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MAGAZINE
Dr Jean
Sibadioumeg DIATTA
Spécialiste en communication
Chef de la division relations
publiques et marketing de
l’Université Gaston Berger de
Saint-Louis
Haicha HANNE
Huissier de Justice
“Le métier d’huissier bien que
n’étant pas de tout repos est
assez passionnant.”
Roger SALLAH
Acteur/Comédien
Voix off - Modèle photo
Ousseynou GUEYE
Fondateur Polaris asso
“Le métier d’acteur est
un métier très noble.”
N°4
Du 30 Juillet 2020
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05
08
EDITO
Waly NDIAYE CEO Biramawa
«L’équipe Biramawa s’agrandit !»
10
16
édition spéciale
ENTRETIEN PORTRAIT
AVIS D’EXPERT
05
08
Michèle BURON-MILLET Créatrice de la pouponnière “Vivre Ensemble” de Mbour
Appel aux dons
Haicha HANNE Huissier de Justice
«Le métier d’huissier bien que n’étant pas de tout
repos est assez passionnant.»
Dr Jean Sibadioumeg DIATTA Spécialiste en communication
«Le Sénégal face aux leçons de la Covid-19 : quand la
pandémie met à nu les tares du système de communication publique»
20 LE COIN D’AUTRUI
Ayoba FAYE Journaliste d’investigation – Rédacteur en chef Pressafrik
«J’ai reçu vos retours et suis très émus par vos compliments
sur mon style d’écriture.»
25 ENTRETIEN EXCLUSIF
Roger SALLAH Acteur/Comédien - Voix off - Modèle photo
«Le métier d’acteur est un métier très noble.»
30
VEILLE ET INTELLIGENCE DES AFFAIRES
Moustapha FAYE Chercheur en Marketing Stratégique – UGB
Les enjeux culturels de la production audiovisuelle et
cinématographique
25
30
2-BIRAMAWA MAGAZINE
SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE -
20
16
10
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-
-SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE
34 AGRICULTURE
Thierno NGAMB Agronome, Spécialiste en Sécurité Alimentaire et Résilience
«Au-delà de Ndingler, L’anxiété demeure chez les
agriculteurs.»
36 SANTÉ
Dr Benjamin NDOUR Médecin généraliste
La contraception moderne
40 DÉCOUVERTE
Ousseynou GUEYE
36
Fondateur Polaris asso
«Polaris Asso est une association française basée à Dakar que
j’ai initiée en 2018.»
42 DÉVELOPPEMENT PERSONNEL
Abdoulaye NDIAYE Chancelier des Affaires étrangères
La lecture
42
46 DIPLOVAR
Un regard aiguisé sur l’actualité internationale
48 LA CVTHÈQUE
Germaine Adel Ndama DIOUF
Responsable logistique
46
48
- SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE
BIRAMAWA MAGAZINE - 3
40
34
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Chercheur en Droit privé
Expert maritime en formation
Ayoba FAYE
Journaliste d’investigation
Rédacteur en chef Pressafrik
Moustapha FAYE
Chercheur en Marketing Stratégique – UGB
Omar Mallé SAKHO
Doctorant à l’Université Cheikh Anta Diop
Laboratoire LARHISA.
Thierno NGAMB
Agronome
Spécialiste en Sécurité Alimentaire et Résilience
Guilaye TINE
Designer-Digital Marketer-Telemarketer
CEO IN'FINITY
Djiby SADIO
Photographie
CEO Studio 13
Alioune FALL
Juriste d’Affaires
Inspecteur du travail et de la sécurité Sociale
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires Étrangères
Docteur Benjamin NDOUR
Médecin généraliste
Khadime SENE
Educateur Spécialisé au Ministère de la Justice
Marianne SECK
Docteur en droit de l’environnement et de la santé
Ousseynou GUEYE
Responsable communication chez Afric’innov et fondateur
de Polaris asso
4-BIRAMAWA MAGAZINE
L’ÉQUIPE BIRAMAWA
contactez nous:contact@biramawa.com
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La famille
Biramawa
s’agrandit !
Chers lecteurs, chères lectrices
Vous êtes nombreux à exprimer le souhait que le magazine ait plus de rubriques. Nous vous
en remercions. Continuez à nous faire part de vos suggestions, remarques.
Pour donner suite à vos demandes, j’ai le plaisir de vous annoncer que de nouvelles rubriques
vont voir le jour au fur et à mesure de nos éditions. A titre indicatif 3 nouvelles rubriques vont
être lancées : Une (1) à partir de ce numéro et Deux(2) autres à partir du numéro 5 de votre
magazine.
Elles traiteront d’enjeux majeurs de notre époque et seront animées respectivement :
1. Pour la rubrique SANTÉ par Benjamin NDOUR, Médecin généraliste
2. Pour la rubrique ENVIRONNEMENT par Marianne Seck, Docteur en droit de l’environnement
et de la santé
3. Et pour la rubrique « A L’ÈRE DU NUMÉRIQUE » par Ousseynou GUEYE, Responsable
communication chez Afric’innov et fondateur de Polaris asso
Par ma voix, toute l’équipe Biramawa vous remercie, chers contributeurs, et vous souhaite la
bienvenue.
Waly NDIAYE
BIRAMAWA MAGAZINE - 5
Waly NDIAYE
CEO Biramawa
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OEDITION
SPECIALE
Michèle BURON-MILLET
Créatrice de la pouponnière “Vivre Ensemble” de Mbour
Le magazine Biramawa à travers sa rubrique " Edition spéciale "a souhaité donner
la voix à la Pouponnière "Vivre Ensemble "de Mbour. Créée en 2002 la pouponnière
est un "lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de sa maman
". Confrontée à des difficultés à cause de la crise sanitaire, la pouponnière
fait appel à toutes les bonnes volontés.
Vivre Ensemble – La Pouponnière de Mbour
La Pouponnière de Mbour a vu le jour en Janvier 2002,
Michèle BURON-MILLET en est la créatrice. C’est un
lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de
sa maman. Elle permet aux orphelins de mère ou aux
enfants dont la maman ne peut pas s’occuper (pour
des raisons gravissimes), de vivre protégés, leurs premières
années de vie si fragile, avant de regagner leur
famille au bout d’un à deux ans. Très rapidement, l’association
se développe et il apparaît que tous les enfants
ne peuvent rentrer chez eux (rejet de la famille
ou mauvaises conditions d’accueil). En 2003, les Unités
Familiales sont créées pour prendre le relais et
s’occuper de ces enfants qui sortent de la Pouponnière,
mais ne peuvent pas rentrer en famille. Avec le temps
la Pouponnière a acquis une certaine notoriété au vu
du sérieux des professionnels. Aujourd’hui la Pouponnière
compte 136 salariés et 148 enfants.
Vivre Ensemble c’est aussi et avant tout un séjour de
rupture, crée en 2001 pour des jeunes français en dif8-BIRAMAWA
MAGAZINE
ficultés. Ils restent durant 9 mois et participent à des
chantiers humanitaires (reconstruction, réhabilitation
dans les villages ), ils sont aussi amenés à faire un stage
dans la pouponnière. L’objectif étant de les remobiliser
et de les valoriser à travers l’aide apporté à la
population locale défavorisée. Le projet est double et
complémentaire, en effet une grande partie du financement
des frais de fonctionnement de la Pouponnière
provient du séjour de rupture lui même.
En raison de la situation sanitaire mondiale l’équipe de
direction de Vivre Ensemble a dû prendre des mesures
rapidement. Début mars l’association s’est vue fermer
ses portes aux visiteurs, nombreux chaque jour et en
provenance d’Europe. Il a fallu ensuite faire de même
pour l’accueil des bénévoles, une quarantaine par mois
à nous apporter leur soutien. Enfin depuis maintenant
le mois de mars le confinement des enfants et du personnel
c’est organisé. Notre souhait comme toujours
est de préserver nos enfants, mais aussi le personnel
׉	 7cassandra://-zeQ1P-q4EnSTFlyZ99EAbJyO3_emcsIqurb81avB3E.H`̵ _&ۮmIec׉Ebqui s’en occupe. Nous avons réussi à composer une
équipe de volontaires pour rester confinés. Aujourd’hui
250 personnes sont au centre, dont 148 enfants.
L’ensemble du personnel est mutuellement très solidaire,
ils sont comme une grande famille. Et ce malgré
l’inquiétude pour leur famille respective à l’extérieur.
Nous nous devons maintenir les salaires. Pour les salariés
sur place mais aussi tout ceux, qui de chez eux,
sont au chômage technique et pour qui nous souhaiterions
maintenir le salaire initial. Nous devons aussi
assurer l’approvisionnement de l’association en denrées
alimentaires, produits d’entretien, d’hygiène,
médicaments. Cette situation engendre une augmentation
considérable nos dépenses quotidiennes, pour
lesquelles nous avions déjà des difficultés de prise en
charge tout au long de l’année.
Du fait de l’absence de visiteurs et de bénévoles, nous
constatons une baisse des dons au quotidien. Nous gardons
aussi en tête que les jeunes accueillis en séjour
de rupture peuvent à tout moment être rapatriés en
France, en fonction de l’ évolution de la situation. L’avenir
de la Pouponnière en deviendrait alors très incertain.
Nous
sommes en permanence à la recherche de soutien
pour nous aider dans la prise en charge des frais de
fonctionnement et le maintien des activités de l’association.
Les
sources de financements :
(Budget total annuel 291 332 806 FCFA)
‒ Vivre Ensemble Madesahel, séjour de rupture : 44
% du budget total de la Pouponnière.
‒ L’état Sénégalais 10 000 000 CFA
‒ L’association Louly l’Ecole au Sénégal , tous les
frais liés à la scolarité des enfants : 5 262 087 FCFA (année
scolaire 2018-2019)
‒ La Banque Mondiale 4 520 000 CFA en 2019
‒ 270 parrains pour environ 51 085 900 CFA par an
‒ Le reste des financements dépendent des dons de
particuliers et entreprises.
Nous contacter :
‒ Accueil : + 221 33 957 31 36
‒ E-mai : contact@lapouponnieredembour.org
‒ Responsable communication : Arnoult Mathilde
‒ Tel : + 221 77 881 83 60
Nous aider :
‒ Orange Money : + 221 77 500 19 32
‒ Faire un don en ligne :https://www.helloasso.com/
don/associations/vivre-ensemble-la-pouponniere
‒ Notre site
Voici quelques chiffres :
Effectif de la Pouponnière :
‒ La Pouponnière : 91 bébés de 0 à 2 ans.
‒ Les Unités Familiales : 37 enfants de 2 à 6 ans.
‒ La Grande Enfance : 20 enfants de plus de 6 ans.
‒ Enfants accueillis en ce moment : 148
‒ Enfants accueillis et sauvés depuis janvier 2002 : 1
260
‒ Employés à la Pouponnière : 136
pouponnieredembour
‒ Devenir parrain
‒ Faire un don par virement bancaire :
IBAN : FR76 4255 9100 0008 0040 4472 464
BIC : CCOPFRPPXXX
Intitulé du compte : Vivre Ensemble, la Pouponnière
internet: http://www.lapouponnieredembour.org
‒
Notre page facebook: https://www.facebook.com/
BIRAMAWA MAGAZINE - 9
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POTRAIT
Haicha HANNE
Huissier de Justice
“Le métier d’huissier bien que n’étant pas
de tout repos est assez passionnant.”
׉	 7cassandra://N8qvhVLSThaosx89wEV-gFiO5ZxATMRDB7PAz5XfI2w$`̵ _&ۮmIec׉EHaicha HANNE, huissier de Justice, a occupé le poste de coordinatrice
départementale de l’Agence d’assistance à la Sécurité de Proximité
(ASP) du département de Louga. Dans cet entretien elle retrace son
parcours et fait une « visite guidée » du métier d’huissier de justice.
Originaire de Thiès, Haicha décrit cette ville comme étant sa préférée.
« Pour faire aussi simple que lui, je dirai à
mes lecteurs l’huissier c’est celui qui facilite
l’accès aux cours et tribunaux aux fins
de l’obtention d’une décision de justice. Au
sortir des juridictions, il est la personne
vers qui on se tourne pour obtenir l’exécution
de ces dites décisions. »
Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Il ne m’a jamais été facile de parler de moi… disons
que Je suis Maitre Haicha HANNE, mariée et mère
d’une petite fille de trois ans et demi, cinquième
née d’une fratrie de sept enfants. Je suis originaire
de la région de Thiès (au Sénégal).
Quel poste occupez-vous actuellement ?
Je suis Huissier de justice sans charge ou en attente
de titularisation.
Quel a été votre parcours pour arriver au métier
d’huissier de justice ?
J’ai eu mon baccalauréat L2 avec la mention assez
bien en 2009. Par la suite, j’ai intégré la prestigieuse
Unité de Formation et de Recherche des Sciences
Juridiques et politiques (UFR/SJP) de l’Université
Gaston Berger (UGB) de Saint Louis du Sénégal.
J’ai obtenu une maitrise en droit de l’entreprise
quatre (4) années plus tard. J’ai eu un master 2
professionnel en ingénierie juridique et management
des entreprises après ma maitrise toujours
à l’UFR/SJP.
Par la suite, j’ai été recruté comme professeur de
droit pénal général, droit pénal spécial et procédure
pénale à l’Agence d’assistance à la Sécurité de
Proximité (ASP). C’est ainsi que j’ai participé activement
à la formation des agents de sécurité de
proximité du pôle de Thiès.
Le directeur de l’époque ayant vu le sérieux et la
détermination dont je faisais montre dans mon travail
a décidé de me garder dans l’Agence. C’est ainsi
que j’ai été nommée Coordinatrice départementale
de l’ASP du département de Louga. Poste que j’occuperai
pendant presque trois ans.
C’était un travail passionnant qui me faisait être
en contact avec des gens de tous âges et horizons.
Mais cela n’avait rien à voir avec ma formation. J’ai
eu peur de désapprendre et surtout de voir mes efforts
consentis à l’UGB rester vains.
C’est ainsi que j’ai décidé de tenter le concours
d’aptitude au stage d’huissier de justice. Je serai
reçu avec quinze (15) autres personnes en fin
2017. J’étais toujours en poste à Louga. Il m’a fallu
présenter une lettre de démission quand il s’est agi
de commencer mon stage.
En début 2018, je suis rentrée à Thiès (ma ville
natale) pour y subir mon stage pratique en cabinet.
J’y suis toujours. J’ai prêté serment devant la
Cour d’Appel de Thiès le 23 janvier 2018 et depuis
j’exerce ici.
