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MAGAZINE
Docteur
Benjamin NDOUR
Responsable des Cliniques
à Marie Stopes International Sénégal
“La médecine est un métier
noble et un sacerdoce...”
Professeur
Mariétou THIAM
COULIBALY
Enseignant-Chercheur
Chef d'équipe maternité de
l'hôpital régional de Thiès
“La médecine a toujours
été un objectif depuis
mon plus jeune âge.”
Docteur
Khardiata DIALLO Mbaye
Infectiologue-Coordonnatrice
et Responsable du centre de
traitement des épidémies de
l’Hôpital Fann
Ousseynou GUEYE
Fondateur Polaris asso
Fatou
Kiné FALL
Blogueuse culinaire
Fondatrice Inspifood
By Kinouche
N°5
Du 15 Août 2020
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06
SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -
05
EDITO
Waly NDIAYE Fondateur Biramawa
A nos professionnels de santé, nos héros!
08
14
édition spéciale
ENTRETIEN PORTRAIT
AVIS D’EXPERT
06
Michèle BURON-MILLET Créatrice de la pouponnière “Vivre Ensemble” de Mbour
Appel aux dons
Dr Benjamin NDOUR Responsable des clinique à Marie Stpes Sénégal
«La medcine est un métier noble et un sacerdoce...»
08
Dr Khardiata DIALLO MBAYE
Tout connaître sur le coronavirus
24 LE COIN D’AUTRUI
Ayoba FAYE Journaliste d’investigation – Rédacteur en chef Pressafrik
«Ne laissez personne vous faire croire que vous ne pouvez
pas gagner votre vie en étant loyal.»
28 ENTRETIEN EXCLUSIF
Mariétou THIAM COULIBALY
Enseignant Chercheur Chef d'équipe maternité
de l'hôpital régional de Thiès
«La médecine a toujours été un objectif depuis mon plus
jeune âge.»
34 AGRICULTURE
Thierno NGAMB Agronome, Spécialiste en Sécurité Alimentaire et Résilience
Au cœur de la crise COVID-19 : les agriculteurs à
la rescousse des populations
34
2-BIRAMAWA MAGAZINE
SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE -
Infectiologue-Coordonatrice et responsable
du centre de traitement des épidémies de l'Hôpital Fann
24
28
14
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4
4
-
-SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE
36
36
40
44
HISTOIRE DU SENEGAL
LES DROITS HUMAINS AKK AK YELEFU DOMU ADAMA YI
ENVIRONNEMENT
Mariane Seck Docteur en Droit de l’Environnement et de la Santé
Dakar une bombe à retardement pire que Beyrouth
Khadime SENE Éducateur spécialisé au Ministère de la Justice
Généralités sur les droits de la femme
44
Omar Mallé SAKHO Chercheur UCAD, Laboratoire LARHISA
Sel et Santé en Afrique de l’Ouest traditionnelle
50
4
52
DÉVELOPPEMENT PERSONNEL
A L'ÈRE DUNUMERIQUE
Ousseynou GUEYUE fondateur de Polaris Asso
Les enjeux sanitaires du numérique
Abdoulaye NDIAYE Chancelier des Affaires étrangères
Secret des personnes "résilientes"
54 DÉCOUVERTE
Fatou Kiné FALL Blogueuse culinaire
«Inspifood By Kinouche est un blog culinaire que j'ai créé en
2017...»
58
4
60
DIPLOVAR
LA CVTHÈQUE
Un regard aiguisé sur l’actualité internationale
60
Fernand DIEME
MANAGER DES ENTREPRISES TOURISTIQUES
ET HÔTELIERES.
- SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE
BIRAMAWA MAGAZINE - 3
58
54
50
52
40
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Chercheur en Droit privé
Expert maritime en formation
Ayoba FAYE
Journaliste d’investigation
Rédacteur en chef Pressafrik
Moustapha FAYE
Chercheur en Marketing Stratégique – UGB
Omar Mallé SAKHO
Doctorant à l’Université Cheikh Anta Diop
Laboratoire LARHISA.
Thierno NGAMB
Agronome
Spécialiste en Sécurité Alimentaire et Résilience
Guilaye TINE
Designer-Digital Marketer-Telemarketer
CEO IN'FINITY
Djiby SADIO
Photographie
CEO Studio 13
Alioune FALL
Juriste d’Affaires
Inspecteur du travail et de la sécurité Sociale
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires Étrangères
Docteur Benjamin NDOUR
Médecin généraliste
Khadime SENE
Educateur Spécialisé au Ministère de la Justice
Marianne SECK
Docteur en droit de l’environnement et de la santé
Ousseynou GUEYE
Responsable communication chez Afric’innov et fondateur
de Polaris asso
Adresse postale : 29 Rue de la Sablière 78120, France
Éditeur : Waly NDIAYE
4-BIRAMAWA MAGAZINE
L’ÉQUIPE BIRAMAWA
contactez nous:contact@biramawa.com
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A nos
professionnels
de santé, Nos
héros !
D
Waly NDIAYE
Fondateur Biramawa
ès le début de la crise sanitaire, je me souviens être confiné chez moi, en toute sécurité, loin
de tout risque de contamination. J’étais inquiet vu l’ampleur de la situation mais je me sentais
quand même en toute sécurité.
Au même moment certains de nos compatriotes, et pas des moindres, étaient confrontés, le sont toujours
d’ailleurs, à la dure réalité de leur profession : Celle de soigner, d’être au contact des personnes
vulnérables, d’épauler les populations en temps de crise. En effet des milliers d’hommes et femmes en
blouse blanche depuis le début de la crise ont été et continuent d’être au-devant de la scène pour faire
face à la crise sanitaire. Et ce, à leurs risques et périls.
Leur détermination et professionnalisme ont permis, à ce jour, de guérir 7615 personnes atteintes de la
Covid-19 selon le communiqué du ministère de la Santé et de l'Action Sociale du 14 Août 2020.
Comme d’aucuns le disent « à quelque chose malheur est bon ». Cette crise sanitaire a mis en exergue
nos insuffisances. Elle a aussi mis en lumière ce rôle important et indispensable que les professionnels
de santé ont toujours su jouer. C’est d’ailleurs pourquoi les questions suivantes me taraudent l'esprit :
‒ Ces professionnels de santé sont-ils épaulés par toutes les parties prenantes ?
‒ Disposent-ils des moyens humains, financiers et matériels pour mener à bien leurs missions ?
‒ Toutes leurs préoccupations sont-elles prises en compte ?
Une chose est sûre, la santé des populations, quel que soit le pays du monde, est un enjeu majeur.
En attendant chers lecteurs, l’heure n’est pas au bilan. Continuons la lutte, épaulons nos professionnels
de santé, les autorités publiques, en respectant les mesures barrières et les nouvelles mesures annoncées
par ces dernières.
Waly NDIAYE
BIRAMAWA MAGAZINE - 5
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OEDITION
SPECIALE
Michèle BURON-MILLET
Créatrice de la pouponnière “Vivre Ensemble” de Mbour
Le magazine Biramawa à travers sa rubrique " Edition spéciale "a souhaité donner
la voix à la Pouponnière "Vivre Ensemble "de Mbour. Créée en 2002 la pouponnière
est un "lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de sa maman
". Confrontée à des difficultés à cause de la crise sanitaire, la pouponnière
fait appel à toutes les bonnes volontés.
Vivre Ensemble – La Pouponnière de Mbour
La Pouponnière de Mbour a vu le jour en Janvier 2002,
Michèle BURON-MILLET en est la créatrice. C’est un
lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de
sa maman. Elle permet aux orphelins de mère ou aux
enfants dont la maman ne peut pas s’occuper (pour
des raisons gravissimes), de vivre protégés, leurs premières
années de vie si fragile, avant de regagner leur
famille au bout d’un à deux ans. Très rapidement, l’association
se développe et il apparaît que tous les enfants
ne peuvent rentrer chez eux (rejet de la famille
ou mauvaises conditions d’accueil). En 2003, les Unités
Familiales sont créées pour prendre le relais et
s’occuper de ces enfants qui sortent de la Pouponnière,
mais ne peuvent pas rentrer en famille. Avec le temps
la Pouponnière a acquis une certaine notoriété au vu
du sérieux des professionnels. Aujourd’hui la Pouponnière
compte 136 salariés et 148 enfants.
Vivre Ensemble c’est aussi et avant tout un séjour de
rupture, crée en 2001 pour des jeunes français en dif6-BIRAMAWA
MAGAZINE
ficultés. Ils restent durant 9 mois et participent à des
chantiers humanitaires (reconstruction, réhabilitation
dans les villages ), ils sont aussi amenés à faire un stage
dans la pouponnière. L’objectif étant de les remobiliser
et de les valoriser à travers l’aide apporté à la
population locale défavorisée. Le projet est double et
complémentaire, en effet une grande partie du financement
des frais de fonctionnement de la Pouponnière
provient du séjour de rupture lui même.
En raison de la situation sanitaire mondiale l’équipe de
direction de Vivre Ensemble a dû prendre des mesures
rapidement. Début mars l’association s’est vue fermer
ses portes aux visiteurs, nombreux chaque jour et en
provenance d’Europe. Il a fallu ensuite faire de même
pour l’accueil des bénévoles, une quarantaine par mois
à nous apporter leur soutien. Enfin depuis maintenant
le mois de mars le confinement des enfants et du personnel
c’est organisé. Notre souhait comme toujours
est de préserver nos enfants, mais aussi le personnel
׉	 7cassandra://8ACRwi-ZWemebtH7GAn13GcWExhMb3KwHi8dYXM8Mp8.I`̵ _:U>cg_׉Ebqui s’en occupe. Nous avons réussi à composer une
équipe de volontaires pour rester confinés. Aujourd’hui
250 personnes sont au centre, dont 148 enfants.
L’ensemble du personnel est mutuellement très solidaire,
ils sont comme une grande famille. Et ce malgré
l’inquiétude pour leur famille respective à l’extérieur.
Nous nous devons maintenir les salaires. Pour les salariés
sur place mais aussi tout ceux, qui de chez eux,
sont au chômage technique et pour qui nous souhaiterions
maintenir le salaire initial. Nous devons aussi
assurer l’approvisionnement de l’association en denrées
alimentaires, produits d’entretien, d’hygiène,
médicaments. Cette situation engendre une augmentation
considérable nos dépenses quotidiennes, pour
lesquelles nous avions déjà des difficultés de prise en
charge tout au long de l’année.
Du fait de l’absence de visiteurs et de bénévoles, nous
constatons une baisse des dons au quotidien. Nous gardons
aussi en tête que les jeunes accueillis en séjour
de rupture peuvent à tout moment être rapatriés en
France, en fonction de l’ évolution de la situation. L’avenir
de la Pouponnière en deviendrait alors très incertain.
Nous
sommes en permanence à la recherche de soutien
pour nous aider dans la prise en charge des frais de
fonctionnement et le maintien des activités de l’association.
Les
sources de financements :
(Budget total annuel 291 332 806 FCFA)
‒ Vivre Ensemble Madesahel, séjour de rupture : 44
% du budget total de la Pouponnière.
‒ L’état Sénégalais 10 000 000 CFA
‒ L’association Louly l’Ecole au Sénégal , tous les
frais liés à la scolarité des enfants : 5 262 087 FCFA (année
scolaire 2018-2019)
‒ La Banque Mondiale 4 520 000 CFA en 2019
‒ 270 parrains pour environ 51 085 900 CFA par an
‒ Le reste des financements dépendent des dons de
particuliers et entreprises.
Nous contacter :
‒ Accueil : + 221 33 957 31 36
‒ E-mai : contact@lapouponnieredembour.org
‒ Responsable communication : Arnoult Mathilde
‒ Tel : + 221 77 881 83 60
Nous aider :
‒ Orange Money : + 221 77 500 19 32
‒ Faire un don en ligne :https://www.helloasso.com/
don/associations/vivre-ensemble-la-pouponniere
‒ Notre site
Voici quelques chiffres :
Effectif de la Pouponnière :
‒ La Pouponnière : 91 bébés de 0 à 2 ans.
‒ Les Unités Familiales : 37 enfants de 2 à 6 ans.
‒ La Grande Enfance : 20 enfants de plus de 6 ans.
‒ Enfants accueillis en ce moment : 148
‒ Enfants accueillis et sauvés depuis janvier 2002 : 1
260
‒ Employés à la Pouponnière : 136
pouponnieredembour
‒ Devenir parrain
‒ Faire un don par virement bancaire :
IBAN : FR76 4255 9100 0008 0040 4472 464
BIC : CCOPFRPPXXX
Intitulé du compte : Vivre Ensemble, la Pouponnière
internet: http://www.lapouponnieredembour.org
‒
Notre page facebook: https://www.facebook.com/
BIRAMAWA MAGAZINE - 7
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POTRAIT
Docteur Benjamin NDOUR
Responsable des cliniques à Marie Stopes International Sénégal
“La médecine est un métier noble et un
sacerdoce...”
׉	 7cassandra://65TZqt-n2ezALi7DwCsvsO2wgEzGGHLsrpdWNJb2W1E I`̵ _:U>cga׉E`Docteur Benjamin Maurice Ngor NDOUR est médecin généraliste
de formation. Il occupe le poste de Responsable des cliniques
au sein de Marie Stopes International Sénégal, une organisation
mondiale œuvrant « dans le domaine de la santé
de la reproduction. » Dans cette interview Docteur NDOUR retrace
son parcours de formation et professionnel. Il adresse
un message aux femmes et jeunes filles en âge de procréer.
« La médecine est un métier noble et un
sacerdoce avec plusieurs spécialités aussi
noble les uns que les autres. »
Qui est Docteur NDOUR ?
C’est Benjamin Maurice Ngor NDOUR, sérère à «
200% » comme j’aime le dire et donc un « bour »
pour les diolas et les peuls lol ! Je suis marié à une
merveilleuse femme qui m’a donné un petit prince
d’1 an deux mois. Et je suis médecin.
Vous êtes Responsable des Cliniques au sein
de Marie Stopes International Sénégal. Que
pouvez-vous nous dire sur cette structure
de Santé ?
Marie Stopes International (MSI) est une organisation
mondiale portée par son engagement sans
faille à donner aux femmes le pouvoir de choisir,
quand avoir des enfants. Nous œuvrons dans le domaine
de la santé de la reproduction, en fournissant
des services de haute qualité en planification
familiale à travers nos différents canaux d’offre de
services. En effet, l’organisation est présente dans
la presque totalité des régions du Sénégal (13/14)
à travers nos équipes, pour faire en sorte que
toutes les femmes sans distinction puissent avoir
accès à des services de santé sexuelle et reproductive
de qualité. C’est-à-dire que la femme à Dakar
puisse avoir le même service en termes de qualité
que celle qui se trouve au fin fond du Sénégal. Nous
connaissons que la santé sexuelle et reproductive
et plus précisément la contraception est un sujet
tabou dans notre pays et pourtant constitue un
moyen efficace de lutte contre la mortalité maternelle,
et même la pauvreté. C’est pourquoi dans nos
cliniques nous faisons en sorte que les femmes qui
viennent nous voir pour des besoins en services de
santé sexuelle et reproductive aient une excellente
expérience du service reçu et finissent par devenir
des porteurs de voix en faveur de la planification
familiale et de ses bienfaits. Aujourd’hui dans le
cadre stratégique national de planification familiale
2016-2020, le gouvernement sénégalais vise
45 % de taux de Prévalence Contraceptive en 2020
et MSI est un partenaire privilégié dans cette mission
noble.
« J’ai fait mon cycle primaire entre Sokone
et Guinguineo ; mon C.E.M entre
Guingueneo et Kaolack à Dialegne pour
enfin avoir mon bac S2 au lycée Valdiodio
Ndiaye de Kaolack en 2008. »
En tant que Responsable des cliniques,
quelles sont vos missions ?
Ma mission en tant que Responsable des cliniques
peut être corrélé aux tâches « d’un directeur
BIRAMAWA MAGAZINE - 9
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équipes de ces cliniques, et mon rôle principal est
de mettre en œuvre la vision globale définie pour
le canal. En effet, je dois faire en sorte qu’à travers
nos cliniques, les populations puissent avoir accès
à la meilleure des prises en charge en matière de
santé sexuelle et reproductive. Et pour y parvenir,
je suis chargé de donner les orientations en mettant
en place des stratégies claires pouvant nous
mener à répondre aux besoins des femmes. J’assure
donc un rôle de leader et de support et j’effectue
le suivi quotidien des performances de mes
équipes, et veille à la mise en œuvre des plans d’actions
et stratégies. Je suis également en charge de
l’extension des centres sur le territoire national.
il y’avait une fac de médecine. Et tient toi bien à
l’époque il n’y avait que la Faculté de médecine de
L’UCAD, l’ouverture de la deuxième faculté de médecine
du Sénégal à Thiès n’était pas encore confirmée
mais figurait sur la fiche d’orientation je l’ai
alors coché pour la forme lol ; après tout, la chance
ne sourit qu’aux audacieux ð. Après 1 mois de
cours à la FMPO j’ai reçu un appel de l’université de
Thiès qui m’a convoqué à un concours d’entrée à la
Fac de médecine qu’il fallait faire le surlendemain.
J’ai alors confirmé ma participation sans vraiment
me décider car je ne connaissais personne à Thiès,
en plus 2 jours pour me préparer à un concours
inattendu, ça m’a un peu refroidi !!! À la descente
j’ai appelé mon papa pour lui expliquer la situation
et il m’a dit qu’il avait un ami à Thiès où je pouvais
m’installer pour faire le concours et cerise sur
le gâteau j’ai fini par réussir à ce concours qui y’a
été très sélectif malgré tout. Et c’est comme ça que
nous avons été 66 étudiants sur 300 et quelques
à être les pionniers de l’ouverture de la deuxième
faculté de médecine du Sénégal. J’ai ensuite fait durant
ma 6iéme année en parallèle un master en microbiologie
Fondamentale et appliquée à L’UCAD
que je dois soutenir d’ailleurs lol.
C’est avant de finir mon stage rural de 4 mois au
centre de santé de Diofior que j’ai passé un entretien
à MSI pour le poste que j’occupe jusque-là, car
c’était une ONG que je suivais depuis des années.
En effet, j’ai toujours été intéressé par la santé
sexuelle et reproductive ; d’ailleurs j’ai fait de la
recherche et soutenu ma thèse de doctorat sur ce
sujet en plus des œuvres humanitaires qui ont toujours
fait partie de moi on y reviendra.
Comment se sont déroulées vos études en
Médecine ?
Quand j’y repense « wow » je dirais passionnant et
mouvementé. Un vrai parcours du combattant.
Pour arriver à ce poste vous avez fait de longues
études. Quel a été votre cursus scolaire
?
J’ai fait mon cycle primaire entre Sokone et Guinguineo
; mon C.E.M entre Guingueneo et Kaolack à
Dialegne pour enfin avoir mon bac S2 au lycée Valdiodio
Ndiaye de Kaolack en 2008.
Puisque je me voyais faire que la médecine et rien
d’autre ; j’ai misé le tout pour le tout en déposant
mes demandes qu’au niveau des universités où
10-BIRAMAWA MAGAZINE
Passionnant parce que connaître le corps humain,
comprendre les maladies et les soigner il y’a rien
de plus gratifiant.
