un événement le justifie,
par exemple une manifestation. Elle nous permet
de nous organiser efficacement entre les zones. Via
une série de protocoles, nous nous coordonnons sous
l'égide du Ministre-Président, compétent en la matière,
tout en tenant compte des 19 réalités locales via les
bourgmestres, les collèges et les conseils communaux.
Par contre, la norme KUL qui définit le financement
nécessaire à la police n'est pas respectée à Bruxelles,
où nous vivons un sous-financement chronique. En tant
que capitale de l'Europe et de la Belgique, nous comptons
pas moins de 800 manifestations et 12 sommets
européens par an. Il est temps que Bruxelles reçoive un
financement à la mesure de ses responsabilités. Une
étude commandée par le bourgmestre de Schaerbeek,
Bernard Clerfayt, en 2011, démontre que nous disposons
d'une structure plus efficace que d'autres métropoles
pour une dotation fédérale proportionnellement
moins importante. Un exemple : entre 2008 et 2014, la
criminalité a augmenté de 3 % à Gand, diminué de 6 %
à Anvers et, à Bruxelles, a chuté de 22 %.
6 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
׉	 7cassandra://NQ5G1jvcMCU4qvStzUfFj3YEPDXREMX3Qx8_m4nlqDw,`̵ V67̘.׉ENous recevons régulièrement l’opportunité
d’apprendre à connaître les autres départements
de Brussels Airport Company. Ceci nous donne une
bonne vue d’ensemble sur l’organisation.
Naïma,
Senior Business Controller
Unlike any other job
Voir le défi lé des avions sous nos yeux toute la journée qu’on pourrait presque
les toucher, cela fait rêver. Mais il n’y a pas que les avions qui rendent nos jobs
tellement uniques. Notre dynamisme, notre ambition de devenir l’aéroport le plus
accueillant d’Europe, l’atmosphère de travail et l’ouverture d’esprit qui laisse place
à vos idées : c’est tout cela aussi qui nous distingue. Ferez-vous aussi partie de
Brussels Airport Company ?
En tant qu’exploitant de Brussels Airport, nous nous occupons, avec nos 775 collègues, du développement de
l’aéroport. Chaque année, 21,9 millions de passagers et 454.000 tonnes de marchandise transitent chez nous.
Brussels Airport relie la capitale de l’Europe à pas moins de 228 destinations. De manière directe et indirecte,
environ 60.000 personnes travaillent pour et avec nous, ce qui fait de Brussels Airport le second pôle de
croissance économique de Belgique.
Vous trouverez un aperçu complet de nos
jobs « pas comme les autres » sur
www.brusselsairport.be/jobs
׉	 7cassandra://WaOaegU6l5omN8JehEFYh6YLyDnN5rLzfieoZu5TPPE`̵ V67̘.V67̘.#בCט   u׉׉	 7cassandra://92Y1jO0X4DTYxqSBWXChMhW8NQfClolWHRYvE9ON1pM ` ׉	 7cassandra://vaJaUF3C88y9n7VDuMpj5FC2bo1pwjywoBuzldB-cxcj`S׉	 7cassandra://4Ka94LdUclOZoh3dVkqVQnJX0GUS5uIG_So1mCvkl34`̵ ׉	 7cassandra://e0pDubxoNztSS6jc6U9hMJMj1xEMkDGxNWAZELWbdHYj@͠V67̘.ט  u׉׉	 7cassandra://y57LSG2ifv9Ofbi-TauHC4gDAWWY7I_s3q5_S9Hofno 9` ׉	 7cassandra://bmy7QyPA0we0-uOcovPYffoKdyg_EYC5EEJdI9r0SsAi`S׉	 7cassandra://JJv82nXYXj9v0sg_9OLfvEnczKwdchHkO6uuvidNguo`̵ ׉	 7cassandra://ULAz4w8mt4kMaMaBxeSBcKL8GDWi0RA4p6-qnnXO4ew͌LX͠V67̘.נV6#7̘. pI@
9ׁH #http://www.etterbeek.irisnet.be/nosׁׁЈ׉ETHINK TANK
TOUR DES COMMUNES À MI-MANDAT
De Woluwe-Saint-Pierre à Etterbeek
BECI poursuit son tour des communes bruxelloises, trois ans après avoir proposé
sa « Charte communale » aux partis politiques. Dans ce numéro : Benoît Cerexhe
(Woluwe-Saint-Pierre) et Vincent De Wolf (Etterbeek).
Didier Dekeyser
Benoît Cerexhe (Woluwe-SaintPierre)
: une nécessaire solidarité
communes-Région
Benoît Cerexhe, ex-patron de l'économie bruxelloise,
pilote sa commune avec le sens de la mesure qu'on lui
reconnaît, usant de son aptitude au dialogue dans des
dossiers aussi sensibles que le survol de Bruxelles et
de son pragmatisme pour soutenir l'économie de sa
cité.
Le rôle de bourgmestre donne-t-il les moyens
d'influencer l'économie bruxelloise ?
Évidemment, ne serait-ce que par les marchés publics,
mais aussi par les actions que nous entreprenons
au niveau local. Au-delà, il y a un certain patriotisme
bruxellois qui nous donne la volonté et le désir d'influer
sur le développement économique de notre Région.
Vous êtes bourgmestre à mi-mandat ; êtesvous
satisfait de vos actions sur le plan économique
?
Oui. D'un point de vue local, nous menons une série
d'actions visant à soutenir les commerces, qui sont
porteurs d'emplois et sont essentiels à la qualité de
vie. À côté d’actions ponctuelles telles que la nuit des
soldes ou les illuminations, nous menons d’autres
projets visant leur pérennité : accompagnement dans
l'utilisation des nouvelles technologies, transition vers
l'e-commerce, défense auprès de la Région de projets
de rénovation, etc. Nous avons aussi supprimé une série
de taxes qui les frappaient assez maladroitement.
Nous soutenons également les entreprises en veillant
à réduire leur charge fiscale, grâce au Fonds de compensation
mis en place par la Région : le but est d'harmoniser
les fiscalités communales et de supprimer des
taxes un peu « hasardeuses » mais nécessaires pour
équilibrer les recettes des communes. C'est une excellente
mesure, qui solidarise communes et Région.
S’il y a compensation, toutes les communes
se sont sans doute portées volontaires ?
Presque toutes… Chez nous, cette mesure a eu un impact
sur les taxes de bureaux, les taxes sur les étalages,
etc. Dans une commune telle que la nôtre, où
23 % de la population active est indépendante, ce n'est
pas anecdotique. Par ailleurs, nous soutenons les entreprises
en simplifiant les processus administratifs,
ce qui nous a menés à raccourcir les délais en matière
d'urbanisme, d'autorisation d'exploitation, etc.
8 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
Nous sommes aussi
conscients que Bruxelles
va accueillir progressivement
de nouvelles générations
d’entreprises qui
ne seront plus de type industriel
– ou qui pourront
avoir ailleurs leurs activités
de production –, mais
des entreprises à haute
valeur ajoutée en termes
de services et pour lesquelles
un environnement
urbain de qualité sera
essentiel, ce qui passe
par une offre de mobilité
diversifiée, une accessibilité aisée aux services administratifs
ou délivrés par d’autres entreprises, etc. Nous
veillons à améliorer nos performances sur ces points.
Vous avez évoqué la nécessaire solidarité communes-Région,
n'est-ce une réalité ?
Pas toujours, mais les choses évoluent très rapidement
car Bruxelles est confrontée à des défis que les autres
Régions ne connaissent pas, et parce que ces autres
Régions ne sont pas tendres avec la nôtre, sans parler
du niveau fédéral… Il y des imperfections dans notre
système mais beaucoup a été fait. Les critiques, trop
souvent lancées de l'extérieur, sont basées sur une méconnaissance
réelle ou feinte de nos réalisations. Voka
ignore-t-il que notre ville assure 20 % du PIB et a créé
70.000 emplois depuis 2004 ? Et ce dans un contexte difficile,
qui est celui d'une croissance démographique exceptionnelle,
de défis de formation pour les 10 à 15.000
nouveaux entrants annuels sur le marché de l'emploi,
de peu coopération des autres Régions, etc.
D’aucuns évoquent l’envie de Régions avoisinantes
de s’approprier la richesse de la capitale…
Il
y a, en effet, une mauvaise foi dans cette appréciation
négative, sous-jacente à une vision concurrente des
Régions, aux antipodes du projet métropolitain. C’est
un combat idéologique d’arrière-garde mais il faut y
demeurer attentif, car il se concrétise parfois en projets
visant clairement à « zapper » Bruxelles, comme
les plans Start ou Diabolo. Mais la tendance se renverse
naturellement en faveur de la ville. Soyons optimiste : il
apparaîtra bien un jour aux plus radicaux que le projet
métropolitain est un fantastique win-win.
׉	 7cassandra://4Ka94LdUclOZoh3dVkqVQnJX0GUS5uIG_So1mCvkl34`̵ V67̘.׉ETHINK TANK
À Etterbeek, deux initiatives
intéressantes qui allient
formations et services
aux habitants :
• Proxibat est un service créé pour venir en aide aux
seniors, aux personnes handicapées ou précarisées,
en effectuant des petits travaux à leur domicile.
Les ouvriers qui réalisent ces travaux sont
issus du dispositif PTP (Programmes de Transition
Professionnelle) de la Mission locale et le système
leur permet de renforcer leur formation.
• Le Service Anti-Tags : la Mission locale pour l’Emploi
a acquis une machine de « détaggage ». Trois
contremaîtres supervisent les interventions d'une
équipe anti-tags constituée d’ouvriers issus du projet
PTP.
Vincent De Wolf (Etterbeek) : « Une
entité au service de sa population et
de ses entreprises »
S'il reconnaît que le gouvernement bruxellois s'engage
plus qu'avant en matière économique, Vincent De Wolf
déplore que les effets d'annonces priment toujours sur
l'action urgente. L'attentisme n'étant pas son fort, il a
mobilisé ses troupes pour dynamiser les performances
économiques de sa commune.
L'action du nouveau gouvernement bruxellois
a-t-elle eu un impact visible dans votre commune
?
Pas vraiment, mais soyons – un peu – indulgents, certains
projets sont récents. Cependant, les intentions ne
font pas les actions. À Etterbeek, nous sommes partis
de situations concrètes puis nous avons réuni des gens,
des moyens, des compétences pour calibrer une série
d'actions, soit le contraire d'une approche théorique.
Par exemple, nous avons mis en place des formations
ciblée dans les poches de chômage. Dans le quartier de
la Chasse, 80 jeunes ont ainsi pu acquérir une connaissance
validée de notre seconde langue.
Concernant l'apprentissage des langues, la
Région n'est pas en reste.
De fait, mais, pour les chômeurs qui bénéficient d'une
prime pour se former aux métiers en pénurie, nous
imposons le test linguistique et le suivi des cours de
langue, tandis que la Région n'impose que le test. Nous
ne nous contentons pas de cela : nous orientons activement
les chercheurs d'emplois à se former dans des
domaines où la pénurie de main d'œuvre peu qualifiée
est connue, comme la pose de châssis ou l'isolation.
Nous innovons également en proposant des formations
à des métiers parfois inattendus, où nous savons qu'il y
aura embauche : steward de parking, maraîcher en produits
bio (formation dispensée dans nos jardins participatifs
!), technicien de première ligne pour personnes
1 http://www.etterbeek.irisnet.be/nos-services/classes-moyennes/club-des-entrepreneurs
âgées via Proxibat, etc. Le tout assorti de conseils,
d'étude de business plan, etc.
De cette approche très pragmatique résulte une mise
à l'emploi de 50 % des gens formés ! Nous évaluons et
adaptons notre offre si nécessaire, comme en témoigne
la formation technique en vélos et vélos électriques que
nous allons créer.
On peut aussi influencer le taux de chômage
en visant la croissance – ou le maintien – des
entreprises sur un territoire.
C’est bien notre but et, à cet effet, nous entretenons de
nombreux contacts avec les entreprises, notamment via
notre club des entrepreneurs1
. Encore une fois, nous
nous attachons à répondre concrètement aux problématiques.
Ainsi, nous proposons un programme de soutien
au développement d’une « logique informatique » (web,
mailings, réseaux sociaux…), que certaines TPE n’ont
pas le temps d’aborder. Nous veillons à promouvoir des
zones dédiées, par leur environnement, à une certaine
« industrie » nouvelle que représentent aujourd‘hui des
entreprises à haute valeur ajoutée, dans la maroquinerie
de luxe, les nanotechnologies, etc.
Notre accueil des entreprises passe aussi par notre volonté
de leur faciliter la vie, notamment en matière de
simplification administrative. Ainsi, lorsqu’une de nos
administrations reçoit un dossier qui doit être communiqué
à une autre entité, c’est cette administration
qui s’en charge et non le demandant. Autre révolution
copernicienne : pour nous, le silence administratif vaut
autorisation. C’est le contraire du Cobat (le Code bruxellois
de l'aménagement du territoire), qui sanctionne par
un refus automatique son propre non-respect des délais
! Nous veillons aussi à soumettre notre législation
au « test PME ».
Bref, nous ne nous concevons pas comme une administration
hautaine à laquelle ses usagers doivent s’adapter,
mais une entité au service de sa population et de
ses entreprises. ●
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
9
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Un plan d’investissement pour l’Europe
ENTERPRISE EUROPE NETWORK
Mieux connu sous le sobriquet de « plan Juncker », le plan d’investissement pour
l’Europe est pleinement opérationnel depuis septembre dernier. Objectif : débloquer
315 milliards d’euros d’ici 2018, au profit de l’économie.
L'
Europe est en manque d’investissements. C’est
ce constat, posé en 2014 par la Commission européenne,
qui a présidé à l’élaboration du « plan Juncker
» : un fonds exceptionnel de 21 milliards d’euros mobilisé
par l’UE et la Banque européenne d’investissement
(BEI). De l’argent frais, qui vient s’ajouter aux autres outils
de financement européens déjà existants (COSME, InnovFin,
EaSI, Creative Europe, Connecting Europe Facility,
fonds structurels…). Avec pour objectif d’injecter dans
l’économie 315 milliards d’euros sur trois ans, grâce à
l’effet de levier.
Mais qu’est-ce donc que ce fameux « effet de levier » ?
Pierre-Emmanuel Noël, Senior Banker à la BEI, est venu
l’expliquer – et présenter les premiers résultats du plan –
lors d’un séminaire devant le public d’Enterprise Europe
Network.
Les 21 milliards du « plan Juncker » sont affectés à la garantie
de crédits. « Un premier effet multiplicateur nous
permet de garantir au total 60 milliards d’euros, parce
qu’aucun prêt ne doit être garanti à 100 % », explique M.
Noël. « Deuxième effet de levier : ces 60 milliards doivent
permettre de catalyser 255 milliards d’euros supplémentaires,
en encourageant d’autres acteurs à investir à nos
côtés. Au total, ce sont donc bien 315 milliards qui sont
mobilisables au profit de l’économie. »
« L’élément-clé, c’est la prise de risque. La BEI a la réputation
d’être prudente ; ce dispositif doit lui permettre
de sortir de sa zone de confort », reprend Pierre-Emmanuel
Noël, qui évoque une « BEI 2.0 ». « La BEI 1.0 ne
change pas ; elle reste la banque des infrastructures et,
via le Fonds Européen d’Investissement, qui garantit les
PME, elle est aussi le plus grand investisseur européen
en capital-risque. Ce qui est neuf, c’est le Fonds européen
pour les investissements stratégiques (EFSI selon l’acronyme
anglais, ndlr), qui offre un volant pour développer
de nouvelles opérations. C’est ce que j’appelle la BEI 2.0,
qui peut financer des montants assez petits par rapport à
la BEI ‘classique’, davantage orientée vers de gros projets
(au moins 15 à 20 millions d’euros, ndlr). »
Comment introduire un projet ?
« Pour le client, c’est le même point d’entrée », répond M.
Noël. « Si vous êtes une PME, vous pouvez nous contacter
via le site web ou l’infodesk, avec la garantie d’une
réponse. Si le projet est intéressant, on lance une due diligence
; si celle-ci est concluante, le projet doit encore
être approuvé par le comité de direction, puis validé par
10 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
Pierre-Emmanuel Noël
le conseil d’administration et le nouveau comité d’investissement,
désormais opérationnel. L’ensemble de ce trajet
prend en moyenne 4 à 12 mois. On veut évidemment
des projets qui ont du sens et qui présentent de la qualité
économique, mais on ne cherche pas la rentabilité bancaire.
»
L’objectif est d’engager les 315 milliards d’euros du « plan
Juncker » en trois ans, d’ici juillet 2018, « mais la période
d’investissement portera jusqu’à 2020 ».
En phase de démarrage, le plan a déjà mobilisé 7,5 milliards
d’euros (50 milliards en tenant compte de l’effet de
levier, soit 16 % des 315 milliards prévus), mais la mise
en œuvre devrait s’accélérer. Parmi les premiers projets
financés, on trouve une usine de biocarburants en Finlande,
un projet d’efficacité thermique des bâtiments en
France, un projet biotechnologique en Espagne, etc.
Deux dossiers ont aussi été approuvés en Belgique : le
premier concerne un financement de 200 millions d’euros
(sur 653) pour la 2e
phase du projet éolien Belwind, en
mer du Nord ; le deuxième, un fonds d’investissement en
infrastructures, à concurrence de 30 millions d’euros (sur
120). On le voit, il s’agit encore de projets et de budgets
assez importants, mais le seuil devrait s’abaisser. ●
Info :
Plan d’investissement pour l’Europe : www.eib.org/efsi.
Autres outils européens de financement :
www.access2finance.eu.
Contact EEN :
Jean-Philippe Mergen, 02 210 01 77 –
jpm@beci.be.
Emmanuel Robert
׉	 7cassandra://QKFdkI-Sz81sgoKXIF6_XocnubJx_yH02XsM_LfjGtkN`̵ V67̘.׉EBRUXELLES INVEST & EXPORT A SORTI SON AGENDA EXPORT 2016 !
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« Il y a énormément de possibilités pour
des acquisitions au Brésil »
Agnes Pinto Borges est la nouvelle présidente de Brascam, la chambre de commerce
Belgique-Luxembourg-Brésil. Nous l’avons rencontrée pour un tour d’horizon
des potentialités brésiliennes.
YAB
L
e Brésil, longtemps le miracle économique
de l’Amérique du Sud, subit actuellement une
grave crise économique et politique. De quoi
inquiéter des investisseurs étrangers qui semblent de
plus en plus bouder le pays. « Mais cette crise est aussi
une source d’opportunités » explique Agnes Pinto
Borges, présidente de la Brascam. « La devise locale,
le real, est extrêmement bas face à l’euro et au dollar,
à des niveaux jamais atteints auparavant, et il existe
un important vivier d’entreprises au Brésil qui peuvent
être d’intéressantes cibles d’acquisitions, parce que les
fondateurs, souvent des structures familiales, n’ont pas
prévu de succession, par exemple. Aujourd’hui, le marché
des fusions et acquisitions au Brésil est dominé par
les groupes étrangers, ce qui est inédit. »
La nouvelle présidente, désignée en septembre dernier,
forme un duo avec Nicolas Crutzen, directeur de
Brascam depuis 2014 – un habitué des milieux économico-politiques,
qui a aussi entrepris au Brésil. « Cela
a donné une excellente dynamique ; il y a beaucoup
d’animation et les membres sont également de plus
en plus actifs », affirme Agnes Borges. « Le soutien de
BECI joue aussi », ajoute Nicolas Crutzen. « Nous partageons
les mêmes locaux et les membres de BECI ont
également accès aux activités que nous organisons, ce
qui offre pas mal d’opportunités. » « Nous avons aussi
bénéficié du soutien des représentations diplomatiques
belges et brésiliennes », se réjouit Mme Borges. De quoi
envisager d’inviter quelques très grosses pointures à
l’un ou l’autre évènement. « Nous tentons par exemple
d’obtenir la venue de la ministre brésilienne de l’Agriculture.
»
Une invitée d'autant plus importante que le secteur agricole
reste le principal moteur de l’économie brésilienne,
« Pour la viande notamment. Seuls les consommateurs
européens sont prêts à payer pour certaines gammes
de produits, d’où l’intérêt des entrepreneurs brésiliens
pour la Belgique. » La logistique, aussi : « De plus en
plus de géants brésiliens de l’alimentaire préfèrent opter
pour le port d’Anvers plutôt que Rotterdam, parce
que les contrôles sanitaires y sont mieux organisés et
plus souples qu’aux Pays-Bas. Dans le même temps,
les équipes du port d’Anvers sont très intéressées par
le potentiel du Brésil, d’autant qu’en matière de logistique,
il reste énormément à faire dans le pays », indique
Agnes Borges. Nicolas Crutzen précise : « Tous
les grands logisticiens belges et les boîtes spécialisées
dans les grands chantiers d’infrastructures, comme
des bureaux d’ingénieurs, des groupes tels que Katoen
12 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
Nicolas Crutzen et Agnes
Pinto Borges
Natie ou Deme, ont profité du boom économique brésilien.
Actuellement, beaucoup de grands chantiers sont
à l’arrêt à cause de la crise, mais cela va reprendre. »
Autre secteur prometteur : les ressources naturelles,
« mais les scandales de corruption chez Petrobras et
le coût élevé de l’extraction ont fait chuter le secteur et,
par effet domino, la pétrochimie, la sidérurgie, etc. »
« Le Brésil, c’est aussi un marché de 200 millions d’habitants,
qui consomme énormément, et qui de ce point
de vue ressemble un peu aux États-Unis », reprend
Mme Borges. « La classe moyenne reste en progression,
avec une population jeune et de mieux en mieux
formée, même si le Brésil reste en grande partie un
pays pauvre. »
Reste que, pour une entreprise étrangère, le potentiel
industriel du Brésil est majeur : « Il y a de l’expertise au
niveau industriel, de la machinerie, des compétences et
la possibilité de produire à grande échelle et à bas coût.
Le potentiel pour un acteur étranger est sans doute
plus important encore que sur le marché des services »,
affirme Agnes Borges. L’immobilier, enfin, offre beaucoup
d’opportunités : « Un groupe comme le Pain Quotidien,
par exemple, est en plein boom au Brésil parce
qu’il profite de la faiblesse du real pour s’offrir des emplacements
incroyables à Rio ou Sao Paulo », conclut
M. Crutzen. ●
Info : www.brascam.be
Pour vous aider à découvrir le Brésil et d’autres
marchés, contactez Sabine Soetens, Manager
International de BECI : sso@beci.be ; 02 643 78 12.
׉	 7cassandra://OS3PpdAkbJubOwKcbDbDuc3eG3wrqrjdKKLaBKfjazo`̵ V67̘.׉ELES DÉTAILS qui font la différence
Omnia Travel
L’agence Omnia Travel doit sa croissance à sa
spécialisation dans les voyages d’affaires. « Nos
conseillers expérimentés réfléchissent avec le
client. Cela génère une véritable valeur ajoutée. »
« Nous nous situons en 5e
place dans le secteur des
voyages d’affaires », annonce Jan Van Steen, General Manager.
« Notre atout réside dans notre centre de décision
en Belgique, alors que nos concurrents sont des filiales
d’organisations internationales. Chez nous, la responsabilité
finale se trouve en Belgique. D’où notre réactivité. »
Les voyages d’affaires représentent environ 68 % du
chiffre d’affaires d’Omnia Travel. Les voyages de groupe
et les incentives (un peu moins de 20 %) et les destinations
de vacances (environ 12 %) complètent le tableau.
L’agence a procédé à quelques acquisitions récentes
pour atteindre son objectif : une agence performante dans
chaque province flamande et à Bruxelles. « Notre situation
financière est saine et nous n’avons jamais dû emprunter
pour financer des acquisitions. Il y a deux ans, nous avons
repris Squatra à Gand. Et l’an passé, c’était au tour de BTS
Business Travel, à Bruxelles », explique Jan Van Steen.
Les collaborateurs de BTS ont emménagé l’année dernière
dans les bureaux rénovés d’Omnia Travel à l’avenue
Louise. « L’ambiance est bonne. C’est important, parce
que quelqu’un qui travaille avec plaisir assure un excellent
service », déclare le General Manager. « Nous disposons
à Bruxelles d’une équipe d’une quinzaine de personnes qui
partagent volontiers leurs solutions. Voilà une dynamique
qui contribue à la qualité du service. »
M. Van Steen y voit la raison de la croissance de l’entreprise
: elle a réalisé en janvier un chiffre d’affaires égal à
celui obtenu en un an, il y a une dizaine d’années. « Nous
nous concentrons sur la qualité. D’autres agences visent le
prix le plus bas, mais nous donnons la priorité au service.