BIRAMAWA MAGAZINE - 11
׉	 7cassandra://ezky6Ak5HydWmj0mznzVs2zufvV9VCLw3BRtHHhcALA-`̵ _&ۮmIec_&ۮmIec{בCט   {u׉׉	 7cassandra://OHeB7k7MNMhUuarCNrVrOz-SZLZadbZzlLD45xXycWk `׉	 7cassandra://sS4-2bUcX9XuwB7loiV22Xz3iUJUHl-1SUgeGxTaLNM͗`S׉	 7cassandra://QEzy7MjNcJ16LqfPftNu39nU5brGdwkfi47MkJa55VM([`̵ ׉	 7cassandra://Z95KVcX9G91_uEQmVzcLTKitxouhhL02Lrvv5ZgopUk ,͠_&ۮmIecט  {u׉׉	 7cassandra://B7vQHCFAgXK-qluzzwGyPvVL6UZMda8ZoZAK2hw5Mt0 `׉	 7cassandra://fQ6CFy9_sJOhQZsfp74HH8bWu3OpaEMptMNJmuW6qK0͟`S׉	 7cassandra://x0TQ19vGeZRCUKNGrlYaayCXHo54c0-UGdnjlqGXFTo+K`̵ ׉	 7cassandra://TrfjxNjy5BBtmbRQhcmxk-GeC6JAVAja2eT9AWAEHrQ 4͠_&ۮmIec׉Eprocès-verbaux de constat, de consigner toutes
déclarations sur sommation, de signifier toute
citation ou assignation, de procéder aux significations
judiciaires et extra judiciaires, de dresser
et signifier tous actes ou exploits nécessaires à
l’exécution forcée des actes ou titres exécutoires,
de dresser et signifier tous actes ou exploits nécessaires
au recouvrement forcée des amendes
pénales.
Il peut en outre procéder au recouvrement
amiable de toutes créances ; à tout moment et
même les jours fériés, dans son ressort territorial,
dresser des constats d’accident de la circulation ;
dresser tout constat de conciliation ou d’accord ;
gérer des immeubles et administrer des biens qui
lui sont confiés ; être désigné séquestre, médiateur
ou conciliateur.
L’huissier exerce sa profession sur le territoire de
la cour d’appel de son ressort à titre individuel ou
dans le cadre d’une SCP.
En quoi consiste le métier d’huissier de Justice
?
Un jour, alors que j’étais en poste à Louga, un ami
m’a parlé du concours d’aptitude au stage d’huissier
de justice. Je ne savais pas en quoi consistait
le travail d’un huissier et ce malgré ma maitrise en
droit. J’ai alors décidé de prendre une semaine de
congé pour faire une immersion dans un cabinet
pour me faire ma propre opinion de ce qu’était le
métier d’huissier de justice.
Quand j’ai demandé à mon maitre de stage d’à
l’époque qui était l’huissier de justice, il m’a répondu
que c’était « celui qui se tient à la porte de la justice
». Il venait de me donner la définition étymologique
de l’huissier (huis=porte ; sied= qui se tient).
Pour faire aussi simple que lui, je dirai à mes lecteurs
l’huissier c’est celui qui facilite l’accès aux
cours et tribunaux aux fins de l’obtention d’une décision
de justice. Au sortir des juridictions, il est la
personne vers qui on se tourne pour obtenir l’exécution
de ces dites décisions.
Il est ainsi au début et à la fin de toutes les procédures
judiciaires. C’est ce qui ressort des dispositions
de l’article 07 du décret portant statut des
huissiers de justice.
L’huissier est un officier ministériel et un officier
publique qui a pour mission : de dresser des
12-BIRAMAWA MAGAZINE
« …c’est un boulot qui laisse peu de place à
l’ennui. Un boulot où tous les jours tu apprends
de nouvelles choses. Où tu es à mis
cheval sur toutes les matières du droit. »
Qu’est ce qui fait que vous aimez ce métier ?
Le métier d’huissier bien que n’étant pas de tout
repos est assez passionnant. Je dois dire que beaucoup
de choses font que j’aime ce métier. D’abord il
y’a le fait qu’on n’est pas obligé d’être tout le temps
entre quatre murs, dans un bureau. Vous n’êtes pas
sans savoir que le travail de l’huissier se subdivise
en deux parties : la rédaction des actes et leur signification.
Par
signification, il convient de comprendre le fait
par l’huissier de se transporter chez le requis aux
fins de lui servir un acte. Ce qui laisse peu de place
à l’ennui. Le travail de terrain change de la monotonie
des bureaux et aide à parfaire les capacités
relationnelles et de médiation. Un bon huissier est
celui qui rédige de bons actes et qui parvient à les
servir correctement. On a souvent en face de nous
des requis réticents. Le bon huissier c’est celui qui
les amène à coopérer.
Autre trait qui fait que j’aime mon métier, le fait de
ne pas avoir de « boss ». L’huissier exerce sa charge
׉	 7cassandra://QEzy7MjNcJ16LqfPftNu39nU5brGdwkfi47MkJa55VM([`̵ _&ۮmIec׉Econformément à la réglementation en vigueur et
pour son compte. Ce qui veut dire qu’il travaille
pour lui-même et se fait rémunérer sur ses honoraires.
Il définit lui-même ses conditions de travail.
pulser un délai aux fins de l’amener à partir d’ellemême.
Bien souvent on nous apporte les clés au
cabinet.
Nous privilégions ce genre de méthodes. Après cela
dépend de l’attitude de personne qu’on a en face de
nous.
Il y a aussi un travail de terrain. Quelles difficultés
vous pouvez rencontrer lors des constatations
ou des missions d’informations et comment
les surmonter ?
Le travail de terrain occupe une place importante
dans notre travail. Il est évident qu’il n’est pas de
tout repos. On y rencontre toutes sortes de problèmes.
Parfois, il n’est pas aisé de connaitre
l’adresse exacte du requis. Il faut faire preuve d’ingéniosité
pour y arriver.
Il y’a aussi le fait que les requis sont parfois réticents.
Il faut leur expliquer le pourquoi de notre
visite et surtout les implications de la réception ou
non de l’acte qu’on vient leur servir.
Il faut de la persévérance pour servir correctement
un acte.
Parfois on a tendance à oublier toute la dimension
de négociation à l’amiable de l’exécution
des décisions de justice notamment en
recouvrement mais aussi la médiation. Quelle
place occupe cette partie dans votre métier ?
La médiation occupe une place importante dans
notre travail. Comme dit l’adage « un mauvais arrangement
vaut mieux qu’un bon procès ». Il est
toujours souhaitable d’avoir un dénouement pacifique
d’un conflit. Pour le recouvrement à l’amiable,
l’huissier de justice peut y procéder en dehors de
l’obtention d’un titre exécutoire et à tout moment.
Ce qui veut dire qu’un créancier peut attraire son
débiteur devant un huissier pour dresser le procès-verbal
de leur accord portant sur les modalités
par lesquelles ce dernier entend s’acquitter de sa
dette. Ce qui en fait une procédure extrajudiciaire.
C’est un gain énorme en termes de temps et pour
les parties et pour nous.
Il en est de même pour certaines expulsions, on
préfère signifier l’acte et laisser à la personne à exLa
perception que l’on peut avoir des huissiers
est souvent peu flatteuse. Etes vous parfois
confrontée aux idées reçues ou à ces clichés ?
Nous y sommes confrontés tous les jours. Beaucoup
pense que l’huissier c’est celui qui vient jeter
la honte ou le déshonneur. Les gens oublient que
derrière chaque requis il y’a une personne qui a
manqué à ses obligations. On oublie que la victime
de l’histoire ce n’est pas celui dont on vient saisir
les biens ou expulser mais bien celui dont le recouvrement
de la créance est menacé ou celui qui
ne peut plus jouir de ses biens.
Si vous pouviez revenir quelques années en arrière,
auriez-vous suivi la même orientation ?
Que conseillez-vous aux élèves et étudiants intéressés
par votre métier ?
Je pense que oui même si rien ne me prédestinait à
cela. J’étais assez fleur bleue, très prompt à accorder
ma confiance. Avec la déformation professionnelle,
j’émets des réserves, je prends les dires avec
des « pincettes » et rien que pour cela je tenterais
l’expérience à nouveau.
De plus, c’est un boulot qui laisse peu de place à
l’ennui. Un boulot où tous les jours tu apprends de
nouvelles choses. Où tu es à mis cheval sur toutes
les matières du droit.
BIRAMAWA MAGAZINE - 13
׉	 7cassandra://x0TQ19vGeZRCUKNGrlYaayCXHo54c0-UGdnjlqGXFTo+K`̵ _&ۮmIec_&ۮmIec{בCט   {u׉׉	 7cassandra://uD_3TEnttbiLxrksHYASU4NBr8J_uJzswg7x8z4BZjA %`׉	 7cassandra://tZgI9GS9Da88LWcsU_b5Rq7tK0ff4bV3OxBMb4Ybe5Uͪ`S׉	 7cassandra://mkcSkj2F0cUgguMWWNoollqn8tWroWBz0DHCMFV7QRg+`̵ ׉	 7cassandra://VS6K58_f5BG0csaOxPw8o4eveZOBbcfpmIVeqvCUZ60 gp,͠_&ۮmIecט  {u׉׉	 7cassandra://NReJj3yr6o8PWM8py1lijhCHhIiPnguTRLKN6lfyJIM `׉	 7cassandra://b5qCgLNfSLuV7vMVonLX_399Rr4c2byNkvVbqVSJOS4U`S׉	 7cassandra://mXxKZ5KaosjIPrzxSH5n5yL-Za6EYB18n-Eom5_L7Co `̵ ׉	 7cassandra://AqsMH2s2yOfq7YXnOwfSQFVzBX9sksYRi8HGLBzoTEE 9͠_&ۮmIec׉Emdiplômes. J’en suis sortie avec plus que ça.
Alors oui. Si c’était à refaire, je le referais.
Le métier d’huissier de justice semble être très
prenant. Comment conciliez-vous vie professionnelle
et vie privée ?
Je dois avouer que notre métier peut s’avérer très
prenant parfois. Cependant, il n’est pas inconciliable
à une vie privée ou une vie de couple épanouie.
Si d’autres peuvent le faire pourquoi pas
nous ?
Le choix du conjoint est primordial car nous n’avons
pas d’horaires fixes. Il nous arrive d’instrumenter
la nuit ou les jours fériés. De plus, la nature de
notre travail fait qu’on ne peut pas communiquer
dessus. Nous gérons des dossiers sensibles et/ou
confidentiels. Notre code éthique nous interdit de
nous en ouvrir à nos conjoints.
Cela ne doit pas être évident pour eux au quotidien.
Ne pas voir son partenaire et ne pas pouvoir lui demander
des comptes. C’est pourquoi je dis que le
choix du conjoint est primordial.
Nous gérons du stress et des problèmes à longueur
de journée. Le soir, de retour à la maison, on a envie
de tout sauf d’y retrouver des problèmes. Et moi
j’ai trouvé l’astuce (rires) : être avec quelqu’un de
plus occupé que moi. Le soir quand on rentre claqués
tous les deux il est clair que pinailler est le
cadet de nos soucis.
Vous disiez avoir fait vos études supérieures à
l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Quels
souvenirs gardez-vous de ce temple du Savoir ?
Je garde d’excellents souvenirs de notre cher Sanar.
Ce sont mes plus belles années. Et je dis souvent
que s’il m’était donnée la possibilité d’y retourner,
je n’en sortirais plus.
Sanar a littéralement changé ma vie. La petite fille
asociale qui y est entrée en est sortie grandie. Mes
plus belles rencontres je les ai faites là-bas. Les
amis que j’ai eu là-bas sont devenus mes meilleurs
amis. Je n’ai pas seulement quitté Sanar avec des
14-BIRAMAWA MAGAZINE
Entre partir à l’étranger et poursuivre vos
études au Sénégal, vous avez choisi de rester.
Pourquoi ce choix ?
Après le bac, j’avais voulu poursuivre mes études en
France. J’ai été reçue dans une université française
et l’Etat du Sénégal m’avait octroyé une bourse
d’étude. Je me suis heurté à un refus catégorique
de mon père.
J’ai intégré malgré moi (à l’époque) l’UFR/SJP. Avec
le recul, je dois admettre que c’est l’un des plus
beaux cadeaux que m’a fait mon père. Faire du droit
et l’exercer au Sénégal m’a ouvert énormément de
portes. Cela m’a permis de faire de développer un
réseau de contacts qui m’aide beaucoup au quotidien.
Beaucoup
de jeunes sénégalais poursuivent
leurs études et finissent par travailler à l’étranger
: « La fuite des cerveaux ». Qu’est-ce que
cela vous inspire ?
Le mouvement contraire se fait observer de plus en
plus aussi. Beaucoup se rendent compte de plus en
plus du potentiel de nos pays. Je suis toujours heureuse
de voir des gens faire le voyage pour subir
des concours ici.
Parfois ce n’est pas évident pour eux. Il faut un accompagnement
afin de les inciter plus à faire le
chemin inverse.
Pour changer de registre vous êtes originaire
de la région de THIES. Que pouvez-vous nous
dire sur cette ville du Sénégal ?
Thiès, ce n’est pas seulement ma ville natale mais
aussi ma ville de cœur. Je sais que c’est ma préférée
après en avoir pratiqué d’autres en comparaison.
Je dis toujours que c’est ici que je veux finir mes
jours et être enterrée. La vie n’est pas chère, le trafic
est fluide et les gens conviviaux.
Avez-vous un message à l’endroit de la Femme
sénégalaise ?
Je les exhorte à croire en elles et en leurs capacités.
Biramawa vous remercie. Votre mot de la fin
C’est moi qui vous remercie pour le choix porté sur
ma modeste personne.
« Thiès, ce n’est pas seulement ma ville natale
mais aussi ma ville de cœur. »
׉	 7cassandra://mkcSkj2F0cUgguMWWNoollqn8tWroWBz0DHCMFV7QRg+`̵ _&ۮmIec׉E׉	 7cassandra://mXxKZ5KaosjIPrzxSH5n5yL-Za6EYB18n-Eom5_L7Co `̵ _&ۮmIec_&ۮmIec{בCט   {u׉׉	 7cassandra://4iTYt3wdSXv8gqtQrYhMRQuFoKMUAAvC5J7J5sWvarc `׉	 7cassandra://ff-q0UhFra3q-B8HCQqwgdAPxmRPhbNWKkIt3aHxMn0{`S׉	 7cassandra://eNNyoecEbGkHO95vPV75LSV2sZyXT2C4Wxv56I35KR8#k`̵ ׉	 7cassandra://Ymc5ywIQtCtgD-syMSuLX5Ndlc8XLlqn3glHFx0AwyY͂<͠_&ۮmIecט  {u׉׉	 7cassandra://3Rt5Mfc_8QOptwnRLpPfyzu4q8zlTiv_0V3za4uQ6Nk =` ׉	 7cassandra://HU4rUOOVVaCVnCoCC4HM4sKV-W1FExVvtsLP0-EoxKI͸`S׉	 7cassandra://AqtLtvvh8iaA5oF8v3F0qLas-D7FuMuEcGxmviKAQck*D`̵ ׉	 7cassandra://Kx0_91X5Nzk7Z9x69xXTeOT-zSyvj7rqTJDhQmZizt0H͠_&ۮmIec׉E+AVIS
D’EXPERT
Dr Jean Sibadioumeg DIATTA
Spécialiste en communication
Chef de la division relations publiques
et marketing de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis
« Le Sénégal face aux leçons de la Covid-19 : quand la pandémie met à
nu les tares du système de communication publique »
Comme le révèle l’axiome de Watzlawick, il
n’est point besoin de démontrer que de nos
jours, « on ne peut pas ne pas communiquer
». La communication est au cœur des relations
humaines, mais aussi du management
des organisations. Au Sénégal, 2012 a été un
tournant décisif dans la vie politique et surtout
dans les relations gouvernants/gouvernés.