Mouvementée, parce que nous avons était les premiers
« COBAYE » à démarrer les études médicales
à Thiès alors que rien n’était encore en place. On
n’avait ni amphithéâtre on faisait cours au CNEPS
de Thiès où un petit bâtiment de deux pièces nous
était prêté, ni campus social chacun se débro׉	 7cassandra://uqlLzg0f-XGwFZdBDzWIyGD2slT31bkQn9ZvoanWsSY(`̵ _:U>cgc׉Elais et les profs venaient de Dakar pour nous bombarder
de cours pendant 3 à une semaine avant
de repartir. C’était vraiment dure et stressant au
début, mais on savait ce qu’on voulait et c’était le
prix à payer pour qu’aujourd’hui les jeunes étudiants
puissent opter pour la faculté de médecine
de Thiès en y trouvant les conditions dont nous rêvions
tous à l’époque. Quand on voit qu’à présent
on est à plus de 4 promotions sortantes on est juste
fier de nous-même.
Plus haut vous disiez avoir fait vos Études à
l’UFR Santé de l’Université de Thiès. Qu’estce
que cette Université vous inspire ?
L’accomplissement d’une longue péripétie et la reconnaissance
envers nos professeurs et maîtres
ainsi que tout le personnel administratif de toute
l’université que je côtoyais tout le temps.
Vous devez être nostalgique ? (Rire)
Oh oui… lol ; oui parce que j’y est passé d’agréable
moment et rencontré des personnes formidables
devenus des amis à vie. Cette université m’a vu être
un homme responsable et engagé pour de nobles
causes :
La cause estudiantine : j’étais un grand défenseur
des étudiants de ma faculté et de l’université pour
que tout le monde soit dans de meilleur condition
car j’ai été président de la faculté de médecine
pendant des années, président de la conférence
des présidents de faculté de l’université et représentant
des étudiants de l’université de Thiès au
conseil d’administration. Sans oublier le Réseau
des Étudiant en Médecine de l’Afrique de l’Ouest ou
j’ai assuré la vice-présidence en 2010 également.
La cause humanitaire : il fallait rendre à Thiès ma
ville d’adoption ce qu’elle m’a donné, c’est pourquoi
j’avais fondé la présence médicale Saint Joseph
pour mener des couvertures médicales et
consultations au sein de l’église, avec des amis
nous avions fondés Vision Santé qui est une grande
organisation de Jeunes médecins dont j’ai assuré
la présidence et où nous avons mené des actions
incroyables à l’époque ; nous allions vers les populations
démunies qui voient rarement un médecins
pour les sensibiliser sur des thématiques importantes
de santé publique et leurs offrir des consultations
gratuites.
Juste pour ne citer que cela, ce n’était pas facile
d’être dans tout ça et de l’allier aux études médicales
mais une chose m’a toujours animée dans la
vie comment venir en aide à autrui ? Et jusque-là
cette tâche je continue à l’accomplir surtout que je
travaille dans les ONG.
Beaucoup de jeunes élèves et étudiants
souhaitent être médecins. Quels sont vos
conseils pour ces jeunes ?
La médecine est un métier noble et un sacerdoce
avec plusieurs spécialités aussi noble les uns que
les autres. Alors, foncez, assumez pleinement ce
choix, ça va faire très mal parfois mais la grande satisfaction
sera quand vous commencerez à exercer
et sauver des vies et qu’un patient vous dira merci
et formulera des prières pour vous. Alors travaillez
jusqu’à ce que ça fasse mal pour un jour ressentir
tout cela.
D’après vous, quels sont les prérequis, les
qualités essentielles pour être médecin ?
Pour moi un bon médecin doit avoir de l’empathie
et non de la sympathie car on confond souvent les
deux. Et au moment où beaucoup commencent à se
plaindre de la manière dont ils sont accueillis dans
les structures sanitaires nous devons renforcer
plus que jamais notre comportement. Il est important
d’allier savoir-faire et savoir être pour donner
aux patients la meilleure des prises en charge.
Enfin le médecin doit être à l’écoute, attentif aux
détails et très patient puisque les patients sont de
nos jours impatients ð. Par contre la plupart des
qualités suscitées ne sont pas à enseigner à la fac,
ce sont nos parents qui nous l’inculquent.
Le Sénégal fait face à une crise sanitaire
(Covid-19), en tant que Médecin comment
l’avez-vous vécu ?
Je dirais comme tous les sénégalais, nous étions
face à un virus qu’on ne connaissait pas au début
ce qui y’a causé beaucoup de psychose au sein de
la population. Mais, aujourd’hui où nous connaissons
au moins comment empêcher la propagation
du virus ; nous appelons les populations à rester
plus que jamais mobilisées en respectant les gestes
barrières pour barrer la route à ce virus. Cependant,
n’ayons pas peur de fréquenter les hôpitaux
car nous devons en même temps éviter de voir la
recrudescence des pathologies qui étaient jusquelà
maitrisées.
BIRAMAWA MAGAZINE - ׉	 7cassandra://jvoELhfAxUvODwteVrT_PqsxFtz0vW8a0wJ4KoY4mvg*b`̵ _:U>cgd_:U>cgc{בCט   {u׉׉	 7cassandra://eIugPrZw5SrY3mDbLWxZIvNTQdpZ-1a-E6kB_fsSD08 ҭ`׉	 7cassandra://QWrRv-i31dGVIkYq3jf3CfeOBlgXyjMu6RQxne9Fvjg͢u`S׉	 7cassandra://CBUoh48x3aRb7frG81a_eIvQ-EC6T7KOPgBp5pZgxJI)`̵ ׉	 7cassandra://ZCKbeFcke51KPqcaFinwIX8vF1zmtgZldXnBNuWEfu4 N,͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://1zZhVhKkOAUHpG87z9I874bFVFGnEZnLxWBiDXf5z3g zH`׉	 7cassandra://fZCxBpj4-KOXcKbS758noQm6oSzvSCuXwJhH-vCuiVEv`S׉	 7cassandra://-Q-56oemrK4EOrgRYlNjsURaeSuX8_In_55eum_2lH8,W`̵ ׉	 7cassandra://PNVZJXSWaagHyC2Z9OzBSOZqTiGGuZjOwm9sHWbk6nA sq͠_:U>cg׉EQuelles leçons le Sénégal doit-il en tirer ?
C’est simple notre système sanitaire est fragile et
cette pandémie l’a juste exposé au grand jour. Le
gouvernement doit prendre ses responsabilités et
investir davantage sur la santé des populations,
par des structures sanitaires bien équipées, recruter
assez de médecins car nos hôpitaux sont en carence
de personnel. Alors la question qu’on doit se
poser c’est pourquoi il y’a autant de médecins, infirmiers,
qui chôment alors que les populations se
plaignent tout le temps et meurent parce que dans
telle ou telle région il n’y a pas un pédiatre ou un
gynécologue etc ? En tant que personnel de santé
cette situation nous désole.
Quel regard faites-vous sur la santé des
femmes et jeunes en âge de procréer ?
La santé des femmes en âge de procréer reste un
point crucial sur lequel nous en tant qu’acteur dans
ce domaine nous devons nous pencher continuellement
afin d’améliorer les conditions. Et nous lançons
un appel au gouvernement pour que plus aucune
femme ne meurt en donnant la vie. Et ceci ne
pourra se faire que s’il y’a assez de structure sanitaire
bien équipé et un personnel de santé qualifié.
En plus de cela nous devons renforcer la communication
avec cette cible sur l’intérêt d’une planification
des naissances en couple, pour pallier les
grossesses non planifiées.
Avez-vous un message pour ces femmes et
jeunes filles ?
Je les invite elles aussi à aller vers l’information auprès
des professionnels de santé qui ont un devoir
de sensibilisation envers les populations ; pour
obtenir une meilleure prise en charge de leurs
besoins. Et je lance un appel aux mamans ; discutez
avec vos filles dès le bas âge car l’éducation
sexuelle est une chose très importante. Beaucoup
de jeunes filles ont vu leurs notes chuter à l’école,
ou même leurs comportements changer parce que
tout juste personne n’était là pour leur dire qu’elles
verront un jour leur menstruation pour ne citer
que ça comme exemple. En effet, « l’ignorance de
soi, de toute est la pire » comme le dirait l’adage,
alors combattons les tabous et évitons que nos enfants
aillent à la pêche de l’information sur internet
; ou tout ce qu’on voit n’est pas réel.
Pour changer de registre, comment conciliez-vous
vie privée et vie professionnelle ?
12-BIRAMAWA MAGAZINE
Quels sont vos hobbies ?
C’est vrai que j’ai commencé à fonder une famille
dès le début de ma carrière ce qui est lourd comme
responsabilité pour gérer les deux étant jeune,
mais j’arrive à bien concilier les deux.
Ma femme et moi formons une équipe, elle me
comprend et elle est un support dans ma vie. Elle
connaît mon travail et ce que ça implique ; quand je
me lève le matin pour aller au travail tous les jours
c’est pour aider beaucoup de femmes comme elle à
avoir accès à des services de santé reproductive de
qualité.
Biramawa vous remercie. Votre mot de la
fin.
C’est à moi de vous remercier de m’avoir donné
l’occasion de parler de ma modeste personne. Sans
oublier que vous avez porté le choix sur moi pour
animer la rubrique santé du magazine, donc on
poursuit l’aventure ensemble. ð
« La santé des femmes en âge de procréer
reste un point crucial sur lequel nous en
tant qu’acteur dans ce domaine nous devons
nous pencher continuellement afin
d’améliorer les conditions. »
Docteur Benjamin NDOUR
Responsable des cliniques à Marie Stopes International Sénég׉	 7cassandra://CBUoh48x3aRb7frG81a_eIvQ-EC6T7KOPgBp5pZgxJI)`̵ _:U>cge׉E׉	 7cassandra://-Q-56oemrK4EOrgRYlNjsURaeSuX8_In_55eum_2lH8,W`̵ _:U>cgf_:U>cge{בCט   {u׉׉	 7cassandra://_iMfQqbEzV2g3BoMm-M61GLRWG-7wBG-vux18f2fdUg '-`׉	 7cassandra://MJFefuDGGLQGBuymrT1qhk47n7JQb0RXEwSIjH9RIMAlw`S׉	 7cassandra://MBWQq8Sym9Bz4n3VQmSH4j3AXNuw0T-1cioIATrKCJ0#b`̵ ׉	 7cassandra://WQRXXRhJXZtOAahvJzsMmswfgtApTP8M50gH06ka6F8 H͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://JhwLpNfKe_6I0fanLGFEwWufvCHdvGLQbfKE0R7dT9Y 0/`׉	 7cassandra://LtlyT1mmbiuIVbNnZBARgIWbb8ETzOKoplIfWZJWLIwSd`S׉	 7cassandra://F1RvscTS0RaPxj-sIWRHBt_-drYxECcyPasCI7thZqg`̵ ׉	 7cassandra://nu44ac4kO5DBDunu2Vggv4RfXN39Udqi_xNoeS9NuEQͿ$͠_:U>cg׉E1AVIS
D’EXPERT
Docteur Khardiata DIALLO MBAYE
Infectiologue-coordonatrice et responsable du centre de traitement des
épidémies de l'Hôpital Fann
Tout connaître sur le coronarivus
Les coronavirus sont une large famille de virus qui infectent à la fois les animaux et les humains. Les coronavirus
humains peuvent provoquer des maladies bénignes semblables à un rhume, tandis que d'autres
provoquent des maladies plus graves (comme le MERS - Middle East Respiratory Syndrome et le SRAS -
Syndrome respiratoire aigu sévère). Certains coronavirus présents chez les animaux peuvent infecter les
humains, ce sont des maladies dites zoonotiques. Des enquêtes détaillées ont révélé que le SARS-CoV se
transmettait de la civette à l’homme et le MERS-CoV du dromadaire à l’homme. Plusieurs coronavirus
connus qui n’ont pas encore infecté l’homme circulent chez certains animaux. Parmi les coronavirus,
seuls six (le COVID-19 en est le 7ème) sont connus pour infecter l'être humain : quatre espèces (Human
Coronavirus ou HCoV: 229E, OC43, NL63, HKU1) responsables d’infections respiratoires endémiques et
deux espèces (SRASCov et MERS-CoV) qui entraînent des formes épidémiques.
Les coronavirus humains se propagent généralement par des gouttelettes (toux ou éternuement) et par
14-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://MBWQq8Sym9Bz4n3VQmSH4j3AXNuw0T-1cioIATrKCJ0#b`̵ _:U>cgg׉EQun contact personnel étroit et non protégé avec une personne infectée (toucher, serrer la main). Le nouveau
coronavirus (COVID-19), est responsable de la pandémie qui a débuté à Wuhan, en Chine. La COVID-19,
tel qu'il a été nommé, est considérée comme une nouvelle souche de coronavirus qui n'avait pas
encore été identifiée chez l'homme. Il s’agit d’un beta-coronavirus appartenant à la même famille que le
SRAS-CoV et le MERS-CoV et semblerait plus proche du SRAS-CoV.
Coronavirus (homme) :
HCoV-229E, HCoV-0C43, SARS-CoV,HCoVNL63,
HCoV-HKU1, MERS-CoV, COVID19(SARS-CoV2
HISTORIQUE:
•
Premier cas : 17/11/2019 en chine
• 15/12 puis 20/12/2019 : 27 puis 60 cas ont été marché de fruits de mer de wuhan) → origine animale
•
31/12/2019 : notification à l’OMS
• 07/01/2020 : isolement du virus baptisé SARS-CoV-2
• En février et mars : dissémination dans le monde
• 02 Mars : 1er cas au Sénégal
• 11 mars: déclaration d’une pandémie par l’OMS
Figure N°2 : Chronologie de l’infection au coronavirus responsable de la pandémie
BIRAMAWA MAGAZINE - 15
׉	 7cassandra://F1RvscTS0RaPxj-sIWRHBt_-drYxECcyPasCI7thZqg`̵ _:U>cgh_:U>cgg{בCט   {u׉׉	 7cassandra://pEjgc6IfyxQpmAyOnvcw1ObTjcVn-ursUJ3PPBt8juc g`׉	 7cassandra://1ZrXq69OzCxbtMBsYCyEn10SjR72kFqaR-gEhfo3LeIB`S׉	 7cassandra://WohjbU-nc8LAlDnbWBcBX4eNm5WS-wzFFCb9_Umx6sUm`̵ ׉	 7cassandra://L9ctUf26mR20Ut2QEFwVO94Shn4EkX5ApV9USQbIPo4E͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://t2OvNNWZ3hRfUeRVu8UU-UkZ-8-wvGOUJs0X1IZ34ak ` ׉	 7cassandra://HyAWKw5OCYC9cTc5tq07Wx0rsu7LCd9YnfUFEHCSHd8o`S׉	 7cassandra://W1ubZdv1EBDcVTxmFymmq6FNXFExhJPrPA5_huTjNYw4`̵ ׉	 7cassandra://CeZLk18WNe3WNS-0UOJzYgEUPNq9E4_rYzS_xKaxe8QZ# ͠_:U>cg׉EyLA TRANSMISSION
Elle peut être indirecte de par les gouttelettes de secrétions oropharyngées dispersées par la toux,
éternuements ou la parole d’une personne infectée ; surtout si la distanciation est inférieure à un
mètre.
Après avoir été en contact avec une surface contaminée, le fait de toucher le nez, les yeux, la bouche, ou
bien le visage d’une autre personne saine, va entraîner un risque de contamination. Il a été démontré
qu’une personne infectée pouvait contaminer 2 à 3 personnes.
Figures N°3 : la transmission indirecte
Figure N°4 : propagation des animaux à l’homme
16-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://WohjbU-nc8LAlDnbWBcBX4eNm5WS-wzFFCb9_Umx6sUm`̵ _:U>cgi׉E	SUJETS VULNERABLES
Tout le monde peut s’infecter mais la maladie sévère affecterait plus:
• Personnes âgées (>65 ans)
• Les personnes avec comorbidités
• Les personnes déjà malades
QUELQUES DÉFINITIONS
CAS SUSPECT
A. Un patient atteint d'une maladie respiratoire aiguë (fièvre et au moins un signe/symptôme de maladie
respiratoire (par exemple, toux, essoufflement), ET n'ayant aucune autre étiologie qui explique
pleinement la présentation clinique ET/OU des antécédents de voyage ou de résidence dans un pays,
une zone ou un territoire déclarant une transmission locale (voir rapport de situation) de la maladie
COVID-19 au cours des 14 jours précédant l'apparition des symptômes.
B. Un patient souffrant d'une maladie respiratoire aiguë ET ayant été en contact avec un cas confirmé
ou probable de COVID-19 (voir définition du contact) au cours des 14 derniers jours avant l'apparition
des symptômes
C. Un patient atteint d'une infection respiratoire aiguë sévère (fièvre et au moins un signe/symptôme
de maladie respiratoire (par exemple, toux, essoufflement) ET nécessitant une hospitalisation ET
sans autre étiologie qui explique pleinement la présentation clinique ;
D. Toute personne décédée dans un tableau de détresse respiratoire sans autre étiologie qui explique
pleinement le tableau clinique et ayant séjourné dans une zone où sévit l’épidémie au cours des 14
derniers jours ;
E. Toute personne présentant des images au scanners à type d’opacités en verre dépoli, bilatérales,
sous pleurales périphériques, avec ou sans condensation en faveur de pneumopathie
CAS PROBABLE
A. Un cas suspect pour lequel le test COVID-19 n'est pas concluant.
B. Un cas suspect pour lequel le Test de Diagnostic Rapide (TDR) COVID-19 est positif
CAS CONFIRMÉ
Une personne dont le laboratoire a confirmé l'infection par COVID-19, quels que soient les signes et
symptômes cliniques.
CAS CONTACT
Un contact est une personne qui est impliquée dans l'un des domaines suivants :
1. Fournir des soins directs sans équipement de protection individuelle (EPI) pour les patients
COVID-19
2. Rester dans le même environnement proche d'un patient COVID-19 (y compris le lieu de travail,
la salle de classe, le foyer, les réunions).
3. Voyager ensemble à proximité immédiate (1m) avec un patient COVID-19 dans n'importe quel type
de moyen de transport ... dans un délai de 14 jours après l'apparition des symptômes dans le cas
considéré.
BIRAMAWA MAGAZINE - 17
׉	 7cassandra://W1ubZdv1EBDcVTxmFymmq6FNXFExhJPrPA5_huTjNYw4`̵ _:U>cgj_:U>cgi{בCט   {u׉׉	 7cassandra://hBzhVfH6_ipWbbZaIxEtHfEcpU4aEpBP3N3Z4VYi8Xs ^`׉	 7cassandra://vB3faSJ_uiB4PV288WLhERMUJjfpyqH6ws1NIxzL77Yl`S׉	 7cassandra://__VhtecvwVozCT2s46gUdDdXr2br6hw6aloxR6EvKOw]`̵ ׉	 7cassandra://GoFO_PeMhgLWFa1AhEHk9gw9fb8TSD6IbTBuQZKOmzg͖J͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://_Tnqf5Zqwu42cKtClo4gSmnIySR3V-8X7OaTobM9vTU `׉	 7cassandra://cmT4yqKztW2Csa50Iaf7I4JUxORTlC7c_Jmi27HIVi4NW`S׉	 7cassandra://Wgcf3magm9sDt3bnhaUouBGRv5_Y07q93VKENv-1vSw`̵ ׉	 7cassandra://a8INtLrkR3ucJmmiIszXLORYL7315JunV72PRb68myIͦ͠_:U>cg׉ECLINIQUE
L’incubation qui est le délai entre l’entrée de l’agent pathogène (qui se trouve être ici le coronavirus)
dans l’organisme et l’apparition des premiers signes est silencieuse et dure en moyenne 2 à 14 jours.