Nos collaborateurs sont expérimentés et réfléchissent
avec le client pour résoudre chaque problème. Ce sont de
véritables spécialistes. Certains concurrents se plaignent
de voir leur activité filer vers l’internet, mais j’affirme qu’il
reste assez de possibilités si on choisit la bonne niche et
que l’on offre un service de qualité. Nos clients ont leur
interlocuteur privilégié à l’agence. Cette personne reste
responsable du dossier, depuis le départ et jusqu’au retour
du client. »
Duty of care
Jan Van Steen illustre cette démarche par un exemple
concret : « Dans le cadre de la menace terroriste actuelle,
nous gardons méticuleusement les coordonnées et les
informations des clients, pour savoir qui se trouve où, et
à quel moment. Nous demandons aussi les numéros de
GSM des personnes à contacter en cas de besoin. C’est
notre ‘duty of care’. Et nous ne mettrons jamais de clients
sur un vol d’une compagnie aérienne qui figure sur la liste
noire. »
« Nous proposons d’autres services que les voyages d’affaires.
Omnia Travel est en quelque sorte un one-stopshop.
Une fois de plus, nous offrons davantage et le client
est au centre de tout. Tout est fait sur mesure. »
« Prenons le cas d’un incentive : une entreprise veut se
rendre à l’étranger avec un grand groupe. Nous commençons
par nous rendre sur place avec le client. Lorsqu’une
entreprise consent l’effort de récompenser ses collaborateurs,
on ne peut pas prendre le risque d’un hôtel décevant.
Nous tenons même compte des émissions de CO2
.
Si nous pouvons proposer le train sans allonger la durée,
nous préférons cette option. D’où notre slogan : ‘Les détails
font la différence’. »
À l’origine, des pèlerinages
L’activité de voyages d’affaires s’est développée progressivement.
À l’origine, Omnia Travel s’appelait Agri Reizen,
une agence fondée en 1973 et spécialisée dans les pèlerinages
à Lourdes. Elle est devenue Omnia Travel en 1998,
lors de l’intégration dans le Groupe KBC. Les premiers
clients de l’agence full service étaient les voyageurs du
Boerenbond et de KBC. C’est ainsi que se développa l’idée
d’une spécialisation en voyages d’affaires et d’un service
personnalisé à un nombre sans cesse croissant d’entreprises,
sur la base d’une analyse du budget du client.
Omnia Travel reste une filiale à 100 % de la KBC. « Nous
constituons une société à part, mais avec la culture d’entreprise
de la banque. C’est un gage de solidité financière
et de sérieux. Nous ne pourrions pas nous permettre de
nous comporter en cow-boys sur ce marché. »
Omnia Travel
Avenue Louise 285, 1050 Bruxelles
T: 02 645 56 00 - F: 02 645 56 01
brussels@omniatravel.be - www.omniatravel.be
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׉ESALES & MARKETING
De la bonne idée à l’entreprise
Créer une entreprise n’a sans doute jamais été aussi facile. Mais entre la création
et le développement d’une entreprise, il y a plus qu’un pas, il y a un long parcours
semé d’embûches. Comment détecter les projets qui ont le plus de chances
d’aboutir ? Quelle est l’importance de l’idée ? Du business plan ? Nous en avons
débattu avec trois fins observateurs et acteurs du monde de l’entrepreneuriat.
Olivier Fabes
C
omment évaluer la valeur d’une idée d’entreprise
? Comment savoir si elle est « bankable » ?
Rien de tel que de poser la question à un banquier
… « On ne peut jamais juger de la pertinence d’une
idée ou d’un projet d’entreprise sur la base d’un seul
élément. Le ‘business plan’ (ndlr : en gros, comment
l’entrepreneur compte transformer son idée en une entreprise
qui gagne de l’argent) reste important et même
indispensable, mais il n’est pas suffisant. On sait très
bien qu’un business plan est rarement respecté et souvent
surpondéré », prévient Pierre Wattiez (KBC Brussels).
Dès lors, « un point essentiel pour nous est de
sentir que le projet s’inscrit dans un environnement
plus large, qu’il soit partagé au sein d’un réseau de personnes
qui peuvent le porter à long terme et accompagner
l’entrepreneur tout au long de son parcours. Nous
sommes très attentifs à la base de contacts divers que
le ‘starter’ aura déjà construite et qui lui permettra de
‘décloisonner’ le projet. »
S’entourer, si possible de « seniors »
Premier conseil, donc : quel que soit votre « pedigree
», entourez-vous de personnes, ne fût-ce que deux ou
trois, qui peuvent réellement challenger votre projet au
sein d’un « advisory board », même informel. Et préférez
des gens d’expérience, avec un profil « senior ». « Ces
personnes qui ont de la bouteille ont développé leur intuition
à force de rencontrer énormément de gens dans
des secteurs très différents. J’en connais un dont l’avis
sur des projets d’entreprise, dans trois quart des cas,
s’avère juste », souligne Olivier Kahn. « Un pas important
a été franchi dans la jeune histoire d’eDebex lorsPierre
Wattiez et Olivier Kahn
qu’une personne nous a mis en contact avec l’ancien
CEO de l’assureur-crédit Euler Hermes (ndlr : Jean-Luc
Louis). Il a accroché à notre idée. Le fait que quelqu’un
d’aussi rationnel ne ferme pas la porte a été très motivant.
Entretemps, il est devenu administrateur indépendant
d’eDebex », abonde Xavier Corman. Les gens
d’expérience forcent les entrepreneurs, souvent débordés
par leur enthousiasme, à sortir le nez du guidon.
L’idée ne vaut rien
« Une idée sans un plan n’est jamais qu’un vœu » :
l’adage est souvent répété lors des Startup Week-ends
et autres événements axés sur la création d’entreprise.
« Qui peut réellement juger de la valeur d’une idée ?
Les projets qu’on croit rentables ne le sont pas et inversement.
Si Coca-Cola devait se lancer aujourd’hui, peu
seraient prêts à parier sur sa réussite. À l’inverse, beaucoup
trouvent Twitter génial, mais la société peine à être
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
15
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rentable », observe Olivier Kahn, qui embraie : « Plus
que l’idée en tant que telle, c’est l’adéquation entre le
projet et la personne qui le porte qui est prépondérante.
Et peu importe que l’on soit dans une conjoncture difficile.
Il s’agit de croiser une opportunité avec des atouts
personnels. Ensuite, tout est affaire de relations et de
réseaux, comme on vient de l’évoquer. Et enfin, de capacité
d’exécution. Beaucoup de start-up échouent, non
parce que leur idée n’était pas bonne, mais parce que
l’exécution s’est mal passée. » La capacité d’exécution
dépend elle-même fortement de l’envie et de la motivation
profonde de l’entrepreneur.
« La plupart des idées ne valent rien », partage Xavier
Corman. « Si j’étais investisseur, je regarderais d’abord
l’équipe. Il vaut mieux une bonne équipe avec une idée
moyenne que l’inverse. Je me méfierais aussi de la ‘one
man company’, où tout repose sur une seule personnalité.
Avec eDebex, on a commencé par constituer une
équipe. Dès le départ, nous comptions cinq actionnaires
actifs. »
Quant au potentiel purement financier d’une idée, nos
interlocuteurs se rejoignent sur le constat que trop d’entrepreneurs
pèchent par excès d’optimisme, sous-estimant
l’importance de la récurrence des revenus et de
la rapidité d’encaissement des achats par leurs clients.
Le marché est beaucoup plus lent que l’on ne pense. La
force d’inertie est réelle. Trop de starters n’en tiennent
pas compte et anticipent des paiements qui n’arriveront
que six mois, voire un an plus tard.
Le juste prix
Réussir une entreprise, c’est d’abord s’assurer qu’il y a
des clients qui sont prêts à payer pour les produits ou
services proposés. Une vérité qui est loin d’être une évidence…
« Je reste étonné par le nombre de personnes
qui lancent une boite sans avoir créé de ‘focus group’
et réellement interrogé le marché. Pour fixer le prix, la
méthode dite comptable – prix de revient + marge = prix
de vente – a encore beaucoup d’adeptes, alors que la
réflexion devrait être inversée. Il faudrait partir du prix
de vente que les gens sont prêts à payer », conseille
Olivier Kahn. Pour cela, il faut rencontrer sa cible, aller
au contact des gens. « Des solutions existent pour aider
les entrepreneurs à construire un business plan et
en particulier pour récolter du feedback via des études
de marché. C’est désormais l’un des rôles de la banque
d’orienter les créateurs d’entreprises vers les bonnes
ressources », embraie Pierre Wattiez.
En termes de positionnement sur le marché, eDebex a
essentiellement utilisé les réseaux personnels de ses
associés pour récolter du feedback. « Pour le pricing,
nous étions plutôt bien renseignés et nous avons même
eu la bonne surprise de pouvoir augmenter nos tarifs.
Beaucoup de ‘starters’, par absence de connexion avec
leur marché, ont peur de vendre trop cher, alors que
souvent ils vendent trop bon marché… », épingle Xavier
Corman.
16 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
Autour de la table
Pierre Wattiez : Sales &
Marketing Manager de KBC
Brussels. Le regard rationnel
d’un financier, bien sûr,
mais aussi la conviction
que la valeur ajoutée d’une
banque consiste de plus
en plus à ouvrir des portes
pour ses clients, à être un
facilitateur de réseaux pour
l’entrepreneur. Retire à cet
égard beaucoup d’inspiration
du réseau d’incubateurs Startit@KBC que la
banque a notamment implanté à Bruxelles.
Olivier Kahn : Expert-comptable,
spécialisé en stratégie
et gestion d’entreprise. Il
coordonne plusieurs projets
entrepreneuriaux et dirige
en outre le Centre pour Entreprises
en difficulté de
BECI. Également formateur
et conférencier, il a rédigé
plusieurs ouvrages sur la
création d’entreprise, dont
récemment L’aventure de
la création d’entreprise, avec l’aventurier Thomas
de Dorlodot.
Xavier Corman : Entrepreneur
en série, CEO d’eDebex.com,
une start-up bruxelloise à succès
spécialisée dans le rachat
de créances entre entreprises
sur internet. Auparavant, a
occupé diverses fonctions
financières dans des PME.
Très actif dans l’écosystème
entrepreneurial belge, notamment
au sein de la communauté
technologique BetaGroup
et de l’incubateur ICAB, à Etterbeek.
Vous l’aurez compris, il n’y a pas de recette miracle pour
réussir une entreprise. Tous les professeurs d’entrepreneuriat
du monde cogitent d’ailleurs depuis des décennies
sur la question. Mais il y a néanmoins quelques ingrédients
incontournables : une équipe complémentaire
et entourée de bons conseillers, une capacité d’exécution
plutôt qu’une idée géniale, un flair commercial et
une connexion aux attentes du marché pour pratiquer
le juste prix. ●
׉	 7cassandra://oprE1nNmpArAeqKTCX6JZcBgRra0d7tRmXa1cCohNSA`̵ V67̘.׉EzTOPIC
Créer son entreprise, réellement plus facile ?
Tout le monde s’accorde à dire qu’à un niveau administratif,
il n’a jamais été aussi facile de créer une entreprise.
Beaucoup de barrières à l’entrée ont été supprimées. « Et
même au niveau financier, il y a beaucoup plus de possibilités
qu’auparavant », pense Olivier Kahn – allusion au
crowdfunding, aux réseaux de business angels, etc. « J’ai
l’habitude de dire à nos commerciaux qu’ils sont désormais
des facilitateurs, dans un monde de l’entrepreneuriat
où la solution bancaire n’est plus la seule méthode
de financement. La solution vient souvent de la combinaison
de techniques de financement qui existent en Région
bruxelloise », concède Pierre Wattiez. Et pour certains
businesses, par exemple celui des applications mobiles,
la technologie permet de créer des solutions sans devoir
mobiliser d’énormes capitaux.
« Il est peut-être facile sur le plan administratif de créer
une société. Mais ne sous-estimons pas les tonnes de réglementations,
parfois justifiées, parfois pas. Il manque
une proportionnalité dans certaines obligations, en matière
de prévention ou d’inspection sociale par exemple.
Pour contourner ces contraintes, je suis persuadé que
l’on va voir apparaître de nouvelles structures pour créer
une société, beaucoup plus souples. Une sorte d’uberisation
de la création d’entreprises », estime Xavier Corman,
mentionnant le projet OpenCollective de Xavier Damman,
cet entrepreneur belge émigré aux États-Unis, qui
cherche à « mutualiser » un certain nombre de services
pour starters.
Nos interlocuteurs trouvent globalement positive l’apparition
de diverses structures d’accompagnement à
l’entrepreneuriat, publiques ou privés : les incubateurs,
accélérateurs, Startup Weekends, Hackathons et autres
concours entrepreneuriaux jouent un rôle positif dans la
perception de l’entrepreneuriat. Par des dynamiques de
groupe, ils peuvent créer des vocations chez des jeunes
qui, a priori, n’étaient pas destinés à entreprendre. Un
bémol : « On assiste à une telle multiplication d’initiatives
qu’on ne sait plus très bien qui fait quoi. Une certaine rationalisation
me paraît indispensable pour que chaque
événement soit une réussite », tempère Olivier Kahn.
Xavier Corman se méfie des incitants publics : « Certains
entrepreneurs font la chasse aux subsides plutôt qu’aux
clients. » Est-ce qu’un award un beau subside peut faire
une différence aux yeux du banquier ? « C’est certainement
un élément positif dans un dossier, qui peut participer
à améliorer la faisabilité de la demande. De là à
faire basculer une décision, je ne pense pas. L’important
restera toujours la qualité du projet, la vision de son entrepreneur
et sa capacité de la traduire en réalité opérationnelle
», conclut Pierre Wattiez.
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Bien plus que du cinéma.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
17
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͠V67̘.נV6$7̘. a̋9ׁHhttp://www.lefac.comׁׁЈ׉ESALES & MARKETING
C’est quoi, un bon client ?
Comment définit-on le bon client ? Est-ce celui qui paie ? Qui reste fidèle ? Qui
a un fort potentiel de croissance ? Et comment éviter le mauvais client, celui qui
ne sera pas rentable, demandera trop de services, risque de faire faillite ? Stéphane
Depaepe, directeur de PHCom, nous fait profiter de son expérience.
Gaëlle Hoogsteyn
N
ous aimerions tous travailler uniquement avec
des clients satisfaits, fidèles, rentables et, qui
plus est, aimables. Si le client parfait n’existe
pas, il est cependant possible de trouver de « bons »
clients. Mais qu’est-ce qu’un « bon client » ? Pour certains,
ce sera un client rentable et fidèle, pour d’autres,
un client connu qui fait rayonner son portefeuille ou encore
un client sympa, avec qui le contact passe bien.
« Il existe autant de clients idéaux que d’entreprises »,
commence Stéphane Depaepe. « Chaque entreprise
doit définir une liste de critères lui permettant de dresser
un portrait-robot de son client idéal », poursuit-il.
Toutes sortes d’aspects peuvent être pris en compte.
Citons, par exemple, la taille de l’entreprise, le secteur
dans lequel elle est active, sa localisation, son profil de
risque, sa fréquence d’achat, depuis quand la société
est cliente… Cette analyse stratégique peut se faire en
interne ou avec l’aide d’une société spécialisée qui propose
des grilles d’analyse.
Sur quels critères se baser ?
Même s’il n’y a pas deux clients idéaux semblables, certains
critères reviennent malgré tout de façon systématique
dans les grilles d’analyse.
• Il y a, bien sûr, la question de la rentabilité. Le client
paye-t-il ses factures ? Le travail/service fourni est-il
rentable par rapport aux investissements en termes
de matériel et de ressources humaines ? Le bon client
est bien sûr celui qui achète, mais aussi celui qui
paye. Il respecte les ententes conclues à la signature
du contrat et paie suivant les délais prévus. « À partir
du moment où les défauts de paiement deviennent
récurrents, mieux vaut mettre un terme à la relation
18 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
commerciale », conseille
Stéphane Depaepe.
• Parallèlement à cela, le
bon client est aussi celui
qui ne vient pas chez
vous juste pour le prix.
Il recherche d’abord et
avant tout la qualité de
vos services. Celui qui,
dès le premier contact,
tente de faire baisser vos
prix, n’est pas le meilleur
des clients. Investir
Stéphane Depaepe (PHCom)
Qu’est-ce qu’un « bon client » ? Pour
certains, ce sera un client rentable et
fidèle, pour d’autres, un client connu
qui fait rayonner son portefeuille ou
encore un client sympa.
en lui, c’est prendre le risque de le perdre rapidement
au profit d’un compétiteur offrant un prix plus avantageux.
•
Un bon client est aussi un client fidèle et satisfait.
Ses besoins sont adaptés à vos services. C’est celui
qui voit la valeur du produit, du service. C’est aussi un
client qui croit en l’entreprise et en son potentiel de
développement. « Un tel client vous donne envie d’investir,
de progresser et au final d’être encore mieux
׉	 7cassandra://l5FULTYbE-LgMMkCX1UuI7nmxzvg0ZseP3t-QDXu-YU`̵ V67̘.׉EL’OUTIL INDISPENSABLE
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Que faire des mauvais
clients ?
positionné dans votre secteur », commente Stéphane
Depaepe. Par ailleurs, il vous donne un retour sur votre
travail. Un feedback, quel qu’il soit, est toujours apprécié.
Positif, il fait plaisir et encourage. Négatif, il permet
de se remettre en question et de s’améliorer.
• Il parle de vous. Le bon client est satisfait de vos services.
Il parle de vous et vous envoie de nouveaux clients.
« Il devient ainsi un ambassadeur de la marque », explique
Stéphane Depaepe.
• De bons clients peuvent être ponctuels (une grosse commande
qui occupe les équipes plusieurs mois) ou récurrents
(de petites commandes régulières qui permettent à
l’entreprise d’assumer ses coûts fixes). De petits contrats
réguliers sont aussi (parfois même plus) intéressants
que quelques gros travaux à réaliser dans l’urgence.
• Last but not least, avoir dans son portefeuille un client
renommé que l’on peut utiliser comme référence, est
aussi très utile. « Il est un gage de qualité et de professionnalisme,
il permet la création d’une sorte de label.
C’est sans aucun doute un bel atout pour attirer de nouveaux
clients potentiels », assure notre expert.
Attention à l’équilibre
Se créer un beau portefeuille de clients, c’est un peu
comme aller à la cueillette aux champignons. Pour que le
panier soit joli, il faut qu’il soit équilibré. Des champignons,
il en faut des gros, des petits, des rares que l’on ne rencontre
qu’occasionnellement, des connus que vous êtes
sûr de trouver... Attention à l’équilibre ! Si vous revenez de
Si des problèmes récurrents et persistants existent
avec un client, Stéphane Depaepe conseille de jouer
franc jeu et d’avoir une bonne discussion. « Quels
sont les problèmes ? Par quoi sont-ils causés ?
Peut-on les résoudre ? Souhaite-t-on continuer à
travailler ensemble ? Il arrive que certaines entreprises
gardent des clients ‘difficiles’ car ils leurs
permettent, par exemple, de garantir l’emploi. Mais
si le client est vraiment un client à perte ou qu’il ne
souhaite pas chercher de solutions aux problèmes
existants, mieux vaut alors mettre fin à la relation
commerciale. »
votre promenade avec seulement trois gros champignons
et que l’un d’entre eux est mauvais, votre souper est compromis.
« C’est la même chose avec le chiffre d’affaires
d’une entreprise. Perdre un client lorsqu’on n’en a que
trois, c’est perdre 30 % de ses revenus. »
Un bon client doit donc avoir le bon poids dans votre portefeuille.
Attention aux clients trop gros. « Il peut être tentant
de s’engager dans une relation contractuelle avec eux,
mais il ne faut le faire qu’après une analyse approfondie »,
avance Stéphane Depaepe. D’une part, parce qu’en tant
qu’entreprise, il faudra être capable de leur fournir les produits/services
qu’ils attendent, c’est-à-dire répondant aux
critères standard de qualité. D’autre part, il faut s’assurer
que ce gros client n’absorbe pas toutes les ressources matérielles
et humaines. « Si on doit laisser tomber tous ses
autres clients pour s’occuper d’un seul, le choix doit avoir
été mûrement réfléchi ». Comme dit le proverbe, mieux
vaut ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier…
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Ne pas se reposer sur ses lauriers
Une fois que l’entreprise dispose d’un beau portefeuille
de clients, elle ne peut pas pour autant se reposer sur
ses acquis. « Chaque année, il convient de revoir la grille
d’analyse des clients », conseille l’expert. Quels clients
ont le plus rapporté cette année ? Lesquels ont été moins
rentables ? Avons-nous rencontré des difficultés relationnelles
ou des défauts de paiement avec certains d’entre
eux ? Faire le point chaque année est indispensable, surtout
dans un monde comme le nôtre où tout change très
vite. « Beaucoup d’entreprises ont une vision à long terme
de la relation avec le client, mais il faut aussi rester attentif
aux éventuels changements du marché. Si le client risque
la faillite ou le rachat, mieux vaut ne pas en être le dernier
informé. »
Chambre de Commerce de Bruxelles
Kamer van Koophandel Brussel
Avenue Louise 500 Louizalaan
1050 Bruxelles-Brussel
En dehors de clients existants, il y a aussi, toujours, de nouveaux
clients à aller chercher. « Il ne faut pas se limiter à
ce qu’on a pour préparer demain. Bien connaître son client
idéal est important car ce n’est qu’une fois cette étape
franchie que l’on pourra prospecter des clients potentiels
ayant le même profil. Cela demande bien sûr un investissement,
mais avec le temps, cela permettra à l’entreprise
de travailler seulement avec de bons clients », conclut Stéphane
Depaepe. ●
20 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
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Pourquoi les achats sont devenus un
élément stratégique
Les achats ne sont pas qu’une simple affaire de « logistique ». Ils occupent une
place centrale pour les entreprises qui veulent être et rester profitables, pour les
entreprises qui veulent innover ; condition indispensable pour continuer à vendre
aujourd’hui et demain. Voici quelques réflexions et constats inspirés par l’expérience
de nombreux entrepreneurs en contact avec BECI.
Vincent Delannoy
L'achat au cœur du business model
Quelle est la place des achats dans le mode d'organisation
de mon entreprise ? Cette question, de plus en plus
d'entreprises se la posent sérieusement. Jusqu'à présent,
ne l'avons-nous pas sous-estimée ? De fait, les achats ont
souvent été considérés, à tort, comme un département
mineur, bien moins important que ceux des finances, du
marketing et des services commerciaux. Cette perception
a évolué et, pour certains, la politique d'achats devient
un élément stratégique dans la globalisation, jusqu'à envisager
de l'intégrer dans un département « recherche
et innovation ».
De nos jours, en effet, les développements technologiques
induisent des changements de business model et des
modèles organisationnels des entreprises. Mais l'innovation
n'est pas le seul fait d'un département R&D. Il s'agit
d'une attitude et d'une vision qui doivent tenir compte
de ce qui se développe dans le monde entier, l'Europe
n'étant plus forcément au cœur du système. Par ce biais
des achats, il faut constamment se poser la question :
qu'est-ce qui fait partie de mon core business ? Comment
trouver les meilleurs produits afin d'être distribué valablement
aujourd'hui et assurer notre commercialisation
et notre avenir ?
Des formations lacunaires
Dans les filières consacrées au marketing, au commerce,
on retrouve de nombreux modules consacrés aux techniques
de vente, mais ceux concernant les achats sont
quasiment inexistants en Belgique. Or, il s'agit d'un domaine
et d'une approche plus importants que jamais, pour
22 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
la simple raison que la qualité de ce qu'une entreprise va
vendre aujourd'hui ou demain dépend de ses achats. Il
s'agit d'acheter des ressources – compétences, produits,
capacités d'innovation –, pour vendre un service ou un
produit ; le bénéfice provenant, pour faire simple, de la
différence entre mes ventes et mes achats.
Quelle politique d'achats ?
Comment définir sa politique d'achats ? Dans quels
moyens et dans quelles compétences investir ? Quelle
est la juste valeur des biens et services que je projette
d'acheter ? Vais-je décider de mettre tous mes fournisseurs
sous très forte pression ? Dans ce cas, je risque
de fragiliser à terme la relation avec le fournisseur. Si
ce dernier ne se porte pas bien, il n'aura pas la capacité
d'investir et d'améliorer son produit. Vais-je, au contraire,
plutôt viser une relation de développement partenarial ?
En tout cas, à l'heure de créer et de lancer leur entreprise,
très peu de candidats pensent au marché de seconde
main. S'il faut une camionnette, beaucoup n'envisagent
même pas l'achat d’occasion. Le comportement le plus
courant en Belgique consiste à acquérir du neuf, tel un
consommateur très riche qui ne regarde pas à la dépense.
Pourtant, pour une entreprise qui démarre, il est extrêmement
important de préserver du cash et d'assurer sa
profitabilité.
Tout est négociable
En temps de crise, les entreprises savent témoigner
d'une capacité phénoménale de négocier sur un achat.
