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Urban Mobility
Fr
Rapport d’activités 2018
Thanks to Ahooga • Artepub/Bikeep • BePark • Bestarter • CarAsap • CityMove • Commuty • Connect2Move • Ctec • Europcar/Scooty/
Ubeeqo • Interparking • Joyn Joyn • Keolis • Koalift • Micropole/Movin’city • Pasha Parking • Renault • Stigo • Troty • Urbike • Via Mobile
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Alors,
on bouge ?
D’
abord un constat : la mobilité bruxelloise en 2018 est toujours vécue comme un
cauchemar par les habitants et les usagers de la ville. Un indice ? Les chiffres du
dernier « baromètre politique », que Beci organise tous les six mois. Nous pensions
avoir atteint un plafond en décembre ; il a été crevé en juin : la mobilité est désormais
considérée comme une préoccupation majeure par 78 % des entrepreneurs bruxellois.
Huit sondés sur dix !
L’enjeu ne saurait être sous-estimé : la mobilité, c’est aussi une question d’économie,
d’emploi, de bien-être, d’urbanisme, d’environnement, d’attractivité… L’immobilité risque
de coûter 6 milliards d’euros à la Belgique à l’horizon 2020 ! Entreprises, gouvernants et
citoyens : nous sommes tous concernés.
Chez Beci, nous avons pris de longue date l’engagement d’y travailler. Ces dernières années,
nous avons réuni des partenaires au sein d’un Hub Mobilité, pour réfléchir ensemble
à l’avenir de la mobilité urbaine. Nous avons alimenté le débat dans un Livre Blanc. Nous
avons promu des outils dans une Mobility Toolbox.
Et nous venons encore de publier un Memorandum qui recense 21 mesures concrètes,
pragmatiques, multimodales, innovantes, volontaristes et réalistes, inspirées de solutions
existantes ou d’exemples donnés par d’autres grandes villes. Des mesures qui ont trait à la
fiscalité, aux infrastructures, au partage de la voie publique, à la mobilité conçue comme
un service… Nous les proposons à la réflexion des décideurs, à quelques mois des élections
fédérales et régionales, avec cette question : pourquoi Bruxelles devrait-elle échouer là où
d’autres réussissent ?
Au-delà de la critique et des recommandations, nous avons voulu aller plus loin, en jouant
un rôle moteur, fédérateur, en faveur du changement. Depuis le mois de mars, nous avons
installé au 500 avenue Louise un espace temporaire consacré à la mobilité urbaine.
MO (contraction de ‘Mobilité’ et ‘Mouvement’) est une vitrine de solutions innovantes, où
Beci fait office de catalyseur des énergies et des volontés, mais dont les véritables forces
vives sont les 21 partenaires (dont 8 starters) qui nous ont rejoint – allant du conseil en mobilité
au vélo pliant électrique, en passant par la gestion de parkings, le calcul d’itinéraires,
la mobilité partagée, la logistique urbaine, etc. Objectif : enclencher une dynamique collaborative
et contribuer, par la combinaison des solutions, à améliorer la mobilité bruxelloise.
21 mesures à prendre. 21 partenaires, avec leurs solutions. Voilà ce que propose Beci pour
une mobilité urbaine du 21e
siècle.
Olivier Willocx,
Administrateur délégué de Beci
Beci Rapport annuel 2018 | 1
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Rapport d’activité
Beci 2017-2018
Editeur responsable
Olivier Willocx
ow@beci.be
Avenue Louise 500 — 1050 Bruxelles
T +32 2 648 50 02 — F +32 2 640 93 28
www.beci.be
Rédaction
Media Coordinator
Emmanuel Robert
er@beci.be
T +32 2 643 78 44
Production
Graphisme : Isabelle André
Impression : DB Print
Traduction : Litteris
Photos : Getty Images, sauf indication
contraire
Publicité
Anne Schmit
asc@beci.be
T +32 2 563 68 53
Membership
Catherine Tricot
T +32 475 49 65 72
ctr@beci.be
Cette publication est également disponible
en néerlandais.
BRUXELLES
ENVIRONNEMENT
ENTREPRISE
DYNAMISCHE
ECO
LEEFMILIEU
BRUSSEL
ONDERNEMING
DYNAMIQUE
label n. 2014/351/2
4
9
14
17
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25
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32
34
35
37
38
40
43
45
Urban Mobility
MO fédère la mobilité de demain
Une foule d’idées pour la mobilité bruxelloise
Lobby
Marc Decorte, président de Beci : « Nous pouvons mettre la barre
encore plus haut ! »
Élections : Beci porte la parole des entrepreneurs bruxellois
Baromètre politique : toujours la mobilité
Économie bruxelloise : chiffres et tendances
The Cham
« The Cham », la nouvelle Chambre de commerce 4.0
Nouveau site web, changement d’époque pour Beci
Entreprise
Programme Starters : une année record pour la création d’entreprise
Le Hub Transmission : entre pérennisation et développement
ReStart, pour aider les entrepreneurs en rebond
CEd : les entreprises connaissent toujours la crise
Quand internationalisation rime avec numérisation
Formations : construire du neuf sur des bases solides
Essentielle, la formation continue
47 La mise en conformité au RGPD : Un double défi pour Beci
Community
LEEF MILIE U
BRUSSEL
48
10-32-2225
10-32-2225
PRINTED
ON
TCF PAPER
2017-2018 : un an d’actualité Beci en photos
2 | Beci Rapport annuel 2018
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MO fédère la
mobilité de demain
Lancé en mars 2018 au siège de Beci, MO est un
espace destiné à centraliser les solutions de mobilité
pour Bruxelles. Le but est de fédérer les différents
opérateurs du secteur autour de solutions collaboratives
ainsi que d’accélérer des projets innovants.
Géry Brusselmans
L
Environ 70 %
des initiatives que nous
mettons en avant au sein
du MO existent déjà ;
30 % seront créées dans
les prochains mois ou
les prochaines années.
Ischa Lambrechts
a mobilité est plus que jamais au
centre des discussions dans les entreprises
à Bruxelles. Lors d’un sondage
effectué en décembre 2017 auprès
de la communauté des 35.000 entreprises
et entrepreneurs du réseau de la Chambre
de Commerce de Bruxelles, 73 % des répondants
plaçaient la mobilité comme la
priorité numéro 1. Pourtant, force est de
constater qu’aucun lieu ne centralisait
jusqu’ici les diverses initiatives liées à la
mobilité dans la capitale. C’est dans cette
idée que Beci a inauguré fin mars 2018
l’espace MO, situé au rez-de-chaussée
du numéro 500 de l’avenue Louise. « MO,
contraction de ‘Mobilité’ et de ‘Mouvement’,
est un point de convergence ainsi
qu’un lieu de réflexion, d’activités et de
rencontres », avance Ischa Lambrechts,
conseiller mobilité pour Beci et promoteur
du concept.
« En Belgique, il existe plus de 500 acteurs
actifs dans le domaine de la mobilité : de
grandes entreprises, des initiatives publiques
et pas mal de start-up. Certaines
initiatives sont
4 | Beci Rapport annuel 2018
moins, et toutes valent le détour. Beci était
déjà actif dans le domaine de la mobilité,
via son ‘Hub mobilité’, des études, des avis
et des recommandations, dont le récent
‘Mémorandum sur la Mobilité’ (lire par ailleurs,
ndlr). Nous avons décidé d’aller plus
loin avec MO, un ‘do tank’ orienté 100 %
actions et solutions. » Comme l’explique
Ischa Lambrechts, MO est le premier point
de contact pour les entreprises actives
dans la mobilité et celles qui désirent
bénéficier de solutions performantes,
testées et approuvées.
Les questions de mobilité ont fortement
évolué au cours des dernières années,
avec une série d’enjeux et de problématiques
nouvelles,
qui touchent directetrès
connues, d’autres
ment à la rentabilité de l’entreprise ou à
l’optimisation des ressources humaines
(gestion des talents, flotte de véhicules…).
On parle aujourd’hui de « mobilité augmentée
» : stationnement intelligent, smart
mobility, navigation multimodale, mobilité
partagée, micro-mobilité, sans oublier les
nouveaux moyens de locomotion électriques,
à hydrogène, etc… Le sujet, vaste et
׉	 7cassandra://yEc4RS87MoU1H0SYJ54eEWog5dFZcHhrb3AJAF7U0No` [dz> ׉Ecomplexe, impose plus que jamais d’y voir
clair et d’informer efficacement.
8 start-up accélérées au sein de MO
« À côté des solutions existantes, l’idée
de MO, c’est aussi de développer et de
promouvoir toutes les formes de mobilité
innovantes », poursuit Ischa Lambrechts.
« Environ 70 % des initiatives que
nous mettons en avant au sein du MO
existent déjà ; 30 % seront créées dans
les prochains mois ou les prochaines
années. » L’un des premiers rôles de MO
est donc d’accélérer le développement de
nouveaux projets et de faire bouillonner
des idées, parfois même encore à l’état
embryonnaire.
« Une start-up ou un porteur de projet peut
nous contacter ou se présenter chez MO »,
précise Jean de Renesse, consultant et
architecte du concept MO. « À travers l’expérience
des membres de l’équipe, nous
sommes totalement outillés pour accélérer
le développement de projets entrepreneuriaux
de manière agile, à n’importe quel
stade de développement. À partir d’une
première analyse des projets et des besoins
exprimés par les entrepreneurs, nous
cherchons à les accompagner au mieux.
En tant que plateforme, nous offrons aux
starters un point d’ancrage, un lieu de
type coworking pour travailler et se réunir
», poursuit Jean de Renesse. « Nous accompagnons
les starters sur des aspects
stratégiques, commerciaux, humains ou
encore sur des questions légales, fiscales,
sur le marketing, le financement et le développement
à l’international. Grâce aux
experts de la Chambre, nous mettons par
exemple à disposition un conseiller pour
les aspects légaux de la mobilité, nous
donnons accès au guichet d’entreprise au
niveau des formalités, ou nous offrons un
coach spécialisé dans la gestion de startup
et des opportunités d’ouverture au niveau
international. »
Depuis le mois de mars, huit start-up
ont ainsi bénéficié d’un accompagnement
personnalisé au sein du MO, dans
des domaines aussi variés que la mobilité
partagée, la gestion de parkings, des
solutions de mobilité multimodales ou
encore le transport de marchandises en
milieu urbain.
« Rassembler le public et le privé,
le corporate et l’associatif »
MO est orienté solution, avec l’intention
d'avoir un impact réel, mesurable,
à court et à long terme sur la mobilité
bruxelloise. « Un de nos principaux objectifs
est aussi de parvenir à faire travailler
ensemble divers acteurs de la
mobilité, publics et privés, corporate
et associatif, clients, fournisseurs voire
concurrents. Le but est de faire mûrir
l’écosystème de la mobilité bruxelloise et
d’enclencher une dynamique ouverte et
collaborative », reprend Jean de Renesse.
Il convient en effet de reconnaître qu’il n’y
Un de nos principaux
objectifs est de parvenir
à faire travailler ensemble
divers acteurs de
la mobilité, publics et
privés, corporate et
associatif, clients,
fournisseurs voire
concurrents.
Jean de Renesse
Beci Rapport annuel 2018 | 5
׉	 7cassandra://nwXlrxq4Zu0aBTd3TChgcc-OOyzXusG02JpZ7J_KSvI(0` [dz> [dz> בCט   ́u׉׉	 7cassandra://Vdpz2OV3y7JOuj082Ldo_xGCzFYz-ZkVTLtGzbTLT2U  >`׉	 7cassandra://IoJjp3i-3GN0D7ojLgQSp9yvUkZZKF7io1TmbUmYZb0́`z׉	 7cassandra://5P74wTL23Rs8_i2FHwsV0218h0FcyKDqGhdth7a2Ing'` ׉	 7cassandra://YF-2PArjLksMrCaNLIgCdPEizdncJPsA5c0HpQ0NE1A I͠y[d> `ט  ́u׉׉	 7cassandra://mMTNa2BZ5BwaaV-035kqyPKpIhXAKraH6t8xz5Lpudw `׉	 7cassandra://zOyydua1CMKMAOKb1to6Qkm15ppLNWA0Wz6MA1K9E5Ar^`z׉	 7cassandra://pWI9pGsdMa2L9n56npY-gw7l6rvbhA5gxxBE_oqqpRw!` ׉	 7cassandra://rDFciD5APsJHDZR9owDgVuy8eF3PQm3OC-SKVBHQniIͳ͠y[d> aנ[d> e ̱9ׁHhttp://www.kbcbrussels.beׁׁЈ׉Ea pas de solution unique aux problèmes
de mobilité, ni de solution miracle, mais
bien un faisceau d’initiatives et de mesures
qui, combinées et mises en œuvre
de manière cohérente et efficace, offrent
une véritable solution.
MO un concept durable
Partout dans le monde, le marché est en
proie à de l’innovation et de la disruption
face aux enjeux de mobilité et aux opportunités
liées au domaine des smart cities.
« Dès le lancement de MO, une vingtaine
d’entreprises ont été séduites par
le concept et sont devenues partenaires.
Citons entre autres Europcar, Renault,
Bepark, Ahooga, Interparking ou Micropole.
D’autres entreprises rejoignent
la
plateforme au fur et à mesure. Les partenaires
sont des ‘contributeurs’, actifs et
impliqués dans l’animation de MO. L’avantage,
c’est que l’espace, conçu sur base
des nouveaux codes que l’on observe
dans le monde du travail (les ‘new ways of
working’), est beaucoup moins classique
qu’un bureau : cela facilite les discussions
dans un cadre ouvert et détendu. »
MO, un terrain de jeu expérimental
et dynamique
MO, c’est aussi une vitrine, un espace
dans lequel sont présentés des véhicules
en tout genre (vélos, scooter, trottinette,
auto, skateboard électrique…) et des solutions
digitales innovantes. Pour
les
partenaires, c’est l’occasion de montrer
et de faire tester leurs solutions au jour le
jour auprès d’un public de professionnels,
de passage à la Chambre de commerce
ou présent à l’occasion d’un événement
en particulier. C’est une manière pour les
partenaires de recueillir un feedback de
terrain et de générer de nouveaux clients.
Entre mars et septembre 2018, MO et
ses partenaires ont organisé plus de 20
événements : des talks et des ateliers,
des petits déjeuners, des lancements de
produits, des démos ou des sessions de
type ‘hackaton’. Une délégation d’entrepreneurs
a même fait le voyage à Washington
dans le cadre des ‘Brussels Days’
pour expérimenter un ensemble de solutions
mises en place outre-Atlantique et
rencontrer de potentiels partenaires mo6
| Beci Rapport annuel 2018
Lors de son lancement en mars 2018, MO était conçu
comme un espace « pop-up », situé au rez-de-chaussée du
siège de Beci. Il s’agissait d’une porte d’entrée physique et
temporaire, destinée à initier le concept, de manière tangible.
Le succès étant au rendez-vous, MO continuera sur sa lancée
et son rayonnement sera même amplifié ! « L’espace popup,
dans sa configuration actuelle, sera encore actif jusque
fin 2018 au moins, soit trois mois de plus que ce que nous
avions prévu au départ », se réjouit Ischa Lambrechts. Cette
prolongation de l’espace temporaire promet déjà de nouvelles
synergies et de grands événements. « Nous sommes
en pleine réflexion en ce moment. Vu la forte implication de
nos partenaires, MO est devenu plus qu’un espace physique,
c’est désormais une marque, un ‘mouvement’, qui rassemble
un collectif d’acteurs autour de plusieurs concepts complémentaires
: un espace, un media, un réseau d’experts mobilité,
un comité de pilotage stratégique pour accompagner
des projets de concrets dans Bruxelles… Il est clair que nous
continuerons à nous investir dans la mobilité tant que les
problèmes de mobilité à Bruxelles persisteront. »
bilité. « Dès son origine, MO n’avait pas
pour finalité d’être une énième conférence
ou un colloque classique sur la
mobilité », explique Ischa Lambrechts. «
En organisant toutes ces activités de démonstration
et de rencontre, en continu
et pendant plus de 200 jours, une nouvelle
dynamique se crée.» •
Info :
www.mo-brussels.be
Contact :
Ischa Lambrechts,
conseiller mobilité Beci,
+32 475 75 12 30 – ila@beci.be
׉	 7cassandra://5P74wTL23Rs8_i2FHwsV0218h0FcyKDqGhdth7a2Ing'` [dz> ׉EI[Publireportage]
« Le leasing de vélo de KBC
rencontre un grand succès »
Kristof Huysecom, spécialiste
mobilité chez KBC, a développé
avec ses collègues une offre
unique de leasing de vélo pour les
entreprises. La demande est en
forte croissance, avec aujourd’hui
presque 1000 vélos mis en
circulation chaque mois.
KBC Vélolease est la première formule
innovante de leasing de vélo. Qu’es-ce
qui vous a décidé à développer cette
offre ?
Les problèmes de mobilité nous ont fait comprendre
que le vélo était le moyen optimal
pour rouler en ville, que ce soit à Bruxelles,
Anvers, Gand ou Liège. Les offres existantes
sur le marché étaient jusque là peu adaptées
: quand une société commande 100 vélos
du même type avec la même couleur, cela
ne séduit pas les employés. La plus-value
de KBC Vélolease, c’est d’adapter au vélo le
modèle du leasing de voiture. Vous pouvez
ainsi choisir votre type de vélo, la marque, les
accessoires et le budget. La personne choisit
donc librement son vélo parmi 150 à 200
magasins de vélos, répartis en Flandre et à
Bruxelles, avec qui KBC Vélolease est partenaire.
L’idée a été développée il y a trois ans
et le leasing est actif depuis début 2017.
Concrètement, comment se déroule un
leasing de vélo ?
Suite à un premier contact, un conseiller de
KBC Vélolease se déplacera dans l’entreprise
pour expliquer en détail la formule, éventuellement
en ma compagnie pour évoquer les
aspects fiscalité ou ressources humaines.
L’idée du leasing est de travailler sur le principe
de l’échange de salaire. Si on échange
par exemple 50 euros de salaire brut, ce qui
revient à 25 euros net, le montant du leasing
sera de 70 euros par mois. Avec ce salaire,
il est possible d’obtenir un leasing de vélo
d’une valeur de plus de 2000 euros pour une
durée de 36 mois. Au bout des 36 mois, l’employé
peut racheter son vélo au prix du marché,
fixé au début du contrat, ou le rendre.
Quels sont les types de vélo particulièrement
plébiscités ?
Le prix moyen d’un vélo en leasing est de
2600 euros, ce qui est beaucoup plus élevé
que le prix que nous estimions au départ. La
plupart des vélos choisis sont des marques
premium. Un des premiers critères pour le
choix du vélo est la qualité. La moitié des
vélos loués sont électriques. La vraie nouveauté
est le « high speed bike ». Il s’agit
d’un vélo électrique qui peut rouler jusque
45 km/h, contrairement au vélo électrique
classique, limité à 25 km/h. Nous avons
introduit cette offre voici trois mois et elle
fonctionne très bien.
Quels types d’entreprises font appel
au leasing de vélo ?
Une centaine de sociétés ont fait appel au
leasing de vélo depuis le lancement de la
formule. Il s’agit principalement de petites
et moyennes entreprises. Sur l’année 2017,
nous avions mis en circulation 1500 vélos. La
formule est en constante progression. Nous
mettons désormais presque 1000 vélos par
mois sur la route, alors que nous mettons en
circulation environ 1000 à 1200 voitures par
mois. Depuis le lancement de notre formule
de leasing de vélos, nous avons mis sur la
route entre 4000 à 4500 vélos.
Voyez-vous un gros potentiel de développement
pour les années à venir ?
Absolument. Premièrement, de nouvelles
mesures incitent les entreprises à développer
la formule du leasing de vélo. C’est
un axe encore peu développé dans le domaine
du B2B. Une des prochaines innovations
sera de travailler avec des vélos
cargo, capables de transporter jusqu’à 200
litres de marchandise. Ce type de vélo est
typiquement adapté pour le leasing et certaines
compagnies de transport l’utilisent
déjà. Je signale par ailleurs que notre offre
de leasing est assez unique. KBC Vélolease
reste le seul opérateur qui travaille avec
l’économie sociale en collaborant avec
des marques et dealers locaux. C’est aussi
la seule offre qui fait la différence entre le
salaire brut et net. Nous sommes par ailleurs
attentif aux innovations faites dans
les autres villes pour les implémenter à
Bruxelles et ailleurs en Belgique.
Info : www.kbcbrussels.be
׉	 7cassandra://pWI9pGsdMa2L9n56npY-gw7l6rvbhA5gxxBE_oqqpRw!` [dz> [dz> בCט   ́u׉׉	 7cassandra://b6x9XuXFPDVUZMGksITRtjOSnJGQumA7vUcWSKXzvfM `׉	 7cassandra://08dI0KQyRDtYJouItESDT_6E_tg0XQHUkCAN7EU68wYx`z׉	 7cassandra://rydRQQ18oVFEeHLyOA28Xz3bHHRxLkLaWZJxskQ6YWw"` ׉	 7cassandra://qRfBeRIphJMYQkfY0mZnzmq_hyrGkMmkBqLm-O4FCRIͮ=v͠y[d> fט  ́u׉׉	 7cassandra://i1hMoAn030aLzDNO6BXApNljzHBsENpvgX7EXpyTioA `׉	 7cassandra://c0WxVT2xAQqS6V6EQDvxr8KLvlPSunQgdKDC9MeT0VYh`z׉	 7cassandra://7siR69oUNgDLOj4OR-hrakzg5YDbfAa37sRHj3NW7nM!` ׉	 7cassandra://F2UntaG2AICBVeGxgJpk9Zpuy0_vfwnKbF9p3g_k9BY @͠y[d> gנ[d> m 9ׁH "http://www.europcarmobilitypass.beׁׁЈנ[d> l ̚9ׁHhttp://www.ubeeqo.comׁׁЈנ[d> k r9ׁHhttp://www.scootysharing.beׁׁЈנ[d> j ^̗9ׁHhttp://www.europcar.beׁׁЈ׉E[Publireportage]
Europcar Mobility Group,
fournisseur global
de solutions de mobilité
Spécialiste de la location de voitures depuis plus de
60 ans, le groupe Europcar se positionne aujourd’hui
comme un fournisseur global de solutions de mobilité
tant pour les particuliers que pour les entreprises.
Rebaptisé Europcar Mobility Group, il propose déjà à
Bruxelles et à Anvers, avec Scooty, des scooters électriques
partagés en free floating, et avec Ubeeqo, un
système d’autopartage en station-based à Bruxelles.
Europcar Mobility Group entend plus que jamais
se profiler comme un leader international
dans le secteur de la mobilité et offrir une
alternative à la possession de voiture pour
les consommateurs finaux. Europcar Mobility
Group couvre dorénavant trois segments de
marché : le premium avec Europcar, le Value
for Money avec InterRent et le low-cost avec
Goldcar. Une différenciation qui permet de
mieux répondre aux besoins des clients.