Puis, s’installe brutalement la phase d’état avec la prédominance des signes respiratoires et infectieux.
Ainsi, deux types de tableaux sont décrits : un tableau simple et un tableau grave
Un tableau simple avec :
• Syndrome de Réponse Inflammatoire Systémique fait de fièvre (88%), tachycardie, polypnée …
• Syndrome algique (algies diffuses) avec : des céphalées d’intensités variable, allant d’une lourdeur
de la tête à des douleurs intenses persistantes légèrement calmées par les antalgiques, des
douleurs musculaires (myalgies) telles que des courbatures avec sensation de mal partout, des douleurs
articulaires (arthralgies 15%) etc….
• Signes respiratoires à type de : toux sèche au début (68%), congestion nasale, pharyngite, laryngite
(maux de gorge)
• Signes digestifs faits de : douleurs abdominales, diarrhées, nausées, vomissement (5%).
NB : dans le contexte de pandémie, l’anosmie (absence d’odorat) et l’agueusie (absence de goût)
doivent impérativement faire penser à la maladie au coronavirus 2019.
Il faut noter qu’aucun signe n’est exclu dans le cadre de la covid : du simple vertige à un état de mal
épileptique voire des troubles de la conscience en passant par des hoquets.
Un tableau grave avec un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) fait de :
• Une dyspnée à type de polypnée superficielle
• Une fréquence respiratoire supérieure à 30 cycles/min
• Signes de lutte tels que les battements des ailes du nez, le tirage intercostal,
• Une hypoxémie avec SpO2 < 90%
Ceci pouvant aboutir à un choc septique avec défaillance multiviscérale
Figure N°5 : symptomatologie de la Covid-19
18-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://__VhtecvwVozCT2s46gUdDdXr2br6hw6aloxR6EvKOw]`̵ _:U>cgk׉ECependant, il faut dire que, la majeure partie de ceux qui sont atteints
vont développer une forme frustre de la maladie
A LA PARACLINIQUE, nous aurons :
• NFS : lymphopénie
• La radiographie du thorax peut montrer des infiltrats multi-lobaires ou une infiltration pulmonaire
ayant progressé de plus de 50% en 24 à 48 heures
• Scanner thoracique +++ très parlant pouvant montrer une infiltration pulmonaire en verre dépoli
rapidement progressif : + de 50% en 24 à 48 heures
• Lésions à la tomodensitométrie thoracique chez les patients asymptomatiques ou paucisymptomatiques
donnant une dissociation entre l’imagerie et la clinique
Figure N°6 : TDM thoracique avec des images en verre dépolis
BIRAMAWA MAGAZINE - 19
׉	 7cassandra://Wgcf3magm9sDt3bnhaUouBGRv5_Y07q93VKENv-1vSw`̵ _:U>cgl_:U>cgk{בCט   {u׉׉	 7cassandra://wQcGKjuy6_CptErHufn1RgqMEiB5a6k5Vztb4jo0V7g d`׉	 7cassandra://PU6YPF03pwxgPoI7xZoBO2ht4EISOiQZfWM_ZsWcfJI\V`S׉	 7cassandra://ypwbeDyxnYnBz18wwAyCiYYE-ErpeX6kNloAgrY7uCM`̵ ׉	 7cassandra://3JsQ2D1KBuorWMg4tBhBMT3ghQe766MrM_NFtcn2a9Aͫ6͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://z67zWxEzEJJ40GgPfyNyXdBDNul64ZVFv1t46blO8TU `׉	 7cassandra://4XICy33aNosAA_gS0ROE9CHuBucTWVD6PkXPq82-9kEG`S׉	 7cassandra://WBfIWKWGy9nRTmer9CJRcJ--eJMoFYJQTjapBVAxhpc~`̵ ׉	 7cassandra://pdiOBC4dLXMRCFvDf5u_mPWylOpITqBMqF1-Y_X7yJAͫ(͠_:U>cg׉EEvolution-pronostic
Elle est favorable dans la majorité des cas.
Le temps de guérison est variable selon la gravité de la forme et l’état de santé antérieur du patient :
• Formes simples 2 semaines en moyenne
• formes graves : 3 – 6 semaines en moyenne
Cependant, il faut signaler que la convalescence peut être très longue !
La létalité est estimée à 3% (surestimée, car il y’a la sous notification des cas de pneumonie à coronavirus)
Facteurs
de mauvais pronostic
• Âge > 70 ans (15% chez les plus de 80 ans et 0,2 % chez les moins de 39 ans)
• Insuffisance respiratoire chronique sous oxygène, asthme sévère, mucoviscidose, BPCO
• Diabète
• IRC, IC NYHA III ou IV
• Cirrhose ≥ B
• ATCD cardiovasculaire : HTA, AVC, Coronaropathie, Chirurgie cardiaque
• Immunodépression
• Obésité morbide avec un IMC > 40
Concernant la grossesse, il faut prendre toutes les précautions pour une prise en charge en maternité
surtout si la femme est au troisième trimestre avec risque d’accouchement. En outre, il faudra guetter
chez elle l’apparition d’une fièvre qui peut être un facteur de risque d’accouchement prématuré ou
d’avortement spontané.
Ci-joint un tableau qui renseigne sur la létalité de la COVID-19 par rapport à d’autres virus
La létalité de la covid-19 est variable et est proportionnelle à l’âge, ainsi, les personnes âgées sont
beaucoup plus à risque de décéder de cette infection comme nous le montre la figure 7
20-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://ypwbeDyxnYnBz18wwAyCiYYE-ErpeX6kNloAgrY7uCM`̵ _:U>cgm׉EFigure N°7 : Létalité en fonction de l’âge (source : Chinese center for diseases control and prevention)
DIAGNOSTIC
Le
diagnostic se fait par le biais de prélèvements respiratoires
• Écouvillonnage nasopharyngé et oropharyngé
• Crachats et/ou aspiration endotrachéale
Il faut un personnel formé, doté d’Équipements de Protection Individuelle (EPI)
Le prélèvement sera acheminé dans un triple emballage à un laboratoire spécialisé, de type P4 ou P3
modifié (IPD)
Les tests réalisés sont :
• La RT-PCR +++ comme diagnostic direct
• Les tests sérologiques comme diagnostic indirect: (phase aigue, convalescence)
TECHNIQUE D'ÉCOUVILLONNAGE
Prélèvement nasal
Prélèvement oropharyngé
BIRAMAWA MAGAZINE - 21
׉	 7cassandra://WBfIWKWGy9nRTmer9CJRcJ--eJMoFYJQTjapBVAxhpc~`̵ _:U>cgn_:U>cgm{בCט   {u׉׉	 7cassandra://DeWnxSRIVRnxUI9EqB4NEr0Upzm8Mf-mJV6oibPfg1c `׉	 7cassandra://-mqTBPYb2tvqtvUtISvs9ktGY3KqP1D6SBCCfA7A2Iw^`S׉	 7cassandra://eWcZ0Mcb3Mj3SAdzKS56KfBUZcRu12nOdnB-Q4crXEA`̵ ׉	 7cassandra://gLUf_T6iLb0IFWIbEsZb1uCMn5ksCecBWAO1ojkdjlo 	͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://AAJQgZNTnLQLqVd3kEv5FP8kjAeqeTPIyUxo-rJq8IA ` ׉	 7cassandra://FwIW86v8L11cNKS7MFqrIC87bzdQr-8URAaP3aJAhVMz`S׉	 7cassandra://3jjdbF4BdX8WmcyKOiuzmgmi1ul5qM2kbfI2Rz1Lbtg `̵ ׉	 7cassandra://goiQ607mMcFUkQYtjOzaSXXM-Kgh-cMvsGKXrWsFDp4f͠_:U>cg׉E_Pour le prélèvement nasal, il faut faire moucher le patient puis introduire délicatement l’écouvillon et
prélever au niveau des parois nasales internes en effectuant un mouvement rotatif. Pour le prélèvement
oropharyngé, il faut introduire délicatement l’écouvillon et prélever au niveau des zones inflammatoires
(amygdales, oropharynx, parois jugales…)
Système à triple emballage
PRISE EN CHARGE DES PATIENTS
Le traitement est purement symptomatique et dépend de la gravité des signes. Il faut une surveillance
étroite des patients car le patient stable peut en quelques heures devenir instable dans un état grave
voire critique. Une psychothérapie de soutien précoce est nécessaire, et cette prise en charge psychologique
est assurée par la cellule de prise en charge psychosociale qui est logée au sein du MSAS
22-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://eWcZ0Mcb3Mj3SAdzKS56KfBUZcRu12nOdnB-Q4crXEA`̵ _:U>cgo׉EtTraitement anti-infectieux
Protocole actuel appliqué au Sénégal
• Hydroxychloroquine : 200 mg x 3 / jours chaque 8 heures pendant 10 jours
• Azithromycine : 500 mg / jour pendant 3 jours
• ECG à J0 et à J3 de traitement
• Traitement anticoagulant
• Corticothérapie au besoin
• Association avec un traitement symptomatique ++++
Il y’a des contre-indications à l’utilisation de l’hydroxychloroquine
• Enfants de moins de 6 ans
• Femmes enceintes ou allaitantes,
• Personnes ayant une allergie connue au produit,
• Personnes ayant une rétinopathie,
• Personnes ayant une un déficit en G6PD
• Personnes ayant un allongement de QT.
Par ailleurs, cette molécule est à utiliser avec prudence chez les patients présentant des comorbidités
tels qu’une hypertension artérielle, un diabète notamment insulinodépendant
LA PRÉVENTION
Elle consiste entre autres à une hygiène respiratoire :
• Port du masque systématique pour toute personne ayant ou non des symptômes respiratoires
(toux/expectoration)
• Utilisation de mouchoir à usage unique pour couvrir le nez et la bouche lors de toux ou éternuements
•
En l’absence de mouchoir éternuer au niveau du haut du coude ou en haut de la manche
• Réaliser une hygiène de la main après contact avec des sécrétions respiratoires ou des objets
contaminés ou suspects.
L’environnement immédiat du patient aussi doit être nettoyé (table de chevet par exemple) de même
que toutes les surfaces souillées. Il faudra utiliser de la solution (ou lingette) hydro alcoolique pour
nettoyer le matériel tel que téléphone, télécommande, ordinateur, etc….
EN CONCLUSION
La covid-19 est une maladie émergente très contagieuse +++
Son évolution est bénigne dans la majorité des cas, cependant, le pronostic vital peut être engagé en
cas de SDRA.
Il n’y a pas encore un schéma thérapeutique spécifique validé par l’OMS, ainsi la lutte repose surtout
sur la PRÉVENTION AVEC LE RESPECT STRICT DES MESURES BARRIÈRES :
‒ Port du masque systématique
‒ Se laver les mains avec de l’eau et du savon ou une solution ou gel hydro alcoolique
‒ Respecter la distanciation physique
‒ Eviter autant que faire se peut les rassemblements et regroupements
En outre, il faudra lutter contre la STIGMATISATION qui va retarder le délai de prise en charge des
patients avec un nombre élevé de décès dû à la covid-19
LA COVID-19 N’EST PAS UNE MALADIE HONTEUSE ET NUL N’EST A L’ABRI
Je finirai mes propos par ces propos de Charles Nicolle Prix Nobel de Physiologie et Médecine, 1928 :
« La connaissance des maladies infectieuses enseigne aux hommes qu’ils sont frères et solidaires. Nous
sommes frères parce que le même danger nous menace, solidaires parce que la contagion nous vient le
plus souvent de nos semblables »
(Charles Nicolle, Le Destin des Maladies Infectieuses 1933)
BIRAMAWA MAGAZINE - 23
׉	 7cassandra://3jjdbF4BdX8WmcyKOiuzmgmi1ul5qM2kbfI2Rz1Lbtg `̵ _:U>cgp_:U>cgo{בCט   {u׉׉	 7cassandra://5F26jHfw2vzzFugPhqpzdydLFSyXdv7wT3qCAlCE5Og +`׉	 7cassandra://ODTl1sE7QXaIRog2UXAttBMb__yXJ9J1jUomZPMfiskS`S׉	 7cassandra://QJX8AZqOU7HFYDfaEJjeUvHjMfcnQsomHdvKiRhXlaA!p`̵ ׉	 7cassandra://eU9WMWphvrT_Wg637gNcsBPJhGzaXXIhBJ61wQxQgY8 c<͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://jZuz5HSKyqoka1pnDP4iVZe-EKXpc73eU4Stnp68GXE $` ׉	 7cassandra://yP2dCAJnPTdJmVT_kXUugo50-R7LnwhKIcbqub7PmxQͻ`S׉	 7cassandra://6y13nzz9PyxDzZKYQUAY6Mv8m0UaC2GbyWW2ngd3Cug,`̵ ׉	 7cassandra://Dzs0tPG8ME30GKBC7MgGvBCCorPvaVsuhJTTGwy_h4EiL(͠_:U>cg׉E zLE COIN
D’AUTRUI
Bonzzzouuurrr Warahamatullah,
chers lecteurs, lectrices du Quinzomadaire
Biramawa
24-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://QJX8AZqOU7HFYDfaEJjeUvHjMfcnQsomHdvKiRhXlaA!p`̵ _:U>cgq׉EDA
vant le break « histoire et
fiction du 4e numéro »,
nous nous étions arrêté à
mon passage au groupe Walfadjiri,
aux expériences que j’ai accumulées
aux côtés de grands noms
du journalisme de ce pays. Après
plus de deux ans passés à faire,
plusieurs fois, la Une du journal
Walf Grand’Place, ma signature
commençait à me peindre
comme quelqu’un qui vivait de
son travail aux yeux de l’opinion.
Et surtout aux yeux de mes
proches.
C’était très difficile de faire croire
à mes parents qu’à la fin du mois,
je ne percevais pas un rond. Cela
commençait sérieusement à me
peser. Il fallait trouver une solution.
À un moment donné, j’ai
voulu tout plaquer et retourner à
Mboro, voir des côté des ICS si je
pouvais avoir un poste. J’ai même
pris rendez-vous et eu à faire des
tests au site de Darou Khoudoss.
Financièrement, la situation
était très délicate. Les cousins
et oncles qui m’hébergeaient à
Pikine avaient déménagé et je
n’avais plus où loger. Deux choix
s’imposaient alors : retourner
chez mes parents à Mboro ou
trouver une chambre pour me
poser. Je n’avais pas les moyens
de ce dernier.
Je vous passerai l’épisode de
comment des amis à moi, de
vrais ceux-là, ont tout fait pour
que je reste à Dakar poursuivre
le travail que je faisais au groupe
Walfadjiri. A eux, je dois une reconnaissance
éternelle.
Ma rencontre avec Maximillien
Diouf, l’homme
qui a changé ma vision
du Web
Un après-midi d’avril 2013, alors
que je continuais à chercher le
diable pour lui tirer par la queue,
un ancien collègue de Walf,
Kouly Kassé, est venu me faire
part d’un second job qui pouvait
m’aider à arranger un tout petit
peu mes fins de mois. Il s’agissait
d’une agence de web Marketing
(Webgram) qui avait également
développé un site d’informations
générales et qui recherchait deux
journalistes pour le mettre à jour.
Les horaires de travail (08h-16h)
ne s’entrechoquaient pas forcément
avec ceux que j’avais à
Walf (16h- 23 heures et parfois
jusqu’à 01 heure du matin). J’ai
donc sauté sur l’occasion quand
j’ai entendu qu’il y avait de sous
à empocher à la fin du mois. Ainsi,
le matin, je me réveillais vers
6 heures du matin pour aller à
Webgram, qui à l’époque se trouvait
à Sicap Baobab, où je travaillais
jusqu’à 16 heures. Ensuite,
j’enchaînais au Front de Terre
pour rejoindre la rédaction de
Grand Place jusqu’à 00 heures.
Le rythme était infernal. Mais il
le fallait.
J’avoue qu’au début, c’était uniquement
pour avoir quoi envoyer
à maman et également assurer
mon transport. Mais quelle belle
aventure, c’était quand même.
Sur place, je traitais directement
avec un certain Macoumba, qui
coordonnait le travail de l’agence.
En plus de Kouly et moi, il y avait
5 autres jeunes qui tapaient sur
leurs machines à longueur de
journée sans que je ne sache ce
qu’ils faisaient vraiment. Cela
m’intriguait au fil des jours. On
m’a initié au back-office et à
toutes ces subtilités. Ce n’était
pas sorcier comme job. Il fallait
juste être alerté, se brancher
sur une radio et faire des brèves
dès qu’il y avait une nouvelle information.
En plus, bien sûr des
journaux que l’on reprenait. C’est
au bout de deux semaines que
j’ai finalement rencontré Max. Il
était passé au bureau pour payer
les salaires des employés. C’était
la fin du mois. J’avais également
droit à la moitié de mon salaire.
Puisque j’avais travaillé 15 jours.
Maximillien Silmangue Diouf de
son vrai nom, fait partie de la
première génération de génies
informatiques sortie de l’Ecole
supérieur Polytechnique de Dakar.
Avec certains de ses camarades
de promotion, ils ont lancé
la société 2Si, qui s’active dans
l’Ingénierie logicielle et les Automatismes.
Le Groupe 2Si est,
en Afrique de l’Ouest, l’un des
prestataires majeurs de solutions
et de services innovants
dans le domaine des TIC destinés
aux entreprises, aux administrations
et aux organisations. Créée
en 2001 au Sénégal, 2SI a ouvert
une filiale au Mali depuis Janvier
2007 et compte des références
en Gambie, en Guinée-Bissau, en
Guinée Conakry, et au Burkina
Faso.
Catholique convaincu, pratiquant,
Max est également d’une
probité morale irréprochable.
Dès qu’il s’est aperçu que j’étais
un atout pour son site, il m’a
proposé une augmentation de
salaire, après trois mois et un
contrat de prestation après un
peu plus de six mois. Au cours
de notre collaboration de 2013 à
2017, il m’a toujours voué un immense
respect et a toujours respecté
ses engagements vis-à-vis
de moi. Mieux, quand j’ai traversé
l’une des plus pénibles épreuves
de ma vie en 2015 (je vous épargnerai
les détails), il m’a apporté
tout son soutien.
C’est cet homme qui m’a fait
croire que le futur de mon métier
de journalisme était inconBIRAMAWA
MAGAZINE - 25
׉	 7cassandra://6y13nzz9PyxDzZKYQUAY6Mv8m0UaC2GbyWW2ngd3Cug,`̵ _:U>cgr_:U>cgq{בCט   {u׉׉	 7cassandra://hD9dky9qy5x7BgztmlA0EyROgpDIjoLc_ROc3xIkzws ?`׉	 7cassandra://1squeb22yndXdJZuKkiil5ACv5BkOCztr-k_-IQPzQY͓`S׉	 7cassandra://MNCSewCODOgn-dfWtVsOZKcj7wo6fNdjI_0RZUGTAGU(`̵ ׉	 7cassandra://u9LODvfopdFNkQpyeX4JaeOAvdYVMKbdT8V_Knv4dTo P,͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://NReJj3yr6o8PWM8py1lijhCHhIiPnguTRLKN6lfyJIM `׉	 7cassandra://b5qCgLNfSLuV7vMVonLX_399Rr4c2byNkvVbqVSJOS4U`S׉	 7cassandra://mXxKZ5KaosjIPrzxSH5n5yL-Za6EYB18n-Eom5_L7Co `̵ ׉	 7cassandra://fRCnMuhMIf00Mt9BlxGSI7ApSRIy8nOzgIon6pKrNH4 9J͠_:U>cg׉E	à consommer pour les internautes…
C’est homme m’a beaucoup appris et a beaucoup
contribué à ma réussite professionnelle. J’ai essayé
de lui rester loyal jusqu’au bout. Malgré les
difficultés que Webgram traversaient en début
2016 avec le piratage subi par le site d’informations.