Une attitude qui ne devrait pas être réservée aux temps
׉	 7cassandra://6rgnz2TtJTW4CDKO4NUbVrlREKH4CuKnbUGOfHKLoXQ0`̵ V67̘.׉E6TOPIC
difficiles. Au sein des PME belges, trop peu se donnent
le droit de refuser dans un contrat telle ou telle clause,
alors que tout est négociable. Il faut donc se départir de
ce préjugé que tout est « à prendre ou à laisser », qu'un
prix, parce qu'il est affiché, est le seul juste prix. Sur
chaque achat, les PME peuvent gagner chaque année
des milliers d'euros.
Aborder la question du prix
« C’est trop cher » : un Néerlandais ne va pas se gêner
pour le dire, si c'est ce qu'il pense. Le Belge, au contraire,
aura tendance à ne rien dire, alors qu'il aurait intérêt à
demander une réduction. Question de mentalité, certainement,
mais aussi d'un manque de formation en matière
de politique d'achats. Se soucier de préserver la relation
avec le fournisseur ne doit pas empêcher de mettre des
fournisseurs en compétition, même pour de petits achats.
Recevoir des offres extérieures est intéressant, pas forcément
pour changer de fournisseur, mais pour, le cas
échéant, renégocier ses conditions.
Quand une PME organise un dîner du personnel pour
40 personnes, discute-t-elle l'offre ? En fait, très peu le
font. Paradoxalement, le plus souvent, ce sont les grands
acteurs qui pressent leurs fournisseurs et achètent dans
de meilleures conditions, alors que les plus petites structures
le font nettement moins. Pourquoi pas les PME ?
Sans doute en raison d'un souci excessif de préserver
la relation. Non que la bonne relation ne doive pas être
prise en compte, au contraire, mais cet aspect ne doit
pas constituer un frein pour connaître les conditions de
marché, demander d'autres offres et poser la question
du prix.
Il est assez significatif que des outils et des plateformes
très utiles pour trouver des fournisseurs soient, en réalité,
sous-utilisés. Un site web comme www.bobex.com
permettrait aux PME de gagner au final des montants
très importants. Pourquoi une telle frilosité ? Peut-être
parce qu'un tel outil oblige à définir de manière claire ce
qui est désiré en matière d'achat. Il est tellement plus
facile, mais en définitive plus coûteux, de se reporter sur
un fournisseur connu, sans avoir suffisamment réfléchi
à ce qui va lui être demandé.
Les bienfaits de la critique
Dans la pratique, une attitude critique envers son fournisseur
est profitable à tous, également pour le fournisseur
qui est amené à optimiser son service et sa manière de
travailler. Prenons un exemple concret : une entreprise
constate que la livraison de boissons à l'attention de son
personnel est peu efficace (mobilisation d'un ouvrier qui
doit gérer et transporter des casiers, alimenter des frigos,
etc.) Elle envisage de changer de fournisseur et d'opter
pour une autre formule : la machine en libre-service. En
réaction, le fournisseur « sortant » propose de redéfinir
le travail avec une formule pilote : installation des frigos
chez le client et manutention par ses soins ; le fournisseur
veille, lui-même, à ce que ces frigos soient toujours
remplis.
Tout est négociable
Une nouvelle solution s'est ainsi mise en place grâce à la
critique du client, le fournisseur étant amené à améliorer
son service, en phase avec la demande du client. Ainsi,
la recherche et l'innovation ne doivent pas uniquement
concerner des produits à mettre au point, mais aussi
des processus à améliorer. La contestation de la relation
client-fournisseur est bénéfique pour l'amélioration
du processus au quotidien. La contestation d'un modèle
permet de réfléchir au changement.
Bien acheter pour bien vendre
Le patron de PME, lorsqu'il introduit le changement, est
généralement confronté à une résistance de la part de son
personnel. Les réactions sont bien différentes lorsqu’il
met à contribution ses fournisseurs, établis ou potentiels,
en essayant d’obtenir le meilleur du marché. C’est
en achetant bien qu’une entreprise est ensuite capable
de vendre au mieux, avec une grande qualité de produit.
Qu’est-ce qui fait la qualité d’une boutique qui vend des
stylos ? Les stylos et la personnalité du vendeur, assurément.
Mais ce n’est pas tout. Il faut aussi se demander
comment ces boutiques se fournissent, comment elles
anticipent la modification des comportements. Or, cette
information se trouve chez les fournisseurs. Petit exemple
qui illustre ce propos : le site web qui fonctionne sur le
principe « dessine toi-même ton propre t-shirt ». Fort d’un
beau succès, le concepteur a perçu un nouveau créneau :
celui de l’information tendancielle à destination de l’ensemble
du secteur de la mode. Sur la base de centaines de
milliers de demandes, il était en effet possible de dégager
des tendances exploitables par le secteur.
Ce fournisseur, ici, est un innovateur en matière d’anticipation
de ce que veut le marché. La relation se complexifie
: la demande du client est une information pour le
fournisseur, mais le fournisseur, lui aussi, dispose d’informations
exploitables par toute une série de clients. Ou
comment la politique d’achats, de plus en plus, se trouve
au cœur de l’innovation… ●
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
23
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Théorie des jeux, un guide d’action incontournable
Bluff, coup de poker, partie d’échecs, va-tout… Le vocabulaire de la négociation
emprunte souvent aux jeux de stratégie – dont elle partage aussi certains ressorts.
La science économique en a même fait une théorie, qui doit permettre de
mieux comprendre les comportements des négociateurs, donc de mieux négocier.
YAB
«D
ois-je proposer ce prix dès le début des discussions
ou tenter de l’amener progressivement ? »,
« À quel moment stopper la négociation ? »…
Toute interaction entre deux personnes, a fortiori dans
un cadre commercial, se base sur des projections quant
au comportement qui sera adopté par l’autre partie. Dès
lors que les relations ne sont pas formellement structurées,
par un lien de hiérarchie ou une exigence légale
par exemple, l’aléatoire et les ressorts psychologiques reprennent
le pas et structurent toute négociation. D’autant
que le comportement d’un agent est loin d’être strictement
rationnel, d’où l’existence de la (très vaste) théorie
des jeux : un ensemble de modèles qui doivent permettre
de déterminer la stratégie optimale pour chaque agent
de la situation et le type d’équilibre qui peut être obtenu.
Appliquée dans de nombreux domaines, la théorie des
jeux s’est particulièrement imposée dans les matières
économiques, au point d’être directement liée à une petite
dizaine de Prix Nobel d’économie. Reste que, si ces
différents modèles peuvent servir de guides d’action, ils
ne garantissent aucunement des résultats. À l’image du
véritable jeu de poker auquel l’Europe a assisté à l’été
2015, entre le ministre grec des finances de l’époque,
Yanis Varoufakis, et la Troïka, le FMI et les différents États
européens. Une succession de coups d’éclats, de sorties
médiatiques calculées, de bluffs supposés, de retours
en arrière inopinés, le tout orchestré par un Varoufakis
largement respecté pour ses compétences d’économiste…
et officiellement expert en théorie des jeux ! Il n’empêche,
les négociations n’ont finalement pas tourné à
son avantage, loin s’en faut. Il faut dire que l’homme a
délibérément écarté une stratégie pourtant basique dans
le cas d’un jeu à plusieurs joueurs : la création d’alliances
et la destruction des alliances adverses.
24 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
Tracer un terrain d’entente
Sans entrer dans les détails des différents modèles exposés
par la théorie des jeux, la discipline a ceci d’excellent pour
toute négociation commerciale : elle impose de définir très
clairement les enjeux, les intérêts, les atouts, les tabous de
chacun. Une réflexion des plus salutaires pour tout qui s’engage
dans une négociation commerciale, qu’elle s’annonce
ardue ou non. « Quels sont mes objectifs et jusqu’où suisje
prêt à aller pour les atteindre ? Quelles sont mes lignes
rouges ? », et sans doute plus important encore, « Qu’en est-il
des personnes en face de moi ? » Quels sont les leviers d’action
de la partie adverse, son pouvoir de nuisance si la négociation
échoue, son degré de connaissance de ma propre marge de
manœuvre, etc. ?
Surtout, les différents modèles de la théorie des jeux n’imposent
aucunement de considérer la négociation comme
un affrontement, mais incitent plutôt les agents à affiner au
maximum leur compréhension des autres agents. De quoi, par
exemple, passer au-dessus de blocages stricts pour privilégier
un équilibre où les intérêts les plus importants sont rencontrés.
Il s’agit également de mesurer l’intérêt d’une coopération face
à une stratégie égoïste, notamment en fonction du type de
« jeu » auquel on participe et les équilibres qui peuvent être
atteints : si tout gain que j’enregistre se fait strictement aux
dépens de l’autre agent (jeu à somme nulle) ou s’il est possible
de perdre ou gagner ensemble. Généralement structurée
autour d’exemples et de situations très concrètes, comme
l’archi-connu « dilemme du prisonnier », sa connaissance
peut fournir un véritable atout pour tout type de négociation.
Ses applications dépassent d’ailleurs largement la négociation
interpersonnelle mais permettent d’anticiper les stratégies
que risquent d’appliquer certaines entreprises, tant pour ce qui
concerne la fixation des prix que de la différenciation des produits,
par exemple, en fonction des conditions de marché. ●
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Mystère, mystère…
Quel dirigeant n’a jamais rêvé de se
glisser dans la peau d’un de ses clients
pour évaluer son point de vente, son restaurant,
son agence bancaire… ? Grâce
aux clients mystère, c’est possible !
Gaëlle Hoogsteyn
N
é aux États-Unis dans les années 1950, le concept
de client mystère s’est développé en Europe dans
les années 1980. Utilisé à la base dans une optique
de contrôle, il est aujourd’hui employé par de nombreuses
grandes enseignes, franchiseurs, services publics, etc. qui
l’intègrent dans leur démarche qualitative. « Il ne faut pas
y voir des mesures de surveillance, mais bien des leviers
d’amélioration », confirme Martine Constant, Managing
Director de MCP Quality Services depuis plus de 20 ans.
Les visites mystère permettent de recueillir un avis extérieur
et objectif sur la qualité d’une offre, de cibler concrètement
des problématiques et de mieux appréhender les
attentes du client. Chaque entreprise dispose bien sûr
de statistiques de fréquentation, de chiffres de ventes…
La plus-value du client mystère est d’amener un regard
neutre. « Ce procédé peut aussi être utilisé comme outil
de veille concurrentielle », explique Martine Constant. « Un
accueil de qualité - en face à face comme au téléphone - et
une réaction rapide à une demande, une gestion efficace
du service après-vente… sont des atouts indéniables pour
séduire ou fidéliser un client ! », illustre-t-elle.
Chaque client a ses attentes et il n’y a pas deux visites
mystère identiques. « C’est pourquoi, en amont de l’opération,
nous définissons, avec l’entreprise, les points d’évaluation
souhaités », explique l’experte. Le client mystère
peut recueillir diverses informations selon de multiples
critères : l’environnement et l’accessibilité du point de
vente, la présentation des produits, l’accueil et la prise
en charge, l’amabilité et la disponibilité des vendeurs,
les temps d’attente en caisse, les ventes additionnelles,
la gestion des réclamations… Le panel des points audités
peut être très varié. « Nous recrutons ensuite des
clients mystère adéquats et leur remettons un scénario.
Le briefing est très important car il permet à l’enquêteur
de connaître les points auxquels il doit être particulièrement
attentif. »
Comment ça se passe ?
Mais comment se déroule une visite ? Avec à son actif
plus de 370 missions pour différentes agences, Roland
en connaît un rayon : « En tant que client mystère, il faut
être le plus discret possible. L’objectif est d’abord et avant
tout de ne pas se faire démasquer. Avant de commencer
ma mission, j’étudie bien le briefing. Ensuite, je me rends
Martine Constant
sur place et je me comporte comme n’importe quel client.
Je regarde, je pose des questions, j’achète parfois des
produits… J’observe la qualité des services. Certaines missions
sont toutes simples : passer un coup de téléphone,
se faire recommander un livre, commander un sandwich
en étant particulièrement exigeant… D’autres sont plus
complexes, notamment dans le secteur automobile où il
m’est arrivé de devoir donner un faux nom et tester un
véhicule afin que le vendeur ne se doute de rien. Après
l’enquête, je dois remettre un rapport détaillé. C’est le
point le plus fastidieux du travail. En effet, on ne peut pas
se contenter de mettre des scores. Il faut aussi donner
des commentaires, ce qui implique d’avoir été très attentif
pendant la visite. »
Après la/les visite(s), l’agence se charge de regrouper et
d’analyser les résultats. « Nous mettons avant tout l'accent
sur les éventuels points de progression, nos conseils et
nos recommandations. Par la suite, nous pouvons accompagner
le client dans la mise en place d'un plan d’amélioration.
Le mystery shopping doit être intégré comme
un outil de management », conclut Martine Constant. ●
Tenté ?
Vous souhaitez tester le client mystère ? Le plus
simple consiste à faire appel à une agence spécialisée
disposant d’une certaine expérience dans votre
secteur d’activité. Sachez tout de même que n’importe
quelle société ne peut pas s’improviser agence
de mystery shopping. L’adhésion de l’agence à la
Mystery Shopping Providers Association (MSPA) est
un gage de qualité. Les membres de la MSPA doivent
en effet respecter des règles déontologiques strictes.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
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« 80 % du budget pub en
numérique »
SALES & MARKETING
Les réseaux sociaux,
nouvelle panacée
publicitaire ?
Près de 5,5 millions de Belges se
connectent au moins une fois par mois sur
Facebook. Chez les jeunes, le smartphone
sert à « chatter » plus qu’à téléphoner. Pas
étonnant que les médias sociaux soient
considérés par beaucoup comme le nouvel
eldorado publicitaire, capable de booster
les ventes à moindre frais. Illusion ?
Olivier Fabes
E
n 2015, Facebook
s’est véritablement
confirmé comme un incontournable
dans la vie de
nombreux Belges (voir infographie
ci-contre). Et Twitter,
LinkedIn et autre Pinterest
continuent également leur
progression. L’accès à ces
réseaux est de plus en plus
mobile. Près de 3 millions
de Belges surfent chaque
jour sur Facebook avec leur
smartphone.
Il n’est dès lors pas étonnant
qu’en plus du classique site
web – pas encore tout à fait enterré – les spécialistes de la
communication numérique proposent désormais des offres
incluant une présence sur les médias sociaux (au moins une
page Facebook digne de ce nom) et une appli mobile. À des
prix certes pas dérisoires, mais largement abordables pour
de petites entreprises.
L’un de ces fournisseurs, Truvo (plus connu sous le nom de
Pages d’Or), est lui-même au cœur de cette transformation
numérique appliquée au marketing. La petite annonce
dans l’annuaire local étant en effet supplantée par la page
Facebook. La traditionnelle offre de sites web à l’intention
des TPE et PME s’est diversifiée. En quatre mois et demi à
peine, Truvo affirme avoir mené près de 1.000 campagnes
Facebook pour des petits entreprises très diverses.
« Les réseaux sociaux sont effectivement devenus un nouveau
canal d’acquisition de clients. Mais qui n’est pas plus facile
qu’un autre. Il nécessite du temps et des efforts constants.
Dans une petite entreprise, il est très important de définir
qui fait vivre la page Facebook par exemple, de l’intégrer au
travail ordinaire. Et ce n’est qu’un outil, il faut encore avoir
un bon produit ou service à vendre derrière », tempère Benjamin
Beeckmans, Président de la Fédération des métiers
Benjamin Beeckmans
28 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
Le Riad, à Schaerbeek, propose depuis 12 ans un
espace de bien-être incluant sauna, bain turc, soins
du visage, manucure, etc. L’entreprise emploie une
bonne vingtaine de personnes. « Il y a environ trois
ans, nous avons eu un déclic. Notre budget publicitaire
(ndlr : environ 50.000 euros par an) s’est progressivement
réorienté vers le ‘digital’, qui représente désormais
80 % », explique le fondateur Mouenis Bouchama
(44 ans). Outre un site web « classique », la PME
possède désormais une page Facebook et même une
appli mobile. « Je gère moi-même la page Facebook,
que je réserve pour de belles actions promotionnelles,
4 ou 5 fois par an. Il faut avoir des choses à
annoncer, mais c’est un outil devenu incontournable,
avec un réel impact sur les ventes. » Le Riad compte
environ 6.000 « amis ». Chaque campagne Facebook
génère entre 500 et 1.000 réactions, demande d’infos
ou réservation. « L’autre avantage est que nous
touchons des clients jusqu’en France ou aux PaysBas,
ce qui n’est pas le cas avec une petite annonce
locale. »
du web, entrepreneur et professeur invité à Solvay. Selon lui,
les réseaux sociaux comme levier publicitaire peuvent être
la panacée dans certains secteurs, mais sûrement pas la
panacée universelle.
Ce qui est certain par contre, c’est qu’on assiste à un glissement
des budgets publicitaires vers le « digital ». Et l’avantage
d’une campagne sur Facebook est qu’on peut en mesurer
l’efficacité, dans une certaine mesure. « On assiste au retour
de la dimension analytique dans le secteur publicitaire, en
plus de la créativité pure. C’est la revanche des messieurs à
lunettes », ironise Benjamin Beeckmans. Est-ce pour autant
moins cher ? « Non. La mise en œuvre d’une campagne Facebook
est peut-être peu chère, mais il faut ensuite y consacrer
du temps et des moyens. » ●
׉	 7cassandra://0dQSNP3dlNR5iAvujv5GVZRm5g3PlXGTCzhGEUpvgnoC`̵ V67̘.&׉ETOPIC
SALES & MARKETING
Promesses pour générer du « buzz »
Booster votre notoriété ? Faire connaître ce nouveau produit ou service « génial » ?
Attirer la grande foule à votre événement ? Quel chef d’entreprise n’y rêve pas ?
Deux start-up belges ont-elles-même déjà créé un peu de « buzz » sur les réseaux
sociaux en proposant des plateformes qui monétisent l’influence. Décryptage…
Olivier Fabes
N
ouvel avatar du e-marketing, le social selling est
le terme à la mode parmi les marketeers à l’affut
des nouvelles tendances. La destination est simple :
tirer le maximum des réseaux sociaux pour doper les ventes.
La voie est plus subtile : il faut créer de la confiance, « engager
» le consommateur pour qu’il devienne accro à votre
marque, voire en devienne l’ambassadeur dans un monde
où le client est de plus en plus volatil. Pour ce faire, rien de
tel que de s’appuyer sur des « influenceurs », des personnes
qui font autorité dans leur domaine et qui, moyennant rémunération,
peuvent dire du bien de votre marque. Tout le défi
étant évidemment de concilier indépendance d’opinion et
intérêt financier. L’idée même de payer un influenceur laisse
sceptique, la notion d’influence étant basée sur l’authenticité
et la confiance, souvent dans une relation de proximité.
Les initiateurs des start-up innovantes ci-dessous en sont
bien conscients, mais disent veiller au grain et rappellent au
passage que la publicité par des « ambassadeurs » ne datent
pas d’hier et a prouvé son efficacité.
Startbuzz
Pionnier du social selling, la start-up bien nommée Startbuzz
(portée par la société Estocada) veut mettre des influenceurs
au service de la notoriété de votre entreprise. Elle cible la
PME du coin, dont le patron n’a ni le temps, ni le flair pour
« poster » des messages accrocheurs sur les réseaux sociaux.
Déjà spécialisée dans la mise à disposition de ghostwriters
(« nègres » en bon français), qui rédigent pour compte de
tiers des contenus à valeur ajoutée à destination des médias
sociaux, la start-up va un pas plus loin en lançant une plateforme
web automatisée,
pour un coût démarrant
à 120 euros par mois,
qui permet à tout entrepreneur
ou annonceur
de piocher du contenu
(texte, photo ou vidéo) en
fonction de son secteur
d’activité, sa cible ou l’air
du temps, et de l’intégrer
ensuite à ses messages
sur les réseaux sociaux.
Après l’achat de tel ou tel
« buzz », le client dispose
de 48 h pour se rétracter,
en vérifiant notamment
qu’un concurrent ne surfe pas sur la même vague de communication
virale. « Nous comptons déjà une réserve d’une
cinquantaine de leaders d’opinion, dans des domaines très
divers », explique le cofondateur Philippe Deliège. « Un buzz
naît toujours d’un heureux concours de circonstances. Notre
outil cherche à favoriser les rencontres entre réseaux différents
mais qui ont un intérêt commun et qui s’amplifient
mutuellement. » Cette plateforme de buzz « à la demande »,
www.start-buzz.com, était en phase de finalisation au moment
de boucler ces lignes. À suivre.
Sarah Levin Weinberg,
cofondatrice de Shopally.
Un allié de votre shopping mode
Shopally surfe également sur la vague du social selling, en
ciblant en priorité le secteur de la mode et de la décoration. La
start-up a lancé une appli mobile (pour l’instant uniquement
sur iPhone) permettant aux dits influenceurs (au moins 20.000
followers tous réseaux confondus) de créer et monétiser leurs
posts sur les réseaux sociaux – Instagram, Pinterest, Youtube,
Facebook et Twitter. Pour rémunérer ces influenceurs – entre
8 et 15 % de commission sur les ventes – Shopally a développé
une technologie de traçage qui s’insère entre la publication
d’un post sur un réseau social et la vente effective sur le site
e-commerce d’une marque.
Startbuzz : un pionnier du social selling.
Employant déjà cinq personnes à Bruxelles et deux à New
York, Shopally affirme avoir déjà convaincu 15.000 marques
de tester sa plateforme, via des distributeurs comme Net-aPorter,
Saks Fifth Avenue, Crate & Barrel ou encore Sephora.
Fin 2015, la start-up a levé 1,3 million d’euros. Elle a été
cofondée par la Franco-belge Sarah Levin Weinberg, active
auparavant dans les médias et l’e-commerce, et Cathy Pill,
une créatrice belge bien connue. ●
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
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pour promouvoir la mixité des métiers !
Les filières professionnelles véritablement mixtes sont encore
rares. Or, la mixité apparaît comme une dimension essentielle à la
réalisation de l’égalité professionnelle.
Si l’on peut se réjouir de l’équilibre global du nombre d’hommes
et de femmes en formation, 56,7 % pour les hommes et 43,3 %
pour les femmes, Bruxelles Formation le constate au quotidien :
les femmes ne sont pas légion dans certaines formations et les
hommes dans d’autres.
Exemples :
Formation
Secrétariat
Prévention/Sécurité
Pour ces raisons, Bruxelles Formation décide de s’attaquer aux
stéréotypes liés à certains métiers en lançant une campagne de
communication intitulée : « Mixité des métiers. Passons de la fiction
à la réalité. Venez-vous former ! ».
Hommes formés
15,1%
86,7%
Femmes formées
84,9%
13,3%
Le poids des préjugés frappe également la gent masculine et pose
la question des difficultés que rencontrent certains hommes qui se
dirigent vers des métiers dits « féminins ». Les formations liées à
l’accueil, au secrétariat, sont encore trop connotées sexuellement.
Or, nous pensons qu’il important d’avoir des femmes dans des
métiers d’hommes et vice-versa !
Cette campagne présente sur vos écrans et sur les réseaux sociaux
sous la forme d’un spot original a pour but de chasser les préjugés et
de faire évoluer les mentalités. Il est question ici plus spécifiquement
d’un spot dans un spot ! En voici le pitch : une équipe de tournage
doit préparer une publicité pour Bruxelles Formation pour promouvoir
la mixité des métiers. Mais malheureusement, l’équipe a dû faire
appel à des figurants qui sont incapables de poser les bons gestes
parce qu’il a été impossible de trouver une peintre, un esthéticien,
une mécanicienne, une couvreuse, une livreuse etc.
La campagne est aussi déclinée sous formes de panneaux urbains,
de banners sur les transports en commun bruxellois, d’affiches
(voir-ci contre) etc.
Aidez-nous à relever le défi de la mixité des métiers en relayant
notre campagne disponible sur le site www.bruxellesformation.be.
Info : communication@bruxellesformation.be
Ventilation des stagiaires (%, par ligne de produits et par sexe : 2015*)
Management
Qualité-Sécurité
Conception/Etudes techniques
Nettoyage
Gestion
Mécanique industrielle/Usinage
Mécanique automobile/Carrosserie
Assemblage mécanique
Dessin technique
Electro-technique
Transport/Logistique
Restauration
Hotellerie
Tourisme
Transport
Logistique
Représentation commerciale
Vente
Techniques spéciales
Génie civil
Nouvelles technologies textile
Gestion de chantier
Gros œuvre
Parachèvement
Prévention/Sécurité
Confection
Informatique
Communicatique
Industries graphiques
Métiers administratifs
Accueil/Réception
Secrétariat
Comptabilité
Call Center
Santé
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
* Excepté pour ‘Santé et’Transport/Logistique’ (2014) et pour ‘Nouvelles technologies textile’, ‘Tourisme’ et ‘Conception/Etudes techniques’ (2013)
Féminin
Masculin
׉	 7cassandra://Mj27ObQotgJGhG8lbTERggpcug5geFgDn7iNSFleouA`̵ V67̘.*׉E eMixité des
métiers
PASSONS DE LA FICTION À LA RÉALITÉ
VENEZ VOUS FORMER !