Europcar Mobility Group est le leader européen
de la location de voitures et utilitaires.
En Belgique, il détient une part de marché
de 45 % et s’appuie sur une flotte totale de
7.500 véhicules (6.800 voitures et 700 utilitaires),
emploie 120 personnes et compte 26
agences réparties dans le pays.
La nouvelle offre de la BU New Mobility se
décline en quatre axes : véhicules partagés,
covoiturage, plateforme multimodale (en
général, une application mobile destinée au
mouvement des passagers) et ride hailing
(une personne qui hèle une voiture et est
immédiatement conduite à sa destination
à un tarif basé sur le temps et la distance,
comme par exemple un service de chauffeur).
Europcar Mobility Group a développé
une approche temporelle de la mobilité à
Bruxelles, soit une solution pour chaque
temporalité, adaptée aux besoins des clients
et qui puisse être fournie dans un délai variant
d’une minute à un jour en mode urbain.
Une minute (0,25 euro) avec Scooty, le scooter
électrique en libre-service disponible à
Bruxelles, ainsi qu’à Anvers avec une flotte
de près de 400 scooters, qui permet grâce
à une application de disposer d’un scooter
en trois étapes (s’identifier, trouver et rouler).
Scooty est disponible 24 h/24 et 7 jours sur 7.
Une heure avec Ubeeqo, l’autopartage
présent à Bruxelles mais également dans
d’autres métropoles européennes.
Bruxelles, plus de 100 voitures sont disponibles
sur plus de 60 stations.
Un jour avec Europcar, avec une location
de minimum 24 h qui peut s’étendre sur du
moyen et long terme.
Mais l’offre d’Europcar Mobility Group ne s’arrête
pas là. En collaboration avec Modalizy,
Europcar Mobility Group propose l’Europcar
Mobility Pass. Cette carte offre un accès direct
aux services de mobilité disponibles et
répartis sur toute la Belgique et 14 autres
pays européens. C’est une solution de mobilité
intelligente qui permet de gérer les
déplacements professionnels simplement
et de consacrer du temps à ce qui compte
vraiment. En pratique, pour les transports en
commun (STIB, SNCB, De Lijn, Tec, Thalys),
les taxis, le parking, les locations de vélo,
l’autopartage, le VTC (véhicule de tourisme
avec chauffeur) ou encore des espaces de
bureaux partagés. L’ensemble des frais peut
être réglé avec la carte Mobility Pass et facturé
en fin de mois à l’entreprise, qui récupère
également la TVA. Pointons aussi l’Europcar
Refill, une carte hybride qui permet de
faire le plein de carburant dans plus de 1700
stations en Belgique, mais aussi de recharger
un véhicule hybride ou électrique.
À
Last but not least, Europcar noue des partenariats
avec différents acteurs de la mobilité
en permanence élargissant ainsi sans
cesse son offre de solutions. Des solutions
que l’on peut découvrir dans son agence
située dans le quartier européen à Etterbeek
qui se profile comme son agence flagship
de la mobilité. On peut y louer les trottinettes
électriques E-Twow en partenariat
avec Electroad, mais l’agence sert aussi de
point relais pour Troty. Notons également
Hytchers, qui propose un système collaboratif
de livraison de petits colis.
Info : www.europcar.be
www.scootysharing.be
www.ubeeqo.com
www.europcarmobilitypass.be
׉	 7cassandra://rydRQQ18oVFEeHLyOA28Xz3bHHRxLkLaWZJxskQ6YWw"` [dz>  ׉EUne foule d’idées pour
la mobilité bruxelloise
MO, le pop-up dédié à la mobilité urbaine, a été inauguré fin
mars chez Beci. Un espace temporaire où cohabitent divers partenaires,
qui cogitent ensemble à des solutions pour la mobilité
bruxelloise. Présentation de quelques idées mobiles à exploiter.
Guy Van den Noortgate
STIGO, la micro-mobilité avec un
scooter électrique : « Stigo est le compromis
de micro-mobilité idéal entre des
distances trop courtes pour les moyens
de transport classique (voiture, bus, métro)
et trop longues pour un déplacement
à pied », explique Alexandre Dworkin, General
Manager de MS Europe. « Stigo est
un scooter électrique pliable, léger (14 kg),
d’une autonomie qui varie entre 20 et 40
km selon le modèle, qui prend peu de place
et s’intègre dans des offres multimodales.
» Stigo est homologué pour un usage sur la
voie publique (norme L1e-A), gage de qualité
et de sécurité.
COMMUTY, une app de gestion de
parking : « Nous souhaitons aider les
entreprises bruxelloises à gérer leur flux
de voitures. Avec notre app de gestion de
parking, l’entreprise maîtrise et optimise la
gestion des accès à son parking, et offre
aux conducteurs des alternatives à la voiture
(covoiturage, vélo, véhicules en partage,
télétravail etc.). Le conducteur peut
choisir super facilement le transport le plus
adapté à ses besoins journaliers, et l’entreprise
optimise/réduit l’utilisation et les
coûts de son parking. Un Win-win-win travailleur-entreprise-Bruxelles
», selon Anne-Claire
Vanfleteren, Managing Partner.
INTERPARKING propose des services
complémentaires : Avec son produit
exclusif qu’est la Pcard+, Interparking
offre des avantages tels que réductions ou
tarifs soirée, mais également la possibilité
d’utiliser les transports en commun, en
faisant office de carte Mobib Basic, ainsi
que les vélos urbains Villo ! Parmi les autres
services d’Interparking, pointons la mise
à disposition d’emplacements dédiés aux
vélos et/ou motos, une app afin de trouver
le parking le plus proche (810 parkings en
Europe), des accords avec des opérateurs
de car-sharing, le car-wash ou encore des
bornes de recharge électrique.
Beci Rapport annuel 2018 | 9
׉	 7cassandra://7siR69oUNgDLOj4OR-hrakzg5YDbfAa37sRHj3NW7nM!` [dz> ![dz>  בCט   ́u׉׉	 7cassandra://X-FruvnngHbZqFNGwR5EhHHJ9j-LlXBBGBb_1xQOJ0E h`׉	 7cassandra://odtm0rMnh-vcDtKd58nykX7tKbH0_vW_eZVbVeyStbsy`z׉	 7cassandra://2js3RVCn4Mul-X-bbewqQq6KPTN8G3OISwihQ1Y5Ems(` ׉	 7cassandra://e7CFIq0ZYNgOqm_-QVGR4YWN0XllIfGKELRfcC7xY5k ]$͠y[d> nט  ́u׉׉	 7cassandra://LgYuu4dtrTfXZ-5qT2LcW4KqJUjXR9IaF64exwkc9gI "p`׉	 7cassandra://A-vtPcB9bwH_t3Kob8S4MFGIvGO1_FHnwD3LdxFWJgQr`z׉	 7cassandra://iEdgaqUuBNrQTvSVs71SJEhVXzXZtCAc0skv7I7FZps"` ׉	 7cassandra://9XuJblQf_BU-OnOxgfVT8sO85c2j9pMt7V7Qe_70b9EB͠y[d> o׉ECKEOLIS, le transport en commun
« Office on Wheels » : En dehors de la
Stib, d’autres transports collectifs, comme
le ramassage scolaire ou les navettes d’entreprises
offrent une alternative à la voiture.
Un autocar peut remplacer jusqu’à 50 voitures
sur la route. « Keolis propose des ‘Office
on Wheels’ (bureau-bus) pour grouper
les travailleurs dans leur trajet tout en leur
permettant de commencer leur journée de
travail dès leur montée dans l’autocar qui
les mènera à l’entreprise », détaille Simone
Popon, responsable marketing et communication.
« Ils sont aménagés avec un équipement
spécifique : prises pour ordinateurs
et téléphones, imprimante, wifi, distributeur
de café, etc. » Keolis va exploiter son premier
bureau-bus en septembre 2018.
BESTARTER, un soutien aux nouveaux
business : Parmi les entrepreneurs
qui suivent le programme intensif de 6 semaines,
basé sur la méthodologie active
lean, ils sont de plus en plus nombreux à
porter des idées qui traitent de la mobilité.
On peut mentionner certains aspects
plus précis tels que le parking à Bruxelles,
la mobilité autour des écoles, les livraisons
écologiques ou encore l’optimisation des
trajets. Bestarter apporte un accompagnement
à toute startup qui souhaite innover
dans le domaine de la mobilité.
VIA MOBILE, pour accroître la mobilité
des entreprises : Bureau de mobilité
indépendant, Via Mobile offre aux entre10
| Beci Rapport annuel 2018
prises différents produits et services pour
les aider à augmenter la mobilité de leurs
employés. Enquêtes de mobilité approfondies,
établissement de plans de mobilité
durable, coaching, sensibilisation et training
des collaborateurs, assistance temporaire
de managers de mobilité seniors ;
passage d’une gestion de flotte à une gestion
de mobilité, soutien aux projets innovants.
CARASAP,
la voiture avec chauffeur
privé : CarAsap est une plateforme et une
application qui permet de réserver une voiture
avec chauffeur pour se rendre d’un
point A vers un point B et qui s’adresse au
marché corporate. Comme l’explique son
fondateur et CEO, Jonathan Guzy, « Nous
nous positionnons comme une alternative
partielle aux taxis classiques et à la voiture
de société. Grâce à notre technologie de
pointe (mobile, web, call), nous offrons un
service personnalisé. Par exemple, nous
fournissons un reporting détaillé de l’utilisation
de notre service et, sur cette base,
proposons des solutions spécifiques et
adaptées à l’entreprise. »
RENAULT favorise la mobilité durable
: Renault Belgique/Luxembourg (marques
Renault, Dacia et Alpine) s’appuie sur un réseau
de 225 points de vente et services. En
tant que pionnier de la mobilité électrique
en Europe, le constructeur entend devenir
un acteur des écosystèmes électrique et
énergétique intelligents. Dans ce cadre, le
׉	 7cassandra://2js3RVCn4Mul-X-bbewqQq6KPTN8G3OISwihQ1Y5Ems(` [dz> "׉E7groupe Renault s’associe à des partenaires
du secteur de l’énergie et de la mobilité
durable afin de sensibiliser les citoyens, les
entreprises et les pouvoirs publics aux enjeux
mais surtout aux solutions de la mobilité
durable.
AHOOGA, un vélo pliant, électrique et
hyperléger : Ahooga s’est spécialisée dans
une offre de solutions intermodales proposant
des vélos pliants, électriques et hyperlégers
qui répondent aux facteurs ralentissant
l’adoption du vélo comme le relief, le vol, la
pluie ou les longues distances. « Notre vélo
élimine toutes ces contraintes », explique
Philippe Lefrancq, cofondateur d’Ahooga,
avec Frédéric Mertens. « Il est adapté à l’infrastructure
urbaine et péri-urbaine en place
et est personnalisable aux couleurs et logo
de l’entreprise, renforçant ainsi son image.
» Depuis sa création en 2015, plus de 2000
Ahooga Bike ont été écoulés.
CONNECT2MOVE, le calculateur
d’itinéraire multimodal : Connect2Move
développe des solutions informatiques de
mobilité intelligente pour les entreprises.
« La solution que nous proposons est un
calculateur d’itinéraire multimodal vous indiquant,
en temps réel, selon vos besoins
(rapide, écologique, économique) et vos
contraintes (je n’ai pas de voiture, j’ai un
vélo pliable, je ne veux pas conduire…), la
meilleure combinaison de transport pour
vous déplacer », résume Mathieu, CEO de
Connect2Move.
CITYMOVE, une approche centrée
sur l’utilisateur : La startup CityMove développe
une approche intermodale complète
centrée sur l’utilisateur. Elle a pour
objectif de relier les points de transports
publics et privés en adaptant ses propositions
aux besoins spécifiques du voyageur
afin qu’il puisse prendre les décisions intelligentes
et pertinentes en termes de mobilité
urbaine. En d’autres termes, CityMove a
pour ambition de lui offrir des propositions et
un trajet hyper-personnalisé en temps réel.
EUROPCAR/SCOOTY/UBEEQO,
mobilité partagée : Spécialiste depuis
plus de 60 ans dans la location à court
seulement », explique Michel Lagasse, Associate
et Managing director. « Nous nous
occupons de tout : de la maintenance aux
réparations en passant par les assurances,
les accessoires, les infrastructures, les applications
diverses, etc. Nous aidons les
entreprises, à partir d’une dizaine d’utilisateurs,
à mettre en place une ‘bike policy’
qui corresponde à ce qu’ils souhaitent en
termes de mobilité douce. »
JOYN JOYN, l’assistant personnel
de mobilité : Joyn Joyn aide à choisir en
temps réel la meilleure solution de déplacement
dans un environnement urbain.
Comme l’expliquent ses concepteurs,
« Chacune de nos recommandations se
veut intelligente, locale et personnalisée.
Intelligente en tenant l’utilisateur au courant
des meilleures options via les informations
fournies par les partenaires et en
tenant compte de l’environnement (météo,
mobilité, pollution, etc.) ; locale, car chaque
ville a sa propre dynamique ; personnalisée
afin de répondre au mieux aux attentes de
chacun et ainsi lui proposer les recommandations
adéquates à ses besoins. »
terme de voitures et de véhicules utilitaires,
Europcar Mobility Group – dans sa volonté
de diversifier les solutions de mobilité urbaine
à proposer aux utilisateurs – a acheté
Ubeeqo et Scooty. Ce dernier propose un
système de scooters électriques partagés
en free floating à Bruxelles et Anvers.
Ubeeqo propose, pour sa part, un système
d’autopartage en station based à Bruxelles
ainsi que dans d’autres métropoles européennes.
CTEC
gère les flottes de vélos : Ctec
propose aux entreprises des vélos (souvent
électriques) en location long terme sous
forme de renting/leasing. « Nous proposons
à nos clients des solutions pour leurs
déplacement domicile-travail, mais pas
KOALIFT connecte les parents taximen
: Pour emmener les enfants à l’école
et à leurs activités extrascolaires, un parent
parcourt en moyenne 120 000 km
avant leurs 18 ans. Soit trois fois le tour de
la Terre. C’est à partir de ce constat, et du
fait qu’un parent consacre en moyenne 42
minutes à conduire ses enfants à l’école,
que Koalift a décidé d’en faire un taximan.
« Ce que nous proposons, c’est que les parents
s’entraident », déclare Thibaut Piraux,
fondateur. « Nous avons développé une
plateforme web, et bientôt une application,
qui permet aux parents dont les enfants
sont dans la même communauté (même
école, club, ...) de se partager les trajets.
Koalift trouve automatiquement avec qui
partager les trajets selon les disponibilités
et horaires de chacun. »
BEPARK partage les places de parking
: BePark s’adresse aux gestionnaires
de mobilité afin de leur permettre de mieux
partager leurs espaces de parkings ; le parking
étant le point d’entrée de la mobilité
Beci Rapport annuel 2018 | 11
׉	 7cassandra://iEdgaqUuBNrQTvSVs71SJEhVXzXZtCAc0skv7I7FZps"` [dz> #[dz> "בCט   ́u׉׉	 7cassandra://wiYfGYM5HfdrkmCnJ_tRtFUkXsD1atJ5hX2yfKacLIQ `׉	 7cassandra://0XRpzLnz-6LqzLgxPMa71WVsYiMJ0lf78fA88vNO5zge`z׉	 7cassandra://1r6rhBmIdG1QDDq8oLKeQH-uV_j86o6f_BdmJjbhTuA 	` ׉	 7cassandra://UEzHTeK-DgOkwF1XYHIhDtQdkxYZbQOhuone0a5GAgQ͠y[d> qט  ́u׉׉	 7cassandra://T2JvtqDw9_rpHRa8juS3T4ka3zPwSXplyrET3FXf-1s `׉	 7cassandra://Mjfph9hM3Qa-b7f-nW9lbev1K87sI0Zpw5mbeW6PmTAr`z׉	 7cassandra://oYJbtxfDmtbTia9DX7k3eY4e62T5jfntyIdXtSjhdnM!8` ׉	 7cassandra://-hgR-F1mOXAfjptMLXC5HSN9ARekPNU9jzEgtaa2lKw͹>͠y[d> rנ[d> u ̳9ׁHhttp://www.interparking.beׁׁЈ׉Edes employés dans le bâtiment, quel que
soit le moyen de transport personnel utilisé.
Il doit donc répondre aux nouveaux besoins
tels que le covoiturage, le time-sharing de
places, les vélos en libre-service, les scooters,
etc. BePark propose des solutions aux
employés pour qu’ils planifient leur mobilité
en fonction de leur droit d’usage du parking
tout en permettant à l'entreprise rentabiliser
son parking pendant les périodes creuses.
ARTEPUB/BIKEEP, le parking à
vélo sécurisé : Rouler à vélo c’est bien,
pouvoir le garer en toute sécurité c’est
mieux. Active dans la promotion culturelle
et initiatrice du développement de parkings
vélos à Bruxelles, Artepub propose
aujourd’hui avec Bikeep une solution sécurisée,
connectée et fiable pour que le cycliste
puisse garer son deux-roues en toute
tranquillité. Chaque station est équipée de
capteurs, d’une alarme haut-parleur, d’un
renvoi de signal de détresse et la possibilité
d’une caméra de surveillance.
MICROPOLE/MOVIN’CITY, mix
transport et tourisme : Entreprise française
de services du numérique, Micropole
a développé en 2017 Movin’city, une solution
qui permet aux acteurs et opérateurs
publics et privés, d’une part, d’optimiser
de manière rentable l’utilisation de leurs
réseaux de transport, et d’autre part, de
développer davantage le tourisme urbain.
Une dizaine de villes françaises bénéficient
déjà de cette solution. L’évolution des infrastructures
est inéluctable d’autant que,
selon l’ONU, d’ici 2050, la population mondiale
atteindra 9,6 milliards d’habitants, regroupés
à 70 % dans les agglomérations.
TROTY, des trottinettes électriques
en libre-service : Troty vise à fournir une
solution durable au problème du transport
du premier et du dernier kilomètre, en aidant
les gens à se déplacer dans leurs villes
de manière abordable et pratique tout en
éliminant leur empreinte carbone. Elle se
présente avant tout comme une société de
personnes et de relations. On peut trouver les
trottinettes soit en rue (parkings à vélo, par
exemple), soit chez des partenaires (hôtels,
bars, parkings). Troty propose une soixantaine
de trottinettes dans le triangle Flagey-Schuman-Grand’Place
pour commencer.
PASHA PARKING, une solution inédite
pour améliorer le parking en ville :
se parquer devant le garage d'un particulier,
grâce à une signalétique intelligente combinée
à une application multi-user. L'application
offre quatre services : définir la disponibilité
de son garage ; trouver une place en
direct ; effectuer les paiements ; afficher, le
temps du parking, le numéro de plaque de la
voiture sur la signalétique intelligente fixée à
la porte du garage. Pasha Parking envisage
également son service dans le sens de la
mobilité. Les places des centres ville ne permettront
que des locations de courte durée
pour générer de la rotation. À l'inverse, les
places en zones résidentielles permettront
le parking de longue durée pour les navetteurs
en journée, et les riverains en soirée.
URBIKE, livraison de marchandises à
vélo : la coopérative se positionne comme
un accélérateur du changement en matière
de logistique urbaine en stimulant le
transfert modal des camionnettes et camions
légers vers le vélo. Urbike teste une
solution de distribution décarbonée basée
sur le principe de conteneurisation intelligente
des marchandises – BCklet – sur
quatre types de flux différents dans le but
de prouver la rentabilité des livraisons de
marchandises légères à vélo en zone urbaine
: colis et courriers, pharmaceutique,
retailers, services et soins (distribution de
plateaux repas au domicile des patients). •
׉	 7cassandra://1r6rhBmIdG1QDDq8oLKeQH-uV_j86o6f_BdmJjbhTuA 	` [dz> $׉E[Publireportage]
“Il faut créer des parkings
pour désengorger Bruxelles”
Roland Cracco, CEO de
la société belge Interparking,
présente ses projets
pour améliorer la mobilité
à Bruxelles.
Pourriez-vous nous résumer les activités
d’Interparking ?
Fondée en 1958, la société belge Interparking
assure la gestion du stationnement au sein
des villes. Notre groupe est actif dans neuf
pays européens : la Belgique, la France, les
Pays-Bas, l’Espagne, l’Allemagne, l’Autriche,
l’Italie, la Pologne et la Roumanie. Avec une
présence dans 350 villes européennes,
nous gérons 900 exploitations off-street et
on-street. Nous employons plus de 2500
personnes au sein du groupe et avons créé
l’école du parking, qui enseigne et forme nos
équipes, du niveau d'ouvrier spécialisé à celui
de Chef parc. Nous sommes propriétaires
d’un tiers de nos surfaces. Le deuxième tiers
consiste en des baux emphytéotiques ou
des concessions, et le dernier tiers représente
des contrats de gestion ou de location.
Interparking s’engage à réduire au
maximum son émission de C02
quels moyens ?
Sur le plan de l’environnement, le groupe
Interparking est le premier opérateur de
parking à être certifié C02
. Par
qui représente donc, selon le même calcul,
plus de 75 kilomètres de voitures en moins
en surface.
fours de cuisine en Afrique. Ces fours utilisent
beaucoup moins de bois et permettent
de lutter contre la déforestation.
Le développement des parkings peut-il
améliorer la mobilité à Bruxelles ?
Absolument. Il faut savoir que 30 % des
véhicules que l’on voit en rue sont des véhicules
qui cherchent à se garer. En créant
des parkings, nous sortons donc les voitures
des voies publiques. Pour vous donner un
exemple concret, un parking de 500 places
représente 2,5 kilomètres de file en moins en
surface. La construction d’un parking hors
des voiries permet donc de restituer l’espace
public aux piétons et aux cyclistes notamment.
neutre.
Les installations
dans nos parkings fonctionnent notamment
à l’électricité verte. Nous réduisons
la consommation d’électricité en utilisant
l’éclairage LED et nous avons remplacé les
moteurs de nos systèmes de ventilation par
des moteurs à basse consommation. Nous
utilisons un système de pilotage intelligent
doté d’un régulateur de puissance. Par ailleurs,
nous avons compensé ce qui ne pouvait
être réduit en apportant notre soutien à
des “projets verts”, tel que le projet Wanrou,
dont l’idée est de produire et distribuer des
Quels grands projets développez-vous
à Bruxelles ces prochains mois ?
Nous construisons un parking près de la rue
de Brabant à Schaerbeek, une des artères les
plus achalandées de Belgique. Nous planchons
également sur la construction d’un
parking à proximité du Sablon. Certaines
zones de Bruxelles ne disposent pas encore
de grand parking. Je pense notamment à
la place Brugmann et aux alentours de la
place du Châtelain à Ixelles. Sur Bruxelles,
Interparking gère environ 15 000 places, ce
Trouvez-vous nécessaire de construire
des parkings en périphérie bruxelloise ?