Cela s’est traduit notamment par l’éclosion
d’une nouvelle force citoyenne animée
principalement par les jeunes qui constituent
d’ailleurs plus de la moitié de la population.
Les citoyens deviennent beaucoup
plus regardants et plus exigeants en matière
16-BIRAMAWA MAGAZINE
de gouvernance de l’Etat. On assiste à la création
tous azimuts de mouvements citoyens
et au renforcement de la société civile. Un
autre facteur ayant contribué au renforcement
de la vigilance citoyenne par rapport à
la chose publique reste le développement de
la connectivité internet et la diversification
des réseaux sociaux numériques. Le citoyen
reçoit au quotidien et de façon instantanée
une pluralité de messages, d’informations
de tout genre qui souvent ont besoin d’être
décortiqués, élucidés. Toutes ces situations
justifient l’obligation de communication de
l’Etat et de ses services.
׉	 7cassandra://eNNyoecEbGkHO95vPV75LSV2sZyXT2C4Wxv56I35KR8#k`̵ _&ۮmIec׉EPar ailleurs, à l’instar de la plupart des pays du
monde, le Sénégal est secoué de plein fouet par la
pandémie du coronavirus avec son lot de conséquences
politiques, sociales, économiques, etc.
Plusieurs mesures ont d’ailleurs été prises par le
Gouvernement avec notamment la proclamation
de l’État d’urgence assorti d’un couvre-feu. L’un
des principaux défis à relever dans cette « guerre
» contre un ennemi puissant et invisible reste celui
d’une communication, d’une communication de
crise, d’une communication pour le changement
de comportement adossée sur un système de communication
publique performant. Trois mois après
l’apparition du premier cas, on note une tergiversation
des autorités par rapport à la démarche
adéquate à dérouler. Ce qui a eu malheureusement
comme conséquences le relâchement des populations,
le non-respect des mesures barrières édictées,
la multiplication des cas de contamination qui
rendent la situation épidémiologique inquiétante.
A la place d’une communication sociale, d’une
communication de contact, nous avons eu droit à
la prédominance d’une campagne médiatique et
informationnelle facilitée surtout par la collaboration
des groupes de presse qui ont mis gracieusement
leurs supports à la disposition du ministère
de la santé et de l’action sociale.
En réalité, tous ces écarts notés çà et là et même
bien avant l’avènement du Covid-19 sont fondamentalement
révélateurs d’un malaise systémique,
structurel profond qui mérite d’être analysé sans
complaisance en vue de promouvoir une communication
publique efficace et efficiente.
Pourtant, la communication publique, cette communication
« formelle qui tend à l’échange et au
partage d’informations d’utilité publique ainsi
qu’au maintien du lien social et dont la responsabilité
incombe à des institutions publiques », constitue
un pilier majeur de gouvernance politique.
Outre le fait d’assurer l’information nécessaire
au fonctionnement des services publics, elle doit
rendre compte des politiques publiques, rendre lisibles
l’institution et ses décisions, montrer le sens,
l’ambition, les conséquences et les contraintes des
choix publics. Sa mission principale est de servir
l’intérêt général et la démocratie.
Une meilleure prise en compte de la communication
publique aurait contribué à un management
efficace de la marque « Etat du Sénégal » ; à une
meilleure visibilité et une lisibilité des politiques,
projets et programmes ; à une facilitation de l’accès
aux données ; à une meilleure diffusion des informations
relatives aux activités et réalisations gouvernementales
; au développement d’une relation
de confiance entre l’Etat et les citoyens ; à l’instauration
d’un climat de stabilité socio-politique. Une
communication institutionnelle bien maîtrisée
permettrait d’anticiper en amont la gestion des
crises et, mieux encore, de les éviter. C’est donc un
outil extrêmement important sur lequel devraient
s’appuyer les gouvernants dans la réalisation des
tâches qui leur incombent. Après observations et
analyses, nous avons identifié trois facteurs qui
gangrènent la communication institutionnelle au
Sénégal.
Le financement
Contrairement aux entreprises privées qui accordent
une place centrale à la communication, les
institutions publiques relèguent souvent ce levier
important de gouvernance à une simple formalité,
voire à une simple médiatisation. Les restrictions
budgétaires dues à la crise économique affectent la
communication publique. Dès lors, ces institutions
fonctionnent sans cellule, elles ne mettent généralement
pas à la disposition de la communication
un budget car celle-ci est souvent perçue comme «
gadget » non prioritaire. C’est d’ailleurs pourquoi il
est rare de voir une politique communicationnelle
soutenue dans la plupart des organes de l’Etat.
La professionnalisation des acteurs
La communication publique devrait s’appuyer
aujourd’hui sur une professionnalisation de ses
acteurs, pratiquant des métiers reconnus et renforcés
par des formations spécifiques de haut niveau.
Malheureusement au Sénégal, la réalité révèle
qu’avec la politisation de l’administration les
chargés de communication sont souvent choisis
par copinage. Il n’est pas rare de voir des responsables
de communication d’institutions publiques
sans expériences professionnelles et même sans
diplôme requis. Mathieu Griffon déclare d’ailleurs
à ce sujet : « Si la communication est souvent perçue
comme des techniques innées, elle est en réalité
un véritable métier qui s’apprend en théorie et
dans un quotidien riche en expérience diverses et
variées ». Ce manque de professionnalisation de ce
métier prestigieux fait qu’on a souvent affaire à des
agents qui ne s’occupent que de médiatisation au
détriment de la vraie communication publique
BIRAMAWA MAGAZINE - 17
׉	 7cassandra://AqtLtvvh8iaA5oF8v3F0qLas-D7FuMuEcGxmviKAQck*D`̵ _&ۮmIec_&ۮmIec{בCט   {u׉׉	 7cassandra://YTi7frRwimkiRoumYdvhZzIj6JEhkRHkLCu3pj7NTzk ~o`׉	 7cassandra://7FmVKlpvMUL-cQ0jR5B5zdFz_aI6-iEuwzdsZcbifp8́@`S׉	 7cassandra://iG1VON8BRgxDCj4ZnqrQW4LC0XNiwbfHN1r21_45KtQ"`̵ ׉	 7cassandra://oOodYWD7lM_HdVD6qcghqo5-dmBC3emUy7z8XdqCkf0͍,͠_&ۮmIecט  {u׉׉	 7cassandra://i_EhNaFrLag8fuouJorn-xk08RDF4vNIHzpDwtSriuE `׉	 7cassandra://rPBSa64JPf7iOhi_kooiDkAP2I-Z0c4MvxicMzYDXMA{J`S׉	 7cassandra://Z1p8TxIXueZSFxIaqifLrJCkuomd6M-qO2Yu3A7Rj84)S`̵ ׉	 7cassandra://yjubi_qnf0Z2q_Fas0pCc9FrOybWcQUKVTYIVLijfHc /͠_&ۮmIec׉E
Afondée sur une démarche de réflexion stratégique.
Et pourtant, des universités publiques comme
Gaston Berger de Saint-Louis mettent chaque année
sur le marché plusieurs dizaines de jeunes sénégalais
spécialisés en communication publique et
territoriale qui malheureusement ne sont pas exploités.
Il urge dès lors de penser à la professionnalisation
des acteurs à travers la mise en place d’un
corps des professionnels de la communication publique.
A partir de ce moment les communicants ne
dépendront plus des humeurs des autorités, mais
aussi des remaniements ministériels.
La prédominance de la propagande politique
N’étant souvent pas recrutés selon les compétences,
mais selon les relations, les chargés de
communication d’institutions publiques ne gèrent
généralement que l’image de ceux qui les ont nommés
en ignorant royalement leurs vraies missions.
Ils travaillent quotidiennement à assurer la visibilité
et la notoriété de leurs leaders en foulant au pied
les exigences d’une communication publique. Leur
objectif étant autre que d’assurer une promotion
ou une longévité institutionnelle au leader dont ils
gèrent l’image. Dès lors la communication s’occupe
d’un intérêt particulier en lieu et place d’un intérêt
général alors que les acteurs sont payés avec les
ressources publiques.
18-BIRAMAWA MAGAZINE
Aujourd’hui, avec la pandémie du Covid-19 l’argument
le mieux partagé est que « Rien ne sera plus
comme avant ». L’humanité prône ainsi un changement
radical à tous les niveaux. Il s’agit surtout
de tirer les leçons de la Covid-19 en vue de créer
un monde meilleur. Le Sénégal n’est pas en reste
dans ce vaste champ. Parmi les secteurs où le
changement de paradigme est inévitable il y a évidemment
la manière de gérer les relations gouvernants/gouvernés.
La communication, qui a montré
ses limites avec l’avènement du coronavirus, doit
véritablement faire l’objet d’une redynamisation,
d’une revalorisation, d’une requalification. Elle
doit être accompagnée par un financement en
fonction des ambitions de gouvernance, ceci grâce
à des ressources humaines hautement qualifiées
qui ne dépendront ni d’une instabilité institutionnelle,
ni d’une appartenance politique ou clanique.
La professionnalisation des acteurs tout comme la
dépolitisation de la fonction de chargé de communication
constitue donc une des exigences d’une
communication au service de l’émergence, car
Marc Roussel soutient que « Tout problème résulte
d’une rupture de communication ».
Dr Jean Sibadioumeg DIATTA
׉	 7cassandra://iG1VON8BRgxDCj4ZnqrQW4LC0XNiwbfHN1r21_45KtQ"`̵ _&ۮmIec׉E e’
COMMENCEZ AVEC LE
VOUS VOULEZ VISITER
VOUS VOULEZ VISITER
L’AFRIQUE?
COMMENCEZ AVEC LE
SENEGAL
׉	 7cassandra://Z1p8TxIXueZSFxIaqifLrJCkuomd6M-qO2Yu3A7Rj84)S`̵ _&ۮmIec_&ۮmIec{בCט   {u׉׉	 7cassandra://ZlpkZYHTv0wvDy71L8b__MvTd3ZZvLz8-T8QEpVoSKA rW`׉	 7cassandra://2fclPslnFNz66xcC68JWUTtaPt9kRRtBk94e1Pb_PHE;`S׉	 7cassandra://ibP8a8wM9PWpNWzt5EiwXd7-ubSbt3hXKaPR6IWYTr8'`̵ ׉	 7cassandra://mwjZXDPuPORPHc3i_a1hgoyh2nc4qhbxGKu12lhjI_w k<͠_&ۮmIecט  {u׉׉	 7cassandra://ygDylfy4cUAElNWTT4-DFRthO-kB-dNZ-DeKNkjOw5o +L` ׉	 7cassandra://j-r9dFpt125Q6J7XAUFAEu2Wp8Bohy5lFW1vW6x0QyYͷ`S׉	 7cassandra://PAm3Dr5AVUhKONYGFkKGPisP3fRJG-5D1Rg5XEndGsQ-`̵ ׉	 7cassandra://ZnUqVetMyYW6dvO9SQcJqrHJXZnoe2xwmcZDvNPRcGAa3$͠_&ۮmIec׉EALE COIN
D’AUTRUI
Bonzzzooouuurrr Warahmatullah…
Lecteurs et lectrices de Biramawa Magazine, Bienvenus dans
le « Coin d’Autrui ». Bon, après trois chroniques spéciales
sur mon parcours personnel, sur l’actualité, sur tout et sur
rien, on fera pour chaque numéro suivant, comme cette 4e
parution, un break que vous pourrez intituler « Les Drames
d’Autrui ». Eh oui, j’entretiens un blog depuis 2015, où je raconte
des histoires. D’ailleurs, la prochaine chronique sur
le 5e numéro qui va paraître en mi-août, va porter sur mon
initiation aux métiers du Web et comment je suis devenu
un rédacteur en ligne. Mais en attendant de savourer vos
côtelettes de mouton à partir de vendredi, découvrez l’histoire
de cette fille née « différente » dans une société ignoble
et absurde.
20-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://ibP8a8wM9PWpNWzt5EiwXd7-ubSbt3hXKaPR6IWYTr8'`̵ _&ۮmIec׉EL
e soleil s’enfonce de plus en
plus laissant place à un horizon
qui s’assombrit derrière
la fenêtre de cette chambre
d’hôpital située au troisième
étage. Le crépuscule ouvre ses
portes lugubres et s’apprête à
avaler des heures de gloire rompues,
des joies éphémères, des
vies tantôt bien remplies tantôt
écourtées... Sur un lit, une vieille
dame mobilise ses dernières
forces pour arracher au monde
des ténèbres un héritage immatériel
destiné à la postérité.
Cette vieille dame s’appelle Karina
Poireau et c’est ma grandmère.
Comme si elle savait que
ses yeux ne seraient pas témoins
de la prochaine aube, elle m’a fait
un signe de la main pour que je
m’approche encore un peu plus
de son lit. Plus que quelques centimètres
séparaient mon visage
du sien. Je me suis penchée vers
elle de sorte qu’elle n’ait pas à
s’épuiser davantage à hausser le
ton de sa voix. Je savais qu’elle
voulait me dire des choses, mais
moi j’étais plutôt préoccupée par
son état de santé.
- Grand-mère, tu es trop faible.
Tu dois te reposer pour économiser
tes forces. Ainsi, demain
matin tu te réveilleras en
pleine forme et avec une meilleure
santé...
Elle a souri. Et malgré ses 90
ans, sur son visage couvert
de rides, il restait toujours
une preuve de sa beauté antérieure.
-
Tu sais ma chérie, le mot santé
est toujours galvaudé quand
il est utilisé pour une personne
de mon âge. Le nombre de mes
années vécues est forcément synonyme
d’un mauvais état physique.
Même si cela n’a pas toujours
été le cas, en remontant
l’histoire jusqu’au prophète Noé,
qui selon les textes sacrés a vécu
950 ans...
Elle a soufflé un peu, puis a repris
la parole.
- Sais-tu pourquoi tu es la seule
personne à mon chevet sur ce lit
d’hôpital ?
- Oui grand-mère. Parce que
je suis le seul parent qu’il te
reste sur cette terre. Tes deux
enfants, mon père et ma tante
Anna sont tous les deux morts,
il y a de cela une vingtaine
d’années,
à la bombe en Egypte, peu de
temps après ma naissance...
- Hum ! Ça, c’est ce que l’on a voulu
te faire croire.
- Mais qu’est-ce que tu veux
dire par là grand-mère ?