BRUXELLESFORMATION.BE
׉	 7cassandra://3Se7Iovl9mPbj02umLULZJHmSpFZNlRzcrzk6FP4ge4%`̵ V67̘.+V67̘.*#בCט   u׉׉	 7cassandra://FpHxBSctMaNFSlEL4zCcekKoT1Zp63koGSjbPTY1HGU ҷ`׉	 7cassandra://fdSeplLrVFsk23JmfWY0RYxS6bWpEHzP4mgxjYiHiZkv`S׉	 7cassandra://-C_drPVQKbswJ0_Iq1ZeSr2RkwFXko4jM4p8s1Cr1Qw!e`̵ ׉	 7cassandra://qIIRmzDCNEN26ZcwcIEdXtuuvfsHbPoGwAvLkV_Vvnk ̠͠V67̘.,ט  u׉׉	 7cassandra://qo5Ff4SlqAlAbHLLHOpkHf0A0uHgSOBjAWEzgaR-b4M w`׉	 7cassandra://a1nSHerizXsiiwmrG8p82_LOxQHwTkD_bHrNNqQqPQ0gh`S׉	 7cassandra://Szk3fKFbaFl9iNIgJm0xPRbcrlPAbF-12_Rxst8ZPEQ`̵ ׉	 7cassandra://Pn1c6n9pkgZznk2ODdNxCR-1JQp5HFhSfdE9jomhpnA͎͠V67̘.-נV6$7̘. DHx9ׁHhttp://Atrium.brׁׁЈ׉EÉCONOMIE ET TERRORISME
Sans surprise, les secteurs liés au tourisme ont été parmi les plus touchés par le Brussels Lockdown.
Tirer les leçons du Brussels lockdown
Le 21 janvier dernier, au sein des locaux de BECI, une conférence de presse revenait,
en présence du Ministre-Président Rudi Vervoort et de Didier Gosuin, Ministre
bruxellois de l’économie et de l’emploi, sur les conséquences du lockdown
pour les affaires à Bruxelles. Tout en suggérant quelques solutions pour le futur.
David Hainaut
A
lors qu’il aura à peine duré six jours, soit entre
le 21 et le 26 novembre dernier, l’état d’alerte
maximale qu’a vécu notre capitale – communément
rebaptisé Brussels lockdown par les médias -,
et son impact auront coûté à notre pays 0,1 % de son
produit intérieur brut. Soit un montant estimé à environ
350 millions d’euros selon Pieter Timmermans, patron
de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). Un
chiffre important, mais moins grave qu’annoncé à la hâte
par certains. Et comme le rappelait justement Thierry
Willemarck, président de BECI, en préambule de cette
conférence, « Si les conséquences économiques ont été
indéniables, celles-ci doivent néanmoins être nuancées ».
De quoi relayer de récents propos du bourgmestre de
Bruxelles Yvan Mayeur, qui déclarait que « Les événements
marquants du mois de novembre n’ont pas absolument
modifié notre ville. Bruxelles reste une cité
agréable, ambitieuse et même heureuse ! » Voire encore
ceux de Patrick Bontinck, l’administrateur délégué de
Visitbrussels : « L’image donnée par certains journalistes,
étrangers notamment, a sans doute été exagérée. Non,
tout ne s’est pas subitement arrêté à Bruxelles. La vie
a rapidement repris son cours normal, et ses habitants
sont d’ailleurs là pour en témoigner. » Pour rappel, Visitbrussels
s’est déjà montré particulièrement actif à travers
l’opération #callbrussels qui, cinq jours durant et de
façon assez originale, a permis à 12.500 citoyens issus de
plus de 150 pays d’appeler trois cabines téléphoniques
symboliques, installées sur le territoire régional (au Mont
des Arts, à la place Flagey et à la place communale de
Molenbeek). Ce fut là une belle réponse à la cascade
d’annulations d’événements culturels, festifs et sportifs,
à laquelle Bruxelles a dû faire face.
Des chiffres évocateurs
Pour affiner le constat, mi-décembre, le Gouvernement
bruxellois a confié à BECI une enquête, plus précise
encore. Pendant une dizaine de jours, une quinzaine de
questions-clés ont été posées à 1.250 entrepreneurs
de la région, tant francophones que néerlandophones.
Résultat ? La moitié des entreprises annonçaient une
baisse supérieure à 20 % de leur chiffre d’affaires, principalement
celles les plus proches du centre-ville. Sans
grande surprise, l’hôtellerie (81 %), les cafés et restaurants
(72 %), le tourisme (64 %), les commerces (61 %) et
la culture (46 %) ont été les secteurs les plus touchés par
les événements. Avec même jusqu’à 20 % de chômage
économique comptabilisé – même si celui-ci a sans doute
permis d’éviter des conséquences plus désastreuses
encore. Une situation d’autant plus regrettable que les
chiffres de cette année 2015 étaient globalement positifs
jusque-là. Xavier Dehan, coordinateur général de BECI,
qui a suivi de près cette enquête, commentait les chiffres
en ces termes : « Sachons le reconnaître dans ce cas,
l’image des données est peut-être grossie par rapport à
la réalité. Car ceux qui ont tenu à répondre ont été les
plus impactés. Près d’un tiers des répondants étaient
d’ailleurs issus du centre-ville. »
Vervoort : « On doit relancer la machine »
Rudi Vervoort qui, en décembre dernier, fut l’un des premiers
à consulter le Premier Ministre Charles Michel pour
réclamer quelques mesures de compensation, embrayait
sur un ton rassurant : « C’est évident, impact et dégâts
il y a eu, et l’image de Bruxelles a été écornée. Mais il
est capital de tirer les leçons de cette situation tout à fait
exceptionnelle, de savoir comment restaurer l’image de
32 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
׉	 7cassandra://-C_drPVQKbswJ0_Iq1ZeSr2RkwFXko4jM4p8s1Cr1Qw!e`̵ V67̘..׉EFOCUS
la ville, et ce, dans un intérêt
général. En somme, comment
s’unir au mieux pour
pouvoir relancer la machine
! Car si nous avons dû fermer
le métro et les centres
commerciaux, ce n’était
évidemment pas par plaisir,
mais bien parce qu’ils
étaient concrètement visés
par une menace, et que nous
nous devions organiser la
sécurité autour. Mais à présent,
nous devons nous dire :
et si demain cela devait se
Nous devons nous dire : et si demain
cela devait se reproduire, comment
pourrions-nous agir ?
(Rudi Vervoort)
reproduire, comment pourrions-nous agir ? Pour cela
donc, nous aimerions laisser aux habitants de Bruxelles
l’occasion de s’exprimer. » Et Rudi Vervoort, sans pour
autant nier la menace ambiante, de rappeler encore que
le monde actuel était, plus que jamais, dominé par l’image
et la communication.
Gosuin : « Il faut tourner la page »
Si, certes, Bruxelles a été ralentie, il est également bon
de rappeler qu’au même moment, le restant du pays
a quant à lui fonctionné tout à fait …normalement ! De
Namur à Knokke, en passant par Waterloo ou Tournai, la
vie économique ne s’est pas arrêtée pour autant. Raison
pour laquelle la réflexion autour de Bruxelles et de son
image a longuement été évoquée durant cette réunion.
« Les données chiffrées, cela reste une indication, voire
une confirmation, mais ce serait beaucoup trop simple
de s’en contenter et de pleurer ! », lançait Didier Gosuin,
avec son enthousiasme caractéristique. « Nous devons
plutôt nous dire: tiens, qualitativement, que pouvons-nous
faire dès à présent, ensemble ? Et si, plutôt que gérer
cette attente, nous tournions la page de la polémique et
que nous avancions ? »
Le hackathon :
un projet concret pour Bruxelles
Concrètement, dès ce mois de mars et pendant deux mois,
les autorités bruxelloises ont décidé de mettre en place
une vaste campagne, dont l’objectif sera de susciter une
nouvelle attention autour de dix quartiers commerçants
emblématiques (des Marolles à la rue Neuve, en passant
par le Mont des Arts, la Grande Place et le Sablon, entre
autres). Comment ? À travers une plateforme moderne de
crowdsourcing (soit, de production participative), mêlant
créativité, intelligence et talents, autour de projets originaux.
« Plus exactement, on appellera ça un ‘hackathon’ »,
sûr, l’initiative fera grand bruit, tout en renforçant l’identité
de ces quartiers-clés. « Saint-Louis est effectivement
un modèle à suivre », concluait Didier Gosuin. « C’est une
idée qui reste très ambitieuse, mais on a envie de voir à
Bruxelles, et pour quelques-uns de ces quartiers qui ont
souffert, des projets aussi innovants que singuliers. Qui
concerneront tout le monde. Car ils serviront les Bruxellois
et de nombreux touristes étrangers. » Oublier une période
sombre à travers une entreprise citoyenne, aussi riche
d’atouts, c’est à saluer. Gageons même qu’elle puisse
avoir des retombées à long terme ! ●
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
33
détaillait Didier Gosuin. « Un jury complètement neutre
sélectionnera les dix meilleurs projets, auxquels 30.000
euros seront octroyés chacun. Avec les 100.000 euros
que coûte la mise en route de plateforme, ce seront ainsi
400.000 euros qui seront attribués pour les milieux créatif
et culturel. Et nous veillerons, bien sûr, à la plus grande
variété de genres possible.»
Réconcilier l’homme et la ville
C’est Atrium.brussels, l’agence du commerce bruxellois,
qui chapeautera l’opération. Arnaud Texier, son directeur
général, insiste sur l’idée de réconcilier l’homme et la
ville : « Les commerçants bruxellois se montrent souvent
inquiets pour l’avenir de leur corporation, parce qu’ils sont
régulièrement dépendants de situations sur lesquelles
ils n’ont pas vraiment de prise. Atrium est précisément
là pour les soutenir, en rappelant que chaque commerce
reste, au final, un lieu essentiel de communication, où se
produisent de nombreux échanges humains. En quelque
sorte, ils représentent une transition importante entre
l’espace privé et l’espace public.»
En juin, trente premiers
heureux élus seront d’abord
choisis (trois projets par
quartier), avant la mise en
place des projets, cet été. Un
plan de communication a par
ailleurs été imaginé pour les
encadrer et les promouvoir,
dès la rentrée. Cette approche
se veut plutôt innovante,
après avoir été testée
avec un certain succès aux
États-Unis, dans une ville
du Missouri (Saint-Louis,
300.000 habitants). À coup
On a envie de voir à Bruxelles, et pour
quelques-uns de ces quartiers qui ont
souffert, des projets aussi innovants
que singuliers.
(Didier Gosuin)
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ÉCONOMIE ET TERRORISME
Didier Reynders : « L’image de Bruxelles
reste excellente à l’étranger »
Didier Reynders, Ministre fédéral des Affaires Étrangères, du Commerce Extérieur
et des Affaires Européennes, en est persuadé : malgré le lockdown et les
conséquences subies par Bruxelles, la capitale jouit encore de nombreux atouts,
tant pour le présent que pour l’avenir. L’unique « Bruxellois » du gouvernement
fédéral mise sur davantage de présence de la Région bruxelloise à l’international.
David Hainaut
Bruxelles Métropole : Avec le recul, comment
analysez-vous, aujourd’hui, les conséquences
du Brussels lockdown ?
Didier Reynders : Nous devons d’abord rester prudents
quant aux quelques chiffres qui ont été avancés. Une chose
est certaine, partout dans le monde, un ralentissement de
l’activité économique est systématiquement perceptible
quand des actes terroristes se produisent. Que ce soit chez
nous, en France, en Égypte ou en Tunisie. Si, à Bruxelles,
les secteurs principalement touchés ont été l’horeca, les
commerces et l’ensemble des activités culturelles, nous
avons tous les éléments en main pour bien les relancer.
Mais voilà, quand des djihadistes causent la mort de cent
trente personnes et des dizaines de blessés, il est évidemment
normal et humain que cela provoque un choc dans la
population, voire certaines appréhensions. Effectivement, il
y a eu ralentissement général de l’activité, mais on a aussi
assisté à un déplacement de celle-ci, partout en Belgique.
Et si cette situation perdure encore un peu à Bruxelles,
comme à Paris, c’est bien sûr lié aux activités terroristes
dans ces deux capitales. On ne peut, dans ce cas, ignorer
le lien étroit qui existe entre les deux villes. Bien entendu,
au-delà des difficultés que connaît Bruxelles, liées au
chômage, aux problèmes d’intégration et de radicalisation,
auxquels nous devons plus que jamais faire face, nous devons
assumer nos responsabilités. Tout en sachant relativiser
certaines choses…
Comme le fait qu’avant les attentats parisiens
et l’alerte « niveau 4 » à Bruxelles, les
chiffres économiques de l’année 2015 étaient
globalement positifs ?
Oui ! C’est pour cela qu’il est important de savoir prendre un
peu de recul, avant d’analyser les données chiffrées. Et se
dire qu’après quelques jours difficiles où, je le répète, nous
avons eu des indications de menaces très sérieuses sur la
possibilité de nouveaux actes terroristes, il fallait bien prendre,
à un moment donné, des décisions appropriées. Dans la foulée
d’ailleurs, Yvan Mayeur, le bourgmestre de Bruxelles, en a
fait autant en choisissant d’annuler son feu d’artifice annuel.
Ce sont des choix qui, croyez-moi, sont très difficiles à poser,
mais voilà, si la diminution de l’activité commerciale est une
chose, la protection des vies humaines reste primordiale. Ces
mesures de sécurité ont permis de rassurer la population, de
34 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
Quand il existe des risques concrets,
nous devons désormais apprendre à
vivre avec quelques règles de sécurité
minimales, qui sont complètement
indispensables.
peut-être éviter d’autres actes et surtout, elles ont permis la
reprise d’une activité de plus en plus normalisée.
Et puis, outre qu’il ne faut pas négliger la place importante
de Bruxelles sur le plan international, on doit observer ce
qui se passe ailleurs, même face à des choses auxquelles
׉	 7cassandra://zMvzUb1DeDzdXGQzVvvi-krMTyshKX1kr1EuV6xmAQA"`̵ V67̘.2׉Enotre public n’est pas habitué. Je reviens de quelques jours
à Rome, et il y avait des militaires absolument partout ! Nous
avons vécu là une situation exceptionnelle voire inédite, et
nous savons que quelques éléments sont à revoir : nous
allons par exemple mieux collaborer avec le Ministère de
la Défense, pour pouvoir mieux indiquer chacun des engins
ou des uniformes militaires utilisés dans pareille situation.
Histoire que la population puisse mieux faire la différence
lorsqu’il s’agit d’opérations de sécurité. Quand il existe des
risques concrets, nous devons désormais apprendre à vivre
avec quelques règles de sécurité minimales, qui sont complètement
indispensables.
L’impact des événements n’a-t-il pas été gonflé
par le rôle, parfois disproportionné peut-être,
de la presse étrangère ?
Très certainement. Bruxelles vit avec les avantages et les inconvénients
de sa situation. Il y a chez nous un grand nombre
de journalistes étrangers accrédités. Quand on se trouve dans
une capitale européenne, que l’on abrite l’OTAN et plusieurs
autres instances, où plus de cinquante mille personnes sont
Bruxelles, avec sa région, a toutes
les cartes en main pour développer
tant son aspect multiculturel unique,
que sa créativité, sa modernité et
bientôt sans doute, son économie
numérisée.
directement ou indirectement liées à l’Union Européenne,
où des rencontres et des sommets européens se déroulent
tout le temps, on reste en permanence au cœur des attentions
mondiales. Sans doute même plus que beaucoup ne le
pensent ici. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la Région,
qui a peut-être parfois trop tendance à rester centrée sur ellemême,
doit, à mes yeux, apprendre à se tourner davantage
vers l’extérieur. Et plus que jamais, avoir conscience d’une
situation idéale : car quoiqu’on puisse en dire, je le constate
dans mon quotidien, l’image de Bruxelles reste aujourd’hui
excellente à l’étranger ! Et cette belle image doit, selon moi,
pouvoir être mieux utilisée ailleurs, encore.
Outre son statut de capitale européenne et
sa localisation géographique centrale, quels
restent les principaux atouts de Bruxelles,
selon vous?
Bruxelles, c’est d’abord une ville de taille respectable mais
humaine, où la qualité de vie reste excellente et qui reste
encore très abordable dans ses prix. Notamment par rapport,
à d’autres capitales comme Londres ou Paris. Et où non,
contrairement à ce qu’on dit tout le temps, il n’y a pas plus
de problèmes de circulation qu’ailleurs ! Et puis surtout, on
est en train d’assister à un bouillonnement créatif et culturel
sans précédent : le Musée Magritte n’est qu’un succès parmi
beaucoup d’autres. C’est à nous tous de fédérer au mieux
les forces de nos opérateurs autour de ce genre d’initiatives,
capitales pour Bruxelles : je veux parler aussi bien de la cérémonie
des Magritte du cinéma, que de Bozar, de la Monnaie
ou du folklore local.
Je voyage énormément, et chaque fois que je rencontre des
étrangers ayant vécu chez nous, des diplomates entre autres,
ils me parlent de Bruxelles avec un certain enthousiasme. Et
souvent, avec l’envie de revenir y vivre. Enfin, le fait qu’on y
parle plusieurs langues et sa mixité culturelle restent d’autres
forces extraordinaires. On ne doit pas le perdre de vue non
plus.
Vos déclarations semblent rejoindre celles,
récentes, des Ministres Didier Gosuin et Rudi
Vervoort : certaines répercussions seraient
donc bel et bien à nuancer ?
Elles sont bien réelles, mais effectivement à …nuancer ! Et
si, à l’heure actuelle, certains opérateurs connaissent encore
quelques difficultés, tous les acteurs publics possèdent encore
une énorme capacité d’action. Au gouvernement fédéral,
nous venons par exemple de prendre une série de mesures
très favorables à l’embauche, avec la réduction des charges
dans toute une série de secteurs, en particulier pour les
petites entreprises. L’horeca en profite déjà pleinement.
Nous avons, je tiens à le redire, un potentiel immense dans
le secteur culturel : via cet incitant fiscal que représente le
tax shelter notamment, que je connais bien pour l’avoir initié
il y a une dizaine d’années, qui permet de dégager plusieurs
centaines de millions chaque année. Il peut encore largement
servir le cinéma et bientôt – c’est important – les arts de la
scène. Selon moi, beaucoup de nouvelles structures sont
encore à créer et imaginer autour de tout cela, car cela rejaillira
dans tous les domaines. Il est donc vraiment capital
que les pouvoirs publics puissent œuvrer ensemble sur la
relance de ce genre d’activités.
Pour moi donc, Bruxelles, avec sa région, a toutes les cartes
en main pour développer tant son aspect multiculturel unique,
que sa créativité, sa modernité et bientôt sans doute, son économie
numérisée. Les défis et les enjeux sont aussi énormes
que nombreux ! ●
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
35
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l’économie s’était très vite rétablie.
ÉCONOMIE ET TERRORISME
Une économie riche et diversifiée, garantie de
résilience
La menace terroriste n’a qu’un impact limité sur l’économie, pour autant qu’elle
ne se prolonge pas indéfiniment. En revanche, l’instabilité politique induite par le
terrorisme constitue un vrai danger.
Peter Van Dyck
A
u lendemain des attentats terroristes du 13 novembre
à Paris, Joe Kaeser, patron de Siemens,
confiait au Financial Times sa crainte de voir les
entreprises investir moins en raison d’une instabilité géopolitique
en Europe. Le ministre italien des finances Pier
Carlo Padoan ne disait pas autre chose quand il affirmait
que la vague terroriste menaçait la reprise économique balbutiante
dans la zone euro. On peut comprendre l’inquiétude
des chefs d’entreprise et des politiques, mais la panique ne
se justifie pas : diverses études confirment que le terrorisme
n’ébranle l’économie que de manière temporaire.
Les attentats à Paris coûtent cher, bien entendu. Outre les
coûts directs des infrastructures détruites – et les coûts humains
! – les coûts indirects sont considérables : pensons
entre autres aux mesures de sécurité, telles que la présence
militaire dans les rues.
Pas de choc boursier
Selon Martien Lamers, économiste à la Rijksuniversiteit
Groningen et titulaire d’un doctorat défendu à l’Université
de Gand sur l’impact économique du terrorisme, les
coûts directs sont faciles à calculer et plutôt limités. Ainsi,
les bombes qui ont explosé dans quatre trains le 11 mars
2004 à Madrid n’ont généré des dégâts qu’à concurrence
de 0,16 % du PIB régional. « En revanche, les coûts indirects
concernent l’impact du terrorisme sur la croissance
économique et sont beaucoup plus difficiles à chiffrer », explique-t-il.
« Nous voilà réduits à des conjectures, car il est
impossible de définir quelle aurait été la croissance sans les
attentats. »
Il était frappant de constater qu’au lendemain du 13 novembre,
les actions en bourse n’avaient guère vacillé.
« Contrairement à d’autres données indispensables à la
mesure de la croissance économique, les données bour36
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
sières sont disponibles rapidement et constituent dès lors
un excellent baromètre de l’impact que le terrorisme pourrait
avoir sur l’économie », constate M. Lamers. « Cet impact
se révèle habituellement modeste. Les bourses de New York
ont fermé pendant une semaine après le 11 septembre. Une
sage décision : à la réouverture, les pertes sont restées modérées.
» Ce scénario s’est reproduit en juillet 2005, après
les attentats dans le métro londonien : les marchés se sont
rétablis en quelques jours à peine.
Le tourisme prend cher
Le tourisme et l’horeca sont les secteurs les plus touchés
par le terrorisme. C’était d’ailleurs la volonté délibérée des
terroristes qui, l’an passé, ont organisé les raids à Sousse
et dans le musée du Bardo à Tunis. Les malfrats ont atteint
deux objectifs : déstabiliser l’économie locale et attirer l’attention
de la communauté internationale par les nationalités
des victimes. Idem en Espagne, où les touristes, qui
n’avaient pourtant rien à voir avec la cause indépendantiste,
ont fréquemment été pris pour cible par le mouvement séparatiste
basque ETA. Les retombées des attentats dans un
pays méditerranéen tel que l’Espagne sont cuisantes parce
que le tourisme apporte une contribution majeure à l’économie.
« Ce même secteur ne représente en Belgique que 2 à
3 % du PIB. L’impact de la menace terroriste sur le tourisme
belge serait négligeable à l’échelle de l’économie tout entière
», estime Martien Lamers.
Les attentats de Daesh, le 13 novembre à Paris, ont coûté
132 vies humaines, incitant de nombreux étrangers (surtout
Américains et Japonais) à annuler les vacances qu’ils
y avaient réservées. Les revenus du tourisme ont été divisés
par deux, avec un impact tout particulier sur les hôtels de
luxe. Même Disneyland Paris, bien loin du centre-ville, a vu
son flux de visiteurs réduit de moitié. Les pertes du secteur
sont évaluées à 39 milliards d’euros.
׉	 7cassandra://d8_K9K_QA5UxDbP0uu-3j3WnH5BO7XVljd-PK8mJSPY"`̵ V67̘.6׉EFOCUS
Un simple report de dépenses ?
Il est particulièrement ardu d’évaluer un coût indirect
tel que la perte de confiance des consommateurs. Étonnamment,
l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo,
en janvier 2015, qui coïncidait avec le début de la période
des soldes, n’a eu aucune répercussion négative
sur la consommation à Paris. On ne peut pas en dire autant
des attentats qui, dix mois plus tard, ont notamment
touché la salle du Bataclan : les restaurants et centres
commerciaux, tant dans le centre qu’à l’extérieur, ont vu
leur clientèle s’étioler pendant une semaine. Les superettes
de quartier en ont tiré profit avec, pour certaines,
20 % d’augmentation du chiffre d’affaires (notamment
en raison des livraisons à domicile). L’accroissement des
ventes en ligne a aussi joué un rôle compensatoire. La
peur a cloîtré les gens chez eux pendant un moment,
mais la population locale est vite retournée dans les
restaurants et les boutiques, admettant un besoin de
contacts sociaux.
maintenir au moins de 10 à 20 ans pour affecter sérieusement
l’économie. En Espagne, l’ETA a semé la mort et la
destruction du milieu des années 70 aux années 90, faisant
près de 800 victimes. Au cours de cette période, les investissements
étrangers y ont reculé de 13,5 %. De même, Israël
a perdu 10 % de croissance en 2004, après la deuxième
Intifada. Des attentats à la bombe ont ravagé l’Irlande du
Nord pendant 30 ans, avec à la clé des conséquences désastreuses
pour l’emploi dans le secteur privé.