Non. Nous estimons qu’une personne qui se
rend de Liège à Bruxelles ne s’arrêterait pas
à quelques kilomètres de la capitale après
une heure de route. La Belgique est trop
petite pour envisager cette configuration.
Nous prônons la construction de parkings
intermodaux dans les gares comme à Wavre,
Alost ou Ninove, afin que le navetteur puisse
prendre le train. Il faut par ailleurs savoir que
le nombre de véhicules par habitant n’a pas
augmenté à Bruxelles. En réalité, il y a une
volonté de réduire le nombre de voies de
circulation. Si on bloque l’accès à la ville, il
faut prévoir des moyens de transport alternatifs,
faute de quoi on étrangle l’activité
économique de la ville.
Vous proposez dans plusieurs centaines
de parkings la Pcard+. Quels
sont les avantages de cette carte ?
Cette carte permet d’accéder à nos parkings
avec certains avantages. Vous bénéficiez
de forfaits soirée (max. 3 euros à Bruges, 5
euros à Bruxelles et Anvers,…). Cette carte
donne également des réductions à l’aéroport
de Zaventem, elle est compatible avec
les réseaux STIB et prochainement avec les
réseaux Tec et De Lijn. Nous aimerions également
étendre les services de la Pcard+ aux
chemins de fer. La Pcard+ rencontre un vif
succès auprès des entreprises et sera prochainement
utilisable dans les neufs pays
européens où Interparking est présent.
Info : www.interparking.be
Beci Rapport annuel 2018 | 13
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barre encore plus haut ! »
Élu à la présidence de Beci en octobre dernier, Marc Decorte
dresse le bilan de ses dix premiers mois de mandat. Il fait le
point sur les projets en cours et sur les enjeux bruxellois.
Emmanuel Robert
14 | Beci Rapport annuel 2018
׉	 7cassandra://Qlm_veummmrGNdj4BMWylmLthpt5ZhX7mnAUdIOfYew` [dz> &׉E«L
a première chose que je remarque,
en m’investissant
dans l’organisation Beci, c’est
la qualité de l’équipe », entame Marc Decorte.
« Avec les talents à bord, je suis
convaincu que nous pouvons mettre la
barre encore plus haut. Sur un plan plus
personnel, ces premiers mois de présidence
ont été très enrichissants. Ayant
mené une carrière internationale, j’ai pu
me focaliser sur Bruxelles comme jamais
auparavant. Et je dois dire que la diversité
des sujets traités par Beci pour que la ville
et les entreprises puissent se développer
est passionnante. »
« Une double approche, traditionnelle
et disruptive »
L’actualité de Beci, c’est le projet « The
Cham », autrement dit la transformation
de la Chambre de Commerce, dont Marc
Decorte accompagne la mise en œuvre.
« Le volet physique, celui de la rénovation
des bâtiments, a bien avancé : tout
l’avant du rez-de-chaussée est achevé et
accueille actuellement le pop-up Mo1
. La
rénovation se poursuivra par la façade, les
salles de réunion… L’autre volet, celui de la
numérisation, est entamé. La chambre est
clairement entrée dans la démarche, mais
nous n’en sommes encore qu’au début : la
digitalisation, ce n’est pas seulement un
nouveau site web, c’est surtout un vecteur
de transformation de nos manières de travailler.
Notre site sera beaucoup plus orienté
sur l’accompagnement des entreprises,
avec des services en ligne et de nouvelles
manières de communiquer, notamment par
vidéo, e-mail direct, etc. Le monde évolue ;
le monde de l’entreprise évolue aussi, donc
les métiers de Beci. Il y aura toujours une
part traditionnelle dans l’accompagnement
des entreprises, mais il y aura aussi, parallèlement
à ces métiers traditionnels et en
symbiose avec eux, une part de disruption,
de changements radicaux. »
Le pop-up Mo, temporairement hébergé
au 500 avenue Louise, illustre aux yeux
de Marc Decorte cette nécessaire double
approche, traditionnelle et disruptive. « Je
suis très content de voir Beci l’intégrer dans
son ADN, avec réussite. En peu de temps,
Mo a été reconnu comme un ‘flagship’ des
options de mobilité urbaine au 21e siècle.
Je vois beaucoup d’avenir à de tels projets,
où nous agissons ponctuellement
avec des partenaires, sur une problématique
déterminée : la mobilité aujourd’hui,
demain peut-être l’intelligence artificielle,
après-demain autre chose, en fonction
des opportunités. »
« Notre contexte n’est pas belge ni
européen, mais mondial »
La dimension internationale est un autre
axe qui lui tient à cœur : « C’est pour cela
que nous avons lancé be.Connected, une
plateforme qui permet à nos entreprises de
partager leurs opportunités avec d’autres,
en Belgique et dans le monde, et trouver
des partenaires validés par une chambre
de commerce. »
Pour aider les PME bruxelloises à s’exporter,
mais aussi à innover, Marc Decorte a notamment
pris part, voici quelques mois, à l’Innovation
Plane to Berlin : un city trip d’étude,
en compagnie d’une centaine d’entreprises.
« J’espérais que les participants trouvent
des idées, de nouveaux contacts dans les
incubateurs de Berlin, mais aussi parmi
eux : le business est d’abord une connexion
entre les personnes. À cet égard, les trajets
aller et retour ont été très intéressants,
parce qu’ils ont permis aux entrepreneurs
de parler entre eux d’innovation. Le bilan est
très positif. »
Innove-t-on assez en Belgique ? « On peut
facilement trouver des exemples moins
bons que chez nous », répond Marc Decorte.
« Moi, j’ai tendance à chercher la
comparaison avec les meilleurs. Forcément,
dans cette logique, on est toujours
moins bon que d’autres. Mais la vraie
conclusion, c’est qu’on a toujours la possibilité
de faire mieux. Se donner des objectifs
suffisamment ambitieux nous aide
à nous dépasser. Pour en revenir à l’innovation,
et pour en avoir discuté avec les
responsables des incubateurs à Berlin, je
pense qu’il ne faut pas trop la structurer, au
risque de la tuer. L’innovation est toujours
un processus un peu chaotique ; il ne faut
pas trop essayer de l’organiser, mais ap1.
Espace temporaire dédié à la mobilité bruxelloise ; lire par ailleurs.
׉	 7cassandra://mNBVN1OdglqSplyVo2Yqsz1MJhEpPkQ_YX5xEojknOs` [dz> '[dz> &בCט   ́u׉׉	 7cassandra://BeofMDGlYqs8bszPtKHMTCPjEc93zVQFMIGk9hml2k4 d%` ׉	 7cassandra://TItNDF_TvbnPsjJgdxnby05zpauqOO0r3bvGXH4UlCon`z׉	 7cassandra://FroQvNGXRboKqUMwAmpK8njlr_Xk1VUgU8pO1UeW8EA` ׉	 7cassandra://yVDErupeQH87GRmouiUXIO-2WXMBfkxjueBB2RbXPV0͠y[d> yט  ́u׉׉	 7cassandra://JhfzMzk2_G5CVqYXj0gZ_0aOkrV1a7Ejkmw86cWevP0 i`׉	 7cassandra://rHi-aJD7SmfBamjQXi7rYCy3ePfNS0o7zrutCLx7YuEOy`z׉	 7cassandra://MzsLOPPSTUnCx8O16xbS9y32nm9mXvfCNWPnCIZjOa4` ׉	 7cassandra://3nAr_W46wrjVarOaqKqHE25rMHUveEUaRpMbLBitka4͠͠y[d> z׉Eprendre à vivre avec ce chaos. On doit surtout
offrir aux innovateurs des possibilités
de contact et d’échanges ; leur permettre
de s’inscrire dans des écosystèmes plus
larges. N’oublions pas que notre contexte
est global : il n’est pas bruxellois, ni belge, ni
même européen, mais mondial. »
Numérique :
« L’impossible va devenir possible »
Ingénieur
civil en
télécommunications,
Marc Decorte est particulièrement attentif
au bouleversement numérique. « La digitalisation
nous impose de changer notre
état d’esprit. J’ai récemment assisté à la
conférence d’un professeur de la Singularity
University2
, qui évoquait les modèles
disruptifs. La plus grande difficulté, pour
l’humain, c’est d’appréhender le concept
d’extrapolation exponentielle, parce que
nous sommes habitués au raisonnement
linéaire : si je fais un pas de 40 cm, puis un
deuxième, puis un troisième, j’aurai franchi
120 cm. En digital, la progression est exponentielle
: si je regarde par la fenêtre du bureau,
je vois un arbre ; si je recule de 30 pas
linéaires, je verrai l’arbre et l’encadrement
de la fenêtre, la porte de la salle, le bureau…
Si je recule de 30 pas exponentiels,
savez-vous où je serai ? Sur la lune ! C’est
à cette vitesse que le digital se développe.
Il faut se dire que tout ce qui nous semble
impossible va devenir possible. Ce qui
est tout aussi important, c’est de pouvoir
adopter une vision abstraite pour imaginer
de nouveaux business models – ce qui est
vite dit, mais très compliqué. Uber et Airbnb
sont au fond des modèles assez simples ;
la difficulté est de les inventer. La technologie
n’est pas le facteur de blocage ; la limite
est celle de notre imagination. »
« Soyons un peu
plus fiers de Bruxelles »
Le président de Beci en vient à évoquer le
contexte bruxellois, d’abord pour se féliciter
de voir l’économie bruxelloise se rétablir,
deux ans après les terribles attentats de
mars 2016. « Les attentats ne sont évidemment
pas oubliés, cela reste un trauMobilité
: « C’est aussi un
état d’esprit »
Selon Marc Decorte, la problématique de la mobilité bruxelloise
ne pourra se résoudre sans une évolution des mentalités
: « Tout ne viendra pas de l’amélioration des infrastructures.
Nous, entrepreneurs, devons en appeler de manière
plus proactive à une mobilité multimodale. J’observe d’ailleurs
que la jeune génération est plus ouverte à la multimodalité
– et qu’elle bénéficie aussi de nouveaux outils, avec
lesquels il est beaucoup plus facile de trouver une formule
astucieuse pour minimiser les temps de déplacement. »
matisme pour les victimes, mais l’impact
économique a été dépassé et les Bruxellois,
de leur côté, ont remis les choses à leur
place. Bruxelles est ‘back on track’. »
Marc Decorte en convient, Bruxelles garde
un déficit d’image à l’international, par rapport
à des villes comparables telles qu’Amsterdam,
Stockholm ou Barcelone. « Mais ce
n’est pas neuf. Une chose me frappe tout
de même depuis que je voyage moins, c’est
que les Belges ont une tendance presque
maladive au négativisme. Actuellement, on
investit beaucoup à Bruxelles, dans le piétonnier,
les rénovations de voieries, les voies
de tram… Mais peu de gens s’en félicitent ;
on ne parle que des impacts négatifs,
d’ailleurs temporaires. Qui se souvient des
nuisances engendrées par la construction
du métro, dont on mesure chaque jour les
avantages ? Les Bruxellois, et les entrepreneurs
parmi eux, devraient commencer par
être un peu plus fiers. Si nous voulons améliorer
l’image de Bruxelles, apprenons à faire
notre marketing. »
« Ne gâchons pas
l’opportunité métropolitaine »
Quant à simplifier la gouvernance bruxelloise,
Marc Decorte reconnaît que la question
n’est pas simple : « Je peux comprendre
les raisons politiques de nos institutions.
Mais si nous devions fonder Bruxelles aujourd’hui,
est-ce qu’on l’organiserait comme
nous l’avons fait ? Ou encore, en d’autres
2. Organisation établie en Californie, à la fois université, think-tank et incubateur d'entreprises.
mots, est-ce que nos structures actuelles
servent les ambitions de Bruxelles ou y font
obstacle ? Il faut laisser au politique le soin
de s’organiser, mais je pense qu’il gagnerait
à dialoguer avec l’entrepreneuriat. »
Et de regretter un certain manque de considération
pour Bruxelles à l’intérieur même de
la Belgique : « Bruxelles, c’est une métropole
sur trois régions. Le challenge socio-politique,
c’est d’optimiser la métropole, plutôt
que se disputer entre régions. Nous sommes
un petit pays, dont la devise n’est pas par
hasard ‘L’union fait la force’. Notre impact est
plus grand si on travaille ensemble. Si on ne
le fait pas, on gâche cette opportunité métropolitaine.
Beci a fait les premiers pas dans
ce sens et nous voulons intensifier le travail
constructif avec les autres régions, dans
notre intérêt commun. »
« Revoir nos ambitions à la hausse »
En conclusion, nous avons demandé au
président de Beci comment il voyait son
organisation dans un an : « En septembre
2019, on a changé l’aspect de notre bâtiment.
Notre site web est très interactif, très
segmenté, avec des outils modernes, au
service de nos membres comme de nos
experts pour leur permettre d’interagir.
Nous avons intensifié nos relations commerciales
avec d’autres pays. Nous avons
réalisé nos objectifs 2018-2019 et défini
l’horizon 2021, avec des ambitions revues
à la hausse ! » •
16 | Beci Rapport annuel 2018
׉	 7cassandra://FroQvNGXRboKqUMwAmpK8njlr_Xk1VUgU8pO1UeW8EA` [dz> (׉EÉlections :
Beci porte la parole des
entrepreneurs bruxellois
L’approche d’échéances électorales, qui vont redéfinir le
contexte politique pour plusieurs années, justifiait que Beci
réaffirme la vision et les attentes des entrepreneurs bruxellois.
C’est l’objet de notre Mémorandum, décliné en cinq volets :
mobilité, Cité du Futur, emploi, financement et création de valeur
ajoutée financière et sociale.
Beci Rapport annuel 2018 | 17
׉	 7cassandra://MzsLOPPSTUnCx8O16xbS9y32nm9mXvfCNWPnCIZjOa4` [dz> )[dz> (בCט   ́u׉׉	 7cassandra://lEZy1G-YwR40nrEn7vH_L86OpuqKRbzE0beK40jWEcc ` ׉	 7cassandra://2JQgmTF4ri8zk5hKEndkJurH7AC6Q0sJKX3v0qw7LFggp`z׉	 7cassandra://nZE-og7TEcLRghOKJdAHG_K3zJ4amQinGwiMeQt8CoU` ׉	 7cassandra://430tCxALGjFSXV3Dvsvbm2cqeyKuxUKnVmENBIrwikArH͠y[d> }ט  ́u׉׉	 7cassandra://_v9ZqCc-RVdRI0ebQ__9yw97W1RqAJpVm6OJP70ftXI 4`׉	 7cassandra://5TEG4ro-fxQuixU1520VYZJQsCyElnIpHY5K5O0PG2o[`z׉	 7cassandra://U5gqPFoHMgBnjJMnslBjqprDQGvkbkjj76x--YahuiE` ׉	 7cassandra://cAZltJV7vJK2zCvlLIRtZ-E3ncW-ifR0hQQx84NG3fI~͠y[d> ~נ[d>  y4A9ׁHmailto:ch@beci.beׁׁЈנ[d>  y=9ׁHmailto:lv@beci.beׁׁЈנ[d>  yƁD9ׁHmailto:lna@beci.beׁׁЈנ[d>  y:9ׁHmailto:lr@beci.beׁׁЈנ[d>  yX?9ׁHmailto:ila@beci.beׁׁЈנ[d>  y!A9ׁHmailto:vd@beci.beׁׁЈ׉E(P
our les partis politiques, l’approche
des élections est l’occasion de
mettre un programme en avant ;
pour la majorité et les exécutifs, celle de
présenter un bilan avantageux ; pour l’opposition,
l’opportunité de dénoncer failles
et
faiblesses. Pour Beci, les prochaines
élections constituent une excellente occasion
de relayer les demandes, attentes
et suggestions des employeurs et des entrepreneurs
bruxellois. Pas uniquement en
vue du scrutin communal du 14 octobre
prochain, mais aussi du quadruple scrutin
du 26 mai 2019 : européen, fédéral, régional
et communautaire.
Pratiquement, la coïncidence de ces
échéances électorales offre à Beci l’occasion
d’exprimer ces préoccupations et demandes
de manière thématique, quel que
soit le niveau de pouvoir concerné. Ainsi,
le Centre de Connaissance de Beci (CDC)
a décliné et déclinera son Mémorandum en
fonction de thèmes jugés prioritaires par
les entrepreneurs bruxellois. À cet égard,
on ne s’étonnera pas de voir la mobilité
constituer le premier volet des attentes
exprimées par nos membres. Un ensemble
de mesures détaillées et doivent figurer,
selon nous, au rang des priorités du prochain
gouvernement régional.
Mobilité : un engagement collectif
Il ne s’agit pas uniquement d’une compétence
à réserver à un ministre ou à un secrétaire
d’État, mais d’un véritable engagement
collectif que doit prendre le prochain
gouvernement dans son ensemble. En
effet, la mobilité n’est pas qu’une question
de… mobilité, c’est une question de gouvernance,
d’emploi, d’économie, d’environnement,
d’urbanisme, de politique industrielle,
de smart city, de bien-être, de santé,
de fiscalité… Pour la rédaction de ce Mémorandum
Mobilité, Beci a fait appel à toute
l’équipe du CDC qui a traduit les demandes
et analyses des membres en 22 mesures.
Bruxelles, Cité du Futur
En Belgique, Bruxelles est la seule région
exclusivement urbaine. Dès lors, on ne
peut évoquer Bruxelles sans souligner
cette spécificité. À quoi doit ressembler
Bruxelles, Cité du Futur ? Tel est le thème
18 | Beci Rapport annuel 2018
Charte communale :
les entreprises au cœur
du développement local
Les communes, c’est le premier échelon politique ; le plus
proche du citoyen mais aussi, souvent, de l’entrepreneur. En
vue des élections communales du 14 octobre prochain, Beci
a soumis aux bourgmestres et échevins bruxellois une charte
en cinq points :
1. Faciliter la vie des entreprises
• Développer un accueil professionnel et une disponibilité
accrue
• Améliorer la qualité de l’information, pertinente et régulière
•
Réduire les formalités et utiliser les technologiques
modernes
2. Améliorer l’accessibilité des travailleurs
• Assurer cohérence entre politique de mobilité et stationnement
•
Encourager l’offre de transports en commun, surtout le
métro
• Accorder une priorité aux livraisons et aux services
mobiles
3. Assurer un équilibre entre fiscalité et services offerts
• Demander une contribution non pénalisante aux entreprises
•
Mettre en rapport avec les efforts de la commune à leur
égard
• Stimuler la création d’emplois et le développement
4. Garantir la sécurité des biens, des travailleurs et des
visiteurs
• Développer la notion de convivialité et le respect de la loi
• Sensibiliser à la propreté et au tri pour tous
• Aménager les espaces publics aux abords des entreprises
5.
Encourager le développement local
• Stimuler la relation entre la commune et les entreprises
locales
• Informer systématiquement sur ses marchés publics
• Améliorer son empreinte carbone par des achats de
proximité
Ces engagements offrent à la fois une vision, des objectifs
aisément mesurables ainsi que des moyens d’action modulés
en fonction des réalités locales.
׉	 7cassandra://nZE-og7TEcLRghOKJdAHG_K3zJ4amQinGwiMeQt8CoU` [dz> *׉Ede notre deuxième volet du Mémorandum
Beci. Selon nous et nos membres,
cette Cité du Futur doit être productive,
résiliente et digitale. Bruxelles, la
Cité du Futur, est une ville qui continue
à produire et créer de la valeur ajoutée.
L’innovation et les entrepreneurs
doivent y être accueillis et soutenus.
Pour ce faire, ils doivent également disposer
de terrains et d’espaces.
L’écosystème entrepreneurial doit être
résilient et avoir intégré de nouveaux
paradigmes, notamment ceux d’une
économie bas carbone, de l’économie
circulaire et des circuits courts. Pour y
arriver, l’immense potentiel de la digitalisation,
avec pour préalable le déploiement
rapide d’un réseau 5G, aura été mis
à profit. Quasiment toutes nos manières
de vivre et de travailler peuvent être influencées
de manière positive grâce à
une intégration harmonieuse et réfléchie
des progrès technologiques.
Le plein emploi est possible
Le Mémorandum Beci accorde aussi une
place de choix à l’emploi, thème traité
de manière conjointe avec ceux de
l’enseignement et de la formation. Ces
réalités sont intimement liées. Pourquoi
Bruxelles devrait-elle être synonyme
de chômage élevé alors qu’elle représente
le plus grand bassin d’emplois du
pays et un moteur de création de valeur
ajoutée ? Au contraire, le plein emploi
est possible ; les possibilités de développement
sont immenses ; les atouts
nombreux. Il faut poursuivre la tendance
positive amorcée ces dernières années
et jouer sur tous les leviers permettant
de réaliser cet objectif.
Un cadre financier à hauteur des
ambitions
Le développement de la Région ne peut
pas non plus être pensé et réalisé en
dehors d’un cadre financier adapté. Ce
financement, certes, résulte en partie
d’une politique de redistribution de recettes
qui doit être équitable, mais pas
uniquement. Un cadre fiscal équilibré,
des outils d’investissement adaptés aux
besoins, une politique ambitieuse et
clairvoyante, une meilleure répartition
des moyens et une plus grande attention
à la création de valeur ajoutée sont
autant d’ingrédients qui vont permettre à
Bruxelles de réaliser ses ambitions. Pour
n’évoquer qu’un exemple : il n’existe pas
encore de véritable culture de partenariats
publics-privés à Bruxelles.
Créer de la valeur ajoutée financière
et sociale
Les deux adjectifs peuvent sembler antinomiques.
Il n’en est rien. Que serait une
valeur ajoutée qui n’aurait pas d’effet social
bénéfique ? Et que serait la bonne
volonté sociale sans un financement adéquat
? Ces deux réalités doivent aller de
pair. Le développement de Bruxelles passera
par cette création de valeur ajoutée
financière et sociale. Comment ? À travers
la recherche et le développement, en suivant
en cela la stratégie européenne. À
travers l’innovation. À travers la vitalisation
de nombreux secteurs.
Horizon 2023
Ce ne sont là que quelques pistes ; elles
sont innombrables. Toutes ces propositions
sont déjà reprises dans notre Mémorandum
ou seront ajoutées sous peu. Ces
cinq volets – mobilité, Cité du Futur, emploi,
financement et création de valeur ajoutée
financière et sociale – ne sont pas uniquement
valables à l’approche des élections
mais demeurent, à notre sens, d’actualité
au cours des cinq prochaines années.