- Ton papa et ta tante ne se sont
jamais rendus en Egypte ce sinistre
24 avril 2006. Quant à ta
pauvre mère, elle aurait bien pu
être tuée par le chagrin et le rejet
de la société. Quand tu es venue
au monde, elle seule voulait de
toi. Dans notre société, une mère
qui met au monde un albinos
est perçue comme porteuse de
mauvais sort. Elle est donc mise
à l’écart de tout et de tous. Ton
grand-père paternel était dans
tous ses états lorsqu’il a appris la
nouvelle de ta venue au monde.
C’est un miracle si tu vis aujourd’hui
ta vingtième année ma
chérie. Mon mari, qui était très
puissant à l’époque, a tout fait
pour effacer la «tache» que tu
constituais dans le sang familial.
Mais que peuvent la volonté et la
puissance de tous les hommes de
cette terre quand l’Omnipotent
entreprend de protéger un petit
être sans défense...Il avait prévu
de vous éliminer, ta mère et toi,
au fil de la nuit. Et il avait engagé
des hommes qualifiés pour faire
ce genre de boulot. Ton père, ta
maman et ta tante Anna sont
tous passés. Mais pas toi.
- Mais grand-mère, tu veux
dire que c’est grand-père qui a
tué ma mère et ses propres enfants,
mon père et ma tante...
Mais quel genre d’homme peut
faire ça ?
lors d’un attentat
- Tu sais ma chérie, j’ai toujours
cherché. En vain, à percer le secret
par lequel Dieu arrive à réunir
deux caractères si différents
chez un seul et même individu.
Ton grand-père était le plus doux
et le plus tendre des humains
quand il était avec moi. Mais
c’était aussi le plus grand sadique
et l’homme le plus craint du village
quand il s’agissait de politique
et de ses affaires. C’était un
dictateur redouté dans ces deux
domaines.
- Et toi, tu arrivais quand même
à vivre à ses côtés tout en sachant
toutes les immondices
dont il était l’auteur...
- Je ne pouvais pas quitter ton
grand-père comme ça sur un
coup de tête. Je savais qu’il ne me
laisserait jamais m’en tirer facilement.
Je suis restée pour mes enfants
et j’ai accepté de supporter
le monstre qu’il pouvait être en
dehors de la maison...
- Et comment as-tu réussi à
me sauver et à te sauver de cet
homme ?
- Ton père et ta tante ont tout organisé.
Il fallait faire croire à ton
grand-père que ses deux enfants
et sa belle-fille avaient réussi à
s’échapper de la maison familiale
BIRAMAWA MAGAZINE - 21
׉	 7cassandra://PAm3Dr5AVUhKONYGFkKGPisP3fRJG-5D1Rg5XEndGsQ-`̵ _&ۮmIec_&ۮmIec{בCט   {u׉׉	 7cassandra://6zLdTp82qKtl8yUBeYTfPP1cDWV-gINvBFLkDZ_Q2Qg `׉	 7cassandra://trS3yfXGUnWFdhHvXw0MUmDHRObYWacgjaxanIEtU7g͛`S׉	 7cassandra://h2hkaoNhtdon5Llm-rzJzUeP2pI01ubQgnqz_JjXUM4*o`̵ ׉	 7cassandra://JFSvAWRc57b-ESjzcI0hq38AAY9qtJB_0bUUwloGjww U@͠_&ۮmIecט  {u׉׉	 7cassandra://wJb5l7MHGyOYlGaJpG5AxSrzYDJsvdRMZahJUZzrBk0 ٘`׉	 7cassandra://46xOV3iXiRj0nRdMwXaq3c-6yGyWEYqKQ6I3PQ2Op-o{`S׉	 7cassandra://Yx_h-5aKN2kgz2TkI0TOm76Tc4Zf25y32wykW_WkelA+`̵ ׉	 7cassandra://JxgFuHNB6a7-KNhyISFtkQwkHcFI_TYEv_Tr_O8rwDE J͠_&ۮmIed נ_&ۮmIed i9ׁHhttp://www.alyfa.coׁׁЈנ_&ۮmIed 	̎9ׁHmailto:contact@alyfa.coׁׁЈ׉E9avec le bébé albinos. Deux heures après leur départ,
j’ai chargé un des gardes de ton grand-père
d’aller lui annoncer la fuite organisée. Il a aussitôt
rassemblé ses troupes et est parti sans réfléchir à
leur poursuite. Je savais que ton grand-père comptait
dans son réseau des commissaires de polices
et des commandants de brigade et qu’il n’allait
pas mettre beaucoup de temps avant de mettre la
main sur les fugitifs. Mais pendant qu’il était sur les
traces de tes parents, toi, tu étais bel et bien dans
la maison familiale. Le plan de tes parents était
d’éloigner mon mari de toi, le bébé maudit. Une
demi-heure après son départ, je suis sortie par la
porte arrière de la grande demeure familiale avec
toi. Un chauffeur engagé par ton père m’attendait
à 2 heures 30 minutes précises pour m’emmener à
la capitale... J’avais des contacts secrets dans cette
ville et ton père avait tout mis au point pour réserver
deux billets pour la France. Et nous étions dans
l’avion avant midi pour un voyage dont la date du
retour était tout ce qu’il y avait de plus incertain...
Voilà ton histoire ma petite chérie. Celle que l’on
ne t’a jamais racontée. Celle que tu devais savoir
avant que je ne quitte ce monde pour toujours.
Sache que trois hommes ont sacrifié leur vie pour
que tu puisses survivre à des préjugés absurdes et
immondes d’une société démodée. Avant leur départ,
tes parents savaient qu’ils ne sortiraient pas
vivants de leur plan. Ils m’ont fait promettre de
tout faire pour te sauver, mais aussi de te donner
tout l’amour du monde. Je ne m’appelais pas Karina.
Jadis, mon nom était Sofia Diallo. J’ai changé
de nom pour échapper à ton grand-père et à son
opiniâtreté. Il a tout organisé pour faire croire que
ses enfants avaient péri dans l’attentat de Dahab en
Egypte. Et comme ton père et ta tante voyageaient
beaucoup à travers le monde, les journaux ont gobé
son histoire. Ta maman avait disparu sans jamais
être retrouvée. Voilà ton histoire ma petite chérie
adorée. Maintenant, tu sais au moins qui tu es et
pourquoi tu dois te battre pour vivre la plus belle
des vies. Parce que c’est ce que ton père, ta tante
Anna et ta maman souhaitaient de toute leur âme
pour toi. Quant à moi, j’espère simplement que tu
vivras assez longtemps pour me pardonner et ausAyoba
FAYE
Rédacteur en chef de Pressafrik
22-BIRAMAWA MAGAZINE
si pardonner à ton grand-père. Parce que ta haine
contre lui ne changera en rien l’histoire déjà passée...
Ma
grand-mère s’est éteinte une heure après
avoir fini de me raconter mon triste passé. Le
plus difficile maintenant sera de vivre avec...
Voilà fin de l’histoire ! Versez une petite larme
en guise de compassion et n’oubliez pas de
respecter les mesures barrières et consignes
édictées par les autorités sanitaires pour vous
protéger et protéger vos proches du virus qui
circule toujours. J’ai reçu vos retours et suis
très émus par vos compliments sur mon style
d’écriture. Je vous adore, chers lecteurs et lectrices
de Biramawa Magazine.
׉	 7cassandra://h2hkaoNhtdon5Llm-rzJzUeP2pI01ubQgnqz_JjXUM4*o`̵ _&ۮmIec׉E 94 Nord Foire Azur
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BIRAMAWA MAGAZINE - 23
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EXCLUSIF
“Le métier d’acteur est un métier très noble.”
Roger SALLAH
Acteur/Comédien - Voix off - Modèle photo
׉	 7cassandra://WqYbW2m-LRJPhk91cyOV9DnvH85epMdKPBWN5PoldJQ`̵ _&ۮmIec׉E	Roger Felmont SALLAH
est un acteur sénégalais.
Du court métrage
« Un air de Kora » aux
séries télévisées sénégalaises
telles que «
Pod & Marichou » il a
su marquer de son empreinte
le paysage télévisuel
sénégalais. Dans
cette interview Roger
dresse son parcours et
présente le métier d’acteur
qu’il considère «
très noble ».
« Le métier d’acteur est un
métier très noble. Contrairement
à ce que beaucoup de
gens pourraient penser. »
Pouvez-vous vous présenter
à nos lecteurs ?
Je m’appelle Roger Felmont SALLAH.
Je suis sénégalais, d’origine
togolaise. Je suis acteur/Comédien,
Voix off , mannequin et modèle
photo.
Vous êtes mannequin et acteur.
Que pouvez-vous nous
dire sur ces 2 professions ?
Ce sont deux métiers différents.
Le mannequinat tourne autour
des shooting photos, des défilés,
des fashion week, des évènements
de mode… Alors qu’en
tant qu’acteur je suis amené à
me produire sur des scènes, dans
des séries et films etc.
Cependant bien que différents,
ces deux métiers se complètent.
Ils relèvent du domaine de l’art.
Personnellement le fait d’être
mannequin a un impact posiBIRAMAWA
MAGAZINE - 25
tif sur ma carrière d’acteur. Mes
postures, ma façon de voir les
choses, ma façon de me déplacer
sur les plateaux de tournage…
tout ça je l’ai appris grâce au
mannequinat.
Qu’est-ce qui vous a poussé
vers le métier d’acteur ?
De base je suis passionné d’arts.
Tout ce qui gravite autour de l’art
m’intéresse énormément. Que
cela soit de la musique, mode,
danse etc.
Quand je me suis lancé dans le
mannequinat, je savais aussi je
voulais être acteur. J’attendais
juste le bon moment pour me
lancer. Il me fallait d’abord gagner
de l’expérience, me faire un
nom, et ensuite épouser le métier
d’acteur.
Je me suis lancé finalement plus
tôt que prévu. (Rire) Mais finalement
je m’en réjouis. Les tournages
se passent bien. Les résultats
sont au rendez-vous. Les
réalisations faites jusque-là sont
réconfortantes.
J’aimerais aussi ajouter que ce
qui me motive davantage à exercer
le métier d’acteur est que finalement
je suis porteur de voix.
J’ai travaillé sur des projets engagés.
Des personnes se retrouvent
dans ce que je fais, dans certains
rôles que je joue dans les séries.
Beaucoup de personnes m’ont
témoigné cela. En tant qu’acteur
je peux donc, dans une certaine
mesure, me considérer comme «
la voix des sans voix ».
׉	 7cassandra://37_K-Jbm5v3dVSmZS69pChYZodhieA2GpuYIuEVW0Cw&f`̵ _&ۮmIec_&ۮmIec{בCט   {u׉׉	 7cassandra://0WsPw9Tb4fGY_Y1c3XE34vIj__Z1iVeaZlDy7i0J3nY `׉	 7cassandra://I03jcAgc_6SF7qIFKMdVAgPC0OOzDn8NjmobLJFgn6c͈?`S׉	 7cassandra://i6FPQHIsV20lTnwfsZeGc4YgWpuhbDvuBvhbRZjqIgk%@`̵ ׉	 7cassandra://nxrcIKZr_5qbAa4MLIBJiX9eCXP_EiQs4jOr0nl47mQ C=0͠_&ۮmIedט  {u׉׉	 7cassandra://hlTk4LOTqCypwzXNdsghLMdXutNEMusmKpKp3zig72k ` ׉	 7cassandra://Nk7-HpEQDpFQGYw7d_HErkCYtU4iIvwJ2vKaTF0vcIIͭ`S׉	 7cassandra://bfjGIJk5Slg5CIK37j2tXjPu-jyrRHRI3dO_KLt8QMg+`̵ ׉	 7cassandra://4lsLkeyHUZUUdZ2RQJYOzpIEhL7k8w0ICkXbzDdeWUs[! ͠_&ۮmIed׉E
« …j’ai joué dans un film, un
court métrage qui s’intitule
« Un air de Kora » qui a d’ailleurs
était primé au FESPACO
deuxième meilleur court
métrage. »
Beaucoup de gens vous ont
connu grâce à la Série « Pod
& Marichou ». Est-ce votre
premier rôle dans une série,
un film… ?
Effectivement Beaucoup de gens
m’ont connu à travers la Série
« Pod & Marichou ». Je jouais le
Rôle d’AGBO.
Mais avant cela j’ai joué dans un
film, un court métrage qui s’intitule
« Un air de Kora » qui a
d’ailleurs était primé au FESPACO
deuxième meilleur court métrage.
Ensuite
j’ai rejoint MARODI pour
faire des doublages de voix. C’est
par la suite que la Série NAFY m’a
été proposée. Pour la série POD
et MARICHOU, j’ai commencé par
de la figuration ensuite mon personnage
a évolué. Et c’est comme
ça que les gens ont connu AGBO.
Aujourd’hui vous faites partie
des acteurs très plébiscités
au Sénégal. Bravo !
Comment vivez-vous cette
notoriété ?
Ah merci ! (Rire) Dans tout ce
que je fais j’aime bien inspirer. A
chaque fois que j’entreprend de
faire quelque chose mon premier
objectif c’est que ça soit inspirant
pour les autres, les plus jeunes.
On connait un peu notre histoire
en tant qu’Africain, en tant que
Sénégalais. Et nous nous devons
26-BIRAMAWA MAGAZINE
de réaliser des choses, d’être inspirant
pour nos jeunes frères.
Nous nous devons également de
réussir là où beaucoup de gens
s’y attendent le moins.
Cette notoriété je la vie tranquillement.
C’est réconfortant, encourageant
quand je rencontre
des gens qui me disent qu’ils
aiment ce que je fais. Mais il y a
également des gens qui me détestent
parce qu’ils n’arrivent
pas à distinguer mon personnage
dans les séries et ma personne
dans la vraie vie.
Mais c’est comme ça. A ce que je
ne sache personne ne fait l’unanimité.
Le plus important pour
moi est de savoir pourquoi je fais
ce que je fais et quel message je
cherche à véhiculer en le faisant.
« Il faut aussi beaucoup travailler,
croire en ce qu’on
fait et aimer ce qu’on fait. »
C’est quoi votre secret ?
(Rire) Comment en êtesvous
arrivé là ?
Rire ! Honnêtement je n’ai pas
de secret en particulier. Mais ma
force c’est ma famille. Ma maman,
mon père, des frères et sœurs,
mes amis me poussent à aller
de l’avant. Ils m’encouragent et
croient en mon talent.
Grâce à ce soutien quand je suis
sur un plateau je me dis que je
peux le faire. I can do it !
Il faut aussi beaucoup travailler,
croire en ce qu’on fait et aimer ce
qu’on fait.
Quel rôle vous a le plus marqué
? Et pourquoi ?
Le rôle qui m’a le plus marqué
c’est le rôle de Bouba dans la série
Renaissance.
Bouba est issu d’une famille aisée.
Son père est maître tailleur.
׉	 7cassandra://i6FPQHIsV20lTnwfsZeGc4YgWpuhbDvuBvhbRZjqIgk%@`̵ _&ۮmIec׉ESon père souhaitait qu’il soit
tailleur mais Bouba se voyait
comme designer mobilier mais
va finir par céder à la pression
de son père. Marié Bouba avait
une copine. C’est à cause de cette
copine, qui malheureusement va
perdre la vie dans la série suite
une overdose, que Bouba était
accro à la drogue.