En janvier 2015, l'attentat contre Charlie Hebdo n'avait
eu que peu d'influence sur la consommation, à Paris.
La menace terroriste parvient certes à retarder les
achats, mais pas à les supprimer. Un phénomène comparable
se manifeste au niveau macro-économique : les
réactions de peur de la part d’investisseurs étrangers
restent mesurées. Des études montrent que, dans le
cadre d’un partenariat commercial entre deux nations,
lorsque l’un des deux partenaires est frappé par un acte
terroriste, les échanges entre eux peuvent chuter de
91 % par rapport à la normale, mais uniquement en cas
de menace prolongée ou face à des attentats de l’envergure
du 11 septembre, qui a fait 2.000 victimes.
La défense se frotte les mains...
Les pays émergents ou en développement se révèlent
beaucoup plus vulnérables que les économies riches
et diversifiées. Pour ces dernières, une menace sur le
secteur touristique suscitera plus facilement un déplacement
de l’activité économique vers d’autres secteurs
moins sensibles. Martien Lamers mentionne un réflexe
quelque peu cynique : les secteurs de la défense et de
la construction aéronautique profitent habituellement du
terrorisme. « Nous constatons par exemple qu’en Israël,
les cours de la plupart des actions sont en baisse après
des attentats, sauf dans le secteur de la défense. On
s’attend en effet à ce que les autorités investissent davantage
dans la sécurité. Un avionneur tel que Lockheed
a par exemple progressé après les attentats de Paris. »
Martien Lamers estime que la menace terroriste doit se
Le contexte social
Les conflits dans ces pays sont de nature historique et
ethnique ou communautaire, alors que les attentats de
Londres, Madrid et Paris plongent leurs racines dans le fondamentalisme
musulman. Martien Lamers cite une étude
de Richard Jong A Pin, un de ses collègues à la Rijksuniversiteit
Groningen, pour mettre en garde contre une instabilité
politique qui constituerait un plus grand danger pour
notre économie que le terrorisme jihadiste en lui-même.
« Al Qaida a fait sauter quatre trains à Madrid en 2004 pour
se venger du soutien que l’Espagne apportait à la guerre en
Irak. Cet événement a certainement influencé les élections
qui, quelques jours plus tard, ont détrôné le gouvernement
en place. Les recherches de mon collègue démontrent que
le terrorisme raccourcit l’espérance de vie des gouvernements.
Ce n’est donc pas par hasard que le président français
François Hollande a déclaré qu’il souhaite être jugé sur
sa politique de l’emploi, à la fin de son mandat. Le non-emploi
est un terreau fertile du terrorisme. Une économie intégratrice,
qui offre des perspectives d’emploi à ses jeunes,
voit décliner l’efficacité des attentats terroristes : dans ce
cas, le nombre d’attentats réussis diminue fortement. »
Tant qu’à resituer la violence extrémiste dans un contexte
social plus large, Martien Lamers y ajoute un message
essentiel : « En tant que citoyen, je me réjouis de voir les
pouvoirs publics prendre la menace terroriste au sérieux.
Je suis heureux de constater la présence de militaires dans
les rues de Paris et de Bruxelles. En tant que scientifique,
toutefois, je suis forcé de conclure qu’il existe des mesures
moins onéreuses pour sauver des vies. Sous un angle purement
rationnel, il est bien plus utile d’investir dans la sécurité
routière, parce que les risques que représente le trafic
– plus de 700 morts chaque année en Belgique – sont beaucoup
plus importants que ceux de la menace terroriste. » ●
Vingt ans de terrorisme de l’ETA auront probablement
coûté 13,5 % d’investissements étrangers.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
37
׉	 7cassandra://QMjpQ8Sre7yrcyO3MzTQqt1-OUhGwzzj2DnS-9szarg`̵ V67̘.7V67̘.6#בCט   u׉׉	 7cassandra://em1lvwMmLHshsxPQk8hq6JeoozmcizPalEAXD8hAJ4M 9T` ׉	 7cassandra://d7RM7iZKOYsZNUiScRAcMbCvQLN44AlpMOlz2dzylRIf`S׉	 7cassandra://ahBOXrPxpEReSKILdTsLiuSuBXFEjMVl8vBGPDRmJeE`̵ ׉	 7cassandra://Qt-WfOD1ZcxQlflQWQ4MHG8aXZg5y4tjT0Gf_yotDv0ͮ;L͠V67̘.8ט  u׉׉	 7cassandra://XXwGcbq4nnwcydI3936NfR902l57_Tn3EAbErYcIs6w f`׉	 7cassandra://ld2a9TbnhlqfAuokyhTT8UEX90s6Xt6myTiLIVDrRqon`S׉	 7cassandra://Zm_WR0-nvj0HRk8p1wdBj2K3qSU9TmGunVsx0r_WbzQ"`̵ ׉	 7cassandra://Os2aUfU07HksMNaJx0z38TDTd6Xf033KlbqJtoEKCO0 ͠V67̘.9נV6%7̘.́ ^9ׁHhttp://BAMB2020.euׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
TRANSITION
Agriculture urbaine :
bénéfices et opportunités
BECI a organisé en décembre dernier un séminaire sur les opportunités de l’agriculture
urbaine pour Bruxelles et ses entreprises. Le Centre de Conseil en Agriculture
Urbaine de Gembloux Agro-Bio Tech, Bruxelles Environnement, Green
Build et Abattoir y ont présenté les projets en cours, à Bruxelles et ailleurs.
Laura Rebreanu, BECI
F
ermes urbaines, potagers sur toits, serres intégrées
aux bâtiments, façades vertes, agriculture
verticale... Les villes et les bâtiments se transforment
pour réintégrer la production agricole dans l'espace
urbain tout en améliorant la qualité de vie des habitants.
Partout dans le monde, les projets se multiplient. L'agriculture
urbaine présente de nombreux bénéfices pour
tous les acteurs de la ville, citoyens, services publics
ou entreprises (immobilier, bureaux, commerces, etc.).
Bruxelles, à l’instar de villes telles qu’Amsterdam, New
York ou Vancouver, s’y intéresse à son tour.
Si l’on considère la zone péri-urbaine, dans un rayon de
10 km autour de la Région bruxelloise, l’avantage semble
évident : le développement d’une production locale doit
permettre de couvrir une partie des besoins de la ville
en produits frais, tout en diminuant la pollution liée au
transport.
Ce n’est pas le seul bénéfice de l’agriculture urbaine. Elle
se développe souvent sur des espaces inoccupés ou peu
utilisés, tels que toits et friches urbaines, en permettant
leur végétalisation. L’amélioration du couvert végétal en
ville peut contribuer à protéger de l’effet d’« îlot de chaleur
» urbain, à réguler la qualité de l’air (filtration des particules,
production d’oxygène, absorption du CO2
), limiter
l’impact des pluies d’orage et restaurer la biodiversité.
Lorsque la production urbaine colonise les bâtiments via
des potagers sur toit ou serres intégrées, elle peut améliorer
l’isolation des bâtiments, contribuer au recyclage
de l’énergie et de l’eau, et plus simplement, améliorer le
cadre de vie des utilisateurs, qu’il s’agisse de logements
ou d’espaces de travail.
La végétalisation des surfaces est particulièrement intéressante
pour le secteur immobilier : elle permet non
seulement divers gains en termes d’énergie et d’eau, mais
aussi en termes d’image et de différenciation. De plus,
les activités d’agriculture urbaine sont prises en compte
dans le cadre des certifications environnementales telles
que le Breeam ou Batex.
Des projets à Bruxelles
Le secteur immobilier représente d’ailleurs un potentiel
de développement important. Selon une récente étude
effectuée par Bruxelles Environnement dans le cadre du
projet européen ResilieNtWEB, Bruxelles possède pas
moins de 4.377 toits plats, représentant 590 ha, soit plus
de 2,5 fois la surface des terrains agricoles inscrite au
38 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
PRAS (228 ha). Bien sûr, ces surfaces ne sont probablement
pas toutes exploitables, mais la ressource est
considérable. La reconversion des bureaux vides est une
autre piste à explorer.
L’intérêt des entreprises est très vif, comme le montre
le développement de projets de plus en plus nombreux.
Citons, entre autres, le quartier durable Tivoli, le projet
Kessel, qui regroupe logements et potagers, le projet de
serre et salle d’évènements Choux de Bruxelles, et bien
évidemment le projet Foodmet, la nouvelle halle d’Abattoir
dont la toiture plate sera aménagée en ferme urbaine. Le
point commun de tous ces projets est qu’ils combinent
la production agricole à d’autres activités économiques.
En effet, la production n’est pas rentable à elle seule, du
moins pas à court terme, vu les nombreuses contraintes
imposées par l’environnement urbain. Mais lorsque les
projets sont bien conçus, le retour sur investissement
peut s’avérer intéressant et la plus-value importante.
En dehors des grands projets immobiliers, de nombreuses
autres initiatives ont vu le jour à Bruxelles : élevage d’insectes,
champignonnières, aquaponie, apiculture urbaine...
Ensemble, tous ces projets innovants permettent
de diminuer l’impact environnemental des Bruxellois,
d’améliorer leur qualité de vie, de les reconnecter à la
nature et de redonner un visage humain à la production
alimentaire. Ils contribuent ainsi au développement de
la ville et renforcent sa résilience. ●
Info :
Laura Rebreanu, responsable environnement et énergie
BECI, lr@beci.be - 02 643 78 26
׉	 7cassandra://ahBOXrPxpEReSKILdTsLiuSuBXFEjMVl8vBGPDRmJeE`̵ V67̘.:׉EdProjet européen BAMB : concevoir des
bâtiments comme banques de matériaux
L’économie circulaire dans le secteur de la construction
Séminaire de lancement - 3 mai 2016 - Auditorium BEL, Site de Tour & Taxis
Le projet européen BAMB (Buildings as Material
Banks) vise à concevoir des bâtiments qui soient
également des « banques de matériaux » . Développé
dans le cadre du programme-cadre Horizon 2020 de
l’Union Européenne, il a pour objectif de contribuer à
la transition vers une société et une économie verte
à travers l’éco-innovation.
Le but est d’optimiser l’utilisation de ressources et
plus spécifiquement de matériaux tout au long du
cycle de vie des bâtiments que ce soit en rénovation
ou en construction neuve et ce dans une vision
d’économie circulaire. Bruxelles Environnement en
est le coordinateur.
■ En pratique
Le projet BAMB rassemble 16 partenaires représentant
8 pays européens différents.
Il comporte 6 projets pilotes (nouvelle construction et
rénovation) qui ont pour objectif de tester :
◗ les passeports matériaux et la conception réversible
de bâtiments
◗ le potentiel de réduction des déchets et d’utilisation
de ressources vierges
◗ certains éléments relatifs aux business modèles qui
seront développés.
2 projets pilotes seront développés à Bruxelles.
Les tests porteront entre autres sur des éléments
de construction décisifs en terme de performance
thermique – par exemple des éléments de façade -
ceci afin d’assurer qu’une ambition élevée en terme de
réutilisation de matière est bien compatible avec une
ambition énergétique élevée.
Les projets ont été sélectionnés pour couvrir diverses
fonctions, diverses tailles de bâtiment, la construction
neuve et la rénovation et des réalités financières variées.
L’ambition est très élevée et varie d’un projet à l’autre.
Mais l’on peut dire qu’au bas mot, il s’agit de diminuer
de 70% au moins la production de déchets et réduire
l’utilisation de ressources d’au moins 50%.
Des outils d’aide à la conception, d’évaluation et de
gestion seront développés ainsi que des nouvelles
approches commerciales et financières et ce pour toute
la filière du secteur de la construction
Le projet BAMB s’étend du 01.09.2015 au 01.03.2019.
Plus d’info
Vous êtes architecte, ingénieur, consultant immobilier,
entrepreneur en construction ou rénovation, producteur de
matériaux, chercheur, décideur politique…?
Venez nous rejoindre le 3 mai 2016
pour le Séminaire de lancement du Réseau BAMB
Auditoire BEL de Bruxelles Environnement
Site de Tour & Taxis
Avenue du Port 86/C, 1000 Bruxelles
Inscription (gratuite) à partir du 15 mars sur le site du projet,
www. BAMB2020.eu
This project has received funding from the European Union’s Horizon 2020 research and innovation programme under grant agreement No 642384.
׉	 7cassandra://Zm_WR0-nvj0HRk8p1wdBj2K3qSU9TmGunVsx0r_WbzQ"`̵ V67̘.;V67̘.:#בCט   u׉׉	 7cassandra://1mOlepexFr_yW3PThH9dDL_dMN8JdoD_kulWHzCmo4M a2` ׉	 7cassandra://tEPGmJ77_u_3fewZTDUKAePWCaGH9l0R8KNYf_ahXbUi`S׉	 7cassandra://WR3P9JwOrolJxElsab3Vhk88lIoxrwb6RVrfEwqrbeMU`̵ ׉	 7cassandra://gSjzjk_hUdCBxGVQfwkw5KWGper9Z2v8WpR3hrxgn5À̜͠V67̘.<ט  u׉׉	 7cassandra://UJv2vVv-d8WO3adJuyw8HGIECHgq7NUH3JqCY2MLIwY 6`׉	 7cassandra://1yykSgfLfVgeFW37gm9hw55D1r2R77mC-yQkYK3HFcUi`S׉	 7cassandra://4Gp27CLQ0PL4Zt7WmuUSqeKiUDkrU5eLuzV3ryLmhlw`̵ ׉	 7cassandra://MB2T6Koo6Gh_pYrYq_KxByLBJFxWoQ6noE5_c0bw_Ko @1O͠V67̘.=נV6%7̘. xr99ׁHmailto:lne@beci.beׁׁЈ׉EHENTREPRENDRE
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Lancé par BECI il y a un an, le Hub Transmission, après avoir effectué une analyse
des points d’opportunité, accompagne les entreprises cédantes et mène avec elles
un plan d’action si nécessaire. L’une des causes d’échec de la transmission est la
santé trop relative des sociétés qui n’attirent pas les acquéreurs. Par son action, le
Hub Transmission offre désormais à ses membres la garantie à 100 % de trouver
un acquéreur1
.
«N
ous disposons actuellement d’un volant de plus de
400 acquéreurs référencés », annonce Erick Thiry,
coordinateur du Hub Transmission. Un fabuleux potentiel de
reprise, qui couvre tous les secteurs et tous les budgets, et
n’attend que des entreprises pour leur donner une nouvelle
vie. On ne cesse de le rappeler : il y aura des dizaines de
milliers de sociétés à acquérir dans les dix années à venir
sur Bruxelles – mais 60 % d'entre elles risquent de ne pas
trouver acquéreur !
Il n’est malheureusement pas suffisant pour un entrepreneur
de trouver un repreneur ; encore faut-il que ce dernier
soit séduit, rassuré, convaincu de pouvoir apporter à l’entreprise
une vraie valeur ajoutée, qui va permettre la croissance
et le maintien de l’emploi. Souvent, le financement de
l’acquisition est aussi un frein à la concrétisation d’un projet.
Les prêteurs peuvent s’avérer frileux et, si l’entreprise ne
dispose pas d’un « esprit sain dans un corps sain », cette
étape a de fortes chances de se solder par un échec – d’où
l’importance d’une bonne préparation.
La mauvaise évaluation ou la surévaluation des entreprises
constituent également une cause récurrente d’échec. L’entrepreneur
qui a une idée erronée de la valeur de son entreprise
va, par sa conviction, évincer certaines propositions et
risquer ainsi de faire échouer son projet. La valeur d’une entreprise
peut être améliorée par un travail de fond, qui peut
prendre plusieurs années, mais qui garantit au chef d’entreprise
de trouver un acquéreur et d’obtenir le prix souhaité.
« Nous pourrions citer encore de multiples raisons qui font
obstacle à la reprise », ajoute Erick Thiry. Mais après une année
riche de centaines d’échanges, d’analyses, de conseils
et d’accompagnements, « il est clair que nous pouvons garantir
aux chefs d’entreprise de céder leur société dans de
bonnes conditions. Nous avons d’excellents partenaires et
de nombreux acquéreurs sur les rangs. »
Accompagnement
Avant de la proposer à ses acquéreurs, le Hub Transmission
effectue un screening de l’entreprise à remettre, afin
d’évaluer sa santé, ses forces, ses faiblesses, ses potentialités
de croissance, etc. Bref, une analyse qui permet d’avoir
une vision claire de la situation, de déceler les éventuels
1
Si, dans un délai convenu et si vous avez suivi tous les conseils de nos experts, nous n'avons pas vendu votre
entreprise, nous vous remboursons les frais d'adhésion.
40 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
Soirée d’information du Hub
Transmission, le 4 décembre dernier.
problèmes et planifier d’éventuelles actions. « Notre mission
consiste alors à accompagner l’entreprise et faire en
sorte qu’elle soit à terme intéressante pour un repreneur »,
poursuit Erick Thiry. « Ces entreprises vont se voir proposer
un plan d’action pouvant se planifier de 6 mois à 3 ans afin
qu’elles renouent avec le succès. L’objectif est clair : en (re)
valorisant les entreprises bruxelloises, nous visons à les pérenniser
et ainsi maintenir l’emploi dans notre région. »
« Bien sûr, toutes les entreprises ne nécessitent pas nécessairement
un accompagnement de trois ans ; certaines
offrent déjà un profil très intéressant et peuvent être plus
rapidement transmises. Nous avons fréquemment des demandes
de cédants et repreneurs qui se sont trouvés et
nous demandent de les accompagner dans la transmission.
Ces missions ne prennent dès lors que quelques mois. Nous
avons aussi des demandes d’aide afin de trouver un financement
pour l’acquisition. De nos jours, il est rare de n’avoir
recours qu’à une seule solution de financement. Une association
de prêt bancaire, fonds publics, fonds privés et du
cédant, qui prête de plus en plus à l’acquéreur, est souvent
élaborée. »
Une fois que la transmission se dessine, le Hub entend la
favoriser rapidement et l’encadrer pendant son déroulement,
mais également a posteriori. L’accompagnement est
souvent préconisé pour une période de six mois à un an – la
durée critique pour le repreneur. « En d’autres termes, dès
que nous sommes certains qu’elle est prête à prendre son
envol, on la lâche. » Cet accompagnement personnalisé et
« aux petits soins » a pour but de garantir que 100 % des
Guy Van den Noortgate
׉	 7cassandra://WR3P9JwOrolJxElsab3Vhk88lIoxrwb6RVrfEwqrbeMU`̵ V67̘.>׉ECCas vécu
Conditions générales : les miennes
ou les siennes ?
Partage d’expérience avec un panel de chefs d’entreprises, de gauche
à droite : Gery Dohmen (Illico Travaux), Vincent Schaller (Systemat),
Jean Lejeune (Fresh Attitude) et Véronique Croisé (Nias).
entreprises trouvent un repreneur tout en réduisant le risque
d’échec par la suite.
Séances d’information
Si le Hub Transmission entend communiquer auprès des
entreprises bruxelloises (pas moins de 37.000 d’entre elles
sont concernées par cette problématique dans les dix ans
qui viennent), il assure également un environnement hautement
confidentiel, tant pour le cédant que pour l’acquéreur.
« Au travers de BECI (Chambre de Commerce de Bruxelles)
et de ses partenaires, le Hub offre non seulement une garantie
de qualité, mais aussi d’éthique et de confiance pour les
deux parties », affirme Erick Thiry.
« Garantir aux entreprises qu’elles vont être cédées dans de
bonnes conditions ne relève pas de l’utopie. C’est le même
constat que ferait un chef d’entreprise en examinant le résultat
d’une étude de marché avant de lancer un produit. Il
y a des conditions qui doivent être réunies, une stratégie à
mettre en place, des actions à mener, des KPI (objectifs) précis
et un pilotage de projet professionnel. Nous avons une
capacité à lever plus de 250 millions d’euros, des partenaires
de très grande qualité et avons créé un environnement favorable
à la transmission. Raisons pour lesquelles nous pouvons
nous engager auprès des entrepreneurs… » ●
Dans le numéro précédent, nous abordions
les principes généraux attachés à la
réalisation de conditions générales. Mais
que se passe-t-il si tant le vendeur que
l’acheteur s’échangent leurs conditions
générales respectives de vente et d’achat,
et que ces conditions divergent ? Cette question n’est pas
réglée par la loi. Pourtant, cette problématique se rencontre
bien plus souvent qu’on le pense. Beaucoup d’entrepreneurs
nous questionnent pour savoir lesquelles priment.
Les conditions générales de ventes sont les conditions déterminées
par le vendeur lorsqu’il vend un bien ou preste
un service. De manière similaire, les conditions générales
d’achat sont celles que l’acheteur va communiquer au vendeur
lorsqu’il souhaite acheter un bien ou qu’un service soit
presté en sa faveur.
Plusieurs théories ont été développées par la doctrine et la
jurisprudence, lesquelles trouveront à s’appliquer selon l’interprétation
qui sera donnée par le juge à la volonté des parties
dans le cas d’espèce.
La première solution consiste à prendre les conditions générales
de l’offrant, à moins qu’elles aient été expressément
rejetées par l’autre partie. C’est ce qu’on appelle la first shot
rule.
La seconde thèse consacrée est celle du « dernier mot » ou
du last shot rule : le juge considérera que la partie qui a fait
état de ses conditions générales en dernier lors du processus
de formation du contrat est celle dont les conditions
priment. Il estimera en effet que l’autre partie a tacitement
accepté les conditions générales de son co-contractant.
Enfin, si les deux parties n’ont entendu s’engager qu’à leurs
propres conditions, les conditions générales contraires seront
toutes deux écartées, laissant le droit commun des
contrats régler les clauses contradictoires : c’est la knock
out rule. Cette dernière solution ne vaut que pour autant que
les conditions générales contradictoires portent sur des éléments
accessoires du contrat. Sinon, c’est la conclusion du
contrat lui-même qui fait défaut puisque, pour être conclu,
un contrat nécessite le consentement des parties sur les
éléments essentiels de la future relation.
À retenir
On vient de le voir, plusieurs théories peuvent être retenues lorsqu’il s’agit
de départager des conditions générales contradictoires. Or, mis à part l’interprétation
du juge, il n’existe aucune certitude en ce domaine et il est
fréquent de voir la knock out rule retenue. Il vaut donc mieux être attentif
lorsque vous recevez les conditions générales de votre co-contractant :
contestez par écrit et rapidement les clauses problématiques afin de
montrer que vous n’y avez pas adhéré.
Laila Nejar, conseiller juridique BECI
lne@beci.be ; 02 563 68 58
׉	 7cassandra://4Gp27CLQ0PL4Zt7WmuUSqeKiUDkrU5eLuzV3ryLmhlw`̵ V67̘.?V67̘.>#בCט   u׉׉	 7cassandra://ZvpcNkQ9KeVbE67KhBQDFYkuyzM0J_Uk7apKfVduZ_E `׉	 7cassandra://gUqNLs7FX1D2-mulmNf2AUDXQoIAFFV_9-qOesCXhqsz`S׉	 7cassandra://_kMoZZAtLEkVnIpRg3tfagrxOuTwrEA_3zJpVojDuH4$`̵ ׉	 7cassandra://HvDSFeQJCNRbnsHi4R4NuuClF09sSnvR3jZtH0gcZtM ̠͠V67̘.@ט  u׉׉	 7cassandra://M2pRO1u533_knm5ngfl7ie31Mi_XDSLToPhM84o5OHw 0y`׉	 7cassandra://8aCPW_6_90Kk_z7yZ_RF7a_zy0Z5vS7C0PrO2r0oMDci`S׉	 7cassandra://EcW3ohhdrG-i4GTpLefAaL35HjST7oDetGvfDj4o70gW`̵ ׉	 7cassandra://d4LIi8NqiT1iwQGxPnD760noA5czsj8NQHz8sVE_a8Y͸͠V67̘.AנV6%7̘. zI̀9ׁH %http://www.businessmediationsummit.euׁׁЈ׉E7Business Mediation Summit :
une autre approche des litiges
La 3e édition du Business Mediation Summit1
, s’est tenue fin janvier. Accueillis
dans les locaux de la Solvay Brussels School par Georges Ataya,
professeur et directeur académique du programme d’IT Management
Education, les participants – plus de 150 personnes – ont pu réfléchir et se questionner
sur le thème de la journée : Challenge your dispute resolution strategy.