Chaque thème est décliné en une série
de mesures. En fonction de l’actualité, et
avec l’apport de nos membres et de nos
conseillers, ces mesures feront l’objet
d’actualisation en fonction de l’évolution
de tous ces dossiers. Il va sans dire,
l’élaboration du Mémorandum est un
travail collectif, réalisé sous l’impulsion
du Centre de Connaissance, en concertation
avec les administrateurs de Beci,
les membres de notre commission transversale,
notre Comité exécutif, avec les
fédérations sectorielles et les entreprises
membres de Beci. •
Contact :
Vincent Delannoy
vd@beci.be
Politique générale et Économie
Ischa Lambrechts
ila@beci.be
Mobilité
Laura Rebreanu
lr@beci.be
Développement durable et Énergie
Lise Nakhlé
lna@beci.be
Urbanisme
Laurie Verheyen
lv@beci.be
Économie circulaire
Cécile Huylebroeck
ch@beci.be
Emploi, Éducation/Formation &
Diversité
Beci Rapport annuel 2018 | 19
׉	 7cassandra://U5gqPFoHMgBnjJMnslBjqprDQGvkbkjj76x--YahuiE` [dz> +[dz> *בCט   ́u׉׉	 7cassandra://f0m-IIwL7ZqQ575Qm3YbLAvNkO5ps6O8PrmX8kkpa8s GF` ׉	 7cassandra://FWUKjsRnUtRzS6DGAHyDS_wBKWR9mg778X7Ly6mF3BEW`z׉	 7cassandra://rXN8UNyD6Vu9jJAXAsB0cBSjuyPr8kMuh6V3ghf0_SI[` ׉	 7cassandra://vXqMtdOfjKnx_q0muEaPR2spPRC-AGBIi50_AFRlkTE͡2͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://W6K79cpK3fGLViBUAMJIpXKmkG0xnw0yCmTaW9bSops u` ׉	 7cassandra://DDk_ct1BU0NZtrAW-Oz3K5xOLXtfmzU5UcYRYXeV1iM]`z׉	 7cassandra://JkI6Kn41xNbqpsi7M4pZxrz6xW7up-F1cS53_bsLAg8` ׉	 7cassandra://SZ8N5YV_Ap5ceCbud26XmGp7TvSurWVXolwkvgJHfWs͗_͠y[d> נ[d>  +ā̎9ׁHhttp://Finance.brׁׁЈ׉E$Baromètre politique :
toujours la mobilité
Tous les six mois, Beci sonde ses membres et sympathisants sur leur appréciation
des politiques publiques et sur leurs priorités. En décembre 2017, nous pensions
que la mobilité avait atteint un sommet absolu dans les préoccupations des entrepreneurs.
Le baromètre de juillet prouve que nous nous sommes trompés.
Vincent Delannoy et Emmanuel Robert
1. Politique : temps maussade
Cotez de 1 à 5 l'efficacité des ministres de la RBC
Pas de grands bouleversements dans
l’appréciation des ministres bruxellois
par rapport à notre sondage de décembre,
mais quelques ajustements :
Didier
Gosuin
(Économie et Emploi)
talonne désormais Guy Vanhengel (Finances)
pour la première place. Le trio
de tête est complété par Céline Fremault
(Environnement et Énergie). À l’autre
extrémité du classement, Fadila Laanan
(Propreté publique) cède la
lanterne
rouge à Pascal Smet (Mobilité et Travaux
publics), sans doute victime de l’exaspération
face aux nombreux chantiers
dans la capitale.
Quel est
votre degré
de confiance
vis-à-vis
3,30
3,10
2,90
2,70
2,50
2,30
2,10
1,90
1,70
1,50
nov 2015
juin 2016
nov 2016
juin 2017
nov 2017
juin 2018
Guy Vanhengel
Didier Gosuin
Céline Fremault
Cécile Jodogne
Bianca Debaets
Rudy Vervoort
Fadila Laanan
Pascal Smet
Confiance totale
Plutôt confiant
Neutre
Peu confiant
Pas du tout confiant
29%
du gouvernement bruxellois ?
1%
13%
15%
42%
17%
À huit mois des élections, peu de changement également dans les cotes de confiance accordées aux gouvernements, toujours faibles :
14 % de « tout-à-fait ou plutôt confiants » vis-à-vis du gouvernement régional (12 % en décembre 2017). Mieux noté, le fédéral obtient
38 % (37 % en décembre).
19%
26%
du gouvernement fédéral ?
2%
35%
20 | Beci Rapport annuel 2018
׉	 7cassandra://rXN8UNyD6Vu9jJAXAsB0cBSjuyPr8kMuh6V3ghf0_SI[` [dz> ,׉E	2. Les acteurs régionaux :
baromètre variable
Après Impulse, qui reste bon premier, le VDAB passe à la deuxième place
du classement. La STIB progresse et occupe désormais la troisième
marche du podium, résultat d’autant plus remarquable que la STIB est
un service tout public qui ne s’adresse pas spécifiquement aux entrepreneurs.
Innoviris affiche également une belle progression après son entrée
récente dans notre classement.
La meilleure perception de Bruxelles Environnement, dont la cote passe de
2,56 à 2,64, fait peut-être suite aux actions en faveur de l’économie circulaire.
Quant à la baisse de Finance brussels (de 2,60 à 2,53), elle peut être imputable
à ce que l’on pourrait qualifier d’année de transition au sein de l’institution.
De même, la baisse de Bruxelles Invest & Export (de 3,00 à 2,82) devrait
s’expliquer par les remous qui ont accompagné la mue de l’institution.
Sans grande surprise, Bruxelles Mobilité ferme la marche, subissant de
plein fouet les frustrations liées aux problèmes de mobilité dans la capitale.
Impulse (ABE) 3,03
VDAB 2,89
STIB 2,84
Bruxelles Invest & Export 2,82
Innoviris 2,79
Actiris 2,74
Bruxelles Formation 2,73
Citydev (SDRB) 2,72
Bruxelles environnement (IBGE) 2,64
Finance.brussels (SRIB) 2,53
Bruxelles Mobilité 1,79
3. Confiance des entrepreneurs : c’est l’embellie !
Envisagez-vous de recruter ou d'investir dans les 12 mois ?
Oui
Non
Nov-16
Juil-17
Déc-17
Juil-18
Je ne sais pas
0
10
20
30
40
50
Envisageriez-vous de déplacer une partie de vos activités ?
Non
Oui, hors
de la Belgique
Oui, en Flandre
Oui, en Wallonie
Oui, dans la RBC
0
10
20
30
40
50
60
Nov-16
Juil-17
Déc-17
Juil-18
Parallèlement, les entrepreneurs ne
semblent pas prêts à délocaliser. Ils
sont 53 % à écarter cette idée (61 %
si on inclut ceux qui envisagent de
déménager, tout en restant dans les
frontières régionales). Quant à ceux
qui songent à quitter Bruxelles (39 %),
c’est plutôt pour l’étranger (18 %) que
pour la Flandre (13 %) ou la Wallonie
(8 %).
60
Les entrepreneurs bruxellois semblent
reprendre confiance : ils sont désormais
53 % à envisager de recruter ou
d’investir dans l’année : c’est le chiffre
le plus élevé enregistré par nos sondages
depuis 5 ans !
Beci Rapport annuel 2018 | 21
׉	 7cassandra://JkI6Kn41xNbqpsi7M4pZxrz6xW7up-F1cS53_bsLAg8` [dz> -[dz> ,בCט   ́u׉׉	 7cassandra://t1mSk45jupUh4KtjDU7TveT0zPnTOU7DaEB8TkqmjRI i` ׉	 7cassandra://zJL6WKbz4KJd77eeTgLPwXoVL4B1ktFyEiYQqYSTm20K`z׉	 7cassandra://EgZ12Pv27-nBxZ8isDmOILqcOYF__nfYDH0tBEOACwc` ׉	 7cassandra://SYjP7DO3VXVhmfiq25eS3rEFq9cDHNcuKEoks8dEAVAsJr͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://m7qyVwmKyAH4DPsNonn5UiJiqEaqpk636v8xtL_l6Ro ` ׉	 7cassandra://viygNBJWkbx8wxlRXTsaD7i__OegKGbRVmMSKrZMrRA\`z׉	 7cassandra://QO2wU9ldhEu-__7LQJD-dUQJBSOcEDRYHpuEz763DnY` ׉	 7cassandra://fJds3ydg9qzsAklc-S0_G9roLeFxPij95ho7b99OoIMͧ͠y[d> ׉Eb4. Priorités régionales : la mobilité
bat (encore) des records
10
20
30
40
50
60
70
80
0
2015>2018
Mobilité
Simplification des procédures administratives
Diminution de la fiscalité régionale et communale
Propreté
Sécurité
Image de Bruxelles comme centre d'affaires
Aide à l'investissement
Certains glissements notoires sont à
souligner dans les priorités assignées
au gouvernement bruxellois.
L’on pensait avoir atteint un sommet
en matière de mobilité ; manifestement,
cette préoccupation ne cesse
de s’amplifier : le record atteint lors
de notre précédent baromètre (avec
72,7 %), a encore été battu pour
atteindre 78,1 %. Huit sondés sur dix !
Assisterons-nous à une exaspération
encore accrue avec la gestion de la
fermeture des tunnels ? Le prochain
baromètre nous l’apprendra.
La simplification administrative s’invite
à la deuxième place avec une
progression impressionnante
atteindre 32,1 % (contre 25,1 % précédemment)
; un chantier qui ne semble
donc pas aller dans le bon sens aux
yeux des entrepreneurs, pour qui les
démarches administratives restent
trop lourdes, trop longues et peutêtre
trop aléatoires.
Quant au thème de la fiscalité, il semble
revenir en force, à la faveur d’une demande
renouvelée en faveur d’une
fiscalité non seulement moins pénapour
lisante,
mais également plus transparente,
plus juste et plus prévisible : la
diminution de la fiscalité régionale et
communale réintègre le podium des
préoccupations, avec un score à 28,3%
(contre 24,1% en décembre 2017).
Avec un score de 22,8 %, la propreté
perd du terrain (de la 2e
à la 4e place),
mais reste une préoccupation majeure.
À noter que la sécurité est désormais
la 5e
préoccupation des sondés. Autre
tendance à relever : l’importance accrue
accordée aux formations qualifiantes,
qui passe à 14,6 %.
22 | Beci Rapport annuel 2018
׉	 7cassandra://EgZ12Pv27-nBxZ8isDmOILqcOYF__nfYDH0tBEOACwc` [dz> .׉E
5. Mobilité : en pleine dépression
Comment évalueriez-vous :
la politique de mobilité du
gouvernement bruxellois
Très satisfaisante
2%
Satisfaisante
8%
Peu
satisfaisante
24%
Pas du tout
satisfaisante
66%
la politique fédérale
de mobilité
Très satisfaisante
1%
Satisfaisante
12%
Pas du tout
satisfaisante
42%
Peu
satisfaisante
45%
Très
insatisfait
68%
Insatisfait
17%
la gestion des chantiers
par la RBC
Tout-à-fait satisfait
3%
Satisfait
3%
Neutre
9%
Je ne
sais pas
17%
Une idée
inacceptable
42%
Une idée
intéressante
17%
la création d'une taxe
kilométrique intelligente
Sans surprise, les politiques de mobilité
restent toujours déficientes aux
yeux des entrepreneurs : la gestion de
cette matière est jugée (très) insatisfaisante
de la part du fédéral (à 87 %)
comme de la part de la Région bruxelloise
(à 90 %). Cette dernière est particulièrement
fustigée pour la gestion
des chantiers (85 % d’insatisfaction).
Des chiffres remarquablement stables
par rapport au sondage de décembre.
L’idée d’une taxe kilométrique continue
à diviser les sondés, à parts pratiquement
égales : 41 % la trouvent
« intéressante » contre 42 % qui l’estiment
« inacceptable ». On remarque
tout de même que le camp des
« contre » a perdu 5 points (ils étaient
46 % en décembre 2017), au profit des
indécis (passés de 13 à 17 %).
6. Politiques communales : frais pour la saison
À l’approche des élections communales d’octobre, les entrepreneurs sondés se déclarent « insatisfaits ou plutôt insatisfaits »
des politiques communales, à 47 % (35 % sans avis ; 18 % de « plutôt ou tout-à-fait satisfaits »). Au niveau communal, ils
donnent encore une fois priorité à la mobilité (43 %), renforcée par les scores des chantiers (12 %) et du parking (11 %). Seule la
propreté publique parvient à s’intercaler parmi ces préoccupations (13 %).
Mobilité
Propreté
Organisation des Chantiers
Parking
Sécurité
Relations avec les services
communaux (permis, etc.,)
Cadre Fiscal
Autres
0
10
Au plan institutionnel, un constat remarquable
: les entrepreneurs sont massivement
20
30
40
Êtes-vous
favorable à une réorganisation
des communes bruxelloises?
favorables à une réorganisation des
communes bruxelloise, à 79 %. Révision des
frontières communales ? Fusion, totale ou
partielle ? Transfert de compétences à la
Région ? Le débat reste à organiser, mais la
question est sur la table.
Oui
Non
79%
21%
Beci Rapport annuel 2018 | 23
50
Dans la commune où vous travaillez,
quels sont les domaines à améliorer en priorité ?
׉	 7cassandra://QO2wU9ldhEu-__7LQJD-dUQJBSOcEDRYHpuEz763DnY` [dz> /[dz> .בCט   ́u׉׉	 7cassandra://NmoJ3E3J0eEa4epVGWZhUC4o5Zy-FE0zT_FluMSH8fk N`׉	 7cassandra://IL60BheHfLQu4TM99fBlLCobZkipsZ4IlwyRzLx-gPEl-`z׉	 7cassandra://LovLekHonRPPQtKYR1k-ceq9svZ789Ha-ts87KggHMk*(` ׉	 7cassandra://rypui7r3nM1qXP78tcy2r8hcxPtliQvo0e0nwEqK4T0 Mu͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://vlrF2SjwV-6NxnJddYUHnTs2W9aqqDRwzRQXpypdR18 !` ׉	 7cassandra://Qv5nTIh4LRl-xeTO7_z7c78YjqbtQEQ9I_FOWvulxGsU`z׉	 7cassandra://gS0GwtIxRPcuV_wrDdjU6yOFx8VVYzhZsJ90zD-l6DU]` ׉	 7cassandra://fHdNAVm1q0uwWrdSqphxyOSz6qEw2zkZl_c9zhSsOYE͞͠y[d> נ[d>  G\!9ׁHhttp://kbcbrussels.be/mobilityׁׁЈ׉E part of a
new city
kbcbrussels.be/mobility
R.E. : KBC Group NV, Havenlaan 2, 1080 Brussels, Belgium. VAT BE 0403.227.515, RPR Brussels.
׉	 7cassandra://LovLekHonRPPQtKYR1k-ceq9svZ789Ha-ts87KggHMk*(` [dz> 0׉EÉconomie bruxelloise :
chiffres et tendances
Sur base des données chiffrées publiées par l'IBSA (Institut Bruxellois de
Statistiques et d’Analyse), nous veillons, chaque semestre, à opérer un
aperçu de la santé économique de la région bruxelloise, en y incluant un
coup d’œil sur les possibles évolutions futures. En ce mois d’août 2018,
cette dernière partie prospective se trouve particulièrement alimentée,
grâce à la sortie récente des Perspectives économiques régionales
2018-2023, publiées conjointement par le Bureau fédéral du Plan et par
les trois instituts statistiques régionaux.
Julien Knopfler
1. Démographie
Il en résulte un tableau contrasté,
s’agissant de l’avenir de la
Capitale, entre :
• fléchissement de la croissance
de la population d’âge actif, du
fait notamment d’un tassement
du solde migratoire externe ;
• développement
de
l’activité
économique générale (du
moins jusqu’en 2021) ;
• confirmation du rôle moteur
des
secteurs
économiques
bruxellois traditionnellement
à la pointe ;
• poursuite de la baisse du chômage,
jusqu’en-dessous
des
valeurs
antérieures à la crise de
2008 (selon certaines méthodes
de comptage, du moins) ;
• enfin, confirmation de la
croissance du revenu disponible
des ménages, à tout le
moins s’agissant des revenus
primaires (soit liés à la rétribution
du travail).
600
300
0
Source : Calculs BFP, IBSA,
IWEPS, Statistiek Vlaanderen
sur la base de données
ICN, DGSIE, ACTIRIS, VDAB,
FOREM, ONSS et ONEM.
900
Région bruxelloise : évolution démographique
1500
1200
Population totale
Population d’âge actif
Au cours des années 2010-2014, la
croissance de la population belge
d’âge actif s'était sensiblement ralentie,
passant de 0,78 % en 2010 à 0,13 %
en 2014. Bien que restant (nettement)
en tête en comparaison
régionale,
Bruxelles avait connu ce phénomène
de ralentissement de manière particuBeci
Rapport annuel 2018 | 25
En milliers
2023
2022
2021
2020
2019
2018
2017
2016
2015
2014
2013
2012
2011
2010
2009
2008
׉	 7cassandra://gS0GwtIxRPcuV_wrDdjU6yOFx8VVYzhZsJ90zD-l6DU]` [dz> 1[dz> 0בCט   ́u׉׉	 7cassandra://6B_4lXvz2fr1KGngHAozljTG5BG5XF_fqBeUoof6-wI ޝ` ׉	 7cassandra://i5XrtSSAdI1Os__-8mJYccbvhZ_9Fkm2w_WeKLanX28M`z׉	 7cassandra://TZLOpIYLd8yRPK3S_VIX3Eq5e-7karRv8csORN5nuz4` ׉	 7cassandra://lEoDDebT5jm6kflmxjdxKSEvQNg75f9hBjOQNR4Nl_k͗͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://IXo8_h8w7M13Klul22SEbv1eeSzRcW-N5NTAcE6KRwY G` ׉	 7cassandra://7KjUGZBeXpn3XhcLM_TsvOAnDSYa3_uSdZTlR6aA3pkp`z׉	 7cassandra://gTX2TNJelMzk2HhzrfBgxzPaEFUM4xsMZ7-vcUupyq8T` ׉	 7cassandra://NUW89wpPNLRAsehbPH5nuUR4DtNs2r8RvRjOmtZ0m0IͩB,͠y[d> ׉Eslièrement sensible, avec un véritable
plongeon de 2,50 % à 0,81 %. Dans le
cas de la Capitale, ce n’est pas tant le
vieillissement de la population (bien
plus manifeste en Flandre) qui avait
entraîné cette baisse, mais plutôt un
fort recul du solde migratoire externe.
Des chiffres les plus récents, il ressort
qu’au cours des trois dernières
années,
l’évolution naturelle de la
population d’âge actif a connu une
légère embellie à Bruxelles, avec un
pic en 2015 (1,06 %), suivi d’un nouvel
essoufflement (0,68 % en 2016, puis
0,55 % en 2017).
Sur base des chiffres de 2018, il apparaît
que la croissance de la population
bruxelloise d’âge actif s’accélère
(jusqu’à 0,75 %), sous l’effet de
la progression du solde migratoire
externe. Mais les « Perspectives »
précitées nuancent : à partir de
2019, l’évolution naturelle devrait
être de plus en plus positive, alors
que le solde migratoire externe,
pour sa part, se replierait. Le deuxième
effet l’emporterait, si bien
que la croissance de la population
bruxelloise d’âge actif devrait fléchir
graduellement (jusqu’à 0,37 %
en 2023).
2. Activité économique générale
-4
-3
-2
-1
0
1
2
3
4
5
Produit intérieur brut en volume : variations annuelles, en %
Région de Bruxelles-Capitale
Région flamande
Région wallonne
Belgique
Source : Calculs BFP, IBSA,
IWEPS, Statistiek Vlaanderen
sur la base des comptes
régionaux en SEC 2010 (ICN).
De manière générale synonymes de
contraction, les années 2012 et 2013
ont donné lieu, à Bruxelles, à un ralentissement
de l’activité tout à la
fois plus sévère et de plus longue durée
que dans les deux autres régions.
Par ailleurs, le « rebond » de 2015 y
a connu une moins grande ampleur,
avec la conséquence que le PIB régional
2014-2015
allait révéler une
valeur moyenne négative (-0,3 %).
Selon les derniers comptes régionaux
publiés par l’ICN en février
S’agissant de 2018 et 2019, le fléchissement
conjoncturel progressif
en Europe devrait limiter l’apport
de la composante externe de
2018, la croissance économique s’est
toutefois bien améliorée en 2016, et
plus encore en 2017. Derrière cette
accélération de la croissance en volume
du PIB belge (1,7 %) subsistent
cependant des destinées variables
d’une région à l’autre, la Flandre
et Bruxelles s’en sortant ici un peu
mieux que la Wallonie.
la demande. La progression du
PIB belge, stable à 1,6 % cette année
(de même que les deux années
prochaines encore), promet
ainsi d’être essentiellement portée
par la demande intérieure. Vu
les
fortes interdépendances économiques
entre les trois régions
belges, cela devrait stimuler l’activité
de chacune d’entre elles. Dans
ce contexte, la croissance économique
de la Région bruxelloise se
consoliderait cette année et l’année
prochaine à 1,3 %.
26 | Beci Rapport annuel 2018
2000
2005
2010
2015
2020
2023
׉	 7cassandra://TZLOpIYLd8yRPK3S_VIX3Eq5e-7karRv8csORN5nuz4` [dz> 2׉E3. Évolution par secteurs
Dans les trois régions, c’est le fort regain
de dynamisme de la branche « autres
services marchands » qui aura constitué
le principal moteur de la croissance en
2017. Pour mémoire, ces activités comprennent
notamment une grande variété
de services aux entreprises ainsi que le
secteur de l’intérim, tous deux sensibles
à la conjoncture. À Bruxelles, la hausse de
la valeur ajoutée de la branche a atteint
3,3 % (contre -0,4 % en 2016), portant la
contribution de ces services à la croissance
économique de la région de -0,1
point de pourcent (pp) à 1,0 pp en 2017.
Parmi les autres branches de services,
le secteur « transports et communication
» a apporté l’an dernier
une contribution positive à la croissance
de 0,2 pp à chacune des trois
régions, en fort contraste avec l’année
2016 où cette branche avait contribué
négativement à leur croissance
respective. À Bruxelles, la spécialisation
relative de l’économie régionale
dans les services financiers a eu pour
conséquence – dans un environnement
persistant de taux d’intérêt très
bas – de freiner la progression du PIB
régional en 2017 (-0,3 pp).
Pour ce qui a trait aux années 2018
et suivantes, et concernant la Région
bruxelloise, la dynamique de croissance
à moyen terme reposerait pour
l’essentiel
sur
la contribution des
branches « crédit et assurances » et
« autres services marchands » ; leur
contribution annuelle moyenne devrait
ainsi s’élever à 0,2 pp et 0,4 pp,
respectivement, sur la période 20202023.
Bien qu’inférieure à ce qu’elle
avait été avant 2016, la contribution
à la croissance de la branche « administration
publique et enseignement
» (laquelle compte pour 1/5e
de
la valeur ajoutée bruxelloise) continuerait
de contribuer positivement à
la croissance à Bruxelles, soit 0,2 pp
par an à moyen terme (contre 0,3 pp
sur la période 2003-2016).