Tout le travail accompli depuis 2013 s’était
volatilisé un bon matin. L’hébergeur qui se trouvait
en France n’arrivait pas à trouver de solution.
Il a fallu à Max développer un autre site pour repartir
à zéro. C’était très difficile. Beaucoup ont
quitté après cet épisode. Mais je suis resté malgré
les difficultés financières. Et cela avait beaucoup
marqué l’homme qui me l’a fait savoir un jour
dans son bureau lors d’un tête-à-tête. Je lui devais
plus que ça. Webgram a continué à exister. Mais à
un moment donné, le site tardait à redécoller et
il fallait passer à autre chose. C’est alors que Max
a décidé de me payer des indemnités de départ
pour me libérer. N’eût-été cela, je ne l’aurais jamais
abandonné.
cevable sans le Web. C’est alors qu’il m’a initié
aux nouveaux métiers du web comme le blogging.
Il m’a encouragé à créer un blog et à utiliser mes
contacts sur les Réseaux sociaux comme Facebook
pour partager les contenus de mon blog. Il m’a également
appris certaines techniques de Référencement
web pour rendre visible un site internet sur le
moteur de recherche Google, par exemple. Ce n’est
pas tout, c’est Max qui m’a appris comment manager
des pages sur les Réseaux sociaux et comment
attirer l’attention du public de Facebook, différent
de celui de Twitter. Allier l’humour, le sérieux et
l’impertinence pour en faire un cocktail succulent
L’argent et les opportunités, c’est
bien. Mais placez toujours les relations
humaines avant tout. Le
monde professionnel n’est cruel
que parce que les hommes y sont
en perpétuelle compétition et se
croient obligés d’être habillés en
loup. Ne laissez personne vous
faire croire que vous ne pouvez
pas gagner votre vie en étant
loyal.
Dans le prochain numéro, je vais atterrir à PressAfrik
et nous pourrons alors commencer à parler
des grands sujets qui concernent l’actualité et
la marche actuelle du monde. D’ici-là, portez-vous
bien et surtout respectez les mesures barrières et
autres consignes édictées par les autorités sanitaires
pour se protéger et protéger vos proches du
virus qui circule toujours.
Ayoba FAYE
Rédacteur en chef de Pressafrik
26-BIRAMAWA MAGAZINE
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EXCLUSIF
Professeur Mariétou Thiam Coulibaly
Enseignant-Chercheur
Chef d'équipe maternité de l'hôpital régional de Thiès
“La médecine a toujours été un objectif depuis
mon plus jeune âge.”
׉	 7cassandra://2YXygt4DMf6123lFFBniWVtCNyarXXauwO1TUtVzDio`̵ _:U>cgu׉EPour ce numéro 5 de votre magazine nous sommes allés à la rencontre
de Professeur Mariétou Thiam Coulibaly. Notre cher professeur
est gynécologue obstétricienne, Maître de conférences agrégé
à l’UFR en Sciences de la Santé de l’Université de Thiès, Chef du département
des Sciences Infirmières et Obstétricales de ladite Université
et Chef du Service Maternité de l’Hôpital Régional de Thiès.
Dans cet entretien elle revient sur son parcours, son choix pour
la médecine. Elle aborde également la question de la santé des
femmes au Sénégal et adresse un message aux hommes qui
ont « un rôle fondamental à jouer dans la santé des femmes. »
« Je dirai que la médecine
a toujours été un objectif
pour moi depuis le plus
jeune âge. J’étais attirée
par deux professions : la
médecine pour soigner les
personnes malades et l’enseignement.
»
Pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Mariétou Thiam Coulibaly,
je suis gynécologue obstétricienne
Maître
de conférences agrégé à
l’Unité de Formation et de Recherche
en Sciences de la Santé de
l’Université de Thiès
Chef du département des Sciences
Infirmières et Obstétricales
Quelles sont les grandes lignes
de votre parcours de formation
et professionnel ?
J’ai fait mes études primaires et secondaires
à Kaolack où je suis née et
j’ai grandi.
Pour mes études primaires, j’ai fait
mes premiers pas à l’école Dialégne
puis j’ai intégré le village d’enfants
SOS où j’ai eu mon CEP, pas comme
pensionnaire du village mais parce
que ma mère y enseignait.
Ensuite, toutes mes études secondaires
se sont déroulées au lycée
Waldiodio Ndiaye où J’ai obtenu le
Bac série D avec la mention assez
bien en 1995.
Après le bac, j’ai été orientée à la
Faculté de Médecine de l’Université
Cheikh Anta Diop, sur ma demande.
J’ai donc fait toutes mes études médicales
à Dakar en passant par l’internat
des hôpitaux et la spécialisation
en gynécologie obstétrique.
Après 5 ans d’internat, j’ai fait des
stages en France pendant un an et
demi qui m’ont permis d’avoir le
Diplôme de Formation Médicale
Approfondie en gynécologie obstétrique.
De
retour au pays en 2012, j’ai été
affectée en qualité de gynécologue
obstétricienne au Centre Hospitalier
Régional de Thiès.
C’est en 2013 que j’ai intégrée l’Unité
de Formation et de Recherche en
Sciences de la Santé de l’Université
de Thiès comme assistante chef de
clinique. Ensuite, grâce à l’encadrement
de mes maîtres, j’ai gravi les
échelons jusqu’au concours d’agrégation
en médecine du CAMES que
j’ai réussi en Novembre 2018 à Libreville
au Gabon.
A l’heure actuelle, je continue mes
activités hospitalières à la maternité
de l’Hôpital Régional de Thiès et
je suis enseignant chercheur à l’UFR
Santé de Thiès.
Après le Baccalauréat vous avez
jeté votre dévolu sur des études
en médecine puis vous vous êtes
spécialisée en gynécologie-obstétrique.
Qu’est ce qui a motivé ces
choix ?
Je dirai que la médecine a toujours
été un objectif pour moi depuis le
plus jeune âge. J’étais attirée par
deux professions : la médecine pour
soigner les personnes malades et
l’enseignement.
C’est en cours de formation médicale,
que j’ai découvert le cursus
universitaire par la voie de l’internat
des hôpitaux, qui pouvait aussi
me mener à l’enseignement. L’enseignement
est une vocation familiale
car mon père, ma mère, mes
oncles, tantes et même grands-parents
étaient presque tous enseignants
et j’avais toujours rêvé aussi
devenir un jour enseignant. Je me
suis alors investie dès la cinquième
année de médecine à la préparation
du concours d’internat des hôpitaux
BIRAMAWA MAGAZINE - 29
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Après ma réussite à l’internat, le
choix de la spécialisation en gynécologie
obstétrique n’était qu’une
suite logique, car j’avais déjà pris
mon sujet de thèse en gynécologie.
J’avais fait mon stage de cinquième
année en gynécologie obstétrique à
l’Hôpital Le Dantec et j’étais impressionnée
par l’activité importante
qui s’y tenait. Je voulais aussi apporter
ma contribution. La rigueur
et l’engagement du personnel de la
Clinique Gynécologique et Obstétricale
de l’Hôpital Le Dantec, particulièrement
des maîtres de cette école,
au service des femmes, m’avaient
marquée pour toujours.
Vous êtes actuellement Chef
d’équipe à la Maternité de
l’Hôpital Régional de Thiès.
Quelles sont vos missions ?
Notre principale mission au sein de
l’équipe du Service de Gynécologie
Obstétrique du Centre Hospitalier
Régional de Thiès est de veiller à
la bonne marche des activités, en
y offrant des services de qualité,
dans le soucis permanent de la satisfaction
des patientes. L’hôpital de
Thiès est une structure de référence
et souvent de dernier recours, nous
devons répondre à toutes les demandes
dans le domaine de la santé
de la reproduction au niveau de la
région et même au-delà.
Au côté des soins, il s’agit également
pour nous d’exercer notre métier
d’enseignant et chercheur. Le service
est un lieu de stage pratique
pour des apprenants médecins et
paramédicaux et nous sommes en
charge de les accompagner pour
atteindre leurs objectifs. Nous évaluons
aussi nos pratiques régulièrement
pour les améliorer et être en
phase avec les recommandations
les plus récentes dans le domaine
de la gynécologie obstétrique.
Notre mission c’est aussi de faire en
sorte que le personnel, les patientes
et les apprenants puissent s’épanouir
au sein de notre service.
30-BIRAMAWA MAGAZINE
« Pour être gynécologue
obstétricien, il faut
d’abord faire la médecine
générale. Puis après la
soutenance de la thèse de
doctorat, s’inscrire au diplôme
de formation spécialisée
en
gynécologie
obstétrique dont la durée
est de 4 ans. »
Pour les jeunes
élèves et
étudiants comment définiriez-vous
la gynécologie-obstétrique
?
La gynécologie obstétrique est une
discipline qui s’occupe de la santé
génésique de la femme pendant les
différentes étapes de la vie (l’adolescence,
la période d’activité génitale,
la ménopause et même après).
Cela implique au-delà de la femme,
le couple également.
Comment devient-on gynécologue-obstétricien
? Quels sont
les prérequis et qualités indispensables
?
Pour être gynécologue obstétricien,
il faut d’abord faire la médecine générale.
Puis après la soutenance de
la thèse de doctorat, s’inscrire au
diplôme de formation spécialisée
en gynécologie obstétrique dont la
durée est de 4 ans. Les études médicales
sont longues, donc il faut
beaucoup de patience et de l’endurance.
Il
faut pour exercer ce métier être
disponible, attentionné, humble et
rigoureux.
Qu’est-ce qui vous plaît le plus
dans cette profession ?
Ce qui me plaît le plus c’est de pouvoir
aider les femmes à donner la
vie et partager ainsi avec elles ces
moments extraordinaires.
C’est aussi l’opportunité que l’on
a d’être très proche des femmes,
de pouvoir les comprendre mieux,
étant une femme moi-même, et leur
apporter l’aide dont elles ont besoin.
Quel
regard portez-vous sur la
santé des femmes au Sénégal ?
Je pense qu’il y a encore beaucoup
à faire dans le domaine de la santé
des femmes dans notre pays. Il
y a encore beaucoup de femmes
qui meurent en donnant la vie par
exemple, beaucoup qui meurent
aussi de cancers gynécologiques
et mammaires. Les principales raisons
sont le bas niveau socio-économique,
le manque de sensibilisation,
l’accès difficile aux soins,
l’absence de programme efficace de
dépistage etc…
Quel que soit la volonté des praticiens,
il y a des aspects qui relèvent
de la politique sanitaire. Après la
gratuité des césariennes, il y a eu
dernièrement des mesures importantes
consentis par le gouvernement.
On peut en citer la gratuité
de la chimiothérapie pour le traitement
des cancers gynécologiques,
la CMU.
Ces mesures ont un impact positif
sur l’amélioration de la santé des
femmes et la dynamique doit continuer
sur l’augmentation des investissements
dans la santé pour améliorer
aussi celle des femmes.
Il peut-être embarrassant de
parler au Sénégal de Santé Génitale.
Est-ce que les femmes
sont suffisamment sensibilisées
sur les risques pesant sur
leur santé génitale ?
Dans nos sociétés, on aborde avec
beaucoup de tabous les questions
relatives à la vie génitale, à la
sexualité de manière générale. Ce
manque de communication fait que
la plupart de jeunes filles n’ont pas
conscience des risques qu’elles encourent
: infections sexuellement
׉	 7cassandra://Gx95l_AmGJmaBV_6tEu1TwLqwIKjBKOGS_4ytSLmA_g+`̵ _:U>cgw׉Ectransmissibles, grossesses non désirées,
abus sexuels …avec leurs
conséquences désastreuses.
Je pense qu’il y a encore beaucoup
d’efforts à faire dans le sens de l’information,
l’éducation, et la communication,
mais aussi dans l’autonomisation
des femmes pour qu’elles
puissent prendre elles-mêmes leur
santé sexuelle en main.
Par ailleurs la mortalité maternelle
demeure
préoccupante
au Sénégal. Est-ce que ce
fléau à un rapport avec la santé
génitale des femmes ?
En effet, la mortalité maternelle
reste élevée dans notre pays.
Les
causes sont liées aux complications
pouvant survenir pendant la grossesse,
l’accouchement et le post
partum. Parmi elles, on peut citer
les hémorragies qui demeurent la
première cause et les complications
des états hypertensifs associés à
la grossesse. Ces décès sont pour
la grande majorité évitables dans
notre contexte et relèvent de défaut
de surveillance et de prise en
charge correcte des grossesses.
Quelles sont d’après vous les
autres causes de mortalité maternelle
?
Il y a plusieurs autres déterminants
qui interviennent dans cette
mortalité : l’ignorance de femmes
sur les signes de danger de la grossesse,
l’accès difficile aux soins de
qualité, l’insuffisance du personnel
qualifié, le manque d’équipements
et de structures adéquats pour les
BIRAMAWA MAGAZINE - 31
׉	 7cassandra://CbFLO3ZqmmdU3XLtHYvlsW7LXsMIqJGDByGduNrDpFY3`̵ _:U>cgx_:U>cgw{בCט   {u׉׉	 7cassandra://47AX-KFMuKnX9Mub6Jyns-CZw-vjNn1dPBx77up9jRs l`׉	 7cassandra://zpJsf544tmQ9Ak_Qpw6qlnEvyrQDyHkGApVsI6i3BGY͌`S׉	 7cassandra://Jt5oCF7_a8rnKQfwQ1V1NahBH_-St9zZX80r6zyAYy8(`̵ ׉	 7cassandra://ERUqlDP75Q_lXa8V8DcLlzATWcDto1B-zdbgY0KUgK8 k@͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://x8uuMxFUxR37CcbMCI8cQRFj0inxvzJXQxRdBgUBER0 l`׉	 7cassandra://j_zKNQf9sN0N7XkwrrNsOOSUSq5WOAZCYduGohrMqKQx"`S׉	 7cassandra://mUcGeIFNy7Z6It425SOwX0RtlZbdEEJVgUQC_AaFVlo)`̵ ׉	 7cassandra://GMMHB7L4TpTFO9dRxGU0Otg7fz40wROK-n0YwHiazrw 	z͠_:U>cg׉Eiprendre en charge correctement
dans certaines zones.
Les conjoints ont également
un rôle à jouer pour la préservation
de la santé de leurs
épouses. Quel est votre message
à l’endroit de ces messieurs
?
Ils ont un rôle fondamental dans la
santé des femmes je dirai. Dans tous
les domaines de la santé de la reproduction,
les hommes devraient
être impliqués. Il y a des situations
qui relèvent du couple : la planification
familiale, l’accompagnement
pendant la grossesse et l’accouchement,
la prise en charge de
l’infertilité, etc…Cette implication
des hommes n’est pas encore tout à
fait une habitude dans nos cultures.
Lorsque vous faites le tour dans nos
maternités, c’est rare d’y retrouver
des hommes qui accompagnent
leurs femmes. Quand il y a un problème
dans le couple, c’est la femme
qui est d’abord indexée et souvent,
elle se retrouve à faire toute seule le
parcours de soins, face à son destin.
Si les hommes étaient plus investis
dans la santé des femmes beaucoup
de problèmes seraient aujourd’hui
résolus.
Pour changer de registre, vous
êtes à la fois Chef d’équipe au
Service Gynécologie Obstétrique
de l’Hôpital Régional
de Thiès et Enseignant-chercheur.
N’est-ce pas beaucoup
de responsabilités ?
C’est certes beaucoup de responsabilités
mais je suis entourée des
maîtres et collaborateurs engagés
comme moi pour la cause des
femmes et grâce à l’esprit d’équipe,
nous travaillons en parfaite cohésion.
Comment
conciliez-vous ces
responsabilités professionnelles
avec votre vie privée
? L’une n’impacte-il pas sur
32-BIRAMAWA MAGAZINE
l’autre ?
La gynécologie obstétrique est une
discipline prenante qui demande
beaucoup de sacrifices, une présence
constante et à toute heure aux
côtés des patientes. Notre pays n’a
pas assez de gynécologues obstétriciens
pour couvrir tous les besoins,
ce qui fait que la charge de travail
est énorme surtout dans les structures
publiques. A un certain moment,
durant ma spécialisation et
au début de ma carrière professionnelle,
le travail passait avant toute
chose et c’était une nécessité. Mais
maintenant, avec une équipe plus
renforcée et grâce à l’appui constant
de ma famille, je parviens à allier les
deux sans grande difficulté.
Que diriez-vous à ces femmes
sénégalaises qui, à la fois, aspirent
à plus de responsabilités
professionnelles et à une
vie de famille épanouie ?
Que ce n’est pas du tout facile mais
pas impossible, il suffit de le vouloir
pour y arriver.
Biramawa vous remercie.
Votre mot de la fin.
J’espère que mon parcours pourra
inciter des jeunes à vouloir devenir
médecins et gynécologues obstétriciens
car notre pays en a besoin.
Je vous remercie et souhaite pleins
succès à votre journal.
« Si les hommes étaient
plus investis dans la santé
des femmes beaucoup
de problèmes seraient aujourd’hui
résolus. »
׉	 7cassandra://Jt5oCF7_a8rnKQfwQ1V1NahBH_-St9zZX80r6zyAYy8(`̵ _:U>cgy׉E׉	 7cassandra://mUcGeIFNy7Z6It425SOwX0RtlZbdEEJVgUQC_AaFVlo)`̵ _:U>cgz_:U>cgy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://aGfwa8kpebkaBWqfCPkuxZT4FIx8JJh5EQ9pGvNKO7Q Y`׉	 7cassandra://Yt9oTQnCk3B0J8_7ZZelOjBQkcNFgCLgvt0p-5RhW8o?x`S׉	 7cassandra://5hA9ArCc8ZrWGnGgFXDUNqMZbLaXytLiniDZMboh6WY$`̵ ׉	 7cassandra://GNMQQkLy3VgsSkBnLfh1f6-5S-lN9h7CNyq_iidgeXY}͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://nZyJanTPxFKGLB0rmtp27F7orNCx4ssp1X8W9Q5Uzu0 `׉	 7cassandra://xdoVelxVdsmucn40Vjcnvqyt7BlpCP7K1H59jxHP5toͥ`S׉	 7cassandra://DInut3YLfgTqoFAg4MVcxF6kqqcG18A5DwwAA8u8hQg*N`̵ ׉	 7cassandra://fbWipV3kF_e-BPl2iGkwqzYi_HLJ_wLT0hTXrosnZHw ͠_:U>cg׉E34-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://5hA9ArCc8ZrWGnGgFXDUNqMZbLaXytLiniDZMboh6WY$`̵ _:U>cg{׉EBIRAMAWA MAGAZINE - 35
׉	 7cassandra://DInut3YLfgTqoFAg4MVcxF6kqqcG18A5DwwAA8u8hQg*N`̵ _:U>cg|_:U>cg{{בCט   {u׉׉	 7cassandra://toBleenCMQNGocNSIlygrNi32zsCRr8X1Z6eqpNKWWk `׉	 7cassandra://RyEJlfBoRgzTPkFFUDPblkwqmEBwLBW61CoEbIVF1JIt`S׉	 7cassandra://lT7slx1xHEmANqyHlE35ur2E8bIJGEOktR2QB98tq_g#`̵ ׉	 7cassandra://v4C5v9f2KNHs7sLBEWTgC7A3TNWUB93FhHoxamVXfuE A<͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://dKqfF0vjzviL_HYgYjoJsKoYnCYtx9cr2vvcOcpwLy0 \`׉	 7cassandra://vG32_l__sxebY0Vmg7isey2qQdUQjyjqxYsTWYIaDk0͢`S׉	 7cassandra://CFXA5em2S9xmSim3XxZTYc2uPAKuMJNRT2WkKhijspk,`̵ ׉	 7cassandra://G-mYVnXGPcFgdYSCSiQXQjWAAskFgHLgNXbm-iR8n1U {͠_:U>cg׉EXENVIRONNEMENT
Dakar une bombe à retardement pire que Beyrouth
À
l’image de Beyrouth poumon économique et administrative du Liban, il en est de même
pour Dakar avec ses 3 137 196 habitants, soit près du quart de la population du Sénégal
(23,2%), vivant sur une superficie représentant 0,3% de la superficie totale du pays, Dakar
est la région la plus peuplée du Sénégal et la densité de sa population est aussi la plus élevée
avec 5 704 personnes/Km2. Une de ses portes la plus prolifique reste le Port de Dakar.