Hugo De Maertelaere et Laurence Durodez
P
ierre Schaubroeck, président de bMediation, dans
son mot de bienvenue, a souligné l’enjeu de la
journée : sensibiliser les entreprises et leurs conseillers
externes (avocats) et internes (juristes d’entreprise) aux
méthodes de résolution des conflits moins traditionnelles
(que le procès), mais plus consensuelles et tout aussi
efficaces. Il s’agit d’un enjeu de taille pour le monde de
l’entreprise. Saskia Mermans, présidente de l’Institut des
Juristes d’Entreprise, ne s’en est pas cachée : la médiation
ne fait pas encore partie intégrante de l'arsenal
juridique utilisé par le juriste d'entreprise pour résoudre
les conflits. En général, celui-ci se tourne vers l’arbitrage
ou la voie judiciaire.
L’intérêt du Business Mediation Summit n’en est que
plus important : engager cette réflexion. Quelle place
donner à la médiation pour les juristes d'entreprise ?
Leur contexte de travail est toujours plus complexe. Les
dirigeants attendent d’eux proactivité et gestion du risque.
Difficile alors de faire une place à la médiation. Pourtant,
le travail du juriste d’entreprise va bien souvent au-delà
du juridique. Il est amené de plus en plus à travailler avec
d’autres professionnels de l’entreprise, et à s’intéresser
aux activités de chacun de ses départements. Cette vision
centrale donne au juriste d’entreprise l’opportunité
de jouer un rôle important dans le développement de la
médiation. D’ailleurs, la volonté de l’Institut des Juristes
d’Entreprise, comme l’a rappelé Mme Mermans, est de
les sensibiliser à la médiation et de les aider à l’intégrer
dans le processus de résolution des conflits qu’ils ont à
connaître.
Face à un conflit, il est indispensable d’analyser les paramètres
qui ont une incidence sur l’adoption d’une stratégie
de résolution. Comment faire ? Réuni autour de cette
1
Business Mediation Summit est une initiative conjointe de bMediation et de l’Institut des Juristes d’Entreprise –
www.businessmediationsummit.eu.
42 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
Pierre Schaubroeck, président de bMediation.
question, un panel de personnalités de divers horizons
– entrepreneur, académicien, avocat ou médiateur – a
mis en évidence les principaux éléments à prendre en
considération dans ce cheminement. Pas évident ! Même
paradoxal, comme en témoigna Patrick Baeten, Deputy
General Counsel d’Engie. Tout litige est mauvais pour
l’entreprise : son issue est incertaine, son coût élevé...
Pourtant, il est difficile de convaincre les décideurs – focalisés
sur les pertes et profits – d’avoir recours à la
médiation. Depuis le 1er
janvier, Engie expérimente un
projet pilote de médiation. Pour Patrick Baeten, dans
cette démarche, il est fondamental d’établir un cadre de
référence et d’avoir une méthode bien établie. Il faut absolument
se méfier des généralisations, des simplifications
et des intuitions pour pouvoir développer un processus de
médiation viable en entreprise. D’ailleurs, il est persuadé
que si les « grandes » entreprises ouvrent la voie, le recours
à la médiation percolera vers les plus « petites ».
Qu’est-ce qui ne fonctionne pas ?
La médiation est économiquement avantageuse et pourtant
la majorité des conflits sont portés devant les tribunaux.
Qu’est-ce qui ne fonctionne pas ?
׉	 7cassandra://_kMoZZAtLEkVnIpRg3tfagrxOuTwrEA_3zJpVojDuH4$`̵ V67̘.B׉EENTREPRENDRE
Le carré d’as du procès
1) Je sais ce que je dois demander au juge
2) La décision qu’il rend va résoudre définitivement
mon problème
3) La décision du juge est susceptible d’application
concrète
4) Ma demande est prouvée avec certitude
Le facteur économique est très présent dans la mise en
œuvre d’une stratégie de résolution du conflit, même s’il
ne faut pas minimiser la dimension humaine. Chercher
à convaincre ou à imposer n’amènera pas une solution
pérenne, comme l’a indiqué Georges Hanot, médiateur
et fondateur de Con-Sent ADR. Ce n’est pas la démarche
qu’adopte la médiation. Barney Jordaan, professeur à la
Vlerick Business School, a insisté quant à lui sur l’importance
de la bonne information des parties sur tous
les éléments du conflit. Et sur la nécessité de ne pas
limiter la médiation aux seules parties. Il est en effet
parfois nécessaire d’impliquer d’autres personnes qui
influencent ou agissent indirectement sur l’une ou l’autre
des parties. Point clé, comme nous le découvrirons dans
l’étude de cas !
Tout litige est mauvais pour
l’entreprise : son issue est incertaine,
son coût élevé... Pourtant, il est
difficile de convaincre les décideurs
d’avoir recours à la médiation.
Le « cube 3D » : un outil ludique de médiation.
Helena De Backer et Gérard Kuyper, avocats et médiateurs,
s’interrogent : pourquoi si peu d’entreprises choisissent-elles
la médiation, alors même qu’elle a fait ses
preuves ? Le problème n’est pas peut-être pas juridique
mais économique. Et de dresser un parallèle avec le secteur
médical : face à un conflit, le client attend une réponse
comme le patient face à la maladie attend du médecin le
bon diagnostic. C’est un marché de confiance.
Tous les paramètres – management, économique, humain,
information – doivent être analysés et combinés,
pour déterminer la stratégie utile à la résolution du conflit.
L’outil pour y arriver : le cube 3D proposé par bMediation.
Meilleure information, meilleure vision
À travers plusieurs séries de questions ciblées sur ces
quatre paramètres (« Combien suis-je prêt à payer réelPour
Helena De Backer, la médiation apporte la force
et la dynamique d’un tiers : le médiateur. Raison pour
laquelle elle propose de l’essayer pour s’en convaincre !
Ce que les participants n’ont pas tardé à faire puisque la
suite du programme leur proposait de participer à une
étude de cas.
Réunis en quatre groupes de travail et accompagnés par
un modérateur, ils ont eu à connaître d’un différend commercial
assez classique, de prime abord. L’objectif était
de les amener à déterminer, au vu des éléments portés
à leur connaissance, le mode de résolution du conflit
le mieux adapté. Première étape, déterminer les différents
modes de résolution susceptibles d’être retenus :
le procès, l’arbitrage, la médiation, l’expertise amiable,
la négociation, ou encore la conciliation.
Étude de cas : Sirin vs. Alkonost
Sirin est une société familiale. Son produit principal, à
base de méthyl-cellulose, permet d’extraire l’humidité
des systèmes pneumatiques. Sirin se fournit auprès d’Alkonost
depuis de nombreuses années, pour un montant
annuel de 250.000 €.
Saskia Mermans, présidente de l’IJE.
Alkonost est une société de taille moyenne. Son fournisseur
habituel a cessé la fabrication de méthyl-cellulose.
Il a choisi un nouveau fournisseur, a envoyé une fiche de
données de sécurité et un échantillon du produit à Sirin.
La formule contient deux atomes d’hydrogène suppléBECI
- Bruxelles métropole - mars 2016
43
lement ? », « Je prends plaisir au conflit. Je veux me faire
respecter et punir : vrai ou faux ? », ou encore « Est-ce
mon premier litige de ce type ? Avec cette personne ? En
général ? »), il va être possible de déterminer la stratégie
la mieux appropriée pour résoudre le conflit : la médiation
ou le procès (principalement). Le cube 3D permet de se
tourner vers le procès en toute connaissance de cause
(voir encadré).
Une des questions du cube 3D, cruciale dans de nombreux
litiges comme l’a souligné Gérard Kuyper, est le facteur
temps : les entreprises ne peuvent pas attendre ; leurs
clients, leurs salariés et leurs fournisseurs non plus. La
survie économique des entreprises est souvent en jeu.
Or, l’absence d’élasticité de la justice, telle que nous la
connaissons aujourd’hui (manque de juges, arriérés judiciaires…)
n’offre pas une solution adéquate.
׉	 7cassandra://EcW3ohhdrG-i4GTpLefAaL35HjST7oDetGvfDj4o70gW`̵ V67̘.CV67̘.B#בCט   u׉׉	 7cassandra://wvMmS99z8i2xv1VB3s58urqU98H-kzqRZ_VlQNJuzNM 4`׉	 7cassandra://pOGhObBUj1hZBFTn1b5MCunETnjklI8RRmj2mg3rBG0b`S׉	 7cassandra://3w3_ORBwt2kWpqNrRBDIACzgNZ3I88fVt9Tng6mKs_ML`̵ ׉	 7cassandra://9O2zSmKJj050Jc1MtxyBlwwDmlI--usw92r-l8e9zHY͠V67̘.Dט  u׉׉	 7cassandra://_RVJ662epTdDxJ5SfW154uOGM6Eslqc5t0RayclQeNo <(` ׉	 7cassandra://5alD3c6v4jML8Br69BgjJLAOXIiSI8YlFEhnMA0UFNYa`S׉	 7cassandra://ywRUKisrhxYmRcSJGk-PneJHL5VLJxOgZDGY3VNT4-I`̵ ׉	 7cassandra://QDkufHKiiexzDFTVOYTGcijHG3XFXS-LBofM7foOHV4o͠V67̘.EנV6%7̘. 2b
9ׁHhttp://www.fabecom.beׁׁЈ׉EENTREPRENDRE
D’ailleurs, les deux sociétés semblent avoir des intérêts
communs : elles n’ont pas envie de mettre en péril leur
relation commerciale. Alors, comment aborder le conflit
et choisir la meilleure approche de résolution ? Faire la
liste des arguments pour et contre de chacun : on en
revient au cube 3D !
En groupe de travail : Sirin vs. Alkonost
mentaires par rapport à celle de l’ancien fabricant. D’un
point de vue chimique, le produit rentre dans la définition
commerciale généralement acceptée du méthyl-cellulose.
De nombreux clients de Sirin se sont plaints de la dernière
livraison du produit et signalent que leurs systèmes se
sont encrassés. Sirin a dû récupérer toutes ses livraisons
et rembourser les frais de nettoyage de plusieurs
clients, dont certains menacent de se fournir ailleurs.
Sirin considère que les pertes, y compris les débours,
le manque à gagner et l’atteinte à la réputation de son
entreprise dépassent les 250.000 €. Alkonost n’a jamais
su avec précision ce que Sirin faisait du produit et soutient
qu’elle ne peut pas tout savoir sur les différents usages
du méthyl-cellulose et son efficacité. Alkonost avance que
Sirin aurait dû tester les échantillons et lire la fiche technique
avant de commencer la fabrication de son produit.
Appréhender toutes les dimensions du conflit
Dans chaque salle, les mains se lèvent. On tente de
comprendre ou d’expliquer. On questionne. D’emblée,
le manque d’information semble évident, tant du côté
de Sirin que d’Alkonost. L’un ne vérifie pas ce qu’il commande,
et l’autre ne connaît pas l’utilisation que fait son
client du produit qu’il lui livre ! Y-a-t-il des contrats ? Qui
a reçu l’information sur le changement de formule du
produit ? On s’interroge aussi beaucoup sur les coûts du
litige. Il est clair que la problématique n’est pas la même
pour les protagonistes. L’une risque sa survie, alors que
l’autre peut attendre et a même intérêt à un certain pourrissement
du conflit, même si son image risque d’être
écornée ! Et que disent leurs avocats ? La même chose !
Finalement, comme le soulignait lors du débriefing France
Delobbe, juriste d’entreprise, Head of Legal Affairs SNCB,
le plus frappant est de constater que l’analyse et le traitement
de l’information ont été très différents d’un groupe
à l’autre, alors même que l’analyse juridique était parfaitement
identique : un cas de responsabilité avec la faute,
le dommage et le lien de causalité – à déterminer. Et de
souligner également l’importance de la relation humaine
dans la médiation.
Au final, des instructions additionnelles permettront aux
participants de mesurer l’importance des relations humaines,
professionnelles et sociales : pour des raisons
non liées au conflit, Alkonost a dû mettre fin au contrat de
travail de son vendeur. Celui-ci a gardé de bonnes relations
avec le responsable des achats de Sirin et, n’acceptant
pas les circonstances de son licenciement, communique
à Sirin des e-mails par lesquels sa hiérarchie le presse
de conclure ses ventes et de ne pas faire part de leurs
doutes sur la qualité du nouveau produit.
De même, la collecte de l’information impacte fortement
les données factuelles d’un conflit et influence le choix du
mode de résolution à adopter ! Rien ne va de soi… sauf
le bon usage du cube 3D de bMediation. ●
Organisé par :
En collaboration avec :
44 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
׉	 7cassandra://3w3_ORBwt2kWpqNrRBDIACzgNZ3I88fVt9Tng6mKs_ML`̵ V67̘.F׉EnENTREPRENDRE
Résolution amiable de conflits portant sur
une installation technique
Dans le cas de litiges portant sur une installation technique, l’avis rendu par un
expert – qu’il s’agisse d’une expertise judiciaire ou amiable – peut grandement faciliter
la conciliation.
U
ne proportion importante des conflits contractuels
concernent des installations techniques :
systèmes électriques, mécaniques, électromécaniques,
hydrauliques, thermiques, installations HVAC,
équipements d’infrastructure, systèmes électroniques,
machines, processus industriels ou énergétiques, etc.
Dans ce type de litiges, l’expérience montre qu’au moins
une des parties – si pas les deux – campe souvent sur
une position assez éloignée de la « vérité judiciaire », à
cause d’une mauvaise évaluation de sa position juridique
ou contractuelle par rapport au problème technique. La
confrontation de leur position avec l’avis d’un expert
permet en général aux parties de mieux évaluer leurs
prétentions et les chances de les voir éventuellement
suivies par une juridiction.
Le réalignement par l’expert des questions
liées à la partie technique du litige
va ainsi fortement augmenter les chances
de succès d’une solution amiable, en
aiguisant l’intérêt des parties pour une
négociation. En effet, ce qui motive les
parties à négocier, c’est la possibilité de
conclure un accord qui leur paraît plus
avantageux que l’issue judiciaire dans le
scénario le plus défavorable – scénario
que l’avis de l’expert leur aura permis de
mieux appréhender.
Le fait de formuler une opinion sur la
partie technique du différend constitue
Le réalignement par l’expert des
questions liées à la partie technique
du litige va fortement augmenter les
chances d’une solution amiable.
ainsi un grand avantage de la conciliation par l’expert.
Une conciliation par expert peut avoir lieu, soit dans le
cadre d’une expertise judiciaire, soit dans le cadre d’une
expertise amiable.
Le caractère obligatoire de la conciliation en expertise
judiciaire est un avantage déterminant par rapport à la
médiation, dont le choix est soumis au bon vouloir des
deux parties. Par ailleurs, lorsqu’on s’efforce d’appliquer
à la conciliation menée en expertise judiciaire les
techniques propres à la médiation, on obtient des taux
de réussite qui lui sont comparables.
Seule différence entre les deux procédures : les caucus
ne peuvent être utilisés en conciliation, où le caractère
contradictoire des débats doit être impérativement respecté.
Il serait donc souhaitable de prévoir pour les futurs
experts judiciaires une solide formation aux techniques
de conciliation, similairement à celle qui existe pour les
médiateurs.
Expertise amiable
À côté de l’expertise judiciaire, l’expertise amiable présente
les mêmes avantages. Un avis émis par un expert
autorisé est en général suivi par les parties. Si elles le
souhaitent, les parties peuvent assortir
l’expertise amiable d’une clause de tierce
décision obligatoire. Ce mode de résolution,
désigné souvent comme « arbitrage
contractuel », est une extension du
contrat par lequel les parties s’engagent
à suivre l’avis de l’expert. Il n’a rien à voir
avec l’arbitrage « juridictionnel » tel que
décrit dans la 6e
partie du Code Judiciaire.
Pierre Fabeck
Quand, au cours d’une expertise judiciaire,
une conciliation a lieu, on peut se
demander si celle-ci n’aurait pas pu avoir
lieu plus tôt, de manière amiable et sans
avoir eu à entamer l’action judiciaire. La
conciliation par le biais d’une expertise
amiable est en effet plus rapide et moins
onéreuse que la conciliation au cours d’une expertise
judiciaire.
Notons enfin que, lors d’une médiation, les parties
peuvent, si elles l’estiment nécessaire, décider de faire
appel à un expert : cela implique l’intervention de deux
personnes dans le processus de résolution du conflit.
Si l’expert choisi est également médiateur ou est rompu
aux techniques de médiation, il peut y avoir un intérêt à
ne s’appuyer que sur un seul intervenant pour aider les
parties à résoudre leur litige. ●
Ir. Pierre Fabeck,
Consultant et expert en installations techniques et industrielles
Expert auprès des Cours et Tribunaux
Médiateur agréé en matières civiles et commerciales
www.fabecom.be
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
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ENTREPRENDRE
SELF-EMPLOYED CORNER
Pension : les indépendants rejoignent enfin
le peloton de tête !
En matière de pension, les indépendants en Belgique ont longtemps eu l’impression
de recevoir les miettes du festin : ils pouvaient cotiser 45 ans mais ne recevoir,
au moment de la retraite, qu’une pension sensiblement inférieure à celle des salariés
ou des fonctionnaires. Heureusement, il a été mis fin à cette injustice au cours
de dix années de réformes, que nous avons ardemment défendues !
R
appelons que le domaine des
pensions en Belgique s’articule
sur 4 piliers :
1er pilier : C’est la pension légale, basée
pour les salariés et indépendants sur le
principe de la solidarité-répartition. Le
travailleur paie des cotisations sociales
pour se constituer un droit de pension
futur, mais l’argent est immédiatement
versé aux pensionnés actuels. Il s’agit
donc d’un mécanisme liant actifs et
bénéficiaires, et jouant sur un principe
intergénérationnel.
Bonne nouvelle en ce domaine : la pension
minimale des travailleurs indépendants,
pour une carrière complète de 45 ans, sera alignée au
1er
indépendant (CPTI) offrira bientôt les
mêmes possibilités que l’EIP. Inutile
désormais de « passer en société » aux
seules fins de bénéficier d’une possibilité
d’épargner pour un 2e
pilier !
Jacques Boulet
août 2016 sur celle des salariés : 1431,80 €/mois au taux
ménage, et 1145,80 €/mois au taux isolé.
1er pilier bis pour les indépendants : Dans les faits, la pension
légale des indépendants est inférieure en moyenne de
près de 40 % à celle des salariés. Depuis 1982, un « premier
pilier bis » a été instauré, qui permet aux indépendants de
cotiser librement pour leur propre pension, en déduisant
les primes versées comme des frais professionnels (ce qui
donne droit à 45 % de réductions d’impôts et 22 % de réductions
de cotisations sociales) ; c’est la fameuse PLC (pension
libre complémentaire). Rendement imbattable – chaque indépendant
en mesure d’épargner devrait se constituer en
priorité sa PLC ! – mais limite d’investissement à 8,17 %
(PLC ordinaire) ou 9,40 % (PLC sociale) du revenu imposable
(avec un maximum 3483 €/an en 2015).
2e pilier : L’État, conscient que la pension légale ne suffit pas
nécessairement, a décidé d’accorder certains avantages fiscaux
afin d’encourager travailleurs et employeurs à constituer
un complément de pension. Cette pension dite de « 2e
pilier » est basée sur la capitalisation : les montants cotisés
et leurs intérêts seront versés individuellement au cotisant.
Pour les salariés, le 2e
pilier c’est l’assurance-groupe. Pour
les indépendants, c’était jusqu’ici l’engagement individuel
de pension (EIP) réservé toutefois aux indépendants en société
! Nous saluons la réforme annoncée par le gouvernement
fédéral : une convention de pension pour travailleur
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Jacques Boulet
Administrateur délégué de Viaxis et membre
de la Commission pour la réforme
des pensions 2020-2040.
L’indépendant qui a utilisé pleinement
le potentiel d’une PLC pourra en sus
épargner dans une CPTI et bénéficiera
dans ce cadre d’un avantage fiscal
de 30 % des primes versées. Le tout
dans la limite de la règle des 80 %, qui
prescrit que les primes pour pensions
complémentaires ne sont déductibles
fiscalement que dans la mesure où
elles n’engendrent pas une pension
totale qui dépasse 80 % des derniers
revenus professionnels.
3e
pilier : Indépendamment du cadre professionnel, l’État
offre également des avantages fiscaux en vue d’aider les citoyens
à devenir propriétaire de leur bien d’habitation ou de
les encourager à épargner individuellement en vue de leur
pension (épargne-pension). Ici, c’est une question d’épargne
extra-professionnelle, et chacun est égal devant la loi fiscale
!
4e pilier : Ce 4e pilier résulte du souci individuel de prévoyance
sans « sponsoring » de l’État.
Au total, l’édifice des pensions en Belgique ambitionne que
chaque travailleur qui optimise ses possibilités d’épargne en
vue de sa retraite, quel que soit son statut, puisse se constituer
une pension totale remplaçant jusque 75 % de son revenu
professionnel. Sur papier, c’est très beau. Dans la pratique,
pour les indépendants, cela suppose qu’ils puissent
profiter de toutes les possibilités d’épargne fiscalement encouragées
en vue de la pension. Ce qu’IZEO leur conseille
vivement. ●
Pour en savoir plus : www.viaxis.be ; www.izeo.be
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STARTER
Art’emi : joaillerie en ligne
Créatrice de bijoux, Artémi Vasilakis a créé sa propre marque baptisée art’emi.
Depuis 2014, elle a repensé totalement la diffusion de ses créations et opté
avec succès pour une commercialisation exclusive en ligne via son site web.
Guy Van den Noortgate
A
rtémi Vasilakis est active dans la joaillerie depuis
le milieu des années 1990. Diplômée des Arts et
Métiers à Bruxelles, elle va parfaire sa formation
à l’Institut de Gemmologie d’Anvers, le Hoge Raad voor Diamant
(HRD). Ce qui est d'abord une passion devient petit à
petit un métier. « Au départ, j’étais fleuriste », confie-t-elle. «
Mais si la confection de bouquets est également le fruit d’une
création, les fleurs sont éphémères alors que les pierres
précieuses sont intemporelles. » Avant de créer art’emi, elle
fait ses premières armes dans le monde de la joaillerie dans
un bureau diamantaire de la Métropole.
« J’ai postulé tant à Bruxelles qu’à Anvers pour travailler dans
un atelier », poursuit-elle. « Mais à l’époque, on y trouvait
exclusivement des hommes. Depuis, cela a changé et les
femmes ont de plus en plus fait leur apparition. C’est ainsi
que je me suis retrouvée dans un bureau diamantaire. Ce
fut une expérience enrichissante car j’ai appris comment
acheter du diamant et d’autres pierres précieuses, négocier,
trouver les bonnes pierres, les évaluer, etc. Ces connaissances
pratiques du métier que j’ai acquises durant quatre
ans ont complété ma formation et me sont encore fort utiles
aujourd’hui. » Parallèlement à son job à Anvers, elle travaille
déjà à l’époque comme indépendante complémentaire, créant
de petites collections pour les particuliers.
De retour en ligne
Elle travaille alors notamment l’or et des pierres semi-précieuses,
réalisant par exemple des bracelets pour enfants, sur
lesquels elle grave leurs prénoms et le numéro de téléphone
des parents. Devant le succès croissant de ses collections,
elle va franchir le pas et créer en 2003 sa société qu’elle
baptise de son prénom – Artémis est la déesse de la chasse
dans la mythologie grecque. En 2008, elle subit à l’instar
de nombreux secteurs et entreprises les contrecoups de la
crise financière. Une crise qui l’amène quelques années plus
tard à prendre une année sabbatique propice à la réflexion
et à la redéfinition de son business model. C’est ainsi qu’elle
entre dans le programme Start’Hub de BECI en 2014. Car si
art’emi a été fondée il y a plus de dix ans, c’est une nouvelle
société qui revient sur le devant du …net. « Ce programme
m’a aidée à me poser les questions pertinentes et ainsi à me
repositionner », précise-t-elle.
Aujourd’hui, Artémi Vasilakis a en effet choisi la vente en ligne
comme canal exclusif pour commercialiser ses créations. Des
créations dont la palette très large s’adresse aux femmes,
bien sûr, mais également aux hommes et enfants. « Les
jeunes hommes actuels sont plus sensibles aux bijoux que
leurs aînés », pointe-elle. Ses collections, en or ou en argent,
comprennent bagues, colliers, bracelets et divers accessoires
Artémi Vasilakis
tels que boutons de manchettes en argent, porte-clés, pinces
à billets, etc. Artémi Vasilakis évolue entre créations contemporaines
et joaillerie fine, en s’inspirant de la nature et des
formes actuelles ou intemporelles. Elle répond également
à des demandes spécifiques, aussi bien pour des bijoux en
argent et des pierres semi-précieuses que pour la joaillerie
or et pierres précieuses.