Valeur ajoutée brute aux prix de base en volume : Région de Bruxelles-Capitale
(Variations annuelles, en %) 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
1. Agriculture
2. Energie
3. Industries manufacturières
a. Biens intermédiaires
b. Biens d'équipement
c. Biens de consommation
4. Construction
5. Services marchands
cation
a. Transports et communib.
Commerce et horeca
c. Crédit et assurances
d. Santé et action sociale
(y.c. titres-services)
e. Autres services marchands
(y.c. titres-services et
emplois ale)
6. Services non-marchands
a. Administration publique et
éducation
b. Services domestiques
7. Total
-59,0 380,0 -17,0
2,9
3,6
-3,3
12,9
5,7
1,3
0,6
-4,2
-0,6
1,6
1,4
2,2
1,4
1,5
-5,7
0,9
-26,2
-20,5
-29,0
-31,0
-4,9
2,3
-1,3
7,0
-6,8
-2,6
0,0
-1,3
1,8
1,9
-8,4
-2,6
16,5
-1,0
6,7
12,7
-13,0
-1,7
1,0
-4,2
3,7
3,8
-1,4
0,5
1,8
1,9
-12,8
1,5
4,8
-17,9
-0,9
-5,9
-7,6
7,7
-6,8
3,7
6,7
0,2
5,6
3,6
3,1
1,7
1,7
1,1
2,1
5,9
-16,6
-1,4
1,7
-6,5
-0,4
6,8
0,3
2,7
-3,5
2,6
2,9
-0,9
1,6
1,6
5,2
0,0
-32,2
-12,6
0,6
-7,0
6,6
2,6
-2,9
-0,6
2,1
-3,6
-4,4
-1,1
2,5
1,9
2,1
-18,1
-0,5
85,4
-2,9
-1,9
0,9
6,9
-9,2
0,7
-2,4
5,2
-4,6
-10,4
-2,3
1,0
1,9
1,9
-2,4
-1,5
10,3
38,2
-1,8
25,8
-23,1
-7,2
5,4
0,3
2,0
-0,2
-2,5
-1,7
2,1
-1,0
-1,0
-0,1
1,0
-1,2
-6,9
-2,0
-0,1
-2,7
-3,5
-2,5
0,9
-1,3
-3,1
6,3
2,5
-0,4
3,0
3,0
0,0
0,9
-8,7
-2,4
0,2
-1,7
4,1
0,0
1,6
1,4
2,1
0,5
-1,7
1,8
3,3
1,0
1,0
-4,8
1,2
-1,0
1,2
0,1
-0,5
-0,8
1,3
2,2
1,6
3,2
0,6
1,5
1,5
1,5
0,8
0,8
-0,9
1,4
1,4
1,3
0,0
-1,2
1,7
0,3
1,3
1,5
2,7
0,8
1,4
1,3
1,6
0,7
0,7
0,9
1,3
0,8
1,1
0,2
0,0
-1,3
1,1
1,7
1,4
1,7
0,8
1,7
1,5
1,4
1,0
1,0
1,6
1,3
0,8
1,2
-0,1
-0,8
-0,3
0,7
1,6
1,3
0,8
0,7
1,7
1,4
1,3
1,0
1,0
1,9
1,2
0,9
0,5
0,0
-0,5
-0,6
0,9
1,5
1,2
1,0
0,7
1,3
1,6
1,3
0,9
0,9
1,7
1,1
0,7
-0,8
-0,1
-1,0
-0,3
0,9
1,9
1,1
0,6
0,7
1,2
1,4
1,1
0,9
0,9
1,5
0,9
Source : Calculs BFP, IBSA, IWEPS, Statistiek Vlaanderen sur la base des comptes régionaux en SEC 2010 (ICN).
4. Emploi et chômage
Ces dernières années, la baisse du taux
de chômage s’est accélérée dans les
trois régions, quoique de manière un
peu plus marquée en Flandre. En 2017,
les taux de chômage ont carrément
chuté à 17,5 % à Bruxelles, 14,1 % en
Wallonie et 7,2 % en Flandre.
À Bruxelles, les données disponibles
en ce mois de juillet suggèrent que
le taux de chômage devrait continuer
à reculer cette année (jusqu’à
16,3 %). Il pourrait, cela dit, s’agir d'un
phénomène temporaire ; la croissance
de la population active repart
à la hausse durant la période 20192020
et celle de la population active
occupée s’essouffle quelque peu, si
bien que le rythme de la baisse du
taux de chômage bruxellois diminue
pratiquement de moitié. Ce rythme
devrait rester pratiquement inchangé
Beci Rapport annuel 2018 | 27
׉	 7cassandra://gTX2TNJelMzk2HhzrfBgxzPaEFUM4xsMZ7-vcUupyq8T` [dz> 3[dz> 2בCט   ́u׉׉	 7cassandra://vPUysqs86za0Nd1wtReyWV98ENXGiQfov7gli5DIt5M ` ׉	 7cassandra://oATIvppymrSMkgP8uTRgnAG_1_ABthCShGNpzArIIWYJ`z׉	 7cassandra://AIpCk0QfXuQqF-lUWrxnuLUR-O2ZNQ2HSoFbeJXmjYE` ׉	 7cassandra://nt13QH49rjo8yH_qeaVyi-mnAl2T4Ku4Nq3jLMCZZUoͥ$͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://IhIngKWINAi1Fi6i6345nRUWzNGFhDNf5Yz38VlLsq8 _j`׉	 7cassandra://hzxP0j5INbgXpE1LcSD1LOgUTYcWgMPzz6Xyrp_7zRYm`z׉	 7cassandra://CDhMww0veaMEuB1jxNwxaT8hDljDHxu3RCYkXZHxGGk#` ׉	 7cassandra://KzywqIrYlf474nL4x4WU341L2ug1vWAIErJPiudLeMU 04]͠y[d> נ[d>  Xg9ׁHhttp://www.port.brׁׁЈנ[d>  M̪9ׁH "mailto:lvandenbroeck@port.brusselsׁׁЈ׉ETaux de chômage (concept BFP)
25
au cours de la deuxième moitié de la
période de projection.
Considérés sans autre effort de contextualisation,
ces chiffres peuvent inciter
certains à penser qu’à Bruxelles et en
Wallonie, le taux de chômage serait retombé
nettement en dessous de son
niveau d’avant l’éclatement de la crise
financière (de fait, en 2008, il s’élevait à
respectivement 19,6 % et 17,1 % dans ces
régions !). Mais il y a lieu de se montrer
très prudent. Différents biais jouent en
effet ici, en tête desquels le fait que la
notion de « chômage administratif »
a, entretemps, reçu une interprétation
plus restrictive dans ces deux régions.
20
Région de Bruxelles-Capitale
Région flamande
Région wallonne
Belgique
15
10
5
0
Source : Calculs BFP, IBSA, IWEPS, Statistiek Vlaanderen sur la base
de données ICN, DGSIE, ACTIRIS, VDAB, FOREM, ONSS et ONEM.
5. Revenu des habitants
Au niveau national, la croissance
du revenu des ménages a connu
de mauvais résultats entre 2010 et
2014, avec une évolution de -0,5 %
en moyenne. Le revenu disponible
réel a cependant commencé à se
redresser à partir de 2015. La croissance
du pouvoir d’achat a continué
de s’accélérer en 2016 et 2017. Cette
tendance devrait se poursuivre
jusqu’en 2019, avec un pic de croissance
attendu de 2,1 %. La progression
du revenu disponible réel devrait
ensuite ralentir pour retomber
progressivement à 1,0 % en 2023.
S’agissant de Bruxelles en particulier, si
l’évolution du pouvoir d’achat des ménages
de la Capitale est assez similaire
à la moyenne nationale, la contribution
des différentes composantes du
revenu disponible y est en revanche
sensiblement différente. De manière
générale, on note du côté bruxellois
une croissance nettement plus rapide
du solde des revenus primaires
(et en particulier de la masse salariale).
Entre 2017 et 2019, le solde des revenus
primaires devrait ainsi augmenter
de 2,1 % par an en termes réels à
25000
Revenu disponible par habitant :
Région de Bruxelles-Capitale
20000
15000
Source : Calculs BFP, IBSA, IWEPS, Statistiek Vlaanderen sur la base
des comptes régionaux en SEC 2010 (ICN).
10000
Bruxelles, contre 1,5 % au niveau belge.
Cette croissance serait surtout soutenue
par la bonne tenue des rémunérations
perçues par les salariés domiciliés
sur le territoire régional.
Cette croissance des revenus primaires
est cependant compensée par une
évolution moins favorable des prestations
sociales et de l’impôt sur le revenu.
S’agissant des premières nommées,
leur montant global devrait augmenter
d’à peine 0,2 % par an en termes réels
à Bruxelles, alors qu’il est appelé à progresser
de 1,0 % pour la Belgique. L’écart
devrait se marquer surtout au niveau
des dépenses liées aux pensions et aux
allocations de chômage.
28 | Beci Rapport annuel 2018
En euros
En %
2000
2003
2005
2005
2010
2010
2015
2015
2020
2020
2023
2023
׉	 7cassandra://AIpCk0QfXuQqF-lUWrxnuLUR-O2ZNQ2HSoFbeJXmjYE` [dz> 4׉E)La logistique portuaire au service de la mobilité
Le Port de Bruxelles joue un rôle non négligeable dans l’approvisionnement de sa ville, que ce soit en matériaux
de construction, produits pétroliers, métaux, denrées alimentaires, ... Grâce au transport fluvial, quelque 2 000
camions sont ainsi évités chaque jour sur nos routes.
Une des missions majeures du Port est
de favoriser le report modal du transport
de marchandises vers la voie d’eau et le rail,
sachant que le canal peut encore accueillir
de nombreux trafics supplémentaires, sans
aucun investissement.
Cela permet aussi de réduire considétels
routier,
rablement
les problèmes engendrés par le
transport
chandises au plus près de l’utilisateur final, et
réduire les coûts du « last mile ».
Le transport de palettes par voie d’eau,
dont le Port de Bruxelles est un des pionniers,
se montre d’ailleurs plutôt prometteur avec
plusieurs clients qui ont choisi d’acheminer
blocs de béton, sacs de sable ou encore
parpaings de cette manière.
qu’embouteillages,
dégradations des voiries et pollution.
Concrètement, le Port a lancé un réseau
de plateformes de transbordement le long
du canal pour assurer la livraison de marLe
rôle du Port en tant qu’acteur de la
distribution urbaine se veut donc croissant
dans les années à venir, d’autant plus que
ce projet de transbordement s’intègre pleinement
dans le “Plan stratégique pour le
transport de marchandises“ de la Région de
Bruxelles-Capitale.
En menant une réflexion toujours plus
innovante et créative sur les possibilités logistiques
des chantiers de construction, le Port
se met au service de la mobilité et au-delà,
de sa ville.
Pour plus d’infos, veuillez contacter notre
attaché logistique à l’adresse :
lvandenbroeck@port.brussels
www.port.brussels
׉	 7cassandra://CDhMww0veaMEuB1jxNwxaT8hDljDHxu3RCYkXZHxGGk#` [dz> 5[dz> 4בCט   ́u׉׉	 7cassandra://mxonAZfwuV90JHF7qryUzFhW5F8dVe1_PobwyqDrkqI `׉	 7cassandra://4AsZ47tjY-cjUJq7CAt0jIB7rTyJDHl6eVWbT-tFCLYp`z׉	 7cassandra://LP9KrS6xgaR3fR92iRRMdhQ0Y2BRqyA0rejjG6xa180!)` ׉	 7cassandra://QIf4wgr7LtOn0iNaFRi9qSAG3avD4gUaUY22Urf7BSs z͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://T31s_lzLzUe6cEdHK5PLnVlc36TBHXOKNJlrlCjP9BA ` ׉	 7cassandra://wmnS-zaz4U4AzqxFJLbYcl-hROoRv-bJncY2IJGuLgkv`z׉	 7cassandra://lud6qnWOzI0QO_fgh4l6qK5OOYUnx0BzoHpcVemCaDY` ׉	 7cassandra://UBNn6A3Za2WkpXo2Y6XKJiZTPv3RSIcXTBGq-86bQyEј͠y[d> ׉E« The Cham », la nouvelle
Chambre de commerce 4.0
Opération relifting chez Beci ! En 2019, le rez-de-chaussée
et le 1er
étage du « 500 » de l’avenue Louise seront réaménagés. L’espace
sera beaucoup plus ouvert et offrira une expérience plus collaborative dans
un environnement agile. Retour sur un large dossier, dont les premières
innovations ont déjà été concrétisées début 2018. - Géry Brusselmans
> La nouvelle réception de Beci accueille les visiteurs depuis le mois de mars.
N
ous annoncions déjà dans notre
précédent rapport d’activité l’arrivée
d’un vent de fraicheur chez Beci. Son
nom ? « The Cham ». Ce vaste chantier,
sorte de « Chambre de commerce 4.0 »,
répondra aux défis du 21e
siècle.
Pour le volet infrastructures, il s’agit de
repenser la configuration des bureaux actuels
de Beci, situés au numéro 500 de
l’avenue Louise. L’accueil tel que vous le
connaissez au rez-de-chaussée et les bureaux
en open space du 1er
étage subiront
un relifting. L’idée ? Optimiser la fonctionnalité
pour gagner en efficacité. « Plutôt
que de vouloir informer ou critiquer, dire
ou constater, la Chambre de commerce
se veut surtout collaborative », explique
Olivier Willocx, administrateur délégué de
Beci. « À travers The Cham, nous voulons
faire émerger des idées ; cela doit forcément
passer par une refonte des bâtiments.
» Les aménagements seront placés
sur le thème de l’ouverture et du partage.
30 | Beci Rapport annuel 2018
« Le sujet n’est pas l’entrepreneur mais
plutôt ce qui intéressera l’entrepreneur »,
avance Olivier Willocx.
Entamée en 2017, la réflexion autour du projet
The Cham est pilotée depuis le début par
Spacious, une agence spécialisée dans les
nouvelles méthodes de travail. « Pour que
le projet d’un entrepreneur réussisse, il faut
qu’il ait du soutien », souligne Edouard Cambier,
coordinateur de Spacious Agency. « Il a
également besoin d’échanges, d’informations
et surtout d’être challengé. Tout cela,
il doit pouvoir le trouver chez The Cham, en
une seule unité de lieu et de temps. »
Le projet a déjà porté ses premiers fruits. Il y
a déjà eu la rénovation de l’entrée du rez-dechaussée
et des ascenseurs. En mars 2018
fut également inauguré MO, un espace temporaire
destiné à faire converger toutes les
initiatives bruxelloises autour de la mobilité
(lire par ailleurs). Depuis le mois de juillet, une
salle « image et son » est également opérationnelle
au 1er étage. « Nous avons agencé
une pièce de 16 m², notamment en y apportant
une isolation acoustique », explique
Francis De Molder, responsable facilities chez
Beci. « Une entreprise peut désormais réaliser
dans cette salle de petites vidéos ou capter
du son. Nous proposons un encadrement
par une personne de Beci, spécialement formée
pour animer cette salle. » Toujours dans
l’optique des nouvelles technologies, signalons
également l’installation récente d’écrans
au rez-de-chaussée et au 1er étage, qui diffusent
des données autour de Bruxelles et
des activités de Beci.
Des postes de travail flexibles dans
un environnement agile
Le grand chantier de The Cham est toutefois
annoncé pour 2019, avec la rénovation de
pas moins de 1000 m² de locaux et bureaux
situés au rez-de-chaussée et au 1er étage.
Depuis la rue, vous pourrez apercevoir les
bureaux de BECI au travers d’une large
baie vitrée. De plus, une partie de l’espace
׉	 7cassandra://LP9KrS6xgaR3fR92iRRMdhQ0Y2BRqyA0rejjG6xa180!)` [dz> 6׉EUn café pour renforcer
la communauté
À travers The Cham,
nous voulons faire
émerger des idées ; cela
doit forcément passer
par une refonte des
bâtiments.
Olivier Willocx
entre le rez-de-chaussée et le 1er
étage sera
ouvert. « Le monde patronal a souvent la
réputation d’être opaque », poursuit Olivier
Willocx. « Nous voulons prendre le contrepied,
apporter plus de transparence et de
luminosité grâce à cette baie vitrée. Dans
notre esprit d’ouverture, il faut qu’un entrepreneur
ait envie de venir chez nous. Il ne
faut pas qu’il ait peur. »
Votre premier point de contact ne sera d’ailleurs
bientôt plus une secrétaire derrière
un bureau. Une fois passé la porte d’entrée
de BECI, vous arriverez dans un espace ouvert
avec des tables, des postes de travail et
une « nouvelle énergie de travail ». A l’instar
du concept d’Apple Store, au sein duquel le
client est amené à « vivre une expérience »,
l’idée du « nouveau Beci » sera premièrement
d’offrir un accueil plus agile. « Nous
allons prochainement engager un office
marker », continue Francis De Molder. « Sans
être véritablement réceptionniste, cette personne
prendra note des besoins d’un nouvel
arrivant, sera à l’écoute des questions et les
dirigera le cas échéant vers un conseiller. »
Une personne pourra également être accueillie
par un des collaborateurs de Beci,
amené lui aussi à aiguiller un nouvel arrivant.
Les collaborateurs ne travailleront en effet
plus à des postes fixes mais seront équipés
d’ordinateurs portables. À la manière du «
travailleur nomade », les collaborateurs se
connecteront là où ils se sentent le mieux
dans le bâtiment. L’espace sera lui aussi
agencé de façon agile, avec des tables
hautes, des tables plus basses, des coins
L’une des grandes nouveautés du projet The Cham sera l’installation
d’un café, provisoirement baptisé « café des entrepreneurs
». Il sera probablement lui aussi inauguré au mois de juin 2019 au
rez-de-chaussée du 500 avenue Louise. Ouvert à tous, cet espace
de restauration proposera une carte de boissons et des repas pour
le midi. « Le menu sera probablement axé sur le côté sain », avance
Olivier Willocx. « L’idée de ce café n’est pas de développer une
nouvelle activité rentable pour Beci, mais plutôt de proposer un
espace plus agréable pour améliorer les échanges informels. » Cela
permettra par exemple aux entrepreneurs qui suivent une formation
de poursuivre l’échange, voire à d’autres collaborateurs ou curieux
de se joindre à la conversation. Au-delà de la restauration, il pourrait
ainsi y avoir des présentations de livres ou encore des événements
destinés à présenter de nouveaux projets.
plus fermés et d’autres plus ouverts. « La
jeune génération est assez fatiguée de rester
assise », poursuit Olivier Willocx. « Les
postes de travail seront donc beaucoup plus
flexibles. En parallèle, il faudra par ailleurs
former une personne pour qu’elle soit compétente
pour accueillir un nouvel arrivant. Il
faudra par exemple installer un système de
téléphonie spécifique pour que nos collaborateurs
puissent répondre. » Ces nouvelles
formes de travail font appel à de nouveaux
concepts tels que l’activity-based working,
le smart office, l’open office ou encore les
SWOW (Smart Ways of Working).
Une terrasse et des formations pour
entrepreneurs
Ainsi, les rez-de-chaussée et le 1er
étage de
BECI ne seront plus divisés entre une partie
publique et une autre, privée. Les entrepreneurs
pourront déambuler librement au
rez-de-chaussée et au 1er
étage. En plus des
deux étages comme surface de travail et de
détente, un autre espace s’annonce prometteur
: la terrasse du 1er
étage. « Nous possédons
un endroit rare à Bruxelles, à savoir une
terrasse de 450 m² », avance Olivier Willocx.
« Il s’agit d’un endroit agréable, avec des
bassins, des poissons et des plantes. On peut
y travailler, brancher un ordinateur, organiser
des réunions et rencontrer des gens. »
La nouvelle configuration de l’espace permettra
clairement de nouvelles synergies.
On pense notamment aux réunions plus
informelles, aux brainstormings dans des
endroits aérés ou encore tout simplement
à la facilitation des échanges et au
développement de nouvelles synergies.
Parmi les axes de développement futurs
de The Cham, citons notamment l’idée de
proposer des cycles réguliers, voire peutêtre
quotidiens, de formations à destination
des entrepreneurs. « La Chambre de
commerce doit pouvoir apporter des solutions
pour qu’au final, la personne parvienne
à résoudre le problème elle-même
», estime Olivier Willocx.
À noter que le 2e
étage, qui abrite notamment
l’espace « The loft » et un coworking,
ne sera pas impacté. Concrètement,
la rénovation du rez-de-chaussée et du
premier étage devrait débuter vers le
mois de mars 2019, une fois tous les permis
obtenus. « Nous aimerions boucler
les travaux en trois à quatre mois », estime
Olivier Willocx. « The Cham devrait
donc être opérationnel en juin 2019. » Le
projet The Cham va donc offrir un cadre
unique et résolument moderne pour répondre
aux défis de demain. « Nous vivons
aujourd’hui des bouleversements
technologique, socio-économiques,
comme peu de générations sans doute
en ont connu. Nous devons être ouverts
à l’innovation et rester à l’affût du changement
permanent. » •
Beci Rapport annuel 2018 | 31
׉	 7cassandra://lud6qnWOzI0QO_fgh4l6qK5OOYUnx0BzoHpcVemCaDY` [dz> 7[dz> 6בCט   ́u׉׉	 7cassandra://_ehmBgALQuZpsui-TvqIyUwRGLA4IBL8ORbW0PL32sY  @`׉	 7cassandra://3EU_eUPuISnKdF2xDPRDmG2mHQgxwxIaCJo_e1R1US4W`z׉	 7cassandra://YP-TfLiZfwXIefkNFB1vRf6msbpf6c3gip0qZeTQeCA` ׉	 7cassandra://GLgaNCTPwwna11JUR-VMo9iEUe2IOV2Q1H74aeTLVEs V͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://Kko543ukL9_Ulr7PHYVVTa9cNc7sRqkhsfShyr4N7NU G`׉	 7cassandra://Jq6tPiOAQB7_ATVyn-ReRQkQQeh5NJ_aniuRTTWj8wIqS`z׉	 7cassandra://8EUpg_LPyG0HIR288yil5RT5OjoGJw0rTbW9QeQ65bY` ׉	 7cassandra://kmjDnUvuRwd3iw3A4N73pa2hdO8ANDy3XWQT9aoZn0M ͠y[d> נ[d>  rjL9ׁHhttp://www.beci.beׁׁЈ׉ENouveau site web,
changement d’époque
pour Beci
Chez Beci, le train de la numérisation est en marche depuis plusieurs mois déjà.
En juin dernier, nous avons lancé notre nouveau site web qui se veut une vitrine
et un catalogue de solutions pour les entreprises actives à Bruxelles.