Le Port Autonome de Dakar (PAD), (+90% des recettes douanières du Sénégal) tel le port de
Beyrouth (60 à 70% des importations libanaises), sont d’un apport stratégique considérable
dans les économies de leur pays respectif. Le PAD est situé à l’intersection des lignes maritimes
reliant l’Europe à l’Amérique du sud, l’Amérique du nord à l’Afrique du sud. Il bénéficie d’une
position géographique exceptionnelle parce que situé sur la pointe la plus avancée de la côte
ouest africaine. Le PAD est scindé en deux zones distinctes (zone sud avec les moles 1, 2,3 et zone
nord avec les moles 4, 5, 8,10) séparées par un port de pêche, des ateliers de réparation navale
et une zone militaire. Participant à l’émergence de la ville de Dakar depuis 1869, le port brasse
d’importants volumes annuellement, avec 2.653.945 de tonnes de vracs solides conditionnés en
2010 pour une hausse 45% par rapport à 2009, qui représente 26% du trafic total est due à la
reprise principalement des importations du soufre (+72 %) destiné aux ICS.
36-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://lT7slx1xHEmANqyHlE35ur2E8bIJGEOktR2QB98tq_g#`̵ _:U>cg}׉E	)Le terminal soufre ICS, faisant écho à l’entrepôt de nitrate d’ammonium du port de Beyrouth
objet de notre étude, est entouré par le terminal à conteneurs au Sud poumon économique du
Sénégal et décisif dans les échanges vers l’hinterland, à l’Est la zone des hydrocarbures avec les
sea-lines d’hydrocarbures de gaz et de produits chimiques alimentant la SAR et les ICS, au Nord la
voile d’or et le camp militaire de Bel-Air sont un modèle de villégiature. Non loin de là, à l’ouest et
au Nord-Ouest, se trouve les routes des hydrocarbures et de Rufisque avec leurs différents réservoirs
de stockage destinés à approvisionner tout le Sénégal, un peu au Nord-Est à 27km se trouve
les installations de Gaz Lobou Mame Diarra Bousso. Plus au Sud à moins de 4,5 km se trouve le
centre-ville du Dakar plateau et une bonne partie des ministères non transférés à Diamniadio,
et surtout le Palais présidentiel tout à fait sur la bissectrice Sud. Cet environnement sulfureux et
délétère ne demanderait jamais une étincelle pour s’embraser.
Cette mitoyenneté du soufre avec des produits inflammables représente une menace perpétuelle.
Avec plus de 300 000 tonnes annuellement manutentionnées, débarquées essentiellement,
le soufre avec sa forte utilisation en plein air près du terminal à conteneurs nécessite une
vigilance sans faille dans le respect des normes de sécurité, en raison de la quantité stockée de
vracs et de la proximité géographique qui fait avoisiner des marchandises parfois sensibles (hydrocarbures,
sea-lines, conteneurs, …) en termes de sécurité.
Certains produits peuvent réagir les uns avec les autres, provoquant parfois des explosions,
des incendies, des projections ou des émissions de gaz dangereux. Ces produits incompatibles
doivent être séparés physiquement. D’autres produits encore réagissent violemment avec l’eau :
ils doivent être entreposés de façon à ce que tout contact avec de l’eau soit impossible, même en
cas d’inondation. Enfin, les produits inflammables doivent être stockés à part dans une enceinte
dédiée et constamment ventilée. Dans l’obligation de la séparation des produits incompatibles/
réactions dangereuses, la mitoyenneté entre le stockage du soufre et le terminal à conteneurs
BIRAMAWA MAGAZINE - 37
׉	 7cassandra://CFXA5em2S9xmSim3XxZTYc2uPAKuMJNRT2WkKhijspk,`̵ _:U>cg~_:U>cg}{בCט   {u׉׉	 7cassandra://Jqv_TN0mv2_VUQ506j6Y9nqlSt78DF7fbus7db_oOLg ` ׉	 7cassandra://UntaL1brqimvxWgfZxyqtg7sUV051dtJ7pHQUkwB1z8<`S׉	 7cassandra://MoXxLzmynF-0hWoIF1zbNejbor0v9wEmqwZAu2Z40wE+`̵ ׉	 7cassandra://VdwU6TlZP4Sd8XaPxliCkANfkMTe4EERuV_jDuUSczcX7͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://bVEW_WftVAqCExpQqtoT_PC9iEObMGX-TKBcUQ-PVF8 K` ׉	 7cassandra://vyfV4QWC3qfzOdgJDvcNPZe9FQf-hwvw61SZX_qUBtwͫ`S׉	 7cassandra://SLXgBSjFUkPo89qj2QtXCwwy-Em5VCEZdPVJJAWPHvU(`̵ ׉	 7cassandra://HSLOf2RDbNpIFKCL__xIWWFmUmNPXW2HJANfR60If_Ij͠_:U>cg׉Een est une parfaite illustration. Or le stockage du soufre près du TAC est une des sources les plus
destructrices qui peut menacer aussi bien toute la chaîne logistique, que l’environ direct du port
et les milliers d’individus s’activant tout autour du port et à Dakar plateau. La prévention de l’exposition
à des agents chimiques dangereux passe également par le respect de mesures d’hygiène,
qui viennent en complément des mesures de prévention technique et organisationnelle.
La température d’auto-ignition de la fleur de soufre (soufre en poudre) est de 190 °C. Une réaction
chimique incontrôlée peut entraîner une explosion suite à la manipulation de la fleur de
soufre. Le soufre liquide présente une tension de vapeur encore très faible au-dessous de 200
°C qui croît rapidement au-delà. La température d’ébullition à pression atmosphérique est de
444,6 °C. La coloration des vapeurs est jaune puis se modifie progressivement avec la température
de chauffe. Température d’inflammation sans flamme pilote (poussières). Un feu de soufre
solide s’étend rapidement, en l’absence de rétention, du fait de la fusion rapide du produit et se
comporte comme un feu de nappe. Il ressort de l’examen des caractéristiques d’inflammabilité
et d’explosibilité que le soufre est facilement inflammable. En particulier, l’ordre de grandeur de
l’énergie minimale d’inflammation indique que les étincelles mécaniques, électriques et électrostatiques
sont susceptibles d’enflammer les poussières de soufre. De plus, le caractère résistif du
soufre favorise la création et l’accumulation des charges électrostatiques au sein du matériau et
accroît donc le risque d’inflammation d’origine électrostatique. Des inflammations de poussières
de soufre sont également susceptibles de se produire et d’être à l’origine d’explosions ou d’incendies.
La fleur de soufre est un des rares produits, les poussières métalliques mises à part, qui
s’enflamme par étincelles électriques, et sa combustion dégage des produits toxiques comme le
dioxyde de soufre (SO2) et le trioxyde de soufre (SO3). Sous forme pulvérulente, l’inflammation
d’un nuage de soufre en milieu confiné donne lieu à une explosion.
Les risques médico-environnementaux émanant du soufre
Les conséquences d’un accident de matières dangereuses dépendent de la nature du produit. Le
plus souvent, son inflammation déclenche un incendie (60 % des accidents concernent des produits
inflammables). Parmi les autres effets possibles : l’explosion, l’émanation toxique, la pollution
de l’environnement par déversement du produit. Les risques émanant du soufre peuvent
être de trois ordres : La pollution par un nuage toxique, la pollution par déversement, risques
d’incendie et d’explosion, Le danger toxicologique principal en relation avec le soufre résulte de
sa combustion, qui génère du dioxyde de soufre (SO2), substance toxique, et en moindre mesure
de l’hydrogène sulfuré (H2S), du trioxyde de soufre (SO3) et du disulfure de carbone (CS2), également
toxiques. En particulier lors de l’accident d’Afrique du Sud en décembre 1995, les gaz issus
de la combustion de terrils de soufre ont provoqué des décès parmi la population. La gravité des
effets des produits chimiques sur la santé dépend de plusieurs paramètres : caractéristiques du
produit chimique concerné (toxicité, nature physique…) voies de pénétration dans l’organisme
(respiratoire, cutanée ou digestive) mode d’exposition (niveau, fréquence, durée…) état de santé
et autres expositions de la personne concernée (physiologie, prise de médicaments, consommation
d’alcool ou de tabac, expositions environnementale …). Ces effets peuvent apparaître : en cas
d’exposition à un produit chimique sur une brève durée (intoxication aiguë): brûlure, irritation
de la peau, démangeaison, convulsion, ébriété, perte de connaissance, coma, arrêt respiratoire…
après des contacts répétés avec des produits chimiques, même à faibles doses, (intoxication chronique)
: eczéma ou troubles de la fertilité, silicose, mésothéliome, insuffisance rénale... Les pathologies
dues à des produits chimiques peuvent apparaître plusieurs mois ou plusieurs années
après l’exposition. Par contre, rejeté dans l’eau, milieu dans lequel il n’est pas soluble, le soufre ne
38-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://MoXxLzmynF-0hWoIF1zbNejbor0v9wEmqwZAu2Z40wE+`̵ _:U>cg׉E$se dégrade pas tant qu’il reste en suspension. Dans le cas des accidents où la concentration de la
suspension est élevée, les poissons peuvent être atteints. Pour le cyprin doré, 16 000 ppm (parts
per million) durant cinq heures entraînent une mortalité de 100 %. Les pollutions secondaires,
issues de la combinaison des précédentes comme l’ozone (O3) et les particules très fines qui pénètrent
profondément dans les bronches ont également des effets néfastes sur la santé. A Dakar,
des dosages effectués récemment montent que 96% particules produites par le trafic urbain sont
inférieures à 2,5 μm. A partir de travaux effectués en 2002, l’OMS considère qu’un quart des décès
prématurés en Afrique sont imputables à la mauvaise qualité de l’air et donc proviennent de
la pollution urbaine.
L’aménagement du territoire un must, vu ce qui nous attend en
cas d’explosion.
Le schéma national d’aménagement et de développement du territoire devra fixer les orientations
fondamentales en matière d’aménagement, d’environnement et de développement durable.
Une bonne politique permettra un développement équilibré de l’ensemble du territoire national
alliant le progrès social, l’efficacité économique et la protection de l’environnement. Toute perspective
implique un point de vue qui varie suivant l’a priori implicite qui tient lieu d’origine à
la réflexion qu’elle véhicule. Comme le souligne IBNTALAL Hassan, en l’absence de culture qui
donne le sens, l’opération de développement reste sans sens.
En matière de prévention des risques chimiques plusieurs types d’actions sont possibles pour
aboutir à la meilleure maîtrise possible des risques chimiques. Le plan d’action constitué combine
des mesures techniques (suppression ou substitution de produits ou de procédés, protection
collective comme du captage à la source des émissions…) et organisationnelles (procédures
d’urgence, règles d’hygiène…), ainsi que des actions d’information et de formation des travailleurs.
Il nous faut répondre impérativement à la charte africaine de l’UA, qui stipule : L’étendue
des obligations positives imputables à l’Etat dans une situation particulière dépend de l’origine
de la menace et de la possibilité d’atténuation de tel ou tel risque. « Cela ne concerne pas exclusivement
les cas de décès résultant directement d’actes des agents d’un Etat mais implique aussi
l’obligation positive pour les Etats de prendre toutes les mesures nécessaires à la protection de la
vie des personnes relevant de leur juridiction (le droit à la vie et environnement). La responsabilité
de l’Etat dans les activités chimiques dont émanent des émissions toxiques, ou l’exploitation
de sites de stockage de déchets, qu’elles soient menées par les autorités publiques elles-mêmes
ou par des entreprises privées.
Bien que nous soyons dans un monde à dominante de libéralisme, le droit à un environnement
répond en réalité à la définition des intérêts qui prévalent dans le devenir collectif. L’intérêt général
ne peut se définir, au départ, que par comparaison ceux privés (individuel, patrimoniaux,
affectifs, économiques, confort, …) tournés vers soi. Quelque soit notre intérêt économique, il ne
devrait pas prévaloir sur celui général. Le soufre en lui-même peut ne pas être dangereux, toutefois
la combinaison de plusieurs facteurs, relatifs à la quantité exposée, au stockage du soufre, les
installations autour du lieu d’entreposage, l’environnement urbain et la densité de la population,
peut se révéler fatal et irréversiblement destructeur pour une ville comme Dakar au-delà de la
catastrophe de Beyrouth.
Mariane Seck
Docteur en Droit de l’Environnement et de la Santé
BIRAMAWA MAGAZINE - 39
׉	 7cassandra://SLXgBSjFUkPo89qj2QtXCwwy-Em5VCEZdPVJJAWPHvU(`̵ _:U>cg_:U>cg{בCט   {u׉׉	 7cassandra://nugT8_6InGdM1myEHgR9KqJr7Ovf6bnqJ9tA2bVv_DQ ]`׉	 7cassandra://ZdBziu_xO0Vay_8AsD0s8KgTTi5LLA0QfhPenjPc3Qwe`S׉	 7cassandra://Z4OS-2tWov84r7Gd5fkgGK2OxHAZ-yaKUoCbSF8oZcI&`̵ ׉	 7cassandra://0CYqQ95DNcQ1nK1fnZC6qqclgvQYG6LDphY2yp5RIvQ g@͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://JhRYMST5daM6gWlWi3x6-iFjYAz0laAn07sAI3rmbwU ` ׉	 7cassandra://mVeFeel030NN11EzAekoEF85uiY0MF90w4tFKQJCgNk͵`S׉	 7cassandra://ErXQfeKyEVRDVO_sQ1X4jnLuzRn2zpHBPUsbz7eVY48*``̵ ׉	 7cassandra://H2qz8KDaXAXYZ9qrLwrNZi5-3CHGN4CAplEul3qQev8S@ ͠_:U>cg׉ELES DROITS HUMAINS
AKK AK YELEFU DOMU ADAMA YI
Généralités sur les droits de la femme
L
es droits de la personne humaine sont un ensemble
de droits qui garantissent la liberté de
l’être humain et conditionnent le respect de
40-BIRAMAWA MAGAZINE
sa dignité pour le plein épanouissement de sa personnalité.
Ils ont existé depuis très longtemps, mais
ils sont devenus de nos jours un sujet important et
׉	 7cassandra://Z4OS-2tWov84r7Gd5fkgGK2OxHAZ-yaKUoCbSF8oZcI&`̵ _:U>cg׉Ecomplexe qui mobilise l’opinion internationale.
Depuis quelques années, le Sénégal s’est résolument
inscrit dans la voie d’un assainissement des
bases de sa croissance économique dont l’aboutissement
doit faciliter l’atteinte des ODD par le biais
d’une redistribution équitable des richesses. A cet
effet, outre la création d’opportunités pour la promotion
d’emplois productifs et la transformation
structurelle de l’économie, la protection sociale des
populations, notamment les couches vulnérables,
demeure l’un des axes stratégiques les plus forts
de la politique économique et sociale du pays. Et,
parmi ces couches vulnérables figurent la femme
dont le rôle social a considérablement évolué au fil
du temps.
La « femme » apparaît comme la personne de sexe
féminin de tous âges, y compris les filles, les adolescentes,
les femmes selon leur statut matrimonial.
Elle bénéficie d’un certain nombre de droits
faisant parties intégrantes des droits humains.
La protection des droits des femmes se justifie
par deux raisons fondamentales. Il y a, d’abord, la
vulnérabilité de la femme liée à son statut au sein
d’un certain nombre de sociétés ainsi qu’au modèle
d’organisation sociale qui peut être patriarcal
ou matriarcal. Ensuite, on a assisté à la persistance
des discriminations liées au sexe occasionnant des
violences sous plusieurs formes. Enfin, le souci de
protection des droits et de restauration de la dignité
humaine comme prévu par les textes internationaux
sur les droits de l’Homme.
Elimination des discriminations
à l’égard des femmes
Jadis, la femme jouait les seconds rôles dans la société
en ce que leurs activités se limitaient à assurer
l’éducation des enfants. Il lui était impossible d’occuper
des fonctions politiques, administratives.
Tout ceci en raison d’une primauté de l’homme sur
elle.
A Athènes où la démocratie fut inventée, les femmes
étaient exclues de celle-ci car la démocratie athénienne
était limitée. Les citoyens ne constituaient
qu’une petite fraction de la population. En effet,
pour être citoyen, il fallait être un homme. Ce qui
fait que la femme vivait dans une situation fragile,
de précarité.
La première conférence mondiale sur la femme à
Mexico en 1975 a retenu la nécessité de créer un
instrument sur les droits humains des femmes, non
assumés et non appliqués. En 1979, l’Assemblée
générale des Nations unies adopte la Convention
sur l’élimination de toutes les formes de discrimination
à l’égard des femmes connue sous le sigle de
CEDEF ou CEDAW son abréviation anglaise. Cette
Convention propose une révision des droits humains
afin d’y intégrer de façon explicite les droits
des femmes. L’adoption de ce texte se justifie par
le souci de mettre fin à la discrimination suite à
une prise de conscience de la situation des femmes
comme étant la catégorie sociale la plus touchée
par la pauvreté dans le monde.
Depuis 1995, date de l’adoption du Programme
d’action de
Beijing sur
l’autonomisation
des
femmes, la proportion moyenne de femmes au
parlement a presque doublé dans le monde, passant
de 11 % en 1995 à 22 % en janvier 2015. Les
femmes au parlement ont gagné́ du terrain dans
plusieurs pays.
En fait, les Etats parties ont ainsi compris que la discrimination
entrave la participation des femmes,
dans les mêmes conditions que les hommes, à la
vie politique, sociale, économique et culturelle de
leur pays, qu’elle fait obstacle à l’accroissement
du bien-être de la société et de la famille et qu’elle
empêche les femmes de servir leur pays et l’humanité
dans toute la mesure de leurs possibilités.