Le thème abordait dans cette série
est l’addiction aux drogues.
Un thème très important à mes
yeux parce que concerne beaucoup
de jeunes.
Ce qui m’a le plus marqué, pour
la préparation des rôles nous
sommes allés au Centre de prise
en charge intégrée des addictions
à Dakar (CEPIAD) se trouvant à
Fann. Nous avions des séances
de travail, nous étions en contact
avec nos compatriotes qui y sont
pour des traitements.
Ce que je tire de cette expérience
et que j’aimerais partager c’est
que, sans faire l’apologie des drogues,
ce n’est pas parce qu’une
personne est addicte aux drogues
que c’est une mauvaise personne.
Il ne faut donc pas les stigmatiser.
Les raisons qui poussent
les personnes à consommer de la
drogue peuvent être diverses et
variées.
Que diriez-vous aux jeunes
qui nous lisent et qui souhaitent
être acteur comme
vous ?
Je dirais aux jeunes de chercher à
savoir pourquoi ils veulent devenir
Acteur. Et c’est « ce pourquoi »
qui leur permettra de savoir s’ils
vont ou pas durer dans ce métier.
Personnellement je n’ai pas choisi
d’être acteur parce qu’on me l’a
conseillé ou pour du court terme
mais parce qu’en plus d’être passionné
d’art je veux inspirer les
gens.
Le métier d’acteur est un métier
très noble. Contrairement à
ce que beaucoup de gens pourraient
penser. Nous sommes une
vitrine, des porteurs de voix.
En plus d’inspirer les jeunes,
nous inspirons également ce qui
exercent d’autres métiers.
Je dirais également aux jeunes
que le talent, la notoriété ne suffisent
pas il faut également beaucoup
travailler, croire en soi et
en ce qu’on fait. Il faut aussi faire
confiance en l’avenir.
«Faire des études dans le
milieu est un plus et ça je le
confirme.»
Il nous semble que faire des
études est un plus dans le
milieu du cinéma. Qu’est-ce
que vous en pensez ?
Faire des études dans le milieu
est un plus et ça je le confirme. Il
y a un discours qu’on entend très
souvent dans le milieu c’est que
l’acteur doit être cultivé, intelligent.
Il
faut une bonne culture générale,
avoir un certain bagage
intellectuel. Par exemple pour
espérer jouer certains rôles il
faut incontestablement faire des
études, parler différentes langues,
avoir une bonne culture
générale. Il est impossible d’incarner
certains rôles si on n’a pas
fait des études, si on ne sait pas
comment faire des recherches.
En plus en dehors des plateaux
de tournage, l’acteur est amené
à animer des conférences, à parler
en public, à donner son avis
et des conseils. C’est donc encore
une fois très important de faire
des études, d’avoir un certain bagage
intellectuel.
En parlant d’études, est-ce
que vous pouvez revenir sur
votre parcours de formation
?
J’ai eu mon BAC série L1 au Lycée
Galandou DIOUF à Mermoz puis
j’ai été orienté au département
d’anglais de l’Université Cheikh
Anta DIOP de Dakar.
J’ai eu ma licence en Étude Africaine
et post coloniale. Il fallait
choisir
entre Étude africaine,
américaine, britannique ou linguistique-grammaire.
J’ai choisi
le premier cité parce que je suis
quelqu’un de très enraciné. Il est
important pour moi de connaître
mon histoire, l’histoire du continent
africain.
Après ma licence j’ai fait mon
master 1 en rédigeant mon rapport
sur les
civilisations
africaines.
J’ai été orienté en Master
2 mais c’est à ce moment que le
métier d’acteur a pris le dessus.
Faute de temps j’ai dû mettre
mon Master 2 en standby.
Pour changer de registre,
votre personnage dans les
séries parle de quelqu’un qui
transgresse les règles. Comment
vous
décririez-vous
dans la vie de tous les jours ?
Alors dans la vraie vie je me décrirais
comme quelqu’un qui prône
le respect des règles, le respect
dans les rapports humains.
C’était un peu compliqué au départ
de jouer ce rôle parce que
BIRAMAWA MAGAZINE - 27
׉	 7cassandra://bfjGIJk5Slg5CIK37j2tXjPu-jyrRHRI3dO_KLt8QMg+`̵ _&ۮmIec_&ۮmIec{בCט   {u׉׉	 7cassandra://0zVXv8LlTbw8YCeH63g20etv0S8e3AjORNKRNL9T-y8 C[`׉	 7cassandra://BxZar0rZdUE_uwUBKMjYQ3sotqMTO80--MeXIt43wDw͖`S׉	 7cassandra://EQbNx64Ir4lF9Ftro4aBmALy2u6nt2iWoaT6pkwiRBg'`̵ ׉	 7cassandra://GIzdYxnpDZDDrTidpKGL-9t5vfkornfJK71p3SbTVuA @͠_&ۮmIed
ט  {u׉׉	 7cassandra://8tOODoRzc80fzZ0ubqFot9aV6gxPRluIQEdZ5bJ9FyI 3`׉	 7cassandra://Z7twvM3CJRRHpVjVGgSxxLcaofFvoui4FCuvQV2U5q8Y `S׉	 7cassandra://gTRkz1DrjF8j1pyo_G31bXKRg_ybrdYST1tTg-WgZvk!g`̵ ׉	 7cassandra://ZUwW1ntnC_x0Qgy1u2KjN9QxSyCI84x7vBoaY5F_T5Q r̴͠_&ۮmIedנ_&ۮmIed .]s9ׁHmailto:contact@ecca-online.comׁׁЈנ_&ۮmIed :>9ׁHhttp://www.ecca-online.comׁׁЈ׉E6ne correspondant pas à ma véritable
nature. Mais c’était pour
moi un challenge, un défi qu’il
fallait relever.
C’est important que les gens qui
regardent, sachent que ce n’est
pas bon ce que je fais dans certaines
séries. Chaque personnage
raconte une histoire, les
internautes doivent donc essayer
de comprendre la bible du personnage
et ne pas se focaliser
uniquement sur le personnage.
Également comme je le disais
plus haut il faut distinguer le personnage
et la personne dans la
vraie vie.
Que faites-vous quand vous
ne jouez pas ? Quels sont vos
hobbies ?
Je suis très sociale depuis que je
suis très jeune. Je suis passé par
différents mouvements d’actions
catholiques : De la CVAV au scoutisme.
Par ailleurs j’ai mon diplôme
de moniteur de colonies
de vacance. Je travaille beaucoup
avec les enfants. Il m’arrive également
de travailler avec l’Unicef
comme ambassadeur. Je suis également
membre de Lions Club.
Je fais également beaucoup de
sport. Je pratique le Volley Ball.
Au-delà de votre vie professionnelle,
quelles sont les
causes qui vous tiennent à
cœur ?
Le respect des droits humains
notamment des personnes vulnérables
me tient énormément
à cœur. Je le disais plus haut j’ai
beaucoup travaillé avec les enfants
et avec l’Unicef comme ambassadeur.
Le sort notamment
des enfants abandonnés, des en28-BIRAMAWA
MAGAZINE
fants vivant dans les rues m’importent
beaucoup. Il en est de
même des femmes victimes des
violences physiques comme morales.
Jeunesse
ne veut pas dire débauche
et débandade mais plutôt
avoir conscience qu’on a le temps
de réaliser beaucoup de choses
avant de prendre de l’âge.
Beaucoup de jeunes empruntent
le chemin de l’entrepreneuriat.
Qu’est-ce que
cela vous inspire ?
C’est très bien. C’est une très
bonne chose. Cela reflète une
prise de conscience des jeunes.
Mais la question du pourquoi revient
toujours. Il ne faut pas entreprendre
pour entreprendre,
pour faire comme tout le monde
ou tout simplement parce qu’on
a un projet qui nous tient à cœur.
C’est quelque de chose de très
sérieux, qu’il faut très bien préparer.
Il est important de mettre
en place des projets viables qui
s’inscriront dans le long terme et
qui sont inspirants.
Quel est votre message à
l’endroit de la jeunesse sénégalaise
?
En tant que jeunes nous devons
redoubler d’efforts. On fait partie
des populations les plus jeunes
au monde. Pour moi c’est une bénédiction,
une chance qu’il faut
saisir.
En tant que jeunes sénégalais on
aime bien nous amuser, les futilités.
On n’oublie très souvent de
nous focaliser sur l’essentiel ou
on s’y prend très tardivement.
Si demain je réalise quelque
chose on ne dira pas que c’est Roger
mais un Sénégalais du nom
de Roger a réalisé telle chose.
Nous sommes des ambassadeurs
du Sénégal.
Biramawa vous remercie.
Quel est votre mot de la fin ?
Je vous encore remercie pour
l’intérêt porté sur ma personne.
Je vous encourage. Que le Seigneur
vous assiste et mette en lumière
ce que vous faites afin que
le magazine soit connu dans le
monde. C’est très important.
J’encourage tout un chacun à se
donner à fond dans ce qu’il fait, à
y croire et à prier ! La prière aussi
est très importante.
« Le respect des droits humains
notamment des personnes vulnérables
me tient énormément à
cœur.»
׉	 7cassandra://EQbNx64Ir4lF9Ftro4aBmALy2u6nt2iWoaT6pkwiRBg'`̵ _&ۮmIec׉EAVEC E.C.C.A,
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BIRAMAWA MAGAZINE - 29
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Intelligence
des Affaires
Les enjeux culturels de la production
audiovisuelle et cinématographique
L
a production audiovisuelle et cinématographique peut avoir un impact
considérable sur l’économie et la culture dans nos pays. Fort
de ce constat, pour ce numéro 4 du magazine, je suis allé à la rencontre
de Médoune SARR, diplômé en Sciences de l’Information et de la Communication
afin de décortiquer les enjeux culturels de la production
audiovisuelle et cinématographique au Sénégal.
30-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://nzN2vPooi02YNSv8_wWnJLVYrziyfs75rN9EFhPVq4A"`̵ _&ۮmIec׉EPouvez-vous vous présentez
?
Mon nom est Médoune SARR, et
je suis titulaire d’un Master II en
Sciences de l’Information et de
la Communication à l’Université
Gaston Berger de Saint-Louis. J’ai
produit un Mémoire sur le placement
de produits dans les séries
télévisées sénégalaises, en m’intéressant
spécifiquement à la
réception qu’en ont les téléspectateurs.
Aujourd’hui je suis très
intéressé dans mes recherches,
par les industries cinématographiques
et audiovisuelles, plus
spécifiquement, leurs enjeux
économiques et culturels.
Qu’appelle-t-on production
audiovisuelle ? cinématographique
?
L’association originelle des qualificatifs
« cinématographique
» et « audiovisuelle », témoigne
d’emblée la porosité des frontières
entre ces deux notions.
Mais leur différence réside dans
le fait que, la production cinématographique
est une production
d’œuvres destinées en priorité à
une exploitation en salles de cinéma,
et par ricochet, sur DVD,
alors que la production audiovisuelle
est destinée, dans son
essence, directement aux petits
écrans (télévisions et ordinateurs).
Cependant, les produits
en question peuvent subir des
extensions, réajustements et réadaptations,
pour nous amener à
voir, des films (produit cinématographique)
à la télévision, et des
séries (produits audiovisuelles)
au cinéma. Mais, fondamentalement,
leur différence réside dans
ce que l’on appelle dans le jargon
des cinéastes, les réseaux de distribution.
Pouvez-vous
nous parler de
la production audiovisuelle
et cinématographique au Sénégal
?
Au Sénégal, comme dans le
monde, la production cinématographique
précède, chronologiquement,
la production audiovisuelle.
L’histoire sénégalaise de
ces industries, nous raconte que,
bien avant les indépendances
et l’avènement de la télévision,
le cinéma existait déjà, avec des
productions essentiellement
étrangères. Et au lendemain des
indépendances l’Etat du Sénégal
a créé ce que l’on appelait les «
actualités sénégalaises » qui produisaient
des films de quelques
minutes, montrant les nouvelles
du pays et d’ailleurs, et servant
par la même occasion, la communication
publique. Et donc c’est
ce matériel de production, propre
aux actualités sénégalaises, qui
sera utilisé, en dehors des missions
officielles assignées par
l’Etat, pour produire des films et
laisser apparaître la première génération
de cinéastes du Sénégal.
Là, nous sommes toujours loin
de l’explosion de la production
audiovisuelle, telle que nous la
vivons de nos jours.
Mais maintenant, au Sénégal,
il suffit d’allumer le petit écran
pour s’en convaincre, les séries
télévisées monopolisent les
chaînes de télé et peignent le secteur
audiovisuel sénégalais aux
couleurs de cette nouvelle industrie.
Presque toutes les chaînes
ont, une voire plusieurs séries
télévisées sénégalaises qu’elles
diffusent pour le plus grand bonheur
des téléspectateurs sénégalais.
Ce, au détriment des télénovelas
qui sont reléguées au
plan ou envoyées aux oubliettes.
Pod et Marichou, Idoles, Golden,
Maîtresse d’un homme marié,
pour n’en citer que celles-là, sont
toutes des séries télévisées sénégalaises
qui animent le paysage
audiovisuel. Ce faisant, les séries
sénégalaises font beaucoup gagner
aux acteurs, médias et producteurs
sénégalais, mais aussi,
et à juste titre, à l’Etat et à la nation
sénégalaise, avec les enjeux
culturels y afférents.
Quels sont, aujourd’hui, à
votre avis, les enjeux internationaux
des productions
cinématographiques et audiovisuelles
?
En dépit du fait que les productions
cinématographiques
et
audiovisuelles sont littéralement
taillées sur mesure pour
répondre aux désirs, attentes et
exigences du public de leurs pays
d’origine, elles sont ensuite exportées
dans de nombreux pays
à travers le monde notamment
en Europe de l’Est, en Chine et
surtout en Afrique de l’Ouest et
du Sud, à travers une diffusion
extra nationale. Cette dernière
est loin d’être fortuite car en effet,
cette diffusion extra nationale
des séries télévisées intègre
les cultures et les territoires dans
un système planétaire qui crée
une culture mondiale et qui dans
une certaine mesure uniformise
le monde. Cette uniformisation
découle sans nul doute de la
diffusion des modèles culturels
dominants, qu’ils soient américains
ou latino-américains, sur
plusieurs points du globe et essentiellement
sur l’Afrique. Au
Sénégal, nous constatons que la
diffusion des séries
télévisées
sur nos écrans n’aura pas juste
impacté les noms des consommateurs,
mais va plutôt jusqu’à
BIRAMAWA MAGAZINE - 31
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ou impacter ceux existant
déjà, et ce, en plus d’influencer
la mode, voire la culture sénégalaise.