Gaëlle Hoogsteyn
3401
Vous êtes désormais 3401 à suivre Beci sur Facebook (+50 % en un an), 2595 sur LinkedIn
(+29 %) et 1108 sur Twitter (+27 %). Vous êtes aussi 46.000 abonnés à notre lettre électronique
Bruxelles Métropole Online.
De janvier à décembre 2017, notre magazine « papier », Bruxelles Métropole, a quant à lui été tiré
à 15.529 exemplaires en moyenne. Il a fourni à ses lecteurs 736 pages d’information.
32 | Beci Rapport annuel 2018
׉	 7cassandra://YP-TfLiZfwXIefkNFB1vRf6msbpf6c3gip0qZeTQeCA` [dz> 8׉EPourquoi un nouveau site web ?
C’est un fait établi : avec la transformation
numérique, les habitudes et attentes
des consommateurs changent. Les entreprises
doivent s’adapter et « numériser
leur business » pour rester compétitives.
Aucune ne peut échapper à cette
transformation. Il va falloir s’adapter… ou
disparaître.
En tant que Chambre de Commerce, Beci
veut être un exemple pour les entreprises
bruxelloises. Depuis plusieurs mois, un
travail de numérisation est donc en cours
au 500 avenue Louise. « Aujourd’hui,
tout passe par Internet », explique Tarik
Hennen, Digital Strategy Consultant. « Le
site web est souvent le premier lien entre
une entreprise et ses clients. Ou dans
notre cas, entre nous et nos membres. »
Aussi, il est important que ce site soit moderne,
attractif, clair, user friendly… et surtout
qu’il reflète les valeurs et la façon de
travailler de l’entreprise.
Le visage
d’une numérisation globale
Une équipe de spécialistes a donc travaillé
d’arrache-pied afin de proposer aux
membres un site relooké, davantage dans
l’air du temps et en adéquation avec les
attentes du public. Fin juin, l’ancien site
web a cédé la place.
« Un site web, c’est bien sûr une belle vitrine.
Mais pour que les efforts fournis et
les investissements consentis soient rentabilisés,
il faut qu’il y ait quelque chose
derrière », assure Tarik Hennen. Le lancement
du nouveau site Beci s’inscrit
ainsi dans l’effort global de numérisation
de la chambre, avec la volonté d’interagir
davantage avec nos membres et avec
les entreprises en général. « Au-delà
d’un nouveau design, notre objectif était
d’améliorer l’expérience du visiteur et de
mieux mettre en lumière le catalogue de
solutions et de services que Beci propose
aux entreprises et indépendants actifs à
Bruxelles », poursuit le chef de projet.
Les principales nouveautés
• L’actualité entrepreneuriale :
les
contenus du magazine Bruxelles Métropole
se déclinent désormais sous forme
digitale. Vous n’avez pas le magazine
papier sous la main ? Il vous suffit d’un
clic pour découvrir les nouveaux articles,
ceux-ci étant dorénavant mis en avant
sur la page d’accueil de notre site web.
• Une prise de contact optimisée : Beci,
c’est aussi un réseau d’experts, là pour
vous aider. Si de nombreux services
sont disponibles directement en ligne,
il est parfois plus efficace de discuter
avec l’un de nos conseillers pour vous
orienter dans vos choix. Vous êtes plutôt
digital ? N’hésitez pas à nous contacter
par e-mail ou via notre live chat. Vous
préférez un contact direct ? Il est aussi
possible de prendre un rendez-vous en
ligne pour vous faire aider.
• L’agenda Beci : Formations, événements,
sessions d’information,
tables
rondes… La Chambre de commerce de
Bruxelles est un lieu de rencontre et de
networking propice au développement
de vos activités. Sur notre nouveau site
web, vous accédez facilement à l’agenda
complet des évènements organisés par
Beci et ses partenaires.
• Un catalogue de services pour les entreprises
: Beci offre un vaste éventail
de services aux entreprises. Tellement
large qu’il n’était pas toujours facile de
s’y retrouver. Désormais, vous pouvez
consulter un catalogue de services repris
sous forme de solutions adaptées
à votre situation. Que vous soyez une
entreprise en création, à la recherche de
contacts pour votre prospection ou pour
développer vos activités à l’international,
• Gagnez du temps avec les formalités
en ligne : la vie d’une entreprise suppose
de réaliser de nombreuses formalités
administratives auprès de différents organismes
: formalités liées à sa création
ou à un déménagement, publications au
Moniteur Belge ou obtention d’extraits
à la Banque Carrefour des Entreprises,
voire formalités à l’export. Avec notre
nouveau site web, plus besoin de vous
déplacer ! Pour vous faire gagner du
temps, vous pouvez désormais réaliser
toutes ces formalités en ligne sur la page
e-Solutions de Beci.
il vous suffit de consulter les solutions
correspondantes. Il en va de même pour
l’aide aux entreprises en difficulté, le recours
au Hub Transmission pour céder
ou reprendre une activité, ou encore les
solutions de mobilité qui sont une priorité
pour améliorer le quotidien des entreprises
actives à Bruxelles.
Toujours plus, toujours mieux
Vous avez désormais un aperçu des services
en ligne que vous pouvez retrouver
sur www.beci.be. Toutefois, ce site
demeure en évolution constante. « Dans
un monde où la technologie évolue sans
cesse et de plus en plus rapidement, il est
primordial de ne pas rester sur ses acquis
et de continuer à s’adapter », souligne
Tarik Hennen. De nouvelles solutions offertes
par Beci ou en coproduction avec
des partenaires seront encore déployées
au cours de cette année. « Et bien sûr,
votre avis nous intéresse ! N’hésitez pas
à nous faire part de vos commentaires ou
propositions via le formulaire de contact
du site web. » •
Beci Rapport annuel 2018 | 33
׉	 7cassandra://8EUpg_LPyG0HIR288yil5RT5OjoGJw0rTbW9QeQ65bY` [dz> 9[dz> 8בCט   ́u׉׉	 7cassandra://8vvfpFvCTdySqgDIBuEQ0JnQy3Lyh7dlIshKdjpe4wg `׉	 7cassandra://kB7f6erIIsOCdY6zNLH4BWDocvXWjegF843w3yps56Ej `z׉	 7cassandra://b0jBnFL55K4MDtxsDb7g41dv6yGFiCvMwGHzijMXkvk ` ׉	 7cassandra://UPGlZWY0TMQjR7My5dnN63Xzm_4xmcthXCKmSLV2u50Ϳ>͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://9XUw1chuyQYGDl4d4Z51ZXlt_Yw6xEl9prCNIyHqI2Q '`׉	 7cassandra://seOQbqqIs7aFhl959YemvMpR8r3yAYFBl4sni2XPNtE}v`z׉	 7cassandra://y9lioXgsHwd1cywJ03Ks1DUu_L6chhTxY_-saLRR57o(` ׉	 7cassandra://50GOWskOwVVQIiXCivJNutZ2y5mIi9sM1z_Ch1pNn20 4͠y[d> נ[d>  ̑FW9ׁHhttp://starters.beci.beׁׁЈ׉E'Programme Starters :
une année record pour
la création d’entreprise
Avec plus de 12.000 entreprises créées au cours de l’année écoulée (un record
absolu !) Bruxelles est la région la plus entreprenante du pays. Mais se lancer, ça
se prépare. C’est là que le programme Starters de Beci entre en jeu.
Gaëlle Hoogsteyn
D
epuis six ans déjà, Beci propose
un programme d’accompagnement
spécifique des starters, qui
a déjà aidé de très nombreux candidats
entrepreneurs à concrétiser leurs projets
à Bruxelles. En 2017-2018, ce programme
s’est enrichi de nouvelles sessions d’information
et de sensibilisation organisées
tous les mercredis matin. Des séances qui
ont attiré une vingtaine de personnes par
semaine,
Après cette première rencontre, les candidats
ont eu la possibilité de participer à
cinq formations essentielles sur la création
d’entreprise. Les thèmes abordés ?
Le business model, les aspects juridiques,
les aspects comptables et financiers, les
clients et le marketing, et enfin les fournisseurs
et les achats. De quoi donner aux
starters de bonnes bases pour démarrer.
Dans le sillage de ces formations, les néoentrepreneurs
ont bien sûr accès à tout
l’éventail des services et des conseils de Beci.
Un nouveau site web interactif
Dans la foulée, un nouveau site web
starters.beci.be a été lancé. Les starters
peuvent notamment y trouver un ques34
| Beci Rapport annuel 2018
tionnaire interactif à compléter qui, une
fois rempli, leur donne accès à une checklist
pratique de toutes les démarches
à entreprendre dans l’ordre requis. Ce
nouveau site répondait à une volonté de
prendre le train de la numérisation, d’être
plus performants en ligne et de toucher
un maximum de (futurs) entrepreneurs
bruxellois. Il sera intégré au site Beci, entièrement
renouvelé ces derniers mois
(lire par ailleurs).
Rencontres et networking
Divers évènements ont aussi été organisés
tout au long de l’année. Citons, par
exemple, 4 Starters apéros et 4 Starter’s
nights. La Starter’s night organisée au
mois d’avril 2018 en présence de Davy
Courteau, un jeune artiste entrepreneur, a
été particulièrement appréciée avec plus
de 150 participants.
Bondir et rebondir, c’est aussi créer
Fin 2016, Beci a par ailleurs mis sur pied
le programme reStart, dont l’objectif est
d’offrir un accompagnement collectif aux
entrepreneurs faillis pour leur permettre
de rebondir vers un nouveau projet entrepreneurial
ou le salariat. Le concept a
fait ses preuves et la mutualisation des
1500
En 2017-2018, Beci a organisé
pour les starters bruxellois 48
séances « Good Morning Brussels
» totalisant plus de mille
participants, 10 cycles de 5 formations
« Fast track pour créer
son entreprise » accueillant au
total 1500 participants, et 490
consultations individuelles
pour les créateurs d’entreprise
– sans compter les Starters
Nights ou les Starters Apéro.
efforts déployés par les reStarters nous
mène naturellement vers une conclusion
assez logique : combiner l’élan des starters
à l’expérience des reStarters ! C’est
vers ce schéma que Beci souhaite désormais
orienter ses programmes d’accompagnement
: créer une dynamique de
groupe qui pourra compter sur l’expertise
des conseillers et de son réseau unique de
plus de 40.000 entreprises. •
׉	 7cassandra://b0jBnFL55K4MDtxsDb7g41dv6yGFiCvMwGHzijMXkvk ` [dz> :׉E
OLe Hub
Transmission :
entre pérennisation
et développement
TÉMOIGNAGES
« Bruxelles dispose de beaucoup de structures
d’aides pour les personnes désireuses
de se lancer comme entrepreneur. C’est
même parfois difficile de s’y retrouver.
Ce que j’ai apprécié dans le programme
Starters de Beci, c’est d’avoir un point de
contact unique pour m’orienter ensuite dans
la bonne direction ou vers les bonnes personnes
en fonction de mes questions spécifiques.
Le cursus de formation développé
est vraiment orienté ‘entrepreneurs’. Pour
ma part, j’étais déjà bien avancé dans mon
projet, ce qui m’a permis de profiter de façon
optimale de l’aide de Beci et de passer à la
vitesse supérieure dans mes démarches. »
« Fort d’une expérience de plusieurs années
comme responsable de marques dans le
secteur de l’hôtellerie, je me suis présenté
chez Beci avec le projet de créer mon agence
de conseils en stratégie marketing. Développer,
ou renforcer une identité de marque
et l’inscrire dans une vision durable est au
cœur de l’action de Iango, la démarche étant
d’aider les marques à se différencier, attirer
des clients et les fidéliser grâce à la création
de contenus et d’expériences clients, et en
plaçant les marques au cœur des organisations
pour fédérer les équipes autour de
celles-ci. Je travaille essentiellement à l’international
et, sur ce plan, je profite également
des conseils et du réseau de Beci. La
relation s’établit sur la durée. »
Natan Schauder,
Consultant en marketing, Iango
Beci Rapport annuel 2018 | 35
Depuis 3 ans, le Hub Transmission de Beci aide les
entrepreneurs qui souhaitent céder ou acquérir une
entreprise et ce… avec succès ! Le bilan 2017-2018 est
très satisfaisant et le subside octroyé par la région a
d’ailleurs été renouvelé. On fait le point.
Gaëlle Hoogsteyn
La reconnaissance des entreprises
Lancé en 2015, le Hub Transmission de
Beci a déjà à son actif de belles transmissions
d’entreprises et une base de
données de cédants et d’acquéreurs
comprenant près de 1.000
contacts.
Beaucoup de secteurs d’activités y sont
par ailleurs représentés. Au cours de
l’année écoulée, 7 ventes d’entreprises
ont été réalisées. « 4 entreprises sur les
7 ont été rachetées par le premier acquéreur
qui leur a été présenté, signe
que le travail préalable réalisé par Beci,
tant dans l’entreprise cédante que chez
le repreneur est très efficace », commente
Erick Thiry, responsable du Hub
Transmission. Au fil du temps, le Hub est
amené à travailler avec des entreprises
׉	 7cassandra://y9lioXgsHwd1cywJ03Ks1DUu_L6chhTxY_-saLRR57o(` [dz> ;[dz> :בCט   ́u׉׉	 7cassandra://CFqUp58U3bJi9LQ5uTgvmUcH1VyKqGCmyJwcFjagHiA 	` ׉	 7cassandra://ghmCVu3Qyiz42hAVrzMKKDTe29RgDCcagECpbrMQJVQh`z׉	 7cassandra://E-n6ASLdyE14ydxxRTuyjjnn-s09pWYskqRk1dHhbS4:` ׉	 7cassandra://HPyQICMnIHJIAWsZu6AMX0zeqAeSr--TMor_b7HZL_gͼ^Z͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://xGNtIVUOuAOU1oW4xchJDyaCt_Dmm_0U5FLcCn_4kCc i`׉	 7cassandra://O80gZ7pzDXi6yqQJVgNmmoE-rVoeV49C_VCKOeo13oY]`z׉	 7cassandra://wd6BbCVX1FqP0ng2VkVEkxZsejmquzfBnABN_QqmuLwx` ׉	 7cassandra://LuwojQyilJFQDjSLa5__SfJJGIS5gzO0CdEqPStdK8UˍF͠y[d> ׉Ede plus en plus grandes. Alors qu’au début,
c'étaient principalement des petites
entreprises qui faisaient appel à Beci
pour leur transmission, la Chambre de
commerce a cette année travaillé avec
des entreprises ayant un chiffre d’affaires
de plusieurs millions d’euros. « C’est une
belle marque de confiance en notre savoir-faire
», commente Erick Thiry.
De nombreuses sessions d’information
et des formations sont régulièrement
organisées pour faire connaître le service
et accompagner les sociétés dans
leur processus de cession/reprise. De
nouvelles synergies et partenariats se
créent également, avec des incubateurs
par exemple, mais aussi en interne, notamment
avec le programme Starters et
le Centre pour Entreprises en difficulté.
« Tisser ces liens est important car cela
nous permet de pérenniser le projet »,
explique Erick Thiry.
L’international,
source d’opportunités
Le Hub Transmission a aussi lancé un
service de prospection destiné aux entreprises
étrangères qui souhaitent
s’implanter en Belgique et plus particulièrement
à Bruxelles. « Concrètement,
nous prospectons pour ces sociétés
étrangères en fonction du secteur, du
nombre d’employés, du chiffre d’affaires
recherché, puis nous les mettons en relation
avec les candidats cédants », précise
Erick Thiry. Le Hub a ainsi travaillé
avec une société hollandaise, un groupe
français et une société anglaise souhaitant
tous trois racheter une entreprise à
Bruxelles. Cette initiative s’inscrit dans
le volet « international » du Hub Transmission,
qui commence à vraiment porter
ses fruits.
Et pourquoi pas le repreunariat ?
Autre constat important posé cette année
: celui que beaucoup (trop) d’entreprises
ferment purement et simplement
leurs portes car elles ne sont pas suffisamment
informées sur les possibilités
de transmission, voire même parce que
le dirigeant pense que son activité n’est
36 | Beci Rapport annuel 2018
37
Le Hub Transmission de Beci recense 37 sociétés en
préparation de cession, et sa base de données comprend
pas moins de 222 ac quéreurs. Au cours de l’année
2017-2018, environ 872 personnes ont participé
aux conférences du Hub. À ce jour, le Hub Transmission
a déjà accompagné avec succès la transmission
de 10 entreprises ; 2 autres au moins seront transmises
d’ici la fin 2018.
TÉMOIGNAGES
Erick Thiry
pas vendable. Beci a donc poursuivi activement
son travail de sensibilisation
et travaille au développement d’actions
orientées vers les professionnels accompagnants,
tels que les comptables,
afin que ceux-ci puissent promouvoir la
transmission au lieu de la fermeture pure
et simple.
C’est dans ce cadre qu’un nouveau projet
consacré au repreunariat de l’entreprise
par ses salariés sous forme de coopérative
est actuellement en gestation. « Actuellement,
c’est encore une solution de
transmission très peu utilisée alors que le
potentiel est énorme », commente Erick.
Une grande enquête a été menée auprès
d’employés et de chefs d’entreprise pour
connaître leurs avis, leurs freins, leurs
craintes… Sur base des résultats, un programme
pour encourager le repreunariat
pourrait bientôt voir le jour. Affaire à
suivre… •
« En juin 2017, j’ai découvert le Hub
Transmission via une publicité dans un
magazine. Comme l’idée de reprendre
une société me chatouillait depuis plusieurs
années, j’ai décidé de prendre
contact avec Beci. Quelques jours plus
tard, un rendez-vous a été organisé au
cours duquel deux sociétés susceptibles
de répondre à mes attentes m’ont été
présentées. J’avais de très bons contacts
avec la personne en charge de mon
dossier et j’étais régulièrement tenu au
courant des avancées. Je cherchais une
société pharmaceutique ou médicale.
Nutriphys, l’une des deux sociétés, présentait
de belles possibilités de développement
et j’ai donc décidé d’investiguer
plus loin, de demander plus d’infos sur le
chiffre d’affaires, les bilans, etc. puis de
rencontrer le vendeur. Le contact avec
celui-ci est tout de suite passé. Nous
avions la même philosophie, la même
vision du développement futur de l’entreprise
et c’est vraiment cela qui m’a
convaincu d’acquérir l’entreprise et lui de
me la céder. Depuis, ce dernier travaille
encore à temps partiel dans l’entreprise
et son expertise m’est très utile. »
Yvan Leclercq,
directeur général de Stratescence
׉	 7cassandra://E-n6ASLdyE14ydxxRTuyjjnn-s09pWYskqRk1dHhbS4:` [dz> <׉EReStart,
pour aider les
entrepreneurs en
rebond
2017 restera dans les mémoires comme l’une des
années record en termes de faillites en Belgique.
Avec 2.780 faillites, soit 34 % de plus que l’année
précédente, Bruxelles a été particulièrement touchée.
Plus que jamais, aider les entrepreneurs faillis
à rebondir est primordial.
Gaëlle Hoogsteyn
Un trajet plus adapté aux attentes
des reStarters
Au cours de l’année écoulée, le programme
ReStart a été revu. Principal changement :
une réduction de la durée du trajet de 12 à
5 mois. En effet, un entrepreneur failli qui
s’inscrit au programme reStart souhaite
soit retrouver un job comme salarié, soit
se relancer dès que possible dans une activité
entrepreneuriale. Un trajet de 9 à 12
mois ne correspondait pas à ses attentes.
Le trajet a donc été scindé en deux, avec
une première partie d’une durée de 5
mois, essentiellement axée sur l’humain :
les reStarters travaillent sur la confiance
et l’estime de soi au travers de coaching
individuel et collectif, d’ateliers et de formations
en développement personnel. Qui
suis-je ? Quelles sont mes motivations ?
Est-ce que je suis vraiment fait pour me
relancer comme indépendant ? Autant de
questions que l’entrepreneur failli doit se
poser avant de se relancer dans un projet
concret. Au terme de ces 5 mois, chaque
reStarter vient présenter son projet professionnel
devant un panel d’experts.
304
En 2017-2018, le programme ReStart a organisé 3 infos
sessions, 3 conférences et 2 tables rondes. Au total,
8 événements qui ont réuni 304 participants.
Remettre les entrepreneurs faillis en selle
humainement, c’est bien, mais ce n’est
pas suffisant. Dans la seconde phase,
après s’être concentrés sur les difficultés,
les causes qui ont mené à la faillite,
les points d’attention et la reconstruction,
les reStarters sont accompagnés par un
mentor. Ils peuvent ainsi être repris en
charge par la cellule Starters de Beci ou
par d’autres organismes d’accompagnement
liés à l’entreprenariat. La mission de
reStart est alors de les chapeauter et de
les diriger vers les bons organismes/personnes
ressources.
Eric Vanden Bemden,
conseiller reStart
de Beci.
Beci Rapport annuel 2018 | 37
׉	 7cassandra://wd6BbCVX1FqP0ng2VkVEkxZsejmquzfBnABN_QqmuLwx` [dz> =[dz> <בCט   ́u׉׉	 7cassandra://DmXQxZBvnWFzyq0SmPsVSGZGMtYKPkUUptPCuJnGfck 6`׉	 7cassandra://wl0UOYOSxeAS4JkRu9nTzzTYTWpX8HQQZc95ttRC-28pQ`z׉	 7cassandra://7ekdeDAWS_7nCiQ6KxsslkSME2NvFo1zEdnjZQ73Eic!` ׉	 7cassandra://PD46WhorJAvka_MOI_RZ9YGBkA5dKf1VOHo9RbrL1Pc)(͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://7gTPRem_R9_J5uRVW8x34JPqJj7ncUwNSdyK6rMHOWM >`׉	 7cassandra://fP1DCwDRzpdcJr0hBrk7ZEUy1_hvRoJnaVDJkj7fB-s̓`z׉	 7cassandra://RYMrlEGAp-0E539nBRFc9700-ME3c3zrN569yDWhnzc%` ׉	 7cassandra://aKM-vpvAaR67bV1bqX6PDZSAlHEK_Oa_QPHtOeFKR1U 
Zb͠y[d> ׉ETÉMOIGNAGES
« Ce qui m’a aidée en premier lieu dans le programme reStart
a été de me sentir moins seule, d’être entourée d’autres personnes
vivant la même situation. Car même si nos proches sont
présents pour nous, ils ne peuvent pas totalement comprendre
ce que l’on ressent. Réfléchir et travailler en groupe, en intelligence
collective, permet d’avoir de nouvelles idées et d’avancer.
Cela motive aussi à aller de l’avant. Par la suite, j’ai aussi
beaucoup apprécié les différents ateliers organisés et le coaching
individuel. Il est important de connaître ses faiblesses
pour ne pas commettre à nouveau les mêmes erreurs par
la suite. Quand on a fait faillite et qu’on est en règlement de
dettes, la gratuité du programme est aussi un plus. »
« Grâce à reStart, j’ai déjà pu bien avancer dans mon rebond.