Ils ont ainsi convenu de définir l’expression discrimination
à l’égard des femmes comme « toute
distinction, exclusion ou restriction fondée sur le
sexe qui a pour effet ou pour but de compromettre
ou de détruire la reconnaissance, la jouissance ou
l’exercice par les femmes, quel que soit leur état
matrimonial, sur la base de l’égalité de l’homme et
de la femme, des droits de l’homme et des libertés
fondamentales dans les domaines politique, économique,
social, culturel et civil ou dans tout autre
domaine ». Il s’y ajoute la consécration d’un protocole
additionnel à la CEDEF.
Il appert que la promotion de l’égalité des sexes
vise à éliminer les disparités entre les sexes, notamment
dans l’éducation primaire et secondaire,
et à tous les niveaux de l’éducation, sachant qu’en
moyenne, dans les pays en voie de développement,
94 filles sont scolarisées pour 100 garçons, et
que dans 2 pays sur 3, au sens restreint du terme,
l’égalité des sexes à l’école est atteinte. Reste que
l’objectif de l’autonomisation des femmes reste
BIRAMAWA MAGAZINE - 41
׉	 7cassandra://ErXQfeKyEVRDVO_sQ1X4jnLuzRn2zpHBPUsbz7eVY48*``̵ _:U>cg_:U>cg{בCט   {u׉׉	 7cassandra://nYwsQuv_OyWfMJPjDaBarQ21_3LmFv18pTdtSRs4w7M ` ׉	 7cassandra://auOpTEp2qmg1fL7lTJUB2oFFZzfYxKgjLGQV_D_zINsͧ`S׉	 7cassandra://NAxgQlGcaKO3CLooif9u2ll6DjOJfxkksoAuy2FB3hc)`̵ ׉	 7cassandra://Lg5z6IXLXUQBUhywCIG5XQkBeTp6Dak9diHUyx5d9JEb4͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://6tv-D6Wr8ErrpWSxeQMGPKyBDY6qYUq4AElirzfGVDQ l`׉	 7cassandra://G9KGgZ2RVt07D-DgNv5UVvbu5oXXe2Ikg74XP3qsrl4̈́`S׉	 7cassandra://QrldC0CT3Ys5tn5hI-38jIhSxZI8QavwJKx4X4dIk-k/`̵ ׉	 7cassandra://yCwNHJSeHcE9tmQxRvnmK4TSWtr_7R9i8X7HFBi0NKI d͠_:U>cg׉Edistant, dans les pays en voie de développement
comme dans les pays industrialisés.
En Afrique, on a assisté à l’intervention du protocole
à la charte africaine des droits de l’Homme et
des peuples relatifs aux droits des femmes adopté
à Maputo le 11 Juillet 2003 et entré en vigueur
le 25 Novembre 2005. Venant en complément à la
Charte africaine, pour promouvoir les droits fondamentaux
en Afrique et veiller à la protection de ces
droits, le protocole de Maputo met en évidence les
droits déjà proclamés par la charte et insiste sur
la protection des femmes contre les pratiques traditionnelles
dangereuses et la protection lors des
situations de conflit armé.
Au Sénégal, la parité résulte de la loi n° 2010-11 du
28 mai 2010 qui dispose, en son article 1er, que « la
parité homme-femme est instituée dans toutes les
institutions totalement ou partiellement effective
». Suite à cette consécration légale, la participation
des femmes à la vie politique a augmenté, mais la
parité́ est encore un objectif lointain.
La nécessaire implication de
la femme dans le processus de
développement
L’approche « Genre et développement » qui a été
adoptée à la Conférence de Pékin (1995) consiste
à prendre en compte la répartition des rôles et des
activités des femmes et des hommes dans chaque
contexte et dans chaque société pour tendre vers
un équilibre des rapports de pouvoir entre les
sexes. En effet, le genre et le développement constituent
deux concepts qui s’entrecroisent et autour
desquels se sont développées, au cours de ces dernières
années, de nombreuses recherches principalement
anglophones. Ces deux notions sont porteuses
de pratiques visant à changer les rapports
entre les femmes et les hommes.
Il appert que le genre se réfère à la construction et
à la répartition des rôles sociaux attribués à chaque
sexe, dans une société et à une époque donnée.
Ces rôles varient d’un pays à l’autre selon l’âge, la
culture, la classe sociale, etc.
Quant au développement, il vise l’ensemble des
transformations structurelles (démographiques,
économiques, sociales, mentales, politiques, etc.)
qui rendent possibles et accompagnent la crois42-BIRAMAWA
MAGAZINE
sance économique et l’élévation du niveau de vie.
D’où la nécessité de ne pas confondre « genre »
avec le mot « sexe » qui évoque les caractéristiques
biologiques et physiologiques qui différencient les
hommes et les femmes.
En effet, l’égalité entre hommes et femmes est au
cœur du programme d’action de l’OIT en faveur
d’un travail décent pour tous. Cette égalité conditionne
les changements sociaux et institutionnels
propices à un développement durable assorti
d’égalité et de croissance. L’égalité entre hommes
et femmes repose sur l’égalité des droits, des responsabilités
et des opportunités dont chacun devrait
jouir, indépendamment de son sexe.
Dans le monde du travail, l’égalité entre hommes et
femmes se décline de la façon suivante:
1.
2.
Égalité des chances et du traitement
valeur égale
3.
Égalité de rémunération pour un travail de
Égalité d’accès aux emplois sûrs et non dangereux
pour la santé, ainsi qu’à une couverture sociale
4.
lective
5.
6.
Égalité
d’association et de négociation colÉgalité
de perspectives de carrière
Un équilibre entre travail et vie privée, équitable
tant pour les hommes que pour les femmes
7.
Égalité de participation à la prise de décisions
à tous les niveaux
Étant donné qu’au travail les femmes sont souvent
désavantagées par rapport aux hommes, la promotion
de l’égalité entre hommes et femmes nécessite
d’accorder une attention particulière aux besoins
et aux aspirations des femmes. En outre, l’inégalité
des attentes et des relations de pouvoir influence
négativement les hommes et les garçons à cause
d’idées reçues sur la condition masculine. Or, les
femmes comme les hommes, et les filles comme les
garçons, devraient être libres de s’épanouir et de
prendre des décisions suivant leurs propres aptitudes
et intérêts, sans limitations imposées par des
rôles rigides attribués à l’un ou l’autre des sexes.
Khadime SENE
Éducateur spécialisé au Ministère de la Justice
׉	 7cassandra://NAxgQlGcaKO3CLooif9u2ll6DjOJfxkksoAuy2FB3hc)`̵ _:U>cg׉EBIRAMAWA MAGAZINE - 43
׉	 7cassandra://QrldC0CT3Ys5tn5hI-38jIhSxZI8QavwJKx4X4dIk-k/`̵ _:U>cg_:U>cg{בCט   {u׉׉	 7cassandra://L_8htn8XK5Mpz0gAtTaRSFWx7Nboip2dWlOmJjozPyE `׉	 7cassandra://HfoAO7btTncq_Z53XPWWgSxHIIlBrFG2cIhxgRUtTK8z`S׉	 7cassandra://JCcJHjCnYei3u3w8ARmmi07bXRW8By8xGNX65nO7Osc*`̵ ׉	 7cassandra://mo__Y-Y6G35HR2TpM4lMs87n0Pd764ThJ9rz-wf2odE tA@͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://3ivYIWZL0La9pHaHUAfXjCfKks8ZScYA0jIpafaxM8I ` ׉	 7cassandra://bZ21th9kup5wmbIOz-ZrcTevSalTn8SE29o8lBAze3cͪT`S׉	 7cassandra://1D3pC5Bd4yMmWjxv11X2QjEcNOlpBIt3nhCZA-Qshnw)p`̵ ׉	 7cassandra://-AMUURkw4VHyVGi9pKMBiPG5qe9HfKffN_qSe7mSfuM͓W ͠_:U>cg׉EHISTOIRE DU SÉNÉGAL
Sel et Santé en Afrique de l’Ouest traditionnelle
Le sel est une denrée nécessaire pour la vie humaine et
animale. « Le chlorure est essentiel à la digestion et à la
respiration. Sans le sodium, que le corps ne peut pas fabriquer,
il serait incapable de transporter des nutriments
ou de l’oxygène, transmettre des impulsions nerveuses,
ou déplacer les muscles, y compris le cœur. »¹
1 KURLANSKY M, Salt A World History, 2002, U.S.A, N.Y, Ed : Walker Publishing Company, P. 10 « Chloride is essential for digestion and
in respiration. Without sodium, which the body cannot manufacture, the body would be unable to transport nutrients or oxygen, transmit
nerve impulses, or move muscles, including the heart. An adult human being contains about 250 grams of salt, which would fill three or four
salt-shakers, but is constantly losing it through bodily functions. It is essential to replace this lost salt. »
44-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://JCcJHjCnYei3u3w8ARmmi07bXRW8By8xGNX65nO7Osc*`̵ _:U>cg׉ESon importance liée à la santé en Afrique de l’Ouest
est attestée par les récits de voyage. Au XVIe siècle,
V. Fernandes écrivait « Les noirs donnent plus d’or
en échange de sel que toute autre marchandise. Ils
le consomment eux-mêmes, comme leur bétail et
prétendent que sans le sel, ni eux, ni leurs troupeaux
ne pourraient subsister et prospérer (…).
D’ailleurs, il y a plusieurs de leurs maladies internes
et de celles de leurs bétails qu’ils guérissent
en mangeant du sel. C’est pourquoi le sel est chez
eux si fort apprécié ».²
Les changements d’habitudes alimentaires, induits
par la civilisation industrielle ont profondément
modifié la relation positive que nous avions avec
le sel. La substitution de sel par des bouillons artificiels
est un des éléments de la « fracture sociale
»³, qui en fait est devenue un problème de santé
publique. Le discours médical axé sur l’excès de
consommation de sel, associé à l’hypertension artérielle
et les maladies cardiovasculaires dénigre
un aliment irremplaçable.
« Décliner une histoire du sel, c’est étendre l’étude
de la période précoloniale jusqu’aux temps immédiats,
c’est inscrire l’historien dans les réalités passées
et présentes. »⁴ Il s’agit de donner au sel sa dignité
historique en insistant sur la consommation
pour la santé humaine et animale. Notre travail est
construit autour de questions majeures. Pourquoi
l’Homme ingère le sel ? Le sel était-il utilisé dans la
médecine traditionnelle ?
Mots-clés : Sel, Alimentation, Santé, Médecine traditionnelle,
Covid-19.
Les sels minéraux
Jean Stocker soulignait que « le développement
de l’humanité était lié à la possibilité d’approvisionnement
en sel, le berceau de la civilisation,
l’Égypte, la Mésopotamie, les rivages de la méditerranée
sont des contrées où le sel abonde »⁵.
L’Afrique de l’Ouest, « protégée et emprisonnée
au sud et à l’ouest par l’océan qui épouse la terre
dans le fracas de la barre, au nord par l’immense
moutonnement ocre et silencieux du désert qui
par deux fois se marie aux eaux des fleuves Sénégal
et Niger »⁶englobait trois grandes régions de
production : le littoral atlantique, source de sel
marin, le Sahara : domaine des terres salées et du
sel gemme et le centre du pays : domaine des sels
végétaux.
Sel gemme extrait des mines, sel de sources par
ébullition et concentration, sel de cendre par ébullition,
sel résultant du lessivage de certains sols ;
ces sels ont toujours été utilisés pour la consommation
et furent composés généralement des minéraux
suivants : « sodium, calcium, potassium,
lithium, rubidium, strontium, magnésium, aluminium,
silicium, titane, fer et cuivre. »⁷
Alimentation humaine
Étudier le lien entre le sel et l’homme ; c’est se pencher
sur ses besoins vitaux. Parmi eux, l’un des plus
impérieux est le besoin en sel. C’est lui qui a dicté
aux hommes d’élaborer des techniques de production
pour l’acquérir ; nouer des relations d’échange
pour assurer son approvisionnement.
En se fondant sur les travaux du médecin-colonel
Léon PALES, l’introduction du sel dans l’organisme
par voie alimentaire répondait à un besoin physiologique.
En 1950, il écrivait « le goût des noirs
pour le sel, n’est pas un goût. La « soif de sel » des
noirs rejoint leur « soif d’eau ». C’est un besoin physiologique
impérieux ; »⁸ Pour PALES, le fonctionnement
de l’organisme humain « est étroitement
lié au métabolisme du sel et de l’eau. Schématiquement
(…), le tube digestif de l’homme est l’axe
de construction de la figure avec sa voie d’apport
alimentaire (…). Du secteur d’assimilation, les aliments
nutritifs passent dans le plasma sanguin. Là,
deux voies se présentent : l’une conduit dans l’intimité
des tissus, l’autre a des nouveaux organes
d’excrétion : les poumons, les reins et la peau. La
voie d’accès à l’organisme aboutit aux liquides interstitiels
ou milieu intracellulaire. Mais, déjà, il
apparaît que le plasma sanguin est composé d’eau
et de chlorure de sodium [sel] où l’eau représente
5% du poids du corps. Le liquide interstitiel est un
2 CadaMosto cité par MAUNY R, Tableau géographique de l’Ouest Africain au moyen-âge d’après les sources écrites, la tradition orale,
l’archéologie, 1961 mémoire IFAN N°61, Dakar, p. 323.
3 FALL M. « Les fractures en notre humanités », Le SOLEIL, Mardi 09 juin 2020, P. 18-19.
⁴ UBOIS C., L’or blanc de Djibouti, Salines et sauniers (XIXe –XXe siècles), 2003, Paris, éd : KARTHALA, PP. 9.
⁵ STOCKER (J), Le sel, 1949, Paris, presses universitaires de France, Préface
⁶ MONNIER y, L’Afrique dans l’imaginaire Français, (Fin du XIXe- Début XXe Siècle), 1999, Paris, éd : L’Harmattan , P. 291
⁷ SERVIGNE M. et PALES L., 1954, Les Sels alimentaires, Paris, éd : J.G. Malochet, P. 12.
⁸ Pales L., op cit.P.73
BIRAMAWA MAGAZINE - 45
׉	 7cassandra://1D3pC5Bd4yMmWjxv11X2QjEcNOlpBIt3nhCZA-Qshnw)p`̵ _:U>cg_:U>cg{בCט   {u׉׉	 7cassandra://NDzDKv6_J9dHasVMDmi22ADPFsdnAgsk4XJyrKb7418 e` ׉	 7cassandra://b5nSbkU8dPCW0q8JiXfWGEIRRZsfuC9NJnamgnYLz04ͫ`S׉	 7cassandra://w52Urun54o6I2YqrWKGlgmKzDVRjlNS-Ubts3MwutQ0(`̵ ׉	 7cassandra://htS37R1Ydn_aEh5XAvxS-_UDke8foivcK6guQR3i0c8͂͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://f7vtm2Upjr6TLPjIdbkr3SXnHnm7jklnZVG6yY_DDbI ` ׉	 7cassandra://FkNdObpF748SAAchv2OtSvQpIw2cABhWcwPIfuL2o5wͨ`S׉	 7cassandra://0FJz13kegvcYCFAwGUXRIQKyfQtTzjoSbzgqEaIaMlY(,`̵ ׉	 7cassandra://Ti04lllESM-Sq71vudCobfyc8cnZvqxklMjl2m2qClw͇h͠_:U>cg׉Emélange d’eau (…) et de sel de potassium. Entre
les deux domaines, l’extra et l’intracellulaire existe
une cloison, enveloppe des cellules, membrane cellulaire,
osmotique.
Perméable à l’eau, elle est imperméable
aux sels et fait nouveau et capital imperméable aux
ions qui composent ces sels. Le liquide interstitiel
contient pratiquement la totalité du chlorure
de sodium de l’organisme. Il est en équilibre osmotique
avec les sels de potassium de la cellule.
Toute modification, gain ou perte, de ce sel extracellulaire,
quelle qu’en soit la cause, détermine un
échange d’eau entre les milieux extracellulaires.
Là, est le devoir d’équilibre »⁹. On peut en déduire
que les Africains par conscience ou par expérience
ingéraient le sel pour la santé.
Les témoignages de Cada Mosto révèlent que les
peuples, plus particulièrement ceux qui vivaient
dans les régions chaudes, doivent en consommer
régulièrement pour l’équilibre humain. Au XVe
siècle, il écrivait : « (…) à quoi emploient ce sel les
marchands de Melli, ils me furent répondus qu’ils
s’en usent en leurs pays quelque quantité, pour autant
que la proximité qu’ils ont avec l’Equinoxial il
y’a de grandes chaleurs en certain temps de l’an, au
moyen de quoi le sang vient à se corrompre et putréfier,
tellement que si ce n’était ce sel, ils en prendraient
la mort. Mais ils y pourvoient par un tel remède
; ils prennent une petite pièce de ce sel qu’ils
détrempent avec un peu d’eau dans une écuelle de
laquelle ils usent et boivent tous les jours, chose
qui les contregarde et guérit. »¹⁰
Au-delà de son rôle physiologique, les consommateurs
recherchaient aussi le goût salé pour rendre
agréables les mets. R Caillé écrivait : « Au chef de
Sancougnan, (…) nous allâmes à la case qu’on nous
avait destinée ; peu après on m’apporte de la part
du mansea (…), une calebasse de riz, de lait et du
beurre fondu le tout saupoudré de sel que nous
mangeâmes à notre dîner. »¹¹ À la fois aliment et
condiment, le sel occupait une place prépondérante
dans la nourriture quotidienne. Les animaux
n’échappent pas à cette logique.
⁹ ibid
¹⁰ DE C’ADAMOSTO Alvares, 1895, Relation des Voyages à la Côte Occidentale d’Afrique, Paris, éd : Ernest Leroux, P. 56.
11 R Caillé op cit, p. 90.
12 BOUTRAIS j., « Cure salées, cures natronées pastoralismes en savane centrafricaines », Journal des africanistes, N° 89-1 , 2019, p. 84115,
P. 2.
1³ MARIKO, K. A., Souvenirs de la boucle du Niger, 1980, Dakar, éd : Les Nouvelles Editions Africaines, P. 90.
1⁴BOUTRAIS J., op cit, p. 3.
46-BIRAMAWA MAGAZINE
La cure salée des animaux, une pratique
thérapeutique des Pasteurs
Dans l’histoire pastorale, la recherche de sel a souvent
conditionné de récurrents mouvements de
transhumance. Autant que l’homme, la vache a besoin
de sel pour remplacer celui qui est éliminé par
la sueur, l’urine et le lait. « Lorsqu’elles ressentent
un déficit en sel (…), les vaches adoptent un comportement
inhabituel dont les éleveurs restituent
les manifestations principales : elles meuglent
continûment. Si l’attente de complément minéral
se prolonge, leur façon de paître change, en devenant
plus discontinue ; elles perdent des forces et
s’amaigrissent. »¹²
Ce besoin impérieux engendrait des déplacements
périodiques des troupeaux vers les prairies salées.
Ce phénomène était observé dans le Nord-Est du
Sahel par le vétérinaire Kélétigui A. Mariko « Après
l’effroyable sécheresse qui décima bête et gens
dans tout le sahel, l’hivernage s’installa dru, régulier.