La
venue de l’actrice l’actrice
de Bollywood Aruna IRINI plus
connue sous le nom de « Vaidehi
», en 2010, apparaît comme une
parfaite illustration. Et c’est d’ailleurs
à juste titre que la Tabaski
fêtée cette année fut fortement
impactée en ce sens qu’un tissu
de soie perlé portant le nom de
l’actrice était prisé par les sénégalais.
Et
aujourd’hui, quels sont
les défis auxquels les pays
sous-développés font face ?
Cette diffusion extra nationale,
précédemment citée, laisse penser
que, sous l’influence d’un
bombardement permanent de
productions audiovisuelles et cinématographiques,
le monde serait
un, culturellement. Toutefois
notons que les individus ont de
tout temps été accrochés à leurs
cultures et n’accepteront de s’en
débarrasser si simplement et si
facilement au profit d’une autre
qui serait dite transportée, extra
nationalisée, mondialisée. Et
c’est là qu’advient la nécessité
de trouver d’autres moyens de
maintenir leurs cultures en vie
face à l’impérialisme culturel.
A cet effet, bon nombre de pays
activent les leviers de la langue,
de l’éducation, des médias, des
industries
cinématographiques
et audiovisuelles dans le but de
faire subsister leur culture sur la
scène culturelle mondiale au lieu
de se laisser engloutir. Et vu leurs
taux d’audience assez élevés, les
séries sénégalaises font beaucoup
gagner aux acteurs, médias
32-BIRAMAWA MAGAZINE
et producteurs sénégalais, mais
aussi, et à juste titre à la nation
sénégalaise. Car comme l’affirme
le secrétaire permanent du
Fonds de Promotion des Industries
Cinématographiques et Audiovisuelles
« il est important que
les films d’animation sénégalaise
soient présents dans la mesure où
ils contribuent au formatage du
chemin pensé de nos enfants. Ce
sont des films qu’ils sont en train
de regarder qui vont déterminer
ce que vont devenir leur imaginaire
dans le futur ».
Un point de vue d’un homme de
culture qui en dit long sur les enjeux
culturels et même politiques
qu’implique le développement
de la production locale. Et à cela,
il faut ajouter l’aspect linguistique,
car dans ces productions
sénégalaises, la langue la plus
parlée reste le Wolof qui est parlé
sur presque tout le territoire
sénégalais et par près de 80% de
la population sénégalaise et non
une langue étrangère qui serait
en même temps vecteur de tradition,
de culture voire de civilisation.
Car la langue est, en vérité,
une question d’identité, d’appartenance
et de culture. Elle n’est
pas « qu’un assemblage de mots
mais c’est aussi une façon de penser,
d’imaginer et de regarder le
monde ».
Le Sénégal est-il prêt pour
faire face à la concurrence
internationale dans la production
audiovisuelle et cinématographique
?
Même si, beaucoup de clignotants
sont au vert, il reste quand
même beaucoup de chemin à
parcourir, pour arriver à faire
face à la concurrence internationale.
Aujourd’hui, malgré son
jeune âge, le cinéma sénégalais
ayant débuté en 2013 avec Alain
GOMIS, Maty DIOP entre autres,
a remporté des trophées internationaux.
En plus, les séries
sénégalaises fleurissent et s’exportent,
néanmoins, il se pose
toujours le problème de l’industrialisation
formelle ainsi que
la rentabilisation des produits.
Pour aujourd’hui arriver à faire
face à la concurrence internationale,
il serait nécessaire pour
le Sénégal de se doter d’une industrie
cinématographique
et
audiovisuelle
formelle, à l’instar
de Hollywood, Nollywood entre
autres. A cela, il faut ajouter le
problème de financement, auquel
les producteurs et réalisateurs
font face, et ce, malgré les efforts
de l’Etat. En effet, conscient des
enjeux culturels d’un développement
de la production locale
et tenant compte de l’importance
du secteur du cinéma et
de l’audiovisuel dans la culture,
l’Etat du Sénégal s’est doté depuis
quelques années d’un outil
de promotion et de valorisation
de la production sénégalaise par
le financement et l’appui. Toutefois,
avec un budget annuel de
2 milliards, il s’avère difficile de
soutenir cette flambée de production.
Ainsi, si aujourd’hui les
problèmes liés à l’industrialisation
et au financement venaient
à être réglés, le Sénégal pourrait
enfin challenger les plus grandes
industries
cinématographiques
et audiovisuelles du monde.
Moustapha FAYE
Chercheur en Marketing
Stratégique – UGB
׉	 7cassandra://DCEVYsOs-MrOrbSUWhq49ZKjSqh-0Yn3y5InyoCQ4qk)`̵ _&ۮmIec׉E׉	 7cassandra://EhD7KegBs_1D6gKQ-TKxtpowB38tBDtI9vwvhOuMbNE*z`̵ _&ۮmIec_&ۮmIec{בCט   {u׉׉	 7cassandra://14gniPmGqwf_gRVtNttLzvqDu-tAxJSX09SPxL518L8 =`׉	 7cassandra://1BmXODea3O3OuvbnGBRHVu0GYb_1EArtEBKbaDgO6FoEs`S׉	 7cassandra://yTU78ox5SLne-FQ3plv6KPEq5Enm6k5Urdqbe4ZZjQA`̵ ׉	 7cassandra://ltbQFyQwxG6IW6z7GA8HJpK8khoQNbdXN6p4-ZaVBgc ͠_&ۮmIedט  {u׉׉	 7cassandra://PGu0EIII_kJ7KtWgPlQTr9KD3TLuB-sm5YWwPAxtBME "` ׉	 7cassandra://DO8CQmCXirGUn7N251jPCCVJSAfRhwQMMDRqAaKt7jg͗`S׉	 7cassandra://yQROiDaLHWQRTk92pQ1_DzLj9RuzPhpD5BWhoZ3ZCCY$`̵ ׉	 7cassandra://jrVsdZBGWzEmJsYw8u8OBd7qNEKaXxrLnmZzUCEP1S4X͠_&ۮmIed׉E SAGRICULTURE
«Au-delà de Ndingler, L’anxiété
demeure chez les agriculteurs.»
׉	 7cassandra://yTU78ox5SLne-FQ3plv6KPEq5Enm6k5Urdqbe4ZZjQA`̵ _&ۮmIec׉EL
’agriculture Sénégalaise emploie 60% de la
population rurale et compte 752 352 exploitations
agricoles familiales (ANSD, 2014). Pourtant
elle peine toujours à avoir un impact efficace
dans la réduction de la pauvreté. Elle est toujours
incapable d’épouser le dynamisme qui lui permettra
d’imprimer une croissance économique respectable
et soutenue. Curieusement, les risques liés à
l’anxiété des agriculteurs y sont peu évoqués bien
qu’ils jouent un rôle significative pour l’atteinte de
l’autosuffisance alimentaire.
Actuellement de nombreux agronomes n’ont plus
pour objectif d’inventer ou d’adapter de nouvelles
techniques, mais ils cherchent à comprendre quels
sont les freins humains, sociologiques et économiques
à la production et à l’adoption de techniques
qui pourtant sont disponibles.
Les multiples causes d’anxiété chez les agriculteurs
sénégalaises
Les
agriculteurs sénégalais distraits, inquiets,
moins vigilants ou préoccupés par leur subsistance
restent vulnérables tout au long de leurs activités
de production : Allant de la préparation du sol, de
la récolte, à la commercialisation. Cette anxiété découle
de plusieurs facteurs :
• des coûts élevés de facteurs de production,
• des bénéfices faibles, des marchés incertains,
• de la rareté des pluies,
• du développement insuffisant des infrastructures
de transport, de stockage et de commercialisation,
•
les effets des politiques commerciales.
Ces facteurs nuisibles à l’activité agricole et aux emplois
agricoles poussent les agriculteurs à l’abandon
des terres et à recourir à l’exode rural. Certes,
d’autres facteurs peuvent occasionner l’abandon
des terres, tels que : la politique, l’accaparement
des terres, les contraintes socio-culturelles etc...,
mais les causes les plus probantes
demeurent l’anxiété des agriculteurs. Car, assez généralement,
c’est sous l’aiguillon du stress et de la
misère que se produisent les migrations des populations.
À
l’heure actuelle, les programmes
axés sur la dimension humaine de
l’agriculture constituent le chaînon
manquant…
Pourquoi, ce groupe professionnel qui, pourtant
pèse par son nombre, n’occupe-t-il pas une plus
large place dans les réflexions en cours sur l’impact
psychologique du travail ? Pourquoi le taux élevé
d’abandon des terres ? Pourquoi l’urbanisation galopante
des terres agricoles ?
Ces questions méritent d’être posées. L’heure est à
la réflexion contre le phénomène plutôt qu’à l’exploration
des rendements. La personne humaine
est la pierre angulaire de tout développement durable
et il importe par conséquent de le préserver.
Pour réaliser une agriculture réellement durable,
il ne suffit pas d’une prise des questions relatives
à une meilleure des terres, il faut également que
la dimension humaine soit réellement prise en
compte.
La Loi d’Orientation Agro-Sylvo-Pastorale :
début de solutions….
De la reconnaissance formelle des métiers de l’agriculture
à la réforme foncière, la loi agro sylvo-pastorale
a donné des orientations pour la prise en
compte de la protection sociale des exploitants et
des travailleurs du secteur. L’urgence aujourd’hui
c’est de se préoccuper plus de l’état psychologique
des agriculteurs qui devrait aussi se traduire par
une stratégie nationale de prévention et gestion du
taux de stress et d’abandon des terres agricoles.
Thierno NGAMB
Agronome
Spécialiste en sécurité alimentaire et résilience
BIRAMAWA MAGAZINE - 35
׉	 7cassandra://yQROiDaLHWQRTk92pQ1_DzLj9RuzPhpD5BWhoZ3ZCCY$`̵ _&ۮmIecÁ_&ۮmIec{בCט   {u׉׉	 7cassandra://z0at1A1rRkpMZeB7dXhAnYQUjQ3jE0s6WxVlC1w8SY0 3`׉	 7cassandra://bUjKt9vScfEqsK8y9i6nDQeD23m3oAl99agYgJoeuZ4Mz`S׉	 7cassandra://ersPKb-l20LAYLG5G8z782xT3V_7cvQpb5Stmpsm8gQ`̵ ׉	 7cassandra://_7q3VGcfCmcIM2ODm_isgzPp1K1H41_nrbmUAWAqD0U ͠_&ۮmIedט  {u׉׉	 7cassandra://vRgdGADDNN-9yFyJHXG0rDeMs2N0Vj7pPg9vKPqqnZg `׉	 7cassandra://1wHdK8AeCBN2zqeXGNXswmakDxZ1Mx8SgSesPTRBvM4`S׉	 7cassandra://juSNcGvpIHfCRLgcF3xMtGbc9ZyQdSekr0TdNXSM9R8&`̵ ׉	 7cassandra://Kh7BbfXttGGds0n3CFi1206MXFI7odLf6pLcK7pHXV4 8~͠_&ۮmIed׉ELa Contraception moderne
SANTE
׉	 7cassandra://ersPKb-l20LAYLG5G8z782xT3V_7cvQpb5Stmpsm8gQ`̵ _&ۮmIec׉EUne arme contre la mortalité maternelle
I.
Contexte
Dans les pays en développement, une femme sur
75 meurt de causes liées à la grossesse ou à l’accouchement.
L’Organisation
Mondiale de la Santé (OMS) a estimé
qu’un tiers des nourrissons, soit 14 000 000
avaient perdu la vie à travers le monde parce que
leurs mères ont eu des grossesses : « trop nombreuses
ou trop rapprochées », ou parce qu’elle
est « trop jeune » ou « trop âgée ».
La population du Sénégal était estimée à 14 799
859 habitants en 2016. Si le rythme de croissance
démographique est maintenu, la population
atteindrait 22,3 millions d’habitants en
2030, soit presqu’un doublement (1,5 fois) de la
population en 15 ans. Cette augmentation rapide
de la population aura des conséquences sur les
secteurs de développement socioéconomiques
(Santé, éducation, habitat, nouveaux emplois, …).
La contraception, peut jouer un rôle de premier
plan dans la protection de la vie des nourrissons,
des femmes et de la famille toute entière sur le
continent africain.
II.
Définition
Ainsi, la contraception se définit comme l’utilisation d’agents,
de dispositifs, de méthodes ou de procédures permettant de
diminuer la probabilité de conception ou d’éviter la survenue
de grossesse de manière temporaire et réversible.
III.
Mécanismes d’action
Ce que veulent les femmes c’est
une contraception efficace mais
peu risquée et confortable
Comment agissent ces méthodes de contraception ? Il y en a :
• qui bloquent l’ovulation comme la pilule, l’anneau vaginal
ou le patch contraceptif,
• qui empêchent la rencontre des spermatozoïdes avec
l’ovule, comme le préservatif, le diaphragme ou les spermicides,
•
qui empêchent la nidation de l’œuf, comme le stérilet.
BIRAMAWA MAGAZINE - 37
׉	 7cassandra://juSNcGvpIHfCRLgcF3xMtGbc9ZyQdSekr0TdNXSM9R8&`̵ _&ۮmIecŁ_&ۮmIecā{בCט   {u׉׉	 7cassandra://zll1ouCgVfVuhCh9L4wDgHnFcdL6FiVk3q24at7AJFk ` ׉	 7cassandra://sdE6inYh5lVBfbKN1b4aI1lne41DbOWglDLWvlZGx6w͇`S׉	 7cassandra://0zi9OjfiOQ1aCsI2JnGj2XwMgNCKr-OSWjVhryW_-6g%`̵ ׉	 7cassandra://1iiwnFIE_0bvHE5ESW6u7MHoKtPR9-sWV8-jLP5teZM}̨͠_&ۮmIedט  {u׉׉	 7cassandra://Z2TGuWkVGDRlJxoXyvEJC12OfmmUpAOgnBwhNG5sGNc [`׉	 7cassandra://io1VeRBkYdr4zbKY_MpMSurlmtwho8bIWc73ZrsiAOË́`S׉	 7cassandra://8lJtJwSvcb6N_BRKkSqwg1BvoGHh1uVR5pmbV8H7__4'`̵ ׉	 7cassandra://BRxTiCupcZzeIJ68w0oJxVBfrL3_Zmw-kwxz_wt65lM 1d͠_&ۮmIedנ_&ۮmIed A9ׁHhttp://existe.IlׁׁЈ׉ELes différents types de contraceptifs et mode d’action
IV.
1. Contraceptifs avec Hormones :
Sont des moyens de contraception contenant des hormones à
base d’œstrogène et ou de progestérone. Nous pouvons en citer
:
ீ Les pilules contraceptives : ce sont des comprimés à
prendre chaque jour à la même heure. La pilule contient des
hormones qui empêchent les ovaires de libérer des ovules.
Elle agit également en épaississant la glaire cervicale qui
empêche les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule.
ீ Les injectables : la ou les pilules doivent se prendre quotidiennement, les injectables se prennent
tous les 3 mois.