La réorientation vers la vente en ligne commence à porter
ses fruits et art’emi a renoué avec les bénéfices. Sa clientèle
est composée de clients de longue date mais également de
nouveaux qui arrivent chez elle via le bouche-à-oreille. Et il
lui arrive de plus en plus fréquemment de vendre au-delà
de nos frontières. Elle a ainsi récemment livré des créations
aux États-Unis et en Algérie. Afin de consolider ses acquis
et poursuivre sa croissance, elle a cependant besoin de lever
des fonds qui doivent lui permettre notamment d’accroître
sa notoriété sur le net. L’appel est lancé. ●
Info : www.artemi.be
Invest in starters
Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs
pour soutenir les jeunes entreprises innovantes
de Bruxelles !
• Vous participez au développement économique de
Bruxelles
• Vous diversifiez vos placements
• Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax
shelter » pour startups
Une seule adresse : starters@beci.be
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
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͠V67̘.MנV6%7̘.́ ?9ׁHmailto:gvandevelde@deloitte.comׁׁЈ׉ELe tax shift social
L’un des objectifs du tax shift est de renforcer la compétitivité des entreprises
belges. Nous allons approfondir ci-après les mesures concernant les cotisations
patronales de sécurité sociale.
Réduction de 32,40 à 25 % des cotisations patronales
de base
Les cotisations patronales de base seront réduites progressivement
d’environ 32,40 % à 25 %. Par ailleurs,
les paramètres des réductions structurelles et les réductions
pour hauts et bas salaires seront modifiées et
l’exonération de versement du précompte professionnel
de 1 % sera supprimée. Au fur et à mesure que le salaire
brut augmente, l’écart entre les cotisations patronales
actuelles (cf. 4e
trimestre 2015) et les nouvelles cotisations
patronales réduites diminuera.
Salaire brut* 4e
1.500 EUR
2.000 EUR
2.500 EUR
3.000 EUR
5.000 EUR
trim. 2015 2e
17,93 %
22,61 %
23,94 %
24,83 %
25,62 %
14,32 %
20,40 %
22,98 %
23,82 %
24,52 %
trim. 2016 1er
trim. 2018 1er
13,60 %
19,03 %
21,86 %
23,35 %
23,35 %
◗ Exonération des cotisations patronales pour le
premier salarié
Les employeurs qui engagent, entre le 1er
janvier 2016 et
trim. 2019
12,19 %
18,25 %
21,50 %
23,31 %
23,35 %
le 31 décembre 2020, un premier salarié, bénéficieront
d’une exonération des cotisations patronales de sécurité
sociale tout au long de l’emploi de ce salarié. Il faut toutefois
noter dans ce cadre que certaines cotisations seront
encore dues, comme les cotisations pour les vacances
des ouvriers, les cotisations au Fonds de fermeture, les
cotisations au Fonds social du secteur, ... Le premier
engagement ne sera donc pas totalement “gratuit”! Par
exemple: un employeur engage en 2016 un premier
salarié dont le salaire mensuel brut est
de 3.000 euros. L’économie réalisée grâce à la
mesure susmentionnée pour l’année 2016 sera
d’environ 9.000 euros en moyenne.
*Il est tenu compte, dans ce cadre, que le salaire annuel brut est égal à 13,92 fois le salaire brut mensuel et que le double pécule de vacances est exonéré
des cotisations patronales.
Dans une entreprise dans laquelle tous les salariés perçoivent
un salaire mensuel de 1.500 euros, la charge salariale
totale annuelle aura diminué d’environ 5 % d’ici
2020.
Extension de l’exonération/réduction des cotisations
patronales pour les premiers engagements
Type d’exonération/
trimestre
1er
2e
3e
4e
5e
6e
salarié
salarié
salarié
salarié
salarié
salarié
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5 trimestres
0 cotisation
1.550 EUR/trim.
1.050 EUR/trim.
1.050 EUR/trim.
1.000 EUR/trim.
1.000 EUR/trim.
◗ Réduction des cotisations patronales
pour le deuxième engagement
Jusqu’au sixième engagement Les avantages
actuels pour le premier engagement jusqu’au
cinquième engagement vont glisser pour passer
du deuxième au sixième engagement. Les nouvelles
réductions/exonérations applicables à partir du 1er
janvier
2016 peuvent se résumer comme indiqué dans notre
tableau ci-dessous. ●
Guy Van De Velde
DACS/Accounting
Mobile : + 32 497 51 53 80
gvandevelde@deloitte.com
4 trimestres suivants 4 derniers trimestres
0 cotisation
1.050 EUR/trim.
450 EUR/trim.
450 EUR/trim.
400 EUR/trim.
400 EUR/trim.
0 cotisation
450 EUR/trim.
450 EUR/trim.
0 EUR réduction
0 EUR réduction
0 EUR réduction
׉	 7cassandra://eWzG2Iw832hom5NIdpDCkgk2NKnvtegRVLCsfKoMWRA<`̵ V67̘.N׉ELES
ADRESSES
DOLMA
Chaussée d’Ixelles, 329 – 1050 Ixelles
LA TSAMPA
Rue de Livourne, 109 – 1050 – Ixelles
SHANTI
Av. Adolphe Buyl, 68 – 1050 - Ixelles
LE ZOOM BRUSSELSLIFE
LES NOURRITURES TERRESTRES
Parvis de Saint-Gilles, 43 – 1060 – Saint-Gilles
Les restaurants
végétariens à Bruxelles
Marre des steaks sanguinolents, des graisses inutiles
ou des après-dîners ballonnés ? La planète « végé »
s’agrandit dans la capitale et propose une cuisine
étonnante et savoureuse... Loin des habitudes carnassières
dont on a coutume, voici le top des restaurants
végétariens à Bruxelles.
Olivia Regout
A l’heure où la cuisine végétarienne fait de plus en plus d’adeptes,
il est temps de dépoussiérer notre carnet d’adresses bruxelloises.
Les incontournables
Temple du « 100% végé » depuis des années, Dolma et son ambiance
tibétaine vous accueillent dans un cadre plutôt confortable.
Découvrez de nouveaux goûts au travers de leur célèbre
buffet. Steaks de seitan au poivre, champignons géants farcis où
tartes aux légumes... chaque jour, le menu est différent.
A deux pas de la rue du Bailli, la Tsampa propose à l’arrière de son
célèbre magasin bio un espace restaurant. Dans vos assiettes,
les préparations de tofus côtoieront celles de seitans. Vous vous
pâmerez de plaisir devant leurs misos, leurs plats d’algues diverses,
de boulgour, leurs tajines de qorn, leurs nems… Profitez
également de leur service de plats à emporter !
Autre adresse ixelloise, la cantine bio du Shanti rassasie les estomacs
végétariens à midi et le soir. Pas de viande à la carte donc
mais attention, le menu comptera cependant du poisson.
Au Parvis de Saint-Gilles, le restaurant Les Nourritures Terrestres
fait l’unanimité. Pas de chipoteries « c’est bon, c’est sain,
c’est sympa »!
Lunchs végétariens
Végétarien et bio, le restaurant Den Teepot n’est ouvert que le
midi de 12h à 14h. Une petite soupe, un plat du jour et vous voilà
requinqué pour affronter le reste de la journée. Si vous êtes
pressé, prenez vos plats à emporter. Den Teepot, c’est aussi un
magasin bio ouvert de 8h30 à 19h tous les jours sauf le dimanche.
Si Bio Lounge ne propose pas des lunchs exclusivement végétariens,
chaque préparation existe dans sa version tofu.
Service traiteur
Si vous ne pouvez désormais plus profiter des lunchs de l’enseigne
Picnik, le service traiteur reste à la disposition des inconditionnels
de la cuisine verte, fraîche et originale.
Pas exclusivement végétariens…
Pour vous permettre de partager un repas avec un ami qui ne peut
s’empêcher d’agrémenter ses plats d’une petite lichée de viande,
certains établissements proposent une carte mixte.
C’est le cas de la plupart des restaurants libanais de Bruxelles. Le
O Liban vous sert toutes les spécialités libanaises végétariennes
dont tout le monde raffole : les manakich au fromage de brebis, le
houmous, le tabouleh, la moussaka… Mais vous trouverez également
des brochettes de poulet, d’agneau ou autres grillades…
Le menu du restaurant Mi-figue Mi-raisin se dirige également
vers une portée plus végétarienne avec, en plus à la carte, des préparations
sans gluten ni lactose pour les personnes intolérantes.
DEN TEEPOT
Rue des Chartreux, 66 – 1000 – Bruxelles
BIO LOUNGE
Rue de l’Enseignement, 116-120 – 1000 Bruxelles
PICNIK
Rue de Flandre, 109 – 1000 Bruxelles
O LIBAN
Chaussée de Vleurgat, 324 – 1050 – Ixelles
MI-FIGUE MI-RAISIN
Rue Archimède, 71 – 1000 – Bruxelles
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͠V67̘.QנV6%7̘.Ё uC	V9ׁHhttp://www.spiroureporter.netׁׁЈ׉EBRUSSELSLIFE
PHARES
À FAIRE EN FAMILLE
29.03 | 10.04
BIFFF
Festival du Film Fantastique de Bruxelles. Au
programme : plus de 100 films fantastiques,
d’épouvantes ou encore de science-fiction. Sans
oublier le traditionnel « Bal des Vampires ».
BOZAR | www.bifff.net
10.03 | 13.03
SALON CREATIVA
Le salon des loisirs créatifs. Le rendez-vous
des adeptes du « Do It Yourself » ! Plus
de 200 exposants vous apprendront leurs
meilleures astuces.
Brussels Expo |12€| www.brussels.creativa.eu
04.04 | 10.04
HOPLA ! FESTIVAL DE CIRQUE
Clowns, funambules et autres jongleurs envahissent
les rues du centre-ville. Un festival
pour petits et grands
Sainte-Catherine| Gratuit | www.hopla-cirk.be
17.03 | 19.03
FESTIVAL XS FESTIVAL DES ARTS VIVANTS
Après les courts-métrages, les spectacles
courts. 5 à 25 minutes de danse, de théâtre, de
cirque ou encore de spectacles de marionnettes.
Théâtre National | 15€ | www.theatrenational.be
18.03 | 20.03
SALON BABYBOOM
Le plus grand Salon des futurs et des jeunes parents.
Conseils, conférences, ateliers et bonnes
affaires sur plus de 10.000 mètres carrés.
Brussels Expo | 8€50 en ligne |
www.salonbabyboom.be
02.01 | 08.04
KIDZIK FESTIVAL DE MUSIQUE
Un rendez-vous incontournable pour les
petites oreilles. Concerts, spectacles et animations
pour enfants dans 12 lieux culturels
de Bruxelles.
Région Bruxelloise | Entre 3€ et 12€ |
www.kidzik.be
02.03 | 20.03
OFF SCREEN FESTIVAL CINÉMA
Le rendez-vous préféré des amateurs de films
cultes, décalés, inédits ou rarement diffusés.
Le Festival a lieu au Cinéma Nova, à la Cinématek,
à Bozar et au Cinéma Ritcs.
Région Bruxelloise | apd 4€ | www.offscreen.be
17.03
«LE PÈRE NOËL EST UNE ORDURE» THÉÂTRE
35 ans après la troupe du Splendid, Pierre
Palmade met en scène cette pièce culte.
Cirque Royal | apd de 37€50 |
www.cirque-royal.org
EN SOIRÉE
SOUS LA LOUPE — CULTURE
Train World : le musée du train de Bruxelles
Depuis près de six mois, Bruxelles possède
son musée du train ! Train World a
ouvert ses portes à l’automne dernier du
côté de la gare de Schaerbeek. Embarquez
à la découverte de l’histoire du rail belge et
prenez place dans la plus ancienne locomotive
du pays.
Du mardi au dimanche
de 10.00 à 17.00
Place Princesse Elisabeth, 5
1030 Schaerbeek
www.trainworld.be
Train World propose de se replonger dans près
de 200 ans d’histoire ferroviaire! Les visiteurs se
laissent guider à travers les époques : du train à
vapeur au train électrique sans oublier les TGV
de demain. Au total, plus d’une vingtaine de
locomotives sont exposées. La plus ancienne
date de 1844. Près de 1300 objets liés de près
ou de loin à l’histoire ferroviaire sont également
présentés au public.
Embarquement immédiat
Les yeux des plus jeunes (et de ceux qui sont
restés de grands enfants) vont scintiller et des
vocations pourraient même naître. Train World
propose d’accéder à certains postes de pilotage
et de prendre les commandes du train grâce à
un simulateur de conduite. L’occasion également
d’observer les changements de paysages
le long des lignes, au fil des ans.
Hélène Remy
50
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
© photo : www.babydays.be
׉	 7cassandra://wsLcM9NTyudGvUoywzplT5GWLcF3_lHXl_z9Tb3QzZU`̵ V67̘.R׉E,BRUSSELSLIFE
LE BRUXELLOIS DU MOIS
André Franquin : génie bruxellois de la bande
dessinée
Tout le monde connait Franquin, même les
néophytes ! Gaston Lagaffe, le Marsupulami,
Spirou et Fantasio : tous ces personnages
ont été croqués par le célèbre dessinateur
belge. André Franquin est né à Etterbeek,
le 3 janvier 1924. Fils unique, il passera une
partie de son enfance à Ixelles, dans une famille
ou l’humour n’a pas vraiment sa place.
C’est sans doute cette éducation sévère
qui lui donne envie de s’évader : le crayon
devient son exutoire. A 18 ans, il s’inscrit à
l’école de dessin de Saint-Luc à Bruxelles
mais il n’y restera que peu de temps. Deux
ans plus tard, en 1944, il intègre le studio
de dessins animés CBA. Une étape importante
: c’est là qu’il fera la connaissance de
Peyo, Morris et Eddy Paape.
C’est André Franquin
qui a présenté Gaston
Lagaffe à Spirou
De Fantasio à Gaston, le héros sans
emploi
C’est Morris, le papa de Lucky Luke, qui
présentera Franquin à Jijé alors aux commandes
du « Journal de Spirou ». C’est au
sein des « Editions Dupuis » que Franquin
réalise ses premiers Spirou et Fantasio.
Nous sommes en 1946. Le Marsupulami
les rejoindra en 1952.
En 1957, après un passage par le « Journal
de Tintin », c’est dans son atelier de l’avenue
du Brésil à Ixelles qu’il créera Gaston
LE SAVIEZ-VOUS ?
Karl Marx a vécu trois
ans à Bruxelles
Le saviez-vous ? Le père du marxisme
a écrit son célèbre Manifeste lors de
son exil à Bruxelles.
C’est en 1845 que Karl Marx arrive à
Bruxelles. Il y restera trois ans ! Considéré
comme un dangereux révolutionnaire
en Allemagne et en France, il choisit
la Belgique. La liberté d’expression y
est alors plus grande qu’ailleurs ! Il séjournera
notamment à Saint-Josse, rue
de l’Alliance. Dans la maison voisine, un
autre théoricien célèbre a trouvé refuge
en Belgique : Friedrich Engels C’est
toutefois à Ixelles (Rue Jean d’Ardenne)
que les deux hommes rédigeront les
textes fondateurs du parti communiste.
Nous sommes dans les premiers mois
de 1848. Quelques semaines plus tard,
en mars, Karl Mark sera expulsé de
Belgique par Léopold Ier
. Aujourd’hui encore
Bruxelles garde des traces du passage
du célèbre théoricien : une plaque
commémorative rappelle par exemple
que Karl Marx a passé un nouvel an à
la Maison du Cygne sur la Grand-Place.
Hélène Remy
Lagaffe. D’abord héros sans emploi, le
personnage deviendra ensuite employé de
bureau dans une rédaction. 19 albums du
gaffeur-inventeur sortiront de l’imprimerie.
Période noire
Malgré son attachement au personnage
de Gaston, Franquin veut explorer de nouveaux
horizons. L’humour est toujours
là, mais il est plus sombre et le ton plus
impertinent. En 1977, il dessine ses Idées
Noires pour le « Trombone Illustré », un
supplément du «Journal de Spirou ». Ces
illustrations seront ensuite reprises dans
la revue « Fluide Glacial ». Au début des
années 80, Franquin est contraint de ralentir
la cadence : il souffre d’une dépression.
Il rangera ses crayons durant deux ans. A
son retour, il renoue avec le personnage de
Gaston avant de redonner vie au Marsupulami
mais dans des aventures en solo.
En 1996, Franquin fêtera ses 50 ans de
bande dessinée avec la publication de
Gaffe à Lagaffe. Un an plus tard, le 6 janvier
1997, Le Journal Libération titrera :
« M’enfin, Franquin est mort » en référence
à l’expression favorite de son célèbre
personnage.
Hélène Remy
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
51
© photo : www.spiroureporter.net
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BRUSSELSLIFE
TOP BRUSSELSLIFE
TOP 5 des bâtiments Art déco à Bruxelles
Capitale indéniable de l’Art nouveau, Bruxelles n’est pas exclusive ! L’Art déco bruxellois
nous réserve quelques belles surprises. Villas, églises ou simples immeubles…
Frédéric Solvel
1
Résidence Palace
Phagocyté par les institutions
européennes, le
Résidence Palace avait été conçu
comme un complexe immobilier
de luxe. On y trouvait, en plus des
appartements, un théâtre, une piscine
et toutes sortes d’équipements
culturels et sportifs. Aujourd’hui, la
piscine est fermée et plonge peu à
peu dans l’oubli en attendant une
hypothétique restauration.
2
Villa Empain
Sur l’Avenue Franklin Roosevelt,
un peu après l’ULB, on découvre
la villa Empain. Ce temple de l’Art
déco se présente dans un état proche de
l’origine. Après avoir servi d’hôtel particulier,
été occupé par les Allemands,
servi d’ambassade pour la Russie et de
studio pour RTL lors de son lancement
en Belgique, la villa est aujourd’hui occupée
par la Fondation Boghossian et sert
de Centre d’Art et de Dialogue entre les
cultures d’Orient et d’Occident.
3
Flagey
On ne présente plus le
paquebot Flagey, véritable
phare de la place homonyme,
construit entre 1935 et 1938. C’est
d’ici, en 1953, que fut diffusé le premier
journal télévisé belge. Depuis,
l’histoire d’amour entre ce bâtiment
et le monde des médias n’a jamais
cessé. Si la RTBF l’a déserté au
profit de Reyers, les médias néerlandophones
bruxellois s’y sont désormais
rassemblés.
4
L’église Saint-Augustin
Il nous faut prendre de la hauteur pour découvrir
un édifice religieux plus restreint que la
Basilique de Koekelberg (elle aussi de style Art déco).
Nous sommes à l’altitude 100, au point culminant de
Bruxelles, là où résonnent les cloches de Saint-Augustin.
Comme à Koekelberg, la Grande Guerre vient
jouer les trouble-fêtes et impose une révision du projet.
Les goûts artistiques ont changé et les techniques de
construction ont évolué. Saint-Augustin sera donc faite
de béton armé et de style Art déco. Amen.
52
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
5
L ’Archiduc
L’Archiduc est le stamcafé de nombreux artistes.
Si Brel l’a délaissé pour les Marquises, Tom
Barman, Arno ou Axelle Red continuent de s’accouder au
comptoir. Tony Bennett a même réussi à y traîner Lady
Gaga après leur showcase sur la Grand Place ; c’était en
septembre 2014.
© photo : Arau.org
© photo : Sophie Voituron
© photo : Sophie Voituron
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Compétition ?
Inscription sur
www.beci.be
Organisé par
Avec le soutien de
BECI Golf Trophy
Networking on the green!
26 05 2016
׉	 7cassandra://4Zux6MPST5LJ4HtP_3Dw3N27EAOBmvBhusmVE3cYSOA%Y`̵ V6 7̘.WV6 7̘.V#בCט   u׉׉	 7cassandra://y1hCegZBBDZxh1sWRfN_t5utW2CdHSri8BwYiNIfK4w `׉	 7cassandra://kP-ksat71mvZoYwT8af0yBeGmEctn260U3wPe-i9maE~`S׉	 7cassandra://eNfASaIc-vXoRwE64dXHiHK_PyzMbIu4z-89ssMu4cQ.`̵ ׉	 7cassandra://T_WirD4Sy1PBaPSwbaSNoi8rOkydlyFND8XGuyCA_vk ͠V6 7̘.Xט  u׉׉	 7cassandra://OpOs5kiM7t8lVdiMss0MPj5-enwUzZ7slhXSSqqbYJc ̷`׉	 7cassandra://bC7sLQi3AvW2VVRudv0EvC1yXunEmcLPsFRjF6jlOOc|`S׉	 7cassandra://tnnytv9FS4ANpjcTPIcmRKXhh3RHzKheG6PIC6aLQkg-b`̵ ׉	 7cassandra://gKafyhN6kt9Yj3iVhUFfILItjctDRQrCiVr5hg9whAs D͠V6 7̘.Y׉E+COMMUNITY
Réception de Nouvel An dans
les salons de BECI.
Le Ministre Willy Borsus était l’invité
de BECI et d’IZEO, le 2 février dernier,
pour présenter le « plan PME » du gouvernement
fédéral. Nous y reviendrons
dans notre prochain numéro.
54 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
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L’actualité BECI en photos
Les indicateurs de performances
étaient au centre du 7e
module de notre formation en
management environnemental.
Prochain rendez-vous le 18
mars pour découvrir comment
optimiser vos achats responsables.
BECI
a reçu la Ministre bruxelloise de l’environnement,
Céline Fremault, pour faire le
point sur la législation régionale des sols.
Au programme : des outils de vulgarisation,
notamment sur les aides de la Région, ainsi
que des cas pratiques de dépollution.
Deux ans après la sortie du
Livre blanc de la Mobilité, où en
sommes-nous ? C’était l’objet d’un
débat sur la mobilité bruxelloise
organisée par BECI et la Febiac, ce
23 janvier au Salon de l’Auto
BECI accueillait en janvier la
tournée Digital Marketing organisée
par IZEO et Google. Au
micro : Laurent Mignolet, Sales
Manager chez eTeamsys.
BECI a récemment lancé son Club
DRH, dont les membres se réunissent
régulièrement pour aborder
des thématiques d’actualité
et développer une vision d’avenir
des ressources humaines.
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
55
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IMPRESSION OF A BRIT
Export, expansion… and Belgian entrepreneurs
As a small country with limited natural resources, Belgium has long survived on the
principle of ‘export or die’. In the Middle Ages, it was the Flemish who applied this principle
most thoroughly, by exporting their own people as colonist farmers to Wales and
even wilder places. But it was the Walloons, in the middle of the nineteenth century,
who sold their technology and their skills to parts of the world as remote as Russia and
South America.
Richard Hill
B
elgian companies found their
ways there through a complex
process of export and
expansion. One of the most important
stepping-stones in this process was
Spain which, from the 1850s onwards,
was a burgeoning market for railway
technology (as has so often been the
case with las cosas de España, it was
Catalonia that took the initiative first).
The railway boom that followed was
largely masterminded and financed
by Belgian companies.
The substantial Belgian investments
in Spanish companies started in
1874 with the creation of the Société
Générale de Tramways Électriques en
Espagne, responsible for the creation
and operation of a rail link between
Barcelona and the inland suburb of
Sarría.
This was followed over the next
forty years by a series of Belgian
initiatives: the Central Catalan railway
linking Barcelona with Martorell
and other townships in the Llobregat
valley, financed by Engetra of Liege;
the Chemins de Fer Économiques
en Catalogne, backed by the Compagnie
Internationale de Tramways;
the Chemin de Fer Nord-Est de l’Espagne,
with the Union des Tramways
56 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
as a major shareholder; the Ferrocarriles
de Cataluña, financed by Barcelona
Traction, a subsidiary of Sofina
and Sidro, the Belgian holding companies;
and the Compania General
de Ferrocarriles Catalanes funded
by, among others, Engreta and the
Banque Liégeoise.
There was a major
Belgian involvement in
the creation and early
development of the
Spanish rail network.
So there was a major Belgian involvement
in the creation and early development
of the Spanish rail network
– one that Belgian shareholders in
Barcelona Traction came to regret
when they failed to get satisfaction
in the case that came before the International
Court of Justice in 1970.
Belgium’s role in the developing
Spanish economy led almost inevitably
to involvement in the even
more precocious economies of the
New World. The primary conduit was
Cuba, which was the location of the
first ‘Spanish’ rail tramway when the
island was still a Spanish colonial
possession (Cuba only became an
independent state after the revolution
of 1898).
One of the most passionate authorities
on rail developments in Spain
was an itinerant Briton by the name of
Richard Ford. He claimed authority by
the simple fact that he explored this
vast country with the help of a railway
timetable. His subsequent account,
published in 1892 as ‘The Handbook
for Travellers in Spain’, started with a
stern warning on what such travellers
were embarking on, sic: “The rlys. of
Spain were constructed principally by
means of French capital [n.b. Belgian
French], and at an enormous cost.
They are, perhaps, the worst constructed
and the worst managed lines
in the world, but they keep excellent
time.”
Such self-contradictory comments
have to be seen in the context of Ford’s
very ambivalent attitude towards all
things Spanish. This probably clouded
his judgment to the point of confusing
las cosas de España with las cosas
de Bélgica.