Partout tout verdoyait. Les bœufs reprenaient
de l’embonpoint, le poil brillant, le mufle sec, l’œil
luisant, ils gambadaient par les vastes plaines en
routes vers les terres salées de l’Azawak. Là-bas, en
plein nord est, vers le Niger où les salines de Taguidda-Tessoum
accueillent chaque année des milliers,
des dizaines ou des centaines de milliers de
têtes de bovins, d’ovins, de caprins de chameaux,
venus là faire la cure salée (…). »¹³
Au-delà de sa dimension physiologique, la cure salée
revêtait une dimension culturelle. Le retour des
troupeaux était l’occasion d’organiser des activités
festives. « Les cures salées ou natronées donnent
lieu à des scènes spectaculaires, par exemple aux
environs d’In-Gall, au Niger. Aux tours des sources
salées se rassemblent, chaque année, de nombreux
Touaregs et Peuls nomades. »¹⁴ Ces cures salées
occupaient une place centrale dans la vie de relation
du monde pastoral. Mariko plaidait pour sa
préservation. « Devrons –nous effacer à tout jamais
de nos vues et de nos souvenirs les spectacles
éclatants de couleurs et de dynamisme que représentaient,
au Macina, comme dans la zone lacustre,
׉	 7cassandra://w52Urun54o6I2YqrWKGlgmKzDVRjlNS-Ubts3MwutQ0(`̵ _:U>cg׉Edans l’Azawak, la Tamesna, l’Oudalan, les retours
des transhumances d’immenses troupeaux, indiscutablement
les plus beaux de l’Afrique occidentale
? Devrons-nous oublier pour toujours toutes ces
fêtes bucoliques inséparables des cures salées (…)
qui jadis rassemblent toute la population à des kilomètres
à la ronde ? » ¹⁵
Il semble que la transhumance vers les terroirs salicoles
du Saloum était causée par l’existence de
marais et prairies salés qui bordent la rivière du
même nom. Durant la saison des pluies, les pâturages
salés recouvraient d’une végétation qui attirait
les éleveurs. Un informateur à Ngathie, nous
dit que jusqu’à une période récente, les pasteurs
guidaient leurs troupeaux jusqu’aux marais salants
de Ngathie pour la cure salée. Le toponyme d’un
marais salant « Mbarkha-Khélé » illustre cette pratique
qui était bien observé par Almada. Ce dernier
écrivait au XVIe siècle, « pendant l’hiver, les Foulos
font paître leurs troupeaux sur les côtes habitées
par les Jolofos, les barbacins[seereer] et les Mandingues
et pendant l’été, ils rentrent dans l’intérieur
(…) »¹⁶.
Ainsi, grâce à son rôle thérapeutique, le sel était
l’or du pasteur. Autant que l’eau, le sel rythmait
la dynamique pastorale. La transhumance durant
l’hivernage était nécessaire pour la santé des animaux.
Le
Moundé chez les Peuls du Fouladou
La
présence du sel dans le mythe d’origine de la
vache permet de dire qu’il était en partie à l’origine
du Moundé. « D’après la tradition orale, trois
jeunes vaquaient tranquillement à leurs occupations,
lorsque soudain, une vache ayant des taches
noires, rouges et blanches (mais avec une prédominance
des taches noires), sortit de l’eau pour se
diriger vers la berge. Aussitôt, l’un des jeunes gens
se mit à la pourchasser pour essayer de l’attraper,
mais il n’y réussit pas. Le second en fit de même ; il
échoua à son tour. Le troisième jeune gens s’avança,
s’approcha tout doucement et dit : « Hurr, hurr !
Vient ma belle à la robe magnifique ! Arrête-toi ma
douce ; viens par ici ! À leur grand étonnement, la
vache ne fit pas un pas de plus. Elle s’arrêta net et il
s’en saisit ; ce jeune homme –là était un Peul ! Or ce
Peul n’avait pas omis de noter que, lorsque la vache
était sortie de l’eau, elle s’était dirigée vers un endroit
précis de la berge. C’est pourquoi il s’y rendit
aussi et constata que l’endroit était fortement salé.
Le Peul conclut alors que pour domestiquer la
vache, il faudrait lui donner régulièrement du sel.
Mais, étant donné que l’animal qui avait été conduit
au village était un bovidé-femelle, le Peul décida de
retourner au bord du fleuve pour y chercher un bovidé-mâle.
Et c’est là qu’on dit qu’il a rencontré le
Génie de l’eau, le Gardien des vaches et des troupeaux.
(…) Le Génie lui fixa un rendez-vous sans
que rien ne se passe. Au troisième rendez-vous, le
génie lui recommanda de faire le moundé. »¹⁷
D’après les témoignages
recueillis au Fouladou
par Moustapha BARRY, « la recherche de ce sel a
conduit des Peuls -Fouta à s’installer définitivement
dans la province Firdou du Kabou. »¹⁸ Le
terroir était la première zone de diffusion de sel
marin produit en Casamance et dans les rivières du
sud. « En Mandingue le Firdou est l’endroit où on
exerce le commerce (Firo= commerce ; dou= géographie).
»¹⁹ Sa proximité avec les zones de production
permettait aux éleveurs de se ravitailler
moins cher pour la cure salée.
La préparation du rite chez les Peuls du Fouladou
montre que sans le sel il est impossible d’organiser
la fête des vaches. En effet, « les feuilles, les racines,
les écorces et les fleurs de palmier sont pilées et
malaxées avec du sel »²⁰. Amadou Ndiaye pense
qu’« il faut chercher le sens profond du moundé
dans la quête effrénée du grand nombre de vaches.
En effet, l’idée la mieux partagée chez les Peuls, est
que la vache qui est arrivée la première, lors de la
course, donne successivement naissance à neuf
veaux femelles avant de mettre bas un veau mâle.
»²¹
1⁵ MARIKO, K. A., op cit, p. 90.
1⁶ Almada A. A., op cit.;P.73
¹⁷ Ndiaye A., La fête de la vache chez les Peuls du Fouladou ou la perpétuation du rite du sel, Annales de la Faculté des lettres et Sciences
Humaines, n°39/B 2009, P.226.
1⁸ Ibidem
1⁹BARRY M., « L’implantation des Peuls du Futa djallon dans le Fuladou » (1867-1958), 2000-2001, UCAD, Dpt Histoire, Mémoire de
Maîtrise, P. 18.
2⁰BARRY M., op cit, p.9.
²² Massamba TALL, Immam de la grande mosquée de Ndiobène Tallène.
BIRAMAWA MAGAZINE - 47
׉	 7cassandra://0FJz13kegvcYCFAwGUXRIQKyfQtTzjoSbzgqEaIaMlY(,`̵ _:U>cg_:U>cg{בCט   {u׉׉	 7cassandra://n7lcor6eu49O7bqLzG6lTi2uJwUHtAYoIRh5vOt709c ;` ׉	 7cassandra://wyaGoWt30Ve6LF_YxgTUY1KtadeOkj_NozDXWQJ9Byg͙`S׉	 7cassandra://MaOa6tSnZ_r33oh4rPYwSECAIkPmi1rmsIuRCzbimN4%`̵ ׉	 7cassandra://UBIoc-Sh0RoYZL2rcsrEC-E52e2-9Ua23rUfASxBmXY͂ ͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://B7U3i0Lz1v_bofFmQMBFFmKcA__kBMw96M3pcE42wCQ `׉	 7cassandra://nBP4Wq0RpmIaGS4tADmSQD0kO23dFwR1BSMKDdWtaywI`S׉	 7cassandra://cg_9ioc1JpCzdQsGA-6VOV8B3F08EKsTJiv3gJQHbM8q`̵ ׉	 7cassandra://p3vkvqfK-O04MX5WOHhXeV6MRRFP0SETQ2-XD1Qb1So]͠_:U>cgנ_:U>cg $
9ׁHhttps://www.cnews.fr/monde/2020ׁׁЈ׉E7La transplantation d’une pratique largement partagée
par les peuples de civilisation pastorale permet
de dire que l’objectif principal du Moundé est
la santé des animaux. Sur la base d’une réalité, un
mythe était forgé pour expliquer la domestication
de la vache et la prospérité du cheptel. En ce sens, il
participe à une meilleure compréhension de l’univers
culturel des Peuls.
Le sel dans la médecine traditionnelle
Produit
aux vertus thérapeutiques, le sel est présent
dans la médecine traditionnelle. Il joue un rôle
important dans le traitement et la prévention des
maladies. Nos informateurs au Saloum dressent
un catalogue de maladies qu’ils soignent avec le
sel. On peut citer les maux de gorge, d’estomac, les
maladies dentaires, les problèmes liés à la santé
de reproduction, etc. Massamba TALL²² rapporte à
l’appui de ses expériences personnelles des témoignages
médicaux que « lorsqu’il souffre des maux
de gorge et d’estomac, il boit de l’eau salée le matin
et soir. »²³ De plus, l’usage du sel pour soigner des
plaies et arrêter l’hémorragie de sang est devenu
même un remède populaire en Afrique de l’Ouest.
Chez les peuples du Nord-Cameroun, « le sel de potasse
sous la forme liquide joue le rôle d’antiseptique
de premier ordre dans le milieu traditionnel.
On l’utilise pour arroser les blessures en vue de
leur nettoyage, même si elle produit une vive douleur.
Lors des rites d’initiation et de circoncision
chez les Moundang, on verse constamment du sel
sur les plaies issues de la coupure des prépuces. Il
est mélangé à quelques poudres d’écorces d’arbres
pour soigner les jeunes circoncis. »²⁴
En cas de douleur articulaire, « quand quelqu’un
est confronté à une fatigue extrême, des problèmes
de courbatures, ou des maux d’articulations, entre
autres ; il peut se faire un massage composé de sel.
La composition est simple : malaxer peu d’eau salée
avec du beurre de karité ; puis, au coucher, masser
tout le corps ou les parties atteintes. Le lendemain
matin, il est recommandé de se laver avec de l’eau
tiède salée. »²⁵
Conclusion
Ainsi, le lien entre le sel et la médecine est évident
et universel. Didier DEVAUCHELLE l’a observé depuis
l’Égypte ancienne dans son article intitulé : «
Sel et natron en Égypte pharaonique.»²⁶ On comprend
alors, les hypothèses formulées (le sel un
remède de grand-mère pour traiter le Covid-19?
Selon des chercheurs de l’université d’Édimbourg,
Ecosse)²⁷ ; les conseils de gargariser la gorge avec
de l’eau salée pour la prévention et le traitement
du Covid-19.
Le fonctionnement physiologique de notre corps
est tributaire de métabolismes du sel. Ceci révèle
que l’Homme est un élément de la nature. Si nous
voulons préserver notre santé, donnons à notre
corps des aliments programmés par la nature. Les
personnes victimes de Covid-19 révèlent que le
virus achève plutôt des personnes dont la santé est
abîmée.
Le discours sanitaire doit être porté sur l’éradication
de l’usage des bouillons artificiels et la
conscientisation des femmes qui sont les véritables
cibles de Marketing pour l’équilibre alimentaire.
Le retour au passé, amorcé au Cameroun, avec le
phénomène de « labellisation du sel de potasse :
cuukuurisation »²⁸ qui fait la promotion de la gastronomie
traditionnelle est un exemple à suivre.
Omar Mallé SAKHO
Chercheur UCAD, Laboratoire LARHISA
²³ Ibidem
²⁴ François W., « Sels, magico-religieux, thérapeutiques et tradition orale au Nord-Cameroun ancien », in Sel et société, Tome 2 : Santé,
croyances et économie, Christine Hoët-van Cauwenberghe , Armelle Masse, Gille(= tan en sérère)s Prilaux (dir.), 2020, Paris, éd : Presses
universitaires du Septentrion, p. 185.
²⁵ DABO C., Sel, « Archéologie et Patrimoine : le cas du Sinn-Saloum », 2017, UCAD, Dpt. Histoire, Mémoire de Master, P. 46.
²⁶ DEVAUCHELLE, D., « Sel et natron en Égypte pharaonique.» in Sel et société, Tome 2 : Santé, croyances et économie, Christine Hoëtvan
Cauwenberghe, Armelle Masse, Gilles Prilaux (dir.), 2020, Paris, éd : Presses universitaires du Septentrion, p. 319.
²⁷ https://www.cnews.fr/monde/2020-06-29/leau-salee-pourrait-aider-traiter-le-covid-19-selon-des-chercheurs-973232
2⁸ François W., op cit, P.
48-BIRAMAWA MAGAZINE
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Les enjeux sanitaires du numérique
Le numérique “disrupté” quasiment tous les secteurs de la
vie humaine, la médecine n’étant pas épargnée par ce phénomène.
Tantôt il est facteur de troubles de santé, tantôt il est au
contraire, un puissant outil de progrès médical. Je me propose
un tableau panoramique de ces deux faces dans les lignes qui
suivent.
I. Le numérique facteur de troubles de
santé
A. La nomophobie ou quand on a une peur démesurée
de se séparer de son smartphone
50-BIRAMAWA MAGAZINE
Parmi les maux les plus récurrents causés par le
numérique, se trouve en bonne place la dépendance
aux outils digitaux. Cette dépendance est
surtout observée chez les jeunes, qui se connectent
plusieurs heures par jour.
׉	 7cassandra://zEqT05PznWHTeERVNyfdu006B8mB9c1fB1aP_F69ZTU&@`̵ _:U>cg׉ECette dépendance est aujourd’hui de plus en plus
problématique dans la mesure où nous notons
qu’une séparation entre l’utilisateur et l’outil numérique,
comme le smartphone, crée un fort sentiment
de mal être, c’est ce que les scientifiques
ont d’ailleurs appelé la nomophobie. Ce terme est
la contraction de no mobile phone, qui veut dire
absence de téléphone, et de phobie, qui veut dire
désigne la peur. La nomophobie évoque ainsi une
peur démesurée à l’idée de se retrouver sans son
téléphone.
Les psychiatres la considèrent comme une maladie
du monde moderne, engendrée par la communication
virtuelle et la généralisation des smartphones.
B. D’autres troubles du comportement nés
de l’usage généralisé du numérique
1. Le phubbing : snober sans le faire exprès
Phénomène très récurrent, le phubbing est la
consultation ostensible de son smartphone entre
collègues, amis, amoureux, et membres d’une
même famille alors même qu’on nous adresse la
parole. Le mot est la contraction des termes phone,
pour téléphone, et snubbing, pour snober.
2. Le syndrome d’anxiété : étaler sa vie sur
le net
Le syndrome d’anxiété est une fragilité très commune
chez beaucoup de jeunes. Il se manifeste par
un besoin permanent d’étaler les différents moments
de son existence, aussi dérisoire soit-ils, sur
les réseaux. Une story sur snapchat ou instagram,
une photo sur facebook.
L’angoisse qui l’accompagne naît de la peur de ne
pas trouver le “bon moment” ou la “bonne photo” à
poster et de la crainte que celle-ci ne provoque pas
suffisamment de réactions d’approbation.
3. La schizophrénie de profil ou jongler
entre plusieurs vies
La schizophrénie de profil atteint ceux qui, jonglant
avec la possibilité d’avoir plusieurs identités
différentes sur les réseaux sociaux et autres sites
de rencontre en ligne, finissent par ne plus savoir
distinguer les identités choisies de leur propre personnalité.
Pris
au jeu des conversations de leurs différentes
masques, ils ne savent plus lequel privilégier lorsqu’il
s’agit de se confronter à la vraie vie.
C. La lumière bleue de l'écran : source de
multiples troubles
Les écrans que nous utilisons au quotidien, smartphone,
ordinateur, tablette, etc. produisent une lumière
bleu artificielle très nocive pour nos yeux,
autant que les rayons UV. Cette lumière bleue requiert
pour les muscles de l’œil davantage d’effort
pour nous donner la bonne image, raison pour laquelle
nous ressentons des maux de tête ou une
certaine lourdeur des paupières quand l’usage de
l’outil digital est prolongé. A juste titre, cela suscite
des inquiétudes médicales quant à ses conséquences
sur l’œil à moyen et long terme.
II. Les outils numériques accompagnent
aussi la médecine dans ses progrès
Sur un tout autre registre, en effet, le numérique
est un puissant levier de progrès sanitaire. Des
avancées notoires ont été notées grâce à l’application
des outils numériques à ce domaine crucial.
C’est le cas de la télémédecine qui permet d’offrir
des soins à distance grâce aux outils digitaux. A ne
pas confondre cependant avec la télésanté qui est
un autre symbole de l’intrusion positive du numérique
dans la santé.
La télésanté permet, grâce à des applications web,
des objets connectés ou encore des sites web de
fournir des services de suivi et de prévention des
individus dans le but de favoriser leur bien être.
De plus en plus de logiciel informatique se développent
pour permettre la gestion optimale des
structures sanitaires ou d’un territoire médical. Il
est donc envisageable pour une ambulance d’avoir
un état actualisé des lits disponibles dans son périmètre
de service et d’être efficace dans l’acheminement
des malades.
Enfin, la collecte et le traitement algorithmique de
données massives de santé devient monnaie courante
dans la pratique médicale, permettant aux
assureurs de mieux adapter leur accompagnement
par exemple ou encore aux Etats de mener des politiques
publiques à fort impact avec un meilleur
ciblage des sujets concernés.
Ousseynou GUEYUE
fondateur de Polaris Asso
BIRAMAWA MAGAZINE - 51
׉	 7cassandra://zZB3mY7Vxflvm1pbf-8HV-itaRxUcHMmP4e3aQz9jWI)`̵ _:U>cg_:U>cg{בCט   {u׉׉	 7cassandra://k1eVNZcEMGDXDjwpkiLlsUUlQD0Vq4SMc62aa6VQG9I ,`׉	 7cassandra://Y7K9bLizp-sYxWi78MF0itXvhvlbI5g1YLR_SDblQ4UJ`S׉	 7cassandra://r4oNeKMyn9sfB4G2uAYguhhj0ZdHu6PPiKqqcIyb86Y`̵ ׉	 7cassandra://QlRmYUZZ9Etrlo_IB3Z_CEA5Y8IK5Cbdq8ORNJIYecg u@͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://pS4rtougu60a7FhvtSc2q5TBqVx4pwY_NJf3bY63Lqs `׉	 7cassandra://Qb3_Hqi1HJAVl1ch3o7t8gJC9DFq2y6A48kuS6SF7DEx$`S׉	 7cassandra://bbHM6307UHLDstKumtwXL8Af8Yfgf8xNU0P1EO32Rys#`̵ ׉	 7cassandra://lDcUp8F8w9zDPmHDTqASE-P2-bSRjbSKqMKNCfpaz-c;͠_:U>cg׉E ADéveloppement
personnel
SECRET DES PERSONNES « RÉSILIENTES »
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a souffrance, ou la douleur au sens large, est
une expérience de désagrément et d’aversion
liée à un dommage ou à une menace chez l’individu.
S’il
y a bien une réalité connue de tous, c’est que
tous les Humains souffrent, peut-être à des degrés
différents, mais chacun à un moment ou à un autre
fait face à cette réalité de la vie.
Toutefois, il existe chez certaines personnes dites «
résilientes » une attitude positive leur permettant,
parfois plus que d’autres, de bravement surmonter
certaines épreuves de la vie. Focus sur cette qualité.
1-Les personnes positives comprennent que le
malheur arrive, que la souffrance fait partie de
la vie. Cela ne signifie pas qu’elles en font vraiment
bon accueil. Juste que lorsque les moments difficiles
surviennent (Maladie, deuil, faim, discordes,
agonies...), elles semblent savoir que la souffrance
fait partie de toute existence humaine et cela leur
empêche de se sentir victime de toute discrimination.
Cette
capacité leur permet de vivre dans une situation
compliquée tout en gardant une dignité remarquable.