Aujourd’hui, j’ai lancé mon activité de Home Organiser en combinaison
avec un emploi de salariée à temps partiel. Après une
faillite, il est en effet actuellement très compliqué de retravailler
directement comme indépendant. »
Myriam Coutelier, reStarteuse
«C
Le programme a aussi été professionnalisé
avec la mise en place d’un contrat de
collaboration, via lequel le reStarter s’engage
à participer régulièrement au programme,
et par la création d’un comité de
pilotage pour sélectionner les candidats
reStarters. Le subside a été reconduit par
la Région bruxelloise.
Clarifier et pérenniser
Pour Eric Vanden Bemden, conseiller rebond,
cette année a vraiment permis de
clarifier et de pérenniser le programme.
Il estime aujourd’hui avoir de meilleurs
contacts avec les intervenants et peut
faire appel à toute une série de coaches
et de personnes relais. L’un des points sur
lesquels il a beaucoup travaillé est le recrutement
de nouveaux candidats.
Un gros travail de communication a donc
été réalisé, avec notamment un dépliant.
Le networking a aussi été largement utilisé
pour faire connaître le programme
reStart, au travers notamment de rencontres
avec le Président du Tribunal de
commerce, avec des curateurs bruxellois,
38 | Beci Rapport annuel 2018
des avocats ou encore des CPAS bruxellois.
Beci fait aussi connaître son programme
reStart via le Centre pour Entreprises
en difficulté (CEd) et les réseaux
sociaux. Enfin, des campagnes dans les
médias ont également été menées. Tout
cela a porté ses fruits puisqu’un premier
groupe de reStarters a été accompagné
jusqu’au printemps 2018 et qu’un deuxième
a débuté au cours de l’été.
Et aussi…
En collaboration avec le CEd, reStart souhaite
élaborer un « kit de la faillite » qui
comprendra notamment un site internet
où les entrepreneurs en difficulté/en faillite
pourront retrouver toutes les informations
utiles pour clôturer proprement
leur faillite et pouvoir redémarrer plus vite.
Dans le pipeline aussi, la création d’un
club des entreprises pour soutenir les
reStarters. Enfin, Beci souhaite mettre en
relation des Starters et des reStarters pour
des partages d’expérience profitables aux
deux parties. Cette collaboration entre
le CEd, reStart et les Starters permet en
quelque sorte de « boucler la boucle ». •
ette année encore, le nombre d’entreprises
ayant fait appel aux services
du CEd reste élevé », commence
Olivier Kahn, coordinateur du CEd. En effet,
1.687 dossiers ont été traités au cours de l’année
écoulée. « La grande tendance qui se marque est
que tous les secteurs et tous les niveaux de formation
sont concernés », explique-t-il. « Il n’y a plus
de profil-type de l’entrepreneur en difficulté. On
aide aujourd’hui des professionnels qui jusqu’alors
étaient considérés comme ‘à l’abri’, tels que des
avocats ou des kinésithérapeutes par exemple.
Plus aucun métier n’est épargné. »
3 grands axes
Face à cette demande d’aide en évolution, le CEd
adapte en permanence ses services afin de répondre
aux besoins des entreprises en difficulté.
Trois axes ont été au cœur des préoccupations
cette année.
1. Le CEd a investi dans la mise en place de microcrédits
pour aider les entrepreneurs exclus
du système bancaire traditionnel. L’objectif : leur
permettre d’obtenir un crédit pour relancer ou
développer leur activité. « Nous avons notamment
boosté le microcrédit ‘relance’ en partenariat
avec Crédal et MicroStart, et on réfléchit à
d’autres formules alternatives telles que le crédit
sur gage, par exemple », développe Olivier Kahn.
80 % des entrepreneurs qui font appel aux services
du CEd sont dans des situations de trésorerie
(très) tendues. « Nous souhaitons les aider
sur le plan financier. En effet, dès qu’il y a une
tension, les banques classiques ont tendance
׉	 7cassandra://7ekdeDAWS_7nCiQ6KxsslkSME2NvFo1zEdnjZQ73Eic!` [dz> >׉ECEd : les entreprises
connaissent toujours la crise
Le Centre pour Entreprises en difficulté (CEd) a pour mission
d’aider les indépendants et chefs d’entreprise à faire le point
sur leur situation professionnelle et à trouver des solutions face
aux problèmes qu’ils rencontrent. Et ces dernières années, des
entreprises en crise, le CEd en rencontre près de 2.000 par an.
Gaëlle Hoogsteyn
Olivier Kahn,
coordinateur du CEd
à se rétracter alors qu’il y a parfois encore du
personnel et des idées qui valent de l’or. »
2. Le CEd a aussi énormément travaillé à l’animation
de son réseau de prescripteurs et d’experts.
Ce réseau est primordial pour que le CEd
soit une structure souple, visible, connue et
qui fonctionne bien. « Nous avons la chance
de pouvoir compter sur de nombreux partenaires
externes pour nous servir de relais,
nous apporter leur expertise, etc. », commente
le coordinateur. Tout au long de l’année 2017,
le CEd a consolidé ces relais, notamment via
des lettres d’informations, des évènements,
des rencontres…
3. Informer les entrepreneurs a été la 3e
mission
clé de l’année. « Sur base des besoins du terrain,
nous avons organisé des sessions d’information
sur divers thèmes. Nous avons par
exemple abordé la conciliation et la médiation
pour sensibiliser les entrepreneurs aux modes
de résolution alternatifs des conflits », illustre
Olivier Khan. Des petits déjeuners et des tables
rondes ont aussi été organisés afin de permettre
le partage d’expériences.
Un projet européen
En dehors de son « business as usual », le CEd a
également été sollicité par Eurochambres (la fédération
des chambres de commerce) pour mener
à bien un projet d’envergure européenne. «
Eurochambre, soutenu par l’Union européenne,
souhaitait mettre en place des outils préventifs
pour les entreprises. Ils n’avaient pas l’expertise
en interne pour mener à bien ce projet et en ont
donc confié la responsabilité au CEd », explique
Olivier Kahn.
En collaboration avec des experts venus de tous
horizons, le CEd a élaboré et testé 6 outils : un
diagnostic préventif, un business plan de relance,
une grille de calcul en comptabilité analytique,
des arbres de décisions en matières de médiation.
Un outil de suivi administratif a également
été élaboré ainsi qu’un support pour accompagner
au mieux les différents profils d’entrepreneurs.
Ces outils vont permettre d’avoir une démarche
très structurée et pourront être partagés
avec d’autres opérateurs de conseils et avec les
entrepreneurs. « Après 12 ans d’existence, le CEd
était mûr pour mener à bien un tel projet. C’est
une belle reconnaissance de notre savoir-faire et
de notre expertise », déclare le coordinateur.
Work in progress
Enfin, le CEd travaille également à la digitalisation
de ses processus. L’objectif est de mieux répondre
aux habitudes des consommateurs, mais
aussi d’automatiser toute une série de tâches
administratives afin de dégager du temps pour
les missions à plus forte valeur ajoutée.
Selon Olivier Kahn, le CEd se dirige aussi vers une
approche plus segmentée des entreprises en
difficulté. « En fonction des caractéristiques de
l’entreprise, nous proposerons bientôt un service
davantage personnalisé. Dans ce cadre, des négociations
sont prévues avec différentes fédérations
sectorielles afin de mettre en place des
collaborations. Citons, par exemple, l’Ordre des
Avocats », conclut-il. •
1647
Au cours de l’année 2017 (derniers chiffres
disponibles), le Centre pour Entreprises en
difficulté a traité 2958 contacts (téléphoniques
et entretiens) dont 922 contacts en
matière juridique, 815 en matière financière
et 1221 dans d’autres matières (comptabilité
et fiscalité, stratégie et marketing, etc.), pour
un total de 1647 dossiers.
TÉMOIGNAGES
« La faillite, c’est quelque chose qui peut arriver
à tout le monde. Quand cela m’est arrivé,
c’est tout mon monde qui s’est écroulé.
En tant qu’entrepreneur, même si on croule
sous les problèmes, on doit faire face à nos
responsabilités. Le CEd est une opportunité
unique de se prendre en main, d’avoir des
points de repère et de pouvoir compter sur
l’aide de personnes compétentes sur les
plans comptable, juridique, financier, etc. »
Michèle Lahaye
« J’ai fait appel au CEd afin d’être mise en
relation avec un avocat et également parce
que j’avais besoin d’aide sur le plan comptable.
Ma demande a été traitée très rapidement,
je devrais même dire immédiatement
et les personnes avec qui le CEd m’a mise
en relation se sont montrées très efficaces. »
Maria Prida
Beci Rapport annuel 2018 | 39
׉	 7cassandra://RYMrlEGAp-0E539nBRFc9700-ME3c3zrN569yDWhnzc%` [dz> ?[dz> >בCט   ́u׉׉	 7cassandra://xfRoTFoItUjfy_XMCroqSwDAlIpoOIrPib6pzS2jCsg `׉	 7cassandra://d58gr6aKhnI3KJAqurzpyhoZrhFUtnjEifdC-sSbnaUu`z׉	 7cassandra://oxZdRqjJGDXU2FBUTPvx42DiUrB4WYvNtUois_s1YqQ"` ׉	 7cassandra://nowu0hzX1yvCrk7yedwx3niAdY726Isg4mxYJ0yEv7Q o͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://MxFdlQiNmlCZeOv9C7EaWh14_90S5iDksaBxxt0a4iw ` ׉	 7cassandra://Qw6O-SRl-6bf6iwX5NQPswhQvT0vlZZ_4OUw3vF0j5Ew#`z׉	 7cassandra://KiBk0uBhxSUcoc3vgRXwX-hsOEc1pVoe4FBHjs2QhCw` ׉	 7cassandra://SKPYXs91fe1-XcRfRcKeboSMX6CXCQ9QvovfrUahUZIͲ͠y[d> נ[d>  AׁN9ׁHhttp://be.coׁׁЈ׉EQuand internationalisation
rime avec numérisation
En Belgique, la frontière n’est jamais loin et
au-delà, il y a près de 7 milliards de clients
potentiels ! Pour mieux accompagner
les entreprises dans leur développement
international, Beci innove et se digitalise.
Gaëlle Hoogsteyn
M
ission économique, accueil de
délégations, mises en relations,
networking,
organisation d’événements…
Cette année encore, le département
international s’est démené pour
informer et aider au mieux les entreprises
désireuses de se développer à l’étranger.
Avec toutefois, une petite touche neuve !
Mission économique : du virtuel au réel
Parmi les missions économiques, on retiendra
particulièrement celle menée au
Canada dans le cadre de la mise en œuvre
du Ceta : un traité de libre-échange entre
40 | Beci Rapport annuel 2018
l’Union Européenne et le Canada, qui ouvre
de nouvelles opportunités aux entreprises
belges. En collaboration avec CanCham et
la CCI Wallonie, Beci a donc emmené 15
entreprises en mission de prospection. Et
avec cette mission, Beci a voulu innover.
C’est ainsi que des rencontres virtuelles
par Skype ont par exemple été organisées
préalablement au voyage. Chaque entreprise
avait 15 minutes avec chaque partenaire
pour se présenter, parler de vive
voix et préciser ses attentes. Apprendre
à connaître les participants avant leur venue
était vraiment un plus pour nos partenaires
sur place, qui ont ainsi eu le temps
de se mobiliser bien à l’avance et d’organiser
des rendez-vous très ciblés.
Nouer des contacts en un clic
Autre grande nouveauté de l’année : le
lancement de be.connected, une nouvelle
plateforme de matchmaking B2B.
Be.connected permet de trouver des opportunités
d’affaires, des partenaires, des
prestataires ou des clients. Non seulement
dans le réseau de Beci, mais aussi
dans ceux d’autres chambres de commerce
de huit pays partenaires : Finlande,
׉	 7cassandra://oxZdRqjJGDXU2FBUTPvx42DiUrB4WYvNtUois_s1YqQ"` [dz> @׉EDestination Canada :
l’avis des participants
« La mission au Canada a été extrêmement bien préparée.
Sur place, grâce à un ciblage pertinent des rendez-vous,
j’ai pu nouer de très bons contacts. J’ai fait des rencontres
qui vont sans aucun doute perdurer. Au niveau logistique,
tout était également très bien organisé, ce qui nous a permis
d’optimiser le temps sur place. Enfin, la dynamique du
groupe était aussi très sympathique. »
Christian Defauw,
Partner chez MCW Law Firm
« En participant à la mission économique au Canada, notre
objectif était de renforcer notre antenne à Montréal et je suis
enchantée du résultat. Les rendez-vous organisés pour nous
par Beci et CanCham ont dépassé nos attentes, tant pour
des clients que pour des partenaires potentiels. Le networking
au sein de la mission était aussi un atout : il y avait une
bonne interaction au sein du groupe et le partage d’expériences
s’est révélé vraiment intéressant. »
Bernadette Pâques,
Managing Director chez Company Writers
635
Le département International
de Beci a répondu à
plus de 250 demandes de
conseil au cours de l’exercice
2017-2018. Les événements
organisés par le département
au cours de l’année
ont réuni 635 participants.
En particulier, la mission
au Canada a rassemblé 20
participants et généré plus
de 140 rendez-vous avec des
entreprises ou partenaires
canadiens avaient été programmés
durant les 3 journées
dédiées spécifiquement
aux rencontres B2B.
Bulgarie, Belgique, Italie, Lituanie, Slovénie,
Royaume-Uni et France.
L’une des forces de cette plateforme est
sa fiabilité : les entreprises inscrites sur
be.connected sont modérées par les
chambres de commerce partenaires.
Concrètement, ceci implique que les sociétés
membres de la plateforme ont bien
pignon sur rue et que leur identité est vérifiée
: pas de faux profils à craindre. Enfin,
cette plateforme donne aussi accès à la
base de données Kompass, qui reprend
les coordonnées de millions d’entreprises
de par le monde.
Le networking au cœur du succès
Plusieurs délégations étrangères ont aussi
été accueillies par la Chambre de Commerce,
dont une délégation iranienne et
une chinoise. Une rencontre avec le président
de la république d’Haïti figurait également
à l’agenda.
Par ailleurs, cette année a été l’occasion
de redynamiser le Club Export et le Club
Afrique, mais aussi de créer un Club Food.
Ces clubs permettent de partager de l’expérience
entre entreprises et de s’informer
sur l’actualité. Ils se réunissent régulièrement
au cours de l’année pour des discussions
sur des thématiques définies par les
entreprises membres.
Enfin, les jeunes exportateurs ont aussi été
au centre des attentions. Le service international
a ainsi rencontré beaucoup d’entreprises
ayant participé au Hub Starters
et désireuses d’obtenir des conseils et
des informations sur le développement
à l’international. Dans ce cadre, diverses
actions de sensibilisation aux matières
internationales ont été organisées.
La force du réseau EEN
Les experts d’Enterprise Europe Network
(EEN) au sein de Beci ont conseillé et mis
en relation 110 PME bruxelloises dans le
cadre de leur développement international
au cours de l’exercice 2017-2018
(voir ci-contre). Des mises en relation qui
passent notamment par des événements
de matchmaking, à l’exemple du salon
Tavola, dont Beci est partenaire. Ce salon
En dehors de ces activités,
les experts d’Enterprise
Europe Network au sein de
Beci ont conseillé et mis en
relation 110 PME bruxelloises
pour le développement de
leur internationalisation.
237 mises en relation avec
des sociétés étrangères
ont été générées à travers
la plateforme d’opportunités
d’affaires en ligne ou lors
d’événements de matchmaking.
Nous avons également
fourni 45 accompagnements
et conseils personnalisés
(accès aux marchés étrangers,
réglementations eu sein
du Marché Unique européen,
marchés publics…). 5 accords
de partenariat ont été signés
entre des sociétés bruxelloises
et étrangères.
Enfin, le Beci Customs Center
a délivré 17.547 certificats
d’origine et 381 carnets ATA.
Beci Rapport annuel 2018 | 41
׉	 7cassandra://KiBk0uBhxSUcoc3vgRXwX-hsOEc1pVoe4FBHjs2QhCw` [dz> A[dz> @בCט   ́u׉׉	 7cassandra://CnBSoXfzM4iaofojyjVBRzqqHh0powd9q1dy8mjvN5M ` ׉	 7cassandra://UfNbUN1nIr0R6zvOIb-gKj-DFsj7OYE0Frs8mQbGctsqh`z׉	 7cassandra://oAbW1tbpWPRMFKAIseMUnDweduNILozxhA_j8zmo77k!+` ׉	 7cassandra://Bph8ScrBGbhqpgsKrV6FWdQAEMgohQzqTVlY2Gkz-EcT͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://j6-TJfdnicJ0dyEUPd2ssptnAXzw9G0Qh3CQGX13NHE `׉	 7cassandra://UICvnuwhJZJ6NMGi5RxVEosqFwL402T7ihajd6C4o0ktR`z׉	 7cassandra://3Kx1Q6zJ-mQWqHX9FR4PE_AECjjp_mDNghqBXa-Vzjs#` ׉	 7cassandra://ydc_GXHbmGWxyceONj0KCFhF3g6bllr349HTcBY4dyM HF͠y[d> נ[d>  g_9ׁHhttp://be.coׁׁЈ׉Ea lieu tous les deux ans à Courtrai et réunit
des professionnels du secteur alimentaire.
EEN offre aussi une plateforme d’opportunités
d’affaires en ligne, où sont
publiés des profils d’entreprises, lesquels
suscitent en moyenne 6 manifestations
d’intérêt de la part de sociétés
étrangères.
La plateforme be.connected
facilite la mise en relation des
entreprises, avec le soutien
de chambres de commerce de
huit pays, dont la Belgique.
L’une des forces du réseau est d’être
composé d’experts présents dans plus
de 60 pays, bien au-delà de l’Europe (le
dernier à avoir rejoint le réseau est le
Qatar). Au niveau mondial, en 2017, plus
de 2.500 accords de partenariat ont été
signés, avec un taux de satisfaction de
86 %. À l’échelon bruxellois, EEN a permis
la signature de 5 accords de partenariat
entre des sociétés bruxelloises et étrangères,
dont une société active dans la
traduction avec un partenaire en France
et une autre dans le domaine de la gestion
des déchets, qui a conclu un accord
avec un distributeur polonais.
Enfin, un autre rôle du réseau EEN est de
conseiller et d’informer les entreprises.
Des conseils qui se fondent toujours sur
les besoins du client et répondent aux
questions qu’il est susceptible de se poser
pour pouvoir se développer à l’international.
Ces dernières portent essentiellement
sur les réglementations (droits d’entrée,
documents nécessaires, la TVA, l’accès
aux marchés étrangers…). •
CO-ATA : vos formalités en de bonnes mains
Les sociétés qui exportent ou voyagent fréquemment pour affaires le savent : confier
ses formalités internationales à Beci permet de gagner beaucoup de temps et
d’énergie. Cette année encore, le service « Formalités à l’export » de Beci a battu
tous les records.
Certificats d’origine, carnets ATA … Beci est le seul organisme compétent à Bruxelles
pour délivrer ces documents, souvent demandés dans le cadre de l’exportation, pour
le dédouanement de marchandises ou encore dans les crédits documentaires.
Elke Teck
Comme l’indique Elke Teck, CO-ATA Manager, les demandes de certificats d’origine représentent
une part importante des formalités internationales, de même que le service consulaire
qui y est directement lié et dont Beci s’occupe également. Cette année a aussi été une année
record pour les carnets ATA (les documents d’exportation temporaire). « Avec la Coupe du Monde de
football, de nombreuses sociétés bruxelloises ont dû exporter du matériel en Russie et ont eu besoin
d’autorisations temporaires. Un carnet ATA est une facilitation administrative pour eux et cela leur
permet aussi de faire des économies sur les taxes et frais de douanes », explique-t-elle. Rien qu’en
mai, Beci a délivré plus de 60 carnets ATA, ce qui constitue un record historique.
Elke Teck note que beaucoup de sociétés basées à Bruxelles font aussi appel à la cellule « Formalités
à l’export » pour les formalités de leurs filiales étrangères. « Un travail de promotion a été effectué
pour faire connaître cette offre de services, qui est en croissance. »
Enfin, comme au sein des autres services, la numérisation est en marche : de plus en plus, les demandes
sont introduites en ligne via la plateforme digichambers. « La popularité de la plateforme a
beaucoup évolué au cours de l’année écoulée », se réjouit Elke. « Notre objectif est qu’un maximum de
demandes arrivent via ce canal et qu’au final on travaille uniquement électroniquement. Cela permet
d’accélérer le processus et de libérer du temps pour d’autres missions », conclut-elle.
42 | Beci Rapport annuel 2018
׉	 7cassandra://oAbW1tbpWPRMFKAIseMUnDweduNILozxhA_j8zmo77k!+` [dz> B׉ET114
De juillet 2017 à juin
2018, Beci a organisé 114
séminaires et formations
qui ont réuni 1272
participants.
Formations :
construire du
neuf sur des
bases solides
En tant que Chambre de Commerce, l’une des
principales missions de Beci est d’informer et d’aider
les entreprises à s’adapter aux changements, sur
quelque plan que ce soit. Dans ce cadre, des dizaines
de formations sont organisées chaque année, avec
un programme sans cesse remis à jour.
Gaëlle Hoogsteyn
Focus sur la législation sociale
Le droit du travail et la législation sociale
représentent une part importante des formations
organisées par Beci. Au cours de
l’année écoulée, 33 formations liées à ces
domaines ont été organisées avec un total
d’environ 600 participants. « La législation
sociale se complexifie de plus en plus,
notamment en fonction de la régionalisation
», explique Frédéric Simon, conseiller
social. « Par ailleurs, les textes de loi ne
sont pas toujours clairement interprétables
pour les entreprises, raison pour laquelle
nous faisons appel, pour nos formations, à
des experts très pointus. »
Des thèmes en lien avec leur temps
Dans le choix des thèmes, le service Formations
de Beci tâche d’être à l’écoute
des problématiques et des besoins des
entreprises. La matière est en effet changeante,
avec beaucoup d’actualité de
nouveautés. « On a par exemple beaucoup
parlé ‘cash for car’, du budget mobilité, du
RGPD pour le traitement des données du
personnel. Enfin, il y a aussi l’évolution du
Frédéric Simon
monde : le burn-out, le télétravail, le droit
à la déconnexion… étaient des problématiques
qui n’existaient pas il y a 20 ans et
qui génèrent aujourd’hui beaucoup de
questions. »
Pour tout ce qui touche aux packages salariaux,
Beci a mis en place des rencontres
régulières lors desquelles des experts
parcourent et expliquent les différentes
nouveautés. Certains sujets, comme le
temps de travail ou la gestion des fins de
carrières, reviennent de façon récurrente.