But the trains kept excellent time…!
●
׉	 7cassandra://c3QvZbyohHAbOSs75Q6Opz9q5LdZhbqslYt_baGCEsg `̵ V6!7̘.^׉ECOMMUNITY
NEWS
Lu dans l’E-mag
Dans le même temps, l’étude révèle que le comportement
de paiement de l’État fédéral se détériore pour
le quatrième trimestre d’affilée. On note 67 % de paiements
effectués à temps et 8 % de factures payées avec
un retard de plus de 90 jours. La situation n’a jamais été
aussi mauvaise depuis 2008.
Eric Van den Broele, Senior Manager Research and Development
: « Le problème se situe presque exclusivement
du côté du SPF Justice. Si l’État réussissait déjà à
appliquer la nouvelle loi sur les paiements B2B de 2013,
cela ferait le plus grand bien à la trésorerie des entreprises
belges. »
Tunnels : le fond du trou…
Aller au travail, déjà du travail ?
L’entreprise et la justice
Médias sociaux
Ça bouge dans les poubelles des entreprises !
Retrouvez ces articles sur notre site web :
www.beci.be/newsletter/e_mag
Décès de Jean Franchomme
Nous avons appris avec tristesse le décès de Jean Franchomme,
survenu le 4 février dernier à l’âge de 90 ans.
Jean Franchomme était Vice-Président honoraire de la
Chambre de Commerce et d’Industrie de Bruxelles et
Président honoraire de la Chambre professionnelle du
Tissu. BECI présente, à sa famille et à ses proches, ses
très sincères condoléances.
Les entreprises n’ont jamais payé aussi
ponctuellement
Selon une étude du cabinet Graydon, les entreprises
belges ont payé à temps 71,3 % de leurs factures au cours
du dernier trimestre de 2015. C’est un nouveau record
de ponctualité. En cause : l’embellie conjoncturelle mais
aussi la meilleure trésorerie des PME.
L’étude Graydon montre que le comportement de paiement
s’améliore dans toutes les régions. La hausse
est la plus spectaculaire dans la région bruxelloise où,
en moyenne, 72,9 % des factures sont payées à temps,
contre 70,7 % en Flandre et 69,4 % en Wallonie. S’agissant
des secteurs, Graydon observe une amélioration du comportement
de paiement dans la plupart des branches.
Quelques secteurs, comme les agences de voyages, les
imprimeries et le transport fluvial, y font exception.
Il n’en reste pas moins que la part de factures en souffrance
(impayées plus de 90 jours après leur échéance)
reste très élevée (près de 9 %), ce qui affecte fortement la
trésorerie des entreprises qui en sont victimes.
La segmentation, la spécialisation de la médecine et
les développements technologiques des soins de santé
suscitent un besoin croissant de profils très spécifiques
– outre la difficulté de pourvoir les postes vacants en
soutien (IT, services techniques et administratifs…).
Par ailleurs, la recherche et l'enseignement représentent
des défis supplémentaires pour un hôpital universitaire.
La
vidéo de Sylvie est la première d’une série de six,
dont trois seront publiées au printemps et trois autres
cet automne. Afin de souligner la place centrale qu’ils
occupent, l’UZ et son partenaire pour cette campagne,
Insilencio, ont décidé de faire appel à de vrais patients.
« Les soins de santé sont caractérisés par la place
BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
57
Info : https://graydon.be/fr/downloads/report-le-rapport-pme-2016
L’UZ
Brussel recrute en vidéo
L’hôpital universitaire de la VUB, UZ Brussel, a lancé
une campagne de recrutement originale. Avec 80 postes
vacants et dans un contexte de mutation des soins de
santé, l’UZ Brussel est à la recherche de profils spécifiques.
Pour les attirer, l’hôpital a mis en ligne le 13
février dernier une vidéo où Sylvie, une jeune patiente
atteinte d’un cancer, raconte sa propre histoire. Le film
s’achève sur cette interpellation : « Ferez-vous la différence
pour Sylvie ? »
׉	 7cassandra://eeHBbgumBHwigphYMSLw4hZrAZmKR4JqU8kZLYi6URU t`̵ V6!7̘._V6!7̘.^#בCט   u׉׉	 7cassandra://BHEN7IK5ewL2ZW1wpS5qHxsjCzrGy3ns-cS2pnFbq-s q6`׉	 7cassandra://8qkdgt3mrLeEg2OH0vLta7Y9G-skLE0YQUsNlQv_KB0Sj`S׉	 7cassandra://AfWktisio64Cr3Wd9j-iDCilYYijA0vGr1aIIdoL2Pw`̵ ׉	 7cassandra://gcSxd5Lbkjf_p5puEpIAi357q4Zi4DJoyaoCDTryeU0ut͠V6!7̘.`ט  u׉׉	 7cassandra://T8rrusAFL_S1fqozQFMZIhMHlrT5zOI5AwzJGpyHr3g *` ׉	 7cassandra://r6psfkmh6wJzuWL4MIbWN4-VGvihBcu3UsYpO62rpbQj`S׉	 7cassandra://7ukkCZ59C58Y98wEOLYIsgREoCA5PE_qsMkNgSKWEsM`̵ ׉	 7cassandra://mGay86nyTvlfPh-RSZu7N-6DfbnMosGFJiGpTvUGOnc͂P͠V6"7̘.aנV6&7̘. ej2	9ׁHhttp://Dixit.comׁׁЈנV6&7̘. eA	9ׁHhttp://Beclean.netׁׁЈ׉ECOMMUNITY
NEWS
ESP A CE MEMBRE
grandissante que prend la technologie, mais ils restent
avant tout une affaire de personnes », souligne Jan Van
Raes, responsable des ressources humaines.
Info : www.werkeninhetuzbrussel.be
Belfius Banque au classement World
Finance 100
Belfius Banque a fait son entrée dans le prestigieux
classement World Finance 100, grâce à son programme
de financement Smart Cities & Sustainable Development
en partenariat avec la Banque européenne d’investissement.
Le
jury du magazine World Finance, qui établit ce classement,
a notamment estimé que ce programme, lancé
en première européenne en juin 2014, rencontre parfaitement
les objectifs climatiques de l’Union européenne
et contribue, en promouvant la démarche smart cities, à
répondre aux défis actuels auxquels font face toutes les
villes et communes de Belgique.
Info : www.belfius.be
ESP A CE MEMBRE
Cet espace est le vôtre
Vous êtes membre de BECI ? Vous désirez parler de votre
activité ? Vous avez une info à diffuser ? Envoyez-nous un
communiqué !
Pour tout renseignement : er@beci.be.
Alliez l’utile à l’agréable ! Profitez du renouveau du canal
de la Senne pour organiser vos réunions, vos team buildings
ou vos réceptions à bord d’un de nos bateaux. Que ce soit
du centre de Bruxelles, d’Anderlecht, de Neder-over-Heembeek,
de Laeken ou de Vilvorde, nous organisons des courtes
croisières, des excursions d’une journée et des croisières en
soirée pour les privés et les groupes de 25 à 350 participants.
Sur demande, un guide pourra vous accompagner et
vous expliquer les multiples facettes du canal qui traverse
notre capitale. Si vous le souhaitez, du matériel multimédia
professionnel pourra être mis à votre disposition et un repas
pourra vous être servi à bord.
Quel que soit le type d’activité, le charme opère très vite…
Pour plus d’informations, contactez Catherine Demol.
Brussels by Water
T. +32 (0)2 218 54 10
demol@brusselsbywater.be
www.brusselsbywater.be
Levez l’ancre et découvrez
Bruxelles au fil de l’eau lors
d’une croisière
INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO
Abattoir
Art’emi
Atrium brussels
Banque européenne d’investissement
Belfius
Bio Lounge
bMediation
Brascam
Brussels by Water
Bruxelles Environnement
Coca-Cola
Con-Sent ADR
Deloitte
Dolma
eDebex
EEN
Engie
eTeamsys
Euler Hermes
Fabecom
FEB
Febiac
58 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
38
47
32-33
10
57-58
49
42-44
12
57-58
38
15-17
42-44
48
49
15-17
10
42-44
54-55
15-17
45
32-33
54-55
Fédération des métiers du web
Fondation Boghossian
Fresh Attitude
Gembloux Agro-Bio Tech
Google
Graydon
Green Build
Illico Travaux
Institut des Juristes d’Entreprise
Izeo
KBC Brussels
LinkedIn
Martine Constant
Mi-figue, mi-raisin
Nourritures Terrestres (Les)
O Liban
PHCom
Picnick
Pinterest
Riad
28
52
40-41
38
54-55
57-58
38
40-41
42-44
46 ; 54-55
15-17
28
27
49
Mystery Shopping Providers Association (MSPA) 27
Nias
40-41
49
49
18-20
49
28
28
RTL
Shanti
Shopally
Siemens
SNCB
Solvay Business School
Startbuzz
Systemat
Teepot (Den)
Train World
Truvo
Tsampa (La)
Twitter
ULB
UZ Brussel
Viaxis
Visit brussels
Vlerick Business School
Rijksuniversiteit Groningen
RTBF
36-37
52
52
49
29
36-37
42-44
28 ; 42-44
29
40-41
49
50
28
49
15-17 ; 28
52
57-58
46
32-33
42-44
׉	 7cassandra://AfWktisio64Cr3Wd9j-iDCilYYijA0vGr1aIIdoL2Pw`̵ V6"7̘.b׉E |COMMUNITY
DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Abritaxi BVBA
Chemin des Corneilles 21 - 1950 Kraainem Code
Nace : 49310 - Transports urbains et suburbains
de voyageurs 49320 - Transports de voyageurs par
taxis del. : Malik Abrighach
Ambassade de la République de Lettonie AMB
Av. des Arts 23 - 1000 Bruxelles Code Nace : 99000
- Activités des organisations et organismes extraterritoriaux
del. : Inguna Viksne
Athmes International Business & Security SPRL
Pl. du Bourgmestre J-L Thys 2 - 1090 Bruxelles
Code Nace : 63990 - Autres services d'information
n.c.a. 70210 - Conseil en relations publiques et en
communication 70220 - Conseil pour les affaires et
autres conseils de gestion del. : Fabio Casula
Beclean.net SPRL
Av. Bonaparte 89 - 1180 Bruxelles Code
Nace :46140 - Intermédiaires du commerce en
machines, équipements industriels, navires et
avions 46442 - Commerce de gros de produits
d'entretien 81220 - Autres activités de nettoyage
des bâtiments; nettoyage industriel del. : Fransisco
Correia
Capitale Cars SPRL
Av. Hélène 74 - 1082 Bruxelles Code Nace : 49310
- Transports urbains et suburbains de voyageurs
49390 - Autres transports terrestres de voyageurs
n.c.a. del. : Rami Isljamaj
Claes & Gosseye SPRL
Av. Léopold II 184 - Brussel Code Nace : 6420011
- Activités de gestion de holdings : intervention
dans la gestion journalière, représentation des entreprises
sur base de la possession ou du contrôle
du capital social, etc. 6420012 - Détention à long
terme des actions émanant de plusieurs autres
entreprises classées dans différents secteurs économiques
66220 - Activités des agents et courtiers
d'assurances del. : Michel Claes
CLI SA
Av. des Arts 41 - 1040 Bruxelles Code Nace :
68311 - Intermédiation en achat, vente et location
de biens immobiliers pour compte de tiers del. :
Christian Lasserre
Deloge SA
Rue de Birmingham 131 - 1070 Bruxelles Code
Nace : 18130 - Activités de prépresse 1814001 -
Pliage, assemblage, agrafage, reliure, collage,
massicotage, dorage de feuillets imprimés à insérer
dans des livres, brochures, périodiques, catalogues,
etc. del. : André Pirson
Dhaene Lisbet PPE
Rue des Néfliers 7 - 1160 Bruxelles del. : Liesbet
Dhaene
Dixit.com SPRLU
Av. d'Overhem 24 - 1180 Bruxelles Code Nace :
59203 - Edition musicale del. : Alain de Fooz
E J Lawyer
Rue Eugène Ruppert 20 - 2453 Luxembourg - GD
Luxembourg Code Nace : 69101 - Activités des
avocats del. : Eric Jacobs
Effective Board - A.R.T. Services BVBA
Grote Kouterbaan 7 - 9255 Buggenhout Code
Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion 73200 - Études de marché et
sondages d'opinion 82990 - Autres activités de
soutien aux entreprises n.c.a. del. : Gerrit Sarens
Esher SPRL
Rue Van Elewyck 35 - 1050 Bruxelles Code Nace :
71121 - Activités d'ingénierie et de conseils techniques,
sauf activités des géomètres del. : Olivier
Ska
EurocomMedia - Brussels Life SPRL
Rue Emile Feron 75 - 1060 Bruxelles Code Nace :
1813013 - Autres activités graphiques. 58110 - Édition
de livres 73110 - Activités des agences de publicité
del. : Yves Davin
Executive Master en Immobilier - Université
Saint-Louis ASBL
Bd du Jardin Botanique 43 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 85422 - Enseignement supérieur libre subventionné
del. : Anders Böhlke
Famous Clothes - Caméléon SA
Av. Ariane 15 - 1200 Bruxelles Code Nace : 46423 -
Commerce de gros de vêtements, autres que vêtements
de travail et sous-vêtements 47512 - Commerce
de détail de linge de maison en magasin
spécialisé 4771601 - Commerce de détail de vêtem.
de dessus, y compris les vêtem. de travail, de
sport et de cérémonie, en ttes mat. (tissus textiles,
cuir, fourrure, etc.) pour homme, dame, enfant et
bébé (assort. gén.) del. : Cédric Moulin
Google Belgium SA
Chée d'Etterbeek 180 - 1040 Bruxelles Code Nace :
62090 - Autres activités informatiques 7311006 -
Conception de techniques de publicité visant à
toucher le consommateur (marketing direct) au
moyen de publicité personnalisée (publipostage),
propositions téléphoniques d'achat, etc. 7312001
- Régies publicitaires de médias pour la vente de
temps d'antenne et d'espaces publicitaires del. :
Andy Serdons
GSP2 SA
Parc Industriel 25 - 1440 Wauthier-Braine Code
Nace :7021001 - Conseils et assistance opérationnelle
aux entreprises dans les domaines des relations
publiques et de la communication 77292 -
Location et location-bail de téléviseurs et d'autres
appareils audiovisuels 82300 - Organisation de
salons professionnels et de congrès del. : Marc
Krevnak
Holmes Kirby -
Mehdi Mellah PPE
Av. Louise 137 - 1050 Bruxelles
Code Nace : 69101 - Activités
des avocats del. : Mehdi Mellah
Home Not Alone PPE
Av. des Paradisiers 94 - 1150 Bruxelles Code
Nace : 1820021 - reproduction, à partir d'une matrice,
de logiciels et de données informatiques sur
disques, disquettes, disques compacts, bandes ou
cassettes 46520 - Commerce de gros de composants
et d'équipements électroniques et de télécommunication
62010 - Programmation informatique
del. : Christophe Malfroid
IDS Consulting - International Development
Strategy
Rue des Francs Bourgeois 9 - 75004 Paris - France
del. : Guy-Loup Motte
Isopix SPRL
Rue Fritz Toussaint 55 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 63910 - Activités des agences de presse
7311001 - Conception et réalisation de campagnes
publicitaires pour des tiers, en utilisant tous les
médias del. : Bernadette Lepers
KDGF SPRL
Clos Hof Ten Berg 11 - 1200 Bruxelles Code Nace :
69201 - Activités des experts-comptables et des
conseils fiscaux 69202 - Activités des comptables
et des comptables-fiscalistes del. : Kevin Dubois
Mindset'Up - Laffarque Laurence
Av. Van Overbeke 74 - 1083 Bruxelles del. : Laurence
Laffargue
My Object of Desire SPRL
Av. René Comhaire 82 - 1082
Bruxelles Code Nace : 62020
- Conseil informatique 70210 -
Conseil en relations publiques
et en communication 82990 -
Autres activités de soutien aux
entreprises n.c.a. del. : Valérie
Geerinckx
Orys Advocaten - Advocatenvennootschap SCRL
Rue du Fossé aux Loups 38 - 1000 Bruxelles Code
Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Koen De
Puydt
Patricia Ghyoros PPE
Rue des Pêcheurs 26 - 1180 Bruxelles Code
Nace :46190 - Intermédiaires du commerce en
produits divers 86909 - Autres activités pour la
santé humaine n.c.a. 96099 - Autres services personnels
del. : Patricia Ghyoros
Pipaillon SPRL
Quai au Bois à Bruler 11-13 - 1000 Bruxelles Code
Nace :10200 -Transformation et conservation de
poisson, de crustacés et de mollusques 10392
-Transformation et conservation de fruits, sauf fabrication
de fruits surgelés 46190 - Intermédiaires
du commerce en produits divers del. : Catherine
Bodson
Plan Vert SA
Drève du Rembucher 59 - 1170 Bruxelles Code
Nace :3299005 - Fabrication de fleurs, fruits et
feuillages artificiels et d'articles d'ornementation
en fleurs séchées 4776103 - Commerce de détail
de fleurs artificielles et d'articles d'ornementation
en fleurs artificielles del. : Danielle Decoster
Qatar Airways SETR
Av. Louise 350 - 1050 Bruxelles Code Nace : 51100
- Transports aériens de passagers 51210 - Transports
aériens de fret del. : Martha Ruszek
Ready for Solutions BVBA
Hulststraat 39 bus 4 - 8700 Tielt Code Nace : 62010
- Programmation informatique del. : Bob Cornelis
LeaderRegent Group SA
Rue Henri Gouvart 42 - 1440 Braine le Château
Code Nace : 41201 - Construction générale de
bâtiments résidentiels 41202 - Construction générale
d'immeubles de bureaux 42990 - Construction
d'autres ouvrages de génie civil n.c.a. del. : André
Moës
Renson Retail International SPRL
Av. des Pagodes 177 - 1020 Bruxelles Code Nace :
46180 - Intermédiaires spécialisés dans le commerce
d'autres produits spécifiques 46190 - Intermédiaires
du commerce en produits divers 70220
- Conseil pour les affaires et autres conseils de
gestion del. : Thierry Gilson
Rigden Holdings PPE
Av. Ducpétiaux 7 - 1060 Bruxelles del. : Sharon van
Staden
SD Worx ( Antwerpen) VZW
Brouwersvliet 2 - 2000 Antwerpen Code Nace :
82110 - Services administratifs combinés de bureau
del. : Ann De Vries
SICV - Soins Infirmiers chez Vous SPRL
Rue du Wimpelberg 76 - 1120 Bruxelles Code
Nace : 86906 - Activités des praticiens de l'art infirmier
del. : Denis Van Humbeeck
59
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Simon Laurane PPE
Av. de Woluwe-St-Lambert 57 - 1200 Bruxelles
del. : Laurane Simon
Simple 2 Ship - Kristal Solutions BVBA
Leonardo da Vincilaan 19 - 1831 Diegem Code
Nace : 26200 - Fabrication d'ordinateurs et d'équipements
périphériques 62020 - Conseil informatique
70220 - Conseil pour les affaires et autres
conseils de gestion del. : Ruud Van Keer
Sobeltax Location Brussels Capital SPRL
Av. Maréchal Joffre 80 - 1190 Bruxelles Code Nace :
46190 - Intermédiaires du commerce en produits
divers 77110 - Location et location-bail d'automobiles
et d'autres véhicules automobiles légers (<
3,5 tonnes) 77120 - Location et location-bail de camions
et d'autres véhicules automobiles lourds (>
3,5 ton) del. : Stephan Buffel
Struye Brussels SPRL
Av. du Port 2 - 1080 Bruxelles Code
Nace : 66220 - Activités des agents et
courtiers d'assurances del. : Rik Struye
AGENDA
Management & RH, Personal improvement
Jusqu’à
juin 2016
It’s Co-Solutions Time for the Boss
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for Free
Entrepreneurs
19, 22 et 29 avril 2016
Leader & Manager ? Comment
combiner
Droit commercial
Août à décembre 2016
Opleiding Bemiddeling/Mediation te
Gent**
07.03 – 06.06.16
Exercices pratiques en médiation
(module 7)
08.03 – 07.06.16
Praktische oefeningen in bemiddeling
(module 6)**
Stratégie et Gestion
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for the Boss
Jusqu’à juin 2016
It’s Co-Solutions Time for Free
Entrepreneurs
Mars à mai 2016
Leader en Transition Economique -
3 modules de 2 jours
23.03.2016
60’ chrono : Changement ou Révolution?
Réagir !
Vente, marketing & Communication
Jusqu’à juin 2016
It's Co-Solutions Time! For Sales…
➜ Brigitte van der Mensbrugghe
+32 2 643 78 30 – bvdm@beci.be
60 BECI - Bruxelles métropole - mars 2016
Législation sociale
11.03.2016
BECI HR Lunch
18.03.2016
Comment organiser une prévention
incendie optimale?
24.03.2016
Contrat de distribution : gare aux
risques de requalification par le
juge en contrat de travail
11.04.2016
Rédiger un contrat de travail intelligent
14.04.2016
Place
du culte en entreprise
29.04.2016
Les vacances annuelles des employés
➜
Frédéric Simon
+32 2 643 78 17 – fs@beci.be
Environnement, urbanisme, mobilité
17.03.2016
Gestion des déchets en entreprise :
nouvelles obligations 2016 et nouveaux
outils pratiques !
18.03.2016
Votre politique d’achats de biens et
de services durables
22.04.2016
Votre politique en matière d’alimentation
saine et responsable
➜ Laura Rebreanu
+32 2 643 78 26 – lr@beci.be
Diversité
08.03.2016
Gender at work
04.04.2016
Allongement du temps de carrière :
contrainte ou opportunité ?
14.04.2016
Place du Culte en entreprise
➜ Beci’s Diversity Department
+32 2 643 78 20 - bem@beci.be
Transmission
17.03.2016
Optimiser la gestion financière de
mon entreprise et sa valeur marchande
24.03.2016
Mettre
en place un système de
rémunération motivant
➜ Erik Thiry
+32 2 643 78 36 – eth@beci.be
Sven Saerens Comm,V
Witloofstraat 10 - 1800 Vilvoorde Code
Nace :62020 - Conseil informatique del. : Sven
Saerens
The House of Coaching - Denis Pierre-Gilles
PPE
Rue des Poussins 11 - 1180 Bruxelles Code
Nace : 70210 - Conseil en relations publiques
et en communication 70220 - Conseil pour les
affaires et autres conseils de gestion 85592 -
Formation professionnelle del. : Pierre-Gilles
Denis
Tout est Clean ASBL
Rue Emile Urbain 56A - 7100 La Louvière Code
Nace : 96012 - Activités des blanchisseries et
des salons-lavoirs pour particuliers del. : Tolga
Siber
Tribox EU SPRL
Rue du Serpentin 18 - 1050 Bruxelles Code
Nace : 46150 - Intermédiaires du commerce en
meubles, articles de ménage et quincaillerie
58290 - Édition d'autres logiciels 63120 - Portails
Internet del. : Thibaut de le Court
Van Den Driessche Johan PPE
Rue de l'Etuve 81 bte 51 - 1000
Bruxelles Code Nace :64200 -
Activités des sociétés holding
70220 - Conseil pour les affaires
et autres conseils de gestion
82990 - Autres activités de soutien aux entreprises
n.c.a. del. : Johan Van den Driessche
Vin'Arte SA
Rue de Grand-Bigard 521 - 1082 Bruxelles Code
Nace :46341 - Commerce de gros de vin et de
spiritueux 47252 - Commerce de détail de boissons
en magasin spécialisé, assortiment général
del. : Laurent Van Damme
Yousfi Abde-Ali PPE
Petite rue de la Source 85 - 1060 Bruxelles del. :
Abde-ali Yousfi
14.03.2016
Tavola – Food Business Meetings –
Courtrai
15.03.2016
Séminaire : Networking belgo-turc
18.03.2016
Seminar EU-Africa Renewable
Energy
24.03.2016
Meet the Ambassador - IRAN
➜ Beci’s International Department
+32 2 643 78 02 - sso@beci.be
23.03.2016
Les B.A.-Ba du succès
24.03.2016
Job Day Transport & Logistic
26.04.2016
Speed Business Lunch
28.04.2016
After Work
➜ Beci Events +32 2 643 78 13 –
events@beci.be
**En néerlandais uniquement
׉	 7cassandra://krLQ1BJLp0KiJ5BpQKTGf2tdL4jgIf1NISLXfRarKew&`̵ V6"7̘.f׉E11ème
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Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.peugeot.be
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׉	 7cassandra://-jqLLdVvRagB8iCrmIYVFyQU7xkn1jzUKLLa4iZBnRA<`̵ V6$7̘.׈EV6$7̘.V6$7̘.$ͼ2016.03 Bruxelles MétropoleV6.%e.