2-Les
personnes résilientes sont aussi douées
pour choisir soigneusement l’endroit où elles
portent leur attention. Elles ont l’habitude d’évaluer
les situations de manière réaliste et, généralement,
parviennent à se concentrer sur les choses
qu’ils peuvent changer et à accepter d’une manière
ou d’une autre les choses qu’ils ne peuvent pas modifier.
3-les
personnes résilientes se demandent toujours
: est-ce que ce que je fais m’aide ou me fait du mal
? Cela leur permet par exemple de faire fi des situations
embarrassantes pour se concentrer davantage
sur les bons moments de leurs vies. Elles
évitent ainsi de penser à une dispute ou une récente
faillite pour se concentrer sur l’avenir. La rancœur,
la jalousie ou tout autre ressentiment de haine est
éliminé de leurs quotidiens.
Sachons Adopter une attitude positive
dans les pires moments de la vie !!
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires étrangères
BIRAMAWA MAGAZINE - 53
׉	 7cassandra://bbHM6307UHLDstKumtwXL8Af8Yfgf8xNU0P1EO32Rys#`̵ _:U>cg_:U>cg{בCט   {u׉׉	 7cassandra://fuv5svadVfOeHRzszcgiZ4W0hDSPze-MO5ZNGhJhgac b`׉	 7cassandra://1KhNLoSzAYGL-p0XxGnQHg5lDwcdhPQqZgTfhArj8J4m``S׉	 7cassandra://qLre6Shm0W7aC1AmoS8DBf-qdMBiFUdMDzX72IrSDOk$]`̵ ׉	 7cassandra://zQisLZh9CwYrVE6whoRgNu1DpY1y-gDKryJTMU_AJjY `͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://BXUYMektkuXV-QZ-8HwXV3HkXgLAraLpJ7blOFkVHYg y^`׉	 7cassandra://N0aV2maWE78erlcKw3UsD45j0i62dbTGYVT6ezXJTak͚`S׉	 7cassandra://fAVFpUzkLbKR5M33xBEGVeNEghaatcLGlQytubkCuNw.`̵ ׉	 7cassandra://C2q6chH4xUW12oUOhCycLBSKLyTQedQmhymOHdAtuCg G\͠_:U>cg׉EDECOUVERTE
Fatou Kiné FALL
Blogueuse culinaire - Fondatrice Inspifood By Kinouche
Fatou Kiné FALL est consultante en Informatique, entrepreneure
dans la conception graphique et blogueuse culinaire.
« Passionnée par tout ce qui est en rapport avec la cuisine », Fatou
a créé en 2017 son blog culinaire Inspifood By Kinouche.
Biramawa lui consacre la rubrique Découverte de ce numéro.
« Vu que j’adore manger et que je suis
vraiment passionnée par tout ce qui
est en rapport avec la cuisine, je crée
du contenu culinaire sur les réseaux
sociaux. J’y partage, au format vidéo,
des recettes express pour le plaisir
des papilles. »
54-BIRAMAWA MAGAZINE
Pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Fatou Kiné FALL. J’ai 29 ans, je suis
mariée et maman d’une adorable petite fille.
Je travaille en tant que Consultante BI à Paris
et parallèlement je suis entrepreneure dans la
conception graphique.
Vu que j’adore manger et que je suis vraiment
passionnée par tout ce qui est en rapport avec
׉	 7cassandra://qLre6Shm0W7aC1AmoS8DBf-qdMBiFUdMDzX72IrSDOk$]`̵ _:U>cg׉E	tla cuisine, je crée du contenu culinaire sur les réseaux
sociaux. J’y partage, au format vidéo, des
recettes express pour le plaisir des papilles.
Quelles sont les grandes lignes de votre
parcours de formation et professionnel ?
Alors concernant mon parcours de formation,
j’ai eu mon baccalauréat S2 au lycée Taiba ICS
de Mboro en 2010. Par la suite j’ai fait un DUT
en Télécom et Réseaux à l’ESP Dakar de 2010 à
2012. Enfin j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur
en Télécom et Réseaux en 2015 à l’institut Galilée
Paris 13.
Concernant mon parcours professionnel, j’ai été
pendant 2 ans consultante en développement
d’application avant de faire une reconversion dans
le domaine de l’informatique décisionnelle.
J’ai ainsi travaillé en tant que consultante BI chez
des clients tels que EULER HERMES, BNP PARIBAS.
Comment
vous est venue l’idée de mettre
en place cette initiative ?
En fait l’idée de créer un blog culinaire ne m’a jamais
traversé l’esprit. J’avais créé une page Instagram
où je postais des photos de mes plats juste
pour avoir un endroit de stockage où ça rendait
bien.
A l’époque, personne de mon entourage n’était au
courant à part mon mari qui me répétait tout le
temps que je devrais faire connaître la page.
Un jour je recevais des amis à la maison, je leur
ai montré la page qu’ils ont beaucoup appréciée
d’ailleurs. Ils m’ont vraiment motivée à me lancer
et à sortir de ma zone de confort.
Vous avez fondé Inspifood By Kinouche. De
quoi s’agit-il ?
Inspifood By Kinouche est un blog culinaire que
j’ai créé en 2017 mais j’ai vraiment été active vers
la fin de l’année 2019.
Je suis consciente qu’il est difficile de diversifier
ses repas dans la semaine à cause d’un emploi du
temps très chargé. Beaucoup de personnes ont
pour habitude ainsi de manger des plats surgelés
ou de commander dans les fast food. De ce fait,
InspiFood By Kinouche a pour vocation de proposer
des recettes saines, faciles et rapides pour faire
plaisir à ses proches et à soi-même.
BIRAMAWA MAGAZINE - 55
J’ai, dans un premier temps, commencé par poster
des photos de mes plats. Ensuite, j’ai posté des
photos en mode carrousel expliquant les étapes
pour réaliser une recette. Enfin, vu que je suis également
passionnée de montage vidéo, j’ai décidé
de créer du contenu culinaire au format vidéo.
׉	 7cassandra://fAVFpUzkLbKR5M33xBEGVeNEghaatcLGlQytubkCuNw.`̵ _:U>cg_:U>cg{בCט   {u׉׉	 7cassandra://sEUuYTwNm5gG6aDHnAJt0sNbTQh5lpMh4RNTn41JEfc -`׉	 7cassandra://iJEucfztEuMNBs7IeH4bUz-eiujQkggzDEegmizahkM͓]`S׉	 7cassandra://lHbSzW2AHXpurLB5U6Mi2k4ipQ-WcYs6FetUskoujDU+u`̵ ׉	 7cassandra://ZgOofpnM7lVO8BQFoLi-syT6hGc867h90xnjqkfJ_i8 P͠_:U>cgט  {u׉׉	 7cassandra://i_EhNaFrLag8fuouJorn-xk08RDF4vNIHzpDwtSriuE `׉	 7cassandra://rPBSa64JPf7iOhi_kooiDkAP2I-Z0c4MvxicMzYDXMA{J`S׉	 7cassandra://Z1p8TxIXueZSFxIaqifLrJCkuomd6M-qO2Yu3A7Rj84)S`̵ ׉	 7cassandra://HIi7Ym5Ck-zgu5SPFy-a4B-P6hyOVAq-_nYQw-8l98s ͠_:U>cg׉EL’alimentation est l’une des clés pour rester
en bonne santé. Est-ce que Inspifood By
Kinouche prend en compte cette dimension
?
Bien sûr, cette dimension n’est pas prise à la légère.
Je propose des recettes avec beaucoup de légumes,
des aliments complets, des aliments sans
gluten entre autres. Je fais un peu de tout en fait
avec les ingrédients du bord. Je m’inspire de ce que
j’ai dans ma cuisine pour proposer des recettes express
et saines d’où le nom InspiFood By Kinouche.
Il m’arrive par contre de proposer des recettes avec
du gras comme le merguez mais c’est vraiment à
consommer avec modération. Il faut se faire plaisir
de temps en temps ;).
« InspiFood By Kinouche s’adresse
vraiment à toutes les personnes qui
veulent manger diversifié avec des
ingrédients accessibles. »
A qui s’adresse Inspifood By Kinouche ?
InspiFood By Kinouche s’adresse
vraiment à
toutes les personnes qui veulent manger diversifié
avec des ingrédients accessibles. Cuisiner n’est
pas synonyme de corvée bien au contraire. On peut
passer d’agréables moments en cuisine et je vous
montre comment à travers mes recettes express ð.
Quelles sont les perspectives de Inspifood ?
InspiFood By Kinouche est tout d’abord une passion.
J’espère un jour inchAllah transformer cette
passion en un véritable projet professionnel.
Des idées dans ce sens j’en ai tellement, mais pour
l’instant je me concentre plus sur la création de
contenu et on verra où cela va nous mener ð.
Comment vous suivre ou vous contacter ?
Je suis très active sur Instagram, sinon vous pouvez
me suivre sur Facebook, Youtube et Tiktok avec le
pseudo : InspiFoodbykinouche.
Si vous êtes gourmands comme moi n’hésitez pas
à y faire un tour ;).
Biramawa vous remercie. Votre mot de la
fin ?
Je vous remercie vivement de m’avoir donné l’opportunité
de parler de ma passion à travers votre
magazine. Je vous souhaite plein de succès.
Ce fut un réel plaisir.
56-BIRAMAWA MAG׉	 7cassandra://lHbSzW2AHXpurLB5U6Mi2k4ipQ-WcYs6FetUskoujDU+u`̵ _:U>cg׉E e’
COMMENCEZ AVEC LE
VOUS VOULEZ VISITER
VOUS VOULEZ VISITER
L’AFRIQUE?
COMMENCEZ AVEC LE
SENEGAL
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DiploVar ou un regard aiguisé
sur l’actualité internationale
Politique, Sciences Politiques, Relations Internationales, Humanitaire, votre nouvelle
rubrique incontournable vous offre plus que des informations, une analyse pertinente
des interactions géopolitiques qui vous entourent.
Quoi de mieux qu’un résumé des points essentiels de l’actualité internationale des
15 derniers jours, des faits historiques, des portraits de personnalités ayant marqué
l’histoire des relations internationales pour mettre à jour vos connaissances et
rendre vos débats chocs d’idées.
Les points saillants, les immanquables de l’actualité internationale vous seront présentés
de façon succincte de telle sorte que rien ne vous échappera.
Pour ce troisième numéro, une consultation du tableau de la VAR Diplomatique nous
annonce les informations suivantes :
COVID19 : Dans le monde, on
compte désormais près de 21 millions
cas déclarés, selon un bilan
établi jeudi par l'AFP à partir de
sources officielles. L'Amérique latine
et les Caraïbes sont la région
comptant le plus grand nombre
de morts : environ 230.000.
Près de la moitié des décès dus
au Covid-19 ont été enregistrés
dans quatre pays : les Etats-Unis
(166.038), le Brésil (105.463),
le Mexique (55.293) et l'Inde
(47.033).
Concernant l'Afrique, la réouverture
des économies va y entraîner
une hausse des cas, a averti
la directrice régionale de l'OMS,
Matshidiso Moeti.
Le seuil des 750.000 morts du
Covid-19 dans le monde a été
franchi et l'inquiétude persiste
face à une résurgence de la maladie,
poussant de nombreux pays à
imposer de nouvelles restrictions
pour limiter sa propagation (Port
de masque obligatoire, confinement
partiel…)
Dernière en date, l'établissement
par le Royaume-Uni à partir de
samedi d'une quarantaine de 14
jours aux voyageurs en provenance
de France, de Monaco, des
Pays-Bas et de Malte
58-BIRAMAWA MAGAZINE
Alors que plusieurs laboratoires
pharmaceutiques se sont lancés
dans une course folle au vaccin
contre le Covid-19 depuis plusieurs
mois, la Russie a annoncé,
par la voix de son président, avoir
enregistré, mardi 11 août, “pour
la première fois au monde, un
vaccin contre le nouveau coronavirus”.
L’institut
de recherche Gamaleya,
à l’origine de ce nouveau vaccin
baptisé “Spoutnik V”, ne semblait
pourtant pas le plus en avance
dans ce domaine : son projet de
vaccin n’était qu’en phase 1 (sur
trois phases de développement
normalement), selon la liste de
l’OMS datée du 10 août des 28
candidats-vaccins soumis à des
tests cliniques.
LIBAN : Une très violente double
Le premier
explosion a secoué, mardi 4 août,
le port de la capitale libanaise,
Beyrouth, ravageant une grande
partie de la ville. Selon le dernier
bilan du ministère de la santé
mercredi après-midi, au moins
113 personnes ont été tuées et
des dizaines d’autres sont encore
portées disparues. Réuni en
urgence, le Conseil supérieur de
la défense libanais a déclaré que
les déflagrations étaient dues à
l’explosion de 2 750 tonnes de
nitrate d’ammonium dans le port.
ministre libanais,
Hassan Diab, a annoncé, samedi
8 août dans la soirée, qu’il allait
proposer
des
élections parlementaires
anticipées. Le pays est
ébranlé par l’explosion meurtrière
au port de Beyrouth, dont
la population rend la classe politique
responsable.
Des milliers de manifestants se
sont rassemblés dans le centreville
pour exprimer leur profond
rejet des dirigeants
politiques
auxquels ils demandent des
׉	 7cassandra://VD8k-BtYwTiJYuVMcO37jmHiPHlAnqmPYb2yVLpj68c.G`̵ _:U>cg׉Eucomptes après l’explosion de
mardi.
COTE D’IVOIRE : Au moins
quatre personnes sont mortes,
mercredi 12 et jeudi 13 août,
dans des violences liées à la candidature
controversée à un troisième
mandat du président Alassane
Ouattara. La situation se
tend de plus en plus à l’approche
du scrutin du 31 octobre, dix ans
après la crise née de la présidentielle
de 2010, qui avait fait 3 000
morts et vu Alassane Ouattara accéder
au pouvoir. L’opposition et
des membres de la société civile
avaient appelé à manifester jeudi,
alors que les Autorités avaient
interdit tout rassemblement.
La Constitution limite à deux les
mandats présidentiels, mais opposition
et pouvoir sont en désaccord
sur l’interprétation de la
réforme adoptée en 2016 : alors
que les partisans de Ouattara affirment
qu’elle a remis le compteur
des mandats à zéro, ses
adversaires jugent anticonstitutionnelle
une troisième candidature.
USA
: le candidat Joe Biden a
choisi Kamala Harris comme colistière
pour la prochaine élection
présidentielle.
Ce n’est pas la première fois
qu’une femme est désignée sur
un « ticket » présidentiel. Il y a
deux précédents : la démocrate
Geraldine Ferraro fut colistière
de Walter Mondale, en 1984, face
à Ronald Reagan, tandis que la
républicaine Sarah Palin était la
seconde de John McCain, face à
Barack Obama, en 2008.
Mais c’est la première fois qu’une
femme noire – la mère de Mme
Harris est indienne, son père est
jamaïcain — est choisie, et a de
sérieuses chances d’être élue.
Dans un parti traumatisé par
l’échec d’Hillary Clinton à la
présidentielle il y a quatre ans
et avec une base révoltée par le
comportement outrancier
lui, s’est empressé de féliciter M.
Loukachenko. Mais son soutien
est lié à l’acceptation par Minsk
d’une intégration renforcée avec
Moscou.
du
chef de l’Etat, Donald Trump, visà-vis
des femmes, M. Biden avait
annoncé dès la mi-mars qu’il
choisirait une femme comme colistière.
Et lorsque est survenue
fin mai la mort de George Floyd,
un Afro-Américain étouffé par un
policier blanc de Minneapolis qui
venait de l’arrêter, il est devenu
de plus en plus évident que M.
Biden choisirait une femme de
couleur.
BIOLORUSSIE : Soir après soir,
à Minsk et dans plusieurs villes
de Biélorussie, des chaînes humaines
pacifiques affrontent
la police antiémeute du dictateur
biélorusse, Alexandre Loukachenko,
depuis l’annonce des
résultats de la présidentielle du
9 août, qui lui accordent, contre
toute évidence, une réélection
triomphale avec 80,2 % des voix.
Pour l’Union européenne, l’équation
diplomatique est délicate.
Après la répression
postélectorale
de 2010, les Européens
avaient infligé des sanctions aux
responsables du régime Loukachenko.
Celles-ci avaient été
levées en 2016, après la libération
des derniers
ISRAEL VS EMIRATS ARABES
UNIS : Les Émirats arabes unis et
Israël ont convenu, jeudi 13 août
2020, de normaliser leurs relations,
dans le cadre d'un accord
historique négocié par les ÉtatsUnis
et qui, une fois signé, ferait
d'Abu Dhabi la troisième capitale
arabe seulement à suivre
ce chemin depuis la création de
l'État hébreu. Annoncé en premier
par le président américain
Donald Trump sur Twitter, cet
accord verra Israël mettre fin à
ses récents projets d'annexion
en Cisjordanie occupée, selon les
Émirats. Mais le Premier ministre
israélien Benyamin Netanyahou
n'a pas confirmé, loin de là : l'annexion
de pans de ce territoire
palestinien occupé est « reportée
», mais Israël n'y a « pas renoncé
», a-t-il précisé.
MOZAMBIQUE : Les Forces de
défense du Mozambique (FDS)
ont confirmé la perte de Mocimboa
da Praia, un port riche en gaz
situé dans le nord du Mozambique.
prisonniers
politiques,
dans l’espoir d’éloigner
l’autocrate de l’influence
du Kremlin et de l’amener à des
réformes. Stratégie dont les événements
actuels montrent les
limites, s’agissant d’un potentat
passé maître dans l’art de jouer
Bruxelles contre Moscou, et inversement.
Vladimir Poutine,
qui a tout à craindre de la chute
d’un obligé aussi mal élu que
©Biramawa Magazine 2020
Des « terroristes » avaient lancé
la semaine dernière des « attaques
coordonnées » sur plusieurs
villages proches du port
pour tenter d'occuper la ville.
Il faut rappeler que Le nord du
Mozambique est le théâtre depuis
2017 d’une insurrection
djihadiste qui a fait un millier de
morts et a entravé le développement
de l’exploitation de ses réserves
de gaz offshore.
Sources : les Podcasts Affaires étrangères et International
de France Culture, le Point, le Monde
BIRAMAWA MAGAZINE - 59
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60-BIRAMAWA MAGAZINE
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Master 1 Management des entreprises touristiques et hôtelière /
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Expériences professionnelles
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Gérer l’accueil et l’enregistrement client
Prendre les demandes de réservation et établir le planning
Répondre et transférer les appels et éventuellement prendre des
notes et conseiller les clients et établir des offres de prix.
Coordonner l'organisation des séminaires
Effectuer des tâches administratives
Encaisser le payement des chambres (chèque, espèce, carte crédit,
virement bancaire), faire la facturation et autres prestations.
Établir la situation journalière et tenir la caisse
Assurer le pointage des employés du département hébergement
Participer à la formation des étudiants sur les techniques
d'hébergement et la pratique du logiciel GESHOTEL
Stagiaire Réceptionniste / Hôtel Le Rogniat Nord Saint-Louis, Sénégal
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Compétences
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BIRAMAWA MAGAZINE - 61
/
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Français
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distance, tenis
lire des articles, visiter des sites
touristiques
 @Fernand DIEME
 @Fernand Dieme
 @Fernanddieme
 dieme.fernand@yahoo.fr
Parcelles Assainies unité
26/Dakar
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 28 ans
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