Pour le prochain exercice, un cycle de
Beci Rapport annuel 2018 | 43
׉	 7cassandra://3Kx1Q6zJ-mQWqHX9FR4PE_AECjjp_mDNghqBXa-Vzjs#` [dz> C[dz> BבCט   ́u׉׉	 7cassandra://Im5oMK09_PMyxziOwfzImF7texyABye8LF8ILCIk_NI ` ׉	 7cassandra://B_FM7rK3buUBkao-nnzZyIVtrPCcTIJagZX5CydARm8c`z׉	 7cassandra://-Ttk3X_t6BOA5S_In4tPSEclsHeLqOGjh0XVWAoTU_k$` ׉	 7cassandra://UNhw2HgWpYD8ApboBTSlY4j5ieqgtvpM1kZ9IV8GuLEͤV͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://Tc_kU56gGnQ9rwKlIe2L3Y5UOnCpBpmaDf2wjA9Qcoo |U`׉	 7cassandra://ly39N-p66ihuSBEIn1QLaQhpE0LyLPgr7nISQC3Hp6g͂`z׉	 7cassandra://OWSS23OQoPJXYCWwpTIkFzjaKU-V5WhDfpy3lpQet1Y&n` ׉	 7cassandra://zyLTaYRBprMyTIA-WkYCGeOkYnJ7LpQdP16z-bdYnXU 0͠y[d> ׉Etrois sessions sera mis en place, axé sur
l’actualité, où l’on pointera les nouveautés
tant sur le plan législatif que jurisprudentiel.
Trois vendredis seront consacrés à
l’actualité sociale et trois sessions spécialement
dédiées à la fonction publique.
Autre nouveauté : Beci organise aussi de
plus en plus de formations pour le secteur
public, soumis à une législation sociale
spécifique.
Des entreprises satisfaites !
Comme les années précédentes, le taux
de satisfaction des participants est élevé.
Toutes les formations sont données
par des professionnels pour des professionnels.
Les formateurs auxquels Beci
fait appel sont tous des spécialistes
dans leurs domaines. « Notre objectif
est que les participants ressortent de
la formation avec des recommandations,
des choses concrètes à mettre
en œuvre dans leur pratique. Nos formations
s’ancrent donc dans le concret
et restent accessibles sur le plan théorique.
L’échange de pratiques entre participants
est aussi porteur d’une grande
plus-value », assure Frédéric Simon.
Qu’en pensent
les participants ?
« Cette formation était très pratico-pratique et a bien attiré
notre attention sur certains détails importants, tout en restant
accessible pour la théorie. »
Brigitte Thunis, Service du personnel,
Haute Ecole Léonard de Vinci, Parnasse-Isei
à propos de la formation « forfaits de frais ».
« La formation était très intéressante et donnait une belle
vue d'ensemble sur les différentes facettes de la propriété
intellectuelle. »
Sarah Marlière, Legal affairs - IP officer, CRM Group,
à propos de la formation « Comment protéger vos créations
par la propriété intellectuelle et le secret des affaires ? »
« Excellente formation, complète, claire et très interactive. J’ai
apprécié que l'orateur examine les cas particuliers de chacun
des participants. »
Luc Meeus, Administrateur délégué, Huizinvest,
à propos de la formation « Comment gérer
l'amiante dans mon entreprise ? »
« Présentation très complète donnée par un formateur compétent,
qui a pris la peine de faire les recherches nécessaires
afin que sa présentation soit adaptée au public présent. »
Marc Lenelle, chargé de Ressources Humaines au Conseil
Economique et Social – Région de Bruxelles-Capitale,
à propos de la formation
« L'interruption de carrière dans le secteur public »
tuits, des contenus payants, des vidéos
et la possibilité de s’inscrire.
Tarik Hennen
L’avenir des formations chez Beci
Autre nouveauté : la numérisation des
formations. « Un constat important que
nous avons fait est qu’il est indispensable
de briser les silos, y compris dans le
domaine de la formation », explique Tarik
Hennen, Digital Strategy Consultant.
Dans ce cadre, toute l’offre de formation
a été rapatriée sur un seul site web, où
l’on trouve désormais des contenus gra44
| Beci Rapport annuel 2018
Une offre de blended-learning est en
train de voir le jour. « Notre objectif est de
travailler avant, pendant et après la formation
pour unifier le processus », poursuit
Tarik Hennen. Avant la formation, le
participant a déjà accès à des documents
afin de se préparer. Cette première partie,
gratuite, doit lui permettre de se faire une
idée plus précise du contenu de la formation.
Après celle-ci, il a accès à d’autres
documents pour approfondir encore le
sujet (quizz, validation, exercices…). Le
participant pourra par exemple se loguer,
avoir accès à des slides et interagir avec
le
formateur ou avec d’autres apprenants.
« Avec la possibilité d’échanger
entre entrepreneurs, la formation n’est
plus seulement verticale mais aussi horizontale
», avance Tarik Hennen. « On
passe d’une vision de formation statique
à un parcours d’apprentissage continu. »
Dans ce cadre, des webinars de certaines
formations seront lancés, destinées aux
personnes qui n’étaient pas disponibles
au moment de la formation présentielle.
Le challenge de Beci : faire sortir ses formations
du lot en les adaptant à la réalité
des entreprises bruxelloises. Pour ce faire,
Beci introduit par exemple des initiatives
de co-production où les entreprises
peuvent aussi faire part de leurs besoins,
leurs questions, etc. •
׉	 7cassandra://-Ttk3X_t6BOA5S_In4tPSEclsHeLqOGjh0XVWAoTU_k$` [dz> D׉E$TÉMOIGNAGES
« Notre cabinet coordonne un cycle annuel
de trois formations relatives à l’actualité des
rémunérations et des avantages salariaux
(‘Compensation & Benefits’). Tout au long de
l’année, nous suivons de près l’évolution de
la législation, les nouvelles positions de l’administration
fiscale, de l’ONSS, de l’Inasti, ou
encore la jurisprudence en la matière… C’est
sur cette base que nous préparons chacune
des sessions organisées auprès de Beci. Pour
les entreprises, ces sessions sont en quelque
sorte des rendez-vous avec l’actualité, qui
leur permettent d’avoir en quelques heures
seulement un bon condensé des principales
nouveautés et points d’attention. C’est très
utile, en particulier pour les plus petites structures
qui ne disposent pas nécessairement
d’un service dédié aux ressources humaines,
mais ce l’est aussi pour les responsables RH
qui souhaitent être mieux informés ou mettre
à jour leurs connaissances. Dans ce domaine,
il est particulièrement important de se tenir
informé car, dans certains cas, des sanctions
ou amendes peuvent être appliquées aux
entreprises qui ne mettent pas en œuvre
des nouvelles législations. Il en va également
de la capacité des employeurs de proposer
une offre rémunératoire moderne et efficace,
d’attirer les bons profils et de retenir les talents
de demain. »
« La matière étant généralement très complexe,
nous essayons de la rendre la plus
compréhensible possible. Nous illustrons
toujours la théorie par des exemples concrets
et des exercices permettant aux participants
de comprendre quels sont les enjeux pour
leur entreprise. Notre valeur ajoutée réside
aussi dans le fait que nous sommes des spécialistes,
confrontés quotidiennement à ces
questions, et que nous sommes en mesure
de faire le lien entre le droit du travail, la sécurité
sociale et la fiscalité. Nous présentons
différentes options pour permettre aux dirigeants
et responsables RH de comprendre
où se situe l’avantage pour leur entreprise. En
rentrant au bureau, ils peuvent directement
vérifier s’ils sont en ordre et prendre les actions
adéquates. Enfin, comme c’est une matière
qui évolue sans cesse, le format récurrent
des sessions est parfaitement adapté. »
Nicolas Tancredi, Partner chez Younity
et formateur régulier chez Beci
Essentielle,
la formation
continue
La formation permanente (comprenez : la promotion
de l’apprentissage tout au long de la vie) constitue une
priorité stratégique pour Beci - Chambre de Commerce
de Bruxelles. La Chambre a créé deux écoles (VTI et
EPFC ; cette dernière gérée en partenariat avec l’ULB),
tandis que le lobbying politique en coulisses joue un
rôle non négligeable.
Peter Van Dyck
B
eci veut donner du travail à un
maximum de personnes et plus
particulièrement aux jeunes, dont le
chômage à Bruxelles reste épineux, en dépit
des améliorations de ces dernières années.
Le plan stratégique de Beci entend
maintenir le nombre total de chômeurs
en dessous de 10 % (contre 18 % actuellement)
et le taux de jeunes chômeurs en
dessous de 15 % (20 % actuellement). Par
ailleurs, l’organisme se soucie beaucoup de
voir les compétences des travailleurs évoluer
en fonction des besoins de l’entreprise
et du contexte économique.
Beci Rapport annuel 2018 | 45
׉	 7cassandra://OWSS23OQoPJXYCWwpTIkFzjaKU-V5WhDfpy3lpQet1Y&n` [dz> E[dz> DבCט   ́u׉׉	 7cassandra://-u9SyYrAAffGS6wQWbbA4Fpivb0Ul7k1DbUtaAuiotg ~` ׉	 7cassandra://UvwILMLdxWHczSUq6hvSe_8XLiWDboJuCoLBWmHfVnwe%`z׉	 7cassandra://FfyNzC5Qo0UOUHKsn-QUssyoqqMploE3yr1rAVzSSoo-` ׉	 7cassandra://dkPgmNo_r0OIfCeih19apZx-JZkNDgRZbxZi5MWdCQgͪ>͠y[d> ט  ́u׉׉	 7cassandra://SD6s0tj3ezvXkOTdQBv1IlP3XSfRs20GkQkpeZxkOQk g-`׉	 7cassandra://XFEgYzvlPhIsr_VGGpm2cghPAL0UUixLAIgIQaFv-o8l`z׉	 7cassandra://YkzA9mb9C_BaTrX0llVhXbdx7SpMXeeIFz2XQpKn768` ׉	 7cassandra://_FBjP9Hm-vEWv72MFc_FgAvSy6SqyMTowyGHk-P11-8͜`͠y[d> נ[d>  OXA9ׁHmailto:ab@beci.beׁׁЈנ[d>  +9ׁHhttp://Beci.beׁׁЈ׉ECe double objectif a incité Beci à créer, il
y a 40 ans déjà, deux écoles de formation
continue délivrant des certificats reconnus
: l’EPFC (francophone, avec l’ULB)
et la VTI (néerlandophone). « Ces deux
écoles diffèrent par leurs programmes
mais ont en commun d’être des centres
de formation pour adultes. C’est donc à
un public adulte qu’elles s’adressent »,
explique Joëlle Evenepoel, secrétaire général
de Beci. « Un des fers de lance de
la formation à Bruxelles est la connaissance
des langues. Nos écoles y donnent
donc la priorité. L’EPFC a déménagé vers
le centre-ville l’année passée, juste à
côté d’Actiris. Ce n’est évidemment pas
par hasard : en plus du souhait d’une
localisation plus centrale pour l’école,
Actiris est un partenaire important en
matière d’emploi. Nous sommes également
très présents dans la périphérie,
avec notre école VTI. Elle a fusionné en
septembre 2017 avec le CVO Strombeek
Grimbergen. En plus de nos campus de
la VUB et de Vilvoorde, nous disposons
dès lors d’un troisième campus, de quoi
assurer une meilleure répartition géographique
de nos programmes d’études. »
De nouvelles missions
« L’enseignement pour adultes traverse
en Flandre une phase de rationalisation
avec la volonté expresse de s’aligner sur
le marché de l’emploi. Les formations
axées sur les loisirs – notamment des
cours de cuisine – bénéficieront désormais
de moins de financement que
celles destinées à acquérir des compétences
qui facilitent l’obtention ou le
maintien d’un emploi », explique Jan
De Brabanter, secrétaire général de Beci-Union
des Entreprises de Bruxelles.
Ce n’est pas sans conséquences pour
VTI, dont une des missions principales
est l’enseignement du néerlandais aux
locuteurs non natifs (NT2). Ces services
facilitent la promotion et l’intégration
sociales des nouveaux arrivants.
L’enseignement en « seconde chance »
a également gagné en importance, ces
dernières années. En coopération avec le
VDAB, VTI permet notamment à des per46
| Beci Rapport annuel 2018
Un des fers de lance de
la formation à Bruxelles
est la connaissance des
langues. Nos écoles y
donnent donc la priorité.
Joëlle Evenepoel
sonnes qui, pour diverses raisons, n’ont
pas pu terminer leurs études secondaires,
d’obtenir malgré tout ce diplôme
et de trouver ainsi plus facilement de
l’emploi ou des perspectives de carrière.
La concertation
avec les décideurs politiques
Outre l’offre de formation, Beci s’efforce
d’infléchir les politiques. Un exemple parmi
d’autres : la reconnaissance des compétences
autant que des diplômes. Cela
permettrait aux étrangers qui ont du mal
à soumettre un diplôme reconnu, d’affiner
les compétences nécessaires par
le biais de l’enseignement pour adultes.
Par ailleurs, Beci consentira, dès l’année
prochaine, des efforts conséquents
dans la problématique des métiers en
pénurie. « Le Groupe des Dix a demandé
aux régions compétentes de constituer
des groupes de travail pour élaborer
des solutions aux problèmes des postes
qui restent vacants. Bruxelles a déjà répondu
positivement à cette demande »,
déclare Jan De Brabanter. « Beci et le ministre
bruxellois de l’emploi Didier Gosuin
ont déjà proposé une vingtaine d’initiatives.
Bruxelles veut davantage mettre
l’accent sur les postes vacants que sur
les métiers en pénurie. ‘Des vacances
d’emploi’ plutôt que des ‘métiers en pénurie’,
comme le dit le ministre Gosuin.
La pénurie évoque des aspects négatifs :
des boulots difficiles, mal rémunérés, etc.
Soyons positifs : il s’agit d’emplois qui
présentent des perspectives d’avenir. »
Depuis que la sixième réforme de l’État a
transféré à Bruxelles des compétences
telles que le marché de l’emploi, Beci
estime utile d’explorer comment des mesures
telles que le crédit-temps et les
chèques-formation peuvent inciter les
travailleurs à se recycler.
Beci et le ministre
Didier Gosuin ont déjà
proposé une vingtaine
d’initiatives. Bruxelles
veut mettre l’accent sur
les postes vacants.
Jan De Brabanter
L’apprentissage hybride
Beci entend mettre à profit le projet de
modernisation The Cham pour étendre
l’évolution numérique à l’offre de formation.
Comme le dit Joëlle Evenepoel,
« Nous fonctionnons encore trop
selon la méthode classique : les gens
viennent suivre des cours pendant une
journée ou une partie de journée. L’apprentissage
hybride, qui combine des
cours sur place, avec tout ce qu’ils représentent
d’interactions humaines indispensables,
et l’apprentissage à distance
par le biais d’une plateforme, se
développe actuellement dans l’enseignement
pour adultes. Cela permettra,
entre autres, d’éviter des déplacements
inutiles, tout en assurant une formation
continue de haute qualité. » L’avenir réside
donc dans le pragmatisme, pour un
apprentissage permanent, tout au long
de la vie. •
׉	 7cassandra://FfyNzC5Qo0UOUHKsn-QUssyoqqMploE3yr1rAVzSSoo-` [dz> F׉E%RGPD : Un double
défi pour Beci
On en a beaucoup parlé : le RGPD (Règlement
Général sur la Protection des Données), entré
en vigueur au 25 mai 2018, est un règlement
européen qui impose des obligations aux personnes
physiques, entreprises privées et organismes
publics afin de protéger les individus
quant à l’usage de leurs données personnelles.
L’idée sous-tendue par le RGPD est de donner
davantage de droits et de contrôle aux citoyens
quant à l’usage qui est fait de leurs données.
treprise quant à sa capacité à faire face et
à s’adapter à un environnement législatif
mouvant.
L
es entreprises opérant au sein de l’UE
sont toutes concernées par le RGPD,
et la mise en conformité représente
pour elles un défi important. En effet, le
respect du RGPD est une obligation légale
et les sanctions pécuniaires sont loin d’être
négligeables (jusqu’à 4 % du CA annuel
d’une entreprise). Le RGPD est aussi un enjeu
de crédibilité : devoir informer les clients
d’une fuite de données personnelles, avouer
une faille dans le système informatique, ce
n’est jamais agréable. En ce sens, la réputation
est sans doute le premier enjeu du
RGPD, avant même les menaces de sanctions
pécuniaires.
La mise en conformité au RGPD est un
travail d’envergure au niveau d’une entreprise.
Il faut avant tout faire un inventaire
de toutes les données personnelles traitées.
Ensuite, il convient de vérifier si ce traitement
respecte le principe de nécessité et
de proportionnalité par rapport à la finalité
poursuivie. En d’autres termes, il faut savoir
si les informations demandées sont vraiment
nécessaires pour répondre à l’objectif
poursuivi. Ce travail permet ensuite de supprimer
les traitements non indispensables
et de répertorier les traitements pertinents
dans un registre, d’appliquer la base légale
correspondante, de faire une évaluation
des risques, de déterminer une durée de
conservation des données personnelles et
d’informer les clients sur leurs droits. Autant
dire que la mise en conformité nécessite
une mobilisation de ressources importante.
Evidemment, la charge de travail varie selon
la taille de l’entreprise. Pour des petites structures
d’une dizaine de salariés, la mise en
conformité peut se faire en quelques jours,
alors que pour de plus grandes entreprises,
le processus est sensiblement plus lourd.
De plus, il s’agit d’un travail continu de mise
à jour des processus et de suppression des
données personnelles, qui doit être envisagé
sur le long terme.
Le RGPD induit donc un réel changement
de culture. Le traitement de données personnelles
est désormais plus encadré que
par le passé et fait partie des réalités quotidiennes
des entreprises. Le RGPD est donc
aussi un facteur de crédibilité pour une enPour
Beci, le travail de mise en conformité
au RGPD a permis aux équipes de travailler
en étroite collaboration et de mieux comprendre
le fonctionnement et les tâches
accomplies par les uns et les autres. La mise
en conformité a permis au personnel de
prendre conscience des enjeux de la protection
des données, et le travail de sensibilisation
a abouti à implémenter des bonnes
pratiques au sein de l’organisation, permettant
d’assurer un haut niveau de protection
des données personnelles.
Accompagner les entreprises
En interne, réussir notre propre mise en
conformité n’a cependant pas été le seul
défi. Dans son rôle de Chambre de Commerce,
Beci se devait aussi de sensibiliser,
d’informer et d’accompagner les entreprises.
C’est ce que nous avons fait à travers
diverses séances d’informations et des cycles
de formation permettant d’acquérir les
connaissances nécessaires afin de relever
le défi de la mise en conformité. Ces cycles
de formation vont d’ailleurs se poursuivre
dans les mois à venir, car la mise en œuvre
du RGPD ne fait que commencer. Pour plus
d’informations, n’hésitez pas à consulter régulièrement
notre site web Beci.be. •
Alexis Bley
Conseiller Juridique Beci
ab@beci.be - +32 2 563 68 58
Beci Rapport annuel 2018 | 47
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13.09.2017 u
Zinner Circle à la VUB, pour
les membres néerlandophones
de Beci.
Lancement du Club Export
Brussels de Beci, en présence
de la Secrétaire d’État bruxelloise
Cécile Jodogne.
t 12.10.2017
t 18.10.2017
Exclusive After Work au
Chalet Robinson : un cadre
hors du commun pour une
soirée de networking en toute
décontraction.
Le nouveau président de Beci,
Marc Decorte, s’adresse au public
de Brussels Meets Brussels,
dont le thème était cette année
la gouvernance à Bruxelles.
29.11.2017 u
12, 13 & 14.12.2017 u
Conférence sur la prévention
burn-out, dans le cadre du
programme reStart qui
accompagne les
entrepreneurs faillis.
Trois journées, 40 experts,
7 thématiques, 20 h de conseil
gratuit : c’était l’opération Get
Ready For Tomorrow.
t 05.01.2018
t 01.03.2018
Le 500 avenue Louise est en
pleins travaux : Beci transforme
ses bureaux pour mieux accueillir
les entrepreneurs.
Beci inaugure un cycle de
séminaires consacrés aux
marchés publics, afin d’aider
les entreprises bruxelloises à y
répondre.
20.04.2018 u
04.05.2018 u
Starters Night animée
par Davy Courteaux,
« showférencier » et auteur du
spectacle « Je lance ma boîte ».
La terrasse de Beci accueille les
membres du Club DRH.
48 | Beci Rapport annuel 2018
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05.10.2017 u
Droh!me, nouveau lieu
événementiel durable à Bruxelles,
accueille le Green After Work.
12e édition du Beci Golf Trophy,
sur le tout nouveau parcours The
National
t 09.11.2017
t 23.11.2017
Beci et Actiris ont invité les entrepreneurs
à venir découvrir les
aides à l’emploi bruxelloises, lors
d’un Afterwork Emploi.
Beci emmène une centaine
d’entrepreneurs dans
l’Innovation Plane to Berlin, à
la découverte de l’écosystème
des startups berlinoises.
14.12.2017 u
21.12.2017 u
Le financement des entreprises,
à chaque stade de leur développement,
est au cœur de la conférence
Finance Your Growth.
Xmas Evening au White Cinema,
dans le centre commercial Docks
Bruxsel, en présence du Père
Noël en personne !
t 28.03.2018
t 29.03.2018
Ouverture de MO, l’espace
temporaire dédié aux solutions
existantes ou à venir, au service
de la mobilité urbaine.
L’hôtel Plaza accueille le
Luxurious Afterwork de Beci.
28.05 au 01.06.2018 u
3600 u
Une quinzaine d’entreprises
partent en mission économique
au Canada, accompagnées par
Beci, CanCham et la CCI Wallonie.
C’est le nombre de participants
qui ont fréquenté les événements
de Beci en 2017-2018 (+18 %),
dont 350 personnes à la Garden
Party (voir ci-contre), 649 lors
des After Work, 106 lors des
Zinner Nights, etc.
Beci Rapport annuel 2018 | 49
׉	 7cassandra://-HCBjm2H_jSD2sLgHVdH46RCCD8CwBAultF0YvJ6JX0,` [dz> I[dz> HבCט   ́u׉׉	 7cassandra://RQy7NirjolS5xhpO5M2YolGn7CItOM_GRlx4XfeqrQQ q`׉	 7cassandra://FBnM5oXCR48ZjublJOWCGkSNuy-h2zqPPsFfTEcLfJIV`z׉	 7cassandra://Nj19bJexNK8vxn6jG_KdmKsZ4gLpTMKHQXL_MiR5RyE` ׉	 7cassandra://easSYY4pMUQQVlANoax76CFHZTVJ4o3iUYkRvOYL_Xc Ī͠y[d> ׉E׉	 7cassandra://Nj19bJexNK8vxn6jG_KdmKsZ4gLpTMKHQXL_MiR5RyE` [dz> J׈E[dz> K[dz> JͭRAPAN-2018-FR[duBb㍽