ீ Les implants : discrets et efficaces ; l’implant est un petit bâtonnet souple et cylindrique, en plastique,
de 4 cm de long et 2 mm de diamètre. Une fois mis en place, l’implant est quasi invisible
et ne se sent absolument pas. Il délivre en continu une hormone féminine diffusée directement
dans le sang, supprimant ainsi le cycle menstruel et l’ovulation. Ces brins peuvent jouer leur rôle
pendant 3 à 5 ans.
ீ Le patch contraceptif : alternative moins contraignante que la pilule, le patch contraceptif (aussi
appelé «timbre contraceptif») est pratique et simple d’utilisation, particulièrement pour les
femmes qui ont tendance à multiplier les oublis de pilule. Ce timbre de moins de 5 cm, ovale ou
carré, se colle directement sur la peau, se change toutes les semaines. Ainsi, il assure ainsi la protection
contraceptive de la femme qui le porte. «Les hormones sont absorbées au travers de la
peau. Un nouveau patch est appliqué chaque semaine.
ீ l’anneau contraceptif : ce dernier a une forme circulaire, mesure moins de six centimètres de
diamètre et se place au fond du vagin. Il se renouvelle chaque mois, ce qui évite d’avoir à y penser
au quotidien. Il contient des capsules d’hormones qui vont progressivement s’ouvrir et libérer
leur contenu, grâce à la chaleur et à l’humidité du vagin.
2. Les contraceptifs sans hormones :
Ce sont des méthodes de contraception ne contenant aucune dose d’hormone. En effet, le mécanisme
d’action utilisé dans ce cas est surtout, la méthode barrière, c’est-à-dire le blocage de la rencontre
entre le spermatozoïde et l’ovule. Ainsi, nous pouvons citer : le diaphragme, les spermicides,
le dispositif intra-utérin au cuivre…
ீ le dispositif intra-utérin au cuivre : encore appelé stérilet, à tort, car il ne rend pas du tout stérile
; est un moyen de contraception sans hormone. L’insertion est faite par un professionnel de
santé dans l’utérus. Ce contraceptif permet de rendre les spermatozoïdes inactifs d’où l’absence
de fécondation et empêche également la fixation de l’ovule dans l’utérus grâce au cuivre. Peutêtre
efficace pendant 5 à 10 ans et peut être retiré à tout moment.
38-BIRAMAWA MAGAZINE
Pourtant ce choix-là existe.Il y’a des méthodes de
contraceptions adaptées à tous vos besoins.
׉	 7cassandra://0zi9OjfiOQ1aCsI2JnGj2XwMgNCKr-OSWjVhryW_-6g%`̵ _&ۮmIec׉E	}ீ le préservatif : le préservatif est la seule méthode de contraception qui protège contre les
maladies et infections sexuellement transmissibles. Il n’est donc pas seulement une méthode
de contraception et doit devenir systématique en cas de rapport sexuel avec un nouveau partenaire.
Il en existe pour les femmes et pour les hommes.
3. La contraception d’urgence :
Appelée communément « pilule du lendemain », elle est utilisée en urgence pour éviter une grossesse
après un rapport sexuel non ou mal protégé. Elle doit être prise dans les 72H suivant le
rapport sexuel pour assurer son efficacité. Cependant, il s’agit d’une méthode de rattrapage exceptionnelle
et ne doit en aucun cas être utilisé fréquemment.
Seulement quand il y’a péril en la demeure !
Les hommes encore trop peut impliqués.
4. La contraception définitive ou la stérilisation :
C’est une méthode de contraception chirurgicale qui consiste à ligaturer les trompes chez la femme
ou les canaux déférents (« tuyaux » par ou passent les spermatozoïdes) chez l’homme. Ainsi, après
cette intervention, la femme ou l’homme n’auront plus la possibilité d’enfanter. Elle est utilisée
dans certaines situations ou la survenue d’une grossesse est dangereuse chez la femme.
V.
Avis D’expert
Une arme contre la mortalité maternelle
La planification familiale est un des sujets tabous en Afrique
et plus particulièrement au Sénégal ; ce qui donne matière à
la vulgarisation de nombreuses rumeurs d’ordre socio-culturelle,
médicale, religieuse, etc.
Cependant, Attention !!! Les rumeurs ne sont que des nouvelles
non vérifiées qui se répandent rapidement dans la population
et dont la source est souvent inconnue.
La contraception permet aux femmes et aux couples de choisir
quand avoir un enfant. Ce qui permet :
‒ De lutter contre la mortalité maternelle et les grossesses
non désirées ;
‒ De mieux préparer l’arrivée d’un enfant et son avenir ;
‒ De participer à bâtir un continent Africain prospère et loin
de la pauvreté.
VI.
CONCLUSION
Rapprochons-nous donc des professionnels de santé ! Ils vous accompagneront, par des conseils
avisés et des informations (Avantages et inconvénients), dans le choix de la bonne méthode
contraceptive. Ces professionnels de santé vous assureront également un bon suivi.
Dr Benjamin NDOUR
Médecin généraliste
BIRAMAWA MAGAZINE - 39
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personnel
La lecture
׉	 7cassandra://X2jNL4dl9Q3ArEqiGGWf2rb_ojcRe78fyaBHGZIdlBA`̵ _&ۮmIec׉EP« La lecture est à l’esprit ce que l’exercice est au
corps », disait J.Addison.
La lecture et ses impacts ne pourraient être exclus
de notre liste d’éléments fondamentaux permettant
le façonnage d’une forte personnalité.
En effet, il a été démontré depuis plusieurs décennies
que notre rapport à la littérature agit directement
sur nos méninges et comportements. Si la
lecture d’œuvres de fiction permet de se distraire,
d’améliorer son vocabulaire et son sens de l’orthographe,
ces effets positifs évidents ne seraient pas
les seuls pour le cerveau.
LECTURE ET CONNAISSANCE
Lire c’est apprendre, c’est enrichir ses connaissances.
Nous savons tous que les ouvrages nous
guident vers la lumière qui est l’instruction. Les
quotidiens, journaux, revues et magazines nous aiguillent
et nous orientent à suivre le courant actuel
des événements universels et à acquérir un langage
intellectuel suffisant et à garantir l’aptitude
de la communication avec toutes les sociétés
de cette actuelle civilisation qui ne tolère
guère l’ignorance.
Consacrez au moins une heure, quotidiennement,
pour la lecture et vous allez découvrir un phénomène
bienfaiteur naissant au fond de vous-même
qui réclame au fur et à mesure davantage de lecture.
Les romans nous apprennent une multitude
d’us et coutumes d’autres pays. C’est vrai que
chacun a une idée sur le monde mais il est indiscutable
qu’à partir de la lecture on puisse apprendre
plus sur l’histoire, la nature, la politique…
et surtout sur l’actualité internationale.
La lecture se pratique partout, à n’importe quel
moment et par n’importe quelle personne, pas
comme d’autres activités tel le sport qui exige l’aptitude
physique.
UN MOYEN EFFICACE POUR STIMULER
NOTRE CERVEAU
Il a été scientifiquement prouvé qu’il existe un lien
étroit entre la lecture et le développement du cerveau
humain.
Une étude récente menée aux Etats-Unis par la
Emory University a démontré que lire un bon livre
peut augmenter les connexions à l’intérieur du
cerveau et créer des changements neurologiques
persistants qui correspondent un peu à la mémoire
musculaire qui permet de s’adapter aux efforts
demandés.
Les changements dans le cerveau après des lectures
« significatives » ont notamment été enregistrés
dans le cortex temporal gauche, une zone du
cerveau associée à la réceptivité du langage et aux
sensations motrices. Les neurones de cette région
du cerveau sont notamment liés aux sensations selon
lesquelles nous faisons quelque chose sans le
faire réellement. Par exemple, penser à courir peut
activer des neurones associés avec l’acte physique
de la course.
UNE RÉDUCTION DU STRESS ET LE DÉVELOPPEMENT
DE L’EMPATHIE
Dans sa définition simple, le stress est une réaction
biologique bien réelle à une stimulation extérieure.
Une étude a démontré que la lecture était le
moyen le plus efficace pour vaincre le stress en un
temps record. Elle permet ainsi de se délecter d’un
environnement peu confortable, ce qui parfois représente
un avantage certain.
Vous perdre dans une œuvre de fiction vous transporte
également dans la position d’une autre
personne. Les fictions permettent ainsi à votre
intelligence émotionnelle de se décupler dans la
vie réelle. L’intelligence émotionnelle est décrite
comme un type d’intelligence sociale qui permet
aux personnes de gérer leurs propres émotions
et celles des autres, de les discriminer et de comprendre
cette information émotionnelle pour
orienter leurs pensées et comportements (Del Pilar
Jiménez et cols., 2019). Il est clair que dans une
mondialisation avérée, cette capacité à intégrer les
émotions extérieures est plus qu’indispensable.
PRENONS LE TEMPS DE LIRE, C’EST DANS
NOTRE INTÉRÊT !
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires étrangères
BIRAMAWA MAGAZINE - 41
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Ousseynou GUEYE
Fondateur Polaris asso
“Polaris Asso est une association française basée à Dakar que
j’ai initiée en 2018.”
« Aux âmes bien nées, la valeur
n’attend point le nombre des années
». Sorti de la prestigieuse
école, Prytanée Militaire de SaintLouis,
Ousseynou GUEYE est «
depuis 2016, ambassadeur pour
l’Unesco, représentant de la jeunesse
francophone. » Titulaire
d’un master en science politique
à Paris, Ousseynou a notamment
travaillé « pour le programme
Google Ateliers Numériques pendant
3 ans, d’abord comme coach,
puis comme Chef de Projet », une
initiative du géant GOOGLE.
42-BIRAMAWA MAGAZINE
Il a initié en 2018 Polaris asso,
une association française basée à
Dakar avec pour mission de mener
les jeunes à une utilisation efficiente
de l’Outil numérique.
La rubrique « Découverte » du numéro
4 de votre magazine Biramawa
lui est consacrée.
« …nous ouvrons nos portes à d’autres
associations, structures communautaires
de base ou étatiques à venir
construire avec nous un cadre permettant
aux jeunes d’exploiter pleinement
les atouts du numérique.»
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-
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Pouvez-vous vous présenter
et revenir sur votre parcours
de formation ?
Je me nomme Ousseynou, je
suis né en 1993 dans la ville de
Rufisque. J’ai quitté cette belle
ville à l’âge de 11 ans, ayant
réussi le concours du Prytanée
Militaire de Saint-Louis. Dans
cette prestigieuse école, j’ai fait
un séjour de 7 ans, de la sixième
à la terminale, en y suivant des
enseignements militaires et civils.
J’ai eu l’honneur en 2011
d’avoir été lauréat au Concours
Général Sénégalais puis de décrocher
en 2012 mon baccalauréat.
Mon parcours académique
s’est poursuivi par la suite avec
une licence en Science Politique
à l’Université Gaston Berger
de Saint-Louis. En 2016, je me
rends en France après une année
de césure durant laquelle
j’ai travaillé pour l’ONG Ashoka.
J’ai obtenu à Paris un Master en
Science Politique.
Qu’en est-il de votre parcours
professionnel ?
Sur le plan professionnel, j’ai eu
la chance de me confronter très
tôt au monde professionnel.
Déjà après ma licence, j’ai fait le
choix d’observer une année de
césure pour travailler au sein du
programme Changemaker, une
initiative de l’ONG Ashoka visant
à détecter et à accompagner les
jeunes innovateurs sociaux africains,
francophones comme anglophones.
Cette expérience m’a
permis de découvrir le monde
de l’entrepreneuriat social dont
je suis tombé amoureux et dont
les principes ont depuis lors
guidé mon parcours.
En France, j’ai eu l’opportunité
de travailler pour le programme
Google Ateliers
Numériques
pendant 3 ans, d’abord comme
coach, puis comme Chef de
Projet. Mon rôle a notamment
consisté à déployer cette initiative
de Google France dans un
certain nombre de territoire
français, accompagnant ainsi
des milliers de jeunes, entrepreneurs
et professionnels à améliorer
leur niveau sur certaines
compétences numériques.
Sur un tout autre registre, je suis
depuis 2016, ambassadeur pour
l’Unesco, représentant de la
jeunesse francophone. Dans ce
cadre, je contribue à porter un
plaidoyer international sur les
sujets de l’éducation, l’accès des
jeunes à la formation de qualité,
puis à l’emploi et enfin l’engagement
civique. Cela m’a amené à
parcourir certains pays tels que
l’Arabie Saoudite, la Russie ou
encore le Cap-Vert dans le but
d’y échanger avec les jeunes et
les organisations communautaires
de base.
Enfin, depuis janvier 2020, je
suis de retour dans mon pays,
à Dakar, où j’occupe le poste de
Responsable de la Communication
et de la Communication
pour Afric’innov, une initiative
qui soutient le développement
de l’écosystème entrepreneurial
africain en appuyant les hubs.
« Partout dans le
monde, les parents,
et la famille au sens
large, sont considérés
comme les premiers
acteurs de confiance
dans l’éducation numérique
des jeunes. »
Vous avez fondé « Polaris asso
». Comment vous est venu
l’idée de mettre en place cette
initiative ?
Polaris Asso est une association
française basée à Dakar que j’ai
initiée en 2018. A l’époque, je
travaillais comme Chef de projet
pour le programme Google
Ateliers Numériques et j’ai eu
l’opportunité de parcourir près
d’une quarantaine de villes en
France pour accompagner le
grand public sur les usages du
numérique. J’avais constaté que
beaucoup de parents particiBIRAMAWA
MAGAZINE - 43
׉	 7cassandra://6gHrL-Ga2leQIVkrRCLHuFG0MdrOybWPH0jwAK-YhNg,^`̵ _&ۮmIecˁ_&ۮmIecʁ{בCט   {u׉׉	 7cassandra://L8Npf-RneLH5DfrEPHvo5o1WWhFIhxIrnD-Spnsgkhk U`׉	 7cassandra://jJI__XeMQWx_21cpzxM9LKqx9VTe8tUHQNQ4Tb5B-fQ̀J`S׉	 7cassandra://QoFRZ_E23WFivKFb7iyNG4Qk17jyf6mB3jFeLtKC2i4&t`̵ ׉	 7cassandra://LQfPYXYKVJAfxzWym5MRmWoSAg_0mrBVNzJG-K8sxFs w4͠_&ۮmIed&ט  {u׉׉	 7cassandra://d9H7RBma5RJoXZe4XqlUE1vbJ4aHd4zsWIbbwe3jJ84 `׉	 7cassandra://XDUp6XjeCUDojtsortD73ppr6Ye-oUFldRzZiXpzAwg͌|`S׉	 7cassandra://PzQ8kfknCFQnGUyTZ-p3xHRsrtDmgY3YOneogT74Wr0'w`̵ ׉	 7cassandra://_O3Q5-wN3fscoxRLXuyJ3hq_SJTLojnyoiQYgAL8kyk 0͠_&ۮmIed'׉ETpaient à nos formations avec
pour objectif d’en savoir plus
sur le numérique, d’acquérir
des compétences pour mieux
être en mesure d’accompagner
leurs enfants à avoir un usage
avisé des outils digitaux.
De la même manière, durant
mes
missions
avec
l’Unesco
dans un certain nombre de pays,
j’avais remarqué une grande
rupture entre les parents et les
jeunes sur la question du numérique.
En d’autres termes, les
personnes adultes et parents
sont très éloignés des réalités
que vivent les jeunes sur les outils
numériques et donc, n’ont
ni les bonnes informations ni
les compétences pour accompagner
leurs enfants vers un
usage avisé d’internet. Il y’a par
conséquent un fort besoin chez
les parents d’être outillés sur la
question de la parentalité à l’ère
du numérique. J’ai été consterné
par le grand écart entre ce besoin
des parents et le manque
de solutions formulées pour y
répondre.
Initier Polaris Asso a été pour
moi une manière de sortir de ma
zone de confort et de challenger
ce statut quo.
Quelles sont les cibles de Polaris
Asso ?
Partout dans le monde, les parents,
et la famille au sens large,
sont considérés
comme
numérique des jeunes loin devant
les amis proche (25%) et
les enseignants (22%).
les
premiers acteurs de confiance
dans l’éducation numérique
des jeunes. Une étude que nous
avons réalisée en Juin 2020 à
Dakar montre le confirme : 56%
des répondants estiment que la
famille, au sens large est l’acteur
le plus influent dans l’éducation
Tout cela pour vous dire que
les parents sont une cible importante
de Polaris Asso. En accompagnant
les parents à mieux
s’outiller sur les usages du numérique,
on leur donne l’opportunité
de mieux accompagner
les jeunes de leur entourage à
utiliser à bon escient les outils
numériques. Former les parents
est le meilleur moyen d’avoir
des jeunes ayant un usage avisé
d’internet !
En plus des parents, les jeunes
eux-mêmes
sont également
notre cible. Ils s’approchent
tout naturellement de nous et
des programmes ont été conçus
à leur destination.
44-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://QoFRZ_E23WFivKFb7iyNG4Qk17jyf6mB3jFeLtKC2i4&t`̵ _&ۮmIec׉E	]« A l’horizon 2023,
notre ambition est
d’avoir un impact
sur 5000 parents et
100.000 jeunes du Sénégal.
»
Quels sont justement vos programmes
phares ?
Nous développons actuellement
trois programmes à fort impact.
Un tout premier programme
s’appelant “Family with net”
vise donner aux parents et personnes
adultes, toutes les informations
et tous les outils nécessaires
pour qu’ils puissent être
en mesure de mener les jeunes
de leur entourage vers un usage
avisé des outils numériques. Ce
programme se traduit par des
différents formats d’ateliers
pratiques, ludiques et interactifs.
Pour
les jeunes, nous développons
tous les vendredis du
contenu en ligne sur nos médias
sociaux sous le concept de 2
Minutes Chrono. Ce sont des vidéos
très dynamiques publiées
sur notre page, n’excédant pas 2
minutes et abordant une thématique
précise chaque semaine.
Enfin, et toujours pour les
jeunes, nous offrons, sur la demande
de lycées ou collèges ou
encore d’associations communautaires
des interventions en
physique sous forme d’ateliers
pour les outiller à exploiter tout
le positif du numérique, et à en
limiter le négatif.
Quels sont les perspectives de
Polaris Asso ?
A l’horizon 2023, notre ambition
est d’avoir un impact sur
5000 parents et 100.000 jeunes
du Sénégal.
Au Sénégal, nous avons un écosystème
bien dynamique, avec
des associations évoluant dans
des domaines connexes au nôtre
et ayant un impact considérable
au sein de notre communauté.
Un de nos principaux défis est
d’apprendre à collaborer, à mutualiser
nos forces et à porter la
même voix. Sans cela, nous ne
pourrons atteindre nos objectifs
réciproques.
C’est pourquoi nous ouvrons nos
portes à d’autres associations,
structures
communautaires
de base ou étatiques à venir
construire avec nous un cadre
permettant aux jeunes d’exploiter
pleinement les atouts du numérique.
Comment
vous contacter ?
Toute personne désireuse de
nous écrire peut nous envoyer
un mail sur hello@polaris-asso.
org
Biramawa vous remercie.
Quel est votre mot de la fin ?
Félicitations à Biramawa pour
le travail important de mise en
lumière des actions positives
prises dans notre communauté.
Et merci de nous donner
cette tribune, un prétexte pour
rendre compte de notre travail
portant sur l’acculturation sur
les grands enjeux du numérique.
BIRAMAWA MAGAZINE - 45
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`S׉	 7cassandra://dfQ_gDoYMmtWBcIuEiA81O3BPUvNGmSHBNiyQpIB-ic)`̵ ׉	 7cassandra://3kN_QD-cfGIbuhuZulVQLqUUegS7sav0j_zrs5htGrMw^,͠_&ۮmIed*׉E	DIPLOVAR
N°3
DiploVar ou un regard aiguisé
sur l’actualité internationale
Politique, Sciences Politiques, Relations Internationales, Humanitaire, votre nouvelle
rubrique incontournable vous offre plus que des informations, une analyse pertinente
des interactions géopolitiques qui vous entourent.
Quoi de mieux qu’un résumé des points essentiels de l’actualité internationale des
15 derniers jours, des faits historiques, des portraits de personnalités ayant marqué
l’histoire des relations internationales pour mettre à jour vos connaissances et
rendre vos débats chocs d’idées.
Les points saillants, les immanquables de l’actualité internationale vous seront présentés
de façon succincte de telle sorte que rien ne vous échappera.
Pour ce troisième numéro, une consultation du tableau de la VAR Diplomatique nous
annonce les informations suivantes :
COVID 19 : Le rythme de la pandémie continue de
s’accélérer dans le monde, avec plus de 5 millions
de nouveaux cas détectés depuis le 1er juillet, soit
plus d’un tiers des cas de Covid-19 déclarés depuis
la fin 2019.
Plus de 645 700 personnes sont mortes du Covid-19,
l’OMS a rappelé que « La clé pour maîtriser
la transmission est de trouver, isoler, tester et traiter
les cas et les contacts ».
Le Royaume-Uni décrète une quatorzaine obligatoire
pour les voyageurs en provenance d’Espagne.
Par ailleurs, Les Etats-Unis ont doublé leur investissement
financier, à près d’un milliard de dollars
au total, pour soutenir le développement d’un potentiel
vaccin contre la Covid-19 mis au point par la
société américaine Moderna, qui entre lundi dans la
dernière phase de son essai clinique.
46-BIRAMAWA MAGAZINE
Quant à la République populaire démocratique de
Corée (RPDC), l’agence de presse nord-coréenne
a annoncé, dimanche 26 juillet, qu’un premier cas
avait été découvert et que le pays avait été placé en
« état d’urgence maximale » par le dirigeant Kim
Jong-un au cours d’une réunion du bureau politique
qui s’était tenue la veille.
MALI : Suite à l’échec de la médiation du jeudi 23
juillet entreprise par une délégation composée de
cinq chefs d’Etat ouest-africains pour tenter d’apaiser
les tensions au Mali.
Jong-un au cours d’une réunion du bureau politique
qui s’était tenue la veille.
Les chefs d’État de la Cédéao se sont de nouveau
mobilisés, ce lundi 27 juillet, en sommet extraordinaire
virtuel, pour trouver des solutions durables à
la crise malienne.
׉	 7cassandra://x0gP5cn6w6dHNf4X6xJ9U6jUw44of1y3jVkf0GKhzEU)V`̵ _&ۮmIec׉EL’organisation régionale menace de sanctions les
opposants à son plan de sortie de crise au Mali qui
prévoit notamment le maintien au pouvoir du Président
Ibrahim Boubacar Keïta, la constitution rapide
d’un gouvernement d’union nationale et des
élections législatives partielles.
Conduit par l’Imam Mahmoud Dicko, le Mouvement
M5-RFP (le Rassemblement des forces patriotiques)
qui n’a pas accepté les recommandations
de la médiation menée le weekend dernier par la
CEDEAO, rejette les résolutions et revendique toujours
la démission d’IBK et prévoit de mobiliser à
nouveau.
CENTRE-AFRIQUE : L’ex-président centrafricain
François Bozizé a annoncé samedi 25 juillet sa candidature
à l’élection présidentielle de décembre
2020, un scrutin à haut risque dans ce pays plongé
dans une guerre civile depuis que M. Bozizé a
été renversé en 2013. Les militants du Kwa Na Kwa
(KNK), le parti de M. Bozizé, étaient réunis depuis
vendredi en congrès à Bangui, la capitale centrafricaine.
Après
six années d’exil, François Bozizé est revenu
mi-décembre en catimini à Bangui, juste un an
avant le scrutin présidentiel.
Le pays est plongé dans la guerre civile depuis qu’il
a été renversé en 2013 par une coalition de mouvements
rebelles, appelée la Séleka. Ce coup d’Etat
avait fait basculer ce pays pauvre dans une spirale
infernale de violences, marquée par de sanglants
affrontements communautaires entre la Séléka et
les milices antibalaka, apparues pour soutenir le
président déchu. Cette guerre a forcé près du quart
des 4,7 millions d’habitants de la Centrafrique à
fuir leur domicile.
USA-CHINE : Une compétition acharnée pour la
suprématie économique et technologique, sur fond
de course au vaccin contre la Covid-19: la fermeture
du consulat de Chine aux Etats-Unis, accusé
d’espionnage, est une nouvelle illustration de la
confrontation aux allures de nouvelle Guerre froide
entre Washington et Pékin.
En représailles, La Chine a ordonné vendredi 24
juillet, la fermeture du consulat des Etats-Unis
dans la grande ville de Chengdu (sud-ouest).
Cette décision constitue «une réponse légitime et
nécessaire aux mesures déraisonnables des EtatsUnis»,
a souligné dans un communiqué le ministère
chinois des Affaires étrangères.
La diplomatie américaine a invoqué la protection
de «la propriété intellectuelle » pour ordonner la
fermeture du consulat chinois à Houston, au Texas.
SENEGAL : le journaliste, infatigable défenseur de
la démocratie et l’un des pionniers de la presse indépendante
africaine, Babacar Touré est décédé le
26 juillet d’une longue maladie.
Ancien président du groupe Sud, qu’il avait cofondé
en 1985, La presse africaine pleure un journaliste
emblématique.
OUGANDA : Le président Yoweri Museveni, au
pouvoir depuis plus de 34 ans, a été désigné mardi
candidat à la prochaine élection présidentielle prévue
début 2021 par le parti au pouvoir, le Mouvement
de la résistance nationale (NRM).
Il avait entamé son long règne le 29 janvier 1986
et il est désormais à la quatrième place en terme
de longévité à la tête de l’Etat sur le continent, derrière
Teodoro Obiang Nguema, président de Guinée-Equatoriale
(plus de 40 ans), le Camerounais
Paul Biya (plus de 37 ans) et Denis Sassou Nguesso
au Congo, qui cumule plus de 35 ans au pouvoir.
UE: L’Union européenne devrait maintenir ses
restrictions de voyager avec la plupart de ses partenaires
internationaux.
La prochaine publication de la liste des pays autorisés
pourrait être plus réduite encore à cause de la
progression du coronavirus.
Actuellement 13 pays sont concernés par ces autorisations,
y compris la Chine si le principe de réciprocité
est appliqué.
Selon des sources diplomatiques l’Algérie et le Maroc
pourraient quitter ce tableau. La Serbie et le
Monténégro avaient déjà disparu de la liste précédente.
A
noter, certains Etats non présents ont déjà appliqué
le système de réciprocité à l’UE.
Sources : le Point, le Sud Quotidien, les Podcasts Affaires
étrangères et International de France Culture, le Point, le
Monde
©Biramawa Magazine 2020
BIRAMAWA MAGAZINE - 47
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Germaine Adel Ndama DIOUF
Responsable logistique
Tu es à la recherche d’un emploi?
Biramawa magazine met cet espace à ta
disposition pour te permettre de proposer ton CV
aux entreprises qui recrutent.
Tu peux donc envoyer ton CV par e-mail :
contact@biramawa.com
48-BIRAMAWA MAGAZINE
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Germaine Adel Ndama DIOUF
Contact
Adresse : Keur Massar
Cité Enseignant
Mobile : +221 77 238 78 91
Email :
dioufgermaine90@gmail.com
À propos
Expérimentée dans le management d’équipe, une
aisance dans les rapports humains et une expérience
professionnelle variée et enrichissante dans la
gestion administrative, les achats et la logistique.
Responsable logistique
FORMATION
Master 2 en Supply Chain Management | SupDeco | 2014 – 2015
Master 1 en transport et logistique | SupDeco | 2013 – 2014
Licence 3 en Management des Organisations et de la Qualité : Option Achat-Logistique | Institution Sainte Jeanne
D’Arc post bac | 2012 – 2013
Licence 1 et 2 en Commerce International | Institution Sainte Jeanne d’Arc post bac | 2010 – 2012
Baccalauréat L’1 | Institution Notre Dame | 2009 – 2010
EXPERIENCE PROFESSIONNELLE
Zeltex-Kalia | Chargée des Achats et Approvisionnement | Juin 2020 à nos jours
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Gestion des achats – approvisionnements de produits de construction
Suivie des commandes et paiement fournisseurs
Save the Children International (Bureau Régional) | Logistics Assistant | Fevrier 2018 – Juin 2019
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SOS Village d’Enfants (Bureau régional) | Procurement Assistant | Juin 2017 – Janvier 2018
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Gestion parc Automobile (flotte de véhicules)
Suivi des réservations de billets d’avions et de demande de visa
Organisation de séminaires
Gestion administrative du bureau
Traitement de dossiers de paiement
Approvisionnement alimentaire, fourniture de bureau, fleet, assets, médicaments.
World Vision Sénégal | Gestionnaireadministrative | Avril 2016 – Juin 2017
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Traitement de Bon de Commande
Gestion parc automobile (flotte de motos et de véhicules)
Suivi des investissements (constructions salle de classe, postes de santé, centre de transformation, forages….)
Approvisionnement en fournitures et matériels divers
Organisation de séminaires et réunions
Supervision d’une équipe de 10 personnes
COMPETENCES CLES
Outils maitrisés : Pack office | SAARI | GAINDE |
ORBUS | Microsoft Dynamics AX 2012 (Server Supply
Chain System) | LOTUS
Langues : Français | Anglais | Wolof | Sérère
PERSONALLITE
Leadership
Créatif
Sens de l’écoute
Sérieux
LOISIRS
Collectivités éducatives
Scoutisme
BIRAMAWA MAGAZINE - 49
Confection de produits
cosmétiques pour cheveux
naturels
Gestion des achats locaux –approvisionnements alimentaires, fournitures de bureaux, équipements IT
Mise à jour tracker procurement (suivi des bons de commande et paiements)
Gestion de stocks (Produits alimentaires, produits d’entretiens et médicaux)
Support aux achats internationaux (médicaments, fleet, assets) – pays de la sous-région.
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50-BIRAMAWA MAGAZINE
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